BOSTON PUBLIC LIBRARY
NOT TO BE TAKEN AWAY
HISTORY DEPARTMENT
QrôM
5
rF
k
c.^Kfin.M^
JtoJL 2 63.0 A. .5-8..
FROM THE
BATES FUND
*i
3*
I
I
I
**»
DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
l'ENAST
IN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
l'Ai;
I). DE MULIIOL
Tome
Premier
PARIS
1)1 1; MCI I N ET R É h.\
16, Boulevard de Strasbourg, 1C
» A
DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE FRANÇAISE
y
^
M USONS LAFFITTE
1 1 1 1 1 » r i 1 1 1 1 • r i i • Ch. Lépiee
IO,RUE DES CÔTÉS IO
A.
.r
/'■
i
i c s
I VaU-A
V.TL
DICTIONNAIRE
HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS 'ARMES
"*• f>/
PAR
M
D. DE MAILHOL
Tome
> ■ . < ^
Premier
PARIS
g i
DIRECTION ET/ REDACTION
33, RUE JACOB. 33
"l895
?7*7
HIST. REF.
C il
V 3^3
-J J\
•. • » « .
. < I < c « < « « « < , » ,
o t «.
INTRODUCTION
Les documents historiques concernant la noblesse française sont, dans
leur ensemble, peu connus du public qui, souvent, aurait intérêt, pour des
causes diverses, à connaître l'origine de certaines personnes qui se
réclament d'un passé qui valut à leurs ancêtres les marques de la faveur
souveraine.
Il nous a donc paru que nous faisions une œuvre vraiment utile en
publiant cet ouvrage qui fixera l'état de la noblesse à la lin du dix-neuvième
siècle, et perpétuera, dans les siècles à venir, les noms des familles qui
s'éteindront, comme se sont éteints ces beaux ordres de chevalerie qui ont
laissé après eux des légendes de gloire et d'honneur.
On aurait tort de croire que, parce que nous vivons actuellement sous
un régime démocratique, les titres de noblesse n'ont plus aucune valeur;
c'est une grande erreur'! Le présent ne saurait effacer le passé dans ce qu'il
a de pins glorieux et de plus brillant. Si le souffle de 89 a bouleversé notre
état social, en créant pour tous les citoyens une égalité relative, il n'a rien
enlevé aux souvenirs du passé qui commandent l'admiration et le respect.
La noblesse française a donc intérêt à ne pas laisser perdre le prestige
dont elle a toujours été entourée. Ceux qui ont reçu de leurs aïeux un nom
qui rappelle des actions d'éclat et des services rendus à la monarchie et à
1
VI
INTRODUCTION
la pairie, ont le devoir de le transmettre à leurs descendants en s'appuyant
sur des documents indiscutables.
C'est la pensée qui nous a guidé quand nous avons entrepris cette
publication.
Nous avons fail appel, dans ce but, à tous les concours, à toutes les,
lumières; nous avons fouillé les archives publiques '; nous avons parcouru
tous les travaux des auteurs; et malgré les difficultés <|ue nous avons ren-
contrées, nous croyons être parvenu à produire une œuvre aussi complète
qu'on la peut souhaiter à une époque où la loi, ne protégeanl plus la noblesfee,
a laissé la porte ouverte à de nombreux intrigants qui se sont affublés de
titres achetés ou usurpés.
S'il s'en est glissé ( pielt pies-nus dans notre ouvrage, c'est que notre
bonne foi aura été surprise, ou que nous aurons été trompé par les notes
de nos devanciers.
Nous donnons d'ailleurs ci-après la liste des principaux ouvrages qu<
nous avons consultés. G'esl d'après eux que nous avons établi la plupar
des notices qui se trouvent dans notre ouvrage. Quanl à celles qui nous on
été fournies par les intéressés, nous les tenons, jusqu'à preuve du contraire
pour l'expression loyale de la vérité.
Peut-être remarquera-t-on des lacunes dans la nomenclature de
familles citées. Elles sont inévitables, quelque soin que nous ayons pri
pour les éviter.
En effet, un grand nombre de personnes à qui nous nous somme.S
adressé n'ont pas daigné répondre à nos demandes; d'autres nous ont l'a"
parvenir des injures et des outrages en nous faisant sommation de ne p;
nous occuper de leurs familles. Comme nous n'avions pas à nous enquér ft
des motifs qui les faisaient agir, nous avons donné quand même les rei
seignements que nous avions pu .recueillir et qui étaient dans le domaii
de l'histoire, et nous avons passé outre sur celles sur lesquelles m
recherches avaient été infructueuses.
INTRODUCTION vji
Il est une autre catégorie de personnes que nous avons dû éliminer,
bien que portant légalement la particule.
C'est une croyance, généralement répandue, que la particule est l'indi-
cation d'un litiv de noblesse. Il n'en est rien pourtant; elle ne constitu
qu'une simple présomption. Nous pourrions citer de nombreuses familles 5
qui, depuis longtemps, sont en possession de la particule, et qui n'ont
jamais appartenu à l'ordre de la noblesse.
Ces personnes-là ont intérêt à prolonger une confusion qui excite leur
vanité et flatte leur amour-propre. Il ne nous convenait pas de les aider
dans leur prétention: de là notre silence à leur égard.
Quant aux familles, d'origine étrangère, que nous avons mentionnées,
comme elles sont fixées depuis longtemps en France, elles ont le droit de
figurer dans un ouvrage comme le notre; elles ne peuvent d'ailleurs qu'y
apporter la gloire et l'honneur sous lesquels leur nom s'abrite depuis de
longues années.
D. de M.
,
LISTE
DES
OUVRAGES CONSULTÉS
L I S ï E
DES
OUVRAGES CONSULTÉS
♦
Al.MAXACII DE LA NOBLESSE DE L'EMPIRE
pour 1809. Paris, in-18, 1 vol.
Almanach de Gotha. Années 1763-1894,
151 vol.
Almanach généalogique, par l'abbé Jac-
ques Destrées. Paris, 1747, 3 vol. in-24.
Amelot de La Houssaye. — Mémoires
historiques, Amsterdam, 1722. 2 vol. in-12.
Ammirato (Scipion). — Noblesse et his-
toire de Florence.
— Histoire de la noblesse de Naples.
Anjou. Armoriai des maires d'Angers
'1" 1471 à 1790. par Lambron de Liguine.
Angers, 1845, in-4°.
— Armoriai général de l'Anjou, par Joseph
Denain, 1878-1885, 3 vol. in-8°.
— Généalogie des principales familles de
l'Anjou, par Pascal du Fauz. Robin, Paris,
1582.
Annales historiques et nobiliaires, par
H. de Tissexon.
ANNUAIRE DE LA NOBLESSE DE FRANCE, par
M. Borel d'Hauterive, 49 vol. in-18. 1813-
1893, Paris.
Anselme (Père) [Pierre Guibourg]. —
Explications des armoiries. Paris, 1644,
in-4°.
— Histoire généalogique et chronolo-
gique de la maison royale de France, des
pairs et des grands officiers de la couronne.
Paris, 1726-1733. 9 vol. in-fol.
Archives de la noblesse de France, par
Laine. 1828-1850. 11 vol. in-8°.
Armorial de l'ancien duché du Niver-
nais, par G. Soultrait. Paris, 1847-1848,
in-8°.
Armorial de l'Empire, par Henri Simon.
Paris, 1812, 2 vol. in-4°.
Armorial du Bourbonnais, par G. Soul-
trait. Moulins, 1857, 1 vol.
Armorial du Lyonnais, Forez et Beau-
jolais, par André Steycrt. Lyon, 1800, 1 vol.
in-4°.
Armorial général, par Rieststap, 2 vol.
in-8°, 1887-1890,
—
6 —
Armorial historique de la noblesse de
Frange, par J.-G. de Milleville. In-8°,
1846.
Armorial universel, par Joufroy d'Es
chavanes. In-8°, 1844.
Artefeuil. — Histoire héroïque et uni-
verselle do la noblesse dé Provence. Impri-
merie veuve Girard, Avignon, L754, ? vol.
Artois. — Notes historiques, par Plôu-
vain. Douai, L823, in-4°.
Auriac (i)'). — Nobiliaire de la noblesse
de France. Paris, in-4°, 1855, 10 vol.
Auvergne. — Dictionnaire héraldique de
l'Auvergne,, par J.-B. Bouillet. Glermont-
Ferrand, 1857, grand in-8°.
— Dictionnaire des anciennes familles
d'Auvergne, par Ambroise Tardieu. Mou-
lins. L884.
Bachelin-Deflorenne. — Étal présenl
de la noblesse. In-N", paris. 1865, 1875 et
1887.
Baron. — L'art héraldique, contenant la
manière d'apprendre le blason. Paris, L681,
in- 12.
Barthélémy (Edouard de). — Armoriai
delà ville de Ghâlons-sur-Marne. Ghâlons,
1856, in-12.
Bauchet-Filleau. — Armoriai du Poitou.
Poitiers. 1840-1851, 2 vol. grand in-8°.
Béarn, Bigorre et Passe Navarre. —
Histoire de Foix, par Pierre Olhagaray. 1609.
Beaudeau (J.). — Armoriai général (\r+
États de Languedoc. Montpellier, 1686, 1 vol.
Bergues La-Garde. — Nobiliaire du
Limousin. In-N". 1873.
Bernier (J.). — Histoire de Blois et ses
familles nobles. Paris, 1682.
Berry. — Histoire du Berry, par Thau-
mas de la Thaumassiere. Paris, 1669, in- fol.
— Tombeau généalogique du Berry. par
Nicolas Catherinot. 107 1.
— Nobiliaire du Berry, par le même. 1681.
— Histoire généalogique de quelques fa-
milles du Berry, par le vicomte Ferdinand
de Maussabré. Bourges. 1859.
— Nouvelle histoire du Berry, par Pallet.
Paris, 1783.
Bessas la Mégie (de). — Légendaire delà
noblesse de France. Paris, L865.
Pesse (Guillaume). — Histoire des dues
el marquis de Narbonne. Paris, L660, in-l°.
BlRLIOTHÈQUE nationale. — Manuscrits.
BOREL d'Hauterive. — Armoriai d'Artois
el de Picardie. Grand in-8°, 1866.
— Généalogie de la noblesse de Bourges
gne. Dijon, 1653.
— Revue historique de la noblesse.
— Album nobiliaire du Daupliiné. 1847.
Bouchet (J. du). — 'fable généalogique
des vicomtes de La Marche. Paris, 1682.
Bouillet. — Nobiliaire d'Auvergne. Glor-
mont-Ferrand. 1853.
— Dictionnaire héraldique de l'Auver-
gne. 1857.
BOURRONNAIS. — Armoriai du Bourbonnais,
par le comte Georges de Soultrait. Moulins,
L857, in-8°.
— Généalogie de quelques familles nobles
du Bourbonnais et autres lieux, par J. Me-
gret. Moulins, 168Ô.
Bourgogne. — Armoriai de Bourgogne
et de la Bresse, par Jacques Ghevillard.
Paris. 1726.
— Armoriai général de Bourgogne dressé
en 1696 par d'Hozier, publié par Boucbot.
Dijon, 1875, 2 vol. in-8°.
— Généalogie de la noblesse de Bourgo-
gne, par G. de Hautcrive. Dijon. 1653.
— Armoriai de Bourgogne, par H. Per-
sonne. 1863.
Bourrotsse de Lappore (de). — Nobi-
liaire do Guyenne et Gascogne. Paris. 1883,
•J vol. in-4°.
1
— 7
— 8
Bremond (Alph.). — Nobiliaire toulou-
sain. In-8°, 1870.
Bresse et Busey. — Histoire de Bresse
etdu Bugey, par Samuel Guichenon. Lyon,
1650, in-fôl.
Bretagne. — Armoriai breton, par Guy
I," Borgn >. Rennes, 1007. petit in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par J. Chevil-
lard. Paris, 1720-1758, grand in-fol.
— Armoriai général de la Bretagne, par
L. Briant de Laubrière. Paris, 1811, in-8°.
— Armoriai de Bretagne, par P. Guérin
delà Grasserie. Rennes, 1845, 2 vol. in-fol.
— Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy.
L890, 3 vol. in-8°.
Briancon (R. de). — L'État de la Pro-
vence. 1693, 4 vol. in-12.
Priant de Laubière. — Armoriai gén<%
rai de Bretagne. Paris, 1841.
Bulletin héraldique et généalogique
de France.
Cabinet du Saint-Esprit, à la Bibliothè-
que nationale.
Calendrier de la noblesse de Tours,
Maine et Poitou. 1867 et 1808.
Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de
France pour 1856, par J. Carré de Busse-
rolle.
Carré de Busserolle. — Noblesse du
Poitou. Tours. 1887.
— Calendrier historique, héraldique et
généalogique des familles nobles de France,
pour 1856.
— Noblesse de Touraine. Tours, 1886.
Catherinot i Nicolas). — Tombeau gé-
néalogique du Berry. 1674, pièce in-4°.
— Nobiliaire du Berry. 1681, pièce in-4°.
Gaumartin (de). — Recherches sur la
noblesse de Champagne. Ghâlons, 1673,
2 vol. grand in-fol.
Caux i Henry de). — Catalogue général
des gentilshommes de Languedoc. Pézenas,
1676, in-fol.
Champagne. — Recherches sur la no-
blesse de Champagne, par de Gaumartin.
Châlons, 167.3, 2 vol. grand in-fol.
— Nobiliaire de Champagne, par J. Ghe-
villard. Paris, 1758, grand in-fol.
— Armoriai de la ville de Châlons-sur-
Marne., par Edouard de Barthélémy. Châ-
lons, 1856, in-12.
— Recherches sur la noblesse de Cham-
pagne, par d'Hozier. 1868.
— Les Armoiries des comtes de Cham-
pagne, par de Jubainville. Paris, 1852.
Ciiazot de Montigny (Louis). — Ta-
blettes et étrennes généalogiques. Paris,
1748-1753.
— Dictionnaire héraldique.
Chevillard. — Nobiliaire de Normandie.
In-fol., 1720.
— Armoriai de Bourgogne et de Bresse.
1726, in-fol.
Chorier. — Nobiliaire du Dauphiné.
In-12, 1671.
— Histoire générale du Dauphiné. In-fol.,
1661.
— Histoire du Dauphiné. 1674, in-12.
Cohen de Winiienhoef. — L'Oriflamme,
moniteur de la noblesse. 1851, in-8°.
Comtat Venaissin. — Histoire de la no-
blesse de FT'ance du comté Venaissin, par
Pithon-Curt. Paris, 1743-1750, 4 vol. in-4".
Corse. — Les Corses français, par
L'Hermite-Souliers. Paris, 1662, in-12.
Courcelles (de). — Dictionnaire univer-
sel de la noblesse de France. Éd. 1821.
— Histoire des pairs de France.
Courcy (de). — Nobiliaire de Bretagne.
Éd. 1890.
Coussin. — Histoire héroïque de la no-
blesse de Provence. 1776-1786, 3 vol. in-4°.
— 9 —
10 —
Crétineau - Joly. — Histoire de la
Vendée.
CrviLLiER Morel d'Acy, — Le Moniteur
delà noblesse. Paris. 1855-18£6.
Datpiiiné. — Album historique, archéo-
logique et nobiliaire du Daupniné, publié
sous la direction de MM. Champollion-Fi-
geac,parBoreld'Hauterive. 1846-1 847 ..in-4 .
— Histoire généalogique, par GuyAllard.
1 vol. in-4°.
— Armoriai du Dauphiné, par flivoire
de la Bâtie. L867.
Dk.iart (Jacques). — Recueil dés titres.
qualités, blasons et armes des seigneurs de
Languedoc. Lyon. 1655.
Denain (Joseph). — Armoriai général de
l'Anjou. 3 vol. in-8". 1878-1885.
Destrées. — Almanach généalogique.
Paris, 1717. in-24.
Dictionnaire encyclopédique de la n<>-
blesse de France, par Victon de Saint-
Allais. Paris. 181(5, 2 vol. in-8°.
Dictionnaire généalogique de la pro-
vince m Maine, par André-René Lepàige.
Le Mans, 1777.
Dictionnaire i>e la noblesse, par La
Chesnaye des Bois. Paris. 1865, 20 vol.
in-4".
Dictionnaire universel de la noblesse
de Franck, par de Gourcellesi 1821,5 vol.
in- 18.
DUBUISSON. — Armoriai des principales
maisons du Royaume et particulièrement
de celles de Paris et de l'Ile-de-France.
Paris, 1757-1700, 2 vol. in-12.
DrciiESNE. — Anciens catalogues épis-
copaux de la province de Tours. ( rrand in-8°,
L89Ô.
Duvergier (A.-J.). — Mémorial histo-
rique de la noblesse. Paris, 1839.
État de la noblesse, par Waroquier de
Combles. Paris. 1782. 5 vol. in-12.
Etrexnes de la noblesse 177!) et 1780,
par La Chesnaye des Bois, Fn-18.
EYSENBACH (Ci.). — Histoire du blason et
science des armoiries. Tours, 1848, in-8 9 .
I'ai z (Pascal du). — Généalogie (h's prin-
cipales familles de l'Anjou. Paris. 1582,
Flandre. — Armoiries des anciennes
institutions religieuses, féodales, civiles des
Flamands, par J.-.I. Carlier. Dunkerquej
1855, in-S".
— Noblesse et chevalerie du comté de
Flandre, d'Artois et de Picardie, par
P. Roger. Amiens. L843, grand Ln-8°.
Foulque-Delenos, — Manuel héraldique,
ou Clef de l'art «lu blason, renfermanl les
éléments de ce1 art et suivi d'un vocabu-
laire. Limoges, 1816, 2 vol. in-8°,
France héraldique ibn. par Poplimont.
Paris. 1873-1875, in-> ,
Franche-Comté.— Armoriai général de
la Franche-Comté, par Ch. d'Hozier 1 1696).
Dijon, 1875^
— Nobiliaire de Franche-Comté, par P. du
Lurion. Besançon, 1.890,
Gallia christiania, Paris, 1715, 16 vol.
in-fol,
Gastellier de La Tour, — Armoriai des
États du Languedoc. Paris, 1707. in- C.
— Dictionnaire héraldique, contenant tout
pç qui a rapport à la science du blason,
avec l'explication des termes. Paris, 1771,
in-8 ,
Cavard. — Versailles, salle des croisades.
2 vol. grand in-1".
Georgel (Alcide). — Armoriai des fa-
milles de Lorraine. In-4". 1882.
Gotrdon de Genottllac — Nobiliaire du
département des Bouches-du-Rhùne. Pari-.
isc>3.
— Grammaire béraldique. Paris. 1860,
in-12.
Grandpré (César de). — Le César arme-
11 —
12 -
rial, ou Recueil des armes el blasons de
toutes les illustres, principales el nobles
maisons de France. Paris, 1645, in-fol.
Guérin de la Grasserie (A. -P.). — Ar-
moriai de la Bretagne. Hennés. 1845-1848,
2 vol. in-fol.
Guichenon. — Histoire de la Dresse et du
Bugey. Lyon. 1650, in-fol.
Guigard (Joannis). — Bibliothèque héral-
dique de la France. Paris. 1861, in-8°.
Guyenne et Gascogne. — Nobiliaire de
Guyenne et Gascogne, par (ÏGilvy. Paris,
1856-1858, 2 vol. in-4°.
— La noblesse du Périgord, par Matagrin.
— Armoriai de la noblesse du Périgord,
par A. de Froidefond. Périgueux, 1858,
1 vol. in-N".
— Nobiliaire historique de Gascogne, par
J. Noulens. 1863.
Histoire des grands officiers de la
couronne. — Voy. Anselme.
Histoire générale du Languedoc, par
de Yic et dom J. Yaissette. In-8°, 1873.
Hozier (d*). — Recherches sur la noblesse
de Champagne. 1868.
— Armoriai général de Bourgogne, pu-
blié par Bouchet. Dijon, 1875, 2 vol. in-fol.
— Armoriai général de France. 1738-
1768, 10 vol. in-4".
— Armoriai général de Franche-Comté
(1096). Dijon. 1875.
Ile-de-France.— Prévôts des marchands.
échevins, procureurs, greffiers et receveurs
de la ville de Paris, par J. Ghevillard. Pa-
ris, 1708, grand in-4' J piano.
— Noms, qualitez, armes et blasons de
MM. les conseillers de la ville de Paris, par
J. Ghevillard. Paris. 1713, grand in-fol.
— Noms, qualitez et armes des gouver-
neurs, capitaines et lieutenans généraux de
Paris, par Ghevillard l'aîné. 1731, in-fol.
•— Gouverneurs, lieutenans du roy, pré-
vôts des marchands, échevins, procureurs,
avocats, etc., par -I. Ghevillard, 1713, con-
tinué par Dubuisson, 1782.
— Cartulaire de l-abbaye de N.-I). des
Vaux-de-Cernay, par Luc Merle! el Moulié.
Paris. 1857, 3 vol. in-4°.
Joi ffroy d'Eschavannes. — Armoriai
universel. 18 1 1, in-8°.
Jurainville ide).— Les armoiries des
comtes d.e Champagne. Paris, 1852.
La Chesnaye des Bois. — Étrennes de
la noblesse. 1779-1780.
— Dictionnaire de la noblesse. Paris.
1865.
Laine. — Archives de la noblesse de
France. 1828-1850, 11 vol. in-8°.
Lallain de Montigny. — Nobiliaire de
Lorraine et de Bar. 1761, in-8°.
La Marnière (Léon de). — La noblesse
de Saintonge et d'Amiens. Paris, 1861.
Languedoc
Armoriai général des
Ftats de Languedoc, par Jacques Beaudeau.
Montpellier, 1686, in-4°.
— Armoriai des États de Languedoc, par
Gastelier de La Tour. Paris. 1767. in-4°.
— Armoriai de la noblesse de Languedoc,
par Louis de la Roque. Paris, 1860, 4 vol.
in-8°.
— Recueil des titres, qualités, blasons et
armes des seigneurs de Languedoc, par
Jacques Dejart. Lyon, 1655.
— Catalogue général des gentilshommes
de Languedoc, par Henry de Caux. Péze-
nas, 1676.
La Roque ( de). — Armoriai de la noblesse
de Languedoc. Paris. 1860.
Le Boucq de Ternas. — Noblesse des
Pays-Bas. Douai. 1884.
Le Garpentier. — Généalogie de 4,000
familles des Pays-Bas et de la Flandre fran-
çaise. 1668, in-4°.
Le Laroureur (Claude). — Discours de
13
11
l'origine des armoiries et des termes
récents et usités pour l'explication de la
science héraldique. Lyon. 1658, in-4°.
Lepage et Germain. — Nobiliaire de
Lorraine. Nancy. 1885.
— Dictionnaire généalogique delà pro-
vince du Maine. Le Mans. 1777.
Le Roux. — Histoire de la noblesse de
Flandre. Lille, 1708, in-4°.
L'Hermite-Souliers (de). — Inventaire
de l'histoire généalogique de la noblesse
deTouraineet pays circonvoisins, enrichie
des armes en taille-douce de chaque fa-
mille. Paris, 1669, in-fol.
— Nobiliaire de la Touraino. Paris, 1665,
in-fol.
Limousin, — Nobiliaire du diocèse de Li-
moges, par l'abbé J. Nadaud. Limoges, 1>
— Nobiliaire du Limousin, par Nadaud.
Limoges, 1856, in-8 -.
Livre d'or de la noblesse (le), par
M. de Magny. Paris, 1844-1852, 5 vol. in-1".
Lorraine. — Nobiliairede Lorraine, par
Lepage et Germain. Nancy. 1885.
— Nobiliaire ou Armoriai de la Lorraine
etduBarrois, par dom Àmbroise Pelletier.
Nancy. 1758, in-4°.
— Armoriai de Lorraine, par Alcide
Georgel. Elbeuf, 1882, in-folio.
— Nobiliaire de Lorraine et de Bar, par
Lallain de Montigny. 1761, in-8°.
Lurion (P. de). — Nobiliaire deFranche-
Comté. Besancon, 1890.
Lyonnais. — Armoriai général du Lyon-
nais, par André Steyert. Lyon. 1860, in-4".
Magny (de). — Le Livre d'or de la no-
blesse de France. Paris, 1844-1852, 5 vol.
in-4°.
— Nobiliaire universel de France, ou
Recueil général des généalogies historiques
des maisons nobles de l'Europe. Paris, 1877
à 18S5, 18 vol. in-4°.
Maintenues de noblesse. — Bibliothèque
et Archives nationales.
Matagrin (Amédée). — La noblesse du
Périgord, 1758. Périgueux, 1858, 1 vol.
in-É .
Maussabré (le vicomte Ferdinand de). —
Histoire généalogique de quelques familles
du Berry. Bourges, 1859, pièce in-4°.
Mégret (J.) — Généalogie de quelques
familles nobles du Bourbonnais et autres
lieux. Moulins. 1685, in-1'.
MÉMORIAL HISTORIQUE DE LA NOBLESSE,
parA.-J.Duvergier. Paris. 1839-1840, 2 vol.
grand in-8°.
MÉNESTRiEB (le Père). — Le véritable art
• lu blason. Lyon. 1658, in-2 1.
— Le dessin de la science du blason.
1659, in-1?.
— Abrégé méthodique des principes
héraldiques <>u du véritable arl du blason.
Paris, 1661, in-12.
— La science de la noblesse ou la nouvelle
méthode du blason. Paris, L691, in-12.
— La nouvelle méthode raisonnée du
blason. Lyon. 1696, in-1?.
— Origine des ornements des armoiries.
Lyon. 1680, in-* .
— Éloge historique de Lyon.
Millevtlle (de). — Armoriai historique
de la noblesse de France. Paris, 1846, in-8°.
Monitei i; de i.\ noblesse (le), parCuvil-
lier Morel d'Acy. 1855 et 1856, Paris,
grand in-8°.
Montzey (Gh. de). — Histoire de La
Flèche et de ses seigneurs.
Moreri (L.). — Grand dictionnaire his-
torique. 10 volumes in-folio. Paris, 1759.
Nadaud (abbé J.). — Nobiliaire du dio-
cèse de Limoges. Limoges. 1882.
— Nobiliaire du Limousin. Limoges,
1856. in-8".
Nivernais. — Armoriai de l'ancien duché
l(i —
do Nivernais, par G. de Soultrait. Paris,
1847, grand in-8°.
Nobiliaire de Normandie, par E. de Ma-
gny. Paris. 1863, 2 volumes in 8°.
Nobiliaire du Limousin', par l'abbé Jo-
seph Nadaud. Limoges. 1880. 4 volumes
in-8°.
Nobiliaire des Pays-Bas et Comté de
Bourgogne, par de Visiano, sieur de Hoove.
Louvain, 1700. 2 volumes in-8°.
Nobiliaire universel de France, par
de Saint- Allais. Paris. 1875.
Nobiliaire universel de France, recueil
général des généalogies historiques des mai-
sons nobles de l'Europe, publié sous la di-
rection de de Magny. 18 volumes in-1".
L877 à 1885.
Noblesse (la), journal des illustrations
de la France, n os 1 à 4, 1858.
Noblesse et Chevalerie du Comté de
Flandre, d'Artois et Picardie, par P. Ro-
ger. Amiens, 1843.
Noms féodaux de la France, par Bet-
tancourt. Paris, 1820. 2 volumes in-8°.
Nostradamtjs (J.). — Chronique de Pro-
vence, 1613. Lyon. 101 1. in-8°.
Noulens (J.). — Nobiliaire historique de
Gascogne, 1803. Dumoulins, 1801, 3 volu-
mes in-8°.
Normandie. — Nobiliaire de Normandie,
parO'Gilvy. Paris, 1801.
— Nobiliaire de Normandie, ou Catalogue
de la province, par J.-L. Chevillard fils.
Paris. 1720. in-fol.
— Armoriai des archevêques de Rouen,
par Jules Thieury. Rouen, 1801, grand
in-8" carré.
Notes pour servir au nobiliaire de
Montpellier, par Ch.de Tourtoulon. Mont-
pellier, 1856, in-8°.
O'Gilvy. — Nobiliaire de Guyenne et
Gascogne. Paris, 1x50-1858, 2 volumes in-1".
— Nobiliaire de Normandie. Paris, 1864.
Oriflamme (D, moniteur de la noblesse,
par Cohen de Winhenhoef. In-8°, 1851.
Orléanais. — Histoire de Blois, par
J. Bernier, Paris, 1082, in-4°.
Pallet. — Nouvelle histoire du Berry.
Paris, 1783-1786, 5 volumes in -8°.
Pavs Bas. — Noblesse des Pays-Bas, par
Le Boucq do Ternas. Douai, 1884.
— Généalogie de 4,000 familles des
Pays-Bas et de la Flandre française, par
Jean Le Carpentier. 1668, in-4°.
— Généalogie de quelques familles des
Pays-Bas, par Dumont. Amsterdam, 1774,
in-8°.
— Recueil généalogique, par Colonia.
Rotterdam, 1775-1778, 2 volumes in-8°.
Pelletier (dom Ambroise). — Nobiliaire
de la Lorraine et du Barrois. Nancy, 1758.
PérictOrd. — La noblesse du Périgord,
par Matagrin, 1858. Périgueux, 1 volume
in-8°.
Personne (H.).
Armoriai de Bourgo-
gne. 1863.
Pithon-Curt. — Histoire de la noblesse
de France du Comté- Venaissin,. d'Avignon
et de la principauté d'Orange. Paris, 1743-
1750, 4 vol. in-4".
Poitou. — Dictionnaire historique, bio-
graphique et généalogique, par Beauchet-
Filleau. Poitiers, 1840-1854, 2 vol. grand
in-8°.
— Noblesse du Poitou, par Carré de Bus-
serolle. Tours, 1887.
Poplimont. — La France héraldique.
Paris, 1873-1875, in-8°.
Potier de Courcy. — Voy. Courcy.
Provence. — Chronique de Provence,
par J. Nostradamus. loi 3.
— État de la Provence, par l'abbé Robert
de Briançon. 1603.
— Nobiliaire du département des Bouches-
— 17
— 18 —
du-Rhône$ par Gourdon de Genouillac et le
marquis de Piolenc; Paris, 1863.
— Histoire héroïque de la noblesse de
Provence, par Coussin. Avignon, 1778-1786,
3 vol. in-1".
Rieststap (J.-B.). — Armoriai général.
1887-1890.
Rivoirk de la Bâtie. — Armoriai du
Dauphiné. 1867.
Robert Victon. — Le Souvenir, journal
de la noblesse. Paris, in-8°, 1849.
Roger (P.). — Noblesse el chevalerie du
comté de Flandre. d'Artois et Picardie.
Amiens, 1843.
— Histoire des ( îroisades.
Saintonge et Ai nis. — La noblesse de
Saintonge el d'Aunis, par Léon de La Mar-
nière. Paris, 1861.
Savoie, — Histoire généalogique de la
maison royale de Savoie, par Samuel Cni-
chenon. Turin, 1778, 5 vol. in-l".
Simon (Henri). — Armoriai de l'Empire.
Paris. 1812, ? vol. in-fol.
Simon (de Boncourt). — Grammaire du
blason, ou la Science dos armoiries. Paris.
1885, in-l s.
Soultrait (G.). — Armoriai de l'ancien
duché dé Nivernais. Paris. 1847-1848, in-8°.
— Armoriai du Bourbonnais. Moulins.
1857.
Steyert (André). — Armoriai du Lyon-
nais. Forez et Beaujolais. Lyon. 1860.
Tardieu (Ambroise). — Dictionnaire des
anciennes familles d'Auvergne. Moulins,
1884, in-8°.
Thibault-Cadot. — Le blason de France,
avec un dictionnaire dos termes du blason.
Paris. 1697, in-8°.
Tisseron (H. de). — Annales historiques!
et nobiliaires. Paris.
Touraine. — Nobiliaire de la Touraine,
par de L'IIennite-Souliers. In-fol. , Paris,
L665.
— Inventaire de l'histoire généalogique
de la noblesse de Toiirailie et pays cil'COll-
voisins, par le chevalier de L'Hermite-Sou-
liers. Paris. 1669, in-fol.
— Noblesse de Touraine. par Carré de
Busserolle. Tours, 1886.
Tourtoulon (A. de). — Notes })onr ser-
vir au nobiliaire de Montpellier. Montpellier,
1853.
Triboulet (le), journal.
Vapereau. — Dictionnaire des contempo-
rains. Paris, 1893, 1 vol. in-8°.
Vie (de) et dom J. Vaissette. — Histoire
générale du Languedoc. Toulouse, 18o(),
10 vol. grand in-8°.
Visiano de Hoove. — Nobiliaire des
Pavs-Bas et du comté de Bourgogne.
Viton de Saint-Allais. — Nobiliaire uni-
versel de France. Paris, 1875.
Waroquier de Combles. — État de la no-
blesse. Paris, 1782, 5 vol. in-12.
VOCABULAIRE
DU BLASON
i
VOCABULAIRE DU BLASON
->— <^
A
ABAISSE.
On appelle ainsi toute pièce posée plus bas
que la règle héraldique l'ordonne.
Ainsi le pal, la fasce, le chevron, la bande,
qui occupent ordinairement le tiers du milieu
de l'écu, peuvent être au-dessous de cette po-
sition habituelle et sont alors abaissés. On le
dit encore du chef, quand il se trouve sous un
autre chef de concession ou de patronage. Le
chef peut être aussi abaissé par un simple filet
de l'émail du champ qui le surmonte.
Ce terme est encore applicable à un écu ou
à une pièce, contenant une figure destinée à
perpétuer le souvenir d'un crime ou d'une
faute.
Il se dit aussi des ailes d'oiseau dont le bout
se dirige vers la pointe de l'écu ; d'une épée,
bâton ou autre objet pareil, dirigé, par celui
qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de
l'écu.
ABEILLE.
Cet insecte est représenté montant, les ailes
tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier
cas, l'abeille est volante.
ABIME.
Nom du centre de l'écu.
On dit qu'une pièce est en abîme,
quand elle occupe le centre de l'écu ,
et qu'elle n'est pas seule. Différem-
ment il n'y a pas lieu d'indiquer cette dispo-
sition, car si on dit : d'or, au loup ravissant
d'azur, il est inutile d'ajouter, en ahime,
puisque cet attribut ne saurait se poser autre-
ment.
Mais si on dit : gironné d'argent et de
gueules à Vécusson d'or, il faut ajouter : en
abime, si on veut que cette pièce soit placée
au centre.
ABOUTÉ.
v
Se dit des pièces allongées, mises
bout à bout, et correspondant entre
elles par les pointes, comme les
otelles, les fusées, les épées, les
branches, les losanges et parfois les mouche-
tures d'hermine dont les bouts correspondent
et se joignent en croix. C'est aussi l'attribut
d'une pièce dont le bout est arrondi, ou qui est
garnie d'un bout.
— 25 -
- 26 -
Ex. : D'argent, à deux losanges aboutés
de gueules.
ACCOLÉ.
Ce terme a plusieurs acceptions :
Deux écus qui sont juxtaposés,
comme quand la femme joint le sien
à celui de son mari, sont dits acco-
lés. Il se dit d'un animal qui a un collier ou
une couronne passée au col; des macles, lo-
sanges, fusées, lorsqu'ils se touchent ensemble
de flanc ou de pointe sans remplir l'écu ; «les
choses entortillées, comme un serpent ou hisse
autour d'une colonne, un cep de vigne à un
é( lialas. Les colliers d'ordre de chevalerie dont
on entoure les écus sont dits accolés.
Ex. : If argent, à un écusson d'or et un
êcusson d'azur accolés.
ACCOMPAGNE.
Lorsque la pièce principale, ou
la Bgure placée au centre de l'écu.
comporte d'autres pièces, on la dit
accompagnée de...
Ex. : D'azur, à une étoile d'or ; accompa-
gnée de trois croissants d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
ACCOMPAGNEMENT.
Se dit de tout ce qui est placé hors de l'écu
et l'accompagne.
Se dit aussi des pièces secondaires qui ac-
compagnent une pièce principale.
ACCORNÉ.
S'emploie pour indiquer l'émail des cornes
des animaux quand il est différent de celui de
leur corps.
Pour le cerf, on dit ramé.
ACCOSTÉ.
Cet attribut qu'il ne faut pas con-
fondre avec Yaccon i} mgné : se dit d'une
barre, d'un pal ou toute autre pièce
principale, poséesdiagonalementlors-
qu'elles en ont d'autres à leurs côtés. Mais si
la pièce principale est ronde, il faut dire ac-
compagné à lit 1 . rire ou à senestre et ne pas
faire usage du mot accosté qui ne peut jamais
être L'attribut d'une pièce ronde.
Ex. : D'argent, à un pal de gueules, accosté
<ie deux Mllettes d'azur à senestre.
ACCROUPI.
s.- dit du lion assis, et des autres animaux
sauvages, du singe, etc., à l'exception des
lièvres et des lapins dont la position naturelle
est d'être accroupis.
l 'n peut se servir aussi bien des termes
aSSiS et conflit'.
ACCULÉ.
S'applique au cheval et autres animaux du
même genre, renversés en arrière.
Se dit : 1" d'un cheval cabré, qui paraît
s'abaisser pour mieux s'élancer ; 2<> d'une li-
corne assise qui lève ses pattes de devant;
3° de deux croissants posés l'un sur l'autre,
dont le premier est montant et le second ren-
versé : 4° de deux canons sur une même ligne,
dont l'un est tourné à dextre et l'autre à se-
nestre.
ADEXTRÉ.
Lorsqu'une pièce en a une autre à dextre,
on dit qu'elle est adextrée soit en chef, soit en
abîme, soit en pointe.
C'est aussi le nom d'une section héraldique
excessivement rare, qui produit un pal s'unis-
sant au flanc dextre de l'écu.
- 27 -
ADOSSE.
ûH&l
Ce terme s'emploie pour indi-
quer des animaux se tournant le
dos (dos contre dos). Deux clés
sont adossées quand leurs panne-
tons sont tournés en dehors l'un de l'autre.
Les doloires, les faux, les haches, les mar-
teaux, etc., peuvent aussi être adossés. Se dit
aussi de deux demi-vols dont les dossiers sont
tournés l'un vers l'autre.
Ex. : De gueules, à deux haches d'or
adossées.
AFFAISSÉ.
Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le
bas de l'écu.
Voy. Voûté.
AFFRONTÉ.
C'est le contraire d'adossé. Deux
animaux, posés front à front ou se
regardant, sont affrontés. Il en est
de même de deux marteaux, deux
haches, etc., lorsque le fer est en dedans.
Ex. : De gueules, à deux lions d'argent af-
frontés.
AFFÛTÉ.
Un canon lorsqu'il n'est pas du même
I émail que son affût est dit affûté.
AGACE.
Synonyme de Pie.
AGITÉ.
Attribut des eaux lorsqu'elles n'ont pas leur
calme habituel.
Terme qui s'emploie d'une mer lorsque
l'ombre des vagues est d'un autre émail que
celui de l'eau.
AGNEAU.
L'agneau doit toujours être re-
présenté de profil et passant. Lors-
qu'il s'agit de l'agneau pascal, on
le représente tenant une croix à
laquelle est attachée une oriflamme chargée
d'une croisette, ou quelquefois un gon fanon
d'argent chargé d'une croix de gueules.
Lorsque ces émaux sont autres, on doit
l'indiquer.
Ex : Ecartelé : aux 1 et l d'or, au chevron
de sable accompagné en chef de deux étoiles
d'azur; aux 2 et 3 d'azur à l'agneau pascal
d'argent.
AIGLE.
En terme héraldique, l'aigle est
toujours du genre féminin. Ses
ailes sont ordinairement ouvertes
(fig. 1) ; elle a le vol abaissé quand
elles sont rabattues vers la pointe
de l'écu; lorsqu'elle regarde à senestre, elle est
contournée; quand elle paraît prête à s'envo-
ler, elle est dite essorante ; si elle est répétée
plusieurs fois dans l'écu, elle se nomme ai-
glette; alérion lorsqu'elle n'a ni bec ni pattes.
On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans
le corps; demi-vol, une seule aile.
Lorsqu'elle a deux têtes, elle est dite :
éployée (fig. 2).
On la dit languée, armée, membre e de...
lorsque ces parties sont d'un autre émail que
celui de son corps.
L'aigle doit montrer la poitrine, la tête
tournée à droite, et le vol élevé en haut; quand
elle est autrement, il faut l'expliquer.
Il est indifférent que le bout des ailes d'une
aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe
de l'écu, ce qui dépendait du goût
régnant à telle ou telle époque et
des habitudes des peintres d'au-
trefois. Aux temps chevaleresques,
(Fig. 2) l'aigle avait toujours les ailes abais-
sées; aujourd'hui, elle les porte levées et diri-
gées vers le chef de l'écu.
I
— 29 —
— 30
Fig. 1. — Ex. : D'argent, à eue aigle de
sable.
Fig. 2. — Ex. : D'azur, à une aigle éployêe
d'or.
Voy. Main d'aigle.
AIGLETTE.
Voy. Aigle.
AIGRETTE.
Oise.au blanc du genre du héron, dont la
tête est garnie d'une huppe de plumes, et qui
paraît dans l'écu de profil et passant.
AIGUIÈRE.
Vase ayant un bec. et, sur le côté senestre,
une anse. L'aiguière ressemble en général à
une pignate agrandie.
AIGUISÉ.
Attribut des pièces de longueur
qui ont les bouts aigus, comme une
croix, un pal, etc.
Ex. : D'or, à trois pals alésés et aiguisés
dans le bas.
AILE.
On emploie ce terme pour désigner des
pièces qui sont représentées contre nature
avec des ailes et des oiseaux dont les ailes
sont d'un émail différent de celui de leur
plumage.
AILES.
Les ailes d'oiseau portent le nom de vol et
demi-vol.
Voy. ces mots.
Celles des anges conservent le nom d'ailes.
AJOURE.
Se dit d'une tour, d'un château,
d'une maison, dont 1rs fenêtres
sont d'un émail différent. Lors-
qu'il s'agit des portes on emploie
le terme : ouvert. Pour désigner une pièce
percée à jour pour laisser voir l'émail du
champ, on se sert aussi du mot ajouré.
Ex. : De gueules, à un château d'or ajouré
et maçonné de sable.
AJOUTÉ.
Attribut du chef crénelé dont les créneaux
sont d'un émail particulier.
AJUSTÉ.
Se dit d'un trait ou d'une flèche
posé sur la corde de l'arc. 11 faut
toujours indiquer de quel côté est
la pièce ajustée.
Ex. : De gueules, à un arc d'argent tend a
et posé en barre, et chargé d'une flcclie ajus-
tée du même posée en bande la pointe en
haut; à la bordure aussi d'argent.
ALCYON.
Oiseau chimérique, représenté à peu près
comme un cygne, dans son nid, ballotté par
les vagues de la mer.
On dit de l'alcyon qu'il est flottant lorsque
les ondes qui le supportent sont d'un autre
émail.
ALERION.
C'est l'aiglette sans bec ni pattes.
Les alérions diffèrent des merlettes,
en ce qu'ils ont les ailes étendues, et
qu'ils sont toujours debout et posés
en pal : les merlettes ont les ailes serrées et
posées de profil en fasce.
Ex. : D'argent, à un alérion de gueules.
— 31
— 32 —
I
ALÉSÉ.
Attribut de toute pièce honorable.
fasce, pal, chevron, etc., dont les ex.
trémités ne touchent pas les bords de
" T l'écu. On écrit aussi alaise et alezé.
Ex. : D'azur, à la croix alésée d'argent.
ALLUME.
Se dit d'un bûcher ardent, des flambeaux,
cierges et autres pièces dont la flamme est
d'un émail particulier; des yeux des animaux
quand ils sont d'un autre émail ; pour le che-
val on dit anime.
ALTERNÉ.
Attribut des pièces d'émaux différents et de
forme régulière, placées côteàcôte et se renou-
velant alternativement. Ainsi, par exemple,
les triangles des pièces endentées, les carrés
des pièces componées alternent successive-
ment. Ce mot s'applique aussi aux ligures
semblables placées dans chaque partition de
l'écu quand il y a un changement régulier des
émaux de cette partition. Les pièces posées de
l'un à l'autre offrent en ce sens un emploi du
mot alterné. Dans lecarielé, le premier et le
quatrième quartier sont souvent alternés.
AMPHISBÈNE.
Se dit d'une figure de fantaisie représentant
un serpent à deux tètes, dont une à chaque
extrémité.
AMPHYSTÈRE ou Amphistère.
Serpent ailé, dont la queue, tour-
née en volute, se termine quelque-
fois en plusieurs queues de serpent.
Dans ce dernier cas, qu'on doit spé-
cifier, on se sert du terme gringolée, en ex-
primant de combien de pièces.
Ex. : If argent^ à un ampliistère au natu-
rel.
V»=t»^
ANCÊTRES.
Terme de généalogie. — Se <lil des per-
sonnes dont on descend en droite ligne, le
père et la mère non compris, et s'entend des
souches de la plus ancienne nohlesse : c'est ce
que l'on nomme aïeux dans les familles parti-
culières.
ANCHÉ.
Synonyme de recourbe.
ANCOLIE.
Fleur à peu près en forme de clo-
chette, toujours avec la tige en haut.
Ex. : D'argent, à fancolie d'azur,
tigée et feuillée 'te sinople.
■Utj'
ANCORNE.
Lorsque la corne ou le sabot d'un animal
est d'un émail particulier, on l'indique par le
mot ancorné.
ANCRE.
Meuble de l'écu, représentant
une ancre de navire. Le montant
se nomme stangue, la traverse en
haut traie, et le câble gujaène.
La position de l'ancre est d'être en pal, la
trabe vers le chef.
L'on n'exprime les différentes parties de
l'ancre en blasonnant, que lorsqu'elles sont
d'un autre émail que l'ancre.
Ex. : De gueules, à une ancre d'or posée en
pal, au franc canton d'hermine.
ANCRÉ.
a Attribut des croix, des sautoirs
ou de toute autre pièce dont les
extrémités ou une des extrémités
se terminent en forme de crochets
comme les ancres de navire.
Ex. : De sable, à la croix ancrée d'argent.
- 33
34
ANGEMME ou Angenne.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la
forme précise de cette fleur. Suivant les uns,
elle a celle d'une rose à quatre feuilles ; sui-
vant d'autres, celle d'une quintefeuille aux
feuilles arrondies. En tout cas, ce n'est pas
une fleur réelle, mais une rose d'atour ou
d'ornement faite de rubans et de broderie. Si
elle existe en armoiries, elle est de la dernière
rareté. A vrai dire nous n'en connaissons au-
cun exemple, car ce qu'on appelle quelquefois
angenne n'est autre chose qu'une quintefeuille,
privée des pointes effilées qui terminent ses
feuilles.
ANGES.
On les représente sous la forme de jeunes
filles, revêtues de longues robes dites datma-
tiques. Leurs ailes sont presque toujours
abaissées, c'est-à-dire tournées vers le lias.
On ne dit jamais vol en parlant des ailes
d'un ange.
ANGLE.
Se dit de la croix ou du sautoir, accompa-
gné de figures longues ou pointues mouvantes
de leurs angles.
ANGON.
Javelot antique que l'on confond
parfois avec la fleur de lis au pied
coupé.
Ex. : D'argent, à un angon d'azur.
ANILLÉ.
Se dit des croix en sautoir dont
le milieu est percé en carré.
Ex. : D'argent, à Vanille de
gueules.
ANILLE A L'ANTIQUE»
Nom que l'on donne à une barre
de fer crochue qui sert à maintenir
la solidité d'une maçonnerie.
Ex. : D'argent, à Vanille à l'an-
tique d'azur.
ANILLES.
Ce sont les fers de meule de mou-
lin, ayant la forme de deux sections
de cercle adossées, réunies au moyen
de deux traverses.
Ex. : D'argent, au fer de moulin d'azur.
ANIMAUX.
( >n voit dans lesarmoiries des animaux de
toutes les espèces; ils ont chacun leur posi-
tion et des termes qui leur sont propres.
Le liun est toujours de profil ne montrant
qu'un œil; son attitude est d'être rampant;
on ne l'exprime point, parce que c'est sa
position naturelle dans l'art héraldique; il
parait quelquefois marcher; alors on le nomme
lion léopardé.
Le léopard est souvant passant, et a la tête
de front, de sorte qu'il montre les deux yeux,
ce qui le distingue du lion. Quand le léopard
est rampant, on le nomme léopard lionne.
Le cheval sans ses harnais, qui semble se
promener, est dit gag.
Celui qui a tous ses harnais, est dit bardé,
haussé eX caparaçonné.
Un cheval ailé est nommé pégase.
Le taureau paraît rampant, et est dit furieux
en cette attitude.
Le bœuf et la vache sont représentés pas-
sants.
Le loup levé, est dit ravissant.
Le bélier en la même attitude, est dit sau-
tant.
Le chat levé, est nommé effarouché, mais
lorsqu'il a le derrière plus haut que la tête, il
est dit hérissonné.
- 35 —
36 -
La licorne, le bouc, la chèvre, et quelques
autres animaux sauvages levés sur leurs
pattes de derrière, sont dits saillants.
ANTMÉ.
Terme employé quelquefois au lieu d'allu-
mé pour indiquer l'émail des yeux des ani-
maux.
ANNELET.
Petit anneau qui diffère de la ba-
gue en ce qu'il est plat et de largeur
égale sur toute sa circonférence.
On trouve des annelets entrelacés.
Ex. : D'argent, à trois annelets de gueules
ranges en fasce.
ANTIQUE.
Se dit des couronnes à pointes ou des bustes
des rois couronnés à l'antique.
Les lions et les léopards couronnés dans les
armoiries, ont souvent une couronne à pointes.
On ne dit point en blasonnant, un lion ou un
léopard couronné à l'antique. On dit simple-
ment que les animaux sont couronnés.
11 n'en est pas de même des autres animaux;
quand ils ont une couronne sur la tète, il faut
nommer l'espèce de couronne, si elle est an-
tique ou moderne.
APPAUMÉE.
S'applique à la main ouverte dont
on voit le dedans.
Ex. : D'azur, à une main ap-
paumée d'or posée en pal.
Contre-Appaumée.
Celle dont on voit le dos.
APPOINTES.
Se dit de chevrons, d'épées, flèches
<l"i se touchent par les pointes.
Ex. : D'iirgeni.d deux flèches d'or
(ii>i">itili : es.
AQUILON, BORÉE, ÉOLE.
Représentation des vents sous la
forme d'une tète d'enfant souillant
avec violence.
Ex. : D'argent, à l'aquilon au naturel.
ARBALESTRE ou Arc.
Instrument à tirer des flèches. On le repré-
sente ordinairement en pal et détendu ; la corde
à clextre.
ARBRE.
Meubles dont on charge les ar-
[Fier. 1)
moines.
L'arbre a pour émail particulier
le sinople (fig. 1) ; il y en a cepen-
dant de différents émaux.
Arbre arraché (fig. 2.), est celui dont on
voit les racines.
Arbre effeuillé, celui qui n'a point de feuilles.
Arbre écoté, s'il n'a point de branches.
On distingue dans l'écu, le chêne, l'olivier,
le poirier et le pin par leurs fruits.
Ex. (fig. 1) : D'argent à un arbre de si-
nople, terrassé de même; au chef
d'azur, chargé d'un soleil d'or.
Ex. (fig. 2) : D'argent, à un arbre
de sinople, terrassé de même; au
chef de gueules chargé d'une étoile
— * —
(Fig.2)
à six rais d'or.
ARBRE GÉNÉALOGIQUE.
On appelle ainsi plusieurs rangs d'écussons
posés sur des figures de branches d'arbre qui
partent du tronc au-dessous.
- 37 -
— 38 -
L'arbre généalogique est nécessaire, lors-
qu'il s'agil d'être reçu dans un ordre de che-
valerie qui exige des preuves de noblesse, ou
d'être reçu dans un chapitre noble.
Sur le tronc de l'arbre se trouve l'écusson
de celui qui fait ses preuves, que l'on nomme
le présenté.
Au premier rang au-dessus, il y a deux
écussons : celui du père à droite et celui de la
mère à gauche.
Au deuxième rang plus haut, quatre écus-
sons : l'aïeul paternel et sa femme à droite :
l'aïeul maternel et sa femme à gauche.
Au troisième rang, huit écussons : les
bisaïeux paternels à droite: les Msaïeux ma-
ternels à gauche.
Au quatrième rang, seize écussons, pour les
trisaïeux paternels à droite, et pour les
trisaïeux maternels à gauche.
ARC-EN-CIEL.
Figure parfois dans l'écu, au naturel.
On le représente en fasce et en bande bom-
bée, tissue de quatre burèles d'émaux diffé-
rents : d'or, de gueules, de sinople el d'argent.
Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé
d'autres émaux.
ARCHE DE NOÉ.
Représentée sous la forme d'une maison-
nette flottante sur les vagues.
Cette arche est accompagnée en chef d'une
colombe portant en son bec un rameau d'oli-
vier.
ARCHIÈRES.
Embrasures des châteaux par où les archers
lançaient des flèches.
ARDENT.
Se dit d'un charbon allumé.
ARGENT.
L'un des deux métaux employés en armoi-
ries, indiqué en gravure par une surface unie
sans aucune hachure.
Cet émail est le symbole de la virginité, de
la pureté, de la blancheur, de l'innocence et
de l'humilité.
Yoy. Emaux.
ARMÉ.
S'applique au lion, au léopard, aux ai-
gles, etc., dont les griffes sont d'émail diffé-
rent; pour les bêtes au pied fourché, on dit
onglées; pour les flèches, quand leur fer est
différent, on dit futées; et pour indiquer qu'un
chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une
cuirasse, ou qu'un bras est couvert de bras-
sards, ou une jambe de cuissards et jambières.
Armé de toutes pièces veut dire qu'un che-
valier est revêtu d'une armure complète, y
compris le casque, dont il faut indiquer si la
visière est levée ou baissée.
ARMES ou Armoiries.
Marques d'honneur sur les écus et sur les
enseignes pour connaître les familles nobles
et distinguer les races.
Les armes les plus simples et les moins di-
versifiées sont les plus belles et les plus nobles.
On entend par là, que dans l'écu, moins il y a
de pièces, plus elles sont distinguées.
Les pièces qui tiennent le premier rang dans
les armoiries sont les pièces honorables, ainsi
nommées parce qu'elles ont été les premières
en usage.
Ces pièces sont au nombre de sept. Ce sont :
le chef, le pal, la bande, le sautoir, la fasce,
la croix, le chevron.
Les autres pièces composées de ces pre-
mières sont : le fascé, le paie, le bandé, le
chevronné, le burelé* le vergeté, le coticé ,
les points équipolés, l'échiquier, le losange,
le parti, le coupé, le tranché, le taillé et
l'écartelé.
— 39
'.ii -
Toutes ces pièces ont été réglées par les hé-
rauts d'armes, dés l'origine des armoiries.
Peu de temps après, le lion, le léopard,
l'aigle^ les alertons, les merlettes, les besants,
les tourteaux, les billettes, etc.. ont été mis
en usage.
Armes pures et simples: sont celles où il
n'entre aucun mélange, (pie les aînés des mai-
sons et familles portent telles que leurs an-
cêtres les ont toujours portées.
Armes brisées : celles que les cadets ont
augmenté de quelques pièces, pour être dis-
tingués de leurs aînés.
Armes parlantes : celles où il y quelques
pièces ou meubles qui font allusion au nom
de la famille; elles sont en très grand nombre.
Armes de concession : celles faites de quel-
ques pièces des armoiries des souverains, ou
mieux leurs armoiries pures et pleines, accor-
dées à certaines personnes pour les récompen-
ser de quelque service important et en perpé-
tuer le souvenir.
Armes chargées : celles où l'on a ajouté
d'autres armoiries, par substitution ou par
concession.
Armes substituées : celles qui ôtent la con-
naissance d'une famille, puisque par substitu-
tion de biens et d'armes, faite à une personne,
elle est obligée de quitter son nom et ses armes
et de prendre celles du substituant par héritage
ou par mariage.
Armes à enquérie : celles qui, ayant un
champ de métal, sont chargées de pièces pa-
reillement de métal; ou celles qui, étant de
couleur, sont chargées aussi de pièces de cou-
leur, ce qui est contre les règles de l'art héral-
dique, et donne occasion de s'informer pour-
quoi elles se trouvent ainsi composées. Elles
sont très rares dans les armoiries.
Le mot armes vient d'armures, parce que les
marques distinctives que l'on prenait pour se
faire connaître, du temps des anciens tournois
et des croisades, furent d'abord portées sur les
boucliers, cottes d'armes et autres armes offen-
sives et défensives.
ARMOIRIES.
On donne ce nom à ce qui constitue L'en-
semble des armes d'une famille, d'une nation,
d'une commune, etc. Ce sont l'écti et les figures
qui le meublent, le casque, la toque ou la cou-
ronne qui se trouve placé au-dessus, le cri
d'armes, la devise, les lambrequins, les te-
nants, les supports, les marques de dignités,
les colliers et les croix qui les accompagnent.
ARMORIAL.
Recueil des armoiries d'un rovaume, d'une
province, etc. — Se dit aussi de tout ce qui se
rapporte aux armoiries.
ARRACHÉ.
Se dit des arbres dont on voit
les racines ; des têtes d'animaux
qui ne sont pas coupées net.
Yoy. Arbres.
Ex : D'azur, à un arbre arraché et fruité
d'or, adeœtré d'une pique de même chargée,
dans le milieu de la hampe, d'un hausse-col
d'argent, et senestré d'une tête de chien ar-
rachée et colletée de gueules.
ARRÊTÉ.
Se dit d'un animal qui, ne faisant aucun
mouvement, est posé sur ses quatre pattes
sans que l'une avance devant l'autre.
ARRONDI.
Attribut des pièces dont la position est plus
ordinairement droite, mais qui se trouvent
par cas spécial représentées sous la forme
courbe, tels que les serpents, branches d'ar-
bres. Il est aussi l'attribut des pièces qui ont
certains traits de crayon ou de burin sans les-
quels elles ne paraîtraient pas rondes, ainsi les
boules qu'on confondrait avec des tourteaux
ou des besants si elles n'étaient pas ombrées,
de façon à être représentées en ronde-bosse.
— 41
42
ASSIS.
Se dit pour accroupi, quand il s'agit d'ani-
maux domestiques.
ATTRIBUT.
Se dit de tout ce qui est particulier à reçu,
aux pièces et aux figures héraldiques et autres.
AUTRUCHE.
Oiseau fort haut sur ses jambes, qui a le
cou long et les pieds faits comme ceux d'un
chameau.
Cet oiseau tient presque toujours au bec un
fer à cheval, les bouts en bas.
AVANT-MUR.
Pan de muraille crénelée, joint à une tour.
AZUR.
Nom héraldique de la couleur bleue, repré-
sentée en gravure par des traits horizontaux.
Symbole de la douceur, de la beauté, de la
noblesse, de la félicité éternelle.
Voy. Émaux.
B
BADELAIRE.
Épéé de bataille large et recour-
bée à la pointe en usage chez les
Huns. Le badelaire est dit aiguisé,
lorsque sa partie saillante est d'un
émail différent, ce qui est très rare.
Ex : D'azur, <m badelaire d'argent posé
en pal, la pointe en bas.
BAGUE.
Anneau que l'on met au doigt et qui porte
ordinairement une ou plusieurs pierres pré-
cieuses dans un chaton. Rare en armoiries.
BAILLONNE.
Se dit de ranimai ayant entre les dents un
bâton dont on doit indiquer l'émail.
BALEINE.
La baleine est dite fiertée lorsque ses dents
sont d'un émail particulier, et allumée si c'est
son œil qui est d'un autre émail.
BANDE.
Une des sept pièces honorables ;
elle occupe deux parties de sept de
la largeur de l'écu lorsqu'elle se
trouve seule (d'autres auteurs di-
sent le tiers de la largeur), elle est posée dia-
gonalement de l'angle dextre supérieur à l'an-
gle senestre opposé.
Deux lunules ont pareillement chacune deux
septièmes de la largeur de l'écu, et une dis-
tance entre elles égale à leur largeur.
Trois bandes ont chacune une partie et
demie des sept de la largeur de l'écu.
Lorsqu'il y a plus de trois bandes dans un
écu, elles prennent le nom de cotices.
Les bandes sont presque toujours pièces
principales dans l'écu. Cependant quelquefois
elles chargent ou accompagnent d'autres
pièces honorables ou servent de brisures.
On dit aussi en bande, pour signifier que
les meubles dont on parle sont posés dans le
sens d'une bande. Si les pièces de longueur
posées en bande sont couchées, il faut l'expli-
quer en blasonnant.
43 —
M
La bande représente l'écharpe de l'ancien
chevalier, posée sur l'épaule.
Ex : D'argent, à la bande d'azur, chargée
d'un soleil d'or.
BANDÉ.
Couvert de bandes en nombre
pair, 4, 6 ou 8 parties, alternées
de métal et de couleur.
On dit encore que des têtes de
More ou autres têtes humaines ont les yeux
bandés lorsqu'elles portent un ruban qui leur
passe sur les yeux, ce qui toutefois se ren-
contre rarement.
Ex. : Bandé de gueules et d'argent de six
pièces.
BANDEROLE.
Petit drapeau assez long et peu large terminé
en pointe.
Se dit aussi d'un petit ornement en forme
de ruban ondoyant, qui se place sous l'ar-
moirie et sur lequel on inscrit la devise ; on
le nomme aussi liston.
BANNERET.
Attribut du vol peint en bannière et placé
sur le cimier.
BANNIÈRE.
Drapeau de forme précisément
carrée.
Ex. : Écartelé : au 1, d'or, au
palmier de sinople; au 2, de ba-
ron sorti de tannée (de gueules àl'épée haute
en pal d'argent) ; au 3, de gueules à cinq che_
vrons superposés d'or, surmonté de deux
molettes d'éperon de même; au 4 d'argent,
chargé de deux bannières croisées en sau-
toir : la i re d'azur, la 2 e de sinople.
1*
i
&~A
H
BAR.
Poisson (espèce de saumon) qui parait dans
l'écu en pal et de profil, mais un peu courbé.
Ils sont ordinairement au nombre de deux, et
adossés.
BARBE.
Sert à désigner l'émail de la barbe des coqs
et des dauphins.
BARDÉ, HOUSSE, CAPARA-
ÇONNÉ.
Cheval qui a tous ses harnais.
BARIL, BARILLET.
Un, deux tonneaux prennent le nom de
barils; au dessus de ce nombre on les nomme
barillets.
BARRE.
Une des neuf pièces honorables
qui a les mêmes proportions que
la bande, et n'en diffère que parce
qu'elle est posée de l'angle senes-
tre supérieur de l'écu à l'angle dextre inférieur
opposé. Il y a des barres qui chargent ou ac-
compagnent d'autres pièces honorables.
La barre est rare, quand elle n'est point
brisure. — Elle est souvent marque de bâtar-
dise.
Ex. : Écartelé : aux 1 et -1, d'or, à la fasce
d'argent accompagnée de trois aigles éployées
de sable; aux 2 et 3, d'or, à la barre de
gueules.
Barre (en).
Se dit :
1° De pièces longues, posées dans la direc-
tion diagonale propre à la barre ;
- 45 —
- 46 —
2° D'objets rangés dans cette même direc-
tion diagonale.
Barre basse.
Synonyme de Champagne.
BARRÉ.
Se dit dans le même sens que bandé, et
barré-contrebarré dans le même sens que bandé-
contrebandé. Couvert de barres en nombre pair,
est le contraire de bandé.
BARROQUE (en).
Se dit d'animaux qui, servant de supports,
sont passants et semblent sortir de derrière
l'écu.
BASILIC.
Se dit d'un animal ayant la forme d'un dra-
gon à tête de coq.
BASTILLE.
Qui a des créneaux à sa partie
inférieure. Ainsi on trouve des
chefs bastilles et des fasces et ban-
des bastillées.
Ex. : D'azur, à la lande bastillée 'l'argent.
BASTOIGNE ou Bastogne.
Se dit d'une bande alésée en chef.
BATAILLÉ.
Se dit du battant d'une cloche dont l'émail
diffère de celui de la cloche eV.c même.
BATON.
Espèce de bande qui n'a que le tiers de la
largeur ordinaire, ou la moitié d'une cotice.
On le dit brochant sur le tout, quand il est
placé sur d'autres pièces ou sur différentes par-
ties de l'écu. Quand il est raccourci et vrai-
nu 'lit alaise, on le dit péri en bande ou simple-
ment péri, et péri en barre.
Le bâton péri en bande est mis de droite à
gauche dans le sens de la bande, et le bâton
péri en barre est mis dans le sens de la barre
(Voy. Péhi). Ce dernier est ordinairement mar-
qué de bâtardise, comme la barre.
Le bâton sert ordinairement de brisure aux
cadets de puînés pour distinguer les branches
des grandes maisons.
Bâton s'emploie aussi pour désigner une
branche d'arbre écotée, et alors il est générale-
ment dit bâton noueujc. Les bâtons noueux
diffèrent des chicots en ce que les chicots ont
toujours quelques bouts de branches et sont
alaises, tandis que les bâtons noueux traver-
sent tout l'écu et touchent les bords.
Bâton d'Esculape.
Se dit d'une verge accolée d'un serpent qui
a la tète à dextre.
Bâtons fleurdelisés.
Bâtons dont le sommet est terminé en fleur
de lis. Souvent ils sont arrachés, ce qui veut
dire qu'ils montrent des racines comme s'ils
étaient arrachés du sol.
BATTOIR.
Espèce de palette; instrument fait de bois,
plat et large, qui a un manche et qui sert à
battre. Rare en armoiries.
BÉCASSE.
Oiseau de passage, que l'on rencontre en
quelques armoiries et que l'on distingue â son
long bec.
— 4/ —
~ i8 -
BECQUÊ.
S'emploie pour L'émail du becd'un oiseau.
BEFFROI.
Le vair prend ce nom quand il contient
moins do tirés el <le pièces que d'ordinaire,
ce qui a pour résultat que ces pièces reçoivent
une plus grande dimension.
BELETTE.
Rare en armoiries, où elle parait passante.
BÉLIER.
Mâle de la brebis. On le distingue des
agneaux, brebis et moutons, par ses cornes
tournées en spirale en forme de volute ; il est
de profil et passant.
On dit du bélier qu'il est sautant lorsqu'il
parait dressé sur ses pieds de derrière;
accorné de ses cornes, ongle de ses pieds, lors-
qu'ils sont d'un autre émail que son corps.
BÉLIER MILITAIRE.
Ancien instrument de guerre des-
tiné à battre les murailles en brèche
ou à enfoncer les portes des places
fortifiées. Il avait la forme d'une
poutre posée horizontalement, suspendue à
deux chaînes et terminée sur le devant en tète
de bélier.
Ex. : D'argent, à un bélier militaire d'azur,
posé en fasce.
BÉQUILLE DE S T -ANTOINE.
Aussi appelée tau ou taf. Petite figure en
forme de croix pattée, à laquelle manque le
bras supérieur.
BESANT.
Figures rondes el pleines, repré-
sentant des monnaies d'or ou d'ar-
gent sans empreinte, toujours po-
sées dans un champ de couleur.
Elleesl figurée lorsque le contour d'un vi-
sage humain est tracé sur sa surface.
Ex. : D'or, au lion d'azur, au chef de
gueules chargé de trois Pesants d'argent.
Besant-Tourteau.
Pièce qui a les mêmes dimensions que le
besant et qui n'en diffère que parce qu'elle est
moitié métal et moitié couleur, toujours placé
dans un champ de couleur.
On distingue le besant-tourteau du tour-
teau-besant, en ce que la partie métallique du
premier se trouve à dextre ou en chef, et que
celle du second se trouve à senestre ou en
pointe. On doit dire en blasonnant que le be-
sant-tourteau est coupé, ou parti, ou écartelé
de tel émail et de tel autre, pour faire entendre
que la partie métallique est en chef ou à
dextre.
Voy. Tourteau-Besant.
BESANTÉ.
Chargé de besants.
BIGARRÉ.
Attribut du papillon et de tout ce qui est
nuancé de diverses couleurs ; indiquer l'émail
ou les émaux.
BILLETTES.
Meuble héraldique en forme de
carré allongé, posé perpendiculai-
rement ; lorsque la billette est
posée horizontalement , elle est
dite couchée.
On trouve des billettes posées en biais, vidées
et percées en rond.
49 —
- 50
Les billettes étaient anciennement des pièces
d'étoffes d'or, d'argent on de couleur, plus lon-
gues que larges, que l'on mettait sur les habits
par intervalles égaux, pour leur servir d'orne-
ment; elles sont des marques de franchise,
parce qu'il n'y avait que des personnes libres
qui en pussent porter autrefois.
Ex. : If argent, à la fasce ondée de gueu-
les, accompagnée de dix billettes, ô en
chef et 5 en pointe.
BILLETÉ.
Semé de billettes. Le billeté est excessive-
ment rare et ne se voit que dans quelques ar-
moiries anglaises.
BISSE.
Nom du serpent lorsqu'il est enroulé et que
son corps fait plusieurs nœuds. Sa tête posée
en fasce de profil s'élève en liant et la queue
bas.
BLASON.
Se dit de l'ensemble des armoiries ou des
signes, devises et figures qui composent un
écu.
Le blason est la connaissance de tout ce qui
se rattache à l'art héraldique.
BOCQUET.
Fer de lance ou de pique.
BŒUF.
Animal qui paraît de profil et
passant, la queue pendante.
Accorné se dit de ses cornes,
ongle de la corne de ses pieds lors,
qu'elles sont d'un autre émail que son coqs.
Ex. : D'or, au bœuf passant de (jueulessm-
une terrasse de sable.
BOISSEAU.
Mesure de capacité pour les matières sèches.
Rare en armoiries.
BONNET A L'ANTIQUE.
Se dit d'un bonnet pointu et retroussé.
BORDÉ.
Se dit d'une pièce qui aune bordure d'émail
dill'érent et des écus dont le champ est entouré
d'un bord d'un antre émail, beaucoup moins
large que la bordure héraldique.
Voy. Bordure.
BORDURE.
Pièce en forme de ceinture qui
environne l'écu. Elle a un sixième
delà largeur du champ. Plus large,
elle deviendrait le champ, et le
champ prendrait les dimensions exiguëes d'un
écusson en abîme.
Ex. : D'argent, à la bordure d'azur.
BORÉE.
Synonyme A'Aquilon-et d'Éolc.
BOUC.
Le bouc est représenté de profil et passant;
il peut être saillant, accorné et clarine comme
la chèvre.
BOUCLÉ.
Qui a une boucle.
Se dit du collier du lévrier ou d'un
autre émail qui a une boucle.
Se dit aussi d'un anneau qui pend
de la gueule du buffle, du léopard, etc., lorsque
cet anneau est d'émail différent.
Ex. : D'argent, à une tète de léopard bou-
clée.
— 51 —
— 52
BOULES.
Elles sont ombrées pour leur donner du
relief.
Les boules à l'antique sont représentées en
forme de losanges.
BOURDON.
Bâton de pèlerin avec deux ornements, l'un
aux trois quarts, l'autre en haut en forme de
pomme.
BOURDONNÉ.
Terminé en forme de bourdon.
Se dit d'une croix dont les bran-
ches finissent aux extrémités par des
pommes, et qui sont arrondies en
forme de bourdon des pèlerins.
Ex. : D'argent, à la croix bourdonnée de
gueules.
BOURRELET.
Se dit d'un rouleau de rubans aux couleurs
de l'écu qui se place sur le casque comme
ornement et qui sert à relier entre eux les
lambrequins.
BOUSE.
Sorte de chantepleure en usage
dans le blason anglais; elle a à peu
près la forme d'un M majuscule
barré au milieu.
Ex. : D'argent, à la bouse d'azur.
BOUTEROLLE.
Meuble qui représente la garniture
qu'on met au bout du fourreau d'une
épée, ou d'un badelaire, pour empê-
cher qu'ils ne percent.
Ex. : D'argent, au bouterolle de gueules.
BOUTOIR.
Extrémité de la luire du sanglier.
Quand la hure de sanglier, dont la position
ordinaire esl d'être mise horizontalement, est
posée en pal, on dit qu'elle a le boutoir vers le
chef de l'écu.
BOUTONNE.
Attribut des fleurs qui ont au centre de leurs
pétales un bouton d'émail particulier.
Se dit : 1" du cœur d'une rose héraldique ;
2° d'un rosier qui porte des boutons; 3° des
boutons qu'on voit quelquefois entre les feuilles
d'une fleur de lis qui dans ce cas reçoit le nom
de fleur de lis épanouie ; 4° des boutons aux
vêtements d'une figure humaine.
BRANCHE.
Attribut synonyme de tige.
BREBIS.
Femelle du mouton. Cet animal est toujours
représenté paissant, c'est-à-dire la tête baissée
comme pour prendre sa nourriture. Cette
attitude le distingue du mouton qui porte la
tête levée et qui parait passant.
BRETESSE.
Se dit de pièces héraldiques, telles
que fasces, pals, croix, etc., qui sont
crénelées sur toutes leurs fasces, les
créneaux des deux côtés étant oppo-
sés l'un à l'autre.
Les pièces sont brétessées; et contre-brétes-
sées lorsque les créneaux de l'un des côtés ré-
pondent aux espaces vides de l'autre côté.
Ex. : D'argent, a la fasce brétessée de
gueules.
— 58 —
— .)ï
Contre-brétessé.
Dans le brétessé, le créneau est opposé au
créneau ; lorsque au contraire la saillie est
opposée à Péchancrure et réciproquement, la
pièce devient contre-brétessée.
BRIS D r HUIS.
Nom d'un verrou antique à queue
pattée aussi appelé vertenelle dont
l'usage est de soutenir les portes sur
leurs pivots, et de les faire tourner
sur leurs gonds.
Ex. : D'argent, aie bris d'huis de sable posé
en fasce.
BRISÉ.
Pièce dont les extrémités sont
rompues. Se dit aussi des armes qui
ont une brisure.
S'applique aux chevrons dont la
cime est disjointe.
Ex. : D'argent, au chevron brisé de gueu-
les.
BRISER.
Se dit des modifications apportées aux
armes par les cadets. Généralement on brise
soit en ajoutant un lambel, soit en se servant
d'une bordure, soit seulement en changeant
l'émail d'une des pièces de l'écu.
BRISURE.
Altération des armes de la famille pour in-
diquer une branche cadette, puînée ou bâ-
tarde.
On se se sert généralement du lambel, de la
bordure, du bâton péri, du franc-canton pour
opérer une brisure.
Chacun est libre de briser comme il l'en
tend; tuais les bâtards sont obligés de poser
en travers de l'écu, et brochant sur toutes les
pièces ou figures qui le couvrent, une barre
qu'on nomme barre de bâtardise.
BROCHANT.
Pièce qui est posée ou passante
sur d'autres. On dit : « brochant
sur le tout », quand cette pièce bro-
chante est le dernier objet qu'on
nomme en blasonnant une armoirie.
Kx. : D'azur, au lion d'argent orné et lam-
passé de gueules, chargé de deux fasces de
gueules, alésées, brochantes sur le tout.
BROSSE.
Meuble très rare en armoiries représent'''
communément le manche en bas et les poils
en haut.
BROYES.
Pièces destinées ;'i broyer une sub-
stance quelconque, de là leur nom
de broyés.
Ex. : D'argent, aux broyés d'azur.
*
BUFFLE.
Taureau sauvage qui a ordinairement le
mufle bandé par un anneau passé dans ses
narines.
BURÈLES, BURELÉ.
Se dit des fasces diminuées en
nombre pair, ordinairement de six,
quelquefois de huit. On voit aussi
des écus où il n'y a que quatre bu-
rèles. Quand il y a six burèles, elles ont cha-
cune une demi-partie, un troisième, un vingt-
sixième en hauteur d'une des huit parties de
— 55
— 5U —
la hauteur de l'écu. S'il y en a huit, files out
chacune une demi-partie d'une des huit par-
ties de la hauteur de l'écu. Lorsqu'il y a cinq
ou sept burèles, elles prennent le nom de
t rang les.
Ex. : Burelé d'argent et d'azur de huit
pièces, à la bande de gueules brochant sui-
te tout.
BURETTE.
Espèce de vase où l'on met le vin et l'eau
pour dire la messe, figure qui se rencontre
assez fréquemment en armoiries.
BUSTE.
1
La moitié supérieure d'un corps
humain représenté sans bras.
Lorsqu'on voit des restes dé
"^ bras le buste est aux bras mutilés
ou tronqués.
Ex. : Parti : au l. d'azur, au pal d'argent
chargé de trois tours de gueules, accôstéêp
de quatre membres de lion mouvants, 2 et 2
des blancs opposés du parti; au 2, d'argent,
à trois bustes de reine.
BUTTE.
Instrument à couper la corne des chevaux.
c
CABLE.
Fait de cordes et de câbles tor-
tillés.
Ex. : D'azur, à la fasce câblée
d'argent.
CABOCHE.
Attribut d'une tête coupée perpendiculaire-
ment ou dans sa partie supérieure.
CABOT.
Poisson à grosse tête et le corps en pointe
qui est toujours représenté en pal.
CABRÉ.
Attribut du cheval acculé dressé sur ses
jambes de derrière.
CADUCÉE.
Nom du bâton de Mercure consistant en une
Ex.
verge ailée, accolée de deux ser-
pents ou bisses entrelacés ou af-
frontés, de sorte que la partie su-
périeure de leur corps forme un arc.
: D'argent, au caducée d'or.
.CALICE.
Espèce de gobelet sur un pied dont on se
sert dans les offices religieux.
CANETTE.
Petite cane de profil qui ressem-
ble assez au canard, et que l'on dis-
tingue des merlettes en ce qu'elles
ont bec et jambes, tandis que la
merlette n'a ni l'un ni l'autre.
Ex. : D'azur, à trois canettes d'argent, po-
sées 2 et 1 .
CANNELE.
C'est l'engrelé aux pointes en de-
dans et le dos en dehors.
Ex. : D'argent, à la fasce canne-
lée de gueules.
3
'
i)l —
— 58
CANON.
On le dit affûté lorsqu'il est placé sur son
affût, et démonte lorsqu'il n'a que le tube.
Ce meuble ne se trouve guère que dans les
armoiries concédées sous l'Empire.
CANTON.
Partie carrée qui occupe l'un des
angles de l'écu, généralement celui
du chef à dextre. Le canton a deux
parties de large et deux parties et
demie de haut, des sept parties de la largenrde
l'écu. Canton senestrese dit lorsqu'il est placé
à l'angle senestre du chef. On ne dit pas n
canton dextre, parce que l'angle droit est la
place la plus ordinaire du canton.
On trouve des cantons arrondis.
Canton se dit encore de l'un des quatre
espaces vides laissés sur un écu par la croix
ou le sautoir, ou par des pièces passées en
croix ou en sautoir.
Ex. : Ecarte lé : au I et f, d'argent, à la
croix ancrée de gueules, au franc canton
d'azur, chargi d'une molette d'or; aux 2 et
3, tranché d'argent et de subie.
CANTONNÉ.
Attribut de la croix pleine ac-
compagnée en ses quatre cantons
ou en un seul dé quelque menue
pièce.
On peut aussi appliquer ce mot à quatre
pièces ou figures placées régulièrement à l'en-
droit des cantons. Si une pièce placée en abîme
est accompagnée par quatre autres pièces pla-
cées à l'endroit des cantons, c'est la pièce prin-
cipale en abîme qui se trouve cantonnée par
les autres.
Ex. : D'azur, à la croix d'or cantonnée de
18 bi llettes du même, dont 5 placées en sau-
toir dans cliaque canton du chef et 4 placées
en carré dans chaque canton de la pointe.
CAPUCHONS.
Voy. Chaperons.
CARNATION.
La couleur naturelle du corps humain ou
île ses parties. Dans la description des ligures
humaines, on n'exprime pas que le visage et
les mains sont de carnation, ce qui peut être
considéré comme sous-entend».
La gravure n'a point de traits ou hachures
qui distinguent les chairs humaines.
CARREAUX.
Meuble que l'on rencontre fré-
quemment en armoiries et qui re-
présente un carré parfait.
Ex. : D'argent, « irais carreaux
<ie gueules, i' et 1 .
CARTOUCHE.
Ornement de sculpture au milieu duquel se
place l'écusson.
CASQUE.
«
Instrument de métal qui couvre la tête et la
sauve des coups.
Ornement extérieur de l'écu qui lui sert de
timbre. Jl fait connaître les différents degrés
de noblesse, selon sa nature et sa situation.
Le casque du roi est d'or 1ère, c'est-à-dire
posé de front, tout ouvert et sans grille , pour
marque de son pouvoir absolu.
Les j ni nces et les ducs portent leurs cas-
ques d'or taré de front, sans grille, la visière
presque ouverte.
Les marquis ont un casque d'argent, taré
de front, à onze grilles d'or, les bords du
même.
Les comtes et les vicomtes portent le casque
(l 'argent, taré au tiers, à neuf grilles d'or,
les bords du même.
— 59 —
60 —
Les barons ont un casque (L'argent, les
bords d'or à sept [trilles du même, taré à
demi-profil.
Les gentilshommes non titrés portent un
casque d'acier poli, à cinq grilles, taré de
profil.
Les gentilshommes de trois races à un
casque d'acier, taré de profil, la visière ou-
verte, le nasal relevé et le ventait abaissé,
montrant trois grilles à la visière.
Les nouveaux anoblis portent un casque
d'acier poli, taré de profil et sans grille, la
visière presque baissée.
Les bâtards portent le casque d'acier poli
taré de profil et contourné, la visière baissée
et sans grille.
Le casque, comme meuble d'armoiries, pa-
rait dans l'écu de profil et quelquefois de
front. Ce dernier cas s'exprime par le mot
taré; la plupart des auteurs le nomment in-
différemment armet, casque, heaume.
Les divers genres de casques étant repro-
duits dans le cours de notre ouvrage, nous
croyons superflu d'en donner ici les dessins.
CASTOR.
Cet animal est, d'ordinaire, représenté ram-
pant.
CAUDÉ.
S'emploie pour l'émail des queues de la co-
mète lorsqu'il diffère de celui de cet astre lui-
même.
CEINTRÉ.
Yoy. Cintré.
CENTAURE.
Être mythologique, moitié hom-
me, moitié cheval, appelé centaure
sagittaire, quand il décoche une
flèche d'un arc.
fx+
%
Ex. : Ecartelé : au 1, d'azur, à une
harpe d'or; au 2, de gueules, à l'épéed'ar-
gent : au 3, de gueules, au centaure sagit-
taire d'argent ayant la tête contournée dé-
cochant une flèche vers senestre; au 4, de
sinople à un sauvage d'or, armé d'une mas-
sue de même.
CEP DE VIGNE.
Meuble de l'écu représentant un pied de
vigne avec son échalas, ce qui le distingue du
pampre.
On dit du cep de vigne, pampre de ses
feuilles, fruité de ses grappes, soutenu de son
échalas, lorsque ces choses sont d'un autre
émail.
CEPS ou FERS DE PRISONNIER.
Barre de fer avec deux demi-anneaux pour
contraindre les mains du prisonnier.
CERBÈRE.
Chien mythologique à trois bouches béantes.
CERCLÉ.
Se dit d'un tonneau ou baril dont les cercles
sont d'un émail particulier.
CERF.
Animal qui paraît de profil dans l'écu ; on
le représente ordinairement passant.
On dit du cerf : élancé, quand il parait cou-
rant ; saillant lorsqu'il est dressé sur ses jam-
bes de derrière ; en repos quand il est cou-
ché; ramé ongle, lorsque son bois et la corne
de ses pieds sont d'un autre émail que son
corps.
On appelle rencontre de cerf, la tête de cet
animal, détachée du corps, lorsqu'elle paraît de
front dans l'écu ; massacre, la ramure seule-
ment attachée à une partie du crâne.
On dit chevillé du rencontre, du massacre
— 61 —
— 6-2 —
ou de la ramure du cerf, lorsqu'il y a à chaque
branche plus ou moins de six dagues ou cor-
nichons.
CHABOTS.
Petits poissons de rivière d'ordi-
naire posés verticalement, la tète
en haut.
Ex. : D'or», à trois chabots de
gueules en pal. 2 et 1 .
CHAINES.
Les chaînes, dans les armoiries sont de di-
verses formes ; elles ont des chaînons ronds,
ovales ou carrés. Sous le nom de chaînes de
Navarre, on entend plusieurs chaînes dur.
passées en croix, en sautoir et en orle, abou-
tissantes de 8 annelets, 3 en haut. 2 en flanc,
et 3 en bas, el mouvante d'un neuvième anne-
let posé au centre de l'écu. Portées par les rois
de France en qualité de rois de Navarre, ces
chaînes formaient une double orle.
CHAMP.
Surface ou fond de l'écu sur laquelle sont
représentés les différents meubles d'une
armoirie.
En blasonnant, l'usage est de nommer d'a-
bord l'émail du champ, ensuite les pièces et
meubles qui s'y trouvent.
On dit du champ pour éviter de répéter un
émail semblable à celui de l'écu.
Le nom de champ a été donné, au fond de
l'écu, parce qu'il est souvent chargé des
armes que l'on prenait autrefois sur l'ennemi,
dans un champ de bataille.
Voy. Émaux.
CHAMPAGNE.
Pièce qui occupe au bas de l'écu
deux parties des huit de la hauteur,
ce qui la distingue de la plaine qui
n'en occupe qu'une partie.
La Champagne et la plaine diffèrent de la
terrasse et de la rivière, en ce que les pre-
mières ont le bord supérieur uni, et que le
secondes ont des sinuosités arrondies ou as-
pérités.
Ex. : D'argent, à la Champagne d'azur.
CHANTANT.
Se dit du coq qui a le bec ouvert.
CHANTEPLEURE.
Voy. Bouse.
CHAPE ou CHAPPÉ.
Se dit de l'écu divisé par deux
lignes diagonales jointes au milieu
du bord supérieur, et qui se termi-
ii nt l'une à l'angle dextre et l'autre
à l'angle senestre de la base de l'écu.
Ex. : Emargent, chappé d'azur.
CHAPELET.
Nom que l'on donne quelquefois aux cou-
ronnes de feuillage et aux rosaires.
CHAPERON.
Ajicien habillement de tête. Il a la
forme d'un capuchon terminé en
bourlet derrière la tête ; du bourlet
pendait une manche étroite et longue
que l'on entortillait autour du cou.
Se dit aussi d'un meuble d'armoiries qui re-
présente la coiffure de cuir dont on couvre la
tète et les yeux des oiseaux de proie, pour les
affaiter.
Ex. : D'argent, au chaperon de gueules.
CHAPERONNÉ.
Attribut des oiseaux de chasse dont la tête
est couverte d'un chaperon et de certains ani-
maux qui en sont ornés.
63
- li'i -
Ensuite le chaperonné est une partition de
la nature du chape, sauf la différence que les
deux lignes diagonales n'aboutissent pas dans
les angles de la basé, niais se dirigent vers le
milieu des flancs de l'écu.
CHARDON.
Plante qui se distingue dans
l'écu par sa tige et ses feuilles,
armées de piquants, dont le caliec
"*"" arrondi est terminé par une espèce
de couronne.
Le chardon, par ses pointes piquantes, est
l'emblème d'un général d'armée qui veille aux
ruses de l'ennemi et lui présente sans cesse de
nouveaux obstacles.
Ex. : D'or, à trois chardons tiges et feuilles
au naturel, posés 2 et 1.
CHARGÉ.
Attribut de toute pièce qui a une
ou plusieurs autres pièces posées
par-dessus.
Ex. : D'or, au lion de gueules
chargé de macles d'or sans nombre.
CHARGEURE.
Pièce posée sur une autre.
CHAT.
Animal domestique qui parait de profil et
passant, la tête de front.
On nomme chat effarouché celui qui est
rampant; hérissonné, celui qui a le derrière
plus élevé que la tête.
CHATEAU.
it ; t'
A cause de la grande diversité
des châteaux que l'on rencontre
dans les armoiries, il serait à dési-
rer qu'on put en donner la descrip-
tion exacte dans chaque cas.
Ordinairement, une forteresse flanquée de
deux tours rondes, couvertes et crénelées, ter-
minées chacune par une girouette.
Lorsque le château a plus de deux tours,
ou lorsqu'elles ne sont point couvertes, il faut
l'expliquer en blasonnant.
On dit ouvert de la porte d'un château,
w'ouréde ses fenêtres, maçonné des joints
des pierres, et girouette des girouettes, lors-
qu'ils sont d'émail différent. On dit aussi ma-
sure d'un château qui paraît tomber en ruines,
et découvert quand il n'a point de toit.
Ex. : D'azur, au château, d'argent ajouré
de sable.
CHATELÉ.
Chargé de châteaux.
CHATONNÉ.
Attribut des diamants ou de toute autre
pierre précieuse dont la châsse ou garniture
est d'un émail particulier.
CHAUSSÉ.
L'opposé de chappé ; c'est l'écu
s'ouvrant de bas en haut comme
un chevron plein renversé. Les dia-
gonales se dirigent des angles du
chef vers le milieu de la base.
Ex. : D'argent, chaussé d'azur.
CHAUSSE-TRAPES.
Instrument de fer à quatre poin-
tes disposées en triangle, de telle
sorte qu'en les jetant à terre, une
pointe se trouve toujours droite.
On semait des chausse-trapes sur les routes
où la cavalerie devait passer, afin de blesser
les pieds des chevaux.
Ex. : D'azur, a" chr/usse-trape d'argent.
65 —
— 66
< '
CHAUVE-SOURIS.
Meuble très rare. — Elle est posée de front,
les ailes étendues.
CHEF.
Partie supérieure de l'écu séparée
du champ au moyen d'une ligne ho-
rizontale et haute de deux parties
des huit de la hauteur de l'écu.
Ceci est le chef ordinaire, maison en trouve
d'autres sortes. D'abord on a le chef retrait ou
rétréci, aussi appelé comble, qui n'a que la
moitié de la bailleur ordinaire. Ensuite on
trouve : le chef voûtéon la ligne de séparation
est arrondie, la courbe en haut; le chef trian-
gulaire formé par deux lignes diagonales qui
sortent des angles du chef et se réunissent au
point d'honneur; le chef deœtre ou senestre;
le chef en forme de trèfle, représentant un
grand trèfle renversé qui occupe la place pro-
pre au chef. — Laligne qui forme Le chef peut,
comme toute autre ligne être engrelée; cannelée,
denchée ou dentelée, émanchée, bastillée, etc.
Chef abaissé se dit du chef qui se trouve
sous un autre chef; ajouré lorsqu'il est cré-
nelé en sa partie supérieure, et que les cré-
neaux sont remplis parmi autre émail que
celui duchamp.
Ex. : D'argent, au chef de gueules, chargé
d'un, léopard passant d'or.
Chef (en).
Se dit d'un objet placé dans le haut de l'écu
ou de plusieurs objets rangés côte à côte et
placés dans la partie supérieure de l'écu.
Chef-pal, Chef-chevron.
gueules.
Se dit d'un pal ou d'un chevron qui
est immédiatement réuni à un chef,
sans aucune ligne de séparation.
Ex. : I) argent, au chef-pal de
Chef de France.
Nom que l'on donne à un chef d'azur, semé
de trois fleurs de lis d'or. L'application de ce
terme n'est bonne que si les fleurs de lis sont
posées 2 et 1.
CHÊNE.
C'est l'arbre le plus fréquent en armoiries.
Son émail particulier est le sinople. — Il se
distingue des autres arbres par les glands dont
il est chargé. — On dit du chêne fruité, lors-
que les glands sont d'un émail différent.
CHÉRUBINS.
Anges qu'on représente sous la forme de
têtes d'enfants avec deux ailes. — On ne doit
pas dire tète de chérubin, parce que ces esprits
célestes n'ont pas de corps.
CHEVAL.
Animal qui paraît dans l'écu de profil, repré-
senté ou passant, ou galopant, ou arrêté.
Dressé sur ses pieds de derrière, il est dit
cabré on effrayé; le cheval cabré porte la
queue levée; gai indique qu'il n'est ni sellé
ni bridé, et sanglé, que son corps est entouré
• l'une ceinture. Bardé, housse ou capara-
çonné, du cheval qui a tous ses harnais et de
l'émail de sa housse. Courant, celui dont les
quatre jambes sont étendues.
CHEVALIERS.
WÈft
sï
baissée.
Les chevaliers sont représentés
armés de toutes pièces, le casque
en tête à cheval ou à pied. On doit
indiquer si la visière est levée ou
Ex. : De gueules, au chevalier armé d'ar-
gent, une épêe haute à la main droite du
même, le cheval caparaçonné d'azur et cloué
67
— 68 —
d'or, et sautant par-dessus /rois tours qui
représentent une ville.
CHEVELÉ.
Se dit des cheveux, lorsqu'ils sont; d'un
autre émail que la tête.
CHEVILLÉ.
Se dit lorsqu'on veut indiquer le nombre
des dagues de la rainure d'un cerf.
CHEVRON.
Pièce héraldique composée de
doux bandes plates assemblées en
haut et s'ouvrant en bas, en forme
de compas ouvert. Chaque jambe à
deux parties des sept de la largeur de l'écu,
quand le chevron n'est pas accompagné d'autres
pièces. Le chevron est abaissé lorsqu'il occupe
une place dans l'écu au-dessous de sa place
ordinaire.
EcimÇ, lorsque la .cime est coupée; brisé,
lorsque la cime est brisée ; rompu, lorsque
l'une ou l'autre de ses jambes est disjointe;
ployé, lorsque ses jambes sont arrondies;
quelquefois le chevron est renversé, c'est-à-
dire qu'il sort du chef et que sa cime est di-
rigée vers le bas ; ou couché, lorsqu'il est posé
horizontalement sortant de l'un des flancs de
l'écu.
Deux chevrons peuvent être appointés, ce
qui veut dire que l'un occupe sa position or-
dinaire et que l'autre est renversé et sort du
chef, et qu'ils s'entre-touchent de leurs cimes.
Deux chevrons appointés, ou deux ou trois
chevrons rangés sur la même ligne, peuvent
être entrelacés, ce qui veut dire que l'un est
passé dans l'autre.
Alézé, celui dont les extrémités des bran-
ches ne touchent pas les angles inférieurs de
l'écu.
Parti, celui qui a une branche d'un émail
et l'autre d'un émail différent.
Le chovron représente une barrière de lice
dos anciens tournois on, selon d'autres, L'épe-
ron du chevalier.
Ex. : D'azur, au chevron d'argent. accom~
pagné de trois couronnes de comte d'or, 2 en
chef cl i en pointe.
Chevron (en).
Se dit d'objets en nomhre rangés dans la di-
rection triangulaire qui est propre au chevron.
Chevron (divisé en
Se dit d'un champ divisé en deux parties au
moyen d'un trait en forme de chevron.
( '
Chevron (posé en).
Se dit de deux pièces longues, posées de telle
manière qu'elles occupent la position d'un
chevron.
Elles peuvent également suivre la direction
d'un chevron renversé.
CHEVRONNÉ.
Attribut de l'écu et des pièces
dont la surface est couverte de
chevrons en nombre pair égal aux
interstices qui forment eux-mêmes
chevrons. L'écu chevronné doit avoir huit
pièces ; quand il en a davantage, on le bla-
sonne.
Ex. : Chevronné d'argent et de gueules de
six pièces.
CHICOT.
Se dit de gros bâtons où il y a des nœuds de
branches.
CHIEN.
Animal domestique qui parait dans l'écu de
profil et passant.
- 69 -
On ne représente guère en armoiries que les
braques et les lévriers.
Colleté, se dit du chien qui a un collier au
cou.
CHIMÈRE.
Monstre ayant la tête et le sein
d'une femme, les cheveux épars,
les pattes de devant d'un lion, le
corps d'une chèvre, les pattes de
derrière d'un griffon, et la queue d'un serpent.
Ex. : D'argent, à la chimère au naturel.
CHOUETTE.
Oiseau de proie nocturne et solitaire qui
était en grande vénération chez les anciens.
La chouette parait dans l'écu de prolil, la
tête de front. D'autres auteurs, disent toujours
posée de front.
CIMETERRE,
Se dit d'un sabre large et recourbé, échan-
cré à la pointe.
CIMIERS.
Ce sont les objets qu'on porte sur le sommet
du casque, tels que cornes, ailes, figures hu-
maines, animaux, etc.
CINTRÉ.
Se dit du globe ou monde, en-
touré d'un cercle.
Ex. : Ecartelé : aux 1 et 4,
d'azur au croissant d'argent; aux
2 et 3, d'or au monde de gueules, cintré et
croisé d'or, sommé d'une croix pattée de
gueules et soutenu d'une fleur de lis de
même.
CLAIRE-VOIES.
Nom des espaces vides produits par le fretté,
le treillissé et le papelonné.
CLARINE.
Terme pour indiquer l'émail de la sonnette
que les vaches, béliers, etc., portent souvent
au col.
CLAVELÉ.
Attribut des pièces sur lesquelles il parait
quelques nœuds ou écots. On dit aussi une
croix c tavelée lorsqu'elle a des nœuds.
CLE ou CLEF.
Meuble d'armoiries. La clé se
pose en pal, le panneton en haut.
— On exprime sa position en bla-
sonnant lorsqu'elle est dans un
autre sens, si elle est posée en fasce, en
bande, etc., si le panneton se trouve en haut
ou en bas, et si ce panneton est tourné à dextre
ou à senestre.
Lorsque deux clés sont passées en sautoir,
les pannetons sont tournés en dehors.
Ex. : De gueules, à deux clés d'argent
posées en sautoir.
CLÉCHÉ.
Percé à jour, l'excavation étant du même
émail que l'écu.
Se dit de la croix dont les extrémités sont
terminées en forme d'anneaux de clef.
CLOCHE.
Meuble de l'écu qui représente une cloche.
Bataillé, se dit du battant, lorsqu'il est de
différent émail.
— 71
— 72
CLOUE.
Sert à indiquer l'émail des clous.
CLOUS DE LA PASSION.
Gros clous dont la tète est triangulaire.
CŒUR.
Les cœurs dans les armoiries
sont représentés sous la forme que
nous connaissons par les cartes à
jouer.
Le cœur est dit enflammé lorsqu'il est
sommé d'une flamme, ailé lorsqu'il a deux
ailes.
Le cœur humain en diffère par un petit
tuyau qui s'élève de la partie supérieure.
Ex. : D'azur, à deux épées au naturel po-
sées en sautoir, chargées d'un cœur d'or posé
en abîme, enflammé de même.
Cœur (en).
Attribut de toute pièce placée au centre de
l'écu; synonyme d'en abîme. — Voy. Abîme.
COLLET.
Nom de la tige de fer à laquelle se
trouve attachée la molette d'un épe-
ron.
Ex. : D'argent, au collet d'or.
COLLETÉ.
Se dit : 1° Des animaux qui portent un col-
lier, généralement bordé et bouclé d'un autre
émail ;
2° D'une molette d'éperon attachée à sa tige
dite collet;
3° D'un sanglier qu'un chien arrête par le
cou ou par les oreilles.
COLOMBE.
Oiseau qui paraît dans l'écu de profil. Son
émail particulier est l'argent; il y en a cepen-
dant de différents émaux, excepté de sable,
parce que celles qui sont de cette couleur
prennent le nom de tourterelles.
La colombe soutient souvent un rameau
d'olivier dans son bec.
COLONNES.
On en trouve de tous les ordres d'architec-
ture, de sorte qu'une indication précise est
nécessaire. Celles dont la forme n'est pas dé-
crite sont de l'ordre toscan. — On blasonne le
chapiteau, la base et le socle de la colonne sé-
parément lorsqu'ils sont d'un autre émail que
le fût.
COMBLE.
Nom du chef, réduit à la moitié
de sa hauteur ordinaire.
Ex. : D'argent, au comble d'azur.
COMETE.
Cet astre est représenté sous la forme d'une
étoile à six ou huit rais, dont un s'allonge en
queue ondoyante. Il faut indiquer si la comète
est posée en pal, c'est-à-dire ayant la queue
verticalement en bas, ou bien en bande, en
barre ou peut-être renversée.
Le mot caudé indique l'émail de la queue.
COMÈTE.
Se dit d'un meuble qui se termine en queue
de comète.
COMPON.
Division de forme carrée. — Voy. Componé.
73
74 —
-
S
■ V*îS
> i J—
COMPONÉ.
C'est un rangde carreaux nommé
compons, d'ordinaire d'un métal
alternant avec une couleur. Le
componé est surtout en usage poul-
ies bordures de l'écu.
Mais on trouve également des fasces, des
chevrons, des croix componés.
Ex. : D'or, à la fontaine de sable; à la
bordure componée de pourpre et d'argent;
et au franc quartier à senestre : de gueules
à l'épée liante en pal d'argent.
Contre-componé.
Attribut de la bordure compo-
rtée lorsque, l'écu étanl fascê, les
compons de métal correspondent
aux fasces d'émail.
Ex. : D'argent, à la bordure contre-compo-
née d'azur.
COMPONURE.
Se dit d'une disposition d'une pièce par
carrés égaux alternant d'émail comme une
pièce d'échiquier.
CONTOURNÉ.
Se dit du lion ou autre animal qua-
drupède, d'une merlette ou autre oi
seau, même des reptiles, qui au lieu
d'être tournés vers la dextre de l'écu,
comme il est d'usage, se trouvent tournés à
senestre.
Se dit aussi du croissant dont les pointes
sont à senestre.
Ex. : D'argent, au lévrier contourné de
gueules, colleté du champ.
CONTRE-BANDÉ, CONTRE-
BARRÉ, CONTRE-BRÉTESSÉ,
CONTRE- CHEVRONNÉ,
CONTRE-FASCÉ, CONTRE-
PALÉ % CONTRE -POTEINOÉ.
CONTRE-VAIRÉ.
Attributs d'écus ou de pièces couverts de
bandes, barres, etc., placées en opposition.
CONTRE-ECARTELÉ.
Se dit d'un écu écartelé, dont un
■P^uO ou plusieurs des quartiers sont
écartelés de nouveau.
Ex. : Ecartelé: aux 1 et 4 parti:
a - fascê d'or et de sinople; b)d'or à Irais che-
vrons <ie sable; aux l et 3 contre-écartelés :
d'azur à irais étoiles d'or rangées en pal, et
d'or, à Irais bandes de garnies; surletout de
gueules h Irais Inhales d'Or.
CONTRE-HERMINE'
Attribut de l'écu ou de la pièce couverte
d'hermine donl le fonds est de sable et les
mouchetures d'argent.
CONTRE-PASSANT.
Se dit de doux animaux, placés l'un au-
dessus de l'autre, dont l'un passe à dextre et
l'autre à senestre. 11 est plus simple de décrire
ce dernier comme contourné.
COQ.
Cet oiseau est toujours représenté de profil,
la tête levée, la queue retroussée dont les
plumes retombent circulaires. Il est chantant
lorsqu'il a le bec ouvert, hardi lorsqu'il lève
la patte dextre.
Il peut être becqué, crëté, barbé et membre
d'un autre émail que celui de son corps. Lors-
qu'il fait la roue comme un paon, ce qui est
de la dernière rareté en armoiries, on l'appelle
coq en amour.
to —
76
COQUERELLES.
Noisettes dans leurs gousses, jointes en-
semble au nombre de trois, dont une droite
et les deux autres posées horizontalement.
COQUILLE.
Memble d'armoiries qui repré-
sente une coquille de mer mon-
trant le dos. Autrefois on la nom-
mait coquille de Saint- Jacques. —
Les coquilles qui montrent le dedans ou le
creux — très rares en armoiries — s'ap-
pellent vannets. Elles peuvent être avec ou
sans oreilles.
Ex. : D'azur, à trois coquilles d'or, 2 et 1.
COR ou CORNET.
11 y en a de trois sortes :
Les grèliers, les cors de chasse et les hu-
chets (voy. ces mots).
L'embouchure des cors se trouve à senestre;
au cas contraire, le cor est contourné.
COR DE CHASSE.
Il se reconnaît à son lien ou atta-
che, qui manque aux huchets et grê-
liers.
On dit enguiché du bocal ou em-
bouchure, virole du pavillon ou extrémité
opposée au bocal, et lié de l'attache, lorsque
ces choses se trouvent d'un autre émail que le
cor de chasse.
Ex : D'argent, à trois cors de chasse, posés
2 et 1.
CORBEAU.
Oiseau noir, parait dans l'écu arrêté sur ses
\ambes; son émail est de sable.
CORDÉ.
Désigne l'émail des cordes d'instruments de
musique et des arcs lorsque l'émail diffère de
celui dudit objet.
CORDELIÈRE.
Corde qui entoure l'écusson des veuves et
cordons entrelacés en forme de tresse, évidé,
dont les deux bouts s'étendent en chevron et
sont terminés par une houppe de chaque côté.
CORMORAN.
Grand oiseau de mer communément repré-
senté au naturel. Il est à peu près de la gran-
deur d'une oie, mais de taille moins fournie,
plutôt mince qu'épaisse. Son plumage est d'un
noir lustré de vert, ses pieds sont courts; son
bec, d'une longueur ordinaire, est droit jus-
qu'à la pointe, où il se recourbe fortement en
croc très aigu.
CORNEILLE.
Cet animal est toujours représenté de sable,
et souvent becqué et membre de gueules ou
d'or.
CORNES.
Marques anciennes de la royauté et de la
dignité.
Voir Proboscides.
CORNIÈRE.
Anse de pot, de coffre, etc., destinée à sou-
lever ces objets plus aisément.
COTICE.
I tande, réduite à la moitié ou au
tiers de son épaisseur ordinaire.
Lorsque c'est la barre qui a été
réduite de cette manière, on l'ap-
pelle cotice en parre.
Elles sont souvent seules; quelquefois elles
— / / —
78
chargent ou accompagnent des pièces hono-
rables.
Ex : Ecartelé : aux 1 et 1, d'argent à la
fasce d'azur; aux 2 et 3, de gueules à trois
roses d'argent, 2 et J, à la cotice de sable
brochant sur le tout.
COTICÉ.
Qui porte des cotices.
Se dit : 1° d'un écu couvert de bandes au
nombre de dix au plus ;
2° De la fasce, de la bande, de la barre el
du chevron, lorsqu'une telle pièce est posée
entre deux cotices qui en suivent la direc-
tion.
Doublement coticé veut dire que ladite
pièce est accompagnée de deux cotices de
chaque côté.
Contre-coticé.
Lorsque l'écu est divisé en deux
parties égales par une diagonale
de gauche à droite etqueles demi-
cotices qui se correspondent sont
d'un émail différent, il est dit contre-coticé.
Ex. : Contre-coticé d'argent et de sinople de
huit pièces.
CÔTOYÉ.
Même sens que accoste.
COUARD.
Se dit du lion qui porte la queue entre ses
jambes.
COUCHÉ.
Attribut du chevron et du croissant qui ont
leur partie saillante appuyée ou tournée au
côté dextre de l'écu; — du dauphin dont la
tète et la queue sont tournées du côté inférieur
de l'écu ; — des billettes et de quelques pièces
de longueur qui, au lieu d'être représentées
posées verticalement, le sont horizontale-
ment.
COULEUVRE.
Elle parait toujours formant des sinuosités
en ondes, communément posée en pal, la tête
de profil.
COULISSÉ.
Se dit d'un château ou d'une tour dont on
voit la herse ou coulisse.
COUPE.
Grand gobelet sur pied.
Munie d'un couvercle, elle est dite couverte.
COUPE.
~y — ' :
Se dit : 1<> d'un écu ou d'une pièce
il i visés en deux parties égales au
moyen d'un trait horizontal;
2° Des têtes d'animaux qui sem-
blent séparées du corps au moyen d'un ins-
trument tranchant.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent, à la croix
alaisée d'azur; au 2, d'azur, à trois larmes
d'or, renversées et rangées en fasce à dextre
et une {leur de lis de même à senestre.
COUPEAU.
Attribut servant à désigner les
sommets d'une colline, d'un ro-
cher, d'un mont.
Ex. : D'argent, à une mon-
tagne de six coupeaux de sinople.
COUPLE DE CHIENS.
Meuble qui consiste en un petit bâton avec
deux liens, dont on se sert pour coupler les
chiens de chasse.
— 79
80
COUPLE.
Se dit des chiens de chasse lirs ensemhle.
COURONNES.
Elles ont les formes les plus diverses et va-
rient suivant les pays.
La couronne à l'antique porte cinq ou sept
rayons triangulaires, sans perles ni fleurons.
La couronne du roi est un cercle de huit
fleurs de lis, fermé d'autant de demi-cercles
qui soutiennent une douhle fleur de lis.
La couronne du dauphin est un cercle de
huit fleurs de lis.
La couronne des Enfants de France, frères
du dauphin, est un cercle surmonté de huit
Heurs de lis.
Celle des princes du sang est semblable.
La couronne ducale est un cercle à huit
grands fleurons refendus.
La couronne des marquis est de quatre fleu-
rons et de trois perles en manière de tresse
entre chaque fleuron.
Des comtes, un cercle d'or et seize grosses
perles au-dessus.
Des vicomtes, un cercle d'or et quatre
grosses perles au-dessus.
Des barons, un cercle sur lequel se trouvent,
en six espaces égaux, des rangs de perles trois
à trois bandes.
De vidâmes, un cercle sur lequel il y a
quatre croix pattées, pour désigner qu'ils ont
été établis afin de soutenir les droits de
l'Eglise.
Tous les genres de couronnes étant repro-
duits dans le cours de notre ouvrage, nous
croyons inutile d'en donner ici les dessins.
COURTINES.
Se dit :
1° Parties du pavillon royal formant le man-
teau;
2° Des murs qui relient deux ou plusieurs
tours entre elles.
COUSU.
Se dit des pièces de métal sur
métal ou de couleur sur couleur,
ce qui est contraire aux règles du
blason. Pour bien valoir, les figures
de couleur doivent trancher sur un fond jaune
ou blanc (or ou argent), et réciproquement.
Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot
cousu, parce que cela se voit bien quand les
règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire
de le proclamer en sus.
Voy. Enquerre.
Ex. : If azur, à trois bandes d'or, au che/
cousu d'azur, chargé de trois /leurs de lis d'or.
COUVERT.
Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une
tour;
2° D'une coupe munie d'un couvercle.
CRAMPON.
Instrument assez semblable à un Z aiguisé
aux deux extrémités.
CRAMPONNÉ.
Se dit de pièces, principalement de croix,
dont une ou plusieurs branches sont termi-
nées en crampon.
CRANCELIN.
Partie decouronneposéeen bande
et mouvante de l'angle dextre du
\âj chef à l'angle senestre de la pointe.
Ex. : D'argent, au crance lin d'or.
CRÉMAILLÈRE.
Espèce de croc, destiné à suspendre une
marmite au-dessus du feu.
Il y en a de différentes sortes.
— 81 —
82
CRÉNEAU.
Les tours et murs portent communément un
rang de pierres carrées, appelées créneaux.
Les créneaux sont de rigueur pour lesdites
tours et murs, en sorte qu'il n'est pas néces-
saire d'énoncer leur présence et que seulement
leur absence doit être indiquée.
CRÉNELÉ.
Surmonté de créneaux, ou en
forme de créneaux.
Se dit des pièces qui usuelle-
ment ne portent pas de créneaux.
Ex. : D'azur, à la bande crénelée d'argent.
CREQUIER.
Meuble de l'écu qui représente
un prunier sauvage. — A quelque
ressemblance à un chandelier à
~^~ sept branches, et sa tige a des
racines.
Ex. : D'argent, au aréquier de gueules.
CRÊTE.
Pour la crête des coqs, dauphins, d'émail dif-
férent de leur corps.
CRI.
Le cri d'armes particulier à chaque famille
est placé au-dessus des armoiries ; générale-
ment il est écrit sur un liston ou banderole
toujours indépendant de l'écu.
CRINÉ.
Indique l'émail de la crinière des animaux.
CROISÉ.
Se dit des objets qui portent une croix.
CROISETTES.
,-»^
Petites croix, communément en
nombre dans l'écu.
Ex. : D'or, à l'aigle éployée de
sable, au chef d'azur chargé de
trois croisettes d'argent.
CROISSANT.
Meuble fréquent en armoiries. Sa position
ordinaire est d'être montant, c'est-à-dire que
les cornes regardent le chef. Avec les cornes
dirigées vers la base de l'écu, il est dit ren-
versé. Il est tourné lorsque les cornes regar-
dent le flanc dextre de l'écu, et contourné
lorsqu'elles se dirigent vers le flanc senestre.
CROISSANTE.
Terminé par des croissants.
CROIX.
La croix ordinaire est formée de la
fasce et du pal réunis. Ses branches
s'étendent jusqu'aux bords de l'écu et
occupent en largeur deux parties des
sept de la largeur de l'écu. Elle est désignée
par le simple mot de croix. Pour la distin-
guer d'autres formes de croix, on dit croix
pleine.
Le grand nombre de croix que l'on voit dans
1rs armoiries viennent la plupart des croi-
sades.
Nulle autre pièce héraldique n'a subi tant
de changements de forme que la croix; le
nombre en est des plus considérable.
Il y a des croix abaissées, accompagnées,
aiguisées, alaisées. ancrées, cinglées bro-
chantes, câblées, de calvaire, cannelées, char-
gées, clêchées, componées, écartelées, échi-
quelées, écotées, émanchées, losangées, ma-
çonnées, de Malte, nébulées, etc., etc.
Ex. : D'argent, à une croix de gueules^
chargée de cinq losanges d'argent (ou du
champ).
— 8i
84
Croix yi:\).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
esl propre à la croix.
Croix (passé en).
Se dit de deux pièces longues, posées l'une
horizontalement el l'autre verticalement, l'une
passant sur l'autre.
Croix de Jérusalem.
Synonyme de Croix de Malte.
Ex. : D'argent, à la croix de Jé-
rusalem de gueules.
Croix de la Passion.
* i
G'est la croix latine à formes mas-
sives.
Ex. : d'argent, à la croix de la
Passion de gueules.
Croix de la Résurrection.
Xe diffère de la croix de la Passion qu'en
ce qu'elle est plus légère et presque toujours
accompagnée d'une bannière.
Croix de Lorraine o« Patriarcale.
Croix grecque à double traverse,
celle d'en bas un peu plus longue
que celle d'en haut.
Ex. : De gueules, à la croix pa-
triarcale d'or cantonnée de quatre trèfles du
air, ne.
Croix de Potence.
Voy. Taf.
Croix de Saint-André.
C'est un simple sautoir qu'on nomme aussi
croicc de Bourgogne.
Croix de Saint-Antoine.
C'est une croix latine sans branche supé-
rieure, c'est-à-dire qu'elle n'a que trois
branches ; la traverse est parfois munie d'une
sorte d'anse ou anneau, et alors elle prend le
nom de croix ansée.
Croix de Saint-Jean-Baptiste.
On donne ce nom à une croix pascale mu-
nie d'une bandelette qui porte ces mots : Ecce
agnus Dei.
t
CYCLAMOR.
Espèce de grand annele plat, que
quelques-uns nomment or le rond
{Voy. Orle). Il n'en entre jamais
plus d'un dans un écu. Lorsqu'il y
en a davantage, on les nomme annelels.
Ex. : D'azur, cm cyclamor d'argent, chargé
de quatre marguerites de même.
CYGNE.
Se représente toujours de profil. Son bec et
ses pattes sont souvent d'un autre émail que
son corps.
CYPRÈS.
Arbre vert qui s'élève droit et en pointe.
Son émail particulier est le sinople ; il y en a
pourtant de différents émaux.
85
- 86 —
D
DAIM.
Il est plus petit que le cerf, avec une ra-
mure plus plate et plus large que celle du
cerf ordinaire.
DALMATIQUE.
Voy. Anges.
DARD.
Arme offensive qui, comme le javelot, se
lance à la main. Il parait en pal dans l'écu.
DARDÉ.
Se dit des croix et autres pièces qui se ter
minent en forme de pointe de dard.
DAUPHIN.
L'attitude ordinaire de ce poisson est d'être
posé en pal, courbé vers senestre, la tète
en haut, et la queue ordinairement tournée
vers le flanc dextre. On en trouve posés hori-
zontalement, ce qui est exprimé par le mot
nageant, et d'autres qui nagent dans la mer et
qui portent la queue levée.
On dit du dauphin, allumé de son œil, loré
de ses nageoires, peautré de sa queue, lorsque
ces choses sont d'un émail différent. On dit
encore pâmé du dauphin qui a la gueule ou-
verte, sans dents, qui semble expirer ; et cou-
ché, de celui dont la tête et la queue tendent
vers le bas de l'écu.
DÉCAPITE
Synonyme A'Étêté. Se dit des animaux re-
présentés sans la tête, qui semble coupée.
DECOUPE.
Se dit des lambrequins découpés en feuilles
d'acanthe.
cent.
Cette espèce de labyrinthe est
représentée sous la forme de trois
baies concentriques.
Ex. : De gueules, au dédale d'à /•-
DÉFAILLANT.
Se dit d'un objet auquel il manque la moitié
dextre ou la moitié senestre. Il est dit défail-
lant de ce côté où la moitié a été ôtée. Par
exemple une fleur de lis, privée de sa moitié
dextre, sera dite défaillante à dextre.
DÉFENDU.
Se dit pour la dent ou défense du sanglier et
de l'éléphant quand elle est d*émail différent.
DE L'UN A L'AUTRE.
Se dit des pièces posées sur les
traits du parti, coupé, tranché,
taillé, qui participent réciproque-
ment et alternativement des
émaux différents de ces partitions.
Ex. : Coupé d'azur ci d'argent, au carré
en abîme de l'un à l'autre.
DE L'UN EN L'AUTRE.
I.8r>^
Se dit des pièces d'une même
espèce et figure, qui sont du même
métal et de la même couleur que
le champ parti, coupé, tranché ou
I
s; —
- ss
taillé de l'écu ; mais qui, se posant alternées
de l'une en l'autre partition, prennenl les mé-
taux ou couleurs de celle où ils ne sont pas.
Kx. : Êcartelé : aux l et /, coupé d'argent
et de gueules au lion de l'un en l'autre; aux
2 et •'>'. d'argent au chef denché de gueules.
DÉGARNIE.
Se dit d'une épée sans garde.
DELTA.
Se dit d'un triangle évidé comme l'instru-
ment de musique composé de trois tringles de
fer.
DÉMANCHÉ.
Se dit de tout outil ou arme représenta
sans le manche qui lui est propre.
DÉMEMBRÉ.
Qui a les membres séparés du corps. Se dit
aussi des oiseaux privés de leurs pattes.
DE MÊME.
Terme dont on se sert pour ne point répéter
dans l'explication du blason les pièces qui
sont de même, comme d'azur à la fasce d'or,
accompagnée de trois merlettes de même,
c'est-à-dire d'or.
DEMI-VOL.
Une seule aile d'oiseau.
Yoy. Vol.
DENCHÉ.
Se dit des pièces héraldiques
lorsque les lignes dont elles se
composent sont à angles rentrants
et saillants.
Ex.: If or, à m fcsce de gueules dechée
de sable> accompagnée de trois trèfles aussi
de sable, 2 en chef cl i ci uointe.
DENTELÉ.
Oui a des dents de scie comme
denché; mais les dents sont plus
petites et en pins grand nombre.
Ex. : Oe sable. <t trois (usées
d'or, dentelées àleur partie inférieure.
DENTICULÉ.
Se dit d'une espèce de bordure
composée de créneaux ou de den-
ticules semblables à celles qui se
mettent aux corniches d'architec-
ture.
Ex. :
gueules.
D'argent, à la lande denticulée île
DEPOUILLE.
indique la peau d'un animal.
DESARME.
Se dit de l'aigle sans ongles ou de tout
nuire animal.
DEUX ET UN.
Disposition très usitée pour trois pièces,
dont les deux premières sont en chef, la troi-
sième en pointe.
DEVISE.
Sentence concise inscrite sur un listel au-
dessous de l'écusson des armes.
DEXTRE.
Terme pour indiquer le «nié droit, qui.
pour ce qui regarde les armoiries, se trouve à
la gauche du spectateur.
89
!!<> -
DEXTROCHÈUE.
Bras droit représenté nu, armé ou paré,
tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ;
il parait «tans L'écu mouvant du flanc senestre,
ce qui ne s'exprime pas, à moins que ce ne
soit de l'un des angles. Quand le dextrochère
est armé ou paré, on doit le spécifier en Mu-
sonnant. — Il montre toujours le coude; au-
trement ce serait un avant-) iras.
Voy. Senesïrochère.
DIABLE.
Le diable est représenté sous les traits d'un
homme nu, barbu, ceint d'une sorte de lam-
brequin, les pieds et les mains terminés en
grilles, des cornes de cerf sur la tête, des ailes
de chauve-souris et une queue recourbée.
DIADIÉMÈ.
Dont la tête est entourée d'un cercle.
Se dit d'une aigle dont la tétc semble posée
sur un besant d'or qui représente une auréole.
C'est surtout l'aigle éployée ou à deux têtes
qu'on voit ornée de cette espèce de diadème.
DIAMANTS.
Tantôt triangulaires, tantôt en forme de
losange, ils sont toujours taillés à facettes.
DIAPRÉ.
Arabesques ou lignes diversifiées dont on
avait coutume autrefois de charger les grandes
surfaces unies dans les armoiries, surtout le
champ, mais également les pièces héraldiques.
Ces ornements sont arbitraires et ne forment
pas une partie intégrante des armoiries.
DIFFAMÉ.
Se dit des animaux privés de leur queue.
DIMINUE.
Se dit des pièces héraldiques dont la lar-
geur est amoindrie.
DIVISE ou Fasce en divise.
Fasce qui n'a en hauteur qu'une
demi-partie des sept de la largeur de
l'écu. Elle est ordinairement posée
~**~ sous 1'' chef et parait le soutenir. On
dit alors que ce chef esl soutenu d'une divise.
Indivise est quelquefois dans l'écu, bien
qu'il n'y ait point de chef; en ce cas elle est
placer à deux parties el demie du bord supé-
rieur ; lorsqu'elle occupe Pécu au centre, on
doit L'exprimer en blasonnant.
La divise, quand elle soutient un chef, rend
inutile le terme cousu, quoique ce chef soit de
métal sur champ de métal, ou de couleur sur
champ de couleur.
Ex. : D'argent, « ">*<• divise d'azur.
DOLOIRE.
Espèce de hache sans manche.
DONJONNÉ.
-dit des tours, châteaux, etc., surmontés
de tourelles.
DORMANT.
Animal dans l'attitude du sommeil.
DOUBLET.
Moucheron posé de profil.
DRAGON.
Cet animal chimérique, qui parait
de profil, a la tête d'un crocodile, la
langue terminée en pointe de dard,
les pieds d'une aigle, des ailes de
— 91
92
chauve-souris,lecorpsetla queue d'un serpent,
cette dernière tournée en volute, le bout levé.
Dans les armoiries on trouve encore des dra-
gons sans ailes et avec quatre pattes ou entiè-
rement sans pattes. Le dragon monstrueux
a nue tète humaine et la barbe composée de
serpents qu'il empoigne d'une de ses pattes.
On dit langue de la langue du dragon lors-
qu'elle est d'émail différent.
Ex. : D'argent, au dragon de gueules.
DRAGONNE.
Se dit d'animaux dont le corps se termine
en queue de dragon.
DUC.
Petite espèce de hibou, toujours posée de
front.
DU PREMIER ou DU CHAMP DU
MÊME.
On se sert de ces expressions
pour éviter la répétition d'un émail
déjà nommé.
Ex. : D'azur, an chevron <ïor
accompagné de trois Pesants du même, 2
et 1.
E
EBRANCHÉ.
Se dit d'un arbre qui aies branches coupées.
ÉCAILLÉ.
Se dit de l'émail des écailles d'un poisson.
ÉCART.
Chaque quartier d'un écu divisé en quatre.
ÉCARTELÉ.
Diviser l'écu en quatre quar-
tiers égaux, au moyen d'un coupé
et d'un parti.
Écartelé en sautoir, se dit d'une
répartition du tranché et du taillé qui divi-
sent l'écu en quatre triangles que l'on nomme
aussi quartiers.
Écartelé se dit encore du sautoir, de la fasce,
de la croix, et autres pièces divisées dans le
-sens de l'écartelé. Le premier quartier de Pé-
cartelé est en chef, à dextre ; le second est à
senestre ; le troisième est en pointe à dextre,
le quatrième à senestre.
Dans l'écartelé en sautoir, le premier quar-
tier est en chef, le second est à dextre, le troi-
sième à senestre et le quatrième en pointe.
Il y a des écartelés simples et d'autres char-
gés de divers meubles et pièces.
La plupart des écartelés viennent de l'ex-
tinction de telle famille dans telle autre, de
concessions ou de conventions testamentaires
ou matrimoniales, par lesquelles il est stipulé
qu'une famille pourra prendre les noms et
armes d'une autre. Dans ce cas, les armes
primitives de la maison doivent occuper les
premier et quatrième quartiers, à moins que
tous les quatre ne soient remplis des armes
de concessions ou d'alliance; alors celles de la
maison se mettent sur le tout.
Ex. : Écartelé d'argent et de gueules.
ÉCARTELURE.
Nom des divisions d'un écu écartelé.
93
94 —
ECHANCRE.
C'est un engrêlé de grande dimension.
ECHELLES.
Il y en a de formes diverses, quel-
quefois ce sont de véritables échelles
munies en haut de deux crocs pour
les attacher aux murailles; d'autre
fois, c'est un poteau garni àdextre et à senestre
de barreaux pour y monter.
Ex : D'argent, à une échelle de gueules.
ÉCHIQUETÉ.
En forme d'échiquier. D'abord
l'écu entier peut être échiqueté, ce
qui se fait d'ordinaire par cinq
traits verticaux et cinq traits hori-
zontaux, produisant trente-six carreaux, appe-
iëspoints; lorsqu'il y a plus ou moinsde rangs
de carreaux, il faut l'exprimer. L'écu échiqueté
doit avoir au moins vingt carreaux.
Ensuite les pièces héraldiques peuvent être
échiquetées. Elles ont au moins deux rangs de
carreaux ; ces rangs s'appellent tires.
Enfin on trouve des aigles, des lions échi-
quetés, etc.
La direction de l'échiquier est horizontale,
mais il y a des échiquetés ou les carreaux se
suivent dans la direction de la bande ou de la
barre.
Le premier carreau de l'échiqueté est à l'an-
gle dextre supérieur, soit de l'écu, d'une fasce,
d'une bande ou d'un sautoir, et c'est l'émail de
ce premier carreau qu'on doit d'abord expri-
mer.
Ex: Échiqueté d'argent et de sable de six
points et de sept tires.
ECIME.
Chevron dont la pointe est cou-
pée.
Ex : Burelé d'argent et d'azur
de dix pièces, à trois chevrons de
gueules, brochant sur le tout, le premier
ici //lé.
ÉCLATÉ.
Lances et chevrons brisés de telle manière
qu'on voit 1rs éclats du bois.
ECORCHE.
Se dit des animaux quand ils sont de gueu-
les et comme écorchés.
ECOT.
Tronc d'arbre noueux, synonyme
de client .
Ex : D'azur, au sautoir d'or en
chef, à trois étoiles de même, sou-
tenues d'un écot de sable en pointe
ECOTE.
Tronc qui a les branches coupées.
ÉCREVISSE.
Elle est presque toujours posée en
pal, la tète en haut.
Ex: D'argent,à trois < : erevisses de
gueules, posies 2 et 1.
ECU.
On trouve les proportions géomé-
triques de l'écu en divisant sa lar-
geur en sept parties égales. On ajoute
une partie de plus pour sa hauteur.
ce qui forme un carré. Les angles d'en bas
sont arrondis d'un quart de cercle, dont le
rayon est d'une demi-partie ; deux quarts de
cercle de la même proportion au milieu delà
ligne horizontale d'en bas se joignent en de-
hors de cette ligne et forment la pointe.
Ex : D, B, E, réunis sont appelés le chef
de l'écu, ils représentent la tête.
D
B
F
E
J
A
G
K
H
C
',
95 -
96 —
Le point R est le point du chef.
D, est le canton dextre, E, le canton sc-
nestre de l'écu. Ils représentent les bras.
Le point F,est dit .poÊnf d'honneur. Il repré
sente le cou, auquel on suspend les colliers de
chevalerie.
A. est le centre de l'écu, désigné sous le
nom de cœur ou abîme.
Le G, est le nombril de Vécu.
G, la pointe, H, le canton deœtre de la
pointe.
I, le ciinton senestre de la pointe.
J, est le liane dextre.
Et K, le flanc senestre.
Voy. Émaux.
Écu en bannière.
lias
Nom d'un écusson tout à fait
carré. Quelques bannerets de
Guyenne plaçaient de préférence
leurs armoiries dans un écu de
cette forme.
Ex : Un écu en bannière écartelc d'or et
de gueules.
Écu (faux).
On appelle ainsi, un orle qui n'a pas une
plus grande dimension qu'un écusson en abîme.
ÉCUREUIL.
Cet animal, dont la queue doit être plus
grosse que le corps et toujours relevée sur le
dos, est représenté rampant.
ÉCUSSONS.
Petits écus souvent employés comme meu-
bles dans les armoiries.
Écusson en abîme.
Nom d'un petit écu qui se trouve seul
comme meuble au centre de l'écu.
Ecusson des armes.
Nom d'un petit écusson porté en cimier, qui
répète les armoiries.
Ecusson sur le tout.
Voy. Surtout.
EFFARÉ.
Se dit du cheval qui se cabre.
EFFAROUCHÉ.
Se dit d'un chai rampant, ce qui peut être
exprimé tout aussi bien par ce dernier mot.
EFFEUILLE.
Arbre sans feuilles.
Se dit aussi d'un épi auquel manquent les
deux feuilles dont communément sa tige est
garnie.
ÉLANCÉ.
Se dit du cerf lorsqu'il est courant.
ÉLÉPHANT.
Cet animal est représenté posé sur ses qua-
tre pieds; il est défendu de... si sa défense est
d'un émail différent de celui du corps.
Lorsque la trompe de ce pachyderme est re-
présentée seule, elle prend le nom de probos-
cide.
ÉMANCHE.
Figure formée de deux ou plusieurs trian-
gles qui, réunis par leur base, semblent sortir
de la pointe ou des lianes de l'écu. On exprime
la position et le nombre des pointes.
97 —
— 98 —
EMANCHE.
Se dit lorsque les triangles sont
beaucoup plus longs et effilés que
ceux de l'émanche et s'approchent
du bord opposé de reçu. On doit
indiquer si l'émanche est en pal, en fasce, en
bande, ou en barre, ce qui s'exprime par les
ternies parti-émanché, coupé-émanché, tran-
ché-émanché ou taillé-émanché.
On dit contre-émanché si les triangles sont
opposés par la pointe.
Ex. : Émanchéenpal d'argent et de gueules,
de dix pièces.
ÉMANCHURE.
Petit»' section dans un desangles supérieurs
de l'écu, ce qui est de la dernière raret<
ÉMAUX.
Nom collectif des métaux et couleurs qu'on
emploie en armoiries.
On divise les émaux en métaux, couleurs
et fourrures. 11 y a deux métaux, six couleurs
et deux fourrures.
On les représente par la peinture avec les
nuances propres à chacun.
Pour les représenter sans le secours de la
peinture, on a adopté, en sculpture et en gra-
vure, des signes de convention (traits ou
points) dont les dispositions suppléent aux
couleurs.
Les deux métaux employés comme couleurs
sont l'or et ['argent.
Les six couleurs sont : le gueules, l'azur,
lesinople, le sable, le pourpre et l'orangé.
Les fourrures sont au nombre «le deux :
l'hermine et le vair.
Op. : L'or est marqué par un pointillé.
A.rgent : L'argent est représenté par un
fond uni. sans lignes ni hachures.
Gueules : Le gueules par des lignes verti-
cales.
Azur : L'azur par des lignes horizontales
menées de l'un à l'autre côté de l'écu.
Sixople : Le sinople par des lignes de dex-
tre à senestre.
Sable : Le sable par des lignes horizontales
et verticales croisées.
Pourpre : Le pourpre ou violet par des
lignes dirigées de s ene stre à dextre.
Orangé : L'orangé, par des ligues vertica-
les croisées de diagonales de senestre à dextre.
Hermine : L'hermine est représentée par de
petites croix, lesquelles se terminent par trois
pointes qui vont en s'élargissant.
Va ii; : Le vair est presque toujours d'argent
et d'azur et est figuré par plusieurs rangs de
petites cloches opposées les unes aux autres,
c'est-à-dire métal à couleur, et alternativement
renversées et debout, en commençant toujours
par l'argent.
Il y aussi la contre-hermine et le contre-
vaii;.
La première s'obtient par la transposition
des couleurs, c'est-à-dire en faisant le champ
de sable etles mouchetures d'argent.
La seconde diffère du vair en ce que le métal
y esl opposé au métal, la couleur à la couleur,
et que les cloches des deuxième et quatrième
rangs sont renversées.
Les émaux de l'hermine et du vair peuvent
• •lie différents de ceux adoptés, mais, dans ce
cas, il faut, en blasonnant. l'indiquer.
C'est un principe général de l'héraldique,
qu'on ne doit jamais poser métal sur métal,
couleur sur couleur, fourrure sur fourrure.
Mais un peut très bien lesjuxtapos.'rpar éc«f-
telures.
Les exceptions à cette règle sont très rares
et sont appelées armes à enquerre.
On leur donne ce nom parce qu'il y a obli-
gation, dans ce cas, d'enquérir ou de recher-
cher la cause, toujours honorable, de cette
violation des règles du blason.
Voy. le Tauleat; des Emaux ci-contre.
EMBOUTÉ.
Au bout d'émail différent, pour les mar-
teaux, maillets, instruments de chasse, bâtons
de maréchal, etc.
TABLEAU des EMAUX
O R
ARGE NT
V
-y- ■■w - wwv
GUEU LE S
S I NOPLE
POU RPRE
H ERM I N B.
i ' ■ ■
I I ' »
iM.M
M'A'/
* j T i " i T
T|T|Tj
VAI R
AZ U R
S AB LE
ORAN G
CONTRE HERMINE
\AM
M M
CONTRE VAI R
i m '
.1 1
1
fil H fi Û
.^ ^
v^
Mj
I
?
tu
::.:
EN
— 99 —
— 100 —
EMBRASSE.
Se dit d'un écu divisé en chevron,
donl les diagonales, qui produisent
la l'orme du chevron, sortent du liane
dextre ou senestre de l'écu. L'em-
brassé commence par le flanc où les diagonales
se réunissent. Ainsi, lorsque lesdites diago-
nales, ayant leur point de départ au flanc dex-
tre se réunissent au flanc senestre et que l'es-
pace compris entre ces lignes soit d'argent et
le reste de l'écu de gueules, on dira : d'argent.
embrassé à senestre de gueules. Le contraire
serait l'embrassé à dextre ; le chappé mou-
vant d'un des flancs prend le nom d'embrassé
soit à dextre. soit à senestre.
Ex. : D'argent, embrassé de gueules.
EMMANCHE.
Au manche d'émail différent.
EMMUSELÉ.
Animal qui porte une muselière d'un émail
différent du reste du corps.
ÉMOUSSÉ.
Attribut d'un fer de lance, de flèche ou de
baïonnette sans pointe.
EMPENNÉ.
Se dit des flèches et des javelots garnis de
plumes d'un émail particulier.
EMPIÉTANT.
S'applique aux oiseaux de proie que tien-
nent quelque oiseau ou autre animal dans
leurs serres.
EMPOIGNANT.
Se dit d'une main ou patte d'animal qui tient
quelque objet par le milieu.
EMPOIGNE.
Se dit : 1° de flèches réunies en faisceau et
retenues par un lien ;
2° D'un objet quelconque tenu par une main
humaine ou une patte d'animal.
ENCENSOIR.
Espèce de cassolette qui pend à une longue
chaîne double. 11 paraît communément avec la
chaîne tombée à senestre.
ENCHAÎNÉ.
Les chaînes au moyen desquelles des ani-
maux sont attachés à des arbres ou autres
objets, sont rivées à leur collier, ce qui est
aussi le cas avec beaucoup d'animaux qui,
servant de supports à des armoiries, ont une
chaîne pendante à leur collier.
ENCHAUSSURE.
Petite section dans un des angles
de la base de l'écu, extrêmement
rare en armoiries.
Ex. : D'argent, enchaussé de
gueules.
ENCLAVÉ.
Se dit lorsque dans les quatre
partitions de l'écu il y a des encla-
vures qui entrent et s'enclavent
les unes dans les autres.
Ex. : D'argent, enclavé de gueules.
ENCLOS.
Se dit d'un meuble entouré d'un double tri-
cheur, d'un annelet, etc.
ENCOCHE.
Trait posé sur la corde de l'arc, en l'état
d'être tiré (synonyme d'ajusté i
— 101
— 10*2 —
ENCORNE.
Se dit de la corne des pieds des animaux.
qui est d'autre émail.
ENDENTÉ.
Se dit d'une pièce couverte de triangles
alternés de divers émaux (comme dentelé).
ENFILÉ.
Se dit des couronnes ou annelets dans les-
quels une pièce longue est passée.
ENGLANTÉ.
Attribut du chêne chargé de glands.
ENGOULANT.
Attribut d'un animal avalant quelque chose.
ENGOULÉ.
Pièce héraldique, d'ordinaire une bande
dont les extrémités aboutissent dans des têtes
de lion ou de dragon, qui paraissent les dé-
vorer. Ces têtes sont dites engoulantes.
ENGRELÉ.
Jk
\-
Attribut des pièces honorables
bordé de petites dents dont les
côtés s'arrondissent un peu.
Ex. : D'argent, au lion de sable,
couronné d'or, orné et lampassé de gueules.
à la bordure engrelée de même.
ENGRELURE.
Se dit du filet ou de la petite bordure engre-
lée qui fait le tour de l'écu.
ENGUICHÉ.
S'applique à l'émail de l'embouchure des
cors, huchets, etc. (synonyme d'embouché).
ENHENDÉ.
Se dit des pièces dont le pied est refendu, et
principalement de la croix dont les branches
sont terminées par des crochets entre lesquels
se trouve un fer de lance.
ENQUERRE (a) ou A enquérir.
Terme qu'on employait pour les armes dites
fausses, c'est-à-dire celles dans lesquelles on
trouve métal sur métal ou couleur sur cou-
leur. On s'imaginait que ces armes étaient
composées expressément clans le but de forcer
le spectateur à s'enquérir de la cause d'une
telle infraction aux règles. Il n'en était rien;
le nombre très considérable des armoiries qui
se trouvent dans ce cas exclut toute supposi-
tion de ce genre; d'ordinaire, ces armes (si
leur composition n'était pas la conséquence
d'une ignorance complète de la science des
armoiries) étaient devenues fausses par l'effet
du temps qui avait terni l'or ou l'argent, et les
peintres propageaient l'erreur.
Les fourrures se mettent indistinctement sur
le métal et la couleur ; il n'y a que fourrure
sur fourrure qui puisse donne sujet à en-
querre.
Le pourpre, comme émail mixte, se met
aussi indifféremment sur tous les émaux.
EN REPOS.
Se dit des animaux couchés qui paraissent
sommeiller.
ENSANGLANTÉ.
Se dit des animaux dont le sang paraît cou-
ler ; des armes et autres pièces qui sont teintes
de sang.
A l'égard du pélican ensanglanté, lorsqu'on
le dit dans sa piété, il n'est pas nécessaire
d'ajouter ensanglanté, car les deux sont syno-
nymes.
— 103
— 104 —
ENTÉ.
Attribut dos pièces qui s'engrè-
nent les unes dans les autres par
des découpures de forme ronde;
l'entaille faite au bas de l'écupar
deux traits concaves, partant du centre pour
gagner les angles de la pointe, se nomme
VEnté en pointe.
Se dit aussi du chevron plein dont les côtés
sont recourbés en dedans ; il ne doit avoir en
hauteur que le tiers au plus de l'écu.
Ex. : Parti de gueules et d'azur, enté d'ar-
gent en pointe.
ENTÉ-NÉBULÉ.
Se dit de pièces découpées des deux côtés
par des entailles formant alternativement une
saillie ronde et une concavité et s'enclavant
dans l'émail du champ qui revêt la même
forme.
Voy. Nébulé.
ENTRAVAILLE.
Se dit des oiseaux ou animaux qui ont quel-
que chose passé clans les pieds qui les tra-
vaille et embarrasse.
ENTRELACÉ.
Anneaux, chevrons, croissants et autres,
passés les uns dans les autres.
ENTRETENUES.
Se dit de clefs dont les anneaux
sont entrelacés, ou d'autres pièces
liées ensemble par des anneaux.
Ex. : D'azur, à deux clés anti-
ques d'or, adossées et entretenues.
EOLE.
Synonyme ^'Aquilon.
EPANOUI.
Se dit des fleurs et particulière-
ment de lafleur de lis, dont le fleu-
ron supérieur est ouvert et qui a dis
boutons entre les fleurons des eûtes.
Ex. : D'argent, à la fleur (te lis épanouie
d'or.
EPEE.
Les épées sont presque sans exception d'ar-
gent, à garde d'or. Leur position ordinaire est
d'être placée en pal, la pointe en haut ; lorsque
le contraire a lieu, c'est-à-dire que l'épée est
renversée, il faut en faire mention. — L'épée
est dite garnie lorque la garde est d'un autre
émail que la lame, ce qui est presque toujours
le cas. hesépées de cavalerie se reconnaissent
à une sorte de corbeille en fer destinée à
amortir les coups de l'ennemi.
ÉPERVIER.
Oiseau de proie dont on se servait pour la
chasse.
On dit de l'épervier : chaperonné, du chape-
ron qu'il a sur la tête ; longé, des liens de ses
jambes ; grilleté, des grillets qui y sont atta-
chés, lorsque ces choses sont d'un autre émail
que celui de l'oiseau. On dit encore perché, de
l'épervier sur un bâton.
ÉPI.
L'épi porte une feuille recourbée de chaque
côté de sa tige.
Lorsque ces feuilles manquent, l'épi est dit
effeuillé.
Épi de blé, d'orge, de millet, etc.
ÉPIEU.
Espèce de pique dont le bout supérieur est
garni d'un fer de lance et pointu. 11 servait à
la chasse du sanglier.
— 105 —
100 —
ÉPLOYÉ.
Se dit des aigles dont les ailes sont éten-
dues.
Les autres oiseaux qui ont les ailes dans
cette position sont dits au vol étendu.
ÉQUERRE.
Cet objet n'est pas rare en armoiries et se
présente en diverses positions, de sort, • qu'il
est nécessaire de décrire la position exacte.
ÉQUIPÉ.
Vaisseau qui a tous ses agrès, voiles, cor-
dages et autres choses nécessaires à l'arme-
ment complet.
3e dit aussi du cavalier armé de toutes
pièces. Mais il est plus correct de dire armé.
ÉQUIPOLLÉ.
]''iy. Points équepollés.
ESCARBOUCLE.
Nom appliquée torl ;'i cette figure
qui, selon toute apparence, a été
dans l'origine une garniture de fer
à plusieurs branches, servant à
r nforcer le bouclier. Plus tard on y a vu la
pierre précieuse dite escarboucle, jaillissant
ses rais. Aujourd'hui on la représente soii> la
forme de huit verges ou bâtons, fleurdelisés à
leur extrémité, mouvants d'un noyau ou
annelet au centre de L'écu.
Ex. : D'argent, à Vescarboucle <C<>r.
ESCARRE.
Trait qui sépare un franc quartier
du champ lorsque ce dernier est du
même émail que le premier ; ou
mieux : bordure qui n'occupe que !e
haut et un des côtés de l'écu.
Ex. : D'argent* à l'escarre de gueules.
ESCULAPE.
Voy. Bâton d'Esculape.
ESSONNIER.
Se dit d'un double trêcheur.
ESSORANT.
Se dit de l'oiseau qui parait prendre soi
essor ; dans cette attitude, ses ailes ouverte
sont abaissées.
ESSORÉ.
Se dit d'un oiseau en plein vol.
Se dit ;iussi de l'émail des toits dont le>
maisons ou châteaux sont couverts.
ESTACADE.
Travail de fortification, composé
de trois pals réunis au moyen d'une
poutre horizontale.
Ex. : D'argent, à festacade de
gueules.
ÉTAGE. I
Se dit des diverses couches de feuillage d'un
arbre. Ainsi l'on trouve en armoiries des
arbres doublement et triplement étages. < '.epen-
dant ce n'est pas un caractère essentiel, et
l'arbre que l'on représente à deux ou trois
étages, peut être représenté ailleurs à un seul
étage.
ÉTAI.
3
Nom du chevron diminué en lar-
geur, ce qui, du reste, devra tou-
jours être le cas. aussitôt qu'il- y a
deux ou plusieurs chevrons dans
l'écu.
Ex. : D'argent, à l'êtai de gueules.
— 107 -
— 108 —
ÉTËTÉ.
Se dit des animaux, oiseaux et poissons
sans tète.
Synonyme de décapité.
ÉTINCELANT.
Se dit des charbons d'où sortent des étin-
celles de feu.
ÉTINCELÉ.
Attribut de l'écu ou de pièces chargés d'é-
tincelles.
ÉTOILE.
En France, en Artois, en Picardie, dans la
Flandre française, en Alsace, en Savoie, en
Piémont, on donne aux étoiles cinq rais ; par-
tout ailleurs elles en ont six.
On n'exprime le nombre des rais que dans
les cas qui font exception.
On trouve des étoiles rayonnantes, c'est-à-
dire dont les pais sont ondoyants : des étoiles
hérissées, qui ont entre leurs rais t\r<, petits
traits. Il fan! qu'un des rais des étoiles se
dresse en haut; si l'on trouve deux rais en
haut, l'étoile est dite renversée, ou versée
lorsqu'elle est à cinq rais, et penchée, lors-
qu'elle est à six rais.
ÉTRIER.
Meuble de l'écu représentant l'appui de fer
servant au cavalier à monter à cheval, et se
tenir ferme dessus.
ÉVIDÉ.
Synonyme de Vidé.
ÉVIRÉ.
Se dit du lion ou d'autres animaux qui n'ont
pas la marque de leur sexe.
F
FAILLI.
Se dit d'un pal par exemple, qui,
partant du bord supérieur, n'atteint
pas le bord opposé et s'en arrête à
" r " — ' peu de distance. Un tel pal serait
failli en pointe. — On se sert aussi de ce
terme par rapport à des lignes de partition qui
n'atteignent pas le bord opposé de l'écu.
Ex. : D'argent, au pal failli de gueules.
FALOT.
Corbeille de fer destiné à contenir des ma-
tières inflammables qu'on allumait afin de
donner des signaux. On en avait avec un
manche pour être portées à la main, et sans
manche pour être attachées aux créneaux
d'une tour.
FANAL.
Se dit d'un falot haussé sur un échafaudage.
FANON.
Synonyme de Manipule.
Meuble qui représente un bracelet
fait à la manière du manipule d'un
prêtre ou d'un diacre. C'était ancien-
nement une manche pendante qu'on
portait près du poignet droit, pour lui servir
d'ornement.
Ex. : D'argent, au fanon d'or.
109 —
— 110 —
_•■_
FASCE.
Pièce honorable, posée horizon-
talement, qui a deux parties de
hauteur des sept de la largeur de
l'écu, quand elle est seule. Il y a
quelquefois deux ou trois fasces dans un écu;
alors elles diminuent en proportion de leur
nombre, des pièces qui les chargent ou qui
les accompagnent, et ont entre elles des espa-
ces égaux à leur hauteur.
Un plus grand nombre de fasces en nombre
pair, prennent le nom de burèles; en nombre
impair elles sont nommés Irangles.
On dit en fasce, en fasces, pour exprimer
que les divisions de l'écu, ou les meubles qui
le chargent, sont dans le sens d'une ou de pin-
sieurs fasces.
Il y a des fasces abaissées, accompagnées,
alésées, bandées, bastillées, bordées, canne-
lées, etc., etc.
La fasce représente l'écharpe que l'on por-
tait autrefois à la guerre, autour du corps en
manière de ceinture.
Ex. : D'azur, à la fasce d'argent.
FASCE.
Couvert de fasces en nombre
pair. Le fascé ordinaire est de six
pièces, ce qu'il n'est pas nécessaire
d'énoncer. S'il y en a plus ou
moins, il faut l'énoncer. Le fascé ne peut avoir
plus de huit pièces; au-dessus de ce nombre
on l'appelle bUrelé. On trouve des fasces dont
chaque fasce est d'un autre émail
Ex. : Fascé de s Le fasces d'or et de sable.
Fascé-contrefascé.
Se dit de l'écu parti, et fascé
d'émaux opposés dans chaque divi-
sion du parti.
Ex. : Fascé-contrefascé d'ar-
gent et d'azur de six pièces.
FASCES NOUÉES.
Fasces qui s'élargissent sur le mi-
lieu. On trouvedes fasces doublement
nouées.
Ex. : D'argent, a une fasce nouée
d'azur.
FAUCON.
Communément il porte un chaperon qui lui
couvre les yeux, des longes et des grillets aux
pattes.
FAUX.
Instrument dont on se sert pour couper les
moissons.
Elle parait dans l'écu en pal, le fer en haut,
la pointe tournée à dextre. Ce fer sans manche
se nomme ranchier.
FER DE CHEVAL.
Fer qu'on met aux pieds des chevaux pour
leur conserver et garantir la corne.
Il parait dans l'écu la pince en bas. Chaque
fera six clous; on ledit cloué lorsque ces clous
sont d'un autre émail que le champ de l'écu.
FER DE FLÈCHE.
Il parait en pal, la pointe vers le chef.
FER DE JAVELOT.
Se représente en pal, la pointe en haut.
FER DE LANCE.
Se dit du fer d'une lance, dont l'ancien che-
valier se servait tant à la guerre qu'aux tour-
nois. Le fer de lance paraît en pal, la pointe
en haut. La forme commune et usitée est celle
d'un fer aigu.
FER DE MOULIN.
Voy. Amllk.
111 —
112
FERMAIL.
Boucle de ceinture de diverses
espèces : ronds, ovales, carrés ou
en forme de losange.
11 esl posé ordinairement en fasce,
la pointe de raidillon à dextre ; s'il se trouve
perpendiculairement, on ledit en pal.
On nomme fermail antique celui qui est en
losange.
Ex. : D'azur, à trois fermails d'or, posés
2etl.
FEUILLE.
Se dit des plantes dont les feuilles sont d'un
émail particulier, et des fleurs et des fruits
qui ont des feuilles contre l'ordinaire.
FEUILLES DE SCIE.
Se dit des bandes, barres, fasces ou pal den-
telés d'un seul côté.
FICHÉ.
Se dit de meubles tels que croix,
pals, etc., dont le pied est aiguisé,
et principalement de petites croix
dont le pied est effilé.
Ex. : De sabir, à deux croix de calvaire
tréflées et fichées d'argent, accompagnées en
pointe (l'une coquille du même.
FIER.
Lion ou autre animal dont le poil est hérissé.
FIERTÉ.
Se dit des baleines qui montrent leurs dents
d'un émail particulier.
FIGURÉ.
Se dit des lunes, des croissants et besants
qui représentent un visage humain.
FIL.
Traverse du lambel.
Voy. ce mot.
FILET.
__
Nom qui s'applique aux bandes,
barres, ou croix réduites à leur moin-
dre épaisseur (le tiers delà cotice).
Alors on dit filet en bande, filet en
croix, etc.
Ex. : Ecartelé: aux l et 1, d'argent; aux
2 et 3, d'azur; et un filet tic gueules en croix
brochant sur les écartelures.
FILIÈRE.
Diminutif de la bordure dont elle n'a que le
quart ou un tiers des sept parties de la lar-
geur de l'écu.
On la distingue de l'orle en ce que cette der-
nière est plus large et détachée de l'écu par un
vide égal à sa largeur, et que la filière touche
le bord de l'écu, ou la bordure lorsqu'il y en a
une.
FLAMBANT.
Se dit d'un pal, d'un sautoir, d'un tronc
d'arbre qui. en quelqu'une de ses parties,
imite une flamme montante en haut; à la dif-
férence des flammes ou traits des comètes qui
descendent en bas.
On dit contre-flambant, si les pièces sont
opposées.
FLAMBEAU.
Meuble qui représente la torche
dont on se servait dans les céré-
monies nocturnes.
On appelle flambeau allume
celui dont la flamme est d'émail différent.
Ex.: D'azur, à trois flambeaux d'argent
allumés <ie ijueules; au chef cousu de gueu-
les, chargé de trois étoiles d'or.
113 —
114 -
FLAMBOYANT.
Se dit d'un pal, d'un sautoir, etc., lorsque
non seulement ces pièces paraissent embra-
sées, mais quand elles se terminent par une
flamme.
Se dit aussi du sanglier dont il sort des
flammes des yeux.
FLAMME.
La flamme se représente la par-
tie inférieure arrondie, la partie
supérieure terminée en troispointes
ondoyantes.
Ex. : D'azur, à la flamme d'argent, ac
compagnée de trois molettes d'éperon de
même, 2 en chef et 1 en pointe
FLANCHIS.
r-r- — -
Petits sautoirs alésés. {Voy.ce
JHOt. I
Ex. : D'azur, à /rois cloches
d'argent, 2 ci i. surmontées de
trois fianchis tin même.
FLANCS.
Se dit des côtés dextre et senestrede l'écu.
FLANQUÉ.
1
Meuble qui a d'autres figuri
ses côtés.
Il y a des écus flanqués en demi-
rond, d'autres en demi-losange.
Cette dernière est l'écartelé en sautoir.
Il se dit encore des châteaux qui ont des
tours.
Ex. : D'argent, flanqué de gueules.
FLÈCHE.
Meuble qui représente une verge de bois
armée d'un fer pointu en dard, avec deux ai-
lerons ou rang de plumes, un de chaque côté,
au bout opposé au fer.
On dit d'une flèche, qu'elle est empennée,
futée, etc., lorsque les plumes ou le bois sont
d'un autre émail que le fer ; t : uionssce, lors-
que le fer n'a pas de pointe et parait coupé ;
encochêe, lorsque la flèche est sur l'arc qui
sert à la tirer: tombante, lorsqu'elle paraît la
pointe en bas; lorsqu'il y en a trois, dont
deux sont en sautoir, qu'elles sont nouées au
milieu, on les dit emj>oi ! / l n : ,-s.
FLEUR.
Les fleurs sont dites /i>)< : cs. feulllées ou au
naturel.
FLEUR DE LIS.
Les fleurs de lis sont représentées de di-
verses manières, en conservant toujours leurs
caractères principaux : une feuille érigéej
accostée de deux feuilles recourbées, le tout
réuni par une bandelette horizontale, qui
laisse visibles les pieds des trois feuilles.
Dans les fleurs de lis au pied coupé ou au
pied nourri ces pieds manquent auxdites
feuilles. — Pour la Heur de lis épanouie
ivoy. Épanouie), la fleur de lis est dite peur
de lis héraldique lorsqu'il est nécessaire de la
distinguer du lis naturel ou lis de jardin.
FLEURDELISÉ.
S dit d'une pièce des extrémités de la-
quelle sort une fleur de lis.
On dit contre-fleurdelisé quand la pièce a
des fleurs de lis de deux côtés et opposées.
FLEUR DE NÉFLIER.
Fleur en forme d'étoile, à cinq feuilles on-
doyantes.
FLEURÉ.
Se dit de toutes pièces dont les bords sont
en façon de fleurs ou de trèfles.
On doit indiquer de combien de fleurons la
pièce est bordée d'un côté ou des deux.
i
115 —
— 116 —
On dit contre-fleuré si les fleurs sonl oppo-
sées ou si les fleurons alternent.
FLEURI.
Se dit des plantes chargées de Heurs.
FLEURONNÉ et FLORENCE.
Se dit des croix dont les extrémités se ter-
minent en forme de fleurs de lis et des t'asces
et t pécheurs ornés à l'entour de fleurs de lis
alternativement debout et renversées.
FLOTTANT.
Se dit des navires posés sur les ondes; du
nid de l'alcyon construit sur l'eau.
11 n'est nécessaire d'indiquer l'attribut que
lorsque le nid flotte sur une mer d'un autre
émail.
Se dit aussi des oiseaux aquatiques qui
semblent posés sur l'eau.
FLOTTÉ.
Se dit d'une pièce ondée en forme
de flots.
Ex. : De gueules, à la fasce flot-
tée d'argent.
FOI.
Se dit de deux mains qui se joi-
gnent. Marque de réconciliation,
d'alliance et de fidélité.
Leur position ordinaire est en
fasce; on l'exprime clans tout autre cas.
On dit de la foi qu'elle est parée lorsque les
poignets sont couverts de quelque étoffe d'é-
mail différent.
Ex. : De gueules, a la foi. et argent.
FORCENÉ.
Se dit du cheval effaré.
FORCES.
Ciseaux, dont se servent les ton-
deurs de drap et les tondeurs de
moutons. Pour ces derniers, les for-
ces ont des bouts carrés, taudis que
pour les premiers ils ont des pointes.
Ce sont presque exclusivemenl les forces
aux bouts carrés qu'on voit dans les armoi-
ries.
Elles paraissent en pal, les pointes en
haut.
Ex. : D'argent, aux forces de suhie.
FOUDRE.
En terme de blason on dit le fou-
dre. Il est représenté en faisceau de
flammes montantes et descendantes,
avec quatre dards en sautoir dont
les branches à sinuosités angulaires imitent
les bandes vivrées.
Ex. : D'argent, au foudre de gueules.
FOUINE.
Cet animal est représenté passant.
FOURCHE.
Se dit de la queue du lion et autres animaux
qui est double, ou fendue en deux bouts, ce
qui n'est pas essentiel et n'est autre chose
qu'une manière d'ornementation des anciens
peintres héraldiques. Les lions à une seule
queue ou à la queue fourchée ont la même va-
leur, et peuvent être représentés indifférem-
ment de l'une ou de l'autre manière.
Se dit aussi de la croix dont les extrémités
sont terminées en fourche; si c'est seulement
la branche inférieure qui est ainsi faite, c'est
une croix au pied fourché.
FOURCHETÉ.
Attribut de la croix lorsque ses branches
sont terminées en forme de fourchette.
117 —
118 —
^<
FOURRURES.
Voy. Émaux.
FRANC-CANTON.
Pièce qui occupe un espace carré à dextre
en chef; sa position est en largeur, de trois
parties des sept de l*éeu. et en hauteur, trois
parties et demie.
Quelques auteurs le nomment aussi franc-
quartier.
Le franc-canton est plus grand que le can-
ton : lorsqu'il y a dans l'écu en chef deux
meubles qui ne sont pas de longueur, le can-
ton ne cache qu'une partie de celui qui esta
dextre, le franc-canton le cache tout à fait.
Le franc-canton est une marque d'ancienne
noblesse et de franchise ; quelquefois c'esl
aussi une concession honorable dusouverain.
Presque sans exception le franc-canton esl
chargé d'une ou plusieurs figures.
Ex. (lig. 1 1 : D'az >'i\" deux clefs
d'argent versées elposées en sau-
toir accompagnées en chef d'un
croissant versé en /Unir et en
pointe de trois étoiles, le tout
d'argent; au franc-quartier des barons mili-
taires (de gueules à l'épée haute, en pal
i l'urgent).
Ex. (fig. 2) : De sable, à la cou-
ronne d'or accompagnée, à dextre
en chef d'un Y. et un fer de lance
d'argent enpointe t àsenestre d'un
chien dresse: au chef d'argent
charge du franc-canton descomtes sénateurs.
FRANC-QUARTIER.
T 'o)i. Franc-Canton.
FRANCE.
Voy. Chef de France et Semé de France.
FRANGÉ.
Se dit de certaines pièces qui ont des fran-
ges d'émail différent.
^
(Fig.l)
31
(Fig. 2)
FRETTÉ.
Le fretté se compose de trois
bandes et de trois barres passantes
les unes au-dessus et au-dessous
des autres en forme de treillage,
de manière à laisser des espaces vides qu'on
a ; pelle claires-voies.
Ex. : De gueules, fretté d'or.
FRETTES.
Meubles d'armoiries, formés de quatre pe-
tites cotices alésées et entrelacées, deux en
bande et deux en barre.
Lorsque le fretté a plus ou moins de six
pièces, on doit en exprimer le nombre en bla-
s muant. On observe toutefois qu'il ne peut y
en avoir moins de quatre, ni plus de huit; s'il
y avait dix cotices, on se servirait du terme
treillissi .
Le fretté est quelquefois chargé de clous,
un en chaque intersection ; en ce cas, on le dit
cloué.
FRUITÉ.
Arbre chargé de ses fruits d'un autre émail
que le feuillage.
FURIEUX.
s,' dit du taureau et de la licorne dressés
sur leurs pieds de derrière. On peut aussi
bien dire rampant.
FUSÉE.
Losange allongé et effilé ; elle a
deux parties de large sur quatre de
hauteur sur les sept de la largeur de
l'écu.
Plusieurs fusées sont accolées en fasec, en
bande ou d'autres manières.
Ex : D'argent, à trois fusées de gueules
rangées en fasce.
11!) —
rjn
FUSELÉ.
Se dit lorsque l'écu ou une pièce
est entièrement couvert de fusées
entre lesquelles il ne reste pas
d'espace.
D'ordinaire, la direction du fuselé est verti-
cale, mais il y a des fuselés en bande et en
barre.
Ex. : Fuselé d'argent et de gueules.
FUSIL.
Voy. Toison.
FUTÉ.
Se dit du bois d'une lance, du tronc d'un
arbre quand il est d'émail différent.
G
GAI.
Indique que le cheval est sans harnais, sans
bride, c'est-à-dire complètement nu.
GALERE.
Navire antique, les voiles sont toujours
ferlées.
GAMBISSON.
Se dit d'un pourpoint long en étoffe.
GARNI.
Se dit de l'émail de la garde d'une épée ou
d'uie arme similaire différent de la lame, ou
des filets d'or ou d'argent qui bordent une
armure.
GEMELLES.
Voy. Jumelles.
GÉNÉALOGIE,
Dénombrement d'aïeux
GENETTE-
Se dit d'une sorte de chat plus petit que la
civette.
GERBE.
S'entend d'une quantité de cho-
ses de longueur liées ensemble;
quand le lien est différent on le
spécifie.
Ex. : Parti : aie 1, d'azur, à la mon-
tagne d"or fendue en pointe ; au 2, d'azur,
à la gerbe d'or, accompagnée en chef de
trois étoiles du même.
GIRON.
Meuble en forme de triangle iso-
cèle, c'est-à-dire dont les deux longs
côtés sont égaux.
Le giron a deux parties de base et
quatre parties de longueur, des huit de la hau-
teur de l'écu, ce qui le distingue de la pointe
et de la pile, qui sont plus longues.
Lorsqu'il y a quatre girons dans l'écu, ils
sont mouvants des angles, ce qui les distingue
du gironné.
Sert quelquefois de meuble principal dans
un écu. Dans ce cas le giron meut d'ordinaire
de la partie supérieure du liane dextre.
Ex. : D'argent, au giron d'azur.
— 121 -
— 122 --
■ ■
S.
GIRONNÉ.
Se dit de l'écu divisé en 6, 8, 10
ou 12, et même 16 espaces triangu-
laires, égaux entre eux, de deux
émaux alternés.
On n'exprime le nombre des pièces que lors-
qu'il s'en trouve plus ou moins de 8. C'est le
résultat des 4 partitions principales, c'est-à-
dire du parti, du coupé, du tranchéet du taillé
qui produisent 8 triangles dont les sommets
se rencontrent au cœur de l'écu.
Des meubles, tels que fasces, sautoirs, etc.,
peuvent être gironnés.
Gironné à l'antique : se dit lorsque les
4 lignes de partition sortent deux et deux de
chacun des quatre bords de l'écu, au lieu de
sortir des angles et du milieu des bords.
Le mal gironné est le résultat de moins de
4 lignes; mais comme cette partition est irré-
gulière, il est nécessaire de donner la dénomi-
nation des lignes employées.
Les girons sont dits gîronnants lorsqu'ils
sont courbés en volute.
Ex. : Gironné d'argent et de gueules de
8 pièces.
GIROUETTE.
Se dit d'un château ou d'une tour qui porte
une ou plusieurs girouettes.
GISANT.
Se dit du cerf représenté couché.
GLAND.
Meuble qui représente un gland de chêne;
il parait dans l'écu avec son gobelet ou sa ca-
lotte, et un petit bout de la tige dirigé vers le
haut de l'écu.
Quand elle tend vers le bas, on le dit versé.
On dit du gland tige et feuille, lorsque la
tige est un peu allongée et garnie de feuilles.
GLOBE.
Meuble qui représente le corps
sphérique du monde; il paraît
dans l'écu avec un cintre qui l'en-
vironne en manière de fasce; du
milieu de ce cintre s'élève une autre portion
cintrée jusqu'à la superficie sphérique; elle
est terminée par une croisette.
On dit cintre du cintre, croisé de la croi-
sette, lorsqu'ils sont d'un autre émail que le
globe.
Ex. : D'azur, ai' globe d'argent.
GONFANON. Anciennement Gonfa-
lon.
6 Ô 6
O O
Bannière à trois pendants ou fa-
nons arrondis en demi-cercles.
J Communément la trabe horizon-
" y ™ taie, à laquelle le gonfanon est
attaché, est munie de trois annelets.
Ex. : if argent, au gonfanon de gueules,
surmonté de six annelets du même rangés 3
et 3.
GORGÉ.
Se dit des oiseaux pour désigner l'émail du
cou.
On le trouve employé comme synonyme de
colleté.
GOUSSET.
gueules.
Meuble de l'écu qui diffère du
pairie en ce qu'il est plein dans sa
partie supérieure.
Ex. : D'argent, au gousset de
GOUTTE.
Se dit d'un écu ou d'une pièce chargés de
gouttes.
123 -
— 124
I
GOUTTES.
Elles ont la forme des larmes, mais sans
queue ondoyante.
GRÊLÉ.
Se dit des couronnes dont les perles reposent
immédiatement sur le cercle d'or sans être
haussées sur des pointes.
GRÈLIER.
Grand cor de chasse sans attache et qui fait
un tour sur lui-même.
GRELOT ou GRILLET.
Figure de l'écu représentant une
sonnette ronde avec un annelet en
haut que l'on met au cou des ani-
maux et aux pattes des oiseaux de
fauconnerie.
Elles servent séparément de meubles d'ar-
moiries.
Ex. : If argent, au grelot de sable.
GRENADES ou Pommes de Grenade
En armoiries, ce fruit, qui se distingue par
une fente perpendiculaire, est dit ouvert de
tel émail, lorsque cette ouverture diffère de
l'émail du fruit lui-même. La grenade est re-
présentée avec une espèce de couronne à
pointes, la tige en bas avec deux feuilles.
Grenades de guerre.
I
'. f ites bombes sans anse. D'ordi-
naire elles sont allumées et fumantes.
Ex. : D'argent, à la grenade de
guerre de sable.
GRIFFON.
ÏS^/'V-aS*
Cet être chimérique est composé
de la moitié supérieure d'un aigle
et de la moitié inférieure d'un
lion. Presque toujours il porte la
queue passée entre ses jambes, ce qui, cepen-
dant, n'est pas de rigueur et dépend de la
volonté du dessinateur.
11 parait toujours de profil et rampant, ce
qui ne s'exprime point, parce que c'est sa po-
sition ordinaire.
Ex. : D'azur, au griffon d'or, tenant trois
fleurs en su senestre, un glaire en sadéœtre,
armé, couronné et lampassé d'or, et foulant
aux pieds une couronne.
GRILLÉ.
Terme pour indiquer l'émail des barreaux
de la visière d'un casque.
GRILLES.
Barreaux de la visière du casque.
GRILLET.
Synonyme de grelot.
GRILLETÉ.
Se dit des oiseaux de chasse, épervier, fau-
con, etc., lorsqu'ils ont au col des grelots ou
grillets.
GRILLON.
Cet animal est toujours représenté de profil
et passant.
GRIMPANT.
Terme dont on se sert souvent au lieu de
rampant, lorsqu'il s'agit du cerf ou d'un autre
animal gravissant un lieu escarpé.
GRINGOLÉ.
Terminé en tête de serpent, pour
les croix, etc.
On l'emploie également lorsque la
queue d'un animal chimérique se
— 125
— 126 —
l
ermine en plusieurs têtes de serpent ; dans
ce cas, il faut exprimer le nombre de serpents
dont une telle queue est gringolée.
Ex. : D'argent, à la croix gringolée de
gueules.
GRUE.
Oiseau que l'on représente tout
jours avec une pierre, dite vigilan < .
qu'il tient de la patte dextre lèvre.
Ex. : D'argent, à la grue au na-
turel.
GUEULES.
Couleur rouge représentée en gravure pai
des traits verticaux.
Voy. Km aux.
GUIDON.
Petit drapeau attaché à une lance, long et
fendu, ayant deux pointes ondoyantes.
GUIVRE.
Lorsque le serpent ou lusse sem-
ble dévorer un enfant dont on voit
les bras et la tète sortir de la gueule
de ranimai, il prend le nom de gui"
vre. On la dit haussante de pour marquer
l'émail de l'enfant.
Elle est représentée rampante lorsqu'elle
est de fasce, et en pal lorsqu'elle est droite.
Ex. : D'argent, à une colonne d'or, entor-
tillée d'une guivre d'azur haussante <ie si-
nople.
GUIVRÉ.
Se dit <lc la croix dont la tête se termine en
tête de serpent dévorant un enfant. Synonyme
de gringolé.
GUMÈNE.
^e di du câble île l'ancre.
GUSE.
Se dit d'un tourteau de gueules.
H
HABILLÉ.
Se dit : 1° d'un vaisseau dont les voiles dif-
fèrent de la coque ;
2<> Des figures humaines, pour indiquer l'é-
mail des habits dont elles sont revêtues.
HACHEMENTS.
Voy. Lambrequins.
HACHES.
Elles sont représentées sous la
forme commune.
Les haches d'armes ont une pointe
de fer opposée au fer de la hache.
w
Ex. : D'argent, à la hache d'or mes d'or.
HACHURES.
Traits de convention pour représenter en
gravure les couleurs et les métaux du blason.
Voy. Émaux.
HALISSANT.
Se dit de la guivre dévorant un enfant.
HALLEBARDE.
Sorte d'arme garnie en haut d'un fer long.
\
I
- 127 -
L28 —
large et pointu, et qui est traversé d'un autre
fer en forme de croissant.
On dit futée de la hallebarde lorsque" le
manche est d'émail différent.
HAMAÏDE-
Fasce alésée représentant une pièce
de bois ou poutre dont les extrémités
sont quelque peu arrondies ou tail-
lées en biseau, de manière que le
bas est plus large que le haut et forme un tra-
pèze régulier.
Ex. : D'argent, à la Hamaïde de gueules.
HANAP.
Espèce de coupe à couvercle.
Ex. : D'azur, à trois hanaps
- d'or posés 2 et 1
HARDI.
Se dit du coq qui lève une patte.
HARPIE.
Buste de femme sans bras, posé
de front, avec les ailes, le corps,
les pattes et la queue d'un aigle
héraldique.
Ex. : D'argent, à la harpie de gueules.
HAUBERT.
jror
1 d'azui
Se dit d'une cuirasse ancienne .
Ex. : Êcartelé : aux 1 et 4,
à 2 épées d'argent en
sautoir, la pointe en haut, accom-
pagnées en chef et en pointe de deux gerbes
d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au haubert d'or.
HAUSSÉ.
Se dit d'un chevron, d'une fasce
ou autre pièce, quand ils sont plus
élevés que leur situation ordinaire.
Se dit aussi de la croix dont la bran-
che du bas est plus longue que les autres.
Cette croix est alésée et ne touche par aucune
de ses branches les bords de l'écu,
Ex. : D'argent, au chevron hausse de
gueules.
HAUTE.
Se dit de l'épée posée droite dans l'écu,
c'est-à-dire la pointe vers le chef; se dit aussi
de la croix qui a le croisillon placé très haut.
HEAUME.
Ornement de tète d'un homme d'armes pour
parer les coups qui lui peuvent être portés sur
la tête. Ce mot est synonyme de Casque.
HERISSE.
Voy. Étoile.
HÉRISSONNÉ.
Se dit du hérisson dont les dards sont dres-
sés et du chat qui a le dos élevé et le poil hé-
rissé.
HERMINE.
Fourrure qui consiste en un champ d'argent
semé de mouchetures de sable sans nombre.
Ces mouchetures, en nombre déterminé,
trois ou plus, quelquefois une seule, paraissent
comme meubles dans les armoiries.
Hermine. — Couvert d'hermine.
Contre-herminé. — Se dit de l'écu ou de la
pièce couverte de contre-hermine.
Voy. Émaux.
HÉRON.
Oiseau sauvage et aquatique, ayant le cou
long, un grand bec, et les jambes hautes.
Il paraît arrêté dans l'écu.
— 129
— 130 —
HERSE.
Barrière qui sert à fermer les
portes des villes ou châteaux forts.
Elles sont ou triangulaires ou
carrées; dans ce dernier cas, elles
sont souvent arrondies par le bas.
Ex. : D'argent, à la herse de gueules.
Herse sarasine.
Elle représente une porte faite en treillis,
suspendue à des chaînes, que l'on laissait
tomber par deux coulisses. D'ordinaire elle
est composée de 5 ou 6 pals aiguisés parle
bas et de plusieurs traverses posées horizon-
talement, jointes par des clous aux intersec-
tions avec un anneau au milieu de la traverse
supérieure.
HERSÉ.
Indique l'émail de la herse d'uD château ou
d'une tour. — Se dit ausssi des tours et châ-
teaux dont la herse est fermée. C'est le syno-
nyme de coulissé.
HEURTE.
Se dit d'un tourteau d'azur.
HIE.
Instrument à planter des pieux ou
à paver les chemins. 11 a la forme
d'une fusée allongée, arrondie sur
les flancs, garnie de deux anneaux
l'un en haut et l'autre en bas.
Ex. : D'argent, à la Tiie de gueules.
HIRONDELLE.
L'hirondelle est presque toujours représen-
tée de sable et volante.
HOMME D'ARMES.
Soldat des armées des quinzième et sei-
zième siècles, cuirassé en partie et coiffé
d'un morion.
HORIZONTÉ.
Se dit du soleil et de la lune lorsqu'ils sont
placés à l'un des angles de l'écu.
HOUSSE.
Se dit d'un cheval couvert de sa housse.
HOUSSEAUX, HOUSSETTES
ou HOUSSILLES.
Espèce de chaussures en usage
chez les gens de guerre.
Ex.: De gueules, aux housseaux
d'or.
HUCHET.
Petit cor de chasse représenté
s;ins attache; il est dit embouché,
enguiché quand l'embouchure est
d'un émail différent ; Wrolé, si ce
sont les viroles.
Ex. : Écartelé : aux 1 et /, d'argent, à
//•ois huchets de sable ranges en pal {ou
l'un il mis Vautre); aux 2 et 3, d'azur, à
six Mllettes d'argent j>eirces enrond rangées
3, 2 et 1.
HUPPE.
Oiseau que l'on connaît à la touffe de plumes
qu'il porte sur sa tête.
HURE.
Tète du sanglier ou du dauphin.
HYDRE.
Dragon à sept têtes, la plus basse
pendante à un seul filament.
La queue se termine en dard.
Parait ordinairement de profil.
Son émail particulier est le sinople.
Ex. : D'argent, à l'hydre de sinople.
131
— 132 —
I
IMMORTALITE.
Nom du bûcher sur lequel le phénix se
laisse consumer par les flammes.
Voy. Phénix.
ISALGUE,
Fleur en forme de cinq trèfles à
queues allongées.
Ex. : D'argent, à l'isalguede si-
mple.
ISOLE.
Se dit des objets tels que pi-
gnons, terrasses, montagnes, etc.,
qui ayant leur place ordinaire à la
pointe de l'écu, sont haussés dans
lechamp et ne touchenl plus à la base de l'écu-,
Ex.: D'argent, à la terrasse isolée desi-
nople.
ISSANT.
I
Se dit des animaux dont on ne
voit que le haut du corps et qui
semblent sortir d'une des pièces de
l'écu, ou de ceux qui paraissent
sortir de leur retraite ou d'un édifice, et qu'on
voit à demi.
Lorsque les animaux sont adossés, ils sont
dits : contre-issants.
Ex. : Coupé d'or et d'azur, au J Pr chargé
d'un lion issant de gueules, armé, lampassé
et couronné de même.
J
JARS.
Mâle de l'oie, qui paraît dans l'écu de profil
et passant. On dit du jars, hecqué de son bec,
membre de ses pattes, lorsqu'ils sont d'un
autre émail que le corps de cet animal.
JAVELOT.
Arme de trait, espèce de dard dont on se
servait autrefois dans les batailles; futé, em-
penné se disent d'un javelot dont le manche et
les plumes qui servent à le diriger sont d'un
autre émail que le fer.
JUMELLES.
Fasce formée de deux burèles. La jumelle
occupe dans l'écu un espace égal à la fasce ;
cet espace se divise en trois par-
ties égales horizontalement; la
partie du milieu est le vide entre
, ~" v— les deux pièces qui forment la ju-
melle. Deux ou trois jumelles dans l'écu sont
placées à égales distances que le même nom-
bre de fasces. Les jumelles se posent non
seulement en fasce, mais aussi en bandes, en
barres et en sautoir; quand elles sont autre-
ment qu'en fasce, on en exprime la position
en blasonnant.
Ex. : D'argent, à deux jumelles d' a :■ ur .
JUMELLE.
Fait de deux jumelles.
- 133 ~
— 134 -
L
LACS D'AMOUR.
Gordon ployé en forme circulaire,
les bouts traversant la circonférence
à dextre et à senestre.
Cependant, on trouve des lacs d'a-
mour de forme différente, de sorte qu'il est utile
de décrire la direction ou les contours.
Ex. : D'argent, airj <> tacs d'amour d'or.
LAMBEL.
Pièce de longueur, consistant en
une traverse horizontale, appelée
fil, à laquelle sont suspendues des
pièces triangulaires nommées pen-
dants. On n'exprime le nombre de ces pendants
que lorsqu'il y en a plus ou moins de trois.
Il se pose horizontalement en chef, à une
partie de distance du bord de l'écu, qui est le
huitième de toute sa hauteur. Le lambel a
trois parties de longueur, trois quarts de par-
tie de hauteur, dont un quart pour la tringle,
une demi-partie pour les pendants.
Lorsque le lambel n'est pas à sa place ordi-
naire, on doit l'exprimer.
Le lambel servait de brisure aux fils aînés
du vivant de leur père, usage qui ne s'est
maintenu que dans quelques maisons souve-
raines; dans ce cas il se place toujours en chef.
Mais on trouve quelques cas où le lambel,
soit seul, soit en nombre, est employé comme
meuble, et alors il faut indiquer sa position
précise dans l'écu; un seul lambel dans ce cas,
est posé au milieu de l'écu, comme toute
autre pièce.
Ex. : D'hermine, au lambel de sable.
LAMBREQUINS.
Pièces d'étoffe découpées qui ornent le
casque à dextre et à senestre. A diverses
époques les lambrequins avaient des formes
ditlèrentes.
En peinture, on donne généralement la cou-
leur principale de l'écu à leur côté extérieur ;
le côté intérieur est revêtu du principal métal
qui se trouve dans les armes. Ceci est affaire
purement de goût. — Autrefois on parsemait
les lambrequins de ligures semblables à celles
qui se trouvaient dans l'écu.
LAMPASSÉ.
Animal qui laisse voir sa langue d'un émail
particulier.
LAMPE.
Meuble en forme de vase allongé
avec un bec et une anse. — C'est la
forme la plus usitée.
On dit allumée, d'une lampe dont
la lumière est d'émail différent.
Ex. : D'argent, à la lampe d'or.
LANCE DE TOURNOI.
C'est la lance dont les chevaliers se servaient
aux tournois. Vers la poignée, elle est munie
d'une plaque, dite arrêt de lance, dont le but
était de protéger la main du combattant contre
les coups de son adversaire.
Le fût ou bois de lance est fort gros et fa-
çonné vers la poignée, ce qui le distingue du
fut de la pique, qui est tout uni.
On dit fûtée d'une lance, lorsque le manche
est d'un émail différent; émoussée lorsque le
fer paraît coupé vers lapointe ; brisée, lorsque
le fût est brisé en deux.
— 135
136 -
LANGUE.
Se dit de la langue des oiseaux et animaux
domestiques, l'aigle excepté, qui est d'un émail
particulier.
LAPIN.
Le lapin ou connil est toujours représenté
accroupi.
LARMES.
Gouttes dont la partie supérieure est efiilée
et ondoyante. Elles sont toujours représentées
d'argent.
LÉOPARD, LÉOPARDÉ.
Nom héraldique du lion passant
qui a la tête posée de front montrant
les deux yeux et les deux oreilles.
Il a ordinairement la queue couchée
sur le corps et reployée en dehors.
Ex. : D'argent, au léopard d'or.
YOIJ. TÈTES DE LÉOPARDS.
Léopard lionne.
Nom héraldique d'un lion rampant qui a la
tête posée de front.
LEVE.
Se dit: 1° de l'ours représenté droit sur ses
pieds de derrière ; 2° des ailes d'oiseau qui a
le vol ouvert, le bout des ailes dirigé vers le
chef de l'écu.
LÉVRIER.
Chien de chasse qui paraît courant dans
Técu, ayant un collier au col. Lorsque le lévrier
est passant ou rampant, on doit l'exprimer en
décrivant les armes. Lorsqu'il y a plusieurs
lévriers dans l'écu, leur position est comme
celle de la plupart des animaux et meubles;
deux sont l'un sur l'autre; trois sont deux en
chef et un en pointe; on doit exprimer leur
position lorsqu'elle est différente.
On dit du lévrier colleté de son collier
quand il est d'émail différent; bardé et bouclé
quand ses bords et son anneau sont d'un antre
émail. 11 est aussi lampassé, allumé et armé
d'un autre émail.
LEVRON.
Jeune lévrier que l'on distingue dans l'écu,
parce qu'il n'a point de collier au cou ; il a les
mêmes attributs que le lévrier.
LEZARD.
Reptile à quatre pieds et à une longue queue,
qui paraît montant, c'est-à-dire la tête vers le
haut de l'écu ; s'il est placé d'une autre ma-
nière, on doit le spécifier.
LICORNE.
Animal qui paraît dans l'écu de
profil et passant, quelquefois sail-
lant.
La licorne imite par sa figure le
cheval, à l'exception d'une corne droite qu'elle
a sur la tête, d'une petite barbe sous le men-
ton, et de ses pieds qui sont fourchus.
La licorne est dite accornée de sa corne,
animée de ses yeux ; onglée de l'ongle de ses
pieds, lorsqu'ils sont d'un émail différent.
La licorne saillante est celle qui paraît dans
l'attitude ordinaire du lion; en défense lors-
qu'elle paraît la tête baissée ; accroupie lors-
qu'elle est assise, les deux pieds de devant tou-
chant la terre; acculée lorsque dans cette po-
sition les deux pieds de devant sont levés.
Ex, : D'argent, à la licorne de gueules.
— 137 -
— 138
LIÉ.
Se dit de pièces attachées par un lien ; des
cors quand ils ont leurs cordes ; des oiseaux
de leurre ou du poing lorsqu'ils ont leur longe.
Pour ces derniers, c'est le synonyme de longé.
Il faut toujours indiquer l'émail du lien.
LIÈVRE.
Animal représenté de profil et courant.
11 est quelquefois arrêté, et parait assis sur
ses pattes; alors on le dit en forme.
LIMAÇON.
Le limaçon est représenté la tète hors de sa
coquille et montrant ses cornes.
LION.
~^~ Animal qui parait rampant el de
yÊ T ) profil, ne montrant qu'un œil et une
JP\ oreille; sa langue sort de sa gueule,
" v " est recourbée et arrondie à l'extré-
mité ; sa queue levée droite un peu en onde, a
le bout touffu et retourné vers le dos.
Le lion est souvent seul, il peut y en avoir
deux dans l'écu ; s'il yen a davantage, ils sont
nommés lionceaux.
On ne doit jamais nommer rampant le lion
qui paraît levé sur les pattes de derrière; ce
serait faire un pléonasme inutile, puisque c'est
son attitude ordinaire et qu'on n'exprime la
position que lorsqu'elle est différente.
On dit du lion :
Léopardé, quand il semble marcher; alors
la queue, tournée sur son dos. a le bout re-
tourné en dehors, comme celle du léopard.
Couronné, lorsqu'il a une couronne sur la
tête : elle est ordinairement à pointes.
Lam.passé t de sa langue qui est d'un autre
émail.
Armé, de ses griffes qui sont d'un autre
émail.
Morné, quand il n'a ni dents ni langue.
Diffamé, quand il n'a point de queue.
Dragonne, quand la partie inférieure de son
corps se termine en queue de dragon.
Mariné, lorsque cette même partie se ter-
mine en queue de poisson.
Naissant, quand il ne paraîl qu'à moitié sur
le champ de l'écu, sa partie intérieure étant
supprimée ou quand il meut d'une fasce ou de
la base de l'écu.
Issant, lorsqu'il paraîl sur un chef, une
fasce, ou mouvant de la pointe ou d'un des
lianes de l'écu, ne montrant que la lète. Le cou,
le bout de ses pattes de devanl et l'extrémité
de sa queue.
Accroupi, lorsqu'il paraît assis sur le der-
rière.
Ex. : D'argent, au lion de subie.
LIS DE JARDIN.
Plante de lis au naturel.
Ex. : De gueules, à trois Us de
jardin au naturel posés 2 eti.
LISERÉ.
Se dit de l'émail des bords d'un casque ou
d'une armure.
LLiTEL oi LISTON.
Petite bande sur laquelle un place la devise.
LONGÉ..
Se dit des liens qu'on met aux
pattes de l'oiseau de fauconnerie.
Synonyme de lié.
Ex. : D'argent, au faucon longé
Oc gueules.
LORÉ.
s'applique à l'émail des nageoires des pois-
sons.
— 139 —
— r.ii
LOSANGE.
Pièce carrée, un peu allongée.
LOSANGE.
— ^à
Se dit d'un écu ou d'une pièce
entièrement couverte de losanges
entre lesquels il ne reste point d'es-
pace. D'ordinaire la direction des
losanges est verticale, mais il y a des losanges
en bande et en barre.
Ex. : Losange 6' argent et de gueules.
LORRAINE.
Voy. Croix de Lorraine.
LOUP.
Animal sauvage, qui paraît dans l'écu pas-
sant, quelquefois courant ; quand il est levé
on dit ravissant. Il a toujours la queue pen-
dante, ce qui le distingue du renard, qui l'a
levée perpendiculairement. Lampassé, armé,
se dit de la langue et des griffes du loup,
lorsqu'elles sont d'autre émail que son corps.
Loup-Cervier.
Espèce de loup à une tête de lynx, posée de
3fC
front, les oreilles dressées, un corps de pan-
thère tacheté el une queue de chat ; la couleur
est brunâtre, moins foncée sur la poitrine.
L'UN SUR L'AUTRE.
Se dit des animaux passant et
placés l'un au-dessus de l'autre
'^»^J dans l'écu. Se dit aussi des pièces
v """v'"" placées de la même manière.
Ex. : D'or, à trois létyriers de sable colletés
d'argent courant l'un sur l'autre.
LUNE.
Se met comme meuble dans l'écu. Elle paraît
ou pleine, ou en croissant, ou en décours. On
la représente comme le visage humain.
LUNEL.
Se dit de quatre croissants appointés en
forme de roses à quatre feuilles.
LYRE.
La lyre, de même que tous les instruments
de musique, doivent être indiqués cordés de...
M
MACLE.
C'est un losange, percé et vidé en
' ' La macle se trouvant seule doit
"* avoir en longueur deux, parties .un
tiers des sept delà largeur de l'écu, et en hau-
teur une huitième partie de plus prise sur les
deux parties un tiers.
Trois macles ne doivent avoir en largeur que
deux parties des sept de la largeur de l'écu, et
une huitième partie de plus en hauteur des
deux parties.
La mesure du plein de la macle soit qu'il y
en ait une seule ou plusieurs dans l'écu, est
toujours la cinquième partie de la largeur de
son diamètre horizontal.
Ex. : D'argent, à trois macles d'azur ran-
gés en fasce.
141 —
— 142
MACLÉ.
Entièrement couvert de macles, comme un
champ losange est couvert de losanges.
MAÇONNÉ.
Désigne les traits de séparation entre les
pierres de construction d'une tour, d'un
mur, etc.
Quelquefois le champ d'un écu est entière-
ment couvert du maçonné.
MAILLET.
Marteau à grosse tête, qui a par-
tout la même dimension. Dans
beaucoup de cas ces maillets sont
posés diagonalement, ce qui s'ex-
prime par le mot penche.
Ex. : De gueules, à trois maillets d'or, 2
et 1.
Meuble de l'écu, qui représente
la main de l'homme ; elle est po-
sée en pal montrant la paume, les
bouts des doigts en haut.
Lorsqu'une main montre le dos, ce qui est
très rare, on la dit congre-paumée, et renver-
sée lorsque les doigts sont en bas.
Deux mains jointes ensemble se nomment
foi.
Les mains qui paraissent dans l'écu sont
ordinairement dextres ; lorsqu'elles sont se
nestres, on doit en faire la distinction en
blasonnant.
Ex. : D'azur, à une main dextre d'or
posée en pal.
Main d'aigle.
C'est ainsi qu'on appelle une patte d'aigle, la
griffe en bas, à la cuisse de laquelle se trouve
attachée une aile d'aigle. 11 est probable que
cette aile est une invention des anciens pein-
tres héraldistes, qui auront façonné en aile les
touffes de plumes dont la cuisse d'un aigle
est revêtue.
Main bénissante.
Main dans l'action de bénir, les deux doigts
étendus.
Main jurante.
Main dont les deux premiers doigts sont
levés.
MAISON.
Parait ordinairement de fasce. On dit ou-
rrrte. ajourée, maçonnée et essorée, de la
porte, des fenêtres, des joints, des pierres et
du toit d'unemaison, lorsqu'ils sont d'unautre
émail que le corps du bâtiment.
MAL GIRONNÉ.
J'OI/. (JlKOXNÉ.
MAL ORDONNE.
Se dit de trois pièces posées l'une
en chef et les autres en pointe.
On peut dire aussi posées 1 et 2,
contrairement aux règles qui les
placent 2 et 1.
Ex. : D'argent, à trois tourteaux mal
ordonnés de gueules, 1 et 2 .
MAL TAILLÉE.
Se di! d'une manche d'habit tail-
lée d'une manière capricieuse.
Ex. : D'argent, à une manche
mal taillée de gueules.
MANIPULE.
Vêtement religieux, que les prêtres portent
au bras gauche.
Voij. Fanon.
— 143
— m —
MANTELÉ.
r
3
Division de l'écu, du même
genre que le chape, sauf que les
diagonales se réunissent déjà près
de leur point de départ et produi-
sent un triangle très abaissé.
Se dit aussi du lion ou de tout autre animal
quand il est recouvert d'une mante ou d'un
manteau.
Ex. : D'argent, manleléde gueules.
MARINE.
Se dit d'un animal qui a une queue de pois-
son.
MARMITE.
Se dit d'un pot à deux anses et trois pieds.
MARQUETÉ.
Se dit des panthères, papillons, poissons,
ou autres animaux et pièces, qui ont des taches
d'autre émail que le reste du corps.
Voy. MlRAILLÉ.
MARTEAUX.
On les représente sous la forme commune,
mais il y en a de plusieurs sortes.
MASQUÉ.
Se dit d'un animal qui a la tète couverte
d'un capuchon.
MASSACRE.
Crâne du cerf représenté de fasce sommé de
la ramure.
MASSE.
Figure d'un bâton garni d'or ou d'argent,
dont l'extrémité supérieure est décorée de six
à huit facettes, en forme de portiques, avec une
double HiMir de lis pour cimier.
On portait les masses devant le roi en quel-
ques cérémonies ; on en portait aussi devanl
le chancelier, devant un recteur suivi des
quatre facultés.
Masses d'armes.
Elles sont de diverses sortes. La
niasse d'armes ordinaire est un bâton
avec une forte tête en forme de lo-
sange.
Ex. : D'argent, à la masse d'armes de
(/seules.
MASSUE.
Sorte de bâton noueux, beaucoup plus gros
par un bout que par l'autre, et dont on se ser-
vait à la guerre, avant la connaissance des
armes à feu.
MASURE.
Se dit d'un château ou d'une tour tombée
en ruines.
MAURE.
L'émail particulier de la tête de Maure est
le sable; il y en a cependant de différents
émaux.
MÉDUSE.
Voy. Tête de Méduse.
MÉLUSINE.
La sirène reçoit ce nom lorsqu'elle se baigne
dans une cuve.
Voy. Sirène.
MEMBRE d'aigle, de lion, etc.
On appelle ainsi la patte séparée du corps,
145 —
— 146
Ex.
coupée, ou arrachée à la cuisse.
Quand il n'est pas indiqué autre-
ment, le membre d'aigle a la serre
en bas.
D'argent, au membre d'aigîe d'or.
MEMBRE.
Sert à désigner l'émail des pattes et griffes
des oiseaux.
MÊME (de) ou du MÊME.
S'emploie pour éviter de répéter l'émail déjà
nommé.
MENU VAIR.
C'est le vair avec un plus grand nombre de
tires et de pièces que d'ordinaire.
MENU-VAIRÊ,
Se dit lorsque le menu vair est composé
d'autres émaux que d'argent et d'azur.
MER.
Par ses grandes vagues elle se distingue des
autres émaux. Communément les mers en
armoiries sont d'argent, agitées d'azur, ou de
sinople agitées de ce même émail plus foncé.
MERLETTE.
~| Oiseau toujours représenté sans
&.; Ijec ni pattes. Ce qui le distingue de
la canelle qui, ayant presque la
même forme de corps, possède ce-
pendant et le bec et les pattes.
Ex. : If argent, à la merlette de sable.
MÉTAUX.
L'or et l'argent en armoiries.
T oy. Émaux.
MEUBLES.
Nom héraldique des objets de toute sorte
qui paraissent dans les armoiries.
MÉZAIL.
Se dit du milieu, du devant du heaume.
MIDAS.
Voy. Tête i>e Midas.
MI-PARTI.
a Se dit d'un écu qui n'est parti
qu'à moitié. 11 faut expliquer si le
mi-parti est du chef ou de la
pointe; tel écu est ordinairement
coupé et mi-parti dans une des parties du
coupé.
Cette disposition est employée lorsqu'on
joint les armoiries d'une femme à celles de son
mari.
Ex. : Coupé mi-parti en chef d'argent et
de gueules, et, en pointe, de sable.
MIRAILLÉ.
Se dit des cercles et marques rondes qu'on
v^it sur les ailes des papillons.
Voy. Marqueté.
MIROIRS.
11 y en a de trois sortes :
De carrés, arrondis en haut, appelés mi-
roirs de toilette.
De ronds, dits arrondis.
Et d'ovales communément munis d'un
manche.
Lorsque le cadre d'un miroir est garni de
petites boules, on Hii pommelé.
On dit cerclé, emmanché, d'un miroir qui
a un cercle et un manche d'émail différent.
— m
- 148
MITRE.
Ornement pontifical en forme de bonnet
élevé, dont le haut Unit on pointe, ayant deux
pendants derrière.
La mitre des évéques se pose de iront, à
âèxtre et la cross.- à senestre, tournée en
dehors.
Les abbés mettaient la mitre de profil à
dextre, et la crosse à senestre mais tournée en
dedans, parce que leur Juridiction n'est que
dans le cloître.
MOLETTE ou Molette d'éperon.
Roue d'un éperon. D'ordinaire,
elle a six rais, mais on en trouve
beaucoup à cinq rais, ce qui sera
indiqué en mettant le chiffre entre
crochets. — On la dit colletée, lorsqu'elle est
attachée à sa tige de fer.
Ex. : D'argent, à trois molettes de sable,
2 et 1.
MONDE.
Nom du globe cintré et croisé qu'on voit
dans la main des souverains sur leurs sceaux,
et qui sert quelquefois de meuble dans les
armoiries.
Vnij. Globe.
MONSTRE.
Composé de différentes parties d'animaux ou
de parties d'un corps humain et d'un animal.
Il y eu a un grand nombre.
MONSTRUEUX.
Se dit d'un animal à figure humaine.
MONTAGNE.
Meuble del'écudont la représentation habi-
.-- ; 'ï
il
tuelle est d'être unie, alésée. Il y
en a beaucoup qui sont composées
d'un certain nombre de coùpeaux,
et d'autres qui sont mouvantes du
bas de l'écu ; ce qu'on exprime en blasonnant,
Ex. : D'azur, au lion d'or gravissant une
montagne mouvante du flancdeœtre.
MONTANT.
Se dit de toute pièce ayant des
pointes regardant le chef de l'écu. Un
croissant est d'ordinaire posé mon-
tant, c'est-à-dire les pointes en haut.
Ex. : D'argent, au croissant d'or montant.
MORAILLES.
Se dit des tenailles qui servent à
serrer le nez du cheval.
Ex. : D'argent, aua> "mor ailles de
gueules.
MORNÉ.
Se dit des animaux représentés
sans dents, bec, langue, ongles ni
queue.
~^ r ~ Se dit aussi du casque dont la vi-
sière est complètement fermée.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent, au casque
morné d'or ; au 2, d'argent, au lion pas-
sant morné de gueules.
MORTAISE.
Taillé en forme de queue d'hiron-
delle.
Ex. : D'argent, mortaise de
gueules.
MORTIER.
Toque des présidents de parlement et des
chanceliers.
— 149 -
— 150 —
MOUCHETÉ.
Se dit des pièces chargées de mouchetures
d'hermine.
Se dit aussi des poissons et des reptiles dont
le corps présente des taches d'un émail parti-
culier.
MOUCHETURES.
Nom des petites queues dont le champ est
parsemé dans la représentation de l'henni no
et du contre-hermine.
MOULIN A VENT.
Représenté sous la forme d'un édifice carré.
brochant sur ses quatre ailes et soutenu d'ui.
pied maçonné.
MOUTON.
Animal qui paraît dans l'écu de profil el
passant, ce qui le distingue de la brebis, qui
est toujours paissante. On le distingue encore
du bélier dans l'art héraldique, en ce que ce
dernier a des cornes, et que l'autre n'en a pas;
son émail particulier est l'argent.
MOUTON A PILOTIS.
Grosse poutre carrée, munie en haut d'un
annelet et destinée à enfoncer des pieux dans
le sol.
MOUVANT.
Se dit des pièces qui paraissent
prendre naissance de l'un des
flancs ou de l'un des angles de l'écu,
ou d'une pièce qui en touche une
autre et parait en saillir.
Ex. : Parti : au l, de gueules; au 2, d'ar-
gent à une demi -molette d'azur mouvante
de la partition.
MUR.
Les murs sont crénelés ou non crénelés, ce
qui doit être indiqué. D'ordinaire ils occupent
la moitié inférieure du champ de l'écu.
N
NACELLE.
Petite barque. Le fond est plat et la proue et
la poupe se relèvent en pointe aiguë.
NAGEANT.
Se dit du poisson posé horizontalement ou
en fasce ; du cygne qui est sur l'eau.
NAISSANT.
Se dit des animaux qui ne mon-
trent que la tête et la partie supé-
rieure du corps, et paraissent sor-
tir du chef de la fasce, ou du second
«â_
v—
du coupé.
On dit eonlre-naissant lorsqu'il y a plu-
sieurs animaux opposés l'un à l'autre.
Ex: Coupé : au 1, d'argent, au lion nais-
sant de gueules ; aie 2, d'azur.
NASAL.
Partie supérieure de l'ouverture du casque
qui couvrait le nez lorsqu'on la baissait.
NATUREL.
Les objets représentés en blason avec leurs
couleurs propres sont dits: au naturel. Ils
peuvent se mettre indifféremment sur métal
ou sur émail.
151
— 152 —
NAVETTE.
Instrument à L'usage des tisserands en forme
de losange ajouré en long et du même sens
que la ligure.
NAVIRE.
On en voit de tant de genres
dans les armoiries que la forme, le
nombre des mâts et des voiles, ou
v "" même l'absence de voiles doivent
être indiqués en chaque cas particulier. On
le représente généralement flottant, habille,
équipé.
Ex : D'azur, au nax ire $ argent flottant
sur une mer du même..
Voy. Vaisseau.
NEBULE.
Se dit des pièces faites de
nuées.
Ex. : If argent, nébulé d'azur.
NELLÉ ou NILLE.
Se dit de la croix ancrée, qui est plus étroite
qu'à l'ordinaire.
NÉNUPHAR (Feuilles de).
Ce sont les feuilles d'une plante aquatique.
NERVÉ.
Se dit des plantes et feuilles qui ont des
libres ou nervures d'un émail particulier.
NILLÉ.
Voy. Nellé.
NOMBRIL.
On donne ce nom à un certain point dans
l'écu, et à la pointe de fer qui était souvent
appliquée sur le milieu d'un bouclier.
NOUÉ.
Se dit : lo dos pièces entourées
d'un lien; 2" de la queue du lion
qui a des nœuds en forme de houp-
pes ; 3° de fasces qui s'élargissent
vers le milieu et qui sont simplement nouées,
ou doublement nouées.
Ex : D'argent, au lion noué de gueules.
NOUEUX.
Se dit des bâtons, chicots ou troncs d'arbre
qui montrent des nœuds.
NOURRI.
Se dit du pied des plantes qui ne
montrent point de racine, et des
fleurs de lis sans queue.
Gomme synonyme, on emploie le
mot couiné qui est plus clair et répond mieux
à ce qu'on veut exprimer.
Ex. : D'argent, à la fleur de lis nounHe
d'azur.
NUAGE.
Synonyme de Nébulé.
NUÉE.
Lorsque les nuées ne sont pas re-
présentées par la ligne nébulée, elles
ont couramment la forme naturelle.
Ex : D'argent, à la nuée de gueules.
— 153
154
OGOESSE.
Se dit du tourteau de sable.
OISEAU.
On donne ce nom générique à l'oiseau dont
on ne peut, en blason, spécifier l'espèce.
OLIVIER.
Arbre qu'on distingue par ses feuilles poin-
tues et son fruit.
OMBRÉ.
8e dit des figures relevées d'un émail diffé-
rent qui marque les ombres et fait mieux res-
sortir l'objet.
Image si déliée qu'on voit le champ et ses
meubles au travers.
Voy. Lion, Soleil.
OMBRE DE SOLEIL.
Se dit du soleil représenté sans yeux, nez
ni bouche.
ONDE.
Se dit descroix, fasces, pals, etc.,
qui ont des sinuosités curvilignes
alternativement concaves et con-
vexes.
Ex. : De gueules, à trois fasces ondées d'or.
ONDOYANT.
S'applique aux sinuosités d'un serpent.
ONGLE.
Se dit de l'émail des ongles des animaux, à
moins qu'il ne s'agisse des animaux carnas-
siers, auxquels on applique en ce sens le
terme armé.
OPPOSÉ.
Se dit de deux choses opposées l'une à l'au-
tre, comme est l'adossé.
ORc
L'un des deux métaux du blason.
En gravure, l'or est représenté par des points.
Voy. Émaux.
ORANGÉ.
Cette nuance est de la dernière rareté en ar-
moiries.
On l'exprime par des lignes verticales croi-
sées de diagonales de senestre à dextre.
Voy. Emaux.
ORANGER.
Arbre qu'on distingue par sa forme, par son
fruit et par la caisse qui le soutient assez ordi-
nairement.
OREILLE.
Se dit : 1° des petits angles qui se trouvent
à chaque côté d'une coquille ;
2° Des animaux, lorsque leurs oreilles sont
d'un autre émail que leur corps.
— 155 —
— 150 —
ORLE.
Bordure intérieure dans un écu,
dont elle ne touche pas les bords.
Quelquefois, l'orle est arrondi en
~**~ forme d'un grand annelet et prend
alors le nom à'orle rond ou cyclamor.
L'orle n'a que la moitié de la largeur de la
bordure, c'est-à-dire un douzième de la largeur
de l'éeu, et est éloigné du bord de Pécu à une
distance égale à sa largeur, en quoi il diffère
de la filière qui touche les bords.
Ex. : D'argent, à l'orle d'azur.
Orle (en).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
est propre à l'orle.
OTELLES.
■ y
Figures que l'on met ordinaire-
ment au nombre de quatre, adossées.
Elles sont considérées par les uns
comme des amandes, par d'autres
comme des fers de lance. Il est bien plus pro-
bable qu'on doit y voir une croix pattée mal
dessinée, et que les parties du champ com-
prises enlie [es bras de la croix ont été trop
rétrécies.
Ex. : D'argent, à Votelle de gueules.
OURS.
Animal représenté toujours de profil ou
[tassant ; on le dit grimpant quand il est ram-
pant, et debout quand il est tout droit sur ses
pattes de derrière.
A Humé se dit de l'œil de l'ours, lampassé
de sa langue et armé de ses griffes, lorsqu'ils
sont d'un émail différent.
OUVERT.
Se dit : lo des tours et châteaux dont l'ou-
verture de la porte est remplie d'un autre émail
que celui de la tour elle-même ;
2° De la pomme de grenade lorsque sa fente
perpendiculaire est d'un autre émail que le
fruit ;
3° Des ailes d'oiseaux principalement de
ceux qui servent de supports, pour indiquer
que lesdites ailes s'éloignent du corps ;
4° De la couronne qui entoure seulement la
tête sans la couvrir par-dessus.
P
PAILLÉ.
Se dit des pièces honorables et hé-
raldiques bigarrées de différentes
couleurs.
Ex. : D'argent, ait papillon de
gueules nu.r ailes paillées d'or el d'azur.
PAIRLE.
r\
=*/—
9
C'est un pal qui, mouvant de la
pointe del'écu, se partage vers le mi-
lieu en deux branches égales qui vont
aboutir dans les deux angles du chef.
Quelquefois le pairie est renversé.
Ex. : D'argent, au pairie de gueules.
Pairie (en).
Se dit des pièces longues posées dans la di-
rection qui est propre au pairie. Ces pièces
peuvent aussi être mises en pairie renversé.
PAISSANT.
Se dit d'un ruminant ayant la tête baissée et
paraissant paître.
— 157 —
— 158
PAL.
♦ ♦ ♦
Pièce héraldique consistant en
l'espace compris entre doux lignes
perpendiculaires sur le milieu de
Técu et en occupant la troisième
partie.
11 peut y en avoir deux, trois jusqu'à quatre;
quand il y en a cinq et plus, ce sont des ver-
(jettes.
Quand les pals sont alternés depuis quatre
jusqu'à huit, l'écu est dit paie, quand il esl
alterné de dix et au-dessus, vergeté.
Quand il y a deux pals, l'écu est divisé en
cinq espaces égaux par cinq lignes perpendi-
culaires; chaque pal a une partie de deux cin-
quièmes de largeur; les trois vides de même
proportion forment le champ lorsqu'il y a trois
pals. La division de l'écu se l'ait par six lignes
perpendiculaires à égales distances, el le par-
tage en sept espaces; les pals ont chacun une
partie en largeur.
Ex. : De gueules, à trois pals d'argent, au
chef d'argent chargé de trois mouchetures
d'hermine.
Pal (en).
Se dit : 1° d'objets rangés dans la direction
d'un pal;
2° De pièces longues posées verticalement.
Pal-chevron.
C'est un pal qui finit en chevron.
Pal fascé.
Se dit du pal posé en fasce.
Ex. : D'argent, au pal fascé d'à-
",ur.
PALE.
Se dit d'un écu ou d'une pièce
couverte de pals en nombre pair,
entre lesquels il ne reste aucun
espace.
On dit contre-paie lorsque les pals qui
forment le paie sont coupés, tranchés ou tail-
lés d'un trait, de manière que le métal soit
opposé à l'émail et réciproquement.
Ex. : Paie d'or et d'azur de six pièces.
PALISSÉ.
Se dit des fasces et pals aiguisés
et entrelacés en forme de palissade
et d'émaux différents.
Ex. : D'argent, palisséde gueules.
PALME.
Hameau *\\\ palmier.
PÂMÉ.
Se dit du dauphin ou de tout autre poisson
qui a la gueule ouverte el semble expirer.
S ■ dit aussi de l'aigle sans langue, dont le
bec parait très cro lui. et qui a l'œil fermé.
PAMPRE.
Se dit de l'émail des feuilles d'un cep de
vigne ou d'une grappe de raisin.
PANACHÉ.
Orné de panaches.
PANELLE.
Feuille de peuplier.
PANNES.
Sont les fourrures, hermine et vair,
PANTHERE.
Los panthères toujours représentées de cou-
leur naturelle, sont très rares en armoiries et
servent communément de supports.
- 159 -
— IliO
PAON.
Cet oiseau est vu de profil, niais
quand il l'ail la roue il esl posé de
front, avec la tête de profil, et
s'appelle paon rouant. 11 porte sur
Sa tête une aigrette de trois brins, sommés
chacun d'une petite boule.
Ex. : D'argent^ à un paon d'or.
PAPEGAI.
Synonyme de Perroquet.
PAPELONNÉ.
Rempli d'écaillés ou de demi-
cercles, dont les bouts tirent vers
le chef, et les demi-cercles vers la
pointe de l'écu. Le plein de ces
écailles tient lieu de champ et est quelquefois
semé d'autres figures.
Ex. : De gueules, papelonné d'argent sente
de trèfles du même.
PAPILLON.
Insecte qui paraît dans l'écu de front, les
ailes ouvertes. Quelques-uns le nomment
doublet.
On dit miraillé, du papillon dont les ailes
ont des marques rondes qui imitent les mi-
roirs, lorsque ces marques sont d'émail diffé-
rent.
PARÉ.
Se dit d'un dextrochère ou d'un
senestrochère dont le bras est d'un
autre émail que la main.
Se dit aussi d'une foi habillée
d'un émail particulier.
Ex. : D'azur, au dextrochère paré d'orbe
nant une épée d'argent garnie d'or et chargé
d'unbouclier d'hermine surchargé d'une fleur
de lis de gueules.
1 .'
*— .
PARTI.
Le parti est le produit d'une
ligne perpendiculaire qui divise le
champ ou un meuble en deux par-
ties égales.
Ex. : Parti : au /, de gueules, à troi
fasces d'or et au chef d'azur chargé de /rois
('toiles d'or; au 2, d'azur, à un lion d'or
armé et lampassé de gueules.
PARTITIONS.
On nomme ainsi les divisions de l'écu au
moyen de traits en directions diverses.
PASSANT.
Animaux qui semblent marcher
en levant une [patte de devant et
une de derrière.
S'il y a plusieurs animaux pla-
cés les uns au-dessus des autres et passant
dans un sens opposé, ils sont dits contre-pas-
sants.
Ex. : D'argent, à deux lions de gueules
contre-passants.
PASSÉ EN.
Se dit des pièces croisées l'une sur l'autre ou
placées 2, 1, 2.
PATENOTRE.
Synonyme de Chapelet.
PATRIARCALE.
Se dit de la croix à deux traverses, dont la
plus élevée a les bras moins longs que l'autre.
I !e mot est synonyme decroix de Lorraine
PATTE.
1 •(
_'.. L_
',;,.£j :
\
Se dit d'une croix dont les bras
s'élargissent à leurs extrémités.
Ex. : D'argent, à la croix //allée
de gueules.
161 —
162
PAVILLONNE.
Se dit : 1° de la grande ouverture du cor de
chasse, qui est quelquefois d'un émail différent
du reste;
2° Du baldaquin qu'on voit au-dessus des
armes des souverains;
3 ft D'une tour couverte d'un toit pointu.
PEAUTRÉ.
Se dit de la queue des poissons représentée
d'un autre émail que celui du corps.
PEIGNE.
Meuble qui parait ordinairement en pal.
PÉLICAN.
Presque toujours cet oiseau est
représenté avec, ses petits, au nom-
bre de trois, dans un nid appelé
aire, tressé de branches souples.
Le sang qui découle des blessures que le
pélican se fait à la poitrine est appelé sa
piété.
Ex. : if azur, au [«'lieux d'argents
PENCHÉ.
Yoij. Étoiles et Maillets.
PENDANTS.
Pièces pendantes du lanibel. (Voy. ce mot.)
PENNON.
Bannière à pointe pendante, de forme trian-
gulaire.
PENNON GÉNÉALOGIQUE.
Se dit de l'écu chargé de quartiers qui in-
dique les alliances d'une famille.
PERCE.
Se dit de pièces ayant des ouvertures qui
peuvent être de l'émail d'un champ ou d'un
autre.
11 faut exprimer si la pièce est percée en
rond, en triangle, en carré, etc.
On se sert de préférence de l'expression
ajourée si l'ouverture est du champ.
PERCHÉ.
Se dit de l'oiseau posé sur un bâton ou sur
un arbre. Le papegai est très souvent repré-
senté perché.
PÉRI.
Se d-it des pièces de petites dimensions po-
sées en abîme.
PERRONÉ.
Sedil quelquelquefoisde la croix
latine, soutenue d'un perron, au-
trement dit croixde calvaire.
Ex. : D'argent, à la croix de
gueules perronée.
PERROQUET ou PAPEGAI.
Oiseau qui paraît de profil : son émail par-
ticulier est le sinople.
PHÉNIX.
Oiseau imaginaire toujours posé
de front, la tète de profil, les ailes
levées sur une bûche allumée qui
s'appelle immortalité.
Ex. : D'or, au phénix d'argent sur un bû-
cher de sinople.
PHÉON.
Fey de dard antique, dentelé à
l'intérieur, qui se montre la pointe
en haut.
Ex. : D'argent, au p/tc'on de
gueules.
163 —
li'.'i —
PIE,
Oiseau qui a la queue longueà proportion de
ses ailes. 11 parait de profil arrêté sur ses
jambes.
On nomme pie au naturel celle qui a la
gorge et le ventre blancs, la tête. les ailes et
la queue noires, l'œil de gueules et quelques
mélanges dans les plumes; ce sont les plus
ordinaires dans l'écu.
PIECES HERALDIQUES.
Ce sont des figures formées au moyen de
lignes comme le pal, la bande, etc.
PIED (en).
Se dit d'un animal debout sur ses quatre
pieds.
PIED COUPÉ, PIED PERDU,
PIED NOURRI.
Se dit de la fleur de lis qui n'a rien au-des-
sous du lien qui tient les trois fleurons.
-
PIED FICHÉ.
Se dit des croix, et autres pièces qui ont le
pied aiguisé.
PIÉTÉ.
Gouttes de sang qui coulent des blessures
du pélican.
PIGEON.
Cet animal, assez rarement employé, est
presque toujours représenté d'argent.
PIGNATES.
Aiguières de petite dimension, ayant une
anse sur le côté.
PIGNONNE.
Se dit d'une espèce de muraille pyramidale,
formée de carreaux entassés les uns sur (es
autres.
PILE.
Long triangle occupant deux tiers
du chef de l'écu et descendant en
angle aigu vers la pointe. La pile,
qui est le contraire de la pointe.
peut être multipliée dans l'écu, et dans ce cas
elle subit une diminution de largeur.
Ex : D'argent» à la pile de gueules.
PIN.
Cet arbre se distingue par sa tige droite et
unie, ses branches écartées ainsi que son
fruit appelé pomme de pin.
Cette pomme, représentée seule, a la queue
en haut; si elle est en bas, la pomme est dite
renversée.
PLAINE.
Champagne qui n'a que la moitié de la hau-
teur d'une Champagne ordinaire.
PLATE.
Nom par lequel on désigne ordinairement
les besants d'argents. On devrait dire plate
tout court sans ajouter d'argent', mais l'usage
de dire plate d'argent semble avoir prévalu.
PLEIN.
Se dit d'un champ couvert d'un émail uni,
sans aucun meuble.
Ce t rme s' impl ssi pour indiqi
qu'une pièce héraldique est représentée sous
— 165 —
166
sa forme ordinaire, sans que ses bandes aient
subi quelque changement.
Ainsi une croix de la forme ordinaire serait
appelée croix pleine par rapport à d'autres
croix dont les lignes seraient accidentées.
PLEINES.
Se dit des armoires sans brisures ni écarte-
lures.
PLIÉ.
Se dit des ailes d'un oiseau qui ne sont pas
ouvertes ;
De la fasce, de la bande, etc., qui sont
légèrement concaves d'un côté et convexes
de l'autre ;
Des pièces de longueur, épées, lances, etc.,
plus ou moins courbées.
PLIÉ EN ROND.
Se dit d'un serpent qui fait cercle et se mord
la queue.
PLOYÉ.
Voy. Chape, Chaperonné et Chevron.
PLUMETÉ.
Se dit d'un champ entièrement couvert de
bouts de plumes rangées les unes à côté des
autres et de deux émaux alternativement.
POINT.
Division de l'écu en neuf ou quinze parties
égales.
Point d'honneur.
La place est immédiatement au-dessous du
point du chef.
Point du chef.
C'est le centre de la partie supérieure de
l'écu, dite chef.
POINTE.
Se dit : 1° de la partie inférieure
de l'écu; 2° d'un long triangle occu-
pant deux tiers de la base de l'écu
et montant en angle aigu jusqu'à
proximité du chef. La pointe, qui est le con-
traire de la pile, peut être multipliée dans
L'écu et dans ce cas elle diminue de largeur.
Ex. : D'argent, à la pointe de gueules.
Pointe (en).
Se dit d'un objet posé au bas de l'écu. ou de
plusieurs objets qui y sont rangés sur la
même ligne.
Pointe entée.
Pointe peu élevée qui, mouvante
de la base de l'écu, pénètre entre
les quartiers d'un écu écartelé.
Kx. : Écartelé : d'argent et d'a-
zur à la pointe entre de gtieules.
POINTÉ.
Se dit d'un écu chargé de pointes en nombre
égal et de deux émaux alternativement;
De la rose qui a les pointes placées exté-
rieurement entre les pétales et d'un autre
émail que ces derniers.
Deux pièces aiguës sont dites contre-poin-
tées lorsque les pointes se touchent.
On dit aussi contre-pointes en fasce de
deux chevrons couchés sur le côté et ayant les
deux pointes tournées l'une contre l'autre.
POINTS.
Ainsi s'appellent les carreaux d'un échiqueté
ou d'un équipollé.
.,
»
167 —
— 168 —
Points équipollés.
i — jm | C'est un échiqueté au nombre de
^d neuf points, dont cinq sonl d'un
J émail et quatre d'un autre émail. —
™ On blasonne d'abord les cinq points
en sautoir, y ajoutant équipollés ; ensuite les
quatre points qui restent.
11 y a des écns remplis de plus de neuf
points équipollés; on observe pour blasonner
ces écus le même principe que s'il n'y avait
que neuf points, c'est-à-dire qu'on nomme
d'abord le plus grand nombre quelquefois pair,
quelquefois impair d'un émail, et ensuite le
nombre inférieur.
Ex. : Cinq points d 'argent équipollés à qua-
tre de sable.
POISSON.
On le représente barbé, cvété,lorré, oreille,
peautré.
POMME ou VOLET.
Se dit du tourteau de sinople.
POMMES DE GRENADE.
Voy. Grenades.
POMMES DE PIN.
Dans leur position ordinaire, les pommes
de pin ont la queue en haut.
POMMETÉ.
Se dit d'objets ayant des boules à leurs
angles saillants et des cadres de miroir garnis
de petites boules.
PONT.
11 est nécessaire d'indiquer le nombre des
arches.
PORC.
11 se distingue du sanglier par l'absence de
défenses.
PORC-ÈPIC.
Cet animal est représenté de prolil et le dos
hérissé.
Il est miraillé lorsque ses piquants sont
semés de petites taches d'un émail différent.
PORTAIL.
Le devant d'une église ou d'une maison.
PORTÉ.
Se dit de la croix latine représentée pen-
chée.
PORTILLÉ.
Indique l'émail de la porte d'un édifice.
POSÉ.
Se dit de la place que les figures
occupent dans l'écu.
Le lion posé est un lion arrêté sur
ses quatre pattes.
Deux pièces posées l'une sur l'autre dans
un sens différent sont dites contre-posées.
E. : L'ûiçmt* à deux flèches contre-
posées.
Posé en Bande, en Barre, en
Croix, en Fasce, en Sautoir,
en Chevron.
Se dit de figures posées dans la direction
qui est propre à ces pièces héraldiques.
POTENCE.
Se dit d'une pièce terminée en potence
169 —
170 —
:
ou en T. Composée d'une traverse sou-
tenue d'un poteau.
Se dit aussi de figures chargées de
potences.
Ex. : D'argent, à La croix potencée de
gueules.
Contre-potencé.
Se dit des pièces dont les extré-
mités forment de secondes tra-
verses.
Ex. : //argent, à une croix
contre-potencée de gueules.
POURPRE.
Une des cinq couleurs, qui s'exprime en
gravure par des diagonales de senestre à
dextre.
Le pourpre, qui se met indifféremment sur
métal ou sur couleur, n'a été probablement
dans l'origine que l'or ou l'argent qui, terni
par l'effet du temps, a pris une nuance tirant
sur le rouge.
Vog. Kmaix.
PROBOSCIDES.
On porte fréquemment en cimier (et quel-
quefois dans l'écu des armes) des cornes de
bœuf ou de buffle dont le sommet a été coupé,
en même temps que l'ouverture, produite par
cette section a été considérablement élargie,
ce qui leur donne l'apparence de proboscides
d'éléphant.
Quand on dit deux proboscides. d'or et de
gueules, ou de deux autres émaux quelcon-
ques, cela signilie que la corne dextre est d'or
et la senestre de gueules.
Coupées alternativement d'or et de gueules,
indique que la corne dextre est coupée d'or
sur gueules et la corne senestre de gueules
sur or.
Les cornes étaient souvent ornées de
plumes, de grelots, etc., ou passées dans un
anneau assez large d'un émail qui différait de
celui de la corne.
PUITS.
Maçonnerie généralement de forme circu-
laire.
Q
QUARTEFEUILLE.
Fleur à quatre feuilles pointues
percées au milieu.
Ex. : D'argent, à "ne </>///r/t'-
feuille de gueules.
QUARTIERS.
Divisions de l'écu, produites par
deux ou plusieurs traits qui se
croisent.
Ex. : D'argent, parti de 3.
coupé de 1, formant 8 quartiers.
• t J 4
* * 7 •
QUINTAINE.
Poteau auquel est attaché un écus-
son.
Ex.: D'argent, à laquintainè <!<•
gueules.
QUINTEFEUILLE.
m$
Fleur à cinq feuilles pointues
percées au milieu.
Ex. : De gueules, à trois quinte-
feuilles d'argent, posées 2 et 1.
171 —
L72 —
R
RABAT.
Collerette de L'habit (Tune ligure d'homme.
RACCOURCI.
Se dit des pièces honorables qui
ne touchent pas les bords de Vécu.
Ex. : D'argent, à la face raccour-
cie d'azur.
&AMURE.
RADIÉ.
Se dit des couronnes qui ont des rais au
lieu de fleurons, et, spécialement des cou-
ronnes à l'antique.
RAIS.
Se dit des pointes des étoiles et des rayons
de l'escarboucle.
RAMÉ.
Ce terme sert à indiquer l'émail du bois du
cerf ou du daim.
RAMPANT.
Se dit des animaux dressés sur leurs pattes
de derrière.
C'est la position naturelle du lion; il n'est
pas nécessaire de l'indiquer lorsqu'on bla-
sonne.
Le chien, le lévrier, le renard peuvent aussi
être rampants.
Lorsque ces animaux sont tournés l'un
contre l'autre, ils sont dits contre-rampants.
Ex.
C'est le bois de cerf entier composé
des deux cornes.
Une seule corne s'appelle demi-
ramure.
D'argent, à la ramure d'or.
RANCHIER.
Se dit d'une espèce de daim ou de renne de
haute taille, pourvu d'une ramure plate et
couchée en arrière.
RANGÉ EN CHEF, EN
POINTE, etc.
Se dit d'objets rangés côte à côte sur une
même ligne, dans la partie supérieure ou
dans la partie inférieure de l'écu.
RANGIER.
Se dit du fer de faux représenté
sans manche.
Ex. : D'argent, au rangier de
gueules.
RATEAU.
Instrument d'agriculture et de jardinage qui
parait ordinairement en pal, la tête en haut.
On dit emmanché du râteau lorsque sou
manche est d'émail diffêrènl et démanche
lorsqu'il n'a point de manche.
RAVISSANT.
Se dit du loup ou du renard ayant la posi-
173
- 174
tion du lion rampant, c'est-à-dire dressé sur
ses pattes de derrière.
REBATTEMENT.
Nom que l'on donne aux divisions régu-
lières de l'écu au moyen d'un nombre de
traits. Elles s'appellent rebattements de ce que
leurs émaux, étant toujours opposés, ils sem-
blent se rebattre les uns sur les autres.
Tels sont le paie, le fascé, le bandé, le barré,
le chevronné, le losange, le fuselé, l'échi-
queté, etc.
'O l J
REBRASSÉ.
Se dit de l'émail des revers aux manches
d'un habit. C'est le synonyme de bordé.
RECERCELÉ.
La croix est appelée ainsi lors-
qu'elle est ancrée et que ses cro-
chets se retournent sur eux-mê-
mes ; la ({lieue des porcs et des
lévriers est dite recercelée lorsqu'elle est
nouée.
Ex. : D'argent, à la croix ancrée recerce-
lée de gueules.
RECOUPÉ.
BSe dit de l'écu qui est coupé et
dont l'une de ses deux partitions
est elle-même coupée, c'est-à-dire
divisée en deux dans le sens du
coupé.
Ex. : Coupé : au 1, d'argent; au 2, re-
coupé de gueules et d'az ur.
RECROISETTÉ.
Se dit des croix qui sont recroi-
settées, c'est-à-dire dont les bran-
ches forment d'autres croix.
Ex. : D'argent, à la croix recroi-
settée de gueules.
_:
V
REDORTE.
Branche d'arbre tressée ou nouée en double
sautoir.
REFENTE.
Espace entre les feuilles d'un trèfle, d'une
tiercefeuille, quartefeuille, etc.
REGARDANT.
Se dit de l'animal qui regarde en arrière ou
qui tient les yeux fixés sur un objet tel qu'une
étoile, comète, etc.
Se dit aussi de l'animal dont on ne voit que
la tète et le cou.
REMPLI.
Se dit de toute pièce honorable
dont le fond est dans toute son éten-
due d'un autre émail que les bords.
Se dit aussi des rustres, des quin-
tefeuilles et autres meubles percés dont le
jour est d'un autre émail que le champ de l'écu.
Ex. : D'argent, à la fasce bordée de
gueules, remplie d'azur.
RENARD.
Se distingue du loup par sa queue, qu'il
porte pendante. Il est représenté de profil et
passant.
RENCHIER.
Voy. Rànchier.
RENCONTRE.
Se dit des tètes d'animaux po-
sées front à front et de la tête de
cerf détachée de l'animal, parais-
sant de front.
Ex. : D'azur, au rencontre de cerf d'or, sur-
monté d'une moucheture d'hermine d'argent
entre les bois.
— 1/0 —
176 —
RENVERSÉ.
Se dit des pièces qui sont dans
une position contraire à leur posi-
tion ordinaire, c'est-à-dire qui sont
retournées.
Ex. : De gueules, à deux cherrons, le pre-
mier d'or et le deuxième renverse d'argent.
RÉPARTITIONS.
La réunion, la combinaison du parti, du
coupé, du tranché, du taillé, forment les
autres divisions de l'écu, nommées réparti-
tions.
Les répartitions sont : Yécartelé, Yécartelé
en sautoir, le tiercé et le gironnê.
Yoij. Écu.
REPOTENCÉ.
Se dit de toute pièce potencée deux fois et
plus particulièrement de la croix.
RESARCELÉ.
Se dit de toute pièce, et particu-
lièrement de la croix, accompagnfc
d'un trait parallèle à chacune de ses
branches.
Ex. : D'argent, à la croix de gueules re-
sarcelée.
RÉSEAU.
Espèce de filet étendu sur presque toute la
surface de l'écu, formé de lignes diagonales
à dextre et à senestre, qui produisent des clai-
res-voies en losange.
RETRAIT.
S
Bande, fasce, etc., qui ne touchenl
qu'un bord de l'écu et s'arrêtent à
peu de distance de leur point de dé-
part. On dit alors : retrait en chef
Ex. : D'argent, à la bande retrait de
gueules.
RETRANCHÉ.
Se dit de la croix, dont les extrémités sont
taillées de manière à former un triangle rec-
tangle, dont les angles aigus font saillie.
RETROUSSÉ.
Se. dit de l'émail du bord relevé d'un cha-
peau ou bonnet.
RINCEAUX.
Se dit des branches croisées et enlacées,
réunies en forme de couronne et, d'ordinaire,
liées par le bas.
RIVIÈRES.
Les rivières ont la couleur naturelle de l'eau
et se présentent tantôt sous la forme d'une
bande ondée, tantôt sous celle d'une fasce on-
dée. Quelquefois elles occupent la position
naturelle d'une eau, à la pointe de l'écu, en
direction horizontale. Par conséquent une in-
dication précise est toujours nécessaire.
ROC.
Se dit du fer de lance recourbé en deux sur
les côtés.
ROC D'ÉCHIQUIER.
ou retrait enjointe.
Ex.
Figure héraldique en formedetour
du jeu d'échecs, sauf que la partie
supérieure est figurée comme la
branche d'une croix ancrée.
D'argent, au m,- d'échiquier d'azur.
ROMPU.
Synonyme de Brisé.
1
177
178 —
ROSE.
La rose héraldique est repré-
sentée sans tige et montre cinq
feuilles. On en trouve d'un plus
grand ou d'un nombre moindre de
feuilles.
Elle est dite boutonnée lorsqu'il s'agit de
l'émail du cœur, et barbée par rapport aux
brins, d'ordinaire de sinople, qu'un voil entre
les feuilles. Quelquefois la rose héraldique
est tigée et feuillée. La rose des jardins, sou-
tenue d'une tige avec ou sans feuilles, s'ap-
pelle rose naturelle.
Ex. : D'or, à une rose épanouie en abîme
de sable, accompagnée de trois boutons tiges
et feuilles de même.
ROUANT.
Se dit du paon déployant sa queue en forme
de roue.
ROUE.
On trouve quatre sortes de roues dans les
armoiries :
l°Les roues ordinaires à i, 5, (ion S rayons
quoique leur nombre soit chose indifférente
2° Les roues d'engrenage ou à dents;
3° Les roues de moulin, munies de douze ou
seize augettes destinées à élever l'eau ;
\" Los roues de Sainte-Catherine, instru-
ments de torture dont la jante est munie de
rasoirs.
RUSTRE.
Se dit des maries évidées en
rond.
Ex. : D'argent, à trois rustres de
gueules posés en fasce.
S
SABLE.
Couleur noire en armoiries, représentée en
gravure par des traits horizontaux et verti-
caux qui se croisent.
Voy. Émaux.
SAFFRE.
Espèce d'aigle de mer, représentée de profil
avec ses ailes levées.
SAILLANT.
Chèvre, mouton, bouc, bélier, licorne, dans
la position du lion rampant.
Lorsque deux animaux semblent sauter en
s'écartant l'un de l'autre dans un sens opposé,
ils sont dits : contre-saillants.
SAINT-ESPRIT.
Représenté sous la forme d'une colombe,
posée en pal, la tête en bas, les ailes étendue-.
SALADE.
Se dit d'une sorte de casque antique.
SALAMANDRE.
Animal chimérique toujours re-
gardant et entouré de flammes,
dont on ne fait mention que lors-
que leur émail diffère de celui de
l'animal lui-même.
La salamandre toujours posée de profil a le
dos arrondi, le col long, la langue en pointe
de dard et repose sur ses quatre pattes.
Ex. \D'argent 9 à la salamandre de gueules.
— 17!» -
— 180 —
SANGLE.
Se «lit du cheval ou de tout autre animal qui
a une sangle d'un émail particulier.
SANGLIER.
Cet animal est représenta de profil et pas-
sant. La tète s'appelle lucre et le nez boutoir.
On le dit défendu lorsque ses défenses sont
d'un émail particulier; allumé quand ce sont
ses yeux..
Les hures de sanglier sont toujours mises
de profil ; elles sont dites défendues, allumées
ou animées.
SAUMON.
On le représente avec des mouchetures de
gueules.
SAUTERELLE.
Elle est toujours de prolil et passante.
SAUTOIR.
Pièce héraldique produite par la
réunion de la hande et de la barre.
Les branches ont chacune deux
parties des sept de la largeur del'écu.
Les petits sautoirs en nombre de deux ou
de trois sont nommés franchis.
Ex. : De gueules, au sautoir d'argent can-
tonné en chef et en pointe d'une étoile d'or, et
h iïextre et à se nestre d'un croissant d'urgent.
Sautoir (en).
Se dit d'objets rangés dans la direction qui
est propre au sautoir.
Sautoir (Posé en).
Se dit de deux pièces longues, l'une posée en
bande et l'autre en barre brochantes l'une sur
l'autre.
SAUVAGE.
Meuble qui représente un homme nu, ceint
de feuillage et appuyé sur une massue.
Lorsque cette massue est levée, ou quand
elle est d'émail différent, on l'exprime en bla-
sonnant.
SÉCANTES PARTITIONS.
Vieux terme inusité aujourd'hui et ayant
trait aux subdivisions de l'écu.
SELLÉ.
Se dit du cheval qui a une selle sur le dos
d'un émail particulier que l'on doit toujours
spécifier.
SEMÉ.
Se dit des pièces sans nombre
placées sur un écu.
Ex. : D'urgent, au lion de solde,
armé, lampassé, couronné de
gueules ; l'écu semé d'étoiles aussi de sable.
Semé de France.
Se dit quelquefois d'un écu ou d'une pièce
semée de fleurs de lis d'or. On peut dire tout
aussi bien « semé de fleurs de lis d'or ».
SENESTRE.
Se dit de la gauche de l'écu qui se trouve à la
droite du spectateur.
Voy. Écu.
SENESTRE.
Ce terme s'applique : 1° aux figures qui en
ontuneôuplùsieursautresàleurcôté senestre;
2° C'est le nom d'une section héraldique qui
produit un pal, réuni au côté senestre de l'écu.
11 faut toujours préciser la façon dont la
181 —
182 —
pièce principale est posée, c'est-à-dire si elle
est en chef, en pal, en bande, en pointe ou en
barre.
SENESTROCHÈRE.
Nom du bras qui se dirige du
côté senestre de l'écu vers dextre. Il
montre toujours le coude; autre-
ment, ce serait un avant-bras.
Ex. : D'argent, au seneslrochère d'or tenant
un tronçon d'épce du même.
SENS (Dans le) de la Bande, de
la Barre, du Chevron, de la
Fasca ou du Pal.
Se dit de pièces longues qui, posées sur une
b;inde, une barre, etc., en suivent la direction.
SÉRAPHINS.
Anges représentés sous la forme d'une tète
d'enfant avec six ailes.
SERPENTS.
On trouve en armoiries des ser-
pents dans des attitudes diverses.
La couleuvre est d'ordinaire posée
en pal et ondoyante. La bisse est un
serpent qui fait plusieurs nœuds; d'autres
serpents sont arrondis ou plies en rond et se
mordent la queue. Quelques-uns se tortillent
autour du fût d'une colonne. Pour les serpents
ailés, voir Amphiptère.
Ex. : D'argent, au servent d'azur.
SINOPLE.
Couleur verte en blason, représentée en gra-
vure par des lignes diagonales tirées de dextre
à senestre
Voy. Émaux.
SIRÈNE.
Créature imaginaire ayant la
tête, le sein, les bras et le corps
£'J / d'une jeune fille, et se terminant
en queue de poisson. D'ordinaire
elle se peigne les cbeveux de la main dextre
et tient un miroirde la main senestre. ( Voy. Mk-
lusine)'. On trouve des sirènes à deux queues,
qui tiennent communément de chaque main
une de leurs queues.
Ex. : D'argent, à la sirène au naturel.
SOC DE CHARRUE.
Cet instrument aratoire se pose de fasce ou
de profil. De fasce. il ressemble au fer d'une
bêche ; de profil, il a la forme d'un coutelas.
SOLEIL.
Cet astre est représenté comme un
visage humain, entouré de douze ou
seize rayons, dont la moitié droits et
l'autre moitié ondoyants, alterna-
tivement.
On le dit levant quand il meut de l'angle
dextre du chef, couchant quand il meut du
senestre, nwuvanl quand il paraît à un autre
angle ou au bord de l'écu.
Ex. : D'argent, au soleil d'or.
Soleil (Ombre de).
Nom que quelques héraldistes donnent au
soleil lorsqu'il est de couleur, au lieu d'être
d'or ou d'argent.
SOMMÉ.
8e dit d'une pièce surmontée d'une
pièce, ou d'une pièce qui en supporte
quelque antre.
Sommé, en héraldique, diffère de
surmonté en ce sens que la pièce qui somme
touche l'autre, tandis que celle qui surmonte
183 —
— 18 i
est au-dessus de l'autre, mais ue la touche
pas.
Ex. : D'argent, à la fasce de gueules som-
mée d'un tourteau d'azur.
SOUTENU.
Se dit de toute pièce supportée
par une autre pièce.
Lorsqu'un chef est séparé du
champ par une devise, ledit chef
est soutenu par cette devise.
Ex. : De sable, à deux lions affrontés et
couronnes d'or, soutenant un lis de jardin
au naturel.
SPHINX.
Être fabuleux qui a la tête et le
sein d'une jeune fille, les griffes
d'un lion, le corps d'un chien et
la queue d'un dragon. Il est tou-
jours couché, la tête posée de front.
Ex. : D argent, au sphinx de gueules .
STRANGUE.
Se dit de la tige de fer qui entre dans le
trabe de l'ancre.
SUPPORTÉ.
Se dit des plus hauts quartiers de l'écu qui
semblent être supportés et soutenus par ceux
d'en bas.
Se dit aussi du chef de deux émaux, dont
l'un, l'émail de bipartie supérieure, occupe
les deux tiers dudit chef.
SUPPORTS.
On donne ce nom aux animaux naturels ou
fantastiques placés de chaque côté de l'écu
comme pour le supporter ou le garder.
Les supports ne sont pas héréditaires. Ce-
pendant on les voit se transmettre quand ils
sont tirés des pièces mêmes de l'écu.
SURBRISURE.
Se dit d'une seconde brisure ajoutée à la
première.
SURCHARGÉ.
Se dit d'un meuble qui, posé lui-même sur
une autre pièce, est chargé de quelque objet.
On trouve par exemple des aigles chargées
sur leur estomac d'un écusson qui est chargé
lui-même de quelque pièce.
SUR LE TOUT.
Se dit d'un écusson pos sur le
point d'intersection d'un écu écar-
telé. On le dit posé sur le tout.
Sur le tout du tout indique que
cet écusson est chargé lui-même d'un écusson
plus petit.
Ex. : Écartelé d'azur et d'argent ; sur le
tout un écu d'or.
SURMONTÉ.
Se dit de toute pièce qui en a une autre au-
dessus d'elle sans la toucher.
T
TABLE D'ATTENTE.
Champ de l'écu d'un seul émail qui n'est en-
core chargé d'aucune fignre.
TACHETÉ.
Se dit du saumon dont les mouchetures
sont d'un émail particulier.
7
— 185
— 186 —
TAF ou TAU.
Meuble de l'écu qui a beaucoup
de ressemblance avec un T. On le
nomme aussi croix de Saint-An-
toine ou croix de potence.
Ex. : D'argent, au taf de gueules.
TAILLÉ.
Partition de l'écu au moyen
d'une ligne diagonale, tirée de
scnestre à dextre.
Ex. : D'argent 9 taillé de gueules.
TANNO.
Autre nom donné à l'oranger.
TARE.
Synonyme de posé,placé. Se dit principa-
lement du casque posé sur l'écu, par exemple
taré de front, taré de profil, de trois quarts.
TARGE.
Synonyme de Bouclier.
TAU.
Synonyme de Taf.
TAUPE.
Petit animal quadrupède qui habite sons
terre. Il paraît en pal, montrant le dos, et
ayant la tête vers le haut de l'écu ; son émail
particulier est le sable.
TAUREAU.
Il porte la queue levée au-dessus du dos.
Lorsqu'il est rampant, on le dit furieux.
TAVELÉ.
Synonyme de Moucheté.
TENANTS.
Figures humaines qui tiennent l'écu des
armes. Lorsque l'écu est tenu par une figure
humaine et ùnanimal, on les nomme ensemble
tenants.
Voy. Supports.
TERRASSE.
a Nom du sol qui, en général, se
trouve à la pointe de l'écu.
Lorsque la terrasse semble déta-
chée et ne s'élève pas immédiate-
ment de la base de l'écu, mais qu'il y a un
espace vide, on dit terrasse isolée.
Ex. : D'argent, à la terrasse de sinople.
TERRASSÉ.
■dit d'un arbre ou d'une plante posée sur
une terrasse et dont le pied est entouré de
terre.
TERTRE.
Petite terrasse peu large et quelque peu éle-
vée, moins élevée cependant qu'une colline.
TÊTES.
On nomme la tête des animaux, comme du
lion, du lévrier, du porc, de l'aigle, de la li-
corne et autres bêtes, quand elle est d'un autre
émail que leur corps, ou quand elle est dé-
tachée.
Les têtes d'animaux sont presque toujours
de profil, ce qu'on n'exprime pas; quand elles
paraissent de front, on les nomme rencontres,
soit qu'elles aient des cornes, soit qu'elles n'en
aient pas. Il n'y a d'expression que pour les
têtes d'oiseaux et pour la tête du léopard, que
l'on nomme tète, quoiqu'elle soit de front,
parce que c'est sa représentation ordinaire; si
elle était de profil, ce ne serait plus une tête de
léopard, ce serait une tête de lion. — Quelques
armoristes nomment la tête du léopard dé-
fense, par rapport à sa position.
— 187 —
- 188
Les têtes de sangliers, de saumons, de bro-
chets, sont nommés hures.
Quand parmi plusieurs têtes il s'en trouve
^affrontées ou de contournées, on doit l'ex-
primer en blasonnant.
On dit lampassées des têtes ^.'animaux
pédestres : languées, de celle du dragon, de
Pamphistère, de la bisse, du griffon, de l'aigle
et autres oiseaux, lorsqu'elles sont d'émail
difiérent : arrachées, de celles où il paraît
des parties pendantes et inégales; coupées, de
celles dont le dessous est horizontal et sans
aucun filament.
On dit chevelée, barbée, d'une tête d'homme
dont les cheveux et la barbe sont d'un autre
émail; hérissée, quand les cheveux sont dres-
sés.
Quand une tète humaine parait de front, on
l'exprime en blasonnant; si elle est de couleur
naturelle, elle est dite de carnation.
On peut dire une tête décerne, d'ange; mais
on ne dit pas une tète de chérubin.
Tête d'Argus.
Représentée sous la forme d'une tète
d'homme couverte d'yeux humains et posée de
front.
Têtes de Léopard et Têtes de
Lion.
Sjus ces deux dénominations on comprend
des têtes de lion; mais on appelle exclusive-
m -ut têtes de lion celles qui sont vues de pro-
fil, et tètes de léopard celles qu'on voit de
fasce.
Têtes de Méduse.
Tète de femme posée de fasce, les cheveux
remplacés par des serpents tortillants.
Tête de Midas.
Tète d'homme ayant des oreilles d'une.
Tête de Maure.
Ce sont des têtes de nègre, toujours posées de
profil. La couleur noire leur est tellement pro-
pre, qu'il n'est pas nécessaire de l'exprimer.
TIERCE.
ii
Attribut de reçu divisé en trois
parties égales au moyen de lignes
droites. De cette manière on obtient
le tiercé en bande, en barre, en
chevron, en écusson, en fasce, en partie, en
partie renversée, et en pal.
Ex. : Tiercé de gueules, d'argent et d'azur.
TIERCEFEUILLES.
Fleurs à trois feuilles pointues.
Ex. : D'argent, à la tierce feuille
de gueules.
TIERCES.
Fasces très rétrécies, toujours em-
ployées au nombre de trois. La posi-
tion horizontale leur est propre; toute
autre position doit être indiquée.
Ex. : D'argent, tiercé en bande de gueules.
TIGE.
Plante ou fleur ayant une tige d'un émail
particulier.
Se dit aussi d'une fleur qui a une tige alors
qu'elle devrait ne point en avoir.
TIGRE.
Les tigres sont très rares, et servent commu-
nément de supports. On les représente sous
leur couleur naturelle.
TIMBRE.
Nom collectif de tout ce qui se place an.
— 189 —
190 —
(h ssus de l'écu : casque, couronne, mitre,
tiare, etc.
L'écu ainsi orné est diitiflibré.
TIRE.
Nom d'un rang de points dans L'échiqueté.
Se dit aussi des traits ou rangées de vair.
TOISON.
Dépouille du mouton et de L'agneau.
TONNANT.
Se dit d'un canon ou de toute autre arm
de guerre accompagnés de feu et de fumée.
TORTIL ou TORQUE
Se dit du bourlet qui entoure la tête de
Maure, qui alors est tortillée. Quelquefois c'est
un simple ruban; d'autres fois, on voit deux
rubans enroulés d'émaux différents.
TORTILLANT.
Se dit du serpent et de la guivre entortillés
autour d'une colonne, d'un objet quelconque.
TORTILLÉ.
Qui porte un tortil.
TOUR.
Sa forme ordinaire est celle d'un édifice
rond ; mais on trouve des tours carrées et
autres.
On dit ajouré des fenêtres et ou-
vert de la porte. La tour est tou-
jours crénelée; s'il en était autre-
ment, il faudrait l'indiquer.
Ex. : D'azur, à la tour d'argent aïourée
et maçonnée de sable.
TOURNE.
Se dit d'un fer à cheval dont la partie con-
cave regarde le flanc dextre de l'écu ; du crois-
sant les pointes regardant à dextre; du che-
vron dans la même position.
TOURNESOL.
Plante à fleur radiée; c'est ce qu'on nomme
vulgairement soleil.
TOURTEAUX.
Petits disques de couleur dans
un champ de métal.
Ex. : D'hermine, à trois tour-
teaux de gueules, 2 et l .
Tourteaux-Besants.
Petits disques composés d'un métal
et d'une couleur, et toujours posés
dans un champ de métal.
Ex. : D'argent, à un tourteau-
hesant de gueules et d'or.
TOURTELÉ.
Se dit de L'écu ou de pièces semées de tour-
teaux.
TOUT (le).
Se dit pour indiquer L'émail de plusieurs
pièces sans le répéter.
TRABE.
Nom de la traverse d'une ancre et de la
hampe, à laquelle un drapeau est attaché.
TRACÉ.
Synonyme d 'Ombré.
— 191 —
— 192
TRAIT.
Synonyme de Tiré.
TRANCHE.
Partition de l'écu, au moyen d'une
ligne diagonale, tirée de dextre à
senestre.
Le tranché crénelé, le franche
dentelé, le tranché nuage se disent de l'écu
tranché en forme de créneaux, de dents, d'on-
dulations.
Le tranché taillé, de l'écu tranché quand il
y a une petite entaille au cœur de l'écu.
Ex. : D'argent, tranché de gueules.
TRANGLES.
Se dit des fasces rétrécies, au nombre de
trois, cinq ou sept ; quatre, six ou huit fasces
rétrécies se [nomment burèles. On voit par là
que les fasces rétrécies en nombre impair se
nomment trangles, et burèles quand elles sont
en nombre pair.
Voy. Buiœlé.
TRAVERSE.
Se dit de pièces enfilées par d'autres.
TRÉCHEUR.
Tresse qui a quelque ressemblance avec
l'orle ; elle est distante du bord de l'écu d'une
partie des] sept de sa largeur, et n'a que le
quart de cette septième partie, en quoi elle
diffère de l'orle, qui est plus large et plus près
du bord.
Il y a des doubles, des triples trécheurs ; ils
sont enclos l'un dans l'autre comme les vires ;
l'espace ou vide qu'il y a de l'un à l'autre
est la largeur de deux tresses ensemble, et la
capacité de chacun est, comme au trécheur
simple, le quart de la septième partie de la
largeur de l'écu.
11 y a des trécheurs unis, ce qu'on n'exprime
pas, étant les plus ordinaires; il y en a d'autres
lleuronnés et contrc-fleuronnés.
TRÈFLE.
Feuille à trois parties arrondies, munie de
tige. Lorsque le trèfle est privé de cette tige, il
faut l'indiquer.
TRÈFLE.
Se dit des objets dont les extrémités ont la
forme d'un trèfle.
TREILLIS.
C'est un fretté alésé, cloué dans les intersec-
tions, meuble extrêmement rare dansles armoi-
ries.
TREILLISSÉ.
Se dit de l'écu ou d'une pièce
chargée de dix à douze cotices
entrelacées, moitié à dextre, moi-
tié à senestre et qui ne sont
point alésées.
Ex. : De gueules, treillissé d'argent.
TRESCHEUR.
T oy. Trécheur.
TRIANGLE.
Meuble qui représente un trian-
gle équilatéral et qui est commu-
nément posé sur sa base. S'il en
était autrement, on le nommerait
versé. Dans beaucoup de cas, le triangle est
vidé *'t on voit le champ à travers.
Ex. : D'azur, au triangle plein d'argent
posé en %>ointe et chargé au cœur d'un soleil
de gueules.
— 193
— 194
TRIANGLE.
Rebattement qui est le produit
d'une combinaison de lignes hori-
zontales et de diagonales dans les
deux sens, de laquelle résulte une
série de triangles qui couvre l'écu entier.
i Ex. : D'argent, triangle de gueules.
TROIS, DEUX, UN.
Se dit de six pièces posées trois en chef,
deux en cœur, une en pointe: c'est la position
naturelle.
TROMPE DE CHASSEUR.
Est toujours représentée tortillée en rond.
TROMPETTE.
Se dit de l'instrument servant à animer les
soldats au combat; diffère de la trompe par
sa figure étendue, allongée et recourbée.
TRONC D'ARBRE.
Se dit du pied d'un arbre coupé dont on voit
quelques racines.
TRONÇONNÉ.
Pièces ou animaux séparés par tronçons.
sans que pour cela leur l'orme générale suit
altérée
TRONQUÉ.
Se dit de l'arbre coupé par la tête et par le
pied el dont il ne reste que le tronc
U
UN (de l') A L'AUTRE.
Se dit de figures identiques posées
dans les différentes parties d'un écu
divisé par des lignes de partition, et
alternant les émaux.
Ex. : Coupe d'argent et de gueules au pal
de l'un à l'autre.
Un (de l') en l'autre.
Se dit de figures posées sur les ligues de
-r
--^■—
partition et alternant les émaux.
Ex. : Coupé d'argent et de gueu-
les à un écusson de l'un en l'au-
tre.
Un (l') sur l'autre.
Se dit d'animaux ou objets inanimés posés
l'un au-dessus de l'autre.
V
VACHE-
Elle se reconnaît à ses mamelles et à sa
queue étendue le long de son flanc.
On dit qu'elle est accornée de ses cornes,
onglée de l'ongle de ses pieds, colletée de son
collier, clarinèe de la sonnette qui y est quel-
quefois attachée, lorsque ces choses sont d'un
émail particulier. On la dit aussi couronnée,
lorsqu'elle a une couronne sur la tète.
— 195
— 196 —
VAIR.
Fourrures faites de quatre tires ou rangées
de pièces d'argent, en forme de cloches de jar-
din renversées, sur un champ d'azur; il y n
quatre pièces ou cloches à la première et troi-
sième tires; trois et deux et demi aux deuxième
et quatrième.
Chaque tire ou rangée se trouve avoir deux
parties en hauteur, des huit de la hauteur de
l'écu.
On nomme menu vair une fourrure de vali-
de six tires ; aux premier, troisième et cin-
quième il y a six pièces; aux deuxième, qua-
trième et sixième il y en a cinq et deux de-
mies; chaque tire a une partie un quart des
huit de la hauteur de l'écu.
On nomme contre-vair une fourrure de vair
dont les pointes du premier rang sont appoin-
tées avec celles du second; de même, les
pointes du troisième rang avec celles du qua-
trième, en sorte que les bases du deuxième
rang passent sur celles du troisième en ligne
directe du coupé de l'écu.
Le menu contre-vair est une fourrure sem-
blable, excepté qu'il est comme le menu voir,
composé de six rangées de cloches.
Voy . Émaux.
Vair antique.
Forme la plus ancienne du vair, qui res-
semblait aux pièces d'un enté. Plus tard, ces
pièces, tranchées sur les flancs et terminées
en sommet aigu, se transformèrent dans le
vair actuel.
Vair en pale.
Le vair reçoit ce nom lorsque les pièces du
même émail sont rangées en pal l'une sur
l'autre, s'entre-touchant.
Vair onde.
Lorsque dans le deuxième rang du vair les
pièces d'azur sont renversées et louchent les
pièces d'azur du premier rang, il en résulte
une série de pièces d'azur qui s'élèveniel s'a-
baissent en forme d'une onde. Ceci s'applique
également aux troisième et quatrième rangs el
ainsi de suite.
VAIRÉ.
S'emploie lorsque le vair est composé d'au-
tres émaux que d'argent et d'azur.
VAISSEAU.
Ce terme s'applique à un vaisseau à trois
mâts, muni de ses voiles.
VANNETS.
Coquilles qui montrent leur intérieur.
VENTAIL.
Se dit de la partie inférieure du casque.
VERGETÉ.
Se dit de l'écu partagé en dix ou douze par-
ties verticales, ou vergettes, de deux émaux
alternés.
VERGETTE.
Pal diminué de la moitié de sa lar-
geur.
Ex. : D'argent, au pal de gueules
chargé d'une vergelte d'or.
VERSÉ.
Synonyme de renversé. Se dit dos glands
croissants, etc., tournes vers la \ ointe de 1 écu.
197
- 198 —
VERTENELLE.
Se dit d'une bande de fer propre à
tenir une porte sur ses gonds.
Ex. : D'argent, à la vertenelle de
gueules.
Yoy. Bris-d'huis.
VÊTU.
Nom de certaine division de l'écu,
par laquelle les quatre angles de l'écu
sont coupés par des lignes diagona-
les, de telle manière que le champ
se présente sous la forme d'un grand losange
qui touche les quatre bords de l'écu.
En arrondissant les angles de ce losange,
on obtient le vêtu en ovale.
Ex. : D'argent, relu de gueules.
VIDÉ.
Se dit d'une pièce ouverte, au travers de la-
quelle on voit le champ de l'écu.
VIGILANCE.
Se dit du caillou que la grue tient dans son
pied et dont il faut désigner l'émail s'il est par-
ticulier.
VILENÉ.
Lion ou autre animal dont on voit le sexe
d'un autre émail que le corps.
VILLE.
On comprend sous ce nom un assemblage
de maisons, de clochers, etc., dont il faut
faire, dans chaque cas, une description aussi
exacte que possible.
VIRES.
Se dit d'anneaux concentriques posés l'un
dans l'autre, communément au
nombre de trois.
Ex. : De gueules, à trois vi-
res d'argent.
VIROLE.
Se dit de l'émail des boucles et anneaux, des
huchets et des cors.
VIVRE.
Se dit de lignes ou pièces à grands
angles rentrants et saillants.
Ex : D'argent, à la fasce vivrée
de gueules.
VOILÉ.
Ce meuble, rare en armoiries, représente une
voile de navire; est d'ordinaire gonflée, et at-
achée à une antenne posée en fasce.
VOL.
Les deux ailes d'un oiseau
posées dans l'écu et les pointes
vers le chef. Lorsque ces bouts
sont tournés vers la pointe, le vol
est abaissé.
Ex. : Coupé : au i, d'argent, au vol d'or;
au i', d'argent, au vol abaissé d'or.
Une seule aile s'appelle demi-vol, son dos-
sier se trouve à dextre et son bout est dirigé
vers le chef, ce qui est la position ordinaire
du demi-vol, qui du reste peut être abaissé
comme le vol entier.
Lorsque le dossier est tourné à senestre, le
demi-vol est contourné.
Deux demi- vols qui se touchent du dossier,
sont dits adossés.
Le vol reçoit le nom de vol à l'antique lors-
qu'une des ailes couvre l'autre en partie ; et si
dans cette position les dossiers sont tournés à
senestre, c'est un vol contourn< : .
Lorsqu'on dit un vol d'azur et d'argent, cela
— 199 —
200
signifie que l'aile dextre est d'azur et la senes-
tre d'argent. — « Un vol » coupé alternative-
ment d'azur et d'argent, indique que l'aile
dextre est coupée d'azur sur argent et la senes-
tre d'argent sur azur.
Voy. Ouvert.
Vol banneret.
Se dit d'un cimier qui se trouve aux armes
des anciennes maisons et principalement à
celles des anciens chevaliers du croissant. Les
ailes ont la forme des ailes de paon fer-
mées.
VOLANT.
Se dit de tout oiseau ou insecte représenté
volant, c'est-à-dire les ailes étendues.
VOLET.
Se dit d'un petit manteau qui entoure quel-
quefois le casque en remplacement deslainbre-
quins.
VOÛTÉ.
Se dit d'une fasce ou bande courbée vers le
chef de l'écu.
Voy. Affaissé.
Y
YEUX.
Les yeux paraissent d'ordinaire fixes. Lors-
qu'ils sont de profil, il faut l'exprimer.
Les yeux d'animaux doivent être désignés
spécialement.
Quoiqu'on se serve ordinairement du terme
de carnation pour désigner les parties du
corps humain, telles que la nature lesproduit,
on se sert des mots au naturel dans le même
cas, pour les yeux, par rapport à leurs différen-
tes nuances.
On dit allumés des yeux dont la prunelle
est d'un autre émail que la paupière, excepté
toutefois les yeux du cheval et de la licorne,
qui sont dits animés dans la même signi-
fication.
^SS^fs^s/
\
r
L
DICTIONNAIRE
DE LA.
NOBLESSE FRANÇAISE
MAJSOJN DE FRANCE
!
vwZui^Joisi
La Maison de Franco, de race capétienne, la plus ancienne et la plus noble de l'Eu-
rope, remonte de mâle en mâle, sans contestation possible, à Robert le Fort, comte
d'Anjou, duc de France, tué, en combattant l'invasion des Normands, à la bataille de Bris
sarte, l'an 8GG. Elle est représentée aujourd'hui par la branche de Bourbon, qui tire son
origine de Robert de France, comte de Clermont, baron de Bourbon par son mariage,
sixième fils du roi Louis IX (saint Louis), les autres tîls de ce monarque étant morts sacs
postérité, à l'exception du roi Philippe III dont la descendance masculine s'éteignit en
1589, représentée alors par la branche de Yalois, issue de Charles, comte de Valois, lils
puîné dudit roi Philippe III.
Louis I er . duc de Bourbon, petit-fils de saint Louis," eut deux fils : 1° Pierre, duc de
Bourbon, qui forma la branche aînée, laquelle s'éteignit dans la personne du connétable de
Bourbon, mort en 1527; 2° Jacques, comte de la Marche, qui forma la branche cadette,
laquelle fut appelée au trône, à l'extinction de la branche de Valois en 1589, en la personne
de Henri IV, roi de Navarre.
Louis XIII, son fils, fut à son tour l'auteur de deux branches : la branche aînée et
-a branche cadette, dite d'Orléans, qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours.
he aînée,
aison de
tivcs ont
chacun
brisure
ouverte.
Albert
- a
1. — PrincesseMarie-Amélie-Louise-HélÇne, née à Twickenham le 28 septembre 1865;
mariée à Lisbonne, le 22 mai 1886, à Charles, actuellement roi de Portugal, né
le 28 septembre 1863.
2. — Princesse Hélène-Louise-Henriette, née à Twickenham, le 1(> juin L871.
3. — Princesse Marie-Isabelle, néeau château d'Eu, le 7 mai 1878.
4. — Princesse Louise-Françoise, née à Cannes, le 24 février 1882.
5. — Prince Ferdinand-François, né au château d'Eu, le 9 septembre 1884.
Mère
Marie-IsabeUe-Fran<nisr-(V Assise, née le 21 septembre 1848, fille de feu le duc de
Montpensier, mariée à Kingston-sur-la-Tamise (Angleterre) le 30 mai 1864 à Louis-Phi-
lippe-Albert d*ÛRLÉANS, comte de Paris, né le 14 août 1838, décédé le 8 septembie 1894,
fils de Ferdinand-Pliilippe-Loim-CJiarlcs-Jleuriùuc d'ORLÉANSet de la princesse Hélène
de MECKLEMBOURG-ScinVERIN .
Oncle
Prince Robcrt-Pliilippe-Lovis-Evgrne-Ferdinand d'ORLÉAXs, duc de Chartres
(ait. roy.), né à Paris, le 9 novembre 1840; marié le 11 juin 1863 à Kingston-sur-la-
Tamise à la princesse Françoise-Marie-Amélie d'ORLÉANS (ait. roy.), née le 14 août 1844,
fille du prince de Joixyille, dont :
a) Princesse Marie-Amélie-Françoise-Hélène d'ÛRLÉAxs, née à Hani (Angleterre),
— 211— — 212 —
le 13 janvier 1865; mariée à Paris el au château d'Eu les 20 et 22 octobre 1885 à Valde
mar, prince de Danemark (ait. roy.), né le 27 octobre 1858.
b) Prince Henri, né à Ham, le 16 octobre 1867.
r) Princesse Marguerite, née à Ham le 25 janvier 1869.
d) Prince Jean-Pierre-Clément-Marie, né à Paris le 4 septembre 1874.
Grands-oncles et grande-tante, enfants de Louis-Philippe, roi des Français
o
1. — Prince Louis-Charles-Philippe-Raphaël (I'Orléans, duc de Nemours (ait
roy.). né à Paris, le 25 octobre 1811; marié le 27 avril 1840 à la princesse Victoire-
Auguste- Antoinette, née le 16 février 1822, fdle de feu Ferdinand, prince de Saxe-
Cobouro et Gotha ; veuf le 10 novembre 1857;
Dont :
1° Prince Louis-Philippe-Marie-Ferdinand-Gaston d'ORLÉANS, comte d'Eu (ait.
roy.), né à Neuilly le 28 avril 1842; marié à Rio-de-Janeiro, le 15 octobre 1864, à la
princesse Isdbelle^Christine-Léopoldine (ait. imp.), née le 29 juillet 1846, fille de feu
Pierre II, empereur du Brésil, dont :
a) Prince Pierre-Louis-Philippe, né à Pétropolis. près Rio-de-Janeiro, le 15 octobre
1875.
b) Prince Louis-Marie-Philippe, né à Pétropolis, le 26 janvier 1878.
c) Prince Antoine-Gaston-Philippe, né à Paris, le 9 août 1881.
2. — Prince Ferdinand-Philippe-Marie d'ORLÉANS, duc d'ALENÇON (ait. roy.), né à
Neuilly, le 12 juillet 1844 ; marié au château de Possenhofen (Bavière) le 28 septembre
1868 à la princesse Sophie-Charlotte- Auguste, duchesse en Bavière (ait. roy.), née le
22 février 1847, fille de feu Maximilien, duc en Bavière; dont :
a) Princesse Louise-Victoire-Marie- Amélie-Sophie, née à Bushy-House (Angle-
terre) le 9 juillet 1869; mariée au château de Nymphenburg, près Munich, le
15 avril 1891, à Alphonse, prince de Bavière (ait. roy.).
b) Prince Pliilippe-Erninanuel-Maximilien-Marie-Eudes, né à Villa Azwang, près
Meran (Autriche), le 18 janvier 1872.
c) Princesse Marguerite- Adélaïde-Marie d'ORLÉANS (ait. roy.), née à Paris, le
16 février 1848; mariée à Chantilly, le 15 janvier 1872, à Ladislas, prince Gzartoryski,
décédée le 24 octobre 1893.
d) Princesse Blanche-Marie- Amèlie-Caro^ine-Louise- Victoire (TOrléanSj née à
Claremont. le 28 octobre 1857.
3. — Princesse Marie-Clémentine-Caroline-Léopoldine-Clotilde d'ORLÉANS (ait.
roy.), née à Paris, le 3 juin 1817; mariée le 20 avril 1843 à Auguste-Louis-Victor,
prince de Saxe-Cobourg et Gotha, duc de Saxe; veuve le 26 juillet 1881.
4. — Prince François-Ferdinand-Philippe-Louis-Marie d'ORLÉANS, prince de Join-
ville (ait. roy.), né à Neuilly, le 14 août 1818 ; marié le 1 er mai 1843 à la princesse Fran-
çoise-Caroline- Jeanne 9 née le 2 août 1824 (ait. imp.), fille de feu Pierre 1". empereur
du Brésil, dont :
213 —
— 214
a) Princesse Françoise-Marie-Amélie cTOrléans, née à Neuilly, le 14 août 1841;
mariée à Robert, prince cTOrléans, duc de Chartres.
b) Prince Pierre-Philippe-Jean-Marie cTOrléans, duc de Penthièvre, né à Saint-
Cloud, le 4 novembre 1845.
5. — Prince Henri-Eugène-Philippe-Louis d' Orléans, duc cTàumale (ait. roy.), né
à Paris le 10 janvier 1822; marié le 25 novembre 1844 à la princesse Marie-Car oline-
Auguste, née le 26 avril 1822 (ait. roy.), fille de feu Léopold de Bourbon, prince des
Deux-Siciles, prince de Salerne; veufle 6 décembre 1869.
6. — Prince Antoine-Marie-Philippe-Louis cTOrléans, duc de Montpensier (ait.
roy.), né à Neuilly le 31 juillet 1824, décédé le 4 février 1890; marié le 10 octobre 1846 à
Tinfante MaHe-Louise-Ferdinande (ait. roy.), née le 30 janvier 1832, fille de feu Ferdi-
nand VII, roi d'Espagne, dont :
a) Princesse Marie- Isabelle -Françoise- d'Assise- A atonie- Louise- Ferdinande
cTOrléans, née à Séville le 21 septembre 1818, infante d'Espagne, mariée à feu Louis-
Philippe, comte de Paris.
h) Prince Antoine-Louis-Philippe-Marie-Jean-Florence cTOrléans, né à Séville le
23 février 1866, infant d'Espagne; marié à Madrid le 6 mars 1886 à Tinfante Eulalie
(ait. roy.), née à Madrid le 12 février 1864, fille de François d'Assise de Bourbon, roi
d'Espagne, et d'Isabelle II, reine d'Espagne, dont :
a) Prince Alphonse, né à Madrid le 12 novembre 1886.
b) Prince Louis-Ferdinand, né à Madrid le 5 novembre 1888.
MAISON DE BONAPARTE
La maison de Bonaparte ou Buonaparte est originaire d'Italie.
Sa filiation noble est suivie depuis la seconde moitié du neuvième siècle.
Tedix des Cadolingi, comte de Pistoie, le premier ancêtre connu des Bonaparte, était
père de Cunirod. second comte de Pistoio. qui vivait en 922.
Au douzième siècl '. un membre de cette famille, qui était fixée en Toscane, vint
s'établir à San-Miniato, près de Florence, puis à Sarzana, près de la Spezzia.
C'est de là que cette branche projeta un rameau en Corse, où François Buonaparte
fonda la maison d'où sortit Napoléon.
Armes : Anciennes : De gueules, à deux bandes d'argent, accompagnées de deux
étoiles à six branches du même , Vune en chef, Vautre en pointe.
Nouvelles : D'azur, à Y aigle d'or empiétant un foudre du même, qui est de
V Empire français.
BRANCHE AINEE
(Résultant de la fusion des deux lignes de Joseph et de Lucien, frères de Napoléon I er )
Prince Lucien-Louis- Joseph-Napoléon Bonaparte, né à Rome le 15 novembre 1828,
fils de Charles-Jules-Laurent-Lucien Bonaparte (né à Paris le 24 mai 1809, mort le
8
— 217 - - 218 -
29 juillet 1857), et de Zénaïde-Charlotte- Julie (née le 8 juillet 1801, morte le 8 août
L854), fille de feu Joseph-Napoléon Bonaparte, ancien roi de Naples et d'Espagne;
prince de Ganino, de Musignano, du Saint-Sikoe. de la famille de l'Empereur des
Français; depuis le 13 mars 1868 cardinal-prêtre de l'Église romaine.
Frère et sœurs
p — Princesse Julie-Charlotte-Zênaïde-Pauline-Lœtitia- Désirée- Bartholomée, néele
6 juin 1830; mariée le 30 août 1847 à Alexandre del Gallo, marquis de
ROCCAGIOVINE.
o. — Princesse Charlotte-Honorine-Joséphine, née le 1 mars 1832; mariée le 4 octobre
1848 à Pierre, comte Primoli.
::. — Princesse Marie-Désirêe-Eugénie-Josèphine-Philomène, née le 18 mars 1835;
mariée le 2 mars 1851 à Paul, comte de Campello.
4. — Princesse Augusta-Amélie-Maocimilienne-Jacqueline, née le 9 novembre 1836j
mariée le 2 février 1856 à Placide, prince Gabrielli.
5. _ Napoléon-Charles-Grégoire-Jacques-Philippe, né le 5 février 1839; marié le
26 novembre 1859 à Marie-Christine, née le 25 juillet 1842, fille de Jean-
Népomucène, prince RusP0Li-et-de-CERVETERi, et de Barbe, princesse Massi.mo
d'Arsoli.
Dont :
a) Princesse Marie- Léonida-Eugénie-Mathilde-Caroline-Jeanne-Julie-Zénaïde, née à
Rome le 10 décembre 1870.
b) Princesse Eugenia-Lo'titia-Barbe-Caroline-Lucienne-Marie-Jeanne, née à Grotta-
Ferrata le 6 septembre 1872.
Oncles
(Issus du second mariage de Lucien, prince de Canino, frère de Napoléon 1er, ave c Alexandrine-
Laurence, née de Blesghamps (morte le 12 juillet 1855) :
1. _ prince Louis-Lucien, né le 4 janvier 1819, ancien sénateur, marié le 4 octobre
1833 à Marianne Cecchi, mariage non reconnu par le chef de la dynastie.
2, — prince Pierre-Napoléon (né le 11 octobre 1815, mort le 7 avril 1881), marié
— 219 — — "2-20 —
religieusement Le 22 mars L853, et civilement le 3 novembre 1867, à Justine
Êléonore Ruflin, dont :
a) Roland-Napoléon , né le li) mai 1858, ancien lieutenant d'infanterie; marié le
7 novembre 1880 à Marie-Félix Blanc, décédée le 1 er août 1882, dont :
Marie, née le 2 juillet 1882.
b) Jeanne, née le 25 septembre 1861; mariée le 22 mars 1882 à Henri-Marie-Christian,
marquis de Villeneuve-Esclapon, comte et marquis de Vence, né le 8 août
1852.
BRANCHE CADETTE
LIGNE IMPÉRIALE DE FRANCE
Impératrice Marie-Eugénie DE GUZMAN, PORTO-CARRERO Y PALAFOX, qua
torzième comtesse de Téba, comtesse de Banos et Mor.v, marquise de Moya, Ardalès,
Osera, etc., trois fois grande d'Espagne de l re classe, dame de la Croix étoilée et dame
de la grand'eroix de l'ordre de Malte (Majesté), née à Grenade le 5 mai 1826, fille du comte
Cyprien de Montijo et de Miranda, duc de Peneranda, trois fois grand d'Espagne de
i re classe; mariée à l'empereur Napoléon III, le 29 janvier 1853; veuve le 9 janvier
1873.
Son fils Napoléon-Louis-Eugène- Jean- Joseph, né le 16 mars 1856, prince impérial,
tué au Zoulouland le 1 er juin 1877.
CHEF ACTUEL DE LA DYNASTIE
S. A. I. le prince Napoléon-Victor-Jérôme-Frédéric-Bonaparte, né à Paris le
18 juillet 1862. fils de Napoléon-Joseph-Char les- Paul- Bonaparte, né à Tricste le
9 septembre 1822. décédé à Rome le 17 mars 1891, et de S. A. I. Clotilde, princesse
d'Italie. Résidence : Bruxelles.
Frère et sœur
1° Prince Napoléon-Louis- Joseph- Jérôme, né au château de Meudon le 16 juillet
1804, lieutenant-colonel au régiment de dragons russe (de Nijni-Nowgorod) « Roi de
Wurtemberg », n° 44. Résidence : Saint-Pétersbourg.
2° Princesse Marie-Lœtitia-Eugénie-Catheri ne- Adélaïde, née à Paris le 20 décembre
221 —
— 222 -
1866 ; mariée à Turin le 11 septembre 1888 à Amédée, prince d'Italie, duc d'Aostc; veuve
le 18 janvier 1890. Résidence : Turin.
Tante
S. A. I. la princesse Mathilde-Lœtitia-Wilhelmine, née à Trieste le 27 mai 1820;
mariée à Florence le 1 er novembre 1840 à Anatole Demidopp, prince de San-Donato;
veuve le 29 avril 1870. Résidence : Paris.
ABAQUESNÉ DE PARFOURU .
Les Abaquesné de Par-
fou ru sont originaires de
la ville de Valognes, où ils
sont connus depuis le xvi e
siècle.
En 169G, Jean Abaquesné
fit enregistrer les armes de
sa famille en vertu de l'édit
de septembre de la même
année.
Ces armes étaient : d'ar-
gent, à un sautoir d'azur;
parti cVor à un chef pal de
sable. En récompense de nombreux services ren-
dus à l'Etat par lui et ses ancêtres, son fils René
fut confirmé dans sa noblesse et ses privilèges par
Louis XIV, qui lui permit, en outre, de porter les
armes décrites ci-dessus. Philippe, fils de Piené,
maître à la cour des comptes, aides et finances de
Normandie, fut représenté en 1789, dans l'ordre delà
noblesse du bailliage de Caen, par M. d'Aigneaux.
Les Abaquesné de Parfouru possédaient et pos-
sèdent encore aujourd'hui le fief de Parfouru-sur-
( Mon, qui relevait directement du roi.
Armes : Normandie : D'azur, à la fasce d'or,
accompagnée du trois étoiles du même., posées
2 eu chef et 1 en pointe.
ABBADIE (d').
Lesd'Aljbadie on tune origine des plus anciennes.
Le nom d'Abbadie est une réduction des mots
Abbé laïc. Les abbés laïcs, dont l'institution re-
monte au temps de Charlemagne, étaient chargés
de percevoir la dîme comme abbés et comme laïcs;
en outre, ils devaient prendre les armes contre les
Sarrasins.
Certains croient voir des familles différentes
dans les d'Abadie qui écrivent leur nom avec un
seul B et ceux qui l'écrivent avec deux B. 11 n'en
est rien. Tous les d'Abbadie ont la même origine,
et la différence d'orthographe, que l'on constate
aujourd'hui, provient uniquement de l'influence
de la langue espagnole, qui n'admet pas la con-
sonne double.
Cette famille a produit de nombreuses branches
qui, presque toutes, se sont fixées dans les Pyré-
nées où nous les retrouvons aujourd'hui.
Armes : France : D'azur, frettè d'argent, à la
fasce d'hermine brochant sur le tout.
Languedoc : D'argent, au chevron de gueules
accompagné en chef de deux tours du même, et
en pointe d'un écusson d'azur brochant sur le
chevron et chargéd'un lion d'or: (tu chef d'azur
chargé d'une étoile à cinq mis du champ.
Béarn : D'or, a /'arbre de sinople. nu léorier
de gueules colleté d'argent, attaché à l'arbrepar
une rhume du même; au chef d'azur, charge
d'un croissant, entre deux étoiles à cinq ruts
d'or.
Normandie : D'argent, au chef de gueules,
chargé d'une rose d'or.
't
225 —
— 226
JîlîANCHE DE BARRAU
Cette branche a donné
des officiers distingués, des
conseillers et secrétaires du
roi au parlement de Na-
varre. Ses chefs ont siégé
aux États de Béarn dans le
corps de la noblesse, comme
abbés laïcs de l'abbaye ou
abbadie de Bastânès, d'où
ils tirent leur nom , et
comme seigneurs de Capde-
vielle, de Bugnein et de Lâa
de Maslacq. La filiation esl
clairement établie et sans interruption, de « noble
Johan d' Abbadie », qui vivait au commencement
du xvie siècle et avait épousé, le 29 juin 1536,
Catherine de Denguin, fille du noble Amandie
Domec, seigneur de Denguin et de Domec de Sa-
poureux.
Les trois rameaux subsistants de la branche
d' Abbadie de Barrau procèdent de Jean-Frnnçois-
Théodose, comte de Carrion de Calatrava, marié,
le 13 janvier 1812, à Félicie-Anne-Charlotte de Pe-
molié de Saint-Martin, et de Sophie-Saubade de
Suhigaray.
Les d'Abbadie de Barrau ont laissé plusieurs
qqs leurs sur les champs de bataille; ils ont
compté des chevaliers de Saint-Louis et de la Lé-
gion d'honneur, des conseillers aux parlements
de Navarre et de Bordeaux, des députés aux
Assemblées nationales.
Armes.: D'azur, à une bande d'argent chargée
<le trois étoiles d'azur et accompagnée en chef et
en pointe d'un lion rampant d'or, lampassé de
gueules, qui est d'Abbadie de Bastânès. — Armes
attachées au titre de comte de Carrion de Cala-
trava : D'argent, à une fleur de lis d'or, d'où
s'élance un épi de blé, lige et feuille de si impie,
accostée en pointe de deux fers de la née affron-
tés et appointés vers la pointe. La maison bla-
sonne partie d'Abbadie de Bastânès et de Carrion
de Calatrava.
Branche de Caxtillac
Cette branche s'établit à
Vic-de-Bigorre en 1555.
Elle produisit trois évo-
ques : de Lescar. en 1422;
d'Aire, en 1497 ; de Dax, en
1692 : plusieurs abbés de
Puyferré et des archivistes
du chapitre de Tarbes. Elle
eut aussi des lieutenants du
roi et de la sénéchaussée de
Bigorre.
Armes : De gueules, au
chevron d'argent à deux
fleurs de lis de même, une
à dextre et une à seneslre de la pointe, et une
montagne de même en pointe; au chef d'azur,
charge au milieu d'un croissant d'or, et de
chaque côté d'un étoile du même.
Devise : Abo dies.
ABBES u/').
< Jette famille esl très an-
cienne ; elle peut en fournir
les preuves par les docu-
ments déposés aux archives
de Pézenas, de Montpellier
et de Bédarieux. Ses titres
ont été détruits ou égarés,
et ce n'est plus que dans les
dépôts publics qu'on peut
acquérir les preuves de son
antiquité et de son illustra-
tion. Elle s'est distinguée
dans les armes et dans la
science. Sous Louis XIII, un
d'Abbes était lieutenant-colonel du régiment
Royal-Limousin ; sous Louis XIV. la famille ser-
vait dans l'année commandée par le maréchal de
Villars pendant la guerre contre les protestants.
et l'importance de ses services est consignée aux
archives du château de Gignac, département de
l'Hérault. Sous le même roi, un d'Abbes, littéra-
teur, est cité par Voltaire 'buis son Dictionnaire
philosophique, an mot Esprit.
En L770, la famille entra en possessi le la
tenv seigneuriale de Cabreyrolles , dont une
branche ajouta le nom au sien. Cette terre esl
située prés de Bédarieux, et son possesseur,
d'Abbes de Cabreyrolles, entretenait des relations
très suivies avec l'aïeul du titulaire actuel, dont il
était le cousin.
En 1798, le père du titulaire épousa Claire d'As-
signan de Mahieu, tille et héritière du baron de
Villespassans, seigneur de Malviès, officier .aux
garde-.
La famille de Mahieu, dont le nom s'unit désor-
mais à celui d'Abbes, est une ancienne et illustre
maison. Vers le milieu du x 1 1 •' siècle, une de i-
selle de Mahieu entra par son mariage dans la
famille de Raymond V. comte de Toulouse.
Sous Louis XIV, un de Mahieu, neveu d'une
dame du palais de la reine, fut gouverneur de
Strasbourg. Une rue de cette ville prit le nom
de Mahieu et une lettre autographe, signée
Louis XIV, conservée aux archives de Malviès,
constate l'importance de ses services.
L'aïeul du titulaire avait le litre d'écuyer et fut,
de 1 T 7i ) à HIT), conseiller du roi.
La parenté des trois familles depuis distinctes
d'Abbes de Cayron, d'Abbes de Cabreyrolles et
d'Abbes proprement dit, dûment établie. d'après
des correspondances intimes, se prouve encore
par la similitude des armoiries, du nom et de ia
communauté d'origine.
La filiation du nom qui nous occupe s'établit
_ 92
- 228
encore par les archives que la famille de Graves
de Pézenas a réunies au château d'Almes, par
suite du mariage d'un de Graves de Pézenas avec
l'unique héritière d«s biens et des titres de la
branche de d'Abbes de Cabreyrolles. Cette famille
s'est alliée, à la fin du siècle dernier, aux d'Assi-
gn mi. de Mahieu-Villespassans , de Bermond-
Puysséguier, de Rousset-Malviès, etc.
A-rmes : Languedoc : D'azur, à Varbre déraciné
(fin-: n ii chef d'argent chargé d'un croissant de
gueules entre deux étoiles du même.
ABOVILLE ((F).
àâà#
La famille d'Aboville tire
son nom d'une ancienne va-
vassorerie noble, située dans
la châtellenie de Gonneville,
près Cherbourg (Manche).
Elle est mentionnée dans
plusieurs chartes conservées
aux archives du Calvados,
dont la plus ancienne re-
monte à 1171. Sa filiation
suivie donnée par Saint- Al-
lais, tome VII, commence à
Michel d'Aboville, chevalier,
capitaine d'une compagnie
d'ordonnance du roi Jean, tué à la bataille de
Poitiers en 1356. Elle a été maintenue dans ses
privilèges de noblesse par lettres patentes données
sous le grand sceau à Lyon le 3 lévrier 1456 et par
divers arrêts de la cour des aides du parlement
de Rouen des mars 1446, 29 mars 1486, 16 février
1596 et 19 décembre 1615. Elle est classée, dans la
recherche de Chamillart (1666), parmi celles ayant
justifié de leurs quatre degrés, sans anoblissement
connu.
Armes: De sinop le, au château antique d'ar-
gent, flanqué de /mis tours, celle du milieu su-
ieure. Depuis la fin du xvil 1 ' siècle, la branche
.Ki-r." porte : De sinople, au château d'argent,
flanqué de deux tours, couvertes et girouettées de
même, ouvertes, ajourées el maçonnéesde sable.
ABZAC(d').
Cette famille, originaire du Périgord. où
trouve une forteresse de son nom, est, par son
ancienneté, reconnue unanimement pour une des
premières maisons de la province qui a été son
berceau.
U est probable qu'elle a pris son nom d'un châ-
teau situé à trois lieues de Périgueux; connu
aujourd'hui sous le nom d'Ajac ou d'Azat, mais
qu'on écrivait anciennement Âbzac (de A.bzaco).
L'orthographe de ce nom varie singulièrement
dans les anciens titres : on le trouve écrit tantôt
d'Apzac ou d'Alzac, quelquefois d'Azac, d'Azat,
d'Absac, etc.
I ,'existcnce do cel te maison esl connue depuis
le milieu du \ir siècle, el su filiation esl prouvée
depuis L'an 1287.
Etienne, Gérard el Hélie d'Abzac tirent des do-
nations à l'abbaye de < ladoin, en I lô.x.
Pierre, Bertrand, Boson, Raimond d'Abzac, et
autres sujets isolés de la même maison, qu'on ne
peut rattacher les uns aux autres, firenl des do-
nations, dans le môme siècle ou au commence-
ment du suivant, aux abbayes de Cadoin, de Da-
lon, de < ihancelade, etc.
Bertrand d'Abzac, chevalier, fut té in d'une
donation faite, en 1174, par Guy de Peiralo à l'ab-
baye d'I '/.erehes.
CJn mémoire sans date, mais de l'écriture d'en-
viron l'an 1260 à 1280, contienl une espèce de
dénombrement où sont mentionnés Bertand d'Ap-
zac, BOS d'Apzac et W. d'Apzac. Il y est dit. que.
le même Bertrand d'Abzac avait un fief en la
paroisse de Limeirac.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de La Dou/.i:
La brandie des marquis
de La Douze, qui est l'aî-
née de toutes celles qui
subsistent encore, a été for-
mée par Olivier d'Abzac,
marié, le 28 mars 1400, avec
Jeanne «le Barrière : elle
compte dix degrés jusqu'à
François d'Abzac, marquis
de Vergt, puis marquis de
La Douze, marié, le 2 avril
1688, avec Marie-Thérèse de
Taillefer, et mort sans posté-
rité en 1698.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4, d'or à la fasce
iir gueules accompagnée de six fleurs de lis
d'azur, qui est de Boniface : aux2 et S,de gueules
à la fasce d'or, qui est de Wals : sur le tout, d'ar-
gent à la bande et bordure d'azur chargées de
neufbesants d'or, qui est d'Abzac.
1° Abzac de la Douze (M is Ulric d'),
sf de la famille. — Résidences: en son
hôtel, à Périgueux, et château de Borie-
Petit par Périgueux 1 1 tordogne);
•^" J A. de la D. (Amalric). — Mêmes ré-
sidences.
Branche de Mayac
La branche des seigneurs de Mayac, Villau-
trange-Migré el Limeirac, commence à Guil-
laume d'Abzac, marié, ver- l'an 1476, avec An-
toinette de La Gropte; il était le cinquième fils de
Guy d'Abzac, seigneur de La Douze, el d'Agnès de
Montlouis. Elle s'est éteinte en 1794, dans la
personne d'Antoine - Louis d'Abzac, marquis de
Mayac, tué à l'armée de Monseigneur le prince de
229 —
230 -
Condé ; il avait épousé, le 9 juin 1776, Marie-
Louise -Charlotte, comtesse
de Cusline, dont il n'a pas
en d'enfants. Un conseil de
famille, présidé par le mar-
quis de La Douze et auquel
avaient pris part les chefs
des diverses branches de la
maison existantes en ce mo-
ment-là. a fait revivre le
titre de Mayac que porte au-
jourd'hui le général d'Abzac
de Mayac, seul et dernier
représentant de sa branche,
qui s'éteindra avec lui, le
général n'ayant que deux filles.
A. de Mayac (Général M" d'), c<>m-
mandeur de la Légion d'honneur. — Rési-
dences : 1 1. iii'' de Bellechasse, ;i Paris,
chah 'au du Ballet, par Castillonnès (Lot-et-
Garonne), et a Dyherfurth (Silésie prus-
sienne).
Armes : D'argent, à la bande et bordure d'azur
chargées de neuf besants d'or, 3,3e/ 3.
Branche de Falqueyrac
Cette branche est issue des seigneurs (h' Mon-
tastruc.
lo A. (Ernest-Marie-Joseph, C" </' ,
marié le 17 août L876 à Marguerite de Pelet.
— Résidence: Château de Falqueyrac, par
le Bugue (Dordogne).
2° Â. (Jean-Marie-Gharles d'), chef de
bataillon au 15 e de ligne, à Castelnaudary
(Aude), marié à Henriette d'ALESME de
Meycotjrbie;
3° A. (Xavier </'). — Marié, on L882, à
Marie de Layrolles. — Résidence: 6, rue
Louis-Blanc, à Paris.
Armes : Celles des d'Abzac de Mayac.
Branche de I.asserre La Boissière
C'A. <(>' Alexis r/C. — Résidence: 3,
rue Pergolès<'. a Paris;
2° A^ (V te Paul d'). (ils du précédent,
consul général à New-York, et Y l " s >% née
de Lobel-Mahy. — Résidence: 3. rue Per-
golèse, à Paris.
Branche de Faugekas
Faugeras, ou Falguieras, ou Falguières, figure
parmi lès seigneuries des d'Abzac de La Douze.
(V. Moreri.)
Le castol de Fangeras, dénommé repaire noblf
dans les vieilles chartes, existe encore sur la com-
mune de Miallet (canton de Saint-Pardoux) et a
été porté par deux mariages successifs dans la
famille de Gorsse du Genest de Broussaneix, qui
le possède actuellement.
A. de Faugeras (Mathurin d 1 ). — Ré-
sidence : 57, boulevard Montparnasse, à
Paris.
Branche de Saint-Pardoux
1° A. (B on Frédéric d') et B onne , née d'HÉ-
ralde. — Résidence: Château deMarzac;
par Saint-Paul d'Eyjeaux (Haute-Vienne).
2° A. (Raymond d"). — Résidence : 5, rue
Victor-Masse, a Paris.
«'.■•s d'Abzac appartiennent à la famille de Van-
dière de Vitrac (famille de bonne et vieille no-
blesse) ; ils ne font partie de la famille des Abzac
que par les femmes. Leur grand-père, M. le
vicomte de Vandière de Vitrac, avait épousé
M"e d'Abzac. sœur du vicomte d'Abzac, ancien
écuyer cavalcadour de Marie-Antoinette, mort en
L327, à Versailles, premier écuyer du roi Charles X.
Ce d'Abzac, qui .'tait le dernier de la branche de
Sarrazac, avait sollicité «lu roi et obtenu que -a
sœur u" quitterait pas son nom, et que son mari,
sa vie durant, serait qualifié de comte d'Abzac. Ce
titre, régulièrement porté par M. de Vandière,
grand-père de .MM. Frédéric et Raymond, aurait
dû prendre lin avec lui. et il ne pouvait donner à
ses descendants aucun droite 1»' conserver.
ACHARD.
11 a existé, au cabinet des ordres du roi, «dit
l.aisné dans les archives de
la N'oblesse, vol. 5, édit. de
1836 », une prévention fâ-
cheuse contre l'ancienneté
de cette famille. Les titres y
ont été scrutés avec rigueur,
e y , comme ceux qu'elle a pu
produire, ne furent jugés
authentiques qu*à partir de
1440, on lui refusa les hon-
neurs de la cour.
Les assertions d'un auteur,
déni.'' par son ignorance et
ses mensonges, n'avaient pas peu contribué à la
sévérité de cette décision. Il faut voir dans La
Chenaye-des-Bois (t, I. p. 21, 22, 23 et 24, de son
Dictionnaire de la Noblesse, édition in-4°), les
prétentions qu'il prête à cette famille. Ce n'est
rien moin- qu'une ancienneté datant de Clovis II
(640); c'est un distique qui explique comment,
en n /25 :
Les Achards, les lisons et les raisins du pays
[V Angoumois) ont citasse Iss Sarrasins.
— 231
232 -
< >n ne peul cependant refuser aux A.chard de
L'Angoumois et du Périgord le témoignage d'an-
cienneté dû à leur noblesse, au moins jusqu'au
xiv siècle.
[lesl notoire que cette famille s'établit en Nor-
mandie au commencement du xi« siècle et donna
sou nom à plusieurs localités : Bourg-Achard,
«lans l'Eure, Perthus-Achard, dans le vieux Pas-
sais, arrondissement de Domfront.
Le premier gouverneur de Domfront, en 1020, a
été un Achard.
l'n A.chard suivit en Angleterre Guillaume le
Conquérant et se trouve inscrit au Domesday book.
l'n autre Achard, châtelain de Domfront, se fixa,
vers l'an 1100, en Angleterre, où sa branche
s'éteignit vers la (indu xiv siècle.
On trouve un Achard, abbé de Saint- Victor de
Paris, qui devint, en 1162, évêque d'Avranches. 11
fut le parrain d'Eléonore, fille du roi Henri I[,
qui fut plus tard reine de Castille.
Deux Achard. Guillaume et Robert, suivirent en
\-lV-K saint Louis en Palestine et prirent part aux
croisades.
Enfin, on voit encore des Achard parmi les offi-
ciers de l'ordre royal de Saint-Louis et de l'ordre
de .Malle.
Cette famille a aussi fourni un maréchal de
camp, de nombreux officiers et des députés.
Armes : D'azur, au lion d'argent, armé et lam-
passé tic gueules, chargé de deux fasces de
gueules alésés, brochantes sur le tout.
L'écu soutenu par quatre haches d'armes pas-
sées en sautoir, deux à deux derrière l'écu.
Supports : Deux licornes.
Couronne de marquis.
■ Devise : Bon renom et loyauté.
» ha : Achard, hache.
La famille d'Achon est
probablement originaire de
Nozay. Elle a possédé, à di-
verses époques, les terres de
la Justonnière, de la Béran-
geraye, de la Vanne-Sain t-
Père, Rigaudièresdela Rago-
tière et de la Billiére.
Hervé d'Achon, son pre-
mier auteur connu, mourut
en 1498.
René -François - Georges
d'Achon, lils de- Franc ds-
Aman - Jean - Baptiste, sei-
gneur de la Billiére, et de Franc dse-Hélène-Eus-
tace, lit ses preuves de noblesse pour l'ordre de
Malte en 1779.
Cette famille compte parmi ses membres : Bal-
thazar d'Achon, l'un des deux cent- hommes
d'armes de la compagnie du roi, 1631 ; Guillaume
d'Achon, officier au régiment de la Marche, 1629
François d'Achon, capitaine au régiment de La Ro-
chelle et du s dssonnais, chevalier de Saint-Louis,
1762; Heu,' d'Achon, lieutenant en L748 au ré-
giment d'Aunis ; Georges d'Achon, lieutenant eu
1791, régiment du Perche, a servi dans l'armée de
Condé pendant l'émigration : Heu,'' d'Achon, che-
valier de justice de Saint- Jean de Jérusalem, capi-
taine au régiment de Normandie, chevalier de
Saint-Louis, 1816; Félix d'Achon, garde du corps
du roi Charles X (compagnie Noailles), a donné sa
démission en 1830.
Armes : De gueules, à deux léopards d'or
passants.
Devise : Haut cl clair.
ACRES DE L AIGLE (des).
Vieille et ancienne ba-
ronnie de Normandie, la
première du duché d'Alen-
çon. Ses anciens seigneurs,
connus dès le règne du duc
Raoul, a\ aient séance à l'é-
chiquier d'Alençon avant
tous les autres seigneurs.
Angenou, premierdu nom,
seigneur de l'Aigle, qui fut
tué en 1086, à la bataille ga-
gnée par Guillaume le Con-
quérant contre le duc 11a-
rald. fonda le prieuré de
Sain t-Sulpice-de-1' Aigle.
La baronnie de l'Aigle passa, sur la fin du xn°
siècle, dans la maison d'Harcourt. Jeanne d'Ar-'
court, tille du maréchal Jean, sire d'Harcourt, la
porta dans celle d'Avaugour, par son mariage
avec Henri, quatrième du nom, seigneur d'Avau-
gour.
Leur tille ainée, Jeanne d'Avaugour, la porta à
son mari Guy de Bretagne, comte de Penthiévre.
Leur fille, Jeanne de Bretagne, la porta, en 1337,
à Charles de Blois-Chàtillon, duc de Bretagne, du
chef de sa femme.
Ce prince la donna en 1351, à sa fille Margue-
rite, en la manant à Charles d'Espagne, comte
d'Angoulême, connétable de France, que Charles
le Mauvais, roi de Navarre, lit assassiuer le 6 jan-
vier 1361, dans la ville de l'Aigle.
Marguerite de Bretagne de Blois n'ayant point
e-i d'enfants, cette baronnie retourna à son frère
.Iran de Blois, comte de Penthiévre, dont le fils
Charles laissa pour fille unique et héritière Nicole
de Blois, dite de Bretagne, comtesse de Penthiévre,
vicomtesse de Limoges, dame de l'Aigle, marie,.
en 1437 à. (eau de Brosse, deuxième du nom, vi-
comte de Bridiers, auquel le roi lit don de la ba
justice de l'Aigle, par lettres du mois de février
L474. Son petit-fils, René de Brosse, dit de Bre-
tagne, ayant quitté le service du roi ef suivi en
/
— 233
— 234 —
Italie le connétable de Bourbon, ses biens furent
confisqués.
François I er , dans sa détention à Madrid, après
la perte de la bataille de Pavie, donna la baron-
nie de l'Aigle à Aimée Mottier «le la Fayette,
femme de François de Silli, baron de Lonnai.
En lôôô, cette baronnie fut vendue à François
d'Aubrai, baron de Bruyères-le-Châtel, gentil-
homme de François de France, duc d'Alençon,
qui de Catherine Pretesecelle eut, entre autres en-
fants. Nicolas Aubrai, baron de l'Aigle, marié à
Jeanne de < rodefroi, et qui eut trois filles.
Maria Aubrai, l'aînée, porta en 1587, la baron-
nie de l'Aigle à Sébastien des Acres, encore au-
jourd'hui possédée par sa postérité.
Armes : D'or, à Vaigle éployée de sable, au
chef d'azur charge de trois fleurs de lis d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Acres i Robert- Espérances des), M is de
l'Aigle, marié à Louise Greffulhe. — Ré-
sidence : 12, rue d'Astorg, à Paris.
2° A. (des), M i8e douairière de l'A. —
Résidences : 20, rue d'Aguesseau, à Paris, et
château de Franc-Port, par Compiègne(( lise).
3° A. (des), G Frédéric de l'A., néede
Grammont. — Résidences : il. rue de
Miromesnil, à Paris, et château des Ave-
nues, par Gompiègne (l lise).
4° A. (Loris des), G le de l'A., mêmes
résidences.
ADHÉMAR (d').
1 -ï à ù J) 1 3 ri "^ a ma l son d'Adhémar est
une des plus anciennes du
Dauphiné, et remonte à un
neveu de Gharlemagne. Fa-
mille de soldats laboureurs,
de génération en généra-
tion, ses membres commen-
çaient parl'épéeet unissaient
par la charrue. Les Adhé-
mar ont porté, il y a neuf
siècles, les titres de ducs
de Gênes, de princes d'O-
range, de vicomtes de Mancel
et des vicomtes de Monteil.
La ville de Montélimar, qui est une des an-
ciennes possessions de cette grande famille, s'ap-
pelait Monteil avant le règûede Philippe-Auguste.
Au nom de Monteil fut ajouté celui de son sei-
gneur Adhémar, qui affranchit ses habitants et
leur donna une existance convenable. Le nom de
Monteil-Adhémar devint bientôt, par contrac-
tion, Montélimar.
En 1096, Giraud et Giraudet d'Adhémar de |
Monteil conduisirent nombre de leurs vassaux à
la première croisade. Aymar d'Adhémar, évêque
«lu Puy, leur oncle, nommé par le pape Urbain
légat apostolique, a été considéré comme l'âme de
la croisade, non seulement par l'auteur de la Jé-
rusalem délivrée, mais encore par tous les his-
toriens.
In membre de cette illustre famille fut, sous
Louis XVI, ambassadeur à Londres.
Armes: Primitives: D'or, à troisbandes d'azur.
Modifiées par les alliances :
Languedoc : Parti : aul. d'azur semé de fleurs
de lis d'or; au 2, de geules à la demi-croix de
Touloused'or, mouvante duparti. Sur le tout :
d'or, à /rois lui a des d'azur.
Cimier ; Un lion hissant au naturel, tenant
une banderole inscrite des mots : Lancea sacra.
Dj vise : Plus d'honneur que d'honneurs.
France: De gueules à la tour d'or donjonnée
de imis to u relies de même.
Bé W< HE DE CaSE-ViELHE
Jusqu'aux trois quarts de ce siècle, cette brandie
était représentée par quatre frères; depuis, les
trois plus âgés sont décédés. — Le dernier venu
(Antoine-* rabriel-1 tenri), Y lr d'Adhémar-Case-
Vielhe, seul reste.
Le premier des quatre frères avait deux Jils :
Rogei et Philippe. Il est représenté' de nos jours
par :
1" le^G te Roger cfAdhémar. chef d< i
nom et d'armes de cette branche, résidant
au château de Teillan, près de Lunel
(Hérault i, et à Montpellier.
IL a pour fils :
Le Y 1 '' Olivier (/'Adhémar. lieutenant
d'artillerie attaché à l'état-major. Résidence :
Avignon; et Le 15"" René -'/'Adhémar. chef
d'escadron au 11 e régiment de chasseurs à
cheval, à Vesoul (Haute-Saône). — 2 IJ Le
deuxième fils, V te Philippe d Adhémar.
capitaine de dragons, est décédé, laissant
d'un premier mariage : le V te Pierre
</' Adhémar. résidant à Montpellier — et
d'un deuxième mariage avec l'une de ses
cousines.. Raoul ci Amaury '/'Adhémar.
Le 2" en date des quatre frères est actuellement
représenté :
1° Par son petit-fils, le V te Fernand
tï Adhémar, ex-maréchal des logis de cui-
rassiers, fils unique de l'aîné de ses fils.
\
335 —
236 —
Résidence: Nîmes: 2° par le lï°" Léopold
d'Adhéinar, ex-spahis. Résidence : Paris;
3° par M. ^/'Adhémar. receveur d'enregis-
trement, actuellement <'ii fonctions à Bois-
d'Oingl (Rhône).
I ,e 3 e frère est mort sans postérité.
II y a, en outre, nombre de jeunes Biles issues
des frères ei-dessus.
Le 'r frère :
Antoine-Gabriel-Henri) Y'v/'Adhémar-
Case-Vielhe. ex-lieutenanl de dragons. —
Résidence : Château de Saint-Maurice, par
Vézenobres (Gard), esl le seul vivant.
Il a eu deux fils : l'un, capitaine d'état-major
et officier d'ordonnance du ministre de la guerre :
— l'autre, capitaine de cuirassiers ayant assisté à
la bataille de Reichshoffen. Ils sonl décédés -tou;;
les deux, à l'âge de 28 ans. des suites de la guerre
de 1870.
Le i r frère a deux petits-fils, issu- d'un mariage
en secondes noces de son neveu Philippe d'Adhé-
mar avec sa Bile :
1" Raoul '/"Adhémar. lieuti'iuiit au 142°
régiment d'infanterie; 2° Antn/>ri/ d'Adhè-
mar. lieutenant au 157 e régiment d'infan-
terie.
La branche d'Adhémar-Case-Vielhe blasonne :
Mi-parti de France ancien et de Toulouse: sur
le tout d'or, à trots bandes d'n;.nr.
Branche de Gransag
1° A. de Cransac (G te Gaston-Germain-
Hippolyte-Marie d' ). marié a X. Labrot-
Gromwell. — Résidence : château de
Cransac, par Enghien (Seine-et-Oise).
2° A. de C. i Henry-Charles -Eymard d' i,
chef de bataillon au 5t e de licçne.
3° A. de C. (Marie-Aymard-Guil-
laume d' i, enseigne de vaisseau.
Branche de Labaume
A. de Labaume (cT), commis principal
aux archives du Sénat, à Paris.
Branche i>k Monteil de Larnage
A. de Monteil de Larnage {oV). —
Voy. deBrunet d'Adhémar de Monteil de
Larnage.
Bb \nc.iii-: de Panât
A. de Panât (C le d 1 ). — Résidence :
Château de Panât, parClairvaux i Aveyron i.
ADONVILLE (tf).
< îette laniiiiersi originaire
'le la Beauce. Un Auguste
d' ^.donville fui arrêté, le
i messidor an II, comme
aristocrate, condamné à
mort et exécuté le même
jour.
Armes : D'azur, à six
annelets d'or, posés 'à.
2 et I.
AFFRE DE SAINT-ROME.
C'est à celle famille qu'ap-
partenait l'illustre et hé-
roïque archevêque de Paris,
mort sur les barricades
victime de son dévouement
en L848.
La famille Affre de
Saint - Rome était noble
bien antérieurement à l'é-
piscopat du vénérable pré-
lat martyr des insurge.
Les Affre étaient, avant la
Révolution, seigneurs de la
baronuie de Saint-Rome-de-Tarn, d'Auriac, etc.
Jacques Affre, aïeul de l'archevêque de Paris.
siégea avec les nobles aux Etats [généraux de
Languedoc en 1789.
Le titre de comte a été octroyé par Pie IX.
Armes : D'azur, au dauphin d'argent nageant
sur une mer d'argent, auchef cousu de gueules,
chargé de trots étoiles d'argent
Devise : In virtute vis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Affre de Saint-Rome iC"). — Rési-
dence : Soisy- sous-Montmorency (S-et-O.).
Fils : Denis, mariée N. de Nogaret. —
Résidences : J 17. rue de Rennes, à Paris.
et a Soisy-sous-Montmorency (S-et-O.).
AFFRY DE LA MONNOYE.
( lette maison, qui remonte
au xii e siècle, est originaire
de la Suisse. Elle établit
libation depuis l'an 1380.
Elle s'est fixé n Bourbon-
nais dans la première moitié
du xvn" siècle, l'u d'Affry
était, en 1770, lieutenant
"/■neral des armées <lu roi et
colonel des gardes suissi
Il fut créé comte en 1755.
- -237 —
338 -
_<_ ->. .<- .!- .!.
f A * 4 *
ï
J .!. » X ► .'. I .!. I .'.
il»»»
Armes : Bourbonnais : D'argent, à trois che-
vrons de sable, à la bordure engrêlée de gueules.
AGNEAU aï). — Voy. Carpextier.
AGNEAUX a!'). - Voy. Sainte-Majue.
AGNEL DE BOURBON (d i.
Cette famille prétend des-
cendre par La maison il-'
Dreux, delà branche royale;
elle portait aussi le nom de
d'Acigné, dont l'un des an-
cêtres a été grand sénéchal
de Provence, et elle a con-
tracté des alliances avec les
familles les plu.-- considéra-
bles, telles que les Vintimille.
d'Adhémar, de Grignan, de
Sabran. de I lastellane, etc.
Elle perdit la plus grande
partie de ses biens dans les guerres de Provence,
mais y vécut toujours de la manière La plus hono-
rable.
Une pièce, délivrée par MM. Les syndics de la
noblesse de Provence, le •'! mai 1789, constat)
haute noblesse et son titre de comte.
Armes : D'azur, aux trois /leurs de lis d'or,
2 en chef et 1 en pointe accompagnées d'un
agneau pascal au milieu.
Cette famille porte actuellement les armes des
d'Acigné : D'hermine, à la fasce de gueules,
chargée de trois /leurs de lis d'or .
Devise : Probitas, virtus et fidelitas.
Supports : Deux agneau, v que lebon roi René
y ajouta.
AGNEL DE CHENELETTE.
La terre de Chenelette fut érigée en seigneurie
en 1715.
11 y eut un Pierre-Henri de Chenelette trésorier
de France.
Un Chenelette fut colonel d'artillerie et concou-
rut en 17!i'j. à la défense de Lyon, où il se lit
remarquer par son courage.
Armes : Coupé: au 1 d'azur, à trois étoiles
d'argent, posées en fasce, surmontées d'un so-
leil d'or ; au 2, d'or à l'agneau du second.
Devise : Probitas, virtus et fidelitas.
AGOULT (d).
Cette maison, d'origine chevaleresque, est des
plus illustres de Provence, et a donné origine à la
maison de Simiane. Elle était en possession de la
seigneurie d'Apt dés l'an 993, que vivait Hunibert,
seigneur d'Agoult. Son arrière-petit-fils , P.am-
baud d'Agoult, seigneur
d'Apt, de Gordes, de Case-
neuve, etc., épousa Sancie,
qui se remaria ensuite â
Guillaume d'Omelas III i de
Montpellier), comte d'Oran-
ge. Le Laboureur et leP. Ro-
bert, pensent qu'elle était
héritière de la maison de
Simiane. dont les descen-
dants de Rambauld prirent
le nom et les armes. Guiran,
seigneur d'Apt. son 61s aîné,
continua la maison de Si-
miane, et Bertrand-Rambauld, second Bis de
Rambauld, fut seigneur de Gordes et de La vallée
de Sault, au diocèse de Carpentras, et fonda la
maison d'Agoult, répandue dans diverses provinces
méridionales de la France.
Cette maison a produit un grand chambellan
du royaume de NapleS, un amiral des mers du
Levant, un maréchal et des grands sénéchaux de
Pi-ovence, des ami ia> sadeil rs . des chambellans
du roi René, des gentilshommes de la chambre
du roi. des chevaliers dt'> ordres, des comman-
dants d'armées, des capilaim s de cent et de
cinquante hommes d'armes, des gouverneurs de
places, etc.
Elle a joui des honneurs de la cour en 17(0 et
1782, en vertu des preuves faites au cabinet des
ordres du roi.
Klle a fourni des chevaliers el <\> i > comman-
deurs à l'ordre de Malte des 1571.
Elle a produit un archevêque d'Aix. Le marqui-
sat d'Olières fut érigé en faveur de Joseph
d'Agoult, fils de Pierre et de Marguerite de For-
bin de Soliers, par lettres patentes du mois de
mois de mars 1689, enregistrées à Aix le même
mois.
Un d'Agoult, baron de Saint-Michel, fut maré-
chal de camp, major général des gardes fran-
çaises, gouverneur d'Epinal, chevalier de Saint-
Louis, député de la noblesse aux États généraux.
Ce fut lui qui arrêta, le 5 mai 1788, en plein Par-
lement, les conseillers d'Espréménil et de Montra-
bert.
Armes : Provence : D'or au loup ravissant
d'azur, armé, vile né et lampassé de gueules.
Supports : Deux loups au naturel.
Cimier : Un loup au naturel.
Devise : Bonté, hospitalité d'Agoult.
Légende: Avidus committere pugnam.
AGUESSEAU (cl). — Voy. Ségur.
AIGLE (de V). — Voy. Acres.
— 239
— 240 -
AIGNEAUX w/i.
ClH'1 (l
ancienne famille de la
Busse-Normandie.
Un Robert d'Aigneaux se
trouve parmi ceux des sei-
gneurs normands qui firent,
dès l'origine, des donations
ù l'abbaye île Saint-Etienne
de ( !aen, fondée par < luil-
laume le < îonquérant.
Plusieurs des membres
de celte famille accompa-
gnèrent Guillaume le Gon-
quêrant à la conquête de
l'Angleterre en 10Û6; l'un
une branche établie en Angle-
dV'UK l'ut 11
terre.
Jean 1er d'Aigneaux commandait une partie de
l'infanterie à la bataille de B'ormigny; il périt en
enlevant un poste à l'ennemi (15 avril 1450).
Le 12 mai 1562, les seigneurs d'Aigneaux, chefs
de la religion réformée, assiégèrent et prirent d'as-
saut le château de Bayeux.
Armes : Uazur, à trois agneaux d'argent.
Supports : Deux lions.
AIGREMONT (cT).
Cette maison, originaire
de la Franche-Comté, a
fourni un chevalier croisé
en 1191 et produit onze
chambellans de l'archevêché
de Besançon. Renaud d'Ai-
gremont se joignit à Jean de
La II »chelle pour faire la
guerre à .ban de Vergy, au
xvi e siècle.
Armes : De gueules à
/rois croissants d'argent.
La maison d'Aiguy habi-
tait Vialla en Rouergue,
diocèse de Vabres, vers l'an
L200. Vers 1550, elle émigra
à la suite des guerres de re-
ligion et vint se fixer à Tou-
louse et dans les environs.
A partir de 1852, cette fa-
mille s'est dispersée et ses
membres habitent des villes
clifférenl
La famille d'Aiguy a cons-
tamment été vouée à la car-
rière des armes.
Messire Jehan d'Aiguy figure parmi les hommes
d'armes de la Montre de l'E-pinasse, en Langue-
doc, passée en \y.xi, sons Charles VI.
Ses ancêtres remplissaient le même emploi,
ainsi que plusieurs de ses successeurs.
Vers 1300, un d'Aiguj occupait des fonctions
élevées auprès du pape. Sua nom se trouve,
co te signataire, au bas d'un acte dans un re-
cueil en latin en quatre volumes des actes pontifi-
caux.
Un d'Aiguy fut conseiller de parlement en 1400
et ligure dans l'Histoire universelle allemande
en b) volumes de Schlosser.
Charles d'Aiguy fut capitaine de compagnie
s.. us Henri III (1560).
Gilbert-Pierre d'Aiguy, capitaine sous Louis XIII,
épousa une demoiselle de La Fonds, dont il eut un
fils, Louis (1670), lequel était seigneur de Metz en-
Coutnre (Artois), et conseiller du roi en sa cour
des Monnaies.
Anthoine d'Aiguy (1648-1740), était lieutenanl
au régiment de Champagne, lit les campagnes du
Rhin sous le colonel bailly de Colbert, et épousa
en 1679 Marthe de Brie, fille de Jean et de Paule
de Mulatier.
Jean d'Aiguy. marquis de Crambes, gen-
darme du roi Louis XV (Maison rouge) (1726-
1812), fut à Fontenoy (1745).
Jean-Baptiste, comte d'Aiguy (1765-1798), ancien
gendarme du roi, fit partie de l'insurrection roya-
liste de l'an VII, combattit à Saint-Martory et à
Montrejeau, se réfugia en Espagne : franchit de
nouveau les Pyrénées, fut pris les armes à la
main, traduit devant un tribunal révolutionnaire
et fusillé sous les murs de Toulouse, à l'âge de
yO ans, comme l'un des chef-, de l'insurrection.
>^')ii frère aîné, le marquis Georges, lit partie delà
même insurrection et ne dut son salut qu'à l'in-
tervention dévouée d'un ancien serviteur de la
famille.
Bertrand d'Aiguy, marquis de Crambes (1801-
1854), lieutenant-colonel d'état-major, chevalier
de la Légion d'honneur, lit quatorze campagnes
d'Afrique de 1830 à 1845 et mourut victime de son
dévouement aux cholériques de Marseille. Il était
commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand. Il avait
épousé Félicie de Blangini.
Raymond, comte d'Aiguy (1804-1874), fut con-
seiller à là cour d'appel de Lyon, chevalier 'le la Lé-
gion d'honneur et épousa en 1841 Sybilla Conradi,
d'origine suédoise.
Alliances directes : De Gàyrard,de Brie, de Lar-
rouy, de La Fonds, de Ravaille, de Balesse, de
de Monérau, de Manen, de Rieupeyroux, Blan-
gini, Jacquet, Conradi, von Steuernagel, de Bou-
card, de ' lancelle,
Armes : Tfargent,au faucon de sable essorant,
emportant un oiseau de même, et fixant un
soleil d'azur, mouvant de Vangle dexlre de
Vécu: au en /' de gueules chargé de sept étoile*
d'or, pos< es \ et 3 et répondant par l tur nombre
2V1
242
au nom de Crambes. Ce chef date du marquisat
et a abaissé les armes primitives.
Heaume taré de face, surmonté d'une couronne
de marquis et orné d'un panache de trois plumes
d'autruche, dont deux blanches et celle du milieu
noire.
Supports: Deux lions tenant Vun une croix
d'or, Vautre une fleur de lys d'or.
Devise : Res sansfe fRien sans foi).
Cri : Pour Dieu et le Roi, dernier cri du comte
Jean en tombant sous les balles révolution-
naires.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Aiguy (Raymond d'). marquis de
Crambes, sous-lieutenant démissionnaire
d'infanterie.
A. (Sybilla Gonradi, G ,esse douairière d f ).
Résidence : boulevard de la Tour-Mau-
bourg, 94 j à Paris.
A. (Garo-Joseph-Georges, C" d'), colo-
nel au I15 e régiment d'infanterie, chevalier
de la Légion d'honneur et chevalier de
3 e classe du Mérite militaire d'Espagne, né
le 26 novembre 1842, tils de Raymond,
comte d'Aiguy, el de Sybilla Conradi,
épousa le 5 lévrier 1N7 1 Lucy-Marguerite-
Adélaïde Guilland de Lurieu, née le 22 no-
vembre 1852,, fille du conseiller Aimé
Guilland, chevalier de la Légion d'hon-
neur, petite-fille du colonel d'artillerie
Guilland, commandeur de la Légion d'hon-
neur, et arrière-petite-fille du lieutenant-
colonel d'infanterie Amé Guilland. Rési-
dences : Mamers et Paris; château de
Lurieu, à Béon, par Culoz; domaines de
Gerveyrieu, par Artemare, et de La Loi, par
Belley (Ain).
Enfants : a) François-Louis-Léon-Ray-
mond., né le 12 janvier 1875; b) René-
Joseph-Aiméj né le 29 avril 1876; c) llay-
mond-Ghristian-Gilbert, né le 27 décembre
issu.
AILHAUD (W -i.
La filiation authentique de cette ancienne fa-
mille fut justifiée devant les commissaires du roi
en 1710, époque à laquelle elle fut maintenue dans
sa noblesse. Elle produisit depuis, par-devant
d'Hozier, juge d'armes de France, une suite de
titres originaux dont les extraits, vérifiés par lui,
existent au dépôt des manuscrits de la Bibliothè-
que nationale à Paris et sont relatés dans plusieurs
nobiliaires. Il résulte de ces
titres que la famille dont il
s'agit est issue .de celle des
d'Ailly, de Picardie, l'une
des plus illustres de France.
Un de ces actes établit que
< 1-uy d'Ailly, auteur de la fa-
mille d'Ailhaudde Provence,
partagea avec Pierre, son
frère, les biens de leur père,
le ô mars 1215, et que, par-
mi ces biens, étail la terre
seigneuriale de Cahon ou
Ca villon , qui appartenait
à leurs ancêtres. Le même < *uy d'Ailly épousa, par
contrai du 10 mars L216, Sibille Ailhaud, dame
d'Arlan et de Mus, terres qu'elle léga à Fouquet,
leur Bis, à condition qu'il prit le nom d'Ailhaud
aux termes de son testament de l'année 1245. —
Fouquet d'Ailhaud fut en grand crédit auprès de
Charles d'Anjou, comte de Provence, frère de
saint Louis, l'accompagna en Provence, où il se
fixa, et à la i quête du royaume de Naples. Il
avait épousé, en 1248, par contrat passé devant
Tornatori, notaire à Sisteron, Anne d'Agoult, des
comtes souverains de Sault. On le voit qualifié de
magnifique seigneur dans le contrai de mariage
de Jean d'Ailhaud, son fils, lequel épousa, le 1"
octobre 1278, Lucie de Lascaris, petit-fille de
Théodore Lascaris, dit le Jeune, empereur de
Constantinople , et nièce de Jean IV. qui fut
détrôné par Michel Paléologue. Jacques, l'un des
fils de Jean d'Ailhaud, fut évoque de Glandèves,
en Provence, et assista au concile d'Avignon en
1337. — Les mêmes titres établissent qu'à cette
époque, et depuis, plusieurs membres di tic-
famille étaient chevaliers et seigneurs de diverses
terres dans la haute Provence. On trouve ensuite,
parmi leurs desrendants, un grand nombre d'offi-
ciers qui se distinguèrent dans les arméesdela
France, entre autres Pierre Ailhaud, seigneur de
Gheiron,qui servit sous Louis XII el François I er ;
— Jean, capitaine d'une compagnie de 150 hommes
d'armes, tué au siège de la Rochelle en 1.")}.;: —
Pierre, qui reçut de Henri IV, en récompense des
notables services qu'il lui avait rendus et de ceux
de ses pères, la cession des droits du roi sur une
partie île la terre de Méouille, par lettres patentes.
données à Melun le 17 février 1600; — Jean,
neveu de celui-ci, capitaine d'infanterie, mort des
suites Je ses blessures; Pierre Ailhaud. capitaine
d'infanterie, tué au siège d'Arras eh 1640 ; —
plusieurs frères et un neveu de ce dernier, mort
également au service; — Paul Ailhaud. seigneur
de Méouille et d'Angles, capitaine d'infanterie,
qui fit plusieurs campagnes sous le règne de
Louis XIV; — Antoine, son fils, capitaine de cava-
lerie au régiment de Luynes, nommé au comman-
dement militaire de la viguerie de Gastellane
pendant la peste et la guerre de 1746, et chargé de
diverses missions diplomatiques; — François
- 243 -
— Wi -
d'Ailhaud de la Baume, capitaine au régiment de
Richelieu, el Jacques d'Ailhaud, seigueur de » !ase-
neuve, son frère, qui sei'virenl avec distinction
pendant la dernière campagne du Maréchal de
Vil lars et la guerre de la succession d'Autriche.
Celui-ci fui ensuite major d'infanterie el comman-
dant des milices de Provence pendant la guerre
de Sept ans.
Cette famille se divise aujourd'hui on deux
branches : la branche des Ailhaud de Brisis et la
branche des Ailhaud de Castelet.
Armes : De gueules, à trois têtes de lion arra-
chées d'or et lampassées de même ; au chef
cousu d'azur, chargé d'un soleil d'or.
AILLY i// >.
Mais, m d'oi ig ine cheval.'
resque, des plus anciennes
et des plus illustres de
Picardie, où elle esl connue
depuis l'an 1090, où elle pos-
sède depuis l'an 1343 la terre
de Péquigny et la vidame
d'Amiens. L'héritière de la
branche aînée de cette mai-
son les porta, l'an 1620,
dans la maison d'Albert de
< îhaulnes.
Armes : De gueules, à deux branches d'alisier
passées en sautoir depourpre : an chef échiqueté
d'or cl d'argent de trois lires.
La branche subsistante hlasonne : De gueules
à deux branches d'alisier d'argent en couronne.
les extrémités supérieures et inférieures en snn-
toir; au chef échiqueté d'argent et d'azur de
irais, lires.
ALADANE DE PARAIZE.
Cette famille est originaire
du Bourbonnais et descend
des seigneurs de Paraize,
Nivernais et Bourbonnais.
Elle a possédé la châtellenie
de Moulins.
Armes : D'azur, ù deux
fasces d'argent, accompa-
gnées 'ii' six besanls d'or,
o en chef, 2 entre 1rs fasces
el 1 e/t pointe.
ALBERT DE LUYNES u/ >.
La maison d'Albert a une origine commune
ave.- Les Alberti, seigneurs de Catenaia, famille
puissante de Florence, qui fut exilée vers la lin .lu
xiv siècle. Les preuves faites par le connétable
de Luynes pour être reçu chevalier des ordres 'lu
roi ne remontent qu'à Thomas Alberti. nommé,
le 19 janvier 1416, viguierdu Pont-Saint-Esprit. Il
.'•lait
venu s'établir
«&#
liai. s le comtal Venaissain
lorsque la proscription con
Iraignil sa famille a quil ter
F lorence . Pierre - Alberti .
frère 'le Thomas, se distin-
gua au siège 'le Beaucaire et
s'attacha au service 'lu I >au-
phin, depuis Charles XII.
donl il devint le panetier
après sou avènemenl au
trône . Honoré d'Albert,
chambellan 'lu «lue d'Alen-
çon . se battil , eu 1576, en
champ clos au puis de Yin-
cennes.en présence 'lu roi et
'le la COUr, contre le capitaine Panil mpl 'le
la compagnie des gardes du corps écossais, qui
l'avait accusé d'avoir, deux ans auparavant, favo-
ri-'' l'évasion duducd'AlençonetduroideNavarre,
depuis Henri IV, chefs tous deux 'lu parti 'les
politiques. Il tua son adversaire et eut toute la
gloire du i Pat. qui fut le dernier duel autorisé
par nos lois.
Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII,
fut élevé à la dignité de connétable, vacante, en
L6I4, par la mort d'Henri de Montmorency. Il
obtint pour lui-même l'érection de la terre de
Maillé en duché-pairie, sous le nom de Luyi
par lettres patentes de 1679. Sa veuve. Marie de
Ruban, épousa en secondes noces Claude de Lor-
raine, duc de Chevreuse, qui mourut en 1657, >ans
laisser de postérité. Elle eut alors, pour -es repri-
ses, la terre de Chevreuse, qu'elle donna à Charles
d'Albert, duc de Luynes, 61s aine de son pre-
mier lit. Des lettres patentes de décembre 1671
rétablirent le titre ducal de Chevreuse, qui fut cu-
mulé avec celui de Luynes par la même branche.
Honoré d'Albert, frère putné du connétable,
épousa, le 19 janvier 1620, Charlotte d'Aillv fille
et héritière du comte de Chaulnes, à la charge de
prendre les noms, armes et cri de cette ancienne
maison. Le roi lui accorda l'érection de la terre de
Chaulnes en duché-pairie, par lettres patentes de
janvier 1621 : sa branche périt en 1619. Un antre
rameau, sorti de la souche de Luyue6-Chevreu8e,
releva le nom et le titre ducal de Chaulnes; mais
il s'éteignit lui-même à la lin du siècle dernier.
Léon d'Albert, autre frère «lu connétable,.épousa
Marguerite-Charlotte, fille ut héritière du duc de
Luxembourg, et il Obtint, par lettres patente- du
10 juillet 1620, d'être snl.tilu '■ au duché-pairie
de la maison de sa femme.
outre les biens considérables qu'elle avait da
le Midi, la maison d'Albert possédait le coml<
Tours, le duché non-pairie de Pecquiguy, les prin-
cipautés de Neufchâtel et de Wallengin en Sui
d'Orange en comtat Venaissin, et de Grimberj
dans les Pays -Bas.
Elle a donné' un connétable, deux maréchaux de
France, quatre lieutenants généraux, des officiers
supérieurs et des chevaliers des ordres du roi.
La souche des ducs de Luynes et des ducs de
1
— 245 -
— 246 —
Ghevreuse s'est seule perpétuée jusqu'à nos jours.
Depuis plusieurs générations, ses représentants
ont porté alternativement l'un de ces deux titres,
pour conserver celui qu'ils avaient du vivant de
leur père.
Elle avait pour chef, en 1785, Louis-Amable
d'Albert, duc de Luynes, pair de France, marquis
de Dangeau, dont le fils unique, Paul-André-
Charles, duc de Ghevreuse, fut appelé à la pairie
le 'i juin 181 i et honoré des ordres du roi en 1825.
Armes E car télé : au 1 et 4 d'azur, à quatre
chitines d'argent en sautoir, aboutissantes en
cœur à un anneau du même; aux 2 et 3 d'or,
au lion de gueules, couronné du même; sur le
tout : d'or, au pal de gueules^ chargé de trois
chevrons d'argent, qui est de Neufehâlel.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Albert de Luynes (H.-S.-M.-C. duc d")
et duchesse, née d'UzÉS. — Résidinces : 76,
avenue des Champs-Elysées, à Paris; châ-
teau do Luynes, par Luynesi Indre-et-Loire) :
château de Ghâteaudun, par ChâteauduD
(Eure-et-Loir); château de Marchenoir, par
Marchenoir (Loir-et-Cher).
Mère : A. de L. (duchesse d'). née de
La Rochefoucauld- — Résidences, M, rue
de Varenne, à Paris : château de Dampierre :
château de Saint-Remy-lès"-Chevreuse, par
Ghevreuse (Seine-et-Oise) ; villa de Luynes,
routes de Fréjus à Cannes (Alpes-Mari-
times).
ALBERTAS (d").
C'est une 1res ancienne famille originaire d'Ita-
lie. Selon la critique duiVo-
blliaire de Provence, « elle
fut transplantée en France
par Antoine Alberto s, l'an
loijO : c'était un riche négo-
ciant d'Albe qui n'ayant pas
d'enfants, établit un de ses
neveux (Jean Albertas) à
Apt,parlemari ige de ( Cathe-
rine Roque, tille unique et
héi itièreile Sebastien Roque,
riche tanneur, avec lequel
Antoine Albertas faisait un
grand commerce de peaux. »
Cette famille a produit un grand nombre d'offi-
ciers de terre et de mer, des capitaines de cin-
quante et de cent hommes de guerre, des capi-
taines de vaisseau, des conseillers et présidents
en la cour des comptes de Provence, des gentils-
hommes ordinaires de la chambre du roi, etc.
Elle est en possession de la pairie et île la qua-
lité de marquis.
Elle était également en possession du titre de
baron de Dauphin depuis l'an IGj'j, et du marqui-
sat de Bouc depuis l'an 170Ô.
Elle a fourni plusieurs chevaliers, baillis et com-
mandeurs de l'ordre de Malte depuis l'an 1017.
Armes : Jw gueules, àuloup ravissant d'or.
Devise : Fa ta viam in renient.
ALBIGNAC ufi.
Famille d'origine chevale-
<#\ *# XPzH (p M& resque de la province du
^ê^Jf Languedoc. Elle remonte fi-
liativement à < ï-eoffroy d'Al-
bignac, damoiseau, qui vi-
vait en 1224.
Pons d'Alhignac, damoi-
seau, rendit hommage le
2<î février 1318 à Géraud
d'Adhémar, seigneur de < rri-
gnon et d'Aps : Pons d'Albi-
gnac rendit encore les hom-
mag> s à ( rlliot d'Adhi'mar le
1) mai 1417.
Cette famille a produit des officiers de terre et
de mer, et a obtenu les honneurs de la cour sur
preuves faites au cabinet des ordres du roi.
Armes : Primitives : Ecartelé : auxi et \ d'azur,
à trois pommes depin d'or: au chef du même;
aux 2 ri ■', de gueules, au lion d'or. Elles sont
prix- sur les preuves que cette famille lit lors de
la recherche en Languedoc, où elle fut maintenue
en 10 '.».
Actuelles : D'azur, à i mis pommes de pin d'or ;
au chef du même.
ALBONu/i.
Le château d'Albon, situé
sur une hauteur, non loin
de la rive gauche du Rhône,
était, au moyen âge, une des
plus fortes places de défense
du royaume de Bourgogne.
Ses puissants propriétaires,
qui lui empruntèrent leur
nom, tirent reconnaître et
consacrer par les empereuis
leur indépendance, comme
b-s comtes de Die. de Vien-
nois, de Forcalquier et les
autres grands feudntaires du
pays. Tandis que les comtes d'Albon étendaient
leur domination sur tout le Grésivaudan et le
Dauphimyune de leurs branches cadettes acqué-
rait par mariage le comté de Lyonnais, qu'elle
conserva jusqu'en 1173, et celui du Forez jusqu'en
m
— m —
L373 ; enfin, la troisième branche détachée de la
précédente régnait sur les pays de Dombes et de
Beaujolais de 1275 à 1400.
Les comtes d'Albon cl de Grésivaudan ont une
filiation authentiquemenl établie depuis Guigues I,
([ni mourut en 940. Tous ses successeurs portè-
rent le même nom de baptême que lui jusqu'à
Guigue IX. dont le père, Guigues VIII, avait
adopté, vers 1140, le surnom de Dauphin. Cette
dénomination, dont l'origine est encore un pro-
blème, devint le titre distinctif des comtes on sou-
verains du Dauphiné, et leurs armes parlantes
furent : D'azur, au dauphin pâmé d'or, t<i>i<//t<\
barbé et crête tic gueules.
(iniques IX. comte d'Albon et dauphin de Vien-
nois, mourut en 1162; sa fille et unique héritière,
Béatrix, épousa Hugues III, duc de Bourgogne,
dent la maison se trouva ainsi en possession du
Dauphiné.
L'extinction de la descendance mâle de Hugues
fit passer la qualité et les possessions des Dau-
phins dans la maison de la Tour du Pin par le
mariage d'Anne de Bourgogne, comtesse d'Albon,
avec Ilumbert delà Tour du Pin, en L273.
On sait qu'Humbert II, petit-fils d'Anne de
Bourgogne, désillusionné des grandeurs, embrassa
la vie religieuse, et que, n'ayant pas d'enfants lé-
gitimes, il céda le Dauphiné à Philippe de Valois,
à la condition que les fils aines de nos rois pren-
draient le titre de Dauphins et écartelleraient les
armes de France de celles de cette province. 11
avait eu un fils naturel, Amédée de Viennois, au-
teur de la maison de Viennois, dont le marquis
d'Albon, pair de France, avait épousé l'unique
héritière.
La première race des comtes d'Albon semblait
complètement éteinte ; mais dans le Lyonnais, il
s'éleva une maison d'Albon, seigneurs de Curis et
de Saint-Forgeux, que plusieurs généalogistes
disent être issue de Guy-André d'Albon, frère
puîné de Guigues IX, quoiqu'elle ait des armoiries
différentes de celles des Dauphins dont elle a pris,
dans les temps modernes, les armes comme écar-
telures. Un de ses rejetons, André d'Albon, che-
valier croisé, étant à Acre en 1190, fit un emprunt
à des marchands génois ; son nom et ses armes
ont été inscrits au musée de Versailles.
i^'tte seconde race d'Albon a formé plusieurs
branches, dont toutes sont éteintes, à l'exception
de la branche des comtes de Saint-Marcel. Son
représentant à la fin du siècle dernier, Camille-
Alexis, marquis d'Albon, prince d'Yvetot, a fait
ses preuves de cour pour monter dans les car-
rosses du roi, et sa filiation authentique fut éta-
blie par Cherin à partir du xiv siècle. Son fils
André-Suzanne, marquis d'Albon, né- à Lyon le lô
mai 1760, maire de cette ville en 1813, fut élevé à
la pairie le 5 novembre 1827. 11 avait épousé, le 16
mars 1803, Alexandrine-Emilie, tille unique du
marquis de Viennois, dernier descendant mâle
d'Amédée de Viennois, fils naturel de Humbert II
de la Tour du Pin, qui avait cédé le Dauphiné à
Philippe de Valois, n a laissé de ce mariage trois
fils, seuls rejetons de leur maison. (Une personne
a usurpé le nom de chevalier d'Albon : elle est
morte vers 1820, laissant plusieurs entants qu'elle
avait fait inscrire sur les registres de l'état civil
sous ce nom emprunté.)
Charles X appela le dernier représentant de cette
illustre maison à la Chambre des pairs, qu'il a
quittée en 1880. Le titre de marquis était hérédi-
tairement attaché à la pairie.
Armes : Écartelé : aux 1 et \. de sable à la
croix d'or: aux 2 et 3, d'or, au dauphin d'azur.
Supports: Deux lions couronnés à V antique.
Devise : A cruce Victoria.
ALBUFERA iV/'i. — Voy. Suchet.
ALBUKERQUE (,/'). — Voy. La Cueva.
ALES DE CORBET.
Cette famille est très an-
cienne ; elle prouve une ii-
liation suivie depuis Jean
Aies, cadet de famille,
homme d'armes qui servait
dans l'une des quinze com-
pagnies d'ordonnances,
créées, par édit du roi Char-
les VII, en 1445, pour la
réforme de la gendarmerie
française. Il était de noble
extraction, car, suivant le
savant historien de la mi-
lice française, p. Daniel, les
gendarmes étaient gentilshommes. Il épousa de-
moiselle Antoinette du Mesnil, en 1452, qui lui
apporta en mariage la moitié par indivis de la
terre et seigneurie de Gorbet, que sa mère lui céda
par acte du 6 juin 1452. Son fils, Charles d'Alès,
seigneur de Gorbet, continua la descendance; les
descendants directs de Charles d'Alès furent
français. D'Alès. gentilhomme ordinaire delà
maison du roi, épousa, en 15G7 Françoise de
La liocque : ils eurent René d'Alès, chevalier sei-
gneur de Corbet, qui épousa en 1567, Gabrielle
Coigne de Marteau et en deuxièmes noces Ga-
brielle de < Jhasteau ( lhallon : il fut tué à la tête de
sa compagnie en combattant au service «lu roi
contre la Digue et eut du premier lit :
Bené d'Alès II, qui épousa : I" en 1594, Mar-
guerite Musset, et 2° en 1602, Louise Hutte du
Noisement.
I! eut du second lit :
Pierre d'Alès, maréchal de camp, qui épousa,
en 1696, Marie Mussel de Pray, dame d'honneur
de la reine mère Anne d'Autriche.
Jacques d'Alès, seigneur de Gorbet. capitaine
249
- 250 —
qui épousa en 1669, Louise-Aimée de Patay de
Gléreau.
Pierre d'Alè3 II, seigneur de Corbet, qui épousa,
en 1711, Françoise Breton îles Bordages ;
Pierre-Alexandre «l'Aies de Corbet, ci-devant
lieutenant dans le régiment de la vieille marine,
a épousé, en 17'iD, Marie-Anne Daguet de Beau-
vais, dont plusieurs enfants.
Armes : De gueules, à une fasce d'argent
accompagnée de trois molettes de même, posées
deux en chef et Vautre à la pointe de Vécu.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
( Iimieii : Un lion issant.
ALESME DE MEYCOURBY (d).
Seigneur de Parempuire, du Peyrat, etc., fa-
mille noble et ancienne de (Juvénile, connue dès
le milieu du xni" siècle. Elle a produit un grand
nombre il>' personnages distingués dans la ma
trature au parlement de Bordeaux.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accom-
pagné en pointe d'un croissant d'argent; au
chef cousu de sable, charge de trois molettes
d'éperon d'argent.
ALEYRAC (cT).
Cette famille, fort an-
cienne, s'est toujours dis-
tinguée dans la carrière des
armes. Elle est originaire
du Languedoc.
L'histoire générale «lu
Languedoc les mentionne
dès 1124, époque à laqu
deux d'Aleyrac prêtèrent
serment de fidélité au vi-
comte Bernard-Aton.
La branche ainée s'est
éteinte en la personne <b'
Pons d'Aleyrac, baron d'Aigremont, mort des
blessures qu'il avait reçues de l'année en 1549. 11
avait épousé Marguerite de Cambis. La branche
cadette des seigneurs de Faugères s'est établie
dans le Vivarais. De cette branche était issu de
Guinot d'Aleyrac, dont le père, Claude d'Aleyrac,
se distingua à la bataille de Cerisoles en 1544.
Le baron d'Aleyrac est, par sa mère, petit-lils
du marquis de Monspey, lieutenant général des
armées du roi. président de la noblesse du Beau-
jolais, député de cet ordre aux États généraux et
.l'un «les derniers défenseurs du roi Louis XVI à
Versailles.
Ames : Écartelé: auxl et 4 d'azur à un demi-
cul d'argent; aux 2 et 3 de gueules à une tour
d'argent ajourée de sable.
ALGAY <d).
La famille d'Algay était
établie à Brive depuis 1621 .
ainsi que l'atteste un acte
de partage entre Zacharie
d'Algay, advocat en la cour,
et M. François de Jéraud,
prestre chanoine en l'église
collégiale de Saint-Martin
de Brive, et Paule de Les-
cot, damoiselle fille de feu
Barthélemi de Gérand et de
Jeanne de Sahuguet.
Cette pièce, qui est entre
les mains de la famille
d'Algay, relate le testament de François de Gé-
raud, en date du 3 juin 1621, en faveur de l'ran-
çois de Géraud, son petit-fils, dont la tille avait
épousé Zacharie d'Algay.
Parmi les membres dont s'honore la famille, on
cite Etienne d'Algay de Martignac, mort en 1652 ;
la langue latine eut en lui un traducteur distin-
gué. Ses traductions de Térence, de Virgile. d'O-
vide, de Juvénal, le firent appeler à l'Académie
française dès sa création. 11 écrivit aussi des mé-
moires sur Gaston, frère de Louis XIII.
M. de Martignac, ministre, descendait d'une
branche de la famille d'Algay établie à Bordeaux.
Armes : Limousin : D'argent, au chevron de
gueules surmontant une tour de même, maçon-
née de sable.
ALIGNY (d'). — Voy. Picot: Quarré.
ALIGRE ou HALIGRE (d').
Famille illustrée et ano-
blie par de grandes chai
et par des hommes célèbres.
Elle remonte à : 1. Jean Ha-
ligre, premier du nom, me-
sureur au grenier à sel de
Chartres ; II. Guillaume
Ilaligre. bourgeois de < !har-
tres ; III. Etienne Haligre,
seigneur de Chouvilliers,
père du premier chancelier
d'Aligre, dont descend toute
celte illustre maison.
Cette famille a produit
deux chanceliers de France, des lieutenants géné-
raux, des conseillers d'Etat, des présidents au
Parlement de Paris, des commandeurs de Saint-
Louis.
Elle a donné des chevaliers de Malte depuis
1691.
Elle est en possession du titre de marquis et a
été élevée à la pairie en 1814.
— 251 —
—
A.RMI s : Bureléd'oret d'azur : au chej d'azur,
chargé de trois soleils (for.
Devise : Non uno gens splendida sola.
. POMEREU.
<&iMM
ALINEY D'ELVA (d').
La branche ainéo de cel te
famille s'établit en France
sons Louis W. Le comte
d'Aliney d'Elva quilla l'Ita-
lie pour venir à la cour,
sous les auspices de sa tante,
la princesse de Savoie-Cari-
gnan. 11 devint maréchal de
camp, puis gouverneur de
la Martinique. Son Bis fut
maréchal sous le premier
empire. Blessé en Espagne,
il prit sa retraite pour cette
cause et resta quarante-
quatre ans maire de Changé. Son petit-fils, le
comte Auguste, fut aussi maire de la même ville
pendant vingt-sept ans.
i ette ancienne maison fait remonter sa filia-
tion non interrompue jusqu'en l'an 1000, et four-
nit des preuves de son existence depuis l'an 800.
Armes : Piémont : D'azur, à trois étoiles d'or
mal ordonnées en chef^et un croissant de même
en filiale.
Devise: Une comète d'or avec cette légende:
Elata refûlget.
ALLAINES (d,). — Voy. Gaudart.
ALLARD (<f).
La nohlesse de cette fa-
mille remonte jusqu'à Ga-
briel Allard, écuyer demeu-
rant à Mohtvendre, diocf se
de Valence, qui, le 20 jan-
vii )• 1516, épousa Cécile du
Perrier.
Un Jeun d'Allard servit
en 1G36 dans l'armée de Pi-
Picardi'e et prit part au
siège de < lorbie.
Abmes : Dauphiné : D'or^â un chevron de sable
accompagné de trois étoiles d'azur rangées en
chef, ci d'un croissant de gueules en pointe.
ALLEMAGNE (ef).
La famille d'Allemagne tire son nom d'une
vieille baronniede même nom située en Provence,
à Allemagne, près de Eliez (Bass s-Alpes). Cette
baronnie existait déjà avant le xm« siècle; elle
f.
tait possédée à cette époque par la maison de
1 îastellane dont les mbrea
s'intitulaient seigneurs et
barons d' A i lem agne et
étaient connus sous le nom
de Castellane - Allemagne.
Après quatre siècles la ba-
ronnie passa dans la maison
d'< >raison . puis dans celle
de Vara
I.e vieux château d'Alle-
magne encore : ce qui
en restp, forme une rua
imposante. 11 fut plusieurs
ois démantelé pendant les guerres de religion, et
les annale- de Provence nous ont conservé le sou-
venir d'un terrible combat qui eul lieu sous les
murs du château et où fut tué le seigneur d'Alle-
magne.
Le baron d'Allemagne, à la suite de l'émigra-
tion, rentra en possession du château ; mais pres-
que toutes les terres avaient été vendues comme
biens nationaux, et, après sa mort, son fils vendit
le vieux château au marquis Ripert de Monclar,
lequel y a t'ait quelques restaurations.
Plusieurs cadets de famille sont allés s'établir
en Poitou, en Auvergne et en Bugey, à des épo-
ques différentes, soit par suite d'alliances con-
tractées dans ces pays, soit par suite d'événements
inconnus. La branche aînée restée en Provence a
seule porté le titre de baron, lui effet, les nobi-
liaires des autres provinces ne donnent aux mem-
bres de la famille d'Allemagne que les titres de
chevalier et d'écuyer.
Les branches de Poitou et d'Auvergne sont
éteintes, la première depuis l'année 1650 et la
deuxième depuis 1706.
La branche établie en Bugey est la seule survi-
vante aujourd'hui. M. Steyert, dans ['Armoriai
du Lyonnais, p. 110, donne la généalogie com-
plète de cette famille depuis 1577, époque où un
cadet de la maison d'Allemagne quitta la Pro-
vence, on ne sait à la suite de quel évém ment.
Le général d'Allemagne, qui commandait l'a-
vant-garde de l'armée d Italie pendanl la glorieuse
campagne de 1796 et fut plus tard général en chef
de l'armée de Rome, puis créé baron de l'Empire
par Napoléon I" r . appartenait à cette famille. I"n
de ses petits-fils, M. Paul d'Allemagne, a hérité
du dernier, baron d'Allemagne de Provence, mort
en 1890.
Ainsi, les branch - de Poitou et d'Au-
vergne, «'tant éteintes, les descendants du général
d'Allemagne sont les seuls héritiers d'un titre de
baron vieux de plus de 600 ans, nuire celui qu'ils
tiennenl de l'Empire, et d'un nom de très ancienne
chevalerie auquel le général d'Allemagne a ajouté
un nouvel éclat
Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à deux
lions affrontés d'or soutenant une étoile du
même (qui est d'Allemagne de Provence) ; Ouœ
I
253 -
— 251 —
2 et 3,mi-parli coupé : au id'azur à latour d'o)
surmontée de trois étoiles d'argent; au J de
gueules à Vépée haute d'argent; au 3 d'or
au pont de sable terrasê de sinople (qui e.st
des barons de l'Empire).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Allemagne (B on àbel d'). marié en
1860, à Mario de Mayol de Lii-é. dont il
a eu : Marre/, André et Anne. — Rési-
dence '• Belley (Ain).
2° A. (B on Paul d'), ancien officier de
cavalerie, chambellan de S. S. le pape
Léon XIII, baron d'Allemagne comme hé-
ritier et parent du dernier baron d'Alle-
magne de Provence, en vertu d- 1 son testa-
ment en date dn 1? avril 1881. Il avait
épousé, en 18GG, Marie Maupetit, petite-
nièce du général baron Maupetit, morle en
1892, et dont il n'a pas eu d'enfant. —
Résidence : Ch au de ïalissien. par Artemare
(Ain).
3° A. (Julien d'), qui a épousé : 1" Marie-
Thérèse Dl MOLLA.RD DE BOUVILLER, dont ii
a eu une fille, Louise, mariée à Henri
d'Orivai. de Miserey; 2° Louise du Pont
de Romémont. — Résidences : Besançon
et ch au de Romémont, par Saint-Nicolas-du-
Port (Meurthe-et-Moselle).
A. (Léon <r \ marié «mi L861, ;i Camille
Mornay, dont il a : Marthe, Part et
Marie-Thérèse. — Résidence : Bourg-en-
Bresse (Ain).
ALLOUVEAU DE MONTRÉAL.
Famille originaire du Midi,
déjà établie en Limousin au
xn 1 ' siècle.
Robert Allouveau , sei-
gneur de Saint-Germain et
de Montréal, se distingua à
la troisième croisade ; un de
ses descendants fut gouver-
neur du Limousin au xvie
siècle ; depuis, divers mem-
bres ont porté les armes ou
exercé des charges dans la
magistrature et ont été con-
nus sous le nom de seigneurs
de la Chaussade et de Mon-
tréal: cette dernière terre est encore dans la
famille.
Dans ce siècle, un Allouveau de Montréal a été
garde du corps de Louis XVIII : un autre est mort
général de division après avoir commandé plu-
sieurs années à Rome : un troisième est mort en
1890 colonel d'artillerie.
Armes : Êcartelè : au 1 d'azur au soleil d'or :
aux2 et'S,échiquelé d'or et d'azur ; au 4 d'azur,
aux trois croissants d'or : sur le tout :degueules
un lion d'or.
L'écu timbré d'un heaumo d'or taré de front à
neuf grilles.
Cimier : Un lion.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Allouvsau de Montréal (Louis), marié
à Charlotte Quarré de Boiry.
Fils : a) Etienne, lieutenant au 125 e de
ligne, on garnison à Poitiers; />>, Henri.
Résidence: Gh au de la Vialle, par la Croi-
sille (Haute-Vienne).
ALMERAS-LATOUR.
Famille dérobe du Languedoc; charges muni-
cipales au wir siècle; sous-lieutenant général des
armées navales sous Louis XIV. Titre de l'Empire
éteint.
Armes : Provence : D'azur, au lion d'or armé
r/ lampassé de gueules; nu chef du second
chargé de trois palmes de sinople posées chacune
en bande. —Alias : Ecartelè : nu \ de sable, à
la tour d'argent , ouverte, ajourée et maçonnée
d n champ; aux 2 et '■', d'azur, au lion d'or,
connue ci dessus ; au \ de sinople, ù lu tmnde
d'argent.
ALSACE-HÉNIN ($).
Alsace-Hénin-Liétunl. comtes et marquis d'Al-
sace, princes d'Hénin et
du Saint-Empire, branche
aînée seule survivante.
Famille illustre,, d'ori-
gine féodale , chevaleres-
que et souveraine, des-
cendante directe de Thié-
ry d'Alsace, par Simon
f|l| J d'Alsace; son second fils
établi en Flandre et ma-
rié, en 1170, avec Mar-
guerite, comtesse d'Hé-
nin-Liétard. I >éscendance
directe et clairement prou-
vée depuis cette époque.
Princ. f=, souverains, princes du Saint-Empire,
pairs du Hainaut et de Flandre, généraux dans les
armées impériales et royales, vicomtes et barons de
- 255
— 250 —
plusieurs vicomtes et baronnies; chevalier de la
Toison d'or, chevaliers ei commandeurs deMalte;
dames de divers chapitres nobles, dames de la
Groix-Etoilée, etc.
Un fait mémorable à noter : vers L220, Beau-
doin, comte d'Hénin-Liétard, vicomte de Sébourg,
seigneur d'Angersel de Faut, vendil son comté
d'Hénin pour se croiser.
Armes : Autriche, Lorraine, Flandres : De
gueules, à la bu mie d'or.
ALVIMARE (cP).
.',^ « La maison A
^r $ JÎP ni11 ' ! '''' s ^ e co
dh^*^J[ du moyen âge,
La maison AJLvimare, eon-
commencement
semble avoir
eu pour berceau le fief des
Blanques, dans le bailliage
de < laux.
Un Alvimare était maré-
chal de camp aux armées
du roi en L680.
Le chef actuel, du nom de
Charles d'Alvimare, a ob-
tenu, par décret du 2 mars
1877, de joindre à ses noms
celui de marquis de Feu-
quières, d'une ancienne maison qui s'est «'teinte
dans la personne de sa mère, née de Pas de
Feuquières, dont il écartèle à présent les armes.
Armes : Ecartelê : au c I et 5 d'azur au che-
vron d'or, à trois merleltes du même, placées 2 en
chef et 1 en pointe; aux ~l et 3 de sable parsemé
de fleurs de lis, d'or, au lambel du même en chef.
ALVI3ET DE MAISIÈRES.
Cette famille, connue à
Besançon en 1560 et au Par-
lement de I >ijon en 1636, a
possédé les seigneuries de
Gharcenne,Thise,Maisières,
etc. Claude Alviset, écuyer,
était cogouverneur de Be-
sançon en 1642. Ses descen-
dants ont fourni deux pré-
sidents et un conseiller au
parlement de Franche-
( îomté 1 1 / 15, 1725, 1785); un
pr. mierprésident de la cour
impériale de Besançon, mort en 1853. Joseph Alvi-
set de Maisières, auteur d'une branche cadette, à
créé baron le 24 mars 1825. Cette famille a
aussi donné de.- officiers de mérite.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accom-
pagnée de trois besants d'or. 2 et 1. et percée
d'un losange du champ.
ALZIARY.
Originaire d'Italie, cette famille a produit deux
branches: celle de Malausséna et celle'. le Roque
fort, encore existantes. Elle s'est alliée avec les
maisons .le Beaumont, de Flotte, de Lascaris, de
< ii imaldi, de Serrât, etc.
Armes : De gueules, à la tour ouverte d'or,
sommée d'une aigle de sable au voléployé.
ALZON. — Voy. Daudé d'Alzon.
AMARZY {(!').— Vin/. SàHUGI ET.
AMAUDRIC DU CHAFFAUT (tf).
Cette familleest originaire
de Digne, dans le voisinage
duquel se trouve le village
dw Chaffaut.
Son auteur. Joseph Amau-
ilric, seigneur du » lhaffaut,
fut pourvu, le G avril 1634,
d'un office de conseiller se-
crétaire du roi, près la cour
des comptes, aides et finan-
ces de Provence.
Cette t'a nulle a produit
des chevaliers de Saint-
Louis, un sénateur, des
magistrats et des officiers de toutes armes.
Elle est en outre alliée aux principales familles
de Provence.
Armes : D'azur, à une colombe s'essorant
d'argent, tenant en son bec un rameau d'olivier
de sinople.
Le chef actuel de la famille hlasonne :
D'azur, à la colombe essorant d'argent, te-
nanten son bec un rameau d'olivier de sinople
et au chef d'or.
AMBERT (cV).
Cette familleest originaire
du Quercy, vicomte de Tu-
renne, où elle a brillé par
riches po ions et
ses alliances. Par substitu-
tion, en date de 1452, elle
fut appelée d'Ambert de La
Tourrette au moyen de l'ad-
dition, portée au contrat de
mariage, de Guyot d'Am-
1,,.,-t . sire de < luremonte,
avec Suze de Blanchefort,
héritière par son père, Ber-
trand de Blanchefort, de la
rneurie'de La Tourrette, lequel était petit-fils
p U iné parAssalit de Comborn d'Archambaud, qua-
trième du nom. vicomte de Comborn, qui avail
bâti le château de Blanchefort;
< m ignore l'époque à laquelle les seigneurs
8
■-'•)/ —
- 258 —
d'Ambert devinrent sires de Curemonte, dont ils
portaient déjàle nom en 1085, et ;mssi pourquoi,
dès l'an 1226. ils portèrent alternativement et ont
porté depuis les noms de Curemonte et d'Ambert
jusqu'en L436, que celui de d'Ambert est devenu
héréditaire.
Cette famille subsisté encore dans deux 'le ses
branches qui se sont séparées eu 1639.
Branche aînée
Cette brandie fut continuée par Mathieu d'Am-
bert, seigneur de La Tourrette et de La Johannye.
Un de ses descendants fut créé marquis le 11 sep-
tembre 1749.
Armes: Ecartelé : aux 1 et 5 de gueules, à
la panthère d'or; aux 2 et '■> d'azur au croissant
d'or, accosté de deux étoiles d'argent posées en
fasce.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Ambert (Edmond-Charles-Marie, M 1 ^
de La Tourrette <l' \. — Résidence :
1 1. rue Lauriston, à Paris.
Fils : Maurioe-Charles-Irénée-Léon-
Anatole, né le 10 juin L872, non marié.
Branche puînée
• lette branche fut fondée
par Léger d'Ambert, sei-
gneur de La Coste el de
Sérilhac.
Armes : De gueules, à la
panthère d'or et au chef
d'azur chargé d'un crois-
sant d'or, accosté de deux
étoiles d'argent.
Ambert de Sérilhac
(Henri d'). — Rési-
dence : Château de La-
garde, par Sainte-Fortunade (Corrèze).
AMEDOR DE MOLLANS u/').
Cette maison remonte,
par titres authentiques, à
l'an 1200.
Elle est originaire de
Franche-Comté et Bourgo-
gne.
Elle a produit un grand
recteur de l'Académie en
1590, un cardinal maître du
palais sous Urbain VIII :
des chevaliers de Malte et
de Saint-Louis; des officiers.
des abbesses et des chanoi-
nesses.
Armes : De gueules, à la croix patriarcale
d'or cantonnée de quatre trèfles du même.
Cimier : Un lion issant armé, et lampasse de
gueules.
Supports : Deux lions de même, l'un ram-
pant, Vautre passant.
Devise : Cunctis mens aurea.
AMEIL.
L'origine de cette famille
esl incertaine- On trouve
pourtant en 129S un Jac-
ques Ameil, témoin au con-
trat de mariage de Pons de
Thesan avec, Béatrix de
Caylus. Le titre de baron
provient de l'Empire.
Armes : Ecartelé : an 1
d'à lur d une harpe d'or ;
au 2 de gueules à Vépée
d'argent : au '■'< de gueules
au centaure sagittaire d'argent ayant la tête
contournée, décochant une flèche vers senestre;
an \ de sinople, à an sauvage d'or armé d' nu,'
massue du même. — 11 manque le franc quartier.
AMELINE COLLIN DE LA BRIES-
LAINNE.
La famille Collins de La
Brieslainne s'était fixée, av< c
une colonie anglaise, en
Irlande dans le comté de
Wexford, en 1170. Cette fa-
mille d'armateurs émigra
de l'Irlande, sous la pres-
sion des persécutions reli-
gieuses, dans la seconde
moitié 'lu xvr siècle, et
\ int se livrer à l'armement
à ISaint-Malo. Le nom de-
vint Collin de La Bries-
lainne.
Le dernier membre survivant de cette famille,
Virginie-Marie, dame Ameline, morte à Paris le
16 février 1871, ayant exprimé dans son testa-
ment le désir que son nom fût porté par son (ils
unique Henri-Marie, cette addition fut en effet
autorisée par décret en Conseil d'Etat du S août
1873. inséré au Bulletin officiel des Lois du
1S août î*:.;.
Armes: D'argent, an chevron de sable, accom-
pagné de trois corneilles dn même. 2, 1.
L'écu surmonté 'l'un bon naissant de sable, lam-
passe de gueules, tenant entre ses pattes la partie
inférieure d'une lance d'or.
I -
— 260
AMELOT.
V ç&i A Famille illustre par le
6 \\ rKjO\LJP, & barreau, et anoblie par Henri
III. le / décembre 1580, en
la personne de Jean Amelot,
conseiller du roi en tous ses
conseils, maître des requêtes
de son hôtel, en considéra-
tion de ses services. Il était
fils de Jacques Amelot, avo-
cal au parlement, lequel
:i\ ail pour père Jean Amelot,
marchand à ( Orléans, en
1502.
Elle a produit un grand
nombre de magistrats célèbres. L'érection de la
neurie de Mauregard en marquisat eut lieu
par lettres patentes du mois d'août 1651, enre-
gistrées, en faveur de Jacques Amelot, premier
président de la cour des aides, el celle de la sei-
iirie de Gournay, par lettres du 26 avril 1693.
La seigneurie de Servon en Brie fut érigée en
comté, par lettre <lu mois de décembre L681.
Cette famille a été admise dansl'ordrede Malte
dès 1668. Elle a produit un archevêque de Tours.
Armes : D'azur, à trois cœurs d'or, posés 2 el
accompagnes en chef d'un soleil de même.
AMONVILLE (ef).
tte famille est originaire il" Normandie. Le
nom primitif était Desnos d'Amonville. Un
d'Amonville était lieutenant général de la ville de
Vernon, conjointement avec Edme Mordante.
S. m fils, X. d'Amonville, vendit la moitié di
charge au sieur Mordante, et acheta une charge
il. secrétaire du roi, <[ui l'anoblit. 11 avait épousé,
vers l'an 1710, N. do Manneville, dont il Mit plu-
sieurs enfants.
Armes : Coupé de sable et d'argent, >> la licorne
de Vun en l'autre.
ANCHALD (cT).
d'Anchald.
— Vuy. Saulnier
ANDIGNE tf
Le nom d'Andigné, en
latin de Alldeniaco, de An-
deniaco et de Andigniaco,
peul passer sans aucune dif-
ficulté pour un des plus an-
ciens noms qu'il y ait dans
la province d'Anjou. On a
plusieurs chartes qui re-
montent jusqu'au commen-
tent du xi'- siècle, c'est-à-
dire vers l'an 1020 ou 1030.
Il existe un acte d'accord
fait entre les moines 'lu mo-
nastère du Lion-d'Angers et
un Renaud d'Andigné, fils de Sorin, sur les diffé-
rends qu'ils avaient ms au sujet de la terre de
Maugard,el d'un pi-.'' que le mêmeSorin d'Andigné,
sou père, avait donné aces moines à titre d'aumône.
< !el acte ne porte point «le date, mais il est dit
avoir été passé dans le monastère du Lion eu
présence de l'abbé Roberl et de l'archidiacre Ra-
dulphe; or on sail que Robert, abbé du monastère
du Lion, était contemporain de Geoffroi, comte
d'Anjou, deuxièi lu nom. ri .pie celui-ci na-
quit en 1006 ei mourut en 1060. Ainsi l'acte, dont
il est iei question, doit être antérieur à cette der-
nière époque.
Le nom de d'Andigné figure dan-, deux autres
chartesayant été faites vers l'époque 1150.
I.a filiation de cette famille ne remonte pas
aussi haut que le nom de Pi maison, et suivant ce
qu'il y a eu jusqu'ici de titres produits devant le
juge d'armes, elle ne prend clairement époque que
depuis Geoffroi d'Andigné l ri . chevalier, seigneur
d'Andigné et d'Angrié, qui eut pour lils Jean d'An-
digné, vivant l'an L360.
La généalogie de cette famille se continue jus-
qu'à Charles-François d'Andigné de Ribou, sei-
gneur des terres, fief et châtellenie de Poligné et
de la Chesnaïe en Anjou, capitaine dan- le régi-
ment de la Chenelaïe, mari*'' le -.M mai 1726 à de-
moiselle Elisabeth l'entin de Belle-Isle, dont il eut
plusieurs enfants.
Armes : D'argent, a trois aigles de gueules,
an volabaissé, posées 2 et 1, becquées cl »n<
bré 's '/'":.//,-.
Supports : Deux aigles.
Couronne de marquis en cimier.
Devise : Aquila non capit muscas.
ANDRAS DE MARCY.
La famille Andras, d'ori-
gine irlandaise, croit-on, est
venue en France et spécia
ment en Nivernais à la lin
du xiv siècle ; le premier,
dont il >oit Put mention cer-
taine, faisait partie d'une
compagnie royale chargée
d'assiéger Liernais eu Bour-
ne , contre li - l Icor-
cheurs, vers 1 130.
La filiation établie pour
preuves d'admission à Saint-
Cyr et à la suite de rei ensements de l'état de la
nobh sse, remonte -an- mésalliance jusqu'en 1 181,
par pièces authentiques (tous les contrats de ma-
int eu la | ion du comte de .Me
chef de la famille).
I.:. famille Andras, divisée en deux branches au
xvr- siècle, portait alors les noms d'Andras de
Montoy el Andras de Changy. Cette dernière bran-
ule existe.
— 261 —
— 262 —
Elle a été titrée baron de Poiseux depuis la fin
du xvn" siècle, à la suite de la donation faite à
l'un de ses membres de la baronnie de Poiseux.
l'une des quatre plus anciennes du Nivernais, dé-
pendant de l'évêché de Nevers et qui est encore
en sa possession. Elle a été titrée comte de Marcy
le 5 février 1715, succédant dans ce comté à la fa-
mille de Saulx-To vannes, et par privilège du roi.
(Marcy est également en Nivernais.)
Les Andras de Marcy ont fourni de nombreux
officiers sous la monarchie, et ont presque toujours
occupé des charges militaires. Ils ont également
donné des chevaliers de Malte.
lisse sont alliés aux familles de Bouille, de
Pazzis, de La Ferté-Meur, de Clérmont-Tonnerre,
de Glovaudon, des Prez de Lanfernat, du Châtel,
duGuay, de Villaîries, de Planta de Wildenberg,
de Saint-LaunitT, des Varennes.
Armes : D'argent, auchevron de gueules, ac-
compagné de trois tourteaux du même, placés
2 en tête et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Tenan i s : Deux lions.
ANDRAULT DE LANGERON.
En Nivernais : terre et seigneuries possédées
dès le x vie siècle par Geoffroy Andrault, écuyer,
qui épousa en 1532 Gabrielle Raquiet. Elle fut
érigée en comté par lettres du tnoisd'aoùt 1656 en
faveur de leur arrière-petit-fils, Philippe An-
drault, seigneur de Langeron, etc., maréchal de
camp et premier gentilhomme de la chambre de
( iras ion, duc d'i Irléans.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent, po-
sées2et 1. qui est d'Andrault : écar télé d'argent
à trois fasces de gueules vivrées, et une bande
d'azur, semée de fleurs de lis d'or et brochante
sur le tout, qui esl de < lencien.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Andrault de Langeron (G le Théo-
dore). Résidence : château de Langeron,
par Saint-Pierre-le-Moutier i Nièvre);
2° A. de L., colonel au 5 e cosaques
Rossie, gouvernement de Kalisch, à Weiiun
i Russie).
ANFREVILLE (cV).
Toutes les recherches que nous avons faites
pour établir l'état de cette famille, actuellement re-
présentée par M. V. d'Anfreville, caissier principal
à la Banque de France, demeurant 2, rue Radzi-
v.-ill, à Paris, sont restées infructueuses.
Mais nous avons trouvé un document qui ac-
quiert, grâce a l'époque à laquelle nous sommes
une certaine importance. 11 s'agit d'un seigneur
d'Anfreville qui vivait en 1716 dans la province
de Normandie, diocèse de Rouen, élection de Gau-
debec.
Ce seigneur d'Anfreville n'était autre que le
fameux John Law, ce triste financier qui con-
duisit la France à la banqueroute et s'enfuit en
1720, chargé 'les malédictions de ceux qu'il avait
ruinés.
N'esl-il pas piquant de voir qu'à deux cents ans
de distance, un autre d'Anfreville est à la tête de
la Banque de France et appose sa signature sui-
des billets d'Etat, tout comme Law apposait la
sienne sur les trois milliards de billets émis par
lui ?
ANGEAC <rf). — Voy. Dupuy d'An-
GEAC.
ANGELIS u/>.
Vers 1445, la souveraineté de la Corse ayant été
offerte au pape Eugène IV, celui-ci. en l'accep-
tant, envoya dans cette île Monaldo l'aradisi avec
d'autres nobles romains parmi lesquels se trouvait
Pierre d'Angelis, qui depuis fut nommé gouver-
neur du château de Mon/a.
lu de ses descendants, Mathieu d'Angelis, évo-
que de Legni et plus tard d'Aleria, fut envoyé en
Corse, en avril 1760, par le pape Clément XIII.
com visiteur apostolique.
l'n Louis-Augustin d'Angelis, capitaine dps dra-
gons sous Louis XV et chevalier de Saint-Louis,
lut un des partisans les plus ardents des Français
à l'époque delà conquête de la Corse; il aban-
donna plus tard la carrière militaire et fut nommé
juge royal du district de Nebbio.
Armes : D'argent, à un laurier de sinople ter-
rassé du même, accosté de deux petits anges au
naturel affronlés ; au chef d'axur, chargé de
i rois étoiles d'or.
Couronne de marquis.
ANGELLIER.
Cette famille est originaire de la Touraine qu'elle
n'a jamais quittée.
Armes : Parti : Au 1, de gueules, à la hunde
d'or chargée de trois têles de Maures de sable
tortillées d'argent : au 2, d'as ur, <) une tour d'ar-
gent surmontée d'une étoile du même.
ANGELY (W\
D'après une tradition conservée dans la famille
d'Angely, elle serait originaire d'Italie, où elle a
produit des prélats distingués sou- le nom de Au-
gelis. Une branche se serait transportée en An-
gleterre. Le ^'0 octobre 1561, Edouard 111, roi
- 263 —
m —
C _J
ï. - il
n
d'Angleterre, étant à Westminster, accorde à
Edouard Angelj . chevalier,
un sauf-conduit pour se ren
dre 'ii Bretagne. » !e qui esl
certain, c'est que cette fa-
mille étail établie, dès le
commencement du \\° siè-
cle, en Poitou et en Angou-
iii lis, où el 1 1* ;i possédé La
baronnie de la < îhàtre et de
nombreuses seigneuries im-
portantes. Elle s'est divisée
en plusieurs branches qui
ont fourni de nombreux offi-
ciers de terre el de nier, plusieurs chevaliers de
Saint-Louis et deux chevaliers de l'ordre de
Saint-. Iran de Jérusalem, Antoine d' A., reçu en
1546, et olivier en 1556.
Pendant la Révolution, neuf de ses membres
payèrent glorieusement leur tribut à la cause
roj aie.
Armes : D'argent, parti et coupé, cantonné de
quatre croisettes de sinople.
REPIiÉSENTANTS ACTUELS :
1 " Angely (Albert d'). comte de Séril-
lac. marié à Marie de Faudoàs-Sérillac.
— Résidence : château de Sérillac, par Beau-
mont-le-Vicomte (Sartne).
2° A. (Numa cT). — Résidence : Fonte-
nay-le-Gomte (Vendée);
3° A. (Emile </'), marié à Marguerite
Fouet de Conflans. — Résidence : 70,
avenue de Villiers, à Paris;
r A. Maurice tf'), marié à Marguerite
Dupuy. — Résidence: 12, ni<> des Saints-
Pères, à Paris;
5° A. (l'abbé Henri c?'), vicaire il* 1 la Ma-
deleine, 8, rue Ville-l'Eveque, à Paris.
ANGER.
Seigneurs du Châteaublanc, du Plessis-Anger,
de Grapado. de I a Motte-Anger, de Kernisan, etc.,
maison issue en juveigneurie de celle de Lohéac.
Ancienne chevalerie. Henri se croisa eu 1248,
ré formation de 1669. Cette famille fut active-
ment mêlée, il y a cent ans. aux guerres de la
Vendée.
Armes: De vair, au bâton de gueules brochant
s//,- le tout. — Alias : De sable, à trois fleur de
lis d'or. Nous trouvons encore : D'azur, au crois-
sant d'arge?it surmonté d'une étoile du même.
I M'.vise : Fides.
ANGEVILLE DE BEAUMONT.
Cette maison, originaire
de Bassigny, s'établit en
Savoie vers l'an 1 140.
Son auteur, Petit-Jean
d'Angeville . seigneur du
bourg d'Angeville el de Mau-
vois, vivail dans le \nr
siècle.
Son fils Rolet-Petit d'An-
geville, étaitécuyerde Louis,
duc de Savoie.
I .•■■ d' ^.ngeville ont pos-
sédé tour à tour les sei-
gneuries d'Angeville, de Bor-
nes, du Cernay, de Cormoranche, de Cule, de
Doudens, d'Espagnes, d'Hauteville, de Lompnès,
de Monverant, du Mesurai et de Vidouat.
Cette famille a fourni en outre : un protono-
taire apostolique (1544) ; un procureur fondé de
la noblessede Genevois (1560) : un gouverneur de
Vercell et maréchal des camps el armées de s. a.
R. de Savoie (1543); de nombreux chevaliers de
Malte ; <\v^ officiers de toutes armes; des cliaie i-
nesses de Ne uf ville ; un grand prieur et un con-
seiller à la cour royale de Paris.
Elle est alliée actuellement aux familles de
Saint-Germain, d'Arloz, Morin, d'Argil, Maricant,
Maracci, de Bellescize, de Mous, etc.
Armes : De s utopie, à trois /'nsces ondées d'ar-
gent.
Devise: In his ranascimur omnes.
ANGLADE (cT).
La maison d'Anglade esl
i >riginaire du lieu de ce nom
situé à deux, kilomètres à
l'ouest de l'église d'Izon en
Bordelais.
« C'est à partir <\i\ second
quart du \\\v siècle qu'on
trouve des seigneurs d'An-
glade . mais comme à cette
époque ils étaient déjà qua-
lifiés chevaliers,nous devons
penser que cette seigneurie
est plus ancienne », dit Léo
I >rouyndanssa monographie
sur [zon, 1876, Bordeaux, Gonouilhou, III" partir.
p. 75. Enfin M. P. Roger, dans son -avant ouvr
sur la noblesse de France arx croisades, 1845,
Paris, Derache et Dumoulin, p. 250, signale une
charte passée à Jafifa en L250 pendant la septième
croisade, en faveur de< raillard d'Anglade, seigneur
d'Anglade en < ruyenne.
i lette maison a donné deux chambellans el deux
écuyers d'honneur du roi Louis XI. un archevêque
primat d'Auch pendant le schisme d'Occident,
un chevalier de Malte, des chevaliers de l'ordre
— 265
— 266
royal et militaire de Saint-Louis, des capitaines
de villes, etc., etc. La terre d'Anglade est passée
en J5'!'i dans la maison de Verdun, puis dans la
maison de Montpezat. En L576, elle fui engagée
à Henry de Massip, notaire royal et achetée par
lui à part.' de rachat pour un an. Messire Etienne
de Ponlac en devint propriétaire en 1578, et ses
descendants la vendirent en 1 7-Vî.S, à messire de
Narbonne-Pelet dont la petite-fille a porté en dot
la terre d'Anglade à Léo de Foussat en 1824.
Les diverses branches de la maison d'Anglade
désignées sous lenomdeleursseigneuries(seigneurs
de Sarrazan, de la Bastide, de Colombières, de
Malevas) se réduisenl aujourd'hui à deux bran-
ches : l'aînée, héritière des sires de Sarrazan,
représenté) par le marquis d'Anglade en Morbihan,
et la puînée, représentée par M Pierre-Ernest
d'Anglade, à Bazas (Gironde). La branche aînée,
qui a résidé au Condomois jusqu'à la fin du
dernier siècle a été honorée de hautes charges an
début de ce siècle, en la personne de Joseph-Anne,
marquis d'Anglade, né à Condom le 15 juin 1749
lieutenant général des armées du roile22juin 1814,
commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-
Louis, et de l'ordre noble de Ilohenlolie. La
branche puînée a possédé jusqu'à la lin du xvnr 8
siècle les seigneuries de Malevas «m Agenais et de
Maleure en Condomois. Tous sesmembres se sonl
adonnés exclusivement à la carrière militaire ou
ecclésiastique. Elle a reçu deux maintenues de
noblesse en 1666 et en IG98; elle s'est fixée en
1727 à l'île Saint-Domingue jusqu'en 1802, puis
est revenue en France en la personne de Jean-
André-Victor d'Anglade, père de Pierre-Er
déjà nommé. t'.t. Bulletin héraldique de Fra nce,
mars 1889 et mars 1893.
Armes: D'azur, à V aigle d'or à deux têtes et
mi vol esployé.
Supports : Deux griffons.
Cimier : Une tête humaine.
Devisk : Laissons dire, parfois : Hùmi ne
serpas .
ANGLADE D'AUCH uf .
Depuis le milieu du xv
;le cette famile apparaît
dans l'histoire de la ville
d'Auch, dont les annales
reproduisent souvent les
noms mêlés à ceux des prin-
pales familles qui ontoccupé
les charges les plus impor-
tante de la cité.
De 1450 à 1737, la plupart
de ses membres ont été
consuls ou maires de cette
ville. Ils ont porté indifférem-
mentles aoxnsde: d'Anglade,
Anglade, Danglade, et même de de Langlade :
mais il est incontestable que ces divers noms ont
successivementdésigné les descendants de la même
maison. Les archives et papiers de l'a mil le qui ont
été conservés en font foi, et les deux, histoires de
de Gascogne, par L'abbé Moulejun, et celle de la
ville d'Auch par 1'. Lafforgue, ne laissent subsister
aucun doute à ce sujet.
Le premier d'Anglade qui ait laissé quelque
trace, et dont l'identité soit certaine, est Armand
d'Anglade, qui fut consul d'Auch de 1450 à 1452,
et qui assista en cette qualité aux funérailles
solennelles de Jean IV, comte d'Armagnac,
Nous trouvons ensuite de nombreux d'Anglade
exerçanl la charge de consuls, de conseillers au
sénéchal d'Audi.
Un d'Anglade fut aumônier de la duchesse de
Berry, un autre procureur du roi.
lai 1817, un d'Anglade l'ut nommé capitaine-
adjudant-major dans la légion des Landes.
Les d'Anglade sont alliés aux familles de Lacroix,
de Blaignan, de Campagnot, de Londerrey,
d'Arrouzin, de Labaume, de Santis de Lagrange,
de » ruirandés de Saint-Mézard, d'Abadie, d'Aignan,
de Lagarde, de Langon, de Malartic, de Montaut,
I >ubosc, ! ïi i pi an. du Fastet, de Cabannes de Cauna,
de Laffitte. Solon, de Lafonlaine de Coincj et de
Bonneh
Armes : De gueules, au cygne d'argent, becqué
et membre d'or, au chef cousu d'azur, chargé
de iras molettes d'éperon d'or.
< louronne de comte.
- ppor rs : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anglade i Marie - Hyacinthe - Augus-
tin '/*>. né Je' 12 mai 1855, marié l< i 1" fé-
vrier 1881 à Françoise-Jeanne-Valentine
Solon. — Résidence: Château de Malartic,
par le Houga (( rers).
Enfants: a) Charles -Clément- Antoine-
Bertrand, né au château de Malartic le ? fé-
vrier 1882; &) Berthe-Julie-Françoise, née
le 3 avril 1883; c) Claude-Charles-Marie-
Joseph, né le 1"' mai 1885.
ANGLARS (>/' i.
Famille noble, originaire d'Ecosse, établie en
France depuis le xv c >iècle.
Guy d'Anglars, chevalier, qualifié comte, fut un
des 100 gentilshommes de la garde écossaise, de
Charles VII, et donna son nom d'Anglars à un fief
situé proche d'Uxelles, dans la haute Auvergne, à
i0 kilomètres de Clermont. Il vivait en 1422.
Jacques d'Anglars, écuyer, seigneur deCrézanci
en Berri, sous -brigadier «les chevau-légers de la
— 267 —
- 368 —
garde ordinaire du roi, demeuranl dans La paroisse
de Saint-Aignan de Vaugues, diocèse de Bourges,
épousa, le L2 mars L700, Françoise Sergent; de ce
mariage son! issus plusieurs enfants, entre autres
Anne d'Anglars reçue à Saint-Cyr le 6 décembre
1725. Cette demoiselle a prouvé par litres sa no-
blesse successivemenl depuis Pierre d'Anglars,
son cinquième aïeul, écuyer, seigneur d'Anglars,
l'an 1520.
Armes : D'argent, à un lion de gueules.
Alias : De sable, au lion d'argent, armé, lam-
oassé et courant de gueules, accompagné de
irais étoiles d'argent.
ANGLEJAN {(V).
La maison d'Anglejan esl
originaire du Vivarais. Elle
m possédé les seigneuries du
Bouchet, de Saint-Alban, de
Beaumefort, de la Beaume-
sous-Sampzon, puis plus tard
le château de Lamiraux,
près de Paris.
Parmi les membres les
plus marquants de la fa-
mille, on cil ■ le baron Jac-
ques d'Anglejan qui, en
1579, fui gou\ erneur pour le
roi de Saint-Paul-Trois-
Châteaux; le baron Jacques d'Anglejan, qui, en
1648, fut fermier général de l'étape en Vivarais. el
donl le nom esl souvent cité dans les archives de
L'Ardèohe; le baron Louis d'Anglejan, seigneur du
Bouchet, de Saint-Alban, de la Baume, de Beau-
mefort, gouverneur pour le roi de Roquemaur en
ln'.i'i.
Cette famille a en outre produil des chevaliers
de Saint-Louis et des officiers de toutes armes.
Elle est alliée aux familles de Sauzaise, de
Jaussend de Lambert, de Rocher, de Payan de La
Garde, de Boulogne, Mallel de ïernante, de Pé-
trolière Gaudry,deLa Marron, de G-aignon de
Villène, de Châtillon, de Gaulé, Eiéré de La Co-
lombe, de Choiseul, Thiroux de Médavy, Thiroux
de Pracontal, Thiroux de Crosne, Thiroux de
Gervilliers, Thiroux de Saint-Félix, Thiroux de
Montregard, de Razilly, de Varey, de Saint-Léger,
de L'Espée, Jeanson de Goët, Méric de Bellefon
des Blain, de Breuil, de La Serve, de Missiessy,
de Viilerslafaix, de Toytôt, de Montmorillon, de
Pîrey, de Longeville, Assezat de Bouteyre, de
Chassey, de Charentenay, de Charry, de Moréal,
d'Amécourt, etc.
Armes : De gueules, à la tète de /;<>>> arra-
chée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
^^^^ ' \^^^^^^m
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
l"Anglejam B on Robert-Marie-Joseph cT),
capitaine commandanl au 29 e d'infanterie.
— Résidence : < Ihâteau du Foing, par Saint-
Léger-sous-Beuvray i Saône-et-Loire), marié
à Madeleine de La Serve.
Enfants : a) Louis; b) Geneviève; ^Ber-
nard.
2° A.-Ch. (B on Louis-Marie-Roberl d").
capitaine coi andanl au 6 e cuirassiers.
— Résidence : Château de Châtillon, par
Chindrieux (Savoie), marié à Catherine de
MlSSIESSY.
Enfants: a)Jacques; b) François ; c) Ma-
rie-Joséphine; d) Elisabeth.
3° A. il;-" Marie-Roger-François cT),
lieutenant au 17'' régimenl de chasseurs,
non marié. — Résidence : Château d'Esnots,
par Sommant (Saône-et-Loire).
ANGLIVIEL DE LA BEAUMELLE.
Cette famille a pour au-
teurs Petrus de Angulo Ve-
teri, qui vivail en 1245, et
Sanchenus de Angulo Viteri,
qui vivait en 1381.
Elle est alliée, par l'ori-
gine commune du général
Carie (1665-1730), mort au
service de l'Angleterre et
dont les filles ont épousé un
( îlinton, frère du comte de
Lincoln, et un cadet de la
maison de Sussex, aux fa-
milles de l-'e o de Quatrefages de Bréau,
d'Adhémar. deLomède, du Roure, de Villaret, etc.
Le littérateur français Laurenl Angliviel de La
Beaumelle, ami de Montesquieu e1 de La Conda-
mine, appartenail à cette famille. Son frère étail
avocat au parlemenl de Toulouse. Il acquit dans
ht dernière moitié du xvme siècle la seigneurie de
La Bécède dans la Vigerie du Vigan.Sa mère était
une d'Arnal, nièce du général Carie.
Armes: Ecartelé: aux l et \ d'azur, à l'arbre
de sinople terrassé de même, posé au mili eu,
accompagné de trois étoiles d, argent posées en
chef el /!<nt<ji" : de chaque côté de deux angles
duméme; aux 2 et 3 coupés : au I. d'argent, ù
trois grenades feuillées el tigées de sinople, <> i-
vertes degueules; au2, de gueules à sixannelets
d'or places 3, 2 et 1.
Suppob rs : !>'■"■' (ions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Angliviel de La Beaumelle (Adrien).
j^-'Ml
^^^spy^^=
■-'■ •■ .'■■
;
=ji*=
y ■?:■
269
2/U —
— Résidence: Château des Angliviels, par
Yalleraugue (Gard).
Enfants: a) Armand, marié, avec posté-
rité. — Résidence: 102, rue Sainte-Cathe-
rine, à Bordeaux (Gironde); 6) Léon, marié,
avec postérité. — Résidence: 68 bis, rue
Duplessis, à Versailles (Seine-et-Oise).
ANGLURE D'AUTRICOURT.
Cette famille est une branche bourguignonne de
La maison d'Anglure qui eut pour auteur Jean-Sa-
ladin d'Anglure, premier seigneur d'Autricourt,
qui vivait en 1518 et fut Le père de WaLerand, sur-
nommé le capitaine dAutricourt, chef protestant,
tué à Moncontour en L569.
Armes : D'or, semé de croissants de gueules
soutenant chacun un grelot d'argent.
ANGOT DES ROTOURS.
Cette famille es! originaire de Normandie.
Un Angot, sieur de Paterel, vivait en L635 dans
la généralité d'Alençon.
Les représentants actuels portent le titre de ba-
ron qui leur a été concédé Le 6 janvier 1 <S 1 7 . el
confirmé le25 novembre 1820.
Famille de robe, un Angot des Rotours (< rabrii 1-
Charles-Arthur), étanl substitut du procureur de
la République à Paris, donna sa démission le
\ juillet 1880, pour ne pas prendre pari à L'exé :u-
tion 'les décrets.
« Bien que mon service, écrivait-il au procureur
général, n'implique aucune adhésion aux violen
que réprouvent tous les honm ris, je luise
une longue carrière pour prendre une part, si pe-
tite qu'elle puisse être, à la défense des saintes
victimes de l'arbitraire et travaillera la prochaine
revanche du droit. »
Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de
trois ancres de gueules et accompagnées de trois
étoiles du second.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Angot des Rotours I B on ). — Résidences :
Château dos Rotours, par Putanges (Orne),
et 9, avenue de Villars, à Paris.
Enfants : a) André ; b) Juh's.
ANISSON-DUPERRON.
Originaires du Dauphiné, les Anisson ont com-
mencé à marquer dans la politique et la diplo-
mate au xvi e siècle en la personne de Charles
Anisson, commandeur de Viennois, qui faisait
partie de l'ambassade de Rome pour la réconci-
liation d'Henri IV en lô'.i.j.
Au xvne siècle, la
famille vint s'établir à Lyon
où plusieurs deses membres
exercèrent la charge d'éche-
vin. l 'n Anisson est qualifié
à cette époque de seigneur
d'Hauteroche. En L690, Jean
Anisson fut appelé àla direc-
tion de l'Imprimerie roj
à Paris , charge qui resta
dans la famille jusqu'à la
révolution de 89.
Le père de Roger Anisson-
1 >uperron fut député, puis
pair de France sous la mo-
narchie de Juillet.
Armes: D'argent, au vol de sable; au chef
d'azur, chargé d'une croisette d'or, accostée de
deux coquilles du même.
Suppob i - : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anisson-Duperron (Roger-Léon . né le
27 avril 1829, à Paris, el marié à Catherine
de Gi énipey. — Résidences : 13, avenue
Hoche, à Paris, et château de Saint-Aubin,
par ( !audebec-en-( !aux i Seine-Inférieure).
Fils : Jacques-Henri- Joseph; lieutenant
au 3 e chasseurs à cheval.
ANOVILLE (cT). — Voy. Micheld'àno-
VILLE.
ANSTRUDE (d").
La maison d'Anstruther, en français Anstrude,
ilmt l'ancien nom était Keandale, est l'une des
plus anciennes et des plus illustres d'Ecosse. Elle
possédait, dès l'an 1150, les villes et baronnies
d'Anstruther, dans la province de Fisse. Son nom
de Keandale se voit dans un cartulaire des moines
de Dalmernioch, fondés par David, frère de
Malcom, quatrième roi d'ICcosse, qui commença
de régner en 1150.
En 1704, Guillaume, baron d'Anstruther, obtint
les plus grands honneurs de la reine Anne d'An-
gleterre.
La branche de cette maison qui vint s'établir en
France commence à François-César d'Anstrude,
aujourd'hui baron d'Anstrude. par lettre patente
du roi Louis XV, en forme d'édit, données à
Versailles au mois d'août 1737. C'est la terre, fief
et seigneurie de Bien-y en Bourgogne, qui a été
érigée en baronnie sous le nom d'Anstrude.
La maison d'Anstrude a compté en France
plusieurs officiers de l'armée du roi, et des che-
valiers de Saint-Louis.
Armes : D'argent, à trois clous sacrés de subie,
mis en pal.
— 271 —
>-o
ANTERROCHE uH.
La terre d'Anterroche a toujours été possédée
par les seigneurs du même nom, conime on le voil
par les hommages rendus depuis le xn e siècle
par les seigneurs d'Anterroche.
C'est une des plus anciennes maisons et une des
mieux alliées de la province d'Auvergne. Le-nom
d'Anterroche était connu dans presque tous les
chapitres nobles duroyaumede France, et figurait
dans l'histoire des grands officiers de la couronne.
Elle compte un commandeur de Malte. La famille
d'Anterroche conserve dans ses archives, en ori-
ginal, plusieurs lettres écrites à ses ancêtres, par
des rois et des princes, dans lesquelles ils sont
traités comme amis et avec beaucoup de distinc-
tion. Dans les mêmes archives, on trouve un
concordat passé, en l'an 1500 et tant, enti'e
24 gentilshommes pour le service de Sa Majesté,
et empêcher qu'il n'y eût débat entre eux; du
nombre est Jean d'Anterroche.
Armes : D'azur, à la bande d'or, chargée de
trois mouchetures d'hermines, accompagnée de
deux croisetles d'or, une en chef et l'autre en
pointe, surmontée en chef de trois ondes d'ar-
gent.
ANTHENAISE (cC).
La maison d'Anthenaise appartient à l'ancienne
chevalerie de la province du Main.', où est située
la terre de son nom. relevant de la baronnie de
Laval. Les sires d'Anthenaise étaient chevaliers
bannerets et tenaient rang parmi les plus puissants
seigneurs de la contrée.
Geoffroy et Hamelin d'Anthenaise, son frère,
prirent part à la croisade de Philippe-Auguste
et de Richard Cœur de Lion.
Un des fils de Claude d'Anthenaise, ''cuver, sei
gneurde Rouilli, futreçu page de la reine, le? juil-
let 1733. Sur les preuves de sa noblesse, remon-
. par titres originaux, jusqu'à Jacques d'An-
thenaise, son cinquième aïeul, seigneur de Fresne
et de Viderai, lequel fut marié le 35 mars 1506
avec Françoise de Froulai.
Le nom et les armes des d'Anthenaise figu-
rent à la galerie des Croisades du musée de Ver-
sailles.
Armand, comte d'Anthenaise, servit, quoique
bien jeune, dans les premières guerres de la Ven-
dée ; il fui créé comte par lettres patentes du roi
Charhs X.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et '\ d'argent, à
à Vaigle éployée de gueules, au vol abaissé, qui
est d'Anthenaise; aux 2 etSvairés d'or et de
gueules de cinq tires : sur le tout, bandé d'argent
et d< : gueules de huit pièces.
ANTIL DE LIGONÈS.
Cette ancienne maison de chevalerie est connue
depuis Pierre el Bernard d'Antil, qui vivaient en
Auvergne, en 1250.
Elle a produit huit comtes
de Brioude depuis L550. el a
été mainten lans sa no-
blesse par M. de Fortier,
intendant d'Auvergne, en
L666, — et par .M. de Bezons,
en < révaudan, en L67 1.
( !e dernier arrêt fut rendu
en faveurde François d'Antil,
neiiret baron de Ligonès,
marié en 1627, à Pierrettede
Rochebarron, et désigné fils
de François et de Louise
d'Espinchal, petit-fils de Jacques el de Frs ise
de Calviére, et arrière-petit-fils de Gilbert d'Antil.
seigneur de Ligonès, capitaine de carabiniers, el
de Lucrêse «le Rochemure, qu'il avait épousée
en 1517.
Cette famille s'est Jixée en Charolais. par le
mariage de Charles, comte d'Antil de Ligonès,
capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis,
qui avait été page du duc de Penthièvre, avec
Marie-Laurence-Sophie de Chambonas, fille de
Hector-Dominique-Antoi le La Garde, marquis
de Chambonas et de Saint-Thomé, seigneur de
Pressy et de Dondin, chevalier de Saint Louis,
colonel aux gardes françaises, — et de Marie-
Madeleine-Louise «le Dienne deCheyladet.
Armes : D'azur, au lion d'or, accompagné de
trois dents d'argent, 2 en chef et 1 en pointe, et
accosté en pointe de deux /leurs de lis d'argent.
Supports : Deux licornes.
Devise : Deus rex ancilla.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Antil de Ligonès (Eugène-Emmanuel-
Antoine-Glaude, G te d'). — Résidence :
Château de Dondin. près Saint-Bonnet-de-
Joux (Saône-et-Loire) ; né en 1830; su fille
unique, Jeanne, a épousé, en 1890, le comte
Gaétan de Digoine du Palais.
ANTRAS (cV).
La maison d'Antras a pris >. m nom d'un petil
village du comté' d'Armagnac.
Cette famille étail qualifiée de noble bien long-
temps avant 1278, puisque l'on retrouve à la Tour
de Londres des papiers remontant à l'an L000 el
concernant la famille. Mais à cette époque de 1278,
une branche vint se fixer dan- le comté de Par-
diac a la suite d'une donation de terres nobles
faite par le comte d'Armagnac à Bernard d'Antras
pour les bons et loyaux, services qu'il lui rendit à
la guerre (jour des calendes de mars 1278).
Depuis, la filiation s'est toujours continuée sans
— 273 —
271 —
interruption jusqu'au représentant actuel, qui esl
lui-même en état de posté-
rité.
Les d'Antras portèrent
tous les armes de père en
iils. Undeceux quiacquirent
le pins de gloire fut Jean
d'Antras de Samazan, sei-
gneur de Cornac, etc., qui
a laissé des mémoires ou
commentaires malheureuse-
ment incomplets qui onl été
publiés par M, Tamisey de
Larroque et l'abbé de < !ar-
salade.
Un François d'Antras, seigneur de Pallane
(Gers), fut gouverneur de la ville de Montrejeau.
François, son fils, seigneur de Mongrand, près
Montrejeau, fut lieutenant en la compagnie de
Cassini, dans le régiment de cavalerie du roi Sta-
nislas, chevalier de Saint-Louis.
Dominique, seigneur de Pallane, de Cornac, fut
capitaine d'une compagnie d'infanterie dans le ré-
gimenl Royal-la-Marine, chevalier de Saint-Louis.
Nous trouvons encore :
Gérard d'Antras, seigneur de Gardères et de
Saint-Julien.
Marc-Antoine d'Antras, gardedu roi, compagnie
de Villeroy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Gardères et de Saint-Julien.
Pierre d'Antras, tué à la bataille de Malplaquel
en 1709.
Ambroise, lieutenant de cavalerie dans le régi-
ment de < laubous.
Jean-François-Joseph, comte d'Antras, seigneur
de Loubersan, Gardères, Saint- Julien, Cornac et
Pallane, qui servit en qualité d'officier de mous-
quetaires, fui chevalier de Saint-Louis.
< rérard d'Antras, seigneur de Sérian et de Saint-
Julien, qui servit dans le régiment du Boulonnais,
fut nommé capitaine de grenadiers par brevet
du r> août 1735 et périt à la tête de sa compagnie
devant le château d'Egghebert en Bavière, le
28 mai 17 'r2. Il était chevalier de Saint-Louis.
Joseph, seigneur de Sérian, qui fut capitaine
dans le régiment 'lu Boulonnais suivant commis-
sion du 11) avril 1721, chevalier de Saint-Louis le
29 janvier 17:kS.
Bertrand, seigneur de Pallane. du Litgès et de
Flourès, qui lui mandé pour la guerre le ô mars
1494.
Nicolas, son lils, seigneur de Flourès, Creschies,
etc., qui était au service du roi: il trépassa au
voyage de Naples.
Marc-Pierre-Isabeau, comte d'Antras de Cornac,
baron de Hicourt, qui fut lieutenant dans le régi-
ment d'infanterie du Vivarais par brevel du 21
septembre 1782, épousa demoiselle Laurê O'Kear-
ney, Bile de lord Edward O'Kearney, gouverneur
de l'Ile de Sainte-Lucie. 11 mourut à Paris, le
19 juillet 1792, au moment de son départ pour
l'émigration.
Edouard, comte d'Antras de Cornac, son (ils.
lit la campagne de 1814 en qualité, de capitaine;
il fui emporté par un boulet de canon près d'An-
necv, à l'Age de 21 ans.
Jean-Sixte, chevalier d'Antras, frère du comte
Marc-Pierre-Isabeau, devint chef de nom et d'ar-
mes de sa maison par la mort de son neveu
Edouard. X''' à Mirande (Gers), le 6 août 1770, il
entra aux pages du roi en 1782. Nommé sous-
lieutenant an régiment du Vivarais h; aoùl 1785),
émigré en 1791, il rejoint à Goblentz L'armée des
princes Cavalier dans la compagnie de Guyenne,
armée de Condé, en 1792; capitaine-adjudant de
cavalerie dans la légion de Béon en 1793, il se lia
d'intime amitié avec Joseph Chénier, Ducis et
'l'aima. Compromis dans l'affaire de la machine
infernale (2i décembre PXllO), il fut écroué à la
maison d'arrôl du Temple et ne dut sa liberté' qu'à
l'intervention de Talma. Pendant les Cent Jours,
il fut de nouveau traqué', poursuivi, et finalement
mis sous la surveillance de la police. Louis XYIII
le nomma sous-inspecteur des forêts à la sous-
inspection de .Mirande qui fut créée pour lui; il
arriva rapidement au grade d'inspecteur, et étail
au moment d'être nommé conservateur lors-
qu'arriva 1830. il était chevalier de Saint-Louis.
Le chevalier d'Antras donna sa démission et
1 no i liait à Mirande. en 1844, laissant deux lils. dont
l'aine'. Jacques-Frédéric, est le père du chef actuel
de la maison.
Armes : D'argent, à irais roses de gueules
boutonné) s d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Antras iO" Alfred cT). — Résidences :
Château de Montbel, par Muret (Haute-
Garonne), et château de la Bourdette, par
Mirande (Gers), marié à Léon ie de Mares-
taing, dont : 1" Marie-Jacqueline-Jeanne :
2° Marie-Bernard-Jean; 3° A.ugustin-Fran-
çois-Bertrand- Jacques.
AOUST (ef).
Cette famille, originaire du comté' de Ponthieu,
s'est établie ensuite en Flandre. Le premier du
nom dont il soit fait mention fut G-eoifrov, séné-
chal de Ponthieu, qui vivait en 1231, ainsi que le
prouve une donation déposée en l'abbaye de Sain t-
Josse-en-Bois (dite Dommartin). Cette donation.
en date de la veille de Pâques 1319, entre Hugues
d'Aoust et Jeanne de Saveuse, son épouse, fait
mention de Geoffroy d'Aoust, son bisaïeul.
La famille d'Aoust se sépara en deux branches,
dont l'aînée prit le titre de seigneur de Jumelles,
et l'autre de Rouvèze.
Cette famille compte parmi ses ancêtres plu-
sieurs gouverneurs de Douai et de Cambrai, et
, des chanoinesses du chapitre noble de Xamur. Le
:<•> —
376 —
litre de marquis lui fui reconnu par Louis XV.
La branche de Jumelles blasonne : De sable, à
/rois gerbes d'or liées de gueules.
Celle de Rouvè e : De gueules, a" lion d'or te-
/,' mi (i.nis si dextre trois ('pis du même.
1 >evisr : Fructus laborum.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de Jumelli s
Aoust et de Jumelles (M is (F). —
Résidences : Faubourg Saint-Honoré, 17, ;i
Paris, et château de Saint-Léger, par Croi-
silles (Pas-cle-Colais).
Branche de Bouvèze
Aoust de Rouvèze (Gaston d*\ colonel
au 6 e hussards, à Bordeaux (Gironde).
APCHIER
La famille d'Apchier est
issue du Gévaudan; elle a
possédé des seigneuries im-
portantes dans le Haut-
Languedoc et dans la Basse-
Auvergne.
Elle sort de la maison de
Ghâteauneuf-Randon , dont
la filiation est connue et
prouvée depuis Guillaume,
seigneur de plus de quatre-
vingts paroisses ou seigneu-
ries en Gévaudan, et qui
épousa, en 1057, Antoinette
de Mercoeur.
Son arrière-petit-fils, Guérin I. de Châteauneuf-
Randon, épousa, en 1180, Alix d'Apchier, fondant
ainsi la branche de Ghâteauneuf-Randon d'Ap-
chier.
Leurs descendants, barons, puis comtes et mar-
quis d'Apchier, se perpétuèrent en ligne directe et
masculine jusqu'à Jean-Joseph, marquis d'Ap-
chier, baron de Thoras, de La Gorce, seigneur de
La Clause, de Prades, de Saint-Exupéry, etc.,
baron des Etats du Languedoc, né le 3 juin Ï7\H;
capitaine au régiment de Damas-dragons, puis
guidon de gendarmerie à Lunéville, et maréchal
de camp; élu député de la noblesse du Gévaudan
aux états généraux le 31 mais L789. Il avait
épousé, le 16 septembre 1767, Henriette de Roche-
fort d'Ally de La Tour Saint-Vidal. ' >n remarque
dans son contrat de mariage les clauses sui-
vantes :
1" « Est intervenu très haut, très illustre et très
puissant seigneur, Nicolas-François-Jules, comte
de La Tour d'Auvergne et d'Apchier, maréchal de
camp des armées du roy, lequel, par amitié pour
Ledit seigneur, marquis d'Apchier, son cousin, lui
l'ait donation des terres et comtés de Montsuc el
seigneurie de Margeride : ledit seigneur, comte de
La Tour d'Auvergne, donne pareillement au mar
quis d'Apchier et se démel à -mu profil et, à celui
de ses enfants, par toutes clauses, translatures de
propriétés, de tous le- biens, noms, droits, raison
qu'il a. à lui appartenant sur les biens de la mai
son île Bouillon. » i Le comte .Iules de La Toui
d'Auvergne, avant hérité de la principauté de
Bouillon, se maria en émigration el eut un fils
représentant actuel des comtes de La Tour d'Au-
vergne et d'Apchier; prince de Bouillon, il habite
Glermont-Ferrand, rue Saint-Hérem, et est âgé de
quatre-vingt-quatre ans. i
'-'" h'- comte d'Apchier, père du marquis, futur
époux, établit nue substitution graduelle et perpér
tuelle dans la descendance masculine et féminine,
dans le but de prévenir une extinction future du
nom d'Apchier.
De ce mariage naquirent trois enfants :
Joseph-Eizéar-Charies, mort le il mars L813,
sans postérité; Barbe-Irène-Françoise, qui a l'ait
la branche d'Apchier Le Maugin, et Charles-Nico-
las-Auguste, qui eut deux tilles seulement, d'où
les branches d'Apchier de Pruns et d'Apchier de
La < lhapelle (existantes).
Alliances : Auvergne (1908), Epernon (1130),
Apchier (1180), Toulouse (1214), Châteauneuf-
Doallon (1241), Canillac (1277), Polignac (1299),
Narbonne (1303), Lé vis (1329), Baux (maison ré-
gnante de Naples, 1317), Baufort (1361), Auvei
(1391), La ( torce (13U8), de < ruise-Armagnac 1 1 125),
Allègre 1 1 128), Montlaur, < lhazeron, Stuart 1 1 i 16),
Lautrec (I 128), Lé\ ts Ventadour (l451),Ghabanues
(1485), Polignac-Chalençon (1526), Chazeron-Les-
trange (1584); Taillade de La Margeride (1598); La
Rochefoucauld (1638), La Rochefoucauld (16!
Rochefort d'Ally de Saint-Vidal (1767) : soit par
les mariages de la ligne masculine, soit par ceux.
des tilles de la maison d'Apchier.
Armes : D'or, au château de gueules, somme
de /rais tours maçonnées et ajourées de sable,
le tout surmonté de deux haches d'azur. Ecar-
telé : au 1, d'Imbert de Montruffet ; au 2, Le
Maugin: au 3, de Rochefort d'Ally; au i, de Z<a
Rochefoucauld.
Branche d'Apghieb Le Maugin
Barbe-Irène-Françoise d'Apchier épousa . en
1795, Marc-Denis Le Maugin, mort à Turin en
1807, commissaire ordonnateur des guerr
Lafamille Le Maugin, originaire de l'Anjou et
du pays des Mauges, et connu" dés le début du
xvi e siècle, occupant diverses fonctions dan- la
magistrature el le clergé, s'est éteinte dans 1 i per-
sonne de Marc-1 >enis.
APURIL.
Famille d'origine bretonne, dont le i i s'<
suivant les siècles, écrit : Apuril, Apvril, Avril,
Auril, qui semble originaire de la paroisse de Ni-
villac . ancien évôché de Nantes, où on la trouve
— 2/ / —
— 278 -
;'i la réformation de 1427, et à laquelle appar-
tenait probablement Jean
Avril, écuyer dans une mon-
tre militaire bretonne île
1419. On trouve aussi Pierre
Avril, seigneur du Brot, ré-
formation de Nivillac en
L427.
La famille toutefois ne re-
monte qu'à Alain Apuril.
souvent écrit Avril, Apvril,
seigneur de Lourmaye, La
Bouexière, La Grée, paroisse
de Nivillac. anobli en 15V7,
quoique paraissant anté-
rieurement jouir de la no-
lui et ses enfants, aux meil-
blesse et s'alliant,
leures familles
De ses deux mariages : 1° avec Hélène de
Moayre; 2° vers 1520 avec Marthe de La Grée,
sont issues toutes les branches de la famille.
Du premier lit, les trois branches aînées, toutes
éteintes : l'«, de Lourmaye, La Grée, qui a possédé
les seigneuries de Lourmaye, La Bouexière, La
Grée, Coetbo, etc., etc. La barohnie de La Gacilly,
la vicomte de Saint-Xa/aire, etc. a fourni notam-
ment Jean Avril, seigneur de La Grée, premier
président à la chambre des comptes de Bretagne,
1584-1596, qui joue un rôle très importanl dans le
parti royaliste en Bretagne pendant la Ligne, s'esl
alliée aux familles de La Bouexière, Le Pennée,
Troussier, et fondue dans la famille de Troussier
de Pontniénard vers 1590.
2e branche, de Trégouet, qui s'est alliée aux
familles Bellebarbe, Bérard de La Bouexière, du
Cambout de Goulin, de Guerrif, de Forest, et s'est
fondue dans les familles de Guerrif et de Trous-
sier en 1597, après avoir formé la branche qui
suit :
3 e branche, du Lou, sortie de celle de Tréguet,
s'est alliée aux familles d'Avougour, de Bréhand,
est fondue par trois sœurs, vers 1G30, dans des
Grées, dite depuis des Grées du Lou, de Cosquat
et du Bé.
Du second lit est sortie la branche actuelle, qui
a possédé les seigneuries de Langotière, Le Pon-
treau, La Mataudaie, La Poupinaie, Le Bas-Quel-
neuc, La Mesvraie, a été maintenue par lettres
patentes de 1827 et a fourni notamment : deux
frères, officiers des vaisseaux du roi, dont l'un,
Jacques, major général des côtes du Croisic et
Piriac, mort en mer en 1710, après avoir pris à
l'abordage un navire de guerre anglais, VEscar-
boucle.
L'origine des branches qui existaient récemment
est : Christophe Apuril, seigneur de La Poupinaie,
Le Bas-Quelneuc, La Mesvraie, marié en 1775 à
Thérèse-Baoulette Arot, dont : 1° Alexandre, né
en 1776, officier d'infanterie s'ous la Bestauration,
ancien lieutenant-colonel des armées royales de
Bretagne, chevalier de la Légion d'honneur, du
Phénix de Hohenlohe. du Lys et de Saint-Martin,
marié deux fois : 1° 1798. à Séraphie de Rorthays
de Girondor; 2° 1811, à Armande Le Ghauff de
Léhellec.
Du premier lit est issue une lille mariée à de
Raguenel de Montmorel.
Du deuxième lit est issu : Jean-Marie, né eu
1778, marié en tsi'.i à Emmanuelle de Talhouet
de Brignac (branche éteinte).
Armks : D'argent, au chêne de sinople arra-
che', englanté d'or, accosté de deux colombes
affrontées de gueules, tenant chacune dans le
bec oie palme de sinople.
ARAGON (ef). — Voy. Bancalis.
ARAGONÈS D ORCET.
La famille Aragonès, originaire d'Espagne, d'a-
près une tradition, se sérail fixée dans la seigneurie
d'Orcet en Bourbonnais, à la lin du xvi e siècle.
Des lettres confirmatives de noblesse ont été ac-
cordées eu 1647, à Gilbert Aragonès, maréchal de
bataille, dont la descendance a donné de nom-
breux officiers et un évoque.
Armes : De sable, à une fasce d'or accompa-
gnée en chef de deux étoiles du même, el, en
pointe, d 'un croissant d'argent.
ARAILH ((?).
Cette famille, originaire du Languedoc, a pour
auteur Jean d'Arailh, écuyer, sieur de Foucaran,
capitoul en 1767.
AKMES : D'azur, a n,i mon/ d'argent, sommé
d'un ■ eroisetle d'or, cantonnée du quatre be-
sants d'argent; un chef, une étoile d'or, affron-
tée d" deujj têtes d'Eole de carnation soufflant
il u vent, cantonnées en chef.
ARAQUY un.
Famille ancienne, dont le nom s'écrivait primi-
tivement Araqui. Certains auteurs prétendent
qu'elle descend des seigneurs de Saint-Céré et des
comtes de Cahors, ce qui la rattacherait aux sei-
gneurs de Castelnau et aux vicomtes de Turenne.
Le fait n'a pu être vérifié, et. nous devons, jusqu'à
preuVe du contraire, accepter ces affirmations pour
ce qu'elles paraissent avoir de vraisemblable.
Quoi qu'il en soit, la libation de la famille est
parfaitement établie depuis 1500.
Il existait à cette époque deux branches : la
branche de Saint-Vincent et la branche d'En-
vernhe. La première s'est éteinte avant la Révolu-
tion de 1789. La seconde a des représentants,
établis dans le lot, qui ne se sont pas fait con-
naître.
Armes : De gueules, d un lion d'or rampant,
accompagné de neufbesants d'or posés en orle.
r
— 27!) —
— 280 —
ARBALESTIER (d,).
Cette famille dont le nom s'esl écril jadis A.rba-
restrier, Arballetrier, Arbalestrier, est originaire
de l'ancienne Bourgogne.
Elle s'établit dans le Dauphiné el s'allia aux
principales ramilles nobles du pays.
Elle a produit des chevaliers de Malte, des
officiers de toutes armes, un député, etc.
Armes : De gueules, au chevron d'argent,
accompagné de trois étoiles d'or et chargé de
cinq pommes de pin de si/iople les tiges en bas.
Devise : Le coup n'en faut.
ARBIGNY un.— Voy. Bernard.
ARBOIS DE JUBAINVILLE (d").
Originaire de l'évêché de Metz, cette famille,
qui a contracté de belles alliances, descend
d'Etienne d'Arbois, camérier du cardinal de Lor-
raine., archevêque de Reims, prince-évêque de
Metz et de Verdun. Pour services rendus à ce
prince. Etienne d'Arbois obtint des lettres de
noblesse île son successeur, le cardinal de Lor-
raine, prince-évêque de Metz, le 17 mars 1584.
C'est de lui que commence la filiation.
Il eut sept enfants, dont deux, seulement laissè-
rent postérité : Jean d'Arbois et Dominique d'Ar-
bois, auteur de la branche de Jubainville. Ce
dernier, lieutenant-colonel d'infanterie, tué à la
Bresse, en mars 1639, laissa une fille et un garçon,
Dominique d'Arbois, deuxième du nom, chevau-
léger de Son Altesse qui, seul avec le comte de
Trichâteau, accompagna le duc dans sa fuite
de 1670, fit le 20 avril 1671, retrait de la petite
seigneurie de Jubainville, appartenant encore
aujourd'hui à ses descendants.
Cette famille compte des officiers dans l'infan-
terie et la cavalerie, parmi lesquels un général de
brigade, mort en 1803, à la Jamaïque ; un con-
seiller à la cour de Nancy, des avocats, etc.
Les titres de cette famille ont été vérifiés le
tyril 1743, par le conseil aulique de Lorraine,
el le 36 juillet 1786, par Berthier, pour l'admission
au service de Joseph-Louis et de Léopold-Gharles-
Huhert.
Armes : D'azur, à trois barbeaux d'argent.
Timbre : Un armet de profil morné, avec son
bourrelet et sus lambrequins aux couleurs de
Vécu..
Cimier : Vu barbeau-d'argent.
ARBOUSSIER (<f).
Famille du Languedoc. Gaspard d'Arboussier
fit son testament en l'an 1556. 11 était trisaïeul de
Jean-François d'Arboussier, seigneur de Mon-
tagut, capitaine de cavalerie en L692, mort le
8 octobre 1725, âgé de 57 ans. laissant de son ma-
riage, accordé en 17(H, avec Anne. d'Avessens,
fille de Jean- Jacques d'Avessens, seigneur de
Saint-Rome, plusieurs enfants.
Un Arboussier (Jean-Jacques d') écuyer, sei-
gneur de Montagul en Lauragais, fit ses preuves
de noblesse devant d'Hozier en 1738.
lu autre (Louis-Jean), fut présenté à l'as-
semblée de la noblesse tenue à Gastelnaudary en
17 KO.
Armes : D'argent, à un arbre de sinople,
planté sur une terrasse du même, mouvante de
la pointe de Vécu, et accoste de deux lions de
gueules, affrontés contre le tronc de l'arbre^
ayant chacun une patte de derriéreposée sur la
terrasse.
ARC al'). — Voy. Bastier; Boughet;
Doué; Melgion; Renaudeau.
ARCANGUES [d'\.
Cette famille est originaire du pays de Laboura"
et porte le nom du village d'Arcangues dont les
chefs étaient des seigneurs.
Pendant près île trois siècles, les d'Arcangues
ont exercé les fonctions de conseillers du roi et
procureurs au bailliage de Labourd.
Par lettres patentes de 1782, le roi Louis XVI
reconnu à Nicolas-François-Xavier d'Arcangues
le titre de marquis d'Iranda (province de < lastille),
qui lui venait de Simon d'Arragorry, son oncle,
auquel il fut octroyé par Charles 111 d'Espagne,
dans l'armée duquel il avait pris du service.
Iranda ou Irandats est le nom d'une terre située
en France qui est toujours restée dans la famille
et qui appartient aujourd'hui au marquis d'Arcan-
gues.
Armes : Ecartelê : au 1 d'argent à un arbre
arraché de sinopleet un lion de gueules passant
au travers de l 'arbre; aux 2 et 3, d'azur, à une
croix d'or; au ï. de gueules à trois pigeons
d'argent, rangés sur une terrasse, et, sur le
tout : d'azur à trois chevrons d'or.
ARCOSSE (d?). — Voy. Fossé d'Ar-
GOSSE.
ARC Y (// i.
Cette famille, originaire de Normandie, passa en
Angleterre avec Guillaume le Conquérant. File y
occupa les plus hautes situations et y exerça les
charges les plus distinguées. Elle y fut élevée à la
pairie avec le titre de comte de Holderness.
Une branche de cette famille rentra plus lard
en France avec Jacques 11 et s'y établil définitive-
ment.
Armes : D'azur, à irais nui nie feuilles d'argent .
— 281
— 282 —
accompagnées m de neuf croix recroisctées du
même 3, 3 el 3.
Devise : Un Dieu, un roi.
— Voy, de Bryd'Arcy el Gouy d'Arcy.
ARDENNE <//*>.
Cette famille, originaire
du Rouergue, a pour au-
teur Gaillard Dardenne,
chevalier, qui vivait en
L285.
L'orthographe du nom <le
I (ardenne a varié. Primiti-
vement, ce nom était Dar-
dene. Il y a plus d'un siècle,
on l'écrivait Dardenne. En-
fin, depuis une cinquantaine
d'années, les membres de la
famille signent d'Ardenne.
Les Dardenne ont été sei-
gneurs de Pruines, de Ca-
banes, de Graves, de Ti-
zac, etc.
Ils ont fourni des croisés, des chevaliers du < !oq,
des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de
Malte, 'les chevaliers de Saint-Michel, des cheva-
liers du Saint-Esprit, des chevaliers de Saint-
Louis, des officiers de tontes armes, etc.
Armes : D'azur, à trois flèches d'argent posées
en pal et en sautoir, lu pointe en haut, fert
et empennées d'or; au chef d'azur chargé d'un
croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or,
et soutenu d'une divise de gueules a - mois :
PER A.RDUA VIRTUS.
Actuelles : D'azur, à trois flèches d'or, l'une
posée en pal, les deux autres en sautoir; au
chef de gueules, chargé d'un croissant d'or, ac-
costé de deux étoiles d'or et soutenues de même.
ARENBERG (tf).
La maison d'Arenberg, dont les divers rameaux
furent établis en Belgique, en France, en Hanovre
et dans la Westphalie prussienne, est une bran-
che de celle des princes de Ligne et descend de
Jean, comte de Ligne, qui avait épousé, en L547,
la tille unique de Robert de La Marck, comte
d'Arenberg, et fut substitué, par contrat de ma-
riage, aux noms et armes de son beau-père. Char-
les, issu de cetto union, fut élevé au rang des
princes de l'Empire par diplôme de Maximilien IL
Par acte du congrès de Vienne, le due d'Arenberg
fui mis au rang des princes médiatisés. Philippe,
prince d'Arenberg, obtint, en 1644, île Ferdi-
nand III, le titre de due héréditaire.
Armes : De gueules, à (fuis fleurs de néflier
<h> cinq feuilles d'or, percées du champ, bar\
de sii ■
L'ècu environné d'un manteau de gueules
fourré d'hermine et timbré d'une couronne de
prince souverain posée sur une têt« de léopard.
Si pports : A de. rire, un griffon couronné
le, ni ni h h étendard chargé d'une fasce.
Tenants : Deux sauvages armes de massues :
celui de dextre portant un étendard chargé de
trois fleurs de lis; celui de sénestre portant un
idard chargé d'un sautoir.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Arenberg (Auguste-Louis-Albéric d'),
né le 15 septembre L837, député du Cher.
Résidences : 20, rue de la Ville-l'Evèque, à
Paris, el château de Menetou-Salon (Cher).
Marié le 18 juin 1869 à Jeanne-Marie-
Louise de Greffi un-:.
Enfants : a) Aline-Jeanne-Marie, née le
15 avril 1868; b) Pierre-Charles-Louis, né
le 1 1 aoûl 1871 : c) Louise-Charlotte, née l< i
23 novembre h É 2.
AREXY < / .
Cette famille esl originaire du Languedoc. Klle
a fourni plusieurs capitouls de la ville de Tou-
1 iuse et un grand nombre de magistrats.
Armes : De gueules, au sautoir d'argent,
chargé de irais vols du même.
ARGENCÉ u/'i. — Voy. Lefebvre
d'Argencé.
ARGENSONf'/ ').
a-,:. Flotte d'Ar-
GENSON : VOI ER D ARGENSON.
ARGENT (ef).
Cette famille, originaire
du Hainaut, s'est établie
en France, vers I 496.
Un Charles-Antoine d'Ar-
gent, écuyer, seigneur dé
I »eux-Fontaines, au diocèse
de Reims, mousquetaire du
roi et fils de Jean d'Argent,
capitaine de cavalerie el che-
valier de l'ordre de Snint-
Louis, justifia de sa noblesse
par titres, depuis Louis d'Ar-
gent, son trisaïeul, seigneur
de I >eux-Fontaines, qui vi-
vait en l'an 1566, et était mari''' à Elisabeth de
Ser
Cette famille a fourni un grand nombre d'offi-
3 de t iutes armes, des abbés commendataires,
et possède, depuis près de deux siècles, le titre de
marquis.
283 —
- 284 -
il'"
vi-
Ar, mi- : D'asur, au lion d'argent : un chef d'or,
chargé de trois étoiles de gueules.
Timbre: Un casque avec ses lambrequins, sur-
montè (V une couronne de marquis.
Si ppob rs : heit.r lions d'or.
ARGENTE AU uD. — Voy. Mercy.
ARGENTON (rf'). — Voy. Billeheust.
ARGENTRÉ (d'). — Voy. Plessis.
ARGIL (<f). — Voy. La Groze.
ARGIS i//). — I
ARGOUGES (d).
\y. Boucher.
SI
gCevpil
— ~ '
BpiiSil
PV.-v.và;
Il- '
5,
Cette famille est origi-
naire de Normandie et a
possédé les seigneuries de
( rrastot,d'Argouges,de Beau-
mont, de Valbadon, du Tail-
lis, de Baudre, de Bannes.
( lette terre a été érigée en
marquisat en L673 : il en fut
de même '1»' la terre «le la
< Îhapelle-Lardine qui fut éri-
gée en marquisat en 1678 en
faveur de Jean-Pierre d'Ar-
gouges.
L'auteur de cette famille
fut un des compagnons de Bollon ; il reçut en
partage un gros lot de terres qui venaient d'être
conquises et donna son nom à ce fief.
Cette famille, qui est d'origine essentiellement
militaire, a formé quatre branches principales :
l'aînée, qui s'esl perpétuée jusqu'à nos jours; celle
de Bannes, tombée en quenouille à la fin «lu
xvm" siècle : «elle des seigneurs de Grastot, éteinte
en 17^. et celle des seigneurs de Fleuryj éteinte
également.
La maison d'Argouges possède une filiation au-
thentique. Elle commence dans un manuscrit,
suivi avec toutes se preuves, à un d'Argouj
choisi par Guillaume le Conquéranl pour être un
des conseillers de la reine Mathilde, pendant son
expédition d'Angleterre.
Klle a produit des lieutenants généraux, des
mestres de camp et brigadiers des années «lu roi,
des commandeurs et chevaliers de l'ordre de Malte,
des gouverneurs de villes, des officiers de tous
grades aux gardes françaises et aux chevau-légers
de la garde du roi, des chevaliers de Saint-Louis,
des évoques, un grand maître des eaux el forêts,
des conseillers et maîtres des requ tes de l'hôtel
du roi. un lieutenant civil de la prévôté de Pu ri-.
etc., etc.
Parmi ses alliances, figurent les familles : de La
Trémoille, de Corbonner, de Grastot, de Gran ville,
de Sémilly, de Clamorgan, de l.a Champagne, de
Chanteloup, d'Orglandes, de Surrain, de Beau
mont, de Syresme, de Pigaehe, de Loucelles, de
Kadol de Sebbeville, du Poerier de Franqueville,
de Payen de La Garauderie.de Farcy de Pont-
fdrey, de Pontbellanger, de Couvigny, deBautrec,
de Becdelièvre, de Cany, de Briqueville. de Creil,
de » iourtarvel, de Benoist, de < ruérould, du Pie
d'Argentré, etc.
Armes : Ecartelé: d'or et d'azur à /rois quin-
tefeuilles de gueules, '2 et l. celle en pointe bro-
chante su,- les deux quartiers.
• iouronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Cri de gi erre : A la fée, je crois.
ARGOUT(<7 •,.
Cette famille est origi-
naire du I >auphiné.
Elle a fourni des officiers,
un prieur <l« j chanoines de
Vienne, un gouverneur gé-
néra] de Saint-Domingue,
une abbesse des dames des
< Jolonnes à Vienne, un lieu-
tenanl colonel au régimenl
de Bresse, un lieutenant gé-
néral, et, enfin, un gouver-
neur de la Banquede France,
qui fut l'ait comte et pair de
France, le 5 mars 1819.
Otto familh n'est plu-- représentée que parles
femmes.
Armes : D'azur, à trois fasces d'or.
ARGYu/ .
Cette maison, originaire
du Berry, a possédé les sei-
uries d'Argy, de Lemps,
de Mesvres, de la Cour
d'Argy, de Néron, de la Rau-
dière, de Lézevin, de Ker-
grois, de Pons, du Ilaut-
Teneuil, de Manne, «l'A.
de la Boche Peloquin, de la
Martinière, etc.
Elle a fourni des preuves
de sa noblesse depuis Ar-
cliainbauxd'.l /y///, qui vivait
en l'an 1113.
Elle compte un grand nombre «l" croisés, des
officiers de toutes armes. EUes'est alliée aux pre-
mières maisons «!«• France «-t a eu les honneurs
de la COUr.
[es : D'or, à cinq trangles d'azur.
PORTS : JJen.r liOUS.
— 285
— 280 —
Cimier : Un lion issanl de même.
11 existe une autre maison d'Argy, originaire du
Réthelois.
Ses armes sont : D'argent, au lion de sabl ■ armé
et lampassé de gueules.
II existait aussi en Beauvaisis, une maison
d'Argy ou de Dargier, qui portait : D'or, à huit
merlettes de sable en orle.
ARJUZON(cP).
L'auteur de cette famille, originaire des Landes,
.■si un Gaspard d'Arjuzon, écuyer, qui vivail
1447; les d'Arjuzon sont lixés depuis longtemps
dans les environs de Dreux, où leur maison a
toujours occupé une liante situation. I"n d'Arju-
zon fut chambellan de Napoléon I" 1 qui le créa
comte le 27 février 1815.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de Irais fers de flèche du même, 1rs
pointes en haut. — (Alias: \ la bordure d'or.)
ARLAN DE LAMOTHE.
Cette famille est origi-
naire de l'Agenais.
I >ans une charte du 2 des
ides de mars 1250 se trouve
nommé un Etienne d'Aiian.
Le troisième registre 'les
mémoriaux de la chambre
des comptes, coté < !, fol. 87,
en l'an 1350, désigne parmi
les chevaliers de L'Auvergne
qui doivent fournir îles
hommes au roi Louis XI 11.
deux sires d'Arlan. Une
ordonnance du roi Charles VI fait mention de Xi-
colas d'Arlan, receveur général du Languedoc, an-
née 1431. Une charte-quittance le qualifie de con-
seiller du roi. Une ordonnance militaire du 8 juin
1679 mentionne un d'Arlan maréchal des logis.
L'an L707, les nobles et le clergé du Haut-Quercy
témoignent par des attestations publiques leur
vive reconnaissance à Jean d'Arlan. qui. en don-
nant des preuves d'un grand courage, venait de
les délivrer des hordes des paysans, révoltés au
nombre de 2.000. t'n d'Arlan de Bonnecours, ol'li-
cier. fut tué à la bataille de Cannes en 1735. Vers
l'an 1740, Jean d'Arlan, seigneur de Fargues, en
Quercy, à la suite de son mariage avec Charlotte
de Carbon nière, sœur du marquis de La Chapelle-
Berois, devint seigneur de Lamothe. Il ajouta à
son nom celui de ce dernier fief, et depuis la
famille porta le nom d'Arlan de Lamothe. Cette
famille a donné plusieurs prêtres à l'Eglise. Le
dernier, archiprêtre de Bouglon, est auteur d'un
cours de théologie et d'autres ouvragés religieux
estimés. La filiation suivie est établie à partir de
Jean d'Arlan,. marié à Gabrielle de Bonal ; Etienne,
-eur fils, se maria avec Charlotte de Belcastel, le
11 octobre 1664. Jean, fils de ces derniers, épousa
Isabeau de Sabathié, en 1695. Autre Jean, seigneur
de Fargues, issu de ce dernier mariage, épousa
en 1732, < iharlotte de < iharbonnière, fille de Phili-
bert, baron de Charbonnière, seigneur de La-
mothe, ei sœur de François de < îarbonnières, mar-
quis de la Chapelle-Biron. Bernard d'Arlan de
Lamothe, seigneur de Lamothe, avocat au parle-
ment, lils des sus-nommés, s'unit en mariage
avec Henriette de Barrastin en L769. Bonaven-
ture, leur fils, épousa Françoise-Rose Bauby, en
l'an XII, le 1 prairial ; de ce mariage sont nés le
chef actuel de La famille et son frère.
Armes : De gueules, à la bande d'or: coupée
d'or, au loup passant de sinople.
ARLOT / .
< '.elle famille est originaire
du Périgord, province qu'elle
n'a pas quittée et où elle a
possédé les marquisats de
Frugie, de Cumont, de la
< !oussière-Saint-Saud.
Le premier auteur connu
esl un ( ruillaume Arlot, sei-
gneur de Frugie, qui vivait
en 1347.
Elle a fourni des gentils-
hommes de la chambre du
roi, «les pages, des officiers
supérieurs, dont wn lieute-
nant g 'n irai sous Louis \ IV. etc.
Elle s'est alliée aux familles d'Aloigny, de Beau-
î i. de Chanterac, de Clermont-Touchebœuf, de
Fayolle, de Foucaud, de I lauteford, de Jumillac,
de Maulniont-Saint-Vit. de Montalembert. de Ras-
tignac, de La Rochefoucauld, de Lambertyè, de
Nesmond, de La Romagère, de Taillefer, etc.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent ran-
gées en fasce, surmontées, d'en croissant du
même, et accompagnées en pointe d'une grappe
de raisin aussi d'argent, feuillée et tigée de si-
nople.
Devise : Fracto Jove unicus Dr a s.
ARLOZ '/" .
Arlos ou Arloz, ancienne noblesse qui a donné
son nom à la paroisse et au château d'Arloz, dans
Le haut Bugey, terre qu'elle a possédée pendant
plusieurs siècles.
Il y avait dans les archives des Bénédictins,
ordre de Cluny, à Saint-Rambert, en Bugey, un
titre en parchemin de la remise faite par le comte
de Savoie au comte et seigneur de Milan, du mar-
quisat de Saint-Sorlin, en l'an 1100. Le comte et
seigneur de Milau choisit, et ne voulut pour cau-
tion de ladite remise qu'Henri d'Arloz, nommé
dans ledit acte, nobilis miles. Ce comte ayant re-
fusé toute autre caution duclit traité et remise, cet
- -2s; —
acte prouve son antiquité et la haute considération
où elle êtail dès les v et \r' siècles. Son origine
se perd dans L'obscurité des temps. Elle a possédé
pendant plusieurs siècles, la seigneurie d'Arlos,
dans le liant Buj
Elle a donné un chevalier de L'ordre de Saint-
Jean (h 1 Jérusalem en L245
Ino fille de cette maison, Jeanne d'Arloz, fui
bisaïeule paternelle de saint François de Sales.
I .a filiation suivie ne commence qu'à Jean d'Ar-
los, chevalier, qualité qui, dans ce temps-là, était
la marque de la pins haute noblesse. 11 vivait en
1235.
La famille d'Arloz a été maintenue dans sa no-
blesse, le 26 juin 1669, par M. Boucher, intendant
de Bourgogne, et commissaire député par Sa Ma-
jesté pour la recherche de la noblesse du départe-
ment de Dijon. Cette sentence, rendue en faveur
de Benoît d'Arloz. a été enregistrée au parle-
ment de Dijon et au greffe de Montbrison, le 7 dé-
cembre 1725. 11 y a aussi un arrêt du 10 fé-
vrier 1736, qui les maintient dans les exemptions
et privilèges accordés aux véritables nobles.
Armes : If azur, au lion d'or, arme et lam-
passé de gueules.
Cimier : Un taureau.
Supports : Deux taureaux.
i luronne de comte.
ARMAILLÉ. {(T). — Voy. La Forest.
ARMANCOURT (cT). — Voy. Michel
d'Armangourt.
ARMAND.
"La noblesse de cette famille ne date que du
26 novembre 1867. L'auteur, M. Ernest Armand,
fut créé comte héréditaire par Le pape Pie IX en
récompense des services rendus par lui à la pa-
pauté. Ce titre fut reconnu et confirmé en France
par un décret impérial, en date du 4 juillet 1868.
Armand (Ernest, G* 5 ), chef de la famille,
ministre plénipotentiaire, député de l'Aube
et ( :'"-". née de Gontaut-Biron. Résidences:
Rue Franklin. 20, à Paris, et ch au d'Ar-
cis-sur-Aube (Aube).
Enfants : a) Blanche-Cécile -Marguerite,
mariée en 1879 au comte François de La
Rochefoi cauld : b) Abel-Henri-Georges, né
1,. m décembre L863.
ARMYNOT DU CHATELET.
Cette famille, originaire de Bretagne, remonte à
Louis Armynot, échanson d'Anne, duchesse de
Bretagne, depuis reine de France. < llaude el Thi-
baut Armynot, petit fils el arrière-petit- fils de
Louis, furenl baillis d'épée de Langres, depuis
1578 jusqu'à La morl du dernier, qui se noya dans
l;i rivière de Seine, Lors de La rupture du pont de
Neuilly, sous Henri |\. Cette famille a été
mise dans La » lhambre de La noblesse de
de Bourgogne, en L653. Elle a a i i également
aux assemblées de La noblesse des bailliages de
Dijon, de Bar-sur-Seine, de Chaumont-en-Bassi-
gny et de Langres, pour la Domination des dépu-
tés aux Etats généraux de 1789. Le nom d'Arm'y-
not vient de deux mots latins, armis notus, qui
désigne nue origine militaire et fonl supposer nue
antiquité des plus reculées.
Armes : D'argent, cl trois mouchetures de
sable.
L'écu timbré d'un casque orné de ses Lambre-
quins d'argent et de sable.
Supports : Deux hermines ayant chacune un
collier de gueules, auquel es/ attaché un man-
teau d'hermine.
Cimier : Une hermine hissante du même.
Devise : Armis uni us.
ARNAL DE SERRES (ef).
Les d'Arnal sont origi-
naires du Gévaùdan. Vers
17 L5, Le chef de la branche
dont il s'agit présentement
lit L'acquisition el prit Le nom
de la seigneurie de Seri
près du Vigan.
Armes : D'or, au noyer
arraché de sinople; au chef
d'azur chargé de trois
étoiles du champ.
Support : Deux lévriers.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche ai m' ë
Arnalde Serres (Séverin <V), résidence:
Néronde (Loire) : marié à Angélinc de Lan-
dines, dont : 1" Emilie, demeurant à Né-
ronde (Loire : 2° Louis, demeurant 58, rue
de Gourcelles, à Paris, marié à Juliette
Vuillet.
Branche i Odette
Arnal de Serres (Henri d\ chef de
cette branche, étail frère des chefs des doux
autres branches : M m f Henri d'A. de S.,
sa veuve, habite, 6, rue de l'Equerre, à
Valence i Drôme). Leurs enfants sonl :
n
289
— 290 —
1° Jacques, capitaine au 71e d'infanterie, de-
meurant à Saint-Brieuc (Côtes-du-Xord),
marié à Nathalie de Costart, dont : a)
Henri ; b) Gaston ; c) Emmanuel.
2° Raymond, capitaine au 157e d'infante-
rie, au fort de Tournoux (Basses- Alpes) et
à Lyon.
3° Isabelle, religieuse du Sacré-Cœur, au
couvent des Anglais, à Lyon.
4° Henri, ingénieur civil des mines.
Branche puînée
Arnal de Serres i. Maurice d'), marié à
X... demeurant au Yigan et à Serres, près
du Vigan (Gard).
Enfants : a) Henriette, demeurant au
Vigan (Gard); b) Jean, capitaine d'infante-
rie breveté d'état-major, officier d'ordon-
nance du général adjoint au gouverneur de
Lyon; c) François, demeurant au Vigan
(Gard), sous-lieutenant de réserve au 9» de
hussards.
Voy. de Serres.
ARNAUD DE VITROLLES (ef).
$p A A La famille d'Arnauld ou
Arnaud es! originaire de la
ville de Riez (Basses-Alp<>i.
dont elle partageait au xn e
siècle la suzeraineté avec
l'évêque. Très ancienne fa-
mille. En 1195, Bertrand Ar-
nauld est cité parmi les gen-
tilshommes accompagnant
comme témoins Guillaume,
comte de Forcalquier, allant
rendre hommage au comte
de Toulouse.
Au xvi 1 ' siècle, une bran-
che s'établit à Aigueperse (Auvergne) ; Àrnauld
d'AndiUy, chef de cette branche, un des familiers
du connétable de Bourbon, se trouve entraîné par
le connétable. Ruinée à la suite de ces événe-
ments, cette famille vint se fixer à Paris.
C'est à cette branche de la famille qu'appar-
tiennent Antoine Arnauld, procureur général de
la reine Catherine de Médicis, le célèbre docteur
janséniste Antoine Arnauld, le marquis de Pom-
ponne, Arnaud de Corbeville, général des carabi-
niers, les Arnaud d'Andilly et les deux dernières
abbesses de Port-Royal. Cette branche s'éteint au
xvme siècle.
La bianche ainée, restée en Provence les d'Ar-
naud de Nibles, se ttxa d'abord à Sisteron, ensuite
sous Henri IV à Aix en Provence ; une charge
mif
' • 1,1
~<as>^
ïESmL
^ ■. ■ Mi
: -.y=
i||j
héréditaire de conseiller au parlement de Pro-
vence se trouvait dans la famille.
En 1752, Alphonse Arnauld échangea sa sei-
gneurie de Nibles contre la baronnie de Yitrolles,
qui appartenait alors aux de Bonnes de Lesdi-
guières (branche cadette de la famille de Lesdi-
guières).
Dans cette branche, on peut citer le baron de
Yitrolles, ministre et homme politique de la Res-
tauration, pair de France, dont le fils fut créé
comte par Charles X. titre que porte le chef actuel
de la famille.
Armes: De gueules, au cœur d'or, accompagné
en pointe d'un croissant d'argent; au chef
d'azur chargé de trois étoiles rangées d'or.
Devise : Eo duicior quo fortior.
ARNAUDY (<f).
La famille d'Arnaudy est
considérée comme très an-
cienne dans les généralités
de Montpellier et de Nar-
bonne en Languedoc, où son
existence est constatée par
les chartes et documents
authentiques dès le xnr
siècle.
En 1261, Raymond d'Ar-
naudy y est qualifié de che-
valier, titre qui annonce le
caractère de l'ancienne che-
valerie et de la haute no-
ble-
Les alliances de la famille ont été avec les de
Ratte; les d'Aldebert, seigneurs de Etaissac, Pra-
delles, Comeles, Natelines, Lassan et Roux; les
de Claris; les de Jaillé; les deCabrol; les d'Al-
bas; les de Barsalon ; les d'Estimbre; les de
Cabannes; seigneur d'Hespanhae, etc.
Armes : D'or, à un chevron de gueules, accom-
pagna en chef de deux palmes de sinople, et en
pointe d'un rocher de sable.
L'écu timbré d'un casque orné de ses lambre-
quins aux couleurs de l'écu.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Arnaudy (Joseph cf'), né le 8 oct. 1822,
chef de nom et d'armes, demeurant à Ou-
veillan (Aude), marié à Virginie Pons.
Enfant : François-Théophile, né le 27 juin
1848, marié à Ernestine Barthez. le 7 fé-
vrier 1872, dont
cembre 1872 ;
1878.
1° Ernest, né le 20 dé-
né le 11 juillet
2° Georges,
ARNAULD DE PRANEUF.
La famille Arnauld de Praneuf, fixée en Viva-
- 291 -
rais depuis la fin du xv siècle, est originaire
d'Auvergne, généralité de Riom. Elle établit sa
filiation authentique el suivie depuis Jacques \r-
nauld, natif d'Herment en Auvergne, écuyer de La
reine Marguerite, exilée au château d'Usson,
épouse en L592 de Fugères, près du Monastier
Saint-t Ihaffre, donl il eut postérité.
La famille compte des avocats, un chevalier de
Saint-Louis, lieutenant aux dragons de Schoml
en 1774.
François-Joseph-Alexandre Arniuld de Praneuf
émigra en l/.'l el fut, en 1809, lieutenant au régi-
ment d'Isenbourg. 11 épousa en L810 Louise
Jordy, et il en eut Louis-Maurice-Alexandre A.
de P.; né en 1814 à Neuvillers, juge d'instruction
au tribunal civil à Lunéville, marié en 1845, à
Louise Thiébaud, fille du maire de Montmédy,
nièce du général du génie de ce nom et du lieute-
nant général vicomte Jamin, ancien pair de
Frai:
Armes :D'azur, au chevron d'or accosté en chef
de d "x < adossées, et en pointe d'un
rocher de six copeaux du même.
ARNAULT DE LA MÉNARDIÈRE.
Arnault. notaire à Pouzauges, qui vivait en
1642, possédait des propriétés au village de la
Ménardière dont il prit le nom. La Ménardière
était située prés Saint-Hilaire de Voust et près de
Saint-Pierre-du-Chemin, le tout canton de la Châ-
taigneraie, où il y avait dès lors une fontaine.
aussi de ce dernier nom, comme il ré>ulte d*une
déclaration du 22 janvier 1680, reçue Ra
notaire à Thouars. Le logis de la Ménardière a
été pillé' et détruit dans la Révolution.
1 >ans tous les actes et contrai-, le mut Ménar-
dière s'écrit ainsi : Mesnardière. Depuis la Révo-
lution, on a remplacé l'a par un accent aigu sur
le premier e du mot.
Armes : Losange d'argent et d'azur, au
faisceau d'armes consulaire de sable lié d'or.
ARNOUX DE MAISON-ROUGE.
La famille Arnoulx, ou
Arnoux, existait au xiv
siècle dans la châtellenie de
Montluçon, où elle a pos-
sédé, aux xiii« et xvr siè-
-. les fiefs de Bisserel el
du Mas. Passée en Auver
vers 1540, elle se fixa à Riom
el posséda les terres d'1 Iriat,
de Maison-Rouge, de Mezel.
I h puis 1630 le nom de
Maison-Rouge estresté joint
à celui d' Arnoux.
^^ Qualifications d'écuyi r et de chevalier à tous
jBes membres depuis 1505. Titre de baron trans-
missible de 1816.
< ifficiers d'armée, trésoriers de France, conseil-
lers en la sénéchaussée d'Auvergne.
Alliances : de Bistonnières (xiv< siècle), de la
Sonche (xm 1 siècle), d'Allemagne, de Fretot, du
Richier e\\ [•), \\ tnard, Bernard de la < Iravière,
de Roux de Pontmort, de Ferriolles, de Vaux, de
Red xvni. de Biencourt de Boisgenest, de
Cambrai, Marchand de .Mai-ans. Dufraisse du
Cheix (xvme), Neyron des Àulnats, Imberl de
Trémiolles (xix«).
Armes : D'or, à la fasce de sable, chargée de
irais mouchetures d,' contre-hermine d'argent,
accompagnée de trois roses tigéeset feuilléesde
gueules, 2 et 1.
Couronne de baron depuis 1816, auparavant de
comte (cette dernière sans concession régulière).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Arnoux (B onne ef), née Imbert de
Trémiolles, veuve du B" 11 Constantin Ar-
noux de Maison-Rouge. Résidences : En-
traigues el Riom (Puy-de-Dôme).
Enfants: 1° Georges-Marie Victor, ca
pitaine de cavalerie à Saumur (Maine-et-
Loire), marié à M Ue de Tenehts de Says,
dont un fils et deux tilles.
2° Marie, épouse de Maurice deLa Chaise,
ancien officier.
3° Anne-Alice, épouse de Henri Duché
DE BRICOURT.
1' Louise, épouse de Roger de Boisset
de Torsiac.
ARONDEL DE HAYES.
I >'après les traditions domestiques, cette famille
serait originaire d'Angleterre, d'où elle 9'est réfu-
en France pour cause de religion. Le titre de
comte romain avait été d té à un membre de La fa-
mille en 1639 ; elle comptait au nombre de ses re-
présentants Théodore-Jean Arondel de Ilayes,
sorti de Saint-Cyr (le I e ' sur 100) à la promotion
d'octobre 1811, capitaine à vingt-trois an-, cheva-
lier de la Légion d'honneur et de Saint-Ferdinand
d'Espagne. Gel officier fil les dernières campagnes
de l'Empire et celles de 1823-1824. Il brisa sa car-
rière en 1830 et mourul en 1864, laissanl postérité.
Armes : D'argent i deux lions de gueules, af-
frontés et soutenant uneépée nue du mène, la
pointe en bas.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Arondel de Hayes (Sélim), demeurant
au château de Ghambresais, par Château-
( kmthier (Mayenne), confirmé dans Le titre
293 -
204 —
de comte romain par un bref de Pie IX, en
date du 1 1 octobre L877.
ARRAC DE VIGNES.
Baron de Sault, de Navailles, en Guyenne.
Jeun d'Arrac, écuyer, seigneur de Brostau et de
Vignes, autrement de Romefort et de Beiries,
hommes d'armes de la compagnie de M. de
Payanne, épousa en L595 Madeleine d'Anglade,
fille et héritière de Louis d'Anglade, seigneur de
La maison noble de Vignes, juridiction de Sault.
Il fut maintenu dans sa noblesse par lettres
patentes de mai 1596
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'argent, au
sanglier passant de sable; aux 2 et '■'< d'azur, à
V aigle éployée, d'or, le vol abaissé.
ARRIGHI DE CASANOVA, duc
PADOUE.
de
La famille Arrighi, originaire de Corse, fut
maintenue le 'i février 1783 comme noble d'extrac-
tion par le conseil supérieur après la réunion de
cette ile à la France. Des relations d'amitié, ci-
mentées par Les Liens du sang, unissaient les Ar-
righi aux Bonaparte.
Jean Thomas Arrighi, alors chef de la famille,
prit du service dans Les armées de La République,
devint aidé de camp de Rerthier en Orient, fut
créé chef d'escadrons à Marengo, général de bri-
gade à Austerlitz, général de division à Essling.
L'empereur lui conféra le titre de duc de Padoue
(1808). Il fut appelé à siéger à La chambre des
pairs. Après le désastre de Waterloo, le duc de
Padoue se réfugia en Corse avec mission secrète
de préparer Les esprits au cas où Napoléon irait
y chercher \\\\ asile. Frappé par l'ordonnance
royale du '< janvier 1816, il se retira en Italie et
n'obtint son amnistie qu'en 1820.
Armes : Ecartelé: aux 1 et -1 d'argent, à la
croix treillissée d'azur, ombrée : aux 2 et 3
d'or, au sphinx égyptien, portant en barre un
étendard à trois queues de sable, soutenues de
gueules ; au chef ducal, de gueules, sente d'é-
toiles d'argent.
ARRIPE (dP).
La maison d'Arripe est originaire ibe— Bielle,
dans la vallée d'Ossan et de Cantabrie; des do-
cuments, remontant à 1354, donnent aux membres
de cette famille le titre de baron comme titre per-
sonnel.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné
chef de deux tulipes d'argent et, en pointe,
d'une roche du même.
ARSCHOT k/i.
Seigneurie en Brabant, possédée par les ducs de
Brabant avant 1179. Le duc Jean la donna, en
1284, à son frère fiodefroy de Brabant, tué le
11 juin L3Q2. Alix, sa deuxième fille, porta Arschot
dans la maison d'Harcourt.
La seigneurie d' Arschot fut érigée en marquisat
par lettres du mois de novembre lôl<S, en faveur
de Guillaume de Groy, petit-fils de Marguerite de
Lorraine, dame d' Arschot, et d'Antoine de Groy.
Philippe II. fils de Henri de Groy, succéda à son
oncle et fut créé duc d'Arschot le 1 er avril 1533. Il
mourut en 1549.
Anne de Croy, sa tille, porta en mariage le du-
ché d'Arschot à Charles de Ligne, en 1576, prince
d'Aremberg, mort le 18 janvier 1616.
ARSONVAL (d").
Nous trouvons un François d'Arsonval, écuyer,
leur de Chavignon et des Tournelles, gentil-
homme servant du roi, qui fut l'un des chevau-lé-
gers de la garde. Nous trouvons aussi une Agnès-
Anne d'Arsonval, reçue à Saint-Gyr, le 5 avril
L695, sur les preuves de sa noblesse, remontée par
titres à Guillaume d'Arsonval, son cinquième
aïeul.
Armes : Tranché d'azur sur or, et une étoile à
huit raies de l'un en Vautre, chargée d'une
croise lie de gueules.
ART AISE id'
Voy. La Tour.
^Z=Zrrf^?mm.
ARTENSEC (d') OU rPARTENSET.
La famille d'Artensec est
une ancienne famille origi-
naire du Périgord. Kn 1390,
un Raymond d'Artensec ren-
dit hommage au sieur Pons,
vicomte deTurenne, au nom
de sa femme Jeanne de Saint-
Geniés.
Nous trouvons un Jean-
Baptiste d'Artensec qui avait
en 1629, à Périgueux, une
charge 'l'avocat au parle-
ment de Guyenne.
Ce même d'Artensec, lors
des mouvements de la Fronde, souffrit la question
pour la cause du roi.
Son frère Hélie d'Artensec, né à Périgeux en
1592, est l'auteur de mémoires très appréciés con-
cernant le Périgord.
Les d'Artensec furent maintenus dans leur no-
blesse par lettres patentes en date d'août 1675.
Le 15 thermidor an II, un François d'Artensec,
curé de Saint-Séverin d'Estissac, monta sur l'é-
chafaud en confessant sa foi.
— 295 —
•G
Les d'Artenstv « "■ t .- 1 i . ' 1 1 1 soigneurs il.' I.a l-'ar
\ erneil, Laboriej de La Barrière.
Armes : D'azur, à la fasce d'or arquée, bordée
de gueules, au chef cousu de gueules chargé
d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles
d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1° Ai'tenset de la Farge (Maxime ef).
— Résidence : Gh au de La Tour, parPessac-
sur-Dordogne (( rironde).
•-i" A. de la F. (René cf), à Labitte, par
Moncrabeau (Lot-et-Garonne).
ARTHAUD DE VIRY.
D'après un manuscrit du \w siècle appartenanl
à la bibliothèque d'Angers, cette famille, originaire
de la province de Forez, serait issue fort ancien-
nement des soigneurs de Saint-Germain-Laval,
connus aux. temps chevaleresques sous le nom
d'Arthaud. Cette famille était fixé dès 1287 préci-
sément dans la petite ville de Saint-Germain-
Laval, où depuis ils ont constamment résidé jus-
qu'en 1815. Ils y possédaient une chapelle (avec
droit de sépulture) dans laquelle était jadis le
tombeau des soigneurs do la paroisse.
Les rejetons de la famille Arthaud de Viry onl
siégé) au mois «le mars 1789, dans les assemblées
électorales de la noblesse du Forez et dans celles
delà sénéchaussée de Glermont-Ferrand; on peut
suivre la libation, degré par degré, depuis Hugues
ou Hugonet Arthaud, qui donna le dénombrement
de ses biens au terrier de Saint-Germain-Laval le
vrier 1388.
Elle n'offre pas de particularité remarquable
avant la fin du xvie siècle.
La famille se partagea en trois branches. L'ai-
née resta au berceau de la famille : la seconde vin l
se fixer dans la ville de Seurre, en Bourgogne, où
elle était représentée en 1761 par François-Bernard
Arthaud, /cuver, capitaine de cavalerie et cheva-
lier de Saint-Louis.
La troisième, dite des sieurs de Lachesnaye, s'é-
tablit des l'an 1596 à Angers, où elle a produit
plusieurs personnages dans le haut clergé, la ma-
gistrature et les lettres. Cette dernière s'éteignit
après 1678.
Vers la même époque, les aines, restés à Saint-
Germain-Laval, recueillirent le fief de la maison
de Viry, en Beaujolais, et en prirent le nom, illus-
tré par Jacques de Viry, l'éloquent et patriotique
orateur de la langue d'Oil aux états généraux de
1484.
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur, à trois
tours crénelées d"argent,q\x\ est d'Arthaud : aux
2 et 3 de sable, à la croix ancrée d'argent, ou-
verte en cœur d'un carreau du champ, qui est
de Viry.
ARTHUYS.
Famille noble, oi
d'Angleterre, qui vinl s'éta
blir en Berry, en 1 195. Phi-
lippe Auguste avail alors
cédé à I Lichard, roi d'A n
lerre, Issoudun el plusieurs
autres \ illes du Berry.
Il y a eu plusieurs bran-
ches de ce nom dans le
l 'erche, l'( irléa nais, le pays
chartrain, donl la plupart
s<mi, éteintes; e1 de celles
qui existent, nous ne con-
naissons que la branche de
( Jharnisay.
Il y avail une famille du même nom en Anjou,
qui s'annonçait pour avoir la même origine que
celle du Berry. Elledisait être pareillement sortie
d'Angleterre, 30 à 10 ans avant le schisme de
Henri VIII. Nous croyons cette famille éteinte
dans les mâles.
Nous trouvons un François Arthuys, procureur
du roi aubailliage d'Issoudun qui, en 1564, lit ren-
trer Issoudun sous l'obéissance du roi el fut assas
sine le i juin lô'.i-'!. par le parti de la Ligue pen-
dant qu'il donnait des ordres dans un faubourg
pour le service du roi et la conservation de cette
ville.
Un Philippe-Amable Arthuys de Charnisay,
président de la cour d'Orléans, fui créé baron en
1811, et son titre fut maintenu, en 1816, par
Louis XVIII.
Armes: D'argent, au chevron brisé de sinople.
accompagné de trois feuilles de chêne du même.
Devise: Franc au roy suis.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Arthuys de Charnisay 11 Paul),
marié à Marguerite Verdier de Flaux. -
Résidence: Hôtel de Charnisay, par Mont-
luçon (Allier).
ASNENS DE DELLEY.
La famille de Asnens ou de Agnens de Dell
et de Partalban, originaire du pays de Vaud, vinl
s'établir en France vers 1660.
Les seigneurs de Asnens de Delley el de Par-
talban ont pour auteur Guillaume, troisième fils
de Robert, seigneur d'Estavayé en 1096, lequel
Guillaume, possesseur du fief de Asnens, l'aurait
transmis à ses descendants qui en auraient porté
nom. Outre plusieurs titres du xnr et xiv siée
concernant cette famille, el dont la plupart sont
conservés aux archives publiques de Berne et de
Fribourg, en Suisse, il existe (collections de
M. Courtois) an acte testamentaire de François de
Asn sns, armiger daté de I >amietle, l'an 1219.
I
— 297 —
298
La filiation de cette maison, constatée par arrêl
du parlement de Besançon du 22 décembre 1787,
établit qu'elle descend en ligne directe de Hermans
de Asnens, chevalier, seigneur de Dallev, vivant
en 1249.
Delley était autrefois une chàtellenie, avec toute
juridiction, située au bord du lac de Neuchâiel.
Sur son emplacement existe aujourd'hui une
agréable habitation portant aussi le nom de Del-
ley et attenante à l'ancien village de ce nom.
La famille de Asnens de Delley a occupé en
Suisse de hautes fonctions, et plusieurs de ses
membres, depuis son établissement en France,
ont été revêtus décharges importantes dans l'ar-
mée, la magistrature et les finances. Le comte de
Delley d'Agier, député de la noblesse du Dauphiné
aux Etats généraux en L789, sénateur sous l'Em-
pire, fut créé pair de France par Louis XVI II, et
est mort en L827.
Aujourd'hui cette famille ne forme plus que trois
branches dont le point de jonction remmite à 1520.
La branche aînée actuelle porte le nom de Blanc-
mesnil ; la cadette se distingue par le nom d'Avaize
et la puînée par le nom d'Agier.
Armes: D'azur, au lion d'or, armé et lam-
passé de gueules, à deux coticesd'or brochantes,
Vunesur les pattes du lion, Vautre sur la queue.
Cimier: Un lion naissant d'or.
Supports: Deux lions au naturel.
Devise: Jussu Domini Dei.
ASNIÈRES {(V)
La maison d'Asnières, en latin de Asneriis, est
originaire de la Saintonge, où elle eut pour ber-
ceau un bourg de ce nom assez considérable avec
château. Son ancienneté, la qualité de chevaliers
dont ses membres furent revêtus dans les temps
où cette dignité était personnelle, et toute mili-
taire, ses services distingués, lui donnaient un
rang honorable dans la noblesse de sa province,
à côté des sires de Pons, ses suzerains, avec les-
quels elle s'est efforcée d'établir de nos jours une
origine commune.
La maison d'Asnières s'est divisée en deuxbran-
ches à la mort de Robert d'Asnières en 1667 qui
laissa :
1° François d'Asnières, qui continua la souche,
éteinte en 1784 dans la personne de son petit-fils
Léon d'A., capitaine au régiment d'Agénois;
2° Jean-Baptiste-François d'A., qui forma la
branche de Villechenon. Elle était représentée par
Robert Bernard, marquis d'A., colonel d'infante-
rie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'hon-
neur, mort en 1821, laissant un fils.
La branche de Yillefranche, dont il subsiste
encore un rameau. Celui des marquis d'Asnières-
la-Châteigneraye fut formé vers 1565 par Olivier
d'Asnières de Maisonnay.
' t-
Jean d'Asnières, rejeton de cette branche, issu
d'Obvier à la cinquième génération, naquit en
1738.
11 était maréchal des camps et armées du roi,
chevalier de Saint-Louis. En 1770, il obtint, en
considération de ses services et de son origine,
que la baronnie du Petit-Château et les six châtel-
lenies du Bourg-Bastard, de la Tardière,de Saint-
Pierre-du-Chemin, de Saint-Marsault, de Marillet
et de Fraigneau seraient unies à la terre de la
Chàteigneraye et érigées en marquisat sous les
noms à'Asnières-la-Chateigneraye, et non pas
simplement delà Chàteigneraye.
Le marquis d'Asnières-la-Chateigneraye monta
dans les carrosses du roi le 17 décembre 1781 en
vertu des preuves faites devant Chérin. Il est mort
le 3 janvier 1824; laissant deux fils.
Armes: D'argent, à trois croissants de gueules.
ASSAILLY (cT)
Le quatrième grand maître
de Saint-Jean de Jérusalem,
en l'an 1167, était un cheva-
lier île Saint-Jean, du nom
de d'Assailly, ou d'Assalit.
Le nom original est en
effi l Assalitus qui signifie
m latin du moj en âge: armé
de pied en cap.
< m retrouve au xvin*
siècle, dans le pays de Bé-
ziers el de Rodez, des d'As-
sailly, qualifiés viguiers ou
vicomtes de I taxés, où ils
s'allièrent à la famille de Mirepoix.
Par suite d'une alliance avec une demoiselle de
Barazan, la famille s'établit en Poitou et sous
is XIV, un d'Assailly, qui avait épousé- une
demoiselle Gulien de Cencize, élevée à la maison
aie de Saint-Cyr, esl qualifié de seigneur de
la Salmondière et autres lieux en Poitou. Son père
avait commandé l'arriére-ban du Bas-Poitou.
Sun fils épousa M"e de Sahuguet d'Amarzit
d'Espagnac, petite-tille du baron d'Espagnac, his-
torien et ami du maréchal de Saxe, gouverneur
des Invalides.
Charles, comte d'Assailly, ministre plénipoten-
tiaire, épousa M" 1 ' de Lasteyrie du Saillant dont
la mère était M" e de la Fayette, fille du général,
marquis de la Fayette.
Armes : De gueules, à Irais lis au naturel, 2
ell.
Sipports: Deux lions.
Devise : .1 Itisis terris.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1» Assailly (Octave-Charles, C d 1 ). —
Résidences : rue Lincoln. 2, à Paris, et ch au
— 299 -
300 -
de la Salmondière, par Niort (Deux-Sèvres).
A. épousé M"" de Cunin-Gridaine. V.ww rs:
a) isabelle : b) Antoine.
2° A. i\"'' Arthur). — Résidence : \\\\o
Las-( lases, 12, à Paris.
3° A. (Alexandre-Charles-Camille-Oscar
(V). major au 17'' chasseurs à cheval, à
Neufchâteau i Vosges).
ASSAS [d').
De cette famille noble était Louis, «lit le cheva-
lier d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne,
qui, se trouvant en 1760 à l'affaire de Closter-
Camp ave.- son régiment, près d'un bois, pendant
la nuit, s'y avança seul pour le fouiller, de peur
que sa troupe ne fût surprise ; il y rencontra des
ennemis embusqués, qui l'entourèrent aussitôt et
lui présentèrent une douzaine de baïonnettes sur
la poitrine, <'\\ le menaçant de mort s'il disait un
mot. Abus, se tournant du côté de son détache-
ment, il lui cria avec intrépidité : Auvergne, fais
feu. ce sont les ennemisl et, clans le moment, il
tomba frappé de plusieurs coups.
Le roi Louis XVI, voulant transmettre à la pos-
térité la mémoire de ce trait de patriotisme, a
créé en 1W7 une pension de 1,000 livres, hérédi-
taire et perpétuelle en faveur de la famille de ce
nom, jusqu'à l'extinction des mâles.
Armes: D'azur à trois /leurs de Us épanouies
d'or. — Alias : D'or, au chevron d'azur, accompa-
gné en chef de deux pins de sinople, et en pointe
d'un croissant du second; au chef du même,
chargé de trois étoiles du premier.
ASSIER fef).
Originaire du Languedoc,
cette famille a formé plu-
sieurs rameaux. Un Jean
d'Assier, fils de Barthélémy,
fut pendant quarante ans
président du conseil souve-
rain. Il reçut en février 1768
des lettres de noblesse du roi
Loui- XV.
Armes: D'argent, d trois
bandes de gueules.
Devise
trempe.
Suis de hou, i:'
Branche de Valenches
Détachée du tronc et fixé.- dans le Forez. On
trouve dans l'obituaire de Montbrison, en 1397,
Jean Assier, prêtre, fils de Pierre Assier de Valen-
ches, qualifié egregius vir dominus. Possesseurs
depuis prés di iècles de la terre, dès long-
temps seigneuriale de Valenches, les représentants
de cette maison figurent brillamment dans les
guerres de religion, au parlement des l >omb
dans le clergé, dans l'armée, el eontracrenl les al-
liances les plus distingué)
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
r Assier de Valenches (Charles <T).
capitaine-commandanl au 13 e cuirassiers, à
Chartres i Eure-et-Loir) :
2° Oncle : A. de V. < Victor-Emma-
nuel cT i. Résidence : château de Valen-
ches, par Saint-Jean-Soleynieux (Loire),
marié en 1849 à Emmerv. de Grosiei lx.
Enfants : a) Amélie -Jeanne, mariée à
Pierre de Chavigny; b) Valentine, reli-
gieuse; c) Charles-Paul-Maurice, secrétaire
d'ambassade; d) Eugénie-Pauline-Marie-Ma-
deleine;
3° Branche puînée : 1° Hippolyte-Raoul,
à Feurs (Loire); 2° Pierre-Charles, château
de Riorges, par Roanne (Loire).
ASSY (<f). — Voy. Geoffroy : Morell.
ASTANIÈRES (d).
Cette famille est originaire de Normandie. Un
de ses membres se fixa en Languedoc en 1575.
Un d'Astanières fut page du roi Louis XVIII en
1825 et entra dans un régiment de hussards dans
lequel il resta jusqu'en 1830.
Armes : D'argent, à trois fusées de gueules,
au chef chargé d'un croissant de sable, accosté
de deux étoiles du même.
Ou : De gueules, à trois fasces d'argent, au
chef d'azur chargé d'un croissant d'argent, ac-
costé de deux étoiles d'or.
ASTIER DE LA VIGERIE.
D'Astier, province du
Languedoc, filiation établie
jusqu'en 1680, par les preu-
ves de Malte d'Antoine-
François< îeoffroy d'Astier,
le 20 janvier 1828 (branche
latérale éteinte), qui a reçu
le titre de comte, le 25 juin
1845.
Titre héréditaire de ba-
ron ; lettres patentes du
février 1825 fit du 26 août
1829, et, pour transmission :
lettres patentes du h", avril L840, etbrevet dm-
Uture du 6 juillet 1858.
Le nom de La Vigerie provient d'une terre ac-
quise en 177 1 el aliénée en 1841.
I
_ 301 —
— 302 —
Armes : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au 'che-
vron d'argent chargé de (rais quinte feuilles
de gueules, et accompagnée en pointe d'une
ancre d'or, accolée de son câble aussi d'or
(lettres patentes du titre de baron); aux 2 et 3
d'or à la bande alaisée de sable (anciennes
armes de la famille d'Astier, d'après les preuves
de Malte).
REPR ÈSEN TA NTS A CTUELS :
1° Astier de La Vigerie il!"" Emma-
nuel-RaouUr), lieutenant d'artillerie, marié
à Catherine-Louise de France, dont :
a i Louis : b) Maurice. Résidence : l, ave-
nue de Tourville, à Paris :
2° A. de La V. (Raoul-Olivier cf), frère
du précédent, ancien officier d'artillerie,
marié à Jeanne de Montalivet, donl :
a) Jean : b) François. Résidence : il. rue
de ( lourcelles, à Paris.
1 oy. Daleste
ASTIER D'USSEL.
D'Astier d'Ussel.
ASTORG (ffl).
La maison d'Astorg où d'Astorgue est originaire
d'Auvergne, el sa filiation remonte aux premiers
temps de la féodalité. Elle formait deuxbranches.
La branche cadette avait fixer en Espagne,
d'où un de ses membres revint vers la fin du \ir
siècle, avec Raymond, comte de Toulouse, et le
suivit en Palestine.
1 stte famille tenait un rang distingué dans
l'Auvergne, où elle possédai! les terres et les sei-
gneuries de Vaudelin.de Monteroy, de Chaludet,
de la Feuillade, etc.
Le premier personnage connu de cette famille,
Pierre Astorg, d'Aurillac, seigneur de Laval et co-
seigneur du Chalier, en Auvergne, cité en 1289, se
trouve compris dans une revue d'hommes d'ar-
mes, avec plusieurs barons et chevaliers.
lu Jean d'Astorg, écuyer, seigneur de Chaludet,
lit liommage au roi comme duc d'Auvergne le
1er juillet 1(569. Une de ses filles, Marie d'Asti
fui reçue à Saint-Cyr, le 22 janvier rr.^. mu- ils
preuves de sa noblesse remontée par titres jusqu'à
Pierre d'Astor
La famille d'Astorg a joui des honneurs de la
cour, et a été admise à monter 'huis les carrosses
du roi avec le titre de . le 21 janvier 1789.
La branche aînée s'est éteinte dans la personne
du comte d'Astorg, député, décédé en 1828, -ans
enfant mâle. Elle portait : De sable, à un faucon
d'argent, longé et grilletê d'or, posé sur une
main gantée aussi dor, et accompagnée en chef
de deux /leur* de lis dargent, et en pointe d'une
demi-fleur de lis du même, mouvante de l'extré-
mité du /hoir droit de Vécu.
La branche cadette est seule survivante.
Armes : D'or, à l'aigle éployêe de sable.
Devise : Nihil me pave t.
ATTANOUX (d ').
d'Attanoux-
Voy. Bernard
AUBAREDE (d").
Famille originaire du Lyonnais ayant possédé,
en 1690, la seigneurie de Bellegarde.
Il y a eu une famille Aubarède d'Astorg anoblie
le 20 décembre L678, qui ne se rattache nullement
à cette famille.
\kmi s : D'azur, au chevron d'or accompagné
de trois roses de gueules tigées de sinople.
Ou : D'argent, au chevron de gueules accom-
pagné de trois pensées au naturel; au chef du
second chargé d'une tète de lion.
AUBE DE BRACQUEMONT.
1 tte famille est originaire de Picardie où elle a
possédé pendant longtemps la terre de Bracque-
mont, dont elle a pris le nom.
Le premier auteur connu esl Quentin-Aubé,
écuyer, seigneur de Bracquemont, mort en L483,
laissant deux «'niants de son mariage avec Clé-
mence de Lécourt. On compte dans la famille «1rs
chevaliers, un gouverneur de Montdidier, en 1592,
plusieurs capitaines des armées du roi.
Armes : De gueules, à huit losanges d'argent
appointés en croix.
AUBER (cP).
Famille originaire de Normandie, et établie de-
puis en Agénois, qui, par la perte des monuments
de son ancienneté, dans un incendie arrivé en
1581, dans la maison de Raymond d'Auber (auteur
du quatrième degré), ne peut aujourd'hui remon-
ter sa filiation qu'à Jeannot ou Jean d'Auber; ce-
pendant cette famille possède encore les titres an-
térieurs de cette époque.
Jeannot ou Jean d'Auber. cité ci-dessus, écuyer,
neur de Peyrelongue, demeurant à Marmande,
vivait en 1478.
François d'Auber, qualifié chevalier, seigneur
de Peyrelongue, gouverneur pour le roi de la ville
de Cental en Piémont, en L555, fut nommé par
le roi Henri II, le 10 juillet 1557, capitaine d'une
compagnie de 300 hommes de pied. 11 soutint en
1558, le siège de Cental contre les Impériaux, et
servit avec beaucoup de distinction dans les
guerres de son temps. Il avait été nommé le 7
septembre 1550, capitaine de Saint-Michel en Pié-
303 —
304
mont, par lettres d'Henri II. roi .1,' France. On F
trouve compris avec Pierre et Raymond d'Auber,
Bes frères, dans la convocation îles nobles du ban
et arrière-ban de la sénéchaussée d'Agénois, du
1(1 mars 1557, et il obtinl le 26 mais L558, conjoin-
tement avec eux, une ordonnance du lieutenanl
général de la sénéchaussée de Bazadois, par
laquelle ils furent employés au rôle et cotisés à la
contribution dudit ban et arrière-ban de cette sé-
néchaussée.
Jean-Baptiste d'Auber, marquis de Peyrelongue,
écuyer, fui reçu page 'lu roi en sa petite écurie,
sur les preuves de son ancienne noblesse, faites
le / juin 1702 ; mousquetaire de lu seconde compa-
gnie, le 1er juillet L765; écuyer du roi le 13 sep-
tembre 1T7S; capitaine au régiment du roi, cava-
lerie, le 13 septembre 177.»: chevalier de Saint-
Louis, avec le brevet de marquis et le rang de
lieutenant-colonel, le s mai HX7}.
Armes : D'azur, à un j>ai d'argent accosté de
quatre étoiles d'or, posées 2 de chaque côté, l'une
au-dessus de l'autre; au chef de gueules, chargé
d'une fasce ondée d'argent.
AUBERGUE (#).
Cette famille est originaire de la Provence qu'elle
n'a presque jamais quittée.
Elle a été anoblie par une charge de secrétaire
du roi près le parlement de Dijon. Nous croyons
cette famille éteinte dans ses mâles.
Armes : D'azur, à la tente d'argent accostée
de deux lévriers assis an même, le tout posésur
toi terra l)i de sinople ; en abîme, an panache
accompagné de trois étoiles, une en chef, deux
en flanc, le ton l d'argent.
AUBERJON (d).
Famille no] de (lu diocèse de Narbonne en Lan-
guedoc, et connue depuis le milieu du xvi'-' siècle.
Louis d'Auberjon, qualifié noble, seigneur de la
Chevalinière, venu de l'Isle de France, fut protégé
par les dames Madeleine et Eléonore de Bourbon,
tantes du roi Henri IV. 11 lit en 1552 l'acquisition
du domaine de Pechgaufv, auquel il donna le nom
de la Chevalinière. Il fut enterré le 14 novembre
1555 dans la cbapelle de Fanjeaux, où toute sa
postérité eut droit de sépulture.
Raymond d'Auberjon fut maintenu dans sa
noblesse par M. deLamoignon,le3 novembre 1697.
Cette famille compte plusieurs officiers dans
l'armée, des chevaliers de Saint-Louis.
On présume que cette famille pourrait bien être
issue des Auberjon-Murinais du Dauphiné.
Chesnaie fonde cette idée sur ce que le nom
d'Auberjon n'est point commun.
Armes
et 1.
D'azur, à sic besants d'or, posés 3, 2
AUBERT (d').
Famille originaire de lire
tagne comptanl treize de
grés.
Parmi les pièces cou ier
vées aux archives de cette
famille, on trouve :
1" Un bref de la cour de
Rome en date du ') avril
1502, qui concède plusieurs
privilèges à < i-uillaui l'Au-
berl ei à ( ruillemette de
( îhalus, son épouse, en re-
connaissance de bons servi-
ces rendus par celui-ci.
2° Une lettre de Henri III,
en date du 24 octobre 1575,
par laquelle Sa Majesté accorde à son amé et féal
Pierre d'Aubert, seigneur de La Criblerie, écuyer
de son écurie, la charge et conduite d'une compa-
gnie de cent chevau-légers.
3° \ T ne autre lettre de Henri 111, datée du :i sep-
tembre 17S7, portant exemption, en faveur de
Pierre d'Aubert, seigneur de Fa Criblerie, de
Tartoul et Boisbriant, terres situées au pays de
Bretagne et du Maine, du fait et contributions
aux ban et arrière-ban.
4° Preuves de noblesse de François- Charles-
Ccesar d'Aubert, pour être admis au nombre des
pages du roi, du 8 avril 1790, reçues par d'Hozier.
Cette famille a produit aussi un défenseur du
Mont-Saint-Michel, ainsi que l'on le voit par le
nom (d les armes d'un de ses membres, gravés
sur une carte originale conservée au château
même.
Armes : Bégueules, à trois >miilh'ls d'or, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Aubert (François-Jules d'), demeu-
rant à Laval.
2° A. (Louis-Chârles-Marie d'), marié à
Marie-Thérèse Tiger de Rouffigny, demeu-
rant ;i Laval et au château du Guémadeuc-
PJéneuf (Gôtes-du-Nord), dont : a> Louis-
Joseph-Marie d'A. ; b) Marie, mariéeà René
de Farcy, lieutenant au 70 e régimenl d'in-
fanterie : c) Marguerite.
3° A. (Joseph <#'), marié à Henriette du
Breil de Pontbriand, demeuranl au châ-
teau <b' la Hauguemorais-Saint-Potan (( y>U-<-
du-Nord 1. donl : a) Joseph : b) Henri : c)Guil-
lemette; d) .Mûrie
4° A. 1 Emilied' I, mariéeà Léonard Drouet
DE MONTGERMONT.
— 305 —
AUBERT DU PETIT THOUARS.
La famille Aubert, anoblie le 26 juin 1714 était
originaire de l'Anjou, où la souche habitait le
château de Boumois, près de la ville de Saumur.
Elle a produit, entre autres rejetons : Louis-Marie
Aubert du Petit Thouars, célèbre botaniste, né en
1758; Aristide, frère du précédent, capitaine de
vaisseau, qui commandait le Tonnant, au combat
d'Aboukir, où il périt le 1er ao ùt 1798; l'amiral
Abel Aubert du Petit Thouars, qui fut désavoué
en 1842 pour avoir expulsé des Etats de la reine
Pomaré le missionnaire Pritchard, auquel les
< ïhambres votèrent une indemnité.
En revanche, ses concitoyens lui offrirent une
épée d'honneur, et, en 1848, il fut nommé repré-
sentant à l'Assemblée législative
Armes : D'azur, à un haubert <r<>r.
AUBÉRY.
Vatan, autrefois Vastan, dont les Aubéry por-
tèrent le nom, et dont ils firent ériger la seigneurie
en marquisat, est une petite ville du Berry remon-
tant au ve siècle environ, et dans laquelle les
Templiers possédèrent des biens el un couvent.
La famille Aubéry (dont le nom s'est écrit quel
quefois Aubry), a possédé les seigneuries de Jully
et de Ponthit'u. Elle n'était saillante ni par son
origine, ni par son ancienneté. Paris étail son
berceau. Elle fut maintenue dans sa noblesse le
30 juin 1705. Robert Aubéry, président de la
chambre des comptes, avant épousé Claude de
Prélevai qui lui apportai! l'héritage des Maricourt
et celui des du Puy, les terres de Vatan, les lit
ériger en marquisat par lettres du mois d'août
1650. Le côté éminent de la position des Aubéry
venait de leurs alliances. Ils en formèrent de con-
sidérables avec les premières maisons du royaume.
Armes : D'or, à cinq (rangles de gueules.
AUBIER DE RIOUX.
Très ancienne famille d'Auvergne, et des mieux
alliées, qui a habité alternativement la ville de
Glermont et les châteaux qu'elle a possédé-, dans
la campagne.
Il paraît, par la production des titres de cette
famille, qu'un grand nombre d'autres ont été la
proie de trois incendies : le premier, commis par
les troupes qui pillèrent le château de Rioux pen-
dant les guerres de la Ligue, est prouvé par acte
de l'année 1654 ; le second, à Laqueuille, l'est par
monitoire de l'année 1683; et le troisième, de l'an
1730, est établi par des procès-verbaux juridiques.
Par ce qui est échappé de ces incendies, il
parait que le premier connu de cette famille est
Perrot d'Aubier, l'un des 23 écuyers menés à
Bourges par André de Chaumeguy ou Ghauvignv.
en 1356.
Par arrêt contradictoire du 26 février 1780. cette
— 306 —
famille a été maintenue dans le droit et possession
de sa noblesse ancienne.
Armes : D'or, un ihevronde gueules, surmonté
de deux molettes d'éperon d'azur, arec un croiÂ
sant aussi d'azur.
AUBIGNÉ0/T.
Il n'y a presque point de province en France
où l'on ne trouve des gentilshommes du nom
d'Aubigné, mais ils ont tous des armes différentes]
Ils tiennent leur nom delà terre d'Aubigné en An-
jou, à une demi-lieue le Martigny-Brien.
Le premier de cette maison fut olivier d'Aubi-
gné qui vivait vers 1200.
Armes : De gueules, au lion d'hermine, cou'.
ronné, armé et lampassé d'or.
AUBIGNY en.
Le nom d'Aubigny est porté par un grand
nombre de personnes dont il est impossible d'éta-
blir la véritable origine.
En effet, les nobiliaires ne font mention de ce
nom que d'une manière générale et n'indiquent
aucun auteur commun qui permette de rattache!
entre elles les diverses familles existantes.
Non seulement le nom.de d'Aubigny est très
répandu dans toutes les parties de la France!
mais il est porté comme surnom par plusieurs
familles dont deux d'entre elles émirent jadis des
prétentions au sujet de la prétendue usurpation
de ce nom par deux personnes étrangères à la
famille.
On se souvient de ce procès qui occupa quel-
que temps, sous l'Empire, les chroniques mon-
daines.
MM. Cochon (père et fils) avaient été autorisés;
par décret du 12 mars 1859, à substituer à leur
nom celui de d'Aubigny. Un double pourvoi fut
formé par les membres de la famille Morel d'Au-
bigny et par ceux de la famille Henrys d'Aubi-
gny. Mais le conseil d'Etat, sur les conclusions de
M. Ernest Baroche, commissaire du gouverne-
ment, rejeta les deux pourvois, attendu que le
décret attaqué ne causait aucun préjudice aux op-
posants.
MM. Cochon père et fils continuèrent donc à
s'appeler d'Aubigny.
Il a existé en Poitou, en Bourgogne, en Bretagne
et en Artois des familles qui portaient :
Artois : D'azur, à trois chevrons alésés d'or.
Bourgogne : D'or, à la. bande de gueules
chargée de trois lionceaux d'argent.
Bretagne : D'argent, à la fasce de gueules .
chargée de trois besanls d'or.
Poitou : De gueules, à trois châteaux d'or.
:;07
- 308 —
Parmi les familles du Poitou, nous trouvons
celle des Leret d'Aubigny, qui se îixa dans le
Maine vers 1700.
On trouve une filiation directe jusqu'en 1400.
Elle fut maintenue dans ses privilèges en L696.
Elle est alliée aux de Chantemesle, de Soland,
de Charencey, de Boynes.
i tte famille possède le flef de Boisdoublet,
dont les armes sont : D'azur aux glands d'or.
Armes: De gueules, à trois fasces ondées d'ur-
gent.
Casque de chevalier taré de profil, orné de ses
lambrequins.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Aubigny 'O. Leret d'h ancien vice-
président du Conseil de préfecture de l'Orne,
fils d'Alphonse Leret d'Aubigny, député
de la Sarthe, officier de la Légion d'hon-
neur, marié à M 1Ie M.-G. Desmaroux de
Gaulmin, fille du baron Desmaroux de
Gaulmin, ancien député et président du
Conseil général de l'Allier, chevalier de la
Légion d'honneur, dont deux fils: cm Albert
ot b) Lucien.
Voy. Drouet ; Duchat; Henrys ; Morell.
AUBOURG DE BOURY.
La famille Aubourg, originaire de Normandie,
remonte à Guillaume Aubourg, seigneur d'Escri-
pigny, reçu conseiller, notaire et secrétaire du
roi. le 1*'> juin 1058, avec des lettres d'honneur,
30 juin 1673: il acheta la seigneurie de Boury, érigée
en marquisat et par lettres patentes de juin 1652,
en faveur d'Emmanuel de Pellevé, et obtint pour
lui et sa descendance la conlirmation du titre
par lettres de juin 1686, en considération de ses
services.
Armes : D'azur, au lion d'or surmonté à dextre
d'une étoile du même, et à sénestre d'une lame
d'argent.
AUCOURT ((V). — Voy. Barbier.
AUDIBERT DE LUSSAN.
La terre de Lussan, située en Languedoc, près
de Bagnols et d'Uzés, avait été érigée en comté', en
1645, ''ii faveur de la maison d'Audibert.
La famille Audibert deLussan possédait des sei-
gneuries importantes aux diocèses d*Uzès et de
Viviers. Klle a donné cinq chevaliers de .Malte de
1582 à 1719, des gentilshommes de la chambre du
roi, des officiers généraux, un chevalier des ordres
du roi, un archevêque de Bordeaux, primat d'A-
quitaine. Les preuves de noblesse qu'elle a four-
aaaj* j> . nies lors de la recherche de
1666, établissant 88 filiation
depuis Jacques d'Audibert,
seigneur de Lussan, qui lit
une re< naissance de lods
le 21 mai 1477, el fournil au
roi le dénombrement de sa
terre, par acte du 16 avril
1504. 11 testa le L2 janvier
1514.
i h < taspard d'Audibert,
seigneur de Lussan , fut
nommé capitaine d'infante-
rie, le :;i aoûl L533, et reçut
le 2 avril 1546 «lu duc de Guise, l'ordre de conduire
en Italie cinq compagnies de gens de pied. 11 fui
chargé parle roi de lever deux compagnies de gens
île pied, au mois d'août 1556, et lit son testament
avant de monter sur les galères pour se rendre en
Italie.
Un Jacques d'Audibert, seigneur de Lussan,
baron de Valros, leva dans la province du Lan-
guedoc, par commission dn duc de Montmorency,
son cousin, au mois d'octobre 1627, un régiment
d'infanterie de son nom, qui fut licencié après le
siège de la Bochelle. Il fut nommé maréchal de
camp le 4 juin 1655. C'est en sa faveur que les
terres de Lussan, de Valros, de Saint-André-d'O-
lérargues, de Saint-Martin-de-Gareiret, furent
érigées en comté par lettres patentes du roi
Louis XIV, au mois d'octobre 1645. Les maré-
chaux de France lui envoyèrent, le 4 novembre
1664, une commission pour accommoder et termi-
ner les différends des gentilhommes du duché
d'Uzés. Le comte de Lussan fut maintenu par ju-
gement souverain du 20 novembre 1668.
Un autre Louis d'Audibert de Lussan fut aussi,
en 1669, maréchal de camp.
Le père du chef actuel de la famille, Alexis
d'Audibert, fut gentilhomme de la province du
Languedoc, garde du corps de Louis XVIII, et fit
comme officier les campagnes de 1803 à 1815.
Armes : De gueules, à un lion d'or armé et
lampassé de gueules.
AUDIFFRET (d')
La maison d'Audiffredi, originaire d'Italie s'esl
transplantée au xiii« siècle dans la vallée de Bar-
celonnette. La branche ainée, lixéc en Piémont, a
justifié d'une manière légale de l'ancienneté di
noblesse, en remontant à l'an 1390 par-devant le
Sénat de Turin, qui a rendu à cette occasion une
sentence confirmative. Les branches cadettes éta-
blies en France ont été maintenues du us leur no-
blesse par jugement du 29 novembre L668, rendu
sur production de titres originaux. D'Hozier, juge
diurnes de France, dressa leur filiation en 169"/
pour l'admission de deux de leurs membres en
qualité de pages du roi dans la grande et petite
_ 309 -
- :;10 —
écurie. Il résulte de ce travail que lesdites
branches descendent en ligne directe et masculine
de Marcelin d'Audiffret, commandant du fort Jau-
zier, qui était général au service de René, comte
de Provence, roi de Sicile et de Naples, fil ses
preuves de noblesse en 1464 pour recevoir le col-
lier de l'ordre du Croissant. Elles ont contracté
des alliances avec les maisons d'Albertas, deCas-
tellane, de Pontevès, etc. La principale des bran-
établies en France est titrée marquis depuid un
demi-siècle, et un de ses membres a été appelé à
la pairie par ordonnance du 3 octobre 1837.
Armes : D'or, au cher, -du d'azur, chargé de
cinq étoiles d'or, et accompagné en pointe d'une
montagne de trois coupeaux de sable, celui du
milieu surmonté d'un ['manu du même, la iéte
contournée et la patte dexlre levée : à la bor-
dure componée d'or et de sable de vingt-huit
pièces.
Couronne de comte surmontée d'un fer de flèche
d'or.
Supports : Deux faucons.
Devise : Virlus omni obice major.
Une branche cadette de la maison d'Audiffret,
hérita, par substitution, du nom, du titre el des
urines du «lue Pasquier.
Denis, duc Pasquier, grand chancelier de
France, adopta son petit-neveu, Gaston d'Au-
diffret.
Le duc Pasquier, était issu d'une famille noble
et pour laquelle la baronnie de Goulans avait été
érigée par lettres patentes de Louis XIV, confir-
mées par d'autres lettres du roi Louis XV.
11 avait été créé de nouveau baron en 1809, a
majorât transmissible à son neveu Louis-Etienne
Pasquier, conseiller à La cour de cassation, fils de
Jules Pasquier, préfet de la Sarthe en L814, direc-
teur de la caisse d'amortissement en L818. il reçut.
par ordonnance royale du lii décembre 1844, le
titre de due avec réversibilité sur la tête de Gas-
ton, comte d'Audiffret, son petit-neveu, qu'il avait
adopté. Il est décédé le 5 juillet 1862, el son fils
adoptif a été confirmé dans la transmission du
titre ducal par décret du 2 janvier 1863, sous le
nom d'Audiffret-Pasquier.
Armes : Ecart clé : aux 1 et 1 d'or, au chevron
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or et accompa-
gné en pointe (.l'une montagne de trois cou-
peaux de sable, celai du milieu surmonté d'un
faucon <i a même, Iq tète contournée et la patte
dextre lèvre: à la bordure componnée d'or et de
sable de vingt-huit pièces, qui est d'Audiffret:
aux2et 3 de gueules, au chevron d'or accom-
pagné en chef de deux croissants d'argent et en
pot, iic d'un buste de licorne du même, qui est
de Pasquier.
Couronne ducale.
Supports : Deux fa ucons,
AUDREN DE KERDREL.
Cette famille est originaire de Bretagne. < )n
trouve un Raoul Audren, chevalier croisé en
1248; Olivier Audren, archer dans une montre de
Jean de Tournemine, reçue en 1356 à Saint-Ar-
nould-en-Iveline. Prigent Audren, qui prêta ser-
ment de fidélité au duc de lîretagne, en I \:\~, ; Jean
Audren, abbé de Saint-Vincent du Mans, 1695-
1720. 11 a existé en Bretagne trois autres l'ami lies
du nom d'Audren auxquelles lé nobiliaire de M. de
Courcy dit qu'on pourrait peut-être attribuer le
chevalier croisé. Le blason que le musée de Ver-
sailles donne au compagnon d'armes de saint
Louis est celui de de Kerdrel.
Armes : De gueules, à trois tours couvertes
d'or et maçonnées de sable.
AUERST.EDT (ffl). — Yoy. Davout.
AUFREVILLE.
Voy. Brochant.
AUGIER DE MOUSSAC ET DE
CRÉMIERS.
Cette ancienne famille,
qui a occupé pendant un
siècle la place de lieutenanl
général de la sénéchaussée
de Montmorillon, est origi-
naire d'( hdéans, qu'elle dut
quitter par suite d'alliances.
Un de ses membres fut
pourvu d'une charge dans
l'administration de la ville
d'< >rléans, et fut même dé-
puté pour complimenter le
roi de France Charles V, ce
qui prouverait qu'il tenait
un rang élevé parmi ses concitoyens.
Armes : D'or, à trois croix de sa h le pommelées
par le haut et poser < en pal.
AURAYDE SAINT-POIS.
Cette famille, originaire de Normandie, est de
noblesse très ancienne. Elle a pour auteur un
Auray, écuyer. -ei-neur de Saint-Pois.
Armes: Losange d'or et d'azur.
AURELLE (7/ ').
Ancienne famille, appartenant à la noblesse
d'épée de la province d'Auvergne. Elle est connue
•les 1250 et produisit sa filiation depuis 1360, pour
monter dans les carrosses du roi.
Parmi les personnages marquants, il faut citer
un maître d'hôtel du roi, en 1446, un célèbre plé-
nipotentiaire auprès de la République de Venise,
— 311
- 312 —
en 151 l (Rigaud d'Aurelle, seigneur de Villeneuve,
conseiller et maître d'hôtel du roi, sénéchal de
Gascogne), neuf chevaliers comtes de Brioude
(1256-1613), deux chevaliers de l'ordre de Malte,
au xvnie siècle, de nombreux officiers et chevaliers
de Saint-Louis. Cette famille a formé plusieurs
branches dont les seules survivantes sonl :
Branche des d'Aurelle de Palàdine
Armes : Parti: au 1 d'azur, à trois chevrons
d'or, au chef d'argent, chargé de quatre mouche-
tures d'hermine de sable; au 2 V azur chargé
de deux étoiles d'argent el une coquille deméme
en chef, et, en pointe, deux besants d'or.
REpRÉS EN TA N TS A CTl ~K LS :
I Aurelle de Palàdine (M'" douai-
rièrecf'), veuve du général. Résidence : Châ-
teau de Saint-Loup, par Neuilly-le-Réal
(Allier).
2° A. de P.. maire, à El-Biar (Algé-
rie).
3° A. de P. (Marc d'), docteur en méde-
cine 7'.». rue du Bac, à Paris.
Branche des d'Aurelle du Cornais
Armes: D'azur, au lion
grimpant d'or, arme et
lampassé de gueules accom-
pagné en chef de deux étoi-
les d'or, et en pointe d'un
croissant du même.
Devise : Virtus. honor.
1° Auralle du Cor-
nais (Eugène, Y te d), à
Bajolet, par Grevant
(Puy-de-Dôme).
2° A. du C. (Théophile. V te ef ), fils du pré-
cédent, cité Chabrol, à Clermont-Ferraim
(Puy-de-Dôme).
Branche des
d'Aurelle Montmorin Saint
H khi-: m
Maison des plus illustres et des plus anciennes
d'Auvergne. Connue dès l'an '.'(M).
Illustrations nombreuses dans les armes, l'ad-
ministration et le sacerdoce. Un gouverneur d'Au-
vergne, qui refusa d'exécuter la Saint-Barthélémy
dans la province. Plusieurs gouverneurs de Fon-
tainebleau. Un ministre des Affaires étrangères
57-1792), chevalier de la Toison d'or, arnba
deur en Espagne. Un évêque d'Agde (1440), un
archevêque de Vienne (1693). Un évêque die: de
Langres (1131), commandeur du Saint-Esprit.
Plusieurs chanoines comtes de Lyon, de Brioude,
des chevaliers de Malte, trois chevaliers de L'ordre
'lu Saint-Esprit.
Cette maison esi aujourd'hui représentée par la
famille d'Aurelle Montmorin Saint Hérem, qui lui
a été substituée, par ordonnance royale de
Louis XVIII en 1816.
Armes: Cette branche écartelle les armes des
d'Aurelle du Cornais, aux 2 et 3 du blason des
Montmorin qui es/ de gueules, semé de molettes
d'éperon d'argent, au lion du même, brochant.
Devise : Virtus, honor.
1° Aurelle Montmorin Saint-Hérem
(C tesse douairière d'), née de Rigauld. Rési-
dences: Château de LaBarge, par Courpière
(Puy-de-Dôme), et à Maringues (Puy-de-
Dôme) ;
2° A. M. S l .-H. (Hugues, C^ d'), chef de
la famille, commandanl d'état-major, à
l'état-major du 13 e corps d'armée. Rési-
dences: Clermont-Ferrand ; château de; La
Barge, par Courpière (Puy-de-Dôme), el
château de Martilly, par Saint-Pourçaint
(Allier), marié à N..., née de Fontenoy.
Enfants: a) Calixte; b) Jacques; c) Hed-
3° A. M. S 1 . -H. (Gaston, V te d'), frère
du précédent, capitaine au 33 e régiment
d'artillerie. Résidences: Poitiers, el château
«le Vandeleigne, par la Crèche (Deux-Sè-
vres), marié ;i X..., née de Talhouet Boi-
saurand, dont : Anne;
1" A. M. S 1 . -H. (Auguste, Y 1 " d'), onde
des deux précédents, château de Chaudian,
par le Breuil (Allier), marié à X.... née de
Long-ueil, dont: Henriette.
AUTANE (d').
Seigneurs d'Autane, Val-
benoît, Bésignan, Bonne-
val-Sainte-Marie en Val,
d'Oulle, Piégon, Volonne.
I d'Autane sont origi-
aaires du Dauphiné.
Dès l'an L215, ils exis-
taient déjà, témoin le docu-
ment du 2~< juillet de Cl
même anm' i I >ragonei et
Raymond deMévouillon ren-
dent sentence arbitrale sur
1,. différent survenu entre
Armand d'Autane et Peles-
tort de Bourdeaux, son gendre, d'une paît, et
Rostain g d'Autane, Rolland et Ripert, ses frè]
— 313
311 -
au sujet d'injures, destructions de maisons, dom-
mages, homicides et autres méfaits.
Le 11 mai J;2r>(), Guillaume d'Autane, fils et héri-
tier de Guillaume, son père, fait un acte ]>ar lequel
il promet d'exécuter les dernières volontés de son
père mort au temple de Saint-Jean-dAcre.
En 1465, Claude d'Autane meurt sur le champ de
bataille de Montlhéry.
En 1594, Pierre d'Autane, capitaine de dragons
au régiment de Normandie, s'établit définitive-
ment en Provence la suite de son mariage avec
Marguerite de Requiston, fille de Melchior, sei-
gneur d'Allons (Basses-Alpes) et de Madeleine de
Rochas.
Ses frères aines continuent à habiter le Dau-
phiné, où ils forment des branches aujourd'hui
éteintes. A cette époque, la famille se trouve très
divisée parla part active qu'elle prend aux luttes
religieuses qui désolent cette malheureuse pro-
vince.
Vers cette même époque, Claude d'Autane, à ce
que nous croyons, frère de Pierre, vienl aussi
s'établir en Provence, près Forcalquier, où il
forme une branche qui a donné à Manosque
plusieurs consuls et continue dignement la pos-
térité.
Cette branche est aujourd'hui éteinte.
En 1789, Jean-Charles-François d'Autane, an-
cien officier au régiment de Lorraine, lieutenant
des grenadiers royaux, au régiment de Lionois,
coseigneur d'Allons. Sausses et Roquebrune,
présente ses preuves de noblesse pour être ins-
crit au rang des gentilshommes du corps et ordre
de la noblesse de Provence, qui ont voix délibé-
rative aux assemblées des trois ordres de cette
province.
Les paroles qu'il lui a été donné de prononcer
•huis cette assemblée sont empreintes d'une sagesse
et d'une modération qui lui font honneur.
lui L792, il émigré en Italie et fait partie de
l'armée de Condé.
Il est mort à Paris pendant la Restauration; il
était chevalier de Saint-Louis et qualifié marquis
dans les actes publics.
De son mariage avec M"« de Bardonnenche, il a
laissé, entre autres enfants, une fille, Caroline, qui
est devenue la mère des trois généraux : Douay,
Gustave, chevalier de Malte, et Charles. Ce der-
nier, officier distingué, fut honoré de l'estime de
Mgr le duc d'Angoulème, qui tint sur les fonts
baptismaux le premier enfant né de son mariage
avec M"e de La Bruyère de Montélimar. Il tit sous
les ordres de ce prince la campagne du Midi à la
tête d'une compagnie du 10 e , et se conduisit vail-
lamment au pont de la Drôme. Il fit partie de la
garde royale et mourut colonel du 3e de ligne,
assassiné à Toulon par un sous-officier de son
régiment. Il a été reconnu que la balle dont il fut
atteint n'était pas dirigée contre lui. Il avait alors
quarante-deux ans. Il était officier de la Légion
d'honneur, chevalier de Saint-Louis, chevalier de
la Couronne de fer d'Autriche.
De son mariage avec M 11 ** de La Bruyère de
Montélimar, il a laissé deux fils morts aujourd'hui:
( lharles et Anatole.
Cette famille a donné deux chevaliers de Malte :
.1. an (1549), Gustave (1792).
Alliances : De Rivière, deRosans, de Bésigrian,
d'Agoult de Vallavoire, de Charavelle, de Requis-
ton, de Michel, de Mairan, de Gallice, de Mont-
blanc, de Demandoles, d'Henri de La Mottière,de
Bardonnenche, de La Bruyère.
Armes : D'argent, à la croix de gueules, au
chef d'azur chargé de trois étoiles d'ar.
Devise : In hoc signum roburmeum.
AUTARD DE BRAGARD.
La famille Autard, dont le nom se trouve mêlé
aux guerres civiles de la religion du Dauphiné,
remonte à Bfalthazar Autard. surnommé Bragard,
(des mots, dit-on, garre-bras ou garre sou bras),
capitaine de compagnies de cent hommes d'armes,
qui lit toutes les campagnes du connétable de Les-
diguières. 11 s'empara d'Orpierre, dont le gouver-
nement lui fut conte', et Chorié dit qu'il fut anobli
par lettres patentes du mois de février 1G07, véri--
fiées au parlement d'Aix et données en récom-
pense des grands services qu'il avait rendus au
parti catholique
Armes: D'azur, à une outarde d'argent, bec-
quée, membrée et allumée de gueules, tenant
au bec un rameau d'olivier de sinople, accom-
pagnée en chef , au canton dextre, d'une étoile
d'or.
Yuy. Chappe;
AUTEROCHE (cT). -
LOYNES.
AUTHIER {du).
La maison du Authicr tire son origine de la
province du Limousin, et de la paroisse du Cous-
sac, où étaient situées ses premières possessions.
Une ancienneté remontée à plus de 500 ans, des
services et de bonnes alliances lui assurent un
rang distingué dans l'ordre de la noblesse. Elle
est connue dès le milieu du xnie siècle, et était
déjà décorée de la chevalerie en 1340. N< s rois
ont donné, dans diverses occasions, des marques
d'estime et de confiance aux seigneurs du Authier,
qui, de leur côté, se sont signalés dans tous les
temps par leur fidélité et leur attachement à leurs
souverains. Le roi Louis XI donna une commis-
sion très importante à Antoine 1er du Authier,
en l'employant à la garde de la ville de Bordeaux,
menacée par les Anglais. Il lui accorda en 1480,
des lettres de sauvegarde pour son château et ses
propriétés.
Cette famille compte plusieurs officiers géné-
raux et des chevaliers de plusieurs ordres.
— 315 —
— 316
Armes : De gueules, à la bande d'argent, ac-
compagnée en chef d'un lion d'or, et en pointe,
de (rois vanets du mena
AUTICHAMP {d'). — Voy. Beaumont.
AUTRYu/ï
Terre el baronnie en Champagne, diocèse de
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur delà
maison de Thuisy, dans la branche des marquis
de Thuisy, seigneurs de Vraux, donl L'auteur est
Jérôme de Goujon-de-Thuisy, premier du nom,
qui vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace
de Goujon-de-Thuisy, chevalier, marqnis de
Thuisy et comte d'Autry, petit fils de Jérôme, au-
teur de la lu-anche , né en 1063, reçu conseiller au
grand conseil le 24 août 1658.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che-
vron d'or, accompagne de trois losanges du
même, qui est de Goujon : aux 2 et 3 de gueules,
au sautoir engrêlé d'or, cantonné de quatre
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuisy.
AUVERS (#).
Famille originaire de Normandie ; elle remonte
vers 1596, et a été maintenue dans sa noblesse le
13 août 1666.
Armes : D'or, à l" croix engrélée de sable, qui
est de Marin; ecartelé d'argent, à deux fasces
d'azur, accompagnées de six merlettes de
gueules, 3, 2 et 1, qui est de Sainte- Marie.
Devise : Forte fidelisque simul.
AUVRECHER D'ANGERVILLE.
Cette famille est originaire de Normandie.
Les seigneur- d'Auvrecher d'Angerville, qui
faisaient une branche de la maison «les comtes de
Tancarrille, étaient maréchaux héréditaires de
Normandie.
Dans la liste de la noblesse qui accompagna
Robert, duc de Normandie, à la conquête de la
Terre-Sainte, l'an 1096, sont compris les sires
d'Angerville d'Auvrecher.
Guillaume d'Angerville, maréchal héréditaire de
Normandie, possédait la terre d'Auvrecher. sous
1- dernier duc de Normandie, avec un tief à Fau-
guernon; ce qui parait par un aveu rendu au roi
Philippe-Auguste par Richard d'Angerville, après
la réunion faite du duché de Normandie à la cou-
ronne de France.
Parmi les seigneurs qui furent admonestés par
le roi saint Louis, pour se trouver en armes à
Saint-Germain-en-Laye, l'an 1236, figurent Louis
et Thomas d'Angerville.
Les Anglais, en 1322, voulant faire une des-
cente sur les eûtes de Normandie, le roi envoya
des commandants dans ces places, et le sire
d'Auvrecher eut le commandement 'lu Mont
Saint-Michel.
Robert d'Auvrecher d'Angerville est compté
parmi 1rs gentilshommes qui défendirenl Le Mont
Saint-Michel en L424. Les armes se conservent à
l'abbaye, <•[ ses descendants jouirent du privil
d'y entrer armés. Deux branches de cette famille
sont établies en France et une troisième en An-
gleterre.
Armes: D'or, à la fleur de néflier de subie,
surmontée d'au lion passant de gueules . Alias:
D'or, (i deux quintefeuilles de suide, posées
Vune au canton sénestre, et l'autre en pointe de
Vécu ; au lionceau du même au premier canton.
AUX (>/'..
Les titres de cette famille remontent au xive siè-
cle. Elle a donné des cardinaux, des évoques, des
chevaliers de Malte, des échansons du roi, des
maîtres d'hôtel de la reine.
Pierre d'Aux, seigneur de Montpellier, avait
épousé Jeanne de Goth, cousine de Bertrand de
Goth qui devint pape sous le nom de Clément V.
Les d'Aux furent pendant plusieurs générations
viguiers de la ville de Poitiers.
René d'Aux, dont le père avait passé à Saint-
Dominique, revint en France, et c'est en sa faveur
que Louis XVI érigea le marquisat d'Aux par
lettres patentes de novembre 1777. 11 revendiqua
et obtint ses entrées aux séances des assemblées
des Etats de. Rretagne.
Son fils, le marquis Louis d'Aux, servit dans
les mousquetaires près de la garde lu roi. et son
petit-fils, Pierre-Louis, marquis d'Aux, capitaine
au régiment du mestre de camp, dragons, monta
dans les carrosses du roi en 1 7 S 'l .
Armes: Coupé: au 1, d'or, à trois rois d'échi-
quier de gueules posés 2 et 1; au 2, d'argent, au
lion de gueules.
Couronne de marquis.
Tenants : Deux sauvages armes de massues.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche aînée
Aux de Lescout i M"" cf), née de B< iuillé,
douairière. Château de Rouquette, par Va-
lence (Gers), e1 château ïalbot, par Saint-
Julien (Gironde).
Enfants:») A. deL. (M^rf').— Mêmes
adresses.
b) Marie-Thérèse.
c) A. deL. (G 16 d'), lieutenant au 13 e chas-
seurs à cheval, à Béziers (Hérault) el châ-
teau de Baumont, par Cundoin (Gers;.
T
— 317 —
Branche du Poitou
Aux iM h cT), major au 1" cuirassiers, à
Cambrai (Nord), château d'Aux, par Lou-
plande (Sarthe).
A. (C te el G tesse eT), 54, rue de Londres, à
Paris, dont :
a) Marguerite; &)Magdelei ne; c) René.
AUXAIS (d' .
&Q> ùlOl 3 % J r± ^ AX " ia '~~" n d'Auxais re-
L^'>-^->>-^-i^?t; v monteà 1150. Parmi les per-
sonnages illustres de cette
famille on remarque :
I. Raoul, qui prit part à
la conquête d'Angleterre en
1066.
II. Thomas, seigneur et
patron du lieu, vivant en
1150.
III. Jean (1307). Dans une
charte entre le roi el l'évêque
d'Avranches, il est qualifié
comte.
IV. Pierre, seigneur de La Roquette.
V. Guillaume, seigneur et patron de G-roucy,
mort en 1330.
VI. Philippot, chevalier, mort en 1410, haut ba-
ron.
VII. Bréan ou Bréand, se distingua parmi les
meilleurs capitaines de Charles VII (1429-1461).
VIII. Robert, fils de Guillaume, seigneur du
Mesnil-Véneron.
XI. Robin, chevalier, seigneur et patron d'Àu-
verville.
X. Philippe, siredu 1 >ezert, fut tué le \ mars L592,
dans une charge de cavalerie sous la conduite de
Henry de Carbonnel, contre les calvinistes, com-
mandée par le sire de Tourcy.
XI. Jean, commissaire, adjoint à M. deGhamil-
lart pour la recherche de la noblesse <le la géné-
ralisé de Gaen, aux années 1666 et suivantes. Il
est qualifié de « gentilhomme où il n'y a rien à
« reprocher, tant pour la noblesse que pour la vie
« et les mœurs. »
XII. Jean Philippe, seigneur du Mesnil-Véi
ron, comte de Montfarville, fut en L~,x~< nommé
président des trois ordres de l'élection de Saint-
Lô ; il assista à l'assemblée provinciale de Gaen
en 1789, et à l'assemblée générale du grand bail-
liage du Gotenlin ; il y fut commissaire de la no-
blesse.
XIII. François-René lit toutes les campagnes
de l'armée de Condé et assista à l'expédition de
Quiberon.
XIV. Léonor, chevalier, émigra avec son frère
et fut tué au combat du lac de Constance.
XV. Jules-Charles-François- Alexis , comte
d'Auxais, député à l'Assemblée nationale en 1871,
sénateur, etc., mort le 24 août 1881.
- 318
Dans la liste des 119 gentilshommes qui, sous
Charles VII, détendirent héroïquement le Mont
Saint-Michel contre les Anglais, en 1423, on voit
le seigneur d'Auxais et le sieur Pierre d'Auxais.
Les preuves authentiques de noblesse sont rap-
portées dans Chamillart; l'armoriai de Norman-
die et de Champagne, par Ghevillart : Masseville ;
de Magny : le Traité de la noblesse, par M. Lable
de Roque (173t) ; la recherche de Montfauton ou
Montfaone 1 1 163), etc., etc.
Armes : De sable, à trois besants d'argent, 2
el i.
Supports : Deux léopards.
La famille d'Auxais se divisait en plusieurs
branches : la seule existante est la branche
d'Auxais Grouey-Saint-Essy, Mesnil-Vigot, du
Coudray de la Mare.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1" Auxais (Roger, <;.,. (T), résidant à
Bayeux : 2° A. (Henri, O cf). Rési-
dence : Litteau, par Balleroy (Calvados),
donl : a) René; 6) Geneviève; c) Suzanne;
<r Françoise : 3° A. (Paul, C. cf'). Rési-
dence : Gh au du Pont-Rilly, près Valognes
(Manche); 1" G te 88e Hérouville; 5° ( :,,..„. de
Hercê\ 6° M . ■ de Marescotj 7o M me de la
< 'hapelle.
AUXERRE (cV).
Le famille est originaire de Bourgogne.
A.rmes : De gueules à la bu, nie d'or.
AUXION (cf).
A.RMES : Ecartelé : aux 1 et \ d'azur au lion
d'or, armé et lampassé de gueules; aux 2 et 3
d'or à trois f'asces d'azur.
AUZAC (d ">.
tte famille, noble d'ex-
traction, l'une des plus an-
ciennes et des mieux alli<
de la province de Guyenne,
parait avoir pris son nom
du bourg d'Auzac, situé aux
environs de Gourdon, en
Quercy, actuellement com-
prisdans le canton de Saint-
Projet.
La brandie aînée esl sur-
nommée de la Mari i nie;
elle a constamment fait pro-
fession des armes.
La branche cadette est surnommée de Campa-
:;i:i
320
gnac. Le premier connu, Michaud d'Auzac, de-
meurant à Beauville, en Agenais, vivait en 1555.
Branche ajnée
Armes : Parti, au l d'azur, à la tour ouverte,
ajoutée et crénelée d'argent, maçonnée de sable,
surmontée d'une cloile d'or ; au 2 de gueules,
à la fasce en divise d'or accompagnée en chef
et en pointe d'un croissant aussi d'or, surmon-
tés chacun d'une étoile du même.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1 ' Auzac de la Martinie (Henri d'\.
marié à Marguerite d'Isle de la Laide,
dont Georges.
2° A. de la M. (Lodoïs d'). frère cadet,
marié à Sophie tfAdeler, dont : a) Robert,
marié à M 11 " de Saint-Santin; dont : Ro-
ger : b) Geneviève; c) René, marié à
M lle Dubois de Montulé, dont Guy; d)
Hermine, religieuse ; e) Bertrand ; f) Marie-
Hippolyte-Henri-Girard, lieutenant au 114 e
de ligne, marié à M lle Filippi de Baldis-
sero, dont Madeleine; g) Valentine, reli-
gieuse ; h > Xavier ; i) Marie-Louise ; j) Jo-
seph : fe) Sophie.
3° A. de la M. (Ludovic d'), marié à So-
phie Bocas, dont : a) Germaine, religieuse;
b) Jeannej mariée à ('lier,'! in- du Fau; c)
Jacques : d) Joseph.
4° A. de la M. (Gabriel cT), mari.' à
Jeanne de Gasc de Laroche, dont : a)
Alain, officier de cavalerie; b) Gontran; c)
Odette.
5° A. de la M. i Caroline d') marié.' au
vicomte Edouard de Lary-Latour, dont : à)
Marie ; b) Louis, marié à M lle Damas, dont :
a) Monique; b) Henri: c) Gaston.
Branche cadette
Armes : Partiiau 1 d'azur, à la tour d'argent,
entourée d'un ceps de vigne de sinople et sur-
montée d'une étoile d'or ; au 2 de gueules, à la
fasce d'or accompagnée de deux croissants du
même, posés l'un en chef et Vautre en pointe de
Vécu et surmontés chacun d'une étoile d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
1° Auzac de Campagnac (Georges d'),
marié, demeuranl villa Màssengy, à Nice,
et à. Agen (Lot-et-Garonne).
2o A. de C. (M 11 - d'), demeurant 18, rue
du Cat. à Agen.
AVEJAN (d).
JEAN.
— Voy. Banne d'Ave
AVÈNE DE FONTAINE (d').
Cette famille est o
re de Picardie. Su
néalogie est rapportée dans
le père Anselme, t. I. page
60 D.
Le père du représentant
actuel émigra en L791, ser-
vit dans les armées
princes, et lit partie de
la maison civile des rois
Louis XVI II et Charles X.
Armes : D'azur, à trois
gerbes d'or, au chevron
brisé en abîme, au croissant de même en pointe.
AVÊNE DES MÉLOIZES.
Renaud d'Avène des Méloizes.
— Voy.
AVENEAU DE LA GRANCIÉRE.
Rameau de la maison
Avenel (branche anglaise)
d'antiquité chevaleresque .
dont un membre, Edouard
Avenel, chevalier anglais,
vivait en 980; La famile A ve-
neau, d'après la tradition,
vint d'Angleterre s'établir
en France, en la personne
d'un de ses membres, offi-
cier anglais, lors de la
guerre de < !ent Ans.
Armes : De gueules, à l'aigle d'argent au vol
abaissé. — Alias : d'argent, à l'aigle... au vol
abaissé.
L'écu timbré d'un casque taré de front, sur-
monté d'un plumait pour cimier, et accompagné
de trois lionceaux hissants de chaque côté
(sceau).
REPRÉSENTANT ACTUEL:
Aveneau de La Grancière (Paul), ma-
ri.'" à Charlotte Ur.vov de Portzamparc,
dont un fils. Résidence : Ch au de Mous-
toir-Lan, par Pontivy (Morbihan).
AVENEL (d).
La maison d'Aven. 1 a été alliée aux rois de
France, aux rois de Castille, aux empereurs de
Constantinople, deux fois aux rois d'Angleterre et
aux ramilles d'Anjou, de Courtenay. de Largerie,
de Vauborel, etc.,
L0
— 321 —
:;•»-.'
Héroul Avenel, frère con-
sanguin de Rollon, premier
duc de Normandie, vint en
France avec lui, vers 912 ; il
fut comte de Martain et sou-
verain des Biards, et le chef
du nom et de la famille d'A-
venel.
Guillaumell Avenel, comte
de .Martain et prince des
Briards, suivit en Angleterre,
Guillaume le Conquérant,
dur de Normandie en 1066 :
il fut accompagné par la plu-
pari des guerriers de Martain. Revenu en France,
il alla à la première croisade, 1096.
Un autre Guillaume 111 Avenel, prince souve-
verain des Biards, tenait sa cour souveraine de
baron aux bois Avenel en Landelle. Il prit la
croix avec Richard Cœur de Lion (1191).
La branche aînée des Avenel, comtes de Mar-
tainel prince des Biards, finit en la personne de
Guillaume IV Avenel. vers L320.
Branche des Avenel, barons de Chalandrê
Cette branche commence à Frallins Avenel, ba-
ron de Chalandrê (1341), fils de Robert et frère de
Guillaume IV Avenel qui précède. Cette branche
finit en L600 en la personne de Roberl IV Avenel,
baron de Chalandrê.
Branche des comtes d'Avenel de \.\nti;i.v
Le chef de cette brandie, Cilles Avenel. cheva-
lier, seigneur de la Touche-Boissirard, chambel-
lan du roi, troisième fils de Robert IV. lui oon-
lirmé dans sa noblesse parle commissaire royal
M mu Haut (1463).
A son tour, Thomas Avenel, chevalier, vicomte
de Saint-Hilaire, baron de Dorière, l'ut, en février
1599, confirmé par Raissy, commissaire royal,
dans sa noblesse, dans ses titres et libation des
Avenel, prince des Biards.
Jean-Baptiste-René-l rermain, comte d'Avenel,né
en 1727, marquis d'Avalis et de Longuève, i
colonel de cavalerie, commandeur de l'ordre ro
et militaire de Saint-Louis, combattit à Fontenoy.
Armes : De gueules à (rois aigles d'argent.
AVENNES id').
La maison d'Avennes est originaire du Hai-
naut. La branche aînée est originaire de la ville
d'Avesnes; elle remonte par différents titr<
Thierry, qui vivait en 1070, puis Jacques qui prit
part à la première croisade et épousa, en 1160,
Emeline de Guise.
Bouchard épousa en 1211 Marguerite de Flan-
dres, et commença la branche cadette des d'Aves-
nes dllermonville, par son deuxième fils Bau-
doin, qui obtint le Hainaut et les Flandres en 1278
et l'aliéna deux ans après en 1280, tandis que son
frère aîné Jean continua la branche aînée de la
maison d'Avesnes, qui s'étei-
gnit en 1345, par la mort
de ( ruillaume II. qui avait
épousé Jeanne de Brabant.
Les .l'Avenues d'I lermon-
ville furent tous militaires :
ils écrivirent leur nom de
plusieurs façons, comme le
constate Caumartin : d'Aves-
nes. d'Avoine, d'Avenues,
etc. Les survivants ont re-
pris cette dernière orthogra-
phe.
Les d'Avennes, implantés à Hermonville en
Champagne au xii e siècle, s'y sont succédé sans
interruption jusqu'à présent, [ls étaient seigneurs
d'Hermonville, de Toussicourt, du grand Hameau
de Romain, etc., etc., comme le constate Caumartin
dans son rapport sur la noblesse de Champagne,
en 1683.
Armes : De sable, à trois fusées d'or chargées
de six besant teules, posés ■>. 2 et 1.
pports: Deux lionsnon armés, ni lampassés.
L'écu est timbré d'un casque d'argent grillé
d'or, portant une couronne comtale, d'où sort
comme cimier un lion dragonne de sinople, tenant
cette devise : Fortis simul et prudens.
A VI AU l'/'i.
Le plus ancien titre île cette maison date du
18 novembre 1418. G'esl un aveu rendu à Charles
d'Aviau, seigneur de La Ghèze, par Guillaume de
Chargé, signé Pendui, et scellé d'un sceau aux
arme- d'Harcourt et d'Aviau.
François d'Aviau, seigneur de Piolans, fut fait
chevalier de l'ordre du roi, suivant les lettres de
Sa Majesté du 11 octobre 1567. 11 épousa Louise
du I5ois par acte passé au château de Piolans.
Cette dame de Piolans fut particulièrement consi-
dérée à la cour, pour les excellentes qualités de
son esprit. Henri IV la choisit pour être sous-
gouvernante des enfants de France. A ce propos
elle reçut une lettre du roi et une de la reine,
dont les originaux sont conservés au château de
Piolans.
Cette maison compte plusieurs chevaliers de
l'ordre du roi, un écuyer de la princesse d'Espa
gne, un gouverneur de la ville et du château de
Loudun, un capitaine des armées du roi qui fut
chargé de diverses négociations.
Louis d'Aviau a été tenu en baptême, au nom
du roi et de la reine mère, par le maréchal de la
Meilleraye et M me de Relay, aïeule du baptisé.
Armes : De gueules, au lion d'urgent cou-
ronné du même, la queue fourchée, nouée et
passée en sautoir.
Cimier : Un griffon issant d'or.
Supports : Deux lions d'argent.
323 -
324 —
AVON (cf).
Celte famille, originaire de L'ancien comté de
Sault, en Provence, y était déjà établie dans la
seconde moitié du xv siècle. Des dnc-uments
authentiques el les actes de l'étal civil permettent
d'établir la filiation directe depuis Etienne d' A von,
capitaine 'le cent hommes de pied, cl Pierre
d'Avon, sieur de La Plane, son frère, capitaine
d'une compagnie de cavaliers, qui prirenl pari à
l'expédition du président d'Oppède contre les
Vaudois de Gabrières et de Mérindol, en L545.il
esl question, d'après les plaidoiries du procès in-
tenté au président d'Oppède à la suite de cette
expédition, d'une maison d'habitation qu'Etienne
d'Avon possédait près du Uoussillon el que les
Vaudois pillèrent et incendièrent lorsqu'ils vinrent
assiéger cette localité en 1535 (J. Aubery, plaidoyer
en la cause de ceux de Cabrières et de Mérindol,
Bibl. Nationale).
Branche de Sainte-Colombe
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois étoiles du même; écartelé de
gueules à un pont à deux arches d'or, qui est de
Pontevez.
Branche de Collongue
En L844, Gabriel d'Avon, sieur de Collongue
(fils de Jacques d'Avon, mort en 1715, avocat au
parlement de Provence), fut l'auteur d'une nou-
velle brandie qui se détacha de la précédente..
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules, >nt
chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'ar-
gent, qui est d'Avon; aux 2 el 3 d'argent, à
trois roses au naturel, figées et feuillées de si-
nople, surmontées d'un chef d'azur, chargé de
trois croissants entrelacés d'argent, qui est de
Marmet de Yaumale.
AVOUT (iï\
S'e>i écrit successivement
Avot, Avoul, Avoult. Avout
>ur les inscriptions, 1 >avout.
Cette famille d'origine
chevaleresque (que cons-
tate h.- dicton
une :
de Bourgo-
Quand il naît nu d'Avot
I "nr épée soi't iln au),
parait tirer son origine 'If
l'illustre maison des ému-
les de Noyers (Bourgogne),
dont un II hier de Noyers
aurait reçu au xiu" siècle,
en apanage, la seigneurie d'Avot, près d'Is-sur-
Tille, aux environs d- 1 >ijon, et eu aurait dès lors
porté le nom. Quoi qu'il en soit, la libation authen-
tique, établie et reconnue, remonte à 1380, mais
le plus ancien titre en possession de la famille est
de 1274 et montre Monseigneur Miles d'Avot,
chevalier, témoin dans une Iran ;action du
d'Epolpes.
Les seigneuries possédées par les d'Avout fu-
rent A vol. Senai il y, Prey, Thory, Sa in le Colombe,
Annoux, Marcilly, imites situées en Bourgogne;
la dernière, Vignes, fui la récompense d'un fait
d'armes par lequel Jehan d'Avout, seigneur 'le Se-
nailly, délivra L'abbaye 'le Moutiers-Saint Je!
assiégée par les Armagnacs. Par acte sur parche-
min (aujourd'hui dans les archives du château 'le
Vignes), 'lu 18 octobre 1 122, Sii i de Saulx. abbfi
de Moutiers Saint-Jehan, établit la remise du fief
en reconnaissance, du service rendu.
AiiMEs : De gueules, à la croix d'or chargéede
'■'nui molettes d'éperon de sable.
Supports: Deux lions. (Branche aînée : Le ux
licornes.)
Couronne de marquis.
I >evise : Honore et virtule.
Au milieu du xvne siècle, la famille fut parla:
en deux branches.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée, dite de Vignes
Avout (Ithier, M is cV ). fils de Léon ë1
de Charlotte-Thaïs de Jarsaillon, né en
1840. Résidence : château de Vignes
(Yonne). Marié en 1866 à Jeanne de Per-
rey, dont : a) Jehan, né en 1867, li<Mii< i -
nanl d'infanterie. Résidence : Marseille.
Marié en L895àLouise de Rémusat ; b) Guy,
né en 1868; c) Charles, prêtre, né en 1870.
Frère : A. (Edgar, C te d'), né en L842.
Résidence : Sennecey-le-Grand (Saône-et-
Loire). Mario en 1872 à Angèlé de La Ro-
que de Chanfrey, dont : a) Henri, n< ; en
1873, maréchal <lf> logis de dragons;
b) Marie, née en 1876; c) Robert, né en
1877.
Sœur : Jeanne née en 1845, mariée en
1873 au baron du Verger de Saint-Thomas
DES ESSARTS.
Cousine - Germaine : Louise, mariée en
1875 à Paul Sarrai ste de Menthièi
Branche cadette ou d'Annoi s
Henri, né en 1876,, el Jeanne, née en
1873. Résidence : Pacé, par Alençon (Orne).
Enfants de Jules, comte d'Avout et de
Marie de Losse.
Avout (Mih-s. V' f/"i. oncle dos précé<
dents, fils de Frédéric, comte d'Avout, el
de Flore Poullain du Pé. né en 1822. Ré
- 32:
326 -
sidence : Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Mo-
selle. Marié en L865 à Céline Fleuret,
donl mu' fille, Edmée, née en [s(\\).
Son frère Charles, baron d'A., né en
L825. Résidence : Pacé (( >rne).
Sa sœur Léontine, née en 1830, mariée
en L863 à A-lfred du Mkiîy de Guitterie.
A. (Auguste, l!"r/*i. cousin-germain des
précédents, ftlsde Ferdinand, baron d'Avout,
e1 d'Emilie-Guillaume de Rogéville, né en
184 1. ancien magistrat. Résidence : 1 1. rue
de Mirande, a Dijon. Marié ou 1872 à Anna
Le Bron de Véxela, dont : à) Ferdinand.
né en L872, maréchal des logis do chas-
seurs; b) Anne-Marie, née en 1885; c) Ber-
nard, né on 1889.
Sos frères: l°Ernest,né on 1851, marié en
1882 ;i Xatalie de Muller, dont Emilienne,
néeen 1892, et2° Amédée, né en 1859.
A. (Elzéar cT), cousin des précédents,
lils de Jean-Louis-Auguste el de Caroline de
Villars, no on L826. Résidence : château
d'Annoux, pur l'Isle-sur-Serein (Yonne).
Marié on 1856àGamille de Morgan, dont :
Laure, née ou L857, el Paul, né en L866.
Marié on 1892 à Marie de NeuvillettEj donl
Bernard, né on 1893. Même résidence.
S;i sœur Alix, née en 1824, mariée on
1855 à Charles W uble.
A. (Joseph cC), cousin dos précédents s lils
du baron Jules d'AvouT et de Marie de La
Tour du Breuil, né on L867. Résidence :
Quincy-le-Vicomte,parMontbard(( !ôte-d'( >r).
Ses sœurs Marguerite, née on 1854, et
Anna, née en L870.
A. (Auguste ti' ). cousin-germain du pré-
cédent, iils du baron Alexandre d'Avoir ot
de Ghristiane d'AvouT, né en 1850, capitaine
d'infanterie. Résidence : Dijon. Marié on
1875à MargueriteDU Lédo, dont : Ghristiane,
née ou 1878; Antoinette, néeen 187!); Béa-
Irix. née en 1886.
Son frère Alphonse, né en 1854. Rési-
dence château de Poinson, par Auberive
(Haute-Marne). Marié en 1879 ;i Marie de
( Iarné-Trécesson, dont: Léonie. néeen 1881;
Yvonne, née en 1883; Henri, né en 1800.
Ses sœurs: Louise, néeen Ï843; Béatrix,
née en 1846.
Voy. Davoi r.
AVRICOURT u/'k
Balny.
Voy. Baillei :
AVRIL DE BUREY (ff).
Cette famille, originaire
d'Anjou et de Bretagne, était
connue connue noble avant
le xvie siècle. Elle a produit
des conseillers au parlement
de Bretagne; un premier
1 irésident de lacour des comp-
tes de la môme province ;
des magistrats, échevins ,
gouverneurs de places, etc.
lai Angoumois, elle a produit
un conseiller roi , maître
particulier des eaux et forêts
des vicomtes d'Ezy, Pazy et Nonancourt, en Nor-
mandie (1706). Mlle a été maintenue dans sa no-
blesse à plusieurs reprises, tant à L'intendance de
Rennes que dans les généralités et bailliages d'An-
goulême et de Ruffec, ainsi qu'en Normandie.
Elles'est alliée directement aux familles: Ras-
pide de La Bussière, de Sacrato, de Pimord, Le
Rouyer de Ménuchon, de Gouhyer, 'le Malvoûe,
l.e Vélain du Gastel, Le Boullenger, de lii-
cliomuie.de Bernay, de Mauroy, Fouque des Lo-
ges, de Chabot, de Marencher, de Tulle, de Ville-
franche, etc.
A.HMES : D'argent, à l'arbre (pin) arraché de
sinople ; au chef d'azur chargé de /rois étoiles
d'or.
I louronne de comte.
Supports : Deux lions nu naturel, armés et
lampassés de gueules, ayant leurs (êtes con-
tint ni es.
I )i:vise : Semper virens.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Avril de Burey (Robert-Auguste-Louis,
O" </' i. né en 1846, chevalier de l'ordre de
Saint-Sylvestre, comte du Saint-Empire, etc.
Résidence : château de Nenon, par Rocher
fort-sar-Nenon (Jura); marié en 1875 à
Mari» 1 - Constance - Claudine - Geneviève de
Marenches, dont Jeanne-Marie-Louise-Ge-
neviève, née en 1877.
Le titre de comte est une concession de
Léon XIII.
AVROUIN- FOULON.
La famille Avrouin-Foulon, originaire de Nor-
mandie, a donné plusieurs conseillers du roi et
membres du parlement de Rouen. Avant 1760,
elle portait le seul nom d'Aurouin, le v ayant été
— 3
->:
328 —
substitué :'i Vu depuis cette
époque.
Plusieurs des membres de
cette famille firent suivre le
nom patronymique du sur-
nom de I >es Portes, seigneu-
rie qui l'ut leur berceau et
leur propriété.
Le nom de Foulon fut
adopté vers L780 par < Iharles-
Pierre Avrouiu. pour rappe-
ler une brillante alliance
COlitraelée avee une ancienne
famille de ce nom, vers le
milieu du xvii 1 ' siècle.
Armes : D'azur, à la croix d'argent, cantonnée
dt quatre coquilles d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Avrouin-Foulon (Louis), château de
la Couronnerie, près Garquefou (Loire-In-
férieure).
AXAT (oV). — Voy. Dax.
AYDIE (cï).
Famille d'ancienne noblesse, originaire du Pé-
rigord, qui a formé plusieurs branches :
i !elle d'Aydie en Béarn, qui est la souche ;
Celle d'Aydie en Marsan, éteinte ;
Celle d'Aydie du Périgord, qui subsiste ;
Celle d'Aydie Bétaulin, qui subsiste ;
Celle d'Aydie de Mendose, éteinte.
Celle d'Aydie de La Pauche, éteinte.
Ces deux dernières sorties de celle d'Aydie de
Bétaulin.
Arnaud d'Aydie, seigneur d'Agnoas, premier du
nom, dont il soit fait mention, était frère d'un
autre noble, Arnaud, seigneur d'Aydie, sur la
frontière d'Armagnac. Il rendit hommage au comte
de Foix l'an 1345.
Cette famille compte un évoque et plusieurs
officiers dans les armées du roi.
Armes : De gueules, aux quatre lapins cou-
rants d'argent, l'un sur Vautre.
AYDREIN u/'c — Voy. L'Abadie.
AYMAR DE LA CELLE.
Une tradition universellement reconnue fait
sortir de la Franconie la famille Aymar de La
Celle et lui donne la même origine que celle des
comtes de Hapsbourg : aussi, lorsque, sous la Res-
tauration, un La Celle fut présenté par M. de Bre-
teuil à la cour de Vienne, il y reçut les honneurs
accordés aux alliés de la famille impériale. La
maison de La Celle a donné plusieurs gouverneurs
de province et sénéchaux sous les règnes de Phi-
lippe-Auguste, Philippe le Bel, Charles le Bel, etc.,
et plusieurs chevaliers du Temple, de Rhodes et
de Malte.
Les La Celle jouèrent un rôle important sous la
Ligue. Enfin, au siècle dernier, Léonard, comte
de La Celle, vicomte de Châteauclot, était | le
la reine Marie- Antoinette.
Armes : D'argent, à l'aigle de sablé, au vol
abaissé, becquée et membrée d'or.
AYMAR
NARD (d'ï.
DE CHATEAURE-
Cette famille est originaire de Provence.
Le premier auteur connu est Guillaume Aimar,
qui fut reçu conseiller au parlement de Provence
en l'an I55't.
Nous trouvons un Honoré d 1 Aimar, qui fut maî-
tre des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, et en-
suite président au parlement d'Aix.
sihi d'Aimar, surnommé l'Ecuyer, fut cheva-
lier de l'ordre du roi et épousa Jeannede Fourbin,
de la branche <\e> seigneurs de la Barbent.
Cn autre Jean-François d'Aimar. baron de Châ-
teaurenard, conseiller au parlement, s'allia à la
maison de Grolie.
François-Félix d'Aimar était connu à la cour en
1783, sous le nom de marquis de Châteaurenard.
La ville de Châteaurenard a pris son nom lu
château sur lequel on voyait, posé sur deux des
tours, un gigantesque renard.
Ce château est aujourd'hui complètement en
ruines.
Armes : Provence : De gueules, à la colombe
essorant d'argent, tenant dans son bec un ra-
meau d'or, au chef cousu d'azur chargé de tmis
étoiles d'or.
AYMARD.
LTn membre de cette famille a été créé baron
pour services militaires, le 10 juillet 1808; ce titre
a été renouvelé le 28 mars 1818.
Armes : D'azur, fuselé d'or, à la bordurecom-
ponée de sable et d'argent, au franc-quartier de
gueules chargé d'une épée haute d'argent, qui
est des barons militaires de l'Empire.
AYMÉ DE LA CHEVRELIÈRE.
Cette famille, qu'il ne faut pas confondre &\
celle des barons et marquis Aymer de La < Ihe Valé-
rie, est originaire du Poitou. Jacques René Marie
Avmé de La < ihevrelière obtint, le 27 juin bsl 1, le
titre de baron avec institution de majorât. < lharles
Aymé de La Chevreblère, officier d'état-major, fut
élu membre de l'Assemblée législative, en 1849
Il n'a fait partie d'aucune des assemblées du
cond Empire.
Armes : D'azur, à la chèvre saillante d'ar-
gent, broutant un lierre d'or.
- 329 —
— 330 —
AYMER DE LA CHEVALERIE.
Par les titres et contrats de mariage qui exis-
tent de cette famille, l'origine de cette noblesse pa-
raît remonter plus loin que 1350.
I.i' premier connu esl Pascaut Aymer, écuyer,
seigneur <le Saint-Rhùse, mort en 1350, laissanl à
son fils aine La terre de Saint-Rhiïse. On )
le parchemin de cette transaction.
Tous Les titres de noblesse des Aymer de La
Chevalerie sont inscrits dans un arrêt rendu par
la chambre souveraine des comptes de Dôle, en
Franche-Comté, à la date du 20 octobre L741. On
voit par ce titre que Pascaut Aymer n'était pas
le premier noble de son nom, puisque Jacques
Aymer était chevalier de Saint-Jean de Jérusalem
et devint grand prieur de Champagne.
Charles Aymer de La Chevalerie a servi trente
ans dans le régiment de Langallerie, cavalerie. Il
se maria le 5 avril 1682, à Marguerite de BLin de
La Boutaudière et eut de ce mariage dix-huit en-
fants, dont neuf garçons, qui ont servi et dont
troi>: 1° Charles, fut tué au siège de Philipps-
bourg, capitaine au régiment de Pont, Le L2 juin
1734; 2° N..., tué au siège «le Fontarabie, capi-
taine au régiment deNormandie en 1719, el 3° N...
tué au siège de Bellegarde. où il était par permis-
sion du roi. Les autres frères sont morts au
vice, laissant postérité.
Un petit-lils du précédent, René-Louis Aymer
de La ( Ihevalerie, chevalier de Saint-Louis, a servi
vingt-sept ans au régiment de Piémont et s'est
retiré à la Chevalerie en Poitou; au mois de
mai 1768, la cour lui a accordé une pension de
600 livres; il s'est marié en 1753 et a laissé pos-
térité.
Armes
sable.
D'argent, à la fasce componée de
AYMERET DE GAZEAU.
Cette famille ancienne était originaire du Poi-
tou, où elle a possédé de grandes seigneuries et
a contracté de belles alliance-. Elle a donné des
conseillers au parlement de Bretagne et de Paris,
des membres du clergé et des officiers supé-
rieurs.
Sa filiation est établie depuis Jean Aymeret qui
vivait en 1446.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles d'argent.
AYRAULT.
Quoique l'orthographe du nom Ayraultail varié
dans plusieurs membres de cette famille, elles ont
toutes et toujours porté les mêmes armes.
La souche s'est divisée en deux branches prin-
cipal! 3 :
1° L'aînée, qui existe encore, a produit pendant
plusieurs générations une suite de personnages
célèbres dans l'histoire de la ville d'Angers, où
ils ont exercé La charge de lieutenant général cri-
minel. Elle esl i^sue, en ligne féminine, de plu-
sieurs maisons souveraines.
La branche cadette, qui a produit François
Ayrault, garde «les sceaux de France, se trou-
vait aussi alliée à plusieurs races régnantes de
l'Europe.
La Bliation de cette famille remonte à Antoine
Ayrault, seigneur de Chemans, qui vivait en L480.
A La branche aînée appartenait Pierre-Auguste,
troisième du nom, mineur lors de la mort de son
père. L'université écrivit au roi, pour lui faire
accorder une dispense d'âge pour la charge de
lient. 'liant général criminel d'Angers, et il L'obtint.
Il fut député de la ville d'Angers en 1619 pour ha-
ranguer Marie de Rlédicis, mère de Louis XIII. Il
fut ensuite maire d'Angers.
1 ette famille compte plusieurs conseillers, un
chevalier de Saint-Louis.
Armes : D'azur, â deux chevrons d'or.
Couronne de marquis.
AZÉMAR (<F).
Cette famille est originaire du Languedoc, et n'a
rien de commun avec la famille Azémar dont un
membre fut créé baron sous l'Empire.
Armes : D'azur, à la bande (l'argent, chargée
de trois croissants de sable et accompagnée en
chef d'un lion d'or, armé et lampassé de
gueules.
BABIN.
Noblesse ancienne, originaire do la Marche, où
elle est connue depuis la fin du xir siècle et qui
s'est répandue successivement dans les provinces
d • Saintonge, d'Angoumois et de Berry. Elle a
donné plusieurs officiers supérieurs.
Cette famille est actuellement divisée en deux
branches : la branche de Grandmaison et la
branche de Lignac.
Armes : D'argent, à quatre fasces d'azur, à
trois chevrons du champ, brochant sur le tout.
— La branche de Lignac porte : D'argent, à
quatre burelles d'azur; à trois cherrons d'ar-
gent, brochant sur le tout.
Nous trouvons une autre famille dite desBreti-
nières, originaire du Poitou, et qui a possédé les
seigneuries de la Gière, des Bretinières, de la
Chevalerie et des Ardilliers.
tte famille a produit un général 'les finances
en 1647 et deux auditeurs des comptes depuis
1740.
Armes : D'azur, nu cerf d'or, regardant une
étoile du même, accompagné en pointe d'une
mille d'argent d'où sortent des roseaux de si-
'<■.
BABINET.
Cette famille, originaire du Poitou, remonte au
xvi e siècle. Elle a été anoblie par les charges <■( a
produit des échevins de la ville de Poitiers, des
officiers, des magistrats distingués et un savan
éminent.
Armes : D'azur, un. chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et m pi, , nie
d' n n croissant du même.
BACCIOCHI-ADORNO.
Cette branche d'une maison célèbre a joint au
nom de Bacciochi celui d'Adorno, qui est le nom
de sept doges de Gênes.
Il existe, près de Florence, une branche de cette
maison qui est entièrement italienne.
Armes : D'or, au pin de sinople, fruité de
trois picees du champ, issnat d'un brasier de
gueules.
BACONNIÈRE DE SALVERTE.
mMh
Cette ancienne famille bre
tonne est originaire de Lan-
déan, près d.' Fougères.
I . - Baconnière étaient
seigneurs de La Martinière,
de La Laguére ou de l'i
guère ci de Salleverte d'a-
bord, puis Salverte.
La noblesse leur l'ut con-
firmée sous Louis XV par
lettres patentes, enregisti
;ï Paris 1.' 24 février I /59.
Armes : D'azur, nu çht~
331 —
332
vron d'argent, accompagné de /rois couronnes
d'or à V antique \ au chef échiqueté d'or et de
gueules de douze pièces.
( louronne de comte.
Supports : Deux lions.
Trois branches existenl encore actuellemenl en
France, et ont seules le droit do porter le nom de
Baconnière de Salverte.
Elles descendenl toutes trois de Charles Bacon-
nière de Salverte, mort en L875, et d'Alexandrine
1 >aru.
REPRESENTANTS ACTUELS :
1" Baconnière de Salverte | M"" ( raston l,
née Marie Pastré. — Résidences : 16, rue de
la Ville -l'Evêque, à Paris, el à Gompiègne
(Oise); donl : a) Charles -Marie- Joseph,
lieutenant an 26 e dragons, à Dijon, el 1?.
rue de la Rochefoucault, à Paris; marié
à Caroline Bartholoni ; in Roger, marié
à Régina de Loisy. — Résidences: A Dijon
(Côte-d'( >r) el à Gompiègne (( lise) : c) Mar-
guerite, mariée à Frédéric de Laugentâye,
député des Côtes-du-Nord. — Résidences:
Château de Largentaye, par Plancoèï . el
château <l< i Lorges, par l'Hermitage-Lorges
(Côtes-du-Nord), el 16, rue de la Ville-
l'Evêque, à Paris; donl : L° Gaston;
2° Jeanne.
2° B. de S. (Paul). — Résidences : il.
rue du Colisée, m Paris, et ù Chantilly
(Oise); marié ;> Léontine de Bluette, donl
a) Henriette, mariée au baron Gérard de
Caix de Chaulieu. — Résidences : I. rue
Beaujon, i\ Paris, e1 château de Bernay, par
Bazoches m irne) : b) Roberl : c) Aline.
3° B. de S. (Georges), comte romain. —
Résidence : 54. avenue Marceau, à Paris.
marié a Marie d'Arlincourt, dont : a)
Claire, mariée au vicomte Ulric du Ponta-
vice. — Résidences : 1(5. rue Cambon, et
à Marigny-Cottage, par Bayeux; b) Fran-
çois: c) Yvonne, mariée au comte de Cas-
tillon de Saint- Victor, lieutenant de
spahis, a Saumur, et 54, avenue Marceau, à
Paris: d) Antoine; e) Isabelle;/") Jeanne;
g) Thérèse : // ) Suzanne.
BACQ (du
Famille originaire de Flandre, anohlie en dé-
cembre L474.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accom-
pagné de Irais hameçons d'argent.
BADERON DE MAUSSAC.
Le premier connu de celte famille esl Bostning
de Baderon, du diocèse de Béziers, damoiseau, lils
de nol>le homme et seigneur Aimeric de Baderon,
qui épousa, suivanl un acte du 6 des noues de
juillel 1295, Ermessinde de Lodève, fille de Lo-
déve.
Cette famille compte plusieurs capitaines des
armées du roi. Plusieurs membres ont donné des
preuves de leur valeur el de leur zèle pour leur
prince. En récompense de son dévouement, Charles
de Baderon de Maussac obtinl du roi Louis XIII,
en 1613, une lettre par laquelle Sa Majesté
l'exempte du <■ logement et fowrragemeat » de ses
gens de guerre.
Jacques de Baderon de Maussac fui blessé de
deux coups de feu au siège de Salies, le 35 juin
1639. Fait aide des camp et armées par brevet
du 23 septembre 1651, il obtint, tant pour lui que
pour Jean-François, son fils, confirmation de son
ancienne noblesse par jugement du 13 décem-
bre L668.
Armes : Ecartelé : aux I et \ de gueules, à
irais pals d" or, qui esl de Baderon de Maussac;
aux 2 et 3 d'argent à /rois corneilles de sable,
becquées et membrées de gueules, qui est Cor-
neillan.
Titre de marquis.
BAGLION (de).
â&M&
Famille d'origine italien-
ne qui remonte aux temps
plus reculés. Les Baglion
lurent ducs de Souabe, sou-
verains de Pérouse, podes-
tats de Florence, de Spolète
et de Lucques, marquis de
Morcone à Florence, marquis
et comtes de La Salle et ba-
rons d'Yons (Lyonnais), sei-
gneurs de Martigné, de La
1 )u fferie, de La Mothe-Usson,
etc.. dans le Maine. Jove
dans ses Eloges. Sansonin dans ses Familles d'I-
talie, disent que les Baglioni ont pour ancêtres les
ducs de Souabe et de Bavière.
La maison de Baglioni a donné des souverains
à Pérouse pendant plus d'un siècle. Michel Ba-
glioni, fils de Collacio, vint en France en 1384, et
épousa au pays du Maine Isabeau de Surcoule-
mont, dame de La Dufferie. Ses descendants se
distinguèrent dans la carrière des armes, et pour
reconnaître leurs services, François I'' 1 ' leur con-
céda le droit d'ajouter à leurs armoiries les trois
fleurs de lis de France.
Pierre d'Hozier, ayant écrit la généalogie des
13 —
— 331
seigneurs de La Dufferie, sortis, dit-il, de L'illustre
maison des Baglioni, seigneurs souverains de
Hérouse en Italie (Paris, Cl. Cramoisy, L 662), et
M. ( !arré de Busserolles en ayanl ôgalemenl donné
la filiation dans le Calendrier de ta Noblesse de
Touraine, Anjou, Maine el Poitou (18/9), nous
y renverrons les personnes désireuses de con-
naître avec détails L'histoire de cette grande niai-
son.
Parmi les prélats que cette famille a donnés à
l'Eglise, le diocèse de Poitiers revendique ajuste
titre Mgr François-Ignace de Baglion de Sail-
lant, fils .1,' .Iran, baron du Four, gentilhomme
de la chambre du roi, qui avail d'abord embrassé
la carrière des armes, qu'il abandonna après être
parvenu au grade de colonel, pour entrer dans la
congrégation de l'Oratoire. En L679, il tut nommé
:'i l'évêché de Tréguier et en L686 à celui de Poi-
tiers; mais, n'ayant obtenu scs bulles que le
•]-\ novembre 1693, il ne prit possession île son
siège que le 2 mars 1('>'.>4. 11 est mort à Poitiers le
•je, janvier L698, âgé de 64 ans. On lit son épitaphe
dans la chapelle Saint-André de L'église cathédrale,
où il fut inhumé.
Nous trouvons encore : De Baglion de La Salle
(Pierre), frère ou neveu du précédent, grand
archidiacre de L'église de Poitiers en 1698, qui fit
inscrire ses armoiries à l'Armoriai «le la généra-
lit»'' de Poitiers: Baglion deLa Dufferie (Jacques-
Bertrand, marquis de), capitaine an régiment de
Royale -Pologne-Cavalerie, qui épousa en 1776
Jacqueline-Françoise Poret du Buat, dont il eut,
entre autres enfants : Charles, qui épousa, le
2 juillet 1826, Euphémie de Sarcé, fille de Pierre-
Louis-Victoire, chevalier de Saint-Louis, et d'Eu-
phémie-Renée Le Mayre de Gordouan, dont :
\p Charles-Emile, qui suit; -l» An gèle, mariée le
IX octobre 1853, à Paul Mouèsan de La Ville-
rouët.
Armes : D'azur, au lion léopardê d'or, arrêté
et appuyé de la patte dextre de devant sur un
tronc écotte du même, à trois fleurs de lis d'or
rangées en chef, surmontées d'un lambet à qua-
tre pi'/"/ ,i,i /.s d'or.
Devisk : Omne solum forli patria es/ .
Cri : Baglioni.
REPRESENTANTS ACTUELS :
Baglion de la Dufferie (Charles-Emile,
C te de). Résidences : 7 bis, rue Saint-Hi-
Laire, à Poitiers, au château de Bossé-Aubi-
gné (Sarthe) el au château do Barvilain,
par Usson-dii-Poitou (Vienne); marié: L°,le
7 juin 1859 ;i Marthe Perry de Nieul,
dont : 1" Charles-Joseph-Robert, né le
9 septembre 1863, capitaine au 5 e <di;i>-
seurs, à Rambouillet; 2" Louis, né le 26 dé-
cembre L865, el cinq filles donl trois sont
décédées ; 2° «mi L881 ;i Louise Berthe
de Wac.qua.nt, donl : <>\ Bertrand; b) Alix;
<■) Marie-Thérèse.
BAGUENAULT.
< Iriginaire de l*< Orléanais,
OÙ UU de ses liieln ] ires ri
vait déjà une mission du
roi < lharles \ I en 1 105. Un
autre membre figure au
nombre des compagnons de
Jeanne 1 >'Arc et concourt à
la défense d'Orléans en L429
contre les Anglais. — Plu-
sieurs occupent la charge de
conseiller du roi el sont élus
maires d'Orléans au xvir
xvm' 1 siècles. Reconnus
comme nobles lors du recencement ordonné par
Louis XIV dans les 32 provinces du royaume,
contresigné d'Hozier. — Leurs noms figurent sur
les Listes pour les élections des députés de la
noblesse en 1789.
Armes : D'argent, au chevron de gueules,
accompagné de deux étoiles d'azur en chef et
une foi au naturel, parée de gueules, surmon-
tée d'un Us uu naturel m pointe; un chef cousu
d'or chargé de trois merleltes de sable.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Baguenault de Puchesse (Gustave, C .
chef de nom et d'armes, né 1'' 20 avril L8 13.
Résidences : L8, rue Vignon, à Paris, et
château <!<> Puchesse, par Sandillon (Loi-
ret). Marié à Marie-Thérèse Descours, donl
deux lils.
Le titre de comte a été octroyé par Léon XI 11 .
Branche cadette
Baguenault de Vieville (Louis-Gabriel-
Joseph), né le 13 mai L834. Résidence :
Château de Mazères, par Nouan-le-Fuzelier
(Loir-et-Cher). Marié on L863, à Alexan-
drine-Marie d'Orchando de La Banda.
Enfants : 1" Augustin, né <'ii janvier
L866; marié I" 21 novembre L893, à Made-
leine de Fadate de Saint-George ; 2° Ma-
rie-Eugène-Gabriel-Pierre, né ou mai 1867,
lieutenant au 3 e régimenl de chasseurs, a
Abbeville; ::" Thierry-Félix-Marie, né ''il
335 —
— 336 —
janvier L869, lieutenant au 120 régimenl
d'infanterie, au Havre.
BAGUENIER
TOCQUE.
DES ORMEAUX
Originaire du Maine, cette
famille habitait avant la
Révolution Montsurs. An-
térieurement, elle possédait
près d'Evron le fief des < ir-
meaux, donl il ne reste plus
de trace, saut' un village qui
porte encore le nom d'< >r-
meau, mais aucun vestige
d'ancienne habitation sei-
gneuria
La famille Baguenier des
( >rmeaux Tocqué était fort
ancienne et avait occupé dans l'armée el la ma-
gistrature des postes honorables
En 1 720, un Jean-Louis I taguenier des < Irmeaux
Tocqué fut lieutenant dans la compagnie du mar-
quis de Monteclerc, assista à la bataille de Fonte-
noyoù il fut blessé grièvement, ce qui l'obligea à
quitter le service. Marié à demoiselle Charlotte
Provost, fille du sieur Provost, écuyer, seigneur
• lu Verger, il eut quatre enfants : trois garçons el
une tille. Deux . 1 e ses fils suivirent la carrière des
armes et le troisième étudia la médecine. La fille
fui religieuse du Garmel. De ces trois fils un seul
fit souche, le médecin. L'aîné se rendit en Amé-
rique où il fut tué dans la guerre de l'Indépen-
dance. Le second fut également tué presque au
début de la guerre de la Vendée, dont il est ques-
tion dans les mémoires de la marquise de La Ro-
chejaquelein. Né en 1766, il fut mari/' deux fois.
En 1787^ il épousa demoiselle de Fontenay, fille
du baron de Fontenay, dont il eut deux enfants
qui moururent en lias âge. Obligé de quitter sa
femme poursuivre l'armée vendéenne, la malheu-
reuse fut enfermée au château d'Angers, et guil-
lotinée quelques jours après sur la place du
château. En 1700. il se remaria avec une demoi-
selle Vormandin, veuve d'un M. Charrier qui avait
été tué dans la guerre de la Vendée, et dont il eut
un fils et nne tille : Julien-Louis, né en 1798, et
Louise-Adélaïde, née en 1800, qui mourut en
1834, sans avoir été marier.
En 1825, Julien-Louis épousa Irma de Tocqué
d'Aubert, dont il eut quatre entant-.
Armes : D'azur, à la tête de cerf d'argent ra-
mée de subie surmontée d'une croix d'argent
cuire les bois, et, en pointe, de deux étoiles de
même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1" Baguenier des Ormeaux Tocqué
(Julien-Louis-Auguste), né en 1828, ancien
officier dans Le corps de Cathelineau on
1870. Résidence : Château de la Vallée, par
( !oulonges-sur-l'Autize I Deux-Sèvres). Ma-
rié à Marie-Anne de Chazelles, sans posté-
rité.
2° B. des O. T. (Henri-René), né en
L829, marié en 1858 à Marie Guibé. Rési-
dence : château du Fresne, par Saintè-Gem-
mes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Dont une
fille, Marie-Louise, née en 1866.
3° B.desO. T. (Marie-Louise-Victoire),
mariée à M. Dureau.
!" B. des O. T. (Laure-Claire-Juliette),
mariée à Charles- Valentin de La Baban-
gerie.
BAHEZRE.
Seigneur dudil lieu, paroisse de Saint-Mayeux,
trêve de Saint-Gilles de Tananguen et de Lan
lay. etc.
Famille d'ancienne extraction : réformation en
IG69, huit générations el maintenue par arrêt du
parlement de 1675; réformations et montres de
1447 à 1562.
Henry prête sermenl de fidélité au duc entre
les nobles de Tréguier l'an 1497 : Rolland épouse
vers 1447 Sibille Le Carres, de la maison de Brin-
golo.
La branche ainée fondue dès le w siècle dans
la maison Mur: la branche de Lanlay s'est pour-
suivie jusqu'à nos jours.
Armes : D'argent, au lion de gueules, armé et
lampassé de sable.
BAHUNO DU LISCOET.
François-Guillaume du Bahuno, écuyer, sei-
gneur de Bérin et de Kerdisson, demeurant audit
lieu de Kerdisson, province de Bretagne, et fils
aine héritier principal et noble de François de
Bahuno, écuyer, seigneur desdits lieux et de Ben-
quili, ei de Louise-Perrine du Liscoet, sa femme,
épousa le 11 octobre 1710 Pétronilie Le Borgne,
dont il eut postérité'.
Son fils fut reçu page du roi dans sa grande
écurie, le 26 décembre 1730, et prouva alors sa
noblesse par titre-,, depuis nobles gens (iuil-
laume du Bahuno, son sixième aïeul, qui vivait
vers 1 193.
Une généalogie manuscrite de cette famille en
remonte l'origine jusqu'à Tristan du Bahuno, che-
valier, seigneur de la Derniville, vivant environ
l'an 1200.
Armes: De sable ou loup d'argent langue et
ongle de gueules, passant et surmonte d'un
croissant d'argent.
837
338
BAILLARDEL DE LAREINTY (de).
tëMâi?
Famille d'épée. Les Bail-
lardel, seigneurs de La-
reinty, sont originaires de
Normandie. Le premier au-
teur connu esl Pierre, qui,
en 1625, s'établil à la Mar-
tinique. < lette famille n'esl
revenue en France qu'en
1635.
Les de Baillardel ont été
L'objel d'une maintenue de
noblesse au conseil souverain
de la Martinique.
Cette famille s'esl alliée aux La Haye Saint-
Hilaire, Gossin de Ghourses, Chastenet de Puy-
ségur, de Brémond d'Ars, de G-efifrier, Dupray
de La Ruffinière, du Bue d'Orange, Brée do La
Touche, du Pé, etc.
Elle a produit un capitaine de vaisseau en 1753,
un officier au régiment de Noailles (dragons), en
L782, et trois chevaliers de Saint-Louis. Un mem-
bre fui créé baron on 1821.
Armes : D'azur, au Pégase d'argent, accom-
pagnéen chef de deux épées de mente, garnies
d'or, posées en sautoir, et, en pointe, d'une
fourmi d'or.
Devise : Làbos improbus omnia vincit.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Baillardel de Lareinty (B on ), sénateur,
31, rue Saint-Guillaume, à Paris, ot châ-
teau de Guermantes, par Lagny (Seine-et-
Marne). Marié à X... de Puységur, dont
1° Jules-Marie-Jean, marié à X... deSabran-
Pontevès, dont quatre enfants, et 2° une
fille.
Par décret en date du 14 décembre 1891, M.-J.-
M.-J. Baillardel de Lareinty a été autorisé à
ajoutera son nom patronymique celui de Tholo-
zan.
BAILLE DE BEAUREGARD.
Famille originaire de la province du Nivernais.
La filiation suivie commence à Paul Baille qui
vivait vers 1550.
Bernard Baille, écuyer, sieur de Beauregard, rrui
a très bien servi dans le ban de la noblesse du
duché de Nivernais et Donziais, fui convoqué pour
le service du roi, en 161)0, en bon et suffisant
équipage, et pendant tout le temps d'icelui. .Mari''.
en 1715, à Gabrielle Faulquier, dont il eut pos-
térité.
Qn Louis-Marie-Bernard Baille de Beauregard,
écuyer, né le 9 mal 1786, fut juge d'instruction à
fssoudun, le 16 août 181 L.
\i;mi:- : D'argent, à la fasce d'azur, accompa-
gnée en chef de trois roses de gueules, % tenpointe
d'un lion léopardé de même.
BAILLEHACHE {de).
Le nom de Baillehache a
figuré a la conquête de l'An-
gleterre en L066.
Le nom de Baillehache i
très ancien en Normandie.
I .a ville de < laén esl le ber-
ceau de la famille. < !e nom
esl cité dans un ancien rôle
de la province de Normandie.
< le rôle étail sur la fin du
règne de Louis XIII dans la
bibliothèque de M e Jean
Bigot, conseiller du roi et
général en su cour des aides
de Rouen, suivant une ancienne généalogie du
nom de Baillehache, dressée alors.
D'après une tradition conservée dans la famille,
un Baillehache aurait été anobli par le roi Phi-
lippe-Auguste à la bataille de Bouvines en 1214.
En 1556, Michel de B. embrasse le protestan-
tisme.
I ne branche de Caen et de Rouen passe en
Angleterre à la révocation de l'édil de Nantes en
1685.
En 1593, nous trouvons dans la généalogie de la
famille de Baillehache : Jean de B., sieuj de Beau-
mont, conseiller du roi, contrôleur des guerres en
Normandie, dont trois descendants : .ban de B.,
sieur de l.eaumont, ministre de la religion ré-
formée à Caen; Pierre de B., sieur de Fontenay,
membre du conseil du frère unique du roi, et
Daniel de B., sieur du Hamel, seigneur du Bour-
guebude.
1622. Jacques de B., seigneur de Chamgoubert,
conseiller au parlement de Rouen. (Farin, histoire
de Rouen.)
Le 21 mars 1701, Jean-Louis de sieur de Beau-
mont, garde général des forêts, abjure le protes-
tantisme devant Mgr l'évêque de Bayeux, d'après
un titre conservé dans la familL
Le 5 novembre 1756, Jean-François de P...
écuyer, est reçu page du roi en sa grande écurie,
et admis sur les preuves de sa noblesse sur le
certificat du juge d'armes de France. (Extrait de
d'Hozier.) Ce gentilhomme, fait marquis par le roi
Louis XV, sérail morl à Vannes -ans enfants peu
de temps après la Ie'\ olution.
II est question de lui dans les mémoires du
.-mute- de Gheverny, pages 282, 122 et 233.
Pierre-Louis-Joseph de B., décédé en 1848,
trouvait le 10 aoûl 1792 aux Tuileries parmi les
défenseurs du roi.
— 339 —
340 —
Armes : De gueules, au sautoir d'argent can-
tonné de quatre merlettes du même.
BAILLET {de).
Jean de Baillet et Jeanne de Cocq, sa compagne,
furent anoblis par lettres de Charles, duc de Nor-
mandie, en L357.
René fut premier président au Parlement de
Bretagne en 1554 et L579.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, accostée
de deux griffons d'or.
Il existe une autre maison du même nom, ori-
ginaire de Bourgogne, réformationdel670el 1596,
qui porte : D'argent, à trois chardons de sinople,
fleuri de gueules.
BAILLEUL u/ e).
La maison de Bailleulest originaire de Norman-
die. Elle s'est répandue dans différentes provinces
de France et même en Angleterre, et s'esl divisée
en onze branches qui portent presque toutes des
armoiries différentes. Elle semble se rattacher à
la même souche que l'illustre maison de Bailleul,
qui a don m'' de grands louvetiers de France. Dans
tous les cas. celte maison est très ancienne, car
on trouve Raoul de Bailleul qui vivait en L842.
Deux membres de cette famille tirent leur preuve
en 1666.
Armes
gueules.
Parti : <iu I d'hermine: <m 2 de
BAILLOU DE LA BROSSE.
Cette famille, originaire deTouraine ethabitant
depuis longtemps l'Anjou et le Poitou, a des
titres authentiques et parfaitement établis depuis
Philippe le Bel jusqu'à nos jours.
Elle a produit des officiers de toutes armes, des
magistrats et des savants.
Armes : D'or, à trois têtes de sanglier de
gueules, armés d'argent.
Baillou de la Brosse, née Le Botter de
SAINT-GERVAIS DE MONTHOUDON (M ). cllà-
teau de Marson, par Saumur (Maine-et-Loire).
BAILLOU DE MASCLARY.
La famille de Masclary, originaire d'Italie, est
alliée aux familles de Savelli, Grimaldi et Gri-
mani, quitta Gènes où elle résidait pour venir en
France au xiv e siècle, s'établir en Valentinois.
Au xvr siècle se formèrent deux branches ca-
dettes (Meintes aujourd'hui, dont l'une est encore
représentée par les familles
de Maisonneuve et de Bois-
barreaux, et l'autre, établie
en Hollande, s'est alliée aux
familles de Dampierre de
Béthune et de Holstein. La
branche ainée fixée en Dau-
phiné s'allia aux familles de
Béchéran, de Salas, de Com-
prat, de Colondre, de Faure
de Belhem, de Bocaud, de
Barrai, de Saint-Priest, de
Ferrières, de Senégra, de
Rivière, etc.
Le roi Louis XVIII, attestant que les actes prou-
vant le droil de la famille à porter le titre de
marquis avaient été brûlés pendant la Révolution,
confirma ce titre à la famille en 1814.
En parcourant sa généalogie, on trouve qu'elle a
fourni parmi ses membres: sous Louis XI, un
procureur général à la cour des finances de Mont-
pellier ; au xvi 1 ' siècle, un intendant général du
Languedoc, un conseiller d'Etat sons Henri IV, et
plusieurs capitaines; sou- Louis XIII, un secré-
taire ordinaire de la chambre du roi, un avocat en
son conseil privé, un gentilhomme ordinaire de
sa chambre : sous Louis XIV. deux trésoriers
de France à la généralité de Montpellier, plusieurs
Officiers de cavalerie, un amiral de fiance, un
colonel de régiment de cavalerie étrangère; au
xviii*' siècle, un page de Louis XIV, commandeur
de Malte, un évêque de Castres, un évoque de
Troyes, un exempt «les gardes du corps de
Louis XV, quatre officiers au régiment de Picardie,
chevalier- de Saint-Louis, dont l'un commandant
pour le roi une place en Brandebourg, un grand
chambellan du roi Auguste de Pologne, deux
chevaliers de Malte, deux conseillers d'Etat ; sous
Louis XVI, un capitaine de cavalerie au Royal-
Champagne, chevalier de Saint-Louis, un premier
écuyer tranchant de la reine, porte-cornette de
la couronne, un ambassadeur, plus tard ministre
de la guerre, un colonel de dragons, commandeur
de Malte, capitaine de galères devenu grand
chambellan de l'empereur d'Autriche, un aide de
camp général de l'empereur de toutes les Russies,
des ministres de Saxe, Hesse-Cassel et de Bruns-
wick.
Armes: D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné en chef d'un soleil d'or, et en pal d'un
héliotrope aussi d'or.
Couronne de marquis.
Cimier: Soleil dans sa gloire.
Devise : Luntine suo fulget.
(Support: Deux lions issanls, armés et la m. -
passés de gueules.
— 341 —
— 842 —
BAILLY DU PONT.
l i|i'i f
Wm
Famille de noblesse ter-
rienne qui habite les envi-
rons de La Châtaigneraie
(Vendée). A fourni un grand
nombre de membres ù l'ar-
mée et au clergé.
Armes : De gueules, à
l'ancre d'or et au quartier
d'herm ine.
Devise : Ton juins solide.
BALALUD DE SAINT-JEAN.
Balalud de Saint-Jean, antérieurement Iîallia-
iuc, puis Bazaluc, et enfin Balalud de Saint-Jean,
est une ancienne maison qui a vu parfois, à cause
de cette transformation successive du nom, con-
tester son antique origine. Elle est antérieure à
tout anoblissement. Dom Vaissette, un dessavants
les pius consciencieux en matière généalogique,
affirme que cette famille a eu pour premier au-
teur connu le duc de Balhaluc, originaire d'Espagne,
qui, après avoir inquiété le roi « d'Aquitaine sur
ses frontières avec l'armée des Sarrasins qu'il
commandait, lui envoya des députés pendant
qu'il tenait ses états (790) lui porter des présents
et lui offrir la paix. Ils furent accueillis avec bien-
veillance et distinction ».
Les généalogies de la noblesse française ne pré-
sentent point, comme celle des Casamajor d'Es-
pngne, des filiations authentiquement constatées
qui remontent à uneépoque aussi reculée : parfois
elles s'y rattachent par des chartes et des titres,
mais celle qui nous occupe acquiert un caractère
de vraisemblance par son origine, par le témoi-
g iage de dom Vaissette et par celui de Frédéric
Dolléj affirmant que le nom primitif de Balhaluc
s'est transformé d'abord en Bazaluc, avant d'être
le nom moderne de Balaluc. Si l'on considère aussi
que cette maison, dont les armoiries ont été enre-
gistrées en 1696, était dès lors d'une noblesse
antérieure à toul anoblissement, on admettra la
présomption de l'origine que Dom Vaissette lui
attribue avec une entière conviction.
Armes : D'or, à la fiisce de sinople ; parti de
gueules plein.
BALATHIER (de).
Famille établie en Dauphiné, en Champagne et
en Bourgogne. Ses qualités de chevalier et de
baron onl été prises par ceux de ce nom, ainsi que
celle de noble etpuissant seigneur, il y a plus de
300 ans; qualifications toit rares alors, qui annon-
çaient un noble d'extraction.
R iou] de Balathier, le pre-
mier de cette famille que
l'on connaisse, vivait le
lô novembre 1372.
Le premier descendanl de
cette famille qui porte le
lit i-i' de seigneur de Lantage
François de Balathier,
''•cu\ er, qui vivait en L52>.
Royer de Balathier, qua-
lité baron de Villargois, >■[
seigneur de Lantage et au-
tres Lieux, assista aux états
de Bourgogne en lues. 1674,
lto!>, et obtint, en 1682, un certificat portant qu'il
était bon gentilho?nme, non noble seulement.
Cette famille compte plusieurs officiers distin-
gués des armées <\n roi, un chevalier de Malte,
Henri Denis de Balathier, qui fut reçu en 1687.
Armes : De sable, à la fasce d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche de Lantage
1" Balathier-Lantage (Marie-Bénigne-
Louis-Edme, M is de). Résidence : Ch au do
Villargoix, par Saulieu (Gôte-d'Or), né le
15 novembre 1829, marié le 21 aoûl 1854 à
Henriette- Adélaïde-Elodie de Bonafos, dont :
l°Marie-Henri-Louis-Elie.néle I2mars 1861;
2° Marie-Elie-Henri-Félix- Victor, décédé ;
3° Marie - Roger - Henri - Joseph, né le
21 mai 1865; 1° Marie -Emest-Henri-Edme-
Octave, décédé ; 5° Marie-Armande-Hon-
riette-Marguerite, née l< i 19 octobre 1855;
6° Marie-Guillemette-Louise-Timothée- Apol-
line, née le 21 août 1858; 7° Edmée-Marie-
Henrielte-Catherine-Edile, Qée le 16 no-
vembre 1859; 8o Gabrielle-Marie-Elisabeth,
née le G octobre 1863, et 9° Marie-Fer-
nande.
2° B.-L. (Marie-Octave-Hyacinthe,
C" de). Résidence : Château des Grang
par Susey (Gôte-d'Or), né le 29 .juin 1834,
marié le 7 septembre 1857 ;i Marie-Mar-
guerite Pelletier de Chambure, dont : 1"
Marie-Madeleine-Henriette, née le 29 mai
1859 , 2' Marie-Andoche-François-Joseph,
décédé ; 3° Marie-Pierre-Claude-Joseph,
né I" 29 juillet 1864; t° Marie-Jules-Henri-
André, décédé ; 5° Marie-Félix Etienne, né
le 25 janvier L869 : 6° Marie-Louis-Georges-
François, né le 28 septembre 1870 ; 7 Ma-
rie-Symphorien-Edgar-Henri, né le 23 no-
— 313
— 344
vembre 1872 ; 8° Béatrix-Louise-Thérèse,
née le 20 mars 1876; 9o Màrie-Hyacinthe-
Amélie-Madeleine, née le 8 mars 1877.
Branche de Conygham
Balathier-Conygham ( Marie-Olympe-
Félix-Alfred, G e e de). Résidence : Château
d'Arcenay, par Précy (Gôte-d'Or, né le
13 octobre L833, marié le 5 août 1856 à
Louise- Charlotte du Gauzé de Nazelle,
dont Marie-Garoline-Edith, née le 8 dé-
cembre L867.
< l'estpar ordonnance royale en datedu2"î aoûl 1326
que le père du comte actuel fut autorisé à substi-
tuer au nom de Lantage celui de Conygham, qui
était le nom de sa femme.
BALNY D'AVRICOURT.
Cette famille esl originaire
desconfins de l'Ile-de-France
et de la Picardie. Son nom
de Balny lui vient effective-
ment «l'un fiel de la seigneu-
rie d'Amy en San terre qui
mouvait au xvr siècle du
marquisat de Nesles. Le
nom d'Avricourt relevé ul-
térieurement et pour lequel
elle s'est fait maintenir par
un jugement du tribunal de
Compiègne est celui d'une
terre voisiuu qui relevait autrefois des évoques et
comtes de N'oy.ii), pairs de France.
Son nom se retrouve dès le xn p siècle en la per-
sonne de G ileran et Àleaume de Baleny, aujour-
d'hui Balny, cités comme témoins dans une charte
de l'abbaye d'Ourscamp à propos des droits que
prétendait Rodolphe de Granvillers sur la forêt
de Saint- Vandrille.
En 1373 un dénombrement du comté-pairie de
Clérmont en Beâuvaisis fait aussi mention des
hommages dus par Bordelet de Benlengy, alias
Balaigny el Balegny, pour des fiefs ou arrière-fiels
sis à Méry-Lieuvillers, La Motte-d'Aucour et Rou-
villers.
Actuellement le nom de Balny a «'■ t •'- donné à
un bâtiment de notre marine, torpilleur de haute
mer attaché au port de Cherbourg, en mémoire du
vaillant officier, frère des représentants actuels
qui prit une part mémorable à la conquête du
Tonkin et trouva en 1873 une mort glorieuse sous
les murs de Hanoï.
Aumi;s : D'or, au sautoir d'azur cantonné de
quatre merlettes de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Balny d'Avricourt (Léopold-Fer-
nand, O), envoyé extraordinaire et minis-
tre plénipotentiaire, officier do la Légion
d'honneur, marié à la comtesse, néeSpiTZER
dont postérité. Résidence : Au château d'A-
vricourt, par Beaulieu-les-Fontaines (Oise).
Frère : 2° B. d'A. (Léopold-Gaston),
ancien officier d'état major territorial, ar-
tiste peintre. Résidences : Avenue Tru-
daine,18, et au château d'Avricourt (Ojse).
Mère : 3° L. B. d'A.. née Du Bois, au
château d'Avricourt.
Vày. Imbert de
BALORRE (dé). -
Balorre.
BALSAC (de).
Très ancienne famille dont le membre le plus
ancien connu est Odo, seigneur de Balsac, qui
vivait vers 814, sons le règne de Louis le Débon-
naire.
Fii L873, Raoul de Balsac donna à l'église de
Saint-Julien 2,000 écus d'or, 1,000 pour y être en-
terré, el les autres pour la fondation d'une cha-
où sont ses armes. Il mourut en 1373.
La filiation suivie de la maison de Balsac com-
mence à Roffec de Balsac, premier du nom, che-
valier, en 1336.
Cette maison compte plusieurs officiers distin-
gués et plusieurs chevaliers des ordres du roi.
A.rmes : D'azur, à trois sautoirs d'argent, au
chef ii'or, chargé de trois sautoirs du champ.
BALTHASAR DE GACHEO {de).
La famille de Balthasar
de Gacheo, dont le nom s'é-
cril aussi Balthazar et Bal-
tazar, est fort ancienne et
originaire de Transylvanie.
La tradition la fait remonter
à Mladislas de Balthasar,
qui épousa, en 1320, Jeanne
< Izriny ou Zriny dont il eut
Nicolas, né' à Prague en
1325, qui épousa Marie de
t racheo, fille unique d'un
électeur de Pologne, sous
condition de porter son nom
et ses arme-.
Parmi les personnages marquants fournis par
cette famille, nous trouvons :
Alexandre de 1!. de fi., mestre de camp sous
Henri IV, tué à la bataille d'Ivry en 1590.
Jean de B. de G., premier du nom, capitaine
des gardes de Frédéric V, roi de Bohême, tué à la
lia taille de Prague en 1620.
Jean de B. de G., deuxième du nom, baron de
— 345 —
346
lu-
tter
,ar,
il!"
ila
Balthasar, el de Franguis, vicomte d'Altzey, bour-
geois de Berne, Nyons <•( Genève, qui vint en
France au Bervice du roi Louis XIII, après la
première bataille de Nbrdlingue, sous le duc de
Saxe-Weimar en L634. 11 avait été attiré par la
réputation que s'y étail acquise le colonel de B il
t U-isnr. «on oncle, Jean se distingua dans la guerre
/ 'i invi'iin.'. sous lo prince de Gondé. Il fui en-
ré en Catalogne, pour y servir en qualité de
i, atenant général sous le prince de Gonty, el en
chef, en son absence, pendant la campagne de
1654. Il fut aussi colonel «l'un régiment d'infan-
terie et mestre de camp du régiment de cavalerie
Royal-Cravates. H fut envoyé comme ambassa-
deur extraordinaire dans la cour de Brunswick et
de Lunehourg pour y négocier la paix, laquelle
.'■huit faite, Charles-Louis, électeur palatin du
Rheis, l'engagea, ave la permission du roi, d'en-
trer à son service, et le lit généralissime de ses
troupes el son ministre d'État en 1257. Il se relira
en Suisse, dans le canton de Berne, où il mourut
vers U
[saac-Genève de B. de G., baron de Franguis,
filleul de la ville de Genève, comte de Balthasar,
né en L657, capitaine dans les gardes à cheval du
roi de Danemark, en 1683; colonel d'un régiment
au service de la République de Venise, puis co-
\lonel de dragons et commandant général île la
cavalerie anglaise, sous le roi Guillaume.
Samuel-Bernard-Etienne de B. de G., capitaine,
commandant les grenadiers du régiment deHessy
(Suisse), tué à l'âge de vingt-cinq ans en 1712, au
siège de Quesnoy.
Marc-Louis-Isaac de 1!. de <;.. seigneur de Ve-
cy, né en 1688, colonel, commandant le régi-
ment suisse de Diesbach, chevalier de Saint-
Louis.
Jean-Alexandre de lî. de G., comte de Baltha-
sar, né en 1689, maréchal des camps et armées du
roi en 1748, colonel d'un régiment suisse de son
nom, chevalier de Saint-Louis, mort te 35 novem-
bre 1753.
%Jinnand-Louis de B de G., seigneur de Corny
eT^fabré, né àdexen nilO, premier capitaine el
coin, mdanl les carabiniers du régimenl Royal-
Allemand Cavalerie, tué le 20 septembre 1742,
sous les murs de Prague.
Alexandre, baron de Balthasar de Gacheo, page
du roi Stanislas, officier supérieur au régiment
-e de Diesbach, chevalier de Saint-Louis,
é migra en 1793 et mourut à Hambourg en 1808.
François-Ignace-Louis de B. de G., qui fut exé-
cuté révolutionnairement à Metz en 1793.
Alliances : Gacheo, Brignac de Mont-Arnaud,
Manuel, de Roset, Le Vayer, Wendel d'Hayan
Turckde Stralsund, dePina, Despine, Decruejouls
d'Amhly, Le Bègue de < rirmont, des Champs de La
Cell
Armes : E car télé : aux 1 - / '\ d'argent, à deux
coulœuvres entrelacées et adossées d'zaur, au
:hef de gueules, chargé d'un lion naissant d'or,
qui est de Balthasar ; aux 2 et 3, d'azur, à trois
merleltes de sable, posées sur trois équerres d'or,
qui est de < racheo.
< iouronne de marquis.
Ti\ \n rs : Deux lions.
I n.\ [se : Fortiter vesistendo.
REPRÊSENTANS A.CTUELS
1° Balthasar de Gacheo (Georç
Pierre ]'>""(/,■). né à Gapen 1842, majorait
i i;l ' hussards e1 mort dans ces fonctions à
Valence, le 17 murs 1893. Il avait épousé
en 1874 Marie Decri ejoi ls d'Ambly dont:
a) Caroline, née à Senlis, le l octobre
ls::,.
b) Jean, né à Toul, le 20 décembre 1886,
actuellement fixé à Nancy (Meurthe-et-Mo-
Moselle).
2o Balthasar de Gacheo (Louis-Joseph,
Bon de), né à Bazac (Gironde), le 26 fé-
vrier 1852, chirurgien-major, au ï r d'in-
fanterieà Gahors. A épousé, le 25 juin 1884,
Marie-Elisabeth des Champs delà Celle,
dont :
a) Anne-Louise, née à Toul le 22 mars
L886.
b) Marc-Frédéric-Marie, né à Toulouse le
28aoû1 L888.
BAMME VILLE (de) - Voy. Joly.
BANCALIS {de).
Maison noble el ancienne
originaire du Rouergue et
doni la notice détaillée se
trouve dans Borel d'Haute-
rive {Annuaire de 1870-
187 1), < îourcelles {Généalo-
gie des pairs de Fran
Barrau, etc., etc.
Elle était représentée, au
commencement de ce siècle
par quatre branches : celle
des barons de Pruynes, en
Rouergue : celle des mar-
quis d'A ragon : celle des ba-
de Lormet et d'Ambialet, en Languedoc, el
celle des barons de Bancalis, en Alsace. Deux de
branches subsistenl seules aujourd'hui, celle
d'Aragon devenue l'ainée et celle des Bancalis
d' Alsac
Branche d'Aragon
Armes : Ecarlelé : aux iet \ d'azur, à l'aigle
— 34";
348 —
éployee d'or, qui est de Bancalis; au.-± 2 et S
d'azur au chevron d'or, accompagné %e trois
étoiles d'argent, qui est de Maurel d'Aragon.
Couronne de marquis, bonnet et manteau de
pair.
Devise : Festina lente.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bancalis de Maurel (Alexandre-Louis-
Albert, M is d'Aragon (de). — Résidences :
Château de Salir s. par Albi (Tarn), ou châ-
teau du Haget, par Gastelnau-Magnoac
(Hautes-Pyrénées). Mari»' en 1876, à Louise
de Lordat, dont : a) Maurice; b) Robert :
c) Henry : d) Thérèse.
Sœurs : a) Sophie, mariée au comte Vic-
tor d'ADHÉMAR; b) Christine supérieure
d'une maison de sœurs de charité, à Paris.
Branche d'Als
1" Bancalis (Rodolphe, B 011 de), mari''' à
Jeanne de Gironde.
2° B.(B onne douairière dé), née de Reinach-
Werth.
BANCAREL (de).
Famille d'ancienne bour-
•- isie, qui occupa long-
temps à Rodez des emplois
dans la magistrature, et fut
aussi pourvue de charges
qui conféraient la noblesse.
I .e premier connu esl Fran-
çois Bancarel, qui obtint à
l'époque de l'érection du
siège présidial de Rodez/en
1635, l'office de conseiller
secrétaire du roi en la chan-
cellerie présidiale de cette
ville.
En 1716, Jean de Bancarel, deuxième du nom.
fut nommé procureur du roi de la justice royale,
à Rodez. M. de Tourouvre, évêque, y joignit, le
14 novembre 1719, l'office de procureur fiscal en
paréage de la même ville.
Un Etienne de Bancarel, seigneur d'Hyars et de
Las Grèzes, fut nommé conseiller au sénéchal et
siège présidial de Rodez, par provisions du 4 oc-
tobre l7oi.
Nous trouvons encore Rahmond de Bancarel,
seigneur d'Hyars et de Las Grèzes, qui se maria
avec Marie-Marguerite du Verdier de Mandillac et
reçut en dot la charge de président-trésorier de
France au bureau des finances de Montauban,
dont était pourvu depuis de longues années M. du
Verdier de Mandillac, son beau-père.
Toulouse. Marié en 1886 à Augusta
Membre du conseil général de l'Aveyron depuis
1800 jusqu'en 1826, il reçut, en qualité de prési-
dent de cette assemblée, une lettre close du roi
Charles X pour assister, à Reims, à son sacre, le
29 mai L825.
A.rmes : D'azur, au chevron d'argent, à deux
étoiles d'or en chef et au chien passant ds même
en pointe.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bancarel (Xavier de), âgé de trente-
sept ans, of'licier démissionnaire. Rési-
dence
Van der Gracht d'Eeghem
2° B. (Bernard de), âgé de trente-cinq
ans, propriétaire. Résidence : château
d'Hyars, près Rodez (Aveyron). Marié en
L884 à Marthe d'Hébrard.
BANCENEL u/, m.
Famille noble de Salins, en Franche-I lomté, qui
a puni- tige Etienne Bancenel, qualifié noble dans
un contrat de mariage avec Marguerite d'Orchamp
du 29 août 1754.
Armes : D'azur, à 'rois quintefeuilles d'or,
2 en chef et un en pointe, une tête de léopard
d'or mise en cœur. Ou : D'azur, à la h : i<- de léo-
pard d'or, accompagnée de trois quintefeuilles
du même.
Cimier : /'// lion naissant d'or.
BANNE D AVEJAN (de).
Cette maison tire sou nom de la terre de Banne,
au diocèse de Viviers, en Bas-Languedoc, et est
distinguée dans l'ordre de la noblesse tant par ses
alliances que par son ancienneté.
I .a généalogie de cette famille remonte à G-uigon
de Bannr. damoiseau, mentionné dans une charte
de 1181; Jacques de Banne obtint de Louis XIII
des lettres de sauvegarde, datées de Saint-Germain-
en-Laye, le 4 novembre 1637, pour sa personne et
ses biens, eu égard aux lions et grands services
qu'il avait rendus dans l'armée, et le lermail647,
il obtint encore du roi, en considération de ses
services, l'exemption de tout logement de gens
de guerre dans ses terres d'Avejan, de Ferrey-
rolles, etc.
II fut maintenu dans sa noblesse par ordonnance
du 29 octobre 1668, qui déclara qu'il serait inscrit
dans le catalogue des véritables nobles, comme
tous les gentilshommes du royaume.
Armes : Ecartelé : aux le/ k d'azur, à trois
fleurs de lis d'or, au chef retrait du même, qui
est d'Estang; aux 2 et 3 d'azur à /rois flam-
beaux d'or, allumés de gueules, ranges en trois
— 349 —
- 350
pals, qui est de La Fare, et sur le tout: d'azur, à
une demi-banne en ramure Je cerf' d'or, posée
en lunule, qui est il.' Banne.
L'écu sommé d'une couronne de marquis.
Supports : Deux cerfs au naturel contournés
et en repos.
BANNEVILLE (de). — Voy. Morin.
BANVILLE [de).
Connue dans le comté de
Mortain depuis un temps
immémorial, la famille de
Banville a constamment
joui des privilèges attribués
à la noblesse d'extraction ;
outre les charges honorables
dont elle a souvent été in-
vestie , nous la trouvons
toujours en possession de
fiefs considérables, et les
différentes donations faites
par plusieurs de ses mem-
bres dés le commencement
du xiii' 1 siècle attestent son opulence originaire.
La noblesse d'extraction de la maison de Ban-
ville est du reste surabondamment prouvée par
les divers jugements de maintenue rendus à
diverses époques, et notamment par MM. de
Montrant en 1403, du Tillet et Le Roy de La Po-
terie en 1641, de Roissy, et enfin Ghamillart en
1606, etc.
< >utre l'importante seigneurie de Banville (pa-
roisse dépendant aujourd'hui de l'arrondissement
de Baveux), les domaines de cette ancienne famille
comprenaient un grand nombre de terres et fiefs
nobles, parmi lesquels nous citerons ceux de :
Vaudry, de Roullours, de Burcy, de Ségrie, de
Truttemer, des Pierres, de Coulonces, de Bérigny
de La Londe, de Bretteville, du Rosel, de Mont-
morel, etc.
Cette famille s'est alliée avec les familles les
plus nobles de France.
Elle s'est divisée en deux branches principales
qui ont elles-mêmes fourni plusieurs rameaux.
La branche du Rosel, issue de la branche aînée,
est la seule existante de nos jours et celle de La
Londe et de Bretteville, éteintes dans les mâles en
1843.
La filiatiOD de cette maison commence à Robert
de Banville, chevalier, vivant au commencement
du xiii 1 ' siècle, et se prolonge jusqu'à nos jours.
Un Georges-Madeleine-Edouard de Banville,
capitaine de cavalerie, fut nommé vicomte par le
roi Louis XVIII.
Armes : De même cuir plein.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Dam aye Diex le voll.
BAJNTYULS DE MONTFERRÉ.
Maison d'origine espagnole, établie dans le
Roussillon depuis la conquête 'le cette province
par Louis XIII. en 1642.
Pons 'le Banyuls fut un îles témoins ave d'au-
tres nobles, [tour ratifier la morl 'lu comte Vifredo,
en 1163.
On trouvait chez le notaire Escape, de la ville
de Prades en Roussillon, un acte authentique du
8 juillet 1390, comme Sanche, roi 'le Mallorca et
Roussillon, donna à Grimai 'le Banyuls la per-
mission de bâtir un château a Saint-Jean-d'Uge-
lens, en Confient, province 'le Roussillon, poul-
ies mérites de sa personne el pour 1': ienneté 'le
la noblesse de la famille de Banyuls et leur amour
pour le service 'lu roi, comme serviteurs fidèl
cet acte a été contrôlé à Paris, le 8 juillet 1783. La
maison de Banyuls a possédé dans cette province
plusieurs fiefs avec tous les honorifiques, el compte
par des actes terriers, chez les divers notai]
prouvant que cette maison avait haute, moyenne
et basse justice dans ses seigneuries, nomination
des juges et des autres officiers de justice; ce qui
a été pratiqué jusqu'à l'époque delà Révolution,
comme il est prouvé par des lettres et nomination
déposées au greffe. Marc de Banyuls, commandeur
de l'ordre des Templiers, avait la commanderie
dite Los MasDeus, en Roussillon, L'année 1297.
La filiation suivie de cette famille commence à
Jean de Banyuls qui épousa Isabelle, noble dame
de Lhynia, le 2 septembre 1578; dont il eut pos-
térité. Cette famille compte des officiers de l'armée
du roi, des chevaliers de l'ordre de Malte.
Armes : Fascé d'argent ci de sable.
BAR (de).
De nombreuses familles de Bar ont existé en
France, l'une entre autres, particulièrement illustre,
et en faveur de laquelle le comté de ce nom fut
érigé en duché en l'année 1364, est éteinte.
Les autres familles de ce nom, presque toutes
originaires d'Auvergne, du Bourbonnais, du Berry
ou de la Manche, ne paraissent pas avoir même
origine commune, si ce n'est dans leurs armoiries
du Bar ou poisson, armes parlantes, qui a pu
prêter quelquefois à une confusion.
Armes: Parti: "a I de gueules, au croissant
contourné d'argent, accompagné de liait étoiles
du même (alias ssmé d'argent): au 2 d'or, au
chevron d'azur chargé de trois étoiles d'argent.
Les armes primitives étaient: D'azur, au bar
d'ardent aCCOSté de six étoiles d'or, I rois en pal
de chaque enté.
Cette famille compte actuellement plusieurs
branches existanl
BARAZER DE LANNURIEN.
Nous trouvons Ivon Barazer, contribuant et l'un
il
— 351 —
352 —
des égailleurs à la réformation des fouages de la
paroisse de Garlan en 1481; Hervé, S r de Lannu-
rien, époux en L663 'le Jeanne Mardellet, père et
mère de Lu" h.
Cette famille compte un capitaine au régiment
de Nice en 1752 et un maréchal dû camp 1792-1817,
plusieurs jurais, maires, députés aux États depuis
1709, un lieutenant de vaisseau en 1791.
Cette famille s'est alliée à un grand nombre de
maisons nobles de France.
Armes: De gueules, à mie barre d'hermine
accostée de deux annelets d'argent.
BARBANÇOIS (de)
Cette noble et ancienne maison tire son nom
(Tune terre située dans la Manche. On trouve à la
lin du xie siècle un Guillaume de Barbançois, qui
fit donation à l'abbaye de Notre-Dame du pré-
Benoit, conjointement avec Messieurs de Chauvi-
gny, de Brosse et autres, de tout ce qui leur appar-
tenait aux environs de ladite abbaye ; tous les
donataires y sont qualifiés collectivement de che-
valiers ou damoiseaux.
Cette maison s'est transplantée, vers la lin du
xin* siècle, en Berry. ou elle a toujours pris des
alliances dans les maisons nobles et illustres.
Elle n'a jamais discontinué de servir l'État: ce
qui est constaté, tant par les preuves faites chez
les différents généalogistes de la cour, que par
l'Histoire du Berry de la Thaumassière. p. 600 et
suiv., etc.
Ceux de cette maison ont toujours porté les qua-
lités de damoiseaux, écuyers et chevaliers, litres
affectés aux gentilshommes de nom et d'armes.
Plusieurs ont été faits chevaliers de l'ordre du roi
et officiers dé compagnie d'ordonnance. Cette mai-
son a donné un lieutenant général des troupes du
roi en Berry, un capitaine du ban et arrière-ban,
un trésorier général, des maréchaux de camp, un
capitaine des gardes du grand Coudé, un capi-
taine colonel d'infanterie, et de généreux cheva-
liers, toujours prêts à combattre pour le service
de leur prince et la défense de leur honneur, té-
moin le fameux Hélion de Barbançois, deuxième
du nom, qui, à l'âge de 70 ans, combattit en pré-
sence et par ordonnance du roi François pr, l'an
1538, et tua son adversaire messire François de
Saint-Julien, seigneur de Yeiniers, brave et géné-
reux chevalier et en la fleur de son âge. Son petit-
fils, Pierre de Barbançois. eut quatre duels mémo-
rables.
La terre de Barbançois resta dans cette maison
depuis le XI e siècle jusqu'au xv», qu'elle fut vendue.
Le premier de cette maison est Mathieu de
Barbançois, qui figure dans un titre latin de 1300,
où il est qualifié de damoiseau et de nobilis vir
Matthœus de Barbançois. dominus de Sarzai,
etc., qui étaient les plus hautes qualités que pris-
sent pour lors les gentilshommes de nom et
d'armes, avant qu'ils fussent faits chevaliers.
Armes: È car télé : au 1, d'argent, à /mis che-
vrons de gueules, qui est du Plessis-Richelieu ;
au 2, burelé d'argent et d'azur de dix pièces,
qui est de Lezai-Lusignen ; au S plein d'hermines,
qui est du Rieux: au 4, de gueules, à neuf mo-
lettes d'éperons d'argent posées en bannière,
qui est de Neuchèze; et, sur le tout, de la maison
de Barbançois.
Autres armes : De sable, à trois têtes de léo-
pard d'or, arrachées el lampassêes de gueules,
et posées 2 et 1.
Supports : Deux licornes d'argent.
Cimier: Une licorne de même naissant du
casque.
Couronne de marquis.
BARBARA DE LA BELOTTERIE
DE BOISSESON.
Originaire du bas pays de Languedoc, cette
famille remonte son ancienneté au xu« siècle.
Cornélie, femme d'Arnaud-Guillaume Barbara,
fait don au monastère de Saint-Sevin, de la ville
de Tarbes, de la moitié de l'abbaye de Goz. La
date de cette charte est rapportée au xne siècle.
dans la Gallia ( 'hristiana.
(iette famille a produit des officiers supérieurs
distingués, un capiton! de Toulouse et plusieurs
magistrats : sa généalogie suivie se déduit depuis
Matieu Barbara vers 1000. Son fils, Joseph Bar-
bara de la Bellotterie, avocat au parlement, épousa,
le ji mai 1695, Marie d'Arazat, fille de feu noble
André-François d'Arazat, seigneur de la Belot-
terie.
Un petit-fils de ce dernier, Joseph-Charles Bar-
bara, épousa Marie-Louise Chai vet de Chemouteix,
dont il n'a pas eu d'enfants: il avait fait héritier
son petit-neveu, le marquis de Boisseson, qu'il
avait fait venir de Russie.
Hercule-Joseph Barbara, marquis de Boisseson,
sorti de France à l'époque de l'émigration, fut
élevé au corps des cadets de Saint-Pétersbourg,
prit du service dans l'année russe, avec permis-
sion du roi de France, parvint au grade de géné-
ral, et fut nommé colonel aux gardes sur le champ
de bataille. Il est mort au service à l'âge de 38 ans,
des suites de ses blessures. Il avait reçu sur le
champ de bataille une épée et un sabre d'honneur.
Il était chevalier de Saint-Louis, décoré de la croit
de Saint-Georges, de celle de St-Wladimir en dia-
mants, etc. Il avait onze décorations, toutes ga-
gnées sur les champs de bataille.
Il avait épousé en Russie une Française, comme
lui dans l'exil, et de ce mariage sont nés plusieurs
enfants. " .
Constantin Barbara, second frère du précédent,
marquis de Boisseson, né le 24 septembre 1820, a
épousé le 11 mai-s 1850, Marie-Charlotte de Pins.
De cette union il a eu plusieurs enfants.
— 358 —
— 35 i —
Armes : D'or, à deux palmes de sinople en
sautoir, accompagnées en pointe d'un croissant
de gueules; au chef d'azur, chargé d'un
croissant d'argent, accosté de deux étoiles de
même.
< turonne de comte.
Supports : Deux lions.
BARBARIN (de).
Cette famille, connue en Poitou et en Angou-
mois depuis plusieurs siècles, tire son origine du
pays vénitien, ainsi qu'il a été reconnu par la
cour des aides de Paris. La filiation suivie de cette
famille commence à Guillaume Barbarin, premier
du nom. qui vivait vers l'an 1500, établi en An-
goumois. 11 laissa plusieurs enfants. Cette fa-
mille a fourni plusieurs brandies, mais de nom-
breuses lacunes rendent impossible de fixer la
filiation suivie.
Armes : De gueules, à un turbot d'argent. —
Alias : D'azur, à trois bacs nageant d'argent. ce-
lui du milieu contourné.
BARBAT DU CLOZEL.
Cette famille, originaire d'Auvergne, est très
ancienne.
Quelques-uns de ses membres passèrent dans le
Languedoc et y exercèrent les fonctions de capi-
touls en 13-27 et 1370.
La baronnie fut érigée sous Louis XIII.
Elle s'est alliée aux familles : Sartiger, Roche-
fort d'Ailly, Morignac, David de Perdreauville,
Chabrol-Volvic, Chabrol-Tournoël, La Tour d'Au-
vergne, Montessuy, etc.
Armes : D'azur, au chevron d'argent accom-
pagné de deux étoiles du même en chef et d'une
barbe en pointe.
BARBEYRAC
RICE (de).
DE SAINT -MAU
La terre de Saint-Maurice (Hérault) fut érigée
en marquisat en 1753, en faveur d'Antoine de
B trbeyrac dé Saint-Maurice.
\'n île Barbeyrac fut, en 1789, député de la no-
blesse de Montpellier. Un autre fut écuyer delà
comtesse de Provence. Noua trouvons encore un
Jean de Barbeyrac capitaine des gardes du maré-
chal Damville, qui fut tué au combat de Vixon en
1570.
Cette famille est alliée aux: deSarret, de Long-
pré, de Saint-Aurant, Benoit de Lapruoarède, de
Brueys, de Paul, de Kergolay, de Bonald.
Armes : D'argent, au chenal bardé de sable;
au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent
accosté de deux étoiles d'or.
REI'RESVXTXNTS ACTUELS :
Branche aînée
Barbeyrac de Saint-Maurice (Pierre-
Henri-Frédéric-Edmond, M} 3 de). Rési-
dence : château de Saint-Maurice, par la
Jacquerie (Hérault). Marié à Berthe dh
Sarret de Coussergues, donl : a) Char-
les-Clément; b) Jeanne, mariée au comte
de Kergolay.
Branche cadkttk
Barbeyrac de Saint-Maurice (Ulric,
V te de). Résidence : 5, rue du Cliamp-dc-
Mars, à Paris.
Branches puînées
lo Barbeyrac de Saint-Maurice (C le
de). Résidence : château de Jourmac, par
Gignac ("Hérault).
2° B. de S. -M. \ Ui de). Résidence :
Nant (Aveyron).
3° B. de S. -M. (Henri-Félix-Sidoine-
Fabert de), né le 20 novembre 1842, capi-
taine de vaisseau à bord du Magon, à Tou-
lon.
4o B. de S. -M. (H. -F. -A. de), lieute-
nant au 68 e de ligne, à Issoudun (Indre).
BARBIER D'AUCOURT.
L'auteur de cette famille
fut anobli en 1819.
Le titre de comte provient
^i'une transmission d'un
oncle naturel, Alexandre
Happey, comte romain, au-
torisée par bref du pape
Pie IX, en date du 19 jan-
vier L877.
Armes : D'or, au lion de
sable, armé et lampassé de
gueules : au chef d'azur,
chargé d'une croisette d'or
accostée de deux molettes du même.
L'écu timbré d'un casque taré de profil, orné de
lambrequins.
Supports : Deux levrettes.
REPRÉSENTA X T ACTUEL :
Barbier d'Aucourt (François-Gaston,
, chevalier de la Légioa d'honneur, mé-
dailles de Crime t d'Italie. Marié < i n 1860
à Marie-Elisabeth-Joséphine Saquez de
Breuvery. Résidence : château de Blain-
— o55 —
— 356 —
vjlliors.aux Mesnuls, parMontfort-l'Amaury
(Seine et-Oise).
BARBIER DE FELCOURT.
Par ordonnance royale du 17 mai 1826, M. Bar-
bier a été autorisé à ajouter à son nom patrony-
mique le nom de Felcourt et à s'appeler Barbier
de Felcourt.
A.UMES : D'argent, fretté de sinople, au chef
de gueules chargé de i rois grelots d'or.
BARBIER DE LA SERRE.
Cette famille, originaire de l'Angoumois, a été
anoblie par les charges de robe. Sa noblesse date
du xvn e siècle.
Aiimes : D'azur, à irais flammes d'or, 2 <■/ l.
et une étoile d'argent e > pointe.
BARBIER DE LESCOET.
D'ancienne extraction de chevalerie et ayant
prouvé neuf générations à la réformation de 1669,
cette famille a produit Jacques el Richard, com-
pris dans le sauf-conduit donné par le roi
Edouard II au comie de Richemont et à ceux de sa
compagnie, en 1324 .
A-rmes : D'argent, à deux fasces de sable.
I >evise : Var va bvez «sur ma vie).
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Barbier de Lescoet (M* 8 ) el marquisej
née Goddes de Varennes. Résidence :
château de Lesquifflou, par Pleyber-Chrisl
i Finistère).
BARBIER DU DORÉ.
Originaire d'Anjou, cette famille s'est toujours
fait remarquer par sa fidélité et son dévouement
à ses mis légitimes. Jacques-Joachim Barbier du
Doré a été tué à la bataille du Mans en 1793.
Jacques-René Barbier du Duré, iils du précédent,
a été colonel, chevalier de Saint-Louis, chef de
division à l'armée vendéenne d'Anjou. De son ma-
riage avec Eugénie des Melliers il a eu plusieurs
enfants.
Armes : D'azur, à une épée d'argent, montée
d'or, adextrée d'une eroisette d'or, et sénestrée
d'un lis de jardin d'argent.
L'écu timbré d'un casque, taré de profil, armé de
lambrequins.
BARBOT (de).
Cette famille, originaire de Saintonge, passa en
Languedoc au xvn e siècle, époque où vivait
Bertrand de Barbot, par lequel commence la
filiation suivie de cette maison, maintenue dans sa
noblesse en 1669. Il se maria le 16 juin 1698 dont
il eut postérité. -
Son petit-fils, Marie-Etienne, vicomte de Bar-
bot, était lieutenant général, commandeur des
ordres de Saint-Louis et de la Légion d'honneur,
grand-croix de Saint-Ferdinand d'Espagne; né en
1770, le 'i avril, s'engagea en 1792 dans le 4« ba-
taillon delà Haute-Garonne, dont il fut bientôt le
chef. Au siège de Toulon, il pénétra un des pre-
miers dans la redoute anglaise; il prit part à plu-
sieurs batailles, à l'attaque du fort Saint-Elme, où
il fut nommé adjudant-général, chef de brigade,
pour avoir repoussé, à la tète d'un petit nombre
de troupes, une sortie de 6,000 Espagnols. Il fut
attaché en 1805 à l'expédition des Antilles, et dé-
termina la prise delà capitale de la Dominique,
en se jetant le premier à la mer, sous la feu dis
batteries anglaises, et en entraînant à sa suite la
colonne de débarquement qu'il commandait.
En 1808, il entra en Espagne et n'en sortitqu'en
1813, après s'être distingué dans plusieurs ba-
tailles, entre autres à celle de Salamanque, où il
eut trois chevaux tués sous lui. et où il fut nommé
général de brigade.
Placé à Bordeaux par la Restauration, il se-
conda en 1815 les efforts de la duchesse d'Angou-
lême pour conserver cette ville au roi, et se retira
ensuite dans ses foyers, jusqu'au second retour
des Bourbons. Il fut alors nommé lieutenant gé-
néral par le duc d'Angoulême, nomination con-
firmée par Louis XVIII, et c'est en cette qualité
qu'il a commandé à Toulouse la 10 e division mi-
litaire jusqu'aux événements de juillet 1830, après
lesquels il rentra de nouveau dans ses foyers et
prit sa retraite.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de
l'Etoile, et par lettres patentes du 24 décembre
1825 le roi (maries X lui conféra le titre de vi-
comte. Par ces lettres, les armes de la famille fu-
rent réglées de la manière suivante :
Armes : D'azur, à deux épées d'argent, posées
en sautoir : au chef d'or, chargé d'un barbeau
de gueules.
< Jouronne de vicomte.
Supports : Deux sirènes.
BARDIES (de).
La famille de Bardies tire son nom du château
de Bardies, près de Saint-Girons (Ariègej, qu'elle
a possédé jusqu'à la Révolution. Elle possédait
aussi les châteaux de Pujol et de Monségu dans le
diocèse de Gouserans, plusieurs terres dans la vi-
comte de Soulan en Gouserans, et, dans le comté
de Foix, le château du Touron et la baronnie de
Montfa, relevant directement de la couronne, avec
droit de haute, basse et moyenne justice.
- S5Ï
3Ô8 —
I.a maison de Hardies s'est
alliée directement aux mai
sons d'Aragon, de Martin,
de < Jabalby, d'Encausse, de
Lingua de Saint-Blanquat,
de Lestang de Celles, de Pau-
cheville, du l'ny do La Bas-
tide . de Casteras-Seignan .
etc.
Des diverses branches
qu'elle avait formées (de La-
barthe, de Dampierre, de
Lapla) , lu branche aînée
subsiste seule aujourd'hui.
Armes : D'or, au lévrier passant de gueules;
au chef d'azur, chargé d'an croissant d'or, ac-
costé de deux étoiles du même.
i Couronne, de comte.
Supports : Deux griffons.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bardies Montfa (Louis, B on de), doc-
teur en droit, officier de Tannée territoriale,
publiciste, maire de Soulan (Ariège), de-
meurant à Soulan et à Saint-(iirons (Ariège).
Marié à Caroline-Marie de Geloes d'Esloo,
dont Jean-François, né à Soulan le 2 juil-
let lw>.
BARDON DE SÉGONZAC.
Cette famille est originaire du Périgord ; elle a
été maintenue dans sa noblesse par jugement
rendu à Périgueux, le 26 janvier l(j(i7, par
M. de Montozon, commissaire subdélégué de
M. Pellot, intendant de cette généralité, par lequel
il donna acte à François-Louis Bardon, seigneur
de Ségonzac, de la représentation qu'il avait faite
des mêmes titres que ceux qui sont énoncés dans
cette preuve pour la justification de sa noblesse.
La généalogie de cette famille commence à Ay-
mar de 1 lardon, qui vivait en 1518. Marc, comte
de Bardon. cbevalier, seigneur de Castel, de Bon-
nefons de Ségonzac. eut une commission de capi-
taine d'infanterie dans le régiment de Ribérac,
signée par le roi en 1015. Il obtint au mois de fé-
vrier L623, des lettres patentes en forme de charte,
par lesquelles le roi érigea en sa faveur, en titre
de baronnie la terre et seigneurie de Ségonzac,
mouvante du comté de Périgord, tant en considé-
ration des bonti et recommandables services qu'il
avait rendus au voyage de Béarn, aux sièges de
Saint-Jean-d'Angély, de Clairac, «le Montravel et
de Tonneins, et pendant la rébellion de ceux de
la religion prétendue réformée, qu'en reconnais-
sance des services que ses ancêtres avaient rendus
en plusieurs occasions aux rois prédécesseurs de
Sa Mstyesté. Ces lettres sont signées Louis, et sni-
le repli par le roi, Brular, scellées en cire verte, ei
enregistrées au parlement de Bordeaux, le 2ï mai
1623. Dans des Lettres de commissions obtenues le
9 mai 1624, il esl qualifié l'un des écuyers de la
grandeécurie de Sa .Majesté, n testa le23juin 1646,
lil ses légataires dame Finette de Belcier, sa femme,
Louis-Jacques, Louis-Madeleine et Marguerite
Bardon, ses entants, ei institua son héritier uni-
versel François-Louis Bardon, son fils aine. Cet
acte est Signé Ségonzac. Il Se maria, par contrat
du 18 septembre 1601, reçu par Combret, notaire
à Castillon-sur-Dordogrie, avec Finette de Belcier,
dame .le la maison noble de Laba tut, dont il eut
postérité.
Cette famille compte plusieurs chevaliers de
l'ordre militaire de Saint-Louis.
Armes : D'or, à l'aigle de profil de sable bec-
quée et membrée de gueules, becquetant la tête
d'un barbeau de sable posé enfasce, et le tenant
sous ses serres sur unerivière d'azur, mourante
du bas de Vécu: à une croiselle de gueules posée
au canton dextre du chef.
Casque couronné d'un cercle de baron.
BARDONNET {de).
Famille originaire du Bourbonnais, dont la filia-
tion commence à Claude de Bardonnet, premier
du nom, écuyer, seigneur de Gondally, conseiller,
secrétaire du roi, mort le \ mars 1764, on laissant
plusieurs enfants.
Jean de Bardonnet, son second fils, fut écuyer
et seigneur de Neuville, auteur de la branche des
seigneurs de Neuville. Il laissa trois fils.
Jean- Victor de Bardonnet, son fils aine, écuyer,
émigra en 1792, et rentra en France pour y ser-
vir la cause du roi; mais il fut arrêté et condamné
à mort par le tribunal criminel du départeinenl de
l'Allier, laissant deux (ils, Antoine et Claude.
Armes : D'azur, à la barre d'argent, accompa-
gnée en chef d'un soleil d'or mouvant del'angle
de dextre, et en pointe d'une plante 'te trois Us
du second, terrassé de sinople.
REPRKsk'XÏ'AXr ACTUEL :
Bardonnet, née Hyde de Neuville,
(ytesse douairière de). Ib ; si<l<'ncos : château de
Lestang, par Sancerre (Cher), et 21, rue de
Marignan, ;i Paris.
BARET DES CHEIZES.
Ancienne famille de magistrats fixée à Guéret,
siège de la sénéchaussée de la liante-Marche.
Longue suite d'avocats ej de conseillers du roi.
Alliances avec les principal! s familles de la pro-
vince. En L588, Antoine Barel fui député de la
Haute-Marche aux Etats de Blois. Aux Etats gé-
— 359
— 360 —
m
I
néraux de 1789, Jean-Pierre
Baret, seigneur de Beauvais,
et son frère, Louis Baret,
écuyer, seigneur des Cheizes,
lirent partie de l'assemblée
de la noblesse.
Louis Baret, seigneur des
Cheizes, ci-dessus, conseiller
au présidialde Guéret, épou-
sa en 1776 Françoise de Mon-
neron de la Bhode qui lui
porta, du chef de sa mère
Anne de Vénassier, la terre
et le château de l'Age-au-
Seigneur, résidence actuelle de la famille.
Armes : D'azur, au chevron d'argent et à la
faste du même, accompagnée en pointe d'une
merlette d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Baret des Cheizes (Henri), ancien ma-
gistrat, marié en L878, à Madeleine Briault.
Enfants : a) Pierre-René, né en L879;
b) Jean, né en 1882; c) Marguerite, née en
1881; d)(\u\\ né en 1880.
BARITAULT (de).
Famille noble, qui est connue depuis Guillaume
Baritaut qui vivait en l'an 1342.
Cette famille, originaire du Bas-Poitou, se
répandit en Guyenne; elle a été maintenue dans
sa noblesse le l 'i mars L635 en les personnes de
Jean et Jeoffroy de Baritault, et par jugement de
M. Bezons, du 20 mai 1697, sur titres prouvanl sa
filiation suivie depuis Jean de Baritault, premier
du nom, écuyer, qui testa le 20 décembre 1499.
Elle s'est continuée jusqu'à nos jours en fournis-
sant des officiers des années du roi.
Jean-Henri de Baritault, garde du corps du roi
Louis XVIII, chevalier de l'ordre de Saint-Jean
de Jérusalem, marié en 1828 à Antoinette de Cal-
vimont-Saint-Martial, dont il a eu postérité.
Armes: D'azur, à une aigle éployée (à deux
tries) d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
BARJAC (de).
La maison de Barjac est très ancienne; elle
était répandue en Yivarais, en Gévaudan et au
bas Languedoc.
Barjao est une paroisse du diocèse de Nîmes, au
nord d'Uzès. Baimond de Chàteauneuf, seigneur
de Barjac, et de Bochegude né le 28 avril 1199,
est l'auteur de toutes les branches de la maison de
Barjac.
La filiation de cette branche commence à Gil-
bert de Barjac qui se présenta au ban et arrière-
ban le 13 août 1513.
Famille maintenue dans sa noblesse par juge-
ment souverain du 'i janvier 1669.
Armes: D'azur, à la chèvre ou ni ou ton ram-
pant d'or: écartelé et parti : au l,de gueules au
lévrier rampant d'argent contourné; au 2, d'a-
zur au dauphin d'or, au chef de gueules à trois
étoiles d'or.
Alias: D'azw 1 , au bélier effaré d'or accolé de
même.
Une autre branche de Barjac, qui date à peu
près de la même époque, maintenue dans sa no-
blesse par jugenient souverain du 26 mars 1G70, a
pour arme- :
Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent aux quatre tètes
de Maures de sable tortillées d'argent : aux 2 e£3,
de gueules à quatre puis d'or: s/tr le tout: de
gueules a/u mouton passant d'or, surmonté d' u n
croissant d'argent.
BARLET (de).
Famille ancienne de robe, anoblie en 1816, et à
laquelle appartenait François-Henri de Barlet ,
conseiller à la cour impériale d'Aix.
Armes : Uazur, au lion d'or, soutenu d'un
croissant d'argent: au chef d'argent, chargé
d' un cœur <tc gneules, accosté de deux étoiles
d'azur.
BARONCELLI-JAVON (de).
Verino Verini , écrivain
toscan, s'exprime ainsi au
sujet de la famille de Baron-
ceili:
Baroncella domus non longe
oenit ab urbe,
Gens olim pollens opibus,
[nec honoris i-f/mn.
La maison de Baroncelli
vint en effet s'établir à Flo-
rence lorsqu'à la suite des
guerres civiles les Floren-
tins eurent dévasté ce qui
restait de la souveraineté de
Fiesole et des châteaux voisins.
Cette famille descendit alors du château de Ba-
roncel, près de Sainte-Marguerite de Montissi, à
une lieue de Florence. Nous la trouvons en 1190
établie dans la capitale de la Toscane en la per-
sonne de Folco 1er et comptant dés lors parmi les
treize plus grandes familles de la république, les
seules qui avaient le droit de bâtir des tours et de
s'y fortifier. A partir de cette époque elle donna
à la république florentine et à l'Italie treize
grands gonfaloniers ou ducs souverains de Flo-
rence, cinquante-cinq prieurs de la liberté, un
I
- 1
— 361 —
- .362
podestat de Florence, un podestat de Pise. un con-
sul de Rome, des sénateurs de Toscane, des gou-
verneurs et surintendants de plusieurs provinces
du pape, des plénipotentiaires, des ambassadeurs
au pape, à L'empereur, aux rois de France, des
archevêques, évoques et cardinaux.
Après son établissement en France au xiv siècle,
la seigneurie de Javon lui fut inféodée par le pape
Léon X. Elle a donné à l'ordre de Malte un grand
nombre de chevaliers, un grand prieur, un géné-
ral des galères, un provéditeur, deux, comman-
deurs, etc.
Armes : Bandées d'argent et de gueules de six
jùèces.
Devise : Pro Deo et Rege.
Couronne de marquis; primitivement couronne
ducale.
REPRÉSENTANTS ACTUELS î
1° Abel de Baroncelli- Javon, oncle.
Résidence : A Nice.
2° B.-J. (Henri, M te de). Résidence: A
Hyères (Var).
3° B.-J. (Raymond. W* de). Résidences:
Hôtel de Javon. à Avignon, et ch au de No-
vézan, près Montélimar ; marié à Henriette-
Marie de Chazelles, dont :
a) Folco; 6) Marie-Thérèse; c) Jeanne-
Marie Salomée ; d) Emma; e) Jacques;
f) Marie- Antoinette ; g) Henri; h) Margue-
rite-Marie; i) Marie-Adrienne.
Cousins: 1° B.-J. (Joseph de). 2° B.-J.
i Albert de).
1° B.-J. (Philippe dé), vice-consul de
France à Guayaquil.
2° B.-J. (Adrien de). Résidence : 8, rue
des Saussaies, à Paris.
BARRAL (de).
La noblesse de cette famille date de l'Empire.
Armes : De gueules, à trois bandes d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux licornes.
BARRAL D'ARÈNES (de).
La famille de Barrai d'Arènes et d'Issartines
est originaire du Vigan ; maintenue dans sa no-
blesse par M. de Bezons, elle a fait encore ses
preuves de noblesse devant d'Hozier de Sérigny,
en 1769, pour L'admission de Charles-Théodore de
Barrai à l'école militaire de la Flèche, et en 1766
pour l'admission de Jeanne-Louise de Barrai à la
maison de Saint-Cyr.
Le premier connu de cette famille est Guil-
laume de Barrai, seigneur d'Arènes, <|ui vivait
en 1516.
Armes : De gueules, au loup passant d'or, au
chef cousu d'azur chargé d'argent entre deux
étoiles (/'or.
BARRAL DE MONTFERRAT (de).
Marquis d'Arvillard, comte de Barrai, ancienne
noblesse du Dauphiné.
Elle remonte à Jean de Barrai, qui eut pour
frère Guign.es.
Cette famille conserve une reconnaissance du
19 mai 1364, par laquelle Guignes de Barrai est
reconnu fils de Jean «le Barrai.
Jean-Baptiste François de Barrai de Montferrat,
chevalier, fut pourvu le 6 juin 1741 du titre de
président à mortier au parlement de Grenoble.
Armes: De gueules, à trois bandes d'&rgent,
et au chef aussi d'argent, charge de trois clo-
ches d'azur, ha/aillées d'or.
BARRAU (de). — Voy. Abbadie.
BARRÊME-MONTRAVAIL (de).
Famille originaire de Marseille. Elle figure dans
plusieurs actes passés en 1404, 1405 et 1406. Sa
généalogie commence à Antoine de Barrême, qui
a passé lesdits actes, dans lesquels il est qualifié
de nobilis et circonspectus vir.
Un membre de cette famille se retira à Avignon
où il fut juge en 1565 et ensuite procureur du roi
en la sénéchaussée d'Arles. Il avait épousé, le
23 février 1558, Claire de Cadenet dont il eut plu-
sieurs enfants, entre autres:
Jean Barrême, l'aîné, surnommé le petit guer-
rier, seigneur de la terre de Montravail, pour
laquelle il prêta hommage au roi en 1634, fut
pourvu à Tarascon des offices de juge, capitaine
et viguier pour le roi en 1508 et 1606.
En récompense de ses services, Henri IV lui
donna une pension annuelle par brevet du 13 jan-
vier 1610.
Armes : De sable, à deux triangles entrelacés
d'argent enfermant une molette d'éperon d'or
chargée d'un tourteau de gueules.
BARRÈRE (de).
Cette famille est originaire de Bretagne. Le roi
Louis XVIII, pour reconnaître et récompenser les
longs services et le dévouement de M. de Barrére,
président du tribunal d>' commerce de Morlaix,
issu d'une ancienne famille de négociants, lui a
conféré des lettres de noblesse, le 1 er février 1817.
Armes: D'azur, au lévrier d'argent colleté et
bouclé d'or; assis sur une terrasse de sinople,
If
— 363 —
364
la patte dextre levée, regardant une étoile d'ar-
gent au premier canton; au chef êchiqueté d'or
et de gueules de trois tirés.
L'écu timbré d'un casque taré de profil, orné
de ses lambrequins.
BARRÉS {de).
En Vivarais, au diocèse de Viviers, dans le Lan-
guedoc, maison d'origine chevaleresque, dont la
filiation non interrompue a été prouvée, à diver-
époques. depuis Guillaume de Barrés, écuyer,
seigneur du Molard, né en 1436; mais on peut
remonter ses preuves filiales à une époque plus
reculée. On voit, en effet, par le contrai de mariage
dudil Guillaume et par des reconnaissances féoda-
les, qu'il était lils de noble Bernard de Barrés qui
recul les reconnaissances des années 1417 et L439,
l'uni • conjointement avec nul île Pons de I tarrès, son
père, l'autre au nom de Marie de Charrier, sa
mère, el que Pons de Barrés était lils de Pierre de
Barrés, damoiseau et petit-fils de Guillaume de
Barrés, l'ancien chevalier, qui passèrent l'assence-
ment de l'année L34 1 .
Elle ;i produit un maréchal de camp, des offi-
ciers supérieurs, capitaine, gouverneur de place,
chevalier de Saint-Louis, et a fourni des gen-
tilhommes au:; ban et arrière-ban dr la noblesse
du Languedoc, en 1637, L639, L694 et L696.
Armes : D'argent à trois barres de gueules,
accompagnées en chef d'un croissant ,/,, même,
ri ■ \t< /ers en pointe de trois étoiles, aussi de
gueules.
Couronne de comte.
BARRES-BARREL DE PONTEVÈS
(des).
I ^'ancienne noblesse, ori-
ginaire de Champagne, le
premier connu de la famille
ïl Jean des Barres qui vi-
vait en 109" et fut noyé à la
rupture du pont de l'Epte.
Au xii'' siècle, Guillaume
des Barres I'"\ puis Guil-
laume des Barres, deuxième
du nom. seigneur d'Ossery,
Foi^-v Syllie Ogres, comte
de Rochefort, grand séné-
chal du roi Philippe-Auguste
et un des chefs de sa cava-
lerie légère, il servit glorieusement dans toutes
les guerres de l'époque, prit part à la croisade
ave,- Philippe- Auguste et commandait l'armée
d< - croisés devant Tyr. Ce fut un des plus grands
capitaines de son temps et ce fut lui qui, à la ba-
taille de Bouvines, saisit le roi Othon par le milieu
du corps.
Un autre Jean des Barres, deuxième du nom,
prit. la croix avec saint Louis.
m .
&i
Un autre Augustin des Barres (1535), capitaine
de cent hommes d'armes, se fixa en Provence où
il fut connu sous le nom de de Barrel.
Nous trouvons encore un Guillaume des
Barres-Barrel, seigneur de Nercet-le-< lubian, Va-
chères et autres lieux, qui fut l'un des plus cè-
le lires jurisconsultes de son temps ; docteur en
droit de l'Université d'Avignon, assesseur d'Aix,
il fut procureur du pays de Provence (1611).
Honoré-Guillaume des Barres-Barrel ajouta à
son nom el à ses armes le nom et les armes des
Pontevès en vertu du testament d'Anne de Pon-
tevès, son aïeule.
Cette famille a. en outre, produit un commis-
saire d'épée du corps de la noblesse de Provence
en 1753, des officiers, des députés.
La terre de Forcalqueiret a été érigée en mar-
quisat sous Louis KV.
Armes : E car télé : aux 1 et S de gueules, au
pont de trois arches d'or, qui est de Pontevès;
aux 2 et 3 d'or à un loup d'azur, qui est d'A-
goult. Sur le toutifascé d'azur et d'or de six
'es, à la bande de gueules aux trois roses
d'argent brochant, qui est des Barres-Barrel.
REPRÊSEA TANT ACTUEL :
Barres-Barrel de Pontevès (Emile-
Ernest-Marie, M ie des). Résidence : Châ-
teau de Forcalqueiret, par Gamps-du-Var.
BARRIÉ (de).
Baronnie et anoblissement de l'Empire sans
majorât.
Armes: Écartelé: au 1, d'azur au fort (''ar-
gent maçonné de sable, soutenu d'une terrasse
du second; aux 2 et 3, parti d'argent et d'or,
au sauvage de carnation ceint et couronné de
lierre, brochant sur le parti, la main dextre
étendue sur l'argent et armée d'une massue
d'or: au 'i. d'azur, à l'étoile d'or.
BARRIGUE (de).
Famille noble, originaire de Portugal. Un
Pierre de Barrigue, commandant de cavalerie, lit
en diverses occasions des prodiges de valeurs
contre les Maures d'Afrique. 11 est souvent parlé,
dans l'histoire de Malte, par l'abbé de Vertot, de
Pierre de Barrigue.
Ceux de sa famille qui suivirent la fortune du
roi Antoine, perdirent tous leurs biens, et se réfu-
gièrent avec lui en France. Gérard de Barrigue,
qui fut l'un d'eux, eut pour second lils Mathieu
de Barrigue, qui vint s'établir à Marseille, ainsi
que son frère, pour y réparer leurs pertes par le
commerce. Ils y ont formé deux branches : la pre-
mière celle des seigneurs de Montvalon et l'autre
celle des seigneurs de Fontainieu. Mathieu de
_ 365 -
— 366 -
Barrigue, seigneur de Montvallon, l'ut échevin de
Marseille en 1678.
A.RMES : De gueules, à la tour d'argent don-
jonnéede même, maçonnée de sable, arborant à
dexlre l'étendard de Vordre du Christ, et soute-
nue d'une mer d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de Fontainieu
1° Barrigue de Fontainieu iM ls de)
château de Sallegourde, par Villenave-d'Or-
non (Gironde).
B. de F. (S.-G.-G. </>'<. lieutenant au
27 e bataillon de chasseurs, à Menton (Alpes-
Maritimes).
Branche de Montvallon
Barrigue de Montvallon (Allevard
de), à Aix (Bouches-du-Rhône).
BARRIN(tfe).
Maison ancienne établie en France depuis plus
de 250 ans. Plusieurs auteurs, tant en Italie qu'en
France, tels que : Boccace, Gatherinorde Bourges,
l'Hermite de Soliers, dit Tristan, Thomas de la
Thaumassière, et beaucoup d'autres, la disent la
même que celle de Barbàrin, étal die en Toscane
au commencement du xme siècle, qui a donné à
l'Eglise un pape, trois cardinaux et un préfet de
Rome.
Armes : D'azur, à trois fasces d'or et trois
fleurs de lis pendantes d'argent, tigées et feuil-
le es de sinople.
BARROIS DE SARIGNY.
Famille originaire de Lorraine, établie en Cham-
jne, en 1627, issue de Charles Barrois, qui fut
successivement avocat es grands jours de Saint-
Mihiel, lieutenant général au bailliage d'Hatton-
chàtel, et conseiller en la cour souveraine de Lor-
raine. L'un des otages donnés à Louis XIII, lors
de la prise de Saint-Mihiel en 1639 et compris au
rôle de la noblesse pour la somme de 5,000 francs
pour sa personnelle de la contribution exigée par
le vainqueur. 11 est qualifié de noble race et figure
dans les preuves de seize quartiers faites par
MM. Sarrazin. Il mourut en 1654, laissanl posté-
rité.
Armes : D'azur, à un lion d'or à la fasce d'ar-
gent, brochant sur le tout.
BARRUEL SAINT-PONS (de).
Armes : Barré d'or et d'azur.
BARRY (de),
La famille de Barry ou du Barry esl orignaire
de Guyenne, où elle possédai! au siècle dernier la
baronnie de Batz, pour laquelle Louis de B
rendit aveu et dénombremenl à messire Françi
de Lachèze, chevalier, conseiller du roi, présidenl
trésorier de France, général des finances, le
L6 septembre 1679. Daniel de Barry, seigneur de
Maupas, était lieutenant général en la sénéchaus-
sée des Landes, au siège de Saint-Sever. Jean-
Pierre de Barry, prêtre, conseiller du roi, vicaire
général d'Aix, fit enregistrer ses armes en 1699.
Louis de Barry, lieutenant général au bailli:
de Saint-Sever, fut poursuivi et menacé de confis-
cation de la terre de Batz en 1721, faute d'en avoir
rendu hommage et d'avoir fait enregistrer l'aveu
et dénombrement. Jean-Baptiste de Barry, sei-
gneur de Puyo, était chevalier de Saint-Louis en
1789. A la même époque, un autre Barry figurait
dans les assembléesdu district de l'Ile-de-France.
Armes : D'azur à trois éléphants d'or (quel-
quefois les deux du chef affrontés).
BARTHELEMY '/,>
de Barthélémy.
Voy. Sauvàire
BARTHÉLÉMY D'HASTEL {de).
La maison de Barthélémy est originaire de
Langres, ville dont les habitants, suivant le vieil
historien Denys Gautherot, se montraient fiers de
leur antique dicton : Qui a maison à l. migres a
château en France. La destruction des archives
de la famille, lors de l'incendié de Coiffy, en 1068,
rend assez difficile la reconstruction de la généa-
logie : il est hors de doute cependant que la mai-
son remonte au sire de Barthélémy, chevalier, qui
suivit ave.- l'un de ses fils le duc de Bourgogne à
la croisade, s'y rendit célèbre par la défense d'un
château, [misse tourna contre les chrétiens et de-
vint un de leurs plus cruels ennemis (1289) [His-
toire des croisades, par Michaud). L'exist
d'un médaillon antique donné par un comte de
Champagne à un Barthélémy, et possédé par la
branche d'Hastel, rend cette tradition positive en
prouvant l'ancienneté de la tamille.
La filiation est établie régulièrement depuis
Mongin de Barthélémy, qualifié sire et écuyer,
vivant déjà en 1470, et encore en 1544 avec sa
femme, Catherine de Sancey.
La branche d'Hastel a pour auteur J.-Bapti
III, écuyer, seigneur d'Hastel, dont le second fils,
François de Barthélémy, dit M. d'Hastel, né le L0
ibre L !••;. lit la campagne de Corse, en 1771,
comme capitaine aide-major au régiment d'Alsace ;
il devint major commandant en 1782, chevalier
de Saint-Louis en 1783 et gouverneur pour le mi
de la ville de Bourg en 1789. Il éraigra le 26 avril
L793. i ; se retira prèsdeson ancien colonel, le duc.
— 367 —
— 368 —
depuis roi de Bavière, qui lui donna le brevet de
comte d'Hastel.
Armes : Gironné d'argent et de sable de huit
pièces, à Vorle de huit ëcussons de l'un en l'an-
tre ; sur le tout : d'azur, au chevron d'argent,
accompagné en chef de deux cailloux, et en
pointe d'un lis de jardin d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux dragons.
Divise : Quod natura dédit, tollere nemo
polest.
BARTHÉLÉMY DE SAIZIEU.
Cette famille emprunte son nom de Saizieu à
une terre seigneuriale située en Bretagne.
Elle a été anoblie par lettres patentes du roi
Louis XV, accordées à Antoine Barthélémy de
Saizieu en récompense de services distingués dans
la diplomatie.
Le titre de baron provient de l'Empire. Il a
été maintenu par ordonnance royale du 30 avril
1816.
Armes : D'azur, à un mont de six coupeaux
d'or, accompagnés de trois, étoile* d'argent, 2
et 1.
Cimier : Une aigle couronnée d'or.
Supports : Deux aigles couronnées d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Barthélémy de Saizieu (Charles-An-
toine, B on de). Résidences : 20, rue de la
Loge, à Montpellier (Hérault), el château
de Jorjoyes, par Noyers (Basses- Alpes) ;
marié à Glaire de Boussairolles, dont :
a) Henri, lieutenant au 9 e cuirassiers, à
Senlis (Oise); b) Jeanne.
Frères et sœurs : 1° Emmanuel; 2° Eu-
gène, marié à Marguerite de Fesquet;
3° Amélie, vicomtesse de Gardaxe ; 4°
Julie.
BARTHOLDI.
L'anoblissement et le titre de baron ont été con-
férés le 30 juin 1830.
Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, à l'épée en
pal d'argent dans une orle du même; au 2, d'ar-
gent, à la bande de gueules; au 3, d'argent
plein; au 4, d'azur, à la molette d'éperon
d'argent accompagnée en chef de deux larmes
du même.
BARTHOLONI.
Ancienne famille noble, originaire de Florence,
dont la noblesse paraît remonter à l'an 1306.
Elle se réfugia à Genève en L560, et y obtint la
bourgeoisie en L556.
Elle vint ensuite, en 1814, s'établir en France.
Armes : Parti : au 1, d'argent, à une demi-
aigle de sable ; au 2, de gueules, à deux pals
d'argent.
BARTHOMIVAT.
Cette famille, originaire d'Auvergne, où elle s'est
perpétuée jusqu'à ce jour, paraît devoir son nom
à une terre seigneuriale, puisqu'on la voit men-
tionnée dés avant l'époque où les noms propres,
autres que les noms de fiefs, fussent en usage.
Elle a formé trois branches principales.
Elle a été maintenue dans sa noblesse en 16G7,
et a fait ses preuves pour l'Ecole militaire et les
pages. Sa filiation, établie sur titres, commence à
la fin du xv siècle.
Le premier qui porte 1»' titre de seigneur de la
Besse, est Claude Barthbmivat, éouyer, seigneur
de la Besse, de Courtin, etc., marié le il mars
1592, dont il a eu postérité.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
détruis étoiles d'argent.
< louronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Sola virtute fil homo.
BARTHON DE MONTBAS.
Famille ancienne de la Marche, qui a donné un
lieutenant général des armées du roi et plusieurs
officiers de marque.
Armes : D'azur, au cerf d'or en repos, au
chef ëchiqueté d'or et de gueules.
BAR Y (de).
Cette famille est originaire de Tournay.
Elle émigra à Francfort-sur-Mein, pendant les
persécutions religieuses du duc d'Albe. Sa no-
blesse remonte au xn e siècle.
Armes : De gueules, à trois têtes de bars (ou
barbeaux) d'argent.
Couronne de vicomte.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS :
1' Bary (Albert de), château de la Prai-
rie, par Guebwiller (Alsace).
2° B. (Alexandre de), château de Thuisy.
par Beaumont (Marne).
- 369 -
— 370
3° B. (Arthur de), château de Roucisson,
par Beine (Marne).
BASIRE (de).
Seigneur de Villodon, en Normandie, généralité
de ('.non ; famille anoblie en 1 W3.
Armes : D'azur, au pied de griffons d'or ongle
de même, et accompagné en flanc, au-dessus
des griffes, de deux feuilles de même.
BASTEROT (de).
Famille originaire de Suisse. Le premier de ce
nom. connu en France, était sous Louis XII, en-
viron l'an 1500, capitaine de 100 hommes d'ar-
mes, et gouverneur de la ville de Saint-Macaire,
en Guyenne, et dans le même temps, à peu près,.'
il y avait un Basterot, évêque de Siquença, en
Espagne, en Castille, qui était oncle du gouver-
neur de Saint-Macaire, sous les règnes de Fefrdi-
,/iand et d'Isabelle. Ses descendants s'établirent
dans la ville de Bazas; un d'eux quitta le Baza-
doiset vint Rétablir, en 1570, à Lesparre, capitale
lu Bas-Médoc, où il se maria et eut postérité.
Cette famille compte un enseigne de vaisseau
du roi en 17^16; un conseiller au parlement de
Bordeaux, un lieutenant au régiment de Bour-
bonnais, marié à Marie d'Ancre, dont quatre gar-
çons et neuf filles.
Armes : D'argent, à V arbre de sinople, au
lion d'azur s appuyant sur le tronc de l'arbre.
Supports : Deux lions d'azur.
BASTIDE (de).
Cette famille est originaire de Provence. Fran-
çois de Bastide, issu d'une famille qui a toujours
été revêtue des premières charges du siège et sé-
néchal d'Hières, obtint du roi Louis XV des let-
tres de noblesse, dans le mois d'août 1751. Files
furent vérifiées et enregistrées à la cour des
comptes, aides et finances de Provence, le 4 no-
vembre de la même année, aux trésoriers de
France, deux jours après, et au parlement, le 2G
juin 1752.
Dans les archives d'Hières, il existait une pièce
à la date de 1477, dans laquelle un Bastide est
qualifié nobilis Amedeus de Bastida.
Armes : D'argent, à une bastide ou maison
de gueules, ouverte de sable, et garnie de cinq
fenêtres de mi: me, trois en chef et une de chaque
côté de la 'porte, ladite maison sur une terrasse
de sinople; au chef cousu d'azur, chargé de
trois étoiles d'or.
BASTIER DE VILLARS DE BEZ
D'ARC.
Cette famille, établie en France, dans le Brian-
çonnais, puis dans les Cévennes, est une brandie
bourgeoise, ensuite anoblie, du casata noble des
Bastia.
Armes : D'azur, à la tour d'or, accostée de
deux roses du même.
BATS (de).
Famille originaire de Gascogne, maintenue dans
sa noblesse le 2 août 1668 qui parait être une
branche de la maison de Batz dont le nom s'esl
aussi écrit de Bast. Elle compte des gens d'épée et
de robe.
Armes : D'azur, à un chevron d'or accom-
pagné de trois chicots du même, posés en pal,
2 en chef et 1 en pointe; au chef d'argent,
chargé d'un lion de gueules naissant.
Voy. Batz.
BATTISTI (de).
Cette famille est originaire
de la Corse.
Lorsque cette ile fut cédée
à la France par la I ^publi-
que de «lènes, les familles
nobles furent autorisées à
faire valoir leurs droits à la
noblesse.
Les Battisti firent leurs
preuves au cabinet du roi et
justifièrent que leur no-
blesse était antérieure de
200 ans.
Armes : If azur, au phé-
nix de sable, becqué de gueules, sortant de
l'immortalité aussi de gueules, accompagné au
canton sénestre d'un soleil d'or.
représen ta n ts acti œl s .-
1° Battisti (Denis de), âgé de 7 1 ans,
propriétaire à San-Nicolao do Moriani
(Corse).
2° B. (François-Marie de), âgé de 62 ans.
propriétaire, même adresse.
3° B. (Jean-Marie cfe),36ans, colonel com-
mandant le Prytanée militaire, à la Flèche
(Sarthe).
L B. (Gustave-Hyacinthe de), âgé de
ni ans, «•lier de bataillon, commandanl le
bureau de recrutement, à Gahors (Lot).
5° B. (Antoine-Noble de), âgé de 33 ans,
propriétaire, à Tolosani (Corse).
6° B. (François-Xavier de), âgé de32 ans,
lieutenant au 65 e d'infanterie, à Nantes,
371 —
\
— 372 -
I
7° B. (Maurice de), âgé do 20 ans, élève
à l'école militaire de Saint-Cyr.
BATZ {de).
Maison originaire de Béarn, connue et distin-
guée dès le xi« siècle, dont était Raymond-Armand
deBatz ou de Bats, vicomte de Coarase, près de
Pau. une des 12 anciennes baronnies de Béarn.
Les descendants des comtes el sir.' de Coarase, el
les barons de Batz, près d'Orteils, s'établirent au
xv siècle dans l'Albret, diocèse de Gondom; ils
ont possédé les seigneuries de Gontaud, de Lille
et de Trenquelléon, et occupé des emplois distin-
gués dans l'armée, tant au service des rois de Na-
varre qu'à celui des rois de France.
Alias : I)e gueules, à un saint Michel de car-
nation, vêtu d'argent à la romaine, perçant avec
une lance d'or un dragon au naturel; parti
d'azur à un lion d'or posé au-dessus d'un ro-
cher d'argent à cinq pointes, rangées 3 et 2.
Supports : Un saint Michel de couleur de
chair, ailé et vêtu a la romaine, d'argent, armé
d'une pique d'or, plongée dams la gueule d'un
dragon terrassé, de coulew naturelle.
BAUCHERON {de).
Famille ancienne du Berry, d'où elle est origi-
naire. Les Baucheron se sont divisés en un grand
nombre de branches, qui comptent toutes de nom-
breux services dans la magistrature et les finan-
ces. Elles sont toutes éteintes, à l'exception de
celles de Boissoudy, de LécherOlle et du Vignau.
Les de Boissoudy ont t'ait partie de l'assemblée
des gentilshommes du Berry pour les élections (les
députés de la noblesse aux Etats générauxde 17s.i.
et Pierre-Philippe Baucheron de Boissoudy fut un
des candidats désignés pour la députation. La bran-
che des seigneurs de Lécherolle a pour auteur
Michel Baucheron, écuyer, seigneur de Léche-
rolle, qui se tit représenter à l'assemblée des gen-
tilshommes pour les élections aux Etats généraux
de 17S'.), par Pierre-Philippe, son frère.
Armes .- D'or, nu chevron d'azur, accompagné
de trois étoiles de même, deux en chef et vue en
pointe.
Timbres : Un casque de trois quarts, orné de
ses lambrequins.
Supports : Deux lio)is.
BAUDEL (de).
Cette famille est originaire de la Lorraine et
s'est divisée en deux brandies : la branche aînée
et la branche dite de Vaudrecourt.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accom-
jiugné en chef de deux étoi-
les d'argent, et en pointe
d'une croix de Lorraine du
même.
REPRÉSENTANTS
ACTUELS :
1" Baudel (Stanislas
c?e), célibataire, résidant
à Paris.
2" B. (Charles de \,
marié à Eugénie Bon-
temps de Montreuil, ré-
sidant à Chaumont (Haute-Marne), oncle
du précédent.
3° B. (Amélie de), célibataire, résidant à
Bourmonl (Haute-Marne), sœur du précé-
dent.
4° B. (Henri de), marié à Valentine Ra-
gon de Bange, résidant à Bourmont (Haute-
Marne), frère de la précédente.
5° B. (Charles de), lieutenant nu 2 e hus-
sards., à Melun, fils du précédent.
6° B. (Antoinette de), à Bourmont (Haute-
Marne), sieur du précédent.
Nous ignorons l'étal présent de la branche de
Vaudrecourt.
BAUDESSON DE POINCHY DE
RICHEBOURG.
La famille de Poinchy de Richebourg est ori-
ginaire d'Auxerre et compte parmi ses mem-
bres le pape .Iules [IL Elle établil sa libation de-
puis I i", ) J.
Armes : D'argent, à deux corneilles de sable,
V a ne sur l'autre, chacune tenant au bec un épi
d'or.
Supports : Deux lions au naturel.
Couronne de comte.
BAUDINIÈRE {de). — Voy. Martin de
Baîjdinière.
BAUDOT {de).
Maison originaire du duché de Bourgogne, dont
une branche, passée en Normandie, fut mainte-
nue en l'élection de Conchesle 10 septembre 1641,
et s'est alliée aux Groismare, de Creuilly, de Beau-
nav. de Yillers, d'Houdetot, etc. Nicolas de Bau-
dot, écuyer, seigneur de Néaufle, était chevau-
léger de la garde du roi ; de lui descend le ra-
meau de Senneville, éteint en la personne de
— 373
374 —
Nicolas-Anne de Baudot de Senneviile, chevalier,
enseigne de vaisseau du roi en 1757, lequel de son
mariage avec Elisabeth de Jarente d'Orgeval, n'a
Laissé qu'une tille.
A.rmes : D'azur, à Vaigle d'or au vol abaissé,
regardant un soleil du même, posé au premier
canton du chef, et une croisette aussi du même
au second canton.
Il exista une branche de cette famille, passée en
Artois, qui porte : De sable, au chevron d'or
accompagné de trois maintes d'éperon.
BAUDREUIL (de).
Famille originaire de Saint-Pierre-le-Moutier,
au xv siècle, longtemps désignée avec le surnom
de la Motte, d'un fief de ce nom qu'elle avait en
Bourbonnais, et qui fut sa première résidence
. neuriale connue. Au xv siècle, elle passe en
Normandie et y acquiert d'une alliance la seigneu-
rie des Deffends. Une autre alliance lui donne en
1656 la seigneurie de Moliens-en-Beauvais (Picar-
die), où elle se fixe et s'y divise en deux branches;
la cadette s'y éteint en 1856. La branche aînée
date de 1732. Son chef se fixe dans sa famille ma-
ternelle à Guise (Thiérache), d'où la descendance
liasse à Saint-Quentin, puis à Paris, où elle réside
aujourd'hui.
Le premier connu de ce nom, Durand de Bau-
dreuil, seigneur de la Môtte-Baudreuil, vivait en
1444.
Elle a fourni plusieurs officiers de marque dans
les armées du roi.
Armes : D'argent, à trois cœurs de gueules.
couronnés de même et posés 2 et 1.
BAUDRY D'ASSON.
La famille Baudry, originaire de Bretagne, a
possédé dans cette province les terres du Plessiset
de la Brétinière, situées paroisse de Saint-Colom-
bin, dans l'évêché de Nantes. File a donné plu-
sieurs officiers de la chambre des comptes au
siècle dernier. De la souche s'est détaché un
rameau avant même nom et mêmes armes, qui
s'i si fixé dans le Poitou. C'est de lui que sont
issus les Baudry qui possèdent les châteaux de
Fonteclause, de Puy-Bousseau et de Foirière.
Armes : D'argent, à trois fasces d'azur.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Baudry d'Asson' Léon-Armand-Charles)
et M" 1 ", oée de La Rochefoucauld-Bayers,
1. rue Labordère, à Neuilly (Seine), ch au
d'Asson, par Montaigu (Vendée), el ch au de
Fonteclause, par la Garnache (Vendéi
BAUDUS (de).
Armes: De gueules, à la foi d'argent tenant
deux épis deblé entrelacés avec une branche de
laurier d'or.
BAUFFREMONT (de).
Maison originaire de la Haute-Lorraine, souve-
raine drs le xii" siècle, établie en Franche Comté
el en Bourgogne, représentant aujourd'hui deux
branches de l'ancienne maison royale de France,
les Courtenay et les Bourbon-Carency.
Hugues et Liébaud de Bauffremont se croisè-
rent en 1190. Pierre de Bauffremont, comte de
Gharny, sénéchal héréditaire el capitaine général
de Bourgogne, fui créé chevalier de la Toison
d'or à l'institution de cet ordre en 1430.
Les titres qui leur furent octroyés sont ceux de :
Barons souverains de Bauffremont, en 950; barons
de Scey-sur-Saône, en 1327; comtes de Gruzilles,
novembre 1581 ; comtes de Charny, par Philippe
le Bon, duc de Bourgogne, en juillet 1446, et par
Louis XI, en septembre 1461 : princes du Saint-
Empire et cousins >\r l'Empereur pour tous les
descendants mâles et femelles, les juin I7.~w ; cou-
sins .lu roi de France, 19 avril 1787, confirmé le
18 février 1818.
Armes : Vairé d'or et de gueules.
Devise : Dieu ayde au premier chrestien.
Cri de guerre: Plus deuil que joie.
BAUFFRES (de).
Famille originaire de Picardie et de Normandie,
généralité d'Alençon, qui a produit depuis le
xve siècle des capitouls, maires et échevins à la
ville de Verneuil (Eure), plusieurs officiers des ar-
mées du roi et des magistrats.
Elle s'est alliée aux familles: Ducis, Charpen-
tier des Vallots, Avenel, de Regagnac, des Pom-
mares, Bauldry de Bellengreville.
Armes: D'azur, à trois quartefeuilles d'ur-
gent, 2 et 1.
REPRÊSEN T. 1 N TS ACTl K LS
Branche aînée
1° Baufîres (Georges de), marié à Ar-
mandine de Baupfres, sa cousine, dont:
Léon-Georges.
2 B. (Alexandres-Louis de), frère cadet,
marié à D" e de Regagnac, dont Aynuir, ii
Montauban.
Branche cadette
1° Baufîres (Gontran de), ch au de la Yau-
— 375 —
— 370
vraye-Bellengreville, par En verni* >u (Seine-
Inférieure), marié à Francine Baildry de
Bellengreyillk.
2° Clotilde, mariée à André des Poum ares.
BAUPTE (de).
Famille des plus anciennes de la province de
Normandie, où elle possédait, dans les premiers
temps, de très grands biens. Elle imposa son nom
de Baupte à une paroisse, ensuite à une contrée
entière, appelée encore aujourd'hui le Pays Baup-
lois. La paroisse de Baupte appartenait aussi à
cette famille en 1100. ainsi qu'on le remarque par
quelques aveux rendus à Joseph de Baupte, che-
valier, seigneur dudit lieu et de Bauptois.
(Juoique cette famille soit noble de race, et que
l'anoblissement s'en perde dan 6 les hunps les plus
reculés, Louis XIV jugea à propos de la renou-
veler dans la personne d'Anténorde Baupte, sieur
de Juganville, par lettres patentes, donnéi
Paris au mois de juin 1G53; lesquelles lettres,
acceptées par Anténor, furent présentées à la
cour des aides, le 13 mai 1051, aux fins de leur
enregistrement. Cette cour ordonna, comme en
pareil cas. par arrêt du 21 février 1657, les infor-
mations de droit, qui furent faites et finies au
mois d'octobre 1657. Anténor mourut le 15 octobre
1660 en laissant postérité.
Son fils Pierre de Baupte, en considération de
ses services rendus pendant plus de vingt ans, fut
confirmé en sa noblesse par lettres de Louis XIV.
données à Paris au mois de décembre 1664, lui,
ses enfants et descendants nés et à naître en loyal
mariage. Elles furent enregistrées à la cour des
aides le 12 janvier 1665.
Armes: De sable, au pal d'or, chargé d'une
flèche de gueules.
BAUSSANCOURT ub
Cette famille est originaire de Champagne.
La première branche était représentée par
Louis-Marcel de Baussancourt, seigneur du Petit-
Mesnil, qui eut pour fils Edme-François-Marcel
de Baussancourt, seigneur du Mesnil, chevalier
de Saint-Louis, mousquetaire du roi dans la
seconde compagnie, retiré avec commission de
capitaine de cavalerie et pension en 1755, mari
en 1756, laissant postérité.
La seconde branche était représentée par Louis-
Félix de Baussancourt, docteur de Sorbonne; et
François de Baussancourt, provincial des .Minimes.
Nous croyons cette famille éteinte dans les
mâles.
Armes : D'argent, au lion de sable, la queue
fourchée passée en sautoir, chargé sur l'épaule
sénés tre d'une étoile d'or.
BAUSSET-ROQUEFORT-DU-
CHAINE-D'ARBAUD (de).
Ancienne noblesse originaire de Provence re-
iii ■■niant vers 1150. A cette époque ils sont quali-
fiés de Miles dans une transaction passée entre
trois frères et l'évêipte de .Marseille, pour la pos-
session du port de Portgatte.
Jean de Bausset, premier du nom, descendant
des précédents, était capitaine de la galère royale
à Marseille. Il épousa en 1390 Élipse de Cepeta.
En 1437, le roi René lui lit don par lettres
patentes, et en considération de ses services, du
greffe de la sénéchaussée de Touloa. En 1436,
la reine Elisabeth lui avait aussi accordé d'autres
grâces par brevet.
Un de ses descendants, Pierre de Bausset, lit en
1569 l'achat de la seigneurie de Roquefort, et sous
le roi de Navarre, à sa mort, le premier président
du parlement de l'rovence vint à Marseille mener
son deuil et prononcer son oraison funèbre. 11
avait épousé Françoise de Verdhillon, dont il eut
postérité.
C'est à cette branche, comme l'aînée, qu'appar-
tient et s'est perpétuée la nomination du recteur
de la chapelle de Sainte-Croix d'Aubagne. fondée,
par i reoffroy de Baussel en 1310.
La seconde branche était représentée par Pierre
de Bausset, fils de Joseph-Charles, seigneur de
Roquefort et de Saint-Martin. 11 s'était établi en
Languedoc, où il avail acquis le comté de Sau-
vian. De son mariage sonl issus plusieurs enfants.
L'ainé des garçons, le comte de Bausset, était of-
ficier dans le régiment du roi, il se maria en 1765
à X ... de Jarenti Dorgeval, dont il eut un fils.
Nicolas «le Bausset fut l'auteur de la branche
ainée de la maison de Bausset, seigneurs de Ro-
quefort, il fut pourvu pur le roi Henri II du gou-
vernement de l'île et château d'If de Mar-
seille; Charles IX le confirma dans cette place,
et Henri III, en récompense de ses services, en
accorda la survivance à son (ils aine Jean.
Celui-ci étant mort, ainsi que François, son se-
cond fils, Henri IV accorda la survivance de ce
gouvernement a son troisième fils, Claude-An-
toine, et un droit de 6 p. 100 sur tous les navires
qui aborderaient à Marseille; les lettres patentes
sont de 1597. Lorsque Charles IX lit son entrée à
Marseille, il eut l'honneur de le recevoir chez lui
avec la reine, sa mère, ses frères et Henri de Bour-
bon, et un fils né à Béziers en 1768.
François de Bausset, fils de Pierre, seigneur de
Roquefort, est la tige de la troisième branche ; il
épousa, en 1561, Claire Bertrand, dont il eut pos-
térité.
Armes : D'azur, à une montagne à trois
pointes d'argent, surmontée d'un chevron d'or,
et de deux étoiles à six rais en chef.
Couronne de marquis.
Supports : Deux génies ailés.
Cimier : Une aigle naissante.
— 377 —
— 378 —
Devise : Sur un ruban d'azur, liséré d'or, esl
écrit en lettres d'or: Sola salus servire Deo.
BAVALAN (de).
Seigneur dudii lieu, paroisse d'Ambon, réformes
et montres de 1427 à 1536. Nous trouvons : Jean,
ambassadeur du duc .Iran IV en 1360, et capitaine
en 1387, du château de l'Hermine, où il sauva la
vie au connétable de Glisson.
Armes : D'argent, à trois fasces de sable.
BAY (du).
Famille noble, originaire du Vivarais, où elle
réside encore de nos jours.
Gilles du Bay vivait au commencement du
xiv'' siècle, el habitait à Bay, pays des Boutières,
diocèse de Viviers. 11 se maria en 1337, et était
qualifié noble.
La filiation de cette famille est prouvée par
actes authentiques et d'une manière incontestable,
depuis Jacques du Bay, premier du nom, fils du
précèdent, qui vivait vers 1">00.
En 1629, le roi Louis X11I étant campé devant
la ville de Privas, Jacques du Bay. seigneur du
Cros, accompagné d'autres seigneurs, vinrent
trouver ce monarque dans son camp pour lui
offrir leurs services, et ce fut à leur sollicitation
que le roi voulut bien accorder le pardon aux ha-
bitants des Boutières, qui avaient pris part aux
mouvements séditieux de la ville de Privas. Il
leur fut expédié, à cette occasion, un passeport
dont la copie se trouve dans Saint-AUais, vol. II,
p. 170.
Louis Balthazard du Bay, seigneur du Gros, etc.,
baron de Boffre, né le 3 novembre 1775. maire de
Saint-Péray et membre du collège électoral du
département de l'Àrdèche, reçut de Louis XVIII,
à son avènement au trône la décoration du Lys,
récompense qu'il avait méritée par son dévoue-
ment pour son souverain légitime et l'auguste
maison de Bourbon.
Marié le 13 février 1803 à M"e Marie-Françoise-
Sophie Faure des Ghaberts, il a eu de cette union
plusieurs enfants.
Ai'Mi'.s : D'argent, à un pin de sinople, accosté
à rfextre d'un cerf' et à sénestre d'un bois, ac-
compagné en chef de deux trèfles.
BAYARD DE LA VINGTRIE.
Famille originaire du Perche, donl divers mem-
bres ont occupé une place distinguée dans l'ar-
mée, la magistrature et les eaux et forêts.
Armes: D'argent, à un chêne de sinople, son
tenu de deux brandies de laurier du munie.
BAYE (de).
Voy. Berthelot de
AYE.
BAYENGHEM (de). — Voy. Le Ser-
GEANT.
BAYNAST
NES (de).
DE SEPT - FONTAI-
Cette famille, originaire de Picardie, est issue
d'ancienne chevalerie, et tire son nom de la terre
seigneuriale de Baynast, au diocèse d'Amiens,
près d'Abbeville. Elle est connue par titres depuis
la fin du xiii« siècle, et joint à l'avantage d'avoir
constamment suivi la carrière des armes, celui
d'avoir contracté des alliances avec les familles
les plus distinguées.
Willaume de Baynast, écuyer, est mentionné
dans le dénombrement de la seigneurie de Pic-
quigny, servi au mois de janvier 1302 à l'évêque
d'Amiens.
Le premier membre de cette famille qui porte le
titre de seigneur de Sept-Fontaines (village et
château dans le Boulonnais, proche de la ville
d'Ardres), est François de Baynast, premier du
nom, chevalier, seigneur de Sept-Fontaines, de
Frelinghen et autres lieux, marié par contrat du
18 novembre 1Ô90, à Jeanne de Bourdel, dont il
eut postérité. Son fils aîné, François de Baynast,
second du nom, chevalier, seigneur de Sept-Fon-
taines et de Forest, était, en 1616, cornette de la
compagnie dechevau-légers du seigneur deCréqui.
Depuis le xvi" siècle, cette branche ainée a
constamment le titre de marquis dans les actes
publics, les brevets militaires et commissions de
nos rois.
Elle a formé trois branches :
1° Celle des seigneurs de Senlèques :
2° Celle des seigneurs de Fasemont et de Puce-
lart;
3° Celle des seigneurs de Pommeru.
Armes : D'or, au chevron abaissé de gueules,
surmonté de trois fasces du même.
Couronne de marquis.
< Jimier : Un faucon.
BAYSSALLANCE DE VAQUE.
Famille ancienne en Pé-
ord. Ln jurât de Bergerac
en 1484, un seigneur consul
en 1520, des magistrats, des
officiers, deux ministres de
Dieu, un avocat au parle-
ment en 1687 : telles sont
les traces qu'elle a laissées
au xvii" siècle dans cette pro-
vince. Pierre-Jacques Bays-
sallance de Vaque, troisième
propriétaire du fief de Va-
que, en Guyenne, continue
la descendance au xvnr siè-
cle par son fils François,
f
»t
— 379 —
— yso —
capitaine garde général des forêts, sous le règne
de Louis XVI.
Armes : D'argent, à un chevron de gueules ac-
compagné de deux étoiles en chef et d'un lion de
} même en pointe. — Armes parlantes : D'or, à
une bande fuselée de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bayssallance de Vaque (Charles-Si-
bon-Emilien-François), né en L838. Rési-
} dence : Château de Lafagnouse, par Castil-
/ Ion (Gironde); marié à Marie Vacher de
Corbiac, dont Pierre-Charles-Emile- Arthur,
avocat, même résidence, né en 1863, marié
le 1 er septembre 1890 à Jeanne-Marie Fré-
tel, dont postérité.
BAZON (de).
Cette ancienne famille, originaire d'Italie, fixée
en France depuis le milieu du xvie siècle, est une
branche cadette de la maison de Bazon, ou Bazoni,
dont lés membres occupèrent jadis à Mantoue les
premières places de la République, et dont le ra-
meau aine s'éteignit en la personne de Marguerite
de Bazon, mariée, l'an 1630, au comte Pic, ou Pi-
cbi de La Mirandole.
La branche «''faillie en Agenais, reconnue noble
d'extraction par plusieurs lettres patentes et ar-
rêts, a eu des services militaires et des alliai
distingués.
Charles de Bazon, premier du nom, gentilhomme
natif de la ville de Mantoue, écuyer du duc de
Vendôme, reçut de Henri II, roi de France, des
lettres patentes de naturalité datées de St-Quen-
tin, au mois de septembre 1553. Dans plusieurs
transactions, il est qualifié de gentilhomme du roi
et de la reine de Navarre.
Cette famille compte des officiers de l'armée du
roi et plusieurs chevaliers de l'ordre militaire
de Saint-Louis.
Armes : D'azur, au rocher de six coupeaux
d'urgent, soutenu de deux fasces abaissées de
gueules, et accompagné en chef de deux étoiles
d'or.
Casque de front, armé de ses lambrequins d'or,
d'azur, d'argent et de gueules. — Alias : couronne
de marquis.
Supports et cimier : Trois lions.
BÉARN (de).— Voy. Galard.
BEAUCHAINE (de).
Beauchaine.
Voy. lSLE DE
BEAUCHAMP (de). — Voy. Robert
Selle.
BEAUCHÊNE (de). —Voy. Barluet;
Ghauvot.
BEAUCORPS k^).
La filiation de cette fa-
mille remonte à Geoffroy de
Beau corps, seigneur de Beau-
corps et des Landes (évêché
de Saint-Brieuc), un des
chevaliers bretons du com-
bat des Trente (1351). Elle
se continue, après une série
de dix générations, par Fran-
çois, marquis de Beaucorps,
seigneur de la Bastière, Pa-
rfençay . Chervettes etc. ,
écuyer de main du roi et
chevau-léger de sa garde.
La famille de Beaucorps, originaire de Bretagne
où elle occupait un rang distingué au xiv siècle,
s'établit en Dunois, au xv : en Saintonge au mi-
lieu du wi 1 ' siècle, et en Orléanais après la Révo-
lution. File posséda les seigneuries de Guillon-
ville. Esseauville, Pruneville, en Dunois; La
Bastière, Annezay, Chervettes, La Grange, l'Is-
leau, l'Epineuil, Saint-Christophe, Parençay, etc.,
en Saintonge ; Livois, en Anjou; Péray, en Tou-
raine, etc.
Ses principales alliances sont avec les familles
de Gouyon, de Kérânrais, de Tinténiac, de Sainte-
Hermine, de La Jaille, de Villedon, de La Roche-
foucauld, de Meaux do Fouilloux, de Joûbert, de
Lambertye, de Montalembert, de Requefeuil, du
Souchet de Macqueville, du Fay, de Jansac, Hu-
rault de Saint-Denis, du Vergier de La Rocheja-
quelein, de Milon de Mesne, etc.
Sa libation est établie par contrats de mariage,
hommages, maintenues de noblesse (1454, 1667,
1699); étal des gentilshommes de Saintonge (178'.»);
preuves nobiliaires pour l'ordre de Malte, etc.
Cette famille a donné de nombreux témoignages
de sa fidélité à la cause royale et de son dévoue-
ment au pays. Plusieurs de ses membres furent
capitaines d'hommes d'armes, pages ou écuversdu
roi, chevaliers de Malte, etc. D'autres combattirent
en Vendée, périrent à Quiberon, prirent part à nos
dernières guerres, etc.
Klle est actuellement divisée en deux branchi - :
la branche de Beaucorps-Créquy et la branche de
Beaucorps de La Bastière.
Armes : D'azur, à deux fasces d'or.
L'écu entouré de deux palmes.
Couronne de marquis.
Devise : Fiez-vous-y.
— 381 —
- 382 —
La branche de Créquy écartèle : D'or, au cré-
quie'r de gueules. Elle a adopté égalemenl la cou-
ronne cygnale des Créquy, leur cri de guerre :
Çréquy, haut introït, haut renom, el la devise :
Nul s'y frotte.
REPRÉSENTAI TS AC TUELS :
1" Beaucorps (M u ° de), née Marie de
Gaallon, veuve de Robert. Résidence :
château de La Chesnaie, par Blois (Loir-et-
Cher), donl : a) Pierre; b) Henri : c) Jean :
d) Adèle.
2° B. (C lesse de), née Marie, de L'Abadie-
d'Aydrein, veuve de Geoffroy. Résidence:
château des Murblins, par Cour-Cheverny
(Loir-et-Cher), dont : a) Charles ; b) Marie-
Louise; ''i Madeleine.
3» B. (Henri. C le de). Résidence : Saint-
Denis-sur-Loire (Loir-et-Cher), né en 1806,
mari-'' en 1844 à Mathilde de Beaucorps-
GréquYj sa cousine, dont : a) Yvan, marié
en L884 à Laura Cannon, dont : 1° Isabel;
2° Yolande; b) Eveline, baronne de Saint-
Geniès, 77. rue de l'Aima, à Tours (Indre-
et-Loire); c) Yolande, comtesse Aymer de
La Chevalerie, 25, rue des Basses-Treilles,
à Poitiers | Vienne).
1" B. (Maxime, V lfl de). Résidences :
château de Latingy, par Pont-aux-Moines
(Loiret), el 3, rue Saint-Pierre-Lentin, à
Orléans i Loiret), né en 1M(). marié en 1872
;i Thérèse de Beauregard, dont: a) Henri :
b) Geoffroy; c) Charles; d) Rémy; e) Elisa-
beth; f) Marie.
:>> B. (Adalbert, B on de), l'ivre du précé-
dent, ancien officier. Résidences ; château
de Reuilly, par Chécy (Loiret), et château
du Fief, par Genou illé (Charente Inférieure),
mari'\. en 1886, à Marie de Montardy,
dent : a) François; b) Anne.
6° B. i V lesse de • née Berthe Arnault de
Guényvault, veuve de Geoffroy. Rési-
dence : Petit-Château, par Coulonges-sur-
l'Autize (Deux-Sèvres), dont : a) Geoffroy;
b) Guillaume; c) Marie, mariée à A. de
Belleville; d) Louise, religieuse; e) Caro-
line, mariée au vicomte de Villedon.
BEAUCOUDRAY {de).— Voy. Ganne.
BAUFFORTuA
Cette famille, d'origine chevaleresque, a pour
auteur Guy de Thouars, fila d'Aimery V, vicomte
de Thouars, et d'Agnès de Poitiers, chevalier
croisé qui épousa, en L150, Jehanne de Beaufifort,
héritière de Beauffort et de Noyelle-Wyon, ii lie
unique de Bouchard, sire de Beauffort, prés
d'Avesnes-le-Gomte, en Artois, et de Marguerite,
héritière de Noyelle Wyon.
Elle s'est alliée, en outre, aux premières fa-
milles de France.
Armes : D'azur, à trois jumelles d'or.
Couronne ducale
Supports : Deux chevrettes d'argent, colletées
d'or et d'azur.
Cimier : Une tète de licorne dans un vol.
Devise : In oello fortis.
BEAUFORT (de). — Voy. David;
Gouyon; Grout; Hejibault; Liedekerke;
Scourion; Vezy.
BEAUFRANCHET (de).— Voy. Pelet.
BAULAINCOURT (de).
La maison de Beaulaincourt, en Artois, est l'une
des plus considérables de celte province; elle s'est
toujours fait remarquer par les services que ses
membres ont rendus à nos rois et par son dévoue-
ment traditionnel à la monarchie. Le grand-père
des membres actuels était le comte de Beaulain-
court-Marles, qui fut victime de la Révolution
et périt sur l'échafaud àArras, sous le proconsulat
de Joseph Lebon.
Armes: D'azur, à deux léopards d'oi\ accrou-
pis el acculés, ayant leurs queues passées en
sautoir et supportant une couronne antique, le
tout d'or.
Cimier : Une tête tic lion d'or entre une ra-
mure de cr/' de gueules.
Devise : Pour le mieux.
Couronne de comte.
BEAULIEU (de). — Voy. Demimuid
Treuille; Deshorties; Hervé; Mabon;
Mergoyrol.
BEAUMONT (de).
Maison originaire du Dauphiné, l'une des plus
anciennes et des plus illustres de cette province.
On voit dans la vallée de Grésivaudan, peu éloi-
gnée des frontières de Savoie, les restes du châ-
teau de Beaumont qui a appartenu à cette maison
dès le xi'' siècle et qui n'en est sorti qu'en 1617
par la vente qu'eu lit un seigneur de Beaumont
12
333 —
38i
établi en Languedoc. Elle est
du nombre de celles que les
auteurs qualifient de très no-
ble et très ancienne chevale-
rie,
Une vieille chronique, citée
par ( i-uichenon, dit que Sof-
frey de Beaumont suivi! en
Palestine, l'an L147, \.mé-
dée III- comte de Maurienne
et de Savoie. Le nom et Les
armes de Soffrey de Beau-
mont ont été placés à la
grande salir des croisades du
musée de Versailles. Les ûeurs de lis <|ui char-
gent la fasce du blason des Beaumont leur onl
étéconcédées en souvenir de la cSssion du Dau-
phiné à la France, par Humberl II, dont Amblard
de Beaumont étaic le conseiller.
Le premier seigneur connu de cette mais sst
Humbert premier du nom. seigneui de Beaumont,
qui figure dans une charte de 1080.
Cette famille figure dans plusieurs chartes de
Une. 1132,1179, L200 Artaud premier du nom.
seigneur de Beaumont et delà breyte, chevalier,
esl celui depuis lequel la filiation est suivi
prouvée par titres.
Aynard de Beaumont, -■ igneur des Â.drets, et de
Saint-Quentin, dernier fils de François de Beau-
mont, premier du nom. chevalier, seigneur de la
Freyte et des Adrets, eul en partage la terre des
Adrets, et par son mariage celle de Saint-Quen-
tin. Il servait à la guerre sous le titre d'écuyi
le premier des dix que commandait Geoffroy d'Ar-
genton, chevalier, l'an 1388. Il est compris dans
les nobles du Dauphiné dans une revision des
feux de 1450, et il mourut fort vieux.
Aynard de Beaumont, petit-fils du précédent,
seigneur des Adrets, lit hommage de cette t<
au roi Dauphin en 1488, et commanda une bri-
gade dans l'arrière-ban de Dauphiné, qui marcha
en 1495.
François de Beaumont. dixième du nom, tut un
des gentilshommes de France dont le courage et
les actions militaires tirent le plus de bruit dans
ueri'es de religion sous Charles IX.
Il eut trois fils : 1° Laurent, qui fut gentilhomme
de la maison du roi Charles IX en 1572 et du roi
Henri III en 1575; 2° Claude, qui selon Brantôme,
ne s'épargna pas au massacre de ht Saint-Barthé-
lemy. et qui mourut en 1572, 'tant lieutenanl
M. du Gua, au siège delà Rochelle; 3° Laurent.
qui fut paye du roi Charles IX. Ce fut lui qui.
lorsque son père fut arrêté à Grenoble en 1570,
alla demander et obtint sa délivrance, (les i
fils du baron des Adrets sont morts avant lui.
i Jette famille a joui des honneurs de la cour en
L758 et L761, en vertu des preuves faites au cabi-
net des ordres du roi.
Elle a formé plusieurs branches parmi 1
qu 'Iles :
I. < lelle de la Freyte, qui s'est sub livisée eu deux
rameaux : celui des Adret-, éteint en 1587 dans
la personne de François de Beaumont, le célèbre
baron des Adrets ; l'autre, celui d'Autichamp, re-
présenté en 1789 par Jean-Louis de Beaumont,
qui a l'ail les campagnes de la guerre de Sept Ans,
lieutenant général et grand-croix de Saint-Louis
en ixi 'i. chevalier des ordres du roi le 30 mai 1825;
Marie-Jean-Joseph de Beaumont, maréchal de
camp en 1814, lieutenant des gardes du corps du
roi. compagnie de Noailles, après la campagne de
la Vendée en 1815.
II. Celle de Saint-Quentin, qui eut pour auteurs
i ilaude et Ennemond, tils d'Antoine, qui devinrent
coseignenrs de Suint-Quentin par le décès, sans
enfants, de Melchior et Gaspard, Leurs cousins,
<pii pi issédaienl cel le terre.
Claude l'ut auteur d'une branche qui se fixa en
Auvergn ï elle s'éteignit; et Ennemond forma
la branche des seigneurs de Lisle et de la Modri-
niére, qui subsiste en Dauphiné dan- les trois ra-
meaux de Saint-Quentin, de Montant et de Saint-
Sauveur.
III. Celle d'Auty, qui est éteinte depuis le
30marsl89J par suite du décès -ans postérité du
marquis de Beaumont d'Auty.
IV. Celle des seigneurs du Repaire, qui était re-
présentée en 1789 par Christophe de Beaumont,
petit-neveu de l'archevêque de Paris, marié à
Madeleine de Grossolles-Flamarens, donl il eut le
comte Armand de Beaumont qui lit les guerres
de la Vendée avec son cousin le marquis d'Auti-
champ. Le premier fut. >ous la Restauration,
nommé commandant de la place de Vincennes.
En bs.in, il lit fermer les porte- menaçant de faire
sauter la place. Le drapeau blanc y flottait en-
core que par: oui le .Ira pi au tricolore était arboré;
el ce ne tut que sur mi ordre formel de Charles X
qu'il ouvrit les portes, donna sa démission el se
retira au château de la Roque où il mourut.
Armes: De gueules, à la fasce d'argent char-
gée de trois' fleurs de lis d'azur.
Devise : Impavidum ferient ruinœ.*
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche d'Autichamp
Aînée: Beaumont d'Aut : champ (Marie-
Gabriel- Joseph-Amblard, M is dé), marié à
Marie-Antoinette-Adeline de Maupas, dont
Marie- Augustine.
Cadette: 1° B. d'A. (Marie-Charles -
Adhémar de) ; 2° Marie-Louise-Noémie ;
3° Marie-Charlotte-Clémenline-Emma.
Puînée : B. d'A. (Marie-Charles-Ana-
fcolè, C le dé), marié à Gabi'ielle- Jeanne
de Bernay, dont : a) Marie-C'jarles-Louis-
Hubert- Anatole ; b) Marie-Charles-Chris-
tophe-Àdrien ; c) Marie- Aubert-Stanislas-
- 385 —
— 38G —
Grabriel-Hippolyto ; d) Marie-Charles-Louis-
AmbJard-Anatole.
Br w in DE Sain p-Quen i'in
Beauniont de Saint-Quentin (M ia
Raoul de) el M» se , née de Lostende. Rési-
dences : Château de Reignefort, par Li-
moges (Haute? Vienne), el 9, ruo d'Isly, à
Limoges.
Branche du Repaire
I Beaumont du Repaire (Aymard-
Fronçois-Louis-Guillaume, M' s de). Rési-
dence : Saint-Gyprien (Dordogne); marié
en L857 à Albertine de Solages, dont : a)
Georges, mariéàM He de Villèle, dont doux
cillants : Aymard et Marguerite-Marie : b)
Alix, sœur de charité; c) Anne, mariée au
M" de Valady; d) Marie, mariée à M. du
ROURCrt
•2" B. du R. (Christophe-Victor-Amable,
C le de). Résidence : Château de Beynac, par
Sarlal (Dordogne) ; mari»' à l) 11 " Coignet
dont : <z)Soffrey, marié à M lle de Gourgue,
dont Henriette-Irène, Simone; b) Amblard
marié à M lle BetouilEj, dont Hélène et Eli-
sabeth; c) Humbert; d) Christophe ; é) Gene-
viève, à M. de Camont ; /) Béatrix, mariée
à M. nr Pont du Ghambon; g) Elisabeth,
mariéeà M. de Sabatier; h) Emma, mariée
il M. DE Classun.
3° B. du R. (Raoul, C" de), frère des
précédents. Résidence : Château de Beynac,
par Sarlat i Dordogne).
\'MÏW
.
11 exH nue dut ro bran-
die <le I! cimont dont l'au-
teur, un I Blet, serait venu
à une ép«|.ie déjà tort él« i-
gnée à Toulon-sur-Arroux.
en Char'olais, comme gou-
verneur du château de Tou-
lon. Depuis il y a fait sou-
che, et sa descendance n'a
jamais quitté ce pays.
Vers 1760, la veuve de
Thomas de B. attaqua les
habitants de Mornay devant
Le parlement de Dijon au nom de ses enfants. Et,
après preuve de noblesse fournie, défense fut fuite
auxdils habitants d'inquiéter ladite dame dans
l'exercice de ses droits.
Armes : Vrazur. nu chevron d'argent et nu chef
d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS .'
Beaumont (Henri-Nicolas, C te de), de-
meurant ;i Martigny-le-Comte (Saône
Loire), mari»'' à Marie de Rapfin de la
1! M'Tinik. donl : a) < rtistave-Àn toi ne-Marie,
demeuranl aux Genets-Mornay (Saône-et-
Loire), marié en 1892 à Charlotte de Wy-
kerslooth de Weerdesteyn; b) Henriette-
Kavier, âgée de 17 ans.
Voy. Bonnin de i.\ Bonninière; Brosi q;
de Cacquerey; Ducheyron; Rdllinde;
Trigant.
BEAUNAY-/ .
La famille de Beaunay, dont le nom s'esl écrit
aussi Baunay et quelquefois Belnay, a pour ber-
ceau la terre de ce nom située en Normandie, dans
l'ancienne vicomte d'Arqués, et aujourd'hui com-
mune ou canton de Tôtes, arrondissement de
Dieppe. Elle est connue depuis Jean de Beaunay,
qui est nommé dans un rôle de la chambre des
comptes comme l'un des trois cents écuyers, che-
valiers ou autres, auxquels le roi Jean pardonna
d'avoir suivi contre lui le parti de Charles il, roi
de Navarre, et donna rémission de tout ce qui
s'était passé jusqu'au 12 décembre 1360. De ce
nombre étaient aussi Jean, comte d'Harcourt,
Guillaume de Meullent, Jean de Tilly, Guillaume
de ( lauvilie. Jean de Manneville, Guillaume de la
Hâve, Raoul de Fontenay, Robert et Guillaume
Mallet, etc.
En 1418, les seigneurs de Beaunay, de Grames-
nil, de Glercy et quelques autres reçurent des
tressages et des présents que leur lit le dur de
Bedfort pour les attirer dans le parti du roi d'An-
gleterre contre la France après la bataille d'Azin-
court. Leur quittance figure dans les archives de
la cour des comptes de Rouen.
En 1674, Philippe de Beaunay, seigneur de
Boishi nt, gentilhomme ordinaire de la cour
du roi Henri III, commandait une compagnie de
cinquante hommes d'armes, et prit part à leur
tête aux guerres civil. -s de religion. En 1589,
Claude et Pierre de Beaunay, conspirèrent au
Havre en faveur de Henri IV, pour lui ouvrir les
portés de cette place, qui était au pouvoir des li-
gueurs: mais ils furent arrêtés et condamn»
mort. (Archives de la ville du Havre). Des auteurs
disent que Philippe de Beaunay reçut une lettre
du roi Henri IV le -'•- , août 1685, pou dre au
imbrai.
Un de Beaunay, écuyer, sieur d'Imanville, de
Villenvrille, etc . fut maintenu dans sa aobl(
le 17 février 1667, par l'intendant dé la généralité
de Rouen,i i de Montivilliers. Charles-Fran-
çois de l te mnav du Toi fut reçu chevalier de Malte
V
1
- 387 —
— 388
le 3 juin 1693, et un autre rejeton de sa branche
produisit ses preuves de noblesse devant le conseil
supérieur de l'île de Saint-Domingue. Nicolas de
Beaunay du Tôt, chevalier, seigneur d'Ausseville,
se maria en 17 18 avec Madeleine-Claude- Gabrielle
de Bailleul, fille d'Adrien de Bailleul et de Marie-
Madeleine d'Aché de Marbeuf, et déjà eu 163U,
André de Beaunay avait épousé Françoise de Bail-
leul. On trouve encore que la famille de Beaunay
s'est alliée à celles de Londe, Puchot de Gerpon-
ville, Borné du Bec, etc.
En 1786, François de Beaunay, capitaine de
corvette et < hevalier de Malte, fut blessé au com-
bat naval que l'amiral de < î-rasse livra aux Anglais
commandés par l'amiral Rodney.
Louis-Etienne de Beaunay. chevalier de Malte,
fut capitaine au régiment de Poitou en 1787 .
Armes : Fascé d'or et d'azur de six pièces.
BEAUPOIL
LAI RE (de).
DE SAINT-AU
Il est fait mention de cette maison dans l'his-
toire de Bretagne publiée par Dom Lobineau,
bénédictin.
Julienne de Beaupoil acquis du seigneur de I.i-
gnerac, le 7 janvier 1440, la terre et seigneurie de
Saint-Aulaire, laquelle est entrée dans la maison
de Harcourt, par le mariage de Thérèse-Eulalie
de Beaupoil, dame de Saint-Aulaire, avec Anne-
Pierre de Harcourt. marquis de Beuvron.
Antoine de Beaupoil, baron de La Luminade,
auteur du vue degré, fut maintenu dans la pos-
session de son ancienne noblesse d'extraction, par
arrêt du conseil d'Etat du roi, rendu le ~< lévrier
1708.
Un Charles de Beaupoil, dit le Chevalier de La
Luminade, obtint une commission de capitaine
d'une compagnie de nouvelle levée dans le régi-
ment de Louvigny, le 20 novembre 1667, et fut
tué au service du roi dans les guerres de Hol-
lande.
Jean-Baptiste de Beaupoil de Saint-Aulaire, né
le 11 septembre 1712, lieutenant dans le régiment
de Puyguion en 1734, chevalier de Saint-Louis le
22 février 1752. épousa, le 28 mail742, Marguerite
Grénot, dont il eut postérité.
Armes : De gueules, à trois couples de chiens
d'argent posés en pal, les liens d'azur, deux en
chef, et Vautre à la pointe de Vécu.
BEAUREGARD (de). — Voy. Andi-
gxé; Baille; Costa; Costa de Saint-
Génix ; Lebigot ; Lesourd ; Sourdeau ;
TlRQUET.
BEAUREPAIRE {de). — Voy. Gau-
thier; Joreau; Quesnay; Robillard.
BEAUROYRE (/, .
Maison d'ancienne chevalerie.de la province du
Périgord, connue depuis Bernard de Beauroyre,
qui fit une donation à l'abbaye de Dalon, en Li-
mousin, en 117',). et dont le lils, nommé Guil-
laume, prenait la qualité de chevalier en 1194.
Elle remonte, par filiation suivie, à Raymond de
Beauroyre, qui passa acte en I2i»9, et était déjà
marié, en 1303, à une dame nommée Marie Capel.
Les seigneurs de Beauroyre ont ajouté pendant
longtemps à leur nom celui de la Peyre, prove-
nant d'un lie! qui leur fut donné, vers l'an 1300,
par la vicomtesse de Limoges.
Cette maison s'est autant distinguée par ses
services militaires et ses alliances que par son an-
cienneté.
Armes : D'azur, à /rois pattes de griffon d'or,
couronnées du même, les deux il u chef surmon-
tées chacune d'une étoile du même.
BEAUSÉJOUR,^ i. — Voy. Beuvain.
BEAUSIRE (de).
Seigneur de Bréguigny en Normandie, généra-
lité de Rouen : famille maintenue dans sa no-
blesse \<- 9 mars L667 .
Armes : D'azur, à in fasce d'aryen/ chargée
il' une étoile d'or, et accompagnée de cinq autres
étoiles il'' m me, Sen chef et 2 en pointe.
BEAUSSIER (de).
Originaire de Provence,
famille ancienne, s'est dis-
tinguée par un nomhre con-
sidérable de militaires qu'elle
a donnés. Elle jouissait déjà
de quelque réputation lors-
que le pays était gouverné
par les comtes ; un en voit la
preuve dans une donation
qu'un de ces princes lui fit
des salins du Mourillon en
récompense de ses services.
Jean de Beaussier, écuyer,
qui vivait en 1375, est le plus ancien de ce nom
dont on ait connaissance.
En 1707, Eélix de Beaussier, ayant présenté ses
titres, fut déclaré issu de noble race et lignée.
Cette famille, fort riche autrefois et divisée en
plusieurs branches, ne subsiste plus qu'en deux :
La branche aînée, qui avait pour chef Erançois
de Beaussier, seigneur de Terre de Chaulane, ca-
pitaine d'un des vaisseaux du roi, chevalier de
Saint-Louis, et la branche cadette, qui avait pour
chef un de Beaussier, juge royal à Toulon.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'or sans
oreilles, posées 2 et 1.
r
- 389 —
890 —
iU
(Jiiil.
1191,
t de
nu-
BEAUVAIS (rfe). — Voy. Gérouille ;
le Cajruyer; Lesterpt; Pellerin.
BEAUVAIS DE SAINT-PAUL (de),
La maison de Beauvaia de Saint-Paul parait
originaire du Gâtinais. On la trouve fixée dans
la Basse-Normandie au commencement du xve siè-
cle. Roberl de Beauvais, écuyer, vivait, en 1218,
dans le Gâtinais. La filiation, établie par titres,
commence à Jean de Beauvais, qui, vers L400,
s'est allié à Jeanne de Bully de Freuilly, dont il
eut postérité. De ce dernier descendait au cin-
quième degré René de Beauvais, seigneur des
Loges, etc., allié en 1592 à Judith de (laissé, qui
lui apporta la terre de Saint-Paul-le-Vicomte, au
Maine, et dont il eut sept entants.
Armes: D'azur, à irais fasces d'or.
BEAUVARLET DE MOISMONT (de).
Un des plus anciens mem-
bres de cette famille est Hue
de Beauvarlet qui vivait
vers 1330.
Cette famille a en outre
fourni quatre maïeurs d'Ab-
1 » ville: en 1556, 1662,1672
et 1673.
Un Beauvarlet de Bomi-
court fut maréchal de camp
sous Louis XIV.
Cette famille s'est alliée
aux familles : des Coutures,
de Guischard, de Sarcus, de
Catannes-Coquerel, de
Mailly. de Portes, Manassier, Dauville, Blondin
de Bazanville, Vaillant, de Lamiré, etc.
Armes : De sable, au cher ru// d'argent, accom-
pagné de deux étoiles d'or en chef et d'an crois-
sant d'argent en pointe.
Supports : Deux griffons d'or.
Cimier: Un chien naissant de sable avec un
collier de gueules horde d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Beauvarlet de Moismont (Charles-
Raoul de), lieutenant-colonel du 7 e hussards,
chevalier de la Légion d'honneur, veuf de
demoiselle Sausatj de Sausac, dont deux
enfants.
2,° B. de M. (Henri-Bernard-Gaston de),
chevalier de la Légion d'honneur, veuf de
demoiselle Jacquin de Gassières, dont une
fille.
::■ B. de M. (Félix-Antoine-Lucien de),
lieutenant- colonel «lu 22 e dragons, cheva
lier de la Légion d'honneur, marié à demoi-
selle Ghrestien de Unis, dont trois en-
fants.
BEAUVEAU-CRAON (de).
Cette illustre famille, originaire de l'Anjou, con*
nue depuis le m 1 ' siècle, a joué un rôle des plus
importants dans l'histoire.
Sun titre de prince est du Saint-Empire el de la
lin du siècle dernier.
Elle était alliée à la maison de France.
A.RMES : D'argent, à quatre lionceaux de
gueules, urinés, lampassés et couronnés d'or.
BEAUXHOSTES (de).
La famille de Beauxhostes, établie en Langue-
doc depuis le commencement du xive siècle, et
dès lors noblement apanagée, n'a pas cessé de
jouir depuis cette époque de la considération qui
s'attache toujours à une existence honorable
fondée sur d'utiles services et des alliances distin-
guées. Une ancienne généalogie, dressée d'après
deux jugements de maintenue de noblesse rendus
en faveur de cette famille, les 19 décembre 1G68
et 17 juin 1G69, en donne la filiation à partir de
Jean de Bauxhostes, premier du nom, Anglais de
nation, passé en France en 1270, qui entra au ser-
vice sous Philippe le Bel, le premier de nos rois
qui eut des troupes étrangères à sa solde, et ac-
compagna ce monarque dans ses guerres de Flan-
dre. 11 se distingua si particulièrement à la bataille;
de Furne et à la prise de Lille, en 1297, que le roi,
charmé de sa valeur, l'ayant fait approcher, lui
demanda ce qu'il désirait pour sa récompense.
Jean de Beauxhostes ayant répondu qu'il ne
demandait que des armes, Philippe le Bel aussi-
tôt lui prit la main en lui disant : « Je vous donne
la main qui est le gage de la foi que vous et les
vôtres aurez pour nous et pour nos descen-
dants o Tels ont été le principe de noblesse et
l'origine des armoiries de cette famille. Jean de
Beauxhostes avait épousé Marguerite de Villars.
Il se retira avec sa famille à Montpellier et acheta
la baronnie de Pignan, que ses descendants ont
possédée pendant deux siècles. 11 eut plusieurs
enfants dont la descendance est arrivé,' jusqu'à
nous.
Armes : D'azur, à une foi d'argent, vêtue d'or
et surmontée d'une couronne antique à perles
du même.
Couronne de comte.
BECDELIÈVRE (de).
La maison de Becdelièvre esl originaire du du-
ché de Bretagne, où ses premiers auteurs gouver-
!
— 391 —
392 —
liaient leurs personnes et
leurs biens d'après l'assise
du comte < leoffroy, qui for-
mail le principal caractère
de la noblesse de cette pro-
vince.
Peu de familles ont laissé
plus de traces honorables.
Quatre culs ans de services
continus dans les premiers
emplois de la magistrature
et de l'arm l'Eglise et
il e l'ordre de Malte, une po-
sition de fortune marquant
parles fiefs de dignité qui en faisaienl la base
et les alliances avec les races les plus illustres, tels
sont 1. s avantages qui lonl placée dans l'opinion
au rang des plus distinguées du royaume.
Les deux branches aînées de la maison dites
des vicomtes des Bouëxic el des seigneurs de la
Bunelaye ou marquis de Becdelièvre, ont été
maintenues nobles d'ancienne extraction, el leurs
auteurs dans la qualité de chevaliers par arrêt de
la chambre établie pour la réformation de la no-
blesse de Bretagne des li mai LG69 et 29 novembre
1670, après avoir justifié leui filiation depuis L350
et constat.' leurs partages laits de tempsimmé -
rial suivant l'assise du comté Geoffroi. L'aînée des
deux branches alliées en Normandie, celle des
marquis de Gany, a été admise aux honneursdela
cour en 1770 et \~i~,~>.
La maison de Becdelièvre a vu ériger pour elle
deux marquisats, l'un du nom de Becdelièvre en
février 1717 pour la branche de la Bunelaye, l'au-
tre de Gany et Quevilly pour la branche de Nor-
mandie en mai 1654, etla vicomte du Bouëxic pour
celle du Bouëxic en février 1637.
Cette maison a produit un président aux
enquêtes en 1652, cinq premiers présidents aux
comptes, un maître et un avocat généra] aux
comptes, deux présidents à mortier au parlement
de Rouen; sept conseillers, quatre pages du roi et
delareine depuis L715; deux brigadiers de cava-
lerie depuis 1780 ; trois chevaliers de Malte; un
commandant de l'armée pontificale en 1860 et un
camérier secret de cape et d'épée de Sa Sainteté
Léon XIII, en 1880; un évêque, deux che paliers
de Saint-Louis.
La famille de Becdelièvre a fourni six branches
importa .tes dont cinq sont restées en Bretagne
et une sixième est allée en Normandie. De ces six
branches et des trois petits rameaux auxquels
elles ont donné naissance, il n'en existe aujour-
d'hui que deux, celle de Becdelièvre du Brossay
devenus marquis de Becdelièvre sur la tète de
Louis-Marie-Philippe de Becdelièvre, .'poux d'Hen-
rielte-Marie-Elisabeth, le vicomte de Blangy à la
mort de Louis-Marie-Christophe de Becdelièvre,
marquis de Becdelièvre, son grand-oncle en 1855,
de la vieille branche de la Bunelaye et des mar-
quis de Becdelièvre, dont la branche vient de
s'éteindre en 1893 en la personne d'Aliénore-
Louise-Calixte-Marie-Juliette-Mathilde de Becde-
lièvre (née le 13 octobre 1807, morte le 3 mai 1893),
veuve de Claude-René-César, marquis de Courta-
nel,pairde France, maréchal de camp et gentil-
homme honoraire de la chambre de Louis XVIII.
La seconde lu-anche existante est celle de Becde-
lièvre de Saint-Maur et de Penhouet, établie
en partie en Bretagne et l'autre partie en Lyon-
nais.
1" Branche du Bouëxic
Connue depuis 1350, elle s'est éteinte en
1766 en la personne de Pierre-Joseph de Becde-
lièvre.
2 S Branche de la Bunelaye, puis marquis
DE BeCDELIÈVKE
Cette branche, fondée par Jean de Becdelièvre,
troisième fils d'Etienne de Becdelièvre et de Gil-
lette du Ilan, a subsisté jusqu'en 1893, ouelles'est
éteinte en la personne de M""' la marquise de
Courtanel.
8 Branche Dr Boisuasskt et nu Hautbois
Cette branche a existé pendant six générations
seulement el a donné naissance aux deux bran-
ches actuelles : celle de Saint-Maur et Penhouet et
celle du Brossay.
4° Branche de Saint-Maur et de Penhouet
Issue de la précédente, cette branche subsiste
encore de nos jours ; elle fut maintenue dans sa
noblesse sur les tètes de René de Becdelièvre et
de s' s deux lils. Julien-Antoine et Jean de Becde-
lièvre, \e2~i juin 1669. Elle a fourni, entre autres, un
conseiller au parlement de Bretagne, un chevalier
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, qui re-
çut, pour sa bravoure, un sabre d'honneur. L'il-
lustration moderne de cette lu-anche est Louis-
Aimé de Becdelièvre, colonel et organisateur des
zouaves pontificaux, commandeur de première
classe de l'ordre de Pie IX.
5° Branche do Brossay, devenue depuis 1855
celle des marquis
Cette branche, qui subsiste encoreaujourd'hui, a
fourni, entre autres, deux pages du roi, l'un en
1754, qui fut ensuite cornette dans le régiment de
Talleyraud-Gavalerie en 175(3. Louis-Marin de
Becdelièvre mourut à Wiesbaden le 30 août 1850
au cours d'un voyage fait avec son fils aine pour
présenter ses hommages à Henri V exilé, qui dai-
gna, avant sa mort, embrasser son fils. Cette
branche possède également aujourd'hui un cam .'•-
rier secret de cape et d'épée de Sa Sainteté
Léon XIII le 15 mai 1880, décoré le 18 septembre
1888 de Tordre Pro Eclesià el Ponlifice d'argent;
une carmélite, après en avoir eu deux autres
déjà, au Carmel de Nantes, et un P. jésuite. En
1855, l'aîné de cette branche, Louis-Marie-Philippe
de Becdelièvre, devinl marquis de Becdelièvre à
la mort de son grand-oncle, Louis-Marie-Christo-
phe de Becdelièvre de la Seilleraye. Cette branche
A
~ 393 -
394 -
;i ni alliance avec un du Lys, descendant du frère
de .d'amie d'Arc.
6° Branche di < :.\ny et de Qi êvili/ï
Partie en France en 1491 à la suite de la du-
chesse Aune au moment de son mariage avec
Charles VIII, elle vit le marquisat de Cany et de
Quévilly érigé par lettres patentes île mai L65i sur
les terres «le ce nom au profit de Pierre de Becde-
iièvre. Elle eut les honneurs de la cour en L770 et
L775.
| Celle branche finit dans les Montmorency-
Luxembourg et Montmorency qu'épousèrent les
deux dernières demoiselles de Becdelièvre.
Armes : De sable, ô deux croix de Calvaire
Iréflée* et fichées d'argent, accompagnées en
pointe d'une coquill \ du même.
< louronne de marquis.
Supports : Deux Huns.
Devise : Hoc tegmine tutus, d'après certains
auteurs., et Hoc tegmine tutus nil timeo, d'après
un manuscrit du l'i niai 1669 sur parchemin avant
servi à la branche du Bouëxic peau- faire ses preu-
ves de noblesse.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de Saint-Mauh et Penhouet
1" Becdelièvre (V e de), née Marie-Fran-
çoise m-: Saint-Phalle. Résidence : Le
Tour de Millery, par Vernaison (Rhône),
dont ({iiatre filles : à) Thérèse-Louise-
Michelle, mariée le i.~> janvier 1891 au
baron Hector des Périciioxs : château des
Périchons, par Fleurs (Loire); b) Louise-
Marie, mariée le 25 septembre 1888 à Al-
bert Gottin; c) Marie-Antoinette-Gabriedle
religieuse au Garmel de Fontainebleau ;
(h Blanche-Marie-Ernestine, mariée le
8 avril 1891, ;'i Jean Chadvet.
2° B. (Galixt< j . C" de), marié en oc-
tobre 1875 ;'* Thérèse Lacroix de Laval,
mort*' 1*' 23 mai isTT. dont Louis. Rési-
dence : Château delà Berrière, par lu Gha-
p dle-Basso-Mer (Loire-Inférieure).
B. (Guy. V" de), lieutenant-colonel au
2e chasseurs, en garnison à Pontivy, céli-
bataire.
r B. (Gaston de), lieutenant-colonel
d'infanterie en garnison a Poitiers, marié
en août 1880 a (labrielle de Pavin de La
FARGE,dont:a Jeanne, mariéelel2juin 1872
;i Athanase de Bouss.ineau, mort en
août L885. Résidence: Nantes; b) Louis.'
Marie-V ictoire. Résidence : château de i;i
gny, par Fleurs i Loire) : c) Juliette Ma
rie-Alexandrine, mariée le 13 avril 1880 ;i
Edmond Van Schalckwyck dm Boissaubin,
décédée.
Branche du Brossât
1" Becdelièvre i V Louis-Marie-Philippe
de), néeHenriette-Marie-Élisabeth deBlangy
Résidence : Château du Brossay, par Gué-
méné-Penfao | Loire Inférieure).
2° B Henri-Louis-Auguste, M is de), ma-
rié le 29 septembre L892 à Louise-Marie-
Émilie-Jeanne Renault- Lagr ange. Rési-
dence : Château de Chaloché, près Seiches
(Maine-et-Loire
3°B. (Edmond-Marie-Charles, C te de), an-
cien titulaire de l'école de cavalerie do
Saumur. Résidence : château du Brossay,
par Guéménée-Penfao (Loire-Inférieure).
4° B. (Marie-Christian, V te de), sous-offi-
cier au 2 e chasseurs d'Afrique, à Constan-
tine :
5° B. (Raymond-Marie-Georges-Robert
de). Résidence : Château du Brossay, par
Guéméné-Penfao (Loire-Inférieure).
6° Blanche-Marie-Henriette, religieuseau
Carmel de Nantes.
7° Gai »ri< '1 h '-Marie-Louise.
8° Marie-Maximilienne.
9° Élisabeth-Maiïe-Mathilde.
10° B. (C tesse Paul de). Résidence : Chà-
teau de Boussay, par Preuilly (Indre-et-
Loire), dont : a) Amaury-Marie-Léonce,
mari"'' le 1 1 novembre 1887, à Marguerite
de Rouault, dont il a eu deux fille
Yvonne et Marthe; même résidence; b)
Louis-Marie-Eric, lieutenant au 7" régimenl
de dragons, à Provins, marié le 16 juin 1891
à Marié-Cécile de Villers, dont Elisabeth;
c) Alain-Marie-René, novice dans l'ordre des
jésuites, actuellement à l'université d'An-
gers.
ll u B. (Louis-Anne-Marie-Aloys, A" ,f " de),
camérier secrel décape el d'épée de Sa Sain-
tel j Léon XIII. Résidence : Nantes. Oncle
propre de tous les précédents, frèrede Louis-
Marie-Philippe et de Paul-Marie-Auguste-
Amaury.
Il
— 305 —
;
— 396 —
BÉCHEVEL (de).
Sieur du Gastel, ancienne noblesse, élection de
Vire, eu Normandie.
Armes : De gueules, à trois quîntefeuilles
d'argent, 2 en chef et 1 en pointe.
BÉCHILLON (de).
Famille originaire du Poitou et de l'Aunis qui
figurait déjà parmi les familles nobles lorsque ces
deux provinces lurent en'evées aux Anglais dans
la première moitié du xme siècle.
Armes : D'argent ! à trois fusées de sable,
mises en fasce.
BÉCOURT {de).
La maison deBécourt tire
son origine du château fort
de Bécourt, dépendant jadis
de celui d'Ancre (Albert),
dont il relevait; elle est con-
nue en Picardie depuis le
xu« siècle: Guy de Bécourt,
chevalier, vivait à la fin du
xi ie siècle et au commence-
ment du xin" : il possédait
des domaines en Santerre
et en Amiénois. En 1207,
Knguerrand de Picquigny,
vidame d'Amiens, ratifia un
legs que Guy de Bécourt avait t'ait à l'abbaye du
(lard et amortit trente journaux de terre assis • -
marais de Bourdon, donnnés à ladite abbaye par
Guy de Bécourt (Archives de l'abbaye du Gard,
les Cainos B.) L'an 1278, Gilles de Bécourt était
seigneur de Bécourt en Santerre; on connaît de
lui Liltera Edgidii de Bécourt de uno modio
bladi percipîendo apud Sailly (1278) (Bibho-
thèque nationale, fonds Corbie n° 19). Au
xiv e siècle vivait Jacques de Bécourt, chevalier,
seigneur de Bécourt; dans une sentence arbitrale
de 1330, on constate que. dans la moitié de la dîme
de Méaulte. près Ancre, avait une part Anthoi-
nette Damiette, veuve de messire Jacques de
Bécourt (Titres du chapitre de la cathédrale
d'Amiens, liasse n° 8). Le 2 octobre 1415, Gérard
de Bécourt, chevalier, périt les armes à la main,
à la bataille d'Azincourt ; ajoutons que plusieurs
autres représentants de ce nom se distinguèrent
dans les guerres du moyen âge.
En 1419 apparaît Jacques de Bécourt, gentil-
homme de la chambre de Jacques 1er, ro i d'Ecosse,
qui porte à ce souverain la nouvelle de la paix
conclue entre le Dauphin de France et Jean sans
Peur, duc de Bourgogne. En 1499, François de
Bécourt, abbé de Mareuil, assiste à la bénédiction
de l'abbaye d'Arronaise. (Histoire d'Arronaise,
page 264.)
La famille de Bécourt en Santerre fut ruinée
aux xvr et xvne siècles dans les guerres des Impé-
riaux et des Espagnols : le château fort de Bécourt
fut même démantelé et ras.' par un parti espagnol
au temps de Richelieu.
Les nombreux rameaux de cette famille se sont
étendus dans le Boulonnais, le Ponthieu, l'Artois et
les Flandres où on les rencontre dès le xm e siècle.
Les blanches établies dans ces provinces eurent
beaucoup de renom et atteignirent un haut degré
de prospérité ; elles possédèrent en 1364 les
baronnies de lient y (Artois) et d'Aynes (Flandre) :
en L369 la châtellenie de Saint-Omer; au xvi« siè-s
cle la baron nie de Lianne (Boulonnais) el la sei-
gneurie de Saint-Germain-eri-Laye (1561). Ses
membres contracterez d'illustres alliances telles
que celles des l'.enty. des Halluin. des Lannoy,
etc., etc.
Armes: Gironné d'urgent et de gueules, de
seize pièces, et, sur le tout, un écusson d'or, bro-
chant en abime.
REPRÉSENTA A TS ACTUELS :
I Bécourt (Louis-Eugène de), né à Pa-
ris, le I7jànvier 1847, receveur particulier
des finances, à Briey (Meurthe-et-Moselle),
marié à X.... donl deux fils et deux filles.
2° B. (M me Charles de), mère <lu précé-
dent, demeurante Quimper (Finistère).
3° Marie, sœur aînée.
r Révérende Mère de Bécourt, sœur ca-
dette, supérieure générale de la commu-
nauté des religieuses Augustinës.
BECQ DE FOUQUIÈRES.
La famille Becq de Fou-
quières est de boum' et an-
cienne noblesse; les docu-
ments régionaux et les pa-
piers de famille le prouvent.
i Jette famille est du Pas-
de-Calais, où depuis plu-
sieurs générations, elle pos-
sède des propriétés. Elle tire
son nom du village de
« Fouquières » (Pas-de-< la-
lais), où elle possédait jadis
une propriété qui appartient
aujourd'hui à la famille
d'Oresmieux de Fouquières.
Un M. Becq de Fouquières était auditeur au
conseil d'Etat sous le premier Empire. 11 eut un
fils : Aimé-Victor-Napoléon, peintre amateur de
talent, qui épousa en premières noces M" c de
Dreux, et en secondes noces sa sœur Louise-
Marie-Anaïs de Dreux, sœurs du fameux peintre
de chevaux, baron Alfred de Dreux, ami et
peintre du prince d'Orléans.
39*/ —
- 398
Aimé -Victor -Napoléon eut de su première
femme un fils: Louis-Aimé-Victor Becq de Fou-
^uières, qui entra, vers 1850, à l'Ecole de Saint-
Cyr, et donna sa démission en qualité de lieute-
nant pour s.' livrer à la littérature, s'occupant
particulièrement d'André Chénier qui fut le dieu
de toute sa vie.
Louis-Aimé-Victor épousa, vers 1863, Marie-
Françoise-Hélène de Groiseilliez, d'une très vieille
famille de l'Artois, datant du xiv siècle, fille de
feu François de Groiseilliez, chevalier de Malte, et
d'Hélène de Groiseilliez (existant encore), et
petite-fille d'un « de Groiseilliez » préfet sous le
premier Empire.
Louis-Aimé-Victor B. de F. et Marie-Françoise-
Hélène de G. eurent trois tils : Jacques, Pierre
et André.
Armes : De saJ)le. à la croix ancrée d'argent.
Casque de chevalier surmonté d'une levrette.
Supports : Deux sauvages.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bp^ de Fouquières (Marie-Françoise-
Hï-n-iie de Groiseilliez), veuve de Louis-
Aimé Victor. — Résidences: 55, avenue
cTAntin, à Paris, et à Ramecourt (Pas-de-
C, ilaisi. dont: a) François- Jacques (28 ans),
lieutenant d'infanterie au 39 e régiment,
marié en 1890 à Germaine Rillaut Riese-
ner; b) Augustin-Pierre^ âgé de 26 ans;
c) André-Marcelin, âgé de 19 ans.
BECQUET DE MÉGILLE.
En Flandre, famille originaire d'Angleterre,
dont était Saint-Thomas, archevêque de Cantor-
téry, chancelier d'Angleterre, qui soutint le mar-
ve, le 28 décembre 1 170, maintenue dans sa
noblesse ainsi qu'il appert des lettres patentes de
Jacques II, roi d'Angleterre, du 8 octobre 1699, et
d'autres de Louis XV. roi de France, du mois de
septembre 1718.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4, d'argent, à trois
corneilles de sable, becquées et membrées de
'ules, et en cœur une croisettepattée et fichée
de sable, pour brisure; aux 2 etS, d'azur, à trois
tours d'or, ébréchées à dextre.
BECQUET DE SONNAY.
< ."tte maison appartient à la Touraineet à l'An-
jou. Elle a fourni des maréchaux de France et un
rapporteur du Point d'honneur.
Jacques - Alexandre Becquet du Vivier fut
nommé lieutenant des maréchaux de France, à
Montpellier, par lettres du maréchal de Tonnerre,
du 29 juin 1770, confirmées par lettres patentes du
roi, du 16 juillet de la môme année. Il acheta la
terre de Sonnay, près Chinon, en 1770 el en prll
le nom. Il figura parmi les gentilshom b du
Saumurois appelés à prendre part à l'assemblée
électorale de la noblesse, en 1789. 11 mourut le
9 septembre 1813, laissanl postérité de son ma
riage avec Anne-Glaude-Aglaé de Surion et de
Singley, qui eut lieu le r> aoûl 1801.
Armes : De gueules, ù /rais cher roux d'argent.
Couronne de marquis.
BÉDORÈDE (de)
Famille originaire de Gascogne.
L'aïeul des représentants actuels de la famille
de Bédorède servit dans les chevau-légèrs au ser-
vice du roi Louis XVI.
Un de Bédorède, maire de Dax, donna, le
30 avril L660, l'hospitalité à Louis XIV, lorsqu'il
traversa la capitale des Landes, pour aller épou-
ser l'infante d'Espagne.
Armes: Dtargent, au lion (Je gueules.
BÉGON DE LAROUZIÈRE (de).
Cette famille est originaire du Rouergue. Elle
apparaît dans des chartes à partir de 988 et de
1136 à 1218. Elle a donné un évèque de Rodez au
xi e siècle. Elle passa en Auvergne en 1436, et
s'allia dans la maison de Larouzière dont .elle réu-
nit le nom et les armes aux siens.
Armes : D'azur, à trois roues d'or; nu chef
d'argent chargé d'un lion passant de gueules.
BÉHAGUE (de).
La famille de Béhague est originaire de la
Flandre impériale. Lors des troubles religieux et
politiques des Pays-Las, au xvi 1 ' siècle, elle se trou-
vait divisée en plusieurs brandies, qui s'attachè-
rent les unes à Marguerite d'Autriche, les autres
au prince d'Orange.
Un certificat, délivré le 18 octobre 1769, par les
gentilshommes du gouvernement de Calais et
d'Ardres, et un autre donné à Bruxelles, le
11 mars 1789. par le premier roi d'armes des
Pays-Bas, dit l'oison d'or, attestent que la famille
de Béhague est ancienne, noble et militaire, et
issue de Jacob de Béhague, écuyer, vivant sous
le gouvernement de .Marie, comtesse de Bourgogne
et de Flandre.
Ces deux actes, et les documents originaux four-
nis à leur appui, établissent la libation jusqu'à
nosjoursj à la fin du siècle dernier, la famille
de Béhague étail encore divisée en trois branches
françaises, dont voici la notice résumée:
I. La branche aînée avait été formée par Jacob
de Béhague, troisième du nom. Un de ses descen-
dants fut Jean-Pierre-Antoine, comte de Béhague,
lieutenant général des armées du roi, né en 17\!7.
399 —
— 400 —
Après avoir fait les campagnes à l'armée de
Flandre, sous le maréchal de Saxe, il se trouva à
la bataille de Fontenay et au siège de Mons et de
Charleroi ; nommé maréchal de camp en 1780 et
lieutenant général du roi le 29 mai 1791, il fut
contraint par les troupes du général républicain
Rochambeau, d'évacuer l'Ile de la Martinique
dont il était gouverneur royal. 11 est décédé à
Londres sans postérité.
II. La deuxième branche était représentée au
siècle dernier par Jean-François de Béhague,
marié en 1733 à Marie-Hélène Roeliers, dont il
eut un fils, né en 1725, capitaine au régiment de
la Tour du Pin-infanterie, en 1762.
III. La troisième branche a pour auteur Mlchel-
Ëloi de Béhague, écuyer, capitaine de cavalerie,
fils puîné de .Martin de Béhague, auteur de la
branche qui précède. Son représentant au milieu
du siècle dernier, étail < rilles-François de Béhaj
officier au régiment de Noailles, marié en 1719 a
Marie-Anne-Thérèse Dobbe, dont postérité.
Armes: Parti: au 1. d'or, à irais épis de blé
de sinople, chacun soutenu par une petite ter-
rasse de sable: au 2, coupé de sinople à irais
têtes d'aigles arrachées d'argent, et d'azur, à une
fleur <ie lis d'or, tira- un chef d'argent chargé
d'une rose de gueules.
BEHR (de).
Famille d'ancienne noblesse, originaire «lu Ha-
novre, et dont les nombreux rameaux se sont ré-
pandus en Russie, en Autriche, en Belgique et en
Hollande.
Elle a donné 'les conseillers au grand baillis
• lu grand-duché de Mecklembourg, des officiers
distingués, des ministres plénipotentiaires, etc.,
et a reçu les titres de baron et comte du Saint-
Empire.
Le baron de Behr. général au service de la Hol-
lande et officier d'ordonnance du roi de Hollande
Louis B maparte, a laissé des enfants qui se sont
fixés en France; l'un d'eux, Armand de Behr,
commissaire général à l'Exposition universelle de
Paris en 1867, est mort en septembre 1892.
Armes: D'argent, à l'ours passa ni de sable.
BELLAIGUE DE BUGHAS (de).
Le nom de Bellaigue (Bel la aqua), qui s'est
aussi écrit Belle-eau, Belle-aigue et Belaigue, est
fort anciennement connu en Auvergne.
Dès le moyen âge, il existait en Auvergne une
famille noble du même nom. Toutefois, c'est seu-
lement à partir des premières années du xive siècle
que les représentants de celle famille apparaissent
dans des documents authentiques.
En 1308, Etienne Bellaigue, écuyer, habitant le
lieu de Chalus-les-Boissières, rend foi et hommage
à Béraud, dauphin d'Auvergne. En 1330, il se marie
et laisse postérité.
En 1350, Jacques de Bellaigue figure dans un
rôle de la noblesse.
Le 30 décembre 1380, Pierre de Bellaigue, l'un
des consuls de Riom, assiste comme délégué de
celte ville à la journée, ordonnée par le roi
( Jharles VI. pour ouïr les ordonnances qui devaient
se taire pour le royaume et la levée des droits de
fouage. En 1381, il reçoit une lettre d'exécution du
roi relative aux frais de défense des villes closes
d'Auvergne.
Bertrand de Bellaigue prend part, en 1480, à
une montre de la noblesse ; le 10 août 1589, un
Bellaigue signe l'adresse présentée au roi Henri IV
par les nobles et notables de Clermont qui a font
serment de vivre et de mourir en la religion catho-
lique, apostolique et romaine, sous l'obéissance
du roi de France ».
Pierre Bellaigue, seigneur du Rabanesse, fut
pourvu en 1713 d'une charge de conseiller du roi
au siège présidial de < llermont. Il épousa, le 7 août
1720, Catherine de Clermont. dont il eut posté-
rité.
Armes : D'or, au chef d'azur, chargé de trois
étoiles d'argent, à la rivière d'azur, posée en
pointe.
' uronne de comte.
Devise : Deoque Uegique F ides.
BELLAING [de). — Voy. Moreau.
BELLEMARE (de). — Voy. Carrey.
BELLENGREVILLE (de).
Melchior de Bellengreville, chevalier, seigneur
des Alleux, lieutenant de 1,000 hommes de pied
sous la charge du sieur de Saint- Aubin, son oncle
se maria à Antoinette Le Yasseur, dont il eut
postérité.
Sou troisième fils, Joachim de Bellengreville,
seigneur de Neuville, de Gambais, etc., chevalier
des ordres du roi, prévôt de France, se signala
sous Henri IY à la défense de Meulan. Il reçut
commission du roi en date du î* r juillet 1586, pour
charge de mestre de camp des vieilles bandes de
Cambrai, depuis appelées le régiment de Cambrai,
et une autre commission pour commander cent
chevau-légers, avec lesquels il s'acquit tant de
gloire à Meulan qu'il défendit pendant deux mois
contre la Ligue en 1590.
11 fut admis au rang de conseiller d'Etat en
1597 et obtint la charge de grand prévôt de France
en 1604. — Se voyant sans enfants, il substitua
ses biens aux enfants d'Antoine de Bellengreville,
son cousin. Il fut reçu au nombre des chevaliers
des ordres en 1019 ou 1620. Jean, marquis de Bel-
lengreville, recueillit en 1623 la succession et la
- '.01 —
- 402
I
I
iN„,
Un-
pi. ,
I
substitution faite à son profil par le grand prévôt.
11 mourut en L678 laissant postérité.
Armes : D'azur, à la croix d'or, cantonnée de
quatre molettes du même.
BELLEROCHE (de). — Voy, Chaste-
lain : Diesbach; Foulquier.
BELLEVILLE {de).
Famille ancienne de Normandie qui a produit
des officiers de toutes arme*, des chevaliers «1 ■•
Saint-Louis et s'est alliée aux plus grandes familles
(Je la province.
Nous trouvons un Belleville .qui émigra en 1*791
et mourut à l'armée du prince de Gondé.
Armes : D'azur, au sautoir d'argent, can-
tonné de quatre aigletles du même.
REPUES EN TANTS ACT UELS :
Bslleville (M is de). Résidence : 62,
Grande-Rue, à Dieppe (Seine-Inférieure),
marié en 1831 à Anatolie de Valori,
dont :
1° B. (G te de), récemment décédé, marié
on 1863 à X... LeSergeant d'Hendecourt,
dont quatre enfants :
2° B. (V te de), marié en 1873 à X... de
Cornette, dont deux fils;
3° B. (B on Albert de), marié à Angèle de
Valori, sa cousine, dont trois enfants.
BELLEVUE (de). — Voy. Everlange;
Fournier; Magnan.
BELLEYME (de).
De Belleyme, alias de Bellesme, établis au Pé-
ri au .\\T siècle, sont issus d'un cadet de
l'illustre maison île Bellesme, qui a donné les
comtes du Perche, d'Alençon, de Bellesme, etc.
Sel >n le père Anselme, la filiation descomtesde
Bellesme remonte à Yves, chevalier, seigneur de
la ville et château de Bellesme, dont fait mention
le chroniqueur Guillaume de Jumièges.
D'après More ri et Y Histoire des grands officiers
de la couronne, cette famille remonterait encore
plus liant.
A partir du commencement du xm e siècle.
cette puissante maison, ainsi que beaucoup d'au-
tres en Normandie, semble déchoir du haut rang
qu'i lie avait toujours tenu, par suite des guerres
qui ruinaient certains seigneurs féodaux. A
époque, les descendants de cette famille ne
portent plus que la qualification de chevalier et
d'écuyer.
Dans la branche du Périgord, noua trouvi
quelques gens de roi i d'épée, des officiers du
génie, et, enfin, la magistrature parisienne ren-
dait, il y a peu de temps, les derniers devoirs à
M. le président de Belleyme, qui avait tenu une
grandi' place dans son sein.
La filiation de cette famille commence à Angom-
berl ou Albert, premier comte du Perche, vivant
dans le IX e siècle, sous Louis le Débonnaire, <•{ se
poursuit jusqu'à uns jours.
Armes : D'argent, à irais clu vrons de gueules.
BELLIER DU CHARMEIL.
Cette famille est originaire de Pont-en-Royans
où elle n'a jamais cessé de résider.
Elle a fourni <\('>. avocats au parlement de Gre-
noble, des magistrats, un trésorier de France, des
officiers de toutes armes et des chanoim
Armes : D'or, au bélier grimpant de sable;
au chef de gueules, chargé de irais roses d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux Huns.
BELLÎSSEN (de).
Famille noble, originaire d'Allemagne, dont il
y a plusieurs branches établies en Languedoc et
antres provinces voisines. Ils sont divisés en plu-
sieurs branches, et plusieurs seigneurs du nom de
Bellissen subsistent encore en Allemagne.
Frédéric de Bellissen, qualifié de chevalier, se
croisa dans la guerre contre les Albigeois, lit sa
résidence dan- ses terres, situées aux environs de
Garcassonne, se maria et laissa postérité.
C f te famille compte des chevaliers, un viguier
delà ville de Carcassonne, un lieutenant d'une
compagnie de gendarmes, un greffier de l'ordre
royal du Saint-Esprit de Montpellier, un colonel
d'un régiment d'infanterie, etc.
Armes : D'azur, à /mis bourdons d'argent,
poses rn pal; a a chef cousu de gueules chargé
de trois coquilles d'argent.
Supports : Deux sauvages armés de mussurs.
BELLOC (de).
La famille de Belloc est ancienne dans la no-
blesse. File a pris son nom de la terre et fief de
Belloc, situé dans le comté d'Armagnac.
1.- 23 mars 1506, Petit-Jean de Belloc se trouve
inscrit au rôle de la revue p. ■ jourdà à I
signan, dans le duché de Miélan. Elle se continue
jusqu'à nos j air- en fournissant <]<■> officiers à
l'armée du roi.
Armes : Parti : "" l, coupé d'or et de gueu-
. à l<i bande coupée d'azur et cVor, chargée
d'un poisson d'argent; au 2, d'or, au lion ram-
if
403 —
- 404 -
r
pant de sable, armé et lampassé de gueules,
séneslré d'un giron, avec le signe des cheva-
liers.
Couronne de baron.
BELLONET (dé).
Famille originaire de Provence. Jean de Bello-
net de la ville de Forcalquier, lieutenant-colonel
d'infanterie, surintendant des fortifications de
l'armée, fut envoyé par Sa Majesté à la Républi-
que de Venise, pour des affaires importantes,
ainsi qu'on l'apprend par une lettre du roi, en
date du 13 mai 1634. Il épousa Elisabeth de Pon-
tevès, dont il eut postérité. Louis XIV accorda à
son lils des lettres de noblesse au mois de mai
1702, qui furent enregistrées aux archives de Sa
Majesté en Provence, le 23 décembre courant, et
au parlement la morne année, fol. <;'.»S. 11 a épousé
Catherine de Castellane-Adhémar, de laquelle il
eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, à un tour d'or, surmontée
cV une étoile d'argent, >■/ accostée de deux crois-
sants de même, contournés.
BELLOT (dé).
Sieur de Caillouville, Franqueville, élection «le
Carentan, en Normandie, famille anoblie pour
services en 1594.
Armes : D'azur au chevron d'or, accompagné
en chef de deux lions affrontés, et, en pointe,
d'un fer de pique, le tout du même.
Nous trouvons encore deux autres familles du
môme nom, originaires de Picardie, qui sont divi-
sées en deux branches : l'une dite de Pradel, et
l'autre dite de Ramsay. Cette dernière est passée
en Ecosse et y a postérité.
Branche de Pradel
Armes : D'or, à deux lions rampants de gueu-
les, au chef d'à ;ur chargé de trois étoiles d'ar-
gent.
Ecartelées pour la branche française avec les
armes des Chardebœuf de Pradel dont elle porte
le nom, et pour la branche écossaise avec les
armes des de Ramsay.
BELLOY (de).
Maison d'origine chevaleresque, connue dès le
commencement du xn* siècle, qui a fourni de
nombreux dignitaires, des officiers de toutes
armes, des chevaliers de Malte.
Elle a formé de nombreuses branches qui ont
pris des armes différentes.
Armes : D'argent, à quatre bandes de gueules.
— Ou : D'argent, à trois fasces de gueules. —
Ou : De gueules, au lion d'or. — Ou : De gueu-
les, à sept losanges d'or. 3, 3 et 1. — Ou : De
gueules, à quatre losanges d'argent. '■'> et 1. —
Ou, enfin : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois molettes renversées du même.
BELOT (de).
La famille de Belot ap-
partient à la noblesse de
robe, et figure pour la pre-
mière fois dans l'histoire du
Mi'li. en 1 486, époque à
laquelle Etienne de Belot
l'ut nommé membre de la
cour des aides. < >n retrouve
plus tard ses descendants au
parlement de Toulouse, en
1571 (Histoire du Langue-
doc), dans les charges de
conseillers au parlement et
de secrétaires du roi en la
personne de Gabriel de Ile-
lot (1655); François de Belot (1660) (Tessereau,
Histoire de la grande chancellerie); et enfin
dans le capitoulat, magistrature élevée qui con-
férait la noblesse héréditaire et qui fut souvent
occupée par les maisons les plus nobles du midi
de la France.
Jacques de Belot fut procureur au parlement et
capitoul.
Bien que la famille ait entre les mains des titres
datés de 1550, «'lie ne peut établir la libation par
actes authentiques qu'à partir d'Etienne de Belot,
père de Jacques de Belot, élu deux fois capitoul
de Toulouse.
Armes : D'argent, à un lion de gueules ram-
pant contre un pin de sinople; au chef de
gueules chargé de trois étoiles d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
i" Belot i Gustave de), ancien consul gé-
néral, 17. rue Laffitte, à Paris.
2° B. (Hector dé), ancien capitaine de
chasseurs à pied, château de Lagrange. par
Auterive | Haute-Garonne).
BENGY (dé).
Cette famille est originaire du Berry. Le pre-
mier auteur connu est Jean de Bengv, qui vivait
en 1490.
Elle a donné à la ville de Bourges des échevins
et des chanoines. Elle a produit en outre des ma-
gistrats et des officiers de toutes armes.
Elle s'est alliée aux familles de Bigot de Saint-
Père, Chenu, Blondeau, Le Fer, Thaumas de
La Thaumassière. La Maille, de Meynard «le
Waresquiel.
- 405
— 40G —
Ello a formé plusieurs branches dont doux seu-
lement sont connu;-.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'argent.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche i>e Puyvallée
io Bengy de Puyvalllée (Georges, C te
dé), château de Villecomte, par les Aix
(Cher), el 15, rue Gimarosa, à Paris.
2o B. de P. (Anatole de), 12, rued'Agues-
seau, à Paris.
3° B. de P. (Pierre dé), (3, place Vinti-
mille, à Paris, et château du Brouillet, par
Savigny-en-Septain (Cher).
4° B. de P. (Jacques de) et Madame, née
de Laagede Bellepaye, château de Puy-
vallée, par Saint-Eloy-de-Gy (Cher).
5° B. de P. (Albert de) et Madame, née
Berthier de Graxdry, 10, rue de Patay,
à Orléans, et château de Boisgibault, par
Olivet (Loiret).
6° B. de P. (M" ,e de), 6. Cloître-de-la-
Gathédrale, à Orléans, et château de Saint-
Aignan, par Jargeau (Loiret).
7° B. de P. (M me Henri de), née d'A-
moy. 20, rue de Gourville, à Orléans, et
château d'Amoy, par Vouzon (Loir-et-
Cher).
Branche des Porches
Bengy des Porches (M me dé), château
des Porches, par Bourges (Cher).
BENNETOT (de). — Voy. Cotton.
BENOIST [de).
Cette famille est originaire de Tournai (Hai-
naut). Le titre de baron a été concédé par lettres
du 16 septembre 1778. Un rameau s'est établi au
commencement du siècle en Lorraine, où il a
contracté des alliances avec les familles Billaut,
Fruict, etc.
Armes : Ecartcle : aux 1 et 1, d'azur, à la
bande d'or, accompagnée en chef d'une étoile à
six rais d'or, et en pointe d'un croissant du
même ; aux 2 et 3, d'argent semé de fleurs de lis
• ''azur.
BENOIT DE LA PAILLONNE (de).
La famille de Benoit est une ancienne famille
noble du Dauphiné, qui vint se réfugier dans
le Comtat pendant les guerres de religion.
< l'est dans ce même pays
que, pour des services signa-
lés, Armentaire de Benoit,
marié avec M 11 '' de Ponnal
de Sillons, ancienne famille
du I lauphiné, reçut, par un
bref du pape Pie VI, §n I 780,
l'autorisation d'ajouter à
son nom celui «le La Pail-
lonne.
Armes : D'or . à l'ours
passant de sable; au chef
d'azur chargé d'une étoile
d'argent.
Devise : Constance, Fidélité.
Couronne de marquis.
BÉON (de),'
Maison d'ancienne chevalerie, une des plus il-
lustres et des plus considérables de Bigorre qui
tire son nom d'une terre située en Béarn, au dio-
cèse d'Oléron, dans la vallée d'Ossan. Elle est con-
nue depuis Armand Guillaume, seigneur de Blois,
que Baymond-Boger, comte de Foix, qualifie son
oncle dans un acte de l'année 1201. Cette maison
a donné plusieurs généraux, un chevalier du
Saint-Esprit, mort avant sa réception, et des offi-
ciers de marque. Elle s'est divisée en quatre prin-
cipales branches, dont une s'est établie en Sain-
tonge.
Armes : D'or, à deux vaches de gueules, ac-
cornées, colletées el clarinées d'azur.
BEOST.
Voy. Axdras.
BERAL DE SEDAIGES.
Famille originaire d'Auvergne. Le premier
connu est Pierre Béral, chirurgien du roi Henri IV,
anobli par Louis XIII. Les Béral ont possédé les
seigneuries de La Fayette et de La Large Se-
daiges.
Armes : D'azur, à deux /lambeaux d'argent.
allumés de gueules, passés en sautoir et sur-
montés d'une fleur de lis d'or.
BERAUD DE REISSINS.
Cette famille est originaire de la Bresse et du
Beaujolais. Elle a produit plusieurs trésoriers de
Fiance et a possédé, dés 1635, de nombreuse
terres dans ces provinces et en Lyonnais.
Armes : D'azur, à trois molettes d'or ; au chef
de gueules chargé d'un lion passant d'argent.
]
— 407 —
— 408 —
BERBIS (de).
Cette famille, originaire de Bourgogne, a été
anoblie en J435.
Armes : If azur, au chevron d'or, accompagné
en pointe d'une brebis passante d'argent, posée
sur une terrasse de sinople.
B E R G AS S E
THOU AR S .
DU PETIT-
K 1H
^^JL-^g^ttl
,_ 1* .• : r'j'fc^;
BBI
=-^2^ .
La famille Bergasse est
originaire d'Espagne et du
comté de Foix : elle y était
connue sous le nom de Var-
gas. et l'on monl re encore,
au musée de Séville, l'épée
d'un comte de Vargas, sur
laquelle on lit relie inscrip-
tion : « J'appartiens au comte
de Vargas, j'ignore combien
de têtes je coupai : mais ce
que je sais, c'esl que j'ai
pris Séville. »
Nicolas Bergasse, député
de Lyon, défenseur de Louis XVI, célèbre par le
procès Beaumarchais, ses écrits sur les biens des
émigrés, etc., etc., avait épousé M»e du Petït-
Thouars, sœur d'Aristide du Petit-Thouars, com-
mandant du Tonnant, à Aboukir, dont on sait la
mort glorieuse.
Le fils de Nicolas B. (Paul Bergasse), qui épousa
aussi une demoiselle du Petit-Thouars (sœur de
S.-A.-Abel du Petit-Thouars, connu par le rôle
qu'il joua à Tahiti, les affaires Pritchard, etc. .etc.),
eut un fils, lequel obtint par jugement rendu par
le garde des Sceaux, à son entrée à l'école navale,
de joindre le nom de sa mère et de sa grand'mère
à celui de son père, et à s'appeler Bergasse du
Petit-Thouars.
Il devint également vice-amiral, et mourut en
1890, commandant en chef de l'escadre de la Mé-
diterranée, laissant un fils et trois tilles.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4. d'azur à deux
cimeterres d'argent, garnis d'or, posés en sau-
toir, accompagnés de deux gerbes d'or, liées du
même, l'une en chef, Vautre en pointe, qui est
de Bergasse; aux 2 et 3, d'azur, au haubert d'or,
qui est Petit-Thouars.
BERGERON DE CHARON.
seigneurs
du Perche, châtelains
Anciens
d'Ainay-le-Château.
La filiation suivie de cette famille commence à
Léonard Bergeron, procureur fiscal des terres
d'Orval, etc., qui vivait en l'iôi; on ignore avec
qui il fut marié, mais il laissa de cette alliance
plusieurs enfants; sa descendance est arrivée
jusqu'à nos jours, en fournissant des officiers à
l'armée du roi, des conseillers du roi, etc.
Un François-Pierre-Abel-Auguste Bergeron de
Charon, né au Châtelet, en Berry, le 24 février
1837, épousa le 20 mars 1865 Mélanie-Charles
Berthomier de la Villette, dont il a eu postérité.
Armes: D'azur, à un chevron d'or, acconxpar
gnè de trois rochers du même, dont 2 en chef
et 1 en pointe de Vécu.
Devise : Virlus et robur.
BERGHES SAINT-WINOK (de).
Cette famille, très ancienne, est d'origine clie-
valeresqne.Elle a pour auteur Jean, sire de Glymes,
fils naturel de Jean II, «lue de Lorraine et de
Brabant, légitimé le 27 août 1845 par l'empereur
Louis de Bavière.
Elle a fourni des officiers de toutes armes, des
gouverneurs de places el de provinces, des che-
valiers de la Toison d'Or el des grands cordons
des ordres mvaux.
Elle a formé plusieurs branches: la branche
puînée, seule existante, porte le nom de la ville
de Berghes, sa seigneurie d'origine, aujourd'hui
Bergues.
I e titre de prince (de Raches) qui appartenait
à la branche cadette est du Saint-Empire; mais,
par exception, il fut reconnu en France par
Louis XIV, lors de la réunion de la Flandre à la
couronne.
Le titre de duc est de la Restauration el fut con-
féré en même temps que la pairie.
dette famille s'est alliée aux familles de : Bé-
thune, Créquy, Hénin-Liétard, Bernard-Calonne,
Maulde, Landas, Croy, Cordes, Ghabert, Carnin
de Lillers, Castellane, Hautecloque, Broglie, etc.
Armes: D'or, au lion rampant de gueules, ar-
mé et lampassé d'azur.
BERLUC DE PÉRUSSIS.
Cette famille, qui habite depuis quatre siècles
le comté de Forcalquier, où elle possédait la
seigneurie dp Porchères, est originaire d'Italie, et
avait primitivement pour nom celui de Berluchi-
Peruggi. Elle est issue deTillustre famille Peruzzi,
alliée aux Médicis. et qui a donné plusieurs géné-
rations de gonfaloniers a la république de Florence,
un grand maître de Malte, un cardinal, et un
(levé de Raphaël, Baltazar Peruzzi, qui repose
avec lui au Panthéon.
Noble Jehan de Berluchi de Peruzzi, chevalier,
qu'on croit originaire de Crémone, quitta sa pa-
trie à la suite des guerres civiles qui la désolaient,
et vint s'établir vers l'an 1 4 40 à Forcalquier. Il
devint le syndic de cette ville en 1443 et fut père
de plusieurs enfants.
La famille Berlue de Pérussis est alliée par les
femmes à plusieurs grandes familles de France.
Armes : Ecartelé : aux 1 et i d'argent, au lé-
vrier de sable, coupe de gueules, à une croix
- 109 -
— 110
d'or; <iu.t' 2 et 3 d'azur, à une poire d'or, tigée
cl feuillée du même.
Devise : A recommencer.
BERMOND (de).
Ancienne famille qui possédail des fiefs, dans le
xiii'' siècle, temps auquel les seuls gentilshommes
pouvaient en avoir. Elle est la tige des seigneurs
de Vachères, du Costelar, de Bezaure, de Rous-
sel, etc.
Raymond de Bermoiul fut seigneur, en partie,
des lieux de Gault el de Beaumettes, dont il ren-
dit hommage, en 1304, à la reine Jeanne, comtesse
de Provence.
De lui descendait au troisième degré :
Poncet-Gabriel de Bermond, seigneur de Rous-
sel el de Vachères, qui épousa Anne-Thérèse de
Nicoiaï, dont il eut postérité.
Cette branche compte des officiers des armées
du roi, un prévôt de l'église d'Apt, etc.
Armes : D'or, au cœur de gueules.
Branche de Vatjlx
Cette branche descend de la maison des
des d'Andune, une des plus illustres du Lan-
gued e. Depuis le xne siècle, elle n'a pas cessé
d'occuper un rang distingué et de figurer tou-
jours parmi les plus nobles habitants de la ville
de Sisteron, où à toutes les époques et sans inter-
ruption elle a rempli les premières charges du
pays.
I >ans les archives de la ville de Sisteron. les
différents membres de cette famille sont constam-
ment qualifiés de seigneurs de la Beaume, de Cla-
pet, de Rousset de Vaulx, de Saint-Martin, etc.
Le nom de Bermond est plusieurs fois men-
tionné parmi les chevaliers qui prirent part aux
croisades.
Pierre de Bermond de Vaulx fut consul général
de 1770 à 1802, à Alep, Salonique, etc., membre
du conseil général des Basses-Alpes, chevalier de
la Légion d'honneur.
Armes : D'or, à l'ours rampant de gueules,
colleté d'u u baudrier d'urgent, soutenant une
épée engaînée de même.
< lourbnne de comte.
Devise : Plus fideiel fidelitati quam vilm.
BERNARD (dé).
Bernard (de), anciennement Bernard, seigneur
de la Roche, de la Frégeolière, etc., Touraine,
Anjou. Bretagne.
I lette famille, d'ancienne noblesse, descend d'un
Bernard, de la maison de la Fer té-Bernard, qui
avait épousé, en 1372, Jeanne de Beaumanoir.
Cette affirmation est basée sur d'anciennes tradi-
tions. D'autre part, on donne dans une notice sur
la Ferté-Bernard la généalogie des Bernard, tirés
de la Ferté-Bernard, depuis l'année 09i jus-
qu'à L294. L'auteur a puisé ses renseignements
aux archives du Mans, sur des pièces authen-
tiques, toutes revêtues des sceaux des Bernard :
deux lions passant l'un au-dessus de l'autre.
Cette familleit fourni plusieurs officiers distin-
gués, i\v>. chevaliers de divers ordres.
Les rameaux de celte maison sont fort nom-
breux actuellement. Tous ont fait leurs preuves,
et ont été maintenus dans leur noblesse d'extrac-
tion dans les reformations, sentences de mainte-
nues, ordonnances, enregistrements, écoles mili-
taires, etc.. «les deux derniers siècles.
Armes : D'argent, à deux lions de sable passant
l'un au-dessus de l'autre, armés, lampassés de
gueules.
Timbre: Un casque de chevalier, orné de ses
lambrequins, el surmonté d'une couronne de
comte.
Cimier: Une aigle éployée.
Tenants : Deux sait rages.
Dev-k: Perire potius quam fœdari.
BERNARD D'ARBIGNY
( Jette famille est originaire
de Lorraine.
Le premier connu est
Pierre, qui habitait Sierk
(évêché de Trêves). Il épousa
Anne de I ihuslus.
L'un de ses fils, Pierre-
Guillaume, eut en partage
la terre d'Arbigny en Cham-
pagne. (Cette terre, du chef
de Claude de Rosières-Sq-
rans, sa grand'mère).
Pierre- t Guillaume, seigneur
d'Arbigny, se maria à Lan-
gres, où il épousa Jeanne
Boequin, fille de noble Nico-
las Bocquin, juge de la mairie du chapitre de
Langres, et de Louise Talon. De ce mariage il eut
de nombreux enfants. L'un d'eux (le seizième),
Nicolas, gendarme (compagnie de Monsieur) et
seigneur en partie d'Arbigny., épousa AnneGirar-
dot, fille de Henry-Michel Girardot, écuyer, garde
du corps de Sa Majesté, et d'Anne de Rougemont,
et eut postérité.
Armes: De gueules, au poisson d'urgent ac-
compagné de cinq étoiles du méme,S en chef el
■2 en pointe.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Bernard d'Arbigny (Henry), marié
à Marie-Jeanne d'Ambly, fille de François
d'Ambly, inspecteur des contributions di-
rectes, à Bar-le-Duc, el d'Antoinette Dieu-
donné, dont deux fils.
2° B. d'A. (Joseph), marié à Cécile «h 1
Montaugon, sans enfants.
— 411 —
— 412
3° B. d'A. (François), marié à Marguerite
de Montaugon, fille de Jules, comte de Mon-
taugon, et de Marie Séguier, dont Henry,
élève de Saint-Cyr, expulsé pour la messe
de Saint-Germain-des-Prés, marié à Mar-
guerite de Berthier-Bizy, fille de Charles,
baron de Berthier-Bizy, et de Marie de
Quessac, dont : a) Cari ; b) François.
BERNARD D'ATTANOUX (de).
Les Bernard d'Attanoux sont une branche ca-
dette des Bernard de Feissal, qui portent comme
armes : De gueules, au lion couronné d'or, à la
bande d'azur chargée d'un croissant d'argent et
de deux étoiles d'or. (Voir l'Etal de Provence,
publié en 1603, par l'abbé Robert de Briançon).
François 1er les pourvut de la charge de capi-
taine-châtelain de la Tour-Saint- Vincent à titre
héréditaire.
Leurs preuves de noblesse sont relatées dans un
arrêt de la Cour des comptes de Provence rendu
en 10(37 sur les diligences d'Alexandre Belléguise,
procureur général du roi et classé aux archives de
ladite cour.
Les d'Attanoux étaient coseigneurs de Roque-
brun, Paleyson et Le Revest, et apparentés aux
de Badies, de Laborde, de Camelin, de Besançon-
Courtenai.
La lignée masculine s'est éteinte en 1813. Leurs
biens ont été recueillis en héritage par une bran-
che de Bernard de Feissal, qui a été autorisée
par décret à relever le nom et les armes de d'At-
tanoux.
Armes : D'azur, au chevron d'or accompagné
de trois besants d'argent, 2 en chef et 1 en pointe.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bernard d'Attanoux (Henry), ancien
magistrat, démissionnaire en 1880, au mo-
ment de l'exécution des décrets contre les
congrégations, bâtonnier des avocats de
Nice en 1893. Résidences : Nice et château
de Galandes, près Roquebrune (Var).
B. d'A. (Pierre), né à Nice en 1885.
B. d'A. (Joseph), ancien officier de ti-
railleurs, a accompli en 1894 une intéres-
sante mission d'exploration au pays des
Touaregs. Résidences : Paris et Roquebrune
(Var).
BERNARD DE COURVILLE (de).
Famille d'Anjou, établie dans le Blésois et en
Bretagne.
Jacques-François Bernard de Beauiieu, écuyer,
seigneur de Beauiieu et de la baronnie de Conan,
proche Blois, et Gui-André-Bernard de Courville,
écuyer, sieur de Courville, lieutenant dans le régi-
ment de Berri-lnfanterie, établi à < îréhen, en Bre-
tagne, ont produit, pour la preuve de leur no-
blesse, des arrêts du parlement de Bretagne, où
sont rapportés des extraits de titres qui leur dé-
couvrent un fait qu'ils ignoraient tous deux: c'est
que, quoiqu'ils paraissentne s'être jamais connu-,
ils ne laissent pas d'avoir une origine commune,
qu'ils descendent l'un et l'autre également deJean
Bernard, premier du nom, qui était seigneur d'Es-
tiau en Anjou et fut anobli avec sa postérité par
lettres patentes du roi Louis XL données à Pont-
Sainte-Maxence, au mois de mai de l'an 1477. Ce
même Jean Bernard fut aussi élu en 1485 maire
de la ville d'Angers, ce qui lui donnait un second
titre de noblesse, aux termes des lettres patentes
de l'an 1474. Il s'était marié à demoiselle Guille-
mine Conan, dont il eut postérité.
La branche des seigneurs de Courville part de
Jean Bernard, troisième du nom. second fils de
Jean Bernard, deuxième du nom. qui vini s'éta-
blir en Bretagne, y épousa M"e du Dot. dont la
famille a été de tout temps reconnue d'une no-
blesse ancienne et incontestable; il eut île cette
alliance plusieurs enfants.
Le premier de cette branche qui porte' le titre
de seigneur de Courville, est Julien Bernard,
deuxième du nom. écuyer, lieutenant, puis capi-
taine le 19 juin 1702 du régiment de Thiauges.
En récompense de ses services à la défense de
Douai, le roi lui donna la croix de son ordre de
Saint-Louis, le 11 août 1710.
[1 existe un certificat du 12 février 1729, où le
comte de Laval atteste que le « sieur de Cour-
ville était entré dans le régiment en 1(390, que
depuis il y avait servi sans discontinuer, tant en
qualité de lieutenant qu'en qualité de capitaine;
qu'il s'était distingué partout où avait été le régi-
ment, et notamment à Nerwinde, au siège de
Charleroi et de Namur, à la canonnade de l'ers, à
la bataille de Quéren, à Malplaquet, à la défense
de Douai, et à la prise de plusieurs places, comme.
celle de Landau et de Fribourg, où il avait été
tué en attaquant le chemin couvert. 11 avait été
marié à Saint-Quentin, le 24 octobre 1712 et laissa
postérité. »
Cette famille compte plusieurs autres officiers
des armées du roi.
Armes : D'argent, à deua lions de sable, lan-
gues et ongles de gueules, et passant Vun au-
dessus de l'autre, autrement léopardés.
BERNARD DE DOMSURE.
Ancienne famille originaire de Treifort en Bresse.
Humbert et Jean Bernard, de Treffort. enfants
d'Eustache Bernard, prêtre, et de Jeannette Da-
borel, obtinrent d'Emmanuel-Philibert, duc de
Savoie, des lettres de légitimation et noblesse,
données à Chambéry le 1er mars 1593, lesquelles
lettres furent confirmées sous la Restauration
(mars 1815).
— 413 —
- 414 -
i
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles d'argent, et, en pointe,
d i) croissant du même.
;
BERNARD DE MONTESSUS.
Le premier auteur con>' ue colle l'a mille est
Edme Bernard, seigne^^re Montessus*, qui vivait
eu 1420.
Ses lettres de noblesse furent enregistrées par
ordonnance «les élus de Bourg en date du 9 sep-
tembre 1739.
I'n Patrice-Gabriel B., comte de lîully. l'ut lieu-
tenant général et pair de France.en 1815, et épousa
une Bile naturelle du duc de Bourbon.
Cette famille a fourni des officiers et gentils-
hommes de la maison du roi au xvi« siècle, des
chevaliers de Malte et de Saint-Louis, des cha-
noines, comtes de Lyon, des Chanoinesses de Neu-
ville, etc.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles d'argent.
BERNARD DE VALERNES.
Cette famille est originaire du Dauphiné.
Le premier auteur connu est Hugues Bernard
ou Bernardi, chancelier, garde des sceaux de la
reine de Provence (1391-1407).
Elle a formé de nombreux rameaux qui se sont
fixés en Dauphin.', Provence et Bresse.
Elle a fourni des officiers de toutes armes et des
magistrats distingués.
Armes : D'azur, au cor de chasse, sons une
fuse,' diminuée de //t< : ///>' ; au chef d'argent,
chargé de trois grenades de sinople.
BERNARDY DE SIGOYER (de).
Cette famille est originaire de Sisleron où elle
apparaît à la lin du xv siècle.
Armes : De gueules, àla bande d'or, chargée
d'un ours de sable, accompagnée de deux trèfles
d'argent : au chef d'azur, chargé de trois étoiles
d'urgent.
BERNE DE LEVAUX (de).
Gettte famille a été anoblie pour services mili-
taires.
Elle a produit plusieurs chevaliers de Saint-
Louis.
Armes : 1/uzur. au lion rampant d'urgent,
tenant une branche de laurier de sinople.
BERNES DE LA HAYE (de).
Bernes (de) en Beauvaisis, anciennement Baer-
nes. I >;i us les anciennes Remarques sur la no-
blesse de Beauvais, imprimées en 1721, il est
parlé avec distinction de ceux de cette famille qui
se sont toujours distingués au service de nos
rois dans les différents emplois dont ils ont été
irés.
^Louis Xi honora de ses lettres Jean de Bernes,
pour lui recommander ses services dans son cher
l'.'ivs de Boulonais. On voit dans l'histoire de ce
monarque que Gabriel de Bernes fui envoyé par
le Dauphin au roi Charles VII el en différentes
cours, dans les années L440, 1444, 1452 et 1456
pour traiter sur différents sujets. Il y a eu dans
cette famille un lieutenanl général d'artillerie,
plusieurs colonels, tant d'infanterie que de cava-
lerie, etc. Elle fut maintenue en sa noblesse, le 28
septembre 1697, par M. Bignon, intendant du
Languedoc.
Le premier connu de ce nom de Bernes est Ni-
colas, qui lit en L167 une donation à l'abbaye de
Beauvais. La seconde branche, celle des seigneurs
de La Haye, commence à Jean de Bernes, écuyer,
seigneur de La Haye, second fils de François,
premier du nom; il se maria en 1608 à Christine
de Trion, dont il eut postérité.
Armes: D'argent, à la hache d'armes ou do-
loire de gueules.
Supports : Deux lévriers.
Cimier : Un terrier.
BERNES DE LONGVILLIERS (de).
Cette famille, qui paraît être la même que la
précédente, d'ancienne chevalerie, est originaire
du Beauvaisis. Sa filiation s'établit authentique-
ment à partir de Nicolas de Bernes, connu par
une charte de donation de l'abbaye de Saint-Lucien
de Beauvais en 1167. Porrus de Bernes, chevalier,
comparut avec la noblesse boulonnaise en 1550.
Ses descendants .?ont maintenus dans leur no-
blesse par la cour des aides le 80 août 1264, et par
M. Bignon, intendant de Picardie, le 28 décembre
1697.
Elle a fourni un lieutenant général d'artillerie,
plusieurs mestres de camp, colonels de régiments
de cavalerie et d'infanterie et pages à la cour des
rois Louis XV et Louis XVI.
Elle s'est alliée aux familles de Bacouël, Blon-
del de Joigny, Créquy, Aurnale, Monbéton, Sal-
permick, du Brouhel, Malet de Goupigny, de
( !any, Montlezun, etc.
Armes : D'azur, à lu doloire de gueules.
Couronne de marquis.
Cimier : Un lévrier issant.
Supports : Deux 1er ri ers.
Devise : Non excidet.
BERNET DE GARROS (du).
La possession du fief du I ternet, dès le xr siècle 5
a fourni une noblesse et une libation incontes-
tables, prouvées par titres originaux authentiques,
un grand nombre d'officiers, de magistrats, el en
tète de ceux-ci un premier présidenl du parlement
de Bordeaux, homme éminent qui joua un rôle
considérable dans la province de Guyenne et fut
en relations ou en correspondance avec les plus
hauts personnages de l'Etat, tels que le roi
Louis XIII, Louis XIV enfant, le cardinal Maza-
rin, Henri de Bourbon, troisième prince de Condé,
13
— 415 —
H 6 —
son ami, etc.; tels sont les points les plus saillants
de l'histoire de la famille du Bernet, qui fut
maintenue dans sa noblesse par les intendants et
assista aux assemblées générales, des gentils-
hommes.
La famille du Bernet se divisa au xvi« siècle
en deux branches principales: la première, celle
du premier président du Bernet, finit par des
femmes.
1° Les seigneurs du Bernet, barons d'Ey-
rans, etc.
2° Les seigneurs de Garros et de Peyriac.
Le premier de ce rameau est noble Salomon du
Bernet, deuxième du nom, écuyer, seigneur de la
maison noble de Garros, avocat au parlemenl de
Bordeaux, lils de noble Jean, premier du Bernet,
seigneur du Bernet.
La branche des seigneurs de Garros subsiste en
deux rameaux dans les départements du Lot-et-
Garonne et du Gers.
Armes : D'azur, au pal d'or, chargé d'un arbre
(aulne) arraché de sinople, côtoyé de deux li-
cornes saillantes et affrontées d'argent.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Vivo flumine allùm.
BERNIGAUD DU CHARDONNET.
Cette famille, originaire de Bourgogne, n'a pris,
parait-il, le surnom de Chardonnet que depuis La
fin du siècle dernier.
Les nobiliaires, en tout cas, ne font aucune
mention de son nom.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux roses, et, en pointe, d'un arbre
terrassé de même, sur lequel est perché un
chardonneret, aussi d'or.
BERNIS (de).
BERNONS e).
Voy. Pierre.
Cette famille est originaire de Bourgogne.
Elle est fixée depuis longtemps dans le Bas-
Poitou.
Elle a produit des officiers de toutes armes.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé el lampassé
de gueules.
Devise : Virtutem a slirpe traho.
Il existe une autre famille portant le même nom
qui a pour auteurs Antoine Bernon, maire perpé-
tuel de Moras, en 1090, et un trésorier de France
à Grenoble, en 1770.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois roses d'argent; au chef cousu de gueules,
chargé de trois étoiles d'or.
BERNY u/).
Ancienne famille originaire de Picardie. Lorsque
le roi Henri IV fit le siège d'Amiens, en 1594, un
de Berny était maïeur de cette cité : il eut l'hon-
neur de présenter les clefs à Sa Majesté. La fa-
mille de Berny compte parmi ses rejetons îles per-
sonnages qui se sont distingués dans l'armée et
dans la magistrature. L'un d'eux , Gabriel de
Berny, était conseiller du roi, maître ordinaire à
la chambre des comptes. Etienne de Berny, secré-
taire du roi, et Claude de Berny, ancien consul,
bourgeois de Paris, marié avec Claire Coustard,
alors sa veuve, sont portés dans l'armoriai géné-
ral de L696.
Armes : D'argent, à trois bandes de gueules,
celle du milieu chargée de trois roses d'or, et
les deux autres chargées chacune de deux roses
de même.
BERRANGER (de).
Celte famille, originaire de Normandie, établit
sa filiation depuis Henry de Berranger, concierge
au palais de Versailles et valet de chambre du roi
à la lin du siècle dernier.
Armes : Gironné d'or, d'azur et degueules.
BERSY-CUGY DE LA GUERRIVI-
VIERE (de).
Famille originaire d'Anjou.
l'n Bersy, officier du roi, fui tué au 10 août; un
autre tomba frappé d'une balle, aux côtés de La
Roche jaquelein, à l'entrée des Vendéens à Laval.
Armes : D'argent, à la montagne de sable,
chargée de i rois coupeau v, accompagnée de trois
nids de même, les oiselets issanls, posés 2 et 1.
BERTENGLES (de).
Cette famille] originaire de Normandie, a pos-
sédé les seigneuries de Vauroux et de Boujon.
Jacques de Bertengles, seigneur de Vauroux, bri-
gadier des chevau-légers de la garde du roi, et Mi-
chel de Bertengles, son frère seigneur de Boujon,
servant aussi dans les chevau-légers, tous les deux
chevaliers de Saint-Louis, ontété anoblis au mois
de mai 1735.
Armes : D'argent, à Irois fusées et deux de-
mies de gueules, posées en fasce.
BERTHELOT DE LA GLETAIS.
Famille originaire de Bretagne, qui a fourni
cinq auditeurs et maîtres des comptes depuis 1654.
Armes : Parti d'hermine et d'azur, au che-
vron accompagnéde trois macles, le tout d'or, de
l'un en l'autre.
BERTHELOT DE BAYE.
La terre seigneuriale de Baye, l'une des quatre
anciennes baronnies de Champagne, située dans
le diocèse de Sens, et au dedans du bailliage, dont
elle relève, appartenait, lors du procès-verbal dé
rédaction des coutumes de cette' ville, du \ novem-
bre 1555. au duc de Nivernais, pair de France,
gouverneur de Brie, Champagne et Luxembourg;
elle fut acquise par François Berthelut, baron de
— 117 —
us —
Baye, lieutenant général des armées du roi, et
commandeur de Saint-Louis, etc.
Par lettre d'érection datée d'avril L676, l'île
d'< Irléans (Canada), a été érigée en en nié' de Sain t-
Laurens, en faveur de François Berthelot et de
descendants, tant mâles que femelles (archives
du ministère de la Marine).
Armes : De gueules, â trois cors de chasse d'ar-
gent, lies lie même, chargés chacun de cinq mou-
chetures d'hermines de sable, et posés 2 en chef
el 1 eu pointe.
BERTHIER.
Cette famille qui, sons l'Empire, a fourni un
maréchal de France, fait duc et prince de \Ya-
gram, est originaire de Lorraine et a pour auteur
Jacques Berthier, reçu le 6 février 1634, avocat au
parlement de Metz.
Les Berthier furent anoblis par Louis XVI par
lettres patentes de juillet 1763 dans la personne de
Jean-Baptiste, lieutenant-colonel, commandant
en chef le corps îles ingénieurs hydrographes.
lo Louis-César-Gabriel, fils du prince de Wa-
granij est l'auteur du premier rameau des comtes
de l'Empire ;
2° Victor-Léopold, auteur du rameau de La
Salle et du second rameau des comtes Berthier;
3® Alexandre-Joseph, auteur d'un rameau:
i° Thérèse, mariée à François d'Arrangé, baron
d'Haugeranville, marié en 1827.
5° Hameau des comtes de l'Empire.
Armes : Ecartelé : au 1. des comtes militaires
de l'Empire; «m 2, de gueules, à un lion d'or,
chargé d'une barre d'argent à ti-ois tète de Mau-
res de sable : au 3, de gueules à une couronne de
feuillage d'or, chargée d'une hache posée en
barre d'urgent et adextrée en chef d'une étoile
de même: au 'j, d'azur à un pal d'argent, che-
vronné de trois pièces de s(djle.
Rameau de La Salle.
Armes : Coupé : au i, parti à dexlre des comtes
militaires de l'Empire, et à sénestre d'argent
à une barre d'azur chargée de trois, têtes de lion
coupées, d'or: au2, d'argent à un cheval effrayé
ei contourné de sable porté sur une lance brisée
de gueules, ferrée d'azur et partant à sénestre.
BERTHOIS (d e).
I Jette famille est originaire
de Bretagne I Erbrée et Vitré).
Elle a donné plusieurs ma-
gistrats, des officiers supé-
rieurs, un colonel brigadier
des armées du roi, massacré
à Lille en 1 791, des cheva-
liers de Saint-Louis <'t des
membres de la Légion d'hon-
neur, nn lieutenant général,
aide de camp du roi Louis-
Philippe.
Elle s'est alliée aux fa-
milles Geffrard, du 1
Charil, la Villejehanin, Coëtnempren-Kerdour*
nant, Lanjuinais, I mnoyer de Noirmont, <ln Mais-
niel, la < îhapelle de Vansalmon, etc.
Les titres de baron et de chevalier lurent con-
cédés par 1(3 roi Louis XVIII (1820), aux deux
frères représentant alors cette famille, mais avec
modification des armoiries anciennes pour le cadet
comme brisure.
\i;mi:s : D'argent, au lion couronné de
gueules; au chef d'azur, chargé d'un croissant
d'or.
Armes anciennes : De sinople, au sautoir d'ar-
gent, chargé de cinq têtes de léopards de gueules.
— Alias: D'argent, au lion couronné de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Berthois (Anatole-Eugène, B on dé), colo-
nel en retraite, et B onne , née du Maisniel dé
Wattignies (Lucile-Ferdinande). — Rési-
dence: Ch au des Bretonnières, par Vitré
(Ille-et-Vilaine), dont: a) Pierre; b) André;
c) Amélie, mariée à Charles de la Chapelle-
Vausalmon, lieutenant au <>4 e d'infanterie,
à Saint-Nazaire.
Branche cadette
Berthois (Alphonse. i; m de), conseiller à
la cour dos comptes, veuf de Delphine
Bechet (de New- York), 87, rue Saint-La-
zare, à Paris, dont Philippe, auditeur à la
cour des comptes, même adresse.
BERTHOUc/n.
Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé
les seigneuries de Launay, Kervaudry, Kerverziou
en Tréguier.
Armes: D'or, à a a oiseau en abîme, cramponné
d'arpent, h-, m, il un rameau de sinople, el accom-
pagné île i rois étoiles aussi de sable, 2 en chef
et 1 en pointe.
BERTIER (de).
Cette famille, originaire du Languedoc, a pos-
sédé les seigneuries de Pinsaguel, Moncrabe, Pont
de Camarer, Chastellus, Venesque, Saint-Geniez,
le Vernet, Pouze, Belpech, Mailholas, Grolejac,
Boche d'Agout, Palaficat, Pechbonieu, Laeour-
nandric, Lauraguel, la Bruyère, etc.
Elle s'esl alliée aux principales familles de La
province et a produit des premiers présidents ete
parlemenl ; cinq évoques : un grand chancelier de
la reine Marguerite de Valois; un grand maître
di S «'aux et forêts sons Louis XI ; des capitoulfi :
des conseillers d'État; >\e> officiers généraux de
toutes armes et de nombreux chevaliers de Malte
et de Saint-Louis.
Armes : D'or, au taureau furie.u$ de gueut
419 -
— 420 -
ongle et accorné d'azur, chargé de cinq étoiles
d'argent en bande.
BERTIER DE SAUVIGNY {de).
Cette famille a une origine commune avec les
Bertier du Languedoc.
Le premier auteur connu est Guillaume de Ber-
tier, deuxième fils de Louis de Bertier, seigneur
de Moncrabe et de Saint-Geniez.
Un de Bertier, maître des requêtes de l'hôtel du
roi, intendant de la généralité de Paris, fut assas-
siné le 22 juillet 1789.
Armes: D'or, au taureau de gueules, chargé
de cinq étoile* du champ.
BERTOULT (de).
Cette famille, originaire d'Artois, acquit en 1536,
de la famille de Hautecloque, la terre de ce nom.
sise en Picardie.
Les Bertoult furent créés marquis, sous le nom
de Bertoult d'Œufs, en 1766, afin d'éviter toute
confusion avec les de Hautecloque.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de trois coquilles, et, en pointe.
d'un lion passant, alias : léopardé, le tout de
même.
BERTRAND.
L'origine de cette famille nous est inconnue.
Le titre de baron provient de l'Empire et fut
accordé en 1809 au grand-père du représentant
actuel, Antoine-Josepii, général de brigade, qui
avait pris part à toutes les campagnes du premier
Empire.
Armes: Ecarlelé : au 1, d'azur au chien d'ar-
rêt passant, soutenu du même, le tout alésé; au
2, des barons tirés de l'armée : au S,de gueules à
la plume en bande d'argent et au satire recourbé
en bande d'or, passés en sautoir ; au 4, d'azur, à
ta fourmilière alésée d'or.
BERTRAND DE BOUCHEPORNu/, ,.
Famille originaire de Lorraine.
Le titre de baron a été concédé le 23 avril 1812
et confirmé le 1" juin 1816 à Anne-François-
Louis, grand maréchal de la cour de Jérôme
Napoléon, roi de Wesphalie.
Armes: Ecartelé:aux'Létk,d'azur,àtroisanne-
lets entrelacés d'or, 2 et 1; aux 2 et 3 d'or, à la
pommette pin de sable (pour les armes anciennes);
franc quartier de baron officier de la maison à" un
prince de la famille impériale, brochant sur le
tout.
BERTRAND DE LAFLOTTE.
La famille de Laflotte a a été anoblie par lettre
patente d'avril 1785, en la personne de Michel-
Alexis Fauvet de Laflotte, officier des troupes du I
roi dans l'Inde, chevalier de Saint-Louis.
Elle compte des représen-
sentants dans la diplomatie,
l'administration et l'armée.
Armes : Ecarlelé'. au \,de
gueules à deux fasces d'ar-
gent, parti (l'argent à un
pal d'azur; au 2. d'argent
à trois vaisseaux de sinople
poses 1 et'Z; au 3, d'argent, à
trois vaisseaux de sinople
posés 2 et 1 ; au 4, paie d'ar-
gent et 'l'azur.
L'écu timbré d'un casque
de profil orné de ses lambre-
quins d'argent, d'azur, de gueules et de sinople.
BERTRAND-GESLIN.
L'anoblissemenl de cette famille date du 10 juil-
let 1810.
Jean-Baptiste-l ïharles Bertrand-Geslin, alors
maire de Nantes, reçut le titre de baron de l'Em-
pire constitué héréditairement.
Armes : Ecarlelé : au 1. d'or, à la bande
d'azur, chargée de trois étoiles d'argent; aic2,
franc-quartier des barons-maires : au '■'>. d'azur,
an vaisseau à trois mats, cognant sur nue mer
d'argent : au ï, de sable, au casque tare de fasce
d'or, /rare, -se if une épée liante d'argent.
BÉRULLE (de).
Famille originaire de Champagne, à laquelle
appartenait le cardinal de Bérulle, mort en 1629.
1 ette famille a en outre produit un conseiller
d'Etat, procureur général de La reine .Marie de
Médicis, et la remarquable succession des quatre
premiers présidents au parlement de Grenoble.
Armes : De gueules, au chevron d'or accom-
pagné de trois molettes de mén
BESANCENET (de).
origi-
Cette famille est
naire de < Champagne.
La noblesse fut conférée,
en 1816, à Ktienne-Jacques
1;., avocat au parlement, par
Louis XVIII. en raison des
courageuse.- défenses pré-
sentées devant le tribunal
révolutionnaire au péril de
-a vi<\
Armes : Coupé : au I.
'l'azur, à la balance d'ar-
gent : an 2. d'or, à ilen.r
drapeaux de gueules croisés en sautoir, percés
d'une épée de sable en pal.
Couronne de comte.
Devise : l'ai élis et justus.
BESENVAL (de).
Maison originaire de la ville d'Aousle ou Aoste,
i
rr
— 421 —
V.-3
>
capitale du duché de ce nom, et établie en L629
à Soleure, en Suisse. La famille de Besenval a
été depuis un temps immémorial l'une des plus
considérables el des mieux alliées à la cité
d'Aoste.
Jean- Victor-Pierre-Joseph de Besenval, auteur
de la seconde branche, officier au régiment des
gardes suisses en France, dès l'âge de dix-huit
ans, obtint en septembre Miô'i la demi-compagnie
vacante dans le même régiment à la morl de son
frère aîné Jean-Martin, et la posséda jusqu'au
6 mai 1661, où elle fut réformée
Pierre-Joseph de Besenval, baron de Brunstatt,
auteur de la troisième branche, leva en 1671, au
service de la France, une compagnie franche
suisse, laquelle fut depuis incorporée dans le ré-
giment suisse de Cas te lias. 11 fut major de brigade
et commanda à Huy. A la réforme de sa compa-
gnie, en 1682, il se retira du service et fut nommé
conseiller privé ou aulique de l'abbé de Saint-Gall,
qui était prince d'Empire, et le premier des alliés
du corps helvétique. Il fut, en 1087, ambassadeur
de ce prince à la cour de Turin.
De tout temps il y a eu, dans les régiments des
gardes suisses en France, des officiers de la fa-
mille de Besenval.
Armes: Ecartelé : au 1, d'azur, à la bande
d'argent, qui est de Besenval : au 2, d'or, au fer
à cheval de sable, qui est de Brunstatt ; au 3,
d'or, à la biche de gueules, qui est Riedisheim :
au 4, d'azur à lu sirène d'argent, tenant avec
la main droite un miroir d'or , et urée lagauche
ses cheveux flottants, qui est Deidenheim.
Couronne de baron.
BÉSIADE D'AVARAY (de).
La famille de Bésiade d'Avaray, qui, dans le
cours des trois dernières générations, compte cinq
officiers généraux, un brigadier des armées du
roi, et plusieurs colonels, est originaire de la pro-
vince du Béarn, où elle est connue depuis la fin
du xv e siècle.
Claude-Théophile de Bésiade. marquis d'Ava-
ray, d'abord page de Monsieur, frère de Louis XI Y,
entra dans un régiment de cavalerie en I672et
fit les diverses campagnes de la guerre de Hol-
lande. Créé en 1688 mesti'e de camp d'un régi-
ment de dragons de son nom, le marquis d'Ava-
ray fut ensuite promu au grade de maréchal de
camp en 17<)"2 et lieutenant général en 1704. Il eut
une grande part au succès de la bataille d'Al-
manza, le 25 avril 17(i?. La paix d'Utrecht ayant
rendu ses services militaires inutiles, Louis XY
le nomma ambassadeur en Suisse. ]1 mourut en
1745, à l'âge de quatre-vingt dix ans. dont il avait
passé les deux tiers dans les camps.
Son Qls, Charles-Théophile de Bésiade. marquis
d'Avaray. s'était élevé rapidement au grade de
maréchal de camp.
Claude -An tonin de Bésiade, marquis, fils du
précédent, reçut le titre de duc d'Avaray.
En 1814, le marquis d'Avaray porta à Louis XVIII
en Angleterre l'adresse du sénal à Monsieur el ta
réponse de ce prince. A la Restauration, il reprit
auprès du roi ses fonctions de maître de la garde-
robe, fut nommé lieutenant général en 1814 et
pair de France le 1*3 aoûl 1815. Louis XVIII, par
lettres patentes du 6 août 1817, rétablit en sa fa-
veur le titre de duc, conféré à son fils aîné, mort
sans alliance.
Sous la Restauration, Joseph-Théophile-Parfait
de Bésiade fut nommé chevalier de Saint-Louis
et maréchal de camp. 11 commanda de 1814 à 1830
différentes divisions militaires, et fut promu, en
1824, au grade de lieutenant général.
Armes : D'azur, â la fuser d'or, chargée de
de deux étoiles de gueules et accompagnée en
pointe <i'une coquille d'or, à Vécusson de France,
brochant sur la fasce.
Couronne ducale.
Supports : Deux lions.
Devise: Vieil iter durum pietas.
BESSAY (de).
Famille chevaleresque de Poitou, qui se distin-
gua héréditairement dans les armes.
Elle se prétend issue de la maison royale de
Lusignan. Le fait n'a pu être vérifié.
Armes: De sable, à quatre f usées d'argent
posées en bande
BESSET (de).
Besset.
Voy. Palluat de
BESSEY DE CONTENSON (de).
Cette famille remonte à
Pierre du Bessey, capitaine
de compagnies franches, qui
vint s'établir en Forez au
commencement du xv siè-
cle; ses descendants devin-
rent seigneurs de Contenson
en 1671, et prêtèrent foy et
hommage pour la baronnie
de Pôntamailly, en 1776.
Armes : D'urgent, à la
croix de gueules, chargée
de cinq losanges d'argent.
REPRÉSENTA NTS ACTUELS :
1° Bessey de Contenson (Louis du).
marié à N... de Terrasse de Tessonnet,
dont: Siméon-Jean-Guy <l< i II. du G., capi-
taine d'état-major, attaché au 7" corps d'ar-
mée, chevalier «le la Légion d'honneur, ma-
rié ''il 1881, avec Marie-Pauline Gourlez
'i23 —
_ >,9\ —
de La Motte, dont : Louis, né le 6 avril
1882.
2° B. de C. (M du).
3° B. de C. (Roger du), ma ri A à N...,
dont : a) Guy; b) Robert; c) Alain ; d) Jac-
ques ; é) Guillaume.
BESSONIES (de).
Seigneurs des Bessonies,
de Las Gazailles, du Bous-
quet de Loujouls et en par-
tie des paroisses de Saint-
Hilaire, de Saint-Cirgues ef
de Lauresse, seigneurs < 1 i -
rects en partie de la baron-
nie de Gardaillac et de la
ville de Figeac en Quercy.
Originaire du château de
Bessonies, commune de
Saint -Hilaire départemenl
du Lot, la famille de Bes-
sonies a établi en diverses circonstances sa liba-
tion directe depuis noble Géraud de Bessonies, né
en 1490 et marié, en 1520, à Delphine de Bossac.
Il suffit de consulter, à la bibliothèque nationale,
le manuscrit de M. d'Hozier, juge d'armes de
France, pour constater cette libation et la suivre
jusqu'à nos jours. Toutefois, à partir de Tan 1730,
cette famille s'est divisée en deux branches dis-
tinctes : la brandie aînée, dite de Sain t-Hil aire,
et la branche cadette, dite d'Alzac.
Cette dernière est la seule qui existe encore de
nos jours. Pour établir exactement son origine, il
suffit de remonter à l'époque de la séparation des
deux branches.
Etienne de Bessonies, écuyer, seigneur de Bes-
sonies, Las Gazailles, le Bousquet et autres lieux,
né en 1670. épousa, par contrat du 32 juin 1692,
demoiselle Renée-Charlotte de Lagarde de Saignes.
De ce mariage naquirent:
1° René, chef de la branche ainée, dite de Saint-
Hilaire.
2° Louis.
3° Jean, connu sous le nom de Dubosquet,
chef de la branche cadette, dite d'Alzac.
Armes : D'or, à un pin de sinople, sur un
tertre de même, soutenu par deux lions de
gueules affrontés et couronnés de même.
Supports : Deux sauvages armés de massues.
Couronne de comte.
BÉTHISY (de).
La maison de Béthisy de Mézière, originaire de
Flandre, s'est fixée en Picardie depuis plusieurs
siècles.
En dehors de plusieurs membres de cette famille
qui ont porté ce nom au xr siècle et au xn% la
famille de Béthisy a eu pour principales illustra-
tions : Eugène-Marie de Béthisy, seigneur de Mé-
zière, un des héros de Fleurus, nommé lieutenant
général et gouverneur d'Amiens, et son fils, Ku-
gène-Eléonore de Béthisy, marquis de Mézière,
qui fut également lieutenant général et gouver-
neur de Longwy.
Le marquis Alfred-Charles-Gaston de Béthisy.
qui avait épousé, en secondes noces, M 11 '' de Les-
pine, est mort, le 11 février 1881. Cette famille est
donc éteinte dans les mâles.
Armes : D'azur, freltc d'or de six jurées.
BÉTHUNE (de).
La famille de Béthune esl issue de Hubert b''.
seigneur de Béthune, mort en 1036, cinquième
fils d'Adadeline, dernier des comtes Fouveraina
héréditaires d'Artois. La branche de Béthune-
Hesdigneul esl devenue branche ainée par l'ex-
tinction des deux branches ducales de Sully et de
Charost, en 1807 et en 1800. La communauté d'o-
rigine 'lc<. diverses branches est prouvée par la
sentence de l'élection d'Artois du is mai 1720 et
par l'acte souscrit le 13 février 177/ par Maximi-
lien-Antoine-Armand de Béthune, duc de Sully,
chef de la maison, en faveur de la branche de
Béthune-Hesdigneul et de la branche de Béthune-
Pennin-Saint-Venant (maintenant Béthune-Sully),
reconnues par lui comme branches puînées delà
famille. — Prince de Béthune-Hesdigneul par
lettres patentes de l'empereur Joseph II dll lisep-
tembre 1781, Ce litre, reconnu en France par au-
torisation royale du 18 octobre L781, a été reconnu
en Belgique par lettres patentes du roi Léopold II
le 10 juin 1888.
Armes : D'argent, à la fasce de gueules, qui est
de Béthune. Le canton dextre chargé d'un écus-
son de gueules à la bande d'or, accompagné de
six billetles de même, qui esl de Saveuse (brisure
depuis l'an 1203).
Branche de Béthune-Si lly
La branche ducale de Sully, branche aînée de
toute la famille, s'étant éteinte en la personne du
dernier duc de Sully, décédé sans alliances Je
23 septembre 1807, sa mère, resiée sans enfant, a
mis la branche de Béthune-Pennin-Saint-Yenant
en possession du nom et des biens de la branche
de Sully par donation contractuelle en date du
29 mai 1808, en faveur de Marie-Louis-Kueène-
Josepb, comte de Béthune, à l'occasion de son
mariage, le 1er juin 1808, avec Anne-Albertine-
Josèphe-Marie de Montmorency-Luxembourg.
La possession du nom de Béthune-Sully a été
confirmée à la branche de Béthune-Pennin-Saint-
Venant par ordonnance rovale du 16 octobre
1816.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1° Béthune-Sully (Eugène-Charles-Phi :
lippe-Marie, G te de), né le 28 octobre 1843.
Résidence : Château de Sully-sur-Loire
i25 —
- 426 —
(Loiret), marié le 20 février 1872 à Marie-
Marguerite Amelot de Chaillou, décédée
le 29 mai L883, dont : a) Marie-Joseph-
Jacques-Maximilien} né le I er janvier 1873;
b) Marie-Joseph-Jacques- Victor-Charles, né
le 10 juin 1874 : c) Marie-Joséphine-Jeanne-
Catherine, m' 1 ' le2 avril 1876; d) Joséphine-
Marie-Marguerite, née le 13 janvier 1879;
e > Alexandrine-( Îatherine-Joséphine-Marie-
Solange, née le 25 novembre 1882.
Mère : Béthune-Sully (Gharlotte-Hen-
riette-Louise-Juliette, G esse de), née de Vas-
sinhac [mégourt, née en 1819, mariée en
1839 à Gharles-Louis-Marie-François, né en
•812, décédé en 1871.
Sœurs : 1° A.lbertine-Marie-Georgine-
Gharlotte, née en 1841, mariée en L867 à
Alphonse, marquis de Goulaine.
2 ' Gharlotte-Gabrielle-Louise-Marie, née
en 1848, mariée en 1872 a Henri, comte
d'Innisdal.
BEUGNOT.
Famille originaire de Champagne. Le premier
auteur connu est Edme Beugnot, né à Bar-sur-
Auhe en l^oO, et décédé en 1788.
Le titre de comte est une concession de l'Em-
pire du 28 octobre 1808, et fut attribué à Claude-
Jacques, député, conseiller d'Etat, qui devint
plus tard, sous la Restauration, ministre d'Etat
et pair de France.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'argent, an
chevron d'or, accompagné de trois grappes de
raisin de sinople; au "2. d'azur, à la charte d'ar-
gent; a a 3, d'azur, à l'ancre d'argent en pal.
BEURGES {de).
Cette maison, connue dès li'iO, originaire de
Lorraine, remonte sa filiation suivie à Jean Beur-
auditeur de la Chambre des comptes de
Nancy, qui obtint, le 12 avril 1533, des lettres de
provision de l'office de contrôleur général du
duché de Lorraine.
Elle a donné, en outre, un ministre et secré-
taire d'Étal de Lorraine (province); un conseiller
au parlement de Paris: un gentilhomme de la
chambre du roi et des ducs de Lorraine, et des
officiers de toutes armes.
Elle s'est alliée aux premières familles de France.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux coqs d'argent, et, en pointe, d'un
cygne du même, tenant dans son bec une cou-
leuvre de gueules.
BEURMANN (de).
Famille noble et ancienne du Hanovre, dont
une branche se fixa en France vers b' milieu du
siècle dernier en lu personne 'le Jean-Gonrad-
àuguste, officier au service de la France, lue à la
bataille de Laval en I 793.
Le titre de baron porté par des membres delà
famille a. été concédé par l'Empire à Jean-Ernest,
général de brigade, qui mourut, maire de Toulon,
en 1850.
<'.e||e famille a fourni sept branches qui se sont
établies sur tous les points du territoire français.
Armes : Ecartelé : au 1, d'or, au casque de
salile. lare il,' profil, grillé et édenté d'argent;
au 2, desbarons militaires', au 3,d'azur,au che-
val galopant d'argent; an 1, d'argent, à deux
branches d'olivier de sinople, nouées parle pied
en forme de couronne, entourant une lente ou-
verte d'azur, terrassée de sable et surmontée
il' une étoile aussi d'azur, placée entre les extré-
mités des branches de laurier.
Les 5e, 6% et 7 e branches portent :
D'argent, mantelê d'azur, au chevron de
gueules du tiers de Vécu, brochant sur le tout,
chargé du signe des chevaliers, accompagné en
chef à decotrè d'une tour crénelée d'or, sur-
montée d'une licorne issante d'argent, à sé-
nestre d'un arbre arraché d'or, et, en pointe,
il' a ne épée de sable, en pal.
BEUVAIN DE BEAUSÉJOUR.
Famille originaire de Normandie , mais établie
au commencement de ce siècle en Franche-Comté.
Au xvn e siècle, Jean Beuvain était fermier gé-
néral du duché-pairie d'Aumale. Au xvine siècle
et jusqu'à la Bévolution, cette famille fut attachée
aux maisons des ducs du Maine et de Penthièvre.
Elle se divisait en plusieurs branches qui por-
taient îles noms de fiefs dis-
tincts. Les Beuvain de Beau-
séjour firent souche en Fran-
che-Comté à la suite du
mariage d'Alexandre Beu-
vain deBeauséjour (28 mars
1X10). :i vec Mi'" (iabrielle
Grignel d'Eugny, nièce de
M. Fauvelet de Bourienne,
secrétaire intime de Napo-
léon I er , et ministre d'État
sous Louis XVIII.
Cette famille a donné un
procureur général au grand
conseil du roi Louis XVI, 1780; un commandeur
de Saint-Louis ; des chevaliers de la Légion d'hon-
neur.
Elle s'est alliée aux familles : Grignet d'Eugny,
Fyard de Mercey, Clerc, Gros, d'Orival. Autres
alliances : Pasquier de Biancourt , Vincenne de
Hodencq, Ticquet, Chevreul des Chapelles, Lan-
bert, Ternisien de Boiville, Cirou de Lieux, de
Yalicourt de Séranvilliers, Chapelain de Séroviile,
Pimontde Cécire de Honnavillc, O'Kerrins.
i27
128
Armes : D'or, à un bœuf passant de gueules,
sur une terrasse de sable. — Alias : D'azur, au
sautoir d'or chargé d'un bœuf de carnation et
cantonné de quatre étoiles d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux licornes.
REPRÉSENTA XTS ACT UELS
Branche aînée
1° Beauséjour (de), née Fyard de Mer-
cey. — Résidence : Vesoul (Haute-Saône).
2° B. (Eugène de), ancien magistrat, el
M""', née Clerc. — Résidence : Château de
de Chilly-le-V ignoble (Jura).
3° B. (l'abbé Paul de), vicaire général à
Besancon. — Résidence : A l'archevêché de
Besançon.
4° B. (Henri de), ancien vice-président
du Conseil de préfecture de la Haute-Saône,
et M me , née de Valicourt. — Résidence :
Vesoul.
.-)° B. (Louis de), capitaine au 11" régi-
ment de chasseurs, et M""', née de Séréville.
— Résidence : Vesoul.
Branche cadette
i°B.(M""7te), née Lambert. — Résidence :
Château de Motey-Besuche (Haute-Saône.)
2° B. (Gabrielle de). — Même résidence.
3° B. (Gaston de), ancien élevé de l'école
polytechnique, capitaine d'artillerie démis-
sionnaire, et M""', née (TOrival. — Même
résidence.
BEUVRON (de). — Voy. Bertrand de
Beuvron.
BEYLIÉ (de).
Famille originaire du Périgord qui s'est établie
en Dauphiné vers l'an 1690.
Armes : De gueules, à une tête de bélier,
coupée d'argent.
BEYNAC (de).— Voy. Las Esguras de
Beynac
BEYNAGUET DE PENNAU-
TIER (de).
Famille originaire du Languedoc, ayant possédé
les seigneuries de Labusquère, Saint-Pardoux, Me-
zel, Pennautier, Yillelegailhence, Villemoustaus-
son, Caudebron, de Labas-
tide, Bouge,Peyre, châtelle-
nie de Cabardès et autres
lieux.
Bernard de Beynaguet,
fils de Pierre de Grailly, qua-
trième frère du sire de
Grailly, captai du Buch,
dont la famille forma la
deuxième branche des com-
tes de Foix et celle descom-
tes de Candaule.
Guillaume, comte de Bey-
naguet, mentionné dans la
procuration du 14 février 1443 du comte Gaston
de F'»ix, captai de Buch, qui le traite de cousin
consanguin .
Cette branche de Grailly prit le nom de Beyna-
guet du comté de Bénanges, qui leur avait été
donné par Henri III, roi d'Angleterre, en 1266, le
2 janvier de la cinquantième année de son règne.
Cette maison a l'ait 1rs preuves pour monter
dans 1rs carrosses .lu roi en 1780, signé Chérin.
Elle a tait les preuves de Malte pour Jeanne de
Beynaguet, reçue religieuse maltaise au rang des
sœurs de justice, dans le monastère de Saint-Jean,
à Toulouse, procès-verbal du 12 février 1266, signé
Bernard de Polastron-la-Hillière.
Elle a fourni un secrétaire de Jeanne d'Albret,
1562, un capitaine de 50 hommes d'armes, défense
Je la ville de Toulouse: un page du régent, 1792;
un directeur généra] de l'artillerie aux armées de
la Hollande et de la Belgique, des chevaliers des
ordres de Saint-Lazare et de Notre-Dame-du-Mont-
Carrnel, de Saint-Louis.
Armes : D'argent, à une canette de sable hec-
quée et membrêe de gueules, nageant sur une
rivière de sinople, au <■/"■/' cousu d'or, à trois
losanges de gueules.
BEZ D'ARC (de). — Voy. Bastier.
BEZIEUX (de).
Famille originaire de Picardie.
Le premier auteur connu est Balthazard, reçu
avocat au bureau des finances en 1679.
Armes : D'azur, à la croix d'or, vivrée de
deux traits de sable.
BIADELLI.
Mention, dit-on, est faite des Biadelli à Bastia,
depuis l'origine de la ville : Antoine B., né en
1744, président à la cour de Bastia; Vincent B.,
né en 1765, officier supérieur et littérateur très
distingué; Philippe B., né en 1780, ofûcier supé-
rieur de cavalerie ; Antoine B. (1820-1870), capi-
taine tué à Woerth,
— 129
— 430 —
Cette famille s'est, alliée
aux familles : Arrighi de Ca-
sanova, Levie, Ramolino,
comtes de Poli, comtes de
Garaman,princesl larraciolo,
marquis de Neude, barons
de Franreschi, barons de
I lesari, comtes de < îasabian-
ca, Biguglia de Buttafuoco,
Casella, Gastelli, Guasco,
Lazarotti, Mancini, barons
Orsatelli, comtes de liiva-
rola, Rocaserra, Savelli, Be-
nielli, de Vido, Pozzo di
Borgo, Suzzoni, etc.
Armes : D'azur, à une aigle sommée d'une
couronne à Vantique d'or, essorant sur deux
épis de blé du même, soutenus d'une terrasse
d'<>,\ ombrée de sinople et accompagnée de trois
étoiles d'argent posées 1 et 2.
Couronne ducale, par concession spéciale du
sénat de Gènes, dont la date nous est inconnue.
Devise : Biade Vonore.
BIAUDOS DE CASTEJA (de).
Cette famille est originaire du Béarn, et a donné
un maréchal de camp, plusieurs brigadiers des
armées du roi. des colonels, un commandeur et
des chevaliers de Saint-Louis, un ambassadeur en
Suède, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'or, au lion de
gueules; aux 2 et 3, d'argent, à trois merlettes
de sable.
Cimier : Un lion issant.
Supports : Deux lions, l'un gisant, Vautre
grimpant.
Devise: In bello leones, inpace colomba.
BIBAL {dé).
Cette famille est originaire de l'Agénois.
Elle a donné des jurats, consuls, officiers à
Laonnais-Infanterie, gardes du corps, volontaires
royaux, etc.
Ai: mes : De gueules, à la tour d'argent, ma-
çonnée et ajourée de sable, crénelée de cinq
pièces, accompagnée en pointe d'un croissant
aussi d'urgent.
Devise : Judicio et justilia.
BICHIER DES AGES.
La famille Bichier des Ages tire ce nom de
l'ancienne terre seigneuriale des Ages, située à
peu de distance du Blanc, et relevant de la prin-
cesse de Saint-Génitour de cette ville. Elle possé-
dait cette seigneurie dès le xvie siècle, el ses armes
étaient gravées dans les plus anciennes pièces du
château.
Plusieurs actes prouvent que cette famille por-
tait indifféremment, à une époque reculée, les
noms de Bichier ou de des Ages, chacun isolé-
ment ; elle occupait un rang aussi honorable que
distingué «la ns la ville du Blanc, qu'elle devait à
des services éminents rendus au pays: un de ses
ancêtres avait acquis puissance et renommée en
repoussant par sa bravoure Les ennemis qui mena-
çaient d'envahir la cité, et en les obligeant à se
replier honteusement sur l'abbaye de Saint-Cyran,
à quatre lieues de là.
Un Bichier (Renaud), grand maître des tem-
pliers en 1269, servit vaillamment les croisés, con-
duits par le pieux Louis IX, roi de France.
La filiation suivie de cette famille commence à
Maurice Bichier (premier du nom), trésorier des
finances au bureau des Bourges, ai. .si qu'il est
justifié par lettres patentes de Sa Majesté en date
du 13 mars 1656, et se poursuit jusqu'à nos jours.
Armes: De sable, à la biche passante d'ar-
gent accolée d'or.
BICQUILLY (de).
Cette famille est originaire de Lorraine.
La plupart de ses membres se sont illustrés
dans l'armée, la magistrature et les sciences.
Pierre-Marie, général de brigade, fut créé baron
de l'Empire, le 26 octobre 1808
Le titre a été confirmé le 3 août 1816.
Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, à la pyramide
alésée d'or; au 2, des barons militaires ; au 3,
d'or, à la fasce de gueules, accompagnée de
quinze billetles couchées de même, 5 et 4 en chef,
3, 2, et 1 en pointe (pour les armes anciennes) ;
au i, d'azur, à deux étoiles d'or en chef, et une
rose d'argent en pointe, qui est de Séroux.
BIDERAN (de).
Marc de Bideran, né le 7 février 1716, fut reçu
pa-eduroidans sa grande écurie, le 22 février 1730,
sur les preuves de sa noblesse, justifiée graduelle-
ment par titres, depuis Jean de Bideran, son cin-
quième aïeul, seigneur de la maison noble de
Saint-Séverin, et capitaine du château de Cahuzac,
lequel fit hommage, le 23 avril 1490, à haut et
puissant Bertrand d'Estissac, seigneur de Cahu-
zac, de ladite maison noble de Saint-Séverin, dont
le droit de fief lui avait été donné par haut et
puissant Jean d'Estissac, seigneur d'Estissac et de
( lahuzac.
Armes : De gueules, au château d'argent.
BIENCOURT (de).
Famille orginaire de Picardie.
Elle a donné trois chevaliers de l'ordre du roi,
- 131
432 —
des gentilshommes de la Chambre, un capitaine
de cent lances, deux écuyers commandant la
grande écurie, un commandeur et des chevaliers
de Malte, et des officiers de toutes armes.
Armes : De sable, au lion d'argent, armé,
lampassé et couronné cVor.
BIGAULT (de).
Cette famille est originaire du Berry.
Elle a fourni plusieurs brandies dont certaines
se sont répandues en Champagne où on les re-
trouve aujourd'hui.
Elle a donné à l'armée un nombre considérable
d'officiers distingués.
Armes : D'azur, à trois furets d'argent, sur-
montant chacun une étoile de cinq vais d'or
REPRÉSENTA XTS A ( ' TUELS :
1° Bigault (G te Maxime de) et C . née
de Latrollikre, villa des Pelouses, par
Perreux (Loire).
2° Bigault de Casanove (dé).
3" Bigault de Boureuille (.l'abbé Charles
de), 86, faubourg Gérés à Reims (Marne .
4° Bigault de Maisonneuve (F. de).
5° Bigault de Préfontaine (de).
6° Bigault des Fouchères (de .
7° Bigault de Granrut Louis de), 11.
rue Scribe, à Paris.
8° B. de G. (Eugène de) et M me , née de
Boullenois de Senuc, château des Fontai-
nes, par Loivres (Marne), et a Maison-Rouge
(Ardennes).
9°B. de G. (L.-P.-C. de), sous-lieutc-
nant au 2 e tirailleurs algériens, à Mostaga-
nem (Algérie;.
BIGNY
Maison distinguée par les premières charges de
la couronne dont elle a été revêtue, et par sis
alliances. Son nom primitif était Chevenon. Les
noms de Chevenon et de Bigny sont anciens, et
tirent leur origine des terres de Chevenon et de
Bigny, situées sur les confins du Berry. Cette
maison remonte à Jean de Chevenon, qui épousa
l'héritière de Bigny, d'où est sorti Jean de Cheve-
non, depuis appelé de Bigny (nom que les descen-
dants ont continué de porter).
Jean, deuxième du nom, seigneur de Bigny, fut
pannetier du roi et se maria le 10 juillet 1432, en
laissant postérité.
Claude, seigneur de Bigny, fut gouverneur de
la Bastille, vers 1514.
Cette famille compte plusieurs officiers distin-
gués des armées du roi, tant dans l'infanterie que
dans la cavalerie.
Armes: D'azur, au lion d'argent, entouré de
cinq poissons de même.
BIGORIE (de).
Maison établie primitivement dans le Limou-
sin, alors Aquitaine seconde. Le père de l'évoque
de Bayonne, chef de la vicomte dont il portait le
nom, en 1599, avait justifiée cette époque d'être
le vingt-deuxième de sa race. Le titre de comte
avait été également porté dans cette famille. 11 ne
paraît plus l'avoir été depuis 1793.
Jusqu'au xvi 1 ' siècle, les Bigorie du Limousin
ne subirent aucune séparation indiquée de bran-
che. Durant celte période, leur nom et leur signa-
ture s'orthographient souvent Bigorry. On les voit
plus tard se désigner, selonles fiels, en de Bigorie
du Chambon, de Bigorie de Laschamps.
Armes : De sinople, à trois pais d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
I >evise : Recte.
BIGOT (de).
Cette famille esl originaire du Berry.
Le premier auteur connu est Michel Bigot,
anobli par lettres du roi Charles Y, eu date de
juin 1369, lettres données .-'i Paris.
Cette famille a formé un grand nombre de
branches dont la majeure partie est éteinte.
Armes : l)e sable, à irai. s têtes de léopards d'or.
ta,, /passés de gueules .
Devise : De par Dieu.
BILIOTTI (de).
I >e> traditions rapportées par CJgolin Yerini,
dans son poème sur les familles nobles de la Tos-
cane, font remonter l'établissement des Biliotti
Volpi à Florence, à l'époque du règne de l'empe-
reur otbon II, vers la fin du x 1 ' siècle.
Un Octavien Biliotti fut, en 1256, l'un des si-
gnataires d'un traité de paix entre les Florentins
et les Pisans, en sa qualité de conseiller de la Ré-
publique de Florence.
Les troubles occasionnés dans cette ville par
l'élévation de Médicis amenèrent l'expatriation de
plusieurs familles, parmi lesquelles celle de Bi-
liotti, qui se réfugia à Avignon.
Un de Biliotti (Joseph-Joachim), chevalier de
Saint-Louis, fut la dernière victime du tribunal
révolutionnaire d'Orange, en juillet 1794; il fut
condamné comme ci-devant noble et marquis, et
exécuté. Il était âgé de 70 ans.
Son fils, Joseph -Joachim -Basile-Bégis , fut
nommé, par décret du 2 janvier 1814, baron de
"S
— 488 —
m -
l'Empire ; mais les événements qui survinrent cm
péchèrent l'enregistrement « 1 « * ce décret.
Armes : De gueules^ au chef d'azur, chargé
d'un renard passant de gueules.
Devise : Pensa te al fine.
BILLEBAULT DU CHAFFAUT.
$Q(9(AÊA!t& Bien que ' |): "' s " ih ' de
^^ :/ , jfs. * ^^ l'usage, "ii écrive habituel-
lement ce nom Duchaffaut,
nous croyons être dans le
vrai en revenant à l'ancienne
et véritable manière de l'é-
crire, car ce n'est pas un
nom patronymique . mais
bien le nom d'un fief situé
paroisse de Bouguenais-lès-
Nantes.
dette maison . noble de
très ancienne extraction,
originaire du comté de Nantes, a toujours passé
pour être une branche cadette de la maison de
Rezay, issue elle-même des comtes de Nantes,
ainsi que l'apprennent l'histoire et la tradition.
Nous citerons : 1° une déclaration fournie le
•20 août 1385 par Pérot Simailleau à Thibaud de
l!''/.a\\ diel Duchaffaut; 2° un aveu fourni le
13 novembre 1410 par demoiselle Durable Gestin
(5e degré), veuve de Thibaud, comme tutrice de
Silvestre, son fils, à la reine d'Angleterre, tenant
par son douaire le comté de Nantes, de l'héberge-
ment, manoir et fief du Ghaffaut, etc.; elle déchue
les tenir » comme juveigneur d'aîné de Martin de
Rezay : 3° enquête faite en 1471 pour la possession
du banc de MM. du Ghaffaut comme banc sei-
gneurial dans le chœur et sanctuaire de l'église de
Saint-Philbert de Grandieu. Trente-neuf témoins
vinrent déposer de l'ancienneté de la famille de
Ghaffaud, qu'elle est la première après les Laval
et les Ghasteaubriand, et avait été la seigneurie
suzeraine de Monceaux. Parmi ces t •moins, Jean
de Viesques, seigneur des Perrines, gentilhomme
âgé de 52 ans, ,< dépose qu'il a ouy dire et tenir
notoiremenl que iceulx du Ghaffaull sont issus
de la maison de Rezay, et pour remonstrance de
ce en portent les armes anciennes, et pareillement
dit avoir ouy dire et tenir notoirement que la
maison de Rezay et la plupart des biens d'icelle
est issue de la comte de Nantes, pour le partage
d'une fille du comte de Nantes, mariée au sei-
gneur de Rezay. » Titres de familles.)
La filiation suivie est dressée sur les preuves de
Malte, pour les honneurs de la cour et l'admission
au chapitre des comtes de Lyon, les titres de fa-
milles, ceux conservés aux archives de la Loire-
Inférieure, etc., le tout coordonné avec le texte de
la première édition par M. St. de la Nicolière
Teijeiro, archiviste de la ville de Nantes.
Parmi les personnages marquants de cette fa-
mille, nous trouvons Sylvestre III, chevalier, sei-
gneur du Chaffaut, de Monceaux el de La Touche-
Limouzinière, qui recul l'ordre de chevalerie vers
1340 et sui\ il le parti de < lharles de Blois.
Bertrand, chevalier, seigneur du Chaffaut, qui
était, en 1451 et L452, chambellan du duc Pierre.
En 1453, il louchait 60 livres comme écuyer du
duc. qui lui accordait en 1454 un collier de l'ordre
de l'Hermine, du prix de 27 liv. 10 s. En L455, il
figure parmi les chevaliers du service du duc et
obtint, le 5 décembre 1 167, décharge de la capitai-
nerie d'J lennebon.
Pierre, prêtre; docteur en droit, curé d'Orvault,
chanoine de Nantes, qui fut élu évêque à l'unani-
mité par ses confrères, le 10 mai 1477, prêta ser-
ment le 28 novembre 147^ et mourut jeune encore
le 12 novembre 1487, en .odeur de sainteté. (Dans
les travaux exécutés pour la reconstruction de
l'abside de la cathédrale, on a retrouvé son cer-
cueil presque intact; ses restes ont été déposés
dans le caveau des évoqués de Nantes.)
Olivier, écuyer, seigneur du Ghaffaut, Mon-
ceaux, etc., qui accompagna le duc de Bretagne
au voyage de Guyenne en 1453. Il est inscrit
comme homme d'armes du sire de Villeblanche
vers 1456.
Charles-Julien-Gilbert, seigneur de Chaon, che-
valier de Saint-Louis et de Gincinnatus, capitaine
de vaisseau, nommé brigadier des armées navales
(brevet du 21 novembre 178Ô), commandait les
bâtiments et chaloupes de débarquement, à l'oc-
cupation du Sénégal, et fut un des vainqueurs du
fort Saint-Louis et de cette belle colonie restée à
la France 1 1783).
Sylvestre-François, comte, chevalier, seigneur
de La Sénardière, qui servit comme officier dans
le régiment du roi-infanterie et fit une partie de
la guerre de sept ans. Emigré en 1791, il servit
d'abord à l'armée des princes comme chef d'es-
couade de la deuxième compagnie noble à cheval,
rejoignit à Worms l'armée de Condé, dont il lit
toutes les campagnes, fut nommé chevalier de
Saint-Louis et en reçut la décoration le 16 mars
1801. Sa femme ayant péri pendant la Révolution,
il embrassa l'état ecclésiastique, fut ordonné
prêtre en 1803 et nommé curé de La Guyonnièra
(Vendée), puis chanoine honoraire de Nantes, où
il mourut plein de jours et de vertus, à^é de
87 ans. le janvier 1822.
Charles-Augustin, chevalier de Malte, qui émi-
gra, servit dans l'armée de Condé, fut l'ait cheva-
lier de Saint-Louis sur le champ de bataille par
le prince de Condé et, rentré en France, mourut
avec le grade de chef d'escadron en retraite, le
13 mars 1831, âgé de 62 ans.
Alexis-Gilbert, officier de la marine royale, qui
eut la jambe cassée à Ouessant. Pendant les
guerres de la Vendée, il servit d'abord dans l'ar-
mée de < îharrette, puis envoyé eu mission prés de
M. de Lescure, il resta près de lui, se distingua à
la bataille de Châtillon et fut tué à la s>mte de la
déroute du Mans.
Henri-Barthélémy, clerc tonsuré, qtii fit s*»
— 435 —
— 436 —
preuves pour entrer au chapitre des comtes de
Lyon, suivit son frère aux années vendéennes el
périt près de lui à la déroute du Mans.
Marie-Henriette-Pélagie du Chaffault, femme de
Louis de Ghevigné, qui mourut dans les prisons
du Mans.
Marie-Henriette-Osmane du Chaffault. femme
d'Alexandre de Rorthays, comte de Marmande,
maréchal de camp, qui fut fusillée comme bri-
gande.
Marie-Rosalie, qui devait être chanoinesse de
Remiremont et qui mourut avec sa sœur, M m e de
Chevigné, dans la prison du Mans.
Louis Charles, comte du Chaffault de Besné,
seigneur de Chambreton, Meslay, la Goyére, etc.,
qui fut lieutenant général des armées navales,
commandeur, grand-croix de Saint-Louis et vice-
amiral en 1791.
Al'âgede39ans, il commandait le Tonnant, que
montait le chef d'escadre des Herbiers, escortant
un convoi de 250 navires, attaqué par les Anglais
le 27 octobre 1747. Il fut grièvement blessé dans
l'engagement entre la flotte ennemie, composée
de 14 vaisseaux, et les huit français qui furent
écrasés par le nombre; mais le convoi put s'échap-
per. Dix ans plus tard, commandant la frégate
YAtalante de 34 canons, il sut, le 11 mars 1757,
près de la Martinique, par l'habileté de sa ma-
nœuvre, désemparer et forcer d'amener son pavil-
lon le vaisseau anglais le Warwick de Ci. Ce bril-
lant combat fut gravé par ordre du roi. Nommé
chef d'escadre, il fut chargé de conduire des
troupes au Canada, et reçut la mission en 17G5 de
punir les pirates du Maroc et de bombarder Salé
et Larrache. Promu lieutenant général en 1777, il
commandait, l'année suivante, l'arrière-garde de
la flotte française à la malheureuse bataille d'Oues-
sant, où il fut blessé et vit son fils unique tomber
mort à ses côtés. Louis XVI lui écrivit à ce propos
une de ces lettres comme il les savait écrire « à
son brave du Chaffaut », et Marie-Antoinette, elle
aussi, lui en adressa une autre dans laquelle on
lisait ce passage touchant : « Que je vous plains,
monsieur du Chauffault! Je voudrais être petit
oiseau pour aller vous servir de garde ». Com-
mandeur, puis grand-croix de Saint-Louis, nommé
amiral par Louis XVI, le 15 mai 1791, il fut arrêté
dans son château de Meslay, près Montaigu,
en 1793, conduit à Nantes et enfermé dans la mai-
son d'arrêt de Luzençay, ou il mourut le 29 juin
1794, âgé de 87 ans. Son portrait existe au musée
de Versailles, salle des amiraux.
Jacques-Gabriel, comte, né à Montaigu (Ven-
dée), en janvier 1769, qui émigra, fit la campagne
de 1792 à l'armée des princes, passa en qualité
d'officier d'artillerie à la légion de Mirabeau, et
lut blessé a l'affaire du 17 mai 1793.
Rentré en France, il fut arrêté et détenu pri-
sonnier pendant près de deux ans. Bonaparte,
dont il avait été le condisciple à Brienne, le fit
mettre en liberté, espérant qu'il se rallierait à lui.
En 1815, il commandait en chef une des divisions
de l'armée vendéenne (grade de maréchal de camp)
et fut l'un des trois signataires de la pacification.
A la Restauration, il fut créé chevalier de Saint-
Louis et de la Légion d'honneur, fut nommé con-
seiller général le 17 avril 1816, et devint plus tard
député de la Vendée.
Jacques-Gabriel étant décédé sans postérité
mâle, Pierre-Gharles-Alphonse, baron Billebault
de Villeprevoire, qui avait épousé sa dernière fille
Marie-Félicie, pour obéir au vœu de son beau-
père, et afin que le nom de du Chaffault no s'étei-
gnit pas, demanda et obtint, par décret en date du
17 novembre 1872, d'ajouter à son nom celui de
du Chaffault ou Duchaffault.
Armes : De sinople, au lion cVor, rampant,
armé, lampassé et ronronne de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Billebault (Gabriel-Charles-Patrice) ,
C |p du Chaffault. Résidences: L9, avenue
d'Antin, à Paris, etchâteau de Maisoncelles-
en-Brie, par Grécy-en-Brio (Seine-et-Marne),
marié à Louise Hantz-Hargrave, dont
Jacques-Sylvestre-Nicolas-Charles.
2° B. (Georges-Marie-Alphonse- Victor),
Y'" du Ch., frère de Gabriel, né en août
1867, non marié.
3° Marie-Anna- Marguerite, sœur des
précédents, mariée au vicomte de La.
LôNDE.
BILLEHEUST D'ARGENTON (de).
Cette famille est originaire d'Irlande. Elle sem-
ble être venue s'établir en Normandie sous les
règnes de Philippe le Hardi ou de Philippe le Bel,
c'est-à-dire à la fin du xm c siècle.
Cette famille, fixée principalement dans les
élections d'Avranches, de Mortain et de Vire,
compte 17 arrêts de maintenus de noblesse ou
d'exemption du droit de franc-fief, depuis les
lettres patentes de Louis XI, du 23 mars 1475, en
faveur de Jourdain de Billeheust, sieur de Sou-
lœuvre, fils de Pierre et de Catherine Potier, jus-
qu'au certificat de noblesse délivré par Chérin
père, le 21 juillet 1781, à Henri-Rodolphe de
Billeheust de Saint-Georges pour le service mili-
taire.
C'est surtout dans la carrière des armes que les
Billeheust, noblesse d'épée, se sont distingués ; de-
puis le xv e siècle, des certificats réguliers établis-
sent leurs services militaires ; un certain nombre
ont été capitaines de dragons: deux ont été colo-
nels et le premier de ces colonels était chevalier
des ordres du roi, le deuxième est mort glorieuse-
ment dans l'Inde.
L'aïeul des représentants actuels, Thomas-
François-Jacques, seigneur de Saint-Vigor-des-
t
i
437 —
— 438 —
Monts et d'Argenton, est décédé en émigration à
Constance, enSouabe, avec le grade de lieutenant
colonel et la croix de Saint-Louis; leur père,
Eugène, qui a fait une grande partie des campa-
gnes du premier Empire, était chevalier de la Lé-
gion d'honneur et de Saint-Louis, et, enfin, si
nous en croyons La Chesnaye-Desbois, huit mem-
bres de dite famille auraient été tués au champ
d'honneur dans les années françaises pendant le
xvi ii" siècle.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois roses de même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Billeheust d'Argenton (Edouard B°"
de). Résidences : Château de Sainte-Hono-
rine d'Hérouvillette, par Ranville (Calva-
dos), et château de Montbray, par Saint-
Sever (Calvados).
Fils : a) Claude-Marie-Christian, capi-
taine-commandant au 26'' dragons, à Dijon
(Gôte-d'Or); b) Louis, sous-lieutenant au
136 e d'infanterie, à Saint-Lô (Manche).
Filles : a) Thérèse, mariée à Henri
Choury de Lavigerie ; b) Valentine, mariée
a Stéphan, baron de Blonay.
B. (de), B onne douairière d'A., née Eu-
génie de La Poix de Fréminville. Rési-
dence : Château de Saint-Micaud, par Ge-
nouilly (Saône-et-Loire).
BILLETTE DE VILLE-ROCHE.
Cette famille est originaire de Bretagne.
Nous trouvons un Pierre Billette qui était rap-
porteur du point d'honneur à Quimper en 1780.
Armes : De sable, à trois fasces d'argent. —
Ou : De pourpre chargé de trois poissons d'or ;
au chef d'azur, chargé de trois billettes du se-
cond.
BILLY (de).
Cette famille, originaire
du Soissonnais, a fourni un
grand nombre de branches
ijiii se sont répandues en
Poitou, pays Ghartrain, Pi-
cardie et Ile-de-France.
Le premier auteur connu
est Robert, chevalier., sire
de Billy-sur-Ourcq, qui vi-
vait en 1142.
Un Robert de Billy, dit
Cosset, chevalier., accompa-
gna en 1171 Philippe-Au-
guste en Palestine.
Un Jean-François de Billy passa en 1G72 au Ca-
nada avec sa femme, Catherine-Marguerite de La
Marche, et y lit souche. Sa descendance y prend
le surnom de Gourville.
Plus prés de nous, nous trouvons Jean-Louis de
Billy, général de brigade, tué à la bataille
d'Auerstœdt, le 15 octobre 1806. Sun nom est ins-
crit sur l'arc de triomphe à Paris.
Afin de perpétuer, dans les siècles à venir, le
souvenir de ce héros, l'empereur, par un décret en
date du 13 janvier 1807, décida que son nom se-
rait donné au quai qui aboutit au pont d'Iéna.
C'est le quai que nous connaissons actuellement
sous le nom de Quai de Billy.
Charles-Louis de Billy, chef de bataillon, fut tué
en 1813, devant Tortose, à l'âge de 23 ans.
Nous trouvons encore Edouard de Billy, inspec-
teur général des mines, commandeur de la Légion
d'honneur, mort en 187 \.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4, vairé d'or et
d'azur, à deux fasces de gueules, qui est de
Billy ; aux 2 et 3, d'or, à la croix alésée d'azur,
qui est d'Yvor.
Supports : Deux lions.
Cimier : Un heaume taré de front, surmonté
d'une couronne comtale.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Billy (Alfred- Adolphe-Edouard de),
ancien inspecteur des finances, chevalier
de la Légion d'honneur, né à Strasbourg
(Bas-Rhin), le 29 novembre 1832. marié le
4 mai 1864 à Henriette Grand-d'Esnon.
Résidences : 88, boulevard de Gourcelles,
à Paris, et le Campet. près la Salle (Gard).
2° B. (Charles-Jean-Adolphe de), frère du
précédent, conseiller référendaire à la cour
des comptes, né à Strasbourg (Bas-Rhin),
le 20 septembre 1840, chevalier de la L< ; -
gion d'honneur. Marié le 2 septembre isi\s
à Lucie Courlois. Résidence : 63. avenue
Kléber, à Paris.
3° B. (Jules-Robert-Edouard de), fils
d'Alfred, né à Jacou (Hérault) le 9 octobre
1866, ingénieur au corps des mines, marié
le 18 juin 1893 à Alice-Henriette Johnston.
Résidence : Saint-Etienne.
4" B. (François-Henri -William de), né à
Paris le 14 janvier 1872, soiis-lieutenant
au 4 e régiment de cuirassiers. Résidence :
Vouziers.
5° B. (Robert-Jules-Daniel de), fils de
Charles, né à Paris Le 27 juin 1869, marié
le 4 juin 1895 a Jeanne Mirabaud, attaché
439
— 110
d'ambassade, actuellement au cabinet du
ministre des affaires étrangères. Résidence:
1 1 , avenue Matignon, à Paris.
Voy. Crespin de Billy; Poterat de
BlLLY ; YARENARD DE BlLLY.
BIMARD (de).
Famille originaire du Languedoc et Dauphiné.
Le premier auteur connu est Pierre de lîimard.
né en 1533, qui était capitaine de chevau-légers,
et gouverneur de la ville et château de Châtillon-
sur-Loing.
Cette famille a donné deux mestres de camp et
des officiers de toutes armes.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé et lam-
passé de gueules; au chef cousu de gueules,
chargé de trois molettes d'argent.
BINOS (de).
Famille noble, une des plus anciennes de la
Haute-Guyenne et du comté de Comminges, divi-
sée en plusieurs branches dont [uelques-unes sont
déjà éteintes, faute d'enfants mâles.
Akmes : D'or, à deux vaches paissantes de si-
nople ; nu chef d'azur, chargé d'une roue de
Sainte-Catherine d'argent. — Alias : D'or, à la
roue de gueules soutenant un chardon de si-
nople.
BINOT DE VILLIERS.
Famille originaire du Poitou, qui s'est fixée en
Bretagne avant le xv« siècle.
Le premier auteur connu est Nicolas Binot, che-
valier, seigneur de Touteville, mort en 1709.
Un arrêl du parlement de Rennes en date du
8 juillet 1570 a maintenu la noblesse de cette fa-
mille.
File a donné deux grands prévôts, des officiers
de toutes armes, des commissaires des guerres, des
chevaliers de Saint-Louis, etc.
An.MKs : D'azur, à la guivre d'argent, lan-
guée de gueules, tortillée en forme de 8 et poser
en pal.
BIONNEAU D'EYRAGUES.
Cette famille, originaire du Poitou, s'était éta-
blie en Provence où nous trouvons en 1590 un
Jean de Bionneau, secrétaire de la chambre du roi
à Marseille.
Elle a contracté dans cette province des allian-
ces avec les principales maisons.
Armes : D'azur, à. la fasce d'or, chargée de
deux croissants de gueules et accompagnée en
chef de deux étoiles d'or, et, en pointe, d'un vol
d'argent.
BIRAGUE (di
Famille originaire milanaise dont le premier
auteur connu esl Maffiol de Birague, trésorier et
maître du palais de Philippe-Marie, vicomte de
Milan, qui vivait en 1512.
René 'le Birague, patrice milanais, fui envoyé
vers le roi François F 1 qui le retint à son service,
et le pourvut d'un» charge de conseiller de son
conseil privé. Henri II le fit surintendant de jus-
tice. Naturalisé Français parle roi Charles IX, il
fut nommé gouverneur du Lyonnais, forez et
Beaujolais, par ce prince qui, après la morl du
chancelier de L'Hôpital, le créa chancelier de
France, le lï mars 1573. Apres la mort de sa
femme, il entra dans les ordres sacrés, et devint
successivement évoque de Lavaur, puis cardinal
le 12 février 1570.
Armes : D'or, à trois /'users bretessées et con-
tre-bretessées de gueules de cinq pièces, chargées
chacunes d'un trèfle d'or.
BIRÉ (de).
Famille chevaleresque, originaire de Bretag
et connue depuis le commencement du xviiifl siècle.
Elle a joué un rôle important dans l'histoire de
cette province.
Armes: D'àzitr, à la branche de grenadier
d'or, posée en fuser*, fruitée de /rois grenades
de même, ouvertes, grainetées et couronn
de gueules, 2en chef, I en pointe.
BISSUEL DE SAINT-VICTOR.
Cette famille, originaire du Beaujolais, s'établit
dans le Lyonnais.
Le premier auteur connu est Jean Bissuel, élu
en l'élection de Beaujolais qui, en 1706, acquis une
charge de secrétaire du roi, prés le parlement des
Dombes.
Armes : D'argent, à la canette de sable, posée
sur trois panneaux de pin 'desinople, en pointe;
au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
Nous trouvons encore :
D'argent, à deux chevrons de sable, accom-
pagnés eu pointe d'un croissant de même: au
chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
BIZEMONT (de).
Cette maison, originaire de Picardie, fut obligée,
par suite des guerres des Anglais, de quitter sa
patrie pour venir s'établir dans le bailliage de
Melun. Mathieu de Bizemont, dit en quelques
titres « le inaistre •, qualifié écuyer. seigneur de
Mondevelle, justifia pour lui et son frère Lance-
£
'(il —
— 443 —
lot, leur noblesse eu produi-
sant une sentence rendue
sur enquête faite en la pré-
vôté de Montreuil le 11 jan-
vier 1450, <|ui l'ait foi que
lesdits Mathieu et Lancelot
frères étaient de noble race
et enfants du seigneur de
Bizemont.
Une généalogie sur titres
communiqués en mars 1782
l'ut faite par d'Hozier, juge
d'armes de France; mais la
perte des papiers de la fa-
mille lors de la guerre des Anglais et de la Révo-
lution de 17'.».;. empêche de suivre cette famille
avant Mathieu. 1459. Les preuves de Malte furent
faites par Charles-Marie-G-uillaume de lîizemont
en 1749.
On trouve dans Ma/as, Vie des grands capi-
taine français, page 205, 1 er vol., Jean de Bize-
mont, chevalier banneret qui s'offrit à garder les
prisonniers Templiers faits à Paris en 1307. —
Louise de Bizemont, gouvernante d'Isabelle,
sœur de Saint Louis, était également de cette fa-
mille.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa-
gné en chef de deux croissants d'argent, et, en
pointe, rï une m ulel 'I t •d'éperon d'or.
Devise : Jungat stem ma virtus.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bizemont (Jules-Eugène, M is de),
marié à Marie de Witte, morte le 3 février
1870; 109, rue de Grenelle, à Paris.
2° B. (Anatole, G te de), marié à Félicité-
Marie-Marguerite Drouin de Bouvjlle,
château de Villesavin ( Loir-et-Cher ), dont
Fernand, jésuite à Poitiers.
3°B. (Marie-Charles-Maurice, V te de), à
Evreux; marié à Marie-Cèlestine-Apolline
RUINARD DE BRIMONT.
1' B. (Marie-Joseph-Emmanuel, V te de),
marié à Marie-Thérèse-Antoinette-Joséphine
de Bruc de Montplaisir, à Rennes.
5° B. (Henry-Louis-Gabriel, G^de), marié
à Jeanne de Lambell, 215, boulevard Saint-
Germain, à Paris.
6° B. (Arthur-Marie-Antoine, C te de),
marié à Constance de Lambell, château du
Trembloy (Meurthe-et-Moselle).
7" B. j Hector-Athanase-Marie-Ferdinand,
C te «fe), marié à Alice-Anne-EugénieD'OiRON,
au Blanc (Indre..
8° B. (Adrien-Marie-Charles, V" de),
marié à Berthe-Marie-Mathilde LÉ Bailly*
d'Enghuem, château de Neulette (Pas-de-
Calais).
9° B. (l'abbé Aimé-Louis-Charles-Marie^
Joseph de), 5, rue Bannier, à Orléans.
BIZIEN (de).
Cette famille est originaire de Bretagne.
Un François de Bizien se croisa en I218i Un
antre, Roland, épousa, en 1443, l'héritière de la
maison du Lézard.
Armes : Ecartelé: aux 1 et \. d'argent, à la
fasce de sable, accompagnée en chef d'une étoile
de gueules, et en {/ointe d'un croissant de même,
qui est de Bizien ; aux 2 et •'!. conlre-écartelé de
gueules plein, et de sable à la croix (l'argent,
qui est du Lézard.
Devise : Virtus ut astra micat.
BLACAS (de).
La maison de Blacas est une des plus anciennes
et des plus renommées de Provence. Quelques-uns
ont cru qu'elle était issue d'un cadet de la maison
des princes de Baux, à cause qu'elle en porte les
armes, en contraire blason ; mais cela est contre
la tradition de ceux de cette famille, qui tirent
l'origine de leurs armes d'un prodige arrivé en fa-
veur d'un de leurs prédécesseurs, lequel, sur le
point de donner bataille, ayant t'ait sa prière à
Dieu, on vit pendant son oraison paraître en l'air
une comète dont les rayons semblaient darder
contre les ennemis, ce qui fut pris à bon augure
et comme une marque assurée de la victoire et
que le combat ayant été donné aussitôt, la vic-
toire et le champ de bataille restèrent à Blacas,
en mémoire de quoi il fonda au môme endroit
l'église et le chapitre de Valmoissine, proche de
la ville d'Aups. On assure donc que c'est depuis
ce temps-là que la maison Blacas. qui portait au-
paravant pour armes un chêne (qu'on dit en pro-
vençal montagnard un blacas ou un blachas),
prit depuis la comète à seize raies.
Nbstradamus (Histoire de Provence, page 173)
fait mention de cette apparition de comète, et de
ce changement d'armes, mais ni lui, ni aucun
autre ne nous a encore appris en quel temps
cela se lit, ce qui t'ait qu'on n'en peut parler
sûrement. On trouve pourtant que la maison
de Blacas a donné le terroir de Valmoissine à
l'église d'Aups. On ne sait, pas en quel temps: on
sail seulement que l'an 1241, Boniface et Bertrand
de Blacas confirmèrent la donation d'une partie
de ce terroir, et les autres donations que Blacas
de Blacas, leur père, et ses prédécesseurs avaient
faites en faveur de ce chapitre, qui, de la cam-
pagne où il était, a été depuis transféré' dans la
ville d'Aups.
Ce qu'il y a encore d'assuré dans cette maison,
— 447 —
— 448 —
c'est qu'elle est des plus considérables de la pro-
vince, par son ancienneté, par ses alliances et par
les actions généreuses qu'ont rendues de temps
en temps ceux de cette famille qui lui ont mérité
cette belle devise :
Vaillance de Blacas.
Blacas de Blacas, seigneur de la ville d'Aups,
était un des plus qualifiés gentilshommes qui sui-
vaient la cour des anciens comtes de Provence,
et on le trouve présent presque à tous les actes
authentiques qu'ils faisaient de son temps, parti-
culi rement à l'accord fait en 1178, entre Allons,
ou Idelfons, premier comte de Provence, et Guil-
laume, comte de Forcalquier, par lequel celui-ci
l'obligea à faire hommage au comte de Provence,
où Blacas est un des témoins, avec Hugues des
Baux, et Raymond des Baux, son fils, seigneurs.
des Baux, Bertranp, comte de Foix, Guigues de
Pontevez et autres grands seigneurs de la pro-
vince. Il vivait l'an 1189, et il est fait mention de
lui comme seigneur en partie de Salerries dans
l'hommage que Boniface de Castelane fit au comte
de Provence.
En ce même temps, vivait Guignes de Blacas,
seigneur de Carros, nommé dans un acte de l'an
1180. On ne sait s'ils étaient frères ou cousins, on
sait seulement qu'ils firent deux branches : Bla-
cas de Blacas fit celle des seigneurs d'Aups, de
laquelle est issue celle des seigneurs de Tau-
rennes, et celle des seigneurs de Retordier éteinte
de nos jours; Guigues de Blacas fit la branche
des seigneurs de Garros qui est finie il y a prés de
deux cents ans, en la personne d'Honoré de Bla-
cas, seigneur de Garros, dont la veuve était de la
maison des marquis de Cève, s'étant remarié dans
la famille des Durant, seigneurs en partie de Car-
ros qui avait appartenu à son premier mari. Les
descendants de ce second mariage ont pris le nom
et les armes de Blacas qu'ils ont honorablement
soutenus, par les belles alliances qu'ils ont faites
avec les maisons de Lascaris, de Grasse, de Gri-
maldi et de Villeneuve, et par plusieurs chevaliers
de Malte, dont quelques-uns sont parvenus à de
riches commanderies.
De toutes ces branches, il n'y a que celle
d'Aulps qui soit représentée de nos jours.
La famille de Blacas a fourni plus de vingt-cinq
chevaliers de Malte dont plusieurs eurent des
commanderies importantes ; à la branche d'Aulps
appartient également : Louis-Jean -Casimir, créé
pair en 1816 et duc de Blacas en 1821. Ministre de
la maison du roi et secrétaire d'Etat en 1814, il
fut en 1815 ambassadeur à Xaples et à Rome où
il signa le concordat de 1817 ; à Naples, il négocia
le mariage du duc de Berry avec la fille du roi
Ferdinand. En 1830, il suivit le roi Charles X en
exil et mourut à Vienne en 183'.».
Il laissa quatre fils, Louis, Pie, Stanislas,
Xavier.
Le comte Stanislas de Blacas fut l'ami fidèle et
le confident du comte de Chambord. Il mourut
en 1887.
HE PRÈS EX TA XS A C T UELS :
1° Blacas d'Aulps (Guy-Marie-Pierre
de), duc de Blacas. conseiller général de
Maine-et-Loire, marié en 1884 à X...de Dur-
fort-Civrac. Résidences : 81, rue de Gre-
nelle, à Paris; château de Véri gnon (Var);
château de Beaupréau (Maine-et-Loire).
2° Blacas (Bertrand, C' c de), marié :
1» à Louise de Beauveau, décédée en
L885; 2° à Eugénie de Mun. Résidence :95,
rue de l'Université, à Paris; château d'Ussé
(Indre-et-Loire i.
3° Blacas (C 1 *» 6 x. de), née de Chastel-
lux.
4° Louise, mariée au comte R. de \ i-
BRAYE.
5° Marie, née en 1864.
BLAIR (de).
Très ancienne famille d'Ecosse, passée en
France vers 1590.
Elle s'est répandue 'm plusieurs branches dans
la Lorraine, l'Ile-de-France et les Trois-Evêchés.
Armes: De sable, à la fasce d 'or, accompagnée
de trois besants de même; à Vécu d'argent,
brochant sur la fasce, chargé d'un chevron
onde de sable, accompagné de trois tourteaux
de sable.
BLAISEL (du).
■V>
TJJJJ1
La maison de Blaisel, qu
vint s'établir dans le Boulo-
nais avant le règne de
Louis IX, est une des plus
anciennes de Picardie ; il
esl certain qu'elle tire son
origine des anciens ducs de
Brabant. (Extrait de la sen-
tence de M r e Jérôme Bignon,
intendant de l'Artois et de
la Picardie )
Daniel du Blaisel fut l'un
des chevaliers tués à la lia-
taille de Grécy dans Ta nuée
du duc de Brabant. (Jean Froissart. chap. 9}
fol. xliii.) Guillaume du Blaisel fut tué à la ba-
taille de Poitiers. (Annales de V Aquitaine, par
Jean Bouchet, 1" partie, chapitre iiii — édition de
1536.)
Jean du Blaisel fut tue à la bataille d'Azincourt,
(Enguerrand de Monchuttet, chap. sept vings vii.)
Charles du Blaisel fut tué au siège de la Ro-
chelle .
Barthélémy du Blaisel, maréchal de bataille des
armées du roi, fut tué pendant les troubles de la
Fronde au combat d'Etampes. [Hist. de France,
par le P.
page 60.)
Daniel, continuée par le P. Griffet,
— IPJ —
— 4:;o —
la
Antoine de Blaisol, c donel du régiment de Pi-
cardie, gouverneur de Sedan, fut tué à la bataille
de G-uastalla.
Joseph du Blaisel, grand- croix de Saint-Louis,
lieutenant général des .innées du roi, battit l'ar-
mée prussienne à la bataille de Berghen.
Par l'alliance contractée en 1407 entre Jacques
du Blaisel et Marie de Bournonville, sœur du due
de Bournonville, gouverneur de Paris, la famille
descend de Louis IV, roi de .France.
Ayant précédemment le titre de baron, une
branche de cette maison reçut le titre de mar-
quis, en la personne de Louis du Blaisel, maré-
chal de camp, lieutenant des gardes du corps de
Sa Majesté. (Ensemble tous les descendants mâles
en ligne directe, pour faits de guerre relatés dans
les lettres patentes datées du 28 juin 1780.)
Les du Blaisel sont également marquis du
Saint-Empire depuis 1714.
Armes : D'hermine, à six fusées de gueules, accolées
et rangées en fasce.
Support : L'aigle à deux têtes.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Blaisel (M is du), ch a " de RabulinTpar
Charolles (Saône-et-Loire).
2° B. (B 0D du) et B onDe , née de la Loyère,
6, boulevard Saint-Michel, à Amiens
Somme), et hermitage de Monchy-le-Preux,
par Blangy-sur-Bresle (Seine-Inférieure).
3° B. (Arthur du), ch au d'Enquin, par
Hucqueliers (Pas-de-Calais .
BLAIZE DE MAISONNEUVE.
Les recherches que nous avons faites dans le
nrchives, les nobiliaires et les ouvrages d> s
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible il établir la notice de cette famille.
BLANC DE BRANTES (du).
Dans le comtat Venaissin, diocèse de Sisteron,
terre, seigneurie et baronnie, possédée dans le
xu e siècle par la maison de Baux. Elle passa en-
suite successivement dans les maisons de Vincens
et de Gambis, et la branche des marquis de Vellcron.
La maison des Luurens en fit l'acquisition dans
le xvn e siècle. Elle lut érigée en marquisat par
bulle du pape Clément X, du 2 novembre au
13 juillet 1074. en faveur de Georges-Dominique
des Laurents.
En 1697, le marquisat de Brantes fut acquis par
Pierre du Blanc, inspecteur des troupes d'Avignon,
gouverneur du château d'Entrechaux, et capitaine
des portes du palais apostolique.
Il laissa de sa seconde femme, Françoise de
Cambis de Servières, trois garçons.
Le second, Joseph-Ignace du Blanc, marquis de
Branles, succéda aux emplois de son père. Il se
maria le 2-6 janvier 172'.». Par suite de la dispari-
tion de sa postérité mâle, eette famille s'éteignit.
Armes : De gueules à quatre fasces ondées d'or.
Le nom a été relevé depuis par succession
féminine.
Voij. Sauvage de Brantes.
BLANC DE KIRWAN.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLANC DE LA NAUTTE
DHAUTERIVE.
Cette famille, originaire du Valgodemar, en
Dauphiné, a pour auteur Alexandre-Maurice
Blanc de la Nautte, né en 1774, créé comte d'H.ni-
terive, mort en 1830.
Armes : Parti : au 1 écartelê en sautoir d'argent cl
d'azur; au 2 de gueules, an cygne d'argent.
BLANC DE SAINT-BONET.
Cette famille, originaire du Forez, reçut en fief
en 1400 la terre de Saint-Bonet pour garder la
première station de l'ancienne voie romaine d"
Lugdunum à Burdigala.
Armes : D'argent, à trois fers à cheval de gueules*
BLANC DE SALETES (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLANCARD.
Le titre est des barons de l'Empire.
Armes : Coupé : au 1 d'or, au sabre de gueules,
garni d'argent, en pal, accompagné de deux molettes
de subie ; au 2 d'azur au dexfrochèr-e armé d'argent,
tenant un étendard du même, frangé d'or.
BLANCARD DE LÉRY.
Les recherches que nous avons faites dan> les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLANCHARD
de Blanchard.
de . — !"'.//. Letellier
BLANCHARD DE FARGES.
Pas de renseignements sur cette famille dont
nous trouvonsun représentant 11, rue du Regard,
à Paris.
15
*\
- 4SI
BLANGHARDIÊRE JAU DE LA
HAMELINAYE. — Voy. Poinçon de la
Blanchardière de la Hamelinaye.
BLANCHE DE PAUNIAT.
Les renseignements sur cette famille nous font
défaut.
BLANGHEFORT (de). — Voyez
.Fleury de Blanchefort.
BLANGHÈRE
LIN DE LA BlANCIIÈRE.
[de la). — Voy. Moul-
BLANGHETTI [de).
Cette famille, origi-
naire de Bologne, en Ita-
lie, a formé deux bran-
ches principales dont
l'une vint s'établir au
comtat Venaissin au xv e
siècle. Substituée à son
aînée d'Italie, la branche
du comtat en devint héri-
tière vers le siècle der-
nier, etlui succéda à celte
époque à Bologne. Elle y
a continué la descendance
de la famille et a formé
les deux rameaux existant aujourd'hui l'un à
Avignon, l'autre à Bologne.
Armes : Bandé d'argent et d'azur de six pièces.
Cimier : Un lévrier issant, tenant de sa patte dextre
une épée, île la sênestre un guidon d'argent à la croix
de gueules.
Devisk : 1° Fidus et vigil; 2° Pro Patria.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Blanchetti (César-Louis-Paul-Guil-
laume, G te de). — Résidences : 3, rue de la
Croix; à Avignon; à Valréas, et cïV u de
Modères (Vaucluse). Marié à Marie-José-
phine-Pauline de Pélissier-la-Coste , dont : a)
Charles; b) Louis; e) Joséphine; d) Marie; e)
Berthe.
2° B. (François-Louis, C te de), cousin ger-
main du précédent. — Résidence : Bologne
(Italie). Marié à Maiïe-Thérèse-Isabelle Paoli,
dont 4 enfants.
BLANDIN DE GHALAIN.
Les renseignements concernant l'état de
noblesse de cette famille nous font actuellement
défaut.
Armes : D'azur, à deux épées d'argent garnies d'or,
passées en sautoir, les pointes en haut. — Ou bien :
D'argent à la herse de sable.
BLANDINIÈRES (de).
Famille originaire de Languedoc.
Armes : De gueules, à trois épis d'or, liés du même;
au chef de pourpre, chargé de trias lilleltes d'argent.
BLANGERMONT (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLANGUES (de). — Voy. de Harkois
DE B LANGUES.
BLANGY (de). — Voy. Leviconte de
Blangy.
BLANPAIN DE SAINT MARS.
Pas de renseignements. Nous trouvons un repré-
sentant de ce!te famille au château de la Salière,
par la Caillère (Vendée .
BLANPRÉ. — Voy. Aubin de Blanpré.
BLANQUART
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu.
Armes : D'azur, au chrvron d'argent, accompagné en
pointe d'une lillctle de même.
BLANQUET.
Cette maison, originaire d Italie, était connue en
Gévaudan avant l'an 1400; elle a, comme beau-
coup d'autres familles du Languedoc, perdu la
plupart de ses titres par le fait des guerres de
religion qui désolèrent si longtemps ces provinces ;
et ceux qui avaient échappé aux désastres causés
dans ces temps calamiteux, furent égarés ou
brûlés pendant la peste de 1720 qui désola le
Gévaudan. Cette famille fut môme livrée au
pillage, et Jean Blanquet Amanzé de Rouville
obtint de M. de Bernage, intendant de la province
du Gévaudan, en raison des pertes qu'il avait
faites, une indemnité considérable.
Le premier connu de cette famille est messire
Etienne de Blanquet Amanzé de Rouville, che-
valier, qui épousa Delphine de Bresson, et qui
vivait vers 1G00.
La seconde branche de cette maison a pour-
auteur Dominique de Blanquet. dit le chevalier
de Rouville, né le 6 septembre 1728; officier de la
2 e compagnie des mousquetaires du roi, chevalier
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, épouse,
le 31 janvier 1758, Marie Bombernat du Chayla,
dont plusieurs enfants.
Cette branche a donné le jour au vice-amiral
Blanquet, comte du Chayla, commandant le
Franklin. Entré au service du roi, dans la marine
en 177b. il fit les campagnes de la guerre d'Amé-
rique, sous les ordres des comtes d'Estaing et de
Grasse, et se distingua par sa bravoure et sa fidélité
à la cause de nos rois.
w
i:;;i —
- '. :, t —
A la Restauration, il fut envoyé, par la ville de
Marvejols, à la tête d'une députation, pour
complimenter le roi sur son avènement au trône
de ses ancêtres. — Le roi daigna lui accorder
successivement le grade d'officier de la Légion
d'honneur, la croix de Saint-Louis et le brevet de
vice-amiral en retraite.
Il avait épousé, en octobre 1750, Louise-
Joséphiue Brochard de Fresne, dont il eut plu-
sieurs onfants.
La troisième branche est issue de :
Jean -Jacques Blanquet, secrétaire du cardinal
chancelier René do Birague, secrétaire du roi,
correcteur en la chambre des comptes et trésorier
de France à Cbàlons en Champagne, qui laissa
trois fils et deux filles : 1° François, correcteur en
la chambre des comptes après son père; 2° André,
trésorier de France à Cbàlons, également, après
son père ; et 3° Jean, auteur de la branche de
Combettes.
Armes : D'argent, à la bande de gueules chargée de
trois roses du champ, et accompagnée de deux, alias
trois, croissants du second émail, celui du chef vers-.
Branche d'Ahinzé de Rouville
r Blanquet de Rouville (M.-P.-R.-
E. de), lieutenant-colonel, directeur de l'E-
cole d'artillerie, à Orléans (Loiret).
2° B. de R. (M. -G. de), chef d'escadron
au 16 e d'artillerie, à Clcrmont-Ferrand (Puy-
de-Dôme).
Branche dc Chayla
1° Blanquet du Chayla (L.-C.-M.),
chef de bureau à l'état-major de la flotte,
1 r bureau, ministère de la marine, à Paris.
2° B.du G. (P.-A.-J.), lieutenant au 77
d'infanterie, à Gholet (Maine-et-Loire).
Branche de Combettes
Armes : Ecartelé : aux 1
et i de gueules, à un lé-
vrier passant d'argent, au
chef d'or qui est de Lom-
bard; aux 2 et 3 d'azur, à
un chevron d'argent accom-
I n u nr en chef d'une étoile.
et, en pointe, d'une colombe
naissante d'un croissant, le
tout du utnnr, qui est de
Bauzille de Colombèche ;
sur le tout, de gueules, à
trois losanges d'argent pin-
ces 2 et i, au chef d'azur
chargé d'un lion naissant de sable, armé et lampassé de
gueules, qui est de Blanquet de Combettes.
Blanquet de Combettes (Paul),
ch n " du Barry, parAumont (Lozère .
BLANZAC [de). — Voy. Tessières de
Blanzac.
BLANZAY [de). — Voy. Hardy de
Blanzay.
BLAQUIÈRE DE LAGRAND-
VILLE.
Les renseignements nous font défaut. Nous trou-
vons un représentant à Paris, 1 1, rue des Ecuries-
d'Artois.
BLARER (de).
Les recherebes que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLAUDIN DE THÉ.
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu. On la dit originaire du Nivernais.
Armes : D'azur, au rencontre de daim d'or.
BLAVETTE (de).— Voy. Clément de
B layette.
BLAVIEL [de). — Voy. Phociojs de
Blaviel.
BLAY [de):
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLAY DE GAIX.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages d< s
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLAZAC — Voy. de Jealffreau-Bla-
zac.
BLÉCOURT [de).
Cette famille est originaire de Picardie. Elle a
possédé les seigneuries de Bétheiicourt, de Beauf-
fermès et de Tinlourd.
Armes : De gueules, au lion d'argent, armé, I, mi-
passé et couronné d'or.
BLÉGIER (de).
Cette famille est originaire du Comtat et du
Dauphiué. Elle a formé une descendance en ligne
4;j6
légitime de Louis le Gros, par alliance avec les
Montpezat, laquelle a succédé sous Louis XIV à
l'antique maison de Taulignan.
Elle forme aujourd'hui deux branches : la bran-
che de Taulignan et la branche de Pierregrosse.
Armes : D'azur, au bélier d'argent accorné et ongle
d'or, accompagné, en chef d'une étoile de même.
La branche de Taulignan porte :
Écarlelé : aux i et 4 de sable, à la croix engrélée
d'or, accompagnée de dix-huit billettes de même,
cinq à chaque canton du chef, en sautoir, et quatre
à ceux de la pointe, 2 et 2, qui est de Taulignan;
aux 2 et i d'argent, à deux fasces de gueules, qui
est des Barres ; sur le tout de Blégier ci-dessus.
BLESSON [de).
Les recherches que nous avons faites dans le;
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLIG [de).
Ancienne famille d'Irlande, mentionnée parmi
les plus distinguées de ce royaume. Elle est pas-
sée en France à la suite de Jacques II, dont ses
membres, toujours fidèles à leurs souverains légi-
times, n'avaient pas voulu abandonner la fortune.
Elle s'établit aux Andelys.
Elle a fourni des officiers des armées du roi.
Philippe-Eusèbe Blic entra aux chevau-légers,
et se retira du service à la dissolution de ce
corps.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de
trois )*oses de gueules.
Couronne de comte.
BLIGNIÈRES (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLIGNY [de).
Les recherches que nous avons faites dans le;
archives, les nobiliaires et les ouvrages dis
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
BLIN DE BAILLEUL.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLIN DE BOURDON.
Celte famille est originaire de Picardie.
Le premier auteur connu est Jean de Blin, sei-
gneur de Brainvillers et du fief de Blin, qui vivait
en 1284.
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse,
par arrêt du 19 avril 1070. Des lettres patentes du
roi Louis XVIII, en date 17 janvier 1827, ont con-
firmé le titre de vicomte qui avait été précédem-
ment accordé par lettres du roi Louis XIV.
Armes : D'argent, à trois trèfles renversés de sable, 2
et 1, surmontés de trois mer let tes de même, rangées en
chef.
BLIVES (de
Blives.
Voy. Lévesque dk
BLOGQUEVILLE (de). — Voy. Gou-
LIBEUF de Blocqdeville.
BLOIS (de).
La famille de Blois descend, dit-on, de la mai-
son de Chastillon de Ulois-Trelon, par Gérard de
Blois, coseigneur de Novion-l'Abbesse, en Thié-
rache, qui serait le sixième fils de Jean, bâtard
de Chastillon de Blois, seigneur de Trélon en
Hainaut, et de Sophie d'Archel, et aurait épousé
vers 1406, N., fille et héritière d'Adam, seigneur
de Crescy-sur-Serre, et Puiseux, dont il prit les
armes. Son second fils, Gérard, sieur de Belle-
court, fut receveur des aides à Laon en 1436,
charge que ses descendants occupèrent pendant
plusieurs générations. Nicolas, seigneur de Cour-
trizy, fut convoqué au ban et à l'arrière-ban de
la noblesse de Provins, en 1589 et 1592, et fut père
de deux fils, dont l'un a continué la branche de la
Calande, seule représentée de nos jours, et celle
de la Saulcotte, éteinte.
François, seigneur de la Saulcotte, et Louis,
seigneur de la Calande, furent maintenus dans
leur noblesse d'ancienne extraction par ordon-
nance de M. de Caumartin, les 28 août 1668 et
6 juin 1668.
La branche de la Calande a donné des officiers
de marine distingués, un général, des chevaliers
de Saint-Louis, etc.
Armes : D'argent, à deux fasces de gueules, chargées
chacune de trois annclels d'or.
BLOM (de).
Cette famille, ancienne noblesse du Poitou, com-
mence sa filiation suivie à Jehan de Blom ou
Blaom, seigneur de Puyrenaud et de Blaom, qui
vivait en 1302. Elle compte dans ses membres un
chevalier de Saint-Louis et des officiers des armées
7 /
I»
457 —
— 438 —
du roi. Elle fut confirmée dans sa noblesse le 4 |
novembre 1598.
Armes: D'argent, au sautoir de gueules, cantonné de
quatre noisettes du même.
BLON [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de celte famille.
BLONAY (de).
Les auteurs les plus accrédités rattachent à la
maison souveraine de Faucigny les sires de Blonay
qui paraissent dans les chartes dès 1090 et qui, de-
puis cette époque jusqu'à nos jours, ont joué un
rôle considérable dans l'histoire du Chablais vau-
dois et ont occupé les plus hautes dignités à l'an-
cienne cour de Savoie.
Cette famille forme aujourd'hui deux branches :
la branche de Yaud et la branche de Chablais.
Le titre de baron est celui de baron féodal dans
l'antique sens du mot.
Armes : De sable, seine de croisettes, recroisetées,
au pied fiché d'argent; au lion d'or, armé et couronné
de gueules, brcohant sur le tout.
La branche du Chablais porte :
De sable, au lion d'or, couronné, armé et lampassé de
gueules.
Devises : Pro aris et focis. — Virtutes et prttdenlia.
— Croix sans fin. — Toutes servir, toutes honorer,
pour l'amour d'une. — Pur comme d'or. — Prompt
comme l'aigle.
Cri : Blonay.
BLOND DE SAINT HILAIRE —
Voij. Marco de Blond de Saint-Hilaire.
BLONDE {de).
Cette famille est originaire de Flandre.
Armes : D'or, éi trois trèfles de sinople.
BLONDEAU (de).
Les renseignements sur celte famille nous font
défaut.
Armes : Bourgogne, Bretagne : D'or, au chevron
d'azur chargé d'an croissant d'argent et accompagné
de trois oeillets de gueules, tiges et feuilles de sinople.
D'azur, au chevron abaissé d'or, accosté de deux
croissants d'argent et surmonté d'une étoile de menu:.
Champagne, Picardie : De sable, éi trois besants
d'or.
BLONDEL D'AUBERS.
Cette famille est originaire d'Artois.
Armes : De gueules, à l'aigle d'or, becquée et mem-
brée de gueules.
BLONDEL DE BEAUREGARD
Famille chevaleresque issue, dit-on, d'un puîné
de la maison de Gonnelieu, en Cambrésis, par
Willaume dit de Blondel, qui vivait en 1006.
Elle a donné en 1270 un chevalier croisé.
Armes : De sable, éi la bande d'or.
Couronne de marquis.
Cri : Gonnelieu.
BLONDIN DE BAIZIEUX.
Les renseignements sur cette famille nous font
défaut.
Armes : D'azur, éi la bande d'or chargée de trois
trèfles de sable.
Nous trouvons encore :
De gueules, à trois lions d'or, deux en chef et un
pointe.
BLOQUEL DE CROIX DE
VISMES.
Adrien-Antoine Bloquel de Croix, seigneur de
Wifmes, deLambri, etc., demeurant audit lieu de
Wifmes, en Artois, né le 23 janvier 1607, fut reçu
le 4 juin 1710, au nombre des gentilshommes
élevés dans le collège Mazarin, à Paris. 11 obtint
au mois de mai 1724 des lettres patentes en forme
de charte, par lesquelles, en considération de son
ancienne noblesse, des motifs qui avaient déter-
miné Sa Majesté à lui accorder précédemment
des lettres de chevalerie, elle lui permet, ainsi
qu'à ses descendants nés et à naître en légitime
mariage, de porter sur l'écusson des armes de sa
famille, une couronne de cinq fleurons, et pour
supports, deux griffons. Les titres produits par
ledit Adrien- Antoine Bloquel, pour sa réception
au collège Mazarin établissent successivement sa
filiation, depuis Robert Bloquet, son trisaïeul,
écuyer, sieur de Lambri. lequel comparut pour
l'état de la noblesse, dans la première assemblée
des États de Cambrai, tenue le 11 décembre lo97.
Dans l'église de l'abbaye de Loos, près de la
ville de Lille, est une épitaphe conçue en ces
termes :
Ici gît MessireAlare-François Bloquel de Croix, che-
valier, seigneur de Wifmes, Lambri, Angre, etc., qui
mourut le 19 janvier 16:;7. Requiescat in pore. Au-
dessous de cette épitaphe sont gravées les armes
dudit Bloquel.
Armes : D'argent, à la croix d'azur, qui est de
Croix; sur le tout d'argent, au chevron'de gueules
\
— 459 —
4GU —
accompagné de trois merlettcs de sable, deux en chef
et une en pointe, qui est de Bloquel.
L'écu timbré d'un casque taré de front, sur-
monté d'une couronne de cinq fleurons.
Supports : Deux griffons.
BLOU (de).
Cette famille, originaire du Languedoc, est
connue en Vivarais depuis 1302.
Un de Blou fut fait comte de l'Empire avec
dotation impériale.
Armes : Êcartelé : aux 1 et 4 d'argent, au cyprès
de simple; aux 2 et 3 de gueules à trois bandes d'or;
parti d'azur, à trois roses aussi d'or, mises en pal.
BLOUQUIER DE CLARET.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BLUM DE LAMOTHE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOBERIL [du).
Ancienne famille de Bretagne qui a donné : un
échansondu duc de Bretagne; un panetier du roi
et un gentilhomme ordinaire de sa chambre ; un
chevalier de l'ordre de Saint-Michel ; un conseiller
au parlement de Bretagne; un procureur syndic
aux Etats.
Armks : D'argent, à (rois ancolies d'azur, à la tige
en haut de gueules.
Couronne de marquis.
BOBET (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOBLAYE
BûBLAYE.
(de). — Votj. Courné DE
BOBY DE LA CHAPELLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOGANDÉ (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOGHET DE LA PORTE (du).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOCK (de).
Ancienne noblesse, établie en Franconie, West-
phalie, Livohie, Estonie, Luxembourg, Tri is-Évè-
ebés et Lorraine.
Les Bock du duché de Luxembourg ont formé
trois branches.
La première, établie à Metz, avait pour chef
Jean-Nicolas-Etienne de Bock, chevalier, baron du
Saint-Empire, par diplôme du 21 avril 1777. Sei-
gneur de Furst, Buy, Uckange, Bettange, Lut-
tange, Mancy, en partie et autres lieux, lieute-
nant des maréchaux de France au département de
Thionville et gouverneur pour la ville de Sierck,
né le I i janvier 1747, fils de feu Etienne de Bock,
chevalier, seigneur d'Uckange, Bettange, en par-
tie, et autres lieux, lieutenant dés maréchaux de
France au département de Thionville, et de Marier
Elisabeth Hennequin. Il avait épousé, par contrat
du 3 décembre I7t'.7. Marie-Charlotte-Adélaïde de
Savonnières, fille de feu Madelon-Timoléon-IIenri,
marquis de Savonnières, chevalier, seigneur du
Val et d'Entre-deux-Bois, en Anjou, dont : a)
Charles-Juste de Bock, chevalier, baron du Saint-
Empire, né le 21 octobre 1777; b) Marie-Etienne-
Adélaïde, née le 1S janvier 1770.
La seconde branche avait pour chef Jean-Jac-
ques-François de Bock, chevalier, baron du Saint-
Empire, en vertu du diplôme déjà cité, seigneur
d'Olgrange, haute et basse Ham, Valmestroff,
Kékin et autres lieux, capitaine au régiment de
Penthièvre.
François-Gaspard de Bock, chevalier, ancien
officier au régiment de Nassau.
Armes : De gueules, au bouc d'argent sautant, corné,
ongle et membre de sable.
BOGQUET D ANTHENAY
Famille de finances. Le
premier du nom était fer-
mier général de la ma-
rine sous Louis XV.
Armes : D'argent, a cinq
peupliers de sinople sur une
terrasse du même, au chef
d'azur, chargé de trois rtoiles
d'or.
'
ici —
— 462 —
REPRÉSENTANT CONNU :
Bocquet d Anthenay (Georges-Er-
nest, I» ' ). ancien receveur des finances. —
Résidences : 10, avenue Wagram, à Paris,
et clv"' de la Chapelle, par Troyes (Aube).
BODAN [du). — Vu;,. GuilliÔ du Bo-
D.VN.
BODARD de).
De Bodard ouBaudard,
anciens seigneurs de Co-
lomby-sur-Thaon, de la
Bodardirre.de Péri ers, etc.
La famille Bodard est
d'origine très ancienne,
puisqu'on trouve cité en
l'an 1063, dans deux char-
tes de Bille (Rilliaco) dans
un don de Geoffroy Pape-
bœuf, un Bobert Bodard,
et en 1110, Etienne Bo-
dard est témoin d'une autre donation.
La filiation suivie de cette famille ne peut être
établie qu'à partir de Gervais Bodard, écuyer,
seigneur delà Bodardière. gui vivait ea 1371. Un
de ses fils, Guillaume, premier Bodard, seigueur
de la Bodardière, fut anobli par lettres données à
Pontoise le 20 novembre 1399.
Répandus en plusieurs provinces, nolamment
en Picardie, en Bretagne et en Normandie, les de
Bodard sont d'ancienne et noble race, et très pro-
bablement tous issus de la même souche. Ils ont
été maintenus dans leur noblesse : 1° par M. de
Bernage, le 24 mars 1716; 2° par lettres patentes
du roi du 31 juillet 1821.
Cette maison a fourni plusieurs branches. Celle
de la Jacopière commence à Charles-Pierre Bodard
de la Jacopière, marié en 1712 à Françoise Par-
tais, dont il eut deux enfants. Leur descendance
se continue jusqu'à nos jours régulièrement.
Antoine-Jérôme-Marius de Bodard de la Jaco- j
pière, né le 17 novembre 1793, garde du corps du
roi, reçut neuf blessures au combat de Cossé, le j
29 mai 1815; ramené devant le front des troupes
royales, il put encore leur crier : Ce n'est rien. Vive
le roi! Chevalier de la Légion d'honneur, capitaine
au 4 e régiment de la garde royale, il a été retraité
comme chef de bataillon en 1*29, à cause de ses
nombreuses blessures.
Cette famille compte, en outre, plusieurs con-
seillers du roi et s'est alliée aux meilleures mai-
sons de France.
Armes : Parti : au 1 d'azur à trois fonces ondées
d'argent, qui est Bodard; au 2 d'azur au dard d'or,
posé en fasce et accompagné de trois têtes de loup ar-
rachées d'argent; au chef d'or, chargé d'une épée de
sable posée en fasce, qui csl de la Jacopière.
Couronne de comte.
Supports : Deux lévriers.
Devise : Ce n'est rien. Vire le roi!
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Bodard de la Jacopière Henri
de) et M mo , née Le Segretain, ch au de la Jaco-
pière, par Craon (Mayenne).
2° B. de la J. [Charles de . eh" 1 do L'Épi-
nay, par Gossé-le-Vivien (Mayenne).
3° B. de la J. (Joseph de) et M" 1 ", née de
Ferrières, ch au de Sainte-Catherine, par
Montbron (Charente).
4° B. de la J. (Anatole ûfe)ctM me , née
de Saint- Venant, ch au de la Roche-Sain t-
Firmin, par Pezou (Loir-et-Cher).
5° B. de la J. (Léopold de), ch au des'
Bordes, par Pontlevoy (Loir-et-Cher).
6° B. de la J. (Louis de). — Mêmes
adresses.
BODARD DU ROUSSEAU. —
Yoij . de Ferrière Bodard du Rousseau.
BODET DE LA FENESTRE.
Les renseignements font défaut sur cette, famille
originaire du Poitou.
Armes : D'azur, à l'épée d'argent mise en pal; à la
trangle de gueules en chef, brochant sur le tout.
BODIN [de).
La maison de Bodin ou de B mdin, originaire du
Cambrésis, tenait rang dès le xi e siècle, parmi la
haute noblesse du comté de Flandre. L'un de ses
membres quitta Cambrai en 1543 lorsque Cbarles-
Quint y fit bâtir la citadelle « sur les ruines de
800 bonnes maisons », et vint s'établir en Blaisois,
en la seigneurie de Boisrenard, fief relevant de la
couronne et dont il rendit foi et hommage à la
reine Catherine. Le roi Henri IV conféra par let-
tres patentes à son fils Jacques de Baudin et de
Boisrenard, la charge de capitaine-gouverneur des'
château et parc de Chambord, charge qui passa
pendant plusieurs générations à ses descendants.
Cette famille, d'origine chevaleresque, a fourni
des brigadiers des armées du roi, des maréchaux
de camp, des gouverneurs Ce places fortes. Les
annales militaires relatent plusieurs de ses mem-
— 463 —
— 464 —
)>:es tombés sur les champs de bataille de Prague,
Bosbach, etc., etc., et à l'armée de Condé.
Elle est aujourd'hui divisée en deux branches :
la branche de Boisrenard et la branche de Calem-
bàrt.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois l'oses du même (2 en chef, i en pointe); au chef
d'argent, chargé de trois merlettes du champ.
Branche de Galembert
Gaspard de Bodin de Galembert, auteur de la deu-
xième branche de cette famille, était fils de Louis,
deuxième du nom, seigneur de Boisrenard, qui
quitta le service en 1711, etde Marguerite de Laig-
îhoult. Il fut capitaine de grenadiers au régiment
de Guyenne, chevalier de Saint-Louis; il prit sa
retraite en 1767, après 30 ans de service, avec le
brevet de major. Il mourut le 17 février 1793 et
eat de son mariage avec Marguerite de Richoumm
plusieurs enfants.
Son lils, né à Lavaur, le G juin 1766, fut élevé à
l'Ecole militaire de Sorèze; sous-lieutenant dans le
régiment de Guyenne en 1781, il se retira du ser-
vice en 1790 par suite de la révolution, émigra, et
fit partie de l'armée de Condé. Après le licencie-
ment, il partit pour l'Italie et passa une année de
méditation au monastère de Vallombreuse, près
Florence. Il se maria le 27 mai 1812, à demoiselle
Paschalite de Vaussay. En 1814, à la rentrée de
Louis XVIII, il reçut la croix de Saint-Louis et le
brevet de capitaine,comme récompense de sa fidélité
à la cause des Bourbons, et mourut le 7 avril 1825
à Vendôme, emportant avec lui les regrets de tous
ceux qui l'avaient connu.
BODINAT de).
L'orthographe de ce
nom varie dans les an-
ciens titres, on le trouve
écrit, tantôt Beaudinar,
Baudinard, quelquefois
Bodynar. ou Beaudinat,
Baudinat, enfin Bodinat.
Cette famille est origi-
naire de Provence, mais
elle est depuis longtemps
établie en Bourbonnais,
où elle a contracté des
alliances avec les plus
anciennes familles du
pays. Elle a toujours servi avec zèle et fidélité
dans les troupes du roi, suivant lettres, certificats,
provisions, commissions et brevets de services.
Elle a produit des officiers de terre et de mer, des
gentilshommes du roi, des chevaliers des ordres, etc.
Elle a été maintenue dans ses privilèges de no-
blesse par divers arrêts. En vertu de preuves
faites au cabinet des ordres du roi, Louis de Bodi-
nat de la Motte fut reçu chevau-léger de la garde
du roi Louis XVI. et François-Xavier de Bodinat
de la Motte, capi'aine de cavalerie, émigré, avait
obtenu l'inscription de son fils Louis de Bodinat
sur la liste des pages du roi Charles X. Ce dernier,
par suite de son mariage avec Marie-Anne-Elisa-
beth de Laage de M eux, vint se fixera Orléans.
Armes: De gueules an chevron d'or accompagné de
trois palmes de même.
Couronne de marquis.
Supports: Deux sauvages appuyés sur leur massue.
Cimier : Un demi-sauvage, tenant massue sur l'épaule.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
1° Bodinat (M ise de), née de Laage de
Meux; 59,ruedesMurlins, à Orléans (Loiret).
2° B. (Marie-Xavier-Henri de), veuf de
Jeiiny-Barbarin de Lamarlinie.
3°B. (Marie-Charles-Stanislas de), mari»''
à Anne-Marie Dubois de Saint-Vincent.
4° B. (Marie- Antoine-Joseph de), ancien
zouave pontifical.
."»' B. Marie-Amable-Anatole dr), marié à
Marguerite Dubois de Saint- Vincent.
6° B. (Marie -Henri- Emmanuel de), capi-
taine-commandant au 1 4 e hussards, et
comtesse, née Cassin de la Loge. — Rési-
dence : Alençon (Orne).
BOERIO (de).
Famille chevaleresque
d'origine normande. Le
premier du nom, Pierre,
fit la conquête des deux
Sicilesavec Robert Guis-
card : il était seigneur de
San Marco en Calabre en
lOoO. — Devenue napoli-
taine, cette famille, dont
un des membres fut au
xui c siècle un des pre-
miers compagnons de
saint François d'Assise,
et béatifié sous le nom
de Pierre de Cotrone, a donné de grands
dignitaires du royaume, des grands écuyers, des
chanceliers, des archevêques, des évèques, des
grands d'Espagne, des chevaliers de Malte, de
Saint-Jacques de l'Épée, des généraux au service
de Venise, de Gènes, d'Espagne, d'Autriche et de
France.
Ferdinand, créé chevalier doré par Charles-
Quint et gratifié des armes du Saint-Empire en
chef de son écu ; Bonaventure, archevêque de
Salerne, général de l'ordre de Saint-François,
grand d'Espagne); Thomas, général au service de
Charles VIII de France, bâtit Chenonceaux ; Jean,
brigadier de S. M. G Philippe V ; Geoffroy,
chambellan d'Hercule Farnèse, ambassadeur à
Venise.
//
— 4t>;> —
4C6
Un cadet de cette famille, colonel de cavalerie
au service de Gênes au xvn c siècle et propriétaire
de domaines en Corse, fut la souche de la famille
actuelle ; sou arrière-petit fils opta pour la natio-
nalité française lors de l'annexion; depuis qu'elle
est française, cette famille s'est vouée exclusive-
ment au service militaire.
Alliances : Bentivoglio, Monticelli, San Severino,
Carracciolo, etc.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accosté de deuc
étoile* du même à dix rais, accompagné en pointe d'un
boeuf aussi d'or (armes parlantes); au chef d'or,
chargé des armes du Saint-Empire. Ces dernières
conférées par Charles-Quint en 1338.
Couronne de marquis.
Boério (Marie-Pascal-Oscar de), chef ac-
tuel de nom et d'armes, général de division
de cavalerie, grand officier de la Légion
d'honneur, baron du Saint-Empire germa-
nique, baron de Gazella, dont : a) Fer-
dinand; b) Henry; e) Raymond, officiers;
d) Aménaïde. — Résidence : Ch au de la
Molle-ïhoury, par Youlx (Seine-et-Marne).
BOFFLE
ROFFLE.
(de). — Voyez Danzel de
BOGIS (de). — Votj. Hoffmann de Cha-
VANNES DE BoGIS.
BOHAM [de).
Cette famille est originaire de Champagne.
Armes : De gueules, à la bande colicée d'or.
BOIGNE {de).
Cette famille est originaire de Savoie où elle
était anciennement connue sous le nom de Le
Borgne.
Un Antoine Le Borgne fut créé comte de Boigne
par le roi de Sardaigne en 181(3. Il devint lieute-
naut général et fut fait maréchal de camp par le
roi de France. Il mourut le 13 juin en 1830 à
Chambéry, où il élait né, laissant postérité.
Arues ; D'azur, au lion d'or, plantant une épée
d'argent au sommet dune montagne au naturel, mou-
vant de la pointe.
Devise : Patientia omnia vinci.
BOILEAU DE GASTELNAU.
Les renseignements font défaut sur cette famille
originaire du Languedoc.
Armes : D'azur, au château d'or, à trois tourillons
de même, maçonnés de sable, au croissant d'or en
pointe.
Devise : De tout mon cœur.
BOIS (des). — Voy. Colpvf.nt des Bois.
BOIS (du).
C'est une des plus anciennes familles du bail-
liage du Cotentiu.
Godeft'roy du Bois, chevalier, vivant sous le
règne de Guillaume le Conquérant, fut un de ceux
qui passèrent avec ce prince à la conquête du
royaume d'Angleterre l'an 1066. Il épousa Idoine
Tesson, dont il eut postérité ; un descendant, Pierre
du Bois, chevalier, est mentionné dans une charte
de 1261.LaChesnaye terminela généalogie de cette
famille à Richard du Bois, chevalier, qui vivait
vers l'an 1497.
Armes : D'or, à l'aigle de sable, membrée et becquée
de sinoplc.
BOISAIRAULT D OYRON (de). —
Voy. Fournierde Boisairault d'Oyron.
BOISANGER(^) — Voy. Bréart du
Boisanger.
BOISAUBIN (de). — Voy. Van Scualk-
WYCK DE BoiSAURIN.
BOISBAUDRY (de).
La maison du Boisbaudry, d'ancienne chevale-
rie de Bretagne, a pris son nom d'une terre sei-
gneuriale, située dans le ressort de Bennes, qu'elle
possède sans interruption depuis plus de cinq
cents ans. Son premier auteur connu est Alain du
Boisbaudry, qui fut au nombre des chevaliers bre-
tons compagnons d'armes de saint Louis à la croi-
sade de 1248. Un titre de la collection Courtois
prouve qu'étant à Limisso, dans l'île de Chypre,
de concert avec plusieurs autres chevaliers, il
nolisa un navire et fit la traversée de Chypre en
Egypte.
Les preuves de noblesse que la maison du Bois-
b mdry a faites en diverses circonstances et
notamment pour les honneurs de la cour en 1788,
établissent la filiation depuis Guillaume, premier
du nom, seigneur du Boisbaudry et de Terans, de
la Hunaudière, etc.
Un de ses fils, Bertrand du Boisbaudry, lit par-
tie de l'année que le roi Charles VI leva en 1392,
à l'instigation du connétable de Clisson, contre le
duc de Bretagne.
Cette faniile compte plusieurs officiers distin-
gués et des chevaliers des ordres du roi.
Armes : D'or, à deux fasces de sable, chargées, la
première de 3, la seconde de 2 besants d'argent.
— 467 -
— 568 —
X
'
BOISBERRANGER [du).
Cette famille est originaire de Bretagne.
Armes : D'or, à la bande de gueules.
BOIS-BERTRE [du . — Voy. Saillard
du Bois-Bertre.
.,
BOISBOISSEL /
Cette famille, qui a porté jusqu'au xiv e siècle le
nom de Prévost, est originaire de Bretagne.
Par une charte de 106Ô, Adèle, abbesse de
Saint-Georges de Bennes, confirme dans la charge
de prévôt, défenseur de son abbaye, Gauthier,
sire de Boisboissel.
Un Boisboissel fut tué à la bataille de la Roche-
Derrien le 13 juin 1317 ; un autre à la bataille
d'Auray le 27 septembre 1364.
Toussaint-Isaac, comte de Boisboissel, fut
major de brigade des armées du roi et du régi-
ment de Forez, subdélégué des maréchaux de
France.
Les Boisboissel se rattachent au chevalier
du Guesclin par sa femme Titaine Ragenel. Ils
figurent au musée de Versailles.
Ils'ont donné un évèque de Tréguier en 1327,
un chevalier de Saint-Michel, quatre chevaliers de
Saint-Louis, etc., et se sont alliés aux principales
familles de la province.
Armes : D'hermines, au chef de gueules, chargé de
trois màcles </ or.
Devise : Hœc soli gestunt insignia fortes.
BOISBRUNET
BoiSBRTJNET.
de . — Voy. Soret de
BOÏSGHEVALLIER (de). — Voy.
Hlllln de Boischeyallier.
BOIS D AISY [du).
La maison du Bois d'Aisy, d'ancienne chevale-
rie du Nivernais, a pris son nom du fief situé dans
la paroisse de Chevenon, près de Nevers. Elle
figurait, dès le milieu du xi e siècle, parmi la
principale noblesse de cette province, et s'y est
constamment soutenue par ses emplois distin-
gués, ses services et ses belles alliances.
Un Philippe du Bois, deuxième du nom,
écuyer, fut coseigneur de Pouillv, dont il fit
hommage à Henriette de Clèves, duchesse de
Nevers, en 1598. Le G juillet de cette année, il
comparut à la convocation générale des gentils-
hommes du Nivernais. Le 16 juin 1634, il fut
maintenu dans sa noblesse, par sentence des élus
de Vézelay, sur la production de ses titres remon-
tait avec filiation à l'année 1443.
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en
chef d'une étoile du même, entre deux fleurs de lis
d'argent, et. en pointe, d'un porc-épk du dernier
émail.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
BOIS D'AUBERVILLE [du).
Cette famille est originaire de Normandie.
Armes : D'or, et Vaigle de sable becquée et membréede
gueules.
BOISDAVID [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires el les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOIS DE BEAUGHESNE [du).
Cette famille est originaire de Bretagne.
Armes : Tiercé en fasce : nu I d'azur à trois étoiles
d'argent; au 2 d'or plein; au 3 de gueules à l'arbre
d'or.
Devise : Robur et lumen.
BOIS DE JANGIGNY [du
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auieurs étant restées infructueuse 5 , il nous a été
impossible d'étal lir la notice de cette famille.
BOIS DE LA VILLE (du .
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses^ il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOIS DE LA VILLERABEL (du).
Cette famille est originaire de Bretagne.
Elle a figuré dans les réformations et montres
de 1423 à 1534, et a donné deux lieutenants géné-
raux de l'amirauté de Saint-Brieuc depuis 1749.
Armes : D'argent, à dois pins déracinés de simple.
Devi-e : Semper virens.
BOISDEFFRE (de). — Voy.
TON DE BOISDEFFRE.
LE
Mou-
bois DE MEYRIGNAG (du).
Cette famille, originaire du Limousin et Marche,
est passée en Bretagne.
Elle remonte aux premièresannées du xm c siècle.
••/
469
Ml) —
Armes : D'argent, à l'arbre terrassé de sinople, au \ BOISEAUMARIÉ (dé). — Voy. Leroï
lion tic gueules passant devant le fût de l'arbre.
Devise : Spes unica.
BOISDENEMETS (de). — Voy. Da-
MEL DE BOISDENEMETS.
BOIS DU BAIS.
Cette famille est originaire do Normandie.
Le prem'er auteur connu est Geoflïoy du Bois,
l'un des seigneurs qui suivirent Guillaume le Con-
quérant en Angleterre.
Armes : D'or, à Vaigle de sable, onglée, becquée et
languée de gueules. — Alias de sinople.
Couronne de marquis.
Devise : Undique suspiciens.
BOISDULIER du. — Voy. Gardin
DU BOISDULIER.
BOIS DU TILLEUL {du).
Celte famille est origi-
naire de Champagne.
On trouve à son sujet
uue ordonnance rendue
le 17 mars 1698 par les
commissaires généraux
du conseil, députés sur le
fait des armoiries portant
enregistrement à l'armo-
riai généralde France, au
registre coté Champagne,
des armes de Claude-Jac-
ques du Bois, avocat au
parlement, conseiller du roi, receveur des deniers
patrimoniaux de Saint-Dizier.
Cette famille a donné un lieutenant au royal-
dragom, 167o; un écuyer chevauclieur, 1724 ; un
capitaine d'infanterie et un chef de bataillon,
1782 et 1787.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné en clief
de deux étoiles d'argent, et en pointe d'un massacre de
cerf d'or.
Bois du Tilleul (Armand du), h Rennes
(Ule-et-Vilaine), et ch au de Valyvon, par
Campagne (Pas-de-Calais).
BOIS DYVER {de).— Voy. Marrier de
Bois d'Yver.
BOISÉ de).
Cette famille est originaire de Guyenne. Son
état historique nous est inconnu.
Arvies : D'azur, à deux palmiers arrachés d'or,
enchaînés de même et surmontés de six étoiles aussi
d'or, rangea en chef.
DE BoiSEAUM \llli:.
BOISFLEURY (de). - Voy. Potiroh
DE BOISFLEDRT.
BOIFOSSE [de).
Pas de renseignements. Nous trouvons un
représentant au château de Bouraudière, par
Couéron (Loire-Inférieure).
BOISGELIN (de).
Cette famille tire son nom du château de Bois-
gelin, évôché de Tréguier, en Bretagne.
Le premier auteur connu est Geoffroy du Bois-
gelin, vicomte de Plehedel. qui vivait eu 1 166.
Cette famille a donné : un chevalier croisé sous
saint Louis ; un cardinal, des archevêques, des
pairs de France, des maréchaux 'de camp, des
brigadiers des armées du roi, des capitaines de
vaisseau, des chevaliers de Saint-Louis, etc., etc.
Armes : Ècartelé : aux 1 et 4 de gueules, à la
molette d'éperon d'argent de cinq rais; aux 2 et 3
d'azur plein.
Devise : In virtute vis.
BOISGROLLIER (de). — Voy.
NIER DE BOISGROLLIER,
Gar-
BOISGUÉHENNEUG du
Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé
les seigneuries du Boisguéhenneuc, de la Vilnoé,
de la Villevoisin, du Clio, de la Babinais, de
Minven, etc.
Ancienne extraction, chevalier, réformation
de 1668 — huit générations, réformes et montres
de 1427 à 1543.
Nous trouvons un Eon du Boisguéhenneuc au
nombre des légataires du duc Jean II, en 1304.
Un Alain du B. épousa, vers 1400, Jeanne de
Castellan.
Cette famille a fourni un page du roi en 177:;.
La branche aînée, fondue vers 1600, dans Lezon-
net ; la branche cadette seule survivante.
Armes : D'argent, à l'aigle impériale de sable, bec-
quée et membrée de gueules.
Supports : Deux aigles au naturel.
Devise : Carantez ha guirionnez amour et vérité).
BOISGUÉRET DE LA VAL
LIERE (de).
Cette famille est originaire de l'Orléanais où se
trouvaient Boisguéret et la Vallière.
— 471 —
Elle a donné des échevins, des officiers de
toutes armes, un chevalier de Saint-Louis, etc.
Armes : D'or, à trois arbres de sinople. sur une ter-
rasse de même, accostés de deux croix pattées de
gueules et soutenus d'un croissant d'azur, montant en
pointe.
Devise : Nemoris terrœque robore ascendunt.
BOISGUILBERT {de). — Voy. le
Pesant de Boisguilbert.
BOISGUILLÉ (de). — Voy. Moncint
de Boisguillé.
on BOISGUYON
BOISGUION
(de).
Famille originaire de Bretagne.
La famille de Boisguyon ou Boisguion est origi-
naire de Bretagne; on trouve dans une généalogie
manuscrite, conservée par la famille, la mention
d un Jean de Boisguion qui aurait figuré parmi les
croisés en 1100. Vers 1380, Patrix de Boisguynn
s'établit à Alençon et est l'aïeul de Philippe de
Boisguyon, à partir duquel (1468) la filiation de
cette maison se poursuit sans interruption et avec
certitude.
Armes : D'argent, à une fasce d'azur.
BOISHAMON (du).
Cette famille portait dès 1150 le nom de Grat-
temy et la qualité de noble.
Le [premier au'eur connu, Olivier Grattemy,
seigneur de la terre du Boishamon, obtint du duc
de Bretagne, François II, des lettres patentes pour
prendre définitivement et exclusivement le nom
de du Boishamon.
Armes : D'argent, au léopard léoné, mi-passant,
mi-rampant, armé et lampassé de gueules.
BOISHÉRAUD (de). - Voy. Fournier
DE BoiSHÉRAUD.
BOISHEBERT (de).
Champs de Boishebert.
— Voy. des
BOISHUE (de).— Voy. de Guéhenneuc
de Boishue.
BOISJOLLY(^). - Voy. Champeville
DE BoiSJOLLY.
BOISJOSLIN [de). — Voy. Vieilh de
BoiSJOSLIN.
BOIS-JOURDAN (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
i.npossible d'établir la notice de cette famille.
BOIS JUZAN (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOISLAUNAY (de).
Nous n'avons aucun renseignement sur cette
famille, dont un représentant habile le château
d'Ouffières, par Thury (Calvados).
BOISLAVILLE (de), — Voy.' Paul
DE BOISLA VILLE.
BOISLEGOMTE (de).
Les^ recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
Voy. Say de Boislecomte.
BOISLINARDS (de).
Cette famille est originaire du Berry où elle pos-
sédait, en l'an 1100,1e chastel de Boislinards, pa-
roisse de Rançon.
Abmks : D'argent, au vergne ou chêne, de sinople;
à la bordure engrêlée de gueules.
BOISLISLE (de
BOISLISLE.
— Voy. Michel de
BOISLOUVEAU (du). — Voy. Ro-
bert DU BoiSLOUVEAU.
BOISLUISANT (de). — Voy. de Va-
RÈNES; VlLLOT DE BOISLUISANT.
BOISMENU (de)
BoiSMENU.
Voy. Glynot de
BOISMONTBRUN (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant, restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
r
— 473 —
i 1 1
BOIS ORHAN [de). — Voy. de Ta-
LHODET DE BoIS-OrHÀN.
BOISPRÉAUX (de).
Les renseignements font défaut sur cette famille,
dont un représentant habite le château d'Alle-
magne, par Caen (Calvados).
BOISRAMBAUD (de). — Voy. Fé de
BoiSRÂMBÀUD.
BOISREDON (de).
BoiSREDON.
BOIS RIGHEUX (de).
BLANC DE BoiS-RlCHEDX.
Voy. Alefsen de
— Voy. Le-
BOISRIOU (de).
L'état historique de cette famille nous est in-
connu.
Armes : D'azur, fretté d'argent; accolé d'azur, à la
bande d'or, accosté en chef de trois molettes de même,
et, en pointe, de trois coquilles d'argent.
BOISROUVRAY(^). — Voy. Jacque-
LOT DE BOISROUVUAY : PARIS DE BoiSUOUVRAY.
Voy. Mathieu de
BOISSAG (de):
Boissac.
BOISSARD (de).
A La famille de Boissard
est fort ancienne en An-
jou; elle y était déjà con-
sidérable au xn e siècle.
Olivier et Jean de Bois-
sard, chevaliers, sont ci-
tés, le premier dans une
charte de l'année 1217, et
le second dans une
transaction qui eut lieu
en 1234.
D'autres Boissard sont
mentionnés dans des
chartes, quittances, etc., de 1371, 1377, 1406, lits.
L'un d'eux fit partie des hommes d'armes de Ber-
trand du Guesclin. A trois époques différentes, la
famille de Boissard a été appelée à faire preuve
de son ancienne noblesse, en 1650, 1667 et 1687.
Dans ces trois circonstances, la filiation fut prou-
vée, sans interruption, par titres originaux, jus-
qu'en l'année 1424 ; elle commence à Pierre de
Boissard, seigneur de la Bigauderie, qui épousa,
par contrat du 10 juin 1424, demoiselle Jacquette
de Beaufils, et se poursuit jusqu'à nos jours.
Louis de Boissard, premier du nom, écuyer, sei-
gneur de la Bigauderie, eut commission, en 1568,
par Jean de Leaumont, gouverneur de l'Anjou, de
Lever une bande de trois cents arquebusiers pour
être employés contre les religionnaires qui s'étaient
soulevés dan'' ce gouvernement.
Isaac de Boissard, chevalier, fut reçu, en 1650,
page de la grande écurie du roi.
Jacques Césac de Boissard, seigneur de la
grande et de la petite Chauviére, fut mousquetaire
du roi et chevalier de Saint-Louis.
Cette famille a formé deux branches : la bran-
che aînée, éteinte dans les mâles, et la branche
cadette.
Armes : De gueules, à trois faisceaux de flèches d'or
liés du même, posés 2 et i .
Couronne de marquis.
Branche aînée
Boissard (Marie de) , C lcsse de Bonville .
Branche cadette
1° Boissard (Jean-Charles-Léon, C te de),
chef de nom et d'armes, lieutenant de cava-
lerie, non marié.
2° B. (François-Armand-Jacques, V e de),
lieutenant au 3 e chasseurs à cheval, marié
le 17 juillet 1893 à Marie-CIptilde Bégé.
3° B. (Henri-Marie-Robert, V te de), non
marié.
4° B. (Marie- Joséphine de), non mariée.
5° B. (G lesse Arthur de), mère des précé-
dents. — Résidences : 107, rue du Faubourg-
Saint-Honoré à Paris, et ch au de la Chau-
viére, par Saint-Georges (Maine-et-Loire).
BOISSAT DE LAGRAVE.
Famille originaire du Dauphiné, passée en Pé-
rigord. Son état historique nous est inconnu.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, accompa-
gnée de six lésants d'or en orle, 3 et 3.
Devise : Sans regret du passé ni peur de l'avenir,
BOISSE (de)-.
Cette famille est ancienne et des plus nobles du
Limousin. Amanieu de Boisse, écuyer, sei-
gneur de la Farge, fit son testament le sep-
tembre 1569, par lequel il instituait son héritier
Louis de Boisse, son fils aîné. Il épousa par con-
trat du 7 décembre 1439, Anne de Chûlus, fille de
Maurice de Châlus, écuyer, seigneur d'Auteroche.
Il en eut plusieurs enfants.
Jacques-Joseph de Boisse, chevalier, né le 27 jan-
vier 1697, reçu page du roi en 1712, dit le marquis
\ J
— 475 —
— 476
de Boisse, fut sous-lieutenant des che v au-légers
de Berryen 1760, ensuite capitaine des gendarmes
d'Orléans, et maréchal de camp le 20 février 1761.
Armes: Fascé d'argent et de gueules de six pièces, les
fasces d'argent chargées chacune de trois mouchetures
d'hermine de sable.
T'oy. Godet de Boisse; Génébrias deBoisse;
MoRTEMARD DE BoiSSE.
BOISSEAU.
Nous n'avons rien trouvé dans les armoriaux
concernant l'état historique de cette maison, qui
paraît être originaire de Bourgogne.
Armes : D'or, à trois lions de gueules, sortant de
trois boisseaux d'or.
BOISSEGUIN [de). — Voy. du Gros
DE BOISSEGUIN.
BOISSEL (de).
L'état historique de cette famille nous es1 in-
connu. 11 y a eu une famille Boissel originaire de
Normandie qui portait le surnom de Monville.
BOISSEROLLE [de).— Voy. Hadoin
DE BOISSEROLLE.
BOISSESON (de). — Voy. Barbara de
Labelotterie de Boisseson.
BOISSET (de).
La famille de Boisset, originaire d'Auvergne, se
divisa, dès une époque fort reculée, en un très grand
nombre de. branches, éteintes aujourd'hui pour la
plupart. Le document le plus ancien qui fasse
mention de cette famille date de 1354. Les titres
de famille n'établissent la généalogie qu'à partir de
Jean Boysset, qualifié noble, qui vivait en lbOo.
Nous trouvons un Balthazar-Jean-René, vicomte
de Boisset, né le 20 octobre 1839.
Cette famille a fourni des officiers de l'armée du
roi et des chevaliers de divers ordres.
Armes : Dj gueulîs, au lion d'or armé et lampassé
de même, rampant contre un chêne d'argent; au chef
d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
Devise : Altitudo, fortitudo.
BOISSEUIL BARON (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOISSEULH (de)'.— Voy. Boysseulh.
BOISSÏER DES COMBES-
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant, restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOISSIEU (de). — Voy. Salvaing de
Boissieu.
BOISSON (de).
Nous trouvons une famille de ce nom qui avait
fait sa résidence à Marseille, et subsistait dans
Charles de Boisson, reçu trésorier général de
France en 1733, mari.' à N... FOftia de Piles, dont
il eut postérité.
Armes : D'azur, au phénix d'or, sur un bûcher em-
flamm \ fixant un soleil, posé au canton dextre de Vécu,
le tout de même.
BOISSONNADE de). — Voy. de
S VIN rE-COLOMBE DE BoiSSONNADE.
BOISSONNET.
Famille originaire du
Vivarais qui a donné des
officiers généraux et un
magistrat.
André-Barthélem y
Boissonnet fut maréchal
de camp du génie, che-
valier de Saint-Louis,
créé chevalier de l'Empire
le 20 août 1809 et baron
le 15 septembre 1813.
Ernest-Marie-Auguste, son petit-fils, étant sub-
stitut du procureur de la République à Arras,
préféra briser sa carrière en 1880 plutôt que de
prendre part à l'exécution des décrets sur les con-
grégations religieuses.
Voici la lettre qu'il écrivit au garde des sceaux
à ce sujet, datée du 17 octobre 1880 :
« Tenant à ne pas associer mon nom à des me-
sures que je blâme, autant au point de vue reli-
gieux qu'au point de vue politique, j'ai l'honneur
de vous prier de vouloir bien accepter ma démis-
sion. f>
Le journal le Pas-de-Calais; en annonçant cette
démission ajoutait : « Nous félicitons ce jeune
magistrat devant lequel s'ouvrait le plus brillant
avenir. Il a préféré l'honneur à l'intérêt. Cette no-
ble attitude ne sera pas oubliée au jour de la ré-
paration que la République se plait à précipiter
par ses odieuses iniquités.
Armes : Écartelé : au 1 d'argent, au casque et à la
cuirasse de sable ; au 2 d'or au franc quartier des ba-
.
— Î7.X —
rons de l'armée ;• au 3 <ic *iin<i>lr au rouleau déployé
d'argenl sur lequel est dessiné un polygone au naturel]
au 4 dazur à trois étoiles d'argent, 2 et i. swmontées
'l'un croissant du même.
REPRÉSENTANTS COSNUS :
1° Boissonnet (Ernest-Marie-Augustin),
né à Douai Le 9 juillet 1 8 4 1 > , uvocal à la cour
d'appel de Douai, conseiller d'arrondisse-
ment du canlon de Douai-Nord. Domicile :
Douai, 31, rue des Wetz, et Sin-le-Noble,
,ch a " du Clos-Laquien.
2° B. (Joseph), lils aîné du précédent, né à
Arras, le 2 décembre 1879.
3° B. (Ernest), frère du précédent, né à
Douai, le 9 février 1882.
Oncles : 1° Boissonnet (Estève-Lau-
rent), général de division d'artillerie, grand
officier de la Légion d'honneur, créé baron
par décret de Napoléon III. — Résidences :
8, rue de la Bienfaisance, à Paris, et ch au de
la Touche, par El-Biar (Algérie).
2° B. (André-Dems-Alfred), général du
génie, ancien sénateur, grand officier de la
Lésion d'honneur. — Résidences : 75, rue
Miromesnil. à Paris, etàSézanne (Marne).
3° B. (Alfred), capitaine au 12 e dragons,
à Xancy.
BOISSOUDY [de). — Voy. Baucherox
DE BOISSOUDY.
BOISSY
Boissy.
(de). — Voy. Rouillé de
BOISSY D ANGLAS.
La famille Boissy d'Anglas, protestante et ori-
ginaire des environs d'Annmay, jouissait d'un
grand crédit dans sa province, quand son chef,
avocat au parlement de Paris, fut envoyé aux'
États généraux; on connaît la conduite ferme et
courageuse de Boissy d'Anglas à la Convention
el sous le Directoire, qui le condamna à la dépor-
tation. Créé sénateur et comte de l'Empire, il fut
appelé par Louis XVIII à la pairie.
Armes : De sable, au chevron d'or, au chef d'ar-
gent.
BOISTEL DE BELLOY (de).
Cette famille est originaire de Picardie.
Armes : De gueules, à la bande de losanges d'argent.
BOISTERTRE de -
BoiSTERTRE.
BOISTHIERRY de
Voy. Eudes de
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOISVILLE (df
Boi
Voy. Teknisien de
s ville.
BOISVILLETTE de . — Voy. Guéri-
NEAU DE BOISVILLETTE.
BOITEL DE DIENVAL.
Cette famille est originaire d'Ile-de-France;
son état historique nous est inconnu.
Armes : D'azur, à trois coqs d'or, crêtes, barbés et
ongles de gueules, ayant la patte dexlre levée.
BOIXO [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de celte famille.
BOJANO (de). — Voy. Thomas de Bo-
JANO.
BOLLARDIERE
BOLLARDIÈRE.
Voy. Paris de
(de . — Voy. Chonet
BOLLEMONT
DE BOLLEMONT.
BOMPAR (de).
Famille originaire de
Provence, qui subsistait
dans la personne de N...
Bompar, chef d'escadre el
vice-ioi de l,i Martinique.
Il était de la branche
qui vivait à Aix dans le
xv 8 siècle, et remontait à
Guillaume Bompar, le
premier qui se retira à
Grasse où il fonda une
chapelle, le 8 avril l 'm.
Son petit-fils, Louis Bompar, fut juge royal de
la ville de Grasse en iiU8; marié à Catherine de
Bertalisen 1549, il laissa postérité.
Honoré de Bompar fut maintenu dans sa no-
blesse, conjointement avec Alelchior de Bompar,
son oncle, le 1 er décembre 1008.
\
— 479
l80
Ses descendants, qui formèrent deux branches,
ont donné plusieurs officiers de vaisseau.
Armes : D'azur, à deux colombes d'argent, perchées
sur un tronc écoté d'or, posé en fasce.
Nous trouvons encore :
D'argent, à l'aigle éployée, décapitée de gueules.
BOMPART [de). — Voy. Gasselin de
BOMPART.
BON (de).
Le premier auteur connu de cette famille est
Jacques-André de Bon, seigneur de Menton, qui
vivait en 1260.
Un de Bon suivit Louis d'Anjou, roi de Naples,
dans ses guerres contre le roi de Hongrie et reçut
de ce prince, qu'il avait sauvé sur le champ de
bataille, une main sanglante de gueules, empoi-
gnant la bande de ses armes.
Cette maison s'est divisée en plusieurs branches
qui se répandirent dans le Languedoc, la Provence
et la Bretagne.
Elle s'est alliée aux familles de Bernage, de
Castillon, de Bastans, de Cambon, Surcouf, de
Puibusque, Hoël, Vail, etc.
Armes : De gueules, ci la bande d'or, chargée d'un
ours de sable.
BONADONA >/).
La famille de Bonadona établie jadis dans le
comtat Veuaissin depuis le milieu du xv e siècle, est
originaire de Bivoli, en Piémont. Les historiens
de ce pays portent un témoignage avantageux de
son ancienneté. Des chevaliers de cette famille
passèrent dans la Palestine, avec d'autres cheva-
liers du Piémont et de Savoie, du temps de Gode-
froi de Bouillon, en 1099.
Jeannin de Bonadona fut le premier de cette fa-
mille qui vint se fixer dans le Comtat, avec ses
quatre frères, vers 1505. Il s'était marié trois fois
et eut des enfants des trois lits.
Cette famille a fourni plusieurs officiers des
armées du roi.
Armes primitives : D'azur, à la bande d'argent,
accompagné de deux roses de même.
Armes actuelles : Parti : au 1, comme les précé-
dentes ; au 2 d'azur, au chevron d'argent, accompagné
en chef de deux étoiles d'or, et d'un soleil de même en
pointe.
Devise : Hœc sunt bona virtutis dona.
BONAFFOS DE LA TOUR
Ancienne noblesse, ori-
ginaire du Quercy, qui a
formé plusieurs bran-
ches. Elle a donné des
chevaliers a l'ordre de
Saint-Jean de Jérusalem,
dont il est fait mention
dans l'Histoire de Malte,
et aussi des chevaliers de
l'ordre du roi.
Le chef de la branche
établie en Quercy était le baron de Bonaffos de
Presques, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-
colonel de cavalerie, écuyer extraordinaire de Sa
Majesté, attacbé à M m '' Sophie de France. Il avait
épousé, par contrat du 7 mars 1773, demoiselle
de Bayle.
De la brandie établie à Montréal, au diocèse de
Carcassonne en Languedoc, était chef messire Jean-
Pierre de Bonaffos de la Tour, écuyer, né le 3 fé-
vrier 1709, marié par contrat en 1736, à demoiselle
Angélique de Lanapla.
Jean-Pierre de Bonaffos, écuyer, seigneur de la
Tour, né à Montréal, le 11 octobre 1739. Ancien
capitaine au régiment de Vexin-Infanterie, avait
épousé par contrat Madeleine-Adélaïde de Gau-
ran.
Armes : D'azur, à une bande, accompagnée de six
bezants, posés en bande, 3 en chef et 3 en pointe, le tout
d'argent.
La branche établie à Montréal portait :
D'azur, à une bande, accompagnée de trois besants
posés en bande, le tout d'argent.
Nous trouvons encore :
D'argent à la bande d'azur et à la bordure du mène,
chargées de dix besants d'or posés 4, 3 et 3.
BONAFOS DE BELINAY (de).
Nous croyons que celte famille est une branche
de la précédente.
BONAL (de).
Famille originaire de l'Àgénais dont nous igno-
rons l'état historique de noblesse.
Armes : D'azur, à trois étoiles d'or.
Devise : Absque nubibus rutilât.
BONALD (de).
Cette famille, très anciennement citée en Rouer-
gue, remonte à Jean de Bonald, coseigneur de
Moyrazès et Radelle, fils d'Amalric, vivant vers
1400, et petit-fils de Pierre de Bonald et de Cédé-
lie Azéniar (cités dans un hommage rendu au
comte de Rodez en 1418). La descendance de cette
famille a donné des juges-baillis de Millau, des
'
481
182 —
officiers, un cardinal-sénateur de l'Empire (1841-
*852), un membre de l'Académie française, pair
de France et ministre ^ls-j-j 1 , etc.
A.RU8S : Écartelè : aux i et * d'azur, à l'aigle </'<»/ :
aux 'l et 3 d'or, nu griffon de gueules.
BONAMOUR de .
DE BONAMOUR.
Voy. VlSDELOU
ilie
BONAND (de).
Les renseignements sur cette famille nous font
défaut.
Armes : De sinople, à trois têtes de cerfs d'argent.
BONANY DE VILLEMEREUIL
Famille originaire du Berry dont nous ignorons
L'état historique de noblesse.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompagné
en chef de deux étoiles, et. en pointe, d'une tête de
lion arrachée cl lampassée, le tout de même.
BONARDI DU MÉNIL
Cette famille, originaire du Piémont, s'est éta-
blie en Provence vers la fin du xiv e siècle.
Elle s'est divisée en deux branches : celle du
marquis du Ménil et celle des comtes de Saint-
Sulpice.
Armes : De gueults, à trois bandes d'or, bordées de
sable.
BONAUD D ARCHIMBAUD (de).
Famille de Provence, issue de Raymon de Bo-
naud, seigneur de Planta au royaume de Xaples,
qui vivait en 1331.
Elle a été l'objet d'une maintenue en 16G7.
Elle est passée, en 1764, en Daupbiné où elle
possédait de nombreux biens qui lui étaient venus
par suite d'alliance avec la maison de Moreau de
Vérone.
Elle est aujourd'hui éteinte dans les mâles.
Armes : Ecartelè: aux 1 et 4 de gueules, au fer de
lan<:e ou soc de charrue d'argent, posé en bande, qui
est de Bonaud ; aux 2 et 3 d'or, à la bande de
gueules, chargée de trois molettes d'argent, qui est
d'Archimbaud.
BONAVENT ou BONNAVENT
DE BEAUMEVIEILLE (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Elle passa en Auvergne à l'époque des guerres
de religion.
Armes : Ecartelè : aux 1 et 4 de sable au lion
rampant d'argent ; aux 2 et 3 de sinople, à la tierce
feuille d'or.
BONGHAMPS (de).
('- tte famille, originaire de l'Anjou, remonte au
xii° siècle.
Nous trouvons un de Bonehamps gouverneur
de Saumur en 1550.
Un autre, général de l'armée vendéenne, blessé
à mort devant Cbolet. sauva la vie à 3.000 prison-
niers.
Armes : D gueules, à deux triangles d'or, entre-
lacés, l'un dan* l'autre, en forme d'étoile.
Il existe une autre famille portant le même nom,
originaire de la Normandie, ayant possédé les
seigneuries de la Londe et de Bérangeville, dans
la généralité de Caen.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé et lampassé de
gueules.
BONGOURT (de)
BoNCOURT.
BONDET DE
Voy. Morel DE
NjJIII p ^jj^
LA BERNARDIF
Cette famille est origi-
naire du Lonzac, dans le
haut Limousin. Elle a
possédé les seigneuries
de la Bernardie, de la Va-
lette et des Pommiers.
Le premier auteur
connu est Léonard Borde
de la Bernardie qui vivait
en 1601 et avait épousé Antoinette Mailhard.
Cette famille s'est alliée aux plus anciennes mai-
sons de la province : des Cars, Noailles, Venta-
dour, Turenne, Comborn, etc.
Armes : Parti : au 1 d; gueules à trois fasces d'or
et au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or ; au 2
d'azur, à un lion d'or armé et lampassé de gueules.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Bondet de la Bernardie, âgé de
60 ans. — Résidence : rue du Moustier, à
Montauban, et ch iu du Repaire (Dordogne).
2° B. de la B. (J.-J.-A.-II.-X.), fils du
précédent, âgé de 30 ans, lieutenant au
3° hussards, àTarascon (Bouches-du- Rhône).
3° B. de la B. (Emmanuel), âgé de 32 ans,
à Tulle Gorrèze).
4°B. delaB. Il.-M.-E.), âgé do 28 ans.
sous-lieutenant au 11 e dragons, à Tarascon
(Bouches-du-Rliône).
5° B. de laB. (J.-L.-J.), Agé de 4;; ans,
capitaine au G I e d'infanterie, à Rastia (Corse),
et à la Gagie, par le Lonzac (Gorrèze), dont
Maxence.
10
\
— 483 —
— 484
6° B. de la B. (Marie- Eugène -Jules-
Célestin), né le 22 août 1862 ; aide commis-
saire de marine, à Toulon, dont : a) Louis;
b) Emile ; c) Jules ; d) Hippolyte.
7° B. de la B. (Edouard), âgé de 40 ans,
demeurant au château des Plats, par Seilhac
(Corrèzc), et au Pont-Lapierre, près Tulle.
BONDURAND (B 0Q ).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Péras, par
Genolhac (Gard).
BONDY (de).
Bond y.
Y oi/. Taillepied de
BONET D'OLÉON [de).
Famille originaire du Comtat, dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : D'or, au chevron d'azur, accompagne de
trois mouchetures d'hermines de sable.
BONFILS (de).
Cette maison, originaire de Florence, vint
s'établir en France vers l'an 1230 et y forma plu-
sieurs branches qui se répandirent en Lorraine,
Provence, Bretagne et Périgord.
Cette famille a donné un pape sous le nom de
Sabinien ; des cardinaux; un général en chef de
Sicile ; des chevaliers : des officiers de toutes
armes ; des maîtres et maréchaux des logis de la
garde du roi ; des mousquetaires ; des chevaliers
de Saint-Louis, e'.e.
Armes : Lorraine et Provence: Ecarlelé : aux 1 et
j -l'azur, au chevron d'or, accompagné en pointe d'une
étoile, ei. en chef de deux fleurs de lis de même (con-
cession de 1633); à la bordure dentelée d'argent;
aux 2 et 3 d'or, à la patte d'ours de sable ; au chef
d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Bbktacke : De gueules, a la patte d'ours, onglée de
sable; au chef d'azur chargé de Irai* fleurs de lis d'or.
Périgord : D'or, à la patte d'ours de Sable. Quelque-
fois : Ècartelê : aux 1 et 4 de gueules à trois besants
d'or.
La branche Bonfils Rochon de Lapeyrouse le
Lamothe de Wormezelle blasonne : Ècartelê : aux 1
et 4 d'or, à la patte d'ours onglée de sable ; aux 2
et 3 d'azur, a ta bande d'argent, chargée de trois étoiles
de gueules, accompagnée de deux chevrons alaises d'ar*
gent, semés d'épées sans nombre, les pointes en haut
d'argent, les gardes et poignées d'or (concession
de 1610 .
BONFILS DE BELGODERE DE
BAGNAJA (de).
Cette famille paraît être un des rameaux de la
précédente.
Armes : D'azur et de sable, coupé à la fasce d'argent ;
au chef chargé de trois étoiles d'or et d'une fleur de
lis en pointe, du même.
Couronne de comte.
Devise : Totus pat r in .
BONFIS DE LAFAURIE.
Les recherches que nous avoas faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuse?, il nous a été
impossible d'étahlir la notice de cette famille.
Voy. Canaux de Bonfils.
BONGARS de).
Famille originaire de la Capelle-en-Thiérache,
où les premiers auteurs connus étaient des gen-
tilshommes verriers.
Elle forma quatre branches qui se répandirent
en Berry, Champagne, Vendômois et Normandie.
Armes : D'azur, a tmis molettes d'or, surmontées de
trois mouchetures d' hermines de sable (alias d'or); le
tout surmonté en chef de deux têtes de lions arrachées
d'or et affront
BONHOMME DE LAJAUMONT
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuse?, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONHOMME DE MONTAIGUT.
Les renseignements sur l'état historique de cette
famille nous font défaut.
Armes, Guyenne : De gueules à trois plumes a
écrire d'or* coupées d'argent.
Toulouse, Montaùban : D'or, à un homme au
naturel vêtu de gueules, portant une hotte de sable
dans laquelle eit une femme aussi au naturel, vêtue
d'argent.
BONIFAGE DE FOMBETON (de).
Sauveur Boniface, l'un des fils de Jean, sei-
gneur de la Molle, épousa à Riez, à la fin du
xvi e siècle, Julienne des Ripert et fut la tige de
cette branche qui hérita de la seigneurie de Fom-
beton, par alliance avec les Laidet.
Anmes : Ecartelê : aux 1 et 4 de gueules à troi<
fasces d'argent, qui est de Boniface ; aux 2 et S de
/
v7
483 —
— 486
gueules à la tour pavittonnée d'or, maçonnée de sable,
qui est de Laidet.
On trouve encore en Normandie une au ire
branche de la même famille, qui poite :
D'argent, </ trois fasces de sinople.
BONIJOL de).
Cette famille est origi-
naire du Languedoc. Elle
était, connue vers le com-
mencement du xvi c siècle
où vivait Jean de Bonijol,
marié en lo20, à une de
la Croix, du lieu de Fi-
guirolles.
Jean de Bonijid, leur
fils, deuxième du nom,
servit en qualité de ca-
pitaine d'infanterie.
Un Henri de Bonijol,
cnpitaine dans le régi-
ment d Orléans, se retira dans la terre de Brau,
où il fut nommé pour commander dans tout son
département. Le roi, content de ses services, lui
accorda la croh de Saint-Louis et une pension
annuelle. 11 avait épousé, en 171b, Charlotte de
Cadeuet : il quitta si terre en 1742, et alla avec sa
femme s'établir à Arles.
Armes : D'azur, au rhevron d'argent, accompagnée
en chef d,' deux étoiles d*or, et, en pointe, d'un parce-
let d' 1 m ''m- .
Nous trouvons encore :
D'azur au lion d'argent armé etlampassé de gueules,
tourné a s> : nes(re, chargé de deux fasces de gueules
ai - - brochantes sur le tout.
BONILLA [dé). — Voy. de Coutrebas
de Boxillâ.
BONIN. — Voy. Bonnen
BONNAFOS (de)
Cette noble et très an-
cienne famille, est, sui-
vant la tradition, ori-
ginaire d'Italie. On trou-
ve en effet à Florence,
dès les temps les plus
reculés, des Bonnafossa
(bon fossé ou bonne for-
teresse) et qu'i nous
traduisons en français par
Bonnefosse ou Bonnafos.
Quoi qu'il eu soit de
cette tradition, les Bon-
nafos sont connus en France depuis le xir siècle.
Il existe encore aujourd'hui plusieurs familles
de ce nom.
Hugues de Bonnafos suivit saint Louis a la
croisade de 1248.
Principalement adonnée à la profession de3
armes, la maison de Bonnafos compte des cheva-
liers du Temple et des chevaliers de Malte, drs
officiers généraux et supérieurs distingués et un
grand nombre d'officiers de tous grades, dont plu-
sieurs sont morts ou ont été blessés sur Lés
champs de bataille.
Les registres de la cour des aides de Clermont-
Ferrand attestent que déjà sous Louis XIII et
Louis XIV ses membres possédaient le titre de
baron, qu'ils avaient fourni des commensaux de la
maison du roi, des gentilshommes de sa chambre,
des écuyers. de la grande écurie, des chefs de
cavalerie et qu'ils avaient occupé avec honneur
et probité les plus hautes charges des villes capi-
tales de la haute et de la basse Auvergne.
Preuves : Cartulaire de l'abbaye de Dalon, Bec.
de Gaign. (Biblioth. imp.) ; musée de Versailles ;
d'Hozier (art. Guiscard) ; pièces du procès de
l'ordre du Temple; registres d'hommages; rôles
des monlres ; chronologie militaire ; généalogie
de Valon ; lettres de confirmation de noblesse
de 1664, 1669 ; arrêt de la cour des ai les de Cler-
mont-Ferrand,du 7 janvier 1678 ; états de services,
papiers de famille, etc., etc.
Le nom de Bonnafos se trouve au musée de
Versailles, 3 e salle des Croisades.
Cette famille s'est alliée aux maisons des princes
de Foix, des marquis deScorailles, des Gusserand,
des Lavallettes Parisot, des Brejons, de la Salle,
de Verdonnet, Bravard d'Ayssat, de Berbis,
marquis de Balatier Lantage, comte d'Humières.
Armes : D'azur, à trois colonnes d'ordre loscati d'or,
à la bordure du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSEMASTS COXM'S :
1° Bonnafos (Henry, B od de) et B onne , née
d'Humières, ch au de Yiescamp, par Ja Cha-
pelle-Viescamp (Cantal).
2° B. (Timoïhée, B°" dp) et B onne , née do
Bcllefoiul. 58, rue de Varenne, à Paris, el
ch au de Lamothe, par Calvinet (Cantal).
M B. Roger de), mêmes adresses.
BONNAFOUX (de).
Les renseignements sur cet!
faut.
Armes : D'or, '> /</ fasee humaine d'azur.
Les renseignements sur cette famille nous font
défaut.
BONNAIRE (de).
Cette famille est originaire de Bourgogn
— 48"
- 48S —
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné en
chef de deux trèfles de même, et, en pointe, d'un
agneau pascal d'argent.
Vpij. Débonnaire.
BONNAUD. — Voij. Boxai d.
BONNAULT {de).
Lsue de race chevale-
resque, la famille de Bon-
nault figurait, dès le com-
mencement du xv e siècle, à
la cour des rois de France,
près desquels plusieurs
de ses membres ont oc-
cupé des charges d'écu ver,
d'échansons et de gentils-
hommes servants. Etablie
en 1502 dans la seigneu-
rie de Méry- sur -Cher,
près Vierzon, elle l'a pos-
sédée sans interruption jusqu'à nos jours. Elle a
été maintenue dans sa noblesse d'extraction par
différents arrêts, et a voté en 1789 pour l'élection
les députés de la noblesse aux États généraux.
Mentionnée dans une charte de Charles VI, elle
possède des brevets signés par presque tous ses
successeurs et a fourni plusieurs gouverneurs de
places fortes, un grand nombre d'officiers de dis-
tinction, un maire de Bourges et un député de la
noblesse aux États provinciaux du Berry en 1786.
La filiation, établie sur titres authentiques, com-
mence à Jean de Bonnault, chevalier, qui rendit
hommage en 1304 pour un fief mouvant du bail-
liage deBlois; le 10 juillet 1376, il reçut un don de
cent trente écus d'or de Jean, fils du roi de
France, duc de Berry.
Jean de Bonnault, troisième du nom, chevalier,
qualifié capitaine dans les comptes royaux de 1 \:\:\,
gouverneur du château de Vierzon, fut un des
seigneurs qui restèrent attachés à la personne du
roi Charles VII, et l'accompagna lorsque Jeanne
d'Arc le fit sacrer à Reims. Il avait épousé, le
13 juillet 1437, Anne Carré, fille du seigneur d'An-
join et de Forges.
Charles de Bonnault, chevalier, seigneur de la
Forêt, maintenu dans sa noblesse en 1703, obtint
la reconnaissance du droit qu'avait sa famille de
nommer au bénéfice de la vicairie de Sainte-
Catherine.
François-Antoine de Bonnault d'Houet, cheva-
lier, seigneur des Vèvres et d'Houet, vicomte de
Villemenard et de Saint-Germain-du-Puy, épousa
à Bourges, le 9 juin 1749, Anne-Catherine Turpin,
fille de Cbarles, chevalier, seigneur de Sauldre et
de Lépinière, et de Marie Gassot de Berlières.
François-Joseph, vicomte de Bonnault d'Houet,
chevalier, capitaine de dragons, chevalier de Saint-
Louis, député de la noblesse aux États provin-
ciaux du Berry, en remplacement du comte de
Luzignan, maire de Bourges de 1810 à 1817, est
créé baron de l'Empire le 7 janvier 1814.
Jean-Henri de Bonnault de Villemenard, che-
valier, quatrième fils de François-Antoine de
Bonnault d'Houet, vicomte de Villemenard et de
Saint-Germain-du-Puy, et d'Anne Turpin, officier
de dragons, épousa à Pouilly, le 28 avr 1 1783,
Anne-Lou se-Marguerite Uodart, fille de Claude,
chevalier de Saint-Louis, mestre de camp de cava-
lerie, et de Marguerite de Menou.
Armes : D'azur, au checron d'or, accompagné en
chef de deux étoiles d'or, et, en pointe, d'un dauphin
vif, couronné du même.
Supports : Deux lions.
Timbre : Un casque taré de face.
Nous trouvons encore :
D'argent à un soleil d'azur mourant de l'angle
Si nestre de Vécu chargé de sept étoiles d'or placées
i et 3.
BONNAUREDE LA PAYRILLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNAVENT DE BEAUME-
VIELLE de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Le premier auteur connu est Jean de Bonnavent,
écuyer, seigneur de Beuumevielle, qui vivait en
1614 et est qualifié de lieutenant général au bail-
liage de la Bruyère, en Languedoc, Cette famille a
a fourni plusieurs officiers des armées du mi.
Alexandre de Bonnavent de Beaumevielle, né
en 1736, fit toutes les campagnes de la guerre de
Sept Ans en qualité de capitaine de grenadiers dans
le régiment de Boyal-Roussilion II fut l'ait che-
valier de l'ordre militaire de Saint-Louis.
Armes : Ecartelé, aux { et 4 de sable, a deux lions
d'argent; uux 2 et 3 de sino^le à deux trèfles d'or.
Couronne de comte.
BONNAVENTURE
Denys de Bonnaventure.
de). — Voyez
BONNAY {de).
Famille d'origine chevaleresque, qui a forme
plusieurs branches qui se sont répandues en Bour-
gogne, Champagne, Lorraine et Franche-Comté.
Sa filiation est établie par titres jusqu'en 1148.
Armes : D'argent à trois hures de sanglier de sable,
défendues du champ.
Cimier : Un bourrelet d'argent et de sable, surmonté
d'une hure de sanglier du même.
t
w
480 —
-- 490
BONNE de).
Cette famille est originaire du Languedoc Elle
a formé plusieurs branches, dont l'une s'est établie
en Dauphiné pendant le xiu c siècle.
Armes : De gueules, an lion d'or ; au chef cousu
d'azur, chargé de trois roses d?argent.
BONNEAU.
Cette famille, originaire de Touraine, a formé de
nombreuses brandies qui, dès l'an 1500, se sont
répandues de tous côtés, principalement en Niver-
nais, en Bourgogne et vers l'Ile-de-France.
In Bonneau fut major-général de l'infanterie de
l'armée de Turenne.
Armes : D'azur, à trois trèfles d'or; au chef de même,
<rgc d'une aigle êployée, issante de sable.
Nous trouvons encore : Écartelé : aux 1 et 4
i'izar au chevron d'or, accompagné en chef de deux
étoiles de même, et, en pointe, d'un puits d'argent avec
une balustrade d'or; aux 2 d 3 d azur au dextro-
chère d'argent, paré de même, mouvant du flanc sénes-
tn\ tenant trois lis de jardin au naturel accompagné
en chef de deux étoiles d'or, et, en pointe, de trois
trèfles de sinople, rangés en fasce.
La branche du Martray blasonne :
D'azur a (rois grenades d'or tigées, feuillêes et grat-
in 'es de même, ouvertes de gueules.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lecretles d'or, colletées de gueules.
Branche d'Alençon
Bonneau d'Alençon (M me ), ch au de
Pezay, par Fossé-Marolles (Loir-et-Cher).
Bbaxchk de la Broie
Bonneau de la Broûe (M de), 4,
place Perchepinte, à Toulouse (Haute-Ga-
ronne); ch au de Clermont, par risle-en-Jour-
daiu iGersj, et cli r ' de Plany..par Caslelsar-
rasin (Tarn-et-Garonne).
Branche du Martray
1 Bonneau du Martray Charlks),
cli" de Marry, par .Moulins -Engilberl
Nièvre).
2° B. du M.. G4, rue Miromesnil, à Paris.
3° B. du M. (G.-E.-S.-ï. , lieutenant-
colonel, sous-chet" d'état-major, au Mans
(Sarthe).
4° B. du M. M"" ■■). LIS, rue de Grenelle,
à Paris.
BONNEAU-AVENANT [de).
Famille originaire du Poitou, qui a donné des
maires et des lieutenants généraux aux villes do
Poitiers (1453 . Niort (1660). Uu de Bonneau de
Lange fut lieutenant général à Saint-Maixent,
en 1676.
La famille de Bonneau-A venant a été maintenue
dans sa noblesse par Barent n en L667.
Le titre de comte héréditaire a été octroyé par
8a Sainteté le pape Léon XIII par un bref en dale
du 4 février 1881.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné en
chef de deux étoiles du même, et, en pointe, d'uni' fon-
taine d'argent, jaillissante d'un trait d'or.
BONNEGAZE (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille dont
un représentant habite boulevard Pereire, 195, à
Paris.
BONNEGHOSE [de).
Cette famille est originaire de Normandie.
Le premier auteur connu est Jean de Bonne-
chose, qui vivait en 1292.
Les armes dé* celte famille se \ oyaient aux
vitraux de la Sainle-Chapelle où saint Louis
avait, dit-on, permis de les placer en considéra-
lion de services rendus.
Le cardinal de Bonnechose, archevêque de
Rouen, mort en 1883, appartenait à cette famille.
Armes : D'argent, à trois têtes de sauvages, arra-
chées de sable, 2^osées de front.
BONNEGORSE (de).
Cette famille, originaire de Florence, s'est éta-
blie en Provence vers l'an 1500.
Le premier auteur connu est Julien de Bonne-
corse, secrétaire et trésorier général, qui fut
pourvu de l'office de receveur général de toutes
les liuances du pays de Provence par lettres
patentes de François 1 er , données le 2 mars
1523.
Cette famille a produit : un consul général au
grand Caire sous Louis XIV ; des officiers de
toutes armes; des magistrats, etc.
Elle s'est alliée aux meilleures familles de la
province.
Armes : D'azur, au lion d'or, tenant de ses pattes
de devant une fleur de lis du même.
BONNEFON DE PUYVERDIER
(de}.
Nous n'avons rien trouvé sur celte famille dont
un représentant habite le château du Faysati,
par Calvinet (Cantal).
— 491 —
492 —
BONNEFOND DE VARINAY.
Famille venue de l'Auvergne en Lyonnais, dont
l'état de noblesse nous est inconnu.
Ames : D'or à la fontaine de sable, composée de deux
bassins superposés, dans chacun desquels retombent
deux jets d'eau, posés sur une terrasse de sinople.
BONNEFOUS DE CAMINEL [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNEFOUX (de).
Famille originaire de Bretagne, sur laquelle les
renseignements nous font défaut.
Armes : D'azur à (rois rocs d'échiquier d'argent.
BONNEFOY (de).
La famille de Bonnefoy, originaire de Norman-
die, d'où elle avait passé en Angoumois, a donné à
la marine royale des officiers, dont plusieurs se
sont fixés au siècle dernier à l'Ile-de-France Isaac
de Bonnefoy, fils de Jacob de Bonnefoy de Bre-
teauville, enseigne des vaisseaux du roi et cheva-
lier de Saint-Louis, et de Suzanne Marte!, fut lui-
même lieutenant des vaisseaux du roi et chevalieT
de Saint-Louis. Il avait épousé en 1754 Françoise-
Madeleine Laisné, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : De sable, à trois mains dex'.res appaumées
d'or.
Devise : Honneur, courage et fidélité.
Une autre famille, originaire du Bourbonnais,
porte :
D'azur, à la fasce d'or, accompagnée en chef de deux
étoiles de même, et, en pointe, d'une foi d'argent.
Nous trouvons encore une autre famille de Bon-
nefoy du Charmel dont l'origine nous est
inconnue et qui a pour auteur un de Bonnefoy,
baron du Charmel, lequel était intendant de Tria-
non et secrétaire du roi Louis XVI.
Armes : De gueules au chevron d'or, accompagné en
chef de deux étoiles, et, en pointe, d'une geibe de blé,
le tout d'or ; au chef d'argent chargé d'un lion passant
d'azur.
BONNEFOY DES AULNAY (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille dont
un représentant habite 83, rue du Faubourg-Saint-
Honoré, à Paris.
Voy. Dupouï
BONNEGARDE K de).
DE BONNEGARDE.
BONNEGENS (de .
Originaire de Saintonge, cette famille est con-
nue depuis Joseph de Bonnegens, seigneur de
Delay, conseiller du roi, président lieutenant gé-
néral du siège royal et sénéchaussée de Saint-
Jean-d'Angély, dont on enregistra les armes en
1698.
Elle s'est divisée en plusieurs branches, dont
l'aînée, celle des seigneurs de la Chaume, était
représentée, sous Louis XV, par deux frères, dont
Joseph de Bonnegens, capitaine des grenadiers
royaux au régiment d'Aunis, se trouvait à la tête
de sa compagnie à la bataille de Fontenoy, el dont
le cadet, qui servait dans la maison du roi, fut
bl< ssé à la même bataille.
Des lettres d'anoblissement furent concédées h
une famille du même nom par la Bestauration,
en 1815.
Arme- : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois étoiles, celle de la pointe soutenue 'l'un croissant,
le tout du même.
Couronne de comte.
BONNEHÉ de .
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNEL
PRADAL.
DE GLAVERIE DE
Famille originaire du comté de Foix en Langue-
doe, sur laquelle les renseignements nous font
défaut.
Armes : De gueules, à la clef d'argent, posée enpal-
BONNEL DE LONGGHAMP.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNEMAINS (de
Famille de noblesse militaire de l'Empire.
Armes : De sinople à la cotice d'or, chargée de trois
étoiles d'azur, adextrée d'un lion couché du second,
soutenu de deux sabres renversés d'argi nt, garnis d'or,
passés en sautoir; le tout renfermé dans une bordure
de gueules.
403 —
404 —
BONNEMARE (de), — Voy. IIellot
DE BONNEMARE.
BONNEMÈRE DE GHAVIGNY.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNERIVE (de).
DE BONNERIVE.
BONNESGUELLE
NOIS.
— Voy. Fontaine
DE LESPI
Cette famille, originaire de Vendée, tire son sur-
nom de la seigneurie deLespinois, pies de Vassy,
en Champagne, laquelle, suivant la tradition, lui
aurait été inféodée par saint Louis.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'argent, au lion de
gueules; aux 2 et 3 d'azur, à une merlette (fur, trans-
percée d'une flcche d'argent.
Couronne de marquis.
BONNET. — Voy. Bonet.
BONNET (de). — Voy. Conte de Box-
net.
BONNET DE LA ROCHE D'ES-
PEIL.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de la Roche-
d'Espeil, par Bonnieux (Vaueluse).
BONNET DE PAILLERETS.
Famille originaire du Languedoc, sur laquelle
les renseignements nous font défaut.
Armes : De gueules, au chevron d'or, accompagné
en chef de deuv casques d'argent, et, en pointe, d'une
de même, posée en pal, brochant sur le chevron.
BONNET DE SAINT-MARC.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille dont
un représentant habite le château de Saint-Marc
par Saint-Paul (Tarn).
BONNET DES CLAUSTRES.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château des Claustres,
par Saint-Victor lArdèche).
BONNET MAURELHAN DE
POLHES (de).
Celte famille est originaire du Languedoc.
• Elle a formé deux branches : la branche aînée
s'est fondue dans la branche cadette parle mariage
du général de Bonnet de Polhes avec sa cousine,
M ,Ie de Maurelhan, en 1843.
Armes : D'or au chevron d'azur, accompagné de
trois mouchetures d'hermines.
BONNEUIL (de). — Voy. Chabenai de
Bonneuil ; Vernou de Bonneuil.
BONNEVAL (de).
Famille originaire du Limousin, de race che-
valeresque, dont le premier auteur connu est
Géraud de Bonneval, qui vivait en 1055.
Un Antoine de Bonneval épousa, à la fin du
x\ e siècle, Marguerite de Foix, ce qui valut à
ceux de sa maison d'être toujours traités de cou-
sins par les rois et reines de Navarre.
Elle se divisa en plusieurs branches et produi-
sit un grand nombre de vaillants guerriers et plu-
sieurs officiers généraux.
Armes : D'azur, au lion d'or, armé et lampassé de
gueules.
Devise : Yictorious à tots lous azurs.
Supports : Deux griffons d'or.
Voy. Deshayes de Bonneval.
BONNEVAL ABRIAT DE LA-
FOREST.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
BONNEVALLET (de).— Voy. Tour-
nois DE BONNEVALLET.
BONNEVIE DE POGNIAT (de).
Cette famille, originaire d'Auvergne, a possédé
les seigneuries de Pogniat, Lavors, Mézièrés,
Marcillat et la Tour de Ssrviol.
Elle fut maintenue dans sa noblesse d'extraction
par sentence de M. Tubeuf, intendant de la
généralité de Moulins, en date du 12 mars 1669.
Elle a don m'- : en 1270, un chevalier croisé; en
1363, un prieur de la Chartreuse du Port-Sainte-
Marie; des chevaliers de Saint-Louis; des officiers
de toutes armes, etc., etc.
— 405 —
- 406 —
- Armes : Ecdrtelé : aux 1 et 4 d'azur, a trois bar-
beaux d'argent, l'un sur l'autre, surmontés de trois
étoiles du même en chef, qui est de Bonnevie; aux 2
et 3 de France, à la tour d'argent, maçonnée de sable,
brochant, qui est de la Tour d'Auvergne.
BONNEVILLE
CHER DE BONNEVILLE.
{(le). — T'oy. LE Ga-
BONNEVILLE DE COLOMB. —
Voy. de Brunel Bonneville de Colomb.
BONNEVILLE DE MARSANGY.
Nos recherches pour établir Tétat de noblesse de
cette famille ont été infructueuses.
Armes : D'azur à la fasce d'or, accompagné en chef
d'une étoile de même, placée entre deux ri ses aussi d'or,
et, en pointe, d'une tête de crf de même, posée de
front.
BONNIÈRE DE LA LUZELLE-
RIE (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNIÈRES [de)*
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNIN DE FRAYSSEIX
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNIN DE LA BONNINIÈRE
DE BEAUMONT.
Cette famille d'ancienne
chevalerie est originaire
de Touraine, à laquelle
appartenait Hugues Bon-
nin, chevalier, croisé en
1191.
Sa filiation suivie re-
monte à Hugues Bonin ou
Bon nin.châtelain de Beau-
gency, vivant en 1348;
la descendance a été con-
nue sous le nom du fief
des Bonnin.sous celui de
la Bonmmere, et a obtenu l'érection en marquisat
par lettres patentes du roi Louis XV, en août 1757
du fief de Beaumont-la-Ronce.
Les principales illustrations de la famille sont :
Hugues de la Bonninière, qui se distingua sous
Charles VII au siège d'Orléans où il commandait
cent lances; André, M is de Beaumont, chambellan
de l'empereur Napoléon I er , et ensuite chevalier
d'honneur de l'impératrice Joséphine; Marc, C le de
Beaumont, général de division et pair de France:
Charles, C tc de Beaumont, député et gouverneur
de l'Ecole militaire de Paris, de 1820 à 1830.
Théodore de la Bonninière, M is de Beaumont,
avait hérité par transmission de la pairie du C
de Villemangy, son beau-père, en vertu des lettres
patentes accordées par le roi Louis XVIII. Colonel
de cavalerie, il refusa de prêter serment en 1830
et donna sa démission.
Armes : D'argent à la fleur de lis d'or.
Supports : Deux lions.
Couronne de marquis.
Nous trouvons encore :
D'argent, parti : au 1 '/ la /leur de lis d'or et au 2
-/ /'( bande d'argent chargée de trois étoiles d'azur.
BONNIOL DE FLEURAG.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNIOL DU TRÉMONT (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BONNIOT (de).
BONNIOT.
— Voy. Odde de
BONNIVAL (de . - Voy. Crespel de
BOXMYAL.
BONNOT DE MABLY.
Cette famille est origi-
naire du Briançonnais.
Le premier auteur con-
nu est Gabriel Bonnot,
secrétaire du roi au par-
lement du Dauphiné, qui
vivait en 1700 et qui lais-
sa trois fils, dont l'un fut
le fameux philosophe
• Etienne Bonnot de Con-
dillac, abbé de Mureaux,
plus connu sous le nom
de Condillac, né en 1715,
qui devient précepteur de
l'infant don Ferdinand, duc de Parme, petit-fils de
— 497 —
— 408
Louis XIV, et membre de l'Académie française. Il
mourut dans sa terre de Flux, près Beaugency
le 3 août 1780.
Armes : D'azur au chevron d'or; au chef d'argent,
char g t de trois rote* de gueules.
Nous trouvons encore :
D'azur, au chevron d'or, à Vagneau passant d'argent
tourné à sénestre ; au chef cousu d'argent chargé de
trois croix d'azur.
BONREGUEIL [de .
~So\is n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Bonrecueil,
par Lambesc Bouches-du-Bhône).
BONREPOS (de). — Voy. Moreau de
BOXREPOS.
BONS (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont t
un représentant habite le château de Bru, par
Figeac (Lot).
BONSONGE (de). — Voy. Martin de
Bon songe.
BONTEMPS DE MENSIGNAC.
Famille originaire du
Périgord.
Le premier auteur con-
nu est Armand Bonté mps
de Cavarroque , anobli
par lettres patentes du
roi Henri III en date de
mars 1384.
AniiES : D'azur, à la clo-
che d'argent bataillée de sa-
ble ; au chef cousu de
gueules, chargé d'un crois-
sant d'argent, surmonté d'une étoile d'or.
Nous trouvons encore :
De sinople, au ehâteau d'argent, à deux tours
ajourées et ma -maires de sable.
BONVILLERS (de).
Mol. VU I) DE BONVILLERS.
— l 'm/, m:
BONTEVILLE (de)
BONTEVILLE.
BONTIN (de).
Bon on.
- Y 01/. II.VY DE
Voy. DE GlSLAlX DE
BONVOULOIR (de). — Voy. Achard
DE Bonvouloir.
BONY (de).
Cette famille, venue
d'Italie, avec les Médicis,
s'est établie en Limou-
sin en l'an 1200.
Le premier auteur con-
nu est Jean Bony, cheva-
lier, dont le nom parait
dans une charte de 127<>.
Le S septembre 1445,
Christophe de Bony de la
Yergne épousa à Be-
nayes, près Ségur, diocèse
de Limoges, Antoinette
Cotet, dont il eut postérité.
En 1600, un de Bony fut lieutenant-colonel du
régiment de Schomberg.
Cette famille a été reconnue noble par arrêt
contradictoire rendu en la cour des aides de
Paris, le 4 mai 1665. en faveur de Charles de
Bony de Lavergne, et les preuves en ont été
aussi faites chez le juge d'armes de France.
Jean de Bonv, comte de Lavergne, seigneur
de Saint-Pric eUutres lieux, servit pendant 14 ans
dans le corps royal d'artillerie.
Cette famille a en outre produit un aide de camp
du Dauphin aux armées de Flandre ; des officiers
de toutes armes, des mousquetaires, entre autres
François-Léonard de Bony, chevalier, marquis de
la Yergne, capitaine de dragons au régiment d'Ar-
menonville en 1728.
Armes : De yueules à trois besants d'argent, posés 2
et 1.
Couronne ducale.
Tenants : Deux anges.
Devise : Dysantiis nummis pauperibus adest.
h E VU ES ENTAIS TS C( >XXUS :
1° Bony de la Vergne Jean, M" de).
— Résidence : Clr"' de la Vergue, par Nexon
(Haute-Vienne).
2° B. delà V. Roger, C t0 de), clr' u de
Juvet (Haute-Vienne).
3° B. de la V. (Gabriel, C ,n de), a Plan-
che-Mouton (Haute- Vienne).
4° B. de la V. (Raymond, Vde), ch au de
la Vergne Haute-Vienne).
'
N L
— 499 —
— oOO —
5° B. de la V. (Henri de), à Tourcoing
(Nord).
6° B. de la V. (Gaston, V e de), ch au de
Bujaleuf (Haute-Vienne).
7° B. de la V. (Christian, B on de),
ch au historique de Vayres (Gironde).
8° B. de la V. (Léopold, C le de), rue de
Saint-Pétersbourg, à Paris.
9° B . de la V. (Paul, V t0 de), à Ussel (Cor-
rèze).
10° Bony des Egaux (Léon, C [e de), au
ch au des Egaux, par la Jonchère (Haute-
Vienne).
11° B. des E. (Louis, C ,csse D r0 de), au
ch au des Egaux.
12° Bony de la Lavergne Henry,
qusso D rs de ^ à Metz (Alsace-Lorraine).
BOQUESTANT(r/e). — Voy. Vougnï
DE BOQUESTANT.
BORD (du). — Voy. Chansiergles.
BORDA(^).
L'état de noblesse de cette famille, originaire
de l'Ile-de-France, nous est inconnu.
Armes : Parti : au 1 d'argent à la croix île sinople
cantonnée de quatre coquille* de sable; au 2 d'azur à
un oiseau d'argent.
BORDAS (de).
Famille originaire du Roussillon, sur laquelle
les renseignements font défaut.
Armes : D'or à un oiseau au naturel, accosté de deux
arbres de sinoplesur une terrasse de même, et surmonté
d'une maison au naturel.
BORDE DES FOREST (de). —
Voy. Pinet de Borde des Forest.
BORDENAVE DABÈRE {de).
Les renseignements sur l'état de noblesse de
cette famille nous font défaut.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompagné
de trois coqs d'or, deux en chef affrontés, un en pointe;
au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
Voy. de Lart de Bordenaye.
BORDERIEUX de). — Voy. Coittant
DE BORDERIEUX.
BORDES (de).
L'état de noblesse de cette famille, originaire de
Gascogne, nous est inconnu.
Armes : D'or, au chevron de gueules, accompagné en
chef de deux roses, et, en pointe, d'une montagne, le
tout de même.
BORDES (des). — Voy. de Gaullier des
Bordes.
BORDES DU GHASTELLET (de).
Cette famille est originaire de la Bresse.
Les titres produits devant le juge d'armes de
France par un de Bordes du Chastellet, pour jus-
tifier sa noblesse d'extraction, remontent à noble
Pierre Bordes, qualifié de secrétaire du duc de
Savoyc dans un acte du lb mars 1520. Il eut trois
enfants de son mariage.
Cette famille compte un maître des requêtes,
un lieutenant général de Sa Majesté eu Bour-
gogne, Bresse, etc., un chevalier de l'ordre do
Saint-Maurice de Savoie et de plusieurs autres
ordres.
Armes : D'or, a un cheval naissant de gueules, coupé
de sinople, à une molette à huit pointes d'or.
BORDESOULLE (de). — Voy. Tardif
de Bordesoulle.
BORDEU (de).
Pas de renseignements.
Armes : D'or, au château d'azur, au chef de même.
BORDIER DU BIGNON.
Les renseignements sur cette famille nous font
défaut.
Armes : D'or, à la fasce d'azur, chargée d'un crois-
sant du champ vt accompagnée de trois gerbes du
second.
BOREAU DE ROINGÉ.
Cette famille est originaire du bas Maine: elle a
donné au xvn e siècle des juges civils et criminels
et des receveurs des deniers royaux, à Mamers ;
Jacques Boreau, seigneur de Roincé par acquisi-
tion, conseiller-secrétaire du roi et receveur à
Mamers, a été anobli par lettres patentes du
12 juin 1678. Sa descendance a formé plusieurs
rameaux dont l'un a donné un maire d'Angers,
créé baron de l'Empire, 14 avril 1810.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accompagné
en chef de deux coquilles d'or, et, en pointe, d'une
ancre d'argent (alias d'or).
— 501
>02
BORGO
Y"!j. Pozzo di Borgo.
BOREL DE BRÉTIZEL.
Par décret du 18 mars 1844, Eustache-René-Léon
Borel a été autorisé à ajouter à son nom patrony-
mique le nom de ds Brétizel.
C'est tout ce que nous savons sur cotte famille.
BOREL DE LA RIVIÈRE.
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu.
Armes : De gueule* à la bande de vair.
BOREL DE LA ROGHETTE.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite 16, avenue Mac-Manon, à
Paris.
BORELLI et BORELLY. — Voy.
BORRELLI et BORRELLT.
BORELY DE LA TOUCHE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des j
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été j
impossible d'établir la notice de cette famille.
BORET [de).
Cette famille est originaire de Gascogne,
Le premier auteur connu est Pierre de Boret,
notaire à Nérac, qui vivait en 1575.
Armes : D'azur au pélican d'urgent, ensanglan'é,
avec sa piété de gueules.
BORGARD [de). — Voy. Bouthier de
BORGARD.
BORGARELLI D IZON.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Coupigny-
Yimont, par Argence (Calvados).
BORNE DE GRANDPRÉ [de).
Cette famille est originaire du Nivernais.
Les renseignements sur l'état de sa noblesse
nous font défaut.
Armes : D'azur a la bisce tortillée d'or.
BORNET DE KERVAL.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille dont
un représentant habite 15, rue Tronchet, à Paris.
BORNIER (^).
Cette famille de robe, originaire du Languedoc,
a formé deux branches principales. A L'une appar-
tenait Philippe de Bornier, né en 1631 à Mont-
pellier, lieutenant principal au siège de cette
ville, décédé en 1711. 11 fut commis par M. de
Bezons pour rapporteur dans les jugements de
noblesse des diocèses de Béziers, (larcassonne et
Saint-Pons. Son fils s'établit en Prusse après la
révocation de l'édit de Nantes.
L'autre branche, qui s'est perpétuée jusqu'à nos
jours, est issue de Philippe de Bornier, seigneur
de Teillan, président en la cour des comptes
de Montpellier en 1617. Son fils, Louis de Bornier,
conseiller en la même cour, en 1627, fut créé
vicomte d'Héran au mois d'août 1646. Jean de
Bornier, vicomte d'Héran, fut maintenu dans sa
noblesse par jugement souverain du 24 septem-
bre 1668.
Depuis deux siècles, cette branche a suivi pres-
que constamment la carrière des armes. Elle était
représentée, en 1789, par Louis-Charles de Bor-
nier, lieutenant-colonel au régiment de Beaujo-
lais, chevalier de Saint-Louis, fils de Charles de
Bornier, capitaine au régiment de Mauconseil.
Armes : D'azur, à la borne d'argent posée sur une
terrasse de sinople et accostée de deux épis d'or; au
chef de gueules, chargé d'unsoleil d'or, accosté de deux
étoiles de même.
BORNIOL [de).
Cette famille est originaire d'Italie.
Son état de noblesse nous est inconnu.
Elle a fourni plusieurs branches qui se sont
répandues en Dauphiné, Nivernais, Normandie,
Provence et Bouergue.
Armes : D'azur au chevron d'or, accompagne en
chef de deux roses (alias deux étoiles) de même, et, en
pointe, 'tua bœuf d urgent sur une terrasse de sut
B ORRAS SOL [de).
Famille originaire du Languedoc.
Armes : D'azur a la fasce vivrée d'argent; écar-
telé d'or au lion rampant et lampas ible.
BORRELLI [de).
Un de Borrelli, baron de l'Empire, fut créé
vicomte sous la Restauration. Il était lieutenanl
général. B devint ensuite pair de France. Son nom
est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile.
Armes : Ecartelé:au 1 d'azur nu roc d'argent posé
sur une terrasse de sinople et supportant une citadelle
d'or; au 2 de gueules à Cépée d'argent; au 3 d'or a
troi* membres d'aigles de sable, et au chef de gueules
chargé de trois étoiles d'argent; au '* d'azur au che-
val 'lancé d'or.
V
,
\
— 503 —
— ::oi —
BORRELLI DE SERRES
Cette famille doit être une branche de la famille
ci-dessus, anoblie, elle aussi, en 1816.
BORSAT DE LA PEYROUSE
Cette famille est originaire du pays de Gex.
Le premier auteur connu est Gaspard Borssat,
lieutenant du prévôt des maréchaux de France qui
vivait en 1686.
Armes : D'azur au laurier d'or, soutenu d'un ci'ois-
sant d'argent; au chef de gueules, changé de trois
étoiles de même.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Borsat de la Peyrouse (Henri ,
6, rue des Ursules, à Bourg- Ain .
2° B. de la P. (Alexandre-Charles-Emile] ,
no le 24 octobre 1865, lieutenant de vaisseau
à bord de Y Inconstant, à Cherbourg.
BORT {de). — Voy. Teisserenc deBort.
BORVILLE DE SÉRÉVILLE
L'état de noblesse de celte famille nous Cït in-
connu.
Nous trouvons une famille de Borville anoblie
en 1576, mais rien ne nous iudique que ce soit la
même.
BORY (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Bory, par
Montpellier (Hérault).
BORYE DES RENAUDES
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite 8, rue Volney. à Paris.
BOS (du).
Cette famille, noble dans son origine, avant perdu
par le malheur des guerres la trace de sa filiation,
fut anoblie par Henri IV en 1594, lors de la reddi-
tion delà ville d'Amiens. Le célèbre Du Cange en
a restitué la généalogie et il l'a remontée jusqu'à
Jean du Bos, éeuyer, vivant en 1453. Depuis cette
époque la filiation se suit jusqu'à nos jours.
Armes : D'argent, au lion rampant de sable, armé et
lampassé d'azur.
BOSG (du).
Cette ancienne famille, originaire de Norman-
die, a donné des officiers généraux, des chevaliers
de l'ordre du roi, des évoques, un chancelier de
France, etc.
Sa généalogie suivie commence à Antoine du
Bosj, vivant en 1090. Martin du Bosc, l'un des
principaux seigneurs donnés en otage à Edouard III,
roi d'Angleterre, par le roi Jean, en 1356, fut père
de Nicolas du Bosc, évèque de Baveux en 1375,
président de la chambre des comptes de Paris, par
lettres du 15 janvier 1397, chancelier de France en
novembre 1397. Guillaume, lieutenant général en
Normandie, confirmé dans sa noblesse par lettres
du 6 février 1406.
La branche aînée est ('teinte au commencement
du xvii c siècle, après avoir formé celle de Bade-
pont. •
Cette dernière s'est détachée par Louis du Bosc,
seigneur de Badepont, échanson du roi Louis XI,
et dont le lils Louis, mort en 1551, avait combattu
à Pavie. Celte branche est également éteinte. Il
ne reste plus que les descendants de la branche
de Bourneville, représentés à l'assemblée de la
noblesse du bailliage de Pont l'Fvèquc en 1789.
Abmes : De gueules à la croix êchiquelée d'argent et
de salle, de (rois traits, cantonnée de quatre lions d'or,
lampassés d'azur.
BOSGALS DE RÉALS.
Cette famille, origi-
naire de Languedoc, a
porté primitivement le
nom de Boscat.
Sa filiation suivie re-
monte à Guy Boscat, sei-
gneur de Béais, diocèse
de Béziers, qui vivait
eu 1352.
Elle a eu deux main-
tenues : en Languedoc, le
16 octobre 1670, et, en
Saintonge, en 1698.
L'auteur de toutes les
branches existantes, César Boscals de Béai, gen-
tilhomme de la chambre du roi et capitaine aux
régiments de Piémont et Champagne, fut tué le
16 septembre 1626 dans un combat livré à l'île de
Bé contre les calvinistes rochellois.
Le titre de comte de Mornac, porté par la
branche aînée, provient d'une terre entrée dans
la famille en 1657, par suite de l'échange de la
terre d'Anjac et de deux maisons à Cognac. Mor-
nac appartenait à Jean Leberthon de Bonnemie.
Armes : Dé gueules au chêne d'argent, surmont''
d'une fleur de lis d'or (par concession). La troisième
branche brise : D'az-r au chêne d'argent, surmonté
d'une fleur de lis d'or et accosté de deux croissants
affrontés d'argent.
Nous trouvons encore : D'argent au chef d'azur,
chargé de trois fleurs de lis d'or.
:,o:;
— S06 —
BOSCARY DE ROMAINE.
Cette famille est originaire de Séverac en
Rouergue. Elle est alliée aux familles de Clercy
d'Aigueperse Duguey, de Vergennes, de Mira-
mon. de la Tour du Pin, de Chérisey, de Foucher
de Careil, du Taillis, Gourgaud, d'Eurville, de
Ginestet, de Provigny, de Fitz-James, etc.
l'n de ses membres, Jean Boscary, vint habiter
la ville de Lyon en 17J0. Il épousa Marguerite
Chol de Clercy, dont il eut huit enfants, quatre
lils et quatre Mlles.
Un Boscary commandait à Paris en 1791 et 1792
le bataillon des grenadiers des Filles-Saint-Tho-
mas. A la lête de ce bataillon, il entoura et
défendit, à la journée du 20 juin 1792, la famille
royale, dont les jours étaient menacés par les
bandes armées qui avaient envahi le château des
Tuileries.
Le 10 du mois d'août suivant, Louis XVI, ayant
suivi le funeste conseil de Rœderer qui l'enga-
geait à se retirer au sein de l'Assemblée législa-
tive, fit venir Boscary de Villeplaine et lui donna
l'ordre de joindre ses troupes aux Suisses pour
l'escorter jusqu'à l'Assemblée. Ce fut en vain que
Boscary de Villeplaine conjura le roi de prendre
un autre parti, de sortir de Paris et de se retirer
à Rouen avec les Suisses, les bataillons des Filles-
Saint-Thomas et des Petits-Pères, restés fidèles.
Cette famille a formé trois branches :
I. François Boscary, jurisconsulte, l'aîné des fils
de Jean, est l'auteur de la première branche.
IL La seconde branche commence à Jean-Marie
Boscary de Romaine, second fils de Jean Boscary
et de Marguerite Chol de Clercy, né en 1747, qui
épousa sa cousine Aune Chol de Clercy, dont il
eut postérité.
La branche Boscary de Romaine s'éteignit
(22 juillet 1870) dans la ligne masculine par le
décès de Jean-Baptiste-Antoine-Félix, qui était né
en 1804. Par une ordonnance royale rendue le
2o juillet 1820, Boscary de Romaine avait été auto-
risé à porter les armes de Boscary de Villeplaine,
auteur de la troisième branche.
Jean-Baptiste Boscary n'avait laissé qu'une fille,
Marguerite mariée en 1862 à René, marquis de
Chérisey, ancien capitaine des zouaves pontifi-
caux, décédé en 1874, laissant trois filles, Catbe-
rine, Nicolle, Louise.
Armes : D'azur, au chdleau d'argent maçonné de
sable, surmontr d'une épée d'or el d'une branche de
lis au naturel posée en sautoir.
BOSGAS de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite à Pierrefort, par la Brède
(Gironde).
BOSGHATEL de
\ l
DE BOSCHATEE.
Voy. Bouygues
BOSGOL du .— Voy. Hébert dbBeai
VOIB oi BOSCOL.
BOSELLI
uni ».
*UmU1
La famille Boselli est
originaire de Bergameoù
elle a été connue de tout
temps. Ses (lefs, situés au
nord de Bergame, dans
la vallée du Brembo,
étaient assez importants
pour être qualifiés de
comté dans des documents
publics, en 1179; son châ-
teau fort, dont on voit
encore des vestiges, fut
le principal rempart du
parti guelfe en cet endroit au *' ve siècle, et ce fut
en grande partie à cause de lui que Bergame a
été réunie à l'État de Venise et non au duché de
Milan. Cette famille a donné un grand nombre
d'hommes éminents, un peintre célèbre : Antonio
Boselli, élève de Palma l'ancien ; plusieurs doc-
teurs et ambassadeurs à Venise; un lieutenant
général aux armées du roi de France, le comte
Scipion Boselli, en 1738; un poète, qui fut en
faveur auprès de plusieurs souverains; le comte
Girolamo Boselli, qui vécut à Bologne de 1634 à
1700, et dont les preuves généalogiques sont
encore dans les archives du sénat de Bologne, etc.
La branche aînée, de Bergame s'est éteinte en
1836; elle avait séjourné sans interruption dans
cette ville depuis l'an 1000.
La famille Boselli reçut en 1469 de Frédéric III
d'Autriche le titre de comte palatin du Saint-Km-
pire par un diplôme conservé aux archives de
Venise, et en 1666 du roi Jean-Casimir de Pologne,
le titre de marquis, par un diplôme conservé en
original aux archives de Venise et en double à
celles de Varsovie. La diète de Pologne confirma
peu après ce titre par son vote. Ce titre fait
actuellement retour à la branche française, quoi-
que, dans l'usage, elle préfère se servir du titre de
eomte, qui est plus ancien.
Le roi de Pologne attribue, sur ce diplôme,
huit cents ans d'ancienneté aux armoiries de la
famille Boselli, et en rappelle l'origine (connue
des historiens de Bergame) d'après laquelle peu
après la fondation de cette ville, une révolte
des paysans ayant eu lieu, un chevalier la réprima
en combattant sur un bœuf, à défaut de cheval,
et vainquit les révoltés. D'où la devise de la
famille : A futore rusticorum libéra nos, Domine -
gneur, défendez-nous de la fureur des paysans .
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à l'aigle à deux
tétes de subie (concession de Frédéric III). Aux 2 el
3 de sinople à un bœuf galopant monté par un
guerrier tenant de sa main droite une épée levée, et
de sa main gauche une corne du bœuf, le tout au natu-
rel (Boselli. Sur le tout, coupé d'azur sur gueules, a
— 507 —
— 508 —
3
l'aigle d'argent tenant dans sa serre dexlre une cou-
rorihe de chêne de sinople (concession du roi de
Pologne).
Devise : A. F. R. L. N.B.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
Boselli (Edme-Jules-Benedetto, C te ),
chef de nom et d'armes, ancien magistrat,
' membre honoraire de l'académie deslellres et
des sciences de Bergame, etc., demeurant
à Paris, 10, rue de Seine; marié : 1° en 1874
à Marie Jeannet ; 2° en 1879 à Anna de Chal-
vet de Rochemonteix, dont : du 1 er lit : a)
Geneviève Boselli, née en 1875; b) Hélène
Boselli, née en 1876 ; du 2 e lit : a) Jacques
Boselli, né en 1880 ; b) Paul Boselli, né
en 188:i.
Cousin : Boselli (Priamar-Paul-Fernand),
ancien auditeur au conseil d'Etat, marié à
.Marie Scrive, de Lille.
[de). — Voy. Thomas de
BOSMELET
BOSMELET.
BOSQ {du).
Cette famille s'est divisée en deux branches :
la première, qui a donné des jurats de Bordeaux
de 1653 à 1753, remonte à Pierre du Bosq, seigneur
de Buignaux, consul de la Bourse de Bordeaux en
1608, dont le fils Jean, conseiller du roi, fui ano-
bli par lettres patentes du mois d'octobre 1659.
Armes : Ecarlelé : aux 1 et 4 d'argent à trois arbres
îinople; aux 2 et 3 d'or à la fasce de gueules,
chargée de trois fleurs de lis d^argent.
BOSQUILLON.
Cette famille est originaire de Picardie. L'état
historique de sa noblesse nous est inconnu.
Armks : D'azur a trois serpettes d'argent, emman-
chées d or, posées en pal 2 et 1 ; au chef d'argent chargé
cïe (rois roses de gueules.
BOSREDON î».
Cette famille remonte par filiation suivie à l'an
1219; son nom patronymique était Dacbert. Elle
le quitta vers la fin du xiv e siècle pour prendre
définitivement celui de la seigneurie de lîosredon,
près de Volvic Puy-de-Dôme), qu'elle possédait
de temps immémorial.
Lmiis de Bosrëdon, le célèbre écuyer de la reine
Isabeau de Bavière, fut si avant dans les bonnes
grâces de sa souveraine, que le roi Charles VI le
fit jeter à la Seine dans un sac qui portait cette
inscription '.Laissez passer la justice du roi.
Un Guillaume de Bosrëdon fit en 1459 le voyage
de Jérusalem.
Pierre, son frère, chevalier de Bhodes, fut grand
prieur de Champagne.
Claude, baron 'd'Hermont, fut maréchal de
camp en 1789.
Cette famille a en outre produit des chevaliers
de Malte, de Saint-Louis, des chanoines, des
comtes de Brioude, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules au lion d'or,
grimpant, couronné à l'antique de même ; aux 2 et 3
de vair. — Alias (brisures) Ecarlelé : aux 1 et 4
d'azur au lion couronné iVargcnt, armé et lampassé de
gueules; aux 2 et 3 vairé d'argent et de sinople de
quatre (ires.
La branche de Quercy blasonne : D'argent au
faucon de sable, posé sur une terrasse de sinople ;■ au
chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
Devise : Mémento met
Cri : Bosrëdon !
Voy. Lac de Bosrëdon.
BOSSE DE BONREGUEIL.
Cette famille est originaire de Provence.
Le premier auteur connu est Arnoux de Bosse,
chevalier, qui vivait en 1321.
Armcs : D'azur à la tour ronde, ouverte, ajourée et
crénelée de quatre pièces d'argent, maçonnée de sable.
Supports: Deux cerfs d'or colletés de sable.
BOSSERONT D'ANGLADE.
L'addition du surnom de d'Anglade a été auto-
risée par décret du 18 décembre 1848.
BOSSOREILLE (de).
Famille originaire des montagnes d'Auwî ne.
Pierre-Martin de Bossoreille, écuyer, seigneur de
Ribon, vivant en 1738, fut conseiller secrétaire du
roi près le parlement de Besançon. Un de
Bossoreille a assisté à la convocation de la no-
blesse d'Anjou, pour la nomination des députés
aux E'ats généraux en 1789.
Armes: De gueules, au chevron d'argent, accompa-
gné en chef de deux agissants, et, en pointe, d'un
croisette paltée, le tout du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions, celui à senestre en baroque.
BOST {du). — Voy. Fraisseix du Bost.
BOSTENAY gfe). — Voy. Despaignede
BOSTENAY.
,uV
;;<v.)
BOT [du).
Cette famille est originaire de Bretagne.
Le premier auteur connu est .lehan du Blot,
écuyer, qui vivait en 1332.
Armes : D'azur, à trois quinte feuilles d'argent.
BOTET DE LAGAZE(^).
Cette famille est originaire de Normandie. Nous
ignorons l'état historique de sa noblesse.
Armes : D'argent au chevron d'azur accompagné de
trois oiseauxde gueules, deux en chef et un en pointe.
BOTHEREL(^).
Celle famille est originaire de Bretagne.
Elle a été déclarée noble d'extraction à la réfor-
mation de 1069.
Un de Botherel fut fusillé àQuiberon.
Elle a donné des magistrats et des conseillers au
parlement de Bennes.
Armes : D'azur au chevron brisé d'argent, accompa-
gné de trois croix pattées de même.
BOTMILIAU (de).
La famille de Botmiliau, originaire de Bretagn \
est une des plus anciennes de l'évêrhé de Tréguier.
Elle a possédé les seigneuries de Kermedec,
Kerveno, la Villeneuve, etc.
Elle est connue depuis le xiv c siècle. Charles de
Botmiliau prêta serment de fidélité au duc Jean de
Montfort, et ses descendants furent maintenus
dans leur noblesse le 16 juillet 1669.
Armes : D'azur à trois cloches d'.or, balaillées de
sable, postes 2 et 1 .
BOTOT DE SAINT- SAUVEUR.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Darbois, à
Buncey, par Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or).
BOTREAU (du).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
ua représentant habite le château de Lavergne,
par Saint-Hilare (Vendée).
BOTTINI (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représensant habite la villa de Gairaut, par
Nice (Alpes-Maritimes).
BOTTOLIER DE POIX.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
— .H12 —
BOUAYS DE LA BÉGASSIÈRE
ET DE GONESBOUG {du).
Cette famille est originaire de Bretagne et
connue depuis 1420.
Armes : De gueules à la croix d'argent, cantonnée
de quatre croissants de même.
BOUBÉE [de).
Cette famille, originaire de Gascogne, passée en
Forez et Lyonnais, a été anoblie pour ses services
militaires en 1735.
Armes: D'argent, à deux palmes adossées de sim-
ple; au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
BOUBÉE DE GRAMONT.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille
BOUBERS (de).
Lauriston de Boubers.
Voy. Law
DE
BOUGAU D ARMANTHIEU.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, lés nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette, famille.
BOUGEY (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Boucev par
Pontorson (Manche).
BOUCHAGE. — Voy. Gratet du Bou-
chage.
BOUCHARD D AUBETERRE
Cette ancienne famille
est originaire d'Aunis et
Saintonge.
Le premier auteur con-
nu est Pierre Bouchard,
chevalier, seigneur de
Cornefou, qui vivait en
1301. Il se maria avec
Yolande, de Bochefort-
sur-Charente, et échan-
gea avec le roi cette der-
nière terre pour celle de
Pauléon.
Un Guy Bouchard, qui vivait en 1388, épousa
Marie de Baymond, dame d'Aubeterre, et se fit
appeler Bouchard d'Aubeterre.
— !i-21 —
— 522 —
garde-côte de Roy an, el par Son Altesse sérénis-
sime M"" la princesse de Conty le 1 er octobre
1736, capitaine des bois et chasses de son ile,
terre el baronnie d'Arvert. 11 s'était marié le 30
janvier 1705 à Marguerite Frétard, dont il eut
postérité.
Armes : D'argent, à trois hures de sanglier de
sable, posées en \al, ensanglantées de gueules, défen-
dues d'argent cl contournées.
BOUET WILLAUMEZ.
Cette famille est originaire de Bretagne.
Armes : /><• gueules au vaisseau habillé et équipé
d'argent, entoure d'un cercle divisé d'or; auchef d'or,
chargé d'une épée de subie et d'une ancre d'argent,
- es en sautoir.
Couronne de comte.
Sipports : Deux dauphins.
Devise : Consilio manuque.
BOUETIEZ
[du).
DE KERORGUEN
La famille du Bouëtiez
est établie depuis près
de cinq siècles aux en-
virons d'Hennebont.
Jean du Bouëtiez com-
paraît aux montres de 1 403
et son fils Pierre à la ré-
formation de la noblesse
de l'évèché de Vannes
en 1443. Un arrêt des
commissaires delà réfor-
mation du 24 novem-
bre 1668 déclare Jean du
Bouëtiez et Jacques du Bouëtiez de Kerorguen, son
cousin, nobles d'ancienne extraction.
Dom Morice, dans son Histoire de Bretagne,
parle du capitaine Bené du Bouëtiez, intrépide
ligueur et grand ami du sire d'Arradou, gouver-
neur d'Hennebont.
Jacques épousa en 1610 Françoise Huby, la
sœur du célèbre jésuite. A partir de ce moment,
la famille se divise en deux branc'ies.
Dans la branche aînée, nous trouvons plusieurs
pages du roi : Jacques IV, marié à Monique Bes-
ebart de Saint-Gilles.
Son fils Jacques V, également page du roi dans
sa grande écurie, officier au régiment de Navarre,
blessé à Kehl en 1738, capitaine général, garde-
côte en 1758, chevalier de Saint-Louis.
Son fils, le comte Jacques-François du Bouëtiez,
officier de carabiniers blessé en Allemagne pen
dant la guerre de Sept Ans, chevalier de Saint-
Louis, épousa en 1769 M lle du Bahuno de Kerol-
lain.
l T n de ses enfants, Jacques- Joseph, fut aussi
page du roi et fut fusillé à Auray, le 9 fructidor
an III, à la suite de l'expédition de Quiberon.
L'autre fils, Charles-François, comte du Bouë-
tiez, devint officier de marine, donna sa démis-
sion en 91, commanda la milice à Saint Domingue
et se maria, après son retour en France, à M Ue du
Bouëtiez de Kerorguen, fille du chef de la branche
de Kerorguen, en son vivant conseiller au parle-
ment de Bretagne.
Un du Bouëtiez de la branche aînée était che-
valier de Malte ; il devint commandeur et fut un
des parrains de Chateaubriand.
La branche aînée s'est éteinte par le décès du
comte du Bouëtiez, décédé au château du Bouë-
tiez, en 1832, sans postérité.
La branche de Kerorguen commence avec Vin-
cent du Bouëtiez, marié à Renée Fournois, dame
du Quellenec. La sœur de Vincent, Anne, avait
épousé Jacques de Plasié, seigneur de Méné-
houarn.
Le fils aîné Jean-François, fut reçu page du roi
le I e '' mai 1697, devint mousquetaire de la garde
à cheval du roi, puis capitaine au régiment de
Brie, enfin, chevalier de Saint-Louis et capitaine
général, garde-côte.
Yn frère, Joseph, capitaine au régiment de
Navarre, mourut sans enfants, en 1743, blessé
mortellement à la bataille de Dettingen.
Une sœur, Thérèse, devint abbesse de la pauvre
abbaye de Notre-Dame-de-la-Joje ; près Henne-
bont.
Bené-François, chevalier, seigneur de Keror-
guen, capitaine au régiment de Bouergue, lieute-
tant de messieurs de la noblesse d'Hennebont,
épousa Thérèse de Couessin de la Bérayes.
Son fils aîné, Jacques-Marie, devint conseiller
au parlement de Bretagne et doyen de la chambre
des enquêtes. 11 fut fusillé aux environs d'Auray,
le 19 nivôse an IV.
C'est une de ses filles qui épousa le comte du
Bouëtiez.
Le frère du conseiller, Jean-Marie, capitaine au
régiment de Navarre, chevalier de Saint-Louis,
eut un fils, Alphonse, qui se retira comme capi-
taine de corvette.
Armes : D'azur à deux fasees d'argent, accompa-
gnée» de trois lésants d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTA NTS CONNUS:
1° Bouëtiez de Kerorguen (G ,e du),
inspecteur-ingénieur des lignes télégra-
phiques, à Nantes.
2° B. de K. iV du), ancien membre du
conseil général du Morbihan, à Lorient.
3° B. de K. (Alphonse du), ancien capi-
:
523
— 524 —
taine des mobiles du Morbihan, ancien bâ-
tonnier de l'ordre des avocats, à Lorienl.
4° B. de K. iï/ ' René du), à Vannes.'
BOUËXIC (du).
Cette famille originaire
de Bretagne, a possédé les
seigneuries du Bouëxic,
paroisse de Guer, de la
Chapelle, de Pinicux, de
la Ville-Frégon, du Bois-
li.isset, du Haulle et du
Vaugaillard, etc.
Extraction, r.' formai ion
de 1668. Trois généra-
lions, ressort de Bennes.
[Jn Gilles, seigneur du
Barrou, vivant en 1560, fut père : l°de Louis, sei-
gneur de la Chapelle, juge criminel de Bennes,
anobli en 1595, en considération des services
rendus au roi, dans la reddition de la ville de
Bennes, auteur des seigneuries de Pinieux qui
existent encore ;
2° De Jean, seigneur de la Jacopinière, auteur
des seigneuries de la Driennays et de Guichen,
anoblis en 1635 en la personne de Jean, procu-
reur général, syndic des Etats.
La branche de la Boche-Jouardais, anoblie
en 1072; six conseillers au parlement de 1645
à 1756; un chevalier de Milte en 1780 ; un lieute-
nant général des armées navales, chevalier des
ordres du roi, I7«.M), dont la postérité s'est fondue
dans Lauzanne.
Le 6 octobre 1716, Antonie du Bouëxic, fille de
René du Bouëxic, seigneur de la Ruche et de la
Marchanderie, épouse Michel le Botenc, seigneur
de Coeffal, duc de Bretagne.
Cette famille forme actuellement trois branches:
la branche de Pinieux, la branche de Guichen et
la branche de la Driennays.
Armes: D'argent à trois pins déracinés de sinople.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
Branche de Pinieux
Bouëxic de Pinieux (Louis-Antoine-
Raoul, C t0 du), chef de nom et d'armes,
marié en L870 à Gharlotte-Emilie-Mart'he de
Tiisein dv de Glaris, dont : a) Louis-Gaëlan,
né le 22 novembre I «ST I ; b) Auguste-Mau-
rice, né le 9 décembre LS72 ; c) Fernand-
Henri, né Je 4 novembre 1878.
Branche de Guichen
Bouëxic de Guichen (Maxime, C u du),
marié à M lle du Prailly, dont trois iils.
Branche de lv Driennays
1° Bouëxic delà Driennays (Albert-
Luc-MARiE-LioKNEL,V te </w),nélel7 mars 1863,
marié à M lle de la Faye, dont : une tille,
non mariée. — Résidence : Ch. au de la Drien-
nays, par Pléehâtel (Ille-et- Vil aine):
2° B. de la D. (Y tesse du), née Kerret,
mère du précédent, 29, rue de Monceau, à
Paris.
3° B. delà D. (Médéric-A<;athon,'Y" 'du),
oncle du précédent, résidence cb au de Balï'é
(Manche) ; marié à Agathène LADUREAU,dont :
a) André, marié à M" e de Ganisy, dont :
1° André ; 2° Herbert. — Résidence : Ch au de
la Paluelle (Manche) ; b) Aliette, mariée à
Xaxier di Cor de Dcprat, à Joigny, dont :
1° Bertrand; 2° Bernadette; 3° Marie-Thé-
rèse.
BOUFFARD (de)..
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un jeprésentant habite le château de Labarthe,
par Puylaurens (Tarn).
BOUFFÉ (de). — Voy. Tltigny de
Bouffé.
BOUGAULT.
Nous n'avons rien trouve" sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Marquit,
[>ar Saint-Pons (Hérault).
BOUGIER DE SAINT AUBIN.
Armes : D'azur, à trois bandes dt vair.
BOUGLON (de).
Cette famille est origi-
naire de l'ancienne pro-
vince de Guyenne. Le
18 avril 11:26, Baymond
de Bouglon fut l'un des
seigneurs présents à la
confirmation de privilè-
ges concédés à l'abbaye
de la Sauve, par Guil-
laume IX, duc d'Aqui-
taine.
Amanieu de Bouglon
se fit remarquer avec le
comte Centule d'Astarac à la défense de Mar-
mande, quAmaury de Montfort, chef des croisés,
vint assiéger en 1219. On le retrouve plus tard
/
— 526 —
sur la liste des barons d'Aquitaine, mandés par
Edouard I er a une enquête en 1236, concernait
les franchises des habitants de l'entre-deux-mers.
Plusieurs membres de la famille de Bouglon
rendirent hommage pour leurs fiefs en 1273.
Des lettres royales, datées des 20 avril et
4 juin 1289, donnent à Raymond de Bougloo,
chevalier, en récompense de ses services, la haute
et basse justice sur Latrène et Sériac.
D'autres lettres des 29 juin 1294 et 19 octo-
bre 1293, réclament au vassal son concours armé
contre JPhilippe le Bel. Dans la suite, le roi
de France manda au sénéchal de Périgord de
poursuivre Raymond de Rouglon et ses com-
plices. Ce Raymond avait épousé dame Nagos,
captalesse de Latrène, dont il eut postérité.
Edouard III permit à Doat-Amanieu de Rouglon
de bâtir un château fort dans les paroisses de
Bouillac et de Tabanac.
Johan de Bouglon rend hommage au Prince Noir,
l'an 1363, en la chapelle de Deniz-le-Châtel et
ville de Rruggerac (Bergerac).
La fin de la domination anglaise fit perdre aux
Bouglon, comme à beaucoup de familles de
Guyenne, une grande partie de leur importance.
Dès ce moment, leur individualité ne présente
plus le même intérêt historique ; néanmoins on
trouve, au commencement du xvi e siècle, noble
homme, Jean de Bouglon, jurât, gentilhomme de
Bordeaux ; Antoine-Butin de Bouglon, gentil-
homme de la chambre du roi, etc.
Jean-Marie-Bafln de Rouglon (chef du rameau
cadet), fils de Jean de Bouglon, né le 7 septem-
bre 1762, capitaine au royal Hohenlohe, chevalier
de Saint-Louis, émigraà l'armée des princes, lors
de la Révolution, et mourut le 25 août 1835, lais-
sant postérité.
Armes : D'argent au bouc au naturel sur une terrasse
de sinople, surmonté d'un globe d'azur, cintré et croi-
seté d'or.
Rranche aînée
Bouglon (Jean-Ferdixaxd, B on de), né
le 11 octobre 1820, marié le 10 avril 1853, à
Adèle -Rose de Boubers-Vojeàulieu, dont :
a) Henri-Ferdinand-Louis-Simon ; b) Charles-
Paul-Simon ; c et c?) deux filles.
Branche cadette
Bouglon (Joseph - Amanieu - Raymond -
Jean, B on de), demeurant ch au du Prada, par
la Bastide-d'Armagnac (Landes), marié Je
18 juillet 1878, à Armandine-Pauline-Vir-
ginie d'CbiEzoN, dont : a) Jules-Amable-Jean-
François, né le 28 octobre 1870 ; b) Françoise-
Alexandra-Marie-Odette, née le 16 août 1881.
BOUGRENET DE LA TOGNAYE
[de).
La famille de Bougre-
net de la Tocnaye ajouri,
dans l'arrondissemenl de
Paimbœuf, un rôle im-
portant pendant plus de
460 ans. — Des titres au-
thentiques prouvent sans
interruption le gouver-
nement noble de celte
famille, qui longtemps
avant 1400, possédait la
terre, fief et seigneurie
de la Rouaudière, en la
paroisse de Sainte -Op-
portune-en-Retz, évèché de Nantes, on Bretagne
On lit dans YHistuire de Bretagne de Frémain-
ville qu'en 1248, un membre de cette famille (Oli-
vier de Bougrenet) se croisa pour la Terre-Sainte et
que, voulant se rendre à Damiette avec l'armée
chrétienne, il chargea le maître du navire la
Pénitence de fréter un bâtiment en son nom.
(Charte de la Nymoc ; l'Ouest aux croisades, par M. du
Fourmont, t. I er , page 155.)
Un extrait de la chambre des comptes de Bre-
tagne d'un aveu de 1401 rendu à la duchesse de
Bretagne pour la terre noble de la Rouaudière, et
deux partages des 7 décembre 1422 et 22 avril 1431
prouvent l'existence de Jehan de Rougrenet trei-
zième , aïeul des descendants mâles actuellement
existants. Jehan de Rougrenet, seigneur de la
Rouaudière, fut un des 16 capitaines qui, en 1413,
servaient sous monseigneur de Guyenne. — Il com-
mandait 3.000 hommes d'armes et 1.500 hommes
de trait. {Preuves de l'histoire de Bretagne, par Dom
Morice, t. II, col. 908.)
Il eut deux fils : Gilles et Pierre. — Ce dernier,
après avoir accompli, de glorieux faits d'armes,
fut fait prisonnier au siège de Chautoreau avec les
partisans des Penthièvre, par le seigneur de Qui-
linec, lorsque le comte de Porhoët vint le délivrer
à la tête d'un corps de Rretons, en 1420. {Preuves
de l'histoire de Bretagne, par Dom Lobineau,
page 548.)
Les seigneurs de la Tocnaye figurent à la
réformation de 1450 avec les nobles et gentils-
hommes de Sainte-Opportune et de Rouay (anc.
Réf. t. I er ) et comparaissent à celle de 1669 ordonnée
par Louis XIV. Les commissaires royaux, après
un sérieux examen de leurs titres, les ont décla-
rés nobles d'ancienne extraction et maintenus en
cette qualité, par arrêt du 30 avril de la môme
année. [M. S. de la Bibliothèque de Nantes, t. I e1 '.)
Ce fut le 27 mai 1574 qu'un Pierre de Rougrenet
épousa Anne de Rotterel qui lui porta la terre
noble de la Tocnaye, dont il rendit aveu au roi
selon les règles féodales, et put ajouter à ses titres
la qualité de seigneur de la Tocnaye. — Cette
terre noble, ainsi que celle de Laumondière éga-
-
— 527 —
528 —
lement possédée parla famille, fut confisquée sous
la Révolution et vendue nationalement.
La terre de la Tocnaye, située en la commune
de Sainte-Marie, près Pornic, est restée depuis
cette époque et se trouve actuellement encore
entre les mains des héritiers de son premier
acquéreur comme « bien national ». En 1788,
les seigneurs de Bougrenet de la Tocnaye fout
leurs preuves de noblesse au cabinet de l'ordre
du Saint-Esprit et figurent au nombre des an-
ciennes familles d'épée admises à l'honneur de
monter dans les carrosses du roi. (Note au collège
héraldique. — Souvenirs de la marquise de Créquy
de 1710 à 1803, t. X, vol. V, page 121.)
Armes : D'ur au lion de gueules grimpant, chargé
de macles d'or sans nombre.
MEMBRES EXISTANTS :
1° Bougrenet de la Tocnaye (C ,eBSe D re
Henry de), née de la Charlonie de la Blot-
tais, G9 ans, au ch au de la Châtaigneraie, par
Verlou (Seine-Inférieure).
2° B. de la T. (C tessc de), née Génébrias
de Frédaigues, 40 ans, ch au de Frédaigues.
par Mézières (Haute- Vienne).
3° B. de Ja T. (V te Henry de), 43 ans,
sous-intendant militaire, en garnison à
Tours, et V t88SC , née Boyer, 39 ans, au ch au de
Tulock, par Guérande (Loire-Inférieure).
BOUGY — Voy. Hue de Garpiquet de
BOUGY.
BOUHIER DE L'ECLUSE (de).
Les renseignements nous font défaut sur cette
famille, originaire du Poitou.
Armes : D'argent, au chevron d'or, accompagné en
chef d'un croissant d'argent, et, en pointe, d'une tète
de bœuf d'or.
BOUILHAG (de).
L'état de noblesse de celte famille, originaire
de Guyenile, nous est inconnu.
Armes : D'argent à la fasce de gueules, chargée
d'une tige de trois soucis (alias chardons ou mar-
guerites) d'or (alias d'argent) et accompagnée de
trois tiges de trois chardons, fleuries ciliées de gueules.
BOUILLANE DE LACOSTE (de).
Cette famille, originaire du Dauphiné,a été ano-
blie par Louis XV en 1745 qui, alors dauphin, fut
sauvé d'un grand danger par un bûcheron du nom
de Pierre Bouillane au moment où, dans la forêt
de Quint, en Diois, il allait être dévoré par un
ours.
Jusqu'en 1789, on vit les membres de cette fa-
mille siéger aux États généraux, vêtus en paysans
et portant au côté de vieilles rapières rouillées.
Armes : D'azur, à la patte d'ours cl' or, mise en bande
BOUILLAS (de).
BOUILLAS.
— Voy. Duclos de
BOUILLE (de).
Cette famille, originaire du Maine, est connue
depuis le xi e siècle.
Elle avait formé trois branches. La première, dite
du Chariol, s'étant éteinte dans les mâles, la branche
cadette lui a succédé et est devenue la branche
aînée.
Armes : De gueules, èi la croix ancrée d'argent.
Cimier ; Une tète de Maure.
Cm : Le Chariol!
Tenants : Deux Maures armés de lances.
Devise : A vero bello Christ i, et Tout par labeur.
Voy. Goupil de Bouille.
BOUILLON. — Voy. Martin de
Bouillon.
BOUILLONNEY (de).
Famille ancienne de Normandie, maintenue
en 1668,
Armes : D'azur, à neuf croisettes pattées d'argent,
posées 4, 3 et 2.
BOUILLONS (des).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Châteaule-
tard, par Saint-Erblon (llle-et- Vilaine).
B OU IRE DE BEAUVALLON
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Berry, à
Beaupuy, par Marmande (Lot-et-Garonne).
BOUISSIN D ANCELY.
Nous n'avons rien trouvé sur celte famille, dont
uu représentant habite f J, rue Saint-Philippe-du-
Houle, à Paris.
BOULA DE MAREUIL
Etat de noblesse inconnu.
Armes : D'azur à trois boules oubesants d'or.
— 529
— 530
BOULANCY. — Voy. Martin de
Boul \m \ .
BOULARD de .
Famille originaire de Lorraine, anoblie le 9 juin
1603.
Armes : D'argent à trois aigles de sable, membrées
d'azur; au franc quartier d'or, chargé d'unlion d'azur,
arme et lampassè de gueules.
Nous trouvons encore d'autres familles de Bou-
lard originaires de Caen, France, Lyon, Touraine,
qui portaient :
Caen : De sinople, à une boule d'argent.
France : Coupé : au 1 d'azur à un tube de canon en
pal d'or ; au 2 d'or au chevron d'azur, accompagné
d'une étoile à cinq raies de même en abîme.
Lyon : D'argent à trois lombes de sable, ardentes de
gueules, 2 et 1.
Touraine : De gueules à trois étoiles d'or.
BOULARD DE GATELLIER.
Cette famille est originaire du Lyonnais.
Le premier auteur connu est Simon-Claude
Boulard de Gatellier qui vivait en 1747 et était
secrétaire du roi près le parlement de Dijon.
Armes : D'azur a une branche de trois rameaux de
bouleau d'argent, feuilb'e d'or ; au chef cousu de gueu-
les, chargé de (rois bombei d'or.
BOULARD DE VAUGELLES.
Cette famille a été anoblie en 1709.
Armes : D'azur, au lion passant d'argent; au chef
d'or, chargé de trois roses de gueules.
BOULARD DE VILLENEUVE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOULAY DE LA MEURTHE.
L'origine de cette famille nous est inconnue.
Le titre de comte provient de l'Empire.
Armes : D'azur à la gerbe liée d'or, soutenue d'une
Champagne d'argent du tiers de Vécu, chargée de deux
Spalmes de sinople, l'une de chêne, l'autre d'olivier,
issues en sautoir ; au franc-quartier des barons tires
conseil d'Etat.
iOULEMONT.
BoiV-émont.
Voy. Lanusse de
BOULET DE LA BOISSIÈRE
[du .
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu.
Armes : De gueules a l'écusson d'or.
BOULET DE COLOMB DHAU-
TESERRE.
Cette famille est originaire de Gascogne.
Son état nous est inconnu.
Le titre de comte, porté par le chef de la fa-
mille, a été octroyé par le pape Léon XIII le
5 février 1883.
Armes : D'azur au champignon renversé d'argent;
au chef de même chargé d'un besant de gueules.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Boulet de Colomb d Hauteserre
(Arthur, C te ), à Bagnères-de-Bigorre (Hau-
tes-Pyrénées), marié à Marguerite de Bru-
-au, dont : a) Suzanne; b) Gérard.
BOULIGNY [de).
Famille originaire de Lorraine.
Armes : D'azur à la bande d'argent, chargée de trois
coquilles de sablf
BOULIN DE BEYSSERAT.
Cette famille, origi
naire d'Angleterre, des-
cend de la même famille
qu'Anne de Boulen, de-
venue reine d'Angleterre
par son mariage avec
Henri VIII en 1532.
Sa filiation suivie est
établie depuis la tin de
cette même année 1500
jusqu'à ce jour. En 1623,
Pierre de Boulin, avocat
en la cour du parlement de Bordeaux, épouse
demoiselle Izabeau du Pié, fille de François du
Pié, également avocat en la cour du parlement
de Bordeaux, et chauffe-cire en la chancellerie de
la cour des aides de Guyenne. François du Pié
possédait à Monségur la terre du Beysscrat et la
donna à sa fille Izabeau en la mariant.
A partir de cette époque, cette terre est toujours
restée dans la famille. François de Boulin, avocat
au parlement, fils de Pierre de Boulin (1656 ,
épousa demoiselle Despagnet dont il eut Bernard,
aussi avocat au parlement (1686), qui épousa de-
moiselle Thérèse Vidal.
Simon, fils du précédent, avocat au parlement,
i3i
épousa en 1730 demoiselle Catherine Martin, dont
il eut : a) Clément; b) Benoît; c) Thérèse (1766);
Clément, avocat au parlement, épousa demoiselle
Anne de Ladoire, dont : a) Antoine; 6) Georges ;
c) Aune; d) François; e) Suzanne; f) Benjamin;
(1814) Benjamin épousa dame veuve Chollet, dont
Louis- Antoine-Henri, qui épousa, en 1843, demoi-
selle Thérèse -Victoire-Robert de Subercazeaux,
dont Marie- Antoine -Henri -Gaston.
Armes : D'or à trois trèfles de gueules, posés 2 et 1.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Boulin de Beysserat (Marie- Antoine-
Henri-Gaston), ch aa de Beysserat, par Mon-
ségur (Gironde), marié en 1875 à Jeanne-
Etiennette-Marguerite de Pommaret, dont :
a) Henriette ; b) Pierre ; c) Germaine.
BOULLENOIS (de).
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, accompagné
de trois roses de gueules, tigées et feuillées de sinople.
BOULLEY. — Voy. Aubéry du Boulley.
BOULLIER DE BRANCHE.
Pas de renseignements sur cette famille origi-
naire du Maine.
Armes : D'azur au chevron d'or, accompagné en
pointe d'une aigle essorante, et de profil d'or, tenant
de sa patte sénestre une balance de même.
BOULLIERS (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château des Bouillières,
par Cucuron (Vaucluse).
BOULLOGHE (de).
La famille de Boulloche
est originaire d'Ecosse où
elle compte encore des
homonymes et des pa-
rents. Le domaine patii-
monial était situé au gué
du Taureau, Hall- Loch,
dans les Highlands. Un
David Bulloch était déjà
installé on France sous
Louis XL En 1645, Pierre
de Boulloche, chevalier,
seigneur à'Oisseuil, épou-
sait une de Couriol, à Saint-Sulpice. En 1647,
Pierre de Boulloche, seigneur de Jumeauville, lils
de David de Boulloche de Douxmcsnil et de Marie
A. \ i
|vi
iibi'ij ijai» ,
vwj
\
\^ïA
de Dessuslepont, épousait Charlotte de Diculepart,
fille du seigneur de la Bruyère. La famille était
alliée à cette époque aux de Guersans, comtes d'Ai-
gremont, aux de Bourdeaux, aux du Vivier, ainsi
que l'attestent les registres de paroisse de Saint-
André des-Arts. Elle possédait le marquisat de
Douxmesnil. Elle fut inscrite à l'armoriai général
de France en 1679, c'est-à-dire qu'à cette époque
elle lit preuve d'une noblesse de plus de cent aus.
Un Boulloche du Meret, conseiller au parlement, en
résidence aux Andelys, portait à cette époque :
De gueules à un chemin d'or, accompagne de trois mo-
lettes de même. Un autre de Boulloche, conseiller au
parlement de Bouen, portait : De sable ci trois bc-
sants d'or, 2 et 1. La famille fut en possession de la
charge de lieutenant général au bailliage des An-
delys jusqu'à la Révolution. Elle fut alliée à toute
a noblesse de la province. Un de Boulloche fut au
xvm e siècle capitaine de la maiine rojale. Martin
de Boulloche fut capitaine des gendarmes rouges
de Stanislas, roi de Pologne, puis garde du corps
du comte d'Artois. Il épousa la fille de Le Febvrc
de Ville, brigadier des gardes du corps, chevalier
de Saint -Louis. M. Casimir de Boulloche, né le
12 octobre 1789, au lendemain de la nuit du
10 août, cessa de porter la particule nobiliaire ins-
crite à son état civil, qui ne fut reprise qu'en 1880,
par son fils, M. Louis de Boulloche.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules à un che-
vron d'or, accompagné de trois molettes de même,
2 et 1; au 2 de sable à trois besants d'or, 2 et i, can-
tonné d'une tète de taureau sur un gué d'azur; au 3
de sable à trois besans d'or, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS ;
1° Boulloche (Georges de), fils de Louis,
ancien conseiller à la cour d'Amiens, mis à
la réforme par la loi de 1883, demeurant
20, rue de Navarin, à Paris, marié à
M llc d'AuDiFFRÈD, dont Raymond.
2° B. (Alfred de), frère du précédent,
demeurant 4, rue Greffulhe, à Paris.
BOULOIS (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représenlant habite le château de Fiée, par
Semur (Côte-d'Or).
BOULOIS DE WAUDRÉ.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite 62, rue de la Chaussée-
d'Antin, à Paris.
BOULONGNE. — Voy. Lestorey de
BOULONGNE.
533 —
IV.W
BOULY DE LESDAIN
Cette famille est originaire du Cambrésis.
Â.RMRS : D'azur, au chevron d'or, accompagné en
pointe d'une aigle essorante, et de profil d'or, tenant
de sa patte sénestre une balance de même.
BOUQUET.
11 existe plusieurs familles de ce nom paraissant
avoir une commune origine.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois rote* d'argent.
Vot/. Létard
BOURALIÈRE (de).
de Boi i! w.n.UF..
BOURAYNE (de).
Famille originaire de Bretagne.
César-Joseph de Bourayne, capitaine de vais-
seau, dont un de nos navires de guerre porte le
nom, fut créé baron par l'empereur Napoléon I e1 ',
le 15 août 1810. Il fut nommé chevalier de Saint-
Louh par Louis XVIII, le 31 juillet 1814.
Le brillant combat de la frégate la Canonnière,
commandée par Bourayne contre le vaisseau
anglais le Tremeruh us est le sujet des deux ta-
bleaux qui font partie du musée ae Versailles.
Envoyé à Manille par le gouverneur général
Decaen pour faire à sa frégate les réparations né-
cessaires, de Bourayne en partit au mois d'avril
1807 pour aller à Acapulco ebereber trois millions
de piastres nécessaires au commerce delà colouie,
qui se trouvait alors dans une grande disette de
numéraire. Il accomplit sa mission avec le plus
grand succès, et s'attaquant à la croisière anglaise
qui bloquait l'île, il permit aux galions d'entrer à
Manille. Le capitaine général et le commerce de
Manille lui- offrirent 150,000 francs en reconnais-
sance de cet immense service. De Bourayne refusa
en disant : « On ne récompense pas un officier français
avec de V argent ». Il ne voulut qu'une lettre attes-
tant qu'.l avait fait son devoir. La famille de
Bourayne est l'une des plus vieilles de l'ancien
comté d'Etampes.
Armes : D'argent, au chevron de gueules, accompa-
gne de trois croissants d'azur; au chef cousu d'or,
chargé d'une ancre de sable.
BOURBLANC (du).
Famille originaire de Bretagne, dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : De gueules à la tour crénelée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Dy nans (sans tache).
BOURBON D AGIGNÉ. — Voyez
Agnel de Bourbon d'Acigné.
BOURBON DE BUSSET, DE
GHALUS, DE LIGNIÈRES.
Cette famille esl issue
de Louis de Bourbon,
prince-évêque de Li ge,
fils de Charles I er , duc de
Bourbon et d'Auvergne,
el d'Agnès de Bourgogne,
fille cadette de Jean sans
l'eue.
Avant de recevoir les
ordres, Louis de Bour-
bon, évèque de Liège,
avait eu de son mariage
avec Catherine d'Egmont,
duchesse de (iueldres, plusieurs enfants, dont
Pierre de Bourbon, tige des comtes de Busset, des
comtes de Chalus et des comtes de Lignières, qui
fut chambellan de Louis XII et épousa Margue-
rite de Tourzel d'Alègre, dame de la baronnie de
Busset dont ses descendants prirent le nom.
Le mariage de Louis de Bourbon et de Cathe-
rine d'Egmont, ayant eu lieu sans l'aveu du roi,
n'a pu produire d'effetc civils et politiques, et
Pierre de Beau jeu, dernier duc de Bourbon de la
branche aînée, lit passer son duché à son gendre,
le connétable.
Cette famille s'est alliée aux familles: César
Borgia, la Rochefoucauld, Barbézieux, (louffler,
Clermont-Tonnerre, etc., etc.
Armes : D'azur à trois fleurs de Us d'or à la cotice
de gueules perte en bande.
Supports : Deux anges.
Devises : Espérance.
Branche des comtes de Hus-et et de Chalus
1° Bourbon (Charles-Ferdinand), C te de
Busset, né à Paris le 21 janvier 18 19, marié
en 1842, à Marie-Louise-Alexandrine-Eula-
lie de I'Espine. — Résidence: Ch au de Busset
(Allier).
2° B. (Robert-François- Joseph), C le de B.
(neveu du précédent), né le 24 février 1848,
marié en premières noces, en 1873, à Jeanne-
Louise-Marie de NÉnoNcnEL et, en secondes
noces en 1882, à Juliette -Louise-Marie
d'URSKL. — Résidence: Ch au de Russe! (Allier).
3° B (Charles -Gabriel -Guy de), O de
Chalus, né le 13 septembre 1849, frère
— 835 —
536
■:
du précédent, marié, en 187."), à Yolande
de Polignac. -Résidence: Ch au deToury,
près Moulins (Allier).
4° B. (Louise), née le 18 septembre 18G1
(sœur du précédent). — Résidence : Bourges
(Cher).
Branche des comtes de Lignières.
1° Bourbon (Marie-Louis-Henri) , O de
Lignières, né le 7 avril 182G, marié le
31 mai 1855, à Adrienne-Stanislas-Léontine
de Mailly. — Résidence : A Lignières (Cher).
2° B. (Chables-Louis-Marie de), Y le de
Busset) (frère du précédent), né le 23 jan-
vier 1828, non marié. — Résidence: A Bostz,
près Besson (Allier).
3° B. Eugéme-Marie-Garrielle-Louise, née
le 22 mai 1841, non mariée. — Résidence : A
Bostz, près Besson (Allier).
4° B. (Louis-Eugène-Marie de),C te de Li-
gnières, né le 24 octobre 1850. — Rési-
dence : à Lignières (Cher).
5° B. (Charles- Adrien-Marie-Eugène de),
né le 30 décembre 1858. — Résidence : A
Lignières (Cher)
6° B. (Marie-Louis-Gabriel-Georges de),
C' de Lignières, né à Paris le 29 juillet
1800, marié en juin 1888 à Jeanne de Ker-
ret. — Résidence : A Bostz (Allier), et 4,
rue de Yillejust, à Paris.
7° B. Anne-Marie-Louisé-Arnoldine,) née
le 2 décembre 1800. — Résidence: A Li-
gnières (Cher.
BOURBOULON [de).
Cette famille est originaire du Forez, en Au-
vergne.
Armes : D'azur à un bourg d'argent, sur une terrasse
de sinople, somme d'un clocher dont la flèche est sur-
montée d'une boulechargée des lettres lon.
BOURGIA. — Voy. Branges de Bourcia.
BOURGIER (de).
Cette famille est originaire du Béarn où elle
était connue dès le xui c siècle.
D'ancienne race chevaleresque, elle a produit
plusieurs branches qui se sont répandues en Bour-
gogne, Guyenne, Languedoc, Pays-Bas et Lor-
raine.
En 1459, Pierre de Bourcier, chevalier, fut créé
! comte d'Irpo par l'empereur Maximilien.
Elle a donné des brigadiers des armées du roi,
des officiers de toutes armes, des chevaliers de
Saint-Louis, un ambassadeur de Lorraine eu
France, etc.
Armes: D'or, au lion de sable, tenant entre ses pattes
une èpée haute, la croisée tréflée de même. Alias :
D'azur à la panthère rampante d'or, mouchetée de sable,
armée, lampassée et allumée de gueules, tenant une
croisette tréflée d'argent.
BOURDAGE (de).
Nous n'avoos rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Bellevue,
par Blanzac (Charente).
BOURDEAU DE LAJUDIE.
L'état de noblesse de cette famille, originaire du
Limousin, nous est inconnu.
Armes : D'azur au château d'argent, flanqué de
quatre tours rondes pavillonnées et girouettées de
même, bâti sur une eau ou rivière aussi d'argent,
ondée de sable le château sommé d'une espèce de
clocher garni d'une cloche d'argent surmontée d'un lion
léopardé.
BOURDEILLE (de).
L'origine de la maison
de Bourdeille , une des
plus illustres de la che-
valerie française, se perd
dans la nuit des temps et,
s'il faut en croire les an-
ciens auteurs, elle serait
de souche royale, anté-
rieurement aux Mérovin-
giens. Son auteur serait
Nicanor, sixième fils de
Marcomir IV, roi des
Francs, en l'au 127 de l'ère
chrétienne. Nicanor aurait épousé Tiloa Bordelia,
dénommée Athilda par quelques-uns, fille du roi
d'Angleterre. Appelé par les Aquitains pour les
aider à secouer le joug des Romains, il serait venu
près de Bordeaux avec une armée navale; mais,
favorisés par une affreuse tempête, les Romains
l'auraient empêché de débarquer et l'auraient con-
traint de s'éloigner des côtes.
Il se serait alors réfugié dans une île que les
habitants avaient abandonnée parce qu'elle était
infestée d'animaux sauvages, notamment de grif-
fons, quadrupèdes fantastiques ayant le bec, les
serres et les ailes de l'aigle. Pour occuper ses guer-
riers, Nicanor en entreprit la destruction et y réus-
sit, mais non sans perdre beaucoup de monde.
Ayant tué le plus grand et le plus furieux de ces
>37 —
— :;:î8 —
)
monstres, il lai trancha les doux pattes de devant
et reçut, en mémoire de cel acte de vaillance, le
surnom de « Griffon ». Telle serait l'origine des
armes de la maison de Bourdeille.
Bran tosme, dans une généalogie écrite en entier
de sa main, dont l'original existe dans les archives
du château de Bourdeille, relate aussi celle al-
liance, mais avec le père de Nicanor. 11 dit, en
effet :
« Iccluy Marcomir, ainsin qu'il est rapporté pai
Thomas des Columnes, fut marié avecques Athilda
Bordilla, fille du roy d'Angleterre, de laquelle il cuti
sept en finis masles : Chitioini)\qui fust roy après luy;
Marcomir, Clogio , Francus, Mërodacus, Nicanor et
Qdomare. »
Los légendes de cette nature, quelque discu-
tables qu'elles soient, ne démontrent pas moins
combien l'antiquité de la famille qu'elles con-
cernent était accréditée.
Les auteurs du xn° siècle font mention des sei-
gneurs de Bourdeille. Ils disent qu'Aymond et
Angelin de Bourdeille brillaient à la cour de Char-
lemagne et que le grand empereur, en fondant
l'abbaye de Brantosme, la mit sous leur protec-
tion (Froissart). Ils disent encore que cet Angelin
de Bourdeille portait l'oriflamme à la bataille de
Roncevaux et périt glorieusement en la défendant.
Quoi qu'il en soit, et ce qui n'est pas contesta-
hle. c'est que la très illustre maison féodale de
Bourdeille a le rare avantage de remonter, sans
interruption, par actes authentiques, les degrés
de sa filiation jusqu'à la moitié du xi e siècle, ainsi
qu'en font foi les titres de toutes sortes, dont le
premier est un hommage rendu à Géraud de Gour-
don, évêque de PérigueUx, le 9 mars 1044, par
Hélie, premier sire de Bourdeille, acte relaté dans
le Gallia Ckrisliana, t. If, col. 1462, et le deuxième,
un acte royal de l'an 1066 en faveur de ce même
Hélie et dont l'orignal se trouve dans les archives
du château de Bourdeille.
Les sires de Bourdeille paraissent avec tous les
caractères des plus grands seigneurs : ils possèdent
de vastes domaines; ils ont des chevaliers pour
vassaux; ils fondent et dotent des abbayes et les
prennent sous leur protection; ils lèvent des
troupes pour leur propre compte, déclarent la
guerre aux souverains, livrent des batailles et
prennent des places : c'est à ces traits qu'on re-
connaît les chevaliers bannerets.
Cette maison chevaleresque, dont les membres
.sont titrés : Premiers Barons du Périgohd, vicomtes,
comtes de Montrésor par lettres patentes de 1627,
puis enfin marquis par lettres patentes du 4 mai
1600, dont l'original se trouve dans les archives
du château de Bourdeille, est l'une des plus an-
ciennes de la province de Périgord, où elle a
occupé de tout temps une haute situation à la tête
de la noblesse Elle a été admise aux honneurs
de la cour le 4 avril 1771, en la personne de Henri-
Joseph, comte de Bourdeille, grand-père du chef
actuel de la famille.
Elle a fourni plusieurs croisés. D'abord Pierre
de Bourdeille, dont la présence on Palestine est
constatée par une charte du Saint-Sépulcre de
Jérusalem en 1 149, dans laquelle il parait comme
témoin. Ensuite, un Hélie do Bourdeille, dont la
présence en Terre-Sainte est aussi constatée par
une charte de tics, puis, Hélie VI, seigneur do
Bourdeille, chevalier, qui suivit saint Louis en
Palestine en 1248. Tombé" gravement malade au
siège de Damiette, il fil, le 6 décembre 1240, son
testament, dont l'original s»; trouve dans les ar-
chives du château de Bourdeille : c'est cette pièce
qui a servi pour l'admission de la famille au mu-
sée des Croisades du château de Versailles.
Hélie VI de Bourdeille ne mourut pas à Da-
miette et revint en France, où il trouva son châ-
teau et ses terres envahis par son oncle Bozon de
Bourdeille. Il dut, afin d'en reprendre possession,
se liguer avec le comte de Limoges pour faire la
guerre à l'usurpateur. Hélie avait épousé Agnès
d'Albret, dont il eut quatre enfants, ce qui est
prouvé par son testament, postérieur à celui de
Damiette, daté du 14 décembre 1270, qui est aussi
dans les archives du château de Bourdeille. Cet
Hélie entra dans la milice du Temple vers 1280.
Un autre Hélie de Bourdeille avait aussi cer-
tainement pris part aux croisades, car il était
maître du Temple de Soudet en 1260 et, en cette
qualité, il abandonne, à cette date, au seigneur
de Villebois, les droits que les templiers avaient
à Brenac; or, à cette époque, tout templier avait
indubitablement pris part aux Croisades, et sur-
tout un commandeur.
Guy de Bourdeille, chevalier de Saint- Jean de
Jérusalem, fut tué à la prise de Rhodes par les
Turcs, en 1522. Gautier de Bourdeille, son frère,
chevalier de Rhodes, y perdit un œil; il fut ensuite
pourvu des commanderies de Cours et de Coubin
et décoré grand-croix de l'ordre.
La maison de Bourdeille a donné : de nombreux
religieux; plusieurs ôvêques, entre autres, Fran-
çois de Bourdeille qui ordonna prêtre, en 1600,
saint Vincent de Paul dans la chapelle de Saint-
Julien, devenue aujourd'hui l'église paroissiale de
la commune de Château-l'Évêque, près Périgueux :
un archevêque-cardinal, Hélie de Bourdeille, aussi
renommé par son savoir et son crédit à la cour
que par sa piété et ses vertus, mort en odeur de
sainteté; et l'Église «gardera de ce saint prélat un
souvenir inoubliable pour la défense courageuse
qu'il a prise des droits du pape et du clergé contre
la Pragmatique Sanction promulguée parLouisXI.
Cette maison a encore donné : des chevaliers de
Malte; des capitaines de 50, 100 et 200 hommes
d'armes; un grand nombre de lieutenants géné-
raux des armées du roi, de sénéchaux et de gou-
verneurs de Périgord; des chevaliers des ordres
du roi; un commandeur de l'ordre du Saint-Es-
prit; enfin, plusieurs écrivains renommés à divers
titres : André, comte de Bourdeille, et Claude de
Bourdeille, comte de Montrésor, qui ont laissé des
- 539 —
— 540 —
écrits militaires 1res estimés, et Pierre de Bour-
deille, plus connu sous le nom de Brantosme, le
mémoriographe incomparable.
Parmi les autres membres qui ont illustré cette
maison, il faut citer :
Hélie VIII, sire de Bourdeille et coseigneur de
Brantosme, un des plus preux chevaliers de son
temps, qui, à Loches, le 14 janvier 1:140, donne
quittance d'un subside que le duc de Normandie
et de Guyenne lui avait octroyé pour l'indemniser
de ses pertes au siège de Bergerac. La quittance
est scellée de son sceau.
Arcbambaud I er , seigneur de Bourdeille, époux
de Gaillarde Vigier, dame de la Tour-Blanche,
donna des preuves éclatantes de son loyal atta-
chement au roi Charles V dans les guerres natio-
nales contre les Anglais. Il soutint, avec une hé-
roïque valeur, dans son château de Bourdeille,
un siège de neuf semaines contre toute l'armée
anglaise commandée par les comtes de Cambridge
et de Prembrocke, qui ne parvinrent à s'en em-
parer que par stratagème. Le valeureux chevalier,
ruiné par la guerre et par sa généreuse fidélité à
la fortune de la France, ne recouvra son château
et ses domaines que lorsque Cbarles V rentra en
possession du Périgord; ce qui est prouvé par une
ordonnance de réintégration rendue au nom du
roi le 9 avril 1375 parle connétable du Guesclin.
•et l'original est dans les archives du château de
Bourdeille.
Arnaud I er de Bourdeille, chevalier, sénéchal de
Périgord, fait montre de sa compagnie de 50 arba-
létriers à cheval les 1 er juillet et 1 er août 1420, à
la Tour-Blanche. (Bibliothèque nationale, ma-
nus., Pièces originales, p. 13-16.) Jean, son qua-
trième fils, fut armé chevalier au siège de Fron-
sac par le cornue de Dunois.
Jean de Bourdeille, seigneur d'Ardelay, gentil-
homme ordinaire de la chambre du roi e*. colonel
de dix enseignes de Gascons, « homme distingué
par sa bonne mine et par sa valeur », dit l'historien
de Thou, fut tué au siège de Chartres, en 1568,
d'une arquebusade qui lui traversa la tête Le
roi voulut que, par honneur, on lui élevât un mo-
nument dans l'église cathédrale de Chartres. Le
chapitre feignit d'abord d'obéir à ses ordres;
mais, dès la nuit même, il fit transporter son
corps, qui y avait été déposé-, dans une autre
église de la ville, n'y ayant jamais eu aucune
sépulture dans In cathédrale.
Pierre de Bourdeille, seigneur et abbé de Bran-
tosme, donne le 25 mars 1569, au trésorier de
l'épargne, quittance d'un don que le roi lui a fait.
C'esl le 1res célèbre c*crivaiu connu sous le nom
de Brantosuk. Il était ahbé commendataire de
l'abbaye de Brantosme, chevalier de l'ordre du
roi, gentilhomme de sa chambre, chambellan du
duc d'Alençon, capitaine de deux enseignes de
gens de Rjed, chevalier de l'ordre du Christ de
Portugal. Il reçut plusieurs blessures au siège de
la Bochelle, en 1573, et mourut, âgé de quatre-
vingts ans environ, le 6 juillet 1614. Avant de se
faire écrivain, il suivit avec distinction la carrière
des armes et s'al tacha tout particulièrement à
Charles IX, et surtout à Catherine de Médicis,
pour laquelle il avait un véritable culte. Dé.;u
dans ses projets ei, ses espérances, il prit en grippe
tout le monde et toutes choses et pensait même
à s'expatrier lorsqu'un grave accident de cheval,
qui le • endit presque impotent, lui lit changer ses
résolutions. Il quitta la cour pour se retirer dans
le château de Bichemont, qu'il s'était fait cons-
truire, et commença à déverser un peu de sa co-
lère dans les écrits qu'il dictait à son secrétaire,
pour les relire ensuite et les corriger de sa main.
Telles sont l'origine de ses célèbres mémoires et
l'explication des traits mordants qui s'y trouvent
çà et là. Ces mémoires se trouvent, en originaux,
dans les archives du château de Bourdeille. Ils
démontrent de la façon la p us certaine que les
œuvres publiées, et possédées par le public, ne
sont qu'une reproduction incomplète et défigurée;
d'ailleurs, malgré les affirmations contraires, ja-
mais les manuscrits originaux n'ont été à la dis-
position d'aucun éditeur.
Par lettres patentes du 4 mai 1609, Henri IV,
pour reconnaître les services signalés de Henri I er ,
vicomte de Bourdeille, chevalier des ordres du
roi, et ceux de ses pères, érigea la terre d'Archiac
en marquisat. Le titre original se trouve dans les
archives du château de Bourdeille.
Le 9 mai 1025, Claude de Bourdeille, baron de
Mastas, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de
50 hommes d'armes, mestre de camp d'un régi-
ment d'infanterie, fut blessé au siège de Boyau
d'un coup de pique au bras, puis d'un coup de
canon, dont il mourut sur le coup.
Henri, son fils, comte de Mastas, capitaine aux
gardes, fut tué en 1636 au passage du pont de Bray-
sur-Somme. Ses deux autres fils, François et Bar-
thélémy de Bourdeille, également capitaines aux
gardes, furent tués à renuemi, l'un, en 1039, à la dé-
fense de Quiers, l'autre, en 1640, au siège de Turin.
François, vicomte de Bourdeille, seigneur de
Brantosme, dernier rejeton de la branche aînée,
conseiller du roi en ses conseils d'État et privés,
sénéchal. gouverneur etlieutcnant général de Pé-
rigord, leva à ses frais, pendant la minorité de
Louis XIV, quatre régiments de cavalerie et deux
d'infanterie. D'une loyauté à toute épreuve, il fit
toujours passer ce qu'il considérait comme son
devoir avant ses intérêts ■ « C'est ainsi, dit Bran-
tosme dans ses Grands Capitaines, que ne voulant
pas correspondre totalement aux desseins de la cour, il
«imi mieux, pour ne pas violer sa parole, refuser le
brevet de dm ei pair, souffrir même la distraction île
son gouvernement et rendre le collier des ordres que
d'arrêter le prince de fonde, qui passait à Périgueux
accompagné seulement de douze personnes. »
Antoine de Bourdeille, seigneur de la Salle, fut.
dispensé de servir à l'arrière-ban en raison de ses
blessures.
— 5i4l —
542 —
ffenn-Joseph, comte do Bourdeille, menin de
Louis XVI, colonel du régimenl d'Orléans infan-
terie, fut blessé à la bataille d'Ettingen, en iTi.f.
Henri-Joseph-Cfeiude de Bourdeille, après avoir
servi avec distinction dans les mousquetaires, en-
tra dais les ordres, devint abbé commendataire de
la Très-Sainte-Trinité de Vendôme et fut pourvu,
en 1762, du siège épiscopnl de Suissons. Il pro-
testa avec une noble énergie, en I7 ( .n>. contre la
loi du régime du clergé votée par l'Assemblée
nationale, refusa de prêter le serment civique et
fut imité par une grande partie des prêtres de
son diocèse. Obligé- de fuir pour échapper aux
dangers qui le menaçaient, il adressa sa démission
au pape à l'époque du Concordat et se retira à
l'a ris où il mourut.
Les alliances de la maison de Bourdeille sont
des plus illustres et des plus considérables. On y
trouve des tilles des maisons souveraines et prin-
cières d'ALBRET, par laquelle Barthélémy de Bour-
deille était proche parent de Henri IV, de Bretagne,
de Flandre, de Laval, du Maine, de Nemours, de
Savoie, de Vendôme. On y voit encore les : Abzac,
Apellevoisin, Archiac, Aubeterre, Beaumont,
Beaupoil de Saint-Aulaire, Biron, Broglie, Cau-
mont, Chabannes, Cbabans, Goninck de Merc-
kem, Craon, Cropte de Cbantérac, Damas. Émé
de Marcieu, Esparbès, Estampes, Gontaut, la
Chastre, la Garde, Lévis, Mareuil, Montbron,
Mastas, Pérusse des Cars, Prévost-Sansac de Tou-
chimbert , Saint-Gcniez , Talleyrand , Vivonne ,
Vogt d'Hunolstein, et bien d'autres.
La maison de Bourdeille a eu cinq branches
principales : la branche ainée, la branche de Mas-
tas, qui est devenue la branche aînée, la branche
de Montagrie>\ la branche des Bernardières et la
branche de Montancey. Toutes sont éteintes à l'ex-
ception de celle de Mastas.
Armes : D'or, à deux membres de griffons de gueules,
ongles d'azur, posés en contre-bande, l'un sur l'autre.
Couronne de marquis.
Supports : Deux griffons au naturel.
Devises : So voulour mo donnât l'iffer isa valeur
me fait damner).
Cil Gale, emmy lestour (comme le coq, il se ré-
jouit des combats).
Nul ne rainera le vainqueur des griffons.
Cri de guerre : Faulsé! Faulsé! (En avant! En
avant!)
KKl'IihSEMAMS ACTUELS :
Bourdeille (IIélie-Lolis-Charles-Gus-
taye, M is de), chef du nom et des armes, né
le 12 juillet 1823. —Résidences: 148, rue de
Grenelle, à Paris, et ch a " de Bourdeille (Dor-
dogne). Marié à Paris, le 2 octobre 18o6, à
Marie-Léontine-Alix do Galz de Malvirade,
dont quatre enfants, savoir :
1° Pauline - Alexandiiiic- M arie - A lix-
Jeanne, née en 1858, mariée le 2i février
1880, à Paris, à Charles-Léopold-Augusle,
baron de Goninck de Merckem, sénateur du
royaume de Belgique et bourgmestre de
Merckem, officier de l'ordre de Léopold, dont
postérité.
2° B. (Hen ri-Nicolas- Joseph-Marie-Hélie,
C le ûfe),né en 1859.
3° Claire - Antoinette - Aglaé - Marie- Eu -
doxie, née en 1861, mariée le 27 juin 1892. à
Paris, à Josoph-Antoine-Marie-Gabriel, vi-
comte de Chabannes.
4° B. (Léon-Marie-Edouard-Roger -Hélie,
V ,c de), né en 1863.
Le marquis de Bourdeille a une sœur uni-
que, Mm'e-Eugénie, religieuse de l'ordre de
Notre-Dame du Cénacle, née en 1832.
BOURDES [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURDIEU [du).
Famille originaire de Bretagne dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : D'argent, au palmier de sinople, terrassé
de même, accosté dé deue épis d' izur, et surmonté de
trois étoiles de gueules.
BOURDILLON [de). — Voy. Gravier
DE BOL'KDILLON.
BOURDON. — Voy. Blin de Bourdon;
ClIALVEAL" DE BOURDON.
BOURDONGLE DE SAINT-
SALVY.
Celte famille est originaire du Languedoc.
Le premier auteur connu est Pierre Bourdoncle
de Saint-Salvy, conseiller du roi, juge ordinaire de
la ville et vicomte de Castres, qui vivait en 1696.
Armes : De sinople au pélican d'or, piquant son
sein ensanglanté avec sa piété d'argent, pose sur un
panier de sable; au chef cousu de gueules, chargé
S43 —
544
d'un bourdon d'argent et d'une clef d or posés en sau-
toir, surmonte en chef d'une étoile d'argent accostée
de deux moucheture* d'hermine de même; écartelé de
paie et contrepalé d'argent et de sable, qui est de
Bourdoncle ancien.
BOURDONNAY DU GLÉSIO.
Pas de renseignements. Nous trouvons un
représentant au château de Publier, par Évian-les-
Bains (Haute-Savoie).
BOURDONNEL (de). — Voy.
DE BoiKDONNEL.
Bbâc
BOURG (du).
Cette famille, originaire de l'étranger, est venue
s'installer en Bretagne au commencement du
xvi'' siècle.
Armes : D'azur, à deux molettes d'éperon d'or, accom-
pagnées d'une merlette de même en pointe.
Devise : Dieu suffit.
BOURG (du).
Cette famille, venue du Vivarais en Languedoc,
a été illustrée par Antoine du Bourg, chancelier
de France sous François I er .
Elle a donné des conseillers au parlement de
Paris, de Bordeaux et de Toulouse ; un capitoul
en 1657 ; des chevaliers de Malte, de Saint-Louis
et de Saint-Lazare; des gentilshommes de la
maison du roi et un maréchal des camps et armées
du roi.
Un du Bourg a été, jusqu'à la dernière heure,
un des fidèles du comte de Chambord.
Armes
2 et l.
D'azur, à trais épines d'argent, posées
Uevi'-k : Lilium inter spinas.
BOURG
Voy. Merle dl Bourg.
BOURG DE BOZAS (du).
Branche anciennement séparée de la précé-
dente en faveur de laquelle la terre de Bozas, en
Vivarais, fui érigée en marquisat par lettres
patentes du mois de mars 1693.
Armes : D'azur, à trois tiges d'épine d'argent posées
en pal, 2 dl.
BOURGBLANG [du).
Boi RBLANC.
Voy.
DU
BOURGEOIS DE BOYNES.
Cette famille est originaire de Franche-Comté.
Le premier qui nous est connu est Pierre-
Étienne-François Bourgeois de Boynes, qui fut
conseiller d'État, premier président du parlement
de Besançon, intendant de Franche-Comté de
1762 à j78i, et ministre de la marine dans les
dernières années du règne de Louis XVI.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de
trois merlettcs de sable.
BOURGEOIS DE JESSAINT
L'anoblissement de cette famille, origiaaire de
Champagne, remonte à Claude-Laurent Bour-
geois, créé baron de Jessaint sous l'Empire, puis
vicomte le 26 avril 182*;.
Armes : Tiercé d'azur, d'or et de gueules; l'azur à
la bande d'argent, adexlrée d'une étoile d'or et sénes-
trée d'une anille de même : l'or, au lion rampant de
gueules; le gueules, au signe des chevaliers; franc-
quartier de baron préfet, brochant sur le tout.
BOURGEOIS DE PUTHEAUX.
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite 34, rue de Ponthieu, à
Paris.
BOURGEREL (de).
Nous n'avons rien trouvé sur cette famille, dont
un représentant habite le château de Villepelotte,
par Josselin (Morbihan).
BOURGET (du).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURGEVIN DE VIALART DE
MOLIGNY ET DE LINAS.
Cette famille, originaire de Champagne, paraît
remonter à Pontius de la Chapelle, second flls de
Thibaud de Moligny et du Bourg-ès-Vins (d'où
le nom de Bourgevin) qui vivait en 1420, et fut
marié à Adélaïde de Vialart dont il prit le nom
et les armes.
Armes : D'azur à la fasce d'hermine, accompagnée
de trois coquilles d'or. — Bourgevin Vialart de
Moligny éeartèle : Aux 1 et 4 d'azur, au sautoir d'or,
cantonné de quatre croix potencées de même, qui est
de Vialart ; aux 2 et 'S d'azur à la fasce d'argent,
chargée de trois roses de gueules, accompagnée de trois
fleurs de lis d'or, 2 et i , qui est de Guyard ; sur le
tout de Bourgevin.
Supports : Deux levrettes.
BOURGNON DE LAYRE.
Famille originaire du Poitou, dont l'état his-
torique de noblesse nous est inconnu.
Armes : D'argent, au verveux (ou bourgnon) de
— 545
546 —
gueules, dans lequel entre un poisson de même, accom-
pagné de trois roses, aussi de gueules, feuillées et sou-
tenues de même, 2 et I.
Les lettres patentes de chevalier de L'Empire,
données en i S l o . ajoutent : Au chef de gueules,
chargé à dextre d'une épée haute d'argent, montée
àVor, et, à séneHre, d'un croissant d'argent.
Suivant d'autres lettres patentes du titre de
banni accordées par Napoléon I er , en 1811, la
branche de Layre porte : Parti : un t d'azur, à l'épée
faute d'argent, montre d'or, mise eu put ; nu -2 échi-
queté d'or et d'azur, soutenu d'une Champagne d<'
gueule* du tiers de Vécu, chargée d'une croix de la
Légion d'honneur.
Drvisr : Fulgent inler lilia rosse.
— V o;/. (Ieslin
BOURGOGNE {de).
de Bourgogne.
BOURGOIN (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
BOURGOING [de).
Cette famille est originaire du Nivernais. Son
état de noblesse nous est inconnu.
Armes : D'azur à la croix ancrée d'or.
BOURGON. — Voy. Navrai. M \rtin de
BOURGON.
BOURGUIGNAT DE GHABA-
LEYRET.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURGUIGNON D HERBIGNY.
Cette famille est originaire de Flandre. Son état
de noblesse nous esi inconnu.
Armes : De sable à une // imme de gueules, mouvante
de la pointe de Vécu.
Devise : Ardens ut ignis.
BOURGUIGNON DE SAINT-
MARTIN.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURGUILLAUT
HERVÉ.
DE KER-
Cette famille est origi-
naire de Bretagne.
Elle a possédé la sei-
gneurie dr Kerhervé par
Dirinon,évêché de Cour-
nouailler, d'où elle tire
son nom.
Le premier auteur
connu est Pierre-Joseph
Bourguillaut de Ker-
hervé, avocat au parle-
ment de Bretagne, juge
de plusieurs juridictions
et sénéchal qui vivait de
1720 à 1774.
Armes : D'argent, à deux fasces de sable.
Le seul représentant de cotte famille est :
Bourguillaut de Kerhervé (Joseph-
LuDGER),néà Lacres (Pas-de-Calais) en 1855,
membre des Sociétés botanique et zoologique
de France, demeurant 21, rue du Cherche-
Midi, à Paris, et à Lacres (Pas-de-Calais).
BOURJOLLY.
Pays de Bourjolly.
— Voy. Mégard le
BOURLIER D AILLY.
Cette famille est originaire du Lyonnais.
Elle a donné un échevin à Lyon en 1719.
Le titre de baron que portent les membres de
la famille a été concédé par ordonnance royale
du 11 septembre 1820.
Armes : D'argent au cheoron de gueules, accompa-
gné en pointe d'un chien passant de sable; au chef
d'azur chargé d'un soleil d'or.
Devise : Je tiens ferme.
BOURLON.
Cette famille, orignaire d'Ile-de-France, passée
eu Champagne et Franche-Comté, descend de
Mathurin Bourlon, maître des requêtes, qui vivait
en 1625.
Elle a formé trois branches : la branche de
Roovres, la branche de Sarty et la branche de
Chevigné de Moncfy.
La branche de Sarty, à laquelle appartenait
Henri Bourlon, reçu secrétaire du roi au mois de
mai 1779, a possédé les seigneuries de Saudrupt,
d'Hérou ville, de Sainte-Combe et d'Arrigny en
partie.
La branche de Moncey, substituée aux noms et
biens de la famille de l'illustre maréchal, descend
par les femmes des familles des cardinaux de
18
— 547
548 —
Richelieu et de Mazarin, et de Charles de la
Porte, duc de la Melleraye, maréchal de France.
Armes : D'or à la bande d'azur, chargée de trois
annelets du champ. — Bourlon de Sévigné,écartèle
de Chévigné qui est : De gueules à quatre fasdes
d'or, accompagnées de huit besants de môme, posés i
et 4. La branche de Sarty porte : D'argent à la
fascc de sable, chargée de trois besants d'argent, et
accompagnée de trois ruses de gueules.
BOURMONT
BOURMONT.
— Voy. de Ghaisne de
BOURNAT (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuse?, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURNET [de).
BOURNET.
— Voy. Delamel de
BOURNEVILLE. — Voy. Braultde
BOURNEVILLE.
BOURNISEAUX (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURNONVILLE. — Voy. Esman-
gard de Bournonville.
BOURON DES GLAYES.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURQUELOT DE GERVIGNIE-
RÈS.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURQUENAY (de
Ancienne famille de Franche-Comté, originaire
du Grand-Crosey, terre située près Clerval sur le
Doubs, et qu'elle possède depuis deux siècles.
La branche aînée est éteinte ; le chef de la bran-
che cadette était François-Adolphe, comte de Bour-
quenay, sénateur, marié à M"° de Juigné, quia
laissé postérité.
Armes : De gueules, à quatre bandes d'argent.
Couronne de comte.
Cimier : Une aigle naissante de sable languée de
gueules, ayant au col la couronne de sinoplc renversée.
Supports : Deux chevaux.
BOURRAN (de).
Famille originaire du Qucrcy passée en
Guyenne.
Armes : D'argent à l'aigle à deux têtes de sable, au
vol abaissé,
BOURRÉE DE GORBERON
Famille originaire de Beligny-sur-Ousche, près
de Beaune; elle y possédait de grands biens au
xv siècle. Elle occupa sous les ducs de la 2 e race
de nombreux emplois dans les chambres de Lille
et de Dijonj; plus tard elle passa au parlement de
Paris, où elle paya largement sa dette de sang à
la Révolution.
La filiation de cette famille commence à Oudot
Bourrée, qui vivait en 1433 et se poursuit jusqu'à
nos jours.
Armes : Au 1 d'azur, à trois gerbes ; au 2 d'azur, au
chef d'or, charge -de trois tourteaux de gueules; au 3
de gueules à la fasce d'argent surmontée de trois grelots
de même; au 4 d'argent à la tête de Maure de sable,
tortillée d'argent, accompagnée de trois molettes de
gueules.
Devise : Per aspera ad astra.
BOURROUSSE DE LAFFORRE.
Cette maison, établie dans la terre de la Fore ou
Lafforre, près la petite ville de la Plume, en
Bruilhois, depuis au moins le commencement du
xvi e siècle, porte le nom de ce fief, à partir de
1509, dans tous les actes publics. Elle a été main-
tenue dans sa noblesse, sur preuves remontant à
cette époque, établissant une filiation suivie par
titres authentiques, et une position nobiliaire cons-
tante résultant des qualifications prises par ses
membres de nobles, messires, gentilshommes,
écuyers, chevaliers, etc.
Ces preuves ont été faites le 30 juin 1742. La
maison Bourrousse de Lafforre s'est alliée à diver-
ses époques aux plus grandes familles du
royaume.
La filiation de cette famille commence à noble
Pierre de Bourrousse de Lafforre, premier du
nom, qui vivait sous le règne de Louis XI, en 1480,
et se continue jusqu'à nos jours en fournissant des
officiers des armées du roi, des conseillers du
roi, etc.
Armes : Écartelé, aux 1 et 4 de sinople, au léopard
d'or, qui est de Bourrousse de Lafforre ; au 2, con-
(rc-écartelé d'azur, à la croix d'or et d'azur, à trois
V
D41
fleurs de lis d'or [concession royale), qui (-si de
Faudoas; au :t de gueules plein, qui est de Nar-
bonne-Lara.
Casque taré de front, fermé de il grilles, et
orné de ses lambrequins de sinople, d'or, d'azur
et de gueules.
BOURSETTY de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a clé
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURSIER DE LA RIVIÈRE [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
BOURSIER DE LAROCHE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOURY. — Voy. Aubourg de Boury.
BOUSGHET DE BERNARD.
Famille originaire, du Languedoc dont l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'or, à deux chênes de
sinople, terrassés de même, accompagnés d'un crois-
sant de sable; au chef d'azur, chargé de trois étoiles
d'or, qui est de Bernard; aux 2 et 3 d'azur à deux
s d'or, en sautoir; au chef du second, chargé d'an
lion naissant de sable, qui est de Marréaud.
BOUSIGNAG [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUSQUET [de).
La famille de Bousquet, issue de Jean Bousquet
de Puechedon, est partagée en deux lignes dont
la communauté d'origine et le point de jonction
sont parfaitement établis sur titres authentiques.
La branche aînée n'avait plus, en 1863, d'autre
rejeton que M"'- de Bousquet, restée sans alliance.
La branche cadette comptait plusieurs représen-
tants et avait pour chef Henri Bousquet, lequel
avait été adopté, en 1848, par M 11, de Bousquet, sa
cousine, dont nous venons de parler.
En 1861, M. Henri Bousquet, conjointement
avec ses autres parents du même nom, demanda la
rectification des actes de l'état civil, où la parti-
cule avait été omise. Le tribunal du Vigan, saisi de
l'instance, prononça, le 1°* juin 1861, une sentence
par laquelle il accueillait, favorablement la requête
de M. Henri Bousquet, en qualité de fils adoptif,
attendu que le père et l'aïeul de M Uo Bousquet
avaient constamment porté la particule dans les
actes de l'état civil.
Mais pour les autres membres de la famille
cadette, et pour M. H. Bousquet lui-même, en
tant que rejeton de cette branche, le tribunal dé-
clara qu'il n'y avait point lieu d'ordonner la recti-
fication des actes où la particule était omise,
attendu que depuis plusieurs générations ils ne
produisaient, à l'appui de leur demande, aucune
pièce authentique où leur nom fût précédé du de.
Sur l'appel interjeté, la cour impériale de Nîmes
confirma, dans son audience du 21 novembre 1861,
la sentence qui fut également confirmée en cassa-
tion par l'arrêt rendu dans l'audience du 1 er juin
1863.
BOUSQUET. — Voy. Pastre de Bous-
quet.
BOUSQUET D ARGENCE (du).
Famille originaire du Languedoc.
An mes : D'or à la croix vuidée de gueules.
BOUSQUET DE SAINT-PAR-
DOUX.
Celte famille est originaire du Limousin.
A.RUKS : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules : ou chef
d'azur, chargé de trois molettes d'or; au& 2 et 3 d'azur
(i la bande d'or, accompagnée de six étoiles de même,
qui est de Lajaumont.
BOUSSARD (de).
Les renseignements font défaut.
Armes : D'azur au chevron d'or, accompagné en
chef de deux fleurs de lis tigées d'or, et, en pointe, d'un
lion de même.
BOUSSIERS (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
àireurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUSSINEAU (de).
Nous n'avons aucun renseignement sur l'état
de noblesse de cette famille, originaire de Breta-
gne.
Armes : D'azur a trois mondes croisés d'or, cintrés
de sahle.
— :;:;i
552 —
BOUSSONEL {de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant, restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUSSUGES DUMAS (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il ".nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUTAREL (de).
%MàOë
Famille originaire
d'Auvergne, où elle était
représentée au xviu e siè-
cle: 1° par Gilbert de Bou-
tarel, capitaine d'infante-
rie, chevalier de Saint-
Louis ; 2° par Antoine de
Boutarel, seigneur de
Langerolle, admis enl757
dans la compagnie deche-
vau-légers de Bourgogne,
du corps de la gendarme-
rie, et mort en Allemagne
eu 170 1 pendant la guerre de Sept Ans ; 3° par Hu-
gues de Boutarel, seigneur de Maisonrouge aspi-
rant d'artillerie à Metz en 1786.
Armes : D'or au cerf mm/mut d'azur ; au chef de
gueules chargé de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT CONNU :
Boutarel (Pbospeb de), 3, rue de Lille, à
Paris.
BOUTARY.
i \i;v.
— Voy. Dubois de Bou-
BOUTAUD (de).
Famille originaire du Lyonnais sur laquelle les
renseignements font défaut.
Armes : D'or au chevron de gueules, accompagné de
deux tourterelles de même et d'an trèfle de sinople;
au chef de gueules, chargé de irais étoiles d'argent.
BOUTEGHOUX DE GHAVA-
NES.
Famille originaire de Franche-Comté dont l'abbé
Guillaume a donné la généalogie depuis la fin du
xv e siècle
Armes : Coupé d'argent et d'azur, l'argent chargé de
trois losanges de gueules en fasce, et l'azur d'an soleil
d'or sans visage. - Alias : D'or à trois bouts de choux
de sable posés en pal ; au chef d'azur chargé d'un crois-
sant d argent.
BOUTEILLER (de).
Cette famille est originaire de Lorraine.
Le premier auteur connu est Jean Bouteiller,
secrétaire ordinaire de la chambre du duc de Lor-
raine, anobli le 1 er février 1393.
Armes : D'azur à la bouteille d'or; au chef d'argent,
chargé de deux merlettes de sable.
BOUTELIÈRE. — Voy. Prévost de la
BOUTELIÈRE.
BOUTET DE MONVEL.
Les renseignements nous font défaut sur l'état
de noblesse de cette famille.
Armes : Parti de gueules et d'azur; le gueules
chargé de trois croissants d'argent; l'azur de (mis
chevrons alaises d'or, 2 et 1 ; Champagne d'azur du
tiers de Vécu brochant sur le parti, chargée du signe
drs chevaliers de la Réunion qui est une étoile de douze
rais d'or.
BOUTEVILLE (de).
Les renseignements font défaut.
Armes : De sinople à la bande d'argent, chargée en
cœur d'un croissant de sable.
BOUTEYRE.
TEYRE.
Voy. Assezat de Bol-
BOUTHET DES
RES.
GENNETIÈ
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuse?, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUTHIER DE BORGARD.
Cette famille est originaire du Dauphiné.
Des lettres d'anoblissement furent accordées par
le roi, au mois de juin 1698, à Marc Bouthier.
André Bouthier de Borgard, fils du précédent,
fut conseiller du roi au bailliage de Vienne en 1777,
puis maître à la chambre des comptes de Greno-
ble en 1788.
Armes : D'azur, a Vépervier d'or, chaperonné de
gueules, longé et grilleté d'argent.
BOUTHIER DE ROGHEFORT.
Cette famille est originaire de Semur, en Brion-
nais, où elle occupait un rang distingué dès la
lin du xvn e siècle. Elle était alors représentée par
Jean-Baptiste Bouthier, châtelain royal de Semur,
qui fit insinuer son nom dans l'armoriai de 1697
(registre de la généralité de Bourgogne, tome II).
!
*
— 553 —
554 —
Lor-
U\
François Bouthier, prêtre, curé et doyen de Se-
niiir, remplit la même formalité, mais en produi-
sant des armes un peu différentes : D'azur, auche-
vron d'or, brisé et surmonté 'l'un croissant d'argent.
Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagné en chef
d'un croissant d'argent, et, en pointe, d'un lion d'or,
armé et lampassé de gueules.
BOUTHILLIER-CHAVIGNY [de
Cette famille esl originaire de l'Angoumois.
Elle a donné un ministre, un surintendant des
finances, trésorier des finances, trésorier des
ordres du roi en 1633, des maîtres des requêtes, un
premier président du parlement de Dijon, des
archevêques, des évêques un lieutenant général
et nombre d'officiers de toutes armes.
Le célèbre abbé de Rancé, réformateur de la
Trappe, faisait aussi partie de cette maison.
Armes : D'azur, à trois losanges d'or, posés en fasce.
(Alias : Trois fusées d'or accolées en fasce.)
Devise : Morte etiam invito.
BOUTHILLON DE LA SERVE.
Cette famille, originaire du Dauphiné, est pas-
sée en Bresse vers 1G60.
Elle a été anoblie en 1782 en la personne de
François-Nicolas Bouthillon, avocat général à la
chambre des comptes de Dijon.
Elle a reçu le titre de baron le 13 mars 1820.
Elle forme actuellement deux branches : la
branche aînée et la branche cadette.
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée de
deux épées de sinople, accompagnée en chef d'un lion
d'or, et, en pointe, d'une tour d'argent.
Branche aînée
Bouthillon (Alfred-François-Louis), B on
de la Serve, marié à Marie-Aloyse Passe-
rat de la Chapelle, dont: a) Léon; b) lien
riette; c) Raoul.
Branche cadette
Bouthillon de la Serve (Jules-
Marie), marié à Noémi de la Servette, dont:
a Madeleine; b) Maurice.
BOUTIÈRES [de). — Voy. d'Arligcie
de Boutures.
BOUTIGNY de
Famille originaire d'Italie établie en Provence
en 1365.
Armes : D'azur, au bateau contourné d'argent
adextrê en chef d'un croissant contourné d'or et sénés
(ré d'une étoile de même.
BOUTILLER DU RÉTAIL
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUTILLIEH DE HOLDEN-
STADT.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUTILLIER DE SAINT
ANDRÉ.
Les renseignements sur l'état de noblesse do
cette famille font défaut.
Armks : D'azur, à l'épêe d'argent, chargée de deux
baïonnettes croisées de même.
BOUTRAY i>A?).
Cette famille, dont le nom s'est écrit Boulhrays
et Boutrays, est originaire du pays chartrain et
remonte sa filiation à Raoul Boutray, né vers 1545,
avocat au grand conseil.
André-Marie-Félix de Boutray, receveur général
des finances de la ville de Paris, chevalier de
Saint-Louis et de la Légion d'honneur, obtint la
formation d'un majorât au titre de baron sur sa
terre de Galluys par lettres patentes de 1830.
Armes : D'argent au bouc passant de sable, au chef
d'azur chargé de deux flèches d'argent. Alias d'or, les
pointes en haut et passées m sautoir.
BOUTRY(C).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages d*s
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la no f 'c • de cette famille.
BOUTTEMONT(è). — Fo^-Regnault
de Bouttemont.
BOUTTES (r/e).
Famille d'épée et de
robe originaire du Li-
mousin, établie de temps
immémorial dans le Lan-
guedoc, château de Vie. Sei-
gneurs de Péchabou, près
Castanet {Haute -Garonne),
habitants de Toulouse
où ils furent capitouls
US étaient litiblcs aCOilt
cette e h a rge), avocats
au parlement. Plusieurs
membres occupèrent
de hauts grades dans
les gardes du corps, compagnies de Noailles et
de Bauveau. Chevaliers de Saint-Louis et autres
556
ordres. Emigrés à la suite de Louis XVIII. Mem-
bres de la noblesse aux Etats généraux (Toulouse).
Cette famille s'est alliée aux familles de Lacaze
Montbel; Ladoux; Bussez; Saint-Rome; Estival;
Uelard ; Marsillac ; Monestrol de Montgoar; du Per-
rier; Mauvaisin; Saint-Simon; Bou; Bellisens;
Pompignan; Orgex ; Gargas d'Izaruy ; Figères
Carras ; Uardigua de Montaut; Clausade; Lou-
bens; Rabaudy; Capelle; Rebonnet: Larue; Oli-
vier; Saint-Germain; Barbazau; Miglos; Augery;
Gais de Blay; Gely; Lamarque; Doujat d'Am-
paux; Boisdeffre de Merlin; Daran d'Arcagnac;
Roquemaurel : Gauldrie de Salaze; Serres de
Gourville; Grave.
Armes : D'or au chevron d'azur, accompagné en chef
de deux étoiles de même, et, en pointe, d'une grenade
de gueules feuillée et tigée de sinople.
Supports : Deux lévriers d'argent, colletés d'azur.
Branche aînée
1° Bouttes (JosEPii-ANTOiNE-FÉLixr/é > ), 70
ans, ch au deBuysset-Labege (Haute-Garonne),
et rue Fourtanier, à Toulouse.
2° B. (Anne-Makie-Paul-Joseph de), 33 ans,
fils aîné du précédent, marié à M" e Jeanne
Clauvade, ch aa de Flamarens, à Lavaur
de (Tarn).
3°B. (Anne-Mabie-Paul-Henryc?^), second
fils de Félix et de Marie Dardigua de Montaut,.
27 ans, ch au deBuysset-Labège, et rue Four-
tanier, à Toulouse.
4° Elisabelh-Anne-Marie-Antoinette, 40
ans.
5° Anne-Marie-Thérèse, 22 ans.
6 e Marie-Thérèse-Anne, 29 ans, religieuse
du Sacré-Cœur à Sarria, près Barcelone
(Espagne).
Toutes trois filles de Félix.
Branche cadette
1° Bouttes (Emmanuel de), 2G, ans à Mon-
taut (Ariège), et rue Fourtanier, à Toulouse.
2° B. (Pierre de), 25 ans, mêmesadresses.
3° B. Irma, 40 ans. carmélite à Lourdes.
4° Marie, lille de la Charité à Carcassonne.
5° Léonie, 30 ans.
6° Catherine, 18 ans.
Tous enfants d'Etienne-Alfred de Boittes,
frère de Félix.
7° B. (M" 1 " Alfred de), mère des susnom-
més, à Monkrut (Ariège), et rue Fourtanier, à
Toulouse.
BOUTTEVILLE (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUVET (de)'.
Cette famille, d'origine
chevaleresque du mar-
quisat de Montferrat en
Piémont, descend des
comtes de Bouvet d'Asti.
François de Bouvet,
attaché au roi René, duc
de Lorraine, lorsqu'il fit la
guerre au duc de Ferarre,
revint avec lui à Nancy
en 1483. Son petit-fils, Mi-
chel de Bouvet, ministre
d'État du duc Charles III,
fit les preuves de la filiation de sa famille avec
celle des comtes de Bouvet d'Asti remontant jus-
qu'à Nicolas, comte de Bouvet, qui avait épousé
Anne de Raméni, vivant à Asti en 1353. (Archives
de Nancy, 1 er mars 1610.) En Lorraine, titre de baron
donné par le duc Léopold pour tous les enfants
mâles sans distinction le 9 mai 1724. (Archives de
Nancy, i
Armes : D'azur au bu-uf passant d'or accompagné
en chef de trois étoiles de même.
Cimier : Un cerf au naturel.
REPRÉSENTAIT ACTUEL :
Bouvet (Jules-Adolphe, B on ), ancien offi-
cier de cavalerie, chevalier de Malte. — Rési-
dence : Ch au de Saint-Rémy, en Bouzemont
(Marne), marié à Yanina-Maiïe d'Or.xAxo,
dont Michel.
BOUVIÉ (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUVIER(é).
Famille originaire de Lorraine, où elle est
encore établie de nos jours.
Fiançois de Bouvier, lieutenant général du
bailliage du comté de Vaudemont, fut anobli
en considération de son mérite et de sa vertu, 'et
de ce qu'il était is>u d'extraction noble du
côté maternel, par lettres du duc Charles ILT de
Lorraine, données à Nancy le 16 novembre 1566.
Il était fils de Démange Bouvier, maire de la ville
de Véz-'lise. Il épousa Anne de Saint-G-ériot, dont
il eut des enfants.
— 557
— 558 —
Cette famille compte un conseiller d'épée pour
la noblesse au bailliage de Nancy, plusieurs de
ses membres décorés de l'ordre û\\ Lys.
Armes : D'or, au léopard de gueules, allumé et armé
d'azur : au chef de môme, chargé de trois pommes de
grenade d'or.
BOUVIER.
Cette famille est originaire de l'Orléanais. Sa
filiation remonte à Guillaume Bouvier, sieur du
Souiïray. mort le 7 mars 1524, laissant postérité.
Elle compte plusieurs officiers des années du
roi, un chevalier de Saint-Louis, un gouverneur
grand bailli d'épée et capitaine des chasses de
Montargis, dans la personne de Guillaume Bou-
vier, né en 1686, agréé page du grand maître de
Malte le 28 mai 16'JT. Il se maria le 8 mai 1741.
laissant postérilé.
Cette famille s'est divisée en deux branches : la
branche aînée et la branche cadette, toutes deux
existantes.
Armes : De gueules à un chevron d'or, accompagné
de trois trèfles de même, posés deux en chef et un en
pointe.
Branche aînée
Cette branche a pour auteur Jean-Baptiste Bou-
vier de Lamotte, chevalier, seigneur de Gondre-
ville, qui vivait en 1710.
Jacques-François Bouvier de Lamotte de Villar-
ceau, chevalier de Saint-Louis, fut créé comte par
le roi Louis XYHI.
Branche cadette
Cette branche a pour auteur Guillaume Bouvier
de Lamotte, né en 1686, créé marquis de Cépoy,
par lettres patentes en date d'avril 1748.
Il était chevalier de Saint-Louis, colonel d'un
régiment d'infanterie de son nom, grand bailli
d'épée, gouverneur des ville et château de Mon-
targis et s'était marié le 8 mai 1741 à Anne de
Beauharnais de Moulon.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
1° Bouvier de Lamotte (Jules-Emerie-
Armand), M de Cépoy. et M' se , née Le
Beschu de Ghampsavin, ch au de Loinbrenil,
par Montargis (Loiret), et 10, rue du Bel-
Air, à Rennes (llle-et-Vilaine).
2° B. de L. Jean-Batiste-Jogelyn), C le
de C, et C le!se , née de Vaublanc, villa Le
Yal-du-Loing,àChàlette, par Montargis (Loi-
ret), et 28. rue de Loing. à Montargis.
3° B. de L. Marie-Joseph-Conrad) j V tc de
G., et V te " e , née Degorce du Gencst, 26, rue
de Loing, à Montargis (Loiret).
BOUVIER DE GAGHARD {de).
L'étal <le noblesse de cette famille, originaire du
Dauphiné, nous est inconnu.
Armes : De gueules à trois rencontres de taureaux
d'nr. panachés de même : écarlelé de Montmeyian
qui est d'azur semé de France.
BOUVIER DYVOIRE.
Cette famille est originaire de Lompnes, en Bu-
Llle s'est établie à Villeneuve, près de Chillon
(ancien Chablais), vers la fin du xiv e siècle.
Son premier auteur connu qui vivait à cette épo-
que, est François Bovier.
Cette famille a donné de nombreux officiers aux
armées de Savoie.
Armes : De gueules à la face d'argent, accompagnée
de trois é'ïussons de même posés 2 et [.
Cimier : Un valet d'armes issant de carnation, sans
bras, velu des couleurs et pièces de Vécu.
Couronne de baron.
Tenants : Deux sauvages de car nation, armés d'une
massue.
Dev7se : Festina lente.
BOUVILLE (de).
DON DE BOUVILLE.
Voy. de Bernar-
BOUVOT (du).
Cette famille est originaire de Franche-Comté.
Elle a figuré parmi les patrices de Besançon et
a donné, en 1677, un conseiller au parlement de
cette ville.
Abmes : Coupé de sable et d'argent, le sable chargé
d'un bœuf naissant d'argent.
Devise : Félix sine jugo.
BOUVRAIT DE VILLODON.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUX DE GASSON.
Cette famille est originaire du Poitou.
Elle est passée en Bretagne où elle a donné un
président et des conseillers au parlement.
Armes : D'or au sautoir de gueules, cantonné &°
quatre merlettes de sable.
BOUYGUES DE BOSGHATEL.
Maurice Bouygues obtint, par décret du 29 juin
1867, d'ajouter à son nom patronymique celui de
Boschatel comme descendant et héritier de ce nom.
Armes : De sable au château d'or.
559
— 560
BOUYN [de).
Cette famille est originaire de Bourgogne.
Letat de sa noblesse nous est inconnu.
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur au lion d'or
aux 2 et 3, losange d'argent et de sable.
BOUYS (
u
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUZEMONT (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOUZET (du).
Cette maison prend son nom d'une terre au dio-
cèse de Lectoure, laquelle a été possédée de toute
ancienneté par des seigneurs du môme nom, et
qui échut à Gauthier du Bouzet, par le partage
des biens qu'il fit avec Barreau du Bouzet, son
frère, en 1303, qui eut pour apanage la terre de
Castera, voisine de celle du Bouzet. La terre du
Bouzet passa avec l'héritière du nom dans la mai-
son de Goût ou Goth, connue depuis sous le nom
du Bouzet.
Armes : L'argent au lion d'azur, armé et lampassé
de gueules, couronné d'or.
BOUZIER D'ESTOUILLY.
Les renseignements sur cette famille originaire
de Picardie nous font défaut.
Armes : L'azur à trois bandes de vair.
BOVÉE (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOVET (de).
Ce nom est porté par une très ancienne famille,
originaire du Dauphin é, où elle a continué de ré-
sider jusqu'à nos jours: elle est citée dans l'his-
toire de cette province dès avant le xv siècle.
Elle a donné un archevêque de Toulouse, un
ambassadeur, un général de brigade, des officiers,
un chevalier de Malle, un lieutenant en la séné-
chaussée de Crest, des professeurs et des recteurs
de l'université de Valence, etc. Gabriel Bovet,
nommé à tort Baveri, évêque «l'Angers en 1545,
qui assista au concile de Trente, appartenait à
cette famille,
Sa filiation suivie remonte à Zacharie Bovet,
qui vivait l'an 1498 et qui fut envoyé comme am-
bassadeur près la cour de Borne en 1498, parle
Dauphin, depuis Louis XI, dont il avait toute la
confiance. 11 était fils de Jean Bovet et d'Agnès
de Vallin, et avait épousé Phlippe Brunel, dont
il eut entre autres enfants, deux fils : 1° Antoine,
auteur de la branche de Moiras, éteinte, et
2° Claude, auteur de la branche de Crest, seule
représentée de nos jours.
Armes : L'azur, au taureau passant d'or.
BOVIS (de).
La famille de Bovis paraît être originaire de
Florence, et issue d'un noble guelfe que les gibe-
lins auraient obligé à chercher un asile dans les
États du duc de Savoie ; on trouve des nobles du
nom de Bovis anciennement établis en Toscane dès
le xn e siècle.
Noble Honoré Bovis, qui de Savoie vint s'éta-
blir, vers 1497, dans la vallée de Barcelonne en
Terre-Neuve (Barcelonnette, Hautes-Alpes), est
l'auteur direct de la famille provençale.
Isnard Bovis, son fils, ayant, en 1526, contracté
mariage avec Jeanne Laviguière d'Issarens, vint
habiter près d'Entrecasteaux (Var) où sa descen-
dance s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
Un de ses fils vint s'établir à Lorgues. La fa-
mille fut maintenue dans sa noblesse par une sen-
tence du juge royal de Lorgues en 1625. Octave
Bovis fut consul de la ville de Lorgues et laissa
postérité.
Armes : Coupé : au 1 d'azur, au chevron d'or, accom-
pagné de trois 7'oses d'argent, posées 2 et 1 ; au 2 de
gueules, au bœuf passant d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Leux lions.
Devise : Devoir quand même.
BOYAT
VOIJ. HlJGONNEAU DE BOYAT.
BOYELDIEU D AUVIGNY.
Nous n'avons aucun renseignement sur l'état de
noblesse de cette famille.
Armes : Ecartelé : au 1 d'azur à la tour d'or, sur-
montre d'an coq d'argent ; aux 2 et 3 de gueules au
pont de trois arrhes d'argent : nu 4 d'azur au chameau
d'or.
BOYER DE BOUILLANNE.
Les recherches que nous avons faites dan-; le;
archives, les nobiliaires et les ouvrages d< s
auteurs étant restées infructueuses, il nous a élé
impossible d'établir la notice de cette famille.
— 561
— 562 —
BOYER DE GAMPRIEU (de).
\a'< recherches que nous avons faites dans les
archivas, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
;mpjssible d'établir la notice de cette famille.
BOYER DE CHOISY (de).
Ancienne maison noble
originaire d'Auvergne. dû
elle a possédé les fiefs de
la Motte -Choisy, de la
Ramas, etc.
La branche aînée des
seigneurs de Choisy s'est
éteinte, au xvni 8 siècle,
en la personne de mcssire
Jean -Marie de Boyer,
chevalier, seigneur de
Choisy et de la Motle-
Chantoin, capitaine de
dragons au régiment
d'Asfeld, décédé à Maringues (Puy-de-Dôme) le
4 avril 1725.
Elle avait pour résidence le château de la Motte-
Choisy, dans la commune de Saint-Priest-Brame-
fant iPuy-de-Dôme).
La branche cadette, dite de Boyer de Choisy-
d'Antibes, se fixa en Provence, vers 1624, en la
personne de Jean de Boyer, troisième du nom,
seigneur de Choisy, vaillant officier, à qui
Louis XIV octroya, le 26 juin 1663, le comman-
dement de la citadelle d'Antibes, en l'absence du
gouverneur de la ville. .
Alliances : deSelve, de la Mare de Gillevoisio,
de Chauvelin, de G-rosbois, de Moriat, de Lin-
gendes, du Maine du Bourg, Lombard de Boque-
fort, de Hondis, de Biouffe de Thorenc, Edmond
d'Esclevin, de Vauquelin d'Artilly, etc.
Armks : D'azur, au chevron d'or, accompagné de
trois lis des jardins d'argent, liges et feuilles d'or
et posés en pal, 2 en chef et 1 en pointe.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Dca juvante, florebunt lilia.
Branche de Boyer de Cuoisy-d'Antibes
Boyer de Choisy (Jean-Baptiste-Paul-
Augustin de). — Résidence: 83, rue La-
fayette, à Paris. Ancien notaire, président
du conseil d'administration de la Société
d'assurances contre les accidents la Répa-
ratrice, né le 1 1 avril 1843, lils de feu Achille-
Emmanuel de Bover de Clioisv, ancien offi-
cier, chevalier de l'ordre pontifical du Saint-
Sépulcre, et de Marie -Virginie Escoffier,
d'une famille originaire du comté de à\ice,
à laquelle appartenait le général Pierre-
Alfred-Charles Escoffier, major général dans
l'armée italienne, régent à la préfecture de
Ravenne, commandeur des Saints Maurice
et Lazare, etc., décédé à Havenne le 19
mars 1870.
11 s'est marié à Montpellier, le .'{juin 1879,
avec Marguerite Pons, dont :
1° Gabriel-Joseph-Henri, né à Camps
(Var), le 24 mars 1880;
2° Josèphe-Isabelle-Marie,née à Camps, le
20 mars 1881;
3° Emmanuel-Jean, né à Montpellier, le
20 février 1883.
Bameau (normand! de la branche de Boyer de
Choisy-d'Aritibès.
Boyer de Choisy (Valentine-Marie-
Rose-Clémentine, C tesse de), mariée à Com-
bourg (Ille-et- Vilaine), le 11 octobre 1804,
avec Gustave-Jules-Marie-Léopold, comte
de Kerguezec. — Résidence : Tréguier
(Côtes-du-Nord).
Appartiennent au même rameau les enfants
de feu Hyacinthe-Léopold-Bruno de Boyer
de Choisy , maire de Sainl-Vaast-la-llougue
(Manche), né en cette ville le 3 juillet 1808,
y décédé le 11 janvier 1880, savoir :
1° Marie-Caroline-Adélaïde, mariée le
8 février 1870 à Casimir-Aimable Poret la
Couture ;
2° Louise-Elisabeth-Gabrielle, mariée le
26 décembre 1881, à Alexis-Jean-Baptiste-
Joseph Vasseur, ancien capitaine de cava-
lerie, chevalier de la Légion d'honneur. —
Résidences : Ch a " de Durieu, par Saint-Yaast-
la-IIo ugue (Manche), et ch au de Verneusses
(Eure) .
BOYER DE FONSCOLOMBE DE
LA MOLE ET DE MEYRONNÉT
DE SAINT-MARC.
Celle famille, originaire de Provence, remonte
à Honoré Boyer, fils de Denis, consul d'Aix, reçu
secrétaire du roi le 11 novembre 1741.
Emmanuel Boyer, seigneur de Fonscolombe et
de Venlabren, acquit le 3 février 1770 la baronnie
de la Mole du marquis de Saffren-Saint-Tropez.
Cette famille a formé deux branches: la branche
de Fonscolombe de la Mole et la branche de Mey-
ronnet de Saint-Marc,
\
— 563 —
— 564
Nous ignorons d'où provient le titre de baron
porté par les membres de cette famille.
Armes : Tiercé en fasccsd'azur, de gueules et d'argent,
le premier chargé d'un taureau passant d'or. — Alias:
D'azur au bœuf d'or, passant sur une trangle de même
posée en fasec, accompagnée en chef de trois étoiles
rangées; et, en pointe, d'un cœur, le tout de même.
Devise: Lento sed certo gradU.
La branche de Meyronnet de Saint-Marc écar-
tèle : Aux 2 eli d'azur au mont d'argent, issant d'une
mer de même, accompagné en chef de deux croissants
aussi d'argent.
BOYER DE SAINTE-SUZANNE
(de).
L'état de noblesse de ceite famille nous est com-
plètement inconnu.
Un de Boyer (Charles-Vicîor-Emile) a été auto-
risé, par décret du 27 décembre 1854, à joindre à
son nom patronymique le nom de sa mère, née de
Sainte -Suzanne.
Un de B. de S tc -S. a été gouverneur général de
la principauté de Monaco et est mort dans cette
ville en janvier 1884.
Akmes : Inconnues.
BOYER D OMBRET.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages dis
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d établir la notice de cette famille.
BOYER DU MONTGEL.
Cette famille, originaire du Forez, est connue
depuis le xiv e siècle.
Elle a donné plusieurs lieutenants généraux au
bailliage de Chauffour.
Armes : D'argent à deux fasces ondées d'azur ; au
chef de gueules, chargé de trois croix paît ces d'or.
BOYER MONTÉGUT (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
ailleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
Voy. Bourgeois de Boy-
BOYNES. -
NES.
BOYS (du).
Famille originaire du Uauphiné donl l'état de
noblesse nous est inconnu.
Armes : D'azur au sautoir d'argent, au chef de
même, chargé d'an lion n lissant de uueules.
BOYSSEULH (de).
Cette maison a pris son nom d'une terre, située
en Limousin, qu'elle possède de temps immémo-
rial.
La souche s'est divisée en deux branches, dont
la cadette a été deux fois admise aux honneurs de
la cour, sur preuves de noblesse faites au cabinet
des ordres du roi.
Gérard de Boysseulh soutint, sous le règne de
Philippe le Bel, un combat judiciaire en duel con-
tre Adhémar de la Faye, gentilhomme de la mai-
son de Hautefort qui avait porté contre lui de gra-
ves, mais injustes accusations. A partir du règne
de Louis XIII, les seigneurs de Boysseulh ont été
attachés à la maison de nos rois, et plusieurs sont
parvenus à des grades supérieurs dans les armées,
où deux entre autres ont été maréchaux de camp.
A la fin du siècle dernier, Charles, marquis de
Boysseulh, était lieutenant du régiment de Mar-
cieu ; sa mère était une demoiselle de Cars.
Armes : D'azur à la bande d'argent, chargée de trois
larmes de gueules.
Cette famille portait jadis :
D'argent à la bande de sable, chargée de trois losan-
ges du champ ; à la bordure de sable, chargée de lar-
mes d'argent et de gueules.
BOYSSON (de).
Cette famille serait une branche issue des du
Buisson de Languedoc, et fixée en Quercy par
Antoine de Boysson.
Armes : D'arge t au chevron de gueules, accompa-
gné' en chef de deux croissants du même, et, en jwinte,
d un buisson terrassé de sinople ; au chef d'azur, chargé
de trois étoiles d'or.
BOYSSON D ÉCOLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOYVE (de).
Cette famille, noble et
ancienne, dontle nom s'est
écrit de Boive ou mieux de
Boyve, est originaire du
Dauphiné, et après avoir
embrassé le calvinisme,
a passé à Neufchàtel en
Suisse, à la suite des
guerres de religion.
Jérôme-Emmanuel de
Bo y ve, issu de cette liguée,
a eu ses armoiries confir-
mées le 20 mars 1705 par
Frédéric le Grand, roi de
Prusse qui accueillait
avec faveur tous les huguenots français.
"
565 —
— 566
Jérôme-Emmanuel a été son chancelier pour la
souveraineté de Neufchâtel ci deVallengus.
La famille de Boy ve est rentrée en France sous
le premier Empire et a été reconnue française.
Armes : Ecarlelé : aux I et i de gueules, à la coupe
d'or, accompagné de trois molettes d'éperon d'argent,
rangées en chef, qui est de Boyve; aux 2 et 3 de
salle au croissant d'or soutenant deux branches, l'une
d'olivier à dextre, l'autre de palmier à sénestre, ac-
compagné en chef d'une étoile et en flânes de deux 6e-
sant* d'or.
Heaume grillé et taré do profil.
Couronne fermée de prince (concession de
1763 .
Supports : Un lion d'or armé et lampassé de gueules.
Cimier : Une tête d'aigle de sable couronnée d'or.
Cette famille est représentée par :
Boyve (Edouard de). — Résidence :
Nîmes (Gard), marié en 1872 à Amy Colomb
de Daunaut, p3tite-fille du baron de Daimaut,
premier président sous Louis-Philippe.
De ce mariage sont issus Irois fils, dont
l'aîné est élève cavalier à l'Ecole spéciale de
So
aint-Cyr, et deux filles.
BOYVEAU [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées ini'ructu. uses, il nous a élé
impossible d'établir la notice de cette famille.
BOZAS (de). — Voy. du Bourg de Bozas.
BRABOIS. — Vu;/. Pierson de Brabois.
BRAG DE LA PERRIÈRE.
Cette famille est origi-
naire du Beaujolais. Elle
a possédé les seigneuries
do la Perrière de Montpi-
ney, de Cbâteauvieux,
du Charty delaPilonière.
Le premier auteur
connu est Antoine Brac,
échevin de Beaujeu, qui
vivait en 1681.
François, son arrière-
P'tit-fils, échevin de Lyon
et avocat distingué, dé-
clara le 24 décembre 1737,
vouloi
Un
177ii.
r jouir de la noblesse consulaire
Pierre-Suzanne fut échevin de Lyon, en
Un Brac de Montpiney, capitaine, chevalier de
Saint -Louis, gouverneur de Beaujeu, fut fusillé au
siège de Lyon.
Nous trouvons encore M. J.-J. Brac de la Per-
rière, fermier général, qui fui guillotiné en 1793,
el un P. -P. Brac de la Perrière, i" échevin de
Lyon, qui fut condamné à mort par le tribunal
révolutionnaire.
En 1789 la famille s'esl séparée en doux bran-
dies.
Armes : D'argent à trois bandes d'azur.
Supports : Deux lévriers.
Couronne de comte.
Branche aînée
1 Brac de la Perrière de Bour-
donnel (Henri), capitaine de frégate, rési-
dant à Toulon.
2° B. de la P. de B. (Jacques-Auguste),
cousin germain du précédent, à Neuilly, 23,
avenue de Madrid, marié à Marie Th. de
Maupas.
3° B. delà P. de B. (Paul), lieutenant
d'infanterie, frère du précédent, à Autun
Saône-et-Loire).
4° B. de la P. de B. (Jean), frère du
précédent.
o° Catherine, mariée au comte de Montes-
sus de Bully, sœur du précédent, au château
de Bully (Saône-et-Loire), et 15, rue de la
Ville : i'Ëvêque, à Paris.
6° Gabrielle, mariée au comte d'Orfeuilles,
sœur du précédent, au château du Tou/ot
(Allier), et 15, rue de la Villc-l'Evèque, à
Paris.
7° Thérèse, au château de Santeny, et 15,
rue de la Ville-l'Evèque, à Paris.
8° Elise, dame de la Retraite, au couvent
de Versailles.
9° Marthe, mariée à N... de la Barre de
Carroy, à Nantes, et 15, rue de la Ville- l'Evo-
que, à Paris.
Branche cadette
Brac de la Perrière (Laurence-Paul),
officier de Saint-Grégoire de JNaziance, avo-
cat à Lyon. — Résidences : à la Mulalière
et au château de la Pilonnière (Rhône), marié
à Blanche Journel, dont : a) Paul, directeur
du contentieux à la Société lyonnaise, à Lyon
el château du Pavé (Rhône); b) Jacques, à
\
567 —
— 568 —
Lyon et à Tarare (Rhône); c) Pierre, notaire
à Lyon; (!) André, lieutenant de cavalerie, à
Auxonne; c) Jean; /) Geneviève, mariée ;i
N...' Lamarche ; g) Jeanne, mariée à N...
Perrin de Sainte-Marie ; //) Blanche, mariée
à N... Perrin de Sainte-Marie.
BRAGH [de).
Cette famille est originaire de Guyenne.
Elle a formé deux branches ; le dernier représen-
tant de la branche aînée, qui habitait la terre de
la Mothe-Montussan, près de Bordeaux, a été
guillotiné dans cette ville en 17U3. Les titres de
famille furent brûlés dans la cour du château par
la horde révolutionnaire.
Cette famille a donné des capitaines de vais- j
seau et des chefs d'escadre, un gouverneur de la
Martinique et un gouverneur de Saint-Domingue.
Armes : D'azur à la bande d'or, accostée de deux
fuites- d'argent.
BRAGH (de). — Voy. Chabert de Brach.
BRAGHET (de).
Cette famille est originaire du Limousin. Elle a
formé plusieurs branches dont deux subsistent en-
core : la branche de Floressac et la branche de la
la Ménuze.
Armks : D'azur à deux chiens braques d'argent, pas-
sant l'une sur l'autre; écartelê d'azur au lion rampant.
La branche établie en Auxois, portait :
Ecartelê : aux - et 3 d'azur, semé de molette?, d'or,
au lion de même brochant sur le tout. — Alias : D'a-
7.ur au chien braque assis d'argent.
Nous trouvons encore : De gueules au chien bra-
que d'or posé sur sa queue.
BRAGKERS D HUGO.
Les recherches q le no is avo.s laites dans les
archives, les nobiliaires e: les ouvrages des
auteurs étan ! restées infructueuses, il nous a été
impossible d'étiblir la notice de cette famille.
BRAGQUEMONT (de . — Voy. Atjbê
DE Bit Ai Ql EMONT.
BRADY (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRAGA.
Voy. Marques di Braga.
BRAGARD (de). — Voy. Autard de
Bragard.
BRAGELONGNE (de).
Famille considérable dans l'épée et dans la ro-
be, qui tire son origine de Gclongne, seigneur de
Brag dont apparemment s'est formé le nom de Bra-
gelongne. Le premier du nom de Bragelongne qui
s'établit à Paris, fut Adam de Bragelongne, deuxième
du nom. écuyer, seigneur dudit lieu, qui gouverna
les finances dlsabeau de Bavière, femme de Char-
les VI, roi de France, et celles du duc de Guyenne,
dauphin de France, dès 1405.
Cette famille a formé six branches qui ont four-
ni plusieurs officiers de cavalerie et d'infanterie,
des commandeurs de l'ordre de Notre-Dame du
Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, un
grand maître des eaux et forêts, etc.
• Armes : De gueules à la fasec d'argent, chargée d'une
coquille de sable, et accompagnée de trois molettes
d'éperons d'or, 2 en chef et 1 en pointe.
BRAMAUD DU BOUCHERON.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRANBUAN (de).
Armks : De sinople à la croix d'argent chargée en
cœur d'une étoile d'azur.
C'est tout ce que nous trouvons sur cette famille
dont un représentant habite à Sarzeau (Morbihan).
BRANGAS (de).— Voy. Hibon de Frohen
DE BRANCAS.
BRANCHAT DE LÉOBAZEL.
Les recheiches que nous avo.-s laites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
au eurs étan" restées infructueuse-, il nous a été
impossible d'établir la notice de coite famille.
BRANCHE. — Voy. Bouiller de Bran-
ci ik.
BRANCION (de).
Brancion,
— Voy. Raguet de
v
— 569 —
— 570
BRANDIN
RENS.
DE SAINT-LAU- BRANGES [de).
Celte famille est origi-
naire de Normandie el
remonte ;iu XV e siècle.
Elle a donné plusieurs
officiers, un brigadier
des gardes du corps mort
en L754, des chevaliers de
Saint-Louis, deux conseil-
lers à la cour des aides
et un conseiller au parle
ment de Normandie.
Gustave Brandin de
Saint-Lamvns, fourrier
dfs logis du roi accom-
pagna Charles X à Cherbourg en 1830 et y reçut
de lui la croix de Saint-Louis. 11 a eu deux fils :
Henri-Aymé et Jean-Gaston. Le seul héritier du
nom : Gustave Brandin de Saint-Laurens, fils de
Henri-Aymé, est mort saus avoir été marié.
Armes : D'azur a la flamme d'argent accompagnée
de trois molettes d'éperon de même, 2 en chef et I en
pointe.
Supports : Deux chevau.r.
Devise : Deo regique.
Brandin de Saint Laurens (M me ),
née de Maupeou d'Ableiges, ch au de Saint-
Victor, par Yerville (Seine-Inférieure).
BRANDOIS {de). — Voij. Foucher de
Brandots,
BRANDT (de).
Cette famille est originaire des Pays-Bas. Le
premier auteur connu est Gérard de Brandt, sei-
gneur de la Campe, qui vivait vers 11330. Jean
Brandt. greffier de Saint-Omer, fut anobli par
lettres patentes du roi Philippe II, le 7 février 1587.
Cette famille compte un mestre de camp, Charles
de Brandt, seigneur de Courcelles et de Tilques,
qui avait épousé Jeanne ou Marie de Castelain,
le 17 décembre 1633, dont il eut postérité. Alexan-
dre-François-Ignace de Brandt, chevalier, écuyer,
seigneur de Marconne, cornette réformé du régi-
ment Royal-Cravate, fut créé, par le pape, comte
palatin, patrice romain et chevalier de l'Éperon d'or,
à cause de l'alliance de son père avec l'illustre
maison de Tolomey, originaire d'Italie, et créé par
lettres patentes du roi du mois de mars 1758, comte
de Thandt. Marié en 1752, le 2 septembre, à Arras,
il a eu postérité'.
Armes : D'azur, à trois flamme* d'argent, posées
2 et 1. — Alias : D'azur à trois flammes d'or ombrées de
gueules.
Celle famille est origi-
naire de Franche -Comté.
Sa filiation suivie ne
peut être établie qu'à
partir de 1499, époque à
laquelle vivait le premier
auteur connu Pierre de
Branges, écuyer.
Les archives de la fa-
mille ayant été brûlées
avec le château pendant
la période révolution-
naire, il est difficile d'in-
diquer la date de noblesse exacte. Quoi qu'il en
soit, elle paraît remonter bien au delà de 1499.,
si l'on s'en rapporte à la notice sur la commune
de Branges que l'on trouve dans le nobiliaire de
la Franche-Comté.
La famille de Branges possédait les seigneuries
de Bourcia, Civria, la Boissière, Saint-Amour,
Varignolle. Plusieurs de ses membres servirent
avec distinction dans l'armée ; on cite des lieute-
nants de maréchaux de France. Cette famille
s'est alliée aux de la Michaudière, de Louhans,
Vuillmenot de Coligny, Godard de Cuysio, de
Rostaing, de Lucinge, de Groult de Bellesme, etc.
Au commencement du xvin e siècle, cette famille
s'est séparée en deux branches.
Armes : D'azur à la barre d'argent, accompagnée de
trois croissants du même, surmontés chacun d'une épée
aussi d'argent, garnie d'or, posés 2 en chef et 1 en
pointe.
Devise : Nec vi nec numéro.
Branche aînée
1° Branges de Bourcia (Théodore, C te
de), marié à Clothilde Bayle de Jessé. — Rési-
dence : Ch™ de la Voûte, par ïhezée (Loir-
et-Cher), dont : à B. de B. (Henry, V e de),
capitaine d'infanterie, 16, rue de la Loi, à
Vannes, marié à Valentine Demmoulin de
Paillart, dont : Henry, Marie et Hervé; b)
Marie-Thérèse.
2° B. de B. (V" ; ' de), née de Vernon de
Bonneuil, veuve d'Octave, dont : a) Pierre;
£)Eléonore, mariée à Victor Halna du Fres-
tay; c) Marthe; d) Marie; e) Paul; /) Louis.
3° B. de B. (Aimé de).
Branche cadette
Branges de Cîvrio (l'abbé de). — Ré-
sidence : Dôle (Jura).
— 571 —
BRANTES (dé).
Br \ntes.
— Y 01/. du Blanc, de
BRAN VILLE (de). — Voy. le Pes-
CHEUB DE BrANVILLE.
BRAQUILANGES (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRASDEFER(è).
Cette famille a possédé la seigneurie de' Maine-
ville en Normandie, généralité de Caen et élec-
tion d'Argentan. Elle a été maintenue dans sa
noblesse le 20 avril 1G67. Un Charles Brasdefer,
médecin, demeurant à Rouen, avait obtenu des
letlres de noblesse en 1611.
Armes : De gueules, à trois mains dextres d'argent,
posées 2 et 1. — Alias : Troispoings ou gantelets d'ar-
gent mis en bande.
BRASIER DE THUY.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRASSAG DE BÉARN — Voy. Ga-
LARD BRASSAC DE BÉARN.
BRASSEL JOLY DE MOREY.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRASSIER DE JOCAS (de).
Cette famille est originaire du comtat Venais-
sin.
Le premier auteur connu est Jean Brassier,
damoiseau de la ville de Reims, qui suivit vers
iiio Geoffroy le Maingre, dit Boucicault, frère du
maréchal, au siège d'Avignon contre l'antipape
Rcnoît, et s'établit à Pernes.
Armes : D'or à la fasce d'azur.
BRASSINY (dt .
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages dis
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRAU DE SAINT-POLLIAS.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRAUER (de).
Famille originaire d'Alsace et dû duché de
Bade.
Armes : D'azur à un gautherot (faucon) d'or, le vol
élevé, posé sur un mont de sinople, mouvant de la
pointe.
Supports : Deiu- lions au naturel.
BRAULT DE BOURNEVILLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRAUNEGKER (de). %
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
aureurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRAUX.
Jean Braux, bourgeois de Châlons-sur-Marne,
fut anobli par lettres patentes du I e ' février 1366.
Guillaume Braux, un de ses fils, fut abbé de Tous-
saint à Chàlons et mourut en 1418.
Pierre III Braux, écuyer, arrière-petit-fils de
Jean, était seigneur de Dammartin, en Champagne
(par sa mère Perrette de Dammartin). Il fut éche-
vin de Chàlons en 1557. Cosine Braux, seigneur
de Florent, épousa Hélène de Cardonne, héritière
de Cardonne, baron d'Anglure.
Nicolas I er Braux, seigneur de Saint-Valéry, frère
puîné de Pierre III, forma la seconde branche.
Un rameau cadet, issu d"un fils puîné de Nico-
las I er , possédait les seigneuries du Sarton, de
Sailly, de Vraux, etc.
Plusieurs de ses rejetons furent revêtus de diver-
ses charges à Chàlons, et l'un d'eux fut maintenu
par arrêt du conseil du 19 mars 17:;'.). Ce rameau
comptait parmi sesreprésentantsEdouard-Antoine-
François de Braux. sous-lieutenant de chasseurs
à cheval, qui s'était pourvu le 14 juin 1862auprès
du garde des sceaux, pour obtenir l'autorisation
de relever le nom d'Anglure.
Armes: De gueules, au dragon (alias au lion ailé)
d'or.
'
— 573 —
.M
4 —
BRAY.
ôàMiW
__;__
Celle famille, originaire
d'un bailliage du Coten-
tin, est, d'après lés mémoi-
res généalogiques et les
traditions domestiques,
d'iiiicienuc noblesse. On
trouve en effet un Bau-
dry de Bray qui a accom-
pagné Guillaume le Bâ-
tard, iluc de Normandie,
à la conquête de l'Angle-
terre, en 1066.
La souebe s'est divisée
en trois branches principales, dont deux parais-
sent s'être éteintes avant le milieu du xvn« siècle.
La troisième, qui s'est perpétuée jusqu'à nos
jours, s'est établie en Picardie dans la personne
de Jean de Bray, qui épousa, à Amiens en 1642,
Françoise Maupin.
A sa descendance appartenait François Gabriel
de Bray. né à Rouen le 24 décembre 1765. Il émi-
gra en Allemagne, entra au service delà Bavière
et se maria en 1805 avec Sophie-Catherin e-Marie
de Lœwenstein d'une famille noble de Livonie.
Othon-Camille-Hugues de Bray, né de cette union
à Berlin, le 17 mars 1807, filleul du roi de Prusse,
embrassa la carrière diplomatique, fut chargé par
le roi de Bavière de plusieurs missions à Vienne,
Paris et à Saint-Pétersbourg. En 1846. il reçut le
portefeuille des affaires étrangères qu'il résigna à
l'occasion des troubles suscités par la faveur scan-
daleuse de Lola Montés, comtesse de Lensfeld.
Après la révolution de 1848, il revint au pouvoir
et soutint dans le cabinet bavarois la politique
prussienne. Attaqué par les chambres, il donna sa
démission en 1849. Il rentra au ministère dans les
premiers mois de l'année 1870, lorsque se prépa-
raient déjà les événements qui ont amené la
guerre entre la France et la Prusse.
Les armes de la famille, telles que Baudry de
Bray les portait déjà, ont été confirmées à ses des-
cendants par divers arrêts de maintenue, et no-
tamment à Jean de Bray en 1442, à Guillaume de
Bray en 1533, à Gervais et Michel de Bray le 18
décembre l-'>42, à Julien de Bray en 1555, à Jean-
François de Bray en 1697 et à François-Gabriel,
comte de Bray, le 22 mai 1819.
Abhes : D'argent au chef de gueules, chargé cCun
léopard d'or.
Couronne de comte.
Surnoms : Deux lions.
Cette famille est actuellement représentée par :
1° Bray (Emmanuel de), chef de bureau
au ministère des finances, chevalier de la
Légion d'honneur, marié à Berlhe Prud'-
homme. — Résidence : Paris, 56, rue de
Rennes.
2 n B. (Léopold de), petit-fils d'un ancien
trésorier général de la Haute-Garonne. —
liesidences : Toulouse, rue Ninau, 20, el
ch"" de Bellevue, par Toulouse (Haute-
Garonne).
3° B. (R°" de), demeurant à Montgeroult,
par Boissy-l'Aillerie (Seine-et-Oise).
4° B. (C ,c de), ancien ministre et ancien
ambassadeur de S. M. le roi de Bavière en
Prusse et en Autriche. — Résidences :
Vienne (Autriche) et Munich (Bavière).
BRAZZA {de).
Brazza.
— Va;/. Savorgnan de
BRÉARD (de).
Famille noble de race du Cotentin en Basse-
Normandie. Les anciens titres de cette maison
étaient à la bibliothèque du roi, à laTour de Londres,
à la chambre des comptes de Bouen et aux char-
triers de Neuville, de la Luthumière, de Cour-
tomes, etc. Ceux qui lui restent la font remonter
par filiation suivie à Noël de Bréard, sire de Neu-
ville, qui vivait vers 1300.
Cette famille a formé plusieurs rameaux.
Le premier s'est éteint dans la personne de Sul-
pice de Bréard, dernier seigneur de Gascoin de
ce nom.
Le second rameau, qui commence à Jacques
de Bréard, second fils d'Olivier, premier du nom,
épousa Anne Dauphin, dont il eut postérité.
Le troisième rameau commence à Albin de
Bréard, quatrième fils d'Olivier, marié à Jacque-
line Leroux, dont il eut postérité.
Armes : D'azur, à trois molettes d'éperon d'argent,
2 et 1.
BRÉART DE BOISANGER.
Cette famille est originaire de Bretagne.
Le premier auteur connu est Charles Bréart,
reçu secrétaire du roi en 1692.
Cette famille a eu une maintenue en 1701.
Armes: D'azur au lion d'argent.
B RÉ BAN [de).
Uréban.
VoiJ. CORRARD DE
BRÉBISSON [de).
La famille de Brébisson, très ancienne dans la
province de Normandie, est venue s'établir au
xv c siècle, à Saint-Symphorien, en l'élection de
Tborigny ; le lieu qu'elle habitait porte le nom de
la Brébissonnière. Un fait assez remarquable,
c'est que depuis l'année 155Q, cette maison n'a eu
qu'un seul rejeton mâle à chaque génération. Elle
57b —
576 —
fut maintenue dans sa noblesse en 1660, par jn
gement de M. de Chamillard, intendant de la gé
néralité de Caen, et de plus le 3 septembre 1697,
M. d'Hozier, juge d'armes de France, délivra à
Michel de Brébisson un
certificat par lequel il dé-
clare que ses armes, celles
que nous donnons ci-con-
tre, ont été enregistrées
à l'Armoriai général, éta-
bli par édit du roi le 4
novembre 1696.
Jean-Baptiste de Bré-
bisson, arrière-petit-fils de
Michel, épousa à Falaise,
le o vendémiaire an V,
M lle Louise -Emilie
Grandin de la Gaillon-
nière, fille de Louis-Philippe Grandin de la
Gaillonnière, secrétaire général do l'assemblée
de la noblesse du bailliage de Caen. De cette
alliance est issu: Louis-Alphonse de Brébisson,
né en 1798, qui épousa, en 18 27, M lle Mélite-
Henriette Grandin de Villaine, dont il eut pos-
térité.
Armes: De gueule* au lion d'argent.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Brébisson (René de), né au château de
Carel, près St-Pierre-sur-Dives (Calvados),
le 20 août 1840, marié le 20 mai 1874, à Béa-
trix de Beausse, dont quatre enfants : a)
Jean, né le 4 avril 1876; b) Henri, né le 8
mars 1889; c) Mélite; d) Marie. — Résidence :
Gh :iu des Forges, par Longni (Orne).
B RE CE Y {de).
Cette famille, de race chevaleresque, est origi-
naire de Normandie.
File a tiré son nom du bourg et seigneurie de
Brécey, où elle était établie dès l'an 1066.
Akmes : De gueules à deux badelaires d'argent, pas-
sés en sautoir.
BRÉGHARD {de). —
m: Saint-Léuer de Bréchard.
Voy. de Champs
BRÉCOURT. — Voy. Lenez Cotty de
Brécourt.
BRÉGY {de).
Les recherches que nous avons faites dans 1
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
ailleurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BREDA {de).
La famille de Bréda,
établie en France (Picar-
die et Ile-de-France) de-
puis l'année 1502, est ori-
ginaire de Hollande. Un
arrêt de la cour suprême
de noblesse des Pays-Bas
constata qu'elle était
issue de l'illustre maison
de Wassanear, dont l'an-
cienneté est proverbiale.
Les Bréda de France
descendent directement de Hans, seigneur de
Berg et de Bréda, qui s'était attaché à la cause de
Louis XII et de François I er (lettres patentes di
25 juin 1523). François I er , qu'il avait servi vaillan
ment dans la guerre d'Italie, en qualité de capi-
taine de lansquenets, le chargea de plusieurs
missions importantes et l'arma chevalier de s' s
propres mains en 1520 (lettre de chevalerie di
14 février 1520). Issu des sires de Bréda, Hans avait
repris ce dernier nom avec autorisation de son
parent Engelbert II de Nassau, alors seigneur et
baron de Bréda du chef de son aïeul maternel.
Cette autorisation fut renouvelée à son fils Etienne
par le prince d'Orange, Guillaume le Taciturne.
Depuis cette époque, le nom de Bréda fut con-
servé et porté avec honneur par les descendants
de cette antique maison, qui depuis trois siècles
ont servi la France avec distinction dans les armées
de terre et de mer.
La filiation de cette famille est attestée par des
titres irrécusables, et sur le rapport du conseil su-
prême de noblesse de Hollattde, il fut accordé à
Messieurs de Bréda, par S. M. le roi des Pays-
Bas, des lettres patentes en date du 20 octobre 1846.
Armes : Écartelé : aux 1 et 4 d'argent, au lion de
gueules armé, couronné p' lampassé d'or, à ta bordure
de sable, chargée de onze mts d'or, qui est de Berg
S'Hecrenberg ; aux 2 et 3 d'argent, à trois croissants
desable, qui est de Polacnen.
Couronne de comtes souverains.
Cimier : Un roi d'or tenant un lion.
BRÉE {de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des i-
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été 3t
impossible d'établir la notice de cette famille. -e
BREGEOT {de).
Cette famille est originaire de Lorraine.
Elle a été anoblie par lettres patentes du s irai
1663.
Armes : D'azur à une épée d'argent, mise en pal,
accompagnée de trois étoiles de même.
th
1
ov 1
— :
— 578
! '
BRÉGHOT DU LUT.
l'as de renseignements.
BRÉHIER (de).
Cette 1 famille originaire
d'Anjou a possédé les
seigneuries de Ma rt igné,
de Mouliheme, duThou-
reil, de Bichebourg, de
Griffen, de la Chevallerie
cl du Pressoir-Bisson en
Anjou; de Servande, de
la Galottière, de la Ri-
vière, des Joussardayes,
du Breil, du Souchay, de
la Saulnerie et de Tré-
meur en Bretagne.
Le premier auteur connu est Simon Bréhier,
dievalier, qui vivait en 1383.
Un Bréhier se fixa en Bretagne en 1588 et y
forma la branche qui s'est perpétuée jusqu'à nos
jours.
La branche d'Anjou s'est éteinte depuis long-
temps dans la personne d'Emmanuel Bréhier,
écuyer, baron du ïhoureil et de Richebourg.
La branche de Bretagne est destinée à son tour
à s'éteindre dans les mâles, le dernier du nom,
Olivier-Pierre-Marie-Joseph-Patrice, étant décédé
récemment à l'âge de 19 ans.
Cette famille a donné : en 1466, un argentier et
receveur général des finances de Jeanne de Laval,
seconde femme de René d'Anjou, roi de Sicile; en
1488 un maître es arts, chanoine de Saint-Laud à
Angers; en 1480, ir président de la cour des
comptes d'Angers ; en 1738, un chevalier de l'or-
dre du roi; en 1660, un conseiller à la chancelle-
rie de Bretagne; en 1773, un volontaire, capitaine
à l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis, et
un page de Charles X, et
René Bréhier fut l'objet ' J d une maintenue de no-
blesse, en Bretagne, en 1699.
Cette famille s'est en outre alliée aux familles :
i 1 Champenois, de Brive-Serrant, Mary, Lezot de
x iirméniac, Broiiet de la Brientais, Glect du
Breil. de Dieuzil, du Boisrayer, Picaud de la Pom-
|,ner de Briec, de Kermeréchon de Keranteur,
le La ert de Boisjan, de Fourché de Quéhillac,
e Trédèzec, Le Lou de Beaulieu.
IAumks : D'argent à Irais olives de sinople, tigées et
Veillées de même, la Lige en haut.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
" Bréhier Paul-Emile, B°" de), ch a "des
ssardais, par Grand-Fougeray (111e et-Yi-
laine), a deux filles, dont l'une est sœur de
Saint- Vincent-de-Paul, en Amérique, et
l'autre habite au ch au des Joussardais.
2 n B. (Alfred-Olivier-Marie, V u de), ha-
bite dans le canton de Maure (Ille-et-Yilaine).
3"B. (Y"" c de), veuve d'Ernest-François-
Charles, habite Josselin (Morbihan) avec ses
filles.
Le titre de baron porté par le chef actuel de la
famille est absolument légal. Les autres titres
sont de courtoisie.
BREIL (du).
Famille de race cheva-
leresque, originaire de
Bretagne, connue dansles
chartes depuis le xi e siècle.
Guillaume du Breil était
sénéchal de Bretagne en
1112.
Olivier du Breil fut
conseiller des ducs de
Bretagne, de François I er ,
de Pierre II, d'Arthur III
et de François II. Il fut
aussi ambassadeur près
du pape, des rois de
France et d'Angleterre, en 1457 et 1458.
Rolland II du Breil fut président au parlement
de Toulouse, en 1480, de Bordeaux et de Bretagne,
en 1498.
Henri du Breil de Pontbriand fut évêque de
Québec, au Canada, en 1740.
La terre de Pontbriand et de Rays fut érigée
en comté par lettres patentes de décembre 1650,
en faveur de René du Rreil et ses descendants.
Armes : D'azur au lion d'argent, arme et lampassé
de gueules, qui est du Breil. Ecartelé : aux 2 et 3
d'azur, au pont de trois arche* d'argent, maçonné de
sable, qui est de Pontbriand.
Devises : Parcere subjectis et debellare superbos. —
Spes mea Deus.
BRÉJERAG (de).
Pas de renseignements.
BREM (de).
La famille de Brem est originaire de Lorraine,
et fut anoblie en 1725 par le duc Léopold, en la
personne de Nicolas Brem (ou Brème) natif de
Marhange, ainsi que cela est constaté dans le tré-
sor des chartes de Lorraine à la bibliothèque de
Nancy.
. 19
— 579
580 —
Armes : D'azur à trois annelets d'or; au chef d'ar
gent, chargé de deux étoiles d'azur.
Cimier: Une étoile d'azur.
BRÉMOND D'ARS {de).
Celte ancienne maison
de chevalerie a toujours
été regardée comme l'une
des plus illustres familles
de nos provinces de
l'Ouest, où ses nombreu-
ses branches se sont éta-
blies depuis la fin du
x e siècle.
Le nom patronymique
de Bermond ou Bermundus
et Bremundus, fut adopté
par la plupart des ra-
meaux sortis d'un auteur
commun, Guillaume Bermondon de Brémond,
seigneur de PaUuaud qui paraît être venu, le
premier, s'établir du Languedoc en Angoumois et
sur les confins du Périgord, où ses descendants se
sont perpétués jusqu'à nos jours.
Un Brémond ou Bermond fut fait gouverneur
d'Auvergne par Charlemagne en 774. On trouve
aussi un autre Brémond, gouverneur de Lyon en
818; et enfin, un leude du même nom, témoin, en
910, du testament du duc d'Aquitaine.
Ce nom ne se rencontre en Périgord et en
Augoumois, qu'à partir de Guillaume Bermond
dès la fin du x c siècle. Ses descendants ne tar-
dèrent pas à se diviser en différentes branches.
A partir de 1018, les Brémond, personnellement
attachés aux ducs d'Aquitaine, suivirent la for-
tune de leurs successeurs les Plantagenels.
En 1189, Pierre de Brémond était ambassadeur
du roi d'Angleterre Henri II, auprès du pape
Luce III.
Par une lettre du 3 novembre 1202, le roi d'An-
gleterre déclare prendre spécialement sous sa
protection l'église et l'abbaye d'Aubeterre, ainsi
que Hélie Brémond et Hélie de Cumont, cheva-
liers dudit Aubeterre.
Une branche des Brémond était dès lors puis-
samment établie dans le voisinage de cette der-
nière ville, sur laquelle elle possédait même cer-
tains droits.
Cette famille possède la terre dArs, dont elle a
retenu le nom, depuis l'an 1340. Ses branches
existantes sont sorties des seigneurs de la ville de
Sainte-Aulaye. Les archives de ces puissants
feudataires existaient encore en 1700 entre les
mains du marquis de Mayac d'Abzac, leur descen-
dant par les femmes.
Tous les documents démontrent suffisamment
que la maison de Brémond, dès l'époque la plus
reculée, occupait un rang élevé, comme le con-
firme le jugement de maintenue, rendu, le 3 sep-
tembre 1667, par Henri d'Aguesseau, en faveur
de Jacques de Brémond, marquis d'Ars.
Le marquis Pierre de Brémond d'Ars repré
senta la noblesse de Saintonge aux Etats généraux
en 1789. Sous Louis XIII, Josias de Brémond,
baron d'Ars, maréchal des camps et armées du
roi, avait été également élu député de la noblesse
d' Angoumois. Charles de Brémond, baron d'Ars,
fut lieutenant général, commandant pour le roi
es province d'Angoumois, Aunis et Saintonge,
puis gouverneur des mêmes provinces.
Cette famille compte un grand nombre d'officiers
distingués et des chevaliers de plusieurs ordres du
roi.
Armes : D'azur à l'aigle éplmj< : e d'or au vol abaissé,
languée de gueules.
Tenants : Deux anges revêtus de dalmatiques fleur-
delisées.
Cimier : Une couronne antique sommée d'une fleur
de lis fleuronnée.
Devises : In fortuna virlulem. — Nobilitas est
virtus.
BREMONT (de).
Famille originaire du Dauphiné sur laquelle les
renseignements font défaut.
Armes : De gueules au croissant d'or ; au chef d'azur,
chargé de trois roses d'argent.
BRENIER DE MONIÈRE.
La famille Brenier de
Monière est originaire
du bourg de Saint-Jean-
en-Royans, chef-lieu
d'une petite contrée ap-
pelée le Royannais.
Les Brenier depuis
plusieurs siècles, et parti-
culièrement depuis 1100,
ont toujours participé aux
faveurs du souverain, et
se sont tour à tour dis-
tingués dans la robe et
l'épée.
On ne parlera ici que des quatre générations
antérieures à 1789.
François Brenier, quatrisaïeul du sieur de !
Monière, épousa demoiselle Darzac de la Cardor
nière. fille de noble d'Arzac de la Cardonnière «
de Marguerite de Béranger, issue de l'illustr
famille de ce nom.
Vincent Brenier, son trisaïeul, épousa Elisabe
de Brun, fille d'une ancienne famille qui
éteinte.
Pierre Brenier, son bisaïeul, épousa Thérèse
Pourrel, fille de noble Jean de Pourret, seigm
de Brunières, capitaine de cuirassiers, et de Jeai
Falcoz de la Blache.
— r.si
— 582 —
Joseph Brenier, son grand-père, avait été élevé
à l'école militaire que Louis XIV avait établie à
Pignerol et à Charlemont; il fut placé a son tour
au régiment du Roi-Infanterie où il servit jus-
qu'à la paix de 1714, époque à laquelle il fut
réformé et entra dans les gardes du corps du roi ;
il avait épousé Françoise Mellot, lille de noble
Claude Mellot, mousquetaire de la maison du roi
et de Catherine de Grison.
Balthazard Brenier, son père, avocat au parle-
ment, épousa Claire Baboy, fille de Pierre Baboy,
châtelain d'Iseron et de Catherine de Beaumont de
Montaud.
Et Melchior-Antoine Brenier, capitaine au régi-
ment d'infanterie -Bourbon, chevalier de Saint-
Louis, épousa Marie-Désirée de Golbert de
Boche-Noire, fille du vicomte de Golbert et de
Marie de Boischery, créole de la Martinique.
Sou fils propre, Michel Brenier, épousa Louise-
Sylvie Teste du Bailler, fille de François Teste du
Bailler et de Sophie de Lestro.
De cette union il ne reste plus actuellement
qu'un seul rejeton qui est le représentant actuel.
Abmks : D'azur semé de /leurs de Us d'or, au sautoir
de gueules chargé de trois coc^uilles d'argent.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Brenier de Monière (Charles), ch au
des Angonnes, par Brié-Arigonnes (Isère).
BRENIER DE MONTMORAND.
Cette famille est origi-
naire du Dauphiné.
Le premier auteur
connu est Antoine-Ho-
noré Brenier, trésorier
général de France en
Dauphiné qui vivait vers
1640, et avait acquis la
noblesse par plus de
trente ans d'exercice.
Un Antoine Brenier de
Montmorand, général de
division, fut créé baron
sous le premier Empire.
La terre de Montmo-
rand fut érigée en vicomte par lettres patentes
de Louis XVIII.
Armes : D'azur semé de fleurs de lis d'or, au sautoir
de gueules chargé de cinq coquilles d'argent, brochant
sur le tout.
Les armes données au baron de l'Empire étaient :
Coupé au 1, parti à dextre de Brenier; à sénestre de
gueules à Cépée (F argent, garnie d'or, en pal; au 2
d'argent à la forteresse de sable, enflammée de gueules,
ajourée et dextre, au lion d'azur tenant de ses deux
pattes de devant une épée haute à dextre de la tour.
Nous trouvons encore : D'argent au chevron de
gueules à trois molettes de sable.
BRÉON. — Voy. Lancrau de Bréon.
BRESC {dé). — Voy. deSigaudde Bresc.
BRESGON (de).
Les recherches que nous Avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
I nposyible d'établir la notice de cette famille.
BRESSAG. — Voy. Giquet de Bressac.
BRESSIEUX (de). — Voy. Garempel
de Bressieux.
BRESSOLES (de).
L'état de noblesse de celte famille nous est
inconnu.
Nous trouvons un représentant au château de
Bressoles, par Moulins (Allier).
Armes: D'azur à trois bandes d'argent.
BRESSON (de).
Nous n'avons absolument rien trouvé sur l'état
historique de cette famille.
Armes : D'azur à une flèche de gueules, posée en pal
la pointe en bas, au sautoir alaise d'or brochant sur la
flèche, accompagné en flanc de deux croissants, et caii'
tonné aux extrémités de quatre étoiles, le tout de
gueules.
BRESSON DE MONTCHENU.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRESSY (de).
Cette famille est originaire de Normandie.
Son état de noblesse nous est inconnu.
Armes : De gueules chaussé d'hermine.
BRETAGNE (de). — Voy. le Roux de
Bretagne.
BRETENIÈRE ou BRETEN
NIÈRES (de). — Voy. Ranfert de Breten-
MÈRES.
— 583
— 584 —
BRETEUIL. — Voy. Bauldry de Bre-
ïedil ; Letonnellier de Breteuil.
BRÉTIZEL (de). — Voy. Borel de Bré-
tizel.
BRETON (du)'.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRETTES (de).
Cette famille a pris son nom de la terre de
Brettes, en Angoumois.
Sa filiation remonte à Jeannet de Brettes, qui
vivait en 1537.
Armes: D'argent à trois vaches passantes de gueules,
colletées et clarinées d'azur, l'une sur l'autre.
BRETTES-THURIN (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Le premier auteur connu est Guillaume de
Brettes, qui épousa en 1528 Françoise de Thurin.
Armes : D'azur au lion rampant armé, lampassé et
couronné d'or (alias de gueules) ; au chef cousu
de gueules, chargé de trois étoiles d'or, qui est de
Brettes ; écartelé d'or à trois aigles éployèes de sable
(alias de gueules) posées 2 et I, qui est de Thurin.
BRETTEVILLE (de).
Cette famille, originaire de Normandie, généra-
lité deRoucn,apossédé'la seigneurie de Francourt.
Elle a été l'objet d'une maintenue par Montfaut
en 1463. Ciillebert de Bretteville fut un des compa-
gnons de Guillaume à la conquête d'Angleterre.
Armes : D'azur, à trois glands d'or.
Voy. le Normand de Bretteville; Revel
de Bretteville.
BREUIL (de).
Breuil.
Voy. Duhamel de
BREUIL (du).
Nous trouvons plusieurs familles de ce nom dans
la Marche et en Bourbonnais, dont le premier
auteur connu est Antoine du Breuil, écuyer,
Seigneur du Breuil, mort en juin 1545. Il laissa
plusieurs enfants de sa femme Marie de la Molle
Celte famille compte plusieurs officiers des
armées du roi, un conseiller du roi, un lieutenant
général en la sénéchaussée et siège présidiaJ
dans la généralité de Moulins etc.
Armes : D'azur, à une ancre d'argent, posée en pal;
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.
Dans le Limousin :
François-Amable du Breuil, écuyer, sieur de
Fourcaux, qui vivait en 1778. Deux rejetons de
celte souche avaient fait enregistrer leurs armes
en 1698 dans les bureaux de la généralité de
Limoges.
Armes : Losange d'or et de sable.
Enfin dans le Poitou, Jean du Breuil-Hélion,
seigneur de Combes, qui vivait en 1413.
Armes : D'argent au lion de sable, armé, lampassé
et couronné de gueules.
BREUIL DE SOUVOLLE (du).
Famille originaire du
Berry qui a tiré son nom
de la terre du Breuil, dé-
pendant de la seigneurie
de Gargilcsse en Berry.
Armes : D'argent à la face
vivréc de gueules, bordée
de sable et accompagnée
de deux jumelles aussi de
gueules, bordées de sable.
Couronne de marquis.
Cimier : Une aigle issanle de gueules.
Supports : Deux lions d'or.
Breuil de Souvolle (Henry du), ch au de
Souvolle, par Dun-le-Palleteau (Creuse) .
BREUILLE (de). — Voy. de Bo.nnay de
Breuille.
BREUILLE (du).
Cette famille est originaire des Flandres où elle
était établie dès le xi e siècle.
Le premier auteur connu est Anselme du
Breuille qui parut eu 1096 au tournoi d'Anchin,
avant de partir pour la première croisade.
Cette famille a possédé les seigneuries de Vil-
lers-Oustreau, de Méricourt, de Boucly, de Ver-
gnier, de Fontenelle, etc.
Au xiii e siècle, elle s'est divisée en plusieurs
branches qui se sont répandues dans diverses pro-
vinces.
Armes : Ecartelé : aux \ et 4 d'argent au lion de
sable, armé et lampassé de gueides; aux2 et 3 d'azur,
à trois merleltes d'argent.
— 5185
— \m —
BREUILLY [de).
Cette famille, qui s'est appelée Breusly, Brusly, et
Breuilly, est originaire de Normandie, généralité
de Caen et élection do Valognes. On trouve vors
l'an 1 100, d'après La Roque, dans son Histoire de
là maison d'Harcourt, une Isabeau de Breuilly,
femme de Guillaume do Thieuville. Messire
Raoul de Breuilly était nommé comme parent de
la maison de Briqueville en 1523. D'autre part,
Gabriel du Moulin, dans son Histoire de Nor-
mandie, parle d'un Raoul de Bresly, chevalier
banneret, et de Guillaume de Brusly, aussi che-
valier banneret.
Armes : D'azur, au chef cousu de gueules, au lion
rampant d'or, couronné et lampassê de même, brochant
sur le tout.
Devise : Plus valet quam lucet.
BREUILPONT. — Voy. le Riche de
Breuilpom.
BREUL DE SACGONNEY(^).
Cette famille, de race chevaleresque, est origi-
naire de Bresse et Bugey.
Elle est connue depuis l'an 1300 et a porté les
titres de comte de Sainte-Croix et baron de la
Bâtie-Cerdon.
Armes : EcarteU: aux 1 et 4 d'or au griffon d'azur,
qui est du Breul ; aux 2 et 3 d'or à trois fasees de
gueules, à Vdigle d'azur, couronné d'or, brochant sur
le tout, qui est de Chatard.
Cimier : Un cygne d'argent.
Supports : Deux griffons de gueules.
Devise : Celare divinum opus.
Cri : Du Breul.
BREUVAND. — Voy. Gautier de Breu-
VAND.
BREUVERY. — Voy. Saguez de Brëu-
VERY.
BREUZE [de).
Famille, originaire de Champagne, dont le nom
s'est écrit aussi de Brcuse.
Armes : D'azur au chevron d'or accompagné de trois
abeilles du même.
BRÉVANS. - Voy. MoréaldeBrévans.
BRÉVEDENT (de).
Cette famille, originaire de la Normandie, était
divisée en deux branches principales, qui avaient
la môme origine, avec des différences dans les
armes.
D'après La Roque, Richard de Brévedenl était
au nombre des écuyers employés à la guerre en
128ÎÎ.
Valérien de Brévedent, suivant les titres qui ont
été produits par la famille, vivait en 1289. Il fut
père de plusieurs enfants.
La filiation de cette famille n'est bien prouvée
que depuis Cordin de Brévedent, qui vivait le
2 juillet iioO, et qui rendit cette année-là foi et
hommage au roi.
Les preuves en furent faites en Rj9!i devant
Henri IV, en foi de quoi il fit délivrer à cette
famille la confirmation de noblesse 1res honorable
pour la famille, puisqu'il y est dit qu'elle descend
de la maison de Brévedent, longue ancienneté, noble,
domiciliée en la seigneurie des Brévedent; que la
famille Brévedent dès longtemps reconnue pour ses
services, par les feus rois nos prédécesseurs, et des le
règne du feu roi, d'heureuse mémoire, Philippe-
Auguste, dit le Conquérant, etc.
Armes : Branche de Brévedent du Bocage, du
Plessis : Parti : d'azur, à la croix ancrée d'or, au
chef d'argent, chargé de trois anilles de sable.
Branche de Brévedent de Saint .-Martin, rameau
de la branche cadette : D'argent, à trois anilles de
sable, au chef d'azur, chargé de cinq besants d'or.
BRÉ VILLE. — Voy. Onfroy de Bré-
VILLE.
BREZENAUD [de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses,»il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BREZETS [de).
Cette famille est originaire de Guyenne; cllo
est connue depuis le xvi e siècle.
Ses membres ont occupé des postes importants
dans la magistrature, l'armée et le clergé.
Elle s'est divisée en deux branches qui subsis-
tent encore aujourd'hui.
Armes : Parti : au 1 d'argent à trois brasiers de
gueules; au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or; au
■2 de gueules au chevron d'argent, accompagné de
quatre croissants d'or, donl trois en chef mal ordonnés
et un en pointe.
La branche cadette porte : Coupé : au 1 parti à
dexlre fuselé d'or ou de sable, à sénestre, des barons
tirés des présidents de cour d'appel; au 2 d'azur ci
deux pals d'hermines.
— 587
588
BRI AIL LE S. — Vmj. Chandon de
Briailles.
BRIANGE (dé).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la nolice de cette famille.
BRIANÇON et BRIANSON (de).
Cette famille, que l'on
croit originaire de la
Savoie, dont le nom s'est
orthographié : Brianson
Brian sson et Briançon, a
passé successivement en
Dauphiné et en Pro-
vence. Le premier auteur
connu est Laurent de
Briançon, recteur de
l'université de Valence,
qui vivait en 1156.
Elle a formé deux bran-
ches : la branche de
Guyenne et la branche du Périgord ; cette dernière
branche s'établit au xiv e siècle en Périgord et
donna son nom à un manoir, situé dans la com-
mune de Verteillac. Elle posséda plusieurs sei-
gneuries, notamment celles de Lamotte-Saint-
Martial, de Dronne,de Perrou etdeMonteux, etc.
On trouve trace de la famille des B. dans les docu-
ments suivants :
1° Montre des nobles du Périgord faite par les
ordres d'Alain d'Albret en 1405 (trésor de Pau,
E, 0GO, cahier in-4°), Pierre de Brianson, seigneur
de Chassaignes.
2° Dénombrement de la noblesse du Périgord
par le seigneur d'Hautfort gouverneur de la
maison de Navarre, l'an 1536 (trésor d'Hautfort,
liasse 12, n° 2). Le sieur de Brianson fournira un
archer.
3° Bôle de l'arrière-ban de la noblesse du comté
de Périgord et de la vicomte de Limoges, 1536
(trésor de Pau, E, 671). Jean et François de
Briançon, écuyers.
4° Maintenues :
Extrait des verbaux faits par-devant M. de Mon-
tozon, conseiller du roi et son procureur en l'élec-
tion de Périgueux, commissaire sub-délégué par
Mgr de Pelet, intendant de Guyenne, portant la
vérification des titres de noblesse devant lui pro-
duits : mois de décembre 1666 :
Verbal de Jean de Brianson, écuyer, sieur de
Mozal, faisant tant pour lui que pour Margue-
rite Bureau, damoiselle, veuve de François de
Brianson, de la paroisse de Verteillac.
5° Recherche de la noblesse depuis 1697 jusqu'en
1718 (V trésor de Bordeaux), jugements de MM. les
intendants de Bordeaux, portan l maintenue en
faveur des gentilshommes y dénommés : de Brian-
son, etc.
6° Votes de la noblesse du Périgord pour l'élec-
tion des députés aux Etats généraux de 1789 :
Le chevalier de Brianson.
Le sieur de Brianson, son frère.
Soldats de père en fils, les B. ont payé l'impôt
du sang, et d'eux aussi l'on peut dire : Ce sont tou-
jours les mêmes qui se font tuer! (Voir Régiment
de la couronne par M. le vicomte de Poli, intro-
duction, p.X) : 1710, deB., capitaine tué àGirone;
le 17 novembre 1711, le chevalier de B., capitaine,
tué à Cardone; le 19 juin 1734, Jacob de B. capi-
taine au régiment de Condé, tué devant Parme.
Louis de B. fut capitaine au régiment de royal
comtois et chevalier de Saint-Louis. Autre Louis
de B. fut officier aux grenadiers de France. Fran-
çois-Léonard de B., chevalier de mérite militaire,
fut capitaine au régiment d'Aunis, émigraenl792
et servit dans Guyenne-Infanterie à l'armée du duc
de Bourbon. Il rentra en France le 4 juillet 1801.
C'est de lui que descendent directement les deux
rameaux actuellement existants.
Armes : De gueules à trois fasces ondées d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Branche de Périgord (premier rameau)
Brianson (Pierre-Lolis-Henri-Roger
(de), né le 20 novembre 1843, arrière-petit-
fils de François-Léonard de B., marié à Alice
Delzolliès, demeurant à Clairac (Lot-et-
Garonne), dont André.
«
Deuxième rameau
Brianson (Louis-Henri de), né le 8 dé-
cembre 1845, petit-fils de François-Léonard
de B., docteur en droit, juge au tribunal
civil de Nérac (Lot-et-Garonne), marié le
21 août 1873 à Anne-Caroline Dupré de Po-
marède, dont : 1° Numa-IIenri-Louis, né le
11 août 1874, et 2° Pierre Louis-François-
Guy, né le 3 novembre 1876.
Branche de Guyenne
Briançon (M mo N. de), àMargueron, par
Sainle-Foy (Gironde).
BRIANT.
Celte famille, d'origine irlandaise, était déjà éta-
blie en Bretagne à l'époque du connétable du Gues-
clin sous les ordres duquel plusieurs de ses mem-
bres servirent vaillamment.
Elle a formé quatre branches :
1° La branche de Kervagat;
/
— [ oS9 —
590 —
2° La branche de Lai brière;
3° La branche du Les» oet.
4° La branche de Penquelen.
Armes : D'argent au sautoir d'azur cantonné de qua-
tre roses de gueul s,
BRICAULD DE VERNEUIL.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, lee nohiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir. la notice de cette famille.
BRIGHE (de).
La famille de Rriche remonte à Loys deBriche,
vivant au xv° siècle, seigneur de la Capelle et
d'Hennesard, fiefs conservés par ses descendants
jusqu'à la Révolution.
Un de Briche, commandeur de l'ordre de Saint-
Louis, fut lieutenant général désarmées du roi.
Armes : D'azur à deux fasces d'argent et deux che-
vrons d'or, accompagné de trois molettes duméme, bro-
chant sur le tout.
BRIGOURT (de). — Voy. Ducher de
Bricodrt.
BRIGQUEVILLE (de). — Voy. de
Briqueville.
BRIDIERS (de).
Famille très ancienne qui a tiré son nom de la
terre de Bridiers sise dans la Marche, près de la
Souterraine.
Cette terre fut érigée en vicomte vers la fin
du ix c siècle.
On trouve un Hermann de Bridiers parmi les
chevaliers qui accompagnaient à la croisade Phi-
lippe I er , roi de France.
Armes : D'or à la bande de gueules.
BRIDIEU (de).
Cette famille est originaire de la Marche. Son
nom primitif était celui de Jacqmeton.
Le premier auteur connu est Pierre Jacqmeton,
écuyer, seigneur de Bridieu, qui, ayant épousé
vers 1440 Hélène de Partmi, fille et héritière de
Catherine, dame de Bridieu, transmit ce nom
à ses descendants.
Armes : D'azur à la mdcle d'argent, cramponnée
double dans la partie supérieure, accompagnée de trois
rtinles d ,n\
BRIE (de .
Nos recherches pour établir l'état de noblesse
de cette famille ont été infructueuses.
Il a existé un grand nombre de familles de ce
nom, répandues dans diverses provinces, ayant
toutes des armes différentes.
BRIEBA (de).
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nohiliaires et les ouvrages des
ameurs étant restées infructueuses, il nous a été
Impossible d'établir la notice de cette famille.
BRIENNE. — Voy. SchultzdeBrienne.
BRIÈRE DE L ISLE.
Les renseignements sur cette famille fonl com-
plètement défaut.
A km es : D'or au lion île gueules, enclos d'un tres-
cheur de sable; au chef échiqueté d'azur et d'argent de
trois traits.
BRIET DE RAINVILLERS.
Cette famille est originaire de Picardie. Son
état de noblesse nous est inconnu.
Armes : D'argent au sautoir de sable, cantonné de
huit perroquets de sinople, becqués et membres de
gueules.
BRIEUX (du). — Voy. le Jannic de
Kervizal du Brieux.
BRIE Y (de).
Cette maison, de race
chevaleresque, est origi-
naire de Lorraine et tire
son nom de la ville de
Briey. — Elle a joué un
grand rôle au moyen âge
dans l'histoire de Lor-
raine et s'est divisée de
nos jours en trois bran-
ches, dont l'aînée est re-
présentée en France, la
cadette en Belgique et la
troisième en France.
Le premier auteur
connu est Albert de Briey, institué haut voué du
comte de Briey, par la comtesse Malthilde, du-
chesse douairière de Lorraine en 1076.
Le frère du précédent, Bicher, fut évêquC de
Verdun en 1088.
Nous trouvons encore un Benaud de Briey, tué
à la bataille de Nicée en 1090. Ses armes ont été
placées à Versailles dans la salle des Croisades.
En 1768, Jean Gabriel, comte de Briey, colonel
des régiments de la Marck, de l'Ile-de-France et
de Gâtinais-Infanterie, monta dans les carrosses
du roi.
%
— 591 —
— 592
Le litre de comte attribué à Louis-Marie-
Hyacinthe de Briey par lettres patentes du roi
Léopold I er , roi des Belges, a été déclaré hérédi-
taire dans toute sa descendance masculine et
féminine.
D'or à trois pals alaises et fichés de
Armes
gueules.
Cimier
grettes ou palmes de sinuple
Un casque ouvert, surmonté de deux ai-
BRIGES (de). — Voy. Malbec de Briges.
BRIGNAG. — Voy. Maurin de Bri-
GNAC ; VlLLOUTREYS DE BrIGNAC.
BRIGNON DE LEHEN (de).
Cette famille, originaire de Bretagne, est connue
depuis la fin du xiv e siècle.
Armes : D'azur à une tête de léopard d'or, accompa-
gnée de trois merlettes de même.
BRIGODE (de).
Cette famille est originaire de la Flandre fran-
çaise.
Le premier auteur connu est Jacques Brigode,
dont le fils Sébastien s'établit à Lille, dont il se
fit recevoir bourgeois le 7 janvier 1600.
Pierre-Jacques-Joseph de Brigode acquit, le
31 décembre 1780,1a charge de secrétaire du roi
en la chancellerie du parlement de Flandre.
Cette famille s'est divisée en trois branches qui
toutes sont existantes.
Armes : Coupé: au l de gueules, à trois quinte feuilles
d'argent; au 2 d'argent au cygne de sinople. La troi-
sième branche blasonne : Ecartclé : aux 1 et 4 d'or
à trois étoiles mal ordonnées de sable; aux 2 et 3
d'azur au cygne d'argent, l'écartelé entouré d'une bor-
dure de gueules.
Supports : Deux licornes.
Devise : Patriœ Regique fides.
BRILLAUD DE LAUJARDIÈRE.
Cette famille est originaire de Bretagne. Son
état de noblesse nous est inconnu.
Armes: D'azur au rencontre de cerf de sable.
BRILLET DE GANDÉ.
Cette famille, originaire de Bretagne, passée au
Maine et en Anjou, est connue depuis le xiv e siècle.
Elle a donné en 1424 un évêque de Saint-Brieuc,
et en 1427 un évêque de Reunes.
Un Charles-Clovis Brillet, baron de Candé, fit
ses preuves de cour en 1789.
Armes : D'argent à /rois têtes de loups arrachées de
gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lion* adossés, le premier à dextre
assis, le second en baroque.
BRIMONT. — Voyez Ruinard de
Brimont.
BRIN.
Famille originaire de Bretagne, anoblie en 1817.
Armes: D'or à deux épées d'azur, passées en sautoir,
à la croix de sinople, brochant sur le tout et chargée
d'une tige de lis d'argent, terrassée du même.
BRINGARD.
Cette famille a été anoblie
Empire avec le titre de baron.
par le premier
Armes : Parti: au 1 d'azur à une étoile d'argent en
abîme accostée de deux branches en sautoir du même,
l'une de laurier, l'autre de chêne; au 2 d'or au demi-
cheval , mouvant du flanc sénestre, au comble
de gueules chargé d'un sabre en fasce d'argent
monté d'or ; à la Champagne de gueules, chargée du
signe des chevaliers légionnaires.
BRINDEJONG.
Cette famille, originaire de Bretagne, a été ano-
blie par des charges d'avocat au parlement de
Bretagne, possédées pendant plusieurs générations
depuis 1070.
Sa noblesse a été confirmée sous la Restau-
ration.
Elle a formé plusieursbranches.parmilesquelles
nous trouvons la branche de BERMiNGiiAM,la bran-
che des Moulinais et la branche de Tréglodé.
Armes: D'argent à une souche de joncs arrachée de
sinople, accompagnée de trois canettes de sable.
BRINON (de).
Cette famille est originaire de Normandie. Elle
est passée successivement en Bourgogne et en
Bourbonnais.
Armks: D'azur au chevron d'or, au chef denché du
même.
Cimier: Une tète et col de cygne.
Supports: Deux licornes au naturel.
BRIOIS D'ANGRE.
Cette famille, originaire de la province d'Artois,
est connue depuis le xiv c siècle. Elle a donné
quelques chevaliers du Temple, dont un était
oncle de Waast, premier du nom, chevalier, sei-
gneur de Briois, à Hébuterne, qui vivait en 1340,
et épousa Jeanne du Fay, dont il eut plusieurs
enfants.
Cette famille a formé deux branches, celle des
seigneurs d'Angre et celle des seigneurs d'Hulluch.
— 593 —
La première commence à Hugues de Briois,
écuyer, seigneur de Poix, né en Lb69, mort le
22 juillet 1597 en laissant postérité.
son arrière-petit-flls, Charles de Briois, deuxiè-
me du nom, écuyer, seigneur de Poix, officier
au régimenl de Famechon-Infanterie en 1692,
épousa le 2 mai 1698 Anne-Catherine de Baudepin,
avec laquelle il acheta la terre et seigneurie
d'Angre.
Son troisième îils. Anne-Dominique, fut fait
chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, et
son fils aine Charles, seigneur d'Angre, né en 1697,
officier au régiment de Bourbon-Infanterie en
17-2U, se maria en 1728 en laissant postérité.
Armfs : De gueules à trois gerbesde blé d'or posées
2 et 1 : et une bordure de même, chargée de huit
tourteaux de gueule*.
BRION (de). — Voy. Michel du Roc de
Brion.
BRIOT.
La famille Briot s'est
toujours considérée
comme d'origine irlan-
daise. Les persécutions
religieuses l'ayant forcée
à passer sur le continent,
elle fut reçue avec dis-
tinction en Bretagne, s'y
fixa, et ne contracta d'al-
liances qu'avec les mai-
sons nobles de cette
province.
Son émigration et la
tourmente révolutionnaire ayant dispersé ses
archives, Louis XVIII, voulant récompenser la
fidélité de cette famille, remédia à la perte de
ses titres et de ses papiers en lui octroyant des
lettres de noblesse, datées du 24 mai 1823.
Cette perte des titres de la famille nous empê-
che de faire remonter la filiation établie sur
preuves authentiques au delà de Toussaint Briot
de la Maillerie, garde des sceaux en Bretagne
lorsqu'éclata la Bévolution. Arrêté en 1793, et traî-
né à Paris avec son fils, ils furent jetés en prison
avec un grand nomhre d'autres victimes. La
chute de Bobespierre ouvrit les portes de leur
prison; ils rentrèrent en Bretagne, et Toussaint
Briot mourut Agé de 83 ans en 1811, dans son châ-
teau de la Maillerie.
Il avait épousé Toussainte Pépin du Yilou dont
il eut plusieurs enfants.
Ses armes étaient : D'or, au chevron componé de
sept pièces d'argent et de sable, accompagné de trois
pommes de pin.
Jean-Guillaume Briot de la Maillerie et sa
femme, Angélique Leroux, outre les fiefs de la
Maillerie, possédaient le marquisat du Bois-de-la-
M<>tte, la vicomte deLoyat et la terre de la Cro-
ebais; ils destinèrent ces trois dernières proprié-
tés à leurs trois premiers fils, et ils voulurent que
chacun d'eux porlât le nom de la terre qu'il rece-
vait en partage. Du mariage de ces deux époux
sont issus :
1° Jean-Toussaint Briot du Bois de la \h>llc, né à
Dinan le juillet 1800.
2° Toussaint-Ange-Félix Briot de Loyat, devenu
chef de nom et d'armes de la famille, né à Dinan
le 27 décembre 1801, marié le 5 septembre IS2u à
Claire de Bosquieu, dont postérité.
Armes : D'or au lion de gueules, couronné et armé de
salile.
3° Cyr-Charles-Hyacinthe-Jean Briot de la Cru-
chais, né à Dinan en 1803, marié en 18:!:!.
Armes : D'azur au lion d'or armé cl lampassé dr
gueules.
Nous trouvons encore : De gueules à la bande d'or.
Devise : Amor et fides.
BRIOT DE LALLEMAND.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRIOT DE MONRÉMY.
Cette famille est originaire du Barrois. Jean
Briot, premier anobli, fils unique de Michel Briot,
reprit la noblesse maternelle, conformément à la
coutume de cette province, par lettres patentes
en date de 1717.
Son petit-fils, Jean-François Briot de Monremy, né
le 24 mars 1723, officier de chevau-légers de la
garde du roi, avec commission de capitaine de
cavalerie, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Courcelles et de Neuville, gouverneur de Ligny,
s'est marié à Paris, le 3 octobre 1769, à noble Hen-
riette-Simonne Bachoy, dont il a eu -postérité.
Armes : D'hermine, au chef d'or, chargé d'une aigle
à deux têtes naissantes et déployées de sable, allumé et
lampassé de gueules.
Cimier : L'aigle de Vécu.
BRIQUEVILLE (dé).
Les seigneurs de Brique ville ou Bretteville,
possesseurs d'une terre de leur nom située dans
le Bessin ou pays de Bayeux en Normandie, sont
unanimement reconnus par toute la province pour
des gentilshommes distingués. Tout fait supposer
qu'ils sont anciennement sortis de la même tige
que les seigneurs de la Luzerne, leurs compa-
triotes.
1
— 595 —
596
La filiation suivie des seigneurs de Bretteville
remonte au xu e siècle. Le premier personnage
du nom dont on ait une connaissance sûre est un
Guillaume de Briqueville.
Cité entre les seigneurs présents à la confirma-
tion de l'abbaye de Leslay au diocèse de Coutan-
ces, par le roi d'Angleterre, duc de Normandie
Henri II, qui monta, comme on sait, sur le trône
d'Angleterre en 1153, et mourut en 1159.
En 1317, Jean de Briqueville comparaît au
ban et arrière-ban de la province convoqués par
le roi Pbilippe le Long.
Cette famille compte un grand nombre d'offi-
ciers distingués dans les armées du roi, des che-
valiers des ordres de Notre-Dame-du-Mont-Car-
mel et de Saint-Lazare, des chevaliers de l'ordre
du roi, un gentilhomme ordinaire de la chambre
du roi et de la reine, un lieutenant général de Sa
Majesté en sa flotte d'outre-mer, etc., etc.
Armes : D'argent, à six feuilles de chêne de sinople,
posées 3, 2 et i.
BRISAY(efe).
Cutte famille, de race chevaleresque, est origi-
naire du Poitou. Elle forma plusieurs branches
qui se répandirent en Touraine et Beauce.
D'après les auteurs, elle descendrait de Guil-
laume, seigneur de Mirebeau, l'un des fils de
Geoffroy, dit Grisegonelles, comte d'Anjou, grand
maître de France et connétable, seigneur de
Mirebeau en uns.
Armes : Faseê d'argent et de gueule* de huit pièces.
BRISIS. — Voy. Hérailde Brisis.
BRISOULT (de).
L'état de noblesse de cette famille nous est
inconnu.
Armes : D'azur à la croix d'or, cantonnée aux i eti
d'un Us au naturel; aux 2 et 3 de deux 'près en sau-
toir d'argent.
BRISOULT DE BARNEVILLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
Impossible d'établir la notice de cette famille.
BRISSAG. — Voy. Cossé de Brissac.
BRISSON DE LAROCHE A
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impossible d'établir la notice de cette famille.
BRISSOUT DE BARNEVILLE.
Les recherches que nous avons faites dans les
archives, les nobiliaires et les ouvrages des
auteurs étant restées infructueuses, il nous a été
impjssible d'établir la notice de cette famille.
BRIVAZAG (de).
La maison de Brivazac, avantageusement con-
nue en Guyenne depuis son établissement dans
cette province, est, selon ses traditions, originaire
du Limousin. Elle a fourni un assez grand nombre
de conseillers au parlement de Bordeaux durant
les xvn c et xviii siècles, et a possédé en Guyenne
plusieurs terres ayant droit de haute et basse jus-
tice, notamment la baronnie de Birac en Agénois
et le comté de Beaumont en Gascogne.
Elle est issue d'ancienne chevalerie, au dire d'un
tableau généalogique qui cite comme garantie les
noms de Baluze, de l'Espine, d'Hozier, les chro-
niques du Quercy, etc. Selon cet arbre, la fam lie
de Brivazac remonterait à Fan 1194 par filiation
prouvée. Il est certain que depuis son établisse-
ment en Guyenne, la famille Brivazac a contracté
les plus nobles alliances.
La filiation suivie de cette famille commence à
Léonardus de Brivezac, vivant en 1191, et se pour-
suit jusqu'à nos jours.
Armes : De gueules, au cœur d'or, d'où jaillit un
jet d'eau d'argent; au chef cousu d'azur, chargé de
trois étoiles rangées à six 7'ais d'or.
Couronne de comte.
Supports : Un lion léopardé rampant d'or à de.itrc
et un lion couché embaroqué du même à sênestre.
Devise : Nil timet.
BRIVES (de).
Cette famille est originaire d'Auvergne. Les ren-
seignements sur l'état de sa noblesse nous font
défaut.
Armes : D'or à la bande de gueules.
BRIX (de)
Cette famille est origi-
naire de Normandie.
Elle a été confirmée
daus sa noblesse le 6 oc-
tobre 1634, à Carentau,
par d'Aligre, sur les titres
présentés par Ursin de
Brix, écuyer, sieur de la
Mont i vi è r e , paroisse
d'Andouville. Jean de
Brix, fils de Simon de
Brix, fut anobli par lettres
du mois de septembre
1543, vérifiées par la chambre des comptes, le 29
— 597
Î98
septembre audit an, et en la cour des Oydes le
18 juin 1544.
Le château de Brix, aux environs de Valognes,
connu sous le nom de château d'Adam, parait
avoir été bâti par un certain Adam de Brix, et de
là sortait Robert de liras, chevalier normand, qui
suivit le duc Guillaume le Conquérant en Angle-
terre, en 1066, et après la victoire d'Hastings reçut
l'ordre d'aller soumettre les provinces septentrio-
nales. Dès la tin du règne de Guillaume, on le
trouve possessionné de 94 seigneuries dans l'évê-
ché de Durham.De ce guerrier est venue l'illustre
famille de Bruce, qui a donné des rois d'Ecosse et
d'Irlande.
A.BMRS : D'argent, à trois molettes d'éperon de sable.
MEMBRES EXISTANTS :
Brix (Charles-Camille de), conseiller à
la cour d'appel de Douai (Nord), y demeu-
rant, lils de Charles-André de Brix, président
de la cour de Lyon, et de Caroline-Jacobé de
Farémont; marié à Thérèse Locard de Noël,
dont: a) Geneviève; b) Eugène-Robert;
c André.
BRO DE GOMÈRES.
La noblesse de cette famille provient du pre-
mier Empire.
Le surnom de Comères a été tout récemment
ajouté au nom patronymique.
BROC de .
Cette famille a tiré son
nom de la seigneurie de
Broc, en Anjou, où elle
est connue dès l'an 1050.
Hervé fut chevalier
croisé en 1240.
(iuyon fut grand
échanson de Louis IX.
Pierre fut évèque
d'Auxerre en 1048.
Cette famille a en
outre donné : des maré-
chaux de camp, des gen-
tilshommes de la chambre du roi, des chevaliers
de Saint-Michel, de Saint-Louis, de Malte, etc.
Un Armand Louis, baron de Broc, fut grand
maréchal du palais du roi de Hollande en 1800.
Sa femme, qui accompagnait la reine Horlense
dans une excursion à la cascade de Grésy, pris
d'Aix-les-Bains, péril tragiquement devant cette
princesse.
Un membre de cette famille, ayant suivi Henri
Plantagenel en Angleterre, fut l'auteur d'une
branche appelée à la pairie en 147:} sous le titre
de lord Colkam.
Armes : De sable à la bande fuselée d'argent de cinq
pièces et deux demies. — Alias de sept pièces.
Couronne de marquis.
( îimieb : Un buste d'ange.
Tenants : Deux anges.
BROC DE SEGANGE (du).
Famille originaire du
Brabant, amenée en
Nivernais au commen-
cement du xv B siècle par
Philippe de Bourgogne,
duc de Brabant, comte
de Nevers. Elle a possédé
en Nivernais les sei-
gneuries de Boisrond,
des Granges, du Nozet,
de Saint-Andelin, de
Chabé, etc. Une branche
se fixa dans l'Auxerrois
et le Tonnerrois où e