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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"







BOSTON PUBLIC LIBRARY 

NOT TO BE TAKEN AWAY 

HISTORY DEPARTMENT 








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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 

NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

et les travaux des auteurs 



l'ENAST 



IN VOCABULAIRE DU BLASON 

ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES 



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Tome 




Premier 



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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



DE LA 

NOBLESSE FRANÇAISE 



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DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



DE LA 



NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 
les manuscrits de d'Hozier 
et les travaux des auteurs 



CONTENANT 



UN VOCABULAIRE DU BLASON 

LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS 'ARMES 



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PAR 



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D. DE MAILHOL 



Tome 



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Premier 



PARIS 
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DIRECTION ET/ REDACTION 

33, RUE JACOB. 33 

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INTRODUCTION 



Les documents historiques concernant la noblesse française sont, dans 
leur ensemble, peu connus du public qui, souvent, aurait intérêt, pour des 
causes diverses, à connaître l'origine de certaines personnes qui se 
réclament d'un passé qui valut à leurs ancêtres les marques de la faveur 
souveraine. 

Il nous a donc paru que nous faisions une œuvre vraiment utile en 
publiant cet ouvrage qui fixera l'état de la noblesse à la lin du dix-neuvième 
siècle, et perpétuera, dans les siècles à venir, les noms des familles qui 
s'éteindront, comme se sont éteints ces beaux ordres de chevalerie qui ont 
laissé après eux des légendes de gloire et d'honneur. 

On aurait tort de croire que, parce que nous vivons actuellement sous 
un régime démocratique, les titres de noblesse n'ont plus aucune valeur; 
c'est une grande erreur'! Le présent ne saurait effacer le passé dans ce qu'il 
a de pins glorieux et de plus brillant. Si le souffle de 89 a bouleversé notre 
état social, en créant pour tous les citoyens une égalité relative, il n'a rien 
enlevé aux souvenirs du passé qui commandent l'admiration et le respect. 

La noblesse française a donc intérêt à ne pas laisser perdre le prestige 
dont elle a toujours été entourée. Ceux qui ont reçu de leurs aïeux un nom 
qui rappelle des actions d'éclat et des services rendus à la monarchie et à 

1 



VI 



INTRODUCTION 



la pairie, ont le devoir de le transmettre à leurs descendants en s'appuyant 
sur des documents indiscutables. 

C'est la pensée qui nous a guidé quand nous avons entrepris cette 
publication. 

Nous avons fail appel, dans ce but, à tous les concours, à toutes les, 
lumières; nous avons fouillé les archives publiques '; nous avons parcouru 
tous les travaux des auteurs; et malgré les difficultés <|ue nous avons ren- 
contrées, nous croyons être parvenu à produire une œuvre aussi complète 
qu'on la peut souhaiter à une époque où la loi, ne protégeanl plus la noblesfee, 
a laissé la porte ouverte à de nombreux intrigants qui se sont affublés de 
titres achetés ou usurpés. 

S'il s'en est glissé ( pielt pies-nus dans notre ouvrage, c'est que notre 
bonne foi aura été surprise, ou que nous aurons été trompé par les notes 
de nos devanciers. 

Nous donnons d'ailleurs ci-après la liste des principaux ouvrages qu< 
nous avons consultés. G'esl d'après eux que nous avons établi la plupar 
des notices qui se trouvent dans notre ouvrage. Quanl à celles qui nous on 
été fournies par les intéressés, nous les tenons, jusqu'à preuve du contraire 
pour l'expression loyale de la vérité. 

Peut-être remarquera-t-on des lacunes dans la nomenclature de 
familles citées. Elles sont inévitables, quelque soin que nous ayons pri 
pour les éviter. 

En effet, un grand nombre de personnes à qui nous nous somme.S 
adressé n'ont pas daigné répondre à nos demandes; d'autres nous ont l'a" 
parvenir des injures et des outrages en nous faisant sommation de ne p; 
nous occuper de leurs familles. Comme nous n'avions pas à nous enquér ft 
des motifs qui les faisaient agir, nous avons donné quand même les rei 
seignements que nous avions pu .recueillir et qui étaient dans le domaii 
de l'histoire, et nous avons passé outre sur celles sur lesquelles m 
recherches avaient été infructueuses. 












INTRODUCTION vji 



Il est une autre catégorie de personnes que nous avons dû éliminer, 
bien que portant légalement la particule. 

C'est une croyance, généralement répandue, que la particule est l'indi- 
cation d'un litiv de noblesse. Il n'en est rien pourtant; elle ne constitu 
qu'une simple présomption. Nous pourrions citer de nombreuses familles 5 
qui, depuis longtemps, sont en possession de la particule, et qui n'ont 
jamais appartenu à l'ordre de la noblesse. 

Ces personnes-là ont intérêt à prolonger une confusion qui excite leur 
vanité et flatte leur amour-propre. Il ne nous convenait pas de les aider 
dans leur prétention: de là notre silence à leur égard. 

Quant aux familles, d'origine étrangère, que nous avons mentionnées, 
comme elles sont fixées depuis longtemps en France, elles ont le droit de 
figurer dans un ouvrage comme le notre; elles ne peuvent d'ailleurs qu'y 
apporter la gloire et l'honneur sous lesquels leur nom s'abrite depuis de 
longues années. 



D. de M. 









, 



LISTE 



DES 



OUVRAGES CONSULTÉS 



L I S ï E 



DES 



OUVRAGES CONSULTÉS 



♦ 



Al.MAXACII DE LA NOBLESSE DE L'EMPIRE 

pour 1809. Paris, in-18, 1 vol. 

Almanach de Gotha. Années 1763-1894, 
151 vol. 

Almanach généalogique, par l'abbé Jac- 
ques Destrées. Paris, 1747, 3 vol. in-24. 

Amelot de La Houssaye. — Mémoires 
historiques, Amsterdam, 1722. 2 vol. in-12. 

Ammirato (Scipion). — Noblesse et his- 
toire de Florence. 

— Histoire de la noblesse de Naples. 

Anjou. Armoriai des maires d'Angers 
'1" 1471 à 1790. par Lambron de Liguine. 
Angers, 1845, in-4°. 

— Armoriai général de l'Anjou, par Joseph 
Denain, 1878-1885, 3 vol. in-8°. 

— Généalogie des principales familles de 
l'Anjou, par Pascal du Fauz. Robin, Paris, 
1582. 

Annales historiques et nobiliaires, par 
H. de Tissexon. 

ANNUAIRE DE LA NOBLESSE DE FRANCE, par 



M. Borel d'Hauterive, 49 vol. in-18. 1813- 
1893, Paris. 

Anselme (Père) [Pierre Guibourg]. — 
Explications des armoiries. Paris, 1644, 
in-4°. 

— Histoire généalogique et chronolo- 
gique de la maison royale de France, des 
pairs et des grands officiers de la couronne. 
Paris, 1726-1733. 9 vol. in-fol. 

Archives de la noblesse de France, par 
Laine. 1828-1850. 11 vol. in-8°. 

Armorial de l'ancien duché du Niver- 
nais, par G. Soultrait. Paris, 1847-1848, 
in-8°. 

Armorial de l'Empire, par Henri Simon. 
Paris, 1812, 2 vol. in-4°. 

Armorial du Bourbonnais, par G. Soul- 
trait. Moulins, 1857, 1 vol. 

Armorial du Lyonnais, Forez et Beau- 
jolais, par André Steycrt. Lyon, 1800, 1 vol. 
in-4°. 

Armorial général, par Rieststap, 2 vol. 
in-8°, 1887-1890, 



— 



6 — 



Armorial historique de la noblesse de 
Frange, par J.-G. de Milleville. In-8°, 
1846. 

Armorial universel, par Joufroy d'Es 
chavanes. In-8°, 1844. 

Artefeuil. — Histoire héroïque et uni- 
verselle do la noblesse dé Provence. Impri- 
merie veuve Girard, Avignon, L754, ? vol. 

Artois. — Notes historiques, par Plôu- 
vain. Douai, L823, in-4°. 

Auriac (i)'). — Nobiliaire de la noblesse 
de France. Paris, in-4°, 1855, 10 vol. 

Auvergne. — Dictionnaire héraldique de 
l'Auvergne,, par J.-B. Bouillet. Glermont- 
Ferrand, 1857, grand in-8°. 

— Dictionnaire des anciennes familles 
d'Auvergne, par Ambroise Tardieu. Mou- 
lins. L884. 

Bachelin-Deflorenne. — Étal présenl 
de la noblesse. In-N", paris. 1865, 1875 et 
1887. 

Baron. — L'art héraldique, contenant la 
manière d'apprendre le blason. Paris, L681, 
in- 12. 

Barthélémy (Edouard de). — Armoriai 
delà ville de Ghâlons-sur-Marne. Ghâlons, 
1856, in-12. 

Bauchet-Filleau. — Armoriai du Poitou. 
Poitiers. 1840-1851, 2 vol. grand in-8°. 

Béarn, Bigorre et Passe Navarre. — 
Histoire de Foix, par Pierre Olhagaray. 1609. 

Beaudeau (J.). — Armoriai général (\r+ 
États de Languedoc. Montpellier, 1686, 1 vol. 

Bergues La-Garde. — Nobiliaire du 
Limousin. In-N". 1873. 

Bernier (J.). — Histoire de Blois et ses 
familles nobles. Paris, 1682. 

Berry. — Histoire du Berry, par Thau- 
mas de la Thaumassiere. Paris, 1669, in- fol. 

— Tombeau généalogique du Berry. par 
Nicolas Catherinot. 107 1. 

— Nobiliaire du Berry, par le même. 1681. 



— Histoire généalogique de quelques fa- 
milles du Berry, par le vicomte Ferdinand 
de Maussabré. Bourges. 1859. 

— Nouvelle histoire du Berry, par Pallet. 
Paris, 1783. 

Bessas la Mégie (de). — Légendaire delà 
noblesse de France. Paris, L865. 

Pesse (Guillaume). — Histoire des dues 
el marquis de Narbonne. Paris, L660, in-l°. 

BlRLIOTHÈQUE nationale. — Manuscrits. 

BOREL d'Hauterive. — Armoriai d'Artois 
el de Picardie. Grand in-8°, 1866. 

— Généalogie de la noblesse de Bourges 
gne. Dijon, 1653. 

— Revue historique de la noblesse. 

— Album nobiliaire du Daupliiné. 1847. 
Bouchet (J. du). — 'fable généalogique 

des vicomtes de La Marche. Paris, 1682. 

Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne. Glor- 
mont-Ferrand. 1853. 

— Dictionnaire héraldique de l'Auver- 
gne. 1857. 

BOURRONNAIS. — Armoriai du Bourbonnais, 
par le comte Georges de Soultrait. Moulins, 
L857, in-8°. 

— Généalogie de quelques familles nobles 
du Bourbonnais et autres lieux, par J. Me- 
gret. Moulins, 168Ô. 

Bourgogne. — Armoriai de Bourgogne 
et de la Bresse, par Jacques Ghevillard. 
Paris. 1726. 

— Armoriai général de Bourgogne dressé 
en 1696 par d'Hozier, publié par Boucbot. 
Dijon, 1875, 2 vol. in-8°. 

— Généalogie de la noblesse de Bourgo- 
gne, par G. de Hautcrive. Dijon. 1653. 

— Armoriai de Bourgogne, par H. Per- 
sonne. 1863. 

Bourrotsse de Lappore (de). — Nobi- 
liaire do Guyenne et Gascogne. Paris. 1883, 
•J vol. in-4°. 



1 



— 7 



— 8 



Bremond (Alph.). — Nobiliaire toulou- 
sain. In-8°, 1870. 

Bresse et Busey. — Histoire de Bresse 
etdu Bugey, par Samuel Guichenon. Lyon, 
1650, in-fôl. 

Bretagne. — Armoriai breton, par Guy 
I," Borgn >. Rennes, 1007. petit in-fol. 

— Nobiliaire de Bretagne, par J. Chevil- 
lard. Paris, 1720-1758, grand in-fol. 

— Armoriai général de la Bretagne, par 
L. Briant de Laubrière. Paris, 1811, in-8°. 

— Armoriai de Bretagne, par P. Guérin 
delà Grasserie. Rennes, 1845, 2 vol. in-fol. 

— Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy. 
L890, 3 vol. in-8°. 

Briancon (R. de). — L'État de la Pro- 
vence. 1693, 4 vol. in-12. 

Priant de Laubière. — Armoriai gén<% 
rai de Bretagne. Paris, 1841. 

Bulletin héraldique et généalogique 
de France. 

Cabinet du Saint-Esprit, à la Bibliothè- 
que nationale. 

Calendrier de la noblesse de Tours, 
Maine et Poitou. 1867 et 1808. 

Calendrier historique, héraldique et 
généalogique des familles nobles de 
France pour 1856, par J. Carré de Busse- 
rolle. 

Carré de Busserolle. — Noblesse du 
Poitou. Tours. 1887. 

— Calendrier historique, héraldique et 
généalogique des familles nobles de France, 
pour 1856. 

— Noblesse de Touraine. Tours, 1886. 
Catherinot i Nicolas). — Tombeau gé- 
néalogique du Berry. 1674, pièce in-4°. 

— Nobiliaire du Berry. 1681, pièce in-4°. 
Gaumartin (de). — Recherches sur la 

noblesse de Champagne. Ghâlons, 1673, 
2 vol. grand in-fol. 

Caux i Henry de). — Catalogue général 



des gentilshommes de Languedoc. Pézenas, 
1676, in-fol. 

Champagne. — Recherches sur la no- 
blesse de Champagne, par de Gaumartin. 
Châlons, 167.3, 2 vol. grand in-fol. 

— Nobiliaire de Champagne, par J. Ghe- 
villard. Paris, 1758, grand in-fol. 

— Armoriai de la ville de Châlons-sur- 
Marne., par Edouard de Barthélémy. Châ- 
lons, 1856, in-12. 

— Recherches sur la noblesse de Cham- 
pagne, par d'Hozier. 1868. 

— Les Armoiries des comtes de Cham- 
pagne, par de Jubainville. Paris, 1852. 

Ciiazot de Montigny (Louis). — Ta- 
blettes et étrennes généalogiques. Paris, 
1748-1753. 

— Dictionnaire héraldique. 
Chevillard. — Nobiliaire de Normandie. 

In-fol., 1720. 

— Armoriai de Bourgogne et de Bresse. 
1726, in-fol. 

Chorier. — Nobiliaire du Dauphiné. 
In-12, 1671. 

— Histoire générale du Dauphiné. In-fol., 
1661. 

— Histoire du Dauphiné. 1674, in-12. 
Cohen de Winiienhoef. — L'Oriflamme, 

moniteur de la noblesse. 1851, in-8°. 

Comtat Venaissin. — Histoire de la no- 
blesse de FT'ance du comté Venaissin, par 
Pithon-Curt. Paris, 1743-1750, 4 vol. in-4". 

Corse. — Les Corses français, par 
L'Hermite-Souliers. Paris, 1662, in-12. 

Courcelles (de). — Dictionnaire univer- 
sel de la noblesse de France. Éd. 1821. 

— Histoire des pairs de France. 
Courcy (de). — Nobiliaire de Bretagne. 

Éd. 1890. 

Coussin. — Histoire héroïque de la no- 
blesse de Provence. 1776-1786, 3 vol. in-4°. 



— 9 — 



10 — 



Crétineau - Joly. — Histoire de la 

Vendée. 

CrviLLiER Morel d'Acy, — Le Moniteur 
delà noblesse. Paris. 1855-18£6. 

Datpiiiné. — Album historique, archéo- 
logique et nobiliaire du Daupniné, publié 
sous la direction de MM. Champollion-Fi- 
geac,parBoreld'Hauterive. 1846-1 847 ..in-4 . 

— Histoire généalogique, par GuyAllard. 
1 vol. in-4°. 

— Armoriai du Dauphiné, par flivoire 
de la Bâtie. L867. 

Dk.iart (Jacques). — Recueil dés titres. 
qualités, blasons et armes des seigneurs de 
Languedoc. Lyon. 1655. 

Denain (Joseph). — Armoriai général de 
l'Anjou. 3 vol. in-8". 1878-1885. 

Destrées. — Almanach généalogique. 
Paris, 1717. in-24. 

Dictionnaire encyclopédique de la n<>- 
blesse de France, par Victon de Saint- 
Allais. Paris. 181(5, 2 vol. in-8°. 

Dictionnaire généalogique de la pro- 
vince m Maine, par André-René Lepàige. 
Le Mans, 1777. 

Dictionnaire i>e la noblesse, par La 
Chesnaye des Bois. Paris. 1865, 20 vol. 
in-4". 

Dictionnaire universel de la noblesse 
de Franck, par de Gourcellesi 1821,5 vol. 
in- 18. 

DUBUISSON. — Armoriai des principales 
maisons du Royaume et particulièrement 
de celles de Paris et de l'Ile-de-France. 
Paris, 1757-1700, 2 vol. in-12. 

DrciiESNE. — Anciens catalogues épis- 
copaux de la province de Tours. ( rrand in-8°, 
L89Ô. 

Duvergier (A.-J.). — Mémorial histo- 
rique de la noblesse. Paris, 1839. 

État de la noblesse, par Waroquier de 
Combles. Paris. 1782. 5 vol. in-12. 



Etrexnes de la noblesse 177!) et 1780, 
par La Chesnaye des Bois, Fn-18. 

EYSENBACH (Ci.). — Histoire du blason et 
science des armoiries. Tours, 1848, in-8 9 . 

I'ai z (Pascal du). — Généalogie (h's prin- 
cipales familles de l'Anjou. Paris. 1582, 

Flandre. — Armoiries des anciennes 
institutions religieuses, féodales, civiles des 
Flamands, par J.-.I. Carlier. Dunkerquej 
1855, in-S". 

— Noblesse et chevalerie du comté de 
Flandre, d'Artois et de Picardie, par 
P. Roger. Amiens. L843, grand Ln-8°. 

Foulque-Delenos, — Manuel héraldique, 
ou Clef de l'art «lu blason, renfermanl les 
éléments de ce1 art et suivi d'un vocabu- 
laire. Limoges, 1816, 2 vol. in-8°, 

France héraldique ibn. par Poplimont. 
Paris. 1873-1875, in-> , 

Franche-Comté.— Armoriai général de 
la Franche-Comté, par Ch. d'Hozier 1 1696). 
Dijon, 1875^ 

— Nobiliaire de Franche-Comté, par P. du 
Lurion. Besançon, 1.890, 

Gallia christiania, Paris, 1715, 16 vol. 
in-fol, 

Gastellier de La Tour, — Armoriai des 
États du Languedoc. Paris, 1707. in- C. 

— Dictionnaire héraldique, contenant tout 
pç qui a rapport à la science du blason, 
avec l'explication des termes. Paris, 1771, 

in-8 , 

Cavard. — Versailles, salle des croisades. 
2 vol. grand in-1". 

Georgel (Alcide). — Armoriai des fa- 
milles de Lorraine. In-4". 1882. 

Gotrdon de Genottllac — Nobiliaire du 
département des Bouches-du-Rhùne. Pari-. 

isc>3. 

— Grammaire béraldique. Paris. 1860, 

in-12. 
Grandpré (César de). — Le César arme- 



11 — 



12 - 



rial, ou Recueil des armes el blasons de 

toutes les illustres, principales el nobles 
maisons de France. Paris, 1645, in-fol. 

Guérin de la Grasserie (A. -P.). — Ar- 
moriai de la Bretagne. Hennés. 1845-1848, 
2 vol. in-fol. 

Guichenon. — Histoire de la Dresse et du 
Bugey. Lyon. 1650, in-fol. 

Guigard (Joannis). — Bibliothèque héral- 
dique de la France. Paris. 1861, in-8°. 

Guyenne et Gascogne. — Nobiliaire de 
Guyenne et Gascogne, par (ÏGilvy. Paris, 
1856-1858, 2 vol. in-4°. 

— La noblesse du Périgord, par Matagrin. 

— Armoriai de la noblesse du Périgord, 
par A. de Froidefond. Périgueux, 1858, 
1 vol. in-N". 

— Nobiliaire historique de Gascogne, par 
J. Noulens. 1863. 

Histoire des grands officiers de la 
couronne. — Voy. Anselme. 

Histoire générale du Languedoc, par 
de Yic et dom J. Yaissette. In-8°, 1873. 

Hozier (d*). — Recherches sur la noblesse 
de Champagne. 1868. 

— Armoriai général de Bourgogne, pu- 
blié par Bouchet. Dijon, 1875, 2 vol. in-fol. 

— Armoriai général de France. 1738- 
1768, 10 vol. in-4". 

— Armoriai général de Franche-Comté 
(1096). Dijon. 1875. 

Ile-de-France.— Prévôts des marchands. 
échevins, procureurs, greffiers et receveurs 
de la ville de Paris, par J. Ghevillard. Pa- 
ris, 1708, grand in-4' J piano. 

— Noms, qualitez, armes et blasons de 
MM. les conseillers de la ville de Paris, par 
J. Ghevillard. Paris. 1713, grand in-fol. 

— Noms, qualitez et armes des gouver- 
neurs, capitaines et lieutenans généraux de 
Paris, par Ghevillard l'aîné. 1731, in-fol. 

•— Gouverneurs, lieutenans du roy, pré- 



vôts des marchands, échevins, procureurs, 
avocats, etc., par -I. Ghevillard, 1713, con- 
tinué par Dubuisson, 1782. 

— Cartulaire de l-abbaye de N.-I). des 
Vaux-de-Cernay, par Luc Merle! el Moulié. 
Paris. 1857, 3 vol. in-4°. 

Joi ffroy d'Eschavannes. — Armoriai 
universel. 18 1 1, in-8°. 

Jurainville ide).— Les armoiries des 
comtes d.e Champagne. Paris, 1852. 

La Chesnaye des Bois. — Étrennes de 
la noblesse. 1779-1780. 

— Dictionnaire de la noblesse. Paris. 
1865. 

Laine. — Archives de la noblesse de 
France. 1828-1850, 11 vol. in-8°. 

Lallain de Montigny. — Nobiliaire de 
Lorraine et de Bar. 1761, in-8°. 

La Marnière (Léon de). — La noblesse 
de Saintonge et d'Amiens. Paris, 1861. 



Languedoc 



Armoriai général des 



Ftats de Languedoc, par Jacques Beaudeau. 
Montpellier, 1686, in-4°. 

— Armoriai des États de Languedoc, par 
Gastelier de La Tour. Paris. 1767. in-4°. 

— Armoriai de la noblesse de Languedoc, 
par Louis de la Roque. Paris, 1860, 4 vol. 
in-8°. 

— Recueil des titres, qualités, blasons et 
armes des seigneurs de Languedoc, par 
Jacques Dejart. Lyon, 1655. 

— Catalogue général des gentilshommes 
de Languedoc, par Henry de Caux. Péze- 
nas, 1676. 

La Roque ( de). — Armoriai de la noblesse 
de Languedoc. Paris. 1860. 

Le Boucq de Ternas. — Noblesse des 
Pays-Bas. Douai. 1884. 

Le Garpentier. — Généalogie de 4,000 
familles des Pays-Bas et de la Flandre fran- 
çaise. 1668, in-4°. 

Le Laroureur (Claude). — Discours de 



13 



11 



l'origine des armoiries et des termes 
récents et usités pour l'explication de la 
science héraldique. Lyon. 1658, in-4°. 

Lepage et Germain. — Nobiliaire de 
Lorraine. Nancy. 1885. 

— Dictionnaire généalogique delà pro- 
vince du Maine. Le Mans. 1777. 

Le Roux. — Histoire de la noblesse de 
Flandre. Lille, 1708, in-4°. 

L'Hermite-Souliers (de). — Inventaire 
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— Nobiliaire de la Touraino. Paris, 1665, 
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Limousin, — Nobiliaire du diocèse de Li- 
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Limoges, 1856, in-8 -. 

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Nancy. 1758, in-4°. 

— Armoriai de Lorraine, par Alcide 
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— Nobiliaire de Lorraine et de Bar, par 
Lallain de Montigny. 1761, in-8°. 

Lurion (P. de). — Nobiliaire deFranche- 
Comté. Besancon, 1890. 

Lyonnais. — Armoriai général du Lyon- 
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Magny (de). — Le Livre d'or de la no- 
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et Archives nationales. 

Matagrin (Amédée). — La noblesse du 
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Mégret (J.) — Généalogie de quelques 
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MÉMORIAL HISTORIQUE DE LA NOBLESSE, 

parA.-J.Duvergier. Paris. 1839-1840, 2 vol. 
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1659, in-1?. 

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— Éloge historique de Lyon. 
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Monitei i; de i.\ noblesse (le), parCuvil- 
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Nivernais. — Armoriai de l'ancien duché 









l(i — 



do Nivernais, par G. de Soultrait. Paris, 
1847, grand in-8°. 

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gny. Paris. 1863, 2 volumes in 8°. 

Nobiliaire du Limousin', par l'abbé Jo- 
seph Nadaud. Limoges. 1880. 4 volumes 
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Nobiliaire des Pays-Bas et Comté de 
Bourgogne, par de Visiano, sieur de Hoove. 
Louvain, 1700. 2 volumes in-8°. 

Nobiliaire universel de France, par 
de Saint- Allais. Paris. 1875. 

Nobiliaire universel de France, recueil 
général des généalogies historiques des mai- 
sons nobles de l'Europe, publié sous la di- 
rection de de Magny. 18 volumes in-1". 
L877 à 1885. 

Noblesse (la), journal des illustrations 
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Noblesse et Chevalerie du Comté de 
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Noms féodaux de la France, par Bet- 
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Nostradamtjs (J.). — Chronique de Pro- 
vence, 1613. Lyon. 101 1. in-8°. 

Noulens (J.). — Nobiliaire historique de 
Gascogne, 1803. Dumoulins, 1801, 3 volu- 
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Normandie. — Nobiliaire de Normandie, 
parO'Gilvy. Paris, 1801. 

— Nobiliaire de Normandie, ou Catalogue 
de la province, par J.-L. Chevillard fils. 
Paris. 1720. in-fol. 

— Armoriai des archevêques de Rouen, 
par Jules Thieury. Rouen, 1801, grand 
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Notes pour servir au nobiliaire de 
Montpellier, par Ch.de Tourtoulon. Mont- 
pellier, 1856, in-8°. 

O'Gilvy. — Nobiliaire de Guyenne et 
Gascogne. Paris, 1x50-1858, 2 volumes in-1". 



— Nobiliaire de Normandie. Paris, 1864. 
Oriflamme (D, moniteur de la noblesse, 

par Cohen de Winhenhoef. In-8°, 1851. 

Orléanais. — Histoire de Blois, par 
J. Bernier, Paris, 1082, in-4°. 

Pallet. — Nouvelle histoire du Berry. 
Paris, 1783-1786, 5 volumes in -8°. 

Pavs Bas. — Noblesse des Pays-Bas, par 
Le Boucq do Ternas. Douai, 1884. 

— Généalogie de 4,000 familles des 
Pays-Bas et de la Flandre française, par 
Jean Le Carpentier. 1668, in-4°. 

— Généalogie de quelques familles des 
Pays-Bas, par Dumont. Amsterdam, 1774, 
in-8°. 

— Recueil généalogique, par Colonia. 
Rotterdam, 1775-1778, 2 volumes in-8°. 

Pelletier (dom Ambroise). — Nobiliaire 
de la Lorraine et du Barrois. Nancy, 1758. 

PérictOrd. — La noblesse du Périgord, 
par Matagrin, 1858. Périgueux, 1 volume 
in-8°. 



Personne (H.). 



Armoriai de Bourgo- 



gne. 1863. 

Pithon-Curt. — Histoire de la noblesse 
de France du Comté- Venaissin,. d'Avignon 
et de la principauté d'Orange. Paris, 1743- 
1750, 4 vol. in-4". 

Poitou. — Dictionnaire historique, bio- 
graphique et généalogique, par Beauchet- 
Filleau. Poitiers, 1840-1854, 2 vol. grand 
in-8°. 

— Noblesse du Poitou, par Carré de Bus- 
serolle. Tours, 1887. 

Poplimont. — La France héraldique. 
Paris, 1873-1875, in-8°. 

Potier de Courcy. — Voy. Courcy. 

Provence. — Chronique de Provence, 
par J. Nostradamus. loi 3. 

— État de la Provence, par l'abbé Robert 
de Briançon. 1603. 

— Nobiliaire du département des Bouches- 



— 17 



— 18 — 



du-Rhône$ par Gourdon de Genouillac et le 
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Provence, par Coussin. Avignon, 1778-1786, 
3 vol. in-1". 

Rieststap (J.-B.). — Armoriai général. 
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Rivoirk de la Bâtie. — Armoriai du 
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comté de Flandre. d'Artois et Picardie. 
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Saintonge et Ai nis. — La noblesse de 

Saintonge el d'Aunis, par Léon de La Mar- 
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Simon (Henri). — Armoriai de l'Empire. 
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Simon (de Boncourt). — Grammaire du 
blason, ou la Science dos armoiries. Paris. 
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Tardieu (Ambroise). — Dictionnaire des 
anciennes familles d'Auvergne. Moulins, 
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Thibault-Cadot. — Le blason de France, 
avec un dictionnaire dos termes du blason. 
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Tisseron (H. de). — Annales historiques! 
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Touraine. — Nobiliaire de la Touraine, 
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Vapereau. — Dictionnaire des contempo- 
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Visiano de Hoove. — Nobiliaire des 
Pavs-Bas et du comté de Bourgogne. 

Viton de Saint-Allais. — Nobiliaire uni- 
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Waroquier de Combles. — État de la no- 
blesse. Paris, 1782, 5 vol. in-12. 












VOCABULAIRE 



DU BLASON 



i 



VOCABULAIRE DU BLASON 



->— <^ 



A 



ABAISSE. 

On appelle ainsi toute pièce posée plus bas 
que la règle héraldique l'ordonne. 

Ainsi le pal, la fasce, le chevron, la bande, 
qui occupent ordinairement le tiers du milieu 
de l'écu, peuvent être au-dessous de cette po- 
sition habituelle et sont alors abaissés. On le 
dit encore du chef, quand il se trouve sous un 
autre chef de concession ou de patronage. Le 
chef peut être aussi abaissé par un simple filet 
de l'émail du champ qui le surmonte. 

Ce terme est encore applicable à un écu ou 
à une pièce, contenant une figure destinée à 
perpétuer le souvenir d'un crime ou d'une 
faute. 

Il se dit aussi des ailes d'oiseau dont le bout 
se dirige vers la pointe de l'écu ; d'une épée, 
bâton ou autre objet pareil, dirigé, par celui 
qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de 
l'écu. 

ABEILLE. 

Cet insecte est représenté montant, les ailes 
tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier 
cas, l'abeille est volante. 




ABIME. 

Nom du centre de l'écu. 
On dit qu'une pièce est en abîme, 
quand elle occupe le centre de l'écu , 
et qu'elle n'est pas seule. Différem- 
ment il n'y a pas lieu d'indiquer cette dispo- 
sition, car si on dit : d'or, au loup ravissant 
d'azur, il est inutile d'ajouter, en ahime, 
puisque cet attribut ne saurait se poser autre- 
ment. 

Mais si on dit : gironné d'argent et de 
gueules à Vécusson d'or, il faut ajouter : en 
abime, si on veut que cette pièce soit placée 
au centre. 

ABOUTÉ. 



v 



Se dit des pièces allongées, mises 
bout à bout, et correspondant entre 
elles par les pointes, comme les 
otelles, les fusées, les épées, les 
branches, les losanges et parfois les mouche- 
tures d'hermine dont les bouts correspondent 
et se joignent en croix. C'est aussi l'attribut 
d'une pièce dont le bout est arrondi, ou qui est 
garnie d'un bout. 



— 25 - 



- 26 - 




Ex. : D'argent, à deux losanges aboutés 
de gueules. 

ACCOLÉ. 

Ce terme a plusieurs acceptions : 
Deux écus qui sont juxtaposés, 
comme quand la femme joint le sien 
à celui de son mari, sont dits acco- 
lés. Il se dit d'un animal qui a un collier ou 
une couronne passée au col; des macles, lo- 
sanges, fusées, lorsqu'ils se touchent ensemble 
de flanc ou de pointe sans remplir l'écu ; «les 
choses entortillées, comme un serpent ou hisse 
autour d'une colonne, un cep de vigne à un 
é( lialas. Les colliers d'ordre de chevalerie dont 
on entoure les écus sont dits accolés. 

Ex. : If argent, à un écusson d'or et un 
êcusson d'azur accolés. 



ACCOMPAGNE. 

Lorsque la pièce principale, ou 
la Bgure placée au centre de l'écu. 
comporte d'autres pièces, on la dit 

accompagnée de... 

Ex. : D'azur, à une étoile d'or ; accompa- 
gnée de trois croissants d'argent, 2 en chef 

et 1 en pointe. 



ACCOMPAGNEMENT. 

Se dit de tout ce qui est placé hors de l'écu 
et l'accompagne. 

Se dit aussi des pièces secondaires qui ac- 
compagnent une pièce principale. 



ACCORNÉ. 

S'emploie pour indiquer l'émail des cornes 
des animaux quand il est différent de celui de 
leur corps. 

Pour le cerf, on dit ramé. 





ACCOSTÉ. 

Cet attribut qu'il ne faut pas con- 
fondre avec Yaccon i} mgné : se dit d'une 
barre, d'un pal ou toute autre pièce 
principale, poséesdiagonalementlors- 
qu'elles en ont d'autres à leurs côtés. Mais si 
la pièce principale est ronde, il faut dire ac- 
compagné à lit 1 . rire ou à senestre et ne pas 
faire usage du mot accosté qui ne peut jamais 
être L'attribut d'une pièce ronde. 

Ex. : D'argent, à un pal de gueules, accosté 
 d'une li- 
corne assise qui lève ses pattes de devant; 
3° de deux croissants posés l'un sur l'autre, 
dont le premier est montant et le second ren- 
versé : 4° de deux canons sur une même ligne, 
dont l'un est tourné à dextre et l'autre à se- 
nestre. 

ADEXTRÉ. 

Lorsqu'une pièce en a une autre à dextre, 
on dit qu'elle est adextrée soit en chef, soit en 
abîme, soit en pointe. 

C'est aussi le nom d'une section héraldique 
excessivement rare, qui produit un pal s'unis- 
sant au flanc dextre de l'écu. 






- 27 - 



ADOSSE. 



ûH&l 



Ce terme s'emploie pour indi- 
quer des animaux se tournant le 
dos (dos contre dos). Deux clés 
sont adossées quand leurs panne- 
tons sont tournés en dehors l'un de l'autre. 
Les doloires, les faux, les haches, les mar- 
teaux, etc., peuvent aussi être adossés. Se dit 
aussi de deux demi-vols dont les dossiers sont 
tournés l'un vers l'autre. 

Ex. : De gueules, à deux haches d'or 
adossées. 

AFFAISSÉ. 

Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le 
bas de l'écu. 
Voy. Voûté. 



AFFRONTÉ. 

C'est le contraire d'adossé. Deux 

animaux, posés front à front ou se 

regardant, sont affrontés. Il en est 

de même de deux marteaux, deux 

haches, etc., lorsque le fer est en dedans. 

Ex. : De gueules, à deux lions d'argent af- 
frontés. 

AFFÛTÉ. 

Un canon lorsqu'il n'est pas du même 
I émail que son affût est dit affûté. 

AGACE. 

Synonyme de Pie. 

AGITÉ. 

Attribut des eaux lorsqu'elles n'ont pas leur 
calme habituel. 

Terme qui s'emploie d'une mer lorsque 
l'ombre des vagues est d'un autre émail que 
celui de l'eau. 






AGNEAU. 

L'agneau doit toujours être re- 
présenté de profil et passant. Lors- 
qu'il s'agit de l'agneau pascal, on 
le représente tenant une croix à 
laquelle est attachée une oriflamme chargée 
d'une croisette, ou quelquefois un gon fanon 
d'argent chargé d'une croix de gueules. 

Lorsque ces émaux sont autres, on doit 
l'indiquer. 

Ex : Ecartelé : aux 1 et l d'or, au chevron 
de sable accompagné en chef de deux étoiles 
d'azur; aux 2 et 3 d'azur à l'agneau pascal 
d'argent. 

AIGLE. 

En terme héraldique, l'aigle est 
toujours du genre féminin. Ses 
ailes sont ordinairement ouvertes 
(fig. 1) ; elle a le vol abaissé quand 
elles sont rabattues vers la pointe 
de l'écu; lorsqu'elle regarde à senestre, elle est 
contournée; quand elle paraît prête à s'envo- 
ler, elle est dite essorante ; si elle est répétée 
plusieurs fois dans l'écu, elle se nomme ai- 
glette; alérion lorsqu'elle n'a ni bec ni pattes. 
On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans 
le corps; demi-vol, une seule aile. 

Lorsqu'elle a deux têtes, elle est dite : 
éployée (fig. 2). 

On la dit languée, armée, membre e de... 
lorsque ces parties sont d'un autre émail que 
celui de son corps. 

L'aigle doit montrer la poitrine, la tête 
tournée à droite, et le vol élevé en haut; quand 
elle est autrement, il faut l'expliquer. 

Il est indifférent que le bout des ailes d'une 
aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe 
de l'écu, ce qui dépendait du goût 
régnant à telle ou telle époque et 
des habitudes des peintres d'au- 
trefois. Aux temps chevaleresques, 
(Fig. 2) l'aigle avait toujours les ailes abais- 
sées; aujourd'hui, elle les porte levées et diri- 
gées vers le chef de l'écu. 




I 



— 29 — 



— 30 



Fig. 1. — Ex. : D'argent, à eue aigle de 
sable. 

Fig. 2. — Ex. : D'azur, à une aigle éployêe 
d'or. 

Voy. Main d'aigle. 

AIGLETTE. 

Voy. Aigle. 

AIGRETTE. 

Oise.au blanc du genre du héron, dont la 
tête est garnie d'une huppe de plumes, et qui 
paraît dans l'écu de profil et passant. 

AIGUIÈRE. 

Vase ayant un bec. et, sur le côté senestre, 
une anse. L'aiguière ressemble en général à 
une pignate agrandie. 



AIGUISÉ. 

Attribut des pièces de longueur 
qui ont les bouts aigus, comme une 
croix, un pal, etc. 

Ex. : D'or, à trois pals alésés et aiguisés 
dans le bas. 



AILE. 

On emploie ce terme pour désigner des 
pièces qui sont représentées contre nature 
avec des ailes et des oiseaux dont les ailes 
sont d'un émail différent de celui de leur 
plumage. 

AILES. 

Les ailes d'oiseau portent le nom de vol et 
demi-vol. 

Voy. ces mots. 

Celles des anges conservent le nom d'ailes. 





AJOURE. 

Se dit d'une tour, d'un château, 
d'une maison, dont 1rs fenêtres 
sont d'un émail différent. Lors- 
qu'il s'agit des portes on emploie 
le terme : ouvert. Pour désigner une pièce 
percée à jour pour laisser voir l'émail du 
champ, on se sert aussi du mot ajouré. 

Ex. : De gueules, à un château d'or ajouré 
et maçonné de sable. 

AJOUTÉ. 

Attribut du chef crénelé dont les créneaux 
sont d'un émail particulier. 

AJUSTÉ. 




Se dit d'un trait ou d'une flèche 
posé sur la corde de l'arc. 11 faut 
toujours indiquer de quel côté est 
la pièce ajustée. 
Ex. : De gueules, à un arc d'argent tend a 
et posé en barre, et chargé d'une flcclie ajus- 
tée du même posée en bande la pointe en 
haut; à la bordure aussi d'argent. 

ALCYON. 

Oiseau chimérique, représenté à peu près 
comme un cygne, dans son nid, ballotté par 
les vagues de la mer. 

On dit de l'alcyon qu'il est flottant lorsque 
les ondes qui le supportent sont d'un autre 
émail. 



ALERION. 

C'est l'aiglette sans bec ni pattes. 

Les alérions diffèrent des merlettes, 

en ce qu'ils ont les ailes étendues, et 

qu'ils sont toujours debout et posés 

en pal : les merlettes ont les ailes serrées et 

posées de profil en fasce. 

Ex. : D'argent, à un alérion de gueules. 




— 31 



— 32 — 



I 



ALÉSÉ. 

Attribut de toute pièce honorable. 
fasce, pal, chevron, etc., dont les ex. 
trémités ne touchent pas les bords de 
" T l'écu. On écrit aussi alaise et alezé. 
Ex. : D'azur, à la croix alésée d'argent. 



ALLUME. 

Se dit d'un bûcher ardent, des flambeaux, 
cierges et autres pièces dont la flamme est 
d'un émail particulier; des yeux des animaux 
quand ils sont d'un autre émail ; pour le che- 
val on dit anime. 

ALTERNÉ. 

Attribut des pièces d'émaux différents et de 
forme régulière, placées côteàcôte et se renou- 
velant alternativement. Ainsi, par exemple, 
les triangles des pièces endentées, les carrés 
des pièces componées alternent successive- 
ment. Ce mot s'applique aussi aux ligures 
semblables placées dans chaque partition de 
l'écu quand il y a un changement régulier des 
émaux de cette partition. Les pièces posées de 
l'un à l'autre offrent en ce sens un emploi du 
mot alterné. Dans lecarielé, le premier et le 
quatrième quartier sont souvent alternés. 

AMPHISBÈNE. 

Se dit d'une figure de fantaisie représentant 
un serpent à deux tètes, dont une à chaque 
extrémité. 

AMPHYSTÈRE ou Amphistère. 

Serpent ailé, dont la queue, tour- 
née en volute, se termine quelque- 
fois en plusieurs queues de serpent. 
Dans ce dernier cas, qu'on doit spé- 
cifier, on se sert du terme gringolée, en ex- 
primant de combien de pièces. 

Ex. : If argent^ à un ampliistère au natu- 
rel. 




V»=t»^ 



ANCÊTRES. 

Terme de généalogie. — Se n voit dans lesarmoiries des animaux de 
toutes les espèces; ils ont chacun leur posi- 
tion et des termes qui leur sont propres. 

Le liun est toujours de profil ne montrant 
qu'un œil; son attitude est d'être rampant; 
on ne l'exprime point, parce que c'est sa 
position naturelle dans l'art héraldique; il 
parait quelquefois marcher; alors on le nomme 
lion léopardé. 

Le léopard est souvant passant, et a la tête 
de front, de sorte qu'il montre les deux yeux, 
ce qui le distingue du lion. Quand le léopard 
est rampant, on le nomme léopard lionne. 

Le cheval sans ses harnais, qui semble se 
promener, est dit gag. 

Celui qui a tous ses harnais, est dit bardé, 
haussé eX caparaçonné. 

Un cheval ailé est nommé pégase. 

Le taureau paraît rampant, et est dit furieux 
en cette attitude. 

Le bœuf et la vache sont représentés pas- 
sants. 

Le loup levé, est dit ravissant. 

Le bélier en la même attitude, est dit sau- 
tant. 

Le chat levé, est nommé effarouché, mais 
lorsqu'il a le derrière plus haut que la tête, il 
est dit hérissonné. 



- 35 — 



36 - 




La licorne, le bouc, la chèvre, et quelques 
autres animaux sauvages levés sur leurs 
pattes de derrière, sont dits saillants. 

ANTMÉ. 

Terme employé quelquefois au lieu d'allu- 
mé pour indiquer l'émail des yeux des ani- 
maux. 

ANNELET. 



Petit anneau qui diffère de la ba- 
gue en ce qu'il est plat et de largeur 
égale sur toute sa circonférence. 

On trouve des annelets entrelacés. 



Ex. : D'argent, à trois annelets de gueules 
ranges en fasce. 

ANTIQUE. 

Se dit des couronnes à pointes ou des bustes 
des rois couronnés à l'antique. 

Les lions et les léopards couronnés dans les 
armoiries, ont souvent une couronne à pointes. 
On ne dit point en blasonnant, un lion ou un 
léopard couronné à l'antique. On dit simple- 
ment que les animaux sont couronnés. 

11 n'en est pas de même des autres animaux; 
quand ils ont une couronne sur la tète, il faut 
nommer l'espèce de couronne, si elle est an- 
tique ou moderne. 

APPAUMÉE. 



S'applique à la main ouverte dont 
on voit le dedans. 

Ex. : D'azur, à une main ap- 
paumée d'or posée en pal. 




Contre-Appaumée. 

Celle dont on voit le dos. 



APPOINTES. 





Se dit de chevrons, d'épées, flèches 
i">itili : es. 



AQUILON, BORÉE, ÉOLE. 

Représentation des vents sous la 
forme d'une tète d'enfant souillant 
avec violence. 

Ex. : D'argent, à l'aquilon au naturel. 



ARBALESTRE ou Arc. 

Instrument à tirer des flèches. On le repré- 
sente ordinairement en pal et détendu ; la corde 
à clextre. 

ARBRE. 



Meubles dont on charge les ar- 









[Fier. 1) 



moines. 

L'arbre a pour émail particulier 
le sinople (fig. 1) ; il y en a cepen- 
dant de différents émaux. 
Arbre arraché (fig. 2.), est celui dont on 
voit les racines. 
Arbre effeuillé, celui qui n'a point de feuilles. 
Arbre écoté, s'il n'a point de branches. 
On distingue dans l'écu, le chêne, l'olivier, 
le poirier et le pin par leurs fruits. 
Ex. (fig. 1) : D'argent à un arbre de si- 
nople, terrassé de même; au chef 
d'azur, chargé d'un soleil d'or. 

Ex. (fig. 2) : D'argent, à un arbre 
de sinople, terrassé de même; au 
chef de gueules chargé d'une étoile 




— * — 

(Fig.2) 



à six rais d'or. 

ARBRE GÉNÉALOGIQUE. 

On appelle ainsi plusieurs rangs d'écussons 
posés sur des figures de branches d'arbre qui 
partent du tronc au-dessous. 



- 37 - 



— 38 - 



L'arbre généalogique est nécessaire, lors- 
qu'il s'agil d'être reçu dans un ordre de che- 
valerie qui exige des preuves de noblesse, ou 
d'être reçu dans un chapitre noble. 

Sur le tronc de l'arbre se trouve l'écusson 
de celui qui fait ses preuves, que l'on nomme 
le présenté. 

Au premier rang au-dessus, il y a deux 
écussons : celui du père à droite et celui de la 
mère à gauche. 

Au deuxième rang plus haut, quatre écus- 
sons : l'aïeul paternel et sa femme à droite : 
l'aïeul maternel et sa femme à gauche. 

Au troisième rang, huit écussons : les 
bisaïeux paternels à droite: les Msaïeux ma- 
ternels à gauche. 

Au quatrième rang, seize écussons, pour les 
trisaïeux paternels à droite, et pour les 
trisaïeux maternels à gauche. 

ARC-EN-CIEL. 

Figure parfois dans l'écu, au naturel. 

On le représente en fasce et en bande bom- 
bée, tissue de quatre burèles d'émaux diffé- 
rents : d'or, de gueules, de sinople el d'argent. 

Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé 
d'autres émaux. 

ARCHE DE NOÉ. 

Représentée sous la forme d'une maison- 
nette flottante sur les vagues. 

Cette arche est accompagnée en chef d'une 
colombe portant en son bec un rameau d'oli- 
vier. 

ARCHIÈRES. 

Embrasures des châteaux par où les archers 
lançaient des flèches. 

ARDENT. 

Se dit d'un charbon allumé. 



ARGENT. 

L'un des deux métaux employés en armoi- 
ries, indiqué en gravure par une surface unie 
sans aucune hachure. 

Cet émail est le symbole de la virginité, de 
la pureté, de la blancheur, de l'innocence et 
de l'humilité. 

Yoy. Emaux. 

ARMÉ. 

S'applique au lion, au léopard, aux ai- 
gles, etc., dont les griffes sont d'émail diffé- 
rent; pour les bêtes au pied fourché, on dit 
onglées; pour les flèches, quand leur fer est 
différent, on dit futées; et pour indiquer qu'un 
chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une 
cuirasse, ou qu'un bras est couvert de bras- 
sards, ou une jambe de cuissards et jambières. 

Armé de toutes pièces veut dire qu'un che- 
valier est revêtu d'une armure complète, y 
compris le casque, dont il faut indiquer si la 
visière est levée ou baissée. 

ARMES ou Armoiries. 

Marques d'honneur sur les écus et sur les 
enseignes pour connaître les familles nobles 
et distinguer les races. 

Les armes les plus simples et les moins di- 
versifiées sont les plus belles et les plus nobles. 
On entend par là, que dans l'écu, moins il y a 
de pièces, plus elles sont distinguées. 

Les pièces qui tiennent le premier rang dans 
les armoiries sont les pièces honorables, ainsi 
nommées parce qu'elles ont été les premières 
en usage. 

Ces pièces sont au nombre de sept. Ce sont : 
le chef, le pal, la bande, le sautoir, la fasce, 
la croix, le chevron. 

Les autres pièces composées de ces pre- 
mières sont : le fascé, le paie, le bandé, le 
chevronné, le burelé* le vergeté, le coticé , 
les points équipolés, l'échiquier, le losange, 
le parti, le coupé, le tranché, le taillé et 
l'écartelé. 



— 39 



'.ii - 



Toutes ces pièces ont été réglées par les hé- 
rauts d'armes, dés l'origine des armoiries. 

Peu de temps après, le lion, le léopard, 
l'aigle^ les alertons, les merlettes, les besants, 
les tourteaux, les billettes, etc.. ont été mis 



en usage. 



Armes pures et simples: sont celles où il 
n'entre aucun mélange, (pie les aînés des mai- 
sons et familles portent telles que leurs an- 
cêtres les ont toujours portées. 

Armes brisées : celles que les cadets ont 
augmenté de quelques pièces, pour être dis- 
tingués de leurs aînés. 

Armes parlantes : celles où il y quelques 
pièces ou meubles qui font allusion au nom 
de la famille; elles sont en très grand nombre. 

Armes de concession : celles faites de quel- 
ques pièces des armoiries des souverains, ou 
mieux leurs armoiries pures et pleines, accor- 
dées à certaines personnes pour les récompen- 
ser de quelque service important et en perpé- 
tuer le souvenir. 

Armes chargées : celles où l'on a ajouté 
d'autres armoiries, par substitution ou par 
concession. 

Armes substituées : celles qui ôtent la con- 
naissance d'une famille, puisque par substitu- 
tion de biens et d'armes, faite à une personne, 
elle est obligée de quitter son nom et ses armes 
et de prendre celles du substituant par héritage 
ou par mariage. 

Armes à enquérie : celles qui, ayant un 
champ de métal, sont chargées de pièces pa- 
reillement de métal; ou celles qui, étant de 
couleur, sont chargées aussi de pièces de cou- 
leur, ce qui est contre les règles de l'art héral- 
dique, et donne occasion de s'informer pour- 
quoi elles se trouvent ainsi composées. Elles 
sont très rares dans les armoiries. 

Le mot armes vient d'armures, parce que les 
marques distinctives que l'on prenait pour se 
faire connaître, du temps des anciens tournois 
et des croisades, furent d'abord portées sur les 
boucliers, cottes d'armes et autres armes offen- 
sives et défensives. 




ARMOIRIES. 

On donne ce nom à ce qui constitue L'en- 
semble des armes d'une famille, d'une nation, 
d'une commune, etc. Ce sont l'écti et les figures 
qui le meublent, le casque, la toque ou la cou- 
ronne qui se trouve placé au-dessus, le cri 
d'armes, la devise, les lambrequins, les te- 
nants, les supports, les marques de dignités, 
les colliers et les croix qui les accompagnent. 

ARMORIAL. 

Recueil des armoiries d'un rovaume, d'une 
province, etc. — Se dit aussi de tout ce qui se 
rapporte aux armoiries. 

ARRACHÉ. 

Se dit des arbres dont on voit 
les racines ; des têtes d'animaux 
qui ne sont pas coupées net. 
Yoy. Arbres. 
Ex : D'azur, à un arbre arraché et fruité 
d'or, adeœtré d'une pique de même chargée, 
dans le milieu de la hampe, d'un hausse-col 
d'argent, et senestré d'une tête de chien ar- 
rachée et colletée de gueules. 

ARRÊTÉ. 

Se dit d'un animal qui, ne faisant aucun 
mouvement, est posé sur ses quatre pattes 
sans que l'une avance devant l'autre. 

ARRONDI. 

Attribut des pièces dont la position est plus 
ordinairement droite, mais qui se trouvent 
par cas spécial représentées sous la forme 
courbe, tels que les serpents, branches d'ar- 
bres. Il est aussi l'attribut des pièces qui ont 
certains traits de crayon ou de burin sans les- 
quels elles ne paraîtraient pas rondes, ainsi les 
boules qu'on confondrait avec des tourteaux 
ou des besants si elles n'étaient pas ombrées, 
de façon à être représentées en ronde-bosse. 



— 41 



42 



ASSIS. 

Se dit pour accroupi, quand il s'agit d'ani- 
maux domestiques. 

ATTRIBUT. 

Se dit de tout ce qui est particulier à reçu, 
aux pièces et aux figures héraldiques et autres. 

AUTRUCHE. 

Oiseau fort haut sur ses jambes, qui a le 
cou long et les pieds faits comme ceux d'un 
chameau. 



Cet oiseau tient presque toujours au bec un 
fer à cheval, les bouts en bas. 

AVANT-MUR. 

Pan de muraille crénelée, joint à une tour. 

AZUR. 

Nom héraldique de la couleur bleue, repré- 
sentée en gravure par des traits horizontaux. 

Symbole de la douceur, de la beauté, de la 
noblesse, de la félicité éternelle. 

Voy. Émaux. 



B 




BADELAIRE. 

Épéé de bataille large et recour- 
bée à la pointe en usage chez les 
Huns. Le badelaire est dit aiguisé, 
lorsque sa partie saillante est d'un 
émail différent, ce qui est très rare. 

Ex : D'azur,  i J— 



COMPONÉ. 

C'est un rangde carreaux nommé 
compons, d'ordinaire d'un métal 
alternant avec une couleur. Le 
componé est surtout en usage poul- 
ies bordures de l'écu. 

Mais on trouve également des fasces, des 
chevrons, des croix componés. 

Ex. : D'or, à la fontaine de sable; à la 
bordure componée de pourpre et d'argent; 
et au franc quartier à senestre : de gueules 
à l'épée liante en pal d'argent. 

Contre-componé. 

Attribut de la bordure compo- 
rtée lorsque, l'écu étanl fascê, les 
compons de métal correspondent 
aux fasces d'émail. 
Ex. : D'argent, à la bordure contre-compo- 
née d'azur. 

COMPONURE. 

Se dit d'une disposition d'une pièce par 
carrés égaux alternant d'émail comme une 
pièce d'échiquier. 




CONTOURNÉ. 




Se dit du lion ou autre animal qua- 
drupède, d'une merlette ou autre oi 
seau, même des reptiles, qui au lieu 
d'être tournés vers la dextre de l'écu, 
comme il est d'usage, se trouvent tournés à 
senestre. 

Se dit aussi du croissant dont les pointes 
sont à senestre. 

Ex. : D'argent, au lévrier contourné de 
gueules, colleté du champ. 



CONTRE-BANDÉ, CONTRE- 
BARRÉ, CONTRE-BRÉTESSÉ, 
CONTRE- CHEVRONNÉ, 



CONTRE-FASCÉ, CONTRE- 
PALÉ % CONTRE -POTEINOÉ. 
CONTRE-VAIRÉ. 

Attributs d'écus ou de pièces couverts de 
bandes, barres, etc., placées en opposition. 

CONTRE-ECARTELÉ. 

Se dit d'un écu écartelé, dont un 
■P^uO ou plusieurs des quartiers sont 
écartelés de nouveau. 
Ex. : Ecartelé: aux 1 et 4 parti: 
a - fascê d'or et de sinople; b)d'or à Irais che- 
vrons  d'un écu ou d'une pièce 
il i visés en deux parties égales au 
moyen d'un trait horizontal; 
2° Des têtes d'animaux qui sem- 
blent séparées du corps au moyen d'un ins- 
trument tranchant. 

Ex. : Coupé : au 1, d'argent, à la croix 
alaisée d'azur; au 2, d'azur, à trois larmes 
d'or, renversées et rangées en fasce à dextre 
et une {leur de lis de même à senestre. 

COUPEAU. 

Attribut servant à désigner les 
sommets d'une colline, d'un ro- 
cher, d'un mont. 

Ex. : D'argent, à une mon- 
tagne de six coupeaux de sinople. 

COUPLE DE CHIENS. 

Meuble qui consiste en un petit bâton avec 
deux liens, dont on se sert pour coupler les 
chiens de chasse. 




— 79 



80 



COUPLE. 

Se dit des chiens de chasse lirs ensemhle. 



COURONNES. 

Elles ont les formes les plus diverses et va- 
rient suivant les pays. 

La couronne à l'antique porte cinq ou sept 
rayons triangulaires, sans perles ni fleurons. 

La couronne du roi est un cercle de huit 
fleurs de lis, fermé d'autant de demi-cercles 
qui soutiennent une douhle fleur de lis. 

La couronne du dauphin est un cercle de 
huit fleurs de lis. 

La couronne des Enfants de France, frères 
du dauphin, est un cercle surmonté de huit 
Heurs de lis. 

Celle des princes du sang est semblable. 

La couronne ducale est un cercle à huit 
grands fleurons refendus. 

La couronne des marquis est de quatre fleu- 
rons et de trois perles en manière de tresse 
entre chaque fleuron. 

Des comtes, un cercle d'or et seize grosses 
perles au-dessus. 

Des vicomtes, un cercle d'or et quatre 
grosses perles au-dessus. 

Des barons, un cercle sur lequel se trouvent, 
en six espaces égaux, des rangs de perles trois 
à trois bandes. 

De vidâmes, un cercle sur lequel il y a 
quatre croix pattées, pour désigner qu'ils ont 
été établis afin de soutenir les droits de 
l'Eglise. 

Tous les genres de couronnes étant repro- 
duits dans le cours de notre ouvrage, nous 
croyons inutile d'en donner ici les dessins. 

COURTINES. 

Se dit : 

1° Parties du pavillon royal formant le man- 
teau; 

2° Des murs qui relient deux ou plusieurs 
tours entre elles. 




COUSU. 

Se dit des pièces de métal sur 
métal ou de couleur sur couleur, 
ce qui est contraire aux règles du 
blason. Pour bien valoir, les figures 
de couleur doivent trancher sur un fond jaune 
ou blanc (or ou argent), et réciproquement. 
Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot 
cousu, parce que cela se voit bien quand les 
règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire 
de le proclamer en sus. 
Voy. Enquerre. 

Ex. : If azur, à trois bandes d'or, au che/ 
cousu d'azur, chargé de trois /leurs de lis d'or. 



COUVERT. 

Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une 
tour; 
2° D'une coupe munie d'un couvercle. 



CRAMPON. 

Instrument assez semblable à un Z aiguisé 
aux deux extrémités. 



CRAMPONNÉ. 

Se dit de pièces, principalement de croix, 
dont une ou plusieurs branches sont termi- 
nées en crampon. 



CRANCELIN. 

Partie decouronneposéeen bande 
et mouvante de l'angle dextre du 



\âj chef à l'angle senestre de la pointe. 
Ex. : D'argent, au crance lin d'or. 



CRÉMAILLÈRE. 

Espèce de croc, destiné à suspendre une 
marmite au-dessus du feu. 
Il y en a de différentes sortes. 



— 81 — 



82 



CRÉNEAU. 

Les tours et murs portent communément un 
rang de pierres carrées, appelées créneaux. 
Les créneaux sont de rigueur pour lesdites 
tours et murs, en sorte qu'il n'est pas néces- 
saire d'énoncer leur présence et que seulement 
leur absence doit être indiquée. 

CRÉNELÉ. 

Surmonté de créneaux, ou en 
forme de créneaux. 

Se dit des pièces qui usuelle- 
ment ne portent pas de créneaux. 
Ex. : D'azur, à la bande crénelée d'argent. 



CREQUIER. 





Meuble de l'écu qui représente 

un prunier sauvage. — A quelque 

ressemblance à un chandelier à 

~^~ sept branches, et sa tige a des 

racines. 

Ex. : D'argent, au aréquier de gueules. 

CRÊTE. 

Pour la crête des coqs, dauphins, d'émail dif- 
férent de leur corps. 

CRI. 

Le cri d'armes particulier à chaque famille 
est placé au-dessus des armoiries ; générale- 
ment il est écrit sur un liston ou banderole 
toujours indépendant de l'écu. 

CRINÉ. 

Indique l'émail de la crinière des animaux. 

CROISÉ. 

Se dit des objets qui portent une croix. 



CROISETTES. 



,-»^ 




Petites croix, communément en 
nombre dans l'écu. 

Ex. : D'or, à l'aigle éployée de 
sable, au chef d'azur chargé de 
trois croisettes d'argent. 

CROISSANT. 

Meuble fréquent en armoiries. Sa position 
ordinaire est d'être montant, c'est-à-dire que 
les cornes regardent le chef. Avec les cornes 
dirigées vers la base de l'écu, il est dit ren- 
versé. Il est tourné lorsque les cornes regar- 
dent le flanc dextre de l'écu, et contourné 
lorsqu'elles se dirigent vers le flanc senestre. 

CROISSANTE. 

Terminé par des croissants. 

CROIX. 

La croix ordinaire est formée de la 
fasce et du pal réunis. Ses branches 
s'étendent jusqu'aux bords de l'écu et 
occupent en largeur deux parties des 
sept de la largeur de l'écu. Elle est désignée 
par le simple mot de croix. Pour la distin- 
guer d'autres formes de croix, on dit croix 
pleine. 

Le grand nombre de croix que l'on voit dans 
1rs armoiries viennent la plupart des croi- 
sades. 

Nulle autre pièce héraldique n'a subi tant 
de changements de forme que la croix; le 
nombre en est des plus considérable. 

Il y a des croix abaissées, accompagnées, 
aiguisées, alaisées. ancrées, cinglées bro- 
chantes, câblées, de calvaire, cannelées, char- 
gées, clêchées, componées, écartelées, échi- 
quelées, écotées, émanchées, losangées, ma- 
çonnées, de Malte, nébulées, etc., etc. 

Ex. : D'argent, à une croix de gueules^ 
chargée de cinq losanges d'argent (ou du 
champ). 




— 8i 



84 



Croix yi:\). 

Se dit d'objets rangés dans la direction qui 
esl propre à la croix. 

Croix (passé en). 

Se dit de deux pièces longues, posées l'une 
horizontalement el l'autre verticalement, l'une 
passant sur l'autre. 

Croix de Jérusalem. 



Synonyme de Croix de Malte. 
Ex. : D'argent, à la croix de Jé- 
rusalem de gueules. 



Croix de la Passion. 




* i 



G'est la croix latine à formes mas- 
sives. 

Ex. : d'argent, à la croix de la 
Passion de gueules. 



Croix de la Résurrection. 

Xe diffère de la croix de la Passion qu'en 
ce qu'elle est plus légère et presque toujours 
accompagnée d'une bannière. 

Croix de Lorraine o« Patriarcale. 

Croix grecque à double traverse, 
celle d'en bas un peu plus longue 
que celle d'en haut. 
Ex. : De gueules, à la croix pa- 
triarcale d'or cantonnée de quatre trèfles du 
air, ne. 

Croix de Potence. 

Voy. Taf. 




Croix de Saint-André. 

C'est un simple sautoir qu'on nomme aussi 
croicc de Bourgogne. 

Croix de Saint-Antoine. 

C'est une croix latine sans branche supé- 
rieure, c'est-à-dire qu'elle n'a que trois 
branches ; la traverse est parfois munie d'une 
sorte d'anse ou anneau, et alors elle prend le 
nom de croix ansée. 

Croix de Saint-Jean-Baptiste. 

On donne ce nom à une croix pascale mu- 
nie d'une bandelette qui porte ces mots : Ecce 
agnus Dei. 

t 

CYCLAMOR. 

Espèce de grand annele plat, que 
quelques-uns nomment or le rond 
{Voy. Orle). Il n'en entre jamais 
plus d'un dans un écu. Lorsqu'il y 
en a davantage, on les nomme annelels. 

Ex. : D'azur, cm cyclamor d'argent, chargé 
de quatre marguerites de même. 



CYGNE. 

Se représente toujours de profil. Son bec et 
ses pattes sont souvent d'un autre émail que 
son corps. 



CYPRÈS. 

Arbre vert qui s'élève droit et en pointe. 
Son émail particulier est le sinople ; il y en a 
pourtant de différents émaux. 




85 



- 86 — 



D 



DAIM. 

Il est plus petit que le cerf, avec une ra- 
mure plus plate et plus large que celle du 
cerf ordinaire. 

DALMATIQUE. 

Voy. Anges. 

DARD. 

Arme offensive qui, comme le javelot, se 
lance à la main. Il parait en pal dans l'écu. 

DARDÉ. 

Se dit des croix et autres pièces qui se ter 
minent en forme de pointe de dard. 

DAUPHIN. 

L'attitude ordinaire de ce poisson est d'être 
posé en pal, courbé vers senestre, la tète 
en haut, et la queue ordinairement tournée 
vers le flanc dextre. On en trouve posés hori- 
zontalement, ce qui est exprimé par le mot 
nageant, et d'autres qui nagent dans la mer et 
qui portent la queue levée. 

On dit du dauphin, allumé de son œil, loré 
de ses nageoires, peautré de sa queue, lorsque 
ces choses sont d'un émail différent. On dit 
encore pâmé du dauphin qui a la gueule ou- 
verte, sans dents, qui semble expirer ; et cou- 
ché, de celui dont la tête et la queue tendent 
vers le bas de l'écu. 

DÉCAPITE 

Synonyme A'Étêté. Se dit des animaux re- 
présentés sans la tête, qui semble coupée. 



DECOUPE. 

Se dit des lambrequins découpés en feuilles 
d'acanthe. 




cent. 



Cette espèce de labyrinthe est 
représentée sous la forme de trois 
baies concentriques. 

Ex. : De gueules, au dédale d'à /•- 



DÉFAILLANT. 

Se dit d'un objet auquel il manque la moitié 
dextre ou la moitié senestre. Il est dit défail- 
lant de ce côté où la moitié a été ôtée. Par 
exemple une fleur de lis, privée de sa moitié 
dextre, sera dite défaillante à dextre. 

DÉFENDU. 

Se dit pour la dent ou défense du sanglier et 
de l'éléphant quand elle est d*émail différent. 

DE L'UN A L'AUTRE. 

Se dit des pièces posées sur les 
traits du parti, coupé, tranché, 
taillé, qui participent réciproque- 
ment et alternativement des 
émaux différents de ces partitions. 

Ex. : Coupé d'azur ci d'argent, au carré 
en abîme de l'un à l'autre. 

DE L'UN EN L'AUTRE. 




I.8r>^ 




Se dit des pièces d'une même 
espèce et figure, qui sont du même 
métal et de la même couleur que 
le champ parti, coupé, tranché ou 



I 






s; — 



- ss 



taillé de l'écu ; mais qui, se posant alternées 
de l'une en l'autre partition, prennenl les mé- 
taux ou couleurs de celle où ils ne sont pas. 
Kx. : Êcartelé : aux l et /, coupé d'argent 
et de gueules au lion de l'un en l'autre; aux 
2 et •'>'. d'argent au chef denché de gueules. 

DÉGARNIE. 

Se dit d'une épée sans garde. 

DELTA. 

Se dit d'un triangle évidé comme l'instru- 
ment de musique composé de trois tringles de 
fer. 

DÉMANCHÉ. 

Se dit de tout outil ou arme représenta 
sans le manche qui lui est propre. 

DÉMEMBRÉ. 

Qui a les membres séparés du corps. Se dit 
aussi des oiseaux privés de leurs pattes. 

DE MÊME. 

Terme dont on se sert pour ne point répéter 
dans l'explication du blason les pièces qui 
sont de même, comme d'azur à la fasce d'or, 
accompagnée de trois merlettes de même, 
c'est-à-dire d'or. 

DEMI-VOL. 

Une seule aile d'oiseau. 
Yoy. Vol. 

DENCHÉ. 

Se dit des pièces héraldiques 

lorsque les lignes dont elles se 

composent sont à angles rentrants 

et saillants. 

Ex.: If or, à m fcsce de gueules dechée 




de sable> accompagnée de trois trèfles aussi 
de sable, 2 en chef cl i ci uointe. 

DENTELÉ. 

Oui a des dents de scie comme 
denché; mais les dents sont plus 
petites et en pins grand nombre. 
Ex. : Oe sable.  - 



DEXTROCHÈUE. 

Bras droit représenté nu, armé ou paré, 
tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ; 
il parait «tans L'écu mouvant du flanc senestre, 
ce qui ne s'exprime pas, à moins que ce ne 
soit de l'un des angles. Quand le dextrochère 
est armé ou paré, on doit le spécifier en Mu- 
sonnant. — Il montre toujours le coude; au- 
trement ce serait un avant-) iras. 

Voy. Senesïrochère. 

DIABLE. 

Le diable est représenté sous les traits d'un 
homme nu, barbu, ceint d'une sorte de lam- 
brequin, les pieds et les mains terminés en 
grilles, des cornes de cerf sur la tête, des ailes 
de chauve-souris et une queue recourbée. 

DIADIÉMÈ. 

Dont la tête est entourée d'un cercle. 

Se dit d'une aigle dont la tétc semble posée 
sur un besant d'or qui représente une auréole. 
C'est surtout l'aigle éployée ou à deux têtes 
qu'on voit ornée de cette espèce de diadème. 



DIAMANTS. 

Tantôt triangulaires, tantôt en forme de 
losange, ils sont toujours taillés à facettes. 

DIAPRÉ. 

Arabesques ou lignes diversifiées dont on 
avait coutume autrefois de charger les grandes 
surfaces unies dans les armoiries, surtout le 
champ, mais également les pièces héraldiques. 
Ces ornements sont arbitraires et ne forment 
pas une partie intégrante des armoiries. 

DIFFAMÉ. 

Se dit des animaux privés de leur queue. 



DIMINUE. 

Se dit des pièces héraldiques dont la lar- 
geur est amoindrie. 



DIVISE ou Fasce en divise. 



Fasce qui n'a en hauteur qu'une 
demi-partie des sept de la largeur de 
l'écu. Elle est ordinairement posée 

~**~ sous 1'' chef et parait le soutenir. On 
dit alors que ce chef esl soutenu d'une divise. 

Indivise est quelquefois dans l'écu, bien 
qu'il n'y ait point de chef; en ce cas elle est 
placer à deux parties el demie du bord supé- 
rieur ; lorsqu'elle occupe Pécu au centre, on 
doit L'exprimer en blasonnant. 

La divise, quand elle soutient un chef, rend 
inutile le terme cousu, quoique ce chef soit de 
métal sur champ de métal, ou de couleur sur 
champ de couleur. 

Ex. : D'argent, « ">*<• divise d'azur. 



DOLOIRE. 

Espèce de hache sans manche. 

DONJONNÉ. 

-dit des tours, châteaux, etc., surmontés 
de tourelles. 

DORMANT. 

Animal dans l'attitude du sommeil. 

DOUBLET. 

Moucheron posé de profil. 

DRAGON. 

Cet animal chimérique, qui parait 
de profil, a la tête d'un crocodile, la 
langue terminée en pointe de dard, 
les pieds d'une aigle, des ailes de 




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chauve-souris,lecorpsetla queue d'un serpent, 
cette dernière tournée en volute, le bout levé. 

Dans les armoiries on trouve encore des dra- 
gons sans ailes et avec quatre pattes ou entiè- 
rement sans pattes. Le dragon monstrueux 
a nue tète humaine et la barbe composée de 
serpents qu'il empoigne d'une de ses pattes. 

On dit langue de la langue du dragon lors- 
qu'elle est d'émail différent. 

Ex. : D'argent, au dragon de gueules. 

DRAGONNE. 

Se dit d'animaux dont le corps se termine 
en queue de dragon. 



DUC. 

Petite espèce de hibou, toujours posée de 
front. 

DU PREMIER ou DU CHAMP DU 
MÊME. 

On se sert de ces expressions 
pour éviter la répétition d'un émail 
déjà nommé. 

Ex. : D'azur, an chevron <ïor 
accompagné de trois Pesants du même, 2 
et 1. 




E 



EBRANCHÉ. 

Se dit d'un arbre qui aies branches coupées. 

ÉCAILLÉ. 

Se dit de l'émail des écailles d'un poisson. 

ÉCART. 

Chaque quartier d'un écu divisé en quatre. 

ÉCARTELÉ. 

Diviser l'écu en quatre quar- 
tiers égaux, au moyen d'un coupé 
et d'un parti. 
Écartelé en sautoir, se dit d'une 
répartition du tranché et du taillé qui divi- 
sent l'écu en quatre triangles que l'on nomme 
aussi quartiers. 

Écartelé se dit encore du sautoir, de la fasce, 
de la croix, et autres pièces divisées dans le 
-sens de l'écartelé. Le premier quartier de Pé- 



cartelé est en chef, à dextre ; le second est à 
senestre ; le troisième est en pointe à dextre, 
le quatrième à senestre. 

Dans l'écartelé en sautoir, le premier quar- 
tier est en chef, le second est à dextre, le troi- 
sième à senestre et le quatrième en pointe. 

Il y a des écartelés simples et d'autres char- 
gés de divers meubles et pièces. 

La plupart des écartelés viennent de l'ex- 
tinction de telle famille dans telle autre, de 
concessions ou de conventions testamentaires 
ou matrimoniales, par lesquelles il est stipulé 
qu'une famille pourra prendre les noms et 
armes d'une autre. Dans ce cas, les armes 
primitives de la maison doivent occuper les 
premier et quatrième quartiers, à moins que 
tous les quatre ne soient remplis des armes 
de concessions ou d'alliance; alors celles de la 
maison se mettent sur le tout. 

Ex. : Écartelé d'argent et de gueules. 



ÉCARTELURE. 

Nom des divisions d'un écu écartelé. 



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94 — 





ECHANCRE. 

C'est un engrêlé de grande dimension. 



ECHELLES. 

Il y en a de formes diverses, quel- 
quefois ce sont de véritables échelles 
munies en haut de deux crocs pour 
les attacher aux murailles; d'autre 
fois, c'est un poteau garni àdextre et à senestre 
de barreaux pour y monter. 
Ex : D'argent, à une échelle de gueules. 

ÉCHIQUETÉ. 

En forme d'échiquier. D'abord 
l'écu entier peut être échiqueté, ce 
qui se fait d'ordinaire par cinq 
traits verticaux et cinq traits hori- 
zontaux, produisant trente-six carreaux, appe- 
iëspoints; lorsqu'il y a plus ou moinsde rangs 
de carreaux, il faut l'exprimer. L'écu échiqueté 
doit avoir au moins vingt carreaux. 

Ensuite les pièces héraldiques peuvent être 
échiquetées. Elles ont au moins deux rangs de 
carreaux ; ces rangs s'appellent tires. 

Enfin on trouve des aigles, des lions échi- 
quetés, etc. 

La direction de l'échiquier est horizontale, 
mais il y a des échiquetés ou les carreaux se 
suivent dans la direction de la bande ou de la 
barre. 

Le premier carreau de l'échiqueté est à l'an- 
gle dextre supérieur, soit de l'écu, d'une fasce, 
d'une bande ou d'un sautoir, et c'est l'émail de 
ce premier carreau qu'on doit d'abord expri- 
mer. 

Ex: Échiqueté d'argent et de sable de six 
points et de sept tires. 



ECIME. 




Chevron dont la pointe est cou- 
pée. 
Ex : Burelé d'argent et d'azur 

de dix pièces, à trois chevrons de 




gueules, brochant sur le tout, le premier 

ici //lé. 

ÉCLATÉ. 

Lances et chevrons brisés de telle manière 
qu'on voit 1rs éclats du bois. 



ECORCHE. 

Se dit des animaux quand ils sont de gueu- 
les et comme écorchés. 



ECOT. 

Tronc d'arbre noueux, synonyme 

de client . 

Ex : D'azur, au sautoir d'or en 
chef, à trois étoiles de même, sou- 
tenues d'un écot de sable en pointe 



ECOTE. 

Tronc qui a les branches coupées. 

ÉCREVISSE. 

Elle est presque toujours posée en 

pal, la tète en haut. 

Ex: D'argent,à trois < : erevisses de 
gueules, posies 2 et 1. 

ECU. 

On trouve les proportions géomé- 
triques de l'écu en divisant sa lar- 
geur en sept parties égales. On ajoute 
une partie de plus pour sa hauteur. 
ce qui forme un carré. Les angles d'en bas 
sont arrondis d'un quart de cercle, dont le 
rayon est d'une demi-partie ; deux quarts de 
cercle de la même proportion au milieu delà 
ligne horizontale d'en bas se joignent en de- 
hors de cette ligne et forment la pointe. 

Ex : D, B, E, réunis sont appelés le chef 
de l'écu, ils représentent la tête. 




D 


B 
F 


E 


J 


A 
G 


K 


H 


C 


', 









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Le point R est le point du chef. 

D, est le canton dextre, E, le canton sc- 
nestre de l'écu. Ils représentent les bras. 

Le point F,est dit .poÊnf d'honneur. Il repré 
sente le cou, auquel on suspend les colliers de 
chevalerie. 

A. est le centre de l'écu, désigné sous le 
nom de cœur ou abîme. 

Le G, est le nombril de Vécu. 

G, la pointe, H, le canton deœtre de la 
pointe. 

I, le ciinton senestre de la pointe. 

J, est le liane dextre. 

Et K, le flanc senestre. 

Voy. Émaux. 

Écu en bannière. 



lias 



Nom d'un écusson tout à fait 
carré. Quelques bannerets de 
Guyenne plaçaient de préférence 
leurs armoiries dans un écu de 
cette forme. 

Ex : Un écu en bannière écartelc d'or et 
de gueules. 

Écu (faux). 

On appelle ainsi, un orle qui n'a pas une 
plus grande dimension qu'un écusson en abîme. 

ÉCUREUIL. 

Cet animal, dont la queue doit être plus 
grosse que le corps et toujours relevée sur le 
dos, est représenté rampant. 

ÉCUSSONS. 

Petits écus souvent employés comme meu- 
bles dans les armoiries. 

Écusson en abîme. 

Nom d'un petit écu qui se trouve seul 
comme meuble au centre de l'écu. 



Ecusson des armes. 

Nom d'un petit écusson porté en cimier, qui 
répète les armoiries. 

Ecusson sur le tout. 
Voy. Surtout. 

EFFARÉ. 

Se dit du cheval qui se cabre. 

EFFAROUCHÉ. 

Se dit d'un chai rampant, ce qui peut être 
exprimé tout aussi bien par ce dernier mot. 

EFFEUILLE. 

Arbre sans feuilles. 

Se dit aussi d'un épi auquel manquent les 
deux feuilles dont communément sa tige est 
garnie. 

ÉLANCÉ. 

Se dit du cerf lorsqu'il est courant. 

ÉLÉPHANT. 

Cet animal est représenté posé sur ses qua- 
tre pieds; il est défendu de... si sa défense est 
d'un émail différent de celui du corps. 

Lorsque la trompe de ce pachyderme est re- 
présentée seule, elle prend le nom de probos- 
cide. 



ÉMANCHE. 

Figure formée de deux ou plusieurs trian- 
gles qui, réunis par leur base, semblent sortir 
de la pointe ou des lianes de l'écu. On exprime 
la position et le nombre des pointes. 






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EMANCHE. 

Se dit lorsque les triangles sont 
beaucoup plus longs et effilés que 
ceux de l'émanche et s'approchent 
du bord opposé de reçu. On doit 
indiquer si l'émanche est en pal, en fasce, en 
bande, ou en barre, ce qui s'exprime par les 
ternies parti-émanché, coupé-émanché, tran- 
ché-émanché ou taillé-émanché. 

On dit contre-émanché si les triangles sont 
opposés par la pointe. 

Ex. : Émanchéenpal d'argent et de gueules, 
de dix pièces. 

ÉMANCHURE. 

Petit»' section dans un desangles supérieurs 
de l'écu, ce qui est de la dernière raret< 

ÉMAUX. 

Nom collectif des métaux et