BOSTON PUBLIC LIBRARY
NOT TO BE TAKEN AWAY
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
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IN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
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Tome
Premier
PARIS
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE FRANÇAISE
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DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS 'ARMES
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Tome
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Premier
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INTRODUCTION
Les documents historiques concernant la noblesse française sont, dans
leur ensemble, peu connus du public qui, souvent, aurait intérêt, pour des
causes diverses, à connaître l'origine de certaines personnes qui se
réclament d'un passé qui valut à leurs ancêtres les marques de la faveur
souveraine.
Il nous a donc paru que nous faisions une œuvre vraiment utile en
publiant cet ouvrage qui fixera l'état de la noblesse à la lin du dix-neuvième
siècle, et perpétuera, dans les siècles à venir, les noms des familles qui
s'éteindront, comme se sont éteints ces beaux ordres de chevalerie qui ont
laissé après eux des légendes de gloire et d'honneur.
On aurait tort de croire que, parce que nous vivons actuellement sous
un régime démocratique, les titres de noblesse n'ont plus aucune valeur;
c'est une grande erreur'! Le présent ne saurait effacer le passé dans ce qu'il
a de pins glorieux et de plus brillant. Si le souffle de 89 a bouleversé notre
état social, en créant pour tous les citoyens une égalité relative, il n'a rien
enlevé aux souvenirs du passé qui commandent l'admiration et le respect.
La noblesse française a donc intérêt à ne pas laisser perdre le prestige
dont elle a toujours été entourée. Ceux qui ont reçu de leurs aïeux un nom
qui rappelle des actions d'éclat et des services rendus à la monarchie et à
1
VI
INTRODUCTION
la pairie, ont le devoir de le transmettre à leurs descendants en s'appuyant
sur des documents indiscutables.
C'est la pensée qui nous a guidé quand nous avons entrepris cette
publication.
Nous avons fail appel, dans ce but, à tous les concours, à toutes les,
lumières; nous avons fouillé les archives publiques '; nous avons parcouru
tous les travaux des auteurs; et malgré les difficultés <|ue nous avons ren-
contrées, nous croyons être parvenu à produire une œuvre aussi complète
qu'on la peut souhaiter à une époque où la loi, ne protégeanl plus la noblesfee,
a laissé la porte ouverte à de nombreux intrigants qui se sont affublés de
titres achetés ou usurpés.
S'il s'en est glissé ( pielt pies-nus dans notre ouvrage, c'est que notre
bonne foi aura été surprise, ou que nous aurons été trompé par les notes
de nos devanciers.
Nous donnons d'ailleurs ci-après la liste des principaux ouvrages qu<
nous avons consultés. G'esl d'après eux que nous avons établi la plupar
des notices qui se trouvent dans notre ouvrage. Quanl à celles qui nous on
été fournies par les intéressés, nous les tenons, jusqu'à preuve du contraire
pour l'expression loyale de la vérité.
Peut-être remarquera-t-on des lacunes dans la nomenclature de
familles citées. Elles sont inévitables, quelque soin que nous ayons pri
pour les éviter.
En effet, un grand nombre de personnes à qui nous nous somme.S
adressé n'ont pas daigné répondre à nos demandes; d'autres nous ont l'a"
parvenir des injures et des outrages en nous faisant sommation de ne p;
nous occuper de leurs familles. Comme nous n'avions pas à nous enquér ft
des motifs qui les faisaient agir, nous avons donné quand même les rei
seignements que nous avions pu .recueillir et qui étaient dans le domaii
de l'histoire, et nous avons passé outre sur celles sur lesquelles m
recherches avaient été infructueuses.
INTRODUCTION vji
Il est une autre catégorie de personnes que nous avons dû éliminer,
bien que portant légalement la particule.
C'est une croyance, généralement répandue, que la particule est l'indi-
cation d'un litiv de noblesse. Il n'en est rien pourtant; elle ne constitu
qu'une simple présomption. Nous pourrions citer de nombreuses familles 5
qui, depuis longtemps, sont en possession de la particule, et qui n'ont
jamais appartenu à l'ordre de la noblesse.
Ces personnes-là ont intérêt à prolonger une confusion qui excite leur
vanité et flatte leur amour-propre. Il ne nous convenait pas de les aider
dans leur prétention: de là notre silence à leur égard.
Quant aux familles, d'origine étrangère, que nous avons mentionnées,
comme elles sont fixées depuis longtemps en France, elles ont le droit de
figurer dans un ouvrage comme le notre; elles ne peuvent d'ailleurs qu'y
apporter la gloire et l'honneur sous lesquels leur nom s'abrite depuis de
longues années.
D. de M.
,
LISTE
DES
OUVRAGES CONSULTÉS
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DES
OUVRAGES CONSULTÉS
♦
Al.MAXACII DE LA NOBLESSE DE L'EMPIRE
pour 1809. Paris, in-18, 1 vol.
Almanach de Gotha. Années 1763-1894,
151 vol.
Almanach généalogique, par l'abbé Jac-
ques Destrées. Paris, 1747, 3 vol. in-24.
Amelot de La Houssaye. — Mémoires
historiques, Amsterdam, 1722. 2 vol. in-12.
Ammirato (Scipion). — Noblesse et his-
toire de Florence.
— Histoire de la noblesse de Naples.
Anjou. Armoriai des maires d'Angers
'1" 1471 à 1790. par Lambron de Liguine.
Angers, 1845, in-4°.
— Armoriai général de l'Anjou, par Joseph
Denain, 1878-1885, 3 vol. in-8°.
— Généalogie des principales familles de
l'Anjou, par Pascal du Fauz. Robin, Paris,
1582.
Annales historiques et nobiliaires, par
H. de Tissexon.
ANNUAIRE DE LA NOBLESSE DE FRANCE, par
M. Borel d'Hauterive, 49 vol. in-18. 1813-
1893, Paris.
Anselme (Père) [Pierre Guibourg]. —
Explications des armoiries. Paris, 1644,
in-4°.
— Histoire généalogique et chronolo-
gique de la maison royale de France, des
pairs et des grands officiers de la couronne.
Paris, 1726-1733. 9 vol. in-fol.
Archives de la noblesse de France, par
Laine. 1828-1850. 11 vol. in-8°.
Armorial de l'ancien duché du Niver-
nais, par G. Soultrait. Paris, 1847-1848,
in-8°.
Armorial de l'Empire, par Henri Simon.
Paris, 1812, 2 vol. in-4°.
Armorial du Bourbonnais, par G. Soul-
trait. Moulins, 1857, 1 vol.
Armorial du Lyonnais, Forez et Beau-
jolais, par André Steycrt. Lyon, 1800, 1 vol.
in-4°.
Armorial général, par Rieststap, 2 vol.
in-8°, 1887-1890,
—
6 —
Armorial historique de la noblesse de
Frange, par J.-G. de Milleville. In-8°,
1846.
Armorial universel, par Joufroy d'Es
chavanes. In-8°, 1844.
Artefeuil. — Histoire héroïque et uni-
verselle do la noblesse dé Provence. Impri-
merie veuve Girard, Avignon, L754, ? vol.
Artois. — Notes historiques, par Plôu-
vain. Douai, L823, in-4°.
Auriac (i)'). — Nobiliaire de la noblesse
de France. Paris, in-4°, 1855, 10 vol.
Auvergne. — Dictionnaire héraldique de
l'Auvergne,, par J.-B. Bouillet. Glermont-
Ferrand, 1857, grand in-8°.
— Dictionnaire des anciennes familles
d'Auvergne, par Ambroise Tardieu. Mou-
lins. L884.
Bachelin-Deflorenne. — Étal présenl
de la noblesse. In-N", paris. 1865, 1875 et
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Baron. — L'art héraldique, contenant la
manière d'apprendre le blason. Paris, L681,
in- 12.
Barthélémy (Edouard de). — Armoriai
delà ville de Ghâlons-sur-Marne. Ghâlons,
1856, in-12.
Bauchet-Filleau. — Armoriai du Poitou.
Poitiers. 1840-1851, 2 vol. grand in-8°.
Béarn, Bigorre et Passe Navarre. —
Histoire de Foix, par Pierre Olhagaray. 1609.
Beaudeau (J.). — Armoriai général (\r+
États de Languedoc. Montpellier, 1686, 1 vol.
Bergues La-Garde. — Nobiliaire du
Limousin. In-N". 1873.
Bernier (J.). — Histoire de Blois et ses
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Berry. — Histoire du Berry, par Thau-
mas de la Thaumassiere. Paris, 1669, in- fol.
— Tombeau généalogique du Berry. par
Nicolas Catherinot. 107 1.
— Nobiliaire du Berry, par le même. 1681.
— Histoire généalogique de quelques fa-
milles du Berry, par le vicomte Ferdinand
de Maussabré. Bourges. 1859.
— Nouvelle histoire du Berry, par Pallet.
Paris, 1783.
Bessas la Mégie (de). — Légendaire delà
noblesse de France. Paris, L865.
Pesse (Guillaume). — Histoire des dues
el marquis de Narbonne. Paris, L660, in-l°.
BlRLIOTHÈQUE nationale. — Manuscrits.
BOREL d'Hauterive. — Armoriai d'Artois
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— Généalogie de la noblesse de Bourges
gne. Dijon, 1653.
— Revue historique de la noblesse.
— Album nobiliaire du Daupliiné. 1847.
Bouchet (J. du). — 'fable généalogique
des vicomtes de La Marche. Paris, 1682.
Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne. Glor-
mont-Ferrand. 1853.
— Dictionnaire héraldique de l'Auver-
gne. 1857.
BOURRONNAIS. — Armoriai du Bourbonnais,
par le comte Georges de Soultrait. Moulins,
L857, in-8°.
— Généalogie de quelques familles nobles
du Bourbonnais et autres lieux, par J. Me-
gret. Moulins, 168Ô.
Bourgogne. — Armoriai de Bourgogne
et de la Bresse, par Jacques Ghevillard.
Paris. 1726.
— Armoriai général de Bourgogne dressé
en 1696 par d'Hozier, publié par Boucbot.
Dijon, 1875, 2 vol. in-8°.
— Généalogie de la noblesse de Bourgo-
gne, par G. de Hautcrive. Dijon. 1653.
— Armoriai de Bourgogne, par H. Per-
sonne. 1863.
Bourrotsse de Lappore (de). — Nobi-
liaire do Guyenne et Gascogne. Paris. 1883,
•J vol. in-4°.
1
— 7
— 8
Bremond (Alph.). — Nobiliaire toulou-
sain. In-8°, 1870.
Bresse et Busey. — Histoire de Bresse
etdu Bugey, par Samuel Guichenon. Lyon,
1650, in-fôl.
Bretagne. — Armoriai breton, par Guy
I," Borgn >. Rennes, 1007. petit in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par J. Chevil-
lard. Paris, 1720-1758, grand in-fol.
— Armoriai général de la Bretagne, par
L. Briant de Laubrière. Paris, 1811, in-8°.
— Armoriai de Bretagne, par P. Guérin
delà Grasserie. Rennes, 1845, 2 vol. in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy.
L890, 3 vol. in-8°.
Briancon (R. de). — L'État de la Pro-
vence. 1693, 4 vol. in-12.
Priant de Laubière. — Armoriai gén<%
rai de Bretagne. Paris, 1841.
Bulletin héraldique et généalogique
de France.
Cabinet du Saint-Esprit, à la Bibliothè-
que nationale.
Calendrier de la noblesse de Tours,
Maine et Poitou. 1867 et 1808.
Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de
France pour 1856, par J. Carré de Busse-
rolle.
Carré de Busserolle. — Noblesse du
Poitou. Tours. 1887.
— Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de France,
pour 1856.
— Noblesse de Touraine. Tours, 1886.
Catherinot i Nicolas). — Tombeau gé-
néalogique du Berry. 1674, pièce in-4°.
— Nobiliaire du Berry. 1681, pièce in-4°.
Gaumartin (de). — Recherches sur la
noblesse de Champagne. Ghâlons, 1673,
2 vol. grand in-fol.
Caux i Henry de). — Catalogue général
des gentilshommes de Languedoc. Pézenas,
1676, in-fol.
Champagne. — Recherches sur la no-
blesse de Champagne, par de Gaumartin.
Châlons, 167.3, 2 vol. grand in-fol.
— Nobiliaire de Champagne, par J. Ghe-
villard. Paris, 1758, grand in-fol.
— Armoriai de la ville de Châlons-sur-
Marne., par Edouard de Barthélémy. Châ-
lons, 1856, in-12.
— Recherches sur la noblesse de Cham-
pagne, par d'Hozier. 1868.
— Les Armoiries des comtes de Cham-
pagne, par de Jubainville. Paris, 1852.
Ciiazot de Montigny (Louis). — Ta-
blettes et étrennes généalogiques. Paris,
1748-1753.
— Dictionnaire héraldique.
Chevillard. — Nobiliaire de Normandie.
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— Histoire générale du Dauphiné. In-fol.,
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— Histoire du Dauphiné. 1674, in-12.
Cohen de Winiienhoef. — L'Oriflamme,
moniteur de la noblesse. 1851, in-8°.
Comtat Venaissin. — Histoire de la no-
blesse de FT'ance du comté Venaissin, par
Pithon-Curt. Paris, 1743-1750, 4 vol. in-4".
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Coussin. — Histoire héroïque de la no-
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— 9 —
10 —
Crétineau - Joly. — Histoire de la
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CrviLLiER Morel d'Acy, — Le Moniteur
delà noblesse. Paris. 1855-18£6.
Datpiiiné. — Album historique, archéo-
logique et nobiliaire du Daupniné, publié
sous la direction de MM. Champollion-Fi-
geac,parBoreld'Hauterive. 1846-1 847 ..in-4 .
— Histoire généalogique, par GuyAllard.
1 vol. in-4°.
— Armoriai du Dauphiné, par flivoire
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Dk.iart (Jacques). — Recueil dés titres.
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Dictionnaire généalogique de la pro-
vince m Maine, par André-René Lepàige.
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Dictionnaire i>e la noblesse, par La
Chesnaye des Bois. Paris. 1865, 20 vol.
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de Franck, par de Gourcellesi 1821,5 vol.
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DUBUISSON. — Armoriai des principales
maisons du Royaume et particulièrement
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Paris, 1757-1700, 2 vol. in-12.
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Flandre. — Armoiries des anciennes
institutions religieuses, féodales, civiles des
Flamands, par J.-.I. Carlier. Dunkerquej
1855, in-S".
— Noblesse et chevalerie du comté de
Flandre, d'Artois et de Picardie, par
P. Roger. Amiens. L843, grand Ln-8°.
Foulque-Delenos, — Manuel héraldique,
ou Clef de l'art «lu blason, renfermanl les
éléments de ce1 art et suivi d'un vocabu-
laire. Limoges, 1816, 2 vol. in-8°,
France héraldique ibn. par Poplimont.
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— Nobiliaire de Franche-Comté, par P. du
Lurion. Besançon, 1.890,
Gallia christiania, Paris, 1715, 16 vol.
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Gastellier de La Tour, — Armoriai des
États du Languedoc. Paris, 1707. in- C.
— Dictionnaire héraldique, contenant tout
pç qui a rapport à la science du blason,
avec l'explication des termes. Paris, 1771,
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Cavard. — Versailles, salle des croisades.
2 vol. grand in-1".
Georgel (Alcide). — Armoriai des fa-
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Gotrdon de Genottllac — Nobiliaire du
département des Bouches-du-Rhùne. Pari-.
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— Grammaire béraldique. Paris. 1860,
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Grandpré (César de). — Le César arme-
11 —
12 -
rial, ou Recueil des armes el blasons de
toutes les illustres, principales el nobles
maisons de France. Paris, 1645, in-fol.
Guérin de la Grasserie (A. -P.). — Ar-
moriai de la Bretagne. Hennés. 1845-1848,
2 vol. in-fol.
Guichenon. — Histoire de la Dresse et du
Bugey. Lyon. 1650, in-fol.
Guigard (Joannis). — Bibliothèque héral-
dique de la France. Paris. 1861, in-8°.
Guyenne et Gascogne. — Nobiliaire de
Guyenne et Gascogne, par (ÏGilvy. Paris,
1856-1858, 2 vol. in-4°.
— La noblesse du Périgord, par Matagrin.
— Armoriai de la noblesse du Périgord,
par A. de Froidefond. Périgueux, 1858,
1 vol. in-N".
— Nobiliaire historique de Gascogne, par
J. Noulens. 1863.
Histoire des grands officiers de la
couronne. — Voy. Anselme.
Histoire générale du Languedoc, par
de Yic et dom J. Yaissette. In-8°, 1873.
Hozier (d*). — Recherches sur la noblesse
de Champagne. 1868.
— Armoriai général de Bourgogne, pu-
blié par Bouchet. Dijon, 1875, 2 vol. in-fol.
— Armoriai général de France. 1738-
1768, 10 vol. in-4".
— Armoriai général de Franche-Comté
(1096). Dijon. 1875.
Ile-de-France.— Prévôts des marchands.
échevins, procureurs, greffiers et receveurs
de la ville de Paris, par J. Ghevillard. Pa-
ris, 1708, grand in-4' J piano.
— Noms, qualitez, armes et blasons de
MM. les conseillers de la ville de Paris, par
J. Ghevillard. Paris. 1713, grand in-fol.
— Noms, qualitez et armes des gouver-
neurs, capitaines et lieutenans généraux de
Paris, par Ghevillard l'aîné. 1731, in-fol.
•— Gouverneurs, lieutenans du roy, pré-
vôts des marchands, échevins, procureurs,
avocats, etc., par -I. Ghevillard, 1713, con-
tinué par Dubuisson, 1782.
— Cartulaire de l-abbaye de N.-I). des
Vaux-de-Cernay, par Luc Merle! el Moulié.
Paris. 1857, 3 vol. in-4°.
Joi ffroy d'Eschavannes. — Armoriai
universel. 18 1 1, in-8°.
Jurainville ide).— Les armoiries des
comtes d.e Champagne. Paris, 1852.
La Chesnaye des Bois. — Étrennes de
la noblesse. 1779-1780.
— Dictionnaire de la noblesse. Paris.
1865.
Laine. — Archives de la noblesse de
France. 1828-1850, 11 vol. in-8°.
Lallain de Montigny. — Nobiliaire de
Lorraine et de Bar. 1761, in-8°.
La Marnière (Léon de). — La noblesse
de Saintonge et d'Amiens. Paris, 1861.
Languedoc
Armoriai général des
Ftats de Languedoc, par Jacques Beaudeau.
Montpellier, 1686, in-4°.
— Armoriai des États de Languedoc, par
Gastelier de La Tour. Paris. 1767. in-4°.
— Armoriai de la noblesse de Languedoc,
par Louis de la Roque. Paris, 1860, 4 vol.
in-8°.
— Recueil des titres, qualités, blasons et
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Jacques Dejart. Lyon, 1655.
— Catalogue général des gentilshommes
de Languedoc, par Henry de Caux. Péze-
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La Roque ( de). — Armoriai de la noblesse
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Le Boucq de Ternas. — Noblesse des
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Le Garpentier. — Généalogie de 4,000
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çaise. 1668, in-4°.
Le Laroureur (Claude). — Discours de
13
11
l'origine des armoiries et des termes
récents et usités pour l'explication de la
science héraldique. Lyon. 1658, in-4°.
Lepage et Germain. — Nobiliaire de
Lorraine. Nancy. 1885.
— Dictionnaire généalogique delà pro-
vince du Maine. Le Mans. 1777.
Le Roux. — Histoire de la noblesse de
Flandre. Lille, 1708, in-4°.
L'Hermite-Souliers (de). — Inventaire
de l'histoire généalogique de la noblesse
deTouraineet pays circonvoisins, enrichie
des armes en taille-douce de chaque fa-
mille. Paris, 1669, in-fol.
— Nobiliaire de la Touraino. Paris, 1665,
in-fol.
Limousin, — Nobiliaire du diocèse de Li-
moges, par l'abbé J. Nadaud. Limoges, 1>
— Nobiliaire du Limousin, par Nadaud.
Limoges, 1856, in-8 -.
Livre d'or de la noblesse (le), par
M. de Magny. Paris, 1844-1852, 5 vol. in-1".
Lorraine. — Nobiliairede Lorraine, par
Lepage et Germain. Nancy. 1885.
— Nobiliaire ou Armoriai de la Lorraine
etduBarrois, par dom Àmbroise Pelletier.
Nancy. 1758, in-4°.
— Armoriai de Lorraine, par Alcide
Georgel. Elbeuf, 1882, in-folio.
— Nobiliaire de Lorraine et de Bar, par
Lallain de Montigny. 1761, in-8°.
Lurion (P. de). — Nobiliaire deFranche-
Comté. Besancon, 1890.
Lyonnais. — Armoriai général du Lyon-
nais, par André Steyert. Lyon. 1860, in-4".
Magny (de). — Le Livre d'or de la no-
blesse de France. Paris, 1844-1852, 5 vol.
in-4°.
— Nobiliaire universel de France, ou
Recueil général des généalogies historiques
des maisons nobles de l'Europe. Paris, 1877
à 18S5, 18 vol. in-4°.
Maintenues de noblesse. — Bibliothèque
et Archives nationales.
Matagrin (Amédée). — La noblesse du
Périgord, 1758. Périgueux, 1858, 1 vol.
in-É .
Maussabré (le vicomte Ferdinand de). —
Histoire généalogique de quelques familles
du Berry. Bourges, 1859, pièce in-4°.
Mégret (J.) — Généalogie de quelques
familles nobles du Bourbonnais et autres
lieux. Moulins. 1685, in-1'.
MÉMORIAL HISTORIQUE DE LA NOBLESSE,
parA.-J.Duvergier. Paris. 1839-1840, 2 vol.
grand in-8°.
MÉNESTRiEB (le Père). — Le véritable art
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VOCABULAIRE
DU BLASON
i
VOCABULAIRE DU BLASON
->— <^
A
ABAISSE.
On appelle ainsi toute pièce posée plus bas
que la règle héraldique l'ordonne.
Ainsi le pal, la fasce, le chevron, la bande,
qui occupent ordinairement le tiers du milieu
de l'écu, peuvent être au-dessous de cette po-
sition habituelle et sont alors abaissés. On le
dit encore du chef, quand il se trouve sous un
autre chef de concession ou de patronage. Le
chef peut être aussi abaissé par un simple filet
de l'émail du champ qui le surmonte.
Ce terme est encore applicable à un écu ou
à une pièce, contenant une figure destinée à
perpétuer le souvenir d'un crime ou d'une
faute.
Il se dit aussi des ailes d'oiseau dont le bout
se dirige vers la pointe de l'écu ; d'une épée,
bâton ou autre objet pareil, dirigé, par celui
qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de
l'écu.
ABEILLE.
Cet insecte est représenté montant, les ailes
tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier
cas, l'abeille est volante.
ABIME.
Nom du centre de l'écu.
On dit qu'une pièce est en abîme,
quand elle occupe le centre de l'écu ,
et qu'elle n'est pas seule. Différem-
ment il n'y a pas lieu d'indiquer cette dispo-
sition, car si on dit : d'or, au loup ravissant
d'azur, il est inutile d'ajouter, en ahime,
puisque cet attribut ne saurait se poser autre-
ment.
Mais si on dit : gironné d'argent et de
gueules à Vécusson d'or, il faut ajouter : en
abime, si on veut que cette pièce soit placée
au centre.
ABOUTÉ.
v
Se dit des pièces allongées, mises
bout à bout, et correspondant entre
elles par les pointes, comme les
otelles, les fusées, les épées, les
branches, les losanges et parfois les mouche-
tures d'hermine dont les bouts correspondent
et se joignent en croix. C'est aussi l'attribut
d'une pièce dont le bout est arrondi, ou qui est
garnie d'un bout.
— 25 -
- 26 -
Ex. : D'argent, à deux losanges aboutés
de gueules.
ACCOLÉ.
Ce terme a plusieurs acceptions :
Deux écus qui sont juxtaposés,
comme quand la femme joint le sien
à celui de son mari, sont dits acco-
lés. Il se dit d'un animal qui a un collier ou
une couronne passée au col; des macles, lo-
sanges, fusées, lorsqu'ils se touchent ensemble
de flanc ou de pointe sans remplir l'écu ; «les
choses entortillées, comme un serpent ou hisse
autour d'une colonne, un cep de vigne à un
é( lialas. Les colliers d'ordre de chevalerie dont
on entoure les écus sont dits accolés.
Ex. : If argent, à un écusson d'or et un
êcusson d'azur accolés.
ACCOMPAGNE.
Lorsque la pièce principale, ou
la Bgure placée au centre de l'écu.
comporte d'autres pièces, on la dit
accompagnée de...
Ex. : D'azur, à une étoile d'or ; accompa-
gnée de trois croissants d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
ACCOMPAGNEMENT.
Se dit de tout ce qui est placé hors de l'écu
et l'accompagne.
Se dit aussi des pièces secondaires qui ac-
compagnent une pièce principale.
ACCORNÉ.
S'emploie pour indiquer l'émail des cornes
des animaux quand il est différent de celui de
leur corps.
Pour le cerf, on dit ramé.
ACCOSTÉ.
Cet attribut qu'il ne faut pas con-
fondre avec Yaccon i} mgné : se dit d'une
barre, d'un pal ou toute autre pièce
principale, poséesdiagonalementlors-
qu'elles en ont d'autres à leurs côtés. Mais si
la pièce principale est ronde, il faut dire ac-
compagné à lit 1 . rire ou à senestre et ne pas
faire usage du mot accosté qui ne peut jamais
être L'attribut d'une pièce ronde.
Ex. : D'argent, à un pal de gueules, accosté
<ie deux Mllettes d'azur à senestre.
ACCROUPI.
s.- dit du lion assis, et des autres animaux
sauvages, du singe, etc., à l'exception des
lièvres et des lapins dont la position naturelle
est d'être accroupis.
l 'n peut se servir aussi bien des termes
aSSiS et conflit'.
ACCULÉ.
S'applique au cheval et autres animaux du
même genre, renversés en arrière.
Se dit : 1" d'un cheval cabré, qui paraît
s'abaisser pour mieux s'élancer ; 2<> d'une li-
corne assise qui lève ses pattes de devant;
3° de deux croissants posés l'un sur l'autre,
dont le premier est montant et le second ren-
versé : 4° de deux canons sur une même ligne,
dont l'un est tourné à dextre et l'autre à se-
nestre.
ADEXTRÉ.
Lorsqu'une pièce en a une autre à dextre,
on dit qu'elle est adextrée soit en chef, soit en
abîme, soit en pointe.
C'est aussi le nom d'une section héraldique
excessivement rare, qui produit un pal s'unis-
sant au flanc dextre de l'écu.
- 27 -
ADOSSE.
ûH&l
Ce terme s'emploie pour indi-
quer des animaux se tournant le
dos (dos contre dos). Deux clés
sont adossées quand leurs panne-
tons sont tournés en dehors l'un de l'autre.
Les doloires, les faux, les haches, les mar-
teaux, etc., peuvent aussi être adossés. Se dit
aussi de deux demi-vols dont les dossiers sont
tournés l'un vers l'autre.
Ex. : De gueules, à deux haches d'or
adossées.
AFFAISSÉ.
Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le
bas de l'écu.
Voy. Voûté.
AFFRONTÉ.
C'est le contraire d'adossé. Deux
animaux, posés front à front ou se
regardant, sont affrontés. Il en est
de même de deux marteaux, deux
haches, etc., lorsque le fer est en dedans.
Ex. : De gueules, à deux lions d'argent af-
frontés.
AFFÛTÉ.
Un canon lorsqu'il n'est pas du même
I émail que son affût est dit affûté.
AGACE.
Synonyme de Pie.
AGITÉ.
Attribut des eaux lorsqu'elles n'ont pas leur
calme habituel.
Terme qui s'emploie d'une mer lorsque
l'ombre des vagues est d'un autre émail que
celui de l'eau.
AGNEAU.
L'agneau doit toujours être re-
présenté de profil et passant. Lors-
qu'il s'agit de l'agneau pascal, on
le représente tenant une croix à
laquelle est attachée une oriflamme chargée
d'une croisette, ou quelquefois un gon fanon
d'argent chargé d'une croix de gueules.
Lorsque ces émaux sont autres, on doit
l'indiquer.
Ex : Ecartelé : aux 1 et l d'or, au chevron
de sable accompagné en chef de deux étoiles
d'azur; aux 2 et 3 d'azur à l'agneau pascal
d'argent.
AIGLE.
En terme héraldique, l'aigle est
toujours du genre féminin. Ses
ailes sont ordinairement ouvertes
(fig. 1) ; elle a le vol abaissé quand
elles sont rabattues vers la pointe
de l'écu; lorsqu'elle regarde à senestre, elle est
contournée; quand elle paraît prête à s'envo-
ler, elle est dite essorante ; si elle est répétée
plusieurs fois dans l'écu, elle se nomme ai-
glette; alérion lorsqu'elle n'a ni bec ni pattes.
On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans
le corps; demi-vol, une seule aile.
Lorsqu'elle a deux têtes, elle est dite :
éployée (fig. 2).
On la dit languée, armée, membre e de...
lorsque ces parties sont d'un autre émail que
celui de son corps.
L'aigle doit montrer la poitrine, la tête
tournée à droite, et le vol élevé en haut; quand
elle est autrement, il faut l'expliquer.
Il est indifférent que le bout des ailes d'une
aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe
de l'écu, ce qui dépendait du goût
régnant à telle ou telle époque et
des habitudes des peintres d'au-
trefois. Aux temps chevaleresques,
(Fig. 2) l'aigle avait toujours les ailes abais-
sées; aujourd'hui, elle les porte levées et diri-
gées vers le chef de l'écu.
I
— 29 —
— 30
Fig. 1. — Ex. : D'argent, à eue aigle de
sable.
Fig. 2. — Ex. : D'azur, à une aigle éployêe
d'or.
Voy. Main d'aigle.
AIGLETTE.
Voy. Aigle.
AIGRETTE.
Oise.au blanc du genre du héron, dont la
tête est garnie d'une huppe de plumes, et qui
paraît dans l'écu de profil et passant.
AIGUIÈRE.
Vase ayant un bec. et, sur le côté senestre,
une anse. L'aiguière ressemble en général à
une pignate agrandie.
AIGUISÉ.
Attribut des pièces de longueur
qui ont les bouts aigus, comme une
croix, un pal, etc.
Ex. : D'or, à trois pals alésés et aiguisés
dans le bas.
AILE.
On emploie ce terme pour désigner des
pièces qui sont représentées contre nature
avec des ailes et des oiseaux dont les ailes
sont d'un émail différent de celui de leur
plumage.
AILES.
Les ailes d'oiseau portent le nom de vol et
demi-vol.
Voy. ces mots.
Celles des anges conservent le nom d'ailes.
AJOURE.
Se dit d'une tour, d'un château,
d'une maison, dont 1rs fenêtres
sont d'un émail différent. Lors-
qu'il s'agit des portes on emploie
le terme : ouvert. Pour désigner une pièce
percée à jour pour laisser voir l'émail du
champ, on se sert aussi du mot ajouré.
Ex. : De gueules, à un château d'or ajouré
et maçonné de sable.
AJOUTÉ.
Attribut du chef crénelé dont les créneaux
sont d'un émail particulier.
AJUSTÉ.
Se dit d'un trait ou d'une flèche
posé sur la corde de l'arc. 11 faut
toujours indiquer de quel côté est
la pièce ajustée.
Ex. : De gueules, à un arc d'argent tend a
et posé en barre, et chargé d'une flcclie ajus-
tée du même posée en bande la pointe en
haut; à la bordure aussi d'argent.
ALCYON.
Oiseau chimérique, représenté à peu près
comme un cygne, dans son nid, ballotté par
les vagues de la mer.
On dit de l'alcyon qu'il est flottant lorsque
les ondes qui le supportent sont d'un autre
émail.
ALERION.
C'est l'aiglette sans bec ni pattes.
Les alérions diffèrent des merlettes,
en ce qu'ils ont les ailes étendues, et
qu'ils sont toujours debout et posés
en pal : les merlettes ont les ailes serrées et
posées de profil en fasce.
Ex. : D'argent, à un alérion de gueules.
— 31
— 32 —
I
ALÉSÉ.
Attribut de toute pièce honorable.
fasce, pal, chevron, etc., dont les ex.
trémités ne touchent pas les bords de
" T l'écu. On écrit aussi alaise et alezé.
Ex. : D'azur, à la croix alésée d'argent.
ALLUME.
Se dit d'un bûcher ardent, des flambeaux,
cierges et autres pièces dont la flamme est
d'un émail particulier; des yeux des animaux
quand ils sont d'un autre émail ; pour le che-
val on dit anime.
ALTERNÉ.
Attribut des pièces d'émaux différents et de
forme régulière, placées côteàcôte et se renou-
velant alternativement. Ainsi, par exemple,
les triangles des pièces endentées, les carrés
des pièces componées alternent successive-
ment. Ce mot s'applique aussi aux ligures
semblables placées dans chaque partition de
l'écu quand il y a un changement régulier des
émaux de cette partition. Les pièces posées de
l'un à l'autre offrent en ce sens un emploi du
mot alterné. Dans lecarielé, le premier et le
quatrième quartier sont souvent alternés.
AMPHISBÈNE.
Se dit d'une figure de fantaisie représentant
un serpent à deux tètes, dont une à chaque
extrémité.
AMPHYSTÈRE ou Amphistère.
Serpent ailé, dont la queue, tour-
née en volute, se termine quelque-
fois en plusieurs queues de serpent.
Dans ce dernier cas, qu'on doit spé-
cifier, on se sert du terme gringolée, en ex-
primant de combien de pièces.
Ex. : If argent^ à un ampliistère au natu-
rel.
V»=t»^
ANCÊTRES.
Terme de généalogie. — Se <lil des per-
sonnes dont on descend en droite ligne, le
père et la mère non compris, et s'entend des
souches de la plus ancienne nohlesse : c'est ce
que l'on nomme aïeux dans les familles parti-
culières.
ANCHÉ.
Synonyme de recourbe.
ANCOLIE.
Fleur à peu près en forme de clo-
chette, toujours avec la tige en haut.
Ex. : D'argent, à fancolie d'azur,
tigée et feuillée 'te sinople.
■Utj'
ANCORNE.
Lorsque la corne ou le sabot d'un animal
est d'un émail particulier, on l'indique par le
mot ancorné.
ANCRE.
Meuble de l'écu, représentant
une ancre de navire. Le montant
se nomme stangue, la traverse en
haut traie, et le câble gujaène.
La position de l'ancre est d'être en pal, la
trabe vers le chef.
L'on n'exprime les différentes parties de
l'ancre en blasonnant, que lorsqu'elles sont
d'un autre émail que l'ancre.
Ex. : De gueules, à une ancre d'or posée en
pal, au franc canton d'hermine.
ANCRÉ.
a Attribut des croix, des sautoirs
ou de toute autre pièce dont les
extrémités ou une des extrémités
se terminent en forme de crochets
comme les ancres de navire.
Ex. : De sable, à la croix ancrée d'argent.
- 33
34
ANGEMME ou Angenne.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la
forme précise de cette fleur. Suivant les uns,
elle a celle d'une rose à quatre feuilles ; sui-
vant d'autres, celle d'une quintefeuille aux
feuilles arrondies. En tout cas, ce n'est pas
une fleur réelle, mais une rose d'atour ou
d'ornement faite de rubans et de broderie. Si
elle existe en armoiries, elle est de la dernière
rareté. A vrai dire nous n'en connaissons au-
cun exemple, car ce qu'on appelle quelquefois
angenne n'est autre chose qu'une quintefeuille,
privée des pointes effilées qui terminent ses
feuilles.
ANGES.
On les représente sous la forme de jeunes
filles, revêtues de longues robes dites datma-
tiques. Leurs ailes sont presque toujours
abaissées, c'est-à-dire tournées vers le lias.
On ne dit jamais vol en parlant des ailes
d'un ange.
ANGLE.
Se dit de la croix ou du sautoir, accompa-
gné de figures longues ou pointues mouvantes
de leurs angles.
ANGON.
Javelot antique que l'on confond
parfois avec la fleur de lis au pied
coupé.
Ex. : D'argent, à un angon d'azur.
ANILLÉ.
Se dit des croix en sautoir dont
le milieu est percé en carré.
Ex. : D'argent, à Vanille de
gueules.
ANILLE A L'ANTIQUE»
Nom que l'on donne à une barre
de fer crochue qui sert à maintenir
la solidité d'une maçonnerie.
Ex. : D'argent, à Vanille à l'an-
tique d'azur.
ANILLES.
Ce sont les fers de meule de mou-
lin, ayant la forme de deux sections
de cercle adossées, réunies au moyen
de deux traverses.
Ex. : D'argent, au fer de moulin d'azur.
ANIMAUX.
( >n voit dans lesarmoiries des animaux de
toutes les espèces; ils ont chacun leur posi-
tion et des termes qui leur sont propres.
Le liun est toujours de profil ne montrant
qu'un œil; son attitude est d'être rampant;
on ne l'exprime point, parce que c'est sa
position naturelle dans l'art héraldique; il
parait quelquefois marcher; alors on le nomme
lion léopardé.
Le léopard est souvant passant, et a la tête
de front, de sorte qu'il montre les deux yeux,
ce qui le distingue du lion. Quand le léopard
est rampant, on le nomme léopard lionne.
Le cheval sans ses harnais, qui semble se
promener, est dit gag.
Celui qui a tous ses harnais, est dit bardé,
haussé eX caparaçonné.
Un cheval ailé est nommé pégase.
Le taureau paraît rampant, et est dit furieux
en cette attitude.
Le bœuf et la vache sont représentés pas-
sants.
Le loup levé, est dit ravissant.
Le bélier en la même attitude, est dit sau-
tant.
Le chat levé, est nommé effarouché, mais
lorsqu'il a le derrière plus haut que la tête, il
est dit hérissonné.
- 35 —
36 -
La licorne, le bouc, la chèvre, et quelques
autres animaux sauvages levés sur leurs
pattes de derrière, sont dits saillants.
ANTMÉ.
Terme employé quelquefois au lieu d'allu-
mé pour indiquer l'émail des yeux des ani-
maux.
ANNELET.
Petit anneau qui diffère de la ba-
gue en ce qu'il est plat et de largeur
égale sur toute sa circonférence.
On trouve des annelets entrelacés.
Ex. : D'argent, à trois annelets de gueules
ranges en fasce.
ANTIQUE.
Se dit des couronnes à pointes ou des bustes
des rois couronnés à l'antique.
Les lions et les léopards couronnés dans les
armoiries, ont souvent une couronne à pointes.
On ne dit point en blasonnant, un lion ou un
léopard couronné à l'antique. On dit simple-
ment que les animaux sont couronnés.
11 n'en est pas de même des autres animaux;
quand ils ont une couronne sur la tète, il faut
nommer l'espèce de couronne, si elle est an-
tique ou moderne.
APPAUMÉE.
S'applique à la main ouverte dont
on voit le dedans.
Ex. : D'azur, à une main ap-
paumée d'or posée en pal.
Contre-Appaumée.
Celle dont on voit le dos.
APPOINTES.
Se dit de chevrons, d'épées, flèches
<l"i se touchent par les pointes.
Ex. : D'iirgeni.d deux flèches d'or
(ii>i">itili : es.
AQUILON, BORÉE, ÉOLE.
Représentation des vents sous la
forme d'une tète d'enfant souillant
avec violence.
Ex. : D'argent, à l'aquilon au naturel.
ARBALESTRE ou Arc.
Instrument à tirer des flèches. On le repré-
sente ordinairement en pal et détendu ; la corde
à clextre.
ARBRE.
Meubles dont on charge les ar-
[Fier. 1)
moines.
L'arbre a pour émail particulier
le sinople (fig. 1) ; il y en a cepen-
dant de différents émaux.
Arbre arraché (fig. 2.), est celui dont on
voit les racines.
Arbre effeuillé, celui qui n'a point de feuilles.
Arbre écoté, s'il n'a point de branches.
On distingue dans l'écu, le chêne, l'olivier,
le poirier et le pin par leurs fruits.
Ex. (fig. 1) : D'argent à un arbre de si-
nople, terrassé de même; au chef
d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Ex. (fig. 2) : D'argent, à un arbre
de sinople, terrassé de même; au
chef de gueules chargé d'une étoile
— * —
(Fig.2)
à six rais d'or.
ARBRE GÉNÉALOGIQUE.
On appelle ainsi plusieurs rangs d'écussons
posés sur des figures de branches d'arbre qui
partent du tronc au-dessous.
- 37 -
— 38 -
L'arbre généalogique est nécessaire, lors-
qu'il s'agil d'être reçu dans un ordre de che-
valerie qui exige des preuves de noblesse, ou
d'être reçu dans un chapitre noble.
Sur le tronc de l'arbre se trouve l'écusson
de celui qui fait ses preuves, que l'on nomme
le présenté.
Au premier rang au-dessus, il y a deux
écussons : celui du père à droite et celui de la
mère à gauche.
Au deuxième rang plus haut, quatre écus-
sons : l'aïeul paternel et sa femme à droite :
l'aïeul maternel et sa femme à gauche.
Au troisième rang, huit écussons : les
bisaïeux paternels à droite: les Msaïeux ma-
ternels à gauche.
Au quatrième rang, seize écussons, pour les
trisaïeux paternels à droite, et pour les
trisaïeux maternels à gauche.
ARC-EN-CIEL.
Figure parfois dans l'écu, au naturel.
On le représente en fasce et en bande bom-
bée, tissue de quatre burèles d'émaux diffé-
rents : d'or, de gueules, de sinople el d'argent.
Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé
d'autres émaux.
ARCHE DE NOÉ.
Représentée sous la forme d'une maison-
nette flottante sur les vagues.
Cette arche est accompagnée en chef d'une
colombe portant en son bec un rameau d'oli-
vier.
ARCHIÈRES.
Embrasures des châteaux par où les archers
lançaient des flèches.
ARDENT.
Se dit d'un charbon allumé.
ARGENT.
L'un des deux métaux employés en armoi-
ries, indiqué en gravure par une surface unie
sans aucune hachure.
Cet émail est le symbole de la virginité, de
la pureté, de la blancheur, de l'innocence et
de l'humilité.
Yoy. Emaux.
ARMÉ.
S'applique au lion, au léopard, aux ai-
gles, etc., dont les griffes sont d'émail diffé-
rent; pour les bêtes au pied fourché, on dit
onglées; pour les flèches, quand leur fer est
différent, on dit futées; et pour indiquer qu'un
chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une
cuirasse, ou qu'un bras est couvert de bras-
sards, ou une jambe de cuissards et jambières.
Armé de toutes pièces veut dire qu'un che-
valier est revêtu d'une armure complète, y
compris le casque, dont il faut indiquer si la
visière est levée ou baissée.
ARMES ou Armoiries.
Marques d'honneur sur les écus et sur les
enseignes pour connaître les familles nobles
et distinguer les races.
Les armes les plus simples et les moins di-
versifiées sont les plus belles et les plus nobles.
On entend par là, que dans l'écu, moins il y a
de pièces, plus elles sont distinguées.
Les pièces qui tiennent le premier rang dans
les armoiries sont les pièces honorables, ainsi
nommées parce qu'elles ont été les premières
en usage.
Ces pièces sont au nombre de sept. Ce sont :
le chef, le pal, la bande, le sautoir, la fasce,
la croix, le chevron.
Les autres pièces composées de ces pre-
mières sont : le fascé, le paie, le bandé, le
chevronné, le burelé* le vergeté, le coticé ,
les points équipolés, l'échiquier, le losange,
le parti, le coupé, le tranché, le taillé et
l'écartelé.
— 39
'.ii -
Toutes ces pièces ont été réglées par les hé-
rauts d'armes, dés l'origine des armoiries.
Peu de temps après, le lion, le léopard,
l'aigle^ les alertons, les merlettes, les besants,
les tourteaux, les billettes, etc.. ont été mis
en usage.
Armes pures et simples: sont celles où il
n'entre aucun mélange, (pie les aînés des mai-
sons et familles portent telles que leurs an-
cêtres les ont toujours portées.
Armes brisées : celles que les cadets ont
augmenté de quelques pièces, pour être dis-
tingués de leurs aînés.
Armes parlantes : celles où il y quelques
pièces ou meubles qui font allusion au nom
de la famille; elles sont en très grand nombre.
Armes de concession : celles faites de quel-
ques pièces des armoiries des souverains, ou
mieux leurs armoiries pures et pleines, accor-
dées à certaines personnes pour les récompen-
ser de quelque service important et en perpé-
tuer le souvenir.
Armes chargées : celles où l'on a ajouté
d'autres armoiries, par substitution ou par
concession.
Armes substituées : celles qui ôtent la con-
naissance d'une famille, puisque par substitu-
tion de biens et d'armes, faite à une personne,
elle est obligée de quitter son nom et ses armes
et de prendre celles du substituant par héritage
ou par mariage.
Armes à enquérie : celles qui, ayant un
champ de métal, sont chargées de pièces pa-
reillement de métal; ou celles qui, étant de
couleur, sont chargées aussi de pièces de cou-
leur, ce qui est contre les règles de l'art héral-
dique, et donne occasion de s'informer pour-
quoi elles se trouvent ainsi composées. Elles
sont très rares dans les armoiries.
Le mot armes vient d'armures, parce que les
marques distinctives que l'on prenait pour se
faire connaître, du temps des anciens tournois
et des croisades, furent d'abord portées sur les
boucliers, cottes d'armes et autres armes offen-
sives et défensives.
ARMOIRIES.
On donne ce nom à ce qui constitue L'en-
semble des armes d'une famille, d'une nation,
d'une commune, etc. Ce sont l'écti et les figures
qui le meublent, le casque, la toque ou la cou-
ronne qui se trouve placé au-dessus, le cri
d'armes, la devise, les lambrequins, les te-
nants, les supports, les marques de dignités,
les colliers et les croix qui les accompagnent.
ARMORIAL.
Recueil des armoiries d'un rovaume, d'une
province, etc. — Se dit aussi de tout ce qui se
rapporte aux armoiries.
ARRACHÉ.
Se dit des arbres dont on voit
les racines ; des têtes d'animaux
qui ne sont pas coupées net.
Yoy. Arbres.
Ex : D'azur, à un arbre arraché et fruité
d'or, adeœtré d'une pique de même chargée,
dans le milieu de la hampe, d'un hausse-col
d'argent, et senestré d'une tête de chien ar-
rachée et colletée de gueules.
ARRÊTÉ.
Se dit d'un animal qui, ne faisant aucun
mouvement, est posé sur ses quatre pattes
sans que l'une avance devant l'autre.
ARRONDI.
Attribut des pièces dont la position est plus
ordinairement droite, mais qui se trouvent
par cas spécial représentées sous la forme
courbe, tels que les serpents, branches d'ar-
bres. Il est aussi l'attribut des pièces qui ont
certains traits de crayon ou de burin sans les-
quels elles ne paraîtraient pas rondes, ainsi les
boules qu'on confondrait avec des tourteaux
ou des besants si elles n'étaient pas ombrées,
de façon à être représentées en ronde-bosse.
— 41
42
ASSIS.
Se dit pour accroupi, quand il s'agit d'ani-
maux domestiques.
ATTRIBUT.
Se dit de tout ce qui est particulier à reçu,
aux pièces et aux figures héraldiques et autres.
AUTRUCHE.
Oiseau fort haut sur ses jambes, qui a le
cou long et les pieds faits comme ceux d'un
chameau.
Cet oiseau tient presque toujours au bec un
fer à cheval, les bouts en bas.
AVANT-MUR.
Pan de muraille crénelée, joint à une tour.
AZUR.
Nom héraldique de la couleur bleue, repré-
sentée en gravure par des traits horizontaux.
Symbole de la douceur, de la beauté, de la
noblesse, de la félicité éternelle.
Voy. Émaux.
B
BADELAIRE.
Épéé de bataille large et recour-
bée à la pointe en usage chez les
Huns. Le badelaire est dit aiguisé,
lorsque sa partie saillante est d'un
émail différent, ce qui est très rare.
Ex : D'azur, <m badelaire d'argent posé
en pal, la pointe en bas.
BAGUE.
Anneau que l'on met au doigt et qui porte
ordinairement une ou plusieurs pierres pré-
cieuses dans un chaton. Rare en armoiries.
BAILLONNE.
Se dit de ranimai ayant entre les dents un
bâton dont on doit indiquer l'émail.
BALEINE.
La baleine est dite fiertée lorsque ses dents
sont d'un émail particulier, et allumée si c'est
son œil qui est d'un autre émail.
BANDE.
Une des sept pièces honorables ;
elle occupe deux parties de sept de
la largeur de l'écu lorsqu'elle se
trouve seule (d'autres auteurs di-
sent le tiers de la largeur), elle est posée dia-
gonalement de l'angle dextre supérieur à l'an-
gle senestre opposé.
Deux lunules ont pareillement chacune deux
septièmes de la largeur de l'écu, et une dis-
tance entre elles égale à leur largeur.
Trois bandes ont chacune une partie et
demie des sept de la largeur de l'écu.
Lorsqu'il y a plus de trois bandes dans un
écu, elles prennent le nom de cotices.
Les bandes sont presque toujours pièces
principales dans l'écu. Cependant quelquefois
elles chargent ou accompagnent d'autres
pièces honorables ou servent de brisures.
On dit aussi en bande, pour signifier que
les meubles dont on parle sont posés dans le
sens d'une bande. Si les pièces de longueur
posées en bande sont couchées, il faut l'expli-
quer en blasonnant.
43 —
M
La bande représente l'écharpe de l'ancien
chevalier, posée sur l'épaule.
Ex : D'argent, à la bande d'azur, chargée
d'un soleil d'or.
BANDÉ.
Couvert de bandes en nombre
pair, 4, 6 ou 8 parties, alternées
de métal et de couleur.
On dit encore que des têtes de
More ou autres têtes humaines ont les yeux
bandés lorsqu'elles portent un ruban qui leur
passe sur les yeux, ce qui toutefois se ren-
contre rarement.
Ex. : Bandé de gueules et d'argent de six
pièces.
BANDEROLE.
Petit drapeau assez long et peu large terminé
en pointe.
Se dit aussi d'un petit ornement en forme
de ruban ondoyant, qui se place sous l'ar-
moirie et sur lequel on inscrit la devise ; on
le nomme aussi liston.
BANNERET.
Attribut du vol peint en bannière et placé
sur le cimier.
BANNIÈRE.
Drapeau de forme précisément
carrée.
Ex. : Écartelé : au 1, d'or, au
palmier de sinople; au 2, de ba-
ron sorti de tannée (de gueules àl'épée haute
en pal d'argent) ; au 3, de gueules à cinq che_
vrons superposés d'or, surmonté de deux
molettes d'éperon de même; au 4 d'argent,
chargé de deux bannières croisées en sau-
toir : la i re d'azur, la 2 e de sinople.
1*
i
&~A
H
BAR.
Poisson (espèce de saumon) qui parait dans
l'écu en pal et de profil, mais un peu courbé.
Ils sont ordinairement au nombre de deux, et
adossés.
BARBE.
Sert à désigner l'émail de la barbe des coqs
et des dauphins.
BARDÉ, HOUSSE, CAPARA-
ÇONNÉ.
Cheval qui a tous ses harnais.
BARIL, BARILLET.
Un, deux tonneaux prennent le nom de
barils; au dessus de ce nombre on les nomme
barillets.
BARRE.
Une des neuf pièces honorables
qui a les mêmes proportions que
la bande, et n'en diffère que parce
qu'elle est posée de l'angle senes-
tre supérieur de l'écu à l'angle dextre inférieur
opposé. Il y a des barres qui chargent ou ac-
compagnent d'autres pièces honorables.
La barre est rare, quand elle n'est point
brisure. — Elle est souvent marque de bâtar-
dise.
Ex. : Écartelé : aux 1 et -1, d'or, à la fasce
d'argent accompagnée de trois aigles éployées
de sable; aux 2 et 3, d'or, à la barre de
gueules.
Barre (en).
Se dit :
1° De pièces longues, posées dans la direc-
tion diagonale propre à la barre ;
- 45 —
- 46 —
2° D'objets rangés dans cette même direc-
tion diagonale.
Barre basse.
Synonyme de Champagne.
BARRÉ.
Se dit dans le même sens que bandé, et
barré-contrebarré dans le même sens que bandé-
contrebandé. Couvert de barres en nombre pair,
est le contraire de bandé.
BARROQUE (en).
Se dit d'animaux qui, servant de supports,
sont passants et semblent sortir de derrière
l'écu.
BASILIC.
Se dit d'un animal ayant la forme d'un dra-
gon à tête de coq.
BASTILLE.
Qui a des créneaux à sa partie
inférieure. Ainsi on trouve des
chefs bastilles et des fasces et ban-
des bastillées.
Ex. : D'azur, à la lande bastillée 'l'argent.
BASTOIGNE ou Bastogne.
Se dit d'une bande alésée en chef.
BATAILLÉ.
Se dit du battant d'une cloche dont l'émail
diffère de celui de la cloche eV.c même.
BATON.
Espèce de bande qui n'a que le tiers de la
largeur ordinaire, ou la moitié d'une cotice.
On le dit brochant sur le tout, quand il est
placé sur d'autres pièces ou sur différentes par-
ties de l'écu. Quand il est raccourci et vrai-
nu 'lit alaise, on le dit péri en bande ou simple-
ment péri, et péri en barre.
Le bâton péri en bande est mis de droite à
gauche dans le sens de la bande, et le bâton
péri en barre est mis dans le sens de la barre
(Voy. Péhi). Ce dernier est ordinairement mar-
qué de bâtardise, comme la barre.
Le bâton sert ordinairement de brisure aux
cadets de puînés pour distinguer les branches
des grandes maisons.
Bâton s'emploie aussi pour désigner une
branche d'arbre écotée, et alors il est générale-
ment dit bâton noueujc. Les bâtons noueux
diffèrent des chicots en ce que les chicots ont
toujours quelques bouts de branches et sont
alaises, tandis que les bâtons noueux traver-
sent tout l'écu et touchent les bords.
Bâton d'Esculape.
Se dit d'une verge accolée d'un serpent qui
a la tète à dextre.
Bâtons fleurdelisés.
Bâtons dont le sommet est terminé en fleur
de lis. Souvent ils sont arrachés, ce qui veut
dire qu'ils montrent des racines comme s'ils
étaient arrachés du sol.
BATTOIR.
Espèce de palette; instrument fait de bois,
plat et large, qui a un manche et qui sert à
battre. Rare en armoiries.
BÉCASSE.
Oiseau de passage, que l'on rencontre en
quelques armoiries et que l'on distingue â son
long bec.
— 4/ —
~ i8 -
BECQUÊ.
S'emploie pour L'émail du becd'un oiseau.
BEFFROI.
Le vair prend ce nom quand il contient
moins do tirés el <le pièces que d'ordinaire,
ce qui a pour résultat que ces pièces reçoivent
une plus grande dimension.
BELETTE.
Rare en armoiries, où elle parait passante.
BÉLIER.
Mâle de la brebis. On le distingue des
agneaux, brebis et moutons, par ses cornes
tournées en spirale en forme de volute ; il est
de profil et passant.
On dit du bélier qu'il est sautant lorsqu'il
parait dressé sur ses pieds de derrière;
accorné de ses cornes, ongle de ses pieds, lors-
qu'ils sont d'un autre émail que son corps.
BÉLIER MILITAIRE.
Ancien instrument de guerre des-
tiné à battre les murailles en brèche
ou à enfoncer les portes des places
fortifiées. Il avait la forme d'une
poutre posée horizontalement, suspendue à
deux chaînes et terminée sur le devant en tète
de bélier.
Ex. : D'argent, à un bélier militaire d'azur,
posé en fasce.
BÉQUILLE DE S T -ANTOINE.
Aussi appelée tau ou taf. Petite figure en
forme de croix pattée, à laquelle manque le
bras supérieur.
BESANT.
Figures rondes el pleines, repré-
sentant des monnaies d'or ou d'ar-
gent sans empreinte, toujours po-
sées dans un champ de couleur.
Elleesl figurée lorsque le contour d'un vi-
sage humain est tracé sur sa surface.
Ex. : D'or, au lion d'azur, au chef de
gueules chargé de trois Pesants d'argent.
Besant-Tourteau.
Pièce qui a les mêmes dimensions que le
besant et qui n'en diffère que parce qu'elle est
moitié métal et moitié couleur, toujours placé
dans un champ de couleur.
On distingue le besant-tourteau du tour-
teau-besant, en ce que la partie métallique du
premier se trouve à dextre ou en chef, et que
celle du second se trouve à senestre ou en
pointe. On doit dire en blasonnant que le be-
sant-tourteau est coupé, ou parti, ou écartelé
de tel émail et de tel autre, pour faire entendre
que la partie métallique est en chef ou à
dextre.
Voy. Tourteau-Besant.
BESANTÉ.
Chargé de besants.
BIGARRÉ.
Attribut du papillon et de tout ce qui est
nuancé de diverses couleurs ; indiquer l'émail
ou les émaux.
BILLETTES.
Meuble héraldique en forme de
carré allongé, posé perpendiculai-
rement ; lorsque la billette est
posée horizontalement , elle est
dite couchée.
On trouve des billettes posées en biais, vidées
et percées en rond.
49 —
- 50
Les billettes étaient anciennement des pièces
d'étoffes d'or, d'argent on de couleur, plus lon-
gues que larges, que l'on mettait sur les habits
par intervalles égaux, pour leur servir d'orne-
ment; elles sont des marques de franchise,
parce qu'il n'y avait que des personnes libres
qui en pussent porter autrefois.
Ex. : If argent, à la fasce ondée de gueu-
les, accompagnée de dix billettes, ô en
chef et 5 en pointe.
BILLETÉ.
Semé de billettes. Le billeté est excessive-
ment rare et ne se voit que dans quelques ar-
moiries anglaises.
BISSE.
Nom du serpent lorsqu'il est enroulé et que
son corps fait plusieurs nœuds. Sa tête posée
en fasce de profil s'élève en liant et la queue
bas.
BLASON.
Se dit de l'ensemble des armoiries ou des
signes, devises et figures qui composent un
écu.
Le blason est la connaissance de tout ce qui
se rattache à l'art héraldique.
BOCQUET.
Fer de lance ou de pique.
BŒUF.
Animal qui paraît de profil et
passant, la queue pendante.
Accorné se dit de ses cornes,
ongle de la corne de ses pieds lors,
qu'elles sont d'un autre émail que son coqs.
Ex. : D'or, au bœuf passant de (jueulessm-
une terrasse de sable.
BOISSEAU.
Mesure de capacité pour les matières sèches.
Rare en armoiries.
BONNET A L'ANTIQUE.
Se dit d'un bonnet pointu et retroussé.
BORDÉ.
Se dit d'une pièce qui aune bordure d'émail
dill'érent et des écus dont le champ est entouré
d'un bord d'un antre émail, beaucoup moins
large que la bordure héraldique.
Voy. Bordure.
BORDURE.
Pièce en forme de ceinture qui
environne l'écu. Elle a un sixième
delà largeur du champ. Plus large,
elle deviendrait le champ, et le
champ prendrait les dimensions exiguëes d'un
écusson en abîme.
Ex. : D'argent, à la bordure d'azur.
BORÉE.
Synonyme A'Aquilon-et d'Éolc.
BOUC.
Le bouc est représenté de profil et passant;
il peut être saillant, accorné et clarine comme
la chèvre.
BOUCLÉ.
Qui a une boucle.
Se dit du collier du lévrier ou d'un
autre émail qui a une boucle.
Se dit aussi d'un anneau qui pend
de la gueule du buffle, du léopard, etc., lorsque
cet anneau est d'émail différent.
Ex. : D'argent, à une tète de léopard bou-
clée.
— 51 —
— 52
BOULES.
Elles sont ombrées pour leur donner du
relief.
Les boules à l'antique sont représentées en
forme de losanges.
BOURDON.
Bâton de pèlerin avec deux ornements, l'un
aux trois quarts, l'autre en haut en forme de
pomme.
BOURDONNÉ.
Terminé en forme de bourdon.
Se dit d'une croix dont les bran-
ches finissent aux extrémités par des
pommes, et qui sont arrondies en
forme de bourdon des pèlerins.
Ex. : D'argent, à la croix bourdonnée de
gueules.
BOURRELET.
Se dit d'un rouleau de rubans aux couleurs
de l'écu qui se place sur le casque comme
ornement et qui sert à relier entre eux les
lambrequins.
BOUSE.
Sorte de chantepleure en usage
dans le blason anglais; elle a à peu
près la forme d'un M majuscule
barré au milieu.
Ex. : D'argent, à la bouse d'azur.
BOUTEROLLE.
Meuble qui représente la garniture
qu'on met au bout du fourreau d'une
épée, ou d'un badelaire, pour empê-
cher qu'ils ne percent.
Ex. : D'argent, au bouterolle de gueules.
BOUTOIR.
Extrémité de la luire du sanglier.
Quand la hure de sanglier, dont la position
ordinaire esl d'être mise horizontalement, est
posée en pal, on dit qu'elle a le boutoir vers le
chef de l'écu.
BOUTONNE.
Attribut des fleurs qui ont au centre de leurs
pétales un bouton d'émail particulier.
Se dit : 1" du cœur d'une rose héraldique ;
2° d'un rosier qui porte des boutons; 3° des
boutons qu'on voit quelquefois entre les feuilles
d'une fleur de lis qui dans ce cas reçoit le nom
de fleur de lis épanouie ; 4° des boutons aux
vêtements d'une figure humaine.
BRANCHE.
Attribut synonyme de tige.
BREBIS.
Femelle du mouton. Cet animal est toujours
représenté paissant, c'est-à-dire la tête baissée
comme pour prendre sa nourriture. Cette
attitude le distingue du mouton qui porte la
tête levée et qui parait passant.
BRETESSE.
Se dit de pièces héraldiques, telles
que fasces, pals, croix, etc., qui sont
crénelées sur toutes leurs fasces, les
créneaux des deux côtés étant oppo-
sés l'un à l'autre.
Les pièces sont brétessées; et contre-brétes-
sées lorsque les créneaux de l'un des côtés ré-
pondent aux espaces vides de l'autre côté.
Ex. : D'argent, a la fasce brétessée de
gueules.
— 58 —
— .)ï
Contre-brétessé.
Dans le brétessé, le créneau est opposé au
créneau ; lorsque au contraire la saillie est
opposée à Péchancrure et réciproquement, la
pièce devient contre-brétessée.
BRIS D r HUIS.
Nom d'un verrou antique à queue
pattée aussi appelé vertenelle dont
l'usage est de soutenir les portes sur
leurs pivots, et de les faire tourner
sur leurs gonds.
Ex. : D'argent, aie bris d'huis de sable posé
en fasce.
BRISÉ.
Pièce dont les extrémités sont
rompues. Se dit aussi des armes qui
ont une brisure.
S'applique aux chevrons dont la
cime est disjointe.
Ex. : D'argent, au chevron brisé de gueu-
les.
BRISER.
Se dit des modifications apportées aux
armes par les cadets. Généralement on brise
soit en ajoutant un lambel, soit en se servant
d'une bordure, soit seulement en changeant
l'émail d'une des pièces de l'écu.
BRISURE.
Altération des armes de la famille pour in-
diquer une branche cadette, puînée ou bâ-
tarde.
On se se sert généralement du lambel, de la
bordure, du bâton péri, du franc-canton pour
opérer une brisure.
Chacun est libre de briser comme il l'en
tend; tuais les bâtards sont obligés de poser
en travers de l'écu, et brochant sur toutes les
pièces ou figures qui le couvrent, une barre
qu'on nomme barre de bâtardise.
BROCHANT.
Pièce qui est posée ou passante
sur d'autres. On dit : « brochant
sur le tout », quand cette pièce bro-
chante est le dernier objet qu'on
nomme en blasonnant une armoirie.
Kx. : D'azur, au lion d'argent orné et lam-
passé de gueules, chargé de deux fasces de
gueules, alésées, brochantes sur le tout.
BROSSE.
Meuble très rare en armoiries représent'''
communément le manche en bas et les poils
en haut.
BROYES.
Pièces destinées ;'i broyer une sub-
stance quelconque, de là leur nom
de broyés.
Ex. : D'argent, aux broyés d'azur.
*
BUFFLE.
Taureau sauvage qui a ordinairement le
mufle bandé par un anneau passé dans ses
narines.
BURÈLES, BURELÉ.
Se dit des fasces diminuées en
nombre pair, ordinairement de six,
quelquefois de huit. On voit aussi
des écus où il n'y a que quatre bu-
rèles. Quand il y a six burèles, elles ont cha-
cune une demi-partie, un troisième, un vingt-
sixième en hauteur d'une des huit parties de
— 55
— 5U —
la hauteur de l'écu. S'il y en a huit, files out
chacune une demi-partie d'une des huit par-
ties de la hauteur de l'écu. Lorsqu'il y a cinq
ou sept burèles, elles prennent le nom de
t rang les.
Ex. : Burelé d'argent et d'azur de huit
pièces, à la bande de gueules brochant sui-
te tout.
BURETTE.
Espèce de vase où l'on met le vin et l'eau
pour dire la messe, figure qui se rencontre
assez fréquemment en armoiries.
BUSTE.
1
La moitié supérieure d'un corps
humain représenté sans bras.
Lorsqu'on voit des restes dé
"^ bras le buste est aux bras mutilés
ou tronqués.
Ex. : Parti : au l. d'azur, au pal d'argent
chargé de trois tours de gueules, accôstéêp
de quatre membres de lion mouvants, 2 et 2
des blancs opposés du parti; au 2, d'argent,
à trois bustes de reine.
BUTTE.
Instrument à couper la corne des chevaux.
c
CABLE.
Fait de cordes et de câbles tor-
tillés.
Ex. : D'azur, à la fasce câblée
d'argent.
CABOCHE.
Attribut d'une tête coupée perpendiculaire-
ment ou dans sa partie supérieure.
CABOT.
Poisson à grosse tête et le corps en pointe
qui est toujours représenté en pal.
CABRÉ.
Attribut du cheval acculé dressé sur ses
jambes de derrière.
CADUCÉE.
Nom du bâton de Mercure consistant en une
Ex.
verge ailée, accolée de deux ser-
pents ou bisses entrelacés ou af-
frontés, de sorte que la partie su-
périeure de leur corps forme un arc.
: D'argent, au caducée d'or.
.CALICE.
Espèce de gobelet sur un pied dont on se
sert dans les offices religieux.
CANETTE.
Petite cane de profil qui ressem-
ble assez au canard, et que l'on dis-
tingue des merlettes en ce qu'elles
ont bec et jambes, tandis que la
merlette n'a ni l'un ni l'autre.
Ex. : D'azur, à trois canettes d'argent, po-
sées 2 et 1 .
CANNELE.
C'est l'engrelé aux pointes en de-
dans et le dos en dehors.
Ex. : D'argent, à la fasce canne-
lée de gueules.
3
'
i)l —
— 58
CANON.
On le dit affûté lorsqu'il est placé sur son
affût, et démonte lorsqu'il n'a que le tube.
Ce meuble ne se trouve guère que dans les
armoiries concédées sous l'Empire.
CANTON.
Partie carrée qui occupe l'un des
angles de l'écu, généralement celui
du chef à dextre. Le canton a deux
parties de large et deux parties et
demie de haut, des sept parties de la largenrde
l'écu. Canton senestrese dit lorsqu'il est placé
à l'angle senestre du chef. On ne dit pas n
canton dextre, parce que l'angle droit est la
place la plus ordinaire du canton.
On trouve des cantons arrondis.
Canton se dit encore de l'un des quatre
espaces vides laissés sur un écu par la croix
ou le sautoir, ou par des pièces passées en
croix ou en sautoir.
Ex. : Ecarte lé : au I et f, d'argent, à la
croix ancrée de gueules, au franc canton
d'azur, chargi d'une molette d'or; aux 2 et
3, tranché d'argent et de subie.
CANTONNÉ.
Attribut de la croix pleine ac-
compagnée en ses quatre cantons
ou en un seul dé quelque menue
pièce.
On peut aussi appliquer ce mot à quatre
pièces ou figures placées régulièrement à l'en-
droit des cantons. Si une pièce placée en abîme
est accompagnée par quatre autres pièces pla-
cées à l'endroit des cantons, c'est la pièce prin-
cipale en abîme qui se trouve cantonnée par
les autres.
Ex. : D'azur, à la croix d'or cantonnée de
18 bi llettes du même, dont 5 placées en sau-
toir dans cliaque canton du chef et 4 placées
en carré dans chaque canton de la pointe.
CAPUCHONS.
Voy. Chaperons.
CARNATION.
La couleur naturelle du corps humain ou
île ses parties. Dans la description des ligures
humaines, on n'exprime pas que le visage et
les mains sont de carnation, ce qui peut être
considéré comme sous-entend».
La gravure n'a point de traits ou hachures
qui distinguent les chairs humaines.
CARREAUX.
Meuble que l'on rencontre fré-
quemment en armoiries et qui re-
présente un carré parfait.
Ex. : D'argent, « irais carreaux
<ie gueules, i' et 1 .
CARTOUCHE.
Ornement de sculpture au milieu duquel se
place l'écusson.
CASQUE.
«
Instrument de métal qui couvre la tête et la
sauve des coups.
Ornement extérieur de l'écu qui lui sert de
timbre. Jl fait connaître les différents degrés
de noblesse, selon sa nature et sa situation.
Le casque du roi est d'or 1ère, c'est-à-dire
posé de front, tout ouvert et sans grille , pour
marque de son pouvoir absolu.
Les j ni nces et les ducs portent leurs cas-
ques d'or taré de front, sans grille, la visière
presque ouverte.
Les marquis ont un casque d'argent, taré
de front, à onze grilles d'or, les bords du
même.
Les comtes et les vicomtes portent le casque
(l 'argent, taré au tiers, à neuf grilles d'or,
les bords du même.
— 59 —
60 —
Les barons ont un casque (L'argent, les
bords d'or à sept [trilles du même, taré à
demi-profil.
Les gentilshommes non titrés portent un
casque d'acier poli, à cinq grilles, taré de
profil.
Les gentilshommes de trois races à un
casque d'acier, taré de profil, la visière ou-
verte, le nasal relevé et le ventait abaissé,
montrant trois grilles à la visière.
Les nouveaux anoblis portent un casque
d'acier poli, taré de profil et sans grille, la
visière presque baissée.
Les bâtards portent le casque d'acier poli
taré de profil et contourné, la visière baissée
et sans grille.
Le casque, comme meuble d'armoiries, pa-
rait dans l'écu de profil et quelquefois de
front. Ce dernier cas s'exprime par le mot
taré; la plupart des auteurs le nomment in-
différemment armet, casque, heaume.
Les divers genres de casques étant repro-
duits dans le cours de notre ouvrage, nous
croyons superflu d'en donner ici les dessins.
CASTOR.
Cet animal est, d'ordinaire, représenté ram-
pant.
CAUDÉ.
S'emploie pour l'émail des queues de la co-
mète lorsqu'il diffère de celui de cet astre lui-
même.
CEINTRÉ.
Yoy. Cintré.
CENTAURE.
Être mythologique, moitié hom-
me, moitié cheval, appelé centaure
sagittaire, quand il décoche une
flèche d'un arc.
fx+
%
Ex. : Ecartelé : au 1, d'azur, à une
harpe d'or; au 2, de gueules, à l'épéed'ar-
gent : au 3, de gueules, au centaure sagit-
taire d'argent ayant la tête contournée dé-
cochant une flèche vers senestre; au 4, de
sinople à un sauvage d'or, armé d'une mas-
sue de même.
CEP DE VIGNE.
Meuble de l'écu représentant un pied de
vigne avec son échalas, ce qui le distingue du
pampre.
On dit du cep de vigne, pampre de ses
feuilles, fruité de ses grappes, soutenu de son
échalas, lorsque ces choses sont d'un autre
émail.
CEPS ou FERS DE PRISONNIER.
Barre de fer avec deux demi-anneaux pour
contraindre les mains du prisonnier.
CERBÈRE.
Chien mythologique à trois bouches béantes.
CERCLÉ.
Se dit d'un tonneau ou baril dont les cercles
sont d'un émail particulier.
CERF.
Animal qui paraît de profil dans l'écu ; on
le représente ordinairement passant.
On dit du cerf : élancé, quand il parait cou-
rant ; saillant lorsqu'il est dressé sur ses jam-
bes de derrière ; en repos quand il est cou-
ché; ramé ongle, lorsque son bois et la corne
de ses pieds sont d'un autre émail que son
corps.
On appelle rencontre de cerf, la tête de cet
animal, détachée du corps, lorsqu'elle paraît de
front dans l'écu ; massacre, la ramure seule-
ment attachée à une partie du crâne.
On dit chevillé du rencontre, du massacre
— 61 —
— 6-2 —
ou de la ramure du cerf, lorsqu'il y a à chaque
branche plus ou moins de six dagues ou cor-
nichons.
CHABOTS.
Petits poissons de rivière d'ordi-
naire posés verticalement, la tète
en haut.
Ex. : D'or», à trois chabots de
gueules en pal. 2 et 1 .
CHAINES.
Les chaînes, dans les armoiries sont de di-
verses formes ; elles ont des chaînons ronds,
ovales ou carrés. Sous le nom de chaînes de
Navarre, on entend plusieurs chaînes dur.
passées en croix, en sautoir et en orle, abou-
tissantes de 8 annelets, 3 en haut. 2 en flanc,
et 3 en bas, el mouvante d'un neuvième anne-
let posé au centre de l'écu. Portées par les rois
de France en qualité de rois de Navarre, ces
chaînes formaient une double orle.
CHAMP.
Surface ou fond de l'écu sur laquelle sont
représentés les différents meubles d'une
armoirie.
En blasonnant, l'usage est de nommer d'a-
bord l'émail du champ, ensuite les pièces et
meubles qui s'y trouvent.
On dit du champ pour éviter de répéter un
émail semblable à celui de l'écu.
Le nom de champ a été donné, au fond de
l'écu, parce qu'il est souvent chargé des
armes que l'on prenait autrefois sur l'ennemi,
dans un champ de bataille.
Voy. Émaux.
CHAMPAGNE.
Pièce qui occupe au bas de l'écu
deux parties des huit de la hauteur,
ce qui la distingue de la plaine qui
n'en occupe qu'une partie.
La Champagne et la plaine diffèrent de la
terrasse et de la rivière, en ce que les pre-
mières ont le bord supérieur uni, et que le
secondes ont des sinuosités arrondies ou as-
pérités.
Ex. : D'argent, à la Champagne d'azur.
CHANTANT.
Se dit du coq qui a le bec ouvert.
CHANTEPLEURE.
Voy. Bouse.
CHAPE ou CHAPPÉ.
Se dit de l'écu divisé par deux
lignes diagonales jointes au milieu
du bord supérieur, et qui se termi-
ii nt l'une à l'angle dextre et l'autre
à l'angle senestre de la base de l'écu.
Ex. : Emargent, chappé d'azur.
CHAPELET.
Nom que l'on donne quelquefois aux cou-
ronnes de feuillage et aux rosaires.
CHAPERON.
Ajicien habillement de tête. Il a la
forme d'un capuchon terminé en
bourlet derrière la tête ; du bourlet
pendait une manche étroite et longue
que l'on entortillait autour du cou.
Se dit aussi d'un meuble d'armoiries qui re-
présente la coiffure de cuir dont on couvre la
tète et les yeux des oiseaux de proie, pour les
affaiter.
Ex. : D'argent, au chaperon de gueules.
CHAPERONNÉ.
Attribut des oiseaux de chasse dont la tête
est couverte d'un chaperon et de certains ani-
maux qui en sont ornés.
63
- li'i -
Ensuite le chaperonné est une partition de
la nature du chape, sauf la différence que les
deux lignes diagonales n'aboutissent pas dans
les angles de la basé, niais se dirigent vers le
milieu des flancs de l'écu.
CHARDON.
Plante qui se distingue dans
l'écu par sa tige et ses feuilles,
armées de piquants, dont le caliec
"*"" arrondi est terminé par une espèce
de couronne.
Le chardon, par ses pointes piquantes, est
l'emblème d'un général d'armée qui veille aux
ruses de l'ennemi et lui présente sans cesse de
nouveaux obstacles.
Ex. : D'or, à trois chardons tiges et feuilles
au naturel, posés 2 et 1.
CHARGÉ.
Attribut de toute pièce qui a une
ou plusieurs autres pièces posées
par-dessus.
Ex. : D'or, au lion de gueules
chargé de macles d'or sans nombre.
CHARGEURE.
Pièce posée sur une autre.
CHAT.
Animal domestique qui parait de profil et
passant, la tête de front.
On nomme chat effarouché celui qui est
rampant; hérissonné, celui qui a le derrière
plus élevé que la tête.
CHATEAU.
it ; t'
A cause de la grande diversité
des châteaux que l'on rencontre
dans les armoiries, il serait à dési-
rer qu'on put en donner la descrip-
tion exacte dans chaque cas.
Ordinairement, une forteresse flanquée de
deux tours rondes, couvertes et crénelées, ter-
minées chacune par une girouette.
Lorsque le château a plus de deux tours,
ou lorsqu'elles ne sont point couvertes, il faut
l'expliquer en blasonnant.
On dit ouvert de la porte d'un château,
w'ouréde ses fenêtres, maçonné des joints
des pierres, et girouette des girouettes, lors-
qu'ils sont d'émail différent. On dit aussi ma-
sure d'un château qui paraît tomber en ruines,
et découvert quand il n'a point de toit.
Ex. : D'azur, au château, d'argent ajouré
de sable.
CHATELÉ.
Chargé de châteaux.
CHATONNÉ.
Attribut des diamants ou de toute autre
pierre précieuse dont la châsse ou garniture
est d'un émail particulier.
CHAUSSÉ.
L'opposé de chappé ; c'est l'écu
s'ouvrant de bas en haut comme
un chevron plein renversé. Les dia-
gonales se dirigent des angles du
chef vers le milieu de la base.
Ex. : D'argent, chaussé d'azur.
CHAUSSE-TRAPES.
Instrument de fer à quatre poin-
tes disposées en triangle, de telle
sorte qu'en les jetant à terre, une
pointe se trouve toujours droite.
On semait des chausse-trapes sur les routes
où la cavalerie devait passer, afin de blesser
les pieds des chevaux.
Ex. : D'azur, a" chr/usse-trape d'argent.
65 —
— 66
< '
CHAUVE-SOURIS.
Meuble très rare. — Elle est posée de front,
les ailes étendues.
CHEF.
Partie supérieure de l'écu séparée
du champ au moyen d'une ligne ho-
rizontale et haute de deux parties
des huit de la hauteur de l'écu.
Ceci est le chef ordinaire, maison en trouve
d'autres sortes. D'abord on a le chef retrait ou
rétréci, aussi appelé comble, qui n'a que la
moitié de la bailleur ordinaire. Ensuite on
trouve : le chef voûtéon la ligne de séparation
est arrondie, la courbe en haut; le chef trian-
gulaire formé par deux lignes diagonales qui
sortent des angles du chef et se réunissent au
point d'honneur; le chef deœtre ou senestre;
le chef en forme de trèfle, représentant un
grand trèfle renversé qui occupe la place pro-
pre au chef. — Laligne qui forme Le chef peut,
comme toute autre ligne être engrelée; cannelée,
denchée ou dentelée, émanchée, bastillée, etc.
Chef abaissé se dit du chef qui se trouve
sous un autre chef; ajouré lorsqu'il est cré-
nelé en sa partie supérieure, et que les cré-
neaux sont remplis parmi autre émail que
celui duchamp.
Ex. : D'argent, au chef de gueules, chargé
d'un, léopard passant d'or.
Chef (en).
Se dit d'un objet placé dans le haut de l'écu
ou de plusieurs objets rangés côte à côte et
placés dans la partie supérieure de l'écu.
Chef-pal, Chef-chevron.
gueules.
Se dit d'un pal ou d'un chevron qui
est immédiatement réuni à un chef,
sans aucune ligne de séparation.
Ex. : I) argent, au chef-pal de
Chef de France.
Nom que l'on donne à un chef d'azur, semé
de trois fleurs de lis d'or. L'application de ce
terme n'est bonne que si les fleurs de lis sont
posées 2 et 1.
CHÊNE.
C'est l'arbre le plus fréquent en armoiries.
Son émail particulier est le sinople. — Il se
distingue des autres arbres par les glands dont
il est chargé. — On dit du chêne fruité, lors-
que les glands sont d'un émail différent.
CHÉRUBINS.
Anges qu'on représente sous la forme de
têtes d'enfants avec deux ailes. — On ne doit
pas dire tète de chérubin, parce que ces esprits
célestes n'ont pas de corps.
CHEVAL.
Animal qui paraît dans l'écu de profil, repré-
senté ou passant, ou galopant, ou arrêté.
Dressé sur ses pieds de derrière, il est dit
cabré on effrayé; le cheval cabré porte la
queue levée; gai indique qu'il n'est ni sellé
ni bridé, et sanglé, que son corps est entouré
• l'une ceinture. Bardé, housse ou capara-
çonné, du cheval qui a tous ses harnais et de
l'émail de sa housse. Courant, celui dont les
quatre jambes sont étendues.
CHEVALIERS.
WÈft
sï
baissée.
Les chevaliers sont représentés
armés de toutes pièces, le casque
en tête à cheval ou à pied. On doit
indiquer si la visière est levée ou
Ex. : De gueules, au chevalier armé d'ar-
gent, une épêe haute à la main droite du
même, le cheval caparaçonné d'azur et cloué
67
— 68 —
d'or, et sautant par-dessus /rois tours qui
représentent une ville.
CHEVELÉ.
Se dit des cheveux, lorsqu'ils sont; d'un
autre émail que la tête.
CHEVILLÉ.
Se dit lorsqu'on veut indiquer le nombre
des dagues de la rainure d'un cerf.
CHEVRON.
Pièce héraldique composée de
doux bandes plates assemblées en
haut et s'ouvrant en bas, en forme
de compas ouvert. Chaque jambe à
deux parties des sept de la largeur de l'écu,
quand le chevron n'est pas accompagné d'autres
pièces. Le chevron est abaissé lorsqu'il occupe
une place dans l'écu au-dessous de sa place
ordinaire.
EcimÇ, lorsque la .cime est coupée; brisé,
lorsque la cime est brisée ; rompu, lorsque
l'une ou l'autre de ses jambes est disjointe;
ployé, lorsque ses jambes sont arrondies;
quelquefois le chevron est renversé, c'est-à-
dire qu'il sort du chef et que sa cime est di-
rigée vers le bas ; ou couché, lorsqu'il est posé
horizontalement sortant de l'un des flancs de
l'écu.
Deux chevrons peuvent être appointés, ce
qui veut dire que l'un occupe sa position or-
dinaire et que l'autre est renversé et sort du
chef, et qu'ils s'entre-touchent de leurs cimes.
Deux chevrons appointés, ou deux ou trois
chevrons rangés sur la même ligne, peuvent
être entrelacés, ce qui veut dire que l'un est
passé dans l'autre.
Alézé, celui dont les extrémités des bran-
ches ne touchent pas les angles inférieurs de
l'écu.
Parti, celui qui a une branche d'un émail
et l'autre d'un émail différent.
Le chovron représente une barrière de lice
dos anciens tournois on, selon d'autres, L'épe-
ron du chevalier.
Ex. : D'azur, au chevron d'argent. accom~
pagné de trois couronnes de comte d'or, 2 en
chef cl i en pointe.
Chevron (en).
Se dit d'objets en nomhre rangés dans la di-
rection triangulaire qui est propre au chevron.
Chevron (divisé en
Se dit d'un champ divisé en deux parties au
moyen d'un trait en forme de chevron.
( '
Chevron (posé en).
Se dit de deux pièces longues, posées de telle
manière qu'elles occupent la position d'un
chevron.
Elles peuvent également suivre la direction
d'un chevron renversé.
CHEVRONNÉ.
Attribut de l'écu et des pièces
dont la surface est couverte de
chevrons en nombre pair égal aux
interstices qui forment eux-mêmes
chevrons. L'écu chevronné doit avoir huit
pièces ; quand il en a davantage, on le bla-
sonne.
Ex. : Chevronné d'argent et de gueules de
six pièces.
CHICOT.
Se dit de gros bâtons où il y a des nœuds de
branches.
CHIEN.
Animal domestique qui parait dans l'écu de
profil et passant.
- 69 -
On ne représente guère en armoiries que les
braques et les lévriers.
Colleté, se dit du chien qui a un collier au
cou.
CHIMÈRE.
Monstre ayant la tête et le sein
d'une femme, les cheveux épars,
les pattes de devant d'un lion, le
corps d'une chèvre, les pattes de
derrière d'un griffon, et la queue d'un serpent.
Ex. : D'argent, à la chimère au naturel.
CHOUETTE.
Oiseau de proie nocturne et solitaire qui
était en grande vénération chez les anciens.
La chouette parait dans l'écu de prolil, la
tête de front. D'autres auteurs, disent toujours
posée de front.
CIMETERRE,
Se dit d'un sabre large et recourbé, échan-
cré à la pointe.
CIMIERS.
Ce sont les objets qu'on porte sur le sommet
du casque, tels que cornes, ailes, figures hu-
maines, animaux, etc.
CINTRÉ.
Se dit du globe ou monde, en-
touré d'un cercle.
Ex. : Ecartelé : aux 1 et 4,
d'azur au croissant d'argent; aux
2 et 3, d'or au monde de gueules, cintré et
croisé d'or, sommé d'une croix pattée de
gueules et soutenu d'une fleur de lis de
même.
CLAIRE-VOIES.
Nom des espaces vides produits par le fretté,
le treillissé et le papelonné.
CLARINE.
Terme pour indiquer l'émail de la sonnette
que les vaches, béliers, etc., portent souvent
au col.
CLAVELÉ.
Attribut des pièces sur lesquelles il parait
quelques nœuds ou écots. On dit aussi une
croix c tavelée lorsqu'elle a des nœuds.
CLE ou CLEF.
Meuble d'armoiries. La clé se
pose en pal, le panneton en haut.
— On exprime sa position en bla-
sonnant lorsqu'elle est dans un
autre sens, si elle est posée en fasce, en
bande, etc., si le panneton se trouve en haut
ou en bas, et si ce panneton est tourné à dextre
ou à senestre.
Lorsque deux clés sont passées en sautoir,
les pannetons sont tournés en dehors.
Ex. : De gueules, à deux clés d'argent
posées en sautoir.
CLÉCHÉ.
Percé à jour, l'excavation étant du même
émail que l'écu.
Se dit de la croix dont les extrémités sont
terminées en forme d'anneaux de clef.
CLOCHE.
Meuble de l'écu qui représente une cloche.
Bataillé, se dit du battant, lorsqu'il est de
différent émail.
— 71
— 72
CLOUE.
Sert à indiquer l'émail des clous.
CLOUS DE LA PASSION.
Gros clous dont la tète est triangulaire.
CŒUR.
Les cœurs dans les armoiries
sont représentés sous la forme que
nous connaissons par les cartes à
jouer.
Le cœur est dit enflammé lorsqu'il est
sommé d'une flamme, ailé lorsqu'il a deux
ailes.
Le cœur humain en diffère par un petit
tuyau qui s'élève de la partie supérieure.
Ex. : D'azur, à deux épées au naturel po-
sées en sautoir, chargées d'un cœur d'or posé
en abîme, enflammé de même.
Cœur (en).
Attribut de toute pièce placée au centre de
l'écu; synonyme d'en abîme. — Voy. Abîme.
COLLET.
Nom de la tige de fer à laquelle se
trouve attachée la molette d'un épe-
ron.
Ex. : D'argent, au collet d'or.
COLLETÉ.
Se dit : 1° Des animaux qui portent un col-
lier, généralement bordé et bouclé d'un autre
émail ;
2° D'une molette d'éperon attachée à sa tige
dite collet;
3° D'un sanglier qu'un chien arrête par le
cou ou par les oreilles.
COLOMBE.
Oiseau qui paraît dans l'écu de profil. Son
émail particulier est l'argent; il y en a cepen-
dant de différents émaux, excepté de sable,
parce que celles qui sont de cette couleur
prennent le nom de tourterelles.
La colombe soutient souvent un rameau
d'olivier dans son bec.
COLONNES.
On en trouve de tous les ordres d'architec-
ture, de sorte qu'une indication précise est
nécessaire. Celles dont la forme n'est pas dé-
crite sont de l'ordre toscan. — On blasonne le
chapiteau, la base et le socle de la colonne sé-
parément lorsqu'ils sont d'un autre émail que
le fût.
COMBLE.
Nom du chef, réduit à la moitié
de sa hauteur ordinaire.
Ex. : D'argent, au comble d'azur.
COMETE.
Cet astre est représenté sous la forme d'une
étoile à six ou huit rais, dont un s'allonge en
queue ondoyante. Il faut indiquer si la comète
est posée en pal, c'est-à-dire ayant la queue
verticalement en bas, ou bien en bande, en
barre ou peut-être renversée.
Le mot caudé indique l'émail de la queue.
COMÈTE.
Se dit d'un meuble qui se termine en queue
de comète.
COMPON.
Division de forme carrée. — Voy. Componé.
73
74 —
-
S
■ V*îS
> i J—
COMPONÉ.
C'est un rangde carreaux nommé
compons, d'ordinaire d'un métal
alternant avec une couleur. Le
componé est surtout en usage poul-
ies bordures de l'écu.
Mais on trouve également des fasces, des
chevrons, des croix componés.
Ex. : D'or, à la fontaine de sable; à la
bordure componée de pourpre et d'argent;
et au franc quartier à senestre : de gueules
à l'épée liante en pal d'argent.
Contre-componé.
Attribut de la bordure compo-
rtée lorsque, l'écu étanl fascê, les
compons de métal correspondent
aux fasces d'émail.
Ex. : D'argent, à la bordure contre-compo-
née d'azur.
COMPONURE.
Se dit d'une disposition d'une pièce par
carrés égaux alternant d'émail comme une
pièce d'échiquier.
CONTOURNÉ.
Se dit du lion ou autre animal qua-
drupède, d'une merlette ou autre oi
seau, même des reptiles, qui au lieu
d'être tournés vers la dextre de l'écu,
comme il est d'usage, se trouvent tournés à
senestre.
Se dit aussi du croissant dont les pointes
sont à senestre.
Ex. : D'argent, au lévrier contourné de
gueules, colleté du champ.
CONTRE-BANDÉ, CONTRE-
BARRÉ, CONTRE-BRÉTESSÉ,
CONTRE- CHEVRONNÉ,
CONTRE-FASCÉ, CONTRE-
PALÉ % CONTRE -POTEINOÉ.
CONTRE-VAIRÉ.
Attributs d'écus ou de pièces couverts de
bandes, barres, etc., placées en opposition.
CONTRE-ECARTELÉ.
Se dit d'un écu écartelé, dont un
■P^uO ou plusieurs des quartiers sont
écartelés de nouveau.
Ex. : Ecartelé: aux 1 et 4 parti:
a - fascê d'or et de sinople; b)d'or à Irais che-
vrons <ie sable; aux l et 3 contre-écartelés :
d'azur à irais étoiles d'or rangées en pal, et
d'or, à Irais bandes de garnies; surletout de
gueules h Irais Inhales d'Or.
CONTRE-HERMINE'
Attribut de l'écu ou de la pièce couverte
d'hermine donl le fonds est de sable et les
mouchetures d'argent.
CONTRE-PASSANT.
Se dit de doux animaux, placés l'un au-
dessus de l'autre, dont l'un passe à dextre et
l'autre à senestre. 11 est plus simple de décrire
ce dernier comme contourné.
COQ.
Cet oiseau est toujours représenté de profil,
la tête levée, la queue retroussée dont les
plumes retombent circulaires. Il est chantant
lorsqu'il a le bec ouvert, hardi lorsqu'il lève
la patte dextre.
Il peut être becqué, crëté, barbé et membre
d'un autre émail que celui de son corps. Lors-
qu'il fait la roue comme un paon, ce qui est
de la dernière rareté en armoiries, on l'appelle
coq en amour.
to —
76
COQUERELLES.
Noisettes dans leurs gousses, jointes en-
semble au nombre de trois, dont une droite
et les deux autres posées horizontalement.
COQUILLE.
Memble d'armoiries qui repré-
sente une coquille de mer mon-
trant le dos. Autrefois on la nom-
mait coquille de Saint- Jacques. —
Les coquilles qui montrent le dedans ou le
creux — très rares en armoiries — s'ap-
pellent vannets. Elles peuvent être avec ou
sans oreilles.
Ex. : D'azur, à trois coquilles d'or, 2 et 1.
COR ou CORNET.
11 y en a de trois sortes :
Les grèliers, les cors de chasse et les hu-
chets (voy. ces mots).
L'embouchure des cors se trouve à senestre;
au cas contraire, le cor est contourné.
COR DE CHASSE.
Il se reconnaît à son lien ou atta-
che, qui manque aux huchets et grê-
liers.
On dit enguiché du bocal ou em-
bouchure, virole du pavillon ou extrémité
opposée au bocal, et lié de l'attache, lorsque
ces choses se trouvent d'un autre émail que le
cor de chasse.
Ex : D'argent, à trois cors de chasse, posés
2 et 1.
CORBEAU.
Oiseau noir, parait dans l'écu arrêté sur ses
\ambes; son émail est de sable.
CORDÉ.
Désigne l'émail des cordes d'instruments de
musique et des arcs lorsque l'émail diffère de
celui dudit objet.
CORDELIÈRE.
Corde qui entoure l'écusson des veuves et
cordons entrelacés en forme de tresse, évidé,
dont les deux bouts s'étendent en chevron et
sont terminés par une houppe de chaque côté.
CORMORAN.
Grand oiseau de mer communément repré-
senté au naturel. Il est à peu près de la gran-
deur d'une oie, mais de taille moins fournie,
plutôt mince qu'épaisse. Son plumage est d'un
noir lustré de vert, ses pieds sont courts; son
bec, d'une longueur ordinaire, est droit jus-
qu'à la pointe, où il se recourbe fortement en
croc très aigu.
CORNEILLE.
Cet animal est toujours représenté de sable,
et souvent becqué et membre de gueules ou
d'or.
CORNES.
Marques anciennes de la royauté et de la
dignité.
Voir Proboscides.
CORNIÈRE.
Anse de pot, de coffre, etc., destinée à sou-
lever ces objets plus aisément.
COTICE.
I tande, réduite à la moitié ou au
tiers de son épaisseur ordinaire.
Lorsque c'est la barre qui a été
réduite de cette manière, on l'ap-
pelle cotice en parre.
Elles sont souvent seules; quelquefois elles
— / / —
78
chargent ou accompagnent des pièces hono-
rables.
Ex : Ecartelé : aux 1 et 1, d'argent à la
fasce d'azur; aux 2 et 3, de gueules à trois
roses d'argent, 2 et J, à la cotice de sable
brochant sur le tout.
COTICÉ.
Qui porte des cotices.
Se dit : 1° d'un écu couvert de bandes au
nombre de dix au plus ;
2° De la fasce, de la bande, de la barre el
du chevron, lorsqu'une telle pièce est posée
entre deux cotices qui en suivent la direc-
tion.
Doublement coticé veut dire que ladite
pièce est accompagnée de deux cotices de
chaque côté.
Contre-coticé.
Lorsque l'écu est divisé en deux
parties égales par une diagonale
de gauche à droite etqueles demi-
cotices qui se correspondent sont
d'un émail différent, il est dit contre-coticé.
Ex. : Contre-coticé d'argent et de sinople de
huit pièces.
CÔTOYÉ.
Même sens que accoste.
COUARD.
Se dit du lion qui porte la queue entre ses
jambes.
COUCHÉ.
Attribut du chevron et du croissant qui ont
leur partie saillante appuyée ou tournée au
côté dextre de l'écu; — du dauphin dont la
tète et la queue sont tournées du côté inférieur
de l'écu ; — des billettes et de quelques pièces
de longueur qui, au lieu d'être représentées
posées verticalement, le sont horizontale-
ment.
COULEUVRE.
Elle parait toujours formant des sinuosités
en ondes, communément posée en pal, la tête
de profil.
COULISSÉ.
Se dit d'un château ou d'une tour dont on
voit la herse ou coulisse.
COUPE.
Grand gobelet sur pied.
Munie d'un couvercle, elle est dite couverte.
COUPE.
~y — ' :
Se dit : 1<> d'un écu ou d'une pièce
il i visés en deux parties égales au
moyen d'un trait horizontal;
2° Des têtes d'animaux qui sem-
blent séparées du corps au moyen d'un ins-
trument tranchant.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent, à la croix
alaisée d'azur; au 2, d'azur, à trois larmes
d'or, renversées et rangées en fasce à dextre
et une {leur de lis de même à senestre.
COUPEAU.
Attribut servant à désigner les
sommets d'une colline, d'un ro-
cher, d'un mont.
Ex. : D'argent, à une mon-
tagne de six coupeaux de sinople.
COUPLE DE CHIENS.
Meuble qui consiste en un petit bâton avec
deux liens, dont on se sert pour coupler les
chiens de chasse.
— 79
80
COUPLE.
Se dit des chiens de chasse lirs ensemhle.
COURONNES.
Elles ont les formes les plus diverses et va-
rient suivant les pays.
La couronne à l'antique porte cinq ou sept
rayons triangulaires, sans perles ni fleurons.
La couronne du roi est un cercle de huit
fleurs de lis, fermé d'autant de demi-cercles
qui soutiennent une douhle fleur de lis.
La couronne du dauphin est un cercle de
huit fleurs de lis.
La couronne des Enfants de France, frères
du dauphin, est un cercle surmonté de huit
Heurs de lis.
Celle des princes du sang est semblable.
La couronne ducale est un cercle à huit
grands fleurons refendus.
La couronne des marquis est de quatre fleu-
rons et de trois perles en manière de tresse
entre chaque fleuron.
Des comtes, un cercle d'or et seize grosses
perles au-dessus.
Des vicomtes, un cercle d'or et quatre
grosses perles au-dessus.
Des barons, un cercle sur lequel se trouvent,
en six espaces égaux, des rangs de perles trois
à trois bandes.
De vidâmes, un cercle sur lequel il y a
quatre croix pattées, pour désigner qu'ils ont
été établis afin de soutenir les droits de
l'Eglise.
Tous les genres de couronnes étant repro-
duits dans le cours de notre ouvrage, nous
croyons inutile d'en donner ici les dessins.
COURTINES.
Se dit :
1° Parties du pavillon royal formant le man-
teau;
2° Des murs qui relient deux ou plusieurs
tours entre elles.
COUSU.
Se dit des pièces de métal sur
métal ou de couleur sur couleur,
ce qui est contraire aux règles du
blason. Pour bien valoir, les figures
de couleur doivent trancher sur un fond jaune
ou blanc (or ou argent), et réciproquement.
Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot
cousu, parce que cela se voit bien quand les
règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire
de le proclamer en sus.
Voy. Enquerre.
Ex. : If azur, à trois bandes d'or, au che/
cousu d'azur, chargé de trois /leurs de lis d'or.
COUVERT.
Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une
tour;
2° D'une coupe munie d'un couvercle.
CRAMPON.
Instrument assez semblable à un Z aiguisé
aux deux extrémités.
CRAMPONNÉ.
Se dit de pièces, principalement de croix,
dont une ou plusieurs branches sont termi-
nées en crampon.
CRANCELIN.
Partie decouronneposéeen bande
et mouvante de l'angle dextre du
\âj chef à l'angle senestre de la pointe.
Ex. : D'argent, au crance lin d'or.
CRÉMAILLÈRE.
Espèce de croc, destiné à suspendre une
marmite au-dessus du feu.
Il y en a de différentes sortes.
— 81 —
82
CRÉNEAU.
Les tours et murs portent communément un
rang de pierres carrées, appelées créneaux.
Les créneaux sont de rigueur pour lesdites
tours et murs, en sorte qu'il n'est pas néces-
saire d'énoncer leur présence et que seulement
leur absence doit être indiquée.
CRÉNELÉ.
Surmonté de créneaux, ou en
forme de créneaux.
Se dit des pièces qui usuelle-
ment ne portent pas de créneaux.
Ex. : D'azur, à la bande crénelée d'argent.
CREQUIER.
Meuble de l'écu qui représente
un prunier sauvage. — A quelque
ressemblance à un chandelier à
~^~ sept branches, et sa tige a des
racines.
Ex. : D'argent, au aréquier de gueules.
CRÊTE.
Pour la crête des coqs, dauphins, d'émail dif-
férent de leur corps.
CRI.
Le cri d'armes particulier à chaque famille
est placé au-dessus des armoiries ; générale-
ment il est écrit sur un liston ou banderole
toujours indépendant de l'écu.
CRINÉ.
Indique l'émail de la crinière des animaux.
CROISÉ.
Se dit des objets qui portent une croix.
CROISETTES.
,-»^
Petites croix, communément en
nombre dans l'écu.
Ex. : D'or, à l'aigle éployée de
sable, au chef d'azur chargé de
trois croisettes d'argent.
CROISSANT.
Meuble fréquent en armoiries. Sa position
ordinaire est d'être montant, c'est-à-dire que
les cornes regardent le chef. Avec les cornes
dirigées vers la base de l'écu, il est dit ren-
versé. Il est tourné lorsque les cornes regar-
dent le flanc dextre de l'écu, et contourné
lorsqu'elles se dirigent vers le flanc senestre.
CROISSANTE.
Terminé par des croissants.
CROIX.
La croix ordinaire est formée de la
fasce et du pal réunis. Ses branches
s'étendent jusqu'aux bords de l'écu et
occupent en largeur deux parties des
sept de la largeur de l'écu. Elle est désignée
par le simple mot de croix. Pour la distin-
guer d'autres formes de croix, on dit croix
pleine.
Le grand nombre de croix que l'on voit dans
1rs armoiries viennent la plupart des croi-
sades.
Nulle autre pièce héraldique n'a subi tant
de changements de forme que la croix; le
nombre en est des plus considérable.
Il y a des croix abaissées, accompagnées,
aiguisées, alaisées. ancrées, cinglées bro-
chantes, câblées, de calvaire, cannelées, char-
gées, clêchées, componées, écartelées, échi-
quelées, écotées, émanchées, losangées, ma-
çonnées, de Malte, nébulées, etc., etc.
Ex. : D'argent, à une croix de gueules^
chargée de cinq losanges d'argent (ou du
champ).
— 8i
84
Croix yi:\).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
esl propre à la croix.
Croix (passé en).
Se dit de deux pièces longues, posées l'une
horizontalement el l'autre verticalement, l'une
passant sur l'autre.
Croix de Jérusalem.
Synonyme de Croix de Malte.
Ex. : D'argent, à la croix de Jé-
rusalem de gueules.
Croix de la Passion.
* i
G'est la croix latine à formes mas-
sives.
Ex. : d'argent, à la croix de la
Passion de gueules.
Croix de la Résurrection.
Xe diffère de la croix de la Passion qu'en
ce qu'elle est plus légère et presque toujours
accompagnée d'une bannière.
Croix de Lorraine o« Patriarcale.
Croix grecque à double traverse,
celle d'en bas un peu plus longue
que celle d'en haut.
Ex. : De gueules, à la croix pa-
triarcale d'or cantonnée de quatre trèfles du
air, ne.
Croix de Potence.
Voy. Taf.
Croix de Saint-André.
C'est un simple sautoir qu'on nomme aussi
croicc de Bourgogne.
Croix de Saint-Antoine.
C'est une croix latine sans branche supé-
rieure, c'est-à-dire qu'elle n'a que trois
branches ; la traverse est parfois munie d'une
sorte d'anse ou anneau, et alors elle prend le
nom de croix ansée.
Croix de Saint-Jean-Baptiste.
On donne ce nom à une croix pascale mu-
nie d'une bandelette qui porte ces mots : Ecce
agnus Dei.
t
CYCLAMOR.
Espèce de grand annele plat, que
quelques-uns nomment or le rond
{Voy. Orle). Il n'en entre jamais
plus d'un dans un écu. Lorsqu'il y
en a davantage, on les nomme annelels.
Ex. : D'azur, cm cyclamor d'argent, chargé
de quatre marguerites de même.
CYGNE.
Se représente toujours de profil. Son bec et
ses pattes sont souvent d'un autre émail que
son corps.
CYPRÈS.
Arbre vert qui s'élève droit et en pointe.
Son émail particulier est le sinople ; il y en a
pourtant de différents émaux.
85
- 86 —
D
DAIM.
Il est plus petit que le cerf, avec une ra-
mure plus plate et plus large que celle du
cerf ordinaire.
DALMATIQUE.
Voy. Anges.
DARD.
Arme offensive qui, comme le javelot, se
lance à la main. Il parait en pal dans l'écu.
DARDÉ.
Se dit des croix et autres pièces qui se ter
minent en forme de pointe de dard.
DAUPHIN.
L'attitude ordinaire de ce poisson est d'être
posé en pal, courbé vers senestre, la tète
en haut, et la queue ordinairement tournée
vers le flanc dextre. On en trouve posés hori-
zontalement, ce qui est exprimé par le mot
nageant, et d'autres qui nagent dans la mer et
qui portent la queue levée.
On dit du dauphin, allumé de son œil, loré
de ses nageoires, peautré de sa queue, lorsque
ces choses sont d'un émail différent. On dit
encore pâmé du dauphin qui a la gueule ou-
verte, sans dents, qui semble expirer ; et cou-
ché, de celui dont la tête et la queue tendent
vers le bas de l'écu.
DÉCAPITE
Synonyme A'Étêté. Se dit des animaux re-
présentés sans la tête, qui semble coupée.
DECOUPE.
Se dit des lambrequins découpés en feuilles
d'acanthe.
cent.
Cette espèce de labyrinthe est
représentée sous la forme de trois
baies concentriques.
Ex. : De gueules, au dédale d'à /•-
DÉFAILLANT.
Se dit d'un objet auquel il manque la moitié
dextre ou la moitié senestre. Il est dit défail-
lant de ce côté où la moitié a été ôtée. Par
exemple une fleur de lis, privée de sa moitié
dextre, sera dite défaillante à dextre.
DÉFENDU.
Se dit pour la dent ou défense du sanglier et
de l'éléphant quand elle est d*émail différent.
DE L'UN A L'AUTRE.
Se dit des pièces posées sur les
traits du parti, coupé, tranché,
taillé, qui participent réciproque-
ment et alternativement des
émaux différents de ces partitions.
Ex. : Coupé d'azur ci d'argent, au carré
en abîme de l'un à l'autre.
DE L'UN EN L'AUTRE.
I.8r>^
Se dit des pièces d'une même
espèce et figure, qui sont du même
métal et de la même couleur que
le champ parti, coupé, tranché ou
I
s; —
- ss
taillé de l'écu ; mais qui, se posant alternées
de l'une en l'autre partition, prennenl les mé-
taux ou couleurs de celle où ils ne sont pas.
Kx. : Êcartelé : aux l et /, coupé d'argent
et de gueules au lion de l'un en l'autre; aux
2 et •'>'. d'argent au chef denché de gueules.
DÉGARNIE.
Se dit d'une épée sans garde.
DELTA.
Se dit d'un triangle évidé comme l'instru-
ment de musique composé de trois tringles de
fer.
DÉMANCHÉ.
Se dit de tout outil ou arme représenta
sans le manche qui lui est propre.
DÉMEMBRÉ.
Qui a les membres séparés du corps. Se dit
aussi des oiseaux privés de leurs pattes.
DE MÊME.
Terme dont on se sert pour ne point répéter
dans l'explication du blason les pièces qui
sont de même, comme d'azur à la fasce d'or,
accompagnée de trois merlettes de même,
c'est-à-dire d'or.
DEMI-VOL.
Une seule aile d'oiseau.
Yoy. Vol.
DENCHÉ.
Se dit des pièces héraldiques
lorsque les lignes dont elles se
composent sont à angles rentrants
et saillants.
Ex.: If or, à m fcsce de gueules dechée
de sable> accompagnée de trois trèfles aussi
de sable, 2 en chef cl i ci uointe.
DENTELÉ.
Oui a des dents de scie comme
denché; mais les dents sont plus
petites et en pins grand nombre.
Ex. : Oe sable. <t trois (usées
d'or, dentelées àleur partie inférieure.
DENTICULÉ.
Se dit d'une espèce de bordure
composée de créneaux ou de den-
ticules semblables à celles qui se
mettent aux corniches d'architec-
ture.
Ex. :
gueules.
D'argent, à la lande denticulée île
DEPOUILLE.
indique la peau d'un animal.
DESARME.
Se dit de l'aigle sans ongles ou de tout
nuire animal.
DEUX ET UN.
Disposition très usitée pour trois pièces,
dont les deux premières sont en chef, la troi-
sième en pointe.
DEVISE.
Sentence concise inscrite sur un listel au-
dessous de l'écusson des armes.
DEXTRE.
Terme pour indiquer le «nié droit, qui.
pour ce qui regarde les armoiries, se trouve à
la gauche du spectateur.
89
!!<> -
DEXTROCHÈUE.
Bras droit représenté nu, armé ou paré,
tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ;
il parait «tans L'écu mouvant du flanc senestre,
ce qui ne s'exprime pas, à moins que ce ne
soit de l'un des angles. Quand le dextrochère
est armé ou paré, on doit le spécifier en Mu-
sonnant. — Il montre toujours le coude; au-
trement ce serait un avant-) iras.
Voy. Senesïrochère.
DIABLE.
Le diable est représenté sous les traits d'un
homme nu, barbu, ceint d'une sorte de lam-
brequin, les pieds et les mains terminés en
grilles, des cornes de cerf sur la tête, des ailes
de chauve-souris et une queue recourbée.
DIADIÉMÈ.
Dont la tête est entourée d'un cercle.
Se dit d'une aigle dont la tétc semble posée
sur un besant d'or qui représente une auréole.
C'est surtout l'aigle éployée ou à deux têtes
qu'on voit ornée de cette espèce de diadème.
DIAMANTS.
Tantôt triangulaires, tantôt en forme de
losange, ils sont toujours taillés à facettes.
DIAPRÉ.
Arabesques ou lignes diversifiées dont on
avait coutume autrefois de charger les grandes
surfaces unies dans les armoiries, surtout le
champ, mais également les pièces héraldiques.
Ces ornements sont arbitraires et ne forment
pas une partie intégrante des armoiries.
DIFFAMÉ.
Se dit des animaux privés de leur queue.
DIMINUE.
Se dit des pièces héraldiques dont la lar-
geur est amoindrie.
DIVISE ou Fasce en divise.
Fasce qui n'a en hauteur qu'une
demi-partie des sept de la largeur de
l'écu. Elle est ordinairement posée
~**~ sous 1'' chef et parait le soutenir. On
dit alors que ce chef esl soutenu d'une divise.
Indivise est quelquefois dans l'écu, bien
qu'il n'y ait point de chef; en ce cas elle est
placer à deux parties el demie du bord supé-
rieur ; lorsqu'elle occupe Pécu au centre, on
doit L'exprimer en blasonnant.
La divise, quand elle soutient un chef, rend
inutile le terme cousu, quoique ce chef soit de
métal sur champ de métal, ou de couleur sur
champ de couleur.
Ex. : D'argent, « ">*<• divise d'azur.
DOLOIRE.
Espèce de hache sans manche.
DONJONNÉ.
-dit des tours, châteaux, etc., surmontés
de tourelles.
DORMANT.
Animal dans l'attitude du sommeil.
DOUBLET.
Moucheron posé de profil.
DRAGON.
Cet animal chimérique, qui parait
de profil, a la tête d'un crocodile, la
langue terminée en pointe de dard,
les pieds d'une aigle, des ailes de
— 91
92
chauve-souris,lecorpsetla queue d'un serpent,
cette dernière tournée en volute, le bout levé.
Dans les armoiries on trouve encore des dra-
gons sans ailes et avec quatre pattes ou entiè-
rement sans pattes. Le dragon monstrueux
a nue tète humaine et la barbe composée de
serpents qu'il empoigne d'une de ses pattes.
On dit langue de la langue du dragon lors-
qu'elle est d'émail différent.
Ex. : D'argent, au dragon de gueules.
DRAGONNE.
Se dit d'animaux dont le corps se termine
en queue de dragon.
DUC.
Petite espèce de hibou, toujours posée de
front.
DU PREMIER ou DU CHAMP DU
MÊME.
On se sert de ces expressions
pour éviter la répétition d'un émail
déjà nommé.
Ex. : D'azur, an chevron <ïor
accompagné de trois Pesants du même, 2
et 1.
E
EBRANCHÉ.
Se dit d'un arbre qui aies branches coupées.
ÉCAILLÉ.
Se dit de l'émail des écailles d'un poisson.
ÉCART.
Chaque quartier d'un écu divisé en quatre.
ÉCARTELÉ.
Diviser l'écu en quatre quar-
tiers égaux, au moyen d'un coupé
et d'un parti.
Écartelé en sautoir, se dit d'une
répartition du tranché et du taillé qui divi-
sent l'écu en quatre triangles que l'on nomme
aussi quartiers.
Écartelé se dit encore du sautoir, de la fasce,
de la croix, et autres pièces divisées dans le
-sens de l'écartelé. Le premier quartier de Pé-
cartelé est en chef, à dextre ; le second est à
senestre ; le troisième est en pointe à dextre,
le quatrième à senestre.
Dans l'écartelé en sautoir, le premier quar-
tier est en chef, le second est à dextre, le troi-
sième à senestre et le quatrième en pointe.
Il y a des écartelés simples et d'autres char-
gés de divers meubles et pièces.
La plupart des écartelés viennent de l'ex-
tinction de telle famille dans telle autre, de
concessions ou de conventions testamentaires
ou matrimoniales, par lesquelles il est stipulé
qu'une famille pourra prendre les noms et
armes d'une autre. Dans ce cas, les armes
primitives de la maison doivent occuper les
premier et quatrième quartiers, à moins que
tous les quatre ne soient remplis des armes
de concessions ou d'alliance; alors celles de la
maison se mettent sur le tout.
Ex. : Écartelé d'argent et de gueules.
ÉCARTELURE.
Nom des divisions d'un écu écartelé.
93
94 —
ECHANCRE.
C'est un engrêlé de grande dimension.
ECHELLES.
Il y en a de formes diverses, quel-
quefois ce sont de véritables échelles
munies en haut de deux crocs pour
les attacher aux murailles; d'autre
fois, c'est un poteau garni àdextre et à senestre
de barreaux pour y monter.
Ex : D'argent, à une échelle de gueules.
ÉCHIQUETÉ.
En forme d'échiquier. D'abord
l'écu entier peut être échiqueté, ce
qui se fait d'ordinaire par cinq
traits verticaux et cinq traits hori-
zontaux, produisant trente-six carreaux, appe-
iëspoints; lorsqu'il y a plus ou moinsde rangs
de carreaux, il faut l'exprimer. L'écu échiqueté
doit avoir au moins vingt carreaux.
Ensuite les pièces héraldiques peuvent être
échiquetées. Elles ont au moins deux rangs de
carreaux ; ces rangs s'appellent tires.
Enfin on trouve des aigles, des lions échi-
quetés, etc.
La direction de l'échiquier est horizontale,
mais il y a des échiquetés ou les carreaux se
suivent dans la direction de la bande ou de la
barre.
Le premier carreau de l'échiqueté est à l'an-
gle dextre supérieur, soit de l'écu, d'une fasce,
d'une bande ou d'un sautoir, et c'est l'émail de
ce premier carreau qu'on doit d'abord expri-
mer.
Ex: Échiqueté d'argent et de sable de six
points et de sept tires.
ECIME.
Chevron dont la pointe est cou-
pée.
Ex : Burelé d'argent et d'azur
de dix pièces, à trois chevrons de
gueules, brochant sur le tout, le premier
ici //lé.
ÉCLATÉ.
Lances et chevrons brisés de telle manière
qu'on voit 1rs éclats du bois.
ECORCHE.
Se dit des animaux quand ils sont de gueu-
les et comme écorchés.
ECOT.
Tronc d'arbre noueux, synonyme
de client .
Ex : D'azur, au sautoir d'or en
chef, à trois étoiles de même, sou-
tenues d'un écot de sable en pointe
ECOTE.
Tronc qui a les branches coupées.
ÉCREVISSE.
Elle est presque toujours posée en
pal, la tète en haut.
Ex: D'argent,à trois < : erevisses de
gueules, posies 2 et 1.
ECU.
On trouve les proportions géomé-
triques de l'écu en divisant sa lar-
geur en sept parties égales. On ajoute
une partie de plus pour sa hauteur.
ce qui forme un carré. Les angles d'en bas
sont arrondis d'un quart de cercle, dont le
rayon est d'une demi-partie ; deux quarts de
cercle de la même proportion au milieu delà
ligne horizontale d'en bas se joignent en de-
hors de cette ligne et forment la pointe.
Ex : D, B, E, réunis sont appelés le chef
de l'écu, ils représentent la tête.
D
B
F
E
J
A
G
K
H
C
',
95 -
96 —
Le point R est le point du chef.
D, est le canton dextre, E, le canton sc-
nestre de l'écu. Ils représentent les bras.
Le point F,est dit .poÊnf d'honneur. Il repré
sente le cou, auquel on suspend les colliers de
chevalerie.
A. est le centre de l'écu, désigné sous le
nom de cœur ou abîme.
Le G, est le nombril de Vécu.
G, la pointe, H, le canton deœtre de la
pointe.
I, le ciinton senestre de la pointe.
J, est le liane dextre.
Et K, le flanc senestre.
Voy. Émaux.
Écu en bannière.
lias
Nom d'un écusson tout à fait
carré. Quelques bannerets de
Guyenne plaçaient de préférence
leurs armoiries dans un écu de
cette forme.
Ex : Un écu en bannière écartelc d'or et
de gueules.
Écu (faux).
On appelle ainsi, un orle qui n'a pas une
plus grande dimension qu'un écusson en abîme.
ÉCUREUIL.
Cet animal, dont la queue doit être plus
grosse que le corps et toujours relevée sur le
dos, est représenté rampant.
ÉCUSSONS.
Petits écus souvent employés comme meu-
bles dans les armoiries.
Écusson en abîme.
Nom d'un petit écu qui se trouve seul
comme meuble au centre de l'écu.
Ecusson des armes.
Nom d'un petit écusson porté en cimier, qui
répète les armoiries.
Ecusson sur le tout.
Voy. Surtout.
EFFARÉ.
Se dit du cheval qui se cabre.
EFFAROUCHÉ.
Se dit d'un chai rampant, ce qui peut être
exprimé tout aussi bien par ce dernier mot.
EFFEUILLE.
Arbre sans feuilles.
Se dit aussi d'un épi auquel manquent les
deux feuilles dont communément sa tige est
garnie.
ÉLANCÉ.
Se dit du cerf lorsqu'il est courant.
ÉLÉPHANT.
Cet animal est représenté posé sur ses qua-
tre pieds; il est défendu de... si sa défense est
d'un émail différent de celui du corps.
Lorsque la trompe de ce pachyderme est re-
présentée seule, elle prend le nom de probos-
cide.
ÉMANCHE.
Figure formée de deux ou plusieurs trian-
gles qui, réunis par leur base, semblent sortir
de la pointe ou des lianes de l'écu. On exprime
la position et le nombre des pointes.
97 —
— 98 —
EMANCHE.
Se dit lorsque les triangles sont
beaucoup plus longs et effilés que
ceux de l'émanche et s'approchent
du bord opposé de reçu. On doit
indiquer si l'émanche est en pal, en fasce, en
bande, ou en barre, ce qui s'exprime par les
ternies parti-émanché, coupé-émanché, tran-
ché-émanché ou taillé-émanché.
On dit contre-émanché si les triangles sont
opposés par la pointe.
Ex. : Émanchéenpal d'argent et de gueules,
de dix pièces.
ÉMANCHURE.
Petit»' section dans un desangles supérieurs
de l'écu, ce qui est de la dernière raret<
ÉMAUX.
Nom collectif des métaux et couleurs qu'on
emploie en armoiries.
On divise les émaux en métaux, couleurs
et fourrures. 11 y a deux métaux, six couleurs
et deux fourrures.
On les représente par la peinture avec les
nuances propres à chacun.
Pour les représenter sans le secours de la
peinture, on a adopté, en sculpture et en gra-
vure, des signes de convention (traits ou
points) dont les dispositions suppléent aux
couleurs.
Les deux métaux employés comme couleurs
sont l'or et ['argent.
Les six couleurs sont : le gueules, l'azur,
lesinople, le sable, le pourpre et l'orangé.
Les fourrures sont au nombre «le deux :
l'hermine et le vair.
Op. : L'or est marqué par un pointillé.
A.rgent : L'argent est représenté par un
fond uni. sans lignes ni hachures.
Gueules : Le gueules par des lignes verti-
cales.
Azur : L'azur par des lignes horizontales
menées de l'un à l'autre côté de l'écu.
Sixople : Le sinople par des lignes de dex-
tre à senestre.
Sable : Le sable par des lignes horizontales
et verticales croisées.
Pourpre : Le pourpre ou violet par des
lignes dirigées de s ene stre à dextre.
Orangé : L'orangé, par des ligues vertica-
les croisées de diagonales de senestre à dextre.
Hermine : L'hermine est représentée par de
petites croix, lesquelles se terminent par trois
pointes qui vont en s'élargissant.
Va ii; : Le vair est presque toujours d'argent
et d'azur et est figuré par plusieurs rangs de
petites cloches opposées les unes aux autres,
c'est-à-dire métal à couleur, et alternativement
renversées et debout, en commençant toujours
par l'argent.
Il y aussi la contre-hermine et le contre-
vaii;.
La première s'obtient par la transposition
des couleurs, c'est-à-dire en faisant le champ
de sable etles mouchetures d'argent.
La seconde diffère du vair en ce que le métal
y esl opposé au métal, la couleur à la couleur,
et que les cloches des deuxième et quatrième
rangs sont renversées.
Les émaux de l'hermine et du vair peuvent
• •lie différents de ceux adoptés, mais, dans ce
cas, il faut, en blasonnant. l'indiquer.
C'est un principe général de l'héraldique,
qu'on ne doit jamais poser métal sur métal,
couleur sur couleur, fourrure sur fourrure.
Mais un peut très bien lesjuxtapos.'rpar éc«f-
telures.
Les exceptions à cette règle sont très rares
et sont appelées armes à enquerre.
On leur donne ce nom parce qu'il y a obli-
gation, dans ce cas, d'enquérir ou de recher-
cher la cause, toujours honorable, de cette
violation des règles du blason.
Voy. le Tauleat; des Emaux ci-contre.
EMBOUTÉ.
Au bout d'émail différent, pour les mar-
teaux, maillets, instruments de chasse, bâtons
de maréchal, etc.
TABLEAU des EMAUX
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— 99 —
— 100 —
EMBRASSE.
Se dit d'un écu divisé en chevron,
donl les diagonales, qui produisent
la l'orme du chevron, sortent du liane
dextre ou senestre de l'écu. L'em-
brassé commence par le flanc où les diagonales
se réunissent. Ainsi, lorsque lesdites diago-
nales, ayant leur point de départ au flanc dex-
tre se réunissent au flanc senestre et que l'es-
pace compris entre ces lignes soit d'argent et
le reste de l'écu de gueules, on dira : d'argent.
embrassé à senestre de gueules. Le contraire
serait l'embrassé à dextre ; le chappé mou-
vant d'un des flancs prend le nom d'embrassé
soit à dextre. soit à senestre.
Ex. : D'argent, embrassé de gueules.
EMMANCHE.
Au manche d'émail différent.
EMMUSELÉ.
Animal qui porte une muselière d'un émail
différent du reste du corps.
ÉMOUSSÉ.
Attribut d'un fer de lance, de flèche ou de
baïonnette sans pointe.
EMPENNÉ.
Se dit des flèches et des javelots garnis de
plumes d'un émail particulier.
EMPIÉTANT.
S'applique aux oiseaux de proie que tien-
nent quelque oiseau ou autre animal dans
leurs serres.
EMPOIGNANT.
Se dit d'une main ou patte d'animal qui tient
quelque objet par le milieu.
EMPOIGNE.
Se dit : 1° de flèches réunies en faisceau et
retenues par un lien ;
2° D'un objet quelconque tenu par une main
humaine ou une patte d'animal.
ENCENSOIR.
Espèce de cassolette qui pend à une longue
chaîne double. 11 paraît communément avec la
chaîne tombée à senestre.
ENCHAÎNÉ.
Les chaînes au moyen desquelles des ani-
maux sont attachés à des arbres ou autres
objets, sont rivées à leur collier, ce qui est
aussi le cas avec beaucoup d'animaux qui,
servant de supports à des armoiries, ont une
chaîne pendante à leur collier.
ENCHAUSSURE.
Petite section dans un des angles
de la base de l'écu, extrêmement
rare en armoiries.
Ex. : D'argent, enchaussé de
gueules.
ENCLAVÉ.
Se dit lorsque dans les quatre
partitions de l'écu il y a des encla-
vures qui entrent et s'enclavent
les unes dans les autres.
Ex. : D'argent, enclavé de gueules.
ENCLOS.
Se dit d'un meuble entouré d'un double tri-
cheur, d'un annelet, etc.
ENCOCHE.
Trait posé sur la corde de l'arc, en l'état
d'être tiré (synonyme d'ajusté i
— 101
— 10*2 —
ENCORNE.
Se dit de la corne des pieds des animaux.
qui est d'autre émail.
ENDENTÉ.
Se dit d'une pièce couverte de triangles
alternés de divers émaux (comme dentelé).
ENFILÉ.
Se dit des couronnes ou annelets dans les-
quels une pièce longue est passée.
ENGLANTÉ.
Attribut du chêne chargé de glands.
ENGOULANT.
Attribut d'un animal avalant quelque chose.
ENGOULÉ.
Pièce héraldique, d'ordinaire une bande
dont les extrémités aboutissent dans des têtes
de lion ou de dragon, qui paraissent les dé-
vorer. Ces têtes sont dites engoulantes.
ENGRELÉ.
Jk
\-
Attribut des pièces honorables
bordé de petites dents dont les
côtés s'arrondissent un peu.
Ex. : D'argent, au lion de sable,
couronné d'or, orné et lampassé de gueules.
à la bordure engrelée de même.
ENGRELURE.
Se dit du filet ou de la petite bordure engre-
lée qui fait le tour de l'écu.
ENGUICHÉ.
S'applique à l'émail de l'embouchure des
cors, huchets, etc. (synonyme d'embouché).
ENHENDÉ.
Se dit des pièces dont le pied est refendu, et
principalement de la croix dont les branches
sont terminées par des crochets entre lesquels
se trouve un fer de lance.
ENQUERRE (a) ou A enquérir.
Terme qu'on employait pour les armes dites
fausses, c'est-à-dire celles dans lesquelles on
trouve métal sur métal ou couleur sur cou-
leur. On s'imaginait que ces armes étaient
composées expressément clans le but de forcer
le spectateur à s'enquérir de la cause d'une
telle infraction aux règles. Il n'en était rien;
le nombre très considérable des armoiries qui
se trouvent dans ce cas exclut toute supposi-
tion de ce genre; d'ordinaire, ces armes (si
leur composition n'était pas la conséquence
d'une ignorance complète de la science des
armoiries) étaient devenues fausses par l'effet
du temps qui avait terni l'or ou l'argent, et les
peintres propageaient l'erreur.
Les fourrures se mettent indistinctement sur
le métal et la couleur ; il n'y a que fourrure
sur fourrure qui puisse donne sujet à en-
querre.
Le pourpre, comme émail mixte, se met
aussi indifféremment sur tous les émaux.
EN REPOS.
Se dit des animaux couchés qui paraissent
sommeiller.
ENSANGLANTÉ.
Se dit des animaux dont le sang paraît cou-
ler ; des armes et autres pièces qui sont teintes
de sang.
A l'égard du pélican ensanglanté, lorsqu'on
le dit dans sa piété, il n'est pas nécessaire
d'ajouter ensanglanté, car les deux sont syno-
nymes.
— 103
— 104 —
ENTÉ.
Attribut dos pièces qui s'engrè-
nent les unes dans les autres par
des découpures de forme ronde;
l'entaille faite au bas de l'écupar
deux traits concaves, partant du centre pour
gagner les angles de la pointe, se nomme
VEnté en pointe.
Se dit aussi du chevron plein dont les côtés
sont recourbés en dedans ; il ne doit avoir en
hauteur que le tiers au plus de l'écu.
Ex. : Parti de gueules et d'azur, enté d'ar-
gent en pointe.
ENTÉ-NÉBULÉ.
Se dit de pièces découpées des deux côtés
par des entailles formant alternativement une
saillie ronde et une concavité et s'enclavant
dans l'émail du champ qui revêt la même
forme.
Voy. Nébulé.
ENTRAVAILLE.
Se dit des oiseaux ou animaux qui ont quel-
que chose passé clans les pieds qui les tra-
vaille et embarrasse.
ENTRELACÉ.
Anneaux, chevrons, croissants et autres,
passés les uns dans les autres.
ENTRETENUES.
Se dit de clefs dont les anneaux
sont entrelacés, ou d'autres pièces
liées ensemble par des anneaux.
Ex. : D'azur, à deux clés anti-
ques d'or, adossées et entretenues.
EOLE.
Synonyme ^'Aquilon.
EPANOUI.
Se dit des fleurs et particulière-
ment de lafleur de lis, dont le fleu-
ron supérieur est ouvert et qui a dis
boutons entre les fleurons des eûtes.
Ex. : D'argent, à la fleur (te lis épanouie
d'or.
EPEE.
Les épées sont presque sans exception d'ar-
gent, à garde d'or. Leur position ordinaire est
d'être placée en pal, la pointe en haut ; lorsque
le contraire a lieu, c'est-à-dire que l'épée est
renversée, il faut en faire mention. — L'épée
est dite garnie lorque la garde est d'un autre
émail que la lame, ce qui est presque toujours
le cas. hesépées de cavalerie se reconnaissent
à une sorte de corbeille en fer destinée à
amortir les coups de l'ennemi.
ÉPERVIER.
Oiseau de proie dont on se servait pour la
chasse.
On dit de l'épervier : chaperonné, du chape-
ron qu'il a sur la tête ; longé, des liens de ses
jambes ; grilleté, des grillets qui y sont atta-
chés, lorsque ces choses sont d'un autre émail
que celui de l'oiseau. On dit encore perché, de
l'épervier sur un bâton.
ÉPI.
L'épi porte une feuille recourbée de chaque
côté de sa tige.
Lorsque ces feuilles manquent, l'épi est dit
effeuillé.
Épi de blé, d'orge, de millet, etc.
ÉPIEU.
Espèce de pique dont le bout supérieur est
garni d'un fer de lance et pointu. 11 servait à
la chasse du sanglier.
— 105 —
100 —
ÉPLOYÉ.
Se dit des aigles dont les ailes sont éten-
dues.
Les autres oiseaux qui ont les ailes dans
cette position sont dits au vol étendu.
ÉQUERRE.
Cet objet n'est pas rare en armoiries et se
présente en diverses positions, de sort, • qu'il
est nécessaire de décrire la position exacte.
ÉQUIPÉ.
Vaisseau qui a tous ses agrès, voiles, cor-
dages et autres choses nécessaires à l'arme-
ment complet.
3e dit aussi du cavalier armé de toutes
pièces. Mais il est plus correct de dire armé.
ÉQUIPOLLÉ.
]''iy. Points équepollés.
ESCARBOUCLE.
Nom appliquée torl ;'i cette figure
qui, selon toute apparence, a été
dans l'origine une garniture de fer
à plusieurs branches, servant à
r nforcer le bouclier. Plus tard on y a vu la
pierre précieuse dite escarboucle, jaillissant
ses rais. Aujourd'hui on la représente soii> la
forme de huit verges ou bâtons, fleurdelisés à
leur extrémité, mouvants d'un noyau ou
annelet au centre de L'écu.
Ex. : D'argent, à Vescarboucle <C<>r.
ESCARRE.
Trait qui sépare un franc quartier
du champ lorsque ce dernier est du
même émail que le premier ; ou
mieux : bordure qui n'occupe que !e
haut et un des côtés de l'écu.
Ex. : D'argent* à l'escarre de gueules.
ESCULAPE.
Voy. Bâton d'Esculape.
ESSONNIER.
Se dit d'un double trêcheur.
ESSORANT.
Se dit de l'oiseau qui parait prendre soi
essor ; dans cette attitude, ses ailes ouverte
sont abaissées.
ESSORÉ.
Se dit d'un oiseau en plein vol.
Se dit ;iussi de l'émail des toits dont le>
maisons ou châteaux sont couverts.
ESTACADE.
Travail de fortification, composé
de trois pals réunis au moyen d'une
poutre horizontale.
Ex. : D'argent, à festacade de
gueules.
ÉTAGE. I
Se dit des diverses couches de feuillage d'un
arbre. Ainsi l'on trouve en armoiries des
arbres doublement et triplement étages. < '.epen-
dant ce n'est pas un caractère essentiel, et
l'arbre que l'on représente à deux ou trois
étages, peut être représenté ailleurs à un seul
étage.
ÉTAI.
3
Nom du chevron diminué en lar-
geur, ce qui, du reste, devra tou-
jours être le cas. aussitôt qu'il- y a
deux ou plusieurs chevrons dans
l'écu.
Ex. : D'argent, à l'êtai de gueules.
— 107 -
— 108 —
ÉTËTÉ.
Se dit des animaux, oiseaux et poissons
sans tète.
Synonyme de décapité.
ÉTINCELANT.
Se dit des charbons d'où sortent des étin-
celles de feu.
ÉTINCELÉ.
Attribut de l'écu ou de pièces chargés d'é-
tincelles.
ÉTOILE.
En France, en Artois, en Picardie, dans la
Flandre française, en Alsace, en Savoie, en
Piémont, on donne aux étoiles cinq rais ; par-
tout ailleurs elles en ont six.
On n'exprime le nombre des rais que dans
les cas qui font exception.
On trouve des étoiles rayonnantes, c'est-à-
dire dont les pais sont ondoyants : des étoiles
hérissées, qui ont entre leurs rais t\r<, petits
traits. Il fan! qu'un des rais des étoiles se
dresse en haut; si l'on trouve deux rais en
haut, l'étoile est dite renversée, ou versée
lorsqu'elle est à cinq rais, et penchée, lors-
qu'elle est à six rais.
ÉTRIER.
Meuble de l'écu représentant l'appui de fer
servant au cavalier à monter à cheval, et se
tenir ferme dessus.
ÉVIDÉ.
Synonyme de Vidé.
ÉVIRÉ.
Se dit du lion ou d'autres animaux qui n'ont
pas la marque de leur sexe.
F
FAILLI.
Se dit d'un pal par exemple, qui,
partant du bord supérieur, n'atteint
pas le bord opposé et s'en arrête à
" r " — ' peu de distance. Un tel pal serait
failli en pointe. — On se sert aussi de ce
terme par rapport à des lignes de partition qui
n'atteignent pas le bord opposé de l'écu.
Ex. : D'argent, au pal failli de gueules.
FALOT.
Corbeille de fer destiné à contenir des ma-
tières inflammables qu'on allumait afin de
donner des signaux. On en avait avec un
manche pour être portées à la main, et sans
manche pour être attachées aux créneaux
d'une tour.
FANAL.
Se dit d'un falot haussé sur un échafaudage.
FANON.
Synonyme de Manipule.
Meuble qui représente un bracelet
fait à la manière du manipule d'un
prêtre ou d'un diacre. C'était ancien-
nement une manche pendante qu'on
portait près du poignet droit, pour lui servir
d'ornement.
Ex. : D'argent, au fanon d'or.
109 —
— 110 —
_•■_
FASCE.
Pièce honorable, posée horizon-
talement, qui a deux parties de
hauteur des sept de la largeur de
l'écu, quand elle est seule. Il y a
quelquefois deux ou trois fasces dans un écu;
alors elles diminuent en proportion de leur
nombre, des pièces qui les chargent ou qui
les accompagnent, et ont entre elles des espa-
ces égaux à leur hauteur.
Un plus grand nombre de fasces en nombre
pair, prennent le nom de burèles; en nombre
impair elles sont nommés Irangles.
On dit en fasce, en fasces, pour exprimer
que les divisions de l'écu, ou les meubles qui
le chargent, sont dans le sens d'une ou de pin-
sieurs fasces.
Il y a des fasces abaissées, accompagnées,
alésées, bandées, bastillées, bordées, canne-
lées, etc., etc.
La fasce représente l'écharpe que l'on por-
tait autrefois à la guerre, autour du corps en
manière de ceinture.
Ex. : D'azur, à la fasce d'argent.
FASCE.
Couvert de fasces en nombre
pair. Le fascé ordinaire est de six
pièces, ce qu'il n'est pas nécessaire
d'énoncer. S'il y en a plus ou
moins, il faut l'énoncer. Le fascé ne peut avoir
plus de huit pièces; au-dessus de ce nombre
on l'appelle bUrelé. On trouve des fasces dont
chaque fasce est d'un autre émail
Ex. : Fascé de s Le fasces d'or et de sable.
Fascé-contrefascé.
Se dit de l'écu parti, et fascé
d'émaux opposés dans chaque divi-
sion du parti.
Ex. : Fascé-contrefascé d'ar-
gent et d'azur de six pièces.
FASCES NOUÉES.
Fasces qui s'élargissent sur le mi-
lieu. On trouvedes fasces doublement
nouées.
Ex. : D'argent, a une fasce nouée
d'azur.
FAUCON.
Communément il porte un chaperon qui lui
couvre les yeux, des longes et des grillets aux
pattes.
FAUX.
Instrument dont on se sert pour couper les
moissons.
Elle parait dans l'écu en pal, le fer en haut,
la pointe tournée à dextre. Ce fer sans manche
se nomme ranchier.
FER DE CHEVAL.
Fer qu'on met aux pieds des chevaux pour
leur conserver et garantir la corne.
Il parait dans l'écu la pince en bas. Chaque
fera six clous; on ledit cloué lorsque ces clous
sont d'un autre émail que le champ de l'écu.
FER DE FLÈCHE.
Il parait en pal, la pointe vers le chef.
FER DE JAVELOT.
Se représente en pal, la pointe en haut.
FER DE LANCE.
Se dit du fer d'une lance, dont l'ancien che-
valier se servait tant à la guerre qu'aux tour-
nois. Le fer de lance paraît en pal, la pointe
en haut. La forme commune et usitée est celle
d'un fer aigu.
FER DE MOULIN.
Voy. Amllk.
111 —
112
FERMAIL.
Boucle de ceinture de diverses
espèces : ronds, ovales, carrés ou
en forme de losange.
11 esl posé ordinairement en fasce,
la pointe de raidillon à dextre ; s'il se trouve
perpendiculairement, on ledit en pal.
On nomme fermail antique celui qui est en
losange.
Ex. : D'azur, à trois fermails d'or, posés
2etl.
FEUILLE.
Se dit des plantes dont les feuilles sont d'un
émail particulier, et des fleurs et des fruits
qui ont des feuilles contre l'ordinaire.
FEUILLES DE SCIE.
Se dit des bandes, barres, fasces ou pal den-
telés d'un seul côté.
FICHÉ.
Se dit de meubles tels que croix,
pals, etc., dont le pied est aiguisé,
et principalement de petites croix
dont le pied est effilé.
Ex. : De sabir, à deux croix de calvaire
tréflées et fichées d'argent, accompagnées en
pointe (l'une coquille du même.
FIER.
Lion ou autre animal dont le poil est hérissé.
FIERTÉ.
Se dit des baleines qui montrent leurs dents
d'un émail particulier.
FIGURÉ.
Se dit des lunes, des croissants et besants
qui représentent un visage humain.
FIL.
Traverse du lambel.
Voy. ce mot.
FILET.
__
Nom qui s'applique aux bandes,
barres, ou croix réduites à leur moin-
dre épaisseur (le tiers delà cotice).
Alors on dit filet en bande, filet en
croix, etc.
Ex. : Ecartelé: aux l et 1, d'argent; aux
2 et 3, d'azur; et un filet tic gueules en croix
brochant sur les écartelures.
FILIÈRE.
Diminutif de la bordure dont elle n'a que le
quart ou un tiers des sept parties de la lar-
geur de l'écu.
On la distingue de l'orle en ce que cette der-
nière est plus large et détachée de l'écu par un
vide égal à sa largeur, et que la filière touche
le bord de l'écu, ou la bordure lorsqu'il y en a
une.
FLAMBANT.
Se dit d'un pal, d'un sautoir, d'un tronc
d'arbre qui. en quelqu'une de ses parties,
imite une flamme montante en haut; à la dif-
férence des flammes ou traits des comètes qui
descendent en bas.
On dit contre-flambant, si les pièces sont
opposées.
FLAMBEAU.
Meuble qui représente la torche
dont on se servait dans les céré-
monies nocturnes.
On appelle flambeau allume
celui dont la flamme est d'émail différent.
Ex.: D'azur, à trois flambeaux d'argent
allumés <ie ijueules; au chef cousu de gueu-
les, chargé de trois étoiles d'or.
113 —
114 -
FLAMBOYANT.
Se dit d'un pal, d'un sautoir, etc., lorsque
non seulement ces pièces paraissent embra-
sées, mais quand elles se terminent par une
flamme.
Se dit aussi du sanglier dont il sort des
flammes des yeux.
FLAMME.
La flamme se représente la par-
tie inférieure arrondie, la partie
supérieure terminée en troispointes
ondoyantes.
Ex. : D'azur, à la flamme d'argent, ac
compagnée de trois molettes d'éperon de
même, 2 en chef et 1 en pointe
FLANCHIS.
r-r- — -
Petits sautoirs alésés. {Voy.ce
JHOt. I
Ex. : D'azur, à /rois cloches
d'argent, 2 ci i. surmontées de
trois fianchis tin même.
FLANCS.
Se dit des côtés dextre et senestrede l'écu.
FLANQUÉ.
1
Meuble qui a d'autres figuri
ses côtés.
Il y a des écus flanqués en demi-
rond, d'autres en demi-losange.
Cette dernière est l'écartelé en sautoir.
Il se dit encore des châteaux qui ont des
tours.
Ex. : D'argent, flanqué de gueules.
FLÈCHE.
Meuble qui représente une verge de bois
armée d'un fer pointu en dard, avec deux ai-
lerons ou rang de plumes, un de chaque côté,
au bout opposé au fer.
On dit d'une flèche, qu'elle est empennée,
futée, etc., lorsque les plumes ou le bois sont
d'un autre émail que le fer ; t : uionssce, lors-
que le fer n'a pas de pointe et parait coupé ;
encochêe, lorsque la flèche est sur l'arc qui
sert à la tirer: tombante, lorsqu'elle paraît la
pointe en bas; lorsqu'il y en a trois, dont
deux sont en sautoir, qu'elles sont nouées au
milieu, on les dit emj>oi ! / l n : ,-s.
FLEUR.
Les fleurs sont dites /i>)< : cs. feulllées ou au
naturel.
FLEUR DE LIS.
Les fleurs de lis sont représentées de di-
verses manières, en conservant toujours leurs
caractères principaux : une feuille érigéej
accostée de deux feuilles recourbées, le tout
réuni par une bandelette horizontale, qui
laisse visibles les pieds des trois feuilles.
Dans les fleurs de lis au pied coupé ou au
pied nourri ces pieds manquent auxdites
feuilles. — Pour la Heur de lis épanouie
ivoy. Épanouie), la fleur de lis est dite peur
de lis héraldique lorsqu'il est nécessaire de la
distinguer du lis naturel ou lis de jardin.
FLEURDELISÉ.
S dit d'une pièce des extrémités de la-
quelle sort une fleur de lis.
On dit contre-fleurdelisé quand la pièce a
des fleurs de lis de deux côtés et opposées.
FLEUR DE NÉFLIER.
Fleur en forme d'étoile, à cinq feuilles on-
doyantes.
FLEURÉ.
Se dit de toutes pièces dont les bords sont
en façon de fleurs ou de trèfles.
On doit indiquer de combien de fleurons la
pièce est bordée d'un côté ou des deux.
i
115 —
— 116 —
On dit contre-fleuré si les fleurs sonl oppo-
sées ou si les fleurons alternent.
FLEURI.
Se dit des plantes chargées de Heurs.
FLEURONNÉ et FLORENCE.
Se dit des croix dont les extrémités se ter-
minent en forme de fleurs de lis et des t'asces
et t pécheurs ornés à l'entour de fleurs de lis
alternativement debout et renversées.
FLOTTANT.
Se dit des navires posés sur les ondes; du
nid de l'alcyon construit sur l'eau.
11 n'est nécessaire d'indiquer l'attribut que
lorsque le nid flotte sur une mer d'un autre
émail.
Se dit aussi des oiseaux aquatiques qui
semblent posés sur l'eau.
FLOTTÉ.
Se dit d'une pièce ondée en forme
de flots.
Ex. : De gueules, à la fasce flot-
tée d'argent.
FOI.
Se dit de deux mains qui se joi-
gnent. Marque de réconciliation,
d'alliance et de fidélité.
Leur position ordinaire est en
fasce; on l'exprime clans tout autre cas.
On dit de la foi qu'elle est parée lorsque les
poignets sont couverts de quelque étoffe d'é-
mail différent.
Ex. : De gueules, a la foi. et argent.
FORCENÉ.
Se dit du cheval effaré.
FORCES.
Ciseaux, dont se servent les ton-
deurs de drap et les tondeurs de
moutons. Pour ces derniers, les for-
ces ont des bouts carrés, taudis que
pour les premiers ils ont des pointes.
Ce sont presque exclusivemenl les forces
aux bouts carrés qu'on voit dans les armoi-
ries.
Elles paraissent en pal, les pointes en
haut.
Ex. : D'argent, aux forces de suhie.
FOUDRE.
En terme de blason on dit le fou-
dre. Il est représenté en faisceau de
flammes montantes et descendantes,
avec quatre dards en sautoir dont
les branches à sinuosités angulaires imitent
les bandes vivrées.
Ex. : D'argent, au foudre de gueules.
FOUINE.
Cet animal est représenté passant.
FOURCHE.
Se dit de la queue du lion et autres animaux
qui est double, ou fendue en deux bouts, ce
qui n'est pas essentiel et n'est autre chose
qu'une manière d'ornementation des anciens
peintres héraldiques. Les lions à une seule
queue ou à la queue fourchée ont la même va-
leur, et peuvent être représentés indifférem-
ment de l'une ou de l'autre manière.
Se dit aussi de la croix dont les extrémités
sont terminées en fourche; si c'est seulement
la branche inférieure qui est ainsi faite, c'est
une croix au pied fourché.
FOURCHETÉ.
Attribut de la croix lorsque ses branches
sont terminées en forme de fourchette.
117 —
118 —
^<
FOURRURES.
Voy. Émaux.
FRANC-CANTON.
Pièce qui occupe un espace carré à dextre
en chef; sa position est en largeur, de trois
parties des sept de l*éeu. et en hauteur, trois
parties et demie.
Quelques auteurs le nomment aussi franc-
quartier.
Le franc-canton est plus grand que le can-
ton : lorsqu'il y a dans l'écu en chef deux
meubles qui ne sont pas de longueur, le can-
ton ne cache qu'une partie de celui qui esta
dextre, le franc-canton le cache tout à fait.
Le franc-canton est une marque d'ancienne
noblesse et de franchise ; quelquefois c'esl
aussi une concession honorable dusouverain.
Presque sans exception le franc-canton esl
chargé d'une ou plusieurs figures.
Ex. (lig. 1 1 : D'az >'i\" deux clefs
d'argent versées elposées en sau-
toir accompagnées en chef d'un
croissant versé en /Unir et en
pointe de trois étoiles, le tout
d'argent; au franc-quartier des barons mili-
taires (de gueules à l'épée haute, en pal
i l'urgent).
Ex. (fig. 2) : De sable, à la cou-
ronne d'or accompagnée, à dextre
en chef d'un Y. et un fer de lance
d'argent enpointe t àsenestre d'un
chien dresse: au chef d'argent
charge du franc-canton descomtes sénateurs.
FRANC-QUARTIER.
T 'o)i. Franc-Canton.
FRANCE.
Voy. Chef de France et Semé de France.
FRANGÉ.
Se dit de certaines pièces qui ont des fran-
ges d'émail différent.
^
(Fig.l)
31
(Fig. 2)
FRETTÉ.
Le fretté se compose de trois
bandes et de trois barres passantes
les unes au-dessus et au-dessous
des autres en forme de treillage,
de manière à laisser des espaces vides qu'on
a ; pelle claires-voies.
Ex. : De gueules, fretté d'or.
FRETTES.
Meubles d'armoiries, formés de quatre pe-
tites cotices alésées et entrelacées, deux en
bande et deux en barre.
Lorsque le fretté a plus ou moins de six
pièces, on doit en exprimer le nombre en bla-
s muant. On observe toutefois qu'il ne peut y
en avoir moins de quatre, ni plus de huit; s'il
y avait dix cotices, on se servirait du terme
treillissi .
Le fretté est quelquefois chargé de clous,
un en chaque intersection ; en ce cas, on le dit
cloué.
FRUITÉ.
Arbre chargé de ses fruits d'un autre émail
que le feuillage.
FURIEUX.
s,' dit du taureau et de la licorne dressés
sur leurs pieds de derrière. On peut aussi
bien dire rampant.
FUSÉE.
Losange allongé et effilé ; elle a
deux parties de large sur quatre de
hauteur sur les sept de la largeur de
l'écu.
Plusieurs fusées sont accolées en fasec, en
bande ou d'autres manières.
Ex : D'argent, à trois fusées de gueules
rangées en fasce.
11!) —
rjn
FUSELÉ.
Se dit lorsque l'écu ou une pièce
est entièrement couvert de fusées
entre lesquelles il ne reste pas
d'espace.
D'ordinaire, la direction du fuselé est verti-
cale, mais il y a des fuselés en bande et en
barre.
Ex. : Fuselé d'argent et de gueules.
FUSIL.
Voy. Toison.
FUTÉ.
Se dit du bois d'une lance, du tronc d'un
arbre quand il est d'émail différent.
G
GAI.
Indique que le cheval est sans harnais, sans
bride, c'est-à-dire complètement nu.
GALERE.
Navire antique, les voiles sont toujours
ferlées.
GAMBISSON.
Se dit d'un pourpoint long en étoffe.
GARNI.
Se dit de l'émail de la garde d'une épée ou
d'uie arme similaire différent de la lame, ou
des filets d'or ou d'argent qui bordent une
armure.
GEMELLES.
Voy. Jumelles.
GÉNÉALOGIE,
Dénombrement d'aïeux
GENETTE-
Se dit d'une sorte de chat plus petit que la
civette.
GERBE.
S'entend d'une quantité de cho-
ses de longueur liées ensemble;
quand le lien est différent on le
spécifie.
Ex. : Parti : aie 1, d'azur, à la mon-
tagne d"or fendue en pointe ; au 2, d'azur,
à la gerbe d'or, accompagnée en chef de
trois étoiles du même.
GIRON.
Meuble en forme de triangle iso-
cèle, c'est-à-dire dont les deux longs
côtés sont égaux.
Le giron a deux parties de base et
quatre parties de longueur, des huit de la hau-
teur de l'écu, ce qui le distingue de la pointe
et de la pile, qui sont plus longues.
Lorsqu'il y a quatre girons dans l'écu, ils
sont mouvants des angles, ce qui les distingue
du gironné.
Sert quelquefois de meuble principal dans
un écu. Dans ce cas le giron meut d'ordinaire
de la partie supérieure du liane dextre.
Ex. : D'argent, au giron d'azur.
— 121 -
— 122 --
■ ■
S.
GIRONNÉ.
Se dit de l'écu divisé en 6, 8, 10
ou 12, et même 16 espaces triangu-
laires, égaux entre eux, de deux
émaux alternés.
On n'exprime le nombre des pièces que lors-
qu'il s'en trouve plus ou moins de 8. C'est le
résultat des 4 partitions principales, c'est-à-
dire du parti, du coupé, du tranchéet du taillé
qui produisent 8 triangles dont les sommets
se rencontrent au cœur de l'écu.
Des meubles, tels que fasces, sautoirs, etc.,
peuvent être gironnés.
Gironné à l'antique : se dit lorsque les
4 lignes de partition sortent deux et deux de
chacun des quatre bords de l'écu, au lieu de
sortir des angles et du milieu des bords.
Le mal gironné est le résultat de moins de
4 lignes; mais comme cette partition est irré-
gulière, il est nécessaire de donner la dénomi-
nation des lignes employées.
Les girons sont dits gîronnants lorsqu'ils
sont courbés en volute.
Ex. : Gironné d'argent et de gueules de
8 pièces.
GIROUETTE.
Se dit d'un château ou d'une tour qui porte
une ou plusieurs girouettes.
GISANT.
Se dit du cerf représenté couché.
GLAND.
Meuble qui représente un gland de chêne;
il parait dans l'écu avec son gobelet ou sa ca-
lotte, et un petit bout de la tige dirigé vers le
haut de l'écu.
Quand elle tend vers le bas, on le dit versé.
On dit du gland tige et feuille, lorsque la
tige est un peu allongée et garnie de feuilles.
GLOBE.
Meuble qui représente le corps
sphérique du monde; il paraît
dans l'écu avec un cintre qui l'en-
vironne en manière de fasce; du
milieu de ce cintre s'élève une autre portion
cintrée jusqu'à la superficie sphérique; elle
est terminée par une croisette.
On dit cintre du cintre, croisé de la croi-
sette, lorsqu'ils sont d'un autre émail que le
globe.
Ex. : D'azur, ai' globe d'argent.
GONFANON. Anciennement Gonfa-
lon.
6 Ô 6
O O
Bannière à trois pendants ou fa-
nons arrondis en demi-cercles.
J Communément la trabe horizon-
" y ™ taie, à laquelle le gonfanon est
attaché, est munie de trois annelets.
Ex. : if argent, au gonfanon de gueules,
surmonté de six annelets du même rangés 3
et 3.
GORGÉ.
Se dit des oiseaux pour désigner l'émail du
cou.
On le trouve employé comme synonyme de
colleté.
GOUSSET.
gueules.
Meuble de l'écu qui diffère du
pairie en ce qu'il est plein dans sa
partie supérieure.
Ex. : D'argent, au gousset de
GOUTTE.
Se dit d'un écu ou d'une pièce chargés de
gouttes.
123 -
— 124
I
GOUTTES.
Elles ont la forme des larmes, mais sans
queue ondoyante.
GRÊLÉ.
Se dit des couronnes dont les perles reposent
immédiatement sur le cercle d'or sans être
haussées sur des pointes.
GRÈLIER.
Grand cor de chasse sans attache et qui fait
un tour sur lui-même.
GRELOT ou GRILLET.
Figure de l'écu représentant une
sonnette ronde avec un annelet en
haut que l'on met au cou des ani-
maux et aux pattes des oiseaux de
fauconnerie.
Elles servent séparément de meubles d'ar-
moiries.
Ex. : If argent, au grelot de sable.
GRENADES ou Pommes de Grenade
En armoiries, ce fruit, qui se distingue par
une fente perpendiculaire, est dit ouvert de
tel émail, lorsque cette ouverture diffère de
l'émail du fruit lui-même. La grenade est re-
présentée avec une espèce de couronne à
pointes, la tige en bas avec deux feuilles.
Grenades de guerre.
I
'. f ites bombes sans anse. D'ordi-
naire elles sont allumées et fumantes.
Ex. : D'argent, à la grenade de
guerre de sable.
GRIFFON.
ÏS^/'V-aS*
Cet être chimérique est composé
de la moitié supérieure d'un aigle
et de la moitié inférieure d'un
lion. Presque toujours il porte la
queue passée entre ses jambes, ce qui, cepen-
dant, n'est pas de rigueur et dépend de la
volonté du dessinateur.
11 parait toujours de profil et rampant, ce
qui ne s'exprime point, parce que c'est sa po-
sition ordinaire.
Ex. : D'azur, au griffon d'or, tenant trois
fleurs en su senestre, un glaire en sadéœtre,
armé, couronné et lampassé d'or, et foulant
aux pieds une couronne.
GRILLÉ.
Terme pour indiquer l'émail des barreaux
de la visière d'un casque.
GRILLES.
Barreaux de la visière du casque.
GRILLET.
Synonyme de grelot.
GRILLETÉ.
Se dit des oiseaux de chasse, épervier, fau-
con, etc., lorsqu'ils ont au col des grelots ou
grillets.
GRILLON.
Cet animal est toujours représenté de profil
et passant.
GRIMPANT.
Terme dont on se sert souvent au lieu de
rampant, lorsqu'il s'agit du cerf ou d'un autre
animal gravissant un lieu escarpé.
GRINGOLÉ.
Terminé en tête de serpent, pour
les croix, etc.
On l'emploie également lorsque la
queue d'un animal chimérique se
— 125
— 126 —
l
ermine en plusieurs têtes de serpent ; dans
ce cas, il faut exprimer le nombre de serpents
dont une telle queue est gringolée.
Ex. : D'argent, à la croix gringolée de
gueules.
GRUE.
Oiseau que l'on représente tout
jours avec une pierre, dite vigilan < .
qu'il tient de la patte dextre lèvre.
Ex. : D'argent, à la grue au na-
turel.
GUEULES.
Couleur rouge représentée en gravure pai
des traits verticaux.
Voy. Km aux.
GUIDON.
Petit drapeau attaché à une lance, long et
fendu, ayant deux pointes ondoyantes.
GUIVRE.
Lorsque le serpent ou lusse sem-
ble dévorer un enfant dont on voit
les bras et la tète sortir de la gueule
de ranimai, il prend le nom de gui"
vre. On la dit haussante de pour marquer
l'émail de l'enfant.
Elle est représentée rampante lorsqu'elle
est de fasce, et en pal lorsqu'elle est droite.
Ex. : D'argent, à une colonne d'or, entor-
tillée d'une guivre d'azur haussante <ie si-
nople.
GUIVRÉ.
Se dit <lc la croix dont la tête se termine en
tête de serpent dévorant un enfant. Synonyme
de gringolé.
GUMÈNE.
^e di du câble île l'ancre.
GUSE.
Se dit d'un tourteau de gueules.
H
HABILLÉ.
Se dit : 1° d'un vaisseau dont les voiles dif-
fèrent de la coque ;
2<> Des figures humaines, pour indiquer l'é-
mail des habits dont elles sont revêtues.
HACHEMENTS.
Voy. Lambrequins.
HACHES.
Elles sont représentées sous la
forme commune.
Les haches d'armes ont une pointe
de fer opposée au fer de la hache.
w
Ex. : D'argent, à la hache d'or mes d'or.
HACHURES.
Traits de convention pour représenter en
gravure les couleurs et les métaux du blason.
Voy. Émaux.
HALISSANT.
Se dit de la guivre dévorant un enfant.
HALLEBARDE.
Sorte d'arme garnie en haut d'un fer long.
\
I
- 127 -
L28 —
large et pointu, et qui est traversé d'un autre
fer en forme de croissant.
On dit futée de la hallebarde lorsque" le
manche est d'émail différent.
HAMAÏDE-
Fasce alésée représentant une pièce
de bois ou poutre dont les extrémités
sont quelque peu arrondies ou tail-
lées en biseau, de manière que le
bas est plus large que le haut et forme un tra-
pèze régulier.
Ex. : D'argent, à la Hamaïde de gueules.
HANAP.
Espèce de coupe à couvercle.
Ex. : D'azur, à trois hanaps
- d'or posés 2 et 1
HARDI.
Se dit du coq qui lève une patte.
HARPIE.
Buste de femme sans bras, posé
de front, avec les ailes, le corps,
les pattes et la queue d'un aigle
héraldique.
Ex. : D'argent, à la harpie de gueules.
HAUBERT.
jror
1 d'azui
Se dit d'une cuirasse ancienne .
Ex. : Êcartelé : aux 1 et 4,
à 2 épées d'argent en
sautoir, la pointe en haut, accom-
pagnées en chef et en pointe de deux gerbes
d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au haubert d'or.
HAUSSÉ.
Se dit d'un chevron, d'une fasce
ou autre pièce, quand ils sont plus
élevés que leur situation ordinaire.
Se dit aussi de la croix dont la bran-
che du bas est plus longue que les autres.
Cette croix est alésée et ne touche par aucune
de ses branches les bords de l'écu,
Ex. : D'argent, au chevron hausse de
gueules.
HAUTE.
Se dit de l'épée posée droite dans l'écu,
c'est-à-dire la pointe vers le chef; se dit aussi
de la croix qui a le croisillon placé très haut.
HEAUME.
Ornement de tète d'un homme d'armes pour
parer les coups qui lui peuvent être portés sur
la tête. Ce mot est synonyme de Casque.
HERISSE.
Voy. Étoile.
HÉRISSONNÉ.
Se dit du hérisson dont les dards sont dres-
sés et du chat qui a le dos élevé et le poil hé-
rissé.
HERMINE.
Fourrure qui consiste en un champ d'argent
semé de mouchetures de sable sans nombre.
Ces mouchetures, en nombre déterminé,
trois ou plus, quelquefois une seule, paraissent
comme meubles dans les armoiries.
Hermine. — Couvert d'hermine.
Contre-herminé. — Se dit de l'écu ou de la
pièce couverte de contre-hermine.
Voy. Émaux.
HÉRON.
Oiseau sauvage et aquatique, ayant le cou
long, un grand bec, et les jambes hautes.
Il paraît arrêté dans l'écu.
— 129
— 130 —
HERSE.
Barrière qui sert à fermer les
portes des villes ou châteaux forts.
Elles sont ou triangulaires ou
carrées; dans ce dernier cas, elles
sont souvent arrondies par le bas.
Ex. : D'argent, à la herse de gueules.
Herse sarasine.
Elle représente une porte faite en treillis,
suspendue à des chaînes, que l'on laissait
tomber par deux coulisses. D'ordinaire elle
est composée de 5 ou 6 pals aiguisés parle
bas et de plusieurs traverses posées horizon-
talement, jointes par des clous aux intersec-
tions avec un anneau au milieu de la traverse
supérieure.
HERSÉ.
Indique l'émail de la herse d'uD château ou
d'une tour. — Se dit ausssi des tours et châ-
teaux dont la herse est fermée. C'est le syno-
nyme de coulissé.
HEURTE.
Se dit d'un tourteau d'azur.
HIE.
Instrument à planter des pieux ou
à paver les chemins. 11 a la forme
d'une fusée allongée, arrondie sur
les flancs, garnie de deux anneaux
l'un en haut et l'autre en bas.
Ex. : D'argent, à la Tiie de gueules.
HIRONDELLE.
L'hirondelle est presque toujours représen-
tée de sable et volante.
HOMME D'ARMES.
Soldat des armées des quinzième et sei-
zième siècles, cuirassé en partie et coiffé
d'un morion.
HORIZONTÉ.
Se dit du soleil et de la lune lorsqu'ils sont
placés à l'un des angles de l'écu.
HOUSSE.
Se dit d'un cheval couvert de sa housse.
HOUSSEAUX, HOUSSETTES
ou HOUSSILLES.
Espèce de chaussures en usage
chez les gens de guerre.
Ex.: De gueules, aux housseaux
d'or.
HUCHET.
Petit cor de chasse représenté
s;ins attache; il est dit embouché,
enguiché quand l'embouchure est
d'un émail différent ; Wrolé, si ce
sont les viroles.
Ex. : Écartelé : aux 1 et /, d'argent, à
//•ois huchets de sable ranges en pal {ou
l'un il mis Vautre); aux 2 et 3, d'azur, à
six Mllettes d'argent j>eirces enrond rangées
3, 2 et 1.
HUPPE.
Oiseau que l'on connaît à la touffe de plumes
qu'il porte sur sa tête.
HURE.
Tète du sanglier ou du dauphin.
HYDRE.
Dragon à sept têtes, la plus basse
pendante à un seul filament.
La queue se termine en dard.
Parait ordinairement de profil.
Son émail particulier est le sinople.
Ex. : D'argent, à l'hydre de sinople.
131
— 132 —
I
IMMORTALITE.
Nom du bûcher sur lequel le phénix se
laisse consumer par les flammes.
Voy. Phénix.
ISALGUE,
Fleur en forme de cinq trèfles à
queues allongées.
Ex. : D'argent, à l'isalguede si-
mple.
ISOLE.
Se dit des objets tels que pi-
gnons, terrasses, montagnes, etc.,
qui ayant leur place ordinaire à la
pointe de l'écu, sont haussés dans
lechamp et ne touchenl plus à la base de l'écu-,
Ex.: D'argent, à la terrasse isolée desi-
nople.
ISSANT.
I
Se dit des animaux dont on ne
voit que le haut du corps et qui
semblent sortir d'une des pièces de
l'écu, ou de ceux qui paraissent
sortir de leur retraite ou d'un édifice, et qu'on
voit à demi.
Lorsque les animaux sont adossés, ils sont
dits : contre-issants.
Ex. : Coupé d'or et d'azur, au J Pr chargé
d'un lion issant de gueules, armé, lampassé
et couronné de même.
J
JARS.
Mâle de l'oie, qui paraît dans l'écu de profil
et passant. On dit du jars, hecqué de son bec,
membre de ses pattes, lorsqu'ils sont d'un
autre émail que le corps de cet animal.
JAVELOT.
Arme de trait, espèce de dard dont on se
servait autrefois dans les batailles; futé, em-
penné se disent d'un javelot dont le manche et
les plumes qui servent à le diriger sont d'un
autre émail que le fer.
JUMELLES.
Fasce formée de deux burèles. La jumelle
occupe dans l'écu un espace égal à la fasce ;
cet espace se divise en trois par-
ties égales horizontalement; la
partie du milieu est le vide entre
, ~" v— les deux pièces qui forment la ju-
melle. Deux ou trois jumelles dans l'écu sont
placées à égales distances que le même nom-
bre de fasces. Les jumelles se posent non
seulement en fasce, mais aussi en bandes, en
barres et en sautoir; quand elles sont autre-
ment qu'en fasce, on en exprime la position
en blasonnant.
Ex. : D'argent, à deux jumelles d' a :■ ur .
JUMELLE.
Fait de deux jumelles.
- 133 ~
— 134 -
L
LACS D'AMOUR.
Gordon ployé en forme circulaire,
les bouts traversant la circonférence
à dextre et à senestre.
Cependant, on trouve des lacs d'a-
mour de forme différente, de sorte qu'il est utile
de décrire la direction ou les contours.
Ex. : D'argent, airj <> tacs d'amour d'or.
LAMBEL.
Pièce de longueur, consistant en
une traverse horizontale, appelée
fil, à laquelle sont suspendues des
pièces triangulaires nommées pen-
dants. On n'exprime le nombre de ces pendants
que lorsqu'il y en a plus ou moins de trois.
Il se pose horizontalement en chef, à une
partie de distance du bord de l'écu, qui est le
huitième de toute sa hauteur. Le lambel a
trois parties de longueur, trois quarts de par-
tie de hauteur, dont un quart pour la tringle,
une demi-partie pour les pendants.
Lorsque le lambel n'est pas à sa place ordi-
naire, on doit l'exprimer.
Le lambel servait de brisure aux fils aînés
du vivant de leur père, usage qui ne s'est
maintenu que dans quelques maisons souve-
raines; dans ce cas il se place toujours en chef.
Mais on trouve quelques cas où le lambel,
soit seul, soit en nombre, est employé comme
meuble, et alors il faut indiquer sa position
précise dans l'écu; un seul lambel dans ce cas,
est posé au milieu de l'écu, comme toute
autre pièce.
Ex. : D'hermine, au lambel de sable.
LAMBREQUINS.
Pièces d'étoffe découpées qui ornent le
casque à dextre et à senestre. A diverses
époques les lambrequins avaient des formes
ditlèrentes.
En peinture, on donne généralement la cou-
leur principale de l'écu à leur côté extérieur ;
le côté intérieur est revêtu du principal métal
qui se trouve dans les armes. Ceci est affaire
purement de goût. — Autrefois on parsemait
les lambrequins de ligures semblables à celles
qui se trouvaient dans l'écu.
LAMPASSÉ.
Animal qui laisse voir sa langue d'un émail
particulier.
LAMPE.
Meuble en forme de vase allongé
avec un bec et une anse. — C'est la
forme la plus usitée.
On dit allumée, d'une lampe dont
la lumière est d'émail différent.
Ex. : D'argent, à la lampe d'or.
LANCE DE TOURNOI.
C'est la lance dont les chevaliers se servaient
aux tournois. Vers la poignée, elle est munie
d'une plaque, dite arrêt de lance, dont le but
était de protéger la main du combattant contre
les coups de son adversaire.
Le fût ou bois de lance est fort gros et fa-
çonné vers la poignée, ce qui le distingue du
fut de la pique, qui est tout uni.
On dit fûtée d'une lance, lorsque le manche
est d'un émail différent; émoussée lorsque le
fer paraît coupé vers lapointe ; brisée, lorsque
le fût est brisé en deux.
— 135
136 -
LANGUE.
Se dit de la langue des oiseaux et animaux
domestiques, l'aigle excepté, qui est d'un émail
particulier.
LAPIN.
Le lapin ou connil est toujours représenté
accroupi.
LARMES.
Gouttes dont la partie supérieure est efiilée
et ondoyante. Elles sont toujours représentées
d'argent.
LÉOPARD, LÉOPARDÉ.
Nom héraldique du lion passant
qui a la tête posée de front montrant
les deux yeux et les deux oreilles.
Il a ordinairement la queue couchée
sur le corps et reployée en dehors.
Ex. : D'argent, au léopard d'or.
YOIJ. TÈTES DE LÉOPARDS.
Léopard lionne.
Nom héraldique d'un lion rampant qui a la
tête posée de front.
LEVE.
Se dit: 1° de l'ours représenté droit sur ses
pieds de derrière ; 2° des ailes d'oiseau qui a
le vol ouvert, le bout des ailes dirigé vers le
chef de l'écu.
LÉVRIER.
Chien de chasse qui paraît courant dans
Técu, ayant un collier au col. Lorsque le lévrier
est passant ou rampant, on doit l'exprimer en
décrivant les armes. Lorsqu'il y a plusieurs
lévriers dans l'écu, leur position est comme
celle de la plupart des animaux et meubles;
deux sont l'un sur l'autre; trois sont deux en
chef et un en pointe; on doit exprimer leur
position lorsqu'elle est différente.
On dit du lévrier colleté de son collier
quand il est d'émail différent; bardé et bouclé
quand ses bords et son anneau sont d'un antre
émail. 11 est aussi lampassé, allumé et armé
d'un autre émail.
LEVRON.
Jeune lévrier que l'on distingue dans l'écu,
parce qu'il n'a point de collier au cou ; il a les
mêmes attributs que le lévrier.
LEZARD.
Reptile à quatre pieds et à une longue queue,
qui paraît montant, c'est-à-dire la tête vers le
haut de l'écu ; s'il est placé d'une autre ma-
nière, on doit le spécifier.
LICORNE.
Animal qui paraît dans l'écu de
profil et passant, quelquefois sail-
lant.
La licorne imite par sa figure le
cheval, à l'exception d'une corne droite qu'elle
a sur la tête, d'une petite barbe sous le men-
ton, et de ses pieds qui sont fourchus.
La licorne est dite accornée de sa corne,
animée de ses yeux ; onglée de l'ongle de ses
pieds, lorsqu'ils sont d'un émail différent.
La licorne saillante est celle qui paraît dans
l'attitude ordinaire du lion; en défense lors-
qu'elle paraît la tête baissée ; accroupie lors-
qu'elle est assise, les deux pieds de devant tou-
chant la terre; acculée lorsque dans cette po-
sition les deux pieds de devant sont levés.
Ex, : D'argent, à la licorne de gueules.
— 137 -
— 138
LIÉ.
Se dit de pièces attachées par un lien ; des
cors quand ils ont leurs cordes ; des oiseaux
de leurre ou du poing lorsqu'ils ont leur longe.
Pour ces derniers, c'est le synonyme de longé.
Il faut toujours indiquer l'émail du lien.
LIÈVRE.
Animal représenté de profil et courant.
11 est quelquefois arrêté, et parait assis sur
ses pattes; alors on le dit en forme.
LIMAÇON.
Le limaçon est représenté la tète hors de sa
coquille et montrant ses cornes.
LION.
~^~ Animal qui parait rampant el de
yÊ T ) profil, ne montrant qu'un œil et une
JP\ oreille; sa langue sort de sa gueule,
" v " est recourbée et arrondie à l'extré-
mité ; sa queue levée droite un peu en onde, a
le bout touffu et retourné vers le dos.
Le lion est souvent seul, il peut y en avoir
deux dans l'écu ; s'il yen a davantage, ils sont
nommés lionceaux.
On ne doit jamais nommer rampant le lion
qui paraît levé sur les pattes de derrière; ce
serait faire un pléonasme inutile, puisque c'est
son attitude ordinaire et qu'on n'exprime la
position que lorsqu'elle est différente.
On dit du lion :
Léopardé, quand il semble marcher; alors
la queue, tournée sur son dos. a le bout re-
tourné en dehors, comme celle du léopard.
Couronné, lorsqu'il a une couronne sur la
tête : elle est ordinairement à pointes.
Lam.passé t de sa langue qui est d'un autre
émail.
Armé, de ses griffes qui sont d'un autre
émail.
Morné, quand il n'a ni dents ni langue.
Diffamé, quand il n'a point de queue.
Dragonne, quand la partie inférieure de son
corps se termine en queue de dragon.
Mariné, lorsque cette même partie se ter-
mine en queue de poisson.
Naissant, quand il ne paraîl qu'à moitié sur
le champ de l'écu, sa partie intérieure étant
supprimée ou quand il meut d'une fasce ou de
la base de l'écu.
Issant, lorsqu'il paraîl sur un chef, une
fasce, ou mouvant de la pointe ou d'un des
lianes de l'écu, ne montrant que la lète. Le cou,
le bout de ses pattes de devanl et l'extrémité
de sa queue.
Accroupi, lorsqu'il paraît assis sur le der-
rière.
Ex. : D'argent, au lion de subie.
LIS DE JARDIN.
Plante de lis au naturel.
Ex. : De gueules, à trois Us de
jardin au naturel posés 2 eti.
LISERÉ.
Se dit de l'émail des bords d'un casque ou
d'une armure.
LLiTEL oi LISTON.
Petite bande sur laquelle un place la devise.
LONGÉ..
Se dit des liens qu'on met aux
pattes de l'oiseau de fauconnerie.
Synonyme de lié.
Ex. : D'argent, au faucon longé
Oc gueules.
LORÉ.
s'applique à l'émail des nageoires des pois-
sons.
— 139 —
— r.ii
LOSANGE.
Pièce carrée, un peu allongée.
LOSANGE.
— ^à
Se dit d'un écu ou d'une pièce
entièrement couverte de losanges
entre lesquels il ne reste point d'es-
pace. D'ordinaire la direction des
losanges est verticale, mais il y a des losanges
en bande et en barre.
Ex. : Losange 6' argent et de gueules.
LORRAINE.
Voy. Croix de Lorraine.
LOUP.
Animal sauvage, qui paraît dans l'écu pas-
sant, quelquefois courant ; quand il est levé
on dit ravissant. Il a toujours la queue pen-
dante, ce qui le distingue du renard, qui l'a
levée perpendiculairement. Lampassé, armé,
se dit de la langue et des griffes du loup,
lorsqu'elles sont d'autre émail que son corps.
Loup-Cervier.
Espèce de loup à une tête de lynx, posée de
3fC
front, les oreilles dressées, un corps de pan-
thère tacheté el une queue de chat ; la couleur
est brunâtre, moins foncée sur la poitrine.
L'UN SUR L'AUTRE.
Se dit des animaux passant et
placés l'un au-dessus de l'autre
'^»^J dans l'écu. Se dit aussi des pièces
v """v'"" placées de la même manière.
Ex. : D'or, à trois létyriers de sable colletés
d'argent courant l'un sur l'autre.
LUNE.
Se met comme meuble dans l'écu. Elle paraît
ou pleine, ou en croissant, ou en décours. On
la représente comme le visage humain.
LUNEL.
Se dit de quatre croissants appointés en
forme de roses à quatre feuilles.
LYRE.
La lyre, de même que tous les instruments
de musique, doivent être indiqués cordés de...
M
MACLE.
C'est un losange, percé et vidé en
' ' La macle se trouvant seule doit
"* avoir en longueur deux, parties .un
tiers des sept delà largeur de l'écu, et en hau-
teur une huitième partie de plus prise sur les
deux parties un tiers.
Trois macles ne doivent avoir en largeur que
deux parties des sept de la largeur de l'écu, et
une huitième partie de plus en hauteur des
deux parties.
La mesure du plein de la macle soit qu'il y
en ait une seule ou plusieurs dans l'écu, est
toujours la cinquième partie de la largeur de
son diamètre horizontal.
Ex. : D'argent, à trois macles d'azur ran-
gés en fasce.
141 —
— 142
MACLÉ.
Entièrement couvert de macles, comme un
champ losange est couvert de losanges.
MAÇONNÉ.
Désigne les traits de séparation entre les
pierres de construction d'une tour, d'un
mur, etc.
Quelquefois le champ d'un écu est entière-
ment couvert du maçonné.
MAILLET.
Marteau à grosse tête, qui a par-
tout la même dimension. Dans
beaucoup de cas ces maillets sont
posés diagonalement, ce qui s'ex-
prime par le mot penche.
Ex. : De gueules, à trois maillets d'or, 2
et 1.
Meuble de l'écu, qui représente
la main de l'homme ; elle est po-
sée en pal montrant la paume, les
bouts des doigts en haut.
Lorsqu'une main montre le dos, ce qui est
très rare, on la dit congre-paumée, et renver-
sée lorsque les doigts sont en bas.
Deux mains jointes ensemble se nomment
foi.
Les mains qui paraissent dans l'écu sont
ordinairement dextres ; lorsqu'elles sont se
nestres, on doit en faire la distinction en
blasonnant.
Ex. : D'azur, à une main dextre d'or
posée en pal.
Main d'aigle.
C'est ainsi qu'on appelle une patte d'aigle, la
griffe en bas, à la cuisse de laquelle se trouve
attachée une aile d'aigle. 11 est probable que
cette aile est une invention des anciens pein-
tres héraldistes, qui auront façonné en aile les
touffes de plumes dont la cuisse d'un aigle
est revêtue.
Main bénissante.
Main dans l'action de bénir, les deux doigts
étendus.
Main jurante.
Main dont les deux premiers doigts sont
levés.
MAISON.
Parait ordinairement de fasce. On dit ou-
rrrte. ajourée, maçonnée et essorée, de la
porte, des fenêtres, des joints, des pierres et
du toit d'unemaison, lorsqu'ils sont d'unautre
émail que le corps du bâtiment.
MAL GIRONNÉ.
J'OI/. (JlKOXNÉ.
MAL ORDONNE.
Se dit de trois pièces posées l'une
en chef et les autres en pointe.
On peut dire aussi posées 1 et 2,
contrairement aux règles qui les
placent 2 et 1.
Ex. : D'argent, à trois tourteaux mal
ordonnés de gueules, 1 et 2 .
MAL TAILLÉE.
Se di! d'une manche d'habit tail-
lée d'une manière capricieuse.
Ex. : D'argent, à une manche
mal taillée de gueules.
MANIPULE.
Vêtement religieux, que les prêtres portent
au bras gauche.
Voij. Fanon.
— 143
— m —
MANTELÉ.
r
3
Division de l'écu, du même
genre que le chape, sauf que les
diagonales se réunissent déjà près
de leur point de départ et produi-
sent un triangle très abaissé.
Se dit aussi du lion ou de tout autre animal
quand il est recouvert d'une mante ou d'un
manteau.
Ex. : D'argent, manleléde gueules.
MARINE.
Se dit d'un animal qui a une queue de pois-
son.
MARMITE.
Se dit d'un pot à deux anses et trois pieds.
MARQUETÉ.
Se dit des panthères, papillons, poissons,
ou autres animaux et pièces, qui ont des taches
d'autre émail que le reste du corps.
Voy. MlRAILLÉ.
MARTEAUX.
On les représente sous la forme commune,
mais il y en a de plusieurs sortes.
MASQUÉ.
Se dit d'un animal qui a la tète couverte
d'un capuchon.
MASSACRE.
Crâne du cerf représenté de fasce sommé de
la ramure.
MASSE.
Figure d'un bâton garni d'or ou d'argent,
dont l'extrémité supérieure est décorée de six
à huit facettes, en forme de portiques, avec une
double HiMir de lis pour cimier.
On portait les masses devant le roi en quel-
ques cérémonies ; on en portait aussi devanl
le chancelier, devant un recteur suivi des
quatre facultés.
Masses d'armes.
Elles sont de diverses sortes. La
niasse d'armes ordinaire est un bâton
avec une forte tête en forme de lo-
sange.
Ex. : D'argent, à la masse d'armes de
(/seules.
MASSUE.
Sorte de bâton noueux, beaucoup plus gros
par un bout que par l'autre, et dont on se ser-
vait à la guerre, avant la connaissance des
armes à feu.
MASURE.
Se dit d'un château ou d'une tour tombée
en ruines.
MAURE.
L'émail particulier de la tête de Maure est
le sable; il y en a cependant de différents
émaux.
MÉDUSE.
Voy. Tête de Méduse.
MÉLUSINE.
La sirène reçoit ce nom lorsqu'elle se baigne
dans une cuve.
Voy. Sirène.
MEMBRE d'aigle, de lion, etc.
On appelle ainsi la patte séparée du corps,
145 —
— 146
Ex.
coupée, ou arrachée à la cuisse.
Quand il n'est pas indiqué autre-
ment, le membre d'aigle a la serre
en bas.
D'argent, au membre d'aigîe d'or.
MEMBRE.
Sert à désigner l'émail des pattes et griffes
des oiseaux.
MÊME (de) ou du MÊME.
S'emploie pour éviter de répéter l'émail déjà
nommé.
MENU VAIR.
C'est le vair avec un plus grand nombre de
tires et de pièces que d'ordinaire.
MENU-VAIRÊ,
Se dit lorsque le menu vair est composé
d'autres émaux que d'argent et d'azur.
MER.
Par ses grandes vagues elle se distingue des
autres émaux. Communément les mers en
armoiries sont d'argent, agitées d'azur, ou de
sinople agitées de ce même émail plus foncé.
MERLETTE.
~| Oiseau toujours représenté sans
&.; Ijec ni pattes. Ce qui le distingue de
la canelle qui, ayant presque la
même forme de corps, possède ce-
pendant et le bec et les pattes.
Ex. : If argent, à la merlette de sable.
MÉTAUX.
L'or et l'argent en armoiries.
T oy. Émaux.
MEUBLES.
Nom héraldique des objets de toute sorte
qui paraissent dans les armoiries.
MÉZAIL.
Se dit du milieu, du devant du heaume.
MIDAS.
Voy. Tête i>e Midas.
MI-PARTI.
a Se dit d'un écu qui n'est parti
qu'à moitié. 11 faut expliquer si le
mi-parti est du chef ou de la
pointe; tel écu est ordinairement
coupé et mi-parti dans une des parties du
coupé.
Cette disposition est employée lorsqu'on
joint les armoiries d'une femme à celles de son
mari.
Ex. : Coupé mi-parti en chef d'argent et
de gueules, et, en pointe, de sable.
MIRAILLÉ.
Se dit des cercles et marques rondes qu'on
v^it sur les ailes des papillons.
Voy. Marqueté.
MIROIRS.
11 y en a de trois sortes :
De carrés, arrondis en haut, appelés mi-
roirs de toilette.
De ronds, dits arrondis.
Et d'ovales communément munis d'un
manche.
Lorsque le cadre d'un miroir est garni de
petites boules, on Hii pommelé.
On dit cerclé, emmanché, d'un miroir qui
a un cercle et un manche d'émail différent.
— m
- 148
MITRE.
Ornement pontifical en forme de bonnet
élevé, dont le haut Unit on pointe, ayant deux
pendants derrière.
La mitre des évéques se pose de iront, à
âèxtre et la cross.- à senestre, tournée en
dehors.
Les abbés mettaient la mitre de profil à
dextre, et la crosse à senestre mais tournée en
dedans, parce que leur Juridiction n'est que
dans le cloître.
MOLETTE ou Molette d'éperon.
Roue d'un éperon. D'ordinaire,
elle a six rais, mais on en trouve
beaucoup à cinq rais, ce qui sera
indiqué en mettant le chiffre entre
crochets. — On la dit colletée, lorsqu'elle est
attachée à sa tige de fer.
Ex. : D'argent, à trois molettes de sable,
2 et 1.
MONDE.
Nom du globe cintré et croisé qu'on voit
dans la main des souverains sur leurs sceaux,
et qui sert quelquefois de meuble dans les
armoiries.
Vnij. Globe.
MONSTRE.
Composé de différentes parties d'animaux ou
de parties d'un corps humain et d'un animal.
Il y eu a un grand nombre.
MONSTRUEUX.
Se dit d'un animal à figure humaine.
MONTAGNE.
Meuble del'écudont la représentation habi-
.-- ; 'ï
il
tuelle est d'être unie, alésée. Il y
en a beaucoup qui sont composées
d'un certain nombre de coùpeaux,
et d'autres qui sont mouvantes du
bas de l'écu ; ce qu'on exprime en blasonnant,
Ex. : D'azur, au lion d'or gravissant une
montagne mouvante du flancdeœtre.
MONTANT.
Se dit de toute pièce ayant des
pointes regardant le chef de l'écu. Un
croissant est d'ordinaire posé mon-
tant, c'est-à-dire les pointes en haut.
Ex. : D'argent, au croissant d'or montant.
MORAILLES.
Se dit des tenailles qui servent à
serrer le nez du cheval.
Ex. : D'argent, aua> "mor ailles de
gueules.
MORNÉ.
Se dit des animaux représentés
sans dents, bec, langue, ongles ni
queue.
~^ r ~ Se dit aussi du casque dont la vi-
sière est complètement fermée.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent, au casque
morné d'or ; au 2, d'argent, au lion pas-
sant morné de gueules.
MORTAISE.
Taillé en forme de queue d'hiron-
delle.
Ex. : D'argent, mortaise de
gueules.
MORTIER.
Toque des présidents de parlement et des
chanceliers.
— 149 -
— 150 —
MOUCHETÉ.
Se dit des pièces chargées de mouchetures
d'hermine.
Se dit aussi des poissons et des reptiles dont
le corps présente des taches d'un émail parti-
culier.
MOUCHETURES.
Nom des petites queues dont le champ est
parsemé dans la représentation de l'henni no
et du contre-hermine.
MOULIN A VENT.
Représenté sous la forme d'un édifice carré.
brochant sur ses quatre ailes et soutenu d'ui.
pied maçonné.
MOUTON.
Animal qui paraît dans l'écu de profil el
passant, ce qui le distingue de la brebis, qui
est toujours paissante. On le distingue encore
du bélier dans l'art héraldique, en ce que ce
dernier a des cornes, et que l'autre n'en a pas;
son émail particulier est l'argent.
MOUTON A PILOTIS.
Grosse poutre carrée, munie en haut d'un
annelet et destinée à enfoncer des pieux dans
le sol.
MOUVANT.
Se dit des pièces qui paraissent
prendre naissance de l'un des
flancs ou de l'un des angles de l'écu,
ou d'une pièce qui en touche une
autre et parait en saillir.
Ex. : Parti : au l, de gueules; au 2, d'ar-
gent à une demi -molette d'azur mouvante
de la partition.
MUR.
Les murs sont crénelés ou non crénelés, ce
qui doit être indiqué. D'ordinaire ils occupent
la moitié inférieure du champ de l'écu.
N
NACELLE.
Petite barque. Le fond est plat et la proue et
la poupe se relèvent en pointe aiguë.
NAGEANT.
Se dit du poisson posé horizontalement ou
en fasce ; du cygne qui est sur l'eau.
NAISSANT.
Se dit des animaux qui ne mon-
trent que la tête et la partie supé-
rieure du corps, et paraissent sor-
tir du chef de la fasce, ou du second
«â_
v—
du coupé.
On dit eonlre-naissant lorsqu'il y a plu-
sieurs animaux opposés l'un à l'autre.
Ex: Coupé : au 1, d'argent, au lion nais-
sant de gueules ; aie 2, d'azur.
NASAL.
Partie supérieure de l'ouverture du casque
qui couvrait le nez lorsqu'on la baissait.
NATUREL.
Les objets représentés en blason avec leurs
couleurs propres sont dits: au naturel. Ils
peuvent se mettre indifféremment sur métal
ou sur émail.
151
— 152 —
NAVETTE.
Instrument à L'usage des tisserands en forme
de losange ajouré en long et du même sens
que la ligure.
NAVIRE.
On en voit de tant de genres
dans les armoiries que la forme, le
nombre des mâts et des voiles, ou
v "" même l'absence de voiles doivent
être indiqués en chaque cas particulier. On
le représente généralement flottant, habille,
équipé.
Ex : D'azur, au nax ire $ argent flottant
sur une mer du même..
Voy. Vaisseau.
NEBULE.
Se dit des pièces faites de
nuées.
Ex. : If argent, nébulé d'azur.
NELLÉ ou NILLE.
Se dit de la croix ancrée, qui est plus étroite
qu'à l'ordinaire.
NÉNUPHAR (Feuilles de).
Ce sont les feuilles d'une plante aquatique.
NERVÉ.
Se dit des plantes et feuilles qui ont des
libres ou nervures d'un émail particulier.
NILLÉ.
Voy. Nellé.
NOMBRIL.
On donne ce nom à un certain point dans
l'écu, et à la pointe de fer qui était souvent
appliquée sur le milieu d'un bouclier.
NOUÉ.
Se dit : lo dos pièces entourées
d'un lien; 2" de la queue du lion
qui a des nœuds en forme de houp-
pes ; 3° de fasces qui s'élargissent
vers le milieu et qui sont simplement nouées,
ou doublement nouées.
Ex : D'argent, au lion noué de gueules.
NOUEUX.
Se dit des bâtons, chicots ou troncs d'arbre
qui montrent des nœuds.
NOURRI.
Se dit du pied des plantes qui ne
montrent point de racine, et des
fleurs de lis sans queue.
Gomme synonyme, on emploie le
mot couiné qui est plus clair et répond mieux
à ce qu'on veut exprimer.
Ex. : D'argent, à la fleur de lis nounHe
d'azur.
NUAGE.
Synonyme de Nébulé.
NUÉE.
Lorsque les nuées ne sont pas re-
présentées par la ligne nébulée, elles
ont couramment la forme naturelle.
Ex : D'argent, à la nuée de gueules.
— 153
154
OGOESSE.
Se dit du tourteau de sable.
OISEAU.
On donne ce nom générique à l'oiseau dont
on ne peut, en blason, spécifier l'espèce.
OLIVIER.
Arbre qu'on distingue par ses feuilles poin-
tues et son fruit.
OMBRÉ.
8e dit des figures relevées d'un émail diffé-
rent qui marque les ombres et fait mieux res-
sortir l'objet.
Image si déliée qu'on voit le champ et ses
meubles au travers.
Voy. Lion, Soleil.
OMBRE DE SOLEIL.
Se dit du soleil représenté sans yeux, nez
ni bouche.
ONDE.
Se dit descroix, fasces, pals, etc.,
qui ont des sinuosités curvilignes
alternativement concaves et con-
vexes.
Ex. : De gueules, à trois fasces ondées d'or.
ONDOYANT.
S'applique aux sinuosités d'un serpent.
ONGLE.
Se dit de l'émail des ongles des animaux, à
moins qu'il ne s'agisse des animaux carnas-
siers, auxquels on applique en ce sens le
terme armé.
OPPOSÉ.
Se dit de deux choses opposées l'une à l'au-
tre, comme est l'adossé.
ORc
L'un des deux métaux du blason.
En gravure, l'or est représenté par des points.
Voy. Émaux.
ORANGÉ.
Cette nuance est de la dernière rareté en ar-
moiries.
On l'exprime par des lignes verticales croi-
sées de diagonales de senestre à dextre.
Voy. Emaux.
ORANGER.
Arbre qu'on distingue par sa forme, par son
fruit et par la caisse qui le soutient assez ordi-
nairement.
OREILLE.
Se dit : 1° des petits angles qui se trouvent
à chaque côté d'une coquille ;
2° Des animaux, lorsque leurs oreilles sont
d'un autre émail que leur corps.
— 155 —
— 150 —
ORLE.
Bordure intérieure dans un écu,
dont elle ne touche pas les bords.
Quelquefois, l'orle est arrondi en
~**~ forme d'un grand annelet et prend
alors le nom à'orle rond ou cyclamor.
L'orle n'a que la moitié de la largeur de la
bordure, c'est-à-dire un douzième de la largeur
de l'éeu, et est éloigné du bord de Pécu à une
distance égale à sa largeur, en quoi il diffère
de la filière qui touche les bords.
Ex. : D'argent, à l'orle d'azur.
Orle (en).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
est propre à l'orle.
OTELLES.
■ y
Figures que l'on met ordinaire-
ment au nombre de quatre, adossées.
Elles sont considérées par les uns
comme des amandes, par d'autres
comme des fers de lance. Il est bien plus pro-
bable qu'on doit y voir une croix pattée mal
dessinée, et que les parties du champ com-
prises enlie [es bras de la croix ont été trop
rétrécies.
Ex. : D'argent, à Votelle de gueules.
OURS.
Animal représenté toujours de profil ou
[tassant ; on le dit grimpant quand il est ram-
pant, et debout quand il est tout droit sur ses
pattes de derrière.
A Humé se dit de l'œil de l'ours, lampassé
de sa langue et armé de ses griffes, lorsqu'ils
sont d'un émail différent.
OUVERT.
Se dit : lo des tours et châteaux dont l'ou-
verture de la porte est remplie d'un autre émail
que celui de la tour elle-même ;
2° De la pomme de grenade lorsque sa fente
perpendiculaire est d'un autre émail que le
fruit ;
3° Des ailes d'oiseaux principalement de
ceux qui servent de supports, pour indiquer
que lesdites ailes s'éloignent du corps ;
4° De la couronne qui entoure seulement la
tête sans la couvrir par-dessus.
P
PAILLÉ.
Se dit des pièces honorables et hé-
raldiques bigarrées de différentes
couleurs.
Ex. : D'argent, ait papillon de
gueules nu.r ailes paillées d'or el d'azur.
PAIRLE.
r\
=*/—
9
C'est un pal qui, mouvant de la
pointe del'écu, se partage vers le mi-
lieu en deux branches égales qui vont
aboutir dans les deux angles du chef.
Quelquefois le pairie est renversé.
Ex. : D'argent, au pairie de gueules.
Pairie (en).
Se dit des pièces longues posées dans la di-
rection qui est propre au pairie. Ces pièces
peuvent aussi être mises en pairie renversé.
PAISSANT.
Se dit d'un ruminant ayant la tête baissée et
paraissant paître.
— 157 —
— 158
PAL.
♦ ♦ ♦
Pièce héraldique consistant en
l'espace compris entre doux lignes
perpendiculaires sur le milieu de
Técu et en occupant la troisième
partie.
11 peut y en avoir deux, trois jusqu'à quatre;
quand il y en a cinq et plus, ce sont des ver-
(jettes.
Quand les pals sont alternés depuis quatre
jusqu'à huit, l'écu est dit paie, quand il esl
alterné de dix et au-dessus, vergeté.
Quand il y a deux pals, l'écu est divisé en
cinq espaces égaux par cinq lignes perpendi-
culaires; chaque pal a une partie de deux cin-
quièmes de largeur; les trois vides de même
proportion forment le champ lorsqu'il y a trois
pals. La division de l'écu se l'ait par six lignes
perpendiculaires à égales distances, el le par-
tage en sept espaces; les pals ont chacun une
partie en largeur.
Ex. : De gueules, à trois pals d'argent, au
chef d'argent chargé de trois mouchetures
d'hermine.
Pal (en).
Se dit : 1° d'objets rangés dans la direction
d'un pal;
2° De pièces longues posées verticalement.
Pal-chevron.
C'est un pal qui finit en chevron.
Pal fascé.
Se dit du pal posé en fasce.
Ex. : D'argent, au pal fascé d'à-
",ur.
PALE.
Se dit d'un écu ou d'une pièce
couverte de pals en nombre pair,
entre lesquels il ne reste aucun
espace.
On dit contre-paie lorsque les pals qui
forment le paie sont coupés, tranchés ou tail-
lés d'un trait, de manière que le métal soit
opposé à l'émail et réciproquement.
Ex. : Paie d'or et d'azur de six pièces.
PALISSÉ.
Se dit des fasces et pals aiguisés
et entrelacés en forme de palissade
et d'émaux différents.
Ex. : D'argent, palisséde gueules.
PALME.
Hameau *\\\ palmier.
PÂMÉ.
Se dit du dauphin ou de tout autre poisson
qui a la gueule ouverte el semble expirer.
S ■ dit aussi de l'aigle sans langue, dont le
bec parait très cro lui. et qui a l'œil fermé.
PAMPRE.
Se dit de l'émail des feuilles d'un cep de
vigne ou d'une grappe de raisin.
PANACHÉ.
Orné de panaches.
PANELLE.
Feuille de peuplier.
PANNES.
Sont les fourrures, hermine et vair,
PANTHERE.
Los panthères toujours représentées de cou-
leur naturelle, sont très rares en armoiries et
servent communément de supports.
- 159 -
— IliO
PAON.
Cet oiseau est vu de profil, niais
quand il l'ail la roue il esl posé de
front, avec la tête de profil, et
s'appelle paon rouant. 11 porte sur
Sa tête une aigrette de trois brins, sommés
chacun d'une petite boule.
Ex. : D'argent^ à un paon d'or.
PAPEGAI.
Synonyme de Perroquet.
PAPELONNÉ.
Rempli d'écaillés ou de demi-
cercles, dont les bouts tirent vers
le chef, et les demi-cercles vers la
pointe de l'écu. Le plein de ces
écailles tient lieu de champ et est quelquefois
semé d'autres figures.
Ex. : De gueules, papelonné d'argent sente
de trèfles du même.
PAPILLON.
Insecte qui paraît dans l'écu de front, les
ailes ouvertes. Quelques-uns le nomment
doublet.
On dit miraillé, du papillon dont les ailes
ont des marques rondes qui imitent les mi-
roirs, lorsque ces marques sont d'émail diffé-
rent.
PARÉ.
Se dit d'un dextrochère ou d'un
senestrochère dont le bras est d'un
autre émail que la main.
Se dit aussi d'une foi habillée
d'un émail particulier.
Ex. : D'azur, au dextrochère paré d'orbe
nant une épée d'argent garnie d'or et chargé
d'unbouclier d'hermine surchargé d'une fleur
de lis de gueules.
1 .'
*— .
PARTI.
Le parti est le produit d'une
ligne perpendiculaire qui divise le
champ ou un meuble en deux par-
ties égales.
Ex. : Parti : au /, de gueules, à troi
fasces d'or et au chef d'azur chargé de /rois
('toiles d'or; au 2, d'azur, à un lion d'or
armé et lampassé de gueules.
PARTITIONS.
On nomme ainsi les divisions de l'écu au
moyen de traits en directions diverses.
PASSANT.
Animaux qui semblent marcher
en levant une [patte de devant et
une de derrière.
S'il y a plusieurs animaux pla-
cés les uns au-dessus des autres et passant
dans un sens opposé, ils sont dits contre-pas-
sants.
Ex. : D'argent, à deux lions de gueules
contre-passants.
PASSÉ EN.
Se dit des pièces croisées l'une sur l'autre ou
placées 2, 1, 2.
PATENOTRE.
Synonyme de Chapelet.
PATRIARCALE.
Se dit de la croix à deux traverses, dont la
plus élevée a les bras moins longs que l'autre.
I !e mot est synonyme decroix de Lorraine
PATTE.
1 •(
_'.. L_
',;,.£j :
\
Se dit d'une croix dont les bras
s'élargissent à leurs extrémités.
Ex. : D'argent, à la croix //allée
de gueules.
161 —
162
PAVILLONNE.
Se dit : 1° de la grande ouverture du cor de
chasse, qui est quelquefois d'un émail différent
du reste;
2° Du baldaquin qu'on voit au-dessus des
armes des souverains;
3 ft D'une tour couverte d'un toit pointu.
PEAUTRÉ.
Se dit de la queue des poissons représentée
d'un autre émail que celui du corps.
PEIGNE.
Meuble qui parait ordinairement en pal.
PÉLICAN.
Presque toujours cet oiseau est
représenté avec, ses petits, au nom-
bre de trois, dans un nid appelé
aire, tressé de branches souples.
Le sang qui découle des blessures que le
pélican se fait à la poitrine est appelé sa
piété.
Ex. : if azur, au [«'lieux d'argents
PENCHÉ.
Yoij. Étoiles et Maillets.
PENDANTS.
Pièces pendantes du lanibel. (Voy. ce mot.)
PENNON.
Bannière à pointe pendante, de forme trian-
gulaire.
PENNON GÉNÉALOGIQUE.
Se dit de l'écu chargé de quartiers qui in-
dique les alliances d'une famille.
PERCE.
Se dit de pièces ayant des ouvertures qui
peuvent être de l'émail d'un champ ou d'un
autre.
11 faut exprimer si la pièce est percée en
rond, en triangle, en carré, etc.
On se sert de préférence de l'expression
ajourée si l'ouverture est du champ.
PERCHÉ.
Se dit de l'oiseau posé sur un bâton ou sur
un arbre. Le papegai est très souvent repré-
senté perché.
PÉRI.
Se d-it des pièces de petites dimensions po-
sées en abîme.
PERRONÉ.
Sedil quelquelquefoisde la croix
latine, soutenue d'un perron, au-
trement dit croixde calvaire.
Ex. : D'argent, à la croix de
gueules perronée.
PERROQUET ou PAPEGAI.
Oiseau qui paraît de profil : son émail par-
ticulier est le sinople.
PHÉNIX.
Oiseau imaginaire toujours posé
de front, la tète de profil, les ailes
levées sur une bûche allumée qui
s'appelle immortalité.
Ex. : D'or, au phénix d'argent sur un bû-
cher de sinople.
PHÉON.
Fey de dard antique, dentelé à
l'intérieur, qui se montre la pointe
en haut.
Ex. : D'argent, au p/tc'on de
gueules.
163 —
li'.'i —
PIE,
Oiseau qui a la queue longueà proportion de
ses ailes. 11 parait de profil arrêté sur ses
jambes.
On nomme pie au naturel celle qui a la
gorge et le ventre blancs, la tête. les ailes et
la queue noires, l'œil de gueules et quelques
mélanges dans les plumes; ce sont les plus
ordinaires dans l'écu.
PIECES HERALDIQUES.
Ce sont des figures formées au moyen de
lignes comme le pal, la bande, etc.
PIED (en).
Se dit d'un animal debout sur ses quatre
pieds.
PIED COUPÉ, PIED PERDU,
PIED NOURRI.
Se dit de la fleur de lis qui n'a rien au-des-
sous du lien qui tient les trois fleurons.
-
PIED FICHÉ.
Se dit des croix, et autres pièces qui ont le
pied aiguisé.
PIÉTÉ.
Gouttes de sang qui coulent des blessures
du pélican.
PIGEON.
Cet animal, assez rarement employé, est
presque toujours représenté d'argent.
PIGNATES.
Aiguières de petite dimension, ayant une
anse sur le côté.
PIGNONNE.
Se dit d'une espèce de muraille pyramidale,
formée de carreaux entassés les uns sur (es
autres.
PILE.
Long triangle occupant deux tiers
du chef de l'écu et descendant en
angle aigu vers la pointe. La pile,
qui est le contraire de la pointe.
peut être multipliée dans l'écu, et dans ce cas
elle subit une diminution de largeur.
Ex : D'argent» à la pile de gueules.
PIN.
Cet arbre se distingue par sa tige droite et
unie, ses branches écartées ainsi que son
fruit appelé pomme de pin.
Cette pomme, représentée seule, a la queue
en haut; si elle est en bas, la pomme est dite
renversée.
PLAINE.
Champagne qui n'a que la moitié de la hau-
teur d'une Champagne ordinaire.
PLATE.
Nom par lequel on désigne ordinairement
les besants d'argents. On devrait dire plate
tout court sans ajouter d'argent', mais l'usage
de dire plate d'argent semble avoir prévalu.
PLEIN.
Se dit d'un champ couvert d'un émail uni,
sans aucun meuble.
Ce t rme s' impl ssi pour indiqi
qu'une pièce héraldique est représentée sous
— 165 —
166
sa forme ordinaire, sans que ses bandes aient
subi quelque changement.
Ainsi une croix de la forme ordinaire serait
appelée croix pleine par rapport à d'autres
croix dont les lignes seraient accidentées.
PLEINES.
Se dit des armoires sans brisures ni écarte-
lures.
PLIÉ.
Se dit des ailes d'un oiseau qui ne sont pas
ouvertes ;
De la fasce, de la bande, etc., qui sont
légèrement concaves d'un côté et convexes
de l'autre ;
Des pièces de longueur, épées, lances, etc.,
plus ou moins courbées.
PLIÉ EN ROND.
Se dit d'un serpent qui fait cercle et se mord
la queue.
PLOYÉ.
Voy. Chape, Chaperonné et Chevron.
PLUMETÉ.
Se dit d'un champ entièrement couvert de
bouts de plumes rangées les unes à côté des
autres et de deux émaux alternativement.
POINT.
Division de l'écu en neuf ou quinze parties
égales.
Point d'honneur.
La place est immédiatement au-dessous du
point du chef.
Point du chef.
C'est le centre de la partie supérieure de
l'écu, dite chef.
POINTE.
Se dit : 1° de la partie inférieure
de l'écu; 2° d'un long triangle occu-
pant deux tiers de la base de l'écu
et montant en angle aigu jusqu'à
proximité du chef. La pointe, qui est le con-
traire de la pile, peut être multipliée dans
L'écu et dans ce cas elle diminue de largeur.
Ex. : D'argent, à la pointe de gueules.
Pointe (en).
Se dit d'un objet posé au bas de l'écu. ou de
plusieurs objets qui y sont rangés sur la
même ligne.
Pointe entée.
Pointe peu élevée qui, mouvante
de la base de l'écu, pénètre entre
les quartiers d'un écu écartelé.
Kx. : Écartelé : d'argent et d'a-
zur à la pointe entre de gtieules.
POINTÉ.
Se dit d'un écu chargé de pointes en nombre
égal et de deux émaux alternativement;
De la rose qui a les pointes placées exté-
rieurement entre les pétales et d'un autre
émail que ces derniers.
Deux pièces aiguës sont dites contre-poin-
tées lorsque les pointes se touchent.
On dit aussi contre-pointes en fasce de
deux chevrons couchés sur le côté et ayant les
deux pointes tournées l'une contre l'autre.
POINTS.
Ainsi s'appellent les carreaux d'un échiqueté
ou d'un équipollé.
.,
»
167 —
— 168 —
Points équipollés.
i — jm | C'est un échiqueté au nombre de
^d neuf points, dont cinq sonl d'un
J émail et quatre d'un autre émail. —
™ On blasonne d'abord les cinq points
en sautoir, y ajoutant équipollés ; ensuite les
quatre points qui restent.
11 y a des écns remplis de plus de neuf
points équipollés; on observe pour blasonner
ces écus le même principe que s'il n'y avait
que neuf points, c'est-à-dire qu'on nomme
d'abord le plus grand nombre quelquefois pair,
quelquefois impair d'un émail, et ensuite le
nombre inférieur.
Ex. : Cinq points d 'argent équipollés à qua-
tre de sable.
POISSON.
On le représente barbé, cvété,lorré, oreille,
peautré.
POMME ou VOLET.
Se dit du tourteau de sinople.
POMMES DE GRENADE.
Voy. Grenades.
POMMES DE PIN.
Dans leur position ordinaire, les pommes
de pin ont la queue en haut.
POMMETÉ.
Se dit d'objets ayant des boules à leurs
angles saillants et des cadres de miroir garnis
de petites boules.
PONT.
11 est nécessaire d'indiquer le nombre des
arches.
PORC.
11 se distingue du sanglier par l'absence de
défenses.
PORC-ÈPIC.
Cet animal est représenté de prolil et le dos
hérissé.
Il est miraillé lorsque ses piquants sont
semés de petites taches d'un émail différent.
PORTAIL.
Le devant d'une église ou d'une maison.
PORTÉ.
Se dit de la croix latine représentée pen-
chée.
PORTILLÉ.
Indique l'émail de la porte d'un édifice.
POSÉ.
Se dit de la place que les figures
occupent dans l'écu.
Le lion posé est un lion arrêté sur
ses quatre pattes.
Deux pièces posées l'une sur l'autre dans
un sens différent sont dites contre-posées.
E. : L'ûiçmt* à deux flèches contre-
posées.
Posé en Bande, en Barre, en
Croix, en Fasce, en Sautoir,
en Chevron.
Se dit de figures posées dans la direction
qui est propre à ces pièces héraldiques.
POTENCE.
Se dit d'une pièce terminée en potence
169 —
170 —
:
ou en T. Composée d'une traverse sou-
tenue d'un poteau.
Se dit aussi de figures chargées de
potences.
Ex. : D'argent, à La croix potencée de
gueules.
Contre-potencé.
Se dit des pièces dont les extré-
mités forment de secondes tra-
verses.
Ex. : //argent, à une croix
contre-potencée de gueules.
POURPRE.
Une des cinq couleurs, qui s'exprime en
gravure par des diagonales de senestre à
dextre.
Le pourpre, qui se met indifféremment sur
métal ou sur couleur, n'a été probablement
dans l'origine que l'or ou l'argent qui, terni
par l'effet du temps, a pris une nuance tirant
sur le rouge.
Vog. Kmaix.
PROBOSCIDES.
On porte fréquemment en cimier (et quel-
quefois dans l'écu des armes) des cornes de
bœuf ou de buffle dont le sommet a été coupé,
en même temps que l'ouverture, produite par
cette section a été considérablement élargie,
ce qui leur donne l'apparence de proboscides
d'éléphant.
Quand on dit deux proboscides. d'or et de
gueules, ou de deux autres émaux quelcon-
ques, cela signilie que la corne dextre est d'or
et la senestre de gueules.
Coupées alternativement d'or et de gueules,
indique que la corne dextre est coupée d'or
sur gueules et la corne senestre de gueules
sur or.
Les cornes étaient souvent ornées de
plumes, de grelots, etc., ou passées dans un
anneau assez large d'un émail qui différait de
celui de la corne.
PUITS.
Maçonnerie généralement de forme circu-
laire.
Q
QUARTEFEUILLE.
Fleur à quatre feuilles pointues
percées au milieu.
Ex. : D'argent, à "ne </>///r/t'-
feuille de gueules.
QUARTIERS.
Divisions de l'écu, produites par
deux ou plusieurs traits qui se
croisent.
Ex. : D'argent, parti de 3.
coupé de 1, formant 8 quartiers.
• t J 4
* * 7 •
QUINTAINE.
Poteau auquel est attaché un écus-
son.
Ex.: D'argent, à laquintainè <!<•
gueules.
QUINTEFEUILLE.
m$
Fleur à cinq feuilles pointues
percées au milieu.
Ex. : De gueules, à trois quinte-
feuilles d'argent, posées 2 et 1.
171 —
L72 —
R
RABAT.
Collerette de L'habit (Tune ligure d'homme.
RACCOURCI.
Se dit des pièces honorables qui
ne touchent pas les bords de Vécu.
Ex. : D'argent, à la face raccour-
cie d'azur.
&AMURE.
RADIÉ.
Se dit des couronnes qui ont des rais au
lieu de fleurons, et, spécialement des cou-
ronnes à l'antique.
RAIS.
Se dit des pointes des étoiles et des rayons
de l'escarboucle.
RAMÉ.
Ce terme sert à indiquer l'émail du bois du
cerf ou du daim.
RAMPANT.
Se dit des animaux dressés sur leurs pattes
de derrière.
C'est la position naturelle du lion; il n'est
pas nécessaire de l'indiquer lorsqu'on bla-
sonne.
Le chien, le lévrier, le renard peuvent aussi
être rampants.
Lorsque ces animaux sont tournés l'un
contre l'autre, ils sont dits contre-rampants.
Ex.
C'est le bois de cerf entier composé
des deux cornes.
Une seule corne s'appelle demi-
ramure.
D'argent, à la ramure d'or.
RANCHIER.
Se dit d'une espèce de daim ou de renne de
haute taille, pourvu d'une ramure plate et
couchée en arrière.
RANGÉ EN CHEF, EN
POINTE, etc.
Se dit d'objets rangés côte à côte sur une
même ligne, dans la partie supérieure ou
dans la partie inférieure de l'écu.
RANGIER.
Se dit du fer de faux représenté
sans manche.
Ex. : D'argent, au rangier de
gueules.
RATEAU.
Instrument d'agriculture et de jardinage qui
parait ordinairement en pal, la tête en haut.
On dit emmanché du râteau lorsque sou
manche est d'émail diffêrènl et démanche
lorsqu'il n'a point de manche.
RAVISSANT.
Se dit du loup ou du renard ayant la posi-
173
- 174
tion du lion rampant, c'est-à-dire dressé sur
ses pattes de derrière.
REBATTEMENT.
Nom que l'on donne aux divisions régu-
lières de l'écu au moyen d'un nombre de
traits. Elles s'appellent rebattements de ce que
leurs émaux, étant toujours opposés, ils sem-
blent se rebattre les uns sur les autres.
Tels sont le paie, le fascé, le bandé, le barré,
le chevronné, le losange, le fuselé, l'échi-
queté, etc.
'O l J
REBRASSÉ.
Se dit de l'émail des revers aux manches
d'un habit. C'est le synonyme de bordé.
RECERCELÉ.
La croix est appelée ainsi lors-
qu'elle est ancrée et que ses cro-
chets se retournent sur eux-mê-
mes ; la ({lieue des porcs et des
lévriers est dite recercelée lorsqu'elle est
nouée.
Ex. : D'argent, à la croix ancrée recerce-
lée de gueules.
RECOUPÉ.
BSe dit de l'écu qui est coupé et
dont l'une de ses deux partitions
est elle-même coupée, c'est-à-dire
divisée en deux dans le sens du
coupé.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent; au 2, re-
coupé de gueules et d'az ur.
RECROISETTÉ.
Se dit des croix qui sont recroi-
settées, c'est-à-dire dont les bran-
ches forment d'autres croix.
Ex. : D'argent, à la croix recroi-
settée de gueules.
_:
V
REDORTE.
Branche d'arbre tressée ou nouée en double
sautoir.
REFENTE.
Espace entre les feuilles d'un trèfle, d'une
tiercefeuille, quartefeuille, etc.
REGARDANT.
Se dit de l'animal qui regarde en arrière ou
qui tient les yeux fixés sur un objet tel qu'une
étoile, comète, etc.
Se dit aussi de l'animal dont on ne voit que
la tète et le cou.
REMPLI.
Se dit de toute pièce honorable
dont le fond est dans toute son éten-
due d'un autre émail que les bords.
Se dit aussi des rustres, des quin-
tefeuilles et autres meubles percés dont le
jour est d'un autre émail que le champ de l'écu.
Ex. : D'argent, à la fasce bordée de
gueules, remplie d'azur.
RENARD.
Se distingue du loup par sa queue, qu'il
porte pendante. Il est représenté de profil et
passant.
RENCHIER.
Voy. Rànchier.
RENCONTRE.
Se dit des tètes d'animaux po-
sées front à front et de la tête de
cerf détachée de l'animal, parais-
sant de front.
Ex. : D'azur, au rencontre de cerf d'or, sur-
monté d'une moucheture d'hermine d'argent
entre les bois.
— 1/0 —
176 —
RENVERSÉ.
Se dit des pièces qui sont dans
une position contraire à leur posi-
tion ordinaire, c'est-à-dire qui sont
retournées.
Ex. : De gueules, à deux cherrons, le pre-
mier d'or et le deuxième renverse d'argent.
RÉPARTITIONS.
La réunion, la combinaison du parti, du
coupé, du tranché, du taillé, forment les
autres divisions de l'écu, nommées réparti-
tions.
Les répartitions sont : Yécartelé, Yécartelé
en sautoir, le tiercé et le gironnê.
Yoij. Écu.
REPOTENCÉ.
Se dit de toute pièce potencée deux fois et
plus particulièrement de la croix.
RESARCELÉ.
Se dit de toute pièce, et particu-
lièrement de la croix, accompagnfc
d'un trait parallèle à chacune de ses
branches.
Ex. : D'argent, à la croix de gueules re-
sarcelée.
RÉSEAU.
Espèce de filet étendu sur presque toute la
surface de l'écu, formé de lignes diagonales
à dextre et à senestre, qui produisent des clai-
res-voies en losange.
RETRAIT.
S
Bande, fasce, etc., qui ne touchenl
qu'un bord de l'écu et s'arrêtent à
peu de distance de leur point de dé-
part. On dit alors : retrait en chef
Ex. : D'argent, à la bande retrait de
gueules.
RETRANCHÉ.
Se dit de la croix, dont les extrémités sont
taillées de manière à former un triangle rec-
tangle, dont les angles aigus font saillie.
RETROUSSÉ.
Se. dit de l'émail du bord relevé d'un cha-
peau ou bonnet.
RINCEAUX.
Se dit des branches croisées et enlacées,
réunies en forme de couronne et, d'ordinaire,
liées par le bas.
RIVIÈRES.
Les rivières ont la couleur naturelle de l'eau
et se présentent tantôt sous la forme d'une
bande ondée, tantôt sous celle d'une fasce on-
dée. Quelquefois elles occupent la position
naturelle d'une eau, à la pointe de l'écu, en
direction horizontale. Par conséquent une in-
dication précise est toujours nécessaire.
ROC.
Se dit du fer de lance recourbé en deux sur
les côtés.
ROC D'ÉCHIQUIER.
ou retrait enjointe.
Ex.
Figure héraldique en formedetour
du jeu d'échecs, sauf que la partie
supérieure est figurée comme la
branche d'une croix ancrée.
D'argent, au m,- d'échiquier d'azur.
ROMPU.
Synonyme de Brisé.
1
177
178 —
ROSE.
La rose héraldique est repré-
sentée sans tige et montre cinq
feuilles. On en trouve d'un plus
grand ou d'un nombre moindre de
feuilles.
Elle est dite boutonnée lorsqu'il s'agit de
l'émail du cœur, et barbée par rapport aux
brins, d'ordinaire de sinople, qu'un voil entre
les feuilles. Quelquefois la rose héraldique
est tigée et feuillée. La rose des jardins, sou-
tenue d'une tige avec ou sans feuilles, s'ap-
pelle rose naturelle.
Ex. : D'or, à une rose épanouie en abîme
de sable, accompagnée de trois boutons tiges
et feuilles de même.
ROUANT.
Se dit du paon déployant sa queue en forme
de roue.
ROUE.
On trouve quatre sortes de roues dans les
armoiries :
l°Les roues ordinaires à i, 5, (ion S rayons
quoique leur nombre soit chose indifférente
2° Les roues d'engrenage ou à dents;
3° Les roues de moulin, munies de douze ou
seize augettes destinées à élever l'eau ;
\" Los roues de Sainte-Catherine, instru-
ments de torture dont la jante est munie de
rasoirs.
RUSTRE.
Se dit des maries évidées en
rond.
Ex. : D'argent, à trois rustres de
gueules posés en fasce.
S
SABLE.
Couleur noire en armoiries, représentée en
gravure par des traits horizontaux et verti-
caux qui se croisent.
Voy. Émaux.
SAFFRE.
Espèce d'aigle de mer, représentée de profil
avec ses ailes levées.
SAILLANT.
Chèvre, mouton, bouc, bélier, licorne, dans
la position du lion rampant.
Lorsque deux animaux semblent sauter en
s'écartant l'un de l'autre dans un sens opposé,
ils sont dits : contre-saillants.
SAINT-ESPRIT.
Représenté sous la forme d'une colombe,
posée en pal, la tête en bas, les ailes étendue-.
SALADE.
Se dit d'une sorte de casque antique.
SALAMANDRE.
Animal chimérique toujours re-
gardant et entouré de flammes,
dont on ne fait mention que lors-
que leur émail diffère de celui de
l'animal lui-même.
La salamandre toujours posée de profil a le
dos arrondi, le col long, la langue en pointe
de dard et repose sur ses quatre pattes.
Ex. \D'argent 9 à la salamandre de gueules.
— 17!» -
— 180 —
SANGLE.
Se «lit du cheval ou de tout autre animal qui
a une sangle d'un émail particulier.
SANGLIER.
Cet animal est représenta de profil et pas-
sant. La tète s'appelle lucre et le nez boutoir.
On le dit défendu lorsque ses défenses sont
d'un émail particulier; allumé quand ce sont
ses yeux..
Les hures de sanglier sont toujours mises
de profil ; elles sont dites défendues, allumées
ou animées.
SAUMON.
On le représente avec des mouchetures de
gueules.
SAUTERELLE.
Elle est toujours de prolil et passante.
SAUTOIR.
Pièce héraldique produite par la
réunion de la hande et de la barre.
Les branches ont chacune deux
parties des sept de la largeur del'écu.
Les petits sautoirs en nombre de deux ou
de trois sont nommés franchis.
Ex. : De gueules, au sautoir d'argent can-
tonné en chef et en pointe d'une étoile d'or, et
h iïextre et à se nestre d'un croissant d'urgent.
Sautoir (en).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
est propre au sautoir.
Sautoir (Posé en).
Se dit de deux pièces longues, l'une posée en
bande et l'autre en barre brochantes l'une sur
l'autre.
SAUVAGE.
Meuble qui représente un homme nu, ceint
de feuillage et appuyé sur une massue.
Lorsque cette massue est levée, ou quand
elle est d'émail différent, on l'exprime en bla-
sonnant.
SÉCANTES PARTITIONS.
Vieux terme inusité aujourd'hui et ayant
trait aux subdivisions de l'écu.
SELLÉ.
Se dit du cheval qui a une selle sur le dos
d'un émail particulier que l'on doit toujours
spécifier.
SEMÉ.
Se dit des pièces sans nombre
placées sur un écu.
Ex. : D'urgent, au lion de solde,
armé, lampassé, couronné de
gueules ; l'écu semé d'étoiles aussi de sable.
Semé de France.
Se dit quelquefois d'un écu ou d'une pièce
semée de fleurs de lis d'or. On peut dire tout
aussi bien « semé de fleurs de lis d'or ».
SENESTRE.
Se dit de la gauche de l'écu qui se trouve à la
droite du spectateur.
Voy. Écu.
SENESTRE.
Ce terme s'applique : 1° aux figures qui en
ontuneôuplùsieursautresàleurcôté senestre;
2° C'est le nom d'une section héraldique qui
produit un pal, réuni au côté senestre de l'écu.
11 faut toujours préciser la façon dont la
181 —
182 —
pièce principale est posée, c'est-à-dire si elle
est en chef, en pal, en bande, en pointe ou en
barre.
SENESTROCHÈRE.
Nom du bras qui se dirige du
côté senestre de l'écu vers dextre. Il
montre toujours le coude; autre-
ment, ce serait un avant-bras.
Ex. : D'argent, au seneslrochère d'or tenant
un tronçon d'épce du même.
SENS (Dans le) de la Bande, de
la Barre, du Chevron, de la
Fasca ou du Pal.
Se dit de pièces longues qui, posées sur une
b;inde, une barre, etc., en suivent la direction.
SÉRAPHINS.
Anges représentés sous la forme d'une tète
d'enfant avec six ailes.
SERPENTS.
On trouve en armoiries des ser-
pents dans des attitudes diverses.
La couleuvre est d'ordinaire posée
en pal et ondoyante. La bisse est un
serpent qui fait plusieurs nœuds; d'autres
serpents sont arrondis ou plies en rond et se
mordent la queue. Quelques-uns se tortillent
autour du fût d'une colonne. Pour les serpents
ailés, voir Amphiptère.
Ex. : D'argent, au servent d'azur.
SINOPLE.
Couleur verte en blason, représentée en gra-
vure par des lignes diagonales tirées de dextre
à senestre
Voy. Émaux.
SIRÈNE.
Créature imaginaire ayant la
tête, le sein, les bras et le corps
£'J / d'une jeune fille, et se terminant
en queue de poisson. D'ordinaire
elle se peigne les cbeveux de la main dextre
et tient un miroirde la main senestre. ( Voy. Mk-
lusine)'. On trouve des sirènes à deux queues,
qui tiennent communément de chaque main
une de leurs queues.
Ex. : D'argent, à la sirène au naturel.
SOC DE CHARRUE.
Cet instrument aratoire se pose de fasce ou
de profil. De fasce. il ressemble au fer d'une
bêche ; de profil, il a la forme d'un coutelas.
SOLEIL.
Cet astre est représenté comme un
visage humain, entouré de douze ou
seize rayons, dont la moitié droits et
l'autre moitié ondoyants, alterna-
tivement.
On le dit levant quand il meut de l'angle
dextre du chef, couchant quand il meut du
senestre, nwuvanl quand il paraît à un autre
angle ou au bord de l'écu.
Ex. : D'argent, au soleil d'or.
Soleil (Ombre de).
Nom que quelques héraldistes donnent au
soleil lorsqu'il est de couleur, au lieu d'être
d'or ou d'argent.
SOMMÉ.
8e dit d'une pièce surmontée d'une
pièce, ou d'une pièce qui en supporte
quelque antre.
Sommé, en héraldique, diffère de
surmonté en ce sens que la pièce qui somme
touche l'autre, tandis que celle qui surmonte
183 —
— 18 i
est au-dessus de l'autre, mais ue la touche
pas.
Ex. : D'argent, à la fasce de gueules som-
mée d'un tourteau d'azur.
SOUTENU.
Se dit de toute pièce supportée
par une autre pièce.
Lorsqu'un chef est séparé du
champ par une devise, ledit chef
est soutenu par cette devise.
Ex. : De sable, à deux lions affrontés et
couronnes d'or, soutenant un lis de jardin
au naturel.
SPHINX.
Être fabuleux qui a la tête et le
sein d'une jeune fille, les griffes
d'un lion, le corps d'un chien et
la queue d'un dragon. Il est tou-
jours couché, la tête posée de front.
Ex. : D argent, au sphinx de gueules .
STRANGUE.
Se dit de la tige de fer qui entre dans le
trabe de l'ancre.
SUPPORTÉ.
Se dit des plus hauts quartiers de l'écu qui
semblent être supportés et soutenus par ceux
d'en bas.
Se dit aussi du chef de deux émaux, dont
l'un, l'émail de bipartie supérieure, occupe
les deux tiers dudit chef.
SUPPORTS.
On donne ce nom aux animaux naturels ou
fantastiques placés de chaque côté de l'écu
comme pour le supporter ou le garder.
Les supports ne sont pas héréditaires. Ce-
pendant on les voit se transmettre quand ils
sont tirés des pièces mêmes de l'écu.
SURBRISURE.
Se dit d'une seconde brisure ajoutée à la
première.
SURCHARGÉ.
Se dit d'un meuble qui, posé lui-même sur
une autre pièce, est chargé de quelque objet.
On trouve par exemple des aigles chargées
sur leur estomac d'un écusson qui est chargé
lui-même de quelque pièce.
SUR LE TOUT.
Se dit d'un écusson posé sur le
point d'intersection d'un écu écar-
telé. On le dit posé sur le tout.
Sur le tout du tout indique que
cet écusson est chargé lui-même d'un écusson
plus petit.
Ex. : Écartelé d'azur et d'argent ; sur le
tout un écu d'or.
SURMONTÉ.
Se dit de toute pièce qui en a une autre au-
dessus d'elle sans la toucher.
T
TABLE D'ATTENTE.
Champ de l'écu d'un seul émail qui n'est en-
core chargé d'aucune fignre.
TACHETÉ.
Se dit du saumon dont les mouchetures
sont d'un émail particulier.
7
— 185
— 186 —
TAF ou TAU.
Meuble de l'écu qui a beaucoup
de ressemblance avec un T. On le
nomme aussi croix de Saint-An-
toine ou croix de potence.
Ex. : D'argent, au taf de gueules.
TAILLÉ.
Partition de l'écu au moyen
d'une ligne diagonale, tirée de
scnestre à dextre.
Ex. : D'argent 9 taillé de gueules.
TANNO.
Autre nom donné à l'oranger.
TARE.
Synonyme de posé,placé. Se dit principa-
lement du casque posé sur l'écu, par exemple
taré de front, taré de profil, de trois quarts.
TARGE.
Synonyme de Bouclier.
TAU.
Synonyme de Taf.
TAUPE.
Petit animal quadrupède qui habite sons
terre. Il paraît en pal, montrant le dos, et
ayant la tête vers le haut de l'écu ; son émail
particulier est le sable.
TAUREAU.
Il porte la queue levée au-dessus du dos.
Lorsqu'il est rampant, on le dit furieux.
TAVELÉ.
Synonyme de Moucheté.
TENANTS.
Figures humaines qui tiennent l'écu des
armes. Lorsque l'écu est tenu par une figure
humaine et ùnanimal, on les nomme ensemble
tenants.
Voy. Supports.
TERRASSE.
a Nom du sol qui, en général, se
trouve à la pointe de l'écu.
Lorsque la terrasse semble déta-
chée et ne s'élève pas immédiate-
ment de la base de l'écu, mais qu'il y a un
espace vide, on dit terrasse isolée.
Ex. : D'argent, à la terrasse de sinople.
TERRASSÉ.
■dit d'un arbre ou d'une plante posée sur
une terrasse et dont le pied est entouré de
terre.
TERTRE.
Petite terrasse peu large et quelque peu éle-
vée, moins élevée cependant qu'une colline.
TÊTES.
On nomme la tête des animaux, comme du
lion, du lévrier, du porc, de l'aigle, de la li-
corne et autres bêtes, quand elle est d'un autre
émail que leur corps, ou quand elle est dé-
tachée.
Les têtes d'animaux sont presque toujours
de profil, ce qu'on n'exprime pas; quand elles
paraissent de front, on les nomme rencontres,
soit qu'elles aient des cornes, soit qu'elles n'en
aient pas. Il n'y a d'expression que pour les
têtes d'oiseaux et pour la tête du léopard, que
l'on nomme tète, quoiqu'elle soit de front,
parce que c'est sa représentation ordinaire; si
elle était de profil, ce ne serait plus une tête de
léopard, ce serait une tête de lion. — Quelques
armoristes nomment la tête du léopard dé-
fense, par rapport à sa position.
— 187 —
- 188
Les têtes de sangliers, de saumons, de bro-
chets, sont nommés hures.
Quand parmi plusieurs têtes il s'en trouve
^affrontées ou de contournées, on doit l'ex-
primer en blasonnant.
On dit lampassées des têtes ^.'animaux
pédestres : languées, de celle du dragon, de
Pamphistère, de la bisse, du griffon, de l'aigle
et autres oiseaux, lorsqu'elles sont d'émail
difiérent : arrachées, de celles où il paraît
des parties pendantes et inégales; coupées, de
celles dont le dessous est horizontal et sans
aucun filament.
On dit chevelée, barbée, d'une tête d'homme
dont les cheveux et la barbe sont d'un autre
émail; hérissée, quand les cheveux sont dres-
sés.
Quand une tète humaine parait de front, on
l'exprime en blasonnant; si elle est de couleur
naturelle, elle est dite de carnation.
On peut dire une tête décerne, d'ange; mais
on ne dit pas une tète de chérubin.
Tête d'Argus.
Représentée sous la forme d'une tète
d'homme couverte d'yeux humains et posée de
front.
Têtes de Léopard et Têtes de
Lion.
Sjus ces deux dénominations on comprend
des têtes de lion; mais on appelle exclusive-
m -ut têtes de lion celles qui sont vues de pro-
fil, et tètes de léopard celles qu'on voit de
fasce.
Têtes de Méduse.
Tète de femme posée de fasce, les cheveux
remplacés par des serpents tortillants.
Tête de Midas.
Tète d'homme ayant des oreilles d'une.
Tête de Maure.
Ce sont des têtes de nègre, toujours posées de
profil. La couleur noire leur est tellement pro-
pre, qu'il n'est pas nécessaire de l'exprimer.
TIERCE.
ii
Attribut de reçu divisé en trois
parties égales au moyen de lignes
droites. De cette manière on obtient
le tiercé en bande, en barre, en
chevron, en écusson, en fasce, en partie, en
partie renversée, et en pal.
Ex. : Tiercé de gueules, d'argent et d'azur.
TIERCEFEUILLES.
Fleurs à trois feuilles pointues.
Ex. : D'argent, à la tierce feuille
de gueules.
TIERCES.
Fasces très rétrécies, toujours em-
ployées au nombre de trois. La posi-
tion horizontale leur est propre; toute
autre position doit être indiquée.
Ex. : D'argent, tiercé en bande de gueules.
TIGE.
Plante ou fleur ayant une tige d'un émail
particulier.
Se dit aussi d'une fleur qui a une tige alors
qu'elle devrait ne point en avoir.
TIGRE.
Les tigres sont très rares, et servent commu-
nément de supports. On les représente sous
leur couleur naturelle.
TIMBRE.
Nom collectif de tout ce qui se place an.
— 189 —
190 —
(h ssus de l'écu : casque, couronne, mitre,
tiare, etc.
L'écu ainsi orné est diitiflibré.
TIRE.
Nom d'un rang de points dans L'échiqueté.
Se dit aussi des traits ou rangées de vair.
TOISON.
Dépouille du mouton et de L'agneau.
TONNANT.
Se dit d'un canon ou de toute autre arm
de guerre accompagnés de feu et de fumée.
TORTIL ou TORQUE
Se dit du bourlet qui entoure la tête de
Maure, qui alors est tortillée. Quelquefois c'est
un simple ruban; d'autres fois, on voit deux
rubans enroulés d'émaux différents.
TORTILLANT.
Se dit du serpent et de la guivre entortillés
autour d'une colonne, d'un objet quelconque.
TORTILLÉ.
Qui porte un tortil.
TOUR.
Sa forme ordinaire est celle d'un édifice
rond ; mais on trouve des tours carrées et
autres.
On dit ajouré des fenêtres et ou-
vert de la porte. La tour est tou-
jours crénelée; s'il en était autre-
ment, il faudrait l'indiquer.
Ex. : D'azur, à la tour d'argent aïourée
et maçonnée de sable.
TOURNE.
Se dit d'un fer à cheval dont la partie con-
cave regarde le flanc dextre de l'écu ; du crois-
sant les pointes regardant à dextre; du che-
vron dans la même position.
TOURNESOL.
Plante à fleur radiée; c'est ce qu'on nomme
vulgairement soleil.
TOURTEAUX.
Petits disques de couleur dans
un champ de métal.
Ex. : D'hermine, à trois tour-
teaux de gueules, 2 et l .
Tourteaux-Besants.
Petits disques composés d'un métal
et d'une couleur, et toujours posés
dans un champ de métal.
Ex. : D'argent, à un tourteau-
hesant de gueules et d'or.
TOURTELÉ.
Se dit de L'écu ou de pièces semées de tour-
teaux.
TOUT (le).
Se dit pour indiquer L'émail de plusieurs
pièces sans le répéter.
TRABE.
Nom de la traverse d'une ancre et de la
hampe, à laquelle un drapeau est attaché.
TRACÉ.
Synonyme d 'Ombré.
— 191 —
— 192
TRAIT.
Synonyme de Tiré.
TRANCHE.
Partition de l'écu, au moyen d'une
ligne diagonale, tirée de dextre à
senestre.
Le tranché crénelé, le franche
dentelé, le tranché nuage se disent de l'écu
tranché en forme de créneaux, de dents, d'on-
dulations.
Le tranché taillé, de l'écu tranché quand il
y a une petite entaille au cœur de l'écu.
Ex. : D'argent, tranché de gueules.
TRANGLES.
Se dit des fasces rétrécies, au nombre de
trois, cinq ou sept ; quatre, six ou huit fasces
rétrécies se [nomment burèles. On voit par là
que les fasces rétrécies en nombre impair se
nomment trangles, et burèles quand elles sont
en nombre pair.
Voy. Buiœlé.
TRAVERSE.
Se dit de pièces enfilées par d'autres.
TRÉCHEUR.
Tresse qui a quelque ressemblance avec
l'orle ; elle est distante du bord de l'écu d'une
partie des] sept de sa largeur, et n'a que le
quart de cette septième partie, en quoi elle
diffère de l'orle, qui est plus large et plus près
du bord.
Il y a des doubles, des triples trécheurs ; ils
sont enclos l'un dans l'autre comme les vires ;
l'espace ou vide qu'il y a de l'un à l'autre
est la largeur de deux tresses ensemble, et la
capacité de chacun est, comme au trécheur
simple, le quart de la septième partie de la
largeur de l'écu.
11 y a des trécheurs unis, ce qu'on n'exprime
pas, étant les plus ordinaires; il y en a d'autres
lleuronnés et contrc-fleuronnés.
TRÈFLE.
Feuille à trois parties arrondies, munie de
tige. Lorsque le trèfle est privé de cette tige, il
faut l'indiquer.
TRÈFLE.
Se dit des objets dont les extrémités ont la
forme d'un trèfle.
TREILLIS.
C'est un fretté alésé, cloué dans les intersec-
tions, meuble extrêmement rare dansles armoi-
ries.
TREILLISSÉ.
Se dit de l'écu ou d'une pièce
chargée de dix à douze cotices
entrelacées, moitié à dextre, moi-
tié à senestre et qui ne sont
point alésées.
Ex. : De gueules, treillissé d'argent.
TRESCHEUR.
T oy. Trécheur.
TRIANGLE.
Meuble qui représente un trian-
gle équilatéral et qui est commu-
nément posé sur sa base. S'il en
était autrement, on le nommerait
versé. Dans beaucoup de cas, le triangle est
vidé *'t on voit le champ à travers.
Ex. : D'azur, au triangle plein d'argent
posé en %>ointe et chargé au cœur d'un soleil
de gueules.
— 193
— 194
TRIANGLE.
Rebattement qui est le produit
d'une combinaison de lignes hori-
zontales et de diagonales dans les
deux sens, de laquelle résulte une
série de triangles qui couvre l'écu entier.
i Ex. : D'argent, triangle de gueules.
TROIS, DEUX, UN.
Se dit de six pièces posées trois en chef,
deux en cœur, une en pointe: c'est la position
naturelle.
TROMPE DE CHASSEUR.
Est toujours représentée tortillée en rond.
TROMPETTE.
Se dit de l'instrument servant à animer les
soldats au combat; diffère de la trompe par
sa figure étendue, allongée et recourbée.
TRONC D'ARBRE.
Se dit du pied d'un arbre coupé dont on voit
quelques racines.
TRONÇONNÉ.
Pièces ou animaux séparés par tronçons.
sans que pour cela leur l'orme générale suit
altérée
TRONQUÉ.
Se dit de l'arbre coupé par la tête et par le
pied el dont il ne reste que le tronc
U
UN (de l') A L'AUTRE.
Se dit de figures identiques posées
dans les différentes parties d'un écu
divisé par des lignes de partition, et
alternant les émaux.
Ex. : Coupe d'argent et de gueules au pal
de l'un à l'autre.
Un (de l') en l'autre.
Se dit de figures posées sur les ligues de
-r
--^■—
partition et alternant les émaux.
Ex. : Coupé d'argent et de gueu-
les à un écusson de l'un en l'au-
tre.
Un (l') sur l'autre.
Se dit d'animaux ou objets inanimés posés
l'un au-dessus de l'autre.
V
VACHE-
Elle se reconnaît à ses mamelles et à sa
queue étendue le long de son flanc.
On dit qu'elle est accornée de ses cornes,
onglée de l'ongle de ses pieds, colletée de son
collier, clarinèe de la sonnette qui y est quel-
quefois attachée, lorsque ces choses sont d'un
émail particulier. On la dit aussi couronnée,
lorsqu'elle a une couronne sur la tète.
— 195
— 196 —
VAIR.
Fourrures faites de quatre tires ou rangées
de pièces d'argent, en forme de cloches de jar-
din renversées, sur un champ d'azur; il y n
quatre pièces ou cloches à la première et troi-
sième tires; trois et deux et demi aux deuxième
et quatrième.
Chaque tire ou rangée se trouve avoir deux
parties en hauteur, des huit de la hauteur de
l'écu.
On nomme menu vair une fourrure de vali-
de six tires ; aux premier, troisième et cin-
quième il y a six pièces; aux deuxième, qua-
trième et sixième il y en a cinq et deux de-
mies; chaque tire a une partie un quart des
huit de la hauteur de l'écu.
On nomme contre-vair une fourrure de vair
dont les pointes du premier rang sont appoin-
tées avec celles du second; de même, les
pointes du troisième rang avec celles du qua-
trième, en sorte que les bases du deuxième
rang passent sur celles du troisième en ligne
directe du coupé de l'écu.
Le menu contre-vair est une fourrure sem-
blable, excepté qu'il est comme le menu voir,
composé de six rangées de cloches.
Voy . Émaux.
Vair antique.
Forme la plus ancienne du vair, qui res-
semblait aux pièces d'un enté. Plus tard, ces
pièces, tranchées sur les flancs et terminées
en sommet aigu, se transformèrent dans le
vair actuel.
Vair en pale.
Le vair reçoit ce nom lorsque les pièces du
même émail sont rangées en pal l'une sur
l'autre, s'entre-touchant.
Vair onde.
Lorsque dans le deuxième rang du vair les
pièces d'azur sont renversées et louchent les
pièces d'azur du premier rang, il en résulte
une série de pièces d'azur qui s'élèveniel s'a-
baissent en forme d'une onde. Ceci s'applique
également aux troisième et quatrième rangs el
ainsi de suite.
VAIRÉ.
S'emploie lorsque le vair est composé d'au-
tres émaux que d'argent et d'azur.
VAISSEAU.
Ce terme s'applique à un vaisseau à trois
mâts, muni de ses voiles.
VANNETS.
Coquilles qui montrent leur intérieur.
VENTAIL.
Se dit de la partie inférieure du casque.
VERGETÉ.
Se dit de l'écu partagé en dix ou douze par-
ties verticales, ou vergettes, de deux émaux
alternés.
VERGETTE.
Pal diminué de la moitié de sa lar-
geur.
Ex. : D'argent, au pal de gueules
chargé d'une vergelte d'or.
VERSÉ.
Synonyme de renversé. Se dit dos glands
croissants, etc., tournes vers la \ ointe de 1 écu.
197
- 198 —
VERTENELLE.
Se dit d'une bande de fer propre à
tenir une porte sur ses gonds.
Ex. : D'argent, à la vertenelle de
gueules.
Yoy. Bris-d'huis.
VÊTU.
Nom de certaine division de l'écu,
par laquelle les quatre angles de l'écu
sont coupés par des lignes diagona-
les, de telle manière que le champ
se présente sous la forme d'un grand losange
qui touche les quatre bords de l'écu.
En arrondissant les angles de ce losange,
on obtient le vêtu en ovale.
Ex. : D'argent, relu de gueules.
VIDÉ.
Se dit d'une pièce ouverte, au travers de la-
quelle on voit le champ de l'écu.
VIGILANCE.
Se dit du caillou que la grue tient dans son
pied et dont il faut désigner l'émail s'il est par-
ticulier.
VILENÉ.
Lion ou autre animal dont on voit le sexe
d'un autre émail que le corps.
VILLE.
On comprend sous ce nom un assemblage
de maisons, de clochers, etc., dont il faut
faire, dans chaque cas, une description aussi
exacte que possible.
VIRES.
Se dit d'anneaux concentriques posés l'un
dans l'autre, communément au
nombre de trois.
Ex. : De gueules, à trois vi-
res d'argent.
VIROLE.
Se dit de l'émail des boucles et anneaux, des
huchets et des cors.
VIVRE.
Se dit de lignes ou pièces à grands
angles rentrants et saillants.
Ex : D'argent, à la fasce vivrée
de gueules.
VOILÉ.
Ce meuble, rare en armoiries, représente une
voile de navire; est d'ordinaire gonflée, et at-
achée à une antenne posée en fasce.
VOL.
Les deux ailes d'un oiseau
posées dans l'écu et les pointes
vers le chef. Lorsque ces bouts
sont tournés vers la pointe, le vol
est abaissé.
Ex. : Coupé : au i, d'argent, au vol d'or;
au i', d'argent, au vol abaissé d'or.
Une seule aile s'appelle demi-vol, son dos-
sier se trouve à dextre et son bout est dirigé
vers le chef, ce qui est la position ordinaire
du demi-vol, qui du reste peut être abaissé
comme le vol entier.
Lorsque le dossier est tourné à senestre, le
demi-vol est contourné.
Deux demi- vols qui se touchent du dossier,
sont dits adossés.
Le vol reçoit le nom de vol à l'antique lors-
qu'une des ailes couvre l'autre en partie ; et si
dans cette position les dossiers sont tournés à
senestre, c'est un vol contourn< : .
Lorsqu'on dit un vol d'azur et d'argent, cela
— 199 —
200
signifie que l'aile dextre est d'azur et la senes-
tre d'argent. — « Un vol » coupé alternative-
ment d'azur et d'argent, indique que l'aile
dextre est coupée d'azur sur argent et la senes-
tre d'argent sur azur.
Voy. Ouvert.
Vol banneret.
Se dit d'un cimier qui se trouve aux armes
des anciennes maisons et principalement à
celles des anciens chevaliers du croissant. Les
ailes ont la forme des ailes de paon fer-
mées.
VOLANT.
Se dit de tout oiseau ou insecte représenté
volant, c'est-à-dire les ailes étendues.
VOLET.
Se dit d'un petit manteau qui entoure quel-
quefois le casque en remplacement deslainbre-
quins.
VOÛTÉ.
Se dit d'une fasce ou bande courbée vers le
chef de l'écu.
Voy. Affaissé.
Y
YEUX.
Les yeux paraissent d'ordinaire fixes. Lors-
qu'ils sont de profil, il faut l'exprimer.
Les yeux d'animaux doivent être désignés
spécialement.
Quoiqu'on se serve ordinairement du terme
de carnation pour désigner les parties du
corps humain, telles que la nature lesproduit,
on se sert des mots au naturel dans le même
cas, pour les yeux, par rapport à leurs différen-
tes nuances.
On dit allumés des yeux dont la prunelle
est d'un autre émail que la paupière, excepté
toutefois les yeux du cheval et de la licorne,
qui sont dits animés dans la même signi-
fication.
^SS^fs^s/
\
r
L
DICTIONNAIRE
DE LA.
NOBLESSE FRANÇAISE
MAJSOJN DE FRANCE
!
vwZui^Joisi
La Maison de Franco, de race capétienne, la plus ancienne et la plus noble de l'Eu-
rope, remonte de mâle en mâle, sans contestation possible, à Robert le Fort, comte
d'Anjou, duc de France, tué, en combattant l'invasion des Normands, à la bataille de Bris
sarte, l'an 8GG. Elle est représentée aujourd'hui par la branche de Bourbon, qui tire son
origine de Robert de France, comte de Clermont, baron de Bourbon par son mariage,
sixième fils du roi Louis IX (saint Louis), les autres tîls de ce monarque étant morts sacs
postérité, à l'exception du roi Philippe III dont la descendance masculine s'éteignit en
1589, représentée alors par la branche de Yalois, issue de Charles, comte de Valois, lils
puîné dudit roi Philippe III.
Louis I er . duc de Bourbon, petit-fils de saint Louis," eut deux fils : 1° Pierre, duc de
Bourbon, qui forma la branche aînée, laquelle s'éteignit dans la personne du connétable de
Bourbon, mort en 1527; 2° Jacques, comte de la Marche, qui forma la branche cadette,
laquelle fut appelée au trône, à l'extinction de la branche de Valois en 1589, en la personne
de Henri IV, roi de Navarre.
Louis XIII, son fils, fut à son tour l'auteur de deux branches : la branche aînée et
-a branche cadette, dite d'Orléans, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours.
he aînée,
aison de
tivcs ont
chacun
brisure
ouverte.
Albert
- a
1. — PrincesseMarie-Amélie-Louise-HélÇne, née à Twickenham le 28 septembre 1865;
mariée à Lisbonne, le 22 mai 1886, à Charles, actuellement roi de Portugal, né
le 28 septembre 1863.
2. — Princesse Hélène-Louise-Henriette, née à Twickenham, le 1(> juin L871.
3. — Princesse Marie-Isabelle, néeau château d'Eu, le 7 mai 1878.
4. — Princesse Louise-Françoise, née à Cannes, le 24 février 1882.
5. — Prince Ferdinand-François, né au château d'Eu, le 9 septembre 1884.
Mère
Marie-IsabeUe-Fran<nisr-(V Assise, née le 21 septembre 1848, fille de feu le duc de
Montpensier, mariée à Kingston-sur-la-Tamise (Angleterre) le 30 mai 1864 à Louis-Phi-
lippe-Albert d*ÛRLÉANS, comte de Paris, né le 14 août 1838, décédé le 8 septembie 1894,
fils de Ferdinand-Pliilippe-Loim-CJiarlcs-Jleuriùuc d'ORLÉANSet de la princesse Hélène
de MECKLEMBOURG-ScinVERIN .
Oncle
Prince Robcrt-Pliilippe-Lovis-Evgrne-Ferdinand d'ORLÉAXs, duc de Chartres
(ait. roy.), né à Paris, le 9 novembre 1840; marié le 11 juin 1863 à Kingston-sur-la-
Tamise à la princesse Françoise-Marie-Amélie d'ORLÉANS (ait. roy.), née le 14 août 1844,
fille du prince de Joixyille, dont :
a) Princesse Marie-Amélie-Françoise-Hélène d'ÛRLÉAxs, née à Hani (Angleterre),
— 211— — 212 —
le 13 janvier 1865; mariée à Paris el au château d'Eu les 20 et 22 octobre 1885 à Valde
mar, prince de Danemark (ait. roy.), né le 27 octobre 1858.
b) Prince Henri, né à Ham, le 16 octobre 1867.
r) Princesse Marguerite, née à Ham le 25 janvier 1869.
d) Prince Jean-Pierre-Clément-Marie, né à Paris le 4 septembre 1874.
Grands-oncles et grande-tante, enfants de Louis-Philippe, roi des Français
o
1. — Prince Louis-Charles-Philippe-Raphaël (I'Orléans, duc de Nemours (ait
roy.). né à Paris, le 25 octobre 1811; marié le 27 avril 1840 à la princesse Victoire-
Auguste- Antoinette, née le 16 février 1822, fdle de feu Ferdinand, prince de Saxe-
Cobouro et Gotha ; veuf le 10 novembre 1857;
Dont :
1° Prince Louis-Philippe-Marie-Ferdinand-Gaston d'ORLÉANS, comte d'Eu (ait.
roy.), né à Neuilly le 28 avril 1842; marié à Rio-de-Janeiro, le 15 octobre 1864, à la
princesse Isdbelle^Christine-Léopoldine (ait. imp.), née le 29 juillet 1846, fille de feu
Pierre II, empereur du Brésil, dont :
a) Prince Pierre-Louis-Philippe, né à Pétropolis. près Rio-de-Janeiro, le 15 octobre
1875.
b) Prince Louis-Marie-Philippe, né à Pétropolis, le 26 janvier 1878.
c) Prince Antoine-Gaston-Philippe, né à Paris, le 9 août 1881.
2. — Prince Ferdinand-Philippe-Marie d'ORLÉANS, duc d'ALENÇON (ait. roy.), né à
Neuilly, le 12 juillet 1844 ; marié au château de Possenhofen (Bavière) le 28 septembre
1868 à la princesse Sophie-Charlotte- Auguste, duchesse en Bavière (ait. roy.), née le
22 février 1847, fille de feu Maximilien, duc en Bavière; dont :
a) Princesse Louise-Victoire-Marie- Amélie-Sophie, née à Bushy-House (Angle-
terre) le 9 juillet 1869; mariée au château de Nymphenburg, près Munich, le
15 avril 1891, à Alphonse, prince de Bavière (ait. roy.).
b) Prince Pliilippe-Erninanuel-Maximilien-Marie-Eudes, né à Villa Azwang, près
Meran (Autriche), le 18 janvier 1872.
c) Princesse Marguerite- Adélaïde-Marie d'ORLÉANS (ait. roy.), née à Paris, le
16 février 1848; mariée à Chantilly, le 15 janvier 1872, à Ladislas, prince Gzartoryski,
décédée le 24 octobre 1893.
d) Princesse Blanche-Marie- Amèlie-Caro^ine-Louise- Victoire (TOrléanSj née à
Claremont. le 28 octobre 1857.
3. — Princesse Marie-Clémentine-Caroline-Léopoldine-Clotilde d'ORLÉANS (ait.
roy.), née à Paris, le 3 juin 1817; mariée le 20 avril 1843 à Auguste-Louis-Victor,
prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc de Saxe; veuve le 26 juillet 1881.
4. — Prince François-Ferdinand-Philippe-Louis-Marie d'ORLÉANS, prince de Join-
ville (ait. roy.), né à Neuilly, le 14 août 1818 ; marié le 1 er mai 1843 à la princesse Fran-
çoise-Caroline- Jeanne 9 née le 2 août 1824 (ait. imp.), fille de feu Pierre 1". empereur
du Brésil, dont :
213 —
— 214
a) Princesse Françoise-Marie-Amélie cTOrléans, née à Neuilly, le 14 août 1841;
mariée à Robert, prince cTOrléans, duc de Chartres.
b) Prince Pierre-Philippe-Jean-Marie cTOrléans, duc de Penthièvre, né à Saint-
Cloud, le 4 novembre 1845.
5. — Prince Henri-Eugène-Philippe-Louis d' Orléans, duc cTàumale (ait. roy.), né
à Paris le 10 janvier 1822; marié le 25 novembre 1844 à la princesse Marie-Car oline-
Auguste, née le 26 avril 1822 (ait. roy.), fille de feu Léopold de Bourbon, prince des
Deux-Siciles, prince de Salerne; veufle 6 décembre 1869.
6. — Prince Antoine-Marie-Philippe-Louis cTOrléans, duc de Montpensier (ait.
roy.), né à Neuilly le 31 juillet 1824, décédé le 4 février 1890; marié le 10 octobre 1846 à
Tinfante MaHe-Louise-Ferdinande (ait. roy.), née le 30 janvier 1832, fille de feu Ferdi-
nand VII, roi d'Espagne, dont :
a) Princesse Marie- Isabelle -Françoise- d'Assise- A atonie- Louise- Ferdinande
cTOrléans, née à Séville le 21 septembre 1818, infante d'Espagne, mariée à feu Louis-
Philippe, comte de Paris.
h) Prince Antoine-Louis-Philippe-Marie-Jean-Florence cTOrléans, né à Séville le
23 février 1866, infant d'Espagne; marié à Madrid le 6 mars 1886 à Tinfante Eulalie
(ait. roy.), née à Madrid le 12 février 1864, fille de François d'Assise de Bourbon, roi
d'Espagne, et d'Isabelle II, reine d'Espagne, dont :
a) Prince Alphonse, né à Madrid le 12 novembre 1886.
b) Prince Louis-Ferdinand, né à Madrid le 5 novembre 1888.
MAISON DE BONAPARTE
La maison de Bonaparte ou Buonaparte est originaire d'Italie.
Sa filiation noble est suivie depuis la seconde moitié du neuvième siècle.
Tedix des Cadolingi, comte de Pistoie, le premier ancêtre connu des Bonaparte, était
père de Cunirod. second comte de Pistoio. qui vivait en 922.
Au douzième siècl '. un membre de cette famille, qui était fixée en Toscane, vint
s'établir à San-Miniato, près de Florence, puis à Sarzana, près de la Spezzia.
C'est de là que cette branche projeta un rameau en Corse, où François Buonaparte
fonda la maison d'où sortit Napoléon.
Armes : Anciennes : De gueules, à deux bandes d'argent, accompagnées de deux
étoiles à six branches du même , Vune en chef, Vautre en pointe.
Nouvelles : D'azur, à Y aigle d'or empiétant un foudre du même, qui est de
V Empire français.
BRANCHE AINEE
(Résultant de la fusion des deux lignes de Joseph et de Lucien, frères de Napoléon I er )
Prince Lucien-Louis- Joseph-Napoléon Bonaparte, né à Rome le 15 novembre 1828,
fils de Charles-Jules-Laurent-Lucien Bonaparte (né à Paris le 24 mai 1809, mort le
8
— 217 - - 218 -
29 juillet 1857), et de Zénaïde-Charlotte- Julie (née le 8 juillet 1801, morte le 8 août
L854), fille de feu Joseph-Napoléon Bonaparte, ancien roi de Naples et d'Espagne;
prince de Ganino, de Musignano, du Saint-Sikoe. de la famille de l'Empereur des
Français; depuis le 13 mars 1868 cardinal-prêtre de l'Église romaine.
Frère et sœurs
p — Princesse Julie-Charlotte-Zênaïde-Pauline-Lœtitia- Désirée- Bartholomée, néele
6 juin 1830; mariée le 30 août 1847 à Alexandre del Gallo, marquis de
ROCCAGIOVINE.
o. — Princesse Charlotte-Honorine-Joséphine, née le 1 mars 1832; mariée le 4 octobre
1848 à Pierre, comte Primoli.
::. — Princesse Marie-Désirêe-Eugénie-Josèphine-Philomène, née le 18 mars 1835;
mariée le 2 mars 1851 à Paul, comte de Campello.
4. — Princesse Augusta-Amélie-Maocimilienne-Jacqueline, née le 9 novembre 1836j
mariée le 2 février 1856 à Placide, prince Gabrielli.
5. _ Napoléon-Charles-Grégoire-Jacques-Philippe, né le 5 février 1839; marié le
26 novembre 1859 à Marie-Christine, née le 25 juillet 1842, fille de Jean-
Népomucène, prince RusP0Li-et-de-CERVETERi, et de Barbe, princesse Massi.mo
d'Arsoli.
Dont :
a) Princesse Marie- Léonida-Eugénie-Mathilde-Caroline-Jeanne-Julie-Zénaïde, née à
Rome le 10 décembre 1870.
b) Princesse Eugenia-Lo'titia-Barbe-Caroline-Lucienne-Marie-Jeanne, née à Grotta-
Ferrata le 6 septembre 1872.
Oncles
(Issus du second mariage de Lucien, prince de Canino, frère de Napoléon 1er, ave c Alexandrine-
Laurence, née de Blesghamps (morte le 12 juillet 1855) :
1. _ prince Louis-Lucien, né le 4 janvier 1819, ancien sénateur, marié le 4 octobre
1833 à Marianne Cecchi, mariage non reconnu par le chef de la dynastie.
2, — prince Pierre-Napoléon (né le 11 octobre 1815, mort le 7 avril 1881), marié
— 219 — — "2-20 —
religieusement Le 22 mars L853, et civilement le 3 novembre 1867, à Justine
Êléonore Ruflin, dont :
a) Roland-Napoléon , né le li) mai 1858, ancien lieutenant d'infanterie; marié le
7 novembre 1880 à Marie-Félix Blanc, décédée le 1 er août 1882, dont :
Marie, née le 2 juillet 1882.
b) Jeanne, née le 25 septembre 1861; mariée le 22 mars 1882 à Henri-Marie-Christian,
marquis de Villeneuve-Esclapon, comte et marquis de Vence, né le 8 août
1852.
BRANCHE CADETTE
LIGNE IMPÉRIALE DE FRANCE
Impératrice Marie-Eugénie DE GUZMAN, PORTO-CARRERO Y PALAFOX, qua
torzième comtesse de Téba, comtesse de Banos et Mor.v, marquise de Moya, Ardalès,
Osera, etc., trois fois grande d'Espagne de l re classe, dame de la Croix étoilée et dame
de la grand'eroix de l'ordre de Malte (Majesté), née à Grenade le 5 mai 1826, fille du comte
Cyprien de Montijo et de Miranda, duc de Peneranda, trois fois grand d'Espagne de
i re classe; mariée à l'empereur Napoléon III, le 29 janvier 1853; veuve le 9 janvier
1873.
Son fils Napoléon-Louis-Eugène- Jean- Joseph, né le 16 mars 1856, prince impérial,
tué au Zoulouland le 1 er juin 1877.
CHEF ACTUEL DE LA DYNASTIE
S. A. I. le prince Napoléon-Victor-Jérôme-Frédéric-Bonaparte, né à Paris le
18 juillet 1862. fils de Napoléon-Joseph-Char les- Paul- Bonaparte, né à Tricste le
9 septembre 1822. décédé à Rome le 17 mars 1891, et de S. A. I. Clotilde, princesse
d'Italie. Résidence : Bruxelles.
Frère et sœur
1° Prince Napoléon-Louis- Joseph- Jérôme, né au château de Meudon le 16 juillet
1804, lieutenant-colonel au régiment de dragons russe (de Nijni-Nowgorod) « Roi de
Wurtemberg », n° 44. Résidence : Saint-Pétersbourg.
2° Princesse Marie-Lœtitia-Eugénie-Catheri ne- Adélaïde, née à Paris le 20 décembre
221 —
— 222 -
1866 ; mariée à Turin le 11 septembre 1888 à Amédée, prince d'Italie, duc d'Aostc; veuve
le 18 janvier 1890. Résidence : Turin.
Tante
S. A. I. la princesse Mathilde-Lœtitia-Wilhelmine, née à Trieste le 27 mai 1820;
mariée à Florence le 1 er novembre 1840 à Anatole Demidopp, prince de San-Donato;
veuve le 29 avril 1870. Résidence : Paris.
ABAQUESNÉ DE PARFOURU .
Les Abaquesné de Par-
fou ru sont originaires de
la ville de Valognes, où ils
sont connus depuis le xvi e
siècle.
En 169G, Jean Abaquesné
fit enregistrer les armes de
sa famille en vertu de l'édit
de septembre de la même
année.
Ces armes étaient : d'ar-
gent, à un sautoir d'azur;
parti cVor à un chef pal de
sable. En récompense de nombreux services ren-
dus à l'Etat par lui et ses ancêtres, son fils René
fut confirmé dans sa noblesse et ses privilèges par
Louis XIV, qui lui permit, en outre, de porter les
armes décrites ci-dessus. Philippe, fils de Piené,
maître à la cour des comptes, aides et finances de
Normandie, fut représenté en 1789, dans l'ordre delà
noblesse du bailliage de Caen, par M. d'Aigneaux.
Les Abaquesné de Parfouru possédaient et pos-
sèdent encore aujourd'hui le fief de Parfouru-sur-
( Mon, qui relevait directement du roi.
Armes : Normandie : D'azur, à la fasce d'or,
accompagnée du trois étoiles du même., posées
2 eu chef et 1 en pointe.
ABBADIE (d').
Lesd'Aljbadie on tune origine des plus anciennes.
Le nom d'Abbadie est une réduction des mots
Abbé laïc. Les abbés laïcs, dont l'institution re-
monte au temps de Charlemagne, étaient chargés
de percevoir la dîme comme abbés et comme laïcs;
en outre, ils devaient prendre les armes contre les
Sarrasins.
Certains croient voir des familles différentes
dans les d'Abadie qui écrivent leur nom avec un
seul B et ceux qui l'écrivent avec deux B. 11 n'en
est rien. Tous les d'Abbadie ont la même origine,
et la différence d'orthographe, que l'on constate
aujourd'hui, provient uniquement de l'influence
de la langue espagnole, qui n'admet pas la con-
sonne double.
Cette famille a produit de nombreuses branches
qui, presque toutes, se sont fixées dans les Pyré-
nées où nous les retrouvons aujourd'hui.
Armes : France : D'azur, frettè d'argent, à la
fasce d'hermine brochant sur le tout.
Languedoc : D'argent, au chevron de gueules
accompagné en chef de deux tours du même, et
en pointe d'un écusson d'azur brochant sur le
chevron et chargéd'un lion d'or: (tu chef d'azur
chargé d'une étoile à cinq mis du champ.
Béarn : D'or, a /'arbre de sinople. nu léorier
de gueules colleté d'argent, attaché à l'arbrepar
une rhume du même; au chef d'azur, charge
d'un croissant, entre deux étoiles à cinq ruts
d'or.
Normandie : D'argent, au chef de gueules,
chargé d'une rose d'or.
't
225 —
— 226
JîlîANCHE DE BARRAU
Cette branche a donné
des officiers distingués, des
conseillers et secrétaires du
roi au parlement de Na-
varre. Ses chefs ont siégé
aux États de Béarn dans le
corps de la noblesse, comme
abbés laïcs de l'abbaye ou
abbadie de Bastânès, d'où
ils tirent leur nom , et
comme seigneurs de Capde-
vielle, de Bugnein et de Lâa
de Maslacq. La filiation esl
clairement établie et sans interruption, de « noble
Johan d' Abbadie », qui vivait au commencement
du xvie siècle et avait épousé, le 29 juin 1536,
Catherine de Denguin, fille du noble Amandie
Domec, seigneur de Denguin et de Domec de Sa-
poureux.
Les trois rameaux subsistants de la branche
d' Abbadie de Barrau procèdent de Jean-Frnnçois-
Théodose, comte de Carrion de Calatrava, marié,
le 13 janvier 1812, à Félicie-Anne-Charlotte de Pe-
molié de Saint-Martin, et de Sophie-Saubade de
Suhigaray.
Les d'Abbadie de Barrau ont laissé plusieurs
qqs leurs sur les champs de bataille; ils ont
compté des chevaliers de Saint-Louis et de la Lé-
gion d'honneur, des conseillers aux parlements
de Navarre et de Bordeaux, des députés aux
Assemblées nationales.
Armes.: D'azur, à une bande d'argent chargée
<le trois étoiles d'azur et accompagnée en chef et
en pointe d'un lion rampant d'or, lampassé de
gueules, qui est d'Abbadie de Bastânès. — Armes
attachées au titre de comte de Carrion de Cala-
trava : D'argent, à une fleur de lis d'or, d'où
s'élance un épi de blé, lige et feuille de si impie,
accostée en pointe de deux fers de la née affron-
tés et appointés vers la pointe. La maison bla-
sonne partie d'Abbadie de Bastânès et de Carrion
de Calatrava.
Branche de Caxtillac
Cette branche s'établit à
Vic-de-Bigorre en 1555.
Elle produisit trois évo-
ques : de Lescar. en 1422;
d'Aire, en 1497 ; de Dax, en
1692 : plusieurs abbés de
Puyferré et des archivistes
du chapitre de Tarbes. Elle
eut aussi des lieutenants du
roi et de la sénéchaussée de
Bigorre.
Armes : De gueules, au
chevron d'argent à deux
fleurs de lis de même, une
à dextre et une à seneslre de la pointe, et une
montagne de même en pointe; au chef d'azur,
charge au milieu d'un croissant d'or, et de
chaque côté d'un étoile du même.
Devise : Abo dies.
ABBES u/').
< Jette famille esl très an-
cienne ; elle peut en fournir
les preuves par les docu-
ments déposés aux archives
de Pézenas, de Montpellier
et de Bédarieux. Ses titres
ont été détruits ou égarés,
et ce n'est plus que dans les
dépôts publics qu'on peut
acquérir les preuves de son
antiquité et de son illustra-
tion. Elle s'est distinguée
dans les armes et dans la
science. Sous Louis XIII, un
d'Abbes était lieutenant-colonel du régiment
Royal-Limousin ; sous Louis XIV. la famille ser-
vait dans l'année commandée par le maréchal de
Villars pendant la guerre contre les protestants.
et l'importance de ses services est consignée aux
archives du château de Gignac, département de
l'Hérault. Sous le même roi, un d'Abbes, littéra-
teur, est cité par Voltaire 'buis son Dictionnaire
philosophique, an mot Esprit.
En L770, la famille entra en possessi le la
tenv seigneuriale de Cabreyrolles , dont une
branche ajouta le nom au sien. Cette terre esl
située prés de Bédarieux, et son possesseur,
d'Abbes de Cabreyrolles, entretenait des relations
très suivies avec l'aïeul du titulaire actuel, dont il
était le cousin.
En 1798, le père du titulaire épousa Claire d'As-
signan de Mahieu, tille et héritière du baron de
Villespassans, seigneur de Malviès, officier .aux
garde-.
La famille de Mahieu, dont le nom s'unit désor-
mais à celui d'Abbes, est une ancienne et illustre
maison. Vers le milieu du x 1 1 •' siècle, une de i-
selle de Mahieu entra par son mariage dans la
famille de Raymond V. comte de Toulouse.
Sous Louis XIV, un de Mahieu, neveu d'une
dame du palais de la reine, fut gouverneur de
Strasbourg. Une rue de cette ville prit le nom
de Mahieu et une lettre autographe, signée
Louis XIV, conservée aux archives de Malviès,
constate l'importance de ses services.
L'aïeul du titulaire avait le litre d'écuyer et fut,
de 1 T 7i ) à HIT), conseiller du roi.
La parenté des trois familles depuis distinctes
d'Abbes de Cayron, d'Abbes de Cabreyrolles et
d'Abbes proprement dit, dûment établie. d'après
des correspondances intimes, se prouve encore
par la similitude des armoiries, du nom et de ia
communauté d'origine.
La filiation du nom qui nous occupe s'établit
_ 92
- 228
encore par les archives que la famille de Graves
de Pézenas a réunies au château d'Almes, par
suite du mariage d'un de Graves de Pézenas avec
l'unique héritière d«s biens et des titres de la
branche de d'Abbes de Cabreyrolles. Cette famille
s'est alliée, à la fin du siècle dernier, aux d'Assi-
gn mi. de Mahieu-Villespassans , de Bermond-
Puysséguier, de Rousset-Malviès, etc.
A-rmes : Languedoc : D'azur, à Varbre déraciné
(fin-: n ii chef d'argent chargé d'un croissant de
gueules entre deux étoiles du même.
ABOVILLE ((F).
àâà#
La famille d'Aboville tire
son nom d'une ancienne va-
vassorerie noble, située dans
la châtellenie de Gonneville,
près Cherbourg (Manche).
Elle est mentionnée dans
plusieurs chartes conservées
aux archives du Calvados,
dont la plus ancienne re-
monte à 1171. Sa filiation
suivie donnée par Saint- Al-
lais, tome VII, commence à
Michel d'Aboville, chevalier,
capitaine d'une compagnie
d'ordonnance du roi Jean, tué à la bataille de
Poitiers en 1356. Elle a été maintenue dans ses
privilèges de noblesse par lettres patentes données
sous le grand sceau à Lyon le 3 lévrier 1456 et par
divers arrêts de la cour des aides du parlement
de Rouen des mars 1446, 29 mars 1486, 16 février
1596 et 19 décembre 1615. Elle est classée, dans la
recherche de Chamillart (1666), parmi celles ayant
justifié de leurs quatre degrés, sans anoblissement
connu.
Armes: De sinop le, au château antique d'ar-
gent, flanqué de /mis tours, celle du milieu su-
ieure. Depuis la fin du xvil 1 ' siècle, la branche
.Ki-r." porte : De sinople, au château d'argent,
flanqué de deux tours, couvertes et girouettées de
même, ouvertes, ajourées el maçonnéesde sable.
ABZAC(d').
Cette famille, originaire du Périgord. où
trouve une forteresse de son nom, est, par son
ancienneté, reconnue unanimement pour une des
premières maisons de la province qui a été son
berceau.
U est probable qu'elle a pris son nom d'un châ-
teau situé à trois lieues de Périgueux; connu
aujourd'hui sous le nom d'Ajac ou d'Azat, mais
qu'on écrivait anciennement Âbzac (de A.bzaco).
L'orthographe de ce nom varie singulièrement
dans les anciens titres : on le trouve écrit tantôt
d'Apzac ou d'Alzac, quelquefois d'Azac, d'Azat,
d'Absac, etc.
I ,'existcnce do cel te maison esl connue depuis
le milieu du \ir siècle, el su filiation esl prouvée
depuis L'an 1287.
Etienne, Gérard el Hélie d'Abzac tirent des do-
nations à l'abbaye de < ladoin, en I lô.x.
Pierre, Bertrand, Boson, Raimond d'Abzac, et
autres sujets isolés de la même maison, qu'on ne
peut rattacher les uns aux autres, firenl des do-
nations, dans le môme siècle ou au commence-
ment du suivant, aux abbayes de Cadoin, de Da-
lon, de < ihancelade, etc.
Bertrand d'Abzac, chevalier, fut té in d'une
donation faite, en 1174, par Guy de Peiralo à l'ab-
baye d'I '/.erehes.
CJn mémoire sans date, mais de l'écriture d'en-
viron l'an 1260 à 1280, contienl une espèce de
dénombrement où sont mentionnés Bertand d'Ap-
zac, BOS d'Apzac et W. d'Apzac. Il y est dit. que.
le même Bertrand d'Abzac avait un fief en la
paroisse de Limeirac.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de La Dou/.i:
La brandie des marquis
de La Douze, qui est l'aî-
née de toutes celles qui
subsistent encore, a été for-
mée par Olivier d'Abzac,
marié, le 28 mars 1400, avec
Jeanne «le Barrière : elle
compte dix degrés jusqu'à
François d'Abzac, marquis
de Vergt, puis marquis de
La Douze, marié, le 2 avril
1688, avec Marie-Thérèse de
Taillefer, et mort sans posté-
rité en 1698.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4, d'or à la fasce
iir gueules accompagnée de six fleurs de lis
d'azur, qui est de Boniface : aux2 et S,de gueules
à la fasce d'or, qui est de Wals : sur le tout, d'ar-
gent à la bande et bordure d'azur chargées de
neufbesants d'or, qui est d'Abzac.
1° Abzac de la Douze (M is Ulric d'),
sf de la famille. — Résidences: en son
hôtel, à Périgueux, et château de Borie-
Petit par Périgueux 1 1 tordogne);
•^" J A. de la D. (Amalric). — Mêmes ré-
sidences.
Branche de Mayac
La branche des seigneurs de Mayac, Villau-
trange-Migré el Limeirac, commence à Guil-
laume d'Abzac, marié, ver- l'an 1476, avec An-
toinette de La Gropte; il était le cinquième fils de
Guy d'Abzac, seigneur de La Douze, el d'Agnès de
Montlouis. Elle s'est éteinte en 1794, dans la
personne d'Antoine - Louis d'Abzac, marquis de
Mayac, tué à l'armée de Monseigneur le prince de
229 —
230 -
Condé ; il avait épousé, le 9 juin 1776, Marie-
Louise -Charlotte, comtesse
de Cusline, dont il n'a pas
en d'enfants. Un conseil de
famille, présidé par le mar-
quis de La Douze et auquel
avaient pris part les chefs
des diverses branches de la
maison existantes en ce mo-
ment-là. a fait revivre le
titre de Mayac que porte au-
jourd'hui le général d'Abzac
de Mayac, seul et dernier
représentant de sa branche,
qui s'éteindra avec lui, le
général n'ayant que deux filles.
A. de Mayac (Général M" d'), c<>m-
mandeur de la Légion d'honneur. — Rési-
dences : 1 1. iii'' de Bellechasse, ;i Paris,
chah 'au du Ballet, par Castillonnès (Lot-et-
Garonne), et a Dyherfurth (Silésie prus-
sienne).
Armes : D'argent, à la bande et bordure d'azur
chargées de neuf besants d'or, 3,3e/ 3.
Branche de Falqueyrac
Cette branche est issue des seigneurs (h' Mon-
tastruc.
lo A. (Ernest-Marie-Joseph, C" </' ,
marié le 17 août L876 à Marguerite de Pelet.
— Résidence: Château de Falqueyrac, par
le Bugue (Dordogne).
2° Â. (Jean-Marie-Gharles d'), chef de
bataillon au 15 e de ligne, à Castelnaudary
(Aude), marié à Henriette d'ALESME de
Meycotjrbie;
3° A. (Xavier </'). — Marié, on L882, à
Marie de Layrolles. — Résidence: 6, rue
Louis-Blanc, à Paris.
Armes : Celles des d'Abzac de Mayac.
Branche de I.asserre La Boissière
C'A. <(>' Alexis r/C. — Résidence: 3,
rue Pergolès<'. a Paris;
2° A^ (V te Paul d'). (ils du précédent,
consul général à New-York, et Y l " s >% née
de Lobel-Mahy. — Résidence: 3. rue Per-
golèse, à Paris.
Branche de Faugekas
Faugeras, ou Falguieras, ou Falguières, figure
parmi lès seigneuries des d'Abzac de La Douze.
(V. Moreri.)
Le castol de Fangeras, dénommé repaire noblf
dans les vieilles chartes, existe encore sur la com-
mune de Miallet (canton de Saint-Pardoux) et a
été porté par deux mariages successifs dans la
famille de Gorsse du Genest de Broussaneix, qui
le possède actuellement.
A. de Faugeras (Mathurin d 1 ). — Ré-
sidence : 57, boulevard Montparnasse, à
Paris.
Branche de Saint-Pardoux
1° A. (B on Frédéric d') et B onne , née d'HÉ-
ralde. — Résidence: Château deMarzac;
par Saint-Paul d'Eyjeaux (Haute-Vienne).
2° A. (Raymond d"). — Résidence : 5, rue
Victor-Masse, a Paris.
«'.■•s d'Abzac appartiennent à la famille de Van-
dière de Vitrac (famille de bonne et vieille no-
blesse) ; ils ne font partie de la famille des Abzac
que par les femmes. Leur grand-père, M. le
vicomte de Vandière de Vitrac, avait épousé
M"e d'Abzac. sœur du vicomte d'Abzac, ancien
écuyer cavalcadour de Marie-Antoinette, mort en
L327, à Versailles, premier écuyer du roi Charles X.
Ce d'Abzac, qui .'tait le dernier de la branche de
Sarrazac, avait sollicité «lu roi et obtenu que -a
sœur u" quitterait pas son nom, et que son mari,
sa vie durant, serait qualifié de comte d'Abzac. Ce
titre, régulièrement porté par M. de Vandière,
grand-père de .MM. Frédéric et Raymond, aurait
dû prendre lin avec lui. et il ne pouvait donner à
ses descendants aucun droite 1»' conserver.
ACHARD.
11 a existé, au cabinet des ordres du roi, «dit
l.aisné dans les archives de
la N'oblesse, vol. 5, édit. de
1836 », une prévention fâ-
cheuse contre l'ancienneté
de cette famille. Les titres y
ont été scrutés avec rigueur,
e y , comme ceux qu'elle a pu
produire, ne furent jugés
authentiques qu*à partir de
1440, on lui refusa les hon-
neurs de la cour.
Les assertions d'un auteur,
déni.'' par son ignorance et
ses mensonges, n'avaient pas peu contribué à la
sévérité de cette décision. Il faut voir dans La
Chenaye-des-Bois (t, I. p. 21, 22, 23 et 24, de son
Dictionnaire de la Noblesse, édition in-4°), les
prétentions qu'il prête à cette famille. Ce n'est
rien moin- qu'une ancienneté datant de Clovis II
(640); c'est un distique qui explique comment,
en n /25 :
Les Achards, les lisons et les raisins du pays
[V Angoumois) ont citasse Iss Sarrasins.
— 231
232 -
< >n ne peul cependant refuser aux A.chard de
L'Angoumois et du Périgord le témoignage d'an-
cienneté dû à leur noblesse, au moins jusqu'au
xiv siècle.
[lesl notoire que cette famille s'établit en Nor-
mandie au commencement du xi« siècle et donna
sou nom à plusieurs localités : Bourg-Achard,
«lans l'Eure, Perthus-Achard, dans le vieux Pas-
sais, arrondissement de Domfront.
Le premier gouverneur de Domfront, en 1020, a
été un Achard.
l'n A.chard suivit en Angleterre Guillaume le
Conquérant et se trouve inscrit au Domesday book.
l'n autre Achard, châtelain de Domfront, se fixa,
vers l'an 1100, en Angleterre, où sa branche
s'éteignit vers la (indu xiv siècle.
On trouve un Achard, abbé de Saint- Victor de
Paris, qui devint, en 1162, évêque d'Avranches. 11
fut le parrain d'Eléonore, fille du roi Henri I[,
qui fut plus tard reine de Castille.
Deux Achard. Guillaume et Robert, suivirent en
\-lV-K saint Louis en Palestine et prirent part aux
croisades.
Enfin, on voit encore des Achard parmi les offi-
ciers de l'ordre royal de Saint-Louis et de l'ordre
de .Malle.
Cette famille a aussi fourni un maréchal de
camp, de nombreux officiers et des députés.
Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam-
passé tic gueules, chargé de deux fasces de
gueules alésés, brochantes sur le tout.
L'écu soutenu par quatre haches d'armes pas-
sées en sautoir, deux à deux derrière l'écu.
Supports : Deux licornes.
Couronne de marquis.
■ Devise : Bon renom et loyauté.
» ha : Achard, hache.
La famille d'Achon est
probablement originaire de
Nozay. Elle a possédé, à di-
verses époques, les terres de
la Justonnière, de la Béran-
geraye, de la Vanne-Sain t-
Père, Rigaudièresdela Rago-
tière et de la Billiére.
Hervé d'Achon, son pre-
mier auteur connu, mourut
en 1498.
René -François - Georges
d'Achon, lils de- Franc ds-
Aman - Jean - Baptiste, sei-
gneur de la Billiére, et de Franc dse-Hélène-Eus-
tace, lit ses preuves de noblesse pour l'ordre de
Malte en 1779.
Cette famille compte parmi ses membres : Bal-
thazar d'Achon, l'un des deux cent- hommes
d'armes de la compagnie du roi, 1631 ; Guillaume
d'Achon, officier au régiment de la Marche, 1629
François d'Achon, capitaine au régiment de La Ro-
chelle et du s dssonnais, chevalier de Saint-Louis,
1762; Heu,' d'Achon, lieutenant en L748 au ré-
giment d'Aunis ; Georges d'Achon, lieutenant eu
1791, régiment du Perche, a servi dans l'armée de
Condé pendant l'émigration : Heu,'' d'Achon, che-
valier de justice de Saint- Jean de Jérusalem, capi-
taine au régiment de Normandie, chevalier de
Saint-Louis, 1816; Félix d'Achon, garde du corps
du roi Charles X (compagnie Noailles), a donné sa
démission en 1830.
Armes : De gueules, à deux léopards d'or
passants.
Devise : Haut cl clair.
ACRES DE L AIGLE (des).
Vieille et ancienne ba-
ronnie de Normandie, la
première du duché d'Alen-
çon. Ses anciens seigneurs,
connus dès le règne du duc
Raoul, a\ aient séance à l'é-
chiquier d'Alençon avant
tous les autres seigneurs.
Angenou, premierdu nom,
seigneur de l'Aigle, qui fut
tué en 1086, à la bataille ga-
gnée par Guillaume le Con-
quérant contre le duc 11a-
rald. fonda le prieuré de
Sain t-Sulpice-de-1' Aigle.
La baronnie de l'Aigle passa, sur la fin du xn°
siècle, dans la maison d'Harcourt. Jeanne d'Ar-'
court, tille du maréchal Jean, sire d'Harcourt, la
porta dans celle d'Avaugour, par son mariage
avec Henri, quatrième du nom, seigneur d'Avau-
gour.
Leur tille ainée, Jeanne d'Avaugour, la porta à
son mari Guy de Bretagne, comte de Penthiévre.
Leur fille, Jeanne de Bretagne, la porta, en 1337,
à Charles de Blois-Chàtillon, duc de Bretagne, du
chef de sa femme.
Ce prince la donna en 1351, à sa fille Margue-
rite, en la manant à Charles d'Espagne, comte
d'Angoulême, connétable de France, que Charles
le Mauvais, roi de Navarre, lit assassiuer le 6 jan-
vier 1361, dans la ville de l'Aigle.
Marguerite de Bretagne de Blois n'ayant point
e-i d'enfants, cette baronnie retourna à son frère
.Iran de Blois, comte de Penthiévre, dont le fils
Charles laissa pour fille unique et héritière Nicole
de Blois, dite de Bretagne, comtesse de Penthiévre,
vicomtesse de Limoges, dame de l'Aigle, marie,.
en 1437 à. (eau de Brosse, deuxième du nom, vi-
comte de Bridiers, auquel le roi lit don de la ba
justice de l'Aigle, par lettres du mois de février
L474. Son petit-fils, René de Brosse, dit de Bre-
tagne, ayant quitté le service du roi ef suivi en
/
— 233
— 234 —
Italie le connétable de Bourbon, ses biens furent
confisqués.
François I er , dans sa détention à Madrid, après
la perte de la bataille de Pavie, donna la baron-
nie de l'Aigle à Aimée Mottier «le la Fayette,
femme de François de Silli, baron de Lonnai.
En lôôô, cette baronnie fut vendue à François
d'Aubrai, baron de Bruyères-le-Châtel, gentil-
homme de François de France, duc d'Alençon,
qui de Catherine Pretesecelle eut, entre autres en-
fants. Nicolas Aubrai, baron de l'Aigle, marié à
Jeanne de < rodefroi, et qui eut trois filles.
Maria Aubrai, l'aînée, porta en 1587, la baron-
nie de l'Aigle à Sébastien des Acres, encore au-
jourd'hui possédée par sa postérité.
Armes : D'or, à Vaigle éployée de sable, au
chef d'azur charge de trois fleurs de lis d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Acres i Robert- Espérances des), M is de
l'Aigle, marié à Louise Greffulhe. — Ré-
sidence : 12, rue d'Astorg, à Paris.
2° A. (des), M i8e douairière de l'A. —
Résidences : 20, rue d'Aguesseau, à Paris, et
château de Franc-Port, par Compiègne(( lise).
3° A. (des), G Frédéric de l'A., néede
Grammont. — Résidences : il. rue de
Miromesnil, à Paris, et château des Ave-
nues, par Gompiègne (l lise).
4° A. (Loris des), G le de l'A., mêmes
résidences.
ADHÉMAR (d').
1 -ï à ù J) 1 3 ri "^ a ma l son d'Adhémar est
une des plus anciennes du
Dauphiné, et remonte à un
neveu de Gharlemagne. Fa-
mille de soldats laboureurs,
de génération en généra-
tion, ses membres commen-
çaient parl'épéeet unissaient
par la charrue. Les Adhé-
mar ont porté, il y a neuf
siècles, les titres de ducs
de Gênes, de princes d'O-
range, de vicomtes de Mancel
et des vicomtes de Monteil.
La ville de Montélimar, qui est une des an-
ciennes possessions de cette grande famille, s'ap-
pelait Monteil avant le règûede Philippe-Auguste.
Au nom de Monteil fut ajouté celui de son sei-
gneur Adhémar, qui affranchit ses habitants et
leur donna une existance convenable. Le nom de
Monteil-Adhémar devint bientôt, par contrac-
tion, Montélimar.
En 1096, Giraud et Giraudet d'Adhémar de |
Monteil conduisirent nombre de leurs vassaux à
la première croisade. Aymar d'Adhémar, évêque
«lu Puy, leur oncle, nommé par le pape Urbain
légat apostolique, a été considéré comme l'âme de
la croisade, non seulement par l'auteur de la Jé-
rusalem délivrée, mais encore par tous les his-
toriens.
In membre de cette illustre famille fut, sous
Louis XVI, ambassadeur à Londres.
Armes: Primitives: D'or, à troisbandes d'azur.
Modifiées par les alliances :
Languedoc : Parti : aul. d'azur semé de fleurs
de lis d'or; au 2, de geules à la demi-croix de
Touloused'or, mouvante duparti. Sur le tout :
d'or, à /rois lui a des d'azur.
Cimier ; Un lion hissant au naturel, tenant
une banderole inscrite des mots : Lancea sacra.
Dj vise : Plus d'honneur que d'honneurs.
France: De gueules à la tour d'or donjonnée
de imis to u relies de même.
Bé W< HE DE CaSE-ViELHE
Jusqu'aux trois quarts de ce siècle, cette brandie
était représentée par quatre frères; depuis, les
trois plus âgés sont décédés. — Le dernier venu
(Antoine-* rabriel-1 tenri), Y lr d'Adhémar-Case-
Vielhe, seul reste.
Le premier des quatre frères avait deux Jils :
Rogei et Philippe. Il est représenté' de nos jours
par :
1" le^G te Roger cfAdhémar. chef d< i
nom et d'armes de cette branche, résidant
au château de Teillan, près de Lunel
(Hérault i, et à Montpellier.
IL a pour fils :
Le Y 1 '' Olivier (/'Adhémar. lieutenant
d'artillerie attaché à l'état-major. Résidence :
Avignon; et Le 15"" René -'/'Adhémar. chef
d'escadron au 11 e régiment de chasseurs à
cheval, à Vesoul (Haute-Saône). — 2 IJ Le
deuxième fils, V te Philippe d Adhémar.
capitaine de dragons, est décédé, laissant
d'un premier mariage : le V te Pierre
</' Adhémar. résidant à Montpellier — et
d'un deuxième mariage avec l'une de ses
cousines.. Raoul ci Amaury '/'Adhémar.
Le 2" en date des quatre frères est actuellement
représenté :
1° Par son petit-fils, le V te Fernand
tï Adhémar, ex-maréchal des logis de cui-
rassiers, fils unique de l'aîné de ses fils.
\
335 —
236 —
Résidence: Nîmes: 2° par le lï°" Léopold
d'Adhéinar, ex-spahis. Résidence : Paris;
3° par M. ^/'Adhémar. receveur d'enregis-
trement, actuellement <'ii fonctions à Bois-
d'Oingl (Rhône).
I ,e 3 e frère est mort sans postérité.
II y a, en outre, nombre de jeunes Biles issues
des frères ei-dessus.
Le 'r frère :
Antoine-Gabriel-Henri) Y'v/'Adhémar-
Case-Vielhe. ex-lieutenanl de dragons. —
Résidence : Château de Saint-Maurice, par
Vézenobres (Gard), esl le seul vivant.
Il a eu deux fils : l'un, capitaine d'état-major
et officier d'ordonnance du ministre de la guerre :
— l'autre, capitaine de cuirassiers ayant assisté à
la bataille de Reichshoffen. Ils sonl décédés -tou;;
les deux, à l'âge de 28 ans. des suites de la guerre
de 1870.
Le i r frère a deux petits-fils, issu- d'un mariage
en secondes noces de son neveu Philippe d'Adhé-
mar avec sa Bile :
1" Raoul '/"Adhémar. lieuti'iuiit au 142°
régiment d'infanterie; 2° Antn/>ri/ d'Adhè-
mar. lieutenant au 157 e régiment d'infan-
terie.
La branche d'Adhémar-Case-Vielhe blasonne :
Mi-parti de France ancien et de Toulouse: sur
le tout d'or, à trots bandes d'n;.nr.
Branche de Gransag
1° A. de Cransac (G te Gaston-Germain-
Hippolyte-Marie d' ). marié a X. Labrot-
Gromwell. — Résidence : château de
Cransac, par Enghien (Seine-et-Oise).
2° A. de C. i Henry-Charles -Eymard d' i,
chef de bataillon au 5t e de licçne.
3° A. de C. (Marie-Aymard-Guil-
laume d' i, enseigne de vaisseau.
Branche de Labaume
A. de Labaume (cT), commis principal
aux archives du Sénat, à Paris.
Branche i>k Monteil de Larnage
A. de Monteil de Larnage {oV). —
Voy. deBrunet d'Adhémar de Monteil de
Larnage.
Bb \nc.iii-: de Panât
A. de Panât (C le d 1 ). — Résidence :
Château de Panât, parClairvaux i Aveyron i.
ADONVILLE (tf).
< îette laniiiiersi originaire
'le la Beauce. Un Auguste
d' ^.donville fui arrêté, le
i messidor an II, comme
aristocrate, condamné à
mort et exécuté le même
jour.
Armes : D'azur, à six
annelets d'or, posés 'à.
2 et I.
AFFRE DE SAINT-ROME.
C'est à celle famille qu'ap-
partenait l'illustre et hé-
roïque archevêque de Paris,
mort sur les barricades
victime de son dévouement
en L848.
La famille Affre de
Saint - Rome était noble
bien antérieurement à l'é-
piscopat du vénérable pré-
lat martyr des insurge.
Les Affre étaient, avant la
Révolution, seigneurs de la
baronuie de Saint-Rome-de-Tarn, d'Auriac, etc.
Jacques Affre, aïeul de l'archevêque de Paris.
siégea avec les nobles aux Etats [généraux de
Languedoc en 1789.
Le titre de comte a été octroyé par Pie IX.
Armes : D'azur, au dauphin d'argent nageant
sur une mer d'argent, auchef cousu de gueules,
chargé de trots étoiles d'argent
Devise : In virtute vis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Affre de Saint-Rome iC"). — Rési-
dence : Soisy- sous-Montmorency (S-et-O.).
Fils : Denis, mariée N. de Nogaret. —
Résidences : J 17. rue de Rennes, à Paris.
et a Soisy-sous-Montmorency (S-et-O.).
AFFRY DE LA MONNOYE.
( lette maison, qui remonte
au xii e siècle, est originaire
de la Suisse. Elle établit
libation depuis l'an 1380.
Elle s'est fixé n Bourbon-
nais dans la première moitié
du xvn" siècle, l'u d'Affry
était, en 1770, lieutenant
"/■neral des armées <lu roi et
colonel des gardes suissi
Il fut créé comte en 1755.
- -237 —
338 -
_<_ ->. .<- .!- .!.
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J .!. » X ► .'. I .!. I .'.
il»»»
Armes : Bourbonnais : D'argent, à trois che-
vrons de sable, à la bordure engrêlée de gueules.
AGNEAU aï). — Voy. Carpextier.
AGNEAUX a!'). - Voy. Sainte-Majue.
AGNEL DE BOURBON (d i.
Cette famille prétend des-
cendre par La maison il-'
Dreux, delà branche royale;
elle portait aussi le nom de
d'Acigné, dont l'un des an-
cêtres a été grand sénéchal
de Provence, et elle a con-
tracté des alliances avec les
familles les plu.-- considéra-
bles, telles que les Vintimille.
d'Adhémar, de Grignan, de
Sabran. de I lastellane, etc.
Elle perdit la plus grande
partie de ses biens dans les guerres de Provence,
mais y vécut toujours de la manière La plus hono-
rable.
Une pièce, délivrée par MM. Les syndics de la
noblesse de Provence, le •'! mai 1789, constat)
haute noblesse et son titre de comte.
Armes : D'azur, aux trois /leurs de lis d'or,
2 en chef et 1 en pointe accompagnées d'un
agneau pascal au milieu.
Cette famille porte actuellement les armes des
d'Acigné : D'hermine, à la fasce de gueules,
chargée de trois /leurs de lis d'or .
Devise : Probitas, virtus et fidelitas.
Supports : Deux agneau, v que lebon roi René
y ajouta.
AGNEL DE CHENELETTE.
La terre de Chenelette fut érigée en seigneurie
en 1715.
11 y eut un Pierre-Henri de Chenelette trésorier
de France.
Un Chenelette fut colonel d'artillerie et concou-
rut en 17!i'j. à la défense de Lyon, où il se lit
remarquer par son courage.
Armes : Coupé: au 1 d'azur, à trois étoiles
d'argent, posées en fasce, surmontées d'un so-
leil d'or ; au 2, d'or à l'agneau du second.
Devise : Probitas, virtus et fidelitas.
AGOULT (d).
Cette maison, d'origine chevaleresque, est des
plus illustres de Provence, et a donné origine à la
maison de Simiane. Elle était en possession de la
seigneurie d'Apt dés l'an 993, que vivait Hunibert,
seigneur d'Agoult. Son arrière-petit-fils , P.am-
baud d'Agoult, seigneur
d'Apt, de Gordes, de Case-
neuve, etc., épousa Sancie,
qui se remaria ensuite â
Guillaume d'Omelas III i de
Montpellier), comte d'Oran-
ge. Le Laboureur et leP. Ro-
bert, pensent qu'elle était
héritière de la maison de
Simiane. dont les descen-
dants de Rambauld prirent
le nom et les armes. Guiran,
seigneur d'Apt. son 61s aîné,
continua la maison de Si-
miane, et Bertrand-Rambauld, second Bis de
Rambauld, fut seigneur de Gordes et de La vallée
de Sault, au diocèse de Carpentras, et fonda la
maison d'Agoult, répandue dans diverses provinces
méridionales de la France.
Cette maison a produit un grand chambellan
du royaume de NapleS, un amiral des mers du
Levant, un maréchal et des grands sénéchaux de
Pi-ovence, des ami ia> sadeil rs . des chambellans
du roi René, des gentilshommes de la chambre
du roi. des chevaliers dt'> ordres, des comman-
dants d'armées, des capilaim s de cent et de
cinquante hommes d'armes, des gouverneurs de
places, etc.
Elle a joui des honneurs de la cour en 17(0 et
1782, en vertu des preuves faites au cabinet des
ordres du roi.
Klle a fourni des chevaliers el <\> i > comman-
deurs à l'ordre de Malte des 1571.
Elle a produit un archevêque d'Aix. Le marqui-
sat d'Olières fut érigé en faveur de Joseph
d'Agoult, fils de Pierre et de Marguerite de For-
bin de Soliers, par lettres patentes du mois de
mois de mars 1689, enregistrées à Aix le même
mois.
Un d'Agoult, baron de Saint-Michel, fut maré-
chal de camp, major général des gardes fran-
çaises, gouverneur d'Epinal, chevalier de Saint-
Louis, député de la noblesse aux États généraux.
Ce fut lui qui arrêta, le 5 mai 1788, en plein Par-
lement, les conseillers d'Espréménil et de Montra-
bert.
Armes : Provence : D'or au loup ravissant
d'azur, armé, vile né et lampassé de gueules.
Supports : Deux loups au naturel.
Cimier : Un loup au naturel.
Devise : Bonté, hospitalité d'Agoult.
Légende: Avidus committere pugnam.
AGUESSEAU (cl). — Voy. Ségur.
AIGLE (de V). — Voy. Acres.
— 239
— 240 -
AIGNEAUX w/i.
ClH'1 (l
ancienne famille de la
Busse-Normandie.
Un Robert d'Aigneaux se
trouve parmi ceux des sei-
gneurs normands qui firent,
dès l'origine, des donations
ù l'abbaye île Saint-Etienne
de ( !aen, fondée par < luil-
laume le < îonquérant.
Plusieurs des membres
de celte famille accompa-
gnèrent Guillaume le Gon-
quêrant à la conquête de
l'Angleterre en 10Û6; l'un
une branche établie en Angle-
dV'UK l'ut 11
terre.
Jean 1er d'Aigneaux commandait une partie de
l'infanterie à la bataille de B'ormigny; il périt en
enlevant un poste à l'ennemi (15 avril 1450).
Le 12 mai 1562, les seigneurs d'Aigneaux, chefs
de la religion réformée, assiégèrent et prirent d'as-
saut le château de Bayeux.
Armes : Uazur, à trois agneaux d'argent.
Supports : Deux lions.
AIGREMONT (cT).
Cette maison, originaire
de la Franche-Comté, a
fourni un chevalier croisé
en 1191 et produit onze
chambellans de l'archevêché
de Besançon. Renaud d'Ai-
gremont se joignit à Jean de
La II »chelle pour faire la
guerre à .ban de Vergy, au
xvi e siècle.
Armes : De gueules à
/rois croissants d'argent.
La maison d'Aiguy habi-
tait Vialla en Rouergue,
diocèse de Vabres, vers l'an
L200. Vers 1550, elle émigra
à la suite des guerres de re-
ligion et vint se fixer à Tou-
louse et dans les environs.
A partir de 1852, cette fa-
mille s'est dispersée et ses
membres habitent des villes
clifférenl
La famille d'Aiguy a cons-
tamment été vouée à la car-
rière des armes.
Messire Jehan d'Aiguy figure parmi les hommes
d'armes de la Montre de l'E-pinasse, en Langue-
doc, passée en \y.xi, sons Charles VI.
Ses ancêtres remplissaient le même emploi,
ainsi que plusieurs de ses successeurs.
Vers 1300, un d'Aiguj occupait des fonctions
élevées auprès du pape. Sua nom se trouve,
co te signataire, au bas d'un acte dans un re-
cueil en latin en quatre volumes des actes pontifi-
caux.
Un d'Aiguy fut conseiller de parlement en 1400
et ligure dans l'Histoire universelle allemande
en b) volumes de Schlosser.
Charles d'Aiguy fut capitaine de compagnie
s.. us Henri III (1560).
Gilbert-Pierre d'Aiguy, capitaine sous Louis XIII,
épousa une demoiselle de La Fonds, dont il eut un
fils, Louis (1670), lequel était seigneur de Metz en-
Coutnre (Artois), et conseiller du roi en sa cour
des Monnaies.
Anthoine d'Aiguy (1648-1740), était lieutenanl
au régiment de Champagne, lit les campagnes du
Rhin sous le colonel bailly de Colbert, et épousa
en 1679 Marthe de Brie, fille de Jean et de Paule
de Mulatier.
Jean d'Aiguy. marquis de Crambes, gen-
darme du roi Louis XV (Maison rouge) (1726-
1812), fut à Fontenoy (1745).
Jean-Baptiste, comte d'Aiguy (1765-1798), ancien
gendarme du roi, fit partie de l'insurrection roya-
liste de l'an VII, combattit à Saint-Martory et à
Montrejeau, se réfugia en Espagne : franchit de
nouveau les Pyrénées, fut pris les armes à la
main, traduit devant un tribunal révolutionnaire
et fusillé sous les murs de Toulouse, à l'âge de
yO ans, comme l'un des chef-, de l'insurrection.
>^')ii frère aîné, le marquis Georges, lit partie delà
même insurrection et ne dut son salut qu'à l'in-
tervention dévouée d'un ancien serviteur de la
famille.
Bertrand d'Aiguy, marquis de Crambes (1801-
1854), lieutenant-colonel d'état-major, chevalier
de la Légion d'honneur, lit quatorze campagnes
d'Afrique de 1830 à 1845 et mourut victime de son
dévouement aux cholériques de Marseille. Il était
commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand. Il avait
épousé Félicie de Blangini.
Raymond, comte d'Aiguy (1804-1874), fut con-
seiller à là cour d'appel de Lyon, chevalier 'le la Lé-
gion d'honneur et épousa en 1841 Sybilla Conradi,
d'origine suédoise.
Alliances directes : De Gàyrard,de Brie, de Lar-
rouy, de La Fonds, de Ravaille, de Balesse, de
de Monérau, de Manen, de Rieupeyroux, Blan-
gini, Jacquet, Conradi, von Steuernagel, de Bou-
card, de ' lancelle,
Armes : Tfargent,au faucon de sable essorant,
emportant un oiseau de même, et fixant un
soleil d'azur, mouvant de Vangle dexlre de
Vécu: au en /' de gueules chargé de sept étoile*
d'or, pos< es \ et 3 et répondant par l tur nombre
2V1
242
au nom de Crambes. Ce chef date du marquisat
et a abaissé les armes primitives.
Heaume taré de face, surmonté d'une couronne
de marquis et orné d'un panache de trois plumes
d'autruche, dont deux blanches et celle du milieu
noire.
Supports: Deux lions tenant Vun une croix
d'or, Vautre une fleur de lys d'or.
Devise : Res sansfe fRien sans foi).
Cri : Pour Dieu et le Roi, dernier cri du comte
Jean en tombant sous les balles révolution-
naires.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Aiguy (Raymond d'). marquis de
Crambes, sous-lieutenant démissionnaire
d'infanterie.
A. (Sybilla Gonradi, G ,esse douairière d f ).
Résidence : boulevard de la Tour-Mau-
bourg, 94 j à Paris.
A. (Garo-Joseph-Georges, C" d'), colo-
nel au I15 e régiment d'infanterie, chevalier
de la Légion d'honneur et chevalier de
3 e classe du Mérite militaire d'Espagne, né
le 26 novembre 1842, tils de Raymond,
comte d'Aiguy, el de Sybilla Conradi,
épousa le 5 lévrier 1N7 1 Lucy-Marguerite-
Adélaïde Guilland de Lurieu, née le 22 no-
vembre 1852,, fille du conseiller Aimé
Guilland, chevalier de la Légion d'hon-
neur, petite-fille du colonel d'artillerie
Guilland, commandeur de la Légion d'hon-
neur, et arrière-petite-fille du lieutenant-
colonel d'infanterie Amé Guilland. Rési-
dences : Mamers et Paris; château de
Lurieu, à Béon, par Culoz; domaines de
Gerveyrieu, par Artemare, et de La Loi, par
Belley (Ain).
Enfants : a) François-Louis-Léon-Ray-
mond., né le 12 janvier 1875; b) René-
Joseph-Aiméj né le 29 avril 1876; c) llay-
mond-Ghristian-Gilbert, né le 27 décembre
issu.
AILHAUD (W -i.
La filiation authentique de cette ancienne fa-
mille fut justifiée devant les commissaires du roi
en 1710, époque à laquelle elle fut maintenue dans
sa noblesse. Elle produisit depuis, par-devant
d'Hozier, juge d'armes de France, une suite de
titres originaux dont les extraits, vérifiés par lui,
existent au dépôt des manuscrits de la Bibliothè-
que nationale à Paris et sont relatés dans plusieurs
nobiliaires. Il résulte de ces
titres que la famille dont il
s'agit est issue .de celle des
d'Ailly, de Picardie, l'une
des plus illustres de France.
Un de ces actes établit que
< 1-uy d'Ailly, auteur de la fa-
mille d'Ailhaudde Provence,
partagea avec Pierre, son
frère, les biens de leur père,
le ô mars 1215, et que, par-
mi ces biens, étail la terre
seigneuriale de Cahon ou
Ca villon , qui appartenait
à leurs ancêtres. Le même < *uy d'Ailly épousa, par
contrai du 10 mars L216, Sibille Ailhaud, dame
d'Arlan et de Mus, terres qu'elle léga à Fouquet,
leur Bis, à condition qu'il prit le nom d'Ailhaud
aux termes de son testament de l'année 1245. —
Fouquet d'Ailhaud fut en grand crédit auprès de
Charles d'Anjou, comte de Provence, frère de
saint Louis, l'accompagna en Provence, où il se
fixa, et à la i quête du royaume de Naples. Il
avait épousé, en 1248, par contrat passé devant
Tornatori, notaire à Sisteron, Anne d'Agoult, des
comtes souverains de Sault. On le voit qualifié de
magnifique seigneur dans le contrai de mariage
de Jean d'Ailhaud, son fils, lequel épousa, le 1"
octobre 1278, Lucie de Lascaris, petit-fille de
Théodore Lascaris, dit le Jeune, empereur de
Constantinople , et nièce de Jean IV. qui fut
détrôné par Michel Paléologue. Jacques, l'un des
fils de Jean d'Ailhaud, fut évoque de Glandèves,
en Provence, et assista au concile d'Avignon en
1337. — Les mêmes titres établissent qu'à cette
époque, et depuis, plusieurs membres di tic-
famille étaient chevaliers et seigneurs de diverses
terres dans la haute Provence. On trouve ensuite,
parmi leurs desrendants, un grand nombre d'offi-
ciers qui se distinguèrent dans les arméesdela
France, entre autres Pierre Ailhaud, seigneur de
Gheiron,qui servit sous Louis XII el François I er ;
— Jean, capitaine d'une compagnie de 150 hommes
d'armes, tué au siège de la Rochelle en 1.")}.;: —
Pierre, qui reçut de Henri IV, en récompense des
notables services qu'il lui avait rendus et de ceux
de ses pères, la cession des droits du roi sur une
partie île la terre de Méouille, par lettres patentes.
données à Melun le 17 février 1600; — Jean,
neveu de celui-ci, capitaine d'infanterie, mort des
suites Je ses blessures; Pierre Ailhaud. capitaine
d'infanterie, tué au siège d'Arras eh 1640 ; —
plusieurs frères et un neveu de ce dernier, mort
également au service; — Paul Ailhaud. seigneur
de Méouille et d'Angles, capitaine d'infanterie,
qui fit plusieurs campagnes sous le règne de
Louis XIV; — Antoine, son fils, capitaine de cava-
lerie au régiment de Luynes, nommé au comman-
dement militaire de la viguerie de Gastellane
pendant la peste et la guerre de 1746, et chargé de
diverses missions diplomatiques; — François
- 243 -
— Wi -
d'Ailhaud de la Baume, capitaine au régiment de
Richelieu, el Jacques d'Ailhaud, seigueur de » !ase-
neuve, son frère, qui sei'virenl avec distinction
pendant la dernière campagne du Maréchal de
Vil lars et la guerre de la succession d'Autriche.
Celui-ci fui ensuite major d'infanterie el comman-
dant des milices de Provence pendant la guerre
de Sept ans.
Cette famille se divise aujourd'hui on deux
branches : la branche des Ailhaud de Brisis et la
branche des Ailhaud de Castelet.
Armes : De gueules, à trois têtes de lion arra-
chées d'or et lampassées de même ; au chef
cousu d'azur, chargé d'un soleil d'or.
AILLY i// >.
Mais, m d'oi ig ine cheval.'
resque, des plus anciennes
et des plus illustres de
Picardie, où elle esl connue
depuis l'an 1090, où elle pos-
sède depuis l'an 1343 la terre
de Péquigny et la vidame
d'Amiens. L'héritière de la
branche aînée de cette mai-
son les porta, l'an 1620,
dans la maison d'Albert de
< îhaulnes.
Armes : De gueules, à deux branches d'alisier
passées en sautoir depourpre : an chef échiqueté
d'or cl d'argent de trois lires.
La branche subsistante hlasonne : De gueules
à deux branches d'alisier d'argent en couronne.
les extrémités supérieures et inférieures en snn-
toir; au chef échiqueté d'argent et d'azur de
irais, lires.
ALADANE DE PARAIZE.
Cette famille est originaire
du Bourbonnais et descend
des seigneurs de Paraize,
Nivernais et Bourbonnais.
Elle a possédé la châtellenie
de Moulins.
Armes : D'azur, ù deux
fasces d'argent, accompa-
gnées 'ii' six besanls d'or,
o en chef, 2 entre 1rs fasces
el 1 e/t pointe.
ALBERT DE LUYNES u/ >.
La maison d'Albert a une origine commune
ave.- Les Alberti, seigneurs de Catenaia, famille
puissante de Florence, qui fut exilée vers la lin .lu
xiv siècle. Les preuves faites par le connétable
de Luynes pour être reçu chevalier des ordres 'lu
roi ne remontent qu'à Thomas Alberti. nommé,
le 19 janvier 1416, viguierdu Pont-Saint-Esprit. Il
.'•lait
venu s'établir
«&#
liai. s le comtal Venaissain
lorsque la proscription con
Iraignil sa famille a quil ter
F lorence . Pierre - Alberti .
frère 'le Thomas, se distin-
gua au siège 'le Beaucaire et
s'attacha au service 'lu I >au-
phin, depuis Charles XII.
donl il devint le panetier
après sou avènemenl au
trône . Honoré d'Albert,
chambellan 'lu «lue d'Alen-
çon . se battil , eu 1576, en
champ clos au puis de Yin-
cennes.en présence 'lu roi et
'le la COUr, contre le capitaine Panil mpl 'le
la compagnie des gardes du corps écossais, qui
l'avait accusé d'avoir, deux ans auparavant, favo-
ri-'' l'évasion duducd'AlençonetduroideNavarre,
depuis Henri IV, chefs tous deux 'lu parti 'les
politiques. Il tua son adversaire et eut toute la
gloire du i Pat. qui fut le dernier duel autorisé
par nos lois.
Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII,
fut élevé à la dignité de connétable, vacante, en
L6I4, par la mort d'Henri de Montmorency. Il
obtint pour lui-même l'érection de la terre de
Maillé en duché-pairie, sous le nom de Luyi
par lettres patentes de 1679. Sa veuve. Marie de
Ruban, épousa en secondes noces Claude de Lor-
raine, duc de Chevreuse, qui mourut en 1657, >ans
laisser de postérité. Elle eut alors, pour -es repri-
ses, la terre de Chevreuse, qu'elle donna à Charles
d'Albert, duc de Luynes, 61s aine de son pre-
mier lit. Des lettres patentes de décembre 1671
rétablirent le titre ducal de Chevreuse, qui fut cu-
mulé avec celui de Luynes par la même branche.
Honoré d'Albert, frère putné du connétable,
épousa, le 19 janvier 1620, Charlotte d'Aillv fille
et héritière du comte de Chaulnes, à la charge de
prendre les noms, armes et cri de cette ancienne
maison. Le roi lui accorda l'érection de la terre de
Chaulnes en duché-pairie, par lettres patentes de
janvier 1621 : sa branche périt en 1619. Un antre
rameau, sorti de la souche de Luyue6-Chevreu8e,
releva le nom et le titre ducal de Chaulnes; mais
il s'éteignit lui-même à la lin du siècle dernier.
Léon d'Albert, autre frère «lu connétable,.épousa
Marguerite-Charlotte, fille ut héritière du duc de
Luxembourg, et il Obtint, par lettres patente- du
10 juillet 1620, d'être snl.tilu '■ au duché-pairie
de la maison de sa femme.
outre les biens considérables qu'elle avait da
le Midi, la maison d'Albert possédait le coml<
Tours, le duché non-pairie de Pecquiguy, les prin-
cipautés de Neufchâtel et de Wallengin en Sui
d'Orange en comtat Venaissin, et de Grimberj
dans les Pays -Bas.
Elle a donné' un connétable, deux maréchaux de
France, quatre lieutenants généraux, des officiers
supérieurs et des chevaliers des ordres du roi.
La souche des ducs de Luynes et des ducs de
1
— 245 -
— 246 —
Ghevreuse s'est seule perpétuée jusqu'à nos jours.
Depuis plusieurs générations, ses représentants
ont porté alternativement l'un de ces deux titres,
pour conserver celui qu'ils avaient du vivant de
leur père.
Elle avait pour chef, en 1785, Louis-Amable
d'Albert, duc de Luynes, pair de France, marquis
de Dangeau, dont le fils unique, Paul-André-
Charles, duc de Ghevreuse, fut appelé à la pairie
le 'i juin 181 i et honoré des ordres du roi en 1825.
Armes E car télé : au 1 et 4 d'azur, à quatre
chitines d'argent en sautoir, aboutissantes en
cœur à un anneau du même; aux 2 et 3 d'or,
au lion de gueules, couronné du même; sur le
tout : d'or, au pal de gueules^ chargé de trois
chevrons d'argent, qui est de Neufehâlel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Albert de Luynes (H.-S.-M.-C. duc d")
et duchesse, née d'UzÉS. — Résidinces : 76,
avenue des Champs-Elysées, à Paris; châ-
teau do Luynes, par Luynesi Indre-et-Loire) :
château de Ghâteaudun, par ChâteauduD
(Eure-et-Loir); château de Marchenoir, par
Marchenoir (Loir-et-Cher).
Mère : A. de L. (duchesse d'). née de
La Rochefoucauld- — Résidences, M, rue
de Varenne, à Paris : château de Dampierre :
château de Saint-Remy-lès"-Chevreuse, par
Ghevreuse (Seine-et-Oise) ; villa de Luynes,
routes de Fréjus à Cannes (Alpes-Mari-
times).
ALBERTAS (d").
C'est une 1res ancienne famille originaire d'Ita-
lie. Selon la critique duiVo-
blliaire de Provence, « elle
fut transplantée en France
par Antoine Alberto s, l'an
loijO : c'était un riche négo-
ciant d'Albe qui n'ayant pas
d'enfants, établit un de ses
neveux (Jean Albertas) à
Apt,parlemari ige de ( Cathe-
rine Roque, tille unique et
héi itièreile Sebastien Roque,
riche tanneur, avec lequel
Antoine Albertas faisait un
grand commerce de peaux. »
Cette famille a produit un grand nombre d'offi-
ciers de terre et de mer, des capitaines de cin-
quante et de cent hommes de guerre, des capi-
taines de vaisseau, des conseillers et présidents
en la cour des comptes de Provence, des gentils-
hommes ordinaires de la chambre du roi, etc.
Elle est en possession de la pairie et île la qua-
lité de marquis.
Elle était également en possession du titre de
baron de Dauphin depuis l'an IGj'j, et du marqui-
sat de Bouc depuis l'an 170Ô.
Elle a fourni plusieurs chevaliers, baillis et com-
mandeurs de l'ordre de Malte depuis l'an 1017.
Armes : Jw gueules, àuloup ravissant d'or.
Devise : Fa ta viam in renient.
ALBIGNAC ufi.
Famille d'origine chevale-
<#\ *# XPzH (p M& resque de la province du
^ê^Jf Languedoc. Elle remonte fi-
liativement à < ï-eoffroy d'Al-
bignac, damoiseau, qui vi-
vait en 1224.
Pons d'Alhignac, damoi-
seau, rendit hommage le
2<î février 1318 à Géraud
d'Adhémar, seigneur de < rri-
gnon et d'Aps : Pons d'Albi-
gnac rendit encore les hom-
mag> s à ( rlliot d'Adhi'mar le
1) mai 1417.
Cette famille a produit des officiers de terre et
de mer, et a obtenu les honneurs de la cour sur
preuves faites au cabinet des ordres du roi.
Armes : Primitives : Ecartelé : auxi et \ d'azur,
à trois pommes depin d'or: au chef du même;
aux 2 ri ■', de gueules, au lion d'or. Elles sont
prix- sur les preuves que cette famille lit lors de
la recherche en Languedoc, où elle fut maintenue
en 10 '.».
Actuelles : D'azur, à i mis pommes de pin d'or ;
au chef du même.
ALBONu/i.
Le château d'Albon, situé
sur une hauteur, non loin
de la rive gauche du Rhône,
était, au moyen âge, une des
plus fortes places de défense
du royaume de Bourgogne.
Ses puissants propriétaires,
qui lui empruntèrent leur
nom, tirent reconnaître et
consacrer par les empereuis
leur indépendance, comme
b-s comtes de Die. de Vien-
nois, de Forcalquier et les
autres grands feudntaires du
pays. Tandis que les comtes d'Albon étendaient
leur domination sur tout le Grésivaudan et le
Dauphimyune de leurs branches cadettes acqué-
rait par mariage le comté de Lyonnais, qu'elle
conserva jusqu'en 1173, et celui du Forez jusqu'en
m
— m —
L373 ; enfin, la troisième branche détachée de la
précédente régnait sur les pays de Dombes et de
Beaujolais de 1275 à 1400.
Les comtes d'Albon cl de Grésivaudan ont une
filiation authentiquemenl établie depuis Guigues I,
([ni mourut en 940. Tous ses successeurs portè-
rent le même nom de baptême que lui jusqu'à
Guigue IX. dont le père, Guigues VIII, avait
adopté, vers 1140, le surnom de Dauphin. Cette
dénomination, dont l'origine est encore un pro-
blème, devint le titre distinctif des comtes on sou-
verains du Dauphiné, et leurs armes parlantes
furent : D'azur, au dauphin pâmé d'or, t<i>i<//t<\
barbé et crête tic gueules.
(iniques IX. comte d'Albon et dauphin de Vien-
nois, mourut en 1162; sa fille et unique héritière,
Béatrix, épousa Hugues III, duc de Bourgogne,
dent la maison se trouva ainsi en possession du
Dauphiné.
L'extinction de la descendance mâle de Hugues
fit passer la qualité et les possessions des Dau-
phins dans la maison de la Tour du Pin par le
mariage d'Anne de Bourgogne, comtesse d'Albon,
avec Ilumbert delà Tour du Pin, en L273.
On sait qu'Humbert II, petit-fils d'Anne de
Bourgogne, désillusionné des grandeurs, embrassa
la vie religieuse, et que, n'ayant pas d'enfants lé-
gitimes, il céda le Dauphiné à Philippe de Valois,
à la condition que les fils aines de nos rois pren-
draient le titre de Dauphins et écartelleraient les
armes de France de celles de cette province. 11
avait eu un fils naturel, Amédée de Viennois, au-
teur de la maison de Viennois, dont le marquis
d'Albon, pair de France, avait épousé l'unique
héritière.
La première race des comtes d'Albon semblait
complètement éteinte ; mais dans le Lyonnais, il
s'éleva une maison d'Albon, seigneurs de Curis et
de Saint-Forgeux, que plusieurs généalogistes
disent être issue de Guy-André d'Albon, frère
puîné de Guigues IX, quoiqu'elle ait des armoiries
différentes de celles des Dauphins dont elle a pris,
dans les temps modernes, les armes comme écar-
telures. Un de ses rejetons, André d'Albon, che-
valier croisé, étant à Acre en 1190, fit un emprunt
à des marchands génois ; son nom et ses armes
ont été inscrits au musée de Versailles.
i^'tte seconde race d'Albon a formé plusieurs
branches, dont toutes sont éteintes, à l'exception
de la branche des comtes de Saint-Marcel. Son
représentant à la fin du siècle dernier, Camille-
Alexis, marquis d'Albon, prince d'Yvetot, a fait
ses preuves de cour pour monter dans les car-
rosses du roi, et sa filiation authentique fut éta-
blie par Cherin à partir du xiv siècle. Son fils
André-Suzanne, marquis d'Albon, né- à Lyon le lô
mai 1760, maire de cette ville en 1813, fut élevé à
la pairie le 5 novembre 1827. 11 avait épousé, le 16
mars 1803, Alexandrine-Emilie, tille unique du
marquis de Viennois, dernier descendant mâle
d'Amédée de Viennois, fils naturel de Humbert II
de la Tour du Pin, qui avait cédé le Dauphiné à
Philippe de Valois, n a laissé de ce mariage trois
fils, seuls rejetons de leur maison. (Une personne
a usurpé le nom de chevalier d'Albon : elle est
morte vers 1820, laissant plusieurs entants qu'elle
avait fait inscrire sur les registres de l'état civil
sous ce nom emprunté.)
Charles X appela le dernier représentant de cette
illustre maison à la Chambre des pairs, qu'il a
quittée en 1880. Le titre de marquis était hérédi-
tairement attaché à la pairie.
Armes : Écartelé : aux 1 et \. de sable à la
croix d'or: aux 2 et 3, d'or, au dauphin d'azur.
Supports: Deux lions couronnés à V antique.
Devise : A cruce Victoria.
ALBUFERA iV/'i. — Voy. Suchet.
ALBUKERQUE (,/'). — Voy. La Cueva.
ALES DE CORBET.
Cette famille est très an-
cienne ; elle prouve une ii-
liation suivie depuis Jean
Aies, cadet de famille,
homme d'armes qui servait
dans l'une des quinze com-
pagnies d'ordonnances,
créées, par édit du roi Char-
les VII, en 1445, pour la
réforme de la gendarmerie
française. Il était de noble
extraction, car, suivant le
savant historien de la mi-
lice française, p. Daniel, les
gendarmes étaient gentilshommes. Il épousa de-
moiselle Antoinette du Mesnil, en 1452, qui lui
apporta en mariage la moitié par indivis de la
terre et seigneurie de Gorbet, que sa mère lui céda
par acte du 6 juin 1452. Son fils, Charles d'Alès,
seigneur de Gorbet, continua la descendance; les
descendants directs de Charles d'Alès furent
français. D'Alès. gentilhomme ordinaire delà
maison du roi, épousa, en 15G7 Françoise de
La liocque : ils eurent René d'Alès, chevalier sei-
gneur de Corbet, qui épousa en 1567, Gabrielle
Coigne de Marteau et en deuxièmes noces Ga-
brielle de < Jhasteau ( lhallon : il fut tué à la tête de
sa compagnie en combattant au service «lu roi
contre la Digue et eut du premier lit :
Bené d'Alès II, qui épousa : I" en 1594, Mar-
guerite Musset, et 2° en 1602, Louise Hutte du
Noisement.
I! eut du second lit :
Pierre d'Alès, maréchal de camp, qui épousa,
en 1696, Marie Mussel de Pray, dame d'honneur
de la reine mère Anne d'Autriche.
Jacques d'Alès, seigneur de Gorbet. capitaine
249
- 250 —
qui épousa en 1669, Louise-Aimée de Patay de
Gléreau.
Pierre d'Alè3 II, seigneur de Corbet, qui épousa,
en 1711, Françoise Breton îles Bordages ;
Pierre-Alexandre «l'Aies de Corbet, ci-devant
lieutenant dans le régiment de la vieille marine,
a épousé, en 17'iD, Marie-Anne Daguet de Beau-
vais, dont plusieurs enfants.
Armes : De gueules, à une fasce d'argent
accompagnée de trois molettes de même, posées
deux en chef et Vautre à la pointe de Vécu.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
( Iimieii : Un lion issant.
ALESME DE MEYCOURBY (d).
Seigneur de Parempuire, du Peyrat, etc., fa-
mille noble et ancienne de (Juvénile, connue dès
le milieu du xni" siècle. Elle a produit un grand
nombre il>' personnages distingués dans la ma
trature au parlement de Bordeaux.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accom-
pagné en pointe d'un croissant d'argent; au
chef cousu de sable, charge de trois molettes
d'éperon d'argent.
ALEYRAC (cT).
Cette famille, fort an-
cienne, s'est toujours dis-
tinguée dans la carrière des
armes. Elle est originaire
du Languedoc.
L'histoire générale «lu
Languedoc les mentionne
dès 1124, époque à laqu
deux d'Aleyrac prêtèrent
serment de fidélité au vi-
comte Bernard-Aton.
La branche ainée s'est
éteinte en la personne <b'
Pons d'Aleyrac, baron d'Aigremont, mort des
blessures qu'il avait reçues de l'année en 1549. 11
avait épousé Marguerite de Cambis. La branche
cadette des seigneurs de Faugères s'est établie
dans le Vivarais. De cette branche était issu de
Guinot d'Aleyrac, dont le père, Claude d'Aleyrac,
se distingua à la bataille de Cerisoles en 1544.
Le baron d'Aleyrac est, par sa mère, petit-lils
du marquis de Monspey, lieutenant général des
armées du roi. président de la noblesse du Beau-
jolais, député de cet ordre aux États généraux et
.l'un «les derniers défenseurs du roi Louis XVI à
Versailles.
Ames : Écartelé: auxl et 4 d'azur à un demi-
cul d'argent; aux 2 et 3 de gueules à une tour
d'argent ajourée de sable.
ALGAY <d).
La famille d'Algay était
établie à Brive depuis 1621 .
ainsi que l'atteste un acte
de partage entre Zacharie
d'Algay, advocat en la cour,
et M. François de Jéraud,
prestre chanoine en l'église
collégiale de Saint-Martin
de Brive, et Paule de Les-
cot, damoiselle fille de feu
Barthélemi de Gérand et de
Jeanne de Sahuguet.
Cette pièce, qui est entre
les mains de la famille
d'Algay, relate le testament de François de Gé-
raud, en date du 3 juin 1621, en faveur de l'ran-
çois de Géraud, son petit-fils, dont la tille avait
épousé Zacharie d'Algay.
Parmi les membres dont s'honore la famille, on
cite Etienne d'Algay de Martignac, mort en 1652 ;
la langue latine eut en lui un traducteur distin-
gué. Ses traductions de Térence, de Virgile. d'O-
vide, de Juvénal, le firent appeler à l'Académie
française dès sa création. 11 écrivit aussi des mé-
moires sur Gaston, frère de Louis XIII.
M. de Martignac, ministre, descendait d'une
branche de la famille d'Algay établie à Bordeaux.
Armes : Limousin : D'argent, au chevron de
gueules surmontant une tour de même, maçon-
née de sable.
ALIGNY (d'). — Voy. Picot: Quarré.
ALIGRE ou HALIGRE (d').
Famille illustrée et ano-
blie par de grandes chai
et par des hommes célèbres.
Elle remonte à : 1. Jean Ha-
ligre, premier du nom, me-
sureur au grenier à sel de
Chartres ; II. Guillaume
Ilaligre. bourgeois de < !har-
tres ; III. Etienne Haligre,
seigneur de Chouvilliers,
père du premier chancelier
d'Aligre, dont descend toute
celte illustre maison.
Cette famille a produit
deux chanceliers de France, des lieutenants géné-
raux, des conseillers d'Etat, des présidents au
Parlement de Paris, des commandeurs de Saint-
Louis.
Elle a donné des chevaliers de Malte depuis
1691.
Elle est en possession du titre de marquis et a
été élevée à la pairie en 1814.
— 251 —
—
A.RMI s : Bureléd'oret d'azur : au chej d'azur,
chargé de trois soleils (for.
Devise : Non uno gens splendida sola.
. POMEREU.
<&iMM
ALINEY D'ELVA (d').
La branche ainéo de cel te
famille s'établit en France
sons Louis W. Le comte
d'Aliney d'Elva quilla l'Ita-
lie pour venir à la cour,
sous les auspices de sa tante,
la princesse de Savoie-Cari-
gnan. 11 devint maréchal de
camp, puis gouverneur de
la Martinique. Son Bis fut
maréchal sous le premier
empire. Blessé en Espagne,
il prit sa retraite pour cette
cause et resta quarante-
quatre ans maire de Changé. Son petit-fils, le
comte Auguste, fut aussi maire de la même ville
pendant vingt-sept ans.
i ette ancienne maison fait remonter sa filia-
tion non interrompue jusqu'en l'an 1000, et four-
nit des preuves de son existence depuis l'an 800.
Armes : Piémont : D'azur, à trois étoiles d'or
mal ordonnées en chef^et un croissant de même
en filiale.
Devise: Une comète d'or avec cette légende:
Elata refûlget.
ALLAINES (d,). — Voy. Gaudart.
ALLARD (<f).
La nohlesse de cette fa-
mille remonte jusqu'à Ga-
briel Allard, écuyer demeu-
rant à Mohtvendre, diocf se
de Valence, qui, le 20 jan-
vii )• 1516, épousa Cécile du
Perrier.
Un Jeun d'Allard servit
en 1G36 dans l'armée de Pi-
Picardi'e et prit part au
siège de < lorbie.
Abmes : Dauphiné : D'or^â un chevron de sable
accompagné de trois étoiles d'azur rangées en
chef, ci d'un croissant de gueules en pointe.
ALLEMAGNE (ef).
La famille d'Allemagne tire son nom d'une
vieille baronniede même nom située en Provence,
à Allemagne, près de Eliez (Bass s-Alpes). Cette
baronnie existait déjà avant le xm« siècle; elle
f.
tait possédée à cette époque par la maison de
1 îastellane dont les mbrea
s'intitulaient seigneurs et
barons d' A i lem agne et
étaient connus sous le nom
de Castellane - Allemagne.
Après quatre siècles la ba-
ronnie passa dans la maison
d'< >raison . puis dans celle
de Vara
I.e vieux château d'Alle-
magne encore : ce qui
en restp, forme une rua
imposante. 11 fut plusieurs
ois démantelé pendant les guerres de religion, et
les annale- de Provence nous ont conservé le sou-
venir d'un terrible combat qui eul lieu sous les
murs du château et où fut tué le seigneur d'Alle-
magne.
Le baron d'Allemagne, à la suite de l'émigra-
tion, rentra en possession du château ; mais pres-
que toutes les terres avaient été vendues comme
biens nationaux, et, après sa mort, son fils vendit
le vieux château au marquis Ripert de Monclar,
lequel y a t'ait quelques restaurations.
Plusieurs cadets de famille sont allés s'établir
en Poitou, en Auvergne et en Bugey, à des épo-
ques différentes, soit par suite d'alliances con-
tractées dans ces pays, soit par suite d'événements
inconnus. La branche aînée restée en Provence a
seule porté le titre de baron, lui effet, les nobi-
liaires des autres provinces ne donnent aux mem-
bres de la famille d'Allemagne que les titres de
chevalier et d'écuyer.
Les branches de Poitou et d'Auvergne sont
éteintes, la première depuis l'année 1650 et la
deuxième depuis 1706.
La branche établie en Bugey est la seule survi-
vante aujourd'hui. M. Steyert, dans ['Armoriai
du Lyonnais, p. 110, donne la généalogie com-
plète de cette famille depuis 1577, époque où un
cadet de la maison d'Allemagne quitta la Pro-
vence, on ne sait à la suite de quel évém ment.
Le général d'Allemagne, qui commandait l'a-
vant-garde de l'armée d Italie pendanl la glorieuse
campagne de 1796 et fut plus tard général en chef
de l'armée de Rome, puis créé baron de l'Empire
par Napoléon I" r . appartenait à cette famille. I"n
de ses petits-fils, M. Paul d'Allemagne, a hérité
du dernier, baron d'Allemagne de Provence, mort
en 1890.
Ainsi, les branch - de Poitou et d'Au-
vergne, «'tant éteintes, les descendants du général
d'Allemagne sont les seuls héritiers d'un titre de
baron vieux de plus de 600 ans, nuire celui qu'ils
tiennenl de l'Empire, et d'un nom de très ancienne
chevalerie auquel le général d'Allemagne a ajouté
un nouvel éclat
Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à deux
lions affrontés d'or soutenant une étoile du
même (qui est d'Allemagne de Provence) ; Ouœ
I
253 -
— 251 —
2 et 3,mi-parli coupé : au id'azur à latour d'o)
surmontée de trois étoiles d'argent; au J de
gueules à Vépée haute d'argent; au 3 d'or
au pont de sable terrasê de sinople (qui e.st
des barons de l'Empire).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Allemagne (B on àbel d'). marié en
1860, à Mario de Mayol de Lii-é. dont il
a eu : Marre/, André et Anne. — Rési-
dence '• Belley (Ain).
2° A. (B on Paul d'), ancien officier de
cavalerie, chambellan de S. S. le pape
Léon XIII, baron d'Allemagne comme hé-
ritier et parent du dernier baron d'Alle-
magne de Provence, en vertu d- 1 son testa-
ment en date dn 1? avril 1881. Il avait
épousé, en 18GG, Marie Maupetit, petite-
nièce du général baron Maupetit, morle en
1892, et dont il n'a pas eu d'enfant. —
Résidence : Ch au de ïalissien. par Artemare
(Ain).
3° A. (Julien d'), qui a épousé : 1" Marie-
Thérèse Dl MOLLA.RD DE BOUVILLER, dont ii
a eu une fille, Louise, mariée à Henri
d'Orivai. de Miserey; 2° Louise du Pont
de Romémont. — Résidences : Besançon
et ch au de Romémont, par Saint-Nicolas-du-
Port (Meurthe-et-Moselle).
A. (Léon <r \ marié «mi L861, ;i Camille
Mornay, dont il a : Marthe, Part et
Marie-Thérèse. — Résidence : Bourg-en-
Bresse (Ain).
ALLOUVEAU DE MONTRÉAL.
Famille originaire du Midi,
déjà établie en Limousin au
xn 1 ' siècle.
Robert Allouveau , sei-
gneur de Saint-Germain et
de Montréal, se distingua à
la troisième croisade ; un de
ses descendants fut gouver-
neur du Limousin au xvie
siècle ; depuis, divers mem-
bres ont porté les armes ou
exercé des charges dans la
magistrature et ont été con-
nus sous le nom de seigneurs
de la Chaussade et de Mon-
tréal: cette dernière terre est encore dans la
famille.
Dans ce siècle, un Allouveau de Montréal a été
garde du corps de Louis XVIII : un autre est mort
général de division après avoir commandé plu-
sieurs années à Rome : un troisième est mort en
1890 colonel d'artillerie.
Armes : Êcartelè : au 1 d'azur au soleil d'or :
aux2 et'S,échiquelé d'or et d'azur ; au 4 d'azur,
aux trois croissants d'or : sur le tout :degueules
un lion d'or.
L'écu timbré d'un heaumo d'or taré de front à
neuf grilles.
Cimier : Un lion.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Allouvsau de Montréal (Louis), marié
à Charlotte Quarré de Boiry.
Fils : a) Etienne, lieutenant au 125 e de
ligne, on garnison à Poitiers; />>, Henri.
Résidence: Gh au de la Vialle, par la Croi-
sille (Haute-Vienne).
ALMERAS-LATOUR.
Famille dérobe du Languedoc; charges muni-
cipales au wir siècle; sous-lieutenant général des
armées navales sous Louis XIV. Titre de l'Empire
éteint.
Armes : Provence : D'azur, au lion d'or armé
r/ lampassé de gueules; nu chef du second
chargé de trois palmes de sinople posées chacune
en bande. —Alias : Ecartelè : nu \ de sable, à
la tour d'argent , ouverte, ajourée et maçonnée
d n champ; aux 2 et '■', d'azur, au lion d'or,
connue ci dessus ; au \ de sinople, ù lu tmnde
d'argent.
ALSACE-HÉNIN ($).
Alsace-Hénin-Liétunl. comtes et marquis d'Al-
sace, princes d'Hénin et
du Saint-Empire, branche
aînée seule survivante.
Famille illustre,, d'ori-
gine féodale , chevaleres-
que et souveraine, des-
cendante directe de Thié-
ry d'Alsace, par Simon
f|l| J d'Alsace; son second fils
établi en Flandre et ma-
rié, en 1170, avec Mar-
guerite, comtesse d'Hé-
nin-Liétard. I >éscendance
directe et clairement prou-
vée depuis cette époque.
Princ. f=, souverains, princes du Saint-Empire,
pairs du Hainaut et de Flandre, généraux dans les
armées impériales et royales, vicomtes et barons de
- 255
— 250 —
plusieurs vicomtes et baronnies; chevalier de la
Toison d'or, chevaliers ei commandeurs deMalte;
dames de divers chapitres nobles, dames de la
Groix-Etoilée, etc.
Un fait mémorable à noter : vers L220, Beau-
doin, comte d'Hénin-Liétard, vicomte de Sébourg,
seigneur d'Angersel de Faut, vendil son comté
d'Hénin pour se croiser.
Armes : Autriche, Lorraine, Flandres : De
gueules, à la bu mie d'or.
ALVIMARE (cP).
.',^ « La maison A
^r $ JÎP ni11 ' ! '''' s ^ e co
dh^*^J[ du moyen âge,
La maison AJLvimare, eon-
commencement
semble avoir
eu pour berceau le fief des
Blanques, dans le bailliage
de < laux.
Un Alvimare était maré-
chal de camp aux armées
du roi en L680.
Le chef actuel, du nom de
Charles d'Alvimare, a ob-
tenu, par décret du 2 mars
1877, de joindre à ses noms
celui de marquis de Feu-
quières, d'une ancienne maison qui s'est «'teinte
dans la personne de sa mère, née de Pas de
Feuquières, dont il écartèle à présent les armes.
Armes : Ecartelê : au c I et 5 d'azur au che-
vron d'or, à trois merleltes du même, placées 2 en
chef et 1 en pointe; aux ~l et 3 de sable parsemé
de fleurs de lis, d'or, au lambel du même en chef.
ALVI3ET DE MAISIÈRES.
Cette famille, connue à
Besançon en 1560 et au Par-
lement de I >ijon en 1636, a
possédé les seigneuries de
Gharcenne,Thise,Maisières,
etc. Claude Alviset, écuyer,
était cogouverneur de Be-
sançon en 1642. Ses descen-
dants ont fourni deux pré-
sidents et un conseiller au
parlement de Franche-
( îomté 1 1 / 15, 1725, 1785); un
pr. mierprésident de la cour
impériale de Besançon, mort en 1853. Joseph Alvi-
set de Maisières, auteur d'une branche cadette, à
créé baron le 24 mars 1825. Cette famille a
aussi donné de.- officiers de mérite.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accom-
pagnée de trois besants d'or. 2 et 1. et percée
d'un losange du champ.
ALZIARY.
Originaire d'Italie, cette famille a produit deux
branches: celle de Malausséna et celle'. le Roque
fort, encore existantes. Elle s'est alliée avec les
maisons .le Beaumont, de Flotte, de Lascaris, de
< ii imaldi, de Serrât, etc.
Armes : De gueules, à la tour ouverte d'or,
sommée d'une aigle de sable au voléployé.
ALZON. — Voy. Daudé d'Alzon.
AMARZY {(!').— Vin/. SàHUGI ET.
AMAUDRIC DU CHAFFAUT (tf).
Cette familleest originaire
de Digne, dans le voisinage
duquel se trouve le village
dw Chaffaut.
Son auteur. Joseph Amau-
ilric, seigneur du » lhaffaut,
fut pourvu, le G avril 1634,
d'un office de conseiller se-
crétaire du roi, près la cour
des comptes, aides et finan-
ces de Provence.
Cette t'a nulle a produit
des chevaliers de Saint-
Louis, un sénateur, des
magistrats et des officiers de toutes armes.
Elle est en outre alliée aux principales familles
de Provence.
Armes : D'azur, à une colombe s'essorant
d'argent, tenant en son bec un rameau d'olivier
de sinople.
Le chef actuel de la famille hlasonne :
D'azur, à la colombe essorant d'argent, te-
nanten son bec un rameau d'olivier de sinople
et au chef d'or.
AMBERT (cV).
Cette familleest originaire
du Quercy, vicomte de Tu-
renne, où elle a brillé par
riches po ions et
ses alliances. Par substitu-
tion, en date de 1452, elle
fut appelée d'Ambert de La
Tourrette au moyen de l'ad-
dition, portée au contrat de
mariage, de Guyot d'Am-
1,,.,-t . sire de < luremonte,
avec Suze de Blanchefort,
héritière par son père, Ber-
trand de Blanchefort, de la
rneurie'de La Tourrette, lequel était petit-fils
p U iné parAssalit de Comborn d'Archambaud, qua-
trième du nom. vicomte de Comborn, qui avail
bâti le château de Blanchefort;
< m ignore l'époque à laquelle les seigneurs
8
■-'•)/ —
- 258 —
d'Ambert devinrent sires de Curemonte, dont ils
portaient déjàle nom en 1085, et ;mssi pourquoi,
dès l'an 1226. ils portèrent alternativement et ont
porté depuis les noms de Curemonte et d'Ambert
jusqu'en L436, que celui de d'Ambert est devenu
héréditaire.
Cette famille subsisté encore dans deux 'le ses
branches qui se sont séparées eu 1639.
Branche aînée
Cette brandie fut continuée par Mathieu d'Am-
bert, seigneur de La Tourrette et de La Johannye.
Un de ses descendants fut créé marquis le 11 sep-
tembre 1749.
Armes: Ecartelé : aux 1 et 5 de gueules, à
la panthère d'or; aux 2 et '■> d'azur au croissant
d'or, accosté de deux étoiles d'argent posées en
fasce.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Ambert (Edmond-Charles-Marie, M 1 ^
de La Tourrette <l' \. — Résidence :
1 1. rue Lauriston, à Paris.
Fils : Maurioe-Charles-Irénée-Léon-
Anatole, né le 10 juin L872, non marié.
Branche puînée
• lette branche fut fondée
par Léger d'Ambert, sei-
gneur de La Coste el de
Sérilhac.
Armes : De gueules, à la
panthère d'or et au chef
d'azur chargé d'un crois-
sant d'or, accosté de deux
étoiles d'argent.
Ambert de Sérilhac
(Henri d'). — Rési-
dence : Château de La-
garde, par Sainte-Fortunade (Corrèze).
AMEDOR DE MOLLANS u/').
Cette maison remonte,
par titres authentiques, à
l'an 1200.
Elle est originaire de
Franche-Comté et Bourgo-
gne.
Elle a produit un grand
recteur de l'Académie en
1590, un cardinal maître du
palais sous Urbain VIII :
des chevaliers de Malte et
de Saint-Louis; des officiers.
des abbesses et des chanoi-
nesses.
Armes : De gueules, à la croix patriarcale
d'or cantonnée de quatre trèfles du même.
Cimier : Un lion issant armé, et lampasse de
gueules.
Supports : Deux lions de même, l'un ram-
pant, Vautre passant.
Devise : Cunctis mens aurea.
AMEIL.
L'origine de cette famille
esl incertaine- On trouve
pourtant en 129S un Jac-
ques Ameil, témoin au con-
trat de mariage de Pons de
Thesan avec, Béatrix de
Caylus. Le titre de baron
provient de l'Empire.
Armes : Ecartelé : an 1
d'à lur d une harpe d'or ;
au 2 de gueules à Vépée
d'argent : au '■'< de gueules
au centaure sagittaire d'argent ayant la tête
contournée, décochant une flèche vers senestre;
an \ de sinople, à an sauvage d'or armé d' nu,'
massue du même. — 11 manque le franc quartier.
AMELINE COLLIN DE LA BRIES-
LAINNE.
La famille Collins de La
Brieslainne s'était fixée, av< c
une colonie anglaise, en
Irlande dans le comté de
Wexford, en 1170. Cette fa-
mille d'armateurs émigra
de l'Irlande, sous la pres-
sion des persécutions reli-
gieuses, dans la seconde
moitié 'lu xvr siècle, et
\ int se livrer à l'armement
à ISaint-Malo. Le nom de-
vint Collin de La Bries-
lainne.
Le dernier membre survivant de cette famille,
Virginie-Marie, dame Ameline, morte à Paris le
16 février 1871, ayant exprimé dans son testa-
ment le désir que son nom fût porté par son (ils
unique Henri-Marie, cette addition fut en effet
autorisée par décret en Conseil d'Etat du S août
1873. inséré au Bulletin officiel des Lois du
1S août î*:.;.
Armes: D'argent, an chevron de sable, accom-
pagné de trois corneilles dn même. 2, 1.
L'écu surmonté 'l'un bon naissant de sable, lam-
passe de gueules, tenant entre ses pattes la partie
inférieure d'une lance d'or.
I -
— 260
AMELOT.
V ç&i A Famille illustre par le
6 \\ rKjO\LJP, & barreau, et anoblie par Henri
III. le / décembre 1580, en
la personne de Jean Amelot,
conseiller du roi en tous ses
conseils, maître des requêtes
de son hôtel, en considéra-
tion de ses services. Il était
fils de Jacques Amelot, avo-
cal au parlement, lequel
:i\ ail pour père Jean Amelot,
marchand à ( Orléans, en
1502.
Elle a produit un grand
nombre de magistrats célèbres. L'érection de la
neurie de Mauregard en marquisat eut lieu
par lettres patentes du mois d'août 1651, enre-
gistrées, en faveur de Jacques Amelot, premier
président de la cour des aides, el celle de la sei-
iirie de Gournay, par lettres du 26 avril 1693.
La seigneurie de Servon en Brie fut érigée en
comté, par lettre <lu mois de décembre L681.
Cette famille a été admise dansl'ordrede Malte
dès 1668. Elle a produit un archevêque de Tours.
Armes : D'azur, à trois cœurs d'or, posés 2 el
accompagnes en chef d'un soleil de même.
AMONVILLE (ef).
tte famille est originaire il" Normandie. Le
nom primitif était Desnos d'Amonville. Un
d'Amonville était lieutenant général de la ville de
Vernon, conjointement avec Edme Mordante.
S. m fils, X. d'Amonville, vendit la moitié di
charge au sieur Mordante, et acheta une charge
il. secrétaire du roi, <[ui l'anoblit. 11 avait épousé,
vers l'an 1710, N. do Manneville, dont il Mit plu-
sieurs enfants.
Armes : Coupé de sable et d'argent, >> la licorne
de Vun en l'autre.
ANCHALD (cT).
d'Anchald.
— Vuy. Saulnier
ANDIGNE tf
Le nom d'Andigné, en
latin de Alldeniaco, de An-
deniaco et de Andigniaco,
peul passer sans aucune dif-
ficulté pour un des plus an-
ciens noms qu'il y ait dans
la province d'Anjou. On a
plusieurs chartes qui re-
montent jusqu'au commen-
tent du xi'- siècle, c'est-à-
dire vers l'an 1020 ou 1030.
Il existe un acte d'accord
fait entre les moines 'lu mo-
nastère du Lion-d'Angers et
un Renaud d'Andigné, fils de Sorin, sur les diffé-
rends qu'ils avaient ms au sujet de la terre de
Maugard,el d'un pi-.'' que le mêmeSorin d'Andigné,
sou père, avait donné aces moines à titre d'aumône.
< !el acte ne porte point «le date, mais il est dit
avoir été passé dans le monastère du Lion eu
présence de l'abbé Roberl et de l'archidiacre Ra-
dulphe; or on sail que Robert, abbé du monastère
du Lion, était contemporain de Geoffroi, comte
d'Anjou, deuxièi lu nom. ri .pie celui-ci na-
quit en 1006 ei mourut en 1060. Ainsi l'acte, dont
il est iei question, doit être antérieur à cette der-
nière époque.
Le nom de d'Andigné figure dan-, deux autres
chartesayant été faites vers l'époque 1150.
I.a filiation de cette famille ne remonte pas
aussi haut que le nom de Pi maison, et suivant ce
qu'il y a eu jusqu'ici de titres produits devant le
juge d'armes, elle ne prend clairement époque que
depuis Geoffroi d'Andigné l ri . chevalier, seigneur
d'Andigné et d'Angrié, qui eut pour lils Jean d'An-
digné, vivant l'an L360.
La généalogie de cette famille se continue jus-
qu'à Charles-François d'Andigné de Ribou, sei-
gneur des terres, fief et châtellenie de Poligné et
de la Chesnaïe en Anjou, capitaine dan- le régi-
ment de la Chenelaïe, mari*'' le -.M mai 1726 à de-
moiselle Elisabeth l'entin de Belle-Isle, dont il eut
plusieurs enfants.
Armes : D'argent, a trois aigles de gueules,
an volabaissé, posées 2 et 1, becquées cl »n<
bré 's '/'":.//,-.
Supports : Deux aigles.
Couronne de marquis en cimier.
Devise : Aquila non capit muscas.
ANDRAS DE MARCY.
La famille Andras, d'ori-
gine irlandaise, croit-on, est
venue en France et spécia
ment en Nivernais à la lin
du xiv siècle ; le premier,
dont il >oit Put mention cer-
taine, faisait partie d'une
compagnie royale chargée
d'assiéger Liernais eu Bour-
ne , contre li - l Icor-
cheurs, vers 1 130.
La filiation établie pour
preuves d'admission à Saint-
Cyr et à la suite de rei ensements de l'état de la
nobh sse, remonte -an- mésalliance jusqu'en 1 181,
par pièces authentiques (tous les contrats de ma-
int eu la | ion du comte de .Me
chef de la famille).
I.:. famille Andras, divisée en deux branches au
xvr- siècle, portait alors les noms d'Andras de
Montoy el Andras de Changy. Cette dernière bran-
ule existe.
— 261 —
— 262 —
Elle a été titrée baron de Poiseux depuis la fin
du xvn" siècle, à la suite de la donation faite à
l'un de ses membres de la baronnie de Poiseux.
l'une des quatre plus anciennes du Nivernais, dé-
pendant de l'évêché de Nevers et qui est encore
en sa possession. Elle a été titrée comte de Marcy
le 5 février 1715, succédant dans ce comté à la fa-
mille de Saulx-To vannes, et par privilège du roi.
(Marcy est également en Nivernais.)
Les Andras de Marcy ont fourni de nombreux
officiers sous la monarchie, et ont presque toujours
occupé des charges militaires. Ils ont également
donné des chevaliers de Malte.
lisse sont alliés aux familles de Bouille, de
Pazzis, de La Ferté-Meur, de Clérmont-Tonnerre,
de Glovaudon, des Prez de Lanfernat, du Châtel,
duGuay, de Villaîries, de Planta de Wildenberg,
de Saint-LaunitT, des Varennes.
Armes : D'argent, auchevron de gueules, ac-
compagné de trois tourteaux du même, placés
2 en tête et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Tenan i s : Deux lions.
ANDRAULT DE LANGERON.
En Nivernais : terre et seigneuries possédées
dès le x vie siècle par Geoffroy Andrault, écuyer,
qui épousa en 1532 Gabrielle Raquiet. Elle fut
érigée en comté par lettres du tnoisd'aoùt 1656 en
faveur de leur arrière-petit-fils, Philippe An-
drault, seigneur de Langeron, etc., maréchal de
camp et premier gentilhomme de la chambre de
( iras ion, duc d'i Irléans.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent, po-
sées2et 1. qui est d'Andrault : écar télé d'argent
à trois fasces de gueules vivrées, et une bande
d'azur, semée de fleurs de lis d'or et brochante
sur le tout, qui esl de < lencien.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Andrault de Langeron (G le Théo-
dore). Résidence : château de Langeron,
par Saint-Pierre-le-Moutier i Nièvre);
2° A. de L., colonel au 5 e cosaques
Rossie, gouvernement de Kalisch, à Weiiun
i Russie).
ANFREVILLE (cV).
Toutes les recherches que nous avons faites
pour établir l'état de cette famille, actuellement re-
présentée par M. V. d'Anfreville, caissier principal
à la Banque de France, demeurant 2, rue Radzi-
v.-ill, à Paris, sont restées infructueuses.
Mais nous avons trouvé un document qui ac-
quiert, grâce a l'époque à laquelle nous sommes
une certaine importance. 11 s'agit d'un seigneur
d'Anfreville qui vivait en 1716 dans la province
de Normandie, diocèse de Rouen, élection de Gau-
debec.
Ce seigneur d'Anfreville n'était autre que le
fameux John Law, ce triste financier qui con-
duisit la France à la banqueroute et s'enfuit en
1720, chargé 'les malédictions de ceux qu'il avait
ruinés.
N'esl-il pas piquant de voir qu'à deux cents ans
de distance, un autre d'Anfreville est à la tête de
la Banque de France et appose sa signature sui-
des billets d'Etat, tout comme Law apposait la
sienne sur les trois milliards de billets émis par
lui ?
ANGEAC <rf). — Voy. Dupuy d'An-
GEAC.
ANGELIS u/>.
Vers 1445, la souveraineté de la Corse ayant été
offerte au pape Eugène IV, celui-ci. en l'accep-
tant, envoya dans cette île Monaldo l'aradisi avec
d'autres nobles romains parmi lesquels se trouvait
Pierre d'Angelis, qui depuis fut nommé gouver-
neur du château de Mon/a.
lu de ses descendants, Mathieu d'Angelis, évo-
que de Legni et plus tard d'Aleria, fut envoyé en
Corse, en avril 1760, par le pape Clément XIII.
com visiteur apostolique.
l'n Louis-Augustin d'Angelis, capitaine dps dra-
gons sous Louis XV et chevalier de Saint-Louis,
lut un des partisans les plus ardents des Français
à l'époque delà conquête de la Corse; il aban-
donna plus tard la carrière militaire et fut nommé
juge royal du district de Nebbio.
Armes : D'argent, à un laurier de sinople ter-
rassé du même, accosté de deux petits anges au
naturel affronlés ; au chef d'axur, chargé de
i rois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
ANGELLIER.
Cette famille est originaire de la Touraine qu'elle
n'a jamais quittée.
Armes : Parti : Au 1, de gueules, à la hunde
d'or chargée de trois têles de Maures de sable
tortillées d'argent : au 2, d'as ur, <) une tour d'ar-
gent surmontée d'une étoile du même.
ANGELY (W\
D'après une tradition conservée dans la famille
d'Angely, elle serait originaire d'Italie, où elle a
produit des prélats distingués sou- le nom de Au-
gelis. Une branche se serait transportée en An-
gleterre. Le ^'0 octobre 1561, Edouard 111, roi
- 263 —
m —
C _J
ï. - il
n
d'Angleterre, étant à Westminster, accorde à
Edouard Angelj . chevalier,
un sauf-conduit pour se ren
dre 'ii Bretagne. » !e qui esl
certain, c'est que cette fa-
mille étail établie, dès le
commencement du \\° siè-
cle, en Poitou et en Angou-
iii lis, où el 1 1* ;i possédé La
baronnie de la < îhàtre et de
nombreuses seigneuries im-
portantes. Elle s'est divisée
en plusieurs branches qui
ont fourni de nombreux offi-
ciers de terre el de nier, plusieurs chevaliers de
Saint-Louis et deux chevaliers de l'ordre de
Saint-. Iran de Jérusalem, Antoine d' A., reçu en
1546, et olivier en 1556.
Pendant la Révolution, neuf de ses membres
payèrent glorieusement leur tribut à la cause
roj aie.
Armes : D'argent, parti et coupé, cantonné de
quatre croisettes de sinople.
REPIiÉSENTANTS ACTUELS :
1 " Angely (Albert d'). comte de Séril-
lac. marié à Marie de Faudoàs-Sérillac.
— Résidence : château de Sérillac, par Beau-
mont-le-Vicomte (Sartne).
2° A. (Numa cT). — Résidence : Fonte-
nay-le-Gomte (Vendée);
3° A. (Emile </'), marié à Marguerite
Fouet de Conflans. — Résidence : 70,
avenue de Villiers, à Paris;
r A. Maurice tf'), marié à Marguerite
Dupuy. — Résidence: 12, ni<> des Saints-
Pères, à Paris;
5° A. (l'abbé Henri c?'), vicaire il* 1 la Ma-
deleine, 8, rue Ville-l'Eveque, à Paris.
ANGER.
Seigneurs du Châteaublanc, du Plessis-Anger,
de Grapado. de I a Motte-Anger, de Kernisan, etc.,
maison issue en juveigneurie de celle de Lohéac.
Ancienne chevalerie. Henri se croisa eu 1248,
ré formation de 1669. Cette famille fut active-
ment mêlée, il y a cent ans. aux guerres de la
Vendée.
Armes: De vair, au bâton de gueules brochant
s//,- le tout. — Alias : De sable, à trois fleur de
lis d'or. Nous trouvons encore : D'azur, au crois-
sant d'arge?it surmonté d'une étoile du même.
I M'.vise : Fides.
ANGEVILLE DE BEAUMONT.
Cette maison, originaire
de Bassigny, s'établit en
Savoie vers l'an 1 140.
Son auteur, Petit-Jean
d'Angeville . seigneur du
bourg d'Angeville el de Mau-
vois, vivail dans le \nr
siècle.
Son fils Rolet-Petit d'An-
geville, étaitécuyerde Louis,
duc de Savoie.
I .•■■ d' ^.ngeville ont pos-
sédé tour à tour les sei-
gneuries d'Angeville, de Bor-
nes, du Cernay, de Cormoranche, de Cule, de
Doudens, d'Espagnes, d'Hauteville, de Lompnès,
de Monverant, du Mesurai et de Vidouat.
Cette famille a fourni en outre : un protono-
taire apostolique (1544) ; un procureur fondé de
la noblessede Genevois (1560) : un gouverneur de
Vercell et maréchal des camps el armées de s. a.
R. de Savoie (1543); de nombreux chevaliers de
Malte ; <\v^ officiers de toutes armes; des cliaie i-
nesses de Ne uf ville ; un grand prieur et un con-
seiller à la cour royale de Paris.
Elle est alliée actuellement aux familles de
Saint-Germain, d'Arloz, Morin, d'Argil, Maricant,
Maracci, de Bellescize, de Mous, etc.
Armes : De s utopie, à trois /'nsces ondées d'ar-
gent.
Devise: In his ranascimur omnes.
ANGLADE (cT).
La maison d'Anglade esl
i >riginaire du lieu de ce nom
situé à deux, kilomètres à
l'ouest de l'église d'Izon en
Bordelais.
« C'est à partir <\i\ second
quart du \\\v siècle qu'on
trouve des seigneurs d'An-
glade . mais comme à cette
époque ils étaient déjà qua-
lifiés chevaliers,nous devons
penser que cette seigneurie
est plus ancienne », dit Léo
I >rouyndanssa monographie
sur [zon, 1876, Bordeaux, Gonouilhou, III" partir.
p. 75. Enfin M. P. Roger, dans son -avant ouvr
sur la noblesse de France arx croisades, 1845,
Paris, Derache et Dumoulin, p. 250, signale une
charte passée à Jafifa en L250 pendant la septième
croisade, en faveur de< raillard d'Anglade, seigneur
d'Anglade en < ruyenne.
i lette maison a donné deux chambellans el deux
écuyers d'honneur du roi Louis XI. un archevêque
primat d'Auch pendant le schisme d'Occident,
un chevalier de Malte, des chevaliers de l'ordre
— 265
— 266
royal et militaire de Saint-Louis, des capitaines
de villes, etc., etc. La terre d'Anglade est passée
en J5'!'i dans la maison de Verdun, puis dans la
maison de Montpezat. En L576, elle fui engagée
à Henry de Massip, notaire royal et achetée par
lui à part.' de rachat pour un an. Messire Etienne
de Ponlac en devint propriétaire en 1578, et ses
descendants la vendirent en 1 7-Vî.S, à messire de
Narbonne-Pelet dont la petite-fille a porté en dot
la terre d'Anglade à Léo de Foussat en 1824.
Les diverses branches de la maison d'Anglade
désignées sous lenomdeleursseigneuries(seigneurs
de Sarrazan, de la Bastide, de Colombières, de
Malevas) se réduisenl aujourd'hui à deux bran-
ches : l'aînée, héritière des sires de Sarrazan,
représenté) par le marquis d'Anglade en Morbihan,
et la puînée, représentée par M Pierre-Ernest
d'Anglade, à Bazas (Gironde). La branche aînée,
qui a résidé au Condomois jusqu'à la fin du
dernier siècle a été honorée de hautes charges an
début de ce siècle, en la personne de Joseph-Anne,
marquis d'Anglade, né à Condom le 15 juin 1749
lieutenant général des armées du roile22juin 1814,
commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-
Louis, et de l'ordre noble de Ilohenlolie. La
branche puînée a possédé jusqu'à la lin du xvnr 8
siècle les seigneuries de Malevas «m Agenais et de
Maleure en Condomois. Tous sesmembres se sonl
adonnés exclusivement à la carrière militaire ou
ecclésiastique. Elle a reçu deux maintenues de
noblesse en 1666 et en IG98; elle s'est fixée en
1727 à l'île Saint-Domingue jusqu'en 1802, puis
est revenue en France en la personne de Jean-
André-Victor d'Anglade, père de Pierre-Er
déjà nommé. t'.t. Bulletin héraldique de Fra nce,
mars 1889 et mars 1893.
Armes: D'azur, à V aigle d'or à deux têtes et
mi vol esployé.
Supports : Deux griffons.
Cimier : Une tête humaine.
Devisk : Laissons dire, parfois : Hùmi ne
serpas .
ANGLADE D'AUCH uf .
Depuis le milieu du xv
;le cette famile apparaît
dans l'histoire de la ville
d'Auch, dont les annales
reproduisent souvent les
noms mêlés à ceux des prin-
pales familles qui ontoccupé
les charges les plus impor-
tante de la cité.
De 1450 à 1737, la plupart
de ses membres ont été
consuls ou maires de cette
ville. Ils ont porté indifférem-
mentles aoxnsde: d'Anglade,
Anglade, Danglade, et même de de Langlade :
mais il est incontestable que ces divers noms ont
successivementdésigné les descendants de la même
maison. Les archives et papiers de l'a mil le qui ont
été conservés en font foi, et les deux, histoires de
de Gascogne, par L'abbé Moulejun, et celle de la
ville d'Auch par 1'. Lafforgue, ne laissent subsister
aucun doute à ce sujet.
Le premier d'Anglade qui ait laissé quelque
trace, et dont l'identité soit certaine, est Armand
d'Anglade, qui fut consul d'Auch de 1450 à 1452,
et qui assista en cette qualité aux funérailles
solennelles de Jean IV, comte d'Armagnac,
Nous trouvons ensuite de nombreux d'Anglade
exerçanl la charge de consuls, de conseillers au
sénéchal d'Audi.
Un d'Anglade fut aumônier de la duchesse de
Berry, un autre procureur du roi.
lai 1817, un d'Anglade l'ut nommé capitaine-
adjudant-major dans la légion des Landes.
Les d'Anglade sont alliés aux familles de Lacroix,
de Blaignan, de Campagnot, de Londerrey,
d'Arrouzin, de Labaume, de Santis de Lagrange,
de » ruirandés de Saint-Mézard, d'Abadie, d'Aignan,
de Lagarde, de Langon, de Malartic, de Montaut,
I >ubosc, ! ïi i pi an. du Fastet, de Cabannes de Cauna,
de Laffitte. Solon, de Lafonlaine de Coincj et de
Bonneh
Armes : De gueules, au cygne d'argent, becqué
et membre d'or, au chef cousu d'azur, chargé
de iras molettes d'éperon d'or.
< louronne de comte.
- ppor rs : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anglade i Marie - Hyacinthe - Augus-
tin '/*>. né Je' 12 mai 1855, marié l< i 1" fé-
vrier 1881 à Françoise-Jeanne-Valentine
Solon. — Résidence: Château de Malartic,
par le Houga (( rers).
Enfants: a) Charles -Clément- Antoine-
Bertrand, né au château de Malartic le ? fé-
vrier 1882; &) Berthe-Julie-Françoise, née
le 3 avril 1883; c) Claude-Charles-Marie-
Joseph, né le 1"' mai 1885.
ANGLARS (>/' i.
Famille noble, originaire d'Ecosse, établie en
France depuis le xv c >iècle.
Guy d'Anglars, chevalier, qualifié comte, fut un
des 100 gentilshommes de la garde écossaise, de
Charles VII, et donna son nom d'Anglars à un fief
situé proche d'Uxelles, dans la haute Auvergne, à
i0 kilomètres de Clermont. Il vivait en 1422.
Jacques d'Anglars, écuyer, seigneur deCrézanci
en Berri, sous -brigadier «les chevau-légers de la
— 267 —
- 368 —
garde ordinaire du roi, demeuranl dans La paroisse
de Saint-Aignan de Vaugues, diocèse de Bourges,
épousa, le L2 mars L700, Françoise Sergent; de ce
mariage son! issus plusieurs enfants, entre autres
Anne d'Anglars reçue à Saint-Cyr le 6 décembre
1725. Cette demoiselle a prouvé par litres sa no-
blesse successivemenl depuis Pierre d'Anglars,
son cinquième aïeul, écuyer, seigneur d'Anglars,
l'an 1520.
Armes : D'argent, à un lion de gueules.
Alias : De sable, au lion d'argent, armé, lam-
oassé et courant de gueules, accompagné de
irais étoiles d'argent.
ANGLEJAN {(V).
La maison d'Anglejan esl
originaire du Vivarais. Elle
m possédé les seigneuries du
Bouchet, de Saint-Alban, de
Beaumefort, de la Beaume-
sous-Sampzon, puis plus tard
le château de Lamiraux,
près de Paris.
Parmi les membres les
plus marquants de la fa-
mille, on cil ■ le baron Jac-
ques d'Anglejan qui, en
1579, fui gou\ erneur pour le
roi de Saint-Paul-Trois-
Châteaux; le baron Jacques d'Anglejan, qui, en
1648, fut fermier général de l'étape en Vivarais. el
donl le nom esl souvent cité dans les archives de
L'Ardèohe; le baron Louis d'Anglejan, seigneur du
Bouchet, de Saint-Alban, de la Baume, de Beau-
mefort, gouverneur pour le roi de Roquemaur en
ln'.i'i.
Cette famille a en outre produil des chevaliers
de Saint-Louis et des officiers de toutes armes.
Elle est alliée aux familles de Sauzaise, de
Jaussend de Lambert, de Rocher, de Payan de La
Garde, de Boulogne, Mallel de ïernante, de Pé-
trolière Gaudry,deLa Marron, de G-aignon de
Villène, de Châtillon, de Gaulé, Eiéré de La Co-
lombe, de Choiseul, Thiroux de Médavy, Thiroux
de Pracontal, Thiroux de Crosne, Thiroux de
Gervilliers, Thiroux de Saint-Félix, Thiroux de
Montregard, de Razilly, de Varey, de Saint-Léger,
de L'Espée, Jeanson de Goët, Méric de Bellefon
des Blain, de Breuil, de La Serve, de Missiessy,
de Viilerslafaix, de Toytôt, de Montmorillon, de
Pîrey, de Longeville, Assezat de Bouteyre, de
Chassey, de Charentenay, de Charry, de Moréal,
d'Amécourt, etc.
Armes : De gueules, à la tète de /;<>>> arra-
chée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
^^^^ ' \^^^^^^m
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
l"Anglejam B on Robert-Marie-Joseph cT),
capitaine commandanl au 29 e d'infanterie.
— Résidence : < Ihâteau du Foing, par Saint-
Léger-sous-Beuvray i Saône-et-Loire), marié
à Madeleine de La Serve.
Enfants : a) Louis; b) Geneviève; ^Ber-
nard.
2° A.-Ch. (B on Louis-Marie-Roberl d").
capitaine coi andanl au 6 e cuirassiers.
— Résidence : Château de Châtillon, par
Chindrieux (Savoie), marié à Catherine de
MlSSIESSY.
Enfants: a)Jacques; b) François ; c) Ma-
rie-Joséphine; d) Elisabeth.
3° A. il;-" Marie-Roger-François cT),
lieutenant au 17'' régimenl de chasseurs,
non marié. — Résidence : Château d'Esnots,
par Sommant (Saône-et-Loire).
ANGLIVIEL DE LA BEAUMELLE.
Cette famille a pour au-
teurs Petrus de Angulo Ve-
teri, qui vivail en 1245, et
Sanchenus de Angulo Viteri,
qui vivait en 1381.
Elle est alliée, par l'ori-
gine commune du général
Carie (1665-1730), mort au
service de l'Angleterre et
dont les filles ont épousé un
( îlinton, frère du comte de
Lincoln, et un cadet de la
maison de Sussex, aux fa-
milles de l-'e o de Quatrefages de Bréau,
d'Adhémar. deLomède, du Roure, de Villaret, etc.
Le littérateur français Laurenl Angliviel de La
Beaumelle, ami de Montesquieu e1 de La Conda-
mine, appartenail à cette famille. Son frère étail
avocat au parlemenl de Toulouse. Il acquit dans
ht dernière moitié du xvme siècle la seigneurie de
La Bécède dans la Vigerie du Vigan.Sa mère était
une d'Arnal, nièce du général Carie.
Armes: Ecartelé: aux l et \ d'azur, à l'arbre
de sinople terrassé de même, posé au mili eu,
accompagné de trois étoiles d, argent posées en
chef el /!<nt<ji" : de chaque côté de deux angles
duméme; aux 2 et 3 coupés : au I. d'argent, ù
trois grenades feuillées el tigées de sinople, <> i-
vertes degueules; au2, de gueules à sixannelets
d'or places 3, 2 et 1.
Suppob rs : !>'■"■' (ions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Angliviel de La Beaumelle (Adrien).
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269
2/U —
— Résidence: Château des Angliviels, par
Yalleraugue (Gard).
Enfants: a) Armand, marié, avec posté-
rité. — Résidence: 102, rue Sainte-Cathe-
rine, à Bordeaux (Gironde); 6) Léon, marié,
avec postérité. — Résidence: 68 bis, rue
Duplessis, à Versailles (Seine-et-Oise).
ANGLURE D'AUTRICOURT.
Cette famille est une branche bourguignonne de
La maison d'Anglure qui eut pour auteur Jean-Sa-
ladin d'Anglure, premier seigneur d'Autricourt,
qui vivait en 1518 et fut Le père de WaLerand, sur-
nommé le capitaine dAutricourt, chef protestant,
tué à Moncontour en L569.
Armes : D'or, semé de croissants de gueules
soutenant chacun un grelot d'argent.
ANGOT DES ROTOURS.
Cette famille es! originaire de Normandie.
Un Angot, sieur de Paterel, vivait en L635 dans
la généralité d'Alençon.
Les représentants actuels portent le titre de ba-
ron qui leur a été concédé Le 6 janvier 1 <S 1 7 . el
confirmé le25 novembre 1820.
Famille de robe, un Angot des Rotours (< rabrii 1-
Charles-Arthur), étanl substitut du procureur de
la République à Paris, donna sa démission le
\ juillet 1880, pour ne pas prendre pari à L'exé :u-
tion 'les décrets.
« Bien que mon service, écrivait-il au procureur
général, n'implique aucune adhésion aux violen
que réprouvent tous les honm ris, je luise
une longue carrière pour prendre une part, si pe-
tite qu'elle puisse être, à la défense des saintes
victimes de l'arbitraire et travaillera la prochaine
revanche du droit. »
Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de
trois ancres de gueules et accompagnées de trois
étoiles du second.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Angot des Rotours I B on ). — Résidences :
Château dos Rotours, par Putanges (Orne),
et 9, avenue de Villars, à Paris.
Enfants : a) André ; b) Juh's.
ANISSON-DUPERRON.
Originaires du Dauphiné, les Anisson ont com-
mencé à marquer dans la politique et la diplo-
mate au xvi e siècle en la personne de Charles
Anisson, commandeur de Viennois, qui faisait
partie de l'ambassade de Rome pour la réconci-
liation d'Henri IV en lô'.i.j.
Au xvne siècle, la
famille vint s'établir à Lyon
où plusieurs deses membres
exercèrent la charge d'éche-
vin. l 'n Anisson est qualifié
à cette époque de seigneur
d'Hauteroche. En L690, Jean
Anisson fut appelé àla direc-
tion de l'Imprimerie roj
à Paris , charge qui resta
dans la famille jusqu'à la
révolution de 89.
Le père de Roger Anisson-
1 >uperron fut député, puis
pair de France sous la mo-
narchie de Juillet.
Armes: D'argent, au vol de sable; au chef
d'azur, chargé d'une croisette d'or, accostée de
deux coquilles du même.
Suppob i - : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anisson-Duperron (Roger-Léon . né le
27 avril 1829, à Paris, el marié à Catherine
de Gi énipey. — Résidences : 13, avenue
Hoche, à Paris, et château de Saint-Aubin,
par ( !audebec-en-( !aux i Seine-Inférieure).
Fils : Jacques-Henri- Joseph; lieutenant
au 3 e chasseurs à cheval.
ANOVILLE (cT). — Voy. Micheld'àno-
VILLE.
ANSTRUDE (d").
La maison d'Anstruther, en français Anstrude,
ilmt l'ancien nom était Keandale, est l'une des
plus anciennes et des plus illustres d'Ecosse. Elle
possédait, dès l'an 1150, les villes et baronnies
d'Anstruther, dans la province de Fisse. Son nom
de Keandale se voit dans un cartulaire des moines
de Dalmernioch, fondés par David, frère de
Malcom, quatrième roi d'ICcosse, qui commença
de régner en 1150.
En 1704, Guillaume, baron d'Anstruther, obtint
les plus grands honneurs de la reine Anne d'An-
gleterre.
La branche de cette maison qui vint s'établir en
France commence à François-César d'Anstrude,
aujourd'hui baron d'Anstrude. par lettre patente
du roi Louis XV, en forme d'édit, données à
Versailles au mois d'août 1737. C'est la terre, fief
et seigneurie de Bien-y en Bourgogne, qui a été
érigée en baronnie sous le nom d'Anstrude.
La maison d'Anstrude a compté en France
plusieurs officiers de l'armée du roi, et des che-
valiers de Saint-Louis.
Armes : D'argent, à trois clous sacrés de subie,
mis en pal.
— 271 —
>-o
ANTERROCHE uH.
La terre d'Anterroche a toujours été possédée
par les seigneurs du même nom, conime on le voil
par les hommages rendus depuis le xn e siècle
par les seigneurs d'Anterroche.
C'est une des plus anciennes maisons et une des
mieux alliées de la province d'Auvergne. Le-nom
d'Anterroche était connu dans presque tous les
chapitres nobles duroyaumede France, et figurait
dans l'histoire des grands officiers de la couronne.
Elle compte un commandeur de Malte. La famille
d'Anterroche conserve dans ses archives, en ori-
ginal, plusieurs lettres écrites à ses ancêtres, par
des rois et des princes, dans lesquelles ils sont
traités comme amis et avec beaucoup de distinc-
tion. Dans les mêmes archives, on trouve un
concordat passé, en l'an 1500 et tant, enti'e
24 gentilshommes pour le service de Sa Majesté,
et empêcher qu'il n'y eût débat entre eux; du
nombre est Jean d'Anterroche.
Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de
trois mouchetures d'hermines, accompagnée de
deux croisetles d'or, une en chef et l'autre en
pointe, surmontée en chef de trois ondes d'ar-
gent.
ANTHENAISE (cC).
La maison d'Anthenaise appartient à l'ancienne
chevalerie de la province du Main.', où est située
la terre de son nom. relevant de la baronnie de
Laval. Les sires d'Anthenaise étaient chevaliers
bannerets et tenaient rang parmi les plus puissants
seigneurs de la contrée.
Geoffroy et Hamelin d'Anthenaise, son frère,
prirent part à la croisade de Philippe-Auguste
et de Richard Cœur de Lion.
Un des fils de Claude d'Anthenaise, ''cuver, sei
gneurde Rouilli, futreçu page de la reine, le? juil-
let 1733. Sur les preuves de sa noblesse, remon-
. par titres originaux, jusqu'à Jacques d'An-
thenaise, son cinquième aïeul, seigneur de Fresne
et de Viderai, lequel fut marié le 35 mars 1506
avec Françoise de Froulai.
Le nom et les armes des d'Anthenaise figu-
rent à la galerie des Croisades du musée de Ver-
sailles.
Armand, comte d'Anthenaise, servit, quoique
bien jeune, dans les premières guerres de la Ven-
dée ; il fui créé comte par lettres patentes du roi
Charhs X.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et '\ d'argent, à
à Vaigle éployée de gueules, au vol abaissé, qui
est d'Anthenaise; aux 2 etSvairés d'or et de
gueules de cinq tires : sur le tout, bandé d'argent
et d< : gueules de huit pièces.
ANTIL DE LIGONÈS.
Cette ancienne maison de chevalerie est connue
depuis Pierre el Bernard d'Antil, qui vivaient en
Auvergne, en 1250.
Elle a produit huit comtes
de Brioude depuis L550. el a
été mainten lans sa no-
blesse par M. de Fortier,
intendant d'Auvergne, en
L666, — et par .M. de Bezons,
en < révaudan, en L67 1.
( !e dernier arrêt fut rendu
en faveurde François d'Antil,
neiiret baron de Ligonès,
marié en 1627, à Pierrettede
Rochebarron, et désigné fils
de François et de Louise
d'Espinchal, petit-fils de Jacques el de Frs ise
de Calviére, et arrière-petit-fils de Gilbert d'Antil.
seigneur de Ligonès, capitaine de carabiniers, el
de Lucrêse «le Rochemure, qu'il avait épousée
en 1517.
Cette famille s'est Jixée en Charolais. par le
mariage de Charles, comte d'Antil de Ligonès,
capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis,
qui avait été page du duc de Penthièvre, avec
Marie-Laurence-Sophie de Chambonas, fille de
Hector-Dominique-Antoi le La Garde, marquis
de Chambonas et de Saint-Thomé, seigneur de
Pressy et de Dondin, chevalier de Saint Louis,
colonel aux gardes françaises, — et de Marie-
Madeleine-Louise «le Dienne deCheyladet.
Armes : D'azur, au lion d'or, accompagné de
trois dents d'argent, 2 en chef et 1 en pointe, et
accosté en pointe de deux /leurs de lis d'argent.
Supports : Deux licornes.
Devise : Deus rex ancilla.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Antil de Ligonès (Eugène-Emmanuel-
Antoine-Glaude, G te d'). — Résidence :
Château de Dondin. près Saint-Bonnet-de-
Joux (Saône-et-Loire) ; né en 1830; su fille
unique, Jeanne, a épousé, en 1890, le comte
Gaétan de Digoine du Palais.
ANTRAS (cV).
La maison d'Antras a pris >. m nom d'un petil
village du comté' d'Armagnac.
Cette famille étail qualifiée de noble bien long-
temps avant 1278, puisque l'on retrouve à la Tour
de Londres des papiers remontant à l'an L000 el
concernant la famille. Mais à cette époque de 1278,
une branche vint se fixer dan- le comté de Par-
diac a la suite d'une donation de terres nobles
faite par le comte d'Armagnac à Bernard d'Antras
pour les bons et loyaux, services qu'il lui rendit à
la guerre (jour des calendes de mars 1278).
Depuis, la filiation s'est toujours continuée sans
— 273 —
271 —
interruption jusqu'au représentant actuel, qui esl
lui-même en état de posté-
rité.
Les d'Antras portèrent
tous les armes de père en
iils. Undeceux quiacquirent
le pins de gloire fut Jean
d'Antras de Samazan, sei-
gneur de Cornac, etc., qui
a laissé des mémoires ou
commentaires malheureuse-
ment incomplets qui onl été
publiés par M, Tamisey de
Larroque et l'abbé de < !ar-
salade.
Un François d'Antras, seigneur de Pallane
(Gers), fut gouverneur de la ville de Montrejeau.
François, son fils, seigneur de Mongrand, près
Montrejeau, fut lieutenant en la compagnie de
Cassini, dans le régiment de cavalerie du roi Sta-
nislas, chevalier de Saint-Louis.
Dominique, seigneur de Pallane, de Cornac, fut
capitaine d'une compagnie d'infanterie dans le ré-
gimenl Royal-la-Marine, chevalier de Saint-Louis.
Nous trouvons encore :
Gérard d'Antras, seigneur de Gardères et de
Saint-Julien.
Marc-Antoine d'Antras, gardedu roi, compagnie
de Villeroy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Gardères et de Saint-Julien.
Pierre d'Antras, tué à la bataille de Malplaquel
en 1709.
Ambroise, lieutenant de cavalerie dans le régi-
ment de < laubous.
Jean-François-Joseph, comte d'Antras, seigneur
de Loubersan, Gardères, Saint- Julien, Cornac et
Pallane, qui servit en qualité d'officier de mous-
quetaires, fui chevalier de Saint-Louis.
< rérard d'Antras, seigneur de Sérian et de Saint-
Julien, qui servit dans le régiment du Boulonnais,
fut nommé capitaine de grenadiers par brevet
du r> août 1735 et périt à la tête de sa compagnie
devant le château d'Egghebert en Bavière, le
28 mai 17 'r2. Il était chevalier de Saint-Louis.
Joseph, seigneur de Sérian, qui fut capitaine
dans le régiment 'lu Boulonnais suivant commis-
sion du 11) avril 1721, chevalier de Saint-Louis le
29 janvier 17:kS.
Bertrand, seigneur de Pallane. du Litgès et de
Flourès, qui lui mandé pour la guerre le ô mars
1494.
Nicolas, son lils, seigneur de Flourès, Creschies,
etc., qui était au service du roi: il trépassa au
voyage de Naples.
Marc-Pierre-Isabeau, comte d'Antras de Cornac,
baron de Hicourt, qui fut lieutenant dans le régi-
ment d'infanterie du Vivarais par brevel du 21
septembre 1782, épousa demoiselle Laurê O'Kear-
ney, Bile de lord Edward O'Kearney, gouverneur
de l'Ile de Sainte-Lucie. 11 mourut à Paris, le
19 juillet 1792, au moment de son départ pour
l'émigration.
Edouard, comte d'Antras de Cornac, son (ils.
lit la campagne de 1814 en qualité, de capitaine;
il fui emporté par un boulet de canon près d'An-
necv, à l'Age de 21 ans.
Jean-Sixte, chevalier d'Antras, frère du comte
Marc-Pierre-Isabeau, devint chef de nom et d'ar-
mes de sa maison par la mort de son neveu
Edouard. X''' à Mirande (Gers), le 6 août 1770, il
entra aux pages du roi en 1782. Nommé sous-
lieutenant an régiment du Vivarais h; aoùl 1785),
émigré en 1791, il rejoint à Goblentz L'armée des
princes Cavalier dans la compagnie de Guyenne,
armée de Condé, en 1792; capitaine-adjudant de
cavalerie dans la légion de Béon en 1793, il se lia
d'intime amitié avec Joseph Chénier, Ducis et
'l'aima. Compromis dans l'affaire de la machine
infernale (2i décembre PXllO), il fut écroué à la
maison d'arrôl du Temple et ne dut sa liberté' qu'à
l'intervention de Talma. Pendant les Cent Jours,
il fut de nouveau traqué', poursuivi, et finalement
mis sous la surveillance de la police. Louis XYIII
le nomma sous-inspecteur des forêts à la sous-
inspection de .Mirande qui fut créée pour lui; il
arriva rapidement au grade d'inspecteur, et étail
au moment d'être nommé conservateur lors-
qu'arriva 1830. il était chevalier de Saint-Louis.
Le chevalier d'Antras donna sa démission et
1 no i liait à Mirande. en 1844, laissant deux lils. dont
l'aine'. Jacques-Frédéric, est le père du chef actuel
de la maison.
Armes : D'argent, à irais roses de gueules
boutonné) s d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Antras iO" Alfred cT). — Résidences :
Château de Montbel, par Muret (Haute-
Garonne), et château de la Bourdette, par
Mirande (Gers), marié à Léon ie de Mares-
taing, dont : 1" Marie-Jacqueline-Jeanne :
2° Marie-Bernard-Jean; 3° A.ugustin-Fran-
çois-Bertrand- Jacques.
AOUST (ef).
Cette famille, originaire du comté' de Ponthieu,
s'est établie ensuite en Flandre. Le premier du
nom dont il soit fait mention fut G-eoifrov, séné-
chal de Ponthieu, qui vivait en 1231, ainsi que le
prouve une donation déposée en l'abbaye de Sain t-
Josse-en-Bois (dite Dommartin). Cette donation.
en date de la veille de Pâques 1319, entre Hugues
d'Aoust et Jeanne de Saveuse, son épouse, fait
mention de Geoffroy d'Aoust, son bisaïeul.
La famille d'Aoust se sépara en deux branches,
dont l'aînée prit le titre de seigneur de Jumelles,
et l'autre de Rouvèze.
Cette famille compte parmi ses ancêtres plu-
sieurs gouverneurs de Douai et de Cambrai, et
, des chanoinesses du chapitre noble de Xamur. Le
:<•> —
376 —
litre de marquis lui fui reconnu par Louis XV.
La branche de Jumelles blasonne : De sable, à
/rois gerbes d'or liées de gueules.
Celle de Rouvè e : De gueules, a" lion d'or te-
/,' mi (i.nis si dextre trois ('pis du même.
1 >evisr : Fructus laborum.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de Jumelli s
Aoust et de Jumelles (M is (F). —
Résidences : Faubourg Saint-Honoré, 17, ;i
Paris, et château de Saint-Léger, par Croi-
silles (Pas-cle-Colais).
Branche de Bouvèze
Aoust de Rouvèze (Gaston d*\ colonel
au 6 e hussards, à Bordeaux (Gironde).
APCHIER
La famille d'Apchier est
issue du Gévaudan; elle a
possédé des seigneuries im-
portantes dans le Haut-
Languedoc et dans la Basse-
Auvergne.
Elle sort de la maison de
Ghâteauneuf-Randon , dont
la filiation est connue et
prouvée depuis Guillaume,
seigneur de plus de quatre-
vingts paroisses ou seigneu-
ries en Gévaudan, et qui
épousa, en 1057, Antoinette
de Mercoeur.
Son arrière-petit-fils, Guérin I. de Châteauneuf-
Randon, épousa, en 1180, Alix d'Apchier, fondant
ainsi la branche de Ghâteauneuf-Randon d'Ap-
chier.
Leurs descendants, barons, puis comtes et mar-
quis d'Apchier, se perpétuèrent en ligne directe et
masculine jusqu'à Jean-Joseph, marquis d'Ap-
chier, baron de Thoras, de La Gorce, seigneur de
La Clause, de Prades, de Saint-Exupéry, etc.,
baron des Etats du Languedoc, né le 3 juin Ï7\H;
capitaine au régiment de Damas-dragons, puis
guidon de gendarmerie à Lunéville, et maréchal
de camp; élu député de la noblesse du Gévaudan
aux états généraux le 31 mais L789. Il avait
épousé, le 16 septembre 1767, Henriette de Roche-
fort d'Ally de La Tour Saint-Vidal. ' >n remarque
dans son contrat de mariage les clauses sui-
vantes :
1" « Est intervenu très haut, très illustre et très
puissant seigneur, Nicolas-François-Jules, comte
de La Tour d'Auvergne et d'Apchier, maréchal de
camp des armées du roy, lequel, par amitié pour
Ledit seigneur, marquis d'Apchier, son cousin, lui
l'ait donation des terres et comtés de Montsuc el
seigneurie de Margeride : ledit seigneur, comte de
La Tour d'Auvergne, donne pareillement au mar
quis d'Apchier et se démel à -mu profil et, à celui
de ses enfants, par toutes clauses, translatures de
propriétés, de tous le- biens, noms, droits, raison
qu'il a. à lui appartenant sur les biens de la mai
son île Bouillon. » i Le comte .Iules de La Toui
d'Auvergne, avant hérité de la principauté de
Bouillon, se maria en émigration el eut un fils
représentant actuel des comtes de La Tour d'Au-
vergne et d'Apchier; prince de Bouillon, il habite
Glermont-Ferrand, rue Saint-Hérem, et est âgé de
quatre-vingt-quatre ans. i
'-'" h'- comte d'Apchier, père du marquis, futur
époux, établit nue substitution graduelle et perpér
tuelle dans la descendance masculine et féminine,
dans le but de prévenir une extinction future du
nom d'Apchier.
De ce mariage naquirent trois enfants :
Joseph-Eizéar-Charies, mort le il mars L813,
sans postérité; Barbe-Irène-Françoise, qui a l'ait
la branche d'Apchier Le Maugin, et Charles-Nico-
las-Auguste, qui eut deux tilles seulement, d'où
les branches d'Apchier de Pruns et d'Apchier de
La < lhapelle (existantes).
Alliances : Auvergne (1908), Epernon (1130),
Apchier (1180), Toulouse (1214), Châteauneuf-
Doallon (1241), Canillac (1277), Polignac (1299),
Narbonne (1303), Lé vis (1329), Baux (maison ré-
gnante de Naples, 1317), Baufort (1361), Auvei
(1391), La ( torce (13U8), de < ruise-Armagnac 1 1 125),
Allègre 1 1 128), Montlaur, < lhazeron, Stuart 1 1 i 16),
Lautrec (I 128), Lé\ ts Ventadour (l451),Ghabanues
(1485), Polignac-Chalençon (1526), Chazeron-Les-
trange (1584); Taillade de La Margeride (1598); La
Rochefoucauld (1638), La Rochefoucauld (16!
Rochefort d'Ally de Saint-Vidal (1767) : soit par
les mariages de la ligne masculine, soit par ceux.
des tilles de la maison d'Apchier.
Armes : D'or, au château de gueules, somme
de /rais tours maçonnées et ajourées de sable,
le tout surmonté de deux haches d'azur. Ecar-
telé : au 1, d'Imbert de Montruffet ; au 2, Le
Maugin: au 3, de Rochefort d'Ally; au i, de Z<a
Rochefoucauld.
Branche d'Apghieb Le Maugin
Barbe-Irène-Françoise d'Apchier épousa . en
1795, Marc-Denis Le Maugin, mort à Turin en
1807, commissaire ordonnateur des guerr
Lafamille Le Maugin, originaire de l'Anjou et
du pays des Mauges, et connu" dés le début du
xvi e siècle, occupant diverses fonctions dan- la
magistrature el le clergé, s'est éteinte dans 1 i per-
sonne de Marc-1 >enis.
APURIL.
Famille d'origine bretonne, dont le i i s'<
suivant les siècles, écrit : Apuril, Apvril, Avril,
Auril, qui semble originaire de la paroisse de Ni-
villac . ancien évôché de Nantes, où on la trouve
— 2/ / —
— 278 -
;'i la réformation de 1427, et à laquelle appar-
tenait probablement Jean
Avril, écuyer dans une mon-
tre militaire bretonne île
1419. On trouve aussi Pierre
Avril, seigneur du Brot, ré-
formation de Nivillac en
L427.
La famille toutefois ne re-
monte qu'à Alain Apuril.
souvent écrit Avril, Apvril,
seigneur de Lourmaye, La
Bouexière, La Grée, paroisse
de Nivillac. anobli en 15V7,
quoique paraissant anté-
rieurement jouir de la no-
lui et ses enfants, aux meil-
blesse et s'alliant,
leures familles
De ses deux mariages : 1° avec Hélène de
Moayre; 2° vers 1520 avec Marthe de La Grée,
sont issues toutes les branches de la famille.
Du premier lit, les trois branches aînées, toutes
éteintes : l'«, de Lourmaye, La Grée, qui a possédé
les seigneuries de Lourmaye, La Bouexière, La
Grée, Coetbo, etc., etc. La barohnie de La Gacilly,
la vicomte de Saint-Xa/aire, etc. a fourni notam-
ment Jean Avril, seigneur de La Grée, premier
président à la chambre des comptes de Bretagne,
1584-1596, qui joue un rôle très importanl dans le
parti royaliste en Bretagne pendant la Ligne, s'esl
alliée aux familles de La Bouexière, Le Pennée,
Troussier, et fondue dans la famille de Troussier
de Pontniénard vers 1590.
2e branche, de Trégouet, qui s'est alliée aux
familles Bellebarbe, Bérard de La Bouexière, du
Cambout de Goulin, de Guerrif, de Forest, et s'est
fondue dans les familles de Guerrif et de Trous-
sier en 1597, après avoir formé la branche qui
suit :
3 e branche, du Lou, sortie de celle de Tréguet,
s'est alliée aux familles d'Avougour, de Bréhand,
est fondue par trois sœurs, vers 1G30, dans des
Grées, dite depuis des Grées du Lou, de Cosquat
et du Bé.
Du second lit est sortie la branche actuelle, qui
a possédé les seigneuries de Langotière, Le Pon-
treau, La Mataudaie, La Poupinaie, Le Bas-Quel-
neuc, La Mesvraie, a été maintenue par lettres
patentes de 1827 et a fourni notamment : deux
frères, officiers des vaisseaux du roi, dont l'un,
Jacques, major général des côtes du Croisic et
Piriac, mort en mer en 1710, après avoir pris à
l'abordage un navire de guerre anglais, VEscar-
boucle.
L'origine des branches qui existaient récemment
est : Christophe Apuril, seigneur de La Poupinaie,
Le Bas-Quelneuc, La Mesvraie, marié en 1775 à
Thérèse-Baoulette Arot, dont : 1° Alexandre, né
en 1776, officier d'infanterie s'ous la Bestauration,
ancien lieutenant-colonel des armées royales de
Bretagne, chevalier de la Légion d'honneur, du
Phénix de Hohenlohe. du Lys et de Saint-Martin,
marié deux fois : 1° 1798. à Séraphie de Rorthays
de Girondor; 2° 1811, à Armande Le Ghauff de
Léhellec.
Du premier lit est issue une lille mariée à de
Raguenel de Montmorel.
Du deuxième lit est issu : Jean-Marie, né eu
1778, marié en tsi'.i à Emmanuelle de Talhouet
de Brignac (branche éteinte).
Armks : D'argent, au chêne de sinople arra-
che', englanté d'or, accosté de deux colombes
affrontées de gueules, tenant chacune dans le
bec oie palme de sinople.
ARAGON (ef). — Voy. Bancalis.
ARAGONÈS D ORCET.
La famille Aragonès, originaire d'Espagne, d'a-
près une tradition, se sérail fixée dans la seigneurie
d'Orcet en Bourbonnais, à la lin du xvi e siècle.
Des lettres confirmatives de noblesse ont été ac-
cordées eu 1647, à Gilbert Aragonès, maréchal de
bataille, dont la descendance a donné de nom-
breux officiers et un évoque.
Armes : De sable, à une fasce d'or accompa-
gnée en chef de deux étoiles du même, el, en
pointe, d 'un croissant d'argent.
ARAILH ((?).
Cette famille, originaire du Languedoc, a pour
auteur Jean d'Arailh, écuyer, sieur de Foucaran,
capitoul en 1767.
AKMES : D'azur, a n,i mon/ d'argent, sommé
d'un ■ eroisetle d'or, cantonnée du quatre be-
sants d'argent; un chef, une étoile d'or, affron-
tée d" deujj têtes d'Eole de carnation soufflant
il u vent, cantonnées en chef.
ARAQUY un.
Famille ancienne, dont le nom s'écrivait primi-
tivement Araqui. Certains auteurs prétendent
qu'elle descend des seigneurs de Saint-Céré et des
comtes de Cahors, ce qui la rattacherait aux sei-
gneurs de Castelnau et aux vicomtes de Turenne.
Le fait n'a pu être vérifié, et. nous devons, jusqu'à
preuVe du contraire, accepter ces affirmations pour
ce qu'elles paraissent avoir de vraisemblable.
Quoi qu'il en soit, la libation de la famille est
parfaitement établie depuis 1500.
Il existait à cette époque deux branches : la
branche de Saint-Vincent et la branche d'En-
vernhe. La première s'est éteinte avant la Révolu-
tion de 1789. La seconde a des représentants,
établis dans le lot, qui ne se sont pas fait con-
naître.
Armes : De gueules, d un lion d'or rampant,
accompagné de neufbesants d'or posés en orle.
r
— 27!) —
— 280 —
ARBALESTIER (d,).
Cette famille dont le nom s'esl écril jadis A.rba-
restrier, Arballetrier, Arbalestrier, est originaire
de l'ancienne Bourgogne.
Elle s'établit dans le Dauphiné el s'allia aux
principales ramilles nobles du pays.
Elle a produit des chevaliers de Malte, des
officiers de toutes armes, un député, etc.
Armes : De gueules, au chevron d'argent,
accompagné de trois étoiles d'or et chargé de
cinq pommes de pin de si/iople les tiges en bas.
Devise : Le coup n'en faut.
ARBIGNY un.— Voy. Bernard.
ARBOIS DE JUBAINVILLE (d").
Originaire de l'évêché de Metz, cette famille,
qui a contracté de belles alliances, descend
d'Etienne d'Arbois, camérier du cardinal de Lor-
raine., archevêque de Reims, prince-évêque de
Metz et de Verdun. Pour services rendus à ce
prince. Etienne d'Arbois obtint des lettres de
noblesse île son successeur, le cardinal de Lor-
raine, prince-évêque de Metz, le 17 mars 1584.
C'est de lui que commence la filiation.
Il eut sept enfants, dont deux, seulement laissè-
rent postérité : Jean d'Arbois et Dominique d'Ar-
bois, auteur de la branche de Jubainville. Ce
dernier, lieutenant-colonel d'infanterie, tué à la
Bresse, en mars 1639, laissa une fille et un garçon,
Dominique d'Arbois, deuxième du nom, chevau-
léger de Son Altesse qui, seul avec le comte de
Trichâteau, accompagna le duc dans sa fuite
de 1670, fit le 20 avril 1671, retrait de la petite
seigneurie de Jubainville, appartenant encore
aujourd'hui à ses descendants.
Cette famille compte des officiers dans l'infan-
terie et la cavalerie, parmi lesquels un général de
brigade, mort en 1803, à la Jamaïque ; un con-
seiller à la cour de Nancy, des avocats, etc.
Les titres de cette famille ont été vérifiés le
tyril 1743, par le conseil aulique de Lorraine,
el le 36 juillet 1786, par Berthier, pour l'admission
au service de Joseph-Louis et de Léopold-Gharles-
Huhert.
Armes : D'azur, à trois barbeaux d'argent.
Timbre : Un armet de profil morné, avec son
bourrelet et sus lambrequins aux couleurs de
Vécu..
Cimier : Vu barbeau-d'argent.
ARBOUSSIER (<f).
Famille du Languedoc. Gaspard d'Arboussier
fit son testament en l'an 1556. 11 était trisaïeul de
Jean-François d'Arboussier, seigneur de Mon-
tagut, capitaine de cavalerie en L692, mort le
8 octobre 1725, âgé de 57 ans. laissant de son ma-
riage, accordé en 17(H, avec Anne. d'Avessens,
fille de Jean- Jacques d'Avessens, seigneur de
Saint-Rome, plusieurs enfants.
Un Arboussier (Jean-Jacques d') écuyer, sei-
gneur de Montagul en Lauragais, fit ses preuves
de noblesse devant d'Hozier en 1738.
lu autre (Louis-Jean), fut présenté à l'as-
semblée de la noblesse tenue à Gastelnaudary en
17 KO.
Armes : D'argent, à un arbre de sinople,
planté sur une terrasse du même, mouvante de
la pointe de Vécu, et accoste de deux lions de
gueules, affrontés contre le tronc de l'arbre^
ayant chacun une patte de derriéreposée sur la
terrasse.
ARC al'). — Voy. Bastier; Boughet;
Doué; Melgion; Renaudeau.
ARCANGUES [d'\.
Cette famille est originaire du pays de Laboura"
et porte le nom du village d'Arcangues dont les
chefs étaient des seigneurs.
Pendant près île trois siècles, les d'Arcangues
ont exercé les fonctions de conseillers du roi et
procureurs au bailliage de Labourd.
Par lettres patentes de 1782, le roi Louis XVI
reconnu à Nicolas-François-Xavier d'Arcangues
le titre de marquis d'Iranda (province de < lastille),
qui lui venait de Simon d'Arragorry, son oncle,
auquel il fut octroyé par Charles 111 d'Espagne,
dans l'armée duquel il avait pris du service.
Iranda ou Irandats est le nom d'une terre située
en France qui est toujours restée dans la famille
et qui appartient aujourd'hui au marquis d'Arcan-
gues.
Armes : Ecartelê : au 1 d'argent à un arbre
arraché de sinopleet un lion de gueules passant
au travers de l 'arbre; aux 2 et 3, d'azur, à une
croix d'or; au ï. de gueules à trois pigeons
d'argent, rangés sur une terrasse, et, sur le
tout : d'azur à trois chevrons d'or.
ARCOSSE (d?). — Voy. Fossé d'Ar-
GOSSE.
ARC Y (// i.
Cette famille, originaire de Normandie, passa en
Angleterre avec Guillaume le Conquérant. File y
occupa les plus hautes situations et y exerça les
charges les plus distinguées. Elle y fut élevée à la
pairie avec le titre de comte de Holderness.
Une branche de cette famille rentra plus lard
en France avec Jacques 11 et s'y établil définitive-
ment.
Armes : D'azur, à irais nui nie feuilles d'argent .
— 281
— 282 —
accompagnées m de neuf croix recroisctées du
même 3, 3 el 3.
Devise : Un Dieu, un roi.
— Voy, de Bryd'Arcy el Gouy d'Arcy.
ARDENNE <//*>.
Cette famille, originaire
du Rouergue, a pour au-
teur Gaillard Dardenne,
chevalier, qui vivait en
L285.
L'orthographe du nom <le
I (ardenne a varié. Primiti-
vement, ce nom était Dar-
dene. Il y a plus d'un siècle,
on l'écrivait Dardenne. En-
fin, depuis une cinquantaine
d'années, les membres de la
famille signent d'Ardenne.
Les Dardenne ont été sei-
gneurs de Pruines, de Ca-
banes, de Graves, de Ti-
zac, etc.
Ils ont fourni des croisés, des chevaliers du < !oq,
des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de
Malte, 'les chevaliers de Saint-Michel, des cheva-
liers du Saint-Esprit, des chevaliers de Saint-
Louis, des officiers de tontes armes, etc.
Armes : D'azur, à trois flèches d'argent posées
en pal et en sautoir, lu pointe en haut, fert
et empennées d'or; au chef d'azur chargé d'un
croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or,
et soutenu d'une divise de gueules a - mois :
PER A.RDUA VIRTUS.
Actuelles : D'azur, à trois flèches d'or, l'une
posée en pal, les deux autres en sautoir; au
chef de gueules, chargé d'un croissant d'or, ac-
costé de deux étoiles d'or et soutenues de même.
ARENBERG (tf).
La maison d'Arenberg, dont les divers rameaux
furent établis en Belgique, en France, en Hanovre
et dans la Westphalie prussienne, est une bran-
che de celle des princes de Ligne et descend de
Jean, comte de Ligne, qui avait épousé, en L547,
la tille unique de Robert de La Marck, comte
d'Arenberg, et fut substitué, par contrat de ma-
riage, aux noms et armes de son beau-père. Char-
les, issu de cetto union, fut élevé au rang des
princes de l'Empire par diplôme de Maximilien IL
Par acte du congrès de Vienne, le due d'Arenberg
fui mis au rang des princes médiatisés. Philippe,
prince d'Arenberg, obtint, en 1644, île Ferdi-
nand III, le titre de due héréditaire.
Armes : De gueules, à (fuis fleurs de néflier
<h> cinq feuilles d'or, percées du champ, bar\
de sii ■
L'ècu environné d'un manteau de gueules
fourré d'hermine et timbré d'une couronne de
prince souverain posée sur une têt« de léopard.
Si pports : A de. rire, un griffon couronné
le, ni ni h h étendard chargé d'une fasce.
Tenants : Deux sauvages armes de massues :
celui de dextre portant un étendard chargé de
trois fleurs de lis; celui de sénestre portant un
idard chargé d'un sautoir.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Arenberg (Auguste-Louis-Albéric d'),
né le 15 septembre L837, député du Cher.
Résidences : 20, rue de la Ville-l'Evèque, à
Paris, el château de Menetou-Salon (Cher).
Marié le 18 juin 1869 à Jeanne-Marie-
Louise de Greffi un-:.
Enfants : a) Aline-Jeanne-Marie, née le
15 avril 1868; b) Pierre-Charles-Louis, né
le 1 1 aoûl 1871 : c) Louise-Charlotte, née l< i
23 novembre h É 2.
AREXY < / .
Cette famille esl originaire du Languedoc. Klle
a fourni plusieurs capitouls de la ville de Tou-
1 iuse et un grand nombre de magistrats.
Armes : De gueules, au sautoir d'argent,
chargé de irais vols du même.
ARGENCÉ u/'i. — Voy. Lefebvre
d'Argencé.
ARGENSONf'/ ').
a-,:. Flotte d'Ar-
GENSON : VOI ER D ARGENSON.
ARGENT (ef).
Cette famille, originaire
du Hainaut, s'est établie
en France, vers I 496.
Un Charles-Antoine d'Ar-
gent, écuyer, seigneur dé
I »eux-Fontaines, au diocèse
de Reims, mousquetaire du
roi et fils de Jean d'Argent,
capitaine de cavalerie el che-
valier de l'ordre de Snint-
Louis, justifia de sa noblesse
par titres, depuis Louis d'Ar-
gent, son trisaïeul, seigneur
de I >eux-Fontaines, qui vi-
vait en l'an 1566, et était mari''' à Elisabeth de
Ser
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi-
3 de t iutes armes, des abbés commendataires,
et possède, depuis près de deux siècles, le titre de
marquis.
283 —
- 284 -
il'"
vi-
Ar, mi- : D'asur, au lion d'argent : un chef d'or,
chargé de trois étoiles de gueules.
Timbre: Un casque avec ses lambrequins, sur-
montè (V une couronne de marquis.
Si ppob rs : heit.r lions d'or.
ARGENTE AU uD. — Voy. Mercy.
ARGENTON (rf'). — Voy. Billeheust.
ARGENTRÉ (d'). — Voy. Plessis.
ARGIL (<f). — Voy. La Groze.
ARGIS i//). — I
ARGOUGES (d).
\y. Boucher.
SI
gCevpil
— ~ '
BpiiSil
PV.-v.và;
Il- '
5,
Cette famille est origi-
naire de Normandie et a
possédé les seigneuries de
( rrastot,d'Argouges,de Beau-
mont, de Valbadon, du Tail-
lis, de Baudre, de Bannes.
( lette terre a été érigée en
marquisat en L673 : il en fut
de même '1»' la terre «le la
< Îhapelle-Lardine qui fut éri-
gée en marquisat en 1678 en
faveur de Jean-Pierre d'Ar-
gouges.
L'auteur de cette famille
fut un des compagnons de Bollon ; il reçut en
partage un gros lot de terres qui venaient d'être
conquises et donna son nom à ce fief.
Cette famille, qui est d'origine essentiellement
militaire, a formé quatre branches principales :
l'aînée, qui s'esl perpétuée jusqu'à nos jours; celle
de Bannes, tombée en quenouille à la fin «lu
xvm" siècle : «elle des seigneurs de Grastot, éteinte
en 17^. et celle des seigneurs de Fleuryj éteinte
également.
La maison d'Argouges possède une filiation au-
thentique. Elle commence dans un manuscrit,
suivi avec toutes se preuves, à un d'Argouj
choisi par Guillaume le Conquéranl pour être un
des conseillers de la reine Mathilde, pendant son
expédition d'Angleterre.
Klle a produit des lieutenants généraux, des
mestres de camp et brigadiers des années «lu roi,
des commandeurs et chevaliers de l'ordre de Malte,
des gouverneurs de villes, des officiers de tous
grades aux gardes françaises et aux chevau-légers
de la garde du roi, des chevaliers de Saint-Louis,
des évoques, un grand maître des eaux el forêts,
des conseillers et maîtres des requêtes de l'hôtel
du roi. un lieutenant civil de la prévôté de Pu ri-.
etc., etc.
Parmi ses alliances, figurent les familles : de La
Trémoille, de Corbonner, de Grastot, de Gran ville,
de Sémilly, de Clamorgan, de l.a Champagne, de
Chanteloup, d'Orglandes, de Surrain, de Beau
mont, de Syresme, de Pigaehe, de Loucelles, de
Kadol de Sebbeville, du Poerier de Franqueville,
de Payen de La Garauderie.de Farcy de Pont-
fdrey, de Pontbellanger, de Couvigny, deBautrec,
de Becdelièvre, de Cany, de Briqueville. de Creil,
de » iourtarvel, de Benoist, de < ruérould, du Pie
d'Argentré, etc.
Armes : Ecartelé: d'or et d'azur à /rois quin-
tefeuilles de gueules, '2 et l. celle en pointe bro-
chante su,- les deux quartiers.
• iouronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Cri de gi erre : A la fée, je crois.
ARGOUT(<7 •,.
Cette famille est origi-
naire du I >auphiné.
Elle a fourni des officiers,
un prieur <l« j chanoines de
Vienne, un gouverneur gé-
néra] de Saint-Domingue,
une abbesse des dames des
< Jolonnes à Vienne, un lieu-
tenanl colonel au régimenl
de Bresse, un lieutenant gé-
néral, et, enfin, un gouver-
neur de la Banquede France,
qui fut l'ait comte et pair de
France, le 5 mars 1819.
Otto familh n'est plu-- représentée que parles
femmes.
Armes : D'azur, à trois fasces d'or.
ARGYu/ .
Cette maison, originaire
du Berry, a possédé les sei-
uries d'Argy, de Lemps,
de Mesvres, de la Cour
d'Argy, de Néron, de la Rau-
dière, de Lézevin, de Ker-
grois, de Pons, du Ilaut-
Teneuil, de Manne, «l'A.
de la Boche Peloquin, de la
Martinière, etc.
Elle a fourni des preuves
de sa noblesse depuis Ar-
cliainbauxd'.l /y///, qui vivait
en l'an 1113.
Elle compte un grand nombre «l" croisés, des
officiers de toutes armes. EUes'est alliée aux pre-
mières maisons «!«• France «-t a eu les honneurs
de la COUr.
[es : D'or, à cinq trangles d'azur.
PORTS : JJen.r liOUS.
— 285
— 280 —
Cimier : Un lion issanl de même.
11 existe une autre maison d'Argy, originaire du
Réthelois.
Ses armes sont : D'argent, au lion de sabl ■ armé
et lampassé de gueules.
II existait aussi en Beauvaisis, une maison
d'Argy ou de Dargier, qui portait : D'or, à huit
merlettes de sable en orle.
ARJUZON(cP).
L'auteur de cette famille, originaire des Landes,
.■si un Gaspard d'Arjuzon, écuyer, qui vivail
1447; les d'Arjuzon sont lixés depuis longtemps
dans les environs de Dreux, où leur maison a
toujours occupé une liante situation. I"n d'Arju-
zon fut chambellan de Napoléon I" 1 qui le créa
comte le 27 février 1815.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de Irais fers de flèche du même, 1rs
pointes en haut. — (Alias: \ la bordure d'or.)
ARLAN DE LAMOTHE.
Cette famille est origi-
naire de l'Agenais.
I >ans une charte du 2 des
ides de mars 1250 se trouve
nommé un Etienne d'Aiian.
Le troisième registre 'les
mémoriaux de la chambre
des comptes, coté < !, fol. 87,
en l'an 1350, désigne parmi
les chevaliers de L'Auvergne
qui doivent fournir îles
hommes au roi Louis XI 11.
deux sires d'Arlan. Une
ordonnance du roi Charles VI fait mention de Xi-
colas d'Arlan, receveur général du Languedoc, an-
née 1431. Une charte-quittance le qualifie de con-
seiller du roi. Une ordonnance militaire du 8 juin
1679 mentionne un d'Arlan maréchal des logis.
L'an L707, les nobles et le clergé du Haut-Quercy
témoignent par des attestations publiques leur
vive reconnaissance à Jean d'Arlan. qui. en don-
nant des preuves d'un grand courage, venait de
les délivrer des hordes des paysans, révoltés au
nombre de 2.000. t'n d'Arlan de Bonnecours, ol'li-
cier. fut tué à la bataille de Cannes en 1735. Vers
l'an 1740, Jean d'Arlan, seigneur de Fargues, en
Quercy, à la suite de son mariage avec Charlotte
de Carbon nière, sœur du marquis de La Chapelle-
Berois, devint seigneur de Lamothe. Il ajouta à
son nom celui de ce dernier fief, et depuis la
famille porta le nom d'Arlan de Lamothe. Cette
famille a donné plusieurs prêtres à l'Eglise. Le
dernier, archiprêtre de Bouglon, est auteur d'un
cours de théologie et d'autres ouvragés religieux
estimés. La filiation suivie est établie à partir de
Jean d'Arlan,. marié à Gabrielle de Bonal ; Etienne,
-eur fils, se maria avec Charlotte de Belcastel, le
11 octobre 1664. Jean, fils de ces derniers, épousa
Isabeau de Sabathié, en 1695. Autre Jean, seigneur
de Fargues, issu de ce dernier mariage, épousa
en 1732, < iharlotte de < iharbonnière, fille de Phili-
bert, baron de Charbonnière, seigneur de La-
mothe, ei sœur de François de < îarbonnières, mar-
quis de la Chapelle-Biron. Bernard d'Arlan de
Lamothe, seigneur de Lamothe, avocat au parle-
ment, lils des sus-nommés, s'unit en mariage
avec Henriette de Barrastin en L769. Bonaven-
ture, leur fils, épousa Françoise-Rose Bauby, en
l'an XII, le 1 prairial ; de ce mariage sont nés le
chef actuel de La famille et son frère.
Armes : De gueules, à la bande d'or: coupée
d'or, au loup passant de sinople.
ARLOT / .
< '.elle famille est originaire
du Périgord, province qu'elle
n'a pas quittée et où elle a
possédé les marquisats de
Frugie, de Cumont, de la
< !oussière-Saint-Saud.
Le premier auteur connu
esl un ( ruillaume Arlot, sei-
gneur de Frugie, qui vivait
en 1347.
Elle a fourni des gentils-
hommes de la chambre du
roi, «les pages, des officiers
supérieurs, dont wn lieute-
nant g 'n irai sous Louis \ IV. etc.
Elle s'est alliée aux familles d'Aloigny, de Beau-
î i. de Chanterac, de Clermont-Touchebœuf, de
Fayolle, de Foucaud, de I lauteford, de Jumillac,
de Maulniont-Saint-Vit. de Montalembert. de Ras-
tignac, de La Rochefoucauld, de Lambertyè, de
Nesmond, de La Romagère, de Taillefer, etc.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent ran-
gées en fasce, surmontées, d'en croissant du
même, et accompagnées en pointe d'une grappe
de raisin aussi d'argent, feuillée et tigée de si-
nople.
Devise : Fracto Jove unicus Dr a s.
ARLOZ '/" .
Arlos ou Arloz, ancienne noblesse qui a donné
son nom à la paroisse et au château d'Arloz, dans
Le haut Bugey, terre qu'elle a possédée pendant
plusieurs siècles.
Il y avait dans les archives des Bénédictins,
ordre de Cluny, à Saint-Rambert, en Bugey, un
titre en parchemin de la remise faite par le comte
de Savoie au comte et seigneur de Milan, du mar-
quisat de Saint-Sorlin, en l'an 1100. Le comte et
seigneur de Milau choisit, et ne voulut pour cau-
tion de ladite remise qu'Henri d'Arloz, nommé
dans ledit acte, nobilis miles. Ce comte ayant re-
fusé toute autre caution duclit traité et remise, cet
- -2s; —
acte prouve son antiquité et la haute considération
où elle êtail dès les v et \r' siècles. Son origine
se perd dans L'obscurité des temps. Elle a possédé
pendant plusieurs siècles, la seigneurie d'Arlos,
dans le liant Buj
Elle a donné un chevalier de L'ordre de Saint-
Jean (h 1 Jérusalem en L245
Ino fille de cette maison, Jeanne d'Arloz, fui
bisaïeule paternelle de saint François de Sales.
I .a filiation suivie ne commence qu'à Jean d'Ar-
los, chevalier, qualité qui, dans ce temps-là, était
la marque de la pins haute noblesse. 11 vivait en
1235.
La famille d'Arloz a été maintenue dans sa no-
blesse, le 26 juin 1669, par M. Boucher, intendant
de Bourgogne, et commissaire député par Sa Ma-
jesté pour la recherche de la noblesse du départe-
ment de Dijon. Cette sentence, rendue en faveur
de Benoît d'Arloz. a été enregistrée au parle-
ment de Dijon et au greffe de Montbrison, le 7 dé-
cembre 1725. 11 y a aussi un arrêt du 10 fé-
vrier 1736, qui les maintient dans les exemptions
et privilèges accordés aux véritables nobles.
Armes : If azur, au lion d'or, arme et lam-
passé de gueules.
Cimier : Un taureau.
Supports : Deux taureaux.
i luronne de comte.
ARMAILLÉ. {(T). — Voy. La Forest.
ARMANCOURT (cT). — Voy. Michel
d'Armangourt.
ARMAND.
"La noblesse de cette famille ne date que du
26 novembre 1867. L'auteur, M. Ernest Armand,
fut créé comte héréditaire par Le pape Pie IX en
récompense des services rendus par lui à la pa-
pauté. Ce titre fut reconnu et confirmé en France
par un décret impérial, en date du 4 juillet 1868.
Armand (Ernest, G* 5 ), chef de la famille,
ministre plénipotentiaire, député de l'Aube
et ( :'"-". née de Gontaut-Biron. Résidences:
Rue Franklin. 20, à Paris, et ch au d'Ar-
cis-sur-Aube (Aube).
Enfants : a) Blanche-Cécile -Marguerite,
mariée en 1879 au comte François de La
Rochefoi cauld : b) Abel-Henri-Georges, né
1,. m décembre L863.
ARMYNOT DU CHATELET.
Cette famille, originaire de Bretagne, remonte à
Louis Armynot, échanson d'Anne, duchesse de
Bretagne, depuis reine de France. < llaude el Thi-
baut Armynot, petit fils el arrière-petit- fils de
Louis, furenl baillis d'épée de Langres, depuis
1578 jusqu'à La morl du dernier, qui se noya dans
l;i rivière de Seine, Lors de La rupture du pont de
Neuilly, sous Henri |\. Cette famille a été
mise dans La » lhambre de La noblesse de
de Bourgogne, en L653. Elle a a i i également
aux assemblées de La noblesse des bailliages de
Dijon, de Bar-sur-Seine, de Chaumont-en-Bassi-
gny et de Langres, pour la Domination des dépu-
tés aux Etats généraux de 1789. Le nom d'Arm'y-
not vient de deux mots latins, armis notus, qui
désigne nue origine militaire et fonl supposer nue
antiquité des plus reculées.
Armes : D'argent, cl trois mouchetures de
sable.
L'écu timbré d'un casque orné de ses Lambre-
quins d'argent et de sable.
Supports : Deux hermines ayant chacune un
collier de gueules, auquel es/ attaché un man-
teau d'hermine.
Cimier : Une hermine hissante du même.
Devise : Armis uni us.
ARNAL DE SERRES (ef).
Les d'Arnal sont origi-
naires du Gévaùdan. Vers
17 L5, Le chef de la branche
dont il s'agit présentement
lit L'acquisition el prit Le nom
de la seigneurie de Seri
près du Vigan.
Armes : D'or, au noyer
arraché de sinople; au chef
d'azur chargé de trois
étoiles du champ.
Support : Deux lévriers.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche ai m' ë
Arnalde Serres (Séverin <V), résidence:
Néronde (Loire) : marié à Angélinc de Lan-
dines, dont : 1" Emilie, demeurant à Né-
ronde (Loire : 2° Louis, demeurant 58, rue
de Gourcelles, à Paris, marié à Juliette
Vuillet.
Branche i Odette
Arnal de Serres (Henri d\ chef de
cette branche, étail frère des chefs des doux
autres branches : M m f Henri d'A. de S.,
sa veuve, habite, 6, rue de l'Equerre, à
Valence i Drôme). Leurs enfants sonl :
n
289
— 290 —
1° Jacques, capitaine au 71e d'infanterie, de-
meurant à Saint-Brieuc (Côtes-du-Xord),
marié à Nathalie de Costart, dont : a)
Henri ; b) Gaston ; c) Emmanuel.
2° Raymond, capitaine au 157e d'infante-
rie, au fort de Tournoux (Basses- Alpes) et
à Lyon.
3° Isabelle, religieuse du Sacré-Cœur, au
couvent des Anglais, à Lyon.
4° Henri, ingénieur civil des mines.
Branche puînée
Arnal de Serres i. Maurice d'), marié à
X... demeurant au Yigan et à Serres, près
du Vigan (Gard).
Enfants : a) Henriette, demeurant au
Vigan (Gard); b) Jean, capitaine d'infante-
rie breveté d'état-major, officier d'ordon-
nance du général adjoint au gouverneur de
Lyon; c) François, demeurant au Vigan
(Gard), sous-lieutenant de réserve au 9» de
hussards.
Voy. de Serres.
ARNAUD DE VITROLLES (ef).
$p A A La famille d'Arnauld ou
Arnaud es! originaire de la
ville de Riez (Basses-Alp<>i.
dont elle partageait au xn e
siècle la suzeraineté avec
l'évêque. Très ancienne fa-
mille. En 1195, Bertrand Ar-
nauld est cité parmi les gen-
tilshommes accompagnant
comme témoins Guillaume,
comte de Forcalquier, allant
rendre hommage au comte
de Toulouse.
Au xvi 1 ' siècle, une bran-
che s'établit à Aigueperse (Auvergne) ; Àrnauld
d'AndiUy, chef de cette branche, un des familiers
du connétable de Bourbon, se trouve entraîné par
le connétable. Ruinée à la suite de ces événe-
ments, cette famille vint se fixer à Paris.
C'est à cette branche de la famille qu'appar-
tiennent Antoine Arnauld, procureur général de
la reine Catherine de Médicis, le célèbre docteur
janséniste Antoine Arnauld, le marquis de Pom-
ponne, Arnaud de Corbeville, général des carabi-
niers, les Arnaud d'Andilly et les deux dernières
abbesses de Port-Royal. Cette branche s'éteint au
xvme siècle.
La bianche ainée, restée en Provence les d'Ar-
naud de Nibles, se ttxa d'abord à Sisteron, ensuite
sous Henri IV à Aix en Provence ; une charge
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héréditaire de conseiller au parlement de Pro-
vence se trouvait dans la famille.
En 1752, Alphonse Arnauld échangea sa sei-
gneurie de Nibles contre la baronnie de Yitrolles,
qui appartenait alors aux de Bonnes de Lesdi-
guières (branche cadette de la famille de Lesdi-
guières).
Dans cette branche, on peut citer le baron de
Yitrolles, ministre et homme politique de la Res-
tauration, pair de France, dont le fils fut créé
comte par Charles X. titre que porte le chef actuel
de la famille.
Armes: De gueules, au cœur d'or, accompagné
en pointe d'un croissant d'argent; au chef
d'azur chargé de trois étoiles rangées d'or.
Devise : Eo duicior quo fortior.
ARNAUDY (<f).
La famille d'Arnaudy est
considérée comme très an-
cienne dans les généralités
de Montpellier et de Nar-
bonne en Languedoc, où son
existence est constatée par
les chartes et documents
authentiques dès le xnr
siècle.
En 1261, Raymond d'Ar-
naudy y est qualifié de che-
valier, titre qui annonce le
caractère de l'ancienne che-
valerie et de la haute no-
ble-
Les alliances de la famille ont été avec les de
Ratte; les d'Aldebert, seigneurs de Etaissac, Pra-
delles, Comeles, Natelines, Lassan et Roux; les
de Claris; les de Jaillé; les deCabrol; les d'Al-
bas; les de Barsalon ; les d'Estimbre; les de
Cabannes; seigneur d'Hespanhae, etc.
Armes : D'or, à un chevron de gueules, accom-
pagna en chef de deux palmes de sinople, et en
pointe d'un rocher de sable.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins aux couleurs de l'écu.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Arnaudy (Joseph cf'), né le 8 oct. 1822,
chef de nom et d'armes, demeurant à Ou-
veillan (Aude), marié à Virginie Pons.
Enfant : François-Théophile, né le 27 juin
1848, marié à Ernestine Barthez. le 7 fé-
vrier 1872, dont
cembre 1872 ;
1878.
1° Ernest, né le 20 dé-
né le 11 juillet
2° Georges,
ARNAULD DE PRANEUF.
La famille Arnauld de Praneuf, fixée en Viva-
- 291 -
rais depuis la fin du xv siècle, est originaire
d'Auvergne, généralité de Riom. Elle établit sa
filiation authentique el suivie depuis Jacques \r-
nauld, natif d'Herment en Auvergne, écuyer de La
reine Marguerite, exilée au château d'Usson,
épouse en L592 de Fugères, près du Monastier
Saint-t Ihaffre, donl il eut postérité.
La famille compte des avocats, un chevalier de
Saint-Louis, lieutenant aux dragons de Schoml
en 1774.
François-Joseph-Alexandre Arniuld de Praneuf
émigra en l/.'l el fut, en 1809, lieutenant au régi-
ment d'Isenbourg. 11 épousa en L810 Louise
Jordy, et il en eut Louis-Maurice-Alexandre A.
de P.; né en 1814 à Neuvillers, juge d'instruction
au tribunal civil à Lunéville, marié en 1845, à
Louise Thiébaud, fille du maire de Montmédy,
nièce du général du génie de ce nom et du lieute-
nant général vicomte Jamin, ancien pair de
Frai:
Armes :D'azur, au chevron d'or accosté en chef
de d "x < adossées, et en pointe d'un
rocher de six copeaux du même.
ARNAULT DE LA MÉNARDIÈRE.
Arnault. notaire à Pouzauges, qui vivait en
1642, possédait des propriétés au village de la
Ménardière dont il prit le nom. La Ménardière
était située prés Saint-Hilaire de Voust et près de
Saint-Pierre-du-Chemin, le tout canton de la Châ-
taigneraie, où il y avait dès lors une fontaine.
aussi de ce dernier nom, comme il ré>ulte d*une
déclaration du 22 janvier 1680, reçue Ra
notaire à Thouars. Le logis de la Ménardière a
été pillé' et détruit dans la Révolution.
1 >ans tous les actes et contrai-, le mut Ménar-
dière s'écrit ainsi : Mesnardière. Depuis la Révo-
lution, on a remplacé l'a par un accent aigu sur
le premier e du mot.
Armes : Losange d'argent et d'azur, au
faisceau d'armes consulaire de sable lié d'or.
ARNOUX DE MAISON-ROUGE.
La famille Arnoulx, ou
Arnoux, existait au xiv
siècle dans la châtellenie de
Montluçon, où elle a pos-
sédé, aux xiii« et xvr siè-
-. les fiefs de Bisserel el
du Mas. Passée en Auver
vers 1540, elle se fixa à Riom
el posséda les terres d'1 Iriat,
de Maison-Rouge, de Mezel.
I h puis 1630 le nom de
Maison-Rouge estresté joint
à celui d' Arnoux.
^^ Qualifications d'écuyi r et de chevalier à tous
jBes membres depuis 1505. Titre de baron trans-
missible de 1816.
< ifficiers d'armée, trésoriers de France, conseil-
lers en la sénéchaussée d'Auvergne.
Alliances : de Bistonnières (xiv< siècle), de la
Sonche (xm 1 siècle), d'Allemagne, de Fretot, du
Richier e\\ [•), \\ tnard, Bernard de la < Iravière,
de Roux de Pontmort, de Ferriolles, de Vaux, de
Red xvni. de Biencourt de Boisgenest, de
Cambrai, Marchand de .Mai-ans. Dufraisse du
Cheix (xvme), Neyron des Àulnats, Imberl de
Trémiolles (xix«).
Armes : D'or, à la fasce de sable, chargée de
irais mouchetures d,' contre-hermine d'argent,
accompagnée de trois roses tigéeset feuilléesde
gueules, 2 et 1.
Couronne de baron depuis 1816, auparavant de
comte (cette dernière sans concession régulière).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Arnoux (B onne ef), née Imbert de
Trémiolles, veuve du B" 11 Constantin Ar-
noux de Maison-Rouge. Résidences : En-
traigues el Riom (Puy-de-Dôme).
Enfants: 1° Georges-Marie Victor, ca
pitaine de cavalerie à Saumur (Maine-et-
Loire), marié à M Ue de Tenehts de Says,
dont un fils et deux tilles.
2° Marie, épouse de Maurice deLa Chaise,
ancien officier.
3° Anne-Alice, épouse de Henri Duché
DE BRICOURT.
1' Louise, épouse de Roger de Boisset
de Torsiac.
ARONDEL DE HAYES.
I >'après les traditions domestiques, cette famille
serait originaire d'Angleterre, d'où elle 9'est réfu-
en France pour cause de religion. Le titre de
comte romain avait été d té à un membre de La fa-
mille en 1639 ; elle comptait au nombre de ses re-
présentants Théodore-Jean Arondel de Ilayes,
sorti de Saint-Cyr (le I e ' sur 100) à la promotion
d'octobre 1811, capitaine à vingt-trois an-, cheva-
lier de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand
d'Espagne. Gel officier fil les dernières campagnes
de l'Empire et celles de 1823-1824. Il brisa sa car-
rière en 1830 et mourul en 1864, laissanl postérité.
Armes : D'argent i deux lions de gueules, af-
frontés et soutenant uneépée nue du mène, la
pointe en bas.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Arondel de Hayes (Sélim), demeurant
au château de Ghambresais, par Château-
( kmthier (Mayenne), confirmé dans Le titre
293 -
204 —
de comte romain par un bref de Pie IX, en
date du 1 1 octobre L877.
ARRAC DE VIGNES.
Baron de Sault, de Navailles, en Guyenne.
Jeun d'Arrac, écuyer, seigneur de Brostau et de
Vignes, autrement de Romefort et de Beiries,
hommes d'armes de la compagnie de M. de
Payanne, épousa en L595 Madeleine d'Anglade,
fille et héritière de Louis d'Anglade, seigneur de
La maison noble de Vignes, juridiction de Sault.
Il fut maintenu dans sa noblesse par lettres
patentes de mai 1596
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'argent, au
sanglier passant de sable; aux 2 et '■'< d'azur, à
V aigle éployée, d'or, le vol abaissé.
ARRIGHI DE CASANOVA, duc
PADOUE.
de
La famille Arrighi, originaire de Corse, fut
maintenue le 'i février 1783 comme noble d'extrac-
tion par le conseil supérieur après la réunion de
cette ile à la France. Des relations d'amitié, ci-
mentées par Les Liens du sang, unissaient les Ar-
righi aux Bonaparte.
Jean Thomas Arrighi, alors chef de la famille,
prit du service dans Les armées de La République,
devint aidé de camp de Rerthier en Orient, fut
créé chef d'escadrons à Marengo, général de bri-
gade à Austerlitz, général de division à Essling.
L'empereur lui conféra le titre de duc de Padoue
(1808). Il fut appelé à siéger à La chambre des
pairs. Après le désastre de Waterloo, le duc de
Padoue se réfugia en Corse avec mission secrète
de préparer Les esprits au cas où Napoléon irait
y chercher \\\\ asile. Frappé par l'ordonnance
royale du '< janvier 1816, il se retira en Italie et
n'obtint son amnistie qu'en 1820.
Armes : Ecartelé: aux 1 et -1 d'argent, à la
croix treillissée d'azur, ombrée : aux 2 et 3
d'or, au sphinx égyptien, portant en barre un
étendard à trois queues de sable, soutenues de
gueules ; au chef ducal, de gueules, sente d'é-
toiles d'argent.
ARRIPE (dP).
La maison d'Arripe est originaire ibe— Bielle,
dans la vallée d'Ossan et de Cantabrie; des do-
cuments, remontant à 1354, donnent aux membres
de cette famille le titre de baron comme titre per-
sonnel.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné
chef de deux tulipes d'argent et, en pointe,
d'une roche du même.
ARSCHOT k/i.
Seigneurie en Brabant, possédée par les ducs de
Brabant avant 1179. Le duc Jean la donna, en
1284, à son frère fiodefroy de Brabant, tué le
11 juin L3Q2. Alix, sa deuxième fille, porta Arschot
dans la maison d'Harcourt.
La seigneurie d' Arschot fut érigée en marquisat
par lettres du mois de novembre lôl<S, en faveur
de Guillaume de Groy, petit-fils de Marguerite de
Lorraine, dame d' Arschot, et d'Antoine de Groy.
Philippe II. fils de Henri de Groy, succéda à son
oncle et fut créé duc d'Arschot le 1 er avril 1533. Il
mourut en 1549.
Anne de Croy, sa tille, porta en mariage le du-
ché d'Arschot à Charles de Ligne, en 1576, prince
d'Aremberg, mort le 18 janvier 1616.
ARSONVAL (d").
Nous trouvons un François d'Arsonval, écuyer,
leur de Chavignon et des Tournelles, gentil-
homme servant du roi, qui fut l'un des chevau-lé-
gers de la garde. Nous trouvons aussi une Agnès-
Anne d'Arsonval, reçue à Saint-Gyr, le 5 avril
L695, sur les preuves de sa noblesse, remontée par
titres à Guillaume d'Arsonval, son cinquième
aïeul.
Armes : Tranché d'azur sur or, et une étoile à
huit raies de l'un en Vautre, chargée d'une
croise lie de gueules.
ART AISE id'
Voy. La Tour.
^Z=Zrrf^?mm.
ARTENSEC (d') OU rPARTENSET.
La famille d'Artensec est
une ancienne famille origi-
naire du Périgord. Kn 1390,
un Raymond d'Artensec ren-
dit hommage au sieur Pons,
vicomte deTurenne, au nom
de sa femme Jeanne de Saint-
Geniés.
Nous trouvons un Jean-
Baptiste d'Artensec qui avait
en 1629, à Périgueux, une
charge 'l'avocat au parle-
ment de Guyenne.
Ce même d'Artensec, lors
des mouvements de la Fronde, souffrit la question
pour la cause du roi.
Son frère Hélie d'Artensec, né à Périgeux en
1592, est l'auteur de mémoires très appréciés con-
cernant le Périgord.
Les d'Artensec furent maintenus dans leur no-
blesse par lettres patentes en date d'août 1675.
Le 15 thermidor an II, un François d'Artensec,
curé de Saint-Séverin d'Estissac, monta sur l'é-
chafaud en confessant sa foi.
— 295 —
•G
Les d'Artenstv « "■ t .- 1 i . ' 1 1 1 soigneurs il.' I.a l-'ar
\ erneil, Laboriej de La Barrière.
Armes : D'azur, à la fasce d'or arquée, bordée
de gueules, au chef cousu de gueules chargé
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles
d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1° Ai'tenset de la Farge (Maxime ef).
— Résidence : Gh au de La Tour, parPessac-
sur-Dordogne (( rironde).
•-i" A. de la F. (René cf), à Labitte, par
Moncrabeau (Lot-et-Garonne).
ARTHAUD DE VIRY.
D'après un manuscrit du \w siècle appartenanl
à la bibliothèque d'Angers, cette famille, originaire
de la province de Forez, serait issue fort ancien-
nement des soigneurs de Saint-Germain-Laval,
connus aux. temps chevaleresques sous le nom
d'Arthaud. Cette famille était fixé dès 1287 préci-
sément dans la petite ville de Saint-Germain-
Laval, où depuis ils ont constamment résidé jus-
qu'en 1815. Ils y possédaient une chapelle (avec
droit de sépulture) dans laquelle était jadis le
tombeau des soigneurs do la paroisse.
Les rejetons de la famille Arthaud de Viry onl
siégé) au mois «le mars 1789, dans les assemblées
électorales de la noblesse du Forez et dans celles
delà sénéchaussée de Glermont-Ferrand; on peut
suivre la libation, degré par degré, depuis Hugues
ou Hugonet Arthaud, qui donna le dénombrement
de ses biens au terrier de Saint-Germain-Laval le
vrier 1388.
Elle n'offre pas de particularité remarquable
avant la fin du xvie siècle.
La famille se partagea en trois branches. L'ai-
née resta au berceau de la famille : la seconde vin l
se fixer dans la ville de Seurre, en Bourgogne, où
elle était représentée en 1761 par François-Bernard
Arthaud, /cuver, capitaine de cavalerie et cheva-
lier de Saint-Louis.
La troisième, dite des sieurs de Lachesnaye, s'é-
tablit des l'an 1596 à Angers, où elle a produit
plusieurs personnages dans le haut clergé, la ma-
gistrature et les lettres. Cette dernière s'éteignit
après 1678.
Vers la même époque, les aines, restés à Saint-
Germain-Laval, recueillirent le fief de la maison
de Viry, en Beaujolais, et en prirent le nom, illus-
tré par Jacques de Viry, l'éloquent et patriotique
orateur de la langue d'Oil aux états généraux de
1484.
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur, à trois
tours crénelées d"argent,q\x\ est d'Arthaud : aux
2 et 3 de sable, à la croix ancrée d'argent, ou-
verte en cœur d'un carreau du champ, qui est
de Viry.
ARTHUYS.
Famille noble, oi
d'Angleterre, qui vinl s'éta
blir en Berry, en 1 195. Phi-
lippe Auguste avail alors
cédé à I Lichard, roi d'A n
lerre, Issoudun el plusieurs
autres \ illes du Berry.
Il y a eu plusieurs bran-
ches de ce nom dans le
l 'erche, l'( irléa nais, le pays
chartrain, donl la plupart
s<mi, éteintes; e1 de celles
qui existent, nous ne con-
naissons que la branche de
( Jharnisay.
Il y avail une famille du même nom en Anjou,
qui s'annonçait pour avoir la même origine que
celle du Berry. Elledisait être pareillement sortie
d'Angleterre, 30 à 10 ans avant le schisme de
Henri VIII. Nous croyons cette famille éteinte
dans les mâles.
Nous trouvons un François Arthuys, procureur
du roi aubailliage d'Issoudun qui, en 1564, lit ren-
trer Issoudun sous l'obéissance du roi el fut assas
sine le i juin lô'.i-'!. par le parti de la Ligue pen-
dant qu'il donnait des ordres dans un faubourg
pour le service du roi et la conservation de cette
ville.
Un Philippe-Amable Arthuys de Charnisay,
président de la cour d'Orléans, fui créé baron en
1811, et son titre fut maintenu, en 1816, par
Louis XVIII.
Armes: D'argent, au chevron brisé de sinople.
accompagné de trois feuilles de chêne du même.
Devise: Franc au roy suis.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Arthuys de Charnisay 11 Paul),
marié à Marguerite Verdier de Flaux. -
Résidence: Hôtel de Charnisay, par Mont-
luçon (Allier).
ASNENS DE DELLEY.
La famille de Asnens ou de Agnens de Dell
et de Partalban, originaire du pays de Vaud, vinl
s'établir en France vers 1660.
Les seigneurs de Asnens de Delley el de Par-
talban ont pour auteur Guillaume, troisième fils
de Robert, seigneur d'Estavayé en 1096, lequel
Guillaume, possesseur du fief de Asnens, l'aurait
transmis à ses descendants qui en auraient porté
nom. Outre plusieurs titres du xnr et xiv siée
concernant cette famille, el dont la plupart sont
conservés aux archives publiques de Berne et de
Fribourg, en Suisse, il existe (collections de
M. Courtois) an acte testamentaire de François de
Asn sns, armiger daté de I >amietle, l'an 1219.
I
— 297 —
298
La filiation de cette maison, constatée par arrêl
du parlement de Besançon du 22 décembre 1787,
établit qu'elle descend en ligne directe de Hermans
de Asnens, chevalier, seigneur de Dallev, vivant
en 1249.
Delley était autrefois une chàtellenie, avec toute
juridiction, située au bord du lac de Neuchâiel.
Sur son emplacement existe aujourd'hui une
agréable habitation portant aussi le nom de Del-
ley et attenante à l'ancien village de ce nom.
La famille de Asnens de Delley a occupé en
Suisse de hautes fonctions, et plusieurs de ses
membres, depuis son établissement en France,
ont été revêtus décharges importantes dans l'ar-
mée, la magistrature et les finances. Le comte de
Delley d'Agier, député de la noblesse du Dauphiné
aux Etats généraux en L789, sénateur sous l'Em-
pire, fut créé pair de France par Louis XVI II, et
est mort en L827.
Aujourd'hui cette famille ne forme plus que trois
branches dont le point de jonction remmite à 1520.
La branche aînée actuelle porte le nom de Blanc-
mesnil ; la cadette se distingue par le nom d'Avaize
et la puînée par le nom d'Agier.
Armes: D'azur, au lion d'or, armé et lam-
passé de gueules, à deux coticesd'or brochantes,
Vunesur les pattes du lion, Vautre sur la queue.
Cimier: Un lion naissant d'or.
Supports: Deux lions au naturel.
Devise: Jussu Domini Dei.
ASNIÈRES {(V)
La maison d'Asnières, en latin de Asneriis, est
originaire de la Saintonge, où elle eut pour ber-
ceau un bourg de ce nom assez considérable avec
château. Son ancienneté, la qualité de chevaliers
dont ses membres furent revêtus dans les temps
où cette dignité était personnelle, et toute mili-
taire, ses services distingués, lui donnaient un
rang honorable dans la noblesse de sa province,
à côté des sires de Pons, ses suzerains, avec les-
quels elle s'est efforcée d'établir de nos jours une
origine commune.
La maison d'Asnières s'est divisée en deuxbran-
ches à la mort de Robert d'Asnières en 1667 qui
laissa :
1° François d'Asnières, qui continua la souche,
éteinte en 1784 dans la personne de son petit-fils
Léon d'A., capitaine au régiment d'Agénois;
2° Jean-Baptiste-François d'A., qui forma la
branche de Villechenon. Elle était représentée par
Robert Bernard, marquis d'A., colonel d'infante-
rie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'hon-
neur, mort en 1821, laissant un fils.
La branche de Yillefranche, dont il subsiste
encore un rameau. Celui des marquis d'Asnières-
la-Châteigneraye fut formé vers 1565 par Olivier
d'Asnières de Maisonnay.
' t-
Jean d'Asnières, rejeton de cette branche, issu
d'Obvier à la cinquième génération, naquit en
1738.
11 était maréchal des camps et armées du roi,
chevalier de Saint-Louis. En 1770, il obtint, en
considération de ses services et de son origine,
que la baronnie du Petit-Château et les six châtel-
lenies du Bourg-Bastard, de la Tardière,de Saint-
Pierre-du-Chemin, de Saint-Marsault, de Marillet
et de Fraigneau seraient unies à la terre de la
Chàteigneraye et érigées en marquisat sous les
noms à'Asnières-la-Chateigneraye, et non pas
simplement delà Chàteigneraye.
Le marquis d'Asnières-la-Chateigneraye monta
dans les carrosses du roi le 17 décembre 1781 en
vertu des preuves faites devant Chérin. Il est mort
le 3 janvier 1824; laissant deux fils.
Armes: D'argent, à trois croissants de gueules.
ASSAILLY (cT)
Le quatrième grand maître
de Saint-Jean de Jérusalem,
en l'an 1167, était un cheva-
lier île Saint-Jean, du nom
de d'Assailly, ou d'Assalit.
Le nom original est en
effi l Assalitus qui signifie
m latin du moj en âge: armé
de pied en cap.
< m retrouve au xvin*
siècle, dans le pays de Bé-
ziers el de Rodez, des d'As-
sailly, qualifiés viguiers ou
vicomtes de I taxés, où ils
s'allièrent à la famille de Mirepoix.
Par suite d'une alliance avec une demoiselle de
Barazan, la famille s'établit en Poitou et sous
is XIV, un d'Assailly, qui avait épousé- une
demoiselle Gulien de Cencize, élevée à la maison
aie de Saint-Cyr, esl qualifié de seigneur de
la Salmondière et autres lieux en Poitou. Son père
avait commandé l'arriére-ban du Bas-Poitou.
Sun fils épousa M"e de Sahuguet d'Amarzit
d'Espagnac, petite-tille du baron d'Espagnac, his-
torien et ami du maréchal de Saxe, gouverneur
des Invalides.
Charles, comte d'Assailly, ministre plénipoten-
tiaire, épousa M" 1 ' de Lasteyrie du Saillant dont
la mère était M" e de la Fayette, fille du général,
marquis de la Fayette.
Armes : De gueules, à Irais lis au naturel, 2
ell.
Sipports: Deux lions.
Devise : .1 Itisis terris.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1» Assailly (Octave-Charles, C d 1 ). —
Résidences : rue Lincoln. 2, à Paris, et ch au
— 299 -
300 -
de la Salmondière, par Niort (Deux-Sèvres).
A. épousé M"" de Cunin-Gridaine. V.ww rs:
a) isabelle : b) Antoine.
2° A. i\"'' Arthur). — Résidence : \\\\o
Las-( lases, 12, à Paris.
3° A. (Alexandre-Charles-Camille-Oscar
(V). major au 17'' chasseurs à cheval, à
Neufchâteau i Vosges).
ASSAS [d').
De cette famille noble était Louis, «lit le cheva-
lier d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne,
qui, se trouvant en 1760 à l'affaire de Closter-
Camp ave.- son régiment, près d'un bois, pendant
la nuit, s'y avança seul pour le fouiller, de peur
que sa troupe ne fût surprise ; il y rencontra des
ennemis embusqués, qui l'entourèrent aussitôt et
lui présentèrent une douzaine de baïonnettes sur
la poitrine, <'\\ le menaçant de mort s'il disait un
mot. Abus, se tournant du côté de son détache-
ment, il lui cria avec intrépidité : Auvergne, fais
feu. ce sont les ennemisl et, clans le moment, il
tomba frappé de plusieurs coups.
Le roi Louis XVI, voulant transmettre à la pos-
térité la mémoire de ce trait de patriotisme, a
créé en 1W7 une pension de 1,000 livres, hérédi-
taire et perpétuelle en faveur de la famille de ce
nom, jusqu'à l'extinction des mâles.
Armes: D'azur à trois /leurs de Us épanouies
d'or. — Alias : D'or, au chevron d'azur, accompa-
gné en chef de deux pins de sinople, et en pointe
d'un croissant du second; au chef du même,
chargé de trois étoiles du premier.
ASSIER fef).
Originaire du Languedoc,
cette famille a formé plu-
sieurs rameaux. Un Jean
d'Assier, fils de Barthélémy,
fut pendant quarante ans
président du conseil souve-
rain. Il reçut en février 1768
des lettres de noblesse du roi
Loui- XV.
Armes: D'argent, d trois
bandes de gueules.
Devise
trempe.
Suis de hou, i:'
Branche de Valenches
Détachée du tronc et fixé.- dans le Forez. On
trouve dans l'obituaire de Montbrison, en 1397,
Jean Assier, prêtre, fils de Pierre Assier de Valen-
ches, qualifié egregius vir dominus. Possesseurs
depuis prés di iècles de la terre, dès long-
temps seigneuriale de Valenches, les représentants
de cette maison figurent brillamment dans les
guerres de religion, au parlement des l >omb
dans le clergé, dans l'armée, el eontracrenl les al-
liances les plus distingué)
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
r Assier de Valenches (Charles <T).
capitaine-commandanl au 13 e cuirassiers, à
Chartres i Eure-et-Loir) :
2° Oncle : A. de V. < Victor-Emma-
nuel cT i. Résidence : château de Valen-
ches, par Saint-Jean-Soleynieux (Loire),
marié en 1849 à Emmerv. de Grosiei lx.
Enfants : a) Amélie -Jeanne, mariée à
Pierre de Chavigny; b) Valentine, reli-
gieuse; c) Charles-Paul-Maurice, secrétaire
d'ambassade; d) Eugénie-Pauline-Marie-Ma-
deleine;
3° Branche puînée : 1° Hippolyte-Raoul,
à Feurs (Loire); 2° Pierre-Charles, château
de Riorges, par Roanne (Loire).
ASSY (<f). — Voy. Geoffroy : Morell.
ASTANIÈRES (d).
Cette famille est originaire de Normandie. Un
de ses membres se fixa en Languedoc en 1575.
Un d'Astanières fut page du roi Louis XVIII en
1825 et entra dans un régiment de hussards dans
lequel il resta jusqu'en 1830.
Armes : D'argent, à trois fusées de gueules,
au chef chargé d'un croissant de sable, accosté
de deux étoiles du même.
Ou : De gueules, à trois fasces d'argent, au
chef d'azur chargé d'un croissant d'argent, ac-
costé de deux étoiles d'or.
ASTIER DE LA VIGERIE.
D'Astier, province du
Languedoc, filiation établie
jusqu'en 1680, par les preu-
ves de Malte d'Antoine-
François< îeoffroy d'Astier,
le 20 janvier 1828 (branche
latérale éteinte), qui a reçu
le titre de comte, le 25 juin
1845.
Titre héréditaire de ba-
ron ; lettres patentes du
février 1825 fit du 26 août
1829, et, pour transmission :
lettres patentes du h", avril L840, etbrevet dm-
Uture du 6 juillet 1858.
Le nom de La Vigerie provient d'une terre ac-
quise en 177 1 el aliénée en 1841.
I
_ 301 —
— 302 —
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au 'che-
vron d'argent chargé de (rais quinte feuilles
de gueules, et accompagnée en pointe d'une
ancre d'or, accolée de son câble aussi d'or
(lettres patentes du titre de baron); aux 2 et 3
d'or à la bande alaisée de sable (anciennes
armes de la famille d'Astier, d'après les preuves
de Malte).
REPR ÈSEN TA NTS A CTUELS :
1° Astier de La Vigerie il!"" Emma-
nuel-RaouUr), lieutenant d'artillerie, marié
à Catherine-Louise de France, dont :
a i Louis : b) Maurice. Résidence : l, ave-
nue de Tourville, à Paris :
2° A. de La V. (Raoul-Olivier cf), frère
du précédent, ancien officier d'artillerie,
marié à Jeanne de Montalivet, donl :
a) Jean : b) François. Résidence : il. rue
de ( lourcelles, à Paris.
1 oy. Daleste
ASTIER D'USSEL.
D'Astier d'Ussel.
ASTORG (ffl).
La maison d'Astorg où d'Astorgue est originaire
d'Auvergne, el sa filiation remonte aux premiers
temps de la féodalité. Elle formait deuxbranches.
La branche cadette avait fixer en Espagne,
d'où un de ses membres revint vers la fin du \ir
siècle, avec Raymond, comte de Toulouse, et le
suivit en Palestine.
1 stte famille tenait un rang distingué dans
l'Auvergne, où elle possédai! les terres et les sei-
gneuries de Vaudelin.de Monteroy, de Chaludet,
de la Feuillade, etc.
Le premier personnage connu de cette famille,
Pierre Astorg, d'Aurillac, seigneur de Laval et co-
seigneur du Chalier, en Auvergne, cité en 1289, se
trouve compris dans une revue d'hommes d'ar-
mes, avec plusieurs barons et chevaliers.
lu Jean d'Astorg, écuyer, seigneur de Chaludet,
lit liommage au roi comme duc d'Auvergne le
1er juillet 1(569. Une de ses filles, Marie d'Asti
fui reçue à Saint-Cyr, le 22 janvier rr.^. mu- ils
preuves de sa noblesse remontée par titres jusqu'à
Pierre d'Astor
La famille d'Astorg a joui des honneurs de la
cour, et a été admise à monter 'huis les carrosses
du roi avec le titre de . le 21 janvier 1789.
La branche aînée s'est éteinte dans la personne
du comte d'Astorg, député, décédé en 1828, -ans
enfant mâle. Elle portait : De sable, à un faucon
d'argent, longé et grilletê d'or, posé sur une
main gantée aussi dor, et accompagnée en chef
de deux /leur* de lis dargent, et en pointe d'une
demi-fleur de lis du même, mouvante de l'extré-
mité du /hoir droit de Vécu.
La branche cadette est seule survivante.
Armes : D'or, à l'aigle éployêe de sable.
Devise : Nihil me pave t.
ATTANOUX (d ').
d'Attanoux-
Voy. Bernard
AUBAREDE (d").
Famille originaire du Lyonnais ayant possédé,
en 1690, la seigneurie de Bellegarde.
Il y a eu une famille Aubarède d'Astorg anoblie
le 20 décembre L678, qui ne se rattache nullement
à cette famille.
\kmi s : D'azur, au chevron d'or accompagné
de trois roses de gueules tigées de sinople.
Ou : D'argent, au chevron de gueules accom-
pagné de trois pensées au naturel; au chef du
second chargé d'une tète de lion.
AUBE DE BRACQUEMONT.
1 tte famille est originaire de Picardie où elle a
possédé pendant longtemps la terre de Bracque-
mont, dont elle a pris le nom.
Le premier auteur connu esl Quentin-Aubé,
écuyer, seigneur de Bracquemont, mort en L483,
laissant deux «'niants de son mariage avec Clé-
mence de Lécourt. On compte dans la famille «1rs
chevaliers, un gouverneur de Montdidier, en 1592,
plusieurs capitaines des armées du roi.
Armes : De gueules, à huit losanges d'argent
appointés en croix.
AUBER (cP).
Famille originaire de Normandie, et établie de-
puis en Agénois, qui, par la perte des monuments
de son ancienneté, dans un incendie arrivé en
1581, dans la maison de Raymond d'Auber (auteur
du quatrième degré), ne peut aujourd'hui remon-
ter sa filiation qu'à Jeannot ou Jean d'Auber; ce-
pendant cette famille possède encore les titres an-
térieurs de cette époque.
Jeannot ou Jean d'Auber. cité ci-dessus, écuyer,
neur de Peyrelongue, demeurant à Marmande,
vivait en 1478.
François d'Auber, qualifié chevalier, seigneur
de Peyrelongue, gouverneur pour le roi de la ville
de Cental en Piémont, en L555, fut nommé par
le roi Henri II, le 10 juillet 1557, capitaine d'une
compagnie de 300 hommes de pied. 11 soutint en
1558, le siège de Cental contre les Impériaux, et
servit avec beaucoup de distinction dans les
guerres de son temps. Il avait été nommé le 7
septembre 1550, capitaine de Saint-Michel en Pié-
303 —
304
mont, par lettres d'Henri II. roi .1,' France. On F
trouve compris avec Pierre et Raymond d'Auber,
Bes frères, dans la convocation îles nobles du ban
et arrière-ban de la sénéchaussée d'Agénois, du
1(1 mars 1557, et il obtinl le 26 mais L558, conjoin-
tement avec eux, une ordonnance du lieutenanl
général de la sénéchaussée de Bazadois, par
laquelle ils furent employés au rôle et cotisés à la
contribution dudit ban et arrière-ban de cette sé-
néchaussée.
Jean-Baptiste d'Auber, marquis de Peyrelongue,
écuyer, fui reçu page 'lu roi en sa petite écurie,
sur les preuves de son ancienne noblesse, faites
le / juin 1702 ; mousquetaire de lu seconde compa-
gnie, le 1er juillet L765; écuyer du roi le 13 sep-
tembre 1T7S; capitaine au régiment du roi, cava-
lerie, le 13 septembre 177.»: chevalier de Saint-
Louis, avec le brevet de marquis et le rang de
lieutenant-colonel, le s mai HX7}.
Armes : D'azur, à un j>ai d'argent accosté de
quatre étoiles d'or, posées 2 de chaque côté, l'une
au-dessus de l'autre; au chef de gueules, chargé
d'une fasce ondée d'argent.
AUBERGUE (#).
Cette famille est originaire de la Provence qu'elle
n'a presque jamais quittée.
Elle a été anoblie par une charge de secrétaire
du roi près le parlement de Dijon. Nous croyons
cette famille éteinte dans ses mâles.
Armes : D'azur, à la tente d'argent accostée
de deux lévriers assis an même, le tout posésur
toi terra l)i de sinople ; en abîme, an panache
accompagné de trois étoiles, une en chef, deux
en flanc, le ton l d'argent.
AUBERJON (d).
Famille no] de (lu diocèse de Narbonne en Lan-
guedoc, et connue depuis le milieu du xvi'-' siècle.
Louis d'Auberjon, qualifié noble, seigneur de la
Chevalinière, venu de l'Isle de France, fut protégé
par les dames Madeleine et Eléonore de Bourbon,
tantes du roi Henri IV. 11 lit en 1552 l'acquisition
du domaine de Pechgaufv, auquel il donna le nom
de la Chevalinière. Il fut enterré le 14 novembre
1555 dans la cbapelle de Fanjeaux, où toute sa
postérité eut droit de sépulture.
Raymond d'Auberjon fut maintenu dans sa
noblesse par M. deLamoignon,le3 novembre 1697.
Cette famille compte plusieurs officiers dans
l'armée, des chevaliers de Saint-Louis.
On présume que cette famille pourrait bien être
issue des Auberjon-Murinais du Dauphiné.
Chesnaie fonde cette idée sur ce que le nom
d'Auberjon n'est point commun.
Armes
et 1.
D'azur, à sic besants d'or, posés 3, 2
AUBERT (d').
Famille originaire de lire
tagne comptanl treize de
grés.
Parmi les pièces cou ier
vées aux archives de cette
famille, on trouve :
1" Un bref de la cour de
Rome en date du ') avril
1502, qui concède plusieurs
privilèges à < i-uillaui l'Au-
berl ei à ( ruillemette de
( îhalus, son épouse, en re-
connaissance de bons servi-
ces rendus par celui-ci.
2° Une lettre de Henri III,
en date du 24 octobre 1575,
par laquelle Sa Majesté accorde à son amé et féal
Pierre d'Aubert, seigneur de La Criblerie, écuyer
de son écurie, la charge et conduite d'une compa-
gnie de cent chevau-légers.
3° \ T ne autre lettre de Henri 111, datée du :i sep-
tembre 17S7, portant exemption, en faveur de
Pierre d'Aubert, seigneur de Fa Criblerie, de
Tartoul et Boisbriant, terres situées au pays de
Bretagne et du Maine, du fait et contributions
aux ban et arrière-ban.
4° Preuves de noblesse de François- Charles-
Ccesar d'Aubert, pour être admis au nombre des
pages du roi, du 8 avril 1790, reçues par d'Hozier.
Cette famille a produit aussi un défenseur du
Mont-Saint-Michel, ainsi que l'on le voit par le
nom (d les armes d'un de ses membres, gravés
sur une carte originale conservée au château
même.
Armes : Bégueules, à trois >miilh'ls d'or, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Aubert (François-Jules d'), demeu-
rant à Laval.
2° A. (Louis-Chârles-Marie d'), marié à
Marie-Thérèse Tiger de Rouffigny, demeu-
rant ;i Laval et au château du Guémadeuc-
PJéneuf (Gôtes-du-Nord), dont : a> Louis-
Joseph-Marie d'A. ; b) Marie, mariéeà René
de Farcy, lieutenant au 70 e régimenl d'in-
fanterie : c) Marguerite.
3° A. (Joseph <#'), marié à Henriette du
Breil de Pontbriand, demeuranl au châ-
teau <b' la Hauguemorais-Saint-Potan (( y>U-<-
du-Nord 1. donl : a) Joseph : b) Henri : c)Guil-
lemette; d) .Mûrie
4° A. 1 Emilied' I, mariéeà Léonard Drouet
DE MONTGERMONT.
— 305 —
AUBERT DU PETIT THOUARS.
La famille Aubert, anoblie le 26 juin 1714 était
originaire de l'Anjou, où la souche habitait le
château de Boumois, près de la ville de Saumur.
Elle a produit, entre autres rejetons : Louis-Marie
Aubert du Petit Thouars, célèbre botaniste, né en
1758; Aristide, frère du précédent, capitaine de
vaisseau, qui commandait le Tonnant, au combat
d'Aboukir, où il périt le 1er ao ùt 1798; l'amiral
Abel Aubert du Petit Thouars, qui fut désavoué
en 1842 pour avoir expulsé des Etats de la reine
Pomaré le missionnaire Pritchard, auquel les
< ïhambres votèrent une indemnité.
En revanche, ses concitoyens lui offrirent une
épée d'honneur, et, en 1848, il fut nommé repré-
sentant à l'Assemblée législative
Armes : D'azur, à un haubert <r<>r.
AUBÉRY.
Vatan, autrefois Vastan, dont les Aubéry por-
tèrent le nom, et dont ils firent ériger la seigneurie
en marquisat, est une petite ville du Berry remon-
tant au ve siècle environ, et dans laquelle les
Templiers possédèrent des biens el un couvent.
La famille Aubéry (dont le nom s'est écrit quel
quefois Aubry), a possédé les seigneuries de Jully
et de Ponthit'u. Elle n'était saillante ni par son
origine, ni par son ancienneté. Paris étail son
berceau. Elle fut maintenue dans sa noblesse le
30 juin 1705. Robert Aubéry, président de la
chambre des comptes, avant épousé Claude de
Prélevai qui lui apportai! l'héritage des Maricourt
et celui des du Puy, les terres de Vatan, les lit
ériger en marquisat par lettres du mois d'août
1650. Le côté éminent de la position des Aubéry
venait de leurs alliances. Ils en formèrent de con-
sidérables avec les premières maisons du royaume.
Armes : D'or, à cinq (rangles de gueules.
AUBIER DE RIOUX.
Très ancienne famille d'Auvergne, et des mieux
alliées, qui a habité alternativement la ville de
Glermont et les châteaux qu'elle a possédé-, dans
la campagne.
Il paraît, par la production des titres de cette
famille, qu'un grand nombre d'autres ont été la
proie de trois incendies : le premier, commis par
les troupes qui pillèrent le château de Rioux pen-
dant les guerres de la Ligue, est prouvé par acte
de l'année 1654 ; le second, à Laqueuille, l'est par
monitoire de l'année 1683; et le troisième, de l'an
1730, est établi par des procès-verbaux juridiques.
Par ce qui est échappé de ces incendies, il
parait que le premier connu de cette famille est
Perrot d'Aubier, l'un des 23 écuyers menés à
Bourges par André de Chaumeguy ou Ghauvignv.
en 1356.
Par arrêt contradictoire du 26 février 1780. cette
— 306 —
famille a été maintenue dans le droit et possession
de sa noblesse ancienne.
Armes : D'or, un ihevronde gueules, surmonté
de deux molettes d'éperon d'azur, arec un croiÂ
sant aussi d'azur.
AUBIGNÉ0/T.
Il n'y a presque point de province en France
où l'on ne trouve des gentilshommes du nom
d'Aubigné, mais ils ont tous des armes différentes]
Ils tiennent leur nom delà terre d'Aubigné en An-
jou, à une demi-lieue le Martigny-Brien.
Le premier de cette maison fut olivier d'Aubi-
gné qui vivait vers 1200.
Armes : De gueules, au lion d'hermine, cou'.
ronné, armé et lampassé d'or.
AUBIGNY en.
Le nom d'Aubigny est porté par un grand
nombre de personnes dont il est impossible d'éta-
blir la véritable origine.
En effet, les nobiliaires ne font mention de ce
nom que d'une manière générale et n'indiquent
aucun auteur commun qui permette de rattache!
entre elles les diverses familles existantes.
Non seulement le nom.de d'Aubigny est très
répandu dans toutes les parties de la France!
mais il est porté comme surnom par plusieurs
familles dont deux d'entre elles émirent jadis des
prétentions au sujet de la prétendue usurpation
de ce nom par deux personnes étrangères à la
famille.
On se souvient de ce procès qui occupa quel-
que temps, sous l'Empire, les chroniques mon-
daines.
MM. Cochon (père et fils) avaient été autorisés;
par décret du 12 mars 1859, à substituer à leur
nom celui de d'Aubigny. Un double pourvoi fut
formé par les membres de la famille Morel d'Au-
bigny et par ceux de la famille Henrys d'Aubi-
gny. Mais le conseil d'Etat, sur les conclusions de
M. Ernest Baroche, commissaire du gouverne-
ment, rejeta les deux pourvois, attendu que le
décret attaqué ne causait aucun préjudice aux op-
posants.
MM. Cochon père et fils continuèrent donc à
s'appeler d'Aubigny.
Il a existé en Poitou, en Bourgogne, en Bretagne
et en Artois des familles qui portaient :
Artois : D'azur, à trois chevrons alésés d'or.
Bourgogne : D'or, à la. bande de gueules
chargée de trois lionceaux d'argent.
Bretagne : D'argent, à la fasce de gueules .
chargée de trois besanls d'or.
Poitou : De gueules, à trois châteaux d'or.
:;07
- 308 —
Parmi les familles du Poitou, nous trouvons
celle des Leret d'Aubigny, qui se îixa dans le
Maine vers 1700.
On trouve une filiation directe jusqu'en 1400.
Elle fut maintenue dans ses privilèges en L696.
Elle est alliée aux de Chantemesle, de Soland,
de Charencey, de Boynes.
i tte famille possède le flef de Boisdoublet,
dont les armes sont : D'azur aux glands d'or.
Armes: De gueules, à trois fasces ondées d'ur-
gent.
Casque de chevalier taré de profil, orné de ses
lambrequins.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Aubigny 'O. Leret d'h ancien vice-
président du Conseil de préfecture de l'Orne,
fils d'Alphonse Leret d'Aubigny, député
de la Sarthe, officier de la Légion d'hon-
neur, marié à M 1Ie M.-G. Desmaroux de
Gaulmin, fille du baron Desmaroux de
Gaulmin, ancien député et président du
Conseil général de l'Allier, chevalier de la
Légion d'honneur, dont deux fils: cm Albert
ot b) Lucien.
Voy. Drouet ; Duchat; Henrys ; Morell.
AUBOURG DE BOURY.
La famille Aubourg, originaire de Normandie,
remonte à Guillaume Aubourg, seigneur d'Escri-
pigny, reçu conseiller, notaire et secrétaire du
roi. le 1*'> juin 1058, avec des lettres d'honneur,
30 juin 1673: il acheta la seigneurie de Boury, érigée
en marquisat et par lettres patentes de juin 1652,
en faveur d'Emmanuel de Pellevé, et obtint pour
lui et sa descendance la conlirmation du titre
par lettres de juin 1686, en considération de ses
services.
Armes : D'azur, au lion d'or surmonté à dextre
d'une étoile du même, et à sénestre d'une lame
d'argent.
AUCOURT ((V). — Voy. Barbier.
AUDIBERT DE LUSSAN.
La terre de Lussan, située en Languedoc, près
de Bagnols et d'Uzés, avait été érigée en comté', en
1645, ''ii faveur de la maison d'Audibert.
La famille Audibert deLussan possédait des sei-
gneuries importantes aux diocèses d*Uzès et de
Viviers. Klle a donné cinq chevaliers de .Malte de
1582 à 1719, des gentilshommes de la chambre du
roi, des officiers généraux, un chevalier des ordres
du roi, un archevêque de Bordeaux, primat d'A-
quitaine. Les preuves de noblesse qu'elle a four-
aaaj* j> . nies lors de la recherche de
1666, établissant 88 filiation
depuis Jacques d'Audibert,
seigneur de Lussan, qui lit
une re< naissance de lods
le 21 mai 1477, el fournil au
roi le dénombrement de sa
terre, par acte du 16 avril
1504. 11 testa le L2 janvier
1514.
i h < taspard d'Audibert,
seigneur de Lussan , fut
nommé capitaine d'infante-
rie, le :;i aoûl L533, et reçut
le 2 avril 1546 «lu duc de Guise, l'ordre de conduire
en Italie cinq compagnies de gens de pied. 11 fui
chargé parle roi de lever deux compagnies de gens
île pied, au mois d'août 1556, et lit son testament
avant de monter sur les galères pour se rendre en
Italie.
Un Jacques d'Audibert, seigneur de Lussan,
baron de Valros, leva dans la province du Lan-
guedoc, par commission dn duc de Montmorency,
son cousin, au mois d'octobre 1627, un régiment
d'infanterie de son nom, qui fut licencié après le
siège de la Bochelle. Il fut nommé maréchal de
camp le 4 juin 1655. C'est en sa faveur que les
terres de Lussan, de Valros, de Saint-André-d'O-
lérargues, de Saint-Martin-de-Gareiret, furent
érigées en comté par lettres patentes du roi
Louis XIV, au mois d'octobre 1645. Les maré-
chaux de France lui envoyèrent, le 4 novembre
1664, une commission pour accommoder et termi-
ner les différends des gentilhommes du duché
d'Uzés. Le comte de Lussan fut maintenu par ju-
gement souverain du 20 novembre 1668.
Un autre Louis d'Audibert de Lussan fut aussi,
en 1669, maréchal de camp.
Le père du chef actuel de la famille, Alexis
d'Audibert, fut gentilhomme de la province du
Languedoc, garde du corps de Louis XVIII, et fit
comme officier les campagnes de 1803 à 1815.
Armes : De gueules, à un lion d'or armé et
lampassé de gueules.
AUDIFFRET (d')
La maison d'Audiffredi, originaire d'Italie s'esl
transplantée au xiii« siècle dans la vallée de Bar-
celonnette. La branche ainée, lixéc en Piémont, a
justifié d'une manière légale de l'ancienneté di
noblesse, en remontant à l'an 1390 par-devant le
Sénat de Turin, qui a rendu à cette occasion une
sentence confirmative. Les branches cadettes éta-
blies en France ont été maintenues du us leur no-
blesse par jugement du 29 novembre L668, rendu
sur production de titres originaux. D'Hozier, juge
diurnes de France, dressa leur filiation en 169"/
pour l'admission de deux de leurs membres en
qualité de pages du roi dans la grande et petite
_ 309 -
- :;10 —
écurie. Il résulte de ce travail que lesdites
branches descendent en ligne directe et masculine
de Marcelin d'Audiffret, commandant du fort Jau-
zier, qui était général au service de René, comte
de Provence, roi de Sicile et de Naples, fil ses
preuves de noblesse en 1464 pour recevoir le col-
lier de l'ordre du Croissant. Elles ont contracté
des alliances avec les maisons d'Albertas, deCas-
tellane, de Pontevès, etc. La principale des bran-
établies en France est titrée marquis depuid un
demi-siècle, et un de ses membres a été appelé à
la pairie par ordonnance du 3 octobre 1837.
Armes : D'or, au cher, -du d'azur, chargé de
cinq étoiles d'or, et accompagné en pointe d'une
montagne de trois coupeaux de sable, celui du
milieu surmonté d'un ['manu du même, la iéte
contournée et la patte dexlre levée : à la bor-
dure componée d'or et de sable de vingt-huit
pièces.
Couronne de comte surmontée d'un fer de flèche
d'or.
Supports : Deux faucons.
Devise : Virlus omni obice major.
Une branche cadette de la maison d'Audiffret,
hérita, par substitution, du nom, du titre el des
urines du «lue Pasquier.
Denis, duc Pasquier, grand chancelier de
France, adopta son petit-neveu, Gaston d'Au-
diffret.
Le duc Pasquier, était issu d'une famille noble
et pour laquelle la baronnie de Goulans avait été
érigée par lettres patentes de Louis XIV, confir-
mées par d'autres lettres du roi Louis XV.
11 avait été créé de nouveau baron en 1809, a
majorât transmissible à son neveu Louis-Etienne
Pasquier, conseiller à La cour de cassation, fils de
Jules Pasquier, préfet de la Sarthe en L814, direc-
teur de la caisse d'amortissement en L818. il reçut.
par ordonnance royale du lii décembre 1844, le
titre de due avec réversibilité sur la tête de Gas-
ton, comte d'Audiffret, son petit-neveu, qu'il avait
adopté. Il est décédé le 5 juillet 1862, el son fils
adoptif a été confirmé dans la transmission du
titre ducal par décret du 2 janvier 1863, sous le
nom d'Audiffret-Pasquier.
Armes : Ecart clé : aux 1 et 1 d'or, au chevron
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or et accompa-
gné en pointe (.l'une montagne de trois cou-
peaux de sable, celai du milieu surmonté d'un
faucon <i a même, Iq tète contournée et la patte
dextre lèvre: à la bordure componnée d'or et de
sable de vingt-huit pièces, qui est d'Audiffret:
aux2et 3 de gueules, au chevron d'or accom-
pagné en chef de deux croissants d'argent et en
pot, iic d'un buste de licorne du même, qui est
de Pasquier.
Couronne ducale.
Supports : Deux fa ucons,
AUDREN DE KERDREL.
Cette famille est originaire de Bretagne. < )n
trouve un Raoul Audren, chevalier croisé en
1248; Olivier Audren, archer dans une montre de
Jean de Tournemine, reçue en 1356 à Saint-Ar-
nould-en-Iveline. Prigent Audren, qui prêta ser-
ment de fidélité au duc de lîretagne, en I \:\~, ; Jean
Audren, abbé de Saint-Vincent du Mans, 1695-
1720. 11 a existé en Bretagne trois autres l'ami lies
du nom d'Audren auxquelles lé nobiliaire de M. de
Courcy dit qu'on pourrait peut-être attribuer le
chevalier croisé. Le blason que le musée de Ver-
sailles donne au compagnon d'armes de saint
Louis est celui de de Kerdrel.
Armes : De gueules, à trois tours couvertes
d'or et maçonnées de sable.
AUERST.EDT (ffl). — Yoy. Davout.
AUFREVILLE.
Voy. Brochant.
AUGIER DE MOUSSAC ET DE
CRÉMIERS.
Cette ancienne famille,
qui a occupé pendant un
siècle la place de lieutenanl
général de la sénéchaussée
de Montmorillon, est origi-
naire d'( hdéans, qu'elle dut
quitter par suite d'alliances.
Un de ses membres fut
pourvu d'une charge dans
l'administration de la ville
d'< >rléans, et fut même dé-
puté pour complimenter le
roi de France Charles V, ce
qui prouverait qu'il tenait
un rang élevé parmi ses concitoyens.
Armes : D'or, à trois croix de sa h le pommelées
par le haut et poser < en pal.
AURAYDE SAINT-POIS.
Cette famille, originaire de Normandie, est de
noblesse très ancienne. Elle a pour auteur un
Auray, écuyer. -ei-neur de Saint-Pois.
Armes: Losange d'or et d'azur.
AURELLE (7/ ').
Ancienne famille, appartenant à la noblesse
d'épée de la province d'Auvergne. Elle est connue
•les 1250 et produisit sa filiation depuis 1360, pour
monter dans les carrosses du roi.
Parmi les personnages marquants, il faut citer
un maître d'hôtel du roi, en 1446, un célèbre plé-
nipotentiaire auprès de la République de Venise,
— 311
- 312 —
en 151 l (Rigaud d'Aurelle, seigneur de Villeneuve,
conseiller et maître d'hôtel du roi, sénéchal de
Gascogne), neuf chevaliers comtes de Brioude
(1256-1613), deux chevaliers de l'ordre de Malte,
au xvnie siècle, de nombreux officiers et chevaliers
de Saint-Louis. Cette famille a formé plusieurs
branches dont les seules survivantes sonl :
Branche des d'Aurelle de Palàdine
Armes : Parti: au 1 d'azur, à trois chevrons
d'or, au chef d'argent, chargé de quatre mouche-
tures d'hermine de sable; au 2 V azur chargé
de deux étoiles d'argent el une coquille deméme
en chef, et, en pointe, deux besants d'or.
REpRÉS EN TA N TS A CTl ~K LS :
I Aurelle de Palàdine (M'" douai-
rièrecf'), veuve du général. Résidence : Châ-
teau de Saint-Loup, par Neuilly-le-Réal
(Allier).
2° A. de P.. maire, à El-Biar (Algé-
rie).
3° A. de P. (Marc d'), docteur en méde-
cine 7'.». rue du Bac, à Paris.
Branche des d'Aurelle du Cornais
Armes: D'azur, au lion
grimpant d'or, arme et
lampassé de gueules accom-
pagné en chef de deux étoi-
les d'or, et en pointe d'un
croissant du même.
Devise : Virtus. honor.
1° Auralle du Cor-
nais (Eugène, Y te d), à
Bajolet, par Grevant
(Puy-de-Dôme).
2° A. du C. (Théophile. V te ef ), fils du pré-
cédent, cité Chabrol, à Clermont-Ferraim
(Puy-de-Dôme).
Branche des
d'Aurelle Montmorin Saint
H khi-: m
Maison des plus illustres et des plus anciennes
d'Auvergne. Connue dès l'an '.'(M).
Illustrations nombreuses dans les armes, l'ad-
ministration et le sacerdoce. Un gouverneur d'Au-
vergne, qui refusa d'exécuter la Saint-Barthélémy
dans la province. Plusieurs gouverneurs de Fon-
tainebleau. Un ministre des Affaires étrangères
57-1792), chevalier de la Toison d'or, arnba
deur en Espagne. Un évêque d'Agde (1440), un
archevêque de Vienne (1693). Un évêque die: de
Langres (1131), commandeur du Saint-Esprit.
Plusieurs chanoines comtes de Lyon, de Brioude,
des chevaliers de Malte, trois chevaliers de L'ordre
'lu Saint-Esprit.
Cette maison esi aujourd'hui représentée par la
famille d'Aurelle Montmorin Saint Hérem, qui lui
a été substituée, par ordonnance royale de
Louis XVIII en 1816.
Armes: Cette branche écartelle les armes des
d'Aurelle du Cornais, aux 2 et 3 du blason des
Montmorin qui es/ de gueules, semé de molettes
d'éperon d'argent, au lion du même, brochant.
Devise : Virtus, honor.
1° Aurelle Montmorin Saint-Hérem
(C tesse douairière d'), née de Rigauld. Rési-
dences: Château de LaBarge, par Courpière
(Puy-de-Dôme), et à Maringues (Puy-de-
Dôme) ;
2° A. M. S l .-H. (Hugues, C^ d'), chef de
la famille, commandanl d'état-major, à
l'état-major du 13 e corps d'armée. Rési-
dences: Clermont-Ferrand ; château de; La
Barge, par Courpière (Puy-de-Dôme), el
château de Martilly, par Saint-Pourçaint
(Allier), marié à N..., née de Fontenoy.
Enfants: a) Calixte; b) Jacques; c) Hed-
3° A. M. S 1 . -H. (Gaston, V te d'), frère
du précédent, capitaine au 33 e régiment
d'artillerie. Résidences: Poitiers, el château
«le Vandeleigne, par la Crèche (Deux-Sè-
vres), marié ;i X..., née de Talhouet Boi-
saurand, dont : Anne;
1" A. M. S 1 . -H. (Auguste, Y 1 " d'), onde
des deux précédents, château de Chaudian,
par le Breuil (Allier), marié à X.... née de
Long-ueil, dont: Henriette.
AUTANE (d').
Seigneurs d'Autane, Val-
benoît, Bésignan, Bonne-
val-Sainte-Marie en Val,
d'Oulle, Piégon, Volonne.
I d'Autane sont origi-
aaires du Dauphiné.
Dès l'an L215, ils exis-
taient déjà, témoin le docu-
ment du 2~< juillet de Cl
même anm' i I >ragonei et
Raymond deMévouillon ren-
dent sentence arbitrale sur
1,. différent survenu entre
Armand d'Autane et Peles-
tort de Bourdeaux, son gendre, d'une paît, et
Rostain g d'Autane, Rolland et Ripert, ses frè]
— 313
311 -
au sujet d'injures, destructions de maisons, dom-
mages, homicides et autres méfaits.
Le 11 mai J;2r>(), Guillaume d'Autane, fils et héri-
tier de Guillaume, son père, fait un acte ]>ar lequel
il promet d'exécuter les dernières volontés de son
père mort au temple de Saint-Jean-dAcre.
En 1465, Claude d'Autane meurt sur le champ de
bataille de Montlhéry.
En 1594, Pierre d'Autane, capitaine de dragons
au régiment de Normandie, s'établit définitive-
ment en Provence à la suite de son mariage avec
Marguerite de Requiston, fille de Melchior, sei-
gneur d'Allons (Basses-Alpes) et de Madeleine de
Rochas.
Ses frères aines continuent à habiter le Dau-
phiné, où ils forment des branches aujourd'hui
éteintes. A cette époque, la famille se trouve très
divisée parla part active qu'elle prend aux luttes
religieuses qui désolent cette malheureuse pro-
vince.
Vers cette même époque, Claude d'Autane, à ce
que nous croyons, frère de Pierre, vienl aussi
s'établir en Provence, près Forcalquier, où il
forme une branche qui a donné à Manosque
plusieurs consuls et continue dignement la pos-
térité.
Cette branche est aujourd'hui éteinte.
En 1789, Jean-Charles-François d'Autane, an-
cien officier au régiment de Lorraine, lieutenant
des grenadiers royaux, au régiment de Lionois,
coseigneur d'Allons. Sausses et Roquebrune,
présente ses preuves de noblesse pour être ins-
crit au rang des gentilshommes du corps et ordre
de la noblesse de Provence, qui ont voix délibé-
rative aux assemblées des trois ordres de cette
province.
Les paroles qu'il lui a été donné de prononcer
•huis cette assemblée sont empreintes d'une sagesse
et d'une modération qui lui font honneur.
lui L792, il émigré en Italie et fait partie de
l'armée de Condé.
Il est mort à Paris pendant la Restauration; il
était chevalier de Saint-Louis et qualifié marquis
dans les actes publics.
De son mariage avec M"« de Bardonnenche, il a
laissé, entre autres enfants, une fille, Caroline, qui
est devenue la mère des trois généraux : Douay,
Gustave, chevalier de Malte, et Charles. Ce der-
nier, officier distingué, fut honoré de l'estime de
Mgr le duc d'Angoulème, qui tint sur les fonts
baptismaux le premier enfant né de son mariage
avec M"e de La Bruyère de Montélimar. Il tit sous
les ordres de ce prince la campagne du Midi à la
tête d'une compagnie du 10 e , et se conduisit vail-
lamment au pont de la Drôme. Il fit partie de la
garde royale et mourut colonel du 3e de ligne,
assassiné à Toulon par un sous-officier de son
régiment. Il a été reconnu que la balle dont il fut
atteint n'était pas dirigée contre lui. Il avait alors
quarante-deux ans. Il était officier de la Légion
d'honneur, chevalier de Saint-Louis, chevalier de
la Couronne de fer d'Autriche.
De son mariage avec M 11 ** de La Bruyère de
Montélimar, il a laissé deux fils morts aujourd'hui:
( lharles et Anatole.
Cette famille a donné deux chevaliers de Malte :
.1. an (1549), Gustave (1792).
Alliances : De Rivière, deRosans, de Bésigrian,
d'Agoult de Vallavoire, de Charavelle, de Requis-
ton, de Michel, de Mairan, de Gallice, de Mont-
blanc, de Demandoles, d'Henri de La Mottière,de
Bardonnenche, de La Bruyère.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, au
chef d'azur chargé de trois étoiles d'ar.
Devise : In hoc signum roburmeum.
AUTARD DE BRAGARD.
La famille Autard, dont le nom se trouve mêlé
aux guerres civiles de la religion du Dauphiné,
remonte à Bfalthazar Autard. surnommé Bragard,
(des mots, dit-on, garre-bras ou garre sou bras),
capitaine de compagnies de cent hommes d'armes,
qui lit toutes les campagnes du connétable de Les-
diguières. 11 s'empara d'Orpierre, dont le gouver-
nement lui fut conte', et Chorié dit qu'il fut anobli
par lettres patentes du mois de février 1G07, véri--
fiées au parlement d'Aix et données en récom-
pense des grands services qu'il avait rendus au
parti catholique
Armes: D'azur, à une outarde d'argent, bec-
quée, membrée et allumée de gueules, tenant
au bec un rameau d'olivier de sinople, accom-
pagnée en chef , au canton dextre, d'une étoile
d'or.
Yuy. Chappe;
AUTEROCHE (cT). -
LOYNES.
AUTHIER {du).
La maison du Authicr tire son origine de la
province du Limousin, et de la paroisse du Cous-
sac, où étaient situées ses premières possessions.
Une ancienneté remontée à plus de 500 ans, des
services et de bonnes alliances lui assurent un
rang distingué dans l'ordre de la noblesse. Elle
est connue dès le milieu du xnie siècle, et était
déjà décorée de la chevalerie en 1340. N< s rois
ont donné, dans diverses occasions, des marques
d'estime et de confiance aux seigneurs du Authier,
qui, de leur côté, se sont signalés dans tous les
temps par leur fidélité et leur attachement à leurs
souverains. Le roi Louis XI donna une commis-
sion très importante à Antoine 1er du Authier,
en l'employant à la garde de la ville de Bordeaux,
menacée par les Anglais. Il lui accorda en 1480,
des lettres de sauvegarde pour son château et ses
propriétés.
Cette famille compte plusieurs officiers géné-
raux et des chevaliers de plusieurs ordres.
— 315 —
— 316
Armes : De gueules, à la bande d'argent, ac-
compagnée en chef d'un lion d'or, et en pointe,
de (rois vanets du mena
AUTICHAMP {d'). — Voy. Beaumont.
AUTRYu/ï
Terre el baronnie en Champagne, diocèse de
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur delà
maison de Thuisy, dans la branche des marquis
de Thuisy, seigneurs de Vraux, donl L'auteur est
Jérôme de Goujon-de-Thuisy, premier du nom,
qui vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace
de Goujon-de-Thuisy, chevalier, marqnis de
Thuisy et comte d'Autry, petit fils de Jérôme, au-
teur de la lu-anche , né en 1063, reçu conseiller au
grand conseil le 24 août 1658.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che-
vron d'or, accompagne de trois losanges du
même, qui est de Goujon : aux 2 et 3 de gueules,
au sautoir engrêlé d'or, cantonné de quatre
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuisy.
AUVERS (#).
Famille originaire de Normandie ; elle remonte
vers 1596, et a été maintenue dans sa noblesse le
13 août 1666.
Armes : D'or, à l" croix engrélée de sable, qui
est de Marin; ecartelé d'argent, à deux fasces
d'azur, accompagnées de six merlettes de
gueules, 3, 2 et 1, qui est de Sainte- Marie.
Devise : Forte fidelisque simul.
AUVRECHER D'ANGERVILLE.
Cette famille est originaire de Normandie.
Les seigneur- d'Auvrecher d'Angerville, qui
faisaient une branche de la maison «les comtes de
Tancarrille, étaient maréchaux héréditaires de
Normandie.
Dans la liste de la noblesse qui accompagna
Robert, duc de Normandie, à la conquête de la
Terre-Sainte, l'an 1096, sont compris les sires
d'Angerville d'Auvrecher.
Guillaume d'Angerville, maréchal héréditaire de
Normandie, possédait la terre d'Auvrecher. sous
1- dernier duc de Normandie, avec un tief à Fau-
guernon; ce qui parait par un aveu rendu au roi
Philippe-Auguste par Richard d'Angerville, après
la réunion faite du duché de Normandie à la cou-
ronne de France.
Parmi les seigneurs qui furent admonestés par
le roi saint Louis, pour se trouver en armes à
Saint-Germain-en-Laye, l'an 1236, figurent Louis
et Thomas d'Angerville.
Les Anglais, en 1322, voulant faire une des-
cente sur les eûtes de Normandie, le roi envoya
des commandants dans ces places, et le sire
d'Auvrecher eut le commandement 'lu Mont
Saint-Michel.
Robert d'Auvrecher d'Angerville est compté
parmi 1rs gentilshommes qui défendirenl Le Mont
Saint-Michel en L424. Les armes se conservent à
l'abbaye, <•[ ses descendants jouirent du privil
d'y entrer armés. Deux branches de cette famille
sont établies en France et une troisième en An-
gleterre.
Armes: D'or, à la fleur de néflier de subie,
surmontée d'au lion passant de gueules . Alias:
D'or, (i deux quintefeuilles de suide, posées
Vune au canton sénestre, et l'autre en pointe de
Vécu ; au lionceau du même au premier canton.
AUX (>/'..
Les titres de cette famille remontent au xive siè-
cle. Elle a donné des cardinaux, des évoques, des
chevaliers de Malte, des échansons du roi, des
maîtres d'hôtel de la reine.
Pierre d'Aux, seigneur de Montpellier, avait
épousé Jeanne de Goth, cousine de Bertrand de
Goth qui devint pape sous le nom de Clément V.
Les d'Aux furent pendant plusieurs générations
viguiers de la ville de Poitiers.
René d'Aux, dont le père avait passé à Saint-
Dominique, revint en France, et c'est en sa faveur
que Louis XVI érigea le marquisat d'Aux par
lettres patentes de novembre 1777. 11 revendiqua
et obtint ses entrées aux séances des assemblées
des Etats de. Rretagne.
Son fils, le marquis Louis d'Aux, servit dans
les mousquetaires près de la garde lu roi. et son
petit-fils, Pierre-Louis, marquis d'Aux, capitaine
au régiment du mestre de camp, dragons, monta
dans les carrosses du roi en 1 7 S 'l .
Armes: Coupé: au 1, d'or, à trois rois d'échi-
quier de gueules posés 2 et 1; au 2, d'argent, au
lion de gueules.
Couronne de marquis.
Tenants : Deux sauvages armes de massues.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche aînée
Aux de Lescout i M"" cf), née de B< iuillé,
douairière. Château de Rouquette, par Va-
lence (Gers), e1 château ïalbot, par Saint-
Julien (Gironde).
Enfants:») A. deL. (M^rf').— Mêmes
adresses.
b) Marie-Thérèse.
c) A. deL. (G 16 d'), lieutenant au 13 e chas-
seurs à cheval, à Béziers (Hérault) el châ-
teau de Baumont, par Cundoin (Gers;.
T
— 317 —
Branche du Poitou
Aux iM h cT), major au 1" cuirassiers, à
Cambrai (Nord), château d'Aux, par Lou-
plande (Sarthe).
A. (C te el G tesse eT), 54, rue de Londres, à
Paris, dont :
a) Marguerite; &)Magdelei ne; c) René.
AUXAIS (d' .
&Q> ùlOl 3 % J r± ^ AX " ia '~~" n d'Auxais re-
L^'>-^->>-^-i^?t; v monteà 1150. Parmi les per-
sonnages illustres de cette
famille on remarque :
I. Raoul, qui prit part à
la conquête d'Angleterre en
1066.
II. Thomas, seigneur et
patron du lieu, vivant en
1150.
III. Jean (1307). Dans une
charte entre le roi el l'évêque
d'Avranches, il est qualifié
comte.
IV. Pierre, seigneur de La Roquette.
V. Guillaume, seigneur et patron de G-roucy,
mort en 1330.
VI. Philippot, chevalier, mort en 1410, haut ba-
ron.
VII. Bréan ou Bréand, se distingua parmi les
meilleurs capitaines de Charles VII (1429-1461).
VIII. Robert, fils de Guillaume, seigneur du
Mesnil-Véneron.
XI. Robin, chevalier, seigneur et patron d'Àu-
verville.
X. Philippe, siredu 1 >ezert, fut tué le \ mars L592,
dans une charge de cavalerie sous la conduite de
Henry de Carbonnel, contre les calvinistes, com-
mandée par le sire de Tourcy.
XI. Jean, commissaire, adjoint à M. deGhamil-
lart pour la recherche de la noblesse <le la géné-
ralisé de Gaen, aux années 1666 et suivantes. Il
est qualifié de « gentilhomme où il n'y a rien à
« reprocher, tant pour la noblesse que pour la vie
« et les mœurs. »
XII. Jean Philippe, seigneur du Mesnil-Véi
ron, comte de Montfarville, fut en L~,x~< nommé
président des trois ordres de l'élection de Saint-
Lô ; il assista à l'assemblée provinciale de Gaen
en 1789, et à l'assemblée générale du grand bail-
liage du Gotenlin ; il y fut commissaire de la no-
blesse.
XIII. François-René lit toutes les campagnes
de l'armée de Condé et assista à l'expédition de
Quiberon.
XIV. Léonor, chevalier, émigra avec son frère
et fut tué au combat du lac de Constance.
XV. Jules-Charles-François- Alexis , comte
d'Auxais, député à l'Assemblée nationale en 1871,
sénateur, etc., mort le 24 août 1881.
- 318
Dans la liste des 119 gentilshommes qui, sous
Charles VII, détendirent héroïquement le Mont
Saint-Michel contre les Anglais, en 1423, on voit
le seigneur d'Auxais et le sieur Pierre d'Auxais.
Les preuves authentiques de noblesse sont rap-
portées dans Chamillart; l'armoriai de Norman-
die et de Champagne, par Ghevillart : Masseville ;
de Magny : le Traité de la noblesse, par M. Lable
de Roque (173t) ; la recherche de Montfauton ou
Montfaone 1 1 163), etc., etc.
Armes : De sable, à trois besants d'argent, 2
el i.
Supports : Deux léopards.
La famille d'Auxais se divisait en plusieurs
branches : la seule existante est la branche
d'Auxais Grouey-Saint-Essy, Mesnil-Vigot, du
Coudray de la Mare.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1" Auxais (Roger, <;.,. (T), résidant à
Bayeux : 2° A. (Henri, O cf). Rési-
dence : Litteau, par Balleroy (Calvados),
donl : a) René; 6) Geneviève; c) Suzanne;
<r Françoise : 3° A. (Paul, C. cf'). Rési-
dence : Gh au du Pont-Rilly, près Valognes
(Manche); 1" G te 88e Hérouville; 5° ( :,,..„. de
Hercê\ 6° M . ■ de Marescotj 7o M me de la
< 'hapelle.
AUXERRE (cV).
Le famille est originaire de Bourgogne.
A.rmes : De gueules à la bu, nie d'or.
AUXION (cf).
A.RMES : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au lion
d'or, armé et lampassé de gueules; aux 2 et 3
d'or à trois f'asces d'azur.
AUZAC (d ">.
tte famille, noble d'ex-
traction, l'une des plus an-
ciennes et des mieux alli<
de la province de Guyenne,
parait avoir pris son nom
du bourg d'Auzac, situé aux
environs de Gourdon, en
Quercy, actuellement com-
prisdans le canton de Saint-
Projet.
La brandie aînée esl sur-
nommée de la Mari i nie;
elle a constamment fait pro-
fession des armes.
La branche cadette est surnommée de Campa-
:;i:i
320
gnac. Le premier connu, Michaud d'Auzac, de-
meurant à Beauville, en Agenais, vivait en 1555.
Branche ajnée
Armes : Parti, au l d'azur, à la tour ouverte,
ajoutée et crénelée d'argent, maçonnée de sable,
surmontée d'une cloile d'or ; au 2 de gueules,
à la fasce en divise d'or accompagnée en chef
et en pointe d'un croissant aussi d'or, surmon-
tés chacun d'une étoile du même.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1 ' Auzac de la Martinie (Henri d'\.
marié à Marguerite d'Isle de la Laide,
dont Georges.
2° A. de la M. (Lodoïs d'). frère cadet,
marié à Sophie tfAdeler, dont : a) Robert,
marié à M 11 " de Saint-Santin; dont : Ro-
ger : b) Geneviève; c) René, marié à
M lle Dubois de Montulé, dont Guy; d)
Hermine, religieuse ; e) Bertrand ; f) Marie-
Hippolyte-Henri-Girard, lieutenant au 114 e
de ligne, marié à M lle Filippi de Baldis-
sero, dont Madeleine; g) Valentine, reli-
gieuse ; h > Xavier ; i) Marie-Louise ; j) Jo-
seph : fe) Sophie.
3° A. de la M. (Ludovic d'), marié à So-
phie Bocas, dont : a) Germaine, religieuse;
b) Jeannej mariée à ('lier,'! in- du Fau; c)
Jacques : d) Joseph.
4° A. de la M. (Gabriel cT), mari.' à
Jeanne de Gasc de Laroche, dont : a)
Alain, officier de cavalerie; b) Gontran; c)
Odette.
5° A. de la M. i Caroline d') marié.' au
vicomte Edouard de Lary-Latour, dont : à)
Marie ; b) Louis, marié à M lle Damas, dont :
a) Monique; b) Henri: c) Gaston.
Branche cadette
Armes : Partiiau 1 d'azur, à la tour d'argent,
entourée d'un ceps de vigne de sinople et sur-
montée d'une étoile d'or ; au 2 de gueules, à la
fasce d'or accompagnée de deux croissants du
même, posés l'un en chef et Vautre en pointe de
Vécu et surmontés chacun d'une étoile d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
1° Auzac de Campagnac (Georges d'),
marié, demeuranl villa Màssengy, à Nice,
et à. Agen (Lot-et-Garonne).
2o A. de C. (M 11 - d'), demeurant 18, rue
du Cat. à Agen.
AVEJAN (d).
JEAN.
— Voy. Banne d'Ave
AVÈNE DE FONTAINE (d').
Cette famille est o
re de Picardie. Su
néalogie est rapportée dans
le père Anselme, t. I. page
60 D.
Le père du représentant
actuel émigra en L791, ser-
vit dans les armées
princes, et lit partie de
la maison civile des rois
Louis XVI II et Charles X.
Armes : D'azur, à trois
gerbes d'or, au chevron
brisé en abîme, au croissant de même en pointe.
AVÊNE DES MÉLOIZES.
Renaud d'Avène des Méloizes.
— Voy.
AVENEAU DE LA GRANCIÉRE.
Rameau de la maison
Avenel (branche anglaise)
d'antiquité chevaleresque .
dont un membre, Edouard
Avenel, chevalier anglais,
vivait en 980; La famile A ve-
neau, d'après la tradition,
vint d'Angleterre s'établir
en France, en la personne
d'un de ses membres, offi-
cier anglais, lors de la
guerre de < !ent Ans.
Armes : De gueules, à l'aigle d'argent au vol
abaissé. — Alias : d'argent, à l'aigle... au vol
abaissé.
L'écu timbré d'un casque taré de front, sur-
monté d'un plumait pour cimier, et accompagné
de trois lionceaux hissants de chaque côté
(sceau).
REPRÉSENTANT ACTUEL:
Aveneau de La Grancière (Paul), ma-
ri.'" à Charlotte Ur.vov de Portzamparc,
dont un fils. Résidence : Ch au de Mous-
toir-Lan, par Pontivy (Morbihan).
AVENEL (d).
La maison d'Aven. 1 a été alliée aux rois de
France, aux rois de Castille, aux empereurs de
Constantinople, deux fois aux rois d'Angleterre et
aux ramilles d'Anjou, de Courtenay. de Largerie,
de Vauborel, etc.,
L0
— 321 —
:;•»-.'
Héroul Avenel, frère con-
sanguin de Rollon, premier
duc de Normandie, vint en
France avec lui, vers 912 ; il
fut comte de Martain et sou-
verain des Biards, et le chef
du nom et de la famille d'A-
venel.
Guillaumell Avenel, comte
de .Martain et prince des
Briards, suivit en Angleterre,
Guillaume le Conquérant,
dur de Normandie en 1066 :
il fut accompagné par la plu-
pari des guerriers de Martain. Revenu en France,
il alla à la première croisade, 1096.
Un autre Guillaume 111 Avenel, prince souve-
verain des Biards, tenait sa cour souveraine de
baron aux bois Avenel en Landelle. Il prit la
croix avec Richard Cœur de Lion (1191).
La branche aînée des Avenel, comtes de Mar-
tainel prince des Biards, finit en la personne de
Guillaume IV Avenel. vers L320.
Branche des Avenel, barons de Chalandrê
Cette branche commence à Frallins Avenel, ba-
ron de Chalandrê (1341), fils de Robert et frère de
Guillaume IV Avenel qui précède. Cette branche
finit en L600 en la personne de Roberl IV Avenel,
baron de Chalandrê.
Branche des comtes d'Avenel de \.\nti;i.v
Le chef de cette brandie, Cilles Avenel. cheva-
lier, seigneur de la Touche-Boissirard, chambel-
lan du roi, troisième fils de Robert IV. lui oon-
lirmé dans sa noblesse parle commissaire royal
M mu Haut (1463).
A son tour, Thomas Avenel, chevalier, vicomte
de Saint-Hilaire, baron de Dorière, l'ut, en février
1599, confirmé par Raissy, commissaire royal,
dans sa noblesse, dans ses titres et libation des
Avenel, prince des Biards.
Jean-Baptiste-René-l rermain, comte d'Avenel,né
en 1727, marquis d'Avalis et de Longuève, i
colonel de cavalerie, commandeur de l'ordre ro
et militaire de Saint-Louis, combattit à Fontenoy.
Armes : De gueules à (rois aigles d'argent.
AVENNES id').
La maison d'Avennes est originaire du Hai-
naut. La branche aînée est originaire de la ville
d'Avesnes; elle remonte par différents titr<
Thierry, qui vivait en 1070, puis Jacques qui prit
part à la première croisade et épousa, en 1160,
Emeline de Guise.
Bouchard épousa en 1211 Marguerite de Flan-
dres, et commença la branche cadette des d'Aves-
nes dllermonville, par son deuxième fils Bau-
doin, qui obtint le Hainaut et les Flandres en 1278
et l'aliéna deux ans après en 1280, tandis que son
frère aîné Jean continua la branche aînée de la
maison d'Avesnes, qui s'étei-
gnit en 1345, par la mort
de ( ruillaume II. qui avait
épousé Jeanne de Brabant.
Les .l'Avenues d'I lermon-
ville furent tous militaires :
ils écrivirent leur nom de
plusieurs façons, comme le
constate Caumartin : d'Aves-
nes. d'Avoine, d'Avenues,
etc. Les survivants ont re-
pris cette dernière orthogra-
phe.
Les d'Avennes, implantés à Hermonville en
Champagne au xii e siècle, s'y sont succédé sans
interruption jusqu'à présent, [ls étaient seigneurs
d'Hermonville, de Toussicourt, du grand Hameau
de Romain, etc., etc., comme le constate Caumartin
dans son rapport sur la noblesse de Champagne,
en 1683.
Armes : De sable, à trois fusées d'or chargées
de six besant teules, posés ■>. 2 et 1.
pports: Deux lionsnon armés, ni lampassés.
L'écu est timbré d'un casque d'argent grillé
d'or, portant une couronne comtale, d'où sort
comme cimier un lion dragonne de sinople, tenant
cette devise : Fortis simul et prudens.
A VI AU l'/'i.
Le plus ancien titre île cette maison date du
18 novembre 1418. G'esl un aveu rendu à Charles
d'Aviau, seigneur de La Ghèze, par Guillaume de
Chargé, signé Pendui, et scellé d'un sceau aux
arme- d'Harcourt et d'Aviau.
François d'Aviau, seigneur de Piolans, fut fait
chevalier de l'ordre du roi, suivant les lettres de
Sa Majesté du 11 octobre 1567. 11 épousa Louise
du I5ois par acte passé au château de Piolans.
Cette dame de Piolans fut particulièrement consi-
dérée à la cour, pour les excellentes qualités de
son esprit. Henri IV la choisit pour être sous-
gouvernante des enfants de France. A ce propos
elle reçut une lettre du roi et une de la reine,
dont les originaux sont conservés au château de
Piolans.
Cette maison compte plusieurs chevaliers de
l'ordre du roi, un écuyer de la princesse d'Espa
gne, un gouverneur de la ville et du château de
Loudun, un capitaine des armées du roi qui fut
chargé de diverses négociations.
Louis d'Aviau a été tenu en baptême, au nom
du roi et de la reine mère, par le maréchal de la
Meilleraye et M me de Relay, aïeule du baptisé.
Armes : De gueules, au lion d'urgent cou-
ronné du même, la queue fourchée, nouée et
passée en sautoir.
Cimier : Un griffon issant d'or.
Supports : Deux lions d'argent.
323 -
324 —
AVON (cf).
Celte famille, originaire de L'ancien comté de
Sault, en Provence, y était déjà établie dans la
seconde moitié du xv siècle. Des dnc-uments
authentiques el les actes de l'étal civil permettent
d'établir la filiation directe depuis Etienne d' A von,
capitaine 'le cent hommes de pied, cl Pierre
d'Avon, sieur de La Plane, son frère, capitaine
d'une compagnie de cavaliers, qui prirenl pari à
l'expédition du président d'Oppède contre les
Vaudois de Gabrières et de Mérindol, en L545.il
esl question, d'après les plaidoiries du procès in-
tenté au président d'Oppède à la suite de cette
expédition, d'une maison d'habitation qu'Etienne
d'Avon possédait près du Uoussillon el que les
Vaudois pillèrent et incendièrent lorsqu'ils vinrent
assiéger cette localité en 1535 (J. Aubery, plaidoyer
en la cause de ceux de Cabrières et de Mérindol,
Bibl. Nationale).
Branche de Sainte-Colombe
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois étoiles du même; écartelé de
gueules à un pont à deux arches d'or, qui est de
Pontevez.
Branche de Collongue
En L844, Gabriel d'Avon, sieur de Collongue
(fils de Jacques d'Avon, mort en 1715, avocat au
parlement de Provence), fut l'auteur d'une nou-
velle brandie qui se détacha de la précédente..
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, >nt
chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'ar-
gent, qui est d'Avon; aux 2 el 3 d'argent, à
trois roses au naturel, figées et feuillées de si-
nople, surmontées d'un chef d'azur, chargé de
trois croissants entrelacés d'argent, qui est de
Marmet de Yaumale.
AVOUT (iï\
S'e>i écrit successivement
Avot, Avoul, Avoult. Avout
>ur les inscriptions, 1 >avout.
Cette famille d'origine
chevaleresque (que cons-
tate h.- dicton
une :
de Bourgo-
Quand il naît nu d'Avot
I "nr épée soi't iln au),
parait tirer son origine 'If
l'illustre maison des ému-
les de Noyers (Bourgogne),
dont un II hier de Noyers
aurait reçu au xiu" siècle,
en apanage, la seigneurie d'Avot, près d'Is-sur-
Tille, aux environs d- 1 >ijon, et eu aurait dès lors
porté le nom. Quoi qu'il en soit, la libation authen-
tique, établie et reconnue, remonte à 1380, mais
le plus ancien titre en possession de la famille est
de 1274 et montre Monseigneur Miles d'Avot,
chevalier, témoin dans une Iran ;action du
d'Epolpes.
Les seigneuries possédées par les d'Avout fu-
rent A vol. Senai il y, Prey, Thory, Sa in le Colombe,
Annoux, Marcilly, imites situées en Bourgogne;
la dernière, Vignes, fui la récompense d'un fait
d'armes par lequel Jehan d'Avout, seigneur 'le Se-
nailly, délivra L'abbaye 'le Moutiers-Saint Je!
assiégée par les Armagnacs. Par acte sur parche-
min (aujourd'hui dans les archives du château 'le
Vignes), 'lu 18 octobre 1 122, Sii i de Saulx. abbfi
de Moutiers Saint-Jehan, établit la remise du fief
en reconnaissance, du service rendu.
AiiMEs : De gueules, à la croix d'or chargéede
'■'nui molettes d'éperon de sable.
Supports: Deux lions. (Branche aînée : Le ux
licornes.)
Couronne de marquis.
I >evise : Honore et virtule.
Au milieu du xvne siècle, la famille fut parla:
en deux branches.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée, dite de Vignes
Avout (Ithier, M is cV ). fils de Léon ë1
de Charlotte-Thaïs de Jarsaillon, né en
1840. Résidence : château de Vignes
(Yonne). Marié en 1866 à Jeanne de Per-
rey, dont : a) Jehan, né en 1867, li<Mii< i -
nanl d'infanterie. Résidence : Marseille.
Marié en L895àLouise de Rémusat ; b) Guy,
né en 1868; c) Charles, prêtre, né en 1870.
Frère : A. (Edgar, C te d'), né en L842.
Résidence : Sennecey-le-Grand (Saône-et-
Loire). Mario en 1872 à Angèlé de La Ro-
que de Chanfrey, dont : a) Henri, n< ; en
1873, maréchal <lf> logis de dragons;
b) Marie, née en 1876; c) Robert, né en
1877.
Sœur : Jeanne née en 1845, mariée en
1873 au baron du Verger de Saint-Thomas
DES ESSARTS.
Cousine - Germaine : Louise, mariée en
1875 à Paul Sarrai ste de Menthièi
Branche cadette ou d'Annoi s
Henri, né en 1876,, el Jeanne, née en
1873. Résidence : Pacé, par Alençon (Orne).
Enfants de Jules, comte d'Avout et de
Marie de Losse.
Avout (Mih-s. V' f/"i. oncle dos précé<
dents, fils de Frédéric, comte d'Avout, el
de Flore Poullain du Pé. né en 1822. Ré
- 32:
326 -
sidence : Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Mo-
selle. Marié en L865 à Céline Fleuret,
donl mu' fille, Edmée, née en [s(\\).
Son frère Charles, baron d'A., né en
L825. Résidence : Pacé (( >rne).
Sa sœur Léontine, née en 1830, mariée
en L863 à A-lfred du Mkiîy de Guitterie.
A. (Auguste, l!"r/*i. cousin-germain des
précédents, ftlsde Ferdinand, baron d'Avout,
e1 d'Emilie-Guillaume de Rogéville, né en
184 1. ancien magistrat. Résidence : 1 1. rue
de Mirande, a Dijon. Marié ou 1872 à Anna
Le Bron de Véxela, dont : à) Ferdinand.
né en L872, maréchal des logis do chas-
seurs; b) Anne-Marie, née en 1885; c) Ber-
nard, né on 1889.
Sos frères: l°Ernest,né on 1851, marié en
1882 ;i Xatalie de Muller, dont Emilienne,
néeen 1892, et2° Amédée, né en 1859.
A. (Elzéar cT), cousin des précédents,
lils de Jean-Louis-Auguste el de Caroline de
Villars, no on L826. Résidence : château
d'Annoux, pur l'Isle-sur-Serein (Yonne).
Marié on 1856àGamille de Morgan, dont :
Laure, née ou L857, el Paul, né en L866.
Marié on 1892 à Marie de NeuvillettEj donl
Bernard, né on 1893. Même résidence.
S;i sœur Alix, née en 1824, mariée on
1855 à Charles W uble.
A. (Joseph cC), cousin dos précédents s lils
du baron Jules d'AvouT et de Marie de La
Tour du Breuil, né on L867. Résidence :
Quincy-le-Vicomte,parMontbard(( !ôte-d'( >r).
Ses sœurs Marguerite, née on 1854, et
Anna, née en L870.
A. (Auguste ti' ). cousin-germain du pré-
cédent, iils du baron Alexandre d'Avoir ot
de Ghristiane d'AvouT, né en 1850, capitaine
d'infanterie. Résidence : Dijon. Marié on
1875à MargueriteDU Lédo, dont : Ghristiane,
née ou 1878; Antoinette, néeen 187!); Béa-
Irix. née en 1886.
Son frère Alphonse, né en 1854. Rési-
dence château de Poinson, par Auberive
(Haute-Marne). Marié en 1879 ;i Marie de
( Iarné-Trécesson, dont: Léonie. néeen 1881;
Yvonne, née en 1883; Henri, né en 1800.
Ses sœurs: Louise, néeen Ï843; Béatrix,
née en 1846.
Voy. Davoi r.
AVRICOURT u/'k
Balny.
Voy. Baillei :
AVRIL DE BUREY (ff).
Cette famille, originaire
d'Anjou et de Bretagne, était
connue connue noble avant
le xvie siècle. Elle a produit
des conseillers au parlement
de Bretagne; un premier
1 irésident de lacour des comp-
tes de la môme province ;
des magistrats, échevins ,
gouverneurs de places, etc.
lai Angoumois, elle a produit
un conseiller roi , maître
particulier des eaux et forêts
des vicomtes d'Ezy, Pazy et Nonancourt, en Nor-
mandie (1706). Mlle a été maintenue dans sa no-
blesse à plusieurs reprises, tant à L'intendance de
Rennes que dans les généralités et bailliages d'An-
goulême et de Ruffec, ainsi qu'en Normandie.
Elles'est alliée directement aux familles: Ras-
pide de La Bussière, de Sacrato, de Pimord, Le
Rouyer de Ménuchon, de Gouhyer, 'le Malvoûe,
l.e Vélain du Gastel, Le Boullenger, de lii-
cliomuie.de Bernay, de Mauroy, Fouque des Lo-
ges, de Chabot, de Marencher, de Tulle, de Ville-
franche, etc.
A.HMES : D'argent, à l'arbre (pin) arraché de
sinople ; au chef d'azur chargé de /rois étoiles
d'or.
I louronne de comte.
Supports : Deux lions nu naturel, armés et
lampassés de gueules, ayant leurs (êtes con-
tint ni es.
I )i:vise : Semper virens.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Avril de Burey (Robert-Auguste-Louis,
O" </' i. né en 1846, chevalier de l'ordre de
Saint-Sylvestre, comte du Saint-Empire, etc.
Résidence : château de Nenon, par Rocher
fort-sar-Nenon (Jura); marié en 1875 à
Mari» 1 - Constance - Claudine - Geneviève de
Marenches, dont Jeanne-Marie-Louise-Ge-
neviève, née en 1877.
Le titre de comte est une concession de
Léon XIII.
AVROUIN- FOULON.
La famille Avrouin-Foulon, originaire de Nor-
mandie, a donné plusieurs conseillers du roi et
membres du parlement de Rouen. Avant 1760,
elle portait le seul nom d'Aurouin, le v ayant été
— 3
->:
328 —
substitué :'i Vu depuis cette
époque.
Plusieurs des membres de
cette famille firent suivre le
nom patronymique du sur-
nom de I >es Portes, seigneu-
rie qui l'ut leur berceau et
leur propriété.
Le nom de Foulon fut
adopté vers L780 par < Iharles-
Pierre Avrouiu. pour rappe-
ler une brillante alliance
COlitraelée avee une ancienne
famille de ce nom, vers le
milieu du xvii 1 ' siècle.
Armes : D'azur, à la croix d'argent, cantonnée
dt quatre coquilles d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Avrouin-Foulon (Louis), château de
la Couronnerie, près Garquefou (Loire-In-
férieure).
AXAT (oV). — Voy. Dax.
AYDIE (cï).
Famille d'ancienne noblesse, originaire du Pé-
rigord, qui a formé plusieurs branches :
i !elle d'Aydie en Béarn, qui est la souche ;
Celle d'Aydie en Marsan, éteinte ;
Celle d'Aydie du Périgord, qui subsiste ;
Celle d'Aydie Bétaulin, qui subsiste ;
Celle d'Aydie de Mendose, éteinte.
Celle d'Aydie de La Pauche, éteinte.
Ces deux dernières sorties de celle d'Aydie de
Bétaulin.
Arnaud d'Aydie, seigneur d'Agnoas, premier du
nom, dont il soit fait mention, était frère d'un
autre noble, Arnaud, seigneur d'Aydie, sur la
frontière d'Armagnac. Il rendit hommage au comte
de Foix l'an 1345.
Cette famille compte un évoque et plusieurs
officiers dans les armées du roi.
Armes : De gueules, aux quatre lapins cou-
rants d'argent, l'un sur Vautre.
AYDREIN u/'c — Voy. L'Abadie.
AYMAR DE LA CELLE.
Une tradition universellement reconnue fait
sortir de la Franconie la famille Aymar de La
Celle et lui donne la même origine que celle des
comtes de Hapsbourg : aussi, lorsque, sous la Res-
tauration, un La Celle fut présenté par M. de Bre-
teuil à la cour de Vienne, il y reçut les honneurs
accordés aux alliés de la famille impériale. La
maison de La Celle a donné plusieurs gouverneurs
de province et sénéchaux sous les règnes de Phi-
lippe-Auguste, Philippe le Bel, Charles le Bel, etc.,
et plusieurs chevaliers du Temple, de Rhodes et
de Malte.
Les La Celle jouèrent un rôle important sous la
Ligue. Enfin, au siècle dernier, Léonard, comte
de La Celle, vicomte de Châteauclot, était | le
la reine Marie- Antoinette.
Armes : D'argent, à l'aigle de sablé, au vol
abaissé, becquée et membrée d'or.
AYMAR
NARD (d'ï.
DE CHATEAURE-
Cette famille est originaire de Provence.
Le premier auteur connu est Guillaume Aimar,
qui fut reçu conseiller au parlement de Provence
en l'an I55't.
Nous trouvons un Honoré d 1 Aimar, qui fut maî-
tre des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, et en-
suite président au parlement d'Aix.
sihi d'Aimar, surnommé l'Ecuyer, fut cheva-
lier de l'ordre du roi et épousa Jeannede Fourbin,
de la branche <\e> seigneurs de la Barbent.
Cn autre Jean-François d'Aimar. baron de Châ-
teaurenard, conseiller au parlement, s'allia à la
maison de Grolie.
François-Félix d'Aimar était connu à la cour en
1783, sous le nom de marquis de Châteaurenard.
La ville de Châteaurenard a pris son nom lu
château sur lequel on voyait, posé sur deux des
tours, un gigantesque renard.
Ce château est aujourd'hui complètement en
ruines.
Armes : Provence : De gueules, à la colombe
essorant d'argent, tenant dans son bec un ra-
meau d'or, au chef cousu d'azur chargé de tmis
étoiles d'or.
AYMARD.
LTn membre de cette famille a été créé baron
pour services militaires, le 10 juillet 1808; ce titre
a été renouvelé le 28 mars 1818.
Armes : D'azur, fuselé d'or, à la bordurecom-
ponée de sable et d'argent, au franc-quartier de
gueules chargé d'une épée haute d'argent, qui
est des barons militaires de l'Empire.
AYMÉ DE LA CHEVRELIÈRE.
Cette famille, qu'il ne faut pas confondre &\
celle des barons et marquis Aymer de La < Ihe Valé-
rie, est originaire du Poitou. Jacques René Marie
Avmé de La < ihevrelière obtint, le 27 juin bsl 1, le
titre de baron avec institution de majorât. < lharles
Aymé de La Chevreblère, officier d'état-major, fut
élu membre de l'Assemblée législative, en 1849
Il n'a fait partie d'aucune des assemblées du
cond Empire.
Armes : D'azur, à la chèvre saillante d'ar-
gent, broutant un lierre d'or.
- 329 —
— 330 —
AYMER DE LA CHEVALERIE.
Par les titres et contrats de mariage qui exis-
tent de cette famille, l'origine de cette noblesse pa-
raît remonter plus loin que 1350.
I.i' premier connu esl Pascaut Aymer, écuyer,
seigneur <le Saint-Rhùse, mort en 1350, laissanl à
son fils aine La terre de Saint-Rhiïse. On )
le parchemin de cette transaction.
Tous Les titres de noblesse des Aymer de La
Chevalerie sont inscrits dans un arrêt rendu par
la chambre souveraine des comptes de Dôle, en
Franche-Comté, à la date du 20 octobre L741. On
voit par ce titre que Pascaut Aymer n'était pas
le premier noble de son nom, puisque Jacques
Aymer était chevalier de Saint-Jean de Jérusalem
et devint grand prieur de Champagne.
Charles Aymer de La Chevalerie a servi trente
ans dans le régiment de Langallerie, cavalerie. Il
se maria le 5 avril 1682, à Marguerite de BLin de
La Boutaudière et eut de ce mariage dix-huit en-
fants, dont neuf garçons, qui ont servi et dont
troi>: 1° Charles, fut tué au siège de Philipps-
bourg, capitaine au régiment de Pont, Le L2 juin
1734; 2° N..., tué au siège «le Fontarabie, capi-
taine au régiment deNormandie en 1719, el 3° N...
tué au siège de Bellegarde. où il était par permis-
sion du roi. Les autres frères sont morts au
vice, laissant postérité.
Un petit-lils du précédent, René-Louis Aymer
de La ( Ihevalerie, chevalier de Saint-Louis, a servi
vingt-sept ans au régiment de Piémont et s'est
retiré à la Chevalerie en Poitou; au mois de
mai 1768, la cour lui a accordé une pension de
600 livres; il s'est marié en 1753 et a laissé pos-
térité.
Armes
sable.
D'argent, à la fasce componée de
AYMERET DE GAZEAU.
Cette famille ancienne était originaire du Poi-
tou, où elle a possédé de grandes seigneuries et
a contracté de belles alliance-. Elle a donné des
conseillers au parlement de Bretagne et de Paris,
des membres du clergé et des officiers supé-
rieurs.
Sa filiation est établie depuis Jean Aymeret qui
vivait en 1446.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles d'argent.
AYRAULT.
Quoique l'orthographe du nom Ayraultail varié
dans plusieurs membres de cette famille, elles ont
toutes et toujours porté les mêmes armes.
La souche s'est divisée en deux branches prin-
cipal! 3 :
1° L'aînée, qui existe encore, a produit pendant
plusieurs générations une suite de personnages
célèbres dans l'histoire de la ville d'Angers, où
ils ont exercé La charge de lieutenant général cri-
minel. Elle esl i^sue, en ligne féminine, de plu-
sieurs maisons souveraines.
La branche cadette, qui a produit François
Ayrault, garde «les sceaux de France, se trou-
vait aussi alliée à plusieurs races régnantes de
l'Europe.
La Bliation de cette famille remonte à Antoine
Ayrault, seigneur de Chemans, qui vivait en L480.
A La branche aînée appartenait Pierre-Auguste,
troisième du nom, mineur lors de la mort de son
père. L'université écrivit au roi, pour lui faire
accorder une dispense d'âge pour la charge de
lient. 'liant général criminel d'Angers, et il L'obtint.
Il fut député de la ville d'Angers en 1619 pour ha-
ranguer Marie de Rlédicis, mère de Louis XIII. Il
fut ensuite maire d'Angers.
1 ette famille compte plusieurs conseillers, un
chevalier de Saint-Louis.
Armes : D'azur, â deux chevrons d'or.
Couronne de marquis.
AZÉMAR (<F).
Cette famille est originaire du Languedoc, et n'a
rien de commun avec la famille Azémar dont un
membre fut créé baron sous l'Empire.
Armes : D'azur, à la bande (l'argent, chargée
de trois croissants de sable et accompagnée en
chef d'un lion d'or, armé et lampassé de
gueules.
BABIN.
Noblesse ancienne, originaire do la Marche, où
elle est connue depuis la fin du xir siècle et qui
s'est répandue successivement dans les provinces
d • Saintonge, d'Angoumois et de Berry. Elle a
donné plusieurs officiers supérieurs.
Cette famille est actuellement divisée en deux
branches : la branche de Grandmaison et la
branche de Lignac.
Armes : D'argent, à quatre fasces d'azur, à
trois chevrons du champ, brochant sur le tout.
— La branche de Lignac porte : D'argent, à
quatre burelles d'azur; à trois cherrons d'ar-
gent, brochant sur le tout.
Nous trouvons une autre famille dite desBreti-
nières, originaire du Poitou, et qui a possédé les
seigneuries de la Gière, des Bretinières, de la
Chevalerie et des Ardilliers.
tte famille a produit un général 'les finances
en 1647 et deux auditeurs des comptes depuis
1740.
Armes : D'azur, nu cerf d'or, regardant une
étoile du même, accompagné en pointe d'une
mille d'argent d'où sortent des roseaux de si-
'<■.
BABINET.
Cette famille, originaire du Poitou, remonte au
xvi e siècle. Elle a été anoblie par les charges <■( a
produit des échevins de la ville de Poitiers, des
officiers, des magistrats distingués et un savan
éminent.
Armes : D'azur, un. chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et m pi, , nie
d' n n croissant du même.
BACCIOCHI-ADORNO.
Cette branche d'une maison célèbre a joint au
nom de Bacciochi celui d'Adorno, qui est le nom
de sept doges de Gênes.
Il existe, près de Florence, une branche de cette
maison qui est entièrement italienne.
Armes : D'or, au pin de sinople, fruité de
trois picees du champ, issnat d'un brasier de
gueules.
BACONNIÈRE DE SALVERTE.
mMh
Cette ancienne famille bre
tonne est originaire de Lan-
déan, près d.' Fougères.
I . - Baconnière étaient
seigneurs de La Martinière,
de La Laguére ou de l'i
guère ci de Salleverte d'a-
bord, puis Salverte.
La noblesse leur l'ut con-
firmée sous Louis XV par
lettres patentes, enregisti
;ï Paris 1.' 24 février I /59.
Armes : D'azur, nu çht~
331 —
332
vron d'argent, accompagné de /rois couronnes
d'or à V antique \ au chef échiqueté d'or et de
gueules de douze pièces.
( louronne de comte.
Supports : Deux lions.
Trois branches existenl encore actuellemenl en
France, et ont seules le droit do porter le nom de
Baconnière de Salverte.
Elles descendenl toutes trois de Charles Bacon-
nière de Salverte, mort en L875, et d'Alexandrine
1 >aru.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1" Baconnière de Salverte | M"" ( raston l,
née Marie Pastré. — Résidences : 16, rue de
la Ville -l'Evêque, à Paris, el à Gompiègne
(Oise); donl : a) Charles -Marie- Joseph,
lieutenant an 26 e dragons, à Dijon, el 1?.
rue de la Rochefoucault, à Paris; marié
à Caroline Bartholoni ; in Roger, marié
à Régina de Loisy. — Résidences: A Dijon
(Côte-d'( >r) el à Gompiègne (( lise) : c) Mar-
guerite, mariée à Frédéric de Laugentâye,
député des Côtes-du-Nord. — Résidences:
Château de Largentaye, par Plancoèï . el
château <l< i Lorges, par l'Hermitage-Lorges
(Côtes-du-Nord), el 16, rue de la Ville-
l'Evêque, à Paris; donl : L° Gaston;
2° Jeanne.
2° B. de S. (Paul). — Résidences : il.
rue du Colisée, m Paris, et ù Chantilly
(Oise); marié ;> Léontine de Bluette, donl
a) Henriette, mariée au baron Gérard de
Caix de Chaulieu. — Résidences : I. rue
Beaujon, i\ Paris, e1 château de Bernay, par
Bazoches m irne) : b) Roberl : c) Aline.
3° B. de S. (Georges), comte romain. —
Résidence : 54. avenue Marceau, à Paris.
marié a Marie d'Arlincourt, dont : a)
Claire, mariée au vicomte Ulric du Ponta-
vice. — Résidences : 1(5. rue Cambon, et
à Marigny-Cottage, par Bayeux; b) Fran-
çois: c) Yvonne, mariée au comte de Cas-
tillon de Saint- Victor, lieutenant de
spahis, a Saumur, et 54, avenue Marceau, à
Paris: d) Antoine; e) Isabelle;/") Jeanne;
g) Thérèse : // ) Suzanne.
BACQ (du
Famille originaire de Flandre, anohlie en dé-
cembre L474.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accom-
pagné de Irais hameçons d'argent.
BADERON DE MAUSSAC.
Le premier connu de celte famille esl Bostning
de Baderon, du diocèse de Béziers, damoiseau, lils
de nol>le homme et seigneur Aimeric de Baderon,
qui épousa, suivanl un acte du 6 des noues de
juillel 1295, Ermessinde de Lodève, fille de Lo-
déve.
Cette famille compte plusieurs capitaines des
armées du roi. Plusieurs membres ont donné des
preuves de leur valeur el de leur zèle pour leur
prince. En récompense de son dévouement, Charles
de Baderon de Maussac obtinl du roi Louis XIII,
en 1613, une lettre par laquelle Sa Majesté
l'exempte du <■ logement et fowrragemeat » de ses
gens de guerre.
Jacques de Baderon de Maussac fui blessé de
deux coups de feu au siège de Salies, le 35 juin
1639. Fait aide des camp et armées par brevet
du 23 septembre 1651, il obtint, tant pour lui que
pour Jean-François, son fils, confirmation de son
ancienne noblesse par jugement du 13 décem-
bre L668.
Armes : Ecartelé : aux I et \ de gueules, à
irais pals d" or, qui esl de Baderon de Maussac;
aux 2 et 3 d'argent à /rois corneilles de sable,
becquées et membrées de gueules, qui est Cor-
neillan.
Titre de marquis.
BAGLION (de).
â&M&
Famille d'origine italien-
ne qui remonte aux temps
plus reculés. Les Baglion
lurent ducs de Souabe, sou-
verains de Pérouse, podes-
tats de Florence, de Spolète
et de Lucques, marquis de
Morcone à Florence, marquis
et comtes de La Salle et ba-
rons d'Yons (Lyonnais), sei-
gneurs de Martigné, de La
1 )u fferie, de La Mothe-Usson,
etc.. dans le Maine. Jove
dans ses Eloges. Sansonin dans ses Familles d'I-
talie, disent que les Baglioni ont pour ancêtres les
ducs de Souabe et de Bavière.
La maison de Baglioni a donné des souverains
à Pérouse pendant plus d'un siècle. Michel Ba-
glioni, fils de Collacio, vint en France en 1384, et
épousa au pays du Maine Isabeau de Surcoule-
mont, dame de La Dufferie. Ses descendants se
distinguèrent dans la carrière des armes, et pour
reconnaître leurs services, François I'' 1 ' leur con-
céda le droit d'ajouter à leurs armoiries les trois
fleurs de lis de France.
Pierre d'Hozier, ayant écrit la généalogie des
13 —
— 331
seigneurs de La Dufferie, sortis, dit-il, de L'illustre
maison des Baglioni, seigneurs souverains de
Hérouse en Italie (Paris, Cl. Cramoisy, L 662), et
M. ( !arré de Busserolles en ayanl ôgalemenl donné
la filiation dans le Calendrier de ta Noblesse de
Touraine, Anjou, Maine el Poitou (18/9), nous
y renverrons les personnes désireuses de con-
naître avec détails L'histoire de cette grande niai-
son.
Parmi les prélats que cette famille a donnés à
l'Eglise, le diocèse de Poitiers revendique ajuste
titre Mgr François-Ignace de Baglion de Sail-
lant, fils .1,' .Iran, baron du Four, gentilhomme
de la chambre du roi, qui avail d'abord embrassé
la carrière des armes, qu'il abandonna après être
parvenu au grade de colonel, pour entrer dans la
congrégation de l'Oratoire. En L679, il tut nommé
:'i l'évêché de Tréguier et en L686 à celui de Poi-
tiers; mais, n'ayant obtenu scs bulles que le
•]-\ novembre 1693, il ne prit possession île son
siège que le 2 mars 1('>'.>4. 11 est mort à Poitiers le
•je, janvier L698, âgé de 64 ans. On lit son épitaphe
dans la chapelle Saint-André de L'église cathédrale,
où il fut inhumé.
Nous trouvons encore : De Baglion de La Salle
(Pierre), frère ou neveu du précédent, grand
archidiacre de L'église de Poitiers en 1698, qui fit
inscrire ses armoiries à l'Armoriai «le la généra-
lit»'' de Poitiers: Baglion deLa Dufferie (Jacques-
Bertrand, marquis de), capitaine an régiment de
Royale -Pologne-Cavalerie, qui épousa en 1776
Jacqueline-Françoise Poret du Buat, dont il eut,
entre autres enfants : Charles, qui épousa, le
2 juillet 1826, Euphémie de Sarcé, fille de Pierre-
Louis-Victoire, chevalier de Saint-Louis, et d'Eu-
phémie-Renée Le Mayre de Gordouan, dont :
\p Charles-Emile, qui suit; -l» An gèle, mariée le
IX octobre 1853, à Paul Mouèsan de La Ville-
rouët.
Armes : D'azur, au lion léopardê d'or, arrêté
et appuyé de la patte dextre de devant sur un
tronc écotte du même, à trois fleurs de lis d'or
rangées en chef, surmontées d'un lambet à qua-
tre pi'/"/ ,i,i /.s d'or.
Devisk : Omne solum forli patria es/ .
Cri : Baglioni.
REPRESENTANTS ACTUELS :
Baglion de la Dufferie (Charles-Emile,
C te de). Résidences : 7 bis, rue Saint-Hi-
Laire, à Poitiers, au château de Bossé-Aubi-
gné (Sarthe) el au château do Barvilain,
par Usson-dii-Poitou (Vienne); marié: L°,le
7 juin 1859 ;i Marthe Perry de Nieul,
dont : 1" Charles-Joseph-Robert, né le
9 septembre 1863, capitaine au 5 e <di;i>-
seurs, à Rambouillet; 2" Louis, né le 26 dé-
cembre L865, el cinq filles donl trois sont
décédées ; 2° «mi L881 ;i Louise Berthe
de Wac.qua.nt, donl : <>\ Bertrand; b) Alix;
<■) Marie-Thérèse.
BAGUENAULT.
< Iriginaire de l*< Orléanais,
OÙ UU de ses liieln ] ires ri
vait déjà une mission du
roi < lharles \ I en 1 105. Un
autre membre figure au
nombre des compagnons de
Jeanne 1 >'Arc et concourt à
la défense d'Orléans en L429
contre les Anglais. — Plu-
sieurs occupent la charge de
conseiller du roi el sont élus
maires d'Orléans au xvir
xvm' 1 siècles. Reconnus
comme nobles lors du recencement ordonné par
Louis XIV dans les 32 provinces du royaume,
contresigné d'Hozier. — Leurs noms figurent sur
les Listes pour les élections des députés de la
noblesse en 1789.
Armes : D'argent, au chevron de gueules,
accompagné de deux étoiles d'azur en chef et
une foi au naturel, parée de gueules, surmon-
tée d'un Us uu naturel m pointe; un chef cousu
d'or chargé de trois merleltes de sable.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Baguenault de Puchesse (Gustave, C .
chef de nom et d'armes, né 1'' 20 avril L8 13.
Résidences : L8, rue Vignon, à Paris, et
château <!<> Puchesse, par Sandillon (Loi-
ret). Marié à Marie-Thérèse Descours, donl
deux lils.
Le titre de comte a été octroyé par Léon XI 11 .
Branche cadette
Baguenault de Vieville (Louis-Gabriel-
Joseph), né le 13 mai L834. Résidence :
Château de Mazères, par Nouan-le-Fuzelier
(Loir-et-Cher). Marié on L863, à Alexan-
drine-Marie d'Orchando de La Banda.
Enfants : 1" Augustin, né <'ii janvier
L866; marié I" 21 novembre L893, à Made-
leine de Fadate de Saint-George ; 2° Ma-
rie-Eugène-Gabriel-Pierre, né ou mai 1867,
lieutenant au 3 e régimenl de chasseurs, a
Abbeville; ::" Thierry-Félix-Marie, né ''il
335 —
— 336 —
janvier L869, lieutenant au 120 régimenl
d'infanterie, au Havre.
BAGUENIER
TOCQUE.
DES ORMEAUX
Originaire du Maine, cette
famille habitait avant la
Révolution Montsurs. An-
térieurement, elle possédait
près d'Evron le fief des < ir-
meaux, donl il ne reste plus
de trace, saut' un village qui
porte encore le nom d'< >r-
meau, mais aucun vestige
d'ancienne habitation sei-
gneuria
La famille Baguenier des
( >rmeaux Tocqué était fort
ancienne et avait occupé dans l'armée el la ma-
gistrature des postes honorables
En 1 720, un Jean-Louis I taguenier des < Irmeaux
Tocqué fut lieutenant dans la compagnie du mar-
quis de Monteclerc, assista à la bataille de Fonte-
noyoù il fut blessé grièvement, ce qui l'obligea à
quitter le service. Marié à demoiselle Charlotte
Provost, fille du sieur Provost, écuyer, seigneur
• lu Verger, il eut quatre enfants : trois garçons el
une tille. Deux . 1 e ses fils suivirent la carrière des
armes et le troisième étudia la médecine. La fille
fui religieuse du Garmel. De ces trois fils un seul
fit souche, le médecin. L'aîné se rendit en Amé-
rique où il fut tué dans la guerre de l'Indépen-
dance. Le second fut également tué presque au
début de la guerre de la Vendée, dont il est ques-
tion dans les mémoires de la marquise de La Ro-
chejaquelein. Né en 1766, il fut mari/' deux fois.
En 1787^ il épousa demoiselle de Fontenay, fille
du baron de Fontenay, dont il eut deux enfants
qui moururent en lias âge. Obligé de quitter sa
femme poursuivre l'armée vendéenne, la malheu-
reuse fut enfermée au château d'Angers, et guil-
lotinée quelques jours après sur la place du
château. En 1700. il se remaria avec une demoi-
selle Vormandin, veuve d'un M. Charrier qui avait
été tué dans la guerre de la Vendée, et dont il eut
un fils et nne tille : Julien-Louis, né en 1798, et
Louise-Adélaïde, née en 1800, qui mourut en
1834, sans avoir été marier.
En 1825, Julien-Louis épousa Irma de Tocqué
d'Aubert, dont il eut quatre entant-.
Armes : D'azur, à la tête de cerf d'argent ra-
mée de subie surmontée d'une croix d'argent
cuire les bois, et, en pointe, de deux étoiles de
même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1" Baguenier des Ormeaux Tocqué
(Julien-Louis-Auguste), né en 1828, ancien
officier dans Le corps de Cathelineau on
1870. Résidence : Château de la Vallée, par
( !oulonges-sur-l'Autize I Deux-Sèvres). Ma-
rié à Marie-Anne de Chazelles, sans posté-
rité.
2° B. des O. T. (Henri-René), né en
L829, marié en 1858 à Marie Guibé. Rési-
dence : château du Fresne, par Saintè-Gem-
mes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Dont une
fille, Marie-Louise, née en 1866.
3° B.desO. T. (Marie-Louise-Victoire),
mariée à M. Dureau.
!" B. des O. T. (Laure-Claire-Juliette),
mariée à Charles- Valentin de La Baban-
gerie.
BAHEZRE.
Seigneur dudil lieu, paroisse de Saint-Mayeux,
trêve de Saint-Gilles de Tananguen et de Lan
lay. etc.
Famille d'ancienne extraction : réformation en
IG69, huit générations el maintenue par arrêt du
parlement de 1675; réformations et montres de
1447 à 1562.
Henry prête sermenl de fidélité au duc entre
les nobles de Tréguier l'an 1497 : Rolland épouse
vers 1447 Sibille Le Carres, de la maison de Brin-
golo.
La branche ainée fondue dès le w siècle dans
la maison Mur: la branche de Lanlay s'est pour-
suivie jusqu'à nos jours.
Armes : D'argent, au lion de gueules, armé et
lampassé de sable.
BAHUNO DU LISCOET.
François-Guillaume du Bahuno, écuyer, sei-
gneur de Bérin et de Kerdisson, demeurant audit
lieu de Kerdisson, province de Bretagne, et fils
aine héritier principal et noble de François de
Bahuno, écuyer, seigneur desdits lieux et de Ben-
quili, ei de Louise-Perrine du Liscoet, sa femme,
épousa le 11 octobre 1710 Pétronilie Le Borgne,
dont il eut postérité'.
Son fils fut reçu page du roi dans sa grande
écurie, le 26 décembre 1730, et prouva alors sa
noblesse par titre-,, depuis nobles gens (iuil-
laume du Bahuno, son sixième aïeul, qui vivait
vers 1 193.
Une généalogie manuscrite de cette famille en
remonte l'origine jusqu'à Tristan du Bahuno, che-
valier, seigneur de la Derniville, vivant environ
l'an 1200.
Armes: De sable ou loup d'argent langue et
ongle de gueules, passant et surmonte d'un
croissant d'argent.
837
338
BAILLARDEL DE LAREINTY (de).
tëMâi?
Famille d'épée. Les Bail-
lardel, seigneurs de La-
reinty, sont originaires de
Normandie. Le premier au-
teur connu esl Pierre, qui,
en 1625, s'établil à la Mar-
tinique. < lette famille n'esl
revenue en France qu'en
1635.
Les de Baillardel ont été
L'objel d'une maintenue de
noblesse au conseil souverain
de la Martinique.
Cette famille s'esl alliée aux La Haye Saint-
Hilaire, Gossin de Ghourses, Chastenet de Puy-
ségur, de Brémond d'Ars, de G-efifrier, Dupray
de La Ruffinière, du Bue d'Orange, Brée do La
Touche, du Pé, etc.
Elle a produit un capitaine de vaisseau en 1753,
un officier au régiment de Noailles (dragons), en
L782, et trois chevaliers de Saint-Louis. Un mem-
bre fui créé baron on 1821.
Armes : D'azur, au Pégase d'argent, accom-
pagnéen chef de deux épées de mente, garnies
d'or, posées en sautoir, et, en pointe, d'une
fourmi d'or.
Devise : Làbos improbus omnia vincit.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Baillardel de Lareinty (B on ), sénateur,
31, rue Saint-Guillaume, à Paris, ot châ-
teau de Guermantes, par Lagny (Seine-et-
Marne). Marié à X... de Puységur, dont
1° Jules-Marie-Jean, marié à X... deSabran-
Pontevès, dont quatre enfants, et 2° une
fille.
Par décret en date du 14 décembre 1891, M.-J.-
M.-J. Baillardel de Lareinty a été autorisé à
ajoutera son nom patronymique celui de Tholo-
zan.
BAILLE DE BEAUREGARD.
Famille originaire de la province du Nivernais.
La filiation suivie commence à Paul Baille qui
vivait vers 1550.
Bernard Baille, écuyer, sieur de Beauregard, rrui
a très bien servi dans le ban de la noblesse du
duché de Nivernais et Donziais, fui convoqué pour
le service du roi, en 161)0, en bon et suffisant
équipage, et pendant tout le temps d'icelui. .Mari''.
en 1715, à Gabrielle Faulquier, dont il eut pos-
térité.
Qn Louis-Marie-Bernard Baille de Beauregard,
écuyer, né le 9 mal 1786, fut juge d'instruction à
fssoudun, le 16 août 181 L.
\i;mi:- : D'argent, à la fasce d'azur, accompa-
gnée en chef de trois roses de gueules, % tenpointe
d'un lion léopardé de même.
BAILLEHACHE {de).
Le nom de Baillehache a
figuré a la conquête de l'An-
gleterre en L066.
Le nom de Baillehache i
très ancien en Normandie.
I .a ville de < laén esl le ber-
ceau de la famille. < !e nom
esl cité dans un ancien rôle
de la province de Normandie.
< le rôle étail sur la fin du
règne de Louis XIII dans la
bibliothèque de M e Jean
Bigot, conseiller du roi et
général en su cour des aides
de Rouen, suivant une ancienne généalogie du
nom de Baillehache, dressée alors.
D'après une tradition conservée dans la famille,
un Baillehache aurait été anobli par le roi Phi-
lippe-Auguste à la bataille de Bouvines en 1214.
En 1556, Michel de B. embrasse le protestan-
tisme.
I ne branche de Caen et de Rouen passe en
Angleterre à la révocation de l'édil de Nantes en
1685.
En 1593, nous trouvons dans la généalogie de la
famille de Baillehache : Jean de B., sieuj de Beau-
mont, conseiller du roi, contrôleur des guerres en
Normandie, dont trois descendants : .ban de B.,
sieur de l.eaumont, ministre de la religion ré-
formée à Caen; Pierre de B., sieur de Fontenay,
membre du conseil du frère unique du roi, et
Daniel de B., sieur du Hamel, seigneur du Bour-
guebude.
1622. Jacques de B., seigneur de Chamgoubert,
conseiller au parlement de Rouen. (Farin, histoire
de Rouen.)
Le 21 mars 1701, Jean-Louis de sieur de Beau-
mont, garde général des forêts, abjure le protes-
tantisme devant Mgr l'évêque de Bayeux, d'après
un titre conservé dans la familL
Le 5 novembre 1756, Jean-François de P...
écuyer, est reçu page du roi en sa grande écurie,
et admis sur les preuves de sa noblesse sur le
certificat du juge d'armes de France. (Extrait de
d'Hozier.) Ce gentilhomme, fait marquis par le roi
Louis XV, sérail morl à Vannes -ans enfants peu
de temps après la Ie'\ olution.
II est question de lui dans les mémoires du
.-mute- de Gheverny, pages 282, 122 et 233.
Pierre-Louis-Joseph de B., décédé en 1848,
trouvait le 10 aoûl 1792 aux Tuileries parmi les
défenseurs du roi.
— 339 —
340 —
Armes : De gueules, au sautoir d'argent can-
tonné de quatre merlettes du même.
BAILLET {de).
Jean de Baillet et Jeanne de Cocq, sa compagne,
furent anoblis par lettres de Charles, duc de Nor-
mandie, en L357.
René fut premier président au Parlement de
Bretagne en 1554 et L579.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, accostée
de deux griffons d'or.
Il existe une autre maison du même nom, ori-
ginaire de Bourgogne, réformationdel670el 1596,
qui porte : D'argent, à trois chardons de sinople,
fleuri de gueules.
BAILLEUL u/ e).
La maison de Bailleulest originaire de Norman-
die. Elle s'est répandue dans différentes provinces
de France et même en Angleterre, et s'esl divisée
en onze branches qui portent presque toutes des
armoiries différentes. Elle semble se rattacher à
la même souche que l'illustre maison de Bailleul,
qui a don m'' de grands louvetiers de France. Dans
tous les cas. celte maison est très ancienne, car
on trouve Raoul de Bailleul qui vivait en L842.
Deux membres de cette famille tirent leur preuve
en 1666.
Armes
gueules.
Parti : <iu I d'hermine: <m 2 de
BAILLOU DE LA BROSSE.
Cette famille, originaire deTouraine ethabitant
depuis longtemps l'Anjou et le Poitou, a des
titres authentiques et parfaitement établis depuis
Philippe le Bel jusqu'à nos jours.
Elle a produit des officiers de toutes armes, des
magistrats et des savants.
Armes : D'or, à trois têtes de sanglier de
gueules, armés d'argent.
Baillou de la Brosse, née Le Botter de
SAINT-GERVAIS DE MONTHOUDON (M ). cllà-
teau de Marson, par Saumur (Maine-et-Loire).
BAILLOU DE MASCLARY.
La famille de Masclary, originaire d'Italie, est
alliée aux familles de Savelli, Grimaldi et Gri-
mani, quitta Gènes où elle résidait pour venir en
France au xiv e siècle, s'établir en Valentinois.
Au xvr siècle se formèrent deux branches ca-
dettes (Meintes aujourd'hui, dont l'une est encore
représentée par les familles
de Maisonneuve et de Bois-
barreaux, et l'autre, établie
en Hollande, s'est alliée aux
familles de Dampierre de
Béthune et de Holstein. La
branche ainée fixée en Dau-
phiné s'allia aux familles de
Béchéran, de Salas, de Com-
prat, de Colondre, de Faure
de Belhem, de Bocaud, de
Barrai, de Saint-Priest, de
Ferrières, de Senégra, de
Rivière, etc.
Le roi Louis XVIII, attestant que les actes prou-
vant le droil de la famille à porter le titre de
marquis avaient été brûlés pendant la Révolution,
confirma ce titre à la famille en 1814.
En parcourant sa généalogie, on trouve qu'elle a
fourni parmi ses membres: sous Louis XI, un
procureur général à la cour des finances de Mont-
pellier ; au xvi 1 ' siècle, un intendant général du
Languedoc, un conseiller d'Etat sons Henri IV, et
plusieurs capitaines; sou- Louis XIII, un secré-
taire ordinaire de la chambre du roi, un avocat en
son conseil privé, un gentilhomme ordinaire de
sa chambre : sous Louis XIV. deux trésoriers
de France à la généralité de Montpellier, plusieurs
Officiers de cavalerie, un amiral de fiance, un
colonel de régiment de cavalerie étrangère; au
xviii*' siècle, un page de Louis XIV, commandeur
de Malte, un évêque de Castres, un évoque de
Troyes, un exempt «les gardes du corps de
Louis XV, quatre officiers au régiment de Picardie,
chevalier- de Saint-Louis, dont l'un commandant
pour le roi une place en Brandebourg, un grand
chambellan du roi Auguste de Pologne, deux
chevaliers de Malte, deux conseillers d'Etat ; sous
Louis XVI, un capitaine de cavalerie au Royal-
Champagne, chevalier de Saint-Louis, un premier
écuyer tranchant de la reine, porte-cornette de
la couronne, un ambassadeur, plus tard ministre
de la guerre, un