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DiMzecbv Google 



I 



.,l,:.cl:, Google 



BCU - Lausanne 



DiMzecbv Google 



DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE ET CRITIQUE 

DE PIERRE BAYLE. 

TOME SEPTIÈME. 

G-HEM. 



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DE VIWfBiMERIE DE FAIN, PLACE DE t'ODÉON. 



DiMzecbv Google 



DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE ET CRITIQUE 

DE PIERRE BAYLE. 

NOUVELLE ÉDITION , 

iDCMKJfTÉB DB BOTBS BxnAITM DB CHAnTBri£, JOtT, 



TOME SEPTIÈME. 




PARIS, 

DESOER, LIBRAIRE, RUE CHRISTINE. 

1820. 

I :,l,:.cl:, Google 



i!,Gooi^lc 



DICTIONNAIRE '■ 

HISTORIQUE ET CRITIQUE 

DÉ PIERRE BAYLE. 



GA. 



iJAB^IEL (Gilles DE ), licen- troisième qui est en français, 

cié de l'université de Loavain , revue, corrigée el auementee. 

Srêtre , religieux du tiers ordre Elle a pour titre , les Essf.is de 

e saint François , définiteur gé- la théologie morale , et contient 

néral , et commissaire aposto- 3in pogesin-i .'. Cetauteurs'ap- 

liqne dans les Paj-s - Bas , est proche infininient plus de la mo- 

un Liégeois qui fit imprimer à raie sévère que de ia morale 

BrDxelIes, en 1675, un livre relâchée Je ne crois pas qu'il 

intitulé , Specimina Moralù yil ami des jésuites, ni par con- 

Chrisiianœ et Moralù Diaboli- séquent , qu'il en soit aimé *. 
cœ. Ce titre_/îi ^eur à la cour de 

Rome, el obligea fauteur d> oi dJ^^t »°^Z>r.'^'^' " '"°'"' 
aller pour justifier sa doctrine,- 

laquelle aj-ant été. trouvée fi}rt GAFFAREL f Jacques) , l'un 
saine , il crut devoir en faire de des hommes de lettres qui a fait 
nouveau part au public en ré- autant parler de lui au XVII", 
formant un peu son litre {a)*'. Il siècle, était Provençal {a). Il sa- 
£t donc réimprimer son ouvra- vait les langues orientales et 
ge , en l'intitolant Specimina plusieurs autres, et il se piquait 
3/ora/i'a, Cette seconde*» édition presque de tout, et principale- 
est de Borne 1680. Il y en a une ment des sciences occultes et 
cabalistiques. Le cardinal de 
(n-Joiinn1dM8iT«it,A.i4rf'aHri(i68i. Itichelieu le choisi! pour sonit- 
ï:''B±'1^"ï:*"«^jrg^n« Wiothécaire (6; , et l'envoya « 
Stnai, pig. 5o6. Italie pour ramasser les meil- 

<fcl\i3tl'iI»'iM'cD™i'ioTrrS!îw^''i/fit '^"""^ '""'''^. ''^™'**^'''''* et im- 

plmqueclertforiiier •oDlilre. ^ pfi'tés qui se pouvaient Irou- 



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2 GAFFAREL. 

ver (c). M. 3e la Thnillçrie , am- heures de récrifation , par quelque 

bassadeur de France à Venise , <"fi"ti^ <le r^'*""*,;, " "^ ?TV"^ 

k, , - • j I ' pas que k politique fat au delà de ta 

voulut avoir auprès de lu. , fp^ik : /rtmagiuait pouvoir être 

comme son homme de lettres utileàM.delaThuillerieaanalesaffai- 

(A). Gaffarel publia un livre in- ™amâines del'aiabaisadeic'estpour- 

titul^, Curiosités inouïes , qui fit '('(oi Upria M. Naudrf. w.0 bon ami, de 

, , -. . \ c '"' eoTover unclistedes auteurs qui 

un grand brmt, et que la Sor- „„t écrit sur U politique : ncUâ l"oc- 

boDne censura (B). 11 fut oblige çaiioq qui Ut éclore i% BibUographia 

de donner ses rétractations; car) /""''''cade Gabriel Naudé.rdiHipnmie 

ayant des bénéfices (C), il ne '">> de foi.. Gtops wi preuye le di- 

-' ■ ■ ,. ■ ""^ de cet auteur. Quarii a me, mi 

pouvait pas se commettre impu- Gqffàrelle rrudiiislîme , vt^ue etiam 

némeat sur le ciiapitre de lor- frequentihua litierii vehementiiit ur- 

thodoxie'*. Avant ce temps-là, il' " "* 

s'était vu exposé à beaucoup de 

mauvais soupçons (D) , et il y a ^ 

beaucoup d'apparence qu'il avait miam ad te ira/tsmiiiam , quoi insti- 

des opinions fort particulières, '"end" iraclaadiiqut cum rectd m- 

OnpreteodquelecardinaldeRi- ""^ «™«'«"'''poï"'«^ studiU ,^n 

, f. 1.1, I lautUetfore censeo, Quandaquidem 

cheheu voulut 1 employer a sa ip,a ^bl in prœsenh^rum nii.mo- 
grande anaire de la réunion des peré eue necasaria, vel te ipto ta- 
religions , et qu'afin de sonder cente caiieriomiies facile inielligunt, 
légué, il l'autorisa de prêcher ?.""'^"«>«'M««™™P'l''™"?- 
conlre la doctrine du l'urgatoire nit eicultum, imbutumque iaiutù>- 
(E). Gaffarel mourut à Sigonce , ris lingua facultaïc pneclarisiimd , 
l'an 1681, ftgé de quatre-vingts stdtanquam ad reliquas omnes di,- 
ans id). 11 avait presque achev* t^T^ul:: ra^U^^^lf,^^^^^^^ 
l ouvrage auquel il travaillait de- piantinioto^ue firo domino Thoilli- 
puis un bon nombre d'années bio , chrittiamsiimi noitri régit ad 
(F) : je ne sais si ses amis le don- 'Sennissimam BempMicam fenrtam 

', ■!■ i_j oratore excetlentissimo , seiectum 

lieront au public. Je ne donne- j-^,^ . „ j^ ^^ ^^ 

rai point une liste exacte de ses sinus conv/Huiican , et aubcisivis Ko- 
ouvrages (G). ris serntoiiet litlerarias aiitcere pitt- 

(c) &/d™ J«™b, Twilrf dM Bibliolh., (B) Il publia an. lii^re que la 

pùf. 47a fcjrei emil pag. ja'^.ou il cite Sorbanne censura.] En voici le titre 
">'"_ l"""' "^.''f^. '? l'.'Sf"^ i' tout entier: Curiosiiéi inouïes sur la 

Horoscope des Palnamhes , et LeclU' 
re des Étoilts. L'auleur « prëtendail 
1 montrer (lue les talismans ou ligu- 
» res const^lëes, avaientdu pouvoir 
u pour rendre ud honfime riche et 
u fortune, pour rendre une maisoQ 
u et tout un pajs eierapls de rer- 
u tains insectes et de bêtes venimeu- 
» ses , et de toutes les injures d« 
D rair{3).»St(rel.d^e"*'^'''>"'**'"'"' 



rlluUàrcdcL. 
P.ul Bumoù 

•Uckrc «t 
miligM.tthi 

t_d) Hncun 
160. 

(A) M. d 
voulut avoir 
homme de 1. 
Undait P4S 
deur(.)sur 
ne fût prop 


guerre de Cnaitu 

wrdc» mu preuve. 
Galut , iany.,r i 


linoplei de 
m.pag. 


auprès de lui, commesà^ 
«très.] Gaffarel ne prë- 
ttre chez M. l'ambassa- 
le pied d'un homme qui 
re qu'A le délasser aux 



r.^antAaU à r«u» Tu i633. 



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. GAFFAREL. 5 

desieurdel'ïsle, riSfuta l'ouvTaçe de i, l'état, ila lui repartirent qu'ili y 

Gafiarel : on fit assez de cas de cette b vnyaieDt peu d'apjwre ace tant <|u« 

réfutatioa. Voa87trouTerei(^) hPa- >, le pape voudrait retenir son auto- 

liDodiedeGa&ârel.Lai".^dîtiiu>des » ritS si tendue et tuute infaillible, il 

Curiosités inouïes e«t de Paris, lâsg» » répondit doucement qu'on trou- 

On en fit une autre à Rouen il'aa i63i, u rerait bien le ntoreQ de mettre le 

deux autres sans noin d^ïmprimeur u pape àla raison. Et comme les ga- 

ni de lieu de l'impression , 1 an i63; u ïeltes publièrent alors ce uue le 

et Tau il^, ifl-S°. CeUe^i est au^ u sieur GaSàrel , d'érudition et de 

néntée. L'ouvrage a été imprimé u réputation coDDaes,autorise'deson 

en latin à Hambourg, l'an 1676, avec u émineoce, avait publiquement prA- 

les notes de Grégoire Nîcbaèl. » cbe' en Daupbiné contre le purga- 

(C) j4yantdei bénéfices.] itmetr u ture , aussi sçûmes-nous en son 
trai dans cette remarque tous les ti- » temps^ les secri^tes négociations qui 
Iras qu«i'aiobs«rvéqu'onlui donne, u se fonnéreat de son ordre par le 
11 était docteur en théologie et en n père Audebert.célébrejésuite, avec 
dix)!! canon , protoootaire du saint » quelques-uns de nos ministres les 
siège apostolique, et prieur commen- u plus renommés^ pourconvenir des 
dataire de Saint-Gilles (5). 11 est mort u propositions qui sa pourraient ajus- 
doyCn endroit c^aon de l'université u ter entre les deux partis, sur leui^ 
de Paris, prieur du Kevest de Brous- » principaux différens. u C'est ce 
se, au diocèse de Sisteron , et corn- queje tire d'une préface de Samiul 
mandeur de Saint-Omeil C6). Konig des Marets (S). Je sais que Gatlarel 
l'appelle Sigoitcia afad Gallot jib' publia un livre sur la pacifîcftion 
fcai, des religions. 

(D) ^narU ce Umps-là il s'était vu (F) Il avait presqjit achevé lou- 
axposé à beaucoup de mauvais soup- vrage aae/uel il traf aillait depuis un 
iwns.] Cela paraît par la prélàce des biin nombre danném.^ « 1) travail- 
Curiosités inouïes. Une personne de u lait depuis, plusieim années à l'his- 
qualité, dit-il , h qui réfuter ce qu'd u tnire du monde souterrain , où il 
veut t^etl (4R crime , les a tirées de u jfeirlait des ^tres, grottes , raines, 
mon cabinet d' OÙ elles ne fussent jo' a voûtes, et catacombes quHi avait 
mail sorties , puisque j avais fait u observés pendant trente ans de 
dessein , après tant lu calomnies sauf- u Tojages dans toutes les parties du 

ferles , de n'exposer f lus rien en pu- » monde. H avait presque fini cet 

Uic , ajrant mille Jbis soupiré ces pa- u ouvrage; les plancbes en étaient 

rôles autrefois communes a un prince » déjà toutes gravées , et on l'atlait 

romain, nUnam nesctssem I m ttre sous la presse, quand la mort 

Combienya-t-ild'auteuraq f 1 empêché d'exécuter son des- 

ce même souhait , s'ils n I n Ov nous fait espérer que 

force de mépriser tes i j d deux savais amis (9) qui res- 

certaincs gens? ntà M. Caltarel , et qui ont été 

(F.) On prétend que le d nal d d posilairea de ses volontés , na 

Richelieu tautorisa I pri he priveront pas le public d'un ou- 

contre la doctrine du p g re \ gesi rare et ai curieux (10). u 

n Lorsqu en une desTÎlle d L ne e- Sfj) Je ne donnerai pas une liste 

D doc, des ministres du lieu se don- eracle de ses ouvrages.] Voici seu- 

» nèrent l'bonneUr de lui 171 faire la lement le titre de quelques-uns : j4b- 

a révérence , et qu'étant tombés sur ifita divinœ cahalia Mrsleria contra 

. » les propos de la réunion es chosos sophistarum /ogamachîam defeasa , 

u de la religion, qu'il témoignait â Paris, 16^3, 1R-4''. ; j4n nova et 
u soubailer puisqu'elle s'était beu- 

» rcusemcnt rétal.be es choses de i,'M*,'^,''^«XÎdî Bteîi»'cf?^"éî 



.^^^"^ 



(fi M.r 

il) CriI-àiUri, iHiwdiiwlibÂaWi**. 



(9)C 



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4 GAIGNEOR. GiLiS. 

perqahmjadlis tegendi Jtabbinos sine u perdit un œil. Depuis étant 

punrtù ;deMu,k-d aebrœorua,>tu- „ venu à Genève , il y enseiena 
neaad hhellus ; In vocts derelielas , , - , , ■ .1-'' ,° 

^rr. reamriœ Ju^ ; d< Sietlh ca- ' U piiilosophie, et fut quelque 

dentibus opinio nova; Quaitio he- » temps après recteur du col— 

hraico-phUosophica,utritmhprincipio „ |ége de Guyenne à Bordeaux; 

mar^ ,aUum e^ri.erit M. Cdoniiés „ j^;, ^tant sorti à cause de 
(11) nous renvoie aux ^pes Crbaïue ,t ■ . . - . -. -i 

d'AUallu9,doùiU tire CM titres, et " 1 «""le ou on lui portait, il 

' où ileDalaissriplusienn autres. La » laissa la France pour aller en 

TBuve de SarepU, et nn traita des „ Flandre, oii ayant été dé— 

boos et des ipfluyd» j<!nie9 «.nt „ couvert de la religion , et mis 
deux productions de IJaiiarelIii). , . ,° _ ' 

. '^ ■ entre les maïus des Espagnols 

fil) c«ioi»nii Cill. Orimi. «ir. 'Sa, ^1. . jes compatriotes, le plus doux 

,1 V. , «s- ■ ^ traitement qu'il en reçut fut 

GAlGHEUfi ( Guillaume lé ) » d'être brilé par un déciet de 

étaitd'Angers(tt}, et vivait* au » l'uiquisilion. CeGalësavaitde 

commencement du XVII'. siè- - bons livres , et mime quelijues 

cle. On a vu son nom {b) parmi " manuscrits (a) (Bj. » Ce fu- 

ceui qui ont excellé dans l'art rent.les ligueurs qui le prirent, 

d'écrire. J'ai lu , dans une des- et qui le livrèrent aux Espa- 

cription de la France , qu'il gnola. Voyer Meursius (é). 

était le premier de tous les écri- (^j Cr,,i,f d, Col™ià. Mâ«». hiiiori- 

vaj'rtï da roymime i et qu'il a quea.pof: 7Î, ;4. yui jmi doute dm» 

/rare le chemin à une infinité "{ï. «^l^,\ t[i«l^ÈLy''.'^a^l33. 

d'hommes qui.taxsaient alorspro- 

fession de l'art tf écriture (cl. CA) Savant Espagnol.^ Florimond 

Il y a des vers à sa louange dans ^^^^"""^''^ '^ fait îtalieD, et se 

les Doésies de Pierre le Loyer, °^fii „^„^ auelqi« ,n^nu- 

qui le qualifie secrétaire de mon- scriu^ « Ctuauhon, qui l'avait connu 

sieur ,/rère du roi{d). . » * (ienéïe,piirledans»eaouvrages(i) 

11 dequelques-UDS qu'îlluiavaitccun- 

(a1 Frinfois dei Hu«. Dnrripi. de la ut muDÏquës, et loue même ses COQ- 

France.pnj. a83,edi(. dt Coratnacc , 1608. « jectures. Cujas, dans ses observa- 

■ Leclert dit .(iiil fi^iM mciu-e : fiwait , tionj (3j, l'appelle doctiss' 



(* n^, /a r^r^tu a. can,.u «occo. ^ ^,^„ privilège de l'empereur Ju^ 

(c)Fri*ncoi. det Bum, Dncript. dt U » tinien , qu'il lui avait fourni; et le 

ViiBccpaB- =^' " p^reLabbedanssaBiblioUiëquede 

{d) fayei les OP.uTm Et HrlangH po^li- i. manuscrits cite (4) Orienta Aloiiita 

Î lies de P. le Loyer, _/ô;io 148 «110, ifdii- »in bibtiotltfcd OaleiianJ reper- 

rP<«-ii.i5;9. .(a(5).« 

GALES (Pierre), en lalin '"! Jv'^'.'^iV^'i?: ■'''^ ^''"'i' 

Gales lus , savant Espagnol (A), {«).ïi..-ihiomi., J, iWit^n j. fe-nj-.; 

. ,„i .,.„, éu mi. "Tl. géL. . ;- °2';;.,';-r,-4-î..ïs.4 ■:'^j.v; 

■ dans Borne , pour avoir ete " ,*J""," SZ"'Û '"/■*'. c «*«/!? alk^i 

" soupçonné de la relieiou, y w!Kjql«ù«"Aii^'»°î*»"«<».i"î"»i™ 

•JolïcViliqu.loutcepiu^MnHneetant " (t)"^ x'Tii'af XI , ^»^ C.aùait,,^U- 

deBiijrl». CmeiloMIoul. Preique loul« Untii ''""•",.•-. ;«i». ^l. 

les [emiri[un ipi'iT doiUH WDt da LedfCC , (j) Paf. 63 , apvd nmdin, lïideid. 



r.:.l.:.cl:, Google 



GALLARS. 5 
GALLABS (Nicolas des) , en et une ap<il<.gie de Calvin contre Co- 
latm Gallasius , ministre de ^^f."'- ^'>'^^H^ à* U eiWiothéqa. 
~ . f . j de Geaner qui apprend cela ne mar- 
Geneve, fut un de cen« qui as- que point en qi.tlleaûn.îece.oQïra- 
sUtérent au colloque de Poissi. ges furent imprim ifs : ce dëTaut est 
On le nrétaà l'ëglise deParîS^ tropfriauentdanscetabrégéde Gei- 
lorsqu'elle envoya prier celle de "."■ " ^"' »» l''"!»'^ de» compila- 
\. ~ I 1 ■ ji'' "^ t""" oe cette nature. Ratez que le 
Genève de lui donnera" ">">'=- * . . . ^ , 



!557. Le députe (a) qui puis par Calvin, et qu'ainsi l'dd^tion 

l'amenait fut arrête à Auxonne 3^ Hicolas des Gallara n'est point la 

avec lui , et ayant eu des livres ^"'"- '^ •* P7"r« Wr Théodore de 

1 ■* !■ -, I- flcie, quiayanlditqueCalïin, nuw- 

suspects dans sa valise, il fut ^„g mii!t/t l'an i558, n'avait pu 

amené à Dijon , oii il fut mar- laiû^ de travailler, coBtinue ainsi : 

lyrisé. On permit à des Gallars Ejas m ttites saru uUima chrittiana 

de conlmutrson chemin, oo ne Tu""^ .^"^^Z it'rS-j!Z 

trouva sur lui ni livres ni lettres go non lam emeadati (qugUs Ulo* 

qoï le rendissent suspects [b). 11 Ga'aiius ex are prcrtegtrUU ercepto* 

est auteur de quelques ouvraces edi-'erai) quam aoU prorsiu emisti 

W. 1, \:j-i- „ 1 ■_■ (I) Quelques-uns croient(a) nuedr* 

, et dune édition de sa nt r,n-_..™«„., «..-^ T(,^~^^.. j. 

,' , ai ir ' - ■ ' 1 Oauan4 composa avec Iheoaore de 

Irenee (B). Il était ministre de Bé™ l'histoire ecclésiastique des égli- 

l'église d'Orléans, l'an i564 [c). ses reformées , et je crois qu'ils se 

•On verra ci-dessous la date de trompent (•), 

,„.l,„„-u„ de ,e. écrit. (C). ,^.^ ■.ii^.kSjIrG^r^.tti'K 

Calvin le considérait beaucoup , bon. On j voit non-seulement où et 

et en était si considéré , ^u'il en quelle année(3) le ministre des 

trouvait en lui un copiste Id). C»"?''' publia cette rfdiriou , mai. 

> ^ I V( - I j' aussi en quoi elle est dillérenle des 

La (.roix du Maine parle d un nuf-ej 

autre H. dès GaLLADS (D), qui (fe) On Femi ei-rf««oui in rf«(e rfe 

servait l'éslise française deLou- gueliues.iina de ien-criu-IVaniSi^, 

' que Calvin avait publie en iS^o , »ar 

W II .-appdaii Kirol^ de Rou,.«,u. la cùne du Seigneur Des Gallarsétoit 

B*.., Hirt«>e «<eU^>t>m,., to II . p^g. "!»" ministre de 1 «glise do Genève 

i3n (4). Quelque temps après il Lt une 

straMoiit traduction latine de ce que Calvin 

«ersB. avait publie, en iSji, contreles ana- 

eCdTiBiiu baptistesetles libertins (S\ Il fit, en 

tmue.pag. m. lo. i548, la vcrsion latinede l'inventaire 

Id) yajciLitcniarqmU)), citation {11), des reliques publié par Calvin , en 

iSiR'fi). Il piiblia,en l5Si,leconi- 

(A) // est auteur de quelque! oii' mentaire qu il avait eitrait des le- 

»-ni£ei.l1l publiaÂCen^ve.l'aa i5j5, cous et des sermons de Calvin suric 

une apologie de Farel et de se» col- prophète Esaïe [i). 

l^ucs , contre Pierre Charles, Il Ira- p^_^ .^ ,.,. ^^,,,__. ^^ ^,^ ^^ 

duisit en latin plusintin traitra de (,') ^^^ pUaiy. , î* *™rB« ,'«n. 41», 

Calvin. Son livre de la divinité de pnji. mi. 

Jàus-Christ , contre les nouvaaui (*', P",'°j •"Z^'*" '" peii'" prlim qui 
ariens, fut imprimé à Orléans, l'an ÏS'.! j' « p W-rV"riKi™i™. R^^^ 
i565. Le commentaire de Calvin sur (^^ÂOmit^. xa',0. 
Ëaaïe n'est qu'un extrait que des Gai- (41 Bii*, p'àràririu Comnitiiuirt ilcdliia 
lars fit des leçons et des sermons de *"^/°Vf ' ^f'' "" "' 
Calvin sur ce prophète. li a fait nn [gj |^ Ztvût.' '"*' ' 
■ ■ ' " redel'Exode, {■,) Umlmt.paf.jt. 



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6 GAIJ,IGAÏ. 

(D) La Croix du. lHainm parle d'un dremeot , et la mena en France 
«u(7j, iKto/flj A. Gfl/fari.T Le Nico- lorsqu'elle y »mt pour épouser 
las des (iallars dont il fait mention „ ^. i., ■', r- ii' i 

iU™ge34i,etlemcoU9des Ual- Henn IV. I,a Galligai , sous e 
Jars dont il pirled la page 361, sont titre de femme de chambre de 
k même ministre ; et ainei d'un seul celte reine , la gouvernait tout 
«uteuriUnfait deuT. lia écrit en ^omme bon lui semblait. Elle 
iflfuitcestâiiiBi qmi parle touchant .. .. ^ . . i -j ™ ;, 

Uàeiui^) et depuis Induit en fran- «tait furieusement laide, mais 
tais. la Forme de police ecclésiasUgue elle avait tnfiniment despnt. 
instituée à I^ndres en l'églûe des EUg épousa^ Concino Conciiii , 
Fran,im,,b«primét V an tm , auquel domestique de la même reine, 
tentes a faisait la demeure et resi- ^ , . r i^ _ J- 

Ance en ta «He de Londres f8 . Si et ht avec lui uoe forlune prodt- 
■ laCroii duïfeine, rae dita-t-o»i,ne gieuse. Il y avait plus de liai- 
se trompe point an temps , il est gons d'intérêt entre eu\ que tl'a- 
probablequ^Hy aicideuiministreji ; j^ ^J^^ j, j ^ entretenu 

car Nicolas des Gallara ^tait a Genè- , ,. ^ ', ,1. ■ itt .1. 
Te rani56o(9), et en France , l'an la discorde entre Henri IV et la 
1S61, lora du colloque de Poissi. Je reine (fr);car leurs artifices et 
reponds que cela ne ppouTe rien. Ce leurs rapports furent cause du 
mimstre fntenroW à Londre^^an mauvais ménage qui rendit la 
1560, pour T «ablir une eElise Iran- . , o„ i . , „ ^ -, 

caise. tela est certain, et n\«péche Tie Si amère à Henri-te-Gradd. 
pas qu'un an après des Gallara n'ait Après la mort de ce prince, ils 
éU en France pour le colloque de eurent encore plus dé facilite c!e 
Poissi {.o). Eoden, teMpore ^uùm non „„gr leur maîtresse , et ilS 

pauci pu GalU post Manne regina g""'»-"'-' . j 1, ^ 

tnortemsingulariserenissimce regina, »e goi^erent de biens et de chai^ 
Elisabeihapielate et kumanitaie freti ges (B) , et se bouffirent d un or- 
in AngtiamrefugeTznt,petertntme y^jj ;„„„; et monstrueux (C), 
reverendi ^iH Ëdmundi Or,«&lU ^ . ^^^^'^^^^.^^ de tout cela 
episeopi Londmeasii aiiensu ut (re- ■"•"■* ■"■-''"- , 

iKyd mUtenlar qui ecclesiam galli- fut eitrêmemeot tragique. J al 
tam illix: tonstitueret , missus est ei dit ailleurs CG qui fut fait au 
JYicalau) Galbsiusfamiliariisimui à jjjgj.; gt îe m'en vais dire ce quï 

ï^^::::X'â<'ï "''&ï f".' «•,' '• f",r- "'"' '"' "r 

dictatis atebatur. Sed Cal^ino nihU née à la Bastille, et puis a la 

mntiauiui eccletiarum adijicaiione Conciergerie du Palais. Le par— 

fiùtbi). lement lui fit son procès , et la 

^X'î-i^«V«,''i.t^.^«7.tu."'i: condamna à avoir la tête tran- 

i.ohI'ci. tji Aa^tum. ohce et à être réduite en cen- 

.«i^V^^^ÎÏ^J^G^r^^r.""";;! dres. Cela fut esÀ^uté le 8 de 

i,^:,lip^lT"^^"'^»!^-^«^« i"'"et i*Ji7 Elle prit enfin sa ' 

i^yr. • V . c 1 ■ aj „ ,s6» ""ésolulion , et mourut asseï 

(.ijBe. ,.11 .ta iTiDi, .m»,. . çgnjjgppjjjçnt et chrétiennement 

GALLIGAI [ Leokoba ) , fem- ^^y ^^]^ f^i convaincue , entre 

me du maréchal d'Ancre , était autres choses, d'avoir non-seu- 

fille d'un menuisier, et de la \^ttKat judaïsé (D), mais aussi 
nourrice de Marie de Médicis 

{«). Celt. princ™, l'«m. Ira- „ »LtS ': ,'i""£'"ï:' « 

(a)l*Gr.in, TMcÈâtàe lonii-le- Jmle , riM^e™, Ahrfgrihronoliigique, (dm. ''/, 

IiV./r,.fl*. i54. ffilarion dï CMle. (om. pag. m. 3oi.)36'r , , , -, ,^ 
Il il, Dinrta illu.l[» . pag. 477 . «.> </u-eUe (c) Le Griin . Dw.d. ie Lou»-le-Ji«le , 

filjitledt la nourrice. «". ï, pnf. (19. 



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GALIIGAI. 



d'aToir eroployé l'art magique /""."^'"^e '''^^''/î"*f5). Quaniï 

(E; , pour parvanir à m fins. "»■ »"''" "' '' »"™"' » '»""' 

i,,, i- . ' ■ I iDterroEM" jtir ce qui était de ses ba- 

Elle fi.t punie pour crime de ™„ ^autfï,™,;,^, eUe leurjxr- 

lèse-majeste dl?ine et faumAÎne , îi oi-ec autant ^assurance eommt n 

et pour plnsïeurs aulres crimes e/ie n'eilieu appréhtdsion quelconr 

particuliers. Il y eut même dans 7"^ («) ; « '«-": ^it «^me qo'dle «»- 

f . -^ . . pérait de revenir on faTeur. 

leproces.uneaccusationquicoii- (B) /f.«^fç*rcn( ./eti™ et âe 

tenait tout ensemble le crime de charges.] Tojez^ toine V, Tariicle de 

lèse-majesté divine et le cHine Coscini, et conaidérM seulement qne 

delèse-maiestéhumaine(F). On ''"l'wT 1^9 ik.cL« du «,.- 

, , - ',. ,., , ,* ', réchal (7> en rescriptions de 1 epar- 

lui ferma bientôt la bouche, gne, en promesses de receveurs; ou 

lorsque pour prolonger sa fie en obligations, lasoipniededii-Deuf 

elle alléeua qu'elle était arosse cent quatre-vingt-cinq mille Uvre». 

j-QN , On tI>0UV* dans son petit logis , pour 

' '' ' ■ 9,5oo,ooo livres de bonnes rescrip- 

tian«(8). Sa femme dit aux coitimu- 
(A) // Y avait entre eux plus de «aires qa'eltt avait encore ses peries ; 
liaisons d'intérêt que iP amitié.'\ la savoir un tour de cou de ^operlesd» 
maréchale d'Ancre apprit sans pieu- deux mille livres la pièce, et une 
rer qu'on venait de massacrer son chaîne de cinq tours de pertes de 5o 
mari , et donna ses premierî soins i livres la pièce, et qu'enloal il jr avait 
sauver ses pierreries. Elle les mit pStr plus de taa mille ^ciu (9). Elle 
^ns la paillasse de son lit , tt s' étant avait déjà eùvoW au roi pour 100 
fait déshabiller t'y^ coucha dedans miltc livres de pierreries. Les archer* 
(t). Les archers qui allèrent dans sa n'avaient pas si bien fouillé qu'il ne 
cbambre, ne trouvant point les pier- lai restjlt une lajette; car, quand oO 
reries , la firent (a) lei-er pour Jouit- la mena ji la Bastille, on lui deman- 

1er dans son lit , où elles Jurent trou- Ja avant que daller. si elle n'a- 

vées (3). Elle £sait après, à ceuj qui vaitplus de bagaes ; elle montra une 
la gardaient: Eb bien, on a tuë mon layette qui lui était dcmeuri'e, oit il 
mari : n'est-ce pas assez pour se con- n'j- avait que certaines cfuitnes d'ara- 
tenler? qu'on me permette de me hre ; et enqaise si elle n' en avait point 
retirer hors du royaume (4)- Quaud tar elle ■ e//e Tiausia sa cane , et 
ils \ui dirent qu'op avait pendu le montra jusque près des tétins; elle 
cadavre du maréchal, elleparutfbrt av^ft un cale^n de frise rouge de 
ëmue , tans pleurer toutefois ; rnait Florence 1 on lui d:t en riant , qu'il 
elle ne laissa pas de dire qu'il était fallait donc meUre les mains au cale- 
un presamptuos , un oi^uulos j qu'il çon - eUe ràondit, qu'en autre temps 
n'avait rien eu qu'il n'eiit bien méri' elle ne êeiU pas souffert , mais lors 
té; qu'il y avait trois ans tout en- tout était permis ; et du Hallier (10) 
tiers qu'il n'avait couché avec elle; tdia un peu Sur le caleçon {xi). Il ne 
que c était un méchant homme ; et fallait point d'autres preuTes de leors 
que , pour s' éloigner de Aà, elle s'é- crimes qne cette opulence. 
tait résolue de se retirer en Italie, h (C) et se bourrent d'un or- 
ce printemps , et avait apprité tout son gueU inoui el monstrueux .] « Elle DC 
n voulait pas seulement laisser entrer 
(0 B.kii<»d.1.a«i4...rM.dJ-A<>cn, » dans sa chamBre les princes les 
i U jviu ^> l'RùiiHn du hoocii, pu H. ja n princesses , ni les plus grands du 
P"J, paf . m tB. „ royaume , et ne voulait seulement 
(1) Là mSm«, pilg. 3a, Si. 

(S) Cu tani ifoolc J< cti piimriti qu'Ait (5) tk mfmt , yaf. m. 5S. 
pàfltil, lorWifli m i M.V. Jul'H <il> [B)lim(mt,pig.6i. 
&^l, qi'<(l>(nil«mtUr«,l>jaDrrrt- (,) li n.^«, ,.(. (». 

mlrtÀa'i-lLm!^,Tu,iâù ^l'Hii'lÔ^Ju (fùLimfmt. fag. 6t. 

fiTon. , pu U. 4. Put . paf. fil. <.«) Il Aaù capifûni dt, garda. 

(4) Lk mfn,,, rag. 3.. ' (»■) Bel.Ugii, «le. fte- 65. 



GALLIGAI. 

la regardât , disant qu'on b au procez en la produetion Utle- 
lait peur quand on la re- » raie contre ladite Galligai bous la 
r, et qu'on ta pouvait en- u cotte K ; et fait grandement à con- 
fiT re/fardant : qui fut a liderer là-dessus , la deposit 



u la cause qu'elle ne voulut plus voir 
M tout plein de ses serviteurs , seule- 
> ment pour l'avoir regardée ^ et sur 
u la lin de sa faveur , elle avait m^me 
■ banni de sa chambre, pour cesuiet, 
D M. de LuBsp" -• »•."-»-•... "..: 
„ avait étd le dr 
Sa superstition pou 
«a laideur dtaît rau 
plus que sa vanité. 

(D) mie fut com-aincue d'à. 
non-seuUntent }uda,sé.'\ Celte ac 
«ation lui é\ail coi 
n la prouva 



, et Paydea 

lier en faveur (il).» 

>ur le, sortilèges ' 



la Place, escujer de ladite Galligai 
qui luj a soustenu en la confron- 
tation , que depuis la venue de 
Moutalto, elle ne visitait plus les 
eslises , ne se confessoit plus , aîns 



H'isoit i faire des petites bouli 
' » tes de cire qu'elle mettoit en ta 
u houche (i4)-» 

II. OnalWguaCiS) que par la fré- 
quentation de ce 3fonlalto, les accu- 
sés furent désaccoiilumés des obser- 
fances de la religion chrétienne , et 
acco^ttuméi au judafsme; et que de 
là vint qu'on trouva dans leur mai- 
I. Par le solo qu'ils prirent de faire son deux livres, dont l'un qui est 
venir en France un juif renommé une forme de calécliiime est inlituM 
pour l'iate'ligence des aventures. H Catiiiic, c'est-à-dire en hébreu, ac- 
s'appelait Moiitalto, et faisait profes- coulumance : rnurrva pour titre , tf*- 
sion de médecine. Ils employèrent à cbizoi , c'est-à-dire, révolution du 
cettenégociationVincencioLudovici, nervice annuel, à l'usage de$ juifs 
leur secrétaire Cela fift vérifié n ^r espagnols, imprimé i Venise. 
V lettres escrites de Venise audit 111^ On allégua (i6) que de cette 
n Vincence , le vingt - ûiième avril fréquentation et catechitatian est en- 
v mil sii-cent<in:ie , par lescjuelles suivie V apostasie , et désertion de la 
B on lui donne espérance de faire ve- religion chreslisnne , pour se trans- 
). nir en France ledit Montalto(i3)j porter, comme ils ont faict . au Ju- 
ji et par les lettres d'iceluj Montalto daisme , pratii/nans les sacriàces , les 



^rite.sles 



oblalioi 



a suivant , d ladite Lepnora Galligai, les juifs Cela est vérifié au protêt 

Il par lesquelles il assure qu'il est tant par la preuve testimoniide et uo- 

» prestde venir, parfc moj-enWune cale, que par la confession de ladite 

» tant bénigne et singulière protec Galligai ; et entre autres dépositions, 

V uice : N'entendant neantmoini se celle de son carrtssi^ est notable , 

' s déguiser et contrefaire en sa jfo- par laquelle on veoil comme ils le ser- 

■ fenion , ains exercer librement sa voient de plusieurs églises en la ville 

» religion judaïque, veu qu'ita re- de Paris pour j" commettre de nuict 

a fuse de grands offres a luf faits telles impietet, recogneuOi par les 

u d'ailleurs à Bologne, à Messine, cris ethujiemens que l'on entendoit 

B h Pise , mesmei d'estre tutcêsiear en icelles , lorsque ladite Galligai sa- 

» du grand médecin mercurial sous crifioit un coq, qui est une oblation 

» la tris ben-'gne protection du grand- aecoustumée entrelei juifs enlafe%te 

s duc Ferdinan! , et qu'aussi lui de réconciliation, offrant un coq pour 

» avait esté offerte la première chaire Us pechex. Et que cette ablation d'un 

» de Padoue. adjoustant qu'en un coq soif juda'ique, et que les juifs 



1 recognoittre ayeni 



fil) Rclulc 



permission de demeurer , 

il en appert par deux livres qui furent 
représentez par M. le procureur gê- 
nerai du roy lors que l'on procédait 
au jueement du procès , fun iuscriz 
Baal Haturim , cest-inlire , le db^ 



t^p^.tamoni'IaGatt, 



ri4) C; 



fl- i-S- 



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GALLIGAI. 9 

çtpUroii dea ordreg, en la pninien I. Par une lettre de la mmnA 

partie auquel inlilulê Grachchaum ùomly , et d'autres de ladite Galii- 

c'eit-ij-dirv le chemin elle sentier de gai accusée ^ à ta dame Isahel le tenue 

"vief ou la manière de vivre <jLie Tod pounoreière ■ par lesqutUts elle Lt 

doit garder , ou la manière do passer prie luy mander ti elfe n^ait <juelque 

cetleTie, est Jaict mention de ceffe l-Ao.ict'ir SOH iiifui rv^anfeenfuel- 

obtation, et duquel livre Rabbi Jacob, que lorle ia persoane, ou tinlertit 

lùy disant Gaulois, eil auteur Et de sa maison. 

f autre intilufé , \aSjoa§figat jimifvt II Par trait livres de caractères , 
(^'), au vingtiesntechai'itre duquel es 



Seconcilialion durant dir jours 



n fa chambn de ladite 






j . e les jtùft de velours , desquels caraheres les 

te teuent de grand matin ,frequenr accutet utoient pour avoir du pouvoir 

lenl tesco/e, chantent et font plu- sur lesvoLOViiz DE) gkands. Ce qui 

sieurs prières.: et soudain qUils, re- est vérifié par les dépositions •'* Me- 

tournent au liigis , chaque maste tant Ion, Chanon,ei Nicolat Vian con- 

fUil que jeune prend en sa THain un Jrontei a ladite Galligai. Et quant 

cm/, et la femelle une poule, et la aux livras de caractères trouvez en 

femme grosse un coq et une poule en- sa maison , il en est faîcl mention au 

semble en leurs mains , et recitent du procès verbalde MM. de Maupeou et 

psaume de David ces mois (") : Les Amautd intendans Jesjinancet , con- 

fols par la yoye de leur prevarica- tenant la description des meubles, til- 

tion et pour leurs iniquité* sont af- très , et enseignement trouvez en la- 

fli^ez en sorte que leur ame a abo- dite maison. 

(luné tnute viande , et sont parvenu» HI. Par la déposition de Philippet 

jusques aux portes de la mort. Cette Daequin ey-devant juif , et à présent 

ablation du coq ne monstre pas seule- elireilien , qui dit , que lujr estant à 

ment le judaïsme , mais aussi le pa- JHolins chez te lieutenant criminel , 

ganitme, et déclare les accusez apot- les accusez luy ont mandé , qu'ils »ç 

tats , consequemment sacrilèges , car sont aidei de Iacabale,'et des lÏTres 

l'apostat est tenu pour sacrSege par de* juifs, ce qui sert contre le judais- 

tes constitutions impériales {*•) , qui me et le sortilège : estant à noter ce 

punissent leh crimet capitaux de con que déposa Dacquîn , que Conchine 

Jiscation entière. Et à ce que ladite V '' pcc^enfe de sa ftmme aurait 

Galligai a dit pour ercase , qu'elle ostrf de sa chambre un urinai pour 

avait fait telle oblation da coq pour l'impuretii, emport^horsladilecham- 

la sant^ et guerlson d'une maladie bre l'image du eriicillT, de peurd'em- 

qu'IUe avait , on luy i respondu que peschement tk l'elTet que C<mrhiae et 

telle impieli- est punie de mon, encore sa femme pr^tendoient tirer de la 

que ce soit pour remède de guerison lecture de quelques vei^ets du psau- 

(^). me cinquante -et- un en hebrieu , la- 

ÏV. On donna pour prenve de leur Joëlle lecture ils voulaient lenrfstre 

afléction au judaïsme la diligence faicte par Daequin enlaformequ'elle 

qu'ilsfaisoientdtjaire venir des juifs leur a voit esté faicte autrefois par 

en France , afrant envoré h Amsier- Monfelto. 

dam en Hollande, où il Y e^ a , IV. Parla raison Qu'i/i^rent cem'r 

pour en faire fenir il Paris (i-j). des sorciers prétendus JvligieuT dits 

(E) mail aussi d'avoir emplorè Ambro5ien»,*fc iVony enlor/mne, 

l'art *iagiqne.] L'accusation ^tait lesquelsassistoientlamar^challedaDS 

encore commune an mari et i la fem- t'oblation du coq. 

roe. On laprouTa(i8) : V. Parce qu'on trouva dut eux 
diverse! estoffes, dont ils ujoientpour 

r'} Stmtata iuiJicacâiu SnTmim , aaat les pendre au coi(ig), en la façon 



des préservatifs que les juif s appellent 
i -, , „. „.. ., „ .^™,. Ka™" . '" Orecs Phifacteria , ee.Pe- 

C*) Kvwrt. Ceniu I,nai, imp. 6S. napta , let Latins Amuleta « Liga- 



(") F«U. 

(.5) Lï GiiÎD . ti.. X.pag.if&_ 



.i,z.ci!, Google 



10 GALLONIUS. 

tuTAs, qui sontchoies réprouvas par » IX. Il fajct aBssi à remar<(uer i^e 

les saints concile! , lignamment par i> lorsque ces Ambrmien» TOuloUnt 

te canon soixante et un de ta aixieme « faire quelque action de leur arl et 

sjcnodé in TruUo , et par un concite » cereidanies en la maison d'icellé 

romain tous le pape Grrgoirelll, » Gallîgai, ils en faisoient sortir tous 

et par un autre ir Agathe , cité par a les serviteur* , encensoient dans le 

GratianC), etparJTyeséviqaede » jardin , et faisoient plusieurs cho- 

Chartres ('') rapportant un concile » ses en forme de bénédictions sur \k 

tfArtei cap. 5. lequel condamne Phi- i 
lacteria diabolica, et characteres dia- 



bolicos. 

VI, Oi^ prouva contre eux qu% s< 
serroient d'images de cire, et qu'ils 
les gardoient dans des cercueils. 

VU. Et qu'ils cousultoient des ma- 
siciens , et se serroient des astrologues 
faisant profession de la mathématique 
judiciaire, et qu'entre autres ils se 
sont aidez de la science diabolique 
deCosn " 



-a; 



, et ladite GaUigai 
geoit lors que des crestesdeeoq, 



VIII. 



luger. 



roiguons de bélier, quelle 
faisoit bénir , et de ce il j eu a 
preuve testimoniale au procez. 
Il X. Est remarquable aussi que 
tous les ans la veille de l'Êpiptia- 
nie, que l'on dit lafeste des Toys, 
elle (aisoit bénir , par le père Ro- 
ger , l'eau dont elle se servoit pour 
eaii lustrale ou beniste , ce qui 
n'estoit sans mystère et dessein , 
et interrogée pour quelle cause elle 
faisoit cela , n'a rien voulu respon- 

(F) Une accusation contenait tout 



:?; 



. est fiict eiorciser en ne.] Car le mari et la femme s'en- 

I ealise des Augustins -en la cba- fuirent fie la fie et salut du roj- à 

pelle des EpIfameE *, et de nuict, personnes faisant profession d'astm- 

comme plusieurs reliaieui dudit togie judiciaire. Cela fut prouve par 

monastère ontdeposë,donllaplus- ta déposition de Jean du Chatel, dit 

part lui ont esté confrontez et non Cœsar . qui étoit un dei'ineur et fai- 

reprocbez par elle. Estant k re- seur d" horoscopes , confronté aux ac^ 

marquer que l'exorcisme se fit d'a^ cusez, etc. (11). 

tre façon qu'entre les cbresliens ■ {OJ Elle alléfcua qu'elle élailgros- 

ce qui fut fait aussi es egKsesde ,e.\ Ayant ouï la lecture de sa con- 

Sainct-Sulpice au fanibourg saint damnation , elle dit : Je suis ^pDiie , - 

Germain, et au petit Sainct-Antoine m^st(a\a\remoD\,-nqtt'elleavottdit 

en la ville. Elle respondoit â estant pHsonniere , et en son procei , 

cela, que ce qu'elle se faisoit qu' il y avait plus de deux ans qu' elle 

ains exorciser de nuict estoit afin n'auoil eu ta compagnie de son mary, 

qujon ne açeust le molpour lequd Jesorteque cela ntpouvoitestn qu'au 

ellese faisoit exorciser, disant dommage dt son honneur, à quoi etU 
_.. j.-. .. -'--■-- Javan- 



Ïi'elle estoit quelquefois possédée, ne répandit r 
ais ce devoit estre par gens ^ans lage la-dessus (u). 



ÏX- 



le curé de sa paroi 

u des gens incognus et afTreux, 

D quels ont disparu , et n'ont esté 

» Teuï depuis. Comme estoient ces 

■ prétendus Ambrosiens. 

p')Si,.;.«w«.rf,,.5. 






[1 1> Li CnÎD , U-. X, pag. 4iig. 
(ii)timf-if,pn(. 4i9. 

GALLOSIUS ( Antoine) , prê- 
tre âe l'oratoire , à Rome , a 
composé entre autres ouvrages , 
uti traité de Marlj-rum cruciati- 
Âu.9, qui e^t Fort curieux. Ou y voit 
la figure des instrumens dont 
Us païens se servaient contre les 
martj^de la primitiïe église. 



DiMzecbv Google 



GALLOHIUS. 
se*. Il mourut l'an l6o5(a). Je » aTancé dans sei annale*, qn'iUuit 



doDue le titre de quelques au- 
tres ouvrages <|u'il composa(Â). 
Un netit livre imprimé en 
Hollanae , l'an 1699, m'apprend 
une chose qui me parait digne 
d'être insérée dans ce Diction- 
naire. Elle regarde la dispute oii 
Gallonîus entra pour soutenir 
Baronius contre les moines du 
mont Casiin (B). 

•liiu cell» cfc* ColugB* , i&n , in-8^. , *t duu 
l'AUtioD ti>-4°. , doonn pu THch«( Durr«ii« 

{a t>udo*icua Jacob, In BïUiDtlKtfi poD- 

lîËriî , ptg, i£3. 



I que saint Gré 



i eâC été 



(A) Je donne le titn Je quelques 
autres outrages au'U composa \ ]1 
fit la Tie de Ptilippe Rëri, fondateur 
dei prêtres de l'oratoire, 
iogie pi 






inis de Monachatu » mêmesupplii 
tancti GregorU papu advenus D. 
Constantinum Betlaltum monackum 
Casinacem, A Rome, i6o4> '"-4* ex 
la Bi- 



trpoerapkid f^aricand. \oyex\s 
Ehothéque de Proaser Matidosifl 



(B; Jlentm en Jùpute pour soutenir 
Saronius contre les moines rfu M^t 
Cajjin 1 Le petit livre qui me foll- 
titra ici un commentaire , est intitulé 
Critique du litre publié par les moi- 
nes hénédictins de ta congrégation de 
Saim-Maur, sous U tilre de Biblio- 
thèque dirJTte de saint Jérôme. 



Tertissemeiit du libraire fait t 
«jue nom sommes redevables de 1 
critiqae au neveu de M. Simon , 



i.L'i 



Mont-Cassin « «ont si libéraux de leur 
> frbc , que l'ayant donné i saint 
H Gréeoire-le-Graad , ils ne purent 
u sonfirir que ce cardinal (») eût 



aussitôt un livre sous ce titre : 
Gre^rius magnui instituto tanctit- 
simi patris Benedicti rtititutus. 
Mais Antoine Gallon, saTant prélra 
de l'oratoire de Rome , prenant la 
défense de son confrère Baronius , 
leur fit une réponse fort vigou' 
réuse ; et comme elle est devenus 
fort rare, je tous en marquerai 
quelque chose en attendant qu'on 
la fasse réimprimer avec quelquei 
autres pièces sur la m^me matière. 
Elle est imprimée il Romeiin-j". 
avec ce titre ; .ripologeiicus lî- 

iier{3) Je vous avoue que à 

l'on ne connaîssail d'ailleurs la piétd 
dup^re Gallon aiiM-bien que celle 
de Baronius , on croirait qu'il y 
aurait de l'emportemi'nt dans celta 
réponse , où l'on accuse les moi- 
nes de produire , pour la dé- 
fense ft leur cause , des pièces 
it les auteurs méril«rair;nt le 
jie Cicarelle.Etran- 
comparaison ! Ce Cirarellc fit 
/ longnm * pour ses faussetés , 
par l'ordre du pape Pie V. Il est 
vrai que le même Gallon avoue 
On u qu'il révéla des choses qui ne de- 
qui » Traient jamais Tenir à la connais- 
B sance du public ; mais il ajoute en 
u même Wmps, que l'imprudence 
M eitrême de ces moines la engagé 
II ù les écrire. 11 leurobjecte un grand 
u nombre d'actes faui qui avaient 
A été fabriqués au Moot-Cassin, soiu 
u les noms des papes et des princes. 
i> Tous ces actes ont été imprimés 
» i Venise, m-4''., en iSiî.àla Hn 
ï de la chronique de ce monastère. 
i> Jl ne j'agit de rien moins dans Ces 
u faux titres , que d'attribuer aux 
u moines du Mont-Cassin des posses- 
B eions et même des villes entières. U 
» est vrai que le moine &>DstantiD 
produit pour la défense de son 
n monastère des titres qui se trou- 
B Talent dans sa bibliothèque, écrits 
» en caractères lombards , et qui par 
u conséquent ne pouTaientpasaToir 



CD CrItifH i, 1. RL 
«i.lJ*.)™.,pa,. 64,,, 
Ltllm iiiuna de H. Si 
■ntilbomniei" ' 






(i)y 



oue rt'ie miDlirc it pirltc Ti«l dl PlAU 
JuUil, Ul.l"., K.|A. 



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>« GALLUTIUS. 

» des raoLi.es bëned.cl.ps, nïpond , firtunœ ,di^ishne Zoliaci. disnUa- 

.« en _ces anciens caractères, ne deit medicandum accomnodaïu. Ernat 

. po.nl tare fo. , coram, s'.l <t..l cn™/ol if«/l„„.;, co,no.,e«i"., 

» qn on sait fort bien qn'ils ne raan- tuimr,ositione,eui arsumentnrr^mli 

• qa.nl porat d'écrivain. ,.[ ont la .ol.o;,.. .„,.„j„i, ,îï,.j„ .gf 
» main assez boDiie pour contrefaire ' i 

i..^,.._ ...„..i.___e -,.' enXlahe.l'aQ 1574 .entra chez 



^sigillo 



V Apocalxpiissitcortiigiuuumindu- lesjésuileStl'an 1 690, at y devint 

» Maiionem non tlaat rewicare, et très- illustre. Il ehseicna la rLe- 

» desint hodiè guoqae scrinlores oui > ; J._ 1 n " n 

. eon.™^™ érnâm eUmeniorVm ^""T j" "^'^S^ Romaia 

» paJlBafit tfofiarï , ut plus apud le Pendant diK ans , et la morale 

» probatgenai caracieris , ijuàm ve- pendant quatre ans. Il mourut à 

» ma, manifii^h rationibu, conjîr- Rome le aSdejuilIet 1640 , dans 

"rn"ai"pointvular,!pomeqm, '" «"«?«.<)« Grecs, donl il 

été faite à ce livret du nereu de **^'' «te directeur dti~buitans 

M.Simon.parlesbén^icIinsdeParia. («)■ H est auteur de divers ou- 

Si je l'avais vue , j'en aurai*tiré tout vrages fA). 

ceqin ponrrait servir à l'eclaircisse- ° 

mentde cette dispute - eti'aiiraia été (ai N.th.™ i,,.,..] ■. p-ur .%. 

lera,.porteurIidéiede;eql,elesd;ui «^lurj^u A 53 "' 

nnrlia ont allftffiiil 'rai 

... ■. , a— 1 — I ;■" nueJque! haran- 

vant astronome italien, vivait guesdevant le pape, qui ont dt^im- 

au XVI'. siècle. Il inventa un P'inx'es- Ce fut lai qni fit l'oraisoa 

instrument pour obseher les •"'"''"^.d'' «""^inal BcUarmin, qui 

nl..;..«^^na..: ™!J«,. m.\ . -I •"' aussi imprimée. Plu.iieurs autres 

phénomènes célestes ^) ; et il de ses harangues recueillies en deux 

pubJia divers ouvrages a astro- t^es, et plusieurs de ses poësies en 

noinie , et quelques-uns de mé- '™' livres, ont tu le jour. On a de 

decine (A). Il était académicien •"'.4«""™?""='"a''^ sur la Morale 

à Vpnisp a Ansloto, >iDpntne's(i)Â Pans chei 

" ^ '="""'■ Sebastien Cramoisi, in-/o(io. Son liTre 

<a-)Qut.mslrumaHnnB.^txcBgil«laamrla ÛitituW F'i/idieationcs yirgiUanœ , 

cahphaitomcnauKàtumliorisanmiagettrii et Comnientatii Irts de Tragredid, de 

nbseivantur tx sole. Ii^ , ac sUllis , non Comadiâ, de Elegid , imprime' i 

fon^-i ecUptirA disi^gUbu!.'Va>Au,,4it Rome rani6ii (a) , est bien curieux. 

5cinii.n..ih,B,.,;,aj^.386, Son dessein « a -itë de justifier Vir- 

(A) /( p^,lia dit^rs ou^nees. 1 " ?1* * quelque prix que ce fût, 

Voiei ceux dont i'ai connaissance ■ " V-""" "' *"** V "PP^rte tontes les 

Deitaiabricnedùsodi dwersi >lro- " obj^^honsqu d a cru nouToirfflire 

menu di Ailnnonùa e Co.moBra- " ïï'". T*" «"«roits.de ce poète. 

phia, k Venise, i5«j3. Spéculum (Ira- " ""."' " T en a plusieurs qu'il n'a 

mc«m,à VeniseTTsgï,. Cœlesli^m " pnt proposées danj toute leur 

eo^orun, et rerum abipii, penden- " ^S^" '/* lîf'"' J«.»«t«^l» *acilitf 

iK.B.er,./,W™,iVeni.r,i^5. Cet - ^ y répondre. R^an - 

ouTrage a été mal attribue à Paulu» " •I'«'t(ues r -"" 

Galvicjus, dansée catalogue delabi- 
bliothéquedcH. deThou(i). Thea- 

Pan, II, pa/. ii3, mSi Juo. 



Il prrmUr, Van iGSi, 



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GALLUTIUS. GAMACBE. GAMBaRA. i3 

» blei , il s'en trouve d'asseï raison- (A) Il est auteur Je quelques ou- 

M nables, soutenus mérae de beau- vrages^"] De t^aeiitaea harangues la- 

» coup d'humaDÎUs , et de beaucoup tioes ' , et d'une histoire de la suerrc 

Il de belles maximes concernant l'art des Pajs-Bas, depuis l'an iâg3 iui- 

■ poétique ^3;. u M. Baillet indique quea à la trére conclue l'an léog. 

li une ruse qui n'est que trop ordi- Cette histoire est en latin : elle fut 

saire dans toutes sortes de dispu- itnprimée à Rome, l'an i6^t, endeux 

tes , et principalement parmi MM. les Toluiaes in-folio. On l'a réimprimée 

controTersisteî. Quand ils ne ;e sen- en Allemagne , in-^'. , l'an 1677- 
tent pas capables de répondre i une 
olnection , lU en fitent la principale * C-. Kriniun liiinn int .<■ ■•>bU> d* 

diSicultë; c'est désarmer son ad- "^•- ■'"'J " *-' u.™j.prt.s««L 

Tereaireaïantquederattaquer.Lepi- GAMACHE ( PhILIPPe) en la- 
re Gallutius publia a Rome, fan t6J3, .- ^ I ji I . 1 
le renouvellement de l'ancienne tra- *'" fjarnachteus " , docteur de 
g^die, et la défense de Crispus. Cet Sorbonne, el professeuf en théo- 
ouvrage est en italien f4)- logie dans l'université de Paris, 
Ce jésuite rat sans doute le m^me a passé pou r un des habiles theo- 
ot-ateur que Balzac loue dans les pa- < '' ', -vi'iwe " 1 mi j. '. 
lyjles que »ous allez lire. JV^-is ip- 'T™' ^\^} ' ' ' '1^'*- " **'"* 
prit en Italie, dit-U(5), que p<mr ne I an i58o, et il mourut le 
écrire comme afaut, il se fallait pr^ 21 de juillet ifiaS (a. Ses com- 
ço.er U> boas exemples, et que U, dentaires sur Thomas d'Aquin , 
bons exemples étaient enlermes dans • .-. >■ e. 11- -ii 
un cenaid cercle bannies , hor. du- '«titules Summa iheologica (A), 



>I«.qL.CIOD 


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[enad.d<G^>che 




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•il àt foBdï 










à) Fr.h.r, , 


;.Tbnt 


v.pag 


4^ 






à Paris 


faniblj.en 




*™r£/r« 




. 







rue/ ii «y afait rien quineJUt, ou sont fort estimés. Voyez ci-Jes- 

àans Vimpeifection de ce ^ui com- sus (c) ce qu'il disait de «aint 

menceoudans la corruption Je ce A„guslin. 

^1 fieUtu. Avec ce principe }e m e- S 

lais trouvé a ta harangue funèbre ' iolj dît nue Gamicb* dtail Picard >t 

du cardinal Bellarnùn , et j'avais ""''i- ■"- ■ 
eonsidtrè ce grarul et admirable jé- 
suite, quiafcc tadignitéde ses ges- 
tes, tes grdces df sa prononciation 
et l'éloquence de tout son corps , qui 
accompagnait cette de sa bouche , 
me transporta en esprit dans f an- 
cienne république, 

(3}bUlEl,Ji>(»HUHrlBPDUu,»n./, _ ^. . 

niui. lofi^, pui. 5i. (c, Btmarqve (U) dt PanieUADilt(ita,n), 

(S) BMlut, OE.i.«, di.»». , pag. m. 4<4. '™' ' '^ "■ ""■ 

GALLUTIUS { Ange ) , natif GAMBAÈA ( Lâchent ) , natif 

Ae Macérata en Italie, se fit je- de Bresce, en Italie , fut un des 

suite l'an r«o6 , âeé de treize ^°^^ poetes latins du XM . sie- 

ans. 11 se fit estimer par son élo- cle. iWecut long-temps a Ro- 

quence et par ses vers. 11 ensei- «>«, chez le cardmal Alesandre 

Inalarhétoriquedans le collège t^rnese (a). 11 publ.a dans la 

lomain pendant Tingl-qnalïe même v.lle un recueil de poésies 

années, et il mourut à Rome, le dont le Giraldi , tjuieta.t.bon 

28 de février 1674, âgé de plus connaisseur et qui n avait pas 

de quatre-vingts ans %). 11 est trop d'indulgence, dit beaucoup 

aut^r de quelques outrages (A), de bien (A). Manuce a loue eti- 

^ ^ ° core plus amplement les poésies 

(a) So[u«l, BîMiMb. icriplor. soc. Jwii, .„„,„ s 



5cbï Google 



ï4 ■ GAMBARA. 

de Gambara (B) ; mais il se faut lui écrivit une lettre (a) peu après la 

souvenir qu'il lui donne ces «'«'■t de Basile Zanchius, de laquelle 

grand, éioV. j... te leur., iLTr.rSifiii'irrl'.'iri'i 

qu'il lui écrit. Muret passa dans remarque qu'on les regardait comme 
une autre exlrëinitë (C) ; car il lesdeui premiers poétesde ce temps- 
paria deS OUVraeeS de ce poète 1^; jnais qu'on a'avait pas dA:idelft- 

avec le dernier mépris. On conte fJtl^^^^^'^^'^lZlTJifJ. 
{b) que Gambara avail fait des cahaiem AaCurd pmpensus , ac miré 
vers trop libres , et ua peu sa- J'^c'"' , 'tgemo «m ita paret, ta, 
les, mais que, se voyant élevé à ««™ ™™o f"™ bonus poèta »ii , quin 
,.,-'■11 . •: r fobii pnrrua m componendu va-nbiu 
- la prêtrise , il les ,eta au feu en p^^,; t^^uai , quam confissionem. 
présence de plusieurs personnes, ctiam ah inviiis expiinàt poëmntutn 
quoique l%public eût une eitré- comparatio, uter tamen utri pnsstet , 
me impatience de les voir. 11 """•^"'ï """ z"'^^"™ ?";'?'•?"< A-os- 
•^ , -, i ((3), Dana une autre lettre, il rei- 
composa nn ouvrage ou il met horte à conlitmer le poème dont U 
les poètes sous un rude joug avait vu le commencement avec une 
(D) ; car il ne veut point qu'ils extrême adrairalion. PaUifU dum 
touchentaui fables du paganis- ",7".' ft^t**"'.'" "ami"' ecr^mn. 
T, .. , r^ , tllud poema de imvts msulis à Co- 
rne. Il mit en vers latins quel- i^„bo in^ew.i . cujus ego chm exfir- 
qnes idyllesde Rion , et j réussit dium.,maUi(pnx=eatibus, legiueni, 
assez mal, si l'on s'en rapporte "dmiratus gntfitatem, et e'egantiam 
au jugement de Bartl.ius (c). H ^^'^^'^''''''^^i'C'àite.lionmm; 
' ". . t, ira in qiio, adhac, qui H me dmenuret; 
mourut a Kome vers la fin de m^emn^minem.^QHàmagU itkonor, 
1 an I 586 , âge de- quatre-vingt- qaanquam , ut spero , cun-entem , ut 
dis ans (d). appmperes , kabeasque nuionem non 

(*) yoya M. Tei>3i«r. Élog. , tom. H, etiam glorùs tuœ , cujua bahei à na- 

/ïd^- f 1 : É/c'JB/'AppAnt de Poueria. turd prœclarum senû/utriuni , quod 

ie)Bkrth., in Siiiium , lom. Ill , pag. eijain studio eicotis ', ingenium luuni. 

'635. fJrse igUur,ntc institutum àimitte (i), 

(d,T],wm..lll,.LXXXiy.paj.-,6. M. TeÏBsier assure que Gambara a 

,., ,, ,,, ... ,. mis au jour cette description de la 

(A) IlpubUa un rec»«/ de pofsKS décout^ru du nou^au monde (5). Si 

donlU Oirald, d.t beaumup „U est , Veihorlation de Hanuce ne 

de bien-] Citons se, paroles : p^a fut pas inutile. 

adhwc Laureutius Gambaia Riulanu, [é)....... Muret passa dans une 

erBnj^ia, cujus poemaw nuper legt ^„,„ ^(rr™^.] j] y a sans doute 

aoma, excusa , non indigna dla qui- „„p eïagaraKon blâmable dans le» 

demUcUonebonorum,nametnumerit ft,«erierde Paul Manuce, mai.reia- 

poetic^ aejiguris.et.'anâeradi- ^„^^^ opposée où Muret s'aban- 

tionehabeturinsignu Romœ -etya- a„„„, e,t encore plus vicieuse. U 

tur Basdico nostro Zancho capssi- ^^j^jt ^, j^^^ ^^^ ^ , g .^ 

mus amtcui , ut ex^us earmu^facdé ,„„ exemplaire des poésies de Gam. 

eagnoscimus , et £anchtipsiut epis- j„„ . 
loïii (i). Nous verrons dans la re- h .u ■ .jihi ni 

marque sulrante la confirmation de 'iîin'.ûnin'o!'"Mlwl^n« J?("nVin (0). 
ce que l'on vient de lire touchant l'a- 
mitié de Gambara el de Basile Zan- h) c;., la xxrni'. J. iv: ti-r,. 

(4) Pialtii yint.1111,. ipi». XLVIII, 1,». 



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GAMON. GANYMÉDE. ,5 

L^pèreSirmond aiait vuceteiem- bien de la Semaine de du Bartas , 

plaire daos la bibliotb^uue des j^- ajoute ceci : « MaU comme les iu- 

suites de Kome M. M. M&age oppo- « ecmens îles hommes sont divers , 

se i ce ju»ment de Muret lalouange » Cbristophle de GamoB , personnaBB 

iTiii-U. deTbon adono^e à Gambaia » recommandablc par sa doctrine 

Giraldi et n prétendit de marquer des détantl 












i^me sujet, 



81 justement 



(8J. S^M 

de Mauuce, il les eût aussi oonosés 
au sale et Tilain distique qu'ilarap- 

(D) Il composa un ouirage où il 

mut Ui poêles sous ua rude joug.] » mort de bd ËABiii ; il lui .disputa 

Lisez ces paroles de M. B^iUet : Il » néaumoiDi cette palme avec quel- 

t a fait un traite latin de la manière » que respect, el ne put après toutre- 

B de rendre la poésie parfaite, im- » fuser dla mèmoiredecegrand hora- 

» primée Rome, in-^". l'année de sa u me les louanges qu'il reconnaiuait 

a mort. 11 prétend Cure voirdanscet u lui être dues si ' 
u ouvraçe qu'il y a ans obligation 

u indispensable à tout poiite , oui {■)!)> , ..»„..«., 

» loutvérilicateuretTiiaeur te disant '""■ "' P"*- ^'*- 

H poète , de retrancher non-seule- „ „„. . 

M ment tout ce qui peut «re malhoo- GANYMEDE , 61^d'un roi d« 

» néte, lascif etlIbertindaBslesvers, Troie (A), était le plus beau 

« (9|.. Je ÏOU8 renvoie i la réfle- Charme, et I enleva, et le fit son 
lionqueM.MénagefaitU-desBusdo). échanson h la plaça d'Hébe (à) , 
(,> li «,-™,. ^\ l'employa à d'autres usages 

(gj Là nitat. tres-criminels (B). Les uns ai— 

„„«?^i'l"'^i»''nr"°''''''°*" '""■'' sent qu'il le fit enlever par un 
(lo) Mia^i , ADii'Biiiki, iD«. ij, p„g. i aigle^ les autres assurent qu'il 
" ""■" fut lui-même le ravisseur, sous la 

forme de cet oiseau (C). Il déi- 
fia ce jeune gar$on , -et fit un 
très-beau présent au père (D). 
L'on n'est point d'accord sur le 
'ieu oii se fit l'enlèveoient , 



GAMDN * ( Christotmle de) , 
ne m'est connu quepar un ouvra- 
ecqu'ilpublial'an loog.llapaur 
litce , La Semaine ou Création 
du monde , contre celle du 



(A;. 



du Bartas. Vovcï la remarque s»": '"«'«» «Mtail alors le garçon 

■ qui iutenievé(E;. Lesunsdisent 
qu'il était sur le raoï^t Ida , les 

j^ii aufes !e placent ailleurs : quel- 

: Commviiùn dt ques-uqs prétendent qu'il clias- 

rto^îrT»^ *^'* ' *^t quelques autres qu'il gar- 

vuHnvgmfntépBr fiait uu troupeau. Je ne m'amu- 

^'."îi^reiio'riîn™ ^^^^ poînt « rapporter les expli- 

rou>c d« ytn ds catious allégoriques que l'on a 

'on- (aj On vftra dan 

■ d' d,«t qui fia u p 

du d'Hcbn. Chirin El 



'inri de tiiilhaa{t, si 
brùluphledcGaipoQ 



nynudci tubrogitiu. Hac Sirviui. 



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i6 GABYMÈDË. 

données (6) : ce sont des jeux d'es- K«».*i« 

frit que l'on peut multiplier à 
infini , et par lesquels ou trou- 



e dans chaque chose tout ce que 

l'on veut. Mais je dirai qu'il y a ■ 
des écrivains qui ont rapporté 
ceci^ur le pied d'un fiiit histori- 
que. Ils prétendent que Gaay- 
mède fut réellement enlevé par. 
un prince qui en était amoureux 

(F). Les peintres qui le représen- """" 

tent enle\« sur le dos deVaigk, No"i <Ï"H»»";« d^"» «» ver^U 
, , . , ,, ,°^ ne ditpoiDt, comme il fcit ailleurs 
S abusent , et ne consultent pas ,3, ^ Jupiter ait eolevii Ganvmè- 
les anciens autears (G). On pre- de ; ù dit que lea dieui l'enlevèrent 
tend que Cicéron n'a pas bien pour le faire servir d'ichanson à In- 
connu le père de Ganymède (c;. pil«r. llaioutequ'llu. frère atue de 
ÏT T. , . ,■', nui- Ganïmede.engenilra Laomedon «ui 
De temps iiftmemonal les Phha- ,„( ^^„ae Priai». J'ob^rve cela ^i- 
siens avaient une dévotion parti- ce qu'il est n^eaaaire d'euminer si 
culière pour une divinité qu'ils !'<"> censure CicéroD avec justice , 
nommèrent d'abord Ganymepa , lo-'q"'"" l"i.r«pro^bec™.lucullpe- 
I. -1. • nr ^ cbédemeiiioire.d'avoirdit que Ten- 
et ensuite Hebe. L est ce que f^m qui fui enleva <!tait liU de Lao- 
Pausanias nous apprend au livre m^dna. Trois igirurfaii filius Gany- 
TT nacp \An medet , non Lao/neilonlii , ut vûUlur 
", page '4U- ^^^^^^^ CUeroprim. Tuscul lapsus 

{b) yoyti Its commtntauim 4b IV°. vide^ïcet memorilUquo noaiine 'iolenl 

tiablimi d'AicM, magni firi /aborar» , ^ui gravioribui 

(c) VojT'i (" rtmarçae t^k). impediticuns , ciim citant t^lautores, 
vet autoram teitimùnia . loto , quad 

<A) Fils d'un roi de Troie.} Troa , aiunt , cctlo tibemM : id qiiod dili- 

fiJs 6'trichlhoniuB , et ]ietit-fils de gens lector sirpé in jtriitotelii depre- 

DardanuB, fut pire d'ilus, d'Assara- hendettAris.pncsenimdemonbus). 

cas, et de Ganjmède. Voici des vers ftriia Ciceronii hire sunt : Ifec Ho- 

grec* qui nous apprennent cela, et meruni audio , qui Ganrm&hni h 

qui méritent d'^Ire citfi'i piiisq<''i)i Diis raotum ait uroDter t'armam. ut 
rendent témoignage A la beaulé t 
ce garqon , et ) son enlèvement , 

â la charge qui lui fui donnée de vt ^ . __ . 

»er à boire à Jupiter. humana ad Deoi lransj'ere>at , aivi- 

* ' f ' * .(...ff !,.U, ■F,.ïfli.ni. *«. ^ malUm ad nos ( 4 ). ïf- le Fé- 

' " (n! Ep.xfl"«. ^«- ^^^ p^j^^j q,,^ cett^ censure est in- 

"'!'''• . juste , et pour le prouver il allcBiie 

™ _ t"^ ' de , ou un ancien icnvain lemoime 



Tt>o/iii»t, (4, Ci>n.ii«il.r. a FmbltBiu 

0{ /■ KoiMr'S >lnT« Sut»! aiflfo- b. ici, »i. i. a>i>d< i» '<•• 



Îà.. . C'i'ijmrdnit I^umrdvatii ISHi'Ht facial. 
u>. F>l>n'.,<p.l. LVIlt,l>». Il, PU. iSI. 

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GANYMÈDE. 17 

que Ganymiie était fît] de LaomëdoD. tenu dans les tu jmei borne», lorsqu'il 

Cela veut dire que, vu le partage de a parl^ de Ganymède dans rhjmDe 

siMitimem, Cic^ran a pu jouir de la li- de Vénus. Il j cbanec quelques autres 

berté de suivre Homère , ou de ne circonstances : car il suppose que ju- 

le suivre pas; et qu'ainsi ce n'est piter l'enleva aCn de le faire I échan- 

Doint par Inadvertance , ou par ou- son des dieux ; mais il n'altère point 

bli , mais par cboii , qu'il a dit que le reste : p 

Canvméde était fils de Laom^don. ,, \ > .< _ 

lî'en dVaûe i l'apologiste , la cen- " ™/'^'' î-'*" r-^^iA-^M»,» 

sure me parait trfe-bien fondée: car u _ - ■> i, i - ^ ■ .. , 

Cicéron en cet eodroit-U rap^rte ^' •.'" **^ "*"'■ " «'-"""" 

unetraditionquivenut d'Homtire , et „ v "■'<. , .- . - . 

il le cite qui pliis ^. H n'y a donc "^ ", *■« ""^ *""■ «»« i™"- 

aucune apparence qu'il l'ait voulu „'v"'°',l. , , ,. ' 

contredlrerrégard^âu père du beau ^"f- '*".*-"'™ w^».( J8-- 

garcon enlevé. Disonadoncqu'ilcrut -"Z""' ... 

qu'Homère le faisait fils de Laomë- ';,„„ i ' "'"''« -*''™" •*«■«, 



a mémoire le 



,,<.«Fit. 



trompa. ^ "'^ ^itpT^'f ^■'*^- "-«te*- 

Kotez que quand je mesnîsservi Jtii)>iiiii>ump»pirrpiifclknlKdiun,iiiaM 

de l'eiprecaioD vaeue fî/s if un roitfe _ . DO'tonrtnjtrmr, 

l'on observe dans les auteurs sur ce inlHm', 

sujet. Hygin assure dans le cbapitre -ilurto i^ crauri ^urimi aiiutr rutriari, 

CÛEXlV'.que Ganymède^tait nisâ'As- Apollonius ne s'écarte point de cette 

sai^çus, et dans le chapitre CCLXXl iJée, etl'onseraittrop^upçonneui. 

qu'U était fils d'EncM.on.u, Quel- .il'on en jugeait autrémenluous pri^ 

qiies-uns (6) le font frère de Lao»^ texte des derniers mots dont H s^est 

don et par conséquent fi^sdllus. ^^rvi. Bien n'empêche qu'on ne lei 

D'autres (7) le font as de Dardanus. rédube au raérar sens qu'Homère 

Le sentiment d Homère est le plus avait exprimé : 

. . , Utti Ksi r^iufiiS»*, tii fi 

ërûwwij.'i Les vers d'Homfre, que Oiip.ji i>K-Ti.M«. i^lrioT <iS<t»- 

l'on a vus dans la remarque précé- ,'"""'. , , 

dente , ne marquent point qu'au- s«*.»iet •fifam 

CHU motif d'impureté ait donné Heu - ■ ■ ■ SiiciunG,njm^r,iiun,m>it,anat 

à l'enlèvement de Ganymède. listé- j„ Ji^^ZUm. « J«fM. ft«r« ««,- 

moignent seulement que la beauté de irmalm ,' 

ce jeune homme engagea les dieui à Pulchriiuilinii n^ùJu (8). 

Je transporter au ciel , afin ou'il fût i^, autres poètes n'ont pas gardé tant 

lechauson de Jupiter, et Wil vécût de mesure. ; Us ont dit toSl Det que 

entre les natures immortelles, C est Jupiler devint amoureux de Gany- 

comme si l'on disait qu'ils le trouvé- ^^^ ^ ^t qu'il l'enleva pour contm- 

rent i™p beau pour ne devoir pas ter «a pédérastie. Voveilesdeux vers 

servir d ornement à la cour céleste , j^ pia„te «ue j'ai cités ci-dessus <o) , 

et qmls cmrent que la Urren ayant et le X'. livre ( i o) des Métamorphoses 

pas asseï de menu pour posséder un d'Ovide. Si l'on en croitle eramroai- 

trésor de cette importance, il lui rfen Servius, npti Ganrmedis, dans 

fcUait prociffer une habitation plus Virgile , est la même chose que sfu- 

digne de lui , c est-à-dire une bonne pr^û, corruptUxi). Je laisse plosieur» 

Elace dans le pays de limmortelle 

éatitude. Cela ne désigne aucune (g) ApoU. nlmiliui, «igaimt, , b'i. /!/, n, 
lasciveté, Homère s'est exactement '"*.;'"»■■"- "7S. 

(6) THUa II] trcDphnn. , pif. I*. (iiIScrrhu, Id lUc rtrla XaïU. , U. /, 

(:i}L»i>i.,<'.iCLinduiD,il|»r,, l«n. /r, ■>•■'«■ 



.tiz^f, Google 



i« GABïMÉDE. 

endroit!^ Sfartial , H Dblniti^mettt ram cerraptontnque et cognatorum 

eu quatre Ter9 : quiàmm:. ; quibus nihil atiud ac- 

tam tit quàm at puàor hominihus 

c"r"l^ '^^'''"ù^w^h^^"/^ P^c^i^a demeretur , si taies deos 

i>LiiilJt«t\iuMtt'u,ci^JuniiTiinaMir ' cndidiiittit. Il est indubitable qu'il 

ru.i*-.i.»r™,tc«G..vnu*i""i("). avait an vue U fiction Je l'enliTc- 

, • j L lii«btde Qatiyniéde, fiction d'autant 

Je ne comyte pas pour peu de chose -i„,i„jurieuL à Jupiter, qu'il était 

l^utonti de Lu-ifen ; c.r quoique ee [^ (^^J..^, a^^^- J^^ tomme. Cette 

fût unimp.equine»epU?«,tqua ^ g dire î guelque^uns que 

taureer en nin^uie U religion, 1 KrfaBu», bisaïeul rfe GaiyuWe ,nM- 

falla>tque5e.rajUene»eu«entquel- tait pai fil» de Jbpiter ; car s'U 'eût 

que fon^-e-t ;.»';««"'» ^JJ-i" •"'" ^ë /comment estce que Jupiter au- 

ra^meriaicule*ileûtplaj^.nté8urdei ^ commeUM celt^ infamie?*^ 

opinions , ou snr de» cérëmomes fer- „„,^„„^ -^^„ tradUnt, Dardanan, 

g^esdanssatéte, et imputées e^m- ^^ Jasiu^ CoHli Alios fuis^o , non 

».e».em«it.™ païen». Il pttmau j^^^ „ec e«/m f» ria>«eO ad 

doncdap. le. tradiuons etdau*le impudicos Ganrmàem pUne- 

qj,eGanyMMeéta.ttoHten|emblerë- j ont reproché auï païen, ^cetli 
chaBKin et U migooB de jlumler i\r^ie Ju^u, -„„daebur»dieux 
(.3), ri fa«t<^ndaw que c'était hn ^ q^ ««"aurait chicaner sur ce 
.entimenlasseï commun dans le pa- 'i„t-M , comme si le. Clément 
Saniame. Hais noua n avons que faire Si^^ndrin, les Araobe . les Uc- 
âe .on autorité : ceUe de Platon tou- ^^^ ^^^j^ eroplov^ la superche- 
te«!ule serait suft»ante{^ grand ^ ou n,*me la ciomnie contre 
plnlo»opbe a condamne la Gcbon que j^, ■ ni^ jj, o„i „biecté une tra- 
ies CréuK avaienl établie touchant diti*„ bien établie, et qui s'étendait 
GauroMe, poussés à cela par lin- :„.q„„ ^^ cnlle; <ir le même Jupi- 
térrt de teouver nn grand «cmp e {^^l j,^^ ^^J^^j^ j^^, 1^, ^^. 
qu.favonsâtleurpederastie : or la j^J ■< ^^^j^ représenté avec Gaoy- 
fabledeJupileretaeGaa]™édecU.t i„édè f et avec 1 We qui enleva ce 
fort propre i leur intenUon, parce -^^ „ ^^%^ ^^ 1^' j, 
qu'on croyait que leur, lou éUient j^^rtanSe (i8) : Nam «uoJ aliud ar- 
venues de Jupiter ( i4 )■ I.K «">«- ™™,„,„m A«Ae( (mo«. <;a(«™(i , « 
gnalent donc que cette diTimUS .e |«^, „^„ ^ù„ „^,^ -5d„ Jot-i* 
servait de Ganyraede pour les plai- fj^^^^ ^'^^f, ^ ^^„ i ^„. 

pécher de citer ici Séniqne, qui a ,„u,ri,, acstuprimemoria ma^it in 

rais cette action de Jupiter entre le» „,^„„ , C<^snltei aussi Tatieo 

folie» que les poètes avaient chan- (,„«. j-^i tu dans Jnvénal une chose 

tee* touchant ce Dieu , et qui né- ît ^ -g^ ,;j ^^,jj ^ ^^^^ „„ 

talent «ropre. qn 1 «ter la hnnte du Jn temple de Ganymède , ou un 

cnme J to.« ceni Oni auraient formé ^^^^^ •-„; contenailla sUtue de cet 

une telle idée de la nature divine. ^^^^^^^ j^ Jupiter. Les eommeo- 

Jic«,(r« hàltuttnation^fero, dit- j,(^„„ n'édaîrcissent ga«re cet en- 

il(iS), tjsentadinodaia Japiter opte- j,.^|.ii . " 

mut maxinua iiteptias paëtaru-m : g^^ 

atdtucH aliuf raptortm ingenaqr P#cù, « 

,(iimci..<^.KUV.U».XrP'arn~»W (i6)Luuai..fi». f, n^yt». 

.:ir.o«r..«.-.-/r/«r'". "«■ J"""*- ««i..*.i..aD,J.Cirii.Be.,W. ''/'.«-F- 

Lck-I.»»!. (.»; LiiIMt., Di.i.. latfiL, Itt- /. «P' X'. 

(,s) s»».. JTvia bt.a , (^. XX»'!. (-ni »V« b r™.^^ (cj , * i< tiw- 



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GÀNTMÉDE. 19 

El Ctnnm (nom fH lUn prtiiat /hnina rie. Hercule arait démaiidé ces che- 

« ,;.J^j^, '-.«-,, ,i,i.™„„i-i..,(,.i »aoi-lâ en T^otapens« du serrice de 

if.u.rJ^^.o.n,ck.j«Mr<^...l.i.^,o). j^^^^ Hësione.flle de Uomëdon, 

Paauniai fait mention d'une ita- «iposrâ i un monstre lBarin(i8). 

tuede Jnpiteret deOanymèdequ'an Notet auui que lana que Lnomëdon 

certain honune de TbeiMlie nom»^ s'en aperçât, Ancbise eut l'adreue 

Gnothlsd^dia dans le fameux temple d'avoir dé la race de ces cberaax 

d'(MTnipt{*i). (»9). NotelenOn que, selon quelque* 

(C) jUi uni disent epi'aUJUmt- auteurs (3o), le nrétent que Jupiter 

leivrparna aigle, Itt autres qu'il fit au p^re de ^injmkàe, fut une 

fut lui-même le ravisieurtoua ta for- ngae d'or que Vulcain arait fkbri- 

mr de cet oiteau] Horaee et HygiB quiie. Au f este , si Ici autorités qu'on 

(«s> sont du premier KUtinieDt : a TDeici-desBua(3i) touchant la déi' 

Oride et Lucien sont du tecahA. ficatioode ce jeune homme ne sufii- 

Voicilet t>aTol«s d'Horace : saieut pas, ou v pourrait joindre le té- 

pBj,a.-.>...inm/-i.(™™. «li«»., moLgnage ie Pindare {3i) , et celui 

Cuim Dmmii rtgntjHiAattû ragùr de Lucieu (33) , et Ce commeutaïre 

Pimisiiiirptrua/iileltiM J; Servius. Wonii(«i dixii , vel prop- 

J.p,nurmGMv^,d.JU«, (.î). „^ minislerium poculorum, oAuW 

Pour ce qili est d'Oriie , il à'est ex- rtce/itui eit . remald HtbefilUJuna- 

prim^ de cette façon : ni'i, i/uajovi bibere minùtrabat ; vel 

KnIU Uatt'i alur ttni oh hoc qiwd inter iùieru coltocatui , 

W-'i^'. ""■V"*!''''''' '"''/'''*'"■' '"'"- "îuûrii nomeii acQtpit; et non ob hoc 

«■«moni!p"ïiHwmcW^ii.<«™f>./iii/. lantùmirasciturJuno, sed quèd mo- 

ArripiilUadi», «ui itMc fufu po»'. latus sit Ut divinos honores conseque- 

I«iU,« J«i«ri-,-J-™«™..«-.r..W). retur{Uj Vous vojei dans ces pa- 

„ , 1 . 1 ■ ^ole» lie Semus deux choses Bota- 

Vous trourerei les paroles de Lucien tjgg , y^ae est qu'Hëbé qui avait ta 

dans Je dialogue de Jupiter et de j^j^ j^ ,„Ber k boire aux dieux. 

Of) Il de,fia ce ;eune garçon , « njméde fut mis à sa p'-tf i ''»"»" 

g( un trei-beau préient au pèrt.] j^t qu'on le mit entre les toiles , et 

TrosëUitmcoDSolabled avoir perdn „„^^ fut le signe du zodiaque , que 

« cher fils ; mais après avoir reça „„„, app^ionf verseau , et que le» 

quelque dédommagement, et la non- fati„, appellent aquarius. Hvirin 

relie que celui- qu d pleurait rirait observe cela (35). Quel crive cœur 

toujoun entré les dieux , et ne vieil- „^^^ jj pauvre Junon de voir le mi- 

jirail jamais, il se consola. Ju piler „„„ de son mari occuper la place 

lui fat présent de quelque» chevaui ^„'^„ ,^^1 ^tëe i sa fille Hëb/! Le 

quicou™entfortnte,etqi.i<!tai«rt malheur qui était arrivé i Hébé fut 

du nombre de ceux qui portaient les j,jg„ l^ prétexte de sa destitution j 

dieux (»6). hotei que Laoraédon , £>ls ^^is „„„ p^ i^ „aie cause, micëlait 

de Troi, promit à Hercule de lui don- tombée pendant que les dieux étaient 

ner le« chevaux que Jupiter avait à table , et avait moptré tout ce que 

fait servir dt compensation {a^): 1, pudeur veut que l'on cacbe (36). 

mais n ayant pas tenu sa paroi* ù Jupiter, qui délirait ardemment que 
fut assiégé dans Troie , et y perdit la ^ 

(>8J Ci A|»Uad. . la. Il, ft- m. iij, rSj. 



f«)Ju-, 



(«) p.«.. , w. y, ^. x%iv, p.,. -- 


(30) r~^u Tin.^. fU™iii , ipl 




lit. If. ^m. iS3- n cOi [i icoliim . 


iri. ^i ..^fA'^ihd^ ; lit. 111, ^'. 


» Orcii. 

(30 O™ '- r™-"?"- (B).«J. 






(,i) E„M..oi.i\, ut. ir. 


(3«) PilJir. . ai. X. 01;mp. 


W)0*id..Mtu»..J,t. T, ™. .s,. 


(331L>>»<*.,JnJ<»rTr»adi>, C 


(rf) L-™».^0,«.. , «W, P«-^'j^- '•* 






(î4}S«.i.. ,inVi,,U..«,.,U 


{,,) &S)C ï.« :vsitl. rat-^JAtt. 


(îS) BjiJi... tap. crxxir, ,1 p«, 
w.ii,"p.ïyï„jrî/.t." 



LnOOl^IC 



30 GAKÏMÊDE. 

Caoyniède fût son ecbanson , protlta tement enlevé par un prince gui en 
de cette conjoncture pour destituer était amoureux. ] H<!rodifD rapporte 
cette pauvre lUle. (|ue le lieu qui se nommait Pessi" 

Œ) L'on n'est point d-acBOid sur le nunle.danslaPhrygie.ayaitétë ainsi 
lieu oU scJU l'enlèvement, ni sur appelé, ou parce que le simulacre 
réiat oii était alors le garqon fui fut àe la inere des dieui y était torab<! 
enfoce.] Lucien (îj) suppose que Ga- du ciel , ou parce que le combat qui 
nvRiMe faisait la foochon de berger « 7 donna entre II us et TanUle coûta 
surlemontlda.lorsqueJupiterl'en- la ne a- plusieurs personnes- Ces 
leva. Virgile suppose qu'il y cbas- deui princes , I un Pbrjgien , 1 autre 
^^ . Lydieu , se Urent la guerre , ou par- 

, , _ ,,, ce qu'ils ne purent conTenir des li- 

?"^'"^"XVe™ °^"'-"/-"g«<, """^ ^* '«■■" <"'" (45)> "" pl""' • 

j^rr ''ânSêtanU imiUi , »Min pri^'t ai i cause que Tantale avait enleva Ga- 

lède. Ce dernier perdit la vie au 

up de bataille entre les mains de 
frère, et ceOea de i 



SiitUmt^ piditu, raptll JovU «rmfjtr un- di^mp Jg bataill. 



ValMus Tlaccus fBg) et Slace (4°) celui-cinè voulant point le relilcfaer, 

ont .imité cet endroit de l'Enéide, et l'autre faisant tous les efforts pos- 

Hais StnibonC4') assure que ''"""'' aibles pour If lui ôter. Son corps ne 

sait que Ganyméde avait étt enlevé s'i^tant point trouvé , on donna du 

dans un lieu qui s'appelait An rpa- merveilleui et du divin à son aven- 

Sia et qui était situé sur les con- ture , et l'on en tira la fable que Ju- 

15 du territoire de la ville de Pna- piter l'avait enlevé (46). Nous lisons 

pe, et de la ville de Cjiique; elque danslacbroniqued'Eusèbe(45), qu'au 

selon d'autres il avait été enlevé au ,ujet de l'enlèvement de Ganymède 

promontoire de Dardanie. Les Chai- ji s'éleva uneguerre entre Tros, père 

cidfcn5(43J soutenaient que l'enlè- de ce jeune garçon, et Tantale. On 

vementselitchezeui, c'est-à-^ire, assure cela sur la foi d'un écrivain 

dans nie d'Eubœe; et ils montraient nonimé Panoclés. C'était un auteur 

le lieu où Jupiter avait fait ce rapt, erotique (48) , ou pour m'eipliquer 

.C'était un lieu plein de myrtes, et plu, clairement , un compilatenr 

on l'appelait War^ay'uni. Rotei que d'aventures amonranses. Orose a parlé 

c'étaient des gens d'une inclination de cette action de Tantale i voici en 

eiceisive an péché contre nature, quels termes (4s) : iVec miAi nunc enu- 

i îrajJinà /«^otiat tjnmtas. nierare opus est Tantali et Pelopis 

Proàigiosé t. ...... .,-■■. 

grant " ' 

parence qu'ils denitaicnt cette iraai- tianri 

tien afin de se mieui couvrir de gis pUum ciim ^fiagitiosissimè rapuis- 

l'autorité et de l'eiemple du plus t^t , majore coaserti certaminii fai- 

grand des dieui. Cest ce que Platon ditate delitiuil , sicut Plianoelei poêla 

a pensé des habitans de l'Ile de Crète, confirmât, qui maximum bellum 

comme je l'ai déjà dit (44)- Suidas ea-ciMtuni ofrAoc/uifieconunefflonit; 

nous a conservé une autre hypothèse ai^e quia hune ipsum Tantalum , ut- 

touchant le lieu de l'enlèvement , pou assedam Deonim , videri vuU 

^oyez la remarque suivante. raptum puerum ad lihïdinem Jovi* 

(F) Uf a des écrivains qui familiari Unocinio prtnardste, qui 

prétendent que Caiymède Jut réel- ipsum quoque fiUum Pelopem epu- 
lis ejus non diihildrit impeiîdere. Ens- 

rjil Luiu- . >*•> Vi*!. Jovii «■ Chtib. , ' ■ i..- 

,(;> s«u.. . Ti.rt- . ï*. /, », 54». >^5T^."',' T /.' Xi/ . yj" 

Bi^ J. lealiulc it Linpkraa, pag. S». 
(j.:)Eiuri>.. non. 6J4, 
(4^1 ^itr" Stilifcr, in EudHBai. fug. 4i. 



'rodigiosé in amore puerorum fia- factaturpia, et fabulas turpiores : 
ranf (43). n y a donc bicnderap- quorum Tanlalut rex Phrrgiorum 
arence qu'ils débitaient cette tradi- tianymedem Trois Dardaniorum re- 



{40 Slr.b-, 


(il. xut. 


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5«pi.. Br-,1 


.. ^•«•Af; 


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,;J7j,p.(.T.^'4i. 



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GINTHEDE. 2t 

iBtlûiu (5o), ayant dit qae, aelon Mais Taniidt, ^imaginant que Ga- 

Ijuelques auteurs, TauCale araitenle- nymède tenait comntt espion, pour 

■ré Caujinède , ajoute que d'aulnes s'informer iU$ forces de ton nij'aii-. 

imputaient ce rap( i Hinos. Si nous me, t.airéla prisonnier; etla desiut 

coosultOQS Suidas , nous appreadrons GanyméJe tomba malade , et mouiiiC 

bien des circonstances de cet attentai (S5). 

de Minus. Nous-y verrons que ce roi (G) La peintres qvi te repriaen- 

de Crète alla Toir Tros , et qu'ayant lent enUue si^r le dos de V aigle , se 

BU que les trois fiia de ce prince étaient trompenl, et ne eonsutlerU pas tes 

ils chasse, il déclara qu'il voulait anciens auteurs,} M, de Saumaise 

chaaser avec eux. Il n'eut pas vu plus (56) a censura cette méprise ; il dit 

t&t Ganyméde, qu'il conçut pour lui que , selon les anciens poètes, l'ai^^e' 

une passion tr^-ardeate : il le Gt prit Gaaymède par les cbeveui entre 

enlever , it l'embarqua dans l'un ses serres. L'auteur qu'il commente 

des vaisseaux qu'il atait envoyés par (£7) Te dit aussi. Notez qne Martial 

avance sur le Granique, et s'en re- suppose que Vaigle avait peur de 

tourna en Crète. Caaymède fut si faire du mal i Ganyméde. 

alHieè de son raaibeur, qu'il se perça _, , 

Je L propre éré,. à,L, 1-mtCTré 'i™ "•"" '■"" l"'™" " — 

dan» nn temple , et de là vînt qu''on luàiian liitidii iinjuiAu hmiii un» (SB). 
divulgua que ce jeune bomme con- 

versaitavecIeïdieux(5i)-Eustathius lî» ancien sculpteur représenta cela. 

(5î) particularise h chose autrement, mervedleusemrnt (Sg). On docte An- 

ndit qneGanyniMe ayantétériol^ gl»" » soi" l'erreur commune des 

M pendit, et qu'on fit accroire â son Peintres ; c'est dans un ouvrafie dont 

F ère qu'un tourbillon et une nue " traduction française fut imprimée 

avaient enlevé, afin qu'a fût l'échan- iRouen,l'an i656, sous le titre de , 

son de Jupiter. Vous trouïerei dans " Monde dans la lune. VolCl ce 

Athénée qu'Eobeménès , qui avait qu'iUbserve (60) ; « S'il y a un si 

touchant ce qui con- « grand oiseau en Madaeiscar, ainsi 

' ■■ "'le le raconte PauluiVénétus (), 
" :s ailes sont de 

__ ._ .„, . ^ Eur, et qui peut 

fôiits fivés assure que Tantaleayant " enlever en l'air "un cheval et son 

enlevé ce ieunegarcoB, le transporta « cbevaucheur . avec autantde faci- 

eo nie de CrèU , et le donna i Jupi- « ''t^ 4"* ferait un de nos Milans , 

ter (53) : pure paraphrase d'Orose; » une petite souns, il ne faudrait 

mais saint Augustin (S^) a reconnu " doucq.. instruire un de ces oiseaux 

qu'il i^yavaitquela fable qui convint » h porter un homme , et I on pour- 

» Jupiter, et que la réalité était pour » rait chevaucher jusque-là sur son 

Tantale. Voici une autre tradition " dos , comme lait Ganyniede su» 

Ïii ne donne point unmotifd'impu- » un aigle. « 

cité^i la conduite de Tantalï. .yùi- ,„, „^. . „ , t , .:n ■ 

das, sur U mo(-U.»., et Céd,%^, JSi) Kh^.c, Co-uow. .,rl»Epl.. a'Ov^ 

aussi racontent que le roi Tros ayant (S6)7iiliiui., noi. in AchUlemTiiiiiB, pu;. 

subjugué plusieurs princes tes i»)i- 5S3, 

compagne de ctinjuante hommes, pour (5») LtccSmrii a/jailitm nniiraum f«.d m- 

faire un sacrifice faction de grâces, piaiui Giiam'i', n cai ftrai, parcmum nn- 

en «a eertjn temple de Jupiter, gWW .W ,v -,wWb W, Xiwr. 

gui étaU dam Us terres Je Tantate. ^„, ,"„ ^ TiW "i'x^fl^l '"«J:™ 

,5.) E«u.b. . i» .*. XX ni^. E./S1"..? -i^-^r.";;"^r 

(S.) Krf J, S.,d M;,»t. 7^X"' t"'*-"-' «"Wi "^«mG^ 

(Si) Euuibiu , in llb. XX lliiil. mmri"« iBvi (giminaUim . lon^ uni. >xi- 

(53) Lud. Vin., ir> *>>»■(., cl*Cml. Dci. mi-«^ali>mdhaè'nui, niiiû r Tm.». , Ont. 

m. vîi.eia. xxyi.tut. xyiii,cmp. .af,nM.,t«#. 170. 

XIII. (&>) £. Haik Uti 11 LiiDt , /'•. fin., pag. 



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22 GARASSE. 

GARASSE ( FiuNçois ), natif PasquiervengbrentleurpéreaTec 
d'Angouléme'*', se Ht jésuite l'an beaucoup de hauteur (B). Mais 
1601 (a). II fitcstrêmementpar- celui qui écrivitleplus fortement 
1er de lui 1 par le zèle qu'il té- contre ce jésuite fut l'abbé de 
moigna contre les esprits liber- Saint-Cyran (C). On veut qu'à 
tins, et contre les ennemis de cause de cela le père Garasse ait 
son ordre. Il se décliaina princi- été l'Hélène de Ta suerre des jé- 
palement contre Théophile et suites et des jansénistes *' (D). La 
conlre Pasquier, 11 ne manquait dernière action de sa viefuttrès- 
n: de génie, ni de lecture; et belle. Il demanda instamment à 
comme il avait beaucoup de feu, ses supérieurs la permission de 
et rimaginatioo assez vaste , et servir les pestiférés pendant une 
ane bonne poitrine , il passapour affreuse contagion qui fabait 
un grand prédicateur. Il était> mille ravages dans Poitiers : il 
fort propre à souteutr une canse l'obtint , et ayant gagné la pes- 
eq chaire : son tour d'esprit et tp dans cette fonction de chari- 
ses manières faisaient de très-for- té , il mourut à l'hôpital au mî- 
tes impressions , vu le goAt de ce lien des pestiférés (E], le 14 de 
temps-là; mais il ne devait point juin i63i , à l'âge de quarante- 
se mêler d'écrire , ou s'il ne pon- six ans(d). Il s'était réconcilié 
vait renoncer BU titre d'auteur, de fort bonne grâce avec le 
il ne devait faire que des vers la- prieur Ogier (F) , et avec M. de 
tins''*, ouques'eiercersurdessu- Balzac (G). Son Rabelais Réformé 
jeta peu importaj|s ; car ayant a été un titre trompeur à l'égard 
voulu écrire sur les vérités les de Placcius (H), 
plus sublimes que les libertins II employa contre tej poètes 
puissent révoquer en doute , il a une maxime qui est dans le fond 
moins contribué à convertir ces très-bonne; mais on la tourna 
gens-là , qu'à les endurcir (A) ; contre lui-même (1). 11 prétend 
parce qu'à tous momens il s'éloi- que ce n'est pas une bonne excu- 
gnait de la gravité qui convient sepour despeasees,prDfaQes,que 
à une telle matière , et qu'il se de dire qu'on ne les a point dé— 
servait de mauvaises preuves , et bitées en prose , mais en vers, 
qu'il citait à faux. Il se trouva J'aurais dû. dire qu'il est l'au— 
exposé à la critique de plusieurs tevmà'unlidelle diffivnaiaire in- 
plumes redoutables. Les fiU de /iiM?é'IeBanquetdessages**,cont- 

•'K.aTna,ii.n,Ut.,mt\\Xliem>ré- 

'ProJprr Marchand B a pmnldonniÇdir- „oirti . > àoaai un .rtideiupèrc G.nm. 

Ilde i GiruMi m.is i[ ed i conwrc un très- j,,|j j , f^[ qu„|q„„ .ddilioiu bibiiognphi- 

lonB*WnH-Cflroj«,,»I.K conlK le j*- qun , il» juiUdeiM «marquti.ur lirliel» 

,uilE:«. Pr(«i»[U.rcbandpr»daccu.<.i>dc J, Ba.lc. Qu.ul .» Ut™ .Itrihuo 1 Gi- 

fu\a de deux «Dl quaUt-Vlugt-qualorH tusc, Jolv donnedMd^uiljcurieui, «ilràU 

siili. omn par Bxllct, »l lur ipulquo-uni J^j Mémoini manuicrili de Gin»e , lur 

d«Kinel> il donne de curieuï d^IiiU hiblio- |„ Quailipaci palilmw. 1616. 

.rmkiquei m1 . fail quelques «ddiUoos, pige ,6, AUgiinlie . Bibliglh. «ripl. soc. Je.u, 

3ia de »n tome U. „n„ ,^ 

(a)Alegimbe, ùiBIUiotheci icriplor. lo- '' Le (ilredel'ouTriig* n'ul foial Sr/iUm 

cïet. Jesu. pag ii^. sapitnlti. cDuine le dit Alïg^mtw , citi diiu 

'* Jalj reproche i BiJ-le de suapoitr yne la noie (dj ; maLi Lt Banquet dci uiftl, 

ftpèn GaraSiB réuiaiuait dont tapoésif la- dr*saé au logij el aux dt^'pfu de M'' £âuij 



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GARASSE. ï3 

posé contre V honneur ^un des tt renvméeparUpèrt FraneoUGa- 

premiers magistrats de France ""*"•■ de la compagnie de Jiini. Il 

(c). n n'y mil point son nom, ï'.™ï«î'"'<"f ^'""^*^»"<:etm«i* «* 

•_' . ■' , ■ ^ , .' iujerUna, et J tut en peu de Umpi. 

maison ne laissa pas de savoir .^ue, .elonle jugemeat dupubUc,^ 

Ïa ill avait fait : Alegambe a'ea Uvre éuit bien plus propre â fomen- 
isconvieat pas ((/), Onlecen- '"■ l'atWiiroe qu'à la miatt. On 
sura vivement d'avoir publié le ^^^^e d"*ito^a*',^(T'"t'"*r''' 
conte des Tapisseries de Jeanne dit qu'on m J.a^iiKtlln qu°ë(^t 
d'Albret , que j'ai rapporté dans des premiers et daa plmforit cham- 
l'article de cette reme (e). On P'^"' ^J<"'vnté , ds eu<s«at efaoUi 
prétendit que ses médisances S ^Pf"* *^"^« P«f ^ defe.rire. Cei 
. ' ji' ■. - --" a homme e(an« nueuj: poujvu rfe* oon- 
cet egard-la étaient uue injure d,ti„n> ^cess^i^, hu» poète sen- 
tait» k Henri-Ie-Grand, et à ^"'t^t à un farceur, ifuenonpasdeM 
Louis XIIIfA On soutint qu'il 1^l't<>":oiiye'^He, k undocteur ca- 
av.i. .pp.l/ç.>„ pnnç«='«- £?,■" >'i'ï„1;iV"Si:';; 
bertine , profane, ridicule , che- crit contre Us athées , «t y «/, à par- 
val échappé ; et qu'il l'avait Ua- ^""'"^éremeatetcommedevmntDitu, 
soanée de mille aulrea calomnies V} "" «^"î^* dimpiéU, une sentiae 
ig). L'accusation était mal fon- Ton^r^ttdTA.^^.''?^ "^ ^'^■^' 

Si^ «. l .„ ■ .-e L- J°''^eries et de coiiUi faciUeui , unit 

dee. et il se justifia asseï bien satire de malignité et da médisance 

(k). On le ceasura aussi avec contre infinis gens de bien et de 
beaucoup de hauleur, d'avoir al- ""■"*«(»)■ Apre» avoir dit iJusieur» 

(IVJ. flous verrons (ij comment ^ai xesuiles , Si ce sont Ik les moreat 

il se défendit. de défendre la i-énérable uériié de 
notre religioa , si ce sont ia les uraie» 

humeurs ^ut <{e SIS ptaidifyen:, pour urvir armes dont il faille combattra l'a- 

d'«w^i-g«U à nnwt^airc dt^uuirt milU théisme, ou si ce ne som pas plu- 

S^^^^T""*-^^""',"^'"*/"^ '* '"' '""rumens de la ferle^ de, 

rrmarauees , par le iieiir Chartes de Lcipi- rf™». -, )„ ; .- j'^ HT 

•util. gemiUhomme picard. iGi? m* d. ^'' " '<•' '"^""'ons du pen< du 

»ix-l^-in«lrei«B.JolyA)i,Dil.d«criB- "^'"«"S^,pour retire In mérité ridi- 

lioo et l'auljH J> « n.lgpie Iris-rut. ""'" " ™P»"aW« davantage parmi 

Cc>Oji«t, Ji,g.M«it du Urr* de 1, Doo- '" 7""J""'^"' i^PP^ts. La mém« 

trUe canton,, p«g. »3 année I6i3, Saudé publia un iivro- 

(d)Ilmtiatn lit KnU.S^fiatipiamtvt. W "'^ ''<" trouve cea paroles (i) : 

(*) ''ow* ia ivnarqut (Hl de l-artKUVi.- ^0'"' '« pire Garasse , il est vrai qu'il 

tàMtx ( JBJ.PM d'4Ui«i ,- ràac de). a l'rt quelqutis-uni de leur, aràcUi 

{/) OgiBp , Jugement d« ti Doctrins du père Robert , lesquell U a fait si à 

°'TTZi '^''' "■ ^°* "H," """■ Ç™'"'-' '?'™/ ^" f"'"*^ »vec Us 

(p) IWfEosc pour ÉtiBBn, P«,ui«. /fv. /«çorej <fe /a,™ des libertins de ce 

,1"^ ■'"'*■ ^^* temps, que tant pour ce suiet ouo 

^(*] ''=j'« /. cAa^. Xr * ripologi, dr pour l-CndustHe àe son esprit ei W- 

Voioi U titre d'un livre qu'il publia ('> ^' f'^''' ^i-" '•' ''««uw 4. dv™ «iJ 

iParii, Fan I&i3 : La Doctrine eu- K™,!,™ j, il„,.'j"'l'',î^'''' ^''*?""' ■• 

risiLte dej ieirux esprits de ce temps , Fiiom:. GmiH. ° ' ^™'"" '■"•■" *• 

ou préiendiffulstcaimnant plusieurs V'\ Dan. t/pîu, dintaMr,. 

maximes pemicUuseshr état, à lanU- j"ij 'i'h-I ^'"2"!^' ' l'^'*""''"' ^ 

guMet «« tc»n« «on.™, ee.m6<u«„e (4) ./..^ T/!7i. S * ''-^™"- 



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34 GABASSE. 

f«e persanne n'écrivit jamais mieux (]ue François , Garasse avait Aéiié gou 

contre let athéiiles, t]iie Us greffiers livre a Jeu Etienne Pasijuier la part 

qui ont minuté tairét de leur.con- où il sera; car, (disait-Ù), n'ayant 

damnation : si toutefois, suivant te jamais su reconnaître l'air de votra 

dire de Tenullien , f église toute mi- religion, je n'ai pat su la route et le 

séricordieuse , non quterat potiùs pu- dieminque vous avez tenus audépart 

dorem suflundere , quàm sanguineia de cette fie , et par ainti tuis-je con- 

eSaadtte. Il lerient à la chaîne au traint de yout écrire i F aventure , et 

dernier chapitre de son livre , et adresser ce paquet (.t fikt où vods 

Toici comment ; j'ai quelques mons- se»ei. Afin de le pajer en même 

trei à combattre, àit-d (5),.... •< qui monnaie, on lui parla de cette Façon 

u tirent, par une industrie abomi- (g) : Ceci m'a fait user de votre tiber- 

n nable, Fimpi^te', du livre de té, et m'a forcé de vous adresser ce 

» la Doctrine Curieuse , lequel par paquet eu qdehjde iied qde vons 

Il pareille, ils qualifient dutitre très- êtes au Cormier ( que vous appelé: 

Il pernicieux de l'athëfsme réduit en cabaret d'honneur, et où vous con- 

I art. Ce-qui me donne occasion de fesseid'avoir eu maintes repues fran-, 
M déplorer la calamité de notre sié- ches) ou à la ville de Clamar , aa 
« de , laquelle est élevée k un t«! faubourg Saint-Germain ( où votre 

II degrd de malice , qu'elle nous ûte nom est inscrit en si beaux caractères 
N même la liberté de nous opposer sur tous les Tnanteaux de cheminée) 
)i .BUi impiétés les plus grandes, et ou en quelque autre lieu de même 
B de les réfuter par les moyens les espèce ,je suis contraint de vous en- 
» plus ordinaires et légitimes, puis- imyer ce livre 'a V aventure , etde vous 
» que la corruption est WL grande te faire tenir en quelque lieu que 
Il que , quand les religieux zélés , et vous sovez. 

Il jaloux de l'honneur et intégrité de (C) Celui qui écrivit le ptusforte- 
» leur religion , voluerunt, comme ment contre ce jésuite fut l'abbé , de 
Il dit Lactance C) , potteni elian ap' Satnt-Cyran.^ Il attaqua le volume 
» probare, quanta pielate defemlerint in-folio que Garasse avait publié Pan 
" religionef\auBtorilatemreligionum i6ï5, sous le litre de la Somme 
aipsarum, testando minuerunt. » théologiqae des vérités eagitales de 
(B) les fils de Pasquierifi) vengé- l" religion chrétienne : sa critique 
rent leur père avec beaucoup de haw (l o) est inbtulée , la Somme des fau- 
teur. 1 Ils attendirent à éclater que fs et faussetés capitales contenues 
Garasse eOt fait paraître son obsti- "» ^ Somme théologique du pire 
nation il le mordre (-j). 11 avait fait FriuvMa Garasse. EUe devait conte- 
iin livre contre ses Recherches , l'an nir quatre volumes ; je n'ai vu que 
i&M(8). L'année suivante il le mal- les deux premiers et un abrégé du 
traita eu cent endroits de la Doctri- quatrième ; et , «i je ne me trompe , 
ne curieuse ; il conlinaa le même >' "'y eut que cela d imprimé. Le 
train l'an i6»4, dans «a rejmnse au i". tome contient les fautes que Ga- 
l>rieur Ogier. Alors ils perdirent pa- TMite avait commises en citant la 
tience, et publièrent un livre très- Sainte Ecriture , saint Augustin et 
violent cttntre ce jésuite , et te lui «aint Basile de Séleucie. Le II', con- 
adressèrent en quelque lieu qu'il pût tient ses fautes sur les citations des 
«tre. La raison de cette adresse est autres pères et des auteurs séculière. 
Le III*, devait contenir les fautes da 
p]Iiuir>i^Fii«u^lUFruM,^Htbiini^il<l'Hu. théologie, de philosophie, de chro- 
("JK*. 7™ pVrf MliiiM».*''" ' "*■ nologie, de cosmographie, etc. Le 
(6) Cu i>fipilaii nicslu Puialir. linir^t Vi'. devait contenir plusieurs héré- 
lOitixt, n t-aiiAi mttirt dti rtqçfU'i Taiirr ,ies . erreurs , impiétés , irrévérences , 
•.■^'lVt':^Z'v.^f'ir;^tfr, bouffonneries 'l vantenes insuppo^ 
Itar li.™. --r -j r a tables. L'auleur dédie l'ouvrage au 
{■))r«MrA(i«j/d;e4Hirtj«ivn ■ ■ ■■ 

Piffui pur Elimni Par— '- 
J'.rH,rBni6»i. 
(«} laiOnU! La.Kidiin 



D.:.l.:.cl!, Google 



GÀBASSË. 
cardinal Je Sichelîcu , et hiarque 
iios son dpitre d^dicatoire rju'il bo- 
nore la aooiëtë des jésuites , com- 
me une det plus fortes compaenits ■ 
déformée Ju f^ "• ^ " 



25 



u Jiis de Dieu ^ 






» res pour l'examen de ce livre. Hais 
u cet ^clatayant donne l'alarme aui 
» jësuites, us montrèrent bien qne 
» ce D'est pas une entreprise facile 
> qae celle de centrer le livre d'an 
H jësuite. Car ils lirent tant par leur 
II cabale'auprèsdesmagistrats, que 
» le livre de Saint-Cvran fut fort 
u long-temps arrêta, n L'auteur aiou- 
: te que Garasse cboisit lui-même 
einquanU-tFois propositions dans son 

I livre , les plus aitées i défendre qu'il 

(is). Je ne crois pas ^u'îl loit facile put trouver, et dont il n'y en avait 
de trouver une critique aussi forte pas trois qui fussent du nombre de 
que celle-là. Ou y rencontre une ceUesdontM.deSaint-Cyran^accu- 
eiRcte et profonde ^rudilioQj uaju- saitdans son ouvrage , et ayant en- 
gement solide, et une sagacité mer- suite Jormé une censure à sajan' 



Ttn invincible de la Maeé 
la bande inséparable des i 
reax qui mouraient ensemble i 
le bien public en LacMémone 



les lectures que 1' 



;s que I on nui 

■nqu'on a dcsa 



n de s'éri- 

torit^s , par allusions , par compa- 

(D) ànveutque...le pèn Garasse 
ait été C Hélène de la guerre entre les 
jésuites et les jansénistes. ] Cest U 
prétention desjanséniates,carvoîcice 
que l'un d'em a publié(t3). n Ce fut 

> l'an 1616, qu'elle'di) commença 
» par le livre d'un jésuite nommé 
s Garasse, intitule : Somme des véri- 
1 tés capitales de la relision chré- 

> tienne. Feu H. l'abbé de Saint-Cj- 

■ ran y ayant remarqué un nombre 
B prodigïeui de falsifications de )'fi- 
I criture et des p^res, et de propo- 
» sitions hérétiques et impies, crut 
» que l'honneur de 'l'église deman- 
u dait de lai qu'il en entreprit la 
» néfutation , quoique sa modestie le 
1. fît résoudre en même temps à Cfl- 

■ cber son nom, commeil a toujours 
» fait dans ses autres livres. La pre- 

■ miére partie de cet ouvraee étant 

u pandit de toutes parts donna lieu 
» d'examiner avec plus de soin le li- 
u vre de Garasse. Le recteur de l'u- 
B niTersil« en fit des plaintes à la ta- 
B cull^, qui ' — 



■m,, (j . 





7.i"&.« 


t.,1. 



•,t brouilla t examen 
•.faisait en Xoiion- 
ne : de sorte' irae « M. de Salnt-Cy- 
■ ran eut mille peines i faire lever 
» l'empêchement que les jésuites ap- 
K portaient à la publication de sa ré- 
» futation : et à détromper le monde, 
» <[ui s'était laissé surprendre à l'ar- 
» tilice ^u père Garasse. Il en vint 
» néanmoins û bout, et malgré toute 
11 la cabale de la compagnie , et les 
n longs délais qne l'on accorda au 
u père Garasse. Il en vint néanmoins 
)' à bout, et malgré toute la cabale 
u de la compagnie , et les longs dé- 
» lais que l'on accorda au père Ga- 
11 rasse pour se rétracter, son livre 
11 fut censuré, comme coWe/iaiit^iu- 
» sieurs propositions hérétiques , er- 
B ronées, scandaleuses , téméraires : 
u plusieurs falsifications de paasfises 
D de V Ecriture, et des saints oères . 
M cités à faux , et détournés ae leur 
u vrai sens , et une infinité deparo- 
B les indignes d'être écrites , et d'Are 
n lues par des chrétiens et par des 
u théologiens. Les jésuites témoignë- 

M rent en cette affaire quelque 

Il sorte de prudence lU nes'opi- 

« niâtrèrent point à soutenir leur 
H père Garasse ; mais ils le relégué- 
» rent loin de Paris en une de leurs 
u maisons , où l'on n'entendit plus 
11 parler de lui; et par-lâ ils termi- 
u nérent cette affaire. Heureux si en 
u assoupissant ce différent, ils eus- 
i> sent étouffé da^s leur cœur le res- 

* C^Ic I l'éuicGl LcdcH <t lolf ; utmt !■- 



r.:.l.:.cl:, Google 



GAR 



" tre M- Vabbi de Saiot-ÇyraQ , qui 
'• les a depuis engages en taut d'bor- 
» ribles e^cés ! u 

(E) Il mourut au milieu det pesti- 
fèrfs.\ Cùm PictSvii weva luea gr^s- 
saretur , multis precïbus ejoravit 
nioderatorcs suos , ut sibi liceret tabe 
infectis inservire ; auod cùm obti- 
nuisset, în iia dcnium piis officiis , 
in hospitalidomoinEerini'ectos, auos 
rerbo etexempki ctiam moricDs bor- 
tabatar , sancUaumè et religio; 



U prieur Ogier.] Dis cfue l'apologiL 
de Garasse eul paru, le prieur se 
prépara à la réplique ; mais il y eut 
des m<!diBteurs de paii qui terminè- 
rent ce diffëreat. Lej^ulte pHiiat 
son antagoniste par une lettre rem- 
plie d'booaéletés. Ogjar répondit de 
iD^me. Le public fut rJgdé de ces 



e faute do^t -_. .._ 

demande réparation , s'il aTait été 
aussi délicat que les parens de Janaë- 
nius(T7)i car il résulte m'Sniieste- 
roent de la narration d'Alegambe(itt), 
que M. Oçier avait été hérétique , et 

Sil'il s'était conTertià la communion 
B Rime. Sotuel n'a point corrigé )a 
faute du pire Alegambe. 

(G)...... et awîc M. de Baluic:] 

Le narré de leur réconciliation , et 
les lettres qu'ils s'entr'écrÎTireot , se 
Toient à la t^te de la Somme tbéo-: 
logique du pire Garasse. 

(H) Son Rabelais réformé a e'ts'un 
titre'lmmpeurhrfgardde P/ofeius.j 
Cet auteur a fait un livre de ScripUs 
et Scriptori^us anoarmis alqife pieu- 
dpnjrmis : il a eu raison de meUre 



X. 



(iS) ilfainhe , GSblIiHh . taifUir. s^^el Ihu, 

* Jnlj nprKhi ■ Dif tt .1* oa yn liMmjtr 1 
cfl l<Uw, iiui r^reui rMit,, k )• i.v, i««,t. 
»rB>;l. dimli ODIe (<ti}-. » .lîci le tlln ; 
LtUrt Ju ptrt Garaiu s M. Ofirr. tmiiiianl 
(«r r/cwiiilùlitii, Ile. ïn-ii . il uAvi.im^\x- 
Hpl ]»(», L> Ittlm du îihr Garaiir Hml • lu 
f •■■ 47 1 II rfftnit dt M. Ogitr tammetn 1 lu 

■T.Î%.<-...«^ 



ASSE. 

François tarasse «n nowbr» des écri- 
vains anonjmes : car il y a divcr» 
ouvrages de ce jésuite où Tautenc ne 
mit point son nojn. Tel fut le livre 
qu'il intitula Le Rabelais réformé. 
M. Placcim s'imagine que Garasse fit 
a 1 égard de Rabelais ce que plusienr* * 
ont pratiqué envers Uartial et Ca- 
tulle, qu'ils ont donnés au public 
après en avoir retrancbé toutes lea 

Ïaroles sales. Les œuvres de Aabelais , 
it-il (ig) , ut utjucunda , sic ofrjcn- 
nis aliïsque icaïuiatoiis plena , casti- 
;ata imà easirata , titulo Babelasii re- 
■ , Pictavii e< Bruxellis in-Bf. 
nomine rtformantis FcanciBci Garai- 
91, scriptù aliis nobuimi jeeuit« Galli, 
non adjecto prodiére , docenle Àle~ 
gambe pag. 114. La vérité «st que le 
Rabelais réformé du pér» Garasse est 
un livre de controverse, où il parla 
satiriquetnent de plusieurs miDistr«s, 
-et surtout de Pierre du Moulin , qu'il 
accuse d'être imitateur de Babelois, 
et un fiabelais retauscité. Vo^ez i, 
quoi l'on s'eipoae , quand on parle 
d un livre sans en rien connaître que 
le titre •■. 

(I) Il employa contre lea poêle* 
une maxùue qui'est dans le fond très- 
bonne ; mais on la tourna aoitire lui- 
m^me.'] Voici comment ildébute dans 
la réfutation d'un sonnet de irbëo- 
phile. 'I Pour répondre à ces impié- 
11 tésd faut que par anticipation j'ë- 
u nerve une folle et faible défense 
plusieurs ont en boucbe, tou- 
at les impiétés de cet écrivain ; 
., — pourvu qu'ils puissent avoir dit 
Il que c'est en poésie que telles cho-. 
n ses sont dites, leur semble que 

» vert , d'autant que ce n'est point 
Il en prose , comme si la rime deratt 
Il effacer toutes les impiétés et licen- 
u cier les esprits A prononcer de» 
u blasphèmes. Il est vrai que ces im- 
» pintes et impertinences que je doit 
u combattre sont en poésie , je le 
» vois bien j mais c'est pour cela qu» 
11 je les estime plus coupables que si 
u seulement elles étaient en prose ' 
» car elles eu sont d'autant plus étu- 
» diées , recherchées , pensées pro- 
n fondement, et par conséquent avec 

(ig) Pli«l_, U ivKjmii , nf. XIV, rmm. 



:z^t 



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GARASSE. 37 

s des terpi4«pliuefficacM, plus puis- aisémeat perauadei' uae bévén* Ai- 
u sans, plua ^borés, qui fopt [^U9 bit^epar anpoëU, qu'une hërâie de- 
u d'enipreiate dans les espTiU des hitée en chqire , ou daaa un ^rit 
u lecteurs. Cl^aatbc n'avaiVil pas dogniatique. Je n'adopte daao point 
» coutume de dire que la voix qui les raitonB du pire Garasse , quaiqus 
» sort d'une flQte et d'que tronipet- je convienne du gros et du fond de 
i> te, estpluspuissant^quecellpqni son hypothèse : c'est qu'ttne mauTaïse 
» sort sinjpleQieiit par la bouche^ et maxime, oucoDtrelesbonaesmcBurs, 
s que les pensées qui se lancept pai ou contre les d<^isei spéculatifs de 

■ une poésie bien fflite sont beau- la foi , est tris-condamnable dans 
» coup p|us raides , plus durables, quelque sorte de poésie qu'on la pro- 
u plus fortes , (jue celles qui s'eipri-r pose. Je conviens aussi que la licence 
> ment par une période 4e prose, oi^ qu'un poëte se donne d'étaler plu- 

■ les paroles sont ordinairemcntlaa- aieurs pensées contre la morale et 
° gubsantes? J'aisïtisfaitamplement contre ta religion , peut produire de 
» à jette objection riilicule dans le nauvaii effet*. J'avoue mïme qae les 
" XX'. chapitre de mon apologie ,_ «grémens (kk poésie rendent quel- 
i> où j'ai Mit roir qq'une inipiEte quefois plus pernicieux un venia 
» feite en poësie n'est que d'autant qu'il ne le serait en prose. On ne sau- 
» plus pernicieuse (ao). u PrenM lait aiseï déplorer les maux que les 
bien gaâe que j'ai dit que dans l< impiétda poétiques d'Homère et de 
fond cette raaii|ne est trés-bonna j ics imitateurs introduisirent dans 
car je ne prétends pas l'adopter aussi le p;(gani»me. Les peraonoeaéclairoes 
généralement que ce jésuite 1 adopte, connurent bien cette source , et s'en 
nipartout<isles raisons qu'il allègue- plaignirent hautement. Us murmu- 
Je suis trèsTpcrsuadé qu'en mille ren- rèrent arec raison de ce que les poë- 
contres i) y a beaucoup moins de tes imputaient aux dieux les mêmes 
mal à débiter qne méchante morale crimes qm se commettent sur la terra 
«n vers qu'à I4 débiter en prose , et (11). J'ai cité ailleurs (al) un endroit 
qu'il faut rabattre beaucoup de li* de Platon , et roici un beau passage 
pes^ntewr d'une censura , par U rai- de Cioéron. JYec enim muhà abiur- 
son que c'est un poète qui parle. Ui^ diora tant ea qua , potiarifmi»jcihus 
hoinme qui SOI) tiendrait do^atique- fusa , ipid ^uafilalc aotuerunt, ijui 
ment des propositions bérétiquas, se- q| ird inflammatos , et libidine fiirtn- 
rait cent fais f^us criminel que s'il ut iadaitrutU Deat , fecerunUfoe ut 
les mêlait dans une pièce de poé' «orum bella, pna/ia, pugruu, val- 
ue : il j H tei poê'me ou l'i^utcur npra ndtremui : adia pralefeà , dit- 

ùdia . discordùia , ortus , iTUenius , 
I querelat , lamentaiionei , effusat in 
.. Utèscs à soutenir contre tout v»- qtiuù. intamptranlid libidinal , adul- 
i}a9t, et qijB nième il qediraitpas en taria, i-incula, aaa hiuiuino gtnen 
versj s'il croyajt que ses lecteur» le toncttbilui,morialei^uaaximmortaU 
considérassent, «09 pas comme un procr^iitas (aJ), Les pièces ^e théâtre, 
jeu d'esprit, ipaia comme des dog- où les dieux étaient représentés si 
mes, ou des iu'^des de Eoi. Il prend indigneBiBBt , eicitiuent mille pas- 
plus de peine, je l'avoiie , Â les tout- ùons déréglées. Cicéron ne le dissi- 
ner et à les orner , oue s'il les disait mola point; saint Augustin se forti- 
en prose i il ji applîqu^ dp;^f plus lia d^ «m, tdnyignage. Quamodo 
fortement gon esprit ^ il y médite tanta animi et montm mala , ionis 
plus profondément; mais enfin ce pnrceptis et U_gibuf , yel imminxiLia 
n'est pas toujours rimage tidèle da prohiberont , i^l iiuita extiipaada 
ce qui se passe dans son cosur x il ne 

prétend point (longer , ni sa confe»- (*■) 'Vw <*»"' CAnt^BdlWi ii M- M«»«- 
«ion de foi, ni un modèle de créance *l--£t^i' "l ^'SJ'^iZ'^t'J^' 
ccux qui le liicut i et il but toiu- eu , fmf. iy a iii , Utm. Miihemiiic». 
ber d'accord que les houimes ne sont ^c{r"i>vii rerrUaiiH, Jt tlilltran Igipecis 
pw si dupes , qu'Us se laissent anssi '^^^^^SSnid^^'Tiià.V^cUJofot. 
r^X)GiHn, iM Hit. Dniav, Ui. /, cap. 



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cerecupienlet ! attanquamauloritale iitiTiBnic ^fn aimat àiTitiitfjjoi>init 

du-iad sud sponte neguissima libido -ri? «-Ari» , «"t jàm le-X''fi' f«tn yt- 

accendenttur kumana : frustra hoc rirfm *-f«( td fit-imn, àrm jiiii oiJi 

ej:c^nian(e Cicérone , 9ui cùm f/s aM-orë ts Tidirai «-wj^u; fn^anît jniiî 

poètis ageret, adqtios cum acceisii- tit icrDkSv'ot) ^' '# jêttiioii run- 

»(, ùtqttit : Clamor et approbatio pô- ytfiTt. Poitaram quoque contradïctio- 

puii , quasi magni cujusdjun et la- nés quibas jident dictorum dubiam 

pientis magiitri, quas itU obducant faciaat, non tinunt ea ad nocendum 

tenebrtts? qttotinvehunttaetas? quas tatù momtnti habere. Ubier^ojux- 

inflammant cupidilates (aj) ?Cîcéron ta se pottta contraria dicta apuditloi 

ae plaint, dans Tun-de ses livres, que evideafer sunt , meliori parti aâsfipu- 

] a lecture de .n'.i • • .<_., r^ . -i- > 

etalTaiblîtU , , 

fidesne poëtœ quid maliufferanl? médej car la corruption du cœur 

Lame/ilanlti indncuruforlissimos id- nou) porte plutôt i choisir ce quêtes 

tiM. MoUiunt anitnos nostms , ita poè*tes avancent en faveur du vice, 

santdeindè dulces, ut non legantur qu'à choisir ce qu'il avancent en fa- 

laodà sed etiam ediscantur. Sic ad veur de la vertu. Outre cela, leurs 

malam domesticam disciplinant, fi- contradictions portent â juger mie 

tamque ambratïlem , et delicatam leurs maiimes les plus graves et les 

7«ùni accesserunt etiam poétœ, aer- plm ddvotes, ne sont que des jeui 

•^i omnis firtutis eiidunl. Secte isi' d'esprit , et qu'ils n'en sont point per- 

tur à Platane educuntur ex eéctui' suadés. On s'imagine qu'ils ne les 

tate, quam jinxit ille qu'um mores étalent que parce qu'ils ont trouve' 

optimos , et optimum reip. statum ei- là une matière susceptible d'une belle 

qaireret {-xS). Tout aussitôt apr^ il forme, et de toute la majesté de la 

observe comme un grand abus la poésie. FfTecIivement , Q ^ a des 

coutume qu'on avait de faire appren- poètes qui, sans avoir aucune pie'té 

drc de tels auteurs i la jeuuesse ro- ni aucune foi, ont fait des vers ma' 

maina (16). Flutarque n'en jugeait gniliques et admirables sur les véri- 

pas de la sorte ; Ucroj^it que lalec- tés les plus sublimes de la religion, 

ture des poètes pouvait servir de Hs choisissaient ce sujet , parce qu'il 

beaucoup (17) ; mais il est pourtant leur donnait lieu d'étaler les plus 

contraint d'avouer que ce nW qu'à belles phrases, et les plus brillantes 

causa qu'ils Se contradisent (18). figures de l'art. Un autre jour ils 

Leurs dogmes , ditj , sont tantAt choisiraient une matière toute con- 

boos et tantdt manvais, tantât im- traire, pourvu qu'elle favorisât les 

pies et tantôt pieux. Cela fait que entbotuuames de leur imagination ; 

, ,, . . 1 ^- .. n • II rr i'^ \eax dire pourtu qu'elle leur 

X/)^,t^i«:^.C.,«"f<""c"»n!; ff"™" de» >'•<*" gn"!! »e crussent 

i< innat^aini d>iiû Ui làrti fki rHui raïunt propres à bien exprimer. Quel poid* 

A Jaii «ail «ir« Mja'ifiJii epnB» l«»fiar« peut avoir la bonne doctrine que 

jïV,If/"' '^""^ ' ^'^'"'- l'on trouve dans des auteurs que ron 

tiS)àtm,tmmi.StÊmt\.,ia,. II,cap. CToit ainsi tournes ? 
^J- . Disons en passant que la poésie 

f j6) A ».ri «« doui «ilif « a Gr«ci,ï, l»c moderne a eicitd beaucoup de mup- 

•la purnbdUfitnu ttdlmmHi. Naît a,u(b- „ , .j «ii ' /» ^ l 

lùiKii. UI>.mUm « JwniMiii auonu. idui . mures. J ai rapporté ailleurs (îo) les 

IbJJui, plaintes que M, de Thou et H. de 

M *'™l, 7W.rf^Pl.Ur,..,d.A.- héMrai ont poussées contre les poe- 

(=8) Cnri ««»««. la >>./«<.;« d. « «..'a *" de la cour de Henn 11. J aurais 

dii Jf. S>.iriaibnilaniti3ii<l>ionEiia>nTii pn Citer aussi le sieur delà Planche, 
4, 1> TbMa^t i, H. lm,i. SI nyarund, 
qaoi M. Jun» AI pba tim di itfJUcilrr, qut (la} Plouiqni , ^ AidiMdu PtHÎM , pMg. 



»,,fil^, 



'^.^ 



,,mn"6.Ft-SS6. 



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GARASSE. 



29 



car voici un bon endroit de son ou- dresse à Neptune, et i Tb^tii, qu'il 

Trace- Ce qui aggrava en cefaict l'ire appelle numina , et où il apoitrophe 

je l)ïeu jjiit que la cognûitsance dei la nature comme une d^eue. On le 

honnes lettres ( mojren singulier or- renvoie i. sa propre maxime , et aux 

donne' de Dieu pour apprendre a le r^trictationa de saint Augustin. Ce 



cognoUtre deuement, et ppr 
quent pour ,lii comervalion du 
humain ) ayant esté ntmen . 
Frante par le roy François , 
aaobly par cela que pour < 
chose atti^enue de son temps f se 



genr 



^■ 






^qm 



quoiqu'il ne l'ait fait que par jeu dW 

Srit. On censure le mJme Garasse 
'avoir réveillé des idées /laf ani'f uei 
et impudiques, dans le poème qu'il 
avait fait eu forme d'épithalame , du 
verbe et de la nature bumaine. Je ne 
i des reproches qu'on lui fait 



tains grands esprits, adonnez à la touchant sea prières eu prose*, où 

poésie francise , qui Ion vindrent a il parla des erreurs d'Ulvsse , et de> 

sourdre comme par troupes : les es- lauriers de Thrace et de son talent 

crits desquels ards et sales , et remplis pour la poésie. 

de blaiplietnes , sont d'autant plus (K) On le censura dauoir 

détestables, qu'ils sont emmiellez de allégué des passages TOaUionnéuiA 

tous alleckemens qui peuvent faire 11 ne pardonae â aucunes saletés et déT 

glisser, non-seulement en toute vdai- bauches , disait-on (38) , lef quelles d 

laine et puante lubricité, mais —■'" ■- -; '— 



e horrd>le impi 
qui les ont entre mains il i). Joignez 
a tout cela les plaintes améres de 
Gabriel de Puy-Herbeau (33) , et les 



tes (33). Si vous voulez des eiemplt 
de leurs profanations, vous n'ave 
qu'à lire le commentaire dcSoreIsu 
le Berger extravagant (3|). 

Voyons à cette heure 
principe du père Garasse 
contre lui. On (35) le eei 

fait des vers qui cont 

chose impie , et on l'avertit de se 
souvenir de ses paroles, que la rime 
n'efface pas les impiétés....: et qu'une 
impiété faite en poésie n'en est que 
d'autant plus pernicieuse. Ou blâme 
(36) le) vers latins qu'il avait faits â 
la louange du Soleil , et où il l'était 
lerïi des termes les plus idolâtres. 
Od n'épargne pas les vers où il s'a- 



peut savoir si exactement si 
avoir pratiquées. ï^ répondit {Sg) que 
c'était fort mal raisonner, elle mon- 
tra entre autes exemples par celui 
des jurisconsultes , ^ui coucAent nu 
long les brigandages avenus , jugés , 
et condamnés par la cDiir(4o), et ne 
le» approuvent ni ne les pratiquent; 
et par celui des caauistes , qui» écri- 
vent par le menu toutes les espèces 
d'impudicité , depuis les simples pen-^ 
ent le sées jusqu'aux incestes et brutalités. 
iployé Lesquelles ils ne sai/ent que par la 
I avoir théorie , et par le rapport des mé- 
t .1... c^ns(4T).n OoluiaUéeua(43)que 
» a^nt Augustin ditfort élégamment, 
u que de pudendis rébus cogit ne- 
u-cessitas loqui , honestas circumlo- 
Que l'infirmité et la nécessite 



i> maisque rhonnétetéluicommande 
» d'en parler avec circonlocution et 
u périphrase. » Voici ^n apologie 
C43) : I. Pour laisser <-- -- 



jii<ii«<i.cinp.r«>i>aiiuu>i>i>ri>Ji». r, LT't<<ii<u<|Hii|M>^>jp.ini. 



[U) L'utUii S>iiil.Cjrn, Summ 

u".W!'X':°î^'"""''' °""^ 



id.ru.., ly'. 



Vi.^ 



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3o GARASSE. 

» ^'«lamplea de cet incomparable les livres ne pout-aient le communi 

' i^^"S • '"^ÎJ^'jl !«""'« 3u dieu juer « facilement Su-Us font h pré- 

» Stercutiuiet Cloacifia Sa parÈnte , 'ent par la commodité de timoreuio^ 

- û dit de, parties bie^ pfu, rtiaté- {g,j , « fc, „ftw^te„ „ cAo/iju," 

» nelleii que celles qu ils rtprenDcnt mttMitnt uHej'ii aUri-lùiue II. 

» «n Mo. , ^ n'y Kmj^ii JAmù, cuisent tnyisogé c« iXnie. « Imi 

» paBilnitâceUeobBenatioade saint détestatiort et une aceiïi'nn fncnira 
«Xjisustin,auUTre>4delaCittde W«(5î) Aucuttedecescirconstai,^ 
■ Dieu,cluip.i4.jroiinuifi(it>inK>im« ne peut eicuser Garasse 11 ne r^ 
u pudote idloiam numeroios edunt pondit pas eiadteraent :'il supposa 
» toHitua,uteuamtxUUpàrtecan- que la pf^wWrt dispariW conslitait 
" whBC(rf™n(i.r; et ceai qui rap- en ce que les pères ctaient forcis de 
«pDrt^ntlesKentmeaobsemtioasJft publUr e„ alavùnation, ,d-ama,d. 
» ViTés lOuclant crt lae qui arart Qu'elles étaient publiques et comme 
H bulalune, pôutitiefaife voirmes autorisées par le nion<j!e(53)- et il 
anenes pNtendues , qu'il» prea- rëponditque niamai5]esiinpVdieit& 
nent la peine de voir l«a paroles de » de Carpocras ne furent ai connue) 



» Vives sur ce chapitre, touchant ce » dans les villes de la Grèce h"<^ "^» 

B jeune Allemand qui l»i»iit des » impudicitès de Viaud , les blas- 

» merveilles de ce cjte-là ». 11 avall » pbèmcs de Lucilio -■ ■-- -- - ' '- ' 

dit dans sm litre (44) que publiant n de Charron sont 



(Utaanssm >iVTe(44) que puauant n de Charron sont connues parla 

tel maximes dimpieU U ne faisait » France (54).» Vous Toyez qu*il ou- 

nen <pii n*<i(e été pratiqué par U, blie le principal point de la diflS- 

MBiMs et par les pires de C église pri- rencejcar les impiétés et les saleté» 

maiwscontreleignojfiqueaetlescar- de Théophile n'étaient soutenues de 

pocratiens (45). hon critique (46) personne comme des doemes de reli- 

tronva trois disparités dans cette «ion. Cela n'empéchail pas Qu'on né 

comparaison : la première est que fût en droit de les réfuter ■ et \é 

les ^astiques et les carpocratiens m'étonne que Garasse n'ait point dit 

ensnfnaient comme des articles de qu'une faction de débautiiéa qui 

foi ce que les ^ères leur attribuent, publient effhintément des inùimel 

,n était donc nécessaire de réfuter, et de profanation et d'impureté pouf 

nar conséquent de rapporter, ces vi- corrompre la jeunesse , ne Aérile 

lenies. Mais les profanations rapport pas [Jus de support quf des héréli- 

t^es par Garasse sont seulement ac- ques dogmatisans , qo'il fant donc 

lions et paroles desprils débauchés crier contre les livres de ces débao- 

etennigés,qainauoueraieia jamais ché» , et en citer des Wsraees, 

de Us «.-o-rni dues ni commise, ilt-j). afin de ne laisser point So^nnei 

La seconde est qiie les pères ne r^f- qu'on les calomnie. Jl n'a nén dit 

portent/ qu'à contre-cœur )es béré- sur la seconde disparité et il m- 

îiea impures qu'Us sont obligés de ré- sure ni*nie (55) que son censeur 

fnter. Garasse au contraire a ramas- n'en a altèRué que deui. H pouvait 

âé gaù:ment une mongole d ordures néanmoins se défendra en deui ma- 

(48), En troisième lieu, les pères éori- nières : en niant que de gaieté At 

vaientpourl*sgensdoctes(49). Saint o<eur il eût ramassé des orïures - et 

Mnée , étiéque de Lyon , écrivit en en soutenant que la répugnance 

Srec, gui r^éiaii ni là langue de ïem- «rec laquelle Îh anciens pli^s en 

pire If Occident, ni celle delà Oaule étalaient, ne pourrait pa» les discul- 

en particulier [5o). En ce temps - là per, ai, au fond, c'était une chose per- 

((41 y,^n la DiKiri>e curltBK, &. // , "'cieuse et criminelle. H attaqua 

(M. xy. fortement la troisiénie disrarité i 

^_,(4S) if<«i-' a- G"»« , 'W- XII. pat. c'est là qu'a triomphe, EUe est faussa 






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GABASSE. 3i 

■t ridicule, dit-il (SS) , eut le cen- ■ duiipoifat, quoique ja ntles igno- 

■enr « dit que les aucient fiia , qui » re pas, pour les àroir lue> dîna 1« 

■ ontpablië pair leurs ^nlalel abo- » Urre ds ce jjocteur, avec quelque 
% iDi««ti»ns et tuniitudes des car- u frisson d'iiorreur, tiiut elles sont 
• pocratieni , le fauaieQt non pas eu s nrofaDES et vilaines. » 

K langue matemelle , mais en Un- Botez qu'il die qu'il se «oit serri 

■ gage inconnu , et pratiifué de du mot lai'tmtnl au aeui nauTeau 



a demottdei et quec'ëlait seu- [i-j). A cette parole , Ait-Û {56) , 

■ letMlQt ifcur les savans : et aeaa eanemis s' écrient qtie j'ai detparola 
K raison il nous pose une mcrreil*- ééshonnéui en bouche , et fue je suit 
» le use instance, d'autant que, dit- taru honte : h fuei J4 répondt 

■ il, saint IHuée, ëvéque de Lj^on , pour nui justification , qu'iU ma foBt 

> n'a pas écrit en latin, qui était plut savant et nioi/ts ianoctiU que je 
* la langue connue pour lors en ne suis; car ili s'imaginent (jut je 

■ Fnnc* , tnais il écriTit eb grec , ,uls versé dans Us façons de parier 
» pour n'être point entendu du tuI- des médecins et apotkicaini , et gtH- 
B gaire et pour n'eiposer les vile- ces h Dieu je n'y enle/ids rien pour 
D nies des nértfCiques à la connais- tout , que ce que le commun des hom- 

■ sauce de tant le monde. Or, que ttigs y peut entendre. Parle mot de 
1 saint Iréoée ait écrit en grec, je taremeot je n'entetids autre chose que 

■ ne le veui pas révoquer en doute , ce que fai apprit grottUmnent par 
s je le sais bien , grâces à Dieu j l'usage ordùiaire au peuple et dtl 

> nuisje dis iiue ce ne fut pas pour ancieitt livres de médecine , gui ne 
B la rtisobqu'aH^gue notre prieur , sont pas si fins que les modernét ; 
K ains poUTCe qu'il était Grec d'ori- car dans les vieilles veniaru Jhincai- 
ï gine, comme son nom le témoigne, set de Lomhardus Futehimi,jt voit 
B et qu'il avait cette faiigue plus fa- ^ue le mot de Lavement ne le prend 
» mili^re qne la latine ; car , à ce qae pour les gargaritmes , comme 
H ci>filrte,sîlaraisonBlléguéepaTDO- guand il dit au cinquième , que, pour 
1 treprieurétaitreceraiMe, il faudrait le mal de dente , d fiiut prendre un 
» que saint Epipbane et Tbéodoret g lavement d'eau de plantin, et en gar- 

> quiétaient Grecs de oaUon , et ^ui gariser la bouche. Que si les apolhi- 
B écrivaient, parmi les Grecs, les ira- caires modernes . pour faire les douil- 
B piétés et turpitudes des athéistes et lets, ont profané ce mot, je ne suis 
• bér^tiques lie leur temps , eussent patoiligide m'en servir à (auruia- 
'• écrit en latin ou eu allemand , ge mettéant : car autrement il fau- 
B pour n'être point entendus de la droit que quand je parle de f hjpo- 
■■^pnlace ; et cependant ils ont il»»e en maUire de théologie , je me 
B écrit em grec familier^ tout le pea- gardasse d'usunper c'i terme , dfau- 
» {lie de celte nation , p|^s d'abomi- tantqaeleSMpoMcainsl'ontpn^ané, 
V nations qu'il n'y en a dans quinze l' appiiifuant avec déshonneur aux 
1 volumes aussi gros'quele mien, urïnei de leurs mslades : et par^con- 
» Hais qne dirait notre homme dû téquent , si je prends une comparai- 
» docteur Cnchlée, qui a fait en al- ton de thypostase , it faudra, qu'on 
" lemand on livre nommé Luther à m'accase de paiiwr avec impureté. 
u sept tjtes, qui fut depuis traduit C'eM faire hien le délicat et l'inno- 
» en latin, auquel il rapporte en boa cent, que de nier que l'on entend* 
>> allemand, parlant aux Allemands, le sens moderne du mot lavement, 
" toutes les impuretés «ue Lnlhet mot qui n'a été inventé que pont 
» avait semées dans les Allemagnes , suceur à d'antres temes tr^ gros^ 
« jusqu'il produire les proverbes in- siéra. Il a' été long-temps i la modo 
» rames et les horribles dictons que parmi les personnes les plus polies. 
" les femmes impodiques avaient m On commence i s'en dégoûter (Sy). 

" bmcbe, voir jusque4à qu'il dit ,j,jo,« ,n«-.. „«« ♦-«■«.m, J* 
>> quen toutes les villes d Allemagne ij^in ■!■«• Nicod . ni iai^TlliHiii, dumj'ai 
B on ne parlait plus qu'un certain téditian dt Tvi i635. 

"iargonSe maqaerelUge ; et cotU _^(SS)G—m. »l'^i«.''fcv- 'I.F-«- "6. 
" les particnlarità , qae j< M pto* "\m Vojn, uni Xr, PÉdairc'iuiiaeiii ■« 



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3s GARDIE. 

GAMUE ( PoNTUS DE LA ) , que les Danois , les Polonais , et 
grand maréchal des armées de la ville de Lubec déclarèrent à )a 
buède, sous le roi Jean III, était Suède , soit à cause de la mésin- 
un gentilhomme français d'une telligencedu roiavec Jean dncde 
naissanceplusillustreque ne l'ont Finlandie, son frère. Ce feu, ca- 
dit quelques auteurs (A). Il (a) chéaucommencenient, avait en- 
futdestinéparsonpèreàl'étatec- (in éclaté. Le duc et ta femme, 
c1ésia.<itiqne dans le monastère de sœur de Sigismond-Augxigte , roi 
Montoliou, au diocèse deCarcas- de Pologne, avaient été enfermés 
sonne ; mais l'ardeur de son cou- dans nne prison ; plusieurs per- 
rage ne lui permit pas de souffrir sonnes suspectes de leur être 
long-temps cette clôture; il en favorables furent maltraitées : le 
sorut bientôt pour s'en aller à roi se porta k de grands excès 
la guerre. Il fit ses premières de cruauté; mais comme il sut 
armes dans le Piémont, sous le que l'on commençait k dire que 
maréchal de Brissac , puis il pas- de droit il était déchu du çou- 
sa en Ecosse avec les troupes que vernement (d) , il affecta de don- 
Henri II y envoya sous la con— ner un grand exemple de clé- 
dyite de Henri Clutin d'Oisel , mence , en redonnant k son 
pour secourir la reine-mère con- frère son premier état, et en 
tre ses sujets. Cette guerre d'É- mettant auprès de lui un sei- 
cosse ayant été terminé, il passa gneur de tête et brave (B) , qui 
en Danemarck , et se signala pût lui rendre en toutes rencon- 
dans les armées du roi Fridéric très les services nécessaires. Ce 
II, contre Éric, roi de Suède, fat notre Pontus de la Gardie. 
Il changea de maître quelque Quelque temps après, on 'crut 
temps après ; car ayant obtenu que le roi avait dessein de se dé- 
un congé très-honorable du roi faire de tous ses frères pendant 
de Danemarck, il s'attacha au la solennité de ses noces. C'est 
service du roi de Suède (6). Ce pourquoi on les exhorta à n'y 
fut l'an i565. On l'envoya en point aller , et à délivrer le 
France l'année suivante avec un royaume de l'oppression (C), Ils 
antre ambassadeur, pour deman- écoutèrent ce conseil, ils cou- 
der à Charles IX la permission rurent par toutes les provinces , 
de lever des troupes dans son ils y levèrent du monde, et se 
royaume : cette affaire fut si mirent, en état de destituer le 
bien conduite, qu'ils amenèrent roi. On marcha droit à Stock- 
èn Suède trois mille hommes de holm : on y entra , et après quel- 
pied, et autant de cavaliers (c). ques confcrences , et quelques 
Ils trouvèrent à leurrçtour les escarmouches oii la Gardie, l'un 
affaires de ce pays-là en mauvais des chefs des troupes de Jean', 
état, soit à cause de la guerre duc de Finlandie, fut blesse au 

-. ,™ ,. . . ■ bras, on vint à bout de l'affaire. 

(a) Méuiïi , ^id Ctiudinm Aittaenium ' 

CCrnhicliu, in Tilâ Ponli dt la Girdis, 

pag. I ,, {d) Ccrii posi palralal imocenlium mut 

(ft) Clinil. ArrlieaiDj (^nhùlm , in Till lorum c«£» , y™ non cbiturmfirtbMur 

Ponti de !a G«rdLs, pag. ii. vaa' popali. rcgsandi /un tzcidiiu an- 
if) Idtin , ibidtm.paf. 14 , l5. nilem priKipem. Idem, ibidam, pag- t* 



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£ 



GARDIE. 33 

le roi Eric fut detrâné, et mis quelques villes impériales, etc., 
— prison, l'an i568. Jean, son et puis à la cour de Rodolphe, 

re , fut elu pour lui succéder-, qui venait d'être crée enipereur. 

il donna tout aussitôt à fa II passa ensuite les Alpes pour 
Gardie la qualité de grand-mai- aller à Rome , oii il eut diverses ■ 
tre de sa maison, et lui commit audiences de Grégoire XIII, 
tous les soins du couronnement, après quoi il fiit à Haples pour 
qui ne se fit que le lo de juillet retirer ce qui était dû à son mal- 
1569. Personne n'avait plus con- tre (A) par rapport aux biens de 
tribnéquelaGardieaiibonsuccès Bonne Sforce, mère de la reine 
de cette révolution. Sa vigilance, de Suède. Il revint ^ Rome, et 
son adresse , sa fermeté y éclaté- y conféra quelquefois avec lecar- 
rent admirablement. Le nouveau dinal Hosins; nuis on ne sait 
roi n'ayantpu conclure une bon- point de quelles affaires il traita 
ne paix avec celui de Danemarck avecle pape'(i) (D). Il ne fiit de 
marcha contre lui. Il se donna retour k ôtockholm qu'an bout 
une baUille oii la Gardie , fort de dix-neuf mois. Il épousa , au 
blessé, fut fait prisonnier. Il ne mois de janvier i58o , une fille 
recouvra sa libefti que par le naturelle du roi de Suède , et il 
traité de paii ratifie le 16 de reçuLordre,quelquesmoisaprés, 
mars iSy 1 . Il avait été fait che- de faire irruption sur les états 
valier(e) le jour du couronne- du grand-duc de Moscovie, avec 
ment , et il actjuit un nouveau toutes les troupes qu'il trouve- 
titre le 27 de juillet iS?!. Ce rait dans la Finlandie et dans 
fut celui de baron d'Eckbolm , les provinces voisines. Il fit cet- 
avec de grands biens attribués h te eipédition en qualité de géné- 
ce titr^ En même temps il fut rai (A) : ses instructions porte- 
envoyé (/) en ambassade avec rent entre autres choses ( l) , 
deui autres à quelques villes im- qu'on ne ferait aucun mal aui 
périales, â l'évéque de Munster, Moscovites qui se soumettraient, 
au comte d'Oostfrise, au duc et qu'où laisserait aux moines et 
d'Albe,aurai de France, au aux religieuses une pleine liber- 
roi de Navarre, au roi d'Espa- té de conscience, sans leur ôter 
gne; et peu après son retour, les images, ni les autres meubles 
il fut employé aux afiaires de de religion (Ej. 11 se rendit mat- 
la guerre , car on l'envoya eu tre d« la province de CarélW en 
Liïocie au mois d'août 1673, fort peu de temps (m). Il fut 
pour arrêter les progrès du fait (n) gouverneur de Livonie 
grand-duc de Moscovie {g). On et d'Ingrie l'année suivante , et 
le rappela trois ans après pour il continua ses conquêtes sur les 
lai confier, une ambassade im- Moscovites avec beaucoup de 
portante dont il s'acquitta très- 
bien. Il négocia d'abord avec J*'""''!:'^''"*- 'S' 

o [y Idtm , lAiB. , pag. 105. 

,,_ ,„ mSumminiiliUapri^ictititulo.làea, 

WE^u«m™i«».Cœnikielm,inyi[âP. ilià pog iji. 
it II Gtiiie, pag. 19. {!)fdan. ibidm, pag. ijS. 

{/} Idem, ihid. , pag. l3. (m) Idem, ibid. , peg. 176. 

Ig) Idem, ibid,, pag. m. (n) AfJMn, pag. 17)). 



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34 G&RDIE. 

bonbeur et de prudence. Il lenr sortit, du càU dea femmèa , le naré- 

ôta l'imporlante place de Nerva '^^'^ ^? Bellegarde, gou»enienrÂ| 

1 ■'^ . „i / , ) parquisat de Saluces, sous Henri In 

et plusieurs autres; et (o) les ;*,). 1„„, trouvez sur tout ceia un 

obligea en i5e3 a coaseutir a détail circonstancié dans la Vie de 

. une trêve de trois ans , sans Pontus de la Gardie ^ canipos^ par 

qu'ils recounrassent aucune de» MtKro'iielm.hisu.riograpliedeSu*. 

■,i T-1 ' . I mi ae , et publiée I an i6ai. Il cite 

Villes quils avaient perdues. Il M. de Tlfou qui a dit : ^ontus Ga" 

s'occupa pendant cette trêve aux dius nohiti loco apud nos in Pe- 

moyens les plus capables de faine tmcariis nalui (3) , et M. de Miserai 

fleurir son ftouvernement. Il fut ^""t ;l traduit les paroles en cette 

- , , 1° j I- - . manière : Pater eius (PoDttdela 

aussi (p) leiecondplenipoten- Gardii ) iUustri dLo ortus pr^pè 

tiairede Suéde daos les oonfe- Ruesium in SepÙTnanid. ïl croit sans 

rences qui se tinrent àPernovie, raison que les Peiricarii de M. da 

l'an i5ti5, avec les ambassadeurs Jlio" «ont présentement une partis 

.ni ■ • - < I du Lansuedocfjl : il eût mieux fait 

dePDlogne.pourlaifeadesdeu. j, ^itiLer ce' femeu" hEn, 

royaumes t elles furent bientôt qui sans doute a voulu dire que Pon- 

roint)ues ) après quoi on négocia tus de la Gardie ëlait ne daas le Pd- 

avec les ambassadeurs de Mosco- "gord -^qKin'Mlpas^ai.Safauta 

1 1 ■■ 1 peut-être vient de ce qu il avait oui 

vie , ou pour la prolongation de ^i„ qu^ PonUh étaitn?à Peirefi«ui. 

la trêve, ou pour nu traite de C'est une seigneurie au diocèse de 

paii. Il périt malhenretisement Castres: elle appartenait a la famille 

dans une rivière (F), pendant le ^'J' '^T'v', *] "m"™*"?!"!"^ i* 

1 •-.■'[ c j partage de l'alnë. M. (£mhtelm le 

coursdecesnegocialion8,Ie5de remarque (E) , et il ajoute que la 

BOVnnbre i5ii5{q). Ou l'enterra Gardie est situ^ entre Castres et 

à Bevel , oii quatre ans après on l'^liiig^ois. C'ett une erreur pardon- 

lui fit construire uc tombeau de ""''•^ ^ "?« personne si éloignée de 

, , , c .' ■.' . "^ pays-la. Castres est dans l'Albi- 

marbre (r). Sa postérité est en- geo£ ; ainsi la situation de » Gardie 

core très -florissante dan» la Suède n'a pas été bien désignée : il la fallait 

(G). Je dirai ailleurs (j) quoique warquer au diocéee de Carcastone. 

chosequiadurapportàcetarticie. Q'-o' q"'" ci soit , on np «ut nier 

T ri " que cet auteur ne nous cite deux 

(o)CErnli«lHi, In Viii Ponti 4e b Gm- historiens français fort illustres , qui 

^'î'ilT'^î'j ^ t^oianenl que Pontuj de la Gardie 

ffiS™'.'w 'i^.Tl'?' ^^'^ 3« bonne maison. 11 est encore 

? ;^;;à;t74"4 tr^s-vrai.qu-il censur. justement 1. 

<j)Ca« i-a««:i=TïP0Tr™™7M(A), P*™ Maimbourg, quia dit que la 

lom^lf. fortune prit plaisir (/'eVecer Pontus 

J^n était d'une naUsance plu, ^= '^ '>'"^'« '^.'"^ naissance .,«« 

i«Hiïn> 7ue ™ /■oM */ qu^quesau. *««*« ""^ m™<™* Airyei du royau- 

(«,ri.l 6n a ™ pniuvir cerUine- »>« d< Suéde £«.^e(.«r''j« 2"<«« 

ment qu'il étaiVissu de Ro>e»t de l* '* "f "«' ^f '^.f *"*' P^' ''< ««^"^ 

■G-KD.l, eeigueurdeRussoletdek «" 'f %"-'^'« . -J »■"-« '^s «"-me. o« 

Gardie quiépousa,eni38i, Anne de "" "^""""o" " portmt , et fut 
l'EsUDdart.Les successeurs de ce Bo- .('' *- WnAiHm.i» VM Podiî d( liGir- 

bert jusques â J.cq«es d. la G.^u.e, 'i^lj^^f; ,î;. ".f ^^^-j, 'if^'^i p,f X'i'T. 

Eére de notre Pontua et mari de Hiari Jll U ckarf 4, gn,,J^tuj,r à, 

atberine de Sainte - Colombe ( i ) , ^"'«t, Jr enw. «u'il ar uompi , « juf , ™r I» 

t'allièrent avec des familles Iri^s-no- '''.'ÎJ'if'""' •" F""^ ''''■', f?"' '' ''*"c 
bles et très-anciennes et nommé- (4) jVmc po^™ fen«,i*u .«^pïmnn.;. rn*- 

ment arec celle de Bellegarde, dont f.° uocun'u'i'. Cindim IitIriimi oCn- 



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GARDIE. S5 

«>«»» simpUj^d^t « ^«««, ,0^ TiUe-ià , u.i. at> liea dti diocés« de . 

U sc,g>^>.r dOr>tl Ixeule^nl de Marbonne, ou qudqpe .„tre. H ne 

i^rançoii //(6J. U ny a persoDoe falhit pas dira que Fr»ijcob II ea- 

qui, sure™ Paroles ne s\mag,ne Toja d«, troupes en ÉcoMe avant -la 

que notre Pontus ^ta.t tout au plus ;,„,> J^ Calea^^Cambrè.U ; car Hei,. 

le fili dun marchaDd où d'un no- rill.ionp^re surrëcutd ceRe naii 

t«ye de rilkpe. On n'y voit rien qui et ce fut lui proprement m,i e»Voy; 

«entdhomme pisonsdoncqueMai|n- beUe-mére du dauphfd mari^ i l'héi 

Bourg a fait la une ourde faute. Ce ntiére d'Ét;os,e. En tout ca», la paix 

a est pas la seule qu .1 ait commise, de Cateau-Cainl.r.i.i. „-. fi. ^i»»*!™- 



t pas la seule qu'il ait commisa. de Cateau-Cmbrésis ne fit point c. 

«cierai assure que Pontus cominan- ser le* division» de l'Éooase ■ on en- 

da,t quelques çora^gnies de cayale- voyade nouvelles treupe. i la r^genU. 

",T?»!fT' 'L"î ij . s ?"'" peu apréslacondusion de cette paii- 



eu qual.téde simple soldat. Son ge- Toutssies preuTesdèM.ŒrnÈclra 
neral s'appelait 0»e/ et non pa, coBtre le pl^e Mainbourg ne «>nt 
Or.pl; et comuieOisel fui an.oye pas bonnes. Si Pontus de la Gardie , 
en Ecosse par Henri II on eût bien âit-il , 9) , n'eût pas ét<! noble, et s'ii 
fait de ne n«n dire de Franco^ II. fût soni d'un uill„ge, Charle; IX et 
Cela fait perdre la vraie rofcte chro- Henri IV ne se fuss™i pas servis du 
nolopque. Notez que toutes ces fou- style qu'Us emplovérent en lui fri- 
tes ont et^ aveuglement copiées dans Tant; les ambassadeurs de France, 
* Floninoodde flemond(7). Si.M. Va- pour ne rien dire de l'empereur Ro^ 
riUas les eftt copiées avec la m^me dolpbe , ni de Marie sa m^re ni de 
pooctu«li(^,UnBneatpasaugnien- Fridiric roi de Danpmarck 'ni des 
te le nombre ; mais , ayant voulu Kadriwil , ni des Zamovski ' ne lui 
faire «ueiaues pas sans son guide d eussent point rendu to», les bon- 
.'e«t ^gar^. /* G.rdw , diHl (8) n^urs qui paraissent Jans leurs let- 
étaU ne Français, dans iupro^.nce,U très, avec un empressement eitréme 
Laaeuedoc , e( daiu un vdlage da Jg cultiver son amitié. Cette raison 
f A^cA^ de .fteox , proche de ««e est nulle; car d*s qu'un homme poi- 
,.dU. ili était auacké foH jeune a sMe les plus grandes charaea de l'ë- 
U profoss-on des armes , et U « tat et la faveur de son maftre, tout 
^au posées lo^temp> en qualité le monde te ménage; les autres prïn- 
de stn,pU soldat. lUelmt ™o-», ces ne négligent rien pour le ga^er : 
lorsque d Oyiel,jueleroiFran<;oisJl on n'a point d'égard i son eitfaclion ■ 
etf^ait en Ecosse a^ec des troupes, „„ ne considère que l'état présent,' 
ejrmena.Jl j- demeura, jusqu a ta «t ce qu'il peut fafre pour servir oa 
pou: deCaleatt^ambresu.qui,U pour nuire. Qui ne sait les flatterie» 
niettant hors de lerv.çe , le réduisit a Je Charles-Quînt pour le cardinal d* 
prendre ptru a-ec Ptngt de ses cont- Wolsey, (ils d'un boucher ? 
pagnons, sousui capit,tnequi les Finissons par dire que la plupart 
eondiusu en lianemarck C'est un j,^ gentilshommes ^e Fran^^^ 
mensonge que de dire qu'd était né d'unvillaae 11 >i me soui 
dans un village^ proche de la viUe château situé proche de "quelque p"^ 

L environ", n'entendent pas cette Stî:, Ît 3urnàri^;^^"';!?r^u' ïïa' 

(6) Hiinkosii, H.iuiri il. Luih<r.D;>iH , '^°'"" "' ^^"^ ^** charges considéra-' 

tif.fl.pag ^Si , édiunn dr aallandt. bles de la province , qui sont néan' 

lin ''j^'".'^'"' '""'''"''*''"'" '""*"' "'°''" d'une noblea,ie trâ-ancienne : 

7:) rXI^d. la Gaidi., «u/dw „ua« ^"f^* pourraient produire des filia- 

prii d.T n/nu, «n £snf uiiIdc , piurn jdUhi d( tions de trois OU quatre ccnts aos ; 

fntant, iU,irani.oir U moadr, imii» «■ elles tiennent par quelque bout d'al- 

,^^ât^t^l.'ZiP:i^c^"n. Fbï^n; '"""^ ^"^ maisons les plus magnifi- 

timonii, Hiiisniice il Progrii de l'Hfriu., «mcMent titrées. (, e^ ce que l'on 

'"' ^ ï' ■•?"''■ ^'''' '"*; "'■ .*S*' pourrait suppAser da cella da notre 

PI. iBS , édiiùn di Halimdt. ' ' ta)0E"lii*1m,ûiViHP.J»kGt>i:«,F. lï. 



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36 GARDIE. 

. PoDtni. Je remarque que ni le lieu durant ce prvpos voyait que le due te- 
ni ie temps où il naquit D'ont pu naît les yeUx fiches sur un Françait 
être d^sigu^aparM.CEraliieliii : cela qu' il aimait , nommé Pontiu de la 
est bien surprenant. bardie, il tuidii, poussé de son laau- 

(B) En mettant auprès de lut un liais ange {caroe/ut ïauteurde sa 
seigneur de t£te et braiv. ] Voici les ruine ) : mon frire , je imus donnt 
paroles de H. (£mbiElm(io). Hujus Pontus, servei-fous de lui, et voua 
(popuii) iram ut mulceret insigni reposez sur sa valeur et loyauté , de 
aliquo specimine clementiw, fralrem laquelle f ai fait souvent l'épreuve. 
johannem' ducem , deleno carveria (C) On le»exhorta...\à délivrer le 
squalore i tibenati dignitatique pris- roy-atime de l'oppression,] Onnepou- 
lina restituic. Eidemque , prtcter cœ- Tàitpaslesy porter par an motif plus 
teraaraumentaduraiurŒin posterum pressant que celui que l'on employa: 
benivoTentiai, POUTVM DE LA car de toutes parts on leur ^rivit que 
GARDlVMconceâit,virumin ne- le roi ïoulait le» perdre. v*rf/ipun(ur 
goiiis pacis ac belli spectatce indus- ad principes amicorum ab orani parte 
triœ, ut ejuJ ulcretur operd , ubicun- litterœ, monentes,caverent libîi fu- 
gue rerum magnitude poscerel. Peu turis inauguranda régime, elocanda- 
apr^ il rapporte ce passage d'une aue lorons lalemnibus epulii , qui- 
lustoire manuscrite de Suède (ii). lus hauit aliter usunis sit ret: quam 
■t Le dpc Jean, çrince prudent et relibus , capturis eversurisque haud 
>• sage, qui connaissait bien les hu- duhii suspectoi fratres regmque pro- 
II meurs, Vesprit et les infirmités du ceres , operosd alias conquirendos in- 
Il roi son frère , fléchit enGn à ses dagine. j4d hjrc adjungunt se duci- 
3, commandemens ,. et accepta le faii lus aliquot , de sua ipsorumque Jam 
■a de cette grande et pe'nible cliar)(e. salute solliciti, decretam adserentes 
u Cétait la charse de vice-roi, lieu' omnium necem , certumque debere 
H tenaat-gëneral, et eouverneur de opprimi, ni opprimant, trustrà ad- 
» Suéde et des dent Gothies. Mais il hAcriJidempromiisis totiens juratis 
Il lui remontra sincèrement aue sa violatiqiie Érici, ludenlis jam oer- 
y> longue prison lui avait fait du tout juras , ut soient pueri aslraaalis (t3). 
X perdre non-seulement tous les li- Qans ces rencontres il ne faut rioa 
u dèles serviteurs , mais aussi Ips faire à demi : il ne faut pas que le» 
a bonnes et anciennes habitudes et mricontens s'arrêtent  dire qu'il j 
Il connaissances qu'il avaità la cour, ■ quelque dangerj il fàutquilsas- 

, u et qu'il suppliait très-instamment surent poeitiiemetitàun héritier pr^ 
B sa majesté de lui donner quelijue somptif , qu'il est perdu sans ressour- 
u fidèle conseiller et digne second, ce s'il ne perd son adversaire; que 
H sur lequel elle pût se reposer as- tout consiste i primer, sans aïoir 
11 sûrement, et pour être un illustre égard aux belles promesses ou aui 
X témoin et compagnon de ses ac- soumissions que le péril otorquera 
H tionsetcomportemens.Sa demande du tyran. Vous voyez que les cou- 
u étantjaste.Éric lui donna volontiers ducteurs de l'intrigue de Suède em- 
II Pontus delaGardie ou delà Garde, plojérent cette machine. Notre Pon- 
j, gentilhomme Français de nation , tus, qui était le principal directeur, 
u qu'il aimait grandement pour sou s'avisa d'un beau stratagème; of ut d'a- 
u esprit et son courage, et l'avait telle- aimera cette entreprise la dufbesse, 
)i ment avancé dans ses états , qu'il qui devaitrégner en cas que la chose 
u se servait de ses dignes conseils en i^ussît. Il savaitsans doute que l'am- 
» toutes les affaires de haute et gran- bition remue plus vivement le cœur 
» de conséquence.» Florijnond de ifs femmes que celui des hommes. 
Bémond raconte ta même chose , Voici de quelle manière il lui parla : 
mais avec une circonstance que Jo- Madame, toute la cour s' étonne corn- 
livel a omise. Le roi , dit-il {i a) , qui ment monsieur i^lre êpoux n'a pas 
(id) OEnlùilK . ùi Viil P. a» U G»rdi«, pitié de ce misérable royaume, oit 
fat. i8. tout le monde étant infiniTneat offe— 



f*t- i6i "1 






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GASDIE. 37 

si! et tatsé des iasolentes eraaiités et noces, il' courut ud bruit parmi le 

ijTanaiesduroisonfrirB.lui seuly peuple , que la ruine des frères du 

peut fatUemeiU remé^er. Je nous roi et celle des grands du royaume 

asium gue tous lei grands et les pe- ^tait résolue. On ne savait foiai si 

tiu jettent tes yeux sur Itd pour lui cette rumeur était chiménifue ou 

mettre, s'il veut, la couronne loyale bien fondée; mais elle devint vrai- 

lur sa télé. Il l'a méritée aussi juste- semblable quelque temps après par 

ment que ce barbare, qui en est in- les caprices du roi, et enfin les let- 

ditne au jugement de tout te monde, très qui furent écrites de toutes ^u-ti 

Si monseigneur votre mari le veut, U i seslrères la persuadèrent (18). Dùm 

estaUéàe le rendre mattre de celAat, kœc parantur , laanat in vulgus 

tt de te faire grand prince au lieu de struendarum in principei fratres pro- 

duc quit est , qui ne pourra sans ceresque regni insidiarum rumor , 

doute éviter la mort ou la prison verus an vanus , ah inilio non sali* 

perpétuelle, de laquelle lui et vous sciebatur : Quem tamen similliiBum 

Aes déjii sortis , comme par un mira- vero moxfeeerunt, ingenium Erici 

cle, lorsque vous y pensiez le moins, suspicax , mfidum, inmodum Euripi 

Je sais pour assuré de Mus l^s capi- astuans , et jnobile semper ad obse- 

laini^, que les six nulle Ecossais auia' prafi consulentium, (tg) 

qu' Erie tient a sa solde , sont méooit- Tôt rébus adstnictd primo ramori 

- - ^-iandent rienpluiqu'à fide. 

'tre faute de payement. Ce 

- - stcertain quelesduci parai — 

Magma et Charles, ses frires, avec d^abord des nouvelles 

les plus grands duroyaui ■ n ^1 
irémemem o^nsis et mai 

graitd roi que leur frire ait épousé qui les appuient, et enliD des gens 

la fille d'un misérable sergent , con- graves qui les confirment par leurs 

dition odieuse. Jttadame , prenex donc Uttres. Je ne prétends point dire 

foccasion, qui se présente si favora- qu'il y ait toujours de la^use dans 

ble, aux cheveux, pour le bien de ce manège : ce sont quelquefois des 

t éûst , pour le rtpos du peuple et des nouvelles véritables , que l'on p'ap- 

proviiuxs , et pour V avancement de puiequepar un bon lèlepourle bien 

iiotre cher époux et de votre maison public j et je remarque même que 

(i4). M. Œmhielm, qui rapporte ces nous avons loi Tuo de ces cai. Flori- 

paroleg , avoue qu'on n'en trouve mond île Kémond avait intérêt de 

point de traces dans l'histoire de la disculper le roi Éric , afin de rendre 

nation ; il eQt pu les lire dans Flori- plusodieuse la conduite de Pontus de 

mond de ftémond , avec la réponse Ig Gardie , qu'il maltraite beaucoup , 

delà duchetat: Ce sont de beaux dis' ]e considérant comme la cause qui 

cours, Pontus, dit-elle, nuàs mal- empécba la Suéde de retourner sous 

aisés a être exécutés i sois sageet dis- l'obéissance du pape: néanmoins, 

cm , /en parlerai au duc mon mari il rapporte mille cnmes abominables 

{i5). Florimond déclare (16) qu'il a deceroi, et il assure qu'il n'avance 

trouvé ces paroles dans les mémoires rien qu'il ne tienne de bon lieu(ao). 

manuscnts del'ambassadeurde Fran- 11 cite en particulier {tt) la lettre 

ce , envoyé en Suède l'an i566, qui que le nouveau roi écrivit à Cbar- 

futtémoinocAlaire des étranges chan. les IX. Après cela ne se rend-il pas 

geTOeai qui advinrent en ce pays -là ridicule eu finissant par ces paroles? 

fi7). IToublions pas cette circon- Mais bien souvent des. faux bruits 

■tance. Pendant Us préparatifs des sont jetés sur ks grands, pour leur 
attirer sur leur ctKf la haine des peu- 

{j4)H™, aw , pa», i^. Ilcaim n*- pUsquileurobeyssent, et lesfaire rt' 

ï.ïl,».ooOB»>pa*™«.'«iic:S»</«^WI' f,g)OCnililel«, ùi Till P. a. I» «■*<, 

5:^-. tÀ.LrEMù..„.,.igi.' 



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38 GARDTE. 

belles , comme on fit contn' Éric qui fendre Contre les reproches d'inj a»- 
peritmii^rablemeiitetipriiondfV- tice , pourvu que Ion réuaisse ; et 
La réfleLion de M. OEnihieln. est l'on ne manquera jamais m d appco- 
boone. Ceat qu'un prince qui n'é- dateurs , m d'alUances. 
coûte que se? passions. , sans avoir ^ (D) f/" ".<- ""' Pf -^ ',"ï,'%''-'" 
^ard à ce qui Wt dû Ik Dieu et à s« fiir^s >l tra.m avec Ufape.} M OErn- 
.oieW, se prive d» appuis les plus h.elm avoue qu'il napn en dëcou- 
nftessai™» â sa grandeur. Il ne trou- vrir rien. Qmâ regu nomme e«™ 
vepoinldanssefpeurfesuneiidelitë poulifice egtra non pennde loquet 
qu'il puisse opposer ï ceu, qui l'ai- cum vgiorum mand«U>rum ™A</ e^ 
laquent. PrXlenit ^d.enl^,n du- de re^dere contins (^5), I! traite 
cumji,nu. collecti in r^gem' eieroi- de fable ee que le pire Maimbourg 
U, ,-L/ qu^m Ule esccitus , impZ«-a( raconta (26) que Ponlu» de la Gar- 
opem ciwum , quorum plerique per- die fut eharg^ ;?< (m<Ier upec te p^pe 
lunt aures prio«nti, hilares , itdwenis- Suéde a fob^ssance del egUst.acer- 
se umpus, qi^ jugi in die, ingra- M'«ei eondtUons , qui étaient : i 
^^centU ie^Murone,^,, ,nt,^uhm (a,) î^'on »e troublât po,nt Uno- 
euccambanlpeniths iaterituii. lt«que htesse dans la puissance dei biens 
tubnirus opepaueorum, in quorum d'église quelle possedoa ; ■i.qu on 
animU nondui, obsole^^rat ^jestas laissai auste^ques et ai^ préIres les 
soi -Prineipis , congressusque eum femmes qu ds «voient épousées : 3 . 
pluribM aeforfioribus,nonpOlerat qu'on permutait! la,ques la eommu- 
BO« radigi /d angu>tias. Atque tum mon sou, Us deux espèces ; i . que le 
prœferoii ngi adparuit, et fa^on sen^ice dw,n îe fisl en langue vut- 
K™ , et TZeessufulciénd^ pote^ Ifoi^- Cela est iU de Flor.mond de 
iiœ destitui Dolentes rerum, eUm exu- R^mond , qui ajout«.(iB) que la Oar- 
td rei-ertntid Ifuminis , ei ampld Aie.àson amV«, trouva « ""JT ^'î 
potBstatt usurpant nil pnrter trucem alarme, quen i^ulanl toucner a ta 
\uidu,s in fubjeelos agendi lieentiam. religion. ceux-U lui oslassent la cou- 
h Er^ovegi aceiSt. Quem solio ronne de la teste, qui la tuy a-o,ent 
iublimem ^idit sol orient, eundem mise dessus. Ce paut-re ro_r ne f,ou- 
eecident vidit prOfOlutum ad aliéna vant, ou n'osant nmettre tout-a-Jait 
genua 's.îl. Le nombre âm prince, feglise catholique , il <»>utut comoo- 
Z^i „«» JiJ acciccia^. iai\ nn oinnn- seT aucc Us arthevesùue 



Vaï ont été assassines {a4) on empri- ser wee les arthei^sques et ei^squei 
iamii pour leurs tyrannies est si luthériens , seigneurs pnncf aux , de 
and i te nombrede eeu, qui ontpu leur laisser pendant lours fies leurs 
«.intenir dans une mauvaise ad- fimmes , la commumon sous les deux 
inistration, et qui n'ont pas hâte espèces, et la messe en langue t-"*- 
couronnement de leur fds , ou de gaire- Onfustyenu a bout ^ ecclé- 






le couronoenieni. uc icur ma , ou un s ■• j — . : , ^ . 

leur fr^e , etc. , par leur conduite s.ast.que, puis y« on ne fo-^^J « 

Violente, ist si ^tit, qu'on ne peut leur coucU : ma,s ceux qm portoient 

L»z admirer .p^ily en ait «uVne fespée au «■»'-'"« "'"''"7'."!^'^ 

savent pas profiler de cette leçon, prise. Ainsi Jut rompu ce ^"""' 

Au reste , le! révolutions d'ëUt, qui non sans soi^conjuela ^«'^ ™- 

transfèreit les couronnes d'.ine tête >»" r '"" "PP"^' ^": ^i'^dement 

i l'autre , ont iti tnuiour» si friquen- ^ "« ^J** • PJ^ avo^interest aux 

te., qu'il y a lieu de s'étonner qu'el- g™'^* 5""" ^""^t ^ 'T .^t 

les ne l'aiJnt pas été beaucoup plus ; yWur de son maistre qu .1 possedoU 

car enfin le pis qu'on puisse craindra ""î?"''. , a, 1 ■ _„ _j 

c'est de manquer son £oup : on l«.u- (E) *<-»' '«"J ^'''- >*' """«fî.' J^ 

vera toujoulS cent moyens de se dé- le' ■'"très meubles de religion:] Cette 

fM)nnri„,ondj.né«».<i,N.i«"«"pro. (,s)oc™b;ci». .n Viit p. j. i. G.rfi., 

|ti. fli 1'H*r*il^,(Mg. iflO. , , ^ ,. MI. i6ï. 

(,î)(».l,idn., «Via P. i. l. Gtrfrt, '^fU,M™l»=.(,DU»i«d" !.■■""■■-". 



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GARDIE. 5q 

d^eose était necesfaire- car on avail ainsi «,.. u /uf—i,' i ■ 

tuppeUecUhmmlaclnini.wl<Uaque«s un fauuuiP, ayant donné ^u,^, 7. 

d.caH«™<ik *^ag«"cL± ^± irr:;*t;'^.j^ 

et les hal.U SMerdolau, , el on U, ^j^. •( re«r.r.« «,r « ,Â1^^ 

tran^ioorta dans l«FiniMdie pour l'u- /„„, ^^re baiss^^ d^^n,ag, là 

^ge de, paroMsea. Le f o. n'en fut pa, ,o«;«, rfe «rte y»'^, ™,/è^« Sn un 

content , et menaça désormais du dcr- instant louj (roi dafii i, mer e( ne 

defenMr Laissonsparlerencorel'liisto. ™ » foun>i/e nari^, y a jpiot deuî 

n«ijaédois.Utcunq«e»onprobilnt, faussetés que Mairaboirg n'a poMt 

guod, prii-atoausu, sculptas picMs- copiées : la première est que la^ar- 

î«e(flSu/aiam.m;,e«fai,,(o;oi,ue, die s'aboucha ayec le grand -duc ; la 

juiftuj sacra femcfumaeeTrfoïeîflAi. deuiième, qu'ayant mis fia à sa në- 

caintur, templo arcis Ke.Tholmmi'it gociation, il monta aiir mer a»ec sei 

t'7'^'' "S"""^' '". "''"•'}?"' fT '«isseaui. Dans la note raargiuale on 

/an</,arf, ad earum, ,n q,ubus hah- accuse le père Maimhourg Se ne sa- 

tdrun», par^c,arum Umpla Us exor- Toîr pas la géographie. JÎ a suppôt 

'^nda,auth. ^ura^trM, guat re- qu'aoi frontière de la Moscovii il 

durlas in sacrano Itm^b arcs f f- y a une riyière qui descend à Rerel. 

ktrgtns^ iocan prœcepu , donec ipse Cela est faux. On le blâme d'avoir dit 

de eu aliUr constituent : mtermina^ que Rertl e,t U capitJe Je LiTO- 

None mortis profiJefu ne ça» res- aie ; il faBaïtdire d-Esthonie. On le 

no se subnuttens ex hosUbus , ulîd bl3m« d'aroir dit que Pontua ^tait 

adjiceretur ii^urid, aut horum de- gouvemeur de Livonie : car , ditH>D 

i-Ktorumtemphsae monastmis ulla cell^ province n'appartenait pai alors 

^l^mrna^,s fieret (îo). à la SuMe : elle ^ïité conquise que 

<'^ ^P^il^theunusemenl dans par Gustave -Adolphe, Cette censure 

u«e nrw/yr. 1 Lui et ses collègues s'é- « „« payait pa, raisonnable , pni». 

talent sépares des ambas^Jeu^ de que M. Œmhîelm dit expresséroeul 

MoscoYie, sans être convenus d'au- que Ponlus de la Gardie futfait gou- 

cune autre chose que d'une trêve de verneur de Uvonic ctd'Iuerie l'an 

qoiDieio«n.n,em.tsurla«viére ,S8i (îî). Je me serai. coStenic de 

pour aller a Rerva- mais quand le eritiqoer le terme de vice-roi, que 

vaisseau fut arnvé à demi -lieue de Maimbourg a pris ie Horiroond de 

cetlevil]e,onsémilat,rerqueIques ftémond. 

pièces de campagne. Cela Ot aautçr Comme l'article Gaudce, dans le 

une planche ;1 eau entra par cette Supplément de Moréri, a éXAiaé du 

ouïertuïe : cci« qw eurent peur se pi„ Bfaimbourg, vous trouverez li- 

jel*rent de rautre cÛt^, et renversé- ^éna:T>t da»s ces remarques ce qu'U a 

rent le bâtiment. U Gardie fut l'un Je défectueui 
de ceni qui se noyèrent (3i>. Cest 



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4o 6ARISS0LES. 

<Gï Sa postérité est encore tris- me épique qu'il avait entrepris 
norissani^ dans la J«èrfe. ] ]l hi«sa chanter les grands «ploits 

deui rdaet une liUe.JcÀif DELA Gai- i /^ . /m j? i "^ ■ 

Die , l'atné , n'ent que de» fjles , qui « Gustave (B). J en parlerai Ci- 

furent mariées Lrès-arantageusemeDt. dejsous (a). Il ftit modérateur au 

JicgnEs DE II Gi«DiE, le radet, fut synode national de Charenton , 

fait comte (H ! , sënateu.*, et mnd jC ,545 (b) {•). 
■ connétable 4u rojaume, pr^idept 1 \ / v ; 

du conseil de «uetre, etc. Son fils , , „ ., -„ 

.1.4 . M..™. oA.,„ ;, 1. o...... S ï2i".™l" *•...,„.„ 

épousa la sœur de Cliarles-Guatave , 

roi de Suède, et fut père de GosTiVE- , 

Adolph^de l* Gahdie, sénateor du , 

royaume , et président du conseil i 

Gupr^me de Suéde Les frères de Ga- , 

bnel Magnus ont eu aussi de beauy 1 

emplois , et ont laissé dits eofans. ' 

Voyez l'arbre eénëaloeique de cette ' 

inai*a , à la tite de U Vie de notre ! 

PoDtus. Celui-ci laissa deux frères en 

France , qui se marièrent ; mus û ne f^, j^ composa leautoup âe IWns, 

reste aucun m.lle de Ij urs desceB- dont auelquis-uns ont ^u le jourA 

'»'" (351- Il publia un Tolume de Sermons , qui 

(}{) H>ini)«nt( . M <if>rii bi b SippUiKDi a pour titre , la J^oie de salut. Sa 

-u—i-i j ^ — ^.j:,î. D — Baltes livres imprimés sçnt latïnsj 



OU. 


dit-OD, 


^î-icîs: 




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= , lui reparti 


1 G. 


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1. bour» , «t 




I. cher. 


»..Il£l 




[Vo)-« l'«to 


!t°Hii,i,ETii- 


t.itme 


X.] 









F. C.rdl.. 



divynes thèses de théologie , 1 



GABISSOLES f Antoine ] , pas- "^ ^ui^ "" Christo merfiorore, l'Ei- 

teur et professeur en théologie à SÎ^^i^r.tt'^.'^^^r^i^é/a'rK 

Montanban , sa patrie , a ete un CLarles , collègue de M, Ganssolej. 

très-habile homme. Il naquit II ^ a ceci à considérer sur le livre De 

environ l'an iSSt, et fut reçu i'^utaiione peccati Ada , c'est que 

»;«;c>«l.l>ji J ■ _. * ;. lauteur le composa par tordre de 

mimstreàlâgedeviMl-trois ou ^„,„(^, aprér^oirconféréamia- 

Vinet-quatre ans II fui donne à blement aur cette matière avec M. 

l'église de Puylanrens, Il fut Amyraut , en présence du synode 

établi professeur en théologie à national de Cbacenton. M. Amyrant 

M.„Ujb.. i:.n,é.,6a,,.pré, P^ïî^ TiSf ")""'" M™- 

avoir été désigne à cet emploi Jait pas ses opinions propre», mais 

par plusieurs synodes de sa pro- celles de M. de la Place , qui l'avait 

vince , et chargé nommément priédejes expliquer ilacompgnie, 

1 ° .- , 1 f et d^les soutenir, M. Ganssoles , 

par un synode national de Cas- ",„?d^u ,„„ hvre aux quatre 

très, d en aller faire les fonctions, cantons évangéliques , le leur fit pré- 

II les remplit dignement jusques seater par son fils atné , qui reçut 

en l'année i65o, qni fut celle partout de grand, honnenn. Un an 

1 . 11 ^ 1. après, ils firent un beau présent à 

de sa mort. Il composa beaucoup p!,„tB;,r; ils lui envoyèrent quatre 

de livres , dont quelques-nns grandes coupes de vermeil d'un ou- 

ont vu le jour (A) , et les autres vrage exquis , accompaenées d'une 

se sont presque tous perdus dans 1^*"^ en latin pleine d'éloges, et si- 

I j '-, ^ . •- Ti «née des quatre syndic» des quatre 

la dernière persécution. II se cantonifi) 

Elaisait extrêmement à la poésie * 

itine,etil eut la joie devoir .„^ T'-'H (irSÏ î"w S"^"** *" *"*" 

sortir de dessous la presse le poë- ™) r^r^duiiimtirt'maïuusni. 



D:.l.:.cl:, Google 



GARNACHE. 4i 

(S)Jlpittortirâeâesiouitapresse ne fat point capable de ta ç&- 

le poème épique qa'U a«aii entre- paotir de la plus désagréable m- 

fris pour. . . Gustafe. 1 On rappelle , . >■?■).„ 

Alotphide. L'auteur l'avait dëSic à )"*;'« quon puisse fa>re à une 

lareine ChristiDe.etaQx cinq grands personne de son seie. Le duc de 

du royanine ; maie " fut oblige de Kemours lui avait promis ma— 

changer l'^ttre d^dicatoire , Jparee j ( ;( jt obtena d'elle , 

que son fils atuë loi ecnïit de Stock- ^ ' , , ._ . i^ f 

iolm , qu'il ne serait pas possiWe de moyennant cela , toutes les fa- 

Sr^senter cet ouvrage s'il n'était dé- yeurs qu'il en pouvait espérer ; 

i^ à la reine seule. On fit donc une en un mot et sans détour, il lui 

autre épttre didicatolre adressée seu- ^^^j^ j.^;^ ^^ enfant. Lorsqu'il se 

lement i cette princesse, et louTra- . » j . ■ i ■!,■„_ 

ge fut présente, ia mne ie nqut de Tit sommé detemrparole, U s en 

la manière du monde laolus obli- moqua aveC d'autant pluS de 

géante et la plus honnête , el fit hardiesse , qu'il ne voyait pas 

teaucoup de caresses au fils a(né de qu'Antwne , roi de Navarre , 

l'auteur. Elle lui dit que certaines H ."''■' , . 

«ens avaient travaillé pïus d'une foi» quoique premier prince du sang, 

a lui d^Her et le poème et le poète ; eût ou asseï ae vigueur , ou assez 

mais que l'ayant lu elle en avait été d'autorité pour le Contraindre 

TJtiontlfafmirltiÔniôTrtaut^ ^^ «parer Honneur de la de- 

'cèXrent "ts"u^"on .ou^onM moiselle. Ce fut bien pis après 

Grotius i avoir voulu rendre ce më-. que le roi de Navarxe , qui avait 

chant office , encore qu'ayant éiéprié gu quelque sorte de crédit pen- 

» de vouloir donner >on avu sur cet j^^^ , triumvirat, eut été tué. 
ouifaee , avant même au U tut impn- i .i ,- ji 

me, iïekcUt perlé tril-avantageLe- Le duc de NemouM , SOrtl de 

wieni , et comme d'une pièce presque Frsince au commencement des 

accon^lie. Quoi qu'il en loit , te livre troubles, à cause uu'on avait dé- 

médaille ^or, et son fils aine fut as- le duc d'Anjou , frère _ du roi 
set ampUmenl payé des frais du Charles IX (6), avait été rap- 
voyage (î) ÎTotez que M, Gariasoles „]^ bientôt , et avait servi utile- 

^''^elÉT "" "°'"^°"^'"*"* ^* ment contre ceuit de la religion. 
ce e reine. ^I_^ ^^ j_^ ^^^^ ^^ ^^. j^ Uavar- 

(3)rw*iWm«M4B«ii«. j.g l'encon ragèrent À presse? la 

GABITACHE *( Françoise de cour da Rome de déclarer nul 

RoHAK, Dame de la), était fille son engagement. Il obtint tout 

de Rohan I". du nom, et Jl- ce qu'il voulut (c); le bon droit 

gabelle d'Albyt , fille de Jean de la demoiselle de Rohan fut 

d'Âlbret , roi de Navarre. Elle entièrement opprimé , à cause 

était par conséquent coushie qu'elle s'était déclarée pour le 

germaine de Jeanne d'Albret, parti huguenot (A); de sorte 

(a) mère de Henri-le-Grand. qu'il lui fallut avaler l'affront 

Due parenté aussi puissante et de se voir mère sans avoir été 

aussi recommandable que celle- mariée , et le déplaisir de voir 

là, jointe à la très - ancienne son infidèle galant marié ?vec la 

noblesse de la maison de Rohan , ^^^ ^ lj™™.^ . Aidiiion, à C«i.i™u. 

W He^i d'Albret. roi A iV*.«r™, JCZ, W"- '. P-V- 808. """■ ". P-V: H^ 






rt de Charll 



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4j GiENACHE. 

Teuve du duc de Guise , et aussi -oit 7"'««e fit potier i san [iU.\ Si 

honore p.rloul, et c.ressé de. J .™.."m ï.. idfc. J. Tirpl. , j';.»- 

, c^ 1-1 - ' I ■ 1 m> ait (fue cette dame se consola 

dames , qu« s'il avait été le pins ^c rtafidilil^ de aon galant par le fili 

honaéte bomme du inonde. Tou- qu'il lui laissa; mais il y a long- 

te la consolation qui lui resta temps que nos danies ne sont point 

fu.l.,i.red.priucede Gène- ^'S AZT. IÎ"T„1?bS'! 

VOIS quelle fit porter à son fila regrets fut qoe son perfide amant la 

(B) : at quant it elle, on la nomma (quittait saoaliii laisser de ea race ; et 

madame de la Garnache (d) , on ■' .^^e avait eu no petU poupon de 

la duchesse de Loudunois (e). eDVeinte'de"es'o™Trrs* 'elle cftt"ëî^ 

Elle se maintint adroitement incomparablement moinsaffiis^e(3). 

dans ses terres pendant les guer- Une tendresse de cette force ne serait 

rescivilesfOl.Cestappareumieot !«' n'orne bonne aujourd'hui pour 

j _ ' _ D lî les romans, tant elle est contraire 

de son aventure que Brantôme ^ y ^ 1„, ^„j „ j^ 

prie (D). M- Vanllai en a prie ceUcs s qui un calant manque de foi 

amplement, et y a fait bien des n'eit pas de lui avoir accorda plus 

fautes (E! , dont quelqoe»-«ne» q»'"" o» *''?it ; ,?•»" ^^ "'avoir pu 

. ' -' I éviter les suites. Une erossesse , un 

sont SI grossières qu on ne sau- ^„f,„j sont des convictions de dës- 

rait s empêcher d en être sur- bnnneur qu'aucune cLieane ne peut 

pris. .éluder : Ce sont des preuves parlan- 
tes, e( liice meridiaiui ctarwrei ; va 

(d] Cal le nom iPtaii ,-ilU de Poitou. ,ont des témoins sans reproche , et 

(t) OM, duché fiLt-riga CflB iSjg. omni excepiione Toejoref. .Cestidonc 

.1. T->. -...,.. I la principale source de l'infortune et 

(A) Elle fetaU dfclaret pour U j^ j, ddsoladon, Q»esu> i q^tl cht 
paru h>,guen^t.\ S> loji neu veut pii,i„„,prii„Ui„^rtiri.Aulmcroi^ 
pas croire d'Anbignë, il faudra for- j"^ c'est Bran tSme qui parlefi] lou- 
tifier son timoignage par celui de chant les demoisdlel qu'il avait vues 
M. de Thou. 0« (oueLi encore û« ^ la coar , que t» ikeitteur tenu 
mariage ctanJe>ti« entre te duc de .^^^^ „^ ^J„^ ,„ ,, .„„ ^,^ 
JVem^^r. et Fj^joise de Hohan ; J^^^ /„, quand eUes éloieM 
nww autant .p^d fallut pour mettr, y;„„ ^^^ ^^^ J^^^ Uur libère 
la eompUtgmime ,^r,U vent en W ■^arfjfre row être religieuses aussiAien 
ne desareligion.elfaulreenpuu- Je f^énu, gue de Dline , mnU qu'et- 
tanced épouser la. humnére de Gu,- Us eussent lu sagesse et t habileté et 
« (I). Ecoutons maintenant le latin ^^^irpour se garder de l'enflure du 
de M de Thw. ^dem tempore , ^«^/a eertaiSseeardsilfautavouer 
ceit-a-dire en ,%ea , lu oU-n ug^ q«, ]?sort de maJame de la Caraa- 
tata inUr Francscam Roanam et eT.e fat assez conforme i celui de Di- 
Jacobum Sabaudum Nentarosmm , doo; car sou galant prélendit, aussi- 
et supersuit IVavarro qui Roame bien qu'Énëe,qu'iln'STaitpoinlpeDSi 
cqgrtatœpalroeinabaturintermitsade- ^ „ marier (5) 

nun renoi'ata ,et priBi-aUnte kine ^) Elle se Tuaintira adroitement.... 

aen,oratugral^,,ndeaBK BELicitt- fendant Us gutmt cioUes .] D'Aubi- 

Kis riOTEsTiHTiDH cui Rouna ad' ' " ' 

dicta erat prœgrai'anle , inlerfenlu (j) Salu-n ,i ,ua -nihi d, a ia,„TM, /«>«i 

ponlificis decrsa est , schedula IVenio- Jnii fugam ànMti , ri ^uài mih itanuUt 

rosii de matrimonio prasentibui ver- ,. "■'' *i « r 

HscontraetBÎiritapronuneialai-à). À„wrf^™^";U"«À,^'SÂ^' 

(B) Tome la consolation qui lui Vi.,il., K.., fii. /r, ... Si,. 
resta fut U litre de priact de Gène- (^JD'aaiut it Ctibtiitt it Ktiitu, pag. 



(ij'Thuino, Ui. XXXrX.pag. ». ',çf. 



(S) W« caniu/U iiiif nin 

"" vi'iU.V«l',1i.'i>',"î» 



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. GARHACHE. 43 

gaé sera ici mon anteor unique. « 11 branUt , là où tlte montra sa dàpo- 

M faut aioDter ici , dit-il C6) , qae la sition , et sa dextéiilé mieox 911e 

B damedelaGarnache, sœur du duc jamaii, mytc sa tadU qui élail trés- 

» de fiolian, tenait laville de laGar- belle, et qu'elle acoommodoil ai bien 

H nacbe et le cbasleau de Beauvois ce jour- Ih qu'il n'j- avait aucune 

B sur mer eu neutralité , se gareo- apparence degnisesse; de sorte que 

■ tissant arec les soubiBiMiaus et te lyi vint dire à unlrès- 

■ artifices qui ne peuvent est™ Ma»- grand de ses plut JantUiers : Ceux- 
D mez à son sexe et à M conditinn. lii sont bien méchans et malheureux 

■ Son fils (nommé le prince de Ge- SAre allés inventer que cette pau- 

" nevois pouf la prétention du ma- vre Jille était grosse lù ont 

■> riage de sa mère avec le duc de menti , et ent Iris-grand tort. Ainsi 

B Hemours) s'estant saisi de la Gar- ce bon prince excusa cette belle et 

n nache par l'intelligence des dôme»- honnête demoiselle , et en dit de mé- 

n tiques qui esperoyent de lui , es- me h ta reine te soir étant eoucké 

» parti et ses nëcessilei, 11 entreprit en cela lajit visiter le lendemain nu 

M aussi sur Beauvoisparintelligencei malin, elle étan^prétente , et se trou- 

V mais elle estant double il »e trouva i-u grosse de six mois, laquelle lui 

u prisonnier de sa mère. La cadence avoua et confessa le tout sous la eour- 

u de tout cda fut que le roi de Ha- riue de mariage. Pourtant le roi qui 

n varre someslant de sa liberté l'ob- étoit tout bon fit tenir le mystère le 

» tint, et par m^rne mojenla place, plus secret qu'il put, sans scandali- 

» quand la dame du lien , qui aussi ser la fille , encore que la reine en 

• s'appelflit la duchesse de Loudu- fut fort en colère; toutefois ils l'en- 

B nois , lid les affaires du pays asseï eoyirenl tout coi chez les plus pre- 

M favorables pour la religion dont cfies pareni, ait elle accoucha a uni 

n elle faisoit pro^ssion , pour ce que beau fils , qui pourtant fut si mal' 

1) deslors on y pouvoit compter huit heureuxqu'U ne put jamais itre avoué 

n places partisanes des réformez ». du pire putatif, et la cause en trat- 

n parle BU long du iridge delà Gama- na longuement, mais la mire n'y 

cbe (;). 11 faBut que la garnison pro- put jamais rien gagner <q). H n'est 

testante se rendK enfin au duc de pas dilEcilede reconnaître U-dpdans 

ilevers. On peut hardintentcompter, la dame de la Garnache, qui était 

entre/enoumisrionjef/esarti^ceade Fdle d'honneur de Catherine de tlé- 

celte dame, les lettres qu'eliê ëcrivit dicis au temps de cet accident {10). 

i sonfrére,assiégéd3nsLusignan(8) : Elle ne fut più la seule qui gagna Cela 

elle fit tout ce iiu'elle put pour le au service de ceUe reine, 

porter à se rtrnhe auï conditions (E).,.. M. rarillas.... y afaitblen 

avantageuse! que le due de Montpen- Jeij^auiei.] Voici commeil parle (■ 1): 

sier Jni ofiait : mais elle n'y gagna Jacques, premier duc de JVemours , 
rien. ' surnommé le beau et le galant cava- 

(D) Otsl apparemjnent de son lier par excellence , avait aimé l'ran- 
avenlure que SrantSme parle.J Il^çoiae de Jlahan, qui paraissait à la 

dit qu'Ô a connu une fille de très- cour sous le nom de mademoisçlUs de 

grande part, laquelle vint a élre Léon Ill-ai avait donné uTiepro' 

grosse du fait dun tris-brave et ga- messe de mariage en bonne forme : 

tant prince te rai Henri te sut cette demoiselle ajoutait qu'il t'avait 

le premier g qui en fut extrêmement épousée par paroles de présent, et 

fâché , car elle lui appartenait un que le mariage avait été consommé. 

peu Le soir au bal d la voulut II n'en était point sorti d'enfans , 'et 

mener danser le branle de la torche , 

et puis la fit danser a unautre le (q)BnHtiDt, DunoiEhcui, um. 7/,|M^. 

branle de la gadlarde et les autres "■ '"J"' 1 r t. ■ * 

Miiiot.a-ilaJttinHtU i» SoAao m tfti 

(eiD'HihiH.M»!.//!, t». /, cA^X///, dt'filiu A-hitnanr «'il a«il tuu iVi (n 

(7) Ik ««»., liv. //. c&op. XU a XVl. (,,; T.fJII» , Hiiulri d. n«iri III, 'ù. T, 

(Ï}TI»ui.,I<».£/Z,*1«>.iSt4 •!»•(. 99. ras.HHKiir., Mltion ie ntOanî: 



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44 GAENACHE. 

lea choses liaient encore dtmeurées rente , on acKiterait des txTres volà- 
dans l'incertitude lorsque Poltrot tua net , et on y joindrait jusqu'à la con- 
te due de Guise Z'antiiurdiiduc eiarence de cette tomme : que le lout 

de Ilemoiirs pour la duchesse de ensemble serait érigé en duché et pai- 

Cube le ralluma aussitôt qu'elle fut rie, et que l'expédition de la chancel- 

veuve, et il l'épousa avant que la lerie porterait en termes exprès , que 

demoiselle de L^on eût achevé^de ee duché et cette pairie passeraient da 

prendre toutes les mesures dont elle laâemoiseUedeLéonhsesdeacendam 

afoit besoin pour y former opposï- mâles et femelles jusqu'à l'infini , 

ti'oR. Ses parens, qui ae l'avaient que supposé qu'elle en ait; et si elle n'en 

médiocrement assistée avant l'injdé- aidit pJ, h 

lité du. duc de Nemour- -'•-'-'■ •-- '- •- - 
firent après qu'ils le i- 
etler^deIv'a.arre,so. 

de germain, ceux de la maisonde tion de la reine mire "Ella fut 

Rohan, et tous les autres seigneurs tellement persécutée par ses proches, 

du royaume qui leur étaient alliés , qu'elle n'osa plus s'opposer oui-erle- 

Jirent entendre au duc de Nemours nient au dessein de s accommoder ^ 

que , s'il ne faisait Raison à la de- mais'il naissait toujours de nouveaux 

moiselle de Léon, il fallait qu'il obstacles, quand on croyait avoir sur- 

se battit en duel contre eux tous, l'un monté les précédens. Le parlement 

après l'autre. Cette extrémité était de Paris , qui devait enr^istrer les 

terrible ; et quoique le duc de Ne- lettres de l'érectio(^ de Loudun en 

moursfiit un des plus vaillans hom- duché et pairie , enfit difficulté , et 

mes du monde, il n'était pas possible se fonda sur ce que, pour asseoir dans 

qu'il satisfît tant de gens sans suc- les régies un duché et pairie , il fal- 

comber enfin dans la querelle. Cest lait trouver une terre dont le futur 

ce qui lui fit prendre des sûretés qui due et pairfdt seigneur incommuta- 

ï exemptèrent du combat durant quel- ble ; e' est-à-dire , qâ'il la possédât si 

gués années La duijtesse de IVe- parfaitement, qu'aucun n'eût droit 

mours accoucha de deux Jils et de l'en priver , ce qui ne pouvait avoir 

la demoiselle de Léon s'ingéra de lieu a t égard de la terre de Loudun, 

" 'cr au' ils n'étaient pas légitimes, puisqu'elle était du domaine mfol 

' ' ' ' '^ "' ' que quelqu ' ' " 

_, s de l'Europe en jours permis au roi de l'y rt 

jurisprudence, aussi-bien que les plus quand samajesté le néeÙgermt , com- 

célèbres avocats des paHemens de me elle n'était qu'usufruiliirede son 

France; et la plupart des uns et des royaume , ses successeurs seraient 

autres répondirent que la question toujours en état de le faire. Il était 



!< que le mieux malaisé de réfuter cette raison paf 

tcraiL u accuiitiavacr [affaire. La une raison opposée dune égale force: 

querelle de religion qui survint en- mais la reine-mire aurait emp&yé au 

suite de celle du mariage ne servit défaut de cela tout son crédit , et 
qu'il l'augmenter; car d'un cSté la ^oute l'autorité du roi sonJUs , si le 

maisoit de Rohan se fit calviniste changement qui survint en, la per- 

La demoiselle de Léon était cadette sonne du duc de If emours ne ï en eût 

de Bretagne , et par conséquent n'w empêché. Ce prince devint pa' 

vait que tris-peu debien. Élteaimait ralytique Il languit deux ans 

laiit les moyens de la faire, que le bout de ce temps (il). Comme son 
due de JYemours s'était insinué dans indisposition donnait de la pitié à 
son esprit. Elle fut attaquée par ce tout le monde , la demoiselle de 
faible; et lareine-mère lui offrit que, Léon suspendit les poursuites gu'elta 
pourvu qu'elle se désistât Je ses pré- faisait contre lui en justice , et les ju- 
tentions , on détacherait du domaine ■ ges n'en voulurent plus ouïr parler 
royal la ville de Loudun et sa ju- r \ii uik^ «■ «jhU' Ji Fm- 

ridiction; et si le tout ensemUe ne ^y^\ l,"^". /um"^! Hllirio. it C«w, 
walait pas cinquante mille livret de 00%. Jm Dsmst , um. I, pf. ^ 



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GAKONNE. 45 

après la mort de celui gai ea était ta uaissauee de ces deoi enùau ; car ce 

cause. Le roi fut ravi de n'avoir plus Ane DVpouM la douairière de Gaiie 

oceasiom d eUiéner son domaine , et de qu'après SToir TÎd<J sod procèg avec 

créer unnouveaudaché et pairie pour mademoùelle de KobaD, en l'ana|k 

un sujet qui en était sipeu digne i566, «t il y avait eu d^â UDe t^V 

£t comTna ee n'ai^t été que par né- gan^IaDte guerre de religion. 6°. La 

cessité , et par complaisance pour la maison de Rohan ne se lit polDt cal- 

reiae-n^re , qu' il ai'ait consenti à r a- Tiuiste depuis la naissance dea deux 

Uénation de Loudun , il se ré)ouit en&iu du d<|c de Nemours ; car 

d'être dispensé d'accomplir sa pra- H. Varillas remarque (17) ijue èia 

messepartamonduducdelVemours, l'an 1 56a, le vicomte de fionan cm- 

1°. le remarque que la demoiselle braisa le calvinisme, par l'cspà'ancc 

dont il s'agit est noinmëe par Bran- d'épouser l'héritière de SouSise. •]<•. 

tdme màdeinoisette de Rtman (|3] , C'est encore une chimère que Cette 

et Bon pas mademoiselle de Léon, piliéqui obligea, noul dit-on ,1a de- 

3". J'ai fait voir [i4) par le téwoi- moîaelle de Roban i susprendre ses 

Enaee de M. de Thou , que le procès poursuites Contre le dac de Nemours 

de fs demoiselle fut dérmitivemeat paralytique. 8°. Selon H. Varillas, le 

jag^ d sonprëjudiceI'ani566,Lapro- roi Henn 111 n'^riaea pas Loudun en 

messe de manage qu'elle produisait ducb^ : la mort du duc de Nemoun 

fut déclarée nuUe. H. VanlJas le sa- l'ep dispensa. Cependant il est cer- 

vait bien eu composant son Charles tain que cette érection futfaiteenfa- 

IX. Voyei les laroles que je cite en TeurdelademoiseUedcBohan. 9°. La 

note (i5); elles dëclarenl formelle- plus énorme des fautes de cet auteur 

ment que le mariage du duc de Ne- est de dire qu'il n'était point sorti 

m>>urs avec la duchesse de Guise fut d'enfane du commerce du dnc de 

précédé djla «entence qui déclara Nemoursaveccettedemoiselle. Voyei 

nulles les prétentions de mademoi- ci-dessus (■ 8) le passage du sieur 
aeUe de Rohan [16). D'où vient donc ^'Aubigné (19). 

qu'il dit ici qu'avant que cette de- , „,,,__.^ ^ Chrla IX, U.. tll, « 

mouelle eût pns toutes les mesures airiiinri}c-mini. 

dont elle avait besoin pour f former fi8) i>fli«iB™imf«.fO. 

opposition, le duc de Nemours avait J'^'. ''TV*^'! '' '^^'"•"îiS"*"" 

épous<S 1» veuve du duc de Guise? ■*"">«"''»-'"""''. "-■ /.f"»-»»»- 

3". Quelle apparence que U deinoi- GARONNE , en latin Ganmi- 

selle ait renouvelé ses poursuites >, _ ■„ , j 

près la naissance des de u". garçons '«' .; '"«" ^« q"«'« gr«n^e» 

[u duc de Nemours et de cette veu- nvieres de France. Papyre Mas- 

ve > Ce mariage s'était fait après la gon (a) vous fournira plusieurs 

sentence d^initive qui ruina les pasagges de poëtes concernant 

prétentions de la demoiselle, et par *T, ° ■ .. ^ i ■ i- 

^^s^,,uentiln'y avait plus'rieri «tte r.v.ere. Jo.gnez-y ta jolie 

dire contre les enfans issus de ce et plaisante imaginalion de MM. 

mariage. 4". Et ainsi ces consulu- de la Chapelle et de Bacbaumont 

tiens des professeurs et des avocats , ,^> ^^^ ^^^^ g^ ^ gj ^^^ reQui. Je 

ce procès instruit avec beaucouf ^ ' , , , ' 

.rupï-™^, touchant la qualité des ^^ borne à marquer quelque, 

deux iHi du duc de Nemours , sont fautes de M. Moren (A). 

(a) In Bcieriplioiie Fraecw pet Humiu. 
(*) Dam la Hclation de leur royagc. 

(i3) DiKsuH it Ciiktiisg il UUiùi, ftg. (A) Je me borne à marquer qutl- 

-- '« , ques fautes de M. Moréri.J l'. Il dit 

(i4)Z^'-"-'^"(*l. ' tk Garonne traverse 'la plaine 

J^^rù d.Sri«1l™rK.k« ?7".S; J. d'Aran, dans le pays de Comnunges. 

Niunn ffaiLiiL la àcuiùriin it Gùir. Virp- C'est n'entendre rien dans le latin 

l». Hiiui» <!. Cfauu. IX, um. U,p^. H, qu'où , copié, car voicicomme parte 

iiw. sae. if, "j» Ù.Baudrand.i'originaldeM.Moréri; 

DilL,«™l' î^r^a? Ori(ur(Garuiona) in moMibus Au- 

D.MZeCbvGOOgIC 



3^' 



46 GEDICCUS. 

ra in ^nnid valle Hispamcœ dilio- GEDICCUS ( StMOB } , docteur 

drandr/at4Xupù".d^A: -th^o'ogie, et «.inistreàMag- 

t, niai.delayall^ed'Àrao, et U debourg , ne m est connu que 

qu'elle appardeDtàl'Efpagne, sur par la réponse qu'il publia, lan 

frontières d'Aragon, et non pas i5o5 , à «n petit livre dans 

qu'elle fo.t parue Ju pay. deCoin- , =;g| ^„ avait voulu prouver 

mmeet. i . il ne fallait nw due que ^ , » , T 

la Garonne passe à Rifui, mai» pro- q"» '«s femmes n appartiennent 

cbedeBIeiix. teaieurCoulona evit^ pointa l'espèce humaine, mu- 

ceue faute en disant qu'elle côtoie lignes non esse homines { A ). 

nen.puisquela vifledeRieui n'est CDup p'»» heureusement qu en 

point du comte de Foii , et que la français; car autant il est ridi- 

partie du diocèse de Rieuï edwree cule de soutenir en latîn mulie- 

T>ar les eauï de la Garonne, n est _ i . . ^ 

^ ,té de Foix. 3". il n'est ^^ .'•°'?,.^",« ^o^tnes , auUnt 



e la Garonne reçoive à est-il ridicule en notre langue 



K s vrai que la liaronne reçoive a "i-n nuitmt: cii uuiic langue 

lulouse le petit Lers : elle le reçoit de soutenir que les femmes sont 

fort au-dessout de cette ville, i». U des hommes On a réimprimé ce 

::-Si'd" ïïl:»'r"r„3 p"-- «"« p'";r" '"" cj. « 

une rivière tout autixtnent oonsidé- i' B est trouve des gens qui ont 
rable que le petit Lers. Je parle de soutenu tout de bou la thèse 
la rivière d'Ariège. 1 ndè patenter et _u'on voit au litre fC). Je n'ai 
fendet campoi rigans duobut milita- ' ■ , .,„„ ■ „„„ i„ ' ^„ -ùi:.,^ 
^rihu. -a itoloJ in »nculo (a) A', pomt trouve .C(ue la reine Elisa- 
CnicU Aurigeram (3) Jiuvium exci» beth y soit mise en jeu (D). 
Biens, areiadis aureii intermicantem, \\y a des gens qui croient que 
lamsuh aquiset e^iernU ™/e/Kwr rauteurdel'Ecclésiastiquea com- 
Tholosain Tectosagum metropoUm i ,. , . i e 
alluit; c'est ainsi «ue parle Papvre ''^"" '« paradoxe que les fem- 
Masson (4). 5°. Dire,coronie fait mes n'ont point dame. S'il« 
M. Morëri, rfue la Garonne vient près avaient raison , il faudrait cou- 
de Cordeau., est vouloir que les lec- ,y^g l'auteur italien qui a 
teurs 9 unaeinent qu elle ne toucne -^ • ^ 
point les muraUlwdecette ville, ce soutenu ce paradoxe a renou- 
qui serait une très-fausse imagina- vêlé une chimère bien suranoee 
tion. 6°. La Garonne et ta Dordugne (^v Haieunir en ce sens-là une 
forment un sexd canal de ta Garorint jj,, décrépite n'est pas OU 
qui passe a Blaye. Cette expression , , *^ i ■ ■ lï . j 
Mtsl barbare, que le plus ignorant Ouvrage fort malaise. L art de 
Wallon se serait mjeux expliqua. Médée n'y est pas nécessaire. 
n". Il ne fïUait pas dire qu'il y a sur Cependant comme ce nouvel au- 
la droite de la Garonne, et sur le j^^^ ^,^ ^^^ ^^ ^j^t jç 5^ 
nvace de Aaintonin une Tille nom- • , - '^i i 
aée JW«™2ni/e,afaUaitdireJtfofv prévaloir des raison nemens de 
tagne. 8°. Au lieu de Pafiliac et de ceux qui ont été refutés dans 
Soulac, il fallait dire PouiUac et l'Ecclésiastique, il peut préten- 
AW«oc.U5'.etia5«,iautesset™u. j ^ la gloire de rinvenlion il 
T»nt dans le Dictionnaire géograpbl- ■ P -, ii 
qxie de M. Baudrand. certains égards. Vous verre* ci- 

(.■,Tr.;a4«m.3ir..*.F~.c../",p*<., dessousfajuB passage des ^ft^- 

''" ■t'iif tirt ■ \ -II' ' '""?** <f Histoire et de lAltéra- 

îî) z'^îliu- n.'wwi'^ 'L'*U nul fw lure recueillis par M. de F'i- 

'■ fi'*'ïn De«n««.. rr...i- p.r Fi^.i.. , g»èul-Atar^ille. 

p.(. 4)ï, «*■(- >«ù- tesi. (fl)Da«»Ior.maf¥«{E). 



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GEDICCM. 47 

• (A) On avait voulu firoiuvr. r».tra» nueliÎDe , jnais &rt inutilo- 

lUiilieresDODessehoiniBes.jriiipiu-U nent, contre Luther: il Gt des li- 

nUlears(i) des vacarmes et dea tem- vresnù, eoseservaDtdelanMthodelii- 

p£te% <{u'on excita contre le pauvrs th^rieana.ilprouvaitpardetpBuagei 

Acidallus , qui avait doDU^ à sou li- de l'Écriture , que J^us-Cbri»t n^st 

braire une copie de cette disserta- point Dieu, que Dieu doit ohéir au 

tîon , et j'ai aterti là mon lecteur (jtie diable , et que la Suinte Vierge ne 

je parlerais ici de ce petit livre. Je garda point sa virginité. Càm Lu- 

doute fort qoe le siaur Çediccus ait thtrani lïerijjfmii ail luas nugat 

fétxéXré la v<frUable ialention de aptalitladerB»l,Cotkerusl_i)inaetis 
auteur. H s'est amua^ A faire daot Lulherianno t^V] letUirunt trScrip- 
toutes les formes l'apologie du sexe : (uni maii eoruett'u coiaercindise tes- 
îl a doDC cru qu'il réfutait un ou- tatur , ail probaadum , quod Chriitju 
vrage où l'on avait eu principale- non itl t^tita; additque aiiito i5*8 it 
ment en vue de din du mal des itemtimUi arleac tcopotêcripaisieiie 
feranes. Il n'a été guère iîn , ce m»*obeiheiUiddiabolodehiiiià Deo,etde 
■emhle. L'auteur de la dissertation Beatitsimm KirginhiiUegritatei/iola- 
n'en veut point principalement aui tâ,Undèliqiiem-oUbat,mhite3ieiiileo 
femmes^ ce n'est que par accident et sartctum , ad quod itapugnantlum non 
Ibrt ïndirecten^ent qu'il les maltraite : potsent obtorqueii Scriptune.^}, L'au- 
>on principal but est de tourner en teur dont j'eniprunt« ces paroles ye- 
ridicule le système des socioiens , et aait de donner un grand exemple du 
leur mëtbode de se jouer des textes pouvoir de la chicane : il avait mou- 
les plus formels de la parole de Dieu, tre qu'en se servant des priacipea de 
touchant la dirinitë du verbe. 11 y a certains censeurs , le Symbole des 
long-temps qu'un journaliste l'a re' apôtres oe contenait aucun article 
Uarquë. Voici ses paroles (i). « Pour- que l'on ne p6t fiUminer. 11 se plaint 
» quoi ne pas permettre à tout la ne cequePétrus Aurdtius avait fron- 
•■ monde de se convaincre que lu dé depuis peu cet exemple de chica- 

■ sociniens ne payent que de cbi- DerieïS)) mais je ne saurais approu- 

* caneries si méchantes, qu'on loaf 'er sa plainte «près avoir lu, dans 
v a ^it foir qu'avec leurs gloses on U. fiaillet, ce que je m'en vais copier. 
n rïuderait tous les paraages de l'Ë- " Le père Théophile Raynaud 

I critnre qui prouvent que les fem- " lait voir qu'il n'y a point de livre, 

■ sont des creatures bumaines , j* » quelque parfait et quelque saint 
« veux dire de néme espèce que les u qu'il puisse être, où on ne puisse 
» hommes. Cefut le sujet d'un petit " trouver quelque chose i dire i 

■ livre qui parut sur la Gn du der- " droit ou i tort , quand une fois on 

■ nier siècle , mulitres itominet non i s est mis sur Je pied de tout pei^ 
» esse, auquel nn nomm^ Simon » vertir, et de contrùlar sur toutes 
» G^iccu(,niJnistredupaysdefiran- " elioses. Mais il n'était pas fort ne'- 

■ dehourg, re'pondit fort se'rieuse- " cessaire qu'ilwous en donnât des 
» ment, n'ayant pas pris garde au " preuvessiiensiblesetsiefficaces.en 
» butde l'auteur, qm ^tait défaire " voulant «ous persuader qu'il savait 
» une satire violente contre les so- « auUut qu'aucun autre l'art de tri- 
» ciniens; car, en eOèt, que peut-on "cher et de chii^ncr, lorsqu'il a 
n imaginerdepluspropreà les touT- „ _ . 

. .„?,, ridi'ui. ..'d,pi.,„.r. ,jsf:.iTj:TS'7:"sa:i"~: 

» tiliant, que de. leur montrer que Cai^m.. m. BtiUit, Ioiiihih du 6>ii» 

» les glose» avec lesquelles ils com- tmK. l.pag. •al, ut l'éum imiiu mpâr^nili 

y battent la coosubstantialitë du G)s ^J;^^SuZT^v'1!ialVclZ7^^^'** 

u de Dieu, sont capables, d'empêcher (^) Tt«jA. n>yiiaad«, iii b^ii 'm nslii 

» les femmes sont des créatures hu- "'.^(jo^ ,„ j,,,, „„ , pjirum » r 

II mai nés ? v Cocblcus employa la hniicripiiou» niBalw Bteruai''"nï<nià'* 

i™. /,p=e. ffi. ' TitrimiMiionaà'»™.™;,, iHHidi..i«iii»i- 

Mil àt j-ù.'U» i5B5 , pag. dpi. £■ n4iU «I ifuni li corp, àt aU, nniT)»!. 

DiMZeCbvGOOglC 



), pablî^ an« ceosure libertine etim- 
K pie du Symbole des apdtres , dana 
n laquelle ou lui-même, ou celui à 
» qui il l'attribue , et qu'il appelle 
B tréi'catholiqut et Irii-safant hom- 
H me , tire en efTet touB les mots de 
ou par le« cbeveui i>u 
i , pour faire voir qu'il 
» D'y en a' point qui De soient sus- 
X pecls, daDgereui, «aptieui, im- 
3, pies et hérétiques en un sena. 
u Voilà , i dire le vrai , un essai de 
H ce que peut produire ta maudite 
» chicane. Mais ja ne vois pas biea 
n qaelieu cet auteur Irti-catholique ^ 
1) a voulu jouer, enjouant ainsi no-' 
n tre profession de foi. Je ne sais si 
» c'est pour les personDes simples et 
Il faciles à être scandalisées, ou si 
1) c'est pour les prétendus esprits- 
u forts qu'il a fait cette pièce , et s'il 
u a Toulurendrequelqueservice aui 
u sociniens ou aux dëtstes (6). u Con- 
sultez l'article Poïi *. 

(B) On a réimpAmé ce petit livrt 
pluiieun /ôùj L'^itioa dont je me 
sersest de'laHaye i638, in-ia , je oe 
marque pas les autres. Je ne saurais 
bien dire si l'ouTrage condamoé par. 
la congrégation de Vlndex, i Rome le 
i8 de juin j65i , est une version de ce- 
lui-ci. Cet ouvrage a pour titre , Cke 
h donna non siano delta ipecie 
degthuBmini .- Diseonopiacewale, tra- 
dotto da Horatio Plata , Romane (7). 

(C) Il s'est trouvé des gens qui ont 
soutenu tout de bon la tliise qu'on 

] On en verra la preuve 






arque ; 

impies que j'alléguerai ne sont 
. .nt propres i montrer qu'on ai t pris 

['affirmative aérieus*uent. Je crois , 
avecVossius, que Cujas la prit seule- 
ment pour se divertir (8) : Éoque cUm 
Cujacius eonten^eret, mulieres non 



k; 



golio dixerim ) pauxiltum , 
gaii , quod post magnum nrunt alus 
etiam nugandi prabuH occasionem. 
Cette matière fut extrêmement agitée 
en Hollaa4e pendant que Sorbière y 



demeurait : H. Béverovic , dit-il, a 
fait, « un livre de ^excellence des 
■> femmes, en suite d'une dispute sur 
■ une thèse avancée en forme àf pa- 
B radoxe par un écolier qui roulait 
u eiercersonespritimu/ietvf noneije 
» homines. Cette dispute est paisée 
» de l'académie dans l'entretien des 
D meilleures compagnies; et il a étri 
» déjà écrit beaucoup Jiour et contre. 
» Enlin M. de Béverovie s'en est mê- 
» lé, et nousadonné un Bussigalant 
u et docte ouvrage que l'on peut 
M faire sur cette matière.. Il n'a rieo 
u oublié i dire à l'avantage du beau 
11 seie , etU a vérifié par mUle eiem- 
u pics ce qu'il a tâclié de prouver 
u méthodiquement et par bonnes rai- 
i> sons , que les femmes r^ttaient 
a point inférieures aux homnies en 
u aucunes qualités du eorps et de 
» l'esprit iQ). » Je voudrais que Vos- 
sius eût jugé aussi sainement de l'o- 
pinion ,d Aristote, que de celle tjue 
Cujai entreprit de soutenir : mais il 
ne fallait pas attendre cela de lui; 
l'autorité irAristote était encore trop 
respectée. Ce grand philosophe a sou- 
tenu un étrange sentiment : il a cru 
que la nature ne formait des feranies 

3 ne lorsqu'à cause de l'imperfection 
e la matière , elle ne pouvait par- 
venir au seie parfait. Vossius ( lo) 
loue Cajetan d'avoir avoué cela i Vi- 
eard de la nature particulière, mais 
de l'avoir nié ik l'égard de la nature 
universelle. Ainsi, au dire de ces deux 
docteurs, la nature humaine ne se 
propose pas d'engendrer des femmes : 
son Dut est toujours de faire des mi- 
les ; mais, parce que, si elle parve- 
nait toujours à ce but-lit , l'univers en 
souffrirait trop, il y a une nature 
universelle qui y remédie. Quel pi- 
toyable jarEon I et que voiU une idée 
de sagesse bien biiarre , et une ëtran- 



n'éanmoins elle n'aurait pas pour but 
de produire l'être sans lequel il n'est 

Cas possible qu'elle se conserve. C'est 
I plus grande des absurdités ; et 
néanmoins il v a un nombre innom- 
brable de médecins et de philosophes 

(0) SorWir. , Jon. wt Icnr. k G»j P.tas , 
IJftI: y<^n la pags ill di m LcHcu , 



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GÉDICCUS. 49 

Si ont loatMin que U nature né ce que H. Leti rapporte; car j'avoue 
t des femeUeB ijue quaod elle l'eat <^ae je n'ai lu sur cette matière que le 
d^rout^e, et qu'aiDsi elle a'ea pro- livre que le aieur Gëdiccui a rtfuU. 
duit qae par hasard , que par acci- Je dirai seul' ment que M. Leti aurait 
dent, que par force. Ecoutons cette oblige ses lecteurs, s'il avait cnract^' 
sottise en iûlien. Haomini lapientis- ris^le livre Ii4) où il a lu cette mi- 
timi hanno lasciato tcrilto , che la disauce contre k reine Elisabeth. 
nacara , percio che sempn inlende , (E) Que F auteur italien qui q sou- 
e disegna far le cote pi^ pri^'etle , tenu ce paradoxe a renouvelé uno 
se potesse , produrria conunuamente chimère bien lurannie. J n Un Eapa- 
huomini ! e quando nasee uaa donna , » gnol a dit qiie les bétes n'ont point 
è difetto , error detla naturu, e u d'Snte, Va Français l'a Jit auui. 
contra ijuello , ck'eisa foireie fare ■■ » Mai» un Italien plua- outré s'est 
corne li vede ancord'uno , che noice » avi»^ de soutenir que les femme* 
ci'eco , loppo, a con qualche altro » n'oDtpointd'Ame.et nesont pasda 
maToamenlo , e ne gli arbori molti > l'espèce des honinies : Che te <lon- 
jrutii , che non maturano mai. Cosl u ne non habbiano aninta , e che non 
la donna si pua dire animal produt- u iiitno délia ipecie degh huomini, t 
io a sorte-, e percaso (n). Ce que je « vienne comprobato da molti luogki 
trouTB de plus étrange est de voir u délia Si-ntura Sania : ce que l^u- 
que dans un concile {i^) on ait Era- a teurtarfaedenrouTer par plusieurs 
Tem^t mis en question si les feni- a passages de lIÉcrilure Sainte, qu'il 
mes étaientune créatura^umaine , et u ajuste i sa fantaisie. Tant que ca 
qu'on n'ait décidé l'affirmative qu'a- h livre ne parut qu'eo lalin , l'/n- 
pT^ un long eiamen *■ » quiiitiott ne dit nen j mais dès qu'il 
(ù) Je 1^ ai point trouvé que la reine " int traduit en italien, elle le cen- 
t/ùnielft .y loi* miie en /eu. ] Voici ■ sura, et le défendit. Les dames 
ce qu'on trouve dans la vie que H. Le- » d'Italie prirent ce système bien di- 
ti a publiée de cotte reine. J'ai ton- j. versement : les unes étaient fS- 
jourt regardé avec Hbrreur, dit'îl » chées de n'avoir point d'Ames, et 
(i3^, un méchant livre qui a pour » de se voir si fort ravalées au-de>- 
làre que les' femmes sont d'une autre u sons des hommes, qui les traite- 
espèce que les hommes , oii l'on ose » raient dorénavant comme des gue- 
aâéguar teremple de cette raiite pour a nons ; les autres, assez inditléren- 
le moquer de ceux qui ont ioui ta ca- 'h tes, ne se regardant plus que com- 
facité dam Vadminiitralifm des ■/- u me des machines, se pftimettaient 
fairei, et dire que pendant son règne a de faire si bien jouer leurs reesarts, 
ses favoris, son conseil et le parle- u qu'elles feraient enrager les bom- 
ment faisaient toutes les affaires, i> mes. Il était bien juste d'arrêter le 
sans q>iU Y edt autre chose d'elle u coura de cette hérésie qui est an- 

Îue ion nom. G>mBle apparemment u cieune , et si ancienne que l'Ecclé- 

y a quelques autres dissertations ■ aiastique parait l'avoir combattue, 

surla tlièsB, mu^errrj non esie Aunu- u lorsqu'il a dit que Dieu avait 

nés , ontre le traité que le sieur Gé- » crée à Adam une compagne sem- 

diccus s'est donné la peine de réfu- » blable à lui; et qu'il leur avait 

ter, je«eiais fort téméraire si je niais u donne à tout deux une langue, dei 
■ yeux- , des oreilles , et par dessus 

(lOZicHUiB^ihHuCuiiitiMi, iJaniian u tout cela, une lime pour penser et 

Piihii CourMia, h>|. rfl. ^ag. -n. 38i. u te eomluire. L'auteur du nom men- 

-i;:'.»;'^.-,.^;!?."^":;"^ • i«r...,io<j.tr,.d.™,.pjui, 

iaitr Ml hÛmi paim rf-tmfV^miitm ■ au- » uussement attnbué a saint Am- 

BiBii «M psH< arc dihm laHUaaB Tsmii ko- , brolse . dit nettement sur le cha- 

wû"lbi™™'k-î'™'*'« B-Ï^T'-''~u(^ " ?'"■* ^^ •** •' '" '"' ^"''- 

Tiuu Whii <Ju-iiMu .hiemfiuH »«!■>>•- » tbiens, que les femmes ne sont 

mur fdJ ulicrti liai hiwi!aB. » pas faîtesi l'image et ressemblance 

•L, P<.l,gmnm 'Hi^-pha-r^x «i Ji J. Lt- „ Jj pjej ; Faeminas ad im.tg,nem 

ÇlBja UB. ; \.) Jo^ r>p«lch< • Hijle d« >'■)>■ (, j) f J aurul/ittlK norf wr ta ijarllr lannnr, 

(■3) Jli u». /, F't- 6- J™^- 



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u Dtifaeuu non w*o (i5). » Ton- il fit son cours de philosophie à 
chant cette deroièreguertioiiToyM LooTsin si heureusement, qn'll 

gu daipote.pM- Irois raisons , que U cette science. Le tut dans cette il- 

ninefiit faile d l'image de. Dieu; il lustreuniversïté qu'il ha Dnewni- 

repond il'obiactiim qu'on voudriOl ^jé très-étroite avec plusieurs sa- 
fooder sur uo possaee de midI faul , ' < 

(Xîirrfut.»!r(f8MvecUoâ<no «aspersyinages,etnonuuement 

bnèvetë U fausse thcae muliens non avecLrasme.il lit quelque sejoiur 

tue homiaet , et il abserre qoe Vo- à Anvcn , â'oil on fappda à \tt 

pinion dJâ mtote rapport^ ctdeMu», ^our de Charles d'Autriche , pour 

it'4''^'7.r:J'r:it ^tre lecteur et historien Tce 

Ustîquasavec la niénie raoditicaticB priace(A);maucommeilBai)iiait 

que nous aToas vu (ao) que Ca^tao y pas à changer souvent de dsmcu- 

• fourrfe. ^n muZier «< iy'V'V* re .etqu'il ne trouva pas à propos 

Uferaccid*n.gen^Mur,«tqu.^<.i. de 1 accompagner _ en Espace, _ 

ùt monstrum ? Beip. Taie quid ei- il se détacha de lui , et se mit an 

cidit Aristoteli lit. %. da geaerat. service de Philippe de Boureo- 

animalijun^ap, 3. et lA. f«'P- ^- .(me , évéque d-Utrecht. Il futsoa 

Hanc opiBionew adoplavit Jhomas, P ■' J» , . -, 

f,art. 1. gu. sa, nn- et Hb. 3. ç. lecteur et Sou secrétaire i>endant 

Génies cap- 9}.' Ejusque teqnacea, douze ans (fi), c'est-à-dire jusquce 

Vigiariui ImtUut. oop. 11. J a. i'.4- en l'année i524) qui fut celle 

El commenUtores ad ThoHiï W- j ] ^ j ^, ( ^ 

maya .Cajetanas , Mtdicea, AUgo- ■ 1 <.. , . "^ c \J^ 

na; et Ferrarianiii ad. 3. o. G«JM« q"»" " S' l«* mêmes foucliott» 

cap. ^\. Insuper ei aentcntiams Bo'- auprès de MAxiaiilien de Bonr— 

aavenUira. £sidiu6,Hàhardui ad-i. oaeaei On l'envoya à Witl^m- 

dùt. 90. Ssd panaca:a distinotooniâ g ° 1. 5 g afin d'examiner 

eB^aUri puunt criuiam banc opinio. ÎJ^ê' '/° ',^^?'' ^"^ « «.**,'»'^^f 

aun , qu^d fomioa ait occationa- 1 ^tat des écoles et celui de I e- 
tivè, non per s«. reipectu açeuAi' glise. 11 rapporta de bonne foi 

particoiariB... sed qood . , ait per ce^u'îlv avait observé ; et avoua 

rtStirS"**""""""""^' i"'" ■» p»"'"' .1»;»' «„,- 

. I !■ • prouver une doctnne aussi coo- 

oMia iit'm! Al v^hTi-Ui^i'ii '^(''iÔa fonue aux prophètes et ans apiW 

Ta &"*=■, *..™w..„.^ tre.,,uecelle,u-ily ...it.n-, . 

if.l.ii. i.F's-tK.tK. tendue. Amsi il quitta le papis- 

iptifi Hi TMiMkw. me, «t se retira vers le haut 

^(.B) vosiw., Poi.t Mci«iui., ,««. //, min. Il se mariai Worms, et 

(ijiiomr /i™mn/7u»(C). Renseigna la jeunesse pendant 

(H) vtilî^'éiiiiL fuiri.//p^iti quelque temps. Ensuite U fut 

eo lUiri Geldiakmn^, n.t.f ,534 j| ,■;„ ,||, j Marpourg. 

c.n.»ier.bk p.m.1 es ..v.n. j.J, .„7 ., p^'. U tfologi. 

d,. les hnm^.le. . Dew.ter '^"^^ ^ ,„a„ j.,,;,, ,54, 
SOUS de tre^bons maîtres (a), et ^ ' , 

(n) Altiiadn He'giiu, « Jus OXcndorp, (6J roj-M la ™nW7iM<B), 4 fajfc. 



i!, Google 



GELDEHHAUR. 5, 

i l'âge de soixante ans (c). II appelé à Marpourg que l'an 

avait été moine (d). Son chan- 1 534; mais je n'ai point dit que 

çemeut de religion , et quelques l'on y trouve dans uo autre en- 

«rits qu'il publia contre l'église droit qu'il eoseigna à Marpourg 

roauine , le brouillèrent avec dès l'an iSatiÇM), 
Érasme (B) , qui parle très-mal ,^5 ^^,^ j^ ^-,^_ , „ 

de lui, et^ui, au heu de l assister plus conamous le nom de sa pairie 

dans sa misère , le paVa de rail- que sous calui de aa famille ; car on 

WiesfE), et le traita d'esprit •appe'a't ordinairement t.a-aniut 

séditions; reproche qui ne mé- f^îr^r^- fT Vf/'^PP'^Î Ç"? 

■ '^ 1, ^ . autrement dans les lettres Oii il loi 

nte pas moins d attention , que ëcrit. Konig (1) ne parle de lui que 

le soin que prit Erasme de nie* 'O"' le ™<>t Ifowiomagus. Quelques 

êu'il condamnât le supplice des ""'"' bibliographe» [a), ne pn- 

ér^dq„„(r). M.Moréri.f.i, Zf ,Z.,rîL":^J^'jT.--y 

quelques fautes considerables(G). en avait qu'un -, ils ont distiaguï 

Paul Fréher n'a pas été aussi Gdrardus GcldeBhaurius , de G^rar- 

«lact qu'il le devait être (H). Je dus Noviomagus, L'erreur de la Po- 

d,„„. 1., ■;,„, d. qu.1,™. ou. Z"Z7.'mr^,Z%'SX 

vrages de Geldenhaur (I). Ce- ad^isél'hiuoindehol/onJt,ii3o. 

taitun bommequienteiidaitbien ^^ semble-t-il pas qu'il lui doiiDe 

la poésie et l'art oratoire (e). JYofiomagun pour nom d< famille ? 

Il a-ii - -■- , ■ n est - Il pas du moins certain au il 

Lemp«reufMMunih.nleju- l.^ii mtif d. Kojon , ,„'}" 

gea digne de la couronne poéti' i^B? On trouve une pareille me- 

que , l'an iSit. Ce fut aprèl P^Wdans ie 1". tome de la Ciblia- 

avoir lu avec attention une ïinB- "'•q"". U"!;"";"'. M- ';mlm. 

Uin. de ,e„ latin. co„po.é. e. fer^TSï'Kr ."f e^tu^S 

sonhonneurparGeidenbasrC/). fut h premier eW^ae de mmlgue 

Notesque cet écrivain supprwna '4J- Hy » trois.fautetdans «s paro- 

une vérité dans l'une Hp ses his '**■ ''•"'"'t traduira le mot latin 

,„. , ... £;^'«i , par celui d'iïoi , et le ter- 

toires (K). Les conditions sous me de Ifo^iomagu, par celui de 

lesquelles on lechargead'être his- Noyon: car c'est de Boyco que saioi 

torieu peuvent être quelquefois ^o» a ^'^ évéqua. Him^gue n'a ja- 

une occasion de menti, (L). "n'I.T'^JnSfl.^^^ 

Il y a. dans le Theâtrede Fré- pendant doute am. ] Voici comm* 

ter une petite contradiction que !«"■'« l'auteur qui m'a fourni cet ar- 

j'anrais dû ne point passer sous 'I''* '^J * *" 'f Ptilippum Ultrajec- 

Silence. J'ai bien dit que I ou y Secretjin Litiad Ungud , « m' cubi- 

tronve que Oddenhaur ne fut culoàlectio^ibusfuitneronnoiXJI. 
Je m'étonne que Paul Fréher ne dise 

(c)Tirédu7bmt,ief^\Ft4l„t.p«f. pas que Gddenhaur éUit ompbyd â 

i!.*'A"«C™o^ """"'"'" ""*' Ses fonctions de dévotion rSeî cet 

,j.y '^ ,' ^' ,_, évoque, Comme l'assure Valère An- 

MS"i,,™»"ît™,„,.t ■^'W. W"'Wo «-'«"»'•, ',1- 

icrrimul thcoiagiu ( Lavanii) H&tfabii. (ij fn B.MiMIicii Tiitiî <t nciil. 
" ■ ■ - boliliioAnlill™., M». f"'''' "*'<'"««"" ■l'CH—rtiDi.odiii.. - 

' '^ ■ (3> Mi.mirtdMHliloirei., Ji.. tX.pag.lfiî. 

(/) G,W<„^„. i. Vi,S PKilippi i B„^ 9î ^lïiïS;. ""lï'-ïli'. «-'"t'" "*" 

1^ , arca^B. roui j irauitrtt a pttU (Gj Vi[«. Aair. ia Hbliuitad B»lik» , ^ï. 



D.:.t,zecbv Google 



m. 3oï. 



a GELDENHiUR. 

' designares , ila mrsùt ad Conciliaai 

... _ i Spireuse, cm (uni rex Ferdinaudus 

la triàaite par aum/inierde Philippe prxsideljat, missia est tibellus , no- 
■de Bourgogne, Onnetloit point dou- men Erasmi litteiisbenè magnis pro- 
têt que Geldenhaur, qui était moine, ferens (i3j. 11 le bUme aussi d'arùr 
ne servit aux dévotions de son prélat, mis le nom et quelques notes d'E- 
TalJre Andrë n'est point le siul qui rasme à la lile de quelques lettre! 
m'apprenne la profession monastique destinées à montrer qu i) ne faut 
4e ce personnage (7). Je la tronye point chjtier lea liéréliques. C'était 
dans une lettre d'Érasme. Çuod si «poser Erasme à la liaine de la cour 
itra pttrdïcai , med sententid nec de Borne, età rindignation de■pu■*■ 
luMd^llul»,^Bc cucu^fj(8j ; c'est- sauces qui [renécu' ' ' ' ' ' ' 



i^ire 


: S'il est frai que uoui 


soyez 


nisme; c'était 


■ dire 


qu'Érasm 


e four- 


d-an 


naturel si honteux {y) 




nissait des arn 






ra pour 


nétel 




ifc 


eonibaUre lei 


.r« ennemis. Ce 


•avant 


Notez 




faoDune n'aimi 


lit poi 


ut qu'on 1 


luiren- 


muni* 


!Ti Charles d'Autriche, 


si l'on 


dit ce niauy^ 


ils off 


ice; l'âge 
e6té-lâ.Se 


l'a.ait 




.itVossiuafio). 




rendu poltron 


de ce 


it 


(C) Il fut appelé h Aug>bo 


urg. ] 


les contre la conduit 


e de Gelde 


Helcb 


ior Adam (11) raconte 


qu'en 


et contre cell 


edes 




a, sont 


iS3i, 


les magistWts' de celU 


, vUIe 


très-ambres, et furent repouas 


eespar 



aj'ant érigti une école qu'ils nommé- des écrits qu'il trouva très-ïioiens. 

rentdeSainte-Anne, appelèrent Gel- Il crut que Geldenhaur en avait été 

denhaurpouren être le recteur. Voyez le ressort, et il ne feint point de le 

ce que je cite d'Erasme à la fto de, la comparer an traître Judas (14]. Sed 

remarquè^uivante. nonditm commigrdmt Argeutoratum 

(S) Son changement de religion et Ute{i$) mirabilts coiffitanffie seditio- 

quelques écrits le brouill^nt^uec nis , et inox turbalii rébus, alio^ue 

Érarme. ] Lisez la lettre d'Éraq|^^ profugiendi artifer, Uie qui loea ex 

Pseudevangelicos ( ■ a) : il l'écrirlt à oimùbus epistolts meîi ai calumniant 

Geldenhaur, dont U métamorphosa idonea enotarel , moxque fingeret si- 

le nom en celui de f'ullurius. H le bi lib, um àfralribus clam erepium, 

blâme d'avoir publié dea bvrea mo- Çui adeà fiagrabat impoUnti odio , 

queurs, qui ne faisaient qu'irriter ut hune tïbrum i méiûlaciis et con- 

les princes contre les sectateurs de vicii) non aliterconiexlum, qukm^en- 

Luther. Pariim erat evutgâssaepislo- to coatexitur ex pannis , non potuerit 

tam ad Spirense concilium , non ntag- expectare , tedfurtim emisit insulsis- 

no intervallo prositiil nobis ridiculus sima scholia,etiaterim mihiscriiebat 

ille Comètes Carolo Cfesari dieatus. blamtas epiitolas ■- Eram dominut oc 

QuùiH iteriim to mets scriptis admo- pneceptor , à 9110 libenter admonero- 

nuissem, ut a talibus jocis tempera- tur , qui sine imagine met non poterat 

rea , qui et prineipum aiûmos ad SIC ■ t-iveli, qui proximis ad me litteris 

vitiam inilarenl , et adeà nihUjufa- eHam consotatus est m«, hortans u( 

rtnt causant, à eu^u* victorid vestra Ireto estent aaimo, eontemnens rabu- 

pendet incolumitas , ut etiam gnifis- tas loquaces et scribaces : denique 

eimè UedaiU , placidi quidem respon- jamâudùiù edild epistold med, qi^d 
disti .- sed perindi quasi te Jiassem 

hortatus, ut simile quiddam iteriim (lî)ïnm. ,«piit. XE¥ll liirTMX/. 

(t^) Idfm, e]H»L MlUmJ tiiriulUmx, peg' 

Asdr, ù IKIitililbccHtcl|icl , pat- ij3. i'i) EwparoW lutnaut tinKfnnit m» 

(RI Eium,, »■!. XLII , lU: 111. 1''" '"'• *• C«J,l™t.iir ■'•I'' "*"!f"!" 

(^Ën.m. nn^,i.i^,, S.i b,., ,, ,,. Ç'.ij.^t;, ,î, j Br.b...ll «ofui- .1 «. .^• 

îf '™ tT"" "■""« i3! *™P"-^'«"''^" 5«iiin> luMit hctu uplulbhuSi . »••■■ n^.. 

"'m'c^'^ Canio y ■ f V i.«i"°li'î^l Ba.'î™r^ru(i,nM, Il '^ 

val Ht CKiwii « FtrdÎMiMdi ÊSùmam ia m* 



bv Google 



, GEIDENHAOR. 53 

wte facturum scripieram, in suis lal penatiam pati , quhd nOiilhabeni om- 

hi contmendari) et intérim htecpara- hneos juoadamefangelium amplexos, 

hantur, lantd arte mordacia , ut ma- i/iàd rapinam bonorum suorum cunt 

git tisdar laudatus , qukm convUiit gaudio suscepissent Adàe ti 

affettus. Et hi te cura Apostotorum Judffi 'non pauurUur iitter iptos esse 

taitctimoaiâ conférant , ijulim hoc pauperts , guanto magU conivnit ut 

M allurii Jactum pivpilis accédât ad quiJaclantÈt'angtliurn,J'rutrumino- 

rxemplum Judie proditoHs , quàm piam mutud benignitale subtevenl: 

Chrîsti. Ceci nous apprend que Gel- prœscrtim elim evangeliea fra^ali- 

dcnhaur était â Strasbourg l'an iSJo, tas minimo sit conttata. Si parus ci- 

et qu'il y faisait paraître un eaprit bariua adsit et aqua, non desiderant 

fort remuant. C'eat de q^oi Melchior Attica heltaria é^ui ipiritu vii/anl. 

Adam ni Paul Frcher ne parlent pas. Pfesciunt luium ,je}unio pascunlur. 

Crasme dit eu tin autre endroit, que Ipsi apostoU conjriclis manu aristit 

personne, dana Strasbourg, n'entre- famem seddise tcgiintur . . . Fortassis 

S rit rien contre lui avant que Gel- flic tibifidttborcav'dlisludert; atediii 

enhaur y allât. Il écrivit cela lors- non ïdem videtur {i-}). 

que Geldenhaur ëtait déjà professeur , (F) Reproclu qui ne mérite pat 

ta poétique i Augsbourg ; Argenlo- moins dfattenlion , gue le soin que 

rati nemo quicquam in maa molîlus prit Érasme de nier qu'il condamndt 

tst , priusquam eo eommigrdsset No- le supplice des hérétiques. 1 La dis- 

rioniagus , qui nunc agit Augusta:, P"^ d'Erasme avec (reldenhaur m'a 

profilelurque poêticam lalario , ut fait prendre garde à deui choses avec 

aiùnt , sexaginta Jtorenoram (|6). quelque sorte de surpris!. 

(E) ... nui, . . lepa-pt de raille- La première est que, Selon Érasme, 

ries. ] Après lui avoir réprésenté plu- c'était tenir deidisconrs fort séditieux 

sieurs choses qui ne souffraient pas ** '•""' outrageans, que d'eihoctei* 

3u'il secourût ses amis dans leur m- le» pumaàce» à dter a-™ ""i"" !•= 
igence, il lui dit que la ' " '~" 

n'est pas une affaire pour cent qui sa "' P' 

dévouent au pur Évangile, qu'ils se fo™ -- 

doivent soulager les uns les autres, principes , ut facullates sacerdolibus 

et qii'e'n«Be contentant de peu, et en "' manadûs adimant , et in bonos 

«e réduisant au pain et i l'eau , Us '•ei'r' simUes conjerani ; aut non of- 

tronTeront toujours de quoi vivre, fendunturdlorum amm., qulim au- 

Porri , quod significas tibi hioUslam *""' - ""'> Mïidere innocenUj ; Ho- 

egestatem , emiâem nec tam sum " l"». penculo reralcitrare Evange- 

inops, ut non possim; nectampar- lioj Sine verbum Dei in tufl ditione 



X 



mgrai^amiculoaureosaliiiuot pt^dian. Ntec quid gliud si. , 
uriiri: sed kœc benignitas quan- "trocusuna contiti* nonditm pertua- 
im kaberel monenti ad tuam eget- '« ; "»" <» du^rium persuasis? Çuos 
.dm lublevandam? Res mihi saTii *" "'*'" tnnocenlei , illi habentpro 
-.dioeris est , minimumque tuperesl leàittoiis et hareticis; et quod lu vo- 
tis necessUatibui : nuiùum impendii =<" Eyangelium, Utis persuaium est 
Trquirit hoc corpusculum jam «»« d«ctnnam Salanœ. Pnus igitur 



bona pan mikl decidUur in famu- eratdlispersuadendum. Quod si non 
tos, etc. . , ferism postquàm , mi /""<». aliis rationibus tractandus erat 
Vultun , induiisti in animum ei-an- itiorui, animas (lij.mj^ ce qu il 



i^u..»». r..u.» profiteri mimr pau- représente a GeldenhauT; 

^^^t7mèi7i"mouitam'qui>mbeatus publié des lettres adressées iui puu- 

IHferion , ubi non twenirei quod pn> 'ances , et composée» sur le ton qui 

naulosolverel,gloriandumduxerit, est censuré ici. Le discours d Erasme 

'j ■ J -1 e^'angelii est un venlable Jaou» ; il a deui fa- 



perfeclionem perveniiset. Glonatur , , , . ._ _,„„ ,. -_,, 

«T^»ld,, qàid sciai ^bundar^, et J^^^fC^'^ ' '' 

P».d..tii<tli. 

.un, ta. XX 

:.cl:, Google 



, (iS) Mim. (Dultlt il PindmiiItlicM , 

(iS) EniB., «in. LVI, lit. XXX, rat- rt-^^t. l'igei *un •^t.U\,tii.XXXI. 



54 GELDEHHACR. 

ces : il Mt raisonnable i certains Beisné qu'il ne faut point &ire mon- 

égarils, mais il parait ÏDJuite quand Hr Jes hérétiques. 11 avoue bien qu'il 

on l'enTisage d'un certain câtrf. Ceux a exhorta les princes à n'fcouter pas 

qui croient qu'il faut couvert le lëg^rcmeat les plaintes de toutes soi^ 

inonde à une nouvelle doctrine, et tes de théologieus et de moines ( 19), 

détruire le mensonge régnant, doi' et à distinguer les erreurs les unes 

vent demander qu'on les écoute, et desautKésj mais il nie d'avoir jamait 

(|u'on ne leur fasse point de violence : soutenu qu'il ne fallait point punir 

ils sont donc injustes s'ils demandent de mort les hérétiques, et il se plaint 

que l'on violente ceux qui sont d'une (ao) que ceux qui l'accusent de cette 

autre opinion , qu'on les dépouille de fausse doctrine l'exposent au ressen- 

leurs biens, qu'on les empêche de timent dos puissances , comme s'il 

Sarler et de se mtvtrer. Il semble leur voulait ^ter le glaive que Dien 

DUC que (leldenhaur allait trop vite leura mis en main (21), hoc airocius 

en deiçandant les biens des moines, ttt , quod ntisquàm id doceo, nan esse 

et qii'Enume n'a pas tort de lui re- lumendum capilis suppliciumde hœ- 

frocher celte précipitation. Il faut reticia, nec usquàm adîmo gladii Jut 

~ ' a accorda aux antres principibui , juad itlis non adttnU 



que l'on demande pour soi-mtmB j Ckristus née apostoli (la) ut J)ec- 

r chacun sa vante de soutenir l'in- cant ipd ob quenvis trrorem perVa- 
térêt de la vérité. Dire aussi aux hunt %ominei ad îgnem : ila fieccant 



princes qui nous persécutent qu'ils qui in ntilioi karelïcos ariitmntur 

oppriment le régna de Dieu , c'est propkano magistratui jus essa ocoi- 

leur dire des injures tout-à-fait atro- dendi..,. ntc uUa rts eratqucB pote- 

ces. Il semble donc que le mieiu se- rat illos magis aUenan, qukn si itlit 

ralt d'adoucir le style, et de ne pas gladium ertiUmm é manùrus, easque 

supposer si fortement ce de quoi il seclai defeiidahi, quas ilU i-etul eie~ 

est question. Il faudrait avant toutes crabiUi radicitâs épuisas cupiunt, et 

choses faire goûter ses maximes et ses facerent , nui rsruni noCiu atio voua- 

preuves; et si l'on en Tenait à bout, retiUarum aiumos. Je m'étonne qu'É- 

on qualifierait après cela selon la n- rasBie, qui avait tant lu les pères, ait 

Juenr du droit et ses ojiinions, et ignoré que pendantles trois premiers 

issentimcnsdesesadversaires. Parce siècles ils ont hautement soutenu la 

cdté-là les observations d'Erasme pa- dogue dont il se purge ave* tant de 

raissent fort judicieuses (mais quand soin. On ne prétendait point pour 

nouscoDsidéronsd'un autre câté que, pelaâter aux priocesle droit du gWva 

si l'on BB représente pas au monde qu'ils tiennent de Dieu ; on TOiiIait 

qu'il esl perdu sans ressource â moins seulement dire que ce droit ne s^éCend 

qu'il ne se réforme, i moins qu'il ue pas sur les erreurs de la conscience , 

cesse de faire ta guerre à Dieu en s'op- et que les souverains n'ont pas reçu 

posant auxréforraateurs, onn'avance de Dieu la puissance de persécuter 

ras beaucoup , on n'excite pas assez les religions. C'est le vrai état de la 

attention publique ; quand , dis-je , question. Tous les princes du monda 

nous considérons cela, il nsus paraît reconnaissent qu'ils n'ont pas le droit 

qu'Erasme faisait trop le philosophe . du elaive contre les vrais serviteurs 

et qu'il ignorait le peu de pouvoir de de Dieu , ou contre l'orthodoiia ; ils 

la raison mal secourue des passions, ne prétendent l'avoir que contre les 

Quoi qu'il en soit, il ne parait guère ennemis delà Térité. Cestiuroc foa- 



possibie q^jtes grandes révoli 
de rcligiofli'e! '^ ■ ■ 



;cf>M 



demande pour soi , d'abord , uneto- '^jl^.'Xu^^"'^-«îlbT,K^<iJi"Ji 

lérance que l'on est tout prtt de refu- «'ucturiini driaiimaui. E 

sera son prochain dès qu'on le pourra XLVil. iii.^XXj;/. ™. "S'- 

contraindre'. iVon aliter hae sacra *'^ ^' „Mti£am""nrin'é"i 

cOnStanl. ^aan kmrrtitma pmii4 éapilù . 

La seconde chose qui m'a snrpris m)u» m» Cmiartat .Yt'à'ifta 

est de voir qu'Érasme a regardé »■""«>". "'*."' J'JJ"|i'°'"°v 

comme ime notre* et odieuse calom- "("" Î^M.'iMJun^ ""' 

nie, qu'on lui imputSt d'avoir en- \%i) indm, y*§. «it. 



t.nOOf^IC 



GELDENHAUR. bS 

dément qae le» emperears païen* quàm amttoi atiauM hàtotitm eupta- 

puDÙuieDt les «nHeng chr^iens , itifHel , dum friltembergem ivrtui 

et qs'aujo^rd^liui l'inqiiUitiiMi fait iler imiUiiil , à latronibus Jissotteuti 

nourir fee proteitani. Il eat donc coptle mimri puriit attn. tahuiici^. 

trés-in utile de prouver aux jierséBii* i>. ilu, die x. janitarii, ut nffTt 

teura qu'ils ne doÎTent paa feire Inoa- BeinKardut Lorichcui Uadamtuva , 

rir lei infidèles; Far ili ne prétmdetit schdli'u aJ Aphthonii proer-mnaama- 

pas ■ cela , et ils ne sont pan aiser ts. H y a pinneurs fautes dani ces pa- 

îoDS pour ctnim qu'es leur StaDt rt>lei. i°. Geldenbanc ne ■« retira 

cette puissance, on leur (Krobe quel- soïnt 1 Harpaurg lorsqu'il abjara 

que ckoae qui leur appaitieutie . H l'ëclise romaine ; il n'alla à MarpouTg 

ne s'agit dotac que de «avoir s'ils peu- qu"aprés avoir résida I Worms , â 

Tent punir ceux qui serrent Dieu ae- Stra^iontf et i Augsboiirg. Voyez . 

loB les lumières de leur conscience. néanHoim la remarque (M); i". il «e 

Les pères àes trois premiers siècles fit point un Toj^age i Wittemberg , 

Tant nié ; d'oA vient qu'Erasme n'a âpre» avoir eoseigM l'hintoire pcn- 

ose les i>iiter? Et ce qui est bien plus daot quelques aanëes a Manionrg. Il 

étonnant (i3] , d'où vient que depuis fit ce voyage l'an i5i6, pendant qu'il 

quelques années an ministre de HoU était utbâique , et an service de 

Undea tiché de rendre odituilesto- HaiiiAien deBonrgogne;3°.ilne in»U< 

l^raos, parla raisoH qu'ils Ataient aux rut point des blessures qu'il reçut des 

souverains un des Y' «s beaux dmtta astasiins; ce fut lapestequil'emporEa 



r 



deleurinajesté(34)^f''est-cepasétr« seize ans après cet assassinat; 4°- l'au- 

|dua malin et plus injuste que les teur que Valère, André allègue mar- 

--^eos ne l'étaient contre les p^res que très-cTpressément que Geldea- 

la primitive église, auxquels ils hauriéchappadeaesblessums. Sil'oa 

ne reprochaient point ce prétendu avait su de quels termes il t'est serri 

attentat sur les 3roitïdes souverains, (aS) , on ne serait point tnmbé danl 

oa ce préwadn crime d'état? wais ces mensonges ; et cela déclare com- 

pour montrer l'illusion de ce ninit- bien il importe de consulter les atr- 

tre , il suffit de lui demander pour- teurs que l'on veut citer. Swertioa 

n'. il Ate aux rois catholiques le (a6) ne débite qnecemensonge, c'eat 
t du Rlaive par rappoK au* pro- que GAdenhaur allant de Marponrg 
test^fs? Pourquoi se croit-il permis i Wittemberg , fut tué iiar des vo- 
ce qu'il 'bltme dans tes autres comme leurs le lo de janvier iSJi. 
un crime de lèse-maiesté? Je parle (H) Fréher n' a pas été austi eract 
pourlavérilé, dira-«-il; mais sapré- mi il te devait être. \ Il ne devait pas 
tention est celle de tout le monde, dire que Geldenhaur se retira de la 
(G) M. Monfri a fait quelr/iiesfaw cour impériale , nlicU imperatorid 
tes cofuiierofeiei.] 1. 11 ne devait pas ouM, et se mit au service de Philippe 
dcHiner j Philippe et Bourgogne le de Bourcogne, l'an iSis jcarla cour 
titre d'archevêque d'Utracht, mais de Charirs d'Autriche qu'il quitta 
celui d'évéque. Utï«cht n'èlait pas n'était point encore une cour impé- 
encore un archevêché. II. Marpoiirg riale. C'est errer grossièrement dans 
n'est point la liremière ville d'Aile- lesŒilcnls, que de direqu'unbomme 
magneoùGeldenhaurenseigna. Jll.n qui va à Harpourg l'an i534>etquiy 
n'enseigna jamais i Wittemberg, IV. meurt le iode janvier i54i, y a en- 
Et il tie fut point assaisiné par de! saigné deux ans l'histoire, et ensuite 
«>;euri,e«i54a.VBl*reAndréafoup- neuf ans la théologie. Utitoria pri- 
ni k M. Moréri la moitié de ces fius- mitm fcanmum , ac postHtodltm not^if- 
setés ; voici ce qu'il dit : riifpi apo- w'um Mtnij lineras... inttrr-ntalM 
ÈtaùÀhcatkoticUBelgisadGtinnatm eit.Olaserait Canx.quudNtémel'oa 
J/aTBfgenje» tmhrfugil : ufci p»H- ^^^^ _^ ^,^ C,rA-nJw Jïi.«w»«« 
(lî) Il /aol «w«»r »u'm itmiii d;trvmt '£,^ , cuju, WiM^^^'p,laiÀ wf ai tt- 

Kilt. C>6j AiL™. Btl). , ptf *-^ 



i.,CtOO(^Ic 



56 GELDESHAUB. 

BDpposenit que Aè> la première aD- comblas de bienfaits. Ils suppriment 

née il commeoça d'eDieigner la th^o- ce qui n'est pas ^orieux à la mémoire 

logie. de leurs mattres. Avouons nêaDmoins 

(1) Je lionne /ei titres de quelques que Geldenhaur n'a point prétendu 

ouirago -le Geldenhaur.} Je les tire <}"' ^ chasteté de aon Philippe ait 

de Valcre André : Hhtoria Balafica "té de longue durée : il avoue que cet 

cum appendice de iviustil Bntauo- évlque UTJtrecht aima le seïe, et 

ram nnbililale, i Slrasboorij iSSÎ; que les. prêtres ivrognes trouvèrent 

mais Vosaiua parle d'une édition de ebez lui plus de rigueur que les im- 

" o (aj). De Balavorum imiild. pudiques (3i). Salez qu'il était ou- 

. . . u'œiiiferiorisHùtona, à SlnS' vertement protestant lorst '" " 

bourg i53a. Vila Phidppi h Burffun- blia cette bistoire (3a), et qi 



Germaaiœ iriferioris Ûietoriie,àSlraa- vertement prolestant lorsqu'il pu- 
bourg i53a. yila Pkitippi h Burifuti- blia cette bistoire (3a), et qu'elle est 
did ephcopi fJltrajectini. Vojei la re- toute hérétique , si l'on s'en rap- 
marque suivante. Calaleiius episeo- porte à ValèreAndré(33;. Notez aussi 



marque suivante. Uataloaus episeo- porte a vai<;re Andre^:)!;. Aotei aussi 
porum UhrajecUnonim. Epiatota ad que Suffridus Pétri , qui en a tiré la 

Gutlielmum Getdrite principem gra- y>c de Philippe de Bourgogne qu'il a 

tuta^ria lie princ^atuuoi suorum insérée dans son appendii deBéka, 

adeptione. Epittola de Zelarv/id. Sa- en a retranciié tout ce qui n'était pas 

tira ocio, imprimées à Louvain, i5>S &vorabIe à la communion de Kome. 

(98). • M. Matth«us(34) observe cela dam 

tK) Il lupprima une uériti dans ^f' ■«'•«8 qu'il a jointes à la nouveUe 

tune de ses histoires. ] Ce fut dans édition de ce peflt livre de Gelden- 

rbistoire de Philippe de Bourgogne , l"»""", insérée dans ses fleuris iew 

fils naturel du duc fhilippe-Ie-îon. -^"aUcU, (35). 

n n''oublia point de dire que ce bâ- (!•) ■"* conditioni tous leaqiteUet 

tard était si oeau dans sa jeunesse , et "" 'e chai^ea d'Are historien peuvent 

ai capable d'inspirer de Pamour aus *'?™,î"^!?"«/<'" "ne occasion de men- 

fémmes.qu'ilyeneutd'asseilascivea "»■■ I Philippe de Bourgogne chargea 

pour courir effrontément après lui ; Geldenhaur de faire un recueil ^e 

mais au lieu d'ajouter qu'il y en eut toutes les choses mémorables qui ar- 

qai le trouvèrent sensible, et qui eu- "veraient, ou dans le diocèse d'U- 

rmt de lui jusqu'à trois bâtards, il le trecht ou dans les, pays voisins, et 

représente d'une pureté virgiflale qui "« '"• "•* ^u' 'es "">" '«s collec- 

pensa lui coAter la vie. /Horibus et ''°J"',*' aui personnes de son^on- 

conversatione ita composites , ut ma- ™"*'eldenhaur suivit cet ordre, et 

git Parthenius yuÀra Phitippui ap- '^ ' avertissait de changer ce qu'il 

peUaripotuisset.Quaré non tant ama- avancerait autrement qu'il n'eût fal- 

balq-i'amamabatunlasciviortsenim J"- Cela tombait non -seulement sur 

quadammatronmin lantiim eum , se- "' ^usselés, maie aussi sur l'indis- 

posilà omni verecun^id, deperihant , erétion ; c est-à-dire que , s'il lui 

ut harunt eausd Jêri in vitce pericu- ^chappaltde parlerd'unemanièrc qui 

lum incidisset , niii is qui à morlem "* parût point prudente au conseil 

inlentutums putabatur, oeasiisfuîs- du prince, on lui prescrivait un rban- 

tet (agi. Voici la note que H.'^at- geraent. Combien j a-t-il de vérités 

tbtcus fait là-dessus : JVec eiemplo «Jifermées dans cette classede choses! 

deititutus, prasertim patris Philip- H f?ut convenir d'ailleurs qu'un bls- 

pi, aucepit spariai non paueos. -Trei ^rien peut recliûer beaucoup de ré- 

etiamexnnd, Philippum,Joannem, cita quand des personnes d'éttt eia- 

' et Olîveriuai, ut observaei er adi^r- .■uinent et oorrigeotson travail^ mais 

tarîifGisberliLappUiiff^ai^ren(3ii), „ , „, . 

ApprenonideUinousdélierdeshis- g^',J:^7^^^"^!Z^).''^''j;,iZ 

toireSCompUséeSpatdcsdomestiquGS «mSu àtfiiuu. l^i tnim m rimrem i-m^ 

(siJYouiiK.aeHiuor. îjl..pae. «4. "al. Ctldenli., ,1. Piilipui a»t»i.iiii,p«j, l3». 

(iSjT-i-VJ. ï.l. hmiri, BiMrltb. bcll, , (i^l .^ Slnuhoyrt, ,i,t,. 
rat »7l.'74- fïS) *■-**'"" *« »'«• *-rtiio« «t VJ. 

(«;GiMciiliui,riiPli>lîpi»BaniKiJii,|ut. *■*'■ BiW- li«l|- , ("■([. >^i- 
m:?,,. 1. ™ «T. d. tM^a, 3. M-uCi. <3« M"ll— • V«. S.,i ».d«t. , ,,,,. .4^ 

(3°} aDioni.i Uiulwii, YmiuAti Ah- (ii) Imprimât à £v<'*> '''" '%7 tï»»*» 

1mL,ji4(. 143, >44. U lUn forlt i&ji. 



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atLtmvs. s, 

^^, ?. î.fwE.Î*' *"' "* " "î- GÉLÉKIOS (-SioisMo»!,) , né 

meot la publication que parce qu ils ji i f «i . n 

lont T^ritable». ^oluit .«ï (Philippe *• ""« ™1°« famfile a Prague 

Burgundus; pcf me Ttotari si quid in {^)i a ^t^ Un des Mvaas hofa- 

lud daione aut in finitàiis ngtonilui mes du XVl'. siècle. Il se mit à 

«emor«r« dignum ^tum «..« , sjd voyager de fort bonne heure en 

ta condiuone ut uneulis mtniihiu . ii " r. ^ ■- eu 

çuo! annoidram, ipit et à coasiliis ""smagne , en iTance et en 

fraUgerem : quod cUmjacerem, ad- Italie , et apprit facilement les 

monebant si quid perperam, liquid langues de ces trois pays. II se 

(Jjf) Fréher..., dit qu'il enseigna à «""ssance du lattn , et il y apprit 

Matpourg dit l'an i5i6.] Fr^her ra- 'e grec sous Marc Mnsurus. Re- 

eonlç (3^) que l'ouverture de l'aca- venant en Allemaene il passa par 

demie d« MarnourE fut faite le i". Ri|- -, ,'_*;i ™„-i.-l i. * 

jcar de juiUet .S»!; que le profes- "^'^ ■ ftS.V fit connaître à Eras- 

•eur Johannes Ferrariui Montanui ™* 1"^ ' estima, et qui Conseilla 

en fut cr^é le premier recteur , et il Jean Froben de lui donner 

qu'on lui donna entre autrei collé- l'intendance de son imprimerie, 

eues François Lambert, et Gerhardiu (îi!l,;„;„c „„„,„.„„„.,_„„ j'.V 

Ifo^ionuigus. Ce François Lambert ''^"fn"'S'»«fptacettecondition , 

mourut Pan 1 53o , comine je l'ai dit quelque pénible qu elle fut ; car 

dans 8on article. Cette circonstance il eut à corriger quantité de )i- 

«iffiralt seule à montrer la contra- vres hébreui , grecs, et latins, 

diction de rrelier; car Geldenhaur ir t ' r ■ ■. ■ lî 

n'aurait pu être professeur 3 Ma" ^"^ Froben/await imprimer. Il 

pours en même temps que Lambert, * acquitta bien de cette charge 

s'il Devait comitaeDC^ à l'être qu'en jusques À sa mort , c'est-à-dire 

i534 : maiaà quel rëcil de Fréher se pendant trente ans , et ne secon- 

n:î^^"omïe"uTp^AK'r»?ar! tentapa.de corriger le travail 

pourgl'an iSiG.qu'ilquittasachar- ''es imprimeurs, il sengea en 

ge pour aller i Worma, qu'il paMa traducteur, et en critique. Peu 

depni8àStraBbouH5,etensuiUàAugs- de savans ont traduit de grec en 

d'autres endroits (38) , il retourna i (")■ *- e*^'' "" homme de grande 

Marpourç l'an i534. Sur ce pied-li-, taille et fort gros. Il avait la mé- 

mapremiire note critique (39) con- ^oire bonne et l'esprit prompt 

treValereAiidreDessëliusn'estpoint i. l,i .. i '^ 

. bonncj mai, qui n'aurait cru qS'elle *' *"?'•' '."^ ^ ,'"«"^;' P^^^- 

l'^lait, puisque je l'aïais fondée sur "ï^e jamais en colère (C), et ne 

on &rivain (^n) , qui a cité les régis- se souciait ni d'honneurs , ni dé 

très manu*criu de l'académie de jfar- richesses (D). 11 préféraauï char- 
pourg? n les a cités aussi lorsqu'il a . i • ïc ■. v .. 

3it£ne un autre endroit, que Gel- ges î"»" lui offrit en d autres 

denhaur fut professeur à Marpourg lieux la condition paisible q^'il 

l'an i5a6. Est-ce savoir se lervir d'un avait k Bâle (a) , oii il mourut 

livre ? Hotez que Mclehior Adam a (£) en bon chrétien , âgé de cin- 
ignoré cett« première profession de , ^ ni ■? -. 

Geldenhaur. quante-sept ans. Il s était marie 
fsm r la— ■ '^^ iieu-là , et il laissa deux 

\^<M G,™lîI,'mii^™™™'°Hil'û garconsetunefille(i),dontjeQe 

l".pa«.SM. 

tUT (Amlrf). ,„„. I. ' ' C*l Tirédelapn/aaqueCmlrasStnaBAa» 

(%l) y-rtt Unm-r^u, (0). Cuiion a lalst au-dvioa dt la ivrsim d'Ap- 

(4»J C.4(-i -Jirt , P.ul triUn. pi'o. 

DiMzecbv Google 



58 GÉLÉNIOS. 

tais pas quelle » été la destinée, «n ■ dit (*) ■ ^"« iftiiâem in utroqae 

Les uns placent sa mort sous ^'"""î ■^i'^'nf») magna doc^na, 

lan i554 (c) , les autres sous Geiemo ™>r ^H^fiim «m™ «û , 

l'an i555 [d). Son éditiOD d'Ar- tt'judûsium actius frit. Qued dm 

nobe a été fort condamnée (F), muta pritclari iaborei illmi viri tes- 

tantur , tàm maiimà interpntatio- 

(c) ThiuD. Bucbolcenu. nés latinm Dmnriu Halicamaiseraii, 

(lO Pulil. , fljiinl Bacbol«nia , lad. Appiatti, Phihnit tient ac Jowphi , 

Chroa. Origenis et aliorant. Ex quihat ap- 

paret eam excellenli ingfttïo et sin- 

(A) Il était iT une fort bonne fa- gulari doclrind pranlitam Jiàsst. Sed 
mille. ] Vojons ce que Curion en dit. et Ammiaai Marcellim Aùton'c ab 
Geleiuajtmiiia aiUiqua et honeita , Ji te editte id ipsutn abunâè testantur. 
servis nomen traxit , quoi ipù Gelf In quibus plurima acutt et ingeniotè 
noteoeant,itautLaunStineud Cer- emeitiavil; et imigfem pagtnarum 
vina dici possit. Patrem habait lum- transpositionem , qua in mri. omni- 
mo apud re0em hco et honore, ho- km codicibai reperitur , et in edilione 
iBinBiH mijàmè illiteratant, non» M exitatj4cciirsii,niinldexUrilateres- 
Moriam ErasnU ia pmriam linguani tituii. QuaTOobrem ejus vîri 'nomirli 
convertit, eilepidum salsumque opas Ubenier hoc laudis teitimonium im- 
lîuni suis communicafit. Maire ejua pertimus, neminera adhac eTstilisse, 

fientin/t primaiid et nobiU , propter qui de hitfont Mametlini imliàa me- 
matierii f/radeatiani , etprobtios r»»- n'tui "'(■ Érflaine ne pari« pas si avan- 
rei , reginapturimian et familiariler Ugiuaement du travail de Gél^DÎus 
utebatur, Talibiis parentibus ortm sar Pline ; au contraire. Il en donne 
Gelenius , parem quoque , tiOù est naetris-mécîixateiAit.Sigismundui 
itigenaam et lAeralem , nabait educa- Gelenius tuo nomini^'S) dicai^t AnDO- 
tianem (i). tations»in Plinium/om lertiô ab ipso 

(B) Peu de savani ont traduit de castigalum, Sed miri imp^uit illi co- 
grec en latin autant d'ouvragei que dex ihkru dtscriplns , in quo sciolus 
lui.] Après avoir publié un diction- aliquis i luo ciaiile mutait quïc^iaid 
Uaire en quatre langues (al,'i »e ™'' Mail, et quodism modo nonim Pli- 
à faire des noies sur Pline etaurTite- niaia nobit dédit. Admonui, nejide- 
LÎTe^etlespuhlia.lI traduisit lesAn- ret illi eremptari, sed auditat non 
tiquitea judaïques de Joeéphe , et cor- lum, Hermolaiii non ausas est muta- 
rigea les autres reuvres de cet auteur, re leetiontnt PJinianam. Geleniai Je 
en collationnant ensemble plusieurs pulatrem mirificam prastitiasê , eao 
manuscrits. Ensuite, il mit en latin censeo erimen este inexpiabile {S). 
quelques homélies de nint Chrysiv Voici le j ugement ije H. RuetC?) : In 
Htome, et puis TUistoire romaine de uJ quoque numej^tur Sigisntundua 
Denj's d^ETalira masse, l'Histoire ec- Gelenius Bohemui , quo vix quispiam 
«l^iastiqued'ËTagrius.l'ouTraged'O- pluribus hane artem monumentts di- 
rieène contre Celsu*, les rauvres de lafit : disertut inpriims habilus est et 
Pbilon et celles d'Appien. Après ce- elegans ; audaxin constringtndis pla- 
la il entreprit la version des aiuvres ribus in unum periodis , fet disjun' 
de Justin Martyr, et il les avait d'éià gendis, tensus sibi non lemper intel- 
trajuites pour la plupart lorsnu il îectoi ad libitum recoquit. 
mourut. Voilà ce çiue je troure dans (C) Il ne se mettait presque jamais 
la préface de Curion sur Appien. Je en colère. ] Curion elprime cela en 
n'y trouve pas le travail de Gélënius 

sur Aramiea Marcellin, travail que (J) Binrlcu Valoiu , ûi pim/mt kmm. 
Henri Valois a fort loué. Voici ce qu'il il«r«lli>i. 

«) Ctni^ir,, MMi.i>s(lu Aainiu, *t 
, (i)C.lluS«iaduCui<>,p«/kl.iflA|»ii- «S»"™*- Ç*»""- , , „ , 

BHl Atntsilr. (S) C«jl-W-*r« , i DMifeii d. OoM. 

(•}ldn,umm ««iliur ^i»i.nu Uxi- (6) £«•■»., .pi.L tXIX, li». XXT, ».»(. 
eux., «»«..iJ.(iMi,(Biini.,*.r~Mitù,« 19St. d"/- (« m d» "« .ÎSS. 
dalhiaiitiM rociitu triiii4 iiipaiiHi isnuiuta- h) Huîliu, da Cl*n> laurFiM,, pnj. m. 



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GÉiÉBlUS. 59 

CM tenaea (8) : £r^ IR a> animi /«ni- (E) ft mourut à B^U,] U. Horért 

tai laira, naturaque bonitas quadant, iùàt ipi uilB imiene transpositiou. 

ut 1^ ira'ci posset eliam irrùaCus..., Sigiimond de Gheteir, fait-u dire i 

cu»i nemine itnquilrn linailtalem gei- M. de Tboo, no(i/" Je BdU , mourut 

lit : rtrtim alieitanam lyânimè curio- en fioAime. M. de Thoa Avait dit qu'il 

$us, minime suspicar : led lintiqad itaiX aé «a Bohéiae, et qu'il était 

non lamen stultd simplicitate prœdi- mort à Bdle (n;. M, Harëri a eu tort 

fus. Voilà le Trd caractéM d'une d« dire que G^cnius a traduit iitel- 

bonne ime. Cela paraîtra encore par quel kométiei d'Origroej û ne fallait 

la remarque suivante. dire cela qu'à l'égara de saint Chiy- 

^0) Jt nr se louciait ni if Aoaneuri lottome. M. Tciuier a eu tort de ne 

ni Je rickesies.'lii! me aersdei termes le point dire; il s'est laissé tromper 

de Curian(g). (^mnldi^ro contineii- par cem qui ont abrégé Gesner (|3). 

tûf atque abitinentid faerit , quorum II a aussi corrigé plusieurs homélies 

Ma in ils quœ absunt non expeteitdii, de saint Chrriostome , c'est H. Teis- 

akera in ils quis tuiiunt , in nastrâque sier qui parle (i4) , et c'eit nier que 

poteuau tunt absiinende , illt decla- Gelënius en ut traduit. Hais voyei 

rant, quod ciimper tôt annoi tanto- seulement le père Labbe (iS}, vous y 

fiert in re literarid eiabomi^rit , e* pourrez cnmpter plusieurs liainilirti 

quo magnarum firorum gratiam est de yint Chrjsostome , mise» en latin 

eûnsecatus,nullas lamtHdieitiKt coït- par Gele'ntm. 

gettit, raillai tamennUijuit, tuppet- (P) Son édition d'Arnobeaétéfort 

kctUe domeslicd, vidutpia corUentus. condamnée. ] Voici ce qu'en a dit 

Bonis et dactis , si quoi eitare animad- Barthiua (16) -.Ingeniosissimusiedau- 

vartebat,largitbatur:JelicHu^etfor- dacisiimus , et nil prorsiis libi ne- 

tunatis non irwidebat : calJmitatilnit gans , Amobii correctorSigiimundui 

aliorum nffieitbatur : neminem eon- GeUmut in eam editionem quant to- 

tcmnebat. lllud veré maxîiHunt coït- tam ad tuun captum reformaiHi , aut 

tinenliœ signum fuit , quod in régis transformafit jioliiu , testatut nemi- 

Bohemia auCam magna prxnm , et ^m iiU unquàm auctorem tantiim 

honorihut, quibusque veî cupidus et kegaUi erhibuisie. Ajoutet A ce paa- 

anbûiosus aliquis cOHientus esse po- use celui de la préface d'Araobe, de 

Ust,aUecttit renuit, hancquietam et ration de Leyde , i65i. Arno- 

moderatam vilam amlfitiosit Ulii et hium guident hune primus Romœ 

turbuUntit digâitalibus anteponeni. rulgaverai Fnnciseus Prùcianen- 

Omitto proi^noiat bonss et litteras et sit Plonniinut , sed unit cuitt vete- 

artes proÂiendi ohhstas , quas nun- nt manuseripti j quo usus fuerat , 

qujm ut euaeiperet adduci potait , Jigdis admoJum erroribus. Sigismun- 

adeii t«nax propositi, fitaquè generis dus posteh Gelenius editvnem hanc 

umel honesla suseepti , sem/ier fuit, eomiptam solo ingenio , uU po- 

Erasme, qui trou rait Gt3(^ins digne tue , retUtuU- Sed iagettU UU fiducie 

d'une BMJUeare fortune, n'osait pour- jj^lo esemplo luiw , eoigeeturas suas 

tant lui souhaiter de» ricfaeMes; M textuiiaseruit , anti^uat Uciiones suo 

raûgnaitqnecdaneluiralentltl'ar- imperio ejecit, et Amobium nohii 

deor avec laquelle il le Toyait occu- effinxit, qui Ar''" ' 

peau bien de la république des lettres. 
Gf&niui prltsud doctriûd non irulgari, 
proque morum linceritau dignu 
buikorefartuad,dii'itiatnx ausii 
optant. QxtidpericuU, inquïs? Ne 
aiorflat ad proivhendam rent lititmi- 
riam, Multos ititia ad industriam ati- 
nuMio). Gélénius,selonH.deThau, 
lutta contre la misère toute saviefii). 

H) Ciiiiii, in am/al. in Inptiii. Unêmàt. 

r>*)Eniii>i, <pi.L xsxviii.M, xxrii, 
fa- isîs. 

Tl.«B.,ii*. Xill.pat )ri°'ru(*ln.>JM.'' 




6o GEHTILIS. 

GENTILIS DE BÉCBIS , na- temps de respédition de Naples , 

tifd'Urbin, et chanoine de Flo- et régla les conditions que les 

reuce, fut promuà i'évèché d'A- Florentius avaient à. suivre dans 

rêzzo le 21 d'octobre 147^*' Les cette situation délicate des afiai— 

Florentins ea eurent bien de la res d'Italie, 
joie ; ils le députèrent souvent 

àlacourdespnnces.etcefiitlui (A) iVow wrroi«/apre««: Aioat 

,., >■-■'. 1, ,. - ceci dans un panaee ir jllcrùmusA 

qu ils choisirent pour aller faire j^ j^ ,i„ j'^j; diafogue oi iule, de 

à Charles VIII , roi de France , Médicisa'undesiDteriocuteurs.parle 

les complimans de condoléance <!« ««l'e façon au l^at Jean de Hé- 

sur la mort du roi son père , et '^"" ' -l"' '"* '* P"P« '-,^°'' f ^'-. 

les complimens de felicilation ^r-eiu^i ^nSno .homini, ut suU 

sur son avènement à la conron— temporifms , potitiorU humanibitis 

ne (a). Il se fit estimer par son 'fl"«e Jlarentusimo. Sed nihil etiam 

éloquence, et la filparaître dans ™«"r iffc >i( ,u««. i'otài>««,,<f 

des haraneues latines qu il m-o- }rr,pici polM , tUn, tx oratiùmUu 

nonça en divers endroits de TI- quas in difersU Italia locis eo/nplu- 

talie. Il eut part à l'edlicalion res habuU .- in itlis enim mu/ta verba 

de Léon X. Il se mêla aussi de " "^"*, "7'^"' Z'T""'' .""''"' 
- . , ,-, , quogue eioculiones barbant el aares- 
faire des vers. Quelques cnti- (esorcu^int, «nwiKiiB auwm mus- 
qués parlent de ses productions ta nuenleiac imprudentes sitnt. Non- 
avec assez de mépris , et ne lui ?""' '«""e" """ '" prinds orationem 

.... ; , I ; i„ , hoaoïificd iaude proieguunlur quant 

sauraient pardonner les termes kabuiLpud Alexa^n,m rj,pon- 
de la mauvaise latinité qui se ,if_ ^,. Ugatus.populi Floreatini 
glissèrent dans ses ouvrages ', paulopost quiimillesacrischriitianis 
ni souffrir que la meilleure de pMicè prœfectus est. Veriinhanc 
ses pièces conllenne la phra- Hm ?«7'>'^T <" «H^Tt E^ 
aeprœstare oùedienti.im. Hous eUgaiêer erpnstU m quàd homini 
Terrons la preuve de tout ce- exprimendumeratelegantissimè,koc 
ci dans un passage d'Alcyon i us "'causamcurR^mamyenisseuqao! 
it\ r . u __ • ..1 erat ut per Ulum populos flofentt- 
(A). I,a harangue ou cette phrase „„ ,^ ^„Urret a/aLti,rkatem pen- 
se trouve est celle qu il fil au tificitnuiximi.ltleauUminhocsen- 
Pape Alexandre VI , lors de "^ reddendo plebeiam etocuiionem 
ambassade d'obédience. On pré- "^'^rpant , qua en obeflientiwn pra- 
. \ \t - ft .^ 1 stare. (ruant ob rem ta genus oratif>* 

lend que l'envie qu'il eul de „,, „J ., ,,,„ „5,„™ M- 

haranguer en cette rencontre , vione oémet. Feruntur quoque ejus- 

fut l'une des causes qui obligé- '^'" verticuU facdiore auidem musâ 

rent Pierre de Médicis à empé- ff^'- 'td .ineeultuet latina, ^rit,^ 

1 ■__ , ,,,. ,. ' fu nitare( 1). Il raU une prédiction 

cherque les peuples d Ilahe ne ^^^ le Kraps » yérifiie ; «r on ne 

rendissent ce devoir au nouveau parie jia» plus des harangues de ca 

pape fous ensemble et par une uentilia , que si elleB n'avaient ja- 

seule députalion (B). Gentilis fut "^^"ï, ' . ,., . , 

j' . ' L />!_ 1 ïjwTi n, CB) Lenvie quil eut da haran- 

depute à Charles VIII (A) au «ir ton rfe i ..nié«.«i, <f ofirfience 

l AUxanàn VI futl'unedèt 

Ilmouruim 1497, dULedero. ' taJUes que ce devoir ne se rendit 

m UgUelli , tiiVton. it.W.,<«wjSi. 



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GENTILIS. 6i 

C'nt par uneteule dépHiaUon.'] peine cédait-il h t incomparable Sa- 

119 Sforce avait fait résoudre que t^narole. Il avait obtenu, par ion 

les^Utsdltalien'eiiTerraîentau pape crédit, delà république de Florence , 

£i*UDe ambaa&ade d^obëdience où les ^ut ce serait lui tfut haranguerait le 
pûtes de chaque prince el republi- pape pour elle, et il avait ensuite 
que leniient ensemble , marvlieraienl composé son diicouraavec toute top- 
a leur rang , n'auraient qu'un ont' plication dont il était capable. Il la- 
tear et concerteraient si bien leur fait communiqué h Jean Pic de ta 
conduite, que si le nouveau pape s'é- Mirandote ,a Ange Politien, à Mar- 
iait proposé de Us diyiser, ilenper- cille Picin et aux autres beaux es- 

dtt U espérance {"s) Mais Pierre prïti de VItali»,qui, l'ayaiU approU' 

de Médicis , quin'avail osé l'opposer vé, favaieiU confirmé dans le Jen- 

acette résolution, parce qu'il s'était tïment que c'était un chef if œuvre : 

trouvé seul d'avis contraire, n'oublia ainsi Con,ne pouvait le désobliger da- 

rien de ce qu'il jugeait capable d'en vantage qu'en V empêchant de le pro- 

traverser l'exécution. Il s'était fait noncer; ce qui arriverait pourtant , 

nammerchef de ladéputationdesFlo- s'il tCy avait qu'un orateur pour toute 

rtntins : son équipage était presque t Italie , parce que le roi de IVapUs, 

tout dressé : et comme il n'y avait en comme leplus quaUfiéJetouslesprin- 

ItaliequelarépubliquedeKenixequi ces, aurait djoit de U ndmmer. Ce 

eût plus d'argentaue lui, et qu'il prince,quiavaitdani sa ville capitale 

/n'épargnait rien dans les occasions V académie la plus fiorissanle de C Eu- 

• d éclat , il était assuré de paraître rope , pour les bettes-leltres , dont le 

plus lui seul que tous les autres am- cétibn Sannazar était directeur, n'a- 

batiadeurs et députés eniemi/le vait garde de choiiir hors dececorpi 

Il coTopiit aue , si son train marcliait un sujet pour porter la parole à sa 

avec celui des autres ambassadeurs , sainteté. Gentife, animé par son pro- 

il serait obscurci par le grand nom- pre inlérit , échauffa de sorte Pierre 

bre , et qu'il n'y aurait que les yeux de Medicis, qu'il lui fit solliciter le 

les plus fins qui U distingueraient roide JVaples pour le rétablissement 

dans ta confusion, au lieu qu'en de la coutume que chaque puissance 

cirant dam Home , et en allant à d'Italie rendit en particulier ses res- 

i audience seul, les connaisseurs el pects au nouveau pape (i). Celiréas- 

ceux qui ne fêtaient pas beaucoup ait. La cérémonie de l'obédience se 

lui rendraient une égale justice, il fit par chaque prince, par chaque 

n'aurait pourtant pas été imposti- république îï Italie en particulier , et 

itede le désabuseï" de cette préven- les deux Florentins y trouvirent leur 

tion , si ses amis y euiient travaillé ; compte. L'équipage de Pierre de 

mais celui Sentit \ux , qui lui était Medicis Remporta sur tous les autres 

le plus intinte , le confirma par un pour la magnificence , et la harani- 

autre caprice dans son erreur, au gue de Scipion Gentile fut tellement 

lieu de l'en tirer. C'était Scipion estimée , qi^ on la mit à la tête du re- 

Gentile , genlUhomme fiorentia{3) , cueilde cette sorte d' ouvrages (_5). 

et évéqued'jértzio, qui s' était rendu Voilà une citation trop loDsut , 

fort céUbrepar la science des belles- diront quel cjuet-unsï mais je ne doute 

lettres, et parses agrémens dans la pas queplimeursauùcsnesoienlbien 

conversation. Sa naissance et ses aises de trouver ici FtnstructioD «om- 

grands biens ne Ut rendaieatpas moins plcte d'un fait aussi curieux que l'ot 

traiiable, el son trop d'attachement celui-là. 

k l'éloquence était presque le seul de ,._y^ j,.^^^ j^ C^„^ ,,„ ^ 

ses défauts. Il n clait que médiocre ,637 '^' 

orateur ; cependant il avait si bonne (S) Là m(mt, pag. 16S , 166. 

opinionde lui-même en ce point, qu'à ^ i.»,~-, ,,;. ,t ir 

'^ r ' ï GENTILIS ( Jean-Valentih ) 

<i} v.iiiiii , Hi.Miii it ckiHK Tiii, tir. (a) , natif de Cozence (A) , dam 
ti,pag. >6j,édii.d>Bùii,u,dt. j royaume de tapies, quitta 



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6a GEH-TILIS. 

son p>y> pour la relifrion vers le honorable , qu'à jeter lui-mé- 
milieu du XVI'. siècle, et se re- me ses écrits au feu, et qu'à 
tira il Genève , oii plusieurs fa- promettre de ne point sortir de 
milles italiennes avaient déjà la ville sans periaission Cette 
formé une église. Il se trouva sentence fut exécutée le 3 de 
parmi ces réfugiés d'Italie quel- septembre i5S8. Il fut mis hors 
ques esprits qui vQotureat subti- de prison peu de jours wr^ : 
lisersnr lemystèredelatrinité, et sur la requête qu'il présenta 
snr hs mots d'essence , de per- touchant l'impossibilité oii il se 
sonne , de co-essentiel , elc. ; trouvait de dodner caution , on 
George Blandrala , médecin , et le dispensa d'en donner i mais 
Jean - Paul Alciat , Milanais , on le fit jurer qu'il ne sortirait 
étaient les principaux de ces no- poiut de Geuève sans le consen— 
vateurs, avec un avocat qui s'ap- tement des maG;istrals. Il ne 
pelait Matthieu Gnbaud. La laissa pas de s'enfuir bientôt , et 
cbose se traitait sans éclat et par de se retirera lacampagne, chez 
des écrits particuliers. Gentilis Matthieu Gribaud (C), son cama- 
se fourra dans ces disputes , et rade d'hérésie. Il fut ensuite à 
ne contribua pas peu à faire le- Lyon , et puis il erra de lieu en 
ver la tète à ces nouveaui ariens, lieu dans le Dauphiné et dans la 
Cela donna lieu au formulaire Savoie ; et n'étant en-sAneté nul- 
de foi que l'on dressa dans le le part, il s'en retourna au villa- 
consistoire italien , le iSde mai geoii il s'était retiré la première 
i558 (fi), il contenait la plus fois , sur les terres du canton de 
pure orthodoxie de ce mystère, Berne. Il y fut bien tât connu, 
et il faisait promettre en termes et mis en prison ; mais il fut 
précis et à peine d'être réputé élargi dans quelques jours, et 
parjure et perfide , de ne rieu it publia une confession de foi 
îaire ni directement ni indirec- soutenue de quelques preuves, 
tement qui pût la blesser. Gen- et de quelques invectives contre 
tilis souscrivit à ce formulaire , saint Athaoastf. 11 la dédia an 
et ne laissa pas de semer clan— bailli qui l'avait emprisonné , 
destinemeut ses erreurs. Là-des- et le chagrina beaucoup par une 
sus les magistrats prirent con- telle dédicace (D). Environ ce 
naissance -de la chose , et le mi— même temps il fut emprisontté 
nnt en prison. Il lût convaincu k Lyon pour sa doctrine; mais 
d'avoir violé «a signature , ce comme il eut l'adresse de faire 
qu'il, tâcha d'excuser sur les in- voir qu'il n'en voulait qu'à Gal- 
stincts de sa conscience. Il pre- vin , et nnllement au mjstè— 
senta divers écrits, d'abord pour re de la trinité, la prison lui 
tâcher de colcjrer et de soutenir fut ouverte. Blandrata et Alciat 
ses sentîmens , et puis pour qui faisaient rage en Pologne 
adoucir l'esprit de Calvin , et pour établir leurs hérésies le 
pour reconnaître et abjurer ses firent venir auprès d'eni, afin 
erreurs ; moyennant quoi les qu'il f&t leur compeguou d'œu- 
magistrats de Genève ne le con- vre. Ils Enraient fait beaucoup 
damnèrent qu'à faire amende plus de mal qu'ils ne firent , s'ils 



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GEHTILIS. 63 

Bc se fassent divisés , et ai le roi il a eu sans doute en divers temps 

dePi>lognen'eût|>ublié,en i5tt6, plusieurs opinions, 
un édit de bannissement contre 

tous les ëtr«Dger$ qui ensei- W^l^tait natif de Catene:e.](lmt- 

snaient leurs nouveaux doemes 'ïV'î"™'*'^'*°*.H''*l"''*"'^*»''poi"'l 

?iri r^ .r- ._ .• a° > »« Q»™ «tta Tille ; d'autre» (al l'oni 

(E). Gentihs se retira dans la fait Hapditai». Le neur SicrJémo 

Horavie , d'oii ayant passe k les réfute ia«inciUement par le té- 

Vienne en Autricbc , il se réso- ■■'oignagedepldsieuragraTMautcurs, 

Int d« retourner ea Savde oti il |5 f"}' àgnilure aime de Val«.tio 

• •. I . bentilis ; mais u se trami» niunil 

espérait de trouver encore son U attribue à Théodore <k Wniï" 
ami Gnbaud; oatre que la mort toire du supplice ée cet hérétique, 
l'avait délivré du plus redouta- P"'"' "'oir raison entSinmeot, il d«^ 
We adversaire qu'il e^t à crain- ?j,?""''"l' cet. ouvrage i Eenott 
dre en ces qnartiers-là , je veux tromani qui l'avait donné i Calvin 
dire de Calvin : mais il vint s'en- (B) CeLdoaaa lUu Uu jormutaîr» 
ferrer lui-même; car le bailU ^MqxBtondresia dans U Boniit- 

dn canton de Berne , qui Tavait ["'"î'^f^'V" '^"™' !^^.1>''^ 
- _ . - / 1 icur^ji Ou livre que i »i cit^ *i 

autrefois emprisonne, ,»e trouva Calm contre GeotiKs, ne p.rW 
encore en charge , et ne manqua V'^ ^'^ formalairc du coMisinire iu- 
pas de mettre T» main sur lui , ''*" > ^ "' ■oraraent que cinq per- 
fc ,1 domin |566 tF). la eu» ^TSTaitTl""' •""-^■W" 

• , . * i. B . 1, 1"* 'jentuis et cinq autrcB , D'avant 

fiit portée à Berne ou on l'eia- point voulu aisner sur-le-clJa»/ " 

mina depuis le 5 d'a«|^t jusques gn^rent dans lasoile, lonqu'on'leg 

au q de septembre. Gentilis dû- W"** *" particulier (4) ; mai) ib ne 

me^t convaincu d'avoir opiniâ^ aiZ°.loTl.?e"^ ^^'l^ r^J^* ''''' 
. r , . . . t aiwereni miem quitter OenéTe oub 

tremedt , et contre son propre de donner leursiçnature.iusqu'i ce 
serment, attaqué le mystère de <I"b 1m Ibrtei mllicitationi des com. 
htrinitéjfist condamné i per- P?''»"»*» .I*» eussent oHige, à por^ 

dreUtate. ïl se glorifia de souf- «u/iiJ'^^dV'L^^V*' '*'j ■•"''- 
, . 1 1 ■ j TV- 1 F °"' ^" formulaire dressé 

Inr pour la gloire de Dieu Jo par le consistoire italien , en rap- 

père (G) , et taxa les autres de ViU^ un beaucoup plus long qui 

que, dansletenduedelelernite, Calvin avait dressée depuis peu, et 
Dieu avait créé un esprit très- ^"^ •"' œiiûtres , les sjnd^ ' le 
excellent, qui s'incarna lorsque "'"'«''^''""ns'-oinu.celiiidesdeui 

i.pié„i.„d, d„,..,.fut l- Si;.?J.TS±£",t'±,± 

nue (c). Je ne pense pas que ce qiwntité de geu qui k nsnérenl II 
soit avoir été trithéîte {éf/ki^i nooMie «ntre autres GaUtMto Co- 

(*) aiamcU a i!lé,TO^td-^n Um latin J^â'^" Î!!ï1T!ri;;!l,fe** *^''- 



TraiUt dogmaxii/aa , /Viiloiis de b Can- i4l|. 1 ir ra Pralr 



liu, thêotoffUTt dr BemeJ (3) l^anbciH Sr«iiiu. ^u 

<9 Km». &tiH>ri» , «n 



Hellaad; à eanicla ne Jeu-Paul Alcia 



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64 . GENTILIS. 

racciolo , Celio conte Jlfartinengo , beaucoup par une talle d^eaee,] Ca 
JUassimilmno suo fratello ministm bailli de Gge arut demande uti« 
délia Clùesa. Maisi^uaDtau premier, confeBsion de foi â Geutilû, aiio de 
la relation de sa vie nous -appreod \f. faire eiamiaer par les ministres, 
■la'il fut hors de Genète depuis le et de l'enioyer i Berne : U-deasu« 
7 de mara j Hsqu'au ^ d'octobre i&58. Gentilis la fit imprimer comme par 
Or ce fut daes cet inlerralle que se ordre du bailli, et la lui dëdia(g). 
firent le« signatures , et que Gentilia La Bibliothèque des anti-trinitaire» 
fut emprisonné, etc. Pour les deux débite (lo) que ce bailli, qui avait 
autres, la même relation nous ap- mis Gentilis hors de prison âla prière 
prend qu'il faut les rëituire à un, de Jean-Paul Alciat, deiint suspect 
c'està savoir au ministre. Or ce Mai^ d'l>^rèsie à Berne, à cause qu'on lui 
tinengo était mort avant qu'on son- avait dédié cette coofeasion , et que 
geâtauisicnatures.VajreElâCCLXfl'. de li vint qu'il s'assura de Geotilii 
httre de Calvin. M. Ceti ajoute que dis que l'occasion s'en présenta. 11 le 
tept personnes refusèrent de signer , ilt pour dissiper les soupçons. Que 
et sortirent de la ville : Che in faite cela soit vrai ou non , au moins est- 
sirilirarono detla citli, e Ira quelle il fart ccrtiiin qu'il n'y a guère de 
Andréa Oiidlani, Marco Piiii,e macbine qui remue plus pniîsam- 
yaUntinoGeiaileiiqaaUuintipoiin men(,ceui qui veulent con server on 
hreve dalle persuasive de loro com- amplifier leurs dignités, que l'envie 
patriotti, si ridussero h joEtoscnMne de ne passer pas pour hérétiques. Si 
(6). Ce au'il dit pourrait être vrai ; l'on faisait l'histoire de toutes les in- 
mais s'il l'est, quel tort n'ont point j^jatices , et de tous les tours de co- 
eu les auteurs des autres relations, médien qui sortent de cette source, 
d'aToir supprimé des choses ai essen- que d'étranges choses ne dirait-ait 
tielles à cette histoire ? M. Spon (7) pas ! La confession de Gentilis , et 
ne s^accorde qu'en partie avec eux : les pièces qui l'accompagnaient, fu- 
il dit que le conseil tlt souscrire la rent imprimées d Lyon ; cependant le 
confession générale de l'église aux titre portait à Anvers , et l'on faisait 
Italiens suspects; il avoue qu'il s'en parlerlelibrairedansla préface, sont 
trouva qui sortirent delà ville; mais le nom de Theaphilus ad filioi eccle- 
non pas qu'ils y rentrèrent pour si- siœ. Les mensonges furent mis en tête 
gner , et il ne met point Gentilis au des crimes de fourberie dans le procèt 
nombre de ceux qui sortirent de la de Gentilis (ri). On le trouva saisi 
ville. Pourquoi faut-il que l'histoire de quelques autres ouvrages de sa 
Boit si remplie de variations? Est-ce façon quand on l'arrêta , mais ils n'é- 
qu'on se plaît à falsifier les mémoires taient pas imprimés. Arétiua(i3)et la 
que l'on copie? Est-ce qu'on ne b'b> Bibliothèque des anti-trinitairea ( 1 3) 
perçoit pas du changement qu'on y en parlent. 

apporter (E) Lemi de Pologne publia 

(C) Il se retira a la campagne chei en i566 un édit de bannissement 
Matthieu Gribaud,'] Arétius dit qu'il contre tous Us étrangers fui ensei- 
se retira in pagum Farginrum, et gnaienl de noui^aux dogmes.] Mo- 
que ce village, est dans le pays de réri commet ici plusieurs fautes. 1°. 
Gei , in prœficturd GajenU. Cela me \\ veut que Valentîn Gentilis ait été 
fait croire qu'il y a faute dans l'en- chassé de Pologne vers l'an i56jj 
droit de LubiéDiéclna{8) , où il est 1°. quel'édit publié alors par le roi 
dit que Mattkxus Gribaiâus celeber- Sigisidpd Auguste ait banni tons lea 
rimusjtirticonsultus Palaninus^ était bérétiques. Tout cela est faux. L'édit 
pagi Turgiarumdominus. Au lieu de fut publié dans une diète convoqua 
T^ir^'oruffl je voudrais dire J''ar^ia- le 5 de mars 1S6G (i4) , et ne regar> 
rum. Le pays de Get était alors pos- 
sédé par le canton de Berne. fs) *!,■"'•'■■ '^J\^^ ^'u- „ .^„ „.,„_ " 



(D) Il dédia au badU de CeJ , . „_^. ..,. 

confessionde foi et le ehaerina (ii) Akëiu. jng.fG- 

l'G)niil«.r.e».riii..t>a. lIl.jHLg. .-.--- J - 



!r. 



(.1)».J..W*. .. 

(13) »•«#. 16. >7. „ , ., „ 

|i4' /a Coimlui PùiMuiiBjiiyjaiMO 1SG6, 

Pslgnin, f at- "^ I .urliJnMritiii. AnliH,ps(- >■. t'BlHain 



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GENTILIS. es 

dait point les cilTÏnîtles. Arëlïus pute fut qu'on emprûoima l'h^réti' 

n'en eât pas Iou4 le roi de Polo^De que (17). 

comme il afait, ri lei réfomés y (ù)It se elorifiade souffrir pour la 

eussent ^hf compris ; et tant s'en gloire de Dieu le père.~\ ATé\ias ne \ax 

faut qu'ils le fasseot , qu'on le9 ac- fait rien dire de plus particulier le 

cuse d'aToir ponué à la roue pour le jour de sa mort: mais il remarqueail- 

faire donner. 1 mtigantibm adversa- leurs (18) le détail que je m'en vai» 

riisJiojoano et Lemano spirituduetis, rapporter, Gentilis de je ita et scrip- 

rex Augustiu in CotTiiiio Lublintrtsi sit et loquutui ett , qubd esset palro' 

anno 1S06 legem horreadî carminù nus lummiPatris emiaenliie,rt as^er' 

ta Anabaptiitat , et Trideitai latam torgloriœPalris.Ifecdubitai'itetian 

pnnnulgarieurafit,qudii iniranten- dicere, neminem adhuc {quod ipse 

lent regittjimbai txeedere jussL Cest quideiti sciret) pro glorid et emineit- 

ainsi que parle le sieur Lubi^niéciua tid Patris mortuum esse ; prophetas , 

dans la page 1^ de sa HtifonnatioD apostotot , piosque marlyres , pro 

de PoloEne. 3". Enfin , il n'y a nulle Filii glorid persecutianes , morlem , 

' "'^ à dire ai généralement que et ex tréma quœque passas e. 

lisant à Berne r eut la neniiam autem " ' 

iré, vers l'an i565. Le pire hue martyres h 

Maimboung (i5) n'a pas évit^ entif- sentiment qu'il - j 

Tement l'anachronisme à l'ëgard de nnde de Pologne. Seatenlia ejut 

Gentilis : il le fait dbputer à la con' quam in Polonid in synodo Pincto- 

fërence de P^tricovie eniS66imaîs via ann. ilG-^ , die ^ ruyembris teU- 

elle fut tenue en i56S. bratd prpposuerat, hiccfuit, Deum 

<F) £e badli qui l'a- creaTissêmlalitivJine œternitatisspi- 

vait autrefoii emprisonna se trouva Htum quemdam eicellentissimum , 

encore en charge, et ne manqua pas qui posteâ in plenitudine temporis 

de metirelamain sar lui, le 11 de incarnatua est (19). 
juin 1S66. ] Ce fut à Gei que Gen- 
tilis fut arrêta , et non pas a Berne. (i;)^* ?'•/"«*• _G«j.iu.(pe.:.pobL.^M.di^ 

U y AaitaUé(i6) trouver le baiHi , Ti ™r.' d«,°i "j'i* ijlV^"''n." 

S sur lui demander qu'il permit une (,n pag. 17. 
ispate publique j dont on trouv^le (igl BiU«iih. Asb-Triaiuc, pnf.iG. Hiiur. 

plan et les conditions parmi les pa- Rir.Toloii. ,fpii|. lo^. 
piers de ce fugitif, ]1 voulait que le 

bailli m savoir aui ministres et aux GEMTILIS ( AlbÉrcC ) , pro- 
consistoires du voisinage , que si fesseur en droil à Oiford , était 
quelqu'un voulait soutenir .Jonire jj|j ^ Matthieu Gentilis , méde- 

GeatilisladoctnnedeCal(in,ileati . ... ,, ' 

venirà G« dans la huitaine, pour "n italien (A), issu dune an- 

disputer avec lui à telle condition, cienne et noble famille de la 

que celui qui ne pourrait pas prou- Marche d'Âucône. Ce médecin 

ler son sentiment par la pure parole ^ ^ j^^,^ j^^ ^^ ^^^^ 1^ 
de Dieu, serait misa mort comme •' . •.' 

un imposteur notoire, et un défen- communion romaine, et goûte 
senrdune fausse religion j et que si- la bonne seinence de la reforœa- 

Craonne n'acceptait le cartef , le lion ^ abandonna son pay» , et se 
illi et tout te conseil de viUe pro- ^j;^,, ^^^^ |^ Caruiole avec Al- 
DonceraientciueUentilis avaitdessen- ... .. a • . <> - 
timens orthodoxes et pieux touchant Iw"c Son fils aine , et avec Sel- 
le Dieu très-haut et son file Jésus- pion le pénultième de ses sept 
Christ. La réponse que l'on fit aux enfans. Alberic fut envoyé ea 
premières ouvertures de cette dis- Angiete„», OÙ sagrande Capacité 
lui fit trouver un bon établisse- 
^U\Tf^'^^i«\X^^^aSlÉif'^ ment, je veux dire une chaire 
f.s)^Hi.toirt j. lArUoirat, WM, iii, fug. de professcuf en droit dans l'uni- 
(i6jÂUi:Ûi,%»"4,',(s, versité d'Osford , l'an 1M2. Il 

ToiME VII. 5 

D.:.l.:.cl!, Google 



avait été reçu docteur à Pérouse Matthaas Gentilii opiimut et cla- 
à l'âce de vingt et un ans, et ™'i";". '""'«A- ^«™,ta'«. , "«"t. 

*■ ^ ' g _ , ' et philos, praritaaluiimo proposuu- 

n après il avait eletait juge ,ei ^ edUolibroeirespondii{,j.IioUi, 

S la ville d'Ascoli , charge en passant que le m^ecin qui ré- 

qu'il quitta afid de s'exiler avec pondit à cetu quMtion a ^të mal 

' _ ^, _ _ .;* J„ nommé Durastanea par M. Konie. Il 

wn père par un pur motif de ,. ,^it D„r..untes (,). ^ 

conscience. Il composa plusieurs ^^j ji compoia plusieurs ou^ra- 
ouvrages (B) , qui lui acquirent *«. ] Il a fait trois livres de Jure 
beaucoup de répuUtion. 11 y en Belh, qui n'ont pan été inutiles i. 
. ' • -1 „ j„„„„ Grotius. U en a fait aussi trois de 

a quelques-uns ou il ne donne i^a,;o^„,.Ses disputes sur kpoo- 
pas tout-à-fait dans les bypo- ,0*'^ absolu des rois, et sur l'union 
thèses des protestans (C) ; car des royaumes de la Gronde-Bretagne, 
peu s'en faut que sa dispute tou- et sur L'injustice inséparable de la ré- 
chant le l'Mivre des lAachabées '^:^::j:^^zps^\i:^:^À"^. ' 

ne soit une apologie indirecte de co„ plus clairement qu'il n'était pas 

cens qui le tiennent pour cano- pour les maiimes i^publinaines , que 

nique. On peulfaireunsemWable •«" ^*? dLspute. dont il fit présenti 

. T .r ■ 1 . ■.^„„M son fili, a)m quil Jet dédiât, en lan 

jugemeutapeupresdutraitequii .607 ,aicomt; dePembrock son pa- 

composa contre ceux qui blâment tron. Elles sont sur les titres du code , 

le latin de la vulgate. Vojes la Si quit Imperatori maledixejit, ad 

renurque (Q. Il mosnit à Lon- J»"" ■'"«""i * »W«.m>. S.s U™ 

, ,* , - ■ C a i. i>À oe Jum Inlerprelibui , et de Advo- 

dres,leJ9de]uin 1608 il âge ^«^««b //,y,ai<;rf (3) , „, s„„t pas les 

de cinquante-huit ans*. Il aimatt moindres de ses ouvrages. Je laisse li 

de telle sorte k profiter dans les le titre de plusieurs autres *, 
sciences , qu'il ne cherchait pas (C).,.«/««-.î^eV" "«/ "ùiine 

. ' ,T . . , ' donne pai tout-a-laa dans les hrpo- 

moins a s instruire par 1^ con- ,^„, %^ protestant. 1 Voëtius ?en 
versations que par la lecture : est trés-l»en aperçu. Il raconte qui 
et il a publié lui-même que ses Jean Hovson , théologien d'Oxford , 
recueils éuient remplis de mille ^'',^''* > ^«"» ""« ^'^ pobUque '- 
.f sentiment des catholioues rom! 



choses q 



sentiment des catholiques 1 



loses qu'il avait ouïes , en eau- ^^^ l'indissolubilité du mariage : sa- 
int familièrement avec des gens voir, <^ue l'adullère peut bien être 
3utnepensaientpasqueceqii'ils "oe ""oo légitime de se séparer 
isaientdAt être ainsi honoré, d'iine femme , mais non pas une rai- 
T, 1 .. . '■ > I 1 ■ son qui donne le drcHt de se maner A 
L endroit OU il parle de cela me- „„ autre. Un théologien anglais, 
rite d'avoir place dans nos re- qqi se nommait Thomas Pyus , écri- 
marques CD), Voyez la Bibliothé- vit contre ce dogme d* Jean Uowaoïi. 

q«3u ,iur Konfg, .t l'om.on M?™ " if^i'. " '•■'P™»^' 

t ., 1 ... ■ - ° V> .■!■ apotoEie qui fut imprimée a Uïlord, 

funèbre de acipion Gentil is. «î-i'.T.l'an 1C06, avec la thèse, et 

■n««t dUUclm soL»«i.™. lonn "** dVui'lettrei , Tune de Jean 

mi'ilMlmort.ïoiSlI ;iU-liitD< eolSSi ,,,.. ^ ... . ^ ... 

l Culello di S» G..a«>. Il u eut h chun . 'O,?"!™ ™'" ' *" ^""^ "" 'P***' 
1 Oiford qu'tn 1SS7 . cl DO» en l5b. 



(A) Il était fil. de Matthieu Ge«- rJ2^CX"7„Tlîil"c«X/:f^wr^ 

lihs , médecin italien, ] J'ai trouvé cm p/rpAutl /It uvut Ui ckkifi ipt In lujtu 

:1 que chose qui le concerne dans ia "'•^Hfmf'n *""•'•" ii Ângtnrnw. F-i^e* 

ouvrage de Scinion GentUis, An "', j^'"''*^ ll^V^Î^!"™ de* X'nf'..^ C.n- 



qoel que chose qui le concerne dans ia ">• ^ Hfmf 

un ouvrage d ^ ■ ■ " - ' —-—'■■■'■ 

verù Damonc- ... _ 

hanc quaiUonesit enm parent n 



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GENTILIS. 67 
Ravnoldus à Thomas Pylii , Pantre dUti aliquando à pâtre <fe iUuslri 
d'ilb^ic Geutilis à Jeap Ho»aon. pr-xceplare suo jtrgenftrio, oui ai 
Motel que RajDoldus censura Pyus uniuscujuigue are tolebai pendere si 
d'avoir débité certaines choses quï /orlé aliud agenda excidistet hamini 
n'étaient point exactes : mais il per- Aliad quod ipse disceret; nam et die 
sistait dans la doctrine qu'il avait ta hamuncionura curabat reponi in 
déjà soutenue contre Bellarmin , d^na sua quiedam votitmina , si qaa au* 
un livre an^ais touchant le divorre. dhset non inepta ? ÊnÛa notre Gen- 
GentilJH hiaisa, et lit connaître qu'il tilis rapporte qu'Atciat apprit par 
ne savait que penser «ur cette ques- l'action d'un paysan le sens (Ton nas- 
tion. Et néanmoins dans son ouvrage sage de fiante qui lui avait ^té ia- 
^e iViipn'ù il s'était déclaré pour la connu jusque-ld. Refert Alciatui 
doctrine ordinaire des protestans. C) ex facto sui cujusdam vdlici se lo^ 
Voëtius ayant narré tout celayjoint cum Ptauti inlellexisse quem non 
nne réfleiion qui mérite d'étré rap- potucrat nnteh. Dieu nous earde de 
portée. Jste ( Alb. Gentilis ) in hâc tels auditeurs ! ils seraient le fléau 
epistolâ haud obscure Jalelur se des Compagnies s'ils 7 étaient recon- 
Jiuetuere ,quamt'is ante'a in libro rfe nus. Tel qui avance hardiment tout 
Nupuis n^rmanlem sentenliam Ira- ce que sa mémoire lui fournit aérait 
didisset. Ard neseio quomodo Alheri- fort gêné s'il croyait qu'au partir de 
eus Gentilis vattee eruditionis Ray- là , qvelques-uns de la compagnie 
aoldianœ, et theologite ipsius tan- écriraientdanaleursreoneils cequ'ili 
quhmnimhpune et reformata! in dog- lui auraient entendu dire. On trouve 
maiibus et in practicis , si non cemu- bien du mécompte, et quant aux 
lum ( de quo quidem ex singutarium noms propres , et quant aux circou- 
fectorum gnaria, atùfuid audisSe me- stances des temps et des lieux, lors- 
mini ) ae oslrndere , lallem suspectum qu'on compare avec les livres de son 
se reddidisse fideatur diatribis suis cabinet la conversation des personnel 
de vulgtttâ versiane, de actonbusfa- qui ont le plus de mémoire, et qui 
bularum, de abusa mendacii, etc., parlent sans dessein prémédité (6). 
in quibu) tam tor^è ac disciplina re- Chacun en a pu faire l'expérience , et 
formata, h moribus anlifuj arm/e-, doit souhaiter par conséquent qu'on 
mia Perusinœ , uhi anieà fus prof es-' a'énnye pas ce qu'il dâ>ite dans la 
sus erat , non abibat. Sed hisc ia taji" discours familier. Cenx qui soahai- 
td omnium impetfectione miseriœ hu- tent le contraire ne devraient rien 
manie pars non num'nia (4)' dire sans préparation. 
(D) L'endivit oii il parle de ses re- (•) i.ib. l P.Mrf,, cap. XXI. 
■' ' le d'avoir placé dans nas W t; Sc«Li,*r.iu, tu., po-r m rien <£r> 
1 Voici ce que oons lisons ■*"L«'"*«G.,P,ii,.,„«(™,„„^rf,^. 
s Uvres (5;. Qu.y Je GEHTILIS (Suptoh), frère 
\j^iinieraiou>i meis ? vel répertoria J'AIbéric, et aussi célèbre iurii— 
mea testantur satis quanfum ego ea- eo„suIle que lui , naquit k Castel- 
Biamfructus ex eorum fnrorum e( , ,. „ " .' t . .. ,. 
>i™Lm colloquUs, nam ,n Mis ego « A Sangenesio . en Italie, l'an 
deseripsi non pauea quœ lium miiiiia i5o3. Il était encore enfant lor$- 
id ipsi cogitant , disco tamen et as- que son père qïitla sa pairie et sa 
n^V™'^" ™7t{u7dir r;oo femme, po-r aller ai/lenr, faire 



larqiies.} ^ 
isl'uo Jk i 



ai«te ^equi: a^aiVouï di™; »n **"?•«• P^"' '"" «"^'' f«'« 

pire, qui avait étudié la iurispru- profession ouverle de la religion 

dente oous le professeur Argentier, protestante ; et il ne sortit pas 

Ce professeur ne laissait tomber à' avec lui àe la maison : mais un 

*;:.':re,i'tln%Til''aviu^s'î^:l™ P«" "P/^^ «". X'"'^ '«, «P^* 

blanc ou il écrivait avec soin juaquà ^'^^^^ ^e le dérober à sainere, et, 

des chosesque des personnes du com- sous préteile d'une promenade , 

Diun lui avaient dites. T'a non au- delemenerason père , qui s'était 

((|Cidnrt.v»iUM,P«iiiJc.Kcl«.,iem.//, arrêté pour l'attendre, dès qu'il 

*j/ô'>i^iiiit-,uci>iiiur|ini.,/»L36. s'était VU en un lieu de ràret^. 

r:.l.:.cl:, Google 



68 GENTIL-IS. 

Hons aïons àé\k dit qu'il se re- notre Gentilis occupa aoo poste 
tira dans la Carniole , et qu'il de premfcr professeur. Il fut 
enTOjasoQ fils aJn^ en Angle- fait aussi conseiller de'Ia ville de 
terre. Quant à Scipion, qu'il ai- Nuremberg. 11 remplit toutes ces 
mait fort tendrement, il l'en- charges dignement jusques à sa 
voya étudier à l'académie de Tu- mort , qui arriva l'an 1616. Sa 
binge. Il avait de quoi soutenir méthode d'enseigner clairement 
ces frais , car il jouissait dans la et brièvement tout ensemble , et 
Carniole, du titre de médecin de mêler avec les épines du droit 
de la province , avec des appoin- les fleurs des belles-lettres ( car 
temens (a) Le jeune homme fit il était grand humaniste), cette 
beaucoup de progrès h Tubinge. méthode , dis-je , ayant été re- 
II apprit la langue grecque sous connue tant par ses leçons , que 
le célèbre Martin Crusius ; et il se par les livres qu'il publia , le fit 
trouva l'esprit tellement tourné demander par plusieurs acadé- 
àlapoésie,queMélissus, qui a été mies célèbres (A); mais il préféra 
l'un des meilleurspoë les d Allema- le poste qu'il «vait dans l'acadé- 
gne,se reconnutsoninferieur.il mie d'Altdorf à tontes Jes con- 
allaétudierensuileàWittemberg, dilions qu'on lui proposait. Il 
et piiis à Leyde, afin d'être plus avait vécu dans le céhbat jus- 
prés de son père, qui ayant été qu'en 1612; mais enfin il fallut 
contraint de sortir de la Carniole subir le ioiig conjugal. La beau- 
pour la religion, s'était retiré té et le mérite d une demoiselle 
en Angleterre auprès de son fils originaire de Luques , fille de Cé- 
aîné. Scipion Gentilis profita sar Calandrin-, captivèrent sa 
beaucoup à Leyde , sous Hugo liberté : il la demanda en ma- 
Donetlus et sous Juste Lipse , riage et l'obtint , et en eut un 
après quoi il alla àBàle, ety fut fils (B) et une fille (6j. Je donne 
reçu docteur en droit, l'an 1569. le titre de ses principaux écrits 
Il s'en alla à Heidelberg quelque (C). Il est f*"»' mention de lui 
temps après, oii Juliui^Pacius, dans les lettres de fiongars (D). 
Italien comme lui , enseignait la ^^^ ^..^^ ^ ^r.™ r-nèb», p™»». 

jurisprudence. Il S«leva je ne de parmc\xe\Pii:an. prcjftaeur m lagi- 

sais quelle émulation entre eux', ?-« « « «'f-v^r"?"' tjf''^<^- ^"' "' 

qui fit prendre a Scipion I envie 

de sortir de là pour s'en aller à (A) Sa méthode Semeigntr. . . le 

AMorf , ou p., i« .oi™ d. D.- A.,"^-;'- j^. trss::tt 

Iiellus,quiy«laitprotesseuren fc^jorat en France , à Heidelderg *i 

droit, il devint son collègue, 1 an Lerdejet, ce qui e>t bien plus remar- 

i5qoï et lorsque Pierre Wésen- ouable parla rareté du fait, le pape 

bécins eut élZ appelé en Saxe, CMm^oi VIII, pourlu. ft.re .ccep- 

"" ter u De chaire de professeur à Bo- 

ia;PrvUai«practru...cc«stUu.nMa. ]„„«*, lui promitlaliberté de con- 

eteSrrgaipsummunifiemtié uii ijuam ipsc sceace (i;. 

4««V«^™H«H^ -««p«*ar=«JM™- .[^l„rf„„, ^, B.JI.. qui »du ï 

lioM poistl. Ont. funeb. ScipioD. Gentil. |>„.s] ,„, roMÙaii Tiixlbra di Gniilii . »uii 

firni BUKi Albérie. GeulUii, ll6- mit jùm niipiln la pnTcrbt ;Jlfwuru'««iMii» 

Jur*I>clli,cm>. AIU.eCti./adeLmllt, értiion limihrt. 

erp. Vr. (.') P"*"! I " Ont. iMiliri S«p. CmLk.. 



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GENTILIS.^ 69 

(B) /( . . . un fils. ] On voit dans Bonù matemis et seeunJU Jfuptiii 
une lettre de Vouiug («) i GiiilUuine Ubriduo ; in jipuleî apologîam Com- 
Laud , flrcheïêque de Cantorbiri , menlarius ; de Jurùdicliane libri tivt ; 
que la mère de ce garçon, ne ae CoTnaunlarius in Pauli epUtofam ad 
TcyaDtpasenëtatde lui'faireconti- Pkilemonem : de Erranbiis Testa- 
uuer se» études, i cauae des pertes mentorum. Son oraison funèbre, a*cc 

a u'elle avait faites durant les gaerres laliste deaes oaTrascs, est dam 1ère- 
'Allemagne, tÉcba de lui obtenir cueil du sieur Wftte^ mais il faut 
une place d«n) un colldgo d'Oiford prendre garde qu'on lui en attribue 
ou de Cambridge. Ses amU deraient quelqaes-uns dans ce catalogue-U , 

Erëienter une requête pour cela, et qui appartiennent à son frère, coni' 
9 espéraient que la mémoire d'Al' me le traité de Jurt Belti , et celui 
b^ric Gcutilis servirait à son nereu. de Leealhnîbus , et qu'oo n> dit 
Vossius prépwa les voies i celte ire- rien de son livre de antiijuis llalita 
quête : je ne sais point ce qui en Linguis , ni de ses notes sur Tacite , 
avint , ni ce quWt dereau ce Dis ni de ses Qitœstiones ad j4_^cjnum 
unique de Scipion Gentilis. Je remar- junsconsallum. Ce sont trois ouvrl' 

Sue qu'on a toutes lei peines du mon- ges dont il fait mention dans son 
e à suivre à la trace les descendans commentaire sur l'apologie d'Apulée, 
delà plupart des he'ros. de la repu- (J>) Il est fait mention de lui dans . 
blique des lettres. Assez souvent les les lettres de Songars. ] Si je m'en 
choses vont bien pour la première souviens bien , il y est presque lou- 
g^ération. La seconde commence i jours désigné par les termes de lïcipio 
s^obscirrcir;]es curieux ont besoin de noiier, ou semMables. La langue la- 
quetque temps pour la trouver' mais tinesou&reet approuve cet usage; 
la troisième ou la quatrième se trou- mais )e traducteur français, a eu 
vent tellement confondues dans la grand tort de mettre M. 'Scipion ea 
foule, qu'on ne les démêle plus, ces endroils-là. C'est une ignorance; 
Ainsi l'on ne pourrait pas dire de )a car s'il avait su qu'il s'agissait d« 
postérité de ces grands hommes ce Scipion Gentilis , il eAt dit M. Gen- 
qu'un satirique romain a dit touchant tilis, et non pas 31, Scipion (^). 
ses ancêtres , et qu'il a prétendu que Sotez que cette coutume de dtfsi- 
ijuanlité de gens n^ks disent des Cner les gens en latin , ausiitât par 
leurs (3). Le Quatrième degré en des- leur uom de baptême ({ue par leur 
cendant est d^à dans les ténèbres, nom de famille, donne heu à des er- 
Que dirai-je de tant d'hommes il- reurs ; et je m'imaigine qu'elle a été 
lustres par leur savoir, dont la fa- cjuse que M. Eonig s'est abusé lou- 
miUe est aussi obscure au premier chant Gentilis l'arien. Il parle deux 
degré <jui les suit, qu'au premier de- fois deluî, sans s'apercevoir que c'est 
gré qui les précède? Ne diraiton pas toujours le mêlne hérétique. H en 
que ce sont des feux que l'on voit/, parle sousle mol Gen(i/ù , et sousle 
briller de loin au milieu d'une niiit iDot f^a/entiitus. Au premier en- 
ob;cure, sans j[u'on puisse rien dé- droit (5) il ne lui donne pournom de 
couvrir autour d'eux , tant les ténè- baptême que Johannes , et il suppose 
bres tes environnent de toutes parts^ que falentinus est son surnom de 
Voyei la remarque (B) de l'article patrie. Au second endroit (6) il lui 
Bersekade , tom. III, pag. 3i6. donne f^alentinus pour nom de fa- 

(C) Je donne U titre de ses prin- mille, et JoA^nn^i pour nom de bap^ 
tipaux écrit: ] le voici ; De Jure wme, La première sourca de cette 
publieoPopuli Romani! de Conjura- erreur est apparemment ,_qnil 7 a 
Ihniius libri duo ; de Donalionibus des livres où l'on donne simplement 
inler «rui» et uxorem librilf^! de et tout court à cet homnie-là, le nom 

yalentinas, qui était la moitié de 
fi) Cm ta CCLXVl • tlh f» V«iu Fan son prénom , ou de son nom ds l>a|>~ 
■6M tême 

(3) Qamrt 'Z Qtr fsû aii'Ai ^mlrlui 

ninxliui, urrm fit iamfilimi. (i\llm,ii,KUioA.,p*f. 3iu 

Pbi.,hi.TI, ». 57. iSilJtm, iiid.,pMf63S. 



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70 GENTILLET. 

GENTI LLET ( Innocent ) , na- ceux mêmes qui oat composé la 
tif de Vienne en Dauphiné («), bibliothèque des auteurs de sa 
a fleuri ait XVI°. siècle II pil- province, d 'aient pu remplir si* 
Wia des livres de controverse lignes sur son sujet, et qu'il» 
qui le rendirent recommandable y aient commis beaucoup de 
au partides protestans (A), car fautes. * 
il y déploya de l'érudition, et ,,, ,, ,,, , ,, , 
1 -' ' j . 1 ,1 ■ [A) Il publia des hvwes de contro- 
beaucoupde lele contre le papis- ^^„/_ ^J/^ rendirent recommanda- 
me. Il était jurisconsulte de pro- ble au parti da protestans. ] 11 At 
fession ; et l'on dit qu'il fut avo- P"'"' e«i ce que Quadratus , Aristi- 
cat au pariement^e Toulouse de, Justin M^tyr, Mfliton,Terlul- 
Mi Y' - 'I .-L 3 1' 3 "en et quelques autre» avaient tait 
TA). Jai vu a la tête de 1 un de pou, iJdiiîsiiens de» premier» siè- 
ses livres, qu il prend la quati- des, je veux dire une apologie. Il la 
te de président au parlement de dédia au roi de Savarro , qui fut en- 
Grenoble (c). Il apprend dans '"f*^ "' ^"/.^'T' J-'^^"'!'^ ^^^'%- 
.• ^ , „ '.r, toire est datée du i5 février lono. 
nne préface (tf) , qu.l se trou- L'édition qu'il fit dii ans après' Lt 
vail exile à cause des édits que fort augmenta et bien corrigée. Et 
l'on avait faits en France contre °otei qu'il publia cet ouvrage en la- 
ceux de la religion. Quelques- l"" «t eu français Voici le titre latio , 
uns assurent qu il a ete syndic Ugioau wfl»«Kc« «u n>foruu,t<E, 
àe la république de Genève , et qu4 dacelur hujut religions fuïïda- 
qu'il se déguisa sous le nom de •nema in sacrd scripturd jacia esse , 

,„,,..,.,,. .* eanonibus, contprobari. L'^ition dont 

(B), à la tête de divers ouvrage» je me sers est la seconde, et de Ge- 

dont il fit présent au public. Je néve , oliei Jacques Stoêr, i588 , 

crois que M. Allard se trompe, '"-8". H y parait sous ce titre, vrfu- 

lorsqu'il assure , (e) que Vincent '*°™ I-^oc^Ntio Gebt.lleio /un*- 

Gentillet (C) , sonJiU , conseil- seaaids pro^ineia: DelphineiuU pra- 

ler, puis président en la chambre side. L'ouvrage qu'il- intitula , Le 

de Védil de Grenoble, fit l'Anti- ^a™"" •'« '^«''aU de Trente : <w- 



e,fitl 

»*■ .1.- , j p „ e 3 ^ _ 9"*' est monstre qu'en plusieurs 

Mmhm^, tan i_5,3, me re- J„,„„ ,^,^ „^î^ „, ^„m,ir. 

rn/inirnnrB ^i, w., H^w,,., jjj ^ ^^^ ancieai conàUt et canons , et k 



quel est monstre qu'en plus 
poinets iceluf tonciU est cont 
aux ancieni conàlei et canons , — - 
plusieurs préceptes touchant la l'autorité du bot , fut imprima l'an 
police, et qu'iîa traduit le li- '566, in-S-. 11 le didia au m*ue roi 
Maj-/™wJ //■ j c ■ de Navarre , et data Uépttre dridica- 

vre de la Hépubhgue des Suisses ^^^ ,^ ,, à^\^ii^t .^ nsenomme 
de Josias Simlértis. fadmire simplement Innocent Gentillet ^ ju- 
que i'o[i trouve si peu de parti- riscomutie dauphinois. II publia le 
cularités touchant la vie d'un m^me livre en latin, la même ann^e, 

1 -_ 1- ,- _ _ ïousle titre de-ii'jamen concilii ïri- 

homme qu. se distingua par ses aenUni . in nU demonstratur , etc. 

ecriUet_par ses charges; et je n l'est fait plusieurs édiUons de cet 

ue saurais assez m'étonner que ouvrage ; la dernière , si je ne mo 

trompe , est ceUe de Gorchom , eu 

(a) AUiri, SiUioihâmc d. D.upLin*, Hollande 1678. Motel ce» paroles de 

pag. 114. l'épitra dëdicatoire ( i ) ; forant 

(tl yox't ta rtmar^ui (B). donc , SiRE , que les contreroUeùrs do 

(!) yojm la rtmanfat (A), lettre dcclaration fondent du tout 

(<} Allird. Sililiodifiiuc de DiuphiDJ , (i)Ctiiùatt,^^ùn J/JicMUir* dm tmtin in 



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GEliTILLET. 71 

Itar opinion sur ee cOncile de Tren- rhconsultut Dtlphemù , ce qui eit 
te , j'ay estimé que le devoir quej'ay fort propre à fairtf croire qa« Gentil- 
a fosire service , eta mapatne,me let ëtait de Hollande, et non pas de 
eommandojrent aises d'employer le Dauphin^. M, Baillet obterve (5) que 
loisir , dont t'edict qu'on appelle de l'opinion commune veut que l'auteur 
réunion me fait joayr en exil, a leur de l'Anti-MachiaTel soit un huguenot 
esbranler ce fondement. La déclara- duDaupkîné,nomméInnocentGentil- 
tiondont il parle est celte qua le roi let, qui fut df abord avocat plaidant 
de KaTarre avait fait publier pat^ auparlement de Toulouse , et depuis 
tout . de vouloir demeurer a ta deci- sjfnJie de la république de GenèveC). 
sion/Pun libre concile , sur Us diffé- A l'égard de Joaehimus Vrsiniu 
rens de religion qui étaient en Fran- anti-jesuita , M. Placcius (6) articule 
ce (j). Cette déclaration fut publiée cinij onvraees qui ont paru «ouï ce 
l'an i585j IMdit de Réunion fut faux nom-la. Le premier est intitulé 
fait en la mjme année. 11 fant donc Concilii Tridentint historien relatio, 
dire que Gentillet ne traTaUla point et nuliilas solide et ex fundamento 
i cet ouvrage avant cette aanee-là , demonitrata , et fut imprimé a Am- 
et que par conséquent Voé'lius ae berg, l'an i6iS, in-fP. Le seconda 
trompe quand il dit (3) que ce livre pour titre jlpotogia pro Chrislianis 
fut publié en latin , l'an iSSe^sousle gallis religîonis refol-matie, à Genè- 
titre de Uistorica relatio et NulUtat ve, iSgS, in-8°. Le troiaième a'inti- 
eoncilU Tridentiiù. Il ajoute qu'il fut tule Stupenda templi jeiuitici : il e»t 
imprimé â Ambera , l'an r6i5. Notei divisé en trois parties, et fut impri- 
qn en i SS6 le concile de Trente n'é- mé à Francfort et à AmberB , l'an 
tait pas conclu. i6to, iitV. Le titre du quatrième e*t 

(B) Quelques-uns assurent qu'il a Flostutiblaiphemiarumjetuilicarum, 
été sjrndio de la république de Gs' ex tribus concionihus supefheaiifîta' 
nève, et qu'il se déguisa tous le nom liane IgnatiiLoyolce habitis deàrpti, 
de JoachimUB Ursinui anti-jeguita. ] unà cumSorbona Parisiensis censu- 
Conaidérei , je tous prie, ces paroles rd. Cet ouvrage fut imprimé en i6il, 
de M. Placciua (4): Ahti-Hicbuvclii irt-l". Le cinquième fut imprimé î 
nomine vulgo insigniunlur commen- Amberg, l'an i6i i , in-V. , et a pour 

tariorum de regno..,. libri très titre , /(is^iinicie in^uiitffanû , e( cop- 

qui citantur aub nomine Innocentii nifteina tecretiora, uM prceter illiut 
Gektileti JCtiDelphinatii,olim 7V orlginem.... exemptis illustrioribut 
lotana caria advocali, dein Gène- tiim Martjrram , tiim arliculorum, et 
vensis reipublica syndici. Pour pruu- regularum inquisitoriaruminjine ad- 
ver cela, il allègue Oraudiua , page ^ectû ;>er Joacbimnm Urainum anti' 
I i6g et T 1 44 <!<* Biblioleca ctassiea ; jesuitam , de jesuitis qui inquisitiO' 
Voêtius, page iif' ^«Si "'< 3i8, nemhispanicaminGermaniamet Bo' 
du 1°'', Tofome des Thèses Théologi- hemiam ficinam introducere moliun- 
quea ; Pellérus , page 5o5 du Politi- tur , pr^fantem. Vincent Mollérus , 
eus ieeleratus impugnatus; Conrin- bourgmeatr# de Hambourg, et bis- 
gius, à la préface de aon édition du' aïeul de M. Placciua, avait marqué 
Prince de Machiavel; et Keckemian , de sa main le nom d'Innocent Gentil- 
au 1". chapitre du Consilium de Lo- let au premier de cea cinq ouvrages : 
cif eommunibus. VoiM cinq auteurs cela et quelques autres raisons deter- 

Ïi'il cite : je n'ai pu consulter que minèrent M. Placcius à jnger que o'é- 
s trois premiers, et je n'y airienva tait le nom véritable du prétendu 
qui marque que Gentillet ait plaidé Joachira Urainus (7). H. Baillet (8) a 
an parlement de Toulouae, ni qu'il 

ait eu quelqae charge dans la repu- (5) BaiOti.igni. // ■)« Ami , pan. i\\. 
blique de Genève. Il faut mime re- nAI>|>i|.43 da CUadin d.Ga>-r.. am 
marquer que Pellérus le qualifie Ju- ''°V',^'""',.'j ''?'"V'°JÏ™"|n''" ^'J-"" 
(.).G«iin... /pii«j«ii«««r..i.B.r«ud« ^;i,%;"Hii,.'c".','" ""'" '"' '°'" ' ■'' "*' 

*^«fT^"?Pilh.«d«., »«./;>',.«. ■ (6)PU«lu..d.P,..J«p.,i,.pfl,.,,5. 
„,. "^ ' (l)Idtm.ib.i.,Fi'g.t-!6. 

(0 Pkeiâèt , de inoB^Bii , )»g. 6». (8) D>iU<t,<u /•'. wi«il(ilBI>,pii(. 19). 



L.Ciooi^Ic 



j , . , s profincùe Delphim 

le titre àiAnti-fiocinuiihoe, tit saJiiia Je conjectjre qu'il fut fait présidentdB 

confiti/tlio errorum i/uot olim j4ria- la rhambre de l'^it à Grenoble, tors- 

ni, etc. Je n'ai jus assez de livrra qu'on accordaauxbuguenoUcettees- 

poar bien ^laimr tout cela. pèce de tribunaux en chaque par/e- 

lO Je crois queM. jil/ard te troia- ment. Tau 1576(14). Cela lui donnait 

pe, lorsqu'il aisure queVir cet T Gen- lieu de prendre la qualité de président 

TiLi.Gt,(tc.]li remarque (10) en pre- au parlement de sa nroTÏnce. Noui 

mier lieu, que l'eiamen du concile avons vu (i5) que l'édit de réunion 

de Trente est un ouvrage d'Innocent fut cause de son exil j et j'ajoute ici 

Gentillet, auteur, dit-S, qui vivait que Poasevin (16) a observa que l'au- 

80US Henri 111: et puis il ajoute que teur calviniste qui avait écrit con- 

t^incentGenliUet,sonfih....fittAn.- tre Machiavel, sVtait réfugié à Ge- 

(i-jWflcWawe(,rani5;Ï.C'eslchoquer ntve. Nouvelle marque que M. Al- 

l'usage' des chronologues; car lors- lard s'est abusé en attribuant , non 

qu'ils marquent l'Age de» liomroes il- pas au père, mais au fils, l'ouvrage 

lustres , ils mettent quelque dislance contre Machiavel. La préface que te 

entre les pères et les flU, les mattres traducteur français a mise au-devaat 

et les disciples, quoiqu'il arrive as- de l'écrit de Josias Simler, aur la rri- 

sez souvent que le temps de la repu- publique des Suisses, n'indique quoi 

talion des uns concourt avec l'élat que ce soit qui fasse conjecturer qu'il 

florissant des autres. Le hiMinthé' pourrait être notre Gentillet; ném- 

caire de Dauphiné n'a pas suivi cette moins je le croirais facilement l'au- 

règte. 11 met le père sous Henri 111, teur de cette vernon. Quelques-uns 

et place plus haut, sousCharieilX .la la lui donnaient, Â ce que dit la 

EroductioQ du principal livre du fils. Croii du Haine, tlle fut imprimée à 

ette erreur est moindre que celle Paris, l'an iS^q (15) (*), et a Anvers, 

3ue je m'en vais indiquer, n fallait l'an 1S80, in-^. Simler avait publié 

ire, suivant l'opinion générale, que en latin cet ouvrage, l'an i5r6, et 

l'Anti -Machiavel est la production était mort quel ânes mois aprrs<i8). 

d'Innocent Gentillet, et non pas la . Je parlerai ailUurs( lo) assez am- 

production de son fils. Je n'ai point plement de l'Anti-Hacluavel de Gen- 

trouvé àe bibliographe qui ait &it tillet. 
mention de ce Vincent Gentillet, fils 

d'Innocent, et il est sûr que la Croix ?" ,T».« 7^-t'^t'.llTy,L Jt'J i«.ï 

au Maine (ii)danne a Innocent tien- Hmi» ifa'UUnl aKiibu* i Vraccnt. 

tillet tous lesouvrages que M. AUard (il) Onu la rrmar^at (K). 

ffécifie comme des écrits de Vincent. dU BUxtu , Abrifi ibnul. , un. F.pmg. 

est vrai que la Croix du Maine se '"•,. „ , 

trompe au nom de baptême : il a mis (,«, p,^,^, .^«a!, «. Xfl. .op. f. 

l-renco^ au lieu d ynn*en( (la). La (,,j |,„„ , , ,,„ p^, ^ ,, ^^,m^, j„ 

ciiarge de preiuienl en la chambre de roi tiiitiidii isJ'uA li-}-,. 

l'édit de Grenoble , qu'il donne à cet (•) Sur ami iditin .n-S». è, Fionie <i-,i , 

écrivain, me conlimte dans la pen- ■•?' ■">■ Jeln°. tt» Aiiioi«Clinpiii n Fi»»- 

ïée qu'il a eu en rve notre Innocent '"t'g? y'r,t la'ci^r^, du iraJucuur 

GenliUet", qui, comme nons l'avons (.g^ ^^ i^ ™™,« (E) Jt IViid. Bi- 

(9) Biillil , on. n, itt àn^ , pug. Si. 

j,.)Aiurf.Bibii«i..i.D«ph.,^^.M4. GERGENTI , «lie de S\cile, 

(11) Dam Lx KbiHthif K Tni^iiic . ptf. 97. autrefois Agrigenlurn ou Acra- 

■ u H«inisi>, j>u ICI iHUi inr !■ Cnni figer les faules de M. Moreri 

t'^"\tKVmîaa'w^àn.V^^.3™'Z (*)■ s** péchés d'omission de- 

f>i»»iu.L«*i<^ipnHaùi fir>«<u,qi'<» m«iid«rateiit uu lonc discours; 

lit «■■■ Allflrd ,■*«! quant ïmiÉla A'iHBPrtfliioB . >, 1 ■' r 1 1 ^ 1 ^1 

«^■11 >'*|iii'iHK«i.cbtiTti, fui doBoi car il a oublie les choses les plus 

DiMzecbv Google 



GEfiGESTi.. ^^ 

curieuses qui se pouvaient dire Agrigente pour une colonie dorique, 

a-4grig™i. !B). îjSiS^'Z'™,^:'." irri'. I. ï 

, , , j nom des loadateui^, est ici un peu 

(A) /e nCTf..fe,^(,o«reerr.fer , ,,,, Slnboc, qui .\st 

lias vrai que cette Tilie «,( (.rt son qu'Afirigente appartenait aai Ionien» 
j»™ J, »».,, ^5n,ja.. Eliepn. Je ^,.jS,; „„'^,„.ai'aitditplu. 
B,a,nçe,.,u, rapporte trc. aut™ i'ine Ioi,".tie ™U .«t qu'lla „,,- 
ctjrmologies , ne fait aacune niention „ „, narliJ do relie ïille ■ ainsi ie 
de cell«.li. Pli.sieuw viUe, de Sicile ^^ > ,^ ^. f^„^ ^^, 1^, 

porUientlenomdele«r5nTie™s(t : j^ ^^^^; c'««>ur™;a î-iJAV™- 
celle-c. étaitde ce nombre, selon le j^^ ^^ „^^^ ordinairen^M Jgri- 
premier (a) des trou sentimens Mp- ^„,^ /„„,„„,. A»ant que de pas- 
portës par cet auteur. Il est certain f„ -ly, a„„i -.^ ji, q„e Pofybe 
qu'eUe était hfl^e sur la r.T.ere d A- |^ d'Agrigenle comme d'une colo- 
cragasCÎ); mais selnn la troisième ^j de RLodiens (o). Il n'est glissa une 
(.j>m.on,(^)etcetten™reetlajile gr^,^ fo„ce dans" Ouvier .que «•» 
.'appelaient ainsi à cause de la bonti areviateur n'a point corrigée : on 
dn terroir. Je laisse la deuti. me opi- trouve (.o) que fei habitana de Gela 
■ion, selon laquelle la ville devait f„„dèrentAgngent*,en la 99' olym- 
<on nom a Acraeas, fils de Jupiter et p^ae. nfalÊit mettre 4s''. et non pa» 
dAstërope. a', llnest pas vrai que r^. car «oici le calcul de Cluvier 1 
VirgUe fasje mention deTa montagne ^^^^ j^ fondation de Syracuse àl'an 
dAcragas; les deux vers {5) cites par , j^ j^ ,,-. olympiade ; quarante- 
MorénsigniHentumquementetTisi- cinq anaaprés, selon Thucydide(ii), 
blement une ville située sur une ënii- g^J f^^ ^„j^g le, R^^iens et 
nence. J". 11 eût é\é nécessaire de j^^ Cretois, et, selon le w^me 

nommer 1 auteur qui a dit que ie» ^^^^^ ^^^ de Gela envoyèrent 
conduiuparGelhouGelon, ^^^ colonie à Agrigente 108 ans 
Usprem,ertfonàeme>^,à\~ jpr^, qy^ [eur vilfe eut ét<i fondée; 
«te; car C« auteur doit être ^^ l'envoyèrent donc la 49'- c.lj™- 
._ ifiocryphe , pu«que Olivier ne -^^ 5» ^ „e fallait pas citer Elien, 
la poïBt connu ou ne la point jueë ^„^y^^^^ j^ i„„ des Agrigeatins en 
digne d'étoe Cité. U eût m.eni vaTu ^i^„, ^t en repas, s^s dire qu'il 
•"^L™ *'?.¥ "" ,^ l"^ r cite Platon; car Un bon mot veoMit 
avec Thucydide que.!e8 habitans de j^ pUtonda) a incomparablement 
Gela envoyèrent une colonie a Acra- ■^^^ j^ f^^^ _ue a'jl venait d'Elien. 
— 108 ans après la fondation de g„ jj ^j f^^^ Diodrfre de Sicile 

(6). Or comme GéU fut bStie ^^^^ apprenne qu'Alcaroon domina 
conjointement par Antipbtme , chef jg„, Agrigepte après Phalaris, et 
dune troupe de Rhodiens, et par En- q^'j^icandii , Théron et Thrasldée 
tunu9, chef d'une troupe de Crélats, ^^^ent successeurs d'Alcamon. 7". 
et qu'ils lui doiinérentles statuts des jj ^. ^ ^^n de plus opposé aui lois 
Dotiens(;),] aimerais miem prendre d'une bonne narration, quedejoin- 
, , „ . j o i D dre ensemble le temps où la ville 

fOTh"A;(X ^^'^■«"ri"™. vuà d'Agrigente fu^Pse par les Cartha- 
Srbolinunîi»jiri,iB(j',Iloijoip.,.D«Jic( ginois , et le temps où elle devint 
t «MiimiTi. une portion de la republique romai- 

(î) r<tf*. Mjli. , 'ij. IX. '^^'l'.l ne; car l'état des Aç-igentins ctan- 
■ Scfjïati» de PLimUh 9x AriiUicl» âti juprii i fi** ^n plusieurs mani 

((1 I>oItÙ<ii , <rp^ SKpluniH BruMinam. (B) Sli^ , hb. V!, p-g- '"l- 

(S) Awdwu iKdi Acratt, <atnict «ioxim^ (g) Poljb, , W.- IX. cop. Fil. 

' b.«gt (it.) Sicil. Anliq. , U- l , top- Xr, fat- 

iÇm™™, (,,) Tliat^ftl. , lii. ri. ema ini't 

Vïrjil. , Mn. , (il, lit, yt. 'Oij, /„j Diogio» Liîrtt , iii. VIII. m Enin- 

(S;TlncTd.. Up. ri, drcainiu ixlt.Mirîbi'tiEtiip/diicliciiu'S.ataae'^tiàt 

(7) IdM, i»U«n. iPUUa. 



DiMzecbv Google 



îngente ; 



S 



74 GERGENTI. 

bles depuii que les Carthagiuob lei gence (i6). Si M. Mur^ri arait eu da 

eurent pill^ , l'an 4 de la g3*. olyra- discemerneut par rapport aui cboKei 

Eiade; jusqu'à ce (m« les Romains qui frappent le plus un lecteur, il 
iBsent pcnseaseurs de cette ville. Ils aurait ajouta une circonstance fort 
le devinrent pendant la seconde singulière concernant cette atatue ; 
guerre punique, et ils ne L'étaient c'est qu'on lui avait usé les lèvres et 
pas quand ils prirent Syracuse; car le menton â force de la baiser d^vo- 
depuis même cette prise , 1rs Cartha- tement. Rictus ejai ac mentiiirt paulo 
ginois qui étaient maîtres d'Agrieen- sit altrilius , ifuod in precibua et gra- 
le leur taillèrent de la best^nefiS). lulatiombi " '^ 

8°. Il ne fallait pas ' appliquer au verUm eh 
temps qu'elle fut soumise au ioug 

des Romains, la J 

Jique une DioJore .. _. ...... _ 

a laissée. Cette description concerne le feu , et qu'il saute borsde l'eau. 
l'état florissant où étaient les Agri- De ces deux propriétés M. Moréri a 
gentins, lorsque les Carthaginois les oublie' la dernière, et mal rapporté 
attaquèrent, en la g3'. olympiade, la première; car il veut que Pline 
La ville se releva de l'état ajR'reux ait dit que ce sel se fondait dans 



T£ 



Emi 



releva de l'état ajR'reux ait dit que ce sel se fon 

— l'avait réduite : on le feu. S'il voulait rapporter cela, il 

. . .,ue ses forces furent fallait citer d'autres gens que Pline; 

redoutables en divers temps ( i4) les paroles de cetécnrain(i6), .^^rt' 
depuis le saccaBement qu'elle souf- gentinus (sal) ignîuni pi^ens ( IÇ)) 
frit, qaand elle tomba au pou- er a j'iuî » i/if , si^niGent seulement 
voir des Cardiagînois , l'année que que ce sel pétillait dans l'eau, et 

J"ai marquée .; mais c'est confon- s'élançait bors de l'eau , mais qu'il 
re les temps que dire avec Mo- soufirait le feu sans y pétiller. En 
réri , qu'elle était une des plus citant Sotïn , ou saint Augustin , 
Jiorissantes filles de tBmpireTomtin, H. More'ri n'aurait eu à craindre 
eranJe, belle et ertrimementpeuplée, nulle censure. Voici les paroles de 
lorsque les Rontains en chassèrent Solin : Salem Agiigentinum si igni 
Us Carthaginois et s'y établirent, juaxeris , dissolfilur ustione : cui si 
'. Empédocle le phflosophe , et Uquor aqua proximaverit , Crépitât 
ipédiicle le poëte, ne sont qu'un feluli lorreafur (lo). Saint Augustin 
il bomme; il ne fallait pas en faire allègue ce phénomène aux incrédules 
deiii illustres Agrigentins. lo". Ci- qui rejetaient Vus les miracles de 
céron ne /mrfd ^as ifu temple et de religion, dès que les théologiens ne 
la statue d'Hercule qu'-on voyait à les pouvaient pas expliquer, il repré- 
jigrigentx ' comme <f un des plus sente à ces incrédules bien des cho- 
beaui ouvrages de l'antujuitê. Tout ses naturelles dont les philosophes 
au plus il ne parle ainsi une de la ne pouvaient donner de raison , et il 
statue, et il se contente de dire, a commence par les singularités du sel 
l'égard du temple, que les Agrigen- d'Agrigente. jfgrigentinum SiUlita 
tins le considèrent comme un lieu salera periiibenl clim fueiit admotus 
bien saint ■ Herculis umplum est igni yelut' in aqud fiuascere ; ciint 
apud Agrigerttirto^^on longé iifo- werà aqua velat in igrtt crepitare 
TO sane junctunt flirf Ulos et re- (aij, Notei contre ceux qui von- 
ligiosuni (i5). Touchant la statue, il 
dit que c'est une des plus belles qu'il Oej IW •« « -■■• ùmtdatnui. ipiiu. Btr- 

.u,...d.„.i.im.i.a„.„o„t. ±-5s:/:tî.r'.Ti;*rcï , 

quU Détail pas connaisseur, et que uiii rthai inullijg, .lulit^ «ulut ridi. lAsa, I 
sur cette matière il avait donné iludcm. 

beaucoup plus d'occupation à ses [iSif^'^S^xi,.^. Fil. p. •..»•■,. 
yeni.quil navait acquis d mtelli- (igjHnrHU. in Aai>i«r, p«. iSS, ctn- 
iMOii» *H'tl /W tin immt6tnt.Li pm H«r- 
,-. -, hV^-g. .... l«.i.,ii. 1.MC lo.™1R.ii,™™«*i.i»i~ 

(■» r<{r» CluT^ir , U «.Au :,iUM Dlodgr. f »t âlln. 



'FtTitk'^! 

i iiu^. ni. 



>.U,,Ht., d7a.ii.uDti, a. XXI, < 



D:.l.:.cl:, Google 



draient faire Tapologie àt M. Mo- enlerer la etatue. On força la anrde 

T^ri, qu'il J a une eitrâme dîUï- du temple , et l'on traTaillâ unelieu- 

rence entrese foudre au feu, etsouf- re entière il faire sauter cet Hercule, 

fnr )b feu sans y pétiller. Je ne dis A force de bras et de machines. Hais 

rien sur les fausses citations (as). Je malerë les ténèbres de la nuit , les 

dis seulement, pourfmir cette reniar- Agngentins eurent le temps de s'ar- 

nue , qu'il y a une infinité' d'articles raer , et de chasser du temple le» 

dans le Dictionnaire de Hordri, qui satellites de Verres. Dés que l'alar- 

ne sont ^ moins remplis de fautes me eut été donnée, chacun se leva : 

que celui-ci. les vieillards et les infirmes trouïé- 

(B) Il a oublié les choaei les rent asseï de forces pour aller au 

plus curiemes qui se pouvaient dirt secours d'Hercultf. Ex clamore fdma 

d'jlgrigiaite.'] Je lui ai d^à repro- told urte percrtbuil , expugnait Deos 

ché qu'il n'a rien dit, ni de ces patrim, non hoslium adfeiUu, Tugue 

babers de dérotion qui avaient ap^ repentinj) prœdonum impetu i sedex 

plati les lèvres de l'Bercule de bron- domo atque cohorte pnaforid manum 

ze des Agrigenlins, ni de l'une des fugUivoruminsimctam, arntatam^ae 

propriétés merveilleuses du sel d'A- venisse, JVemo Agrigtati neque oeta- 

grigenle. Il n'est pas moins digue de te tant affeetd , neque viribits tain 

tllmc de n'avoir rien dit des pro- injirmis fuit , qui non ilùt nocte eo 

Srietcs des lacs qui étaient proche funcio excilatus . turrexeiit , lelum- 

e la tLIIb. L'eau en était salëe com- que, quod cuique ion offerebat , 

me celle de la mer, mais les hommes arnpiKrit(t5). Ce ^rand zcle n'em- 

n'y enfonçaient point t ceux m^mes pécha point les babitans de tourner 

qui ne savaient pas nager y flottaient en raillerie cette aventure : ils dirent 

comme le bois. IIi^ 'AE^^yurTit Si qu'il la fallait ajouter aux travaux 

>j/aixi , -vir /^t yiûnr i)çiiiTi Sa.>.i.tiiii , du dieu. JVunquata lantitm malï est 

T»i ii ^ûm Sii^tm- niSi j.«f Ttîi Siculis quin aliquid facelè et eom- 

i*n.âfiCw fiianitintu rv/tCaliti , fù- mode dicanl, velut inhdc re i aiebant 

iMt ifi^Bt ijrirai.iZmm. Apud -^gri- in lahoret Henulis non BHnùj Aune 

gentum lacua sant gustu manno, immanissimum femm , quàm illum 

aaturâ plani diversd : nom et na- aprum Erymamhium iajerri o^or- 

laifli inscii in iis lignor-um in mo- (ere(a6J. 

Tïfl supernatant i'ii). Combien de (,j, cicn^. L. V.rr..M.i. VI. «p. JIiJ/7. 

choses singulières ne pouvait-il pas (,6i/d.ni iudtm 

tirer du 3(111', livre de Diodore do * 

Sicile, concernant le luie des Agri- GIFANIL'S (Obert) a été 

gentios , leurs richesses et la dé- ^ humaniste , et uh 

pense que i un deux faisait a régaler , ■ . i. ■>'.-. 3 

Q étrangers? 11 ne fallait paf ou- grand ]unïCOnsiilte. II était de 

blier que l'endroit de cette ville qui Burea au payi de Gueldre. Il 

servit de forteresse, fut bâti avant la fi[ ses études à Louvain et à Pa- 

prbe de Troie, «u'U fut, dis-je, bâti ; et i! fut le premier qui êta- 

par Dédale, le plus habile ingénieur ' ,.' , j~, , . , '^, .i\. , ^ , 

de l'antiquité. 11 fortifia si habile- blit à Orléans la bibliothèque de 

ment la place, que trois ou quatre la nation allemande. Il reçut 

hommes la pouvaient défendre. Cela ^3^5 celte ville le bonnet de 

t"Tr/-„S«"S«'s.?. S: fcteu'..d,.i., !■«, ,56, e. 

Je n'aurais nas voulu omettre le zèle s'en alla en Itolie à la suite d« 

ardent des ^ieentins , contre ceux l'ambassadeur de France ; après 

que le pré^ur Verres avait envoyé» quoi il passa en Allemagne , OÙ 

'",!"";!if S^r^^rf/f il î° " enseigna la jurisprudence avec 

mV^^^"-.'^SS^iL%'i'l/r<^i,Tur tant de capacité, qu'il s'acquit 

^C*t:s'^kt^'^''"^i^o,H''. ""^ très-belle réputattou. II 

lu*. ' ' l'enseigna premièrement à Stras- 

i^D^.:siiJ^flS^iy^ bourg oii il fut aussi professeur 



r.:.l.:.cl!, Google 



7^ GIFANIUS. 

en philosophie , pois il l'en- illé a Jtame (i). Scaliger pouvait-h 
seigna dans raondemie d'Alt- «"recela, lui qui mourut le ai de 
dorf, et enfin à IneoUud. Il '"""" '^ ^ Je-n'erapéthe pas 

te, pour embrasser la romaine, de fa mort de Gifonius, sur quoi 
Il fut attire' à la cour impériale Scaliger se fonda , ou que les compl- 
et honore de la charce de con- ■''"" du Scdig^rana r ont fqprré 

pereur Hodokthe. Il mourut à «n d'autres endroits de celte corapi- 
Prague , le 26 de juillet ifioo '"^oa. Mais le plus sûr est de dire 

t.r.ùLt"Lr;'.c.Ti s-'zr "'■'"-•'• ^•"'^■■'"- 

ires mieux informés mettent sa '"^ '' "'"'* "" *<"> Monôme] Je 

se du bien car .1 était un bon «i«er Af™pe««r, e« parc/wi/ 
économe (B). On l'accuse d'une /«"« ><Mreienà- m<,U<^ ay^ZfJ^. 
insigne supercterie par rapport '' '^"•'".r" [" """te à JVutvmhei-g. 
au» manuscrits de FruleriusrCl- J "'^'^ ''' "S.oooducaw, et 

et on le met dans la l«te des "'efc«(«r «< .^i,. du passe IW 
écrivains plagiaires (Dj. Ses dé- nomie ; c'est une vraie mesquinerie, 
mêles avec Lambin ont fait éclat **"' *-*" ''"■'cuje d'une insigne su- 
a™ I. république d„ !.„„. f,'„"^S /"«Sf^S.riC 

brouilla avec le terrible Hciop- ^ PurisTan ,566, avec quelques aa- 
piiV tient de la peine du talion tresFlaraands, JanusDouia, Obertua 
(F) Cette affaire est asies eu- J'S™ "i f"""! ^"-^i- , «f;a 
n.u„. Von. ,ron..r..,eti.r.de ^7™' ''Jm' 'A^'^it 
la^upartde ses ouvrages dans """lliun bon nombre d'observation» 
le Dictionnaire de Moréri où "^^ «"tique, qu'il recommanda en 
l'on donne ridiculement comme ?"'"""Vi*^"'"'''"- '^'"*"^ "^fS 
et Ubertus Giphanius. les plaintes de Janus Douza , qu'il - 



restituer 



a) ioiMWfouiBH Wo»Wi.i. -Ti: , . ,"* " ™s"t"" une partie de ce 

rioBiognph. '■"""■'«'™W.tre.,nDtt- ^ép&t. Lisez ces paroles de M. de 

(i)rH-«AV.-i„And.^,Bibli„th.letB J^'^^H) ■ i' (Fruteiius) in /.uriope 

PS- ïo3. ■« ' /(UeratuRf eUm exceUerel , et jam 

W m. ieXhoa II fait. Un. CXXXI,Bae ""^'1 eommentatus esset, properatd 

"■'"i'- ■ '^^' mone prctpeditus omnia ea Ùifa^i 

(A) Il moumtàPraeue /e a6 (il ■''^""" "e Jldei commùit {S) , qui 

iU'KhilnH ^V^^"" <•■') .«' Va- te S..l;^«, 
Jere André (3) le disent; maisjetie 



re André (3) ie disent; mai, je ne f") ï-i ^VZ.^^'^.-^^k 
--18 comment l'accorder avec le Soa- f^'ll^'' •""""-. W' *tï''"/ 
iigcrana, où l'on fait mention de ta """' 
mort de tSifàniua. Un jésuite italien 
test trouvé a sa mon, et a piUé 
""'"•'""li lie les papiers - ' 



(S) Mf.i!ilU,mJ^,fauer, Itcli^u, rr.fdû 

are,, Dfficim. ,11. -..„— ~.u . '. 

C.:,i,,eik. Google 



GIFANIUS. j7 

parifidtniimmé uius credilar, vii- umns plagialns. ] Voyez ie recuefl 

quehte a Jano Duzd matd exorari dudocteThoniflaiiis, «ir ces gens-là - 

potujt , ul paucula <iua ex tanld jac- ïous y trouTercï (u) Gifanijs accai 

tura, velul ex magno naufragio eii- hU de tous les reproches qu'on vient 

guœ tabula lupercmnt, tint puUi- de lire , et de plusieurs autre» : vous 

cala. Douza fut si en colère contre y verrei ce» vers àfi Douza : 

Gifaaius, è cause de cette mautaise ^ _, ,t . . 

foi, qu'a n'oublia rie» pour le met- BVZ"J^T^J^ltt!f'J^ 

tre â la raison. Il inplora même le Flumù adarn.,um .1 fJort fururt,', 

ucoura de Gis^linus , alla que de ^'-"'"'l'jptiniana ruiilrinjrcU, 

concert ils obligeassent le voleur à ■"'""ÎJ|' Tninirhraana inuw Jrvu GO- 

restituer les ■ 



<,uidt».lHmi«iani. 



Vous les y verrez, dis-je, accompa- 

^*™ *"^~' """"^ ■ '' '^"- P"^» <!« =ette note, Autumnita, Ponta- 

St prtnart mimil wt ton* netuniiHT "^ 'deitest quod Fruteriana ; june- 

lOt entra i^rd la gtaio wanuiù amici hot eitiniFruitrias nomenPoMaai, ut 

^.HrurHnio, mjltianiu —aw. je Brugis ( Pont Bnicke)natum ligui- 

. fi«.ret,„idere-Uguù,syu,,pas.xH. 

JVotix Butent ballx sunt quas Duinf- 

uaai pm proaiTu manitiii arma e«ro (9). ii'uj £(ini6iRiu Gailus Cipftantcr, OHa/l- 

le tamen du premier vers se rapporte î""™ '"ampoUiis qiiàni FruterU cau- 

i un endroit où Douza dit, que Gi- '""* "g^'" . <«"» inicio coram auditO' 

selinus^tait le premier qui avait crié "««""•"'.tom posteh in prafat ad 

contre la mauvaise foi de Gifonius. «'^'"«"n LucretU lertiàm edili inm- 

su. Vous y verrez que GisAinus se 

mT-^ '."î;)^n''^â"^«''jî£r™^ '^W'^ très-mal d'avoir prét^ soD Pru- 

rirbiaue'f^uirricM ori^ M^ît rJr'iUa , dcBCB à Gifaniua, 






LmiiHt plaglii împrvbuj 



n raconte dans sa Il«. satire ce qu'il _"'''''* *'™'''"'' poimat iobju opB.. 
avait fait pour la mëmoiredudëfunt, '"I?^,*""" °"'"'" ""/" '"* "■'i«'»- 

eE contre Gifaniua. Siupirnr, n GMnvit ptrdidiàiie fi- 

i)M...« m:o«T« ; « jU. .^*f maM Jj..i».i.. Cela sifpiîlie que Gifanius fvait vole 

Sic d°it àaiunuimpniaiiun doatc aptrtt à Giaélmus Ce qu'il y avait trouvë de 

fpcF nmuu nuuu nù rxinqun* lutifii meilleur. Lorsque Douza écrit en 

EiiiUin.1 vimi, ttiram,iiaai ^rrfidri hic 1» prose, il ne s'emporte pas tant , et il 

CM*«n""i^xU^Z^/r'«MÛ>.d«l.- épargne même le nom de son enne- 

Caïaiû iniinunar* nns , M iiu' Miniiu >»■ i mais il ne Isisse pa9 de dire que 

^S'Ui Gifanius avait orné son Lucrèce des 

'p"i^i'"^r,^ Zl^J''rJ"r'rJi,nU •^^P'^'ll'" de Frutérius : lYtc Hubiura 

Qnid tr qaod lego apud faler. Andrceam , 

Uiga «ml,.gr n.BrarT aui UuU , nt. .Ju- ^ag_ 6119 Bi6'. Bei^. notaïîsse Janum 
<l..£«S!lî»'"mH.» , *aiul fii((M MBMB, (m- Douiain ad triumviTos amoris,qua: 

prabt, iîii. in Lucretium adfecta Frutérius na- 

Sk utora, cl archtijpuiH irtatolar ctivn buerit, lia non'pariim adjutos fuisse, 
TtmpMv'y^'mJ^nintitr Fantimi , u ipt V' P"'' Larabinum aucïorem itlum 
Crttcanun omi:U iiifliu uinm, vratunu collectanels iUustrSrunt. fjrùrua eniiK 

_fidrli in Lucretiuni habentur collectanea 

r^a Sjr,.k cpiu adcaic,™l« a ,„»,u. Giphami (l5). 
D„«^/^^L.. a». <.«p.,<a.É, .«ia. (E) Jes déméUs a^ec Lambin ont 

Bine illm Uc/uy"-" (>>) fait- éclat dam la républiijue du Ut' 

m On le mit dan> ta lisU da écri- "**■ ] i^'^bia ne se contenta pas de 



(9I Ibliltm, .piit rif , paj. ^H. 



'(;4)M™;.pi«'°m,p, " 



(I.) Idem, iOia., pag-ilii. l'ï'.^"""" ■-1'"; ".' •.f'f- 1": 

DiMzecb, Google 



78 GIFAHinS. 

■e plaindre duu $et le^nt publiques commentaire de Lambin lui Ivait été 

que Gifanius IJavait vole; il en t^- très-utile. Dionysio autem Lambina 

nioigna son indignation dans la pr^- et j4dnano Turnebo duobus Francia 

face de son Lucrèce, lorsqu'il le fit ornnToentis qaantàm dtbeatur prœ- 

imprimcr la troisième lois. Voici des mii , quippe gui de hoc gravissimo 

vert qui concernent les inveotÎTea scripwre oplimé sint meriu, oralione 

qu'il fit en chaire fi6). med quidem neifaeant adtequt. Ife- 

... , que sanè viri ilU pnxitantiisimi à me 

tri, satts inetaruil eorum mdujtna et 

SiviÂinpUtnmiiiMjKsai.ntlfam eruditîo incredibilii. Hoc tanlhm ve- 

'""^i.'°" **" ™"""'''" " *""^"' rlque testalum retinqaere postum ac 
FamiîufMramimilrinicidfHUipatmi. deiao , illorum maxime laboribui et 

ladigitam ictbu, ti aullu uuii ignt plan- solertid adjutum esse in his cujutque- 
ifun (T7). modi Emendationibus ac 2Votis com- 

Gipbaniua, sans être nommé dans la parandïs (>i). Voilà bien des louan- 
préface (i8j, y est traita comme un ges, mais elles venaient trop tard, 
chien ; les injures le» plus atroces y et ne pouvaient pas guérir la plaie 
pieu vent sur lui. P. isvi. ipsi Gi- fajte dans la page précédente, où 
phnnius est quidam omnium morla- l'on avait dit que l'on donnait un 
lium, quiunquàmfueiuat, qui sunt, Lucrè«e beaucoup meilleur que ne 
qui erunt injustissimus , audacissi- l'était celui de Lambin^ et que Lam- 
mus, impudentissimus • p. xxx , au- bin avec toute Son èrudilion n'avait 
dacem vocat, airogantem, impudcn- pu faire que le public eût le vrai 
tem, insratum , petulanlem, insidio- Lucrèce. Mettez tant qu'il vous plaî- 
sum , fiiUacem , inlîdum , nigrtftn: ra une dorure d'éloges sur cette pi- 
p. seq. unum ex omnibus mortidibus Iule, "vous n'en Aterez jamais l'amer- 
nuM re magis, quim feritate , im- tume;elleseratoujoursd'uBinècbant 
portunitate , conturoacïâ , Buperbiâ , goût, et mettra en mouvement la 
audaciâ, confidentid, et impudentiâ bile et toutes les autres mauvaises 
eicelleutem (lo). Le fondement de humeurs. Voici le passage tout en - 
ces horribles injures est que Gifanius tier ; à tout prendre , il est désobli- 
arait pillé dans le Lucrèce de Denjs géant. Tandem Dianjrsius Lambi- 
Lambm , ce qui lui avait paru bon , "nut libros manu descripios complu- 
et avait blUmë le reste , sans recon- res felicissimé nactus : adjulus etiam 
nattre de qui il tenait son bien. Om- dadisi. ciroruni , in iit prœc^niè 
lùaferi, qiue in eo Lucretio recta Adriani Tumebi, et Joh. etiam Au- 
tant, mea sunt ' quai tamen itte aut rati operd, ipse incredibdi diligentid 
silentio pratermiltit , aut maligne et eruditiotte pnsditus , àpluriius us- 
laudat , aut s^i impadenter arrogat, que lurpissimis mendis ùteretium li- 
Sic undè reprehendendi aasam arri- berafit. Sed quia tam firdè esset 
père patest, ibi mihi petulanlissimè contaminaius , uiî adkiic pnsstantis- 
insultât, in eo me improbissimé in- simus ireëla nomine lantlimjuerit no- 
lectatur ( lo )■ Il est pourtant vrai tus; illi recusantibus medicinam ad- 
qu'il reconnut dans sa pre'face que le hihere eruditit vins , ut si dciperatus 
esset aç deposilus ; ^fficere ille quam- 
(i6) Do.a , »H , irag. 336. vis doctus et diligens { quod pace viri 

(i-) VajnaïuH ett —n it U 11*, uilrt! doctiss. dictum veLm) non potuil, ut 
F^ni^hi,'Fii^d«it^."^Ugil,^im P^rumac nterumn^bcremus TUum. 
Cjnpàuu, Za«*.ii», i*i , tim/npni. «i«i4 IVos igitur etsi id quoque prœstare 
Furiivû rùuia moyii cnraïruln rl'"^- non potuimus ., spero tamen Id nos 

, .» ir , ■ " "i^*" "^ conjeci-(oi , ut multis ia,m partibu, 

Huî^i™ J^'m4^°T^b"."T","/ "^i ™'''"' =* emendatiorin kominum ma- 
rdii. LniTiiii. pag. umi. a|iHil Thunuium , nibus esse possii opiimus Romani srr- 

(ig) TliomMiM , iiié. ^0^ pjnj ^^ Tbomasius, si Gifaniua 



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GIFAlilUS. 



n 



M déteadit contre Lambin (33) ; je Tient de pnlilier Due lettre que celui' 

sais seuJeiBent qu'il en. fit ses plaîn- ci Âirivit à Théodore Cantérua, l'an 

tes i Muret (i^), et qu'il se jela sur iSA^, où se trouvent ces paroles('j6): 

larecrimination. Hprétendit que ses Prtetere'a nôsti quemadmod'um maa 

con-eCtions sur Cic^ron et sur Cor- compUdrit , meque tractârit Lantbi- 

Dëlius Sèpos avaient paru de bonne nus în JEmilium Probum, cujus rai 

prise à Lambin , et d'ailleurs , il l'ac- testes, habeo epislolai Mureti , (jaai 

cusa d'un vilain mensonge ; Lam- et lu jam devùtgatas videre potuitti , 

bin, dit-il, se vanta de l'amitié de et Puteani cujus auctoritate Lambi- 

tons les Flamands qui e'tudiaient i nus abutitur invita, etc. Giîatâatécn- 

Paris , excepté Gifanius , et en nom- vit au même Cantérus , l'an tS67 , ce 

ma une douzaine, dont it n'eût pas quisuit (17) 1 lUt quitafulimna iit 

mtme su le nom, s'il ne s'était servi mejacit, anne ut ^vinavi est Luâo- 

d'artiliee. Voici les paroles de Gifa- ficus Carrion , quem miki nomert 

nius. De Lambino, fiû tic àyti/iiac .' amicissimam putavi? Certé eum esse 

iaquemutomniapulçhriconvenijint, indicavit Dn. Bombergus, Sic Lu- 

accipe et aliua ejut strataeema. cretiana mea uMque vapulant, sed 

Càm Luietiie ik^rsum , non LMcre' tud et tut limilium anucitid fretut 

tianum iltum, sed suam in. me tfua- varia ilta fulmina essejadico. 

1ère insiituisset, ( ego intérim domi Je dirai eu passant que Scaliger 

virgam lam pueriiiler peccanti tnini- n'ejt pas fort propre ^ faire croir» 

laiiar , ) prima concione dixit , cum que Gifanius ne fut point un pla- 

Belgis omnibus Jamiliaritatem libi naire. Gifanius, dit-il (18), était 

esse, me unum siii mali cupere : docte , son Lucrèce est très-bon. Je 

protuiilque duoâecim feré Belgarum lui ai envoyé depuis quelque chose 

nomina , qui t' — -' ' '-' ■"- '-- — ' '- - '' - — ■"' 

mm causd, \. ... , . _.._ 

his , quie scribit Lambin, ad Lect. prévaloir It avait dérobé a L. 

tertio éd. Lucret. ç. kx^ii, xxxii. ) Frutêriut, ton Agellias, qui était 
Malti ex his admirali hanc publi- prit d'être imprimé. 
eam testationem et eilationem, quàd (F) La cause pour laquelle it se 
iilumne talutdsttrttquidem, me aut brouilla avec le terrible Sciopptus 
tem utereiUur JantUiarissimè ; imo eo lient de Iip peine du talion. ] Sctop- 
ipio tempore epigrammata in illum pius ayant obtenu de Conrad Rit' 
parlira proscripsistent, ad me accur- tersfausius , chez qui il logeait â 
rerunl , et acumen Lanibini, artes- Altdorf, une lettre do recommanda- 
jue ejus oratorios mihi eiposuerant. tion auprè» d'Ohert Gifanius, pro- 
Mirantihus omnibus, uadèeorum no- fesseur à Ingolstad , s'insinua danl 
mina coUegisset, intervenit mex ejus les bannes grkes de ce professeur , 
convictor BruxelUnsis , qui scrupu- et «prés avoir en un accès fort libre 
lum illian nobis exemà : se namque chez lui , il trouva un jour le moyen 
TOgatum et coactum fuisse Lambino de visite; la bibliothèque en l'absen- 
petenli domi aliquot Belgarum no- ce du maître, et d'en 6ter un ma- 
nina dictare, causar ignarum. jitque nuscrit de Symmaquc. 11 copia aussi 
ita res in risum abiit (ïG). C'est une tout ce qu'il voulut dans un ouvrage 
chose tré»-fdcheuse que les belles- manuscrit 'de Gifanius , et y trouva 
lettresnepuisscntpoint garantir ceux des matériaux pour s'ériger en au- 
qui les professent du désordre des teur critique ; et lorsque Gifanius 
passions. eat fait éclater ses plaintes, le pta- 
Muret ne fut pas le seul déposi- giairevomit sur lui cent injures. Vol- 
taire des plaintes de Gifanius. On là ce que les itnis de Scaliger con- 
tent à la charge de Scioppius. In 
(s3) QuidDauim.irmdLiinihiJioipii. ai ir- tgijes prinxiim, mox in animum, pos- 
ï'«™'^? Tb™nî«r^g.^X"" ■ ^""' '«^ '" bibliothecam absenlis penetra- 

i.^L,p^^î'"i.'^<t«À^GSi^«ÎZ^"- {>61 rv lu.UlIr» 4«> JT. Mitthni., 

"ÎU'ctph.n. ""'aûrelBm TBil. LXXVIIl ^^"^f'm- ^ '-^ P 

U. r. iaur EpliUllK UlMIi, aptd TWail- h'^ '»i^r ' 



[À) SMliiiw 



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8o GIFANIUS. 

vil Ciphanii, cui MS. SjrmnuirJU le public ne fût point frnatr^ si long- 
codicem lubduxit : tibros ivrw obser- t«nips de ce trésor , Ht mille caresses 
uationum linguœ taùrta iniito àomi- i Gifàniits, et le pria souvent à Sou- 
nd ^rourrif , ef ex «i fuic >'o'utt_/ur- p«r; mais que ioutcela'fut iiyi^e, 
tint sublegit. E quitus partim, par- quoique ce professeur se plAt oeau- 
tim emendaûoiûbus Plautiitis , quas coup à souper che/ ses amts. Sàop- 
i Camerarii membranit dticriptas in piui ne titterarum iludioiis liber ejus' 
suo Rittershusius ciidice adnotâral , nodi diutiùs drberetur , Giphanium 
partira etiam reliquiis ichedarum Mo- txebenimè ad ccenam vocando dé- 
dit , quai ab ampliisima felsero , mulcere ( cii eni'i» uUam àiem toto 
tummolitteraram patronoacceperat ; anno elabisibi Cifanius tioebat, qain 
duos illos, quibits primùm innotuit , forts cœnaret,acpUrumqueMemlai 
libelios cormsit . . . . QuoJ i/uidem Homerici exempta iitvacatus amicii 
plagium cùm passim voce pastimlit- condiceret^etSymmachiDOpiamabeo 
tens teitaretur Giphanius , in prix- impetrare atuttitit , sid frustra (34). 
ceptorem suum et doctisiimum Kami- Sf. Que, voyant cette obstination , il 
nerti erupit fuec fipera , et quacutif s'associa avec trois jurisconsultes , 
^e unaique polerat convitia ineum pour enlever serrètement ce manu- 
contorsU (19). Voici ce que rëpond scrit, et que s'en étant servi il le re- 
Scioppius. ■■>. Il cite deui endroita mit k sa place le lendemain, 6°. Que 
de ses ouvragws (3o) , où il reconnatt la subtilité arec laquelle il devina 
lesobli^ationsqu'il avait à Gifànius. où était ce manuscrit surpasse toute 

Sour la communication du manuscrit la linesse des critiques qui ont com - 

e Sylnma(|ue. t°. Il avoue que ces mente Symmacme. Vniea itla oonjec- 

deui endroits n'étaient qu'une rail- tura sua quo loco Symmaehi codex 

lerie (3i);car, ajoute-t-U, Gifanius in Gipkaaii bibUolhecd situ» foret , 

ne m'a laissé voir qji'une fois ce ma- omnium Criticorum quotquot ei scrip- 

nuscrit , et quand je le lui de- tori operam navârunt ingenium et 

mandai une autre fois , il me fit acumen longé siipeTavit { 35 )■ ;". 

réponse ; Monsieur , me demander Qu'il est fiiui qu'U ait dérobé ce ma- 

mon Xymmaque , c'ett toute la même nuscrit, puisque! ne le garda qu'une 

chose que si fon me demandSit que nuil, afin que d'autres s'en pussent 

je permisse qu^on couchât avec ma servir- Hem quoque malo furtû ae- 

femme iSymmackumb mepelereper- quisilam posaessori suo nequaqùam 

indi eit algue urortMi meam uteR- subduiertt { vetut tu menlins ) sed 

dam postutare (3ï). 3". Que Gifa- usum ejus unius noctis lucubralione 

nius, qui avait volé ce manuscrit à cum aliïs communicavit (36). 8°. 

Venise , dans la bibliotliëque du car- Quant à l'autre manuscrit , il avoue 

dinal Bessarion , ne voulait ni le pu- qu'il l'a eu entre les mains par le 

blier, ni le laisserpublieri d'autres, moyen du copiste de Gifanius, et 

Erat aulem liber ille Symmachi ex qu'il en a tiréle meilleur, mais non 

Sessariorùs bibîiothecd J^enetiis fur- paa pour se l'approprier, puisqu'il en 

(o Gifanii iublatui ( velut ff^otjgarv alaissétirer descopiesâ plusieursper- 

gus Zundelinut indicium Scioppio sonnes curieuses de la belle latinité. 

J'ecit ) quem ille neque ut ederet , ne- Ciim et Gïphanii anianuensis tibrum 

que ut Hittershuaio id pelinti eden- iUum observiaionum attulisset , cum ^ 

dum daret, ullis precibus aut mune- iisdem Juriiconsultis , amicis suis, ' 

rifiui (Wuci/'Otuil{33). 4°. Que lui, opéras partitus intra pauoos diei 

Scioppius,vau1ant élire en sorte que quicquid in eo miTiài pervulgalum 

„ a < i-i ! **■" viderelur, deicripsit, et passim 

ay^u^^tiZ^^"^Mry^aPi-«> P""^^ "''" tinguŒ latinœ itudiosis, 

~ ■ ■ - ■- ' acriUgo un Guldinasto des- 

• '■'>). ^.11 pré- 
Miquement la 

Wip'^n".'"is"!3'"'"" ^"*'"""' *"'''^ {34)«;d™,pn(..4.. 

(U) Op«iiui Giubiiiu, iD^bot. Scisp- (il) ttidf,H. 



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GILLES. GYMNOSOPHISTES. gi 

profit qa-H «Tait tire de cet ouyrage: Tum. co,ara D^mascum id .,. 

tL^^.j^'z s;.=pp...=« A ™.,i â „„ „,„ cï"n; 

«oue aflsez pour persuader ses lec- nijme moine avait publia en ibili™ 

Uup. qn'J „W.t p.. honnête bon,- son. le til„ de i.eerZÏ S S?, 

me. Le pis fut pour Glfanlus que l'on (iana p'erilJi d n ". '■""'- 

s. moqua Je s, eolé„. m, ,, ™.i. »„„ l. fih, S^U^'' 

J^,. ..in. ..„. sut, /..^.n^ ™Ï«ÏF~: E' 5''°™" 

■* „ V' , aonmiaire dans son hisloirp Art V,.i. 

Pal OUI dire d l'Uluslre M Gr*- dois (3). H en fait autant k ViLlit. 

Tins , qu'il a TU entre le» maïu» de sa réponse â un autre livre iLlf^^ 

Fridénc Gronoviu» une lettre de « BeWëdére dédia i messieurs de U 

Phd4,peParëus,oùlWdouiiaita™à Propa^ar^f^ pour ,„ i„fo^„ j^ 

GronoyiuaqueleraanuscritdesObser- létal Ses égliUs réforme, „„J„- 

^""âviu éW ^Trouvé %'t "l"â Y "^mo'nli' ''''^ "'^^T^"^"' "«^^ 

rait'4ile pa^-làXlé^^uvrir î» 7^^^t'qt°a\'^''lCdh/^t^' 

larcins de Scioppius. ner (4) */ J'"«i™k extemu-. 

GILLES (PiEBRE ) , pasteur de t« '^ ■"*-'■ »".«. S4ï ,t «,v 
l'église réformée de la Tour dans ,.*^f'T^^tl î","/'" ■ * '* ""■ ''• «■ •- 
la vallée de Lucerne , composa , ■*** ■ "■**■ """' " "" """"" ' 

par ordre de ses supérieurs . uue ^v.,^,^,. _ 
Lloi,. .cdé.i..ti?u.da&l°! ^GYMNOSOPHISTES. U, 
«s «udoùei , et f, fit imnri- p"" »»' =.■■■•; «•>mné fe, phi- 
mer à Genï,e , l'an 16Î4 , inL- '°'°P''«>.1'" '"'"M mu (aJ. Il 
lUuil Jors dan. s, soii,„te- ? <^? """ o»»'" 'iam l'Afrique ; 
treizième année. Il avait âé,k 5""* > ï". . ''^°on">'és étaient 
pnllié d'antres ouTraees (A) ■■"• '" .'ml" 1=> 8)inno.o- 

S"l»J- piuie. <l'A»,,„e deSeuraient 

CA) // a«aii Jéih publié ^autrei '"'' "°* montagne d'Ethiopie 
..«mj-.: ] r.i dit ailleurs (i) que "^ pm dn «il , sans anenn. 

Lç'iîre;,4™4:ttee"i'«n """; " ""t- "• " f"'- 

Ai5tqu'a*v.ii lîiil'J; ,S, B™ m"™' pomt de communau- 
tre Pierre Gilles nffuta cette apologie '* ^' ""• sacrifiaient point en 
par un ouvrage intitulii Comidern- Commun comme ceux des In 

r™-];/:ej;:::i^^t*S7„f^; d- (.), chacun «..it .on petit 

de Luctrm:, ee TlUodon BelJédire ^"^"^'i»"^ «" ■' fà'sait à part ses 
préfet de, moi^, (,). Celui-ci rë-! exercices et ses études. Il fallait 
pliqua par un ouTnge latin, intitulé 



lOUE Vit, 



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82 GTMKOSOPHISTES. 

que les homicides ÎQiroIontaires les mé<]ecins. Ceux-ci nVtdrat 
se préseBtatMnt k eux pour leur pas sédentaires comme lesHylo— 
^smander rabsolution,ensesou- DieDS,etse piquaient de savoiren- 
mettant aux pénitences qui leur tre autres choses les remèdes de la 
seraient inq^^sees , et saas cela stérilité (C). On les louait avec 
ils ne pouvaient pas rerenir à plaisir : celte science de faire 
leur patrie. Ces philosophes fai- engendrer fils et filles leur don— 
saient pofession d'une grande naît un bon privilège d'hospita- 
frugalite ; car ils ne vivaient lité. Quelques autres seinêtai«it 
qoe de fruits que la terre leur de prédiclionsetd'enchantemens 
fournissait d'elle-mênie. Si l'on et paraissaient fort instruits des 
en croit Philostrate (é), ils elaient . cérémonies et des traditions qui 
descendus des gymnosophistes r^ardent l'état des morts : ils 
indiens (I!), Je ne saurais bien étaient un peu coureurs. D'au- 
drre si c'est à eux que l'on doit très, bien pins polis queceux-là, 
attribuer les découvertes astro- ne prenaient de ce qui se dit de 
nomiques dont Lucien (c) a don- l'autre monde que les choses qui 
se la gloire à leur nation. 11 pouvaient servira la sainteté et 
prétend que c'est dans i'Élhiopie à la piété (e). Généralement par- 
que la science des astres a eu ses lant, les gjmnosophistes ont fait 
. commencemens ; et que c'est là honneur à leur profession : les 
qu'en considérant les diverses maximes que les historiens leur 
phases de ta lune on a com- altrihuent {/], et les discours 
mencé de connaître qu'elle em- ^'on leur fait tenir ne tenteat 
pruntait toute sa lumière du point le barbare : on y voit au 
soleil. Pour ce qui regarde les contraire bien des choses d'un 
eymnosophistes de l'orient, ils grand sens , et d'une pi^fonde 
étaient divisés en brachmanes méditation. On ne peut pas se 
(d), dont i'ai donné uD longar- plaindre ^'ils aient mal soutenu 
ticle , et en Germanes. Les plus la maje^fé de la philosophie , 
considérables de ceux-ci por^ puisque c'était leur méthode de 
taient lenonidltylobiemiàcan- n'aller trouver personne, mais 
se qu'ils demeuraient dans les de mettre les choses sur un tel 
bois. Ilss'y nourrisfaient de féoi-l- pied k l'égard même des rois (D), 
les et de fruits sauvages ; ils re- que si quelqu'un avait besom 
Bonçaientanvinetàlautretexej d'eux il vint le leur dite, on le 
ils répondaient aux questions leur envoyât dire. C'est pourcela 
des princes par des messagers; qu'Alexandre, qui nf crut pas 
etc'eteitpareusqnelesroisbone- qu'il fAt de sa dignité de les aller 
raient et priaient la divinité. Le 
second degré d'estime était pour W O"'' ^'r'«r*''-'nX'f^"'tTSt*AV 

littifuu.ii'pi'HiTiSirattiu'iitfiniTiCiMt 
■kÎ onÔTHtil. Çui Ha leli iiilMualil ab 
H) JnVill ApoUoD., m. ri, d'oifai Ut gaie dti-jft'ifmamranlujquBadpUla- 
liré et fut tUasui. Ion lanannoniam^M ptrll/u». eUlho , lit. 
(c) De Aitrolog, Xy. pag. 49». 

lftjyi:yeiStnhoa,aulii'.XV,it lare- './) Vira SlvAaa. I*W. Ptilortnl, , in 
marque IF) iJ> /'«nûfi EiACBHUna , twrt. Vill AporiuD., /li.///. Plularrii., taAIeun- 
ir, pag- 97- à'o- Arriui. Eiped. , tJ'. Vil. 



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GÎ^NOSOPHISTES. 83 

. voir, l«ir d^nta ^elqnes per- les hommes vivaient comme îcs 

sonnes, afin de satisfaire l'envie àrachmenes (E) ? 
qu'il avait de les connaître (^). Il 

ne se peut rien voir .ieplDsbean [A) Z« Grecs tmt ainsi nomm4 

que la manière dont ils élevaient «^ philosophas qui allaient nus 1 II 

leurs disciples (E), Ils leur de- «?™t«t«""3f Je dIçt qu'il v ait eu 

<na.daien£cha,.e iour, avant ^Verpriarb^r-lï^y:^ 

quon se nrit à table, a qttoi tU rait prétendre qae les brachmane» 

avaient employé la matinée; et "'«"«t point été de ce nombre : rar 

chacun de leurs élfevesëtait obli- """^^ l^^torité, que j'ai alléguées 

'1 1 - Il en itn autre lieuitK Od ni^itt faïiv 

ge de produire, ou quelque bon- remarquer,.». quVlWcharfa, d^ 

neactton morale, on quelque Ptilostrate (3) se dépouille avant 

Srogri^ dans les sciences, faute que d'ejtrw dans une fontaine aïec 

e quoi ftn te renvoyait au tra- Ap"!!™"» i »'■ qu'un autre bracb- 

..^ ... J , Diane tire une lettre de dessous sa 

vail sans lui donner a mauger. „be (4) ', «ne lettre, dis-ie , qu^ 

Un a vu dans 1 article des brach- éiTiva» à on démon , pour lui coa- 

manes la grande frugalité des ""«nder arec menaces de sortir du 

ermnosophistes.etleurpatieace •'"Jf ' - " ''""? bomme; 3=. qu'A- 

eitraordinaire a se tenir long- J^; d'Étbfcpïe , d'avoir tout -4^^ 

(emp« eu une méoie situation i[uitté l'habit des gjmnosophjjtes 

{F): Il n'est pas hors d'apparence indiens, et d'avoir esjiéré par-li de 

que le dogme de la métempsyco- \^,"^. r"";S ^"'"^ ^^"''^ Eiiiopiens 

se les Dorlait & ne manirer ie rien i ^ H y a une autre question 

seiesporiaii anemanger«erien i proposer, savoir, si ceui qui al- 

quie&tete anime, et que Py- laient dus rouvraient les parties na- 

tbagore emprunta d'eui cette tiirdles. Saint Aiieustin le aoutienL 
doctrine ; mais il est absurde de 'X ^•"•'''^i^-"'^^), moque India 

juit, coninte Anstote (A) 1 en a nominantur : adhibera lanien genita- 

fait descendre. C'était une chose ''*"* t'gumtnta, quibus per estera 

honteuse parmi enx que d'être '!^^"Z u1"^„m T'" 'ï"?' ' 

t t 1 . - ■^"•soD , ear une semblabJe ceintura 

malade; de sorte que ceui qm n'a pas dû emp^rher qu'on n'imputât 

voulaient éviter cette ignominie lanudité â ces philosophes ; ellen'em- 

se brûlaient eux-mêmes (("J C%t ^'^'j* aujourd'hui personne de dire 

ainsi que Calanus se fit mourir k ^ ter^yonTDiis^wT^^îff^* ^' 

la suite d'Aleiandre. Nous avons te parle des gymnos^pITistes «°AM- 

dit ailleurs que le dogme de Ja nuo.illes appelle cent (bis les nui 

transmigration des âmes inspi- '""pl'^ment et absolument : néan- 

"it-neeitrêmeindifférenceaus "ay^nt rien auXc''"'' ''"' ''""'"'' 



brach maues p 






irl (G). Porphyre répond 

pertinemment à cens qui leur fO D«n. ta rrmarfut fG) j, rmiHiU 

proposaient cette obieclion , aue *",'°i"^'l"' '"'" "'' ,^ , 

deviendrait te monde , si tous »nicAmfln", 

(1) fn Vlil Apollonii, Ut. III. 
(g) Plut, , ibid. a alii. . y? ^i"^"} •^^'"» » "m. •ItlracUm mulUri 

{h)Jpud ClMrthum, cW par JoeéphB, 

(0 StraboD , pag. 4^é - 



D.:.l.:.cl:, Google 



84 GYM^OSOPHISTES. 

les niois9onDeur9 d'Adiénes, et il leur et il ne cessait de témoigner l'admi- 
reproche d'avoir quitta l'hanit îndieD ration qu'il avait conçue pour eux. 
BOUS l'espérance qu'avec l'habit d'Ë- Les gyniiioaoï^istes d'Ethiopie, ayant 
thiopie lis gagneraient, la réputation eu le sent de cela , affecttrent de lui 
d'être de véritables Éthiopiens. Je parler avec mépris de ceui des Indes. 
trouvequepour appuyerlesentimeat 11 leur répondit U-dessua fort libre- 
de saint Augustin on cite (7) Nico- ment, qu ils ne médisaient des la- 
las de lamas, et Diodore de Sicile, diensqu'alin de persuader au Monde 
Le premier (8) rapporte, copime té- qu'ilsn'étaientpoint venusdecepays- 
moin oculaire, que les pr^sens que U en Ethiopie , pour de mauvaises 
le roi des Indes iitâ l'empereur Au- raisons, comme le bruit en courait 
guste, furent portes par nuit escla- (i i). Voici quel était ce bruit. On àir 
ves nus à la vérité, mais non pas sait (1 a) que les Éthiopiens étaient 
quant autparties viriles. Louis Viv^s originaires des Indes ; qu'ils y avaient 
et Pérérius rapportent cela , comme été anciennement sujets du roi Gan- 
si ces huit esclaves avaient été don- ges , qu'ils l'avaient tué; que les au- 
nes a Auguste. Voilà com&ent les très Indiens les avaient regardés de- 
plus doctes sont sujets à ne regarder puis ce meurtre comme des abomi- 
pas de tort prèsi ce qu'ils allèguent, nables ; que la terre n'avait plus 
On (■)) foit parler Diodore do Sicile voulu les soufirir; qu'elle ne laissait 
comme s'il avait assuré que les Éthio- plus mûrir leurs mdssons , ni venir 
piens allaient nus , mais de telle i terme leurs femmes grosses, ni 
sorte qu'ils se faisaient des ceintures croître leurs bestiaux ; et qu'elle 
ou dé poil , ou de queues da renard, s'aflàissait partout où ds voulaient 
C'est supprimer une partie du pas- bâtir des maisons; <jue l'ombre du 
sage en faveur delà cause que l'on roi meurtri lessuivait partout, elles 
soutient. On veut soutenir la pensée effrayait ; et qu'on ne vit aucune fin 
de saint Augustin , que la honte , de- ït ces misères , que lorsque les au- 
puis le péché, est naturelle à tous les teurs de ce pamcide eurent été en- 
hommes, quaat aux parties qu'Adam ^outis parla terre. On prétend (i3) 
et Eve ne purent voir nues après avoir que tous ces prodiges firent déserter 
mangé de la pomme. Si Diodore de le pays à ce peuple , et qu'il vint 
Sicile avait avancé que tous les Ëlhio- s'établir dans cette iiartie de l'Afri- 
piens qui vont nus cachent ces par- quequ'onanommée l'ËlMopie. D'au- 
ties , son autorité serait de poids ; il très ont parlé de cette transmigra- 
a donc fallu ou ne point parler de lion, comme le docte Marsham l'a 
lui, ou supposer qu^l s'exprime de montré (ij). Il a fait voir aussi cju'ou 
la sorte. La vérité est qu'il ne le fuit a reconnu deux sortes d'Éthiopiens ; 
pas , et qu'ainsi il fait plus de tort les uns en Asie , et les autres en 
que Jk bien à la cause de saint Au- Afrique, et des Indiens en Afrique; 
giutin. n parle de quatre sortes d'É- m«s il-prétend sans raison que dans 
U)iopiens(io):lei premiers vont nus'j un passage de Virgile , on doit en- 
les seconds se couvrent de quelques tendre I Ethiopie par le mot Imiis. 
luesdebSteslesparties honteuses; Virgile entendait par-la les Indes 
troisié(nes s'afiïihlent de la peau Orientales j il croyait que le Kil y 
ae quelques animaux; et les derniers ataït sa source, et vous voyez aussi 
se font un tissu dé poils qui les cou- qu'il le fait passer par les b-ontièrtM 
Trejusqu'i la ceinture. de Perse. 

(B) Si ton en croit Philostrale , , ^ p^g^- ,„,&r(.nMB Conoci 

ila étaient descendus des gymnoso' j^luVgùni' itifSÎM/mJU^iiu JWb~. 



?." 



Qtiéquê pharmt 



lani .Efi^TWiii Btjfrf/ici 



xrV!. 






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GYMNOSOPHISTES. 85 

fe;tfï'.;r;îST.2S'.i '••^ '"*- i»" ••n'"^ ™« 

'■"(■S). « auum odtnint. Igitur uU mensa 

choses ; de pouf oir faire que l'on eût ""^r^-'B'"" P'rmeaiU , yuoJ/ae- 

oe faseol de. sârçoiisi de prooier ZTi£^îLr!SJ / r"""^ 
V " t".>enl aesVe,,iUes'si™l„n ^W SÎT,?*"'" *'•;""' ■ "■ 

n y en a qui souhak^ unenom- ■' >-° !^ pranàeat, impran^u, „d 

br;u«,fafflilIeid'au(«s,nVaQtque Tr/n'" '''"^"^■ 

des filles , soubaitent pasaioQiiément ' ' -, " ™ leur patience à 

un garçon: d'autres, n^vant aue des !' '*!«'■ long-tempi en une même »j- 

garSins.yiudraientbieDausS avoir ""«">"]. Outre ce qu. a ët^ aUëgu^ 

quelque fille. Cest principalement '"' " «"i?* ^ans la remarq«(A) de 

la Da<isifin Hm m^r« ■ oll. -c» ™.„., larucie ubachuires , le dirai ici 



passion des mères : elle est assez „ tî, "■*'=""*''=s , je dirai i„ 

raisonnable , car une fille est une 3"' S^*" """^ contrainte n'a pas été 

compagne et une aide plus comme- """^d usage parmi les philosophe» 

de à une mère qu'un Barco», f ' ™"**« ^ oiettalt quelquefois 

-U, e» ,odW d. l..„ o„a„il£ „Â 3eï.c.o.„l" S" ;°' "'- 

(,., ' P"' I oe la coutume qu avait un mo- 

,17, »■ j I I I narquej ven le commencement du 

«,» f ™p4«„4, „,.. , „„l^.„: J?" "S''" '■ P'." «•™od" . «ire 

ne. m ■«™, î».„ .o;,„, „,; ' '' , f" «'"n'—itM, 
ouniw eo/a™, w/ eoaum domare, - ''^' f" "'<"w™y"M"On de* dmej 

eapmn. (oadenTi-ei ;,ascere. ()a(d *"*«"«■'«' pour /a ™o«poa«/a 

admar. Japf,„,ia.;,ereolani, „», JS^E ïj;',iï;|'; .i.'CSS' 

Itons. JVec^uiltguomnjlud fltosa^Ûi ^"•'jjùàfa la-rail^,,,i ore alfu'.DcuA, 

(.6) swb-, w. !>-, ,,,. 49.. J;i,iS À rî" w ï,"rfit:j,^''" ' "" 

(15) 14I1KÏ» . ap^ $»>1»iigD, (i*. X»' Sed.1 itunanume ..deilr 

l"*- 49a. l,J.li. ThM. 7°. ""^' 



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86 GYMNOSOPHISTES. 

mort.] A r.eta ce rapporte ce que doit prescrire lui-méine les saintes 
Trajan dit des G^es (ai), qu^ils lois que les dieux et les Mrviteurs 
étaient les plus belliqueni de tous des dieui ont établies. Ces maiimes 
les hoinnies, m^-seulemeat i cause de Porphyre peuvent servir i ceux 
de la force de leur corps , mais aussi qui prêchent l'observatioD de la mo- 
à cause de l'opinion que Zamoliis râle la plus s^ére, et qui conseil- 
leur avait persuadée: car comme ils lent tant le cëlibat. Que deviendrait 
ne CTOjaient pas quela mortfitt au- le monde, leur dit-on, si chacun 
tre chose qu'un clian^emiot de de- obéissait à vos conseils? Me soye» 
meure, ils se préparaient plus aisé- pas eu peine sur cela, doivent-ils 
ment â mourir quÂfaire unvojaee, répondre(i'i) , peudegensnousprcn- 
VoiU de quoi couvrir de bonté les dront au mot. Les anabaptistes se 
chrétiens, i qui, ge'oéralnment par- serrent avec succès d'une semblable 
lant, l'espérance prorhainedu paradis réponse , touchaot la condamnation 
t arracher l'amour immense des chargea de mapsti ' ' 

at pour la vie. vent bien qu'o# ne ma 

Porphyre ré ' 

. . i l'ohjecliort, .,_. 

le monde, si tous les hommes vi- les plus pathétiques du ropnde, n ,v 
raient comme les brachmanes?] Jl trouvera toujours plus de postutans 
n'avait garde de ne pas louer ce» que de charges. Cela méfait souve- 
philosophes indiens, dans son livre de nir d'un théologien de Téglise andi- 
l'abstin«Dce, puisqu'ils pratiquaient cane, i qui l'ou voulait persuader 
si bien son dogme. Il fait (ai) une que le dogme de l'oheissance pas- 
descrinlion très-avantageuse de leur sive devait être abandonné, comme 
fruBalité , de leurs bonnes rareurs tnut-d-fiiit contraire au bien fiublic : 
et de leur mépris pour la vie. Quant Wayei pas peur , répondit-il, que 
à robjectioD des mondains , il la ré- les peuples en soient plus portés à 
fuie de la manière que Py tbagore l'a souffrir qu'on les opprime ; et comme 
réfutée. Si tous les hommes , dit-il, vous ne craignez pas en préchant 
devenaient rois , la vie humaine se-' très-fortement contre la vengeance , 
rail dans un embarraa étranger faut- d'eiposer votre prochain i l'insulte ; 
il pour cela fuir la royauté? fit si car vous savez bien que , nonobstant 
tous les hommes suivaient la ver- tous vos sermons, il mettra bon or- 
tu, on ne sortirait jamais des char- dre que son insensibilité pour un 
g« publiques^ car il fondrait que soufflet ne lui attire de nouvelles in- 
ceui qui les administreraient ne peiv jures; aijisi, etc. Rotez que la pen- 
dissent jamais cetie récompense de sée de Porphyre , les lois ne défijpdent 
leur probité ; personne néanmoins /loint nu peup/e, efc. se peut confir- 
n'est asseï fou pour prétendre que mer par ce passage de Cicéron (li) : 
ce ne soit pas le devoir de tous les Aliter Uses , aliter philosfipki lollunt 
hommes de marcher avec ardeur astutiaa -leges quaUntis tenen manu 
dans le chemin de la vertu, 11 y a res potsunt : philosophi qualeniii ra- 
bien des choses que les lois perm'et- tione et ialelligeniûl. Et par ce pas- 
tent au peuple, qu'on ne regarderait sage de Séoèque (îS) i Qu'am dn- 
pas comme toUrables à un philoso- gusta imiocentia est od legem honiim 
phe. Les lois ne défendent point au esse i quanta taliks n^ciorum patet 
peuple les divertîssemens avec les quant jurii régula ! quam midta pie- 
lîlles de joie, ni la vie de cabaret; tiis , humanitat , tiberalitas , jutlitia , 
mais elles jugent qu'un tel commer- fidei exigunt! quœ omiûa extra pu- 
ce, et un tel genre de vie sont bon- blicas tabulai sunt. Voyel Grotius 



U'r 



s mêmes dont II 



P™fc - , — - 

faut donc pas permeUre aux ver- 1>nV<'bn<|»anLr<ir>.. JA.i6B«,pa(, i^S. 

ce que l'on souffre dans le *?" 'ï' "•' -.••"^i^P""/.' ^' '*-' *■""■!*,:• 

peuple : un philosophe se i 



1«) L,i. ly de AbillD. (»Sj S::>M. , dt lit , U. Il, « 



I Ciixi^^lc 



GIOACHINO GKECO. GI8AC. GLAPHTRA. 87 

au chapitre X du IJi'. livre Je Jafe cherchait datu tous les états quel- 

B,U,,tP.,U ^^ . , gue fameux ehxalia- a,ec qui 

Au reste, la pensée de saint An- ii ï > 

gustin, qu'ej-mâîq^e ^ Z^<^ (>6), '/ P"*' '^ *f "T « '^"'P"' ""« 

me fait souTcnir ÏTun nhUosoplie. lance; et il nen trouva point 

Votre phUesopho, dit-il(37), n'est dont il ne demeurât le vainqueur. 

pas trop lage, quand il « m«I ma- Un bel «prit fit des vers sur ce 

S^'/t^utZ^^IZ^/^tZ^Tei r^^'W (A). Voy«,ton« III, 

det toweraim, je ne f empichtrais 1 article Boi*. 

pas pour le ron Eh yuoi .' W. a- 

t-il peur que le monde fUnne à man- («) Tiré iPum leur» <)«** da»t le Hb- 

quer? Quand il manquerait par-là, ™'* <•»!«![ du mois de décembre iSg3. 

U ne peut plus alorieusemenl finir : ' ^' ■*■" ''" ^tiecj . irad. de rualien de 

qu'un courtisan, yi/un ma/istrat, ft™*™ S™ ?"»-*™*-. '?' i-^P'1™'' * 

chan'te,fy consens :nta,squ un pki- !),„ ks ■•au..ll»,Dn lai i mbjtiiu* l'ou- 

losophe se charge de femme «i ifen- ïru»d(Plàlidor.qu><illM(n«iun meilleur. 

faiti, et un philosophe de la famitle Lej^iuiic C^ruiiia compote n lïanfau. un 

de Zenon, c'est, M. , une espèce de i»iiie>orl«sMAmi. «uia A* imprima duni 

prodieeplui digne ifélre expié que l'Encj-ctopnfajmMmAîM (j«iB)«auifeit 

celui des fâches qui ont parlé, et ont F"l>'i«'<"-'ildeqi.tù,uapièou i^luté. 

dU autrejoi. effii,ral,lem,nt : Home, "^ "S™' « " «" ■ '5'""" " ï^"' 

prends gardel toi. iî84, ««-«•. 

, .. _ , , (A) Un bel esprit fit des cere tar 

/oSï oé'.'; u». r . eeVie.-lUplu5.rl Je. leeteureui. 

^,^5. ' "'™ ï* ° ' '■■ • P't- ToudraieDt du mal,ai je leur appre- 

# ' aab eeU sans leur faire voir les ven 

GIOACHINO GBECO , connu »»*'^'- ^ '""t donc que je le4 rap- 

soiw le nom du CALABROIS, ^"^^^ . 

jouait aux échecs avec tant d'ha- c'm'JTû'LTI^i^ , 

bileté, qu'on ne peut trouver ^tlft!e" ^™7J^iî^r 

étrange que je lui consacre nn *«.'.di,,— (Bi'fl.niit« 

petit article. Tous ceui ijui ei- rf^^^l^'Xfiillt^^M : 

ceUent dans leur métier justjaes n"" ^ÏÏ?*™*" «'"^n» 

à un certain point méritent cette SniùnDindni^u J»pf«iu[i). 

distinction. Ce fut un joueur {,) d. u uart in,é.A ma Um. GA , d/- 

qui ne trouva son pareil en au- *™*m 169». 

c«n endroit dit monde. Il voy.- gjj^,, (p,„.T,„„ s„„ 

ge. dan. toules le. cour, de „). v„,e. Tuo.as , loae XIV. 

Iburope , et s y signala au jeu ' -' 

des échecs d'une manière sur- GLAPHYRA, femme d'Arché- 
prenante. Il trouva de fameux laiis , grand-prâtre de Eellone k 
joueurs à la cour de France , le Comaue dans la Cappadoce , pro- 
duc de Nemours, 'Arnaud le cura des royaumes à ses deux 
Cuabia , Chaumont et la Salle ; fits par sa beauté. Elle florissait 
^^isquoiqu'ihsepiquassent d'en en même temps que Marc An- 
savoir plus que les autres , aucun toine. U y a des historiens qui ne 
d'eux ne fut capable de lui résis- disent pas formellement qu'elle 
1er : ils ne purent pas même lui se gouvernât mal ; ils se CMi— 
tenir tête tous ensemble. Celait tententdeledoniieràpenser(A), 
en fait <t échecs , un brave qui enrapportantceque faisaitMarc 



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88 GLAPHYRA. 

Antoine pour l'amour d'elle ; lant pour ne s« dÀ:Iarer pus en 
mais Dion, sans nulle sorte de fareur d'un prêtre qui avait une 
ménagement, la traite de femme si belle femme. Je serais bien aise 
de mauvaise vie (B). Il est efFec" de savoir sur quoi se fondait un 
tivement très^robable , vu l'bu- bel esprit, lorsqu'il disait (a) , 
meur de Marc Antoine , qu'il ne que la Glaphyra de l'épieram- 
donnait pas des couroones en me d'Auguste était la comedien- 
consideratiou de Glaphyra , pour ne Cytberide. Nous verrons dans 
la seule satisfaction d'obliger l'article suivant -que Glaphyra 
une belle femme , et qu'il pre- prétendait descendre des rois de 
nait d'elle tous les témoignages Perse. 

de r«ODii.iu.nce qu'un volup- „.„„., j,^., ^ ^„ ,„. 

tue ui est capable de souhaiter et parui, dîal.iy.pBg'm.aS. 
de prescrire. Le bruit de cette 

galanterie vint jusques à Rome ; (*) ^'r " *' AisWrteni qui ne di- 
et Fulvie , femie de Marc Ag- ''^J^u ^TT^i^ «'^oXVwt Z 
toine , aurait bien voulu qu'An- % donner à pe'nser.] Appien est ce- 
guste la vengeât de cette in- lui qu« je diisigne : voici comme il 
fidélfté de son mari. Ses désirs ?"h 1"^'^, '^ ^""f ^ T% ^"^ 

'. ■ . Il I ] Antoine ut daiu I Asie, après la aé— 

•Uient là-dMSO! >■ ardeu. , r.iud. Br.tu, «J. ci. Oi..,,- 

au elle menaçait Auguste d une tationei guoque àfitatum ac ngutn 

éctaration de guerre , s'il ne la ex arbiino lua compoiuit, SisùtntB 

traitait comme son mari traitait ^nora'hùque^u Ca/ipaJocid, pt^~ 

j,, -, , , ._ . ,. lato •iiSinnd m trlaphr'^ ""'tns lor- 

Glaphyra. Auguste méprisa celte ^,^ gratian,(,).^d fut l'an 713 
mieux s exposer de Home que Sisinna fut établi t " 



de jouissance chez Fulvie. Cest ' 

au moins ce qu'il voulut qu'on ,^„^„,.„„^^ 

jugeât de lui ; car i! composa là- dans la Cappadt 

dessus une épigramme , que Mar- (fi) Dion la traite de fem 

tial a insérée dans ses pocsies(C). me de mau<'ai>e ,de. ]Cesl lorsqu'à 

1 11 c . I-, • I parle du changement de eouveroe- 

Je ne sais par quelle fatalité le ^,„i q^; f„t %u ^J^ Antoine 

mandeGlaphyraneutpasaupres dans plusieurs provinces de l'Asie, 

de César , le même support que l'a" 7 18. Amvntas, qui aTait été se- 

ses fils auprès de Marc Antoine. eréUi"dep%Urus,futniisenpos- 

-, . , ... "j-, ,-. ., ., j session de la Galatie, et de quelques 

J ai deia dit qu il était grand- parties de la Ljcaonie et de^a Pam- 

prêtre de Bellone; c'était une di- phjlie. Ariarathes fut chassé de la 

enité considérable. César la don- Cappadoee , et Archclaii* futmis ensa 

na k un grand seigneur nommé P'^^'Â A-^M^iis, d.s-ie issu des Ar- 

I . ? ,r.. - !■ 1 .. chelaus qui avaient tait la sueire 



I . ? ,r.. - !■ 1 .. chflaiis qui avaient fait la sueire 
Lycomede (D) , qui fondait ses am Romaius, et Gis de la courtisane 
prétentions sur de bons titres. Glapbjra. 'O fAfX^xaat tZ^ot, ir^e 
Où eUit alors Glaphyra ? Si elle ^ n-«T^(, i» ™ "AfX."*'*-; "«■'a( 
eiit plaidé la cause de son mari J*^^'" 9»y»J«t f-t^'t.y^'-a.Trmi nr, 
devant César, elle eût fait voir tv^.ArcLlaîi-eràhttiusgenutpdter- 
sans doute que les prétentions oum^ediuxbaturabArchelaisquicon- 
de Lycomède étaient mal fon- 
dées : le juge aurait été trop ga- »%t!^'-' "■ '' ^' "'" ''"' ' ''* 



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tra Romanoi btlligeravtrant , mater mulationemfut gentrii jure minime 

autemeierat tconum Glaphyra (3). dubio, vBiustate tamen intermUso, 

'(C) Auguste cMnposa Ut-dessus une sacerdoiium id repetebat{G). Oo en- 

éoigramme , ^at Martial a insérée treroit dans ces paroles qu'il j eut 

dans ses poésies.'] Si je li rapporte , quelijues disputes derant C^sar, tou- 

ce n'est qu'après en avoir été les ter- chant la possession de ce bénéfice : 

mes trop scandaleui (3). or comme Strabon assure que Lyco- 

_ . . ,.,.,.., méde le posséda apréi Àrch^lau» , il 

7JTi«,'^Z"'"'J!!V.!CiX'ri.gi. '«'"'''^ qu^ '« ^^^"^ f"' *^t™ ="^ 

Q^,...CUpb)nBAiiUHu, haamuMpo' deux. CW Bussi le sentiment du 

_ , V™ . . . père Noria ; car ià n'a point fait dif- 

r>Vi."B™"u .'".13T«iU;.'o«. f^*-"}^ d'assurer (7) qu'Archdau. 

Padicem, hdis? non puu li iipiiiD. jouit du pontificat de Bellone jus- 

&■( . . . •>« pi|i»mu , ait. Qnid qu midi oues i ce que C^sar le lui ôta en 

CariàrHtîailauniklHnicmgi 1 annëe 507 , pour le conférer i Lj_- 

Miolni lipi^t nimimm. Âitfmu, LitUai, com^e. Selon cette supposition, il 

Quirtù BvmanJ lintpliiiiiue lB<iui. y a lieu de demander OÙ étaient alo F» 

, ...■,.- -, ,, les charmes de GlaphvTa, et poui^ 

."""r. "";.'!•""*'"' '"*"■ l»"'" .'.n .,rril.S wiol oVnm 

Mu, o. .'«1 n.II>mmt .«r M.rc „„j, „',iii,„, So„ miri l'.ur.it-il 
ii.ttine qu' fe ">"P frU , «« .nr ...t^, , Ai,^^.a „;,„ ^„< rf^ 
MfcmmeTul™, etcefltbiMileBlus „ prftrise, que d'eipowr m femme 
nde coup que lu uUre puu.c pur- .„{gj,uuia, ,edout2je. de Cés.c» 
ter 1 uue femme. Je prejd. uvee C'e.l ce que je «e «i. p».. 
d'auUDt inouïs de scrupule U Idiertë ^ ^ *^ 

de retever cette petite méprise du fj ?''"" ■ ^» Bril» *'"■«'' , 
savant bibliothécaire du Vatican, (t) J" C«M.pl.. Puaa, , pa,. s.S. 
qn;il serait ravi de dire qu'il n'a CLAPHYR4 , petite-fillo de U 
point ezamine ces sortes devers, et _ • -j _. >. -î. en i,. . > 
^'il feit gloire de s'y tromper. Son précédente, était fille d-Arche- 
erreur est infiniment minndre que 'a"s , roi de Cappadoce. Elle fat 
celle de Farnabe, qui a^trauvë dam mariée en premières noces avec 
ces vers une protestation d'Auguste, Alexandre, fils d'Herode et de 
que Ja chasteUi lu. était plu. chj« Marianne; et comme elle était 
que la ïie. Wous verrons dans i artt- u ■ f . ■ 3 1.1 

cle Lïcosu, qu'il y a des gens qui nere , et intaluee de sa noblesse , 
veulent qu'il «agisse de la courtisane elle ne servit nullement à entre- 
Cjthémdansl'épigrammed'Auguste, tenir la concorde dans la famille 
..iS'i^î'^.^î^rtîriilIX »'5'.l= ».„, famill. d..t !.. 
>ie.]J'ai déjiditenunaatre 'endroit divisions rendirent Herode le 
(5) qn'Hirbus le nomme Hicomède j plus malheureux et le plu» cri- 
rapportons «s termes |/rf(BeUona. mjnel de tons les pères. Glapby- 
templum ) honuiu nobiussimo JVico- ..<.'. *■ 

■ nJuBitkynioadiudic<i.it,qui,^gio ra se vantait à tout propos que 
Cappadocum génère ortut propur Sop père était descendu de Te- 
advenamfonutiSimmajorumsuorum menus (a), que sa mère était 

(.) Di., m.. XLix^pag. v^, D. ■""« f". ^"'"i"' • "1* J'Hystaape , 

(3) Hniiii., <aî|r. XXI, lit. XI. r«rn la ct qu aiusi elle surpassait mEini- 

'•?,'^,""^^''' •'?'''!."""'f"*/^-, ment en noblesse toutes les da- 



JVo.i-, C™.1«.*, Pi/M., l •«<dtt trois dii/s du Btracùda, pour, w 

trtrauPélopeiiist,- dtSBjtequ-tUlpr/ttf^ 

iKi<«u (D) dt Tariicd Aieii- dait if ut son pin Anhéiaûs descendit d'Ber- 



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go GLAPHYRA. 

mes de la conr. Elle traitait de fils qu'elle avaiteusd' Alexandre, 

haut en bas la sœur et les fem- son premier matt , abandonne— 

mes d'Hérode, et reprochait k rent de bonne heure la religion 

celles-ci^ue leur beauté seule , judaïque (e) , apparemment à 

et non pas leur qualité, les avait cause qu'Archelaiis , leur aïeul 

élevées au rang où elles étaient, maternel, les attira auprès de 

Rien n'était plus propre que de lui , et prit soin de leur fortu— 

tels discours à mettre le feu dans ne. L'un s'appelait Alexandre et 

la famille d'Hérode ; et il est cer- l'autre Tigrane : nous dirons 

tain que cette fierté de Glaphyra quelque chose de leurs aventn— 

fut une des premières causes de res, dans les remarque8(D). Si la 

la mort de son mari. Elle le ren- chronologie de quelques moder- 

dit odîeus, et augmenta l'envie nés était véritable (Ë) , il fau- 

3ue l'on avait de Te perdre, par drait mettre les deux Glaphyra 
es calomnies et par des ma- au nombre des femmes qui ont 
cbinations(^). Pendant le procès été Jielles même dans leur vieil- 
criminel qullérode St faire à legs*. 
Alexandre, 'il fit interroger Gla- 

phyra : lareponseqnetlefit me- *' > "i • ■ "^ 

rite d'être rapporlée (A). Après (Jj £„ r^/iome ^etle fit mérite 

3u'HérodeeutfaitmourirAleian- rf' A™ rapportée.] Elle subit Tinter- 

re", il renvoya Glaphyra à son roîî»toire en présence de son mari, 

père Archélaiis , et retint les deux l"' ' ?" ""* garrotta comme un fils 

K, , ic , ■. j conspirateur contre la ne de so» 

fils que le défunt avait eus de père. Cette vue U dénAs, , et lui fit 

celte femme (c). Josèphe pré- pousser tes plus tri9t«9 g^misspmeas. 

tend qu'elle se remaria avec Ju- ™ ">*" > prtaé de dire si sa fenme 

b. ™ d. Lib,.. .. ,u;,j.„. rw,r.tetl."ï»™ï's 

perdu ce second mari elle re- cachera une femme dont il arail des 

tournacbez son père : mais il est enfana, et qui lui ^tait plua chérs 

aisé de prouver que cela est faux 1"^ '" ^^' l^-dessus elle protesta de 

fR\ <i nn IVnlsni^ île ImIii mi S"" "«'"«"ice , et déclara qu'elle HO 

m , SI on I entend de Juba , roi f^^^^ ■„( diOiculU de mentir, si 

de Mauritanie. Ce qu il y a de cela pouTaitconlribuer quelque cho- 

cerlain, c'est qu'Archélaûj , Gis se à «auver la vie de son mari , en 

d'Hérode, devint si amoureux ^ût-eHe perdre la vie, mais qu'au- 

j>„li„ !'.;_„ ■! trement elle confesserait tout. Le 

délie, que pour I épouser lire- „,^ ^^ ^i„„ ^ coufe«ion, et dit 

pudia sa femme i.d). On dit que qu'il, n'avaicot eu autre dessein , lui 

Glaphyra ne vécut pas fort long- et elle , que de s'en aller à la cour 

temps depuis son retour en Ju- ^'Archélaiis , et de U à aome(0.. 

dée , pour un mariage si oppbsé <-\^^ "'""f t'P'^",'^^ ?*" "^ 

1 "^ . ■ ., ^'.. „ ''^ , est fauj.] Josephe parle de ce ma- 

aus lois judaïques ; et 1 on parle ^^^ j, CUplijra aW: Juba , roi de 

a un songe qu'elle eut , qui fut le Libje , comme d'une chose certaine 

présage de sa mort (C). Les deux W ■ >' ajoute que Juba était morl; 
quand Glaphyra fut mariée à Arcbé- 

(b) £x Jouphn. de Bello Jud., Ub. I, laiis. Voici comment ou démontre 
cap. XVU. 

.J'IÎ^^' '"*'''T'' "''■ ^''"^i «i-'il- (OEi Jwplw, *.Ut^... /.S. xyi,af. 

ijff, Xrii, cap- it TiVI. 

{d)ZrJoi™boAnliiiuil../ii.J:r//',cflp. f,l M™. iWrf. , W. ivU, lo. Xr.àt 

xr ,u^9ta..i\A.,iA.n,eaf,xi. Bdi.W.λ. «Icof-Jr/. 

D.:.l.:.cl:, Google 



GLAPIIYRA. 91 

_._ ...„_.._ .e iliTorce.IJ(ildtu>(i3]iup- 

oi de Haurita- poie peut-Mre ud fait moins inccr^ 
nie, n'était point mort ( 3 ) qoand tain , c'est que loséphe a entendu par 
Strabon composa son VI". lirre ; or Jnba , roi de Libye , un roi qui tfa- 
StraboD le composa sous l'empire de Tait aucune relation avec les Ko- 
Tibère (4) ; Juba n'était donc point mains , et dont Glaphvra était leura 
nort quand Arcbélaiis, fiUd'Hérade, Icinqu'ArchéUns deifat son amant. 
fut marie avec Glaphyra, puisqu'il Cetauteur ]outient(i3) que la Libye 
l'épousa penitant sa prospérité ,* et se prend pour tonte l'Afrique en gé- 
par conséquent avant l'an de Rome néral , on pour certaines partits de 
^Sg, qui fut celui de sa disgrjce; TAfrique en particulier j mais qu'en 
car ce fut alors qu'Augnste le relé- eetic derii^ sienilication elle n'cn- 
gaaâViènne, Auguste vécut encore ferme jamais ta Wauritanie^ d'où il 
sept ou huit ans. On peut prouver prend occasion de censurer (ij) 
que Strabon fit son VI*. livre envi- Sigismond Gël^nius , qui a traduit 
ron l'an 5 de Tibère; car dans le par Regem Maurilaniœ les paroles 
IV*. lÏTTeCS} il remarque qu'il y dont loscphe s'était servi en parlant 
avait trente-trois ans que Tibère et de Juba roi de Libj'e, ts> A£Lm-t. 11 
Dmsus avaient subjugué les Non- censure |ilas fortement le père SalUn, 
qnes(6). 11 serait superfin de remar- qui a cru que Juba avait été tué dans 
qner apr^ cet^que Dion (^) parle le combat dont Dion ( 1 5) a fait men- 
du roi Jnbacomme d'un prince plein tion au livre LV. C'est un combat 
de vie , sous la-ra^e année oA il po- où les Gélules remportèrent la vic- 
K le bannistement d'Archélaiis. On toire; et ih s'étaient soulevés parce 
peut recueillir du IV". livre des An- qu'ils nevoulaient point obéir à Juba, 
nale* de Tacite, que Juba mourut en- Ce jésuite observe, pour soutenir son 
viron l'an to de Tibère ; oet histo- opinion , que Juba était mort en ce 
fien en parle (8) comme d'un homme tempa-U ; que sa veuve était retour- 
vivant BOUS l'an de Kome 776; mais née chez son péce, et qu'elle avait 
sous l'année suivante il parle du ré- épousé en troisièmes noces l'cthnar- 
gne ie Ptolomée, fits de Juba (g). Le que de Judée , Arcbélaiis. Il cite lo- 
XVII'. livre de Strabon fut composé s^be; mais il fallait se souvenir qu'en 
penspril lamortdu mémeJuba(io). Tannée où les Gélules remportèrent 
test donc une affaire vidée que Jo- la victoire dont Dion parle ' ' ' 
sèpheeeseraitlonrderaent trompé , si laiis fut reléguéj>ar Augii 

second II 

entendu le roi de Mauritanie, Le pé- delà des Alpes : il n'est donc pas vrai 

re NorisCii) ne sonlacerait Josèphe que sa veuve ait été femme d'Arché- 

qoe d'une partie de la faute, s'il laua(car il serait absurde de sup- 

avait raison de conjecturer que Gla- poser qu'il ne l'épousa que peu du 

^yrafut répudiée par Juba. Ce que jours avant sa disgrdce, arrivée l'an 

Josépfae déclare toncbantia mort du g ou 10 de son ethnarchie. De sorts 

second mari, antérieure au mariage que le seul passage de Dion , que le 

d'Archélaiis et de Glaphjra , serait père Salian a mis en jeu , suiÊt pour 

touisurs ftui ; mais ce n'est qu'en le convaincre de bévue. 
devinant , et en supposant tout ce (C) L'onparle d'un songe ^u'eila 

ipi'oa veut, que l'on a droit de s'i- eut , 7111 fut te présage de sa mort.} 
Je le rapporte avec les moralités quo 

<3)Snk*,M. Xf.iwf. >g». l'Ki.tnn.n „ , i„i.,i^, f,ii\ ■ ;. -^ 

(4)I*id«n.,)Wf. 199, lim Wl ullImM litH 



(î)P-«. .(.,«(;(«. 



r, comme mon principal but es 



(6) Cilriiiiii mt CCI» iip/dilian à Tan •!• 
tim. 1», « U mon iCjlug-iu k Ifan ;o6. 


(1.1 NoMîu , it Vitf .1 (i«ti. H,co 

(.4) Ftg. .«s. 

(.S),*!.™™ ,59. 

(>6) Joilpl., AaUiiJt. , Ut. XVII, 


MBio, lit. LF, ad. -«.-Sg. 
(I)T.«I. , A... , lib. IV. «,. y. 

(..1 V^n Slnb» , Uh. Xril. p,g. 5;e. 



iglc 



91 GL4PHYBA. 

compiler dei faits, il me doit suffire ae, i qaï Nëroo conféra le rojaumi; 
qu'on les trouve dans ce livre : il d'Arménie, Ce Tigrane eut un lïls 
importe peu que ce soit en vieux ncimméAlBiandre,quiépoua3 Jotap«, 
hmfagf. jtinsi qu'elle estait ai^c ton fille d'Antioclius , roi des Comagé- 
dernier mary jirchelaus, elle eul niens, et qui obtint de Vesgasien un 
un tel son^e -. il lui leiutila qu'A- royaume dans la Cilicie. Ajoutons â 
Itxaitdrt vint (telle, et qu'elle Vent- cenarrëdeJosèphe le supplément qu« 
hraasa de grande joye qu'elU avait. Tacite nous fournit, jldfenit JTi- 
Mais Alexandre luffauoitreproche, granei a IVentne ad capessendum 
disant : Glapkyra , tu as bien ton- imperinm delectus , Cappadocum ex 
Jermi le proivite commun ; Qu'Une nobditau , régis Archeiai nepot, led 
« faut point fier aux femmes ; tu quod diù obses apud urbetn fuerat 
m'as esté donnée vierge eCpucelle : usque ad servilem patientiam demis- 
tu as est^ faite mem d'enfans qui sus(ig). 11 y a lieu de croire que 
nous estoient communs : et ayant du les Bomaîns ne maintinrent pas Ti^- 
tout oublié nostre amour, tu as esté ae contre les Parthes, qui voulaient 
éprise de désir de voler aux leçon- l'Arménie pour Tiridate. Tacite ne 
des nopces. Et ne te contentant de marque pas avec précision le degré 
n'avoir fait un tel outrage, tu as de parente de ce Tigrane, par rap- 
bien osé coucher avec un iroisiesme port â Archëlaiis roi dt CBppadoce 
mary, le fourrant vilainement et (ao). Cet Archélaiis était, non pas 
imprudemment dedans ma famille : son aïeul, mab son iftaïeul, puisque 
et tu pourras maintenant porter ce Tigrane était fila d'un Aleian- 
qiiArchelaus mon frère soit ton dre qui avait eu pour pire un au- 
époux ? Mais de moy , je ne metteray tre Alexandre , et pour mère Gla- 
jamais en oubly ton ancienne amitié: phyra fille d'Archélaiis. 
etje te délivrerai d'un tel vilain op- . fe iï la chronologie de quelques 
probre, en fe faisant mienne, corn- modernes était véritable.] Noldius 
me tu estais. Apres qiïelle eut de.- prouve, contre Tacite , qu'Archelaus 
claré ce songe 'a quelques femmes qui n'était point l'aïeul , mais le bisaïeul 
lujf estoient familières , elle mourut de ce Tigrane, â qui Néron donna 
bien-lost après. Il m'a semblé qu'il l'Arnidnie, il le prouve (a [), dis-je , 



par le témoignage de 
second lieu par l'âg^ 



qaemonproposeitdecesroys :et au- Joséphe , .et en second lieu parTâça 

trement cecy semble estre un exem- déoiïpit où ce Tieraue aurait dû. 

pie digne d'estre noté, pource qu'il être s il eût été fils d'Archélaiis ; car 

contient un très-certain argument de en ce cas il aurait été fils d'Aleian- 

l'immortalité des âmes , et de lapro- dre : or Hérode fil mourir son tiU 

videnee divine. Si ces choses semblent Alexandre peu après la bataille d'Ac- 

incroyableshriuelqu'un,qi/itjouysse tium ; Tigrane serait donc né vers 

de son opinion ; mais aussi qu'il l'an 734 3e Rome, Il auraii donc 

n'empesche point les autres de le ca près de quatre-vingt-dix ans lors- 

eroire , qui par tels exemples sont in- qu'il fut envoyé dans l'Arménie. 

citez hs^estudierà venu. J'est la conséquence qne Moldijia 

(D) Ifous dirons quelque chose des devait tirer de son hypothèse ; il ne 

aventures de ses deux fils, dans les l'a pourtant point tirée, il a mieux 

remarques.] Tigrane fut roi d'Armé- aimé raisonner ainsi : puisque le 

me , et mourut sans enfans(i'7). Jo- p^re de Tigrane fut misàmortpeu 

■èphe ae contente de dire i|ne les Ro- après la bataille d'Actium, il faut 
mains l'accusèrent : il aurait dâ aiou- 

que Tibère le iït punir du der- 

r aupplice(iS;. Alexandre . frère ,,.^ ^,,...^,., _,._ ,-- 

de Tigrane, eut un fils appelé Tigra- -^n'- *'*, «■ 1- 'F" ""•* •"'••• "'«■^ 

mBdÎBih Ju£Ujti ntIBi [ païer oon idbUA po 
'17) JoMph. , Aml^l. , la. Xrill, (rv- yicariM^ aS A^tium .1. rf,n.J* Ji-itr/ïctM) » 
fil- tl.mi> •••n tM P>U ponii ? s»» pn>rccia 1f> 

(,8) N. Tif^ 



terque Tibère le Bl^nir duTel^ fâ î'I'C'i'^tîvfr' '"^ "" 



ci-iam'^ufU. ttàt., AbiuI., lit. ^TTra». lii«ir,n.Jamiu.riBii«p«Hiirl»tii. Jïaf. 

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GLEICHEN. gj 

yiJ'*5^" *^.' '^/««le.'nil'e" g"sle aurait ea U on beau champ 

de lâge-d Auguste: . n,ura,t d-mc pour Jai™ des ipigramn.e»Mliriqii« 

guère Bte en ?tatd'aç.r sous l-emrire contre Marc Avoine , et pooî U 

aeMeron. La première cons^queDce tourner en ridicule. L'autrrcât^ 

rj?,ld,.,r,'„''^MrS'''^* c«'»mcGL.phyra,Ufilled'Arch^aus; 

Auguste mourut lad 7G6 de Rome , ne «émana avec Archdaiis, fils d'H^ 

isé de souanie-seize ans : le milieu rode , qu'après qu'Hérode fui mort, 

& son flge est donc l'an ,a8. Or un elle aurait pu inîpirer un amour ar' 

ehronoloeueeiactpeut-ddirequ'un dent à l'âge de dnquanle bonnes 

bomme né envu^on I an 738 est Gis annëes. Rectifions donc la chronolo- 

dunpcre qui fut mis a mort peu gie de Holdius, et disons avec le 

après la batadledActium? L'autre père Noris (a3) , qu'Alexandre mari 

çonséquenceestbeaucoupmeilleure; delà dernière Glapbyra ne fut mis 

^tait Dé en l'aDDée 738, il aurait îf^'neiiu, tita'andvUpaialUrtrilc, cimuf. 

fait le voyage d'Anue'nie à l'âge de »'?"'"' P"".' """'«"Jr ■*« *j)™**"' c*«>n"'o- 

quatre-vinei-cinq ans, Mai9»faisons •'«'"■ »""""' ^"i"™" P"" «'«mi.i. 
Voir i HolSius qn'il a bâti sur une '"'' '^"""*- "•"'• "-* ■« " ««■ 
fausse hjpotièse. La mort d'Alezan- GLEICHEN. On rapporletfun 
dre, fils d Herode, ne peutpas suivre _, n , -, I r"' "^" "" 

de prés la baui!le d'Actîumi car ™'^'* allemand de ce nom une 

cemalheureuz prince laissa deux fils, aventure bien singulière. Jl fut 

On peut donc supposer que sa femme pris dans un combat contre les ' 

m*elîf slrail^^nc^nie en'ri'Jiri^" ^"'■*^* ' ^* ^*"^ *" Turquie. Il 

5^'de RÔm^; Ar°héîads'''s^rpèrt° ? souffrit une dure et longue 

serait donc aé environ l'an 6S4. 11 Captivité , OU lui lit travailler la 

aurait eu donc quaUe-vingt-cinq ans terre , etc. ; tuais voici quelle fut 

lorsqu'il mourut. Or c'est ce qui sa délivrance. Il fut aborde un 

m'a nulle vraisemblance, parce que • . i- •"■■ auoroe un 

les historiens qui ont parié de sa P*"" «* 'ort questionne par la 

mort, l'ont fait d'une manière très- fille du roi son maître (a), pen- 

odieuse pour Tibère, et nçanmoina dant qu'elle prenait le plaisir de 

fls n ont pas marqué la circonstance j^ promenade. Sa bonne mine et 
d'nn âge 81 avancé, circomlance qui "^ , ,, ... ■>■■": =1. 

était SI propre à rendre beaucoup son adresse à travailler planent 

plus affreuse la cruauté de cet em- si fort à cette princesse, qu'elle 

pereur. Ajoutez que si Arebélaus lui promit de le délivrer et de le 

lorsque sa beauté donnait tant d'à- ■• f' ""« femme et des eufans , 

mour à Marc Antoine. La preuve en repondit— il. Cela n'y fait rien 

est facile i donner. Arcbélaiis n'é- repliqna-t-elle , la coutume de 

tait pas son lus aîné, on peut donc t.,__7,;_ _, > _ i_ .1 

croire raÏMinnablement qi^elle l'eut Tir^uie «t qn un homme ait' 
i l'Sge d'environ vingt ans. Or, ce pl"S'etirs femmes. Le comte ne 
fnt en 713 que Marc Antoine donna fît point l'opiniâtre , il acquiesça 
le royaume deCappadocc à Sisiuna, i ces raisons il eofairtin s» na 
fils'diGlaphyra.deût été chose rare ^nl! î^"""* ' '' engagea fia pa- 
qned« voir'^unc giand'mére, dont '"'«■ ^ pnocesse semploya si 
lapetiie-Slle avait déjfl neuf ou dii pi'O'Mptemeilj s» adroitement 
an», tenir dans ses fers par iea chai^ à le tirer de captivité , qu'ils fu- 
mes de sa beauté, le distributeur des rent bientôt en état de s'embar- 
.ceptres et des couronnes (>». Au- j,^ arrivèrent heureuse- 

(Jl) On u*/-ra aani et IhcnaiaiAirt , mnara. ' . . -ït ■ « 

(G) 4c ParticU kuicoi- {ia«ir i-) , lù^.ii, ment a Venise. Le comte y.trou' 

pa». «s, nrtmani. (F) d' Faninic Cr.oi, 

Mm. r, paj, 116. îiK(ïHi»i™pl.. iifim- WK'to ngU lub qua serviibat cnmes. 

«udeniUtumUadur^ lenf-umpi. Hondarf. , Thnlr. Euuipl. , ^a^ . S3S, 



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94 GLEICHEN. 

va l'un cle ses gens qui râdait Description cle rAllemaupe (,f). 

partout pot» apprendre de ses L'an r ?77, dit du Val, «n conwe 

nouvelles. Il sut de lui que sa de Gleichen obtint du pape la 

femine et ses enfaas se portaient permission Savoir deuxfrrnmea 

bien , et tout aussitàt il courut en même temps. Si cette histoire 

à BonM , et après avoir narré est véritable , nous avons là nn 

ingénument ce qu'il avait fait , très-grand triomphe de l'amoui: 

it obtînt du pape une permission (C). Un abbé , qni avait c<H>ii)ier- 

solennelle Je garder ces deux ce de lettres avec le comte de 

i^pouses (À). Si la cour de Rome Bussi , avait ouï dire quelque 

se montra commode en cette oc- chose de cette histoire ; mais il 

casion , la femme du conite ne ienvrait le vrai état de la qœs— 

le fut pas moins; car elle fit cent tion (D). Au reste, l'auteur des 

caresses à la dame turque qui Quinz^ joies de mariage semblé 

était cause qu'elle recouvrait son supposer qu'il arrive assez sou— 

cher mari, et conçut pour cette vent qu'une femme se remarie 

concubine une tendresse parti- sur la fausse supposition de la 

culière (c). La princesse turque .mort de son époux (E). 

. répondit de très-bonne grâce à Le journal de Hambourg me 

toutes ces faonuétetés. Elle fut fournira ug bon supplément de 

stérile , et i^éannuins elle aima cet article (F). 
beaucoiu) les enfans. que l'autre 

femme faisait à foljon. On trou- ,^} i.,^JX ^'^Xtii^S.: 

ve encore à Erford un monu- pag.^is.dtt^uececomtedtaitîâuKJut 

ment^de ceci [d) (A), lin fort ^/St'J^,^i^^''J^p^rZi'rU 

honnête homme (e) , qui m'in- ]2^, 
diqua cette histoire, l'an 1697, 

me parut surpris de ce que les W Oatr^u^ encore h Erford un 

, .r . r -1 , monunxenlde ceci.] Voici les paroles 

ecnvams protesUns, obliges de d'HonUorf : UujJ ivi monu^Mum 

satisfaire aux reproches touchant Erphonlûe etiamnum extat : in t/uo 

ce que les réformateurs permi- exutroaue latere comiti uxores ad- 

rentà un landgrave de Hesse, '""«■ H^gi']^ "^rim-red «.ro»d 0^ 

, ^ ■ 1 iP- ■ I ■ nala : comaiisa sculpta est nuda et 

nont pomt allègue la permis- i„p„u, ad ejus pelc, replantai (1). 

sion qui fut accordée par le pa- (B) Ht voulut savoir ma pensée làr- 

pe au comte de Gleichea ; et (fc"!".] Si js m'^ souviens bien, 

voulut savoir ma pensée là-des- "•?, "^P"°f '= T"'?,^ * '^}; - P"^ 

,_, „ , f. , ,, , mièrement que c était un fait as»es 

sus (B). Il m avertit que du Val obscur ; et secondement qu'il ne sei- 

a parlé de cette aventure dans sa virait de rien de l'all^gui-r, k moii» 

qu'on De pût produire les lettres du 

(*)Pe ordiia narrait, littéral à Ponlifici pape , ou le temoi^age do quelque 

impetrat piiiui ai aiaeiiertiar utramquc auteur contemporain , ou l'aveu des 

foyete eonjuge» Idem, ibidem. icrivaiiM catholiques. Uandorf e»» 

(c:Summoamarcpellicemca/usoptr^ea- presque k seul auteur que l'on U- 

^m'"û,i^^"™ reMpuirf. proK^uKur. l^gjjg (a) : il ne cite personne , c'est 

luit, Tbiult. neniil., pof !^> 

m Gouliit. aui a ùu/ri e-ur hHairm 
.diction â., MUiuUon. biiUiaMO 
riu> ,Um. It, li.. Il, thMf. Xiir , 



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G1.EICHEN. 

iiD compilateur que lea gena-docta* d'aatres. Qa'on a ea i 

B^ODt jamais fort estimé j et camiae dans ne opéra : 

il est protestant , les catholiques ro- s t fcu nii ttl 

mains ne maoïjuer^ieiit pas de reje- raunn, '"'"' 

ter aoD témoignage. Ili denunae' 'i itmùh aprii im ch^ m 
raient les archives ou les anDalislaa 

d'où il a tiré ce faili et, puisqu'il ne .__, 

cite rien , ila prétendraient qu'il ne Un rwnfiMiu- nlUfiii plu pvmaiu «m 

« fonde que surl'ouï-dire, <.'t , sur Sacckij. 

des traditions vagues ; a» diraient Je „« «ais si la dame de Ville-Dien à 

qu'on grand ncHulre de maiBoni il- remanisë l'histoire de notre comte 

lastres font courir des traditions in- ^ Ûleichen. C'eût été un beau chtmp 

certaines ou même trèa-fabiileuses , pour sa plume, et quelque mc qae 

touchant la maniire dont leurs an- puia,e «tre te narré d'Hondorf , elle 

cétres furent délivrés de la prison au en eût fait quelque chote <k bien joli, 

temps des Croisades. En un mot, s'ils Boteï que le triomphe de l'amour ne 

niaient le fait, que pourrait-on leur regarde iri que le Eeaa wae j car »û- 

répondrePLe mouiunentd'EifordBe rement le comte ne devint point 

peutrien prouver; uneligured'hcwt- polygame en qualité d'amoiireui , 

BC entre deui figures de femme si- mais en qualité de gentilhomme qui 

(nijie-tr«lle clairement la polygamie? s'ennuyait d'4tre enclave, et de tra- 

Kepent-^epassipiirierentrcautrce vailler la terre. Hais notons aussi 

choses deux mariages successif», ou qae l'action de cette princesse lui^ 

deuK mariages contracta entre un que n'est pas i beauooiip pris aussi 

mari et deux épouses vivantes , mais noire que celle de la flile de Kisui 

dont ie drapier fut annulé ? Combien on que celle de la fille de Pl^rélaiJs 

y a-t-il de contes abssirdes que l«i (4), Peut-être même qu'elle est un 

ticbe de prouver par des monumens pen jdns excusable que celle de la 

de pierre? C'est ainsi que l'sm pré- fl|le de Mioos. Aussi eut-elle un suc- 

lend prouver qu'une comtesse de c*s heauronp plus heureux que la 

Hollande accoucha tout à la fois de trahison de ces trois princesses , et 

Î65 enfaas, chose dont les bons hu- de plusieurs autres semblables victi- 

lonensse moquent, et qu ils con- „,, de l'ameur , omemens du char 

rainqaent de fausseté. de triomphe de Vénus. N'attribuez pas 

(C) JVoKS aM>ns là un trè»-grand pour cela l'avanlage au seie mascu- 

uiaii^he de Vamour.'\ Savoir la Glle ]!□ j carsArementif jabeauconpptuB 

d'un roi non-seulement Tv^te A re- d'hommes qui épousent leurs servan- 

nsnoer aut avantages sublimes de les, qu'il ^j a de femmes qui épou- 

>on état pour suivre un esclave au sent leurs valets *. 

bout du monde, niais fugitive *t««l- (D) Un -aUHf nfoit ouS din 

Iraaeiit aprte avoir méprisé tous let qutlqae chose de cette hitlaiFe-t Mail 

périls OÙ son dessein exposait sa vie // Ignorait le vrai état lie la ^ Heilion.] 

■t celle du prisonnier dont elle était Voici ce qu'il écrit à H. ie comte de 

amoureuse. Elle ne s'engage pas peu Bossi Rabadn , le ladejuin 167Ï (5). 

i peu i une fuite si coiironuée de n Je trouvai l'antre jouf madame 

périls, si préjudiciable, si mallion- v de et comme on parlait de 

nJte { elle r eat toute résolue dés la u H. de qni avait pre'senté une 

première ^is qu'elle voit l'esclave : n requête au pape , pour qu'il loi 

Viriii.Btptni,utmrnmlaiiiWuântrror!ij. * ^t permis dV!pouseT une autre 

» femme, on dit que le saint siège 

pouvait - eUe s'écrier comme bien » avait fait cette grice une fois â un 

;.g. n.. i?l, , n> ciw ,..- If Théllre d'Hondorf. (4) '"»."■ T*»<'t' «Tentait».» , <m urtf. 



(ÎJ Virpi. . («lai. Vm, r. 



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9$ GLEIGHEN. 

j> comte d'iJlenuigne, auquel SI fem- •lit-it(7), qniaTeacu avec m femms 

u mo ae pouvant suffire, il fut per- en grands délits et plaisances cinq 

» mis pour le sulut de sou âme d'en ou six ou huit aos plus ou moias , 

■ prendre une seconde avec la sien- veut acquérir htinneur et vaUlance.... 

n De. Madame de qui s'endor- A Fadvanture il fa outremer en 

D mait auparavant, s'éveilla en cet quttque armée pour acquem-hon- 

n endroit, et dît en soupirant : qu'il neuret chevallerie si prend con- 

u ne se trouvait plus de maria faits géde sa femme à grand regret , la- 

» comme celui-li." On voit mani- quelle ^it tout & dutit que tan 

tbatement qu'il confoud les choses , pourrait dire : mait il est homme qui 

et que de deux aventures il n'eu fait aïnie honneur , et n'est riens qui le 

qu'une ; it joint pêle-mêle ce qui détint Il s" en fa eî recommande 

1. .j jg Gleicben,et sa femme et ses enfaas qu'il ayme 

un landgrave de plus que chose qut soit après son 

1 - - t les circonstances honneur, à ses especiaux amis. Or 

ni de l'une ni de l'autre de ces deux advient qu'il passe la mer, est pria 

choses. La permission qu'on prétend des ennemis , au par fortune au au- 

3ue le saint aiégeaccorda à uncomte trement il demeure trois ou quatre 

'Allemagne ne fut point fond^ sur ans ou plus qu'il ne peut fe/ur. La 

l'insuffisance de l'épouse. Celle que dame esc en grand douleur, un temps 

l'on aaccordée à un landgrave ne fut advient qu'elle a auf dire qu'il est 

point non plus fondée sur une telle mort, dont elle fait si grand dueil 

raison (6), quoique M. de Thou l'ait que t'est Tnen-eillei : mais elle ne 

dit. Je ne voudrais pas répondre que peut pas tousjours pleurer , et s' ap- 

cet abbé ait mieux suivi les lois de paise dieu mercy- tant qi^elle se re- 

rÛstoire quant au bon mot et au morre avec un autre, ou elleapri* 

soupir de madame de (|ue dans san plaisir, M -a tamost oublié son 

ie reste. H inventa peut-être lui-mé- marjr qiielle souloiê tant aimer, et 

moins comme quelque chose d'histo- belles chères , Us baisers , les accol- 

rique, au comte de Rabutin , pour lemeni , les beaux semUans qu'elle 

finir la lettre par un trait divertis- soulloit faire a son mary sont tout 

sant. Quoi qu'il en soit , je me trou- passez et oublie* , et qui la i/erroit 

vai l'autre jour avec un homme qui faire avec cestuy dernier mary , U 

est marié depuis cinq ou sii années , diroit qu'elle t aime plus qu'elle ne 

et je remarquai qu'après qu'on lui fist oncq tauire qui est prisonnier, 

eut fait le récit de, tonte cette partie ou en autre nécessité pour sa vail- 

àe la lettre de l'abbé, it ^it presque lance ; lej enfans que le bon hom- 

en soupirant, que a'U' ne se trouvait me aimoù sontdeboutex, et leur des- 

plusde maris faits conj^e celui-là , pefd-^n le leur h grand abandon, 

il se trouvait encore moiuâ ,dp .fem- ainsi jouent et gallent ensemble et sa 

mes faites comme celle-U. l'eusse donneatdu bon temps. Mais il ad- 

voulu qu'il eût fait encore une ré- vient ainsi que fortune le i/eut, que 

-flexion , c'est que la dame supposait le bon gentilhomme son mary s eit 

à tort 'que notre siède est inférieur vient, qui est moult eni^Uljr et gas- 

Aux temps passés. Cela est faux : les té : car il n'a pas esté ri son aise deux 

maris de cette trempe ont été tou' ou trois ou quatre ans qu'il a esté 

I'ours fort rares , et aussi rares dans prisonnier, et quant il approche de 

es siècles précédens que dans celui- ion pays , it enquiert de sa femme et 

ci. de ses enfans : car il a grand peur 

(E) L'auteur des Quinxe joies du qu'Us ne sayent morts , ou qu'ils 

mariage semble supposer quH arrive n'ayent autre grande nécessite. Et 

assez souvent qu'une femme se marie pensez bien quantes fois le bon hom- 

sur la fausse supposition de la laart me y aura songé au milieu des an- 

de sonépoux.^ Car voici lalreùiènte goises de sa prison, et s'en eitdonné 

joie de mariaee. Un sentilbomme , . . , 

' O B (7) tn Qume niiM d. Hna|i,^af. IÎ4 « 



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GOLDAST. 



■ 9? 



mainte! malaiies oU la femme se ce wefitpkaUen. D dit e 

donnait^ bon temps : etpeiitestn lieu (Q) que les fabeurs de roinatt 

qu'k uUe heure que le bon homme sont obliges de suivre l'histoire lors- 

penioit h elle , et pHoit Dieu qa'd la qu'ils donnent dans une préface le 

eontervast que celuy quelle a der- fondement de leun ficliona. Ceit 

lùeremtnt pris la ttTtoit entre tes bras pourtant , ajoute-t-il , re que M. l» 

et n'afait garde de périt. Lors il oit JVoble n'a point fait dans l'ai^rtine- 

dire ^'elte est marine : or juges ment qu'il a mis à sa Zulimi , com- 

quelte aaaiêe {•) il a aoufr telles me il para/Ira par l'extrait d'une 

nouvelles Or arrive au pays , lettre que f ai reque âe bon lieu sur ce 

et s^it la chose eenainement ; s'il sujet. Le voici. ■ On voit bteapar ce 

est nomme d'honneur jamais ne ta i que i^us rapporter du petit iH-re de 

prendra , Fautn gui l'avoit prise , )• Jtf. le lYoble, qu'il a tout brouUU. 

qui s'en est donné du-taa temps , la » Eberhard, duc de ^eslphalie, est 

laissera. Ainsi elkeit perdue à son .■ un personnage absolument incon- 

honneur, et par TÊdfunture affotlera » nu a l'histoire; et s'il vivait du 

du tout. Le bon prcud'homme en au- b temps de Noradin, prince sarrasin 

ra une douleur peipctuelU que jamais ,^ du XU'. sUcU, comment pouvait-U 

il n'oubliera , tes enfans seront au* u Am auteur de ces comtes de Clei- 

cuneBient ahontis par la fmute d^ u chen qui prétendaient davoir reçu 

leur mire, l'un njr t autre ne se pour- i> leur comte de Chariemagnt , et 

roni plus marier ta vie durant Fun « gui du moins sont plus anciens que 

de Vautre. , , „ " les guerres d outre-mer f La maison 

(F) Le journal de Hambourg me ii des comtes de Gteichen est éteinte , 

fourmra an bon supplément de cet y, et je crois que ce qu'on prétend 
attiele.) M. Dartia, en pwlant (8»» avoirtiré de leurs atihive, est aussi 

d'unehistonettedeM. lBHi*le,inti- „ fahuleux que le resta du petit ro- 

taUe Zutima ou l'amour pur, oh- » „„„. Il est vrai cependant qu'il y 

%Kiye ^ae U première idée Ae ce TO- „a une tradiUon , confirmée par 

mua a été PTtsed un mémoire tiré des „ quelques chroniques modernes ,-" 

archives de la maison de Gleichen, — ' î- j- <^>-- ■ 

qui descend du prince de ffestpkalie 
principal héros de cette /loufelte his- 
torique. Il s'appelait L'bherard , et 
ayant été pria a la bataille de Joppa, 
que le sultan Pfaradin gagna sur les 
chrétiens croisés, U fut si heureux 
qu'a donna de l'amour h ta Jille de ce 
sultan. RUe lui aida à briser les fers 
de son esclavage , passa avec lui en 
Europe , et fut sa seconde femme 
après la mort de celle qu'il avait 

croiser. M. le Wobli^ cite pour té- 
moin irréprochahle de la vérité de 
cette histoire le tombeau où reposent 
les cendres de ce prince et de ses 
deux femmes. On le voU, dit-il, en- 
core à Uerford ,en Ifestphalie , Oit il 
faisait sa résidence. C'est sur ce Jon- 
deraent qu'il a bâti Us intrigues d'un 
amour pieux qui» aboutit première- 
ment il ta conversion de ta sultane , 



1 bonne inteltig 



'^2;'^™ 



» elles, et de l'aveu (dit-on) de l'é- 
B glise, en quai il y a peu d'appa- 
B rence. On peut tenir pour assuré 
» qu'il if'r a point de monument du 
» duc Eberhard de Westphalie ni à 
u Erford ni n Uertiorde. Les comtes 
» de GUiehen étaient voisins ^Er- 
«font en Turinge, et n'avaient rien 
a de commun avec Hervorde en 
» fVestphalie.B 



GOLDAST (fl) ( Meumwb Hai- 
> } , natif de Bischoff- 



' yn'on Rappelait iadiffïran- 
I, ou Goldinutiu, ou Uuldi- 



.tiz^cf, Google 



g8 GOLDIST. , 

Eell(£)«i4pa;><l»Sttîi«»,«tpFo- que bon ëtablîstnneBt (F). Le 
tfistantde ta cctniessios oe Ge- recueil dont je parte finit là. 
o^e , a élé un fort savant bom- Gotdast avait dëjii publié heau- 
me, auXVir. siècle. Sa famille coup de livres , et il continua 
n'était point riche (A) ■ et il ne de le faire juïques à il m«rt 
fit iamaiB fortune; de sorte qu'il (G), c'est-à-dire jusqu'au ii*. 
ïo fit plus connaître par le grand jour du mois d'aoïlt i635 fc). 
nombre de lirres qu il composa, Scioppiu* avait donne ordre que 
Qu dont il procura des éditioss , l'on publiât dans son Scahger 
que par ses emplois publics. Un Ifypobolimœus , que Goldast 
recueil de lettres, imprimé l'an avait été roué; maïs ayant cQa- 
1688 (B)| fait voie qu en l'année nu la busseté ^ ce &it, il fit 
iSpS il se tenait à bisclioflzell; en sorte que l'on corrigeât cela, 
que l'année suivante il était logé Nous verrons dans les remarques 
k Saint-Gai, ctez un honnête comment ij se tire d'afTaire (11] j 
homme qui se déclara son Mé— ^e n'ait pas sans dire b«aucoup 
cène, et qui se aouunait Scho- de mal de Goldast. On ne saurait 
lûni^rus j qu'es la mteie année approuver la conduite de ce der- 
il fùtà Genève, et qull y logea mer à l'yard de Juste Lip6e(I] , 
chez Lectius (C) avec les fils de seus le nom duquel il publia une 
Vassan, desquels il était pré-Miarangue dont il était lui-mâme 
cepteur ; qu'il était encore à Ge^ l'auteur. Il paraît que l'on se plai- 
oève l'an 1603 , et qu'il s'y plai- guaitdesonliiuaflurunBieuhisar- 
gnait de sa misère ; que la même re (K), elde sa mauvaise foi((Q. 
aBoée il s'en alla à Lausanne , k m wlii- , « DL^io Biogr.fiiic» 

cause qu'il y pouvait subsister à ld)yayeilan:n,ar^utiGj,cU<uiora{tSj 

moinsdefraisqu'àGenève ; qu'il '*^'*" 

retourna peu après k Genève; '^1 SaJiimUU n'était point ri- 

tiHi , il fat donne pour sécrétai- qui Goldast avait été en pmsiori , 

re au duc de Bouilloo ; qu'il ne Goldast an ^tait gorti saw pa/cr aon 

garda guère cet emploi, car il '^^i •' depui» (m'ii fut ntoutad 

Était à Francfort au mois de fé- daa. m pat™, il^aiaaa ç„uW bien 

,- o >-i -.. ""- tewp» sans le wtisfaire. Kittei^ 

vner iba3; quil avait une con- ituiius8'«.plaigBit(i),.t«Brt«inta 

ditionàForsteg l'an l6o4;qu'ea que lea boucàen, las boulanger), 

l'année i6o5 ir demeurait à Bi- ^*^ brasseurs l'avaient tant pressa, 

tre pas en sûreté (D) , à cause de ^ur, persécutions. U ajouta .[u'il e». 

la religion, qui la rendait fort pérait que Goldast lui ferait taair la 

odieux, même aies parefts; qu'il principal et les intinSts , ot que c'é- 

<ui.i,Fr.ncfor.i;.a ,6o6„«'il 24™ S Jîl'ÏÏÏlS Tt 

S y maria, et quil y demeura pensionnaires qui avaient batran 

josques à Fannée i6iOJnal dans qu'on leuiOtcràdiL Sa leUnotda- 

sesafFaires(E),etvoyantéchoner ^^ du a ( d'août .5o8. L'année lui- 

lea vues de ses amis pour quel- '""•• ^'"'^"" '" ^'""^ '" '^"" 

(t) En lattn EpiH>ipo.CelU. MerM n prtni Fmlms" ' "" '*'"" "' 

trompa m Ufaiientmttf<eS4a.<nMii, (■) i. l<ttn' »( b IZ*. ium/m rmmtU. 



:,l,:.cl:, Google 



GOLPÂST. 99 

GoUast, que HitUHhutiui m plu- ciAiwie. Le recueil ie lettre* dont 

Saait de ne toucher pu Isa 5i floripi j'ai p»rU eu coatieat uDe M qui>eit 
'or qui lui étaient du* ; c'est pour- fort auglAnte contre In. n le plai- 
quoi on exhorte 1» débiteur  t'acquit- gnait qae lorique Goldast et m* dîi- 
ter promptement , et ob lui dit que ciplei Aaient *orti« de ckei lui , il* 
s'il j manque lei plaintes en aeront ne lui araient pa* bit on présent 
portties i sa m^re. Une lettre de Rit' bonaéte ) mais Coldait de son cAtJ 
terihusius (3) > en date du 8 de sep- ae plaidait qu'on lea a*aît oblige* 
tembve 1599, apprend i^u'il^taitpajé, de pajier cent «orte* de choses injut' 
et <iu'il quittait les intérêt» j mais tement , foumeaai , bancs, serrures, 
que , comiBeGoldaataTait laissa plu' clefà , etc. 11 faut.aTouer que ceui 
oeurs dettes â AlEorf , il courait dt- qui tiennent dea pensioi^area dans 
Ter* Biauiais bruîta de lui. fc n'est les uniiersités, font paraître trop 
point une [weuve qu'on puisse op- aouTent une avarice sordide. Quand 
poser aux pr^teations de noblesse, ce ne «ont paa des professeurs , le 
Sous ajipreaoïis de Scaliger qnp Gol- mal n'est pas grand ; niais quelle 
dast prétendait être gentQhomrae (4)' honte pour les fettrae , quel déshoo' 
OnpeutL'étre sansaroirdequoipajer neur pour le caractère, lorsque des 
sa pension. Scioppius remarque que professeurs s^ttachent si mesquine- 
Goldast mettait Oans ses nonu une nfcnl au gain! 

particule qui n'était propre qu'à la (D) Fn i6o5 U demeurait i fli- 
noblesae : Fratribus quiJiim cetxè schojkell.ohdse plaignail(S)de n'é- 
hac uito itomute aobitior quàd ilii tt tn point en sûreté.] Scioppius conte 
tsnlum Heivinsfeld , Aie nurem Aenu auele sieur Jodocus Hezlérua, vicaire 
aoiler pro cOMuetudine pUm^ Je l'abbé de Saint-Gai , lui avait dit 
naMitatMabHeiminsfeldco^nomtnst «ue Goldaat fut mia en prison d Saint- 
(5). Mai» voici un* bonne marque de 0,1 pou, cause de toi. II ajoutait 
ta panvitté de Goldast. Quaiid il fai- a„e éoWast avait (hmandé permis- 
aait imprimer des livres, il en en- g,oB d'acheter une petite terre pré- 
voyait dea «aeraplaires aux magis- ^he de Saint-Gol , où la fenune lu- 
liatsd«svaiesctaux consistoirea , «l thërienne qu'il avait dessein d'ëpou- 
c^aaafn'onMflt quelque prëaent. ser e6t la liberté de conscience i que 
Oo lui eavoyût un pe 1 plus que le quant à lui, il serait facilement ca- 
livre ne coûtait , et ses amis s'Dn^- diolique. Commodum eai litteras le- 
naient lai «eadre htaocoup de servi- gerom cum officii causa visum ad 
ce , en lui ménageant ces petites ri- „^ ^nil D. Jodocus Hezlerus , illui- 
compeBBes. Ce chétif trafic aidait i trissimi principis et abbatis SancU 
le fau« sulûiater. lia ministre, nom- Qatli ncariui , isturaque MeCchioren 
z«é David l^nge, lui écrivit de Uem- adku» civunt probique sibi natum 
ininge , que les magistrats du lien e,,^ affrrniafit. Idque i/t cndibiliui 
loi envoyaient dan* l'incluiÉ «nuni Jàoeret, prattraliahocguaque de eo- 
numnuim aareum, et le consistoire j^m narravit , exposutsse eum sibi 
UD autre , pour l'eiempteii^ de son ,„ sermons . in ;uanto apud San- 
livre (6). gatlenses pericuto semel i^natusfue- 

(B) UnrBeueiidelettrms.\tjir(â<» j-it , citm iilifuMi nantiae in carcervm 
le titre : firaruat clarisiimoivin et j^ compegisjerU : petiisse etiam ut 
JottonuH ad Melchiorent Galdastum pnedioli eujtudam in Sangatlensi 
Epistola , ex Bihliothtcd Heaiiei terrilorio emendi ab jibbate potestat 
Gurabtri Thulemarii J,-C. édita. ,i^ ^ret , ita tamen ut usori , quar» 
K"— — ^f,.^: e( Spinm 1C88 iH-i"- dueere in aiàmo haberet, lutherana 



{%) Cta U Zl: iu-mtmt nat^. „„„ despera 

(S) OpHiai Gnibîùi AnphsL ^EMpfiu. , 
IQ >V> J* CXSXC. hnr* if rMHil- 



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100 GOLDAST. 

tenint ntmo , guifaeiem ejui viderit , mea in-folio ; Constitutioman Impe- 

nott confestim patibulo dignum Judi- lialium lomi quatuor, in-folio ; liue- 

cet. Intérim nos velut Cieeronera vicanim Rerum Scriptores ictères , 

yatinii mûrie nuncitttd, cujus pariim â Francfort tGoS ai - ^'' : de juribus 

certus dieebatur auctpr , respondisst oc Prit/iieeûs Regni Bohtmi/e, et 

legimiu , usurâ fruemur(9). Sciop- hœreditarid Regia FamilUe Succes- 

Ïius est ici suspect, tant parce qu il sione libri sex eum jippendice , in-fo- 

lait fort médisant , que parce qu'il lio ; Consuhatio de qfflcio et jur-e 

regardait Goldast comme celui qui £ler:toris Hohtmiie in conventibus 

BTait fourni des matiriaui i Scaliger Eleotonim Romani imperu; Ratianale 

pour la construction de la satire Conslilutionumlmperalium^iltatuta 

Jt/unsteiats Hrpoholimieas (lo). ^p- et Rescripta Imperialia ; PoUlica Ira- 

pliquez neA à la remarque (H). pejialiA ; Cathoiicon rei mùnetariœ , 

(E) Il demeura jusiju'en 1610 a leu Leges Monarckicte generalea 

Francforlimaldanneiaffaïrei.^Celi de rébus nummariiiet pecunùtriis ; 

paraît dan« une leUre (11) qui lui Digeita regia seu Coiutitutiones Im- 

fut écrite par Quirînus fieuterus , periales de SS. Euchariilid 1 Apo- 

directeur du collège de la Sapicnce, logiae Principum GermaniiB pro 

à Heidelberg. U Feihorte à se venir. Ifenrico IV Imperalon contra cri- 

inettre en pension dans ce coL^gè. minationei GregorUflI i Replicatio 

(F) et voyant échouer les pm Caiaivd et Regid Francorun 

vues de ses amis pour ijuetque bon Majestate et Ordinibus Imperii con- 

établissement.'] Us négocièrent à la traGrelser<im(i3): ImperiitUaDecre- 

courde Pëlectcur palatin, pour lui ta de' cultu imaginum; Paradoxon 

faire avoir la charge de conseiller de de honoh: Medicoram, et obiterde 

son altesse électorale l'an 1608. La honore Theologorum et Junconsul- 

lettre CXCI parle de cela comme lorum ; Sj^illa Frtiiicica , seu de ad- 

d'une chose cooclue; mais dans la mirabili Puettd Joanné Loiharingd 

lettre CXCIV Lingelsheim témoigne exereitils Francorum ductrice sub 

Sue cette affaire reculait ; et dans la Carolo VII ; Dialogc duo de çjuere- 
C1X°. il apprend qu'elle étùtentiè- lit Franpiœ et jingtite, et de jure 
rementécbouée.L'electeurde Uayen- successionis ulrommqae R^um in 
ce offrait alors un emploi â notre regno Franciœ ; Centuria f.pistola- 
Goldast. Celui-ci demanda conseil i rum Phiiologicarumdiivrsorumhomi' 
Lingelsbeiin (13], qui n'osa le dé- num, à Francfort 1610, in-S",- £'rnen~ 
tourner absolument d'accepter ces dationes in Petronium Arbitrum ; 
oflres, vu qu'il le savait dans une Notce ad parœneticos Scriptores ce- 
grande nécessité , et qu'on n'avait teres. 

rieni lui offrir. 11 lui reprësenlf seu- Ce dernier ouvrage n'était pas fort 

lement la servitude qui lui était im- estimé de Scaliger. licite de vieux 

manquable dans un lieu où les je- auteurs en set Parénétiques , dit-U, 

auites étaient les maîtres. parlant de Goldast(i4). // s'est trop 

(G) Il continua de publier, des amusé après ces fieuinuih. Il n'r^ 

livre» jasqu'à sa mort.] Donnons ici rien qui i-aUle dans ces Parenetici 

une liste de ses principaux ouvrages, Melehioris. Cela serait bon s'il fai- 

jtlamannicarum Rerum Scriptores sait imprimer ces vieux instntmens : 

vetusti, 3 volumes in-folio; Monar^ on apprendrait toujours quelque cho- 

chia Imperii Btaaani , seu de Juris- ,e pour tes maisons des gentilskom - 

dictione et Potestale Imperaloris et mes . Melchior a des manuscrits , sed 

Papa per varias Aulores, troiiVolu- inflinixvi. Je me prostituais en écri' 

i.\ ej. ■ i. n- ■ - f^i- - . V vont a Melchior , puisqu'il est tel 

Stiippi.n.,p«(. 108. (l5). 11 n est pas besoin d'avertir que 

lit) Uns .<|ai liiii aniini illofon, qan d> la plAart des ouvrages que Goldast 

Scioppil uulibiu , lid , iiudiii, u isrianlin a fait imprimer sont des productions 

SS."wJîi"°M™"'JÎ,r'"j*f* "^oj"; '^" ^""^ "^ n^était pas l'autenr ; les titres 

^'^ til^Ji'juileaUatiund euiierivil dw€n ii^ns 

(..j Ci I. ccLXx rtii: d- «™/(. cîiLt gXÏÏ.^^ ' 

(11) ViTftt hl Itlh» CCXIV n CCXVll du lli) .Suliiini», pag. g5 



DiMzecb, Google 



GOLDAST. loi 

moatrent (Usez qu'il ne faisait que pour aToir commis un meurtre hor- 

les réduire ea un corps , ou que rible. Kum vùlelicet superiori anno 

les tirer des biblioltéques où elles eum BulUonio date , cm interpréta 

n'étaient qu'en manuscrit. Il a'eat opérant dederit , Genei^ in Germa- 

moDtrri an cela l'un des plus infali- itiam profectum , cùm Ai^entinœ in 

gables homises du monde. Connu- Jamîliaritalem Cenlurionis cujusdam 

pus lui donne de grands ëloRes. pen-emsset, qui in contubernio juo 

jTir , dit-Il ( i6) , editis antiquis Ger- puellam nùbiltm , domopatemd aè- 

mania moniinuiMis tam béni de pa- duetam, pro secutuleià mulïo'e et 

tria méritât , u( absque dubin Athe- eoncubind circumducebal , audito 

rdeiuei illum in Prytanœo aluissent, tum jam satietate illias capban mille 

siquidem illiid in nfum incidisset. aunos ei, qui ab iltit le lîberaret , [vl- 

Cum (17) primis in Gerntanid crr- liceri , afuii eonditionem quod pre- 

tius meiiusque hoc studiorum gcnus tio înhiaret ,,anipuùie , et ita digres- 

(de Jure publîco Imp. Germ. agit) so Centurione nonprociil ab uiie in 

iacensum fuit initia hujus lœculi ipsd vidregik mUellam obtrun- 

auctore Melchiose Goldasto cui c<fiie(ao). 11 avait lie amitié, di- 

nemo Germaniœ rehus Uluatrandii saient-ib, arec un certain capitaine, 

par fuit , nec farté erit quispiam, et qni commençait d'être las d une de- 

verii iltius ductu paul^'im ccepit apud raoiselle qu'il avait enlevée, et qui 

notsolito exquisitiorKeip.connitio.W. promettait mille écos «quiconque 

De laisse pas de le traiter d'bomme l'en délivrerait. GotcUst «cccpta le 

de mauvaise foi en certaines choses parti ; mais peu après il massacra 

(18) ; Sunt harc orania ( eiamiûat cette femme au milieu du grand che- 

nonnulta ei libro III CMistitutio- mio, proche de Strasbourg, et la dé- 

num Imperialium ] illaudabiiifacino- pouilla , et s'en revint à la ville. On 

re perquam tanten CoLin no f ami- le saisit dans son cabaret, comme il 

liari efficta , quo nOTrUne eum ex me- décousait les habits de cette f<mme , 

rito acerrimè increpavit Jfendelinus et on le mit eu prison, et dans sept 

c. 3 del.Salicd. 11 n'est pas le seul qui jours il fut condamné i être roué et 

te plaigne de Goldast sur ce cljap)^. brûlé. Seplimo tandem post cUeca- 

Quï noi^erit wàm multas suspecliB pilis condemnalum et summo suppli- 

Jldei inerces [H eens erudita arbi ob- cio tanquam parrieidam affectura, 

truserit Goldlstds, cui'oœteroquiadi' hoc est membmlxm penè rotd contu- 

tigentÙB laudem non negamui, in re sunt et comntinutum , et indé lignis 

cui aUundéfidesfien non potest , mi infelici/^s ustulatum confiagrdsie 

ejus loliui auctoritate sibi aliquid (ai). Sciopptus écrivit tout aussitôt 

plané persuaderi patietur it9)> cette histoire, aiin qu'elle f&t inse- 

(H) iVbus verrons comment rée dans l'ouvrage qu'il faisait im- 

Scioppius se tire d'affaire.'] Deux priaiercnAllem>gae,contreScalîger: 

gentilshommes de Franconie , qui il ne crut point avoir besoin d'autre 

avaient \oeé avec lui à Altorf , chel apolofde , ni d'autre vengeance coo- 

Conrad Rittershusius , lui rendirent tre GcJdast (11) par rapport au mau- 

une visite pendant leur séjour ih Ro- vais office qu'il crovait en avoir reau. 

me. n leur demanda des nouvelles 11 prétendait que Goldast avait pu- 

de leurs communs amis , et entre blié , sous le nom de Scioppius , un 

antres de Goldast qui avait été en Commentaire surles Priapées, dont 

pension avec euT i Altorf : ils lui lui Scioppius n'était point l'auteur. 

contèrent que ce misérable avait été La lettre qu'il écrivit touchant cette 

rompu sur la roue, et puis brûlé prétendue fin tragique de Goldast, 
fut suivie d'une autre cinq mois après 

Oe)r>ip»/'<". «d'AôrnodaïUoribiiiGir- {a3) , OÙ il fit savoir à son ami, que 

wMns , ^ai Ui(iiiiiii Epin,iHlD|. , pog; l'histoire que les deui gentdshom- 

(xf,tà..u,iUiicM.'e.xm,ati-M»ait^^. mes «llenaands lui avaient contée, 

tsp. Gâta, prmmijr- apad «uDiclvn Uigiriuii , 

ibidMm, (^o) OporiBD) (inbiniiu, in AmpbotidibiH 

(iV) Id™ .Klp. yiJ émO. 1. G. ipiHlnm. Stiaff-«. . pag. 104. 

i<<ni, {bidifn.pag. 3gS. (il) /d'Fii. Aid. 

C4) Er. Kucil. de MilciaOt Iiutrll, Hun. (i>) »ûl»n . ^ag. loG, 

x^,i-fBitm<idmIttpnaa,itidt (i3)/iHf>i». 



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102 GOLDAST. 

regardut nn frère de Heledior G<d' de Goldast fnt rou^ (18). Hs disûcnt 
dut. Le rieur CharieiFogger, pi^- aussi que qaaod Goldaat massacrais 
rident de la cbarabre iiDpériide de demoiselle auprèa de Strasbourg , U 
^re, HTsit fait savoir à Scioppins ^tait le voyage d'Allemagne btec M 
l4ctioD barbarr et le lumdice de duc de BouQloD, dont il ^it secré- 
ee fr^re de Goldast. Voici ce qu'il taire. Cela ne a^accordtt point avec 
\aiapprit, Sebaitiaitiu Heininifeld , une lettn que Ooldast e'crtvît au 
dictus Galdeaatt , notât CeUee épis- sieur Schobinger, son Mi^cÉne, au 
topiin Turgot^â , àia sextâ juTiii an- mois de février i6o3 (io). 11 uVtait 
na iGo3 propUrea in earcefwm cou- plus avec U duc de Bouillon, et 
jtretaifait, quàd pridii Jènti*ttjn néanmoins l'assasun delademoiselle, 
«unniJain, Imtwluitmde Gnet, Bam- interroge par «es .juges ail nais de 
hergii ai^ Herhipoli , quemadiaodàm juin i6o3 , ditqUe Helchior Goldut , 
ipse ntiUit 1 imtant , aaam diebas son frère , ^tait au service du duc de 
aliquot hàcillàe dnummxerat , beiie SonilloQ (3o). 

mane non lojtgi ab hJc civitaU prias- (I) On ne lonrait appraaivr ta 
ipiàm patejàcta etsem porta , Sata- conduite de Goldast k fégard âe 
nie instincta Butiro immanite)- ob- Juste Ljpia. } Scioppius , qui ^tait 
truncdtiet , et Omni itstiln utque ad un trana exaEÉrateur , n'eut point 
tÎTieam iniemlam ipoUdiset , acpoit- de noute de &re dans un temps où 
^uam aliijuantum de fid regid eam il crojait que'&)Idastavait A^ rom- 
prot^tyerat , in civiiaiem porta totn- pu sur la roue, que le principal 
modum apertii ingrestus in ho>pi- crime qui lui avait attira cette af- 
tium publUum diutrtisset , uèi et freuse peine, était d'avoir supposé 
captas moi , Jàstumque qJUEstioni une harangue à Juste Lipse. Ouiut 
tûbjeettiS , et tponle ttiam sud , con- ego nùn jniitUsfacti , yuàm supplicii 
jessu3 die 10 ejiudan mtnsis Ratœ atrocitatem cun animo meo recôgi- 
auppiitia affectas fuit (t^), Sàopmtiê tans, ratltius magis sceUrîs , quSnt 
apprit peu après de Jodocus HcuGr, ûuôd ùrationem iUam, de qud Lip- 
ncaire de l'abbé de Snot^Gal (35) , Lui cent, iv epin. iT.-im ad consu- 
qne Helcfaior Goldast ^tait plein de ûsmcsanatamtmperiaUsepptdiFmn- 
vie. 11 écrivit donc ji «on ami qu'il cofurtensis scribtt , musaeni LApsâ 
ne fallait pas imprimer ce qu'il lui nomine prieseriptam IKinimè Helve- 
avait mandé touobant le sn{^lice de ticâ simpticitate, sed actaptuiquân 
cet bomme. Hoc à te pro amîcitid pumco et itrè Genetvnii maîitid Ti- 
nostrdpeto, ut siadhac est inUgrum, guri edendam eurdistt , pcenas ai eo 
itta tupptica de monstro iito suTitpti erpeditas et sumptai esse judicavi 
mentio ex Scat^ero meo Hypaboly- (Ji). Cette harangue avait pour titre , 
meo circumscribatur. Sin autem , dt duplici Concordid Litleraraiit et 
quod Pereor, hdc ipad med epistold Beli^uinis, et parut l'an i6oo. Oa 
ad calcetn Idiri illius adjuneté totius gupposaïtque Lipse l'avaitpi^noncée 
geita reiordinempalhm. omnibus de- i féal., le 3i de juillet i5;4. Elle n« 
c^rnri ciyjiofrf). Cette deuxième fut pas imprimée A Le jde, comme le 
lettre est datée du 3 de mars îSo^, iJtre le portait, miiia à Zuricb, par 
etpar-lâon peut convaiùcre les deux lean-Jacqaes Frisius (Sa). On en en- 
nntilsbommes de s'être trompés i 

U circonstance du temps: car an (,t) Sdiuflui» tMchisrii^aUr Gmuuu 
commenrement de novembre 1606 4 '°"'J3J'*'^*^;;i'ïîi'.„' ^i' UiîisZTi 
(17I , Scioppius ér,ri>-it 1 son ami °g^'^ Ô™nTi>qii™^rî«. «i »«I>m ■■ «^ 
qu'ils lui avaient dit que Goldast ii, vrlùt is riilïaia irmn, quiMiu» pruii» 
— ■--luffert le dernier supplice l'an- •"" .impu'». l>"i ■* ■'^'" «>.««<«■ im- 
. .n . . '.' ^ piii.«jd.™,pB(.iii7. >'wn"-A"n".n">- 



■ii.V»-' lap™-'»". Milvi -6. LTI"« C..l«. sd Go-ts. rt CMi 



Xy'iff'-' Fv" •""• L,p»e,^i. 



:,l,:.cl:, Google 



_... . _ , . .. . _ _, que Lipte aTMlbaran^oë tout c- 

en Diantque cette pièce tût de Lipse, me Coldait le «uppomt. Lisez ce qui 
et m menaçant que iStnpriiUeur et suit(3g). Juin' i^iii noniiRe,4edu- 
leTraianteurs'ea t«i)eBliraiciit(33). plici cttacordlD litteraram et reli- 
Le libraire de Zurkb fitsamircM gionis , tdUas orationei(4°) ■ non 
choses i Goldast, et le priadejus- tue ipiiut , itd Mekhioih widatti , 
tifîer que cette harangue ëtait àf Mii^us ia P'ild Lipsii, peg- ">. Gfj 
celui dont elle portait le nom. Un rejert. Camliu eliam ScriliaiiiuÉ j»- 
BTofesaeDT de Zurich at^ertlt Goldast luila , eap. uh. defriaionit pOithu- 
des menacés de Jasbe IJjue , et lui ma , ijipiii ûperibu4 in folio prce- 
narqua que le tissu et le dl de la fira , sïiwat jtan ami nltiuihm* 
harangue faisaient connaître que quàm orationeê isla habilte ptrlUben- 
lipse en ^lait l'autenr : iVbi juMerit tur, Lipsium Jenà discessUse, au- 
ex JUo orationis coiyiclntua omnini éticter setibit r seà nide refiltatinnem 
tjus eue (34)- Cest ainsi qne 1m •>- hjiuce.nundacii factaiti à Sagittario 
vans de Zurich jugèrent :1e goût de in Lipsio f^oteo, Franàtfurli i6i4 
ceux de Paris était tout autre ; ils edito. Je n» prAends pas nier Tin- 
n'f trourèMnt point le stjle de \Àp- canslabcc de Jusie Lipse sur le fait 
•e. Lipsii oratio nowa nohis idiafuU , tic la religion. 

nec ÎR ed Lipsii ttftuni aine mohitia- (K) On le platruit dé ton Aumeur 
ne tud unqu'am agnefiisemai (35). un peubiiarre.] Lorscnie SOtt patron 
Les menaces de Juste tipse ne furent Sj^obinger lui conseille de s'en aller 
point Tarnes. Il s'adressa aux magis- à Lausanne , si la dépense y était 
bits de Francfort, qui ordonnèrent moindre qu'l Oenève, il y ajouts 

Se cette harangue serait eflaede du cette restticlion : Mbdà ' ' 

talogue deleuFfoire(36). 11 les en ntigntionibKi inpostemm ... 
remercia , et leur montra par bien quœ neijue i re ntijue fto eziitimd- 
ées raisons rimposlUre de ceux qui lione tiid morosilatii nesdo cujut 
U lui avaient supposée. îl sdalînt en- suipectum te dpad nonnuUos fecére , 
tre aulxvs oboses qu'il n'i*t«it point k quiid tnihi Tiettri naper ebjeeerum 
Jénale 3i de juillet 1S74, et qu'il U,). o -r j 

en était parti le premier de mars 

(S<7]. Goldast mérita toute sorte de {i^P\tr^iit,itVt*<i»v*ji^t,pMg.tt^. 
conf usina ^ it n'y eut guère de gens <4«) U ■• fttlrit fat ••tipnmtr far U pbr- 
équitablea qui ne fusMnt per«jadés ™l.- ™- ■* "'r»™*»^"»» ''"••C- 

Insulsam illam e( eix tatialem om- maii dtO^rity iSoi. 

tionem de duplici concordit littera- • 

nnli et rtiigtonii Jena, ut t-otutit 

habUam, jam otim failimoniam esse GOLIUS (JiCQtlES), pFofe«- 

ineram, editdepistoldipse ostendil, ^„f ^ mathématique (^ Cfl 

tX^tZ^T^ZMàiTAlt arabe drts Vacadémie de Lejde , 

tasie;>TO('i(fft(38).NaiBiljadesgeiiB naquit àl«Haie,l an iSgb.dane 

>i entités , qu'ils ne Teulent ddmor- famille ancienne et considérable 

drederien,etqu'il»sontil'*P<;en" /k). Il eut nne forte inclitiatitm 

d«. r»so» le. plu..ir.de«.^. Il s en j^^ j^ y^^^^^ ^ ^^ ^ ^^-^ ^^ 

(H) Jtu-i»!^« Friiin d.'riii Otidaii il ^ande étendue ; car ii fie se cen- 
'7s«'^f«i^"4^«''^^înL.c„,fa tenta pas d'*tndier le» langue», 
xxXyiii: d^rrçM.u. la philosophie, les antiquités 



la philosophi 
; erecques , les 



1 (a LXVIll'. liUH i 



nés, la ihéolc^ie, 
! il s'appliqua aux màtbematiques 

avec une extrême ardeur. A l'âge 
' de vingt ans il quitta l'académie 



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io4 GOLIUS. 

de Leyde, où il avait fait de Sheriis. Il apporta par ce mojeti 
graadsprogrés,et se retira dans à Erpéaius mille beaux trésors 
une maison de canipagne (à) , qui auraient rendu de grands 
avecla resolutiond'ypasser dëus services à ce savant professeur, 
ans sans s'occuper que de ses si une maladie contagieuse n« 
études ; mais h force d'étudier l'eAt enlevé peu après. Golius , 
il tomba bientôt malade, et il sans considérer le péril oii il 
fut obligé d'interrompre son des- s'eiposait, rendit tous les servi- 
sein. 11 fut si charmé des Ira- ces qu'il lui fat possible à son 
vaux et des leçons du savant £r- cher maitre pendant cette mala- 
pénius (b) , qu'il s'attacha tout die , et ne fe quitta point qu'il 
entier à lui. 11 fit un voyage en ne l'eût vu expirer. Il fut élu sou 
France avec la duchesse de Tri- successeur dans la profession de 
mouille , ce qui lui donna lieu I arabe (e) , conformément aux 
d'être appelé à la Rochelle, pour conseils que le défunt avait don- 
j enseigner le grec. Il n'exerfa nés peu avant sa mort; et il s'ac- 
pas long-temps (c, cette charge, quitta si doctement de cet em- 
pares que tes guerres civiles, qui ploi,. qu'on ne trouvait pas à 
se tenninèrent enfin par la pri*e redire l'incomparable Erpénius 
de cette ville , firent souhaiter (y). Mais pendant qu'il satisfai- 
Ji Golius de retourner en Hol- sait les autres , il n'était pascon- 
lande. Quelque temps après (<fj tent de lui-même; il croyait 
il suivit l'ambassadeur que les qu'il lui manquait beaucoup de 
Frovi aces-Unies envoyèrent au dioses , qu'il ne pourrait acqué> 
roi de Maroc , et il profita eitrè- rir. qu'en se transportant aux 
mementdes conseils qu'Erpénius liens les plus voisins de la source, 
lui donna (B), pour acquérir la 11 demanda donc congé à ses 

far&ite intelligence de l'arabe, supérieurs, pour faire un voyage 
1 parut si curieux et si bien au Levant (g). Il s'arrêta un au 
instruit des sciences et des ma- et demi k Alep; après quoi il fit 
ni^s des Arabes, qu'il se ren- quelques courses dans l'Arabie 
dit très - agréable aux docteurs et vers la Mésopotamie , et s'en 
et aux courtisans. Il reçut même vint par terre k Constant! nople. 

SluMpurs témoignages de bonté Son savoir et sa prudence lui fl- 
e Mulei Zéidân , roi dck Maroc rent trouver partout des' amis , 
(C). 11 s'accoounoda de plusieurs et les iàcilités nécessaires pour 
livres inconnns aux Européens , 
et entre autres des Annales de 
l'ancien royaume de Fez et de 
Maroc , lesquelles il résolut de 
traduire. Il fit aussi beaucoup de 
recueilsconcernant l'Histoire des 

(a) SUuûe mtpris de yaaldwi/A. Eile ap- 
purltaait à jon pkrt. 
(6) Iléua prnfaitura arabt à ttr-h. 



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GOLIUS. io5 
profiler d'un voyage parmi ces lettres arec les plus savans hom- 
natioDS barbares. Il trouva des mes de l'Europe (k) , et il fut 
Turcs qui le laisséreat fouiller très-estime de ses souverains (/}, 
dans de belles bibliothèques (D). Sou tempérament était si rcd>us- 
En un mot , il laissa son nom en te (1) , qu'il jouit presque toa- 
si bonne odeur, que cela fut très- jours d'une très-bonne santè. Il 
utile à son frère (h), qui quel- mourut le aSdeseptembre lOG-j, 
que temps après s'engagea au après avoir passe par tous les 
même voyage. Notre Golius fut honneurs académiques , et après 
de retour à Leyde au bout de s'être fait considérer autaut par 
quatre ans , chargé de beaux ma- sa. vertu et par sa piété , que par 
nuscrits et de ta mémoire d'une son érudition. 11 jugeait saine- 
infinité de choses rares (i). Ayant ment des choses , car il déplorait 
repris le train de ses anciennes hi manière dont on se gouver- 
leçons , il se vit bientôt appelé k ne dans les disputes de religion 
en faire d'une antre nature (E) ; (K). Il laissa deux fils dont je 
car il fut fait professeur en ma- parlerai dans les remarques (L). 
thématiquesàla place Willibrord 

Snellius. Il remplit trèsJign.- ,.™ S™"»" S^'^'^T^'i;."';; 

ment les fonctions de ces deux yie de ce phiimophi, par M. sùiiti, (■«- 

charges,environquaranteans;et ""^^^rf^^^ro^tlnruDiW,, ;>™*<«. 

qUOI^ elles pussent épuiser tout ae par Je» Fr[d>!r{c GrDDDTius. Let datn 

le loisir d'un homme laborieux , y, ^■•q'^i^t p^nout, u a/aicu Ut tup- 

-I . - 1 . ] pleer à la puirgc 

il ne laissa pas de trouver du '^ 

temps pour travailler à de beaux {A} Il était d'une famille ancienne 

ouvrages qui ont vu le jour (F), etmonsidérabU.] Elle était originaire 

eld'eo entreprendre d'autres qui ^f ^^.^^ ■ °^ r»*"?"' ^"^ 'i ^" 

,, .1 . , 7, «leul de celui dont noua parlons, 

ne céderaient point h ceux-là , ^t^it échevin environ l'an i^56. Cok- 

s'il avait asseitvécn pour y met- keille et Gilbert Gotios, ses petits- 

tre la dernière main (G). Ce Sh, furent séDaleur. de la même 

>■! _ 4. j _i 1 .._vi- J_.» Ville. Ils étaient fils de TaÉODOiitc 

qu il y eut de plus louable daifs ^^^^^^ . ,,^(^^^ ^^^^ ^^^ ^^ 

ses travaux fut qu il s appbqua i^j, fois/proeura à ses descendans 

avec ïèle à faire servir sa cou- ^iven degrts de parentage avec un 

naissance des langues à la pro- f^nd nombre de bonnes familles. 

pagation de la foi parmi les ^u'^fut^ére de^re'î™. il 

peuples mhdeles (H), et a la poMëdailuoecliargBEonsiderable(i), 

consolation des chrétiens qui se- et U fut l'un des citoyens de Leyde 

missent sous la tyrannie des Ma- qu» contribuèrent le çlua à tanvcr 

homéun. IU™.c.,mn.r»de h^Z.rT,ÎZ.';jSl.tJ^r. 

m „ ^.u «,-,, r^.. ...,.,. .... ï,t srciï ,sT.","i »sSf ; 

'"'Jï*?..,»./™™.,..™,-....— qniiedmtin. m «tlld. (3) où 1. 

bm.^uabibliolhica pubUra iapiri.it. m- parlerai de PiEiaE GoUOS, frère de 

riiiUnanim librTSi.uinllaua.ro . ^pon nuT.lc Jacques. 

Bi^r^^'î't^' '^luU^JTS <•) P"^"™" HolUpd,» acu.anu.. g™. 

Ont. fun. J. Golii . pag. i^ £c catalegut j,)" g^ Ciiianii functirL QrHu , 'hatUi! à 

da ntamucriii qu'il apporta a clc imprimé GishstÏu. 

pUs d'une/ou. i.1) CKirc}in Hliiiiu (Jeu,} 



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GO Lies. 
(B) Il ftn^ta des cAiwciù fu'Er- a en itnbe en b plai 



pêiàui loi donna.! U lecîiargc 
autres choses de rinformer de l'ori- 
pne de certains proïerbei , et de re- 
chercher sur «[Uelle coutume , ou sur 
qudle incIiiiatiDn des peuples étaient 
(imàÉes plusieurt eipresBions , ou 
termes arabes qu'il nenteodait que 
par Goniecture , et sur quoi il s'i- 
■•nginait qu'il eût pu se (tareiioiiBer 
de bons édaircisieBeD' ''' — '' 



4té dans le< pays où cette langue est 



lE^ys 01 



M. Erp^ 

était fort mteVieent dam les 
u langueset dausles iiiatli<!matiques { 
B mais il avait encore plus de eéfiîe 
Il que d'érudition . 11 acquit bean- 
i> cou d'honnear an vojti^e qu'il 
■ £t dans l'Orient, l'an 1611, et sar- 
II tout i Uaroc , avec un anibassa- 
Il deur desétatset ub ^cuyerduprin- 
H ce d'Orange. Comme ilt furent 
- arrives dans cette ville, il» i^'''—-* 



. faii 



, qui! 



irmi ( Erpenins ) 
qiiod ternis , in i/uibut l'igct atgue i 
usa kahetur Jfrabismus, non inci 
tmsstl, non accesiùset. Çiiàm eni'i 
HUilia in promptu habtpet ' 



nommait Moulej Zidam , etquiles 

, tecut , avec leurs prësctis , fort 

Intel' M obliefeamnent. Il ti^o^a patti- 
deesse « culieremeat lire fort ctmtCDt da 

'.que in 11 pr^seut que lui avait eayoyK H. &• 

1 inco- u péuius, qui était un grand Adas 

et uQ Nouveau Testameiit arabe, 

* lequel il Kiah ensuite ■ 



proveiiia , vecakula , qua qtùd tig- 1, veut. L'ambassadeur des Aat« ve- 
niH^nr,,,! J:.^,.„t,^, ....... .> „,,. a nant A l'enaurer de ce qu'on ns 

1. lui donnait point aon eipédition , 
11 fut conseillé da présenter au roi 
M une requ#t« , que M. Gi^ias fit en 
H écriture et en langue arabetque , 

■ et eu stj'le chrétien , exli^rdi- 
11 naire en ce pays-là. Le roi de- 

■ meura étonné delà beauté de cette 

* reqtiéte, soit pour l'écritare, soit 
x pour le langue , soit pour le atvle; 
u et ayant mandé les talips ou érri- 
a vains , il leur montra cette requé- 
» te, qu'ils admirèrent. Il fit aussi- 

■ tdt venir l'ambassadeur , à qui il 
Il demanda qui av^^' dresse' cette 
u requête. L ambassadeur lui ajraot 
n.dit que c'était M. Golius , disci[Ja 
B et envoyé de M. Erpénius, il U 

* voulut voir, etlui parla en arabe. 
a H. Golius lifi répondit ea espagnol 



"•fi-" 

pKttbalur quà/n nOfenUt git^derc- 
ramformiit homintttnaBtioniims ,lo- 
eorum halntu , nndà at ubi itta nata 
essept nunquhm ocalis judicSsset , 
hot prœcepit , innulcavit , iafixit nos- 
tro, ut quicquid ejusmodi sive natura 
■illic , liire an , iiVe consuttiulo nobis 
ignarumpBperisset , aut intraduxisiet 
diligeatiisinii ohiervaret , accurati 
describeret , annottnvtque unà cn/n 
tigndio cufusque nomine , et si nos- 
cerentur, cauiis nominum (4). 

(C) Il reçut plusieurs témoignages 
de bonté de MitleiZéiddn, roi da Ma- 
roc] ]l lui avait apporté une lettre 
d'Erpédius, très-bieu écrite , et ils'é- 
tait lui-m^e recommandé heureu- 
sement par ses maDÏères agréables (S). 

Voilà tout ce que l'on trouve lâ-des- » ut. uiuiur, iqi i cjiuiiuii ■:■ c 
sus dans son oraison funèbre. Wouf u qu'il entendait fort bien ce qu'il 
j pouvons joindre, un supplément r lui disait , mais qu'il ne pouvait 
trés-curieui, tiré d'une relation ma- h hii répondre en arabe, parce que 
nuscnte que Colomiés avait lue, et » la gorge ne lui aidait point. Le roi, 
dont il a jiubtié un petit morceau qui i> qm entendait l'espagnol, reçut 1 



regarde doliut. Je rapporte le pass 

Se tout entier, quoiqueje tombe pai 
1 dans l'importune nécessité de r 



à Leyde , où il était profe 




ewnmtalàttimt prmMUd. Gl 



ayant accocdé à l'am- 
bassadeur les fins de sa requJIe , 
le fit promptement «ipédier. Je 
dois toutes ces particularités à la 
M. Golius , que je » relation de feu M. le Gendre, mar- 
11 chaud de Rouen, qui se trouva 
u alors à Maroc. M. Briot en gard» 
» une copia , qu'il me lit la faveur 
■ deJBM communiquera Pam. Ajon- 
» tona eBcore an mot au raiet de 
>• H. Golius. n était frère de Tierre 
H Golius , Irès^iavant anssi dans lei 
» langues orientales , qui a tourna 



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GOLIUS. 107 

B de latin en arabe le lirre dbJ'lMt- rant eum/amiliariter, etob medici- 

» Urïon de J.-C. de Tkoisai i Ktta-- na tiperimeitta ttapererunl , auoJr 

K pi8,etqais'ëtBtitfaitde1'ordreilM gat ■aureeêct recniaret donii p/urir 

» carmei décfaïuiiet , prit le nom de ma etpTttiotâagïetrunt: majorAat, 

■ rén CdesliB de SuBt-Lidwme. Ces ul secnm imtnerel , lo/ficibfrunt (to). 
H deai dignes^ frérea ëUtent aereui Voili des cheseï bieb gIorieu«et i un 

■ d'un cbanoînc d'Anvers, noMind chréticD. 

B IMmriar qui a fait un beiu lirre (E) /( ^e eil bitittSt appelé i en 

■ de médaillea , qui ne ne tMu*e pS» faire if une autre RntoJW. 1 Tout et- 
B aisément (6). u Je Titudrai» que prt«,j'«l snÎTi la namban de Cro- 
ies méUnges histoiiiiues de Gilomiés novius, «rm de donner i tnei leeteura 
fiisseat sn iTifetio. an ekemple qui les conTÛnque txMa- 

(B) Il trouva éei Tares qui te lais- bien il faut regarder de près aux cho- 

Tit«nt fbuiller dans de belles biMio' ses , li Ton veut attraper tout ce qoi 

ihéqtiet. 3 Les Turcs ne sont pas aussi est n^ceasaire i d^relooper un ftil. 

dépoarms de lirrea qae l'on pense. Ceci eït raconté de telle Bort« dan* 

Ta^et ce que M. Spon a rapporté (7), l'oraison fanèbre , qn'il n'y a per- 

etjoieneE-j ce passagede Gronovius. sonne qai n'en conclue qoe SneUius 

Srnadeum Legato (8J in Asiam tran- décéda aprfc le retour de Golias , et 

luE(Goliuc), prœfectoorce Propon- que celui-ci ne Ail créé professeur 

lidoa amrfnùisimos hortos cum amplis- aux mathématiques qu'après avoir 

limd bibtioihtcâ eis cedente : in quo fait pendant quelr|K« temps les fonc- 

recessisin hiitoricorum et geographo- lions ie son autlv diat-ge, depuis 

mm Arabum seripta aut ignorata qu'il ftil tctSDu à Leyde. Ceai qui 

aâhac , aut irtevoluta se ingurgitaiHt. croiraient cela se tromperaient. Snel- 

Ul rediil , et mtmoriam teclonim per lius mourut l'an i6>6, et Golius re- 

occaiioneiin sermonibus apad Megii- Tint du Levant ('an 161g , et fat créé 

lanas ôstendit, iCa obstupejhcii au- successeur de Snellius pendant son 

dimiet ut purpuratenim principi di- TOrage. 11 apprit i Constantin ople 

gnalione proximus cum eo e^erif , im- qu on l'avait éln professcar i ta place 

penaorii automate omatus ac tatas de Snellins. 

omne imperium oHnel, ac situs loco- (F) // travailla à de beauf ou- 
rsin rKctUu auàm vulgojit in tabulis vrages qui uni vu le jour, ] Il publia 
depingeret ; ith graliamfecit prœtez- l'histoire dea Sarrasins, con<poaéa par 
U mcraAienta quod ordinibus dizii- Elmacin. Ce travail est dû en pjfrtie 
let , led et periculi magnituâinem d Erpénius , qui avait comioencé la 
rogàani (g) Ce passage méritaft d'#- version de cette histoire. Colins a- 
tn rappom, pnisqullpeut appren- cheva ce qui manquait. Il puUia la 
dre à mes lecteurs la considération Vie de Tamcrian , composée en ara- 
particulière que l'on eut pour Golius be par un écrivain de grand nom. Il 
% Constantintipte , et les offres qu'on publia aussi les Ëlëmess astrouomi- 
lui fit d'une commisEion anlbentique ques d'Alferganui , et y joignit une 
quil'eûtérigéengéographedn grand- nouvelle version et de savana com- 
seigueur. La connaissance que Golius mentaires.SoBfezioan^raAicunest 
avait de fe médecine , et les remides nu ouvrage tout-ji-fait exact (1 t). 11 
qui! fonmiasait Bans en vonloir être enrichit de notes et d'additions la 
payé , lui procurèrent beauconp grammaire arabe dïrpénius , et y 
de présens et bcaocoup d'amis. On joignit plusieurs pièces de poésie, ti- 
Ini offrait de grands avantages pour rées des auteurs arabes , et principa- 

tout 



rengager i s'arrêter dans le Levant, lement de Tograi et d'AbaboUa. Quoi. 

Phdarchi et reguti Arabum admise- qu'il n'eût commencé i Audîer tout 

de ban la langue persane qu'à l'dgf 



e cinqucnte-qua 

'' una de telle 



factionna de telle aoite qu'il en ci 
_j*< VojijB, ç«([. igî, posa un très-ample dictionnaire qui 



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io8 GOLIUS. 

a été imprimé â Londres (ii). D au- aiii ont le plui cultiva les lettre» et 

rait pu en faite autant de la lanj^e léloquence, n'ont fait pour leur Ûd- 

• turque. Il avait tant de naissance ne ce qu'ont fait les rois de Perse, 

pour l'étude des langue» , que a'e'lanl L'académie délia Crusca et ses «em- 

mis SUT le tard il apprendre celle des blables , ni celle dont le cardinal de 

Chinois, il s'y avança jusqu'au point Richelieu fut le fondateur, n'appro- 

de pouToir lire leurs livres et les en- chent pas de cette assemUëe de sa- 

tendre. Ce n'est pas peu de chose que ges que les rois de Perse convoquè- 

de savoir seulement connaître les IL- rent pour l'admission ou pour Fei' 

fures dont ils se serrent en ëcrirant. dusion dea mots, 

ts ea ont jusqu'à huit mille ( i3 ). (H) It l'appliqua à faire servir sa 

L'allas de la Chine , i quoi il a joint connaUsance des langue* à ta propa- 

quelque chose , ttfmoigne les progrés galion de la foi parmi les infi- 

qu'il avait faits dans cette langue. ailes. ] On peut compter pour line 

(G) et en enlreprU dàutrrs marque de son ïéle le soin particu- 

qui ne céderaient point a ceux-là s'il ''6'' 1"^'^ P"t de faire imprimer en 

r af ait mil la dernière main.] Hyou- S"" littéral et en grec vulgaire le 

lait donner une seconde édition de Nouveau Testament. Messieurs les é- 

la Vie de Tamerlan : le teite aurait tais vouliirenthienfaireccttedépense 

été imprimé avec les voyelles ; il y en faveur des Grecs. iVemo (aiKOWu- 

aurait]ointunetraduction,etuncom- '^"' < labore , gralid ob coniulaîut et 

mentairel^utplejkd'éclaircissemens praturat et tmperia oonUndit om- 

sur l'histoire orientale. Pen s'en fal- "em^ue lapidem mwrt , rfu!im ille ut 

lut que cet ouvrage ne fût en état ■'y"''' Pi^tris lacratissima tabula , 

d'être donné i l'impTimeur. Il avait \"nul uti scripta lunt , limul ut irt 

commencé un dictionnaire géogra- t-f^u-i" {utappellant) seuGracam 

phique et historique qu'il desUnait à '"W"-"» vulgartm traducta , farmis 

l'eiplication du Levant , in ouo ont- l'ulgareniur : algue iJ magnificum 

nia totorum -et hominum per Orien- «'î"" divinum munut potentisiimo- 

lem nomiaa eipHcanntur. Il faisait """ ''*""' Belgii ordinum bénéficia , 

espérer depuis Ions-temps une nou- gcmeni lub barbarie intolerabiii jhga 

yelle édition de l'Alcoran , avec une S"" Uhertatis et elegamia inuintnx 

traduction et une réfutation. Il vou- acciperet (i5). Il eut soin de répao- 

laitdonner un caUlogue de tous les d™ • parmi les chrétiens du Levant , 

livre» persans qui sont dans l'Euro- "■" traduction arabe de la confession 

pe , et un traita des dialectes de la des rc'formés, de leur catéchisme et 

langue persane. 11 eût principalement de leur liturgie : car il y a des chré- 

eiaminé la dialecte qui passe pour *'*'" *" ^^ pays-là qui se servent de 

la meilleure, et qui a obtenu cette 1» langue arabedans le service divin, 

Sualité par un des arrêts les plus au- " ejnploj'a à cette version un Armé- 

lentiques que l'on puisse demander '"^'> "l"» entendait l'arabe vulgaire 

dans ce genre de privilèges, Voyei la ^' ^*' phrases consacrées à }f reli- 

Dote (.4) : vous y trouverez un fait B"»". «' %"> pouvait accommoder à 

singulier : jamais les Grecs , jamais '" portée de tout le monde le style 

les Romains ni aucun des peuples de Golius : car si Golius «vait tra- 
vaillé tout seul à cela , il eût été i 

(h) Il m iiuMiani f> Ltiina BipUilni- craindre que ses eipressiona n'eussent 

I» dt Cuullu. ^té trop relevées et trop savantes. D 

ii"™i?I!^'w^!^/s!^Jr' ^jf'""''" garda chez lui cet Arménien doui 

inur ipmMÛi'ZitM'li^'l'M^^"- ^a ^t demi et lui promit la même 

"iS™r"«l!**'" .ÎT ""*" ""^T i"" "' ^^* ^ l'archimandrite qui mit le 

'BiuUigm Mmi.'<îmài^Ôni.'f\mfy'GS^ NouTcau Testament en grec vulgaire- 

fag. in. ' Cependant il ne savait pas si les état» ' 

l,\i'iEtUhiUuiitiariuUni«itPcriit0àiar voudraient faire cette dépense. 11 ne 

T^-^'"''''^ ^' """'"" ^^""''^•1''.''" leur proposa la chose que quand le- 

r.jtnico™i(»™™S^à«I. »."!." ..î^™ travail fut achevé, et ils n'eurent 
dxldlu pruiinau , ti a^ rtc'FU, Uidcni, 



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GOLIUS. 109 
garde de te d^re. Tls lui firent mé- parmi pluaUnn autrea que IW avait 
me un beau présent â lui en partica- ouï faire à Gobus pendant sa dernière 
lier (16). Je ne renTerrai point ail- maladie ( 31 ).. Toutes le* personnes 
lenrs ce que j'ai à dire touchant u^ de bon sens conyiendront que ce 
autre pr^aent. Il était leur interprét« cboii est judicieux, car il n'y a point 
ordinaire pour les langues arabe, tur- de choses qui méritent d'être déplo- 
que , persane , etc. , et cela lui valait rées , si les abus dont U est ici queg- 
nne pension annuelle. Je crois quêtes tion ae méritent pas de l'JCre ; et 
fonctions de cette charge n'iii terrant- néanmoins on voit le monde si en- 
paient guère ses autres travaux j durci i cela , et si peu touché de ce 
mais toutes les fois qu'on avait he- désordre , qu'il faut conclure qu'il 
soin de lui pour des aiTaires de cette n'appartient qu'aux personnes d'un 
nature, il recevait mille honnêtetés, jugement très-exquis de penser sur 
et on lui fit même présent d'une cette affaire comme faisait notre pro- 
chaine d'or avec une fort belle mé- fesseur. L'église divisée en factions 
daille (17). et en cabalw tout comme les répu- 

(I) A'on ten^^rament était m- hliques j en factions, dis -je , qui 

fruste. 1 II en avait conservé la bonne triomphent ou qui succombent tout 

trempe par une perpétuelle fruga- comme dans les républiques , non 

lité , et par la fuite des voluptés (18). pas i proportion que les causes sent 

A rage de soixanje-dix ans il lit i Donnes ou ne le sont pas , mai» à pro- 

Eied tout le chemin qui est entre la portion que l'on peut mieux , ou que 

fense et le Wabal , à un endroit où l'on peut moins se servir de toutes 

Ulaifallutmarch^pendantquatorz& sortes de machines ( ia ) ; une telle 

heures (19). église est sans doute un objet de com- 

(K) // dépUrail la maniire dont passion , un sujet de gémissement, 

on se gouvertu dam Ut disputes de Une autre chose que Gronovius a re-. 

religion. 1 Voici comment s'est ei- cueille est de trés-bon sens , ce me 

primé l'auteur de sor oraison funè- semble. GoKds, qui avait tant vécu, 

Itre ; Retigionem , peilndi ut mmpu- tant vu , tant vojagé , n'avait trouvé 

biicant tfaclionibus geii doltbal. Spe- rien de pins rare qu'un chrétien di' 

ci'em quandam externam sibi circum- gne de ce nom. Le genre humain lui 

dédisse makis suffîctre , ^uam vita avait paru partout plongé dans le 

et actiones' confutartnt. Inter dissen- vice, partout masqué (i3). Les voya- 

lieates , Je maliii quoque rébus alque geurs remarquent une diversité infi- 

indifferentibus , nu^arn turpeta ra- nie parmi les hommes : d'un jour à 

lîonein vinctndi : calumiUas ,- artes l'autre ils se trouvent transportés 

malas.pias fraudes figere. Nasqukm dans un pays tout nouveau; nouvelle 

Moderata consilia , tetum , qui furor langue , nouvelle viture , nouvelles 

tit , iiocari. Partim scrïpturam S. manières j mais nonobstant cette in- 

traelare , poliiu ut ingenîum indè finité de variations, tous les peuples 

ÎriùiR talulâ curam nutrianl. Theç- se ressemblent et se raunissent en ce 

Bgicen prœferre , u* nomert scientix point-ci , c'est qu'il y a partout peu 

atque auetoritatU. Ergb mistd in dis- d'honnêtes gens , et que les plaisiri 

trimen veritate , quamvis satis excet- défendus sont l'exercice ordinaire. 

lenter doclos esse constet , (an» lecuré (L) /( laissa deux fils dont je par- 

de illd transigere. Hos in tkeologid Urai dans les remarques. ] Ils étu- 

pbilosophari, ad disputandum moab, diérent tous deux en droit, et furent 

atque ut magni et conspecti sinl, theo- reçus avocats. L'alné s'appelait Théo- 

loéo» (ao). C'est une des cinq ou six do'rï : il entra dans le conseil de 

réflexions que Gronovius a choisies Leyde , l'an i(ï6g. 1) fut hourgmet^ 
tre de la même ville trois fois , et il 
(16) Gromnl» , <n Onl. Fa>i1>ci Gglii , fig. 

(■7, MM,.*id«i. {„) JVuUai^^'pm ntiaiim 'ùiccniti -■ c^ 

(BO'drciin ftivn-ui fAhalim inirr il Mmam (i3) rmim ertt amnia. ufJcuUi, uiam^ut 

<■>) GteMtiB, iM. , pnf. a». r^. '9- 



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,,e GOLIUS, GOMÀRUS. 

r exerça ane foi' 1> «barge de tnai- tiauer ses études k Heiutad , oh 

iaiUi : c'est ï» preniiére charn des j^ professeurs «yBwdelberg s'ë- 

dam. H mourut l'an 1659 , dans 1« en Angleterre sur la fia de 1 «» 
charge de bourgiaeatre. Son frète i5ii2 , et auït k Oiford les I0- 
M»T7KiKoGoi,iD.,t(eV-toiipéteh«m- ç^ns de ikéologie de Jean Rai- 

est mort» la Baye au woia Je sep- Guillaume WitakoF. Il y reçut le 
leinbre 1701. Leui mère ^tait d'une degré de badielîev lu Baois d« 
très-boiiDe famille et iFès-hieu ap- :„;„ ,5gx j] p^jj^ les deui an- 

îr:"'c'±'S,«z'*si: »««• .ui,«t» à H^Mters w , 

concorde (ï5). O" l'acadépiie ayait ét« reUhlic 

„ , , ^ ,.. , L'éelise flamande de Francfort 

,t,^. )• demanda ponr ministre , t an 

(iï)u>-,p.«->6. ' iSgy, et jouit de son ininistèra 

GOLIDS(Trtoran..),profe^ ^"f "i " temps-là iusqu.s e« 
senrenmoraleà Strasboîrg oh juenl.nn» ,693 elle fat lo.te 
il éuit né l'an , 5«8 («) , moSrnt *»'P^» P" 1» pa"*»t.on. Il f»l 
l'an ,6«o(4).IlcoDipoi..o la- W«le a W^e f «nj- > Ç»fts- 
tin „n abrégé de morSe tirée de. *" •■■ ••■«»1»8'«. lan .594. U 
di. livres d'Aristote od Mcmna- ' ««'T'» i «1 a^t que d en aller 
ohm, , et nn Abrégé de poliliqne P™*» P,°','~'°1 ' 'i f f '"."l 
tiré, du même Ar!stol,*^Il dékia V ■ ««.dclkerg le doctorat. Il 
1. premier de ce. dcni ouvrages »":sa tran(|.illcme,t cette pt» 
luï.aroudeT.nberE,IeprenSer fesmu )u«iue. a ce ou ,1 eut «ur 
de septembre iS,,! l'édition collègue Jacques Amaniu. 1 a» 
quei'aidel'unetdel'aulreestd. l6o3, homme iiui ne tarda pa« 
àtraibonrg, irpi. Jo,im Bid^m loftemps à r.pMdre ses doo- 
h^reàum, \&. in-S-. Je n'ai m»" Ptl-gjnne. (A), et i se. 
point vu sa Grammaire grecijmi rendre chef d. parti dan, f,».- 
ft. Konig en fait mnition (J. jl»™»- Gomarus s elev. contre 
Im avec ud grand zèle, non- 
(i()KoDig. ,BiU>iit]|.,|idf. 351. seulement dans les auditoires de 

wS.'iîiS; . leyde, mais aussi en présence 

des états de la province. Ils ais- 
■ GOMARUS (FBAKÇois),jiro- putèrent deus fois tête à tête 
fesseur en théolojpe , naquit k 5ans l'assemblée des ëlats de H»l- 
Bniges,le3o de janvier i963. lande, l'an 1608, et cinn contre 
Son pèreet saïnère,quiavaient cinq l'année suivante. Le sucées 
embrassé la reli^OQ réformée, de ces disputes ne fut pas tel que 
se retirèrent »uPalatinat, l'an lea églises le souhaitaient (c); 
1578, afin de la professer tran- 
quillement , et le firent étudier W VéUuair palalln ta •a-uU ehaistf , 4 

à Strasbourg, aousle célèbre Jean '^'^ïi^'^i^irp^^r *. "^ 
Sturmius. Il fut sons la discipii- jbt-mit .éuuu mon ^aiiiis.ie primée 
ne de ce bon vieillard environ îî^t^ ™ ^-i^^^r W 
trois ans , après quoi il alla con- (c) yoya lan 



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GOMARDS. III 
mail ■éànmoins it stfrrtt da ijmeU »aiiraàt le discnlper de beaucoup 
que chose , t) fit cannahre le pè- d'entêtement (D). Il est facile de 
lagianisme d'Anuiaius. Ce pro^ s'en CQsTaincre «ceux ({ni savent 
fesseuF,qui était déjà ntalade, juger des ebosea. Meursius a 
H serrit de cette excuse pour trompé ÎSorén en quelques faits 
discontÏBuer les conférences, et (E); nais les fautes que Moréri 
mourut quelque temps après. Ses « commises de ton chef sout pi- 
adversaires employaient toute tojables (F). On les a marquées 
t«UF indus tneafiadVEap^her que presque toutes dans l'édition de 
Vorstius ne lui succédât; et, n'y ce pays. J'oubliais de dire que 
pai^autréussir,ilarrivaqueGo' Scaliger n'estimait guère no^ 
marus , pour n'avoir paa un tel Gonuirus (G). 
GollèfRK, quitta Impartie et se re- .... 
tira à Miàefbonre, l'an i6i 1. 11 f*' l™"""» « «-«t-f-- h^ 

J^ . . °' ~ . , Mowi a répandre te* dactruti pi- 

y fut ministre , et y fit aussi des UigUnnBs.]i\t^<M eda an qualité 

leçons pidkliques. Cela dura jus-> de traducteur do celui qui a compe- 

ques à ce quim l'an r6r4 il fut '^ U Vie de GoMam» (i) : Buiadu 

poar U cliaire de tfaeotogLe. II „e demeurait point d'iceard qu« ses 

«lerçacette cbai^ pendant qua- sentimeiu fussent umUaUes ■ ceui 

tre Wis ; après quoi il se relira à de Pelage, ni aême i ceui des serai- 

Gr.«i»su., poïr v4.„p„o,i„ 'S'rio-.S" "Ciîi: Srs 

professeiv en théologie, et en Ê^aa tint m degmam ?uorJw«c 

hébreu. Il v trouva une aseiette '^ *» uomina traducuntui' ? U est 

«se, oii if se tint fermement dans k troisième ïdume da ses «u- 

«lié ;«,... à „ m.r, , ç'..,-à, rj'Stet ga r; \:z 

&« jusque* au 1 1 de janvier Uui dam la Vie de Gomarus , qu« 

i64t. S'il s'absenta deux fois, pour le nioiii) ob retira cette utilité 

ce ne fut pas pour se donner du ««' oooWreBce.aue l'on eut a»ec les 

,, , * r' „ s, amuneBs , qu ils turent nanueBle- 

relâche; ce fut pour aller *lre „enteonyaincusd'enseignerie. dog- 

l'un des juges de la caUM d Ar-^ mes de Pëlaga (3) , n'allei pai croire 

minins an synode d« Dordrecht qu'on les contraignit d'avouer c>U , 

(d), et pour revoir la traduction "* t^" "f' i"B«s,de '» ^nfrireno. 

\ ",r- *^ 11 .. ^ . / 1 ¥1 pronoaoèrenl au il» go avaient iti 

du Vieux Testament (*). Il se iaffi,amnïc„t convaincu,. Le. terme» 

maria trois fois , «t n'eut des de cet auteur ne doivent »l|pi>lîer 

•B&nl que de sa seconde femme autre ohoae »! ce n'est que Gontarue 

(B). Cétait un fcrl habile hom- I^»«odit f™ir «vanorf de bonnej 

'',.., , , preuves de l'accuMiDii qu'il intentait 

me et principalement aui lan- jAmiinim. 

gués orientales. On imprima ses (B; Il n'eut Jmi en/oni gua dus 

œuvres à Amsterdam , ùtr-foUo , „.,... 

lan 1645 (/)(C). ûil est vrai „^iJ,r^t^ ™» . -.c/r-Mii*» .« -<c«rf<- 

qu'Uaitfaità Barnevelt la ré- -;« d||««.jiu g™», mur Ptof.». o«- 

ponsedont Grotiuf parle, on a^ "^"î^ x'ix-.'d, ta 11: tnnu. 

{d) fan 1618. tifuianl, la fTiJlifiui, •rrwtfu oc «*™^ 

i/) Tira' de m Vie . dans U neutil de ai- adue^arii PiUgiamiamt'peUm tiaet/'u'^ 

If du ffuftuoirt it Grmû^i': V>u Gu>»' • ft- "it- 



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seconda fimnie.'] Elle s'appelait Ma^ dans leauel il dëclai-a qu'il rendait 

rie Leremite , et était demoiselle grâce il Dieu de ce que ces coDtro- 

tant du câ(^ paternel que du mater- verses ne regardaient point les doc- 

nel. Il r^pnusa i Francfort (4}. 11 en trines fondamentales de la religion 

eut an fila et deux filles : le bis mou- chrétienne. Sur quoiGomarus, ayant 

lut avant s5n père , et laissa des en- obteou la permission de parler, pro- 

fàns. La lille puto^ se mar^ avec testa qu'il ne vaudrait point compa- 

David de la Bave , ministre d'une raitre devant le trâne de Dieu avec 

église wallone. Cette remarque, et les erreurs d'Arminius. Cest dans les 

plusieurs autres semblables que l'on lettres de Grotius que l'on trouve 

trouvera répandues dans ce Diction- cette particularité (G). On la trouve 

naire , sont faites eu faveur de quan- aussi dans la pr^ac« qui a été mise 

tité de bonnes âmes que l'on connaît au -devant des actes du synode de 

foM curieuses de nouvelles concer- Dordrecht. Je doute qu'il y ait au- 

nant la famille des pasteurs et des jourd'bui des partisans de Gomarui 

savons. S'il y a des lecteurs qui se assez passionnes pour soutenir qu'il 

soucient peu de cela, comme sans ait eu raison dédire cela. La chaleur 

doute il n'y en a que trop, on les de la dispute, et les influences mali- 

prie de se souvenir qu'un auteur enes de l'émulation professorale, lui 

n'est pas obligé à ne rien dire que ce disaient outrer les choses , et lui 

qui est de leur goAt. Dans un ou- troublaient lejugement; car aujouis 

vrase comme celui-ci, il faut tra- d'Uni les calvinistes les plus rigides 

vaiUertantÂt pourune sortede gens, ne font point dilEculé d'avouer que 

tantAt poar une autre. Ceci soit dit les cinq artides des remontrons ne 

ane fois pour tontes. sont point des hérésies fondamenta- 

(C) On impriina tei ceufres h Am- les } et ils font asseE entendre que le 
jteniiT'n, infolio, ran 164s.] Celaveut schisme serait facile à lever, si la 
dire qu'on rassembla eu un corps secte d'Arminius n'était point tom- 

Slnsieurs traités qui avaient paru en bée dans de nouvelles erreurs mille 

ivers. temps. Son Anti-Costerus fut fois plus pernicieuses que cellea 

imprimé l'an iSgg et l'an i6oo. Sa que coaimirent Gomarus et Annl- 

Lyra Dat-idis fut puMiée long-teni{>B nius. Ainsi ceux qui n'ont point eu 

avant sa mort : Louis Capel écrivit -la tâte échauffée par les démêlés per- 

coDtre cet ouvrage. iVbnifa pridem sonnels qui avaient aigri Gomarus, 

t^ C^eC i>octLt. c'est Rivet qui dit : ' ' ... 

cela (5) , Franàscut Gotnara* edidit 1 
Lyram Davidb , in qud palavit se ad 

metra Moratiana et similia Davidis L .. . . , 
pialniùrunt i^rsus ila exegUse,ut qu'il faut imputer l'opinion bour 
t^ram poëseos Uebraïcœ rationem de cet adversaire d'Arminius. 
ini^nerit. Sed Ludovicus Captilut ACn qu'on ne me conteste point 
animadi^rsùinum libtlto toeum illud |eg faiu que j'avance , je m'en vai» 
D. GomaH opia obelo transfigere produire une -prouv* q"». l"'™ que 
tmnatûs est , ut indi lector discal i-ii fondée seulement sur un témoin , a 
ÛMer doctos de eo passe conmnire , toute la force d'une bonne démon- 
nef tie laborc pariim uliii se ultra fa- stration ; puisque ce témoin n'est 
^**- • , autre que M. Jurieu, l'bomme du 

(D) SU est frai qu il ait fait h monde le plus iutraiuble par rap- 
Baraevelt La réponse dont Grotius port aui arminiens. M, Arnauld 
" -'- , on ne saurait le disculper de croyait avoir fait un livre toul-à-fidt 

lup Reniflement] Bameveltfit 

un petit discours i ces deux antago- 
nistes devant les étals de Hollande , ^^'^Ç^^; £i?SS"^%îJ^i'»S^*^ 

XI, pan, llvat^.' 



c 



*D.Mzecb, Google 



GOMARUS. ii3 
embarraisant contre lea mimstres*, anglais 3k quelques lettres publiées 
lorsqu'il publia son Remerse ment de par les arminiens, Gomarus ^taitun 
la Morale. 11 fonda toutes ses preuves nomme trèq emporta. Voyez les let- 
Gur les dogmes du synode de Dor- très de ces messieurs, i la page SijS, 
drecbt, et il supposa qu'une assem- 5dS , eU;. Cela me rend plus haroï i 
bl^e de cette importance n'eût point rejeter la t^^raire et maliene cod- 
oblig^ ù la profession de ces dogmes jecture de ceux qui voudraient pr^' 
sous peine d'eicommunicatioa , si tendre qu'il ne croyait pas que les 
elle ne le» avait jugé3.fandameQtaui. doctrines d'Arrainius conduisissent 
M. Jurieu lui répondit cqnt bonnes â l'enfer, mais qu'il l'assura iiour- 
choses,et le rendit tout confus , en tant afin de Justifier les oppositions 
lui soutenant que ce synode n'avait qu'il formait contre ces doctrines ; 
jamais regarde comme des articles car il avait lieu de craindre que les 
nécessaires au salut les dogmes dont états de Hollande ne lui dissent que 
il s'agissait dans les disputes des re- ce n'était pas la peine de tant crier , 
montrana (7). Il dit en particulier si les opinions d'Arminius n'empé- 
touchant celui de la grfice inamissi- chaient f as qu'on ne se sauvât. La 
Lie , l'un des princijpaux chefs de la meilleare réponse qu'on pouvait fai- 
dispute , que , depuis la décision du re â cette objection était de dire 
synode, ueJt libre aux lutkcrieiii et que l'on ne pouvait pas se remuer 
à loule autre communion de défendre avec trop de force , ni implorer avec 
cedogmeoa de ne le revoir pas. ledit trop d'ardeur l'autorité des tribu- 
que cela est libre ; non pa» qu'on ne naui contre ces doctrines , puis- 
pèche toujours quand on rejette une qu'elles étaient capables de précipi- 
vérité sainte, importante, etelaire- ter dans les enfers tous ceux qui 
ment établie par la parole de Dieu, s'en laisseraient infecter. Grotius re- ' 
comme est celle-là; mais ce n'est marque que Gomarus, dand une coo- 
pas un péché, selon nous, qai exclue versation qu'ils eurent sur les cou- 
de la erdce et qui ruine ta JoUfi). Il troverses arminiennes , appela pro- 
dit même que ceux qui vivent dans fanes et impies les opinions d Ar- 
lacommuniondes cootre-remontrans minius , et s'emporta contre lui , 
ont laliberl^denese toumeflrepoinf mais sans presque rien dire sur la 
a la décision du synode de Dordrecht, prédestination. Ciim malta acritfr 
h cet égard , eXaayaa là-dessus des in Arminium diceret, irapiasque et 
senlïmens parlicaliers , pourya nn'Hs profanas vocarel ipsius opiniones , 

faire des disciples, et que si on ne quant locuUis est. Sed primiim in 

souffre pas dans la chaire des pas~ illam maxime sententiam invectus 

teurs qui entreprennentile combattre ta est, qwe justificationis objectum aut 

persévérance des vrais saints , et si maleriam stàtuit Ji^em , justitiam 

on les chasse de la communion, on autemChristicausammeritonantiuS' 

«prétend pas pour cela les bannir- tificalionis ejus quœ est ex fide {10), 



rel'ai 



ce point la dispute de Go- 
d'Arminius n'était presque 
iput 



(DJ it r>HLd>di G. Foulai, Idiii, Vt, pijc 

if''Dtr^.h,JfmifJJ!prd»J-"i'ci- ^vaû'de'i'artiGoe à n'ii 

X^Ji^::.'«:'l^^',t°'J^^T:'.:' beaucoup sur la matière de la pré- 

lav^litenipriuiipMnagrairni. Mail f^ait destination, c'était aussi un artiUce 

jncoff uar f..u qvutt ijaaàt mt m diiifl» dt „ue J'y insister , et ce second artifice 

•mT Jlliwlrrfftm*™"^™ JyîSûim'U'dC ™'' celui d'Aiminius. 11 remarquait 

(S,Ja.i«.r/a..>fic.tio..Iel.mo™l.d«tH. (..) '''^«" "™« P"*",-"-""*""-»" 

d™*.. //•, po,i(,,(i,. ri, thep. ll,vt- i"ii(iftF>lM"rt*»™''>î'V»it"" (•■*«■"• 

MJ. _ F-I^-Oj ...il^conlr*rwma«ii««afi,»i- 

ToiHE vn, 8 

Dotizeobv Google 



1,4 GOMAEUS. 

que le dognqe de la réprolîatioii ab- sance de Gomams i l'an 1 569 (i 5) , 
«olue pouTait être aisëmeiit tourné at l'a fait aller en Angleterre ayanl 
d'un sens odieui, et qui saidèTG l'es- qu'en Allemagne. On counatt ces 
prit , et que sa doctrine sur ce point deui fautes qiiaad on lit la narration 
rftait plus plausible et plus populai- que j'ai rapportée , qui est saoK com- 
rej e'est pourquoi il sefaiaaitïoir de paraison meilleure querelle que 
ce côté-li (la). Cest la coutume gé- M. Moi^ri a suivie , puisqu'elle est 
aérale de» plaideurs : ils montrent tirée d'un livre fait à Groningne, où 
toujours leur cause par son bel en- Gomarus a professé vin g t-deui ans, 
droit. Remarquei bien ce que Gro- d'un liïra dis-je , composa après la 
tins rapparie a la Cm de cette lettre, mort de Gomarus , et sur des më- 
Uïltenhogard avait préru , dès l'an moires beaucoup plus amples que 
)6i>8, le succès de ces disputes j c'est ceux qui avaient servi i Jean Meur- 
que la doctrine de Calvin triomphe- siu». 
rait en Hollande , comme elle tnom- (F) Les fautes que Morrri a corn» 

£ba à Genève au temps de Castalion , mises de son chef sont pitojabtes.] H 
omme * qu'on persécuta de telle a dit que le père de Gomarus le me- 
gorte , et qu'on réduisit d un tel état, na en Angleterre. Meursius ne dit 
qu'il fut oMîe* de gagner sa vie au point cela; et l'auteur des Vies des 
métier de bûcheron. Cum tantii prce- professeurs de Groningne dit formel- 
iuilicUs rei agatur , et tingulares lement te contraire. Ildit que le père 
doctorum opinïones , in mentts dis- de Gomarus se retira au Palatinat , 
cipulonim sensim irrepentes , atque et envoya son Gis i Strasbourg. 
aiic(u temporis , tt altilis inquirendi H. Moreri prétend qn'Arminius en- 
negligentia ac specie , lacito eccltsia- seignait une doctrine particulière â 
ramconaensuncepUe , liberam mag- Lejde, lorsque Gomarus jfut appelé. 
nontm ingtnioram sedulilatem au- C'est un grand anachronisme. Il y 
toritate sud jugulent , neque mimis avait dii ans que Gomarus professait 
in ecclesiîi , i/uam in aliïs consessibas i Leyde , lorsqu'Arminius commença 
vincat major pars melioretn ; non d'y enseigner. Hais la plus étrange 
alium le e>v>(uin rerum Arminii bévue de notre auteur, et la plus 
iperare, quam Castellionii fuerit , inexcusable dans un prêtre français , 
qui pressas impolentid adversariorum qui se devait croire appelé i la con- 
ed redaclus sit ut vir non indoctas et version des huguenots , est d'avoir 
perpétua famae lignando sibi welum cru que le dogme de h grSee irré- 
quiererel (i3). sistible et inamissible était une erreur 

(E) Meursius a trompé Moréri en où Gomarus tomba , pour ainjir été 
quelques faits.] Il a mis (i4) 1» nais- poussé un peu trop loin par sa pas- 
sion. Quelle ignorance! n'est-ce pat 
(ti) .41 .^miiitiiii àictiai, non iia grMiii ait une doctrine qui a toujotiTS domiari 
«Biriimia», irrf iMiim»tirnipn.rftjun«B>- dans la communion de Genève , de- 



— .-.-_ „„ v.^«^ s'eipliquer durement 

GVnk:V^"^^*x\li "''''° l'hypothèse des supralapsaires. 

; sait lôrKiîvnTi^ Voycï les avis que Vossius lui don- 

"-■'-='■•■-- "«rtid. nait(i6). 

"V* {Q) S caligern' estimait guire notre 
^■XTl«"V.rf.7«'à; ^^i™.™;;. ^™ Go™rtu.l usez ce passage du Sca- 
ign iriide (lame IV, p>|. 5i6). Crpcndani d.ni ligémna. Oui démarrera a Gomarus 
j. ui.i.. -.1 1.:... — „, ,p„ ,„(. ^^ ^ s^lUus ti ce siècle porUra de 

si.mtec ifà (,S) M. Billbl, UIH. I dt, lali , faf. ii-. 



-Kl. "l.~ " " "' 



,u'w lu •■rnid-b.i m «11. di ■,». ï, ,^^, j; „ „ 

M) Gwiui , e|.ut. XI , pan. I , m(. 4. (.6) V«.iui 

\il,) Albu. BiiH. , p^. 176. .m. Iwdi-in 



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GOMBAULD. ii5 

plui granâi hommes que tes précé- élevée moîns fécond que ji*- 

de„,:a,ripo,^roman,JouUq^oui, j,v.„„ flmmeur ardenU a 

parce am us pensenl être les plus ta- > , , , 

fam. Gomarus est de Bruges , ,^01. prOTHpie,Jorl porléeaîacolhre, 

Ï-ourquoi il est docte: il a une belle quoiqu'il efit l'air grave el COn- 
ibrairie, il a force ramistes ; car il certi ; q>i-m>rès avoir achevé à 
«< ,™«rf analytique qm eH la mar- Bordeaux toutes ses éluâes en lu 
que a un ramiste. Il pense être le plus * < ■ ■ 
lai'aitl théologien de tout. Il /en- plupart (tes sciences, sous les 
itnd à la chronologie comme moi à plus excsllens maîtres de son 
faire de la fausse monnaie (,!■]). temps, il vint à Paris , sur la fin 
(17) Pag. m. g!. du règne du roiHenri-le-Grand, 
GOMBAULD (Jeau-Ocieh de), où il ne tarda guère à être connu 
l'un des bons poètes français du " estimé (ù). Il ne/ul ni des der- 
XVII*. siècle, naquit en Xain- mers ni des moindres qui fireut 
tonge, à Saint-Juit de Lutsac , des vers iurUmort* de ce grand 
près de Brouage (a). On a. pu monarque (c). Il fut fort consi- 
ïoir dans le Mor^i , que non- ^«re de Marie de Médicis , et il 
seulement il fut agrège à l'aca- «y avait point d'homme de sa 
demie française des le conte- condition qui eût l'entrée plus 
mencement de l'institution de libre chez elle , ni qui en fût vu 
cette compagnie , mais aussi ^^ meilleur œil. Elle lui donna 
qu'il fut de la petite assemblée une pension de douze cents écus. 
de Jveaui esprits qui précéda " Et comme il était autant en- 
cette institution , et qui donna " ««■»» <!«» dépenses superflues , 
lieu à la fondation de cette illus- " qu'eiact à faire honnêtement 
tre académie. On a pu voir dans " les nécessaires, il fit un fonds ai- 
le même dictionnaire quelques " sez consid érable de l'épargne de 
autres choses curieuses touchant " ces années d'abondan<:e,cequi 
M. deGombauld : je nelerèpé- " iuivint bienàpropospourpa*- 
terai point ; je m'attacherai seu- " ser celles de slerihtè qui succo- 
lementaui faits qu'on n'y trouve " dèrent, quandles guerrescivi- 
pas. Je dirai donc qu'il était de " leset étrangères eurent dimi- 
fa religion (A), et g-en/frtomme, " nué et enfin tari les sources 
et cadet d'un quatrième maria- " ^'°^ '«s premières araient 
ge, comme il avait accoutumé " coulé. On le réduisit d'abord 
de le dire lui-même, par raille- (*) '''«/-" d,i Trûii» ^t Un™ d* 
ne.j,c.r s'e.c.er'de ce ,„',i ï.'ZaiïïJ'-.fe'i^'S'-.; 

rC était pas riche; qu'il était lu âreande àdUion.ohS€ivaqm s. CoBUat. 

grand, bien fait , debonne mine «'.Ç-»'K'^rf'«"<f™>« 

o , - - j • , Lecltrc obierve que ran ne Irouie «u- 

elsentanl son homme de qualité; ,u„e pitm de GumbiuJd dmi ]« Kaur.tldt 

que sa piété était sincère , sa dânna pMiei aur U inpas de Hinri-li- 

^ , . ,^. J Grand, 1611 . ia-i:. et que. dim le re- 

probité a toute épreuve , ses „,ii d„ f>„(iM i Gnmbimld, donn* p.r 

mœurs sages ■ et bien réglées^ lui-inënie«ni646,iin')rii«uciiiiepi*MiurM 

qu'il avait h cœur aussi ruible Z'tà\:ttJi^^^T,,t%^lT^t"u':^, 

que le corps, l'âme droite et lepHMgelnmcrilpir Btyle.deimnouoot 

naturellementvertueuse , Cesprit ^'^'upp""* ■>" ""^^i'.- c™nrt . dit: 

' r -M Coinhault , quoique jaait, ne fut m du 

(a) PclliBon, Histoire de l'Acldf mie fran- dernien,el=. .. 

ï»ise, ;»¥.«. 339. içjLàmùni. 



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n6 GOMBAULD. 

» de douze cents écus, à huit seule remarque ce que j'ai à din 

» cents, et ensuitede huitcents sur ses écrits , et sur ce que le 

H à quatre cents , oii il est de- connaisseurs en ont jugé. 

" meure jusqu'à sajuort, sans 

" ^(repayé néanmoins, depuis ^^ ^^ ^^^ vuuuuuo«:i..a 

■B la gueire de Paris, que parles n'ont point dit : ils rigDorBient peut- 

» offices de quelques personnes *tre ; nuis peut-être aussi qu'ils D'en 

» puissantes et cénéreuses (H), fassent point farU encore qu'ils 

^ _• •! -. iR j". i eussent BU. Ouoi ilu il en soit- cette 

>> dont il avait 1 hoaneur d être omission est Ticieuae- car i moins 

» connu et prolégé , entre les- q^ue l'on ne voie dans an dic- 

» quelles M. le duc et madame tionnaire historique imprimé en 

n la duchessede Montausier doi- Ffnce , et composé par des catholi- 

« irent tenir le premier rang- ^essait^^'k' ^elîgrordomin'anu; 

" Durant quelques années il fut IW mppose ordinairement 4.1'il la 

» aussi gratifié d'une pension sur professait; on le suppose , dis-Je , si 

» le sceau, par M, Sécuier , »'°° t™"'» d'ailleurs (1) qu'il est 

L _ I- J i- ^11 I dans des post^^s bonorables , comme 

- chancel.erde France. Il avait dans une académie de beaux esprits, 

» toujours vécu fort sain ; a fondée nar un cardinal premier mi- 

11 quoi sa frugalité et son éco- nistre d'état; qu'il est chargé daU 

1. Qomie avaient extrêmement c"n>™'Miond'eïaminer lessUtuts de 

. '. > i( • . ,'i celle noiiTelle compaenie ; et uu u 

« contribue. Mais un lourqu il donne des memoiref&-aessus. Afin . 

n seprouienaitaans sachambre, donc de ne porter pas les lectears d 

B ce qui lui était fort ordinai- »e figurer que Gombauld était ca- 

B re, lepied lui ayant tourné, ^oli^ue Tomtia , il fallait dire 

., ' / , .S ji , 11 nommément et expressément qu it 

» il tomba , et se blessa de telle „^ i^^^^^ p^,_ .^ ^^.J .^^-^^ huguenot, 

» sorte à une hanche qu il fut sauf â joindre à cefci des réflexions 

B obligé de garder presque tou- sur le mallieur t(ui l'accompagnait â 

B jours le lit Jepuis cet aeci- 5*' ^S"^- 4^'"'!^' ?"« cet auteur 

', , . • i F 1 ■ donna au nuMic n étaient guère pro- 

B dentjusques a la fin desa vie, p„, ^ f^^^ connaître qu'if était Un 

~ qui a dure près d un siècle , S\ protestant ; mais tout le monde a pu 

' ■ ' ' " connaître cela par quelques traités 

Eostbumes qui furent imprimés en 
ollande, l'an 1678 '. Ce sont des dis- 
cours dt religion , et c'étaient /te tous 
ses oufmges ceui que Gombauld es- 

1 dit en confidence (C) à quel- timaitleplus. Il les aidait composés 

» qu'uu qui n'en a parlé qu'a- ^'■'■«"/''"■"^"/''ecAari'E'.rf"'",'* 

^, » , ,f -? ., ■ dsssein de faire connatre la vente a 

» près sa mort,» Il avait ete ceuig,Uéiaienidansl'erTv<^r,etd-cf- 
des plus assidus à se trouver am fermir dans la bonne créance ceux 
cercles de Marie de Médicis et 7<"" Y étaient nés, ou qui Cainùenl 
d'Anne d'Autriche, pendant les "^'"J^^-H se pU-ignait ordinaire- 
t , *^ - ment de deux choiCS , l une que la 

régences de ces deus princesses. ^,„^„„ ^ ceux qui écrivaUnt sur 
Mais il se rendait encore avec ces matières faisaien» de trop gros U- 
plus de soin el de plaisir à l'hôtel """ < "« ils entastaient preuves sur 
deRambomllel(d){\i;.ninoMrut J"*"'**' « autorités sur autorités. 
l'an i(>6ii.Jemettrai(E)dansune i'Lrf".,^™™«''''"uî ?™i impriaii. 

(rfi Tiré cfc lavnS-io Oa Ttùtts et U^ ^; /S'i^JI" iH îî'r°B.Vl.^""« ™nîj° « 



D.:.l.:.cl:, Google 



une date écrite de s 


a main, 


dans uu des 1 


ivres de 


soncabi- 


net, était le 


temps 


vérilable 



GOMBAUID. nj 

saiii je soucier beaucoup, ni de foj^ libérale) pendant lear vie, si elles le 
dre , ni de la clarté; et Vautre qit'iU pouvaient Ôlre sans a'iDCominader; 
se persuadaient que la doctrine et té- c'est qu'elle» jugent que la jouLtsanc& 
tégance étaient incompatib/es . Pour de tousIeurseSets leiirestn^crsiiaire. 
faire voir qu'ils se trompaient en fln serait z^lé peut-^Lre au delà des 
eeta,U composa ses Considérations juiteaborDes,siroocandainHait cette 
sur la religion chrétienne , Ion- conduite de Gombauld'. Il ne subsis- 

Îu'it était encore dam Ui ligueur de tait que par le moyen d'une pension' 
dge, et U fit voir i-éritablement , de la cour de France; et il n'en était 
guon^eut élre tnut ensemble vigow payé qu'en opposant il mille difli rul- 
feux et clair ; concis et plein ; solide tés le crédit d'un grand seigneur. 
et élégant. Aj^ant communiqué cette Ce crédit eût été trop taiMe , s^il eût 
pièce a plusieurs de ses amis , et mé- eu à surmonter le» objections prises 
me il quelques-uns de ta communion de ce que Gombauld aurait publié 
romaine, elle fut estimée de tous, des ouvrages de controverse; et aiDsi- 
et cela lui donna courage de faire la publication de cette espfce d'é- 
ensuite le Trailéde f Eucharistie > et crits eût 6lé le pain des mains à son 
un autre qu'il adresse a un de ses amii, auteur. Ne serait'on donc pas trop^ 
louf le nom d' Aristamlre. Pour les rigide si l'on condamnait son ména- 
lellres, aies a faites en un dge beau- gemeut, et si l'on trouvait e'tr.mge 
coup plus ai-ancé, excepté celle à qu'il eût renvoyé an temps qu'il ne 
un pjoposani, qui est presque de MTait plus le prolit de ses lecteurs? 
memedaie que les Considérations sur Combien y a-l-îl de fiens qui fe tas- 
la religion chrétienne Sa plus sent moqués de lui , s'il eût perdu sa 

grande passion était de publier ces peu^inn pour avoir mis en lumière 
écrits , parce qu'il était persuadé ses traités de controverse Mis eussent 
qu'ils seraient utiles i et peut-être n'a- dit qu'îloutraitla charité; et qu'ayant 
t-onguin vu d'homme séculier avoir plus de besoin de sa pension que 
jutant de xMe pour la gloire de Dieu, ses frères n'avaient besoin de ses Iw 
et autant ^ amour pour U prochain , vres , il avait dû prendre ses mesu- 
qu'il en avait. Mais quand on aura tes sur cette règle , et rcraédiei 

remarqué dans ses ouvrages la fer- ' . . ... i _ _:■. 

vettrde ce séle, et quand on saura 
d ailleurs , que sa subsistance dépen- auteur posthur 
dait presque indispensablement de la poète Gomès étaii 
cour, on ne troiu^ra plus étrange cette épigram me. 
qu'il ne les ail pas fait paraître (fit- pUiM au roi mt dni 
rant sa vie. Pomr empêcher que le Four eihmir liurti ii 
public n'en fdt pn-'é après samort, %'Ji'2' ït^rifH". 
s ils fussent tombés entre lei matnf 
de quelques personnes d'autre reli- 
gion que de la sienne , il les mit , sur .. j , ., 

ses dernières années , en celles dun que par tes offices de quelques pi 

de ses anciens amis, dont il avait sonnes gp'ncreuJeJ. 1 11 y avait — 

éprvttvéia fidélité et C affection , et deux choses fâcheuses ; car cette des- 
lui fit promettre de ne s'en point des- cente successive de la pension est fort 
saisir, et de tes mettre au jour dés capable d'incommoder les aflàircs 
que ta commodité s'en présenterait d'un.bel esprit , et de le bien cha- 
(î). On peut aisément connaître par Rriner ; mais outre cela il allait faire 
la lecture de ces traités-là, que Gom- bien des vbites , et se rendre itnpor- 
bauld était aussi éloigné de la com- tun aui autres , en se fatignant aoi- 
munion romaine qu'un ministre; m^nie , pour pouvoir toucher la Dor- 
mais d'ailleurs il doit être comparé à tion à quoi l'on était réduit. Combien 
— personnes qui ne font du bien à de fois fallait-il avoir recours A l'in- 

I ...... . _ .1 — I. I — 1 1. — ..c!.... des muscs, et leur eitor- 

rcrs , soit pour fléchir les 
lulussent être intendana des finances , soit pour 

GraÂûl 



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GOMBAULD. 

ie forl«i recommandations, sisUnce» de ses protecteurs, il fut 

aoit pour remercier de ce qu'enfin paye du tiers pendant une longue 

OD avait été eiaucë , et que la des- suite d'années. Il mourut pension- 

cription pathétique de ans grandes naire jubilé, et plus quejubiH (5) j 

mëcessités avait attendri les cœurs ! car les gratifications qu'on lui Ht an- 

Lisez les œurres des plus grands nuellement durèrent plus d'un demi- 

Soetes , vous y trouverez beaucoup siècle *. Circonstanee bien insigne ; 

e vers de cette nature. Mais quelque puisqu'autant la cour de France ac- 

ficheui que pût Mre le destin de corde facilement des pensions , et 

H, Gorabauld , il était incomparable- est ponctuelle i les payer pendant les 

ment moin? déplorable que celui de premières années, autant est -elle 

beaucoup d'autres beaux esprits, qui prompte i s'en décharger , et i con- 

étaient toujours renvoyés i vide, la- vertir en d'autres usages plus pres- 

n'avait été plus libéral sans, les fonds sur quoi on les avait 

le le cardinal de Biche- assignées. Il se présente incessam- 

listére fut un siècle d'or meut de nouveaux venus , et l'on est 

pour les muses de la France. Mais sa bien aise de les conlenter sans une 

mort fut une terrible grèlc sur leur nouvelle dépense, c'est-à-dire en 

moisson , non pas tant par la diver- leur appliquant ce qui a déjà servi 

site de génie'de ceux qui lui succédé- |>our d antres, que l'on suppose avoir 

rent, qu'à cause des confusions où le joui du bénéfice assez long-temps. 

royaume tomba. Les pensions furent le» vieui pensionnaires sont les plus 

■upprïmées ou diminuées , ou en odieux , et ceux qui sont obligés de 

tout cas mal payArs , et cela lit mur- postuler avec la plus grande et la 

murer et soupirer bien des gens. Je plus humble patience, et qui sont 

ne citerai que les complaintes de rebutés avec le moins de scrupule. 

M. de Scudéri, Elles furent étalées (C) Sa fie a duré prit d'un 

dans les vers qu'il composa sur l'E- tiicle..... comme U l'anait dit i 
néide burlesque de Scnrron : 



mendier di 



lais homi 



Qmmllu laiiffni ^u'on 



lAtSï 



liicU-.. 

homme âe l>onnes mœurs , et lélé 
pour sa religion j un l«l homme , 
dis-je , qui fait mystère de l'année de 
■ " ;t qui , ayant pu se ré- 



soudre à révéler c( 






i, lui 



.de s 



forti 



Sï,":,; 



Cndurt cl iDwfn U moiiu. 
Papptndt (dù-fB ) dvu U IrmpU 

De yiaair.E travesti 



.fcs:: 



t \i discrétion'^ , _ 

croit obligé à ne rien dire qu'après la 
mort du confidenttA peine pardon- 
nerait-on cela à une fille ou  une 
veuve , quoique d'ailleurs on ait l'in- 
dulgencc de ne pas trouver mau- 
vais qu'elles soient bien aises que la 
véritable date de leur naissance soit 
inconnue (6). Mais nous pouvons voir 
ici , comme en cent autres occasions, 
que ce qui semble n'être que bizarre- 
rie , que faiblesse eitravagairte , que 
pue'rilite' de vieille , ne laisse pas d'a- 



Concluons que notre Gombauld ne 
fut pas des moins bien traités : il ne 
perdit que les deux tiers de sa pen- 
sion i et i force d'implorer ' les as- 

(41 Snabi, «Il • Sartm. ntL-dnim *» 



(5) r=r« . 



m(01 J»r4nW«Bi 






u du choilier d'Ilu**. 



.,l,:.cl:, Google 



GOMBAULD. iig 

spécieuse , et d'us cerUÎQ genre de n'approchait de ce UmpU de l'hoa- 
solidité. Gombauld n'était point uu neur , où la vertu élail révérée sous 
rimailleur , ou un TersiGcaleur , c'é- le non de t incomparable jirtéiiice, 
tait un jKiëte excelle Dt , et uai s'était qui nefdt digne de ion approbalio/t 
fait estimer dans le g^rand ffonde {-]). et dajon estime. 
Il avait été fort assidu aux ruelles et (£) J, mettrai dans une seule rv- 
aiii cercles - et ^ar conséquent il marque ce que j'ai a dire sur set 
avait acquis l'habitude des conversa- éerits et sur ce que les connaisseurs 
tions galanUs. S'il se trouvait avec g„ ont jugé.] L'Histoire de l'Acadé- 
des femmes , il se souvenait du style miefrancaise (lo) nous apprend qu'en 
de'sajeunesse illeslouait.illesen-- ,65a Goinbauld n'avait point encore 
censait. Le rôle de bel esprit et de publié ni la tragédie des Danaïdei 
galant homme était encore son par- ni ta tragi-comédie de Cydippe , m 
tage. Mais pour le soutenir avec plus trois livres d'épigrammes , ni plu- 
de bienséance , il avait besoin que sieurs autres poésies et lettres et 
l'on ignorât sa vieUlesse. Il fit impn- discours de prose ; mais que son En- 
mer un gros recueil dépigrammes, dymion", et sa pastorale d'Amarante, 
l'an i65j. H'avail-il pas à craindre et.un volume de poésie», et un vo- 

2ue,Àlon renaitàsavoirqu'il était lunie de leUree étaient imprimés, 
gé de quatre-vingt-dii ans*, l'on^ m, l'ahbi de Mandles , dans un livra 
ne trouvât fort étrange qu'il deroan- qu'il publia en 1657, observe que 
dat un privilège pour un tel livre , ]û, dombault venaa Je donner un 
et qu'il ftt ses présens d'auteur ? N a- e:.ceUtnt recueU dépigrammes (1 1) ^ 
vait-il pas à oraindre que M. Daillé et (n) que son Acance (iB) et sel 
et les autres ministres de Paris ne le immortelUs J>aitaUles , où le lisent de 
censurassent de vaquer encore i de jf beaux vers ,, n'étaient pas encore 
semblables productions dans un â"e iraprimés. La préface des Traités 
si avancé ? En tout cas il n'est pas je posthumes nous apprend que la tra- 
seul qui ait eu cette faiblesse , nous la g^je J^s Danaides a été imprimée , 
verrons ci-dessous (8) dans un gram- et que l'auteur alaissénon-seulement 
matrien hérissé de grec, etquiaurait une tragi-eomédie de Crdippe. mais 
dû s'en ^aflrflucbir beaucoup mieux a^Q^ii de quoi faire un nout^au recueil 
qu'un poé'te de cour. _ je vers , particulièrement de sonnets 

(D) il se rendait avec soin a f W- g, dépigrammes-, qui , four être en- 
tel de Rambouillet. ] L'aut«ur de la fpg ig, mains de pefionaes peu inteir- 
préface le nomme le délicieux réduit u^entes en ces spries de choses'la , 
de toutes les personnes de qualité et n'ont pu encore être mis en lumiè- 
de mérite qui ^fussent alors (g)- C'é- ns. Rotez que l'Endymion est en 
tait.^iqonte-t-iljteoninie une cour prose; il fut imprimé en i6ai, et 
ahrégéeet choisie; moins nombreuse, réimprimé en 1636. C'est une espèce 
mais , si je Hoie d,re , plus exquise s^ roman. 

que ceUe du Louvre , parce que nen ^es senliraens sont partagés sur le 
^ . . . ' , ., mérite de ses polies. Quelques a u- 

Kf'fti™'.', .', la p" l^iV, i, M*h«h". .n Ji- t^"" prétendent que son fort était le 
nri «ulriiiii sii GsmluiiUiii iDu'iicii/. sonnct ; que c'était pour ainsi dire 

■ Poncée Giinbiuia efti i|niui>>iB|i-i]ii son Jot , ct la portion du Parnasse 

i que parle 



^Bil « ckl » 4U.r.iil<-IF». m lâio. L«l«c 


hofre naturel , c'est a 


p^sytr l» «WU fMi,». JM*. V»J«, paj. "S. 
» no» lar l> ui<<- L«lei' e< Jsl; F"»»l 
»cç niion ^^•i■cm 1610 GaDiUiiM diiul •wo.r 




Oo)P.(f.339,w;-.J- 




■.'i, U^«h7i'°.". «I"'ii 


piMJe.IIoi. àt -vu RccuB-1 iiliull ' U, Êpi- 


ml" «iH"« i.'l^°dl « 




•unie, kWuùu il VBipad 


■■-11 dt cm quiri 'iosU »«». Voin ci-ijrtl 




(..) M.rall<> , S^lu a 




iî8. 


(F«.voL.). 


(la) Làmfmi, pag. gji 


{•iiF^faudii TcdUi mLiUib it M. it 


(.3) Cl la m««. p:i. 


C<>klH,dj. 


«™wCidipp.. 



:bv Google 



M. Gu^retCi4), ne sortoni jamais du Voyons le jugement d'un autre cri I 
genre qui nous est propit , el n'en- que -, je le rapporte dans les mÈm 
' s la gloire que termesquc M. Baîlletai ' ■ ■ ' 



I acquer , , , ^ . - 

eux. Laissons f élégie à Desporles , » d'eiemples de poètes gui aient 

les stances à Théophile., le sonnet à » fini leurs travaux par des •' 

Gombnulil , V épigramme aMainanl. u ^rammcj, qui pourl'ordinaires 



irmesquc M. Baîllet a employas (iS). 
M. Ra|^au dit {*) qu'il j a peu 
d'exemples de poètes gui aient 



1; ilsTeulentque u d'un feu 
eulcmentïl ait régne aur le son- » jeune ho 
^ais qu'il ait aussi conquis sur » et avancés en Ige. Hais il 



de tom 



Maînard l'empire de répigramm 

1 De l'tle Sonnante , ou terre des u baiild de s'être applique a ce genre 

]• Sonnets , Goubadid le grand ca- u d'écrire dans ta dernière parlie de 

B ju(j(e et i^ii/aleur du pays en fit « ea Tie, sur ce que la plupart de ses 

» venir de bien propres et de bien » épigrammes sont plutôt des cen- 

» 'lestes. 11 tira aussi des mantngnes « sures des vies et des mœurs cor- 

» épigrammatiques trois compaenies j, rompues de son temps , que de ces 

« de cftei'Ou-/»'iert depetile taille", » galanteries qui se font ordînaire- 
» maisquicombattaientavecunemer-,» ment pour les dames, u M. Rosteau 

u veilleuse vivacité , et qui avaient suppose , ce qui n'est guère certain , 

u des trailsfortdangereuiqu'ilslan- que les épigrammes de Gorabauld 

ji caient avec une adresse non- pa- furent le dernier travail à quoi l'au- 

>. reille. 11 s'en était servi il démem- leur s'occupa. Cest urf fait douteux , 

» brer la principauté qu'y avait pour ne rien dire de pis : car , encore 

ij auparavant usurpée le président qu'elles soient le dernier livre de 

B AfainnjvKiSj.u L'abbé de Harolle» poésie que Gombauld ait publié ([g\ 

se contente de mettre M. Maînard , i| ne s'ensuit pas qu'il ne les eût 

M. lie Bautru et M. Gombauld , composées dans sa jeunesse (ao). 
entre les poètes français à qui nos 

voisins ne sauraient conlesterles avan- (lï) Riillit , JninneDi indu pMUi, (on. T, 

M^ej </e /a primaufé i l'égard de l'é- '"S,'!-?^" « ^ d» r 

pigramme, el q-ii n'en doivent guère , im, ^"^""1' "' "' î"''!»" '■"*■ 1"^ 

aiij ancieitsé{i6l. H. Despréaui ne (.ài Jt/iaX ••iiii. m iiuittm pat bim ,» 

fait aucun cas des sonnets de notre faitUmnAUiDmUmfiirtMpùtu/e: 

Va .snnil .«at M/aM yml uil m le-g mi ,""1»" ^"cUffon" '"''" "• •" " 

Efl.llZ^J^^1^TH'nC.TJZ'.V.- GONET ( Jean-Baptistè), re- 

■^ '"'«areTïr»*"'"*'^'' ' *""""* ' " 'igieux dominicain, natif de Bé-. 

Eiiiniamiiidmi^-"drm!eair<iimtrtmiiir. ziers , a été docteuF de l'iiaïver- 

^"f!Ûtt!'SJ^^THi''^''tlt''hTvl site de Bordeaux , el y a régenté 

ficitr (t-i). publiquement la théologie. Il y 

([4)Cai'M, GaimiiB iBteun.p.iaB. i3g. fit approuver * les fameuses let- 

nWi™.''™îI««ii".i>vl«.°"°'*'*^"°'"^ ^^^^ provinciales de Montalte 

(iS) Furciiiri, Nou.ti!» lUigoriqp* , fag, f q) ^ ce oui lui attira l'indigoa- 

(iGj 'r:MéL. wl^ià, SuiiVdei ucnDim, lion et I aversion des jésuites. Il 

'"AL'fp;™n„MiU«J=ri.,p.Jd,«p.r..: à publié plusieurs ouvrages (A), 

fnpisAsn.BfTiDiui-, Mc. oîi il fait paraître que la scolaa- 

.!' '^m'k'î'i'i3*loi'"".™i'"c!!rl! tîqiieélaitson fort, et qu'il n'avait 

pbn» i|D' pricije uiiuii». Ju^u'i ce junr pas Une grande érudition dans 

ri>1 S*biil-Pni. preuïo qu'un l^moin incanuu i Bdvie lu». 

buld fUMltai, ganU meir lu ^wi^u. [") Cesl-à-dirt , de M, PucluL 



C.:.l.:.cl:, Google 



GONTAUT. m 

ce qu'on appelle théologie posi- chai de France, l'an 1577. Il 

tive. Il se retira ù Béziers sur la était grand-maitre de l'artillerie 

fin de ses jours, et y mourut le depuis le S de novembre iSôg, 

24 de janvier 1681 (b). M. de et avant cela il avait passé par 

fiocolles , qui l'avait loué dans toutes les charges de la guerre 

quelques-uns de ses ouvrages(c), (a). Parmi tant de belles actions 

publia au-devant d'une nouvelle qui le rendirent illustre , il n'y 

édition la lettre de remercîment en a point qui mérite plus de 

qu'il avait reçue de ce religieux , louanges que la fidélité qu'il 

oii on l'assurait de lui rendre la garda au roi Henri III , dont il 

pareille dès que l'occasion s'en n'était paintaimé(A), et à Hen- 

présenterait. ri IV , qui était ouvertement se- 

,_,„,„. . „ . paréde la communion romaine. 

(t) Tiré d'un HiBUHtinçodt Paru. iT 1 . ■ .■ 

fr) * croû ,«£-«-.■ /■Li.rod»cii« i ï' n y eit personne qui contri- 

mistoîK. bnât autant que lui, après la 



(A) Jl a publié plusieurs oufr. 
tes.] Sa théologie, mtitalée Clrpei 



Bifirl de'Hji 
, server la co^Vnne à Henri 



B Tkoiaisticœ , fut imprunée (B). Aussi fut-il extrêmement 

premièrement â Eordeaui, «n seiie regretté de ce dériver prince, 

1669. Celte dernière édition fut aue- Ville de Lharapagne (fi) , avant 
mealée de pjusieurs préface» et de eue la ligue eût été domptée, 
plusieurs disserUtions , et «st beau. Quand il n'aurait fait qu'empè- 
loup plus correcte que la première, \ «„„„; iv „., ?» ™„r™ 
lesEspagnolslatrouïenttropcoarle, cher qj^e Henn 1 V ne se conlor- 
et lis rappellent un fort joli compe«- mât a 1 avis de ceuK qm lifl con- 
dium de théologie. Il lit imprimer à 'allaient de chercher par mer 
BordesHi, en 1B64 un petitlivre in- ^ jj^u jç jûrele fC) , il mérite- 
b<miiu,e f .). Son deraieïouvrage est "î' ^^ «""/« louanges. Il n a- 
Mnanale ThomUtarmn, imprima â vait guère de rebgion, et pour 
Béziers , l'an 168a , en aii volumes le peu qu'il en avait , il était 
i.,-11. Il a laissé un cours de philo- pimôt protestant , ■ que catholi- 
joplue a imprimer; roaia onletrouve ' -t,' h •,•.-_ . 
trip diffus, et peu' conforme au gë- qie (D). Il ela. si suspect aux 
nie de notre aifcle (a). inquisiteurs , qu il fut mis par- 
di Cdimniiidn SiTini iaîomanMS ^ '^^ proscrits au TBassacro de 
™l™»'.i!^7=«(r»«'"'i: "' ' la Saint-Barthélemi . (E) : mais 

GOHTAUT ( Abmand de) , ba- qualité de grand-maître de l'ar- 

roa de Biron (*) , fut fait mare- tillerie, il sut bien rendi •- 

tiles les ^ 



nw. BtïleanriitpuijodierqucBLroniï massacreurs, La raison pourquoi 

p4»liii>it le duc d'Anjou ilaiu Ici PiTS-Eaa. ' 

n'a éliit à AnT«n brsque ce pria» IcnU leqr cslime et mute leui bicaieil1iiu:ii. 

de luhjugntr ta lille. et oue d'abord on l'y C'en a qiir dit Buibeck . diui la XIX'. 

■oupcoDaacÎAïoirél^l'un deaprincLpauxau* lettre de ma iialuBHde.de Frauee- Rkm. 

feum du cDiPfilat ; mais que, dans la suite, cbjt- 

■ priskrelraliedDducd'Anpu. une IcUre la) Fcra-CH le détail dam iiiB\&iBt , ■ 

de Biron au duc. oï il diuuadiit et mima Uimoiva . Um. IIS. pag. 3a6 et suh: Li 

les habits ie et duc .'fit tncTédBr à la hiins n'a fait qu'abrégertrtoxOiaa. 

d« boui^euii d'Anien pour Biron, tauta (Aj AÉperiuijr, ie aStU JhUIiI iSff*- 

r:.i.>.ci:, Google 



132 ■ GONTAUT. 

on le soupçonna de favoriser les pendant plusiean moii , et ne trou- 
huguenots lui est infinimentglo- ^"^ P"'"* dautreeipedientde se 

■ ,i?i T ■ . 1° retirer avec honneur que celui d'un 

rieuse [F). Jamais homme de sa traite de paiij car la continmtïon 

Îualité ne fut plus universel (G), du siëse /tait Lasardeiue, et s'oppo- 

t était propre non-seulement à »«»' ^ lenrie que la rcioe-mère avait 

toupies emplois de la guerre, l^q™! i^^^ltC à'^^er.t: 

mais aussi tres-bon négociateur, Ure poaseasion du royaume de Polo- 

II aimait les livres el la conver- ene. De sorte que aa m^re et lui 

sation des savans , et il écrivait Étaient bien aises qu'on portit lea aa- 

sur ses tablettes tout ce qui lui %t' , 'iV-vTT'^^Tv 5"T 

,. , T ht toiil ce an a put pour diverhr le 

paraissait digne de remarque, roy ella n^-neàn'eMeWreà aucuhç 

Il étaittropemportéi el ilaimait compoiUion, etque sur la vieonlui 

un peu trop le vin (H). Il avait laissait fain, qu'il aunit la •'Ole la 

u„ .u.r.drf.u, bi» plu, grand 'S^^'Ji'J^.^^^liZr.'Z 

que ces deus-Ja , et qui ires-son- „>» penire ni hazarder sinonh faire 

vent fait beaucouQ 3^ tort atfx de bons blocus. Cet avis et ces lettres 

princes , c'est qu^fcéelieeait les f^apponereni nul coup pour cewe 

i„„„„- , j f ^^^ ° "il fois M. de BiTon quand il vit 

occasions de frapper sur 1 enue- -^ >,7„^ , «„,v „„^1,^ ju ror, 

mi un coup décisif (I). lierai- de la reyne , et du roy de Pologne 

gnart que cela ne fît cesser les suret Jait, s'avise de brouiUer^ail- 

désordres de la guerre, et qu'a- 'f"'"!- «' ""^ a M. U cardinal 

Il 7 , ^ , (te Lorraute et aucuns principaux 

ors la cour ne le renvoyât chez j„ ^^^^a, quiU empesXtss/nt ce 

lui sans aucun emploi. On dit Uventent de siège et ceUe paix , et 
qu'après s'être bien moqué des ?"'"" '"r laissast faire seulement, 
prédirions de ceui qui tirent ?""" '""'P.'"^"»"^ desixsepmai- 
f L 1 ■ 1 . nés rendrait au roY la ville de la Ko- 

les horoscoi>es, de quoi la coilr ^hclle plus sujette à luy, qu'eUe ne 
de France était alors infatuée, fut jamais, comme certes il tsloit 
il devint lout-à-fail crédule par ^ay. M. le cardinal , qui estait. un 
rapport au genre de mort dont "/^^ brouillon ^affaires se mM h 
''^ , . S ■;■"" ' ""' faire menées là-dessus , et a gagner 

ces gens-la le menacèrent (K). ceux du conseil , pour divertii le roy 
Les fatigues, les blessures, les et la reyne de cette capitulation et 
annéesi/erapëchaientpasqu'ilne i"*"! ?"' imponunerent tant leurs 
fût très-vigoureui ; et l'on con- "^''V,'"' " P"""?"^"""' l^JV"'' 
, ° . 1 . ■ T , . 1" "le ne sceul troueer remède pour 

te une chose considérable de la i'endepestr^r.sinond'escHreetmdn- 
bontédesa[n estoiaac(L) 11 laissa derpar l'abbé de Gadagne, enqui 
plusieurs enfaus. Je vais parler çtlesefÙ>itdutout,auroy de Po- 

et manigances que irailoil M. de Di- 

ron contre luy , et qu'il parlait bien 

(A) Henri III dont il n'était point h lui , comme ilfaloil, et des grosses 

aimé. ] Il avait encouru son indigna- denu , comme ton dit, et de meime 

tion f 1 ) I pour s'être oppose' à la paii en escrivist audit cardinal et outre* 

qui fut faite devant la noch elle l'an meiiieun les beaux conseillert de ce 

iS^B. Henri 111 , qui n'était alors que fait, des lettres bien hauUUaes et 

' duc d' Anjou, a*aitai)i^gé cette place menaçantes; ce qu'il sceut tris-bien 

faire , car de sa propre main il en fit 

(■) jfom.M BnniSnt .-1.1 J/,i Ji'i.q.i les lettres, comme je scay, et si Ira- 

'î^™*j"Xta£""""(''"' """"'""' "" " " '^oureiuBJ , qu'ds furent 

cirili . H^ïini laïamU^di'MÔ^ùnuwr. """ estonnci et demeurèrent court. 

fifàei-Utunuti nmdrfiH (D|. ' si bien qu'Ut n'osereM j/lus en son- 



D:.l.:.cl:, Google 



. GONTAUT. 13 

tur unieul petit mat. Quant a M, de dit qu'il aurait embrassé la ligue , i 

Biron , estant , tant y penstr , un les trente mille écus qui lui furci 

malin allé iroui-er le mjr , et dam sa nresenlezlai eussent iU mil en mail 

garde-nbe , où le conttU tenait cette il est probable qu'il rejeta toutes ci 

Ji>ii,e>toitf6rt étroit et gamy de peit propoiitiont (7). Tant y a, ifiie 1 

de gent ,- le my de Pologne le vaut roy aprit ne trouva point en cet. 

entreprend d'un» façon qui ne tomba guerre meilteur ne f/lui loyal 3 



bordade il luy donna ce Tnot : P'ent 
ça , petit gaillard , fay tceu d^ vc 
nouyellet ; vous vous jneitex défait 
det menées contre moy et if eicrira 
la cour; je ne içay qui me tient qu 
— -•- ftspëe dans I 



. M. de Guise mort, il alla 






onpo. 



't vout ettende mort pat 









ntoy , U roy , et son estât , et puâ 
vous trancher la teste. Et vous appar- 
tient-il aller contre mes volonlet et 
desseins ? Vous que je s^y bien qui 
vous estes ? Sans te roy et moy yue 
tenez-vous ? et vous vans oubliez ; 
vous voulez faire du galand, vous 
vouiez preitJn la Rochelle , et, dius- 
vous , dans un mois Ou lii sepmaï- 
nes, et voulez en avoir t honneur et 



ifuel il avait pvS'grand besoin 
receuf aussi une grande joye , . 
rat son maislre en très-grande \ 

bandée contre luy, a cause de ci 
sacre de M. de Guise (8). 
l'Ouï (B) // n'y eut pertonne oui t 
pour hudt autant que lui. 
•e vie couronne k Henri If.^ Ecoulon» en- 
on(re coro Brantôme (3). « Son roy mort , 
K luj ayant pris du loneuc main 
» créance parmj les gens de guerre , 
» tant François qu'estrangers , que 
ij tous Taymoient et adoroicnt, il les 



ressé le it 






jnien , petit galand g 
Vous m'avez fait demeure] 
t ; h cette heure que f en pus: 



e( proposez d'y de- 

de cet honneur par dessus mojr. Je 
vous apprendray il vouloir faire du 
grand capitaine h mes dépens , et ne 
testes pas aux vostrei (a). Biron lit 
fout doucement ses excuses le mieux 

Ïi'il pat (3) , et du depuis le roy de' 
oloene lui fit toujours froide mine , 
et même a son retour de Pologne H). 
Mais U lui fit assez bonne ckerc (S)j 
quand Biron lui Bt la réïércnce au 
mois d'aoât i575, avant ilé mande 
par la reine-mère à la prière du duc 
de Guise , qui ne voutoit avec luy que 
M, de Biron et M. de Stroize , pour 
bien eilrUler M. de Thoré (S) et 
tous ses retires. 'DÏTOa fit très-bien 
dans cette guerre, et quoiqu'on ait 



> l'aymoient el 

I un grand coup cetuy-cy, voire ta 

• plusbeau<|u'ilaytfaitdesontemps, 
I pour matière dVtat, que voîcy le 

• toj de Navarre , sans contradic- 
I lion de la voix et du Cbnsentement 
I de tous mis en la place du feu 
I roy si bien que tout le monde 

> tient et est aisé à présumer , que 
I M. le mareschal le fit roy , comme 

> il luy sceut , i ce que j'ai oui 

> dire , depuis une fois bien dire 

> et reprocher ; car les catholiques 

> le voyant huguenot l'eussent aban- 
1 donné, et les huguenots n'étaient 
1 asseï forts pour le mettre en ce 
1 aiege ; mais par l^ndnslric dudit 
) sieur maréchal ils furent réduits 
1 et convertis d'obeïr k ce nouveau 
I roy , tout huguenot qu'il estoit , 
I sinon par ban vouloir , au moins 
I pour venger la mort du pauvre 
I trépassé , injustement massacré , 
I qu^l donnoit ainsi i entendre. Ce 
. ne fut pas tout , car il le falloit 
I maintenir et conquérir les places 
I oii il n'estoit roy qu'à deiny i â 

• quoy ledit sieur mareschal assista 



U iriHciuicti, pat- 340. oitirn» -■ ■'- '-- '—-'-■— - - 



(S)tim(w,,p»g,M8. 



rei,lDFn.///,pQ.3S3,354. 



D:.l.:.cl!, Google 



124 GONTitIT. 

B si bifn à son roy , qu'avant mou- ta personne aacrée , ttqu'il s'emhar^ 

u rïr il luy aida à en recauvrir de quâc au plui tel pour prendre la route 

s belles et boniiei , gagner la ba- d'Angleterre ou Je la Aoc/ielle , de 

1. taille d'Y vry, et sortir d'Arqués peur que ï il Ui-diùt davantage , à ne 

n et de Dieppe , comme j'espère dire M trouvât investi par mer auiù-hien 

» en la vie de nostre roy ; et puis en que parterre tU i^puyoienlcet 

it la ville dEspcmay il avU de tant de fortes coiutdrrationi, 
latestc emportéed'une que le roi même commençait ii s' é- 
» canounade. « Il j eut une lâche qui branler ^uand le marcchal de Biron, 
ne fut pas de longue.dur^e dans sa qui pi-ait entendu ce discours avec 
ndélité pour Henri IV. Il te jugeait atdain , fdchi qu' il fU plus lï impres-: 
le plus D^essaire, et il l'était aussi sion qu'il ne devait, prit la parole , 
aprèsUmortde Henri 111, et i-roj-ant et d'une voix animée de colère dît au 
que dans cette coafusian le royaume roi. etc. Je ne rapporte pai sa ha- 
s'en irait en lambeaux , il s'imagi- raugue . on la trouTera dans liéze- 
uaqu'd en pourrait avoir quelqu'un; tiù : elle est si bien tournée , et si 
et ftant entré dans fe cabinet lans se remplie de foEtes nisotUAqu'il ne 
faire de fAe , apris qu'il eut quelque faut pas être surpfis de son eflet. 
temps entendu gronder lei uns et les Heuri IV, l'ayant ouïe, ne songea plus 
autres , il tira Sancy à part, et lui qu'à tenir ferme dans son poste. 11 
déclara qu'il désirait avoir le cçmté y fut attaqué , et 11 repoussa elorieu- 
de Périgord en souveraineté, poiir le sèment l'enDemi biron eut raison de 
prix des services qu'il rendrait. San- dire qu'en l'état oii étaient les choses, 
ey , pour ne le pas rebuter, en alla sortir de France seulementpourvingl- 
parler au roi tout à l'heure; le roy quatre heures. c'était s'en bannir peur 
le chargea de lui donner toutes sortes jamais. Ce n'est pas le moyen de réus- 
de belles espiranres ; et Sancr gou' sir dans (xlte sorte de concurrence 
venta cet esprit avec tant d'adresse que de dire i ses g^néraui ; jiyes 
et de force, ifue Payant piqué de gé- soin de ma couronne , /aurai soin de 
néroiué, il l'obUgea non-seulement de ma personne , etc. 
renoncer A cette prétention , mais en- (D) W était plutôt protestant que 
core de pro^tcr qu'il ne souffrirait catholique, J Les soupçons qu'on eut 
jamais qu'aucune pièce de l'eial fdt de lui i ret égard furent cause qu'on 
démembive en faveur de qui que ce ne le fit point cbevalîer de l'ordre au 
Jiitlio). comneocement des guerres civiles. 
(C) il empêcha que Heniiirne Notei , dit firantâme ( |3), que la 
se conformât h l'avis de ceux qui lui principale occasion pourquoy il n'eut 
conseillaient de chercher par mer un cet honneur, et ne fatsoit-On pat 
lieu de siiielé. ] Le duc de Mayenne grand cas de luy , c'est qu'il estoït 
ayant obligé ce prince à lever le i\é- tenu pour fort huguenot , et même 
ge d« Rouen , et à se retirer du côté qu'd avoit fait baptizer deux de ses 
de Dieppe , tUcha de le serrer de si ^nfans ( ce disoit-on à la cour) à la 
prés que toute autre voie de s'e'chap- huguenotte , ce que les grands capi- 
per lui fill fermée que relie de la taines d'alors , comme le roy de ira- 
mer. Les capitaines de Henri IV, tes varre , messieurs de Guiie , /e con* 

relïgionaainur munies (il) ne nesinble , et le mareschal de Saint- 

voyaient pas bien ijuel expédient les André, abhorraient comme la peste, 
pourrait tirer de ce péril , et appré- et les religieux , le monde et tout. 
/tendaient extrêmement pour le salut foilh pourquoj- mondit sieur de Bi- 
dù roi , duquel dépendait celui de ron estait regardé de fort mauvais 
tout l'état. De sorte que dans un con- oeU , si bien qu'd résolut de partir de 
leil qu'il tint le 5 de septeiahre (ii), la cour et se retirer en sa maison. 11 
ia plupart concluaient que , laissant aurait eiécuté ce dessein si du Per- 
des troupes' à terra, fortifiées dans ron , qui fut ensuite le maréchal de 

âa bons postes , il mit en sdreté Bets, n'eBt parla pour lui A la reine. 

, On le retint , il suivit l'année sana 
•i'.Rio^'' ^"""'^'^"■"'■'""■"''- aucune chargei mais ayant fait bien- 

^i*.iA^.<rii, Iàni/M.,pag. Bji. (iJ) finutiM, Hiuriia , am. lU, r-g. 



DiMzecbv Google 



GONTAUT. 125 

tât ronnattrc son mérite , il fut don- dt tout ce gui ae fahoit au ilthrm : 
ne pourassisterles grandstnsréchaui ce i/iti est le plus grand abus du 
de camp. Monsieur de Cuite le com- monde ; car s'd euit pris celte vïtU, 
menca a gomler, bien qu'il Jist tous- il en estait goui^rneur , et potses- 
jaurs qaelque signe et ditt quelque seur de la ptui importante fiace de 
petit mot huguenot , el ne s'en pou- la France : et luy , gui etloil un 
iHtit garder , mais secrètement et capitaine ambàieux , je vous laisse 
montrant une secrile affection a ce à penser ^il euit voulu eschapper 
panj. Il se fit enfin si capable en ce bon morceau s'il teusl peu pren- 
sa charge , qu'il J'alloit qu'on se ter- dre ; et , si on teust voulu croirv , et 
vistdetuy (t4). A la troisième gu*rre monsieur de Strotie, la ville eust esté 
civile il fu( malheureux par deux prise en la gagnant pied ii pied, com- 
/a», etforthlâm^ de Monsieur, qui me nous avons fait a la fin (18. Me 
■{(ait le général, et tenions nous en doutons point que les soupçons qu'on 
l'armi'e ( c'est Brantdme qui parle forma qu'il y aTnit des intelligences 
{\S))qu'it F avait menacé de luy don- entre lui el les liabitans de la Bo- 
ner des coups de dague : mais ce fut chelle , n'eussent pour principe le 
il monsieur île Bironde dire ses excu- pencliaDt qu'on lui crnj'ait vers le» 
ses le plus bellement qu'il peut : car, buguenots. C'est pourquoi j'ai joint 
s'il euit parlé le moins du Tuonde ce dernier passage de Brantânie aux 
haut , Monsieur lui en eust donné , pr^cMens. Je m^a vais les cnnlir- 
tant qu'il esioit en colère contre luy ■■ mer par ces paroles de Mêlerai , ti- 
et luy reproohant qu'il estait Hugue- ries de l'éloge de notre Biron (ig).. 
aot, et en favonsoit le party , et " Pour la religion, ses aentimco» 
avait fait ces fautes exprès pour luy » penchaient un peu sers la nou- 
fiùre recevoir une hante , et luy faire » Telle réforme. Un pre'cepteur qu'il 
couper la gorge et it toute son armée. >• avait eu dwis ses jeunes ann^s 
Monsieur de Tavannes , qui estait '• lui en avait donne la première 
haut a la main et fort impérieux, » teinture, et Sa femme, qui la pro- 
parîa aussi bien a luy , jasques a luy » fessait ouvertement, rentretenait 
dire qu'il apprist bien sa lecan, et " dans ces opinions (30) : de sorte 
qu'il voulait se mesler de tout et u qu'il favorisait sous main les reli- 
dun mestier qu'il ne savait pas en- " gionnaires , sinon quand il s'a^s- 
tore , et qu'il luyr ferait bien appren- " sait purement du service du roi ; 
'■' tort huguenot , et " .et l'abondance de son cœur se dé- 
n gorgeant par sa bouche, il laissait 

_. _, » souvent échapper des traits de rail- 

_, _. reproché » l»ie contre les cérémonies de Yé- 
:il , et ce fut.il monsieur de « gUse romaiue. On soupçonna à 
_. carter e^ n « Mire. Après le "cause de cela qu'il retardait la 

massacre de la Saint-Barthëlemi le u conversion du roi { lequel , pour 
roi 'l'envoja en Xaintonse (16) pour » la même raison, et pour les signa- 
réduire la Rochelle à l'olMÎissance ou n lés services qu'il lui avait rendus 
de sré ou de force. 11 fallut assit!- » aprdsla mort de'Henri Hl , en lui 
ger la ville ; Birou fut (17) matheu- i assurant les gens de guerre , avait 
reur en ce siège , car il s'y travailla « pris grande confiance en lui, et 
et peina , fit tous les devoirs d'un » déférait entièrement à ses avis, non 
grand capitaine et d'un bon grand 
maître d'artillerie , et , qui p.s bjI , , , , , , , 

Mt une grande arquehusaile ; ,i4ÀJ"*i^uT^^.t»,^' ^^'.' (Tj^'u ^i 
I la plus grand part des as- it Pgfg^ni , ci-itiim , nhur^ui (A) , ci'la- 



are , et quu esioa nuguenot , e 
qiià n'oyait jamais la messe , e 
quand il Y altoit c' estait par form 
d'acquit. Tout cela luy fut reproch 



tiégeans avaient opinion qu'il 1 









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laC GOBTAnT. 

u toutefois sani se piquer souvent de voient ^i cotichét aur le râle; maii 

> sa roaniJre impérieuBC. m tabsenee du marMial de Mùntmo- 

(E) Il fut mis parmi Us protcrîli rend , qui était à ChanlUly, mît en 

aunuissBeredelaSaint-SarthéUmi*.] siirelè la vie de ses trois Jrires .- let 

On s'était servi de Birou pour faire prières de la belle Châieauneuf , 

venir la reine de Savarrc d la cour matlresse de Monsieur, sautèrent 

de France , avec le priocesoa fils , Cossé son allié : et Biron , grand 

que l'on mariait à la sœur de Char- mailre de tartillerie, ayant fait poia- 

leslX. Biron amena ce prince, accom- 1er quelques coulevrines sur laporte 

pagné de toute la ^eurdes hugue- de [arsenal, arrêta la fougue des 

nMs , qui pensant tous braver et massacreurs , et recueillit quelques- 

goui^erner tout le monde prirent là uns de ses amis , entre autres Jac^ 

une fin misérable. Ceux qui en es- ifues , second /ils du seigneur de la 

ehaperent en lilasmerent mondit sieur Force, lequel n'étant âgé pour lort 

de Biron , et luy en donnèrent toute que de dix à doute ans , i «(ait adroi- 

la coulpe , disant qu'il les estait allé tement caché entre les corps de son 

tous amadouer el apaster pour les père et de ion frère atné , qi^ on avait 

me/ter tous au marché de la bou- tués dans un fit ois ils émient couchés 

chérie , et pour ce commencèrent il tous trois. 

debagouler contre lui et si ne (F) La raison peur laquelle on le 

laissa-t-d pour toutes ces calomnies , soupçonna de Javonser les hugue- 

soupçons et causeries, qu'il ne fust nots lui est ^^orieiue. ] Je ma 

en grande peine à cette fesie ; et servirai des naines d'um de no9 meil- 

bien luy pritd'estre bntve , vaillant leurs historiens ( i3 ), « Biron seni' 

et assuré , car il se retira aussi-tost » blait avoir toujours gardé quelque 

en son artenal , braqua forte artil- « inclination pour les nonveUes opi- 

lerie à la porte et amtret avenues, u nions depuu qu'il avait été en es- 

Jî( si belle et si assurée contenance » time auprèsdufeuroideKavarre.Jl 

de guerre , qu'aucunes troupes de u témoigna néanmoins tout le reste 

Parisiens , qui n'avaient eu jamais a de, aa vie qu'il était fort bon ca- 

offaire il un tel homme de guerre , a tholique ; et tontes les fois qu'il 

taprochant à sa porte , il parla a u ^ eut guerre contre les huguenots, 

eux si broiement , les menaça de leur u il a'j comporta avec autant de 

tirer force canonnades s'ils ne se re- i> courage et de fidélité qu'aucun 

Uroient , ce qu'ils firent aussi'tost.et u autre. Mais ce qui donnait lieu 

a' osèrent plus s'y approcher, ny rien ■ de croire qu'il ne les baissait pas , 

faire à Sii dece qu'ils vouloient et m c'est qu'il ne pouvait consentir 

Il oinn II la leur avait donnée , et que par 

I que je satf, comme * plusieurs fois, lofsque l'on plâtra 

■ _™.,™. i .n» retour nie dernier édît de pacification , il 



qui leur avait esté commandé fcar u qu'on leur viol 9t la foi quand on 
— - • - ■' - '-■• •■ --■ : fa if ■-■ ^—'- -■ 



pour le seur il estoit proscrit ainsi u lu leur avait donnée , et que p 
..._,-_ : .._.._..__,_._ . "-- plfti 

■ê"qi;'il 



. - .. . amy , et me discourut fort u eût été plus convenable i 

de ce massacre. On disoit que mon- » jesté du roi de les pousser ju»- 

sieur de Tavannes , nui ne faimuit « qu'au bout (i4) , que de faire un 

trop , et le comte de ttets non plus , u traita qu'il prévovait bien de ne 

luy prtsterenl cette charité de pro- i, devoir pas être observé. A raison 

scription (ai). M. de Mézerai noua u de quoi, et parce qu'il avait une 

apprend que Biron donna retraite u trop libre et trop sincère probi- 



3) Ktsmi, nirtolR Ht Fniu 




rf-,if«-, <!,». 




i) On /ul /lonn/^a'aimm ixiK 


UIB. J/Wl 


^m.Xir«lm«U««fJi.tCM^ 


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■ J. la ™(.(«IB. /( «./.«Bl» 


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,pat. oeS.jn-f. «>..,'»« <!• 


■p«rA.Ur 


Jfdrit , niai dJnfUl^t , f • 





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GONTAUT. ,ay 

* M , la reine -mère et lea Guiseï que M. de H^ïerBi a fait de Biron. 

B Taraient mis sur le rôle de la 11 avait Vesprit vif et pavant , te 

» Saint-BarthdlBini ; m moins il eut discourt facile, fort et persuaiif, le 

11 cette croyance , et toute sa vie il eçeur kaat et guerrier , était alerte 

•• eu garda dans son âme un trés^if et agile A sa personne , laborieux 

B ressouvenir.» et hardi, très'curieux d'apprendre, 

(Gj Jamais homme de sa qualité et très-exact , auisi admit dans les 

ne fut plus universel. ] n Lorsqu'il intrigues de la cour et parmi les da- 

B est mort , il est mort un très-uni- mei que vaillant 'a la guerre Il 

B Tersel, fust pour la guerre, fost faisaUgloire d'être universel, et d'en- 

M pour les aflaires d'estat , losquellej tendre aussi bien les négociations que 

» il a traitées autant et les a sçeues l'art militaire. Il se mêlait de tout , 

» aussi bien q^ue seigneur de France, et se donnait de l'emploi même , si 

» Aussi la reiBe.'inere , quand elle on ne lui en donnait pas; se pi- 

X aToit quelque grande affkire sui; quait de cat^ir parfaitement la géo- 

bras , 1 envoyoit quérir tous- graphie et l'hisloîn, deisimait les car- 

'■"' "~ a maison ou ail- tes de sa propre main, ditant que c'é- 

... ._. on grand recours tait une des parties /f.un grand capi- 

.. JD luy. Luy-mesme , en goguenar- taine de savoir faire voir sur le pa- 

» dant, il diioit qu'il estoit un mais- pier ce iju'd savait exécuter à la cam- 

!• trealiboron qu'on employoit atout paene (116), 

» faire , nomme il esloit Tra^ , et (H) // aimait un peu trop te vin. ] 

n sentendoit avec elle trés-bien en Hdzerai dK seulement (aj) qu'il se 

u tout , fuit poar ■tfaire'^de paii , plaisait aux bons mets et a faire 

» fuat des guerre» , afisquelles il es- grande chère ; qu'il demeurait peu 

» toit très-unÎTersel , et pour com- au lit , et long-temps h ta table , où 

■ mander et pour exécuter. Il avoit il butait jusqu'à se rem/re gaillard. 
B fort ayraé la lecture , et la con- Mais une repartie que l'on attribue 
« tinua fort bien dés son jeune âge. * Henri IV porte la chose plus loin. 
» 11 avoit été curieui de s'enquérir " Le duc de Savoie lui louant un 
n et sçavoir tout , si bien q« ordi- " jour les belles actions et les ser- 
B nairement il portoit dans sa po- " vices des Biron père et fils, le roi 
» che des tablettes , et tout ce qu'il " lui répondit qu'il était vrai qu'ils 
n voyoit et oyoit de bien, aussi-tost » l'avaient bien servi ; mais qu'il 

■ il le mettoit et escrivoit sur lesdi- » avait eu beaucoup de peine à mo- 
11 tes tablettes; ai bien que cela cou- " dérer l'ivrognerie du père, et ti re- 
» roit i la cour en forme de pro- » tenir les boutades du tils (aSj. " 

11 verbe , quand quelqu'un disoit (l) Il négligeait....: de frapper sur 

>. quelque chose, on lui disoit : Tu l'ennemi un coup décisi}:] Brantflme 

a as trouvé cela ou appns dans les rapporte 119) qu'on disait que ai Bi- 

» tablettes de Biron : nieame le gref- ron eill voiuu aller <i In rieueur it 

» fier Fol du Toy Henrj; , il juroit eAt fait beaucoup plus de mal au'roi 

, » qi.elqud'oia par hs divines tahlel- de Navarre *. Je parle du temps que 

» tesde&ron et j ay veu plu- Biron eo m mandait en Guieune sous 

» sieurs s'estonnerdeluy, que luy , Henri III. Dans une autre rencontre 

» qui n'avoil jamais traité grandes c'est-à-dire , quand le duc de Parme 

» affaires avec pais estrangers , ny était i Caudebec , le maréchal de 

» mieuK est^ ambassadeur , pour le Biron relança son fils , qui repré- 

» mieux' entendre , conlme un mon- sentait au rôi que si on lui voulait 

« sieur deLansac, de Rambouillet, donner quatre mille arquebusiers et 
» et le nareschat de Rets , et au- 

» très chevauchears de coussinets, (j6)Minrti , Hiiioiredi franc* um. III 

« il en savoit plus que tous eux, et p^. i°i6. ' ' 

B leur en eust fait leçon , tant de l'7) l" •"'me. 

» ceUes de dehors ^ue dedans du i'i.''""Si°"- ^'•»^''*' "«ri-L..Gr«d, 

. royaume (i5) » Joignons A ee pas- ^^°M^Z°.'uZ:ilîlp.g. js.. 

sage quelques fragmens de l'éloge *\.,cit,c,\3vWi:MBimi >\ 

(>S)B.Hite>, ni»»!», UM. III, ftf '•'>'.M»»7<'"i°'ci<1>iuli»iV»'û'Vun[trt 



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ïî8 GOHTAUT, 

deux toilïe cheraui il empêcherait 
le pnssuge aux ennemis. Servons- 
nous des paroles de Brantôme. Jl/Bn- 
tteur i« martfïkal sur cela rabmua 
Jort ton Jils deyant le rojr , et lujr 
dit que c'estoïl un habile homme pour 
le faire , et s'en montra si difftcul- 
taeux qâ'U en rancit le coup. Lt soir 
èsuluyditetTemoastraqi '" 



à Gonaalter les diseurs de bonne 
aventure. Un de ces gens-là lui 
ayant prédit sii mois auparavant 
ce siège qu'il serait tué d'un coup 
de canon j il s'imprima tcllemmt 
l'effet de cette prédicti 



bienqii' il auroit fait ce coup,ou ilfutt 
mort 1 maii d ne faloitjamais tout a 
coup voir la ruine d'un tel enjiemy 
des F^nçeis, car si tels sont une fois 
du tout vaincus et ruinez , tes rojrs 
ne font jamais plut cas de leurs ca- 
pitaines et gens de guerre, et ne s'en 
soucient plus quand ils en ont fait , • 



avouait 
El ses amis , il ne pouvait ^'em- 
pêcher de tressaillir de peur 



de baisser la ttte. Cette fois-li (33), 
ayant entendu fifSer le boulet , 
comme il se jetait !t quartier pour 
éviter le coup , le malheur voulut 



:s£. 



)eut-êlre ne fût pas arrivée 



film (3o) 
veuï et plus | 
maréohai de 

susciter diverses facUons afin d'avoir 
matière d'exercer son adtvsse V '<>» 
crédit , et de prolonger la guerre , 
pour le désir de butiner , maïs 



r: 



dem 



:hamp de terre ; autivment torien est plue exact que je n'aurail 
Vont labourée, et puis la cru à rapporter de semblahles choses. 
n Jnche , ils meurent de (L) On conte une chose considè- 

Voici un style plus ner- rable de la bonié de son estomac. ] 
lias poli tout ensemblcj; Le Continuons d'entendre M. de Méze- 

' "" ' ■ ii{35). « 11 s'éuit trouvé â une 

infinité de siégea de grandes villes 
et de sanglantes iDélées , et avait 
commande en chef dans sept ba- 
tailles ou grands combats , où il 
avait reçu autant de blessures. Et 
quoiqu^il fût tout rompu de tra~ 
vaux et de coups , et qu'il eût 
soixante-huit ans passes (36), néan- 
moins il était d'une si vigoureuse 
santé, que les chirurgiens qui l'ou- 
vrirent pour l'embaumer ne lui 
trouvèrent aucune viande dans l'es- 
tomac , bien qu'il n'eût été tué 
qu'une heure après souper , mar- 
que d'une grande chaleur naturelle 
qui avait pu faire digestion en ù 
peu de temps (Sj). » 



urer toujours te maître et 

eur des affaires (3i). On 
voiL régner quelquefois une pareQ- 
le ambition parmi les Ibéolegiens. 
Voyez (33) comment on applique à 
un docteur de parmi le monde ces 
maximes du maréchal de fiiron. 

(K) /( devint créduU par rap- 
port au genre tde mort (font les ti- 
reurs d'horoscopes le menadrent. ] 
Voici ce qu'on trouve dans la grande 
histoire de Hézerai. n J'ai ouï ra- 
u conter i. qui avait bien connu ce 
» maréchal une chose digne de mé- 
» moire. I! s'était toute sa vie mo- 
» que de la divination , que néan- 
u moins la curiosité de la reine Ca- ,„, 
il tberine de Médicis avait mise fort - ( 
■ en vogue i la cour j mais peu I 
» avant sa mort , pour en avoir vu "' 
u quelque eflèt apparent , i) y ajou- ,^ 
» lait foi avec autant de supersti- | 
u tion qu'il avait eu d'incrédulité ait 
B pour ces choses-là, et s'était rois "'• ' 

ii«)h»„ti.mr,ittm.-\>»,u,m.in.p.g.-3s». GONTAUT [Crahles de) , duc 
(1.) Mi.,„j. Hu,oi« |i.^Fr.j,«, «™^m , de i,,^^ ^ fil, j„ précédent , fui 

^ ' un des plus grauds capitaines de 






^1 >«' <J-i.n cnv ' 






"l^^""^r^"'rf(S' 






n siècle ; 



s il avait le défaut 



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GONTAUT. lag 

déparier lui-même de ses exploit» sëe , qu'un «aerrier doit éloi'ener 

avec un orteil insupportable, le plus quil peut le traite de 

11 avait appris de bonne heure le paît , parce qu en temps de paix 

métier des armes sous le mare— on peut se passer de lui, et qu'on 

chai de Biron son père , qui n'a- le laisse dans sa maison de caiu'- 

Tait rien oublié m pour l'avan- paciie (ô). Ce fut par ce princ^ 

cer , ni pour le faire paraître bien qu il ne donna pas tous les ordres 

digne d'être avancé (A). 11 obtint nécessaires pendant le siège d'A- 

la charge d'amiral de France, l'an miens, pour empêcher le secours 

1592 , et s'en étant démis, l'an que l'archiduc voulait faire en- 

i594t il fut fait maréchal de trer dans la place. Il n'edt pas 

France et gouverneur de Bour— été fâché qu'on l'eût secourue, 

Sogne. Le roi érigea la baronnie parce que cela aurait retardé la 

e Biron en duché-pairie, l'an paii. A peine pouvait-il souffrir 

1 598 , et envoya tout aussitôt que l'on fit part de la gloire des 

le nouveau duc à Bruxelles , chef bons succès à Henri-le-Grand , 

d'une ambassade magnifique. Ce et il menaçait les historiens qui 

fut pour faire jurer à l'archiduc ne s'accommodaient pas assez & 

la paix de Vervins. Il fut envoyé sa vanité (H). J'ai de la peine à 

en Suisse au mois de janvier croire ce que l'on débite touchant 

1602(6), pour un renouvelle- son érudition (I). Ce que l'on 

ment d'alliance avec les cantons, conte de sa réminiscence mérite 

II était passé en Angleterre l'an- d'être rapporté (K). On l'éleva 

née précédente , pour faire des d'abord à fa protestante (c). Ce— 

complimens de la part du roi à tait un erand joueur (d) ; maïs 

la reine Elisabeth. Cette grande il neseplongeait point dans la 

reine lui fit des honneurs es- de'bauche des femmes, ni dans 

traordinaires. On a mêlé quelques les autres voluptés du corps (e). 

fables dans ta relationdecequ elle Henri IV le voulut faire son gen- 

fit en cette rencontre (C). Chacun dre (L) , et se vantait, dit-on, 

sait la fin tragique du maréchal de lui avoir sauvé la vie (M). Je 

duc de Biron : il eut la tète tran- ne marquerai que deux fautes de 

chée, le3i de juillet 1602, pour M. Moréri(Nj. 
une horrible conspiration qu'il (j) r-t^^ui™™.™ l«f.™™, ta- 

avait tramée contre l'état avec le sir^ dam ta Addilioiu de le LaLounur 

duc de Savoie (D). Il donna sur •«Mén.o™ d. c«t=b..u, wm./J./.a,. 
l'échafaud mille marques d'em- (c)royalanmBr^Mi.F). 
portement (K). II n'avait pas en- (-« " /■">'« m ™ ™ pù« ifc c™ ant 

' \ , •. c ' i- fni/b«HI. Mêlerai, AbrfricbroDoloimiu, 

corequaranteans(a). sonambi- tcm.ir.pagrv}a.àrimn-t6o%. 

lion n'avait point de bornes; (ijCajEt, Cbroud. uptcnun, >%i, 3i7, 

et , quoiqu'il n'eût point de reli- , 1 s r i_ • , „■ 

«mu (F), il ne laissa pas défaire blicnipourl'ai'ancerni pour le faim 

le superstitieux , afin de ressus- paratm bien digne ditre avancé, j 

citer la ligue (G). Il profita de la &» i58û (1) une c bute de cheval lui 

leçon que son père lîu avait lais- ""^ ■"' *"" '^■"*"'"* ^^ '""''^' '''■■'* 

(.) n mcTuM ion ••mi, ymr- CliU-n-Ji^" 

9 

D.MZeCbvGOOgIC 



(a] MittUeu, Hiiloindc UPaii, tir, IF, 



,3» GONTAUT. 

il ^uit boiteui , de eotte qu'il fut #e voTsnt dam mue çrtnde autoriU 
oblige délaissera d'autres la conduite aMéslamort de Henn 111, ne longea 
de son armée; et pour ne point foire plus iju'h élever le baron de Biron : 
d« îaloùt, il pna ceui qui avaient et quoiqu'il fût jeune et sans expé- 
droit «u commsndiMMiit de cboiiùr rience , Manmeins il fil une querelle 
eut-m^nies un chef. Ha choisirent SAUemani k M. de Dampierre , 
son iils , qui n'était â^é que de maréchal de camp ; lui fil quitter sa 
qiifeiienB3(»). D'autres historiens (3) chirge , et en fit pourvoir ledit baron 
assurent qn'à quatorze «os ce même de Biron, en qualité de maréchal 
-fila /u( colonel des Suisses en Flan- de ciaap général; et parce qi^il ne 
dre , tât a/>rêi maréchal de tamp , savait pai la charge , U travaillait 
et puis maréchal général. Hais on ne nuit et jour peur lui, et lai en laisr 
«aurait accorder cela avec ce que sait tout l'honneur : ce qui mit ledit 
d'autrei content, que son père, après baron de Biron en telle réputation et 
la m«rt de son &s aîné, te fit appeler créance parmi les gens de guerre , 
baron de Biroji , et le mena en la que U maréchal ion pire, ayant été 
cour où inconliaent il eut une que- tué d'un coup de canon devant tper- 
relle'ai^c le sieur de CareHcj,JiU nai, le roi le fit amiral; et M, de 
atné du comte de la Vauguyon , la- fillars venant au service du roi , il 
aueilt te termina par un combat de lai remit f amirauté , et fut fak nia- 
irois contre trois, Via \585. Biron , rtcfiaiJe France (m). U estdifficil» 
Jjoignac et Janissac d'un c6té , tué- d'écrire iilua mal en français que 
reM Caréner , d'Estissac el ta Bas- l'auleur dont j'emprunleces paroles j 

(,'e Le duc d'Espernen ebltiU sa car il faut perpétuellement deviner , 

frrvce (i)- H l'avait nen^â Pau , lors- soit en raisonnant, soit enconaullant 
qu'it y alla trouver le roi de KaTai^ l'histoire , â qui se rapportent ses i(, 
re {5l. Depuis , le père du jeune Bi- Finissona cette remarque par un pas- 
to^fiit lieutenant général en l'armée sage de Mêlerai (iij: Les catholiques 
de Poitou auiiégede Maraia , le- ne regrettèrent pas tant le maréchal 
qnel le faitait commandera toute sa de Biron que fit le roi, qui en témoi- 
maison , et à toute sa compagnie de giia uneplui grande amietion tfue de 
gendarmes; même il l' appelait M. U toutes autres pertes qu il avait jamais 
baron , et dis loj^ il lUvint si imj/é- reçues , et eût eu plus depeine à s'en 
rieux et si libre en paroles , q«e rien consoler , s'il n'eut cru que le baron 
plus (6). Notei que , lelon Vittor de Bimjt son fils , étant firçonné de 
ïlavet, ii avait seize ana lorsque le samain, pouvait lui rendre d'aussi 
maréchal de Biron, son père, le tira grands services ; d'autant plus qu'it 
d'auprès de son précepteur (7). Notel avait toute T expérience du pire ; mait 
aussi qoe cetnaréchal perdit un fils , U n'en avait pas encore la finesse et 
l'an i&83,an massacre d'AnTCrs. Ce- les mauvaises maximes. 

taitsaosdoute son Gïsatné, puisqu'il (B) Il fut envoyé en Suisse en 

avait déjà des enfans (8), et que le 1601.] De Vie et Silleri avaient eu 
duc de Biron n'avait pas «[uarante beaucoup de peine à régler le renon- 
ans(9},lorsqa'ilfut dëcapitéen i6o>. vellement d'alliance, et lorsqu'ils 
n T a beaucoup d'apparence que Du- croyaient avflir surmonté toutes les 
pleii et Pierre Matthieu donnent à difficultés, ils virent que tout s'en 
parles de Gontaiit ce qui convient allait rompu par Ita émissaires if Es- 
â son frère. f g'" "■ ^ Savoie: mais le maré- 

Ce qui suit me foundra une plus diil de Biron, qui arriva i Solcura 
»<Jide preuve. Le maréchal de Kron, ai-ec une grande suile et un pompeux 
équipage, termina heureusement le 

g ?S"Js„'.-S'i:'i'«.îtr. f.iê^*. ".,«/i«- j*™.. "" 

ptt m jiS discours tout martud, et r éclat de ses 

f4)C.T". Cl.™«lo,i. «pU«;rt,>l- l>» ^__^j D-»«.i.r.li^l«i.pM. i. I. f«.-" -1 Ji- 
N, _S.J fct,.. lin Ubniimt »< Mimmnt Je Ci.Wbh , '»". JI, 



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GOHTAUT. ,3, 

coup en«rj tu ptupU, ju«merj ; pubhémit , loienl remplies de tant 

,.„ l...,mm l-ms'-lnl !• ...- Je f.b!.,. C.nd.n ,e ,So,.e îS 

"ment ife Dr^j acAe^rvnl •£; k( cooi- ment de rp nn'il. n^i ,1 r 1"= juste" 

A/» /)»...». « a. I ""^t ae ce qti its ont dit que la t*ine 

bteT.....n couronna tetUjiu^par ta montra aa mantchal de BÎi^n la t*te 

mjmfc,.. d nn .ompuçu. tan- du eomt. d'&sei. Cette «te .tÂ"3 

qun,oudfitniBTyodU,àopT^clurtB3 entairrfe UTeo le corh, Oao,f oni^^m 

A°«setS™rf(a) tomomdrn çmnium E»çiii StUr plnrn damna- 

Mna^dÇstoriens disent qui a,- ÏÏ^.Kfrà " rtfaV-Tu^^tt; 

teela de lui faire roir 1. lite du reine <Ult alors dan. une iisondi 

aonile d'Esse. .r„jdWo,,o.e«,.i, „„„j„a ,„l, n„„„e BaSg.Z 

de lui apprendre lés motifs qui l'a- M. de Bassompierre (iq) quilsait 

ïaientporli*eacliltieraiBeTerement accompagniî le mar^charde Biron la 

1. ■sl.Ilion de eet ingrat On ajout, nomme J„,>iy. Corrige. JoneJoi- 

qu'elle lu. dit que le roi de Franee pion Dopleii qui la nomme ^/arnei 

S Kf oï; J "• T- '" n" " Je^B^mpierr. ne lui p.rdoinê 

lut des ieattrea de son palais qu elle pas, Eb wjîci udc ■ La reine Ht 

lui montra U ««te da CB rebelfe ; 1m >„f„ mj-^ii ;«,, /■«/,;««, _i^ rf" 

autre, que ce fut en passant sur e t^pinetu en Uur prisent, nmaril 

pont de Londres R,en de tout cela sa u..ix avtc rinurumènt. La r2foU- 

ne peut 4tre vrai , puisque la reine Uon de cela contient ces termes (aol ■ 

passa à y.™es tout le temps que le « Elle ne fit aucun festin rova aux 

marçcbJ de Biropfut en Angleterre. » Français, hormis qu'elle ârffray a 

Dupleii (i4) a rrfut^ pw cette re- « M. de Biron et sa trSnpe tant qu^5 

marque, ce que tant d'autres histo- » fut i Lanîna [ai) ■ et un iour oue 

riensayaienlàe-Bite. M. Led les réfute - M. de Biron iilit i aLi„V le mC 

parlamémeobser.aUon(,5). lise . lold Corbain le fit entrer ^ecqua- 

trompe quand il dit que Henn IV » tre ou cinq de nous par Me norte 

neuïoja Biron â Un^res qu'après , d,!rob^e dans sa chambre, pour la 

«on retour* Pans (16). Ce fut de Ca- , surprendre lorsqu'elle chanUit . 

lais qu'il IWoya. (D) // „ut la (Ae ir«n^h^ pour 

Je ne Distends pas mer que cette unt conspiration tramét contn 

reine n'ait tenu ces discour»-li sur le eétat a»:c U duc df Sat'oie. 1 Ce n'é^ 

sujet du comte d'Esse.; mais au lieu taient pas de ces petites con;ï!iraVon, 

i 3 ^ ', ^"^ en niontraiit qui ne tehdent qu,'à occuper un mo- 

û faUait dire comme a fait le hbres pour troubler le repos de ses 

Grain (.7) ((u'eUe lui ,.arU ainsi Toisins. On prétend que le ^uc de S*- 

dans son cabinet , en lui montrant roie et Biron étaient convenus de dé- 

le portrait de ce leif^eur. C'est une membrrr le roraume, y faim autant 

honte que les relations des Français, de iouveraineiés que de pronmes et 

I ml. .■ ik 1 1 1. 1 tri '"^'^^ """ ce' p'titi priâtes tous la 

J,"J".'ï;;-/X*;!'''~"'' '"'"■ '^'- F^tecH^n.rEs/agne.'^LcducdeSa. 

fi3) ^*rn Miukim , Ctjti. «c Miuni, voie eitt pris pour iH part , ^itedtpu, 

1" n'Mur^i;i"""'k V' "^'i '^'d'''''''* '* fya'"^i> , le Dauphiné et ta Pro- 

d'feIt^."M-''d" Tb^ a liy'cxx'yi. p.'/'^" '"'^" " *'""' '" ''"<'*«■ '^ Bomrgo- 

J^''''','"'l^''T"'"""t""°7'r'"'""' ''"'' *i'"'''j Hi".JIi"l«ll.., part ir. 



in, Dtait U anri-to- 






r.:.l.:.cl:, Google 



ï3a GONTAUT. 

gne , a lamelle Us Espagnols eussent u meAnes Ae son monchouer, paû se 

Joint la branche- Comté , pour dot » debaoda et se relera , jurant et 

d'une fille de leur roi , au ^une fille i> blaspLemant que l'ou ne la raist 

de Sayoie , qu'ils promettaient de lui a paa ea furie : et qu'il e>»(«roiI la 

donner en mariage (ai). Cela me » moitié de tous tant qu'ils estoient- 

doDne occasion ae marquer uue u là j priant des soldats mousquetai- 

Sraiide différence entre les passions e res arrengez dans la cour de le 

ES BOurerains et celles des particu- u tirer, en ces mots : y a il point 

liers. Il n'y a point es gentilhomme » queliiueboncompagnonquiveuillc 



tirer le maréchal de B 

Se pleignant dn chancelier à lujr 
mesmes de la rigueur de ce juge- 
ment. Enfin vous pouvez croire 
que sa mort estoit tr^s-necessairc à 
la France. Je tous puis encores as- 



.,_ -je prît pour le fondement d'une 
très-grosse querelle, ai quelqu'un de 
ses voisins lui débauchait ses valets , 
el les engageait à un coup de trahison 
contre le ur.mattre. Les cartels de défi 
suivraient bientôt, ou du moins on 
chercherait bientôt l'occasion de vi- 
der ce diflïrent l'épée â ' 
Four ce qui est des prin< 
contenteDt de punir les traîtres, et 

ils continuent de vivre comme aapa- ^ ^ 

ravant avec le séducteur. Henri IV ■ Com» -uJ mwuie »iM» pitM J'ira ■« d'or- 
avala tout doucement cette hoslilité *"*'•" '■ 

du duc de Savoie. H n'en sortit au- Ces deux vers ressemblent beaucoup 
cune rupture, ni aucune inlerrnp- j ceux qui se trouvent à la fin d* 
lion de la bonne intelligence quant rOrlandoJJirioso ; 

" i-dessous (a3) un „Jo r ■ F I i «mm 



I u dont l'Italien dit : 

• BUuWKmiaido I. ntfuf Calma 



II dehors. Voyei 



passage de Brantôme , touchant les 
querelles des grands (a4)- 
(Ëjlldonrmsurl'éckafaudmillemar- 



" {•*)■ 



•■—'--,: ,".,. , . - . Ouand il eut 

,«« ^emportement. ] Tous les histo- ^^^ j^ j^„ ^ -.,, 
nensdu tempssontrempliBdecequil * ^^ d'uni '' 

fit etdecequ'ilditpendantson procès, ^ 
j usqu'au moment de Veiëcution. Je ne 
rapporterai que cequeje trouve dans 
une letfre du sieur GiUot i Scali- 
ger (i5). n Vous aurez enlendu de la 
V mort du mareschal, auquel le roy 
u remit la rigueur de l'exécution en 
u Grève, pour la convertir dans la 
B cour de la Bastille : lequel ne vou- 
ij lut onc rien Confesser pour les 
i> complices . ne dire autre diose que 
li csloit en son procès. Mourut 



i.'a , 



^ . manière si 

tre la personne de Henri IV, que 
l'histoire n'a pas osé ae charger d'un 
tel àifbt. a Leduc de Biron,... ayant 
u abandonné toutes les pubsances de 
u son âme â la douleur et il la pas- 
u sion , prend l'advantaEe de parler 
» le premier , et de lUre tout ce 
B qu'une langue maiati^ée par la 
B douleur peut proférer, reprochant 

B tant d'affection 1 le sauver comme 
;■_?" "i""i^"Ti"""J" .L" " » i le condamner. 11 adjousta en cest 

fort mal affeçtlpnnÈ vers son roy __ ^^^^^ j^, |^, j^^t j^ „^ 

moire est défendue , et punissable 
le rapport. Hais les jinnces ne se 
soucient des traits qui estant lan- 
cez par leurs sujets contre leur 
uesti retombent to ' '" 



„ jt sa patrie. Et te leamoieni. . 

> Priant, dib-il. Dieu qu'il eust pitié 
» de son ame et de celle du roj. 
)i Puisdist : Boute, houte, viste: ne 
n voulut jamais souffrir que l'on le 
» liast : jurant qu'avec les deoU il 



angleroit le: 



1 poictrine d'où ils su 



a(37).ï 



r<^ """,". il ■"'"'P' (F) Ouo"l"'^ n'eût point da reli- 

prochapointdeluy,sebandaloj- g^„; ,;.j l'alléguera' n -^— — '- 



i U -dessus i 



(i3| Dan, la nf^ior^i» (1) di farticU Poi- 
(ij) It cil tir/ de la pagt Ïh du //*. (ami 
(tS) ÉfUrit IruftiHi k Sulif ir, pag. affi. 



: . . . . /uiiDi-i.™. 



r.:.l.:.cl:, Google 



GOHTA0T. t33 

pMUge lie Victor Caj-et (aS) : ■ 11 porte que le maréclial it Biron se 

B a'fst mocquë plusÎGurafoisde tout« moqua de> dbpoHÎtioDS chrétiennes 

s religion : mEsiiie» son confident le avec qDoi le comte d'Esseiialla i la 

j) baron de Lui , luy disant, qu'an mort , comme ai 3e telles résisoa- 

H capucin remonatrant i son oncle ti^u^u'euaaent élé dignes que d'un 

'D Tarcberéque de Lyon à l'article de p^Bcant , et non pas d'un bomroe 

usa mort, luy aïoit dit: Quand de^uerre {3i), 

■ Dieu void qu il n'y a point d'amen- (G) Il ne laisia pai de faire la 

n dément au mescbant, et qu'il re- superstitieux {*), afin de 

» jette sa gr**^* *'' ' ^" '' i.L..^ i «j : „ . 

B prospérité; 



grSce, il luy donne des ligue.^ Mëzerai remarque (3a) qu'a- 
- ■ ■ ' ■ ■ ' . " • deCam. 



a contentions (ag) du monde. Le ma- avaient jeté Ûs xeax sur lui seul , 

■ resc^al luy At response : Je vou- comme sur le libérateur de l'état. Au 
» droia bien estre abandonne comme retour d}i siège d'Amiens , il s'était 

■ cela. Il se raconte une infinité enivré de tamour du peuple de Pa- 
» d'autres traicts , de son peu de re- ris ; et quand il alla en Flandre 
* lîlion , tel» que cestny'<:y : maia ce faire jurer la paix à C archiduc , let 
r n%st de nostre intention d'en ta- Espagnols , connaissant la vanité et 
s cher sa mémoire, u Cet historien sa mauvaise disposition , lui donné- 
avaitditdansia page pr^cëdente, une rent de si hauts éloges', qu'ils lut 
chose d'autant plus digne d'ttre rap- remplirent la iéle de rent , et le coeur 
portée ici, qu'elle nous apprend que defon mauvais sentimens. Dis ton , 
Biron futélere'à larelicion rtform^. et mime dis auparavant, Urecher- 
Voici les paroles de Victor Cayet : choit la faveur des peuples, affectait 
m Onl^âveusouTentesfoisae mocquer pour la religion catholique un zile 
» de là messe , et se rire de ceui de qui allait jusqu'au chapelet et aux 
» la religion prétendue reformée , confréries , comme s'il edt voulu re- 
B avec lesquels il avoit eato nourry lever la ligue que son épée avait 
» dès ses jeunes ans : car en son ea^ abattue. Il n'avait pas oublie jusqu'où 

■ fance , et ce à l'aage de huict uia , l'enttementde li ville de Paris pour 
> madame de Brisambourg (3o) , sa le duc de Guise avait poussa et sou- 
H tante paternelle , qui estoit de la tenu l'ambition de ce seigneur; et il 
» religion prétendue reformée , le savait bien que la principale causa 
» prit en telle affection pour une de ce grand entêtement était que le 

■ gaillardise et naïfvete' qu'il avoit duc de Guise travaillait à l'extinction 
N en luy, qu'elle te demanda i sa des réformés. II crut donc qu'afia 
n mère, sa belle-sceur , ce qu'elle que les Parisiens ne jurassent mie 
» Iny atcorda (careUesestoietfttou- par lui', il fallait fortifier par lei 

■ tes deui de ladite religion ). La grimaces de la bigoterie lea irapres- 
» mère donc le luy bailla volontiers aions que sa valeur avait faites sûr 

■ pour le faire nourrir et eslever en Tesprit de ' '- -^ 

» œste religion , ce qui fut faict , et dans cette v 

■ deslors sa tante de Brisambourg le huguenots. Voici 
» déclara son unique béniier. Or i'ai cité de la lettre du sieur Gil- 

■ avoit-elle de grands biens, i cause lot (33) : Je vous dirai que c'était 
1 des trois marys qu'elle avoit espou- pure ligue et pur catholicon. Il y 
» sez , et desquels elle n'avoit eu au- avait promis et juré de ne i^ir , ni 

■ cuus enfans, mais bien en avoit eu parier, ni hanter, ni admettre aucun 
» de grands douaires et de grandes nuguenot, et pour tenir jon serment 
» donations, lesquelles luy furent ,,,,., - . , , ■ „ 

. toi,.». ,àiit^ ™ prei , « » .,ffi£;;5srr„-:;zi;r,^;K; 

» pleine disposition, s Camden rap- tuimnaartni. Ctainiu, in ^Ba^l-, pan. ir, 

(■) Le luitlnii ricit tanrhiiil M. «i'fU Si- 

fiii ia~i l 

(3i>) Brûamiairg tiîprnti di SainlJt 






(a) Kpttrei foiEtiiM à SMlifw , pdf. i4l)J 



t, Google 



i34 GOKTAUT. 

ne f^ulut point i»>ir sa mén) lorsqu'il d'Honère ■« ToiJait fias qD'aucnci 

^t au pays , chassa tous Ui vieux autre Grec tirlt sur HecU>r , il tou- 

qfficiers île sonfei* père et les siens , lait aroir an propre toute la gloire 

sacramento illo obligatue irea le de l'avoir tu^ ^ 

comte de Fuentès. . - »■ ■ i > r^ -^^ 

(H) A peine pouvait-il souffi^SK "T """"*''"'"''" ***' 



FonfU part de la gloire desban^ic- „ ^î"-' •, . ..^ in 

cis i'iienH U-Grlnâ, et U menaçait ""' "» V"-' "r- E»"/' ''^A fi ■ 
les historiens gui ne s'accommodaient ,,-^"''~r^ - . o . •' • ti k' 
pas h sa vaJe.] Il j avait de laia- "'^"- "^ *'="' ^"""- ' '^ '»"■ 
louiie eotre ce mouarque etle mare- l!'"^"' i , , „ yr j iiU„ 

chai de Biron. Le roi ne convenait ji^B.''"iM(^"!!!îum'm'fl'Mior!imàMf*à 
pas toiiiaurs de )a gloire que le ma- «U , 

r^hal s'attribuait, et en disait fort Hi^uù )itriamaufirr'iUcuLuiu,ir-i>trli 
librement sa pans^ au duc de Sa- p<iiUnor tûiurii ((o). 

Toic (3j) , lui, par une fiaesse très- L'autorité d'Homère n'empAcha point 
maligne , le mettait sur ces diicours, que l'autiguitë ne jugent que ce ca- 
afm de pouvoir rapporter àei choses ractére d'Achille n'était point bon. 

Sui outrassent le maréchal (35). Ce- Voici ce que Plutarque nous ap- 
ji-ci, apprenant ces choses, ie ^>- prend (4i):-^ boa droit rtprend-on 
- " ■ j parolei que sa meime ^chiUes, et dit-on qu'il ne fit 

■■< ""' (onire te rei' point eu Aonuvc sage , ains enjeuTte 

e service dimroy UJaisoit Jol eitounfy , et transpané par con- 

des reparties fort brusques et légères, uoilite d'honneur, en ce gu il faisait 
car II estait fort sensible aux coupé signe aux autres Grecs aufirt de la 
tancei contre la réputation de sa va- bataille , et leur défendait de tirer 
leur , au pris de laquelle il n' estimoit coup a Hector, ittnsi ijue dit Ho- 
rien ; et quand il entrait en l'histoire mère : 

dtsavie, il adjoustoit de mauvais q« «.t ho.i«.r .ui« « W U™., ' 
contes de tout le monde , et n espar- %i ^„ uof urJ psii il a'r iitituu 

S nuit pas mesmes le roy (36). Auquel 
disait quelquefois '(îj) , Ou' if « W J ai de la peine a croire ce qut 
voulait point qu'on 4îst en Phistoire {".P débUe touchant son érud^Uon.} 
de France qu'autre que lur eust «aliac nous apprend une chose très- 
/<uce(e/^ee(e«eeAo«<38). AyantTU curieuse (ji); la voici. " J'ajoul* 
un discours de Pierre Matthieu sur >■ tors d'wuvre aui deux Français 
les causes et sur les effets des Ion- » que j'ai allégués (43) , va troiaiè- 
giies guerres entre la maison de » me quej'avaia oublié, etdont Vous 
France et d^ Austriehe; et croyant " ne -voua douteriez jamais : c'est k 
qu'on n'y parlait pas de lui ni si sou- " maréchal de Biron, dernier mort; 
vent, ni ti hautement i/ud vouloit , " cet homme qui ne respirait que 
il s'en plaignit au chancelier de Bel- " feu et que sang . et de qui Tor- 
lievn , al découvrit plut ouvertement » ^iiato Tasso a dît , e» la personne 
sa choUre à de fie, ambassadeur en » d'Ai^nte : 
Suisse, aâjoustant aux mauvaise! , /»i».rt.™i.. .«««W, «-«., 
paroles des cruelles menaces cootre ■ StranatmfaiioM'tJiK'itu, 



Qi^ii T avait dans son carac " ^" de nos amis, quile oonnaissatt, 

tère une manVre d'amWUon tout^ " » ?""' de lui ce qui s'ensuit : Le 

semblable i celle d'AcbiUe. Ce h<fros " f' "'Tk TÎÎ: t' U^^^.. 
n la reine Etasabeth, rappelant par 

(34) Pridiuil If i/jour «■> et dm Jll i ta 

nur d' France, Tan i6od. (4o) Hoiik, , rii.if., W. XXf/, m. >o5, pa(. 

(35)PL.r»»illbini. Hi.uiirta<[t Pùi.lù. «.63». 

in.eag.m 449- (4.) Plot.. (» PrHapno, p^. 6y , nrntn 

(36) Là mlm.. J*m,«t. 

(3-!iLiimfmt,pae.iSt. (4*) Biliu, uiiMiiB IV, ritlagm, wt- 



(43) Il ataUpmrU, pe§- 1' , dt M. et Oi- 
„yi J. M. d'IMf . «•« «u Af *>»-™ « "■ 

DiMzecbv Google 



GONTAUT. i35 

» les lettre* d'envoi , Ir plut tran- it iroufa nullement enclin aua let- 

K chant injlrament dt t*i victoirei. Ires ; ntnù toujours aux armei ; ce 

■ Le marchai •'aoouitla di|{>eMeiit qui fut cause que son pin , le ma- 
M de sa charge, notant point d^ récital ife Biron , homme martial et 

■ pourra des dont de l'esprit , nos qui était taihoUque , ^e retira J'at-ec 
M plus qae de ceux du courage. B « la tante , et It mena un temps avee 
u été dit ailleun que, pour s'aceom- Itti par'lea provinces de Saiatonge , 
k moder à la bêtise du si^e, il tou- Auiùs et Angeuntoia , et le Jii în- 

■ lait K ftûre estimer brutal. Hais il ilnàre en ta religion tatholique 

■ est certain qu'axec le naturel il Charles de Biron donc , jusqu'k 

■ arait l'acquis. Comme il parut un l'^e de seite-anty en son adaleian- 
u jour à FresDS , où le roi m prome- ce , étant incapeUe aux lettm , m 

■ nant dans une galerie, et ayant de- nnilit si capable aux omet qu'il ne 

■ mandé à quelques mattres des re- Iroufoit rien imposiAU ; son père 

> quêtes, l'interprétation d'un Ter) aussi y prenait plaiiir : et c'est une 

■ K>'^ gravé sur une pierre d* mar- those meFVeilteuse qu'an a observée 

■ bre , le marécbal à leur dé%ut la en 'ui . qu'ayant été nourri aux his- 

> jeta par-dessuB l'épaule, et puis tiyirts dans Brisamiourg , sous un 

■ passa la porte, étuit honteux d'en nommé Mandata, docle personnage 

■ avoir plus su que les mattres des ■( JUallais de nation ( eombiam que 

■ requêtes de ce temps-U. « Je suis lors il n'y profitait nullement), néan- 
presque persuade qu on a pris le fUt moina eu depuis il en a rapponé de* 
pour le p^re ; car comme le père at' exemples, et réeitè toutes sortes d'hit- 
mait la lecture et les entretiens sa- *«ires avec une façon admiriMe, corn- 
Tans , et qu'il mettait sur ses tablettes hien que de son naturel il nefdt point 
tout ce qu'il entendait dire de remai^ parieur [^j), 

qu^e , ce fut apparemment loi qui (!•) Henri If^ le voulut faire tan 
tronva dans ses tablettes l'eiplica- gendre. ] Pai lu cela dans les Addir 
tion du vers grec, et qui la fournit, tioni aux Mémoires de Casteloau, et 
je n'ai garde néanmoins de rien dé- je ne pensa pas que mes lecteur* 
cider : on verra dans la remarque soient nchés d'en trouveriez un bon 
suivante un fait qui cause mon in- morceau tout plein de cboses eu- 
certitude. M. de Péréûie f44) déclare rieuses (48). « Si U duc de Biron ne 
que Biron le filt était fort ignorant; ' conspira contre sa personne (4g) , 
mais extrêmement curieux de* pré- ■ on ne peut nier qu'il n'eût con- 
dietions des astrologues , devins , ' .joré contre yn éut , et qu'il fia 
géomanàens et autres affronteurt. " tût d'intellieence pour le mettra 
Au reste. M- de Balzac n'aeit point " en pièces, et l'abandonner en proie 
ici avec assel de rondeur; il s^ert ■ "u ™i d'Espagne et au duc de Sa- 
nn peu des ruse* des auteuri^- » voie , son prétendu beau-pére. ta 
rieui; il n'ose nommer celui qu'il ■ ™ fat d'autant plus irrité de sa 
cil» i il espéra que ce silence fera " défection , (ju'il l'aimait jusqu'au 
soupçonner aux lecteurs qu'il a puisé * point d'avoir jeté les yeui surluà 
dans une source inconnue au teste » pour le faire sou gendre , et pour 
le qu'il rap- ■ '"' ("i"* épouser Catherine-Hen- 

iramuB^ je " riette , sa fille , depuis ducbeas* 

veux dire de l'Iistoire de.â'Anbi- » d'Elbœuf, afin de mieux assurer 

gné (AS). J'ai iait ailleurs (46) une ■ «» couronne au duc de Vendâme , 



«né (AS) 
pareille 



^...wM.^ [«marque. " qu'il prétendait rendre légitime 

(K) Ce que Von conte de sa ré- » pa"- «on mariaae avec la duchesse 

-dniseeaoe mérite â!étre rapporté, ] » de Seaofort. H déoonvrit ce des- 

fti dit ci-dessus qu'U fut élevé au- » sein i Fontainebleau, peu de jour* 

r s de sa tante patemellB la dam* » «pr*» 1» "wrt de cette dame , m 

Brisombour^. J'ajoute ici qu'i/ ne ■ maîtresse, au sieur du Vair , Ion 

XH , pag. (4b] !•* LllMUtyr . AJdiIJuu ui aUaau'B 
i( GflelBkB, ftfni. Il, pat. i3i- 
ti9) C»a-k.iin, aaiu, la yinonH àt 



r'.:.l.:.cl:, Google 



i36 GONTAUT. 

9 comaeiller d'ëtal dan» une con- i. à cause de sa charge de coméU- 
)t Krence particulière , apria loi a- u ble , s'étendit jusqu'à Louise de 
» voir contie'ses regrets; et l'ayant u Bodos , sa femme II lui fit par- 
» oblige de ne lui point cëler ce » 1er de mariage son mari Tirant 
« qu'il en pensait : 6, i^tn, majesté, » comme celui qui croyait deroir 
» icre , lui dil-il , èiail un duc de » être son successeur (5o), et la pap- 
» Toscane, de Manivueou d'Urbin » tie ^tait faite entre eux ai leur 
)> { t'est que lltalie est toute pleine u destinée y eût consenti ■ mais tous 
» d'exemples de cruauté , particu- u deux moururent dans îa fleur de 
Jt Héreraent dans l'établissement des n leurs années et de leurs grand* 
a souverainetés , qui ont été presque » desseins , et le connétable leur 
» toutes tyranniquesdans leurs com- n survécut. » 

» meneemeiis),> croirais qu'enjai- (M) et se uantait de lui ai^ir 

« >ant exr«m,wr i«pfl7»« rt amù ,a„^^ /„ „ù,. ] J'ai !„ ^^i^ dans une 
K aiceux eUe pourrait ai-oiretaUi Histoire de Henri-le-Grand composée 
* dej enfan, non hgtUmes , mais par G. Sossi. Cet auteur (5i) intro- 
» étant un rot de france s, dcbon- duitw prince disant : Tout roi que 
» JMire et sçigneux de ..wre comme je suis , foi ,au,-é un mien soOat 
» se* prédécesseurs , tlte'edt couru de la mort ; sans moi U eût été tué 
" Ç^Tf /"'*""<' ''l P'T^'^ tout- à- de\-a>a mes r<o^ : foi vu ce ™i/- 
:»faAl état et peut-être la vie. Vous („„( guerrier tourner le dos h /'en- 
y. vous tromper, lu. repondit U roi, r^mi? Il est hors de doute que ce 
» en fronce on s accoutume a tout, que le roi disait était assez notoire ■ 
s Le roi ayant perdu le moyen de ,ur la frontiin, , pounuiyant Far- 
V faire régner le duc de Vendôme ^j^ mii faisait sa retraite il y eut 
« songea a le rendre le plus grand une rencowre de combat k' clivai . 
»du royaume, et continuait son auquel f ennemi ayant reprisSesYor- 
'• dessein de lui donner le duc do ces attaqua Bir^n , et perça 3'un 
>. Biron pour beau-frere j mats soit coup Je tance son cheval. Tout na^ 
j. quil ny trouvât pas le mâme a- vré de coupi d' épées en la rencontm 
j. vantaçe , ou ou il fût fâché de de Fontaine-Française , U reçut un 
y, aevoir engagé par autorité à un coup sur la l^fe , déni U eut les yeux 
» parti qui ne pouvait comme au- tout éblouU du sang qui coulait de 
« paravant satufaire son ambition , sa pUie. Le roi le retira de ceadeui 
■>. il se laissa foUemenl flatter de dangers. Pierre Matthieu rapporte 
" ^n''^?"''j de p^voir épouser la ceci avec plus de netteté, llnia 
B fille du duc de Tiaroie , descen- bien servi , disait le roi , mais U ne 
» due par ses père et in^re du roi peut dire que je ne lui are sau^ 
» François 1". et de i empereur véja ™ trois fois. Je le tirai de, 

«CharlesV Le m^me sieur du nMt de Vennchù k Fontaine-Fraw 

y. Vair , retournant de la cour en çaise , si blessé et si estourdy de 
1. Provence, par Dijon, eut un long coups, que comme favois fait le sOl- 
)i entretien avec le secrétaire du duc dalpour le sauver , je fis encores le 
j, de Biron : et comme il lui eut té- mareschal pour la 'retfaicte .- car il 
31 motgné quelque étonnement qu'un me dict qu'U n'estait pas en estât iTy 

> seigneur de son âge , «i grand et ;,enier ni de ma servir ( 5i ). Voici 
» si établi, ne se mariât point , ,1 ce qu'U y a dans la marge de cet 
» lui donna quelque lumière de sea historien : « Au combat de Fontaine- 
» desseins par cette réponse ; Ce. » Françoise le roi dégagea le mares- 
» grands se laissent mettre à la t^te 

» de si hautes entreprises qu'ils ont (St) L'maïut da Dimnn Iiûiiin«< de !■ 

> peine â se connaître. En effet , ce lo"""' « dm'*'» J» f"ori>, imMéanM Ut 
X duo de Biron , qui éUit d'un es- a^i'™,'",^"*"'™ '"' i^^'i"' T£ 

> prit lieret hautain, etpresque in- mîc'«''diiil BMrichlu'lTc'doc "l'Jïî^'hî 
B gonvemable, ne se plaisait qu'aux danm It gmiJa (r|Hiiiit«uii>, a ■'nuBdiit 
» choses difficiles et presque impos- ^••'•■'«^ij™»*"W«,**i«fcrt «ienip™ 
a sibles : il enviait toute la gran- " " """' ' ''""'• 

> deur d'autrui j et la jalousie qu'il 

> portait au duc de Hontmorenci , p 



:,l,:.cl:, Google 



GONZAGUE. 337 

B ch>l de BiroD dn ntilim des arque- lecture qu'on lui conseilla lors- 

« busadw. Un de, .erfiUnn. de sa 'elle fut engagée à la vie reli- 

■ maiesU lui dit qo d y avoit trop ^. ■••■ t 1 ^ ■• 1 

, de^haiardà se jatter iveuglémeo t P^"^- "■ Joly a ^it quelques 

H au miliea de ses ennemis. H est fautes (C). 

TTaj , dit le roi , mais ai je ne , ^ », , , r- 

- le îaia, et que je De m'advance , W t/esl d^eUe quitfaat en. 

» lemarewihaldelfcons'enpr^Taa- ""i^ « que Ion trouve dam 

B dra toute sa vie u Ambroise de Camaldoli. ] Lisez SOU 

(N) Je ne marquerai ^ut deur fou- Hodreporicon , tous y troujereï (i) 
us de M. Moréri.] Il dit qne la ha- l"", Victonnus Fcltrius enseignait les 
ronnie de Biron fut érigée en du- bcUcs-lettraa a Manloue.aTec beau- 
ché et pairie après que le martcUal ««"P d« réputation , et qu'il mslrui- 
fut retourne de son ambassade d'An- sait les enfansdu seigneur du heu : 
déterre. Cela est foui (53) : l'arec- « ^tjut Jean-Francois d^ Conzague. Q 
Son procéda d'environ trois ans "a" "ne fille. 3 environ huit ans 
cette ambassade. H ajoute que le f"> «avait déjà les déclinaisons et 
lieur de Bùvn, ayant perduta charge les conjugaisons de la langue grec- 
d'amiral , et eu queiques peiits su- q"e ■ de quoi elle fît preuve en 
jets de mécomentenunt , machina présence du tres-docte Ambroise, 
contre l'ëtat. Cela aussi est faui : il géndraldesCamaldoli,Iorsau ilpassS 
s'ëuit démis volontairement de l'a- Pjr la, ville de Mantoue l'an i^Si. 
mirante, l'an 1 Soi , et avait été lar- Princiois fXiam octo fermé annorum 
sèment rà^mpenaé de sa démission. <ï« imhuerat ( Victorious Feltnua ) 
ut legeret jam et scriberet , grœca- 

l_SÎ) Cta.fauu .,( ddiu (, plr, AdhIid*. que et nomina et rerta inaffemi de- 

rTi-K'j trnv ir-i. *\ Voilà les paroles dont Ambroise s'est 

GOWZAGUE (Cécile de) «rvi dans la rcUtion de son voyage. 

doit être comptée parmi les plus c'est-à-dire de la visite qu'il iit do 

■vertueuses et les plus savantes plusieurs maisons de l'ordre dont il 

fin» uni aisnt v«-.i an YV eii.- *'*" gênerai. Je m en rais dire une 

1 i3r? ■ -. Vil chose'^qui doit être rapportée , ce 

cle. elle lut inslrnite aus belles- me semble , à un voyaee postérieur, 

lettres par Victorin de Feltri , Je la copie de M. Jo^ [a) -. Ce qui 

avec des prt>|ïrés admirables; car en rapponé d une autre JilU dans 

, . j, ,1' °- . _ , ' la Vie d'Ambroise (*') , général de 

c'est d'elle , si je ne me trompe, j,^^^ ^^^ Camaldoli , 'eît tout au- 

quil faut entendre ce que Ion t„mentremaTquahte. Ambroiseétant 

trouve dans l'un des livres d'Am- envoyé par te pape Eugène If au 

■broisede Camaldoli (A). Sa mère , """^i^ '^^ Bâle U passa k un châ- 

Paule Malateste , dame trés-illus- j^M^^toLT^Ut^ù'a àe^J^èZ 

tre par sa vertu , par son savoir fo^s , dont l'un élaii un garqon de 

€t par sa bonté, lui inspira le quatont ans , qui récita devant lui 

mépris du monde (B) , et la por- ^eux cents vers qu'a avait composés , 

, f 1 ■ s. 1- ■ r avec tant de lerdce ("). 9«« ne 

ta a vouloir être religieuse. Ce ^yr^„^,-gJri^il.eûtm^ujrpn>- 

desir fut ferme , et ne céda point nonce devapt Auguste son sixième 

aux oppositions. Cécile harangua livre de f Enéide : il n'est point foit 

son père, qui ne voulait point """"^•n ?■" ^taU ce garçon. Mais 

qu'elle renonçât au mariage, et (i)jtap^gi^- 

lui montra par de très-bonnes ..li^^^^/^X'.''. w'mI"*»*" "*""''"" 

raisons la justice de son dessein C') '■■'•■ iKUuriar. CamaUBim. «p. li. 

(a). J'ai marqué ailleurs (A) la S^/X'/'n^'-T^SiT,"^'. 

0>)DaiurarUeltCom^vs, tam. r. ui/ftirti. 

r'.:.l.:.cl:, Google 



i38 GONZAGUË. 

Ï'iantàlafUlaily a ceaui suit ('). ^oyi ni va ptmrei , sUe dipea- 
te présenta aussi la Gll« du prince lant beiucoup â bâtir ou à réparer 
{c'en-adireduàac{i)deMantoue] , éo ë^lisot , à nourrir laa panvrei , 
ayant eoTiron Tige de dix ans , qui i marier dt jeune) filles, etc. Elis 
écrivait en srec avec tant d'^^ inspira le m.ttae «aprit d notre Cr- 
éance qu'Ambreise n'en eât pas dé- cile, commeHatlliîeutouiia va nau* 
sui davaQtage dam tout homme la* l'apprendre (7). Uabttii JUaMua Pau- 
Tant. lam GoMzagamliUustnni fœnùnam 

Je crois sans peine cju'il s'agit de univerad Italii cdtherrimam , quai» 

la mSme Glie dans ces deni Toyages, " dixero corp^rii caUum contemp- 

el qoe cette fille est celle qui fait le *"*« . oninem i|iam rem in adtfi- 

sujet de cet article. candia iaittuniTulis^ut delubrii , in 

Notez que Victorin de Feltri fut pouperum ChrUti n«B«i(o(iti« , in 

un homme trè»-c^*bre. Voici ce qiie ['•^•'adu nuptutque iradendii wgini- 

Lëandre Albert en a dit dans sa Dea- "" . ?"" 7""""» maxtma junt, tro- 

cripti&n de l'Italie (4) : lUustrdrum gf"' ' " "<*" «nfi-am «fa™ <"m- 

Fellriun ingtnia qaetdam nobiUa , *>"' ' 1'*°^ -^ "^'^ humiUatent , 

nominatim. Ficiorinm memorlâ nos- cuifnenyue nrtulu eonducat , h om~ 

ùvrum ax-orum linguœ lalinif , qum f" rffwÇue ingemoU met x-trei in eju» 

tam diiiperierat.reductoraciailau- «"«»*»; eï-JM«/flB< , pamm diiuit 

ruior, ne proUtto atmper agnotcam, Prir 

(B) Pau^e Malatesu... UluHn: par """" /"^n , cuJM modimerUio- 

taVrnu i«i inspira te m-priadu '«"/"«"«' (8 unttata , Crtdu»^ 

monde.] Lëandre Afcertla louebearf- "^«'""«'"""JUjam buerarumptn- 

coup, et déclare qu'elle fut cora- J"^'™"™ ""> educatu audque ,nu- 

bHe ^'éloges par tous les auteurs du """"^ "^ *""'?" "^"fa""'" "rna- 

Umps. Pauiû Franci:.ci primi Gon- "W'"""*'". "< >W '^renm, nauieam 

nonsolàmrrcelUntiformctpJchH' 'î?'^, • *" "P^ P""^ primum 
tudint ( venustisaimi quippe totiu, '"'"'«"« '".n-ckionem ^mcere ejus 
llali« kaUbalur ) aed etlJm multis P">P<"^'!^^ cupientem , cnuamm con- 

tUaUque dfcorata (5). Ailleurs, en E""^' '"ï^ tirées d un discours que 

parlant du mJme François de Gon- «""J";" bossus fg) adressa au car- 

îague , éleré à la qualité de mar- ^""^ ,«les>»"on , pour l'e.horter i 

quiïdeMantone, par l'empereur Si- 5* Ç^'"' permettre que les femmes 

gUmond , le n septembre i433 , U ^ Bologne repowenl leurs ome- 

dit : Uxorem hahuil lectinimai'i Jif- "™'*' 



B , ntigione , sàpientid , pûdi- (C) Af- Jolr a fait quelimet fait- 

ciiia , titleriique decoraUim Pautam "*• ] .H abrégeons pas son discours ; 

Malateslam, ab omnibus illorum tem- "" infinité de gens apprendront 

porum scripwribus ob singulares ,-ir- «""^ plai*i» W que j'en retraache- 

tutes mirificè taudatam (^. Qui n'au- ""- -^ ^"' considérer tet ttnws-tà, 

rait loué une ftmme si incoaipara- ^'-il (10) • ompeut dire qu'ils fw 

hte ? Elle passait pour la plus belle rentplus féconds en femmes savan- 

■ de toute lltalie , et néanmoins elle *" !"« d'au-tres , quoique figno- 

méprisaittous les omemens du corps; ranoe fUt grande otert parmi Ut 

«t, n« faisant point de dépenses en hommes; car il est fait mention dant 

' '^ ^ la fin du siècle de 1 5oo. d'une PauU 

-.,..,. n ...,,., de Gomague , fille au marquis de 

«l\?™i,ï:^TKr^b"™ïlt,îi«;.^. Manloue, religieuse! 'Tune Biptista, 

brwH dwdartTebi. (7) Mitihm Bu 



^ (g) Il duUi ia rfn,^. ,1 ehamtint ngnb» ' 
ru....:i:, Google 



GONZAGUE. i39 

peuM Jm tifur/l'Ariminî; dei filtet Je sais de plua qu'elle Aoït de U 

de Jean J'éruffiti, juritcaniutte mi- maison de Halatesle , qui dominait 

lanaU, à qui Marguerite, ûurmèn, i Arimini (ij) : et ea tout cas ^e 

tut autant de (om defairt apprtn- suis bien sûr que cette damo aTWt 

Jra loi laaguei gncqiu et iatint, heaucoup de crédit dans toute la 

«ue depuii , Thomai Manu eut de ville ; car >on exemple , ses eihoi^ 

us faire apprendre aux tiBHnaâ ; d'I- tationa et aes ordres obligèrent les 

sola JYogàrota , de f^irone > où le femmes d' Arimini à s'habiller mo- 

cardinai Betsarion l'ayaM été vui' destement , et i r 



exprét , dit que c'était une viei^ eues queues de jupe. Un* telle li- 
is aivisB qu'humaine C'} ; de F'io- formation n'est point TouTrage d'une 



tante , feufe du prince dis Cétine , dame nëdiocre en autoriti! et en 

et par aprit religieuse de i'ordre rite. C'est l'une des plus difficiles 

de saint Frantoit, toutes rapportées treprises qu'on se puisse mettre dans 

par Matthieu Boisus l") , ausii F'é- la tête. Quoi qu'il en soit, ToTOn» 

ronaii , cfmnoine régulier de saint tout du long le bel Aogfi que Hatr 

^u^iueifl.Cestcommettreplusd'une thieu Bossus a danaé à cette he'roïne 

faute que de dire que la docte fem- chrétienne. Baptistam iniïgnem Ari- 

me nommée Paule , dont Matthieu minense solum kabuit singutaH hu- 

fiostus a fait mention, a vécu dans militale , panier et Utterarum 3tu- 

la fin du XV*. si^e , et qu'elle dut pmditam , qua adeô animi or- 

^(Sit fille du marquis de Mantoue , namema corporatibus freetulit , ut 

et relieieuse, Elle était ie la maison nihii unquiim fratermaits» visa sit, 

de Malateste, et puisqu'elle eut pour quod ad principis aut pnesentis a. 

mari le premier marquis de Han> Jutura -* — ' — -■' 

toue (II), il ne la faut ■ ' 

i la Gn du X\'. siècle ; „ 

qnis mourut l'an 14(4 (■>) , après lametiam l'iWnti: l'i 

avoir eu d'elle plusieurs cnEans. S'il habitu incessisse , ivruni ciEierni con- 

^tait TTai qu'il l'épousa l'an i4io , cires et popularet kortatu luo. im- 

"-- M. de Marolles (]3), ptrioque lemperatissiiaii ornanttn- 

' I serait pi»» vi- tis , brevissmisque i/estium taudis 

que Matthieu usas fuisse ( i5J. Volaterran ( 16) a 

' / - - -- parl^ de l'éruditim de cette femme , 

, ._ ..„ ^.^»» . et ohscrré que Uanatd Arèlin et 

dit point que se vojaat veuve elle plusieurs autres savans lui dédièrent 

ambrassa I état monastique. Je n'ai des livres. Prenai bien garde que ie 

jMtnt les lettrée de cet auteur; ainsi ne prétends pas nier qu'il ny ut 

je ne eaurais dire si l'on v trouve eu une reli^euse nommée Paule de 

^ue la lavante Bap^la avaU ét^ ma- Goniague : le dis seulement que ce 

rue an seigneur d'Arimini. le sais n'est point d'elle que Hattlûeu Bos- 

uulement qu'il ne le dit point dans sua • parlé ; il était mort avant 

l'outre ouvrage que M. Jolj a cité, qu^ell* entrlt en relÏEioD : elle s'a 

vécu qu'au STVI*. siècle ; el je n'ai 

r)'^.aiurD>i»>iUHir«d>UC»it,vfl(. yu aucun anteur qui la loue que 

C'j I, Ii«p«a.ih. P«Ih:., ti Bm- •«' le piad d'une relineuse trés-dé- 

ù». Ginl. d« liaHiie CbIw tamiamm. II. , vote. Vo^ei BilanoB de Caste, 1 la 

flî- 3 """■ paee 507 du l". tome de» Éloacs des 

Buajlit.. ^ l/miifU T» « mariuù ilait tiViT ÀlkwW.', DiB.îfpl.'lulïï.'ï**. 4»'" 

W A»-.™» *.„«,„, ™»,oi,rf,«.r^,4^. (,,j Mâiih... tto««, d< tamiainî. Cil. 

S«!™" « puilaiCt,"mM""Ji^ /o.m:i.ru„, P't-Î'l- 

jj»^(.T. .'««rd. «« w «r .„ A« GONZAGUE (ÉLÉOKOBE de) , 

(i3}iian>ila,HtM>i«,iiu.j,fW(.4>7. £11^ de Fran^oû II , iiurquîs d« 



:,l,:.cl:, Google 



i4« 



GONZAGUE. 



Maotoue, et femmede François- <x duch^ François-Harie de la R»- 

Marie de la Rovére , duc d'Urbin '^rf- ^"'^ '^ '^■"P* ^ disgrâce où 

rt\ -vïTii ■■ i 1-. J^leonart montra une erartàe con- 

(A), au XVr. siecte , se rendit ,^^ „„ arf«r„W^ J <,«* coup, 

illustre ^r ses belles qualité». agurUux àe la Fortune que reçut 

Elle fit paraître beaucoup de ""* mari, quand il fut pri^é pour 

constance dans sa mauvaise for- î"^"f f '"J'*. ^^ f"* f'*"' . «« 9"i 

. , , , ■ ne la M lamats démordre de sa se- 

tuoe, et beaucoup de modéra- ^^^^ïJ^ ir^inab-e, ni de gaiyiJ h 

tiondamlestemps heureux. Elle son mari une enoire fidâiU , lui 

aima toujours son mari , et lui /""* bonne compagnie, et le conso- 

tîatune fidèle compagnie dans ^ '" "' ^S^-^"- auxqueUt,, 

j- 1 .T,-. » f^* comme une femme d'honneur, elle 

«es disgrâces (B). Mais sur toutes voulut toujours avoir pan (2) lU ren- 

les vertus elle che'rit la chasteté; trérent en posseaùoo du duch^ d'Ur- 

ce qu'elle fit hautement paraître •>'"" "P'^s Ta mort de Laurent de 

pr I. rig„.ur qu'elle e.erç.it ^^S^^,' i^W.^t """ W 

contre les femmes de mauvaise coup (5). 

vie (C). Elle eut cinq enfans , (C) Elle fît paraître son amour 

deux fils et trois filles. Guy- pour la chasteté parla rigueur qu'eue 

TJbalde de la Rovëre, son fils "*rqaU'onlre les femmes de mau- 

1 . I- . 1 i.,T 1-1 1 ■ "aise irie.\ < Car elle — 

aine, fut ducd Urbin ; lepume « chez elle 
fut ducdeSore, et cardinal ;Hip- 
poljte, l'ainëe des filles, fiit fem- 
me d'Antoine d'Aragon , duc de 
deMontalte ; Julie , la seconde , 
épousa Alfonse d'Est , marquis 
Mnntecchio ; Isabelle , la plus 
jeune de toutes , fut marine avec 
Alberic Cibo , prince de Malespi- 
ne et marquis de Massa [a]. 



r aucuae fami- 



:t. 



(A) EUe était femme de François- 
Marie de la RoKire,ducdVrkn.'\ 
n éUit neveu de Jules II , et fils 
de ce Jean de la Rovire 1) qtii Siite IV 
doma la principauté de Sore et de 
S^aégaille , et qui épousa Jeanne de 
Hontefeltro, fille de Frédëric de Hon- 
tefeltro, duc d'Urbin, Notre Fran- 
Gois-Harie , issu de ce mariage, de 
vint duc d'Urbia après la mort de 
Gujr-Ulialde de Montefeltro , son on- 
cle maternel , qui ne laisaa point de 






eC). 



chez el 
liante a 

et de qualité qui avaient eu le 
bruit et soupçon d'avoir souilU 
l'honneur de leur sexe parle désor- 
dre de leur conduite , et fut mor- 
telle ennemie de toutes celles qui 
'étaient laissées aller aux infAines 
ilaisirs de l'impudicit^ , en ayant 
ni et fait chasser plusieurs de 
i> ses terres , et fait punir avec ié- 
> vérité ces vieilles fniKrablea qui , 
» apréa ivoir perdu en leur jeunesMi 
u la honte, l'honneur, la consciencB 
n et la réputation , ne pensent jour 
» et nuit , étant sur la Gn de leura 
I) jours , qu'aux mojrens de ruî- 
a ner et de perdre les jeunes filles 
simples et peu avisées. Aussi elle 
u est encore digne d'une étemelle 
Il mémoire pour n'avoir jamais épar- 
u Ené ses biens pour enlever toutes 
a les innocentes colombes abusées 
li des griffes des épervier» , et les 
» consacrer aux autels , où depuis 
•I elles ont fait des merveilles en 
, mati^e de vertu (6). » C'était li 
remplir les devoirs d'une princesl* 



le fidèle com- 
pagnie dans ses disgrâces. ] Léon X 
avant créé duc d'Urbin Laurent de 



S Mî- 



, iioi- 



(^)hmi. Albert-, Docripl. Iul« , pdf- {j5. 
(51 PiiOu J«Tia> . Elof . bdliil Tit jU*>l>, , 



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GONZAGOE. ]4i 
r o» pcnt dire qu'elle d'être comptée parmi les dames 
„. .., -„.„.. point remplis si elle [çg „|us illustres. L'un de ses pa- 
se fût contentée de carder exacte- ■ ^ ■ . i y ' 
mentlafoi coDJugale Cela peut suf- negyristeâ lanomme/ewncf our 
Tire à une femme du commun , mais sa bonté, son intégrité, SOIt COU- 
nan pas à celles qui occupent les rage et sa noblesse , plus divine 
prem^s places aies sont indis- gu'himaine [b). Elfe eut une 
peusablement obligées i imprimer, ^i . , • ■ > ■: j i. i • 
par des témoignages manifisles dé *iastete qui mente de 1 admira- 
teur indignation , une note d'infa- tion : mais on en raconte des 
mie aux Temmes salantes. Cette flé- circoDslances qui paraissent fa— 
trissure est une reçon i>lus efficace buleuses ; car on dit qu'ayant 
de bonne conduite que les sermons. 1-1 • ^ •/ 
les pin, éloqnens d'un prédicateur «""che deux ajineeS avec SOU , 
pieui j et U est cerUin que les désor- époux , sans qu il eût rien tait de 
dre» qui procèdent de la galanterie ce qu'on nomme deïoir Conju- 
des femmes sont une tache â la Yie | elledemeura très-persuadée 
dune souTeraïue, quelque TSrtueuse " ,-, -. -* 
qu'ellesoitdesap2rsor/nei car enfin q"'! ne manquait rien a son 
si elle excluait de sa familiarité les mariage (A) , et que tous les au- 
femmes de mauvais renom, si elle très iqaris resseniblaient au sien. 
l.ur «ndui rmirit di m. p.- £„£„ elle fui J&ahuaie Je celle 
lais , SI pour le moins elle les mor- . , , , 
tifiait par des marques de froideur , erreur , et son man même Im 
et par des censures , pendant qu'elle avoua son infirmité, lorsqu il se 
ferait éclater son estime et son ami- fut aperÇu qu'elle en savait la 
tié poHr les femmes chastes eUe nature (B) ; mais elle ne cessa 
produirait infailliblement la refor^ i> ' > - t 
mation des mœurs. D'où l'on peut P*""' ° "^O"" P'»"'' '"' beaucoup 
conclure que si la galanterie marcbs de tendresse : elle le consola , et 
la tête levée , c'est un signe que la ne se plaignit jamais , et ne réïé- 
principale dame ne met guère de ]a à personne l'étot de son maria- 
distinction extérieurement entre cel- r^ , . ,,. 
les qui donnent lieu à la médisance , g»- ^^ ««^rel ne laissa pas d être 
et celles qui se conduisent très-bien, connu au public (Cj ; et alùrs 
Vojei ce qui a été dit en un autre elle se vit puissamment sollicitée 
lieu (j). Je veut que l'on attribue à songer à d'autres noces; OU lui 
cette connivence , non pas au défaut -^ P i-i 1 ■ -. . • c -1 
de léle pour la propagaiiBn de la «» J»iT qu il lui Serait tres-facile 

Surets, mais â une certaine douceur defairedeclaremulsonmanage, 

B naturel qui ne permet pas que et on lui mit devant les jeux plu- 

1 on s'oppose au torrent avec les h au- g^eun autres considérations très- 

' leurs nécessaires : alleauei cette ei> - . „. ,,,, , ,„, ,, 

cuse tant qu'a vous plaira , je vous fortes. Rien neIebranla(D);elle 

■outiendrai que la mollesse , ou si (iit très-iâchée que l'impuissance 

vous voulez la douceur de naturel , j^ son mari fut connn'e , et il n'y 

«ncTnlP^"*^ **^^^"* " **" ^^'"^'^ *"' 1«« •" ""*""' ^^ ^""^ 1"' '".^ 

parât de lui. Cette mort la jeta 

LiJ»x""w-,.'/ï.'^" *"' * '''"*''' ''' presque dans le désespoir, et il 

s'en fallut bien peu que son af— 

GONZAGUE (Isabelle de), fliction ne fût mortelle au pied 

femme de Gny-Ulialde de Mon- de la lettre (B). Notez que son 

tefeltro(ii), ducdlJrbin .mérite ,*) j^^i, Bdussi, d»Ue Dom^ ii!u,tK, 

rflfpnrHilarioQdeCMle. lem. l, pBg.dgfj, 

ia)Eiiionpa3detaSoiin.aH«mt'aat- ^of-ejoujjiCrislofiiiliBroniini, dfUadigni- 

Tion^àeCoile le du, pag.eg} du f'.lom* ti « nabilti delle Donna , Gionmla fuinU , 

dn Elogu do Damn ilfustm, pag. 1 1£. 



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i4a GOWZAGUE. 

maria« dura Tinel ans (c). Les " "!<» ""ion» I« pl"» barbww.. ni 

l'a louée sont pardonnables, vu « nVlant que trop encline aui plai- 

la rareté du fait : néanmoins , il » «ira sensueU , aoit que la libre fré- 

auraitpnsemodérerunpenpias, » quenUtion qu'elle arait cnmme 

sans sortir des règles d on bon „ i„i .pprft descboaesqu'aUe ue «- 

rtieteur. Hotre Isabelle passa le „ „it pas, la» taies de»oo ignat^oce 

KStedesavie dans un veuvage > tombèrentdesesyeaiCi).» Iln'est 

elorieui. Elle était Unie d'Éléo- point Traisemblable qu'eUe ait éU >i 

^avec un neven de Jules II, je q„i ^^t lu la lirre da ce minime 

veuï aire avec François-Marie de ont dit sans doute que pour trouTer 

la Botfere, SUCcesseurde son mari ""« fille d'une si grande innocence â 

j V- JTT f_ v_ . ^=- iMeard de la théorie, il la faudrait 

an duché dUrbm. Vous ver- |„ are à l'âge da ciq ou six ans. 

rei par-la en tpiei tenrrps elle En effet , il rïene une trés-mauraise 

a véca , et si vous lisee le Courti- coHtome dans les familles , soit qu'on 

San de Balthasar Castillon , vous "? '» P",''« ^pi^her , wit qu'on ea- 

<• !• . 1 f . _ pére quelle sera de anelque uaaee , 

l'y verrez fort- louée, et vous î^u qu'une secrète piSrideuce soV 

comprendree que I» cour d Ur- tre cela pour le bien temporel de 

bin était alors tout-à-fàît polie. l'unirerl. Dès que leaanfàna ont un 

JerapporteraicequePièrreïem- certain ige on ne leur ™rle qne de 

. Çf -. 1 _.? j ï. ,c-i maîtresse* et que de aalans; on dé- 

bus disait de cette duchesse (F). ^|,„ ,„, ^^i^, ga% q„.'^ ,g„t 

, corrÎEer de quelque chose, que si 

(c) r,™ d^ilB-u» d. Cctj, é!.,- d« ,J|e»iies'encorTiRei.t, elles n'auront 

Dun«.Qu.Uo,(t™./,p«.697«»»'. jamais de mari ; on leur promet la 

,., , ,,, , conauited'uusalant.pourrnqu'elle* 

{k)^r<tntc^»f^deuxam',i^i'on fa„e„t ceci ou cala (à) Cent pr«me». 

^^oui, .an, q^deiUTttnUadec, ,„, autant de menaces , .Ont ftar- 

çiion™,™mea«™<rçp«,^fli,eUeA- nellemant an campagne sur ce ton- 

meura (rej-^erjuorfee jh i/ w man- ,j Le^ gerrantea âuloeis , lea bUn- 

quml n<,na ionmana^.] Servons- ^i„g„„ i„ Ungéres, les femmes 

noua des phrase, du mmime Manon j^ chambre, etc., vont beaucoup 

deCoateicarlatraduetionqueieTO^ plus loin, elle» eipliquant * l'oreUÉ 

drais faire de son franoau d^plairail ^^i ^^ ^^ ^da vent dire. Mille oc- 

peut.- être aui lecteur» prudes. «Hla ca,io„„îenW^i™tnatureUement. 

«fut du nombre de celles dont parla fl se fait de. Piariaees de temps en 

» lapfltre, qui .ont manëes comme (gn,., jans le Toisinage, dan.la pa- 

" ?fl'!t5'"P»"t.<=" ""P!"''^": ranbJ : on est curieux d'aller a» 

- bIesacdasnnS6e,ouparU.implic.tri ^^^. j^^ ,„ cWmonie de* 

>.dc son naturel, elle fut lea de uï bénédictions nuptiales, ce quiarrîve 

» première, années de .on managa ,„„,„(; et voilS une ample mati^ 

» âan. une .1 profonde ifjnoranca du j^ conversation , non-seulement à 

■ lacremnit où elle étoit enoagée , i,aute voîi , mais même à voix barae, 
» qn'ella estimait qu il en fût des l'instruction mv.t^rieuM de* 
» autres mar.ee, comme d elle-m«- ^j^^, novices. Cette instruction se 
» me : semblable en cela à la femme J^nne surtout dan. le temps qui 
»delanc.enHiéron,quinesepIa<- c„„rt entre les préliminaire, de* 
.. gnait point de la «.auvaise halai- flanoailles , ou plutôt entre lea fian- 
.nedesonman,e.timBntquat(>us cailles, et le jour des noces. Parce 
M las autres hommes 1 euswnt ainH ■ • i 

■ forte : mai. l'âge par une secrète , ('• Bilirin it Chu, ÉI>|ii 4a Dhhi 
» et non insensilde leqon , lui ayant '"î"™^"7'lii'NMÎînà*ïi(tr« (mim 1* 
» «Bseigns ce qui n'est pas ignora c^tUm'*. H.Ii^bIiTi»! - W3, «S4. 



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GONZAGUE. 143 

moyes la thëori« da marUse eit nesuxJlambtauxetUtniinttdeUun 

trèa-bien connue avant l'âge de pu- maisoru , des étaU tt t^i répvÛiquea, 

bert^. Mais posons le cai iJu'od eût el dei pèrea ^ui let ont engendrés, 

pu mettre une fille k couvert des Que pour ton regard U ne s'en mit 

converBatioDS secrète* , ou les ser- point en peine , et que cela ne dimi- 

Tantes et bien d'autres fèmmea as Huerait en rien ion affection et son 

mêlent de salisiaira, oA tatme de nniour; qu'elle garderait ta vinçiniti 



provenir la curioûU de la nature; jui^'uu tomèsou, afin que hii 

noaona , dii-je , le cas qu'une fUle fût ^ouvam. pai , par d^aut dénature 

donni^e i son époux auni ignorante jouirde ce qui lui était destiné, u 



dans la tbéorie que dans ta pratique, autre ne ftnt h la possède 
paurrait-elle i^emeurcr long-terapi personne n'en saurait je 



Sauirait-elle oemeurcr long-terapi persoi 
ans cette ignorance? N'j a-t-il pas 1C). 

1_ ^mrecoutr -" — -"^— 

fait-on pas 

aux nouvelles mariées, liflendemain contre ceux qui disent que Usfem- 



Utte antre coutume qui régne détreeonnu au public.] HilarioB de 

partout? Ne fait-on pas cent queitions Coste (4)i ajant fait une exclamation 



3." 



de leurs noires? Si leur* mires pv wej ne sont pas capal . _. , 

bienséance s'abstiennent de ques- ajoute que la duchesse d'Urinn apjui 

■donner , n'emptoient-ell?s pas d'an- jiditement gardé son secnt et sapro~ 

très femoiRS? Lestantes et les cou- messe à son mari que ce prince ne 

aines , les amïes . etc. se peuvent-elles l'a gardée , ayant vécu plus de qua- 

«mp^her de faire subir l'interroga- torje ans ai-ec lui, en sorte que par au- 

toire ? On ne saurait donc s'imaginer cune plainte elle n'a fait paratlre le 

notre duchesse d'Urbin ait ét^E défaut de An mariage; aux premii- 

^aDs,depui8ietnoccs,dansrigna' tes années elle le cela par jeunesse et 

rance que le minime lui attribue, par ignimnce , depuis par konAeur , 

(RySonmarim^meluiat^uasonin- Par la force de Sa i^rta , et pari' 0- 
firmilé.torsqu'il se fut aperça qu'elle itigatmn du tecna. Ifon-ieulenient 
en savait la nature ] Employons en- i»' p'upUs du duché d'UKin, Us 
èare 1m expressions du minime. (3). Itaiaans de ta belle iHlle de Pésaro, 
Le duc son mari ayant aperçu que la mais encore les plus secrets etfami- 
daeheise Isabelle avait rvconnu son ^^^ domestiques, et principaux $ei- 
mfimité, fut contraint lui-même de gneun de leur cour, ne surent que 
lui déclarer^n termes et paroles fort ce défaut et celle stérilité pneédaimt 
hannélessonimpuistance,témoignant du due; au contraire, iU Fatlribuè- 
par tes discours e/ijiiction qu'itafoU ™"' ptutit n U duchesse. Jamais on 
de se mïir en étal de ne pouvoir lais- "''" 'dt rien su si le duc même ne 
ter des enfant pour succéder a son l'edt dit, lorsque, chaste de son état 
état , et que si cela <Mi< reconnu de P"" C^'"" Borgia , duc de Valenli- 
set ■hjbK , qt^it en serait moins aimé. »o" . i^ «"«M saluer notre roi Louis 
A ees tristes paroUs , la sage el ver- XII, qui était lors en sa vilU de 
tueuse Isabelle, avecunvisage joyeux i"ilan, et dans son duché de Mila- 
et serein , commença k le consoler, nais , auquel M eut recours pour être 
l'exhortant de vouloir supporter celle remji et rélabli dans ses terres , du- 
disgrdce avec une résignation par- î"«^ n'ayant pu obtenir ce yu'il dé- 
faite à UivolontédeDieu; que beau- mandait, à cause que U nn était ti- 
coup de rois et Je grands pnnces gadavec le pape Alexandre f^I, père 
avaieiuété,el étaient enconi en celte auduc de Valentinois, et craignait 
affiiciion, et que souvent il est meil- ta haine de ceux de U maison de 
leur de n'ai^ir point d'enfans, que Borgia contre lui et sa maison, ït 
d'en avoir de n%échans et de vicieux , Uur donna espérance de se séparer 
Gaulant que pour l'ordinaire, cam- d'avec sa femiTie, et de se faire d'é- 
me dit U vieux proverbe latin, Filii gH", assurant quejamau U n'avaU 
HcToiimnoXX, c'est-à-din que les consommé U manage au tujet de 
héros n'engendrent que des monstres, "" impuitsamx: el étant interrogé 
tnfans ingmu el dénaturés. Us fit- par U roi, U affirma qu!d était véri- 
table. Ainsi ce secret ayant été ré- 

(3) Ilil*n>ii ât Cmw , BUiiti dei DiBO 



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144 GONZAGUE. 

vêlé par le mari, il/ut divulgué par parlât au contraire , et se fécha fort 
tout rétat d'Urbin, et par V Italie , quand la faite de ehUtOire viM en 
oit les moindres du peupU surent que évidence ? O tréi-fidèle et iréschastc 
Gur-Ubalde de la RovéreiS) , duc princesse! que celles-là jettent Ut 
d'Urbin, n'était homme que par le yeux sur toi, qui, poussais de C esprit 
visage, ou, s'il était homme , U ne de sensualité , sans sujet , ou sur le 
l'était pas pour prendre rang au moindre prétexte et raUon frivole , 
nombre des maris; et tout le monde défont des mariages concertés par 
admira la constance et la pudicilé avis de parens , et faits en face d'é- 
de la sage et chaste princesse Isa- glise, procurant Jes dispenses, je nà 
belle de Gonzague .- sa constance , ,ais quelles , joui des Jaux-énundre 
puisque pouvant faire déclarer ce qui ne leur serviront que de lien 
manage nul par une déclaration pour les traîner 'a la damnation ; 
qu'elle eât pu obunir facilement, puisque vous étantencorvieune, belle 
elle ne le voulut pas , aimant mieui; et noble , qui pouviez légitimement 
se taire que de polluer ses livres : sa proeurer une séparation, avex voulu 
pudicité, par cet acte héroïque de montrer que vous étiex mariée plus de 
pudeur, ayant vécu plus de vingt ans VespHt que du corps. Après cela U 
sans avoir assez de front pour rougir observe quatre Erauds sujets d'ad- 
de la honte de celui que le mo/tde ré- miration dans la Tictoire qu'elle 
pulail pour son époux. remporta sur soi('}). i°. Par abon- 

(D) Elle se vtt puissamment soUi- dance de courage et deVerlu, eOe na 

citée de soTiger à d'autres noces se sépara point de son mari, quoi- 

Jtien ne féhranla.l Ces» ici qn'Hi- qu'eÙe le pût légitimement faire. 
larion deCost^crie à plein gosier, a". L'amour qu'elle portait à son 
et qu'il ^léïe sa voii comme un cor- mari lui fit déposer le désir commun 
net. O chasteté merveilleuse d'une et raisonnable qu'ont tous ceux qttl 

jfêmme! a'ëcrie-t-il(6), 6 constance se marient de laisser des en- 

incrojOble ! 6 vertu parfaite et sans fans ce quidoU être plus ad' 

exemple t vivre ainsi vùtgl ans avec miré en cette grande princesse, qui 
, un mari en une même maison , et voj^t finir en son mari la ligne di- 
dans un même palais : t^est vrai- recle d'une maison aoureraine. 3", 
ment un parangon de pudicité, et Elle eut la prudence d'accompagner 
une vraie preuve que lesprit et la partout son mari, pour«e poi«( ma- 
vertu ont plus de pouvoir que la nifester le défaut de ce prince. La 
ckairetlasensuaUtcetquelafoiet i». iTierveiïi; est que , parmi la U- 
l amour conjugal sont plus puisions herté de sa condition, parmi ta quan- 
^ue l appétit inférieur , etladéshoa- tité d' hommes qui traitaient avec elle, 
néteté. Combien y en aurait-il eu elle ait conseAé entière sa vii-ginité. 
d'autres qui eussent voulu demeurer Les circonstances du quatri^e point 
sans publier un secret , je ne dispos sont conCmKÎes par Balthasar dutil- 
, mais quatorze mois , ion ; car il dit que la cour d'Urbin 

ï™ ■"--' gorda , «on pas vingt éuit remplie de genliishommes bien 

mais , mais vingt ans , et jusqi/a la faits de corps et d'esprit , qui s'occu- 
mart de son mari, sans défaire U paient toute la joumde i des eierei- 
mariage ! puisque priée , importunée, ces cooTenablee à leur condition, et 
et presque forcée par toute sorte de qui se rendaient après souper à U 
personnes puissantes , et qui lui cliambre de la duchesse , pendant 
étaient parentes,de se vouioirséparer que le duc , qui s'allait coucher de 
de son mari, pour mdle consulérq- bonne heure A cause de ses niala- 
tions irèc-fbrtes qu'ils lui mettaient diea,ètaitaulit. £rflnoarfunoue<u(M 
en avant, jamaU elU n'y voulut en- Chore del giorno divise in honore- 
tendre ; au contraire, elle soutint voli et piacevoli essercitii , cosi del 
toujours )fue ce défaut ne venait point corpo , corne delî anima ; ma per- 
de lui , ams trouva mauvais qu' on en che as. Duea continuamen 
(S) /( 



' che il S. Duea c ,._. 

injirmità , dopo cena astai peT 



i/[«(fc JtFWiWouA/onf/'.iuo. ' tempo se n'andava a dormir*, 

£h|a d« Du.» illuiiK., un. t, pat. 

(î) IHilm , ptf. î«i. 



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GOHZAGUE. ,45 

«unopCT- onlâario, dov. era la «- qu'on ^tait prêt à'&Àer tout le m^- 
gno™ dW^s^o EUiaUtla Gonzagaa rite de sa contmence 
y.elfJor; ■■ rrf.„„(8) H,p,or- Bote, que Cti.toforo Bromiol , ,„i 
loo. «e ,„ ,1 ol»er.e Je l'.o 1™M d» . f.it lAge de eett, dme JitC 
duc : eela donne heu de rroire munies choses et avp^ 1-= Z!ï !! 
qu'ffiLrion d. Cône a ..M de. .cri- SSSo"f ,'.e î. Itoi™ v™S 
™n, qui oui t,«p e„pi„. P„ne. U Gi.,™,^ ,li„. i, „, aj"^ 

Le duc était très-bien fait de aa per- (la) - """"b 

Honne , vigoureui , dbpos (o) ; mais (E) // ,>„ /„«„, „„ „„, „„ ^, 

quilncpouTait se remuer. Il se ma- trouve fort empêcha h donner dei 
d«.t en cet état; Il Y a donc beaa- ^«V/fc «„, j„„ U dtuil dfu^ 
coup d apparence <)n>l consomma rfe,o„ nwrt , «zr... («^ Wif/^ 
son mariage. Il est vrai que le même .,« , jamais elle ne « /aùsa aller au^ 

auteur ya nous apprendre que la du- pleur, afin que soa t-Mctlon 

chesse fut sollicitée à se séparer de exprimée extSîeunment paflestZl 
son man, puisque ^u manage «ait mes, ne lui en causât uneaulr^; mai, 
nn état de viduité. C est une marque sa6t qu'a eut rendu l'esprit, i l'heu- 
qu on la [irenait pour une iilte ; car re même elle Idclu, la bonde a U 
nne impuissance, qui survient depuis doreur qui la jii tomber sur lui 
I accomplissement du mariage, n'est criant à haute yiir , Ah! mon ch^i^ 
point un juste snjM de divorce. iVbn mari, pourquoi me laîssel-Toas ainsi 
posso piu tacere una parola délia et où allei-vous? Ces paroles dites' 
signora duchessa nostra, laqualees- eUe tomba en faiblesse , sans pouvoir 
sBndofifuta xy anmin eompagnia Jamais dire autre chose , et demeura 
del manio , corne ^doa, non sala- comme demi-morte. Il y en eut qui 
n^nte, é statu constante d^npnpaU- U. crurent vraiment moÀe , se t^|« 
sar ma, questo a persona del n»ndo, empêchés k lui faire re>-ènir lèses 
ma essendo da suoipropril stimulata prits; si bien qu'iU pleuraient tout 
da uscirdiqueslai'idunà,elessiepiU ensemble lamortde tin et de l'autre 
presto pat,ress,ùo,poyena,edogai Mais Dieu , ne U, ^ula^t pas tant 
altra sorte dmfetteita chc accetlar affliger tout ii la fois, permit qu'elU 
quello, chealuuiglialtnpareagran revînt peu h peu , oui-ranl les reux 
gratia , e prospcHth di jbrluna : e et les tournant vers le ciel : pdis elù 
seguttando pur Messer Ôesare circa se mit h les fêter «r du^ qii éiaie^ 
guesto , djsse la s,gnora duchtssa: autour d'elle , et ks regarkant , leur 
Purlated'altro,e non .nlratc piu in dit, comme parplainSet ^p^he : 
lalproposito, cheassaid'ahreeose Quelle imporlunft^ e,t-^e qie roui 
fta^elecAe,(,re(M).Vousvoyeidans me faitesfPourquoi useMous aTec 
ces paroles italiennes un trait adrai- mo*de cette cruaatë, que de m'em- 
rable de la modestie de celte dame : pécher de suivre mo2 trés-honoré 
elle ne voulait point qu on la louât ; seignmr et mari? Pourquoi ne vou 
elle détournait la conversation lors- lez-vous pas que j'accompagne en la 

{81 L. ccmi, B.lib™, c„.Lii™ j», inort Celui avec cTui j'ai pusa^le meil- 

Cir*^"^/™™ .. ' leurdema vie? O moi , misérable, 

{9)ff.««.MjBo™«.Vd«,G„,j,,,„»u t"". ''fi» "fit allé, et qu'il faUle 
-iJ..i.»»,-. .W«~* Ap-d«f«, (,%^/i quejedemeure!i.on,non,JBnepuis 
m™ «(JK..JBB. ^olun pn^rdradù , in ,«„ m y résoudre , et il faut que j'aille 

•« .■ * ««■ mrt M rf, , pu. fcriJ. . . dup'i.u f"-"^ "« plaintes , ses yeux com- 
«rp. *i™w.d,/Mmfli.. •jMi.Ni.Ua.m mtnctmnt « ruisseler comme deux 
T%T'^^ "' ■ """"" • '"■ '""^T * ^'"^' ' =' '^ '^JutjaKuiis 
(i.) OdulM . i(oB. rOr.i»ii («Un J. « possible pendant deux fours d'avoir 
prinf .du qu, a, fil à Cfe, d. «ng,-»„ mi. autre raison d'elle , ne voulant pren~ 
^■0 B.I.. C«a-, .1 Cor,,,. , ut. III. pa,. _gO>> C, _f,^ >, .-^w * F/.™«., „ 

TOME «I, j. 

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146 GONZàGUE. 

dm ni Ttpos ni repaa; disant toujours » tre les maîos Ju Darbare. Soit 
qu-dU nepoa.'ait jumVre à son ma- „ qu'elle fût avertie du malheur 
"[r)Jerapporurni ce que PUny ' S^i > ^^ffS'^.' ->"_ qu'elle 
BefRËHj disait Je ceti» duckess».] » tût inspirée de Uieu , elles en- 
L'anteur du traiW qui a pour titre h fuit les pieds nus au premier 
de Matrimonio l^r«U,an^{ib^m „ bniitqu'elle entendit ; et pour 
diTguTC^ndm^rk/'dtYuelqts " Sauver son honneur elle expo- 
femmes, et n'oublie p<rint celle-ci. » sa sa vie a mille dangers (6). « 
Quid de Etizabethd Goraagd? dit- Cette dame fut suspecte de luthé- 
il quoTà Btmbus ita laudat, ut la- nanisme (cl. Monsieur de Thou , 
ntdeum eum esse aicat Qut nanunattt r-, . n-ti 

ejus sessiuncutam omnibus phUoso- François Billon et autres au- 
phorum ambutaiionibus et disputa- teurs la louenl pour son savoir, 
tionibus antepoiuu. qui lajtt estimer par les plus ha- 

(.s)HJi».j.c>»i>, ÉiDiHdi.D.Di.iu»' o'ies hommes de l'Italie (d). La 
4hi, mm. f. pi^. îo3. 704. raison pourquoi elle ne se rema- 

à«n,i.-trKu«id^.,mtiiu,i piè/t. imprima Tiapas est coDsiderabte (A). Il y 
!iXl!i*;^;:i%.iiî"»trr'"*""'^ alieudedouter qu'elle ait joué 
le personnage de belle-mère , 
GONZAGUË (Jolie de), do- Mns en retenir quelques défauts 
cîiesse de Traietle , et eomtesse (B). Mous verrons comment 
Jie Fondi , tut femme de Yespa- Sradtdme a rapporté l'aventure 
sien Colonne. Après la mort de de BarI>erausse(G). 
wn mari elle prit pour s« de- (5, r.v. -j^ E«reii.o. d'ArU.e =1 d-Eu- 
■nse « une amar»Dthe ,. que les gène, B«g-.m.4S8. 459. roj-«««.tiHLl»- 
» herboristes appel lent_yZewr (Ta- non ^Coaie, lom.Hdes Éhm™ iUmii^a, 

- mour, avec ce mot , non Tnori- '"^j ^^^i,„ ^^ ^ ^„„.,. ,, 

» tara. Elle voulut témoigner GermaMé. tt m ItaUâam ViOeHàColam- 

« par-là que sa première amour "<î™rç*imfjPi«flni^w«rf «J«/iâ-G™. 

■ serait immortelle. La mer- lausectand iasneciis,ain\cUiamcoiaiiut. 

» veille est que son Biari était Tbumui./ii.xxrM, tûtadirt. 

- vieux; qu'elleétait en la fleur (^''^""p'i^lgL^'"''"'^™'""" 
* de son âge, et dans une si ' ' 

» grande réputation de beauté , (A) La raison pourquoi etU ne s* 

B que Soliman , empereur Jes remariapas est considérable^" Après 

Ji . ■ j* 1 - Ti » la mort de son mari , elle rut re- 

. Turc», eut envie de la voir. Il „ ^^^^^^^ ^cs plu, grands seigueurs 

V eoï<wa pour cela Barberousse, » d'Italie , qui ne purent paa pour 

» roi <r Alger (a) , et son lieute- " tant la faire résoudre èi de secondes 

- nantfféflérai,avecunepuissan- « noces, parce que, diaaU-*Ue, h le 

' ■ i^ T- ■- ■ 11 » man qu elle itpouserait était bon , 

« teannee]usquàFoodi ouell* „ ceUu'meUraft en perp<itueUe»^ 
•• Misait son séjour ordmaire : n préhension de le perdre : s'il ritait 
u mais il ne réussit pas dans son » mauvais, cela lui serait fort fS- 

- dessein; car quoique Barbe- " «tç-^f pe^bl^ » supporter ; et 

- -.^1 ^ .. . .. n qu aprPS en avoir eu 110 bon , 1*- 

- rousse arnvât la nuit , et pnt , ^a.?,||e ne voulait bannir de son 
» la ville d assaut , la belle et » cœur l'aRection qu'elle lui arail 
n chaste Julie ne tomba pas en- » portée (i).» Elle ftt bien heureuse 

ririonda Cniu. VJ» da Dliau LUvi- 



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d«ne rencontrer pas Viua se» yeui ce sujet au pape CtéiUent F"!! (qui 
quelqueobjet qui ta touchât: caren la M>utait faire épûuser k don Hip- 
ce cas-ld son dilemme eût été bien- polfte, ion neveu, q%iijriaJepuù car- 
tdt renverse. t>iâon eut beau dire : dinat), et à l'empereur Charlei V, 
Sfimil,<..,li^>>a,,j!an,j,rSuiJii>d,Kl,ca. î"* «'«^ outit saisi pour la marier i 
"-' adigatmtfidmliuiaa don FerJinand de Gontaeue et 



T ' J ion inaustr^e , vint a boia 



aC'Û^i 'ifuh^Mnc 



jura '«'t- Çai» çonaultait-elle les ioclina- 
■lons de la jeune fille ? c'est la aues- 
lon : Isabelle Colonne aurait mieui 
iraé peut-âlre le parti que C\é- 
Ubonnemine(3)etlemérited'Énée !?!"' ™ imofli-ait, ou celui que 
aTaient déjà fa.t impression, et re- ^e™!»"'?'" '"'. joutait donner , que 
nouvel^ les vieilles traces (4): il fal- ï-, , '''" P""?"* " s» belle-mére. 
lut succomber aui secondes noces , ^'^'-^ P"* "S"" *n marâtre , que de 
et oublier toutes les belles re'aolu- ll^^f P"'*''«°î ?." =œur dans un 
^ons. Généralement parlant, le di- P»™' =o™"e celu>-lfl ? 
lemme de Julie de Gonzasue est une .S^^ ^""^ "«"V™ comment Bran- 
mëdaiUe que l'on peut tourner : car T^ " '■^P»"" ^ •"^nlure de Bar- 
•n peut dire : ,i «on second mari est *«"""*'■ i ." «<>"« a>'o°s un conte 
mitchaat, je ne craindmi pas de U ^p T' •"" " 
perdre: s'il est bon, U me rendra "eronayau 
tris'heareuse. D'ailleurs, celles qui ' 

ont perdu an bon mari peuvent alV " ■"•» encore,- de la aignora U- 
guer cette raison : Jt mV suis si bien " ™ 17: l™""»., qm "oit espousé 
trou.'èe du pu^riage , que je veu^ ren- ' „Ï'T " ^ ^""^ 'i *"'■ '"'.''S" 
trerdansunétatdoiafaieusuietde ^^^ ^* '"" ^"""^^ '* P'"' l""» 
me louer. Celles qui ont peiJu un "'«""«« d»»»?»» l'll«lie. et detelfe 
Mauvais mari peuvent dire : Il est ." îf .'■ ,'^^ ' ™*"î^^' l"^ sa 
juste qmtj'essaà si Je serai plu, heu- " ^^^"^ ."'^ jusqu'au Levant (j'e. 
recela seconde foi, quelapremi^re: " 'J '*<•"« POf trait en femme veufve 
il ne faut pa, qui je Aeurc sans cher- " î^'^'"^."" ^"'^ '"'; '« ''■"■fi™* a.n- 
cher quelque dédommagement. " *' > f *" Constantinople dont 

(B) // r a lieu de Souter qu'elU i^"^''"' Barberousse. lors qu'.l eut 
au joué d personnage de bellV^^ " '^ t""^" ^^ 8™^»' ^'' *'»T^'^ de 
«T.* eA rilenir quelques défauU. 1 " "?' d". grand-seigneur la pr*. 
C'est un rûle bien diflicUe : les plus " ," ^''"^ "V* trés-soleroneiU 

sages t^tes ont de la peine i. s'en bien £""?" 1"^°""»^ il ^t t^rit) ajant 
di^r i il y a je ue sais quelle fatalité " tZLTl r T k **' "^'î' ' ." 
qui inspire beaucoup de mauvaise " "'^^"P ^1*''™' '^ J f"t de 
humeur aux marOtres Quoi qu'il en " ^'T .""S" - « Tf" "aples, Gt 
soit, le minime que ,\i dlsà tiU " "^^^Pl" î" M 'lUe <!« Fondj^, 
m'apprend (5) que Vespasien &i»Dne ' *: ^ "'",',T» de nuit, et si à propos, 
a-ort e« de'sapremkrefemme (6, " ^'" " '.'■"Pi-"'»'* - 't-l-yant mis 
»» /îi/e nommie Isabelte, laquelle " j!"^ ^'"î/ï.'" ™ ^I™ ' T;"" 
not™ Ju«e , sa helU-mére , aronf re- " j '"' '* """ ** assaut et d'escalade, 
. mariage ï Louis ' tÀT'T ■ " r '^'"'""'" J"" ''^'"'* 
■' ' /" ' ij couchée en son lit , laquelle ojant 

(iiïiT,:!.. «ii^.,j,*, j»-, .,. .4. » l'alarme fut tellement surprise 

(3)9_im«.,«,/m,„l,BM>«i,m„, >■ qu'elle se leva en sursaut, et tout 
'""™" U.J " ?* '<>""■ qu'elle eut, ce fut de se 

» jetter en clieniise par une fpnestre 

■ et se sauver par les montagnes si i 
• propos, que les Turcs entrèrent 



(j) Jgnoita rttrrU tciligiaJUaimi: 



tm ,um. II. p4f.^ (f) Il fallaii d,n lulir 

D.:.t,zecbvG00gIC 



,48 GONZiGUE. 

>, en 9a chambre ainsi qu'eUe n"es- GOHZAGUE ( LuCRÈCE DE ) 

» toit que quasi sortie. On dît que g^t une des plus illustres femmes 

„ Barberonsse en Toulo.t faire un -.^j^m ^^c^ ^^ XVI'. siècle. 

ij présentai! erand-seigneur , et que J i i li i 

I ladite entreprise ne fut faîte que tlle rdeva la noblesse de sa nais- 
B jiourcela,et<]uandilsceut qu'elle sauce par l'éclat de son esprit, 
» avoil este faillie, il a'en cuida p„ soû savoir (A) , et par la dé- 

:SC':!j,;s;rhlui£iiâ '-■«■«/•'■ pi"™.- '•"i»™' 

« en Caribde , -vînt i tomber en se esprits de ce temps-la ne man- 

s sauvant parmy lei bandoUers et quëreat pas de la louer (U). Elle 

M foruscis du royaume, laquelle fut écrivaildesibelleslelties*, qu'on 

n rccoeneue d'aucuns , d antres non ; , -amassa airn.- un pitrpnip t>m— 

» ie TOUS laisse donc â penser si ce "^* ramassa avec un eiîreme em 

» bon et friand boucon tombe entre pressement pour les donner au 

» les mains et puissance de ces ailà- public. 3'ai VU le recueil qui en 

» raeî ne fut pas goust^ et tastë à parut à Venise l'an i552. Ou y 

» bon escient, ainsi *)"*,?' ""f"." apprend que sou mariage avec 

II nen douloient point, daulres si . fr _ 7 -, , . „»^ , . 
Il mais quelque serment et eiecra- Jean-Paul Manirone tut lort 
M lion qu'elle peut faire , n'en' peut malheureux. C'était un homme 
» estre creue ; car yolontiers une si ■ ^'^^^i p^g digne d'elle par 

» Les plus dairïoyans, et qui s'en- regret n étant âgée que de qua- 

» tendent en ces choses , et qui en iQ^^e ans (a). Elle se consola ai- 

I. <rol tastë, n'en scauroient que bien g^nj^^j J^ ^g ^{^fg pag chez lui 
» dire ; et qu'aucuns du pays le di- . > n ■ i . i;.ô 

«sent par ainsi :ToOà comme bom- avec tOut l'eclat que sa qualité 

H mes et femmes se damnent aise- deiuaudait. On ne saurait vœr 

« ment par leurs sermens, mesmes une plus belle morale que celle 

». que les plus belles J«J°^» «' PJ*»; qu'elle étala dans une lettre qu'elle 

M cesses, quand elles tomberoient en -l . i . , 

„ tels haiards, ne seroient espar- ecnvit a un moine W qui la 

s gnées non plus que les autres ; plaignait d avoir ete mariée a un 

B puis qu'une grande beauté ne porte jj çetit campagnard (C) ; mais 

„ aucune règle nj sauvegarde avec ^^ f ^ f ^ chagrine et fort dé- 

n sov qu'elle ne soit par tout des- ,. , , j*'., , ■ 

« prisée, et que l'aAour en cela Solee de fa conduite de son mari. 

11 n'use de son droit et autorite sans II était fort brave et allier (c) , 

» aucun respect: au partir de là sont g^ {i gj certaines actions qui 

: ,t;îr.s:,tMt'piXiC ». a»e„,èr..i p., ™,u.i». 

« diesse à cetii- qui l'ont voulu en- I-e |Juc de Ferrare le fit enlever , 

Il treprendre , et Dieu sçait (g). i> et le retint plusieurs années dans 

M. Varillas(io)a tiré de ce livre unedure prison (d). Parleprocés 
de BrantSme tout, ce qu'il a dit de 

raventure de Julie de Goniague. - CeiJcHiïs, eniulien.pnblWesen i55i. 

Il s est trompé quant au temps: il in^i, , ■ Venise, (ouileoudide L. deGuo- 

a mis cela sous l'année i537, et il ugue, nesonlpointrouïragedsceitedimi'. 

aurait dft suivre Paul Jove (n) qui Foniiniai, AmsIoIo Ztno »t Tir.bo«Wi 

en parle sous l'an ,534- t^liZl'^^.t^j:»^:^^'^^- 

(9) Bnnitmi, Via d.. DiraB ilImUti, (4)E«,/ui Jcriu au pirt Bindd, « K 

, (iij Pud. Jotiiu, IJuk, ut. îSXItS.fit. 



Djl.:.cl:, Google 



GOHZAGDE. i^^ 

3u'il lui fit foire, il le trouva pourquoi elle remua ciel et terre 
igné du dernier supplice; mais pour obtenir l'élargissement de 
il usa de clémence , et ne voulut sou mari:toutessespeines furent 
pas le faire mourir (e). Notre Lu- inutiles. Il mourut dans la pri- 
crèce travailla autant qu'elle put son (n), après avoir témoigné 
à lui procurer la iilierlé. Elle [à- ^ns sa disgrâce une impatience 
cbad'attendrirleducdeFerrare, qui fit juger qu'il avait perdu 
par une lettre fort touchaate(y^: resprit (o). La réponse que fit sa 
elle implora l'intercession de veuve à ceui qui fui proposèrent 
Paul III (^), celle de Jules III de se remarier mérite notre ad- 
(A) , celle du sacré collège , celle miration (£). De quatre enfans 
de l'empereur, celle du roi de qu'elle avait eus (p) il ne lui res- 
France, celle de tous les autres ta que deux filles (y) qu'elle mit 
potentats de la chrétienté. Elle dans des coufens (r). On eut 
recourut à l'assistance de la cour tant d'estinie pour toutes les pro- 
céleste par ses oraisons , et par duclions de sa plume , que l'on 
celles qu'elle fit faire dans tous ramassa jusqu'aux billets qu'elle 
les couvens et dans les autres écrivait à ses domestiques (F); 
églises ;#t quand elle vit que ce- vous en trouverez plusieurs dans 
la ne servait de rien , elle forma l'édition de ses lettres. Vous y 
la rés6lution de s'adresse^ au trouverez aussi beaucoup de ma r- 
grand-turc (i) , et lui écrivit ques de sa vertu et de sa piété, 
une lettre flatteuse et respec- Lescensuresqu'ellefit àquelques 
tueuse (k) , pour le supplier personnes impudiques, ou ava— 
de s'emparer de la forteresse oii res , ou arrogantes, sont très- 
son mari était prisonnier, et de telles <(G) et ne méritent pas 
ne faire point d'autre mal aui moins d'être lues que celte» 
états etretiens. Elle avait re- qu'elle adressa à un prêtre qui 
mercîé très - humblement (/) le s adonnait aus plaisirs vénériens 
duc de Ferrare d'avoir épargné la (H). On peut lire aussi avec édi- 
vie d'un prisonnier (D] que les iicatioi) ce qu'elle écrivit à' une 
juges avaient trouvé digne de mère qui avait besoin d'être cou- 
mort : mais elle eàt vouluque la solée pour n'avoir pu persuader 
clémence eAlétéportéeplusIoin. à sa fille d'aimer mieux le cloître 
On ne mettait point son époux que le mariage [s). Elle lui delii- 
en liberté : elle n'avait pas la ta en peu de mots les plus excel- 
permission de l'aller voir: ils lens lieux communs dont les pro- 
pouvaient seulement s'écrire (tti), tes tans se servent pour exalter la 
et cela ne la contentait pas : c'est noblesse et la sainteté du maria- 

fe. N'oublions pas qu'elle était 
Ile de Pyrrhus de Gonzague, 



U)Zàn^ 


vM.sag- 


58. 


(J-yeik 


atàlapagilti. 


(g)P-g- 


99- 




(*) Pag. 






t/)f«jr„ 


»>'L<llr< 


agc ï57 


lk)Ett,c 


Uà la p 


{l)Làmi 


mt.pag. 


58.. 59. 


(milàm 


.■«,.P«e 


»«. 



{n)Làm£mi 


pag.iitels 


(B) Là mimt 


.p-g.xoS. 


(p)Limtmt 


pag. 100 €l 


(7) Là mimt 


p-f. i5.. 


(r) Là mim. 


P'g. .4". 


(s) là m/m. 


P^g. 34 , 3j 



iSo GONZAGUE. 

et qu'elle eut des frères et des le panëgyrique délia, ai^ttora Mar- 

sœurs it), chesana (S). Je dii (Mci afin àe faire 

connaître le nom (l'une autre dame 

très-illustm en ce sj^le-ld. Le tn^me 

auteur d^dia d notre Lucrèce son 

(A) Elle releva la nabUsse de sa Oi^«S"^ ^'{"'"•P-^'-gU^eUideie 

nauUcepar ,on savoir. ^ Il n'y """"" ^^■," ^ ■""."" S^"^ <^,<''?- 

a point d^rndidon^ani se, lettres, "frç'.de lettres entre elle et lui ; 
mais on ne laisse pas d'y apprendra *"f "î f ^''P'^^ P^^^^ '""t^- 1"' 
qu'eUe était docte ; car en «rivant »"' été imprimées. Disons un mot de 
I Robortel, eUe dAlara qu'il lui "'"* "l,"' *** * '? P^e "«- 0" 7 
avait fait entendre par ses commen- ^™"^« Hortensio Lando un peu cen- 
tsires' plusieurs passées obacarï d'A- '""'^ ^1 "% 1" '' ^ chagrinai* cicessi- 
ristote et du poète fachyle. Eeli i lf?™K ^' ^. ""5, P^">-re- 0? 'e 
gran lempo cht vi sono affezionata ''"''le de s'affliger dune chose dont 
«r , Unefuii che mi lento ha^er ri- °">' '^*^ '*? commodiUs. Es^endo 
ai-utodafi'OsWidi^ft.icompomnunti, '^'P'"'"" ''»"«,. « (<">'«*«'« «- 
igualinihanaoaiumimitoriiaeiUltt, P^ n*^ J^ondam easi, m. maniw- 
in molti oscuri luaghi, e di Aristo- *'?" ™ </' 'i 'trana marnera « al- 
tOe , e di Eichdo, dove il foaro '""'^« per la DO<^rta ; quasi no» 

Elles'Aaitmoqnëedecrqueledoc- <^ •''" '^«"'gat-'one prr>ao d hlo ; e 
teur LoXiisPicco, son Cousin, eusei- ?"e"''.'« nccki , noa mser différente 
gnait l'astrologie à sa fille'; ">»'"■ ^'' ' 
ayant au le grand servie 

tins Gollus et Périrli» ..,„„. .,„- , -, ,. , , , 

du , l'un aui Romri«, l'autre aui 'fjlî', "' " «'/ "''",/ .""""""""ir 
Grecs, par la connaissance de l'astro- ''«^^^«.«0.(10). JërÔme Ruscell. 
logie , aie voulut l'étudter , et pria ^^ • "" ^*' panégyristes de cette da- 
Louis Picco de l'instruire dans cette mf- Cela parait par une lettre qu'elle 
science (a). L'une des choses qu'elle ^"' ^«^f " • *' ^"" ™" ^« comraen- 
étudia le plus fut la rhëtori»ue iS). «,«nent : /niwme col panegiruiotatto 
n paraît aussi qu'elle appiTt beau- "^ -on îo eu< m ™w co™™«i.*<o- 
coup de logique de Ban^el , son ?f ' ho anchtUtlo la bella , e pro- 
mattre (4) , et qu'il lui expliqua Eu- 'f «»/»«e™/^ Pf' ™< " « * f- 
ripide {5' ^unla; n««a ^U(i/e,m ftaMeIen/T^((a 

(B) £e;*ie„„^ e,pn(. J, « Mny,,. f ' f™"". ^="'' r""'"'' /«»«;'<■' . 
Ik ne manquèrem pas de la louer. ] taU quale^ doi.ere, e^sere per ha-'er 
Ilorlensio Lando fut celui qui l'y erai J^""" P'i'';^""" «^^ n"" *?,(''': 
pWa avec le plus d'empre«ement. ■L."^ '"'^ * "*^ ,'*"r= quelle 1». 
fi et UD tri^beau pane^rique de 1"""' .'"'■ V"-'"^"?'" f"' "*"' 
cette dame. Voyei fa le^ 61 oi de bon l.eu m apprend, « que le Ban- 
die l'en remen^ie modestement , et " ?^' '? \ ^^^^C,"."^, ^1 ^'/"'"fl- 
ou elle lui représe,le (7) qu'il aurait " '^ 'î î?' ,Vv ■ j-, > .P'^'^- 
mieux fait de garder si^couceptions " C'est 1. qu'd lu. du sur la fin : 

ingénieuses, etsea beaux termeàpour " fj"7 f" ^'" "" **" "*" *' ''" 

'^11 (ro de le mie atanze tutto compailo 

(1] Linirc Jrlb >i|DDn Luatiit Gdiiii)> di » 1/1 voitra Iode , Oiv vedertte came 

Gainolo , pa^. 58. „ ,„ ^11 sforo) a farvi immartale ; et 

(î.>ral«ue)B',U.W/m.ri.«i/«,Mj.So. „ o'est Sur ces stauces que Jules-Oésac 

«jzTSl'^i'T,'^ "'"*■''*■"' " Scaliger, grand ami du Baudel , a 

(S) II«Jtn.'.i»,t.6,. " faituneassezmauTalwépigramrae, 

*^.'',w. ... . ' (» C■'mULim^^|ui,td^PadMU,deUmlli- 



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GONZAGUE. i5i 

re ces parolES italiennes : Ho ijt- 
cht la riuerenxa vostra moUo ti 

_. ... ^ ..uiravietiala chei raiei maaeiori mi 

"~^.,. " ' •""■■" ■'-'" m,m.m ™.i /■ *.o-«T5f o,M 

Iffdia ItBinia ntcum vraa fiait : facuila , U quale , m'Iwvesie à coiy- 

Vndc ùii «li.noi immtnii mimiiù^^-iai dum ùi unapoco aToena fUUucia, et 

rîi!i2'"»roiT«!ii''°£M «/ïjBf'in farmihabitan in unatompoeo degna 

ipium ' -«^^v- deglt avoti onde ne sono secundo ta 

Bot illi Jtdinu ! an dtdii itU un? came dùcesa ; e per quanto appare 

Dw»^i~f^nU,t^.M,«ni.«,.id^a.Si^ dalle vostre sentie a nûa soreUa , 

DMiDea,ianr*rttanHini,m'Dtam(ii). ""■"" ^"^ Colette (|81. Mais afin 

qu'on ne se fasse pas de fausses idées. 

Voyez dans les Hj-mphea du même je dois dire ici que Jean-Paul Man- 

auteur, llpiècequiapour titre: Pro frone était beaucoup plus coDsidéra- 

Z>iW Lucretid Gonzag/MPj'rrhiJSlid ble que ce moine ne crayajt. Une- 

eanit Talafista (i5) ; et dans les H<^- lettre ^e son' épouse nous apprcud 

roïnes, l'^pigramme intitulée: Lu- qu'il avait eu de belles charges dam 

cretia Pjrrrhi GonîogiB F. {iiG)Mus l'arma vénitienne, et qull avait 

turtout vojez les Rime di difersi au- blli de magnifiques palab. Qu'on lise 

Ion in Iode di donna Lucretia Goma- ce qui suit, on j trouvera quelque* 

fa, imprimées i Bologne, l'an i5G5, antres circonstances de sa vie. yene 

10-4°- Helt(ra9 encore ici un passage supplica tuUo'il tenitorie f^iceatinOf 

à di Padova , dove egU 
tucrece et quelques autres partie ula- Janciullo enendo dïligenlemente s(u- 
rités. Voici comme il parle a la piol- dio : nene priega il jPofesino , dove ' 
to Ulust. everluOiaheroinalaS.Isa- molli anm pralticàa e palazzi, e 
helia Gonzaga di Poceino, en lui giardini con grande arte eiUfici; ve- 
dédiant la tVlK nouvelle de la ne prUga tutto il distreuo Mantova- 
1". partie. Essendo troppo al monda no, dove sposandomi benjaneiuila, $i 
manifesta il débita e oUigo che io ho impareatô : vene priega Jinalmente 
a la feUce ed kanorata memoria del tutto il fenato finitiana ,il quai ha 
valoroso S. Pirro Gantaga , e de la sin dalle faicie per condottiere e Je- 
gentUissima S. Camiila Bentiiv)gtia, delmenle, ed honoratamente sempre 
poitri hoitoratissimi padre e madré servito (19). Voilà les raisons que sa 
che tanto m'amafana , e tutto il di femme emploie pour engager Paul III 
con nuDW bencjicii m'obUgavano , e â intercéder pour lui. 
mentre irissero,furonodame{secon- <(1>) Elle remercia le duc de Per- 
de le debolissime Jorte mie) sempre rare Savoir épargné ta fje d'un pri- 
tenatiin quella riverenxa ckeio seppi tonnier que les fuges avaient trouvé 
la magaore , oonie ne te stame mie digne de mon. ] Pour bien connattis 

si vedera che io in Iode kr •- >— -: -»~ J- A- :t r..., 

de ta postra nobitistima s 
moado riverita e da me sai. 
mente amata, la signora Luc. 

quali in brève taraHHO publicate , ove Gesuer , que les trois premiers Hvres 

ancara vederete il nome vostro essore d'un volume de médecine , composé 

eelebrato, par firasavolus , contenaient Histo- 

(C) On ta plaignait d'avoir été ma- riam capti et supplicia n/Jîciendi 

liée a un si petit campagnard. ] C'est Pauli Manfroni propler insidias ad- 

ainsi qu'il me semble que je ptiistra- versiis ducem , et guomodo dux et 
vitam donaverit, ted in canere reti- 

U^.^* ^ '^ (E) La réponse qu'eUe fit h ceux 

(■4) JiJ, Cai« ScaUiir, in Finiiiat, ptf, nui lui proposèrent de se remarier 

iiti pimm fariii taiimutLm , idii. liçii . ' 

(iS) Elit tuàlapagi tiS d, la !•'•. partie. ('') LeUrwiJ. I.uiikct d. Gijimgs(,(MJ.Si. 

{.eiElU'HàUpagtiTjJfUnJ—piTlic. U^)t'nJm>.pat. im.idi. 

<l,) .Il n'a M »*«™^ .„ Mi, 14 C") >lid.da Mm,., d. F„«r.. 

■busia- (*0 Epiliwe Dlbllglli. Cwtci , pag. 05> 



I en a publiée. Nous apprcnoBS 
t l'Épitome de U BibliotLeque 1' 



D.:.l.:.cl!, Google 



i5î GOSZAGUE. 

mérite mWre admiration. 1 J'avoue mirées. Hous venons de voir ce quff 
qu'ili ne gardèrent pas le décorum : notre veuve répondit au sienr Orsola 
jls se pressèrent tropj îla lirent la FelHgrî^i, qui lui avait conseilla de 
proposition avant qu'un mois se fût convolei- en secondes noces; qui lui 
écoulé depuisTenterDemenldu mari, avait^dis-ie , conseillé cela le mois 
Les veuves les plus coquettes et les mJidÉlk renterrement du premier 
plus avides Ai mariage feraient pa- inai^njons à cette heure comment 
rattre quelque indignation à ceux qui elle répondit k Andriona Trivulce , 
leur parleraient sitôt de secoudes no- qui avait beaucoup mieux gardé le 
ces. La bienséance , l'usage reçu , le décorum ; car son conseil ne fut dan- 
formulaire du style des conversa- né que vers la fin du premier an du 
tions, demandent que l'on paraisse veuvage. Lucrèce lui déclara qu'elle 
fort ainigce pendant quelque temps , avait été si malbeurease ^vec son 
et fort éloignée du dessein matrimo- mari , qu'^e trouvait fort étrange 
niai; et, comme ceux gui croiraient qu'on lui ^^posSt de se remettre 
se rendre agréables par les dbnseils sous le joug conjugal dont Dieu l'a- 
trop hâtifs- de mariage, témoigne- vait délivrée. Sachez, dit-elle, que 
raient quelque mauvaise opinion de je ne m'y remettrais pas , quand 
la continence d'une veuve, l'ordre même je pourrais trouver un mari 
veut qu'on les repousse avec des airs plus sage que Lélius, plus beau que 
de colère. Pavoue doiic que les pei^ nirée , et aussi riche que Crassus. H 

■ ■ furent si promptes  pro- vaut mieui entendre ses propres pa- 

cond maris notre Lucrèce rôles (i4) - ■^on "" fiso veramenie 

Gonzagué, observèrent mal le ce- pensare ckefantasia vi sia i^tnuta in 

rémonial. Mais je trouve dans sa ré- capo, di procacciarmi maiilo , non 

Îonse je ne sais quM qui lui fait essendo ancora coruunio il cadauero 
eaucoup d'honneur, et qui ne res- dichi gih. prima a se di legittimo nO' 
semble pas au langage artiilcieui de do milego, il quale mi ha f alto sen- 
■ _. _ / _. 1. I . f : . . i^jj affanni, ctie se divi/ia força 

.._ . i kavesse aiutata , non bayrei 
giorno e notte mi sono con largkissi- potuto mai resistere a lantî guai ; 
mavenapiofuteda^liocchi,! afalica Ibdio finatmenfe mi ha reslituito 
ho posta termine at singhjozzc ed ai . quella 'liherlh , dte m'era stata oecu- 
sospiri ! ne anch« è compiuta il mese pata daUafraterna iioluntà, dando- 
che finfelîce mio eonsorte è stalo se- mi marito conira mia voglia ; e foi , 
polto, e f(n gih mi parlote di rima- non so da quai sptrito gùidata, cer- 
ritare ! iVbrc sapete voi casta mn cate di condnrmi un'altra Jiata sotto't 
esser mai ttata istimata , chi due jSite marital giogo : ponete pur il i^stro 
si è maritatii ? Didone ancora pressa core in paee , e pensate ad altro i 
di fireiliOj chiama sotto nome di che non Htoglierei marito s' egli fusse 
colpa le seconde maze , e ivi con pili savio £ quel Lelio , «ne hebbe 
tanta instanza mi ciinfitata? N'a nà: U tiiulo del savio, s'egti fusse 
io non voglio piii senlire de si falti 'piU bello di JVir^ , e s'egli passe- 
cordogli; ne altro marito inlendo piii desse lefaciilih di Crasso. Voilà donc 
di volem che Giesd Cnaisto (a}], une veuve bien difiérente de celle de 
Tout le reste de la letjre roule sur le La Fontaine. Elle parle au bout de 
dessein de se consacrer désormais l'an tont comme le premier jour: on 
uniquement à Jésus-Christ comme à ne peut donc pas lui appliquer ces 
son époui. 11 y a de l'excès dans ce quatre vi 



r 



E^a.XTd'uJ'IZ"J'. ' 



e Lucrèce a! 
jamais estimé chaste une 

se remarie : mais il est sûr que celles £< 'iS'"?' 

qui n'ont jamais voulu se remarier, «^«^(.«/««^.«.««.CïiJI 

et qui ont vécu sans reproche dans ■< j ,, ■ ■ 

le veuvage , ont été toujours plus ad- Je me crois oblieé d adoucir un peu 
la critique que i ai faite des pensées 

{..) r.ii [, nv™ ,« M, ^1. Foi.i.i«n ae cette dame, lorsque j'ai dit qu'a 

donné nia fablt XXI dalti*reVT,pttg. iiSdit ^ 

II'.a<ni,idU.âiPvir. iRr». (i41LDcnb>Gi>iHi»,l»l(r*.p<i>r. 9>4. 

(>3J UcniU GmHfi , Ituen , f*g. ni. (iS) L« Fosuini , fMt XXI Ju twn VI. 



uCooglt 



BUppO 



GOBZAGUE. ifl3 

y avait de l'eicis dans sa exprès- Ajoatous que la Tertueuae Lucrèce 
91009: Ou peut excuser cet excès en de GoDiague avait été éblouie du 
Imposant que notre Lucrèce avait grand éclat de réputation qui envi- 
_iopté avec un peu trop de respect ronDait]us(|ue dans le paganisme 1c9 
lei maximes de saint JérAme. Les femmes qut ne se remariaient point. 
plus sages critiques observent que ce Étant ainti éblouie , elle conclut 
grand saint a outré un peu cette ma- qu'on ne croyait pas bien chaste^i 
tiére. Voici un passage de H. Dail- celles qui prenaient un second mari, 
lé (3&). Je passe ce qu'il dit à tout Elle avait lu sans doute les paroles 
propos de contumélieux , et contra le que je citerai bientôt d'un auteur 
Biariege en général, et contre tet se- païen , ou nous app. jnons que l'on 
eondes noces panicûtièretnenl , utant décernait une couronne de pudieité 
quelquefois ^'er pressions si crues , aux femmes qui n'avaient eu qu'uu 
qt^ après avoiremptoyé pour les expli- mari , et que par-là l'on faisait cou- 
quer toutes les oufehures dont U nous naître que Pou regardait la réitéra- 
avise lui-tnéme en l'éptlre qWil écrit tion du mariage comme une espèce 
à Pammachius sur ce sujet , iltem- de d^régTemeat. Çuœ uno contealte 
bU néanmoins impossible de leuréter nuilrimonio fuerant , oorond pudici- 
lesens de Terlultien, condamné par tiiehonorabantur. Existimabantenim 
tÉ^liie comme contraire à l'kanné- eum pracipuè matrona siiicerd fide 
tBtf du mariage , et à ^autorité de incorruptum esse animuin , qui post 
[Écriture, Par exemple , avec quel deposita virginitatis cubile in publi' 
taiel , et -tt^c quel sucre saurait'on cum egredi nescirel ; multorum ma- 
adoucir ce qu'à dit , e'crivant a une irimoniorum experientiam, quasi ille- 
dame nomméeFuria ('') : Qu'elle ne gitimœ (iS) cujusdam inlemperantia 
sera pas tant louable de demeurer signura esse credentes (10). Je crois 
veuve , qu'elle sera exécrable si elle aussi qu'elle avait lu dans Tertullien, 
se remarie, ne pouvant se conserver, les privilèges que le paganisme ac- 
cbretienne, ce que plusieurs femmes cordait aux femmes qui n'avaient été 
de sa famille avaient observé , païen- marie'es qu'une fois. J/onu^n mio apud 
nés; concepliori qu'il répète encore Ethnicos in summo honore est : ut et 
en tépitre suivante, exhortant Age- virginibus nubentibus univira pronu- 
ruchia aa même dessein (''), etame- ba adliibeaUir, et sic Mispicii initium 
ne sur ce sujet des comparaisons peu est. lient in ^ibusdam solemnibus 
bonnes, appliquant à celles qui se etauspii:us,utprioTsit univircB locus. 
remarient le pmverbe dont use saint Osrté Flaminia non nisi unii'ira est, 
Pierre sur un autre propos , un^ien Lipse allègue ce passage de Tertul- 
retournant i son vomissement , et lien , lorsqu'il commente l'endroit 
une truie lavée à'se vautrer dans les oii Tacite observe que la fille de 
boues. N'est-ce pas lit clairement Pollion fut préférée à la fille de Fon- 
ranger les seconda mariages entre téius Agrippa , par cette seule raison 
les choies sales et pollues ? Si tous qu'elle avait pour mère une femme 
voulez mieux connaître ce qui con- qui n'avait eu qu'un mari. 11 s'agis- 
cerne la pudieité que saint Jérôme sait de l'élection d'une vestale. Pne- 
attribue aux ancêtres féminins ^ de lata est PolUonii JUia non ob atiud 
Furia, lisez l'article- Camille (17)- quàni qubd nuiter ejus in eodim con- 
jugio manebat. JYatn Agrippa disci- 
(iSjD.mi, it rEiafltiitt fini, tir. n , dio domum imminuerat (3o).Lipso 
duip. IF, pag. m. 39i, ^ „ ne rapporte point tous les privilèges 

JZ\ C' vï'^,'tmU^Jù\\l''.\<.i^ dont Tertullien fait mention ; Une 
pen»^nifliilme>tcr»ia,iliJiliri>tuiBBDD dit point qu'il n'y avait que les fem- 



»«», «n p«.nr. («) V.l«i« H.ii...., «t. Il, «V I. 
'."qiiim 'nnib"%i!^ (3») T.ril-, Aniiil., W. 11. tw. LXXX^Fl. 



DiMzecbv Google 



i54 GOBZAOUE. 

Fartnne fidiniDiiie (3]). Je ne die 
d«3 épitaphes où I'od marquait 

faeus^rawit TripilhétB d'Pniw'ra en de matière à cet article. 

hoQoeur des femmes qui Qes^ëtaieat die afait lu le passage de Pausanias, 

Kint remariées. Cest une preuveqne que j'ai rapporté dans l'artiele Gdb- 

n regardait cette conduite comme sophose , ou les raisons que Plutar- 

iioe chose qui méritait rimmoxtalite. que allègue pourquoi tes noces des 

L'eiclamatioQ de Libanius nous peut Elles ne se célébraient jamais dam 

apprendre que cette conduite était Home les jours de fêl«s, ni celles de* 

adoiÎT^ entre autres raisons à caa- Teuyea un jour ouvrier. Selon Var^ 

se qu'oD n'en voyait pM beaucoup ron , le fondement de cette coutume 

d'exemples. Ce sopbûte ayant appris était , qu'il ne faut rien faire contre 

2ue. la mère de saint Chrysostome son gré les jours de fite (35) ; or , 

tait âgée de quarante ans, et TBuve ajoutait-il, Dne veuve se remarie 

depuis vingt années , s'écria : Bon avec plaisir , mais une Gllc ne se 

Dieu ! quelles femmes trouve-t-on tnarïe qu'avec douleur (36), Cette 

dans le christianisme (33) ! pensée serait indigne de ce savant 

L'auteur des Kouvelles de la Répo- homme , si nous la prenions à la let- 

blique des Lettres a dit quelque part •'e : il faut donc dire qu'il n'a parU 

2u'nn certain éloge qu'on venait de que des apparences. Son sens est sans 

lire du mariage était appuyé sur doute que les jours de fête étant 

des raisons qui proavent trop, et qui destinés aux réjouissances publiques, 

ruinent une notion qui a été fin com- >' fo"* que la joie soit répandue sur 

mune , même parmi ceux gui , pour tou* 'es visages pendant ces soten- 

des raisom politiquet , attachaient "'tes- P"" donc que les lois de la 

une espèce <£j déshonneur au célibat, bienséance enj^agent les filles i faire 

Celle notion est, qu'une veuve qui ne parattre un air sombre et tnorae le 

ae remarie point eit plus estimée , les J""!" de leurs noces (37) , et que les 

autres choses étant égales , qu'une neuves sont dispensées de cett« gri- 

feuvB qui te rvmarie. QuanJ nous maœ , on ne marie point les fuies 

n'aurions pat unefiule d'autorités "" jour de f^te , etc. Parfons d'une 

sur cela ,ies seules paroles que P^ir- ""t"^ raison alléguée par Plutarque. 

ffile Btet en la*oucke de Didon nous 1' dit que le mariage étant hono- 

apprendraient quel a hé là-dessus te ™l'Ie i"! CUei et honteux aux vea- 

godt des anciens : ■ ves , il fant célël»«r les noces des 

j,l II* ' • filles en présence de beaucoup de 

*liX'funiià«"™n'°^.'i«"H- 8™s,*cela est glorieux à la mariée ; 

m. mais an contraire les veuves doi- 

Mr^i., TV, rt. vent sonbaiter que leurs noces soient 

Les idées d'honnêteté sont plus favo- cflébréea en présence de peu Ae 

râbles nua- secondes noces des hom- ^*"*' «* ='*" P""'' "*'" qu'elles choi- 

mei, il en faut demeurer d'accord; sissent un jour où diacun est attiré i 

mais il est pourtant certain ifue ces d'autres speclades : "Hf^iu-n 5r> t«it 



I des peine 






tain pays n'y a été établie que pour (^i Nout.II»! dt li RipnMmu ta ht 

refréner ^incontinence des .-eufs , •'^. .6BS. ^■'", F-«- gM.gSg- 

et pourles empMu:rde convola- en f"' fi»fT-/i /"fl.i xi»rwj«ii.»v( 1 

secondes noces, au grand préjudice lt*t*'<rftsa.ia.yx»t.Fau6itni^eumm 



7.u.«l»l( ilff.. CbrrHM. 0„i. .d .iduK j.. (3-1 Jan, Jouii i'A«(l Vmagt dt ««M, 
marim, itm. IF, paj. S.s D. .'«< ™ert ratufét ;Vi««r. fV'. 






i.,Ckx>^lc 



GOBZiGUE. iS5 

^•(Tiir «1 ir^t^ffi» i^ifiiic uiftCû*- M. Hontreuil s'eat r^gl^ sur cet eieni' 
nT , 'otifotT*! a 11 àirï9arii"»T' iSk ple lorsqn'il a mis dans le recueil 
iruX'^ X'it""" lUiùui I BtfiCv! lai de sei lettres ce qu'il ^nTlit à aoa 
rftfrtfiartTf « Ji itpTsi ■rifimrmrt tihIi boucber ( 4^ ) i mais je m'imagioe 
«ikhevCi^iToîc TaigÛTMC /iD <t»iî{^iii. qu'on Mirait pu su ppnraer cette et- 
Aut quia âoeori est virgimbui nap- péce de billets de notre Lucrèce sans 
liai eantm muUit pnestutibta pera- lui faire t4>rt. Je fais un autre juge- 
ai, iJemque vidais dedecori ? prima ment des billets qui noua appren- 
inim nuptix optandœ tunt et m prt- nent qu'elle s'appliquait avec an 
ào : tecundce volis rttusandœ , quod ^rand soin â maner ses domestiques. 
vel cam turpitudine nuhuiU vivente Cela fait beaucoup d'honneur i sa 
priore jnarita , i«l cuai titotu, li ô mémoire. C'est One de» bonnes qua- 
ii'l morliiui. Itaque vidair ad tua» \i\ia qu'une grande dame doit pos- 
nuptias quitte magis gaudant quàm aéAer , et en même temps c'est une 
fnqutnUd komiaum et tumutlu; fea- Tertu qu'on ne trouTe guère dans le 
livitBtes porri imillitadinem ad ae grand monde : car n use dame est 
trakuM , neque nuptOs vacare pa- mal servie , elle ae d^it de ses ser- 
tiuntur (38). J'ai cru qu'U fallait ci> vantes et de ses femmea de cbambre, 
ter toutes les paroles de Plutarque, «te., sans les récompenser; et ai elle 
parce que dans le )irëcis que j'en ai en est bien aerrie , elle les garde 
donn^ en français , je n'ai pas repré- a'nasi long-temps qu'elle p^t , sans 
lentd tobte la force des expressions leur procurer un mariage qui la pri- 
et des circonstancca par lesquelles il verait des bons services qu'elles lui 
a témoigne le peu d estime que l'on rendent. Il n'y a point de personnes 
araitpour tes seconds mariages d'une qui soient pins inexcusables dans 
femme. Si vous joignez à cela les ré- cette conduite que les dames à grand 



ponses qui furent faites par quel- train , à grand équipage ; car elles 

ques dames illustres , lorsqu'on leur penv eut connaître trcs-aiaément par 

parla d'ëpouser un second mari (39), ta familiaritt! qui se noue entre leurs 

TOUS excuserez ce qu'il y a d'ex- domestiques de diUërent seie, crti'él- 

cessif dans les paroles de noire Lu- les leur feraient un grand plaisir en 

crèce. les mariant, La vinlance la plus «xac- 

SouTenez-Tous de la réponse d'une te des inattresses, lear sévérité, leurs 

. autre dame de la maison de Gonza- exhortations , leurs censures , o'em- 

gue (4o). pèchent point les lisisona et les tète- 

(F) On rameata jusqu'aux billeti k-tMe des domestiques , ni d'autres 

qu'elle écrivait h set domestiques. \ commerces encore plus forts, dont 

On n'oublia pas même ce qu'elle écri- les suite^scandalenseg éclatent assez 

vit à son estafier , pour, le gronder souvent. Cela découvre aveC la der- 

de ce qu'il n'obéissait pas prompte- niére évidence ce qu'il faudrait faire 

ment à dame Lucie , qui avait soin pour récompenser les services que 

de la dépense (4i). On n'oublia point l'an a reçus. Blâmons donc les daines 

non plus ce qu elle écrivit à cette qui n'imitent pas notre Lucrèce , 

Lucie pour lui défendre d'être si mé- louonsJa de son affection et de son 

nagére , et pour lui donner ordre de honnêteté pour les personnes de son 

fouetter jusqu'au sang une serrante sexe qui la servaient. Elle eut la bonti! 

désobéissante. Se Lii-ia non ci i obé- d'écrire elle-même è Comélia Gian- 

dieate , alzatele in -capo t drappi et notti qu'eUe lui avait trouvé un mari 

datelene tante che le carni si Jaccia- jeune , riche et bien fait. Elle lui en 

no livide ed il tangue le tcorra fino décrivit eiactement les perfections ; 

aile calcagna (il)- Je ne sais si qu'il avait beaucoup d'esprit, qu'il 

* ' ' ' Jtail honnête dans ses discou« fÏ4) . 

(3B)Priil. .inQMHl. Ri,iM..,pj - ■ - - .... 



PHcim ion. XII- grave , CIVU , eic. » uua puui- te iju 

{» kort Fitrtitlê Gaïusni (Jalit) , fini- regarde l'Ame. Die nonblia point ci 

_(4.yc«.l«i« ,,, à l^pag. ,A- For: {«)r,r«r.«;.(,P«.,™™.-,..tB).i.X/^ 



.,tB).<.X/. 
Lctaiiota. LdtCK di L- C^dabia. , pagt sait. L 



iS6 



GOSZAGUE. 



([ui coDCerDait le corps j elle entra Les tentations de la. chair sont sem- 
mjme dans un détail bien particu- blables aux sirènes : il faut s'en 
lier. Feago hora aile qualita corpo- éloignersiTon veuta'en garantirCfo): 
rati , dit-etle , le quai sonomi parafe Non ti t-ego porre alcuna diligenza 
degne Ji contemplatione , percioche per schivar /juetle cose che alla libî- 
egii ipiu tosto robuilo, che delicato, dine incitar ti possono, ed è ben ra- 
non molto grande, ma ihoroso, d'oc- gione cke CHi tut il feuicolo pe- 
thio fîvacUsimO i di largo petto ; di iiscA kel peucolo. Sono te tenta- 
fiaiUiO rotundo ; di gamba tveita,di tioni carnali simili aile sirène, datli 
Jronte ampia; di capo tondo, e rie- (juali pocki ne scam^ano , Je non ai 
ciuto , ne aggiugne at i^nlesimo ah- alloiitanano (5o). VoiIâ j pour le dire 
no ( per c/uanto si dice ) (4^- Tout en passant , une illusion très-com- 
cela montre qu'elle avait choisi ea tnune. On se plaint de ne pouvoir 
bonne maîtresse et en bonne anùe. résister à certaines tentations , quoi- 
Une autre fois , ayant trouvé un qu'on les combatte de toutes ses for- 
parti avantageux à quelqu'une de ses ces , dit-on. Mais est-ce les combat- 
lemnies , elle lui en écrivit prompte- tre de c«tte manière , que de se nour' 
ment l'heureuse nouveUe, et l'eihor- vr des meilleures viandes, que de 
ta d'un cûte' i rendre grâces à Dieu, faire toutes sortes de visites , que 
et de l'autre à se tenir propre , afin de chercher les conversations les plus 
que le galant qui devait la venir agréables, etc.? H est si facile de 
Toirnelaprtt pas pour la cuisinière : franchir les bornes qui séplrent les 
RalUgrali, Giulia , ed alza te mani plaisirs permis des plaisirs défendus, 
at cieto , poi che mentre son stata qu'on ne saurait croire qu'une ner- 
alla fera di Rovigo , ti ho troi^alo sonne travaille sincèrement à 



(G) Les , 



cke lo conosce to giudiea lahorioso... plusieurs 

ponti adunque in ordine , percioche Rnffrenati etianrlio dai tecili pia— 

io pensa ch'egli se ne i^rra cou noi cm (Si), faut-il dire aux voluptueux, 

^^ll^l•Fraila ,* fa che non ti ritrovi cor comme on le disait à la débauchée 

i capegli scarmigliati ; col visa tin- dont je parle ici. Cette impudique 

to , con le mani impailricciate ca- avait une sœur qui menait la méaie 

me se tufussi la cuoca (46). Elle ren- vie : Lucrèce lui écrivit une langue 

dit un pareil service à l'une des fem- lettre (Sa) qu'elle remplit des rai- 

ir (4^)- sons les plus capables de convertir 

tsures qu'elle fît a quel- cette créature. On ne peut pas s'ex- 

es impudiques , oa ava- primer plus éloqnemmeot ai plus vi- 

res, ouanvgantes, sontti^-betUs.'] vemcnt qu'elle fait contre la bru- 

n faut lira ce qu'elle écrivit à une talité de ce vice. Elle n'est pas moins 

personne de son sexe , laquelle, pour éloquente lorsqu'elle censure un 

s'excuser de ^es impudicités , allé- vieux pécheur, et qu'elle le tourne 

guait l'inutilité de sa résistance (48). en ridicule : Oh bella cosa, che per 

Botre Lucrèce lui douna entre au- lutta la cittk fostra si dica , che non 

sooaeils celui de manger fort fi possate per i^cckiesta che vi kab- 

ir guère , de chas- bïa sovraeiunto distogliere dalte L- 

f..i„ i»o ^^^,,^ - i.-j: schifezs- ' '^ ■ - 



fier l'oisiveté, de fuir les c 

tions lascives, de s'abstenir dcsplai 
sirs permis, d'étudier les saintes let- 
tres , et de vaquer à l'oraison. Je ne 
m'étonne pas , lui dit-elle , que vous 
n'ayez pas la force de vous priver 
des plaisirs grossiers j car je ne vois 
pas que vous vous teniez sur vos 
gardes ju>ur v<jus éloignei 



, niuna cosa é piu mostruosa 
: recchio libidinoso. Contem- 

laffonto 

■ugusa , E la faccia timigliante ad 
m cadavero (53). Ce qu'elle écrivit 



(j!) Leu«g di L, G 



\ la lui 



.(49)c. 



„ (M) .1 (N), . 



1 Vimiclt 



(£}) LtUE» di L. Gow 



t, Google 



GORGOPHONE. i57 

it un lioram« qui , bien loin d'aToir vation ne peut pas flélrir sa mé- 
tTouré dans le manage la guirison ^^i^^ gâtant que Lamech a élé 
de ses désordres, v était devena „■ ■ „■ ^ .- ,■. 

plus lascif, n'est pas moins fort (54). Aelu par 1 innovaliOQ quit ap- 
Si elle avait voulu censurer toutes porta au .mariage, en épousant 
les personnes qne ni la TÎeillesse ni deui femmes qni vivaient en mê- 
le mariage ne retirent pas de cet ^^ (emps. Mais c'est touiour» 
abtrae , elle aurait écrit plus de let- /i ■» *• a m - . ■ 

1res qu'il n'en faudrait pour deui une flétrissure , quand lliistoire 
volumes in-falio. Quant aux person- marque qu'on a été le premier 
nés avares ou superbes qu'elle a ta- qui a relâché la pratique de la ■ 

■e^'LtteTsT^''"'" "^""'"' """"'^ '^'^'■^- ^^ relâcliement 

'*('hj '^ ne méritent pas moins ^^^ en fans de Gorgophone fut 

d'être lues gue celtes qu'elle adressa infiniment plus cxtndamnable ; 

a un prêtre gui s'adonnait aur plai- car ils donnèrent dans t'înceste. 

si^énériens. ] Vo'<^de quelle ma- £,, j j fl, j premier 

niére elle lui parle (56) : Eeli è pur . ■ . i. ■ "^ .i 

/(.™ che posposio ogni rispeuo , io manage, savoir Aphareus et Leu- 

fi ammonisca , e vi faccia ravver- CtppuS. Du secoud lit elle eut 

dere dei i-ouri sporchi falli , vai ta- _une fille nommée Arène qui fut 

cerdoudh„w,iuttoeonsacraloatU f d'Apharéus. Cet Apha- 

eose difine , non fc yereosnerete lac- . , . f- • "^ /•■ 

care la putrida carne di una mère- ^^^^ '^issa bien régner son lilti 

irice , con quella bocca , con laquale avec lui à Messène , mais il rete- 

nce^ete a corpo del nosiro Sigaore ; „ait |a principale aulflrité. Il 

et,^ni-iuersognerete tratmre si tâtit une ville qu'il nomma Arè- 
odiose bnitwre con quellentesse ma- . ,* - , , , 

m,conlequaiiceUhraiequeUoinef- oe , a cauSC de Sa femme (6), 

fabilemisteriomimsimndoi-igtiagno- Gorgophone fut enterrée à Ar- 

ti? Ohcomenonsipatonomsieme, oo» sa patrie (c). Elle eut de son 

fa,siquetnu<desimoj>rpo esp,Hto Second mariage uiT fils qui eut 
con lonw , ed un medesimo corpo con m i * - «• . 

tamatvagiafemina! noni Tyndare, et qui iut père , 

liùYi md *. i •■■ f„,u nuriuu ^'Hélène (d). Jc crois que Plautc 

^.'iai(riw™o^'"/w«»'*w'w^''"!i Ta prise pour la grand'mère 

Cîî;t1t'.;S'':rnrjt"r«r,,r:;™; d'Amphitryon W , et non pour 

td anoiociuvKt'M aUM luituria. Ibidld. , |i«((. la tailte. 

{55)IMd..fig.ig. 139, '74, '5'. î°4- jflnclum(ISo/(mn«/™inij/i.ijWI,priorB 

(S6|/*W.,pflg. Ï97. „,™ moriuo, sicondis nuptlit abslinin. 

Pauuniu , U' •wjioii RomiiU Amaul , /tl>. 

GORGOPHONE , fille de Per- ", F"g «4 
sée et d'Andromède , fut femme ^^''"Ta'ÎÎ"'*''^»,? '"' 
de Périères fils d'Éole, et roi [^^^tZ'j^^i^.^^'^;. 
des Messéniens an Péloponnèse, 

elle se remaria avec Utbalus , et rôles (i). Ego idem dU sum ^mphi- 
fut la première femme qui con- tryo , Corgophones nepos , imiiera- 
volaensecondes noceS;caravant "r Thebanortim. Mademoiselle le 

.11, Io, p.™„n„ d. s„ .„. ;-Sjïtïi:r,,"rd°;".;.'.;! 

selaientlaitunereligiondenese „ ^^^s le mot nepos pour ce que 
remarier jamais («). Cette inno- u nous appelons nei'ea .- il sigmlla 
i> toujours petit-fils, je crois pour- 
■ (a) ntiTlfoi JjiafliçTiiinTilitîf'ï'ê" 



DiMzecbv Google 



» tant qu'Ovide s'en est serri dans gaphona ("}) ? Aa reite , il ne faut pas 

i> le marne sens, comme le fait ici a'étoaaet «[u'Amphitryan ait Touln 

u Phute.car Gorgophone^tait Tdle sefaîrs valoirsurlethéâtre.parcette 

ji de Penifa , areur d'Alcée, et par g^nëalogiej car le nom sent de Gor- 

B conséquent tante d'Amphitrj-oa. n aaphoDe faisait songera Per8<!e , le 

Pour moi , je ne saurais me penua- domptflurdes Gorgones. C'estde cette 

der que Plante se soit servi du mot action que sa fille eut le now qu'elle 

nepos qu'au aens depeiii-^s. On ne porta (8). 

trouve point certainement que "^^ , , f. , ■ r J t. 

mot ait eu d'autre signiQcalion a-vant ji'y^^'^iXlLnttumilv'''"'^'" 

la décadence du latin: ainsi tous (g) p,bmb,, w. //, jj«. (4. 

les spectateurs et tous les lecteurs 

de l'Amphitryon allaient tout droit GORLjEUS ( AbRAHAM ) , né à 

â petit' fils par le root nepoi. Quelle , _ 1, è. j-. ' 

apparcSce que le poète les eût voulu Anvers, l an 1 549 , se rendit ce- 
ainsi tromper en leur donnant pour lebre par lacunositede ramasser 
le peUt-lilsde Gorsophone celui qui un grand nombre de médailles 
n'aurait étë ^ue Te nevea de cette ^^ S'aotres semblables monu- 
dame t Je sais bien que selon la eé- . . , , . 

nëalogie qu'Apollodure a rappor&e mens. Les anneaui et les Cachets 
(a) , Aniphitrjon n'est que le neveu des anciens ne furent pas sa 
de Gorgophone ; mais je sais aus^î moindre passion. II en rassem- 
}^J^T.TÊ"^^:!JV'^~ ^-'^ «ne qnantjlé prodigiense , 
sieurs mamires, et ^il est fort ap- comme il paraît par 1 ouvrage 
parent i^ue Plaute avait lu quelques qu'il publia, l'an l6ui(A]. Sept 
auteurs qui faisaient Amphitryon pa- ans «près il publia un recueil 
tit-lîls de Gorgophone. Souvenons- de plusieurs médailles. Il avait 
nous quelle eut deui mans , et des ■ r . , -.i j -n m 1 

enfans de chacun d'eux : on aura pu cnoiSi la Ville de Uelft pour le 
lui faire présent d'une iille qui ait lieu de son séjour, et il j mO»- 
élé femme d'Alcéc, et mère d'Am- rut le l5 d'avril .1600. Il n'e»t 
pbitrjron. Cela ua serait pas plus ,rai qu'il y fut pourvu d'u- 

, Aranie que ce qu'on lit dans Apol- f ' ^ . '' , *^ -Tôt 

lodore (3), savoir qu'ÉlactiTonipou- ne charge dans la monnaie (B). 
sa Anaxo , «a nièce , (ille d'Alcie. Si Quelques-uns disent qu'il n'avait 
ElectijoD a ëpous^ la fille de son îomats étudié la langue latine 
frire Alerfe celui-ci aurart bien pu (cj ^ j^ ^ ^ ^f ■ 

épouser la fdle de Gorgophone .sa ' ' ; . ;,, , • ,~*^ ,. -^ 
sœur. Joigne! à cela que les *uteurB «t à la léle de sa Dactyliotheca 
qui nous restent ne sont point d'ac- fut composée par un autre (D). 
cord touchant la femme d'Alcde qui Ses héritiers vendirent son cabi- 

fut roere d Amphitryon. Les uns (4) „.,> ■_„ j. <- 11 / 1 11 _. 

veulent qu'elle'^ait éié fille de Mé- '"'' ^" prince de Galles (a). I! ne 
ncecéus , et qu'elle ait eu nom Hip- Serait pas toujours sûr de se her 
ponome. D'autres (5) disent qu'elle à Ses médailles , si l'on s'arrêtait 
l'appelait Lysidice , et qu'elle était un .Srnlimirana ;'R.\ 
fu£ de Pélops. D'antres (6) enfm la *" ^«"ge^na (II). 
font fille de Gunéus , qui était de (a) ^i^iSmriiDi, All>«.9eIg.,p^.S7. 
Ph^éum, dans l'Arcadie, et la nom- . 

ment Lionome. Qui empêche que (A) iom-niM t/u'Upublui, laa 

d'antre écrivains, qoi n'étaient point '«"■ 1 En voici le titre : i>oty-/io- 

encore perdu* au temps de Plante , ™co , je« ^nnulorum sigitlanum 

n'aient dit qu'elle Hnt fille de Gor- quorum apud priscoi tam Gracot 

quam Romanas mua tx ferm » ien , 

Ti) £■»,{/. fwr. au g;. arj^ento, etauro /'pomphuiriuni. Ce 

Ï^H^'^K'"' fut 1* première partie de l'ouvrage: 

(i)ld^,.i,d.m.^ ,^ deuiième eut pour titre : r«ri«- 

" m quîbtu Aniiqmi^tin 



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GORL^US. iSg 
tIgmiadoutisolitaScjilpturœ.Ceqai rum nuuielatiuTH eooptatus , nihil 
me Eût dire que cet ouvrage fat pi-teternammos velertasomnio.Svrett- 
impnai l'an 1601 , quoique je sa- tins (9) a fort bien compris ce que 
cbe que Swerliu8(i) et ValéreAn- c«s paroles veulent dire , et il les a 
àri (3) assurent qu'il fut imprimé rapportées selon le sens Ae l'auteur ; 
à Kurember» l'an 1600 est la date mais Valére André les a perverties : 
de l'Épttre dédicatoire. L'anUur dé- il ne dit pas que Gorlsus s'appliquait 
dia son livre à l'électeur de Cologae, à la recherche des anciennes raon- 
le premier d'octobre 1601. De plus , naies , comme un homme qui aurait 
la taille-donce de l'auteur, i la tSte jjté l'un des triumvirs de la monnaie j 
de l'onvran , est de la même an- il le représente actuellement revêtu 
née (3). Enfin , M, Gronovius, qui a de cette fonction. M. Gronovius s'est 
publié une nouvelle édition de cet informé des raisons qui avaient porté 
ouvrage (4), observe (5) qu'il fut cet antiquaire à sortir de «on pays , 
imprimé la prerai^ année de ee afin de se retirer en Hollande pour 
siècle. L'édMon de ce livre , dans la le reste de ses jours , el quels em- 
bibliotiiéque de M. deThou , est de plois MM. de Delft lui donnèrent: 
iejde , 1 6o5 ; dans celle de M. le mais il n'a pu en rien découvrir. Ip- 
Tellier , arehevique de Reims , elle sum Gortœum cognoscere familia- 
est d'Anvers iGog. Le piiv Labbe (6) riàs cupivi, et qua cauia ulum in- 
marque Fédilion de Leyde, i65o : duxisiet patriam Batavia mutort, 
peut-être ses imprimeurs ont fait de prasertim quant rfiiiona de eo me- 
i6o5, i65o , par la seule transposi- morarentur , iU ut ihi tfaoque mori 
lion d'un chiffre. Quoi qu'il en soit , et sepelin noivm annis post volueril. 
l'édition de Leyde , 1695 , surpasse fp'e in pnefatione posireniA videtur 
tonte» le» autre» : car non-seutement le describere eum qui publias yuofi- 
ïlle contient un plu» grand nombre dii disiringeretur muneribus , et qua- 
de figures , mais aussi une courte et lia iita fuerint resciscere non mugis 
lré»3octe eiplication que M. Grono- potui, quant id ipsum quod taodô 
vius y a jointe. dixi(io). Ce qn il y a de certain , 
(B) Il n'estpas vrai qu'il fit pour- c'est que Gorlatus ïui-m*me se re- 
v^ééune ckafee dans (a jJnnaie de présente comme un homme à qui 
Delft. I Valépe André a fait ici une des emplois publics âtent le temps 
trè^nsigne bévue : ^6™fian.i« Goi- d'étudier autant qu'il voudrait. Cœ- 
la,u>, fit-il (7), Antuerpio! nalus , tei-Hm , dit-il ( il ) , eum illud pro' 
eelebriemporio, Delpkis Baiavorum ttare quod a nobis ,psi exigunus , ejus 
vixit in collegio IIl vironim moneta- "* '^'«f fw m uniiraf^rf rerum con- 
Uum. Cest aâiurer deui choses , l'une lemptatione et de,id,e iaierarum tor- 
«ull y aâDelftnn corps composé ^"'". ï"""' qi" publuis quol.Jiè 
de trois personnes prépos/esi la mon- dutnnguor munenbui , alus rehn- 
oaie, loutre que Gorl»us était l'un quem^ quod optan positt , nobis 
de ces trois hommes. Or ni l'une ni quodad notmms nostn tx,st,mat,o- 
l'autrt! de ces choses n'est véritable, o"™ P'Micamque utxUtalem sufficitt 
fette errciir est venue de ces parole, resep'ahnu^. 

àe(iaAfeas{i): Nescioquojato in (C) Quelque^um Aient quU n'a- 

aatiquorum iwmismatum iiafisj de- vait jamais étudié la langue latine,"^ 

lapsus, nique dulcedineaUectus.lo- M- de Peiresc contait cela , lorsqu'U 

E trado huic conlemplationi : parlait ^e» conversations qu'il avait 



it tanquam in CoUegîm 



iC Gorlxus, i Delft. Les 

._, ,. . „ .. „ , rapportées. Çuo 

(9)ViL Andri. BiUiiHh. BFl;..rnf. I. rem memoralu notiindignam 



{■)) fiiblioili. B 



'•'■•■^"'"■"•^- libre, omnescire 

Hkdar. . in nntiulMIiv»- 



GorUEum , cùm alias latiiuE linguce 
... j..;__-. -ntelieiisse tamen 



DiMzecbv Google 



i6o GORL^DS. 

latine contcHpios , eoilem modo, quo un bon homme. Cela et toute la suite 

ForcaliUus omîtes circa rem matke- du passage témoigne que Scalig^r 

maticam -. tantitm valet improbus la- rangeait Gorlieus au nombre des fa- 

horex desiderio quidpiam noscendi bricateurs de fausses médailles, 
vehcnieittissimo profictus (is). Cela 

serait assez sineulier*, et donnerait GOKtJlUS (David) , natif 

peut-étreplus derelief à la dûirede j'Utrecht, a vécu dans le XVII'. 

Gorlaeus, qu il ne lui serait honteux ... ,, ' ... iji=ji-»i.. 

de n'avoir pas étudia. B'est-ce pas siècle. Il publia quelques livres 

une marque de bon esprit, que d en- de philosophie (a) , oii il a'écarta 

tendre un livre latin par la seule de l'opinion ordinairedes écoles. 

d:rrtr:ït\rPl~ 'âut^. «^P-. -It'pl^ 4« «■ «e-artes, 

que part, qu'avant étudie l'Histoire se voyant harcelé pouruae thèse 

Koraaine dans le» livres çreca, cela qui concernait .1 union de l'â^ 

était cause qu'il entendait la langue me et du corps, alï&ua qu'il 

des historiens latins. Gorlarus aurait ,'-,„:, ^„ „; j„ „ ^ ,„ , 

pu dire que la science des médailles, 6 était servi des propres termes 

qu'il s'était acquise , lui faisait com- de Gorlœus, Cela ne lui servit de 

prendre la pensée des auteurs latins rien , et fut cause que Voëtius, 

cmi avaient écrit sur cette science, professeur en théologie , flétrit 

ltk"^;T^t?i!^°LT£, •«>« l-'il "«if"' P»«»W«I« 

Swcrtius, qui avait connu familière- sentimens de Gorlœus (A). 
tnent GorIxuE(i3). Un camarade 

d'école d'André Schottus allait sans W ExircUai,oni, philosophiez , a„nB 

doute aucollége, M. Gronoïius(i4) '*««- f-B-.iïpm/dïBpA^Jto.Koiikg.Bi- 

emploie cette raison contre ce que wihtciTïi. etaoj..pag. J5S, ''ojes So- 

...r j- ' i^'i " fi pure 3.'M de la Perfecljûa de 

dit Gassendi, l'hoinine. 

(D) et que la docte préface, 

qui ett à la técede saDatAyhoiheQa, (A) yoitius..\ flétrit aiaant 

fut composée par un autre.] Cunnus qu'illuifutuosiible les sentiment da 
assure qu'£liusËverhard Vorstius en Corlœus.] 'Vous trouverez l'histoire 
^tait l'auteurj il l'assure , dis-ie , de tout ceci dans M. £aillet{i]. 11 
^ans l'oraison funèbre de Vorstiua. nous apprend que Bégius avait sou- 
Un docte Allemand(lS) qui a écrit tenu entre autres choses (*) ; àuede 
touchantles anneaui, assurela même f union de l'âme et du corps il ne se 
chose. faisait pas un étredesai, mais seit- 

(EJ II ne serait pas JÛrdese lement par accident Ils-iffitk 

ûerhsesmédaaies, si l'on s'arrêtait M. f^oéUas que ceU nefûtpascon- 

au Scaligérana.'] On y trouve ces forme au langage ordinaire de l' éea- 

paroles (i6) : Goriœua fond des mé- '« - P<'"'" 'Jfèlarer M. Béffius héré- 

dailles; il m'en a quelquefois mon- ''?"« ' etjaire procéder à sa déposi- 

tré, mais y ai découvert qu'elles n'é- fio"- ^'- Règlus eut beau s'excuser 

taient pas anciennes : il ne m'en a f"" <" '}"' cette manière de parler 

montré depuis que de vraies. Cesl n'était pas de lui, mais de Gorlieus, 
dans les écrits duquel il Savait prise, 

(11) Guieiidiu, in Viit Piireilii, fJï. //, telle qu'elle Se Irouf ait insérée dans 

ad inn. 16116. im;. m. lES. ' la dispute, foé't'us fit ordonner au 

air^^'rt!'. dîi«r™V^"rV,!«ri'"ïi" """■ ''* la faculté de théologie 

&Pm"cïîîi.Fo™dîî'(«S.iinFo™'(WM! que les éludions en théologie s' abs- 

In r^HtiloBi iDr ce igni regarde Garim jkdtiiii tiendraient des leçons de M. Régius 

mil' l'tmbifitT ^ et nm toactmTaiciM. comme de dogiaes pernicieux a la 

pilZ ilwSïï:''.™ J^SZ,: «:;i,* religion. Peu^e jours après,Umé- 

cf^IuM h«eidi ^«drtaa, SchaUim m. Ji,a me Koétuts fit imprimer des thites 
FmA'i.S>iiiiiut,AU»ii, Bilflcpu. S7. 

(.4)/npr^« "^ .' t.)Vi.d.D««rl«,io»,.//,p.g,MS,.46, 

i3 , td, tugd. Sa. ' il^i. ' (') El Dim» CI eoTpnt uni ùi ueub per h, 

I16J AUipigag^. •tifcrtmàcai. 



t^Gooi^lc 



GOSELINI. i6i 
de l'ÉvBiigQe lont 

^ de l'athée pour le moîna aussi méa à compren- 

3'aureltu» et de David Gorlœus qui dre que la dacEriae des formes , «t 

enseignent que l'homme composé de que la nature àk VEni fer se de» 

i'âmeet du corps etl ttn étreparac- scolastitfues. 

ciâent, et non de soi-m^me, est ab- Cette réfleiioD ne reBarde Voètius 

surde et erronée. Voici le 111°. La que d'une façon éloignée et indirec- 

philosophie qui rejette Us formes te : car , quand on consulte nn co- 

substaatietles des choses avec leurs rollaire tout entier , ou voit que la 

facultés propres et spécifiques , ou raison pour laquelle il trouve ûntde 

leurs qu^uàés activas , et conséquem- péril pour les dogmes ërangélique* 

ment tes natures distinctes et spéci- dans la rejectlon des formes, n'est 

fiques des choses , telle que Taurel- pas la rejection mjme des formes, 

lus , GorliEUS et Basson ont tdchd mais le motif de leur rejection (3). U 

de t introduire de nos jours, ne peut observe qiie la raison principale de 

poitU s' accorder ai^c la phyiiquede ceux quilesjaisntest que la manière 

Moïse , ni avec tout ce que nous en' dont elles Sont produites est inex- 

lei^ns £ Écriture. Cette philosophie plicablc, et puis il montre que «ut 

est dangereuse , favorahle au scepti' un semblable fondement, if est d 

cisme f propre a détruire notre créan- cTaîniTri: que l'esprit humain ne se 

ce touchant l'dme raisonnable, la porteàla négation des myst*^res , etc. 

processiondes personnes difinesdana Cela change Ktat de la question , et 

la Trinité , V incarnation de Jésus- met la dispute en état d'être plus fa- 

CaftisT , le péché oiigl^l , les mira- cilement terminée. On n'a qu i expli- 

cles , tes prophéties , la grdce de no- auei le malentendu , et à donner ta 

tre régénération et là possession disparité. Mais pour ceux qui r.on- 

réelleaes démons. _ damnent en elle-même la rejection 

On voit là manifestement de quoi des formes^ comme préjudiciable^ la 

sont capables les impressions de la religion , je le répète , ils méritent 

coutume et les préjugés. C'est un qu'on leur représente ce que j'ai dit 

poids qui nous entraîne où l'intérêt ci-dessus. 

de notre cause demande que nous Vous trouverei dans la remarque 
n'allions pasj car que peut-on dire (E) de l'article, HEiDuns , quelque 
de plus contraire aux intérêts de ces chose qui concerne les difficultés in- 
dogroes fondamentaux de la religion explicables de la doctrine des péri- 
ma) , que de soutenir qu'ils ont un be- patéticiens , touchant les formes sub- 
soin extrême de la doctrine des sco- siantielles : mais, pourvoir cela dans 
lastiques sur la distinction de l'eni toute son étendue, vous n'avez aa'i 
perse, et AeVens per accident, et voir le 1". volutne des tbèses d'H^ 
snr la nature des formes qui consti- drien Heereboord depuis la page laS 
tuent les espèces des corps? Ens per jusqu'à la page i^B, où il fait valoir 
M, ilTni peroceiiJem,»ontde8phra- les raisonnemrns profonds et subtili 
ses inexplicables , an vrai jargon des ^e Guillaume Pemb^ius. qui a écrit 
logiciens espagnols, qui ne signifie en anglais sur oette matière, 
rien; et quant aui forme, substan- (j, ç^ a ,« d, ,.™™rf «. . ,«» pAift). 
tielles, ce que Von dit de leur nature, lo^kan^ knpiùiûoni rtUn^mmaj . Am unmm 
et delà manièredeleur production et i»ii«"i hrp'"''^ i"*^" '•"'^ ntiitiin.ii 
de leur destruction , est si absurde, et f,„;^„^^'^^^;JXf^^^^i^h!>'- 
si incompréhensible, qu'on ne peut le j„„, , ,„ „; A«, «>(«nr •»•«■> x uû- 
faire passer pour une doctrine né- ««w /ormanun , «iub. «rw» tinjo jm raoïiBi 

tre dangereusement les vérité les "^,^2^ iKT^^^oU' aiiTMiu" J°mÏÏ 

pins sublimes de l'ÉTangile, et sanj Aaa/,e p«K;(i« .ri. «« Jai. , .«pu™™. « ■•- 

remplir de tant de mystères le. cours "Jf-"- 'Z7^"iL' '"'''''^' "" ''^ 

général de la nature , que la religion ■™™"" ■■ ' • 

n'aura plus aucune .prérogative sur GOSELINI ( JuLIEN ] , né k 

U nature. U est sûr que les plus pn>- Bonie", l'an l525, fut dès l'âge 

f?)^"""^™* «ai jKwjiCcii* ■'««'« (le dis-sept ans secrélaîre de 



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i62 G05ËL1NI. GOSSELIN. 

Fenlitiancl de^ Gonzague, vice- lier. La chose était digne d'être 

roi de Sicile. II continua de 1'^ marquée dans son épitaplie , titw 

tre lorsque le vice-roî passa au lo res digna sepulcri : ftissi ne 

gouvernement de Milan, lï eut l'y a-t-on pas oubliée (a). Le» 

la même fonction sous le duc affaires du secrétariat , qui l'oc- 

d'Alfae, et sous le duc de Sesse, cupèrent plus de quarante ans , 

qui furent successivement gou- ne l'empêchèrent pas de publier 

verneurs de cet état après la divers 'ouvrages (A). Il mourut 

mort de Goniague. Le duc de à Milan le i î de février 1 587 , 

Sesse l'amena avec lui à la cour âgé de près de soixante -deux 

d'Espagne , ou Gosélini se rendit ans (Â). 

si agréable par son adresse et par (a] Compovndis diseordui nata. 

sa prudence, qu'on témoigna à , if) ï;;." <^ Gi.iii,d. t«it<. dH-«nlni 

ce duc quil teraitbiende n era- Ptotp.MM-^oiK.Bmat]i.toma.,p^.3S. 

ployer que ce négociateur dans j^^ Il publik divers ou^roje».] 

les attaires qu il aurait auj)rès Toiciletitredcquelques-una : Hi'»'; 

au roi. Gosélini fiil gratifie en DUcorsi-, Leitere ; Rasionameato 

même temps d'une pension via- "?™ ' ^»"¥""n?^"/' ^^} Borghtsi; 

«ère de deui cenU ecus par an. ^^,. _. yi^ ji ^on FerdiLnda 

Le marquis de Pescaire , succès- Gonzaga ; Tre Congiure , cioi de' 

seur du duc de Sesse , eut pour Pazzi e Salviati conira i Medici , 

Gosélini les mêmes égards et la ^^ ^"T Gi""-" ^W ^' ^'««W 

. c ° ,,, contra la republica de Geaova, « 

même confiance que ses prede- j'atcuni PiLentini contra il lora 
cesseurs ; mais les choses chan- Duea Pietro Luigi Farnese. H a fait 
eèrent étrangement sous celui aussi dej vers et des lettre» en latin , 
au,.uccaaâce m.r,ui. . c. f.t tlSS^ ^^^^^"i:^^. 
le duc.dAlbuquerque. Il en usa ^ui se sont passées aitr Pay-Bas 
d'une manière si bizarre et si fa- depuis (arrivée de Don Juan SAu- 
rouche envers Gosélini , que peu tnche, eu. M, Variltas iEooraitsans 

ï'on faflnt nn'il n» Iit{ fît npnlrp """"^ 1"*^ GoséllDl eût écnt la COD- 

S en tallut qu U ne lui lit perdre ■ ^^J^ j„ ç„„^ j^ fiesque, tu 

«t la vie et 1 honneur en même qu'en donnant h raison pourquoi 

temps. La fin de celte persëcu- traite de cette conjuration, il ne 

tion fut néanmoins honorable à nomme (i) que quatre auteurs qui 

ce secrelaire. Il esquiva le coup poijetta , ilgostino Mascardi, made- 

adroitement.etsegouvemaavec moisfille de Scud^ri et le cardinal 

unetelleprudence,pendantcetle de Aets. 11 arone qu'ils sont incom- 

rnde tempête, qu'il s'en tira à pambles chacun en son espèce: maù 

son honneur. 11 ne rentra en 3" '^.înT^W T"«*;-? 
, , , „ , . de part i la rraoce dans ce protêt, 

charge que sous lemarquis d Ai- et que les deui derniers ne lui en 
monte et sous le duc de Terra- donnent pas assez, 
nova, (^ui furent gouvernewrsdu {■) Prf/acidum Frintoli I". 
Milanais , et dont il fut sécrétai- GOSSELIN. Je connais trois 
re à leur grande satisfaction, auteurs noraiands qui ont eu ce 
Entre plusieurs bonnes qualités , non. Guillaume Gosseun , natif 
on lui donne celle dé pacificateur deCaen,vivaitauXVl°. siècle, et 
des querelles. On dit qu'il avait.se mêla de mathématiques (A). 
pour cela un talent toutpartica- Jean Gosselin vivait aussi en ce 



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GOUDIMEL. i63 

siécla-là- Il était de Vire , et fut ans auparavant il avait donné au pu- 
aarde de la Bibliothèque du roi. *•'■■: ■ ^^ ^"i" harmonique , ou Ut 

!i .•.«„h. h..ucoup i r...roi.- zz'::, t,T,T«,rT/,:' r 

gie (B). Il mourut fort Tieuï, derne re^if des sept pla/Ules , coia- 



, dui<,ur. 



était de («^ *, et y tut proies- de la rdlbrmalion de l'an , et me 

seur royal ea histoire el en élo- version française du calendrier Gré- 

quence , et principal du collège f°?^'^° t4)- ""tez ^ue Vossius (5) n'a 

J ii„: Il i,r —t-t;., l'I,;. ■'"' aucune mentioD de ces deui 

duB0l8.Ilpubha,enlatm,lhlS- auteu». Ceîl une marqua ^'U n'en 

toiredes anciens (iaulois, I an avait point ouï parler. 

l636. Il M trompa en bien des , (C) Il mourut fort vieur 

choses , comme M. Bochart le ?""f ™'™'w « 1"' S^uliq^r a dit de 
fit voir dans quelques obaer A- , iJÎrfquE du roi, «t mort tout brûlrf^ 
tions qu'il composa sur cet ou- » étant tombe' danf son feu ; et i 
vraee, ^t qu'il ne if oui ut point « causede^onâgc^lantseul, nea'est 
rendre publiques ; car il craigne " P". '*^""- " 'ï'ij, '•dvient ordi- 
, ,, f . 1 ' . , o^ » naireraent aui vieilles sens. M. Ca- 
de déplaire Ai amis et aui pa- , „ubt.n le sera maintenanL Ce feu 
rens de l'auteur. ËUes ont ete n bibliothécaire Gosselîn ne laissait 
insérées dans la dernière édition " entrerpersonneenlabîbliotliéque, 

de ses Œuvres. " ^'^'.T.V.'T.-^ <^^'»"'"'° »'■'";'; 
» (les trésors qn on ne savait point 

■Anloine JUitil'AiBieni , liDsi que 1* dit ii qui yfussmt (S).» 

WBiografhieuniMrullt.n\ùf*T\nmi>iiiin CoDcluel deux choses de ce passa- 

Guill»nineetd»jMn. ge , l'une que Jean Gosselin mourut 

CÂ)GliiLL*rMïGossïL.l' « "ir,". 1« /"""nencement du XVI!'. 

mrfla .fa mat}.ématiques.\ Cela paraît "*= ^ '"JT' "J"* '" ^^^'^^ ' 

par l'ouvrage qu'ilp.bli'a é PafL,, en néeaCasaubon. 

1677, BOUS le titre Je Ane magnd , (jj riV d» du VerdLir ïi» Jri.u , GOilùiï. 

jeu de occulta parte numerorum quee frtm.ii., pag. 70*. 

et Alaebra et Almucahala \'algo di- 14) L" C«iï i- M.ln. , r>ag. jj«. 

cUnr7lH>ri quatuor, in quAut expii- (S; »■"■' '"■■ K'" i' S.i"<li. =..tl.«.tci.. 

i^antur œquatione, DiJohaniu , et (6)S«l,iir.«, p-g, «. g,. 

régula. quantnati.«^hci> 'tj'^'^ GOUDIMEL ( CLÀmft) , l'un 

tilalis surda. Il loient des démon- *■ . ; ' , 

(tintions , et des inventions A la tra- des plus escellens musiciens du 

daction française qu'il flt de l'arith- XV1°. siécle * , fut massacré à 

mëtiquedefficolasTartaçlia, auteur Lyon , l'an l57a , k cause qu'il 

iSr:i-t%]w":A^s"£à "fV '"''•'■•'■ '-;"""■ 

Plantin,ranDëe8uivfliite(a). rologe des protestans fait men- 

(B) JïAK GossELia l'aitacha beau- tion de lui (A). I^Aubigné se 

couB à raitrologie.] T^oin le livre trompe quand il lé met parmi 

3uM publia à Pans, en .S,:, et qu d q^j périrent à Paris , le iour 

intitula HistQna tmagnium asles- \ , ^c ■ . o ,u -i ■ ,tn ^ « 

timanottro saoutoaccommodata.in delà bauit-tSarthelemi (H). M. 

f luf earum vicinitates seu haUludiaes Varillas n'a point commis cette 

Mer « atqae stellarumjixttrumir- faute ; mais il a eu torl de croire 

vuetm^gnitudinesexphcantur. Six q^^ Qo^dimel et Claudin le jen- 

ftiin. (™=i.'..°p«V i""- " " ' ' 'Bijl»™ reparla d.Iul.r*niai^«tS)J« 

{iJLiCrti.JoM.ini.pa». ikl- M>nirLid(MAli01. tnin. X. 



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i64 GOtTDIMEL. 

ne aient èlé U même chose (C). cem que non* ai-ons dit pour trier 

Il fait une observation curieuse ^^"iV^"f J« ^fS''s"ÏS"CT^ 

contre ceux qui n'exceptèrent ^itë''M!°de"Thou , corame il ■ faîï 

pas du massacre un aussi habile sur d'autrea choses, il aurait éviU 

musicien (D). Si l'on avait sa oetle méprise; c«r voici ce qu'on 

pr.„d,e8ardaà 1. .ign^.ur. d. "ïï^^ifif ^.°„V i-'Èr 

Goudimel, on n aurait pas de- ^amdemfortunameipertusatCtau- 

figuré son nom comme l'on a diiu Gaudinelut, excetUns nostrd 

fait (E). Il y a de ses lettres (a) •'""' n>«"'e«», 7«i pta^sDaPidi- 

™p„é«p.™i ie.po«i« d. 3':','n^'i,ïï;ri,:i2;ïïS 

MeliSSUS i son intime'ami. U y ad varias et jucundisiimos modula- 

signe Goudirael. Mélîssns ne tionitm numetos aptafit, quibus'et 

manqua pas d'exercer sa muse f^^ publiée in co/icjonOiua pmies- 

1^, - ; j -■ ;. jr„ ; tanlium ac prii'atim decantaittur (3). 

surlatristedestineedesonami. ^^j ^ f^a^Uas u eu tort 

Je rapporterai 1 epiçramme ou de cmire que Goudimei et Ctaudin 
l'on observe que Goudimel aurait le jeunm aient été la même ckoie.\ 
trouvé plus d'humanité sur les Od verra dans la remarque suivante 
n . j 1 _=_ t'»^^ ^n^^A *•" "* réduit à une seule et même 
flou de la mer E^, comme 7^„„,. n faut, pou.lerrfuter, que 
autrefois Anon , qu il n en Irqu- J'allègue ici un fait notable qui cou- 
va dans sa patrie (F). Je crois cerne ce Claudin, eC qui noua ap- 
quecemusicienéuitFraac-Com- P"^"^ qu'il^tait encore en vie neuf 
7 ■ ,i--. ana après le massacre de la baint- 
»<"* (")■ Barlhaemi. J'ai trouve ce fait dans 



ta\EUaiimtnilaUn,abiaitécraa. le Commentaire qui a éXé imprimé 

,.\ r. «- ,.„ J.. avec 1* vied'Apollouiua de Tyane, 



(A) Ze Martx'^tose d« proUs- t„d„it^ ^„ ^ 
lfl«/.a™e««onde/«]Eocesler- j,, terme» du comraeuUteur, quoi- 
mes (t) : - .Claude Goudimd , eicel- ,ij, „^ ^^j^^^ f^^^ ^^ ^^^f^, , 

. .lent moaiciep, et la mémoire du- ^ £„ f„t aussi ™r ces deux chant» 

» quel sera perpétuelle, pour avoir ^ ph„„ie„, ^t sous-phrygiens que 

„ heureusement besogné surles psau- ^ 'n„'^thëe fit preuve de^n .avoir 

» mes de David en français , la plu- ^ ^^ i^ personne d'Alexandre, lui 

). part desquels il a mia en musique, ^ j^j^^^ ^^ ^^^^^ phrygiei» 

« en forme de moleU à quatre, cmq^ „ courir aux annes étant i tabfe, et 

» SIX et huit parties , et saua la mort ^ ^^^j^^ ^^ „„ sous - phrygien le 

»eutt^apr«s rendu cet oeuvre ac- „ faisant reloupier à sa première tran- 

» compli. Mai. les enoemis de la „ „„iuii^. j-^ quelquefois ouï dira 

» glou-ede Dieu et queVea mé- „ 2u sieur Qaudln le jeune (5), qui 

» chaos envieui de l'honneur que ,, ^^^ f^^^ ^^^^ ^ ^ J^^^ di^ei 

« ce per«)nnage avait acquis , ont ^ ^ ^^^^ j^;^ j^,,,^ ,^^ ranaleiena des 

« privé d un tel bien ceux qui ai- ^ ^j^^j^j prëcédens , dans l'inteUi- 

«meotuneniu.iquecbrétienue.. „ gence de ces modes, qu'il futchan- 

(B) ffAulngne se trompe quand J ,, «^ „^ ^^ j ,^ '^IJ^jt compose 
/e met pam,i ceux qui P^T"*"' f P<^ „ avec les parUes ) aux magniiiceu- 
ris, te jour delà Saint- BartkéUnu.^ ,, ^^^ ■ /^t faites aux nocei 
Après aToirnommé plusieurs perwo- ^ j ^ j„^ j^ Joyeuse (6) do 
net-nolablea que les massacreurs de j v r 
faris tuèrent, il ajoute : 'Goudimel , (,i iiiiuin ■niniHUi, i»». //, Uy. I, tkap. 
t:xcelUm musicien, et Perrotjurii' ly.ir^Mi-^. 

eonmlle, tout ceU jeU par les fetU- r™ Th;:'^.^//:;^?^"^,: 

très, et traîne par les rues, fut porté „,i; vi,. 

en fa rivUre k la soUicitation du duc iffiu 

Jia Montpensier, qui s' était joint h *"'i™C 

£i) Ut. 2 .fiiio 1*1 , * r*w. ii7>. "(eTii « 



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GOODIMEL. l65 

le fut d^aToir ÎQTeiit^ le* 
: France et de Pologne, u Seaux a\n des psaumea de Ha- 
u que DiED absolve , lequel , comme » rot et de Béze , qui ae chantaient 
» on l'essayait en un concert qifl ee u au prêche , et pour l'ea puDÎr on 
n tenait particuliéreincnt, fît mettre u n'eut point d'égard à la loi ro- 

V la mam aux armes à on genlil- » maine , indulgente aux personnes 

I homme qui était U, présent, et » singulières en leur protession , à 

II qu'il commença à jurer t«ut haut » cause que le public eu s'en Ai- 
a qu'il lui était impossible de s'em- » iesaDt perdait sans coimiaraiBoa 
» pjcker de s'en aller battre contre u davaDtaee, qu'il ne profitait par 
u quelqu'un ; et qu'alors on com- » l'exemple de leur supplice (lo). ■ 
» mença à cbanter un autre aîr du L'indulgence de la loi romaine , 
Ji mode Bous-pbrjgien qui le rendit dont parte U. VariUaa, exciterais cu- 
X tranquille comme auparavant : ce riosiu d'un grand nombre de lec- 
u qui m'a été conGrmé encore de- teurs : ils trouveront là une singula- 
11 puis par quelques-uns 'qui y assis- rite bien remarquable j mais comme 
» tèrent , tant la modulation , le ils savent qu'il en a donné bien â 
«mouvement, et la conduite de la earder , en matière même d'histoire , 
» voix , conjoints ensemble, ont de robjet principal de ses études, il> ns 
u force et de puissance sur les es- le croiront pas trop digne de foi sur 

i)prit8(7) Pour clore cette un article de jurisprudence, matière 

» longue annotation, si on vutvoir qui n'était pas de son reaaort. Alin 
D une excellente pratique de ces donc de les tirer d'inquiétude , je 
» douze modes , qu il chanle ou oye leur donnerai une meilleure caution, 
» chanter le Dodécacorde du aieur c'est'à-dlre.letémoignaged'un hom- 
» Claudio le jeune , dont j'ai parli! me heaucoup plus docte que lui , et 
Il ci-dessus ; et je m'assure qu'il y quia cité deux auteurs trés-gravea, 

V trouvera toute* ces figures et va- Voici ce i]ue Girac remarqua contm 
» riations maniées aiec tant d'art, Costar (ii). i Notre docteur pèche 
» tant d'harmonie et tant de savoir , b encore contre les rè^es de la jo- 
» cju'il confessera qu'on ne peut rien u rispmdence , lui qui se mêle quel- 
u ajouter i ce chef-d'œuvre que la » quefois d'agiter des questions de 
» louange que tflus les amateurs de » droit ; il est trfe-faux au'nD ou- 
I. cette science doivent rendre i ce n -ïricr mérite d'autant plus d'êtro 
" rare et excellent personnage, le- „ puni, que ton ouvrage sera admi- 
il quel était capable de, pousser la „ rahU , et 9"''' saisira l'imaginmion 
u musique jusqu'au dernier degré de » ife* rEjuraanJ ■- tous les interprètes 
9 sa perfection , si la mort n'eût u du droit soutleDnent le contraire : 
II devancé l'exécution de ses hauts a et c'est une pratique qui a été 
11 et profond^ desseins snr ce sujet, u u souvent observée par les princes 

(D) ..... Il fait une observation eu- u et les cours souveraines, que de 
rieuie contre ceux qui n'exceptèrent j donner la vie â ceux qui excellent 
pas du massacre un si habile musi- ^ en quelque art, bien qu'ils mcritas- 
tien.\ Voici ses paroles : n Handelot h sent de la perdre pour les crimes 
» (8) se mit inutilement en devoir ^ qu'ils avaient cohimia Cj. b 
» d'empêcher, i Lyon , U masaacre ^gj SU' on avait.... pris garde a la 
» de treize cents calvinistes , et.aui> signatun de Goudimel , on n'aurait 
a tout de l'incomparable musicien ^ 

» Ga))dinel (g) , connu sous le nom ,, . v.riU»., Hi.i»i« d. Ch.rl« IX , ti 
> de Claudin le jeune. Son plus <»■ -- • '-- "- j- "-'- 

<7) CoiMi^liin m U Tia d'ApoUiuùii, 

(8)/' .«-w""-*"^' *"" Er™- ''?'•• I"- ■'• 

^timfprtiiiiiir U mataxri , ^^ iTmroalairinmir 

(9) Om ajit M. VniUu dt eiur ancui »>- 
I«r «ni ail dit q<àt Maniilot ail mkIuM 



p.,. -. .JS. 


„■, i,.,«.i. J.1-.. 


»,.»-.. 


Ri,liT«*CA.r,«ci.XTrj 
M^< nui. q'u> «w^ ^Jlm /•» 


8i,ïï;'.ï 




Si:^ 



i:,Gooî^lc 



i66 GOVEA. 

pas défiguré som nom comme Ton a GOVÉA ( AnDRÊ } («) , en lalio 
faiti M. de Thou le nomme Go-A- Cwe^uuis, natif de Beia dans le 
meMu^rM. Varilla., Ga»dinel^U- Po"Ugp.i , fut principal du colle- 
rémie de foura ,, Guii/ome/. i Le gc de bainle-BarLe (A) , à Paris, 
unième Guidomcl a composé les an XVI'. siècle, et y éleva trois 
«Psaumes dç DaTiJ .imprimés i ne¥eux*'qui se rendirent illus- 
B Pans par Adnan le Roi et Robert . , ^ . _ . , 

« Bakaïà , Pan i569. Il «Tait aussi '«^s P"' 'f "■• *?'^'>'^■ If >■«> <*« 
» compotd dix-oeuf chanBons spiri- Portugal leur fournissait dequoi 
u tuelles , imprimées à Paris par Bi- s'entretenir à Paris. Martial *■ 
»cola»du Chemin, Pan i55ï(.î).« GovÉA , l'aîné des trois frères, 
AVMeZ'ÇTVurX'SZTA f--t !>-. Po«te latin , et publia 

i'ham.a.aHi sur les flots que a Pans uoe grammaire latine. 

dans sa patrie. \ Elle esta la page 79 Anuré Govéa *', son puîné , en- 
d'un liïre qui a pour titre . Meli^si jeiena premièrement la sram- 
Scheàuisraalum Reliquia , el avti iut „.;_„ '. ■ . .■, „i.-„ 
imprima Pan ,5,5,, «-8-, If con- "*'« ' et puis la philosophie , 
tient plusieurs pièces de poésie sur dans le collège de ^amie-Barbe, 
Goudimel, qui ne sont pas de Mé- et enfin il fut établi principal de 
^^™^- ce coflége à la place de son on— 
Pnjuwi&ijiinwri, C«iIini>t,tDiu/iùn> clc *< , et cODime il s'acquittait 
iiuâU^iÊZ«.VAi^iiùutuià^p!^, bien de celte charge, il fut.ap- 
luw.t,tp^T,l.«a,A>i^.D,i^n v"^ ^ Bordeaus pour eserçer 
Ttrttrtpmdiitiu aumiinmittatvi. Un pareil emplordans le collège 
'^'JiZ'f^"^'^^::^ deGuyenne. I! yalla l'an i534, 
M ^Bu « Uita, tit^ in«B. , inju. c^.nii gt y remplit ses devoirs avec une 
pn,hic^mJ-e^2^fmi^tana^/h^iii' exactîtude qui fut très-utile à la 
Bari!!Ja^ni,u<m4i»r,,^A.ui. jeunesse (Bj. C'est ce qui porta 
Jean III , roi de Portugal , k le 
Je pardonnerai» aui poètes latins ce fai^e revenir dans ses états , pour 
qui * est point pardonnahle aux hia- * 

(oriens, d'avoir ôté, ou cliangé , ,iu ,. ^ 
ajoute quelques letU^s à Goudimelj - ' 



.j«u« .^^1.^"" .^—v..- ^yu,..^.^., lir. XXXVni, par. -^Sq- mail l^itiiiSc\Mat- 

car c'est un mol un peu bien rude ,^, BLbIintb. \,\L.pag. 3oo, H RiW*- 
daas la poifsie lalioe. nein, Vit> Iguiii. lih. I. cap. III. tapptl- 
(G) Je crois mie ce musieUn était ImUtB^art. Ctfut lui qui nabtl /ouater 
Franc-Comtois. ^ Je le conjecture de Jp"™ I*yel» t B»)1» l'eppeU^ML-- -'— 
ee qiw I* lieu de sanaissaace était ^^"^ <^' d. I. ■..«-,«. fF.d^l 
situé sur le Donbs , rivicre qui passe 
â Besançon. * ,„ m^in"^,™;"" qi^'™'™"^" 



Scmini 






.... ,_. .... ,_, . l'ulkl» 

Loiou. tom. IX.J 

~ ~ Juif diniiliiu'Ufiliriiain! 

. tait Jnd.^'-U^ùr^ll 

tmftt BhodMne, Joty pedwpt qu'il s appelûl Jacquea, fomiue 



j,,M<™ «-.T/.wX'*'^ fjî«:!^« G.™- 



'•Lti^c . 



Prmtifii ««Wu.Arrii.~tr. DuHi. tmd«il ou. Antonio n> pMl.Bne dVn t 

•" ' ■ ■J Ga>à. Antonio, dxu » BihL hispa, 

«a Je Aqui. 
■' LccIetc Cl 



Tai trouvé ces vers li la page ^9 du pirle d* ir«is Gore. ; nuis il 1 lilinii^ lu 
Melissi Schediaimatum Reliquiœ. noms Je dcui. 



(»} PJil. «luML . «-.. /. p.». SJ4. 

lut P«taSu, 'liV.'//,' t*Ip''xiI,'poï! iB«it™ijointonAtoM'iui,diKntL«:lere 



:,l,:.cl:, Google 



GOYÉA. 167 

l'établissement d'un collège à avait déjà régenta à Bordeaux, 
Conimbre , qui fût semblable à dans le collège dont son frère 
celui de Guyenne. Govéa partit était principal; qu'eu i542 *' il 
de Bordeaux l'an i547< et prit enseignaitàParis, sous soiioncle 
avec lui quelqyes savans person- (G); qu'au bout d'un certain 
nages propres à iustruire la jeu- temps il retourna à Bordeaut 
nesse (C). Il exerça à Conimbre auprès de son frère ; qu'il cou- 
la même charge qu'il avait eue tinua de demeurer dans cette 
à Sbrdeaux (6). Il avait dessein ville après que son frère s'en fut 
de retourner dans cette dernière allé à Conimbre (i); qu'il a pas- 
ville , après avoir donné deux se pour athée ** dans l'esprit 
ans h mettre en bon train le col- de quelques-uns (H) ; et qu'il n'y 
lége de Couimbre ; mais il mou- a point d'apparence qu'il soit 
rut avant ce terme(c), aumoisde mort l'an 166S *' , commeM. 
juin 1548, âgé de cinquante ans de 'Ihou l'assure {*); ni l'an 
ou plus (rfj.Ilétait prêtre et pré- iSpS, comme Nicolas Antonio 
dicateur (D) , et ne ntrien impri- le ilit. Ce dernier auteur n'a pas 
mer{c). Antoihe Govéa, le plus été tout-à-fait exact (I). On ne 
ieuntr des trois frères, fut le plus peut rien dire déplus glorieux 
illustre de tous. Voyez dans Mo- pour Antoine Govéa, que ce 
réricequ'enadil M. de Thou que Ronsard en disait (*). Le 
(yj : il serait inutile de le répé- public a vu divers écrits de Go— 
1er. Je reniarquerai seulement véa , tant sur la philologie que 
que s'il est \fai , comme l'assure sur le droit *^. Il y a des gens 
Si. de Thou , que Govéa ait en- qui soutiennent qu'fl surpassait 
seigné la jurisprudence à Greno- en esprit le grand Cujas (K). Je 
ble (g-) (E) à un fort grand nom- dirai quelque chose de Mainfroi 
bre d'auditeurs, on a très-mal Govéa 1 son fils (L). 
fait de dire dans la Bibliothèque 
d. Dauphin*, ,uV/a c.»3;« tZ^'ltA'&-p.£^^-' 

dans Grenoble et lu dans l uni- '• tedm rentoeb» ■ Btjle de n'aTdir 

versité de f^alence 11 y a une poiw ""'7* ;ljrtickR*«.s(io«. xnj, 

■n ■ ■ r . 1 où il parla de la dispme que ce dernier eul 

autre réflexion a faire sur le „,c Govea en iS^i. 

narré deM.de Thou (F). Par ^f^^fjf ^F^j.^^J^^^-"'"^ ^'^"■' 

forme de supplément à Moréri , " '" '™""- "" 

Ï* î dirai qu'en 1 S'Sa Govéa élu- 

kit en JroitàToilo^'iWil "i ""ri^t, 



11. hispan. , /jf^. ^75. 

scIbtc . dans ii £^1111; criligui , jml 



in BiUivtLi. hi«pan. 
618. rqreiai^ssl 

(d) Tinetiu, episl. ad S 
blietli. hispan. , pag. ^ji. 

[e) WwB, ibidem. bticius, imprime A fin», laM, in-10110. 
l/)Lib. xmrm, pag. 769,770, ad ' 

"?\'3?*' • ,. - • , • j:^ fA) Il fut principal du eolUs* de 

A^z^'^s:?:;-—'^'"- ^LV;*'] cAj... qu'alto. 

* lo^ dit qiw Gaiit >nU qidtU Ton- Itaduire le coUtgu V 



,lu<iu>(e,<lit.daB9)< 


tMéna. 


^le . cawmble- tout , 


:, qu'a 


^ "ëtt?ilile bonne. 




rtmargue (I), 






«n'16). 


^™n''Zfi"''Lf 


iclerc M 


«vojer à k BibliMhêqu» de 






■lfv3!>:'&f: 


'<nt F»- 



e le coUegU Barbarani pna* 

:bv Google 



"B.. 



■) 7/ éu 



168 GOVÉA. 

feetus , d'André Scbottui (i) , et dod dans l'incertitude. Ceui qui les j ont 

•pis principal du colley Barbarini , iaieiéea, a^anttoutessortesde biblio' 

comme a fait H. Tcissîer (3). thëques à la main , sont plus blâma- 

(B) AiiDiti GoviÀ remplit sa Mes qae moi. Eu tout cas, mes iu- 

devoirs avec une exacliliu/e e/ui fut certitudes détermineront quelques 

trèi-utijeà ^7eiineME.]Ceit ceqiTon lecteurs è chercher la décision*. 

peut voir dans la préface de BusmuB, Je répète ici cette remarque avec 

au-devant des Lettres de GAida , im- d'autant moins de scrupule , que je 

primas à la Bocbelle , l'an iS;i. tJhi suis persuadé qu'on ne lira ce Dic~ 

Tuanu/iù egerit , quem se gesserit tionnaire que par morceaux . Ainsi , 

Andréas Goreanaa ), et qaomodo ab un avertissement qui ne serait dânné 

— .■_ ^..j^^ ^ rewjcatuJ , qu'une fois courrait risque de demeu- 

seholœ instituendœ rer inconnu. 

gralidquiE similis enet Burd^aleiisï, André Scliul serait bien capable de 

m pmjatione Busini in Épistolas m'assurer de ce que je lis dans H. de 

Gelidœ cognosci potest (3). Thou, concernant la ]irofession de 

(C; Ilprit avec lui quelques savons Greqoble , si je ne Toyais qu'au lieu 

personnages propres o instruire la mime où il déclare que Govéa ensei- 

jennene.T George Buchanan , et Pa- g.aait en cette ville , il écrit sans eiac- 

trice Buchanan , loD frère, furent de titude. Voici le passage tout entier 

ce nombre : Ricolas Grouchi , Guil- (6). Cadurcijuâ annos ali^uot raaBno 

laumé Guérente , Ëlie Vinet , Amoul cpncursu docuit , et Valentiœ Deb- 

Fabrice , Jean la Coste , Jacques Té- phiaatlts anno a Christo nata iSSS 

1: Antoine Mendez en furent ad th. de vutgari etpupillarisubsti' 

" tutione dîctabat. Totosa G antea an- 

ie pritre et prédicateur. ] no Andréa naturd atque animojra- 

jc uc BUIS si Bé^ est digiie de foi tri, beneficiis verà parenti < livy"n 

quand il te fait docteur deSorbonne ; de jure accrescendi inscripsit. T^ra- 

îe ne le croîs point *'. Cependant il îianopoli ad leeem Falcidî^m qute 

est bon de rapporter ce qu'il en dit. perdifficUis est Mctat/àlanno i566(5). 

Ce ne fut tien a la fin, dit-il (S) , Quarto post anno uxorem ibi dùmum 

hormis qu'un pauvre serviteur fut duxit , ex edque liheros sustulil Pe- 

bailté entre Us mains du principal trum et IHanfredum , quorum illum 

ducoUege, Andréde Govea, Porta- Petrut Bertrandus Cadurcorum epi- 

gais , £icteur de la Sorhonne ( sur- scopus in haptismatis fonte suscepc 

c'est-à-dire , Avalemoutarde ) pour 1°. que Covéa enseigna le droit â 

estre chastié, et avoir comme on dit Cahors, avant que de t'enseîeuer à 

la Sale- Bèie venait de parler d'Ay- Valence , c'est-à-dire , avant l'année 

mon de la Voye, martyr protestant , iS55; 1°. qu'il l'enseignait à Grenoble 

brAlé â Bordeaux, l'an 1 541 *> , et l'an iSGG, et qu'U s'y maria l'an 

de quelques écoliers qui furent pris i570 ; 3°. qu'il fit présenter au bap- 

le lendemain , estant soupçonnez da- tjme l'alné de ses fils par l'évoque de 

voirfait un platart qui fui trouvé al- Cahocs. Ces trois choses paraissent si 
taché au. posteau. 

(E) 6-a est vrai. ou'Ai.toit.e ,.* 'ï'i'lT""'!", ''*'r*'i.^\':^Xlî^ 

bovEi ait enseigne à Urenoble.] j, foulau», » iSjSi ti. I"!!!!!! hit»», il 

N'ayant point les livres que ie vou- êUUvxTmti JrJun, actnictudi, t mi tria 

drais, je laisse une intanité de choses 'J'"". v» r> î* ■ ÎT " j;^ „ ^S 

(■) KHieA. fcj.p». , pag. Ut. il .tcepU «m tluire 1 V.l«,ci. q""!' "| t^ 

(%] Taiuiw, EJ^«. lom. I, pttg. Ul. qa^n an. Ven la fin du mOHd^moAt iSsS, i» w 

î„ c, .. ».l^_'r» „:.. .JSlWBiB.MBi. tr...porU l Gr«i*lE. EniSe», ïlûf '»•' 

'«4111 jimjKPiubffi tpéta imHJ dr^ 

SAaiUM , BiUIsib. blipia., p*f 



Biitrc tt uu. 

(S)«lMirt tttUtitaJqat ta i^if.lir.I, • 

'"!''3Mj nai.n|H ,« Bi» ^It I,..|||)|;h lr.','™r8ig, nmirmo i5Si,«ra«.[- » 
t^jmn it U Vsjt, ia » d'uAi iSt>. « OMm. (S xuu Ont frtfiw/nt». 

r:.i.:.ci!, Google 



GOVÉÀ. >69 
d^rmg^B , qu'elles choaDcnt on leo celi même est auez clair par Ie« pâ- 
leur eiact. Le boD sens dicte que Go- rôles que j'ai rapporWes,, et que du 
T^a ^tait profesMur à Cahors, quand Hier a ainsi traduites : Emile Ferret, 
il pria l'dVéque Aa lieu Sa lui faire qui enseignait le droit civil à Ai/i- 
llionneur d^être son compère. Or gnon, rinMUKTy i^nir faire profes- 
suiraDt le r^cit que j'ai rapporta, il sion *' île celte science laborieuse et 
professaitiCahoraavanll'annde i555. d{fficile , voyant gi^U passait son 
ÎJue Teut-OD donc dire quand on as- temps it Lyon en <fei études privées. 
sure qu'il professait à Grenoble, l'an Disons donc que ces paroles de M. de 
i566 , et qu'il s'v maria Pan i S^o , et TLou affirment que Goviîa fut aUirë 
que Bon filB aîné fut présente au bap- à Avignon par Ferret*', afin S'y 
téme par l'ëvéque de Cahors ? N'ai- enseigner lajurisprudence. On peut 
je pas raison de me daller du père former U-^ssua deux difficultés : 
Schottui? un jurisconsulte allemand, l'une est prise de ce que M. de Thou, 
qui a fait re'imprimer i Leipsic les ajrant dit que Gov^a connut bientfit 
vies de quelques jurisconsultes, aug- la Traie manière d'expliquer le droit, 
mente mes ddfiances : car il fait une et s'y fit admirer de t^e sorte que 
objection très-solide ace jdsaits, par Cujas en fut alarma, 4p|te : Igilur 
rapport i ces paroles Gratianopoh ad Goveanus Tolosas primBïn , dein Di- 

legem Falcidiam dictabat i566. vione Cadunorum , post Valentite et 

Voici l'objection. Videtur hic Schot- Gratianopolijui cifùeniagnéaudiKy- 
tus temporis rationem minîis rectè rum frequentid professas est. Voici 
obierWfie , fieri enim nonpotuil ut donc l'analyse de ce narr^. Govëa , 
pnrlectiones suas ad L. Falcidiam attira par Ferret â Avignon afin d'j 
anno deniUm \^6 habitent Goveanus enseigner la jurisprudence, devint 
Cratianopoti , qui easdem jam an. bientit un excellent interprète du 
iS6o Hicbaëli Hospitalio Francia droit civil, jnsqu'i donner de la ja- 
caacellario inscripserat (8). lausieaugrandCujas.lIenscignadonC 

5ot«i qu'Etienne Pasquier assure le droit preraièrement â Toulouse, 
(g) qa'Antoaius Goveanus enseigna puis a Cahors , ensuite i Valence et 
le droit à Grenoble et y mourut. Il i Grenoble ^ un grand nombre d'an- 
se trompe pour le moins quant au diteura. Ne peut-on pas demander d ■ 
dernier fait. Je viens d'apprendre , ce grand bistorien où il a laissé Avi- 
dons la XII''. lettre du H', livre de gnon? ITeg'est-il pas visiblement cou- 
Languet.dat^edu ) 3 de février 1 56a, tredit? H'a-t-il|ias dûdire queOovéa . 
que Govà était professeur i Greno- enseigna premièrement dans cette 
Me. Ei ( Cujacio f l^aUntia, succedet vi^le ? U seconde difficulté est prise 
Gribaldii, pulchrum sane par, vbi de ce que dans la Bibliothèque d'Es- 
ipie et Loriotui conjuncti fuerint , it pagne , où l'on donne un Arégé de 
habuerim Gratianopoli i-icinum Go- la vie de Govéa, tiré de ses propres 
ivanum , qui utroque est longi scele- écrits , on dit au'il enseigna la jnria- 
raiior. prudence d Cabors , d Valence et d 

(F) Il y a une autre réflexion à, Grenoblej mais i^ant i ATÎgtnnetd 

faire sur le narré de M, de Thou. "] l'oulouse , on dit seulement qu'il y 

Voici ses paroles (lo) ; Ab Mmilio étudia le droit avec une extrême ap- 

Ferreto qui Ayenionejus civiie doee- plication. Juvenis nalu grandior très 

bat , cùm Lugduni privatis studiis feri anno injuris eifilis studio ope- 

inlentus desideret [ Antonius Govea- ram dédit Mmilio Feretlo Avenion» 

nus) ad illius perplexa scientiee pro- projilenti , sua memoriie facHè prin- 

Jèssionem evocatus est. La suite du cipi; quemqae parentem alierum ap- 

diacourstémoigneque Ferretn'exhOr' peltare lib. » île jurii dicttone non 

ta point Govea d étudier en droit , , , . . . j .... 

mais d enseigner cette science i et p,^„„o„„'d. rSou A p.. «.lad. ».!« 



Co) Puiuïn-, RedifTclin , tiV. IX, cliap. 
XXXril'. pag. K.Ugg. 



d'ippiiaiioiibriiDdija 



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17» GOVÉA. 

dabiiat : neque ex to Umpore àjunt- b ouTrjgea fi6). >> Si l'ouTrage dont 
co'isullor^m libni longiùs uwjuiM j'empruiitecesparolesconleiiaitdeus 
oculos Jimoi-U. Tolaiee mai tantd m ou trois gros in-J'olio, on pardoone- 
itudio asiidaitale , tantâçue est uius rail à l'auteur une citation si vaeue ■ 
conten(io«e »(m«;orenonpws«(ii). mais c'est un /n-ia de 3i4 pages! 
Un fameux historiographe de Savoie l'auteur pouvait donc se donner U 
(la) renverserait la narration de bien peine de chercher rendroit où Calvin 
des gens , s il avait dit avec raison a si mal parH.de Govëa , et il aurait 
an en 1 année iSSg le duc de Savoie fait beauconp de plai|ir aux lecteurs 
le académie à Moodevis , et en le citant ; car S leur eût ëpareni 
„r„„- .,,nr^„»..„ entre au- le soin de feuSUeter huit ou neuf va- 
Antoine lûmes in-folio. Je ne ferai point cette 
~'irr'ip Ki 1 . . . „ . '»"^' quelque gros <jue soit mon 

(u; £n i:,j3,itenieignaitaJ'arit ouvrage; je rapporterai lea parole» 

JOUI jon onc/e-1 Lorqu Andi^ Govea, de Calvin .etje marquerai la page o4 

le neveu , alla à Bordeaui , l'an i534, elle» se trouvent, ^/ripp^i" ,ViUa- 

û avait etë principal du collège Je „o^anum, D<detum,et»miles vulgi, 

Sainte-Barb*, a Paris , pendant quel- notum ett tanquam Cydopas quoi- 

que temps , a la place d'AndH Go- piam E>'aagelium temner faÂuasi 

Téa , loncle ( i3). Puis donc que iprey.sie. Tandem eà prolapsi sunt 

cel..i-ci était principal i Pans , Tan amentia et fur^ris . utnonmodAin 

15^1 (14;, û feut conclure qu il re- jiu^ o^i execrabiUi blasphemias 

pnl sa charge lorsque son neveu alla evonurent, sed gaantlw, mI animœ 

à Bordeauij cest ce quÉIie Vioet ,.iiam Mtinet , nihil h canihm et por- 

eût dft observer eipressëment , aûn di putarentsediffeire.Mii(iunabi>- 

de donner un rricit, plus intelligible. Imus, Deperius.et Gofeanus^ eus- 

miUpa^sèpourathéedansl-eiprit («w E^angelio, eddem ^ctciù.te%uM 

de quelgues-unn.^ « Il a consulte dans pereussi. Curiiiud ''nui quia mcrum 

» Grenoble.ludansl'iiniversitëdeVa- iUud yitai atema, pigniJ , sacrilead 

» lence.etacompos^quelquesouvra- Iudea4iaatridi!ndi audacld aniiprv 

» ges dans ces deux yilles.lly(i5)fut faadnmt (13)? Sous apprenons de 

- » mémeacGusedavoirraalparledela ces paroles que Govéa éuit un mo- 

■ Divinité, et il fallut qn'ils'eniusti- queur , et qu'il avait approuva au 
k fiâtj CB qu'il fit par un excellent commencement' le parti de la réfor- 

- B discours , qu on a vu autrefois ma- me. Ce fait n'est guère connu. Voirf 

■ DuscritdanslabiblicAliéque d'En- deux vers contre Govëa , par rapport 
» nemoDt de nabot d llins , premier à sa mëcréance. 

■ président mi ce parlement , sur la- - . „ 1 m 

» quel db Gordês, lieutenant de roi Tal^lTt'"îiiu1iJT^'7,l^'ih^''' 

B en cette province , trouva lieu de . 

> se faire son protecteur. Cette li- Us servaient de réponse a ce disli- 

■ berté de parler a oblige' Calvin de q"C qu'A avait fait contre un con- 
s Faplieler athée dans l'un de ses 3eLtler(i8): 

(ii)Bn.ll»lh.Mip.D.Scl«Bl.,«,j.3«i. ^"^ ^""' '"""""PWP'Top^, TaliB, 

(]3) JndHHJ apnd pmUutirn Kmvtmtuieim 

yrïniim, mm vlultitopUiun prvftuui, ai to- ('B) *Hird , Bibliollliqiic Ai Danp)iîiij,par. 

■■KWlalti. W.p.n,.pas- 47S. (.7) CWim... ta T««t.w d. Suni.U., in 

JtnwoÊin on. iChrUlt nota iSii laàm'j^J^ "'- ' . ''U. Grnn.., i6i>. 

■TKdpalnuln.ldtB.ib^, (iB) J^ parltMiu ,1^ Hordtiiux, il non <lt 

k&nnobh nk rtttimt:n,ai.a ir t ■■Ut .SuliReisBi, ^if .86. f-»^-. W. Hioigi, Ami- 

rrnimrnl.lla raaht dlrt qat Govfi, fol accuii! * JoIt, qui tniucrilHiiii en len, niiaiHl* 

dmmirMiua.,c,dtKCwiUc,.neit.hitafa.li« primïer . Irrpiil., , >u I1<g depm^cni : «. «•■• 

fi à Ormbt, tu àTUttita qa^U^^'^ tûlZ, k m "r.',''.l aJ'Bntmi'ii h ViJHt 

«MM*. lal-BtiK. [ Vi>IU U D«| iS. } 



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GOVÉA. 171 

Vous trouT«rez ces quatre vers dans femme flu duc de Savoie, le recom- 

le premier Scoligérana , avec quel- mauda A son i!poui. Or, connue die 

ques autres choses qui font honneur à était savante, elle avail élé toujour* 

Gov^a. Goveanus doctus erat vir, tt curieuse de s'informer qui (étaient 

i/aUns dialectitui , optimui poêla gai- ceni q«i se dialinguaient en France 

licus , nec enim Hispanum juâicave- par leur esprit et par leur érudition. 

ris , adtô btnè gallicê toquthatiir. Nicolas Antonio prAend que Govëa 

Dans le second fcnfi^^rnna , l'atbéis- vivait encore l'an i5g5 ^ car, dit-îl , 

nie dont CalfiD accuse Govéa est traita T^sauro le jeune fait mention de lui 

de-calomnie ; Goveatius fuit dodus avec ^loge sous cell« année, dans la 

Lutitanus. CaUnus i^cai illum XIX^ ^ueiiion /orc'ise- SI j'avais cet 

atheum, eltm nonfueril; debebat il- ouvrage , {'j rcconnattrais peut-être 

lum metiiis nosse. que cet éloge ne s'adressa pas au 

(I) Kicolas Antonio n'a pas été ici Gov^a dont nous parlons , mais à 

tout-a-fait exact. ] Il assure ( i{) ) son lils *' ; et quand même je ne 

qn'Antoine Gov^a enseignait le droit pourrais pas y reconnaître cela, je 

^ Toulouse, environ l'an iSSg ; mais ne laisserais pas de croire que Go- 

Elie Vinet mérite plus de croyance , vrfa n'a point vécu jusqu'en i5c>5 ; 

lui qui avait connu trés-particulié- car Vinet parte de lui comme d'un 

remeot André et Antoine Govéa, et hommequi ne vivait pas (i3): Vinet, 

qui fut prié par Andr^ Scbottus de dis-je , qui est mort l'an 1 SSj (a^)- 

Ini en écrire l'histoire. Il dit sim- Nicolas Antonio , ayant pre'suppostf 

Elément qn'en l'année iS3q, Antoine faussement que Govéa était plein de 
ovéa étudiait d<^à en droit k Ton- vie l'an iSg5, censure Élie V'net (aS) 
louse (ao). Chacun voit la différence qui a cru que Govéa était mort à 
entre enseigner le droit et l'étudier, lâge de soiiante ans. Le censeur se 
Nicolas Antoine ajoute que Govéa fonde sur ce que Govéa enseignait 
fut professeur un peu après, Ji Paris le droit à Toulouse l'an iSSg. Il a 
et à Bordeaux , et qu'enfin il s'ar- raison d'en inférer que Govéa , vi- 
rêta â Cahors , où il professa la ju- vant encore l'an iSg? , est mort plus 
risprudence avec une extrême répi^- âgé que ne l'a cru Elle Vinet. Cette 
tation , qui , volant jusqu'à Turin , conséquence n'est nas si forte quand 
fit résoudre le duc de Savoie i Tatti- on suppose que Govéa étudiait en 
rer à son service , parla charge de droit 1 an iSÎq^ mais elle l'est pour- 
son mattre des requêtes et de son tant beaucoup ..parce que Vinet ob- 
conseiller. Cadurci demùm suhsiitit serve q^e Govéa avait régenté i 
juris avilis antecessor in iuittmo lau- Cordeaux avant que d'étudier en 
dis atqae existiraalionis loco pUsUas . droitâ Toulouse. Un régent de classe, 
Qucd dim prospexisset ab ipsd Au- pour l'ordinaire , a plus de vingt 
gustd Touriitonim Sabaudite dux , ans , et ainsi Govéa aurait eu pour 
etc. (ar). Il y a bien du mécompte le moins soixante -dix -sept ans en 
là-dedans.Govéas'était fait entendre i5q5. Qu'aÂz-vous donc à dire ron- 
de, plus près depuû qu'il fut sorti trffNicolas Antonio? me deœande- 
de Cahors : il avait lu dans le voi- ra-t-on. Vinet n'est-il point juste- 
linage du due de Savoie , à Valence ment battu de ses propres armes ? 
en Dauphiné, et ce ne fut point dans Je réponds que non; car puisqu'il 
le Querci que les offres de ce prince est mort l'an iSS^ *' , il n'a point 
l'alRrent treuver : il leur était allé pu supposer que Govéa vivait en- 
aa-devant à plus des deux tiers du core l'an i5^ , et ce n'est que sur 
cbemin. Outre que la princesse Mar- cette suppositii» que la censure de 
guérite (aa) , sœur de Henri II , et 

*< Lidnc HCDEUtl i|u* Il rlfleiindc BijIï 

(igt Hiuil. «BIDD. , eiUliilb. bùua. , Run. /, iil jailc. 

p..rg^. . (h) Qui T^urini. d.ù,f.i». f'^rtur W,dU- 

Qui ^miaa. CkniU iSJq, qun umport TolmiK BiMinlb. hlip. , pal. ijil. 

I<m opiFom iuri datai. VinHg* , In ipsi. id (ij) TbiiiBui. lii. LTCXXfllI, pat. ii]. 

Schotl. . >" BIbl. bUp. . pag l,',i. liS) Il '( ne-^i mal Eliu Viiibi. : la Bi- 

'"'aîi'î'BMiiM, I;».XXXrfM,jMf. 77», al «a m'il^. "" '" '■*"*'""""" '■ 



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■'• 00VÉ4. 

d'indiniipr -»»» ~j "^ manou* W'Rnait pas de cette pensée : il aura t 

lui eirSeS" S.rd"s' Es e° °£ '" "^',"d' '^"•" ■"''■""' 
entre autre» M illÔtj j i ^ ' connu aussi studieui que spirituel. 

tu 5 S .. t '^.V ",•"" •'•"'P"' t ■«»"<. roi™».! 08). 
ïp* IW'.Ï,,'.?""' ■"• •"""• c 'a"'"": "f^f-y prteJ,iUe. à 

een.na,.roeç.,ult.,d.leur.iMei (. „ee»fc , Je «mfc. a'.r 

Tea avait lespnt plus heueeui , et niait de nomnKrhunamxtJt i^ dn«^. 

que . ,e fiaut trop i .en u.tarf', U fc JtSSrXu i X C.'L ," 

ue eroyutpasquele tuTaU lui fjl „'.;,, ,dmm iZLm nïtt 

tXiilail ;.*ï "°'" ï'"'!"'" . "^J ■' "« -uîeu J. .e. *.™.' , 

s±s,îXsî As's'Tiïe'iC " i=' l"4'i"ir,P?r 
f3g^eT«i'ef;4".|t£.È-r,Tr,'./r.^ 
Ss/ri '■•"" *»'* pT;;t'puS:'ï,iVu-e =râ- 

cejugement. yu/i(Œ(osnoj,ramaii- peu <!crit , car ses œuvres font un 

mos tn j^nspnidtnud vu^ non pou- gros .n-/o/,o (*). 

eo, , •«!„.„,,„„ , ,, ,.i, „e| ,„. n, j, j,.^, ^'^ ^_^ ^ „___ 

M) J-».., „v, ^ .^i, , ,., "" Co'". ><■•) B tiaquit i Tii- 

~Ti!r";&,';"^5rr»'ï."ii' 4;'a"r,'i'.';ï;,iïr£'.''''.,,'ïï; 
j;',5£;'i ïi.'.s.'i.'ï-.îra.'r; .iîrVvïi '„',™™'.fi ;;■?" 

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GoniART. ,j3 

rii-, ttM m^tla^c^rM.i'i- lions aux ealholique, , connue 

ffi"lt.%X."to»r,rk aST'ï »"'?" f"' l« «"«"i" G."v.. Il 

vil et canonique, e»ie fit considë- S*"'t une connaissance fort éten- 

rer du duc de Savoie , son mattre , dne de tonl ce qui se passait en 

qai l'honora de k charge de cop- matière de librairie, et c'est 

seiller dans le sénat de Tuna , et _.,„ ,„i„ tu . ,t.' , 

dan* le conseil d'eUt. il mourut Van P**"' ™" quTïenn lîl , vouUnt 

i6i3. On a de iui^ConsUia; No- connaître 1 antear qui se déguisa 

ta et animadvenùines in Opéra Ju- SOUS le nom de Stephanu» Ju~ 

IdClnH; C«>^J, Ora^ionefu- miis BrutUS , pour débiW une 

3;":C3T '"'' ' «Jo^trinetout-à-Vaitrepublicaine. 

■L,.i.„.i,^«.i.,«..^u.™.ss.. ««^ojaun homme exprès à Si- 

1 Cihtn. Dîi iM pire ■'éuiiiiurLiniiS49. luoa (ioulart, aGu de s'en in- 

_^(3.)r,v^=ohiii.d !..«., ^«.//.p,,. former! mais Goulart, qui sa- 

GOULART (Simon), natif de ™" '""t le mystère , ne le vou- 

Seulis et ministre de Genève, « ^ ^' ^«'»^vrir , de peur* 

été un des plus infatigables écri- ° «P<',s«^l« ..utéroses (d). Sca- 

vainsde cw derniers temps (A), ^'p^ 1 estimait beaucoup (C). Uq 

Quand il ne mettait pas son nom ,'' î**,? ™<"' *'°"'«'-' f"' mi^is- 

àunlivre,4lledèsi|naitparces '««del egUsewallonned'Amster- 

trois lettres initiales: S. tJ. S. , f^' " «"br^sKi avec ardeur 

qui voulaient dire-, Simon Gou- ^^ P^""" ''^ afmiaiens (D). 

lan , Senlishn (a)'. C'est à cette . ' !''"""'>'i° "' d>i p« que Gnukrt girda 

rqarque que le pèr. l.abbe (è) Voli. kt.^C^f^SX'i'i'n'^t: . 

croit avec raison' l'avoir reconnu ™-''* SBiiictiare«iur. Lin^oei . «n effet , ' 

pour l'auteur des notes margina- ..r'iiTiî'I'™]^",'-*"'^"^*"'" '"''''"' 
r , p "' 1^™' «M «a""" seuil rjuon pomiit iB- 

compacneutle^ Annales de Nice- ',"'„" 'T'.' ^^ !;■"■ <><■«?•« "-'•""« ™r 

tas Chômâtes, dans I édition de « Jiuiûu Bruui, quiKnci'iprii, toms 

Genève i5ij3. Goulart mourut à ^^,\,fr „ ■ <■ -iv 

Genève , fort âgé , l'an > fia» (B). pj^\ T^^, .^^/JT- I^ iE^ï" 

La date ordinaire de ses épitres ç^j ^^ ^ ^,^^^^ ^ . 

dedicatoires est de Saint-Gervats, lUs étrii/ains de cts da-aien temps.l 

qui est le nom que l'on donne à Cela paraît par le grand nombre de 

une partie de la ville de Genève. '"«^ 4u"d ' o» om^ de notes et 

Si l'on ne sa'vait pas qu'il datait ^ mi?r„T.ti.'' ' "" <=°>»"'«""ÎV 

j . II., '■! j °" '"" *" •r*'»««is , ou composés d« 

de même les lettres qu il ne des- ,«„ cru. Us Semaines de du Bartas 

tinait pas au public (ûj , on croi- sont un des livres sur lesquels il a 

fait sans doute qu'il se servait de ^*i' <î«> conimenUires. ne se con- 

■ ^ . " tenta pai de traduire en notre lan- 
gue les Méditations historiques da 

' Çamerarius, il y joignit beaucoup 
d'addiUons. H a fait un gros recueil 

. d'histoires admirables et m^ora- 

mainm. Il falbiil mean wt tininln Iti Uei. La Croii du Maille vous indt- 

deux dtmiers mon. quera plusieurs traductions françai' 

(6) Du Scrift. jcclet. , tam. Il , pag. jG^. ses composées par Simon Goulart 
(c) l'o;yizUitMtii gn-ilArii^U à Sc»- 



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cette date 


parce qu'elle n 


ren 


dai 


point suspectes s 


>s compos 


(a 


O^fe™ 


mT^da^UC 


UlcS" 




fi>n 


SJnviD 


GDDbriitii S> 


ii,i<£.i 


Jy*) 



174 GOULART. 

celle de TBiatoire de Portueal (a), rit i ticalîger, le ijd'octobre i6aG 

celle de la Chronique de Carion , (S) , nous appreDODS qu'il ëtatt alors 

celle de quelques traitas de Théo- au bout de sa soiiantê-troUi^me an- 

doret, celle des livres de Jean Wier, née *'■ Il y a peu de geos qui aient 

touchant l'imposture des diables, exercé le minii^re aussi laag'temp» 

Âioutei-y celle de toutes les œuvres qu'il l'eierca :4ar il succéda à Calvin 

deSénéque, publiée  Paria en deui Pau 1564(6). 

Toltnnes in-4°., l'an iSgo*. Ce in^me (C) Scaîiger fettimait beaucoup.'\ 

auteur composa divers traités de dé- « H. Goulart.... a bian travaillé snr 

votion et de morale , et sur les af- » son Cjrprieo. Cest un gentil per- 

faires du temps. D Aubigoé parie » sonnage qui a tout appris de soi- 

avec éloee de ces derniers; car a- » même, et a corameocé tard au 

près avoir donné le titre de quel- » latin " , lorsque j'étais i Genève. 

i|ues livrée de cette nature , il con- » On ditijueson fils contente bien 

tinue en cette manière : ji quoi je n son église. Monsieur Goulart a si 

joindrai Us divers étrils Joules , pa- u bien et si joliment travaillé sur son 

thétiques et puissaia en raiions , les- » Cyprfen ! je l'ai lu tout du long *'. 

Îiels a fauTHu à diverses occasions n II Uisait ses prêches bien clairs. 

iiuon Goulart , Senlisien , ptuim u II a fait châtrer les Œuvres de 

digne d'écrire l'histoire, si sa pro- « VloaXaipie \ qua audacia in.scripta 

fession lui eiil permis d'écrire sana » aliéna! Non putdssemGoiUaTitam, 

juger (3). ■ ' ' » quodseriiis inecepit , tainbaniposie 

J'ai marqué en note que Simon <■ stribere,uijecit(j). «Noua allons 

Goulart mit dis notes et des som- parler de ce fils de Simon Goulart. 

maires au PlutaM|ue d'Amiot. Uiaut (D) Vn de ses jils embrassa 

dire aussi qu'il y joignit quelques avec ardeur le parti des amiiniertt.l 

parallèles dont SI. "FarSlas ne porte Provoqué par un ieune ministre, son 

point un jugement favoraUe. Quel- collègue, il pr*cha un jour contre 

qua kabUe , dit-il (4) , que fdl du eeui qui disent qu'en Vertu des dé- 

, temps de nos pires, Simon Goulart, crets de réprobation, certains em- 

de Senlis, miniilre de Genève, et lans qui meurent i la mamelle ou 

quelque soin qu'il edt pris d'ajou- dans le ventre de leurs mères , sont 

(er au Plutarque français les nom- damnés éternellement. On le suspen- 

paraisant qui manquent dans te grec, dit pour cela, l'an i6i5 (B).lHntun 

il n'r en a pouitant au' une debonne am ministres remontrana q^i, pour 

qm ett celte d' Mexandre-le-Graad «avoir pas voulu souscrire au sy- 
avec Jules César. 

(B) Il mourut fort dffé Van i" •"C'ûX Sfà".W»*'°ï7. «« à." 

I6a8 D- ] Par «ne lettre qu'il écn- ^t„' j, „ ^^ OEnmi >rfll« ; %, !'«• 

- trHnl'iliigidcuwuiuc. Ru iiiT. [Udm 

fi) C,m,H..i. par 0»riH. *•' ^",8. ««>•«;,•* ^ " """'''" '.'**• 

Îu"«°V oi^i'îiit^Miiqjî'ii"Ô "*« iril'l^» (ï) c-"! la "/•. du III: li^, '■ «ti-il 

dDnii,1w»rjB|>re>>>H>,ntdu»r(iri<ri5g9i d< Jieq lit RtiB. 

«li» «l 'un .toi. D. Il rmiii a«.J«ll«. 1" (6) SpaB.HiUHndiGciiin, p>(. m. ï83. 

n'i.JUpe qn« ae« ™)um«. L. bui.Mm Hoîii „ I„d,K « Jolj i.guxil .|m <e puatn 

Hirirr iSuB tH .>ri4ul4(>iit>cuiia«li«l 4,„„ „ jIkoS ^ u qac B»l* ï nDonîTdiu 

Ïe Ir .moil «I J.lidïMDSC u IiHid* .B„(j.lC.1ylB,»niS0(. D■.lllllvr.,Tb.T^M- 
»difiim ipiilfon «rrtcunM 1 M <!»• an ,j ^^j^^ ^^ jj^^ ^ S<i.li[n, Ltden: £1 
'(""D''Ai.l>iii.i, Tli«oiH.i«iT««ir..lo~. m, 3" I «'<""'>"'" MiniCfpd™ it Gwlarl ni |>« 
liV, ///, tW. XX///,;!"*. m, (•!. .."î*'. .. . 

C)Si»i>iiGiniUrliiH.urBI(,*i«q"lr«-':B(l- fi«. |Mf. (.(, n(;i, »-/.l«i. 



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GOULO. 175 

bo3e 3e Dopdrecht, furent ^pos^s professeur royal en langue arec- 

Tîlqudqoes lettres qui ont ^W in- ' an 1 507 fa) , à la place de Jean 

séries dans le rpcuFil que jJ! cite Daurat doutai) avait épousé une 

en note. Il eu A;rml une à son fille. 11 a traduit de erec en latin 

fcit imprimer depuis deui aaa; sous ■« ]"'• nerbanus (A), laquelle 
ce titre : Examen îles opinion» de Gilles de Noailles , ambassadeur 
M. F. Bassecoun ( 10) , conienuet de France en Turquie , avait ap- 
'êuZn TJ^niZT 'dj;^:^'^ P-'- de ConsUutmople : cette 
ces. Il se rclir» en France après la version , accompagnée de quel- 
fin de la tréce des Hollandais et des ques notes de Nicolas Goulu, fut 
Ispamols et séjourna quelques au- imprimA avec le tente grec à 

nées à Calais, d ou 11 passa dans le d„'- i> .ruc r\^ ■.!■■< 

pays de HohUm. Il y a une de ses P"is , 1 an i586. On ava. de|à 

lettres (iij qui ne rend pas bon t^- imprime, dans la memeville , en 

■noignage aui ministres à l'éçard des 1 58o un recueil de diverses pié- 

guerres de religion qui reen aient ces*' de ce professeur{B). Il eut 

alors en rrance. Selon M. Wilte , j, ei t . i' ■ 1 

il était né â Seulis (n) , «t U mou' ^^"' *>'* ' *>«*" ^^ Jérôme, dont 

rut à Frédéri<»tad , en 1618, à l'âge " sera parle ci-après. Madeleine 

de cinquante-deux ans, H. Molle- Daurat , sa femme , était savan— 

rus, nui l'avait cru de Genève ayant te. Son épitaphe nous apprend 

Îie de lire le 11*, tome du Dianum „ ï„ii -, i t 

hgrapkicnm , changea de pensée quelle savat la langue grecque, 

quand il eut su que H. de WiUe le la latine , 1 italienne et 1 espa- 

faisait Senlisien , Senlisîensem SU- gnole. J'emprunte de M, Mina- 

faneclinum rue rectiùi forte tradit ge f^) toutes CCS particularités. 

jrtroX'XtvAîs'VmblaMêupri^ J," ,''",S? 1*"* '^ articles des 

nier sentiment de M. Mol Uru s que nls de flicolas Goulu, ou dans 

l'autre ; et comme il observe que les remarques ci-jointes , ce qui 

M. Witle donne à Goulart le fds les ,jjp reste à marquer de ses ou— 

qu'apparemment on a coîifondu le que C est de lui dont à Aubiçué 

temps de la mort de l'un avec le voulait parler dans le chapitre 

temps de la mort de l'autre (,i). yilï du pOguier livre de son 

Vovei ce quil a observe depuis, dans n „ . l-^ ■ *. n j -. 

so/livre 3e ScripioHbus ul^nymi, B""-™ ^« ï:*""'^ *'■ ^ endroit 

i la page 678 et 6^9. est fort satmque (C). On s eton- 

t9) c,« U. CCCLXXJr: rf„ -.f«,, Epi.- "« que Danrat n'ait pas feit quit- 

uiiE ccii^iuUcK , «C. ter à sou gendre le nom de Gou- 

(,.) C-fu,i, «, ^ni^r. gui a.^ll M m^„.. , (J), 

(i^^fTBlLiCDXXIF'.y^j'tilBpag.egS. "* ^ '■ 

(i.)««lii«™w, 5.(«K»rt.™"i.W.ii.,II«.. (a]DuB«ul, AiHiquitA JePsrij.r.SM. 
fiHxnpb. , B.^ //, pag. g. Itjkllaii ni.u- ™ ,/,) Mioigc . Bcmirmin lur 11 Vie d'Av- 

nrr eninati dtur mou- Jl. MoUèrui, ubi 1*0-1, ~J^\t par 2^1 et 5m 

'/'^Tm «"!!!!' "ï"..'. .1 iK.... n. *' GoulufulenHMileinBi, ditLeclerr.im 

c:.^ p»™> pàglJ^ po*l=b.niuleoam.«,nl4.u-pè»0.u«t. 

r.4} WUu . «.i u .g d. m«i ibS U «.«* (f Ménage Remarqua sur la Vie d'Ay- 

W. Ceulmhfil,. . rauk^oy. I5i, 5oi. 

GOULU (NitoLAs), ei} latin piiied'AHiiIgné t'ippsisii x^dh/u.. ii^Mit 
Gulonius , fils d'un-vigtiwon j«««''»«i''.«t.Lo«a''7« Le■>on..U[.^c.- 
l a, . ... c ^ r- - leHion . la pairie wnl des differeiiCH dont 

auprès de Chartres (A) , lut tait Bajie aurait dû éire frappa. 



D.,.t,zecb, Google " 



1^6 GO0LU. 

(A)tlêiaUJUsd'unvigneronil'au- qu'il n'eit point qualifia profEswnr 
prêt de Chartns. ] GuiUaanie Du- ou lecteur des lettre» f^cquca , ce 
val , qui a écrit dans son Catalogue que d'Aubigné n'ignorait pa« appa- 
des professeurs du roi , que Nichas remiaent ) et il n était pas homme d 
lîoulu était Limouîiq , a fait une voultfr fuir en semblables oi 



fauta ,' et peut-être ra-t41 faite en ce qui pouvait dërigner les person- 

considérant que Daurat , qui avait nages. Laissons donc la chose inde- 

donné l'uae de ses filles et sa charge cîse , si on la veut telle. Dn Verdier 

d Nicolas Goulu , était de ce pa^s- VaU'Privas n'a point su le nom de 

là. Goulu témoigne lui-même , à la baptême de notre homme. Daurat, 

tête de quelques poésies latines qu'il dit-il (>) , avait une JUlt qu'il maria 

a publiées, qu'il était Chartrain (i)- à G. Goulu, lecttar publie tt Ut- 

(B) On avait publié un recueil trei grecques, at-ec lequel il avait 

de diverses pièces de ce professeur. ] quelque débat , et parlant de lui l'ap- 

Savoir,latraductionde la paraphrase pelait mon Goulu. 

grecque d'Apollinaris au> le» psau- (D) On s'étonne que Daurat n'ait 
mes ; une paraphrase en vers grecs pas fiât quitter à son gendre le nom 
du Magnificat , du iVunc dimitiis , de Goulu. J J'emprunte cette remar- 
du cantique de Zacharie i une hymne que de M. Saillet. Ce même Daurat, 
de Jésus-Christ , et une préface en dit-il (3) , qui paraissait honteuxet 
vers grecs sur la paraphrase d'Apol- dégoûté du nom de Disnemandî * , 
linaris. Ce livre a été inconnu au ne fit point de difficulté de don~ 
dernier continuateur de l'Épitome ner sa fille,..,, a un autre âavanl 
de Gesner, el à Dû Verdier Vau-Pri- du nom de Goulu , qui marque en- 
Tas ,_ qui a fait des aupplémens à cane quelque chose de Jttoini hon- 
cet Épitome ; et il ne paratt ni dans néte que celui de Disnemandi , et 
les Catalogues de Draudius, ni dans qui ne vaut guire mieux que le lurca 
celui d'Oiford, ni dans celai de M. de des Latins. Après ce qud avait fait 
Thou.ni dans celui de l'archevêque pour son nom , il x a lieu de s'éten- 
de, Reims, ner qu'il n' edt point fait insérer dan* 

(C) L'endroit est fort satiFique.] le contrai de mariage de sa fille. 
Pour l'honneur de la savante Hade- qu'on changerait le nom de Goulu, , 
leine Daurat , je vaudrais ou que et qu'il ait bien voulu que non-iew- 
Nicolas Goulu eAt été marié deux lement son gendre , mais encore sei 
fois , el qne le quatrain qu'on va petits-fils aient conservé ce nom , et 

• coacemSt son autre femme, f aient rendu même immortel dans 



ou que d'Âubicpé ne se trompit Im postérité, sans avoir pris d^autre 

Eas sur la patri? de celui dont ^ liberté que celle de le tourner asses 
lit mention ; car cela prouverait mal en taiin par le mol de Gulo- 



que cette satire ne regarde point nius. Sans doute il j a lieu de s'en 

ilicolaa Goulu. Quouju il en soit , étonner j car d'un c6té la pratique 

c'est ainsi qu'il pari* Il y avait à àe métamorphoser son nom était 

^aris un LouJunoii , savant homme, commune en i^ temps-tâ ^armi les 
nommé le Goulu; U enrageait quand savans ; et de l'autre il doit être un 

la femme prenait en pension ceux peu flcheui de i>orter un nom qui 

qui. étudiaient aux lois ; il ne voulait réveiHe certaines idées , et qui ou- 

que les petits grimaux , dont il fut vre la champ i mille fades allusiona. 

fait un quatrain duquel le sens vaut II est. fort probable que quand les 

^n la rime; le voici : familles ont commencé i se distin- 

i:,h^^p.%KZ,^T "ff"-^ ^ quelques personnes k nom 

IlthiàiiiUtfHiUt^fat,! qui leur coDTenalt pour certains dé- 
Mait U Gtmiv tet mta fnan Jf . 

Ce qui pourrait faire naître quelque ' (») Pnwipip.pWt , im>. III. pag. iStS. 

Boapqoa qu'il ne s'agit point ici du {l>*"u«"M(iii^^aï iM. 

8^rt> de Jean Daurat , est de Toir ^h^E^i' «« i^.'J 



•, Bflurqati <u la Vi< à^ijmlt. 



ptHc Bajit p>n 4< Il 



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GonLtr. 

177 



fcut., Voai Tr.i.embUMeni«t d'où ^ue apologie des œurres de' m 

-viennent, en tous paya, les familU» .,i_, î\ " ,, ""f"" «C Ce 

qui portent le nom d'^feugU, de ™''* "*""■ " «"t aussi la 

iojiu , de JVoir. Sur ce pied-U , version latine que son père avait 

Daurat i« devait d^pUirei ™ nom faite des traitas de saint G ré- 

K> ifne meilleure origine. Je laisse S",',"* ' **, donna au public, 
mauvaises çlaisaDUriea que )ea *-"e est dans l'édition de sain! 
poètes du parti de ^c tirèrent Grégoire de Nysse(A), procurée 

du nom de son adrelWre , le père napFmr.» A n. ■" f'"«-"'™ 

Goulu. Voveï le ^aticmm),. {^la- J?*^ f ""'*°n ^° D«C (c). Le père 
lea, de cxiiio Pantopkaei, i la t4te y?""* "^ »* Vonlut pas borner à 
de U réponse du aieur de la Motte- "âire des traductions ; il se mêla 
.Aigron (4). aussi de controTerse , et fit un 

(4) cf/ra «-« c«i „ ™ „. „^ „„ '"" contre celui que Dumoulin 
ri , «»«-,« (A) j. c^w, F..^„... avait publié , de la Vocation des 

GOULU (Je*«), fils de celui CTaSd^F " ""^ ^'^«^1 " 

dontjevieBS de faire mention , r/C*. dJ ^ * ^^"»^^^''*' 

n'aJt pas peut^tre plu. *^ ffieîeS;:LÏj^'''r 

mente que son père, quoiqu'il ceolenr de !^..;. yih '■ P 

ait &il ^u. de brait qui lu?. Il Stoûj uu'H I ïj "?" ™ 

fc4iou au parleuieut de Lue S S ?".' V" ""T'i' 
,ille,mai,ire„, le m.llieu, de » ïéf St' " , Jl' ,21» ,/,' 
demeurer court à la première Un fruilt.nt • . ( '• 

a«.e qu'il plaida (A)fetl'ou „^.S^ljT,7 ■"ffl'" 
croit que cette diierâce lui fit }Z£ff "^y*' """ '"' 
yeoirl. peusée S quitter le Tc^- tT'n t" '""'^'^ ''°"' 
moud. , etle .. mett^ .„ „li- 1,7"' J^' ?!'" " "»! «« 
Rio». Il d.oi.it l'ordre de, feuil- ï,'- dîTiîf! •'™" ^ '* 
r.u,,elj ftil reçu l'.u ,604. fctle uS f"""»' » 
H s'y Bt tellemeut cou.id.rer ^m.^ÛS'''"' -, T™' 
qu'il V fut toujours eu charge, S^rS"!' '"'n'" '^'""" 
«qaWfiuileiobtintlegéué^ bS™ TIT 1"'%'". '«» 
ralal (B). Sou uom de refigiou ^MuS'a' ' " '""J''''^ 
fut celui de dom Jean de sîfut- S.i "^.l"" îr""'' '"""■ 
Frauçois. Comme il mtendait F'"" 1» » "■ 6' Porler au p,,, 
la laueue grecque , il s'appliqua <*) '^^^ • àt SCTipt. «d. . 1. / , 33,, 
i traduire en notre langue le -o^„ 'j''*- . . 
Manuel diSpiclèl. , l.s Dii.rta- j-'ï ••■>• toî-XE^S^i'^nï 
tions d'Arnen , quelquM traités „^^ '^\^ coomiuid.ur bmi, p,r ... 
de saint Basile, et les œuvres de r^, hu,^r^sl;,,J^"^^J^'- * 
* saint Denis l'aréopagite (G). Il '^"JT"^ ' 

joignit à cette dernière Teraiou aidl* d^Sii^^D™" dl'î'iJf'J'"'' ^'" 

TOME Vit. 

D.:.t,z.cf, Google 



1.78 GOULU. 

Goulu, ([uiéUttilors général de sa charge, et oir ils pouvaient 

l'ordre , fi|t )vi9 poar un cartel mettre le pied, débitaient eu 

de déli , ijuî le mit d<Da une co- conversation idf Ile choses desa- 

lère furieuse. 1 1 publia deu» to- vantageuses contre M. de Balzac 

Imiies de lettres contre Ëal^ac, (G), selon la coutume desdétots 

qui sont remplies d'un emporta- (H) , était bien plus daugeieui.- 

Vient horrible. Il s'y donna le Ce fut alors que le père Goulu 

UQiii de PA^^/af^iie , c'est-à-dire devint tri^ielèbre (1). Il eut 

de prince def Jeuilles, comiae ppur partions , d'un côté pres- 

l'outtraduit ses adversaires; etil que tous les moines (K) , parce 

ne faut point douter qu'il n'ait que Balzac avait parlé de leur 

eu eu vue sa qualité de général littérature avec un peu trop de , 

des feuiUeas, en se masquant mépris; et de l'autre, tous ceux 

BOUS ce faux nom. Pour se &ire qui portaient envie à la grande 

une juste idée de son animosité , réputation de ce jeune auteur, 

il suffit de considérer qu'autant On publia quantité d'écrits pour 

qu'il le put il intéressa toute et contre (J"), et l'on en vint 

Û terfe à la ruine de Balzac , et lùéme jusques à l'épée et au pis- 

qu'il le livra à toute la rigueur tofet, ce qui apparemment' fit 

du bras séculier. Il tâcha même taire quelques écn vains, qui n'ai- 

d'engager les femmes à la puni- maient pas que l'on usàtainside 

tion de cet adversaire. IL les main -mise. Le père Goulu ne 

apostropha par l'éloge flatteur de posséda pas long-tem|Js le plabir 

belles dames (e) , et leur dëclava d'avoir excité un si grand dé»> 

que, si elles avaient tantsoi4peu ordre dans la république de* 

de courage , elies étaient obli- lettres ; car il mourut le 5 de 

gées de ccevet les r^ax à Balzac janvier 162g (g) (L). 11 fut en- 

at^c la pointe de leurs aiguilles, terré dans je cbteurdesFeuilJans 

DU, en cas de miséricorde, i/e /ui de Paris. L'on marqua entre an- 

Jaire endurer la peine que les très choses dans son épitaphe, 

dames de la cour voulurent faire qu'il avait rétabli, par ses écrits, 

souffrit: à Jean de Meun. Ce- la pureté de notre langue (A), 

tait la peine dufouet- Le xéle du H. de Balzac en fît sonner haut 

Cère Goulu, qui soulevait ainsi ses plaintes (M). L'un de ses t^-' 

! inonde , dans un livre, contre nans , nommé la Motte^Algron ,' 

un auteur dont toute la faute publia des choses , touchant le 

consistait à s'être servi de quel- père Gonhi, qui ont quelque sin- 

ques pensées Froides, trop libres gularité (Nj. 
et trop immodestes , et à n'avoir 

ps réprimé la fougue et les 5,^^.',^^'^,'?. '"""'^'^" '""'"^ ■*• 
hyperboles de son imagination (tj Ménage , RemirquM ,ur h T>e d'Ay 

était sorti de dessous la presse , 1,/,) scripiu ia,i min.m ^uaniiannéulu- , 

n'était pas le plus malfaisant. ™'"" ''o?"»;- p-'r-ui^ rwoM«rii , 
Celui de ses émissaires, qiii,-par- 
tout oii s'étendait l'autorité de 

(«) LrtiM XV du I". tom». • 



DiMzecb, Google 



GOULU. 



'79 



rfa,lleyon«doi«« pour mon garant dit-il(6), ijut ce n'est pas un petit 
vn dM enaeinis du père Goulu, u- effet de la proiidencc de Dieu de 
-Toir le rieur de la Motte-Aigron (i) , xéire yisihlement opposé au pivmier 
qui raconte dételle sorte l'aveoture, genre de (■ie qu'auail choisi unhom- 
qu'il parait DUlai£eateDient , par un me si dangereux , et de 1^ avoir chassé 

Brand nombre de circonstances dont du barreau par cène célèbre disgrâ.- 
la reïit , que le malheur de ne ce qui lui arriva en pleine audience. 
taroir plus qne dire arriva à l'avocat Le coup fatal dont sa langue Jut 
Jean Gouln , la première fois qu'il frappée a été salutaire à une infini- 
pkida. On n'ose pai assurer qu'ayant té de fantiUes : c'a été la bonne far' 
risque une seconde tentatiie, il ait tuae des veuves et des pupilles qui 
ët^ accueilli duVaJme accident ; mais fussent tombés entre tes mains; et ee 
a» avance (a) qde quelques-uns l'ont jour4a apparemment Dieu garantit 
dit: et l'on insinue (î) qu'il ne se ce pauvre royaume de plusieurs vo- 
■léla jamais de précber depuis qu'il tûmes de Jaux contrais, et de te>- 
te fut fait feuillant. Mais Balzac nous tameni de tnéme nature, dont son 
lait entendre le contraire dans ces bel et,prit le menaçait (;), Au reste , 
paroles. San portrait, dit-il (4) , se l'ËloEe du père Goulu , que je citerai 
montre par rareté dans une maison dans la remarque suivante, en parle' 
des ■gâteries du Louvre : U est de ta comme d'un nomme qui aurait pu 
main du peintre des héros et des hé- se signaler panni les plus fam»us 
rwïnes, et fait si au naturel qu'il ne avocats. Foro jam assuelus, ubi ce~ 
lui manque que la parole. Encore leberrimus ihter juriscoasuttos tune 
quelques-uns disent que ce silence temporii eminere possel. 11 ne faut 
n'est pas tant un défaut de l'art, pas disputer à un éloge le privilège 
qu'une des propriétés de mon adver- d'être subreplice , mais on ne de* 
, lorsqu'il plaidait au vrait point le faire passer jusqu'à 
( qu'il riÈcHiiT dans celui d'être obnplice, 
!ar il a été avocat tt (B) /i oAdwi tarare des feuil- 

B , il avait de coutume de lans; et il en obtint be généra- 

!a gravité, et de conclure lai.] Ceux qui ont dit qu^il l'eut 
souvent sans avoir rûn dit. Les mé- dyi fois (8) n'avaient pas consulta 
disans prennent plaisir de s'égafer son Éloge , dans la seconde édition 
là-dessus, et allèguent entre aiares de son saint Denis l'ar^opagite (g). 
axemplei ce rhéloricien muet si mdJ- Cet Élo^e nous Apprend que , drpuK 
traité par le poêle Ausonelfij, sur son noviciat, il eut toujoursquelque 
la peinture duquel il se joue ainsi à charge dans l'ordre, et qu enfin il 
la fin d'une epigramme : Qu'est-ce fut élevé i la première , qu'il exerça 
que fait Rufus dans sa chaire? la pendant six aasj après quoi il fût 
mtme chose que dns son portrait. donn^ po"'' conseiller et pour asses- 
Je m'en vais citer un autre passa- aeur i celui qui lui snccëda. D'oà 

SB, non pas à csusequ'ilfait mGnti<m parait que la Hotte-Aigron se trom- 
e l'aveuture, mais parce qu'il peut pe, lorsqu'il dit (lo) que dam Jean 
servir à désabuser ceux qui croient Goulu est depuis trou ans général 
que ce n'est pas un granit crime de de sa compagnie. Il Privait cela en 
rapporter de mauvaise foi les paroles 1617, ou en '618 : le père Goula 
d'un auteur, afin de le rendre odieui. mourut au commencement de 1619 , 
Je soutiens que cette m^bancetén'est 

point ditlëreute de celle des notaires ^f „"'' *»""''»"»■. *«■ ^f, 
qui falsifient un contrat : écoutons (A c..i«if.^é ,.rr,^',. p„lw ,„ 
U'dessua un homme dont lâoquence Goulu /slii^aii isMUn^ua t,.,i,'ii tiuii de 
a beaucoup de nuiesb!. jivoue^moi, BiUji. fari^, a^Amtti immc, lt< Àniu 

(OB*P«»«i PbjlUri«, ,««. 7* •'"* i2,«,*!w,4''^^' "*"**"" - 
"ff'l , , (*) "■ Wi«»||t <ii de ceur-Ii , Riaurau 

(.) la ■/,» , pag. -S. ,„, ,, Vi. A'Ajrull , ^f. iJ). 

ai "imli^i MiâûV." /" ni. ç,(9> ««•<«'<•'■" ■6«1, «-(", p. pir.it 



le chapitre. 



D.:.l.:.cl!, Google 



i8o GOULD. 

n''^Unt plua dans U charge d« gën^ eut contre Dumoulin, Franco» de 

roi, laquelle il avait exercée sûaDi*': Salei est mort quelques moi* avant 

chacun voit la conclusioD. Un au- Coëfleteau j il n'a donc point vu U 

leur àe livonie (t i) dit que ce p^re réponse du père Goulu , si elle D'à 

fut général Je la congréeation Je éU eqtreprise qu'au temps maraud 

eordre de CtUaux. Il fallait dire parla Motte-Aigron. Hais afin qu'on 

de la congrégation des feudtans , gâche de quel c6t^ est la méprise, je 

fui est une branche de l'ordre de Ci- dois averUr que l'ouvrage du p^ 

teaux. Goulu contre Dumoulin parut ea 

(C) Il s'appUgua h limluire en 1610, et que ■Coëfiètean ne mourut 

notre langue te Manuel ^ Épiclite..., qu'en I&i3. 

et Us œuvres de saint Denis Caréo- (E) On a... ton oraiion funihn 

pagite.] Se n'ai pas nommé chaque de Nicolas Lefivre...; mais an pré- 

traduction snivant son tte; mais les tendqu'ilnela récita jamais.'] LaMot- 

voici en meilleurordre. La première te-Aigron le soutient positivement; 

fut celle de saint Denis l'aréopagite , ainsi l'on doit lire avec quelque cir- 

qui fut imprimée en t6o8, et réintr conspectioncequiestdit dans le Die- 

primée en i6ag. et l'an 164^. La se- tïonnaire de Hore'ri, à l'article de If t~ 

conde futcelle dxpîctéte : elle parut colas Lefévre , fue Jean de Saint- 



en 160g, etl'on voitpar le privdége, Francis .JeiuUant , Jit se 

3 u'il l'entreprit pour la reme Marie funèbre. II. de Balzac (i5) 
e M^dicis. La troisième fut celle des passage qui est d'un strie 



en cite un 



passage qui est d'un style bien gaia- 



bomélies desaint Basile sur l'Heiamé- cUet un peu dur. Elle fut imprimée la 

roD , qui fut imprimée en i6ifi(ia). première fois en iGii ; l'auteur na 

(D) flJU un livre contfe celui de mit sou nom qu'à la seconde édition, 

Dumoulin delà f^ocalion des en 1616. La troisième édition fat 

pasteurs.] Je trouve une grande dif- aunnentée de deni traités {16). 

Jérence entre le moine de Saint-Eo- (F) Il lui survint une affaire, tan 

muald, et le sienr de laHotte-Ai- i6>7t V"*^ extrêmement parler de 

rinj aon-seulenient par rapport 1 Jui'.] C est là l'époque des dilTérens 

qualité de cette réponse, laquelle de Balzac avec le père Goulu ; car 

celui-ci méprise autant que lauf^ ce qui fit mettre celui-ci aui champ* 

la loue, mais aussi à l'égard du temps futTapologie pubUée pour celui-là, 

où elle fut faite. Ce fut du vivant de et achevée d'imprimer le S d'avril 

François de Sales , si nous en crojoos '^7' ^ premier volume des LettT«t 

le moine , qui nous conte (il) que ce de Phyllarque, qui parut dés la mè- 

prélat, ayant lu lelivre de la Voca- me année, attaque principalement 

lion des pasteurs, contre Dumoulin , U. de Balzac, je l'avoue^ maisl'apo- 

iugea que le père Goulu était >eul logiste y est attaqué aussi de temps 

di^e de succéder aux travaux du en temps. Cela montre que M. Ue- 

cardinal du Perron contre l'hérésie, nage et le sieur Pierre Borel se sont 

Hais la Motte-Aigrou prétend(i4) trompés , quand ils ont dit , l'un ( 1 ;), 

que ce père s'ingéra à faire cette ré- que le prieur Ogîer répondit aux Û- 

ponse apris la mort de CoèHéteau ; vfesduprreGouiu contre M.de Bal- 

.. -1 .11 ... . c, par un livre qu'il intitula .V^fo- 

gie de H. Balzac^ l'autre (tD), qua 

„. Descartes servit fort i propos 

H. de Balzac contre le père Goulu, 

• Ladm tU>m ^H I* (falnlai B'iuii ipit l'an i&iS, auprès du cardinal Barbe- 

liir«>.iu) »>• « fomiilt™ liilu pour rfu, légat eoFrance. Il eit Certain que 

v io.j™.. E.TI. rpiM.;, ^u, pJtl«briti le livre du pneur Oper vit le jour 

quid if Hoiiu qui Gtnii u (ai pu dm hu avant Us Lettres de Phyllaraue , et 

l«.j..l. c. q« » P" l'«aw™ m nr™, c'aii qn'en ,6,5 H. de Balzac n'avait ri« 

que Isriqa'mii i^ainl tua onliBmé. ■■ «np. ? jj„.i ' ■ i f _..!.. 

uiiu>t4ip.rKmiifad>i)u,H,t.inl.t,uii- ■ démêler avec le père Goulu. 

(!7) wîiu,' D",.'B^bic., » App..d. (>j) «■•"-,* "'■"^'■. "^ /rv V 



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GOULU. i8i 

Le flîetir Iticbetet ■ commU la m j- lei baïauê eompagriitt (i*) 

me faute que U. H^aRe. Le père Sans parler dei pratiquet qui te sont 

Goulu , dit-il (lo) . ie déchaîna da- faitei hon de ce royaume, et dupor~ 

vantage contre Balzac; car il corn- trait monstrueux qui a été publié de 

posa une sanglante cnlifue eonlre moi en loulei la coud de la ckré- 

Hi écrits, et cela aurait pu causer lienté, il luffit que voua sackiet ee 

quelque chagrin a cet élpquent ham-^ qui / est passé à Paris dans la pre- 

me,siM. Ogier, jeune ecclésiastique , miHtardeurde la guerre. On a vu 

n'eiit montré par une dpotogie que Irais mois durant certain nombre de 

le ban père avait tort. Il Cadrait sn ceux de lafadien sortir tous les ma- 

Juelque façon , dans iea matiérei de fini de leur quartier et prendre leur 

(it, suivre le conseil que M. Bei- département de deux en deux avec 

carte» donne à Tégard des «péoula- orc/rw de m'aller rendre de mauvais 

tiona philoBophiques , eiaminer cha- o^csi en toutes ici contrées du petit 

aucun ^gard à ce que d'autres en doctrine médisante avec intention da 
ont écrit *. Hais il est inllaiment soulever oontra moi le peuple, et le 
plus commode de a'arrâter au ti^moi- porter h faire de ma personne ce qae 

goai^ d'autrui, et c'est ce qui mal- leur supérieur a fait de mon livre 

bpliB prodigieusement les témoins Ils ont été rechercher, pour grossir 
des faussetés. leur troupe, des hommes condamnés 

(G) Ses émissaires débitaient par la voix puUique, fameux par 

en conversation mille choses déta- leurs débauches et pnr te scandale 
vantageuses contre M. Je BaUac.] àe leur vie , connus de toute la Fran- 
La preoTe de ceci se trouve dans les ce par les mauvais sentiment qu'il* 
Relations â Ménandre. Vous y »oïez ont de la foi, et le mépris qu'ils font 
(90) que dans tous les lieux de l'a- de ta sainteté de nos nrfilires. lU 
b^issance du général des feuillans, . ont ojffert a ces gens-la (qui pourra 
M. €le Balzac n* s'appelait plus que se l'anagiaer? mais il est vna pour- 
ie motiitie; et que ce n'était qu* tant qu' ils leur ont offert) protection 
tous ce nom-là qu il était connu des contre lesjéstùtes : qu'Us tes ont as- 
novices et des frères lais. Vous y sarés dans les alarmes de la con- 
Toyel les plaintes de H. de Balzac science , et contre les Tnenaces des 
contre les inventions etcontreles ai^ lois : il est vrai qu'ils leur ont pro- 
tl£ees delà calomnie. Rien n'a été mis leur faveur et leur témoignage , 
oublié, dit-il (ai), pour donner du en cas qu'ils fussent accusés d'impié- 
crédit a nton adversaire, etpourme lé, oude quelque autre crime tapi- 
perdrede réputation- On a fait une lai, pourvu qu ils voulussent se join- 
affaire d'état d'un différent de col- dre a eux en cette occasion, et me dé- 
lége,et une guerre générale des es- clarer la guerre sous les enseignes de 
prits , ^un petit jeu de syllabes et de '«on advertaire. 

mots. Il s'est débité plusieurs fabUs (H) —^ selon la coutume des dé- 

h mon préjudice , et beaucoup plus à voU.] Voilà leurs manières. Les uns 

l'avantage de mon ennemi. On a écrivent des lilwUes, que d'autre* 

brigué toutes les voix , on a remué font valoir dans les compagnies ; et 

foui les corps , on a tollicilé toute il n'y a point de cbicanes qu'ils 

la France pour lui. Il n'a manqué ne Convertissent par ce' moyen en 

ni d'orateurs , ni de poètes , ni de bonnes raûons auprès d'une infinité 

parasites , qui l'ont prêché, qui (ont de g«>s. Ceit une scène qui se joua 

ckàràé, qui ont bu a sa victoire dans en toutes sortes de pays. Ces gens- 

\à se font connaître par des traits si 

(,9) iu.l,d«. Yl. J« „u.n fc™i. , « j»"q^^' . q"'|l ■>'» ?f ébi difficile de 

ilJ^ui <f iM rtMMl dtUxxn , ff. d^ "' peindre naïvement. C'est ce qu'ont 

■Lecln<uiiaTgtii«ril»u«iulit«ilgBijl>( fait depuis feu quelques beaux es- 

■uiilul iipiocli* At h'b» «oir pu fiiiisii pis- prita de Pans (îSi : mais que eagne- 

Ï.Ii'."l«"^"ln"Sn66'.^'^'""'^' t-on* le» peindre? leurs artificis et 



(11) U hAh, ymt. 336. l'ijriî d> VOUn. , Me. ' ' 



I'<JÀ( d> 

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nti 



.i8a GOULU. 

leiin comploU n'en Mot pa> BoiDS soùffiir Ut autnt. Il a i« ptidti eo 

redoutables. vinénAte corps , et ses incommodités 

(I) Ce fut alors quels pirt cachets. Et si j'étais homme à me 

Goulu devint trii-célèbreJ\ Outre ce prévaloir de le difision que j'ai dé' 

^ ter de la Relation couverte, et à méaager tes mécon- 

, ._ 'oici un autre ei- tentemens des esprits malades , je 

__jt qui prouTeadmirableraent que pourrais- fiàre une notable diversion; 

cette querelle lit roler de koutes et U est certain qu'on s' est offert a moi 

parts le oom du p^re Goulu (34)- jusqu'ert 'tialie, et qu'on m' a voulu 

Quelques-uns de set partisans ont fournir t|u mémoires dent Je n'ai pas 

assuii qu'il avait reçu un bref de iv>ulu me servir, il fait connaître en 

noire saint père le pape D'au- , on autre endroit (37) que s'il n'a pa* 

très ont dit que l'assemblée du clergé employa toutes ses forces contre ud 

^ui avait envoyé des députés pour réligieui , c'est qu'il n'a point Toula 

te réjouir avec lui de la prospérité de donner aux huguenots le plaisir de 

ses armes Il n'y a point de rire. C'est peut-être par le méine 

prince ni de princesse , de seigneur motif que son second , le sieur de la 

ai de dame de condition, à qui Un' nit Hotle-Aigron , n'a point publia le 

fait porter de ses livres en cérémonie, livre latin dont il avait menacé (»8) 

la plupart relies en forme d'heures le père Goulu , et oà il devait rév*- 

.ou de prières dévoles. Ils OM passé 1er bien des mysUres, Voilà ce que 

le Rhin , ta Danube et l'Océan; ils c'est que d'jtre enga^ au service de 

ont volé au délit des jtlpts et des l'église : on n'ose tous pousser à 

Pyrénées .- Us interviennent dans bout; et malgré que l'on en ait,- on 

toutes les- conversations, et se four- vous laisse dans l'impunité, de peur 

rent dans tous les cabinets. On en a d'apprêter à rire aui antres reli- 

chargé des chariots pour envoyer au gions. J'ai parlé (ag) d'un homme qui 

siège de la Rochelle (liS) Son roulant détourner son fds de la pro- 

portrait se montre par rareté dans fession d'avocat, a'iin de l'engager 

une maison des galeries du Lou- aux ordres sacrés, lui allégua une 

ers il faut n'être pas delacour, foi;! bonne raison ; mais il en oublia 

et n'avoir point de belle curiosité , une autre qui est encore meilleure, 

pour li avoir point vu la figure de ce c'est l'impunité qu'on Tieot de ton- 

pedoutable prince. cher. 

(K) U eut pour partisans (L) /( mourut le 5 jancter 16*9.] 

. presaue tous les moines. ) Cest à bon L'auteur de l'Etage du pi^re Goulu , 

dr(Ht que j'ai usé d'exception , puis- et Pierre de Saint-Honiuald, desquels 

que M. de Balzac déclare (36) que j'emprunte cette date, ^outeot (joe 

Quantité de bons religieux avaient le père Goulu mourut t^é de cm- 

lâmé publiquement tafaate du père quantequatre aas ^'je n'ai pu adop- 

Gouh). Z>es onftvs enfieri, poursuit- ter cela , après oToir adopté la data 

il , c'est-à-dire , comme il nous l'ap- du jour natal que j'ai trouvée dans 

prend Ini-mâme-UD peu plus bas, 'ei Saiut-ftomnald, savoir le i5 d'aoOt 

principaux de leurs compagnies, ont iS^6. Je ne sais pas bien si j'ai suivi 

rendu témoignage à mon innocence , un bon giûde ; car , quoiqu'en quali- 

« ont protesté contre la mauvaise foi té de feualaut , il semble ne devoir 

de mon ennemi Parmi les pas s'être trompé sur un tel fait, on 

siens titanes il s'en est trouvé qui ne |ieut nier d'ailleurs qu'il ne se soît 

n'ont pas été eatrtmement satisfaits réfut^lui-même, puisqu'il a ditdans 

de son action Il n'a pas reçu Tabrégé de son Trésor , et dans sou 

des vieux et des sévères, les éloges Journal Chrouologi^uc, que le père 

que lui ont donnés les jeunes et tes Goulu est mort âge de cinqoante- 

laillards l'ouï n'est pas itail- quatre ans. C'est une chose pitoyable, 

' bien joint ni si bien d'accord «(ue d'être obligé à se servir d'au- 

en son état , qu'il nly ait quelque teurs peu exacts : il vaudrait mieux 
partie désunie qui souffre ou qui fait 



S 



nriB.^S. 331, ^^'■ 



(lOUni/«..Iu.3iE. 



ilS) là iiifin., ra». 3iiq. (if,) Tarn. 1 , pag. m, itrMrï««(L) <*• 



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GOULU. 



■83 



AToirifaireà des gens doot las fau- verres ne serrait tfa'i initet cette 

tes ont quelque justesse entre elle», soif. On en chercha dans je logis et 
Au moins devrait^on avertir, lorsque chez les amis; et camnie il ne s'en 
l'on se sert tantôt d'un calcul , tan- trouva point d'assez grand , on en lit 
tàt d'un autre , quel est celui où faire un eipris que l'on garde dans 
l'ona été trompa. Quoiqu'il en soit , lafamiUe, en m^moîrede Pbyllarqua 
on peut accuser de beaucoup de né- dont il porta taujaurslenom. Il &mt 
^ieence le sieur de la Motte-Aigron , gi-and eéritablenient , mais aonpai k 
qui , en écrivant contre le père Gou- comparaison de la coupe.de Nestor; 
lujl'an i6i8,luidonnaitso(>aRte/aR( car il ne fallait pas trois honunM 
d'ans (lo) , et le faisait plus vieux nour lui faire perîlre terre , cliaqun 
«nviron de quarante fue neJt &tiïii' le pouvait Icer aisément avec lea 
marilaint (3ij- deux malus. Cette incommodité du 

(MjJfi.JeBaUacenfitaonner.haui père Goulu (3fi) est plus singulière 
tes plaintes. I Vuyez son p<Kme latin que celle qui l'obligea long-tenipi 
intitulé CmdelU Umbra , et la lettre aprâs , en logeant cheile m * ' " 



(3a) ofi il appliqua si i 









pendant son aénéralat, à ne manf^r 
que de la viande*, quoiqu'il (37) 
eil( le teint si frais , ei t emhonpoint 
li BTcelèent , qu'on nr. croyait pat 
ga'it lUt besoin d'être dispensé de sa 
ïègle. 

'Je n« sais point d'où la Motte- 
Aigron avait pris que la coupe de 



Pierre de Saint-Romuald dit, ._^ . . . 

son Trésor Cbronolw^quB (34) 1 tue Weslor demandât _. 

l'épitaphe du père &>ulu est de la hommes pour être portée : Homère 

* n de M. Corneille. Notez que le ne dit point ce1< '" '" 



duc de Venddrae, liU naturel de 
Henri IV , et Francise de Lorraine , 
sa femme, firent mettre sur le tom- 
père Goulu l'épitaphe qu'on 



eût eu de la 



t remplie, un autre 
.eine i Viitct de dessus 
s que Nestor le faisait 



•If" M'y'" ' 



beau du nére Ijo 

j-Toit. M. Mena,, 

page -i5i de sev Démarques si 

de Pierre Ayrault. "'-., 

(NJ La Motte-Aigron en publia ^''V" '•'■N'P»!' i 

des choses gui ont quelque singulari- ' ''*' 

U.] Le péré Goulu (35) , n'éUnl en- '*'"" C^tî " 

(»re qu£ précepteur chez un homme PUnmanMant, rfajm 

a ni demeurait A Paris , alla avec lui *'"* io"»*iu (!")■ 

ans le pays d'Angoumoia , et logea q„ j^^,^ ^„, j^ „, 

avec lui ehei le père du sieur de Uiënéeunelongiieeiplici.,.™^,. .u„. 

la Motle-Aigron. 11 y fut persécuté ks vers d'HomJre qui regardent cette 

d une soif SI violente, qu il fallait lui ^ ^- ,,!,„ i^i^ ,,r rencontrer 

donner i hoire en toutes sortes de «^Xue chose qui favorisât le sieur 

compagnies , et que la nwt même il ^^ i^ Motte-Aicron , j'y ai lu qu'il ne 

..__. ._^.„._. j.,. r.'.,l|..,„,l fautp„„tend%eqa'iucunGrecn'au- 

railpu soulever la coupe ,mais qu'au- 
■ Ulardc. ■" - ■' 



ilii'me livre d'A- 



était contraint de boire. D'ailleurs 
te partait très-bien. Par bonheur il 
se rencontra dans un pays où il croit 
l:(paucoup de viniOMia. au milieu de 
cette abondance , la médiocrité des 



(î,) Pag. ■,,. 



. 143 d' efdili0« dt Pan. 



rait pu faire. Hercule, qui était un 
«rand buveur (Sg) , avait une coupe 
bien grande ; mais je ne remarque 
pas qu'il fallût trois hommes pour la 
porter. Stace n'y en met que deu» : 



it PiÀniat. n'O'idl. Hil'iwpbsi. , 
(341 rf <■-"". rf.9. 



(Î6) Là mtmt, r 
Pi) l~' ■ 



» , Ui. 



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J 



■«84 GOULD. GOURNAI. 

' (B) j 

., ,„ ,.„„ <!édaà .... 

^""""1 —oiuin eitur , m aam , mùr- fisjorat de la laague ptcque.^ 

" '*"' le» premières parolea de cet éloge (a). 

On pourrait alWguer bien des choSe» ^"terGaUoi doctiinâ illuslns Joan- 
touchflot la coupe d'Hercule , qui "*' Gulomui aimunteran meretur, 
ët»it d'une grandeur si ëoonne, selon î"«™ Nicolaiis paler ( Joannis Au- 

Suelques-un9 , qu'ils disaient qu'elle '"^ge'ter ac in regid gnecœ lingua 
à avait eervi de vaisseau sur la P'^^ione suceessor) singulari na- 
mer(4i); mais tout cela serait id '""^ ^"i*'^ P''^ditam a&Uscentem 
ban de sa place (4») . T^n vulgariter et adeifelià lucceiiu 

S, . - „ . inttituit , Ht ab Aoaàemùe Parisiensù 

tlS!" ■■?"^i **■ '''■ curatorihui dienàisimus sa Wicaïiu 

Iucs»,Wb.^///. ' ' ^ut profesiusnem tuacipent : sed in 

GOULU (JébÔme), frère pul- ^™'^""" P-'terad pittate trant- 

né du précédent , a été profes- '""''■ 

«eur royal ea langue grecque à ^^W-^"^*^"*- ''«^'«l'.BiMiaih.cimK. , 

U place de sou père, auquel il ^"'/-jiryRN*? r-u t 

succéda à l'âge 5e d«Jiuit ans TOURNAI (Marée m Jabs , 

(«), l'année .VW.II a été eu- ^"™i^f';^'«>' fil e d'alliance 

suite médecin de la facuUé de «"f, Michel de Monta.gne [A) , el 

P»ris. Je parle de ses enfàus T %, ^"- T *''"î!'"- 7"?,f 

dans une remarque fA) Ou a „ ."'■*" ^^ î"'^"^ ^^^''^ 

p>.blié dans l'élole du général *i'^ "'*'* ' "K P'""^'^» autres 

des feuillans, qu'il céda à son '^™'"'*«nces dé son histoire. Je 

cadet la succession au profesjo- "^ P*' ^^"<:oup de choses à y 

rat de la langue grecque (B). »]»'>'".*■ On trouve d*ns, fe 

° "' ^ ^ ■* Perroruana un trait fort déso- 

i^tjt^'^"""'^""^^'''-'^'- Wigeant contre celle demoiselle 

(ijDuirtid, Antiquité de PwH, pay. (^3 = '^'**' ^^ Sujet d'uue satire 

^**- ' * où on la mêla, et qui fut une 

(A) Je parie de .e> enfa„ da„s ^f^ *"'*«* <^« TAnti-Coton (C). 

une remarque.] 11 eut pour femme •' 7 ^"t ■''ssi un libelle qui eut 

Oiarlotte detfonantheujl, fllle de pour titre l'Anti-Gournai [a). 

Henn de MooaolLeu 1 , doveo de In I ™ «K ■ ■ . i i- 

;«d«d,„id..i„d.'p.a",'';^ „;, ; s P.q™t= da c.rdi- 
feaseur du roi, en mathématiques. ,. l^erron n empêchait pa» 

De ce mariage sont sorti» , entre au^ T"^'*' n'eût de l'estime pour cette 

treaenfans.TîiooiAs Goulu, qui a savante demoiselle. II est dans le 

nusousleaomdeM.deHonantheuU- °°"^^ ^^^ louanges (D). Elle 
et Marthe, femme de René Labitte , i"t régulièrement payéede lape- 
avocat au parlement, petit-neveu de tite pension que la cour lui ac- 

qtuTi™Sceiis"^:^:^:n;^ '"'^" ''^' "' '^"^ '""^""" ■^^"^ 

consultes , et que Cuias a cité avec » L«Wrc «t« 1« Ad^i, au ^ri^ dt U 
«oge au chap. I". du livre IV, et au dimniielU de Gournai . iiDigiinB «dition , 
Chap. XV du livre V de ses Observa- '641 , ûm}'. de ogS ftgtt . où iW Uaun 



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GODRNAI. i85 

le cAibat. Elle ëtait fort bien moignait pai moina âe reipect et de 

reçue ches les princewes (E). ^^^' pour m père d'.lliance que 

■?ii 4. i- e-. 1 iraurson Téntable père. Vousentom- 

Elle eAt bien fait de ne pas ^„^ a'«oord, /tou. conajdérei 

«crire contre le« partisans de bien tout ce qu'elle dit dan> U pr^ 

l'Anti— Coton- Une pertonDe de bi^e de* Estais. £Ue fit imprimer ce 

son ««te doit ^iter soi«neu»e- liYel'>n 1635, «le dédia m crdi- 

... .1 ° „ DU de Kichelieu. La nreliice qu eila 

ment celte sorte de querelles, y ajouta «ut la peine d'*tre lue , et 

Les ecnvains satiriques sotit des peut surtout Itre agréable â ceux qui 

rustres qui ne gardent point de 'iment l'histoire des livres et dea ëdi- 

mesures [c) : ils attaquent les "o"^-. i'J'Wf""'''' ?"'««« fil f'* 

e II I '.' I I cremieri cimu deHoataiene, et (a 

femmes par 1 endroit le plus ïi^n^^ii/ance ^uW/e /m ™ua lur i« 

sensible. Celle-ci fut represen- teuie estime quetU en prit de lui, 

tée, Don-senlemeut pins vieille long-temps avant qu'Aie fedt fu, 

qu'elle n'^Uit (F), mais aussi fireM faire b.en de, Hfleritm, è cet 

* -,,' , ' auteur, etaonaereotlieua 1 alliance, 

conune une fille de mauvaise vie n l'esiima dès lors, et prédit tpi'ella 

{d) On a publié presque eu même semit capable des plus belUs tho- 

temps deux contes * qui ne se *" ('}■ 

resaemblentguèretonchantM.de .P"q"»" "»'" LPP""^. V>^T** 

!, ^ S - 11 jV- circonstances de cette espèce dadop- 

HatXnet mademoiselle de dour- tion Michel de Montaigne, dit-il (2), 

nai (G). Je trouve étrange que taUta deux fi'tes; t' une qui naquit 

M. Horeri débile que les livres *> "" roariage, hèritiire de tous ec 

d.««efill. ., p.n.re„,,u-.- ^^r ,£ ,7JS; ■..''j^i'fT^'ï 

près sa mort (e). , iût„ce, héritiire de i« études. Tour 

Quand H. Ménage suppose tes deux dnnoiselUs ITit-venueusei. 

dans sa Requête des Dictionnai- ^«^ sMout je ne pm, clen tm 

Binteressa tres-particulie rement qui appartient h plusieurs gnmdei et 

à la disgrice des vieus mots que nobles famillet Je Paria ; laquelle ne 

MM.' de l'académie française '''" proposé ^awoir jamau autrv 

-, , , ' ■ . mart que son honneur, enncnie par la 

proscrivaient, iluemploya point UotuA, de, bons livns , et, aS l»u, 

la fiction; car il est très-vrai que Ut autres, des Essais du seigneur de 

cette fille se fîcha beaucoup de Montaigne i lequel faisant , en l'an 

ce changement de langage (H), 'i*?,' f" ^ong séjour* en la vUU 

1 ■ Il c. j °° 11 de Pans , elle le fiat exprès fistter , 

Je ne sais si 1 on fit des vers à la po„^ i^ connaître de face: menu, que 

louange de son chat; mais je suis la demoiselU de Gournai , la Tnére ; 

persuadé que les beaux esprits et elles le menèrent en leur maison de 

auraient feit plusieurs poëmes Goi|mfli, où il séjourna trois mois . 

. , .•^, ... V. en deux ou Iroti tarages, avec tout 

sur ce 5u)et , si elle e4t ete jeune ,„ honnêtes accueils que ton pour- 

et belle- C'était ua cbat dont rail souhaiter. Enfin cette certueiue 
M, l'abbé de Marolles a imiuorta' 

ii»ri. limité (I). ,£,> »?,;•;•;■$•. ,';.r:'a' "• "• 



r* Ma d tmoùMé d* 



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i86 GOURNAI. 

demoiselle, avertie de sa mort '', ira- poar renoncer i l'eatime de m* aer^ 

vena presque toute la France , lous mens corporels autant ^ue la raison 
la faveur des passe-ports , tant par le demandait. Je doute que la Tertu 

son propre dessein, que par celui de des plus grandeasaintes mt â IVpreu. 

Itt veuve et de la fille , qidla convié- Te d'un aossi sanslant outrage qne 

KM d'aller mêler ses pleurs et re~ le setait celui-ci : Pour SaiA taire la 

grets, qui furent infinis, avec les calonraie da ce* esprits satirique» , 

leurs. L'histoire en est vraiment me- qui disent que vous n'avez {)as Kardé 

morable. une exacte coDtiDence , vous o^aveE 

(B) On (jMui/e i/oni ^ Perroniana , qu'^ Vous montrer, ou en personne, 

unirait fort désobligeant contre celte ou en eSîgie 11 est aertain que le 

demoiselle.] Je rapporte le passage cardinal du Perron poussait l'insulte 

tout du long. Comme M. Pelletier au delà de toutes sortes de limites ; 

Ini (3) disaU un Jour , rju'il avait et je crois que la demoiselle aurait 

rencontré ntadcmoiselle deGoumai, mieux aiin^ ne savoir rien , et n'avoir 

qui allait présenter requête au lieu- que très-peu d'eprit, que de passer 

tenant criminel (i), pour foira dé- pour une peisoune aussi dépour- 

fendre la Défense des Beuniires, par- vue d'agremens , que le sérail une 

ee que là dedans elle est appelée cou.- GUe qui aurait conserve' son pucela- 

reuse, et qui a servi te paMic; il dit: ge, faute de bvuvsr qui le voulût. 

je croîs que le lieutenant n^ ordonnera (C) .^u sujet d'une satire 

pas qu'on la prenne au corps, il oUoa la mêla, et qui fut une det 

s'en tromvrait /irt peu qui mu- suites de l'Anti-CotonJ\ On afyelle 

draient prenilre cette peine; et pour cette satire dans le Perronianie la 

ce qui est dit qu'elle a servi te pu- Défense des Beurrières. Je croirais 

btie,ca été si particulièrtment qu'on volontiers que ce n'est point là le 

i^en parle que par coajeeture , il rrai titre , et qu'il aurait fallu dire 

faut seulement que pour faire croire Le Remerciment des Beurriéres , Car 

te contraire, elle se fasse peimlre de- j'ai lu une iSlire(5) qui a pour titre, 

vont son livre : c'est ce q'^ie dis une £e /temerchnent des Beurriéres de 

fois à mademoiselle de aubères , qui Paris, au tieur de Co'irboueon 

mepriait, chez M. de Bets, que je fisse Maalgommery , dans laquelle on voit 

une épttre devant les œuvres de tton- d'abord (6) ces paroles : Et singulii- 

tanf , pour montrer qu'il net aimkit rement par la défense magnifique 

pas damour impudique. Je lui dis i des pères jésuites qui , suivant Ut tra- 

au lieu de cette épttre , U y faut seu- ce et les mémoires de la demoiselle 

lement metti'! votre portrniV.Je suis de Gournai, qui a toujours bien ser- 

rhr que -la demoiselle de Gonmai vi au public , vous avet fait publier 

aurait pris pour une mortelle ofTen- (/epuû Aui"(;our«enià. Quelques pages 

se cette raillerie; car, encore que la après on lit ceci (7) : Depuis iiaeui- 

natnre eAt hautement réparé en l«J, c'est une'beurri^re qui parle au 

elle les d^uts du visage par les sieur de Courbouzon , ils se sont 

perfections de l'esprit, et qu ainsi , présentés quelques mal habiles gens 

au cas ou'an la méprisât du efité du qui ont troalu entreprendre sur cor 

<!orp3, elle eût une consolation toute ntarchés , et vous dérober votre chan- 

pr^te, et même une grande ressour- laadiie, comme un certain Pelletier, 

cède gloire, il n'y a nulle apparence et la demoiselle Gournai pucelle de 

qu'elle ait ^té jamais assez humble , cinquante-cinq ans , qui s'y sont m^ 

, _ Us de pnUier des défenses pour les 

tMinîium'Àem' \\'''i'°°clMr''î''°''^ '"" i^"*^' > comme ayant intérêt en 

Bciduiit n'cm lies qn'tErinin iemiu (Fris, rappelés et rétablis à la poursuite, 

M itavdb, l; Uwrti. " "" (,f) Impri-<éll NiBH, Ta» iGtD, 

*• LHkcf riiiniie SB Jouis la mipat ilbibiii (Si Par. 3. 

HBrdii>.lte P.m,D.c.r_, l«|-l<np. •..M ?,1 Pag. 8. 

4>»ltiw>Xi>Go»iHUuII°»-clnIuX tir. »m ctrt"''\J^n's»Zt'/l,ai"<a^tt 

BlilHcdi i$(|S. (LModiiIdrl^'il ha) liritrifu, MHfiuIa 



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GOUEWAI. 187 

finirai de fémis.ti quoi sinon passage quiia Cont^eme dana les m^ 
ajontons le passage qim je mets en moires de l'abbë deVilleloiii. Ceux 
note (8) , il sera manifeste , je m'as- qui trouTeronC qu'il n'aurait fallu 
gure, que toutes les plaintea que la qu'en copier une partie leroat des 
demoiselle de Goumai voulait por' geni qin ue se soucient p»; i)e con- 
ter devant les juges, coDOemaient naître beaucoup de particularilës de 
le Kemerclmeat des Beunières. Au la vie des hommes illustres. Ce n'eut 
reste, ce que j'ai citrf de cette satire pas pour ceni qui ont ce goût-li 
fait connattre que la demoiselle de que je travaille; j'en fais ma décla- 
Goarnat (q) publia quelques écrite ration une fois pour tontes. Cent 
pour les jésuites , et contre l'Antj- bonne fille , c'est ainsi que pade le 
Coton. Voici le titre de l'imprinié bon aM>é de Marolleg,touchantDOtre 
.^ODton se moque dans le Bemerct- démuselle de Oournai, que j'ai toa- 
ment des Beurriéres ; Le Fléau ^A- jours beaueoup esliniee, et que je vi- 
■riatogilon, ou contre te calomniateur sitais touivnt en Ttion particiilier , 
des pires jésuitet, sous letitreif Âvri- ai/ait fdme canâiâe et généreuse. Sa 
CoTOH , par Louis deMontgommery, beauté était plus de Uèsprit yue dit 
iieur iJe CouT^uion.ODpeutassQrer corpj, et savait force choses qui ne 
une chose que H. Baillet n'assure tant pas ordinaires aux personne* 

ris (10), c'est que l'auleurdu Fléau de son sexe. IVous avons plusieurs 

AristogitoD a paru sons son vérî- 'nuiTages de sa façon , en prose et en 

table nom *'. M. Baillet croit que i>ers, qui sont recueillis en un seul 

i'écritde Courbouion a paru aprfs le tiolume, qu'elle fit imprimer de son 

Fléau (l'Aris(ogiton(ii); mats Fun toaps, et l'a intitulé: Présena de la 

n'est point diflerent de l'autre. Les demoiselle de Goumai. Ceur qui 

adversaires des jésuites De se con- tant voulu railler n'ont pas trouvé 

tentèrent pas d avoir insulté notre sujet de s'en glorifier , et plusieurs 

pucetle dans le Beraerctmant des grands personnages lui ont donTté 

Benrrières, il» firent un livre contre -lies louanges pendant sa vie , et après 

elle , qu'ils intitulèrent Anti-Gour- sa mort , et entre autrVs Michel de 

nai : M. Baillet en parfe, mais non Monlaiene, Juste Lipse, les cardi- 

pas en donnant la liste des pièces naur du Perron et de Richelieu , 

2ui parurent il l'occasion de 1 Anli- M. Cospéan , évéque de Kantes , 

oton(li)- n semble- inïme n'avoir M. de Roàieposai , évéque de Pcà- 

poiqt su que la demoiselle de Gttav- tiers , AT Séguier, chancelier de 

nai fût intéressée à cet Anti *'. France, et MM. les suHnteTtdant , 

(D) Le cardinal du Perron qui ont toujours eu soin dé lui payer 

est dans te catalogue de ceur qui lai une pension assez tnédiaere que U 

«nt donné des louanges.^ Pour proil- roi luidonnail, et n'en ajamais vou- 

Ter «ela , je rapporterai un foH long lu avoir davantage , a ta char^ de 

._ ._ j comme je '"' 

part de i 

Plusieurs sa- 

j^ . vans hommes la visitaient aussi fort 

ia souvent , et la bonne demoiselle eomp- 

•"" tait eu nombre de ses meilleurs amii, 

onl ^- * '« Mothe-U-fayer, M. h 

ag. prieur Oger", et monsieur son frère I 

11, ■>. MM. les Uaberts. Cerisai , Lestoi- 

{9) CtiijUêiif Itpirw BiAwnM «Mww le, Boisrohen, de Révol , Calletet , 

™ "a *"■'"■"'" ' MalUville , tous assez connus dans 

fit) Tau. 1 du ksi,, pan ■''fi- '" république des lettres 1 et , si je ne ' 

• ■ C'ul « ^* »»G w Liclerc. 

fil) T™. 1 lin Anti , p>|t. 141- • [| r.Dl icrira O^n , Ht L«lcK. C'xl U 

(tt)Ul mtml, pag. t-fi. n<iH C^« dntBiTrc»^, Hril di» l( UiU. 

■nOlCHnhlïl'.flUJ'lHUiiÛiiH.TilHnHJ d-d(ii<u , pq» 16. A l> liiu daprnoiina 4*1 

f>ù>(r»lk. «niMTi. , vu , iGi J dit îo-M .-u »i;m.le.l iii>d<iii«Hl]t ta Goorwi , bo p<-l; 

■ Mcau arma, II. A. A. Birki*r émit au dil Licicic. lioaUr Lddu SaTot . Grolini , Jie- 

VA>li-C«M Ml da Cétu Durlih , ■•«!. i<ia , toi d'Aii^MRn , Hesh IV , tht- 




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■88 GOURNAf. 

metron^, die me faisait Vhonneur cette vUite ; mais quand il eut «a t« 

de me mellre en ce nombrt-la (i3), jour et l'heuK, il eut ta nudice d'et>- 

(E) EUe était fort bien recrue chet toyer chez la demoiselle , quelque 
ZesprinceiMJ.J Le même abbé deHa- temps auparavant , un homme de ta 
roUes nous apprend cela en urUat cour , qui feignit d'être le marquis de 
du duc de Rhetelois , fib atné da duc Racan. Quand cette visite fut faite , 
de Nerera. Mademoiselle de Go'tr- ilallalui-mémechez mademoisellede 
nai,Ait-i\U^),étaitunde ses grands Gournai , et se dit H. de Racan. n 
Jieertissemens , et quoiqu' H fill d'une fut reçu, et témoigna à la dame beau- 
humeur oisei galante , ii est-ce qu'il coup de surprise de la hardiesse 
n'y avait point de dame qu'il i^eilt qu'on avait eued*emprunter son nom 
quittée pour entretenir celle-ci , soil pour lui rendre une visite. D^s qu'il 
qu'il ta vit chea rnademoifelle la futsorU, le véritable Racan arnvi^ 
tteur, soit qu'il la trouvât chez ma- " On alla ausaitdt avertir mademoi- 
damedeLongiievUle,satante,ouchei ii selle de Goumai : elle était Gas- 

etle allait quelquefois. B son naturel j elle s'emporta i la 

(F) Elle fut représenta plus rieilte h vue de ce troisième Kacan , et , sant 
f u'ei/e n'clnif.] Voyez dans la remar- n attendre qu'il lui' parlât, est-ce 
que (C) , le passage du Remerctment s qiic je ne verrai toute ma vie que 
des Beurrièrea , oii on lui donne » del fldtcani.' dit-elle avec fureur j 
cinquantCTcinq ans , lorsqu'elle n'é- » et s'armantd'nnede ses pantoufles, 
tait igée que de quarante~cinq. Elle ■ elle le chargea vigoureusement , et 
mourut l'an i645 , i l'âge de quatre- u le poussa hors de sa chambre sans 
vingts ans *, elle n'en avait donc h vouloir l'écouter, en lui disant 
qus quarante-cinq l'an iSio. u toutes les injures qne sa colère lai 

(G) On a publié.... deux contei qui o dictait, dont le pauvre marquis de 
ne se ressemblent guère touchant u Racan fut si surpris , qu'il ne sut 
Jlf. de Racan et Truidemoiselte ,de >i que lui répondre , et sortît promp- 
Goumai-l Le premier se trouve dans n tement , avec l'opinion que la de- 
le JUénagiana (i5)', et l'autre dans le u moiselle savante était devenue fol- 
Beeueil des bons mots (t€). Le pre- u le (i8). " Je croirais sans peine que 
■nier nous représente M. de Racan et c'est une fable , et je juge principa- 
mademoiselle de Gouraai comme lement cela à l'égard des coups de 
deni personnes qui se voyaient très- pantoufle. Apparemment ce fut, ou 
souvent, et qui se parlaient à cœur une invention toute pure, ou une 
ouvert quand l'un méprisait les vers broderie de Boiarobert, pour plaisan- 
de l'autre. C'est , entre auteurs qui ter tout i la fois , et de Racan , et de 
■ontamiSfle combledela familiarité, la savante. Hais en tolit cas cette 
Hais au contraire le second récit est aventure met entièrement hors' du 
tout-à-fait propre à persuader que vraisemblable la liaison que M. Hé- 
ces. deux personnes furent mal en- nage supposait entre cette docte fille 
semble. On nous débite ce second ré- etle marquis de Racan, Voicicequ'on 
cit sur le pied d'un des bons conles trouve dans le JUénagiana (19). 
de fioisrobert, et on lui donne pour n H, de Racan alla voir un jonr ma- 
titre , les trois Racans. On suppose n demoiselle de Goumai , qui lui fît 

- que lademoiselleavanteaviede coa- u voir des épigrammes qu'elle arait 

nattfe le marquis de Racan , il y eut u faites , et lui en demanda son sen- 
an bel esprit qui le disposa i faire 

f\il Je m cnii aai lu tib Mit •ruL Jt ' 

(>}) Hiomirtl il l'jJiMdt HiroUti. pag. nVHiflifk'Hilirioo J*d«w.>u.U'.l«ir'/ 

St , a l'ami. iBlS. rtija auiii !• mil du, ji.y, V|„ da D>B» Uluiliu , Km, // tsg. 

Wat. loi ,■ fa™. 1636 . il dilqa-a -l^ W« ee» « .ttivnM,.. -'.ilf oinl Jél Jj* M. Â^ 



(■h) Pag- lit dt ta fnnuèrw iJàlim dt BqI 

DiMZeCbvGOOglC 



■ rïnent.H. de Raoïn lui ditijn'fl 
M n'y BTait rien de bon , et qu'elles 

> o'aTaidDt pas de pointe. Mndenioi- 

■ Belle de G^uraai lui dit qu'il ne 
» fallait pas prendre garde ù cela , 

> que c'était des ^pigrammes à la 
B grecque. Ils allèrent ensuite dîner 

> ensemble cbeï M. de Lonne , iné>- 
M deciii dea eaui de Bouri>oii. M. de 

■ Lorme leur ayant fait servir un 
jB potage qui a'elait pas fort bon , 
w mademoiselle de Goumai se tour- 

> nadu câtë de M. de Racan , et lui 

> dit; Monsieur , voilà une méebante 
ipe. HadeiaoiseUe, repartit H. de 



t point leur* 



» Raca 



soupe , 



grec- 



» Je dirai , en passant, qu 
petit conte a soufTert ce qui arri' 
presque toujours aux récits de cet 
nature: on en varie prodigieuseme 
les circonstances. Lisez ce passage de 
la Défense de Vojture (30). On tra- 
duûit une fois, pour un de nos 

poètes (ai) " qui n'entendait pas 

a le grec , quelques épigrantmes de 
» tAnthotogù, Il les trouvas! 

■ fades, et aaa gofltsi plat, que A\~ 
m nant le lendemain â la t>d>Ie d'un 
> prince , où l'on serrit devant lui 
« uB potagequi ne sentait queTeau, 

■ se tournant vers un de ses amis 
is ëpigrammes 



Tertns , qui nWlii 

pareilles. H fout avouer pourtant 
qu'elle gardait toujours quelque 
animosite contre les nouveaux au- 
teurs de son siéi;le ; mais c'était 
arec raison , puisqu'il y en avait 
entre eui qui ne prenaient plai- 
sir qu'à lui faire pièce. Ceui qui 

< l'ont vue autrefois savent qu'elle 
avait des emportemens boiribles 

< quand elle parlait des gens de la 

< nouvelle bande ou de la nourella 
cabale , et que c'était \i son fài- 

. Me. £Ue pourrait dom 
I matière de discourir t 
, langue , autant pour ci 



r grande 
icbant U 



a écrit. Ceux 






à s. 



I livi 



« Us Prés. 

u Goumai. Ils y trouveront plu- 
a sieurs chapitres du Langage Fran- 
u çau , entre autres le chapitre 
u ats Diminutifs , et quelques-uns 
II touchant la poésie , où elle veut 
u remettre en crédit les mots com- 
>> pose's II l'imitation d(» Grecs , et 
Il faire toujours subsister , sans au- 
II cune exception, le langage de Sidv- 
_ , „ .; sard .( ^3 ). - Voyons comment 

■ lui, ^oiU , dit-il , un vrai potaga H. Ménage a mis en oeuvre cette pas- 
> h ta grecque, s'il enfui janutii.n sion de lademaiselle.il étala d'airârd 

Notez qu'on a inséra dans la suite la proscription de 
dn Ménagiana (aa) le conte des trois 



Ménage se o 



rrop^ihii 



r.UaniiH, 1. 



Bacans ; et ai 

tredisaient quelquefois 

(H) Ella le fâcha 6eaucoup at ce Umniu *uni di b»ii>iii bufoit. 

dn.t ou So»l «Ut. m- pècU dV ' j„, ,,■<„, „,„(„„„ 

mission du père Bouhours. n i'our ' i -i > 

■ parler d'une persone ' '- '■ " -• 



fUfr'-iudict au 
Vu tu— •< M- 

ElfHlbGDIII 

E^JXHr"' 



rotpi mltlcM 



■ mise fort en colère en ce temps- 
B là contre ces retranchemens de 
B mots, il fallait parler de' la bonne 
H demoiselle de Goumai , qu'Ariste , 
B l'un des personnages des tntre- 

■ tiens dont il est question , a mise 

■ su rang des illustres et des filles T^^ftiT «i' '"" 

» d'esprit. Certainement elle a bien '' ' 

» mente ceci. Au-dessus de son sa- Plusieurs dirent sans doute que la 

■ voir ie voudrais mettre encore sa demoiselle de Goumai , atteinte de 
B génér«sité , sa bonté et ses autres la maladie des vieillards , ne eon- 






..,4. 



D'/air^H 



damnait la réforme d 



(i3)Sorcl,a<I.C. 
/a§. m. 4>8 , 419. 



DiMzecbv Google 



ipo GOURNAI. 

parce qoe c'était la production des en jour. La smircfl da mal n*Mt pu 
jeuiiea auteurs, ou quà cause qu'elle toute ealiére daaa cette incoDStanctt 
n'eât pu l'approuTer sans convenir de<i Imgues Tivontes , que lei an- 
qu'â son grand âge elle avait be- cieaa ont ^prouvëe et trèa-bieD d^ 
soin de retourner i l'ëcole. On lui erite (17). Il s'f fourrejene sais quel 
appliqua sans doute ce qu'Horace dit complot, et cetl« machination ue 
SI bien de certaines geai , qui s'i- Tient pas tantdes lecteurs qui sont 
maeînent que leur goût est la seule auteurs que de ceux qui ne le sont 
rigle du bon, ou qu'il leur .serait jus. Ceui-ci se donnent tout le plai- 
honleuidecéderlepasauxnouTeaur sir de critiquer «ans sentir la peine 
venus et d'avouer dans leur vieil- de composer. Ceux qui sentent cetta 
lesse 1 inutilité des dtudes de leur pnne sont plus indulgens envers le* 
jeunesse (a4)"'''^ • ''""^ '^'^'^ '^'"'^'' "i"^- Peicepte deux sortes d'au- 
déré , cette demoîielle n'avait pas leurs : les jeunes, et ceniitjui ne 
autant de tort que l'on s'imlgine , font qu'un petit ^crit en deux ou 
et il serait i souhaiter que les aa- trois ans. Un jeune auteur, qui ne 
teurs les plus illustres de ce temps- lit guère que tés livres les plus nou' 
11 se fussent vigoureusement oppo- veaux , ne trahe de beau langage 
ses i la proscription de plusieurs que les ternies et les expressions 
mata qui n'ont rien de rude , et qu'ils lui fournissent. Halheur an- 
qui serviraient à varier l'eipresaion , près de lui à tout mot et à toute au- 
d éviter les coasoonances , les vers tre phrase qu'il trouve ailledrs : oela 
et les équivoques. La fausse délicat est de la tieille cour , dit-il , cela 
teste , à qui on lâcha trop la bride , commence à sentir le vieux gaulois, 
a fort appauvri la lanf^ue. Les meil- Pour ce qUi est d'un éciivain de 
leurs écrivains s'en plaignent ; je dis demi-page par jour , il n'a pas le 
les auteurs cfui sont le moins in- temps de sentir la peine que cause 
commode de cette indigence , et qui le retranchement d'une infinité d'ex- 
trourent dans le fbnds fertile de leur pressions qui étaient bonnes sous le 
génie de quoi la réparer. Voj'ezles régne de Henri IV et de LoUis-le- 
réflexions de M. de la Bruyère (a5). Juste. C'est pourauoi il se pique de 
Quelques-uns d'entre eux donnent dégoûta à l'égard de tous lel mots 
mille bénédictions à M, l'évéque de qui sont suspecta de vieUlesse. Hais 
Heaui , i M; l'évèque de Ntmei , et «'il avait i composer un ourrage ds 
il telles autres plumes du premier longue haleine , et sans beaucoup 
étage , lorsqu'ils lea voient se servir de lenteur , il ne ferait pas tant w 
de queli^ua terme vieillissant. C«la dégoûté : les difficultés du travail, 
le TchabiUte et le rajeunit ; c'est au l'embarras des répétitions , la né- 
moins une barrière qui prévient la cesaité presque ioéntable de rimer 
proscription , et qu'on peut opposer en prose , Ac, , lui feraient connat- 
aux chicaneries des purist^. /Votre trs le tort qu'on fait aux auteurs eii' 
langue doit beaucoup aux ècrii'ains appauvriasant la langue dont ils sa 
qui disent certes en prose , et qui servent. 

te commeHenf pour lui dans teurt (I) Elle avait un chat dont M, Vab- 

ouvrages (a6j. On pourrait faire la ^ ^ MaroUei a immortalisé la fi- 

roéme olràervation par rapport à délité. "i II a rendu le mjme service 

d'autres mata très-commodes, dont à la linote de son hAIssse. Une ti- 

la fausse délicatesse de auelquea es- nou , dit-il (18) , que j'ai vue h la 

prits , ou le caprice de l'usaae nous trèi-hoanéte et irès-vertoeuMo made- 
ont privés et nous privent de jour 

M «<«.(«/«« «ra«u.. 

Vtl qMia tMtpt pMUju partre mirtorlbui , et , dtutqnt 

, tua VU* iHLnc ivM in hmwr* rùttthvht , ti tvJfS 

latitiitt di^tf . saui ptrAaJafiUrri. '"u. > 

Honl. , i«>L I . •■!. »l , iU. II. Çium ptiu. arbùriwn «1 , 1 ju, , it mme 

(i5) Li BrxTtn . Ctairtt di » iltclt , <H InfumtU. 

€kafUrritQ^dame.Vimiti,imt.6Sitlimr. Bani. , Je An* pi>il.. », M. 

d. U hiMim, /Jiucn d> F«i. (iS) Xt<Mu , S.iK ia M (ooirci .tat.at, 

(rf; La BiajkH , là mtmt. g». 



:bv Google 



OBAIH. ,91 
moUelle de BttUvUh , chet qui je » et l'on juee qu^lcHte butoirs ■ 
loge h Paris , a duré entre i« maias v ^té écrite de bonne foi comme par 
plus de quatorzeaiu : elpourquel- » un vrai Français. » C'est Sarel(i) 
tjue beau tempi que cedt été , ce qui dit cela touchant la pr^mi^re 
petit oiseau n eût eu ffarde de pren- décade ; à l'égard de la seconde , il 
dre t' essor quand sa bonne maùreste dit (1) que, tDninie c'était une hiitoi- 
le mettail hon de sa case tur la re publiée dans le temps et le cré- 
Jenétre de sa chambre. Le piaiUon dit de ceux dont elle pariait , te» 
de mademoiselle de Goumai ( c'e- affaires d' auparavant r sont fort dé- 
tail son lAat ) , en doute années qu'il crieet. Le maréchal J^A/icre et ceux 
a vécu, aupiis d'elle , nesefUtpat Je son parti j- sont tris-maltrailét. 
délogé une seule naît de sa chambre Les bons sen-iteurs de la reine-mirs 
pour courir dans les gouttières ou sur n'y sont pas même épargnés , tell^ 
lei tuiles comme les autres chais. Si ment qu'autrefois telaJaisaUJ'ort re- 
la demoiselle eOl eu des galans tels chercher ce livre , que les uns tou- 
que Catulla , son chat fût devenu talent garder par curiosité , et les au- 
aussi célèbre que le moineau de très avaient dessein de le supprimer, 
Lesbie. Notez que M. l'abbé de Ha- On remarque principalement qu'en 
rsllea n'oublie point ce moineau , ce qui louche 'l'évéque de Lucon , 
ni le perroquet de Melior tag) , ni qui depuis a été le cardinal de Ri- 
la colombe de Stella (.lo). On pourra clielieu , cet auteur rapporte de lui 
joindre à ceT exemples , quand on une lettre adressée au marrchal d'An- 
voudra , l'épaaneul de madame Des- cre , laquelle on prétend être en ler- 
b„ahéns (il). mes fort soumis. On a raUoD de la 
préteodre (3). 

^^,F72MTi:,'":.^ymlli '^' " " déclara fortement pour 

(). Fv,.M,ruj,^,r_,viii.W.j ^^-,^.j ,^^ avait accordé iia 

,é,,'^LTJ'K\T ' protert»ns. 1 Vojei le livre VIK 

' (4) de la décade de Henri IV, youï 

GRAIN* (BaTOSTE le), mal- /trouverez une beUe apologie de 

t« des requête. ordiDaire de Z^'T''\:JV2tlAàt'\.^:' 
«ïi 4 1 ■■ *»^ ' 1 mr*i- ■ riantes: une apoLocie . o»s-je, sou- 
l bôLeldeHarie dcMedicis, reias tenue et d'eiemples et de raison», 
de France , a coin|>Osé quelques D'Aubigné n'oublia point d' 
■ " - " ■ • rer le prëcis daru son bist , , 
Le Graiu n'avait point changé de 
.- , . , principes lorsqu'il écrivait sa déca ' 
563 (a). Il ne témoigne point ^e Louis XllI ; car il y fit (6) l'ai 



histoires qui sont asseï bonnes '" le prëcis daru son bistoire (5). 

I t •. »i '. '. _ ■ _ ■_ _ 1' _ Le Graiu n avait point cbangé de 

(A). Il était ne environ 1 an principes lorsqu'il é^érivait sa décade 

■563 (a). Il ne témoigne point ^e Louis XllI ; car il y fit (6) l'apo- 

'aigreur contre ceuK de la re— logie des lettres patentes (^) par le*- 

liffiOD 1 au contraire , il se décla- 1"^^^"' '» majesté avait déclaré , 

ff_ . ^ lï'j'fc^ï fju elle n a entendu comurendi^ set 

ra fortement P°V le^it qnon J^^-^^ ^^ ,^ „^,^^„ p7v<ndue ré- 



leur avait accordé (B). formée , au serment et protestai 

o Décade du Hniri-le-l>raDd , , , , ,, ■, 



II- l.pat.ia.atmmdtXoao; |633, ge», en faveur de la 
in-&'. Iigion , se trouvent dans no ouvrage 
du sieur Colomiés (8). 
(A) n a composé quelques histoi- 
res qui sont aJez bonne>.-\ On a de W 7*"^r,^'"?«""îsf*' " 
lui deui décades : la première est oi Cb,., i«'Gc>i^, li, X, nu. 411, ■ 
l'Histoire de Henri-le-Grand ; la se- T»™. .6.;, 

conde est l'Histoire de Louis XIU, {|j ^^'^-iJlf „,. ^, ^.n,^.^ 

depuis le commencement de son re- gjj ' 

S ne iusqu'd la mort du maréclial {Si âh li'rr yill . r't- ^m- 

'Ancre, en i6tj, « En quelques en- (t) BB'-/""""'*""'»' -p-rf"""" t-i 

B droits il a mis des particularités 'J, /bwmU : R™* ptouittaii, poj. 6S u 

• qui'ne se voient point ailleurs , imr. 



izecbvGoOQlc 



iga GBAMHONT. GRAMOND. 

GRAMMOH'P*( Gabbiel de ) , teale ea d peu de jonn ? Ce qu'a 

cardinal françaisauXVl'. siècle, l » d'^naant e»t qne Catel (a), 

. , , ' luD dea aiiUura que H. Horriri cite , 

Je n'en parle que pour corriger „^ ^^^j ,^ eom;ction de toutei 

quelques fautes de M, Moren Ica fautes qui Tienneat d'être mar- 

(A). quées, A quoi sauge cet homme, de 
nou9 citer dea auteurs qu'il n'a point 

(A) Je n'en parle que pour coni~ vus ? Catel relève une faute de Jean 

ger quelques fautes de M. Monri. ] du Boucbet touchant le nom du châ- 

i". L'entrevue de aérnent Vil et de leau (3) ; ainsi M. Mor^ri pouvait 

François I"', , â Marwilla , ne se fil connallre_ certainement le vrai aom 

point l'an i55a , mais l'a» iSSi*. de cet AUflce. 

a°. Ce ne fut pas pour «voir pei^ HinH.;r«il.l'Biii ; d L> ,Ax V 

suad^ au pape le deasein de cette r. fag. 94S. '*'" ° "'" ■ "• 

entrevue que le cardinal de Gram- (3^ DnBancKai £1 fi» d eardinat mourut 

mont fut récompense de l'ifvécfaë de in b» et AbaUm , étant in amarUiuuatr d* 

Poitiers i car il possédait cette mitre '••^••^M, i d.u^ li«... pA, d. T<.uU,h.^ 

SS^r OTL™r^T».^^ GRAMOND ( GABB.BL B*.™i- 

paroles, le roi lui donna Varchxvé- LEKi * DE), en latin Gramondusy 
chéde Bordeaux et de Toulouse: i'- président au parlemait de Tou-" 

en aUaU prendre po>se.,u>n , doi- fouge , et fils In doyen de ce mê- 

ventJtre censurées , puisque, selon > « «uj en uc ..c me 

le sens le plus naturel , elles signi- meparleinent(A), acompose Une 

fient que Too donna ces deux mé- histoire qui est estimée (B). J'ai 

tropolea en même temps et tout à lu, dans un auteur allemand, ua 

rarchevêchë de Bordeaui ou de ce- C^-J) etqui, étant ventabie, serait 

lui de Toulouse qu'il allait pren- très-gloHeux au président de 

dre possession : la plira» de H. Mo- Gramond. Leslettresde Patin ne 

renne nous dëtermme inen 4 ■ » confiment guèrece quel'auteat 

n'est pas vrai que ce cardinal soit ^, , .» i ■•"*■ 

mort avant que de prendre passes- allemand debite(D). 

sion de l'archeTéollé de Toulouse. -L„ie„„ia»rao» mu BartliAeDn n'ai 

n en prit possession par procureur, ^, ,, ^_ dTLptéïï; , ™d. b k.» d. 

le 37 d'octobre i533, et en personne, funille de Grmond. 
le iS de mars suivant. 5". Le cbâ- 

tean de Balura est une chimère i il (A) Il était JiU du doyen du pan- 

fallait dire le château de Balma : le leinent de Toulouse. ] Ce doyen des 

cardinal v mourut le 36 de mars (t) conseillers «'appelait Bakthelehi db 

l534 , selon du Bouchet. Ce château GaiMono. Cètait un homme d'une 

appartient aui archevêques de Tou- grande probité et d'une intégrité 

louse , et n'est ëlaiené de la ville que achevée. Son fils lui donne cet éloge 

d'une betite demi-lieue. &. Si le cai^ en rapportant une acdon plus digne 

dioal fut attaqué d'une fièvre lente, d'uu courtàsan que d'un sénateur >élé 

ce ne fut pas lorsqu'il alla jirendre pour la bonne discipline. 11 dit (i> 

possession de l'archevïché; il fallait que M, de Montmorenci , gouver- 

dire que son vojage de Home lui neur de Languedoc , voulut que sa 

causa une longue maladie dont il femme fût reçue dans toutes les vil- 

mourut on/e jours après la prise de les de ion gouvernement avec des 

possession. Meurt-on d'une fièvre honneurs inusités jusqu'alors. H 
soubaita en particulier que les na- 

• J«B BiMibai, 1 nmi Bijl* • do»» '" "- gistrats de Toulouse envoyassent de» 

■itle (iM.iy, ™. M),« w, ;u"iiiil« „„a arm^s au-devant d'elle pour la 

Œ^;^r;.^.*l:dngr^^^^ ^«ir. on rejeta plusieur.*^fois « 

p>l« utU(nli«U»Vi>iW'ocNAn ifU. ' (i) Gmond, HM». C-Ute , U. J//, 

<i) lidrtri dil t> t( lit men. r*l. m. *i3 , eà «m. iei9. 



:bv Google 



GEAMOND. 



■93 



proptmtioD, et on lui lepréseaU que le pr^ident da Gramond pos- 

que les jeux , lea danses , la musi- aédait hieu la langue latine. Il avait 

que, élaient te vériuble appareille publie j Toulouse, l'an 1G33 l'His- 

la réception d'une femme { mais que toire particulière do la guerre que 

les faoïmeurs mili^ires devaient être Louis-leJuste araii faite I ses suieta 

rëaervds pour ceux qoi ont delà jj- de la religion. 

ndictiou sur les armes. Barthélemi (g Tai lu d»n> un uuuur <dU- 

de Gramond fut d'un autre sent.- mand un f a,t ûngulier dontjedoZ 

ment ; car il fut d avis que Ion re- fori 1 Christien Funccius débite a 

eût la duchesse de Montmorencl de la président de Gramond avant sSri 

la manière que son man le soubai- les traces de M. de Thou dans 1. 

UiU il fut député aui capitouls (ï) hanliesse de dire la vérité, et de 

de la part du parlement , et leur découvrir les fautes du eoÙveme- 

persuada d acquiescer a.ii désirs du ment, et celles des grands feieneurs. 

gouverneur de la province. Ceci ae se fit beaucoup d'ennemis , et notait 

passalanteig. On ne trouvebau- pas m«me en sûreté au milieu de sa 

cane trace de I ancienne gravite ro- patrie*. In eo Thuano par qaod in- 

maine. Notre historien eût beaucoup trépidé dicat quidaentiat non dUsi 

niieiii travaillé i la gloire de son nutans grai'Lsima aula'et magna 

père s'il eût pu dire que le député („„ ^^^^ , i„aéqa« ùftm^uod 

du parlement confirma les çajutouls JJiaanu, , fa,um einertu.. sLul 

dans le dessein de rejeter les nou- „„„ ac prina p»r> historù^ prodiit 

veautés que M. de Montmorenci en- multorum iucurrit odia ■ ita ut u' 

geait d'eui pour son épouse. Cette Tholosœ lulà vipère potùerit. OiJZ 

conduite eût senti son homme qui „on pmdiU , Uniu hac , nù, pars 

avait trés-bien profite du sage con- prima : li altéra luccederet , opui 

seû de Tibère mmlerandoi fiimina- e„e( incomparabde , t^i non nisi 

,^m honores {3) , et de la harangue cum ipsd antijuitate camparandum. 

de Sévérus Csecina , sénateur romain ArcanissîaiaenimreipublUœ GalUca 

■ous cet empereur. Elle futrejetée; aufor BeBe(roM:n<(f7). M. Graverol 

mais a en fautil étonner ? Rome a- avocat de Wtme» qui avait de eran- 

vait perdu toutes ses belles maii- Aea habitudes â Toulouse, et que 

mes. Hotei que ce sénateur opina j'a,ais consulté sur ce fait, me ré- 

quil ne fallait point permettre à pondit plusieurs choses, mais rien 

oeniqui avaient du commandement qui me fît connaître qu'U eût iamai» 

dans les provinces d ramener leurs onï parler d'une telle chose. 
femmes (4). H allégua de tres-sol.des (i,j i^, ^„^ ^ p^,„ „^ ^^^^^ 

"Vn,"*'.. . i- ■ . f^nt guère ce que V auteur alUmand 
(B) Il a compose une hiitoireqm deVie.] Tant s^en faut que Gut Pa- 
M(es(imA:.l aie comprend, en XVIII dn nous représente M. de Graiond 
livres , ce qui s est passe en France comme un martjr de la vérité , qu'il 
depuis la mort.de Henri IV jusqu'à u traite de liche flatteur. Je crois 
lannée 16^9 (S). EUe fut impnraee qu'il outre les choses, et qu'au pis 
i Toulouse ,1 an i6^3. Les étrangers aller , l'eitrémité de l'écrivain alfe- 
l'ont jueée digne de leurs presses , „aod serait moins vicieuse que celle 
tantenlkiUande<jii'enAllemagne(6). de Guy Patin. Quoi qu'il en soit 
Je me sers de l'édition de Mayence, ^oici les paroles de ce dernier. « J'ai 
1673 , in-»>. Le stjje de cet auteur „ ll,i,toire de M. de Gramond , pré- 
est cm peu trop concis, et n'est „ rident de Toulouse, dont voua me 
pas assez na^rel ; mais il témoigne „ parlez. Je' l'ai souvent entretenu 
u pendant qu'il était en cette vUle. 

(.),c;«.*iK,i™-,„j,.™«„«,»(p,/ri- « C'était unSouTieillard.roaUd'une 

'«, T r^" ,' >? f T',',r « »«"' iaiMe et bigote. ]] se faisait 

<«/J,™;iîZ;;^r>X.XM«/. - <»= «"^ P»" obtenir de» «émoi. 

(SI £1 m,- pu. ,-<u,>,'.n iSlg, <»>■«. dit 
MôvArl. ' Btjlt De f«il (p'cn ^Mcr. L«tac atiBr* 

(6) JVoUif u U, auuur, allimandj ù, a!MI 1«* " '•■' «•' «i-liiuHminilftu». 

tm-caup. 'kjii enirc -alret , PellEnii , ^oiif (l) Clii. FuiMiiM. leia, I, Oibil Ib*u., 

na PeUliciB tielmu» impaiHlu. p'g- W • 'P'"^ KoBif. , Btblislh. , put. |H, 

TojiE v[i. i3 



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■94 GSAMONT. GXÀSDIËB. 

n rei, «t pouuer son hÙMÉrt jusqu'd miiables du Point, in-S'. l'an i6l9i 

» la mort do feu roi ; mais le car- son abrogé des Artifices, traitant de 

M dinal Hazarin oe hii a pas touIu plusieurs inventions nouvelles , et 

■ donner cet emploi. Il rat mort surtoat d'un secret el moyen exquis 
Il depuis peu i Toutonse (B). Son li- pour entendre et comprendre quelle 
jt vreestpeudechose, etinfioiment lanRue que ce ioit dans un an, ra^ 
» an dessons de l'Histcàre du prési- me la latine et la grecque , fut im- 
s dent de Thon. 11 est rempli de primé à Aii, en Provence, l'an 1640, 
» fàusiet^s et de flatteries indignes in-S°. 

B d^un homme d'honneur. Quand il (B) IVatidé parla de son Denier 

• fut achevé d'imprimer , et près Bojal autc e'^^e.] Voici ses termra 1 

> d'être mis en vente , H. de Gra' Quoniam nu i^ja ( vectigallum im- 

K inondfit refaire quinze demi-feuil- positiones) ^/erumgue à necessUala 

■ les, pour Y flatter plna fortement dependet , aut princifum votuniate , 
D l« cardinal de Richelieu , qui ^tait fUi» leges nan adimuunt , indè tst, 

■ alors au plus haut point de sa fa- quod pauci admodùm reperd tuât, 

■ veor. Ce bon ^ooime crut qu'il qtii de itli» polilicura quidquam mone- 
B n'y avait point de termes assez re volueriiu. Quart unicàm lantunf 
a forts pour le looer : mais il n'y taodi proférant Seipionem Gramon- 
■> gagna rien; car le cardinal vint â tium ; er eujus Nummo Regio , gai- 

■ mourlr(9) ■>> Hci qtidem edito, piarima deprvnù 

possunt, quœ rem ipsam prarelari 

J''à^^> ««",^«r;iTl«i»S '"""™"' . simulque UgeiUium ani- 

PiiiB m daUt Ju i5 irputithrf 16S4.' """ reficiant dulci pabulo varia Uc- 

([li Piiia, Itiin XC-,iiM, /. pur. J6S. ttonù , et grafiisimà ditvrsamm ob- 

-"UpritiraiJ. G.iM>onJ»i<ra diailU. aervatîonum farUlate (i). 



_.. _d. Vdjfiuihi 11, p>gi3^, I. ._ 
Be1tq>Il■ &i>ii>ul«. (1) NhJ, , BUiIh)h. •Dliiic, ew. Xllt, 
pag. m, tiU. Criniana. 

GRAMONT.(Sc,„.»D.), GRiNDIEE (U.,™), »rë 
..eur de Samt-Germ.iii el se- ,t chanoine de Loudon , hrOé 
crelure de 1. chantre dn ro, , ,if co„me magicien, i!lut lils 
était çroYençal. J a. dit ullenr. d'nnnoUire royal de Sablé, et 
(n) qu il vit à Rome le» honneur. j, ^ ^„„, p,„chode Sabli 

funèbre, de M ds Peire.c et ifjrêchait bien , et eeU fnt c.n- 
quilmoniiit i Veni» quelque „ ",„, ,„ „„j„c. de loudnn 
tenp. âpre. Il compo» quel- conjurent d'abord contre Inl 
que. livre. (A), et entre antre. h.a„c„„p d'en.ie , et entn beau- 
nn qui e.t intitule le Dater ^^^ j, |„j„ , .^| „, 

y;' •' "■■"'(,«";'»« f '"■ " prêché forlcmentmrl'Sligatioi. 

Je targea. Kande j»rl, de cet j..^ conf..«.r i m cuS .„, 

onvrage arec éloge (B). C'j.t nn e^i de Piine.. 11 était bel hom- 

. (5°' "°P""" * "'» • me , agréable dam la c.uï..»- 

1 an H>M. (j,,^ ^ propre en ses habits et en 

*Ja1jdUqu'il^criTikiailimr.DnienliOD .a personne. Ce qui le Ût SDUp— 

flonx G™rfmo« o« Gr.,mm,u . rt » i,Ub çonner d'être aimé des femmes , 

(«h ;.il«i.r. donne i«^if«d. quelque.- et de les aimer (A). On laccnsa, 

un. de He evuKuiM en i62q, d'avoir eu affaire avcG 

■uc,Mn.Tr. * '' u™ . des femmes dan. 1 église dont il 
était curé. L'officiel de Poitiers 

n''ibli"T;;,'ïïS.tS] U»".iamnaà„dé(!.ir.de .. 

qD^ces,in-6«., l'an i6i j ; de la Ita- Mtiehces, etàïivre en pénitence. 

tui« , Qualité , et Prérogativn ad- Il en appela comme d'abiu , et 



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GKAHDIER. rgS 

par «rrA du parlement 4b Paris de «'inforoier soignedMineiit de 
il fut renvoyé «u prétidîal de Pafbire des religieuses; et il lui 
Poitiers , qui le déclara ioaocent. fit assez paraître qu'il souhaitait 
Trois ans apréi, quelques reli- deperdre Grandier. H. de Lau- 
^euses nrsulinet de Loadaa pas- bardemoat le fit prendre prison- 
séreat, dans la comOiu ne opinion nier, au mois dedécembre i633, 
du peuple, pour possédées {B). et, après avoir informé ample- 
Les ennemis de Grandier firent ment de cette affaire, il alla 
aussUAt courir le bruit que cette trouver le cardinal pour concer- 
possesiion élai( arrivée par son ter avec lui. On npédia des let- 
Uit, ft ils l'accusèrent de magie I très patentes, le 8 de juillet i634, 
ce qui parait auec bisarre , car, pour faire le procès à Grandier. 
s'ils le croraient capable d'en— Ces lettres furent adressées k M. 
vojer le démon dans le corps de Laubardemont, et à douze 
des aeu , ils devaient craindre juges des sièges voisins de Lou— 
de I irriter (G); ils devaient le dun , tous véritablement gens de 
Miénager, de peur qu'il ne les bien, mais tous personnes cré- 
■oumtt à une légion de diable^, dules, et par cette raison de 
Quoi qu'il eusoit.ilsraccosèrent crédulité tous choisis par les 
de magie. Les capncias de Lou- ennemis de Grandier (F). Le iH 
dun, ses grands ennemis , troii" (a)d'ao&t i634 i sur ta déposition 
térettt fort à propos pour faire d'Astaroth (G), diable de l'ordre 
réusûr l'accusation, de se mu- des séraphins, et le chef des dia- 
nir de l'autorité toute- puissante blés possédans ; d'Ëasas, de Cel- 
du cardinal de Richelieu. Pour Sus, d'Acaos,de Cédon,d'Asmo- 
cet effet, ils écrivirent au père dée, de l'ordre des' trônes; et 
Joseph , leur confrère , qui avut d'Alei , de Zabulon , de Neph- 
beanconp de crédit auprès de talim, deCham, dlJriel, etd'A- 
cette éminence, que Grandier chas, deTordredesprinapautés; 
était l'auteur d'un libelle inti- c'est-à-dire , sur la déposition des 
tolé ta Cordonnière de Loudun religieuses qui se disaient possé- 
(D), très - iniurieux et à la déesparcesdémons, les commis- 
personne et à la naissance du saires rendirent leur jugement, 
cardinal de Eichelieu. Ce griind par lequel maître Urbain Gran- 
■Bisistre , parmi beaucoi^ de dier , prêtre , curé de l'église 
■perfections, avait le défaut de Saint-Pierre du marché de Lou- 
poursuivre à toute outrance les dun, et chanoine de l'église 
auteurs des libelles qui s'im- Sainte-Croix , fut déclaré dd— 
primaient contre lui t de sorte ment atteint et convaincu du cri- 
que s'étant laissé persoader (Ë) me de magie , maléfice , et pos- 
1 p^re Josealk que Grandier session arrivée par son fait ts 
leur àt la C ' '^ 



était l'auteur 3e la Con&>nHière personnes d'aucunes des relir- 
de Loudun , il écrivit aussitât k gieuses ursulines de Loudun , 
H. de Laubardemont , conseiller et autres séculières mentionnées 
d'état, sa créature, qui faisait 
démolir à Loudun , de la part du _ '-> * "^T" ' ^'""Vf *" ^J" ^' 

, . « , ' , ï . GuilUum* Méain , da*. j^ï , ^êtt trompé 

roi, les fortifications dn château, c,„«M„fb S. '^ * ^ '^ 



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tçfi GKÂNDIBB. 

auprocts; poor la réparation zebut «pii volait autour ffe foaa- 
desquels crimes il fut condamné dier, pour enip*rter son Ame en 
àfaireamendehouorafaleetà être enfer j et là-dessus on fit utie 
brdlévif avec les pactes et carac- chanson très-plaisante. La dia— , 
thres magiques étant au greffe , blerie de Loudun dura encore uo* 
ensemble le livre manuscrit, par an après la mort de Grandier. 
luicomposi, contre le célibat des Théopbraste Benaudot , médecin 
prêtres {U),et les cendres jetées au célèbre , et l'inventeur de laGa— 
vent{b). Grandier, ayaatouïsaus »ette de France, a fait un'doge 
émotion cette terrible sentence , de ce Grandier , qui a été impri- 
demanda pour confesseur le gar- mé à Paris en feuilles volantes, 
dieu des cordeliers de Loudun , Ceci est tiré de M. Ménage (e) , 
docteur en théologie de la fa- qui prend hautement le parti de 
culte de Paris. On le lui refusa , ce curé de Loudun , et traite 
et on lui présenta un récollet , de chimérique la possession de 
dont il ne voulut point se servir ces religieuses (I). On dirait m^ 
disantque c'était son ennemi , me qu'il a voulu combattre en 
et l'un de ceux qui avaient le général tout ce qui se dit des 
plus contribué à sa perte. On magiciens (K). Ce serait se tirer 

rirsista k ne lui vouloir donner d'un embarras par un autre (L). 
autre confesseur que ce récol- Depuis la coinposition de cet ar- 
let : il persista de son câté à le ticle, on a imprimé en Hollande, 
refuser; et ainsi il ne fit qu'une (f) l'Histoire des Diables de 
confession mentale à Dieu : après Loudun; et il paraît manifeste- 
quoi il alla an supplice, et le. ment par cet ouvrage, que la 
Bou^rit très -constamment et prétendue possession de ces ur- 
très-chrétiennement. Comme il sulines fut une horrible machi- 
était sur le bûcher, il arriva nation contre la vie de Grandier. 

Su'nne grosse mouche du genre Cette relation est très-curieuse , 
ecellesqu'onappelle bourdons, et munie de toutes les pièces 
vola en bourdonnant autour de qui concernent ce procès. J'y 
sa tête. Vamoine présenta l'eié- ai trouvé une chose qui m'a 
Ctttion, qui avait lu dans le con- donné quelque surprise , par 
ciledeQuières(c), que les diables rapport ans grands vacarmes 
se trouvaient toujourt à la mort que l'on fit contre le père Co- 
des hommes pour les tenter (d) , ton (M). 

et qui avait ouï dire que Belzé- Ou trouve dans la vie d'un je- 
but signifiait eu hébreu le suite , qui fut l'uu des exorcis- 
dieu des mouches , cria tout tes des religieuses de Loudun , 
aussitôt que c'était le diable Bel- beaucoup de particularités sur 
cette afiâire. JJan rapporterai 
(t)foj-«&ix«.(o™A.M«cunFfMi- deux choses , dont l'nne est fort 

^î,ï'ï3is;i"r;;.iSrdr (.,..YMo.m.,.,«...^,.i„,„ 

l»U«t»djnitMet»d pmt.lo™. ItUrc da Hennrqu«jBr«H« Vie, 
piniiUatiH<clUilouii,niidcGtr7na- (/) A Jmttird-At. 1693, in-ia eifa ■ 
Hit. ilâ ^^adulU tnfiimanil. 



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GRANDIER. rg? 

(A) Il fut teûpi^onné d'étn aimé naturelles. Il eite deni livreB qni Tu- 

àes fentntei , et de Us aimer. ] Le rent faits contre cette pr^teodue pos- 

Mercure Français (i) dit qu'Crénin session, l'un par Duncan , Ërossaio 

Grandier était homme majestueux et célèbre , m^ecin de Saumur ; l'autre 

fastueux , ^ uî iiMit quelque lecture par Jacques Boiitreui sieur d'Ëtiau , 

et assez bon esprit , d'ailleurs avan- hoinine docte de la ville d'Angers ^ et 

tagé de quelques perfections naturel- il rapporte ce que Claude MSnanl , 

les et acquises ; maia qui , par une ré- lieutenant de la prevùtë d'Aûgers, « 

duplicatiqn de fîtes extraonHnaires , dit de ce lirre de Jacques Soutreux , 

liommémeni de paillardise et impure- dans son Catalogue des écrivains au- 

tê , ^i/ait...... prostitué l'honneur de geriuS' Laudunensis theatri scenai^ 

son^ carmttère ; et que son ialealion aegressus , parochi Granderii tepi- 

^tait , en briguant la place de direc- datas silentio longofauillas mono- 

leur des ursirtlaes-, de faire un dés- riamque scripto vindicare ausus, do- 

honnête sérail de Uur coûtant , et biee quecstionis themn renoeavit , ut 

autant de sales concukines qu'il y tristes vii^inum ptalè trartarum pas- 

aurait de belles jiierges. La Wjltre du nas , vet erercitre potOis trophœa vir- 

■leur Séenin , nëdecin de Tours, dît tutis ad scurrilia ptanorum ludibria, 

(3) que les partisahs mêmes de Grau- pindicandique et suppositi in Grande- 

dier reconruiissaient qu'il vivait dans riant , ut credi vuti , malejicii minis- 

une débauche qu'on ne peut autrer- teria pinonata traduceret , grandi 

ment qualifier que du nom d'impiété, eeriè mentis' Jklucià, calami scrîpti- 

profanant les choses les plus saintes, que lihertate , nescia an cessura feli- 

et abusant hautement de la religion eiler. Vojez ci-dessoua la remarque 

qi^il prêchait ai/ec lises de réputa- (I). Or, quant à ce que M, H^ag« 

tion. On a pu voir dans l'article, l'ac- observe que l'intelligence des lan- 

ctisation _qu'on lui intenta d'avoir guea , qui est l'une des froù marques 

(M>nnu des fenunesdans l'église m^me d'une féritablepostession , ne K troa- 

dont il étyt curé. M. Ménase, qui le vait point dans ces religieuses, il est 

rapporte , se <^onlente de dire dans bon de remarquer qiie la sieur Sé- 

les notes, qu'il fut accusé d'adultéré; guin, médecin de Tours, rapports 

il ne dit pas que ce fât avec la femme qu'elles répomiirent en langaee taie 

d'un magistratdcLoudun. C'estM.de pinam^puxqueleurparlam.deLaii- 

Moncnnia (3) qui le dit, sur la foi naiRaxiltt, que je crois , dit-ii . plus 

de la supérieure des ursulines. La re- que moi-même, etàueje m>uj allègue 

lation qu'on ^publiée en Hollande , a cause que fous le connaissez pour 

l'an 1^3, ne nous permet pas de homme Je créance (S). Mais puisque 

4outeT que ce prêtre ne fùtimpudi- M. Ménage, qui n'ignarait point le 

que et orgueilleux. contenu de cette lettre, ni les autre* 

(B) Qu^ques religieuses de Loudun contes que l'on avait publiés touchant 

passèrent, dans la commune opinion Tinlelligence des langues attribuée i 

du peuple, pour possédées.] M. Mé- ces nonnes, ne laisse pas d'affirmer 

nage (4) ne se contente pas de cette qu'elles ne témoignaient point par-U 
clause ; il ajoute tout de suite : Ca^, Qu'elles fussent véritablement possé- 

br^arddes savans, ta plupart d'en- dées , on voit qu'il ne faut guère se 



Ire eux soutenaient que ces religieuses fier aux relations en cette sorte da 
i^ étaient que malades, ne se trouvant choses. Ce que H. de Balzac a dit. dans 
en elles, quelque chose qu'on ait dit ses Entretiens, mérite d'avoir ici sa 

-■- -* ■■ ■ fUce. Si pour avoir deviné, ^l-il (6), 

■■ on l'accusait d'Are magicien U 

table pos- faudrait que Us diables avec lesqueU 



i sont ! la divination, l'in- il aurait eu eOTnmunication ne fus- 
ses langues qu'on n'a point sent que goujats des troupes de Luà- 
•t lesforçes de corps sur- fer. Il Jaudrait qu'ils fussent moins 



,îi v™™"»^'*'»-'' ^. « '""' 1'" disait un des courtisans de 

(41 Rminii.» ni I. V» di OuiUsaw lU- (S) Hemin^w^f , iMfcXJ, Mf. itl. 
U|>,po(-3i>. (S) BBtHlinVVlI. 



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jgS GBAKDIES. 

. M, le cardinal âe RUhelieu. tlfau- g entre ceux Je la justice , si les «lia-' 

droit enfin qu' ila fiaient de l'ordre s'bles étaient tEnua d'aller i l'écDle. 

de ces diables éeoliert qui, dans les a Les juriscoosaltes maintinrert que 

Oraùons de Théodore ,font. deafati' ■ c'était le proprium in quarto modo 

tel au nombre et au langage, pèchent ■ des démoniaques, de parler toute» 

contre la mesure des vers et contre » langues , comme celui de Cartigny, 

les règles de la syntaxe (7). Nous al' ■ en Savoie , qui fut éprouvé en seixe 

Ions Toir quelques preuves de l'igno- „ langues , aux eQseigijes que lea mi- 

rance des diahlea de Loudun. La n nistres de Genève n oijreat essayer 

messe étant achetée , Barré s'appro- „ Je l'eiorcisfT. Cem d'Angers fn- 

cha de la aapétieate pour lui donner u rent plus hardis entre autre-, qui 

la communion, et pour l'exorciser; g commencèrent eiï cet!» feçon : 

et , tenant le sacrement dans sa main, n Commando libi ut ct^ki Belt^ut 

il lui parla en ces termes : Adora , p( Astaroth , aW'S" ""g""^'»^ 

Deum tuum , creati>rein-t^um ; adore u „^j,,„ nœn^'' s' ''''i'"«*0''C*'- 

ton Dieu , ton créateur. Étant près- , ,^j, A li> a*oande fois , il redoubla : 

fée , elle répondit ■ Adoro t», je t'a- „ Juff* êimatis saper panant ercom- 

dore. Qaem, adoras? qui adores-tu ? , .oanienlionû majoris et minoris. 

luidit l exorciste diverses fois, iesm i> Enfin , tout en colère , il ajoata : 

Christut , répliqua-t-elle en Jai''''^ " iVïii fos extntis , i-e* relego et eon~ 



mraeMeU--"'!""/- ■ fin» in inferr 
-. n-«e7 Drouut, -•'»»,£, aulan T, 



fende la vioûnce. rf^êf Drouin , „ magis qiùan Deus ordinavii(_^). b 
assesseur il la prr-^^, "* ^if'.î,'™* Je ne doute point que ceci ne soit d* 

técher de dire assec haut ^ Voilâ un l'invention 3e l'auteur. 
iableT*» n'est pas congru, flor™-, (q S' iU le croraient capaUe ^ en^ 
changeant la phrase, demandaa te- ^^ /^ démoli dans le corps des 

nergumint : Qms est late quem ado^ ^j ^ y, devaient craindrt de Firri- 
ras? qui est celui que tu adores ? Il ,j,p -j «, Ménage a trouvé si belle cette 
espérait qu'elle diraà encore, Jesiis pen,^e ^ qu'après s'en étre^rvi dans 
Cbrislus V mais elU répondit , Jesu (^ yie de Guillaume Ménage (ro) . il 
Christe. On entendu alors plus^urs ^ ^ enrichi ses notes.snr cette Vie. 
voix des assistansqui cnèrenl .- VoJi n e,( ],„„ ^ l'entendre en français ; 
de maovais latin. BarrAoutint hardi- ,„„ latin est en noU. Ils accusèrent 
mentqu'elle avait dit Adoro te, Jesu Grandier . dit-U . de magie . te crime 
Cbnste ; je t'ador* , ô J*ufi thnst (B)! ontnaire de ceux qui tien ont point , 
Voici une raillene bien acérée con- ^, ^ ; ^ ggig„ /„ petuée excellente 
tre le capucin conducteur de la pré- j-^p^tée , accusé autnfois du même 
tendue posad^sie Marthe. On disait crime, n'est pas même cru par ceur 
qu'elle avait deux diables dans le qui en accusent les autres ; carsiuH 
corps, l'un appelé Beliébut , l'au- l„„„g^tait bien persuadé qu'un au- 
tre Astaroth. Les juges d Angers les ,^ ]a„„e le pdt faire mourir par 
examinèrent et en groc et en latin. ,^ j^ ^ ^ appréhenderait de tirriler 
Behébut en colère répondit , «que f„f„^asaMde ce erimeabomitutble. 
u.s'ilToulailil répondrait ausïi-bien )||ai, quelque solide que paraisse rette 
B au grec ou au lalin. Le capucm , ,Baniére de raisonner , je crois néan- 
» pour lui fournir une excuse, dit : „f,iai qu'il y a eu toujours des gêna 
» Beliébut, «on anu, il y a ICI dei ■ ^„( ^„ coupables ceux qu'ils ao- 
n hérétiques, c'est pourquoi tous 

> ne voulez pas parler. On se mit i ^^^^^ _ ^__ ,^.^, ,, ^^ j, ,. f.^^ 

> tatineravec Astaroth, qui s excusa ^„i pengnui»; 

11 sur sa jeuneBie (* ). Beliébut s'ei- ^jutoA. m pa^t i^Mùi ,- 

M cma, disant qu'il e'iait pauvre dia- TV ««mmifoj' »i>"«. »"■ =>"• 

» ble. U U y «nt grande dUpute ^^ p^f™ >-J-™. J- s..« . l-'-l. 



U I. R^Ebliqse dj. j__> ifichdiB î . nu m .'tri App^-i^. n ip'S 



i.,C"ociglc 



GRAHDIEft, 199 

cosaieDt de magie; ctr, en premier trea , peuvent pto^aire. ne faut 

Heu , il ne faat pas trop l'alteadre donc pas toujours rai^anner ainsi 1 

aue l'homme agisseconséquemmeot: Une telle chou est si absurde , si 

B plus on s'imagine j pour l'ordi' basse, si extravagante, qu'un bomin« 

naire , que dés que la justice est lai' d'esprit et de jugement ne vaudrait 

sic de la cause <f un magicien , H ne pas y faire attention ; et par consé- 

peut pluafairedemal. Enfin , oncroît quent il eit faux qu'un tel ministr* 

qu'un magicien n'osera rien entre- d'état s'en soit servi, qu'il l'ait in- 

prcndre contre ses accusateu ' '■••>■- ... 

contre soi-même. serve (i5), qu'i^^ eut bien des gant 

(D) Vn écriuit au pire Jnsepk qui priivntpnnruneaffaireiienligiott 

^ueGrandierétaiiauteurd' un libelle la roméJit qui fut jauda durant plu- 

intitulé la Cordonnière deLoudnn. ] fitiirs années aux-ursulines Ja Lnu- 

La raison de ce titre ^tait prise de ce l'un- Je crois qu'il Tant dire <pi« ee« 

Ïi'on faisait parler dans ce libelle la gens-là s'imaginèrent qu'on Ik jouei 

mroe d'un cordonnier. H. Ménage cette pièce , afin de travailler i U 

a pris les fadaises dont cette satire est sape de l'édit de Nantes. Il raconta 

remplie , pour une forte preuve que M'grdablementle ridicule des réponses' 

Grandier ne l'avait point faite (11) ; que faisaient ces posse'dëes. Kotel 

et il avait OUI dire i M. Bonillaud, qu'il dit que Grandier gouTemaït 

qu'il ^tait constant que Grandier n'^ le couvent des ui-sulincs : mai^ dans 

tait point l'uuteur de ce libelle (ri), l'errata il avertit qu'il faut dir* 

H. Bonillaud , natif de Loudun , avait lue Grandier visitait quelquefois cof 

connufamiliérement cet homme (i3). religieuses. Ce dernier fait n'est pai 

Vojeï dans la Kelation imprimée à pl"S conforme que l'autre ii la re- 

Amsterdam (i4), avecquelle adresse lation qu'on a p|iblîife l'an 1693. 

on se servit de cette satire pour per- Voyet-y la page a5 , voua y twuve- 

dre Grandier. tet ces paroles : H au du moins C9ii- 

(E) Le cardinal de Riche- ""M que rcs filtet at-aicnt demeura 

lieu l'étant laissé persuadev. ] J'ai lu sept ou liuil ans h Loudun , sans qu'il 

Îjelque part qu'il fomenra cette leureill rendu aucune irUile; et, en 
rce , afin de fa* peur â Lniii» XIII, l'an i634, lorsqu'elles lui furent coft- 
et de le tenir plus soumis i ses dos- frontées, il patul qu'elles ne tavaîent 
«eins, par les contes de snrcelleVte jamais eu. Le pire Tranquille l'a 
dont on lui battait les orailles. Cela aussi soutenu dans un de tes liuies , 
n'est point vraisemblable , quoiqu'il et que te curé ne s'était jamais mêlé 
faille convenir que les gi<nics les plu» *le leurs affaires. 
sublimes sont, pour l'ordinaire, ceui Tout i ce moment je me rcssou- 
C[ui négligent le moins tes occasions 'viens que c'est dans le Sothériana que 
qui semblent les plus ridicules et j'ai lu ce qOe j'ai ^t au commence- 
le* plus absurdes. Je parle de ces ment de cette remarqua. L'endroit 
grands génies qai gouvernent un estcurieiii. On y trouve que M. Quil- 
«tat. L'étendue de leur pénétration let déGa le diable d# ces religieuses , 
leur fait découvrir des' ressorts où et le rendit' /lennurf , ei ^uc toute /b 
l'on dirait qu'il n'y en a pas. Cest diablerie fut interdite; que M. Lo~ 
qu'ils connaissent mieux que ne font hardemont (t6) s'en scandalisa, et 
les autres hommes tous les usages décréta contra Qaillel, qui, voyaM 
que l'on peut faire d'une vétille j que toute la montene était un jeu qua 
c'est que la faiblesse du genre hu- le cardinal de Kichelieu faisait jouer 
main leur est plus connue: ils savent pour intimider te Jeu roi (17}, qui 
mieux ce que l'ignorance et la fai- naturc'.lement cr,:i/^nait fort te ttia- 
blesse des uns , et la malice des n 11- hir , j"ifen qu^il ne faisait pas Son 

(■1) GnrnJr™ nor. .... UI iniflUr ^aihui Ii5) Tom. lt,U,. X, png. 55S, i ram. 



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100 ghasdieh. 

pour lui k Louàun , nienFivnee, ntiVe lenâ nix Ainuin (ii^)? Je iTOtrrt 
et s'en alla en Italie (i8). tout-ii-fait rares les pensées du sieur 

Haudé conlînne ce qaî concerne la Séguin. Il semble , dit-il (aS) , que 
disgrâce de ce ioÎBear de défi. Bap- ce ne sait pas tant un jugement des 
foitonssetlermes. «Duncan et Quil- hommes que de Dieu , qui ait fait 
» lel s'étant opposés aui fourberie» sortirles diables d'enferpourla con- 
n des religieuses de I^judun , celui-li fitsioa de ce misérabU , car <^esl une 
V CD fut répriniBDdé et menacé de chose admirable comme let démons se 
y belle sorte par le cardinal de Ki- sont élevés contre lui , et t'ont con- 
» chdieu , et celui-ci fut contraint traint de reconnaflre qu'ils étaienl set 
» d'aller serrir le marquis de Cœur re accusateurs. Je laisse à juger a la 
> i Rome (19). » Sorbanne si l'on a dd recevoir let 

(F) Les juges furent tous choi- causes de récusation contre eux , par- 
sis par les ennemis de Grandier.] La lant de la part de Dieu , et donnant 
remarque que H. Ménage fait sur cela des marques évidentes de la vérité 
me paratt digoe d'être copiée : Il est qu'Us étaientforcés de dire. On ahor- 
à remarquer , dit-il (ao) , qi^il lijy a reur quand oi» pense que des juges 
point d'innocence à F épreuve du choix chrétiens trouvèrent nuUea les causes 
des juges: qu'on donne le choix des de récusation foumi«s contre de sem- 
juges a un accusateur, il fera brûler, blables témoins : car il est de foi 
par des juges molinistes, tous les qu'ils sont les pères du mensonge. 11 
A^ues Jansénistes , et par des juges ne servirait de rien d'alléguer que la 
jansénistes , tous les ét^ques moli- force des eiorcismes les erap^chait 
nûles. VoiU matière â réflexion [31;. démentir: on avait fait depuis peu 
Le procureur delà commission, nom- l'expérience du contraire. Le second 
mé Deniau , conseiller au présidial procès verbal porte {i6) , que tant 
de la Flèche, a fcit un traite delà aurait été, et si continuement jn-o- 
possession des religieuses de Loùd un cédé aux exercismes , tant auraient 
(ai), pour soutenir le jugement des été faits de jednes , £ oraisons et de 
commissaires. prières , que le maître diable et ses 

(G) Sur la déposition d" jéstaroth.'\ associés , après avoir promis de f'-ap- 
Cela se recueille du second procès per le magicien si viglemmenl , et en 
rerbal des exorcistes (aî). H y eut telle partie de son emji's , que taplace 
trois possessions : durant la première, serait aussi visible que seniiMe , et 
les diables, hormis un , refusèrent (te encore épris avoir reconnu qu'il cé- 
se nommer ; ils se contentèrent de doit à la toule-puitsanee de Dieu , ef 
rt^ondre qu'ils étaient ennemis de déclaré qu'il se retirerait de ce mo- 
Dieu. Durant la seconde et la troisiè- naslère pour toujours: enfin serait 
me , ils se firent connattre parleurs sorti, le j3 octobre \S3t, du corps 
noms et di^ilés,' et ils accusèrent''^ ladite supérieure, et signifié sa 
nommément Grandier. l^estâremar- sortie par sept fiegmes qu'elle aurait 
quer qu'ils réjiondaient en français , jetés fort loin par sa bouche ; serait 
encore que les eioreistea leur parlas- aussi sorti du corps de sœur Claire , 
sent en latin. Hais il est incompara- le démon qui la possédait , et ensuite 
blement plus digne d'observation , les religieuses se seraient trouvée! 
que leur témoignage ait éW reçu en sans inquiétudes , leurs lieux sans in- 
justice, et qu'il ait servi de preuve festation, et tout le monastère en 
dans un procès où l'on condamna sainte paix. Mais ils ne tinrent point 
l'accuséd être brAlé tout vif. Ignorait- leur promesse , ils jouèrent les eior- 
on le témoignage que la lérité éter- cistes ; dès le so de novembre de la 

même année i6îa, la plupart des re- 
<i>) Snlmûu, rsoQuIllM.piig. m. 171. ligieuses se troui/èrenl inquiétées et 
(ii,}ï[iDU,Dûl.a<MHcani m.3i>. infestées des malins esprits (In) . 

"i" "iïjSS.'îi';.. ,„..d^ j... 1.11 «"H". «. ».. I-. . .»». >"< . 
j_».„.(l,^i-™,.C.,..„..i •-,«■ ,__ „ 



;bvG00gIC 



J GRANDIE». SOI 

(H) Le manuscrit par lui corn- H avoue néanmoiDS (î^), qu'il a oui 

Sue conirt te célibat des préOtt.'] dire i la supérieure des ursulines (la 

. Ménage, qui a inûdinàjll. Bouiù Loudun, que lorn/u'elle fut délivrct 

laad qu il n y avait point de preui^ des démons qui la lourmenlaient , un 

Qiie Crandier edtfait ce livre (18) , ne ange gmea sur sn main Jesos Mibiï, 

i; --•-isqu'Un'efltéytrc.uïrf Joseph , P. m Sàlle», et qu'elfe lui 



parmi ms papiers (39). Il ajoute que ntontra sa main sur laquelle ces m 
ce livre Datait pas mal lait; qu'il étaient en effet graves, ma- '• 
était adressa à une femme, et qu'il remeni, el aie la façon que si 



finissait par ces vers : vêes ces croix (*) qu'on vi 

Si ut ttatiCt ru pr nd (' «I . > ^" pèltrîns de la Terre-SainteT II 

Tu imurat rn^^j (7 Aonnjcp^ir'.nw'""' lui a Oui dire de plus , que cet anga 

„ ■, 1 , ■ 1 j 1 grava premièrement au haut du dessus 

n avait sans doute appris cela de la %^ ,a%nain le mm de François do 

lettre au sieur aégum , medena de «aile* aae ce mol se baissa pour faire 
Tours , iusérée dans le Mercure Fran- i^'l^ honneur h. celai de Joseph 

çais ; map peut-^lre u aura.t-J pas ^ -^ ^[^^ ^ «^ria, ei qu'ils se ba.s- 

au suppr.merce<juonj trouve, que ^;„„, ^„„,-„ „„, ,^i, pour fairv 
Graudier avoua a la quesUoD quil ,^^ ^ ^^^„^ j^ j^„s 11 a bien fait 

avait composé ce petit ouvrage. Ce 5^ „^ jj^ _„ ^ propres termes, 
n.edecii.napa5tortdeduT(3o),que ,;, „;t „^u pour des impos- 

ce livret donne soupçon que Grandier ^„^, .'^^^ ,„tg„^ j^ comprend assei. 

était mane. IVolez., poursu.t-il , qu d ^^^ i, jg Monconis (3S) ne laisse 

est adnsse a sa plus chère conçu- a„cun lieu de douter de la fourijerisj 
Une , U nom de laquelle partout est , ^ pourquoi il De sera pas hors de 
supprime, au,sj-b.enq,/^uutre.... Je ^^, de rapporter ici ce qu'il en 

nepuss vous dissimuler conùua^ Sit.^l aUa voïr^ette supérieure des 

J , que ce traité m a semble irés-bien „„uiioe, , lefl de mai l6f5, etcomme 

faa, eàbien suivijusqu^a conclu- ^Ue se fit attendre au parloir plus 

suyn qui coche yéntahl^nl et qu, j,^^^ ^^„^ demi-heure, il soup- 
decouvre le «m-i. // njr ajien qu, ^^^j ^^^^,^^_ „ la pria ds 

tende a la magie; et semble plutôt }„; n,o2trer les caractères que le dé- 

que eon en pourrau induire le con- ^^^ ; j^ p„,s^dait avaït marqués 

traire , ' 't nr en avait d ailleurs des ^^^ ^^^^^^^ lorsqu'on l'ei on: isait [36): 

preuves sujî.antes. 11 s était servi -^e U Ht i il vit en lettres de couleur 

peu auparavant de ces termes : Ce- ^ „„.'„r /e rfoi rfe la main gauche, 

tau au reste un espra fort résolu, et ^„^„cant du poignet jusqu! au petit 

quonpeutd,refort,ettelqueM.le doigt , Jéms, au-Mssous .tirant vers 

président m a dit avoir admiré sur la f ^5,„(, «aria , plus bas Joseph , et 

sel/elle et regrettait sa /'"■'<>»- plU bas h la quatnime ligne. F. de 

raison funèbre de Scevole de Sainte- §^11^, £iig luldit toutes Us méchan- 

Marthe, faite i Loudun , par Grau- ^etés'du prAre Grandier, qui avait 

dier , esl i^rimée parmi les MuTre» ^,^. i,^Aour avoir donné le iialé- 

m'Si";S" ^^^ ' . j 1. ^ fieeaucouventretcommeunma^is- 

(I) M. Menace... traite de chané- -J^ j, /„ ville , duquel il débauSiait 

ru,ue la possession decesriligieutes.] ^ -i„^ ,■<„' rf^, plaint à eUe , et 

mrouveforlvraK*mbUble(Sa)qu^l- ^^ J^ ^^n H, ta^Unt dénoncé, 

les n étaient tourmentées quede suffo- ]^^[,„„„t u, fortes incUnations que 

cations de matrice et il dit (33) ^e „ ,„alheureu/lui causaitpar ses sor- 

Grond^Tmcnle d-^re ajoute au cal^ tHéges , dont la miséricorde de Dieu 

toguede GabneUVaude. des grands l^préservait. Enfin», de Monconis 

hommes accusés de magie injustement, p^ ^^^ deUe, et souhaita de re- 

lf.p«e sas . ,n insinue ,« Cr^nd.^n^nU „ < ) »>" ''■■'"« . 'W. ^l''' '• "- 
<to>MiR>nFniciij,Un.X:T.inis. ijo. (3S1 Vof.!». , /" paHit . pag. i M r,. 

f3»j7nVi.JG«ill.M^.«ii:,pV8», irravfl ,„ canuÛTv, lot„,u. la ,<»:ui«-, 

(») KtB>rv»*i pug. iig. «"«■ 

D.MZeCbvGOOgIC 



3»2 GiltÂNDIES. 

ifoir la main, iju'eUe tuidonnajon comme la première fois, qu'on ne 

tinUmeitt au travers de la grdie : il pouvait plus traiter avec lui sans te 

lui fit remarguer que le rouge des su de la supérieure. Alon ce spectre 

letu^t n'était plut si i-ermed que devint tont-à-fait semblable k Gran- 

CmJ elle était venue ; et comme il dier ; Il parla d'amourettes i la reli- 

semblait que ces letlres s'écail- gieuse, ta sollicita par des caresaef 

laîent, et qtie toute la peau de la ausii insolentes qu'impudiques: 

main semblait s' élever, comme sic' f^t elle se débat, personne ae t'assiste; 
été uni pellicule d'eau if empois des- elle se tourmente, rien ne la console s 
léchée, oivc le bout de son ongle il elle appelle , nul ne répond; elle crie, 
emporta, par un léger attouchement , personne ne vient ; elle Irvmble , elle 
une partie de la jambe de l'M , dont sue, elle pdme, elle invoque le saint 
elle fut fart surprise j quoique lapfate nom de Jésus , enfin le spectre s'éva- 
resldt aussi belle que les autres en- nouit. J'avoue i M. Ménage que cela 
droits Je la main. Il fut satisfait de est assez propre à disculper son Up- 
cela. Je n'en doute point ; e'mit un bain Grandier quant à la magie, mais 
trésor inestimable pour un homme nonpas à lejustifieràd'autreadeard», 
comme lui , que la découverte d'une ITaurait-il pas pu , aaus que le dijible 
«i^ande forfanterie, qui avait infatué Ceden lui ouvrit la porte (j i), gagner 
tant de gens. La nouvelle Histoire la portière, et s'introduire dans la 
des Diables de Loudun vona appren- chambre de la religieuse en faisant 
dra que, lorsque les rides de la vieil- l'esprit, et en se couvrant d'un mas- 
leise eupent rendu l/i main sécfie et que qui ressemblât le feu directeur. 
décharnée , les drogues qu'an em- Le narré de la religieuse sent fort 
ployait pour refaire cea noms ne pou- l'accomplissement de l'acte vénérien. 
fant plus les imprimer, la bonne M, Ménageait aussi (4^) qu'aucune 
?Hère dit alors que Dieu avait accordé personne de bon sens ne pourra croire 
h set prières , de laisser effacer eei que Grandier ait eu le pouvoir de dis- 
noms, qui étaient cause ae ce que poser des démons â sa volontf, pour 
S.antite de gens femuent la troubler, ïes envoj-^tourmenler des filles in- 
ruportuner, el la distraire tauvent nocentes et consacrée* a Dieu. Enlîn 
J» s», nj-tfs de défolion (îj). Voua J il loue la prudence el la justice de 
lussi que Ce'risante» avait Louis XIV, n qui a arrêté le cours 
' ... - jgj procès criminels contre eeui 



se moquèrent , Van i6Si, des gravures u lége, ajant commué la peine de 
det urauUnes (89). » mort en bannissement, i l'égard 

qu'U a voulu 



tèral t, 



■X que les filles de la rein# u qu'on accuse de magie et de 

it.Van " ' " ' ■ - 
»(39). 

dit dos magiciens.] En effet , il 

moque de la première scène de cette » pablcs , — _, . _. 

horrible traj^ie, et il en tire des " par arrêt de son conseil d'état du 

preuvespourlajustilîcationdeGran- « 16 avril 1675, ordonné que p— ■ 

dier. Cette première scène consiste " toute la province de ITormandi 

en ce que l'une des religieuses, re/jo- u lea prisons seraient ouvertes à tout 

tant durant la nuit sur son petit, mail » persi 

très-chaste grabat (4")> aperçut un i> poui 

■pectre qui ressemblait à leur 'défunt u qu'à l'avenir celles qui en seraient 

confesseur, et qui avoua que c'était » accusées^ seraient jugées selon la 

lui , et qu'il revenait pour commu- •> déclaration que sa majesté promet 

niquef Ses lumières fort singulières. » par celarrêt d'envoyer dans toiUcs 

La partie fut renvoyée au lendemain " les juridictions de France , pour 

à pareille heure : le spectre ne man- » régler les procédures qui doivent 

quapas de revenir; ou lui répondit, « ^'re tenuespar les juges dans Iro- 






(40 On r. 



(i^)IJimlm^ XX.png -61, 



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GRANDIER. 2o3 

» «tmctioB dra pr««^ d> mgie et taré : on y «inique kl pnriona far- 
» de sortil^e. ■ ttculiérc* et penoiusHn qui iBipii^- 

(L) Ce serait se timr- d'un em- rent cette «range momerie j et,» 

harras par un autre.] Il eit certain l'on en croit l'aateur de U relation , 

3 ne les philosophes les plut incré' la snpërietire ii''a pis été un teol mo- 
ules et les plus subtils ne peuvent ment dam ht bonne foi. 
n'être pas embarrasae'i des phéno- (M) L&t graaàt vacanMs que i'on 
mènes qui regardent )■ soro.eUerie. Jit eanlre le pèn Coten.^ TV martpira 
Mais â l'ëgard de Grindier, je ne nîs sur an moiveas Aa papier diverses 
pas si l'on ne pourrait point dire ce choses sur quai ilvouuit questionnin' 
que dit Olj^ipias, en Toy«nt une nnepau^e. Eotrelutrcs questions, 
nattresse de «on mari qu'elle trouTa il proposait .(wlle-ci : Quel est le pat- 
citr^tBsmeDt belle et spirituelle , sifge Je tEoriture U plfu propre k 
qu'on ne V accusa plut Je toroeUeru , prouverle purgatoire (\Bt). Cens de h 
tous ses enchanUmeas sont dont ta r^igiôti s'aerordirent arec un grand 
personne (43). Le curé de Loudun sombre de caUioliques à crier contre 
Mait bel homme , propre , beau par- cette impie curiosité , et S inanller 
leur^ c'était apparemment la ma^ tant le pire confesseur de Henri IV, 
aTCC laquelle il mettait en tantabon que tout l'ordre des jésuites. 11 est 
la supérieure des unulines (44), et pourtant Trai qoe ce confesseur i^ 
faisait souffrir des ardeurt violentes faisaitquesuiTrel'usaf^deson é^ise, 
M sales aux religieusri (^S), Le Toea si vous eieeptez quelques questions , 
de continence et la dératKin ne pott- qu'il Toulait qu'on fit touchant des 
vant ^as cbaHcr ce de'sordre , on raits politiques. L'exorciste de Lon- 
a'imaeiaa qu'il était surnaturel. Cette don ne demandait-il pai au diable 
pans^ épai^ait à l'amour-propre la (47j> quelle était Idmeateure voie par 
confusion de garder long-temps une laquelle la créature ifui iest égarée 
mauTaiw passion ■atureili : on se rie Die» peut retourner k lui f m lui 
cratdonceBsercelé, toutclamachine demandait-il pas (48), >ii depuit sa 
se détraqua, et il fallut, pour l'hon- chute , il a' avait jamais go^ê les don- 

neur de cette communauté que les eeurs de tamourdà'in , et ijuet 

prémices avances ne fussent pas ré- eil le plus fort de tout Us_ liens qui 
tracién. Il a'y a rien de plus dan- tiennent thomme attacha i* la tn!a- 

gereui pour les personnes qui croient (ure (49)? ''U y "««' en enfer 

que leur bonne réputation est néces- de» personnes qui eustent fort ffoUté 
saire à l'é^se , que de s'engSger dans l'anuiur divin tar terre ? Le démon 
unefaussedémarcbe. CeLtesupérieure r^pondailamplementicesdemandei, 
des ursulines a pu être dans la bonne et découTrsil ««meplusieura secrets 
foi au commencement ; mais elle n'7 de sa palitiqne , et les moj-ens de lï 
était nlus quand elle reçut la visite renverser. Ce n'est pa« seulement à 
de Honconîs : cependant il fallait Londun que de telles cfaoses se soirt 
continuer la comédie afin de sauTor pratiou^s : elles sont du stvle con- 
le passé. Ceux i qui la carte de la rant des eiorcistei , comme les tbéo^ 
pcâte ville de Loudun 
tement connue , au t( 
diableries commenoèrei 

les expliquer beaucoup mieux qu'on (#!) T 
ne pourrait faire présentement. '"" ■ " 

Peu de mois après avoir compose {g'J[ 
ce qu'on vient de Ure ,, j'appris qu'un ^^ j- „,„ 
homme decepa^B-làfaisait imprimer, /™ c; ._;. 
a Amslerdam , une relation exacte de 
cette aventure, l'y ai trouvé la con- 
firmation de ce que j'avais conjec- 



(4*1 W"- 
"a) ta m. 



m H«.r. Fr..V<^ , "«. Jtr, f,t. ,61. 

r:.l.:.cl:, Google 



_ j cause que Ion » reste de lane. u 

^clama contre une conduite du père 

Coton, laqueUe on laiue en repo. GRAP ALDUS ( FlUNCOIS-Mi- 

quand d'antm «'en serrent. Je ne „„s), savant homme, a' vécu au 

parle point des protesuna. Un ne -irinV ■■ i n ■. -. i n 

guérira jamais le vke de pBcception XVI". siècle. Il elait de Paime- 

des personnes, et lorsque sa patrie , après avoir 

(R) Je rapporUraiJeuK choie; dont été délivrée du joug des Fran- 
luneMfon surprenante] Je ne Us ; ^ f^ ^^^y^ ^^^^ l'oLcis- 

connais que par les eitraita de M. ' ' % , , ,, ., ,. . > ■ . 

Cousin, v'oiciie que i'ai lu dans son sauce de Jules II, il fui choisi 

Journal des Savans, â l'endroit où il Chef de 1 ambassade qui fut eo- 

fait mention de la vie du père Seu- yoyée à ce pape {a}. Son éJoquen- 

nn (5.). A l'occa.ion des eémWï ce et sa belle taille le firent choi- 

doanés par ce père aux demom, i an- . . i ■ .i, n . 

tenr de'M vi^ (Sa) pri>u.^ for, au. »"■ ?«"«• «t emploi {b). Il h»- 

long ta vérité de la potsession des rauRua très-bîea Jules II , et il 

religieuses de /Amduit, surtout par le publia des vers sur la matière 

.ti'x^^.td'.'iS; &fz£. 1"' •;»'• '•■ 'f "'" ''• •• 'r- 

nal de Richelieu , qui en^^oya a Lou- g»»^- I^ P^P» le couronna de sa 
dan des exorcistes entretenus aux dé-' main avCG beaucoup de solenni— 
pens du rai, et l'autre le mUord de té dans le Vatican *. Grapaldus, 

"ZTJfl'Z^.TrJjiiL'T'J'n: "■;»"«• p" ""• r"»" 

get , en fut parfaitement convailtcu , poétique, se mit a faire beaucoup 

et en entretint Uiiain yill , lors- devers, qui ont été imprimes 

qu'il abjura l'hérésie , et fit profes. (c). L'ouvrage qui a fait le plus 

'ion de la foi calhoLaue entre ses 1 •- ° > ' i.- ^ ' , ■ 

mains. Ce que je m'en'vais dire est P='-?'"^« ^«"^ érudition est celui 

beaucoup plus singulier. On y verra ou '' explique toutes les parties 

un homme qui a ét^ la rançon de d'uuemaisou{A). Il mourut d'u- 

Jésus-Christcorpspour corps, e'est- ne rétention d'urine, àl'âgede 

■-dire nui , pour le tirer des manu _i_ • ■ , , j, 

.do di.lh,, .%,t llTrë lui-mim. .u phi! d« «mqu.nl. an. (* 

démon. Lisez ces paroleS du journa- , 

liste (5Î). « Au temps auquel le père }'> 7"'" ■ '" ^'«"*"' "''■ ^^"■ 

- Seurin eiorcisail les possédés de ,(»J ■*P™*"''''/''™i.^i«i i«<gn. w^,»- 

» Loudnn, les démons déclarèrent i^df;"""*"" '""""" ''™^'"- "'"■ 

' 3''l?'"l "ï'.git"''» s'étaient saisis . o„ ,„,, ,„ ^^„^ j, „„^ ^^^ 

s de trois hosties pour les profaner, monio dans 1« Jaumal ie Pwii it Gn«l, 

H Le père Seurin se mit en prières doni Bràpiigni i puULJ un eiiriit Am le 

t> pour obtenir ladélirrance du corps tatat II im Naiiccs dts ntanuscriu de la 

a de son maître , et consentit que le Bihliaihiqiu du Boi. 

» sien propre fût mia au pouvoir des (0 ^^ Joiii Elogiii , cap LXll. 

n démons pour le racheter. Les offres ("0 'i*™" . ibidem. 
« firent acceptées , et l'échange eié- 

» Culé. Les démous tirèrent les trois (A) L'ouvrage qui a fait le plut 

H hosties d'entre les mains de leurs parattre fon érudition est celui ois il 

» suppâls , et les mirent au pied du parle de toutes les parties d'une Tnai^ 

» soleil du saint sacrement qui éuit ion.] Paul Jove en juge ainsi fort 

a alors exposé , et l'un d'eux entra sainement. Sed multô lâeriiis , dit-ïl 

' M dans le corpsdu père, quidemcura (■] , et tauùs ingenii famam propa- 
gai'it, édite libro de parlilius âdium, 

(5i) Jmi™«ld«Sn>Bi, JuB r^ iBtg,paf, ^uo per optimas disciplinas peronta- 

j^ luin diligenti cultura ingenîum de- 



élK 



ùiBi<>i<Ut*»rLXii. 



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moattravU. Cet ouTtage a ^t^ impri- que celui qui, SU commencement 

, m,é plusiears fois. U première èii- du Seizième siècle, fut maître des 

QL.iilUnus.JeD-ensaispoiatl'am,fe; Cérémonies Sous plusieurs papes, 

je sais seulement que l'auteur en dt et eveque de Fesaro , et frère du 

ïaire une seconda sept ans après : elle cardinal Achille de GnitS5i9. On 

ëuit plus ample que la première W. ^ita son Journal * dans les écrits 

Oesner n indique que les éditions de . ~ . r -. i j- 

Bïle,i533eti34",M°Celledontie «j"' furent faits sur la députe 

me «ersestdeDordrecht, i6tS, in-B°. de la préséance entre la républi- 
que de Venise et le duc de*Sa- 

(.) roTK r«.u «y i.««ir. ^^j^ j ^ j g^^ Cérémonial est 

GR4SSIS c'Pabis de ) mérite imprime , et l'on en fait cas 

beaucoup de blâme * pour l'im- (0- H témoigna un grand zèle 

posture qu'il fit au public. Il cont"^ •"» plagiaire , car c'est de 

composa l'épitapbe d'une mule- 1" q"« M. le président Cousin 

(A), et la fit graver sur une pièce parle d^ns le passage que l'on 

de marbre , qu'il cacha ensuite ■*«"""'a "-dessous (D). 

sous la terre, dans sa vigne. Au 'Ct Journal le ni lutt dH 

bout de quelque temps il donna tngradtGrua^n'nt psinLimpriindimuf 

ordre qu'on plantât des arbres m »o trouve de longs p™«g« dans l« .*»- 

,- ^ . * 1 ., -, Ha/u tccfejmslioim de Od^ric Riintldi ; et 

au fieu ou ce marbre était en- Brêquigni en . d™,< du «i™u duu i. 

terré; et quand on lui viol dire tome 11 èa ffotkenUi manmcrUi delà Bi- 

la découverte qu'on avait faite de ''""^^^"^f;Z'«^;,,td .de Jn« p™™- 
cetleinscriptiouiilladottuaponr d«ni»,pnjr. ï63, 3», 3iq. 
une chose qui avait été prédite W ''<^ Ni^^. Bibn.^nphie peUi. , 
touchant sa mule. On ne fit qu'en '"■'P- 

rire pendant quelque temps , (A) Il imposa tépitaphe dune 
etl'on ne tint pas grand compté mu/e. ]Ilsuppo»a qu'un Publius Gras- 
de celle pièce de marbre; mais ">9 "î"' aresti ce monument a sa 
,r . , .; , mule. Dis PKDiiossixDM est le com- 

après plusieurs années elle de- niencement de cette inscription. 
Tint considérable, et passa pour (B) Cette épitaphe...». passapour 
une antique dans l'esprit de une anûQue dans l'esprit de bien dei 
bien des gens (B) : de sorte que ff^ï 1 Le pere Mab.ll™ 1 assure. 
Thomas Porcacchi a inséré dans ji^n (,, ^ npùuintibus id esie aitU- 
un livre cette épitaphe, comme quum....^. litomai Porcacchiu* inier 
une pièce légitime et venue de alioi hoc epil«pkium pro genuino et 

r.„,r,ai,j («). Pari. d. G,...i. •sz°J£TJs-fr,&'riZd. 

n est pas le seul qui ait tendu de .^^j „otat id repertum fuisse prope 
cette sorte de pièges aui anti- Sttnctum-Petram. \\ noua apprend 



posture dan 



quaires(C). Je crois , pour le dire <("f Sebastien Ma' 

en passant , qu'il est le même K^';;°|[a-Ins'cript" ..... 

se troipe en manuscrit dans la bî- 

Ce ne .«.H t«it .u jJn. quui» pUi- Miothè.ine du cardinal Chiai. Mac- 

™"™- 4''. T"', !"■ ""'"'"t"!" cius tenait cela d'Annibal deGrassia, 

(b) ErMuiB» lui™ M.billanii , lD«. J, 'X,) p, Jf„«,,„«f« ".<.»il«(.rf,««,^ 



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2o6 GfilSSIS. 

(C) Il nlat pat le teiit qui tùt tendu^ hendot traJtt , iptm ■ 

Je cette sorte de pièges aux ami- tamqtuan tanetiare (Hjhiuii , in gato- 

quairei. ] le oe supporterai qu'un phylacio ratigioii terrât (5J. Il y ea 

eiemple de pareilles impostures , a qui disent ^e Cnjado par cett« 

quoiqu'il soit facile d'en oampilar fourbe espéra de t'iiiaina«r dani lei 

UD grand notable. Le g d'août Aa5 , bonoea gidccs du roi,, et d'en ez- 

OD trouva trois pierres , proche le croquer quelque «rseot. Pastait ta- 

cap de Itoco de ântra , dans le Vot- men campertum eosdem confictoi et 

tuial. Il y avait sur ces pierres une impositoi fiiisie à quodam Hermo 

iBRription latine en vieux carac- Cajado Lusiiano , ou' Utos manno- 

tére^ qui contenait une prophétie, ri imcripserat , dejoderalt/ue ut titu 

La voici : kuniorer/ue terrce ali/juaiUutum de- 

Ji»,H-«.c(«i.™ ...«■« J«.««., /"'■"•ati, ^etuslath imlieium exhihe- 

riintaïur laxa Uurii . '1 iirdia, rrcùi , Tent; runiuque per meretnanai ope- 

dim nifoiu QcaJffu Oniiuu s^m roi rejoderat ,' ul hoc tam noUii a^pta 



Sangtâ, fiu/iu , T/tf 



regU{] 



, .,1 Ôrienlis opes intenti 

On prit oela pour un oraole de si- pecanianniue aacupanitur : ut lestan- 

bvlle(3), etilv eut dea savant qui tur Caiar Orlaïuhui el Gaspar Sar- 

s'eiercèrent i J'eiplication de caa reriut , quoi rejert Ortelius in Thea- 

vers ; Diaii enfin on découvrit que tro magno , lab. S roh Orbii , et ab 

Cajado, poète portuni», en était l'au- eomutuatus 3faliVnda,lib. 3 de Ait- 

teur, et que cëtait lui qui avait en- tichristo, cap. i6. Tomiettus in An- 

teirëcei pierres, et qui avait pris soa aalUius , a lom. artno mundi 3oj3 , 

temps pour les faire déterrer. Fi'au- num. Typag. Ifi <6J. 

dem delexit Caspar Varrerius : Sci- fDl CTest de lui aue M. Cou- 

liçet , quo tempore Emmaiiuel Luti- 

(aniie )vx , ^r Vascum Gamam , iwi' ^ 

vigatioiie* ia Indiam Orienlaleia Je- a cel, Dominé ■ Varchevécbé de Cor- 

iiciler teradsset : Utjrssepon» vixit u fou, ayant recouvré une copie du 

Bernlicas Cajadus, poèta celebrit , o Hvre qu'Augustin Patrice avait 

Angeli Politiani diieipulus (4) -■ lie >> composi! sous k pontificat d'Inno- 

tria ntarmora liUeris anliquii, tiocra- s cent VIII, des Rites de l'ri^ise ro- 

ticimumcontiiuntibut,inc!di,etclkm * maine.lefit imprimer â Venise , 

circd oppidum Sjrntra, ieviter terra » Tan i5i6., et le dédiaàLéonX, 

legi curant. Pastquim l'ire, tractu s sans faire mention d'AuguiCia Pa- 

temporis, ali^uam aittiquilatii ape- i> trice, sonTëritabte3Uteur,qaiavait 

efein corUrariisent , amicot quosdam, g été m^lre des cérémonies i Rome , 

ùi vitld sué, circa qaam kœe mar- n depuis le pontificat de Pie II, son 

mora oeeuhaUi erant, convivio *!- g onele, qui lui avait donné le aur- 

ci;>i( ; quibus itreauè epulantibus » nom de Picolomioi, jusqu'il Celui 

aunciat vitlicui, fossores mamtora, « d'Innocent VIII , sous lequel il 

ignotii litteiis inscripta, inveiiisse, s corrigea le Pontifical romain, ot 

procul dubio thesauTUim eo loeo d^- ^ romposa ce Cérémonial. PIris 3o 

Jbssum esse. Adi-otant omnes , ini«- j, Grassis , qui eiereait la charge d* 

Riunr lapides , miramtir i^atieimum , „ matfre des cérémonies sous Léon 

non sane folUs inecriplum t Bai , kit- „ X, n'eut pas sitAt tu l'édition de 

jus fraudis toitieius , ttu^rvin la- ■ Venise , qu'il s'en plaignit i M 

men simulât , vertus aulieit descri- m sainteté comme d'un attentat qui 
» ne pouvait être eiplé que par 1* 

(î) Bo, »r»uSiMlim. ,„. VM-^n.. „ feu qui consumerait les ciemplai- 

tw?^ ™"i«irii>î«S. ÔiirMfltlr"^^ " "' "' l'auteur. Le pape , qui avait 

Maliii iMnaumiu- Jd. Enubiu Nicrimbiir- " doDné soo privilège pour Cette ^dl- 

?iv^ Jt OnintSunScrïMiiTS, M. ///, «v. 

(4)HmI» AsIMiùi, Blbllslk. hiuuii., Ma. 16) Nlimabiri;» . ris Oril. 5. Siripl., lih. 

l,pat.4U,di4iMtC'Ui.,,kMBj — " - "■ — ■" —'"-"— ": — . — 
/uiM I innini fH l'Onu» ému nm 



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GRASSIS. ao7 

■ tion, fit Mmblantde prendre feu conMn>niinlHr(io}. OilUgael'eiem- 

H sur ce que lui reniootra ce z^lë pie des ancieng païens, qui ne voU' 

» maître des c^r^monies , et ordon- (aient point permettre que les myt- 

u na ane congrëgatian pour eiami- t^res des dieux vinsaeDt i la can- 

» atr l'affaire. Mais, quelque dili- naissance dM profaam. 11 cit« an 

M gence que fit Paris de Grasais, il particulier la conduite des anciena 

s ne put emi>lcher qu'on ne vit Konai», et le roi Tarquinouifit 

» bientfit plusieun nouvelles é^- jeter dant la mer Marcas Tullius, 

» 4ioni de ce livre à Cologne et ail- pour le ponir d'aroir donn^ i copier 

H leura (7).» le liTredeeC^rrimoaiesSacr^es. Notre 

Voild ce qa'on trouve dam l'ez- àe Grasiis demanda aae le livre de 

trait que H. Cousin a donne du se- l'archertqoe de Corfou fUt brûlé 

coud volume du lHuiaum Itaticum. "Vec son auteur , ou que pour le 

Pai consulté ce second volume de- moinsrautemr fût puni comme on le 

pais la première éditian de mon Die- trouverait i propos. Le pape trouva 

tionnaire , et cela m'a fait sentir raisonnable^ cette demande, et {wo- 

(jn'Orïde assure avec beaucoup de mit de la faire examiner dans le coa- 

raisw que l'on boit plus agréable- nstoira suivant. Manctpiitolam càm 

^neoTi la fontaine. in inanibia papœ dediaiem, tegUiet- 

G-mOu •m 1^» ftMe HbmMmr <«» («). 7'« UbenteT et avidi , et acceptisiet 

rai trouvé que la passion de Piris de "î^»" " "rgumenU, in^ ôer ™ 

Grassisroatlel'araevêque de Corfou -^*'"«' "^"^t' ^tr""^'^ 

ne venait pas Unt de ce qu'on s'attri- Ç"' ' ']'^"''» forUadf»er,ban.t , 

buail un livre qu'un autre avait com- ^"^ "" rt,tu,ne^h^Un„uperpçUU^ 

posé, que de ce qu'on divulguait des "'*"' m'^ . " l'trum cenmonu,^ 

îérrimouie«.Iuidlvaientdem«r*rca. "."/«? "np^""" ommno ™m6«„ 

chées, et qu'on les divulguait même "^ "^ff^" f"^" < ^^ulpo,tu- 

avec des itérations. 11 etpose dans """"-■ ""' ''""". V""". ''."'*'>?^ 

unelettreadre„éeâWonX(<,J, qu'il '™"^' " «''«V*'"" .»»«'" jWert, 

est maître de, cérémonies depuis P'?»' .P"""'t't'u,''uleref^r. ftagu^ 

pr^s de seiie ans , et qu'il se croirait "^ ^""'^ 7'""'»™"' """ <"î"- 

Elâmable, s'il souffrait IranquiUe- ""» /i^T"» (.")■ On ne saitpomt 

meut qu'elles fussent corrompues et '1'"'^ "'"° 1 "^ T ' 

_ ■,■■ .; - I, _ .,., i "^ _ , car il manque quelques cahieradans 

,™,t. Il ™ dj.im.1. point ,™ u„,„| „ ,,„ j,„ bi,„ 

iiimu,l.rin*.tim « f.,l n,.lp„- J,,,, „^, ,„d,„. pl.ui q.'O 

.jjMr. rendit yinër.bl,. (>n.™«i- j ^J^ , . ^ „; „ 



n ;«•„ .n,u,n. ,™op».« J; ,„ „.a,.U,„, de b, 

,1M, .1 J,Ug,m, „up,^,n- 1, p.5, ,„'„, „M„„i„ „„„ 

™. Jj m,»™ .I,..n wn n^g. „.^;;, „ ,„JMd. ch.td, l'églùe 



tor, «™,«r«mn8cor™mpa.,/„r: diruleuliit tout le «lyrt^re du c^rd- 
^ .. «•«( .mn,«™ ,n»ç,f u™ „. , „ J j, , „ ;, dtaluuM 11- 

"'''™"""'"*'"'"'"'f"""»- d& qu'm ont (m p.upl«lt4)i a. 






n Epiil. « PuM, «pîil. 1 



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3o8 GRASWIKCKEL. 

c'est là coutume d'admioM- bien pini |a Haye , OÙ l'on voit son epita- 

de ce que le Pontifical duit derenu «>oges- 

publiciCG <Tui, dît-il, estcauae (lu'au ,i,\ nu.- • . 

q.. tit ouYr.8. ooifal lomlml •"»"'S"1.11 P-U» »1« B.,., I'm 

fanes et aue les secUires en ti ^ " ""' Suéde. Il j 

rat de ir.nds sujel, de .e moqner ÏS""" '" P™"P" !•■ pl» JaTor.- 

d. noir, eelision. 'm .,.„„ ,,,i™ "S'" •^"V,'' '« pl" "P" 

.• m ^ J'-.i .. ~.in-„ fi>_ . > posées aui maïunes républicaines de 

V.^.^ Z ^,„''kT -^ Buchanan. 11 prit le parti de la i*. 

n,..i(.remu.(i5),(iuoiqu'ilen.oil, '«ii . ''• •'"" P™"*™-» "<er .e- 

nons devons di„,n'ils°...l„p mi! ™""'™?». ^.«.-J. a™.W„.». 

encolén,™i™l?prfaldeCer(<.n. «,■•"»"';".""««"(" <li^™ , 

11 le ckarge d'i.j.ra , el je ne «ai, '"' '' ,',*"• '' ''«^'^l''^ a™! 

.Ilneconlnl pni.l pin, (ni anl.nl l"™,''-?,"""' •«/■""' d" dn. de 

d'borrenrqu'on en concevait ancien- -'j "/,»'»'» long-temps qu'il 

nemcnt pour ceux qui avaient divul- """ f™"' •i~.n™q"es d, son lé e 

«néta ïértmonle. de. «..tires de f" Jî .'•r''''ff .''' 'T"" °" 

E™ i ,eos avec qui l'on hUt point '," ',??<• ■1™>,'"'."».« «pme an 

voulu s'ombavqui , crainte JÎtis, Jï""™» . "•q""" "1 mMula , L- 

«vdopp. danîu Jeine qu'ils .► rrfl^i.'^j.^STcB'", 1î 

£ ' itd r ■!.„ ■ ^criïitcontreunGÂioiSjnoranië Bur- 

Mt^i.yU^'.'tTctnriiiatnm 6"*>3"' préUndait ïa même chose 

yak^ra.rcaia,,atiûdtm ^"6 ScldénuSj c'est-à-dire, que la 

SU Irabibaj, /ragU^m^ut ingtiim 

«nu.... ,.„,..„,*„S,™(,.,. S^,X?>,.^,,^ 

ji «miiij o/iinio mùiMiiii-, B((>o'i'!/f»ia«j'"o- (pum BaoUsum Bureum Limistici 

™ îH*r»"S™™';rj'S^""''''™' '»""'™''fo"«™ ^««o™™, e.tie 

(iS)/iZfn ««.MB. ^ ^ tilrederouTrage(i) deGraswinckel, 

(16) Bcm..'tii. Il 11». Ht 1"' l'année suivante publia un pareil 

' ' trailécontreVelïodus. J'aivuausside 

GBASWINCKEL (Théodore), V"' "" """"■ ''! ^"^'ï^^ ■^".",'^1? " 

vantjunsconsuItedanaleXVir. une dissertation i/e Fide Hanticis 

siècle , et il l'a témoigné par '' Bebetlibus servandii. Je n'oublie 

plusieurs onTrages (A). Il était V?'"^ '" •i'riciur^ ad^rs^FMen. 

non-seulement bien versé dans t^rualTiTu^tip^^l d^ %td It 

les matières de droit, mais aussi JVect Cassa et ÉruUm, ni sa tra- 

dans les belles-lettres et dans la onction des Psaumes de Sarid . en 

poésie latine. Son mérite fut re- 'ers héroïques ni sa version de Tbtv 

' -1 . I ■ 11 I mas a llempis(4l, en Ters eléeiaques , 

connu ; car il eut de belles char- ° 

«es à la Haye (B), La république ..[^ j^if J^; ^ '"a"'S"B f' ^' 
de Venise le fîtchevaJierdeSaint- •JrTCiM'Gr'm^Iâ'''/crWu"S^'iJ', 
Marc. Il mourut d'une apoplexie i'^J.ll';.^^:iU:^',:.1^^l!:^:':i 
a Maliaes, le lad octobre i666, ''i^ï" '''^v^'^w^a i 
âgé de soixaote-six ans, et fut (})'''^»Th»>* r^'p>f-i!)4.°<^<fu««n(Si> 
euterré dans la grande église de '\l'Si'll^mi^'è^^^"* 



D.:.t,zecbv Google 



GKlTàKOLUS. «9 

ai le poc'mf ea *eii beumétim où «>r^.l Onuanredanilfl'TUltredB 

ild&^ritUvie d'André Caiitéru*,lia- iWl frëher, que ce fatleG^niù 

tif de Groningue, qui fut un prodi- i56i, et l'on cite la IV*. partie dei 

ge de savoir dans les plus tendres Hommei doetes do Jean-Juc^uei fioi>> 

■an<!es. H a &it ausai quelques lirres wrd *■ On ebt pu citer auut le Dia- 

en flajnaBd' : l'Art de bien vivre i rium Hittoricum de Henm^nu. L« 

nn Commentaire sur les iàiXs de An- noureUe ^tion de Vandet^LindM 

nonis, et deux «olumes in-lP. (S) (ilmat auui la mort de ce raédacin 

de la aouverainet^ des Ëubi de Hol- i Van i56i. Konis l'a mise à l'an 

lande. xdSS , et H. de Tbou (i) et Buchol- 

(B) Il eut de hetUt ehafget à la cet (i) au i6 d'avril i966. Deai prd- 

ffare.] n ^tait avocat Gscal de) do- faces (4) , avec qneliima opoMule* 

marnes des ^(ats de Hollande, et aoeGralardus, étante Haroonrg.d^ 

greffier el secrétaire de la chambre aia, le i5 d'août i S63 , an Lmdgrara 

mi-partie, de la part des États gén^ de Hesse, prouvent qu'il ne moumt 

mm. pas à Bile le 6 de mai de la méms 

ii\ II. .ml jiji—^-j. ^..i. » _._ c_ ann^- H «t fScheni de trouver tant 

Jtyj.K!^':^ -^-*.««r,,f« d^aifiii^eM entM les auteurs à l'rf- 

„ ■ ,„,"„,„„ „ gardd'«n fait de cette natare, qu'il 

GRATÂROLUS ( GDlUlirKK ) , ^t si f«àk de savoir uactemeirt. 

•avant médecin, a vécu au XVI*. J'ai femtrqai les mêmes vamatiom 4 

siècle.* Il ëUit né à Bergame en ''*^,^î G*""»- Vojei la remaiw 

T. !■ . -1 ■.. ' que (A) de son article. 

Italie , et il quitta son pays pour "* çb) // e,t aM«.r A pl^ù«r. ftow 

ren «ter eu Allemagne faire AVrei. J Voici le titre de quelqaes- 

prafessioD de la religion prote»- ""'■ "" MtmoHi reparandd , au- 

Unte. Aprw .'être arrête quel- ^'^ :fV'^'"^^^''L^J "'"^ 

1 nii ■\ e . If nucenEul. La première édition . <nu 

que temps à Bile, il fiitappelé «stdel'an i5Sf ,a^t^ suiyiede plo- 

k Marpourg, pour y être pro- siaursautrealS). iJe Prœdictiane mo- 

fêsseur en médecine; mais il n'y TW'ft'xHujxirumquakoniinumfacili, 

demeura qu'un an , loit que l'air "''"/'*«'«'« f«™««"^<"r'"w ■''"«- 

du pays de Hesse ne lui convînt uxiian, perpétua , ordin/naer^rum; 

pas , soit qu'il eàt laissé à Bile de LOuratorum et eomm qui nuigU- 

des agrémens qu'il r^rettait tnidiiufunguiMur cniuenvndd fira- 

(a). Il retourna en cette dernière ','Z'"'^r^'''^'^^'^ 

Tllle , et y mourut quelque temps polabUi -, de lÛeimine Uefarenlium , 

après (Â), à l'âge de cinquante- veUquiUm.ivïpedttum.i^nai'i, eel 

âeuy ans. Il est auteur de plu- '"'^ "" rf»>dd< f"-. 'wfoniw gui- 

»",r >»■;? }■"/• (B). 0. ai. ^:;^^^^t^'z£^Tr 

qu il excellait dans la science joignit quelque chose de sa iàçop, 

phyaionomique($). Bèce lui ëcri- Pétri PompanatU liber de eatuUA- 

vit quelque» lettres qui sont im- ""^"^ affectf— — -*- ' 

privées (c). """" - '"" " 



SbtipiidBati 



Sl-Ê gmid in volU ari, nailUafcm. "-!"£?• '' """tlJ' ^' "' '" " lÉI* '"^ 
(*) IW A P«d Frfliet, Tlisatr. Vir. (.Jt*..* W XLin„Afln 



•4 

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ftw gkawArus. 

m tt muA itfîfàt; CwrétuUtia» at^d- aart* il T eterea la AMrme ds 

^'^^^^TtÉr^^^''^ profeMcnr en Im même faculU. 

i„«ij«».(.iiiia^fl £»»»«- Enan,iami6i6ilobtintlaaur- 

aaoil Jk dmn ImiUb taiwbaiit la latencMDee du pays oe Wnoiar 

■ueiiraagla«c,etlio«ckaiillssbûn*, U). Ilmourutle Sodenorembre 

s^:KSÊr«'*<fitrr i6j7(/i.e'éuftiepiusch.ud* 

EdtWnH* r<Uoge â<noir eu à cour tbeol^ien qui ae puiue voir i et 
l«lûen pabUc, paùqu'il ■ ehenU jamais bomme n a ecnt avec pluf 
wA-MofaiMaa kl natMa (fai pa»- d'emportement que Ini contre 
«eat>BrTtr>M>>>ei>tra«^mn.>a«I ceu« «le la confession de Genève. 

moi oM irait BVimMsi toDtaaioTtM rn . • i ' i ^ 

A»*.^>«mn. U^pw oubKë kl C'est à In. pnnapalemwit <nte 
iMauDM A'rftnds] U ■ téthëde kor Iflt niisinfinairea reconrent (6), 
feamâ' des scaMurt «t pont U co»- quand ils Tenlent faire Toir l'ani- 

!Ï^Sï'!i*"l^^iif«^ de'°k '^*''* '^ «^V* *■'" *** ^*™ 

îSwire. BBhe™e^uil«irfoar- communions protesUntes. Il 

Dirait U-dcno» ee da ^mî ik oat élait âuigaeus non-sen)eiiient 

biMn HiMtgnàt h* hoBMow di- Jan» le» disputes 4c rive y«ix , 

Tf;;.^- ,'2rS2:^^,irs: >-"• •««* *«» «« *:«t^ cc). 

Ij ménuHra t est uminu auisi n- ,, « « ,n > 

ceMàFequabncK I( sont en grand Bomfire (Dj, la 

(8) Lirt«i« ««««.. p-,.î„,«P..J. ptupart coiitpe eeum de la reti- 

rr<b«.,«TWMi> paf. iiï*. Rton. Il a aassi écrit contre les 

* NiHiM , « > dMi4 ^H k m XXXi ° ■ ■ . . IP2 i: 

diH>Kiiiuuvaai(iui> kGuaroL<,*.aiBU, aociqKm , et contre regme re- 
lit J«ly, ■■ Tf-M D, noii. ^li-Ckriui, cUl „»-« 



Mésecow, dans n marche de PiuiFrAn.^^^, 394,39$. 

Brandebourg, fan i5i5, a été , V) FMt.r., Tk*«..,^,.3»s.SpU*. 

fort estimé pami.I.. -iMoto- ""^rTl::*^'! «.„p„b«.L.d.„«. 

siena de la ccMMum dAsg^ pn(h(*Bi^d'aaifit^eriiDpri«|iwiii«L 

boH». Ob peut le comparer k "* S™"'^ ""?"' " * *ï«"'"r^ 

'11.**. ^ partant . lntgourt fautttt . et dil ou* Vb-r- 

ces soldats de fortune i{ui , pas- yiwiiiMimiinniViiiiiiiiiiiiHji» 

saut paie tel» le» «Uera» di» 1» ,,„,., 

milice, parrieniHttt mÛm aux , f*i ^'^'1,'' "'.■^'„ÎV,'','Ï«'!: 

-.' * x_ _, , , ., . ter daiu ta UonsntA VoJi l'ides 

OTtmieres charges. D'abord il ne ^^ „ formeriS , À Yom ne «on- 

fit que régenter dans la Hongrie auUait %a» le ûnir Spûâiiwj naît 

((i)(A);uais larsqu'Agriant été «oand ou rocoait «u »wB»on fuaibra 

pm« {ft> pa» les OHMBan*, il se 0). ' "" t^»"'* 1^' le barsn Gr<t- 

■ ,. \ J^-^. , .. . î. Boire Horwath «vaut enee un nau- 

retira ^ Wrttenbew, d'où il pav *„„ e^Uiige i Sc«ipui(^) , «n fit t«> 

■aàlslËbe poury oirîgerrécola; teur le sieur Graw^rus â U racov- 

ensuite dr quoi il dnint doyou '"«nditio'' àe Gilles Bunnius , et aue 

de Mansfeld(c);piiis il fut reçu ^'^"^"^^ ■*""**«*' ^ |4>ik<M>pMe 

docteur en théolt^ie daas l'ac*. (B) CMftm...qiu,Ut «»»«w.«<.i- 

aemie a lëne {<f), et deux ans m p«eo«r«n(. ] Le p<re Ad«m , lort- 
qo'H fit on Hvre contre M. DaiUé.prO' 

>)l>iw.B™««iio^,,a,uto.rm dw,it;BM»oi,comiwn(fv*i/e-«flrt«fa, 

iSm . a CBMwii. ' — . 1 



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GïiWÉKOS. >ii 

un Gilles Suniùui, un Zéphiiimy un Notez qoaU-DuU'oAt {lu triTBiior 

Gibelin , un PhU^pe Nicolas , et un lejisuite Ail^m de n'avoir pas biMt 

Granvérus(^) , qui répètent et qui tcaduit le titredulÏTredaiiotre Gm- 

•iagérentuDgraadBoiu>rad'iDTecti- viérix». Voici la vraie troduclioD ;. ' 

ie« contre ceux de la reli^n. 11 ap- tes Aiuo'ditù .CalfiaUnaei plai a}^ 

puya priucipaleiaent sur ud IraîLe' de tardât que toute autre oiiujrMé. 

Grawéms, qui a pour titre, dit-il, Zei (C) U était fougueux daiulei 

Absurâités trés-absurdes des jlisar- ditputea de yive i»)ix, et dtuu 

Jitéi Calviniennei (i). Votai la Mge lei ^aiu.] Il eut une ciûif^i^ne* 
nSpoBM de M. Baillé, niais an peufliavec Amline, l'aa i6o4, dans le ohé- 

tropdësoblîgeaote pour l'auteur dont teau de ScEochwiz, et il la iit im- 

je parle dans cet article, n Ce sont primer avec dei notes qui ne reapi- 

■ dejfrères (Tuisont encolèrc. QlaQt raient que aoii isil&paiir ]• lutbén^ 
V pardanaarâ leur pania>,«tiiau> niime , f^eritatis Lutherana aaton 

■ MBfdar par le tdtaoicBaCB que notulis quibusdam aiperit ei/ulgalum 

■ leur violoDce mâme rend i la bon- ( Collo^iujm ouoi Amlingo . ) Jurai* 
a té de notee cause , dans le difie- il n'arait fnt tiuit d'effiirta en faveur 

■ rent que nous avant avec eux. de Km parti, qu^l en fit en cetta 

> S'il! navaient tort, ili.n'aatiea- rencontre. Singulari zelo etjervore 

■ draioat paa aux iujiuei. . Cest aa- . tpiritd] siMicti motus tirenué et itutt- 
B suriraent l'erreur qui les trouble, culi adversia hottium quorumvit co- 
B I^ vérité a plus de douceur et de hortes depugnafit , net quicautti» 
* retenue, etn'apas acccoutnmé de omititqita t^rilatù caslestii daeuin» 

> j'el^Hirter ainii. Car que Lutter atseri pnpu^nariqua queat , txu t*tr- 
Ji «t MU dîtoiplei f(u«ent eo colère Mit in graiHinrao illo oetloquio eum 
» quand Osécnvaieutleiyilaijea et lea Amlingo hahiio (6). Jugez coaMen 
B horreirs que voua en avez ramas- il s'Mbaufla contre Sebastien Lamîtia, 
B aie», le désordre et l'extravagance qu'il convainquit de calviniama danp 

■ àe Uap prapres paroln la raan' un lynode. Quentadmejiunttiam in 

■ tmt aaaezicannM.pourlaiaMrlà tynçdo iiuàtaneo - Sejrtmamnm 
B le reste, c« titfe ridicule du livre aaao 96 AntiM Sm ta 1 lianum Lamium 
u de l'undeux, quevousnemanquez heterodoxiie caMniana eonvieiif']). 

■ pal de reprélenler, les ^iaurditéa Sans douta il l'avait dénoncé conuae 

> irèe-iAaia-àei -du AbtiarUtét Cal' un faux Irére, qui gous le nom da 

■ vinieniiet. Un boiane savant ne ministre luthérian ooavait les »T* 
B parletaitpas ûsottement, s'il était reun dei calrinistes ^ et otli imd 
B en son sens raaïis.u II finit son pouvait échauDer un esprit Iroid. 
cbapitTe par ta pandei ■. Grâces a D'ailleurs il disputa contre lui dans 
Diea, ils im sent poi UHU Jam U* nn sjnode : la circonstance do Ued 
em/tcrtemen» de mis G^eUna et lia itait taatatauleaapabledeiuiéuoit- 
vos Cranvèrea- H jr en a de plut Taû-Ubile. Ifoublion* pat n'an'l'a . 
âoux et de plus iraitables ; et le feu appelé le bouclier et iépé« mi intAd* 
âoclear Catiane, théologien de Helm- ranisme (8). 

«al , Uplut tauant de Uuu les luehé- (D) Se* écrita sont en grand nom- 

rieiu detomt4inpt, Caastettéimoi- low.] Lei titre* scolffertint oaioaltra 

gné par deux ou trait livres {*) , l'asc^ de soa aile. Seilunt Calnrù 

^ila publiés lur ce sujet (S). etJetu Christi, dHagdebourg, I&i5. 



lu'ilj s dani U Bipti^ï di 



Sannonia pnecwuorum Calvim 



JL »^, //•'jiiârf^,^TMtawi7îi}uiï« rtanetPhaiiaianorum,i\itieiBii,... 

■■■luiiiH, riliiiiiiin .t.i.n..)ii.c nri.iW dorum,etc. hou. Anti-Lubinus, hoa 
ta DiKouintis l«ln al iticDliMiu iligaDiliu- est Elenckos parodoxorum et emble- 
. ,._,..,.._. ,_ .. ^ . . « . . .. ^ p £ahardi 



e':iUifii«UMiân. ' mali, i MaRdebouw, iâo6, in^i'-, 

(*) Ii^du it Cowht. LiiUr. « Krf. , 

<l« , mat. i6ii- pag, ii. 

(5) Dailli, BipBqn 1 Htm, tl*. part-. 11) rOtm.UU.' 
tUp. Xir, pmg.m.lS. (S) H.m , f,. 4g. 

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sia GRFBAN. GKËGOIBE I". 

ne UiMe f*t cPétn un ouTrue conlre l'envoTa nonceàConsUDfinopfe , 
le> cdtinûUi , encore qu'Eilhord La- p^^^ demandw da S«COUn con- 

doute Grawénn le soa(>çiiii«aH d'être Konie'aw*» Is mort ae lem- 
dn Mntiiaent de Caltin ea ctrtMoe* pereur (S) , et servit quelqne 
cboKt. Je UUle le titre de aes au- temps de secréUÎre au pape Pé- 

s^ri'r» H'Sïïft: i-8'%»i.. il oui.. p.n»i^ 

^^y (, ,j_ ««iDii de ae retirer dans son rao- 

M J.l".um. j*. At>i,,,i.ut- nastére (c). Lorsqu'il croyait y 

mPRiN * f"* .^''' P'P* Pf '^ '^'^^ ' ^' 

OKCDAn . le sénat et par le peuple romam ; 

. *Bnl«B'»jm.i*aiioii< d-irtkhà Gr.- et , après sVlre servi de tous les 
iw^dTÛ^^^JTjAn^'CiicU niojeiw iiiMginal.les pour n'a- 
CHooïuET.iom. V,p«g. 148, "o™» •■• Ttûrpas^tte ch8rKe(G),il fut 
».tG«b«.^^.n''fl'",-u"'«G«w.U oWigé<UI'accmrter{rf). Ilparat 

^t : ■ Déni poAtn innfuA de ce nom, nei o » - * » 

• iCompi^e.ttfrèm.untfliiBriiuXV^ par sa conduitequ OU ne pouvait 
. tiid... iimdW,cii.noin«auii^,» p^ cltoisÎT «o homme qui £àt 
f Bit 1h ^ci« du apêirti en wn innfaia plus digoe que lui de ce grautt 

. «t «a panouugH , c'nl-4-diro qu'il n fil poste ; C8r , OUtre qu'il était »a— 

■ dnpiîca i ttra représenta lurltthO- ^ . . i-i 1 ^11 '. 1 ■ 

■ ira B'iïMi pu aaitrc u derniite miia 1 vant , et qu il travaillait par lui- 
. crt ouvtng», ion frire, BOBini* Simon, même i 1 instruction de l'église 
iMT^^^LTZ'JLVatitlT. «oit "" «riwnt, K>it en pr«- 
Pc«p*T UmbiLBi . duu ud DicunuMini cliant , il savait fort bien ména- 
huuriqu,^ W UB long M «ih.»^.r- „„ l'esprit dcs princc» en foveur 

des intérêts temporels et suiri- 

GBÊG()IREI*'.,surnoaiméle tuels de la religion. Le détail de 

Grand , né à Borne d'une famille cette conduite me mènerait trop 

SBtricienne , fit pareil» lant loin , et je me dispense d'autant 
'habileté dans l'eiercice de U plus raîsonnablemeat de m'y 
charge dc.sénateur, que l'empe- étendre, que chacun s'en peut 
reur Justin le jeune le créa pre- instruire dans un écrivain mo- 
fet de Rome *' (a). Il quitU cet- derne (e). Mais je marquerai que 
te dignité dés qu'il eut compris noire pape entréprit la conver- 
aa'elle l'atUchait * la terre, et sion des Anglais {D), et qu'il en 
renferma *' dans un couvent vinti boot fort benreusement 
(A), sons la discipline de l'abbé par les secours d'une femme(/), 
Valentius (b). Il en fut tiré bien- selon le train ordinaire des ré- 
tAt par le pape Pelage II , qui le volutions de religion. Ses maxi- 
fit son sejÂième diacre '*^ , et qui mes tonchant la contrainte de la 
•' Ca fut «iTinB l'âB 53? dit LHierc conscience n'ont pas été unifor- 

(d) Mùnliouig , HiMijire dp pgDtiGciE da 
aiit Gn'goira * En SU, dit Ledarc. 

■•TanruSrS, diticdarc. (c) lUimIi. , Hiit. du psolificat da tiaV 

'(t) lyMolm It ■eaninvu ViilHiliK. Gr^oin . pag 7 el H. 

'■C'au-l-diri. l'an ia lept ankidiacra (1^ llfvl iluUKlU U 3 dt irpitmàrt Sgo. 
da Home . dit Ladarc ; ^lui a^ate que , lui- (a) M, Maimb, , damt rHiitoira du pomii- 

ftal Fleuri . ca fnt Benoit 1^'. qui lui cooCf- leat da laiit G[<(ain-la-Gnad. 
•■ eitlc difBiU. (/) Figrtt U nmtrfm (P). 



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GRÉGOIRE I". ai3 

mes , et il donnait quelquefois che de Constuitînople était mal 
dans un grand relâchement (E). féftU (K). Il n'est pas certain 
Anm est-il bien difficile d'avoir qu il ait fait détruire les beaux 
des règles pour nae chose si momimens de l'ancienne ma— 
contraire à fa raison. En récom- guificence des Roniaias (L] » afin 
pense,sa moraleparcapportà la d'empécherqueceaKquiTanaieat ■ 
chasteté des ecclésiastiques était i Rome ne fissent plus d'atten- 
Irès-rigide (Fj ; car il prétendait tiou aux arcs de triomphe, «le. 
qu'un homme qui ayait perdu sa qu'aux choses saintes. Faisons le 
rirginité ne devait point être même jugement de l'accusatioa 
admis an sacerdoce , et il faisait qu'on lui intente, d'avoir fait 
interroger là-dessus les postu- brûler une infinité' de livret 
lam.il exceptait de cette aéces- païens (Mj, et nommément Ti te 
site les veufs f pcfurvn qu'ils eus- Live (14). Il mourut le lo de 
sent été réglés dans leur mariage niarsëoif. Je n% ferai point de 
et que depuis fort long-temps remarque concernant ses OEu- 
i)s eussent vécu dans la continen- vres; ]e renvoie mon lecteur k 
ce. Il fut aussi fort sévèreà l'é- M. du Pin , dont l'ouvrage e»t 

fard de la calomnie (G). Tout plus comnion que ne sera ce 
ien compte, il mérite le sur- Dictionnaire. J'ai pensé oublier 
nom de grand : mais on ne sau- l'attachement de ce pape pour la 
rait excuser la prostitution de psalmodie de l'église (O). 
louanges avec laquelle il s'insi- L'ouvrage , que dom Denis de 
nnadans l'amilie d'un usurpa- Sai[^e-<Marthe (g) a fait impri— 
teur (H}, tout dégouttant encore pier (ft) sous le titre d'Histoire 
d'un des plus exécrables parri- de saint' Grégotre-le-Grand , 
cides que l'on puisse voir dans n'avait point encore paru lors-: 
l'histoire. C'est un exemple trés^ que je fis cet article. Je viens de 
insigne delà servitude oii l'on parcourir cette histoire, et il 
tombe , dès qu'on veut se soute- nae semble que ce serait un pa- 
nir dans les grandspostes. Quand négyrique continuel de ce grand 
on eompare ses flatteries pour pape , si l'auteur n'avait souvent 
l'empereur Phocas, avec celles entrecoupé les éloges par plu— 
dont il régalait une tiès-me- sieurs observations qui expli— 
chante reine de France (1), on quent les matières, et qui éclair- ' 
doit convenirqueceux qui leçon- cissent les faits , ou qui sont la 
traigairent k être pape le con- réfutation de quelques autres 
naissaient miens qn il ne se coi^ écrivains. Il donne oans sa pré- 
naissait lui-même. Ils voyaient face une liste de ceux qui ont 
en lui le fonds de toutes lesnises compose la viede saint Grégoire, 
et de toutes les souplesses dont et c'est là qu'il censure quelques 
on a besoin pour se faire de fautes du ministre Pierre Du- 
grands protecteurs , et pour at- moulin , outre ceUe que l'on a 
tirer sur l'éalise les bénédictions vue dans la remarque (C). Il ne 
de la terre, lira beaucoup d'ap- 
parence que le «.le qu'il témoi- jj^i.^^""" "^ " ' 
fnacontrel-ambitiondupatriar- (i; .^avùm, 1697, jn-f"- 



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3i4 GRÉGOIRE I". 

EirattgnireeontentdeH. Maim- néralement parlant, que Inob- 

onrg(P). Il r^fiite le ctrdinal jets ^e la mémoire soat d'nav 

BaronÎDS en ce qui concerne le nature trfes-difiërente de ce?le 

iDMiacat de saint Gr^oîre , et de« objets de la Tne., Cens-ci dî— 

il combat quelques sentimens de minaent k proportion de leur 

' H. âe Goussain ville (t). Ce qu'il distance, et cem-là, pour l'ordï- 

obserre contre les centuriateurs naire, grossissent & mesure qu'on 

de Magdebourg estmélé de faus- est éloigné de leur temps et de 

se critique. Nous le verrons ci- feur liea (m). 

desson,(Q) Jen'aipoïnt tr«u- ç„)o^apo..otm«.jU,i,^jora^ 

ve qu'il blâme de rien le pape nuiiu. 

Grégoire : il prend 1« parti d^- ,,,,,. ^ . , , 

pologiste s«r toute, choses, sur c.^fit'ianîtdrifCn^dl^r;! 

les louanges données à Phocas et rayait toaàé à Rome , d«ii» sa maison 

à Brunenaiid , sur la crédulité pitemetls(i), et il en arait dono^ la 

avec laquelle ce pape a publié oirectio" * Va'en'iu»- 1""»! *•" ^'x» 

gués (R) , et sur I inconstance de "et il vendit tout U re^te de ses bieni 

ses principes à l'égard des perse- dont il ihnna le prix aux pauvrei (3). 

entions de religion , etc. II se (S) Il reinntà Itame aprèi la mort 



■'■'„,. .' ,., ; pelait tiUra : ilmourut la lid'août 

que saint Grégoire ait délivré S83 (4) ; et «ela fait voir une eroM» 

des enfers Fâme de Traia% (k). faute de U. Haimboiirg. Il dît (5) 

S'il était vrai qu'après la mort "ï"" G<^BO'« . q"> °« Pu' oirtenir an- 

j. c. pap, „„ A MU „„.ç.,- ï:r:sr^rJ£,',Y.ii,îasr 

t;e_ (te ses cents , et qu'on n edt posa i Constantinople wd excelUnt 
été empécfaë de les br&ler tous , "'■'* des Morales sur Job , et qu'à 
que par le moyen d'un incident î"^™. ■ P^ 'î,' *>?!" "oi^reiue, , 

^)fo'rtsembaieàceluiqn;avaitf„':r^tu^rt'riuSr 

anciennementdetoumélepeuple Après quoi , çitttinue-t-il, sanon- 

romain de faire mourir les se- «1""™ ftaiu finie par le diicèi Ja 

nateurs comme meurtriers de F'-^pereur r,hire,pti jnouna tmr ee> 

Bomnlns(0, quelques personnes ji „eTc« conf&emce. i l'an 586 ; U 

en concluraient que la gloire faut donc qu'il croie qoe Tibétc ne 

de ce pape , aussi-bien que celle mourut pas avant cette «nnfc , et 

de quelques autres anciens pires, f'".' K."^* *''*" «ÎW".*" <!k«««J- 

_ —O a '^ , ' lone. H. Cave aet lea dIbm cwK- 
ressemble aux fleuves , qui de 

très-petits qu'ils sont à leur sour- (■] HiuIuiti, WaUm ds «uiSai '««:■■ 

ce dSennlnt t,i„-„„d. Ion- KT^-""-'' ".■..•«"-■»• 

qu'il, m ,M fort tfoigné.. Il , JTlTErjrXSîte'.S: 

aurait & redire dans cette com- i»i,>r>/i«LC;T<, rùl uiuir. Soipui. ••- 

paraison;maisîl estcerUin, gé- ''"■"" "" 

Gr^iM, i6j5. , 

(') ''qt-fJ la nmaraat (A) de Faniclt i 

Tmtn. lom. XIF, \ 

(flA-aj-BiPluturquc, rfniu la Vi> d> Ra- 



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GSÉGOIBE I". 



m&n« faotc. fiarouui {•)) , lui oumï , «u oréret p»r dt* voài puretiienl hit- 
met la mort de cet empereur â la maiiui et trM-pau cnnomqmi , jat- 
même ann^e* ; ■■ faiiue cbronolone fx'à la première place i^ i'églâa, 
n'a pas ^t^caHoue de H. âai>in (8j. Vaynlm fiaaTdlm de la iV^paUine 
{C) Il te lervit ik tout ita majrma des L(mim(i3)da» luttait d'nnfi' 
imagiH^tts pour n'ai^ir put eetle ttc intitalé de Cteriea TetùtaiOe. ia 
ekarge.] Il Krivit â l'eHpnvar «n ne doii au «lUier un aatrc «odroît 
lettre tr^preuante ,aàUle conjure Ae H, Mnmbouiu , tàuchaat lea ié- , 
de ne pas confirmer son éieetion , et anise* de laiat 'Sr^gaîre «h ietfarM 
d'ordonner i/u'bn en fatse prompt»- -dont mtl^RAcAh da'iti>n)ciMi'(i4)> 
ment une autre tfnittirjtt fui Bdt plia pour -hà tém^igttar ia part fu'«M 
de capacité, lâefimr «t lie sMiniqn'^ fvenaitdant bifoie que tout ie notult 



tien mwï (g) ; M «foaad il «ut «B que -avait de ton exubttlion /l it'x fit 

ra lettre avait été întercept^e par r^ioiUe pie p^r dei eaprmiimt tril- 
le goaTemeUT de ^ome , et Efa'il K mva de l'eatr^mt douitur fu'ii nat< 



la foite , « « .. .. 
d'une fiFTtt , dans u 

etpéraii^ . ^ 

RODi'effe éjection (ta). Il fallut quepT prit peut dire et peut rcnre, ne isbe 

des signes créâtes il apprit maniKA- ptu To^uri Qns Sonne preatt db m 

teraent que Diea Todatt mi'ii fit àraioi iitteniion et de sa *er»u -, w 

pape ; il faUut , dis-je, qn^ apprft ^'Ht'enimtaitetqaipelueHtetJbnl 

cela par cette voie sDniataTtTUe,STast tout le aontraire de n qu'ib pr4- 

que de se rësoodie k acoepter le Jrt- JStort» se de es yu'ib ëaivera: je ne 

fat. On prétend (ti) qn'une columbe mpi^ai peim ici ce ^e ee gratti 

vivant devant ceux quile <^erchaienl, pf^^aadllde lià-taéme ntrce —tjet 

leur montrait le chemin qu' ils devaimtt dans les éerits. Ibit il y a nUe cboM 

suivre;ovqu'anelu7ii^remira(ii)tii$e <nie i'iftC"*^ "B iouffre pas ({oej'oD- 

tear marquait l'endreH de sattnraile. Mie jc^nt une faute dnc^bre Pierra 

Toilâ qui renernble fort à raienturc DiMnoulin , TtAerée par M. Main- 

des mages qui Bllèrent adorer le Mes- kinrg *, Afin qac personne nn n 

■te noureau-D^. L'etelamation de J*^gnB que j'eit^nue ou ifae fam- 

H. Maîmbinirg, niTja r^irtance du plifie la chose, joroesefriraidesiiro- 

uitit Grégoire, estftrtjnrta. Grani pre» terroesdu censenr (i5). 

exemple, s'ëcrie-l-il (la), quidoH " minàtre DamouUn, data aa 

confondre la furieuse amlition de petit écrit qu'a a fait stiui te faux ti- 

teix qui, n'ayant rien d'approchant tre de Vie Ae «aint er^ire I". , 

de la sainteté , de la doctrine et de la nwnommri ' le Grand itut faire 

taffiiance de ee grand homme , fui aeereirv que ce pamijb romain 

3' enset^lU tout vivant soustorte pour »*«it d'un* religion contntln i la 

se garantir du pontificat tomme d^uh nélre. Mais tans qu'il failU se doit- 

eoup de Jiiadre, font pdt^ leurs brigue* nerla peine de réfuter ma li Hdséra- 
hle libelle , e'eM asset que je moitlre , 

■ (S) lB«Br. liuèio. golfWf. iiiltiim., ftg. pour faire voir qMdle tréanee il rtté- 

4^ rue, ipiil temmenee far la pluthof 

(^)Ii> à>»l. nWe et ta plut grossi*'- — —<■ ~- 



IHIU}. 



' qui fat jamais. Car foiol eomiue 1 



duiT . ■ppale ur HtiOJWDrEMiifaij 



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liS GKËGOIKE I". 

parle au chapitre II page g, poui* bonnei lettret, et fort lÀtét peur la 
prouver contre te téinoignage de Gré- foi catholique (19). Elle le dupOM i 
goire de Tours . que saint Grégoire Ajouter le> tnUnoDiiairca du pipe. Il 
ne fit aucune r^Istanee à ce qu'a fftt le» fit venir enta pr^eace, et nelet 
établi évèifoe. Ceux , àit-U , qui ont i»>utut ouïr qiJen pleine campagne , . 
écrit la Vie de Grégoire , natammeut leion une des vieilles ruperatitions du 
■ Crégôire de Toun, diieiit qu'il fit peuple,>afin que t'ili voulaient. uter 
quelque résistance ; tnaû cela eat mal de quelque charme et de quelque se- 
accoidantaTecceque Grégoire même crel mtàéfice pour te tn»ilper,il la 
ditenl'flpItrelVdiil*'. lirre, oAildit diisipdt, et perdU toute sa Jorce «nuit 
qu'il ne fit aucune résiitance i ce qu'il grand air.... Apris les aeair ouïs fort 
lot établi évoque , etU cite a la mar- paisiblement , U leur dit que ta ' 
gc cet paroles : obi nt imponeretur qu'il %>enaitd entendre luipûùta 
episcopatus non TesdtÎBse, qu'il n'a jimmrnt ; que néannumi cet l 



. . je qi^ on le chargeât de choies, et surtout ces magnifiqaM 

tépiscopat. Qi^on lise maintenant promesses qu'il» lui faisaient d^una 
celte cpttre , on y trouvera justement vie éternelle , ne lui paraissant pa* 
tout ù coMnûre. En effet, saint trop assurées , il ne trouvait pas qu' ii 
Grégoire se plaint à son ami Jean , fUt k propos d abandonner ce quHl 
patHarche de Constantinople , de et tenait de ses ancêtres, peur courir 
qu'd n'a pas empêché , par les ions apr/;s Fineertain (au). Il leur permit 
tfffices qu'il lui devait rendre aaprts de prtefaer dans son rojanme 4 il per- 
de,, l'enipereur , qu'çn ne confirmdt mit aussi i tous ceux qui ganteraient 
son élection i et voici comme il' parle : leur doctrine de l'embraBsEr. 11 M 
Si l'on Doua commande d'aimer no- conTertit lui-mAme (31) : et comate 
tre prochain comme nons-nijmes , l'exemple des rois est ordinairement 
itoh rient que votre béatitude ne tréi-^fficaee, toit pourle bien, sait 
m'aime pas comme «oi-m£ae ? Car je pourle mal , ta plupart des Anglait 
■ais avec quelle ardeur elle a voulu embrassirent aoris lui ta foi chrér 
fuir l'épiïcopat: et néanmoins «llene tienne. El ce qui acheva de les gagner, 
s'est pas opposée i ce qu'on m'impo- fut cette manière également douce et 
«Et ^cette même cfaai|;e. iVaint Gré- çfitcace dont il tes sut prendre. Car il 

£ire te plaint ici , en termes formeli , ne violenta et ne contraignit par força 
ce quon ne s'est point opposé à ce personne à renoncer à leurs anciennes 
qu'on le fit évêque de Rome ; et le superstitions, ayant apprit de set 
viinistre Dumoulin («ut ijue saint docteurs , que le service qu'on rend à 
Grégoire avoue en cet endroit même, Jésus-ChrisI , doit être volaataire (l'i), 
qu'il n'y a fait aucune résistance, a(- La reine contribua extrêmement d cea 
ùibuant ainsi à ce saint pape ce que conversioQi; car non-seulement ell« 
lui-même dit du patriar^ de (Un- disposa le roi , son époux ^ à traiter 
itinopie, en se plaignant de lui. favorablemenllea~' — '" 



(D) Il entreprit la conva^ion des aussi i se coDTertir. 11 n'y a eu guère 

jinglais.] Jl envoya en Angleterre de révolution de religion en bien on 

quelques moinet de «on monastère en mal, i quoi les femmes n'aient 

(1.6) aous. la conduite d'Augustin, donnéJegraDdbranle.M.Haimbouif 

leur abbé (17), que les évéques de nous en va donner quelques eiem- 

Franee consacrèrent premier évtque pies («3). n Od peut dire que, comme 

de la nation des Anglais , Jeton /e » le diable se servit autrefob des ar- 

poaiMiir .qu' ils en avaient de saint » tifices de trois impératrices (*), 

CrwMn;(t8).ÉthelréderégDaita)on , , ,, , 

en Angletarw , et avait épousé Aide- î'^ ^ "^ ' '^ "2 ,. , ^ 

b»ge ou Bertte, fille de Çh.tiLert , l::l^:Z:'y^: tf. : ^ vZ: ^: 

roi de France, ;eune ^nncesie de (^^y^^u. H....1le. it 1, Bip^U^ 

beaucoup detprit, instruite dans les itiLttxrtt,mùiidtfAri,r iBU, ^«k- 191. . 

.M) c.,,.i.^,.. i ..ti ,..„ „.-,y..„i ;:,œ.L%s:p." .'.",.'îs&; 



[15) HtinbiH^HÙMinlBpiiuiGcitddÙBi Mi Hiiui™ ir pgalifiul U iiialGni 

— ~ r*»-^' 

(>} CiuioNia, Emsha, Dtmimia. 



CréBàn , pag. s»t. 
(li] Le mem9, pm. 



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GRÉGOIRE I". ai7 

■ qni furent létnnies , l'une de Lici- Cet eiemple/ut, bientél apris, auivi 

■ Dids, l'autre de Constanliui , et la en Eipagae et en Italie , et priTtcipa- 

■ IroUi^e de Valens , pour établir Ument en Provence, où Von fit er^ 
a l'hërësie arieoDe en Orisnt, Dieu, eore plus qu'il n'at-ait/ixt. Car, tant 

> pour renveraer aur ion ennemi aea se mettre en peint de les atlirér a la 

■ nuicbioes, et le combstlre de sea foi par de saintes instructioiu et par 
» pnqires armes, se voulut aussi s«i^ de Irons exemples , on le> contraignait 

■ TÎr de trois illustres reines , Clo- de recevoir Ce saint baptême malgré 

■ tÛde, femme de Qovia, Imgoiidc , qu'ils en eussent : ce qui causait nu- 
it ^poaae de saint Erm^nigilde , st tant de profanation* fune chose ai 
» Tb^odelinde , femme d'Agilulphe , soiMe , et de sacrilèges qu'il y avait 
M poursanctiEer l'Occident, en con~ de haplitéi parmi les juifs. Saint 
ih verCissant les Français du paganis~ Grégoire , pour empêcher un si grand 

> me, et en externiiDant l'ananisme mai, en écrivit (*')a VirBilius, arclie- 
» de l'Espagne et de l'Italie, par U véque ^ Arles, et h Théodore, évi- 
M CDDTsrsion des Visigottis et des Lom- que de Marseille , deux grands hom- 
f bard*. » Dans un autre ouvrage, il mes de bien, leur ordonnant défaire 
n'avait parlé que des services rendus en sorte qu'on ne contraignit pas les 
par des femmes aux mauvaises eau les. juifs de se faire baptiser, de peur que 
Comme s'il était de la destinée de les sacrés fonts ois l'on rennfi à une 
chaque hérésie, dit-il (3^), selon qu'il vie divine par le baptême, ne leur 
a paru par cent exemples , de troutvr loientoccafiond'uae seconde morlplut 
toujours sa protection, et, si je m'ose funeste que la première par tapoita- 
erprimer ainsi, de trouver son fan si*. Il avait écrit, un peu auparavant, 
-'--ta le faible de quelque princesse , tamémechoseal'évéquedeTerracirte 

, DU par vanité pour s'en faire ra6}. U lai ordonna de laisser' auE 

ineur, ou par illusion, pensant yÙM l'endère liberté de s'assembler 

\t-étre s'en faire un mérite, veut au lieu qui leur a été accordé pour r 

-mnir l^ rb^d'un ntn^i aut. rv stt r.éléhrer leurs fËles îif\. Cent ee Qu'il 






le chef d'un parti , qui, ne se célébrer leurs fêles {t-j). Cest ce qu'il 
pouvant soutenir , tombe, etCaccable écrivit encore quelque temps après 
enfin misérablement sous les ruines, à l'^réque de Cajjiari , en Sardaisne. 
(E) Il donnait quelquefois dans un " Les lois , lui dit-il , défendent Bien 
grand reldchemeru. ] Le peu d'uni- ■ aui juifs de bâtir de nouvelles sy- 
formit^ de ses raaiimea parait mani- " nagogue» ; mai» aussi elles leur 
feitement, en ce qu'il n'approuvait " permettent de poaa^der les ancien- 
pas qne l'on contraignit les juife il ae " nés , sans qu'on puisse les inquiAer 
faire baptiser , et qu'il approuvait " li-dessus (*■)- Et il ajoute ce qu'd 
que l'on contraignît lea h^i^tiqaes i " dit aussi au sujet des juife de Mar- 
reveniri l'église. *0(n( -*!■((, ^i^7Ue " seiUe , que c'est par la prédication 

deClermonten Auvergne allant » qu'illes faut attirera lafoi,etnon 

apris son cUrgé en procession par la " pas par la violence : que Dieu veut 

ville , tout le peuple qui le luivait » que le sacrifice qu'on lui fait de 

aejeta tout h coup sur la synagogue " 1 esprit et du cosur soit volontaire j 

des juifs, et la ren<^rsa tellement de » et il ajoute, que ceux qui se COQ- 

fond en comble, qu'il n'en resta plue » verlissent par contrainte et par 

que la place tout aplanie , et sans » nécessité retournent à Isur vomis- 

C'ily restât pierres sur pierres (aS). » sèment, quand ila le peuvent (a8j.« 

•frÛat, voulant profiter d'une oe- Cela va la mieux du monde; mais 

easien sifavonMe, Gt dire aux jui& . , 

qu'ils eussent à se convertir, Ou i J^ l"dZvî^Z'^'^tdLfi%t^'^i.ii"^, 

sortir de son diocèse. Trois cents td pHiUaiun lapwiUivmtn mutait , Mi dt^ 

d'entre eni ae convertirent, et les t«*u ■mninr , bikW wnoiiii ■«• l'iJiiaiui . L. 

autres furent contraints de se retirer. '■(S:iâ''.l,,b«rj^Hi.«ir.d»p«Uil-.d.B*. 

(itiBuHiR il |T»d âc1.:>i>i d'0«M«l. 'SÏÏ'iBSXe.Mf. Ul- 

li^. //. peg. m. IBÏ , ■■■ t-ft d- b- fittciH (-i) Qua ii.t.1 Irtatà dijfniùc JuJ«g. novu 

(iSlHumbDDrg. RiilùiidiipoBliGaldiHiM (iSjHniioliourf, Hiiti^ilii)Miililia(Jtiiiu 

Gré|>n, ri.(. .3^ Gr4|tict,;iA(.i4i. 



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:r 



3)8 GRÉGOIRE I". 

Toici une étrange dûtÎDetion,, et qni ■ glu« romaine , pour les teiret d» 

fait une inonstrueDie bigarrure dam » «m patTiminDe qu'ils cultivent 

. un système, n (aa) Ce n'est guB nëan- ■ dam la Sicile, afin quele* antues , 

> moiiu qae, selon Ini-méme, il n'r > attira par l'espriraBce d'une pa- 

■ ait en ceri grande diffiircnce en^ ■ reille rentije , se rendent plni faci- 
' infidèles et les bërittiques , » lement chr^tiens^ et cependant, à 

inciiudeiBeiit lu coantencement » ceux qai poumûrat tenir ces «or- 

s bére'aies. Car ceux-ci doivent o tes de conversions îatatrEBsdcs pour 

■ Mre traitas comme des rel>ellei , ■ fort anspectes, il dit (*) , que ai 
k det perfide! etdes parjures qui ont ■ ces eenwi trompent , et ne «ont 

■ fauiMJ la f<n qu'il* avaient danarie ■ pu bien convertis , on gagnera l4>a- 

■ i Dieu et i l'église catholique, de ■ jour* beaucoup , en ce que du 

■ laquelle ib sont lortii, en se t^ > moini lenrs en&ni deviendroat 

> vottant contra elle , et s'efforçant, ■ bons catholiques. ■ 

n antant qn'ils peuvent , de l'anéan- Ceci pourrait fournir la matière 

â tir. On pent les contraindre de d'uo long diacoura^ je me contenta 

> rentrer dons l'obëiannce qu'il* lui de quelques notes, i*. Il est cerlwi 
n doivent, et dam lenr devoir j et , que l'alternative de la conversion on 

■ s'ils ne le font , les punir comme de l'exil est très-dure et tré»-propre 
» le vealent les lois impériales , les i faire des bjpocritesi car que ne 

■ saints pères , et Calvin même , qni font pat les gens d'une mMioore pié- 
B a lait un dcrit sur ce sujet pour -U , pour ne pas perdre les douceor* 

■ JDstifier sa conduite à l'egara ia dn pa^ natal ? Et, «n nn mot, toni 

■ Servet, qu'il fit condamner au feu ceuxqui pioposeirt cette ahernatiTe 

■ i Genève. Il n'en est pas ainsi des la condamnent comme une action da 

■ païens , des juifs et des mabome'- tjran partoat où ils ; sont eiposà 
» tans, ni même de ces b^^tiques eui-mÂnes; marque Mdente qu'ils 
H qui, ^tant n^s dans l'h^rt^sie qu'ils ne jugent de la justice d'une action - 
B ont reçue de leur* ancêtres , n'ont que par la règle de lenr intérêt , quad 
s jamais ^t^ ëlevi^s dans l'dglis* non Coiumui lanctum eil. i'. C'est attii- 

■ plus qne tous ees intldéles. On ne bner i l'Oise un pouvoir qu'elle n'a 

■ doit pas le* contraindre directe- pas , que de prétendre qu'elle peut 
» ment , et i vive force , de se con- traiter tous ceux qui la quittent 
t, rertir , surfont quand on les a to- comme les <!tat« bnmaina traitent lei 
H lërés quelque temps. Mai* saint rebelles. L'église ne peut avoir que 
a Grégoire nous apprend, et par sa dessi^ett volantairei , et ne peut la- 

■ doctrine . et par son exemple , qu'3 mais exiger un urment dërogatoim 
H est bon de les v contraindre indi- 1 la loi de l'ordre , qui veut que Vam 
H rectement , selon l'Evangile, qui suive en tout temps et en tont lien 

■ dit : Compelte intrare. ■ Ce qiâ le les lumière* de la comeience : et par 
peut faire en ces i/eus-moni^res .'l'une conséquent ceux qui pour obéir à ce* 
en traitant à la rizueur les obstinés j lumières rompent la foi qu'ils lui 
l'autre en faisant du bien i ceux qui ont donnée doivent tire oomparrf* 
se convertissent. « C'est ainsi que j ceux qui préfèrent les sermen» prî- 
n saint GréRoire veut qu'on persécute mitifs et abselus ani sermens post^ 
u les manichéen* . obstinés dans leur rieurs et conditionnas ; car ce serait 
■1 hérésie ; qu'il ordonne i l'évéque une impiété que de s'engager 1 un 
M de Cagliari de surcharger les -paj- formulaire de crorance , sans pré- 
n sans , et vui d'entre la* païen* suppaan: qu'il eit boti : et ainsi tous 

■ qui apparaenoent i l'église , et les sermens par où l'on s'en^aae 1 
D tiennent ses terres , et qui refusent l'église sont conditioands j mais Feii' 
H toujours opiniâtrement d'embras- gagemant ani lumières de la 000- 
u ser le christianisme \ et qu'au con- science est natapel , wsentid et tit- 
» traire U veut qu'on décharge le* *olu. Ce que l'on peut dire de ceux 
D juifs qui se convertiront du tiers qui, pour obéir i leur conscîeitee , 

■ qu'il* sont obliecs de rendre â l'é- 

ItglUsiBilwnrf.m.uinéiPiHililiolilluial >U 4>nu ««• , ■■! •On-Jtli» Ucmmiir. L. 

D.MzecbvGbogIc 



GRÉGOIRE I". 2ig 

ftnHent k, uiuicnt qu'il* avaisnt m«at ne iirieiit etitr«ta^a par le» 
préttf i l'egliie «st , que d'^Uirëa , ila ^wmoWurs de l'aRkire à -dei déotar- 
•oat dcrenus ignonns. Haia on goBt cliei, où non-Mulement il y aitbeau- 
le* Aab bien polices qni ^taUiuest coDpd'iajmtice^'mali buki beaucoup 
des peinm contre ceux qui oublient de ba»ene (33). S*. La nUon pour- 
leur érudition, et contre c«ut qui quoi taint Grégoire ne voulait pas 
«cqniértnt de* idées qui leur penua- que l'on conTerttt lesiaift par con- 
dcQt que ce qu'ils prenaieDt pour trainte est fort bonne ; c'est, diiait- 
l'en-eur e*t la rërité ? Disons donc il, que ceux que l'on oonTertit d« 

3 ne n rriEliie ponvait punir aMnme cette sorte retournent i lenr Toaris- 
ee rebelle^ ceux qui la quittant , HUnent quand ili le peuvent. Hais Q 
elle aurait plus de pauTOir que les «Tait donc grand tort de Touloir 
ptûceileijôiui despotiques (3«) n'en qo'on les oouTertlt en surchargeant 
exercent. Elle pourrait chÉlier coin- lei opiniâtres, et en dfehai^etnt du 
me un crime capital le changeioent tiers de la taille ceux qui se feraient 
de- quelques idées. 3°, Il n'est pas chr^ttena; cv il est risible que ceux 
difficile die comprendre la chimère de que l'on convertît de cette feçon 
la distinction j car un bomme qui a retoumM quand ils le ^peuvent i 
été ^BT^ dans une é^i«e , n'a jamais leur ToVasemeat. 7*. Et n la raison 
pu renoncer i la bculté d'en sortir , pourquoi il veut que l'on conrerl 
aèa que sa conicience le pousserait les juifs en aggravant les charges 
dans une antre communion : et ainsi, opiniltres , et en soulageant les con- 
il a autant^ de droit de suivre cette vertis , est bonne , il a tort de désap- 
emnDiunion que ceux »nii t ont rfté prouver qu'on les coâtraigne i rece- 
nourris ; car tout le droit ife ceux-ci voir le baptême ; ca* voici quelle est 
consiste en ce qu'ils sont persuadés sa raison ; si ces convertis trompent , 
que leur religion est bonne. 4°' Mea en gagnera laujoun beaucoup , en es 
maxines sont si certaines , que oha- quedu moins lettrs enfant deviendront 

ÎDe parti en tombe d'accord qtiand boni catkoliçuei. fie ^ul-«n pu dire 
ne snpposepassonpropreprincipe. la mime chose par rapjiort i ceux 
Un juif, bien l£o d'appeler perfide qu'on baptiae par contrainte? On ne 
ot rebelle celui qui renonce an chris- peut donc cas le sauver d'une pitoya- 
tianisme pour embrasser la religion ble Contradiction. 

I'adaïque , le nomme Tidéle i Dieu ,à (f) Sa morale, par rapport à-la 
avéïW, i la vraie église: il n'ap- chasteté ecclésia'tiijue , était très- 
pelle perfides que ceux tpii renon- rigide. ] Chiand il s'agissait d'élire un 
cent au judaïsme. Chaque religion en évique , il recommandait principale- 
use ainsi. S". Quant aux deux ma- meut aux électeurs de s'informer si 
nières du Campelle intrare , soit celui que l'on proposait était coupa- 
renvové au Commentaire philosophi- ble d'adultéré , ou de simple fomi- 

Se. le dis seulement que fépitséte cation, a H Voulait mJme qu'on l'in- 
maqirignons de la parole de Dieu u terrOgeM en particulier et en secret 
(3i), doit convenir par eicellence i ■ s'il notait pastomhé dans ce désor- 
ceux ani mnploient ces deux manié- ■ dre , l'avertissant que s'il étaitcoa- 
a le métier de convertisseur ■ pable de ce crinte, quoique pei^ 
\ nii'îl Prit mnmlf^iTipnr ïmnns- > Bnnnih n^^kvi tttt nMi et qu'on n eût 

.. , _ _e pourrait en conscience 

(î») Ctn^iitt, fiuUMrKi^mtnittm- „ ,«iaToir les ordrra ; qu'on le» lui 
^^T!Z^J.^.^^vZ W^"™fîS " donnerait néanmoins , s'U prptra- 
Tjm rirtm Je lf,rrtlit'"i 1 lûKii . prifrt- * tait qu il en était eiempt ; mais s'il 
«m , Cl., Iw rtUgUm fJ pwui , Q.»» ta- „ le confessait , ([u'oo lui remontrât 
"t")H'. *,(.«.« c«i.d.:«., cW- II, ' •3o"«'"e°tq''''ld«''"'""pl'"û' 
fîS) VV" 

tiet- Ànj-i^tBrtt. FwiTeLlHttiURiÏHibtlqiat'-^- 
r. tref , IMH ia poHmbn l695 , ftof . is$3. 



«r. (ÎS) 



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»o GRËGOIBE I". 

B longer au cloître pour j faire pAii- prit qae l'ahM S^eondin , ^i étmt un 

■ tCDce, qa'au Mcerdoc«, dont «on fort ntéchint homme, avait commit 

■ crime, quoique secret, le rendait d^herribUs crintai, il dit que sans je 

■ incapable (3 j). b Ce grand pontiffl, mettrt en peine ifen chercher de* 
■j'ant BU (35) ^ue quehfues etdétiaiti- preuuts pour ten contndncn jiaidi- 
gaes-deSardoigne étaient tambèi daiu ifuemer», il tuffitait que lui-mfme, 
se péché d'impureté apréi ai^ir reçu peut-être en se vantant de ce que cea 
lei ordres , il ordonna noit^eutement toMei de débauches appellent leurs 

■■•--■- ... .^ ,v.^ ^^ . ... 

Us fonctions de leur ministère ; mais n'avait pas empêché qu'il nejilt par' 
msissi que , pour prévenir MMii graiid venu à être ahbé : lur qtmiU le fit dé- 
mal, on{'') n'admit plat de lujeli />OMr(38). Il traita de la même sorte 
aux ordrei sacrés , et surtout a Vépi- l'évêque de Docléatine, ville de flt- 
teopat , qu'bn ne fût assuré qiiiU hy^ , fue l'on appelle maintenant 
avaient toujours vécu ckasiemeal , et Catlaro, et il ordonna à son m^tro- 
qu'Us avaient même gardé la coati* politain que si ce méchant homme, 
w..-,. ni... .-..,.> ^^-. — 1. ,'gire qu'on avait justement ^déposé pour 



\afin de avoir souillé son caractère par 
ioce. Les infd 



pouvoir être admis au sacerdoce. Les infâme, osait jamais prétendre et 

auSraRea ajraDtst^ partagés à Raplei même témoigner par un seul mot qu'U 

dans rëlection d'un e'véque , ce pape song^dt eacora a tépisùopat , on le 

dA:lara toutnetqu'il ne voulait point confindt doits un monaslire pour'y 

du diacre Jean (iS), (3-) parce qu'il faire pénitence toute sa v& , privé do 

était bien informé qu il avait une fort la commuaion jusqi/à la mort {*■}. 

petite fiUe ; et quelle présomption , Ce qu'il y a de tTis-remar^aOble en 

ajoule-t-il, d'oser prétendre à être ceci, c'est que l'évêque de Tarem» 

évéque , a lui qui est Toaaifettement ayant été non pas accusé , mais leu- 

aanvaincu , par ce petit enfant qu'U lement soupçonné Savoir eiuretents 

a , du peu de temps qu'il y a qu'il une concuhine depuis qu'il était éré- 

garde continence (*') ? II faisait in- que, il t'avertit JortSérieusementqua 

Tiolablement obsener, selon les ca- s'ii se sent coupable de cecrime , quoi- 

nons, que tout ecclésiastique et bé- qu'U loit secret, et qu'U le lûe , el 

itéfieîer, soit sous-diacre , soit diacre , qu'on n'en ait aucune preuve eo»- 

prêtre , abbé ou êvêque , qui serait vaiacante, il esthéanmouis obligé en 

tombé dans un pécfté d^ impureté , s'il conscience de le 'déposer lui-même, et 

y avait des preuves de son crime , fût de s' Retenir de toute fonction locer- 

dépasé, et mù en pénitence dans un dotale. Cela parattra Sautant plts» 

monastère , tans qu'U pilt jamais pré- étrange que ce même e'f'bus ayant 

tendre d'être rétabli dans son ordre commis un autre ciime. que , snlon la 

et dans sa dignité. -rfj-onf (") ap- monde semble plus grand , il le punit 

d'une peine incomparablement plut 

f«l»Idnilmi™^HiiiDi«d.fo.tiGc.ia.i.:i.i douce. Car ce prélat tn^ emporté, 

(Sh'ÏÏ ^mm ' ayant reçu quelque méooateMement 

1*1; Tn< rr Tmnn'rin lï ni rfJrmii ciir» ift ^""o de cas pauvras vieilles qui 

ntnt , prufùltrl diiel «uni»' ordiaaaiur , u étaient nourries auicdipens de té- 

priiu aiyitimlur li ni* iÛiinHi cpnbni-u in on- glise , lui avait fait donner tJOU da 

'^,^t'i'^''^'-y^'f-f- coups debdton qu'eUe en était de- 

W> £îli^i.îi^J*l!.Sr« J.«« "■•"^'^ dMmi-mmie. Il est certain que 

Gtiy,m,pâg7iSi. tietlefilt morte peu de joursiaprès 



-. ....le.SiCIcHcmfi^rUincn- C'ï Si/iwli |K 



(Ji) Miinboan, HuHîn it pmifini 



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GRÉGOIRE I", 



avtir été n emdUmtM battue, on 
£«ilï J"<ni comme . coiipaMe lïhiimt- 
cida trii-uMrement , telon toute la 
rûwauP dot canoia : lOHtefoii eomme 
eiU ne mourut que huit ni«ù après , 
, saint Cregoin; na«ru< pas qu'on ddt 
MtrUruersa Tnortàeei eoupi dehdton 

r'idie avait regut , et (e oonlenla de 
tuëpeitdre pour deux ma'a. M^ 
pour le péché d'ïnconiiiieitee , qui 
selon tel loii de ta juttice humaine 
serait puni beaiuMup moims rigourBu-. 
rement aue cette autre action , si in- 
digne d un év/que , il lui déclare que 
/3r a oommis, quoiqu'on ne iepuite 



^U fa comimt, quoiqu'on ne ie punie 
pTOut^r,-dfaut ab'olwi'ent, p»ur la- 
tisjiiire à sa conscience, qu'il renonce 



sfôni 



A-gehé{3g). 

f ùmhouic ne quitte pnint cette 

DE, MOI dire • ({ue U rigueur 

e poÏQt-Ià D'est 

>n uuge, et que 

, n'est pas obligé de auiire sur 
cai de conscience le Beotiment 

■ de saiat GnSgoire (4o). ■ 

(G) Il fut fort téfire à fégard de 
la ca'o viie<J Tout ce que H. Maim- 
Iwurg rapporte lur ce sujet m'a sembU 
li boD que, oe voyant pas qu'il j eût 

amui^ à l'abr^er. U remarque (4i) 
pramièrBnunit qu'il j a une oppres- 
lion trï9-subtile , (*'jet d'autant plus 
dangereuse qu'elle est iris-difficile à ' 
découvrir, savoir la ealom/iie que tes 
plus toges , et ceux-là mime qui font 
gloire de sot^fnratvcjOietapramUre 
(4i), troia/eitt si rude et si peu sup- 
portable , qu'ils ne peurenâ empê- 
cher, quelque force itespri*^ qu'il* 
aient , que leur eonatance n'en soit 
Jbfianiée. Ensuite Toici ce ^u'il ex- 
pose - < Je sais que les (*') tau civiles 

■ et canoniques ordonnent des peines 
» pour punir ce crime , dont ou se 
j> plaint fart dÂns le monde j maii 
■. eOes ne sont pai toujours bien ol>~ 

■ lenéet â l'égard des eoclésiuti' 
» ques , cpmme saint Grégoire le té- 
D moigne, et surtout dans les com- 



» mimautéa , oh l'on ne fait guère 
» justice de la caloniDie, sous pr^ 
u texte qu'en punissant une faussa 
s accusatioD, on itérait la liberté 
u qd'oQ doit avoir d'en former da 
n vévtables, et de découvrir aux 
• supérieurs les butes de ceux qui 
» méritent d'être chltià. Or c'est 
H cela qne saint Grégoire ne pouvait 
» nullement soufli-ir, conune il est 

■ aisé de le voir en plusieurs de ses 
B lettres. En("JeifetËpipbaDe,prétre 
» de l'église de Caclian, ajant été 
u fasMementaccusédaquelque^rand 
Il crime , par d'autres ecolénastiques 
u sardiots qui avalent mtme porté 

■ jusqu'au ^ape cette accusation , it 
u voulut Ini'intaie connaître i fond 
» de cette cause. Et comme il eut 



r 1' 
1 il le renvoj'B pleine 



■xr 



-.1 



it*Siù 



(39) H 

liai Là mimt. 



'(^l) C-.H-4-iÈrt , It maUaur •TArt opr'i-é 



, et d« 
rctrancber de la communion celui 

3 ni l'avait accusé , s'il n'était prft 
e montrer par des preuves caBO- 
niques et trà - évidente» la vérité 
de ce qu'il avait avancé contre ce 
prêtre. C'est (**) ce que veut la loi, 

fr*re doit être 

puni de la même peine que méri- 
terait l'accusé s'il se trouvait cou- 
pable. Voici quelque chose de plus. 
Imaim, Bous-dUcre de l'église deNl- 
ptesi,a]'antinventéeontreJean, dia- 
cre de la même é^ise, une faussa 
accusation, qu'il ne put soutenir 
contre plusieurs témoins qui at- 
testaient de l'inDocence da diacre , 
le saint trouva très-mauvais qua 
Paechasins, leur rivéque , n'eût pas 
encore puni le calomuiatour. Sur 
quoi il ordonne au défenseur, Aa- 
tb^inius, de l'avertir de sa part, 
qu'il veut premièrement qu'on le 

S rive de son (*') office de sous-diacre 
ont, il est indisoe ; secondement 
qu'on le fasse fouetter publique- 









.tiz^cf, Google 



GRÉGOIRE I". 

inUd'oneri bdliM 
tempt'U d< CBttB sorte de correc- ■ «i gifn^tenie action , qui faisait 
tion pooT chMier lea cl«r«a , con^ ■ foudre «nlamta tous leiauMbo», 
me onpeutToir dans «int C') Au- * eotmaunà» qu'on ttitt en paarre 
gustin , quoiqu'on ait depuû aboli a petit ÎDnoeent, et que l'os acherM 
cette coalauiej et eaâa qn^prèt • ce sanglant aAcnfio* de *a croauU , 
■roir ilà cUtié de U sotIb on ■ en Aend^at Hnirioa inr les ccwpe 



r faire pénitence , ou *d 
lien enbâidu , par l'ovdiK d 



» L'aixf des fils 



annr prMqn* 



persur mamiirm-, et misOfE l'inp^ 
ratrice Comtantiae ,. at mi trois 



u de la calomoie < 

> séTéremeat, il se tenait auasi avee 
u tr^a-gnnd soûl nir M* gardes, pour 
u ne s'y pas laisser surprendre , et ne 
s orojait point du tout au duatonr, 
BJniqu'â corfu'ayant . 
H ques aux moindres i 
i> de l'accusa(ioD , et bien obï les 
u deux parties , il ne pût nullenicnt 
n douUr que l'accusé as fût cou- i 

> paMe. Encore craignail'il à fort 
u d'jtrc trompa , quoique innocem- 
1, meol , par I irtiiica de la ealonnie, 
H q«K, quand il le pou lait , il se 
■ £qpen9ai[dejuger de l'accusation, . 
jt eu s'en rapportant i quelque autre 
u de lasuffisaoceet delà probité di>- i 
M quel il se tenait fart assuré, jt 

(H) On ne- laurait excuier la pny- . ' 
atitation lit louanges avee laf/ueUt il ' 

t'itainua dans t amitié d'un uiurao- i -, 

«aur.l L'année de l'empereur Msn- ■ de !■ h*e feoee dans la phyaiono- 
riee l'étant souleTéceouH^ lui i Ptif » nie et dans l'hanMot, et ne ret»- 
atigotion de Ptocan, marcha Ten » n"t r>™ à' l'IiaMMe, ^oelag- 
C<Hiatantinc^e et s'en enpara sans ■ gnr« WriUemntt diXirnse ; en n« 
aueune psîne, L'emperaar fut livi^ i > mot . ajraDt tsntea les méchantes 
Pbocas.fuipflPunfls^nnMegruau- ■ qualités4^'itn peut opposer à osUes 
té Jit égoiver en i& pnience et aux » que ISa bHlOiiensODtatiti^nWBaBt 
yeux de Mauriot einqp*tiu primes, » loa^esdans MauriiM (^6). ■ Je ne 
KS tnfaru , ijat leOr maUieureux suis servi de» paroles du tienp M«m- 
f)^ni»4ii1/>Bi(iiuw>-(49). LaB«iir- bourg, afin qos personne ne pAt dira 
riee du ]d(is jeune l'arait retiré adroi- qua-pour flén^r davantags «aint Cré- 
temeiit du massacre , et avait subiti^ goirs j'exagérais les cnnres de Hio- 

tué en «a place le sten propre ; ir'" "" ' "* " ■"' '" ""' — ~' ^ 

Maurice , qui ■' — ' ''■ 



tsieat reaferm^as. Bofin il n\. 

janiii tant de sang innocent rd- 
pandu, ni tant da misères et de 
malheunj que sous son rians 
(4S). Aussurj- ent^ jamais de jJus 
infims tyran que ce maUwurenx 

sauce , sans honneur, sans mérite , 
très-mal bït de sa peraonnfc , fo- 
riensement laid , d<in regard sf- 
fnux, paraissant («njoats en ftm« 
quMsd il pariait, ivtopw, lasEsf, 
brutal, sanguinaire, n'ayant nol 



' Après cela le t; 



aperçut , fit re^ des expressions dn Mim* auts 
[ bourreaux (44). l'yard de* flattetMl de ce pap« , 
in.plus cruel que qu ou ne m'accuse pas d'y répa 



en (47), yne tout ce que je 
w de direpeut faire quelque peine 
t qui apri» eeia Onu» les trmt 



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GRÉGOIRE I". aa3 

Jpll rot que l« C'y taîM pontîj^ écrîfit pracar* cette braur, et Mirtont loit- 
-^ Phocas et h LéaaUa la ftmme , que cette main prend le contre-pied 



gnnd ttem mi pouvait arriiier à cam- cite lei lois dinnea et lei lois bu- 

pirt, et m'ù captai* dont Ut teumut mainea contre 1* r^olution. Htdt 

du wvmae lei pliu amnUgtux ,com- l'aatre parti ne parie que des Toiei 

mt if un adaiimble priimB, qui le m merrnlleusea de lu proTidecce , qae 

Jàrt refteurir, et la reaJre triM-heu- He* aoia» patemeli du ciel , et se jette 

mtx; en le délivrant Je touui let à coi^ perdu lur les dogmei de la 

nitèreMdolUitaéléaffiigéjatqit'aton. politiqae. Malt je ne sau ai jamai* 

Et il lotie Dieu de ce fu'aprit avoir l'on a port*! cette pr^Teation i des 

Ae loui un rude etfdohear joug , on infanica aemblablea a celte* de aaint 

oaHaeitee à renorer àani la jouit- Grégoire. Quelle chale! quel avea- 

; ifKiM doate tiherté tout son glcment! quelle IScbet^!! Un pape 



sn^HTe. H. HaimbouFfl Colore le qui est si set^re contra nn paoTre 
Biem ^'il peut «elte étranae flat' derc fomicateur, et qui donne U- 
terie (^) : u eo oherclie pTusieurs denns dea anttencet ai terriblea , écrit 



, dit rien de la lé- i Phocas sans lui témoigner qu il sût 

ritMe , qoî eat qne Hannee l'étatt bien Toulu que Maurice et se* enftna 

dédarri pour le patriatiie de Cob- n'eussent pas aouHert le dernier sntp- 

•tantixi]da contre le pape Grégoire pHce. il a y a point de gêna qui crieqt 

(49)f <)*■■ des dùpnte* tr^^dâicatea, filas conb^ les pyrrhoniem que mcs- 

csonuBe-k sont toujours U* difi^rena iieara les gent dVglise , et penonn* 

•or l'aatorité , on sur la in^riorité. n'est [dus accmituBi^ qu'eux à t<M]i>- 

Le f*pK, raii d'ftre ddirrrf d'un Der.comBie an nez de cire, toutes le* 

«DpccooT qui fitToriaait le patriarche rAgleade morale, selon l'mtérft ré- 

daUmtaatiaaple, combla de loaan- ciproque de lear cause, ce qui dans 

ge» le neurnu prince , afin d'oh- le fond est un pjrrhonisme trèt-dan- 

tenir de loi ce 'lu'il souluitait contre gersnl. 

ton rival (5o). On n'a pres^fue poist (I) Une trit'màchanle reine Je 

dVxemplea d'one Tertu qui ait iU k énonce.] Cftait U reine Brnnefaand. 

l'épreuTC de la jalousie d'autorité. Dans tontes les JetiMS que ce pape 

msdaltntérétdeparti. Qu'un prince lui écririt, il lui donna (Si) tautet 

posa^de les plua granilcs qualités, lei lauangei qu'on peut donner é une 

mû qu'avec cela il soit contraire i deipluipmfaileiprinceiteidHmonde, . 

uaaeertMBe ^fdiie , qu'on lachaMe, jmque'là qi^il n'a point fait de dif' 

q>'e«lBtiM,«UerûanlcceIac<Hnma Jieuhé de dire fort tffiirmAtivemeM 

faveuE du cid^ elle baise res- que la nation franqahe est ta plut 

■easwnent la main humaine qni Aeimniia de toutes , puiigu'Me a mé- 
rïlrf d'avoir une lembiabla. reine , 

L 6 « 4S « 40. douée de lauleâ tortet de itrtut et de 

T. C>™, Ftn. IhHr. Miei gualildi ( * ). Voici «a qu'on 

^1 , i'iift^t t hmitm trouTc sur ce sujet dam les Hoa- 

■r -, - _„""^'^"^ Telle, de U HépuTiliqne de* Lettre* 

« nU™ÏK5".'XïiS 4'l::;"'iir„" (S» : O» doit tenir ^Z^^^un ptus 

Iif« M GHCKiH . >i ndmiÉUBii ^iriiMa grand compte de ses bonnea intea- 

(Sol PiiK^ frrùnta U tomr di Kiimr , tljll Crijrin.^ai. 3iî. 



i>i>îf>«*fiitc>«WilFipart<- (il) tk». im k tltrAVi 



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334 GKÉGOIBE I". 

nW qu'il aivitfour la raine Brune- pour empéchtr qvlOn lu C^«vdt mr 
haud, la pUu méchanU femme dt la lu lr6ne patriarcal <56)r Le pape 
Uire , à ce qa* diient presque tous lei Grégoire lai en rendit ce tànoigna- 
kiitoriens , mais en mim« temps la ge , ^uo erdore , quo ttudio beatitudo 
plaa aàmite a ^acquérir le clergé, itttra epiteopaliii pondiu fugtFB 
parce qu'au nûlieu de ses crimes les foluerit tcio (S7). Mais lorsqne ce 
plut atroces , elle conservait un etprU grand jeAseur eut été aaaU pendant 
demagnificcneeexlraordinaire enven quelque temps sur ce beau taâne , il 
Us gens dégUse (53), et en fonda- ne fut plus le mattre de ton otgucU. 
Iioru de temples et de ceurens, tans Peut-^reitait-îl atteint de cette maa- 
oiMier de demander bien- dévotement valae qualité avant son pitriarcit ; 
iJesre/ï^Hsi (uiiiuii(pèn....H. Haim- ur il est asseï ordinaire que si 1« 
' bourg convainc de sufpotilion les natore corrompue ne peut pas pons- 
eiemptions qu'on prétend avoir été aer les gens à la volupté , die se àâ- 
accotilées par ce pape à ta pieuse dommage par d'autres d^uts, et 
reine BruTiehatid. ear c'est de cette priBcipalemeDtparl'eaprit d'orgueil. 
fertu que laint Grégoire la loue , et, Paut-Are aussi nae la dignité pa- 
on' on touern toujours quiconque sera triarcale , par je ne sais quelle &ta- 
libéral ernvrt l'église, la dx^e née de \i\£ contagieuse , tit naître dans l'l~ 
cei gens-là , qui quetquefoit lont les me de Jeaft le jeûneur les sentimena 
dupes h leur tour. Cela me fait soU' de l'ambition, Qnai qu'il ea soit , il 
venir de la réponse qui fut faite par Ini fut focile sous cette grande di- 
iin cbartreui à Philippe de Conines. gnitj de ae mettre au la^e : il pon- 
s LeeorpsdeJrhanGaléas,uagr3iiid vait se conrrir da beau nr^teit«dei 

> et mauraii t^ran est aux chii^ droits du patriarcat qu'il occupait. 

». trenx i Pavie , prés da parc , plus Ceux qui se piquent d'une anstir* 

»' haut que le grand 4ut«l , et le m ont dévotion tiennent plus facilement i 

■ monstre les chartreux , au moins la chatne leurs défauts lorsqa'ils na 

u lei as (et j monte-1'on par une sont pas dans un pasteoùUs panvant 

H escfaellejlesquels sentent commela alléguer les intérêts de l'^^ise, ceux 

u nature ordonne : çt un natif de de la glvire de Dieu, ta charitii du 

> Bourees le m'appela sainct : et je prochain , etc. ; mais lorsqu'ils occa- 
M lui demanday en l'oreille , pour- pent de tels postes , ils peuvent met- 
H quoy il l'appeloit sainct , et qu'il tre en liberté plusieurs ptssimis , et 
H pouvoit voir peintes i l'entonr de les fiiire voguer à pleines voiles ions 
Il lu; les armes de plusieurs cités les ausjàces sacres qu'on vient da 

> qu'il avott usurpdls, où il n'avoit toacher. Revenons i Jean le jeûneur. 

» nul droit II me respondit tout 11 ee donna le titre de paCriarcbe 

s bal : JVout appellom , dit-il , en ce (EOumëoique : le pape le troova^ si 

a pajrticj;iainclt.touseeux qui nouM manvait, qu'il lui dâendit sur paî- 

K font du bien (54). ■ 1^ maxime de ne d'excommunication'deplnspran- 

ces bons moines est de tous les temps, dre cette qualité. Jean le jeûnenr 

et de tout pays. s'étonna si peu de ces menaces, qu'il 

(K) Le tàle qu'il témoigna contre retint toujours son tàite d'iBcumJ- 
tambition du patriarche de Conttaa- nique. £t il le fit avec tant de hau- 
tinople était mal réglé. ] Ce patri- teur, ou plulàt avec tant d'agèela- 
artjie est honoré comme nn saint tïon , que dam les actes d'un lynoda 
dans l'ëglise grecque : il s'appelait qu'il envoya il Borne ... d te nomiiM 
lean le jeûneur. Or JiuJoRnii^iur- presque a ehamie ligne patriarche 
nom de JeUneur, i cause que c'était cecuménique (S6). Ce fut la «ource 
un Aonsnie t£une iacroj^ab/e absti- d'une trét-groMe querelle entre saint 
nence,et d'une très-grande ausierilé Grégoire et lui. Bien des gen* préten- 
de fie (55) fljit tout ce qu'il put dent qu'il n'y avait entre eux qn'una 

dispute de mot , et il semble qne 

ittB-tCttfàn.pag.ix!' (SB) Là mtiu, peg. itS. 

m) Fhilipp. 4*C«aian, H^wî'ii, tir. Fil, (S7) G.<|a'. . (|-Î7î, ~in. IV, mA g, ^b' 

fat. mjfit. lliBlo.r, . ftg. lie. 



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GIIÉGOIBE I". a,5 

que dans Jokarmet Sariàberieniis i 

... 'insi je, "y ajoute pas beaucoup de 

boa gré mal grt ^u'îl en ait , on ne foi : maii je rapporte sea paroles ; Si 

trouve là une furieuse latire contra vero rnalhematicorumi'iaesset usque- 

"les deux nrincipauz prâala de ce qualité laudabilis , kon tanloptrè ptx- 

temps-U . l'ëvéque de Rome et le pa- nituisiet magnum Auguitinum le eo- 

tïiarcbe de Coustantinople ; car tfuoi ram consultationibus inclinasse. Ad 

de ploa ridicule que lea tempîHeS Aar doctor lanctissimas illt Grego' 

qu'ils eicitèrent, ail est vrai <]ue rnw fut rnfUto pratdicalionii l'nibv 

leur dispute ne fut cfu'une vaine totam rigavU et inebriavU eccUiiam , 

question de nom (Sg) ? non mode matketin jassit ab aalâ , 

(L) Il n'est pas certain juil ail sed ut traditur h majoribat , incendia 

Jait détruire les beaux monuTnens des dedii probala leclionii scripta, Pa- 

Momains. ] Il est certain qu'il en a tatiaus 

été accusé i car voici ce que dit Pla- Çn«Bn^e K>d>H Ap«Uo , 

tine en rraetanl cette accniatioD. iVe- . ., 

gae est curpatiamur Gngorium Me '," ?"'*'" <™"' pr-^'pua , qua cœ- 

polissimlmcarpi,quàdsuo mandata ^"'f '''debanlur hom,mbus Te^eUn, 

%HMrum œdificia sCnl dirupta , nepe- <-^'}- ^ ^" =° V° r^''*" ' "*"% """ 

ngrini et dd^nœ ( w ^i fingunt > t^S"" ^^^^ ^^\ l"rea profanes , 

aduihcm religioms ca^dienientes ff" J** /«°^™ P'"* ^commanda- 

pastkabilis tocT, sacris,aTr:uslrium- "«' '"Wssacrés. Ferturbeatus 

phaUs et nwmurwnto retenu» cum Gregor,us bibhothecam combussissc 

ddmiratione inspicerenl. Absit hœc 6'"^''"" , quo di^inte pagtnœ grabor 

ealumma à tanto pontifice Somano ""' '^?''* ' " '^%,?"<""'«» •, «« 

pn^settin,:euice^p^tDcumpa- d.l^'ttia stud,os,ortSi). Ce qnM y 

tria guhm vita carior fuit (60). Le « ''5 n»rt«rtaiD, c est que le papo 

* e hUtorien remarque que Sabi- avait conçu beaucoup d"»"i™ 



nien qui succéda à Grégoire tëmoi- i""" ^^^ '"'^' à" P ^ -- 

ima nue eitréme animosité contre i"ë'^^ P^''. =e morceau de aon bis- 
ion prëdëcesaeur, dont il ne s'en toire,,. Lidier,archevej,uede Vienne, 
fallut guère qu'il ne fit brûler les " ^'"\ un homme d un trcs-erand 
livres. Quelques habitas, de Borne " mérite d un rate savoir et/S uno 
poussaient i cela le nouveau pape , " l'^^" .''"■' éclatante , à qui s^nt 
a cause , dit-on , que saint Grégbire " G-'^g"™ " «^"t pl"s. d «"« ^ois 
avait mutilé ou renversé les statues " *'^^ j^^j ^^"^ ''^"''"'^ins il trou- 
des anciens Romains. Platine rejette " " '',^"l■" 
■ussi cette acousation. Pautulùm " ^^P^ ' 

etiamabfuitquinlibriejuscombure- " grand c , ^„ v^ ^„ „ , c.^- 

rentur ,adeS in Gr^goAum ira ef in- " 5'°?^'» ' ^^^'■W'^^ ^ quelques-uns 

,^iaeiarserath>momalei-olus,Sunt " de ses amis la grammaire et les 

quiseribantSabinianuminsUganlibus " '^'™ humâmes et à leur cpli- 

luibusdamRamaniskocinG^gorium " 1"" les poètes 11 assure que cetta 

inolUumesse,quod,'elerun, statuas " ^cheuse nouvelle lui a donné Unt 

tetâuriedum^i^ret,etobtrunca>-e- " de chagrin que toute la joie <iu il 

rit et disjecerU ; quod quidam ita «ro » ^'''>' "^"^ ^ apprendre le succès de 

dùsonum est, ut i£J quod de ab<H " '*', ^'^*?.' î /" ^'"^^ "'P"" 

lendù adijiciis majorum in mlâ ejus " "f^' * «^«"t changée tout - foup e» 

(M) On faceusad'ai'Oir fait brûler (6,1 J<.h.=.S.ri.b,t:™ifcd.N.d.CoriJluii, 

une infinité de linrei païens. ] La bi- lit. It, cup. XXfl, pan.nt. mij. 
WiotKéque palatine qu'Auguste avait mid,.^. '*■•*-, W. mt , c«p. XIX, 

fondée fut réduite en cendres par '"ft\ Q^m ù, ^ ,c ofw €->> Jo-i, lauJUat 

saint Grégoire , dit-on. Je n'ai lu ceU claiiiiUuda non cmsinnL £1 g<àm (r»e «p- 

(io) royn Us V-ta^Ui *t !• RipaMi>a> «Jcumm »ii«iiùu.VM«iuiJ.niC^iu4M,. 

Jn CeUia , «su dtf/tiiér i6g6 , ^;. llg, imtifa c» ikiw ^* iwinJen crurniri, uni» 

ToHE TII. l5 



:bvG00Qlc 



396 GAËGOIBE I". 

» tti louaugM as Jupiter «t cetUt <0) T^ peiué oiMier fautuihe- 

» da JiïM-CflRI» Hg paitveM Ara mentdeeepapepourlapialmodiede 

» dam U n>4iae ioitch). Song^i «w i'dglîte.] « (66) Il s'appliqua prio- 

1. peu combien catt una ckoie imji- i> eipalemeat i régler l'office et 1« 

■ gne et déleslaUe à un évéque, dt > chant de l'^^ise. Pour cet effet il 

■ chanter dut i^M que même un lai- ■ composa ion AntiphoDaire(G7) 

■ qaeJAot et religieux atpoumiil « Il o'y ■ lie» de plua admirable que 

■ réciur avec bienséaitte , m iaai u cequHI fit en cette oceiiioD. Quo-- 

» qu'a 



il sa profèfiilfi- n «jouU h qu'il eût sur les bras toate^TÛ 
) que daiUeurs OB lait » affaires del'ifEUK univeraeIk.idHi 



«■uré qu'il n'en ^tait 
i> pourlautluitimttoujoura bien fort 

> au cœur , et qu'il veut s'infonuer 
M d'autant plus emctement de la vé- 
u rit^, qu'il est plusJbornhle, et m&- 

> me exécrable d'entendre dire une 

■ pareille chose d'an prêtre, et d'ua 

■ ^Téque. Que(.*), u néanmoins , lui 

■ dit-il enfin, pourleCDnsoler,j'e^utJ 
* connaUre évidemmem que le rap- 

> port qu'on m'a fait contre vont est 

» point a ces bagatelles de lettns 
t humaines et de sciences mondaines 
u et séculières , j'en rendrai grâces h 

■ Oieu , /jui n'aura pas permis que 
» wh™ cœur soit souillé des iouan- 
n ges pleines de blasphèmes que ces 
» auteurs profanes donnent aux plus 
a scélérats de tous les hommes {Gi). t 
M. Haiinbourg ne manqua pas de 
i^^chir sur soi-méide après avoir 
rapporté cela. Vojei ses paroles dans 
les nonvelles de la République des 
Lettres , mois de septembre i686, 
Tue. >o34, et dans H. Seckeudorf, 

e 4 du 1*'. livre de l'Histoire du 

thëranisme. 

(I))...... et nommément TUe Liwe.'X 

Antooin , archevêque deFlorence, est 
le plus ancieu auteur qui soit cité 
pour cela par Vossius, va prëtand 
queTite Livefutainsi traitt!, i cause 
qu'il insiste trop »ur les cultes su- 
perstitieux du IWganisme. At miri- 
jicus têtus fuit sancli Gregorii , oui 
ut saactus Antoainus , et ex eo Jo. 
Hessetius ex utroqae Roderas ad 
Martialem tradît , Lifium propte- 
re'a combussU , quid in Bupersti- 
tionibus et s^cris fiomanorum p«r- /gg\ h,; 
peluo versetur (65). 

(*) Si pn.lhti iti<l»il< 



Π



u diâërentes choses , auiquelles il 
H fallait n^essairement pourvoir 
a dans toutes les parties du monda : 
» il prenait ntSanmoins le (emu 
B d'eiaminer lui-même de quel air 
» on devait chanter les psaumes, les 
» hymnes , les oraisons , les versets , 
i> les rëpoQs , les cantiques , les le- 
» çons, les épttres, l'ëvansile, les 
» prëfoees et Toraison domwieale i 
B quels étaient tes tons , les mesures , 
s les notes, les modes les plus con- 
u venablea ^ la majesté de l'élise, 
¥ et les plus propres i inspirer de la 
» dévotion : et il en forma ce chant 
» ecclésiastique qui n'a rien que de 
B grave et dVdifiant , qu'on appeUa 
n encore ai^ourd'hui le chant fr4- 
» eorien. H institua de plus une aca- 
B dénùe de <)liaBtre«(*'), pour tous 

■ les olercs jusqu'au diaconat eiolu- 

■ Nvement , paroe que les diacres ne 

■ doivent s employer qu'à piocher 
B l'évangile , et à distribuer les au- 
it mAnes de IM^ise aux pauvres, et 
u qu'il voulait qa« les chantres a'ap- 
B pliquassent A se rendre parfaits 
B dans l'aH de chanter juste, selon 
B les notes de son chant, et è se biea 
i> former la voix pour chanter agi^- 
B blement et d'un air dévot, ce que , 
» selon saint Isidore (*•) on n'obtient 
B que par le jeûne et l'abstinence. 
B Car, dit-il, les anciens jeftn oient 
u la veille qu'ils devaient chanter , 
B et n'usaient dans leur vivre or- 
D dinaire que de légumes pour avoir 



«M , »« «.^M.,i, .( .i.d,n, in,IU^%iiu, inS. ». «cl. m. 



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: {^ni nette et plua cbi- pentifUatdtiaiatGrégoire-lo-Grand, 



u f^res. Je de sais pas aujourd'hui ■joute que M. Maimbourg ne s 
a aileachantres voudraieutbisn a'ac- attaché qu'à certains faits de soit 
B comraader de cette Di^thcide , d U- pontificat, qui entraient dans ids dél- 
it quelle ïla ae sont pas trt^ accou- seins et dans ses ciiei, négligeant 
» tumë». Quoi qu'il en lOit , saiut tous Its auii-et, gui tout^is méritent 
' ' ' ' "■■■ lésais, dit-il, en aa 
^criTain 



a Iui-mâm£, toitt pape qu'il était, : 
u pour leur apprsudre à bien chan- 
» ter. Jean (*) le diacre nous assure 

■ qiie,deaoa temps, on gardaitarec 
Il crande Te'néfatîan , dans le palais 

■ de Saint-Jeao'de-Latrao , le lit où 
B i^tant naïade il ae laistait paa de 
a chanter , pour enseiguer les cban- 
» très , et le fouet arec lequel il me- 
» naçait lei jeunea clerA et les en- 
B faae de cboeur , Quand il« ne pre- 
u uaicot pas bieo le ton , et igu'ils 
H manquaient aux doI£s de son 
B cbant. B n faut laire ici une obser- 
Tjation contre ceux qui citent sans 
exaroiaer las circonstances. Le mi- 
nistre wallon, qui publia 
livre de la dÎTine mélodie 
ptalmiate, l'an i644 > ne s'est pas v's 
en peine si Les cboses avaient chiofi 
depuis Jean le diacre auteur de l'tus' 
taire de saint Gs^aite. lean le dîa- 
1^ a vjca au IX*. siècle. Il a dit 

![n'on gardait enoore le fouet a 
equel 



, groB 



aiel ce grand pape 
iers de musii^ue.Ha 



^GOI 



menaçait I«b 



, donné au pablic 

l'Histoire du pontificat de saint 
Grégoire , et qui se pique d'un 

Srand déBintéreiBement , Ta bIlUné 
e s'être si fart échauffé dans un* 
affaire de rien, Ce|wndaBt )e n« 
doute pas que ai saint Grégoire ou 
quelqu'autre pape avait entrepris 
de se faire appeler patriarche œcu- 
ménique , et que Jean , patriarche 
de Cwst^ntinanle , ou quelqu'au- 
tre évèque s'y fat opposé , te mttae 
écrivain D'eOt bldmé le papa de 
cette eutreprlae , comme d'une 
présomption et d'une usurpation 
insupportables, loué h) générosité 
du patriarche , de l'évéque , et gé- 
néralement de tous ceux qui s'y 
seraient opposés. Tant il est dan- 
gereux d'apporter à écrire l'Iiis- 
teire b& esprit rempli de préjugés, 
qui cherche autant à faire entrer 
ses sentintens dans le récit dei 
faits , au'il exposer ces faits aven 
une enttéy sincérité, u C'est non* 
tr une Idée désavantageuse du 
sur de M, Maimbourg. 
(Q) Ce qu' d observe contre tes 



doui 



Cis que nous puissions user ci 
! du temps présent, lorsque 

rapportons ce fait : et ainsi le mjou- ceniunaieuri ue 

tre wallon est tris-diene de censu- mé/e' de fauste cntufoe, jnius t» 

r«. Voici ce qu'Q a dit (68) : Gré- verrons ci-dessous.] Tout le monde 

goire-le-Grand, auparavant cité , in- sait que la dispute sur les vaux du 

stitua une école de chantns , et leur célibat est fort srande entre les pro- 

l^àlit des aotléges oMce un rei-enu testans et les catholiques romains, et 

convenable. On montre encore à Bo- que l'une des raitons des protestans 

nu, aujourd'hui, lon^'t jjfT^gue'iB est aae ces vcaui-lji traînent après 

vtpoiant U modulait ; le fouet avec eux beaucoup de désordres et nno 

là/ael il corrigeaU ses dueiples ; et infinité d'ieuciiej de ténèbret {•}{) , 

l' Antipkoaaire authentique. Nauel. infructueuses taat qu'on voudra , se- 

g4. Ion le sens de l'Évangile , mais trés- 

(P) Dom Denii de Sainte-Marthe fructueuses en un autre sens puis- 

na parailguère cOTtUntdeM.JUi^m- qu'elles donnent la vie i un très- 

bourg.'\ Il trouve que YBiitoire du grand nombre de créatures humai- 

rmutaiu (6g) Dvii it SiiMi-HiriliE , ieni is fri- 

.„!_.;„ -* r.ji ij Bitmt, RlrttJK Ji uim G.l|iii>t, 

li,. m, chep. I, peg. IK. il-. 



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aili 



GREGOIRE I". 



I. n est TT«i que ce lont des fruita » d'autres aiUean (ja). » Voili des ■ 

t'oQ De laisse pas mûrir : on Ifs difficultés que Baroaius ni BeUanmiQ 

ulTc ayant leur Daisaance autaiit ne proposent point, quand ils réfu- 

3ue l'on peut, il faut fiiîre ea sorte tent ce conte des centuriatears de 

e couTnr le premier crime , et on Magdebourg, Je ne sais si elle n'ont 

ne le pent guère que par un second pas été inventées par dota Denis de 

péch^ plus ^aorme encore que le Sainte -Marthe. 11 trouvera bon que 

pr^C^dent. Voilà ce que les coutro- je lui dise qu'autant qu'elles peuvent 

Tersisl«i ne manquent pas d'alléguer; paraître spécieuses i ceui qui s'arré- 

el ils disent m^me que la découverte tent aui premières impressions , au- 

de ces désordres a obligé quelque- tant sont-elles destituées de solidité 

fois i révoquer la dure loi du céli- à l'égard de ceux qui eiaminent les 

bat. Vutci UD assez lona passage de choses attentivement. Toutle monde 

dora Denis de Sainte - Marthe. " Je m'avouera que dans les matières de 

» n'entreprAids point de réfuter ici fait , ceux qui réfutent doivent faire 

Ji Doe fable |)ébilée par les centu- des objections qui soient opposées 

■ riateurs de Masdebourg (*) , qui se au but de leur adTersaire. Voyons si 

u déiruit d'elle-même. On veut que les difficultés du père de Sainte-Har- 

B saint Grégoire-te-Grand , apris the ont cette propriété. Je trouv« 

fl avoir fait un décret pour dter aui qu'elles seraient bonnes si Udalric , 






'. lei 



it été obli- 









. Peu de 



ûmps après ce règlement, le pa- 

Se, dit-on, ayant envoyé çècber 
ans na réservoir qu'il avait, au 
» lieu de poisson l'on lira de I' 
» six miUe tétE ~ 

■ enfans étai 



_. .. _ , allèguent sa lettre , 
avaient prétendu que ces meur- 
triers de bâtards leur coupaient U 
tite,et ne la jetaient que dans le 
vivier du pape. Cette pi^tention se- 
rait sujette aux grands inconvéniens 
3ue l'auteur ]iropose, et il serait trè»- 
ifHclle d'opposer quelque bonne 
t donc que ces probabilité à ses questions. Mais il 
i.li. ^B I .^-n,.. — fautpoint s'imaginer que l'on pré- 



;s prêtres qu'il avait pri- tende cela. On a voulu seulement 
« vés de leurs femmes , révoqua son narrer ce qui avait été découvert 
» décret , et fit pénitence du péché dans le réservoir de saint Grégmre ; 
» qu'il avait commis , en donnant et si l'on n'a point pailé du Tibre 
u heu i tant de crinie^ On ajoute ou des autres lieux publics, ce n'est 
j> que saint Udalric , archevêque pag que l'on ait cru qu'aucun de* 
Il d'Augsbourg , a écrit ceci au pape enfans qui étaient le fruit de l'incon- 
■ Nicolas. Tout ce narré n'cslau'un tinencedes ecclésiastiquesn'y eOtété 
M amas confus de faussetés mal in- jeté • c'est parce qu'on ne savait pas 
> ventes. Par quelle raison choisit- que les mimes crimes j eussent été 
- ~i le réservoir du pape, pluWt découverts , ou bien parce qu'on se 
'^'^-- '■■ '---' a des conséquences qui pou- 



:"le Tibre t 









. avait été 



-e tirées de Cl , 

. u dans le réservoir. On supposa qu'il 
intPEst- seraitfacile de tirercette conclusion' 



« ^"tes d'™fans?'Que (it-oi 
H corps dont on ne parle pi 

s il a croire que ceui qui lesavaient le seul réservoir du pape a contenu ■ 
H tués, et qui avaient intérêt de les gix mille enfans j donc le nombre 
» cacher , eussent pris plaiûr à les des enfàns qui ont été étouffés pour 
u décapiter, et ù porter leurs tèles cacher le cnme des pères et des mé- 
» dans l'enceinle du palais du pape, res est presque infini : car combien 
» pour faire bien tAt découvrir leurs en a-t-on jeté dans le Tibre, dans 
u crimes? He craignirent- ils point les cloaques, danslespuits? combien 
» qu'elles ne flottassent sur leau? en a-t-on enterré, etc.?tJn homma 
» Comment étaient-ils convenus tous qui rapporte qu'en creusant les fbn- 
u ensemble déporter ces têtes dans démens d'un tel palais on a trouva 
n un même endroit ? Car an ne mar- beaucoup de médîiilles, op d'osse- 
■ que pas qu'Q en ait été trouvé 

(fil Dnii it Siisu-HTikii . HiiiuR il 
nCtHùÊr.e,c.-l. HlnlGtifoitt, IiV. II,,hf.ir,Tag.'aa. 



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GSÉGOIRE I". fi,g 

waeaa, prAeDdnl que c'était le seat entrer smu l'aven dei maîtres , pr^ 

endroit où l'on ait pn rencontrer de caution qui ne sert de rien contra 

pareilles cLoses ? Et sous preteite ceui qui Tenlent y jeter un petit en- 

qu'il ne dit rien des autres endroit», fant. 

aes adveraairea peuycnt-ilB combat- 11 r a peut-être un assez b<»i nnm. 

tre par ce silence ce qu'il alËune? brc de controrersistes qui, 

"ïotei qu'il j" " .- 11 . i- 1 

re'Bervoirplulôtque du Tibre, etc. : i 
les rivières ne se vident point ; mais 1 

de temps en tem^ on vide les réseï^ 1 . 

voira , afin d'en tirer tout le poisfon ; airs insultans, s 
et c'est alors qu'on peut difcouvrtr si mis en poudre toulies les nouvelle* 
des enfin s j avaient été jet^s. Pour machinet avec quoi l'on avait Toula 
en savoir le nombre on se contente combattre le re'cit de ces auteurs ai- 
de compter les têtes , parties uniques leuiands. Mais paur moi, qui tiens i 
en chaque enfant et très-ais^es à dis- honneur de n'uniter pas (^4) ■"" 
cerner. Voilà pourquoi on n'a dâ conduite si opposée à la bonne foi, 
faire mention que des têtes dans Vi- ie dëclare que dom Denis de SalnU- 
pttre d'Udalric. ]1 ne faut pas que le kfarthe a employa d'autres raisani 
père de Sainte-Marthe trouve mau- infiniment plus solides que cellei 
Tais qu'an n'y dise rien du corps. Ce que j'ai réfutées j car voici ce qu'il 
reprochescraitbon Âfaireà descom- ajoute (75) : ./V/oû ni^ee quelû imfiUi- 
missaires qui auraient été envoyas aeace ote-t-on dire que saint Gré- 
eur les lieux pourexaminer l'état du ^ire se relâcha dans la suite sur la 
vivier, lis seraient blâmables , si leur continence des prêtres ? Quel paft a 

Srocès verbal ne contenait pas plus eu plus de lèU et de ^fermeté que lui 
e circonstances que la lettre d'Udal- pour la faire observer? On peut con- 
ric. lia auraient ëté obliges de niar- naître ses véritables sentimens ..far 
quer si outre les tites, on avait >utsi la réponse qu'il fità saiat Augttstin, 
trouva d'autres ossemens ; si tous les sur diverses difficultés qu'il lui avait 
corps ^taientdécbamë»;si quelques- profoséei. Car rrpondant au second 
uns ii'étaient pouris qu i demi , on article , il exclut eipressement les 
que manges i demi par les poissons, clercs promus aux» ordres sacrés, du 
et telles autres particularités : mais nombre de ceux ijui peuvent contrac- 
un auteur , qui allèeue cette dècou- ter mariage. Pour confondre davan- 
verle comme .une chose à opposer à ttge Us écrivains kéretiques qui ont 
la loi du c^ibat, n'a que faire d'au- voulu donner créance à ce mensonge, 
Gundétail.ilIuidoitsuQiredemar- on a déjà fait voir que le pape P/ico- 
quer en gros que l'on trouva sii las I". était mort avant que saint 
mille têtes. Si ce que dom Sainte- Vdalricfdt au mande , et que Nico- 
Harthe assure touchant la situation las II n'a été pape que/on long- 
du réservoir (Stait véritable , ce serait temps après la mort de ce saint. Voilà 
une asuz bonne difficulté ; mais qui deux bons aj^umens Contre ce qu'a- 
lui a dit que ce réservoir était dans vancent les ceoturiateurs : Baronius 
renceinte du palais? Baronius eût-il ^G) et Bellarmin (■}■}) s'en étaient 
nédigé de se servir de cette raison , servis avec une grande force. Le bé- 
ti ^e eût été bien fondée? Se fût-il nédictin eût bien fait de n'employer 
«onlenl^ de dire que les viviers n'é- que cela ; car le véritable moyen de 
talent pas publics, et qu'on les gar- multiplier les répliques et les dupli- 
dait tles-bieo (JÎ) ? Mauvaise raison ; que» a l'iuGni , est de mêler les faus- 
car on ne met pas de sentinelles se» raison» avec lesbonnes : un ad- 
pendant la nuit à l'enlour de ces ^^J I»-.J ™«. Jû<rv« ù,., 

lieui-là; on se contante de mettre Ei nti m rtUo. 

ordre que des pécheurs n'y puissent "«ii. . »i. vi, «. 9,, in. i. 

(75)S>1.u-Min1i>,llinHFÉacHiilGT<|i>i- 
{1%) elis KrWn ii( piteàiiiriUaJ in fiutiu h, pur, vl^. 

attuuimari loUnl , nah CmUii aumbiu pir- (tEIBihiii., ad mim. Soi , hmi. ig, », ». 
<~i , .ti eplin^ cMoJiui. Bu». , rvj ■I». (,,)Bcll.rHi>>., t, OtSti,, U. /, e. Xiît, 
%i, im.)i,|w(.M.i>9. )iat-n^ ilii.iiiS. 

r:.l.:.cl:, Google 



33o GRÉGOIRE I". 

versaîre trouvera toujoun de quoi lùset tx piscine luâ pisces atiqaOt 
nourrir la dispute peodanl qu'on lui eapi , piscatores piv piseibus sex 
donnera de fauBses preUTei â réfuter , miUia capitum imantium suffocato- 
et il persuadera à beaucoup de geni non repererura. ^uam ctKdemiKjan- 
de son parti, qui ne lisent|aniaia les d'un eùni intelligeret sanctu» fîn- 
ourrages du jiarti contraire , que sa goriut ex occullit fofiUcationibui etl 
cause est toujours Tictorieose. De là aduUariit loiwnfoiunt natam eaae , 
vient qu'à l'égard d'une intlnit^ de continuiy rm^cai^t rkervtum , etptc- 
geni nen n'est jamais éclaircï, et catum luam dignis pocnitetttiœ fntc- 
que beaucoup d'autres n-gardent tiftiu^urvupit (Mo). Us supposent que 
loujonrs comme un probUme les le pape Grégoire fit on décret pour 
laits les plus dignes d'être rejeU». empêcher que les prStrel ne se ma- 
il me bemble que l'on doit mettre riassent, et que peu après i] donna 
dans cette classe de faits celui que ordre qoe l'on tirftt de son vivier 
les centuriateurs de Magdebonrg, et quelques poissons, mais que les pé- 
leurUdalricrapportent; car d'un côté clieurs, au Ueti de poisson», y trouva- 
on ne voit ailleurs aucun vesti^ rent aii mille Ules d'enfans; ciae ti- ~ 
ni de la révocation ni du repentir dessus ce pontife cassa son décret , 
qu'ils attribuent 4 saint Grégoire , et réfiara son p^ché par des fruits 
et de l'autre, il paraît manifestement dignes de repentance: il coanAt qne 
par les écrits de ce pape, qu'il ne le meurtre de tant d'enfans procé- 
g'est jamais reliché i l'égard de l'in- dait de l'incontinence des prêtres, 
terdictiou du mariage des prêtres. Cette narration, je te dis encore Un 
Toutsonrelâcheraentoonaiataàn'eii- coup, est ttés-mal t«uraée. L'on y 
ger point que les son»-diacres qui suppose qne sii hiille enfans furent 
avaient été ordonnés avant la décré- jetés dans le réservoir du pape en 
tale[78) de son prédécesseur fussent très-peu de tprops , et que les pé- 
contraints de se séparer de leurs cheOrs qui trouvèrent les six mille 
feqimes ; mais il défendit de les éle- têtes de ces pauvres créatures ne 
ver aui autres ordres supérieurs, et prirent aucun poisson. Tout cela est 
il voulut que Us évéqaes n'ordon- absurde ^ ane sigrande qiiantitéd'en- 
nttisent point de nout^aux sous^ia- fans noyés dans le même lieu de- 
trts , qu'après leur avoir /ail pro- mande bien des années (et), et ae- 
nttttre de vivre en continence (jg). A rait beaucoup jJns propre à multi- 
moina donc que l'on n'apporte de plier les poissons qu'à les détruire 
bonnes iireuves , et de la révocation tout-à-fàit. On eftt beaucoup mieux 
de la loi du célibat , et du repentir accommodé la narration , ai Von efit 
de aaint Grégoire , et que d'ailleurs dit que saint Grégoire abrogea le cé- 
on ne fasse voir certainement qu'il libatdesecclésiastiques,^tablidepui« 
V a eu UD Vdalric évêque d'Augs- fort long-temps , et que la raison 
bourg contemporain de quelque jtape pourquoi il leur permit le mariage 
nommé Hicolas , on ne sera jamais hit qu a^adt Voulu faire nettoyer son 
digne de foi en nous alléguant la réservoir, qui depuis un fort grand 
lettre d'un Udalric , et ces six mille nombre d'années n'avait été detloyé, 
têtes d'enfans trouvées dans le r^aer- on y trouva siï mille télea d'enfsns, 
voir de saint Grégoire. Uu tel narré donne auUint d'aDnées 
Faisons encore deux ou trois ob- que l'on peut en souhaiter. Con- 
servations, i". Le récit de cette cluona, cest mu seconde observa- 
affaire n'est pas bien tourné. Voici tion , qu'en arrangeant mal les cir- 
lesparolesdesauteuTS des centuries: eonslanees d'un fait (Si), on le rend 
S«alut Gregorius Magnits papapti- douteux , contraire v la vraisemblan- 
miu aïiquanda suo qaodam décréta ce, ridicule, absurde, quelque cer- 
uxores sacerdotihus ademil. Deindi 

pautopoit cùm idem Gregorius jus- fh) «iidikaifini., i7>nil Bina., luf ann. 
JESLiiuii. 19, j««. ™. 117. 

{fR)C>f/rp>r&>fiKV< F^w II fl^»r- tSl) Biro»., •* anii. Sb" .«"■"■"■'• '«< 

nu'-S'Z 1^1 ffmtê.'""' ' '" (Bl}An>lrqunicri«|Hi<>l«, inikil'"<,âl>- 

(-g) yin4% SiiiH-Hlrlkt, HiiUin dt Hini liabo , «u'o «•!• narranrfa nxiil 4rfraranrr. 

Cl^gni»,pa«. »}, »G. TtCHt. , ifl PlmiB. , «d. ir, M. If, 'i. tfi. 

D.:.t,zecbv Google 



GRÉGOIRE I". 23i 

Uin et T^riUbU qu'il «oit en ïai-nii- plein» A mirachi extraordinairvt e( 
me j car supposa que U dëconverte d'hittail^u pnsque inavjr^Ut. Il en 
des ail mille t^tei d'enfant fût rërî~ frai qu'il iéi a rcœponéi tnr la fyi 
■ " , Udalric et leg centuriateurt J.uirui; mais U nedei'aitpat ti té- 



lui feraicot perdre aon état par la ai- jrh^emtttt r ajouter foi , ni iei débiUr 



_ „ " laquelle ils le rappoi- enswtt comnte des eheseï comkinte». 

tent. robserre en troisième lieu que Les historrtt qui font mppoi^ 

Théophile ftaynaud, dans un paisage (eei dans ces Dialogues , ne «ont iau> 
que ] ai allègue' ci-de*sui <83) , sun- „„( a^pujrtJ que sur la mlation de 
pose que Ips tâtes forent trouTées quelques vieillards ignoraru , on jur 
dans ^ puits du pape Orégoin II. desbruiUe^niltura.Onf fait tel mt' 
Toili deux méprises , l'une quant an rarlet sifréquens, ti ertraardinaires, 
lieu , l'autre quant au pape. Ul de- et mutant pour des ehoses de >'peM 
mande que fait Bellaimin (S4) com- àt conséquente, qu'U est bien di_ffiode 
ment on connut que les aii mille en. de les croire taus. Il y a des Mstoirv 
fens étaient l'ouvrage des eccléiias- que ton aurait bieH de la peine h 
tiques, et non pas celui des laïques , accorder avec la vie de ceux dont'/ 
peut passer pour uae objectioa , mais U parte, comme la prison votontaim' 
Bon lias pour une difficulté emba» Je saint Paulin , en Afrique , tenu 
rassantej car encore que Grégoire kroides Fandales. Les viiiom, Ut 
I". eât pu croire que lea laïques appMitions , les songes y soM en pi*a 
avaient eu pari à ces produclioBs , i) grand nomhte qu'en oucnn aulit au- 
n'eût pas laisse déjuger que le mal teui-- AtusisaintGr/goîre axtue-t-U, 
dévêtait plus ^and par le cdibat ,ur la fin , que f on atvil plut déco»- 
que l'on imposait aui clercs. Il eat tert de choses de l'autre monde db 
certain que les laïques font pAHr son temps , que dans tous les sUcte* 
une inâiité d'enfaos , afin de cou- précédens. Mais je ne croit pas que 
▼rir leur faute (85). Hotez qu'Udal- pert3nnet^ultttitre wrantdetoutot 
rie . évéase d'Augsbourg , a vécu ces relations. Le père Denis de Sainlo- 
BU X'. siïole , et que la lettre en Marthe «Toue (*8) « qu'il ne vottdrait 
n pas garantir tous les miWcles ni 
1. toutes les visions qu'on lit dans les 
» Dialogues. » Néanmoins il ne blJme 
pas la conduite de ce pape. Notrv 
saint, dit-il, apu en rapporter qnet- 
quet-utts , sur le témoignage de quel- 
ques personnes qutétaient un peu trop 
It jws, ont doalé que ces Dialo- crédules. Il a cru ne devoir pas Us 
îs fussent l'ouvrage desaiot Gré- mépriser, k cause des choses édifia*- 



pape a publié tant de miracles dans 
tes Dialogues A n Quelques »araus , à 
s qai le récitde tous ces mlraclca ne 
» plaît pas, ont doalé que ces Dia 
j> gués fussent l'ouvrage desaint G 



tes qu'il y rencontrait. Il est de ta 

g ,. -.jnd docteur (8^)." prudence du lecteur iPexaminar , en 

Dom Denis de Sainte - Marthe , ayant lisant, dans quel degré de certitude 
parlé de la sorte, rtifote, par de très- saint Grégoire les place, et qui font 
bonnes raisons, le doute de ces sA- tts autcun. On voit Iti manifestement 
Tans, et leur fait voir que ces Dialo- le langage d'un apolopistc , qui soO- 
guea sont uo véritable ouvrage de tient que saint Grégoire n'est aucn- 
saint Grégoira, M. do Pin reconnatt nement blâmable. Le mal est que lea 
cette vérité (87); mais il avoue en m*- raisons que l'on allègue pourmootrer 
me tempsfu'iJie'nMe qu'ils ne soient ct4a, ne sont point solides; cars), 
pas dignes de la gravité et du dlscer- sous préteite qu'il y a des choses édi- 
nemeni de ce saint pape , tant Ûi ioltl âantes dans une rdation , il était 

fermis de l'adopter, combien de fa- 
lesne serait^il point permis de pro- 
"îi/li ji ■ • It . ■ Il t t poser i ses lecteurs comme des nis- 

(ssi yinn.um. X.l,Un),uan,at{C'(UVar- toires pieuses et véritables? s abstenir 
iW» PiTi». de dire , en propres termes, je vous 

iWi)S.i.i*-M«ib«,H^»i<.d««iiiiGtÉ(iiir., ionna ceci pour fret-certain et pour 
T'i)'^» Fil . Bibl>Dll<(<|D< ia luKu.! ircU- 
iâtui^n,ii,m.r,ptg.i»,éd<l.dtBM<in<i'. (M) BlH. de Hiat Gr«|oI» . f»(. i^S, itS- 



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a3a GRÉGOIRE I". 

trJi-«<ut«lan(.-Bapaiciterdes auteurs Wriublei à l'égard d'un thrfokgîea 
contemporains, et tout-â-fàit graves, ijui racoote des miracles , dans na 
nais seulement une ancieDoe tradi- livre de morale ou dans un traita 
tion , DE sont pas de» pr^rvatifs va- de dévotion , ou en g^a^ral dans un 
labiés , ni un sage mënagement i^ui ^crit tel que <»lut de saint Grégoire, 
disculpe l'écrivain. Il faut qu'il dise du doit supposer non-seulement que 
positivement et formellement , je l'ouï ce pape n'a rapporta aucun miracle 
danru ceci comme uiui chose douteuse, qu'il crût fam , m^s aussi qu'il a 
i^ui en croirez ce qu'il voua plaira , souhaitt! que tous ses lecteurs- recon- 
je n'en ai pas de bons témoins , si l'oii sussent pour véritables tous les pro- 
veut le justifier par la raison qu'il ne diges qu il raconte. 11 est donc cou- 
place point les faits dans un dégrade pable de trop de cr^dulit^i il n'a 
certitude, à vouloir sérieusement et point eu de discernement , et il n'a 
' ' I pas tenu à lui que ses défauts ne pas- 

_ . .. , sassent dans l'esprit de tous ses lec- 

tfvënement miraculeux , sans insi- teurs ; car si on a la prudence de 
' nuer quoi que ce soit qui fasse con- rejeter nne partie de ce qu'il narre , 
naître qu'il en doute , ou qu'il per- ce n'est point par les secours qu'il 
met qu on en douta , déclare dt's-là fournit. natezqu'<Hile justifiera très- 
manifestement qu'il le rapporte com- mal , si l'on s'avise de répondre qu'il 
me une vérité. Qu'on ne me dise pas n'a pas cru lui-même tout ce qu'il a 
qu'un historien n'est pas en droit de raconté. A-t-U voulu néanmoins, de- 
supprïmer toutes les cboses qui lui manderai-je, que ses lecteurs ajou- 
aemblent fausses , et que son devoir lassent foi à tout ? S'il l'a vonli^, c'est 
l'engagea rapporterceUesqu'il trouve un imposteur; s'il ne l'a point voulu , 
bien attestées , quoiqu'il ne les juge poiirqurn prenait-il la peine d'écrife 
pasvéritaUes; qu'on ne me fassepas, de telles cboses? Le parti le moins 
dis-je , cette objection j car elll a'at- désavantageux a sa mémoire , c'est de 
taoue point ce que j'ai posé : ma dire qu'il a été trop crédule et trop 
thne regarde un nistorien qui n'in- dépourvu de jugement, 
sinue quoi que ce soit qui fasse con- Voilà ee que l'on peut o^)os«r d 
natlre sa défiance, ou la liberté qu'il l'apologie que le bénédictin Sainte - 
accorde de rejeter sa narration. Tout Marthe a Voulu faire par rapport aux 
bon historien qui raconte ce qu'il miracles où ce grand pape a pu se 
juge fabuleux , y joint un on ilit . ou tromper. L'apologiste ne déclare pas 
quelque autre clause qui témoigne s'il croit que ce genre de miracles 
encore plus nettement ce qu'il en soient en grand nombre dans les Dia- 
pense (89) ; et ainsi quand il n'ajoute logues de saint Grégoire ; mais il est 
rien de cette nature a ses narrations, facile de deviner qu'il ne le croit 
c'est une marque.qu'il les donne pour pas. 11 s'étend beaucoup sur les rai- 
véritables, et qu'il souhaite de les sons qu'il juge capables de persuader 
persuader i ses lecteurs. C'est le but que les faits extraordinaires , rappor- 
général de tous ceux qui narrent une tés dans ces Dialogues , furent tr^s- 
chose dont ils sont persuadés ; ils fréquens en ce temps-U. L'une de 
souhaitent de la persuader â ceui à cet raisons est tirée de ce qu'il y avait 
qui ils s'adressent, et ce serait les alors beaucoup d'hérétiques à con- 
désobliger et leur témoiener du mé- vertir , et plusieurt catholiques qui 
pris que de leur répondre , je n'en ne croyaient pas l'immortalité de 
crois rien. Or, si ces maximes sont l'dmeetlarésurrectiondes morls(^). 
(Bq)E:*»id™.piB™u™umï.,..imt«J,.. " C'estuoe vérité constante que. du 
■m'nK itMrmart luilinta Jt ^mbai éatiu , •• temps de Saint Grégoire, ou voyait 
■«ni<l>nr>f««<»»n.Q. Curiiu U./X, u biendeachrétienscliancelersurces 
b£ 'ôl.'^^'(^^w<^^!li^j>('^^- ' P»"'" capitaux de notre doctrine 
Uat'ùr d'amirtà lûiutmi. fv>«>ii Ticils' ■ 't <!« notre religion. 11 (') a l'hu- 

Aml., lit. IV, e*p. XI; elH>i»b. . Jff. r 

Jif rRiilolridsCi^idD. ciUdan,Ui Ph- (go) Saiitt-Hanlie , Ririain Je iijil Cn. 

l^At^<-Vtj"'T>i,a«n w'i-^IÏÙin. 'rap- '"('jw^'lnin, i, rtmrnctimt dthUanU; 

foH. d,~,ri paii^j,». ùL T.U Ut, p„ad tu ric.1 « .isi elifMaKSQ /■iRiu. Bm. XXVI, 



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GRÉGOIRE I" 



235 



» milita d'avourr qu'il sTait it4 lui- tombeau , r'tïtaieBt Je pauvrei rù- 

» même autrefois dans le doute tou- sonneurs ; car dés qu'on admet uire 

B cfaant la résurrection. Cest pour fais la vérib! de l'Evangile, on est ri- 

» cela qu'en plusieursdeseshomélies dicule et pitoyable dans les doutes 

u il s'attache fort i persuader ses au- que l'on formp sur ces deuï artioles- 



is , mStae dans le sein et dans la dan» le XV1° 



LS qui rejettent tout à la fois et le 
demeDt et IVdifîce. II y a eu d'ail- 



□ de geas c|ui , 'ayant ii 

» qu il n'y eût point d'autre vi , , ^ 

» la Tie présente , point de rdsurrec- fondemeDt et l'édifice. .. , _ 

" tion, point de jusement, sele sont leurs daus ce» detii siècles un tré»- 

" aisément persuade. Car il n'y a pas grand nombre d'hërëtiques (91) d 

•> beaucoup de chemin i faire de la conTertir. 11 faudrait donc que let 

» corruption du cœur aui erreurs miracles eussent, ^té pour le moins 

» et aux ^garemens de l'esprit. Quoi aitsEi fre'quens dans ces siècles-là que 

" qu'il en soit , il est tres-constant dans le SK'cle de saint Gr^oire. Con- 

» que l'Italie, que RofDe particulière- cluei de là que- le laisonnement du 

» meat,ëtaientrempliesde cesincré- père Deuis de Sainte-Marthe ne prou- 

» dules , du temps de saint Grégoire, tc rien , car il prouve trop. 

" 11 est inutile que j'entreprenne de (S) S'il était t-raî qu'on edt brdU 

" le prourar, après ce qu'a dit sur une partie de ses livres , et iju'on 

" ce sujet le dernier traducteur des n'eût été empêché de Us entier tout 

» Dialogues , dans une excellente que par te rnoyan d'un incident. ] 

» préface. Grégoire de Tours (•') Jean diacre, au chapitre LXIX du 

> rapporte la dispute qu'il eut avec livre IV de la Vie de saint Grëgoirs, 

" nn des prêtres de son église, qui raconte (g3)gue l'Italie fut travaillée 

» dogmatisait, qu'il n'y avait point d'une horrible fai ' ' • - ■- 



" de résurrection à attendre. 11 parle 
» aussi d'un diacre de l'église de Pa- 
" ris, qui faisait l'habile homme , le- 
" quel dtait tnmbé dans la même 
» erreur, se montrant fort ardent à 
» disputer sur cet article de foi Nous 
» pouvons jueer de là qu'U y en 
» avait bien Jautres en France , en- 
" gagés dans une hérésie si dange- 
" reuse. Ceui qui liront les Dialo- 
" eues, y apprendront de Pierre 
" diacre , qu'il en connaissait plu- 
" sieurs entre les chrétiens qui dou- 
" taient que l'âme continuât ■ vivre 
" après sa séparation d'avec le corps 
" (**).K'e'tait-il donc pas conforme à 
» la miséricorde de Dieu, (ju'il fit 
" éclater en ce temps-làdesmiracles, 
^ pour remédier à la faiblesse de ces 
" pauvres inlidèles?Etsaint Grégoire 
* est-il bUmable de les avoir re- 
" cueillis ?» Je fai« sur cela deux 
courtes observations : l'une est, que 
si ces catfaoliqiiei incnSdules doutaient 
feulement que l'âme fût immortelle , 
et que les corps dussent sortir du 

V"\BUt.. 



pape mourut. « Les pauvres , 

" '" "Ut libéralités de ce 
u père commun des fidèles, ne rece- 
n vaut pas les munies secours de la 
u part de Sabinien , son successeur'', 
1. parce qu'on alléguait que Grégoire 
» avait dissipé tous les biens de l'é- 
u alise de Rome par ses prodigalité, 
a il se trouva des hommes assez pa>- 
» siennes pour exercer leur rage sur 
u les ouvrages de ce saint docteur , 
» ne pouvant se satisfaire sur lui- 
» même) et ils en brûlèrent une 
u bonne partie. Mais lorsqu'ils se dii- 
11 posaient à brûler le reste , Pierre 
s diacre, disciple du saint, leur re- 
u présenta que c'était inutilement 
u qu'ils jetaient au feu ces livres , 
» pour obscurcir la mémoire du pa- 
» pe qu'ils haïssaient , parce qu'ils 
n avaient été déjà répandus dans le 

(01) C'nl-k^it.iffBKladiSiiiliiiiiiUdlm 
Coi) SiinlF-Minhr, Hlimirt de uLdi Grf- 



ETw;'.- ■ 



D.:.t,zecbv Google, 



a34 GBÉGOIRE VII. 

M mopde, par Venpresaement gq'on chupitres XLl et XUII du lÏTre db 

■ STait tàDoi^ë de les avoir. Qu'au f^irii dlustribui. H remarque eo 3". 
» reste , c'ëUit un sacrilège de faire heu que saint Grégoire avait composé 
» un traitement si indigne aux écrits des hvres dont 3 ne reste aucuue 
» de ce saint père, sur la t4te duquel (race. Prcrsertimcàmidem Jokannes 
» il arail vn très-souvent une co- sequuDti capîte •jo ex ipsismtt sancU 
» lombe('), quirepresenUitleSaiot- Grevoriiepiit.adJoharintrnJtavenrue 
1 Espiit , conversant familièrement tubdiaconam , demonstret , pleros- 

■ avec lui, Pierre, potir confirmer que lanvs h sanclo Gregorio fuisse 
K la vérité de ce qu'il disait, monta conscriptos , quorum n^/ihi extant 
" «ujubé, tenanllessaintséYangiles , vestigia; ut exposUioiàs in proverbio, 

■ surlesauels il jura que ce qu'il etin prophetas , et in librosHegum : 

■ venait de dire était vrji ; ajoutant neque eiûm pauca quar habemita va i 
» qu'il priait Dieu que , s'il avait dit Regum, et Eiechielem, mensuram 
» la vérité, il le fît mourir snr-le- implent titulorum Ulorum {gS), 11 
" champ. La chose arrira comme il emploie, en ^'. lieu, un argument 
» l'avait souhaita,; car il eipira au adhominent, tiré de ce que Baroniui 
» même moment, sans douleur, et il avoue que les écrits de ce grand pape 
" fut enterré au pied du jubé même coururent grand risque , et que les 
» où ce fait surprenant était arrivé.» mutina n'ayant pu exercer leur raee 
L'auteur qui me fournit ce passage sur Grégoire d^à mort , la toumè- 
ne saurait se persuader qu'on ait pu rent sur ses livres , et cela ouverte- 
eommetlre un H grand excès contre ment , et au milieu de la grande 
/eiout/ni^ejd'un tel évéque de Borne; place de Rome. H est certain que Ba- 
et tl observe que le cardinal flaronius ronius , en avouant un tel flil , ruine 
a rejeté ce récit comme une pure fa- lui-mémeses prétentions; carde quoi 
Me , Impayée seulement sur une ira- lui sert après cela qu'aucun livre de 
dition fausse , par™ que nul auteur saint Grégoire n'ait été brûlé ? n'a- 
pli^ ancien que Jean n enfuit meatâm t-on pas d'aaaci fortes preuves da 
(pS)- Le jésuiti! ThéophUe Raynaud mépris ou de la haine des Romains 

■ oppose A cette opinion du canK- pour ce pontife, dans la résidution de 
naiBaronius. Voici de quelle manière brUler publiquement tous ses écrits , 
il la combat. Il observe en I". lieu résolution si animée et si obstinée 

Sue le silence de Patérins, et d'Iai- que l'on eut besoin d'un miracle trés- 
ors , et d'Ildephonae est un argu- insigne pour en arrêter l'effet (96) ? 
ment négatif, «l que la force de cette 

espèce d'argument est inaufiisaute et <tS) Tbwpb. R.jmï^., dm Bonii « «mH. 
sans nerf, comme toat le monde le "^T"',™' "'' ' î"** ? t!"'" j r v ... 
«connaît (94). En ,«. lieu , que l'an- t^i^i%''"Jr'^ "•:^<>^J't^~ 
twiWde Sigebert, alléguée ûrBaro- nun, ^u'sn'iL'.La.i ètu^^iiih p^p» Bri- 
nius , ne peut pas servir de preuve «"" -' i'i^H" f"'i •*■" ""(i"'"" « Mslt*; 
contre Jean diacre. Ce cardinal dit T;J^' "^;"„i' ^^''^nî^mW^itai 
que Sigebert a nié formellement nmiilii i'iliui lrïi« , luqnim Uh banticana 
qu'aucun ouvrage de saint Grégoire dogauMni, Vnicnodibcittiiii- 
ait péri dans cette rencontre , Tinter- /^.nfnfiTBC viï „»«»..^».. 
cession de Pierre diacre les ayaat GBEGOIRE VU ,QOmmeau- 
préservés tous. Le jésuite affirme une paravant Hildebrand , a ete ce- 
Sigebert dittout lecDafraire dans les lui de tou» les papes qui a le 
plus hardiment et le plus hea- 
./£^"i5Sw;™t«^fci££":; reusement travaille à Taugmea- 
îfc'î'' *** *'^ '""' ^'-'^ '■ 'V'"' """ tation de la puissance pontificale 
Enb.rm.™ÎK™n Bu" '"^'BrfCMdM'^m' (")■ " ^^^ **"** aussi ruictiant 

''xSiSUT'i&^ i. »., (w. 1™ I'»» """f" i °»i> »° " '" 

ri, Thinph, Fu>raaud., as B^li u ni'it li- us s:<aessair! , la l<Àlature qui les a /iiil 
bru, niua. S81, ^a». lîi. î«7. triompher tu la ' ' 



r.:.l.:.cl:, Google 



GBÉGOIBE VII. x35 

Mnrait contester les qvalite'l tlécUraîtexcmminniié, tantcem 
«l'un grand * homtne (A), non 'qui recevraient d'un laïque l'in- 
plua qu'à certains conquérant restiture d'aucun bénéfice , que 

Eï sont d'âiDeurs tout couverts txux qni ta doaAe*airat. 11 n en 
crime* (B). 11 était de Soane , exceptait penonne ; et de là vint 
fvetite ville de H ToBcaae, et il qne ses légats déclarèrent à t'em- 
se rradit si considérable dans le perenr , qni leiir était allé au-de- 
-monastère de Clueni , qu'an l'en vant JBsques k Nuremberg , qu'ils 
fit prieur. Il se^oscia diverses avaient des ordres expi-ès de te 
«Ifaires auprès des papes, et pour traiter comme un excommunié, 
les papes ; et i) fut enfin el^ïvé et de ne conférer point avec Ini 
au pontificat deBome,raD 1073. jusqaes k <x qu'il «ût reçu 'd'eux 
It résolnl, sans perdre temps, -Tal/tvlution ék l'excornntunica- 
d'arracheraus empereurs ledroit non ^u'il twail enconrue pour 
dont ils jouissaient de donner Je cn^tte de sititonie dont on l'a- 
l'investi titre aux évéques : mais vait accusé devant le feu pape 
comme il craignit de trouver (c). Il fit tout ce quils vonfu- 
d'abord des obstacles invincibles rent ; il re$at l'aheolutioa , et il 
si OD lai pouvait reprOther de écrivit à Grégoire qu'il Ini serait 
a'étre porte ponr pape avant qne toujours trés-soumts.Néannaoins 
son étection eAt été ratifiée pat il ne permit pas aux l^als de 
l'emj^eur (b) , il écrivit à ce convoquer un concile , et il 
prince en des tennes fort son- retint auprès de soi ceux de ses 
,~inis , et lai déclara qu'il ne se fe- ministres que le pape avait nom- 
rait si consacrer, ni couronner, mément excommuniés. À cause 
josques à ce qu'il eôt appris^ sa de ces raisons et de plusieurs au- 
derniére volonté. Les évéaues très, le pape le fit citer poEcr 
allemands conseillèrent à l'ém^ -comparaître au synode prochain 
perear de désapj^rouver cette rfe flonae , à/îwie de quoi il l'e»- 
élection ; mais tout ce qu'ils pu- communierait. L'empereur se 
rent obtenir ftit qu'il férait in- moqua de cette menace, et fit 
Former de quelle manière elle souffrir tonte sorte d'indignités 
s'était faite , et il l'approuva dès aux légats qui avaient osé la lui 
qu'il eut su les bonnes réponses fiiire; et i) convoqua un concile 
qne son envojé reçut d'Hilde- JiWorms,oiilecardinaileBlauc 
brand. Il eut lieu de s'en re- se porta pour délateur contre 
pentir bientôt : car le nouveau Grégoire, fl l'accusa de tant de 
pape, dans le premier concile crime» (D), que l'assemblée dé- 
qu il tint à Rome , renouvela tes dara nulle l'electioA de ce pape, 
anciens décrets contre les simo- et qu'elle lui écrivit des lettres 
niaques et contre les ecclésjasti- remplies d'injures , pour lui ap- 
qnes Concubinaires (C); et en fit prendre cette d^ision. Ceux qui 
nn tont nouveau, par lequel il présentèrent ces lettres le firent 
• Voit«r. {i>fa««Min,=JW&™A(oM. «»ec beaucoup de brutalité, et 

■n mot GrÉcoue VH ) n' *- - ' 

(fi) C'était Pemptrear Stari-ff. 



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236 GRÉGOIRE VII. 

néanmoins cepontife, qui non' Ibrnia en. m ÙKtnr âaaa TÀlle— 
obstaiU son naturel prompt et magae fut si puissante , qu'a- 
ardent savait fort bien se passé- près une longue délibération 
der, les prit froidement sans on déclara, qu'il fallait élire 
rien dire {d) ; mais dès le len- un autre roi par Vauiorilé dit 
demain, lesayantcommuniquées pape, qui lui donnerait la cou- 
k son ajnode , il prononça (e) ronne de V empire [g), L'empe— 
solennellement la sentence d'à- reur , avec toutes les bassesses 
oathèioe contre l'emperear (E) , dont il se servit auprès des prin- 
etdéclaraexcommuniés jenesais ces confédérés , ne put obte- 
combien de prélats d'Allemagne nir qae des conditions trè»- 
et de Lombardie. Ces derniers dures \ ce qui l'obligea d'aller 
s'en étonnèrent si peu , qu'ils lui-même demander au pape son 
s'assemblèrent à Pavie, et qu'ils absolution. 11 fallut, pour j'oble- 
l'excommunièrent. CiHoiBe il nir, qu'il sesoumît ans indignités 
avait prévu que sa conduite lui les plus inouïes (I). Ses partisans 
attirerait de grands eunemis, il excommuniés é^rouvèrerrt pres- 
n'avait rien négligé pour forti- que la même rigueur (K). Cela 
fier son parti; et, avant toutes refroidit beaucoup le zèle que 
choses, il avait mis trois princes- les Lombards avaient pour mi , 
ses dans ses intérêts (F), dont et il ne put se remettre dans 
l'une, nommée Matbilde.s'atta- feuresprit, qu'en témoigdtnt un 
cha k lui d'une manière qui fît ardent désir de se venger. Les 
bien causer le monde (G). De guerres qu'il lui fallut soutenir 
plus , il excita les Saxons à la ré- en Allemagne , où. Rodolphe duc 
voltë i il se ligua avec le duc de de Souabe avait été créé roi; 
Souabe (y), et il répandit plu- l'empêchèrent d'attaquer le pa- 
sieurs lettres circulaires qui fi- i>e ; mais comme il remporta de 
rent un grand effet ; car il dé- grands avantages sur son rival , 
clarait excommuniés tous ceux il témoigna fres-peu de disposi- 
quicommuniqueraientavecrem- tion à exécuter ce que Grégoire 
pereur, il défendait à tous les lui demandait. C'est pourquoi ce 
evéques de l'absoudre , et il or- pape, dans un concile tenu i Eo- 
donnait aux princes ou de le ïne l'an 1080, l'excommunia, 
contraindre à se s6um.et[re au et le déposa tout de nouveau (L). 
saint siège, ou de procéder à Ce dernier coup de foudre adie— 
l'élection d'un autre empereur, va de porter les choses aux der- 
Ce qu'il y a de bien remarqua- nières extrémités. L'empereur 
ble,c'est qu'il osa soutenirqu'en convoqua une assemblée, prè- 
le déposant il n'avait fait que se niièrement k Marence, et puis â 
conformer à l'usage de la cour Brixen (A) , où 1 on déclara que 
de Rome (H). La ligue qui se Grégoire^tait décltu du ponti- 
ficat, et l'on élut en sa place 

W) Hiinihourg, Décidence <]e l'Emp., liv. 
K/,pBf.»36. (g)M.iB,lMurg, DAadencedt l'Empire. 

{f)Il^appclairKBdo!pke,ti/utéluiin' 



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M] 

bie 



GRÉGOIRE VII. a37 

Guibertde Panne, archeiéque lit les apologies que ses partisans 

de Kaveane , qui prit le nom de ont écrite» (R). 

Clément 111. Cette assemblée L'auonjme qui publie tous les 

ûnputa eatre autres crimes celui mois l'Esprù des «ours de l'Eu- 

de magie à Hildebraad (M), rope {l), a fait une réflexion 

L'empereur ajaut gagné deux qu'il est juste d'examiner. Elle 

bataiUes, l'une en Allemagne concerne ce que j'ai dit dans la 

sur Rodolphe, malgré les pro- remarque (B) touchant les con- 

pfaéties du pape (K) ; l'autre au- quêtes des papes. 11 prétend 

près de Mantoue , sur l'armée qu'elles n'ont pas dû être aussi 

de la comtesse Mathilde, résolut difficiles que je me le fignre(S), 

d'aller établir à Rome son anti— etqu'ilfautphitôts'étonnerdece 

lape. Il en vint k bout après qu'elles n'ont pas été plus gran- 

ien des dîfScultés ; et il eut le des , que de ce qu'elles ont élé 

plaisir de contraindre son enne- si grandes. Je dirai un mot tou- 

mi às'enfuir de Rome, pour sere- chant un livre qui court depuis 

tirer JiSalerne. Ce fut làqoeGré- quelques mois sous le titre de, 

goire VII moun^t, le 24 "^s ''>''' Histoire des amours' de Gré- 

io85C0. Il n'est pas aisé d'arri- goire f^II(J)*. 
ver }k la certitude par rapport à 

un détail plus particulier de ses W'B-p"-'/' """*■/»""«». 

' \ ... D>IU le Journal lUUrairt de li H»i( , 

actions; car outre que les ecn- toni.xvn,j«g. i^, ii«i,dit joly, pîrW 
vainsqui parlent de lui se réfu- df 1» V^'^régoirïVli.compoMepardir- 
tent les unslesautres (0) , on ne ""'"""'*'™' 'P"" '•"oH c lye. 
peut nier que ses ennemis ne (A) On ne lui iaunit contester h$ 
soient suspects de trop de pas- qualités d'un grand homme.'] Voici 
sion, et que ce qu'ils oui débité •^^ portrait qu un auteur inodem« 
> > -. . I ' I '. nouscn adonaë, (Tétait un homnie 
sur le chap*re de sa mag>e n ait „ a-„„g ,tatu™ beaucoup au-dessou. 
loutlairauilechimere(P). Quoi u de la màliocre, mais ajam dans 
qu'il ensoit, je puis assurerqu'il » ce petit corps une Jme trés-^an- 
n'v eut jamais de pape dont on " ^l> "" ?»?"' otirémf mentjrrf et 
.;.-.'■, . ' A ■ I j » fortëclairé, uncouraee lotrepide 
ait dit m plus de mal, m plus de „ ^ i„capablè de céder .quelque dif- 
bien que de Grégoire VII. On » Acuité qu'il rencontrât Jaqs la 
lui attribue beaucoup de mira- " poursuite de ses entreprises ; d'un 
des , et ou le met au nombre des " ^^""^ "^f^^' impérieu. prompt, 

■ . ,n r, ■. J )> hardi, el entreprenant; allant sans 

sainte (*). On prétend que son „ ^^me „„ p^u bien yitè i l'eiécu- 

cadavre fut trouvé presque en- u tion , et poussant aisément les cho- 

tier cinq cents ans après sa mort " ^ea au» dernières eitrémités, sans 

(QJ ; et il y a lieu d'admirer l'in- " appréhender les ftcheusea suites 

^^\'., 3 S „,■ , ■ j " que pouvaient avoir les réaolutioni 

certitude de 1 histoire , quand on „ vigoureuses i U mérité, mais aussi 
B quelquefois trop violentes qu'il 

(i) CisisuIUt la aiatan ^lu le pin ' prenait :^ au reste , irréprochable 

i'Empi™. Je me luii lervl dt la narra- a dont ses euDemis l'aient voulu 

'un. Aïoircir, donnant le premier aux 

W royet rHistoLr» de, Ou™« de> „ autres Oreierapledetoutce qui] 
Snaai , mois d'iB-ril iWg.pag. 106. loj, 

A.njfMfraiiJfjAcl.Su.cloriimMui,.™.. ,,, Formn ,«(,/«u«, ,,.=J«r*o J.«.(, 

rtnra,obtslUiFitd<i Grtgvtn Kit. mmfla J.mi,«,va>ii. Ou» i-mlii,. 



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24o GRÉGOIRE VU. 

Pautre , oufiw set aureiUei aux dia- u par sei Mmontniiicei. En eSet (*) , 

blés, aux luesdisaneas des meschaus ; n elle lit le voyage d'Allemagne area 

lui-mesmes temaia , juge, accula- •> Us l^ffaU que Grégoire y envoj'a la 

Uur, et pio^ie ; il sépare les maris a première fois , et l'empereur lui 

des femmes , préfère les putains aux u promit de la satisfaire sur tout ce 

femmes de bien , les paillardises , in- •• qu'elle demandait au nom du pape, 

celtes , adultères aux chastes ma- u quoique pourtant il n'en fit rieD. 

liages I mutine les peuples contre les n Maiî pour les comlejses Bëatrii et 

prestres , ta populace contre les etvs- » Malhilde, comme elles étaient tré»- 

ques , t^ut faire croire que nul n'est u puissantes eu Italie, où elles pos- 

bien consacré , que qui a manàiê la a sédaient de très-grands états , Gré- 

prestrise de lui , ou fa acheptêe , ab i goire en pouvait tirer encore des 

ejos aurisugis , de ses sangsues; U » secours hieti plus efficaces que celui 

Uon^e le cufeaire , par une religion » de» simples remontrances , dont 

simulée , le fraude , le pipe ; in sena- a Henri ne faisait pas trop grand état, 

tulo muliercularum, en un cabinet a Ces deui princesses, qui étaient 

de Jemmelettes , traite les sacrés a fort dévotes, avaient conçu une 

mystères de la religion , dissoud la n tréa-haute idée de la vertu de Gré- 

lùide Dieu , entreprend etlapapaulé u goire, ijui en effet était enjgrande 

el l'empire ; criminel de lèse majesté u réputation d'être saint , et de laint 

dîfine et humaine , qui veut oster et u très-austère , qu'on disait même 

la vie, et testât à un sacré empereur, i> avoir des r^élations et des extases 

à un très'bon prince : pour ces causes „ avec le don de prophétie et de mi- 

tempereur, les evesques , le sénat et u racles , ce qui est un fort grand 

peuple chreslien, te declarenl dépoté, » attrait pour la direction. Ensuite 

et ne veulent plus laisser les brebis » elles s'étaient mises entièrement 

de Christ en la garde d'un tel loup., i, sous sa conduite ; et lui aussi de 

(E) Il prvnonca la sentence d'ana- « son câW correspoiidantàcette con- 
thème contre tempereur.] n Et ce „ Cance qu'elles avaient en lui, pre- 
» qu'aucun cape n'avait encore ja- » najt très-grand soin de les diriger 
Il mais fait , d le priva de la dignité » par ses lettres dans le chemin de la 
u d'empereur, et de ses royaumes de „ vertu , et leur témoignait beau- 
» Germanie et d'ItaBe, déclara que „ couji d'afTection, et une confia ucs 
B tous ses sujels étaient absous par a réciproque. Ainsi , quand cette 
n l'autorité pontificale , du serment „ éclatante rupture , qui se fit entre 
ji de fidélité qu'ils lui avaient fait, p le paçe et l'empereur, eut partage 
1, et écrivit r) ensuite sur cela des » l'empire en deui partis, elles no 
1, lettres circulaires à tous les évê- a balancèrent point du tout entre lea 
u ques et à tous les princes d'Atle- » deux , et se déclarèrent hautement 
» magne, par lesquelles 11 leur pei^ » pour Grégoire, qu'elles résolurent 
u mettait, au cas que Henri persistât u d'assister de toutes leur» forces, et 
Il opiniâtrement dan» sa révolte con- b principalement la comtesse Ma- 
il tre le saint siège, d'élire par la u thUde (ii). u Je meserstoutexprâs 
u même autorité un autre roi, qui de» paroles de ce jésuite, afin que 
H pût recevoir la couronne de l'em- tous mes lecteurs aient l'esprit en 
1. pire , et le gouverner justement repos , et sans nul soupçon qu'on ait 
» selon les lois (g). " dessein de les surprendre par dea 

(F) Il avait mis tmis princesses traductions artificieuses. Avouons 
dans ses intérêts.] « A savoir l'impé- que ce pape était bien fin , et ^ae 
» jratrice Agnès sa mère (to), la du- son tempérament impétueux oel'em- 
11 chesse Béatrii »a tante, et la com- péchait pas de se servir de» ruse* 
D tésseMathildesaconsinegermaine. (es plus efficaces : il s'assurait du 
u Pour l'impératrice , elle pouvait seie, et il cboisissait les dames qui 
u servir utilement par ses prières et avaient le plus de pouvoir. 

(C^ Mathilde s'attacha h lui (fwie 

SGw.or., (.î,™. 6, « 1-4, «F- > -13. 



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GRÉGOIRE VU, 



pape , , . 

verselleineQt aime n'eût pu échappe) 
les train de la médisance, s'il eûl 
eu arec une dame les liaisons trés- 
^troiles qu'Bildebrand eut avec Ma- 
thilde. Jugez si un pape aussi violent » gni 

3 ne celui-ci, et cgui s'éUit fuit tant 
'ennemis, pouvait éviter d'être dif- 
! par l'attafli'ement reciprotjue 






241 



rfndre i J« 



Sii mit enire lui et ■ 
rveD»iious encore ud coup des pa- 
roles d'uB jijsuite, qui ne sauraient 
être suspectes en cette occasion, « La 
B comtesse Matbildesetrouvantalors 
» toul« seule, et maîtresse absolue 
> de ses états , parA que la ducliesae 
11 Béatrii , sa mère , mourut presque 
H C') aussitôt qu'au eut appris la 
B mort de Godefroj' (11), elle s'atta- 
» cfaa plus fortement encore qu'elle 
B n'avait fait auparavant , » suivre 

■ les conseils de Grégoire , qu'elle 
• rendit tout-^-fait naître de sou 

■ eaprit , de sa conduite , et de es 
B biens. En efiet, suivant la ut me 

■ de ces bonnes dévoies qu CTo 
M raient que tout fût pe du pou 
» elles si l'on éloignait leu iTre 

■ teur, auquel elles ont quelqu f 

B UD peutrop d'attacbem n If 
» tout ce qu'elle put poi n e pa 

■ perdre de vue (*'). £He le suivait 
B assidûment partout; elle lui ren- 

■ doit mille petits soins et mille 
» services avec une inerojable af- 
B fection. Elle n'agissait qu" --'-- 



discrétion qu'elle n 
l'ose dire , sans rie 
l'honneur qu'on di 
mémoire d'une si illustre princi'sse. 
Car enGn , les partisans <]e l'em- 
pereur, et les ennemis de Gré- 
' : , et surtout les ecelésiastî- 
d' Allemagne , auiqneH il vou- 
lait absolument que 1%D ûtât les 
femmes, qu'ils avaient impudem- 
ment épousée* > contre les plua 
saintes lois de l'église , prirent de 
cela même occasion de se déchaîner 
contre hii d'une étrange manière , 
de l'accuser d'une trop grande prî- 
vaulé avec cette comtesse (*), et 
d-'en publier les choses du monde 
les plus ^cheuses , et les plus indi- 
gnes d'aucune sorte de créance , 
comme étant tout-i-fait rontrairea 
à la vérité, et à la vertu reconnue 
de l'un et de l'autre. Aussi l'bis- 
lorienalle.mand^, et contemporain, 
qni ràpitorte ceci , ajoute qu'il 
n T eut alors aucDne personne, tant . 
SOI peu j'udiaeuse, et qu'une in- 
]u e paseiùn n'eût point préoc- 
upéeet àyiiiglée, quinevîtplui 
lairemenl qu'on ne voit la lumière 
en plein midi , que ce n'étaient U 
que de pures et impudentes ca- 
I mnies , qui , comme de fàihlea 
dissipaient tellement 

ait à la vue de 

I m£me l'ombre du moin- 



e qui le^oçqaiâraient (|3). t 

L'équité demande que je rapporte 
' i une plainte de Coeflèteau contre 



. nuages , 

Jar la s. 
ont le pape vivait i 



(') Vmli rwc H'adm poluii lut 






B quoiqu'elle fût la plus grande prin- 
B cesse de l'Italie, elle préférait né- j 
H anmoîns à cette qualité celle de sa 
u très -humble servante et de sa 
B chère (ille, en le considérant et le 1 

■ me aon maître , avec beaucoup de — ,^^ ji, u nmit ^mpudmirr p^v c/» , tu, 
« respect i la vérilé , de ïéle , et do in* «/■&<* w.«/ .an.»i «l^aoïi t^i-nu^ Imtt 

. Ah„i„.„.>.,»«tj,.™f.... S'f.";;?"ii"?;."'i-„'ï"ti 

■ UD peu moins de prudence et de ^uain iaiMuiiM , ni n>c •unimaH liHi'ir. n- 

ti.)C/uaf.mariJ.»aJ*iU-. I^Bb.» Schrf-iuib. . , „ , 

Cl Lu.l,rH. Schiffodi. PmI «im a-rum ' K'^-'^^ '• '"'4 "T , Î'^VÏÏ f^'™ VÎ' 









L''!;^l£3C-,"'°"îJ"«S 



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a4j GKÉaOtgE VIL 

4u Pleuû Monui . Ce moiH trouTe dei coruciencét , sue Us pliu wtarles 

fort mauvais qHB du PWia n'ait cite conyenMioiu qt/Ut pourront oi-«r 
qae U première partie du passage de avtc Uun dévoles ioront sana douM 
LambertdeSijiairiiabourg, l'onta^si toujours lei Toeilieiiret; et fu'à ré- 
elle ne se peut garantir du soupgon gard des gens de leur profitsion, 
ifun amoar intestueux ; lesfaaleurs c'en ai/ee beaucoup moins de fruit 
du ror semans par tout, et sur lAut que de danger, du moiru pour ia ré- 
les clercs , tiusqueli il d^ndeit le putation , qu'on truite si souvent et 
Hfariaga contracté contre (es canons, si long-temps avec les femmes, 

Îuejourel nuit il te veautrait impu- (H) Il osa soutenir. qu'il n'a- 

cmment en ie( embratiemeiu , «1 fait fait que se conformer a l'usage 

qu'eiU , prévenue des amourt desro- de la cour de Jtome,^ Ceci nous ap- 

bées de ce pape , après avoir perd» preod ^u'il ne faut paa te fier à ceux 

ton mari ne voulut point venir à se- qui se Tauteat de n être que les imi- 

condes nopces (ij)- Voilà où du Plessla tateuri dea anciens. Les plu 



hiitoriea comme il l'appelle , refuie Ipg paroles d'un" jésuite , afin qne 

en ce même lieu cette effrontée ca- peraonnene prétende que j'uae d'eia- 

lamnie? De quelle foi donc , ains g^ration. « (17) Je trouve aussi qu'Us- 

de quel front l'alléguer, pour d0a- n riman , ë^ne de-Hetz , ajont p>*- 

mer sa vie propre, et sa converaçJ,ian » pos^ â Grégaire , par écrit , ses diffl- 

4omestiqae ( i5^ ? £'ett trop çiieT a culU» nir ce sujet, et demanda 

fDurpeude chose : j'avoue queftt. du u entre autrei clioaea, ce qu'il fallait 

lésais n'eût pas mal fait de remar- u dire à ceux qui soutenaient que le 

quer, en passant, que Lambert de u pape ne pouvait déposer le roi, tii 

^chattbabourg réfute cela; mais enfin, u dispensée ses sujets du semeat de 

comme son priocipal but n'était que » fidâitii, comme il avait fait an 

de rapporter oueijugemene ou faisait u dernier synode de Borne, il lui 

du pape Grégoire , il ne faut pas u avait répondu nettement et sans 

trouver si étrange qu'il se soit con- u hésiter, ('') qu'il l'avait pu faire 

tente des paroles où Lambert de » très-justement, selon la coutnme 

SchaShabourg appraud au public les s et l'usage 4e sespr^éoei 

Eape ''. T^otea qu'il donne i ce Lam- 

ert la qualité d'abbé de Hirtsiiw. » l'emnin 

Son adversaire l'en reprend, et dit » pendant _, „ 

qu'il n'était que moine d'UirLuvf. Us » savant et très-saint évoque 

-se trompent tous deux : il étau moine u â-fait bien intenlionnë pour . 

d'ilirsfeld au diocèse de Majence. » papes , et souvent loué par le ci 

Finisaouï par une pensée du père u «inal Baro"""> -n.tt <io><>m m 
Uaimbourg : Ce n'étaient lit , dit-il 

(16), que des faussetés toutes visi- _ , 

blés: mais cependantcommelemonde, u jamais trouvéqu'auoun pape, avant 

par une ceflaine madgiûlé qui bâ est b celui-ci, eût entrepris Une pareille 

naturelle, a bienplits de penchent à ■ chose (18). u 

croira le mal que le bien , surtout {I) Il fallut que fempersur te sou- 
dons les personnes qui ont quelque rnÙ aux indignitéi les plut inouies.'] 
réputation de vertu, cela ne laissa , , „ . . „, , , __ . 
pS^ de produire un mauvaU effet , et J.''LÏ*""^'' ' D*«da« i. rEinp«. 



de nuire ti Grégoire en ce temps-là ; ' >■) 
■ -'--■- -*- - -*■ - Cl 



qui doit apprendre aux directeurs (" ) ^f " "'■«o flc™im^™m rrgiÊm 
(i4) Do Plu», Mjiii^i'bi^ii, fat- 146- "™^ """ *f2''' """"pP™^""*' 

■ jBl). rdi« .ne ■<('t>r 1« wuh Mtféta „- .«,li XI «*X1I , pari. Il', A it n 
=.... „ ,._.__ ._ ._ =._.... -__ ^ ûrtfcoM rtl firi l^«p^par «™ J» 

, «ni lui rUituaà di faun ditumnt 



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Il ëuit part: au 

(hiver a^v la fe ., _ ._. 

tnfani, et une iris-petite luite.et il 
traversa Ut Alpas, durant la plus 
rude saison de l'année, avec d'é' 
tranges ineommoditéa qui pourraient 
Jaire compassion même dans un sim- 
# pie voyageur, beaucoup plus dans 
un si grand prince réduit en un état 
linùsérable (>g). Son arrÎTiJeeD Italie 
ne laiiaa pas d'inquiéter le pare; 
c'est pouri{uoi Mathilde , afin qu'en 
IÇut événement Uf lit en tïeu de sârelé, 
U mena dans sa forteresse de Ca- 
nessa (ao). Plasieun prince» le sup- 
|ilièreat d'absoudre cet einpereuri 
maia il demeura long-temps iueio- 
vable : et puis se trouvant plutôt 



GRÉGOmE VU. 
commencement de » fort ddicat^ et qi 



•ilfi 



■ rerain que lui n'aurait jamais fait. 
» Car eltfln , c'était U comme je met- 
a tre pieds et poings lies , entre les 
» mains de ceui qui en pourraient 
H absolument dlsposercommc il leur 
» plairait j et le retenir prisonuier 
tt dans une place jugée imprenable, 
a et d'oùses gens ne Sauraient jamais 
D pu tirer. De plus , quand il eut 
u passe la première enceinte , on Tar- 
it Tè\A dans la seconde , et U il fallut 
u qu'il mtt bas toutes les marques de 
n la majCstë roj'ale : que s'Aant d^ 
n pouillé de ws babits, il se reTJtft 
u d'une simtW tunique de laine , 
u cAme d'un cilîce (i3), qu'il da- 
i> meurdtlâpiedsnus, durantlaplui 



fortuné que fléchi , ni même ébranlé u grande rigueur de rbiver, 
par les contimselles et ardentes lolli- i -. n . 

citations de ces princes , il leur ré- 
pondit enfin qu'il te résoudrait donc, 
puiffa'dt U voulaient ainsi , a F ab- 
soudre , à condition toutefois que , 
pour faire parattre a tout te monde 
qu'd était touché d'un véritable re- 
pentir de sa révoUe , il lui enivrrait 
avant toutes choses sa couronne , et 

poar en disposer à sa volonté , et 
ipiii eonfessei'ail piAliquement qu'a- 
pris ce ea'il avait fait dans i< 
5.. -^abuU di IToi 



fdme conciliabule de Ifonnt , il était 
indigne if Are jamais ni roi , ni em- 
pereur. Les princes se jetèrent aui 
genouidu pape, pour le conjurer au 
nom de Diea de se contenter de quel- 
que chose de plut supportable. Ib 
^«tinrent: at^c bien de la peine , qu'il 
pourrait donc venir à la bonne lùure 
s'il voulait être absous: mais que,pour 



■ tait sur la fin de janvier, et i jeun , 
s sans rien prendre du tout depuis 
u le matin jusqu'au soir, implorant 
u avec de grands gémiasemens la mi- 
u séricorde de Dieu et du pape. Ce 
» qu'il T a de plut étrange , c'est 
u qu'il fallut encore que ce pauvra 
» prince demeurât en un si tnste , si 
u pénible , et si pitojable état trois 

u jamais obtenir du pape, i force de 
u larmes et de prières , qu'il l'admtt 
» piut tâtik saprésaice poi ' 
» so1er:etUchoseall<- ■• -' 



comme u 1 avoue lui-même , en se 
faisant honneur de celte extrême 
t^rérité dans sa lettre aux princes 
d'Allemagne, tous ceux quiétaient 
avec lui en murmuraient, ne pou- 
vant assez s'étonner de Cette dureté 
d'flme sans exemple ; et quelques- 
is même disaient hautement, ( 



u cette conduite ressemblait bien 
u plus i la barbare crnaut^ d'un 
» tjran, qu'à U juste sérérité d'un 
u juge apostolique (*). Ce sont là 
u les propres termes de Grégoin 



obtenir cette grdee , à fallait 
soudre il faire hors de ce point-la , 
touc oe qu'on lui ordonnerait pour 
pénitence {-iJ). L'entperenr passa par- 
essas tout (11). u 11 s'alla présenter 
D â ta première porte de la forte- 
B reste, attendant avec une eitrime 

■ lui. D'abord il fiUut qu^y entrlt f''lï"'7',l*i;iî''jjS^'^.ÏU'N 

a seul , et qu'il laissât tous sel gens ^^ „^ w/Mmù/.'oTpîi», «jnir 

u dehors pour l'attendre , et pour le ■iai--- — -'- -" 

u reconduire quand il en sortirait ; \' 

» ce qui était assurément un point |^ 

(T9) Il.i™b«.^, DiuJace «• l'EBfin, "^ 



ahù pncibit 






(11) Li mtmM, fat. •». 






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eSEGOIKE VII. 



« t empereur , et 

le si rude pénitencG , et il élut décret foudroyant il (*') te prit-e de 

B Biir lepoûit de tout rompre l'empire et des rofaumei de Germa- 

■ l0r9<]1ie la coiQtesae Mathilde en- nie et d'Italie, absout tous sei sujttt 

« treprit cette affaire arec plus d'ar- du serment de Jidélilé qu'ils lui 

H deur qu'elle n'avait fiiit : car alors avaient prêté; -et ce qu'il li avait pat 

» le pape Grégoire, qui ne pouTaît encore t^utu faire jusques alors , à^ 

' - 'astantes prièrea confirme ï iltctioa de Rodolphe, au- 



. ^ „ , , autour de laquelle il y avait 

B rësolut enGa de recevoir Henri, le une inscription dans un vers, fui ti- 
u quatrième jour au matin, et de le gnifie que Jésus-Christ , ijui eu ^ 
M niconcilier à l'église , à ces condi' pierre m,Ystiqae , ayant donné le dior- 
B lions : Qu'il se soumettrait auju- dème k Pierre, en la personne de 
u gement que le P"}^, au temps et Grégoire, le donnait a Rodolphe <^''). 

■ aulieu qu'il serait assigné, remdrait Ce sont les paroles du père Hftim- 
II sur Us accHfations qu on ai'àtt in- bouri (17). S^il est vrai que te péte 

> tentées contre lui qu'U n'exer- d'Uildebrand ^tait charpentier , nous 

■ eeraii cependant aucun acte de B¥ona là une preuve que les coura- 
D souveraineté. " Je laisse les autres ges les plus superbes peuvent naître 
conditions , toutes trés-rudes. parmi ta lie du peuple. Que peut-oa 

(K) Ses partisans excommuniés voir de plus allier que notre flUde- 
éprouvèrent presque la même ri- hrand? iTavait-il pas pris â tiche 
. gueur.'] » n n'en uia guère plus dou- d^abaîiter les rois? parce , -disait-il , 
j> cément envers les évêqaea aile- au' ils le portaient trop haut, et qu'U 
B mnnda , et les autres , tant ecclé- leur i^uïail fournir par sa rigueur 
» siasliques que laïques , qui étaient les moyens tu s'humilier (a8). Impe- 
B venus un peu auparavant se jeter ratoribus et regibus , eœterisque prin- 

■ i ses pieds pour itre absous de cipîbus ut elationes maris , et super- 

> rexcoramunication qu'us avaient l>ue Jluctus comprimere vuleant, ar- 
» encourue, Cuj avant que de te» ma numilitatie, Deo auctare, frovi- 
B absojfdre, il m £t enfermer sépa- dere curamus : proindè videtur uUle, 
K r^menten depetitescell>ileB,com- maxitt^ imperatoribus , utcismment 
» me dans des prisons j et là il les fît if/arum se ad attafrigere, etpro sin- 
B îeùner fort rigoureusement assez gulari vull glorid obUctare , im-eniat 
B long-temps, contre l'ordinaire de quibus se modis humUiet , atque undi 

> leurpajB, où à cause du froid le gaudebat , sential plus tànendum. 
B jeflae est beaucoup plus difficile i Hotez que le jésuite Naimbourg re- 
K garder qu"'enltalie{a5).i>lej*ûné jette ce que Ton a dit du père de 
est sans contredit Tune des plus for- Grégoire Vil. Voici ses termes. Ce 
tes mortd&calioDS qu'on puisse ini' que ton dit ordinairement qu'il était 
poser aux peuples septentrionaux, et jils d'un charpentier, etque ramas- 
piiucipalementauKpersonneB riches, santdes copeaux en le jouant lers- 
qui s'accoQtumeot dés Tenfànce à se qu'il était encore petit enfant , il eit 
bien nourrir , et i faire de longs^re- avait formé par hasard des lettres 
pas , où, li l'on mange beaucoup , ou disposées en -sorte quelles compo- 
boit encore davantage, si la religion saieat ce t^rset du psalmisie , Domi- 
Chrëtienne avait conuneDcd dans ce nabitur i mare usqne ad mare, 11 
pa;t-là , je ne pense pas qu'elle eût dominera d'une mer à l'autre , n'est 
envoyé dans le Levant les mâmes ca- qu'une part fable (19}. 

nous d'alistinence et de vigiles , qui 

sont venusde l'Orient au Septentrion. l^;) S°."'1!T1' '" "t^^l'^'J 'ï''' ^1^' 
Voyei les plaintes qui furent faîtes " > "^^^' '"^ • ^"" '*^™ ""■ 
contre te cardinal Âlamandu* (16). (17) Hmiluiiri , VictAott J* rEitftr*, 

(tS) M^mtamft, DiciJtHa dt l'Empila, ^il)&*|.. ipIiL iJ H<n>n, «ri**- *!•■•• 
SMxtUMAUBEi. (19) Mumbiwri , t* mfmt, fan. il*. 



DiMzecbv Google 



GRÉGOIRE VIT: 245 

(Bf) On imputa entre autres crMea quatrième foii , autres dientladxie- 

ttlui de magie.a HilJehrand.] Cela me , et non -seulement la perd,. 

parait par la a«ntence que l'on porta joais la main droite dont il avoUprtiÙ 

contre lui. Du Pleuis Mornai en fait U serment a tempereur, et en perd 

nneamplementioif.Lorf aum, dit- U vie. Coëffeteau rëpond (33) , que 

9(3e), se rassemblent en fan io8o U cardinal Baroniui Afoil prévenu' 

les évéques de f Italie, d' Allemagne, cette calomnie, et montré que Grégoi' 

et des Gaules à Srixen en Bavière re ne dit jamais qu'il eust eu la rêvé' 

(3t) , et de rechef condamneia Hil- lation que ses ennemis lui repro- 

debrand d'ambition, d' hérésie, d'im- choient i mais seulement qu'en ter- 

ptft e'j de sacrilège: n parce, disent- mes généraux il avait asseuré, se 

mms , qu'a est faux moine, magioieit, confiant en la nùtéricorde de Dieu , 

> devin , conjuteur de songea et de et en la justice lie la cause que son 

■ prodiges, md sentant de U reR- sile lay faisait défendre , que Dieu 
» gioQ chreatienne, qui a acheptë le minerait ses adversaires, et que ceux 
>• pontificat contre la caustuine dea de san parly seraient en bref viclo- 
1 majeurs malsH tous les bons, etc. rieux , sans toutefois prescrire aucun ■ 
j> Eanemi jurt de l'empereur et de jour, comme let tchismaliquei tout 
» l'empire, corrupteui du droit di- accusé, n De H, dit Baronius, let 
B vin et humain , enseignant le (aux d ennemis de Grégoire prindrent oc- 
B au lieu du vrai, 1e mal au lieu du a casîon de le calomnier, et de l'ap-' 

■ bien, etc. Tronq«tte i toutes mes- s peller feui prophète , comme sil 
n cbancehiB, fauteur d'un tyran, se- » eiist voulu prédire que Henry mour- 
- r de discorde entre les frères , a roit bien lost , Et plusieurs autres 



> parens et amis , de divorces entre n telles cbos< 
a les marias , niant ce bri homme » toutesfois qu'il de list pas 
! les prestres qui ont femmes b ny profession de dire cela p 



• légitimes soyent vrayi prestres, et ■ prit de prophétie , mais parlant 
j> cependant approchant des auteb n selon le plus commun cours des 
» les paillards , les adultères , les in- i> choses , arrivaift bien souvent que 
a cestaeui, etc. Nous, en l'autliaritd » l'homme recueille ce qu'il 3 semë : 
u de Dieu tont-puissaot , le décla- u et partant Grégoire, s'appuyant 
Il rons dépose du pontificat, et si de » sur la justice de sa cause , se pro- 
» lui mesmes U ne s'en départ , or- » mettoit asseurement que Dieu la 
u donnons qu'd jamais l'entrée lui n rendroit victorieuse : ce qu'à tout 
i> en soit fermée. Sigonius qui aussi u prendre on trouvera , dii-il , veri- 

■ ndte cet arrest, au reu d'iceluy « table , si l'on regarde que Henry 
> jr emplofe ces termes i manifes- » et ses complices eurent une fin 
» tam necromaTtticum , pYthonico » misérable.» Voici ce qu'on r^pli- 
» spiritu l^oranlem , manifeste ne- qua i Coëflèteau : Il devait regarder 

■ cromantien , et possédé d'nn esprit que Baronius dit cela à propos d'une 
» de Python.» épttre (*) écrite par Grégoire h sa 

(R) ï'einpen-ur gagna deux ba- frères évoques tt autres fidèlet , de 
taillés maigrelet prophéties du laquelle il est vrai que tes termes peu- 
pape.] Bildebrand, pour donner cou- vent souffrir son interprétation. Mais 
rage a Rodolphe et anx Saxons , les cela ne prouve pas que U pape n'en 
assura qu'il savùt par révélation que a point parlé autrement ailleun, El 
celte année-là un faux roi devait dt fait, ce qu'on lui reproche est tout 
nsoBTËr, Cequ'il interprétaitde l'em- autre chnse j dite non en une lettre , 
pereur Henri IVjet s'il n'est vrai, mais en un sermon public , fait en 
ajoute-t-il, que je ne sais point pape, habits pontificaux , avec ces termes : 
juesmesicelari advientdevantlaSaint- He me leaw plus d'oresnavant pour 
Pierre. Dn Plessis HorDai(3>) em- pape, mais dejett^s moi de l'aut*! , 
pruntc cela de Sigehert , et remarque si cette prophétie ne sortît dTect î 
fae^Rodolphe soiâs la foi de cest ora- hi feste d« saint Pierre. Le mat fut 
êl^ ratenle la bataiile josquct h la que les assassini gagnés par argent 

iîe) Mjillre â'Iniipiili , ftg. 3^. 
îi) 0-^pl4USl. AiM (. iyrot. 
f3(j Mjûin dlaifui*, pag. i4t 



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a46 GBÉGOIfiE Vil. 

Kcpunnl faim leur coup, pour aià^ faltprovistan inr tonle^ ckascs d'un 

h la prophétie , ttHement que , pour front d'airaiD , et d'un niRgaiin ins- 

t'en défindn, il éluda ion dirt , rap^ puigoble d'^quiToquei , afin d'attirer 

portantes qu'il avait prédil à la mort à soi lel ^/nemeiu de <quelqiia ma- 

de tdme de l'empereur Henri, pour nUre qu'ils tournent. Sales < ""'" 



te^i'il n'avait pu tuer le corfti (34). lant heureui selon te iBonde , ■ 
11 est facile de voir qoe l'objection sure que leur endurcissement 
du «ieur du Pleuïs demeure dans mente, et que c'est Id !< 



A force , puisque la réponse heur qu'on avait prAlit. Voyel-ici 
ds Coèffeteaa, copiée de Baronius, ne Hildebrand qui applique â la mort 
Tautrien du tout. Disons donc qu'tlil' de l'Ame ce qu'il avait osé prédire de 
debrand se mêla de prophétiser des la mort de l'empereur. De quoi pW- 
cboaes que r^T^oament confondit vait servir à Rodolphe que l'empe- 
bientdt. Considérez bien ces paroles reur Henri IV fût damné au bout ds 
du père Maim bourg 1,35). Il érrivit plusieurs années, si avtuit cela Ho- 
det lettrei (") circulairet a tous le» dolphe devait ^tre tué dans une bit- 
Jidiles, et singulièrement a ceux de taille que cet emperenr eagneruit?' 
la province de Ravenne ^ pour trs en- Quel sens y avait-il â prédire ladam- 
gagtr a faire une ligue ai-ee Us prin- nation de Henri ÏV , prince qui 
CM normands contre VAn^pape. Il devait bientôt triompber de son ri- 
en ent^ya Vautres aux princes de val? Ce triomphe eftt été la prenitre- 
la Germanie , pour le' animer il com- chose que l'on eût prédite , si l'oa 
battra contr» Henri, et proacit txux eût été un vrai prophète. Je remar- 
iins et aux autrts qu'ils remporte' que cela, afin qu'on voie la vanitrf 
raient nne glorieuse victoire. Mais il du subterfuge du pape Grégoire VU. 
arrifa par malhfur pour lui, que le (O) Les écrivains qui partent de 
Muccit fut tout contraire à ces asiu- lai se réfutent les uns Us autres,] Il 
rances qu'il leur donna : car trois se- est certain qu'ils se sont jetés dans 
moines aprii-Ja date de ses lettres , les deux eiti^mités , les uns contre 
qui sont du it de septembre, les le pape Grégoire Vil, Us autres con- 
armées de Henri et de Rodolphe tre l'empereur Henri IV. L'historien 
s'entrechoqidrei^ (*') furieusement, moderne que j'ai cité plusieurs fois 
le i5 ^octobre , sur les bords de décrit cela si neareu sèment , qu'il 
la rivière d' EUeslre , aupris de Mer- vaut ntieui que je me serve de se* 
sehourg en 6'ajre (36), Voici nn di- eipreiaions, que d'en cbwcherd'au- 
lemme : Ou Hildebrand croyait que très. Cette querelle , dit-il (38) qui 
sa prédiction arriverait , ou il ne le partagea toute l'Europe , et en afvta 
(troyait pas. S'il te croyait, il faut une partie contre ïautre, a tellement 
l'apprier faux prophète: s'il ne le divisé , et ensuite échauffé les esprits 
croyait pas, mais s'il avaitseulement des auteurs qui en antéerii, que je 
CD vue d'encourager les rebelles , il puis assurer qu'on ne vit jamais tant 
tant l'appeler nu imposteur , i|ul par de chaleur, tant ^amertume et tant 
iMe politique détestable sacnfiait à d'aigrear, ni même tant demperte- 
sei inléïjts temporels la sainteté de ment, qu'il en parait dans les ou- 
la propbéUe et l'bonneur du saint vrages de ceux qui ont entrepris de 
nom de Dieu. Kous avons vu de nos défindre et de soutenir Hun oui' m*- 
jours quelques interprètes de l'Apo- trepani, et qui h cause de la pas- 
caljpse, qui peuvent Atre jetés dans sion et du sentiment dont ils sont 
les embarras d'un pareil di le mm e, préoccupés , sans vouloir seulement 
La rnse d'Hildebrand me fait sauve- souffrir qu'on l'examine , vont toa- 
nirderarticl£D£jOTiiDs(37). Qnaïul jours aux extrémités. Car outre qu'Ut 
on s'engage i prédire l'avenir, od n'épargnent pal les injures les plut 
atroces, dont Us s'aceaMent impitoya- 
(M) *«!.. RmjnjBB*». I. B(p™. » Uement les uns les auts^s, contre 
ot"i»-^'""^.1'E=p'™.V^''B-." *?*"" '" tigles.jei»: dirai pas^dts 
C^)Or.g.,I.».^.^. 

(!6) Boiolpht/iii aa daiu «M haUilli. 
(37) lt«u^w (KJ , <«.. r, pet. Mf- 



C.:.l.:.cl:, Google 



GRÉGOIRE Vn. a47 

>ni , après le cardinal schisuuiii- si conpliee pnmUpal dé tmit lènrt 

^ue Benaon, drchirent de la plus iHatéfica Çue venant uniaur 

harribU manière du mande la mrf- d'Aléa , il aurait oublié un ftert lit/Te 

moins du pape Grégairt f^II, et en da nécmmantie ,, laiu téqaèl nfre- 

Jimt le plut méchant et le plut dé- menl il allait , dont l'étant aperçu 

lestable de tùut tes hanauet; et Iti k tentrée dtlaportede Lalra. '" 



. _. __ .. .aportedi , 

■, veulent qi^il /["ait renvoyé deux tient conjidei 



perfectioni qui tant propret ifun findant dpremint de fouvrir; malt 

grand pontife, et ne peuvent troo- ifu'iceux, emportétde cariotité, tau- 

t>er a leur gré d'aiaet grandi éloges, raieitt lu , et t/u'aïutUSt té ieraitHl 

ni d'aises magnifi/mes louange* , présentéi h eux les anget de Satan , 

pour les lui donner. Pour mieux ja- en grand nombre , dont Us auraient 

fSfiT des historÎBns de ce siécle-là , il eu telle horreur, qu'Ut tn auràitât 

est bon de coniid<!rer ce qui a, éli presque perdu le sens , été. puê ce 

écrit au pour ou contre la lie"«i '"' êiail choie ordiiidire en sceouaiit 

Boiu Beonllfet roqs Henri IV. QuO' ses manches d'en faire sortir feu et 

bien de fables et colubien de r.a- fiamme, et choses sembldbUs. Coêf- 

lomniea ne publia-t-on pas alon 7 fetean te plaint (ji) de Vet cœtera 

Je m'abatieni des eiemplea plus rè- du sieur du Ple^j « il oublie le 

cens, et je suis persuadé que les es- » raeiUeur, diuii, car Bennon ajoute 

prits les plus prérenus in''accorde' > que les malins esprits presârent 

root que les siècles â Tenir seraient s ces dette: serviteurs de leur dire 

trés-injustei , s'ils jugeaient de nos * pourquoi Us tes avaient appelés et 

princtpanx acteuis par les libelles a pourquoi ils les fatiguaient ainsi. 

qui s'impriment de part el d'antre ■> ComTnandet-nout vilement ce ijae 

tous les jours, où chacun débite avec a i^ut voulea que nous fasiiont , 

la dernière hardiesse , non pas oe b dirent ces g«iitBs Aitaoai «ni ser- 

qu'il sait, mais tout ce- qu'il forge » -ntams, auireintta nous nous pren- 

lai-méme, on qa'il ramasse dans l«s >> dronth vaut, et veut feront de la 

rues, récris oeci l'an i6gS. u ^ein«. A celala plus jauBeleut' dit, 

(P) Ce qu'Ut ont débité sur » renverser hdlivenitilt cet murailles; 

le chapitre de sa magie a tout tair » ft endiSant cela, leur montra tes 

d'une chimère.] Voici ce qu'en dit le " hauts laurt de Reme,quiétaientprth 

cardinal Bennon (}(}) : Qull avaft ap- ■ chei. Au mime leitths ces esprits 

pris la magie de Tbi^opbvlacte, qui ■ abattinnt lei murailles de Rome , 

lut le pape BenoItlX, de Laureus d et les deux jeunes hammesfaiiant 

«on compsEnon , de l'archeréque de » le signe de la eroix , l'en retour' 

llelfe,etdeJean.arcbipritredeS3int- ■ nirenttous effrayés a leur itiabre.' 

Jean-Porte-Latine , qui fut le pape BoëBttean veut qnt du Plessis ait 

Grégoire VI , qui par le commerce eu bonté de coucher ce demies 

de* démons, et le vol et chant des conte dans son livre, ntd auteur dis 

j (4'>) 1 tf tnélait de dire des siècle riayant parlé de ce renversi 



nouvelles des plus lointains pays , de Tnent des tnurailles de Route, Dien 

iéféitemeia des guerres, etde la rnort me nrde de soupçonner d'artifice 

des princes. Que tant qu'ils vécurem, M. du Plessis, soua pHtelle qu'il 

même au papal , il avait été tmmttr» a supprimé oe qui est le plus *îsi' 
lilement falMlIeui dans ce passage dé 

ti ^af« ^ ^1a»it Bbrnkl , tfyiilr* d'iù' Bsunon ; mais î'ose bien dire qu'A 

. *,»«»■ s4*.''r9- n'eût pas malfait de s'abitenir de 

rt.W ^, Jii ^în-w ^g^.u^an, "( calera dans celte 

HEwwu.n-(nin»,H»wn>nclH>i»i spoloaiste Teut que ujcueieau soit 

' - "^ ' pr*«..>dvo -=« icifarsificatBUr:î/ne/a//fli(;.oi(«, 

Tlnrrt'èî'ân'm^ dit-ii (^a) , qu'il mtt a sa marge que 

ùri' lUiââr , iM iint oui auteur de ce siècle n'a parlé du 
murailles de Some. 



jsi; 



irdiltCrîd-ÙV^ 

l« «.ihb» Inir firl. El (il) Là mtnt pitg. ^^. 
•upmtrEXtlteluporu, (JO B.»l . HriM'jd» •or ]• ttipoug •■ 
«Huit il r««t din. »J«*« J'Inivili , II: pari. , fw(. 19I. 

D.MZeCbvGOOgIC 









248 GKÉGOIBE VII. 

Bertnonriea a parlé non plus; seule- euel sajet de m&litalioD mx écn- 

ment dit itde ce jeune homme que, vains satiriques. Voulant faire trop 

ostendit iJlis muros altos Ticinos Ro- ils m. font pas assez, ipsa sibi obttat 

vue, i^iiDS in moniento maligni spiri- magnitude (44) ' il* aécrétlit«at leun 

tus dejeceruDt ; ^u'il leur montra de v^nt^s par les f^es' qu'il j inflent. 

hautes murailles proche de Rome, Ds agiraient plus sagement, s'ils ai- 

lesqueltes en un mo/nent ces malins maieat mieux se retrancher quelque 

etpritt jetèrent par terre. Ainsi il chose , que de se charger du uiper- 

na point parlé des murailles de flu (4S). La maràme , dimidium plui 

Home , près de laquelle quelques toto (iS) , devrait être la rècle per- 

vieill es murailles peuvent être tom- Wtuelle de leur plume. Le pire 

hées. sans que les histonens en fissent Maiinboureî'47) remarqueqae les ca- 

Joeittion^ La bonne foi dont je me pir lomaies publieo» contre Grégoire VII 

que ne me permet pas de me decla- je sont détruites d'elles-mtmes , pùur 

rer ici contre CoÈBi-teau ; car je suis avoir ^té trop atroces , trop grossiire- 

persuadé qu'onle censure mal â pro- ment inivittées parune aveugle pas- 

■ Bjiirnj allai vicinos Romie 'aont «on oui ne dît rien pour en voulnir 

inniilles mêmes de Rome dont trop dire, et infiniment éloignéas de 

tes gcDS-là n'étaient pas loin , et non toute vraisemblance. 
I>a9 des murailles qm fussent au voi^ {f^ On prétend que son cadavre fut 

sinase de Rome. Voyez ce que c'est in>uce presque tout entier cinif cents 

<^ue les e'quivoques de la langue la- ans après sa mort. ] Il avait ël^ eo- 

tine. Quelle source de procès ne sont- terr^ a Salerne^dansTëglise de Saint- 

cllespuinl? Mattliieu , qu'il avait consacrée peu 

Je rapporte ici le jugement du de temps avant sa mort. On chercha 

sieur Naudë , touchant les récits du son corps l'an iS^Î , et on le trouï» 

cardinal Bennon. « DilTicilement me revêtu des omemcns pontiCcani. 

.H pourrais' je persuader que l'on Voici lYpiUphe qu'on y ajout» (^8^ : 

}i puisse dire des choses si étranges Gregorio f'il, Soanensi pont, opt., 

» du plus scélérat du monde, que max. ecclesiasticie libeHatis vindi- 

» cet auteur a dites d'un, tel pape , ci ncemmo , asserlori constantiish- 

» et , â son occasion , de Sylvestre II , nto , oui dum Rom. Pomificis aucio- 

» Jcaa XX , XXI , et Benoft IX , qui, Htatem adversiis Henrici perfidiam 

>> à son dire, faisait au moyen de sa itrenai tueCur, Salepni sanetè decw 

M magie courir }es femmes après lui buil' anno Dom io85- 8. kal.junii; 

j) par les bois et montagnes, et prë- Mareus Antonius Columna, Mar- 

V disait assurément les choses futu- silius Bononiensis , arihiepiscopui 
s res { comhien que ces fohies ne Salemitanus , càm Ulius eoipus , 
u soient rien au prix de ce qu'il quingenlos circiler annos , sadit 

V ajoute de l'archevéqueLaurensqui amictam, ac ferè iategrum reperif 
n entendait très-bien le chant des set , ne tanli ponlifieis seputchrum 
s oiseaux, dit Grégaire Vil, qui jeta diutiUs memorid carerel. Gregorio 
» la sainte hostie dans le feu , con- XIII fiononienseaed^te , anno Do- 
u jura la mort de l'empereur, Qt mini iS'jS pridié kalendas Quintilii. 

» muMisonner six papes par son 11 fut mis dans le martyrologe ro- - 

> intime confident Gérard Brazutus, main, en i584, et sa fête fut solen- 

j> et avait si bien appris la magie de niséc en iSgS (4g)- 
» Th^ophvlacte et de Laurens , dis- 

V ci pies de Sylvestre, qu'il bisait «« Fi™, i» J*«w™io. »V« . bm. / , U 

...«i,d„(„„.„o«„.,«,b,„, 74?sffi,i';-r,''.*.-.-xs"„.„>. 

B et pétiller des tonnerres de sa marim, dtr JM-vctniahu t SaptrUat iu>* no- 

u manche. Mais cetauteuren a trop "ii. 

» ditpourétrecruietpuisqn'Uavftft ^m^T.""-',r«-^<^<B) <t. r«<u.k 

B envie de calomnier les papes , il le u-, Dicwln« ic l'EnpIn , pag. «a». 

B devait faire avec plus de modestie (48) ïWjifipir» Jimb, BiilioihtM mtirt-. 

» et de jugemenlfiS).. Ces derniè- «:■, W, /.pi». 93../ij-fl. «h..»'*. (i«.-lj. 

res paroles devraient être nn conli- ■£","', ,^rt",E°,""''' " " ' ' 

mn.^i. Apologie it, |niid> nmass, (4g) Blsioir. dci Oiimi» J» S.iui, nû 



:bv Google 



GK^GOIRE VII. !49 

(R) Let afalagit» que tes partùant ctarûiimui domimu SAtltimatTeg- 
ont écritei7\ Celui qui t'est 1« plui nage) , /. U. D. Cœianiu Kieniaa 
siaaalé pour ce pape est un jésuite bibliothteariut quorum fulgon tant 
allemaad (Sn) ; il a produit le bon priiconm, qukm recenlium in Gre- 
t^moigoage que cinquante auteurs garium Vit conviàa adeà otnuAi- 

._,._.; — _. ^.. I , .^,y ï„„,„p^ ut jam non nUi a mactuis , 

ululit , i^spertïlioiiibut et nyctiàtra- 
' ' ■ huiut ge- 



trés-saiats et trés-docles, _ _ 
prëtead , ont Kodu i Gnfgoii 
Entre ceux-là sont Paului Bemrîe' 



^iche'rspei^nsis. M. du Plessis a 
cru(5i) que ce GérochuB avait compo- 
sé la Vie de Grégoire VII , et il en a 
cite quelque chose sur la foi de Jean 
Aïcntin. On prétend qu'il s'est dou- 
blement trompé : on lui soutînt (St'i,- 
i". que Géroohus n'a point écrit 
cette Vie , mais qu'il a seulement 
parlé (53) de diserses cboseï qui re- 

Pirdcnt les démêlés de ce pape et de 
empereur ; a", qu'il n'a point dit ce 
quedu Pleasisacité.Onleprouvepar prodi 
1 ouvrage mjme de Gérocbus, publ' ' 



iligiHiTpauemt 



, iuci! 
.r(56) ? 



Serait -il possible qu'Areatin eût 
fait ce qu'on lui impute? On pré- 
tend que, pour médire des papes plui 
maligneinent , il a supposé qu il trou- 
vait dans de vieux livres les gatirei 
qu'il forgeait lui-même. Quia vtt obi- 
teriaAventino nenatus nescit , At-ert- 
tinumiinefranteinponlifieesmaUdic- 
ta jacere , et ne ïmpuilenlid accusetur 
' talia a veteribui vel dicta vel 
.. . .._ de pontijicibua , tùm ipse ex. 

j, ,, ilié Itarelico suo cerebro omnia hu}us ge~ 

j Ingolstad l'an 1611. Bivetréplique neris exscutpserit , et guiB olini dicta 
(Sj) qu'on n'est pas obligé de se fier velicripla voluiiset, dicta i^el scripta 
à cette édition , puisqu'elle a étépro- fuiiie , cfitico prorsùs ore nffiriiut 
curée par le jésuite Gretsérus, qui (57). On prétend l'en convaincre sar 
en a pu retrancher tout ce qu'il Cerochus, qu'il a citt: pour des faits 
aura voulu. Ce jésuite soutient (55) qui ne sont pas dans le inanuscrit de 
1 -L...... .«.,_. .1... .. .. .. Cela serait fort , s'il ne 



que les paroles attribuées à Gérocbus 
cont d'Areatin. Ou ne vit jamais des 
airs plus altiers que ceux qu'il se 
donne contre les gens qui useront 
encore douter de Tinnocence de Gré- 
goire Vil , après son apologie , et 
auprès les pièces publiées par Sebas- 
tien, T^nagel, bibliothécaire de l'em- 
pereur. Quis Bennù et Sigebertiu , 
Gregorii VU calumniatores ; si coa- 
Jerantur cum lot saactisiiimi et doc- 
tissimii scriptoribus à parle Grego- 
rii VII ttanlibus , qitoruta in apo- 
logid pro codent pontifice , quinqua- 



ginta protulimui , recitatit 
yeriû: ex quibus nonnuUi inttreii 
integri ia lucem ivnerunl , ut Paulus 

Bernriedenjiis , et Gerocluti sea Ger- caioi, 
kohui Reichenpei^ensis ut tactam boni 
preeclaraiUaaniiquorummomimeata, et ui 
quain defeaiionem Gregorii VII jam et coi 
olim scripta, nuperex tenebns eruit vir risco, 
(it) lu<|ui Oktitnii. 

GnUinu, in EluilÙH 
(53) /n frimo liira it lartHigUio 

(Sî)"*» 



restait pas un dernier refuge i. — 
partisans d' A ventinj c'est de 4ire que 
Gretsérus a falsifié son édition de 
Gérocbus (58), On penl dire contre 
ce reproche de Gretsérus , qu'il n'y a 
pas beaucoup d'apparence ((u'Aven- 
tin ait débite ses propre* satires sous 

a pu trouver un bon nombre d an- 
ciens auteurs qui ont dit de la cour 
de Rome tout le mal qui s'en pou- 
vait dire. On n'avait qu'à produire 
ces écrivains-là : les bons papistes 
savent bien se plaindre que les en- 
nemis du saint siège i'occu^ri tous 
les jours à chercher tes preui ' '- 



•m MjiliHilmi^'f 



TÎi^ina parmy les sepulchres 
et vieux esgouta des schismaUques , 
et comme a fort bien remarqué le jw 
risconsulU Michel Ritim (*)_; Anti- 
ques et manuscri^tos libros in late- 
brosis locîs labonosé evolvuni , et 
ex fietido pulvere anctores quosvis^ 
excitant , quos liccnliosé in. ipsos' 



(»; Gru-, in Eun. Mr>ui 
'S^i e,cuam> . iiid. , pBJ. ISj 
(■}Lili. dindiBiUicl. 



!un. MrilR. PlwuBi, 



'■.D.MZeCbvGOOgIÇ 



aSo 



GRÉGOIRE Vri. 



le de for-banni' 



fontiGc*! lerSpÛM depnfaendniit : 
je m'tn rapporte au recueil qu'en a 
Jittct Matlhias Fiaccius Jlfyriciitdaiu 
ee grot volunm qui eit intitula Cata- 
logua testinu Teritatû , lequel je ne 
puii mitux comparer qu'à cette Po' 
aerûpouj de Philippe de Macédane ; 
cettf ville Restait kabitée 
ti\rùs, i^aiAveru, couppe- 

j , — juniitz, et de toute la 

canaille ditpays , auiii peut-on dire 
avec ueritéquB Ji l'on excepte let ptu- 
tagei depratvK des pères et dei eo/t' 
cuei tout ce catalogue si ample n'est 

Csi que des vieux fragments et 
11 de ceux qui ont autrefois re- 
gimbe contre V église , ou qui ont esté 
retranebet du corps Sicelte, comme 
membres pourïs et gangrenet , tel 
gi^a esté entre une muliaceittiuires le 
faux cardinal Beao (So). 

(S) fauteur de fEsprit An court 
de l'Europe prétend que les conquê- 
tes des papes n'ont pas dd tire ainsi 
d0idles qaeje me figure, ] Od çeut 
dlTtier >■ r^ffeikia en deui parties , 
et dire que dans la première il raiUe 
agréablement et finement le pouvoir 
des papes , et que dans la seconde il 
établit sans détour et sériensement U 
iacilit^ ^e s'agrandir qu'il suppose 
ffn'ils ont eue. Les ironies ingeuieu- 
ses de la preiiiiéi-e partie sont telles 
qu'un docteur ultramontain j pour- 
rait être attrapé , et les employer 
tout de boQ comme des preuves. 
Cest pourquoi il ne sera pas hors de 
propos de les diseuter. ' N'estai pas 
> dit que tout genou terrestre tU- 
» chira au nom du chef invisible? 
s coBment le chef visible ne terra*- 

■ sera-t-il pas tous ses ennemis ? 
H comment n'aurait-il pas confondu 
K tous ceux qui ont ose lui résister ? 

■ le chef visible n'agit ^i 






' bien qu'A la spirîlaene , Tune et 

■ l'autre doivent subir également le 

■ joug des lois , et les menaces r«- 

■ sardent indifféremment toutes les 
» deux : ce principe tine fois renvei^ 
■• se, que deviendrait la sainte în- 
> quiration ? ce divin tribunal n'au- 

■ "' "plus d'autre fon 

■ sacre' ne reofermerairpas une ar- 

■ me qui n'eût été forgée an feu de 
B l'enfer. Le pape est donc le mattre 

■ des corps aussi-bien que des âmes { 
» et comme son autorité sur les con- 
» sciences n'a point de bornes , sou 
* pouvoir sur fes corps dent être in- 
" vincible. D'ailleurs n'était-il pa> 
» de la juste économie du salut, 
» que la puissance ne fftt pa» n — ■ — 

■ éleodrA que la lumière? de 
» servirait i un chef divini 
s bli de connaître t«ut , s'il n'avait 
' pas le pouvoir de dîsposerde tout? 

■ il serait (brt inuUle à cet Hercule 
u d'écraser les monstres de l'erreu r , 
i> s'il n'avait pas droU d'écraser les 
» monstres de l'impiété : ce droit em- 
» brasse les rois et les empereurs , qui 
u pour commander i des peuples ne 
» sont pa» moins les injett de l'église : 
» lespapesonttenutSteàcespremiers 
» sujets tontes les fois qu'ils se sont 
a révolti<scontrecetteboQneméreMUa 

■ leur ont opposé une puissance infi- 
s nie; commentleapapesauraient-ils 
I en le dessous ? et ToiU le véritable 

■ dénoâment des glorieui 
» maginablei f---'- '- '- 

■ mcHiarchie rc 
cours étant pris sans ironie formerait 
ce raisonnement sérieux, que dés \i 
que les év'qnei de Rome ont tfté con- 
sidérés comme les vicaires de Jésus- 

r les 



nouvelle 



.. _ „. ^ , __.r. ,. __r les ïmes n'a point da 

m pouvoir du chef invisible : si le bornes , il a fallu que leur empire se 

» mattre est toujours vistorieux, il toit établi facilement «»r les peu- 

> faut bien que le vicaire le soit aui* pies, et même sur le temporel des 

Ce miracle est un article de sâuverains. Une distinction suflira 



■ foi : c'est trop peu direj il est le 

■ sraud mobile de la religion ; la re- 
u ugion ne doit pas moini assujettir 

■ le corps que l'asprit i son empire : 

■ persome nele dispute : elleadroit 

■ sur l'homme tout entier - comme 
> les récompenses sont proposées à 

■ la substance matérielle , aussi- 



réiondre cette difficulté. Qu'on 
suppose tant qu'on vouSra que Jésus- 
Cbrist a étabfi un vicariat dans son 
église , le bon sens , la droite raison 
ne laisseront pas de nous apprendre 

3n'il l'a établi , non pas en qualité 
e souverain mattre , et de créateur 
de toutes cbotes , mais en qualité 

(6»} ITEm i.t Ca.n it l 



DiMzecbv Google 



GRÉGOIRE VII. 25r 

d« mAliitenr entre Dieu et les bon- conde partie de It i^Reiion de l'ano- 
mes, ou en qualité de fondateur d'u- ajme. 



ne religina qui montre aux hommes 
la voie du salut , qui promet le pa~ 
radii aux lidélea , et qui nsuac^e 
la colore de Dieu le« impthiiteDS. 
Voilà donc les bornes de la puissance 
du vicaire ^ue Jésn»- Christ aurait 
établi. Ce vicaire ne pourrait tout 
au plus que décider de la dactriue 
qui sauve , ou qui damne. Il faudrait 

3u'apr£a avoir aononcé les promesies 
u paradis , et Ica menacea de l'enfer, 
et ajiréa les iustractioDS , les cen- 
iures, et telles autres voies de per- 



d'édairer 

de la conduire au uJut par les voies 
de la persuasion , sans empiéter mr 
la politique l'autorité de punfar cor- 
porelleinent les opînijtres et les in- 
— -"-' 1.1. ■. lononibre 



■ Ne volons pas ai haut , et par- 

■ ions plus humaiDeroent : je ne vois 

■ rien de si surprenant dans la gran- 
it deur de* papes. \ la faveur do 

■ quelques pasMees de l'Écriture, 
" as ont persuadé le monde de leur 
ï divinité : cela est-il nouTeau?jus- 
» qu'oà les hommes ne se laissent-ils 
n pas entraîner en fjît de religion? 
» lis aiment surtout i diviniser leur 
» semblable. Le paganisme en fait 

• fc^ or.pDsé une fois ijiie les papes 

• ai* t pu facilement établir les di- 

■ vins privilèges de leurcharge,n'é- 
B tait-il pas naturel que les peuples 
» se déclarassent pour eux contra 
» tontes les autres puissances? Pour 
» moi , bien loin d'*tro Surpris de 
» leur élévation, j'admire comment 
n ils ont pu manquer la monarchie 

• universelle : le nombre dfia princes 






,2„d,;i 



• pas toujour 

Erincipes , i 
lit de plus 



e l'homi 



.'agit 



ue la vie jirésente 
Elle qui est à venir 



1 (m et subtil que 
pu aisément persuader 



s papes o 



cr^ales , dont U ti 

infini ; car il n'est pas vrai qu'à cet : 

égard le chef et le mattre de l'élise ; _ . . . . , . . 

loA loujoun Mcroneuj (6i). Ainsi n (6i). » Laissons 
ceoi-mèam qui ont été le plus for- 
tement persuadés que le pape est le 

vicaire de Jéius-Ctriat , ontJA re- i 

garder eomme un abus du vicariat i 

tout ce qui sentait la jnridictioa L 

temporelle , et rantorité de punir le tiquement ctla ei 

«orps. Et de là devaient sortir na- orthodoxe , régler 

turêlleroent une ioCnité d'obstacles commander i tous les évécfuc 

aux conquêtes de l'évéque de Rome, monde chrétien, ftésultera-t-d de lA 

n n'est pas inutile de connaître tout, qu'ils aient pu aisément établir leur 

encore que l'on n'ait pas le pouvoir autorité sur les monarques , et les 

de disposer de tout. C'est asseï que mettre sous leur joug avec la der- 

la relimoB fasse ooonattre sûrement ni^re facilité ? C'est ce ^ue je ne vois 

ce qu'Q faut croîiie , et ce qu'il faut point. Je voisau contraire que, selon 

faire ^ c'est asseï qu'elle paisse claire- les apparences , leur autorité spiri- 

■Jent réfuter l'erreur, et ce n'est tuelle devait courir de grands ris- 

qu'eo ce sens U que l'autorité de ter- ques, par l'ambition qu'ils auraient 

rasser les monstres de l'hérésie et de d'attenter sur le temporel de» rois, 

l'impiété lui appartient. Silesbom' Prenez garde, dit-on un jour aux 

mes résistent i ses lumières, c'est i, Athéniens, que le loin du ciel ne 

Dien d les en punir comme dos inei- vous fasse perdre la terre (61). Tout 

cusmbles. Ce n est point l'affaire de la au rebours , on aurait dû dire aui 

■ptigioD, ni une partie du ministère papes , prenez garde que ]a passion 
établi par Jésus-Christ. Voyons la se- (6,)L'E,p.d«C«.r.>!.rEu..,B..Sfi0.f.66S. 
{«tfrtjitlmrtmmpurE.) di ran.W-Xl. (63) *"or«t. cfouro™ d'En™., da—l" «- 

iunmiMU,Un.Xiy. mtrfirjdirii1ichOi.tiuut,lan.XI. 



fhie , ils pouvaient déclarer anthen- 
>......_...■ _J.. .,( hérétique , teta es* 

. cérémonies , e 



:,l,:.cl:,C00gIc 



a5a GRtGOIRE tll. 

d'acqn^rir la tem ne toui Une exploits , n'est que quelqu'un, par- 
perdrc leoiel :0ovoas6teral> puii- joni! d'armes, te Jiit résoudre au- 
■ance epirituelle., si voua travaillez tnment (65). Kuua pouvons ajouter 
i uaurper la temporeUe. On sait que que les rois et iea empereura ^U' 
le* pnacei les plus orthodoxes sont Te&t combler Âe tant, de bienfaits et 
plus jaloux des intérêts de leur sou- ée à belles r^ompenscB un grand 
Tcraiuet^ , que de ceux de la r«li- nombre de personnes , qu'il leur est 

S 'on. Mille exemples anciens et mo- facile d'engager dans leurs intérêts 
;mes nous le font voir. 11 n'était plnsieurs pr^&ts et plusieurs moines , 
donc point probable qu'ils Bouflri- et les obliger à écrire contre les pr^ 
raient que l'église s'emparât de leurs tentions de la cour de Rome. Cette 
domaines et de leurs droits, et il dispute déplume doit étrefatale, se- 
était probable qu'ils travailleraient loalesapparences, aux pontifes uSur- 
plutât il wiplifier leur autor^ au pateurs de l'autonté temporelle , car 
préjudice de réélise, qu'ils nmaia- il est aisé de montrer , et par des 
seraient unptifwr la puissance de textes formels de l'Ecriture, et par 
l'église au préjudice de leur puis- reapritderÉvaneile.etparrancieona 
sauce temporelle. Les princes qui sa- tradition, et par l'usage des premiers 
veot régner ont presque toujours 1 siècles , que les papes ne sont nulle- 
leur dévotion les gentilsbommes et mcDtfondés dans leursprétentionsde 
les soldats i et quand cette partie de disposer des couronnes, et de partager 
leurs sujets leur est Tidèle , il ne pa- en tant de cboscs les droits de la sou- 
rétt pas qu'ils aient sujet de redouter veraineté. Cela peut même frayer le 
les entreprises du clergé. On se bat chemin à rendre problématique leur 
pour eux conire toutes sortes d'enne- antorité spirituelle j et en les mettant 
ma. C'est ce que firent les troupes ainsi sur la défensive i l'égard de ce 
deCha lies-Quint contre Clément VII ; point \i, dans quels embarras les jette- 
c'est ce que les troupes de Fraxice t'On?'quel péril ne leurfait-on pas 
firent pour Loub ^1 contre le pape courir par rapport même aux arti- 
Jules n , et ce qu'elles fuient prés ^es qUe les peuples s'étaient laissé 
de faire 'avec une ardeur incroyable persuader insensiblement ? 11 ne faut 
ponrLouisXrVcontre Alexandre VII, pa» compter pour peu de chose la 
un^u avant que la paix de Pbe (6f) disposition qu il est probable qu'au- 
délivrlt ce pape de la temiiête qui n,nt à servir les princes-^es ecclé- 
allait fondre sur lui. J'étais chez fiastiques que la cour de Borne veut 
H. Justel, àParis, en 1675, lorsqu'un contraindre i ne se marier point. L* 
nouvelliste assura que le comte de nombre de ceux qui tmnvent ce joug 
Vignori , gouverneur de Trêves , ti^p pude est innombrable : les in- 
avait fait cette réponse aux religieux continens honnêtes sont eeui qui ont 
qui lui représentaient que les cou- le p),» i cœur le privilège de se 
vens qu'il jetait par terre alln de marierj car pour oeux qui n ont gué- 
fcvlilier' la ville, avaient été fondés ^^ de conscience, ils se dédomma- 
par Cbarieioagne : Je ne fais qu'exi' g^nt par le concubinage. Quoi qu'il 
culer les ordres du roi, et ^il me ^q soit, la discipline du ctHibat pa- 
eoianiaiidaU de dresser une batterie rajt incommode i une infinité de 
eontre le saint-Sacrement , je lefe- aaa : le mariage est pour eux celui 
rais. François Hendoce de Cordoue Je tous les sacremens dont La parti- 
né fut pas si emporté dans la réponse cipation paraît la plus cbére et la 
qu'il fit â une lettre de l'empereur , pjuj précieuse : et qui voudrait faire 
le 3o de décembre 1 SgS ; mais U ne ^^r ce sujet-U un livre semblable i 
s'en fallait pas beaucoup. U lui écri- celui de la Fréquente Communion, le 
TÎt que, quand sa majesté impériale rendrait aussi i>dieux que H. Amauld 
terOU avec ta puiâtance d'un côté, et \g Jeyint quand il piUilia sous ce tî- 
le saint père le pape avec son excom- ^^^ ^ ^^is sur une autre matière , un 
munication de V autre luy eomman- ouvrage qui a faitbeaucoup dehruit. 
dant encore une fois de partir , qu'il q^ aurait donc dû s'imaginer que M 
n-oÈelnwl. eomme ayant un maùre (sjj [.■..»-ra.fl«l.,i.p«t I. -.,«. *. 
qui lujr ai»»t commande défaire ses tttttMm.mtg. 184, iiUt-Jt im^. It n» AtMi- 
(60 EOm/iU ciiuIh m i664- '•"■ >/•>''' *5*- 



Col.:.cl:, Google 



GREGOIRE Vil. a53 

empereur» et les autres prinees trou- Séphora disait à Moïse , certes lu Ti^es 
Teraieat des légions de prêtres , et un époux^ de sang (68) ; mais si Vé- 
ile chanoiaes, et de moines affectioo' élise romaine était l'énouae de iësus- 
nës ^ leur cause contre des papes Christ, sou époux lui pourrait dire 
«rdens promoteurs du célibat. Or avec beaucoup plus de raison , cerfei 
que ne iieiLTent poiDt se promettre tu m'es une épouse de sang. 
ceux qui, outre de grandes armées. Cela suffit, ce me Beim>le , pour 
enta oppinerà un évéqae de Some , justiiler les propositions que j'avais 
tantd'ecd^sUsIdques qui ne sauraient mises dans la première édition de ce 
renoncer à l'autre sexe, et qui ont Dictionnaire 1 la remarque (B) de 
une extrême envie d'être pîres et cet article. Je demeure constamment 
maris en même temps? , persuadé que la puissance où les pa- 

Maîs, pour connaître si ceux qui pes sont parvenus est un des plus 
auraient fait de semblables conjeC' grands prodiges de l'histoire humaî- 
lures touchant les difficultés qui ne , et Tune de ces cboses qui n'ar- 
l'opposeraient au dessein des papes , rirent pas deux fois. Si elle était à 
auraient été de bons devins , il faut faire , je ne crois pas qu'elle se fît. 
recourir aux ëvénemens , il faut con- Une singii^rité de temps aussi faTO* 
sulter l'histoire. On verra par ce rible i cette entreprise ne se reo- 
mojea qu'ils auraient très-bien cou- contrerait point dans les siècles â 
jecturé quant aux olwtacles , et qu'au venir , comme elle s'est rencoutree 
pis aller leur erreur ne consisterait dans les siècles passés ; et si ce grand 
qu'en ce qu'iti auraient prétendu que édifice se détruisait , et que ce fllt i 
ces obstacles seraient invincibles, recommencer, on n'en viendrait pasà 
Lisez le livre que M. du Plessis a bout. Tout ce que peut faire prâen- 
intitnlé le Mystère d'Iniquité , ou tementla cour de Jlome , avecla plus 
ï Histoire de laPapeulé,YOiia y trou- grande habileté politique qui »e voie 
verez à chaque chapitre les progrés dans l'univers, ne va qu'à se maill- 
et les opposilions. Les papes n'avan- tenir. Les acquisitions soattiiiies(69). 
cent dans leur chemin , et ne ga- Elle se garde bien d'oser eicoraran- 

Sent du terrain , qu'en renversant nier une tête couronnée j et combien 
s obstacles qu'ils rencontrent â de fois faut^il qu't^c ^issimule son 
chaque pas. On leur a opposé des ressentiment contre le parti catholi- 
armées et des livres : on les a com- que qui dispute aux papes la (upé- 
battus et par des prédications, et riorîLé et rmfaiilibilité , et qui fait 
par des libelles , et par des prophé' brûler les livres qui leur sont le pins 
lies ^ on a tout mis en usage pour favorables ? Si elle tombait aujour- 
arrJter leurs conquA^s , et tout s'est d'hui dans l'emharras de l'antipapat , 
trouvé enfin inutile. Hait pourquoi? je veux dire dans ces confusion» de 
c'est i cause qu'ils se sont servis de schisme où elle s'est vue tant A^ 
tous les moyens imaeinaUes. Les fois, et oA l'on voyait pape contre 
armes, les croisades, les tribunaux pape , concile contre concile , 

de l'inquisition ont secondé en leur infiitir^at ohia •igmi 

faveur les foudres apostoliques; la SignM^yMr*iitfii^,tipilanHninuiapîU'(;o), 
mse , la, violence , le courage et elle n'en sortirait pas à son honneur, 
l'artifice ont concouru à les proléger, elle en serait déconcertée, elle y 
Leurs conquêtes ont coûté la vie â perdrait son latin. Un tel contraste 
autantdegeus,ou peu s'en faut, que dans un siècle comme le nâtre dé- 
celles de la républii^ue romaine. On monterait la machine. Notez en pas- 

— ;. I j'j ;_. — ; -ntdir sant, pour bien connaître la grandeur 

. Vir- etla nature des obstacles dont j'ai par-' 

it l'ancienne, léci-dessu», qu'il afalluque les|^ap»B 

u dnm eondini ge rendissent maîtres de plusieurs 

conciles généraux. C'étaituneaffaire 

!!!!.'!!!.' trés-malaisée , car fdus un concile 



r.:.l.:.cl:, Google 



â54 GRÉGOIRE. 

est nombreux , plui est^l tembiable udc aanvclle i^sDirection de* btUeg^ 
a un vaisseau agité de vents contrai- lettres. Mille et mille bons ourraEes 
rea, et battu et ces violAs orages périront peut-^re, pendant que cè- 
dent VirgUe nous a laisse cette des- lui-ci se conservera. 11 sera déterré 
«"Pt">° ■ peut-être par un eurieui, et passera 
IntHbitrt mari , loiiimtai i ii,lltai i.aii P""'' ''** anecdotes inestimables, 
Vuk Em'oui' Nsimaqui rauii .nCnfi» monument certain de la véritable 
prut^Ju. histoire des amours du cardinal de 

iù^i^.rzr::,:!:T'r:tZ'i^,':!r/^ «j'^i"^')*^ '^'^- ^y ^^^ '« dupe pi„, 

dim», ' ' . d une fois de fareda ouvrages : on le 

Eripiatu tMa nut,, cmlum^aa iliem^t lora apparemment dans les siècles i 

Ttitrwum «X atalu r poiuii au iButu «en ir. Patience. 

Intoimfrt poli .' it crebiii hùcM igaibui 

-'*-(!■). GREGOIRE (PiERBfi), natif de 

On n'a pas trop de Uiate l'adresse Toulouse, eriseigaa le droit pre- 

de l'art pour gouvemw un tel vais- mièrementà Caborset puis dans 

■^M ' "i".^ V""*?"!^ ^ Çiï'.Pf" •"""edesanaissance. Iiaorissait 

nible et la plus habile suffit à le .„ YVI" .■■!-.i„ r- •. ■. .> 

faire entrer au port oi l'on tend, "° ^*^ ' "'^'='^- ^^*^^ ">» ^°^ 

c'est une merveille. Savant personnage, etquîacom- 

(T) Je dirvi un mot touchant un posé de» livres remj^is d'un* 

livre qui court tous le titre de vaste érudition f A) j'inaîs il ne 

mais le voici tout en&er: Miitoire rfeJ '^ '''^°^^ «es choses qu'il débitait. 

Antoura àt Grégoire ni, du ear- On peut appliquer k ton) ses on- 

^nal de Richeheu , de la p^nee^e vrages ce qui a ete dit de son li- 

dt Vonaé , al de la margutse d Urfé. ,,_- j„ o 'ti- * /n\ mi i> 

»ar«arf«U«ùe D-\^A CohgZ, ""^^ .^^ "fP''l>licd (B). II fut «p- 

chez P itrre te jeune, MDCC. ^aoi- P^'^ «"^ Lorraine dune manière 

que l'auteur fasse mention de roman très-honorable , pour être pro- 

aui premiénA lignes de la piifface , il fesseur en droit civil et en droit 

ne laisse pas aatsurer quU itr a „.„ j. n _■ ■ ni- , . . > 

rien d» fabuleuse dan, cl hist^ef f"*^}^ Pont.a-MoUMOn(û),oille 

tel, et au elles auraient paéin beau- '^^'^ l-narles venait deriger une 

eaup plus étendues , s'il avait mulu académie. Voyez la note {b). 

se »emr du secours de l'infention. H remplit glorieusement cette 

Cest là le comble de la hardiesse : et „!,.„_ *^ ° „ , "'" 

l'on .'en peut âpereevoir auionrd'i,ni '^''f T I"*?"**/" '"">«* »597 . 

facilement , par la lecture du livre ; î"» '•»* «Ile de sa mort <CJ, Il 

mais qui peut répondre que ce ne fiit enterré ans religieuses de 

;^"',i£Z^"v'',nrVp„ T^f^" ^"^ Sainte-Claire (c). 11 entendait la 

Jes siècles a venir r l'osons te cas que i . ■■ .. ,,.. ï-- .. « 

quelqu'un eût composé un semblable '""S"* hébraïque (D). Sj M. Co- 
hvre au temps de Grégoire Vil n'tat- (a\ DBcani uiulo et u«».d nf« 

Upas bien vraiscmbUle qu'Aveu- .ccâ., ^i. aX^u.in.Au^r^^^i^^'^'i 
bu , ou Flaeius lUyricus^ le trouvant z^Und, pr^f^su, . Doul.i. ,fei,. Gui,.., 
dans quelque coin de bibliothèque, fof.SAi. 

■'en fussent servis comme d'uneTiis- {*) M. Dam.i mtt ceci nmi Fan iSSa; 
toire véritable ? He le verrait-on rnnis Fietrt GiigoiTe , daiu rÀ/ùm Mlia- 
point cité tous les jours comme une '"'" '^'' S)™'"" Artii mù-aliilii , daiA de 
pièce légitime dans des ouvrages de ^^ ' '" 1 ''• "e*™^" iSî4. " ^•"Mfi' 
conlroTorse ? Savons-nous ce qui ar- 171"'^^^ t f "°T "îfV^ 

rivera entre le XVIll-, siècle et U fJXÏZT;^:^TrTJt'^ 
XXVlll'.? Un retour peut-être de- ™7J,-^si >^ .ÎT^^t »! t:i"^t^^. 
1 ignorance et de la barbarie, et puis 43" ■'" ""• ™i«m de i» GtogripbK. 

(c) Tiré d* Dauiat, Pna. Cmea. , fat: 
(17) Vir,iL, JE». , a. /, ™. «4. 638. 



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l£cd ii 



GREKAILI^. 255 

iœaiét avait su «ela , il «irait rilut : deaiderantur iaimn in eo nu» 

parlé de lui dans sa Gallia Orien- ^"f < 9"f "• '<*' ^''weriiere non po- 

talis. tmi.,r,,d,uon^^ulgan tu^uru,y:^t 

*"*"• moftstoé , eut non maffis induisit 

_•• ,'-- -, n . 1 ' ■ /"••~" ■"es-» - <,»!.... -.^ faidè alîii» 

d'une yasu era^tuon.] Ce»t de quoi J,, ^j difersa in se conùnct , propur 

Ton »e peut ccmTimcre pour j>eu q„te thttauri imtar /mberi poiiit ,ubi 

quoD feuiUetUilouTrage quM mU- JWeÛorum oucloram g^mmaj oc pn»- 

faJe, Aj-n(agnM Juru imuwstji oijimi ^o„„ ^«pùe rfocinnœ laptlUctiUm 

tegum pêne omnium 0eatium , et j^j^ inMHu're [3). 

rerun^ubluanim pneapuarum , m (Q l'annA i5o7 /ut ce/k <fe 

lresparfesd^estum,inquod,^iniet „ „(,„,] H. Domat f47 m'apP""* 

humamjiinitotius.mUuraù^u^iio^d ^^j^ ^t comme il Aait comp.trioto 

methodoj>ergradu,,ordinequt,ma- de cet auteur, i'ai plus de confiance 

tona unt>^r>aUum et siaguUnum s,- „ i„i q^-^u ,-<„„r jo„i, i (^t 

«uifl^ WicM eapi«an<ur. C'est un „o„rlr notre Grégoire l'an iS85. U 

-/o/io, dont j1 y a pluiieur» i[i,Taire de Francifort (5) ne parie pas 

lmon»(i).Se. autre, çeuvre.. ont: eiactement, loRWu'il dit Sans Ton 

-nwj^j, ^rb, nurabiU,; de Repu- ÉpUre Dëdicitoire, dat^ da i". de 

Mnir/;deui volumes wr „j„ ,5^ l„ „ali,,u„ a» 

le droit canon ; le premier volume temps l'^aient empich^ dejouirde 

contient Parl,Uont:s toUusJuns La- j, p^gen„ et des seeour» de l'au- 

tutmci , m qmnque Iiiro, digeiut . [eur (6), en réimprimant le Svn- 

.choUiset unnotauombu, dluHratœ ^g„^ /„^ u„,Wni. Parlerait-on 

i«jwr Sxntagfnatis tobiu Junt £c- ainsi d'an bomme l'ap iSoo, si l'on 

cUtiaïaa, qua amethodo PartMo- ^^^^t qu'il était mort l'an iSoj? On 

numCiceromsOratnruirumdu'ersŒ, „g pourrait pas eiCTBer tout-à-fait 

Jumm™ poUus tiosutniis iimjfan- cda, en sup^iant que l'unpmsion 

tur : 1 autr« Fdume comprend Corn- j^ ^ u,„ -iJ^Î-^ p;j„j„„j qVlques 

«enwna e( ^nnowiwnw ^n Deere- a^^„_ »~ 

Tnnuateet Jide cMh,Ucà> de con- i,^i^'„, , C'.st ce A reconnu I. 

iUtutwmbusiderescnpM; d» EUc- ,i,„7 FelUnan , juraRnsulte d'Alle- 

tffu^eKarramAdCp.conqu^nntc ^^^^. ^ar non-seulement U l'ap- 

* «jtfîaoeti'oW.taieJud.cu Ord,n. ^f, ^-^^^ „„^ «ud;orum ««î« 

A« ben^Ji^u.nc,EccU3,a,tK^Insli- ,:,^„i,u>imum (■,) , maU aussi fleinrt 

luKonei ; j9a J il. tle opoiwiuiouf et J„ns ac sermoius callentissimunt (8) 

Malrinonia ; dt Usuris Idai très {»). ^ '' 

H écrivit contre Charlea Dumoulin (3) n.^Kut, Bibli<««ph. paUiiu , pag. 

(*) , jiour priHiver que le concile de n. 1:1. 

Trente devait *tre reçu en France. {*) Çf""' Sf"""- • 'ff/^: ' , , 

iB5 Unpeut appliquer a fous set y^„, ^ p^„^r,„^ ^mn^dU iiiS^rt- 

outrages ce qui a etedit de son Ui/re fbrm tUiLtimin. 

de RepuVJicâ ] Voici le jugement .(6j ci™ pn- iajmrit^ IrmporU ipiùu mmiut- 

qu'en a fait Gabrid Kau dé : Copjosior î^'J^TÏ^.f^AïîïUXU'-''^-^/^ 
(Aicolao Bieno Medico Lovanienii) inuiimcOHor. cpix. didicu' id anthirplu». 

magU ex une scribens , quû, jurispe- {j.^ ~;îJ'îtrîZ.?°U-""'p^"" '•* 
(■1 s'"''^'? """'"à ''îr"°'"i^°°iii.'A/' ■'' ^"'- *i"^ >i«i"""» ^f't^- ■ p't' i''^- 

^^'^r^'."'iv.rf™™.T"o.Tr4» *• p^r« GRENAILLE (Fbancois de), 
«^f«d-«,.™-*7cV*^iiDr.;;:îi^"c^- «é àtlMtche dan» le tiinosin ,; 
I» p»r m..r de l'iH'-pHi i ce ptiii fcru, ^i J'ao 1616, a faîlouantité de livres 
cD.pdnOifut'»d((t,wiKiu<.tu.Bui.H>T. fraudais (A) qui ne valent pat 



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256 GRENAILLE. 

erand'choM. Il s'était fait moine I» autres la Bibliothèque âe» Dame*- 
à Bordeauï, et puis il avait quit- pan> Us Plahirs des Da,«,s . ç, t,u^> 
. , . ., ' , . tt 1 ■ . It troufats de louaMe était au appâ- 
te le froc à Agen (a). Il devint nmn^nt un homme de cet dgea%aU 
historiograplie du duc d Orléans, demeuré dam le cabinet, et tétait 
Voyez le Sorbériana {^), 11 fit ahiiena. de plusieurs dâmuches pour 

de ses livres, avec une inscnp- et ce<]u' il y """-bU de bonnes avaient 
tion orgueilleuse (C). 11 nous été déjà 4ites si soutint , que ce n'é- 
apprend dans une préface (A) tait pas grande gloire de lés répéter : 

qu% fut accuse de crWd'éut, :^%'',^fs::r{^i'fj:rju^ 

et quil se vit en danger de pour écrire. Son Ihnv des Plaisirs det 

mort. Dames, est divisé en cinq parties , du 

• Bouquet, du Bal, du ' Cours , du 

(a)foritUG<itTTeitfMt<at,pxg.m. Concert, delà Collation. D'abord a 

ag,aUrtmarquc(C). traite la ouestion. si c'est le bouquet 



te 11 Fortune. 



de lui 



'"fT 



I Continuon» 



VH, .'' i,-* 11' , .„ _ „ "„ dernier, estimant que des deux 

■fc"*"';' S,r Jff 3 ? ™ ' mùphlm .tune dJrie.U sert „ne 

tHonnéte Ftlle ,■ t Honnête Garean ^, ^ „. ■ „„■„. ■ L,. ™i. . 

tHenntteret-e.tMennIttMnrLge: CS .ï! T^.,.1 t ' . 

tHennlt, lllnlliesu,UB,m,lhéq,e J"' ™»"."'™"<P'" te-', " 

des Dames: te Ptaisirdes Detnes : te ^ ff^,f%,"^' „ ,„■,,, ..,- - 

Sage r/salu " eemre la FrnaneU), ^ W "V """ '" "t"'*' 

l^ii.ala,ienduP,rt.g,l, le tUi- *;■"■ * "' 5™' .-S. 

« J„ Kende: la mSu «. & Ci- '""''"î ,"î uï" 'r£. J. 

iLtmousin . jeune nomme de vingi'Stx ^ , « uf-^.i_i. ■« 

. 'i.„ . , , ■ ? '• taies *. il M. Guérel le maltraita 

„^,u. .fceoct, wm a cou;, ™ encore pU. - On vous laisse ,\mdiU 

prodigieuse quantité de Uvres,dont y O)^,^ Sage réiolu en/fl«M<r <fe 

' ' i«uf 6ren encon» vous lauser i-oftw 

.. « ■ 1 !-..■._>. tj. Ec 1 Relation de U Bërolution du Por- 

H«>^T<>liimc,d»t^l.ip.ïii<UHi*.u>u tugïl, a la charge d'en âter nfitre 

(>) nr l« Ui». portrait, dont tinscription est trop 

(■}C«(ui<Mr««i<t<Pknir4H. ^<!r<>to fanfaronne pour un auteur comme 

"'??'?■*''■ ,, . . _ ^ vous. Si MOUS n'y aviez marqué que le 

J! '.Ï"™S S «Ef i.i.'SaS': '■■•" A "•" nii-dnee, e! .^ .en, 

j». r.<a«uiiu Coiwof ( Jï Louii X[ll ) , fui l'ous^/usjiei contenté d'y joindre que 

i, Vkuair. dn TMiSir. Français, nui. iuA Jroo " -^g"*. On eaurott sou^rU ; 

Inr UlH VI. ft^. SS <l iniir. . pirLlDt de Vln- 

mnl >u(W«ur gi. (a «orl â, CrUp; Ir.- ■ Ce n'nl pi.lmli-f.il m m'o.lLt •«l»«rj. 

|Mu a< GwiMllt , dueDI ^ne J. B.c.n. pir.ll ,„ ponwil. UdtK nppotu •u'il J • ; Jf*M 

T iwi. pm PW*. dfl UDsan J'Hippoljl.. i;„„iii i„ I.mmàrt.. . flHrdif.l* i.ihI» 

Annt Grtuill*, Slipbiniiiii, inl^ lUlm, iu,n mniuii, mauv .^ftHai. fiû^iat iiiimor~ 

p< . «• GmiitW hii-iiitmt dédire »«r lui «lïUmitnir iBndeiiiii, (oii il •>i<(pritt( hoc), 

cvpndaal tu JWVK ■ da |niid« rHianbUiicB. tel i Pana ( p*r ilmpraiiitM da iv iMTnf«a }' 

(i)P«. laS. (31Ga»r.il(..iiin[.,«,.. iGS.ièoiMff. 



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GRETSÉftUS. s57 

mais l'Ouï jr ajoutet me uaut voui dt* lonanees (c). Le cardina) du 
éui ,v>«!.iimmorrel à Paru ; <««"n Perrou lui accordait celle d'avoir 

arUcle qui na nen dt la vénle det i o _ ■. ■ -i - . ■. 

t^i>pZcédens,et,ou.UhonpUUir de Tesprit; mai» il ajoutait ane 

d Apollon a sera reyé. clause très -malhonnête, puis- 
qu'elle choquait une très-illustre 

GRETSERUS (Jacques), et très-savante nation (C). Un 

très-savant homme, né ^ Marc- moderne a enchéri sur cette in- 

dorf en Allemagne , sefit jésuite civilité du cardinal , et s'est ex- 

à l'âge de dii-sept ans , 1 année posé par-li à de très-justes censu- 

iSjy, Il fut professeur dans l'a- ^^ ^jy 
cademie d'Ingolstadpendaatfort 

io=g-i»,p.xA). On pHu.d,u. g j':-ï;rz:;£ 

Tapplication k l'étude ne I empê- 
cha point d'être assidu à l'orai— (A) Il fut profesteur à IngoUtad 
son ; et que son grand savoir fut ftndani fan longtempt.'i 11 y en- 

mirable. Les habitans de Marc- us la théologie scholaitiquc (■)■ 
dorfsouhailèrentd'avoirson por- (B) Le nombre det livret qu'il a 

Irait, afindelemettredansleur <'0"'po"^ "* J"^'S'f"J'à^'^- 

„^.on de ville; mm dé., «'il ^JTe^' il?- ."^iii.^ ^^i 
.sut les msUnces qu'ils avaient jëBuita George Hélérm. Ce catalogue 
faites pour cela auprès de tes su- e*t fort eiact, et on l'a publié sur 
périeurs, il en fdt fâché, et il l'original de r«ut«iWa). Je ne mar- 

Eur ditqne.s'il, voulaient avoir r:^2;^^^*ïi^Tir 

sou portrait, i» n avaient «ma ///; de Saeht Paregnuationibiu , 

Seindre un àne (a). Pour se dé- lUri Ifi trois a[>o]o^e9 pour la vie 

ommager ils achetèrent toute» ?" f''5**^ÎS'?'/.'« i$»""" ' ?.' "^ï'Jt;" 

™ ° ^, . ^ tion de l'Hiatoire des léauitei. Celte 

ses œuvres et les consacrèrent notaire Mt l'ouvrage d'un Dommtf 
au public. Il n'emplcja jamais Hwenmnllërus. De Jure et Jtiore 
aa Uiveurpourlaireobtenirquel- pn>lubendilibroan<ixios,libri/I; Con- 
que marque de distinction à son 'Jioveniarwn RoUrii BelUn^niDe- 
^ ". ,. ,. ..I, . . fentio , tona II , u-folio; Batilieon 

neveu, qui étudiait. II mourut k %„„ _ „„ Commentarius e^egeticue 
Ingolstad, le agile janvier i625 in Serenisiinn Magrà Britanma Re- 
(b). Sa vie fut un train de guerre y" Jacobi Prafatiomem morUtoiianii 
co.U™.l c.ntr.1.. .uleur. p,o- ^i^tf Jî:ÉCir.™S& 
testons, et pour ladelensedeson ^^t, entre autres un qui ■ pour tî- 
ordre. Son style contre eus était tre, Arnoldi Briiieniit in Melckiore 
asseE aiere , mais on lui répon— Gotdaito calvimitd rediyivi Am 

dû. „fie«é™..a.L. „.,.b„ ^'/fei^' ^Tff. (ji V£r™ 
deslivresquilacomposésoutra- traité lur le ContpelU intram, an 
dnitseStprodigîeux(B). Quelques heterodoxi ad fidem cogendi tint; 

auteurs lui ont donné de gran- 

(0 Sulu. SaMtl, BiUiDdi. iir^pl. «10. 

Ej."iiSS."X".'"rsr;iï;',™: .2iS'i;-.,r..'.'5vs'<".™K 

36s. a,\ i, i-anitU Auikgu (lu»»; , dtdni 

(») lyv dt NJithaiu«l Solael , iHd. ie Soibogn. 

TOME VU. 17 

r:.l.:.cl:, Google 



258 GBEV 

uae réponse au IWre de H. du Pleuis 
Homai, intitulé le Myttàre /l'Ini- 
quité. Cette réponse est plua serrée 
et moins instructive que celle de 
emlfeteau , mais il était plus aisd d.e 
répliquera Coëfleteau, qu'a Jacquet 
Gretser. Celui-cL a épluché impitoya- 
blement les citations, et lei plus 
petites fautes de clironologie. J'ai 

S rie ailleurs de ses travaui pour 
égnire VU (4). Quelques auteurs 
de sa communion l'ont appelé' le 
marteau des hérétiques , et la terreur 
des calomniateurs des jésuites (S). Il 
entendait bien le grec , et il a com- 
posé quelques ouvrages de grammaire 
sur cette langue, et des notes sur des 
auteurs grecs, comme sur George 
Codinus Curapalata , sur Jean Canta- 
cuïénc , etc. N'oublions point qu'il • 
procuré l'édition d'un assez bon nom- 
t>re de mauulcrits. 

(C) lie canlirtat du Ptmtn lui ac- 

tw^it de tespriti mais il y 

joutait une clause Irès-malhonnéle , 

puisqu'elle choquait liât nalion.} 

Greûer est grandement louable , il a 
bien de l'esprit pour un Allemand (6) 
(*)■ Voilà ce que disait le cardinal 
du Perron. Le père fiouhours s'est 
fortitié de ce temoisnage , quand il a 
révoqué en doute le bel esprit des 
Allemands. 11 se trouva un Français 
qui prit le parti de la nation oflén- 
s^e ; voici de quel air il critiqua le 
)>ère Bouhours. « C'est dans ce même 
u discours que l'auteur demande , ai 



lus. 

a un Allemand peut être bel esprit* 
B Je ne pense pas qu'on se f&t en- 
D core avisé de douter de cette pos- 
II sibilité; et apparemment l'auteur 
Il est le premier qui ail fait cette 
u question. Il j répond, en disant: 
u ^net'eit comme an prodige, qu'un 
u Allemand fort apirituet ; et il cite 

Il sur cela le cardmal du Perron 

Il Mais detout celailbe s'cnsuitpoint 
u qu'il fallAt aller jusqu'à mettre 
» en question si un Allemand peut 
Il être bel esprit; et c'est le moyen 
u de se faire dire bien des injures 
u en allemand (7), u Dans un autre 
endroit (S) , i) parle ainsi : « Cela ne 
n fait pas un fort grand ornement, 
» non plus que cette question par 
» laquelle il demande , li un AlU- 
11 mandpeul être bel esprit? Je vous 
» assure, monsieur, que cela a dé- 
u plu i des personnes bien sages, 
■u qui m'ont dit,. que si l'auteur des 
Il entretiens était plus judicieux, il 
n traiterait mieux des gens qui ont 
Il une inclination particulière pour 
u les lettres; qui les allient avec les 
u armes; qui ont trouvé des chosec 
w admirables dans les arts et dan» 
« les sciences, l'artillerie, l'impri- 
» .merie , le compas de proportion ; 
o qui d'ailleurs sont la plupart nos 
Il amis, nos alliés, nos voisins. * 

aéanthe : mT Cramera fait U-d%sus 
une belle apologie de sa nation dans 



limr. Nat.Soti.l1. KkUolh. Kript. HidiLJiH, 

hgButn ^'ellc ■ rm i U. Bi}]e. Ce q» l« 

Ultal pOM 11 1mj»"11« . ■" •""' •■ p'" ■ 
au f< aa »ii v«ll° rinoti , (ininhincnt 
fm tan|«iaila ■•lali («Iti aUtundi. al 

iamt « cBidiDil a dit ilii flrt Ciabtr . ^ u'il 
avait ld«n dalV^tpcx» aaAIlaAaad, il hb- 
Uaaa'ilMt TOata Jir«rtal«at<it,^D«i«aiaaat 

ftiH, laVi (lAle fin GKlm , tuât Allttaïad 

S'iuit ce limita. J'aa «1 aattaidc U qiaHaa. 
u VHriuiHl pnii r'cre »r( ripnlF Oa DI lUi- 



"'if&'istSl:.., c.™..« „ 

tnmwdn atlHclitsm GiHoa , i JmiUidtK, 

Jji.J Jm mû dt imllM 169J. pag. im 1 

GRÉVIL'S (Jeas), ministre 
amunieo , natif ilu pays de Clé- 
yes , fut déposé et banni pour 
n'avoir pas voulu souscrire aux 
canons du synode ée Dordr«chl ; 
et , comme il ne garda point son 
ban , il futcondamaé à une pri- 
son perpétuelle (A). On le sauva 
de la prison, l'an 1631. II y 



DiMzecb, Google ^ 



GRÉVinS. ,55, 

avait commence un ouvragequ'iJ très-belle action. Nal«z en passuic 

publia dans la suite (B) , et daos S"^ '" principe de rintolëraace est 

lequel il se déclare contre ceux X^fieTl^^^is ^^itriTc'f ''"'' 

qui fout donner la question aui Vous punisseï ud tel", tlvouJm^i 

personnes accusées, if prétend ceui fui font la même chose. 

que la raison est de son coté (C), "^v"" J--- ™ 1.-—:- - "- 



I nralimii- la nhio *'*'','^'JL''e marque que notre Créviu 

1 pratique la pfus 3„it* ministre iHeusden, et qu'i 

generalesoit contre lui. Il fait vint i Campen , au mois de noïenfr 



et qu'il 

le récit de sa délivrance, dan^ sa ^"' '^}9> « y prêcha 01 



leUre k Vorstius (a).Sa captivité 'e» '"^soi» àes remon 

du« un an et demi (A), ifavait SJ."ûur,:X ZZTstZf^ 

ete reçu ministre le 10 de mai Wci ie titre : TV&unaln/ormatin,, 

ibo5, et il fit sa première pré- '" jy *""''"''> 't tiUiorU juttiiùe i4a 

dication ce jour ià, dans le tem- '"7''' '*™"'''™> '>> proceitu ciioU- 

lu dans une lettre qti il écrivit , piicemjfalladam, aiqne Ulicitum in- 

ea i620,àBaltbasarBrantius(c) ter chrUtianot usura UUrd et neari- 

qui l'avait fort exhorté k renon- 'r"'' '"%'r""'''"' "h'"-'' Joikite» 

. .> 1 UHEVID5 C/fi^nj. Quant caaltf tu sfritim 

c.r.up.rt,de.n!mo„tran.. .„ In „g^,J ^^,X^£, 



it ourraoe fut puMie  Harobounc! 

.rmVnJ^nT '" ""' ■■"""" """^ ** ' ao 1614 (^J. Il roule iuruna maWÎ; 

ifa^ armimca. . «rfiii™ <fc iljM '"? condamner une pratique auto- 

"t ruée par les lois de l'état. 11 n'y a 

(A) Il fi,, banni ., „»-. a f"'" '''' f!)" "" «-de où |. ,„„. 

«e>flnf« point so/iinn, ,/ fat con- î.'"" "' ""' ™ "^8^ "'" -^ faut 

Jn™..i une p„,on peif^netteO 11 5":° ..TZ?",' 'T '" """""• 

dit,n'enonK,îue,oneilles<parlt ïï ' Ï^T f' '"' »"'•"'"' 

de .en troupeau, il ne laissait pas SJK.T „ ,' "" !?,'"•«''- 

d'en avoir .Su , et que se. bmli. •""•f'!' P""'q"""n'neUe , n'im- 

.yant souhait* qu'il feor di.tribnUt SS^.'^îl I"r,'f "''"■ la neees- 

la pHuiY, spirituelle, il se erutpl». ?„,„°J?T,1'',f' "" l"""" » 

oUigé à traïaUler â leur salut , îu'â "" 'T T"' " ™ "" 

oWtr â la sentence des magistrats qui f.T^il "l"""? T^Tj'J'?.""* ' "ï"' 

lui défendait de rentrer dans le pays. """, '•"^' '■'■'f "M d > repri- 

11 retoum do.o en Hollande , eî tint S£?^,'.",;,''"î " '" ■"J,""'™. H^t,, 

des assemblées secrètes i Campen, „^tT." .'af 1 î-^^'i": ^™ *'a'té 

pour l'instruction de ses ouailles. On ™""« .'*''"*'".■ Ceci doit apprendre 

le sut, on le saisit, et 00 le ton- YV '^^"'^ Rî"»'"*^"" . ine 

damna i une prison perpétueUe. S,!'^ s»."^ '«'"P <l''ilsbawi ont leurs 

Cest ainsi qu'il narre lerchoses (.1. 'P°*""»' >"»" pi^tette quon n'ap- 

Je n'en sais pas davantage; mais je j;""" Paj. »nt»nslc, usages de ,0. 

sais bien que sur ce piedi un ne >"?'' "" ""' "■Jnneipo. de ceni 

peutreg,lierqn,c:mn,euuparf.'' 1".> e»""™"- .I-i ..umusnin des 

fcment bonne» homme, quf rem- "l"" demand, bien que l'on obéi... 

plisuit m devoir.. J'en Jrends i ""; ",*!S,"Sl "•"""! t" 9"'»» 

témoin osn, qui «.utiennent que le, """ '" ''" agi-cnt toujours jnste- 

afind'i'iL'l^!îre"nsMretlc3"nifoî^7s', -.î'twT'"' "•"""■■ ^'"'"'" "■ *''• 

malgré les édite dn prince , font une >î, k™i, , „ „« j, *„ , o«,is. f j.t. ) 



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a6o GHÏBAUD. 

rnent, et q^enlrc deux naa^ iU son ConunenUîre JUT les infineB pB- 
D'aient choûi quelquefois le pire. 11 rôles lia saint Jlueuada , condamne 
est niJene permii d'écrire pour re- cette opinion de ^v^s, etdit queles 
présenter respectueusement les abus , pères et le droit canon approuvent 
■fin âe porter le souTeraîn à les r^ que l'on em^oie les tourmens pour 
former. faire parler les accusas. On n'ouMie 

(C) /{ prilend, en condatanaDt point non plus ces paroles de Quinti- 
l'nsace de In torture , que ia raison tien (7) : Sicut in tormeniis ijuaque , 
est de ton c6lr.'\ L'auteur dTi Cora- qui est locus fre^entiisimut cùm 
nentaire Philosophique (4) rap- pars altéra quœstianem , itmjatendi 

Sorte un trta-beau passage de Ifichel nect'sitatem imcet , altem stcpè etiaia 
lontaiene, oil l'on tronié les deui caaiamfaUa dicendi, ifabd aliis pa' 
incoiivéDiena de la question : l'un , lientiajacile mendacium Jaciat ,gtii* 
(pie ceui qui ont assez de force pour iafirmitas neceiiarium ; ni ceUes-ci 
resister àui tourmeiu , ne disent^s du jurisconsulte Ulpien (8) : Statu- 
la rérit^ ; l'autre , que cefrx qui sont (uni est non setnper fidem tornamii , 
trop sensibles â la douleur, avouent nmtanannunqaàiitad}àbendam.Jore. 
des faussetés, lies paroles de Mon- Etetvm res est fragUis (quKstio] et 
laigne seraient dignes d'être placées periculosa , et quœ veritatemJaUat : 
ici tout du long : -cependant je me nam plerique patientid , sitv duritid 
contente de -les indiquer (5). Le tomtenlorum, cta lormenta -conlem- 
m^e GomiBentateur observe que nuiu, ut exprimi eis veritat nulh 
Cioq-Hars , décapité à Ljon pour modo possit : alii tante sant impa- 
crime d'état , l'an iG4^, mourut avec tientid, ul quavis meatiri , qultntpali 
beaucoup de constance , et témoigna lormenta fclint. lia Jit, ut etiam 
4in grand nttpris pour la cie , mail vario modojateantur, vt /ion lantùm 
en même temps une telle peur de la se , tvrltm etiam alios -crintinentur. 
question, ou il ait trii-prohable que Pai parlé ailleurs (g) de la force 
si on la lui eût donnée , il eût rn^ué avec laquelle les Cappadociens pon' 
tout ce qu'on auntil foulu. Il serait Paient résister aui tourmena : on t 
facile de compiler des autorités et dit Umémechosedes Égyptiens ( lo) 
des exemples, pour montrer les in- et des Eaplgnoû (11). Sotei que 
justices qui résultent de ta question ; l'uaage de la question n'a point lieu 
car il y a bien des modernes qui ont en Angleterre, non pasanâme contra 

Çoblié de» recueils sur ce sujet, ceui que l'on accuse du crime ds 
oyaz , nommément Ramirez de Pra- haute tr^iion . fiarclai a fait cette 
do , au chapitre IX du Pentecontar- remarque dans le IV chapitre de son 
ckoi; Ségla dans Fannotation XXXVl, Icon animorum. Je finis par dire que 
sur nn arr^t-du parlement de Tou- Grévius avait un beau champ , et que 
louse; et ilupert, «ur le chapitre si les matériaux se sont pr&enl^s en 
IV du VU" livre de Valère Maxime, ahoudance, il a su s'en men servir. 
Je laisse les jurisconsultes qui ont 

traité de cette matière ei profesia. (7) Quimil., luiiL ont , U. ;', cap. /;'. 
Personne n'oublie dans ces occasions (B] CLpi». ùi(. i , $ Çuii. d> 9»ii. 



leiHiSEage de saint Augustin (6), où (9) î"o».,*r,p«(. 4i3,iila 

l'injustice de la toiture est tout i la '^ i'!bij°''"'v Hhu la. fri 

fois forteuaent représentée, et faible- xrVll. A^u.'hhuII.VIi*. XX/I.' '^' 

ment excusée. Louis Virés , en com- (,,) r^,, Hapcn. , ia y*|«. Huis. , U. 

mentant ce passage , se déclare bau- til,tap,III,fat.ii». 
tnnent contre la pratique de laque»- 

ttoDi mais Léonard le Cocq ' dans GRIBÂUD (HaTTSIEU), ta 

(« Cin»»nii. «iiiiiiMipbiïii» MI Cmii»ii»içi latin GrAttldus -, savant jurt»- 

™j5ôîu?iiv.,*/.tf'.'i.V.i/."c(«p. r,™. consulte de Padotie ♦, quitta l'I- 

1,5 J.'ap^wfc'./Aiio» A»»Kand.. -LKlercdit qa'Ll Aak s< à Quim tm 

m A»l-lii>. , it Ci.il. Du , 11». AIA, imp. pi^,„g^ . ^'^j ^t i TouIdum , oi il olilàl 

" Son nDin ^CHI Cocvncaii aJBii qac «)■ ■ ""* chaire ; qu'il ■!!■ i VBijmiw vnrt ¥.^Ai ■ 

il^ iià Ho»^ .. (Ht EÛiTi, um. yi, fB'ilquitU^cnr 






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GRIBAUD. s6» 

tttlieanXVI*. sièd«rpourpou- avec lui (fr) quant aux priocipet 
Toir professer ouvertement la delà foi, c'est-à-dire quant au 
religion protestante ; mais, àl'i- dogme des trois personnes, et k 
mitation de quelques autres Ita- l'artide de la divinité de Jésus- 
lienscoavertisauprotestaotisme, Christ (c). On le fk citer devant 
, îldoanadaosl'hérésiedes.aïUi'tri- les magistrats , afin qu'il' donuAt 
nitaires. ^ant été professeur en raison de sa foi ; et comuie ses 
droit àTuBinge pendant quelque réponses ne furent point telles 
temps , iV abandonna ce poste qu'on le souhaitait , u cefut or— 
pour éviter le( peines qu'il eût dro de vider I» ville. C'est ce 
encourues, s'il eAt été eenvain- que nous pouvons inférer èe la 
en de ses erreurs. On s» saisit lettre qoe )e cite («Q. Il oomposa 
de sa personnel Berne, et on divers oariage» qui sont esti— 
lui aurait fait un. mauvais parti mes (B). 
s'il n'eût fait semblant de re- 
noncer à ses sentimens ; et com- , 

me il retomba au bourbier, et ;, _- , „,™_rf„,„ -, , _ , 
qu'ti favorisa hautanent les he- ,ii, >«, „( .^Me dut de m^ iSSj. 
rétiques qu'on avait chassés de , , „ , , , , 

^ t , j„„ , r.„ ,- <A) Il'aurau M tit ou tard puiti 

Genève, et nommément Genti- aùdmU^- ,uppli^.] h ne db'cek 
hs , a qui U donna retraite dans qn'aprés Thrfodo™- du Mm , dont 
nue terre qu'il possédait au voi- voici lia parolea qui font foi w^o- 
sinaee (a) , il aurait été tôt ou «Bin f^t» qae j ai avaac»!., Domi " 
tard puni du dernier supplice ^^ . ^„^ ita,pfJ«ii. fa^^ 5- 
(A) , 81 la peste qiu 1 emporta au frehenna Maiikt^ta GribatJui , non 
mois de septembre 1 564 •** ineeUbris jurisooniultat , quitm Ga- 

Ceût garanti de tout procès d'hé- nt>'amji>ftè «.m*«t..... ^ctas ad 

■ ■ ^T\ *^ >i c. Calvinuni à guiihutdam ttalii , quoi 

resie. Dans un voyage qu il fit p^^^^ dociLrM , «ruianw cJ,^,» 
à Genève , pendant le procès jextram Uli porrigere, niti firiiu à» 
de Servet , il demanda de confé— primario chnstianafidti arfteul» , ià 
xer avec Calvin , et n'obtint pas «« -fe ""'^ '"'■*«' *'^'" "^^^ 
cet avantage- Calvin , fp^que ^^^^ ^^ adinojdtioMbas «i ar«i- 
tempsaprès, luifitdirequillad- mentis nliquit. Itaque quod ei jam 
mettait à une conférence k la- tum prardixit CâlAnur , f^ravc nimi' 
quelle ses collègues et trois an- r^. Dei judUmm p«mnitci ipsiu» 

~. , . ^*. ■ . ■ . impintati iMmuterv : hoc mpsa poaiaa 

uens do consistoire assisteraient. ^^.^lu «i, T-Jrineâ pHmUwi pra- 
Gribaud se rendit au lieu desi- fugm , qui fatrai Vcrgerii favort 
ené ; mais il en. sortit avec pré- iniroduciat : Berna posteh captut , 
cipitation, des qu'il eut vu que "J-ffi^"" "^.TJ^'J^J^^n: 
Calvin ne luL voulut pas tendre tUis^iusJequomexdicemutfautor 
la main. Il n'écouta pointlesex- ethospes , lupervemenu demitm pesta 
cuses qui lui dirent faites sur ce correptus , paratum sibi in terris ttip- 
que l'on ne pouvait la lui tendre P'^'"" fl-te'ww (i). <>" "« '"■"" , 
», " ir^ „ - point dans ces paroles en quelle sn- 

qn'apres qu'on îera*«l accord Jgg mourut Gribaud, roau on sait 

(a) Etui FargliBvnt Boml^^ Stn . in (■) Bn>. ■'■ Viit Ciltni, <>diiBniSSS,|ia?. 
TiIlCiInni, ad mn. iSSS, A BiUwlIi. «. 3^,». ^^<»i».«Ia CCXZXVIIlMtKnSg 
. , pag. 17. Cdni , pof . 1». 4io. 



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GRILLOW. GEYNjEUS. 

■■ son bistoire dans la préface du 

■ Henri III de Varillas. Cet histo- 

Tm^,^'^"rÔrTà^'pTeù"ê>'qâ'a rjeo rappelle toujours Crillon, et 

d^cédaaumiisdeseptembreiSCiCÎ), cestia vraie orthographe ,quoi- 

Yojei ci-dmiis un passage de Lan- que inconnue à presffue tous les 

«uet.ilalÎD de Ja remarque ^Ej de autr«S aulenrs (*1, 

(Bi Gribaud compoia àU-ers ouvra- O CeMniilhominciignilt Crillen. amfor- 
ges.]En voici le» titres : Commen- ■"^niB.iï lorihogr.pL. d.. ™ui i.irei d. 

Je lureJUei: lUtamstimpnméa ea |-^|,„o|orie on pronome *rt/ urou* mi- 
IlaUe (.i). Commentarii in Pandectai gri„„ Hu ciir 

wTÏ ■J;S"™„S,°,'a^.riï GEYS^S ^a) (S,.»» ) , «Is 
jbriûtinoM, et CoJicit Juttiiûanai d'ùn paysau de Souabe, naquità 
tUuloi atque tegtf, u/iUiiiraû conct»- vérineen dans , le comte de Ho- 
in-folio iai«<.naVroncî.« A>ir« heozollem , 1 an MgJ. Il etud.a 
( cui aitno iSi9 famiUarii aderai) âPfortsheira en même temps que 
lecundùm gaa ipie vidit etaudivit, Hélanchthon , et cela fît naitre 
iBâle iSSo; De wnni génère feomi- entre eux une amitié de longue 
CHiii . a Spire , 1583, in-e . ; de /Kre- 1 • n .■ ■. 1 ° 1 

iAoaJ oc !««;;«« .<«^W< m>«« =;- ^f"*- " continua ses études 4 
vili libri tret , i Lyon, i544 et i556. Vienne en Autriche, ety reçut le 
Ceit apparemment dans ce dernier degré de maitre en philosophie, 
livre au^il a soutenu qu'un iuriscon- ^ , profession en langue grec- 
>ulte doit saïoir ] histoire , et qull a f , , ,0 ,P . 

montra les ignorances où quelques <(ne. Ayant embrasse la religion 
jurisconsulte» sont tombés (5). 11 protestante, il se trouva eipoîé à 
n'employa que huit jour» à faire ce plujJeurK périls , et surtout dans 
IiTre(6). Bade, où il fut pendant quel- 

Hotez que Sleidan confirme qu d ' , . , r • i,7 , 

fut spectateur de l'eut funeste dn 5"«» «n"»"» recteur de 1 école, 
malbeareui Spiéra^etqu'ileaUt et On l'emprisonna k l'instigatioa 
en publia une relation. Multijjrœie- des moines ; mais par la recom- 
rch Spieran, in eo statu vi&runt , njandation de la noblesse de 
maani nommvi'i'irt, et inhît , Mat- „ ■ -i e . i-i. .' 

thœiu Gribaldui ,jareconsultuî Pa- H»ng"e iL fut remis en liberté , 
tafimu, qui et rem omnem, quam et se relira à Wittemberg , oii 
ipse corhm vidit et audiuit , tcripto i\ vil Luther et Mélanchthon , «t 
eo«.pU^us,i«lu.>emedidU(:). conféra avec eux. Étant retoar- 

*nii(G«>iiiiùt AUuimiluKOlilunjnipt,- a Heidelbei^ pour la profession 

'^il7y'^i^t'"/'.«i--fû'i,t^..^.j^ ™ S"-", l'ao i523. Il exerça 

nnffiiC.iaïunuiieittCii.iiiMrJMi.pag. Cette charge jusqu «n iDîg, qu il 

"■«'/ r^r-. '. B.Mi"<Wi.» d.. .Mi-vi«ii.L«.. f"* appelé h Bâle pour y' ensei- 

rt,,'^Jr::!:r:::i:^::.Té:],^-.,ur,r.. g^er publiquement, n y expli- 

i»u .>'••< 64 »nc>, qoa plusieurs auteurs, et iHême 

%y£iU'X'SS".ii...i^. Pépl.re .ux «om.iM. Ilfulem- 

ployé avec quelques autres en 

GRILLON , gentilhomme pro- ,^34 j réformer l'église et l'écb^ 

vençai , l'un des plus braves je de Tubinge. II revint à Bâle- 

homines de son siècle , sous Hen- , „ ^ , ■ „ 

. ... . ri - 117 ir {f' On nt$ait pourquoi VHoTétieaMonmé 

n III et sous Benri IV. Voyez Guru- '^ ' 



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GRYH^US. a6S 

Van 1 536 , et il fut associe, en ^o" lolùiu tnim amptiisintus virpa- 
i54o,àMelaiichthoii,àCapiton-, («'• "^"^ "" ("« quidem conMiiane , 
à Buœr.à Calvin, etc. , poor Fjr c'aura ^en, r^bus om^ibu, ^gv^ 
, .', ' "- ' ir"" giisJacUètoto regnopnneeps, anima- 

les contercDces de Worms. Il tum hominam igaotumque me , tUte- 
mourut de peste à Bàle , le i ". rarum tantum ergà , ad colioquiitm 
■ d'août iSii (ô). Il avait fait ua "'i^'' "" P^^lica pri^aniq^t negotia 
voj.g..„A„6l.ler™,l'.n ,53,, -fit^',' XTZ,T?. S" SZ 
et avait reçu, du chancelier Tbo- redieni iteum imxii: tauHque ad- 
mas Morus , à qui Érasme l'avait ju'uif suo : sed omnen M««m de n- 
recommande , toutra le» hoQ- %«"« «njenlMm tocis non paucis 

né,e.é. i™gi„bi„ (A), c. la, r^™".ir",s^ïf4£~'; 

un bomoie savant et laborieux , cognofit : ac eùm ah illd non parant 
et qui rendit beaucoup de servi- '"''" '^'""'po'ft , optrà consilioqae sic 
ces k la république des lettres ^i""'' "^ 'f!?*" • f """^ -«Ainego- 

fX), V ; -I I 1 iium sumpuùui etiam suis contecera. 

(B). Voyez son éloge dans 1ère- JYan, etiti^ comiUm uJ-rùium 
cueil de \erheiden(c),etdansla doclumju^enemaddidit, et Oxonien- 
préface de Joachim Camérarius *" gymnatii proceribai sic litteris 
sur Théopbraste. Son fils. Sa- '"*'"'«»"■',>. "^ -f^ •^«^'n coaspeetum 
MUEL Grtnïus , neaBâle, I an tolkm bibtiothecœ, sed tuidiotorunt 
iSSg, y obtînt la profession en etian aaiini velui ntercuriali quâdam 
éloquence à l'âge de viDct-cinq ^"'S"-^ taeiipaiescerent. Od lui com- 
ans , et puis fa profession en ^iN^ptil '"^.''"'l'I^' "^"ï" 
jurisprudence. Il mourut le 3 les emporter. Thomas Morus aioata 
d'avril l Sgg (rf;. une autre grâce ; il lui en fit un pré- 

sent (3). Le passage d'Érasiae oue ie 

,6) T/« A Mdctior Ai«« , .. TW pbi- vais kter faS mertioa de c« voïaic 
^Iv^'/C^i u"' de Grynœus. '* 
■nLlc^Vpw^é". '«'■' P™""'- ■'^''" {^)Ct fut un homme savant, 

(,d) Melch. AdM., m Vili. JuriKou., î* ???' T,. ' *«"«««'>• <ie «fr*<«» i 

n^ 338 ei sa,. " république desletirts. ] Voicile bon 

Unioigaaee qui lui fut rendu par 

(A) Il meut d„ chanoalier TTiomai Erasme, 1 an i53i. Sin^on Grinaus... 

Morus .'.. toutes Us honnêtetés "^ '^'^ (""n^ gracèque ad unguem 

imaginables. ] Cette particularité ne ''o'^'", , m phUosophid et mathematir 
se trouve point dans Melchior Adam; "> àiscipUnis diligenur eenatas ; 
c'est pourquoi je la rapporte avec """° '^^'^'''o , pudore perte immi^ 
beaucoup plus de soin. Je la tire de '*'«"-. Penraxit hominem ùthuc Bri- 
l'épttre dëdicatoire des Œuvres de ^^'^^xmemiœ eupidUai , seJ prœci- 
Platon , imprimées en grec à Bâle P"° btbUoAecanm vestrarum amor 
apudJohannemyaîdemm,l'aa\S3i, (,*)■ "n lu" es' redevable de l'^ditîoii 
in-folio. C'est U que GrjnsEua , pour f * plusieurs livres des anciens. 11 fut 
(dmoiener sa reconnaissance , adresse " premier qui publia l'Almageste de 
■mai fa parùle à Jean Morua, fils du Ptolom^e, en grec (4): il y joignit 
cbaocelier (1) : Anniis est ( ut nosti) "°* prëlaee toucbant l'usage de la 

tertius jam, citm in AngUam ve- doctrine deoet auteur. D donna aussi. 

Rient, ac Erasmi nostri commenda- 

tione i^u( t'enta secundo ad illai ^"i Q^'^^-j •'• -•t'i Atiaan invtnu graïu- 

latus , kumanitate mird acciperer , S. GijMni, ^ùi"^/. jfo'iijîi Opiribi^"?* 
'^ ' {3)Er«m..,epi.l.XXXIX(JWXiJ'/_,^. 



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364 GKTNSnS. GRTPHIABDER. 

en grw, un Eiicljâe aTec une prâece Le marquis ^e Bwîe , avant în- 

iSj™^",'.^*";?™^?"!';^ trudidtfa reformalion daua >e< 

n retoucha en quelques endroita U «"*» > '« "» ministre de Rotelen 

venioii latine de Platon , faite par (a). Il s'acquitta «lignemeut da 

Marsile Ficin. Voyez Vëdition de Pla- cette chsrce , pendant huit ans 

ton ,539, â B»le chei Frubw Qui j .4 j^, ^,^^4 c'est^-dire ius- 

Voudra toit un détail de ses traduc- '^^ „ ,' -f, ■,, J ■ 

lion» et de «es préfaces , et de ses au- qu« au 2 daoût lS>4. Il lais- 

tre« éqrits , n'aura qu'd jeter tes yeux sa quatre Rh qui se dùtinguèrent 

■nr l'Epit^me de la Bt&liotb^que de par leur saToir, TBÉoraiLB , Si- 

&TSz3"f'y?"'"''''*"- «"(*'■ ■'"»-''«»»» «T- 

On lui attribue , dans le Catalogua "^ w- 

d'Oiford, quelques oumges qui ne fa) Dow fa haui marauUnl de Bade, à 

peuient^tre de lui. De Cometd qui <a, mille lU BâU. 

JuUît nnmi 1577-78 ; Ve iitueitatâ {i) yqyt, la J(n de U rtmarqut It) éi 

niagnitudine et neard f^enerû, aanis '"'■'■0^*» prèeMeat. 

rt^^,^Z%^^JS^C"^«t J«) "-î^ricUi^rAd™, i.Viti.lW 

l'ao t%. Je ne doute point que le ^'l"*- ^^ 

Traité rfe ignitis Meteoru etieCo- GRTPHIANDER (JeanI , ne 

que le m«me Catalogue Tui donne, ue ?» V'Y^ d-OIdemboui^ , fut pro- 

Boit.comme les dcui autres, la pro- feâsear en poesie et en histoire 

ductioD de SiMOB OnTsiDs , médecin dans l'académie d'iéne , après 

rt ™théniatiden à Heidelberg et ^lie Reusnërus , décédé l'an 

fila d un iBOMii Gkti>£D3 , qui était <• 1.1 ^ . 1 

ne^eu de celui dont il s'agit dans cet '"'.*■," f°' '"«Ç» docteur en 

article. Les autres ouTrages que le droit dans la même académie , 

Catalogue d'Orford attribue i Simon l'aa 161 4) et s'en retourna quatre 

eiercer uce chaire de judicatu- 
. (i)J»^,mpudiferratium,iSii. rs. It mourut an mois de décem- 

(e)^»«.,rfnj«nr-«/™,,ra™.ïK. hro i652 (ai. On a quelques ou- 
" ' __, _„„ _ vraees de sa façon f A). 

GRTWjEUS (Thomas), neveu ,"«,, „, , „ 
du précédent, naquit à Vérin- ^,^) ïWrf-«étt«d.P.uiF.fl-r.^. 
gea , dans la Souabe, eaviroa l'an 
i5i2. n étudia sous son oncle, h . (^' ^" "3"'^^,' ouv^g.^ d»» 

n^j.ii. ^ . . DSI . -1 ■ façon, j Un traité des ilea ; en voiCi 

He.deIbergetaBâle,elilensei. {^St li titre : Jo««.« Gr^phù„^H 
gna la langue latine et la langue JCU de Iïsdlu Tracuuus , ex JCiit, 
grecque dans U ville de Berne Poliiicii , Historidi et PhUologù 
pendant onxe ans : aprfes quoi <^'^t^.«t omniim Aù(*u™<««> 
Kmocr d„ r.fo. ., fe déjoll S.T^fl'fZSî'^ST. 

des disputes lengagerent à le liuoribui , jrortidius , aqua diuitibus , 

retirerde cet emploi, parce qu'on aggenbus,navigaiionihus ,alluviùiiit, 

l'enveloppait dans des contro- »ï«'y".<'in<;™"'<'"W,e(c.«eu(,u»(ur. 

™j- ■ - i ï D fut imprimé i Francfort, in-i*-, 

verses qui divisaient tes minis- j.gn ,6*4. n n'j a rien de plu» in- 

tres- Il s'en retourna k Bâie , oii structif qu'un traité particidier snf 

•n l'agrégea au nombre des une certaine question , quand un u- 

professeurs , l'an i547. Jl fit '"t l">™'nV''S,*^'''-""i^'" ' "* 

S. I , ,- , -, . se propose de 1 épuiser. 11 • a un 

aes leçons publiques , et il pré- „„4^ ;„„„; de ciution. /.ns cet 

Gba quelquefois dans les villages, ouvrage de Gr^phiander. D en fit dd 



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»ar le phënii .l'an 1618. Celuiqu'il pas oublier qu'il était savant (F), 

publia Tan i6i5 est fort curimii. H \\ mourut le 7 de septembre 

traite d'un certain droit qui «Ken ,556(^1- Abtoine Ghtphids, son 

dans qaelnuer viBes de Saie. Cert 1, ^ ' , !■ . , 

«Xnyé,ÏEede..tat««deRoland fils , marcha dignement sur ses 

cmi sont d'âne taille giaantetqae. traces dans la même ville. L un 

Toici le (ilre du liTre : Commenta- g[ l'autre ont été loués par du 

Tius d^frcichbildù S^onUU,si^c ygj.jiç^ Van-Privas (G). " - 

Colossis Rulanamix Tirbtum aiiimtn- . _. . .J: ' 



_ rï„.rr:: i7s„rK;ï .,.,■. iv»».,.» ,55,, .ni.^ 

donne i GiyphiandeT un Traita de pnmeur qui se nommait JEàN 
OEcoaomid legali, dont FHher ne Gj^ypmcS. 
parle point, 

GHTPHroS(Si..sTia.), f- /jf,;rï'S"i..',VE?'Jr3;.* 
meux inaprimeur de Lyon, au Porii, 1599. 
XVl". siècle , était Allemand. Il 

exerça sa profession avec tant , ^ 

d'honneur , qu'il mérita que de Voici l'doge qu'il lui doii_ . 
fort habiles gens lui en donnas- fr pri"*"' , humanUsime Gr/phi, 
sent des louange» publiques. '^^^ t^^i^ouZT^cùrnt 
C'est ceque firent entre autres Ju- postnmus inUr eximios atatis noatra 
les-César Scaliger et Conrad Ge»- ohalcographos tocus deberetur -. idfie 
ner. Celui-ci lui dédia l'un de ses =* magis , î'Sfnio"' .™"i «iùm intrr 
livres (A). On prétend que l'autr* iZ:'1pTm/fiïsZ"::^"elS!^::^ 
lui dedia son ouvrage de CausiS tid eUganiiitque procusis, maximam 
linguœ lat>nœ;taais on se trom- (161 gloriam peperisti ; sed nostras 
pe(B). L'une de ses plus belles «•>."«"" ej««rfe™™jGrr™n«^ 
éditions est une Bible latine : U j-ÉpHre dédicatoire par le catalogue 
la donna en deux volumes in-fo- des livres que Gryphius avait im- 
lio, l'an i55o, et se servit du prime». 

plus gros caractère qu'on e(ll (B)_ il/aù on « *""7ve.]-« Il n'ert 
'^ ■ • • , \ E-/I J.J. ■ point vrai que Jules Scaliger ait 

yu,uiqual(,rs (a). Elle ne cède _ §^jj^ ^^^ j^lj^, j^ ç^^-^ f-^^ 
en beauté qu'à la seule bible im- „ /af/me à Sebastien Graphe , impri- 
pn'mée au Louvre, l'année i6/ii, a mcur de Lyon. 11 lui a seulement 
en neuf volumes in-folio (b). « écritunelettre au sujet de ce livre, 
X .jî',- ,., •'/■ : « quil devaitimprimer, par laquelle 

Les éditions qu d a faites en „ ^ i„i ^t : Tuam ,-eri,mi G^phi . 
grand nombre sorti estiniées de n „erampiaatem,exeeÙenUni'erudi- 
tous ceux qui savent en quoi con- " tionem , insignemhumanitatem ,hit 
'siste l'art et la perfection de " ""'"I" '««"*™'^'î'"^" 'i^,^;f" 
„. - 11 '-■'■. 1 . > » volui, et moderan : n ut Uoi ko 

r imprimerie. 1 1 agissait de très- „ coUibuUset : ,aposteri intst/igerent, 
bonne foi dans ses errata (C) , u ejm fruga proventum , si qua ad 
et avait d'h3biIescorrecteurs(D). » eonan commoJa par nos exculta 

n.'__ .■ -j ,.■ „_-/"„,-,„___, I) esiet, à nobis tanCum comnendan, 
imprtmait aussi partatlement ■""■'> ,,_.; 

»■ îri-i / wiA il ..* quantum ex ddigentid tud , atque 

bien l'hébreu (c) (E). Il ne lâut: , XietorilaM «™(^ conse^ui potuU- 

(«) MaioHbuitlaugusIlorib-tirpU.Gty. - Jei. Est-ce U une dddieace? Jule» 

nliini.jRFntrx., oBuif CbenlIiH.Origiiis ■ Scaliger a dent de même une lettre 

dsriiaprinieriedePiria,Dajr. iSo. s i l'imprimeur Vascoun , pour lai 

(£) CherïUier, Oriiiu de 1 bnprinerie J* „ recommander l'^ditioa de ion livre 
Pirù. piv- i5i. 



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a66 GBYPHIOS. 

> de la Subtilité. Outre ijue Jules n titre du Ipre, la marane de 1^- 
» Scaliger ^taît trop glorieux pour u primeur et l'année de l'impres- 
II dédier un de ses livres i un impri- u sioo ; la seconde c'est l'errata j et 
» meur , il n'arait garde de dédier à u ta Iroisiènie c'est l'epitre d^dica- 
» Grypbe ses liïree des Causes de la » toire (5), h 

1' langue latine , puisqu'il les avait (D) Et avait d'habiUi corne- 

» adressés à sou fils aîné Silriua-Cé- teun. ] Voici une prenre de leur 
n sar Scaliger j auipiel il a aussi exactitude. L'errata des Conti^enfoi' 
■ adressé sa Poéti()ue. Jules Scaliger rei lur la Langue latine, ifÉtiema^ 
a ■ écrit à Sébastien Graphe de la Dotet, n'est que de huit fautes, 
» mjme façon que Quiutiben a écrit quoique cet ouvrage soit en deux 
» à Trjphon le libraire, jrour lui volumes irffolio. Puisque les fautes 
» recommander les Institutions Ora- d'impression étaient en si petit noui- 
u toires qu'il avait dédiées i Marcel- bre , Gryphius avait raison d'assureï 
11 lus; et de la même façon que Scé- que les éjpreuves avaient été corri- 
B vole de Sain (e-Harthe â adressé des sées avec une grande exactitude (6J. 
» hendécasyllabes à Mamert Pâtisson, L'un de ses correcleurs a rite un 
D potir lui recommander l'édition de médecin de Cologne , appelé Adam 
u ses ouvrages (a), n Voilà ce que Knouf {-). 

H. Ménage remarque dans un livre (E) Il imprimait parfailetnent bien 
qui fut imprimé l'an i6SS. Si le eu- fhc^reu.] H. Chevillier ajoute: On a 
rieui M. Cbevillier en avait eu con- de lui, dam la bîblîolht'qae de Sor- 
naissance , il n'aurait point dit que bonne , le Trésor de la Langue 
Jules-César Scaliger dédia i Crvpbe Sainte ^ par Pagnïn, qui est une 
(3) « son Traité <?e Causis lineuce très-belle édition , faite ititatio l'an- 
,. lalinœ , imprimé en 1 54o , in-^" . , 7i™i5ia(8). 

>■ oii il lui fait ce compliment , que (F) Il ne faut pas oublier qu'il 
i. si ses ouvrages ont été bien reçu* était iavanl.\ « (g) Haioragius Pap- 

u des savans, c'est autant par la ri- u pelle vir insignis acUtteratus 

n chesse et l'agrément de la belle im- u <io}, et Jean Voûté de Reims, dit 

> pression qu il a donnée , que par u en latin Vultéius , a écrit dans une 
« leur propre mérite : Citm plerique u desesépigrammes, qui est du livre 

u librorum meorum tais opiîius » premier, que Robert Etienne cor- 

it atque apparatibus ed gralid effîcli « rigeait fort bien les livres, que Co- 

> (4) 'int , u( non miniii tuum ob be- >, jinet { * ) les imprimait fort bien , 
H neficium qukm propter suum meri' » mais que Grypbe savait fort bien 
» tum eos dùctisacmus quisque erce- u et les imprimer et les corriger. 

» périt et probdrit, t T\ était aisé de , i„i,r ui nânmi litroi aul ruderr miituu 

tomber dans la faute que H. Uénage * . imignrr i langmi taura uriafamt. 

a censurée ; car la lettre do Scaliger ■ Cmudoi Sirrhmiui , leiJpii Cotiit jw , 

i Crypbius est i la tête du livre : - »i™™,u. 

VOUS trouverez cette même faute dans —• j 

le Supplément de Morriri. ,, ri,,,in|,, o.ltim It IIowcLbh™ im 

(Cj II agissait de tris-bonne foi p.ri,, pa^. ,s,.' 
dans les errata.] n Pour marquer que (6J Erruù ii meadù in spin uh nnt (••- 
» sa Bible était correcte, et faire pa- ^m^pi™ cun» omniBi ■»• iHunimiii , um«ui 
» raltre en même temps sa bonne foi, "^"J..?,''''.""^ ^l. ":„■ l"?* «"i"« pou* 
fit une chose remarquable. On (,; jMobu. Zm-m in iodilrio tlmiri Vi- 
M mettaitordinairementlerratadans tu hawu, «■«. i^ii'xlii. iM, opudCbc 
n l'endroit le plus caché du livre : "Ue. , li «iftw. 
» Graphe le mit à la plus belle place, W " "'""■ 

» où on ne manque jamais de jeter ^) M*ii.«. , Anti-BwlW, lom /, ^g. Sj. 
« les yeux. U premiW page c'e'st le ^^^^'Zr^Sr^H^lil^'^'L'^^ 
d, H»i:°> AsUiiiu Uijoniiu , tiUt «r Ut- 

(i)Miu(«,Ai,ii.BiiUM,u«../,)Hr.5Sii H(> , U »•/».<. 

{3)Cb«aii.r, Oriiio. d. l-l.ïpcliuri> d. ci(L'™ilncS;"ïï"uc™i'ii*rEiii< 
P.n., p.g. ,!!,. , ), ...^. ,„!„„„ i, ,. ,^^ , .,^>,„ ..„i I, 



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GROPPER. 367 

Voyez U lettre tpa Sidolet lui écri- WiiJa , qai >e iérrit du mînûtère du 

TÏt (111. même Bucer pour établir la r^orma^ 

(0) Sébastien et Anloi-KGjyphiuM ^'°° <la°» *"" ^tats,l'an i5i3, M.is 

ont été loués par du rerdierTou- comam Gropper y apporta de» obsla- 

Prifos.] Sebaitign Grrphiu,, àil-ïl clés , Sleidan Tfidt le tairepasser pour 

(1 a) , natif de SeMhlinien , en Sue^e, "«.transfuge , qui , après airoireu det 

pns d-jifu/rusu , a rettauré , h Lyon, JiawoD. avec ce ministre , l'aTait coin - 

Tart d-mprimer, auparafaal cor- battu fortemtnt. «uju. /liri {a)/ut( 

jvnipu, fa restitué en son entier, et °'"^<"-' "* «'«"^ et a^h,t«ctu. , 

decaréâe neufs etfort beaui carac Gropperus.Nam ts,eU, Bueerofue- 

th-e, aitr (roîj langues , hébraïque , "' "dnuidum /amiZ«mj ante bien- 

ereque et latine, esqueUei il estoâ '^"•"•ii^'n't">'l'>t"oona!,quaniquaM 

Srairfemenf t-ewe. Lespoëlesde t'uUdoimimnvenus.^hementereum 

ion temps Vont appelle fercellent "9" archu^pucopo tantum, sed pas- 

Trrphondenostreaaa, duquel Mar- n'^^P'^ omnes oradicaueral , licet 

li^lfaU mémoire. Il a esté le rtcep- "rein" ad eum deduset et amiai»- 

tacte des gens sç^avans , ddigent et mas lilttrai , ùiTnen , quum res m eum 

curieux h chercher par tout &s bons «"«* deducta casum , ab ejus amicittd 

livras qui estorent perdus { au moins *■ ^'"" averut . et nnncioe nttieto . 

bien eigarez j par tinjure du temps , "•"/«rtunam 

pour leeux troufei les restituer et •w*"™™"' 

faire jouir ta postérité dun tant rare ?'" *!^ °^" 

trésor, dont le seigneur Antoine Gry- J* '*" " ' 

bonne partie a imprimer, et comme " 
ion père n'a rien esjtargné poui 

- — -' après fidf' - 



!( après fidèlement mettre 
en lumière , ainsi il n'est chiche et de 
son labeur et de son bien à les fa 



em debebat , in ad' 
i(rvi/u»l(3).Pource 
imeut de Gropper , 
copiste de Surins. 

Sleidau nous veut faire accroire 

« C(ue Jean Gropper a bsIb faere- 

11 tique , et qu'il a eu toiisjours Bucer 
11 en grande recommen dation et es- 
» dme. Mais cest homme tant loua- 
ble moQstra bien que c'eatoit u 



publiq. Il mourut Van is56, " P"re calomnie qu'on disoit de lujr, 
,n:.«l,^,r^i< «^, « en un livre quM dedie a l'empe- 



iSv'Si 



n reur Charles cinquiei^ne , et en- 

M cor' en un autre lieu il t«smoigne, 

~"ie Sleidan (lequel il appelle igno- 






>s de rem- 



rf.'.5,î, ù,^'. 



GROPPER ( Jean ) , archidia- 
cre de Cologne , au XVI'. siècle , 
et promu au cardinalat par le 

Sape Paul IV, Vojei son article 
ans le dictionnaire de Moreri , 
et ajoutez - y, qu'il se trouva 
ex.trêmement offensé de ce que 
Sleidan l'avait voulu rendre su- 
spect d'avoir penché quelque 
temps au luthéranisme (A). 



luthéranisme. J' 
Gropper avait toujours recommanda 
tr^Torteraent Martin Bucer i l'ar- 
chev^ue d« Cologne; Hennaa de 



anges, quand 
i> il dict telle chose de lu; t et que 
» Bucer se coula peu à peu dans le 
h diocesede Cotoigne, non-seulement 
it à son desceu et de tous les catholi- 
u qnea , mais encor' en desvit d'eux, 
u et en mesme lieu il appelle eipres- 
» sèment Bucer bomme détestable 
» et malheureux à jamais. Vraye- 
K ment Sleidan n'eust pas dict une 
» telle injure sans avoir aou change , 
w s'il n'eustestri plustost mort, que 
u Gropper ne peut le réfuter par 
n esent , comme il s'estoit résolu de 
- faire (4). » 

Uoimbourg ne nie point que Grop* 
per, qui fut l'un des trois docteurs 



M Ce-l.irMrt 



tkali^ittiàs , Jdiu pti 



(3) SlrUu. , U. Xr,/tU>'3«7 u» 
m D. Prl» , Hiiuir. i, rË|li« 



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a66 GROirOS. 

dtkolhpin qni con/^rèrent iTec Bu- tre ans en philosophie. Il s'atta- 
ceretaTecdeui autres prc.te.tan8 au (.f,a principal emeat à celle de 
CoUoQne de Ratiabonne . lan 1541 . m . ,n\ n '. ■ 

quelque coniiBerce avec Bncer; mail 1 nebreu, et meine les mathema- 

cat,aiouU!-l-A(S),guece préitUaru ti(]ue$. A l'âge de vingt ans il 

A Strasbourg, convaincu par la »'en alla à Paris , et j cooiinua 

raisons aue cet excellent homme cru- ,. i. . » r n 1 „ ^ ■■ 

OuiiU en cette conférence, tuidonna I étude des belles-lettres , et celle 

Ueudeeroirt,partesUttres qu'dlui de la phifosophie. H fut très-paf- 

étrivit, qu'a éutU en termes de renon- tîculierement aimé de Jean Oail- 

«r h Luther, comme il a^ déjà „, professeur royal. Ensuite il 

fflil a Zmnjrle , et de rentrer dant . *ii . ,^ "i ■ "^ 

y église cat^liql,e. Quoi qu'il n. «rit, » en alla à Orléans , pour y eto- 

le copute de Surius remarque que dïer la jurisprudence ; et lorsque 

Cropper, ^tant de retour de ce col- les professeurs le jugèrent digne 

loqu*deRatisbonnej.a«a;«/eu^ du doctorat , il se contenU d« 
*ar «J lifres de Ituaer , et pour i 1 1 ; 1. v ■- . 

«prcu^r ta constance du coJfai- frendre ledegré de licencie, et 

gaon , il 1rs conféra avec les articles s'en tint la toute Sa Tie. Etant 

^ OUI avoient esté accordez audict col- retourné en SOU pays , il t'âppli* 
lofue^ Lors il trouva une infinité de j„ barreau. L ville de Dclft 

pomcts répugnons drviclement a ceux f p. -,, . ■ l ■ . » 

que Bucer7tvit rt^uz et approuva le fit conseiller et echeviir tout 

en ce colloque, et parlant il annota à la fois , et comme il donna de 

gaelquei vUaines répugnances d'ice- belles preuves de sa Terta et de 

TkiZ''^''J' ™"^'"*'5 son érudition , le prince^ Guil- 

et blaspheTnes SI grands , que jamais , ' r , 

tes manichéens n'en dirent de pa- 'aume le fit maHre des requêtes. 

reils. Que s'il X a quelqu'un qui II' remplit très-bien les devoirs 

loiAaUeiU sçat-oiree^ peu exacte- de cette charge, îusques à c« 
nienr, il faut quil lue ce naa escrU .„„ .c c -i f, . „„„J^ t A'-., 

le dcite Ever^rd de BUl/{6) , à la V' ""' ^7^ >1 fut appelé a d au- 

■defence des jt^neni de t université très fonctions, ceat-à-dire , à 

et clergé de Coloigne , eom^v les ca- celles de professeur dans l'acad©- 

lomnies de Melanchihon , Sucer et mîedeLeyde .nouvellement éri- 

"rilrt.luAT Kr^plt e», " y '"'T' '" p'-^'T'^'' 

>lUf;ueiit cela , aCn d'iToir lieu de quelques années , et puis la )u- 
que Sleidan ^tait un menteur, risprudence. Il se plut de telle 
,~. .=_. li r. . goTle à cet emploi , qu'il ne vou- 

lut .pas le quitter pour la charge 
de conseiller au grand conseil, 
qui lui fut offerte diverses fois. 
Il mourut l'an t6oi, et ne lais- 
^^. sa point d'enfans. 11 laissa quel- 

ques ouvrages de jurisprudence , 
GROTinS { Cork EilLE ) , en qui n'out pas été imprimés (a) 
flamand de Groot; c'est-à-dire ^). H avait un frère nommé 
fc Grand, naquit le aS de juillet Je^, de Groot (D) , qui fut père 
i544>àDeIft, oii safamilleétail de Hugues de Groot dont je vais 
illostre depuis quatre siècles (A). 
• II y fit ses premières études; (a)Tir^duiimi«tuiiU:manmm'B(A- 
aprés quoi il fut envoyé k Loit- ^.- f W".*^™" («*«■» *•"•• '*■ 
vaio, ou il étudia pendant qua- 1614. 

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lllcua, ou plalSl BJllicliiu. 
IL da rÉ|UH , un. 11,/ai. 



GROTinS. 269 

perler. Il> étaient Gis l'iin et mtae auteur, n Libros nullos edidil, 

l'autre âe HdCDE» DB GrOOT, le - "^ el^boratoi quoidam commenta- 

\ ^ -11 - 1. >> Fios aa fuversas junt partes con- 

premier de »a famille qm pwta , „ripsit.I„,erg„^MjlatUiim„m 

ce nom (fc) , et qui moarut lan « CommenUrium ad (juatiror libros 

iSôn (i), étant bonrgmettre de » Institutionumjttrii^iiiKs; adom- 

Delft pour la cinquième foii. " nwUtulo.quatu<.rjpriroorun.libr<.- 

r 1 n rum Di^eatoruni 1 duos tomos Com- 

■{*) ftW™, in J«u> Gtoti.>. " menlanoriun et OtserratioûiMB feu- 

n daliuin j singiilarem iTacUtumcon- 

(A) n migml h Deift, où ta fa- " *»«"*«" quiQH"^ta differen- 

eU*. 1 Voici le. parolea de riuteur " ?" ">*" * ^"? ^'"''S ''," P" 

qu« i^ai citii danile teite de cet ar- Ç"' «*"' i "^^ " ^''°"J' •» plupart 

2cU. P«tremfia6wtff«go«em Gjd- °f.^'^<" «"rage, paur des <!cnta pu- 

tium..ir^mandqui>.iTtutcet^pib,i. «Ki^par leur auteur (3J, et .1. et, 

pMemtm, expltrieU Grotiorumfa. Swertius et Meursiu» qu, ne disent 

nu£d ?iu! » r^«h. Delphemi lotu "^JLTf^" '•"" ? r ^^^ 

qua<Irv^<«Uis annfs comimd, Ulu^ C^J' " ""f n*^ /""^ nommé Uk^ 

.um'™» «ip«i. Atf„ori6«. d«om«r «tudië les humanit* à Delft fit son 
(0- Cet anlenr n'«at pobt eiact, et il ?°"." de philosophie et lei étude» de 
» l>e8oio d'être éclaira. Ses paroles j,""'P'""''*"f ^ °*'"?,*- ',' ''^T'?' ^,» 
portent manifestemeut â erofre que H<>ll?°de dès que IHiniyersite de 
rancienne femiUe de <fc Gn,o( fut }^J^^, "«^J^ io^aée , et demeur. 
coDtiDuée de DiAle en mâle jusqu'à jusque? 'SSa chez son frire , Çor- 
notre Comé/iui Gratins; mais cela 5*'"*^ ^*' "*"°}' P5'W'f" ' ^d droit 
ut faui : eUe tainba en quenouille ? ans celle universrtë. Après ed« il 
enTironTan 14Î0 Didebic de Cboot *"' élevé nicceuiTcraent a la charae 
bourgmestre L Delft , et illustre par A'^<^}'«-<;° f bourgmestre de Dciff . 
plusieurs dépntations , n'eut qu'une «' ? cdle de curateur de 1 açad^io 
Sle , ^ , .«mariant avec Coîneille ^''}^y^ C^) et d ne W ço.nt diffi- 
ComeU, stipula que les enfaos qui ""¥ "f' "/"ire recer^u docU^iren 
sortiraientdesonniriage prendraient df"t depuu qu'd fut curateur (6). 
le nom de de Groot. Ce quicommenoa 9"" Î-'V,'" '»""«^" «& lafi^on , 
is'exëcuterenlapersonnedeHuguis ^crit, aoec beaucoup dt polUessc, m. 
de Groot, père de Corneille. Les Coi^ Ion en croit M. Moren ; mais il se 
netz étaient issus d'un _gentilhomme t™"P«i "1 ' ^"^ t^P ^ftendue â 
francaU qui s'établit ^ns le Pays- ""« =to<e que Meursiusavait déjà « 
Bas ^ temps des ducs de Bourgogne, pe" trop am]Jifide. Voici les parole. 
VoïM le passage que je cite lans U ^e Menrsius (,) : Pater { Hugouis ) 
remarque CE) erat Johannei Grotuti cujut entant 

(B) /( laùacha h la philoM- "'«™' - " ^P*^' <^ y-"™ Û'(en> . 

phie de Platon.] L'auteur de son Oouiaque venu,, nec pauca aUo- 
Éloge parle de cela en c* terme» (3): """. "l»""'^''^. 'P"-" ""•"yta no- 
PhilJophiom Platonicam, quippe "««■ Cela signifie man.festemenl que 
Qwtm solam inter kumana sapûittia ,^™ trotius arait tait des vers qui 
ieclfsmasi"iù'inam ( w rttiràett) «*•■«"' «"■'" ^^ dessous la presse. 
judUavit, adeà avide amplextaeit, -j 1 /i t ■ 

ul omnia Plalonicorum scripta psF- -„-, ^Jî' S™» lômp* o*Mnarim!Im'/ï^ 
tenuatui fuerit , memoriœ injixerit , Iteliui', Kh>|, BJUwA. nt. u m», pil^. 

t^i^a.^Trir """" '^"" "^ """*" 3i>,^:;ï^fc:i^,s^i'^^,i,'5™ ::'ï: 

Juriiprudtnce qui nont pas été im- [Sj nf,i iaarg-unn luairrfm di ttâu, 
priméi.^ Continuons d'entendre le mnrm ^«ri'tir' trrauardi fm^nMnii. Sit. 

(t)lUJtm,pmt.li. ' (7)tllu..B.i.T.,pii(,«S. 



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«jo GROTICS. 

Hoù paûqne dani la Vie de Grotius vril |583 ^. Lei progrès de ses 

m . repportë tout le pun.ge de ^i„j,, f„„„, ,; p,„„^ „.i| 

Heursius, bormu ces paroles, cuitu r.^ s . i'4 i i- 

«rtani eonm™ (8), S est lrè>-pV »' <1« "«", «'fn^ ', %" ^e neuf 

bible que Heuniui s'était trompa ans , et qu à 1 Âge de quinse il 

sur cet article. D'ailleurs , U est trei- savait beaucoup de i^ilosophie , 

eertain que Jean Grotius «nt^dait beauooup de thëcJogie et beau- 
. la poésie : Lipse le temoiene. Jyeeas , '. . , " -,, . . 

agnoscere te Dtas, idgue carminé coup de jurisprudence. Il était 

qiwd agnotcantipsai Dea.... Carmen encore plus habile dans les belles- 

toUim approbum, rue critica iili à lettres, comme il parût par le 

"trâ" '^'- ^ , , commenUire qu'il fit , à cet fce- 

(E) Hdgdes bk Gboot fut U premier ■■ . . - j'je -i ° , 

deÀfamilU quiporta^ nol] C'est '*. «"■■"« «"»«"■■ tresd-^cde (a). 

ce que l'on trouve dans la Vie de " accompagna en France, 1 an 

Grotias, qui est dla tjte de ses (Ku- )5q8, l'ambassadeur de Hollan- 

VMs, et parai celles que Balési^ a de (A) , et y reçut des marques 

recueillies. Le passage mente d être , \,':^^ J„ TI=„„_1»_/1™J 



seifuilille 



e l'estime de Henri-le-Grand. 



Jïug|o de Groot , qui ex illustri Cor- Il y prit aussiledegréde docteur 

neiziorum génie prognatut , primus en droit ; et , dés qu'il fut de re- 

Grotianumnomeninfimitiamiuan, tour en soa pays, il s'attacha 

irigeàmums^Lu decimi quinti in au barreau, et plaida avant l'âge 

DidericoàeQTootejuHlentiridem à- de dix-sept ans. Il n eo avait pas 

eitatisconiuU, et non paucis députa- vingt-quatre lorsqu'il fut éle- 

-UonUm, ,nti,cl,ro, JefecU^etstirp, ,^ ^ la charge d'avocat gêné- 

fiToiA,d«md.s satu opulente hares, "'■ '1 S établit à Botterdam 

vin nobilissimo Cornetio Cometiio , en l6l3 , et y fut syndic de la 

qui ^nui taum ex eâ Cornetàorum ville (c); mais il nWepta Cet 

prosaptd ducebat , oui sitb ducihus i ■ ^ ^ „ „ i _. ^ t-i 

'surZndia^ ex Gallid in Belgium. ™plo, que souslapromessç ju il 

migraveraia,nuptui-u,7natriinoriium ^^ "<■ faire qu on ne I en depos- 

non iniit , nisi factd comMone , ne, séderait pas. 11 prit Cette sage 

quiexeoaascennturmascuUnisexÛÊ précaution, parce qu'il prévit 

Groot, ejut Hugonis , de quù %qui- Sur les matières de la grâce , qui 

mur , ai-ut , vir supra quàm ea tem- formaient déjà mille factions 

para ferehant . ùtinarum . gr^a- dans l'état, causeraient un flux 

mm et hehrœarum quoque litterarum ^ a 3 ■ i ^- 1 . 

scien,. U suite de ce passage nous et reflux de révolutions dans (es 

apprend que ce Hugues fut bourg- principales villes. Il fui envoyé 
mestre de Delft , et qu'il épousa H- » 

seliage Heemskerk, fille de grande ' Le prfaidcDt Bôuhicr. ei ipr^ lui Le- 

noblesse. clerc .ifisenl que Gro'int naquil en l58ïi 

f8) Pawm katuit I«ha-nc^ d, Grtol... od "'^P'" 1"' ''™' (""* », «Hopler h d.te de 

Dont* vffniu, M non pauea atiorum monif ■^■■■■■™ et Leclerc. il faut Lre btcapi, » 

mtflta efut newni utitrifitu- Vju Gr4lii, inil.» lùu de impleid. 

■ " - ",.yB^tii BeHlel. 



GROTIUS (Huco) , 1' 
plus grands hommes de l'Eu- 
rope , naquit à Delft, le lo d'à- 




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GROTIUS. 371 

en Angleterre la même année, à mis en détournéKnl tous les bons 
l'occasion des brouiileries qui ré- effets (E). Il fut donc contraint 
gnaient entre les marchands des de sortir encore une fois de sa 
â«ux nations , sur quoi il avait patrie. Le parti qu'il prit fut de 
écrit quelque chose (A). I) se s'en aller à Hambourg , oii il 
trouva si enveloppé" dans les af- s'arrêta jusques à ce qu'il eût ac- 
faires qui firentpérirBamerelt, cepte les offres de la couronne 
qu'il fut arrête prisonnier au de Suède , l'an 1634. La reine 
mois d'août itiiS, et condamné Christine l'honora de la dignité 
à uneprisooperpétuelle,lei8de de son conseiller, et l'envoya 
mai 1619, et à la confiscation ambassadeur auprès' de Louis 
àe tous ses biens. On l'enferma XIII. Après avoir eu cet emploi 
au chJiteaudeLouvestein,le6 de environ onze ans, il partit de 
JBÎn de la même année. Tout le France , pour aller rendre comp- 
monde sait la manière dont il se te de son ambassade à la reine 
aaava (B) , après avoir souffert de Suède. !I passa par la Hollan- 
dans ce château un traitement de , et reçut bien des honneurs 
rigoureux pendant plus d'un an à Amsterdam. 11 vit la rçine 
et demi {d)- Use retira eo Fran- Christine à Stockholm; et , après 
ce ", oii la cour le reçut très-bien l'avoir entretenue des affaires 
et lui assigna ane pension. Les qu'elle lui avait confiées, il la 
ambassadeurs de Hollande ta- supplia très-humblement de tui 
chèrent en vain de le mettre donner son congé. Il ne l'obtint 
mal dans l'écrit du roi ; ce prin- qu'avec peine , et il reçut de 
ce n'écouta point leurs artifices , cette princesse plusieurs témoi- 
et rendit un glorieui témoignage gnages d'une grande estime. Il 
à. la vertn de cet illustre réfugié avait beaucoup d'ennemis dans 
(C). Grotius s'appliqua beaucoup cette cour (F). Le vaisseau sur 
à l'étude , et à composer des li- lequel il s'embarqua fut si ma]- 
vres. Le premier qu'il publia, traitéparlatempête, qu'il échoua 
depuis qu il se fut établi en Fran- sur les côtes dePoméranie. Gro- 
ce , fut l'Apologie des magistrats tins malade et chagrin continua 
deHollandequiavaientétédépo- son voyage par terre; mais son 
ses. (D) 11 sortit de France après niai ie contraignit de s'arrêter à 
y avoir demeuré onze ans , et re- Roslock, où il mourut dans peu 
tourna en Hollande , oii il espé- de jours le 7.8 d'août tti45. Son 
rait bien des choses, fondé sur les corps fut portée Deift au sépul- 
marques d'affection que te prince cre de ses ancêtres (e). Son am— 
Frideric Henri lut avait données bassade ne l'avait pas empêché 
dans une lettre ; mais ses enne- de publier bien des livres sur di- 
vers sujets (G). Il s'engagea dans 
(iTiUiipast^àmuiiraiesquiannamiiu- une dispute désagréable, pour 

^1 'taptZà Inlifue ipsiui/amilia assignit- fd Tiré de la Vie . fui cil ù laléltdt 3a 
t^rani ^ i/tidiis pivcipuè impiodis^et, piuri- Œuvres IbeiiLDgiqnvs. imprimées à Amster' 

juHmptrptimi faisia. etc. Vila Groiii, ÙLnadn3.ran\&i,MitnU : Vite iislci;- 
mpadtUahua.pag.lClS, lornni nliquot Tinrura. 



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97» GROTIUS. 

avoir voula porter les contrôler- repartie ; montre clairement que 

ses k un Bccommodement. Un ra»:u»atei]r se sent convaincu, 

théologien de Leyâe (y), Fran- de calomnie. Or de là nait un 

çais de nation , l'entreprit sur double scandale , puisque d'un 

cette afiaire, et n'oublia rien de cdté il n'a fait aucune démarche 

tout ce qui le pouvait rendre pour la réparation d'une injure 

suspect aus protestans , et irri- si atroce ; et que de l'autre, ses 

ter la couronne de Suède. On supérieurseccfésiastiquesneront 

vit là un exemple de la nuzlme jamais censure d'une calomnie si 

Sue Fesprit est la dupe du cœur, manifeste , et ne lui ont jamais 
rotius , ayant souhaité la réu— témoigné qu'ils n'approuvaient 
nion des chrétiens, iu^ea qu'elle pas qu'il publiât des ouvracei 
était possible : son désir l'empé- tels que l'Lsprit de M. ArnauTd. 
cha de voir les obstacles invinci— On travaille à une Via de Gro- 
bles que l'entêtement de quel- tins (A) , qui sera ample, et fort 
ques particuliers formerait lacî- instructive ; et c'est dommage 
leuient, qnand même il n'y en qu'on ne la compose pas eu une 
aurait pas dans les causes de la langue plus universellement en— 
division. Les calomnies que ses tendue queIe&amand*.Oan'ou- 
ennemis répandirent maligne- bliera pas à le louer du côté de 
ment touchant sa mort, sont ré' lamémoire: il l'avait si bonne, 
futées d'une manière invincible qu'ayant assisté il la revue de 
par la relation du ministre qui quelques régimens, il retint le 
te prépara au dernier passage nom de chaque sojdat (i). On 
(H). On ne laissa pas en divers a publié depuis quelques joars 
temps de faire valoir ces fans une lettre de Saumaise, oii il 
bruits : mais personne n'a outré est assez maltraité (Mj. Il lais- 
la chose autant que l'auteur de sa trob iîls et une fille (N). Le 
l'Esprit de M. Arnauld (I). Il a fils aine de l'un de ses fils est 
osé débiter que Grotius était* Drpssart {k) de Berg-op-Zoom. 
mort comme athée. Plusieurs . .. . 
ont trouvé étrange que ses pe- (*!■''' p-^tnuaùm « 1G9S, ruù Cm- 

ti«.f,i> a'.i.nt p.. d.man4f ré- '^ i::^^,-t!zz::^'^^-'zTz 

paration - de cette injure , et puu. 

qu'ils aient paru moins sensibles ' Borigoj > ionni «□ r™(«j une fie dt 

^ : ,, , Gntiamitc l'hutnirB de la Buvriurtt .Yt^ 

sur ce point^la , que les parens rù, lySo.dïuniol.in-ia; «i nec de» 1»- 

de Jauseniusfg'] sur des calomnies ™^i"8 d'un uianTina , Aouietdwn , 1754 , 

bien plus légères. Mais des per- râr^ï,'llr;B'^™î'(i?m'»'(B°«.T 

sonnes très-sages approuvent fort /■«« nou^aw;) , ciMpurjoij .uieu^u. 

qu'oa .il «égi.» fà.d,««. lout. '^■r.siù'£^trr^^-^£. 

procédure juridique (K). Il a pa- parG. Brudi st AdrisoCittEnhurg. 1717, 

ru une très-forte réponse à cet ■ "î"r,^tl^'^f^"G^^'"„'V|.«^ 

endroitdel'EspritdeM. Arnauld ^Onttù,*^\^\,l^i<!.{ylj^-utM^^m 

[Ll , qui, étant demeurée sans dsPiijuot, in-toKo, inm. iil,p»g.fiio.) 

' (i-)Bomiiniii,Vit.Le<:l.,M/../«.a;>u<f 

C/^ Aidrj Riiet. CTSuium . Anùnidnli. phiiolog. al biit, , 

(f)''<!r«f<"wu^MtK}, ohCwivihn- p'H. I . pnf. \%. 
ovnmL. (it) Char^t atiatdiFaiU an BoUandâ. 



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GBOTIUS. 373 

L-e lirre de Jure BellietPacis * «Hé le crnt en ftji dé «ûreW, elle 

, , ,. , ' J , » d'eux, que le* oiseaux ïcd ëtaieot 

reçu du public un honneur très- „ «ito^b. D'abord on voulut pro- 

parlitulier , il est raisonnable » céder crimineUement contre elle , 

d'en parler un peu amplement • etilyeutdes jugea qui conclurent 

(O). Je dirai quelque cW de " lif";:^""!:"-" 1 '"*}''",t 

i- ' r- - ' * ^1^ mari ; mus par la pluralité 

1 ouvrage que Grotius a compose » dea voU elle fmëlargie, etlouée ée 

.£UT l'histoire du Pajs-Bas (P). » tout le monde, d'arair , par son 

Tl le fit dans sa jeunesse , et se- " esprit redonna la libertë i «m 

... „ ... ... , non-seulemeutuneilatue, mais aussi 

(A) Sur quoi d a«n( «n( qutlqut j^, honneur, de la canonisation ; car 

choie.-) Je me aers des paroles de ^7^,1 j ^Ue qu'on e»t redevable de 

Meursiua. C«m mltlUgtret r,a^-ga- ^^^ d'eicellena ouTrage. que son 

uonem in Ind^m fcederaqut tjn, or- „,^ , ^^ au jour, et qui ne seraient 

i« ,n§eW<ae.Kpr««u£w patnaïua, ^^^^^^^ ,^^^ ^^^ ténébrea de Louvei- 

yuo nmgis populares suos excitant teio ,'il.y eOt passé toute «a vie, 

de Jure Commercu Indicani hbeUum. ^^^ l'ayaiint prétendu U). 

compoimj (O- Ce traite aTait pour (g) ioui. mirent un glori. 

Utre, Man U>er»m, sr^e </e Jure te,io<>nfl«> h la «cMu de JiiUu: 



Utre, Mart bberum, swe de Jure témoignage h la «ertu de c^tiUustr, 

quad Bala^i> compeut ad Indieana ^fi,^^_-\ Grotiua ne perdit point le 

iommercia Di^^erl^Uo, e fut im- ,„■'„,*„{;!, nil'amour ie a» patrie qui 

pnmé 1'^ rSog Voyez la Bibhn- p^^^it „j[raitel. Cesl ce que Louis 

théque chôme de Colomiés, page XJII admirait; et ce fut aona doute 

""}• — . , . , l'une dea nuaona qui le portèrent 1 

(B) Tout le Tnondesaa la n^rnire ^^^^ i„ ^^y^ c„o„^, des mi- 

dontdtoauYa^Cefat.puUoon- ^t„, j^ j, république, ennemii 

o aeilelparlindiislnedeManedtRé- »,rtieuIieMdeGrotius,quit9chaient 

»gelsbergfî),sa£Binme, qui, ayant J^ ,, „qJ„ «Jieui â la cour de 

» r^iarqué que aes gardes, après France. Smper intenlu, patrite et 

„ a'é^B lassés d'avoir souvent vu.té f^p^iaribu. Jiui ubi quid ^gotU illis 

» etfouiUé un pand coffre plein de Wud aulam eam eiut , conSio , ope- 

' l'yre' et de Imge qu on envoj;ait ^_ „ que pollebal apud nonnuUo, 

> blanclir à Gorcum, ville voHine ^^„r<,s ngios gratÙ inien-ire ae 
■ deU,lelais«a.icntj>a5ser8ans]oii- _rode«e ; quami^s non ignorant, 
a vnr comme lia faisaient d abord , ^p, ^ ,j; ni fœderalorJm cum- 
» conseiUa â »on man ^e se met- f^^^ nUùl intentatum nlinquen , 

> tre dans ce coffre, ayant fait des ^ • animum ipsi tnjèstum nd- 
. troua avec un virebrequin 4 1 en- àerenf , W fruMrà fcèoraJanf apud 
1. droit où il avait le devant de la principcm nSiil ignomntem eorunt, 
1. télé, afin qu'il pût respirer, et o^^ nnnii cia 10c iviii et cio lac mx 
I. qu'U n'étouffai point._ 11 la crut, }„ Uollandid actaknnt ! quin dixhsa 
" «' 'ï' ainsi iwrtë i Oorçum chez „^ „melfenur, mimri m yinutem 
H un de sesarais.douil Jlaâ An- |^„„^i^ /^i tam mali in patrid ha- 
» Tersparlech«riolord.i.aire, ayant i^fut, „„„ dcsintnt tamq^ subdi- 
I. passé par la place publique àé- Uique ej* benè .-tlU , ir^mcunqiie 
a guiaé en menuisier ayant une ' ^ ^^ 

D fègleâlamain. Cette femmeadroite (])DaKiBiia, UlmDltude HdI1«iJ<,p«. 

B feignait que aon mari était fort m. it^. Vxjtt kj Zmfu kcIuùiimz « ihsa- 

u m^de , aiîn de lui donner le li^i»,»-*. 654 « ««. 

u temps de se sauver, et pour ûter le ■ 

' » moyen je le recouire : mais quand \ 



<0 Hnnloi , Alk«>. Bil». , »ag- 1>*6- 1 



il . paj(. iiî VV «<■'" 



18 

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374 GROTIUS. 

Miam poaiet moào htrÈefâcere ( 5 ). prince FH^ric Beari écrivit â Gn>- 

Crotius t^noignait par ceMe mm- tjus, l'an iGsa; est pleine d'olTres de 

duite <iu'il H'aTait pw mal profité serviee. On l'a imprimée à U fin de 

de la lecture Aet grmds eaemplei \a Vie ds Grotii»; et il y a Èien à« 

(jue l'antiquité romaine nom feor- l'*ppareiic« que ee prince tt gérait 

nit (6). Voirez ce ^na j'ai reinan;aé fut use gloire d« rëtablir un si grand 

Iduehant Gasitle (7). bamme , si on ne lui aTsit représenU 

(D) ie plumier livn oi^il pui&a , qu'il y avait quelque péril là-dedam. 

dfpttù quil K jut&àbU an France, voici du latin qni etpUqne tout cela. 

jÎÊtVapolo^desmagittratsdeHel- Mortuo Maarltio AraasionensiuiH 

laada , tpu draitnt été dépolit.'] Ca principe , fraler ejus Fndeiiem 

tihite dripint eitr^nKBilDt & ceai dn Henrtcus ad guhemaealam rtipu- 

|>>Hi otntraire. Ib orurenl ^nc GtO' hlicte admolus , non mitions lantiuii 

tiue les eonvainsnait d'aioir violé regiminis , sed el piisiinis in admi- 

les Iota , et ils tirent de nonTeaax niitrandd republicd tibertatis sptm 



lection de 1< 

i couvert lie leurs entreprise!. Je ne erat