BOSTON PUBLIC LIBRARY
NOT TO BE TAKEN AWAY
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
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IN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
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Tome
Premier
PARIS
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE FRANÇAISE
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS 'ARMES
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Tome
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Premier
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INTRODUCTION
Les documents historiques concernant la noblesse française sont, dans
leur ensemble, peu connus du public qui, souvent, aurait intérêt, pour des
causes diverses, à connaître l'origine de certaines personnes qui se
réclament d'un passé qui valut à leurs ancêtres les marques de la faveur
souveraine.
Il nous a donc paru que nous faisions une œuvre vraiment utile en
publiant cet ouvrage qui fixera l'état de la noblesse à la lin du dix-neuvième
siècle, et perpétuera, dans les siècles à venir, les noms des familles qui
s'éteindront, comme se sont éteints ces beaux ordres de chevalerie qui ont
laissé après eux des légendes de gloire et d'honneur.
On aurait tort de croire que, parce que nous vivons actuellement sous
un régime démocratique, les titres de noblesse n'ont plus aucune valeur;
c'est une grande erreur'! Le présent ne saurait effacer le passé dans ce qu'il
a de pins glorieux et de plus brillant. Si le souffle de 89 a bouleversé notre
état social, en créant pour tous les citoyens une égalité relative, il n'a rien
enlevé aux souvenirs du passé qui commandent l'admiration et le respect.
La noblesse française a donc intérêt à ne pas laisser perdre le prestige
dont elle a toujours été entourée. Ceux qui ont reçu de leurs aïeux un nom
qui rappelle des actions d'éclat et des services rendus à la monarchie et à
1
VI
INTRODUCTION
la pairie, ont le devoir de le transmettre à leurs descendants en s'appuyant
sur des documents indiscutables.
C'est la pensée qui nous a guidé quand nous avons entrepris cette
publication.
Nous avons fail appel, dans ce but, à tous les concours, à toutes les,
lumières; nous avons fouillé les archives publiques '; nous avons parcouru
tous les travaux des auteurs; et malgré les difficultés <|ue nous avons ren-
contrées, nous croyons être parvenu à produire une œuvre aussi complète
qu'on la peut souhaiter à une époque où la loi, ne protégeanl plus la noblesfee,
a laissé la porte ouverte à de nombreux intrigants qui se sont affublés de
titres achetés ou usurpés.
S'il s'en est glissé ( pielt pies-nus dans notre ouvrage, c'est que notre
bonne foi aura été surprise, ou que nous aurons été trompé par les notes
de nos devanciers.
Nous donnons d'ailleurs ci-après la liste des principaux ouvrages qu<
nous avons consultés. G'esl d'après eux que nous avons établi la plupar
des notices qui se trouvent dans notre ouvrage. Quanl à celles qui nous on
été fournies par les intéressés, nous les tenons, jusqu'à preuve du contraire
pour l'expression loyale de la vérité.
Peut-être remarquera-t-on des lacunes dans la nomenclature de
familles citées. Elles sont inévitables, quelque soin que nous ayons pri
pour les éviter.
En effet, un grand nombre de personnes à qui nous nous somme.S
adressé n'ont pas daigné répondre à nos demandes; d'autres nous ont l'a"
parvenir des injures et des outrages en nous faisant sommation de ne p;
nous occuper de leurs familles. Comme nous n'avions pas à nous enquér ft
des motifs qui les faisaient agir, nous avons donné quand même les rei
seignements que nous avions pu .recueillir et qui étaient dans le domaii
de l'histoire, et nous avons passé outre sur celles sur lesquelles m
recherches avaient été infructueuses.
INTRODUCTION vji
Il est une autre catégorie de personnes que nous avons dû éliminer,
bien que portant légalement la particule.
C'est une croyance, généralement répandue, que la particule est l'indi-
cation d'un litiv de noblesse. Il n'en est rien pourtant; elle ne constitu
qu'une simple présomption. Nous pourrions citer de nombreuses familles 5
qui, depuis longtemps, sont en possession de la particule, et qui n'ont
jamais appartenu à l'ordre de la noblesse.
Ces personnes-là ont intérêt à prolonger une confusion qui excite leur
vanité et flatte leur amour-propre. Il ne nous convenait pas de les aider
dans leur prétention: de là notre silence à leur égard.
Quant aux familles, d'origine étrangère, que nous avons mentionnées,
comme elles sont fixées depuis longtemps en France, elles ont le droit de
figurer dans un ouvrage comme le notre; elles ne peuvent d'ailleurs qu'y
apporter la gloire et l'honneur sous lesquels leur nom s'abrite depuis de
longues années.
D. de M.
,
LISTE
DES
OUVRAGES CONSULTÉS
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DES
OUVRAGES CONSULTÉS
♦
Al.MAXACII DE LA NOBLESSE DE L'EMPIRE
pour 1809. Paris, in-18, 1 vol.
Almanach de Gotha. Années 1763-1894,
151 vol.
Almanach généalogique, par l'abbé Jac-
ques Destrées. Paris, 1747, 3 vol. in-24.
Amelot de La Houssaye. — Mémoires
historiques, Amsterdam, 1722. 2 vol. in-12.
Ammirato (Scipion). — Noblesse et his-
toire de Florence.
— Histoire de la noblesse de Naples.
Anjou. Armoriai des maires d'Angers
'1" 1471 à 1790. par Lambron de Liguine.
Angers, 1845, in-4°.
— Armoriai général de l'Anjou, par Joseph
Denain, 1878-1885, 3 vol. in-8°.
— Généalogie des principales familles de
l'Anjou, par Pascal du Fauz. Robin, Paris,
1582.
Annales historiques et nobiliaires, par
H. de Tissexon.
ANNUAIRE DE LA NOBLESSE DE FRANCE, par
M. Borel d'Hauterive, 49 vol. in-18. 1813-
1893, Paris.
Anselme (Père) [Pierre Guibourg]. —
Explications des armoiries. Paris, 1644,
in-4°.
— Histoire généalogique et chronolo-
gique de la maison royale de France, des
pairs et des grands officiers de la couronne.
Paris, 1726-1733. 9 vol. in-fol.
Archives de la noblesse de France, par
Laine. 1828-1850. 11 vol. in-8°.
Armorial de l'ancien duché du Niver-
nais, par G. Soultrait. Paris, 1847-1848,
in-8°.
Armorial de l'Empire, par Henri Simon.
Paris, 1812, 2 vol. in-4°.
Armorial du Bourbonnais, par G. Soul-
trait. Moulins, 1857, 1 vol.
Armorial du Lyonnais, Forez et Beau-
jolais, par André Steycrt. Lyon, 1800, 1 vol.
in-4°.
Armorial général, par Rieststap, 2 vol.
in-8°, 1887-1890,
—
6 —
Armorial historique de la noblesse de
Frange, par J.-G. de Milleville. In-8°,
1846.
Armorial universel, par Joufroy d'Es
chavanes. In-8°, 1844.
Artefeuil. — Histoire héroïque et uni-
verselle do la noblesse dé Provence. Impri-
merie veuve Girard, Avignon, L754, ? vol.
Artois. — Notes historiques, par Plôu-
vain. Douai, L823, in-4°.
Auriac (i)'). — Nobiliaire de la noblesse
de France. Paris, in-4°, 1855, 10 vol.
Auvergne. — Dictionnaire héraldique de
l'Auvergne,, par J.-B. Bouillet. Glermont-
Ferrand, 1857, grand in-8°.
— Dictionnaire des anciennes familles
d'Auvergne, par Ambroise Tardieu. Mou-
lins. L884.
Bachelin-Deflorenne. — Étal présenl
de la noblesse. In-N", paris. 1865, 1875 et
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Baron. — L'art héraldique, contenant la
manière d'apprendre le blason. Paris, L681,
in- 12.
Barthélémy (Edouard de). — Armoriai
delà ville de Ghâlons-sur-Marne. Ghâlons,
1856, in-12.
Bauchet-Filleau. — Armoriai du Poitou.
Poitiers. 1840-1851, 2 vol. grand in-8°.
Béarn, Bigorre et Passe Navarre. —
Histoire de Foix, par Pierre Olhagaray. 1609.
Beaudeau (J.). — Armoriai général (\r+
États de Languedoc. Montpellier, 1686, 1 vol.
Bergues La-Garde. — Nobiliaire du
Limousin. In-N". 1873.
Bernier (J.). — Histoire de Blois et ses
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Berry. — Histoire du Berry, par Thau-
mas de la Thaumassiere. Paris, 1669, in- fol.
— Tombeau généalogique du Berry. par
Nicolas Catherinot. 107 1.
— Nobiliaire du Berry, par le même. 1681.
— Histoire généalogique de quelques fa-
milles du Berry, par le vicomte Ferdinand
de Maussabré. Bourges. 1859.
— Nouvelle histoire du Berry, par Pallet.
Paris, 1783.
Bessas la Mégie (de). — Légendaire delà
noblesse de France. Paris, L865.
Pesse (Guillaume). — Histoire des dues
el marquis de Narbonne. Paris, L660, in-l°.
BlRLIOTHÈQUE nationale. — Manuscrits.
BOREL d'Hauterive. — Armoriai d'Artois
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— Généalogie de la noblesse de Bourges
gne. Dijon, 1653.
— Revue historique de la noblesse.
— Album nobiliaire du Daupliiné. 1847.
Bouchet (J. du). — 'fable généalogique
des vicomtes de La Marche. Paris, 1682.
Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne. Glor-
mont-Ferrand. 1853.
— Dictionnaire héraldique de l'Auver-
gne. 1857.
BOURRONNAIS. — Armoriai du Bourbonnais,
par le comte Georges de Soultrait. Moulins,
L857, in-8°.
— Généalogie de quelques familles nobles
du Bourbonnais et autres lieux, par J. Me-
gret. Moulins, 168Ô.
Bourgogne. — Armoriai de Bourgogne
et de la Bresse, par Jacques Ghevillard.
Paris. 1726.
— Armoriai général de Bourgogne dressé
en 1696 par d'Hozier, publié par Boucbot.
Dijon, 1875, 2 vol. in-8°.
— Généalogie de la noblesse de Bourgo-
gne, par G. de Hautcrive. Dijon. 1653.
— Armoriai de Bourgogne, par H. Per-
sonne. 1863.
Bourrotsse de Lappore (de). — Nobi-
liaire do Guyenne et Gascogne. Paris. 1883,
•J vol. in-4°.
1
— 7
— 8
Bremond (Alph.). — Nobiliaire toulou-
sain. In-8°, 1870.
Bresse et Busey. — Histoire de Bresse
etdu Bugey, par Samuel Guichenon. Lyon,
1650, in-fôl.
Bretagne. — Armoriai breton, par Guy
I," Borgn >. Rennes, 1007. petit in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par J. Chevil-
lard. Paris, 1720-1758, grand in-fol.
— Armoriai général de la Bretagne, par
L. Briant de Laubrière. Paris, 1811, in-8°.
— Armoriai de Bretagne, par P. Guérin
delà Grasserie. Rennes, 1845, 2 vol. in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy.
L890, 3 vol. in-8°.
Briancon (R. de). — L'État de la Pro-
vence. 1693, 4 vol. in-12.
Priant de Laubière. — Armoriai gén<%
rai de Bretagne. Paris, 1841.
Bulletin héraldique et généalogique
de France.
Cabinet du Saint-Esprit, à la Bibliothè-
que nationale.
Calendrier de la noblesse de Tours,
Maine et Poitou. 1867 et 1808.
Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de
France pour 1856, par J. Carré de Busse-
rolle.
Carré de Busserolle. — Noblesse du
Poitou. Tours. 1887.
— Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de France,
pour 1856.
— Noblesse de Touraine. Tours, 1886.
Catherinot i Nicolas). — Tombeau gé-
néalogique du Berry. 1674, pièce in-4°.
— Nobiliaire du Berry. 1681, pièce in-4°.
Gaumartin (de). — Recherches sur la
noblesse de Champagne. Ghâlons, 1673,
2 vol. grand in-fol.
Caux i Henry de). — Catalogue général
des gentilshommes de Languedoc. Pézenas,
1676, in-fol.
Champagne. — Recherches sur la no-
blesse de Champagne, par de Gaumartin.
Châlons, 167.3, 2 vol. grand in-fol.
— Nobiliaire de Champagne, par J. Ghe-
villard. Paris, 1758, grand in-fol.
— Armoriai de la ville de Châlons-sur-
Marne., par Edouard de Barthélémy. Châ-
lons, 1856, in-12.
— Recherches sur la noblesse de Cham-
pagne, par d'Hozier. 1868.
— Les Armoiries des comtes de Cham-
pagne, par de Jubainville. Paris, 1852.
Ciiazot de Montigny (Louis). — Ta-
blettes et étrennes généalogiques. Paris,
1748-1753.
— Dictionnaire héraldique.
Chevillard. — Nobiliaire de Normandie.
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— Histoire générale du Dauphiné. In-fol.,
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— Histoire du Dauphiné. 1674, in-12.
Cohen de Winiienhoef. — L'Oriflamme,
moniteur de la noblesse. 1851, in-8°.
Comtat Venaissin. — Histoire de la no-
blesse de FT'ance du comté Venaissin, par
Pithon-Curt. Paris, 1743-1750, 4 vol. in-4".
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Coussin. — Histoire héroïque de la no-
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— 9 —
10 —
Crétineau - Joly. — Histoire de la
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CrviLLiER Morel d'Acy, — Le Moniteur
delà noblesse. Paris. 1855-18£6.
Datpiiiné. — Album historique, archéo-
logique et nobiliaire du Daupniné, publié
sous la direction de MM. Champollion-Fi-
geac,parBoreld'Hauterive. 1846-1 847 ..in-4 .
— Histoire généalogique, par GuyAllard.
1 vol. in-4°.
— Armoriai du Dauphiné, par flivoire
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Dk.iart (Jacques). — Recueil dés titres.
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Dictionnaire généalogique de la pro-
vince m Maine, par André-René Lepàige.
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Dictionnaire i>e la noblesse, par La
Chesnaye des Bois. Paris. 1865, 20 vol.
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de Franck, par de Gourcellesi 1821,5 vol.
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DUBUISSON. — Armoriai des principales
maisons du Royaume et particulièrement
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Paris, 1757-1700, 2 vol. in-12.
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Flandre. — Armoiries des anciennes
institutions religieuses, féodales, civiles des
Flamands, par J.-.I. Carlier. Dunkerquej
1855, in-S".
— Noblesse et chevalerie du comté de
Flandre, d'Artois et de Picardie, par
P. Roger. Amiens. L843, grand Ln-8°.
Foulque-Delenos, — Manuel héraldique,
ou Clef de l'art «lu blason, renfermanl les
éléments de ce1 art et suivi d'un vocabu-
laire. Limoges, 1816, 2 vol. in-8°,
France héraldique ibn. par Poplimont.
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— Nobiliaire de Franche-Comté, par P. du
Lurion. Besançon, 1.890,
Gallia christiania, Paris, 1715, 16 vol.
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Gastellier de La Tour, — Armoriai des
États du Languedoc. Paris, 1707. in- C.
— Dictionnaire héraldique, contenant tout
pç qui a rapport à la science du blason,
avec l'explication des termes. Paris, 1771,
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Cavard. — Versailles, salle des croisades.
2 vol. grand in-1".
Georgel (Alcide). — Armoriai des fa-
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Gotrdon de Genottllac — Nobiliaire du
département des Bouches-du-Rhùne. Pari-.
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— Grammaire béraldique. Paris. 1860,
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Grandpré (César de). — Le César arme-
11 —
12 -
rial, ou Recueil des armes el blasons de
toutes les illustres, principales el nobles
maisons de France. Paris, 1645, in-fol.
Guérin de la Grasserie (A. -P.). — Ar-
moriai de la Bretagne. Hennés. 1845-1848,
2 vol. in-fol.
Guichenon. — Histoire de la Dresse et du
Bugey. Lyon. 1650, in-fol.
Guigard (Joannis). — Bibliothèque héral-
dique de la France. Paris. 1861, in-8°.
Guyenne et Gascogne. — Nobiliaire de
Guyenne et Gascogne, par (ÏGilvy. Paris,
1856-1858, 2 vol. in-4°.
— La noblesse du Périgord, par Matagrin.
— Armoriai de la noblesse du Périgord,
par A. de Froidefond. Périgueux, 1858,
1 vol. in-N".
— Nobiliaire historique de Gascogne, par
J. Noulens. 1863.
Histoire des grands officiers de la
couronne. — Voy. Anselme.
Histoire générale du Languedoc, par
de Yic et dom J. Yaissette. In-8°, 1873.
Hozier (d*). — Recherches sur la noblesse
de Champagne. 1868.
— Armoriai général de Bourgogne, pu-
blié par Bouchet. Dijon, 1875, 2 vol. in-fol.
— Armoriai général de France. 1738-
1768, 10 vol. in-4".
— Armoriai général de Franche-Comté
(1096). Dijon. 1875.
Ile-de-France.— Prévôts des marchands.
échevins, procureurs, greffiers et receveurs
de la ville de Paris, par J. Ghevillard. Pa-
ris, 1708, grand in-4' J piano.
— Noms, qualitez, armes et blasons de
MM. les conseillers de la ville de Paris, par
J. Ghevillard. Paris. 1713, grand in-fol.
— Noms, qualitez et armes des gouver-
neurs, capitaines et lieutenans généraux de
Paris, par Ghevillard l'aîné. 1731, in-fol.
•— Gouverneurs, lieutenans du roy, pré-
vôts des marchands, échevins, procureurs,
avocats, etc., par -I. Ghevillard, 1713, con-
tinué par Dubuisson, 1782.
— Cartulaire de l-abbaye de N.-I). des
Vaux-de-Cernay, par Luc Merle! el Moulié.
Paris. 1857, 3 vol. in-4°.
Joi ffroy d'Eschavannes. — Armoriai
universel. 18 1 1, in-8°.
Jurainville ide).— Les armoiries des
comtes d.e Champagne. Paris, 1852.
La Chesnaye des Bois. — Étrennes de
la noblesse. 1779-1780.
— Dictionnaire de la noblesse. Paris.
1865.
Laine. — Archives de la noblesse de
France. 1828-1850, 11 vol. in-8°.
Lallain de Montigny. — Nobiliaire de
Lorraine et de Bar. 1761, in-8°.
La Marnière (Léon de). — La noblesse
de Saintonge et d'Amiens. Paris, 1861.
Languedoc
Armoriai général des
Ftats de Languedoc, par Jacques Beaudeau.
Montpellier, 1686, in-4°.
— Armoriai des États de Languedoc, par
Gastelier de La Tour. Paris. 1767. in-4°.
— Armoriai de la noblesse de Languedoc,
par Louis de la Roque. Paris, 1860, 4 vol.
in-8°.
— Recueil des titres, qualités, blasons et
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Jacques Dejart. Lyon, 1655.
— Catalogue général des gentilshommes
de Languedoc, par Henry de Caux. Péze-
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La Roque ( de). — Armoriai de la noblesse
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Le Boucq de Ternas. — Noblesse des
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Le Garpentier. — Généalogie de 4,000
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çaise. 1668, in-4°.
Le Laroureur (Claude). — Discours de
13
11
l'origine des armoiries et des termes
récents et usités pour l'explication de la
science héraldique. Lyon. 1658, in-4°.
Lepage et Germain. — Nobiliaire de
Lorraine. Nancy. 1885.
— Dictionnaire généalogique delà pro-
vince du Maine. Le Mans. 1777.
Le Roux. — Histoire de la noblesse de
Flandre. Lille, 1708, in-4°.
L'Hermite-Souliers (de). — Inventaire
de l'histoire généalogique de la noblesse
deTouraineet pays circonvoisins, enrichie
des armes en taille-douce de chaque fa-
mille. Paris, 1669, in-fol.
— Nobiliaire de la Touraino. Paris, 1665,
in-fol.
Limousin, — Nobiliaire du diocèse de Li-
moges, par l'abbé J. Nadaud. Limoges, 1>
— Nobiliaire du Limousin, par Nadaud.
Limoges, 1856, in-8 -.
Livre d'or de la noblesse (le), par
M. de Magny. Paris, 1844-1852, 5 vol. in-1".
Lorraine. — Nobiliairede Lorraine, par
Lepage et Germain. Nancy. 1885.
— Nobiliaire ou Armoriai de la Lorraine
etduBarrois, par dom Àmbroise Pelletier.
Nancy. 1758, in-4°.
— Armoriai de Lorraine, par Alcide
Georgel. Elbeuf, 1882, in-folio.
— Nobiliaire de Lorraine et de Bar, par
Lallain de Montigny. 1761, in-8°.
Lurion (P. de). — Nobiliaire deFranche-
Comté. Besancon, 1890.
Lyonnais. — Armoriai général du Lyon-
nais, par André Steyert. Lyon. 1860, in-4".
Magny (de). — Le Livre d'or de la no-
blesse de France. Paris, 1844-1852, 5 vol.
in-4°.
— Nobiliaire universel de France, ou
Recueil général des généalogies historiques
des maisons nobles de l'Europe. Paris, 1877
à 18S5, 18 vol. in-4°.
Maintenues de noblesse. — Bibliothèque
et Archives nationales.
Matagrin (Amédée). — La noblesse du
Périgord, 1758. Périgueux, 1858, 1 vol.
in-É .
Maussabré (le vicomte Ferdinand de). —
Histoire généalogique de quelques familles
du Berry. Bourges, 1859, pièce in-4°.
Mégret (J.) — Généalogie de quelques
familles nobles du Bourbonnais et autres
lieux. Moulins. 1685, in-1'.
MÉMORIAL HISTORIQUE DE LA NOBLESSE,
parA.-J.Duvergier. Paris. 1839-1840, 2 vol.
grand in-8°.
MÉNESTRiEB (le Père). — Le véritable art
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VOCABULAIRE
DU BLASON
i
VOCABULAIRE DU BLASON
->— <^
A
ABAISSE.
On appelle ainsi toute pièce posée plus bas
que la règle héraldique l'ordonne.
Ainsi le pal, la fasce, le chevron, la bande,
qui occupent ordinairement le tiers du milieu
de l'écu, peuvent être au-dessous de cette po-
sition habituelle et sont alors abaissés. On le
dit encore du chef, quand il se trouve sous un
autre chef de concession ou de patronage. Le
chef peut être aussi abaissé par un simple filet
de l'émail du champ qui le surmonte.
Ce terme est encore applicable à un écu ou
à une pièce, contenant une figure destinée à
perpétuer le souvenir d'un crime ou d'une
faute.
Il se dit aussi des ailes d'oiseau dont le bout
se dirige vers la pointe de l'écu ; d'une épée,
bâton ou autre objet pareil, dirigé, par celui
qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de
l'écu.
ABEILLE.
Cet insecte est représenté montant, les ailes
tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier
cas, l'abeille est volante.
ABIME.
Nom du centre de l'écu.
On dit qu'une pièce est en abîme,
quand elle occupe le centre de l'écu ,
et qu'elle n'est pas seule. Différem-
ment il n'y a pas lieu d'indiquer cette dispo-
sition, car si on dit : d'or, au loup ravissant
d'azur, il est inutile d'ajouter, en ahime,
puisque cet attribut ne saurait se poser autre-
ment.
Mais si on dit : gironné d'argent et de
gueules à Vécusson d'or, il faut ajouter : en
abime, si on veut que cette pièce soit placée
au centre.
ABOUTÉ.
v
Se dit des pièces allongées, mises
bout à bout, et correspondant entre
elles par les pointes, comme les
otelles, les fusées, les épées, les
branches, les losanges et parfois les mouche-
tures d'hermine dont les bouts correspondent
et se joignent en croix. C'est aussi l'attribut
d'une pièce dont le bout est arrondi, ou qui est
garnie d'un bout.
— 25 -
- 26 -
Ex. : D'argent, à deux losanges aboutés
de gueules.
ACCOLÉ.
Ce terme a plusieurs acceptions :
Deux écus qui sont juxtaposés,
comme quand la femme joint le sien
à celui de son mari, sont dits acco-
lés. Il se dit d'un animal qui a un collier ou
une couronne passée au col; des macles, lo-
sanges, fusées, lorsqu'ils se touchent ensemble
de flanc ou de pointe sans remplir l'écu ; «les
choses entortillées, comme un serpent ou hisse
autour d'une colonne, un cep de vigne à un
é( lialas. Les colliers d'ordre de chevalerie dont
on entoure les écus sont dits accolés.
Ex. : If argent, à un écusson d'or et un
êcusson d'azur accolés.
ACCOMPAGNE.
Lorsque la pièce principale, ou
la Bgure placée au centre de l'écu.
comporte d'autres pièces, on la dit
accompagnée de...
Ex. : D'azur, à une étoile d'or ; accompa-
gnée de trois croissants d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
ACCOMPAGNEMENT.
Se dit de tout ce qui est placé hors de l'écu
et l'accompagne.
Se dit aussi des pièces secondaires qui ac-
compagnent une pièce principale.
ACCORNÉ.
S'emploie pour indiquer l'émail des cornes
des animaux quand il est différent de celui de
leur corps.
Pour le cerf, on dit ramé.
ACCOSTÉ.
Cet attribut qu'il ne faut pas con-
fondre avec Yaccon i} mgné : se dit d'une
barre, d'un pal ou toute autre pièce
principale, poséesdiagonalementlors-
qu'elles en ont d'autres à leurs côtés. Mais si
la pièce principale est ronde, il faut dire ac-
compagné à lit 1 . rire ou à senestre et ne pas
faire usage du mot accosté qui ne peut jamais
être L'attribut d'une pièce ronde.
Ex. : D'argent, à un pal de gueules, accosté
d'une li-
corne assise qui lève ses pattes de devant;
3° de deux croissants posés l'un sur l'autre,
dont le premier est montant et le second ren-
versé : 4° de deux canons sur une même ligne,
dont l'un est tourné à dextre et l'autre à se-
nestre.
ADEXTRÉ.
Lorsqu'une pièce en a une autre à dextre,
on dit qu'elle est adextrée soit en chef, soit en
abîme, soit en pointe.
C'est aussi le nom d'une section héraldique
excessivement rare, qui produit un pal s'unis-
sant au flanc dextre de l'écu.
- 27 -
ADOSSE.
ûH&l
Ce terme s'emploie pour indi-
quer des animaux se tournant le
dos (dos contre dos). Deux clés
sont adossées quand leurs panne-
tons sont tournés en dehors l'un de l'autre.
Les doloires, les faux, les haches, les mar-
teaux, etc., peuvent aussi être adossés. Se dit
aussi de deux demi-vols dont les dossiers sont
tournés l'un vers l'autre.
Ex. : De gueules, à deux haches d'or
adossées.
AFFAISSÉ.
Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le
bas de l'écu.
Voy. Voûté.
AFFRONTÉ.
C'est le contraire d'adossé. Deux
animaux, posés front à front ou se
regardant, sont affrontés. Il en est
de même de deux marteaux, deux
haches, etc., lorsque le fer est en dedans.
Ex. : De gueules, à deux lions d'argent af-
frontés.
AFFÛTÉ.
Un canon lorsqu'il n'est pas du même
I émail que son affût est dit affûté.
AGACE.
Synonyme de Pie.
AGITÉ.
Attribut des eaux lorsqu'elles n'ont pas leur
calme habituel.
Terme qui s'emploie d'une mer lorsque
l'ombre des vagues est d'un autre émail que
celui de l'eau.
AGNEAU.
L'agneau doit toujours être re-
présenté de profil et passant. Lors-
qu'il s'agit de l'agneau pascal, on
le représente tenant une croix à
laquelle est attachée une oriflamme chargée
d'une croisette, ou quelquefois un gon fanon
d'argent chargé d'une croix de gueules.
Lorsque ces émaux sont autres, on doit
l'indiquer.
Ex : Ecartelé : aux 1 et l d'or, au chevron
de sable accompagné en chef de deux étoiles
d'azur; aux 2 et 3 d'azur à l'agneau pascal
d'argent.
AIGLE.
En terme héraldique, l'aigle est
toujours du genre féminin. Ses
ailes sont ordinairement ouvertes
(fig. 1) ; elle a le vol abaissé quand
elles sont rabattues vers la pointe
de l'écu; lorsqu'elle regarde à senestre, elle est
contournée; quand elle paraît prête à s'envo-
ler, elle est dite essorante ; si elle est répétée
plusieurs fois dans l'écu, elle se nomme ai-
glette; alérion lorsqu'elle n'a ni bec ni pattes.
On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans
le corps; demi-vol, une seule aile.
Lorsqu'elle a deux têtes, elle est dite :
éployée (fig. 2).
On la dit languée, armée, membre e de...
lorsque ces parties sont d'un autre émail que
celui de son corps.
L'aigle doit montrer la poitrine, la tête
tournée à droite, et le vol élevé en haut; quand
elle est autrement, il faut l'expliquer.
Il est indifférent que le bout des ailes d'une
aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe
de l'écu, ce qui dépendait du goût
régnant à telle ou telle époque et
des habitudes des peintres d'au-
trefois. Aux temps chevaleresques,
(Fig. 2) l'aigle avait toujours les ailes abais-
sées; aujourd'hui, elle les porte levées et diri-
gées vers le chef de l'écu.
I
— 29 —
— 30
Fig. 1. — Ex. : D'argent, à eue aigle de
sable.
Fig. 2. — Ex. : D'azur, à une aigle éployêe
d'or.
Voy. Main d'aigle.
AIGLETTE.
Voy. Aigle.
AIGRETTE.
Oise.au blanc du genre du héron, dont la
tête est garnie d'une huppe de plumes, et qui
paraît dans l'écu de profil et passant.
AIGUIÈRE.
Vase ayant un bec. et, sur le côté senestre,
une anse. L'aiguière ressemble en général à
une pignate agrandie.
AIGUISÉ.
Attribut des pièces de longueur
qui ont les bouts aigus, comme une
croix, un pal, etc.
Ex. : D'or, à trois pals alésés et aiguisés
dans le bas.
AILE.
On emploie ce terme pour désigner des
pièces qui sont représentées contre nature
avec des ailes et des oiseaux dont les ailes
sont d'un émail différent de celui de leur
plumage.
AILES.
Les ailes d'oiseau portent le nom de vol et
demi-vol.
Voy. ces mots.
Celles des anges conservent le nom d'ailes.
AJOURE.
Se dit d'une tour, d'un château,
d'une maison, dont 1rs fenêtres
sont d'un émail différent. Lors-
qu'il s'agit des portes on emploie
le terme : ouvert. Pour désigner une pièce
percée à jour pour laisser voir l'émail du
champ, on se sert aussi du mot ajouré.
Ex. : De gueules, à un château d'or ajouré
et maçonné de sable.
AJOUTÉ.
Attribut du chef crénelé dont les créneaux
sont d'un émail particulier.
AJUSTÉ.
Se dit d'un trait ou d'une flèche
posé sur la corde de l'arc. 11 faut
toujours indiquer de quel côté est
la pièce ajustée.
Ex. : De gueules, à un arc d'argent tend a
et posé en barre, et chargé d'une flcclie ajus-
tée du même posée en bande la pointe en
haut; à la bordure aussi d'argent.
ALCYON.
Oiseau chimérique, représenté à peu près
comme un cygne, dans son nid, ballotté par
les vagues de la mer.
On dit de l'alcyon qu'il est flottant lorsque
les ondes qui le supportent sont d'un autre
émail.
ALERION.
C'est l'aiglette sans bec ni pattes.
Les alérions diffèrent des merlettes,
en ce qu'ils ont les ailes étendues, et
qu'ils sont toujours debout et posés
en pal : les merlettes ont les ailes serrées et
posées de profil en fasce.
Ex. : D'argent, à un alérion de gueules.
— 31
— 32 —
I
ALÉSÉ.
Attribut de toute pièce honorable.
fasce, pal, chevron, etc., dont les ex.
trémités ne touchent pas les bords de
" T l'écu. On écrit aussi alaise et alezé.
Ex. : D'azur, à la croix alésée d'argent.
ALLUME.
Se dit d'un bûcher ardent, des flambeaux,
cierges et autres pièces dont la flamme est
d'un émail particulier; des yeux des animaux
quand ils sont d'un autre émail ; pour le che-
val on dit anime.
ALTERNÉ.
Attribut des pièces d'émaux différents et de
forme régulière, placées côteàcôte et se renou-
velant alternativement. Ainsi, par exemple,
les triangles des pièces endentées, les carrés
des pièces componées alternent successive-
ment. Ce mot s'applique aussi aux ligures
semblables placées dans chaque partition de
l'écu quand il y a un changement régulier des
émaux de cette partition. Les pièces posées de
l'un à l'autre offrent en ce sens un emploi du
mot alterné. Dans lecarielé, le premier et le
quatrième quartier sont souvent alternés.
AMPHISBÈNE.
Se dit d'une figure de fantaisie représentant
un serpent à deux tètes, dont une à chaque
extrémité.
AMPHYSTÈRE ou Amphistère.
Serpent ailé, dont la queue, tour-
née en volute, se termine quelque-
fois en plusieurs queues de serpent.
Dans ce dernier cas, qu'on doit spé-
cifier, on se sert du terme gringolée, en ex-
primant de combien de pièces.
Ex. : If argent^ à un ampliistère au natu-
rel.
V»=t»^
ANCÊTRES.
Terme de généalogie. — Se n voit dans lesarmoiries des animaux de
toutes les espèces; ils ont chacun leur posi-
tion et des termes qui leur sont propres.
Le liun est toujours de profil ne montrant
qu'un œil; son attitude est d'être rampant;
on ne l'exprime point, parce que c'est sa
position naturelle dans l'art héraldique; il
parait quelquefois marcher; alors on le nomme
lion léopardé.
Le léopard est souvant passant, et a la tête
de front, de sorte qu'il montre les deux yeux,
ce qui le distingue du lion. Quand le léopard
est rampant, on le nomme léopard lionne.
Le cheval sans ses harnais, qui semble se
promener, est dit gag.
Celui qui a tous ses harnais, est dit bardé,
haussé eX caparaçonné.
Un cheval ailé est nommé pégase.
Le taureau paraît rampant, et est dit furieux
en cette attitude.
Le bœuf et la vache sont représentés pas-
sants.
Le loup levé, est dit ravissant.
Le bélier en la même attitude, est dit sau-
tant.
Le chat levé, est nommé effarouché, mais
lorsqu'il a le derrière plus haut que la tête, il
est dit hérissonné.
- 35 —
36 -
La licorne, le bouc, la chèvre, et quelques
autres animaux sauvages levés sur leurs
pattes de derrière, sont dits saillants.
ANTMÉ.
Terme employé quelquefois au lieu d'allu-
mé pour indiquer l'émail des yeux des ani-
maux.
ANNELET.
Petit anneau qui diffère de la ba-
gue en ce qu'il est plat et de largeur
égale sur toute sa circonférence.
On trouve des annelets entrelacés.
Ex. : D'argent, à trois annelets de gueules
ranges en fasce.
ANTIQUE.
Se dit des couronnes à pointes ou des bustes
des rois couronnés à l'antique.
Les lions et les léopards couronnés dans les
armoiries, ont souvent une couronne à pointes.
On ne dit point en blasonnant, un lion ou un
léopard couronné à l'antique. On dit simple-
ment que les animaux sont couronnés.
11 n'en est pas de même des autres animaux;
quand ils ont une couronne sur la tète, il faut
nommer l'espèce de couronne, si elle est an-
tique ou moderne.
APPAUMÉE.
S'applique à la main ouverte dont
on voit le dedans.
Ex. : D'azur, à une main ap-
paumée d'or posée en pal.
Contre-Appaumée.
Celle dont on voit le dos.
APPOINTES.
Se dit de chevrons, d'épées, flèches
i">itili : es.
AQUILON, BORÉE, ÉOLE.
Représentation des vents sous la
forme d'une tète d'enfant souillant
avec violence.
Ex. : D'argent, à l'aquilon au naturel.
ARBALESTRE ou Arc.
Instrument à tirer des flèches. On le repré-
sente ordinairement en pal et détendu ; la corde
à clextre.
ARBRE.
Meubles dont on charge les ar-
[Fier. 1)
moines.
L'arbre a pour émail particulier
le sinople (fig. 1) ; il y en a cepen-
dant de différents émaux.
Arbre arraché (fig. 2.), est celui dont on
voit les racines.
Arbre effeuillé, celui qui n'a point de feuilles.
Arbre écoté, s'il n'a point de branches.
On distingue dans l'écu, le chêne, l'olivier,
le poirier et le pin par leurs fruits.
Ex. (fig. 1) : D'argent à un arbre de si-
nople, terrassé de même; au chef
d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Ex. (fig. 2) : D'argent, à un arbre
de sinople, terrassé de même; au
chef de gueules chargé d'une étoile
— * —
(Fig.2)
à six rais d'or.
ARBRE GÉNÉALOGIQUE.
On appelle ainsi plusieurs rangs d'écussons
posés sur des figures de branches d'arbre qui
partent du tronc au-dessous.
- 37 -
— 38 -
L'arbre généalogique est nécessaire, lors-
qu'il s'agil d'être reçu dans un ordre de che-
valerie qui exige des preuves de noblesse, ou
d'être reçu dans un chapitre noble.
Sur le tronc de l'arbre se trouve l'écusson
de celui qui fait ses preuves, que l'on nomme
le présenté.
Au premier rang au-dessus, il y a deux
écussons : celui du père à droite et celui de la
mère à gauche.
Au deuxième rang plus haut, quatre écus-
sons : l'aïeul paternel et sa femme à droite :
l'aïeul maternel et sa femme à gauche.
Au troisième rang, huit écussons : les
bisaïeux paternels à droite: les Msaïeux ma-
ternels à gauche.
Au quatrième rang, seize écussons, pour les
trisaïeux paternels à droite, et pour les
trisaïeux maternels à gauche.
ARC-EN-CIEL.
Figure parfois dans l'écu, au naturel.
On le représente en fasce et en bande bom-
bée, tissue de quatre burèles d'émaux diffé-
rents : d'or, de gueules, de sinople el d'argent.
Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé
d'autres émaux.
ARCHE DE NOÉ.
Représentée sous la forme d'une maison-
nette flottante sur les vagues.
Cette arche est accompagnée en chef d'une
colombe portant en son bec un rameau d'oli-
vier.
ARCHIÈRES.
Embrasures des châteaux par où les archers
lançaient des flèches.
ARDENT.
Se dit d'un charbon allumé.
ARGENT.
L'un des deux métaux employés en armoi-
ries, indiqué en gravure par une surface unie
sans aucune hachure.
Cet émail est le symbole de la virginité, de
la pureté, de la blancheur, de l'innocence et
de l'humilité.
Yoy. Emaux.
ARMÉ.
S'applique au lion, au léopard, aux ai-
gles, etc., dont les griffes sont d'émail diffé-
rent; pour les bêtes au pied fourché, on dit
onglées; pour les flèches, quand leur fer est
différent, on dit futées; et pour indiquer qu'un
chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une
cuirasse, ou qu'un bras est couvert de bras-
sards, ou une jambe de cuissards et jambières.
Armé de toutes pièces veut dire qu'un che-
valier est revêtu d'une armure complète, y
compris le casque, dont il faut indiquer si la
visière est levée ou baissée.
ARMES ou Armoiries.
Marques d'honneur sur les écus et sur les
enseignes pour connaître les familles nobles
et distinguer les races.
Les armes les plus simples et les moins di-
versifiées sont les plus belles et les plus nobles.
On entend par là, que dans l'écu, moins il y a
de pièces, plus elles sont distinguées.
Les pièces qui tiennent le premier rang dans
les armoiries sont les pièces honorables, ainsi
nommées parce qu'elles ont été les premières
en usage.
Ces pièces sont au nombre de sept. Ce sont :
le chef, le pal, la bande, le sautoir, la fasce,
la croix, le chevron.
Les autres pièces composées de ces pre-
mières sont : le fascé, le paie, le bandé, le
chevronné, le burelé* le vergeté, le coticé ,
les points équipolés, l'échiquier, le losange,
le parti, le coupé, le tranché, le taillé et
l'écartelé.
— 39
'.ii -
Toutes ces pièces ont été réglées par les hé-
rauts d'armes, dés l'origine des armoiries.
Peu de temps après, le lion, le léopard,
l'aigle^ les alertons, les merlettes, les besants,
les tourteaux, les billettes, etc.. ont été mis
en usage.
Armes pures et simples: sont celles où il
n'entre aucun mélange, (pie les aînés des mai-
sons et familles portent telles que leurs an-
cêtres les ont toujours portées.
Armes brisées : celles que les cadets ont
augmenté de quelques pièces, pour être dis-
tingués de leurs aînés.
Armes parlantes : celles où il y quelques
pièces ou meubles qui font allusion au nom
de la famille; elles sont en très grand nombre.
Armes de concession : celles faites de quel-
ques pièces des armoiries des souverains, ou
mieux leurs armoiries pures et pleines, accor-
dées à certaines personnes pour les récompen-
ser de quelque service important et en perpé-
tuer le souvenir.
Armes chargées : celles où l'on a ajouté
d'autres armoiries, par substitution ou par
concession.
Armes substituées : celles qui ôtent la con-
naissance d'une famille, puisque par substitu-
tion de biens et d'armes, faite à une personne,
elle est obligée de quitter son nom et ses armes
et de prendre celles du substituant par héritage
ou par mariage.
Armes à enquérie : celles qui, ayant un
champ de métal, sont chargées de pièces pa-
reillement de métal; ou celles qui, étant de
couleur, sont chargées aussi de pièces de cou-
leur, ce qui est contre les règles de l'art héral-
dique, et donne occasion de s'informer pour-
quoi elles se trouvent ainsi composées. Elles
sont très rares dans les armoiries.
Le mot armes vient d'armures, parce que les
marques distinctives que l'on prenait pour se
faire connaître, du temps des anciens tournois
et des croisades, furent d'abord portées sur les
boucliers, cottes d'armes et autres armes offen-
sives et défensives.
ARMOIRIES.
On donne ce nom à ce qui constitue L'en-
semble des armes d'une famille, d'une nation,
d'une commune, etc. Ce sont l'écti et les figures
qui le meublent, le casque, la toque ou la cou-
ronne qui se trouve placé au-dessus, le cri
d'armes, la devise, les lambrequins, les te-
nants, les supports, les marques de dignités,
les colliers et les croix qui les accompagnent.
ARMORIAL.
Recueil des armoiries d'un rovaume, d'une
province, etc. — Se dit aussi de tout ce qui se
rapporte aux armoiries.
ARRACHÉ.
Se dit des arbres dont on voit
les racines ; des têtes d'animaux
qui ne sont pas coupées net.
Yoy. Arbres.
Ex : D'azur, à un arbre arraché et fruité
d'or, adeœtré d'une pique de même chargée,
dans le milieu de la hampe, d'un hausse-col
d'argent, et senestré d'une tête de chien ar-
rachée et colletée de gueules.
ARRÊTÉ.
Se dit d'un animal qui, ne faisant aucun
mouvement, est posé sur ses quatre pattes
sans que l'une avance devant l'autre.
ARRONDI.
Attribut des pièces dont la position est plus
ordinairement droite, mais qui se trouvent
par cas spécial représentées sous la forme
courbe, tels que les serpents, branches d'ar-
bres. Il est aussi l'attribut des pièces qui ont
certains traits de crayon ou de burin sans les-
quels elles ne paraîtraient pas rondes, ainsi les
boules qu'on confondrait avec des tourteaux
ou des besants si elles n'étaient pas ombrées,
de façon à être représentées en ronde-bosse.
— 41
42
ASSIS.
Se dit pour accroupi, quand il s'agit d'ani-
maux domestiques.
ATTRIBUT.
Se dit de tout ce qui est particulier à reçu,
aux pièces et aux figures héraldiques et autres.
AUTRUCHE.
Oiseau fort haut sur ses jambes, qui a le
cou long et les pieds faits comme ceux d'un
chameau.
Cet oiseau tient presque toujours au bec un
fer à cheval, les bouts en bas.
AVANT-MUR.
Pan de muraille crénelée, joint à une tour.
AZUR.
Nom héraldique de la couleur bleue, repré-
sentée en gravure par des traits horizontaux.
Symbole de la douceur, de la beauté, de la
noblesse, de la félicité éternelle.
Voy. Émaux.
B
BADELAIRE.
Épéé de bataille large et recour-
bée à la pointe en usage chez les
Huns. Le badelaire est dit aiguisé,
lorsque sa partie saillante est d'un
émail différent, ce qui est très rare.
Ex : D'azur, i J—
COMPONÉ.
C'est un rangde carreaux nommé
compons, d'ordinaire d'un métal
alternant avec une couleur. Le
componé est surtout en usage poul-
ies bordures de l'écu.
Mais on trouve également des fasces, des
chevrons, des croix componés.
Ex. : D'or, à la fontaine de sable; à la
bordure componée de pourpre et d'argent;
et au franc quartier à senestre : de gueules
à l'épée liante en pal d'argent.
Contre-componé.
Attribut de la bordure compo-
rtée lorsque, l'écu étanl fascê, les
compons de métal correspondent
aux fasces d'émail.
Ex. : D'argent, à la bordure contre-compo-
née d'azur.
COMPONURE.
Se dit d'une disposition d'une pièce par
carrés égaux alternant d'émail comme une
pièce d'échiquier.
CONTOURNÉ.
Se dit du lion ou autre animal qua-
drupède, d'une merlette ou autre oi
seau, même des reptiles, qui au lieu
d'être tournés vers la dextre de l'écu,
comme il est d'usage, se trouvent tournés à
senestre.
Se dit aussi du croissant dont les pointes
sont à senestre.
Ex. : D'argent, au lévrier contourné de
gueules, colleté du champ.
CONTRE-BANDÉ, CONTRE-
BARRÉ, CONTRE-BRÉTESSÉ,
CONTRE- CHEVRONNÉ,
CONTRE-FASCÉ, CONTRE-
PALÉ % CONTRE -POTEINOÉ.
CONTRE-VAIRÉ.
Attributs d'écus ou de pièces couverts de
bandes, barres, etc., placées en opposition.
CONTRE-ECARTELÉ.
Se dit d'un écu écartelé, dont un
■P^uO ou plusieurs des quartiers sont
écartelés de nouveau.
Ex. : Ecartelé: aux 1 et 4 parti:
a - fascê d'or et de sinople; b)d'or à Irais che-
vrons d'un écu ou d'une pièce
il i visés en deux parties égales au
moyen d'un trait horizontal;
2° Des têtes d'animaux qui sem-
blent séparées du corps au moyen d'un ins-
trument tranchant.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent, à la croix
alaisée d'azur; au 2, d'azur, à trois larmes
d'or, renversées et rangées en fasce à dextre
et une {leur de lis de même à senestre.
COUPEAU.
Attribut servant à désigner les
sommets d'une colline, d'un ro-
cher, d'un mont.
Ex. : D'argent, à une mon-
tagne de six coupeaux de sinople.
COUPLE DE CHIENS.
Meuble qui consiste en un petit bâton avec
deux liens, dont on se sert pour coupler les
chiens de chasse.
— 79
80
COUPLE.
Se dit des chiens de chasse lirs ensemhle.
COURONNES.
Elles ont les formes les plus diverses et va-
rient suivant les pays.
La couronne à l'antique porte cinq ou sept
rayons triangulaires, sans perles ni fleurons.
La couronne du roi est un cercle de huit
fleurs de lis, fermé d'autant de demi-cercles
qui soutiennent une douhle fleur de lis.
La couronne du dauphin est un cercle de
huit fleurs de lis.
La couronne des Enfants de France, frères
du dauphin, est un cercle surmonté de huit
Heurs de lis.
Celle des princes du sang est semblable.
La couronne ducale est un cercle à huit
grands fleurons refendus.
La couronne des marquis est de quatre fleu-
rons et de trois perles en manière de tresse
entre chaque fleuron.
Des comtes, un cercle d'or et seize grosses
perles au-dessus.
Des vicomtes, un cercle d'or et quatre
grosses perles au-dessus.
Des barons, un cercle sur lequel se trouvent,
en six espaces égaux, des rangs de perles trois
à trois bandes.
De vidâmes, un cercle sur lequel il y a
quatre croix pattées, pour désigner qu'ils ont
été établis afin de soutenir les droits de
l'Eglise.
Tous les genres de couronnes étant repro-
duits dans le cours de notre ouvrage, nous
croyons inutile d'en donner ici les dessins.
COURTINES.
Se dit :
1° Parties du pavillon royal formant le man-
teau;
2° Des murs qui relient deux ou plusieurs
tours entre elles.
COUSU.
Se dit des pièces de métal sur
métal ou de couleur sur couleur,
ce qui est contraire aux règles du
blason. Pour bien valoir, les figures
de couleur doivent trancher sur un fond jaune
ou blanc (or ou argent), et réciproquement.
Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot
cousu, parce que cela se voit bien quand les
règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire
de le proclamer en sus.
Voy. Enquerre.
Ex. : If azur, à trois bandes d'or, au che/
cousu d'azur, chargé de trois /leurs de lis d'or.
COUVERT.
Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une
tour;
2° D'une coupe munie d'un couvercle.
CRAMPON.
Instrument assez semblable à un Z aiguisé
aux deux extrémités.
CRAMPONNÉ.
Se dit de pièces, principalement de croix,
dont une ou plusieurs branches sont termi-
nées en crampon.
CRANCELIN.
Partie decouronneposéeen bande
et mouvante de l'angle dextre du
\âj chef à l'angle senestre de la pointe.
Ex. : D'argent, au crance lin d'or.
CRÉMAILLÈRE.
Espèce de croc, destiné à suspendre une
marmite au-dessus du feu.
Il y en a de différentes sortes.
— 81 —
82
CRÉNEAU.
Les tours et murs portent communément un
rang de pierres carrées, appelées créneaux.
Les créneaux sont de rigueur pour lesdites
tours et murs, en sorte qu'il n'est pas néces-
saire d'énoncer leur présence et que seulement
leur absence doit être indiquée.
CRÉNELÉ.
Surmonté de créneaux, ou en
forme de créneaux.
Se dit des pièces qui usuelle-
ment ne portent pas de créneaux.
Ex. : D'azur, à la bande crénelée d'argent.
CREQUIER.
Meuble de l'écu qui représente
un prunier sauvage. — A quelque
ressemblance à un chandelier à
~^~ sept branches, et sa tige a des
racines.
Ex. : D'argent, au aréquier de gueules.
CRÊTE.
Pour la crête des coqs, dauphins, d'émail dif-
férent de leur corps.
CRI.
Le cri d'armes particulier à chaque famille
est placé au-dessus des armoiries ; générale-
ment il est écrit sur un liston ou banderole
toujours indépendant de l'écu.
CRINÉ.
Indique l'émail de la crinière des animaux.
CROISÉ.
Se dit des objets qui portent une croix.
CROISETTES.
,-»^
Petites croix, communément en
nombre dans l'écu.
Ex. : D'or, à l'aigle éployée de
sable, au chef d'azur chargé de
trois croisettes d'argent.
CROISSANT.
Meuble fréquent en armoiries. Sa position
ordinaire est d'être montant, c'est-à-dire que
les cornes regardent le chef. Avec les cornes
dirigées vers la base de l'écu, il est dit ren-
versé. Il est tourné lorsque les cornes regar-
dent le flanc dextre de l'écu, et contourné
lorsqu'elles se dirigent vers le flanc senestre.
CROISSANTE.
Terminé par des croissants.
CROIX.
La croix ordinaire est formée de la
fasce et du pal réunis. Ses branches
s'étendent jusqu'aux bords de l'écu et
occupent en largeur deux parties des
sept de la largeur de l'écu. Elle est désignée
par le simple mot de croix. Pour la distin-
guer d'autres formes de croix, on dit croix
pleine.
Le grand nombre de croix que l'on voit dans
1rs armoiries viennent la plupart des croi-
sades.
Nulle autre pièce héraldique n'a subi tant
de changements de forme que la croix; le
nombre en est des plus considérable.
Il y a des croix abaissées, accompagnées,
aiguisées, alaisées. ancrées, cinglées bro-
chantes, câblées, de calvaire, cannelées, char-
gées, clêchées, componées, écartelées, échi-
quelées, écotées, émanchées, losangées, ma-
çonnées, de Malte, nébulées, etc., etc.
Ex. : D'argent, à une croix de gueules^
chargée de cinq losanges d'argent (ou du
champ).
— 8i
84
Croix yi:\).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
esl propre à la croix.
Croix (passé en).
Se dit de deux pièces longues, posées l'une
horizontalement el l'autre verticalement, l'une
passant sur l'autre.
Croix de Jérusalem.
Synonyme de Croix de Malte.
Ex. : D'argent, à la croix de Jé-
rusalem de gueules.
Croix de la Passion.
* i
G'est la croix latine à formes mas-
sives.
Ex. : d'argent, à la croix de la
Passion de gueules.
Croix de la Résurrection.
Xe diffère de la croix de la Passion qu'en
ce qu'elle est plus légère et presque toujours
accompagnée d'une bannière.
Croix de Lorraine o« Patriarcale.
Croix grecque à double traverse,
celle d'en bas un peu plus longue
que celle d'en haut.
Ex. : De gueules, à la croix pa-
triarcale d'or cantonnée de quatre trèfles du
air, ne.
Croix de Potence.
Voy. Taf.
Croix de Saint-André.
C'est un simple sautoir qu'on nomme aussi
croicc de Bourgogne.
Croix de Saint-Antoine.
C'est une croix latine sans branche supé-
rieure, c'est-à-dire qu'elle n'a que trois
branches ; la traverse est parfois munie d'une
sorte d'anse ou anneau, et alors elle prend le
nom de croix ansée.
Croix de Saint-Jean-Baptiste.
On donne ce nom à une croix pascale mu-
nie d'une bandelette qui porte ces mots : Ecce
agnus Dei.
t
CYCLAMOR.
Espèce de grand annele plat, que
quelques-uns nomment or le rond
{Voy. Orle). Il n'en entre jamais
plus d'un dans un écu. Lorsqu'il y
en a davantage, on les nomme annelels.
Ex. : D'azur, cm cyclamor d'argent, chargé
de quatre marguerites de même.
CYGNE.
Se représente toujours de profil. Son bec et
ses pattes sont souvent d'un autre émail que
son corps.
CYPRÈS.
Arbre vert qui s'élève droit et en pointe.
Son émail particulier est le sinople ; il y en a
pourtant de différents émaux.
85
- 86 —
D
DAIM.
Il est plus petit que le cerf, avec une ra-
mure plus plate et plus large que celle du
cerf ordinaire.
DALMATIQUE.
Voy. Anges.
DARD.
Arme offensive qui, comme le javelot, se
lance à la main. Il parait en pal dans l'écu.
DARDÉ.
Se dit des croix et autres pièces qui se ter
minent en forme de pointe de dard.
DAUPHIN.
L'attitude ordinaire de ce poisson est d'être
posé en pal, courbé vers senestre, la tète
en haut, et la queue ordinairement tournée
vers le flanc dextre. On en trouve posés hori-
zontalement, ce qui est exprimé par le mot
nageant, et d'autres qui nagent dans la mer et
qui portent la queue levée.
On dit du dauphin, allumé de son œil, loré
de ses nageoires, peautré de sa queue, lorsque
ces choses sont d'un émail différent. On dit
encore pâmé du dauphin qui a la gueule ou-
verte, sans dents, qui semble expirer ; et cou-
ché, de celui dont la tête et la queue tendent
vers le bas de l'écu.
DÉCAPITE
Synonyme A'Étêté. Se dit des animaux re-
présentés sans la tête, qui semble coupée.
DECOUPE.
Se dit des lambrequins découpés en feuilles
d'acanthe.
cent.
Cette espèce de labyrinthe est
représentée sous la forme de trois
baies concentriques.
Ex. : De gueules, au dédale d'à /•-
DÉFAILLANT.
Se dit d'un objet auquel il manque la moitié
dextre ou la moitié senestre. Il est dit défail-
lant de ce côté où la moitié a été ôtée. Par
exemple une fleur de lis, privée de sa moitié
dextre, sera dite défaillante à dextre.
DÉFENDU.
Se dit pour la dent ou défense du sanglier et
de l'éléphant quand elle est d*émail différent.
DE L'UN A L'AUTRE.
Se dit des pièces posées sur les
traits du parti, coupé, tranché,
taillé, qui participent réciproque-
ment et alternativement des
émaux différents de ces partitions.
Ex. : Coupé d'azur ci d'argent, au carré
en abîme de l'un à l'autre.
DE L'UN EN L'AUTRE.
I.8r>^
Se dit des pièces d'une même
espèce et figure, qui sont du même
métal et de la même couleur que
le champ parti, coupé, tranché ou
I
s; —
- ss
taillé de l'écu ; mais qui, se posant alternées
de l'une en l'autre partition, prennenl les mé-
taux ou couleurs de celle où ils ne sont pas.
Kx. : Êcartelé : aux l et /, coupé d'argent
et de gueules au lion de l'un en l'autre; aux
2 et •'>'. d'argent au chef denché de gueules.
DÉGARNIE.
Se dit d'une épée sans garde.
DELTA.
Se dit d'un triangle évidé comme l'instru-
ment de musique composé de trois tringles de
fer.
DÉMANCHÉ.
Se dit de tout outil ou arme représenta
sans le manche qui lui est propre.
DÉMEMBRÉ.
Qui a les membres séparés du corps. Se dit
aussi des oiseaux privés de leurs pattes.
DE MÊME.
Terme dont on se sert pour ne point répéter
dans l'explication du blason les pièces qui
sont de même, comme d'azur à la fasce d'or,
accompagnée de trois merlettes de même,
c'est-à-dire d'or.
DEMI-VOL.
Une seule aile d'oiseau.
Yoy. Vol.
DENCHÉ.
Se dit des pièces héraldiques
lorsque les lignes dont elles se
composent sont à angles rentrants
et saillants.
Ex.: If or, à m fcsce de gueules dechée
de sable> accompagnée de trois trèfles aussi
de sable, 2 en chef cl i ci uointe.
DENTELÉ.
Oui a des dents de scie comme
denché; mais les dents sont plus
petites et en pins grand nombre.
Ex. : Oe sable. -
DEXTROCHÈUE.
Bras droit représenté nu, armé ou paré,
tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ;
il parait «tans L'écu mouvant du flanc senestre,
ce qui ne s'exprime pas, à moins que ce ne
soit de l'un des angles. Quand le dextrochère
est armé ou paré, on doit le spécifier en Mu-
sonnant. — Il montre toujours le coude; au-
trement ce serait un avant-) iras.
Voy. Senesïrochère.
DIABLE.
Le diable est représenté sous les traits d'un
homme nu, barbu, ceint d'une sorte de lam-
brequin, les pieds et les mains terminés en
grilles, des cornes de cerf sur la tête, des ailes
de chauve-souris et une queue recourbée.
DIADIÉMÈ.
Dont la tête est entourée d'un cercle.
Se dit d'une aigle dont la tétc semble posée
sur un besant d'or qui représente une auréole.
C'est surtout l'aigle éployée ou à deux têtes
qu'on voit ornée de cette espèce de diadème.
DIAMANTS.
Tantôt triangulaires, tantôt en forme de
losange, ils sont toujours taillés à facettes.
DIAPRÉ.
Arabesques ou lignes diversifiées dont on
avait coutume autrefois de charger les grandes
surfaces unies dans les armoiries, surtout le
champ, mais également les pièces héraldiques.
Ces ornements sont arbitraires et ne forment
pas une partie intégrante des armoiries.
DIFFAMÉ.
Se dit des animaux privés de leur queue.
DIMINUE.
Se dit des pièces héraldiques dont la lar-
geur est amoindrie.
DIVISE ou Fasce en divise.
Fasce qui n'a en hauteur qu'une
demi-partie des sept de la largeur de
l'écu. Elle est ordinairement posée
~**~ sous 1'' chef et parait le soutenir. On
dit alors que ce chef esl soutenu d'une divise.
Indivise est quelquefois dans l'écu, bien
qu'il n'y ait point de chef; en ce cas elle est
placer à deux parties el demie du bord supé-
rieur ; lorsqu'elle occupe Pécu au centre, on
doit L'exprimer en blasonnant.
La divise, quand elle soutient un chef, rend
inutile le terme cousu, quoique ce chef soit de
métal sur champ de métal, ou de couleur sur
champ de couleur.
Ex. : D'argent, « ">*<• divise d'azur.
DOLOIRE.
Espèce de hache sans manche.
DONJONNÉ.
-dit des tours, châteaux, etc., surmontés
de tourelles.
DORMANT.
Animal dans l'attitude du sommeil.
DOUBLET.
Moucheron posé de profil.
DRAGON.
Cet animal chimérique, qui parait
de profil, a la tête d'un crocodile, la
langue terminée en pointe de dard,
les pieds d'une aigle, des ailes de
— 91
92
chauve-souris,lecorpsetla queue d'un serpent,
cette dernière tournée en volute, le bout levé.
Dans les armoiries on trouve encore des dra-
gons sans ailes et avec quatre pattes ou entiè-
rement sans pattes. Le dragon monstrueux
a nue tète humaine et la barbe composée de
serpents qu'il empoigne d'une de ses pattes.
On dit langue de la langue du dragon lors-
qu'elle est d'émail différent.
Ex. : D'argent, au dragon de gueules.
DRAGONNE.
Se dit d'animaux dont le corps se termine
en queue de dragon.
DUC.
Petite espèce de hibou, toujours posée de
front.
DU PREMIER ou DU CHAMP DU
MÊME.
On se sert de ces expressions
pour éviter la répétition d'un émail
déjà nommé.
Ex. : D'azur, an chevron <ïor
accompagné de trois Pesants du même, 2
et 1.
E
EBRANCHÉ.
Se dit d'un arbre qui aies branches coupées.
ÉCAILLÉ.
Se dit de l'émail des écailles d'un poisson.
ÉCART.
Chaque quartier d'un écu divisé en quatre.
ÉCARTELÉ.
Diviser l'écu en quatre quar-
tiers égaux, au moyen d'un coupé
et d'un parti.
Écartelé en sautoir, se dit d'une
répartition du tranché et du taillé qui divi-
sent l'écu en quatre triangles que l'on nomme
aussi quartiers.
Écartelé se dit encore du sautoir, de la fasce,
de la croix, et autres pièces divisées dans le
-sens de l'écartelé. Le premier quartier de Pé-
cartelé est en chef, à dextre ; le second est à
senestre ; le troisième est en pointe à dextre,
le quatrième à senestre.
Dans l'écartelé en sautoir, le premier quar-
tier est en chef, le second est à dextre, le troi-
sième à senestre et le quatrième en pointe.
Il y a des écartelés simples et d'autres char-
gés de divers meubles et pièces.
La plupart des écartelés viennent de l'ex-
tinction de telle famille dans telle autre, de
concessions ou de conventions testamentaires
ou matrimoniales, par lesquelles il est stipulé
qu'une famille pourra prendre les noms et
armes d'une autre. Dans ce cas, les armes
primitives de la maison doivent occuper les
premier et quatrième quartiers, à moins que
tous les quatre ne soient remplis des armes
de concessions ou d'alliance; alors celles de la
maison se mettent sur le tout.
Ex. : Écartelé d'argent et de gueules.
ÉCARTELURE.
Nom des divisions d'un écu écartelé.
93
94 —
ECHANCRE.
C'est un engrêlé de grande dimension.
ECHELLES.
Il y en a de formes diverses, quel-
quefois ce sont de véritables échelles
munies en haut de deux crocs pour
les attacher aux murailles; d'autre
fois, c'est un poteau garni àdextre et à senestre
de barreaux pour y monter.
Ex : D'argent, à une échelle de gueules.
ÉCHIQUETÉ.
En forme d'échiquier. D'abord
l'écu entier peut être échiqueté, ce
qui se fait d'ordinaire par cinq
traits verticaux et cinq traits hori-
zontaux, produisant trente-six carreaux, appe-
iëspoints; lorsqu'il y a plus ou moinsde rangs
de carreaux, il faut l'exprimer. L'écu échiqueté
doit avoir au moins vingt carreaux.
Ensuite les pièces héraldiques peuvent être
échiquetées. Elles ont au moins deux rangs de
carreaux ; ces rangs s'appellent tires.
Enfin on trouve des aigles, des lions échi-
quetés, etc.
La direction de l'échiquier est horizontale,
mais il y a des échiquetés ou les carreaux se
suivent dans la direction de la bande ou de la
barre.
Le premier carreau de l'échiqueté est à l'an-
gle dextre supérieur, soit de l'écu, d'une fasce,
d'une bande ou d'un sautoir, et c'est l'émail de
ce premier carreau qu'on doit d'abord expri-
mer.
Ex: Échiqueté d'argent et de sable de six
points et de sept tires.
ECIME.
Chevron dont la pointe est cou-
pée.
Ex : Burelé d'argent et d'azur
de dix pièces, à trois chevrons de
gueules, brochant sur le tout, le premier
ici //lé.
ÉCLATÉ.
Lances et chevrons brisés de telle manière
qu'on voit 1rs éclats du bois.
ECORCHE.
Se dit des animaux quand ils sont de gueu-
les et comme écorchés.
ECOT.
Tronc d'arbre noueux, synonyme
de client .
Ex : D'azur, au sautoir d'or en
chef, à trois étoiles de même, sou-
tenues d'un écot de sable en pointe
ECOTE.
Tronc qui a les branches coupées.
ÉCREVISSE.
Elle est presque toujours posée en
pal, la tète en haut.
Ex: D'argent,à trois < : erevisses de
gueules, posies 2 et 1.
ECU.
On trouve les proportions géomé-
triques de l'écu en divisant sa lar-
geur en sept parties égales. On ajoute
une partie de plus pour sa hauteur.
ce qui forme un carré. Les angles d'en bas
sont arrondis d'un quart de cercle, dont le
rayon est d'une demi-partie ; deux quarts de
cercle de la même proportion au milieu delà
ligne horizontale d'en bas se joignent en de-
hors de cette ligne et forment la pointe.
Ex : D, B, E, réunis sont appelés le chef
de l'écu, ils représentent la tête.
D
B
F
E
J
A
G
K
H
C
',
95 -
96 —
Le point R est le point du chef.
D, est le canton dextre, E, le canton sc-
nestre de l'écu. Ils représentent les bras.
Le point F,est dit .poÊnf d'honneur. Il repré
sente le cou, auquel on suspend les colliers de
chevalerie.
A. est le centre de l'écu, désigné sous le
nom de cœur ou abîme.
Le G, est le nombril de Vécu.
G, la pointe, H, le canton deœtre de la
pointe.
I, le ciinton senestre de la pointe.
J, est le liane dextre.
Et K, le flanc senestre.
Voy. Émaux.
Écu en bannière.
lias
Nom d'un écusson tout à fait
carré. Quelques bannerets de
Guyenne plaçaient de préférence
leurs armoiries dans un écu de
cette forme.
Ex : Un écu en bannière écartelc d'or et
de gueules.
Écu (faux).
On appelle ainsi, un orle qui n'a pas une
plus grande dimension qu'un écusson en abîme.
ÉCUREUIL.
Cet animal, dont la queue doit être plus
grosse que le corps et toujours relevée sur le
dos, est représenté rampant.
ÉCUSSONS.
Petits écus souvent employés comme meu-
bles dans les armoiries.
Écusson en abîme.
Nom d'un petit écu qui se trouve seul
comme meuble au centre de l'écu.
Ecusson des armes.
Nom d'un petit écusson porté en cimier, qui
répète les armoiries.
Ecusson sur le tout.
Voy. Surtout.
EFFARÉ.
Se dit du cheval qui se cabre.
EFFAROUCHÉ.
Se dit d'un chai rampant, ce qui peut être
exprimé tout aussi bien par ce dernier mot.
EFFEUILLE.
Arbre sans feuilles.
Se dit aussi d'un épi auquel manquent les
deux feuilles dont communément sa tige est
garnie.
ÉLANCÉ.
Se dit du cerf lorsqu'il est courant.
ÉLÉPHANT.
Cet animal est représenté posé sur ses qua-
tre pieds; il est défendu de... si sa défense est
d'un émail différent de celui du corps.
Lorsque la trompe de ce pachyderme est re-
présentée seule, elle prend le nom de probos-
cide.
ÉMANCHE.
Figure formée de deux ou plusieurs trian-
gles qui, réunis par leur base, semblent sortir
de la pointe ou des lianes de l'écu. On exprime
la position et le nombre des pointes.
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EMANCHE.
Se dit lorsque les triangles sont
beaucoup plus longs et effilés que
ceux de l'émanche et s'approchent
du bord opposé de reçu. On doit
indiquer si l'émanche est en pal, en fasce, en
bande, ou en barre, ce qui s'exprime par les
ternies parti-émanché, coupé-émanché, tran-
ché-émanché ou taillé-émanché.
On dit contre-émanché si les triangles sont
opposés par la pointe.
Ex. : Émanchéenpal d'argent et de gueules,
de dix pièces.
ÉMANCHURE.
Petit»' section dans un desangles supérieurs
de l'écu, ce qui est de la dernière raret<
ÉMAUX.
Nom collectif des métaux et