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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"







BOSTON PUBLIC LIBRARY 

NOT TO BE TAKEN AWAY 

HISTORY DEPARTMENT 








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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 

NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

et les travaux des auteurs 



l'ENAST 



IN VOCABULAIRE DU BLASON 

ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES 



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Tome 




Premier 



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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



DE LA 

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DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



DE LA 



NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 
les manuscrits de d'Hozier 
et les travaux des auteurs 



CONTENANT 



UN VOCABULAIRE DU BLASON 

LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS 'ARMES 



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PAR 



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D. DE MAILHOL 



Tome 



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Premier 



PARIS 
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DIRECTION ET/ REDACTION 

33, RUE JACOB. 33 

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INTRODUCTION 



Les documents historiques concernant la noblesse française sont, dans 
leur ensemble, peu connus du public qui, souvent, aurait intérêt, pour des 
causes diverses, à connaître l'origine de certaines personnes qui se 
réclament d'un passé qui valut à leurs ancêtres les marques de la faveur 
souveraine. 

Il nous a donc paru que nous faisions une œuvre vraiment utile en 
publiant cet ouvrage qui fixera l'état de la noblesse à la lin du dix-neuvième 
siècle, et perpétuera, dans les siècles à venir, les noms des familles qui 
s'éteindront, comme se sont éteints ces beaux ordres de chevalerie qui ont 
laissé après eux des légendes de gloire et d'honneur. 

On aurait tort de croire que, parce que nous vivons actuellement sous 
un régime démocratique, les titres de noblesse n'ont plus aucune valeur; 
c'est une grande erreur'! Le présent ne saurait effacer le passé dans ce qu'il 
a de pins glorieux et de plus brillant. Si le souffle de 89 a bouleversé notre 
état social, en créant pour tous les citoyens une égalité relative, il n'a rien 
enlevé aux souvenirs du passé qui commandent l'admiration et le respect. 

La noblesse française a donc intérêt à ne pas laisser perdre le prestige 
dont elle a toujours été entourée. Ceux qui ont reçu de leurs aïeux un nom 
qui rappelle des actions d'éclat et des services rendus à la monarchie et à 

1 



VI 



INTRODUCTION 



la pairie, ont le devoir de le transmettre à leurs descendants en s'appuyant 
sur des documents indiscutables. 

C'est la pensée qui nous a guidé quand nous avons entrepris cette 
publication. 

Nous avons fail appel, dans ce but, à tous les concours, à toutes les, 
lumières; nous avons fouillé les archives publiques '; nous avons parcouru 
tous les travaux des auteurs; et malgré les difficultés <|ue nous avons ren- 
contrées, nous croyons être parvenu à produire une œuvre aussi complète 
qu'on la peut souhaiter à une époque où la loi, ne protégeanl plus la noblesfee, 
a laissé la porte ouverte à de nombreux intrigants qui se sont affublés de 
titres achetés ou usurpés. 

S'il s'en est glissé ( pielt pies-nus dans notre ouvrage, c'est que notre 
bonne foi aura été surprise, ou que nous aurons été trompé par les notes 
de nos devanciers. 

Nous donnons d'ailleurs ci-après la liste des principaux ouvrages qu< 
nous avons consultés. G'esl d'après eux que nous avons établi la plupar 
des notices qui se trouvent dans notre ouvrage. Quanl à celles qui nous on 
été fournies par les intéressés, nous les tenons, jusqu'à preuve du contraire 
pour l'expression loyale de la vérité. 

Peut-être remarquera-t-on des lacunes dans la nomenclature de 
familles citées. Elles sont inévitables, quelque soin que nous ayons pri 
pour les éviter. 

En effet, un grand nombre de personnes à qui nous nous somme.S 
adressé n'ont pas daigné répondre à nos demandes; d'autres nous ont l'a" 
parvenir des injures et des outrages en nous faisant sommation de ne p; 
nous occuper de leurs familles. Comme nous n'avions pas à nous enquér ft 
des motifs qui les faisaient agir, nous avons donné quand même les rei 
seignements que nous avions pu .recueillir et qui étaient dans le domaii 
de l'histoire, et nous avons passé outre sur celles sur lesquelles m 
recherches avaient été infructueuses. 












INTRODUCTION vji 



Il est une autre catégorie de personnes que nous avons dû éliminer, 
bien que portant légalement la particule. 

C'est une croyance, généralement répandue, que la particule est l'indi- 
cation d'un litiv de noblesse. Il n'en est rien pourtant; elle ne constitu 
qu'une simple présomption. Nous pourrions citer de nombreuses familles 5 
qui, depuis longtemps, sont en possession de la particule, et qui n'ont 
jamais appartenu à l'ordre de la noblesse. 

Ces personnes-là ont intérêt à prolonger une confusion qui excite leur 
vanité et flatte leur amour-propre. Il ne nous convenait pas de les aider 
dans leur prétention: de là notre silence à leur égard. 

Quant aux familles, d'origine étrangère, que nous avons mentionnées, 
comme elles sont fixées depuis longtemps en France, elles ont le droit de 
figurer dans un ouvrage comme le notre; elles ne peuvent d'ailleurs qu'y 
apporter la gloire et l'honneur sous lesquels leur nom s'abrite depuis de 
longues années. 



D. de M. 









, 



LISTE 



DES 



OUVRAGES CONSULTÉS 



L I S ï E 



DES 



OUVRAGES CONSULTÉS 



♦ 



Al.MAXACII DE LA NOBLESSE DE L'EMPIRE 

pour 1809. Paris, in-18, 1 vol. 

Almanach de Gotha. Années 1763-1894, 
151 vol. 

Almanach généalogique, par l'abbé Jac- 
ques Destrées. Paris, 1747, 3 vol. in-24. 

Amelot de La Houssaye. — Mémoires 
historiques, Amsterdam, 1722. 2 vol. in-12. 

Ammirato (Scipion). — Noblesse et his- 
toire de Florence. 

— Histoire de la noblesse de Naples. 

Anjou. Armoriai des maires d'Angers 
'1" 1471 à 1790. par Lambron de Liguine. 
Angers, 1845, in-4°. 

— Armoriai général de l'Anjou, par Joseph 
Denain, 1878-1885, 3 vol. in-8°. 

— Généalogie des principales familles de 
l'Anjou, par Pascal du Fauz. Robin, Paris, 
1582. 

Annales historiques et nobiliaires, par 
H. de Tissexon. 

ANNUAIRE DE LA NOBLESSE DE FRANCE, par 



M. Borel d'Hauterive, 49 vol. in-18. 1813- 
1893, Paris. 

Anselme (Père) [Pierre Guibourg]. — 
Explications des armoiries. Paris, 1644, 
in-4°. 

— Histoire généalogique et chronolo- 
gique de la maison royale de France, des 
pairs et des grands officiers de la couronne. 
Paris, 1726-1733. 9 vol. in-fol. 

Archives de la noblesse de France, par 
Laine. 1828-1850. 11 vol. in-8°. 

Armorial de l'ancien duché du Niver- 
nais, par G. Soultrait. Paris, 1847-1848, 
in-8°. 

Armorial de l'Empire, par Henri Simon. 
Paris, 1812, 2 vol. in-4°. 

Armorial du Bourbonnais, par G. Soul- 
trait. Moulins, 1857, 1 vol. 

Armorial du Lyonnais, Forez et Beau- 
jolais, par André Steycrt. Lyon, 1800, 1 vol. 
in-4°. 

Armorial général, par Rieststap, 2 vol. 
in-8°, 1887-1890, 



— 



6 — 



Armorial historique de la noblesse de 
Frange, par J.-G. de Milleville. In-8°, 
1846. 

Armorial universel, par Joufroy d'Es 
chavanes. In-8°, 1844. 

Artefeuil. — Histoire héroïque et uni- 
verselle do la noblesse dé Provence. Impri- 
merie veuve Girard, Avignon, L754, ? vol. 

Artois. — Notes historiques, par Plôu- 
vain. Douai, L823, in-4°. 

Auriac (i)'). — Nobiliaire de la noblesse 
de France. Paris, in-4°, 1855, 10 vol. 

Auvergne. — Dictionnaire héraldique de 
l'Auvergne,, par J.-B. Bouillet. Glermont- 
Ferrand, 1857, grand in-8°. 

— Dictionnaire des anciennes familles 
d'Auvergne, par Ambroise Tardieu. Mou- 
lins. L884. 

Bachelin-Deflorenne. — Étal présenl 
de la noblesse. In-N", paris. 1865, 1875 et 
1887. 

Baron. — L'art héraldique, contenant la 
manière d'apprendre le blason. Paris, L681, 
in- 12. 

Barthélémy (Edouard de). — Armoriai 
delà ville de Ghâlons-sur-Marne. Ghâlons, 
1856, in-12. 

Bauchet-Filleau. — Armoriai du Poitou. 
Poitiers. 1840-1851, 2 vol. grand in-8°. 

Béarn, Bigorre et Passe Navarre. — 
Histoire de Foix, par Pierre Olhagaray. 1609. 

Beaudeau (J.). — Armoriai général (\r+ 
États de Languedoc. Montpellier, 1686, 1 vol. 

Bergues La-Garde. — Nobiliaire du 
Limousin. In-N". 1873. 

Bernier (J.). — Histoire de Blois et ses 
familles nobles. Paris, 1682. 

Berry. — Histoire du Berry, par Thau- 
mas de la Thaumassiere. Paris, 1669, in- fol. 

— Tombeau généalogique du Berry. par 
Nicolas Catherinot. 107 1. 

— Nobiliaire du Berry, par le même. 1681. 



— Histoire généalogique de quelques fa- 
milles du Berry, par le vicomte Ferdinand 
de Maussabré. Bourges. 1859. 

— Nouvelle histoire du Berry, par Pallet. 
Paris, 1783. 

Bessas la Mégie (de). — Légendaire delà 
noblesse de France. Paris, L865. 

Pesse (Guillaume). — Histoire des dues 
el marquis de Narbonne. Paris, L660, in-l°. 

BlRLIOTHÈQUE nationale. — Manuscrits. 

BOREL d'Hauterive. — Armoriai d'Artois 
el de Picardie. Grand in-8°, 1866. 

— Généalogie de la noblesse de Bourges 
gne. Dijon, 1653. 

— Revue historique de la noblesse. 

— Album nobiliaire du Daupliiné. 1847. 
Bouchet (J. du). — 'fable généalogique 

des vicomtes de La Marche. Paris, 1682. 

Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne. Glor- 
mont-Ferrand. 1853. 

— Dictionnaire héraldique de l'Auver- 
gne. 1857. 

BOURRONNAIS. — Armoriai du Bourbonnais, 
par le comte Georges de Soultrait. Moulins, 
L857, in-8°. 

— Généalogie de quelques familles nobles 
du Bourbonnais et autres lieux, par J. Me- 
gret. Moulins, 168Ô. 

Bourgogne. — Armoriai de Bourgogne 
et de la Bresse, par Jacques Ghevillard. 
Paris. 1726. 

— Armoriai général de Bourgogne dressé 
en 1696 par d'Hozier, publié par Boucbot. 
Dijon, 1875, 2 vol. in-8°. 

— Généalogie de la noblesse de Bourgo- 
gne, par G. de Hautcrive. Dijon. 1653. 

— Armoriai de Bourgogne, par H. Per- 
sonne. 1863. 

Bourrotsse de Lappore (de). — Nobi- 
liaire do Guyenne et Gascogne. Paris. 1883, 
•J vol. in-4°. 



1 



— 7 



— 8 



Bremond (Alph.). — Nobiliaire toulou- 
sain. In-8°, 1870. 

Bresse et Busey. — Histoire de Bresse 
etdu Bugey, par Samuel Guichenon. Lyon, 
1650, in-fôl. 

Bretagne. — Armoriai breton, par Guy 
I," Borgn >. Rennes, 1007. petit in-fol. 

— Nobiliaire de Bretagne, par J. Chevil- 
lard. Paris, 1720-1758, grand in-fol. 

— Armoriai général de la Bretagne, par 
L. Briant de Laubrière. Paris, 1811, in-8°. 

— Armoriai de Bretagne, par P. Guérin 
delà Grasserie. Rennes, 1845, 2 vol. in-fol. 

— Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy. 
L890, 3 vol. in-8°. 

Briancon (R. de). — L'État de la Pro- 
vence. 1693, 4 vol. in-12. 

Priant de Laubière. — Armoriai gén<% 
rai de Bretagne. Paris, 1841. 

Bulletin héraldique et généalogique 
de France. 

Cabinet du Saint-Esprit, à la Bibliothè- 
que nationale. 

Calendrier de la noblesse de Tours, 
Maine et Poitou. 1867 et 1808. 

Calendrier historique, héraldique et 
généalogique des familles nobles de 
France pour 1856, par J. Carré de Busse- 
rolle. 

Carré de Busserolle. — Noblesse du 
Poitou. Tours. 1887. 

— Calendrier historique, héraldique et 
généalogique des familles nobles de France, 
pour 1856. 

— Noblesse de Touraine. Tours, 1886. 
Catherinot i Nicolas). — Tombeau gé- 
néalogique du Berry. 1674, pièce in-4°. 

— Nobiliaire du Berry. 1681, pièce in-4°. 
Gaumartin (de). — Recherches sur la 

noblesse de Champagne. Ghâlons, 1673, 
2 vol. grand in-fol. 

Caux i Henry de). — Catalogue général 



des gentilshommes de Languedoc. Pézenas, 
1676, in-fol. 

Champagne. — Recherches sur la no- 
blesse de Champagne, par de Gaumartin. 
Châlons, 167.3, 2 vol. grand in-fol. 

— Nobiliaire de Champagne, par J. Ghe- 
villard. Paris, 1758, grand in-fol. 

— Armoriai de la ville de Châlons-sur- 
Marne., par Edouard de Barthélémy. Châ- 
lons, 1856, in-12. 

— Recherches sur la noblesse de Cham- 
pagne, par d'Hozier. 1868. 

— Les Armoiries des comtes de Cham- 
pagne, par de Jubainville. Paris, 1852. 

Ciiazot de Montigny (Louis). — Ta- 
blettes et étrennes généalogiques. Paris, 
1748-1753. 

— Dictionnaire héraldique. 
Chevillard. — Nobiliaire de Normandie. 

In-fol., 1720. 

— Armoriai de Bourgogne et de Bresse. 
1726, in-fol. 

Chorier. — Nobiliaire du Dauphiné. 
In-12, 1671. 

— Histoire générale du Dauphiné. In-fol., 
1661. 

— Histoire du Dauphiné. 1674, in-12. 
Cohen de Winiienhoef. — L'Oriflamme, 

moniteur de la noblesse. 1851, in-8°. 

Comtat Venaissin. — Histoire de la no- 
blesse de FT'ance du comté Venaissin, par 
Pithon-Curt. Paris, 1743-1750, 4 vol. in-4". 

Corse. — Les Corses français, par 
L'Hermite-Souliers. Paris, 1662, in-12. 

Courcelles (de). — Dictionnaire univer- 
sel de la noblesse de France. Éd. 1821. 

— Histoire des pairs de France. 
Courcy (de). — Nobiliaire de Bretagne. 

Éd. 1890. 

Coussin. — Histoire héroïque de la no- 
blesse de Provence. 1776-1786, 3 vol. in-4°. 



— 9 — 



10 — 



Crétineau - Joly. — Histoire de la 

Vendée. 

CrviLLiER Morel d'Acy, — Le Moniteur 
delà noblesse. Paris. 1855-18£6. 

Datpiiiné. — Album historique, archéo- 
logique et nobiliaire du Daupniné, publié 
sous la direction de MM. Champollion-Fi- 
geac,parBoreld'Hauterive. 1846-1 847 ..in-4 . 

— Histoire généalogique, par GuyAllard. 
1 vol. in-4°. 

— Armoriai du Dauphiné, par flivoire 
de la Bâtie. L867. 

Dk.iart (Jacques). — Recueil dés titres. 
qualités, blasons et armes des seigneurs de 
Languedoc. Lyon. 1655. 

Denain (Joseph). — Armoriai général de 
l'Anjou. 3 vol. in-8". 1878-1885. 

Destrées. — Almanach généalogique. 
Paris, 1717. in-24. 

Dictionnaire encyclopédique de la n<>- 
blesse de France, par Victon de Saint- 
Allais. Paris. 181(5, 2 vol. in-8°. 

Dictionnaire généalogique de la pro- 
vince m Maine, par André-René Lepàige. 
Le Mans, 1777. 

Dictionnaire i>e la noblesse, par La 
Chesnaye des Bois. Paris. 1865, 20 vol. 
in-4". 

Dictionnaire universel de la noblesse 
de Franck, par de Gourcellesi 1821,5 vol. 
in- 18. 

DUBUISSON. — Armoriai des principales 
maisons du Royaume et particulièrement 
de celles de Paris et de l'Ile-de-France. 
Paris, 1757-1700, 2 vol. in-12. 

DrciiESNE. — Anciens catalogues épis- 
copaux de la province de Tours. ( rrand in-8°, 
L89Ô. 

Duvergier (A.-J.). — Mémorial histo- 
rique de la noblesse. Paris, 1839. 

État de la noblesse, par Waroquier de 
Combles. Paris. 1782. 5 vol. in-12. 



Etrexnes de la noblesse 177!) et 1780, 
par La Chesnaye des Bois, Fn-18. 

EYSENBACH (Ci.). — Histoire du blason et 
science des armoiries. Tours, 1848, in-8 9 . 

I'ai z (Pascal du). — Généalogie (h's prin- 
cipales familles de l'Anjou. Paris. 1582, 

Flandre. — Armoiries des anciennes 
institutions religieuses, féodales, civiles des 
Flamands, par J.-.I. Carlier. Dunkerquej 
1855, in-S". 

— Noblesse et chevalerie du comté de 
Flandre, d'Artois et de Picardie, par 
P. Roger. Amiens. L843, grand Ln-8°. 

Foulque-Delenos, — Manuel héraldique, 
ou Clef de l'art «lu blason, renfermanl les 
éléments de ce1 art et suivi d'un vocabu- 
laire. Limoges, 1816, 2 vol. in-8°, 

France héraldique ibn. par Poplimont. 
Paris. 1873-1875, in-> , 

Franche-Comté.— Armoriai général de 
la Franche-Comté, par Ch. d'Hozier 1 1696). 
Dijon, 1875^ 

— Nobiliaire de Franche-Comté, par P. du 
Lurion. Besançon, 1.890, 

Gallia christiania, Paris, 1715, 16 vol. 
in-fol, 

Gastellier de La Tour, — Armoriai des 
États du Languedoc. Paris, 1707. in- C. 

— Dictionnaire héraldique, contenant tout 
pç qui a rapport à la science du blason, 
avec l'explication des termes. Paris, 1771, 

in-8 , 

Cavard. — Versailles, salle des croisades. 
2 vol. grand in-1". 

Georgel (Alcide). — Armoriai des fa- 
milles de Lorraine. In-4". 1882. 

Gotrdon de Genottllac — Nobiliaire du 
département des Bouches-du-Rhùne. Pari-. 

isc>3. 

— Grammaire béraldique. Paris. 1860, 

in-12. 
Grandpré (César de). — Le César arme- 



11 — 



12 - 



rial, ou Recueil des armes el blasons de 

toutes les illustres, principales el nobles 
maisons de France. Paris, 1645, in-fol. 

Guérin de la Grasserie (A. -P.). — Ar- 
moriai de la Bretagne. Hennés. 1845-1848, 
2 vol. in-fol. 

Guichenon. — Histoire de la Dresse et du 
Bugey. Lyon. 1650, in-fol. 

Guigard (Joannis). — Bibliothèque héral- 
dique de la France. Paris. 1861, in-8°. 

Guyenne et Gascogne. — Nobiliaire de 
Guyenne et Gascogne, par (ÏGilvy. Paris, 
1856-1858, 2 vol. in-4°. 

— La noblesse du Périgord, par Matagrin. 

— Armoriai de la noblesse du Périgord, 
par A. de Froidefond. Périgueux, 1858, 
1 vol. in-N". 

— Nobiliaire historique de Gascogne, par 
J. Noulens. 1863. 

Histoire des grands officiers de la 
couronne. — Voy. Anselme. 

Histoire générale du Languedoc, par 
de Yic et dom J. Yaissette. In-8°, 1873. 

Hozier (d*). — Recherches sur la noblesse 
de Champagne. 1868. 

— Armoriai général de Bourgogne, pu- 
blié par Bouchet. Dijon, 1875, 2 vol. in-fol. 

— Armoriai général de France. 1738- 
1768, 10 vol. in-4". 

— Armoriai général de Franche-Comté 
(1096). Dijon. 1875. 

Ile-de-France.— Prévôts des marchands. 
échevins, procureurs, greffiers et receveurs 
de la ville de Paris, par J. Ghevillard. Pa- 
ris, 1708, grand in-4' J piano. 

— Noms, qualitez, armes et blasons de 
MM. les conseillers de la ville de Paris, par 
J. Ghevillard. Paris. 1713, grand in-fol. 

— Noms, qualitez et armes des gouver- 
neurs, capitaines et lieutenans généraux de 
Paris, par Ghevillard l'aîné. 1731, in-fol. 

•— Gouverneurs, lieutenans du roy, pré- 



vôts des marchands, échevins, procureurs, 
avocats, etc., par -I. Ghevillard, 1713, con- 
tinué par Dubuisson, 1782. 

— Cartulaire de l-abbaye de N.-I). des 
Vaux-de-Cernay, par Luc Merle! el Moulié. 
Paris. 1857, 3 vol. in-4°. 

Joi ffroy d'Eschavannes. — Armoriai 
universel. 18 1 1, in-8°. 

Jurainville ide).— Les armoiries des 
comtes d.e Champagne. Paris, 1852. 

La Chesnaye des Bois. — Étrennes de 
la noblesse. 1779-1780. 

— Dictionnaire de la noblesse. Paris. 
1865. 

Laine. — Archives de la noblesse de 
France. 1828-1850, 11 vol. in-8°. 

Lallain de Montigny. — Nobiliaire de 
Lorraine et de Bar. 1761, in-8°. 

La Marnière (Léon de). — La noblesse 
de Saintonge et d'Amiens. Paris, 1861. 



Languedoc 



Armoriai général des 



Ftats de Languedoc, par Jacques Beaudeau. 
Montpellier, 1686, in-4°. 

— Armoriai des États de Languedoc, par 
Gastelier de La Tour. Paris. 1767. in-4°. 

— Armoriai de la noblesse de Languedoc, 
par Louis de la Roque. Paris, 1860, 4 vol. 
in-8°. 

— Recueil des titres, qualités, blasons et 
armes des seigneurs de Languedoc, par 
Jacques Dejart. Lyon, 1655. 

— Catalogue général des gentilshommes 
de Languedoc, par Henry de Caux. Péze- 
nas, 1676. 

La Roque ( de). — Armoriai de la noblesse 
de Languedoc. Paris. 1860. 

Le Boucq de Ternas. — Noblesse des 
Pays-Bas. Douai. 1884. 

Le Garpentier. — Généalogie de 4,000 
familles des Pays-Bas et de la Flandre fran- 
çaise. 1668, in-4°. 

Le Laroureur (Claude). — Discours de 



13 



11 



l'origine des armoiries et des termes 
récents et usités pour l'explication de la 
science héraldique. Lyon. 1658, in-4°. 

Lepage et Germain. — Nobiliaire de 
Lorraine. Nancy. 1885. 

— Dictionnaire généalogique delà pro- 
vince du Maine. Le Mans. 1777. 

Le Roux. — Histoire de la noblesse de 
Flandre. Lille, 1708, in-4°. 

L'Hermite-Souliers (de). — Inventaire 
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— Nobiliaire de la Touraino. Paris, 1665, 
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Nancy. 1758, in-4°. 

— Armoriai de Lorraine, par Alcide 
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— Nobiliaire de Lorraine et de Bar, par 
Lallain de Montigny. 1761, in-8°. 

Lurion (P. de). — Nobiliaire deFranche- 
Comté. Besancon, 1890. 

Lyonnais. — Armoriai général du Lyon- 
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Magny (de). — Le Livre d'or de la no- 
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— Nobiliaire universel de France, ou 
Recueil général des généalogies historiques 
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et Archives nationales. 

Matagrin (Amédée). — La noblesse du 
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Mégret (J.) — Généalogie de quelques 
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MÉMORIAL HISTORIQUE DE LA NOBLESSE, 

parA.-J.Duvergier. Paris. 1839-1840, 2 vol. 
grand in-8°. 

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1659, in-1?. 

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— Éloge historique de Lyon. 
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Monitei i; de i.\ noblesse (le), parCuvil- 
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Nivernais. — Armoriai de l'ancien duché 









l(i — 



do Nivernais, par G. de Soultrait. Paris, 
1847, grand in-8°. 

Nobiliaire de Normandie, par E. de Ma- 
gny. Paris. 1863, 2 volumes in 8°. 

Nobiliaire du Limousin', par l'abbé Jo- 
seph Nadaud. Limoges. 1880. 4 volumes 
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Nobiliaire des Pays-Bas et Comté de 
Bourgogne, par de Visiano, sieur de Hoove. 
Louvain, 1700. 2 volumes in-8°. 

Nobiliaire universel de France, par 
de Saint- Allais. Paris. 1875. 

Nobiliaire universel de France, recueil 
général des généalogies historiques des mai- 
sons nobles de l'Europe, publié sous la di- 
rection de de Magny. 18 volumes in-1". 
L877 à 1885. 

Noblesse (la), journal des illustrations 
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Noblesse et Chevalerie du Comté de 
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ger. Amiens, 1843. 

Noms féodaux de la France, par Bet- 
tancourt. Paris, 1820. 2 volumes in-8°. 

Nostradamtjs (J.). — Chronique de Pro- 
vence, 1613. Lyon. 101 1. in-8°. 

Noulens (J.). — Nobiliaire historique de 
Gascogne, 1803. Dumoulins, 1801, 3 volu- 
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Normandie. — Nobiliaire de Normandie, 
parO'Gilvy. Paris, 1801. 

— Nobiliaire de Normandie, ou Catalogue 
de la province, par J.-L. Chevillard fils. 
Paris. 1720. in-fol. 

— Armoriai des archevêques de Rouen, 
par Jules Thieury. Rouen, 1801, grand 
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Notes pour servir au nobiliaire de 
Montpellier, par Ch.de Tourtoulon. Mont- 
pellier, 1856, in-8°. 

O'Gilvy. — Nobiliaire de Guyenne et 
Gascogne. Paris, 1x50-1858, 2 volumes in-1". 



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Oriflamme (D, moniteur de la noblesse, 

par Cohen de Winhenhoef. In-8°, 1851. 

Orléanais. — Histoire de Blois, par 
J. Bernier, Paris, 1082, in-4°. 

Pallet. — Nouvelle histoire du Berry. 
Paris, 1783-1786, 5 volumes in -8°. 

Pavs Bas. — Noblesse des Pays-Bas, par 
Le Boucq do Ternas. Douai, 1884. 

— Généalogie de 4,000 familles des 
Pays-Bas et de la Flandre française, par 
Jean Le Carpentier. 1668, in-4°. 

— Généalogie de quelques familles des 
Pays-Bas, par Dumont. Amsterdam, 1774, 
in-8°. 

— Recueil généalogique, par Colonia. 
Rotterdam, 1775-1778, 2 volumes in-8°. 

Pelletier (dom Ambroise). — Nobiliaire 
de la Lorraine et du Barrois. Nancy, 1758. 

PérictOrd. — La noblesse du Périgord, 
par Matagrin, 1858. Périgueux, 1 volume 
in-8°. 



Personne (H.). 



Armoriai de Bourgo- 



gne. 1863. 

Pithon-Curt. — Histoire de la noblesse 
de France du Comté- Venaissin,. d'Avignon 
et de la principauté d'Orange. Paris, 1743- 
1750, 4 vol. in-4". 

Poitou. — Dictionnaire historique, bio- 
graphique et généalogique, par Beauchet- 
Filleau. Poitiers, 1840-1854, 2 vol. grand 
in-8°. 

— Noblesse du Poitou, par Carré de Bus- 
serolle. Tours, 1887. 

Poplimont. — La France héraldique. 
Paris, 1873-1875, in-8°. 

Potier de Courcy. — Voy. Courcy. 

Provence. — Chronique de Provence, 
par J. Nostradamus. loi 3. 

— État de la Provence, par l'abbé Robert 
de Briançon. 1603. 

— Nobiliaire du département des Bouches- 



— 17 



— 18 — 



du-Rhône$ par Gourdon de Genouillac et le 
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Provence, par Coussin. Avignon, 1778-1786, 
3 vol. in-1". 

Rieststap (J.-B.). — Armoriai général. 
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Roger (P.). — Noblesse el chevalerie du 
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Saintonge et Ai nis. — La noblesse de 

Saintonge el d'Aunis, par Léon de La Mar- 
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blason, ou la Science dos armoiries. Paris. 
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Tardieu (Ambroise). — Dictionnaire des 
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— Inventaire de l'histoire généalogique 

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Vapereau. — Dictionnaire des contempo- 
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Viton de Saint-Allais. — Nobiliaire uni- 
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Waroquier de Combles. — État de la no- 
blesse. Paris, 1782, 5 vol. in-12. 












VOCABULAIRE 



DU BLASON 



i 



VOCABULAIRE DU BLASON 



->— <^ 



A 



ABAISSE. 

On appelle ainsi toute pièce posée plus bas 
que la règle héraldique l'ordonne. 

Ainsi le pal, la fasce, le chevron, la bande, 
qui occupent ordinairement le tiers du milieu 
de l'écu, peuvent être au-dessous de cette po- 
sition habituelle et sont alors abaissés. On le 
dit encore du chef, quand il se trouve sous un 
autre chef de concession ou de patronage. Le 
chef peut être aussi abaissé par un simple filet 
de l'émail du champ qui le surmonte. 

Ce terme est encore applicable à un écu ou 
à une pièce, contenant une figure destinée à 
perpétuer le souvenir d'un crime ou d'une 
faute. 

Il se dit aussi des ailes d'oiseau dont le bout 
se dirige vers la pointe de l'écu ; d'une épée, 
bâton ou autre objet pareil, dirigé, par celui 
qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de 
l'écu. 

ABEILLE. 

Cet insecte est représenté montant, les ailes 
tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier 
cas, l'abeille est volante. 




ABIME. 

Nom du centre de l'écu. 
On dit qu'une pièce est en abîme, 
quand elle occupe le centre de l'écu , 
et qu'elle n'est pas seule. Différem- 
ment il n'y a pas lieu d'indiquer cette dispo- 
sition, car si on dit : d'or, au loup ravissant 
d'azur, il est inutile d'ajouter, en ahime, 
puisque cet attribut ne saurait se poser autre- 
ment. 

Mais si on dit : gironné d'argent et de 
gueules à Vécusson d'or, il faut ajouter : en 
abime, si on veut que cette pièce soit placée 
au centre. 

ABOUTÉ. 



v 



Se dit des pièces allongées, mises 
bout à bout, et correspondant entre 
elles par les pointes, comme les 
otelles, les fusées, les épées, les 
branches, les losanges et parfois les mouche- 
tures d'hermine dont les bouts correspondent 
et se joignent en croix. C'est aussi l'attribut 
d'une pièce dont le bout est arrondi, ou qui est 
garnie d'un bout. 



— 25 - 



- 26 - 




Ex. : D'argent, à deux losanges aboutés 
de gueules. 

ACCOLÉ. 

Ce terme a plusieurs acceptions : 
Deux écus qui sont juxtaposés, 
comme quand la femme joint le sien 
à celui de son mari, sont dits acco- 
lés. Il se dit d'un animal qui a un collier ou 
une couronne passée au col; des macles, lo- 
sanges, fusées, lorsqu'ils se touchent ensemble 
de flanc ou de pointe sans remplir l'écu ; «les 
choses entortillées, comme un serpent ou hisse 
autour d'une colonne, un cep de vigne à un 
é( lialas. Les colliers d'ordre de chevalerie dont 
on entoure les écus sont dits accolés. 

Ex. : If argent, à un écusson d'or et un 
êcusson d'azur accolés. 



ACCOMPAGNE. 

Lorsque la pièce principale, ou 
la Bgure placée au centre de l'écu. 
comporte d'autres pièces, on la dit 

accompagnée de... 

Ex. : D'azur, à une étoile d'or ; accompa- 
gnée de trois croissants d'argent, 2 en chef 

et 1 en pointe. 



ACCOMPAGNEMENT. 

Se dit de tout ce qui est placé hors de l'écu 
et l'accompagne. 

Se dit aussi des pièces secondaires qui ac- 
compagnent une pièce principale. 



ACCORNÉ. 

S'emploie pour indiquer l'émail des cornes 
des animaux quand il est différent de celui de 
leur corps. 

Pour le cerf, on dit ramé. 





ACCOSTÉ. 

Cet attribut qu'il ne faut pas con- 
fondre avec Yaccon i} mgné : se dit d'une 
barre, d'un pal ou toute autre pièce 
principale, poséesdiagonalementlors- 
qu'elles en ont d'autres à leurs côtés. Mais si 
la pièce principale est ronde, il faut dire ac- 
compagné à lit 1 . rire ou à senestre et ne pas 
faire usage du mot accosté qui ne peut jamais 
être L'attribut d'une pièce ronde. 

Ex. : D'argent, à un pal de gueules, accosté 
<ie deux Mllettes d'azur à senestre. 



ACCROUPI. 

s.- dit du lion assis, et des autres animaux 
sauvages, du singe, etc., à l'exception des 
lièvres et des lapins dont la position naturelle 
est d'être accroupis. 

l 'n peut se servir aussi bien des termes 
aSSiS et conflit'. 

ACCULÉ. 

S'applique au cheval et autres animaux du 
même genre, renversés en arrière. 

Se dit : 1" d'un cheval cabré, qui paraît 
s'abaisser pour mieux s'élancer ; 2<> d'une li- 
corne assise qui lève ses pattes de devant; 
3° de deux croissants posés l'un sur l'autre, 
dont le premier est montant et le second ren- 
versé : 4° de deux canons sur une même ligne, 
dont l'un est tourné à dextre et l'autre à se- 
nestre. 

ADEXTRÉ. 

Lorsqu'une pièce en a une autre à dextre, 
on dit qu'elle est adextrée soit en chef, soit en 
abîme, soit en pointe. 

C'est aussi le nom d'une section héraldique 
excessivement rare, qui produit un pal s'unis- 
sant au flanc dextre de l'écu. 






- 27 - 



ADOSSE. 



ûH&l 



Ce terme s'emploie pour indi- 
quer des animaux se tournant le 
dos (dos contre dos). Deux clés 
sont adossées quand leurs panne- 
tons sont tournés en dehors l'un de l'autre. 
Les doloires, les faux, les haches, les mar- 
teaux, etc., peuvent aussi être adossés. Se dit 
aussi de deux demi-vols dont les dossiers sont 
tournés l'un vers l'autre. 

Ex. : De gueules, à deux haches d'or 
adossées. 

AFFAISSÉ. 

Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le 
bas de l'écu. 
Voy. Voûté. 



AFFRONTÉ. 

C'est le contraire d'adossé. Deux 

animaux, posés front à front ou se 

regardant, sont affrontés. Il en est 

de même de deux marteaux, deux 

haches, etc., lorsque le fer est en dedans. 

Ex. : De gueules, à deux lions d'argent af- 
frontés. 

AFFÛTÉ. 

Un canon lorsqu'il n'est pas du même 
I émail que son affût est dit affûté. 

AGACE. 

Synonyme de Pie. 

AGITÉ. 

Attribut des eaux lorsqu'elles n'ont pas leur 
calme habituel. 

Terme qui s'emploie d'une mer lorsque 
l'ombre des vagues est d'un autre émail que 
celui de l'eau. 






AGNEAU. 

L'agneau doit toujours être re- 
présenté de profil et passant. Lors- 
qu'il s'agit de l'agneau pascal, on 
le représente tenant une croix à 
laquelle est attachée une oriflamme chargée 
d'une croisette, ou quelquefois un gon fanon 
d'argent chargé d'une croix de gueules. 

Lorsque ces émaux sont autres, on doit 
l'indiquer. 

Ex : Ecartelé : aux 1 et l d'or, au chevron 
de sable accompagné en chef de deux étoiles 
d'azur; aux 2 et 3 d'azur à l'agneau pascal 
d'argent. 

AIGLE. 

En terme héraldique, l'aigle est 
toujours du genre féminin. Ses 
ailes sont ordinairement ouvertes 
(fig. 1) ; elle a le vol abaissé quand 
elles sont rabattues vers la pointe 
de l'écu; lorsqu'elle regarde à senestre, elle est 
contournée; quand elle paraît prête à s'envo- 
ler, elle est dite essorante ; si elle est répétée 
plusieurs fois dans l'écu, elle se nomme ai- 
glette; alérion lorsqu'elle n'a ni bec ni pattes. 
On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans 
le corps; demi-vol, une seule aile. 

Lorsqu'elle a deux têtes, elle est dite : 
éployée (fig. 2). 

On la dit languée, armée, membre e de... 
lorsque ces parties sont d'un autre émail que 
celui de son corps. 

L'aigle doit montrer la poitrine, la tête 
tournée à droite, et le vol élevé en haut; quand 
elle est autrement, il faut l'expliquer. 

Il est indifférent que le bout des ailes d'une 
aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe 
de l'écu, ce qui dépendait du goût 
régnant à telle ou telle époque et 
des habitudes des peintres d'au- 
trefois. Aux temps chevaleresques, 
(Fig. 2) l'aigle avait toujours les ailes abais- 
sées; aujourd'hui, elle les porte levées et diri- 
gées vers le chef de l'écu. 




I 



— 29 — 



— 30 



Fig. 1. — Ex. : D'argent, à eue aigle de 
sable. 

Fig. 2. — Ex. : D'azur, à une aigle éployêe 
d'or. 

Voy. Main d'aigle. 

AIGLETTE. 

Voy. Aigle. 

AIGRETTE. 

Oise.au blanc du genre du héron, dont la 
tête est garnie d'une huppe de plumes, et qui 
paraît dans l'écu de profil et passant. 

AIGUIÈRE. 

Vase ayant un bec. et, sur le côté senestre, 
une anse. L'aiguière ressemble en général à 
une pignate agrandie. 



AIGUISÉ. 

Attribut des pièces de longueur 
qui ont les bouts aigus, comme une 
croix, un pal, etc. 

Ex. : D'or, à trois pals alésés et aiguisés 
dans le bas. 



AILE. 

On emploie ce terme pour désigner des 
pièces qui sont représentées contre nature 
avec des ailes et des oiseaux dont les ailes 
sont d'un émail différent de celui de leur 
plumage. 

AILES. 

Les ailes d'oiseau portent le nom de vol et 
demi-vol. 

Voy. ces mots. 

Celles des anges conservent le nom d'ailes. 





AJOURE. 

Se dit d'une tour, d'un château, 
d'une maison, dont 1rs fenêtres 
sont d'un émail différent. Lors- 
qu'il s'agit des portes on emploie 
le terme : ouvert. Pour désigner une pièce 
percée à jour pour laisser voir l'émail du 
champ, on se sert aussi du mot ajouré. 

Ex. : De gueules, à un château d'or ajouré 
et maçonné de sable. 

AJOUTÉ. 

Attribut du chef crénelé dont les créneaux 
sont d'un émail particulier. 

AJUSTÉ. 




Se dit d'un trait ou d'une flèche 
posé sur la corde de l'arc. 11 faut 
toujours indiquer de quel côté est 
la pièce ajustée. 
Ex. : De gueules, à un arc d'argent tend a 
et posé en barre, et chargé d'une flcclie ajus- 
tée du même posée en bande la pointe en 
haut; à la bordure aussi d'argent. 

ALCYON. 

Oiseau chimérique, représenté à peu près 
comme un cygne, dans son nid, ballotté par 
les vagues de la mer. 

On dit de l'alcyon qu'il est flottant lorsque 
les ondes qui le supportent sont d'un autre 
émail. 



ALERION. 

C'est l'aiglette sans bec ni pattes. 

Les alérions diffèrent des merlettes, 

en ce qu'ils ont les ailes étendues, et 

qu'ils sont toujours debout et posés 

en pal : les merlettes ont les ailes serrées et 

posées de profil en fasce. 

Ex. : D'argent, à un alérion de gueules. 




— 31 



— 32 — 



I 



ALÉSÉ. 

Attribut de toute pièce honorable. 
fasce, pal, chevron, etc., dont les ex. 
trémités ne touchent pas les bords de 
" T l'écu. On écrit aussi alaise et alezé. 
Ex. : D'azur, à la croix alésée d'argent. 



ALLUME. 

Se dit d'un bûcher ardent, des flambeaux, 
cierges et autres pièces dont la flamme est 
d'un émail particulier; des yeux des animaux 
quand ils sont d'un autre émail ; pour le che- 
val on dit anime. 

ALTERNÉ. 

Attribut des pièces d'émaux différents et de 
forme régulière, placées côteàcôte et se renou- 
velant alternativement. Ainsi, par exemple, 
les triangles des pièces endentées, les carrés 
des pièces componées alternent successive- 
ment. Ce mot s'applique aussi aux ligures 
semblables placées dans chaque partition de 
l'écu quand il y a un changement régulier des 
émaux de cette partition. Les pièces posées de 
l'un à l'autre offrent en ce sens un emploi du 
mot alterné. Dans lecarielé, le premier et le 
quatrième quartier sont souvent alternés. 

AMPHISBÈNE. 

Se dit d'une figure de fantaisie représentant 
un serpent à deux tètes, dont une à chaque 
extrémité. 

AMPHYSTÈRE ou Amphistère. 

Serpent ailé, dont la queue, tour- 
née en volute, se termine quelque- 
fois en plusieurs queues de serpent. 
Dans ce dernier cas, qu'on doit spé- 
cifier, on se sert du terme gringolée, en ex- 
primant de combien de pièces. 

Ex. : If argent^ à un ampliistère au natu- 
rel. 




V»=t»^ 



ANCÊTRES. 

Terme de généalogie. — Se <lil des per- 
sonnes dont on descend en droite ligne, le 
père et la mère non compris, et s'entend des 
souches de la plus ancienne nohlesse : c'est ce 
que l'on nomme aïeux dans les familles parti- 
culières. 

ANCHÉ. 

Synonyme de recourbe. 

ANCOLIE. 



Fleur à peu près en forme de clo- 
chette, toujours avec la tige en haut. 

Ex. : D'argent, à fancolie d'azur, 
tigée et feuillée 'te sinople. 



■Utj' 



ANCORNE. 

Lorsque la corne ou le sabot d'un animal 
est d'un émail particulier, on l'indique par le 
mot ancorné. 

ANCRE. 

Meuble de l'écu, représentant 
une ancre de navire. Le montant 
se nomme stangue, la traverse en 
haut traie, et le câble gujaène. 
La position de l'ancre est d'être en pal, la 
trabe vers le chef. 

L'on n'exprime les différentes parties de 
l'ancre en blasonnant, que lorsqu'elles sont 
d'un autre émail que l'ancre. 

Ex. : De gueules, à une ancre d'or posée en 
pal, au franc canton d'hermine. 

ANCRÉ. 

a Attribut des croix, des sautoirs 
ou de toute autre pièce dont les 
extrémités ou une des extrémités 
se terminent en forme de crochets 
comme les ancres de navire. 
Ex. : De sable, à la croix ancrée d'argent. 



- 33 



34 



ANGEMME ou Angenne. 

Les auteurs ne sont pas d'accord sur la 
forme précise de cette fleur. Suivant les uns, 
elle a celle d'une rose à quatre feuilles ; sui- 
vant d'autres, celle d'une quintefeuille aux 
feuilles arrondies. En tout cas, ce n'est pas 
une fleur réelle, mais une rose d'atour ou 
d'ornement faite de rubans et de broderie. Si 
elle existe en armoiries, elle est de la dernière 
rareté. A vrai dire nous n'en connaissons au- 
cun exemple, car ce qu'on appelle quelquefois 
angenne n'est autre chose qu'une quintefeuille, 
privée des pointes effilées qui terminent ses 
feuilles. 

ANGES. 

On les représente sous la forme de jeunes 
filles, revêtues de longues robes dites datma- 
tiques. Leurs ailes sont presque toujours 
abaissées, c'est-à-dire tournées vers le lias. 
On ne dit jamais vol en parlant des ailes 
d'un ange. 



ANGLE. 

Se dit de la croix ou du sautoir, accompa- 
gné de figures longues ou pointues mouvantes 
de leurs angles. 



ANGON. 




Javelot antique que l'on confond 
parfois avec la fleur de lis au pied 
coupé. 

Ex. : D'argent, à un angon d'azur. 



ANILLÉ. 




Se dit des croix en sautoir dont 
le milieu est percé en carré. 

Ex. : D'argent, à Vanille de 
gueules. 





ANILLE A L'ANTIQUE» 

Nom que l'on donne à une barre 
de fer crochue qui sert à maintenir 
la solidité d'une maçonnerie. 

Ex. : D'argent, à Vanille à l'an- 
tique d'azur. 



ANILLES. 

Ce sont les fers de meule de mou- 
lin, ayant la forme de deux sections 
de cercle adossées, réunies au moyen 
de deux traverses. 
Ex. : D'argent, au fer de moulin d'azur. 



ANIMAUX. 

( >n voit dans lesarmoiries des animaux de 
toutes les espèces; ils ont chacun leur posi- 
tion et des termes qui leur sont propres. 

Le liun est toujours de profil ne montrant 
qu'un œil; son attitude est d'être rampant; 
on ne l'exprime point, parce que c'est sa 
position naturelle dans l'art héraldique; il 
parait quelquefois marcher; alors on le nomme 
lion léopardé. 

Le léopard est souvant passant, et a la tête 
de front, de sorte qu'il montre les deux yeux, 
ce qui le distingue du lion. Quand le léopard 
est rampant, on le nomme léopard lionne. 

Le cheval sans ses harnais, qui semble se 
promener, est dit gag. 

Celui qui a tous ses harnais, est dit bardé, 
haussé eX caparaçonné. 

Un cheval ailé est nommé pégase. 

Le taureau paraît rampant, et est dit furieux 
en cette attitude. 

Le bœuf et la vache sont représentés pas- 
sants. 

Le loup levé, est dit ravissant. 

Le bélier en la même attitude, est dit sau- 
tant. 

Le chat levé, est nommé effarouché, mais 
lorsqu'il a le derrière plus haut que la tête, il 
est dit hérissonné. 



- 35 — 



36 - 




La licorne, le bouc, la chèvre, et quelques 
autres animaux sauvages levés sur leurs 
pattes de derrière, sont dits saillants. 

ANTMÉ. 

Terme employé quelquefois au lieu d'allu- 
mé pour indiquer l'émail des yeux des ani- 
maux. 

ANNELET. 



Petit anneau qui diffère de la ba- 
gue en ce qu'il est plat et de largeur 
égale sur toute sa circonférence. 

On trouve des annelets entrelacés. 



Ex. : D'argent, à trois annelets de gueules 
ranges en fasce. 

ANTIQUE. 

Se dit des couronnes à pointes ou des bustes 
des rois couronnés à l'antique. 

Les lions et les léopards couronnés dans les 
armoiries, ont souvent une couronne à pointes. 
On ne dit point en blasonnant, un lion ou un 
léopard couronné à l'antique. On dit simple- 
ment que les animaux sont couronnés. 

11 n'en est pas de même des autres animaux; 
quand ils ont une couronne sur la tète, il faut 
nommer l'espèce de couronne, si elle est an- 
tique ou moderne. 

APPAUMÉE. 



S'applique à la main ouverte dont 
on voit le dedans. 

Ex. : D'azur, à une main ap- 
paumée d'or posée en pal. 




Contre-Appaumée. 

Celle dont on voit le dos. 



APPOINTES. 





Se dit de chevrons, d'épées, flèches 
<l"i se touchent par les pointes. 
Ex. : D'iirgeni.d deux flèches d'or 

(ii>i">itili : es. 



AQUILON, BORÉE, ÉOLE. 

Représentation des vents sous la 
forme d'une tète d'enfant souillant 
avec violence. 

Ex. : D'argent, à l'aquilon au naturel. 



ARBALESTRE ou Arc. 

Instrument à tirer des flèches. On le repré- 
sente ordinairement en pal et détendu ; la corde 
à clextre. 

ARBRE. 



Meubles dont on charge les ar- 









[Fier. 1) 



moines. 

L'arbre a pour émail particulier 
le sinople (fig. 1) ; il y en a cepen- 
dant de différents émaux. 
Arbre arraché (fig. 2.), est celui dont on 
voit les racines. 
Arbre effeuillé, celui qui n'a point de feuilles. 
Arbre écoté, s'il n'a point de branches. 
On distingue dans l'écu, le chêne, l'olivier, 
le poirier et le pin par leurs fruits. 
Ex. (fig. 1) : D'argent à un arbre de si- 
nople, terrassé de même; au chef 
d'azur, chargé d'un soleil d'or. 

Ex. (fig. 2) : D'argent, à un arbre 
de sinople, terrassé de même; au 
chef de gueules chargé d'une étoile 




— * — 

(Fig.2) 



à six rais d'or. 

ARBRE GÉNÉALOGIQUE. 

On appelle ainsi plusieurs rangs d'écussons 
posés sur des figures de branches d'arbre qui 
partent du tronc au-dessous. 



- 37 - 



— 38 - 



L'arbre généalogique est nécessaire, lors- 
qu'il s'agil d'être reçu dans un ordre de che- 
valerie qui exige des preuves de noblesse, ou 
d'être reçu dans un chapitre noble. 

Sur le tronc de l'arbre se trouve l'écusson 
de celui qui fait ses preuves, que l'on nomme 
le présenté. 

Au premier rang au-dessus, il y a deux 
écussons : celui du père à droite et celui de la 
mère à gauche. 

Au deuxième rang plus haut, quatre écus- 
sons : l'aïeul paternel et sa femme à droite : 
l'aïeul maternel et sa femme à gauche. 

Au troisième rang, huit écussons : les 
bisaïeux paternels à droite: les Msaïeux ma- 
ternels à gauche. 

Au quatrième rang, seize écussons, pour les 
trisaïeux paternels à droite, et pour les 
trisaïeux maternels à gauche. 

ARC-EN-CIEL. 

Figure parfois dans l'écu, au naturel. 

On le représente en fasce et en bande bom- 
bée, tissue de quatre burèles d'émaux diffé- 
rents : d'or, de gueules, de sinople el d'argent. 

Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé 
d'autres émaux. 

ARCHE DE NOÉ. 

Représentée sous la forme d'une maison- 
nette flottante sur les vagues. 

Cette arche est accompagnée en chef d'une 
colombe portant en son bec un rameau d'oli- 
vier. 

ARCHIÈRES. 

Embrasures des châteaux par où les archers 
lançaient des flèches. 

ARDENT. 

Se dit d'un charbon allumé. 



ARGENT. 

L'un des deux métaux employés en armoi- 
ries, indiqué en gravure par une surface unie 
sans aucune hachure. 

Cet émail est le symbole de la virginité, de 
la pureté, de la blancheur, de l'innocence et 
de l'humilité. 

Yoy. Emaux. 

ARMÉ. 

S'applique au lion, au léopard, aux ai- 
gles, etc., dont les griffes sont d'émail diffé- 
rent; pour les bêtes au pied fourché, on dit 
onglées; pour les flèches, quand leur fer est 
différent, on dit futées; et pour indiquer qu'un 
chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une 
cuirasse, ou qu'un bras est couvert de bras- 
sards, ou une jambe de cuissards et jambières. 

Armé de toutes pièces veut dire qu'un che- 
valier est revêtu d'une armure complète, y 
compris le casque, dont il faut indiquer si la 
visière est levée ou baissée. 

ARMES ou Armoiries. 

Marques d'honneur sur les écus et sur les 
enseignes pour connaître les familles nobles 
et distinguer les races. 

Les armes les plus simples et les moins di- 
versifiées sont les plus belles et les plus nobles. 
On entend par là, que dans l'écu, moins il y a 
de pièces, plus elles sont distinguées. 

Les pièces qui tiennent le premier rang dans 
les armoiries sont les pièces honorables, ainsi 
nommées parce qu'elles ont été les premières 
en usage. 

Ces pièces sont au nombre de sept. Ce sont : 
le chef, le pal, la bande, le sautoir, la fasce, 
la croix, le chevron. 

Les autres pièces composées de ces pre- 
mières sont : le fascé, le paie, le bandé, le 
chevronné, le burelé* le vergeté, le coticé , 
les points équipolés, l'échiquier, le losange, 
le parti, le coupé, le tranché, le taillé et 
l'écartelé. 



— 39 



'.ii - 



Toutes ces pièces ont été réglées par les hé- 
rauts d'armes, dés l'origine des armoiries. 

Peu de temps après, le lion, le léopard, 
l'aigle^ les alertons, les merlettes, les besants, 
les tourteaux, les billettes, etc.. ont été mis 



en usage. 



Armes pures et simples: sont celles où il 
n'entre aucun mélange, (pie les aînés des mai- 
sons et familles portent telles que leurs an- 
cêtres les ont toujours portées. 

Armes brisées : celles que les cadets ont 
augmenté de quelques pièces, pour être dis- 
tingués de leurs aînés. 

Armes parlantes : celles où il y quelques 
pièces ou meubles qui font allusion au nom 
de la famille; elles sont en très grand nombre. 

Armes de concession : celles faites de quel- 
ques pièces des armoiries des souverains, ou 
mieux leurs armoiries pures et pleines, accor- 
dées à certaines personnes pour les récompen- 
ser de quelque service important et en perpé- 
tuer le souvenir. 

Armes chargées : celles où l'on a ajouté 
d'autres armoiries, par substitution ou par 
concession. 

Armes substituées : celles qui ôtent la con- 
naissance d'une famille, puisque par substitu- 
tion de biens et d'armes, faite à une personne, 
elle est obligée de quitter son nom et ses armes 
et de prendre celles du substituant par héritage 
ou par mariage. 

Armes à enquérie : celles qui, ayant un 
champ de métal, sont chargées de pièces pa- 
reillement de métal; ou celles qui, étant de 
couleur, sont chargées aussi de pièces de cou- 
leur, ce qui est contre les règles de l'art héral- 
dique, et donne occasion de s'informer pour- 
quoi elles se trouvent ainsi composées. Elles 
sont très rares dans les armoiries. 

Le mot armes vient d'armures, parce que les 
marques distinctives que l'on prenait pour se 
faire connaître, du temps des anciens tournois 
et des croisades, furent d'abord portées sur les 
boucliers, cottes d'armes et autres armes offen- 
sives et défensives. 




ARMOIRIES. 

On donne ce nom à ce qui constitue L'en- 
semble des armes d'une famille, d'une nation, 
d'une commune, etc. Ce sont l'écti et les figures 
qui le meublent, le casque, la toque ou la cou- 
ronne qui se trouve placé au-dessus, le cri 
d'armes, la devise, les lambrequins, les te- 
nants, les supports, les marques de dignités, 
les colliers et les croix qui les accompagnent. 

ARMORIAL. 

Recueil des armoiries d'un rovaume, d'une 
province, etc. — Se dit aussi de tout ce qui se 
rapporte aux armoiries. 

ARRACHÉ. 

Se dit des arbres dont on voit 
les racines ; des têtes d'animaux 
qui ne sont pas coupées net. 
Yoy. Arbres. 
Ex : D'azur, à un arbre arraché et fruité 
d'or, adeœtré d'une pique de même chargée, 
dans le milieu de la hampe, d'un hausse-col 
d'argent, et senestré d'une tête de chien ar- 
rachée et colletée de gueules. 

ARRÊTÉ. 

Se dit d'un animal qui, ne faisant aucun 
mouvement, est posé sur ses quatre pattes 
sans que l'une avance devant l'autre. 

ARRONDI. 

Attribut des pièces dont la position est plus 
ordinairement droite, mais qui se trouvent 
par cas spécial représentées sous la forme 
courbe, tels que les serpents, branches d'ar- 
bres. Il est aussi l'attribut des pièces qui ont 
certains traits de crayon ou de burin sans les- 
quels elles ne paraîtraient pas rondes, ainsi les 
boules qu'on confondrait avec des tourteaux 
ou des besants si elles n'étaient pas ombrées, 
de façon à être représentées en ronde-bosse. 



— 41 



42 



ASSIS. 

Se dit pour accroupi, quand il s'agit d'ani- 
maux domestiques. 

ATTRIBUT. 

Se dit de tout ce qui est particulier à reçu, 
aux pièces et aux figures héraldiques et autres. 

AUTRUCHE. 

Oiseau fort haut sur ses jambes, qui a le 
cou long et les pieds faits comme ceux d'un 
chameau. 



Cet oiseau tient presque toujours au bec un 
fer à cheval, les bouts en bas. 

AVANT-MUR. 

Pan de muraille crénelée, joint à une tour. 

AZUR. 

Nom héraldique de la couleur bleue, repré- 
sentée en gravure par des traits horizontaux. 

Symbole de la douceur, de la beauté, de la 
noblesse, de la félicité éternelle. 

Voy. Émaux. 



B 




BADELAIRE. 

Épéé de bataille large et recour- 
bée à la pointe en usage chez les 
Huns. Le badelaire est dit aiguisé, 
lorsque sa partie saillante est d'un 
émail différent, ce qui est très rare. 

Ex : D'azur, <m badelaire d'argent posé 
en pal, la pointe en bas. 

BAGUE. 

Anneau que l'on met au doigt et qui porte 
ordinairement une ou plusieurs pierres pré- 
cieuses dans un chaton. Rare en armoiries. 



BAILLONNE. 

Se dit de ranimai ayant entre les dents un 
bâton dont on doit indiquer l'émail. 

BALEINE. 

La baleine est dite fiertée lorsque ses dents 
sont d'un émail particulier, et allumée si c'est 
son œil qui est d'un autre émail. 




BANDE. 

Une des sept pièces honorables ; 
elle occupe deux parties de sept de 
la largeur de l'écu lorsqu'elle se 
trouve seule (d'autres auteurs di- 
sent le tiers de la largeur), elle est posée dia- 
gonalement de l'angle dextre supérieur à l'an- 
gle senestre opposé. 

Deux lunules ont pareillement chacune deux 
septièmes de la largeur de l'écu, et une dis- 
tance entre elles égale à leur largeur. 

Trois bandes ont chacune une partie et 
demie des sept de la largeur de l'écu. 

Lorsqu'il y a plus de trois bandes dans un 
écu, elles prennent le nom de cotices. 

Les bandes sont presque toujours pièces 
principales dans l'écu. Cependant quelquefois 
elles chargent ou accompagnent d'autres 
pièces honorables ou servent de brisures. 

On dit aussi en bande, pour signifier que 
les meubles dont on parle sont posés dans le 
sens d'une bande. Si les pièces de longueur 
posées en bande sont couchées, il faut l'expli- 
quer en blasonnant. 



43 — 



M 




La bande représente l'écharpe de l'ancien 
chevalier, posée sur l'épaule. 

Ex : D'argent, à la bande d'azur, chargée 
d'un soleil d'or. 

BANDÉ. 

Couvert de bandes en nombre 
pair, 4, 6 ou 8 parties, alternées 
de métal et de couleur. 
On dit encore que des têtes de 
More ou autres têtes humaines ont les yeux 
bandés lorsqu'elles portent un ruban qui leur 
passe sur les yeux, ce qui toutefois se ren- 
contre rarement. 

Ex. : Bandé de gueules et d'argent de six 
pièces. 

BANDEROLE. 

Petit drapeau assez long et peu large terminé 
en pointe. 

Se dit aussi d'un petit ornement en forme 
de ruban ondoyant, qui se place sous l'ar- 
moirie et sur lequel on inscrit la devise ; on 
le nomme aussi liston. 

BANNERET. 

Attribut du vol peint en bannière et placé 
sur le cimier. 

BANNIÈRE. 

Drapeau de forme précisément 
carrée. 

Ex. : Écartelé : au 1, d'or, au 
palmier de sinople; au 2, de ba- 
ron sorti de tannée (de gueules àl'épée haute 
en pal d'argent) ; au 3, de gueules à cinq che_ 
vrons superposés d'or, surmonté de deux 
molettes d'éperon de même; au 4 d'argent, 
chargé de deux bannières croisées en sau- 
toir : la i re d'azur, la 2 e de sinople. 



1* 


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H 



BAR. 

Poisson (espèce de saumon) qui parait dans 
l'écu en pal et de profil, mais un peu courbé. 
Ils sont ordinairement au nombre de deux, et 

adossés. 



BARBE. 

Sert à désigner l'émail de la barbe des coqs 
et des dauphins. 



BARDÉ, HOUSSE, CAPARA- 
ÇONNÉ. 

Cheval qui a tous ses harnais. 

BARIL, BARILLET. 

Un, deux tonneaux prennent le nom de 
barils; au dessus de ce nombre on les nomme 

barillets. 

BARRE. 

Une des neuf pièces honorables 
qui a les mêmes proportions que 
la bande, et n'en diffère que parce 
qu'elle est posée de l'angle senes- 
tre supérieur de l'écu à l'angle dextre inférieur 
opposé. Il y a des barres qui chargent ou ac- 
compagnent d'autres pièces honorables. 

La barre est rare, quand elle n'est point 
brisure. — Elle est souvent marque de bâtar- 
dise. 

Ex. : Écartelé : aux 1 et -1, d'or, à la fasce 
d'argent accompagnée de trois aigles éployées 
de sable; aux 2 et 3, d'or, à la barre de 
gueules. 

Barre (en). 

Se dit : 

1° De pièces longues, posées dans la direc- 
tion diagonale propre à la barre ; 




- 45 — 



- 46 — 



2° D'objets rangés dans cette même direc- 



tion diagonale. 



Barre basse. 

Synonyme de Champagne. 

BARRÉ. 

Se dit dans le même sens que bandé, et 
barré-contrebarré dans le même sens que bandé- 
contrebandé. Couvert de barres en nombre pair, 
est le contraire de bandé. 



BARROQUE (en). 

Se dit d'animaux qui, servant de supports, 
sont passants et semblent sortir de derrière 
l'écu. 



BASILIC. 

Se dit d'un animal ayant la forme d'un dra- 
gon à tête de coq. 

BASTILLE. 

Qui a des créneaux à sa partie 
inférieure. Ainsi on trouve des 
chefs bastilles et des fasces et ban- 
des bastillées. 
Ex. : D'azur, à la lande bastillée 'l'argent. 

BASTOIGNE ou Bastogne. 
Se dit d'une bande alésée en chef. 

BATAILLÉ. 

Se dit du battant d'une cloche dont l'émail 
diffère de celui de la cloche eV.c même. 

BATON. 

Espèce de bande qui n'a que le tiers de la 
largeur ordinaire, ou la moitié d'une cotice. 




On le dit brochant sur le tout, quand il est 
placé sur d'autres pièces ou sur différentes par- 
ties de l'écu. Quand il est raccourci et vrai- 
nu 'lit alaise, on le dit péri en bande ou simple- 
ment péri, et péri en barre. 

Le bâton péri en bande est mis de droite à 
gauche dans le sens de la bande, et le bâton 
péri en barre est mis dans le sens de la barre 
(Voy. Péhi). Ce dernier est ordinairement mar- 
qué de bâtardise, comme la barre. 

Le bâton sert ordinairement de brisure aux 
cadets de puînés pour distinguer les branches 
des grandes maisons. 

Bâton s'emploie aussi pour désigner une 
branche d'arbre écotée, et alors il est générale- 
ment dit bâton noueujc. Les bâtons noueux 
diffèrent des chicots en ce que les chicots ont 
toujours quelques bouts de branches et sont 
alaises, tandis que les bâtons noueux traver- 
sent tout l'écu et touchent les bords. 

Bâton d'Esculape. 

Se dit d'une verge accolée d'un serpent qui 
a la tète à dextre. 

Bâtons fleurdelisés. 

Bâtons dont le sommet est terminé en fleur 
de lis. Souvent ils sont arrachés, ce qui veut 
dire qu'ils montrent des racines comme s'ils 
étaient arrachés du sol. 



BATTOIR. 

Espèce de palette; instrument fait de bois, 
plat et large, qui a un manche et qui sert à 
battre. Rare en armoiries. 



BÉCASSE. 

Oiseau de passage, que l'on rencontre en 
quelques armoiries et que l'on distingue â son 
long bec. 






— 4/ — 



~ i8 - 



BECQUÊ. 

S'emploie pour L'émail du becd'un oiseau. 



BEFFROI. 

Le vair prend ce nom quand il contient 
moins do tirés el <le pièces que d'ordinaire, 
ce qui a pour résultat que ces pièces reçoivent 
une plus grande dimension. 

BELETTE. 
Rare en armoiries, où elle parait passante. 



BÉLIER. 

Mâle de la brebis. On le distingue des 
agneaux, brebis et moutons, par ses cornes 
tournées en spirale en forme de volute ; il est 
de profil et passant. 

On dit du bélier qu'il est sautant lorsqu'il 
parait dressé sur ses pieds de derrière; 
accorné de ses cornes, ongle de ses pieds, lors- 
qu'ils sont d'un autre émail que son corps. 

BÉLIER MILITAIRE. 

Ancien instrument de guerre des- 
tiné à battre les murailles en brèche 
ou à enfoncer les portes des places 
fortifiées. Il avait la forme d'une 
poutre posée horizontalement, suspendue à 
deux chaînes et terminée sur le devant en tète 
de bélier. 

Ex. : D'argent, à un bélier militaire d'azur, 
posé en fasce. 

BÉQUILLE DE S T -ANTOINE. 

Aussi appelée tau ou taf. Petite figure en 
forme de croix pattée, à laquelle manque le 
bras supérieur. 





BESANT. 

Figures rondes el pleines, repré- 
sentant des monnaies d'or ou d'ar- 
gent sans empreinte, toujours po- 
sées dans un champ de couleur. 
Elleesl figurée lorsque le contour d'un vi- 
sage humain est tracé sur sa surface. 

Ex. : D'or, au lion d'azur, au chef de 
gueules chargé de trois Pesants d'argent. 

Besant-Tourteau. 

Pièce qui a les mêmes dimensions que le 
besant et qui n'en diffère que parce qu'elle est 
moitié métal et moitié couleur, toujours placé 
dans un champ de couleur. 

On distingue le besant-tourteau du tour- 
teau-besant, en ce que la partie métallique du 
premier se trouve à dextre ou en chef, et que 
celle du second se trouve à senestre ou en 
pointe. On doit dire en blasonnant que le be- 
sant-tourteau est coupé, ou parti, ou écartelé 
de tel émail et de tel autre, pour faire entendre 
que la partie métallique est en chef ou à 
dextre. 

Voy. Tourteau-Besant. 

BESANTÉ. 

Chargé de besants. 

BIGARRÉ. 

Attribut du papillon et de tout ce qui est 
nuancé de diverses couleurs ; indiquer l'émail 
ou les émaux. 



BILLETTES. 

Meuble héraldique en forme de 
carré allongé, posé perpendiculai- 
rement ; lorsque la billette est 
posée horizontalement , elle est 
dite couchée. 

On trouve des billettes posées en biais, vidées 
et percées en rond. 




49 — 



- 50 



Les billettes étaient anciennement des pièces 
d'étoffes d'or, d'argent on de couleur, plus lon- 
gues que larges, que l'on mettait sur les habits 
par intervalles égaux, pour leur servir d'orne- 
ment; elles sont des marques de franchise, 
parce qu'il n'y avait que des personnes libres 
qui en pussent porter autrefois. 

Ex. : If argent, à la fasce ondée de gueu- 
les, accompagnée de dix billettes, ô en 
chef et 5 en pointe. 

BILLETÉ. 

Semé de billettes. Le billeté est excessive- 
ment rare et ne se voit que dans quelques ar- 
moiries anglaises. 

BISSE. 

Nom du serpent lorsqu'il est enroulé et que 
son corps fait plusieurs nœuds. Sa tête posée 
en fasce de profil s'élève en liant et la queue 
bas. 

BLASON. 

Se dit de l'ensemble des armoiries ou des 
signes, devises et figures qui composent un 
écu. 

Le blason est la connaissance de tout ce qui 
se rattache à l'art héraldique. 

BOCQUET. 

Fer de lance ou de pique. 

BŒUF. 

Animal qui paraît de profil et 
passant, la queue pendante. 

Accorné se dit de ses cornes, 
ongle de la corne de ses pieds lors, 
qu'elles sont d'un autre émail que son coqs. 

Ex. : D'or, au bœuf passant de (jueulessm- 
une terrasse de sable. 





BOISSEAU. 

Mesure de capacité pour les matières sèches. 
Rare en armoiries. 



BONNET A L'ANTIQUE. 

Se dit d'un bonnet pointu et retroussé. 

BORDÉ. 

Se dit d'une pièce qui aune bordure d'émail 
dill'érent et des écus dont le champ est entouré 
d'un bord d'un antre émail, beaucoup moins 
large que la bordure héraldique. 

Voy. Bordure. 

BORDURE. 

Pièce en forme de ceinture qui 

environne l'écu. Elle a un sixième 

delà largeur du champ. Plus large, 

elle deviendrait le champ, et le 

champ prendrait les dimensions exiguëes d'un 

écusson en abîme. 

Ex. : D'argent, à la bordure d'azur. 

BORÉE. 

Synonyme A'Aquilon-et d'Éolc. 

BOUC. 

Le bouc est représenté de profil et passant; 
il peut être saillant, accorné et clarine comme 
la chèvre. 

BOUCLÉ. 

Qui a une boucle. 
Se dit du collier du lévrier ou d'un 
autre émail qui a une boucle. 
Se dit aussi d'un anneau qui pend 
de la gueule du buffle, du léopard, etc., lorsque 
cet anneau est d'émail différent. 

Ex. : D'argent, à une tète de léopard bou- 
clée. 




— 51 — 



— 52 




BOULES. 

Elles sont ombrées pour leur donner du 
relief. 

Les boules à l'antique sont représentées en 
forme de losanges. 

BOURDON. 

Bâton de pèlerin avec deux ornements, l'un 
aux trois quarts, l'autre en haut en forme de 
pomme. 

BOURDONNÉ. 

Terminé en forme de bourdon. 
Se dit d'une croix dont les bran- 
ches finissent aux extrémités par des 
pommes, et qui sont arrondies en 
forme de bourdon des pèlerins. 

Ex. : D'argent, à la croix bourdonnée de 
gueules. 

BOURRELET. 

Se dit d'un rouleau de rubans aux couleurs 
de l'écu qui se place sur le casque comme 
ornement et qui sert à relier entre eux les 
lambrequins. 

BOUSE. 

Sorte de chantepleure en usage 
dans le blason anglais; elle a à peu 
près la forme d'un M majuscule 
barré au milieu. 

Ex. : D'argent, à la bouse d'azur. 




BOUTEROLLE. 



Meuble qui représente la garniture 
qu'on met au bout du fourreau d'une 
épée, ou d'un badelaire, pour empê- 
cher qu'ils ne percent. 



Ex. : D'argent, au bouterolle de gueules. 



BOUTOIR. 

Extrémité de la luire du sanglier. 

Quand la hure de sanglier, dont la position 
ordinaire esl d'être mise horizontalement, est 
posée en pal, on dit qu'elle a le boutoir vers le 
chef de l'écu. 



BOUTONNE. 

Attribut des fleurs qui ont au centre de leurs 
pétales un bouton d'émail particulier. 

Se dit : 1" du cœur d'une rose héraldique ; 
2° d'un rosier qui porte des boutons; 3° des 
boutons qu'on voit quelquefois entre les feuilles 
d'une fleur de lis qui dans ce cas reçoit le nom 
de fleur de lis épanouie ; 4° des boutons aux 
vêtements d'une figure humaine. 

BRANCHE. 

Attribut synonyme de tige. 

BREBIS. 

Femelle du mouton. Cet animal est toujours 
représenté paissant, c'est-à-dire la tête baissée 
comme pour prendre sa nourriture. Cette 
attitude le distingue du mouton qui porte la 
tête levée et qui parait passant. 



BRETESSE. 

Se dit de pièces héraldiques, telles 
que fasces, pals, croix, etc., qui sont 
crénelées sur toutes leurs fasces, les 
créneaux des deux côtés étant oppo- 
sés l'un à l'autre. 

Les pièces sont brétessées; et contre-brétes- 
sées lorsque les créneaux de l'un des côtés ré- 
pondent aux espaces vides de l'autre côté. 

Ex. : D'argent, a la fasce brétessée de 

gueules. 




— 58 — 



— .)ï 




Contre-brétessé. 

Dans le brétessé, le créneau est opposé au 
créneau ; lorsque au contraire la saillie est 
opposée à Péchancrure et réciproquement, la 
pièce devient contre-brétessée. 

BRIS D r HUIS. 

Nom d'un verrou antique à queue 
pattée aussi appelé vertenelle dont 
l'usage est de soutenir les portes sur 
leurs pivots, et de les faire tourner 
sur leurs gonds. 

Ex. : D'argent, aie bris d'huis de sable posé 
en fasce. 

BRISÉ. 

Pièce dont les extrémités sont 
rompues. Se dit aussi des armes qui 
ont une brisure. 
S'applique aux chevrons dont la 
cime est disjointe. 

Ex. : D'argent, au chevron brisé de gueu- 
les. 

BRISER. 

Se dit des modifications apportées aux 
armes par les cadets. Généralement on brise 
soit en ajoutant un lambel, soit en se servant 
d'une bordure, soit seulement en changeant 
l'émail d'une des pièces de l'écu. 



BRISURE. 

Altération des armes de la famille pour in- 
diquer une branche cadette, puînée ou bâ- 
tarde. 

On se se sert généralement du lambel, de la 
bordure, du bâton péri, du franc-canton pour 
opérer une brisure. 

Chacun est libre de briser comme il l'en 





tend; tuais les bâtards sont obligés de poser 
en travers de l'écu, et brochant sur toutes les 
pièces ou figures qui le couvrent, une barre 
qu'on nomme barre de bâtardise. 

BROCHANT. 

Pièce qui est posée ou passante 
sur d'autres. On dit : « brochant 
sur le tout », quand cette pièce bro- 
chante est le dernier objet qu'on 
nomme en blasonnant une armoirie. 

Kx. : D'azur, au lion d'argent orné et lam- 
passé de gueules, chargé de deux fasces de 
gueules, alésées, brochantes sur le tout. 

BROSSE. 

Meuble très rare en armoiries représent''' 
communément le manche en bas et les poils 
en haut. 

BROYES. 

Pièces destinées ;'i broyer une sub- 
stance quelconque, de là leur nom 
de broyés. 

Ex. : D'argent, aux broyés d'azur. 

* 

BUFFLE. 

Taureau sauvage qui a ordinairement le 
mufle bandé par un anneau passé dans ses 
narines. 



BURÈLES, BURELÉ. 

Se dit des fasces diminuées en 
nombre pair, ordinairement de six, 
quelquefois de huit. On voit aussi 
des écus où il n'y a que quatre bu- 
rèles. Quand il y a six burèles, elles ont cha- 
cune une demi-partie, un troisième, un vingt- 
sixième en hauteur d'une des huit parties de 








— 55 



— 5U — 



la hauteur de l'écu. S'il y en a huit, files out 
chacune une demi-partie d'une des huit par- 
ties de la hauteur de l'écu. Lorsqu'il y a cinq 
ou sept burèles, elles prennent le nom de 
t rang les. 

Ex. : Burelé d'argent et d'azur de huit 
pièces, à la bande de gueules brochant sui- 
te tout. 



BURETTE. 

Espèce de vase où l'on met le vin et l'eau 
pour dire la messe, figure qui se rencontre 
assez fréquemment en armoiries. 



BUSTE. 



1 



La moitié supérieure d'un corps 
humain représenté sans bras. 
Lorsqu'on voit des restes dé 
"^ bras le buste est aux bras mutilés 

ou tronqués. 

Ex. : Parti : au l. d'azur, au pal d'argent 
chargé de trois tours de gueules, accôstéêp 
de quatre membres de lion mouvants, 2 et 2 
des blancs opposés du parti; au 2, d'argent, 
à trois bustes de reine. 

BUTTE. 

Instrument à couper la corne des chevaux. 



c 



CABLE. 




Fait de cordes et de câbles tor- 
tillés. 

Ex. : D'azur, à la fasce câblée 
d'argent. 



CABOCHE. 

Attribut d'une tête coupée perpendiculaire- 
ment ou dans sa partie supérieure. 



CABOT. 

Poisson à grosse tête et le corps en pointe 
qui est toujours représenté en pal. 

CABRÉ. 

Attribut du cheval acculé dressé sur ses 
jambes de derrière. 

CADUCÉE. 

Nom du bâton de Mercure consistant en une 




Ex. 



verge ailée, accolée de deux ser- 
pents ou bisses entrelacés ou af- 
frontés, de sorte que la partie su- 
périeure de leur corps forme un arc. 
: D'argent, au caducée d'or. 




.CALICE. 

Espèce de gobelet sur un pied dont on se 
sert dans les offices religieux. 

CANETTE. 

Petite cane de profil qui ressem- 
ble assez au canard, et que l'on dis- 
tingue des merlettes en ce qu'elles 
ont bec et jambes, tandis que la 
merlette n'a ni l'un ni l'autre. 

Ex. : D'azur, à trois canettes d'argent, po- 
sées 2 et 1 . 



CANNELE. 

C'est l'engrelé aux pointes en de- 
dans et le dos en dehors. 

Ex. : D'argent, à la fasce canne- 
lée de gueules. 

3 



' 



i)l — 



— 58 




CANON. 

On le dit affûté lorsqu'il est placé sur son 
affût, et démonte lorsqu'il n'a que le tube. 

Ce meuble ne se trouve guère que dans les 
armoiries concédées sous l'Empire. 

CANTON. 

Partie carrée qui occupe l'un des 
angles de l'écu, généralement celui 
du chef à dextre. Le canton a deux 
parties de large et deux parties et 
demie de haut, des sept parties de la largenrde 
l'écu. Canton senestrese dit lorsqu'il est placé 
à l'angle senestre du chef. On ne dit pas n 
canton dextre, parce que l'angle droit est la 
place la plus ordinaire du canton. 
On trouve des cantons arrondis. 
Canton se dit encore de l'un des quatre 
espaces vides laissés sur un écu par la croix 
ou le sautoir, ou par des pièces passées en 
croix ou en sautoir. 

Ex. : Ecarte lé : au I et f, d'argent, à la 
croix ancrée de gueules, au franc canton 
d'azur, chargi d'une molette d'or; aux 2 et 
3, tranché d'argent et de subie. 

CANTONNÉ. 






Attribut de la croix pleine ac- 
compagnée en ses quatre cantons 
ou en un seul dé quelque menue 
pièce. 

On peut aussi appliquer ce mot à quatre 
pièces ou figures placées régulièrement à l'en- 
droit des cantons. Si une pièce placée en abîme 
est accompagnée par quatre autres pièces pla- 
cées à l'endroit des cantons, c'est la pièce prin- 
cipale en abîme qui se trouve cantonnée par 
les autres. 

Ex. : D'azur, à la croix d'or cantonnée de 
18 bi llettes du même, dont 5 placées en sau- 
toir dans cliaque canton du chef et 4 placées 
en carré dans chaque canton de la pointe. 




CAPUCHONS. 

Voy. Chaperons. 

CARNATION. 

La couleur naturelle du corps humain ou 
île ses parties. Dans la description des ligures 
humaines, on n'exprime pas que le visage et 
les mains sont de carnation, ce qui peut être 
considéré comme sous-entend». 

La gravure n'a point de traits ou hachures 
qui distinguent les chairs humaines. 

CARREAUX. 

Meuble que l'on rencontre fré- 
quemment en armoiries et qui re- 
présente un carré parfait. 
Ex. : D'argent, « irais carreaux 
<ie gueules, i' et 1 . 

CARTOUCHE. 

Ornement de sculpture au milieu duquel se 
place l'écusson. 

CASQUE. 

« 

Instrument de métal qui couvre la tête et la 
sauve des coups. 

Ornement extérieur de l'écu qui lui sert de 
timbre. Jl fait connaître les différents degrés 
de noblesse, selon sa nature et sa situation. 

Le casque du roi est d'or 1ère, c'est-à-dire 
posé de front, tout ouvert et sans grille , pour 
marque de son pouvoir absolu. 

Les j ni nces et les ducs portent leurs cas- 
ques d'or taré de front, sans grille, la visière 
presque ouverte. 

Les marquis ont un casque d'argent, taré 
de front, à onze grilles d'or, les bords du 
même. 

Les comtes et les vicomtes portent le casque 
(l 'argent, taré au tiers, à neuf grilles d'or, 
les bords du même. 






— 59 — 



60 — 



Les barons ont un casque (L'argent, les 
bords d'or à sept [trilles du même, taré à 
demi-profil. 

Les gentilshommes non titrés portent un 
casque d'acier poli, à cinq grilles, taré de 
profil. 

Les gentilshommes de trois races à un 
casque d'acier, taré de profil, la visière ou- 
verte, le nasal relevé et le ventait abaissé, 
montrant trois grilles à la visière. 

Les nouveaux anoblis portent un casque 
d'acier poli, taré de profil et sans grille, la 
visière presque baissée. 

Les bâtards portent le casque d'acier poli 
taré de profil et contourné, la visière baissée 
et sans grille. 

Le casque, comme meuble d'armoiries, pa- 
rait dans l'écu de profil et quelquefois de 
front. Ce dernier cas s'exprime par le mot 
taré; la plupart des auteurs le nomment in- 
différemment armet, casque, heaume. 

Les divers genres de casques étant repro- 
duits dans le cours de notre ouvrage, nous 
croyons superflu d'en donner ici les dessins. 

CASTOR. 

Cet animal est, d'ordinaire, représenté ram- 
pant. 

CAUDÉ. 

S'emploie pour l'émail des queues de la co- 
mète lorsqu'il diffère de celui de cet astre lui- 
même. 

CEINTRÉ. 

Yoy. Cintré. 

CENTAURE. 

Être mythologique, moitié hom- 
me, moitié cheval, appelé centaure 
sagittaire, quand il décoche une 
flèche d'un arc. 



fx+ 



% 



Ex. : Ecartelé : au 1, d'azur, à une 



harpe d'or; au 2, de gueules, à l'épéed'ar- 
gent : au 3, de gueules, au centaure sagit- 
taire d'argent ayant la tête contournée dé- 
cochant une flèche vers senestre; au 4, de 
sinople à un sauvage d'or, armé d'une mas- 
sue de même. 

CEP DE VIGNE. 

Meuble de l'écu représentant un pied de 
vigne avec son échalas, ce qui le distingue du 
pampre. 

On dit du cep de vigne, pampre de ses 
feuilles, fruité de ses grappes, soutenu de son 
échalas, lorsque ces choses sont d'un autre 
émail. 

CEPS ou FERS DE PRISONNIER. 

Barre de fer avec deux demi-anneaux pour 
contraindre les mains du prisonnier. 



CERBÈRE. 

Chien mythologique à trois bouches béantes. 

CERCLÉ. 

Se dit d'un tonneau ou baril dont les cercles 
sont d'un émail particulier. 



CERF. 

Animal qui paraît de profil dans l'écu ; on 
le représente ordinairement passant. 

On dit du cerf : élancé, quand il parait cou- 
rant ; saillant lorsqu'il est dressé sur ses jam- 
bes de derrière ; en repos quand il est cou- 
ché; ramé ongle, lorsque son bois et la corne 
de ses pieds sont d'un autre émail que son 
corps. 

On appelle rencontre de cerf, la tête de cet 
animal, détachée du corps, lorsqu'elle paraît de 
front dans l'écu ; massacre, la ramure seule- 
ment attachée à une partie du crâne. 

On dit chevillé du rencontre, du massacre 



— 61 — 



— 6-2 — 




ou de la ramure du cerf, lorsqu'il y a à chaque 
branche plus ou moins de six dagues ou cor- 
nichons. 

CHABOTS. 

Petits poissons de rivière d'ordi- 
naire posés verticalement, la tète 
en haut. 

Ex. : D'or», à trois chabots de 
gueules en pal. 2 et 1 . 

CHAINES. 

Les chaînes, dans les armoiries sont de di- 
verses formes ; elles ont des chaînons ronds, 
ovales ou carrés. Sous le nom de chaînes de 
Navarre, on entend plusieurs chaînes dur. 
passées en croix, en sautoir et en orle, abou- 
tissantes de 8 annelets, 3 en haut. 2 en flanc, 
et 3 en bas, el mouvante d'un neuvième anne- 
let posé au centre de l'écu. Portées par les rois 
de France en qualité de rois de Navarre, ces 
chaînes formaient une double orle. 

CHAMP. 

Surface ou fond de l'écu sur laquelle sont 
représentés les différents meubles d'une 
armoirie. 

En blasonnant, l'usage est de nommer d'a- 
bord l'émail du champ, ensuite les pièces et 
meubles qui s'y trouvent. 

On dit du champ pour éviter de répéter un 
émail semblable à celui de l'écu. 

Le nom de champ a été donné, au fond de 
l'écu, parce qu'il est souvent chargé des 
armes que l'on prenait autrefois sur l'ennemi, 
dans un champ de bataille. 

Voy. Émaux. 

CHAMPAGNE. 

Pièce qui occupe au bas de l'écu 

deux parties des huit de la hauteur, 

ce qui la distingue de la plaine qui 

n'en occupe qu'une partie. 

La Champagne et la plaine diffèrent de la 





terrasse et de la rivière, en ce que les pre- 
mières ont le bord supérieur uni, et que le 
secondes ont des sinuosités arrondies ou as- 
pérités. 
Ex. : D'argent, à la Champagne d'azur. 

CHANTANT. 

Se dit du coq qui a le bec ouvert. 

CHANTEPLEURE. 

Voy. Bouse. 

CHAPE ou CHAPPÉ. 

Se dit de l'écu divisé par deux 
lignes diagonales jointes au milieu 
du bord supérieur, et qui se termi- 
ii nt l'une à l'angle dextre et l'autre 
à l'angle senestre de la base de l'écu. 
Ex. : Emargent, chappé d'azur. 

CHAPELET. 

Nom que l'on donne quelquefois aux cou- 
ronnes de feuillage et aux rosaires. 

CHAPERON. 

Ajicien habillement de tête. Il a la 
forme d'un capuchon terminé en 
bourlet derrière la tête ; du bourlet 
pendait une manche étroite et longue 
que l'on entortillait autour du cou. 

Se dit aussi d'un meuble d'armoiries qui re- 
présente la coiffure de cuir dont on couvre la 
tète et les yeux des oiseaux de proie, pour les 
affaiter. 
Ex. : D'argent, au chaperon de gueules. 

CHAPERONNÉ. 

Attribut des oiseaux de chasse dont la tête 
est couverte d'un chaperon et de certains ani- 
maux qui en sont ornés. 




63 



- li'i - 







Ensuite le chaperonné est une partition de 
la nature du chape, sauf la différence que les 
deux lignes diagonales n'aboutissent pas dans 
les angles de la basé, niais se dirigent vers le 
milieu des flancs de l'écu. 

CHARDON. 

Plante qui se distingue dans 
l'écu par sa tige et ses feuilles, 
armées de piquants, dont le caliec 
"*"" arrondi est terminé par une espèce 
de couronne. 

Le chardon, par ses pointes piquantes, est 
l'emblème d'un général d'armée qui veille aux 
ruses de l'ennemi et lui présente sans cesse de 
nouveaux obstacles. 

Ex. : D'or, à trois chardons tiges et feuilles 
au naturel, posés 2 et 1. 

CHARGÉ. 

Attribut de toute pièce qui a une 
ou plusieurs autres pièces posées 
par-dessus. 

Ex. : D'or, au lion de gueules 
chargé de macles d'or sans nombre. 



CHARGEURE. 

Pièce posée sur une autre. 

CHAT. 

Animal domestique qui parait de profil et 
passant, la tête de front. 

On nomme chat effarouché celui qui est 
rampant; hérissonné, celui qui a le derrière 
plus élevé que la tête. 




CHATEAU. 



it ; t' 




A cause de la grande diversité 
des châteaux que l'on rencontre 
dans les armoiries, il serait à dési- 
rer qu'on put en donner la descrip- 



tion exacte dans chaque cas. 



Ordinairement, une forteresse flanquée de 
deux tours rondes, couvertes et crénelées, ter- 
minées chacune par une girouette. 

Lorsque le château a plus de deux tours, 
ou lorsqu'elles ne sont point couvertes, il faut 
l'expliquer en blasonnant. 

On dit ouvert de la porte d'un château, 
w'ouréde ses fenêtres, maçonné des joints 
des pierres, et girouette des girouettes, lors- 
qu'ils sont d'émail différent. On dit aussi ma- 
sure d'un château qui paraît tomber en ruines, 
et découvert quand il n'a point de toit. 

Ex. : D'azur, au château, d'argent ajouré 
de sable. 

CHATELÉ. 

Chargé de châteaux. 

CHATONNÉ. 

Attribut des diamants ou de toute autre 
pierre précieuse dont la châsse ou garniture 
est d'un émail particulier. 

CHAUSSÉ. 

L'opposé de chappé ; c'est l'écu 
s'ouvrant de bas en haut comme 
un chevron plein renversé. Les dia- 
gonales se dirigent des angles du 
chef vers le milieu de la base. 

Ex. : D'argent, chaussé d'azur. 
CHAUSSE-TRAPES. 

Instrument de fer à quatre poin- 
tes disposées en triangle, de telle 
sorte qu'en les jetant à terre, une 
pointe se trouve toujours droite. 
On semait des chausse-trapes sur les routes 
où la cavalerie devait passer, afin de blesser 
les pieds des chevaux. 
Ex. : D'azur, a" chr/usse-trape d'argent. 








65 — 



— 66 



< ' 



CHAUVE-SOURIS. 

Meuble très rare. — Elle est posée de front, 
les ailes étendues. 



CHEF. 

Partie supérieure de l'écu séparée 
du champ au moyen d'une ligne ho- 
rizontale et haute de deux parties 
des huit de la hauteur de l'écu. 

Ceci est le chef ordinaire, maison en trouve 
d'autres sortes. D'abord on a le chef retrait ou 
rétréci, aussi appelé comble, qui n'a que la 
moitié de la bailleur ordinaire. Ensuite on 
trouve : le chef voûtéon la ligne de séparation 
est arrondie, la courbe en haut; le chef trian- 
gulaire formé par deux lignes diagonales qui 
sortent des angles du chef et se réunissent au 
point d'honneur; le chef deœtre ou senestre; 
le chef en forme de trèfle, représentant un 
grand trèfle renversé qui occupe la place pro- 
pre au chef. — Laligne qui forme Le chef peut, 
comme toute autre ligne être engrelée; cannelée, 
denchée ou dentelée, émanchée, bastillée, etc. 

Chef abaissé se dit du chef qui se trouve 
sous un autre chef; ajouré lorsqu'il est cré- 
nelé en sa partie supérieure, et que les cré- 
neaux sont remplis parmi autre émail que 
celui duchamp. 

Ex. : D'argent, au chef de gueules, chargé 
d'un, léopard passant d'or. 

Chef (en). 

Se dit d'un objet placé dans le haut de l'écu 
ou de plusieurs objets rangés côte à côte et 
placés dans la partie supérieure de l'écu. 

Chef-pal, Chef-chevron. 







gueules. 



Se dit d'un pal ou d'un chevron qui 
est immédiatement réuni à un chef, 
sans aucune ligne de séparation. 

Ex. : I) argent, au chef-pal de 



Chef de France. 

Nom que l'on donne à un chef d'azur, semé 
de trois fleurs de lis d'or. L'application de ce 
terme n'est bonne que si les fleurs de lis sont 
posées 2 et 1. 

CHÊNE. 

C'est l'arbre le plus fréquent en armoiries. 
Son émail particulier est le sinople. — Il se 
distingue des autres arbres par les glands dont 
il est chargé. — On dit du chêne fruité, lors- 
que les glands sont d'un émail différent. 

CHÉRUBINS. 

Anges qu'on représente sous la forme de 
têtes d'enfants avec deux ailes. — On ne doit 
pas dire tète de chérubin, parce que ces esprits 
célestes n'ont pas de corps. 

CHEVAL. 

Animal qui paraît dans l'écu de profil, repré- 
senté ou passant, ou galopant, ou arrêté. 
Dressé sur ses pieds de derrière, il est dit 
cabré on effrayé; le cheval cabré porte la 
queue levée; gai indique qu'il n'est ni sellé 
ni bridé, et sanglé, que son corps est entouré 
• l'une ceinture. Bardé, housse ou capara- 
çonné, du cheval qui a tous ses harnais et de 
l'émail de sa housse. Courant, celui dont les 
quatre jambes sont étendues. 

CHEVALIERS. 



WÈft 



sï 



baissée. 



Les chevaliers sont représentés 
armés de toutes pièces, le casque 
en tête à cheval ou à pied. On doit 
indiquer si la visière est levée ou 



Ex. : De gueules, au chevalier armé d'ar- 
gent, une épêe haute à la main droite du 
même, le cheval caparaçonné d'azur et cloué 






67 



— 68 — 










d'or, et sautant par-dessus /rois tours qui 
représentent une ville. 

CHEVELÉ. 

Se dit des cheveux, lorsqu'ils sont; d'un 
autre émail que la tête. 

CHEVILLÉ. 

Se dit lorsqu'on veut indiquer le nombre 
des dagues de la rainure d'un cerf. 

CHEVRON. 

Pièce héraldique composée de 
doux bandes plates assemblées en 
haut et s'ouvrant en bas, en forme 
de compas ouvert. Chaque jambe à 
deux parties des sept de la largeur de l'écu, 
quand le chevron n'est pas accompagné d'autres 
pièces. Le chevron est abaissé lorsqu'il occupe 
une place dans l'écu au-dessous de sa place 
ordinaire. 

EcimÇ, lorsque la .cime est coupée; brisé, 
lorsque la cime est brisée ; rompu, lorsque 
l'une ou l'autre de ses jambes est disjointe; 
ployé, lorsque ses jambes sont arrondies; 
quelquefois le chevron est renversé, c'est-à- 
dire qu'il sort du chef et que sa cime est di- 
rigée vers le bas ; ou couché, lorsqu'il est posé 
horizontalement sortant de l'un des flancs de 
l'écu. 

Deux chevrons peuvent être appointés, ce 
qui veut dire que l'un occupe sa position or- 
dinaire et que l'autre est renversé et sort du 
chef, et qu'ils s'entre-touchent de leurs cimes. 
Deux chevrons appointés, ou deux ou trois 
chevrons rangés sur la même ligne, peuvent 
être entrelacés, ce qui veut dire que l'un est 
passé dans l'autre. 

Alézé, celui dont les extrémités des bran- 
ches ne touchent pas les angles inférieurs de 
l'écu. 

Parti, celui qui a une branche d'un émail 
et l'autre d'un émail différent. 



Le chovron représente une barrière de lice 
dos anciens tournois on, selon d'autres, L'épe- 
ron du chevalier. 

Ex. : D'azur, au chevron d'argent. accom~ 
pagné de trois couronnes de comte d'or, 2 en 
chef cl i en pointe. 

Chevron (en). 

Se dit d'objets en nomhre rangés dans la di- 
rection triangulaire qui est propre au chevron. 



Chevron (divisé en 



Se dit d'un champ divisé en deux parties au 
moyen d'un trait en forme de chevron. 

( ' 

Chevron (posé en). 

Se dit de deux pièces longues, posées de telle 
manière qu'elles occupent la position d'un 
chevron. 

Elles peuvent également suivre la direction 
d'un chevron renversé. 

CHEVRONNÉ. 

Attribut de l'écu et des pièces 
dont la surface est couverte de 
chevrons en nombre pair égal aux 
interstices qui forment eux-mêmes 
chevrons. L'écu chevronné doit avoir huit 
pièces ; quand il en a davantage, on le bla- 
sonne. 

Ex. : Chevronné d'argent et de gueules de 
six pièces. 

CHICOT. 

Se dit de gros bâtons où il y a des nœuds de 
branches. 

CHIEN. 

Animal domestique qui parait dans l'écu de 
profil et passant. 




- 69 - 







On ne représente guère en armoiries que les 
braques et les lévriers. 

Colleté, se dit du chien qui a un collier au 
cou. 



CHIMÈRE. 

Monstre ayant la tête et le sein 
d'une femme, les cheveux épars, 
les pattes de devant d'un lion, le 
corps d'une chèvre, les pattes de 
derrière d'un griffon, et la queue d'un serpent. 

Ex. : D'argent, à la chimère au naturel. 



CHOUETTE. 

Oiseau de proie nocturne et solitaire qui 
était en grande vénération chez les anciens. 

La chouette parait dans l'écu de prolil, la 
tête de front. D'autres auteurs, disent toujours 
posée de front. 

CIMETERRE, 

Se dit d'un sabre large et recourbé, échan- 
cré à la pointe. 



CIMIERS. 

Ce sont les objets qu'on porte sur le sommet 
du casque, tels que cornes, ailes, figures hu- 
maines, animaux, etc. 



CINTRÉ. 




Se dit du globe ou monde, en- 
touré d'un cercle. 
Ex. : Ecartelé : aux 1 et 4, 



d'azur au croissant d'argent; aux 
2 et 3, d'or au monde de gueules, cintré et 
croisé d'or, sommé d'une croix pattée de 
gueules et soutenu d'une fleur de lis de 

même. 



CLAIRE-VOIES. 

Nom des espaces vides produits par le fretté, 
le treillissé et le papelonné. 



CLARINE. 

Terme pour indiquer l'émail de la sonnette 
que les vaches, béliers, etc., portent souvent 
au col. 



CLAVELÉ. 

Attribut des pièces sur lesquelles il parait 
quelques nœuds ou écots. On dit aussi une 
croix c tavelée lorsqu'elle a des nœuds. 



CLE ou CLEF. 

Meuble d'armoiries. La clé se 
pose en pal, le panneton en haut. 
— On exprime sa position en bla- 
sonnant lorsqu'elle est dans un 
autre sens, si elle est posée en fasce, en 
bande, etc., si le panneton se trouve en haut 
ou en bas, et si ce panneton est tourné à dextre 
ou à senestre. 

Lorsque deux clés sont passées en sautoir, 
les pannetons sont tournés en dehors. 

Ex. : De gueules, à deux clés d'argent 
posées en sautoir. 

CLÉCHÉ. 

Percé à jour, l'excavation étant du même 
émail que l'écu. 

Se dit de la croix dont les extrémités sont 
terminées en forme d'anneaux de clef. 

CLOCHE. 

Meuble de l'écu qui représente une cloche. 
Bataillé, se dit du battant, lorsqu'il est de 
différent émail. 




— 71 



— 72 







CLOUE. 



Sert à indiquer l'émail des clous. 



CLOUS DE LA PASSION. 



Gros clous dont la tète est triangulaire. 



CŒUR. 

Les cœurs dans les armoiries 
sont représentés sous la forme que 
nous connaissons par les cartes à 
jouer. 

Le cœur est dit enflammé lorsqu'il est 
sommé d'une flamme, ailé lorsqu'il a deux 
ailes. 

Le cœur humain en diffère par un petit 
tuyau qui s'élève de la partie supérieure. 

Ex. : D'azur, à deux épées au naturel po- 
sées en sautoir, chargées d'un cœur d'or posé 
en abîme, enflammé de même. 



Cœur (en). 

Attribut de toute pièce placée au centre de 
l'écu; synonyme d'en abîme. — Voy. Abîme. 



COLLET. 

Nom de la tige de fer à laquelle se 
trouve attachée la molette d'un épe- 
ron. 

Ex. : D'argent, au collet d'or. 

COLLETÉ. 

Se dit : 1° Des animaux qui portent un col- 
lier, généralement bordé et bouclé d'un autre 
émail ; 

2° D'une molette d'éperon attachée à sa tige 
dite collet; 

3° D'un sanglier qu'un chien arrête par le 
cou ou par les oreilles. 




COLOMBE. 

Oiseau qui paraît dans l'écu de profil. Son 
émail particulier est l'argent; il y en a cepen- 
dant de différents émaux, excepté de sable, 
parce que celles qui sont de cette couleur 
prennent le nom de tourterelles. 

La colombe soutient souvent un rameau 
d'olivier dans son bec. 

COLONNES. 

On en trouve de tous les ordres d'architec- 
ture, de sorte qu'une indication précise est 
nécessaire. Celles dont la forme n'est pas dé- 
crite sont de l'ordre toscan. — On blasonne le 
chapiteau, la base et le socle de la colonne sé- 
parément lorsqu'ils sont d'un autre émail que 
le fût. 



COMBLE. 

Nom du chef, réduit à la moitié 
de sa hauteur ordinaire. 
Ex. : D'argent, au comble d'azur. 



COMETE. 

Cet astre est représenté sous la forme d'une 
étoile à six ou huit rais, dont un s'allonge en 
queue ondoyante. Il faut indiquer si la comète 
est posée en pal, c'est-à-dire ayant la queue 
verticalement en bas, ou bien en bande, en 
barre ou peut-être renversée. 

Le mot caudé indique l'émail de la queue. 

COMÈTE. 

Se dit d'un meuble qui se termine en queue 
de comète. 



COMPON. 

Division de forme carrée. — Voy. Componé. 



73 



74 — 



- 


S 


■ V*îS 

> i J— 



COMPONÉ. 

C'est un rangde carreaux nommé 
compons, d'ordinaire d'un métal 
alternant avec une couleur. Le 
componé est surtout en usage poul- 
ies bordures de l'écu. 

Mais on trouve également des fasces, des 
chevrons, des croix componés. 

Ex. : D'or, à la fontaine de sable; à la 
bordure componée de pourpre et d'argent; 
et au franc quartier à senestre : de gueules 
à l'épée liante en pal d'argent. 

Contre-componé. 

Attribut de la bordure compo- 
rtée lorsque, l'écu étanl fascê, les 
compons de métal correspondent 
aux fasces d'émail. 
Ex. : D'argent, à la bordure contre-compo- 
née d'azur. 

COMPONURE. 

Se dit d'une disposition d'une pièce par 
carrés égaux alternant d'émail comme une 
pièce d'échiquier. 




CONTOURNÉ. 




Se dit du lion ou autre animal qua- 
drupède, d'une merlette ou autre oi 
seau, même des reptiles, qui au lieu 
d'être tournés vers la dextre de l'écu, 
comme il est d'usage, se trouvent tournés à 
senestre. 

Se dit aussi du croissant dont les pointes 
sont à senestre. 

Ex. : D'argent, au lévrier contourné de 
gueules, colleté du champ. 



CONTRE-BANDÉ, CONTRE- 
BARRÉ, CONTRE-BRÉTESSÉ, 
CONTRE- CHEVRONNÉ, 



CONTRE-FASCÉ, CONTRE- 
PALÉ % CONTRE -POTEINOÉ. 
CONTRE-VAIRÉ. 

Attributs d'écus ou de pièces couverts de 
bandes, barres, etc., placées en opposition. 

CONTRE-ECARTELÉ. 

Se dit d'un écu écartelé, dont un 
■P^uO ou plusieurs des quartiers sont 
écartelés de nouveau. 
Ex. : Ecartelé: aux 1 et 4 parti: 
a - fascê d'or et de sinople; b)d'or à Irais che- 
vrons <ie sable; aux l et 3 contre-écartelés : 
d'azur à irais étoiles d'or rangées en pal, et 

d'or, à Irais bandes de garnies; surletout de 
gueules h Irais Inhales d'Or. 

CONTRE-HERMINE' 

Attribut de l'écu ou de la pièce couverte 
d'hermine donl le fonds est de sable et les 
mouchetures d'argent. 

CONTRE-PASSANT. 

Se dit de doux animaux, placés l'un au- 
dessus de l'autre, dont l'un passe à dextre et 
l'autre à senestre. 11 est plus simple de décrire 
ce dernier comme contourné. 

COQ. 

Cet oiseau est toujours représenté de profil, 
la tête levée, la queue retroussée dont les 
plumes retombent circulaires. Il est chantant 
lorsqu'il a le bec ouvert, hardi lorsqu'il lève 
la patte dextre. 

Il peut être becqué, crëté, barbé et membre 
d'un autre émail que celui de son corps. Lors- 
qu'il fait la roue comme un paon, ce qui est 
de la dernière rareté en armoiries, on l'appelle 
coq en amour. 



to — 



76 



COQUERELLES. 

Noisettes dans leurs gousses, jointes en- 
semble au nombre de trois, dont une droite 
et les deux autres posées horizontalement. 

COQUILLE. 






Memble d'armoiries qui repré- 
sente une coquille de mer mon- 
trant le dos. Autrefois on la nom- 
mait coquille de Saint- Jacques. — 
Les coquilles qui montrent le dedans ou le 
creux — très rares en armoiries — s'ap- 
pellent vannets. Elles peuvent être avec ou 
sans oreilles. 
Ex. : D'azur, à trois coquilles d'or, 2 et 1. 

COR ou CORNET. 

11 y en a de trois sortes : 

Les grèliers, les cors de chasse et les hu- 
chets (voy. ces mots). 

L'embouchure des cors se trouve à senestre; 
au cas contraire, le cor est contourné. 

COR DE CHASSE. 

Il se reconnaît à son lien ou atta- 
che, qui manque aux huchets et grê- 
liers. 
On dit enguiché du bocal ou em- 
bouchure, virole du pavillon ou extrémité 
opposée au bocal, et lié de l'attache, lorsque 
ces choses se trouvent d'un autre émail que le 
cor de chasse. 
Ex : D'argent, à trois cors de chasse, posés 

2 et 1. 

CORBEAU. 

Oiseau noir, parait dans l'écu arrêté sur ses 
\ambes; son émail est de sable. 

CORDÉ. 

Désigne l'émail des cordes d'instruments de 




musique et des arcs lorsque l'émail diffère de 
celui dudit objet. 

CORDELIÈRE. 

Corde qui entoure l'écusson des veuves et 
cordons entrelacés en forme de tresse, évidé, 
dont les deux bouts s'étendent en chevron et 
sont terminés par une houppe de chaque côté. 

CORMORAN. 

Grand oiseau de mer communément repré- 
senté au naturel. Il est à peu près de la gran- 
deur d'une oie, mais de taille moins fournie, 
plutôt mince qu'épaisse. Son plumage est d'un 
noir lustré de vert, ses pieds sont courts; son 
bec, d'une longueur ordinaire, est droit jus- 
qu'à la pointe, où il se recourbe fortement en 
croc très aigu. 

CORNEILLE. 

Cet animal est toujours représenté de sable, 
et souvent becqué et membre de gueules ou 
d'or. 

CORNES. 

Marques anciennes de la royauté et de la 
dignité. 

Voir Proboscides. 

CORNIÈRE. 

Anse de pot, de coffre, etc., destinée à sou- 
lever ces objets plus aisément. 

COTICE. 

I tande, réduite à la moitié ou au 
tiers de son épaisseur ordinaire. 

Lorsque c'est la barre qui a été 
réduite de cette manière, on l'ap- 
pelle cotice en parre. 
Elles sont souvent seules; quelquefois elles 




— / / — 



78 



chargent ou accompagnent des pièces hono- 
rables. 

Ex : Ecartelé : aux 1 et 1, d'argent à la 
fasce d'azur; aux 2 et 3, de gueules à trois 
roses d'argent, 2 et J, à la cotice de sable 
brochant sur le tout. 

COTICÉ. 

Qui porte des cotices. 

Se dit : 1° d'un écu couvert de bandes au 
nombre de dix au plus ; 

2° De la fasce, de la bande, de la barre el 
du chevron, lorsqu'une telle pièce est posée 
entre deux cotices qui en suivent la direc- 
tion. 

Doublement coticé veut dire que ladite 
pièce est accompagnée de deux cotices de 
chaque côté. 

Contre-coticé. 

Lorsque l'écu est divisé en deux 
parties égales par une diagonale 
de gauche à droite etqueles demi- 
cotices qui se correspondent sont 
d'un émail différent, il est dit contre-coticé. 

Ex. : Contre-coticé d'argent et de sinople de 
huit pièces. 

CÔTOYÉ. 

Même sens que accoste. 

COUARD. 

Se dit du lion qui porte la queue entre ses 
jambes. 

COUCHÉ. 

Attribut du chevron et du croissant qui ont 
leur partie saillante appuyée ou tournée au 
côté dextre de l'écu; — du dauphin dont la 
tète et la queue sont tournées du côté inférieur 
de l'écu ; — des billettes et de quelques pièces 




de longueur qui, au lieu d'être représentées 
posées verticalement, le sont horizontale- 
ment. 



COULEUVRE. 

Elle parait toujours formant des sinuosités 
en ondes, communément posée en pal, la tête 
de profil. 



COULISSÉ. 

Se dit d'un château ou d'une tour dont on 
voit la herse ou coulisse. 



COUPE. 

Grand gobelet sur pied. 

Munie d'un couvercle, elle est dite couverte. 



COUPE. 



~y — ' : 



Se dit : 1<> d'un écu ou d'une pièce 
il i visés en deux parties égales au 
moyen d'un trait horizontal; 
2° Des têtes d'animaux qui sem- 
blent séparées du corps au moyen d'un ins- 
trument tranchant. 

Ex. : Coupé : au 1, d'argent, à la croix 
alaisée d'azur; au 2, d'azur, à trois larmes 
d'or, renversées et rangées en fasce à dextre 
et une {leur de lis de même à senestre. 

COUPEAU. 

Attribut servant à désigner les 
sommets d'une colline, d'un ro- 
cher, d'un mont. 

Ex. : D'argent, à une mon- 
tagne de six coupeaux de sinople. 

COUPLE DE CHIENS. 

Meuble qui consiste en un petit bâton avec 
deux liens, dont on se sert pour coupler les 
chiens de chasse. 




— 79 



80 



COUPLE. 

Se dit des chiens de chasse lirs ensemhle. 



COURONNES. 

Elles ont les formes les plus diverses et va- 
rient suivant les pays. 

La couronne à l'antique porte cinq ou sept 
rayons triangulaires, sans perles ni fleurons. 

La couronne du roi est un cercle de huit 
fleurs de lis, fermé d'autant de demi-cercles 
qui soutiennent une douhle fleur de lis. 

La couronne du dauphin est un cercle de 
huit fleurs de lis. 

La couronne des Enfants de France, frères 
du dauphin, est un cercle surmonté de huit 
Heurs de lis. 

Celle des princes du sang est semblable. 

La couronne ducale est un cercle à huit 
grands fleurons refendus. 

La couronne des marquis est de quatre fleu- 
rons et de trois perles en manière de tresse 
entre chaque fleuron. 

Des comtes, un cercle d'or et seize grosses 
perles au-dessus. 

Des vicomtes, un cercle d'or et quatre 
grosses perles au-dessus. 

Des barons, un cercle sur lequel se trouvent, 
en six espaces égaux, des rangs de perles trois 
à trois bandes. 

De vidâmes, un cercle sur lequel il y a 
quatre croix pattées, pour désigner qu'ils ont 
été établis afin de soutenir les droits de 
l'Eglise. 

Tous les genres de couronnes étant repro- 
duits dans le cours de notre ouvrage, nous 
croyons inutile d'en donner ici les dessins. 

COURTINES. 

Se dit : 

1° Parties du pavillon royal formant le man- 
teau; 

2° Des murs qui relient deux ou plusieurs 
tours entre elles. 




COUSU. 

Se dit des pièces de métal sur 
métal ou de couleur sur couleur, 
ce qui est contraire aux règles du 
blason. Pour bien valoir, les figures 
de couleur doivent trancher sur un fond jaune 
ou blanc (or ou argent), et réciproquement. 
Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot 
cousu, parce que cela se voit bien quand les 
règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire 
de le proclamer en sus. 
Voy. Enquerre. 

Ex. : If azur, à trois bandes d'or, au che/ 
cousu d'azur, chargé de trois /leurs de lis d'or. 



COUVERT. 

Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une 
tour; 
2° D'une coupe munie d'un couvercle. 



CRAMPON. 

Instrument assez semblable à un Z aiguisé 
aux deux extrémités. 



CRAMPONNÉ. 

Se dit de pièces, principalement de croix, 
dont une ou plusieurs branches sont termi- 
nées en crampon. 



CRANCELIN. 

Partie decouronneposéeen bande 
et mouvante de l'angle dextre du 



\âj chef à l'angle senestre de la pointe. 
Ex. : D'argent, au crance lin d'or. 



CRÉMAILLÈRE. 

Espèce de croc, destiné à suspendre une 
marmite au-dessus du feu. 
Il y en a de différentes sortes. 



— 81 — 



82 



CRÉNEAU. 

Les tours et murs portent communément un 
rang de pierres carrées, appelées créneaux. 
Les créneaux sont de rigueur pour lesdites 
tours et murs, en sorte qu'il n'est pas néces- 
saire d'énoncer leur présence et que seulement 
leur absence doit être indiquée. 

CRÉNELÉ. 

Surmonté de créneaux, ou en 
forme de créneaux. 

Se dit des pièces qui usuelle- 
ment ne portent pas de créneaux. 
Ex. : D'azur, à la bande crénelée d'argent. 



CREQUIER. 





Meuble de l'écu qui représente 

un prunier sauvage. — A quelque 

ressemblance à un chandelier à 

~^~ sept branches, et sa tige a des 

racines. 

Ex. : D'argent, au aréquier de gueules. 

CRÊTE. 

Pour la crête des coqs, dauphins, d'émail dif- 
férent de leur corps. 

CRI. 

Le cri d'armes particulier à chaque famille 
est placé au-dessus des armoiries ; générale- 
ment il est écrit sur un liston ou banderole 
toujours indépendant de l'écu. 

CRINÉ. 

Indique l'émail de la crinière des animaux. 

CROISÉ. 

Se dit des objets qui portent une croix. 



CROISETTES. 



,-»^ 




Petites croix, communément en 
nombre dans l'écu. 

Ex. : D'or, à l'aigle éployée de 
sable, au chef d'azur chargé de 
trois croisettes d'argent. 

CROISSANT. 

Meuble fréquent en armoiries. Sa position 
ordinaire est d'être montant, c'est-à-dire que 
les cornes regardent le chef. Avec les cornes 
dirigées vers la base de l'écu, il est dit ren- 
versé. Il est tourné lorsque les cornes regar- 
dent le flanc dextre de l'écu, et contourné 
lorsqu'elles se dirigent vers le flanc senestre. 

CROISSANTE. 

Terminé par des croissants. 

CROIX. 

La croix ordinaire est formée de la 
fasce et du pal réunis. Ses branches 
s'étendent jusqu'aux bords de l'écu et 
occupent en largeur deux parties des 
sept de la largeur de l'écu. Elle est désignée 
par le simple mot de croix. Pour la distin- 
guer d'autres formes de croix, on dit croix 
pleine. 

Le grand nombre de croix que l'on voit dans 
1rs armoiries viennent la plupart des croi- 
sades. 

Nulle autre pièce héraldique n'a subi tant 
de changements de forme que la croix; le 
nombre en est des plus considérable. 

Il y a des croix abaissées, accompagnées, 
aiguisées, alaisées. ancrées, cinglées bro- 
chantes, câblées, de calvaire, cannelées, char- 
gées, clêchées, componées, écartelées, échi- 
quelées, écotées, émanchées, losangées, ma- 
çonnées, de Malte, nébulées, etc., etc. 

Ex. : D'argent, à une croix de gueules^ 
chargée de cinq losanges d'argent (ou du 
champ). 




— 8i 



84 



Croix yi:\). 

Se dit d'objets rangés dans la direction qui 
esl propre à la croix. 

Croix (passé en). 

Se dit de deux pièces longues, posées l'une 
horizontalement el l'autre verticalement, l'une 
passant sur l'autre. 

Croix de Jérusalem. 



Synonyme de Croix de Malte. 
Ex. : D'argent, à la croix de Jé- 
rusalem de gueules. 



Croix de la Passion. 




* i 



G'est la croix latine à formes mas- 
sives. 

Ex. : d'argent, à la croix de la 
Passion de gueules. 



Croix de la Résurrection. 

Xe diffère de la croix de la Passion qu'en 
ce qu'elle est plus légère et presque toujours 
accompagnée d'une bannière. 

Croix de Lorraine o« Patriarcale. 

Croix grecque à double traverse, 
celle d'en bas un peu plus longue 
que celle d'en haut. 
Ex. : De gueules, à la croix pa- 
triarcale d'or cantonnée de quatre trèfles du 
air, ne. 

Croix de Potence. 

Voy. Taf. 




Croix de Saint-André. 

C'est un simple sautoir qu'on nomme aussi 
croicc de Bourgogne. 

Croix de Saint-Antoine. 

C'est une croix latine sans branche supé- 
rieure, c'est-à-dire qu'elle n'a que trois 
branches ; la traverse est parfois munie d'une 
sorte d'anse ou anneau, et alors elle prend le 
nom de croix ansée. 

Croix de Saint-Jean-Baptiste. 

On donne ce nom à une croix pascale mu- 
nie d'une bandelette qui porte ces mots : Ecce 
agnus Dei. 

t 

CYCLAMOR. 

Espèce de grand annele plat, que 
quelques-uns nomment or le rond 
{Voy. Orle). Il n'en entre jamais 
plus d'un dans un écu. Lorsqu'il y 
en a davantage, on les nomme annelels. 

Ex. : D'azur, cm cyclamor d'argent, chargé 
de quatre marguerites de même. 



CYGNE. 

Se représente toujours de profil. Son bec et 
ses pattes sont souvent d'un autre émail que 
son corps. 



CYPRÈS. 

Arbre vert qui s'élève droit et en pointe. 
Son émail particulier est le sinople ; il y en a 
pourtant de différents émaux. 




85 



- 86 — 



D 



DAIM. 

Il est plus petit que le cerf, avec une ra- 
mure plus plate et plus large que celle du 
cerf ordinaire. 

DALMATIQUE. 

Voy. Anges. 

DARD. 

Arme offensive qui, comme le javelot, se 
lance à la main. Il parait en pal dans l'écu. 

DARDÉ. 

Se dit des croix et autres pièces qui se ter 
minent en forme de pointe de dard. 

DAUPHIN. 

L'attitude ordinaire de ce poisson est d'être 
posé en pal, courbé vers senestre, la tète 
en haut, et la queue ordinairement tournée 
vers le flanc dextre. On en trouve posés hori- 
zontalement, ce qui est exprimé par le mot 
nageant, et d'autres qui nagent dans la mer et 
qui portent la queue levée. 

On dit du dauphin, allumé de son œil, loré 
de ses nageoires, peautré de sa queue, lorsque 
ces choses sont d'un émail différent. On dit 
encore pâmé du dauphin qui a la gueule ou- 
verte, sans dents, qui semble expirer ; et cou- 
ché, de celui dont la tête et la queue tendent 
vers le bas de l'écu. 

DÉCAPITE 

Synonyme A'Étêté. Se dit des animaux re- 
présentés sans la tête, qui semble coupée. 



DECOUPE. 

Se dit des lambrequins découpés en feuilles 
d'acanthe. 




cent. 



Cette espèce de labyrinthe est 
représentée sous la forme de trois 
baies concentriques. 

Ex. : De gueules, au dédale d'à /•- 



DÉFAILLANT. 

Se dit d'un objet auquel il manque la moitié 
dextre ou la moitié senestre. Il est dit défail- 
lant de ce côté où la moitié a été ôtée. Par 
exemple une fleur de lis, privée de sa moitié 
dextre, sera dite défaillante à dextre. 

DÉFENDU. 

Se dit pour la dent ou défense du sanglier et 
de l'éléphant quand elle est d*émail différent. 

DE L'UN A L'AUTRE. 

Se dit des pièces posées sur les 
traits du parti, coupé, tranché, 
taillé, qui participent réciproque- 
ment et alternativement des 
émaux différents de ces partitions. 

Ex. : Coupé d'azur ci d'argent, au carré 
en abîme de l'un à l'autre. 

DE L'UN EN L'AUTRE. 




I.8r>^ 




Se dit des pièces d'une même 
espèce et figure, qui sont du même 
métal et de la même couleur que 
le champ parti, coupé, tranché ou 



I 






s; — 



- ss 



taillé de l'écu ; mais qui, se posant alternées 
de l'une en l'autre partition, prennenl les mé- 
taux ou couleurs de celle où ils ne sont pas. 
Kx. : Êcartelé : aux l et /, coupé d'argent 
et de gueules au lion de l'un en l'autre; aux 
2 et •'>'. d'argent au chef denché de gueules. 

DÉGARNIE. 

Se dit d'une épée sans garde. 

DELTA. 

Se dit d'un triangle évidé comme l'instru- 
ment de musique composé de trois tringles de 
fer. 

DÉMANCHÉ. 

Se dit de tout outil ou arme représenta 
sans le manche qui lui est propre. 

DÉMEMBRÉ. 

Qui a les membres séparés du corps. Se dit 
aussi des oiseaux privés de leurs pattes. 

DE MÊME. 

Terme dont on se sert pour ne point répéter 
dans l'explication du blason les pièces qui 
sont de même, comme d'azur à la fasce d'or, 
accompagnée de trois merlettes de même, 
c'est-à-dire d'or. 

DEMI-VOL. 

Une seule aile d'oiseau. 
Yoy. Vol. 

DENCHÉ. 

Se dit des pièces héraldiques 

lorsque les lignes dont elles se 

composent sont à angles rentrants 

et saillants. 

Ex.: If or, à m fcsce de gueules dechée 




de sable> accompagnée de trois trèfles aussi 
de sable, 2 en chef cl i ci uointe. 

DENTELÉ. 

Oui a des dents de scie comme 
denché; mais les dents sont plus 
petites et en pins grand nombre. 
Ex. : Oe sable. <t trois (usées 
d'or, dentelées àleur partie inférieure. 

DENTICULÉ. 

Se dit d'une espèce de bordure 
composée de créneaux ou de den- 
ticules semblables à celles qui se 
mettent aux corniches d'architec- 





ture. 
Ex. : 

gueules. 



D'argent, à la lande denticulée île 



DEPOUILLE. 

indique la peau d'un animal. 



DESARME. 

Se dit de l'aigle sans ongles ou de tout 
nuire animal. 

DEUX ET UN. 

Disposition très usitée pour trois pièces, 
dont les deux premières sont en chef, la troi- 
sième en pointe. 

DEVISE. 

Sentence concise inscrite sur un listel au- 
dessous de l'écusson des armes. 

DEXTRE. 

Terme pour indiquer le «nié droit, qui. 
pour ce qui regarde les armoiries, se trouve à 
la gauche du spectateur. 



89 



!!<> - 



DEXTROCHÈUE. 

Bras droit représenté nu, armé ou paré, 
tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ; 
il parait «tans L'écu mouvant du flanc senestre, 
ce qui ne s'exprime pas, à moins que ce ne 
soit de l'un des angles. Quand le dextrochère 
est armé ou paré, on doit le spécifier en Mu- 
sonnant. — Il montre toujours le coude; au- 
trement ce serait un avant-) iras. 

Voy. Senesïrochère. 

DIABLE. 

Le diable est représenté sous les traits d'un 
homme nu, barbu, ceint d'une sorte de lam- 
brequin, les pieds et les mains terminés en 
grilles, des cornes de cerf sur la tête, des ailes 
de chauve-souris et une queue recourbée. 

DIADIÉMÈ. 

Dont la tête est entourée d'un cercle. 

Se dit d'une aigle dont la tétc semble posée 
sur un besant d'or qui représente une auréole. 
C'est surtout l'aigle éployée ou à deux têtes 
qu'on voit ornée de cette espèce de diadème. 



DIAMANTS. 

Tantôt triangulaires, tantôt en forme de 
losange, ils sont toujours taillés à facettes. 

DIAPRÉ. 

Arabesques ou lignes diversifiées dont on 
avait coutume autrefois de charger les grandes 
surfaces unies dans les armoiries, surtout le 
champ, mais également les pièces héraldiques. 
Ces ornements sont arbitraires et ne forment 
pas une partie intégrante des armoiries. 

DIFFAMÉ. 

Se dit des animaux privés de leur queue. 



DIMINUE. 

Se dit des pièces héraldiques dont la lar- 
geur est amoindrie. 



DIVISE ou Fasce en divise. 



Fasce qui n'a en hauteur qu'une 
demi-partie des sept de la largeur de 
l'écu. Elle est ordinairement posée 

~**~ sous 1'' chef et parait le soutenir. On 
dit alors que ce chef esl soutenu d'une divise. 

Indivise est quelquefois dans l'écu, bien 
qu'il n'y ait point de chef; en ce cas elle est 
placer à deux parties el demie du bord supé- 
rieur ; lorsqu'elle occupe Pécu au centre, on 
doit L'exprimer en blasonnant. 

La divise, quand elle soutient un chef, rend 
inutile le terme cousu, quoique ce chef soit de 
métal sur champ de métal, ou de couleur sur 
champ de couleur. 

Ex. : D'argent, « ">*<• divise d'azur. 



DOLOIRE. 

Espèce de hache sans manche. 

DONJONNÉ. 

-dit des tours, châteaux, etc., surmontés 
de tourelles. 

DORMANT. 

Animal dans l'attitude du sommeil. 

DOUBLET. 

Moucheron posé de profil. 

DRAGON. 

Cet animal chimérique, qui parait 
de profil, a la tête d'un crocodile, la 
langue terminée en pointe de dard, 
les pieds d'une aigle, des ailes de 




— 91 



92 



chauve-souris,lecorpsetla queue d'un serpent, 
cette dernière tournée en volute, le bout levé. 

Dans les armoiries on trouve encore des dra- 
gons sans ailes et avec quatre pattes ou entiè- 
rement sans pattes. Le dragon monstrueux 
a nue tète humaine et la barbe composée de 
serpents qu'il empoigne d'une de ses pattes. 

On dit langue de la langue du dragon lors- 
qu'elle est d'émail différent. 

Ex. : D'argent, au dragon de gueules. 

DRAGONNE. 

Se dit d'animaux dont le corps se termine 
en queue de dragon. 



DUC. 

Petite espèce de hibou, toujours posée de 
front. 

DU PREMIER ou DU CHAMP DU 
MÊME. 

On se sert de ces expressions 
pour éviter la répétition d'un émail 
déjà nommé. 

Ex. : D'azur, an chevron <ïor 
accompagné de trois Pesants du même, 2 
et 1. 




E 



EBRANCHÉ. 

Se dit d'un arbre qui aies branches coupées. 

ÉCAILLÉ. 

Se dit de l'émail des écailles d'un poisson. 

ÉCART. 

Chaque quartier d'un écu divisé en quatre. 

ÉCARTELÉ. 

Diviser l'écu en quatre quar- 
tiers égaux, au moyen d'un coupé 
et d'un parti. 
Écartelé en sautoir, se dit d'une 
répartition du tranché et du taillé qui divi- 
sent l'écu en quatre triangles que l'on nomme 
aussi quartiers. 

Écartelé se dit encore du sautoir, de la fasce, 
de la croix, et autres pièces divisées dans le 
-sens de l'écartelé. Le premier quartier de Pé- 



cartelé est en chef, à dextre ; le second est à 
senestre ; le troisième est en pointe à dextre, 
le quatrième à senestre. 

Dans l'écartelé en sautoir, le premier quar- 
tier est en chef, le second est à dextre, le troi- 
sième à senestre et le quatrième en pointe. 

Il y a des écartelés simples et d'autres char- 
gés de divers meubles et pièces. 

La plupart des écartelés viennent de l'ex- 
tinction de telle famille dans telle autre, de 
concessions ou de conventions testamentaires 
ou matrimoniales, par lesquelles il est stipulé 
qu'une famille pourra prendre les noms et 
armes d'une autre. Dans ce cas, les armes 
primitives de la maison doivent occuper les 
premier et quatrième quartiers, à moins que 
tous les quatre ne soient remplis des armes 
de concessions ou d'alliance; alors celles de la 
maison se mettent sur le tout. 

Ex. : Écartelé d'argent et de gueules. 



ÉCARTELURE. 

Nom des divisions d'un écu écartelé. 



93 



94 — 





ECHANCRE. 

C'est un engrêlé de grande dimension. 



ECHELLES. 

Il y en a de formes diverses, quel- 
quefois ce sont de véritables échelles 
munies en haut de deux crocs pour 
les attacher aux murailles; d'autre 
fois, c'est un poteau garni àdextre et à senestre 
de barreaux pour y monter. 
Ex : D'argent, à une échelle de gueules. 

ÉCHIQUETÉ. 

En forme d'échiquier. D'abord 
l'écu entier peut être échiqueté, ce 
qui se fait d'ordinaire par cinq 
traits verticaux et cinq traits hori- 
zontaux, produisant trente-six carreaux, appe- 
iëspoints; lorsqu'il y a plus ou moinsde rangs 
de carreaux, il faut l'exprimer. L'écu échiqueté 
doit avoir au moins vingt carreaux. 

Ensuite les pièces héraldiques peuvent être 
échiquetées. Elles ont au moins deux rangs de 
carreaux ; ces rangs s'appellent tires. 

Enfin on trouve des aigles, des lions échi- 
quetés, etc. 

La direction de l'échiquier est horizontale, 
mais il y a des échiquetés ou les carreaux se 
suivent dans la direction de la bande ou de la 
barre. 

Le premier carreau de l'échiqueté est à l'an- 
gle dextre supérieur, soit de l'écu, d'une fasce, 
d'une bande ou d'un sautoir, et c'est l'émail de 
ce premier carreau qu'on doit d'abord expri- 
mer. 

Ex: Échiqueté d'argent et de sable de six 
points et de sept tires. 



ECIME. 




Chevron dont la pointe est cou- 
pée. 
Ex : Burelé d'argent et d'azur 

de dix pièces, à trois chevrons de 




gueules, brochant sur le tout, le premier 

ici //lé. 

ÉCLATÉ. 

Lances et chevrons brisés de telle manière 
qu'on voit 1rs éclats du bois. 



ECORCHE. 

Se dit des animaux quand ils sont de gueu- 
les et comme écorchés. 



ECOT. 

Tronc d'arbre noueux, synonyme 

de client . 

Ex : D'azur, au sautoir d'or en 
chef, à trois étoiles de même, sou- 
tenues d'un écot de sable en pointe 



ECOTE. 

Tronc qui a les branches coupées. 

ÉCREVISSE. 

Elle est presque toujours posée en 

pal, la tète en haut. 

Ex: D'argent,à trois < : erevisses de 
gueules, posies 2 et 1. 

ECU. 

On trouve les proportions géomé- 
triques de l'écu en divisant sa lar- 
geur en sept parties égales. On ajoute 
une partie de plus pour sa hauteur. 
ce qui forme un carré. Les angles d'en bas 
sont arrondis d'un quart de cercle, dont le 
rayon est d'une demi-partie ; deux quarts de 
cercle de la même proportion au milieu delà 
ligne horizontale d'en bas se joignent en de- 
hors de cette ligne et forment la pointe. 

Ex : D, B, E, réunis sont appelés le chef 
de l'écu, ils représentent la tête. 




D 


B 
F 


E 


J 


A 
G 


K 


H 


C 


', 









95 - 



96 — 



Le point R est le point du chef. 

D, est le canton dextre, E, le canton sc- 
nestre de l'écu. Ils représentent les bras. 

Le point F,est dit .poÊnf d'honneur. Il repré 
sente le cou, auquel on suspend les colliers de 
chevalerie. 

A. est le centre de l'écu, désigné sous le 
nom de cœur ou abîme. 

Le G, est le nombril de Vécu. 

G, la pointe, H, le canton deœtre de la 
pointe. 

I, le ciinton senestre de la pointe. 

J, est le liane dextre. 

Et K, le flanc senestre. 

Voy. Émaux. 

Écu en bannière. 



lias 



Nom d'un écusson tout à fait 
carré. Quelques bannerets de 
Guyenne plaçaient de préférence 
leurs armoiries dans un écu de 
cette forme. 

Ex : Un écu en bannière écartelc d'or et 
de gueules. 

Écu (faux). 

On appelle ainsi, un orle qui n'a pas une 
plus grande dimension qu'un écusson en abîme. 

ÉCUREUIL. 

Cet animal, dont la queue doit être plus 
grosse que le corps et toujours relevée sur le 
dos, est représenté rampant. 

ÉCUSSONS. 

Petits écus souvent employés comme meu- 
bles dans les armoiries. 

Écusson en abîme. 

Nom d'un petit écu qui se trouve seul 
comme meuble au centre de l'écu. 



Ecusson des armes. 

Nom d'un petit écusson porté en cimier, qui 
répète les armoiries. 

Ecusson sur le tout. 
Voy. Surtout. 

EFFARÉ. 

Se dit du cheval qui se cabre. 

EFFAROUCHÉ. 

Se dit d'un chai rampant, ce qui peut être 
exprimé tout aussi bien par ce dernier mot. 

EFFEUILLE. 

Arbre sans feuilles. 

Se dit aussi d'un épi auquel manquent les 
deux feuilles dont communément sa tige est 
garnie. 

ÉLANCÉ. 

Se dit du cerf lorsqu'il est courant. 

ÉLÉPHANT. 

Cet animal est représenté posé sur ses qua- 
tre pieds; il est défendu de... si sa défense est 
d'un émail différent de celui du corps. 

Lorsque la trompe de ce pachyderme est re- 
présentée seule, elle prend le nom de probos- 
cide. 



ÉMANCHE. 

Figure formée de deux ou plusieurs trian- 
gles qui, réunis par leur base, semblent sortir 
de la pointe ou des lianes de l'écu. On exprime 
la position et le nombre des pointes. 






97 — 



— 98 — 




EMANCHE. 

Se dit lorsque les triangles sont 
beaucoup plus longs et effilés que 
ceux de l'émanche et s'approchent 
du bord opposé de reçu. On doit 
indiquer si l'émanche est en pal, en fasce, en 
bande, ou en barre, ce qui s'exprime par les 
ternies parti-émanché, coupé-émanché, tran- 
ché-émanché ou taillé-émanché. 

On dit contre-émanché si les triangles sont 
opposés par la pointe. 

Ex. : Émanchéenpal d'argent et de gueules, 
de dix pièces. 

ÉMANCHURE. 

Petit»' section dans un desangles supérieurs 
de l'écu, ce qui est de la dernière raret< 

ÉMAUX. 

Nom collectif des métaux et couleurs qu'on 
emploie en armoiries. 

On divise les émaux en métaux, couleurs 
et fourrures. 11 y a deux métaux, six couleurs 
et deux fourrures. 

On les représente par la peinture avec les 
nuances propres à chacun. 

Pour les représenter sans le secours de la 
peinture, on a adopté, en sculpture et en gra- 
vure, des signes de convention (traits ou 
points) dont les dispositions suppléent aux 
couleurs. 

Les deux métaux employés comme couleurs 
sont l'or et ['argent. 

Les six couleurs sont : le gueules, l'azur, 
lesinople, le sable, le pourpre et l'orangé. 

Les fourrures sont au nombre «le deux : 
l'hermine et le vair. 

Op. : L'or est marqué par un pointillé. 

A.rgent : L'argent est représenté par un 
fond uni. sans lignes ni hachures. 

Gueules : Le gueules par des lignes verti- 
cales. 

Azur : L'azur par des lignes horizontales 
menées de l'un à l'autre côté de l'écu. 



Sixople : Le sinople par des lignes de dex- 
tre à senestre. 

Sable : Le sable par des lignes horizontales 
et verticales croisées. 

Pourpre : Le pourpre ou violet par des 
lignes dirigées de s ene stre à dextre. 

Orangé : L'orangé, par des ligues vertica- 
les croisées de diagonales de senestre à dextre. 

Hermine : L'hermine est représentée par de 
petites croix, lesquelles se terminent par trois 
pointes qui vont en s'élargissant. 

Va ii; : Le vair est presque toujours d'argent 
et d'azur et est figuré par plusieurs rangs de 
petites cloches opposées les unes aux autres, 
c'est-à-dire métal à couleur, et alternativement 
renversées et debout, en commençant toujours 
par l'argent. 

Il y aussi la contre-hermine et le contre- 
vaii;. 

La première s'obtient par la transposition 
des couleurs, c'est-à-dire en faisant le champ 
de sable etles mouchetures d'argent. 

La seconde diffère du vair en ce que le métal 
y esl opposé au métal, la couleur à la couleur, 
et que les cloches des deuxième et quatrième 
rangs sont renversées. 

Les émaux de l'hermine et du vair peuvent 
• •lie différents de ceux adoptés, mais, dans ce 
cas, il faut, en blasonnant. l'indiquer. 

C'est un principe général de l'héraldique, 
qu'on ne doit jamais poser métal sur métal, 
couleur sur couleur, fourrure sur fourrure. 
Mais un peut très bien lesjuxtapos.'rpar éc«f- 
telures. 

Les exceptions à cette règle sont très rares 
et sont appelées armes à enquerre. 

On leur donne ce nom parce qu'il y a obli- 
gation, dans ce cas, d'enquérir ou de recher- 
cher la cause, toujours honorable, de cette 
violation des règles du blason. 

Voy. le Tauleat; des Emaux ci-contre. 

EMBOUTÉ. 

Au bout d'émail différent, pour les mar- 
teaux, maillets, instruments de chasse, bâtons 
de maréchal, etc. 



TABLEAU des EMAUX 



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— 99 — 



— 100 — 




EMBRASSE. 

Se dit d'un écu divisé en chevron, 
donl les diagonales, qui produisent 
la l'orme du chevron, sortent du liane 
dextre ou senestre de l'écu. L'em- 
brassé commence par le flanc où les diagonales 
se réunissent. Ainsi, lorsque lesdites diago- 
nales, ayant leur point de départ au flanc dex- 
tre se réunissent au flanc senestre et que l'es- 
pace compris entre ces lignes soit d'argent et 
le reste de l'écu de gueules, on dira : d'argent. 
embrassé à senestre de gueules. Le contraire 
serait l'embrassé à dextre ; le chappé mou- 
vant d'un des flancs prend le nom d'embrassé 
soit à dextre. soit à senestre. 
Ex. : D'argent, embrassé de gueules. 

EMMANCHE. 

Au manche d'émail différent. 

EMMUSELÉ. 

Animal qui porte une muselière d'un émail 
différent du reste du corps. 

ÉMOUSSÉ. 

Attribut d'un fer de lance, de flèche ou de 
baïonnette sans pointe. 

EMPENNÉ. 

Se dit des flèches et des javelots garnis de 
plumes d'un émail particulier. 

EMPIÉTANT. 

S'applique aux oiseaux de proie que tien- 
nent quelque oiseau ou autre animal dans 
leurs serres. 

EMPOIGNANT. 

Se dit d'une main ou patte d'animal qui tient 
quelque objet par le milieu. 



EMPOIGNE. 

Se dit : 1° de flèches réunies en faisceau et 
retenues par un lien ; 

2° D'un objet quelconque tenu par une main 
humaine ou une patte d'animal. 

ENCENSOIR. 

Espèce de cassolette qui pend à une longue 
chaîne double. 11 paraît communément avec la 
chaîne tombée à senestre. 

ENCHAÎNÉ. 

Les chaînes au moyen desquelles des ani- 
maux sont attachés à des arbres ou autres 
objets, sont rivées à leur collier, ce qui est 
aussi le cas avec beaucoup d'animaux qui, 
servant de supports à des armoiries, ont une 
chaîne pendante à leur collier. 

ENCHAUSSURE. 

Petite section dans un des angles 
de la base de l'écu, extrêmement 
rare en armoiries. 

Ex. : D'argent, enchaussé de 
gueules. 

ENCLAVÉ. 





Se dit lorsque dans les quatre 
partitions de l'écu il y a des encla- 
vures qui entrent et s'enclavent 
les unes dans les autres. 
Ex. : D'argent, enclavé de gueules. 



ENCLOS. 

Se dit d'un meuble entouré d'un double tri- 
cheur, d'un annelet, etc. 

ENCOCHE. 

Trait posé sur la corde de l'arc, en l'état 
d'être tiré (synonyme d'ajusté i 



— 101 



— 10*2 — 



ENCORNE. 

Se dit de la corne des pieds des animaux. 
qui est d'autre émail. 

ENDENTÉ. 

Se dit d'une pièce couverte de triangles 
alternés de divers émaux (comme dentelé). 

ENFILÉ. 

Se dit des couronnes ou annelets dans les- 
quels une pièce longue est passée. 

ENGLANTÉ. 

Attribut du chêne chargé de glands. 

ENGOULANT. 

Attribut d'un animal avalant quelque chose. 

ENGOULÉ. 

Pièce héraldique, d'ordinaire une bande 
dont les extrémités aboutissent dans des têtes 
de lion ou de dragon, qui paraissent les dé- 
vorer. Ces têtes sont dites engoulantes. 

ENGRELÉ. 



Jk 



\- 



Attribut des pièces honorables 
bordé de petites dents dont les 
côtés s'arrondissent un peu. 
Ex. : D'argent, au lion de sable, 
couronné d'or, orné et lampassé de gueules. 
à la bordure engrelée de même. 



ENGRELURE. 

Se dit du filet ou de la petite bordure engre- 
lée qui fait le tour de l'écu. 

ENGUICHÉ. 

S'applique à l'émail de l'embouchure des 
cors, huchets, etc. (synonyme d'embouché). 



ENHENDÉ. 

Se dit des pièces dont le pied est refendu, et 
principalement de la croix dont les branches 
sont terminées par des crochets entre lesquels 
se trouve un fer de lance. 



ENQUERRE (a) ou A enquérir. 

Terme qu'on employait pour les armes dites 
fausses, c'est-à-dire celles dans lesquelles on 
trouve métal sur métal ou couleur sur cou- 
leur. On s'imaginait que ces armes étaient 
composées expressément clans le but de forcer 
le spectateur à s'enquérir de la cause d'une 
telle infraction aux règles. Il n'en était rien; 
le nombre très considérable des armoiries qui 
se trouvent dans ce cas exclut toute supposi- 
tion de ce genre; d'ordinaire, ces armes (si 
leur composition n'était pas la conséquence 
d'une ignorance complète de la science des 
armoiries) étaient devenues fausses par l'effet 
du temps qui avait terni l'or ou l'argent, et les 
peintres propageaient l'erreur. 

Les fourrures se mettent indistinctement sur 
le métal et la couleur ; il n'y a que fourrure 
sur fourrure qui puisse donne sujet à en- 
querre. 

Le pourpre, comme émail mixte, se met 
aussi indifféremment sur tous les émaux. 



EN REPOS. 

Se dit des animaux couchés qui paraissent 
sommeiller. 



ENSANGLANTÉ. 

Se dit des animaux dont le sang paraît cou- 
ler ; des armes et autres pièces qui sont teintes 
de sang. 

A l'égard du pélican ensanglanté, lorsqu'on 
le dit dans sa piété, il n'est pas nécessaire 
d'ajouter ensanglanté, car les deux sont syno- 
nymes. 



— 103 



— 104 — 




ENTÉ. 

Attribut dos pièces qui s'engrè- 
nent les unes dans les autres par 
des découpures de forme ronde; 
l'entaille faite au bas de l'écupar 
deux traits concaves, partant du centre pour 
gagner les angles de la pointe, se nomme 
VEnté en pointe. 

Se dit aussi du chevron plein dont les côtés 
sont recourbés en dedans ; il ne doit avoir en 
hauteur que le tiers au plus de l'écu. 

Ex. : Parti de gueules et d'azur, enté d'ar- 
gent en pointe. 

ENTÉ-NÉBULÉ. 

Se dit de pièces découpées des deux côtés 
par des entailles formant alternativement une 
saillie ronde et une concavité et s'enclavant 
dans l'émail du champ qui revêt la même 
forme. 

Voy. Nébulé. 



ENTRAVAILLE. 

Se dit des oiseaux ou animaux qui ont quel- 
que chose passé clans les pieds qui les tra- 
vaille et embarrasse. 



ENTRELACÉ. 

Anneaux, chevrons, croissants et autres, 
passés les uns dans les autres. 

ENTRETENUES. 

Se dit de clefs dont les anneaux 
sont entrelacés, ou d'autres pièces 
liées ensemble par des anneaux. 

Ex. : D'azur, à deux clés anti- 
ques d'or, adossées et entretenues. 



EOLE. 

Synonyme ^'Aquilon. 





EPANOUI. 

Se dit des fleurs et particulière- 
ment de lafleur de lis, dont le fleu- 
ron supérieur est ouvert et qui a dis 
boutons entre les fleurons des eûtes. 
Ex. : D'argent, à la fleur (te lis épanouie 
d'or. 



EPEE. 

Les épées sont presque sans exception d'ar- 
gent, à garde d'or. Leur position ordinaire est 
d'être placée en pal, la pointe en haut ; lorsque 
le contraire a lieu, c'est-à-dire que l'épée est 
renversée, il faut en faire mention. — L'épée 
est dite garnie lorque la garde est d'un autre 
émail que la lame, ce qui est presque toujours 
le cas. hesépées de cavalerie se reconnaissent 
à une sorte de corbeille en fer destinée à 
amortir les coups de l'ennemi. 



ÉPERVIER. 

Oiseau de proie dont on se servait pour la 
chasse. 

On dit de l'épervier : chaperonné, du chape- 
ron qu'il a sur la tête ; longé, des liens de ses 
jambes ; grilleté, des grillets qui y sont atta- 
chés, lorsque ces choses sont d'un autre émail 
que celui de l'oiseau. On dit encore perché, de 
l'épervier sur un bâton. 

ÉPI. 

L'épi porte une feuille recourbée de chaque 
côté de sa tige. 
Lorsque ces feuilles manquent, l'épi est dit 

effeuillé. 
Épi de blé, d'orge, de millet, etc. 

ÉPIEU. 

Espèce de pique dont le bout supérieur est 
garni d'un fer de lance et pointu. 11 servait à 
la chasse du sanglier. 



— 105 — 



100 — 



ÉPLOYÉ. 

Se dit des aigles dont les ailes sont éten- 
dues. 

Les autres oiseaux qui ont les ailes dans 
cette position sont dits au vol étendu. 

ÉQUERRE. 

Cet objet n'est pas rare en armoiries et se 
présente en diverses positions, de sort, • qu'il 
est nécessaire de décrire la position exacte. 



ÉQUIPÉ. 

Vaisseau qui a tous ses agrès, voiles, cor- 
dages et autres choses nécessaires à l'arme- 
ment complet. 

3e dit aussi du cavalier armé de toutes 
pièces. Mais il est plus correct de dire armé. 

ÉQUIPOLLÉ. 

]''iy. Points équepollés. 

ESCARBOUCLE. 

Nom appliquée torl ;'i cette figure 
qui, selon toute apparence, a été 
dans l'origine une garniture de fer 
à plusieurs branches, servant à 
r nforcer le bouclier. Plus tard on y a vu la 
pierre précieuse dite escarboucle, jaillissant 
ses rais. Aujourd'hui on la représente soii> la 
forme de huit verges ou bâtons, fleurdelisés à 
leur extrémité, mouvants d'un noyau ou 
annelet au centre de L'écu. 
Ex. : D'argent, à Vescarboucle <C<>r. 

ESCARRE. 

Trait qui sépare un franc quartier 
du champ lorsque ce dernier est du 
même émail que le premier ; ou 
mieux : bordure qui n'occupe que !e 
haut et un des côtés de l'écu. 
Ex. : D'argent* à l'escarre de gueules. 





ESCULAPE. 

Voy. Bâton d'Esculape. 

ESSONNIER. 

Se dit d'un double trêcheur. 

ESSORANT. 

Se dit de l'oiseau qui parait prendre soi 
essor ; dans cette attitude, ses ailes ouverte 
sont abaissées. 

ESSORÉ. 

Se dit d'un oiseau en plein vol. 
Se dit ;iussi de l'émail des toits dont le> 
maisons ou châteaux sont couverts. 

ESTACADE. 

Travail de fortification, composé 
de trois pals réunis au moyen d'une 
poutre horizontale. 
Ex. : D'argent, à festacade de 
gueules. 

ÉTAGE. I 

Se dit des diverses couches de feuillage d'un 
arbre. Ainsi l'on trouve en armoiries des 
arbres doublement et triplement étages. < '.epen- 
dant ce n'est pas un caractère essentiel, et 
l'arbre que l'on représente à deux ou trois 
étages, peut être représenté ailleurs à un seul 
étage. 





ÉTAI. 



3 



Nom du chevron diminué en lar- 
geur, ce qui, du reste, devra tou- 
jours être le cas. aussitôt qu'il- y a 
deux ou plusieurs chevrons dans 



l'écu. 

Ex. : D'argent, à l'êtai de gueules. 



— 107 - 



— 108 — 



ÉTËTÉ. 

Se dit des animaux, oiseaux et poissons 
sans tète. 
Synonyme de décapité. 

ÉTINCELANT. 

Se dit des charbons d'où sortent des étin- 
celles de feu. 

ÉTINCELÉ. 

Attribut de l'écu ou de pièces chargés d'é- 
tincelles. 

ÉTOILE. 

En France, en Artois, en Picardie, dans la 
Flandre française, en Alsace, en Savoie, en 
Piémont, on donne aux étoiles cinq rais ; par- 
tout ailleurs elles en ont six. 

On n'exprime le nombre des rais que dans 
les cas qui font exception. 



On trouve des étoiles rayonnantes, c'est-à- 
dire dont les pais sont ondoyants : des étoiles 
hérissées, qui ont entre leurs rais t\r<, petits 
traits. Il fan! qu'un des rais des étoiles se 
dresse en haut; si l'on trouve deux rais en 
haut, l'étoile est dite renversée, ou versée 
lorsqu'elle est à cinq rais, et penchée, lors- 
qu'elle est à six rais. 

ÉTRIER. 

Meuble de l'écu représentant l'appui de fer 
servant au cavalier à monter à cheval, et se 
tenir ferme dessus. 

ÉVIDÉ. 

Synonyme de Vidé. 

ÉVIRÉ. 

Se dit du lion ou d'autres animaux qui n'ont 
pas la marque de leur sexe. 



F 




FAILLI. 

Se dit d'un pal par exemple, qui, 

partant du bord supérieur, n'atteint 

pas le bord opposé et s'en arrête à 

" r " — ' peu de distance. Un tel pal serait 

failli en pointe. — On se sert aussi de ce 

terme par rapport à des lignes de partition qui 

n'atteignent pas le bord opposé de l'écu. 

Ex. : D'argent, au pal failli de gueules. 

FALOT. 

Corbeille de fer destiné à contenir des ma- 
tières inflammables qu'on allumait afin de 
donner des signaux. On en avait avec un 
manche pour être portées à la main, et sans 



manche pour être attachées aux créneaux 
d'une tour. 

FANAL. 

Se dit d'un falot haussé sur un échafaudage. 



FANON. 

Synonyme de Manipule. 

Meuble qui représente un bracelet 
fait à la manière du manipule d'un 
prêtre ou d'un diacre. C'était ancien- 
nement une manche pendante qu'on 
portait près du poignet droit, pour lui servir 
d'ornement. 
Ex. : D'argent, au fanon d'or. 







109 — 



— 110 — 



_•■_ 













FASCE. 

Pièce honorable, posée horizon- 
talement, qui a deux parties de 
hauteur des sept de la largeur de 
l'écu, quand elle est seule. Il y a 
quelquefois deux ou trois fasces dans un écu; 
alors elles diminuent en proportion de leur 
nombre, des pièces qui les chargent ou qui 
les accompagnent, et ont entre elles des espa- 
ces égaux à leur hauteur. 

Un plus grand nombre de fasces en nombre 
pair, prennent le nom de burèles; en nombre 
impair elles sont nommés Irangles. 

On dit en fasce, en fasces, pour exprimer 
que les divisions de l'écu, ou les meubles qui 
le chargent, sont dans le sens d'une ou de pin- 
sieurs fasces. 

Il y a des fasces abaissées, accompagnées, 
alésées, bandées, bastillées, bordées, canne- 
lées, etc., etc. 

La fasce représente l'écharpe que l'on por- 
tait autrefois à la guerre, autour du corps en 
manière de ceinture. 

Ex. : D'azur, à la fasce d'argent. 

FASCE. 

Couvert de fasces en nombre 
pair. Le fascé ordinaire est de six 
pièces, ce qu'il n'est pas nécessaire 
d'énoncer. S'il y en a plus ou 
moins, il faut l'énoncer. Le fascé ne peut avoir 
plus de huit pièces; au-dessus de ce nombre 
on l'appelle bUrelé. On trouve des fasces dont 
chaque fasce est d'un autre émail 
Ex. : Fascé de s Le fasces d'or et de sable. 

Fascé-contrefascé. 

Se dit de l'écu parti, et fascé 
d'émaux opposés dans chaque divi- 
sion du parti. 
Ex. : Fascé-contrefascé d'ar- 
gent et d'azur de six pièces. 






FASCES NOUÉES. 

Fasces qui s'élargissent sur le mi- 
lieu. On trouvedes fasces doublement 
nouées. 

Ex. : D'argent, a une fasce nouée 
d'azur. 

FAUCON. 

Communément il porte un chaperon qui lui 
couvre les yeux, des longes et des grillets aux 
pattes. 

FAUX. 

Instrument dont on se sert pour couper les 
moissons. 

Elle parait dans l'écu en pal, le fer en haut, 
la pointe tournée à dextre. Ce fer sans manche 
se nomme ranchier. 

FER DE CHEVAL. 

Fer qu'on met aux pieds des chevaux pour 
leur conserver et garantir la corne. 

Il parait dans l'écu la pince en bas. Chaque 
fera six clous; on ledit cloué lorsque ces clous 
sont d'un autre émail que le champ de l'écu. 

FER DE FLÈCHE. 

Il parait en pal, la pointe vers le chef. 

FER DE JAVELOT. 

Se représente en pal, la pointe en haut. 

FER DE LANCE. 

Se dit du fer d'une lance, dont l'ancien che- 
valier se servait tant à la guerre qu'aux tour- 
nois. Le fer de lance paraît en pal, la pointe 
en haut. La forme commune et usitée est celle 
d'un fer aigu. 

FER DE MOULIN. 

Voy. Amllk. 






111 — 



112 




FERMAIL. 

Boucle de ceinture de diverses 
espèces : ronds, ovales, carrés ou 
en forme de losange. 
11 esl posé ordinairement en fasce, 
la pointe de raidillon à dextre ; s'il se trouve 
perpendiculairement, on ledit en pal. 

On nomme fermail antique celui qui est en 
losange. 

Ex. : D'azur, à trois fermails d'or, posés 
2etl. 

FEUILLE. 

Se dit des plantes dont les feuilles sont d'un 
émail particulier, et des fleurs et des fruits 
qui ont des feuilles contre l'ordinaire. 

FEUILLES DE SCIE. 

Se dit des bandes, barres, fasces ou pal den- 
telés d'un seul côté. 

FICHÉ. 

Se dit de meubles tels que croix, 

pals, etc., dont le pied est aiguisé, 

et principalement de petites croix 

dont le pied est effilé. 

Ex. : De sabir, à deux croix de calvaire 

tréflées et fichées d'argent, accompagnées en 

pointe (l'une coquille du même. 

FIER. 

Lion ou autre animal dont le poil est hérissé. 

FIERTÉ. 

Se dit des baleines qui montrent leurs dents 
d'un émail particulier. 

FIGURÉ. 

Se dit des lunes, des croissants et besants 
qui représentent un visage humain. 




FIL. 

Traverse du lambel. 
Voy. ce mot. 

FILET. 



__ 



Nom qui s'applique aux bandes, 
barres, ou croix réduites à leur moin- 
dre épaisseur (le tiers delà cotice). 
Alors on dit filet en bande, filet en 
croix, etc. 

Ex. : Ecartelé: aux l et 1, d'argent; aux 
2 et 3, d'azur; et un filet tic gueules en croix 
brochant sur les écartelures. 

FILIÈRE. 

Diminutif de la bordure dont elle n'a que le 
quart ou un tiers des sept parties de la lar- 
geur de l'écu. 

On la distingue de l'orle en ce que cette der- 
nière est plus large et détachée de l'écu par un 
vide égal à sa largeur, et que la filière touche 
le bord de l'écu, ou la bordure lorsqu'il y en a 
une. 

FLAMBANT. 

Se dit d'un pal, d'un sautoir, d'un tronc 
d'arbre qui. en quelqu'une de ses parties, 
imite une flamme montante en haut; à la dif- 
férence des flammes ou traits des comètes qui 
descendent en bas. 

On dit contre-flambant, si les pièces sont 
opposées. 

FLAMBEAU. 

Meuble qui représente la torche 
dont on se servait dans les céré- 
monies nocturnes. 
On appelle flambeau allume 
celui dont la flamme est d'émail différent. 

Ex.: D'azur, à trois flambeaux d'argent 
allumés <ie ijueules; au chef cousu de gueu- 
les, chargé de trois étoiles d'or. 




113 — 



114 - 



FLAMBOYANT. 

Se dit d'un pal, d'un sautoir, etc., lorsque 
non seulement ces pièces paraissent embra- 
sées, mais quand elles se terminent par une 
flamme. 

Se dit aussi du sanglier dont il sort des 
flammes des yeux. 

FLAMME. 

La flamme se représente la par- 
tie inférieure arrondie, la partie 
supérieure terminée en troispointes 
ondoyantes. 
Ex. : D'azur, à la flamme d'argent, ac 
compagnée de trois molettes d'éperon de 
même, 2 en chef et 1 en pointe 

FLANCHIS. 




r-r- — - 



Petits sautoirs alésés. {Voy.ce 

JHOt. I 

Ex. : D'azur, à /rois cloches 
d'argent, 2 ci i. surmontées de 

trois fianchis tin même. 

FLANCS. 

Se dit des côtés dextre et senestrede l'écu. 

FLANQUÉ. 



1 



Meuble qui a d'autres figuri 
ses côtés. 

Il y a des écus flanqués en demi- 
rond, d'autres en demi-losange. 
Cette dernière est l'écartelé en sautoir. 
Il se dit encore des châteaux qui ont des 
tours. 
Ex. : D'argent, flanqué de gueules. 

FLÈCHE. 

Meuble qui représente une verge de bois 
armée d'un fer pointu en dard, avec deux ai- 
lerons ou rang de plumes, un de chaque côté, 
au bout opposé au fer. 

On dit d'une flèche, qu'elle est empennée, 



futée, etc., lorsque les plumes ou le bois sont 
d'un autre émail que le fer ; t : uionssce, lors- 
que le fer n'a pas de pointe et parait coupé ; 
encochêe, lorsque la flèche est sur l'arc qui 
sert à la tirer: tombante, lorsqu'elle paraît la 
pointe en bas; lorsqu'il y en a trois, dont 
deux sont en sautoir, qu'elles sont nouées au 
milieu, on les dit emj>oi ! / l n : ,-s. 

FLEUR. 

Les fleurs sont dites /i>)< : cs. feulllées ou au 
naturel. 

FLEUR DE LIS. 

Les fleurs de lis sont représentées de di- 
verses manières, en conservant toujours leurs 
caractères principaux : une feuille érigéej 
accostée de deux feuilles recourbées, le tout 
réuni par une bandelette horizontale, qui 
laisse visibles les pieds des trois feuilles. 

Dans les fleurs de lis au pied coupé ou au 
pied nourri ces pieds manquent auxdites 
feuilles. — Pour la Heur de lis épanouie 
ivoy. Épanouie), la fleur de lis est dite peur 
de lis héraldique lorsqu'il est nécessaire de la 
distinguer du lis naturel ou lis de jardin. 

FLEURDELISÉ. 

S dit d'une pièce des extrémités de la- 
quelle sort une fleur de lis. 

On dit contre-fleurdelisé quand la pièce a 
des fleurs de lis de deux côtés et opposées. 

FLEUR DE NÉFLIER. 

Fleur en forme d'étoile, à cinq feuilles on- 
doyantes. 

FLEURÉ. 

Se dit de toutes pièces dont les bords sont 
en façon de fleurs ou de trèfles. 

On doit indiquer de combien de fleurons la 
pièce est bordée d'un côté ou des deux. 



i 



115 — 



— 116 — 



On dit contre-fleuré si les fleurs sonl oppo- 
sées ou si les fleurons alternent. 



FLEURI. 
Se dit des plantes chargées de Heurs. 

FLEURONNÉ et FLORENCE. 

Se dit des croix dont les extrémités se ter- 
minent en forme de fleurs de lis et des t'asces 
et t pécheurs ornés à l'entour de fleurs de lis 
alternativement debout et renversées. 



FLOTTANT. 

Se dit des navires posés sur les ondes; du 
nid de l'alcyon construit sur l'eau. 

11 n'est nécessaire d'indiquer l'attribut que 
lorsque le nid flotte sur une mer d'un autre 
émail. 

Se dit aussi des oiseaux aquatiques qui 
semblent posés sur l'eau. 



FLOTTÉ. 




Se dit d'une pièce ondée en forme 
de flots. 

Ex. : De gueules, à la fasce flot- 
tée d'argent. 



FOI. 




Se dit de deux mains qui se joi- 
gnent. Marque de réconciliation, 
d'alliance et de fidélité. 
Leur position ordinaire est en 
fasce; on l'exprime clans tout autre cas. 

On dit de la foi qu'elle est parée lorsque les 
poignets sont couverts de quelque étoffe d'é- 
mail différent. 
Ex. : De gueules, a la foi. et argent. 



FORCENÉ. 

Se dit du cheval effaré. 





FORCES. 

Ciseaux, dont se servent les ton- 
deurs de drap et les tondeurs de 
moutons. Pour ces derniers, les for- 
ces ont des bouts carrés, taudis que 
pour les premiers ils ont des pointes. 

Ce sont presque exclusivemenl les forces 
aux bouts carrés qu'on voit dans les armoi- 
ries. 

Elles paraissent en pal, les pointes en 
haut. 
Ex. : D'argent, aux forces de suhie. 

FOUDRE. 

En terme de blason on dit le fou- 
dre. Il est représenté en faisceau de 
flammes montantes et descendantes, 
avec quatre dards en sautoir dont 
les branches à sinuosités angulaires imitent 
les bandes vivrées. 
Ex. : D'argent, au foudre de gueules. 

FOUINE. 

Cet animal est représenté passant. 

FOURCHE. 

Se dit de la queue du lion et autres animaux 
qui est double, ou fendue en deux bouts, ce 
qui n'est pas essentiel et n'est autre chose 
qu'une manière d'ornementation des anciens 
peintres héraldiques. Les lions à une seule 
queue ou à la queue fourchée ont la même va- 
leur, et peuvent être représentés indifférem- 
ment de l'une ou de l'autre manière. 

Se dit aussi de la croix dont les extrémités 
sont terminées en fourche; si c'est seulement 
la branche inférieure qui est ainsi faite, c'est 
une croix au pied fourché. 

FOURCHETÉ. 

Attribut de la croix lorsque ses branches 
sont terminées en forme de fourchette. 



117 — 



118 — 



^< 



FOURRURES. 

Voy. Émaux. 

FRANC-CANTON. 

Pièce qui occupe un espace carré à dextre 
en chef; sa position est en largeur, de trois 
parties des sept de l*éeu. et en hauteur, trois 
parties et demie. 

Quelques auteurs le nomment aussi franc- 
quartier. 

Le franc-canton est plus grand que le can- 
ton : lorsqu'il y a dans l'écu en chef deux 
meubles qui ne sont pas de longueur, le can- 
ton ne cache qu'une partie de celui qui esta 
dextre, le franc-canton le cache tout à fait. 

Le franc-canton est une marque d'ancienne 

noblesse et de franchise ; quelquefois c'esl 

aussi une concession honorable dusouverain. 

Presque sans exception le franc-canton esl 

chargé d'une ou plusieurs figures. 

Ex. (lig. 1 1 : D'az >'i\" deux clefs 
d'argent versées elposées en sau- 
toir accompagnées en chef d'un 
croissant versé en /Unir et en 
pointe de trois étoiles, le tout 
d'argent; au franc-quartier des barons mili- 
taires (de gueules à l'épée haute, en pal 
i l'urgent). 

Ex. (fig. 2) : De sable, à la cou- 
ronne d'or accompagnée, à dextre 
en chef d'un Y. et un fer de lance 
d'argent enpointe t àsenestre d'un 
chien dresse: au chef d'argent 
charge du franc-canton descomtes sénateurs. 

FRANC-QUARTIER. 

T 'o)i. Franc-Canton. 

FRANCE. 

Voy. Chef de France et Semé de France. 

FRANGÉ. 

Se dit de certaines pièces qui ont des fran- 
ges d'émail différent. 



^ 





(Fig.l) 



31 



(Fig. 2) 




FRETTÉ. 

Le fretté se compose de trois 

bandes et de trois barres passantes 

les unes au-dessus et au-dessous 

des autres en forme de treillage, 

de manière à laisser des espaces vides qu'on 

a ; pelle claires-voies. 

Ex. : De gueules, fretté d'or. 

FRETTES. 

Meubles d'armoiries, formés de quatre pe- 
tites cotices alésées et entrelacées, deux en 
bande et deux en barre. 

Lorsque le fretté a plus ou moins de six 
pièces, on doit en exprimer le nombre en bla- 
s muant. On observe toutefois qu'il ne peut y 
en avoir moins de quatre, ni plus de huit; s'il 
y avait dix cotices, on se servirait du terme 
treillissi . 

Le fretté est quelquefois chargé de clous, 
un en chaque intersection ; en ce cas, on le dit 
cloué. 

FRUITÉ. 

Arbre chargé de ses fruits d'un autre émail 
que le feuillage. 

FURIEUX. 

s,' dit du taureau et de la licorne dressés 
sur leurs pieds de derrière. On peut aussi 
bien dire rampant. 

FUSÉE. 

Losange allongé et effilé ; elle a 
deux parties de large sur quatre de 
hauteur sur les sept de la largeur de 
l'écu. 

Plusieurs fusées sont accolées en fasec, en 
bande ou d'autres manières. 

Ex : D'argent, à trois fusées de gueules 
rangées en fasce. 




11!) — 



rjn 



FUSELÉ. 

Se dit lorsque l'écu ou une pièce 
est entièrement couvert de fusées 
entre lesquelles il ne reste pas 
d'espace. 

D'ordinaire, la direction du fuselé est verti- 
cale, mais il y a des fuselés en bande et en 
barre. 




Ex. : Fuselé d'argent et de gueules. 

FUSIL. 

Voy. Toison. 

FUTÉ. 

Se dit du bois d'une lance, du tronc d'un 
arbre quand il est d'émail différent. 



G 



GAI. 

Indique que le cheval est sans harnais, sans 
bride, c'est-à-dire complètement nu. 



GALERE. 

Navire antique, les voiles sont toujours 
ferlées. 



GAMBISSON. 

Se dit d'un pourpoint long en étoffe. 



GARNI. 

Se dit de l'émail de la garde d'une épée ou 
d'uie arme similaire différent de la lame, ou 
des filets d'or ou d'argent qui bordent une 
armure. 



GEMELLES. 

Voy. Jumelles. 

GÉNÉALOGIE, 

Dénombrement d'aïeux 




GENETTE- 

Se dit d'une sorte de chat plus petit que la 
civette. 

GERBE. 

S'entend d'une quantité de cho- 
ses de longueur liées ensemble; 
quand le lien est différent on le 
spécifie. 

Ex. : Parti : aie 1, d'azur, à la mon- 
tagne d"or fendue en pointe ; au 2, d'azur, 
à la gerbe d'or, accompagnée en chef de 
trois étoiles du même. 

GIRON. 

Meuble en forme de triangle iso- 
cèle, c'est-à-dire dont les deux longs 
côtés sont égaux. 
Le giron a deux parties de base et 
quatre parties de longueur, des huit de la hau- 
teur de l'écu, ce qui le distingue de la pointe 
et de la pile, qui sont plus longues. 

Lorsqu'il y a quatre girons dans l'écu, ils 
sont mouvants des angles, ce qui les distingue 
du gironné. 

Sert quelquefois de meuble principal dans 
un écu. Dans ce cas le giron meut d'ordinaire 
de la partie supérieure du liane dextre. 
Ex. : D'argent, au giron d'azur. 




— 121 - 



— 122 -- 



■ ■ 

S. 



GIRONNÉ. 

Se dit de l'écu divisé en 6, 8, 10 
ou 12, et même 16 espaces triangu- 
laires, égaux entre eux, de deux 
émaux alternés. 

On n'exprime le nombre des pièces que lors- 
qu'il s'en trouve plus ou moins de 8. C'est le 
résultat des 4 partitions principales, c'est-à- 
dire du parti, du coupé, du tranchéet du taillé 
qui produisent 8 triangles dont les sommets 
se rencontrent au cœur de l'écu. 

Des meubles, tels que fasces, sautoirs, etc., 
peuvent être gironnés. 

Gironné à l'antique : se dit lorsque les 
4 lignes de partition sortent deux et deux de 
chacun des quatre bords de l'écu, au lieu de 
sortir des angles et du milieu des bords. 

Le mal gironné est le résultat de moins de 
4 lignes; mais comme cette partition est irré- 
gulière, il est nécessaire de donner la dénomi- 
nation des lignes employées. 

Les girons sont dits gîronnants lorsqu'ils 
sont courbés en volute. 

Ex. : Gironné d'argent et de gueules de 
8 pièces. 



GIROUETTE. 

Se dit d'un château ou d'une tour qui porte 
une ou plusieurs girouettes. 



GISANT. 

Se dit du cerf représenté couché. 

GLAND. 

Meuble qui représente un gland de chêne; 
il parait dans l'écu avec son gobelet ou sa ca- 
lotte, et un petit bout de la tige dirigé vers le 
haut de l'écu. 

Quand elle tend vers le bas, on le dit versé. 

On dit du gland tige et feuille, lorsque la 
tige est un peu allongée et garnie de feuilles. 




GLOBE. 

Meuble qui représente le corps 
sphérique du monde; il paraît 
dans l'écu avec un cintre qui l'en- 
vironne en manière de fasce; du 
milieu de ce cintre s'élève une autre portion 
cintrée jusqu'à la superficie sphérique; elle 
est terminée par une croisette. 

On dit cintre du cintre, croisé de la croi- 
sette, lorsqu'ils sont d'un autre émail que le 
globe. 
Ex. : D'azur, ai' globe d'argent. 



GONFANON. Anciennement Gonfa- 
lon. 



6 Ô 6 

O O 



Bannière à trois pendants ou fa- 

nons arrondis en demi-cercles. 

J Communément la trabe horizon- 
" y ™ taie, à laquelle le gonfanon est 
attaché, est munie de trois annelets. 

Ex. : if argent, au gonfanon de gueules, 
surmonté de six annelets du même rangés 3 
et 3. 



GORGÉ. 

Se dit des oiseaux pour désigner l'émail du 
cou. 

On le trouve employé comme synonyme de 
colleté. 



GOUSSET. 



gueules. 



Meuble de l'écu qui diffère du 
pairie en ce qu'il est plein dans sa 
partie supérieure. 

Ex. : D'argent, au gousset de 



GOUTTE. 

Se dit d'un écu ou d'une pièce chargés de 
gouttes. 






123 - 



— 124 



I 






GOUTTES. 

Elles ont la forme des larmes, mais sans 
queue ondoyante. 

GRÊLÉ. 

Se dit des couronnes dont les perles reposent 
immédiatement sur le cercle d'or sans être 
haussées sur des pointes. 

GRÈLIER. 

Grand cor de chasse sans attache et qui fait 
un tour sur lui-même. 

GRELOT ou GRILLET. 



Figure de l'écu représentant une 
sonnette ronde avec un annelet en 
haut que l'on met au cou des ani- 
maux et aux pattes des oiseaux de 
fauconnerie. 

Elles servent séparément de meubles d'ar- 
moiries. 
Ex. : If argent, au grelot de sable. 

GRENADES ou Pommes de Grenade 

En armoiries, ce fruit, qui se distingue par 
une fente perpendiculaire, est dit ouvert de 
tel émail, lorsque cette ouverture diffère de 
l'émail du fruit lui-même. La grenade est re- 
présentée avec une espèce de couronne à 
pointes, la tige en bas avec deux feuilles. 

Grenades de guerre. 



I 



'. f ites bombes sans anse. D'ordi- 
naire elles sont allumées et fumantes. 

Ex. : D'argent, à la grenade de 
guerre de sable. 



GRIFFON. 



ÏS^/'V-aS* 



Cet être chimérique est composé 
de la moitié supérieure d'un aigle 
et de la moitié inférieure d'un 
lion. Presque toujours il porte la 



queue passée entre ses jambes, ce qui, cepen- 
dant, n'est pas de rigueur et dépend de la 
volonté du dessinateur. 

11 parait toujours de profil et rampant, ce 
qui ne s'exprime point, parce que c'est sa po- 
sition ordinaire. 

Ex. : D'azur, au griffon d'or, tenant trois 
fleurs en su senestre, un glaire en sadéœtre, 
armé, couronné et lampassé d'or, et foulant 
aux pieds une couronne. 

GRILLÉ. 

Terme pour indiquer l'émail des barreaux 
de la visière d'un casque. 

GRILLES. 

Barreaux de la visière du casque. 

GRILLET. 

Synonyme de grelot. 

GRILLETÉ. 

Se dit des oiseaux de chasse, épervier, fau- 
con, etc., lorsqu'ils ont au col des grelots ou 
grillets. 

GRILLON. 

Cet animal est toujours représenté de profil 
et passant. 

GRIMPANT. 

Terme dont on se sert souvent au lieu de 
rampant, lorsqu'il s'agit du cerf ou d'un autre 
animal gravissant un lieu escarpé. 

GRINGOLÉ. 

Terminé en tête de serpent, pour 
les croix, etc. 

On l'emploie également lorsque la 
queue d'un animal chimérique se 




— 125 



— 126 — 



l 



ermine en plusieurs têtes de serpent ; dans 
ce cas, il faut exprimer le nombre de serpents 
dont une telle queue est gringolée. 
Ex. : D'argent, à la croix gringolée de 

gueules. 



GRUE. 




Oiseau que l'on représente tout 
jours avec une pierre, dite vigilan < . 
qu'il tient de la patte dextre lèvre. 

Ex. : D'argent, à la grue au na- 



turel. 



GUEULES. 

Couleur rouge représentée en gravure pai 
des traits verticaux. 
Voy. Km aux. 



GUIDON. 

Petit drapeau attaché à une lance, long et 
fendu, ayant deux pointes ondoyantes. 




GUIVRE. 

Lorsque le serpent ou lusse sem- 
ble dévorer un enfant dont on voit 
les bras et la tète sortir de la gueule 
de ranimai, il prend le nom de gui" 

vre. On la dit haussante de pour marquer 

l'émail de l'enfant. 

Elle est représentée rampante lorsqu'elle 
est de fasce, et en pal lorsqu'elle est droite. 

Ex. : D'argent, à une colonne d'or, entor- 
tillée d'une guivre d'azur haussante <ie si- 
nople. 

GUIVRÉ. 

Se dit <lc la croix dont la tête se termine en 
tête de serpent dévorant un enfant. Synonyme 
de gringolé. 

GUMÈNE. 
^e di du câble île l'ancre. 

GUSE. 

Se dit d'un tourteau de gueules. 



H 



HABILLÉ. 

Se dit : 1° d'un vaisseau dont les voiles dif- 
fèrent de la coque ; 

2<> Des figures humaines, pour indiquer l'é- 
mail des habits dont elles sont revêtues. 

HACHEMENTS. 

Voy. Lambrequins. 

HACHES. 

Elles sont représentées sous la 
forme commune. 

Les haches d'armes ont une pointe 
de fer opposée au fer de la hache. 



w 



Ex. : D'argent, à la hache d'or mes d'or. 



HACHURES. 

Traits de convention pour représenter en 
gravure les couleurs et les métaux du blason. 
Voy. Émaux. 



HALISSANT. 

Se dit de la guivre dévorant un enfant. 



HALLEBARDE. 

Sorte d'arme garnie en haut d'un fer long. 



\ 

I 



- 127 - 



L28 — 



large et pointu, et qui est traversé d'un autre 
fer en forme de croissant. 

On dit futée de la hallebarde lorsque" le 
manche est d'émail différent. 

HAMAÏDE- 

Fasce alésée représentant une pièce 
de bois ou poutre dont les extrémités 
sont quelque peu arrondies ou tail- 
lées en biseau, de manière que le 
bas est plus large que le haut et forme un tra- 
pèze régulier. 
Ex. : D'argent, à la Hamaïde de gueules. 




HANAP. 



Espèce de coupe à couvercle. 
Ex. : D'azur, à trois hanaps 



- d'or posés 2 et 1 



HARDI. 

Se dit du coq qui lève une patte. 

HARPIE. 

Buste de femme sans bras, posé 
de front, avec les ailes, le corps, 
les pattes et la queue d'un aigle 
héraldique. 
Ex. : D'argent, à la harpie de gueules. 

HAUBERT. 







jror 




1 d'azui 



Se dit d'une cuirasse ancienne . 
Ex. : Êcartelé : aux 1 et 4, 
à 2 épées d'argent en 
sautoir, la pointe en haut, accom- 
pagnées en chef et en pointe de deux gerbes 
d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au haubert d'or. 

HAUSSÉ. 

Se dit d'un chevron, d'une fasce 
ou autre pièce, quand ils sont plus 
élevés que leur situation ordinaire. 
Se dit aussi de la croix dont la bran- 




che du bas est plus longue que les autres. 
Cette croix est alésée et ne touche par aucune 
de ses branches les bords de l'écu, 

Ex. : D'argent, au chevron hausse de 
gueules. 

HAUTE. 

Se dit de l'épée posée droite dans l'écu, 
c'est-à-dire la pointe vers le chef; se dit aussi 
de la croix qui a le croisillon placé très haut. 



HEAUME. 

Ornement de tète d'un homme d'armes pour 
parer les coups qui lui peuvent être portés sur 
la tête. Ce mot est synonyme de Casque. 



HERISSE. 

Voy. Étoile. 

HÉRISSONNÉ. 

Se dit du hérisson dont les dards sont dres- 
sés et du chat qui a le dos élevé et le poil hé- 
rissé. 

HERMINE. 

Fourrure qui consiste en un champ d'argent 
semé de mouchetures de sable sans nombre. 

Ces mouchetures, en nombre déterminé, 
trois ou plus, quelquefois une seule, paraissent 
comme meubles dans les armoiries. 

Hermine. — Couvert d'hermine. 

Contre-herminé. — Se dit de l'écu ou de la 
pièce couverte de contre-hermine. 

Voy. Émaux. 



HÉRON. 

Oiseau sauvage et aquatique, ayant le cou 
long, un grand bec, et les jambes hautes. 
Il paraît arrêté dans l'écu. 



— 129 



— 130 — 




HERSE. 

Barrière qui sert à fermer les 
portes des villes ou châteaux forts. 
Elles sont ou triangulaires ou 
carrées; dans ce dernier cas, elles 
sont souvent arrondies par le bas. 
Ex. : D'argent, à la herse de gueules. 

Herse sarasine. 

Elle représente une porte faite en treillis, 
suspendue à des chaînes, que l'on laissait 
tomber par deux coulisses. D'ordinaire elle 
est composée de 5 ou 6 pals aiguisés parle 
bas et de plusieurs traverses posées horizon- 
talement, jointes par des clous aux intersec- 
tions avec un anneau au milieu de la traverse 
supérieure. 

HERSÉ. 

Indique l'émail de la herse d'uD château ou 

d'une tour. — Se dit ausssi des tours et châ- 
teaux dont la herse est fermée. C'est le syno- 
nyme de coulissé. 

HEURTE. 

Se dit d'un tourteau d'azur. 

HIE. 

Instrument à planter des pieux ou 
à paver les chemins. 11 a la forme 
d'une fusée allongée, arrondie sur 
les flancs, garnie de deux anneaux 
l'un en haut et l'autre en bas. 
Ex. : D'argent, à la Tiie de gueules. 

HIRONDELLE. 

L'hirondelle est presque toujours représen- 
tée de sable et volante. 

HOMME D'ARMES. 

Soldat des armées des quinzième et sei- 
zième siècles, cuirassé en partie et coiffé 
d'un morion. 






HORIZONTÉ. 

Se dit du soleil et de la lune lorsqu'ils sont 
placés à l'un des angles de l'écu. 

HOUSSE. 

Se dit d'un cheval couvert de sa housse. 



HOUSSEAUX, HOUSSETTES 
ou HOUSSILLES. 



Espèce de chaussures en usage 
chez les gens de guerre. 

Ex.: De gueules, aux housseaux 
d'or. 



HUCHET. 

Petit cor de chasse représenté 
s;ins attache; il est dit embouché, 
enguiché quand l'embouchure est 
d'un émail différent ; Wrolé, si ce 
sont les viroles. 

Ex. : Écartelé : aux 1 et /, d'argent, à 
//•ois huchets de sable ranges en pal {ou 
l'un il mis Vautre); aux 2 et 3, d'azur, à 
six Mllettes d'argent j>eirces enrond rangées 
3, 2 et 1. 

HUPPE. 

Oiseau que l'on connaît à la touffe de plumes 
qu'il porte sur sa tête. 

HURE. 

Tète du sanglier ou du dauphin. 

HYDRE. 

Dragon à sept têtes, la plus basse 
pendante à un seul filament. 

La queue se termine en dard. 

Parait ordinairement de profil. 
Son émail particulier est le sinople. 
Ex. : D'argent, à l'hydre de sinople. 







131 



— 132 — 



I 



IMMORTALITE. 

Nom du bûcher sur lequel le phénix se 
laisse consumer par les flammes. 
Voy. Phénix. 

ISALGUE, 



Fleur en forme de cinq trèfles à 
queues allongées. 

Ex. : D'argent, à l'isalguede si- 
mple. 




ISOLE. 




Se dit des objets tels que pi- 
gnons, terrasses, montagnes, etc., 
qui ayant leur place ordinaire à la 
pointe de l'écu, sont haussés dans 



lechamp et ne touchenl plus à la base de l'écu-, 
Ex.: D'argent, à la terrasse isolée desi- 
nople. 

ISSANT. 



I 



Se dit des animaux dont on ne 
voit que le haut du corps et qui 
semblent sortir d'une des pièces de 
l'écu, ou de ceux qui paraissent 
sortir de leur retraite ou d'un édifice, et qu'on 
voit à demi. 

Lorsque les animaux sont adossés, ils sont 
dits : contre-issants. 

Ex. : Coupé d'or et d'azur, au J Pr chargé 
d'un lion issant de gueules, armé, lampassé 
et couronné de même. 



J 



JARS. 

Mâle de l'oie, qui paraît dans l'écu de profil 
et passant. On dit du jars, hecqué de son bec, 
membre de ses pattes, lorsqu'ils sont d'un 
autre émail que le corps de cet animal. 

JAVELOT. 

Arme de trait, espèce de dard dont on se 
servait autrefois dans les batailles; futé, em- 
penné se disent d'un javelot dont le manche et 
les plumes qui servent à le diriger sont d'un 
autre émail que le fer. 

JUMELLES. 

Fasce formée de deux burèles. La jumelle 




occupe dans l'écu un espace égal à la fasce ; 
cet espace se divise en trois par- 
ties égales horizontalement; la 
partie du milieu est le vide entre 
, ~" v— les deux pièces qui forment la ju- 
melle. Deux ou trois jumelles dans l'écu sont 
placées à égales distances que le même nom- 
bre de fasces. Les jumelles se posent non 
seulement en fasce, mais aussi en bandes, en 
barres et en sautoir; quand elles sont autre- 
ment qu'en fasce, on en exprime la position 
en blasonnant. 
Ex. : D'argent, à deux jumelles d' a :■ ur . 

JUMELLE. 

Fait de deux jumelles. 



- 133 ~ 



— 134 - 



L 





LACS D'AMOUR. 

Gordon ployé en forme circulaire, 
les bouts traversant la circonférence 
à dextre et à senestre. 
Cependant, on trouve des lacs d'a- 
mour de forme différente, de sorte qu'il est utile 
de décrire la direction ou les contours. 
Ex. : D'argent, airj <> tacs d'amour d'or. 

LAMBEL. 

Pièce de longueur, consistant en 
une traverse horizontale, appelée 
fil, à laquelle sont suspendues des 
pièces triangulaires nommées pen- 
dants. On n'exprime le nombre de ces pendants 
que lorsqu'il y en a plus ou moins de trois. 

Il se pose horizontalement en chef, à une 
partie de distance du bord de l'écu, qui est le 
huitième de toute sa hauteur. Le lambel a 
trois parties de longueur, trois quarts de par- 
tie de hauteur, dont un quart pour la tringle, 
une demi-partie pour les pendants. 

Lorsque le lambel n'est pas à sa place ordi- 
naire, on doit l'exprimer. 

Le lambel servait de brisure aux fils aînés 
du vivant de leur père, usage qui ne s'est 
maintenu que dans quelques maisons souve- 
raines; dans ce cas il se place toujours en chef. 

Mais on trouve quelques cas où le lambel, 
soit seul, soit en nombre, est employé comme 
meuble, et alors il faut indiquer sa position 
précise dans l'écu; un seul lambel dans ce cas, 
est posé au milieu de l'écu, comme toute 
autre pièce. 

Ex. : D'hermine, au lambel de sable. 

LAMBREQUINS. 

Pièces d'étoffe découpées qui ornent le 



casque à dextre et à senestre. A diverses 
époques les lambrequins avaient des formes 
ditlèrentes. 

En peinture, on donne généralement la cou- 
leur principale de l'écu à leur côté extérieur ; 
le côté intérieur est revêtu du principal métal 
qui se trouve dans les armes. Ceci est affaire 
purement de goût. — Autrefois on parsemait 
les lambrequins de ligures semblables à celles 
qui se trouvaient dans l'écu. 

LAMPASSÉ. 

Animal qui laisse voir sa langue d'un émail 
particulier. 

LAMPE. 

Meuble en forme de vase allongé 
avec un bec et une anse. — C'est la 
forme la plus usitée. 
On dit allumée, d'une lampe dont 
la lumière est d'émail différent. 
Ex. : D'argent, à la lampe d'or. 



LANCE DE TOURNOI. 

C'est la lance dont les chevaliers se servaient 
aux tournois. Vers la poignée, elle est munie 
d'une plaque, dite arrêt de lance, dont le but 
était de protéger la main du combattant contre 
les coups de son adversaire. 

Le fût ou bois de lance est fort gros et fa- 
çonné vers la poignée, ce qui le distingue du 
fut de la pique, qui est tout uni. 

On dit fûtée d'une lance, lorsque le manche 
est d'un émail différent; émoussée lorsque le 
fer paraît coupé vers lapointe ; brisée, lorsque 
le fût est brisé en deux. 




— 135 



136 - 



LANGUE. 

Se dit de la langue des oiseaux et animaux 
domestiques, l'aigle excepté, qui est d'un émail 
particulier. 

LAPIN. 

Le lapin ou connil est toujours représenté 
accroupi. 

LARMES. 

Gouttes dont la partie supérieure est efiilée 
et ondoyante. Elles sont toujours représentées 
d'argent. 

LÉOPARD, LÉOPARDÉ. 

Nom héraldique du lion passant 
qui a la tête posée de front montrant 
les deux yeux et les deux oreilles. 
Il a ordinairement la queue couchée 
sur le corps et reployée en dehors. 
Ex. : D'argent, au léopard d'or. 

YOIJ. TÈTES DE LÉOPARDS. 

Léopard lionne. 

Nom héraldique d'un lion rampant qui a la 
tête posée de front. 



LEVE. 

Se dit: 1° de l'ours représenté droit sur ses 
pieds de derrière ; 2° des ailes d'oiseau qui a 
le vol ouvert, le bout des ailes dirigé vers le 
chef de l'écu. 



LÉVRIER. 

Chien de chasse qui paraît courant dans 
Técu, ayant un collier au col. Lorsque le lévrier 
est passant ou rampant, on doit l'exprimer en 




décrivant les armes. Lorsqu'il y a plusieurs 
lévriers dans l'écu, leur position est comme 
celle de la plupart des animaux et meubles; 
deux sont l'un sur l'autre; trois sont deux en 
chef et un en pointe; on doit exprimer leur 
position lorsqu'elle est différente. 

On dit du lévrier colleté de son collier 
quand il est d'émail différent; bardé et bouclé 
quand ses bords et son anneau sont d'un antre 
émail. 11 est aussi lampassé, allumé et armé 
d'un autre émail. 



LEVRON. 

Jeune lévrier que l'on distingue dans l'écu, 
parce qu'il n'a point de collier au cou ; il a les 
mêmes attributs que le lévrier. 



LEZARD. 

Reptile à quatre pieds et à une longue queue, 
qui paraît montant, c'est-à-dire la tête vers le 
haut de l'écu ; s'il est placé d'une autre ma- 
nière, on doit le spécifier. 



LICORNE. 

Animal qui paraît dans l'écu de 
profil et passant, quelquefois sail- 
lant. 
La licorne imite par sa figure le 
cheval, à l'exception d'une corne droite qu'elle 
a sur la tête, d'une petite barbe sous le men- 
ton, et de ses pieds qui sont fourchus. 

La licorne est dite accornée de sa corne, 
animée de ses yeux ; onglée de l'ongle de ses 
pieds, lorsqu'ils sont d'un émail différent. 

La licorne saillante est celle qui paraît dans 
l'attitude ordinaire du lion; en défense lors- 
qu'elle paraît la tête baissée ; accroupie lors- 
qu'elle est assise, les deux pieds de devant tou- 
chant la terre; acculée lorsque dans cette po- 
sition les deux pieds de devant sont levés. 
Ex, : D'argent, à la licorne de gueules. 




— 137 - 



— 138 



LIÉ. 

Se dit de pièces attachées par un lien ; des 
cors quand ils ont leurs cordes ; des oiseaux 
de leurre ou du poing lorsqu'ils ont leur longe. 
Pour ces derniers, c'est le synonyme de longé. 

Il faut toujours indiquer l'émail du lien. 

LIÈVRE. 

Animal représenté de profil et courant. 
11 est quelquefois arrêté, et parait assis sur 
ses pattes; alors on le dit en forme. 

LIMAÇON. 

Le limaçon est représenté la tète hors de sa 
coquille et montrant ses cornes. 

LION. 



~^~ Animal qui parait rampant el de 
yÊ T ) profil, ne montrant qu'un œil et une 

JP\ oreille; sa langue sort de sa gueule, 

" v " est recourbée et arrondie à l'extré- 
mité ; sa queue levée droite un peu en onde, a 
le bout touffu et retourné vers le dos. 

Le lion est souvent seul, il peut y en avoir 
deux dans l'écu ; s'il yen a davantage, ils sont 
nommés lionceaux. 

On ne doit jamais nommer rampant le lion 
qui paraît levé sur les pattes de derrière; ce 
serait faire un pléonasme inutile, puisque c'est 
son attitude ordinaire et qu'on n'exprime la 
position que lorsqu'elle est différente. 

On dit du lion : 

Léopardé, quand il semble marcher; alors 
la queue, tournée sur son dos. a le bout re- 
tourné en dehors, comme celle du léopard. 

Couronné, lorsqu'il a une couronne sur la 
tête : elle est ordinairement à pointes. 

Lam.passé t de sa langue qui est d'un autre 
émail. 

Armé, de ses griffes qui sont d'un autre 
émail. 

Morné, quand il n'a ni dents ni langue. 



Diffamé, quand il n'a point de queue. 

Dragonne, quand la partie inférieure de son 
corps se termine en queue de dragon. 

Mariné, lorsque cette même partie se ter- 
mine en queue de poisson. 

Naissant, quand il ne paraîl qu'à moitié sur 
le champ de l'écu, sa partie intérieure étant 
supprimée ou quand il meut d'une fasce ou de 
la base de l'écu. 

Issant, lorsqu'il paraîl sur un chef, une 
fasce, ou mouvant de la pointe ou d'un des 
lianes de l'écu, ne montrant que la lète. Le cou, 
le bout de ses pattes de devanl et l'extrémité 
de sa queue. 

Accroupi, lorsqu'il paraît assis sur le der- 
rière. 

Ex. : D'argent, au lion de subie. 

LIS DE JARDIN. 



Plante de lis au naturel. 

Ex. : De gueules, à trois Us de 
jardin au naturel posés 2 eti. 



LISERÉ. 

Se dit de l'émail des bords d'un casque ou 
d'une armure. 

LLiTEL oi LISTON. 

Petite bande sur laquelle un place la devise. 

LONGÉ.. 

Se dit des liens qu'on met aux 
pattes de l'oiseau de fauconnerie. 
Synonyme de lié. 
Ex. : D'argent, au faucon longé 

Oc gueules. 

LORÉ. 

s'applique à l'émail des nageoires des pois- 
sons. 




— 139 — 



— r.ii 



LOSANGE. 
Pièce carrée, un peu allongée. 

LOSANGE. 



— ^à 



Se dit d'un écu ou d'une pièce 
entièrement couverte de losanges 
entre lesquels il ne reste point d'es- 
pace. D'ordinaire la direction des 
losanges est verticale, mais il y a des losanges 
en bande et en barre. 
Ex. : Losange 6' argent et de gueules. 

LORRAINE. 

Voy. Croix de Lorraine. 

LOUP. 

Animal sauvage, qui paraît dans l'écu pas- 
sant, quelquefois courant ; quand il est levé 
on dit ravissant. Il a toujours la queue pen- 
dante, ce qui le distingue du renard, qui l'a 
levée perpendiculairement. Lampassé, armé, 
se dit de la langue et des griffes du loup, 
lorsqu'elles sont d'autre émail que son corps. 

Loup-Cervier. 

Espèce de loup à une tête de lynx, posée de 



3fC 



front, les oreilles dressées, un corps de pan- 
thère tacheté el une queue de chat ; la couleur 
est brunâtre, moins foncée sur la poitrine. 

L'UN SUR L'AUTRE. 

Se dit des animaux passant et 
placés l'un au-dessus de l'autre 
'^»^J dans l'écu. Se dit aussi des pièces 
v """v'"" placées de la même manière. 
Ex. : D'or, à trois létyriers de sable colletés 
d'argent courant l'un sur l'autre. 



LUNE. 

Se met comme meuble dans l'écu. Elle paraît 
ou pleine, ou en croissant, ou en décours. On 
la représente comme le visage humain. 



LUNEL. 

Se dit de quatre croissants appointés en 
forme de roses à quatre feuilles. 



LYRE. 

La lyre, de même que tous les instruments 
de musique, doivent être indiqués cordés de... 



M 



MACLE. 



C'est un losange, percé et vidé en 

' ' La macle se trouvant seule doit 

"* avoir en longueur deux, parties .un 
tiers des sept delà largeur de l'écu, et en hau- 
teur une huitième partie de plus prise sur les 
deux parties un tiers. 
Trois macles ne doivent avoir en largeur que 



deux parties des sept de la largeur de l'écu, et 
une huitième partie de plus en hauteur des 
deux parties. 

La mesure du plein de la macle soit qu'il y 
en ait une seule ou plusieurs dans l'écu, est 
toujours la cinquième partie de la largeur de 
son diamètre horizontal. 

Ex. : D'argent, à trois macles d'azur ran- 
gés en fasce. 



141 — 



— 142 




MACLÉ. 

Entièrement couvert de macles, comme un 
champ losange est couvert de losanges. 

MAÇONNÉ. 

Désigne les traits de séparation entre les 
pierres de construction d'une tour, d'un 
mur, etc. 

Quelquefois le champ d'un écu est entière- 
ment couvert du maçonné. 

MAILLET. 

Marteau à grosse tête, qui a par- 
tout la même dimension. Dans 
beaucoup de cas ces maillets sont 
posés diagonalement, ce qui s'ex- 
prime par le mot penche. 

Ex. : De gueules, à trois maillets d'or, 2 
et 1. 



Meuble de l'écu, qui représente 
la main de l'homme ; elle est po- 
sée en pal montrant la paume, les 
bouts des doigts en haut. 
Lorsqu'une main montre le dos, ce qui est 
très rare, on la dit congre-paumée, et renver- 
sée lorsque les doigts sont en bas. 

Deux mains jointes ensemble se nomment 
foi. 

Les mains qui paraissent dans l'écu sont 
ordinairement dextres ; lorsqu'elles sont se 
nestres, on doit en faire la distinction en 
blasonnant. 

Ex. : D'azur, à une main dextre d'or 
posée en pal. 

Main d'aigle. 

C'est ainsi qu'on appelle une patte d'aigle, la 
griffe en bas, à la cuisse de laquelle se trouve 
attachée une aile d'aigle. 11 est probable que 
cette aile est une invention des anciens pein- 




tres héraldistes, qui auront façonné en aile les 
touffes de plumes dont la cuisse d'un aigle 
est revêtue. 

Main bénissante. 

Main dans l'action de bénir, les deux doigts 
étendus. 

Main jurante. 

Main dont les deux premiers doigts sont 
levés. 

MAISON. 

Parait ordinairement de fasce. On dit ou- 
rrrte. ajourée, maçonnée et essorée, de la 
porte, des fenêtres, des joints, des pierres et 
du toit d'unemaison, lorsqu'ils sont d'unautre 
émail que le corps du bâtiment. 

MAL GIRONNÉ. 

J'OI/. (JlKOXNÉ. 



MAL ORDONNE. 

Se dit de trois pièces posées l'une 
en chef et les autres en pointe. 

On peut dire aussi posées 1 et 2, 
contrairement aux règles qui les 
placent 2 et 1. 

Ex. : D'argent, à trois tourteaux mal 
ordonnés de gueules, 1 et 2 . 

MAL TAILLÉE. 

Se di! d'une manche d'habit tail- 
lée d'une manière capricieuse. 

Ex. : D'argent, à une manche 
mal taillée de gueules. 

MANIPULE. 

Vêtement religieux, que les prêtres portent 
au bras gauche. 
Voij. Fanon. 





— 143 



— m — 



MANTELÉ. 



r 



3 



Division de l'écu, du même 
genre que le chape, sauf que les 
diagonales se réunissent déjà près 
de leur point de départ et produi- 
sent un triangle très abaissé. 

Se dit aussi du lion ou de tout autre animal 
quand il est recouvert d'une mante ou d'un 
manteau. 
Ex. : D'argent, manleléde gueules. 



MARINE. 

Se dit d'un animal qui a une queue de pois- 
son. 

MARMITE. 

Se dit d'un pot à deux anses et trois pieds. 

MARQUETÉ. 

Se dit des panthères, papillons, poissons, 
ou autres animaux et pièces, qui ont des taches 
d'autre émail que le reste du corps. 

Voy. MlRAILLÉ. 

MARTEAUX. 

On les représente sous la forme commune, 
mais il y en a de plusieurs sortes. 

MASQUÉ. 

Se dit d'un animal qui a la tète couverte 
d'un capuchon. 

MASSACRE. 

Crâne du cerf représenté de fasce sommé de 
la ramure. 

MASSE. 

Figure d'un bâton garni d'or ou d'argent, 
dont l'extrémité supérieure est décorée de six 




à huit facettes, en forme de portiques, avec une 
double HiMir de lis pour cimier. 

On portait les masses devant le roi en quel- 
ques cérémonies ; on en portait aussi devanl 

le chancelier, devant un recteur suivi des 
quatre facultés. 

Masses d'armes. 

Elles sont de diverses sortes. La 
niasse d'armes ordinaire est un bâton 
avec une forte tête en forme de lo- 
sange. 

Ex. : D'argent, à la masse d'armes de 
(/seules. 

MASSUE. 

Sorte de bâton noueux, beaucoup plus gros 
par un bout que par l'autre, et dont on se ser- 
vait à la guerre, avant la connaissance des 
armes à feu. 

MASURE. 

Se dit d'un château ou d'une tour tombée 
en ruines. 

MAURE. 

L'émail particulier de la tête de Maure est 
le sable; il y en a cependant de différents 
émaux. 



MÉDUSE. 

Voy. Tête de Méduse. 

MÉLUSINE. 

La sirène reçoit ce nom lorsqu'elle se baigne 
dans une cuve. 
Voy. Sirène. 

MEMBRE d'aigle, de lion, etc. 

On appelle ainsi la patte séparée du corps, 



145 — 



— 146 




Ex. 



coupée, ou arrachée à la cuisse. 
Quand il n'est pas indiqué autre- 
ment, le membre d'aigle a la serre 

en bas. 

D'argent, au membre d'aigîe d'or. 



MEMBRE. 

Sert à désigner l'émail des pattes et griffes 
des oiseaux. 



MÊME (de) ou du MÊME. 

S'emploie pour éviter de répéter l'émail déjà 
nommé. 



MENU VAIR. 

C'est le vair avec un plus grand nombre de 
tires et de pièces que d'ordinaire. 



MENU-VAIRÊ, 

Se dit lorsque le menu vair est composé 
d'autres émaux que d'argent et d'azur. 

MER. 

Par ses grandes vagues elle se distingue des 
autres émaux. Communément les mers en 
armoiries sont d'argent, agitées d'azur, ou de 
sinople agitées de ce même émail plus foncé. 

MERLETTE. 



~| Oiseau toujours représenté sans 
&.; Ijec ni pattes. Ce qui le distingue de 
la canelle qui, ayant presque la 
même forme de corps, possède ce- 
pendant et le bec et les pattes. 
Ex. : If argent, à la merlette de sable. 

MÉTAUX. 

L'or et l'argent en armoiries. 
T oy. Émaux. 



MEUBLES. 

Nom héraldique des objets de toute sorte 
qui paraissent dans les armoiries. 



MÉZAIL. 

Se dit du milieu, du devant du heaume. 

MIDAS. 

Voy. Tête i>e Midas. 

MI-PARTI. 

a Se dit d'un écu qui n'est parti 
qu'à moitié. 11 faut expliquer si le 
mi-parti est du chef ou de la 
pointe; tel écu est ordinairement 
coupé et mi-parti dans une des parties du 
coupé. 

Cette disposition est employée lorsqu'on 
joint les armoiries d'une femme à celles de son 
mari. 

Ex. : Coupé mi-parti en chef d'argent et 
de gueules, et, en pointe, de sable. 

MIRAILLÉ. 

Se dit des cercles et marques rondes qu'on 
v^it sur les ailes des papillons. 
Voy. Marqueté. 

MIROIRS. 

11 y en a de trois sortes : 

De carrés, arrondis en haut, appelés mi- 
roirs de toilette. 

De ronds, dits arrondis. 

Et d'ovales communément munis d'un 
manche. 

Lorsque le cadre d'un miroir est garni de 
petites boules, on Hii pommelé. 

On dit cerclé, emmanché, d'un miroir qui 
a un cercle et un manche d'émail différent. 



— m 



- 148 







MITRE. 

Ornement pontifical en forme de bonnet 
élevé, dont le haut Unit on pointe, ayant deux 
pendants derrière. 

La mitre des évéques se pose de iront, à 
âèxtre et la cross.- à senestre, tournée en 
dehors. 

Les abbés mettaient la mitre de profil à 
dextre, et la crosse à senestre mais tournée en 
dedans, parce que leur Juridiction n'est que 
dans le cloître. 



MOLETTE ou Molette d'éperon. 

Roue d'un éperon. D'ordinaire, 
elle a six rais, mais on en trouve 
beaucoup à cinq rais, ce qui sera 
indiqué en mettant le chiffre entre 
crochets. — On la dit colletée, lorsqu'elle est 
attachée à sa tige de fer. 

Ex. : D'argent, à trois molettes de sable, 
2 et 1. 

MONDE. 

Nom du globe cintré et croisé qu'on voit 
dans la main des souverains sur leurs sceaux, 
et qui sert quelquefois de meuble dans les 
armoiries. 

Vnij. Globe. 

MONSTRE. 

Composé de différentes parties d'animaux ou 
de parties d'un corps humain et d'un animal. 
Il y eu a un grand nombre. 



MONSTRUEUX. 

Se dit d'un animal à figure humaine. 

MONTAGNE. 

Meuble del'écudont la représentation habi- 



.-- ; 'ï 






il 



tuelle est d'être unie, alésée. Il y 
en a beaucoup qui sont composées 
d'un certain nombre de coùpeaux, 
et d'autres qui sont mouvantes du 

bas de l'écu ; ce qu'on exprime en blasonnant, 
Ex. : D'azur, au lion d'or gravissant une 

montagne mouvante du flancdeœtre. 

MONTANT. 

Se dit de toute pièce ayant des 
pointes regardant le chef de l'écu. Un 
croissant est d'ordinaire posé mon- 
tant, c'est-à-dire les pointes en haut. 
Ex. : D'argent, au croissant d'or montant. 



MORAILLES. 

Se dit des tenailles qui servent à 
serrer le nez du cheval. 

Ex. : D'argent, aua> "mor ailles de 
gueules. 





MORNÉ. 



Se dit des animaux représentés 
sans dents, bec, langue, ongles ni 
queue. 

~^ r ~ Se dit aussi du casque dont la vi- 

sière est complètement fermée. 

Ex. : Coupé : au 1, d'argent, au casque 
morné d'or ; au 2, d'argent, au lion pas- 
sant morné de gueules. 



MORTAISE. 

Taillé en forme de queue d'hiron- 
delle. 

Ex. : D'argent, mortaise de 
gueules. 



MORTIER. 

Toque des présidents de parlement et des 
chanceliers. 




— 149 - 



— 150 — 



MOUCHETÉ. 

Se dit des pièces chargées de mouchetures 
d'hermine. 

Se dit aussi des poissons et des reptiles dont 
le corps présente des taches d'un émail parti- 
culier. 

MOUCHETURES. 

Nom des petites queues dont le champ est 
parsemé dans la représentation de l'henni no 
et du contre-hermine. 

MOULIN A VENT. 

Représenté sous la forme d'un édifice carré. 
brochant sur ses quatre ailes et soutenu d'ui. 
pied maçonné. 

MOUTON. 

Animal qui paraît dans l'écu de profil el 
passant, ce qui le distingue de la brebis, qui 
est toujours paissante. On le distingue encore 



du bélier dans l'art héraldique, en ce que ce 
dernier a des cornes, et que l'autre n'en a pas; 
son émail particulier est l'argent. 

MOUTON A PILOTIS. 

Grosse poutre carrée, munie en haut d'un 
annelet et destinée à enfoncer des pieux dans 
le sol. 

MOUVANT. 

Se dit des pièces qui paraissent 
prendre naissance de l'un des 
flancs ou de l'un des angles de l'écu, 
ou d'une pièce qui en touche une 
autre et parait en saillir. 

Ex. : Parti : au l, de gueules; au 2, d'ar- 
gent à une demi -molette d'azur mouvante 
de la partition. 

MUR. 

Les murs sont crénelés ou non crénelés, ce 
qui doit être indiqué. D'ordinaire ils occupent 
la moitié inférieure du champ de l'écu. 




N 



NACELLE. 

Petite barque. Le fond est plat et la proue et 
la poupe se relèvent en pointe aiguë. 

NAGEANT. 

Se dit du poisson posé horizontalement ou 
en fasce ; du cygne qui est sur l'eau. 

NAISSANT. 

Se dit des animaux qui ne mon- 
trent que la tête et la partie supé- 
rieure du corps, et paraissent sor- 
tir du chef de la fasce, ou du second 



«â_ 



v— 



du coupé. 



On dit eonlre-naissant lorsqu'il y a plu- 
sieurs animaux opposés l'un à l'autre. 

Ex: Coupé : au 1, d'argent, au lion nais- 
sant de gueules ; aie 2, d'azur. 

NASAL. 

Partie supérieure de l'ouverture du casque 
qui couvrait le nez lorsqu'on la baissait. 

NATUREL. 

Les objets représentés en blason avec leurs 
couleurs propres sont dits: au naturel. Ils 
peuvent se mettre indifféremment sur métal 
ou sur émail. 






151 



— 152 — 



NAVETTE. 

Instrument à L'usage des tisserands en forme 
de losange ajouré en long et du même sens 
que la ligure. 

NAVIRE. 

On en voit de tant de genres 
dans les armoiries que la forme, le 
nombre des mâts et des voiles, ou 
v "" même l'absence de voiles doivent 
être indiqués en chaque cas particulier. On 
le représente généralement flottant, habille, 
équipé. 

Ex : D'azur, au nax ire $ argent flottant 
sur une mer du même.. 
Voy. Vaisseau. 




NEBULE. 




Se dit des pièces faites de 
nuées. 

Ex. : If argent, nébulé d'azur. 



NELLÉ ou NILLE. 

Se dit de la croix ancrée, qui est plus étroite 
qu'à l'ordinaire. 

NÉNUPHAR (Feuilles de). 

Ce sont les feuilles d'une plante aquatique. 

NERVÉ. 

Se dit des plantes et feuilles qui ont des 
libres ou nervures d'un émail particulier. 

NILLÉ. 

Voy. Nellé. 




NOMBRIL. 

On donne ce nom à un certain point dans 
l'écu, et à la pointe de fer qui était souvent 
appliquée sur le milieu d'un bouclier. 

NOUÉ. 

Se dit : lo dos pièces entourées 
d'un lien; 2" de la queue du lion 
qui a des nœuds en forme de houp- 
pes ; 3° de fasces qui s'élargissent 
vers le milieu et qui sont simplement nouées, 
ou doublement nouées. 
Ex : D'argent, au lion noué de gueules. 

NOUEUX. 

Se dit des bâtons, chicots ou troncs d'arbre 
qui montrent des nœuds. 

NOURRI. 



Se dit du pied des plantes qui ne 
montrent point de racine, et des 
fleurs de lis sans queue. 
Gomme synonyme, on emploie le 
mot couiné qui est plus clair et répond mieux 
à ce qu'on veut exprimer. 

Ex. : D'argent, à la fleur de lis nounHe 
d'azur. 

NUAGE. 
Synonyme de Nébulé. 



NUÉE. 




Lorsque les nuées ne sont pas re- 
présentées par la ligne nébulée, elles 
ont couramment la forme naturelle. 
Ex : D'argent, à la nuée de gueules. 



— 153 



154 







OGOESSE. 

Se dit du tourteau de sable. 

OISEAU. 

On donne ce nom générique à l'oiseau dont 
on ne peut, en blason, spécifier l'espèce. 



OLIVIER. 

Arbre qu'on distingue par ses feuilles poin- 
tues et son fruit. 



OMBRÉ. 

8e dit des figures relevées d'un émail diffé- 
rent qui marque les ombres et fait mieux res- 
sortir l'objet. 

Image si déliée qu'on voit le champ et ses 
meubles au travers. 

Voy. Lion, Soleil. 

OMBRE DE SOLEIL. 

Se dit du soleil représenté sans yeux, nez 
ni bouche. 



ONDE. 

Se dit descroix, fasces, pals, etc., 
qui ont des sinuosités curvilignes 
alternativement concaves et con- 
vexes. 
Ex. : De gueules, à trois fasces ondées d'or. 



ONDOYANT. 

S'applique aux sinuosités d'un serpent. 




ONGLE. 

Se dit de l'émail des ongles des animaux, à 
moins qu'il ne s'agisse des animaux carnas- 
siers, auxquels on applique en ce sens le 
terme armé. 



OPPOSÉ. 

Se dit de deux choses opposées l'une à l'au- 
tre, comme est l'adossé. 



ORc 

L'un des deux métaux du blason. 

En gravure, l'or est représenté par des points. 

Voy. Émaux. 

ORANGÉ. 

Cette nuance est de la dernière rareté en ar- 
moiries. 

On l'exprime par des lignes verticales croi- 
sées de diagonales de senestre à dextre. 

Voy. Emaux. 

ORANGER. 

Arbre qu'on distingue par sa forme, par son 
fruit et par la caisse qui le soutient assez ordi- 
nairement. 



OREILLE. 

Se dit : 1° des petits angles qui se trouvent 
à chaque côté d'une coquille ; 

2° Des animaux, lorsque leurs oreilles sont 
d'un autre émail que leur corps. 



— 155 — 



— 150 — 



ORLE. 

Bordure intérieure dans un écu, 
dont elle ne touche pas les bords. 
Quelquefois, l'orle est arrondi en 
~**~ forme d'un grand annelet et prend 
alors le nom à'orle rond ou cyclamor. 

L'orle n'a que la moitié de la largeur de la 
bordure, c'est-à-dire un douzième de la largeur 
de l'éeu, et est éloigné du bord de Pécu à une 
distance égale à sa largeur, en quoi il diffère 
de la filière qui touche les bords. 
Ex. : D'argent, à l'orle d'azur. 

Orle (en). 

Se dit d'objets rangés dans la direction qui 
est propre à l'orle. 

OTELLES. 



■ y 



Figures que l'on met ordinaire- 
ment au nombre de quatre, adossées. 
Elles sont considérées par les uns 
comme des amandes, par d'autres 
comme des fers de lance. Il est bien plus pro- 
bable qu'on doit y voir une croix pattée mal 
dessinée, et que les parties du champ com- 



prises enlie [es bras de la croix ont été trop 
rétrécies. 

Ex. : D'argent, à Votelle de gueules. 

OURS. 

Animal représenté toujours de profil ou 
[tassant ; on le dit grimpant quand il est ram- 
pant, et debout quand il est tout droit sur ses 
pattes de derrière. 

A Humé se dit de l'œil de l'ours, lampassé 
de sa langue et armé de ses griffes, lorsqu'ils 
sont d'un émail différent. 

OUVERT. 

Se dit : lo des tours et châteaux dont l'ou- 
verture de la porte est remplie d'un autre émail 
que celui de la tour elle-même ; 

2° De la pomme de grenade lorsque sa fente 
perpendiculaire est d'un autre émail que le 
fruit ; 

3° Des ailes d'oiseaux principalement de 
ceux qui servent de supports, pour indiquer 
que lesdites ailes s'éloignent du corps ; 

4° De la couronne qui entoure seulement la 
tête sans la couvrir par-dessus. 



P 



PAILLÉ. 

Se dit des pièces honorables et hé- 
raldiques bigarrées de différentes 
couleurs. 
Ex. : D'argent, ait papillon de 
gueules nu.r ailes paillées d'or el d'azur. 




PAIRLE. 



r\ 



=*/— 



9 



C'est un pal qui, mouvant de la 
pointe del'écu, se partage vers le mi- 
lieu en deux branches égales qui vont 
aboutir dans les deux angles du chef. 



Quelquefois le pairie est renversé. 
Ex. : D'argent, au pairie de gueules. 

Pairie (en). 

Se dit des pièces longues posées dans la di- 
rection qui est propre au pairie. Ces pièces 
peuvent aussi être mises en pairie renversé. 

PAISSANT. 

Se dit d'un ruminant ayant la tête baissée et 
paraissant paître. 



— 157 — 



— 158 



PAL. 



♦ ♦ ♦ 



Pièce héraldique consistant en 
l'espace compris entre doux lignes 
perpendiculaires sur le milieu de 
Técu et en occupant la troisième 
partie. 

11 peut y en avoir deux, trois jusqu'à quatre; 
quand il y en a cinq et plus, ce sont des ver- 
(jettes. 

Quand les pals sont alternés depuis quatre 
jusqu'à huit, l'écu est dit paie, quand il esl 
alterné de dix et au-dessus, vergeté. 

Quand il y a deux pals, l'écu est divisé en 
cinq espaces égaux par cinq lignes perpendi- 
culaires; chaque pal a une partie de deux cin- 
quièmes de largeur; les trois vides de même 
proportion forment le champ lorsqu'il y a trois 
pals. La division de l'écu se l'ait par six lignes 
perpendiculaires à égales distances, el le par- 
tage en sept espaces; les pals ont chacun une 
partie en largeur. 

Ex. : De gueules, à trois pals d'argent, au 
chef d'argent chargé de trois mouchetures 
d'hermine. 

Pal (en). 

Se dit : 1° d'objets rangés dans la direction 
d'un pal; 
2° De pièces longues posées verticalement. 

Pal-chevron. 

C'est un pal qui finit en chevron. 

Pal fascé. 



Se dit du pal posé en fasce. 

Ex. : D'argent, au pal fascé d'à- 
",ur. 




PALE. 




Se dit d'un écu ou d'une pièce 
couverte de pals en nombre pair, 
entre lesquels il ne reste aucun 
espace. 




On dit contre-paie lorsque les pals qui 
forment le paie sont coupés, tranchés ou tail- 
lés d'un trait, de manière que le métal soit 
opposé à l'émail et réciproquement. 

Ex. : Paie d'or et d'azur de six pièces. 

PALISSÉ. 

Se dit des fasces et pals aiguisés 
et entrelacés en forme de palissade 
et d'émaux différents. 

Ex. : D'argent, palisséde gueules. 

PALME. 

Hameau *\\\ palmier. 

PÂMÉ. 

Se dit du dauphin ou de tout autre poisson 
qui a la gueule ouverte el semble expirer. 

S ■ dit aussi de l'aigle sans langue, dont le 
bec parait très cro lui. et qui a l'œil fermé. 

PAMPRE. 

Se dit de l'émail des feuilles d'un cep de 
vigne ou d'une grappe de raisin. 

PANACHÉ. 

Orné de panaches. 

PANELLE. 

Feuille de peuplier. 

PANNES. 
Sont les fourrures, hermine et vair, 



PANTHERE. 

Los panthères toujours représentées de cou- 
leur naturelle, sont très rares en armoiries et 
servent communément de supports. 






- 159 - 



— IliO 





PAON. 

Cet oiseau est vu de profil, niais 

quand il l'ail la roue il esl posé de 

front, avec la tête de profil, et 

s'appelle paon rouant. 11 porte sur 

Sa tête une aigrette de trois brins, sommés 

chacun d'une petite boule. 

Ex. : D'argent^ à un paon d'or. 

PAPEGAI. 

Synonyme de Perroquet. 

PAPELONNÉ. 

Rempli d'écaillés ou de demi- 
cercles, dont les bouts tirent vers 
le chef, et les demi-cercles vers la 
pointe de l'écu. Le plein de ces 
écailles tient lieu de champ et est quelquefois 
semé d'autres figures. 

Ex. : De gueules, papelonné d'argent sente 
de trèfles du même. 

PAPILLON. 

Insecte qui paraît dans l'écu de front, les 
ailes ouvertes. Quelques-uns le nomment 
doublet. 

On dit miraillé, du papillon dont les ailes 
ont des marques rondes qui imitent les mi- 
roirs, lorsque ces marques sont d'émail diffé- 
rent. 



PARÉ. 

Se dit d'un dextrochère ou d'un 
senestrochère dont le bras est d'un 
autre émail que la main. 

Se dit aussi d'une foi habillée 
d'un émail particulier. 

Ex. : D'azur, au dextrochère paré d'orbe 
nant une épée d'argent garnie d'or et chargé 
d'unbouclier d'hermine surchargé d'une fleur 
de lis de gueules. 






1 .' 




*— . 



PARTI. 

Le parti est le produit d'une 
ligne perpendiculaire qui divise le 
champ ou un meuble en deux par- 
ties égales. 

Ex. : Parti : au /, de gueules, à troi 
fasces d'or et au chef d'azur chargé de /rois 
('toiles d'or; au 2, d'azur, à un lion d'or 
armé et lampassé de gueules. 

PARTITIONS. 

On nomme ainsi les divisions de l'écu au 
moyen de traits en directions diverses. 

PASSANT. 

Animaux qui semblent marcher 
en levant une [patte de devant et 
une de derrière. 
S'il y a plusieurs animaux pla- 
cés les uns au-dessus des autres et passant 
dans un sens opposé, ils sont dits contre-pas- 
sants. 

Ex. : D'argent, à deux lions de gueules 
contre-passants. 

PASSÉ EN. 

Se dit des pièces croisées l'une sur l'autre ou 
placées 2, 1, 2. 

PATENOTRE. 

Synonyme de Chapelet. 

PATRIARCALE. 

Se dit de la croix à deux traverses, dont la 

plus élevée a les bras moins longs que l'autre. 

I !e mot est synonyme decroix de Lorraine 




PATTE. 



1 •( 


_'.. L_ 


',;,.£j : 


\ 







Se dit d'une croix dont les bras 
s'élargissent à leurs extrémités. 

Ex. : D'argent, à la croix //allée 
de gueules. 



161 — 



162 



PAVILLONNE. 

Se dit : 1° de la grande ouverture du cor de 
chasse, qui est quelquefois d'un émail différent 
du reste; 

2° Du baldaquin qu'on voit au-dessus des 
armes des souverains; 

3 ft D'une tour couverte d'un toit pointu. 

PEAUTRÉ. 

Se dit de la queue des poissons représentée 
d'un autre émail que celui du corps. 

PEIGNE. 

Meuble qui parait ordinairement en pal. 

PÉLICAN. 

Presque toujours cet oiseau est 
représenté avec, ses petits, au nom- 
bre de trois, dans un nid appelé 
aire, tressé de branches souples. 
Le sang qui découle des blessures que le 
pélican se fait à la poitrine est appelé sa 
piété. 
Ex. : if azur, au [«'lieux d'argents 

PENCHÉ. 

Yoij. Étoiles et Maillets. 

PENDANTS. 

Pièces pendantes du lanibel. (Voy. ce mot.) 

PENNON. 

Bannière à pointe pendante, de forme trian- 
gulaire. 

PENNON GÉNÉALOGIQUE. 

Se dit de l'écu chargé de quartiers qui in- 
dique les alliances d'une famille. 




PERCE. 

Se dit de pièces ayant des ouvertures qui 
peuvent être de l'émail d'un champ ou d'un 
autre. 

11 faut exprimer si la pièce est percée en 
rond, en triangle, en carré, etc. 

On se sert de préférence de l'expression 
ajourée si l'ouverture est du champ. 

PERCHÉ. 

Se dit de l'oiseau posé sur un bâton ou sur 
un arbre. Le papegai est très souvent repré- 
senté perché. 

PÉRI. 

Se d-it des pièces de petites dimensions po- 
sées en abîme. 

PERRONÉ. 

Sedil quelquelquefoisde la croix 

latine, soutenue d'un perron, au- 
trement dit croixde calvaire. 
Ex. : D'argent, à la croix de 
gueules perronée. 

PERROQUET ou PAPEGAI. 

Oiseau qui paraît de profil : son émail par- 
ticulier est le sinople. 

PHÉNIX. 

Oiseau imaginaire toujours posé 
de front, la tète de profil, les ailes 
levées sur une bûche allumée qui 
s'appelle immortalité. 
Ex. : D'or, au phénix d'argent sur un bû- 
cher de sinople. 

PHÉON. 





Fey de dard antique, dentelé à 

l'intérieur, qui se montre la pointe 

en haut. 

Ex. : D'argent, au p/tc'on de 
gueules. 






163 — 



li'.'i — 









PIE, 

Oiseau qui a la queue longueà proportion de 
ses ailes. 11 parait de profil arrêté sur ses 
jambes. 

On nomme pie au naturel celle qui a la 
gorge et le ventre blancs, la tête. les ailes et 
la queue noires, l'œil de gueules et quelques 
mélanges dans les plumes; ce sont les plus 
ordinaires dans l'écu. 



PIECES HERALDIQUES. 

Ce sont des figures formées au moyen de 
lignes comme le pal, la bande, etc. 

PIED (en). 

Se dit d'un animal debout sur ses quatre 
pieds. 

PIED COUPÉ, PIED PERDU, 
PIED NOURRI. 

Se dit de la fleur de lis qui n'a rien au-des- 
sous du lien qui tient les trois fleurons. 

- 

PIED FICHÉ. 

Se dit des croix, et autres pièces qui ont le 
pied aiguisé. 

PIÉTÉ. 

Gouttes de sang qui coulent des blessures 
du pélican. 

PIGEON. 

Cet animal, assez rarement employé, est 
presque toujours représenté d'argent. 

PIGNATES. 

Aiguières de petite dimension, ayant une 
anse sur le côté. 




PIGNONNE. 

Se dit d'une espèce de muraille pyramidale, 
formée de carreaux entassés les uns sur (es 

autres. 



PILE. 

Long triangle occupant deux tiers 

du chef de l'écu et descendant en 

angle aigu vers la pointe. La pile, 

qui est le contraire de la pointe. 

peut être multipliée dans l'écu, et dans ce cas 

elle subit une diminution de largeur. 

Ex : D'argent» à la pile de gueules. 

PIN. 

Cet arbre se distingue par sa tige droite et 
unie, ses branches écartées ainsi que son 
fruit appelé pomme de pin. 

Cette pomme, représentée seule, a la queue 
en haut; si elle est en bas, la pomme est dite 
renversée. 

PLAINE. 



Champagne qui n'a que la moitié de la hau- 
teur d'une Champagne ordinaire. 

PLATE. 

Nom par lequel on désigne ordinairement 
les besants d'argents. On devrait dire plate 
tout court sans ajouter d'argent', mais l'usage 
de dire plate d'argent semble avoir prévalu. 

PLEIN. 

Se dit d'un champ couvert d'un émail uni, 
sans aucun meuble. 

Ce t rme s' impl ssi pour indiqi 

qu'une pièce héraldique est représentée sous 



— 165 — 



166 



sa forme ordinaire, sans que ses bandes aient 
subi quelque changement. 

Ainsi une croix de la forme ordinaire serait 
appelée croix pleine par rapport à d'autres 
croix dont les lignes seraient accidentées. 

PLEINES. 

Se dit des armoires sans brisures ni écarte- 
lures. 



PLIÉ. 

Se dit des ailes d'un oiseau qui ne sont pas 
ouvertes ; 

De la fasce, de la bande, etc., qui sont 
légèrement concaves d'un côté et convexes 
de l'autre ; 

Des pièces de longueur, épées, lances, etc., 
plus ou moins courbées. 



PLIÉ EN ROND. 

Se dit d'un serpent qui fait cercle et se mord 
la queue. 



PLOYÉ. 

Voy. Chape, Chaperonné et Chevron. 



PLUMETÉ. 

Se dit d'un champ entièrement couvert de 
bouts de plumes rangées les unes à côté des 
autres et de deux émaux alternativement. 



POINT. 

Division de l'écu en neuf ou quinze parties 
égales. 



Point d'honneur. 

La place est immédiatement au-dessous du 
point du chef. 




Point du chef. 

C'est le centre de la partie supérieure de 
l'écu, dite chef. 



POINTE. 

Se dit : 1° de la partie inférieure 
de l'écu; 2° d'un long triangle occu- 
pant deux tiers de la base de l'écu 
et montant en angle aigu jusqu'à 
proximité du chef. La pointe, qui est le con- 
traire de la pile, peut être multipliée dans 
L'écu et dans ce cas elle diminue de largeur. 
Ex. : D'argent, à la pointe de gueules. 

Pointe (en). 

Se dit d'un objet posé au bas de l'écu. ou de 
plusieurs objets qui y sont rangés sur la 
même ligne. 

Pointe entée. 

Pointe peu élevée qui, mouvante 
de la base de l'écu, pénètre entre 
les quartiers d'un écu écartelé. 

Kx. : Écartelé : d'argent et d'a- 
zur à la pointe entre de gtieules. 

POINTÉ. 

Se dit d'un écu chargé de pointes en nombre 
égal et de deux émaux alternativement; 

De la rose qui a les pointes placées exté- 
rieurement entre les pétales et d'un autre 
émail que ces derniers. 

Deux pièces aiguës sont dites contre-poin- 
tées lorsque les pointes se touchent. 

On dit aussi contre-pointes en fasce de 
deux chevrons couchés sur le côté et ayant les 
deux pointes tournées l'une contre l'autre. 

POINTS. 

Ainsi s'appellent les carreaux d'un échiqueté 
ou d'un équipollé. 







., 



» 



167 — 



— 168 — 



Points équipollés. 

i — jm | C'est un échiqueté au nombre de 

^d neuf points, dont cinq sonl d'un 
J émail et quatre d'un autre émail. — 

™ On blasonne d'abord les cinq points 
en sautoir, y ajoutant équipollés ; ensuite les 
quatre points qui restent. 

11 y a des écns remplis de plus de neuf 
points équipollés; on observe pour blasonner 
ces écus le même principe que s'il n'y avait 
que neuf points, c'est-à-dire qu'on nomme 
d'abord le plus grand nombre quelquefois pair, 
quelquefois impair d'un émail, et ensuite le 
nombre inférieur. 

Ex. : Cinq points d 'argent équipollés à qua- 
tre de sable. 



POISSON. 

On le représente barbé, cvété,lorré, oreille, 
peautré. 

POMME ou VOLET. 

Se dit du tourteau de sinople. 

POMMES DE GRENADE. 

Voy. Grenades. 

POMMES DE PIN. 

Dans leur position ordinaire, les pommes 
de pin ont la queue en haut. 

POMMETÉ. 

Se dit d'objets ayant des boules à leurs 
angles saillants et des cadres de miroir garnis 
de petites boules. 

PONT. 

11 est nécessaire d'indiquer le nombre des 
arches. 



PORC. 

11 se distingue du sanglier par l'absence de 

défenses. 



PORC-ÈPIC. 

Cet animal est représenté de prolil et le dos 
hérissé. 

Il est miraillé lorsque ses piquants sont 
semés de petites taches d'un émail différent. 

PORTAIL. 



Le devant d'une église ou d'une maison. 



PORTÉ. 

Se dit de la croix latine représentée pen- 
chée. 



PORTILLÉ. 

Indique l'émail de la porte d'un édifice. 

POSÉ. 

Se dit de la place que les figures 
occupent dans l'écu. 

Le lion posé est un lion arrêté sur 
ses quatre pattes. 
Deux pièces posées l'une sur l'autre dans 
un sens différent sont dites contre-posées. 

E. : L'ûiçmt* à deux flèches contre- 
posées. 

Posé en Bande, en Barre, en 
Croix, en Fasce, en Sautoir, 
en Chevron. 

Se dit de figures posées dans la direction 
qui est propre à ces pièces héraldiques. 

POTENCE. 

Se dit d'une pièce terminée en potence 




169 — 



170 — 



: 





ou en T. Composée d'une traverse sou- 
tenue d'un poteau. 

Se dit aussi de figures chargées de 
potences. 

Ex. : D'argent, à La croix potencée de 
gueules. 

Contre-potencé. 

Se dit des pièces dont les extré- 
mités forment de secondes tra- 
verses. 
Ex. : //argent, à une croix 
contre-potencée de gueules. 

POURPRE. 

Une des cinq couleurs, qui s'exprime en 
gravure par des diagonales de senestre à 
dextre. 

Le pourpre, qui se met indifféremment sur 
métal ou sur couleur, n'a été probablement 
dans l'origine que l'or ou l'argent qui, terni 
par l'effet du temps, a pris une nuance tirant 
sur le rouge. 

Vog. Kmaix. 



PROBOSCIDES. 

On porte fréquemment en cimier (et quel- 
quefois dans l'écu des armes) des cornes de 
bœuf ou de buffle dont le sommet a été coupé, 
en même temps que l'ouverture, produite par 
cette section a été considérablement élargie, 
ce qui leur donne l'apparence de proboscides 
d'éléphant. 

Quand on dit deux proboscides. d'or et de 
gueules, ou de deux autres émaux quelcon- 
ques, cela signilie que la corne dextre est d'or 
et la senestre de gueules. 

Coupées alternativement d'or et de gueules, 
indique que la corne dextre est coupée d'or 
sur gueules et la corne senestre de gueules 
sur or. 

Les cornes étaient souvent ornées de 
plumes, de grelots, etc., ou passées dans un 
anneau assez large d'un émail qui différait de 
celui de la corne. 



PUITS. 

Maçonnerie généralement de forme circu- 
laire. 



Q 




QUARTEFEUILLE. 

Fleur à quatre feuilles pointues 
percées au milieu. 

Ex. : D'argent, à "ne </>///r/t'- 
feuille de gueules. 

QUARTIERS. 

Divisions de l'écu, produites par 
deux ou plusieurs traits qui se 
croisent. 

Ex. : D'argent, parti de 3. 
coupé de 1, formant 8 quartiers. 



• t J 4 

* * 7 • 



QUINTAINE. 




Poteau auquel est attaché un écus- 
son. 

Ex.: D'argent, à laquintainè <!<• 
gueules. 



QUINTEFEUILLE. 



m$ 




Fleur à cinq feuilles pointues 
percées au milieu. 

Ex. : De gueules, à trois quinte- 
feuilles d'argent, posées 2 et 1. 






171 — 



L72 — 



R 






RABAT. 

Collerette de L'habit (Tune ligure d'homme. 

RACCOURCI. 

Se dit des pièces honorables qui 
ne touchent pas les bords de Vécu. 

Ex. : D'argent, à la face raccour- 
cie d'azur. 



&AMURE. 



RADIÉ. 

Se dit des couronnes qui ont des rais au 
lieu de fleurons, et, spécialement des cou- 
ronnes à l'antique. 

RAIS. 

Se dit des pointes des étoiles et des rayons 
de l'escarboucle. 



RAMÉ. 

Ce terme sert à indiquer l'émail du bois du 
cerf ou du daim. 



RAMPANT. 

Se dit des animaux dressés sur leurs pattes 
de derrière. 

C'est la position naturelle du lion; il n'est 
pas nécessaire de l'indiquer lorsqu'on bla- 
sonne. 

Le chien, le lévrier, le renard peuvent aussi 
être rampants. 

Lorsque ces animaux sont tournés l'un 
contre l'autre, ils sont dits contre-rampants. 




Ex. 



C'est le bois de cerf entier composé 
des deux cornes. 

Une seule corne s'appelle demi- 
ramure. 
D'argent, à la ramure d'or. 



RANCHIER. 

Se dit d'une espèce de daim ou de renne de 
haute taille, pourvu d'une ramure plate et 
couchée en arrière. 



RANGÉ EN CHEF, EN 
POINTE, etc. 

Se dit d'objets rangés côte à côte sur une 
même ligne, dans la partie supérieure ou 
dans la partie inférieure de l'écu. 

RANGIER. 

Se dit du fer de faux représenté 
sans manche. 

Ex. : D'argent, au rangier de 
gueules. 

RATEAU. 

Instrument d'agriculture et de jardinage qui 
parait ordinairement en pal, la tête en haut. 
On dit emmanché du râteau lorsque sou 
manche est d'émail diffêrènl et démanche 
lorsqu'il n'a point de manche. 

RAVISSANT. 

Se dit du loup ou du renard ayant la posi- 







173 



- 174 



tion du lion rampant, c'est-à-dire dressé sur 
ses pattes de derrière. 

REBATTEMENT. 

Nom que l'on donne aux divisions régu- 
lières de l'écu au moyen d'un nombre de 
traits. Elles s'appellent rebattements de ce que 
leurs émaux, étant toujours opposés, ils sem- 
blent se rebattre les uns sur les autres. 

Tels sont le paie, le fascé, le bandé, le barré, 
le chevronné, le losange, le fuselé, l'échi- 
queté, etc. 



'O l J 




REBRASSÉ. 

Se dit de l'émail des revers aux manches 
d'un habit. C'est le synonyme de bordé. 

RECERCELÉ. 

La croix est appelée ainsi lors- 
qu'elle est ancrée et que ses cro- 
chets se retournent sur eux-mê- 
mes ; la ({lieue des porcs et des 
lévriers est dite recercelée lorsqu'elle est 
nouée. 

Ex. : D'argent, à la croix ancrée recerce- 
lée de gueules. 

RECOUPÉ. 

BSe dit de l'écu qui est coupé et 
dont l'une de ses deux partitions 
est elle-même coupée, c'est-à-dire 
divisée en deux dans le sens du 
coupé. 

Ex. : Coupé : au 1, d'argent; au 2, re- 
coupé de gueules et d'az ur. 

RECROISETTÉ. 

Se dit des croix qui sont recroi- 
settées, c'est-à-dire dont les bran- 
ches forment d'autres croix. 

Ex. : D'argent, à la croix recroi- 
settée de gueules. 








_: 








V 





REDORTE. 

Branche d'arbre tressée ou nouée en double 
sautoir. 

REFENTE. 

Espace entre les feuilles d'un trèfle, d'une 
tiercefeuille, quartefeuille, etc. 

REGARDANT. 

Se dit de l'animal qui regarde en arrière ou 
qui tient les yeux fixés sur un objet tel qu'une 
étoile, comète, etc. 

Se dit aussi de l'animal dont on ne voit que 
la tète et le cou. 

REMPLI. 

Se dit de toute pièce honorable 
dont le fond est dans toute son éten- 
due d'un autre émail que les bords. 
Se dit aussi des rustres, des quin- 
tefeuilles et autres meubles percés dont le 
jour est d'un autre émail que le champ de l'écu. 
Ex. : D'argent, à la fasce bordée de 
gueules, remplie d'azur. 

RENARD. 

Se distingue du loup par sa queue, qu'il 
porte pendante. Il est représenté de profil et 

passant. 

RENCHIER. 

Voy. Rànchier. 

RENCONTRE. 

Se dit des tètes d'animaux po- 
sées front à front et de la tête de 
cerf détachée de l'animal, parais- 
sant de front. 
Ex. : D'azur, au rencontre de cerf d'or, sur- 
monté d'une moucheture d'hermine d'argent 
entre les bois. 




— 1/0 — 



176 — 




RENVERSÉ. 

Se dit des pièces qui sont dans 
une position contraire à leur posi- 
tion ordinaire, c'est-à-dire qui sont 
retournées. 
Ex. : De gueules, à deux cherrons, le pre- 
mier d'or et le deuxième renverse d'argent. 

RÉPARTITIONS. 

La réunion, la combinaison du parti, du 
coupé, du tranché, du taillé, forment les 
autres divisions de l'écu, nommées réparti- 
tions. 

Les répartitions sont : Yécartelé, Yécartelé 
en sautoir, le tiercé et le gironnê. 

Yoij. Écu. 

REPOTENCÉ. 

Se dit de toute pièce potencée deux fois et 
plus particulièrement de la croix. 

RESARCELÉ. 



Se dit de toute pièce, et particu- 
lièrement de la croix, accompagnfc 
d'un trait parallèle à chacune de ses 
branches. 

Ex. : D'argent, à la croix de gueules re- 
sarcelée. 






RÉSEAU. 

Espèce de filet étendu sur presque toute la 
surface de l'écu, formé de lignes diagonales 
à dextre et à senestre, qui produisent des clai- 
res-voies en losange. 

RETRAIT. 



S 



Bande, fasce, etc., qui ne touchenl 
qu'un bord de l'écu et s'arrêtent à 
peu de distance de leur point de dé- 
part. On dit alors : retrait en chef 



Ex. : D'argent, à la bande retrait de 
gueules. 

RETRANCHÉ. 

Se dit de la croix, dont les extrémités sont 
taillées de manière à former un triangle rec- 
tangle, dont les angles aigus font saillie. 

RETROUSSÉ. 

Se. dit de l'émail du bord relevé d'un cha- 
peau ou bonnet. 

RINCEAUX. 

Se dit des branches croisées et enlacées, 
réunies en forme de couronne et, d'ordinaire, 
liées par le bas. 

RIVIÈRES. 

Les rivières ont la couleur naturelle de l'eau 
et se présentent tantôt sous la forme d'une 
bande ondée, tantôt sous celle d'une fasce on- 
dée. Quelquefois elles occupent la position 
naturelle d'une eau, à la pointe de l'écu, en 
direction horizontale. Par conséquent une in- 
dication précise est toujours nécessaire. 

ROC. 

Se dit du fer de lance recourbé en deux sur 
les côtés. 



ROC D'ÉCHIQUIER. 



ou retrait enjointe. 




Ex. 



Figure héraldique en formedetour 
du jeu d'échecs, sauf que la partie 
supérieure est figurée comme la 
branche d'une croix ancrée. 
D'argent, au m,- d'échiquier d'azur. 



ROMPU. 

Synonyme de Brisé. 



1 



177 



178 — 




ROSE. 

La rose héraldique est repré- 
sentée sans tige et montre cinq 
feuilles. On en trouve d'un plus 
grand ou d'un nombre moindre de 
feuilles. 

Elle est dite boutonnée lorsqu'il s'agit de 
l'émail du cœur, et barbée par rapport aux 
brins, d'ordinaire de sinople, qu'un voil entre 
les feuilles. Quelquefois la rose héraldique 
est tigée et feuillée. La rose des jardins, sou- 
tenue d'une tige avec ou sans feuilles, s'ap- 
pelle rose naturelle. 

Ex. : D'or, à une rose épanouie en abîme 
de sable, accompagnée de trois boutons tiges 
et feuilles de même. 

ROUANT. 

Se dit du paon déployant sa queue en forme 
de roue. 



ROUE. 

On trouve quatre sortes de roues dans les 
armoiries : 



l°Les roues ordinaires à i, 5, (ion S rayons 
quoique leur nombre soit chose indifférente 

2° Les roues d'engrenage ou à dents; 



3° Les roues de moulin, munies de douze ou 
seize augettes destinées à élever l'eau ; 

\" Los roues de Sainte-Catherine, instru- 
ments de torture dont la jante est munie de 
rasoirs. 



RUSTRE. 




Se dit des maries évidées en 
rond. 

Ex. : D'argent, à trois rustres de 
gueules posés en fasce. 



S 



SABLE. 

Couleur noire en armoiries, représentée en 
gravure par des traits horizontaux et verti- 
caux qui se croisent. 

Voy. Émaux. 



SAFFRE. 

Espèce d'aigle de mer, représentée de profil 
avec ses ailes levées. 



SAILLANT. 

Chèvre, mouton, bouc, bélier, licorne, dans 
la position du lion rampant. 

Lorsque deux animaux semblent sauter en 
s'écartant l'un de l'autre dans un sens opposé, 
ils sont dits : contre-saillants. 



SAINT-ESPRIT. 

Représenté sous la forme d'une colombe, 
posée en pal, la tête en bas, les ailes étendue-. 

SALADE. 

Se dit d'une sorte de casque antique. 

SALAMANDRE. 

Animal chimérique toujours re- 
gardant et entouré de flammes, 
dont on ne fait mention que lors- 
que leur émail diffère de celui de 
l'animal lui-même. 

La salamandre toujours posée de profil a le 
dos arrondi, le col long, la langue en pointe 
de dard et repose sur ses quatre pattes. 
Ex. \D'argent 9 à la salamandre de gueules. 




— 17!» - 



— 180 — 



SANGLE. 

Se «lit du cheval ou de tout autre animal qui 
a une sangle d'un émail particulier. 

SANGLIER. 

Cet animal est représenta de profil et pas- 
sant. La tète s'appelle lucre et le nez boutoir. 
On le dit défendu lorsque ses défenses sont 
d'un émail particulier; allumé quand ce sont 
ses yeux.. 

Les hures de sanglier sont toujours mises 
de profil ; elles sont dites défendues, allumées 
ou animées. 

SAUMON. 

On le représente avec des mouchetures de 
gueules. 

SAUTERELLE. 

Elle est toujours de prolil et passante. 

SAUTOIR. 

Pièce héraldique produite par la 
réunion de la hande et de la barre. 

Les branches ont chacune deux 
parties des sept de la largeur del'écu. 
Les petits sautoirs en nombre de deux ou 
de trois sont nommés franchis. 

Ex. : De gueules, au sautoir d'argent can- 
tonné en chef et en pointe d'une étoile d'or, et 
h iïextre et à se nestre d'un croissant d'urgent. 

Sautoir (en). 

Se dit d'objets rangés dans la direction qui 
est propre au sautoir. 

Sautoir (Posé en). 

Se dit de deux pièces longues, l'une posée en 
bande et l'autre en barre brochantes l'une sur 
l'autre. 



SAUVAGE. 

Meuble qui représente un homme nu, ceint 
de feuillage et appuyé sur une massue. 

Lorsque cette massue est levée, ou quand 
elle est d'émail différent, on l'exprime en bla- 

sonnant. 

SÉCANTES PARTITIONS. 

Vieux terme inusité aujourd'hui et ayant 
trait aux subdivisions de l'écu. 

SELLÉ. 

Se dit du cheval qui a une selle sur le dos 
d'un émail particulier que l'on doit toujours 
spécifier. 

SEMÉ. 

Se dit des pièces sans nombre 
placées sur un écu. 

Ex. : D'urgent, au lion de solde, 
armé, lampassé, couronné de 
gueules ; l'écu semé d'étoiles aussi de sable. 



Semé de France. 

Se dit quelquefois d'un écu ou d'une pièce 
semée de fleurs de lis d'or. On peut dire tout 
aussi bien « semé de fleurs de lis d'or ». 



SENESTRE. 

Se dit de la gauche de l'écu qui se trouve à la 
droite du spectateur. 
Voy. Écu. 

SENESTRE. 

Ce terme s'applique : 1° aux figures qui en 
ontuneôuplùsieursautresàleurcôté senestre; 

2° C'est le nom d'une section héraldique qui 
produit un pal, réuni au côté senestre de l'écu. 

11 faut toujours préciser la façon dont la 




181 — 



182 — 




pièce principale est posée, c'est-à-dire si elle 
est en chef, en pal, en bande, en pointe ou en 
barre. 

SENESTROCHÈRE. 

Nom du bras qui se dirige du 
côté senestre de l'écu vers dextre. Il 
montre toujours le coude; autre- 
ment, ce serait un avant-bras. 
Ex. : D'argent, au seneslrochère d'or tenant 
un tronçon d'épce du même. 

SENS (Dans le) de la Bande, de 
la Barre, du Chevron, de la 
Fasca ou du Pal. 

Se dit de pièces longues qui, posées sur une 
b;inde, une barre, etc., en suivent la direction. 

SÉRAPHINS. 

Anges représentés sous la forme d'une tète 
d'enfant avec six ailes. 



SERPENTS. 

On trouve en armoiries des ser- 
pents dans des attitudes diverses. 

La couleuvre est d'ordinaire posée 
en pal et ondoyante. La bisse est un 
serpent qui fait plusieurs nœuds; d'autres 
serpents sont arrondis ou plies en rond et se 
mordent la queue. Quelques-uns se tortillent 
autour du fût d'une colonne. Pour les serpents 
ailés, voir Amphiptère. 
Ex. : D'argent, au servent d'azur. 

SINOPLE. 

Couleur verte en blason, représentée en gra- 
vure par des lignes diagonales tirées de dextre 
à senestre 
Voy. Émaux. 





SIRÈNE. 

Créature imaginaire ayant la 
tête, le sein, les bras et le corps 
£'J / d'une jeune fille, et se terminant 
en queue de poisson. D'ordinaire 
elle se peigne les cbeveux de la main dextre 
et tient un miroirde la main senestre. ( Voy. Mk- 
lusine)'. On trouve des sirènes à deux queues, 
qui tiennent communément de chaque main 
une de leurs queues. 
Ex. : D'argent, à la sirène au naturel. 

SOC DE CHARRUE. 

Cet instrument aratoire se pose de fasce ou 
de profil. De fasce. il ressemble au fer d'une 
bêche ; de profil, il a la forme d'un coutelas. 

SOLEIL. 

Cet astre est représenté comme un 
visage humain, entouré de douze ou 
seize rayons, dont la moitié droits et 
l'autre moitié ondoyants, alterna- 
tivement. 

On le dit levant quand il meut de l'angle 
dextre du chef, couchant quand il meut du 
senestre, nwuvanl quand il paraît à un autre 
angle ou au bord de l'écu. 
Ex. : D'argent, au soleil d'or. 



Soleil (Ombre de). 

Nom que quelques héraldistes donnent au 
soleil lorsqu'il est de couleur, au lieu d'être 
d'or ou d'argent. 



SOMMÉ. 

8e dit d'une pièce surmontée d'une 
pièce, ou d'une pièce qui en supporte 
quelque antre. 
Sommé, en héraldique, diffère de 
surmonté en ce sens que la pièce qui somme 
touche l'autre, tandis que celle qui surmonte 





183 — 



— 18 i 




est au-dessus de l'autre, mais ue la touche 
pas. 

Ex. : D'argent, à la fasce de gueules som- 
mée d'un tourteau d'azur. 

SOUTENU. 

Se dit de toute pièce supportée 
par une autre pièce. 

Lorsqu'un chef est séparé du 
champ par une devise, ledit chef 
est soutenu par cette devise. 

Ex. : De sable, à deux lions affrontés et 
couronnes d'or, soutenant un lis de jardin 
au naturel. 

SPHINX. 

Être fabuleux qui a la tête et le 
sein d'une jeune fille, les griffes 
d'un lion, le corps d'un chien et 
la queue d'un dragon. Il est tou- 
jours couché, la tête posée de front. 
Ex. : D argent, au sphinx de gueules . 

STRANGUE. 

Se dit de la tige de fer qui entre dans le 
trabe de l'ancre. 

SUPPORTÉ. 

Se dit des plus hauts quartiers de l'écu qui 
semblent être supportés et soutenus par ceux 
d'en bas. 

Se dit aussi du chef de deux émaux, dont 
l'un, l'émail de bipartie supérieure, occupe 
les deux tiers dudit chef. 




SUPPORTS. 

On donne ce nom aux animaux naturels ou 
fantastiques placés de chaque côté de l'écu 
comme pour le supporter ou le garder. 

Les supports ne sont pas héréditaires. Ce- 
pendant on les voit se transmettre quand ils 
sont tirés des pièces mêmes de l'écu. 

SURBRISURE. 

Se dit d'une seconde brisure ajoutée à la 
première. 

SURCHARGÉ. 

Se dit d'un meuble qui, posé lui-même sur 
une autre pièce, est chargé de quelque objet. 
On trouve par exemple des aigles chargées 
sur leur estomac d'un écusson qui est chargé 
lui-même de quelque pièce. 

SUR LE TOUT. 

Se dit d'un écusson posé sur le 
point d'intersection d'un écu écar- 
telé. On le dit posé sur le tout. 
Sur le tout du tout indique que 
cet écusson est chargé lui-même d'un écusson 
plus petit. 

Ex. : Écartelé d'azur et d'argent ; sur le 
tout un écu d'or. 

SURMONTÉ. 

Se dit de toute pièce qui en a une autre au- 
dessus d'elle sans la toucher. 




T 



TABLE D'ATTENTE. 

Champ de l'écu d'un seul émail qui n'est en- 
core chargé d'aucune fignre. 



TACHETÉ. 

Se dit du saumon dont les mouchetures 
sont d'un émail particulier. 

7 



— 185 



— 186 — 



TAF ou TAU. 

Meuble de l'écu qui a beaucoup 
de ressemblance avec un T. On le 
nomme aussi croix de Saint-An- 
toine ou croix de potence. 
Ex. : D'argent, au taf de gueules. 




TAILLÉ. 




Partition de l'écu au moyen 
d'une ligne diagonale, tirée de 
scnestre à dextre. 

Ex. : D'argent 9 taillé de gueules. 



TANNO. 

Autre nom donné à l'oranger. 



TARE. 

Synonyme de posé,placé. Se dit principa- 
lement du casque posé sur l'écu, par exemple 
taré de front, taré de profil, de trois quarts. 

TARGE. 

Synonyme de Bouclier. 

TAU. 

Synonyme de Taf. 

TAUPE. 

Petit animal quadrupède qui habite sons 
terre. Il paraît en pal, montrant le dos, et 
ayant la tête vers le haut de l'écu ; son émail 
particulier est le sable. 

TAUREAU. 

Il porte la queue levée au-dessus du dos. 
Lorsqu'il est rampant, on le dit furieux. 

TAVELÉ. 

Synonyme de Moucheté. 



TENANTS. 

Figures humaines qui tiennent l'écu des 
armes. Lorsque l'écu est tenu par une figure 
humaine et ùnanimal, on les nomme ensemble 
tenants. 

Voy. Supports. 

TERRASSE. 

a Nom du sol qui, en général, se 
trouve à la pointe de l'écu. 
Lorsque la terrasse semble déta- 
chée et ne s'élève pas immédiate- 
ment de la base de l'écu, mais qu'il y a un 
espace vide, on dit terrasse isolée. 
Ex. : D'argent, à la terrasse de sinople. 

TERRASSÉ. 

■dit d'un arbre ou d'une plante posée sur 
une terrasse et dont le pied est entouré de 
terre. 

TERTRE. 

Petite terrasse peu large et quelque peu éle- 
vée, moins élevée cependant qu'une colline. 

TÊTES. 

On nomme la tête des animaux, comme du 
lion, du lévrier, du porc, de l'aigle, de la li- 
corne et autres bêtes, quand elle est d'un autre 
émail que leur corps, ou quand elle est dé- 
tachée. 

Les têtes d'animaux sont presque toujours 
de profil, ce qu'on n'exprime pas; quand elles 
paraissent de front, on les nomme rencontres, 
soit qu'elles aient des cornes, soit qu'elles n'en 
aient pas. Il n'y a d'expression que pour les 
têtes d'oiseaux et pour la tête du léopard, que 
l'on nomme tète, quoiqu'elle soit de front, 
parce que c'est sa représentation ordinaire; si 
elle était de profil, ce ne serait plus une tête de 
léopard, ce serait une tête de lion. — Quelques 
armoristes nomment la tête du léopard dé- 
fense, par rapport à sa position. 






— 187 — 



- 188 






Les têtes de sangliers, de saumons, de bro- 
chets, sont nommés hures. 

Quand parmi plusieurs têtes il s'en trouve 
^affrontées ou de contournées, on doit l'ex- 
primer en blasonnant. 

On dit lampassées des têtes ^.'animaux 
pédestres : languées, de celle du dragon, de 
Pamphistère, de la bisse, du griffon, de l'aigle 
et autres oiseaux, lorsqu'elles sont d'émail 
difiérent : arrachées, de celles où il paraît 
des parties pendantes et inégales; coupées, de 
celles dont le dessous est horizontal et sans 
aucun filament. 

On dit chevelée, barbée, d'une tête d'homme 
dont les cheveux et la barbe sont d'un autre 
émail; hérissée, quand les cheveux sont dres- 
sés. 

Quand une tète humaine parait de front, on 
l'exprime en blasonnant; si elle est de couleur 
naturelle, elle est dite de carnation. 

On peut dire une tête décerne, d'ange; mais 
on ne dit pas une tète de chérubin. 

Tête d'Argus. 

Représentée sous la forme d'une tète 
d'homme couverte d'yeux humains et posée de 
front. 

Têtes de Léopard et Têtes de 
Lion. 

Sjus ces deux dénominations on comprend 
des têtes de lion; mais on appelle exclusive- 
m -ut têtes de lion celles qui sont vues de pro- 
fil, et tètes de léopard celles qu'on voit de 
fasce. 

Têtes de Méduse. 

Tète de femme posée de fasce, les cheveux 
remplacés par des serpents tortillants. 

Tête de Midas. 

Tète d'homme ayant des oreilles d'une. 



Tête de Maure. 

Ce sont des têtes de nègre, toujours posées de 
profil. La couleur noire leur est tellement pro- 
pre, qu'il n'est pas nécessaire de l'exprimer. 

TIERCE. 



ii 




Attribut de reçu divisé en trois 

parties égales au moyen de lignes 

droites. De cette manière on obtient 

le tiercé en bande, en barre, en 

chevron, en écusson, en fasce, en partie, en 

partie renversée, et en pal. 

Ex. : Tiercé de gueules, d'argent et d'azur. 

TIERCEFEUILLES. 

Fleurs à trois feuilles pointues. 

Ex. : D'argent, à la tierce feuille 
de gueules. 

TIERCES. 

Fasces très rétrécies, toujours em- 
ployées au nombre de trois. La posi- 
tion horizontale leur est propre; toute 
autre position doit être indiquée. 
Ex. : D'argent, tiercé en bande de gueules. 

TIGE. 

Plante ou fleur ayant une tige d'un émail 
particulier. 

Se dit aussi d'une fleur qui a une tige alors 
qu'elle devrait ne point en avoir. 

TIGRE. 

Les tigres sont très rares, et servent commu- 
nément de supports. On les représente sous 
leur couleur naturelle. 

TIMBRE. 

Nom collectif de tout ce qui se place an. 



— 189 — 



190 — 



(h ssus de l'écu : casque, couronne, mitre, 
tiare, etc. 
L'écu ainsi orné est diitiflibré. 

TIRE. 

Nom d'un rang de points dans L'échiqueté. 
Se dit aussi des traits ou rangées de vair. 

TOISON. 

Dépouille du mouton et de L'agneau. 

TONNANT. 

Se dit d'un canon ou de toute autre arm 
de guerre accompagnés de feu et de fumée. 

TORTIL ou TORQUE 

Se dit du bourlet qui entoure la tête de 
Maure, qui alors est tortillée. Quelquefois c'est 
un simple ruban; d'autres fois, on voit deux 
rubans enroulés d'émaux différents. 

TORTILLANT. 

Se dit du serpent et de la guivre entortillés 
autour d'une colonne, d'un objet quelconque. 

TORTILLÉ. 

Qui porte un tortil. 

TOUR. 

Sa forme ordinaire est celle d'un édifice 
rond ; mais on trouve des tours carrées et 
autres. 

On dit ajouré des fenêtres et ou- 
vert de la porte. La tour est tou- 
jours crénelée; s'il en était autre- 
ment, il faudrait l'indiquer. 
Ex. : D'azur, à la tour d'argent aïourée 
et maçonnée de sable. 





TOURNE. 

Se dit d'un fer à cheval dont la partie con- 
cave regarde le flanc dextre de l'écu ; du crois- 
sant les pointes regardant à dextre; du che- 
vron dans la même position. 

TOURNESOL. 

Plante à fleur radiée; c'est ce qu'on nomme 
vulgairement soleil. 



TOURTEAUX. 

Petits disques de couleur dans 
un champ de métal. 

Ex. : D'hermine, à trois tour- 
teaux de gueules, 2 et l . 



Tourteaux-Besants. 

Petits disques composés d'un métal 

et d'une couleur, et toujours posés 
dans un champ de métal. 
Ex. : D'argent, à un tourteau- 
hesant de gueules et d'or. 



TOURTELÉ. 

Se dit de L'écu ou de pièces semées de tour- 
teaux. 



TOUT (le). 

Se dit pour indiquer L'émail de plusieurs 
pièces sans le répéter. 



TRABE. 

Nom de la traverse d'une ancre et de la 
hampe, à laquelle un drapeau est attaché. 







TRACÉ. 

Synonyme d 'Ombré. 



— 191 — 



— 192 




TRAIT. 

Synonyme de Tiré. 



TRANCHE. 

Partition de l'écu, au moyen d'une 

ligne diagonale, tirée de dextre à 
senestre. 
Le tranché crénelé, le franche 
dentelé, le tranché nuage se disent de l'écu 
tranché en forme de créneaux, de dents, d'on- 
dulations. 

Le tranché taillé, de l'écu tranché quand il 
y a une petite entaille au cœur de l'écu. 
Ex. : D'argent, tranché de gueules. 



TRANGLES. 

Se dit des fasces rétrécies, au nombre de 
trois, cinq ou sept ; quatre, six ou huit fasces 
rétrécies se [nomment burèles. On voit par là 
que les fasces rétrécies en nombre impair se 
nomment trangles, et burèles quand elles sont 
en nombre pair. 

Voy. Buiœlé. 



TRAVERSE. 

Se dit de pièces enfilées par d'autres. 

TRÉCHEUR. 

Tresse qui a quelque ressemblance avec 
l'orle ; elle est distante du bord de l'écu d'une 
partie des] sept de sa largeur, et n'a que le 
quart de cette septième partie, en quoi elle 
diffère de l'orle, qui est plus large et plus près 
du bord. 

Il y a des doubles, des triples trécheurs ; ils 
sont enclos l'un dans l'autre comme les vires ; 
l'espace ou vide qu'il y a de l'un à l'autre 
est la largeur de deux tresses ensemble, et la 
capacité de chacun est, comme au trécheur 
simple, le quart de la septième partie de la 
largeur de l'écu. 



11 y a des trécheurs unis, ce qu'on n'exprime 
pas, étant les plus ordinaires; il y en a d'autres 

lleuronnés et contrc-fleuronnés. 



TRÈFLE. 

Feuille à trois parties arrondies, munie de 
tige. Lorsque le trèfle est privé de cette tige, il 
faut l'indiquer. 



TRÈFLE. 

Se dit des objets dont les extrémités ont la 
forme d'un trèfle. 

TREILLIS. 

C'est un fretté alésé, cloué dans les intersec- 
tions, meuble extrêmement rare dansles armoi- 
ries. 

TREILLISSÉ. 

Se dit de l'écu ou d'une pièce 
chargée de dix à douze cotices 
entrelacées, moitié à dextre, moi- 
tié à senestre et qui ne sont 
point alésées. 
Ex. : De gueules, treillissé d'argent. 



TRESCHEUR. 

T oy. Trécheur. 

TRIANGLE. 

Meuble qui représente un trian- 
gle équilatéral et qui est commu- 
nément posé sur sa base. S'il en 
était autrement, on le nommerait 
versé. Dans beaucoup de cas, le triangle est 
vidé *'t on voit le champ à travers. 

Ex. : D'azur, au triangle plein d'argent 
posé en %>ointe et chargé au cœur d'un soleil 
de gueules. 





— 193 



— 194 



TRIANGLE. 

Rebattement qui est le produit 
d'une combinaison de lignes hori- 
zontales et de diagonales dans les 
deux sens, de laquelle résulte une 

série de triangles qui couvre l'écu entier. 

i Ex. : D'argent, triangle de gueules. 




TROIS, DEUX, UN. 

Se dit de six pièces posées trois en chef, 
deux en cœur, une en pointe: c'est la position 
naturelle. 



TROMPE DE CHASSEUR. 

Est toujours représentée tortillée en rond. 



TROMPETTE. 

Se dit de l'instrument servant à animer les 
soldats au combat; diffère de la trompe par 
sa figure étendue, allongée et recourbée. 

TRONC D'ARBRE. 

Se dit du pied d'un arbre coupé dont on voit 
quelques racines. 

TRONÇONNÉ. 

Pièces ou animaux séparés par tronçons. 
sans que pour cela leur l'orme générale suit 
altérée 

TRONQUÉ. 

Se dit de l'arbre coupé par la tête et par le 
pied el dont il ne reste que le tronc 



U 




UN (de l') A L'AUTRE. 

Se dit de figures identiques posées 
dans les différentes parties d'un écu 
divisé par des lignes de partition, et 
alternant les émaux. 
Ex. : Coupe d'argent et de gueules au pal 
de l'un à l'autre. 

Un (de l') en l'autre. 

Se dit de figures posées sur les ligues de 



-r 



--^■— 



partition et alternant les émaux. 
Ex. : Coupé d'argent et de gueu- 
les à un écusson de l'un en l'au- 
tre. 



Un (l') sur l'autre. 

Se dit d'animaux ou objets inanimés posés 
l'un au-dessus de l'autre. 






V 



VACHE- 

Elle se reconnaît à ses mamelles et à sa 
queue étendue le long de son flanc. 
On dit qu'elle est accornée de ses cornes, 



onglée de l'ongle de ses pieds, colletée de son 
collier, clarinèe de la sonnette qui y est quel- 
quefois attachée, lorsque ces choses sont d'un 
émail particulier. On la dit aussi couronnée, 
lorsqu'elle a une couronne sur la tète. 



— 195 



— 196 — 



VAIR. 

Fourrures faites de quatre tires ou rangées 
de pièces d'argent, en forme de cloches de jar- 
din renversées, sur un champ d'azur; il y n 

quatre pièces ou cloches à la première et troi- 
sième tires; trois et deux et demi aux deuxième 
et quatrième. 

Chaque tire ou rangée se trouve avoir deux 
parties en hauteur, des huit de la hauteur de 
l'écu. 

On nomme menu vair une fourrure de vali- 
de six tires ; aux premier, troisième et cin- 
quième il y a six pièces; aux deuxième, qua- 
trième et sixième il y en a cinq et deux de- 
mies; chaque tire a une partie un quart des 
huit de la hauteur de l'écu. 

On nomme contre-vair une fourrure de vair 
dont les pointes du premier rang sont appoin- 
tées avec celles du second; de même, les 
pointes du troisième rang avec celles du qua- 
trième, en sorte que les bases du deuxième 
rang passent sur celles du troisième en ligne 
directe du coupé de l'écu. 

Le menu contre-vair est une fourrure sem- 
blable, excepté qu'il est comme le menu voir, 
composé de six rangées de cloches. 

Voy . Émaux. 

Vair antique. 

Forme la plus ancienne du vair, qui res- 
semblait aux pièces d'un enté. Plus tard, ces 
pièces, tranchées sur les flancs et terminées 
en sommet aigu, se transformèrent dans le 
vair actuel. 



Vair en pale. 

Le vair reçoit ce nom lorsque les pièces du 
même émail sont rangées en pal l'une sur 
l'autre, s'entre-touchant. 



Vair onde. 

Lorsque dans le deuxième rang du vair les 



pièces d'azur sont renversées et louchent les 
pièces d'azur du premier rang, il en résulte 
une série de pièces d'azur qui s'élèveniel s'a- 
baissent en forme d'une onde. Ceci s'applique 
également aux troisième et quatrième rangs el 
ainsi de suite. 



VAIRÉ. 

S'emploie lorsque le vair est composé d'au- 
tres émaux que d'argent et d'azur. 



VAISSEAU. 

Ce terme s'applique à un vaisseau à trois 
mâts, muni de ses voiles. 



VANNETS. 

Coquilles qui montrent leur intérieur. 

VENTAIL. 

Se dit de la partie inférieure du casque. 



VERGETÉ. 

Se dit de l'écu partagé en dix ou douze par- 
ties verticales, ou vergettes, de deux émaux 

alternés. 



VERGETTE. 

Pal diminué de la moitié de sa lar- 
geur. 
Ex. : D'argent, au pal de gueules 

chargé d'une vergelte d'or. 



VERSÉ. 

Synonyme de renversé. Se dit dos glands 
croissants, etc., tournes vers la \ ointe de 1 écu. 



197 



- 198 — 



VERTENELLE. 





Se dit d'une bande de fer propre à 
tenir une porte sur ses gonds. 

Ex. : D'argent, à la vertenelle de 
gueules. 
Yoy. Bris-d'huis. 

VÊTU. 

Nom de certaine division de l'écu, 
par laquelle les quatre angles de l'écu 
sont coupés par des lignes diagona- 
les, de telle manière que le champ 
se présente sous la forme d'un grand losange 
qui touche les quatre bords de l'écu. 

En arrondissant les angles de ce losange, 
on obtient le vêtu en ovale. 
Ex. : D'argent, relu de gueules. 

VIDÉ. 

Se dit d'une pièce ouverte, au travers de la- 
quelle on voit le champ de l'écu. 



VIGILANCE. 

Se dit du caillou que la grue tient dans son 
pied et dont il faut désigner l'émail s'il est par- 
ticulier. 



VILENÉ. 

Lion ou autre animal dont on voit le sexe 
d'un autre émail que le corps. 

VILLE. 

On comprend sous ce nom un assemblage 
de maisons, de clochers, etc., dont il faut 
faire, dans chaque cas, une description aussi 
exacte que possible. 

VIRES. 

Se dit d'anneaux concentriques posés l'un 




dans l'autre, communément au 
nombre de trois. 

Ex. : De gueules, à trois vi- 
res d'argent. 



VIROLE. 

Se dit de l'émail des boucles et anneaux, des 
huchets et des cors. 

VIVRE. 

Se dit de lignes ou pièces à grands 
angles rentrants et saillants. 
Ex : D'argent, à la fasce vivrée 




de gueules. 



VOILÉ. 

Ce meuble, rare en armoiries, représente une 
voile de navire; est d'ordinaire gonflée, et at- 
achée à une antenne posée en fasce. 



VOL. 

Les deux ailes d'un oiseau 
posées dans l'écu et les pointes 
vers le chef. Lorsque ces bouts 
sont tournés vers la pointe, le vol 
est abaissé. 

Ex. : Coupé : au i, d'argent, au vol d'or; 
au i', d'argent, au vol abaissé d'or. 

Une seule aile s'appelle demi-vol, son dos- 
sier se trouve à dextre et son bout est dirigé 
vers le chef, ce qui est la position ordinaire 
du demi-vol, qui du reste peut être abaissé 
comme le vol entier. 

Lorsque le dossier est tourné à senestre, le 
demi-vol est contourné. 

Deux demi- vols qui se touchent du dossier, 
sont dits adossés. 

Le vol reçoit le nom de vol à l'antique lors- 
qu'une des ailes couvre l'autre en partie ; et si 
dans cette position les dossiers sont tournés à 
senestre, c'est un vol contourn< : . 

Lorsqu'on dit un vol d'azur et d'argent, cela 



— 199 — 



200 



signifie que l'aile dextre est d'azur et la senes- 
tre d'argent. — « Un vol » coupé alternative- 
ment d'azur et d'argent, indique que l'aile 
dextre est coupée d'azur sur argent et la senes- 
tre d'argent sur azur. 
Voy. Ouvert. 

Vol banneret. 

Se dit d'un cimier qui se trouve aux armes 
des anciennes maisons et principalement à 
celles des anciens chevaliers du croissant. Les 
ailes ont la forme des ailes de paon fer- 
mées. 



VOLANT. 

Se dit de tout oiseau ou insecte représenté 
volant, c'est-à-dire les ailes étendues. 

VOLET. 

Se dit d'un petit manteau qui entoure quel- 
quefois le casque en remplacement deslainbre- 
quins. 

VOÛTÉ. 

Se dit d'une fasce ou bande courbée vers le 
chef de l'écu. 
Voy. Affaissé. 



Y 



YEUX. 

Les yeux paraissent d'ordinaire fixes. Lors- 
qu'ils sont de profil, il faut l'exprimer. 

Les yeux d'animaux doivent être désignés 
spécialement. 

Quoiqu'on se serve ordinairement du terme 
de carnation pour désigner les parties du 
corps humain, telles que la nature lesproduit, 



on se sert des mots au naturel dans le même 
cas, pour les yeux, par rapport à leurs différen- 
tes nuances. 

On dit allumés des yeux dont la prunelle 
est d'un autre émail que la paupière, excepté 
toutefois les yeux du cheval et de la licorne, 
qui sont dits animés dans la même signi- 
fication. 



^SS^fs^s/ 



\ 



r 

L 






DICTIONNAIRE 



DE LA. 



NOBLESSE FRANÇAISE 



MAJSOJN DE FRANCE 



! 



vwZui^Joisi 







La Maison de Franco, de race capétienne, la plus ancienne et la plus noble de l'Eu- 
rope, remonte de mâle en mâle, sans contestation possible, à Robert le Fort, comte 
d'Anjou, duc de France, tué, en combattant l'invasion des Normands, à la bataille de Bris 
sarte, l'an 8GG. Elle est représentée aujourd'hui par la branche de Bourbon, qui tire son 
origine de Robert de France, comte de Clermont, baron de Bourbon par son mariage, 
sixième fils du roi Louis IX (saint Louis), les autres tîls de ce monarque étant morts sacs 
postérité, à l'exception du roi Philippe III dont la descendance masculine s'éteignit en 
1589, représentée alors par la branche de Yalois, issue de Charles, comte de Valois, lils 
puîné dudit roi Philippe III. 

Louis I er . duc de Bourbon, petit-fils de saint Louis," eut deux fils : 1° Pierre, duc de 
Bourbon, qui forma la branche aînée, laquelle s'éteignit dans la personne du connétable de 
Bourbon, mort en 1527; 2° Jacques, comte de la Marche, qui forma la branche cadette, 
laquelle fut appelée au trône, à l'extinction de la branche de Valois en 1589, en la personne 
de Henri IV, roi de Navarre. 

Louis XIII, son fils, fut à son tour l'auteur de deux branches : la branche aînée et 
-a branche cadette, dite d'Orléans, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours. 






he aînée, 
aison de 

tivcs ont 



chacun 






brisure 

ouverte. 



Albert 



- a 



1. — PrincesseMarie-Amélie-Louise-HélÇne, née à Twickenham le 28 septembre 1865; 

mariée à Lisbonne, le 22 mai 1886, à Charles, actuellement roi de Portugal, né 
le 28 septembre 1863. 

2. — Princesse Hélène-Louise-Henriette, née à Twickenham, le 1(> juin L871. 

3. — Princesse Marie-Isabelle, néeau château d'Eu, le 7 mai 1878. 

4. — Princesse Louise-Françoise, née à Cannes, le 24 février 1882. 

5. — Prince Ferdinand-François, né au château d'Eu, le 9 septembre 1884. 

Mère 

Marie-IsabeUe-Fran<nisr-(V Assise, née le 21 septembre 1848, fille de feu le duc de 
Montpensier, mariée à Kingston-sur-la-Tamise (Angleterre) le 30 mai 1864 à Louis-Phi- 
lippe-Albert d*ÛRLÉANS, comte de Paris, né le 14 août 1838, décédé le 8 septembie 1894, 
fils de Ferdinand-Pliilippe-Loim-CJiarlcs-Jleuriùuc d'ORLÉANSet de la princesse Hélène 

de MECKLEMBOURG-ScinVERIN . 

Oncle 

Prince Robcrt-Pliilippe-Lovis-Evgrne-Ferdinand d'ORLÉAXs, duc de Chartres 
(ait. roy.), né à Paris, le 9 novembre 1840; marié le 11 juin 1863 à Kingston-sur-la- 
Tamise à la princesse Françoise-Marie-Amélie d'ORLÉANS (ait. roy.), née le 14 août 1844, 
fille du prince de Joixyille, dont : 

a) Princesse Marie-Amélie-Françoise-Hélène d'ÛRLÉAxs, née à Hani (Angleterre), 



— 211— — 212 — 

le 13 janvier 1865; mariée à Paris el au château d'Eu les 20 et 22 octobre 1885 à Valde 
mar, prince de Danemark (ait. roy.), né le 27 octobre 1858. 

b) Prince Henri, né à Ham, le 16 octobre 1867. 

r) Princesse Marguerite, née à Ham le 25 janvier 1869. 

d) Prince Jean-Pierre-Clément-Marie, né à Paris le 4 septembre 1874. 

Grands-oncles et grande-tante, enfants de Louis-Philippe, roi des Français 

o 

1. — Prince Louis-Charles-Philippe-Raphaël (I'Orléans, duc de Nemours (ait 
roy.). né à Paris, le 25 octobre 1811; marié le 27 avril 1840 à la princesse Victoire- 
Auguste- Antoinette, née le 16 février 1822, fdle de feu Ferdinand, prince de Saxe- 
Cobouro et Gotha ; veuf le 10 novembre 1857; 
Dont : 

1° Prince Louis-Philippe-Marie-Ferdinand-Gaston d'ORLÉANS, comte d'Eu (ait. 
roy.), né à Neuilly le 28 avril 1842; marié à Rio-de-Janeiro, le 15 octobre 1864, à la 
princesse Isdbelle^Christine-Léopoldine (ait. imp.), née le 29 juillet 1846, fille de feu 
Pierre II, empereur du Brésil, dont : 

a) Prince Pierre-Louis-Philippe, né à Pétropolis. près Rio-de-Janeiro, le 15 octobre 
1875. 

b) Prince Louis-Marie-Philippe, né à Pétropolis, le 26 janvier 1878. 

c) Prince Antoine-Gaston-Philippe, né à Paris, le 9 août 1881. 

2. — Prince Ferdinand-Philippe-Marie d'ORLÉANS, duc d'ALENÇON (ait. roy.), né à 
Neuilly, le 12 juillet 1844 ; marié au château de Possenhofen (Bavière) le 28 septembre 
1868 à la princesse Sophie-Charlotte- Auguste, duchesse en Bavière (ait. roy.), née le 
22 février 1847, fille de feu Maximilien, duc en Bavière; dont : 

a) Princesse Louise-Victoire-Marie- Amélie-Sophie, née à Bushy-House (Angle- 
terre) le 9 juillet 1869; mariée au château de Nymphenburg, près Munich, le 

15 avril 1891, à Alphonse, prince de Bavière (ait. roy.). 

b) Prince Pliilippe-Erninanuel-Maximilien-Marie-Eudes, né à Villa Azwang, près 
Meran (Autriche), le 18 janvier 1872. 

c) Princesse Marguerite- Adélaïde-Marie d'ORLÉANS (ait. roy.), née à Paris, le 

16 février 1848; mariée à Chantilly, le 15 janvier 1872, à Ladislas, prince Gzartoryski, 
décédée le 24 octobre 1893. 

d) Princesse Blanche-Marie- Amèlie-Caro^ine-Louise- Victoire (TOrléanSj née à 
Claremont. le 28 octobre 1857. 

3. — Princesse Marie-Clémentine-Caroline-Léopoldine-Clotilde d'ORLÉANS (ait. 
roy.), née à Paris, le 3 juin 1817; mariée le 20 avril 1843 à Auguste-Louis-Victor, 
prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc de Saxe; veuve le 26 juillet 1881. 

4. — Prince François-Ferdinand-Philippe-Louis-Marie d'ORLÉANS, prince de Join- 
ville (ait. roy.), né à Neuilly, le 14 août 1818 ; marié le 1 er mai 1843 à la princesse Fran- 
çoise-Caroline- Jeanne 9 née le 2 août 1824 (ait. imp.), fille de feu Pierre 1". empereur 
du Brésil, dont : 



213 — 



— 214 






a) Princesse Françoise-Marie-Amélie cTOrléans, née à Neuilly, le 14 août 1841; 
mariée à Robert, prince cTOrléans, duc de Chartres. 

b) Prince Pierre-Philippe-Jean-Marie cTOrléans, duc de Penthièvre, né à Saint- 
Cloud, le 4 novembre 1845. 

5. — Prince Henri-Eugène-Philippe-Louis d' Orléans, duc cTàumale (ait. roy.), né 
à Paris le 10 janvier 1822; marié le 25 novembre 1844 à la princesse Marie-Car oline- 
Auguste, née le 26 avril 1822 (ait. roy.), fille de feu Léopold de Bourbon, prince des 
Deux-Siciles, prince de Salerne; veufle 6 décembre 1869. 

6. — Prince Antoine-Marie-Philippe-Louis cTOrléans, duc de Montpensier (ait. 
roy.), né à Neuilly le 31 juillet 1824, décédé le 4 février 1890; marié le 10 octobre 1846 à 
Tinfante MaHe-Louise-Ferdinande (ait. roy.), née le 30 janvier 1832, fille de feu Ferdi- 
nand VII, roi d'Espagne, dont : 

a) Princesse Marie- Isabelle -Françoise- d'Assise- A atonie- Louise- Ferdinande 
cTOrléans, née à Séville le 21 septembre 1818, infante d'Espagne, mariée à feu Louis- 
Philippe, comte de Paris. 

h) Prince Antoine-Louis-Philippe-Marie-Jean-Florence cTOrléans, né à Séville le 
23 février 1866, infant d'Espagne; marié à Madrid le 6 mars 1886 à Tinfante Eulalie 
(ait. roy.), née à Madrid le 12 février 1864, fille de François d'Assise de Bourbon, roi 
d'Espagne, et d'Isabelle II, reine d'Espagne, dont : 

a) Prince Alphonse, né à Madrid le 12 novembre 1886. 

b) Prince Louis-Ferdinand, né à Madrid le 5 novembre 1888. 





MAISON DE BONAPARTE 



La maison de Bonaparte ou Buonaparte est originaire d'Italie. 

Sa filiation noble est suivie depuis la seconde moitié du neuvième siècle. 

Tedix des Cadolingi, comte de Pistoie, le premier ancêtre connu des Bonaparte, était 
père de Cunirod. second comte de Pistoio. qui vivait en 922. 

Au douzième siècl '. un membre de cette famille, qui était fixée en Toscane, vint 
s'établir à San-Miniato, près de Florence, puis à Sarzana, près de la Spezzia. 

C'est de là que cette branche projeta un rameau en Corse, où François Buonaparte 
fonda la maison d'où sortit Napoléon. 

Armes : Anciennes : De gueules, à deux bandes d'argent, accompagnées de deux 
étoiles à six branches du même , Vune en chef, Vautre en pointe. 

Nouvelles : D'azur, à Y aigle d'or empiétant un foudre du même, qui est de 
V Empire français. 



BRANCHE AINEE 
(Résultant de la fusion des deux lignes de Joseph et de Lucien, frères de Napoléon I er ) 

Prince Lucien-Louis- Joseph-Napoléon Bonaparte, né à Rome le 15 novembre 1828, 
fils de Charles-Jules-Laurent-Lucien Bonaparte (né à Paris le 24 mai 1809, mort le 

8 



— 217 - - 218 - 

29 juillet 1857), et de Zénaïde-Charlotte- Julie (née le 8 juillet 1801, morte le 8 août 
L854), fille de feu Joseph-Napoléon Bonaparte, ancien roi de Naples et d'Espagne; 
prince de Ganino, de Musignano, du Saint-Sikoe. de la famille de l'Empereur des 
Français; depuis le 13 mars 1868 cardinal-prêtre de l'Église romaine. 

Frère et sœurs 

p — Princesse Julie-Charlotte-Zênaïde-Pauline-Lœtitia- Désirée- Bartholomée, néele 
6 juin 1830; mariée le 30 août 1847 à Alexandre del Gallo, marquis de 

ROCCAGIOVINE. 

o. — Princesse Charlotte-Honorine-Joséphine, née le 1 mars 1832; mariée le 4 octobre 
1848 à Pierre, comte Primoli. 

::. — Princesse Marie-Désirêe-Eugénie-Josèphine-Philomène, née le 18 mars 1835; 
mariée le 2 mars 1851 à Paul, comte de Campello. 

4. — Princesse Augusta-Amélie-Maocimilienne-Jacqueline, née le 9 novembre 1836j 

mariée le 2 février 1856 à Placide, prince Gabrielli. 

5. _ Napoléon-Charles-Grégoire-Jacques-Philippe, né le 5 février 1839; marié le 

26 novembre 1859 à Marie-Christine, née le 25 juillet 1842, fille de Jean- 
Népomucène, prince RusP0Li-et-de-CERVETERi, et de Barbe, princesse Massi.mo 
d'Arsoli. 

Dont : 

a) Princesse Marie- Léonida-Eugénie-Mathilde-Caroline-Jeanne-Julie-Zénaïde, née à 

Rome le 10 décembre 1870. 

b) Princesse Eugenia-Lo'titia-Barbe-Caroline-Lucienne-Marie-Jeanne, née à Grotta- 

Ferrata le 6 septembre 1872. 



Oncles 

(Issus du second mariage de Lucien, prince de Canino, frère de Napoléon 1er, ave c Alexandrine- 

Laurence, née de Blesghamps (morte le 12 juillet 1855) : 

1. _ prince Louis-Lucien, né le 4 janvier 1819, ancien sénateur, marié le 4 octobre 

1833 à Marianne Cecchi, mariage non reconnu par le chef de la dynastie. 

2, — prince Pierre-Napoléon (né le 11 octobre 1815, mort le 7 avril 1881), marié 






— 219 — — "2-20 — 

religieusement Le 22 mars L853, et civilement le 3 novembre 1867, à Justine 
Êléonore Ruflin, dont : 

a) Roland-Napoléon , né le li) mai 1858, ancien lieutenant d'infanterie; marié le 

7 novembre 1880 à Marie-Félix Blanc, décédée le 1 er août 1882, dont : 

Marie, née le 2 juillet 1882. 

b) Jeanne, née le 25 septembre 1861; mariée le 22 mars 1882 à Henri-Marie-Christian, 

marquis de Villeneuve-Esclapon, comte et marquis de Vence, né le 8 août 
1852. 



BRANCHE CADETTE 

LIGNE IMPÉRIALE DE FRANCE 

Impératrice Marie-Eugénie DE GUZMAN, PORTO-CARRERO Y PALAFOX, qua 
torzième comtesse de Téba, comtesse de Banos et Mor.v, marquise de Moya, Ardalès, 
Osera, etc., trois fois grande d'Espagne de l re classe, dame de la Croix étoilée et dame 
de la grand'eroix de l'ordre de Malte (Majesté), née à Grenade le 5 mai 1826, fille du comte 
Cyprien de Montijo et de Miranda, duc de Peneranda, trois fois grand d'Espagne de 
i re classe; mariée à l'empereur Napoléon III, le 29 janvier 1853; veuve le 9 janvier 
1873. 

Son fils Napoléon-Louis-Eugène- Jean- Joseph, né le 16 mars 1856, prince impérial, 
tué au Zoulouland le 1 er juin 1877. 



CHEF ACTUEL DE LA DYNASTIE 

S. A. I. le prince Napoléon-Victor-Jérôme-Frédéric-Bonaparte, né à Paris le 
18 juillet 1862. fils de Napoléon-Joseph-Char les- Paul- Bonaparte, né à Tricste le 
9 septembre 1822. décédé à Rome le 17 mars 1891, et de S. A. I. Clotilde, princesse 
d'Italie. Résidence : Bruxelles. 

Frère et sœur 

1° Prince Napoléon-Louis- Joseph- Jérôme, né au château de Meudon le 16 juillet 
1804, lieutenant-colonel au régiment de dragons russe (de Nijni-Nowgorod) « Roi de 
Wurtemberg », n° 44. Résidence : Saint-Pétersbourg. 

2° Princesse Marie-Lœtitia-Eugénie-Catheri ne- Adélaïde, née à Paris le 20 décembre 



221 — 



— 222 - 



1866 ; mariée à Turin le 11 septembre 1888 à Amédée, prince d'Italie, duc d'Aostc; veuve 
le 18 janvier 1890. Résidence : Turin. 



Tante 



S. A. I. la princesse Mathilde-Lœtitia-Wilhelmine, née à Trieste le 27 mai 1820; 
mariée à Florence le 1 er novembre 1840 à Anatole Demidopp, prince de San-Donato; 
veuve le 29 avril 1870. Résidence : Paris. 








ABAQUESNÉ DE PARFOURU . 

Les Abaquesné de Par- 
fou ru sont originaires de 
la ville de Valognes, où ils 
sont connus depuis le xvi e 
siècle. 

En 169G, Jean Abaquesné 
fit enregistrer les armes de 
sa famille en vertu de l'édit 
de septembre de la même 
année. 

Ces armes étaient : d'ar- 
gent, à un sautoir d'azur; 
parti cVor à un chef pal de 
sable. En récompense de nombreux services ren- 
dus à l'Etat par lui et ses ancêtres, son fils René 
fut confirmé dans sa noblesse et ses privilèges par 
Louis XIV, qui lui permit, en outre, de porter les 
armes décrites ci-dessus. Philippe, fils de Piené, 
maître à la cour des comptes, aides et finances de 
Normandie, fut représenté en 1789, dans l'ordre delà 
noblesse du bailliage de Caen, par M. d'Aigneaux. 
Les Abaquesné de Parfouru possédaient et pos- 
sèdent encore aujourd'hui le fief de Parfouru-sur- 
( Mon, qui relevait directement du roi. 

Armes : Normandie : D'azur, à la fasce d'or, 
accompagnée du trois étoiles du même., posées 
2 eu chef et 1 en pointe. 

ABBADIE (d'). 

Lesd'Aljbadie on tune origine des plus anciennes. 



Le nom d'Abbadie est une réduction des mots 
Abbé laïc. Les abbés laïcs, dont l'institution re- 
monte au temps de Charlemagne, étaient chargés 
de percevoir la dîme comme abbés et comme laïcs; 
en outre, ils devaient prendre les armes contre les 
Sarrasins. 

Certains croient voir des familles différentes 
dans les d'Abadie qui écrivent leur nom avec un 
seul B et ceux qui l'écrivent avec deux B. 11 n'en 
est rien. Tous les d'Abbadie ont la même origine, 
et la différence d'orthographe, que l'on constate 
aujourd'hui, provient uniquement de l'influence 
de la langue espagnole, qui n'admet pas la con- 
sonne double. 

Cette famille a produit de nombreuses branches 
qui, presque toutes, se sont fixées dans les Pyré- 
nées où nous les retrouvons aujourd'hui. 

Armes : France : D'azur, frettè d'argent, à la 
fasce d'hermine brochant sur le tout. 

Languedoc : D'argent, au chevron de gueules 
accompagné en chef de deux tours du même, et 
en pointe d'un écusson d'azur brochant sur le 
chevron et chargéd'un lion d'or: (tu chef d'azur 
chargé d'une étoile à cinq mis du champ. 

Béarn : D'or, a /'arbre de sinople. nu léorier 
de gueules colleté d'argent, attaché à l'arbrepar 

une rhume du même; au chef d'azur, charge 
d'un croissant, entre deux étoiles à cinq ruts 
d'or. 

Normandie : D'argent, au chef de gueules, 
chargé d'une rose d'or. 

't 



225 — 



— 226 



JîlîANCHE DE BARRAU 




Cette branche a donné 
des officiers distingués, des 
conseillers et secrétaires du 
roi au parlement de Na- 
varre. Ses chefs ont siégé 
aux États de Béarn dans le 
corps de la noblesse, comme 
abbés laïcs de l'abbaye ou 
abbadie de Bastânès, d'où 
ils tirent leur nom , et 



comme seigneurs de Capde- 
vielle, de Bugnein et de Lâa 
de Maslacq. La filiation esl 
clairement établie et sans interruption, de « noble 
Johan d' Abbadie », qui vivait au commencement 
du xvie siècle et avait épousé, le 29 juin 1536, 
Catherine de Denguin, fille du noble Amandie 
Domec, seigneur de Denguin et de Domec de Sa- 
poureux. 

Les trois rameaux subsistants de la branche 
d' Abbadie de Barrau procèdent de Jean-Frnnçois- 
Théodose, comte de Carrion de Calatrava, marié, 
le 13 janvier 1812, à Félicie-Anne-Charlotte de Pe- 
molié de Saint-Martin, et de Sophie-Saubade de 
Suhigaray. 

Les d'Abbadie de Barrau ont laissé plusieurs 
qqs leurs sur les champs de bataille; ils ont 
compté des chevaliers de Saint-Louis et de la Lé- 
gion d'honneur, des conseillers aux parlements 
de Navarre et de Bordeaux, des députés aux 
Assemblées nationales. 

Armes.: D'azur, à une bande d'argent chargée 
<le trois étoiles d'azur et accompagnée en chef et 
en pointe d'un lion rampant d'or, lampassé de 
gueules, qui est d'Abbadie de Bastânès. — Armes 
attachées au titre de comte de Carrion de Cala- 
trava : D'argent, à une fleur de lis d'or, d'où 
s'élance un épi de blé, lige et feuille de si impie, 
accostée en pointe de deux fers de la née affron- 
tés et appointés vers la pointe. La maison bla- 
sonne partie d'Abbadie de Bastânès et de Carrion 
de Calatrava. 

Branche de Caxtillac 

Cette branche s'établit à 
Vic-de-Bigorre en 1555. 

Elle produisit trois évo- 
ques : de Lescar. en 1422; 
d'Aire, en 1497 ; de Dax, en 
1692 : plusieurs abbés de 
Puyferré et des archivistes 
du chapitre de Tarbes. Elle 
eut aussi des lieutenants du 
roi et de la sénéchaussée de 
Bigorre. 

Armes : De gueules, au 
chevron d'argent à deux 
fleurs de lis de même, une 
à dextre et une à seneslre de la pointe, et une 





montagne de même en pointe; au chef d'azur, 

charge au milieu d'un croissant d'or, et de 
chaque côté d'un étoile du même. 

Devise : Abo dies. 



ABBES u/'). 

< Jette famille esl très an- 
cienne ; elle peut en fournir 
les preuves par les docu- 
ments déposés aux archives 
de Pézenas, de Montpellier 
et de Bédarieux. Ses titres 
ont été détruits ou égarés, 
et ce n'est plus que dans les 
dépôts publics qu'on peut 
acquérir les preuves de son 
antiquité et de son illustra- 
tion. Elle s'est distinguée 
dans les armes et dans la 
science. Sous Louis XIII, un 
d'Abbes était lieutenant-colonel du régiment 
Royal-Limousin ; sous Louis XIV. la famille ser- 
vait dans l'année commandée par le maréchal de 
Villars pendant la guerre contre les protestants. 
et l'importance de ses services est consignée aux 
archives du château de Gignac, département de 
l'Hérault. Sous le même roi, un d'Abbes, littéra- 
teur, est cité par Voltaire 'buis son Dictionnaire 
philosophique, an mot Esprit. 

En L770, la famille entra en possessi le la 

tenv seigneuriale de Cabreyrolles , dont une 
branche ajouta le nom au sien. Cette terre esl 
située prés de Bédarieux, et son possesseur, 
d'Abbes de Cabreyrolles, entretenait des relations 
très suivies avec l'aïeul du titulaire actuel, dont il 
était le cousin. 

En 1798, le père du titulaire épousa Claire d'As- 
signan de Mahieu, tille et héritière du baron de 
Villespassans, seigneur de Malviès, officier .aux 
garde-. 

La famille de Mahieu, dont le nom s'unit désor- 
mais à celui d'Abbes, est une ancienne et illustre 

maison. Vers le milieu du x 1 1 •' siècle, une de i- 

selle de Mahieu entra par son mariage dans la 
famille de Raymond V. comte de Toulouse. 

Sous Louis XIV, un de Mahieu, neveu d'une 
dame du palais de la reine, fut gouverneur de 
Strasbourg. Une rue de cette ville prit le nom 
de Mahieu et une lettre autographe, signée 
Louis XIV, conservée aux archives de Malviès, 
constate l'importance de ses services. 

L'aïeul du titulaire avait le litre d'écuyer et fut, 
de 1 T 7i ) à HIT), conseiller du roi. 

La parenté des trois familles depuis distinctes 
d'Abbes de Cayron, d'Abbes de Cabreyrolles et 
d'Abbes proprement dit, dûment établie. d'après 
des correspondances intimes, se prouve encore 
par la similitude des armoiries, du nom et de ia 
communauté d'origine. 
La filiation du nom qui nous occupe s'établit 



_ 92 






- 228 



encore par les archives que la famille de Graves 
de Pézenas a réunies au château d'Almes, par 
suite du mariage d'un de Graves de Pézenas avec 
l'unique héritière d«s biens et des titres de la 
branche de d'Abbes de Cabreyrolles. Cette famille 
s'est alliée, à la fin du siècle dernier, aux d'Assi- 
gn mi. de Mahieu-Villespassans , de Bermond- 
Puysséguier, de Rousset-Malviès, etc. 

A-rmes : Languedoc : D'azur, à Varbre déraciné 
(fin-: n ii chef d'argent chargé d'un croissant de 
gueules entre deux étoiles du même. 



ABOVILLE ((F). 



àâà# 




La famille d'Aboville tire 
son nom d'une ancienne va- 
vassorerie noble, située dans 
la châtellenie de Gonneville, 
près Cherbourg (Manche). 
Elle est mentionnée dans 
plusieurs chartes conservées 
aux archives du Calvados, 
dont la plus ancienne re- 
monte à 1171. Sa filiation 
suivie donnée par Saint- Al- 
lais, tome VII, commence à 
Michel d'Aboville, chevalier, 
capitaine d'une compagnie 
d'ordonnance du roi Jean, tué à la bataille de 
Poitiers en 1356. Elle a été maintenue dans ses 
privilèges de noblesse par lettres patentes données 
sous le grand sceau à Lyon le 3 lévrier 1456 et par 
divers arrêts de la cour des aides du parlement 
de Rouen des mars 1446, 29 mars 1486, 16 février 
1596 et 19 décembre 1615. Elle est classée, dans la 
recherche de Chamillart (1666), parmi celles ayant 
justifié de leurs quatre degrés, sans anoblissement 
connu. 

Armes: De sinop le, au château antique d'ar- 
gent, flanqué de /mis tours, celle du milieu su- 
ieure. Depuis la fin du xvil 1 ' siècle, la branche 
.Ki-r." porte : De sinople, au château d'argent, 
flanqué de deux tours, couvertes et girouettées de 
même, ouvertes, ajourées el maçonnéesde sable. 

ABZAC(d'). 

Cette famille, originaire du Périgord. où 
trouve une forteresse de son nom, est, par son 
ancienneté, reconnue unanimement pour une des 
premières maisons de la province qui a été son 
berceau. 

U est probable qu'elle a pris son nom d'un châ- 
teau situé à trois lieues de Périgueux; connu 
aujourd'hui sous le nom d'Ajac ou d'Azat, mais 
qu'on écrivait anciennement Âbzac (de A.bzaco). 
L'orthographe de ce nom varie singulièrement 
dans les anciens titres : on le trouve écrit tantôt 
d'Apzac ou d'Alzac, quelquefois d'Azac, d'Azat, 
d'Absac, etc. 



I ,'existcnce do cel te maison esl connue depuis 
le milieu du \ir siècle, el su filiation esl prouvée 
depuis L'an 1287. 

Etienne, Gérard el Hélie d'Abzac tirent des do- 
nations à l'abbaye de < ladoin, en I lô.x. 

Pierre, Bertrand, Boson, Raimond d'Abzac, et 
autres sujets isolés de la même maison, qu'on ne 
peut rattacher les uns aux autres, firenl des do- 
nations, dans le môme siècle ou au commence- 
ment du suivant, aux abbayes de Cadoin, de Da- 
lon, de < ihancelade, etc. 

Bertrand d'Abzac, chevalier, fut té in d'une 

donation faite, en 1174, par Guy de Peiralo à l'ab- 
baye d'I '/.erehes. 

CJn mémoire sans date, mais de l'écriture d'en- 
viron l'an 1260 à 1280, contienl une espèce de 
dénombrement où sont mentionnés Bertand d'Ap- 
zac, BOS d'Apzac et W. d'Apzac. Il y est dit. que. 
le même Bertrand d'Abzac avait un fief en la 
paroisse de Limeirac. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche de La Dou/.i: 

La brandie des marquis 
de La Douze, qui est l'aî- 
née de toutes celles qui 
subsistent encore, a été for- 
mée par Olivier d'Abzac, 
marié, le 28 mars 1400, avec 
Jeanne «le Barrière : elle 
compte dix degrés jusqu'à 
François d'Abzac, marquis 
de Vergt, puis marquis de 
La Douze, marié, le 2 avril 
1688, avec Marie-Thérèse de 
Taillefer, et mort sans posté- 
rité en 1698. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et 4, d'or à la fasce 
iir gueules accompagnée de six fleurs de lis 
d'azur, qui est de Boniface : aux2 et S,de gueules 
à la fasce d'or, qui est de Wals : sur le tout, d'ar- 
gent à la bande et bordure d'azur chargées de 
neufbesants d'or, qui est d'Abzac. 

1° Abzac de la Douze (M is Ulric d'), 
sf de la famille. — Résidences: en son 
hôtel, à Périgueux, et château de Borie- 
Petit par Périgueux 1 1 tordogne); 

•^" J A. de la D. (Amalric). — Mêmes ré- 
sidences. 

Branche de Mayac 

La branche des seigneurs de Mayac, Villau- 
trange-Migré el Limeirac, commence à Guil- 
laume d'Abzac, marié, ver- l'an 1476, avec An- 
toinette de La Gropte; il était le cinquième fils de 
Guy d'Abzac, seigneur de La Douze, el d'Agnès de 
Montlouis. Elle s'est éteinte en 1794, dans la 
personne d'Antoine - Louis d'Abzac, marquis de 
Mayac, tué à l'armée de Monseigneur le prince de 




229 — 



230 - 




Condé ; il avait épousé, le 9 juin 1776, Marie- 
Louise -Charlotte, comtesse 
de Cusline, dont il n'a pas 
en d'enfants. Un conseil de 
famille, présidé par le mar- 
quis de La Douze et auquel 
avaient pris part les chefs 
des diverses branches de la 
maison existantes en ce mo- 
ment-là. a fait revivre le 
titre de Mayac que porte au- 
jourd'hui le général d'Abzac 
de Mayac, seul et dernier 
représentant de sa branche, 
qui s'éteindra avec lui, le 

général n'ayant que deux filles. 

A. de Mayac (Général M" d'), c<>m- 
mandeur de la Légion d'honneur. — Rési- 
dences : 1 1. iii'' de Bellechasse, ;i Paris, 
chah 'au du Ballet, par Castillonnès (Lot-et- 
Garonne), et a Dyherfurth (Silésie prus- 
sienne). 

Armes : D'argent, à la bande et bordure d'azur 
chargées de neuf besants d'or, 3,3e/ 3. 

Branche de Falqueyrac 

Cette branche est issue des seigneurs (h' Mon- 
tastruc. 

lo A. (Ernest-Marie-Joseph, C" </' , 
marié le 17 août L876 à Marguerite de Pelet. 
— Résidence: Château de Falqueyrac, par 
le Bugue (Dordogne). 

2° Â. (Jean-Marie-Gharles d'), chef de 
bataillon au 15 e de ligne, à Castelnaudary 
(Aude), marié à Henriette d'ALESME de 
Meycotjrbie; 

3° A. (Xavier </'). — Marié, on L882, à 
Marie de Layrolles. — Résidence: 6, rue 
Louis-Blanc, à Paris. 

Armes : Celles des d'Abzac de Mayac. 

Branche de I.asserre La Boissière 

C'A. <(>' Alexis r/C. — Résidence: 3, 
rue Pergolès<'. a Paris; 

2° A^ (V te Paul d'). (ils du précédent, 
consul général à New-York, et Y l " s >% née 
de Lobel-Mahy. — Résidence: 3. rue Per- 
golèse, à Paris. 

Branche de Faugekas 

Faugeras, ou Falguieras, ou Falguières, figure 
parmi lès seigneuries des d'Abzac de La Douze. 
(V. Moreri.) 



Le castol de Fangeras, dénommé repaire noblf 
dans les vieilles chartes, existe encore sur la com- 
mune de Miallet (canton de Saint-Pardoux) et a 
été porté par deux mariages successifs dans la 
famille de Gorsse du Genest de Broussaneix, qui 
le possède actuellement. 

A. de Faugeras (Mathurin d 1 ). — Ré- 
sidence : 57, boulevard Montparnasse, à 
Paris. 

Branche de Saint-Pardoux 

1° A. (B on Frédéric d') et B onne , née d'HÉ- 
ralde. — Résidence: Château deMarzac; 
par Saint-Paul d'Eyjeaux (Haute-Vienne). 

2° A. (Raymond d"). — Résidence : 5, rue 
Victor-Masse, a Paris. 

«'.■•s d'Abzac appartiennent à la famille de Van- 
dière de Vitrac (famille de bonne et vieille no- 
blesse) ; ils ne font partie de la famille des Abzac 
que par les femmes. Leur grand-père, M. le 
vicomte de Vandière de Vitrac, avait épousé 
M"e d'Abzac. sœur du vicomte d'Abzac, ancien 
écuyer cavalcadour de Marie-Antoinette, mort en 
L327, à Versailles, premier écuyer du roi Charles X. 
Ce d'Abzac, qui .'tait le dernier de la branche de 
Sarrazac, avait sollicité «lu roi et obtenu que -a 
sœur u" quitterait pas son nom, et que son mari, 
sa vie durant, serait qualifié de comte d'Abzac. Ce 
titre, régulièrement porté par M. de Vandière, 
grand-père de .MM. Frédéric et Raymond, aurait 
dû prendre lin avec lui. et il ne pouvait donner à 
ses descendants aucun droite 1»' conserver. 

ACHARD. 

11 a existé, au cabinet des ordres du roi, «dit 

l.aisné dans les archives de 
la N'oblesse, vol. 5, édit. de 
1836 », une prévention fâ- 
cheuse contre l'ancienneté 
de cette famille. Les titres y 
ont été scrutés avec rigueur, 
e y , comme ceux qu'elle a pu 
produire, ne furent jugés 
authentiques qu*à partir de 
1440, on lui refusa les hon- 
neurs de la cour. 

Les assertions d'un auteur, 
déni.'' par son ignorance et 
ses mensonges, n'avaient pas peu contribué à la 
sévérité de cette décision. Il faut voir dans La 
Chenaye-des-Bois (t, I. p. 21, 22, 23 et 24, de son 
Dictionnaire de la Noblesse, édition in-4°), les 
prétentions qu'il prête à cette famille. Ce n'est 
rien moin- qu'une ancienneté datant de Clovis II 
(640); c'est un distique qui explique comment, 
en n /25 : 

Les Achards, les lisons et les raisins du pays 
[V Angoumois) ont citasse Iss Sarrasins. 




— 231 



232 - 



< >n ne peul cependant refuser aux A.chard de 
L'Angoumois et du Périgord le témoignage d'an- 
cienneté dû à leur noblesse, au moins jusqu'au 
xiv siècle. 

[lesl notoire que cette famille s'établit en Nor- 
mandie au commencement du xi« siècle et donna 
sou nom à plusieurs localités : Bourg-Achard, 
«lans l'Eure, Perthus-Achard, dans le vieux Pas- 
sais, arrondissement de Domfront. 

Le premier gouverneur de Domfront, en 1020, a 
été un Achard. 

l'n A.chard suivit en Angleterre Guillaume le 
Conquérant et se trouve inscrit au Domesday book. 
l'n autre Achard, châtelain de Domfront, se fixa, 
vers l'an 1100, en Angleterre, où sa branche 
s'éteignit vers la (indu xiv siècle. 

On trouve un Achard, abbé de Saint- Victor de 
Paris, qui devint, en 1162, évêque d'Avranches. 11 
fut le parrain d'Eléonore, fille du roi Henri I[, 
qui fut plus tard reine de Castille. 

Deux Achard. Guillaume et Robert, suivirent en 
\-lV-K saint Louis en Palestine et prirent part aux 
croisades. 

Enfin, on voit encore des Achard parmi les offi- 
ciers de l'ordre royal de Saint-Louis et de l'ordre 
de .Malle. 

Cette famille a aussi fourni un maréchal de 
camp, de nombreux officiers et des députés. 

Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam- 
passé tic gueules, chargé de deux fasces de 

gueules alésés, brochantes sur le tout. 

L'écu soutenu par quatre haches d'armes pas- 
sées en sautoir, deux à deux derrière l'écu. 

Supports : Deux licornes. 
Couronne de marquis. 

■ Devise : Bon renom et loyauté. 

» ha : Achard, hache. 



La famille d'Achon est 
probablement originaire de 
Nozay. Elle a possédé, à di- 
verses époques, les terres de 
la Justonnière, de la Béran- 
geraye, de la Vanne-Sain t- 
Père, Rigaudièresdela Rago- 
tière et de la Billiére. 

Hervé d'Achon, son pre- 
mier auteur connu, mourut 
en 1498. 

René -François - Georges 
d'Achon, lils de- Franc ds- 
Aman - Jean - Baptiste, sei- 
gneur de la Billiére, et de Franc dse-Hélène-Eus- 
tace, lit ses preuves de noblesse pour l'ordre de 
Malte en 1779. 

Cette famille compte parmi ses membres : Bal- 
thazar d'Achon, l'un des deux cent- hommes 
d'armes de la compagnie du roi, 1631 ; Guillaume 




d'Achon, officier au régiment de la Marche, 1629 
François d'Achon, capitaine au régiment de La Ro- 
chelle et du s dssonnais, chevalier de Saint-Louis, 
1762; Heu,' d'Achon, lieutenant en L748 au ré- 
giment d'Aunis ; Georges d'Achon, lieutenant eu 
1791, régiment du Perche, a servi dans l'armée de 
Condé pendant l'émigration : Heu,'' d'Achon, che- 
valier de justice de Saint- Jean de Jérusalem, capi- 
taine au régiment de Normandie, chevalier de 
Saint-Louis, 1816; Félix d'Achon, garde du corps 
du roi Charles X (compagnie Noailles), a donné sa 
démission en 1830. 

Armes : De gueules, à deux léopards d'or 
passants. 

Devise : Haut cl clair. 

ACRES DE L AIGLE (des). 

Vieille et ancienne ba- 
ronnie de Normandie, la 
première du duché d'Alen- 
çon. Ses anciens seigneurs, 
connus dès le règne du duc 
Raoul, a\ aient séance à l'é- 
chiquier d'Alençon avant 
tous les autres seigneurs. 

Angenou, premierdu nom, 
seigneur de l'Aigle, qui fut 
tué en 1086, à la bataille ga- 
gnée par Guillaume le Con- 
quérant contre le duc 11a- 
rald. fonda le prieuré de 
Sain t-Sulpice-de-1' Aigle. 

La baronnie de l'Aigle passa, sur la fin du xn° 
siècle, dans la maison d'Harcourt. Jeanne d'Ar-' 
court, tille du maréchal Jean, sire d'Harcourt, la 
porta dans celle d'Avaugour, par son mariage 
avec Henri, quatrième du nom, seigneur d'Avau- 
gour. 

Leur tille ainée, Jeanne d'Avaugour, la porta à 
son mari Guy de Bretagne, comte de Penthiévre. 
Leur fille, Jeanne de Bretagne, la porta, en 1337, 
à Charles de Blois-Chàtillon, duc de Bretagne, du 
chef de sa femme. 

Ce prince la donna en 1351, à sa fille Margue- 
rite, en la manant à Charles d'Espagne, comte 
d'Angoulême, connétable de France, que Charles 
le Mauvais, roi de Navarre, lit assassiuer le 6 jan- 
vier 1361, dans la ville de l'Aigle. 

Marguerite de Bretagne de Blois n'ayant point 
e-i d'enfants, cette baronnie retourna à son frère 
.Iran de Blois, comte de Penthiévre, dont le fils 
Charles laissa pour fille unique et héritière Nicole 
de Blois, dite de Bretagne, comtesse de Penthiévre, 
vicomtesse de Limoges, dame de l'Aigle, marie,. 
en 1437 à. (eau de Brosse, deuxième du nom, vi- 
comte de Bridiers, auquel le roi lit don de la ba 
justice de l'Aigle, par lettres du mois de février 
L474. Son petit-fils, René de Brosse, dit de Bre- 
tagne, ayant quitté le service du roi ef suivi en 




/ 



— 233 



— 234 — 



Italie le connétable de Bourbon, ses biens furent 
confisqués. 

François I er , dans sa détention à Madrid, après 
la perte de la bataille de Pavie, donna la baron- 
nie de l'Aigle à Aimée Mottier «le la Fayette, 
femme de François de Silli, baron de Lonnai. 

En lôôô, cette baronnie fut vendue à François 
d'Aubrai, baron de Bruyères-le-Châtel, gentil- 
homme de François de France, duc d'Alençon, 
qui de Catherine Pretesecelle eut, entre autres en- 
fants. Nicolas Aubrai, baron de l'Aigle, marié à 
Jeanne de < rodefroi, et qui eut trois filles. 

Maria Aubrai, l'aînée, porta en 1587, la baron- 
nie de l'Aigle à Sébastien des Acres, encore au- 
jourd'hui possédée par sa postérité. 

Armes : D'or, à Vaigle éployée de sable, au 
chef d'azur charge de trois fleurs de lis d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Acres i Robert- Espérances des), M is de 
l'Aigle, marié à Louise Greffulhe. — Ré- 
sidence : 12, rue d'Astorg, à Paris. 

2° A. (des), M i8e douairière de l'A. — 
Résidences : 20, rue d'Aguesseau, à Paris, et 
château de Franc-Port, par Compiègne(( lise). 

3° A. (des), G Frédéric de l'A., néede 

Grammont. — Résidences : il. rue de 
Miromesnil, à Paris, et château des Ave- 
nues, par Gompiègne (l lise). 

4° A. (Loris des), G le de l'A., mêmes 
résidences. 

ADHÉMAR (d'). 

1 -ï à ù J) 1 3 ri "^ a ma l son d'Adhémar est 
une des plus anciennes du 
Dauphiné, et remonte à un 
neveu de Gharlemagne. Fa- 
mille de soldats laboureurs, 
de génération en généra- 
tion, ses membres commen- 
çaient parl'épéeet unissaient 
par la charrue. Les Adhé- 
mar ont porté, il y a neuf 
siècles, les titres de ducs 
de Gênes, de princes d'O- 
range, de vicomtes de Mancel 
et des vicomtes de Monteil. 

La ville de Montélimar, qui est une des an- 
ciennes possessions de cette grande famille, s'ap- 
pelait Monteil avant le règûede Philippe-Auguste. 
Au nom de Monteil fut ajouté celui de son sei- 
gneur Adhémar, qui affranchit ses habitants et 
leur donna une existance convenable. Le nom de 
Monteil-Adhémar devint bientôt, par contrac- 
tion, Montélimar. 
En 1096, Giraud et Giraudet d'Adhémar de | 




Monteil conduisirent nombre de leurs vassaux à 
la première croisade. Aymar d'Adhémar, évêque 
«lu Puy, leur oncle, nommé par le pape Urbain 
légat apostolique, a été considéré comme l'âme de 
la croisade, non seulement par l'auteur de la Jé- 
rusalem délivrée, mais encore par tous les his- 
toriens. 

In membre de cette illustre famille fut, sous 
Louis XVI, ambassadeur à Londres. 

Armes: Primitives: D'or, à troisbandes d'azur. 
Modifiées par les alliances : 

Languedoc : Parti : aul. d'azur semé de fleurs 
de lis d'or; au 2, de geules à la demi-croix de 
Touloused'or, mouvante duparti. Sur le tout : 
d'or, à /rois lui a des d'azur. 

Cimier ; Un lion hissant au naturel, tenant 
une banderole inscrite des mots : Lancea sacra. 

Dj vise : Plus d'honneur que d'honneurs. 

France: De gueules à la tour d'or donjonnée 

de imis to u relies de même. 

Bé W< HE DE CaSE-ViELHE 

Jusqu'aux trois quarts de ce siècle, cette brandie 
était représentée par quatre frères; depuis, les 
trois plus âgés sont décédés. — Le dernier venu 
(Antoine-* rabriel-1 tenri), Y lr d'Adhémar-Case- 
Vielhe, seul reste. 

Le premier des quatre frères avait deux Jils : 
Rogei et Philippe. Il est représenté' de nos jours 
par : 

1" le^G te Roger cfAdhémar. chef d< i 
nom et d'armes de cette branche, résidant 
au château de Teillan, près de Lunel 
(Hérault i, et à Montpellier. 

IL a pour fils : 

Le Y 1 '' Olivier (/'Adhémar. lieutenant 
d'artillerie attaché à l'état-major. Résidence : 
Avignon; et Le 15"" René -'/'Adhémar. chef 
d'escadron au 11 e régiment de chasseurs à 
cheval, à Vesoul (Haute-Saône). — 2 IJ Le 
deuxième fils, V te Philippe d Adhémar. 
capitaine de dragons, est décédé, laissant 
d'un premier mariage : le V te Pierre 
</' Adhémar. résidant à Montpellier — et 
d'un deuxième mariage avec l'une de ses 
cousines.. Raoul ci Amaury '/'Adhémar. 

Le 2" en date des quatre frères est actuellement 
représenté : 

1° Par son petit-fils, le V te Fernand 
tï Adhémar, ex-maréchal des logis de cui- 
rassiers, fils unique de l'aîné de ses fils. 



\ 



335 — 



236 — 



Résidence: Nîmes: 2° par le lï°" Léopold 
d'Adhéinar, ex-spahis. Résidence : Paris; 
3° par M. ^/'Adhémar. receveur d'enregis- 
trement, actuellement <'ii fonctions à Bois- 
d'Oingl (Rhône). 

I ,e 3 e frère est mort sans postérité. 

II y a, en outre, nombre de jeunes Biles issues 
des frères ei-dessus. 

Le 'r frère : 

Antoine-Gabriel-Henri) Y'v/'Adhémar- 
Case-Vielhe. ex-lieutenanl de dragons. — 
Résidence : Château de Saint-Maurice, par 
Vézenobres (Gard), esl le seul vivant. 

Il a eu deux fils : l'un, capitaine d'état-major 
et officier d'ordonnance du ministre de la guerre : 
— l'autre, capitaine de cuirassiers ayant assisté à 
la bataille de Reichshoffen. Ils sonl décédés -tou;; 
les deux, à l'âge de 28 ans. des suites de la guerre 
de 1870. 

Le i r frère a deux petits-fils, issu- d'un mariage 
en secondes noces de son neveu Philippe d'Adhé- 
mar avec sa Bile : 

1" Raoul '/"Adhémar. lieuti'iuiit au 142° 
régiment d'infanterie; 2° Antn/>ri/ d'Adhè- 
mar. lieutenant au 157 e régiment d'infan- 
terie. 

La branche d'Adhémar-Case-Vielhe blasonne : 
Mi-parti de France ancien et de Toulouse: sur 
le tout d'or, à trots bandes d'n;.nr. 

Branche de Gransag 

1° A. de Cransac (G te Gaston-Germain- 
Hippolyte-Marie d' ). marié a X. Labrot- 
Gromwell. — Résidence : château de 
Cransac, par Enghien (Seine-et-Oise). 

2° A. de C. i Henry-Charles -Eymard d' i, 
chef de bataillon au 5t e de licçne. 

3° A. de C. (Marie-Aymard-Guil- 
laume d' i, enseigne de vaisseau. 

Branche de Labaume 

A. de Labaume (cT), commis principal 
aux archives du Sénat, à Paris. 

Branche i>k Monteil de Larnage 

A. de Monteil de Larnage {oV). — 
Voy. deBrunet d'Adhémar de Monteil de 
Larnage. 

Bb \nc.iii-: de Panât 

A. de Panât (C le d 1 ). — Résidence : 
Château de Panât, parClairvaux i Aveyron i. 



ADONVILLE (tf). 





< îette laniiiiersi originaire 
'le la Beauce. Un Auguste 
d' ^.donville fui arrêté, le 
i messidor an II, comme 
aristocrate, condamné à 
mort et exécuté le même 
jour. 

Armes : D'azur, à six 
annelets d'or, posés 'à. 

2 et I. 



AFFRE DE SAINT-ROME. 

C'est à celle famille qu'ap- 
partenait l'illustre et hé- 
roïque archevêque de Paris, 
mort sur les barricades 
victime de son dévouement 
en L848. 

La famille Affre de 
Saint - Rome était noble 
bien antérieurement à l'é- 
piscopat du vénérable pré- 
lat martyr des insurge. 

Les Affre étaient, avant la 
Révolution, seigneurs de la 
baronuie de Saint-Rome-de-Tarn, d'Auriac, etc. 

Jacques Affre, aïeul de l'archevêque de Paris. 
siégea avec les nobles aux Etats [généraux de 
Languedoc en 1789. 

Le titre de comte a été octroyé par Pie IX. 

Armes : D'azur, au dauphin d'argent nageant 
sur une mer d'argent, auchef cousu de gueules, 
chargé de trots étoiles d'argent 

Devise : In virtute vis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Affre de Saint-Rome iC"). — Rési- 
dence : Soisy- sous-Montmorency (S-et-O.). 

Fils : Denis, mariée N. de Nogaret. — 
Résidences : J 17. rue de Rennes, à Paris. 
et a Soisy-sous-Montmorency (S-et-O.). 

AFFRY DE LA MONNOYE. 

( lette maison, qui remonte 
au xii e siècle, est originaire 
de la Suisse. Elle établit 
libation depuis l'an 1380. 
Elle s'est fixé n Bourbon- 
nais dans la première moitié 
du xvn" siècle, l'u d'Affry 
était, en 1770, lieutenant 
"/■neral des armées <lu roi et 
colonel des gardes suissi 
Il fut créé comte en 1755. 




- -237 — 



338 - 




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Armes : Bourbonnais : D'argent, à trois che- 
vrons de sable, à la bordure engrêlée de gueules. 

AGNEAU aï). — Voy. Carpextier. 
AGNEAUX a!'). - Voy. Sainte-Majue. 

AGNEL DE BOURBON (d i. 

Cette famille prétend des- 
cendre par La maison il-' 
Dreux, delà branche royale; 
elle portait aussi le nom de 
d'Acigné, dont l'un des an- 
cêtres a été grand sénéchal 
de Provence, et elle a con- 
tracté des alliances avec les 
familles les plu.-- considéra- 
bles, telles que les Vintimille. 
d'Adhémar, de Grignan, de 
Sabran. de I lastellane, etc. 
Elle perdit la plus grande 
partie de ses biens dans les guerres de Provence, 
mais y vécut toujours de la manière La plus hono- 
rable. 

Une pièce, délivrée par MM. Les syndics de la 
noblesse de Provence, le •'! mai 1789, constat) 
haute noblesse et son titre de comte. 

Armes : D'azur, aux trois /leurs de lis d'or, 
2 en chef et 1 en pointe accompagnées d'un 
agneau pascal au milieu. 

Cette famille porte actuellement les armes des 
d'Acigné : D'hermine, à la fasce de gueules, 
chargée de trois /leurs de lis d'or . 

Devise : Probitas, virtus et fidelitas. 

Supports : Deux agneau, v que lebon roi René 
y ajouta. 

AGNEL DE CHENELETTE. 

La terre de Chenelette fut érigée en seigneurie 
en 1715. 

11 y eut un Pierre-Henri de Chenelette trésorier 
de France. 

Un Chenelette fut colonel d'artillerie et concou- 
rut en 17!i'j. à la défense de Lyon, où il se lit 
remarquer par son courage. 

Armes : Coupé: au 1 d'azur, à trois étoiles 
d'argent, posées en fasce, surmontées d'un so- 
leil d'or ; au 2, d'or à l'agneau du second. 

Devise : Probitas, virtus et fidelitas. 

AGOULT (d). 

Cette maison, d'origine chevaleresque, est des 
plus illustres de Provence, et a donné origine à la 
maison de Simiane. Elle était en possession de la 
seigneurie d'Apt dés l'an 993, que vivait Hunibert, 




seigneur d'Agoult. Son arrière-petit-fils , P.am- 

baud d'Agoult, seigneur 
d'Apt, de Gordes, de Case- 
neuve, etc., épousa Sancie, 
qui se remaria ensuite â 
Guillaume d'Omelas III i de 
Montpellier), comte d'Oran- 
ge. Le Laboureur et leP. Ro- 
bert, pensent qu'elle était 
héritière de la maison de 
Simiane. dont les descen- 
dants de Rambauld prirent 
le nom et les armes. Guiran, 
seigneur d'Apt. son 61s aîné, 
continua la maison de Si- 
miane, et Bertrand-Rambauld, second Bis de 
Rambauld, fut seigneur de Gordes et de La vallée 
de Sault, au diocèse de Carpentras, et fonda la 
maison d'Agoult, répandue dans diverses provinces 
méridionales de la France. 

Cette maison a produit un grand chambellan 
du royaume de NapleS, un amiral des mers du 
Levant, un maréchal et des grands sénéchaux de 

Pi-ovence, des ami ia> sadeil rs . des chambellans 

du roi René, des gentilshommes de la chambre 

du roi. des chevaliers dt'> ordres, des comman- 
dants d'armées, des capilaim s de cent et de 
cinquante hommes d'armes, des gouverneurs de 
places, etc. 

Elle a joui des honneurs de la cour en 17(0 et 
1782, en vertu des preuves faites au cabinet des 
ordres du roi. 

Klle a fourni des chevaliers el <\> i > comman- 
deurs à l'ordre de Malte des 1571. 

Elle a produit un archevêque d'Aix. Le marqui- 
sat d'Olières fut érigé en faveur de Joseph 
d'Agoult, fils de Pierre et de Marguerite de For- 
bin de Soliers, par lettres patentes du mois de 
mois de mars 1689, enregistrées à Aix le même 
mois. 

Un d'Agoult, baron de Saint-Michel, fut maré- 
chal de camp, major général des gardes fran- 
çaises, gouverneur d'Epinal, chevalier de Saint- 
Louis, député de la noblesse aux États généraux. 
Ce fut lui qui arrêta, le 5 mai 1788, en plein Par- 
lement, les conseillers d'Espréménil et de Montra- 
bert. 

Armes : Provence : D'or au loup ravissant 
d'azur, armé, vile né et lampassé de gueules. 

Supports : Deux loups au naturel. 

Cimier : Un loup au naturel. 

Devise : Bonté, hospitalité d'Agoult. 

Légende: Avidus committere pugnam. 

AGUESSEAU (cl). — Voy. Ségur. 
AIGLE (de V). — Voy. Acres. 



— 239 



— 240 - 



AIGNEAUX w/i. 




ClH'1 (l 



ancienne famille de la 
Busse-Normandie. 

Un Robert d'Aigneaux se 
trouve parmi ceux des sei- 
gneurs normands qui firent, 
dès l'origine, des donations 
ù l'abbaye île Saint-Etienne 
de ( !aen, fondée par < luil- 
laume le < îonquérant. 

Plusieurs des membres 
de celte famille accompa- 
gnèrent Guillaume le Gon- 
quêrant à la conquête de 
l'Angleterre en 10Û6; l'un 
une branche établie en Angle- 



dV'UK l'ut 11 

terre. 

Jean 1er d'Aigneaux commandait une partie de 
l'infanterie à la bataille de B'ormigny; il périt en 
enlevant un poste à l'ennemi (15 avril 1450). 

Le 12 mai 1562, les seigneurs d'Aigneaux, chefs 
de la religion réformée, assiégèrent et prirent d'as- 
saut le château de Bayeux. 

Armes : Uazur, à trois agneaux d'argent. 
Supports : Deux lions. 

AIGREMONT (cT). 



Cette maison, originaire 
de la Franche-Comté, a 
fourni un chevalier croisé 
en 1191 et produit onze 
chambellans de l'archevêché 
de Besançon. Renaud d'Ai- 
gremont se joignit à Jean de 
La II »chelle pour faire la 
guerre à .ban de Vergy, au 
xvi e siècle. 

Armes : De gueules à 
/rois croissants d'argent. 



La maison d'Aiguy habi- 
tait Vialla en Rouergue, 
diocèse de Vabres, vers l'an 
L200. Vers 1550, elle émigra 
à la suite des guerres de re- 
ligion et vint se fixer à Tou- 
louse et dans les environs. 
A partir de 1852, cette fa- 
mille s'est dispersée et ses 

membres habitent des villes 
clifférenl 

La famille d'Aiguy a cons- 
tamment été vouée à la car- 
rière des armes. 
Messire Jehan d'Aiguy figure parmi les hommes 









d'armes de la Montre de l'E-pinasse, en Langue- 
doc, passée en \y.xi, sons Charles VI. 

Ses ancêtres remplissaient le même emploi, 
ainsi que plusieurs de ses successeurs. 

Vers 1300, un d'Aiguj occupait des fonctions 
élevées auprès du pape. Sua nom se trouve, 
co te signataire, au bas d'un acte dans un re- 
cueil en latin en quatre volumes des actes pontifi- 
caux. 

Un d'Aiguy fut conseiller de parlement en 1400 
et ligure dans l'Histoire universelle allemande 
en b) volumes de Schlosser. 

Charles d'Aiguy fut capitaine de compagnie 
s.. us Henri III (1560). 

Gilbert-Pierre d'Aiguy, capitaine sous Louis XIII, 
épousa une demoiselle de La Fonds, dont il eut un 
fils, Louis (1670), lequel était seigneur de Metz en- 
Coutnre (Artois), et conseiller du roi en sa cour 
des Monnaies. 

Anthoine d'Aiguy (1648-1740), était lieutenanl 
au régiment de Champagne, lit les campagnes du 
Rhin sous le colonel bailly de Colbert, et épousa 
en 1679 Marthe de Brie, fille de Jean et de Paule 
de Mulatier. 

Jean d'Aiguy. marquis de Crambes, gen- 
darme du roi Louis XV (Maison rouge) (1726- 
1812), fut à Fontenoy (1745). 

Jean-Baptiste, comte d'Aiguy (1765-1798), ancien 
gendarme du roi, fit partie de l'insurrection roya- 
liste de l'an VII, combattit à Saint-Martory et à 
Montrejeau, se réfugia en Espagne : franchit de 
nouveau les Pyrénées, fut pris les armes à la 
main, traduit devant un tribunal révolutionnaire 
et fusillé sous les murs de Toulouse, à l'âge de 
yO ans, comme l'un des chef-, de l'insurrection. 
>^')ii frère aîné, le marquis Georges, lit partie delà 
même insurrection et ne dut son salut qu'à l'in- 
tervention dévouée d'un ancien serviteur de la 
famille. 

Bertrand d'Aiguy, marquis de Crambes (1801- 
1854), lieutenant-colonel d'état-major, chevalier 
de la Légion d'honneur, lit quatorze campagnes 
d'Afrique de 1830 à 1845 et mourut victime de son 
dévouement aux cholériques de Marseille. Il était 
commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand. Il avait 
épousé Félicie de Blangini. 

Raymond, comte d'Aiguy (1804-1874), fut con- 
seiller à là cour d'appel de Lyon, chevalier 'le la Lé- 
gion d'honneur et épousa en 1841 Sybilla Conradi, 
d'origine suédoise. 

Alliances directes : De Gàyrard,de Brie, de Lar- 
rouy, de La Fonds, de Ravaille, de Balesse, de 
de Monérau, de Manen, de Rieupeyroux, Blan- 
gini, Jacquet, Conradi, von Steuernagel, de Bou- 
card, de ' lancelle, 

Armes : Tfargent,au faucon de sable essorant, 
emportant un oiseau de même, et fixant un 
soleil d'azur, mouvant de Vangle dexlre de 
Vécu: au en /' de gueules chargé de sept étoile* 
d'or, pos< es \ et 3 et répondant par l tur nombre 



2V1 



242 



au nom de Crambes. Ce chef date du marquisat 
et a abaissé les armes primitives. 

Heaume taré de face, surmonté d'une couronne 
de marquis et orné d'un panache de trois plumes 
d'autruche, dont deux blanches et celle du milieu 
noire. 

Supports: Deux lions tenant Vun une croix 
d'or, Vautre une fleur de lys d'or. 

Devise : Res sansfe fRien sans foi). 

Cri : Pour Dieu et le Roi, dernier cri du comte 
Jean en tombant sous les balles révolution- 
naires. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Aiguy (Raymond d'). marquis de 
Crambes, sous-lieutenant démissionnaire 
d'infanterie. 

A. (Sybilla Gonradi, G ,esse douairière d f ). 
Résidence : boulevard de la Tour-Mau- 
bourg, 94 j à Paris. 

A. (Garo-Joseph-Georges, C" d'), colo- 
nel au I15 e régiment d'infanterie, chevalier 
de la Légion d'honneur et chevalier de 
3 e classe du Mérite militaire d'Espagne, né 
le 26 novembre 1842, tils de Raymond, 
comte d'Aiguy, el de Sybilla Conradi, 
épousa le 5 lévrier 1N7 1 Lucy-Marguerite- 
Adélaïde Guilland de Lurieu, née le 22 no- 
vembre 1852,, fille du conseiller Aimé 
Guilland, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, petite-fille du colonel d'artillerie 
Guilland, commandeur de la Légion d'hon- 
neur, et arrière-petite-fille du lieutenant- 
colonel d'infanterie Amé Guilland. Rési- 
dences : Mamers et Paris; château de 
Lurieu, à Béon, par Culoz; domaines de 
Gerveyrieu, par Artemare, et de La Loi, par 
Belley (Ain). 

Enfants : a) François-Louis-Léon-Ray- 
mond., né le 12 janvier 1875; b) René- 
Joseph-Aiméj né le 29 avril 1876; c) llay- 
mond-Ghristian-Gilbert, né le 27 décembre 
issu. 

AILHAUD (W -i. 

La filiation authentique de cette ancienne fa- 
mille fut justifiée devant les commissaires du roi 
en 1710, époque à laquelle elle fut maintenue dans 
sa noblesse. Elle produisit depuis, par-devant 
d'Hozier, juge d'armes de France, une suite de 
titres originaux dont les extraits, vérifiés par lui, 
existent au dépôt des manuscrits de la Bibliothè- 




que nationale à Paris et sont relatés dans plusieurs 

nobiliaires. Il résulte de ces 
titres que la famille dont il 
s'agit est issue .de celle des 
d'Ailly, de Picardie, l'une 
des plus illustres de France. 
Un de ces actes établit que 
< 1-uy d'Ailly, auteur de la fa- 
mille d'Ailhaudde Provence, 
partagea avec Pierre, son 
frère, les biens de leur père, 
le ô mars 1215, et que, par- 
mi ces biens, étail la terre 
seigneuriale de Cahon ou 
Ca villon , qui appartenait 
à leurs ancêtres. Le même < *uy d'Ailly épousa, par 
contrai du 10 mars L216, Sibille Ailhaud, dame 
d'Arlan et de Mus, terres qu'elle léga à Fouquet, 
leur Bis, à condition qu'il prit le nom d'Ailhaud 
aux termes de son testament de l'année 1245. — 
Fouquet d'Ailhaud fut en grand crédit auprès de 
Charles d'Anjou, comte de Provence, frère de 
saint Louis, l'accompagna en Provence, où il se 

fixa, et à la i quête du royaume de Naples. Il 

avait épousé, en 1248, par contrat passé devant 
Tornatori, notaire à Sisteron, Anne d'Agoult, des 
comtes souverains de Sault. On le voit qualifié de 
magnifique seigneur dans le contrai de mariage 
de Jean d'Ailhaud, son fils, lequel épousa, le 1" 
octobre 1278, Lucie de Lascaris, petit-fille de 
Théodore Lascaris, dit le Jeune, empereur de 
Constantinople , et nièce de Jean IV. qui fut 
détrôné par Michel Paléologue. Jacques, l'un des 
fils de Jean d'Ailhaud, fut évoque de Glandèves, 
en Provence, et assista au concile d'Avignon en 
1337. — Les mêmes titres établissent qu'à cette 
époque, et depuis, plusieurs membres di tic- 
famille étaient chevaliers et seigneurs de diverses 
terres dans la haute Provence. On trouve ensuite, 
parmi leurs desrendants, un grand nombre d'offi- 
ciers qui se distinguèrent dans les arméesdela 
France, entre autres Pierre Ailhaud, seigneur de 
Gheiron,qui servit sous Louis XII el François I er ; 
— Jean, capitaine d'une compagnie de 150 hommes 
d'armes, tué au siège de la Rochelle en 1.")}.;: — 
Pierre, qui reçut de Henri IV, en récompense des 
notables services qu'il lui avait rendus et de ceux 
de ses pères, la cession des droits du roi sur une 
partie île la terre de Méouille, par lettres patentes. 
données à Melun le 17 février 1600; — Jean, 
neveu de celui-ci, capitaine d'infanterie, mort des 
suites Je ses blessures; Pierre Ailhaud. capitaine 
d'infanterie, tué au siège d'Arras eh 1640 ; — 
plusieurs frères et un neveu de ce dernier, mort 
également au service; — Paul Ailhaud. seigneur 
de Méouille et d'Angles, capitaine d'infanterie, 
qui fit plusieurs campagnes sous le règne de 
Louis XIV; — Antoine, son fils, capitaine de cava- 
lerie au régiment de Luynes, nommé au comman- 
dement militaire de la viguerie de Gastellane 
pendant la peste et la guerre de 1746, et chargé de 
diverses missions diplomatiques; — François 



- 243 - 



— Wi - 



d'Ailhaud de la Baume, capitaine au régiment de 
Richelieu, el Jacques d'Ailhaud, seigueur de » !ase- 
neuve, son frère, qui sei'virenl avec distinction 
pendant la dernière campagne du Maréchal de 
Vil lars et la guerre de la succession d'Autriche. 
Celui-ci fui ensuite major d'infanterie el comman- 
dant des milices de Provence pendant la guerre 
de Sept ans. 

Cette famille se divise aujourd'hui on deux 
branches : la branche des Ailhaud de Brisis et la 
branche des Ailhaud de Castelet. 

Armes : De gueules, à trois têtes de lion arra- 
chées d'or et lampassées de même ; au chef 
cousu d'azur, chargé d'un soleil d'or. 



AILLY i// >. 




Mais, m d'oi ig ine cheval.' 
resque, des plus anciennes 
et des plus illustres de 
Picardie, où elle esl connue 
depuis l'an 1090, où elle pos- 
sède depuis l'an 1343 la terre 
de Péquigny et la vidame 
d'Amiens. L'héritière de la 
branche aînée de cette mai- 
son les porta, l'an 1620, 
dans la maison d'Albert de 
< îhaulnes. 
Armes : De gueules, à deux branches d'alisier 

passées en sautoir depourpre : an chef échiqueté 

d'or cl d'argent de trois lires. 

La branche subsistante hlasonne : De gueules 

à deux branches d'alisier d'argent en couronne. 

les extrémités supérieures et inférieures en snn- 

toir; au chef échiqueté d'argent et d'azur de 

irais, lires. 

ALADANE DE PARAIZE. 



Cette famille est originaire 
du Bourbonnais et descend 
des seigneurs de Paraize, 
Nivernais et Bourbonnais. 
Elle a possédé la châtellenie 
de Moulins. 

Armes : D'azur, ù deux 
fasces d'argent, accompa- 
gnées 'ii' six besanls d'or, 
o en chef, 2 entre 1rs fasces 
el 1 e/t pointe. 



ALBERT DE LUYNES u/ >. 

La maison d'Albert a une origine commune 
ave.- Les Alberti, seigneurs de Catenaia, famille 
puissante de Florence, qui fut exilée vers la lin .lu 
xiv siècle. Les preuves faites par le connétable 
de Luynes pour être reçu chevalier des ordres 'lu 
roi ne remontent qu'à Thomas Alberti. nommé, 
le 19 janvier 1416, viguierdu Pont-Saint-Esprit. Il 




.'•lait 



venu s'établir 



«&# 




liai. s le comtal Venaissain 
lorsque la proscription con 
Iraignil sa famille a quil ter 
F lorence . Pierre - Alberti . 
frère 'le Thomas, se distin- 
gua au siège 'le Beaucaire et 
s'attacha au service 'lu I >au- 
phin, depuis Charles XII. 
donl il devint le panetier 
après sou avènemenl au 
trône . Honoré d'Albert, 
chambellan 'lu «lue d'Alen- 
çon . se battil , eu 1576, en 
champ clos au puis de Yin- 
cennes.en présence 'lu roi et 

'le la COUr, contre le capitaine Panil mpl 'le 

la compagnie des gardes du corps écossais, qui 
l'avait accusé d'avoir, deux ans auparavant, favo- 
ri-'' l'évasion duducd'AlençonetduroideNavarre, 

depuis Henri IV, chefs tous deux 'lu parti 'les 
politiques. Il tua son adversaire et eut toute la 

gloire du i Pat. qui fut le dernier duel autorisé 

par nos lois. 

Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII, 
fut élevé à la dignité de connétable, vacante, en 
L6I4, par la mort d'Henri de Montmorency. Il 
obtint pour lui-même l'érection de la terre de 
Maillé en duché-pairie, sous le nom de Luyi 
par lettres patentes de 1679. Sa veuve. Marie de 
Ruban, épousa en secondes noces Claude de Lor- 
raine, duc de Chevreuse, qui mourut en 1657, >ans 
laisser de postérité. Elle eut alors, pour -es repri- 
ses, la terre de Chevreuse, qu'elle donna à Charles 
d'Albert, duc de Luynes, 61s aine de son pre- 
mier lit. Des lettres patentes de décembre 1671 
rétablirent le titre ducal de Chevreuse, qui fut cu- 
mulé avec celui de Luynes par la même branche. 

Honoré d'Albert, frère putné du connétable, 
épousa, le 19 janvier 1620, Charlotte d'Aillv fille 
et héritière du comte de Chaulnes, à la charge de 
prendre les noms, armes et cri de cette ancienne 
maison. Le roi lui accorda l'érection de la terre de 
Chaulnes en duché-pairie, par lettres patentes de 
janvier 1621 : sa branche périt en 1619. Un antre 
rameau, sorti de la souche de Luyue6-Chevreu8e, 
releva le nom et le titre ducal de Chaulnes; mais 
il s'éteignit lui-même à la lin du siècle dernier. 

Léon d'Albert, autre frère «lu connétable,.épousa 
Marguerite-Charlotte, fille ut héritière du duc de 

Luxembourg, et il Obtint, par lettres patente- du 
10 juillet 1620, d'être snl.tilu '■ au duché-pairie 
de la maison de sa femme. 

outre les biens considérables qu'elle avait da 
le Midi, la maison d'Albert possédait le coml< 
Tours, le duché non-pairie de Pecquiguy, les prin- 
cipautés de Neufchâtel et de Wallengin en Sui 
d'Orange en comtat Venaissin, et de Grimberj 
dans les Pays -Bas. 

Elle a donné' un connétable, deux maréchaux de 
France, quatre lieutenants généraux, des officiers 
supérieurs et des chevaliers des ordres du roi. 

La souche des ducs de Luynes et des ducs de 



1 



— 245 - 



— 246 — 



Ghevreuse s'est seule perpétuée jusqu'à nos jours. 
Depuis plusieurs générations, ses représentants 
ont porté alternativement l'un de ces deux titres, 
pour conserver celui qu'ils avaient du vivant de 
leur père. 

Elle avait pour chef, en 1785, Louis-Amable 
d'Albert, duc de Luynes, pair de France, marquis 
de Dangeau, dont le fils unique, Paul-André- 
Charles, duc de Ghevreuse, fut appelé à la pairie 
le 'i juin 181 i et honoré des ordres du roi en 1825. 

Armes E car télé : au 1 et 4 d'azur, à quatre 
chitines d'argent en sautoir, aboutissantes en 
cœur à un anneau du même; aux 2 et 3 d'or, 
au lion de gueules, couronné du même; sur le 
tout : d'or, au pal de gueules^ chargé de trois 
chevrons d'argent, qui est de Neufehâlel. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Albert de Luynes (H.-S.-M.-C. duc d") 
et duchesse, née d'UzÉS. — Résidinces : 76, 
avenue des Champs-Elysées, à Paris; châ- 
teau do Luynes, par Luynesi Indre-et-Loire) : 
château de Ghâteaudun, par ChâteauduD 
(Eure-et-Loir); château de Marchenoir, par 
Marchenoir (Loir-et-Cher). 

Mère : A. de L. (duchesse d'). née de 
La Rochefoucauld- — Résidences, M, rue 
de Varenne, à Paris : château de Dampierre : 
château de Saint-Remy-lès"-Chevreuse, par 
Ghevreuse (Seine-et-Oise) ; villa de Luynes, 
routes de Fréjus à Cannes (Alpes-Mari- 
times). 

ALBERTAS (d"). 

C'est une 1res ancienne famille originaire d'Ita- 
lie. Selon la critique duiVo- 
blliaire de Provence, « elle 
fut transplantée en France 
par Antoine Alberto s, l'an 
loijO : c'était un riche négo- 
ciant d'Albe qui n'ayant pas 
d'enfants, établit un de ses 
neveux (Jean Albertas) à 
Apt,parlemari ige de ( Cathe- 
rine Roque, tille unique et 
héi itièreile Sebastien Roque, 
riche tanneur, avec lequel 
Antoine Albertas faisait un 
grand commerce de peaux. » 
Cette famille a produit un grand nombre d'offi- 
ciers de terre et de mer, des capitaines de cin- 
quante et de cent hommes de guerre, des capi- 
taines de vaisseau, des conseillers et présidents 
en la cour des comptes de Provence, des gentils- 
hommes ordinaires de la chambre du roi, etc. 





Elle est en possession de la pairie et île la qua- 
lité de marquis. 

Elle était également en possession du titre de 
baron de Dauphin depuis l'an IGj'j, et du marqui- 
sat de Bouc depuis l'an 170Ô. 

Elle a fourni plusieurs chevaliers, baillis et com- 
mandeurs de l'ordre de Malte depuis l'an 1017. 

Armes : Jw gueules, àuloup ravissant d'or. 

Devise : Fa ta viam in renient. 



ALBIGNAC ufi. 

Famille d'origine chevale- 
<#\ *# XPzH (p M& resque de la province du 
^ê^Jf Languedoc. Elle remonte fi- 
liativement à < ï-eoffroy d'Al- 
bignac, damoiseau, qui vi- 
vait en 1224. 

Pons d'Alhignac, damoi- 
seau, rendit hommage le 
2<î février 1318 à Géraud 
d'Adhémar, seigneur de < rri- 
gnon et d'Aps : Pons d'Albi- 
gnac rendit encore les hom- 

mag> s à ( rlliot d'Adhi'mar le 
1) mai 1417. 

Cette famille a produit des officiers de terre et 
de mer, et a obtenu les honneurs de la cour sur 
preuves faites au cabinet des ordres du roi. 

Armes : Primitives : Ecartelé : auxi et \ d'azur, 
à trois pommes depin d'or: au chef du même; 

aux 2 ri ■', de gueules, au lion d'or. Elles sont 
prix- sur les preuves que cette famille lit lors de 
la recherche en Languedoc, où elle fut maintenue 
en 10 '.». 

Actuelles : D'azur, à i mis pommes de pin d'or ; 
au chef du même. 



ALBONu/i. 

Le château d'Albon, situé 
sur une hauteur, non loin 
de la rive gauche du Rhône, 
était, au moyen âge, une des 
plus fortes places de défense 
du royaume de Bourgogne. 
Ses puissants propriétaires, 
qui lui empruntèrent leur 
nom, tirent reconnaître et 
consacrer par les empereuis 
leur indépendance, comme 
b-s comtes de Die. de Vien- 
nois, de Forcalquier et les 
autres grands feudntaires du 
pays. Tandis que les comtes d'Albon étendaient 
leur domination sur tout le Grésivaudan et le 
Dauphimyune de leurs branches cadettes acqué- 
rait par mariage le comté de Lyonnais, qu'elle 
conserva jusqu'en 1173, et celui du Forez jusqu'en 




m 



— m — 






L373 ; enfin, la troisième branche détachée de la 
précédente régnait sur les pays de Dombes et de 
Beaujolais de 1275 à 1400. 

Les comtes d'Albon cl de Grésivaudan ont une 
filiation authentiquemenl établie depuis Guigues I, 
([ni mourut en 940. Tous ses successeurs portè- 
rent le même nom de baptême que lui jusqu'à 
Guigue IX. dont le père, Guigues VIII, avait 
adopté, vers 1140, le surnom de Dauphin. Cette 
dénomination, dont l'origine est encore un pro- 
blème, devint le titre distinctif des comtes on sou- 
verains du Dauphiné, et leurs armes parlantes 
furent : D'azur, au dauphin pâmé d'or, t<i>i<//t<\ 
barbé et crête tic gueules. 

(iniques IX. comte d'Albon et dauphin de Vien- 
nois, mourut en 1162; sa fille et unique héritière, 
Béatrix, épousa Hugues III, duc de Bourgogne, 
dent la maison se trouva ainsi en possession du 
Dauphiné. 

L'extinction de la descendance mâle de Hugues 
fit passer la qualité et les possessions des Dau- 
phins dans la maison de la Tour du Pin par le 
mariage d'Anne de Bourgogne, comtesse d'Albon, 
avec Ilumbert delà Tour du Pin, en L273. 

On sait qu'Humbert II, petit-fils d'Anne de 
Bourgogne, désillusionné des grandeurs, embrassa 
la vie religieuse, et que, n'ayant pas d'enfants lé- 
gitimes, il céda le Dauphiné à Philippe de Valois, 
à la condition que les fils aines de nos rois pren- 
draient le titre de Dauphins et écartelleraient les 
armes de France de celles de cette province. 11 
avait eu un fils naturel, Amédée de Viennois, au- 
teur de la maison de Viennois, dont le marquis 
d'Albon, pair de France, avait épousé l'unique 
héritière. 

La première race des comtes d'Albon semblait 
complètement éteinte ; mais dans le Lyonnais, il 
s'éleva une maison d'Albon, seigneurs de Curis et 
de Saint-Forgeux, que plusieurs généalogistes 
disent être issue de Guy-André d'Albon, frère 
puîné de Guigues IX, quoiqu'elle ait des armoiries 
différentes de celles des Dauphins dont elle a pris, 
dans les temps modernes, les armes comme écar- 
telures. Un de ses rejetons, André d'Albon, che- 
valier croisé, étant à Acre en 1190, fit un emprunt 
à des marchands génois ; son nom et ses armes 
ont été inscrits au musée de Versailles. 

i^'tte seconde race d'Albon a formé plusieurs 
branches, dont toutes sont éteintes, à l'exception 
de la branche des comtes de Saint-Marcel. Son 
représentant à la fin du siècle dernier, Camille- 
Alexis, marquis d'Albon, prince d'Yvetot, a fait 
ses preuves de cour pour monter dans les car- 
rosses du roi, et sa filiation authentique fut éta- 
blie par Cherin à partir du xiv siècle. Son fils 
André-Suzanne, marquis d'Albon, né- à Lyon le lô 
mai 1760, maire de cette ville en 1813, fut élevé à 
la pairie le 5 novembre 1827. 11 avait épousé, le 16 
mars 1803, Alexandrine-Emilie, tille unique du 
marquis de Viennois, dernier descendant mâle 
d'Amédée de Viennois, fils naturel de Humbert II 
de la Tour du Pin, qui avait cédé le Dauphiné à 



Philippe de Valois, n a laissé de ce mariage trois 
fils, seuls rejetons de leur maison. (Une personne 
a usurpé le nom de chevalier d'Albon : elle est 
morte vers 1820, laissant plusieurs entants qu'elle 
avait fait inscrire sur les registres de l'état civil 
sous ce nom emprunté.) 
Charles X appela le dernier représentant de cette 

illustre maison à la Chambre des pairs, qu'il a 
quittée en 1880. Le titre de marquis était hérédi- 
tairement attaché à la pairie. 

Armes : Écartelé : aux 1 et \. de sable à la 

croix d'or: aux 2 et 3, d'or, au dauphin d'azur. 

Supports: Deux lions couronnés à V antique. 
Devise : A cruce Victoria. 

ALBUFERA iV/'i. — Voy. Suchet. 
ALBUKERQUE (,/'). — Voy. La Cueva. 



ALES DE CORBET. 

Cette famille est très an- 
cienne ; elle prouve une ii- 
liation suivie depuis Jean 
Aies, cadet de famille, 
homme d'armes qui servait 
dans l'une des quinze com- 
pagnies d'ordonnances, 
créées, par édit du roi Char- 
les VII, en 1445, pour la 
réforme de la gendarmerie 
française. Il était de noble 
extraction, car, suivant le 
savant historien de la mi- 
lice française, p. Daniel, les 
gendarmes étaient gentilshommes. Il épousa de- 
moiselle Antoinette du Mesnil, en 1452, qui lui 
apporta en mariage la moitié par indivis de la 
terre et seigneurie de Gorbet, que sa mère lui céda 
par acte du 6 juin 1452. Son fils, Charles d'Alès, 
seigneur de Gorbet, continua la descendance; les 
descendants directs de Charles d'Alès furent 
français. D'Alès. gentilhomme ordinaire delà 
maison du roi, épousa, en 15G7 Françoise de 
La liocque : ils eurent René d'Alès, chevalier sei- 
gneur de Corbet, qui épousa en 1567, Gabrielle 
Coigne de Marteau et en deuxièmes noces Ga- 
brielle de < Jhasteau ( lhallon : il fut tué à la tête de 
sa compagnie en combattant au service «lu roi 
contre la Digue et eut du premier lit : 

Bené d'Alès II, qui épousa : I" en 1594, Mar- 
guerite Musset, et 2° en 1602, Louise Hutte du 
Noisement. 

I! eut du second lit : 

Pierre d'Alès, maréchal de camp, qui épousa, 
en 1696, Marie Mussel de Pray, dame d'honneur 
de la reine mère Anne d'Autriche. 
Jacques d'Alès, seigneur de Gorbet. capitaine 




249 



- 250 — 



qui épousa en 1669, Louise-Aimée de Patay de 
Gléreau. 

Pierre d'Alè3 II, seigneur de Corbet, qui épousa, 
en 1711, Françoise Breton îles Bordages ; 

Pierre-Alexandre «l'Aies de Corbet, ci-devant 
lieutenant dans le régiment de la vieille marine, 
a épousé, en 17'iD, Marie-Anne Daguet de Beau- 
vais, dont plusieurs enfants. 

Armes : De gueules, à une fasce d'argent 
accompagnée de trois molettes de même, posées 
deux en chef et Vautre à la pointe de Vécu. 

Couronne de comte. 
Supports : Deux lions. 
( Iimieii : Un lion issant. 

ALESME DE MEYCOURBY (d). 

Seigneur de Parempuire, du Peyrat, etc., fa- 
mille noble et ancienne de (Juvénile, connue dès 
le milieu du xni" siècle. Elle a produit un grand 
nombre il>' personnages distingués dans la ma 
trature au parlement de Bordeaux. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, accom- 
pagné en pointe d'un croissant d'argent; au 
chef cousu de sable, charge de trois molettes 
d'éperon d'argent. 

ALEYRAC (cT). 

Cette famille, fort an- 
cienne, s'est toujours dis- 
tinguée dans la carrière des 
armes. Elle est originaire 
du Languedoc. 

L'histoire générale «lu 
Languedoc les mentionne 
dès 1124, époque à laqu 
deux d'Aleyrac prêtèrent 
serment de fidélité au vi- 
comte Bernard-Aton. 

La branche ainée s'est 
éteinte en la personne <b' 
Pons d'Aleyrac, baron d'Aigremont, mort des 
blessures qu'il avait reçues de l'année en 1549. 11 
avait épousé Marguerite de Cambis. La branche 
cadette des seigneurs de Faugères s'est établie 
dans le Vivarais. De cette branche était issu de 
Guinot d'Aleyrac, dont le père, Claude d'Aleyrac, 
se distingua à la bataille de Cerisoles en 1544. 
Le baron d'Aleyrac est, par sa mère, petit-lils 
du marquis de Monspey, lieutenant général des 
armées du roi. président de la noblesse du Beau- 
jolais, député de cet ordre aux États généraux et 
.l'un «les derniers défenseurs du roi Louis XVI à 
Versailles. 

Ames : Écartelé: auxl et 4 d'azur à un demi- 
cul d'argent; aux 2 et 3 de gueules à une tour 
d'argent ajourée de sable. 





ALGAY <d). 

La famille d'Algay était 
établie à Brive depuis 1621 . 
ainsi que l'atteste un acte 
de partage entre Zacharie 
d'Algay, advocat en la cour, 
et M. François de Jéraud, 
prestre chanoine en l'église 
collégiale de Saint-Martin 
de Brive, et Paule de Les- 
cot, damoiselle fille de feu 
Barthélemi de Gérand et de 
Jeanne de Sahuguet. 

Cette pièce, qui est entre 
les mains de la famille 
d'Algay, relate le testament de François de Gé- 
raud, en date du 3 juin 1621, en faveur de l'ran- 
çois de Géraud, son petit-fils, dont la tille avait 
épousé Zacharie d'Algay. 

Parmi les membres dont s'honore la famille, on 
cite Etienne d'Algay de Martignac, mort en 1652 ; 
la langue latine eut en lui un traducteur distin- 
gué. Ses traductions de Térence, de Virgile. d'O- 
vide, de Juvénal, le firent appeler à l'Académie 
française dès sa création. 11 écrivit aussi des mé- 
moires sur Gaston, frère de Louis XIII. 

M. de Martignac, ministre, descendait d'une 
branche de la famille d'Algay établie à Bordeaux. 

Armes : Limousin : D'argent, au chevron de 
gueules surmontant une tour de même, maçon- 
née de sable. 



ALIGNY (d'). — Voy. Picot: Quarré. 



ALIGRE ou HALIGRE (d'). 

Famille illustrée et ano- 
blie par de grandes chai 
et par des hommes célèbres. 
Elle remonte à : 1. Jean Ha- 
ligre, premier du nom, me- 
sureur au grenier à sel de 
Chartres ; II. Guillaume 
Ilaligre. bourgeois de < !har- 
tres ; III. Etienne Haligre, 
seigneur de Chouvilliers, 
père du premier chancelier 
d'Aligre, dont descend toute 
celte illustre maison. 
Cette famille a produit 
deux chanceliers de France, des lieutenants géné- 
raux, des conseillers d'Etat, des présidents au 
Parlement de Paris, des commandeurs de Saint- 
Louis. 

Elle a donné des chevaliers de Malte depuis 
1691. 

Elle est en possession du titre de marquis et a 
été élevée à la pairie en 1814. 





— 251 — 



— 



A.RMI s : Bureléd'oret d'azur : au chej d'azur, 
chargé de trois soleils (for. 

Devise : Non uno gens splendida sola. 
. POMEREU. 



<&iMM 



ALINEY D'ELVA (d'). 

La branche ainéo de cel te 
famille s'établit en France 
sons Louis W. Le comte 
d'Aliney d'Elva quilla l'Ita- 
lie pour venir à la cour, 
sous les auspices de sa tante, 
la princesse de Savoie-Cari- 
gnan. 11 devint maréchal de 
camp, puis gouverneur de 
la Martinique. Son Bis fut 
maréchal sous le premier 
empire. Blessé en Espagne, 
il prit sa retraite pour cette 
cause et resta quarante- 
quatre ans maire de Changé. Son petit-fils, le 
comte Auguste, fut aussi maire de la même ville 
pendant vingt-sept ans. 

i ette ancienne maison fait remonter sa filia- 
tion non interrompue jusqu'en l'an 1000, et four- 
nit des preuves de son existence depuis l'an 800. 

Armes : Piémont : D'azur, à trois étoiles d'or 
mal ordonnées en chef^et un croissant de même 
en filiale. 

Devise: Une comète d'or avec cette légende: 
Elata refûlget. 

ALLAINES (d,). — Voy. Gaudart. 




ALLARD (<f). 




La nohlesse de cette fa- 
mille remonte jusqu'à Ga- 
briel Allard, écuyer demeu- 
rant à Mohtvendre, diocf se 
de Valence, qui, le 20 jan- 
vii )• 1516, épousa Cécile du 
Perrier. 

Un Jeun d'Allard servit 
en 1G36 dans l'armée de Pi- 
Picardi'e et prit part au 
siège de < lorbie. 



Abmes : Dauphiné : D'or^â un chevron de sable 
accompagné de trois étoiles d'azur rangées en 
chef, ci d'un croissant de gueules en pointe. 

ALLEMAGNE (ef). 

La famille d'Allemagne tire son nom d'une 
vieille baronniede même nom située en Provence, 
à Allemagne, près de Eliez (Bass s-Alpes). Cette 
baronnie existait déjà avant le xm« siècle; elle 




f. 



tait possédée à cette époque par la maison de 

1 îastellane dont les mbrea 

s'intitulaient seigneurs et 
barons d' A i lem agne et 
étaient connus sous le nom 
de Castellane - Allemagne. 
Après quatre siècles la ba- 
ronnie passa dans la maison 
d'< >raison . puis dans celle 
de Vara 

I.e vieux château d'Alle- 
magne encore : ce qui 
en restp, forme une rua 
imposante. 11 fut plusieurs 
ois démantelé pendant les guerres de religion, et 
les annale- de Provence nous ont conservé le sou- 
venir d'un terrible combat qui eul lieu sous les 
murs du château et où fut tué le seigneur d'Alle- 
magne. 

Le baron d'Allemagne, à la suite de l'émigra- 
tion, rentra en possession du château ; mais pres- 
que toutes les terres avaient été vendues comme 
biens nationaux, et, après sa mort, son fils vendit 
le vieux château au marquis Ripert de Monclar, 
lequel y a t'ait quelques restaurations. 

Plusieurs cadets de famille sont allés s'établir 
en Poitou, en Auvergne et en Bugey, à des épo- 
ques différentes, soit par suite d'alliances con- 
tractées dans ces pays, soit par suite d'événements 
inconnus. La branche aînée restée en Provence a 
seule porté le titre de baron, lui effet, les nobi- 
liaires des autres provinces ne donnent aux mem- 
bres de la famille d'Allemagne que les titres de 
chevalier et d'écuyer. 

Les branches de Poitou et d'Auvergne sont 
éteintes, la première depuis l'année 1650 et la 
deuxième depuis 1706. 

La branche établie en Bugey est la seule survi- 
vante aujourd'hui. M. Steyert, dans ['Armoriai 
du Lyonnais, p. 110, donne la généalogie com- 
plète de cette famille depuis 1577, époque où un 
cadet de la maison d'Allemagne quitta la Pro- 
vence, on ne sait à la suite de quel évém ment. 

Le général d'Allemagne, qui commandait l'a- 
vant-garde de l'armée d Italie pendanl la glorieuse 
campagne de 1796 et fut plus tard général en chef 
de l'armée de Rome, puis créé baron de l'Empire 
par Napoléon I" r . appartenait à cette famille. I"n 
de ses petits-fils, M. Paul d'Allemagne, a hérité 
du dernier, baron d'Allemagne de Provence, mort 
en 1890. 

Ainsi, les branch - de Poitou et d'Au- 

vergne, «'tant éteintes, les descendants du général 
d'Allemagne sont les seuls héritiers d'un titre de 
baron vieux de plus de 600 ans, nuire celui qu'ils 
tiennenl de l'Empire, et d'un nom de très ancienne 
chevalerie auquel le général d'Allemagne a ajouté 
un nouvel éclat 

Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à deux 
lions affrontés d'or soutenant une étoile du 
même (qui est d'Allemagne de Provence) ; Ouœ 



I 



253 - 



— 251 — 



2 et 3,mi-parli coupé : au id'azur à latour d'o) 
surmontée de trois étoiles d'argent; au J de 
gueules à Vépée haute d'argent; au 3 d'or 
au pont de sable terrasê de sinople (qui e.st 
des barons de l'Empire). 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1" Allemagne (B on àbel d'). marié en 
1860, à Mario de Mayol de Lii-é. dont il 
a eu : Marre/, André et Anne. — Rési- 
dence '• Belley (Ain). 

2° A. (B on Paul d'), ancien officier de 
cavalerie, chambellan de S. S. le pape 
Léon XIII, baron d'Allemagne comme hé- 
ritier et parent du dernier baron d'Alle- 
magne de Provence, en vertu d- 1 son testa- 
ment en date dn 1? avril 1881. Il avait 
épousé, en 18GG, Marie Maupetit, petite- 
nièce du général baron Maupetit, morle en 
1892, et dont il n'a pas eu d'enfant. — 
Résidence : Ch au de ïalissien. par Artemare 
(Ain). 

3° A. (Julien d'), qui a épousé : 1" Marie- 
Thérèse Dl MOLLA.RD DE BOUVILLER, dont ii 

a eu une fille, Louise, mariée à Henri 
d'Orivai. de Miserey; 2° Louise du Pont 
de Romémont. — Résidences : Besançon 
et ch au de Romémont, par Saint-Nicolas-du- 
Port (Meurthe-et-Moselle). 

A. (Léon <r \ marié «mi L861, ;i Camille 
Mornay, dont il a : Marthe, Part et 
Marie-Thérèse. — Résidence : Bourg-en- 
Bresse (Ain). 

ALLOUVEAU DE MONTRÉAL. 

Famille originaire du Midi, 
déjà établie en Limousin au 
xn 1 ' siècle. 

Robert Allouveau , sei- 
gneur de Saint-Germain et 
de Montréal, se distingua à 
la troisième croisade ; un de 
ses descendants fut gouver- 
neur du Limousin au xvie 
siècle ; depuis, divers mem- 
bres ont porté les armes ou 
exercé des charges dans la 
magistrature et ont été con- 
nus sous le nom de seigneurs 
de la Chaussade et de Mon- 
tréal: cette dernière terre est encore dans la 

famille. 

Dans ce siècle, un Allouveau de Montréal a été 
garde du corps de Louis XVIII : un autre est mort 




général de division après avoir commandé plu- 
sieurs années à Rome : un troisième est mort en 
1890 colonel d'artillerie. 

Armes : Êcartelè : au 1 d'azur au soleil d'or : 
aux2 et'S,échiquelé d'or et d'azur ; au 4 d'azur, 
aux trois croissants d'or : sur le tout :degueules 
un lion d'or. 

L'écu timbré d'un heaumo d'or taré de front à 
neuf grilles. 

Cimier : Un lion. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Allouvsau de Montréal (Louis), marié 
à Charlotte Quarré de Boiry. 

Fils : a) Etienne, lieutenant au 125 e de 
ligne, on garnison à Poitiers; />>, Henri. 
Résidence: Gh au de la Vialle, par la Croi- 
sille (Haute-Vienne). 

ALMERAS-LATOUR. 

Famille dérobe du Languedoc; charges muni- 
cipales au wir siècle; sous-lieutenant général des 
armées navales sous Louis XIV. Titre de l'Empire 
éteint. 

Armes : Provence : D'azur, au lion d'or armé 
r/ lampassé de gueules; nu chef du second 
chargé de trois palmes de sinople posées chacune 
en bande. —Alias : Ecartelè : nu \ de sable, à 
la tour d'argent , ouverte, ajourée et maçonnée 
d n champ; aux 2 et '■', d'azur, au lion d'or, 
connue ci dessus ; au \ de sinople, ù lu tmnde 
d'argent. 

ALSACE-HÉNIN ($). 

Alsace-Hénin-Liétunl. comtes et marquis d'Al- 
sace, princes d'Hénin et 
du Saint-Empire, branche 
aînée seule survivante. 

Famille illustre,, d'ori- 
gine féodale , chevaleres- 
que et souveraine, des- 
cendante directe de Thié- 
ry d'Alsace, par Simon 
f|l| J d'Alsace; son second fils 

établi en Flandre et ma- 
rié, en 1170, avec Mar- 
guerite, comtesse d'Hé- 
nin-Liétard. I >éscendance 
directe et clairement prou- 
vée depuis cette époque. 
Princ. f=, souverains, princes du Saint-Empire, 
pairs du Hainaut et de Flandre, généraux dans les 
armées impériales et royales, vicomtes et barons de 




- 255 



— 250 — 



plusieurs vicomtes et baronnies; chevalier de la 
Toison d'or, chevaliers ei commandeurs deMalte; 
dames de divers chapitres nobles, dames de la 
Groix-Etoilée, etc. 

Un fait mémorable à noter : vers L220, Beau- 
doin, comte d'Hénin-Liétard, vicomte de Sébourg, 
seigneur d'Angersel de Faut, vendil son comté 
d'Hénin pour se croiser. 

Armes : Autriche, Lorraine, Flandres : De 
gueules, à la bu mie d'or. 

ALVIMARE (cP). 



.',^ « La maison A 

^r $ JÎP ni11 ' ! '''' s ^ e co 

dh^*^J[ du moyen âge, 




La maison AJLvimare, eon- 

commencement 

semble avoir 

eu pour berceau le fief des 

Blanques, dans le bailliage 

de < laux. 

Un Alvimare était maré- 
chal de camp aux armées 
du roi en L680. 

Le chef actuel, du nom de 
Charles d'Alvimare, a ob- 
tenu, par décret du 2 mars 
1877, de joindre à ses noms 
celui de marquis de Feu- 
quières, d'une ancienne maison qui s'est «'teinte 
dans la personne de sa mère, née de Pas de 
Feuquières, dont il écartèle à présent les armes. 

Armes : Ecartelê : au c I et 5 d'azur au che- 
vron d'or, à trois merleltes du même, placées 2 en 
chef et 1 en pointe; aux ~l et 3 de sable parsemé 
de fleurs de lis, d'or, au lambel du même en chef. 

ALVI3ET DE MAISIÈRES. 

Cette famille, connue à 
Besançon en 1560 et au Par- 
lement de I >ijon en 1636, a 
possédé les seigneuries de 
Gharcenne,Thise,Maisières, 
etc. Claude Alviset, écuyer, 
était cogouverneur de Be- 
sançon en 1642. Ses descen- 
dants ont fourni deux pré- 
sidents et un conseiller au 
parlement de Franche- 
( îomté 1 1 / 15, 1725, 1785); un 
pr. mierprésident de la cour 
impériale de Besançon, mort en 1853. Joseph Alvi- 
set de Maisières, auteur d'une branche cadette, à 
créé baron le 24 mars 1825. Cette famille a 
aussi donné de.- officiers de mérite. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accom- 
pagnée de trois besants d'or. 2 et 1. et percée 
d'un losange du champ. 

ALZIARY. 

Originaire d'Italie, cette famille a produit deux 





branches: celle de Malausséna et celle'. le Roque 
fort, encore existantes. Elle s'est alliée avec les 
maisons .le Beaumont, de Flotte, de Lascaris, de 
< ii imaldi, de Serrât, etc. 

Armes : De gueules, à la tour ouverte d'or, 
sommée d'une aigle de sable au voléployé. 

ALZON. — Voy. Daudé d'Alzon. 

AMARZY {(!').— Vin/. SàHUGI ET. 

AMAUDRIC DU CHAFFAUT (tf). 

Cette familleest originaire 
de Digne, dans le voisinage 
duquel se trouve le village 
dw Chaffaut. 

Son auteur. Joseph Amau- 
ilric, seigneur du » lhaffaut, 
fut pourvu, le G avril 1634, 
d'un office de conseiller se- 
crétaire du roi, près la cour 
des comptes, aides et finan- 
ces de Provence. 

Cette t'a nulle a produit 
des chevaliers de Saint- 
Louis, un sénateur, des 
magistrats et des officiers de toutes armes. 

Elle est en outre alliée aux principales familles 
de Provence. 

Armes : D'azur, à une colombe s'essorant 
d'argent, tenant en son bec un rameau d'olivier 
de sinople. 

Le chef actuel de la famille hlasonne : 

D'azur, à la colombe essorant d'argent, te- 

nanten son bec un rameau d'olivier de sinople 

et au chef d'or. 

AMBERT (cV). 

Cette familleest originaire 
du Quercy, vicomte de Tu- 
renne, où elle a brillé par 
riches po ions et 
ses alliances. Par substitu- 
tion, en date de 1452, elle 
fut appelée d'Ambert de La 
Tourrette au moyen de l'ad- 
dition, portée au contrat de 
mariage, de Guyot d'Am- 
1,,.,-t . sire de < luremonte, 
avec Suze de Blanchefort, 
héritière par son père, Ber- 
trand de Blanchefort, de la 
rneurie'de La Tourrette, lequel était petit-fils 
p U iné parAssalit de Comborn d'Archambaud, qua- 
trième du nom. vicomte de Comborn, qui avail 
bâti le château de Blanchefort; 
< m ignore l'époque à laquelle les seigneurs 

8 




■-'•)/ — 



- 258 — 



d'Ambert devinrent sires de Curemonte, dont ils 
portaient déjàle nom en 1085, et ;mssi pourquoi, 
dès l'an 1226. ils portèrent alternativement et ont 
porté depuis les noms de Curemonte et d'Ambert 
jusqu'en L436, que celui de d'Ambert est devenu 
héréditaire. 

Cette famille subsisté encore dans deux 'le ses 
branches qui se sont séparées eu 1639. 

Branche aînée 

Cette brandie fut continuée par Mathieu d'Am- 
bert, seigneur de La Tourrette et de La Johannye. 
Un de ses descendants fut créé marquis le 11 sep- 
tembre 1749. 

Armes: Ecartelé : aux 1 et 5 de gueules, à 
la panthère d'or; aux 2 et '■> d'azur au croissant 
d'or, accosté de deux étoiles d'argent posées en 
fasce. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Ambert (Edmond-Charles-Marie, M 1 ^ 
de La Tourrette <l' \. — Résidence : 
1 1. rue Lauriston, à Paris. 

Fils : Maurioe-Charles-Irénée-Léon- 
Anatole, né le 10 juin L872, non marié. 

Branche puînée 

• lette branche fut fondée 
par Léger d'Ambert, sei- 
gneur de La Coste el de 
Sérilhac. 

Armes : De gueules, à la 
panthère d'or et au chef 
d'azur chargé d'un crois- 
sant d'or, accosté de deux 
étoiles d'argent. 

Ambert de Sérilhac 
(Henri d'). — Rési- 
dence : Château de La- 
garde, par Sainte-Fortunade (Corrèze). 

AMEDOR DE MOLLANS u/'). 

Cette maison remonte, 
par titres authentiques, à 
l'an 1200. 

Elle est originaire de 
Franche-Comté et Bourgo- 
gne. 

Elle a produit un grand 
recteur de l'Académie en 
1590, un cardinal maître du 
palais sous Urbain VIII : 
des chevaliers de Malte et 
de Saint-Louis; des officiers. 
des abbesses et des chanoi- 
nesses. 






Armes : De gueules, à la croix patriarcale 
d'or cantonnée de quatre trèfles du même. 

Cimier : Un lion issant armé, et lampasse de 
gueules. 

Supports : Deux lions de même, l'un ram- 
pant, Vautre passant. 

Devise : Cunctis mens aurea. 

AMEIL. 

L'origine de cette famille 
esl incertaine- On trouve 
pourtant en 129S un Jac- 
ques Ameil, témoin au con- 
trat de mariage de Pons de 
Thesan avec, Béatrix de 
Caylus. Le titre de baron 
provient de l'Empire. 

Armes : Ecartelé : an 1 
d'à lur d une harpe d'or ; 
au 2 de gueules à Vépée 
d'argent : au '■'< de gueules 
au centaure sagittaire d'argent ayant la tête 
contournée, décochant une flèche vers senestre; 
an \ de sinople, à an sauvage d'or armé d' nu,' 
massue du même. — 11 manque le franc quartier. 

AMELINE COLLIN DE LA BRIES- 
LAINNE. 

La famille Collins de La 
Brieslainne s'était fixée, av< c 
une colonie anglaise, en 
Irlande dans le comté de 
Wexford, en 1170. Cette fa- 
mille d'armateurs émigra 
de l'Irlande, sous la pres- 
sion des persécutions reli- 
gieuses, dans la seconde 
moitié 'lu xvr siècle, et 
\ int se livrer à l'armement 
à ISaint-Malo. Le nom de- 
vint Collin de La Bries- 
lainne. 

Le dernier membre survivant de cette famille, 
Virginie-Marie, dame Ameline, morte à Paris le 
16 février 1871, ayant exprimé dans son testa- 
ment le désir que son nom fût porté par son (ils 
unique Henri-Marie, cette addition fut en effet 
autorisée par décret en Conseil d'Etat du S août 
1873. inséré au Bulletin officiel des Lois du 
1S août î*:.;. 

Armes: D'argent, an chevron de sable, accom- 
pagné de trois corneilles dn même. 2, 1. 

L'écu surmonté 'l'un bon naissant de sable, lam- 
passe de gueules, tenant entre ses pattes la partie 
inférieure d'une lance d'or. 




I - 



— 260 




AMELOT. 

V ç&i A Famille illustre par le 

6 \\ rKjO\LJP, & barreau, et anoblie par Henri 

III. le / décembre 1580, en 
la personne de Jean Amelot, 
conseiller du roi en tous ses 
conseils, maître des requêtes 
de son hôtel, en considéra- 
tion de ses services. Il était 
fils de Jacques Amelot, avo- 
cal au parlement, lequel 
:i\ ail pour père Jean Amelot, 
marchand à ( Orléans, en 
1502. 
Elle a produit un grand 
nombre de magistrats célèbres. L'érection de la 
neurie de Mauregard en marquisat eut lieu 
par lettres patentes du mois d'août 1651, enre- 
gistrées, en faveur de Jacques Amelot, premier 
président de la cour des aides, el celle de la sei- 
iirie de Gournay, par lettres du 26 avril 1693. 
La seigneurie de Servon en Brie fut érigée en 
comté, par lettre <lu mois de décembre L681. 

Cette famille a été admise dansl'ordrede Malte 
dès 1668. Elle a produit un archevêque de Tours. 

Armes : D'azur, à trois cœurs d'or, posés 2 el 
accompagnes en chef d'un soleil de même. 

AMONVILLE (ef). 

tte famille est originaire il" Normandie. Le 
nom primitif était Desnos d'Amonville. Un 
d'Amonville était lieutenant général de la ville de 
Vernon, conjointement avec Edme Mordante. 
S. m fils, X. d'Amonville, vendit la moitié di 
charge au sieur Mordante, et acheta une charge 
il. secrétaire du roi, <[ui l'anoblit. 11 avait épousé, 
vers l'an 1710, N. do Manneville, dont il Mit plu- 
sieurs enfants. 

Armes : Coupé de sable et d'argent, >> la licorne 
de Vun en l'autre. 



ANCHALD (cT). 
d'Anchald. 



— Vuy. Saulnier 



ANDIGNE tf 





Le nom d'Andigné, en 
latin de Alldeniaco, de An- 
deniaco et de Andigniaco, 
peul passer sans aucune dif- 
ficulté pour un des plus an- 
ciens noms qu'il y ait dans 
la province d'Anjou. On a 
plusieurs chartes qui re- 
montent jusqu'au commen- 
tent du xi'- siècle, c'est-à- 
dire vers l'an 1020 ou 1030. 
Il existe un acte d'accord 
fait entre les moines 'lu mo- 
nastère du Lion-d'Angers et 



un Renaud d'Andigné, fils de Sorin, sur les diffé- 
rends qu'ils avaient ms au sujet de la terre de 
Maugard,el d'un pi-.'' que le mêmeSorin d'Andigné, 
sou père, avait donné aces moines à titre d'aumône. 

< !el acte ne porte point «le date, mais il est dit 
avoir été passé dans le monastère du Lion eu 
présence de l'abbé Roberl et de l'archidiacre Ra- 
dulphe; or on sail que Robert, abbé du monastère 
du Lion, était contemporain de Geoffroi, comte 
d'Anjou, deuxièi lu nom. ri .pie celui-ci na- 
quit en 1006 ei mourut en 1060. Ainsi l'acte, dont 
il est iei question, doit être antérieur à cette der- 
nière époque. 

Le nom de d'Andigné figure dan-, deux autres 
chartesayant été faites vers l'époque 1150. 

I.a filiation de cette famille ne remonte pas 
aussi haut que le nom de Pi maison, et suivant ce 
qu'il y a eu jusqu'ici de titres produits devant le 
juge d'armes, elle ne prend clairement époque que 
depuis Geoffroi d'Andigné l ri . chevalier, seigneur 
d'Andigné et d'Angrié, qui eut pour lils Jean d'An- 
digné, vivant l'an L360. 

La généalogie de cette famille se continue jus- 
qu'à Charles-François d'Andigné de Ribou, sei- 
gneur des terres, fief et châtellenie de Poligné et 
de la Chesnaïe en Anjou, capitaine dan- le régi- 
ment de la Chenelaïe, mari*'' le -.M mai 1726 à de- 
moiselle Elisabeth l'entin de Belle-Isle, dont il eut 
plusieurs enfants. 

Armes : D'argent, a trois aigles de gueules, 
an volabaissé, posées 2 et 1, becquées cl »n< 

bré 's '/'":.//,-. 

Supports : Deux aigles. 

Couronne de marquis en cimier. 
Devise : Aquila non capit muscas. 

ANDRAS DE MARCY. 

La famille Andras, d'ori- 
gine irlandaise, croit-on, est 
venue en France et spécia 
ment en Nivernais à la lin 
du xiv siècle ; le premier, 
dont il >oit Put mention cer- 
taine, faisait partie d'une 
compagnie royale chargée 
d'assiéger Liernais eu Bour- 
ne , contre li - l Icor- 
cheurs, vers 1 130. 

La filiation établie pour 
preuves d'admission à Saint- 
Cyr et à la suite de rei ensements de l'état de la 
nobh sse, remonte -an- mésalliance jusqu'en 1 181, 
par pièces authentiques (tous les contrats de ma- 
int eu la | ion du comte de .Me 
chef de la famille). 

I.:. famille Andras, divisée en deux branches au 
xvr- siècle, portait alors les noms d'Andras de 
Montoy el Andras de Changy. Cette dernière bran- 
ule existe. 




— 261 — 



— 262 — 



Elle a été titrée baron de Poiseux depuis la fin 
du xvn" siècle, à la suite de la donation faite à 
l'un de ses membres de la baronnie de Poiseux. 
l'une des quatre plus anciennes du Nivernais, dé- 
pendant de l'évêché de Nevers et qui est encore 
en sa possession. Elle a été titrée comte de Marcy 
le 5 février 1715, succédant dans ce comté à la fa- 
mille de Saulx-To vannes, et par privilège du roi. 
(Marcy est également en Nivernais.) 

Les Andras de Marcy ont fourni de nombreux 
officiers sous la monarchie, et ont presque toujours 
occupé des charges militaires. Ils ont également 
donné des chevaliers de Malte. 

lisse sont alliés aux familles de Bouille, de 
Pazzis, de La Ferté-Meur, de Clérmont-Tonnerre, 
de Glovaudon, des Prez de Lanfernat, du Châtel, 
duGuay, de Villaîries, de Planta de Wildenberg, 
de Saint-LaunitT, des Varennes. 

Armes : D'argent, auchevron de gueules, ac- 
compagné de trois tourteaux du même, placés 
2 en tête et 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Tenan i s : Deux lions. 

ANDRAULT DE LANGERON. 

En Nivernais : terre et seigneuries possédées 
dès le x vie siècle par Geoffroy Andrault, écuyer, 
qui épousa en 1532 Gabrielle Raquiet. Elle fut 
érigée en comté par lettres du tnoisd'aoùt 1656 en 
faveur de leur arrière-petit-fils, Philippe An- 
drault, seigneur de Langeron, etc., maréchal de 
camp et premier gentilhomme de la chambre de 
( iras ion, duc d'i Irléans. 

Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent, po- 
sées2et 1. qui est d'Andrault : écar télé d'argent 
à trois fasces de gueules vivrées, et une bande 
d'azur, semée de fleurs de lis d'or et brochante 
sur le tout, qui esl de < lencien. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Andrault de Langeron (G le Théo- 
dore). Résidence : château de Langeron, 
par Saint-Pierre-le-Moutier i Nièvre); 

2° A. de L., colonel au 5 e cosaques 
Rossie, gouvernement de Kalisch, à Weiiun 
i Russie). 

ANFREVILLE (cV). 

Toutes les recherches que nous avons faites 
pour établir l'état de cette famille, actuellement re- 
présentée par M. V. d'Anfreville, caissier principal 
à la Banque de France, demeurant 2, rue Radzi- 
v.-ill, à Paris, sont restées infructueuses. 

Mais nous avons trouvé un document qui ac- 
quiert, grâce a l'époque à laquelle nous sommes 



une certaine importance. 11 s'agit d'un seigneur 
d'Anfreville qui vivait en 1716 dans la province 
de Normandie, diocèse de Rouen, élection de Gau- 
debec. 

Ce seigneur d'Anfreville n'était autre que le 
fameux John Law, ce triste financier qui con- 
duisit la France à la banqueroute et s'enfuit en 
1720, chargé 'les malédictions de ceux qu'il avait 
ruinés. 

N'esl-il pas piquant de voir qu'à deux cents ans 
de distance, un autre d'Anfreville est à la tête de 
la Banque de France et appose sa signature sui- 
des billets d'Etat, tout comme Law apposait la 
sienne sur les trois milliards de billets émis par 
lui ? 

ANGEAC <rf). — Voy. Dupuy d'An- 

GEAC. 

ANGELIS u/>. 

Vers 1445, la souveraineté de la Corse ayant été 
offerte au pape Eugène IV, celui-ci. en l'accep- 
tant, envoya dans cette île Monaldo l'aradisi avec 

d'autres nobles romains parmi lesquels se trouvait 
Pierre d'Angelis, qui depuis fut nommé gouver- 
neur du château de Mon/a. 

lu de ses descendants, Mathieu d'Angelis, évo- 
que de Legni et plus tard d'Aleria, fut envoyé en 
Corse, en avril 1760, par le pape Clément XIII. 
com visiteur apostolique. 

l'n Louis-Augustin d'Angelis, capitaine dps dra- 
gons sous Louis XV et chevalier de Saint-Louis, 
lut un des partisans les plus ardents des Français 
à l'époque delà conquête de la Corse; il aban- 
donna plus tard la carrière militaire et fut nommé 
juge royal du district de Nebbio. 

Armes : D'argent, à un laurier de sinople ter- 
rassé du même, accosté de deux petits anges au 
naturel affronlés ; au chef d'axur, chargé de 
i rois étoiles d'or. 

Couronne de marquis. 

ANGELLIER. 

Cette famille est originaire de la Touraine qu'elle 
n'a jamais quittée. 

Armes : Parti : Au 1, de gueules, à la hunde 
d'or chargée de trois têles de Maures de sable 
tortillées d'argent : au 2, d'as ur, <) une tour d'ar- 
gent surmontée d'une étoile du même. 

ANGELY (W\ 

D'après une tradition conservée dans la famille 
d'Angely, elle serait originaire d'Italie, où elle a 
produit des prélats distingués sou- le nom de Au- 
gelis. Une branche se serait transportée en An- 
gleterre. Le ^'0 octobre 1561, Edouard 111, roi 









- 263 — 



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ï. - il 


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d'Angleterre, étant à Westminster, accorde à 

Edouard Angelj . chevalier, 
un sauf-conduit pour se ren 
dre 'ii Bretagne. » !e qui esl 
certain, c'est que cette fa- 
mille étail établie, dès le 
commencement du \\° siè- 
cle, en Poitou et en Angou- 
iii lis, où el 1 1* ;i possédé La 
baronnie de la < îhàtre et de 
nombreuses seigneuries im- 
portantes. Elle s'est divisée 
en plusieurs branches qui 
ont fourni de nombreux offi- 
ciers de terre el de nier, plusieurs chevaliers de 
Saint-Louis et deux chevaliers de l'ordre de 
Saint-. Iran de Jérusalem, Antoine d' A., reçu en 
1546, et olivier en 1556. 

Pendant la Révolution, neuf de ses membres 
payèrent glorieusement leur tribut à la cause 
roj aie. 

Armes : D'argent, parti et coupé, cantonné de 
quatre croisettes de sinople. 

REPIiÉSENTANTS ACTUELS : 

1 " Angely (Albert d'). comte de Séril- 
lac. marié à Marie de Faudoàs-Sérillac. 
— Résidence : château de Sérillac, par Beau- 
mont-le-Vicomte (Sartne). 

2° A. (Numa cT). — Résidence : Fonte- 
nay-le-Gomte (Vendée); 

3° A. (Emile </'), marié à Marguerite 
Fouet de Conflans. — Résidence : 70, 
avenue de Villiers, à Paris; 

r A. Maurice tf'), marié à Marguerite 
Dupuy. — Résidence: 12, ni<> des Saints- 
Pères, à Paris; 

5° A. (l'abbé Henri c?'), vicaire il* 1 la Ma- 
deleine, 8, rue Ville-l'Eveque, à Paris. 



ANGER. 

Seigneurs du Châteaublanc, du Plessis-Anger, 
de Grapado. de I a Motte-Anger, de Kernisan, etc., 
maison issue en juveigneurie de celle de Lohéac. 
Ancienne chevalerie. Henri se croisa eu 1248, 
ré formation de 1669. Cette famille fut active- 
ment mêlée, il y a cent ans. aux guerres de la 
Vendée. 

Armes: De vair, au bâton de gueules brochant 
s//,- le tout. — Alias : De sable, à trois fleur de 
lis d'or. Nous trouvons encore : D'azur, au crois- 
sant d'arge?it surmonté d'une étoile du même. 

I M'.vise : Fides. 




ANGEVILLE DE BEAUMONT. 

Cette maison, originaire 
de Bassigny, s'établit en 
Savoie vers l'an 1 140. 

Son auteur, Petit-Jean 
d'Angeville . seigneur du 
bourg d'Angeville el de Mau- 
vois, vivail dans le \nr 
siècle. 

Son fils Rolet-Petit d'An- 
geville, étaitécuyerde Louis, 

duc de Savoie. 

I .•■■ d' ^.ngeville ont pos- 
sédé tour à tour les sei- 
gneuries d'Angeville, de Bor- 
nes, du Cernay, de Cormoranche, de Cule, de 
Doudens, d'Espagnes, d'Hauteville, de Lompnès, 
de Monverant, du Mesurai et de Vidouat. 

Cette famille a fourni en outre : un protono- 
taire apostolique (1544) ; un procureur fondé de 
la noblessede Genevois (1560) : un gouverneur de 
Vercell et maréchal des camps el armées de s. a. 
R. de Savoie (1543); de nombreux chevaliers de 

Malte ; <\v^ officiers de toutes armes; des cliaie i- 

nesses de Ne uf ville ; un grand prieur et un con- 
seiller à la cour royale de Paris. 

Elle est alliée actuellement aux familles de 
Saint-Germain, d'Arloz, Morin, d'Argil, Maricant, 
Maracci, de Bellescize, de Mous, etc. 

Armes : De s utopie, à trois /'nsces ondées d'ar- 
gent. 

Devise: In his ranascimur omnes. 



ANGLADE (cT). 

La maison d'Anglade esl 
i >riginaire du lieu de ce nom 
situé à deux, kilomètres à 
l'ouest de l'église d'Izon en 
Bordelais. 

« C'est à partir <\i\ second 
quart du \\\v siècle qu'on 
trouve des seigneurs d'An- 
glade . mais comme à cette 
époque ils étaient déjà qua- 
lifiés chevaliers,nous devons 
penser que cette seigneurie 
est plus ancienne », dit Léo 
I >rouyndanssa monographie 
sur [zon, 1876, Bordeaux, Gonouilhou, III" partir. 
p. 75. Enfin M. P. Roger, dans son -avant ouvr 
sur la noblesse de France arx croisades, 1845, 
Paris, Derache et Dumoulin, p. 250, signale une 
charte passée à Jafifa en L250 pendant la septième 
croisade, en faveur de< raillard d'Anglade, seigneur 
d'Anglade en < ruyenne. 

i lette maison a donné deux chambellans el deux 
écuyers d'honneur du roi Louis XI. un archevêque 
primat d'Auch pendant le schisme d'Occident, 
un chevalier de Malte, des chevaliers de l'ordre 




— 265 



— 266 



royal et militaire de Saint-Louis, des capitaines 
de villes, etc., etc. La terre d'Anglade est passée 
en J5'!'i dans la maison de Verdun, puis dans la 
maison de Montpezat. En L576, elle fui engagée 
à Henry de Massip, notaire royal et achetée par 
lui à part.' de rachat pour un an. Messire Etienne 
de Ponlac en devint propriétaire en 1578, et ses 
descendants la vendirent en 1 7-Vî.S, à messire de 
Narbonne-Pelet dont la petite-fille a porté en dot 
la terre d'Anglade à Léo de Foussat en 1824. 
Les diverses branches de la maison d'Anglade 
désignées sous lenomdeleursseigneuries(seigneurs 
de Sarrazan, de la Bastide, de Colombières, de 
Malevas) se réduisenl aujourd'hui à deux bran- 
ches : l'aînée, héritière des sires de Sarrazan, 
représenté) par le marquis d'Anglade en Morbihan, 
et la puînée, représentée par M Pierre-Ernest 
d'Anglade, à Bazas (Gironde). La branche aînée, 
qui a résidé au Condomois jusqu'à la fin du 
dernier siècle a été honorée de hautes charges an 
début de ce siècle, en la personne de Joseph-Anne, 
marquis d'Anglade, né à Condom le 15 juin 1749 
lieutenant général des armées du roile22juin 1814, 
commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, et de l'ordre noble de Ilohenlolie. La 
branche puînée a possédé jusqu'à la lin du xvnr 8 
siècle les seigneuries de Malevas «m Agenais et de 
Maleure en Condomois. Tous sesmembres se sonl 
adonnés exclusivement à la carrière militaire ou 
ecclésiastique. Elle a reçu deux maintenues de 
noblesse en 1666 et en IG98; elle s'est fixée en 
1727 à l'île Saint-Domingue jusqu'en 1802, puis 
est revenue en France en la personne de Jean- 
André-Victor d'Anglade, père de Pierre-Er 
déjà nommé. t'.t. Bulletin héraldique de Fra nce, 
mars 1889 et mars 1893. 

Armes: D'azur, à V aigle d'or à deux têtes et 
mi vol esployé. 

Supports : Deux griffons. 

Cimier : Une tête humaine. 

Devisk : Laissons dire, parfois : Hùmi ne 
serpas . 

ANGLADE D'AUCH uf . 




Depuis le milieu du xv 
;le cette famile apparaît 
dans l'histoire de la ville 
d'Auch, dont les annales 
reproduisent souvent les 
noms mêlés à ceux des prin- 
pales familles qui ontoccupé 
les charges les plus impor- 
tante de la cité. 

De 1450 à 1737, la plupart 
de ses membres ont été 
consuls ou maires de cette 
ville. Ils ont porté indifférem- 
mentles aoxnsde: d'Anglade, 



Anglade, Danglade, et même de de Langlade : 
mais il est incontestable que ces divers noms ont 
successivementdésigné les descendants de la même 
maison. Les archives et papiers de l'a mil le qui ont 
été conservés en font foi, et les deux, histoires de 
de Gascogne, par L'abbé Moulejun, et celle de la 
ville d'Auch par 1'. Lafforgue, ne laissent subsister 
aucun doute à ce sujet. 

Le premier d'Anglade qui ait laissé quelque 
trace, et dont l'identité soit certaine, est Armand 
d'Anglade, qui fut consul d'Auch de 1450 à 1452, 
et qui assista en cette qualité aux funérailles 
solennelles de Jean IV, comte d'Armagnac, 

Nous trouvons ensuite de nombreux d'Anglade 
exerçanl la charge de consuls, de conseillers au 
sénéchal d'Audi. 

Un d'Anglade fut aumônier de la duchesse de 
Berry, un autre procureur du roi. 

lai 1817, un d'Anglade l'ut nommé capitaine- 
adjudant-major dans la légion des Landes. 

Les d'Anglade sont alliés aux familles de Lacroix, 
de Blaignan, de Campagnot, de Londerrey, 
d'Arrouzin, de Labaume, de Santis de Lagrange, 
de » ruirandés de Saint-Mézard, d'Abadie, d'Aignan, 
de Lagarde, de Langon, de Malartic, de Montaut, 
I >ubosc, ! ïi i pi an. du Fastet, de Cabannes de Cauna, 
de Laffitte. Solon, de Lafonlaine de Coincj et de 
Bonneh 

Armes : De gueules, au cygne d'argent, becqué 
et membre d'or, au chef cousu d'azur, chargé 
de iras molettes d'éperon d'or. 

< louronne de comte. 
- ppor rs : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Anglade i Marie - Hyacinthe - Augus- 
tin '/*>. né Je' 12 mai 1855, marié l< i 1" fé- 
vrier 1881 à Françoise-Jeanne-Valentine 
Solon. — Résidence: Château de Malartic, 
par le Houga (( rers). 

Enfants: a) Charles -Clément- Antoine- 
Bertrand, né au château de Malartic le ? fé- 
vrier 1882; &) Berthe-Julie-Françoise, née 
le 3 avril 1883; c) Claude-Charles-Marie- 
Joseph, né le 1"' mai 1885. 

ANGLARS (>/' i. 

Famille noble, originaire d'Ecosse, établie en 
France depuis le xv c >iècle. 

Guy d'Anglars, chevalier, qualifié comte, fut un 
des 100 gentilshommes de la garde écossaise, de 
Charles VII, et donna son nom d'Anglars à un fief 
situé proche d'Uxelles, dans la haute Auvergne, à 
i0 kilomètres de Clermont. Il vivait en 1422. 

Jacques d'Anglars, écuyer, seigneur deCrézanci 
en Berri, sous -brigadier «les chevau-légers de la 









— 267 — 



- 368 — 




garde ordinaire du roi, demeuranl dans La paroisse 
de Saint-Aignan de Vaugues, diocèse de Bourges, 
épousa, le L2 mars L700, Françoise Sergent; de ce 
mariage son! issus plusieurs enfants, entre autres 
Anne d'Anglars reçue à Saint-Cyr le 6 décembre 
1725. Cette demoiselle a prouvé par litres sa no- 
blesse successivemenl depuis Pierre d'Anglars, 
son cinquième aïeul, écuyer, seigneur d'Anglars, 
l'an 1520. 

Armes : D'argent, à un lion de gueules. 

Alias : De sable, au lion d'argent, armé, lam- 
oassé et courant de gueules, accompagné de 
irais étoiles d'argent. 

ANGLEJAN {(V). 

La maison d'Anglejan esl 
originaire du Vivarais. Elle 
m possédé les seigneuries du 
Bouchet, de Saint-Alban, de 
Beaumefort, de la Beaume- 
sous-Sampzon, puis plus tard 
le château de Lamiraux, 
près de Paris. 

Parmi les membres les 
plus marquants de la fa- 
mille, on cil ■ le baron Jac- 
ques d'Anglejan qui, en 
1579, fui gou\ erneur pour le 
roi de Saint-Paul-Trois- 
Châteaux; le baron Jacques d'Anglejan, qui, en 
1648, fut fermier général de l'étape en Vivarais. el 
donl le nom esl souvent cité dans les archives de 
L'Ardèohe; le baron Louis d'Anglejan, seigneur du 
Bouchet, de Saint-Alban, de la Baume, de Beau- 
mefort, gouverneur pour le roi de Roquemaur en 

ln'.i'i. 

Cette famille a en outre produil des chevaliers 
de Saint-Louis et des officiers de toutes armes. 

Elle est alliée aux familles de Sauzaise, de 
Jaussend de Lambert, de Rocher, de Payan de La 
Garde, de Boulogne, Mallel de ïernante, de Pé- 
trolière Gaudry,deLa Marron, de G-aignon de 
Villène, de Châtillon, de Gaulé, Eiéré de La Co- 
lombe, de Choiseul, Thiroux de Médavy, Thiroux 
de Pracontal, Thiroux de Crosne, Thiroux de 
Gervilliers, Thiroux de Saint-Félix, Thiroux de 
Montregard, de Razilly, de Varey, de Saint-Léger, 
de L'Espée, Jeanson de Goët, Méric de Bellefon 
des Blain, de Breuil, de La Serve, de Missiessy, 
de Viilerslafaix, de Toytôt, de Montmorillon, de 
Pîrey, de Longeville, Assezat de Bouteyre, de 
Chassey, de Charentenay, de Charry, de Moréal, 
d'Amécourt, etc. 

Armes : De gueules, à la tète de /;<>>> arra- 
chée d'or. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 



^^^^ ' \^^^^^^m 




REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

l"Anglejam B on Robert-Marie-Joseph cT), 
capitaine commandanl au 29 e d'infanterie. 

— Résidence : < Ihâteau du Foing, par Saint- 
Léger-sous-Beuvray i Saône-et-Loire), marié 
à Madeleine de La Serve. 

Enfants : a) Louis; b) Geneviève; ^Ber- 
nard. 

2° A.-Ch. (B on Louis-Marie-Roberl d"). 
capitaine coi andanl au 6 e cuirassiers. 

— Résidence : Château de Châtillon, par 
Chindrieux (Savoie), marié à Catherine de 

MlSSIESSY. 

Enfants: a)Jacques; b) François ; c) Ma- 
rie-Joséphine; d) Elisabeth. 

3° A. il;-" Marie-Roger-François cT), 
lieutenant au 17'' régimenl de chasseurs, 
non marié. — Résidence : Château d'Esnots, 
par Sommant (Saône-et-Loire). 

ANGLIVIEL DE LA BEAUMELLE. 

Cette famille a pour au- 
teurs Petrus de Angulo Ve- 
teri, qui vivail en 1245, et 
Sanchenus de Angulo Viteri, 
qui vivait en 1381. 

Elle est alliée, par l'ori- 
gine commune du général 
Carie (1665-1730), mort au 
service de l'Angleterre et 
dont les filles ont épousé un 
( îlinton, frère du comte de 
Lincoln, et un cadet de la 
maison de Sussex, aux fa- 
milles de l-'e o de Quatrefages de Bréau, 
d'Adhémar. deLomède, du Roure, de Villaret, etc. 
Le littérateur français Laurenl Angliviel de La 
Beaumelle, ami de Montesquieu e1 de La Conda- 
mine, appartenail à cette famille. Son frère étail 
avocat au parlemenl de Toulouse. Il acquit dans 
ht dernière moitié du xvme siècle la seigneurie de 
La Bécède dans la Vigerie du Vigan.Sa mère était 
une d'Arnal, nièce du général Carie. 

Armes: Ecartelé: aux l et \ d'azur, à l'arbre 
de sinople terrassé de même, posé au mili eu, 
accompagné de trois étoiles d, argent posées en 
chef el /!<nt<ji" : de chaque côté de deux angles 
duméme; aux 2 et 3 coupés : au I. d'argent, ù 
trois grenades feuillées el tigées de sinople, <> i- 
vertes degueules; au2, de gueules à sixannelets 
d'or places 3, 2 et 1. 

Suppob rs : !>'■"■' (ions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Angliviel de La Beaumelle (Adrien). 



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269 



2/U — 



— Résidence: Château des Angliviels, par 
Yalleraugue (Gard). 

Enfants: a) Armand, marié, avec posté- 
rité. — Résidence: 102, rue Sainte-Cathe- 
rine, à Bordeaux (Gironde); 6) Léon, marié, 
avec postérité. — Résidence: 68 bis, rue 
Duplessis, à Versailles (Seine-et-Oise). 

ANGLURE D'AUTRICOURT. 

Cette famille est une branche bourguignonne de 
La maison d'Anglure qui eut pour auteur Jean-Sa- 
ladin d'Anglure, premier seigneur d'Autricourt, 
qui vivait en 1518 et fut Le père de WaLerand, sur- 
nommé le capitaine dAutricourt, chef protestant, 
tué à Moncontour en L569. 

Armes : D'or, semé de croissants de gueules 
soutenant chacun un grelot d'argent. 

ANGOT DES ROTOURS. 

Cette famille es! originaire de Normandie. 

Un Angot, sieur de Paterel, vivait en L635 dans 
la généralité d'Alençon. 

Les représentants actuels portent le titre de ba- 
ron qui leur a été concédé Le 6 janvier 1 <S 1 7 . el 
confirmé le25 novembre 1820. 

Famille de robe, un Angot des Rotours (< rabrii 1- 
Charles-Arthur), étanl substitut du procureur de 
la République à Paris, donna sa démission le 
\ juillet 1880, pour ne pas prendre pari à L'exé :u- 
tion 'les décrets. 

« Bien que mon service, écrivait-il au procureur 
général, n'implique aucune adhésion aux violen 
que réprouvent tous les honm ris, je luise 

une longue carrière pour prendre une part, si pe- 
tite qu'elle puisse être, à la défense des saintes 
victimes de l'arbitraire et travaillera la prochaine 
revanche du droit. » 

Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de 
trois ancres de gueules et accompagnées de trois 

étoiles du second. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Angot des Rotours I B on ). — Résidences : 
Château dos Rotours, par Putanges (Orne), 
et 9, avenue de Villars, à Paris. 

Enfants : a) André ; b) Juh's. 

ANISSON-DUPERRON. 

Originaires du Dauphiné, les Anisson ont com- 
mencé à marquer dans la politique et la diplo- 
mate au xvi e siècle en la personne de Charles 
Anisson, commandeur de Viennois, qui faisait 
partie de l'ambassade de Rome pour la réconci- 
liation d'Henri IV en lô'.i.j. 



Au xvne siècle, la 




famille vint s'établir à Lyon 
où plusieurs deses membres 
exercèrent la charge d'éche- 
vin. l 'n Anisson est qualifié 
à cette époque de seigneur 
d'Hauteroche. En L690, Jean 
Anisson fut appelé àla direc- 
tion de l'Imprimerie roj 
à Paris , charge qui resta 
dans la famille jusqu'à la 
révolution de 89. 

Le père de Roger Anisson- 
1 >uperron fut député, puis 
pair de France sous la mo- 
narchie de Juillet. 

Armes: D'argent, au vol de sable; au chef 
d'azur, chargé d'une croisette d'or, accostée de 
deux coquilles du même. 

Suppob i - : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Anisson-Duperron (Roger-Léon . né le 
27 avril 1829, à Paris, el marié à Catherine 
de Gi énipey. — Résidences : 13, avenue 
Hoche, à Paris, et château de Saint-Aubin, 
par ( !audebec-en-( !aux i Seine-Inférieure). 

Fils : Jacques-Henri- Joseph; lieutenant 
au 3 e chasseurs à cheval. 

ANOVILLE (cT). — Voy. Micheld'àno- 

VILLE. 

ANSTRUDE (d"). 

La maison d'Anstruther, en français Anstrude, 

ilmt l'ancien nom était Keandale, est l'une des 
plus anciennes et des plus illustres d'Ecosse. Elle 
possédait, dès l'an 1150, les villes et baronnies 
d'Anstruther, dans la province de Fisse. Son nom 
de Keandale se voit dans un cartulaire des moines 
de Dalmernioch, fondés par David, frère de 
Malcom, quatrième roi d'ICcosse, qui commença 
de régner en 1150. 

En 1704, Guillaume, baron d'Anstruther, obtint 
les plus grands honneurs de la reine Anne d'An- 
gleterre. 

La branche de cette maison qui vint s'établir en 
France commence à François-César d'Anstrude, 
aujourd'hui baron d'Anstrude. par lettre patente 
du roi Louis XV, en forme d'édit, données à 
Versailles au mois d'août 1737. C'est la terre, fief 
et seigneurie de Bien-y en Bourgogne, qui a été 
érigée en baronnie sous le nom d'Anstrude. 

La maison d'Anstrude a compté en France 
plusieurs officiers de l'armée du roi, et des che- 
valiers de Saint-Louis. 

Armes : D'argent, à trois clous sacrés de subie, 
mis en pal. 



— 271 — 



>-o 



ANTERROCHE uH. 

La terre d'Anterroche a toujours été possédée 
par les seigneurs du même nom, conime on le voil 
par les hommages rendus depuis le xn e siècle 
par les seigneurs d'Anterroche. 

C'est une des plus anciennes maisons et une des 
mieux alliées de la province d'Auvergne. Le-nom 
d'Anterroche était connu dans presque tous les 
chapitres nobles duroyaumede France, et figurait 
dans l'histoire des grands officiers de la couronne. 
Elle compte un commandeur de Malte. La famille 
d'Anterroche conserve dans ses archives, en ori- 
ginal, plusieurs lettres écrites à ses ancêtres, par 
des rois et des princes, dans lesquelles ils sont 
traités comme amis et avec beaucoup de distinc- 
tion. Dans les mêmes archives, on trouve un 
concordat passé, en l'an 1500 et tant, enti'e 
24 gentilshommes pour le service de Sa Majesté, 
et empêcher qu'il n'y eût débat entre eux; du 
nombre est Jean d'Anterroche. 

Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de 
trois mouchetures d'hermines, accompagnée de 
deux croisetles d'or, une en chef et l'autre en 
pointe, surmontée en chef de trois ondes d'ar- 
gent. 

ANTHENAISE (cC). 

La maison d'Anthenaise appartient à l'ancienne 
chevalerie de la province du Main.', où est située 
la terre de son nom. relevant de la baronnie de 
Laval. Les sires d'Anthenaise étaient chevaliers 
bannerets et tenaient rang parmi les plus puissants 
seigneurs de la contrée. 

Geoffroy et Hamelin d'Anthenaise, son frère, 
prirent part à la croisade de Philippe-Auguste 
et de Richard Cœur de Lion. 

Un des fils de Claude d'Anthenaise, ''cuver, sei 
gneurde Rouilli, futreçu page de la reine, le? juil- 
let 1733. Sur les preuves de sa noblesse, remon- 
. par titres originaux, jusqu'à Jacques d'An- 
thenaise, son cinquième aïeul, seigneur de Fresne 
et de Viderai, lequel fut marié le 35 mars 1506 
avec Françoise de Froulai. 

Le nom et les armes des d'Anthenaise figu- 
rent à la galerie des Croisades du musée de Ver- 
sailles. 

Armand, comte d'Anthenaise, servit, quoique 
bien jeune, dans les premières guerres de la Ven- 
dée ; il fui créé comte par lettres patentes du roi 
Charhs X. 

Armes : Ecarlelé : aux 1 et '\ d'argent, à 
à Vaigle éployée de gueules, au vol abaissé, qui 
est d'Anthenaise; aux 2 etSvairés d'or et de 
gueules de cinq tires : sur le tout, bandé d'argent 
et d< : gueules de huit pièces. 

ANTIL DE LIGONÈS. 

Cette ancienne maison de chevalerie est connue 




depuis Pierre el Bernard d'Antil, qui vivaient en 

Auvergne, en 1250. 

Elle a produit huit comtes 
de Brioude depuis L550. el a 
été mainten lans sa no- 
blesse par M. de Fortier, 
intendant d'Auvergne, en 
L666, — et par .M. de Bezons, 
en < révaudan, en L67 1. 

( !e dernier arrêt fut rendu 
en faveurde François d'Antil, 
neiiret baron de Ligonès, 
marié en 1627, à Pierrettede 
Rochebarron, et désigné fils 
de François et de Louise 

d'Espinchal, petit-fils de Jacques el de Frs ise 

de Calviére, et arrière-petit-fils de Gilbert d'Antil. 

seigneur de Ligonès, capitaine de carabiniers, el 

de Lucrêse «le Rochemure, qu'il avait épousée 

en 1517. 
Cette famille s'est Jixée en Charolais. par le 

mariage de Charles, comte d'Antil de Ligonès, 

capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis, 
qui avait été page du duc de Penthièvre, avec 
Marie-Laurence-Sophie de Chambonas, fille de 

Hector-Dominique-Antoi le La Garde, marquis 

de Chambonas et de Saint-Thomé, seigneur de 
Pressy et de Dondin, chevalier de Saint Louis, 
colonel aux gardes françaises, — et de Marie- 
Madeleine-Louise «le Dienne deCheyladet. 

Armes : D'azur, au lion d'or, accompagné de 
trois dents d'argent, 2 en chef et 1 en pointe, et 
accosté en pointe de deux /leurs de lis d'argent. 

Supports : Deux licornes. 

Devise : Deus rex ancilla. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Antil de Ligonès (Eugène-Emmanuel- 
Antoine-Glaude, G te d'). — Résidence : 
Château de Dondin. près Saint-Bonnet-de- 
Joux (Saône-et-Loire) ; né en 1830; su fille 
unique, Jeanne, a épousé, en 1890, le comte 
Gaétan de Digoine du Palais. 

ANTRAS (cV). 

La maison d'Antras a pris >. m nom d'un petil 
village du comté' d'Armagnac. 

Cette famille étail qualifiée de noble bien long- 
temps avant 1278, puisque l'on retrouve à la Tour 
de Londres des papiers remontant à l'an L000 el 
concernant la famille. Mais à cette époque de 1278, 
une branche vint se fixer dan- le comté de Par- 
diac a la suite d'une donation de terres nobles 
faite par le comte d'Armagnac à Bernard d'Antras 
pour les bons et loyaux, services qu'il lui rendit à 
la guerre (jour des calendes de mars 1278). 

Depuis, la filiation s'est toujours continuée sans 



— 273 — 



271 — 




interruption jusqu'au représentant actuel, qui esl 

lui-même en état de posté- 
rité. 

Les d'Antras portèrent 
tous les armes de père en 
iils. Undeceux quiacquirent 
le pins de gloire fut Jean 
d'Antras de Samazan, sei- 
gneur de Cornac, etc., qui 
a laissé des mémoires ou 
commentaires malheureuse- 
ment incomplets qui onl été 
publiés par M, Tamisey de 
Larroque et l'abbé de < !ar- 
salade. 

Un François d'Antras, seigneur de Pallane 
(Gers), fut gouverneur de la ville de Montrejeau. 
François, son fils, seigneur de Mongrand, près 
Montrejeau, fut lieutenant en la compagnie de 
Cassini, dans le régiment de cavalerie du roi Sta- 
nislas, chevalier de Saint-Louis. 

Dominique, seigneur de Pallane, de Cornac, fut 
capitaine d'une compagnie d'infanterie dans le ré- 
gimenl Royal-la-Marine, chevalier de Saint-Louis. 
Nous trouvons encore : 

Gérard d'Antras, seigneur de Gardères et de 
Saint-Julien. 

Marc-Antoine d'Antras, gardedu roi, compagnie 
de Villeroy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de 
Gardères et de Saint-Julien. 

Pierre d'Antras, tué à la bataille de Malplaquel 
en 1709. 

Ambroise, lieutenant de cavalerie dans le régi- 
ment de < laubous. 

Jean-François-Joseph, comte d'Antras, seigneur 
de Loubersan, Gardères, Saint- Julien, Cornac et 
Pallane, qui servit en qualité d'officier de mous- 
quetaires, fui chevalier de Saint-Louis. 

< rérard d'Antras, seigneur de Sérian et de Saint- 
Julien, qui servit dans le régiment du Boulonnais, 
fut nommé capitaine de grenadiers par brevet 
du r> août 1735 et périt à la tête de sa compagnie 
devant le château d'Egghebert en Bavière, le 

28 mai 17 'r2. Il était chevalier de Saint-Louis. 
Joseph, seigneur de Sérian, qui fut capitaine 

dans le régiment 'lu Boulonnais suivant commis- 
sion du 11) avril 1721, chevalier de Saint-Louis le 

29 janvier 17:kS. 

Bertrand, seigneur de Pallane. du Litgès et de 
Flourès, qui lui mandé pour la guerre le ô mars 
1494. 

Nicolas, son lils, seigneur de Flourès, Creschies, 
etc., qui était au service du roi: il trépassa au 
voyage de Naples. 

Marc-Pierre-Isabeau, comte d'Antras de Cornac, 
baron de Hicourt, qui fut lieutenant dans le régi- 
ment d'infanterie du Vivarais par brevel du 21 
septembre 1782, épousa demoiselle Laurê O'Kear- 
ney, Bile de lord Edward O'Kearney, gouverneur 
de l'Ile de Sainte-Lucie. 11 mourut à Paris, le 
19 juillet 1792, au moment de son départ pour 
l'émigration. 



Edouard, comte d'Antras de Cornac, son (ils. 
lit la campagne de 1814 en qualité, de capitaine; 
il fui emporté par un boulet de canon près d'An- 
necv, à l'Age de 21 ans. 

Jean-Sixte, chevalier d'Antras, frère du comte 
Marc-Pierre-Isabeau, devint chef de nom et d'ar- 
mes de sa maison par la mort de son neveu 
Edouard. X''' à Mirande (Gers), le 6 août 1770, il 
entra aux pages du roi en 1782. Nommé sous- 
lieutenant an régiment du Vivarais h; aoùl 1785), 
émigré en 1791, il rejoint à Goblentz L'armée des 
princes Cavalier dans la compagnie de Guyenne, 
armée de Condé, en 1792; capitaine-adjudant de 
cavalerie dans la légion de Béon en 1793, il se lia 
d'intime amitié avec Joseph Chénier, Ducis et 
'l'aima. Compromis dans l'affaire de la machine 
infernale (2i décembre PXllO), il fut écroué à la 
maison d'arrôl du Temple et ne dut sa liberté' qu'à 
l'intervention de Talma. Pendant les Cent Jours, 
il fut de nouveau traqué', poursuivi, et finalement 
mis sous la surveillance de la police. Louis XYIII 
le nomma sous-inspecteur des forêts à la sous- 
inspection de .Mirande qui fut créée pour lui; il 
arriva rapidement au grade d'inspecteur, et étail 
au moment d'être nommé conservateur lors- 
qu'arriva 1830. il était chevalier de Saint-Louis. 

Le chevalier d'Antras donna sa démission et 
1 no i liait à Mirande. en 1844, laissant deux lils. dont 

l'aine'. Jacques-Frédéric, est le père du chef actuel 
de la maison. 

Armes : D'argent, à irais roses de gueules 
boutonné) s d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Antras iO" Alfred cT). — Résidences : 
Château de Montbel, par Muret (Haute- 
Garonne), et château de la Bourdette, par 
Mirande (Gers), marié à Léon ie de Mares- 
taing, dont : 1" Marie-Jacqueline-Jeanne : 
2° Marie-Bernard-Jean; 3° A.ugustin-Fran- 
çois-Bertrand- Jacques. 

AOUST (ef). 

Cette famille, originaire du comté' de Ponthieu, 
s'est établie ensuite en Flandre. Le premier du 
nom dont il soit fait mention fut G-eoifrov, séné- 
chal de Ponthieu, qui vivait en 1231, ainsi que le 
prouve une donation déposée en l'abbaye de Sain t- 
Josse-en-Bois (dite Dommartin). Cette donation. 
en date de la veille de Pâques 1319, entre Hugues 
d'Aoust et Jeanne de Saveuse, son épouse, fait 
mention de Geoffroy d'Aoust, son bisaïeul. 

La famille d'Aoust se sépara en deux branches, 
dont l'aînée prit le titre de seigneur de Jumelles, 
et l'autre de Rouvèze. 

Cette famille compte parmi ses ancêtres plu- 
sieurs gouverneurs de Douai et de Cambrai, et 
, des chanoinesses du chapitre noble de Xamur. Le 



:<•> — 



376 — 



litre de marquis lui fui reconnu par Louis XV. 

La branche de Jumelles blasonne : De sable, à 
/rois gerbes d'or liées de gueules. 
Celle de Rouvè e : De gueules, a" lion d'or te- 

/,' mi (i.nis si dextre trois ('pis du même. 

1 >evisr : Fructus laborum. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 
Branche de Jumelli s 
Aoust et de Jumelles (M is (F). — 
Résidences : Faubourg Saint-Honoré, 17, ;i 
Paris, et château de Saint-Léger, par Croi- 
silles (Pas-cle-Colais). 

Branche de Bouvèze 
Aoust de Rouvèze (Gaston d*\ colonel 
au 6 e hussards, à Bordeaux (Gironde). 

APCHIER 

La famille d'Apchier est 
issue du Gévaudan; elle a 
possédé des seigneuries im- 
portantes dans le Haut- 
Languedoc et dans la Basse- 
Auvergne. 

Elle sort de la maison de 
Ghâteauneuf-Randon , dont 
la filiation est connue et 
prouvée depuis Guillaume, 
seigneur de plus de quatre- 
vingts paroisses ou seigneu- 
ries en Gévaudan, et qui 
épousa, en 1057, Antoinette 
de Mercoeur. 

Son arrière-petit-fils, Guérin I. de Châteauneuf- 
Randon, épousa, en 1180, Alix d'Apchier, fondant 
ainsi la branche de Ghâteauneuf-Randon d'Ap- 
chier. 

Leurs descendants, barons, puis comtes et mar- 
quis d'Apchier, se perpétuèrent en ligne directe et 
masculine jusqu'à Jean-Joseph, marquis d'Ap- 
chier, baron de Thoras, de La Gorce, seigneur de 
La Clause, de Prades, de Saint-Exupéry, etc., 
baron des Etats du Languedoc, né le 3 juin Ï7\H; 
capitaine au régiment de Damas-dragons, puis 
guidon de gendarmerie à Lunéville, et maréchal 
de camp; élu député de la noblesse du Gévaudan 
aux états généraux le 31 mais L789. Il avait 
épousé, le 16 septembre 1767, Henriette de Roche- 
fort d'Ally de La Tour Saint-Vidal. ' >n remarque 
dans son contrat de mariage les clauses sui- 
vantes : 

1" « Est intervenu très haut, très illustre et très 
puissant seigneur, Nicolas-François-Jules, comte 
de La Tour d'Auvergne et d'Apchier, maréchal de 
camp des armées du roy, lequel, par amitié pour 
Ledit seigneur, marquis d'Apchier, son cousin, lui 
l'ait donation des terres et comtés de Montsuc el 
seigneurie de Margeride : ledit seigneur, comte de 




La Tour d'Auvergne, donne pareillement au mar 
quis d'Apchier et se démel à -mu profil et, à celui 
de ses enfants, par toutes clauses, translatures de 
propriétés, de tous le- biens, noms, droits, raison 
qu'il a. à lui appartenant sur les biens de la mai 
son île Bouillon. » i Le comte .Iules de La Toui 
d'Auvergne, avant hérité de la principauté de 
Bouillon, se maria en émigration el eut un fils 
représentant actuel des comtes de La Tour d'Au- 
vergne et d'Apchier; prince de Bouillon, il habite 
Glermont-Ferrand, rue Saint-Hérem, et est âgé de 
quatre-vingt-quatre ans. i 

'-'" h'- comte d'Apchier, père du marquis, futur 
époux, établit nue substitution graduelle et perpér 
tuelle dans la descendance masculine et féminine, 
dans le but de prévenir une extinction future du 
nom d'Apchier. 

De ce mariage naquirent trois enfants : 

Joseph-Eizéar-Charies, mort le il mars L813, 
sans postérité; Barbe-Irène-Françoise, qui a l'ait 
la branche d'Apchier Le Maugin, et Charles-Nico- 
las-Auguste, qui eut deux tilles seulement, d'où 
les branches d'Apchier de Pruns et d'Apchier de 
La < lhapelle (existantes). 

Alliances : Auvergne (1908), Epernon (1130), 
Apchier (1180), Toulouse (1214), Châteauneuf- 
Doallon (1241), Canillac (1277), Polignac (1299), 
Narbonne (1303), Lé vis (1329), Baux (maison ré- 
gnante de Naples, 1317), Baufort (1361), Auvei 
(1391), La ( torce (13U8), de < ruise-Armagnac 1 1 125), 
Allègre 1 1 128), Montlaur, < lhazeron, Stuart 1 1 i 16), 
Lautrec (I 128), Lé\ ts Ventadour (l451),Ghabanues 
(1485), Polignac-Chalençon (1526), Chazeron-Les- 
trange (1584); Taillade de La Margeride (1598); La 
Rochefoucauld (1638), La Rochefoucauld (16! 
Rochefort d'Ally de Saint-Vidal (1767) : soit par 
les mariages de la ligne masculine, soit par ceux. 
des tilles de la maison d'Apchier. 

Armes : D'or, au château de gueules, somme 
de /rais tours maçonnées et ajourées de sable, 
le tout surmonté de deux haches d'azur. Ecar- 
telé : au 1, d'Imbert de Montruffet ; au 2, Le 
Maugin: au 3, de Rochefort d'Ally; au i, de Z<a 
Rochefoucauld. 

Branche d'Apghieb Le Maugin 

Barbe-Irène-Françoise d'Apchier épousa . en 
1795, Marc-Denis Le Maugin, mort à Turin en 
1807, commissaire ordonnateur des guerr 

Lafamille Le Maugin, originaire de l'Anjou et 
du pays des Mauges, et connu" dés le début du 
xvi e siècle, occupant diverses fonctions dan- la 
magistrature el le clergé, s'est éteinte dans 1 i per- 
sonne de Marc-1 >enis. 



APURIL. 

Famille d'origine bretonne, dont le i i s'< 

suivant les siècles, écrit : Apuril, Apvril, Avril, 
Auril, qui semble originaire de la paroisse de Ni- 
villac . ancien évôché de Nantes, où on la trouve 






— 2/ / — 



— 278 - 



;'i la réformation de 1427, et à laquelle appar- 
tenait probablement Jean 
Avril, écuyer dans une mon- 
tre militaire bretonne île 
1419. On trouve aussi Pierre 
Avril, seigneur du Brot, ré- 
formation de Nivillac en 
L427. 

La famille toutefois ne re- 
monte qu'à Alain Apuril. 
souvent écrit Avril, Apvril, 
seigneur de Lourmaye, La 
Bouexière, La Grée, paroisse 
de Nivillac. anobli en 15V7, 
quoique paraissant anté- 
rieurement jouir de la no- 
lui et ses enfants, aux meil- 




blesse et s'alliant, 
leures familles 

De ses deux mariages : 1° avec Hélène de 
Moayre; 2° vers 1520 avec Marthe de La Grée, 
sont issues toutes les branches de la famille. 

Du premier lit, les trois branches aînées, toutes 
éteintes : l'«, de Lourmaye, La Grée, qui a possédé 
les seigneuries de Lourmaye, La Bouexière, La 
Grée, Coetbo, etc., etc. La barohnie de La Gacilly, 
la vicomte de Saint-Xa/aire, etc. a fourni notam- 
ment Jean Avril, seigneur de La Grée, premier 
président à la chambre des comptes de Bretagne, 
1584-1596, qui joue un rôle très importanl dans le 
parti royaliste en Bretagne pendant la Ligne, s'esl 
alliée aux familles de La Bouexière, Le Pennée, 
Troussier, et fondue dans la famille de Troussier 
de Pontniénard vers 1590. 

2e branche, de Trégouet, qui s'est alliée aux 
familles Bellebarbe, Bérard de La Bouexière, du 
Cambout de Goulin, de Guerrif, de Forest, et s'est 
fondue dans les familles de Guerrif et de Trous- 
sier en 1597, après avoir formé la branche qui 
suit : 

3 e branche, du Lou, sortie de celle de Tréguet, 
s'est alliée aux familles d'Avougour, de Bréhand, 
est fondue par trois sœurs, vers 1G30, dans des 
Grées, dite depuis des Grées du Lou, de Cosquat 
et du Bé. 

Du second lit est sortie la branche actuelle, qui 
a possédé les seigneuries de Langotière, Le Pon- 
treau, La Mataudaie, La Poupinaie, Le Bas-Quel- 
neuc, La Mesvraie, a été maintenue par lettres 
patentes de 1827 et a fourni notamment : deux 
frères, officiers des vaisseaux du roi, dont l'un, 
Jacques, major général des côtes du Croisic et 
Piriac, mort en mer en 1710, après avoir pris à 
l'abordage un navire de guerre anglais, VEscar- 
boucle. 

L'origine des branches qui existaient récemment 
est : Christophe Apuril, seigneur de La Poupinaie, 
Le Bas-Quelneuc, La Mesvraie, marié en 1775 à 
Thérèse-Baoulette Arot, dont : 1° Alexandre, né 
en 1776, officier d'infanterie s'ous la Bestauration, 
ancien lieutenant-colonel des armées royales de 
Bretagne, chevalier de la Légion d'honneur, du 
Phénix de Hohenlohe. du Lys et de Saint-Martin, 



marié deux fois : 1° 1798. à Séraphie de Rorthays 
de Girondor; 2° 1811, à Armande Le Ghauff de 
Léhellec. 

Du premier lit est issue une lille mariée à de 
Raguenel de Montmorel. 

Du deuxième lit est issu : Jean-Marie, né eu 
1778, marié en tsi'.i à Emmanuelle de Talhouet 
de Brignac (branche éteinte). 

Armks : D'argent, au chêne de sinople arra- 
che', englanté d'or, accosté de deux colombes 
affrontées de gueules, tenant chacune dans le 
bec oie palme de sinople. 

ARAGON (ef). — Voy. Bancalis. 

ARAGONÈS D ORCET. 

La famille Aragonès, originaire d'Espagne, d'a- 
près une tradition, se sérail fixée dans la seigneurie 
d'Orcet en Bourbonnais, à la lin du xvi e siècle. 
Des lettres confirmatives de noblesse ont été ac- 
cordées eu 1647, à Gilbert Aragonès, maréchal de 
bataille, dont la descendance a donné de nom- 
breux officiers et un évoque. 

Armes : De sable, à une fasce d'or accompa- 
gnée en chef de deux étoiles du même, el, en 
pointe, d 'un croissant d'argent. 

ARAILH ((?). 

Cette famille, originaire du Languedoc, a pour 
auteur Jean d'Arailh, écuyer, sieur de Foucaran, 
capitoul en 1767. 

AKMES : D'azur, a n,i mon/ d'argent, sommé 
d'un ■ eroisetle d'or, cantonnée du quatre be- 
sants d'argent; un chef, une étoile d'or, affron- 
tée d" deujj têtes d'Eole de carnation soufflant 
il u vent, cantonnées en chef. 

ARAQUY un. 

Famille ancienne, dont le nom s'écrivait primi- 
tivement Araqui. Certains auteurs prétendent 
qu'elle descend des seigneurs de Saint-Céré et des 
comtes de Cahors, ce qui la rattacherait aux sei- 
gneurs de Castelnau et aux vicomtes de Turenne. 
Le fait n'a pu être vérifié, et. nous devons, jusqu'à 
preuVe du contraire, accepter ces affirmations pour 
ce qu'elles paraissent avoir de vraisemblable. 

Quoi qu'il en soit, la libation de la famille est 
parfaitement établie depuis 1500. 

Il existait à cette époque deux branches : la 
branche de Saint-Vincent et la branche d'En- 
vernhe. La première s'est éteinte avant la Révolu- 
tion de 1789. La seconde a des représentants, 
établis dans le lot, qui ne se sont pas fait con- 
naître. 

Armes : De gueules, d un lion d'or rampant, 
accompagné de neufbesants d'or posés en orle. 



r 



— 27!) — 



— 280 — 



ARBALESTIER (d,). 

Cette famille dont le nom s'esl écril jadis A.rba- 
restrier, Arballetrier, Arbalestrier, est originaire 
de l'ancienne Bourgogne. 

Elle s'établit dans le Dauphiné el s'allia aux 
principales ramilles nobles du pays. 

Elle a produit des chevaliers de Malte, des 
officiers de toutes armes, un député, etc. 

Armes : De gueules, au chevron d'argent, 
accompagné de trois étoiles d'or et chargé de 
cinq pommes de pin de si/iople les tiges en bas. 

Devise : Le coup n'en faut. 
ARBIGNY un.— Voy. Bernard. 

ARBOIS DE JUBAINVILLE (d"). 

Originaire de l'évêché de Metz, cette famille, 
qui a contracté de belles alliances, descend 
d'Etienne d'Arbois, camérier du cardinal de Lor- 
raine., archevêque de Reims, prince-évêque de 
Metz et de Verdun. Pour services rendus à ce 
prince. Etienne d'Arbois obtint des lettres de 
noblesse île son successeur, le cardinal de Lor- 
raine, prince-évêque de Metz, le 17 mars 1584. 
C'est de lui que commence la filiation. 

Il eut sept enfants, dont deux, seulement laissè- 
rent postérité : Jean d'Arbois et Dominique d'Ar- 
bois, auteur de la branche de Jubainville. Ce 
dernier, lieutenant-colonel d'infanterie, tué à la 
Bresse, en mars 1639, laissa une fille et un garçon, 
Dominique d'Arbois, deuxième du nom, chevau- 
léger de Son Altesse qui, seul avec le comte de 
Trichâteau, accompagna le duc dans sa fuite 
de 1670, fit le 20 avril 1671, retrait de la petite 
seigneurie de Jubainville, appartenant encore 
aujourd'hui à ses descendants. 

Cette famille compte des officiers dans l'infan- 
terie et la cavalerie, parmi lesquels un général de 
brigade, mort en 1803, à la Jamaïque ; un con- 
seiller à la cour de Nancy, des avocats, etc. 

Les titres de cette famille ont été vérifiés le 

tyril 1743, par le conseil aulique de Lorraine, 

el le 36 juillet 1786, par Berthier, pour l'admission 

au service de Joseph-Louis et de Léopold-Gharles- 

Huhert. 

Armes : D'azur, à trois barbeaux d'argent. 

Timbre : Un armet de profil morné, avec son 
bourrelet et sus lambrequins aux couleurs de 
Vécu.. 

Cimier : Vu barbeau-d'argent. 

ARBOUSSIER (<f). 

Famille du Languedoc. Gaspard d'Arboussier 
fit son testament en l'an 1556. 11 était trisaïeul de 
Jean-François d'Arboussier, seigneur de Mon- 
tagut, capitaine de cavalerie en L692, mort le 



8 octobre 1725, âgé de 57 ans. laissant de son ma- 
riage, accordé en 17(H, avec Anne. d'Avessens, 
fille de Jean- Jacques d'Avessens, seigneur de 
Saint-Rome, plusieurs enfants. 

Un Arboussier (Jean-Jacques d') écuyer, sei- 
gneur de Montagul en Lauragais, fit ses preuves 
de noblesse devant d'Hozier en 1738. 

lu autre (Louis-Jean), fut présenté à l'as- 
semblée de la noblesse tenue à Gastelnaudary en 
17 KO. 

Armes : D'argent, à un arbre de sinople, 
planté sur une terrasse du même, mouvante de 
la pointe de Vécu, et accoste de deux lions de 
gueules, affrontés contre le tronc de l'arbre^ 
ayant chacun une patte de derriéreposée sur la 
terrasse. 

ARC al'). — Voy. Bastier; Boughet; 
Doué; Melgion; Renaudeau. 

ARCANGUES [d'\. 

Cette famille est originaire du pays de Laboura" 
et porte le nom du village d'Arcangues dont les 
chefs étaient des seigneurs. 

Pendant près île trois siècles, les d'Arcangues 
ont exercé les fonctions de conseillers du roi et 
procureurs au bailliage de Labourd. 

Par lettres patentes de 1782, le roi Louis XVI 
reconnu à Nicolas-François-Xavier d'Arcangues 
le titre de marquis d'Iranda (province de < lastille), 
qui lui venait de Simon d'Arragorry, son oncle, 
auquel il fut octroyé par Charles 111 d'Espagne, 
dans l'armée duquel il avait pris du service. 

Iranda ou Irandats est le nom d'une terre située 
en France qui est toujours restée dans la famille 
et qui appartient aujourd'hui au marquis d'Arcan- 
gues. 

Armes : Ecartelê : au 1 d'argent à un arbre 
arraché de sinopleet un lion de gueules passant 
au travers de l 'arbre; aux 2 et 3, d'azur, à une 
croix d'or; au ï. de gueules à trois pigeons 
d'argent, rangés sur une terrasse, et, sur le 
tout : d'azur à trois chevrons d'or. 

ARCOSSE (d?). — Voy. Fossé d'Ar- 

GOSSE. 

ARC Y (// i. 

Cette famille, originaire de Normandie, passa en 
Angleterre avec Guillaume le Conquérant. File y 
occupa les plus hautes situations et y exerça les 
charges les plus distinguées. Elle y fut élevée à la 
pairie avec le titre de comte de Holderness. 

Une branche de cette famille rentra plus lard 
en France avec Jacques 11 et s'y établil définitive- 
ment. 

Armes : D'azur, à irais nui nie feuilles d'argent . 



— 281 



— 282 — 




accompagnées m de neuf croix recroisctées du 
même 3, 3 el 3. 

Devise : Un Dieu, un roi. 

— Voy, de Bryd'Arcy el Gouy d'Arcy. 

ARDENNE <//*>. 

Cette famille, originaire 
du Rouergue, a pour au- 
teur Gaillard Dardenne, 
chevalier, qui vivait en 
L285. 

L'orthographe du nom <le 
I (ardenne a varié. Primiti- 
vement, ce nom était Dar- 
dene. Il y a plus d'un siècle, 
on l'écrivait Dardenne. En- 
fin, depuis une cinquantaine 
d'années, les membres de la 
famille signent d'Ardenne. 

Les Dardenne ont été sei- 
gneurs de Pruines, de Ca- 
banes, de Graves, de Ti- 
zac, etc. 

Ils ont fourni des croisés, des chevaliers du < !oq, 
des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de 
Malte, 'les chevaliers de Saint-Michel, des cheva- 
liers du Saint-Esprit, des chevaliers de Saint- 
Louis, des officiers de tontes armes, etc. 

Armes : D'azur, à trois flèches d'argent posées 
en pal et en sautoir, lu pointe en haut, fert 
et empennées d'or; au chef d'azur chargé d'un 
croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or, 
et soutenu d'une divise de gueules a - mois : 

PER A.RDUA VIRTUS. 

Actuelles : D'azur, à trois flèches d'or, l'une 
posée en pal, les deux autres en sautoir; au 
chef de gueules, chargé d'un croissant d'or, ac- 
costé de deux étoiles d'or et soutenues de même. 

ARENBERG (tf). 

La maison d'Arenberg, dont les divers rameaux 
furent établis en Belgique, en France, en Hanovre 
et dans la Westphalie prussienne, est une bran- 
che de celle des princes de Ligne et descend de 
Jean, comte de Ligne, qui avait épousé, en L547, 
la tille unique de Robert de La Marck, comte 
d'Arenberg, et fut substitué, par contrat de ma- 
riage, aux noms et armes de son beau-père. Char- 
les, issu de cetto union, fut élevé au rang des 
princes de l'Empire par diplôme de Maximilien IL 
Par acte du congrès de Vienne, le due d'Arenberg 
fui mis au rang des princes médiatisés. Philippe, 
prince d'Arenberg, obtint, en 1644, île Ferdi- 
nand III, le titre de due héréditaire. 

Armes : De gueules, à (fuis fleurs de néflier 
<h> cinq feuilles d'or, percées du champ, bar\ 
de sii ■ 

L'ècu environné d'un manteau de gueules 



fourré d'hermine et timbré d'une couronne de 
prince souverain posée sur une têt« de léopard. 

Si pports : A de. rire, un griffon couronné 
le, ni ni h h étendard chargé d'une fasce. 

Tenants : Deux sauvages armes de massues : 
celui de dextre portant un étendard chargé de 
trois fleurs de lis; celui de sénestre portant un 
idard chargé d'un sautoir. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Arenberg (Auguste-Louis-Albéric d'), 
né le 15 septembre L837, député du Cher. 
Résidences : 20, rue de la Ville-l'Evèque, à 
Paris, el château de Menetou-Salon (Cher). 
Marié le 18 juin 1869 à Jeanne-Marie- 
Louise de Greffi un-:. 

Enfants : a) Aline-Jeanne-Marie, née le 
15 avril 1868; b) Pierre-Charles-Louis, né 
le 1 1 aoûl 1871 : c) Louise-Charlotte, née l< i 
23 novembre h É 2. 

AREXY < / . 

Cette famille esl originaire du Languedoc. Klle 
a fourni plusieurs capitouls de la ville de Tou- 
1 iuse et un grand nombre de magistrats. 

Armes : De gueules, au sautoir d'argent, 
chargé de irais vols du même. 

ARGENCÉ u/'i. — Voy. Lefebvre 
d'Argencé. 



ARGENSONf'/ '). 



a-,:. Flotte d'Ar- 



GENSON : VOI ER D ARGENSON. 



ARGENT (ef). 

Cette famille, originaire 
du Hainaut, s'est établie 
en France, vers I 496. 

Un Charles-Antoine d'Ar- 
gent, écuyer, seigneur dé 
I »eux-Fontaines, au diocèse 
de Reims, mousquetaire du 
roi et fils de Jean d'Argent, 
capitaine de cavalerie el che- 
valier de l'ordre de Snint- 
Louis, justifia de sa noblesse 
par titres, depuis Louis d'Ar- 
gent, son trisaïeul, seigneur 
de I >eux-Fontaines, qui vi- 
vait en l'an 1566, et était mari''' à Elisabeth de 
Ser 
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi- 
3 de t iutes armes, des abbés commendataires, 
et possède, depuis près de deux siècles, le titre de 
marquis. 




283 — 



- 284 - 






il'" 

vi- 



Ar, mi- : D'asur, au lion d'argent : un chef d'or, 
chargé de trois étoiles de gueules. 

Timbre: Un casque avec ses lambrequins, sur- 
montè (V une couronne de marquis. 

Si ppob rs : heit.r lions d'or. 



ARGENTE AU uD. — Voy. Mercy. 
ARGENTON (rf'). — Voy. Billeheust. 
ARGENTRÉ (d'). — Voy. Plessis. 
ARGIL (<f). — Voy. La Groze. 



ARGIS i//). — I 
ARGOUGES (d). 



\y. Boucher. 




SI 


gCevpil 


— ~ ' 


BpiiSil 


PV.-v.và; 



Il- ' 



5, 



Cette famille est origi- 
naire de Normandie et a 
possédé les seigneuries de 
( rrastot,d'Argouges,de Beau- 
mont, de Valbadon, du Tail- 
lis, de Baudre, de Bannes. 
( lette terre a été érigée en 
marquisat en L673 : il en fut 
de même '1»' la terre «le la 
< Îhapelle-Lardine qui fut éri- 
gée en marquisat en 1678 en 
faveur de Jean-Pierre d'Ar- 
gouges. 

L'auteur de cette famille 
fut un des compagnons de Bollon ; il reçut en 
partage un gros lot de terres qui venaient d'être 
conquises et donna son nom à ce fief. 

Cette famille, qui est d'origine essentiellement 
militaire, a formé quatre branches principales : 
l'aînée, qui s'esl perpétuée jusqu'à nos jours; celle 
de Bannes, tombée en quenouille à la fin «lu 
xvm" siècle : «elle des seigneurs de Grastot, éteinte 
en 17^. et celle des seigneurs de Fleuryj éteinte 
également. 

La maison d'Argouges possède une filiation au- 
thentique. Elle commence dans un manuscrit, 
suivi avec toutes se preuves, à un d'Argouj 
choisi par Guillaume le Conquéranl pour être un 
des conseillers de la reine Mathilde, pendant son 
expédition d'Angleterre. 

Klle a produit des lieutenants généraux, des 
mestres de camp et brigadiers des années «lu roi, 
des commandeurs et chevaliers de l'ordre de Malte, 
des gouverneurs de villes, des officiers de tous 
grades aux gardes françaises et aux chevau-légers 
de la garde du roi, des chevaliers de Saint-Louis, 
des évoques, un grand maître des eaux el forêts, 
des conseillers et maîtres des requêtes de l'hôtel 
du roi. un lieutenant civil de la prévôté de Pu ri-. 
etc., etc. 
Parmi ses alliances, figurent les familles : de La 



Trémoille, de Corbonner, de Grastot, de Gran ville, 
de Sémilly, de Clamorgan, de l.a Champagne, de 
Chanteloup, d'Orglandes, de Surrain, de Beau 
mont, de Syresme, de Pigaehe, de Loucelles, de 
Kadol de Sebbeville, du Poerier de Franqueville, 
de Payen de La Garauderie.de Farcy de Pont- 
fdrey, de Pontbellanger, de Couvigny, deBautrec, 
de Becdelièvre, de Cany, de Briqueville. de Creil, 
de » iourtarvel, de Benoist, de < ruérould, du Pie 
d'Argentré, etc. 

Armes : Ecartelé: d'or et d'azur à /rois quin- 
tefeuilles de gueules, '2 et l. celle en pointe bro- 
chante su,- les deux quartiers. 

• iouronne de marquis. 

Supports : Deux lions. 

Cri de gi erre : A la fée, je crois. 

ARGOUT(<7 •,. 

Cette famille est origi- 
naire du I >auphiné. 

Elle a fourni des officiers, 
un prieur <l« j chanoines de 
Vienne, un gouverneur gé- 
néra] de Saint-Domingue, 
une abbesse des dames des 
< Jolonnes à Vienne, un lieu- 
tenanl colonel au régimenl 
de Bresse, un lieutenant gé- 
néral, et, enfin, un gouver- 
neur de la Banquede France, 
qui fut l'ait comte et pair de 
France, le 5 mars 1819. 
Otto familh n'est plu-- représentée que parles 
femmes. 

Armes : D'azur, à trois fasces d'or. 

ARGYu/ . 

Cette maison, originaire 
du Berry, a possédé les sei- 
uries d'Argy, de Lemps, 
de Mesvres, de la Cour 
d'Argy, de Néron, de la Rau- 
dière, de Lézevin, de Ker- 
grois, de Pons, du Ilaut- 
Teneuil, de Manne, «l'A. 
de la Boche Peloquin, de la 
Martinière, etc. 

Elle a fourni des preuves 
de sa noblesse depuis Ar- 
cliainbauxd'.l /y///, qui vivait 
en l'an 1113. 
Elle compte un grand nombre «l" croisés, des 
officiers de toutes armes. EUes'est alliée aux pre- 
mières maisons «!«• France «-t a eu les honneurs 

de la COUr. 

[es : D'or, à cinq trangles d'azur. 

PORTS : JJen.r liOUS. 





— 285 



— 280 — 



Cimier : Un lion issanl de même. 

11 existe une autre maison d'Argy, originaire du 
Réthelois. 

Ses armes sont : D'argent, au lion de sabl ■ armé 
et lampassé de gueules. 

II existait aussi en Beauvaisis, une maison 
d'Argy ou de Dargier, qui portait : D'or, à huit 
merlettes de sable en orle. 

ARJUZON(cP). 

L'auteur de cette famille, originaire des Landes, 
.■si un Gaspard d'Arjuzon, écuyer, qui vivail 
1447; les d'Arjuzon sont lixés depuis longtemps 
dans les environs de Dreux, où leur maison a 
toujours occupé une liante situation. I"n d'Arju- 
zon fut chambellan de Napoléon I" 1 qui le créa 
comte le 27 février 1815. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de Irais fers de flèche du même, 1rs 
pointes en haut. — (Alias: \ la bordure d'or.) 

ARLAN DE LAMOTHE. 

Cette famille est origi- 
naire de l'Agenais. 

I >ans une charte du 2 des 
ides de mars 1250 se trouve 
nommé un Etienne d'Aiian. 
Le troisième registre 'les 
mémoriaux de la chambre 
des comptes, coté < !, fol. 87, 
en l'an 1350, désigne parmi 
les chevaliers de L'Auvergne 
qui doivent fournir îles 
hommes au roi Louis XI 11. 
deux sires d'Arlan. Une 
ordonnance du roi Charles VI fait mention de Xi- 
colas d'Arlan, receveur général du Languedoc, an- 
née 1431. Une charte-quittance le qualifie de con- 
seiller du roi. Une ordonnance militaire du 8 juin 
1679 mentionne un d'Arlan maréchal des logis. 
L'an L707, les nobles et le clergé du Haut-Quercy 
témoignent par des attestations publiques leur 
vive reconnaissance à Jean d'Arlan. qui. en don- 
nant des preuves d'un grand courage, venait de 
les délivrer des hordes des paysans, révoltés au 
nombre de 2.000. t'n d'Arlan de Bonnecours, ol'li- 
cier. fut tué à la bataille de Cannes en 1735. Vers 
l'an 1740, Jean d'Arlan, seigneur de Fargues, en 
Quercy, à la suite de son mariage avec Charlotte 
de Carbon nière, sœur du marquis de La Chapelle- 
Berois, devint seigneur de Lamothe. Il ajouta à 
son nom celui de ce dernier fief, et depuis la 
famille porta le nom d'Arlan de Lamothe. Cette 
famille a donné plusieurs prêtres à l'Eglise. Le 
dernier, archiprêtre de Bouglon, est auteur d'un 
cours de théologie et d'autres ouvragés religieux 
estimés. La filiation suivie est établie à partir de 
Jean d'Arlan,. marié à Gabrielle de Bonal ; Etienne, 
-eur fils, se maria avec Charlotte de Belcastel, le 




11 octobre 1664. Jean, fils de ces derniers, épousa 
Isabeau de Sabathié, en 1695. Autre Jean, seigneur 
de Fargues, issu de ce dernier mariage, épousa 
en 1732, < iharlotte de < iharbonnière, fille de Phili- 
bert, baron de Charbonnière, seigneur de La- 
mothe, ei sœur de François de < îarbonnières, mar- 
quis de la Chapelle-Biron. Bernard d'Arlan de 
Lamothe, seigneur de Lamothe, avocat au parle- 
ment, lils des sus-nommés, s'unit en mariage 
avec Henriette de Barrastin en L769. Bonaven- 
ture, leur fils, épousa Françoise-Rose Bauby, en 
l'an XII, le 1 prairial ; de ce mariage sont nés le 
chef actuel de La famille et son frère. 

Armes : De gueules, à la bande d'or: coupée 
d'or, au loup passant de sinople. 



ARLOT / . 




< '.elle famille est originaire 
du Périgord, province qu'elle 
n'a pas quittée et où elle a 
possédé les marquisats de 
Frugie, de Cumont, de la 
< !oussière-Saint-Saud. 

Le premier auteur connu 
esl un ( ruillaume Arlot, sei- 
gneur de Frugie, qui vivait 
en 1347. 

Elle a fourni des gentils- 
hommes de la chambre du 
roi, «les pages, des officiers 
supérieurs, dont wn lieute- 
nant g 'n irai sous Louis \ IV. etc. 
Elle s'est alliée aux familles d'Aloigny, de Beau- 

î i. de Chanterac, de Clermont-Touchebœuf, de 

Fayolle, de Foucaud, de I lauteford, de Jumillac, 
de Maulniont-Saint-Vit. de Montalembert. de Ras- 
tignac, de La Rochefoucauld, de Lambertyè, de 
Nesmond, de La Romagère, de Taillefer, etc. 

Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent ran- 
gées en fasce, surmontées, d'en croissant du 
même, et accompagnées en pointe d'une grappe 
de raisin aussi d'argent, feuillée et tigée de si- 
nople. 

Devise : Fracto Jove unicus Dr a s. 

ARLOZ '/" . 

Arlos ou Arloz, ancienne noblesse qui a donné 
son nom à la paroisse et au château d'Arloz, dans 
Le haut Bugey, terre qu'elle a possédée pendant 
plusieurs siècles. 

Il y avait dans les archives des Bénédictins, 
ordre de Cluny, à Saint-Rambert, en Bugey, un 
titre en parchemin de la remise faite par le comte 
de Savoie au comte et seigneur de Milan, du mar- 
quisat de Saint-Sorlin, en l'an 1100. Le comte et 
seigneur de Milau choisit, et ne voulut pour cau- 
tion de ladite remise qu'Henri d'Arloz, nommé 
dans ledit acte, nobilis miles. Ce comte ayant re- 
fusé toute autre caution duclit traité et remise, cet 






- -2s; — 






acte prouve son antiquité et la haute considération 
où elle êtail dès les v et \r' siècles. Son origine 
se perd dans L'obscurité des temps. Elle a possédé 
pendant plusieurs siècles, la seigneurie d'Arlos, 
dans le liant Buj 

Elle a donné un chevalier de L'ordre de Saint- 
Jean (h 1 Jérusalem en L245 

Ino fille de cette maison, Jeanne d'Arloz, fui 
bisaïeule paternelle de saint François de Sales. 

I .a filiation suivie ne commence qu'à Jean d'Ar- 
los, chevalier, qualité qui, dans ce temps-là, était 
la marque de la pins haute noblesse. 11 vivait en 
1235. 

La famille d'Arloz a été maintenue dans sa no- 
blesse, le 26 juin 1669, par M. Boucher, intendant 
de Bourgogne, et commissaire député par Sa Ma- 
jesté pour la recherche de la noblesse du départe- 
ment de Dijon. Cette sentence, rendue en faveur 
de Benoît d'Arloz. a été enregistrée au parle- 
ment de Dijon et au greffe de Montbrison, le 7 dé- 
cembre 1725. 11 y a aussi un arrêt du 10 fé- 
vrier 1736, qui les maintient dans les exemptions 
et privilèges accordés aux véritables nobles. 

Armes : If azur, au lion d'or, arme et lam- 
passé de gueules. 

Cimier : Un taureau. 

Supports : Deux taureaux. 
i luronne de comte. 

ARMAILLÉ. {(T). — Voy. La Forest. 

ARMANCOURT (cT). — Voy. Michel 
d'Armangourt. 

ARMAND. 

"La noblesse de cette famille ne date que du 
26 novembre 1867. L'auteur, M. Ernest Armand, 
fut créé comte héréditaire par Le pape Pie IX en 
récompense des services rendus par lui à la pa- 
pauté. Ce titre fut reconnu et confirmé en France 
par un décret impérial, en date du 4 juillet 1868. 

Armand (Ernest, G* 5 ), chef de la famille, 
ministre plénipotentiaire, député de l'Aube 
et ( :'"-". née de Gontaut-Biron. Résidences: 
Rue Franklin. 20, à Paris, et ch au d'Ar- 
cis-sur-Aube (Aube). 

Enfants : a) Blanche-Cécile -Marguerite, 
mariée en 1879 au comte François de La 
Rochefoi cauld : b) Abel-Henri-Georges, né 
1,. m décembre L863. 

ARMYNOT DU CHATELET. 

Cette famille, originaire de Bretagne, remonte à 
Louis Armynot, échanson d'Anne, duchesse de 



Bretagne, depuis reine de France. < llaude el Thi- 
baut Armynot, petit fils el arrière-petit- fils de 
Louis, furenl baillis d'épée de Langres, depuis 
1578 jusqu'à La morl du dernier, qui se noya dans 
l;i rivière de Seine, Lors de La rupture du pont de 
Neuilly, sous Henri |\. Cette famille a été 
mise dans La » lhambre de La noblesse de 
de Bourgogne, en L653. Elle a a i i également 
aux assemblées de La noblesse des bailliages de 
Dijon, de Bar-sur-Seine, de Chaumont-en-Bassi- 
gny et de Langres, pour la Domination des dépu- 
tés aux Etats généraux de 1789. Le nom d'Arm'y- 
not vient de deux mots latins, armis notus, qui 
désigne nue origine militaire et fonl supposer nue 
antiquité des plus reculées. 

Armes : D'argent, cl trois mouchetures de 
sable. 

L'écu timbré d'un casque orné de ses Lambre- 
quins d'argent et de sable. 

Supports : Deux hermines ayant chacune un 
collier de gueules, auquel es/ attaché un man- 
teau d'hermine. 

Cimier : Une hermine hissante du même. 

Devise : Armis uni us. 



ARNAL DE SERRES (ef). 




Les d'Arnal sont origi- 
naires du Gévaùdan. Vers 
17 L5, Le chef de la branche 
dont il s'agit présentement 
lit L'acquisition el prit Le nom 
de la seigneurie de Seri 
près du Vigan. 

Armes : D'or, au noyer 
arraché de sinople; au chef 
d'azur chargé de trois 
étoiles du champ. 

Support : Deux lévriers. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche ai m' ë 
Arnalde Serres (Séverin <V), résidence: 
Néronde (Loire) : marié à Angélinc de Lan- 
dines, dont : 1" Emilie, demeurant à Né- 
ronde (Loire : 2° Louis, demeurant 58, rue 
de Gourcelles, à Paris, marié à Juliette 

Vuillet. 

Branche i Odette 

Arnal de Serres (Henri d\ chef de 
cette branche, étail frère des chefs des doux 
autres branches : M m f Henri d'A. de S., 
sa veuve, habite, 6, rue de l'Equerre, à 
Valence i Drôme). Leurs enfants sonl : 

n 









289 



— 290 — 



1° Jacques, capitaine au 71e d'infanterie, de- 
meurant à Saint-Brieuc (Côtes-du-Xord), 
marié à Nathalie de Costart, dont : a) 
Henri ; b) Gaston ; c) Emmanuel. 

2° Raymond, capitaine au 157e d'infante- 
rie, au fort de Tournoux (Basses- Alpes) et 
à Lyon. 

3° Isabelle, religieuse du Sacré-Cœur, au 
couvent des Anglais, à Lyon. 

4° Henri, ingénieur civil des mines. 

Branche puînée 

Arnal de Serres i. Maurice d'), marié à 
X... demeurant au Yigan et à Serres, près 
du Vigan (Gard). 

Enfants : a) Henriette, demeurant au 
Vigan (Gard); b) Jean, capitaine d'infante- 
rie breveté d'état-major, officier d'ordon- 
nance du général adjoint au gouverneur de 
Lyon; c) François, demeurant au Vigan 
(Gard), sous-lieutenant de réserve au 9» de 
hussards. 

Voy. de Serres. 

ARNAUD DE VITROLLES (ef). 

$p A A La famille d'Arnauld ou 

Arnaud es! originaire de la 
ville de Riez (Basses-Alp<>i. 
dont elle partageait au xn e 
siècle la suzeraineté avec 
l'évêque. Très ancienne fa- 
mille. En 1195, Bertrand Ar- 
nauld est cité parmi les gen- 
tilshommes accompagnant 
comme témoins Guillaume, 
comte de Forcalquier, allant 
rendre hommage au comte 
de Toulouse. 
Au xvi 1 ' siècle, une bran- 
che s'établit à Aigueperse (Auvergne) ; Àrnauld 
d'AndiUy, chef de cette branche, un des familiers 
du connétable de Bourbon, se trouve entraîné par 
le connétable. Ruinée à la suite de ces événe- 
ments, cette famille vint se fixer à Paris. 

C'est à cette branche de la famille qu'appar- 
tiennent Antoine Arnauld, procureur général de 
la reine Catherine de Médicis, le célèbre docteur 
janséniste Antoine Arnauld, le marquis de Pom- 
ponne, Arnaud de Corbeville, général des carabi- 
niers, les Arnaud d'Andilly et les deux dernières 
abbesses de Port-Royal. Cette branche s'éteint au 
xvme siècle. 

La bianche ainée, restée en Provence les d'Ar- 
naud de Nibles, se ttxa d'abord à Sisteron, ensuite 
sous Henri IV à Aix en Provence ; une charge 



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héréditaire de conseiller au parlement de Pro- 
vence se trouvait dans la famille. 

En 1752, Alphonse Arnauld échangea sa sei- 
gneurie de Nibles contre la baronnie de Yitrolles, 
qui appartenait alors aux de Bonnes de Lesdi- 
guières (branche cadette de la famille de Lesdi- 
guières). 

Dans cette branche, on peut citer le baron de 
Yitrolles, ministre et homme politique de la Res- 
tauration, pair de France, dont le fils fut créé 
comte par Charles X. titre que porte le chef actuel 
de la famille. 

Armes: De gueules, au cœur d'or, accompagné 
en pointe d'un croissant d'argent; au chef 
d'azur chargé de trois étoiles rangées d'or. 

Devise : Eo duicior quo fortior. 

ARNAUDY (<f). 

La famille d'Arnaudy est 
considérée comme très an- 
cienne dans les généralités 
de Montpellier et de Nar- 
bonne en Languedoc, où son 
existence est constatée par 
les chartes et documents 
authentiques dès le xnr 
siècle. 

En 1261, Raymond d'Ar- 
naudy y est qualifié de che- 
valier, titre qui annonce le 
caractère de l'ancienne che- 
valerie et de la haute no- 
ble- 
Les alliances de la famille ont été avec les de 
Ratte; les d'Aldebert, seigneurs de Etaissac, Pra- 
delles, Comeles, Natelines, Lassan et Roux; les 
de Claris; les de Jaillé; les deCabrol; les d'Al- 
bas; les de Barsalon ; les d'Estimbre; les de 
Cabannes; seigneur d'Hespanhae, etc. 

Armes : D'or, à un chevron de gueules, accom- 
pagna en chef de deux palmes de sinople, et en 
pointe d'un rocher de sable. 

L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre- 
quins aux couleurs de l'écu. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Arnaudy (Joseph cf'), né le 8 oct. 1822, 
chef de nom et d'armes, demeurant à Ou- 
veillan (Aude), marié à Virginie Pons. 

Enfant : François-Théophile, né le 27 juin 
1848, marié à Ernestine Barthez. le 7 fé- 
vrier 1872, dont 
cembre 1872 ; 
1878. 




1° Ernest, né le 20 dé- 
né le 11 juillet 



2° Georges, 






ARNAULD DE PRANEUF. 

La famille Arnauld de Praneuf, fixée en Viva- 



- 291 - 






rais depuis la fin du xv siècle, est originaire 
d'Auvergne, généralité de Riom. Elle établit sa 
filiation authentique el suivie depuis Jacques \r- 
nauld, natif d'Herment en Auvergne, écuyer de La 
reine Marguerite, exilée au château d'Usson, 
épouse en L592 de Fugères, près du Monastier 
Saint-t Ihaffre, donl il eut postérité. 

La famille compte des avocats, un chevalier de 
Saint-Louis, lieutenant aux dragons de Schoml 
en 1774. 

François-Joseph-Alexandre Arniuld de Praneuf 
émigra en l/.'l el fut, en 1809, lieutenant au régi- 
ment d'Isenbourg. 11 épousa en L810 Louise 
Jordy, et il en eut Louis-Maurice-Alexandre A. 
de P.; né en 1814 à Neuvillers, juge d'instruction 
au tribunal civil à Lunéville, marié en 1845, à 
Louise Thiébaud, fille du maire de Montmédy, 
nièce du général du génie de ce nom et du lieute- 
nant général vicomte Jamin, ancien pair de 
Frai: 

Armes :D'azur, au chevron d'or accosté en chef 
de d "x < adossées, et en pointe d'un 

rocher de six copeaux du même. 

ARNAULT DE LA MÉNARDIÈRE. 

Arnault. notaire à Pouzauges, qui vivait en 
1642, possédait des propriétés au village de la 
Ménardière dont il prit le nom. La Ménardière 
était située prés Saint-Hilaire de Voust et près de 
Saint-Pierre-du-Chemin, le tout canton de la Châ- 
taigneraie, où il y avait dès lors une fontaine. 
aussi de ce dernier nom, comme il ré>ulte d*une 
déclaration du 22 janvier 1680, reçue Ra 
notaire à Thouars. Le logis de la Ménardière a 
été pillé' et détruit dans la Révolution. 

1 >ans tous les actes et contrai-, le mut Ménar- 
dière s'écrit ainsi : Mesnardière. Depuis la Révo- 
lution, on a remplacé l'a par un accent aigu sur 
le premier e du mot. 

Armes : Losange d'argent et d'azur, au 
faisceau d'armes consulaire de sable lié d'or. 

ARNOUX DE MAISON-ROUGE. 

La famille Arnoulx, ou 
Arnoux, existait au xiv 
siècle dans la châtellenie de 
Montluçon, où elle a pos- 
sédé, aux xiii« et xvr siè- 

-. les fiefs de Bisserel el 
du Mas. Passée en Auver 
vers 1540, elle se fixa à Riom 
el posséda les terres d'1 Iriat, 
de Maison-Rouge, de Mezel. 

I h puis 1630 le nom de 

Maison-Rouge estresté joint 

à celui d' Arnoux. 

^^ Qualifications d'écuyi r et de chevalier à tous 

jBes membres depuis 1505. Titre de baron trans- 

missible de 1816. 




< ifficiers d'armée, trésoriers de France, conseil- 
lers en la sénéchaussée d'Auvergne. 

Alliances : de Bistonnières (xiv< siècle), de la 
Sonche (xm 1 siècle), d'Allemagne, de Fretot, du 
Richier e\\ [•), \\ tnard, Bernard de la < Iravière, 
de Roux de Pontmort, de Ferriolles, de Vaux, de 

Red xvni. de Biencourt de Boisgenest, de 

Cambrai, Marchand de .Mai-ans. Dufraisse du 
Cheix (xvme), Neyron des Àulnats, Imberl de 
Trémiolles (xix«). 

Armes : D'or, à la fasce de sable, chargée de 
irais mouchetures d,' contre-hermine d'argent, 
accompagnée de trois roses tigéeset feuilléesde 
gueules, 2 et 1. 

Couronne de baron depuis 1816, auparavant de 
comte (cette dernière sans concession régulière). 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Arnoux (B onne ef), née Imbert de 
Trémiolles, veuve du B" 11 Constantin Ar- 
noux de Maison-Rouge. Résidences : En- 
traigues el Riom (Puy-de-Dôme). 

Enfants: 1° Georges-Marie Victor, ca 
pitaine de cavalerie à Saumur (Maine-et- 
Loire), marié à M Ue de Tenehts de Says, 
dont un fils et deux tilles. 

2° Marie, épouse de Maurice deLa Chaise, 
ancien officier. 

3° Anne-Alice, épouse de Henri Duché 

DE BRICOURT. 

1' Louise, épouse de Roger de Boisset 
de Torsiac. 

ARONDEL DE HAYES. 

I >'après les traditions domestiques, cette famille 
serait originaire d'Angleterre, d'où elle 9'est réfu- 
en France pour cause de religion. Le titre de 
comte romain avait été d té à un membre de La fa- 
mille en 1639 ; elle comptait au nombre de ses re- 
présentants Théodore-Jean Arondel de Ilayes, 
sorti de Saint-Cyr (le I e ' sur 100) à la promotion 
d'octobre 1811, capitaine à vingt-trois an-, cheva- 
lier de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand 
d'Espagne. Gel officier fil les dernières campagnes 
de l'Empire et celles de 1823-1824. Il brisa sa car- 
rière en 1830 et mourul en 1864, laissanl postérité. 

Armes : D'argent i deux lions de gueules, af- 
frontés et soutenant uneépée nue du mène, la 
pointe en bas. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Arondel de Hayes (Sélim), demeurant 
au château de Ghambresais, par Château- 
( kmthier (Mayenne), confirmé dans Le titre 







293 - 



204 — 



de comte romain par un bref de Pie IX, en 
date du 1 1 octobre L877. 

ARRAC DE VIGNES. 

Baron de Sault, de Navailles, en Guyenne. 

Jeun d'Arrac, écuyer, seigneur de Brostau et de 
Vignes, autrement de Romefort et de Beiries, 
hommes d'armes de la compagnie de M. de 
Payanne, épousa en L595 Madeleine d'Anglade, 
fille et héritière de Louis d'Anglade, seigneur de 
La maison noble de Vignes, juridiction de Sault. 

Il fut maintenu dans sa noblesse par lettres 
patentes de mai 1596 

Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'argent, au 
sanglier passant de sable; aux 2 et '■'< d'azur, à 
V aigle éployée, d'or, le vol abaissé. 



ARRIGHI DE CASANOVA, duc 
PADOUE. 



de 



La famille Arrighi, originaire de Corse, fut 
maintenue le 'i février 1783 comme noble d'extrac- 
tion par le conseil supérieur après la réunion de 
cette ile à la France. Des relations d'amitié, ci- 
mentées par Les Liens du sang, unissaient les Ar- 
righi aux Bonaparte. 

Jean Thomas Arrighi, alors chef de la famille, 
prit du service dans Les armées de La République, 
devint aidé de camp de Rerthier en Orient, fut 
créé chef d'escadrons à Marengo, général de bri- 
gade à Austerlitz, général de division à Essling. 
L'empereur lui conféra le titre de duc de Padoue 
(1808). Il fut appelé à siéger à La chambre des 
pairs. Après le désastre de Waterloo, le duc de 
Padoue se réfugia en Corse avec mission secrète 
de préparer Les esprits au cas où Napoléon irait 
y chercher \\\\ asile. Frappé par l'ordonnance 
royale du '< janvier 1816, il se retira en Italie et 
n'obtint son amnistie qu'en 1820. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et -1 d'argent, à la 
croix treillissée d'azur, ombrée : aux 2 et 3 
d'or, au sphinx égyptien, portant en barre un 
étendard à trois queues de sable, soutenues de 
gueules ; au chef ducal, de gueules, sente d'é- 
toiles d'argent. 



ARRIPE (dP). 

La maison d'Arripe est originaire ibe— Bielle, 
dans la vallée d'Ossan et de Cantabrie; des do- 
cuments, remontant à 1354, donnent aux membres 
de cette famille le titre de baron comme titre per- 
sonnel. 

Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné 
chef de deux tulipes d'argent et, en pointe, 
d'une roche du même. 



ARSCHOT k/i. 

Seigneurie en Brabant, possédée par les ducs de 
Brabant avant 1179. Le duc Jean la donna, en 
1284, à son frère fiodefroy de Brabant, tué le 
11 juin L3Q2. Alix, sa deuxième fille, porta Arschot 
dans la maison d'Harcourt. 

La seigneurie d' Arschot fut érigée en marquisat 
par lettres du mois de novembre lôl<S, en faveur 
de Guillaume de Groy, petit-fils de Marguerite de 
Lorraine, dame d' Arschot, et d'Antoine de Groy. 

Philippe II. fils de Henri de Groy, succéda à son 
oncle et fut créé duc d'Arschot le 1 er avril 1533. Il 
mourut en 1549. 

Anne de Croy, sa tille, porta en mariage le du- 
ché d'Arschot à Charles de Ligne, en 1576, prince 
d'Aremberg, mort le 18 janvier 1616. 

ARSONVAL (d"). 

Nous trouvons un François d'Arsonval, écuyer, 
leur de Chavignon et des Tournelles, gentil- 
homme servant du roi, qui fut l'un des chevau-lé- 
gers de la garde. Nous trouvons aussi une Agnès- 
Anne d'Arsonval, reçue à Saint-Gyr, le 5 avril 
L695, sur les preuves de sa noblesse, remontée par 
titres à Guillaume d'Arsonval, son cinquième 
aïeul. 

Armes : Tranché d'azur sur or, et une étoile à 
huit raies de l'un en Vautre, chargée d'une 
croise lie de gueules. 



ART AISE id' 



Voy. La Tour. 






^Z=Zrrf^?mm. 



ARTENSEC (d') OU rPARTENSET. 

La famille d'Artensec est 
une ancienne famille origi- 
naire du Périgord. Kn 1390, 
un Raymond d'Artensec ren- 
dit hommage au sieur Pons, 
vicomte deTurenne, au nom 
de sa femme Jeanne de Saint- 
Geniés. 

Nous trouvons un Jean- 
Baptiste d'Artensec qui avait 
en 1629, à Périgueux, une 
charge 'l'avocat au parle- 
ment de Guyenne. 
Ce même d'Artensec, lors 
des mouvements de la Fronde, souffrit la question 
pour la cause du roi. 

Son frère Hélie d'Artensec, né à Périgeux en 
1592, est l'auteur de mémoires très appréciés con- 
cernant le Périgord. 

Les d'Artensec furent maintenus dans leur no- 
blesse par lettres patentes en date d'août 1675. 
Le 15 thermidor an II, un François d'Artensec, 
curé de Saint-Séverin d'Estissac, monta sur l'é- 
chafaud en confessant sa foi. 







— 295 — 



•G 



Les d'Artenstv « "■ t .- 1 i . ' 1 1 1 soigneurs il.' I.a l-'ar 
\ erneil, Laboriej de La Barrière. 

Armes : D'azur, à la fasce d'or arquée, bordée 
de gueules, au chef cousu de gueules chargé 
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles 
d'or. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

1° Ai'tenset de la Farge (Maxime ef). 
— Résidence : Gh au de La Tour, parPessac- 
sur-Dordogne (( rironde). 

•-i" A. de la F. (René cf), à Labitte, par 
Moncrabeau (Lot-et-Garonne). 

ARTHAUD DE VIRY. 

D'après un manuscrit du \w siècle appartenanl 
à la bibliothèque d'Angers, cette famille, originaire 
de la province de Forez, serait issue fort ancien- 
nement des soigneurs de Saint-Germain-Laval, 
connus aux. temps chevaleresques sous le nom 
d'Arthaud. Cette famille était fixé dès 1287 préci- 
sément dans la petite ville de Saint-Germain- 
Laval, où depuis ils ont constamment résidé jus- 
qu'en 1815. Ils y possédaient une chapelle (avec 
droit de sépulture) dans laquelle était jadis le 
tombeau des soigneurs do la paroisse. 

Les rejetons de la famille Arthaud de Viry onl 
siégé) au mois «le mars 1789, dans les assemblées 
électorales de la noblesse du Forez et dans celles 
delà sénéchaussée de Glermont-Ferrand; on peut 
suivre la libation, degré par degré, depuis Hugues 
ou Hugonet Arthaud, qui donna le dénombrement 
de ses biens au terrier de Saint-Germain-Laval le 
vrier 1388. 

Elle n'offre pas de particularité remarquable 
avant la fin du xvie siècle. 

La famille se partagea en trois branches. L'ai- 
née resta au berceau de la famille : la seconde vin l 
se fixer dans la ville de Seurre, en Bourgogne, où 
elle était représentée en 1761 par François-Bernard 
Arthaud, /cuver, capitaine de cavalerie et cheva- 
lier de Saint-Louis. 

La troisième, dite des sieurs de Lachesnaye, s'é- 
tablit des l'an 1596 à Angers, où elle a produit 
plusieurs personnages dans le haut clergé, la ma- 
gistrature et les lettres. Cette dernière s'éteignit 
après 1678. 

Vers la même époque, les aines, restés à Saint- 
Germain-Laval, recueillirent le fief de la maison 
de Viry, en Beaujolais, et en prirent le nom, illus- 
tré par Jacques de Viry, l'éloquent et patriotique 
orateur de la langue d'Oil aux états généraux de 
1484. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur, à trois 
tours crénelées d"argent,q\x\ est d'Arthaud : aux 
2 et 3 de sable, à la croix ancrée d'argent, ou- 
verte en cœur d'un carreau du champ, qui est 

de Viry. 




ARTHUYS. 

Famille noble, oi 
d'Angleterre, qui vinl s'éta 
blir en Berry, en 1 195. Phi- 
lippe Auguste avail alors 
cédé à I Lichard, roi d'A n 
lerre, Issoudun el plusieurs 
autres \ illes du Berry. 

Il y a eu plusieurs bran- 
ches de ce nom dans le 
l 'erche, l'( irléa nais, le pays 
chartrain, donl la plupart 
s<mi, éteintes; e1 de celles 
qui existent, nous ne con- 
naissons que la branche de 
( Jharnisay. 

Il y avail une famille du même nom en Anjou, 
qui s'annonçait pour avoir la même origine que 
celle du Berry. Elledisait être pareillement sortie 
d'Angleterre, 30 à 10 ans avant le schisme de 
Henri VIII. Nous croyons cette famille éteinte 
dans les mâles. 

Nous trouvons un François Arthuys, procureur 
du roi aubailliage d'Issoudun qui, en 1564, lit ren- 
trer Issoudun sous l'obéissance du roi el fut assas 
sine le i juin lô'.i-'!. par le parti de la Ligue pen- 
dant qu'il donnait des ordres dans un faubourg 
pour le service du roi et la conservation de cette 
ville. 

Un Philippe-Amable Arthuys de Charnisay, 
président de la cour d'Orléans, fui créé baron en 
1811, et son titre fut maintenu, en 1816, par 
Louis XVIII. 

Armes: D'argent, au chevron brisé de sinople. 
accompagné de trois feuilles de chêne du même. 

Devise: Franc au roy suis. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Arthuys de Charnisay 11 Paul), 
marié à Marguerite Verdier de Flaux. - 
Résidence: Hôtel de Charnisay, par Mont- 
luçon (Allier). 

ASNENS DE DELLEY. 

La famille de Asnens ou de Agnens de Dell 
et de Partalban, originaire du pays de Vaud, vinl 
s'établir en France vers 1660. 

Les seigneurs de Asnens de Delley el de Par- 
talban ont pour auteur Guillaume, troisième fils 
de Robert, seigneur d'Estavayé en 1096, lequel 
Guillaume, possesseur du fief de Asnens, l'aurait 
transmis à ses descendants qui en auraient porté 
nom. Outre plusieurs titres du xnr et xiv siée 
concernant cette famille, el dont la plupart sont 
conservés aux archives publiques de Berne et de 
Fribourg, en Suisse, il existe (collections de 
M. Courtois) an acte testamentaire de François de 
Asn sns, armiger daté de I >amietle, l'an 1219. 






I 



— 297 — 



298 



La filiation de cette maison, constatée par arrêl 
du parlement de Besançon du 22 décembre 1787, 
établit qu'elle descend en ligne directe de Hermans 
de Asnens, chevalier, seigneur de Dallev, vivant 
en 1249. 

Delley était autrefois une chàtellenie, avec toute 
juridiction, située au bord du lac de Neuchâiel. 
Sur son emplacement existe aujourd'hui une 
agréable habitation portant aussi le nom de Del- 
ley et attenante à l'ancien village de ce nom. 

La famille de Asnens de Delley a occupé en 
Suisse de hautes fonctions, et plusieurs de ses 
membres, depuis son établissement en France, 
ont été revêtus décharges importantes dans l'ar- 
mée, la magistrature et les finances. Le comte de 
Delley d'Agier, député de la noblesse du Dauphiné 
aux Etats généraux en L789, sénateur sous l'Em- 
pire, fut créé pair de France par Louis XVI II, et 
est mort en L827. 

Aujourd'hui cette famille ne forme plus que trois 
branches dont le point de jonction remmite à 1520. 
La branche aînée actuelle porte le nom de Blanc- 
mesnil ; la cadette se distingue par le nom d'Avaize 
et la puînée par le nom d'Agier. 

Armes: D'azur, au lion d'or, armé et lam- 
passé de gueules, à deux coticesd'or brochantes, 
Vunesur les pattes du lion, Vautre sur la queue. 

Cimier: Un lion naissant d'or. 

Supports: Deux lions au naturel. 

Devise: Jussu Domini Dei. 

ASNIÈRES {(V) 

La maison d'Asnières, en latin de Asneriis, est 
originaire de la Saintonge, où elle eut pour ber- 
ceau un bourg de ce nom assez considérable avec 
château. Son ancienneté, la qualité de chevaliers 

dont ses membres furent revêtus dans les temps 
où cette dignité était personnelle, et toute mili- 
taire, ses services distingués, lui donnaient un 
rang honorable dans la noblesse de sa province, 
à côté des sires de Pons, ses suzerains, avec les- 
quels elle s'est efforcée d'établir de nos jours une 
origine commune. 

La maison d'Asnières s'est divisée en deuxbran- 
ches à la mort de Robert d'Asnières en 1667 qui 
laissa : 

1° François d'Asnières, qui continua la souche, 
éteinte en 1784 dans la personne de son petit-fils 
Léon d'A., capitaine au régiment d'Agénois; 
2° Jean-Baptiste-François d'A., qui forma la 
branche de Villechenon. Elle était représentée par 
Robert Bernard, marquis d'A., colonel d'infante- 
rie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'hon- 
neur, mort en 1821, laissant un fils. 

La branche de Yillefranche, dont il subsiste 
encore un rameau. Celui des marquis d'Asnières- 
la-Châteigneraye fut formé vers 1565 par Olivier 
d'Asnières de Maisonnay. 




' t- 



Jean d'Asnières, rejeton de cette branche, issu 
d'Obvier à la cinquième génération, naquit en 
1738. 

11 était maréchal des camps et armées du roi, 
chevalier de Saint-Louis. En 1770, il obtint, en 
considération de ses services et de son origine, 
que la baronnie du Petit-Château et les six châtel- 
lenies du Bourg-Bastard, de la Tardière,de Saint- 
Pierre-du-Chemin, de Saint-Marsault, de Marillet 
et de Fraigneau seraient unies à la terre de la 
Chàteigneraye et érigées en marquisat sous les 
noms à'Asnières-la-Chateigneraye, et non pas 
simplement delà Chàteigneraye. 

Le marquis d'Asnières-la-Chateigneraye monta 
dans les carrosses du roi le 17 décembre 1781 en 
vertu des preuves faites devant Chérin. Il est mort 
le 3 janvier 1824; laissant deux fils. 

Armes: D'argent, à trois croissants de gueules. 

ASSAILLY (cT) 

Le quatrième grand maître 
de Saint-Jean de Jérusalem, 
en l'an 1167, était un cheva- 
lier île Saint-Jean, du nom 
de d'Assailly, ou d'Assalit. 

Le nom original est en 
effi l Assalitus qui signifie 
m latin du moj en âge: armé 
de pied en cap. 

< m retrouve au xvin* 
siècle, dans le pays de Bé- 
ziers el de Rodez, des d'As- 
sailly, qualifiés viguiers ou 
vicomtes de I taxés, où ils 
s'allièrent à la famille de Mirepoix. 

Par suite d'une alliance avec une demoiselle de 
Barazan, la famille s'établit en Poitou et sous 
is XIV, un d'Assailly, qui avait épousé- une 
demoiselle Gulien de Cencize, élevée à la maison 
aie de Saint-Cyr, esl qualifié de seigneur de 
la Salmondière et autres lieux en Poitou. Son père 
avait commandé l'arriére-ban du Bas-Poitou. 

Sun fils épousa M"e de Sahuguet d'Amarzit 
d'Espagnac, petite-tille du baron d'Espagnac, his- 
torien et ami du maréchal de Saxe, gouverneur 
des Invalides. 

Charles, comte d'Assailly, ministre plénipoten- 
tiaire, épousa M" 1 ' de Lasteyrie du Saillant dont 
la mère était M" e de la Fayette, fille du général, 
marquis de la Fayette. 

Armes : De gueules, à Irais lis au naturel, 2 
ell. 

Sipports: Deux lions. 

Devise : .1 Itisis terris. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1» Assailly (Octave-Charles, C d 1 ). — 
Résidences : rue Lincoln. 2, à Paris, et ch au 






— 299 - 



300 - 






de la Salmondière, par Niort (Deux-Sèvres). 
A. épousé M"" de Cunin-Gridaine. V.ww rs: 
a) isabelle : b) Antoine. 

2° A. i\"'' Arthur). — Résidence : \\\\o 
Las-( lases, 12, à Paris. 

3° A. (Alexandre-Charles-Camille-Oscar 
(V). major au 17'' chasseurs à cheval, à 
Neufchâteau i Vosges). 

ASSAS [d'). 

De cette famille noble était Louis, «lit le cheva- 
lier d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne, 
qui, se trouvant en 1760 à l'affaire de Closter- 
Camp ave.- son régiment, près d'un bois, pendant 
la nuit, s'y avança seul pour le fouiller, de peur 
que sa troupe ne fût surprise ; il y rencontra des 
ennemis embusqués, qui l'entourèrent aussitôt et 
lui présentèrent une douzaine de baïonnettes sur 
la poitrine, <'\\ le menaçant de mort s'il disait un 
mot. Abus, se tournant du côté de son détache- 
ment, il lui cria avec intrépidité : Auvergne, fais 
feu. ce sont les ennemisl et, clans le moment, il 
tomba frappé de plusieurs coups. 

Le roi Louis XVI, voulant transmettre à la pos- 
térité la mémoire de ce trait de patriotisme, a 
créé en 1W7 une pension de 1,000 livres, hérédi- 
taire et perpétuelle en faveur de la famille de ce 
nom, jusqu'à l'extinction des mâles. 

Armes: D'azur à trois /leurs de Us épanouies 
d'or. — Alias : D'or, au chevron d'azur, accompa- 
gné en chef de deux pins de sinople, et en pointe 
d'un croissant du second; au chef du même, 
chargé de trois étoiles du premier. 



ASSIER fef). 




Originaire du Languedoc, 
cette famille a formé plu- 
sieurs rameaux. Un Jean 
d'Assier, fils de Barthélémy, 
fut pendant quarante ans 
président du conseil souve- 
rain. Il reçut en février 1768 
des lettres de noblesse du roi 
Loui- XV. 

Armes: D'argent, d trois 
bandes de gueules. 



Devise 
trempe. 



Suis de hou, i:' 



Branche de Valenches 
Détachée du tronc et fixé.- dans le Forez. On 
trouve dans l'obituaire de Montbrison, en 1397, 
Jean Assier, prêtre, fils de Pierre Assier de Valen- 
ches, qualifié egregius vir dominus. Possesseurs 
depuis prés di iècles de la terre, dès long- 

temps seigneuriale de Valenches, les représentants 
de cette maison figurent brillamment dans les 



guerres de religion, au parlement des l >omb 
dans le clergé, dans l'armée, el eontracrenl les al- 
liances les plus distingué) 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

r Assier de Valenches (Charles <T). 
capitaine-commandanl au 13 e cuirassiers, à 
Chartres i Eure-et-Loir) : 

2° Oncle : A. de V. < Victor-Emma- 
nuel cT i. Résidence : château de Valen- 
ches, par Saint-Jean-Soleynieux (Loire), 
marié en 1849 à Emmerv. de Grosiei lx. 

Enfants : a) Amélie -Jeanne, mariée à 
Pierre de Chavigny; b) Valentine, reli- 
gieuse; c) Charles-Paul-Maurice, secrétaire 
d'ambassade; d) Eugénie-Pauline-Marie-Ma- 
deleine; 

3° Branche puînée : 1° Hippolyte-Raoul, 
à Feurs (Loire); 2° Pierre-Charles, château 
de Riorges, par Roanne (Loire). 

ASSY (<f). — Voy. Geoffroy : Morell. 

ASTANIÈRES (d). 

Cette famille est originaire de Normandie. Un 
de ses membres se fixa en Languedoc en 1575. 

Un d'Astanières fut page du roi Louis XVIII en 
1825 et entra dans un régiment de hussards dans 
lequel il resta jusqu'en 1830. 

Armes : D'argent, à trois fusées de gueules, 
au chef chargé d'un croissant de sable, accosté 
de deux étoiles du même. 

Ou : De gueules, à trois fasces d'argent, au 
chef d'azur chargé d'un croissant d'argent, ac- 
costé de deux étoiles d'or. 

ASTIER DE LA VIGERIE. 

D'Astier, province du 
Languedoc, filiation établie 
jusqu'en 1680, par les preu- 
ves de Malte d'Antoine- 
François< îeoffroy d'Astier, 
le 20 janvier 1828 (branche 
latérale éteinte), qui a reçu 
le titre de comte, le 25 juin 
1845. 

Titre héréditaire de ba- 
ron ; lettres patentes du 
février 1825 fit du 26 août 
1829, et, pour transmission : 
lettres patentes du h", avril L840, etbrevet dm- 
Uture du 6 juillet 1858. 

Le nom de La Vigerie provient d'une terre ac- 
quise en 177 1 el aliénée en 1841. 




I 



_ 301 — 



— 302 — 



Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au 'che- 
vron d'argent chargé de (rais quinte feuilles 
de gueules, et accompagnée en pointe d'une 
ancre d'or, accolée de son câble aussi d'or 
(lettres patentes du titre de baron); aux 2 et 3 
d'or à la bande alaisée de sable (anciennes 
armes de la famille d'Astier, d'après les preuves 
de Malte). 

REPR ÈSEN TA NTS A CTUELS : 

1° Astier de La Vigerie il!"" Emma- 
nuel-RaouUr), lieutenant d'artillerie, marié 
à Catherine-Louise de France, dont : 
a i Louis : b) Maurice. Résidence : l, ave- 
nue de Tourville, à Paris : 

2° A. de La V. (Raoul-Olivier cf), frère 
du précédent, ancien officier d'artillerie, 
marié à Jeanne de Montalivet, donl : 
a) Jean : b) François. Résidence : il. rue 
de ( lourcelles, à Paris. 



1 oy. Daleste 



ASTIER D'USSEL. 
D'Astier d'Ussel. 

ASTORG (ffl). 



La maison d'Astorg où d'Astorgue est originaire 
d'Auvergne, el sa filiation remonte aux premiers 
temps de la féodalité. Elle formait deuxbranches. 
La branche cadette avait fixer en Espagne, 

d'où un de ses membres revint vers la fin du \ir 
siècle, avec Raymond, comte de Toulouse, et le 
suivit en Palestine. 

1 stte famille tenait un rang distingué dans 
l'Auvergne, où elle possédai! les terres et les sei- 
gneuries de Vaudelin.de Monteroy, de Chaludet, 
de la Feuillade, etc. 

Le premier personnage connu de cette famille, 
Pierre Astorg, d'Aurillac, seigneur de Laval et co- 
seigneur du Chalier, en Auvergne, cité en 1289, se 
trouve compris dans une revue d'hommes d'ar- 
mes, avec plusieurs barons et chevaliers. 

lu Jean d'Astorg, écuyer, seigneur de Chaludet, 
lit liommage au roi comme duc d'Auvergne le 
1er juillet 1(569. Une de ses filles, Marie d'Asti 
fui reçue à Saint-Cyr, le 22 janvier rr.^. mu- ils 
preuves de sa noblesse remontée par titres jusqu'à 
Pierre d'Astor 

La famille d'Astorg a joui des honneurs de la 
cour, et a été admise à monter 'huis les carrosses 
du roi avec le titre de . le 21 janvier 1789. 

La branche aînée s'est éteinte dans la personne 
du comte d'Astorg, député, décédé en 1828, -ans 
enfant mâle. Elle portait : De sable, à un faucon 
d'argent, longé et grilletê d'or, posé sur une 
main gantée aussi dor, et accompagnée en chef 
de deux /leur* de lis dargent, et en pointe d'une 



demi-fleur de lis du même, mouvante de l'extré- 
mité du /hoir droit de Vécu. 
La branche cadette est seule survivante. 

Armes : D'or, à l'aigle éployêe de sable. 
Devise : Nihil me pave t. 



ATTANOUX (d '). 
d'Attanoux- 



Voy. Bernard 



AUBAREDE (d"). 

Famille originaire du Lyonnais ayant possédé, 
en 1690, la seigneurie de Bellegarde. 

Il y a eu une famille Aubarède d'Astorg anoblie 
le 20 décembre L678, qui ne se rattache nullement 
à cette famille. 

\kmi s : D'azur, au chevron d'or accompagné 
de trois roses de gueules tigées de sinople. 

Ou : D'argent, au chevron de gueules accom- 
pagné de trois pensées au naturel; au chef du 
second chargé d'une tète de lion. 

AUBE DE BRACQUEMONT. 

1 tte famille est originaire de Picardie où elle a 
possédé pendant longtemps la terre de Bracque- 
mont, dont elle a pris le nom. 

Le premier auteur connu esl Quentin-Aubé, 
écuyer, seigneur de Bracquemont, mort en L483, 
laissant deux «'niants de son mariage avec Clé- 
mence de Lécourt. On compte dans la famille «1rs 
chevaliers, un gouverneur de Montdidier, en 1592, 
plusieurs capitaines des armées du roi. 

Armes : De gueules, à huit losanges d'argent 
appointés en croix. 

AUBER (cP). 

Famille originaire de Normandie, et établie de- 
puis en Agénois, qui, par la perte des monuments 
de son ancienneté, dans un incendie arrivé en 
1581, dans la maison de Raymond d'Auber (auteur 
du quatrième degré), ne peut aujourd'hui remon- 
ter sa filiation qu'à Jeannot ou Jean d'Auber; ce- 
pendant cette famille possède encore les titres an- 
térieurs de cette époque. 

Jeannot ou Jean d'Auber. cité ci-dessus, écuyer, 
neur de Peyrelongue, demeurant à Marmande, 
vivait en 1478. 

François d'Auber, qualifié chevalier, seigneur 
de Peyrelongue, gouverneur pour le roi de la ville 
de Cental en Piémont, en L555, fut nommé par 
le roi Henri II, le 10 juillet 1557, capitaine d'une 
compagnie de 300 hommes de pied. 11 soutint en 
1558, le siège de Cental contre les Impériaux, et 
servit avec beaucoup de distinction dans les 
guerres de son temps. Il avait été nommé le 7 
septembre 1550, capitaine de Saint-Michel en Pié- 



303 — 



304 



mont, par lettres d'Henri II. roi .1,' France. On F 
trouve compris avec Pierre et Raymond d'Auber, 
Bes frères, dans la convocation îles nobles du ban 
et arrière-ban de la sénéchaussée d'Agénois, du 
1(1 mars 1557, et il obtinl le 26 mais L558, conjoin- 
tement avec eux, une ordonnance du lieutenanl 
général de la sénéchaussée de Bazadois, par 
laquelle ils furent employés au rôle et cotisés à la 
contribution dudit ban et arrière-ban de cette sé- 
néchaussée. 

Jean-Baptiste d'Auber, marquis de Peyrelongue, 
écuyer, fui reçu page 'lu roi en sa petite écurie, 
sur les preuves de son ancienne noblesse, faites 
le / juin 1702 ; mousquetaire de lu seconde compa- 
gnie, le 1er juillet L765; écuyer du roi le 13 sep- 
tembre 1T7S; capitaine au régiment du roi, cava- 
lerie, le 13 septembre 177.»: chevalier de Saint- 
Louis, avec le brevet de marquis et le rang de 
lieutenant-colonel, le s mai HX7}. 

Armes : D'azur, à un j>ai d'argent accosté de 
quatre étoiles d'or, posées 2 de chaque côté, l'une 
au-dessus de l'autre; au chef de gueules, chargé 
d'une fasce ondée d'argent. 



AUBERGUE (#). 

Cette famille est originaire de la Provence qu'elle 
n'a presque jamais quittée. 

Elle a été anoblie par une charge de secrétaire 
du roi près le parlement de Dijon. Nous croyons 
cette famille éteinte dans ses mâles. 

Armes : D'azur, à la tente d'argent accostée 
de deux lévriers assis an même, le tout posésur 
toi terra l)i de sinople ; en abîme, an panache 
accompagné de trois étoiles, une en chef, deux 
en flanc, le ton l d'argent. 

AUBERJON (d). 

Famille no] de (lu diocèse de Narbonne en Lan- 
guedoc, et connue depuis le milieu du xvi'-' siècle. 

Louis d'Auberjon, qualifié noble, seigneur de la 
Chevalinière, venu de l'Isle de France, fut protégé 
par les dames Madeleine et Eléonore de Bourbon, 
tantes du roi Henri IV. 11 lit en 1552 l'acquisition 
du domaine de Pechgaufv, auquel il donna le nom 
de la Chevalinière. Il fut enterré le 14 novembre 
1555 dans la cbapelle de Fanjeaux, où toute sa 
postérité eut droit de sépulture. 

Raymond d'Auberjon fut maintenu dans sa 
noblesse par M. deLamoignon,le3 novembre 1697. 

Cette famille compte plusieurs officiers dans 
l'armée, des chevaliers de Saint-Louis. 

On présume que cette famille pourrait bien être 
issue des Auberjon-Murinais du Dauphiné. 

Chesnaie fonde cette idée sur ce que le nom 
d'Auberjon n'est point commun. 



Armes 

et 1. 



D'azur, à sic besants d'or, posés 3, 2 




AUBERT (d'). 

Famille originaire de lire 
tagne comptanl treize de 
grés. 

Parmi les pièces cou ier 
vées aux archives de cette 
famille, on trouve : 

1" Un bref de la cour de 
Rome en date du ') avril 
1502, qui concède plusieurs 

privilèges à < i-uillaui l'Au- 

berl ei à ( ruillemette de 
( îhalus, son épouse, en re- 
connaissance de bons servi- 
ces rendus par celui-ci. 

2° Une lettre de Henri III, 
en date du 24 octobre 1575, 
par laquelle Sa Majesté accorde à son amé et féal 
Pierre d'Aubert, seigneur de La Criblerie, écuyer 
de son écurie, la charge et conduite d'une compa- 
gnie de cent chevau-légers. 

3° \ T ne autre lettre de Henri 111, datée du :i sep- 
tembre 17S7, portant exemption, en faveur de 
Pierre d'Aubert, seigneur de Fa Criblerie, de 
Tartoul et Boisbriant, terres situées au pays de 
Bretagne et du Maine, du fait et contributions 
aux ban et arrière-ban. 

4° Preuves de noblesse de François- Charles- 
Ccesar d'Aubert, pour être admis au nombre des 
pages du roi, du 8 avril 1790, reçues par d'Hozier. 
Cette famille a produit aussi un défenseur du 
Mont-Saint-Michel, ainsi que l'on le voit par le 
nom (d les armes d'un de ses membres, gravés 
sur une carte originale conservée au château 
même. 

Armes : Bégueules, à trois >miilh'ls d'or, 2 et 1. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Aubert (François-Jules d'), demeu- 
rant à Laval. 

2° A. (Louis-Chârles-Marie d'), marié à 
Marie-Thérèse Tiger de Rouffigny, demeu- 
rant ;i Laval et au château du Guémadeuc- 
PJéneuf (Gôtes-du-Nord), dont : a> Louis- 
Joseph-Marie d'A. ; b) Marie, mariéeà René 
de Farcy, lieutenant au 70 e régimenl d'in- 
fanterie : c) Marguerite. 

3° A. (Joseph <#'), marié à Henriette du 
Breil de Pontbriand, demeuranl au châ- 
teau <b' la Hauguemorais-Saint-Potan (( y>U-<- 
du-Nord 1. donl : a) Joseph : b) Henri : c)Guil- 
lemette; d) .Mûrie 

4° A. 1 Emilied' I, mariéeà Léonard Drouet 

DE MONTGERMONT. 






— 305 — 



AUBERT DU PETIT THOUARS. 

La famille Aubert, anoblie le 26 juin 1714 était 
originaire de l'Anjou, où la souche habitait le 
château de Boumois, près de la ville de Saumur. 
Elle a produit, entre autres rejetons : Louis-Marie 
Aubert du Petit Thouars, célèbre botaniste, né en 
1758; Aristide, frère du précédent, capitaine de 
vaisseau, qui commandait le Tonnant, au combat 
d'Aboukir, où il périt le 1er ao ùt 1798; l'amiral 
Abel Aubert du Petit Thouars, qui fut désavoué 
en 1842 pour avoir expulsé des Etats de la reine 
Pomaré le missionnaire Pritchard, auquel les 
< ïhambres votèrent une indemnité. 

En revanche, ses concitoyens lui offrirent une 
épée d'honneur, et, en 1848, il fut nommé repré- 
sentant à l'Assemblée législative 

Armes : D'azur, à un haubert <r<>r. 

AUBÉRY. 

Vatan, autrefois Vastan, dont les Aubéry por- 
tèrent le nom, et dont ils firent ériger la seigneurie 
en marquisat, est une petite ville du Berry remon- 
tant au ve siècle environ, et dans laquelle les 
Templiers possédèrent des biens el un couvent. 

La famille Aubéry (dont le nom s'est écrit quel 
quefois Aubry), a possédé les seigneuries de Jully 
et de Ponthit'u. Elle n'était saillante ni par son 
origine, ni par son ancienneté. Paris étail son 
berceau. Elle fut maintenue dans sa noblesse le 
30 juin 1705. Robert Aubéry, président de la 
chambre des comptes, avant épousé Claude de 
Prélevai qui lui apportai! l'héritage des Maricourt 
et celui des du Puy, les terres de Vatan, les lit 
ériger en marquisat par lettres du mois d'août 
1650. Le côté éminent de la position des Aubéry 
venait de leurs alliances. Ils en formèrent de con- 
sidérables avec les premières maisons du royaume. 

Armes : D'or, à cinq (rangles de gueules. 

AUBIER DE RIOUX. 

Très ancienne famille d'Auvergne, et des mieux 
alliées, qui a habité alternativement la ville de 
Glermont et les châteaux qu'elle a possédé-, dans 
la campagne. 

Il paraît, par la production des titres de cette 
famille, qu'un grand nombre d'autres ont été la 
proie de trois incendies : le premier, commis par 
les troupes qui pillèrent le château de Rioux pen- 
dant les guerres de la Ligue, est prouvé par acte 
de l'année 1654 ; le second, à Laqueuille, l'est par 
monitoire de l'année 1683; et le troisième, de l'an 
1730, est établi par des procès-verbaux juridiques. 

Par ce qui est échappé de ces incendies, il 
parait que le premier connu de cette famille est 
Perrot d'Aubier, l'un des 23 écuyers menés à 
Bourges par André de Chaumeguy ou Ghauvignv. 
en 1356. 

Par arrêt contradictoire du 26 février 1780. cette 



— 306 — 



famille a été maintenue dans le droit et possession 
de sa noblesse ancienne. 

Armes : D'or, un ihevronde gueules, surmonté 
de deux molettes d'éperon d'azur, arec un croi 
sant aussi d'azur. 

AUBIGNÉ0/T. 

Il n'y a presque point de province en France 
où l'on ne trouve des gentilshommes du nom 
d'Aubigné, mais ils ont tous des armes différentes] 
Ils tiennent leur nom delà terre d'Aubigné en An- 
jou, à une demi-lieue le Martigny-Brien. 

Le premier de cette maison fut olivier d'Aubi- 
gné qui vivait vers 1200. 

Armes : De gueules, au lion d'hermine, cou'. 
ronné, armé et lampassé d'or. 

AUBIGNY en. 

Le nom d'Aubigny est porté par un grand 
nombre de personnes dont il est impossible d'éta- 
blir la véritable origine. 

En effet, les nobiliaires ne font mention de ce 
nom que d'une manière générale et n'indiquent 
aucun auteur commun qui permette de rattache! 
entre elles les diverses familles existantes. 

Non seulement le nom.de d'Aubigny est très 
répandu dans toutes les parties de la France! 
mais il est porté comme surnom par plusieurs 
familles dont deux d'entre elles émirent jadis des 
prétentions au sujet de la prétendue usurpation 
de ce nom par deux personnes étrangères à la 
famille. 

On se souvient de ce procès qui occupa quel- 
que temps, sous l'Empire, les chroniques mon- 
daines. 

MM. Cochon (père et fils) avaient été autorisés; 
par décret du 12 mars 1859, à substituer à leur 
nom celui de d'Aubigny. Un double pourvoi fut 
formé par les membres de la famille Morel d'Au- 
bigny et par ceux de la famille Henrys d'Aubi- 
gny. Mais le conseil d'Etat, sur les conclusions de 
M. Ernest Baroche, commissaire du gouverne- 
ment, rejeta les deux pourvois, attendu que le 
décret attaqué ne causait aucun préjudice aux op- 
posants. 

MM. Cochon père et fils continuèrent donc à 
s'appeler d'Aubigny. 

Il a existé en Poitou, en Bourgogne, en Bretagne 
et en Artois des familles qui portaient : 

Artois : D'azur, à trois chevrons alésés d'or. 

Bourgogne : D'or, à la. bande de gueules 
chargée de trois lionceaux d'argent. 

Bretagne : D'argent, à la fasce de gueules . 
chargée de trois besanls d'or. 

Poitou : De gueules, à trois châteaux d'or. 






:;07 



- 308 — 



Parmi les familles du Poitou, nous trouvons 
celle des Leret d'Aubigny, qui se îixa dans le 
Maine vers 1700. 

On trouve une filiation directe jusqu'en 1400. 

Elle fut maintenue dans ses privilèges en L696. 

Elle est alliée aux de Chantemesle, de Soland, 
de Charencey, de Boynes. 

i tte famille possède le flef de Boisdoublet, 
dont les armes sont : D'azur aux glands d'or. 

Armes: De gueules, à trois fasces ondées d'ur- 
gent. 

Casque de chevalier taré de profil, orné de ses 
lambrequins. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Aubigny 'O. Leret d'h ancien vice- 
président du Conseil de préfecture de l'Orne, 
fils d'Alphonse Leret d'Aubigny, député 
de la Sarthe, officier de la Légion d'hon- 
neur, marié à M 1Ie M.-G. Desmaroux de 
Gaulmin, fille du baron Desmaroux de 
Gaulmin, ancien député et président du 
Conseil général de l'Allier, chevalier de la 
Légion d'honneur, dont deux fils: cm Albert 
ot b) Lucien. 

Voy. Drouet ; Duchat; Henrys ; Morell. 

AUBOURG DE BOURY. 

La famille Aubourg, originaire de Normandie, 
remonte à Guillaume Aubourg, seigneur d'Escri- 
pigny, reçu conseiller, notaire et secrétaire du 
roi. le 1*'> juin 1058, avec des lettres d'honneur, 
30 juin 1673: il acheta la seigneurie de Boury, érigée 
en marquisat et par lettres patentes de juin 1652, 
en faveur d'Emmanuel de Pellevé, et obtint pour 
lui et sa descendance la conlirmation du titre 
par lettres de juin 1686, en considération de ses 
services. 

Armes : D'azur, au lion d'or surmonté à dextre 
d'une étoile du même, et à sénestre d'une lame 
d'argent. 

AUCOURT ((V). — Voy. Barbier. 

AUDIBERT DE LUSSAN. 

La terre de Lussan, située en Languedoc, près 
de Bagnols et d'Uzés, avait été érigée en comté', en 
1645, ''ii faveur de la maison d'Audibert. 

La famille Audibert deLussan possédait des sei- 
gneuries importantes aux diocèses d*Uzès et de 
Viviers. Klle a donné cinq chevaliers de .Malte de 
1582 à 1719, des gentilshommes de la chambre du 
roi, des officiers généraux, un chevalier des ordres 
du roi, un archevêque de Bordeaux, primat d'A- 




quitaine. Les preuves de noblesse qu'elle a four- 

aaaj* j> . nies lors de la recherche de 
1666, établissant 88 filiation 
depuis Jacques d'Audibert, 
seigneur de Lussan, qui lit 

une re< naissance de lods 

le 21 mai 1477, el fournil au 
roi le dénombrement de sa 
terre, par acte du 16 avril 
1504. 11 testa le L2 janvier 
1514. 

i h < taspard d'Audibert, 
seigneur de Lussan , fut 
nommé capitaine d'infante- 
rie, le :;i aoûl L533, et reçut 
le 2 avril 1546 «lu duc de Guise, l'ordre de conduire 
en Italie cinq compagnies de gens de pied. 11 fui 
chargé parle roi de lever deux compagnies de gens 
île pied, au mois d'août 1556, et lit son testament 
avant de monter sur les galères pour se rendre en 
Italie. 

Un Jacques d'Audibert, seigneur de Lussan, 
baron de Valros, leva dans la province du Lan- 
guedoc, par commission dn duc de Montmorency, 
son cousin, au mois d'octobre 1627, un régiment 
d'infanterie de son nom, qui fut licencié après le 
siège de la Bochelle. Il fut nommé maréchal de 
camp le 4 juin 1655. C'est en sa faveur que les 
terres de Lussan, de Valros, de Saint-André-d'O- 
lérargues, de Saint-Martin-de-Gareiret, furent 
érigées en comté par lettres patentes du roi 
Louis XIV, au mois d'octobre 1645. Les maré- 
chaux de France lui envoyèrent, le 4 novembre 
1664, une commission pour accommoder et termi- 
ner les différends des gentilhommes du duché 
d'Uzés. Le comte de Lussan fut maintenu par ju- 
gement souverain du 20 novembre 1668. 

Un autre Louis d'Audibert de Lussan fut aussi, 
en 1669, maréchal de camp. 

Le père du chef actuel de la famille, Alexis 
d'Audibert, fut gentilhomme de la province du 
Languedoc, garde du corps de Louis XVIII, et fit 
comme officier les campagnes de 1803 à 1815. 

Armes : De gueules, à un lion d'or armé et 
lampassé de gueules. 

AUDIFFRET (d') 

La maison d'Audiffredi, originaire d'Italie s'esl 
transplantée au xiii« siècle dans la vallée de Bar- 
celonnette. La branche ainée, lixéc en Piémont, a 
justifié d'une manière légale de l'ancienneté di 
noblesse, en remontant à l'an 1390 par-devant le 
Sénat de Turin, qui a rendu à cette occasion une 
sentence confirmative. Les branches cadettes éta- 
blies en France ont été maintenues du us leur no- 
blesse par jugement du 29 novembre L668, rendu 
sur production de titres originaux. D'Hozier, juge 
diurnes de France, dressa leur filiation en 169"/ 
pour l'admission de deux de leurs membres en 
qualité de pages du roi dans la grande et petite 






_ 309 - 



- :;10 — 



écurie. Il résulte de ce travail que lesdites 
branches descendent en ligne directe et masculine 
de Marcelin d'Audiffret, commandant du fort Jau- 
zier, qui était général au service de René, comte 
de Provence, roi de Sicile et de Naples, fil ses 
preuves de noblesse en 1464 pour recevoir le col- 
lier de l'ordre du Croissant. Elles ont contracté 
des alliances avec les maisons d'Albertas, deCas- 
tellane, de Pontevès, etc. La principale des bran- 
établies en France est titrée marquis depuid un 
demi-siècle, et un de ses membres a été appelé à 
la pairie par ordonnance du 3 octobre 1837. 

Armes : D'or, au cher, -du d'azur, chargé de 
cinq étoiles d'or, et accompagné en pointe d'une 
montagne de trois coupeaux de sable, celui du 
milieu surmonté d'un ['manu du même, la iéte 
contournée et la patte dexlre levée : à la bor- 
dure componée d'or et de sable de vingt-huit 
pièces. 

Couronne de comte surmontée d'un fer de flèche 
d'or. 

Supports : Deux faucons. 

Devise : Virlus omni obice major. 

Une branche cadette de la maison d'Audiffret, 
hérita, par substitution, du nom, du titre el des 
urines du «lue Pasquier. 

Denis, duc Pasquier, grand chancelier de 
France, adopta son petit-neveu, Gaston d'Au- 
diffret. 

Le duc Pasquier, était issu d'une famille noble 
et pour laquelle la baronnie de Goulans avait été 
érigée par lettres patentes de Louis XIV, confir- 
mées par d'autres lettres du roi Louis XV. 

11 avait été créé de nouveau baron en 1809, a 
majorât transmissible à son neveu Louis-Etienne 
Pasquier, conseiller à La cour de cassation, fils de 
Jules Pasquier, préfet de la Sarthe en L814, direc- 
teur de la caisse d'amortissement en L818. il reçut. 
par ordonnance royale du lii décembre 1844, le 
titre de due avec réversibilité sur la tête de Gas- 
ton, comte d'Audiffret, son petit-neveu, qu'il avait 
adopté. Il est décédé le 5 juillet 1862, el son fils 
adoptif a été confirmé dans la transmission du 
titre ducal par décret du 2 janvier 1863, sous le 
nom d'Audiffret-Pasquier. 

Armes : Ecart clé : aux 1 et 1 d'or, au chevron 
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or et accompa- 
gné en pointe (.l'une montagne de trois cou- 
peaux de sable, celai du milieu surmonté d'un 
faucon <i a même, Iq tète contournée et la patte 
dextre lèvre: à la bordure componnée d'or et de 
sable de vingt-huit pièces, qui est d'Audiffret: 
aux2et 3 de gueules, au chevron d'or accom- 
pagné en chef de deux croissants d'argent et en 
pot, iic d'un buste de licorne du même, qui est 
de Pasquier. 

Couronne ducale. 
Supports : Deux fa ucons, 



AUDREN DE KERDREL. 

Cette famille est originaire de Bretagne. < )n 
trouve un Raoul Audren, chevalier croisé en 
1248; Olivier Audren, archer dans une montre de 
Jean de Tournemine, reçue en 1356 à Saint-Ar- 
nould-en-Iveline. Prigent Audren, qui prêta ser- 
ment de fidélité au duc de lîretagne, en I \:\~, ; Jean 
Audren, abbé de Saint-Vincent du Mans, 1695- 
1720. 11 a existé en Bretagne trois autres l'ami lies 
du nom d'Audren auxquelles lé nobiliaire de M. de 
Courcy dit qu'on pourrait peut-être attribuer le 
chevalier croisé. Le blason que le musée de Ver- 
sailles donne au compagnon d'armes de saint 
Louis est celui de de Kerdrel. 

Armes : De gueules, à trois tours couvertes 
d'or et maçonnées de sable. 



AUERST.EDT (ffl). — Yoy. Davout. 



AUFREVILLE. 



Voy. Brochant. 




AUGIER DE MOUSSAC ET DE 
CRÉMIERS. 

Cette ancienne famille, 
qui a occupé pendant un 
siècle la place de lieutenanl 
général de la sénéchaussée 
de Montmorillon, est origi- 
naire d'( hdéans, qu'elle dut 
quitter par suite d'alliances. 

Un de ses membres fut 
pourvu d'une charge dans 
l'administration de la ville 
d'< >rléans, et fut même dé- 
puté pour complimenter le 
roi de France Charles V, ce 
qui prouverait qu'il tenait 
un rang élevé parmi ses concitoyens. 

Armes : D'or, à trois croix de sa h le pommelées 
par le haut et poser < en pal. 

AURAYDE SAINT-POIS. 

Cette famille, originaire de Normandie, est de 
noblesse très ancienne. Elle a pour auteur un 
Auray, écuyer. -ei-neur de Saint-Pois. 

Armes: Losange d'or et d'azur. 

AURELLE (7/ '). 

Ancienne famille, appartenant à la noblesse 
d'épée de la province d'Auvergne. Elle est connue 
•les 1250 et produisit sa filiation depuis 1360, pour 
monter dans les carrosses du roi. 

Parmi les personnages marquants, il faut citer 
un maître d'hôtel du roi, en 1446, un célèbre plé- 
nipotentiaire auprès de la République de Venise, 



— 311 



- 312 — 



en 151 l (Rigaud d'Aurelle, seigneur de Villeneuve, 
conseiller et maître d'hôtel du roi, sénéchal de 
Gascogne), neuf chevaliers comtes de Brioude 
(1256-1613), deux chevaliers de l'ordre de Malte, 
au xvnie siècle, de nombreux officiers et chevaliers 
de Saint-Louis. Cette famille a formé plusieurs 
branches dont les seules survivantes sonl : 

Branche des d'Aurelle de Palàdine 

Armes : Parti: au 1 d'azur, à trois chevrons 
d'or, au chef d'argent, chargé de quatre mouche- 
tures d'hermine de sable; au 2 V azur chargé 
de deux étoiles d'argent el une coquille deméme 
en chef, et, en pointe, deux besants d'or. 

REpRÉS EN TA N TS A CTl ~K LS : 

I Aurelle de Palàdine (M'" douai- 
rièrecf'), veuve du général. Résidence : Châ- 
teau de Saint-Loup, par Neuilly-le-Réal 
(Allier). 

2° A. de P.. maire, à El-Biar (Algé- 
rie). 

3° A. de P. (Marc d'), docteur en méde- 
cine 7'.». rue du Bac, à Paris. 

Branche des d'Aurelle du Cornais 

Armes: D'azur, au lion 
grimpant d'or, arme et 
lampassé de gueules accom- 
pagné en chef de deux étoi- 
les d'or, et en pointe d'un 
croissant du même. 




Devise : Virtus. honor. 

1° Auralle du Cor- 
nais (Eugène, Y te d), à 
Bajolet, par Grevant 
(Puy-de-Dôme). 
2° A. du C. (Théophile. V te ef ), fils du pré- 
cédent, cité Chabrol, à Clermont-Ferraim 
(Puy-de-Dôme). 



Branche des 



d'Aurelle Montmorin Saint 
H khi-: m 

Maison des plus illustres et des plus anciennes 
d'Auvergne. Connue dès l'an '.'(M). 

Illustrations nombreuses dans les armes, l'ad- 
ministration et le sacerdoce. Un gouverneur d'Au- 
vergne, qui refusa d'exécuter la Saint-Barthélémy 
dans la province. Plusieurs gouverneurs de Fon- 
tainebleau. Un ministre des Affaires étrangères 

57-1792), chevalier de la Toison d'or, arnba 
deur en Espagne. Un évêque d'Agde (1440), un 
archevêque de Vienne (1693). Un évêque die: de 
Langres (1131), commandeur du Saint-Esprit. 
Plusieurs chanoines comtes de Lyon, de Brioude, 



des chevaliers de Malte, trois chevaliers de L'ordre 
'lu Saint-Esprit. 

Cette maison esi aujourd'hui représentée par la 
famille d'Aurelle Montmorin Saint Hérem, qui lui 
a été substituée, par ordonnance royale de 
Louis XVIII en 1816. 

Armes: Cette branche écartelle les armes des 
d'Aurelle du Cornais, aux 2 et 3 du blason des 
Montmorin qui es/ de gueules, semé de molettes 
d'éperon d'argent, au lion du même, brochant. 

Devise : Virtus, honor. 

1° Aurelle Montmorin Saint-Hérem 
(C tesse douairière d'), née de Rigauld. Rési- 
dences: Château de LaBarge, par Courpière 
(Puy-de-Dôme), et à Maringues (Puy-de- 
Dôme) ; 

2° A. M. S l .-H. (Hugues, C^ d'), chef de 
la famille, commandanl d'état-major, à 
l'état-major du 13 e corps d'armée. Rési- 
dences: Clermont-Ferrand ; château de; La 
Barge, par Courpière (Puy-de-Dôme), el 
château de Martilly, par Saint-Pourçaint 
(Allier), marié à N..., née de Fontenoy. 

Enfants: a) Calixte; b) Jacques; c) Hed- 

3° A. M. S 1 . -H. (Gaston, V te d'), frère 
du précédent, capitaine au 33 e régiment 
d'artillerie. Résidences: Poitiers, el château 
«le Vandeleigne, par la Crèche (Deux-Sè- 
vres), marié ;i X..., née de Talhouet Boi- 
saurand, dont : Anne; 

1" A. M. S 1 . -H. (Auguste, Y 1 " d'), onde 
des deux précédents, château de Chaudian, 
par le Breuil (Allier), marié à X.... née de 
Long-ueil, dont: Henriette. 

AUTANE (d'). 

Seigneurs d'Autane, Val- 
benoît, Bésignan, Bonne- 
val-Sainte-Marie en Val, 
d'Oulle, Piégon, Volonne. 

I d'Autane sont origi- 
aaires du Dauphiné. 

Dès l'an L215, ils exis- 
taient déjà, témoin le docu- 
ment du 2~< juillet de Cl 

même anm' i I >ragonei et 

Raymond deMévouillon ren- 
dent sentence arbitrale sur 
1,. différent survenu entre 
Armand d'Autane et Peles- 
tort de Bourdeaux, son gendre, d'une paît, et 
Rostain g d'Autane, Rolland et Ripert, ses frè] 







— 313 



311 - 



au sujet d'injures, destructions de maisons, dom- 
mages, homicides et autres méfaits. 

Le 11 mai J;2r>(), Guillaume d'Autane, fils et héri- 
tier de Guillaume, son père, fait un acte ]>ar lequel 
il promet d'exécuter les dernières volontés de son 
père mort au temple de Saint-Jean-dAcre. 

En 1465, Claude d'Autane meurt sur le champ de 
bataille de Montlhéry. 

En 1594, Pierre d'Autane, capitaine de dragons 
au régiment de Normandie, s'établit définitive- 
ment en Provence à la suite de son mariage avec 
Marguerite de Requiston, fille de Melchior, sei- 
gneur d'Allons (Basses-Alpes) et de Madeleine de 
Rochas. 

Ses frères aines continuent à habiter le Dau- 
phiné, où ils forment des branches aujourd'hui 
éteintes. A cette époque, la famille se trouve très 
divisée parla part active qu'elle prend aux luttes 
religieuses qui désolent cette malheureuse pro- 
vince. 

Vers cette même époque, Claude d'Autane, à ce 
que nous croyons, frère de Pierre, vienl aussi 
s'établir en Provence, près Forcalquier, où il 
forme une branche qui a donné à Manosque 
plusieurs consuls et continue dignement la pos- 
térité. 

Cette branche est aujourd'hui éteinte. 

En 1789, Jean-Charles-François d'Autane, an- 
cien officier au régiment de Lorraine, lieutenant 
des grenadiers royaux, au régiment de Lionois, 
coseigneur d'Allons. Sausses et Roquebrune, 
présente ses preuves de noblesse pour être ins- 
crit au rang des gentilshommes du corps et ordre 
de la noblesse de Provence, qui ont voix délibé- 
rative aux assemblées des trois ordres de cette 
province. 

Les paroles qu'il lui a été donné de prononcer 
•huis cette assemblée sont empreintes d'une sagesse 
et d'une modération qui lui font honneur. 

lui L792, il émigré en Italie et fait partie de 
l'armée de Condé. 

Il est mort à Paris pendant la Restauration; il 
était chevalier de Saint-Louis et qualifié marquis 
dans les actes publics. 

De son mariage avec M"« de Bardonnenche, il a 
laissé, entre autres enfants, une fille, Caroline, qui 
est devenue la mère des trois généraux : Douay, 
Gustave, chevalier de Malte, et Charles. Ce der- 
nier, officier distingué, fut honoré de l'estime de 
Mgr le duc d'Angoulème, qui tint sur les fonts 
baptismaux le premier enfant né de son mariage 
avec M"e de La Bruyère de Montélimar. Il tit sous 
les ordres de ce prince la campagne du Midi à la 
tête d'une compagnie du 10 e , et se conduisit vail- 
lamment au pont de la Drôme. Il fit partie de la 
garde royale et mourut colonel du 3e de ligne, 
assassiné à Toulon par un sous-officier de son 
régiment. Il a été reconnu que la balle dont il fut 
atteint n'était pas dirigée contre lui. Il avait alors 
quarante-deux ans. Il était officier de la Légion 
d'honneur, chevalier de Saint-Louis, chevalier de 
la Couronne de fer d'Autriche. 



De son mariage avec M 11 ** de La Bruyère de 
Montélimar, il a laissé deux fils morts aujourd'hui: 
( lharles et Anatole. 

Cette famille a donné deux chevaliers de Malte : 
.1. an (1549), Gustave (1792). 

Alliances : De Rivière, deRosans, de Bésigrian, 
d'Agoult de Vallavoire, de Charavelle, de Requis- 
ton, de Michel, de Mairan, de Gallice, de Mont- 
blanc, de Demandoles, d'Henri de La Mottière,de 
Bardonnenche, de La Bruyère. 

Armes : D'argent, à la croix de gueules, au 
chef d'azur chargé de trois étoiles d'ar. 

Devise : In hoc signum roburmeum. 
AUTARD DE BRAGARD. 

La famille Autard, dont le nom se trouve mêlé 
aux guerres civiles de la religion du Dauphiné, 
remonte à Bfalthazar Autard. surnommé Bragard, 
(des mots, dit-on, garre-bras ou garre sou bras), 
capitaine de compagnies de cent hommes d'armes, 
qui lit toutes les campagnes du connétable de Les- 
diguières. 11 s'empara d'Orpierre, dont le gouver- 
nement lui fut conte', et Chorié dit qu'il fut anobli 
par lettres patentes du mois de février 1G07, véri-- 
fiées au parlement d'Aix et données en récom- 
pense des grands services qu'il avait rendus au 
parti catholique 

Armes: D'azur, à une outarde d'argent, bec- 
quée, membrée et allumée de gueules, tenant 
au bec un rameau d'olivier de sinople, accom- 
pagnée en chef , au canton dextre, d'une étoile 
d'or. 



Yuy. Chappe; 



AUTEROCHE (cT). - 

LOYNES. 

AUTHIER {du). 

La maison du Authicr tire son origine de la 
province du Limousin, et de la paroisse du Cous- 
sac, où étaient situées ses premières possessions. 
Une ancienneté remontée à plus de 500 ans, des 
services et de bonnes alliances lui assurent un 
rang distingué dans l'ordre de la noblesse. Elle 
est connue dès le milieu du xnie siècle, et était 
déjà décorée de la chevalerie en 1340. N< s rois 
ont donné, dans diverses occasions, des marques 
d'estime et de confiance aux seigneurs du Authier, 
qui, de leur côté, se sont signalés dans tous les 
temps par leur fidélité et leur attachement à leurs 
souverains. Le roi Louis XI donna une commis- 
sion très importante à Antoine 1er du Authier, 
en l'employant à la garde de la ville de Bordeaux, 
menacée par les Anglais. Il lui accorda en 1480, 
des lettres de sauvegarde pour son château et ses 
propriétés. 

Cette famille compte plusieurs officiers géné- 
raux et des chevaliers de plusieurs ordres. 















— 315 — 



— 316 



Armes : De gueules, à la bande d'argent, ac- 
compagnée en chef d'un lion d'or, et en pointe, 
de (rois vanets du mena 

AUTICHAMP {d'). — Voy. Beaumont. 

AUTRYu/ï 

Terre el baronnie en Champagne, diocèse de 
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur delà 
maison de Thuisy, dans la branche des marquis 
de Thuisy, seigneurs de Vraux, donl L'auteur est 
Jérôme de Goujon-de-Thuisy, premier du nom, 
qui vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace 
de Goujon-de-Thuisy, chevalier, marqnis de 
Thuisy et comte d'Autry, petit fils de Jérôme, au- 
teur de la lu-anche , né en 1063, reçu conseiller au 
grand conseil le 24 août 1658. 

Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che- 
vron d'or, accompagne de trois losanges du 
même, qui est de Goujon : aux 2 et 3 de gueules, 
au sautoir engrêlé d'or, cantonné de quatre 
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuisy. 

AUVERS (#). 

Famille originaire de Normandie ; elle remonte 
vers 1596, et a été maintenue dans sa noblesse le 
13 août 1666. 

Armes : D'or, à l" croix engrélée de sable, qui 
est de Marin; ecartelé d'argent, à deux fasces 
d'azur, accompagnées de six merlettes de 
gueules, 3, 2 et 1, qui est de Sainte- Marie. 

Devise : Forte fidelisque simul. 

AUVRECHER D'ANGERVILLE. 

Cette famille est originaire de Normandie. 

Les seigneur- d'Auvrecher d'Angerville, qui 
faisaient une branche de la maison «les comtes de 
Tancarrille, étaient maréchaux héréditaires de 
Normandie. 

Dans la liste de la noblesse qui accompagna 
Robert, duc de Normandie, à la conquête de la 
Terre-Sainte, l'an 1096, sont compris les sires 
d'Angerville d'Auvrecher. 

Guillaume d'Angerville, maréchal héréditaire de 
Normandie, possédait la terre d'Auvrecher. sous 
1- dernier duc de Normandie, avec un tief à Fau- 
guernon; ce qui parait par un aveu rendu au roi 
Philippe-Auguste par Richard d'Angerville, après 
la réunion faite du duché de Normandie à la cou- 
ronne de France. 

Parmi les seigneurs qui furent admonestés par 
le roi saint Louis, pour se trouver en armes à 
Saint-Germain-en-Laye, l'an 1236, figurent Louis 
et Thomas d'Angerville. 

Les Anglais, en 1322, voulant faire une des- 
cente sur les eûtes de Normandie, le roi envoya 
des commandants dans ces places, et le sire 



d'Auvrecher eut le commandement 'lu Mont 
Saint-Michel. 

Robert d'Auvrecher d'Angerville est compté 
parmi 1rs gentilshommes qui défendirenl Le Mont 
Saint-Michel en L424. Les armes se conservent à 
l'abbaye, <•[ ses descendants jouirent du privil 
d'y entrer armés. Deux branches de cette famille 
sont établies en France et une troisième en An- 
gleterre. 

Armes: D'or, à la fleur de néflier de subie, 
surmontée d'au lion passant de gueules . Alias: 
D'or, (i deux quintefeuilles de suide, posées 
Vune au canton sénestre, et l'autre en pointe de 
Vécu ; au lionceau du même au premier canton. 

AUX (>/'.. 

Les titres de cette famille remontent au xive siè- 
cle. Elle a donné des cardinaux, des évoques, des 
chevaliers de Malte, des échansons du roi, des 
maîtres d'hôtel de la reine. 

Pierre d'Aux, seigneur de Montpellier, avait 
épousé Jeanne de Goth, cousine de Bertrand de 
Goth qui devint pape sous le nom de Clément V. 

Les d'Aux furent pendant plusieurs générations 
viguiers de la ville de Poitiers. 

René d'Aux, dont le père avait passé à Saint- 
Dominique, revint en France, et c'est en sa faveur 
que Louis XVI érigea le marquisat d'Aux par 
lettres patentes de novembre 1777. 11 revendiqua 
et obtint ses entrées aux séances des assemblées 
des Etats de. Rretagne. 

Son fils, le marquis Louis d'Aux, servit dans 
les mousquetaires près de la garde lu roi. et son 
petit-fils, Pierre-Louis, marquis d'Aux, capitaine 
au régiment du mestre de camp, dragons, monta 
dans les carrosses du roi en 1 7 S 'l . 

Armes: Coupé: au 1, d'or, à trois rois d'échi- 
quier de gueules posés 2 et 1; au 2, d'argent, au 
lion de gueules. 

Couronne de marquis. 

Tenants : Deux sauvages armes de massues. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 
Branche aînée 
Aux de Lescout i M"" cf), née de B< iuillé, 
douairière. Château de Rouquette, par Va- 
lence (Gers), e1 château ïalbot, par Saint- 
Julien (Gironde). 

Enfants:») A. deL. (M^rf').— Mêmes 

adresses. 

b) Marie-Thérèse. 

c) A. deL. (G 16 d'), lieutenant au 13 e chas- 
seurs à cheval, à Béziers (Hérault) el châ- 
teau de Baumont, par Cundoin (Gers;. 



T 




— 317 — 
Branche du Poitou 

Aux iM h cT), major au 1" cuirassiers, à 
Cambrai (Nord), château d'Aux, par Lou- 
plande (Sarthe). 

A. (C te el G tesse eT), 54, rue de Londres, à 
Paris, dont : 

a) Marguerite; &)Magdelei ne; c) René. 

AUXAIS (d' . 

&Q> ùlOl 3 % J r± ^ AX " ia '~~" n d'Auxais re- 
L^'>-^->>-^-i^?t; v monteà 1150. Parmi les per- 
sonnages illustres de cette 
famille on remarque : 

I. Raoul, qui prit part à 
la conquête d'Angleterre en 
1066. 

II. Thomas, seigneur et 
patron du lieu, vivant en 
1150. 

III. Jean (1307). Dans une 
charte entre le roi el l'évêque 
d'Avranches, il est qualifié 

comte. 

IV. Pierre, seigneur de La Roquette. 

V. Guillaume, seigneur et patron de G-roucy, 
mort en 1330. 

VI. Philippot, chevalier, mort en 1410, haut ba- 
ron. 

VII. Bréan ou Bréand, se distingua parmi les 
meilleurs capitaines de Charles VII (1429-1461). 

VIII. Robert, fils de Guillaume, seigneur du 
Mesnil-Véneron. 

XI. Robin, chevalier, seigneur et patron d'Àu- 
verville. 

X. Philippe, siredu 1 >ezert, fut tué le \ mars L592, 
dans une charge de cavalerie sous la conduite de 
Henry de Carbonnel, contre les calvinistes, com- 
mandée par le sire de Tourcy. 

XI. Jean, commissaire, adjoint à M. deGhamil- 
lart pour la recherche de la noblesse <le la géné- 
ralisé de Gaen, aux années 1666 et suivantes. Il 
est qualifié de « gentilhomme où il n'y a rien à 
« reprocher, tant pour la noblesse que pour la vie 
« et les mœurs. » 

XII. Jean Philippe, seigneur du Mesnil-Véi 
ron, comte de Montfarville, fut en L~,x~< nommé 
président des trois ordres de l'élection de Saint- 
Lô ; il assista à l'assemblée provinciale de Gaen 
en 1789, et à l'assemblée générale du grand bail- 
liage du Gotenlin ; il y fut commissaire de la no- 
blesse. 

XIII. François-René lit toutes les campagnes 
de l'armée de Condé et assista à l'expédition de 
Quiberon. 

XIV. Léonor, chevalier, émigra avec son frère 
et fut tué au combat du lac de Constance. 

XV. Jules-Charles-François- Alexis , comte 
d'Auxais, député à l'Assemblée nationale en 1871, 
sénateur, etc., mort le 24 août 1881. 



- 318 



Dans la liste des 119 gentilshommes qui, sous 
Charles VII, détendirent héroïquement le Mont 
Saint-Michel contre les Anglais, en 1423, on voit 
le seigneur d'Auxais et le sieur Pierre d'Auxais. 

Les preuves authentiques de noblesse sont rap- 
portées dans Chamillart; l'armoriai de Norman- 
die et de Champagne, par Ghevillart : Masseville ; 
de Magny : le Traité de la noblesse, par M. Lable 
de Roque (173t) ; la recherche de Montfauton ou 
Montfaone 1 1 163), etc., etc. 

Armes : De sable, à trois besants d'argent, 2 
el i. 

Supports : Deux léopards. 

La famille d'Auxais se divisait en plusieurs 
branches : la seule existante est la branche 
d'Auxais Grouey-Saint-Essy, Mesnil-Vigot, du 
Coudray de la Mare. 

REPRESENTANTS ACTUELS : 

1" Auxais (Roger, <;.,. (T), résidant à 
Bayeux : 2° A. (Henri, O cf). Rési- 
dence : Litteau, par Balleroy (Calvados), 
donl : a) René; 6) Geneviève; c) Suzanne; 
<r Françoise : 3° A. (Paul, C. cf'). Rési- 
dence : Gh au du Pont-Rilly, près Valognes 
(Manche); 1" G te 88e Hérouville; 5° ( :,,..„. de 
Hercê\ 6° M . ■ de Marescotj 7o M me de la 
< 'hapelle. 

AUXERRE (cV). 

Le famille est originaire de Bourgogne. 
A.rmes : De gueules à la bu, nie d'or. 

AUXION (cf). 

A.RMES : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au lion 
d'or, armé et lampassé de gueules; aux 2 et 3 
d'or à trois f'asces d'azur. 

AUZAC (d ">. 

tte famille, noble d'ex- 
traction, l'une des plus an- 
ciennes et des mieux alli< 
de la province de Guyenne, 
parait avoir pris son nom 
du bourg d'Auzac, situé aux 
environs de Gourdon, en 
Quercy, actuellement com- 
prisdans le canton de Saint- 
Projet. 

La brandie aînée esl sur- 
nommée de la Mari i nie; 
elle a constamment fait pro- 
fession des armes. 
La branche cadette est surnommée de Campa- 




:;i:i 



320 



gnac. Le premier connu, Michaud d'Auzac, de- 
meurant à Beauville, en Agenais, vivait en 1555. 

Branche ajnée 

Armes : Parti, au l d'azur, à la tour ouverte, 
ajoutée et crénelée d'argent, maçonnée de sable, 
surmontée d'une cloile d'or ; au 2 de gueules, 
à la fasce en divise d'or accompagnée en chef 
et en pointe d'un croissant aussi d'or, surmon- 
tés chacun d'une étoile du même. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1 ' Auzac de la Martinie (Henri d'\. 
marié à Marguerite d'Isle de la Laide, 
dont Georges. 

2° A. de la M. (Lodoïs d'). frère cadet, 
marié à Sophie tfAdeler, dont : a) Robert, 
marié à M 11 " de Saint-Santin; dont : Ro- 
ger : b) Geneviève; c) René, marié à 
M lle Dubois de Montulé, dont Guy; d) 
Hermine, religieuse ; e) Bertrand ; f) Marie- 
Hippolyte-Henri-Girard, lieutenant au 114 e 
de ligne, marié à M lle Filippi de Baldis- 
sero, dont Madeleine; g) Valentine, reli- 
gieuse ; h > Xavier ; i) Marie-Louise ; j) Jo- 
seph : fe) Sophie. 

3° A. de la M. (Ludovic d'), marié à So- 
phie Bocas, dont : a) Germaine, religieuse; 
b) Jeannej mariée à ('lier,'! in- du Fau; c) 
Jacques : d) Joseph. 

4° A. de la M. (Gabriel cT), mari.' à 
Jeanne de Gasc de Laroche, dont : a) 
Alain, officier de cavalerie; b) Gontran; c) 
Odette. 

5° A. de la M. i Caroline d') marié.' au 
vicomte Edouard de Lary-Latour, dont : à) 
Marie ; b) Louis, marié à M lle Damas, dont : 
a) Monique; b) Henri: c) Gaston. 

Branche cadette 
Armes : Partiiau 1 d'azur, à la tour d'argent, 
entourée d'un ceps de vigne de sinople et sur- 
montée d'une étoile d'or ; au 2 de gueules, à la 
fasce d'or accompagnée de deux croissants du 
même, posés l'un en chef et Vautre en pointe de 
Vécu et surmontés chacun d'une étoile d'argent. 

Couronne de comte. 
Supports : Deux lions. 

1° Auzac de Campagnac (Georges d'), 
marié, demeuranl villa Màssengy, à Nice, 
et à. Agen (Lot-et-Garonne). 

2o A. de C. (M 11 - d'), demeurant 18, rue 
du Cat. à Agen. 



AVEJAN (d). 

JEAN. 



— Voy. Banne d'Ave 



AVÈNE DE FONTAINE (d'). 




Cette famille est o 
re de Picardie. Su 
néalogie est rapportée dans 
le père Anselme, t. I. page 
60 D. 

Le père du représentant 
actuel émigra en L791, ser- 
vit dans les armées 
princes, et lit partie de 
la maison civile des rois 
Louis XVI II et Charles X. 

Armes : D'azur, à trois 
gerbes d'or, au chevron 



brisé en abîme, au croissant de même en pointe. 



AVÊNE DES MÉLOIZES. 

Renaud d'Avène des Méloizes. 



— Voy. 




AVENEAU DE LA GRANCIÉRE. 



Rameau de la maison 
Avenel (branche anglaise) 
d'antiquité chevaleresque . 
dont un membre, Edouard 
Avenel, chevalier anglais, 
vivait en 980; La famile A ve- 
neau, d'après la tradition, 
vint d'Angleterre s'établir 
en France, en la personne 
d'un de ses membres, offi- 
cier anglais, lors de la 
guerre de < !ent Ans. 



Armes : De gueules, à l'aigle d'argent au vol 
abaissé. — Alias : d'argent, à l'aigle... au vol 
abaissé. 

L'écu timbré d'un casque taré de front, sur- 
monté d'un plumait pour cimier, et accompagné 
de trois lionceaux hissants de chaque côté 
(sceau). 

REPRÉSENTANT ACTUEL: 

Aveneau de La Grancière (Paul), ma- 
ri.'" à Charlotte Ur.vov de Portzamparc, 
dont un fils. Résidence : Ch au de Mous- 
toir-Lan, par Pontivy (Morbihan). 

AVENEL (d). 

La maison d'Aven. 1 a été alliée aux rois de 
France, aux rois de Castille, aux empereurs de 
Constantinople, deux fois aux rois d'Angleterre et 
aux ramilles d'Anjou, de Courtenay. de Largerie, 
de Vauborel, etc., 

L0 



— 321 — 



:;•»-.' 




Héroul Avenel, frère con- 
sanguin de Rollon, premier 
duc de Normandie, vint en 
France avec lui, vers 912 ; il 
fut comte de Martain et sou- 
verain des Biards, et le chef 
du nom et de la famille d'A- 
venel. 

Guillaumell Avenel, comte 
de .Martain et prince des 
Briards, suivit en Angleterre, 
Guillaume le Conquérant, 
dur de Normandie en 1066 : 
il fut accompagné par la plu- 
pari des guerriers de Martain. Revenu en France, 
il alla à la première croisade, 1096. 

Un autre Guillaume 111 Avenel, prince souve- 
verain des Biards, tenait sa cour souveraine de 
baron aux bois Avenel en Landelle. Il prit la 
croix avec Richard Cœur de Lion (1191). 

La branche aînée des Avenel, comtes de Mar- 
tainel prince des Biards, finit en la personne de 
Guillaume IV Avenel. vers L320. 

Branche des Avenel, barons de Chalandrê 

Cette branche commence à Frallins Avenel, ba- 
ron de Chalandrê (1341), fils de Robert et frère de 
Guillaume IV Avenel qui précède. Cette branche 
finit en L600 en la personne de Roberl IV Avenel, 

baron de Chalandrê. 

Branche des comtes d'Avenel de \.\nti;i.v 

Le chef de cette brandie, Cilles Avenel. cheva- 
lier, seigneur de la Touche-Boissirard, chambel- 
lan du roi, troisième fils de Robert IV. lui oon- 
lirmé dans sa noblesse parle commissaire royal 
M mu Haut (1463). 

A son tour, Thomas Avenel, chevalier, vicomte 
de Saint-Hilaire, baron de Dorière, l'ut, en février 
1599, confirmé par Raissy, commissaire royal, 
dans sa noblesse, dans ses titres et libation des 
Avenel, prince des Biards. 

Jean-Baptiste-René-l rermain, comte d'Avenel,né 
en 1727, marquis d'Avalis et de Longuève, i 
colonel de cavalerie, commandeur de l'ordre ro 
et militaire de Saint-Louis, combattit à Fontenoy. 

Armes : De gueules à (rois aigles d'argent. 

AVENNES id'). 

La maison d'Avennes est originaire du Hai- 
naut. La branche aînée est originaire de la ville 
d'Avesnes; elle remonte par différents titr< 
Thierry, qui vivait en 1070, puis Jacques qui prit 
part à la première croisade et épousa, en 1160, 
Emeline de Guise. 

Bouchard épousa en 1211 Marguerite de Flan- 
dres, et commença la branche cadette des d'Aves- 
nes dllermonville, par son deuxième fils Bau- 
doin, qui obtint le Hainaut et les Flandres en 1278 
et l'aliéna deux ans après en 1280, tandis que son 
frère aîné Jean continua la branche aînée de la 




maison d'Avesnes, qui s'étei- 
gnit en 1345, par la mort 
de ( ruillaume II. qui avait 
épousé Jeanne de Brabant. 

Les .l'Avenues d'I lermon- 
ville furent tous militaires : 
ils écrivirent leur nom de 
plusieurs façons, comme le 
constate Caumartin : d'Aves- 
nes. d'Avoine, d'Avenues, 
etc. Les survivants ont re- 
pris cette dernière orthogra- 
phe. 

Les d'Avennes, implantés à Hermonville en 
Champagne au xii e siècle, s'y sont succédé sans 
interruption jusqu'à présent, [ls étaient seigneurs 
d'Hermonville, de Toussicourt, du grand Hameau 
de Romain, etc., etc., comme le constate Caumartin 
dans son rapport sur la noblesse de Champagne, 
en 1683. 

Armes : De sable, à trois fusées d'or chargées 
de six besant teules, posés ■>. 2 et 1. 

pports: Deux lionsnon armés, ni lampassés. 

L'écu est timbré d'un casque d'argent grillé 

d'or, portant une couronne comtale, d'où sort 

comme cimier un lion dragonne de sinople, tenant 

cette devise : Fortis simul et prudens. 

A VI AU l'/'i. 

Le plus ancien titre île cette maison date du 
18 novembre 1418. G'esl un aveu rendu à Charles 
d'Aviau, seigneur de La Ghèze, par Guillaume de 
Chargé, signé Pendui, et scellé d'un sceau aux 
arme- d'Harcourt et d'Aviau. 

François d'Aviau, seigneur de Piolans, fut fait 
chevalier de l'ordre du roi, suivant les lettres de 
Sa Majesté du 11 octobre 1567. 11 épousa Louise 
du I5ois par acte passé au château de Piolans. 
Cette dame de Piolans fut particulièrement consi- 
dérée à la cour, pour les excellentes qualités de 
son esprit. Henri IV la choisit pour être sous- 
gouvernante des enfants de France. A ce propos 
elle reçut une lettre du roi et une de la reine, 
dont les originaux sont conservés au château de 
Piolans. 

Cette maison compte plusieurs chevaliers de 
l'ordre du roi, un écuyer de la princesse d'Espa 
gne, un gouverneur de la ville et du château de 
Loudun, un capitaine des armées du roi qui fut 
chargé de diverses négociations. 

Louis d'Aviau a été tenu en baptême, au nom 
du roi et de la reine mère, par le maréchal de la 
Meilleraye et M me de Relay, aïeule du baptisé. 

Armes : De gueules, au lion d'urgent cou- 
ronné du même, la queue fourchée, nouée et 
passée en sautoir. 

Cimier : Un griffon issant d'or. 

Supports : Deux lions d'argent. 



323 - 



324 — 



AVON (cf). 

Celte famille, originaire de L'ancien comté de 
Sault, en Provence, y était déjà établie dans la 
seconde moitié du xv siècle. Des dnc-uments 
authentiques el les actes de l'étal civil permettent 
d'établir la filiation directe depuis Etienne d' A von, 
capitaine 'le cent hommes de pied, cl Pierre 
d'Avon, sieur de La Plane, son frère, capitaine 
d'une compagnie de cavaliers, qui prirenl pari à 
l'expédition du président d'Oppède contre les 
Vaudois de Gabrières et de Mérindol, en L545.il 
esl question, d'après les plaidoiries du procès in- 
tenté au président d'Oppède à la suite de cette 
expédition, d'une maison d'habitation qu'Etienne 
d'Avon possédait près du Uoussillon el que les 
Vaudois pillèrent et incendièrent lorsqu'ils vinrent 
assiéger cette localité en 1535 (J. Aubery, plaidoyer 
en la cause de ceux de Cabrières et de Mérindol, 
Bibl. Nationale). 

Branche de Sainte-Colombe 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de trois étoiles du même; écartelé de 
gueules à un pont à deux arches d'or, qui est de 
Pontevez. 

Branche de Collongue 

En L844, Gabriel d'Avon, sieur de Collongue 
(fils de Jacques d'Avon, mort en 1715, avocat au 
parlement de Provence), fut l'auteur d'une nou- 
velle brandie qui se détacha de la précédente.. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, >nt 
chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'ar- 
gent, qui est d'Avon; aux 2 el 3 d'argent, à 
trois roses au naturel, figées et feuillées de si- 
nople, surmontées d'un chef d'azur, chargé de 
trois croissants entrelacés d'argent, qui est de 
Marmet de Yaumale. 



AVOUT (iï\ 




S'e>i écrit successivement 
Avot, Avoul, Avoult. Avout 
>ur les inscriptions, 1 >avout. 

Cette famille d'origine 
chevaleresque (que cons- 
tate h.- dicton 
une : 



de Bourgo- 



Quand il naît nu d'Avot 
I "nr épée soi't iln au), 

parait tirer son origine 'If 
l'illustre maison des ému- 
les de Noyers (Bourgogne), 
dont un II hier de Noyers 
aurait reçu au xiu" siècle, 
en apanage, la seigneurie d'Avot, près d'Is-sur- 
Tille, aux environs d- 1 >ijon, et eu aurait dès lors 
porté le nom. Quoi qu'il en soit, la libation authen- 
tique, établie et reconnue, remonte à 1380, mais 
le plus ancien titre en possession de la famille est 
de 1274 et montre Monseigneur Miles d'Avot, 



chevalier, témoin dans une Iran ;action du 
d'Epolpes. 

Les seigneuries possédées par les d'Avout fu- 
rent A vol. Senai il y, Prey, Thory, Sa in le Colombe, 
Annoux, Marcilly, imites situées en Bourgogne; 
la dernière, Vignes, fui la récompense d'un fait 
d'armes par lequel Jehan d'Avout, seigneur 'le Se- 

nailly, délivra L'abbaye 'le Moutiers-Saint Je! 

assiégée par les Armagnacs. Par acte sur parche- 
min (aujourd'hui dans les archives du château 'le 

Vignes), 'lu 18 octobre 1 122, Sii i de Saulx. abbfi 

de Moutiers Saint-Jehan, établit la remise du fief 
en reconnaissance, du service rendu. 

AiiMEs : De gueules, à la croix d'or chargéede 

'■'nui molettes d'éperon de sable. 

Supports: Deux lions. (Branche aînée : Le ux 

licornes.) 

Couronne de marquis. 

I >evise : Honore et virtule. 

Au milieu du xvne siècle, la famille fut parla: 
en deux branches. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée, dite de Vignes 

Avout (Ithier, M is cV ). fils de Léon ë1 
de Charlotte-Thaïs de Jarsaillon, né en 
1840. Résidence : château de Vignes 
(Yonne). Marié en 1866 à Jeanne de Per- 
rey, dont : a) Jehan, né en 1867, li<Mii< i - 
nanl d'infanterie. Résidence : Marseille. 
Marié en L895àLouise de Rémusat ; b) Guy, 
né en 1868; c) Charles, prêtre, né en 1870. 

Frère : A. (Edgar, C te d'), né en L842. 
Résidence : Sennecey-le-Grand (Saône-et- 
Loire). Mario en 1872 à Angèlé de La Ro- 
que de Chanfrey, dont : a) Henri, n< ; en 
1873, maréchal <lf> logis de dragons; 
b) Marie, née en 1876; c) Robert, né en 
1877. 

Sœur : Jeanne née en 1845, mariée en 
1873 au baron du Verger de Saint-Thomas 

DES ESSARTS. 

Cousine - Germaine : Louise, mariée en 
1875 à Paul Sarrai ste de Menthièi 
Branche cadette ou d'Annoi s 

Henri, né en 1876,, el Jeanne, née en 
1873. Résidence : Pacé, par Alençon (Orne). 
Enfants de Jules, comte d'Avout et de 
Marie de Losse. 

Avout (Mih-s. V' f/"i. oncle dos précé< 
dents, fils de Frédéric, comte d'Avout, el 
de Flore Poullain du Pé. né en 1822. Ré 



- 32: 



326 - 



sidence : Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Mo- 
selle. Marié en L865 à Céline Fleuret, 
donl mu' fille, Edmée, née en [s(\\). 

Son frère Charles, baron d'A., né en 
L825. Résidence : Pacé (( >rne). 

Sa sœur Léontine, née en 1830, mariée 
en L863 à A-lfred du Mkiîy de Guitterie. 

A. (Auguste, l!"r/*i. cousin-germain des 
précédents, ftlsde Ferdinand, baron d'Avout, 
e1 d'Emilie-Guillaume de Rogéville, né en 
184 1. ancien magistrat. Résidence : 1 1. rue 
de Mirande, a Dijon. Marié ou 1872 à Anna 
Le Bron de Véxela, dont : à) Ferdinand. 
né en L872, maréchal des logis do chas- 
seurs; b) Anne-Marie, née en 1885; c) Ber- 
nard, né on 1889. 

Sos frères: l°Ernest,né on 1851, marié en 
1882 ;i Xatalie de Muller, dont Emilienne, 
néeen 1892, et2° Amédée, né en 1859. 

A. (Elzéar cT), cousin des précédents, 
lils de Jean-Louis-Auguste el de Caroline de 
Villars, no on L826. Résidence : château 
d'Annoux, pur l'Isle-sur-Serein (Yonne). 
Marié on 1856àGamille de Morgan, dont : 
Laure, née ou L857, el Paul, né en L866. 
Marié on 1892 à Marie de NeuvillettEj donl 
Bernard, né on 1893. Même résidence. 

S;i sœur Alix, née en 1824, mariée on 
1855 à Charles W uble. 

A. (Joseph cC), cousin dos précédents s lils 
du baron Jules d'AvouT et de Marie de La 
Tour du Breuil, né on L867. Résidence : 
Quincy-le-Vicomte,parMontbard(( !ôte-d'( >r). 

Ses sœurs Marguerite, née on 1854, et 
Anna, née en L870. 

A. (Auguste ti' ). cousin-germain du pré- 
cédent, iils du baron Alexandre d'Avoir ot 
de Ghristiane d'AvouT, né en 1850, capitaine 
d'infanterie. Résidence : Dijon. Marié on 
1875à MargueriteDU Lédo, dont : Ghristiane, 
née ou 1878; Antoinette, néeen 187!); Béa- 
Irix. née en 1886. 

Son frère Alphonse, né en 1854. Rési- 
dence château de Poinson, par Auberive 
(Haute-Marne). Marié en 1879 ;i Marie de 
( Iarné-Trécesson, dont: Léonie. néeen 1881; 
Yvonne, née en 1883; Henri, né en 1800. 

Ses sœurs: Louise, néeen Ï843; Béatrix, 
née en 1846. 

Voy. Davoi r. 



AVRICOURT u/'k 
Balny. 



Voy. Baillei : 




AVRIL DE BUREY (ff). 

Cette famille, originaire 
d'Anjou et de Bretagne, était 
connue connue noble avant 
le xvie siècle. Elle a produit 
des conseillers au parlement 
de Bretagne; un premier 
1 irésident de lacour des comp- 
tes de la môme province ; 
des magistrats, échevins , 
gouverneurs de places, etc. 
lai Angoumois, elle a produit 
un conseiller roi , maître 
particulier des eaux et forêts 
des vicomtes d'Ezy, Pazy et Nonancourt, en Nor- 
mandie (1706). Mlle a été maintenue dans sa no- 
blesse à plusieurs reprises, tant à L'intendance de 
Rennes que dans les généralités et bailliages d'An- 
goulême et de Ruffec, ainsi qu'en Normandie. 

Elles'est alliée directement aux familles: Ras- 
pide de La Bussière, de Sacrato, de Pimord, Le 
Rouyer de Ménuchon, de Gouhyer, 'le Malvoûe, 
l.e Vélain du Gastel, Le Boullenger, de lii- 
cliomuie.de Bernay, de Mauroy, Fouque des Lo- 
ges, de Chabot, de Marencher, de Tulle, de Ville- 
franche, etc. 

A.HMES : D'argent, à l'arbre (pin) arraché de 
sinople ; au chef d'azur chargé de /rois étoiles 
d'or. 

I louronne de comte. 

Supports : Deux lions nu naturel, armés et 
lampassés de gueules, ayant leurs (êtes con- 
tint ni es. 

I )i:vise : Semper virens. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Avril de Burey (Robert-Auguste-Louis, 
O" </' i. né en 1846, chevalier de l'ordre de 
Saint-Sylvestre, comte du Saint-Empire, etc. 
Résidence : château de Nenon, par Rocher 
fort-sar-Nenon (Jura); marié en 1875 à 
Mari» 1 - Constance - Claudine - Geneviève de 
Marenches, dont Jeanne-Marie-Louise-Ge- 
neviève, née en 1877. 

Le titre de comte est une concession de 
Léon XIII. 

AVROUIN- FOULON. 

La famille Avrouin-Foulon, originaire de Nor- 
mandie, a donné plusieurs conseillers du roi et 
membres du parlement de Rouen. Avant 1760, 
elle portait le seul nom d'Aurouin, le v ayant été 



— 3 



->: 



328 — 




substitué :'i Vu depuis cette 
époque. 

Plusieurs des membres de 
cette famille firent suivre le 
nom patronymique du sur- 
nom de I >es Portes, seigneu- 
rie qui l'ut leur berceau et 
leur propriété. 

Le nom de Foulon fut 
adopté vers L780 par < Iharles- 
Pierre Avrouiu. pour rappe- 
ler une brillante alliance 
COlitraelée avee une ancienne 
famille de ce nom, vers le 
milieu du xvii 1 ' siècle. 

Armes : D'azur, à la croix d'argent, cantonnée 
dt quatre coquilles d'or. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Avrouin-Foulon (Louis), château de 
la Couronnerie, près Garquefou (Loire-In- 
férieure). 

AXAT (oV). — Voy. Dax. 

AYDIE (cï). 

Famille d'ancienne noblesse, originaire du Pé- 
rigord, qui a formé plusieurs branches : 

i !elle d'Aydie en Béarn, qui est la souche ; 

Celle d'Aydie en Marsan, éteinte ; 

Celle d'Aydie du Périgord, qui subsiste ; 

Celle d'Aydie Bétaulin, qui subsiste ; 

Celle d'Aydie de Mendose, éteinte. 

Celle d'Aydie de La Pauche, éteinte. 

Ces deux dernières sorties de celle d'Aydie de 
Bétaulin. 

Arnaud d'Aydie, seigneur d'Agnoas, premier du 
nom, dont il soit fait mention, était frère d'un 
autre noble, Arnaud, seigneur d'Aydie, sur la 
frontière d'Armagnac. Il rendit hommage au comte 
de Foix l'an 1345. 

Cette famille compte un évoque et plusieurs 
officiers dans les armées du roi. 

Armes : De gueules, aux quatre lapins cou- 
rants d'argent, l'un sur Vautre. 

AYDREIN u/'c — Voy. L'Abadie. 

AYMAR DE LA CELLE. 

Une tradition universellement reconnue fait 
sortir de la Franconie la famille Aymar de La 
Celle et lui donne la même origine que celle des 
comtes de Hapsbourg : aussi, lorsque, sous la Res- 
tauration, un La Celle fut présenté par M. de Bre- 
teuil à la cour de Vienne, il y reçut les honneurs 
accordés aux alliés de la famille impériale. La 
maison de La Celle a donné plusieurs gouverneurs 
de province et sénéchaux sous les règnes de Phi- 



lippe-Auguste, Philippe le Bel, Charles le Bel, etc., 
et plusieurs chevaliers du Temple, de Rhodes et 
de Malte. 

Les La Celle jouèrent un rôle important sous la 
Ligue. Enfin, au siècle dernier, Léonard, comte 

de La Celle, vicomte de Châteauclot, était | le 

la reine Marie- Antoinette. 

Armes : D'argent, à l'aigle de sablé, au vol 
abaissé, becquée et membrée d'or. 



AYMAR 
NARD (d'ï. 



DE CHATEAURE- 



Cette famille est originaire de Provence. 

Le premier auteur connu est Guillaume Aimar, 
qui fut reçu conseiller au parlement de Provence 
en l'an I55't. 

Nous trouvons un Honoré d 1 Aimar, qui fut maî- 
tre des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, et en- 
suite président au parlement d'Aix. 

sihi d'Aimar, surnommé l'Ecuyer, fut cheva- 
lier de l'ordre du roi et épousa Jeannede Fourbin, 
de la branche <\e> seigneurs de la Barbent. 

Cn autre Jean-François d'Aimar. baron de Châ- 
teaurenard, conseiller au parlement, s'allia à la 
maison de Grolie. 

François-Félix d'Aimar était connu à la cour en 
1783, sous le nom de marquis de Châteaurenard. 

La ville de Châteaurenard a pris son nom lu 
château sur lequel on voyait, posé sur deux des 
tours, un gigantesque renard. 

Ce château est aujourd'hui complètement en 
ruines. 

Armes : Provence : De gueules, à la colombe 
essorant d'argent, tenant dans son bec un ra- 
meau d'or, au chef cousu d'azur chargé de tmis 

étoiles d'or. 

AYMARD. 

LTn membre de cette famille a été créé baron 
pour services militaires, le 10 juillet 1808; ce titre 
a été renouvelé le 28 mars 1818. 

Armes : D'azur, fuselé d'or, à la bordurecom- 
ponée de sable et d'argent, au franc-quartier de 
gueules chargé d'une épée haute d'argent, qui 

est des barons militaires de l'Empire. 

AYMÉ DE LA CHEVRELIÈRE. 

Cette famille, qu'il ne faut pas confondre &\ 
celle des barons et marquis Aymer de La < Ihe Valé- 
rie, est originaire du Poitou. Jacques René Marie 
Avmé de La < ihevrelière obtint, le 27 juin bsl 1, le 
titre de baron avec institution de majorât. < lharles 
Aymé de La Chevreblère, officier d'état-major, fut 
élu membre de l'Assemblée législative, en 1849 
Il n'a fait partie d'aucune des assemblées du 
cond Empire. 

Armes : D'azur, à la chèvre saillante d'ar- 
gent, broutant un lierre d'or. 



- 329 — 



— 330 — 



AYMER DE LA CHEVALERIE. 

Par les titres et contrats de mariage qui exis- 
tent de cette famille, l'origine de cette noblesse pa- 
raît remonter plus loin que 1350. 

I.i' premier connu esl Pascaut Aymer, écuyer, 
seigneur <le Saint-Rhùse, mort en 1350, laissanl à 
son fils aine La terre de Saint-Rhiïse. On ) 
le parchemin de cette transaction. 

Tous Les titres de noblesse des Aymer de La 
Chevalerie sont inscrits dans un arrêt rendu par 
la chambre souveraine des comptes de Dôle, en 
Franche-Comté, à la date du 20 octobre L741. On 
voit par ce titre que Pascaut Aymer n'était pas 
le premier noble de son nom, puisque Jacques 
Aymer était chevalier de Saint-Jean de Jérusalem 
et devint grand prieur de Champagne. 

Charles Aymer de La Chevalerie a servi trente 
ans dans le régiment de Langallerie, cavalerie. Il 
se maria le 5 avril 1682, à Marguerite de BLin de 
La Boutaudière et eut de ce mariage dix-huit en- 
fants, dont neuf garçons, qui ont servi et dont 
troi>: 1° Charles, fut tué au siège de Philipps- 
bourg, capitaine au régiment de Pont, Le L2 juin 
1734; 2° N..., tué au siège «le Fontarabie, capi- 
taine au régiment deNormandie en 1719, el 3° N... 
tué au siège de Bellegarde. où il était par permis- 
sion du roi. Les autres frères sont morts au 
vice, laissant postérité. 

Un petit-lils du précédent, René-Louis Aymer 
de La ( Ihevalerie, chevalier de Saint-Louis, a servi 
vingt-sept ans au régiment de Piémont et s'est 
retiré à la Chevalerie en Poitou; au mois de 
mai 1768, la cour lui a accordé une pension de 
600 livres; il s'est marié en 1753 et a laissé pos- 
térité. 



Armes 
sable. 



D'argent, à la fasce componée de 



AYMERET DE GAZEAU. 

Cette famille ancienne était originaire du Poi- 
tou, où elle a possédé de grandes seigneuries et 
a contracté de belles alliance-. Elle a donné des 
conseillers au parlement de Bretagne et de Paris, 
des membres du clergé et des officiers supé- 
rieurs. 

Sa filiation est établie depuis Jean Aymeret qui 
vivait en 1446. 



Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois étoiles d'argent. 



AYRAULT. 

Quoique l'orthographe du nom Ayraultail varié 
dans plusieurs membres de cette famille, elles ont 
toutes et toujours porté les mêmes armes. 

La souche s'est divisée en deux branches prin- 
cipal! 3 : 

1° L'aînée, qui existe encore, a produit pendant 
plusieurs générations une suite de personnages 
célèbres dans l'histoire de la ville d'Angers, où 
ils ont exercé La charge de lieutenant général cri- 
minel. Elle esl i^sue, en ligne féminine, de plu- 
sieurs maisons souveraines. 

La branche cadette, qui a produit François 
Ayrault, garde «les sceaux de France, se trou- 
vait aussi alliée à plusieurs races régnantes de 
l'Europe. 

La Bliation de cette famille remonte à Antoine 
Ayrault, seigneur de Chemans, qui vivait en L480. 

A La branche aînée appartenait Pierre-Auguste, 
troisième du nom, mineur lors de la mort de son 
père. L'université écrivit au roi, pour lui faire 
accorder une dispense d'âge pour la charge de 
lient. 'liant général criminel d'Angers, et il L'obtint. 
Il fut député de la ville d'Angers en 1619 pour ha- 
ranguer Marie de Rlédicis, mère de Louis XIII. Il 
fut ensuite maire d'Angers. 

1 ette famille compte plusieurs conseillers, un 
chevalier de Saint-Louis. 

Armes : D'azur, â deux chevrons d'or. 
Couronne de marquis. 



AZÉMAR (<F). 

Cette famille est originaire du Languedoc, et n'a 
rien de commun avec la famille Azémar dont un 
membre fut créé baron sous l'Empire. 

Armes : D'azur, à la bande (l'argent, chargée 
de trois croissants de sable et accompagnée en 
chef d'un lion d'or, armé et lampassé de 
gueules. 





BABIN. 

Noblesse ancienne, originaire do la Marche, où 
elle est connue depuis la fin du xir siècle et qui 
s'est répandue successivement dans les provinces 
d • Saintonge, d'Angoumois et de Berry. Elle a 
donné plusieurs officiers supérieurs. 

Cette famille est actuellement divisée en deux 
branches : la branche de Grandmaison et la 
branche de Lignac. 

Armes : D'argent, à quatre fasces d'azur, à 
trois chevrons du champ, brochant sur le tout. 
— La branche de Lignac porte : D'argent, à 
quatre burelles d'azur; à trois cherrons d'ar- 
gent, brochant sur le tout. 

Nous trouvons une autre famille dite desBreti- 
nières, originaire du Poitou, et qui a possédé les 
seigneuries de la Gière, des Bretinières, de la 
Chevalerie et des Ardilliers. 

tte famille a produit un général 'les finances 
en 1647 et deux auditeurs des comptes depuis 
1740. 

Armes : D'azur, nu cerf d'or, regardant une 
étoile du même, accompagné en pointe d'une 
mille d'argent d'où sortent des roseaux de si- 

'<■. 

BABINET. 

Cette famille, originaire du Poitou, remonte au 
xvi e siècle. Elle a été anoblie par les charges <■( a 
produit des échevins de la ville de Poitiers, des 



officiers, des magistrats distingués et un savan 
éminent. 

Armes : D'azur, un. chevron d'or, accompagné 
en chef de deux étoiles d'argent, et m pi, , nie 
d' n n croissant du même. 

BACCIOCHI-ADORNO. 

Cette branche d'une maison célèbre a joint au 
nom de Bacciochi celui d'Adorno, qui est le nom 
de sept doges de Gênes. 

Il existe, près de Florence, une branche de cette 
maison qui est entièrement italienne. 

Armes : D'or, au pin de sinople, fruité de 
trois picees du champ, issnat d'un brasier de 
gueules. 

BACONNIÈRE DE SALVERTE. 



mMh 




Cette ancienne famille bre 
tonne est originaire de Lan- 
déan, près d.' Fougères. 

I . - Baconnière étaient 
seigneurs de La Martinière, 
de La Laguére ou de l'i 
guère ci de Salleverte d'a- 
bord, puis Salverte. 

La noblesse leur l'ut con- 
firmée sous Louis XV par 
lettres patentes, enregisti 
;ï Paris 1.' 24 février I /59. 

Armes : D'azur, nu çht~ 



331 — 



332 



vron d'argent, accompagné de /rois couronnes 
d'or à V antique \ au chef échiqueté d'or et de 
gueules de douze pièces. 

( louronne de comte. 
Supports : Deux lions. 

Trois branches existenl encore actuellemenl en 
France, et ont seules le droit do porter le nom de 
Baconnière de Salverte. 

Elles descendenl toutes trois de Charles Bacon- 
nière de Salverte, mort en L875, et d'Alexandrine 
1 >aru. 

REPRESENTANTS ACTUELS : 

1" Baconnière de Salverte | M"" ( raston l, 
née Marie Pastré. — Résidences : 16, rue de 
la Ville -l'Evêque, à Paris, el à Gompiègne 
(Oise); donl : a) Charles -Marie- Joseph, 
lieutenant an 26 e dragons, à Dijon, el 1?. 
rue de la Rochefoucault, à Paris; marié 
à Caroline Bartholoni ; in Roger, marié 
à Régina de Loisy. — Résidences: A Dijon 
(Côte-d'( >r) el à Gompiègne (( lise) : c) Mar- 
guerite, mariée à Frédéric de Laugentâye, 
député des Côtes-du-Nord. — Résidences: 
Château de Largentaye, par Plancoèï . el 
château <l< i Lorges, par l'Hermitage-Lorges 
(Côtes-du-Nord), el 16, rue de la Ville- 
l'Evêque, à Paris; donl : L° Gaston; 
2° Jeanne. 

2° B. de S. (Paul). — Résidences : il. 
rue du Colisée, m Paris, et ù Chantilly 
(Oise); marié ;> Léontine de Bluette, donl 
a) Henriette, mariée au baron Gérard de 
Caix de Chaulieu. — Résidences : I. rue 
Beaujon, i\ Paris, e1 château de Bernay, par 
Bazoches m irne) : b) Roberl : c) Aline. 

3° B. de S. (Georges), comte romain. — 
Résidence : 54. avenue Marceau, à Paris. 
marié a Marie d'Arlincourt, dont : a) 
Claire, mariée au vicomte Ulric du Ponta- 
vice. — Résidences : 1(5. rue Cambon, et 
à Marigny-Cottage, par Bayeux; b) Fran- 
çois: c) Yvonne, mariée au comte de Cas- 
tillon de Saint- Victor, lieutenant de 
spahis, a Saumur, et 54, avenue Marceau, à 
Paris: d) Antoine; e) Isabelle;/") Jeanne; 
g) Thérèse : // ) Suzanne. 

BACQ (du 

Famille originaire de Flandre, anohlie en dé- 
cembre L474. 



Armes : De gueules, au chevron d'or, accom- 
pagné de Irais hameçons d'argent. 

BADERON DE MAUSSAC. 

Le premier connu de celte famille esl Bostning 
de Baderon, du diocèse de Béziers, damoiseau, lils 
de nol>le homme et seigneur Aimeric de Baderon, 
qui épousa, suivanl un acte du 6 des noues de 
juillel 1295, Ermessinde de Lodève, fille de Lo- 

déve. 

Cette famille compte plusieurs capitaines des 
armées du roi. Plusieurs membres ont donné des 
preuves de leur valeur el de leur zèle pour leur 
prince. En récompense de son dévouement, Charles 
de Baderon de Maussac obtinl du roi Louis XIII, 
en 1613, une lettre par laquelle Sa Majesté 
l'exempte du <■ logement et fowrragemeat » de ses 
gens de guerre. 

Jacques de Baderon de Maussac fui blessé de 
deux coups de feu au siège de Salies, le 35 juin 
1639. Fait aide des camp et armées par brevet 
du 23 septembre 1651, il obtint, tant pour lui que 
pour Jean-François, son fils, confirmation de son 
ancienne noblesse par jugement du 13 décem- 
bre L668. 

Armes : Ecartelé : aux I et \ de gueules, à 
irais pals d" or, qui esl de Baderon de Maussac; 
aux 2 et 3 d'argent à /rois corneilles de sable, 
becquées et membrées de gueules, qui est Cor- 
neillan. 

Titre de marquis. 

BAGLION (de). 



â&M& 




Famille d'origine italien- 
ne qui remonte aux temps 
plus reculés. Les Baglion 
lurent ducs de Souabe, sou- 
verains de Pérouse, podes- 
tats de Florence, de Spolète 
et de Lucques, marquis de 
Morcone à Florence, marquis 
et comtes de La Salle et ba- 
rons d'Yons (Lyonnais), sei- 
gneurs de Martigné, de La 
1 )u fferie, de La Mothe-Usson, 
etc.. dans le Maine. Jove 
dans ses Eloges. Sansonin dans ses Familles d'I- 
talie, disent que les Baglioni ont pour ancêtres les 
ducs de Souabe et de Bavière. 

La maison de Baglioni a donné des souverains 
à Pérouse pendant plus d'un siècle. Michel Ba- 
glioni, fils de Collacio, vint en France en 1384, et 
épousa au pays du Maine Isabeau de Surcoule- 
mont, dame de La Dufferie. Ses descendants se 
distinguèrent dans la carrière des armes, et pour 
reconnaître leurs services, François I'' 1 ' leur con- 
céda le droit d'ajouter à leurs armoiries les trois 
fleurs de lis de France. 
Pierre d'Hozier, ayant écrit la généalogie des 



13 — 



— 331 






seigneurs de La Dufferie, sortis, dit-il, de L'illustre 
maison des Baglioni, seigneurs souverains de 
Hérouse en Italie (Paris, Cl. Cramoisy, L 662), et 
M. ( !arré de Busserolles en ayanl ôgalemenl donné 
la filiation dans le Calendrier de ta Noblesse de 
Touraine, Anjou, Maine el Poitou (18/9), nous 
y renverrons les personnes désireuses de con- 
naître avec détails L'histoire de cette grande niai- 
son. 

Parmi les prélats que cette famille a donnés à 
l'Eglise, le diocèse de Poitiers revendique ajuste 
titre Mgr François-Ignace de Baglion de Sail- 
lant, fils .1,' .Iran, baron du Four, gentilhomme 
de la chambre du roi, qui avail d'abord embrassé 
la carrière des armes, qu'il abandonna après être 
parvenu au grade de colonel, pour entrer dans la 
congrégation de l'Oratoire. En L679, il tut nommé 
:'i l'évêché de Tréguier et en L686 à celui de Poi- 
tiers; mais, n'ayant obtenu scs bulles que le 
•]-\ novembre 1693, il ne prit possession île son 
siège que le 2 mars 1('>'.>4. 11 est mort à Poitiers le 
•je, janvier L698, âgé de 64 ans. On lit son épitaphe 
dans la chapelle Saint-André de L'église cathédrale, 
où il fut inhumé. 

Nous trouvons encore : De Baglion de La Salle 
(Pierre), frère ou neveu du précédent, grand 
archidiacre de L'église de Poitiers en 1698, qui fit 
inscrire ses armoiries à l'Armoriai «le la généra- 
lit»'' de Poitiers: Baglion deLa Dufferie (Jacques- 
Bertrand, marquis de), capitaine an régiment de 
Royale -Pologne-Cavalerie, qui épousa en 1776 
Jacqueline-Françoise Poret du Buat, dont il eut, 
entre autres enfants : Charles, qui épousa, le 
2 juillet 1826, Euphémie de Sarcé, fille de Pierre- 
Louis-Victoire, chevalier de Saint-Louis, et d'Eu- 
phémie-Renée Le Mayre de Gordouan, dont : 
\p Charles-Emile, qui suit; -l» An gèle, mariée le 
IX octobre 1853, à Paul Mouèsan de La Ville- 
rouët. 

Armes : D'azur, au lion léopardê d'or, arrêté 
et appuyé de la patte dextre de devant sur un 
tronc écotte du même, à trois fleurs de lis d'or 
rangées en chef, surmontées d'un lambet à qua- 
tre pi'/"/ ,i,i /.s d'or. 

Devisk : Omne solum forli patria es/ . 

Cri : Baglioni. 

REPRESENTANTS ACTUELS : 

Baglion de la Dufferie (Charles-Emile, 
C te de). Résidences : 7 bis, rue Saint-Hi- 
Laire, à Poitiers, au château de Bossé-Aubi- 
gné (Sarthe) el au château do Barvilain, 
par Usson-dii-Poitou (Vienne); marié: L°,le 
7 juin 1859 ;i Marthe Perry de Nieul, 
dont : 1" Charles-Joseph-Robert, né le 
9 septembre 1863, capitaine au 5 e <di;i>- 
seurs, à Rambouillet; 2" Louis, né le 26 dé- 




cembre L865, el cinq filles donl trois sont 
décédées ; 2° «mi L881 ;i Louise Berthe 
de Wac.qua.nt, donl : <>\ Bertrand; b) Alix; 
<■) Marie-Thérèse. 

BAGUENAULT. 

< Iriginaire de l*< Orléanais, 

OÙ UU de ses liieln ] ires ri 

vait déjà une mission du 
roi < lharles \ I en 1 105. Un 
autre membre figure au 
nombre des compagnons de 
Jeanne 1 >'Arc et concourt à 
la défense d'Orléans en L429 
contre les Anglais. — Plu- 
sieurs occupent la charge de 
conseiller du roi el sont élus 
maires d'Orléans au xvir 
xvm' 1 siècles. Reconnus 
comme nobles lors du recencement ordonné par 
Louis XIV dans les 32 provinces du royaume, 
contresigné d'Hozier. — Leurs noms figurent sur 
les Listes pour les élections des députés de la 
noblesse en 1789. 

Armes : D'argent, au chevron de gueules, 
accompagné de deux étoiles d'azur en chef et 
une foi au naturel, parée de gueules, surmon- 
tée d'un Us uu naturel m pointe; un chef cousu 

d'or chargé de trois merleltes de sable. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 
Branche aînée 

Baguenault de Puchesse (Gustave, C . 
chef de nom et d'armes, né 1'' 20 avril L8 13. 
Résidences : L8, rue Vignon, à Paris, et 
château <!<> Puchesse, par Sandillon (Loi- 
ret). Marié à Marie-Thérèse Descours, donl 
deux lils. 

Le titre de comte a été octroyé par Léon XI 11 . 
Branche cadette 

Baguenault de Vieville (Louis-Gabriel- 
Joseph), né le 13 mai L834. Résidence : 
Château de Mazères, par Nouan-le-Fuzelier 
(Loir-et-Cher). Marié on L863, à Alexan- 
drine-Marie d'Orchando de La Banda. 

Enfants : 1" Augustin, né <'ii janvier 
L866; marié I" 21 novembre L893, à Made- 
leine de Fadate de Saint-George ; 2° Ma- 
rie-Eugène-Gabriel-Pierre, né ou mai 1867, 
lieutenant au 3 e régimenl de chasseurs, a 
Abbeville; ::" Thierry-Félix-Marie, né ''il 



335 — 



— 336 — 



janvier L869, lieutenant au 120 régimenl 
d'infanterie, au Havre. 



BAGUENIER 
TOCQUE. 



DES ORMEAUX 




Originaire du Maine, cette 
famille habitait avant la 
Révolution Montsurs. An- 
térieurement, elle possédait 
près d'Evron le fief des < ir- 
meaux, donl il ne reste plus 
de trace, saut' un village qui 
porte encore le nom d'< >r- 
meau, mais aucun vestige 
d'ancienne habitation sei- 
gneuria 

La famille Baguenier des 
( >rmeaux Tocqué était fort 
ancienne et avait occupé dans l'armée el la ma- 
gistrature des postes honorables 

En 1 720, un Jean-Louis I taguenier des < Irmeaux 
Tocqué fut lieutenant dans la compagnie du mar- 
quis de Monteclerc, assista à la bataille de Fonte- 
noyoù il fut blessé grièvement, ce qui l'obligea à 
quitter le service. Marié à demoiselle Charlotte 
Provost, fille du sieur Provost, écuyer, seigneur 
• lu Verger, il eut quatre enfants : trois garçons el 
une tille. Deux . 1 e ses fils suivirent la carrière des 
armes et le troisième étudia la médecine. La fille 
fui religieuse du Garmel. De ces trois fils un seul 
fit souche, le médecin. L'aîné se rendit en Amé- 
rique où il fut tué dans la guerre de l'Indépen- 
dance. Le second fut également tué presque au 
début de la guerre de la Vendée, dont il est ques- 
tion dans les mémoires de la marquise de La Ro- 
chejaquelein. Né en 1766, il fut mari/' deux fois. 
En 1787^ il épousa demoiselle de Fontenay, fille 
du baron de Fontenay, dont il eut deux enfants 
qui moururent en lias âge. Obligé de quitter sa 
femme poursuivre l'armée vendéenne, la malheu- 
reuse fut enfermée au château d'Angers, et guil- 
lotinée quelques jours après sur la place du 
château. En 1700. il se remaria avec une demoi- 
selle Vormandin, veuve d'un M. Charrier qui avait 
été tué dans la guerre de la Vendée, et dont il eut 
un fils et nne tille : Julien-Louis, né en 1798, et 
Louise-Adélaïde, née en 1800, qui mourut en 
1834, sans avoir été marier. 

En 1825, Julien-Louis épousa Irma de Tocqué 
d'Aubert, dont il eut quatre entant-. 

Armes : D'azur, à la tête de cerf d'argent ra- 
mée de subie surmontée d'une croix d'argent 
cuire les bois, et, en pointe, de deux étoiles de 

même. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

1" Baguenier des Ormeaux Tocqué 
(Julien-Louis-Auguste), né en 1828, ancien 



officier dans Le corps de Cathelineau on 
1870. Résidence : Château de la Vallée, par 
( !oulonges-sur-l'Autize I Deux-Sèvres). Ma- 
rié à Marie-Anne de Chazelles, sans posté- 
rité. 

2° B. des O. T. (Henri-René), né en 
L829, marié en 1858 à Marie Guibé. Rési- 
dence : château du Fresne, par Saintè-Gem- 
mes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Dont une 
fille, Marie-Louise, née en 1866. 

3° B.desO. T. (Marie-Louise-Victoire), 
mariée à M. Dureau. 

!" B. des O. T. (Laure-Claire-Juliette), 
mariée à Charles- Valentin de La Baban- 
gerie. 

BAHEZRE. 

Seigneur dudil lieu, paroisse de Saint-Mayeux, 
trêve de Saint-Gilles de Tananguen et de Lan 
lay. etc. 

Famille d'ancienne extraction : réformation en 
IG69, huit générations el maintenue par arrêt du 
parlement de 1675; réformations et montres de 
1447 à 1562. 

Henry prête sermenl de fidélité au duc entre 
les nobles de Tréguier l'an 1497 : Rolland épouse 
vers 1447 Sibille Le Carres, de la maison de Brin- 
golo. 

La branche ainée fondue dès le w siècle dans 
la maison Mur: la branche de Lanlay s'est pour- 
suivie jusqu'à nos jours. 

Armes : D'argent, au lion de gueules, armé et 
lampassé de sable. 

BAHUNO DU LISCOET. 

François-Guillaume du Bahuno, écuyer, sei- 
gneur de Bérin et de Kerdisson, demeurant audit 
lieu de Kerdisson, province de Bretagne, et fils 
aine héritier principal et noble de François de 
Bahuno, écuyer, seigneur desdits lieux et de Ben- 
quili, ei de Louise-Perrine du Liscoet, sa femme, 
épousa le 11 octobre 1710 Pétronilie Le Borgne, 
dont il eut postérité'. 

Son fils fut reçu page du roi dans sa grande 
écurie, le 26 décembre 1730, et prouva alors sa 
noblesse par titre-,, depuis nobles gens (iuil- 
laume du Bahuno, son sixième aïeul, qui vivait 
vers 1 193. 

Une généalogie manuscrite de cette famille en 
remonte l'origine jusqu'à Tristan du Bahuno, che- 
valier, seigneur de la Derniville, vivant environ 
l'an 1200. 

Armes: De sable ou loup d'argent langue et 
ongle de gueules, passant et surmonte d'un 
croissant d'argent. 



837 



338 



BAILLARDEL DE LAREINTY (de). 




tëMâi? 




Famille d'épée. Les Bail- 
lardel, seigneurs de La- 
reinty, sont originaires de 
Normandie. Le premier au- 
teur connu esl Pierre, qui, 
en 1625, s'établil à la Mar- 
tinique. < lette famille n'esl 
revenue en France qu'en 
1635. 

Les de Baillardel ont été 
L'objel d'une maintenue de 
noblesse au conseil souverain 
de la Martinique. 
Cette famille s'esl alliée aux La Haye Saint- 
Hilaire, Gossin de Ghourses, Chastenet de Puy- 
ségur, de Brémond d'Ars, de G-efifrier, Dupray 
de La Ruffinière, du Bue d'Orange, Brée do La 
Touche, du Pé, etc. 

Elle a produit un capitaine de vaisseau en 1753, 
un officier au régiment de Noailles (dragons), en 
L782, et trois chevaliers de Saint-Louis. Un mem- 
bre fui créé baron on 1821. 

Armes : D'azur, au Pégase d'argent, accom- 
pagnéen chef de deux épées de mente, garnies 
d'or, posées en sautoir, et, en pointe, d'une 
fourmi d'or. 

Devise : Làbos improbus omnia vincit. 
REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Baillardel de Lareinty (B on ), sénateur, 
31, rue Saint-Guillaume, à Paris, ot châ- 
teau de Guermantes, par Lagny (Seine-et- 
Marne). Marié à X... de Puységur, dont 
1° Jules-Marie-Jean, marié à X... deSabran- 
Pontevès, dont quatre enfants, et 2° une 
fille. 

Par décret en date du 14 décembre 1891, M.-J.- 
M.-J. Baillardel de Lareinty a été autorisé à 
ajoutera son nom patronymique celui de Tholo- 
zan. 



BAILLE DE BEAUREGARD. 

Famille originaire de la province du Nivernais. 

La filiation suivie commence à Paul Baille qui 
vivait vers 1550. 

Bernard Baille, écuyer, sieur de Beauregard, rrui 
a très bien servi dans le ban de la noblesse du 
duché de Nivernais et Donziais, fui convoqué pour 
le service du roi, en 161)0, en bon et suffisant 
équipage, et pendant tout le temps d'icelui. .Mari''. 
en 1715, à Gabrielle Faulquier, dont il eut pos- 
térité. 

Qn Louis-Marie-Bernard Baille de Beauregard, 




écuyer, né le 9 mal 1786, fut juge d'instruction à 
fssoudun, le 16 août 181 L. 

\i;mi:- : D'argent, à la fasce d'azur, accompa- 
gnée en chef de trois roses de gueules, % tenpointe 
d'un lion léopardé de même. 



BAILLEHACHE {de). 

Le nom de Baillehache a 
figuré a la conquête de l'An- 
gleterre en L066. 

Le nom de Baillehache i 
très ancien en Normandie. 
I .a ville de < laén esl le ber- 
ceau de la famille. < !e nom 
esl cité dans un ancien rôle 
de la province de Normandie. 
< le rôle étail sur la fin du 
règne de Louis XIII dans la 
bibliothèque de M e Jean 
Bigot, conseiller du roi et 
général en su cour des aides 
de Rouen, suivant une ancienne généalogie du 
nom de Baillehache, dressée alors. 

D'après une tradition conservée dans la famille, 
un Baillehache aurait été anobli par le roi Phi- 
lippe-Auguste à la bataille de Bouvines en 1214. 
En 1556, Michel de B. embrasse le protestan- 
tisme. 

I ne branche de Caen et de Rouen passe en 
Angleterre à la révocation de l'édil de Nantes en 
1685. 

En 1593, nous trouvons dans la généalogie de la 
famille de Baillehache : Jean de B., sieuj de Beau- 
mont, conseiller du roi, contrôleur des guerres en 
Normandie, dont trois descendants : .ban de B., 
sieur de l.eaumont, ministre de la religion ré- 
formée à Caen; Pierre de B., sieur de Fontenay, 
membre du conseil du frère unique du roi, et 
Daniel de B., sieur du Hamel, seigneur du Bour- 
guebude. 

1622. Jacques de B., seigneur de Chamgoubert, 
conseiller au parlement de Rouen. (Farin, histoire 
de Rouen.) 

Le 21 mars 1701, Jean-Louis de sieur de Beau- 
mont, garde général des forêts, abjure le protes- 
tantisme devant Mgr l'évêque de Bayeux, d'après 
un titre conservé dans la familL 

Le 5 novembre 1756, Jean-François de P... 
écuyer, est reçu page du roi en sa grande écurie, 
et admis sur les preuves de sa noblesse sur le 
certificat du juge d'armes de France. (Extrait de 
d'Hozier.) Ce gentilhomme, fait marquis par le roi 
Louis XV, sérail morl à Vannes -ans enfants peu 
de temps après la Ie'\ olution. 

II est question de lui dans les mémoires du 
.-mute- de Gheverny, pages 282, 122 et 233. 

Pierre-Louis-Joseph de B., décédé en 1848, 
trouvait le 10 aoûl 1792 aux Tuileries parmi les 
défenseurs du roi. 



— 339 — 



340 — 



Armes : De gueules, au sautoir d'argent can- 
tonné de quatre merlettes du même. 



BAILLET {de). 

Jean de Baillet et Jeanne de Cocq, sa compagne, 
furent anoblis par lettres de Charles, duc de Nor- 
mandie, en L357. 

René fut premier président au Parlement de 
Bretagne en 1554 et L579. 

Armes : D'azur, à la bande d'argent, accostée 
de deux griffons d'or. 

Il existe une autre maison du même nom, ori- 
ginaire de Bourgogne, réformationdel670el 1596, 
qui porte : D'argent, à trois chardons de sinople, 
fleuri de gueules. 



BAILLEUL u/ e). 

La maison de Bailleulest originaire de Norman- 
die. Elle s'est répandue dans différentes provinces 
de France et même en Angleterre, et s'esl divisée 
en onze branches qui portent presque toutes des 
armoiries différentes. Elle semble se rattacher à 
la même souche que l'illustre maison de Bailleul, 
qui a don m'' de grands louvetiers de France. Dans 
tous les cas. celte maison est très ancienne, car 
on trouve Raoul de Bailleul qui vivait en L842. 
Deux membres de cette famille tirent leur preuve 
en 1666. 



Armes 

gueules. 



Parti : <iu I d'hermine: <m 2 de 



BAILLOU DE LA BROSSE. 

Cette famille, originaire deTouraine ethabitant 
depuis longtemps l'Anjou et le Poitou, a des 
titres authentiques et parfaitement établis depuis 
Philippe le Bel jusqu'à nos jours. 

Elle a produit des officiers de toutes armes, des 
magistrats et des savants. 

Armes : D'or, à trois têtes de sanglier de 
gueules, armés d'argent. 

Baillou de la Brosse, née Le Botter de 

SAINT-GERVAIS DE MONTHOUDON (M ). cllà- 

teau de Marson, par Saumur (Maine-et-Loire). 



BAILLOU DE MASCLARY. 

La famille de Masclary, originaire d'Italie, est 
alliée aux familles de Savelli, Grimaldi et Gri- 
mani, quitta Gènes où elle résidait pour venir en 
France au xiv e siècle, s'établir en Valentinois. 
Au xvr siècle se formèrent deux branches ca- 
dettes (Meintes aujourd'hui, dont l'une est encore 




représentée par les familles 
de Maisonneuve et de Bois- 
barreaux, et l'autre, établie 
en Hollande, s'est alliée aux 
familles de Dampierre de 
Béthune et de Holstein. La 
branche ainée fixée en Dau- 
phiné s'allia aux familles de 
Béchéran, de Salas, de Com- 
prat, de Colondre, de Faure 
de Belhem, de Bocaud, de 
Barrai, de Saint-Priest, de 
Ferrières, de Senégra, de 
Rivière, etc. 
Le roi Louis XVIII, attestant que les actes prou- 
vant le droil de la famille à porter le titre de 
marquis avaient été brûlés pendant la Révolution, 
confirma ce titre à la famille en 1814. 

En parcourant sa généalogie, on trouve qu'elle a 
fourni parmi ses membres: sous Louis XI, un 
procureur général à la cour des finances de Mont- 
pellier ; au xvi 1 ' siècle, un intendant général du 
Languedoc, un conseiller d'Etat sons Henri IV, et 
plusieurs capitaines; sou- Louis XIII, un secré- 
taire ordinaire de la chambre du roi, un avocat en 
son conseil privé, un gentilhomme ordinaire de 
sa chambre : sous Louis XIV. deux trésoriers 
de France à la généralité de Montpellier, plusieurs 
Officiers de cavalerie, un amiral de fiance, un 
colonel de régiment de cavalerie étrangère; au 
xviii*' siècle, un page de Louis XIV, commandeur 
de Malte, un évêque de Castres, un évoque de 
Troyes, un exempt «les gardes du corps de 
Louis XV, quatre officiers au régiment de Picardie, 
chevalier- de Saint-Louis, dont l'un commandant 
pour le roi une place en Brandebourg, un grand 
chambellan du roi Auguste de Pologne, deux 
chevaliers de Malte, deux conseillers d'Etat ; sous 
Louis XVI, un capitaine de cavalerie au Royal- 
Champagne, chevalier de Saint-Louis, un premier 
écuyer tranchant de la reine, porte-cornette de 
la couronne, un ambassadeur, plus tard ministre 
de la guerre, un