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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET EE DESSIN |)K LEURS ARM
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Tome
Second
PARIS
DIRECTION ET RÉDACTION
16, Boulevard de Strasbourg, 16
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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE
DE LA
NOBLESSE FRANÇAISE
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NOBLESSE
FRANÇAISE
RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE
D'après les archives des anciens Parlements
les manuscrits de d'Hozier
et les travaux des auteurs
CONTENANT
UN VOCABULAIRE DU BLASON
LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES
PAR
I). DE MAILHOL
Tome
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Second
DIRECTION ET RÉDACTION
16, BOULEVARD DE STRASBOURG, 16
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ABANCOURT (<f ).
Ancienne famille noble
originaire d'Amiens, suivant
un arrêt du conseil d'Etat
du roi, rendu à Gompiègne,
le 23 juin 1867, en faveur de
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, et de
Claude et Louis, ses cousins,
par lequel ils furent main-
tenus dans leur noblesse; le
plus ancien du nom qui y
soit rappelé est Jean d'A-
bancourt, écuyer et seigneur
de Courcelles, en 1377.
François d'Abancourt, sei-
gneur de Courcelles, troisième du nom, fut reçu
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
dit de Malte, où ses preuves furent admises le
14 octobre 1G62, et fut maintenu dans la qualité
de noble et d'écuyer avec Claude et Louis d'Aban-
court, ses cousins, leurs enfants, succession et
postérité sur la production de leurs titres, par ar-
rêt du conseil d'Etat du roi, rendu à Compiègne,
le 23 juin 1(367.
Une expédition en parchemin de cet arrêt, col-
lationnée à l'original, est déposée aux archives du
Louvre.
Armes : Picardie : D'argent, à une aigle de
gueules, becquée et membrée d'or, les ailes
étendues.
ABBATUCCI.
La famille Abbatucci, ori-
ginaire de Corse, a été dé-
clarée noble en 1772, lors de
la réunion de cette ile à la
France. Deux de ses mem-
bres siégèrent à l'Assemblée
législative. Jean-Charles Ab-
batucci, représentant du
Loiret, né en Corse en 1791,
était le neveu du général de
l'empire. Il était depuis 1816
dans la magistrature quand
Dupont de l'Eure le nomma,
en 1830, président de cham-
bre à la cour royale d'Orléans. Il siégea à diverses
reprises à l'Assemblée élective comme député du
Loiret. Après la révolution de février, il fut
nommé conseiller à la cour d'appel, d'où il passa
à la cour de cassation.
Armes : Ècartelé ; aux 1 et 4, d'azur, à Varbre
terrassé de sinople -posé à dextre, sénestré d'un
lion d'or rampant contre le fût de l'arbre; aux
2 et 3, d'or, à la tour ajourée et crénelée de
sable, sommée d'une aigle du même.
ABBEMA.
Cette famille, originaire de la Frise, est citée
dans un ouvrage du docteur Pierium Winsenium,
imprimé à Francker en 1622, parmi les familles
nobles du district de Colmerland en 1505.
11 —
12 —
L'histoire du compromis
des nobles de Te Water in-
dique un des ancêtres du
comte actuel comme signa-
taire de ce compromis.
Un Abbeina fut ministre
plénipotentiaire en Basse-
Saxe.
Armes : Parti : aul, d'ar-
gent, au cou de héron issant
de murais: au 2, coupé
d'azur à la /leur de lis d'or
et de gueules au trèfle de
sinople.
ABEILLE (//).
Famille de Provence d'où
sont sortis les seigneurs de
Peyrolles et de Rognette.
La famille Abeille s'éta-
blit à Marseille, où Pierre
Abeille fut nommé viguier
royal en 1555. On trouve
dans les archives de Taras-
con qu'un Louis d'Abeille
était compris parmi les no-
bles de cette ville, dont il
était juge en 1427. Le 10 avril
1669, la famille d'Abeille fut
maintenue dans sa noblesse
par les commissaires du roi, députés pour la véri-
fication des titres. Jean Abeille fut pourvu, le
25 avril 1684, de l'office de secrétaire du roi près
la cour des comptes de Provence, sur la résigna-
tion de Jean-Baptiste de Villeneuve, qui obtint
ses lettres d'honneur le 21 août suivant. Jean-
Louis d'Abeille, seigneur de Rognette, épousa en
1726 Anne-< iabrielle-Catherine d'Albert, fille de
Jean-Baptiste d'Albert, chevalier de Saint-Louis,
commandant l'artillerie en Provence. Il n'eut de
cette union qu'un fils, Jacques d'Abeille, mort en
1755 au service du roi, dans la compagnie des
gardes de la marine du département de Toulon.
Armes : D'azur, à une ruchs d'or accompa-
gnée de trois abeilles de même.
ABRIAL.
Famille de robe, anoblie
sous le premier Empire,
avec titre de comte, qui fut
octroyé à Abrial (André-
Joseph). Xi'' à Annonav (Ar-
dèche). le 19 mars 1750, mort
A Paiis, le 14 novembre
1828. Il fut chargé (1800)
d'organiser la République
parthénopéenne, et devint
ensuite ministre de la jus-
tice, sénateur et pair de
France.
Armes : D'argent, au chêne de sinople, ter-
rassé de même; au chef d'azur chargé d'un
soleil d'or.
Ce nom est destiné à s'éteindre, le dernier repré-
sentant, M. Léon Abrial, député, étant mort ne
laissant qu'une fille, la vicomtesse de Villèle, de-
meurant à Montech (Tarn-et-Garonne).
ABRIC DE FENOUILLET.
Cette famille est originaire
du Languedoc.
Maurice Abric de Fenouil-
let rendit hommage au roi le
23 décembre 1776, pour les
seigneuries de Fenouillet et
de L'hom ; il reçut en don,
par arrêt du Conseil du roi,
en date du 26 janvier 1770,
moyennant une redevance
annuelle d'un éperon d'or,
plusieurs terres appartenant
à Sa Majesté et situées dans
la baronnie de Meyrueis en Languedoc.
Armes : D'azur, au chevron cousu de gueules,
accompagné en chef à dextre d'un soleil d'or, et,
en pointe, d'une montagne à six coupeaux
d'argent adextrée d'un arbre d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Abric de Fenouillet ( Xavier-Marie-
Léon ce-Maurice). — Résidences: Cannes
(Alpes-Maritimes), et château des Fons. par
Pompidou (Lozère) ; marié en 1861 à Marie-
Euffénie-Louise Testanière de Miraval.
Enfants: a) Jeanne-Marie-Marguerite;
b) Victor- Adolphe-Maurice, avocat à Mont-
pellier; c) Léonce-Marie-Camille.
ACLOCQUE DE SAINT-ANDRÉ.
Cette famille est originaire
d'Irlande, d'où un de ses
membres vint en France à
la suite de Marie Stuart et
forma la branche de. Picar-
die. Un autre passa sur le
continenl avec le roi Jacques
Stuart, et fut l'auteur du ra-
meau établi à Taris : André
Arnoult Aclocque, qui, au
20 juin 1792, chef de batail-
lon de la garde nationale,
protégea les jours du roi
Louis XVI, et qui mourut
en 1810; sa veuve lui a survécu jusqu'en mars
1827 (Moniteur du 2b mars). En récompense de sa
conduite en cette circonstance, son dis André
Aclocque fut anobli le 11 novembre 1814 et obtint,
— 13
— i'i —
le 31 janvier 1815, l'autorisation d'ajouter à son
nom celui de Saint-André. M. Aclocque aîné, chef
de la 11 e légion d'Amiens, père d'un capitaine
d'état-major de la garde nationale, fut anobli en
1816 (Moniteur du 4 avril). Un autre membre de
la famille, ancien conseiller municipal d'Amiens,
reçut aussi des lettres de noblesse en 1826.
Armes : Tiercé en fasces : au \,de gueules, au
lis de jardin, au naturel, adeœtré d'un bou-
clier d'or ; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom-
pagné de trois cloches dumême; au 3, d'argent,
au palmier de sinople.
ADORNO DE TSCHARNER.
L'état historique de cette
famille nous est inconnu.
Armes: D'or, à une bande
échiquetée d'argent et de
sable à trois tires.
REPRÉSENTANT
ACTUEL :
Adorno de Tschar-
ner (Antoine-Charles),
général, chef d'état-ma-
jor du 10 e corps d'armée,
à Rennes (Ille-et- Vilaine).
AGAY (cT).
Cette maison, qui appartient à la Franche-
Comté et à la Bretagne, est connue depuis le
xv siècle.
Hugues d'Agay vivait à Poligny en 1463. En
1766, François d'Agay reçut des lettres patentes
de comte.
Au siècle dernier également, Marie-François
Bruno, comte d'Agay, fut intendant de Bretagne
et président au grand conseil.
Cette maison a, en outre, fourni des magistrats
à la cour des comptes de la Franche-Comté, des
chevaliers de Saint-Louis, des chevaliers de Malte
(1773), des gouverneurs de places et des officiers
supérieurs de toutes armes.
Armes: L'or, au lion de gueules; au chef
d'azur.
Couronne de marquis.
I Jimier : Le lion issant de Vécu.
AGUADO.
Le marquis de Las Marismas del Guadalquivir
(Alexandre-Marie Aguado), de l'ancienne famille
des comtes de Montelerios, et non d'origine juive,
comme le dit Bouillet dans les anciennes édi-
tions de Séville. naquit le 29 juin 1784, dans cette
ville où résidait l'aîné de la famille Aguado,
le comte Alexandre de Mon-
telirios. < ladet de. famille no-
ble, il entra en cette qualité
dans l'armée espagnole, où
sa bravoure et ses connais-
sances de l'art militaire lui
valurent promp'tement le
brevet de colonel du 1er lan-
ciers.
A l'époque de l'occupation
de la Péninsule par l'armée
française, le maréchal Soult
rattacha le colonel Aguado à
la cause française, et le prit
en qualité d'aide de camp.
Lorsqu'en 1828, la France et l'Angleterre insis-
tèrent toutes deux pour obtenir du cabinet de
Madrid le payement des sommes considérables
qui leur étaient dues par la trésorerie espagnole,
la France menaça de ne point évacuer la Pénin-
sule, tant qu'il n'aurait pas été fait complètement
droit à ses réclamations, s'élevant à 92 millions
de francs. Un échange de notes très vives eut lieu
entre les deux cabinets. A ce moment critique,
M. Aguado vint au secours de l'héritier de la mo-
narchie de Philippe IL La révolution de juillet
1830 mit fin à cet état de choses, et le trésor de
Madrid cessa alors de payer toute espèce d'inté-
rêts. Mais M. Aguado n'en avait pas moins rendu
un immense service au roi catholique, qui, par
reconnaissance, non seulement le décora du titre
de banquier de sa cour et de la croix de ses diffé-
rents ordres, mais le créa, en outre, marquis de
Las Marismas del Guadalquivir.
En 1828, le roi lui conféra la croix de la Légion
d'honneur en même temps que la chancellerie lui
expédiait des petites lettres de naturalisation.
Armes : Écartelé : au I parti : aul, de pour-
pre, à la tour d'argent, ouverte de sable, sur-
montée d'une //miette d'or: au 2, de gueules, à
qualrebandes d'or, à labordure d'azur, chargée
de quatre fleurs de lis d'or ; au II coupe: au 1,
d'argent, à la chaudière de sable en chef et à
l'aigle noir de gueules en pointe; au 2, d'azur,
à deux renards d'argent, l'un sur Vautre, pas-
sant devant un olivier de sinople, à la bordure
de gueules; au LU coupe : au 1, d'argent, à
deux renards passant et contournés d'azur,
l'un sur l'autre, la bordure de gueules, char-
gée de quatre étoiles d'or', au 2, de sable, au
lion léopard é d'argent: au IV, d'argent, à la
fasce d'azur, accompagnée de deux renards
passant au naturel, l'un en chef et l'autre en
pointe.
Devise : Nigrasum, sed forMosa.
AIGNANuH.
L'origine de cette famille est essentiellement in-
certaine; on la trouve mêlée à toutes les affaires
— 15 -
— 16 —
de la ville de Toulouse et
de la province, jusque bien
avant le xv siècle.
Elle était divisée en trois
branches :
1° Branche ainée d'Ai-
gnan, marquis d'Orbessan,
possédait un superbe châ-
teau dans la paroisse de ce
nom. Un de ses membres a
laissé un nom dans la litté-
rature ; le dernier de tous
était premier président au
parlement de Toulouse au
moment de la Révolution;
2° D'Aignan du Sendat avait un château de ce
nom dans la paroisse de Roquetaillade ; il est en
ruines. L'abbé d'Aignan du Sendat, archidiacre
de Sainte-Marie d'Auch, mort en 1730, a laissé de
nombreux manuscrits, très estimés au point de
vue de l'histoire locale et provinciale. Depuis la
Révolution, ils sont à la bibliothèque de la ville.
3° D'Aignan de Lasseran, la seule qui existe
encore, ne porte plus que son nom patronymique
depuis la disparition des deux autres.
Paul d'Aignan, capitoul de la ville de Toulouse
en 1710 ou 1713, mort en 1730, avait épousé sa
cousine-germaine Marthe de Pardeillan.
Son fils, Jean-Baptiste, subdélégué de l'intendant
M. d'Etigny, fut chargé, par commission royale
de Louis XV, de délimiter une partie de la fron-
tière entre le Béarn et l'Espagne. Gomme témoi-
gnage de satisfaction, le roi lui envoya son portrait
et celui de la Reine. Ces deux souvenirs ont été
brûlés à la Révolution.
Il avait épousé en premières noces Madeleine
de Miguerie, en secondes noces Glaire de Martres,
dont il eut quatre fils : l'aîné, Clément, était con-
seiller au parlement de Toulouse au moment de
la Révolution; — le deuxième, Gabriel, était lieu-
tenant des maréchaux de France pour la Guyenne
et la Gascogne ;. . — le troisième, Marc, après avoir
été mousquetaire et chevalier de Saint-Louis, en-
tra dans les ordres après l'émigration ; il est mort
archiprêtre de la cathédrale. Il reçut en cette qua-
lité Napoléon 1er, e t ; comme l'empereur remarquait
sa croix, il lui répondit: « Sire, j'ai commencé par
servir mon roi, et maintenant je sers mon Dieu. »
Le quatrième, après avoir été capitaine d'infan-
terie, épousa Marguerite de Bat/,: il en eut deux
fils : Henri et Alexandre, tous deux gardes du
corps de Louis XVIII et de Charles X. Le premier
épousa Alix d'Aignac; il en eut cinq filles et un
tils: il ne reste plus que M">es la marquise de
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et
M me d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore.
Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé
de trois croix d'az-ur.
AIN VAL (<f ).
Cette famille, originaire du Ponthieu, a formé
trois branches principales :
I. Celle des seigneurs de Filles-Camps parait
s'être éteinte avec les enfants de Louis d'Ainval,
page de la petite écurie du roi en 1730, frère de
Marguerite d'Ainval, mariée à Antoine de Mais-
nel, seigneur de Beaufort.
IL La branche dite des seigneurs de Hen eut
pour dernier rejeton mâle Jean-Frédéric-Armand
d'Ainval, qui avait épousé, en 1775, Anne-Elisa-
beth de Rély, dont il eut Marie-Jeanne-Elisabeth
d'Ainval, femme de Louis-François, marquis de
Sarcus, morte le 30 décembre 1804.
III. La branche dite des seigneurs du Frétoy,
qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, était repré-
sentée en 1789 par Jacques-Antoine et par son
frère Charles-Félix d'Ainval, colonel de cavalerie,
chevalier de Saint-Louis, qui épousa en secondes
noces Marie-Geneviève de Louvencourt et mourut
sans postérité masculine.
Jacques-Antoine d'Ainval du Frétois, gendarme
du roi, chevalier de Saint-Louis, épousa Marie-
Joachime Martel, dont il eut deux fils :
Antoine-François d'Ainval, l'aîné, garde du
corps du roi Louis XVIII, a épousé, en 1821, Cla-
risse-Agathe Dupressoir de Nauroy, dont il a eu :
lo Gabriel-Antoine d'Ainval, né en 1835, marié en
avril 1870 à M lle de Gerbois; 2° Louise- Antoinette,
femme d'Alphonse Jousselin, inspecteur des
forêts.
Antoine d'Ainval, le puîné, garde du corps
comme son frère, est mort en 1855, laissant trois
filles.
Armes : D'argent, émanché de gueules, à la
bande d'azur côtoyée de deux cotice s de même et
brochant sur le tout.
ALAMARGOT.
Cette famille est originaire du Bourbonnais et
descend des seigneurs de Fontbouillaud, de Glu-
zeau, de Villiers, etc.
Nous trouvons en l'an 1000 un Nicolas Alamar-
got secrétaire du roi.
Armes : D'argent, à une pie au naturel.
Nous trouvons encore : D'argent, à une pie au
naturel à un chevron d'argent accompagné de
trois gibeûsières de sable liées d'or.
Une famille d'Alamargot a porté : De sinople, à
une fasce d'argent, chargée d'une pie de sable.
ALAYER DE COSTEMORE (>/').
Cette famille, originaire de Digne, en Provence,
a fourni de nombreux officiers aux armées
royales.
Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros,
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin
— 17 —
— 18
de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière
d'Arc.
Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur-
monté <T une branche de laurier de sinople; au
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Alayer de Costemore (Auguste d'),
chef actuel de la famille. Résidence :
Marseille. Marié le 17 février 1857 à Emma
Plagniol.
Enfants : a ) Auguste-James ; b) Léonce,
marié le 28 janvier 1888 à Amélie Rivière
d'Arc, dont deux fils : Jacques et Jean.
ALBENAS (cf).
Noblesse établie à Som-
mières , en Languedoc ,
1608, originaire de Nîmes,
seigneurs de Gajan depuis
1521.
Raymond d'Albenas, pro-
fesseur es loi, servait le roi
en 1359 ; dans la cavalerie.
Il était au combat qui fut
donné en Gascogne entre les
Anglais et les Français, en
l'an 1351.
On lit dans l'histoire du
Languedoc que l'archevêque
d'Auch, commandant dans la province du Lan-
guedoc, convoqua la noblesse de la sénéchaussée,
avec ordre de se trouver à Toulouse le 1er jan-
vier 1350 ; il donna des lettres de répit, le 4 dé-
cembre 1346, à noble Raymond d'Albenas, profes-
seur es lois, qui était actuellement en armes au
service du roi dans la présente guerre de Gasco-
gne, à la suite de Bernard de Perme, seigneur de
La Guépie, pour ne pas se trouver à cette assem-
blée des nobles de la sénéchaussée.
Dans un livre manuscrit de l'ancienne biblio-
thèq'ie de Harlay, intitulé Registre du parlement
de Paris, coté n° 7, folio 523, déposé à la biblio-
thèque des bénédictins de l'abbaye royale de Saint-
Germain-des-Prés, à Paris, on trouvait non seu-
lement la lettre de répit, mais encore le certificat
de ses services, donné par Bernard de Perme, sous
fes ordres duquel Raymond d'Albenas servait,
'[adressé au parlement, daté du 16 décembre 1349;
et la lettre du roi Philippe de Valois, à sou parle-
ment de Paris, du 18 janvier 1350, qui ordonne
l'enregistrement de cette lettre de répit, ce qui fut
exécuté le 8 avril 1350.
Il y est qualifié de noble et de professeur es
lois, qualité distinguée que prenait la noblesse
qui composait les parlements et qui jugeait les
peuples.
On voit dans des actes du procès de Philippe
le Bel, en 1303, contre le pape Boniface VIII, que
les chevaliers Pierre Flotte, Duplessis, Guillaume
de Nogaret prennent cette qualité de professeurs
es lois.
Raymond d'Albenas épousa, en 1360, Garice
Azat.
Emile d'Albenas épousa, en 1387, Anne de
Gondrin.
Paul épousa, en 1430, Gillette Ponchut, fille de
Claude Ponchut et de Julie d'Arennes, connu
dans l'histoire de Nîmes. Il fut élu premier consul
de cette ville en 1454; il était docteur es lois,
lieutenant du sénéchal de cette ville en 1462, au
rapport de Ménard (Histoire de Nîmes, t. IV,
p. 385, et t. VI, p. 7 et 24).
Il est compris dans le rôle de la représentation
des nobles de la sénéchaussée de Beaucaire et
de Nimes, pour le service du ban et arrière-ban.
Ces rûles, qui existent encore aux archives du do-
maine de Montpellier, sénéchaussée de Nimes en
général, première liasse, n° 3, sont rapportés par
Dom Vaissette (Histoire du Languedoc, t. V,
p. 18, et aux Preuves, p. 15).
Par son testament du 16 mars 1464, reçu par
Génian de Denidis, notaire de Nimes, il fait héritier
Louis, son fils aîné, lègue à Claude, qui mourut
sans postérité.
Selon Ménard (Histoire de Nîmes, t. III, p. 53,
et aux Preuves, p. 327), le roi de Portugal, Al-
phonse V, logea chez lui le 3 septembre 1475; la
preuve citée ci-dessus est un compte rendu par les
consuls de leur administration et de la dépense
qu'ils firent pour la réception du roi.
Armes : De gueules, à un demi-vol d'argent,
accompagné de trois étoiles d'or, 2 en chef et 1
en pointe.
ALBIS (cD.
Famille de robe, originaire du Rouergue, dont
la filiation remonte, en 1639, à Laurent d'Albis,
seigneur de Gissac et de Boussac.
Elle est divisée aujourd'hui en trois branches:
la branche de Belbèze, la branche de Gissac et
celle de Razengues.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, accompa-
gné en chef d'un croissant d'or accosté de deux
étoiles du même.
Devise : Albus in albis.
La branche de Razengues blasonne : D'azur, au
semé d'étoiles d'argent, treillissé du même.
ALDEBERT (cV).
La famille d'Aldebert existait dans le haut Lan-
guedoc dès le commencement du xn e siècle.
Pierre d'Aldebert, chevalier, consul de Nîmes,
19
— 20 —
figure dans une charte ac-
cordée, en 1144, aux habi-
tants de cette cité, par Ber-
nard-Aton, vicomte de Nî-
mes. Ce vicomte, par une
autre charte de l'année 1151,
promulguée avec le con-
sentement de la vicomtesse
Guilelme, sa femme, fit une
concession féodale à Pierre
d'Aldehert, à Bernard de
Portevieille, et à Bertrand
de Montmirail, tous consuls
de la ville de Nimes. Pierre
d'Aldebert était parvenu à la chevalerie lorsqu'en
1163 il prêta serment de fidélité à Raymond V,
comte de Toulouse. 11 fut présent, en 1175, avec
Pons de Vezenobre, chevalier, Guillaume, évêque
de Narbonne, à une donation faite à l'abbaye
Saint-Sauveur, par Bertrand et Pierre Bernard des
Arènes, père et fils. On juge, par le rapport des
temps, que Bertrand et Guillaume d'Aldebert
furent présents au traité de paix conclu en 1162,
entre Guillaume VII, seigneur de Montpellier, et
les seigneurs de Pignan.
Cette famille a formé diverses branches. L'aînée
de ces branches, la seule existante de nos jours,
reconnue l'aînée suivant un acte du 25 fé-
vrier 1730, et confirmée dans sa noblesse par
lettres de S. M. Louis XVIII, du 21 juillet 1818,
où se trouve rappelé le jugement de 1671, a eu
pour auteur :
Jean-Pierre Aldebert, premier du nom, lequel
quitta le diocèse de Narbonne, où résidait sa
famille, et fut s'établir à Sauve, en bas Langue-
doc, dans les Cévennes.
Armes : D'azur, à l'aigle d'argent, accompa-
gnée en pointe d'un croissant du même.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions affrontés.
ALÈGRE {cV).
Seigneurie considérable de l'Auvergne, qui a
donné son nom à deux maisons différentes, dont
la première, d'origine chevaleresque, llorissait dès
le cummenceinentdu xme siècle. Armandd'Alègre,
premier du nom, chevalier, vivait en 1225. Eusta-
che d'Alègre, qui épousa Sibvlle de la Rom, fit
un échange de rentes avec Guignes de La Roche-
Reignier, en 1300, et renouvela l'hommage qu'Ar-
mand d'Alègre, deuxième de ce nom, avait rendu
à l'évêque du Puy en 129 A . Cette première race
s'éteignit , vers 1361 , par la mort d'Armand
d'Alègre, troisième du nom, dont le neveu, Ber-
trand de Saint-Nectaire, héritier, céda la baronnie
d'Alègre à Jean de France, duc de Berry et d'Au-
vergi.e. Klle avait pour armes : De gueules, semé
de fleurs de lis d'or.
Moiïnot, seigneur de Tourzel, favori du duc de
Berry, reçut en don de ce prince la terre d'Alègre,
en 1385, et forma la seconde maison de ce nom. A
cette nouvelle race, appartenaient : Pierre d'Alègre,
tué à Azincourt en 1415 ; Yves 1er, tué à Tartas, en
1444; Yves II et Jacques, son fils, a Ravenne en
151:?. La baronnie d'Alègre fut érigée en marquisat
par lettres du mois de mars 1576, en faveur d'Yves
d'Alègre, échanson du roi Henri III.
La souche se divisa en deux branches : l'aînée
s'éteignit le 9 mars 17-' >3 par le décès d'Yves, mar-
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg,
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en
1712 et fut créé maréchal de France en 1724.
La branche cadette, celle des seigneurs deBeau-
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier.
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au-
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene-
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no-
vembre 1747.
La maison d'Alègre a contracté des alliances
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert,
d'Estouville, etc.
Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma-
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre.
ALEMAN DE MONTRIGAUD.
Cette maison a produit un cardinal, archevêque
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute-
nants au gouvernement du Daupbiné, des com-
mandants d'année, des conseillers et cbambellans
de nos rois. Soffrey Aleman.
dit le capitaine Molard,
compagnon d'armes du che-
valier Bayard, s'illustra sous
les murs de Brescia et fut
tué à la journée de Ra-
venne ; Bararchin Aleman
deRochechinard suivitChar-
les VIII en Italie et périt, en
1486, à la défense deNovare.
En 1450, il y eut un con-
cordat fait entre quinze
branches en présence de
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute-
raient à leurs armes le blason des seigneur» de
Valbonnais, leurs aines.
Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré-
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine.
— 21 —
22 —
Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei-
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi-
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé-
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis.
Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré-
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils :
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté-
rité, et institua pour héritier son frère par testa-
ment du 10 mars 1007.
Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses
preuves de noblesse avec son frère, lors de la
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por-
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719.
Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons-
tance Sillaux, dont il eut :
1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé-
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine,
décédé en 1810.
Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi-
cier de marine, est mort en 1851.
Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or,
à la bande d'argent brochant sur le tout.
Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in
corde, quoi in armis.
ALEXANDRE (d>).
L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes.
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle-
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi-
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo-
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre-
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou-
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands
Gordeliers à Paris.
Cette famille est restée en Basse-Normandie jus-
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier
en 1431, du Mourieux en 1500, etc.
De Joseph Alexandre qui précède, descend mes-
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis
à son premier voyage en Terre Sainte.
Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes
éployée, becquée et onglée d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou-
ronnées et terrassées de sinople.
Cimier: Deux têtes naissantes du champ des
a ri, tes.
Nous trouvons encore :
D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou-
ronnées d'or.
D'or, au renard d'azur, la tète contournée;
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or.
(Normandie, généralité de Caen, famille ano-
blie en 1570).
Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar-
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or,
et, en pointe, d'au trèfle d'argent.
ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT).
La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei-
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan-
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri,
et à écarteler ses armes de celles de cette maison.
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou-
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de
Monterano, fut le premier de la famille qui vint
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar-
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7.
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où
ils sont alliés aux meilleures familles du pays :
la généalogie complète de la famille, depuis 1580,
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie,
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie
complète: on fait actuellement des recherches en
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail.
La famille a eu des membres illustres dans
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com-
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna-
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal-
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte
d'Alexandry.
Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a-
zur à l'oranger de sinople fruité d'or.
Couronne de baron.
Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre
une banderolle flottante sur laquelle est écrit :
pulchiori detur.
Supports : Deux lions d'or lampassés de
gueules.
La famille actuelle est représentée par
23 —
— 24 —
trois fils et une fille du baron d'Alexandrv,
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi-
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau-
rice et Lazare et autres ordres, mort le
28 octobre 1894 :
1° Alexandry d'Orengiani (B on Lu-
cien cT). — Résidence : château de Mont-
chabod (Savoie), veuf de M llc Brascoren
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ;
2° Humbert, officier des haras. — Rési-
dence : château de Chiron, par Chambéry,
marié avec M lle de La Forcade de Tauzia,
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph,
c) Osmin, d) Camille.
3° Michel, lieutenant de cuirassiers. —
Résidence : château du Puy (Savoie), marié
avec M lle de Nerville, dont : a) Paul,
b) Inès;
4° Marguerite, mariée avec le comte
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham-
béry.
ALFONSE ou ALPHONSE (d").
La famille d'Alfonse, ou
d'Alphonse, est originaire de
l'île de Corse.
Les d'Alfonse passèrent
en France avec le maréchal
d'Ornano, leur parent, après
avoir vu leurs biens spoliés
par les Génois, pour leur
attachement à la France.
Une branche s'établit à
Avignon, et une autre, celle
des d'Alfonse de Petraupolo,
à Bordeaux. Cette dernière
se fondit avec celle d'Avi-
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen-
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. —
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar-
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon.
Ils eurent trois fils dont :
Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil-
liers de l'Isle-Adam, et :
Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na-
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses
recommandables services au fait de nos galères et
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle
plusieurs fois exposée pour notre dit service
Donné à Blois au mois de mars 1540. »
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent
enregistrées au parlement de Provence le 23 mai
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent
confirmation des précédentes et furent enregistrées
en la chambre des comptes de Montpellier, le
22 juin 1556.
Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu-
sieurs enfants, parmi lesquels :
Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom-
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des
Chartreux, près les thermes de Dioclétien.
Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent :
Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas-
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga-
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice
romain sontproduitespour le jugement de noblesse
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils
eurent :
1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662.
11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye.
Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de
marine, qui moururent au combat de LaHagueou
des suites de leurs blessures.
2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju-
gement de M e de Bezons, député par le roi pour la
vérification des titres de noblesse le 19 décem-
bre 1668.
Jean, fils de Louis, marié par contrat du
12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines,
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu-
rent :
1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice
romain, conseiller au parlement de Bordeaux,
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse,
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo,
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc-
tobre 1779.
2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774.
3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745.
4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal-
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva-
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret
en 1747. Ils eurent pour fils :
Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan-
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775
Marthe de Sarret. Ils eurent :
1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778,
mort sans postérité.
2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et
26 -
de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817.
N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis
d'Alfonse et de patrice romain.
Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur
une montagne de six coupeaux de sinople, por-
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de
lis d'or.
Devise : Ubique pro liliis bellaturi.
ALLIÉ (cV )
Nous trouvons : une première pièce originale,
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à
une vente faite par un boucher de Montbard à
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches.
Armes : De gueules à deux fasces d'or.
ALMELDAu/ )
Maison dos plus illustres de Portugal, qui a
produit île grands hommes. Frère Bernard de
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu-
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été
mariée deux fois.
Les autres branches sont :
I e Celle d'Almeida Contador ou chef de la
branche des comtes.
2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans
l'ordre du Christ, etc.
3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un
gouverneur de Centra en Afrique.
4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô-
tel du roi, etc.
François d'Almeida, le premier vice-roi des
Indes, fut un des plus grands hommes que cette
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509,
âgé de soixante ans.
Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or,
2 2 et 2
Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur-
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or.
ALTON-SHÉE (<T)
La maison (l'Alton, dont
l'origine se perd dans la
nuil des temps, vint s'éta-
blir en Irlande au xie siècle.
A cette époque, on trouve un
• l'Alton qui suit la fortune
deGuillaume le< ionquérant.
Plus tard, douze de ses des-
cendants portèrent les ar-
mes sous Jacques IL
bue branche de cette fa-
mille vint se ûxeren France :
elle était représentée par
Guillaume d'Alton, qui fai-
sait partie de la brigade noble irlandaise.
A partir de cette époque, le nom des d'Alton
appartient à l'histoire militaire. Ils ont produit,
dans ces derniers temps, un généra] de division
sous la Bestauration, deux colonels et un feld-
maréchal au service de l'Autriche, un gouverneur
des Pays-Bas, etc.
Le père du comte Charles, général à quarante-
deux ans, a été enlevé en 1866, par une mort pré-
maturée à une carrière des pins brillantes. Les
membres existants sont les petits neveux de
James d'Alton qui, avant épousé la tille du comte
Shée, a été autorisé à ajouter le nom de Shée à ce-
lui de d'Alton.
Armes: D'azur, a un lion d'argent accompa-
gné de cinq fleurs de lis d'or. \! en chef et 3
en pointe.
AMBLY u/1.
La terre et seigneurie d'Ambly, dans le Réthe-
lais en Champagne, a été érigée en marquisat, par
lettres patentes du mois de novembre "1768; en
faveur de G'.aude-Jean-Antoine d'Ambly, maré-
chal des camps et armées du roi. Ces lettrés d'é-
rection ont ('dé enregistrées au Parlement de Paris
le 12 mai 17G9, et en la chambre des comptes le
8 janvier 1770.
Cette terre d'Ambly a pris son nom d'une des
plus anciennes maisons de la Champagne, aussi
distinguée par ses services ([n'illustres par ses
alliances, et les dignités et emplois dont ceux de
ce nom ont été revêtus.
Pour prouver l'antiquité de la maison d'Ambly,
il suftit de dire que Regnault, le premier seigneur
d'Ambly, dont on ait une particulière connais-
sance, vivait il va plus de oui i ans. Il possédait
cette terre de son nom, et était un grand seigneur
eu égard au nombre des terres énoncées dans
l'acte de partage de sa succession. Il rendit son
nom illustre et glorieux en commandant une
armée navale pour le service de son prince et de
la religion à une des croisades de sainl Louis. Des
mémoires authentiques disent qu'il fut connétable
de Bourgogne. Pepuisce Regnault, seigneur d'Am-
bly, jusqu'à présent, on justifie une libation suivie
\
— 27 —
— 28 —
et exacte de ses successeurs, qui possèdent la
même terre d'Ambly, le même nom et les mêmes
armes.
Le dernier marquis d'Ambly (Jean-François-
Charles-Louis) est mort il y a 25 ans., ne laissant
après lui que des filles : 1" Béatrix, mariée à
M. de Raucourt; 2° Marie, mariée au vicomte
Charles-Albéric de Rotalier; 3° Hélène, mariée au
comte Eb les d'Argy; 4° Edwige, mariée au comte
Arthur de Saint-Cricq.
La maison d'Ambly est donc éteinte dans toutes
ses branches.
Armes : D'argent, à trois lions de sable lam-
passés de gueules.
Couronne de marquis : Casque taré de front
armé de son bourrelet et de ses lambrequins d'ar-
gent et de sable.
Cimier : Un épervier au naturel, grilletê et
longé d'or.
Supports : Deux lions ou deux sauvages de
carnation, appuyés sur leur massue au naturel.
AMPHERNET (>/' i
Famille d'origine chevaleresque de la province
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil-
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383.
Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites
au cabinet des ordres du roi.
Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786,
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont-
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel-
langer.
Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or.
AMPHOUX (Vf)
Cette famille est originaire de Saint-Auban,
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux,
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer
leur blason en 1697 dans l'armoriai général.
Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus-
sons d'argent dans les claires-voies.
ANDELOT ((/')
La maison d'Andelot, une des plus anciennes et
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro-
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes
populaires dans 1rs montagnes de la Franche-
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva-
liers contre les infidèles, sans nous transmettre
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons
de Bourgogne.
Elle a produit des généraux d'armée, des gou-
verneurs de villes et de places, de grands digni-
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com-
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude,
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les-
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres.
Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième
ascendant, le présenté non compris.
Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc.,
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre
corps à corps avec le roi François 1er, q U i i e blessa
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions
diplomatiques en France et ensuite à la cour de
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente.
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der-
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite
au monastère de Saint-Just, après son abdication.
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon-
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas,
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se
distingua par son courage et son dévouement
pendant les terribles luttes religieuses des Pays-
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour-
gogne.
Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763.
Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813,
était l'unique représentant mâle de la maison
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité.
La famille serait donc éteinte.
Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or,
brochant sur le loui ,
Supports: Deux sauvages armés de massues.
Couronne de marquis, à huit tleurons comme
celle des ducs en France.
29 —
30 —
Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou-
ronné d'or.
Devise : Les combats sont mes ébats.
ANDLAU (cT).
Cette ancienne famille est originaire d'Alsace,
où est située la petite ville qui lui a donné son
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines,
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis-
tance se dresse une autre antique forteresse, celle
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap-
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba-
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean-
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays;
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?)
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An-
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau,
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An-
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan-
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com-
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin,
et plusieurs autres membres de cette famille
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de
1696.
Armes : D'or, à la croix de gueules.
Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier.
Devise : Simplicitas, fidelilas.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Andlau (G tesse Gaston d'), née Berthe Le
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles :
Matbilde et Laurence.
Branche cadette
1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de-
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18,
rue Bavard, à Paris et château du Vernay,
par Nevers (Nièvre).
2° A. (G lesse Geneviève â?).— Résidences :
26, avenue Montaigne, à Paris, et château
de Voré, par Rémalard (Orne).
Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux
autres branches collatérales qui ont pour chefs :
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An-
dlau-Hambourg.
ANDRAS DE BÉOST.
Famille originaire du Forest où elle est posses-
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs
conseillers au parlement des Doinbcs.
Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can-
tonnée de quatre grenades du même.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Andras. baronne de Béost. née de La
Teyssonnière, château de Béost, par Von-
nas (Ain).
Enfants : a) Paule, mariée au marquis
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne,
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma
rie.
ANDRAUD DE PARPALEIX.
La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix,
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont-
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen-
sent qu'elle est une branche cadette de la famille
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef
les trois étoiles de son écu héraldique.
Son premier rejeton connu est Pierre Andraud
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna,
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li-
vres six deniers pour quatre mois de ses gages.
La filiation authentique, établie sur pièces et
actes originaux existant aux archives de la biblio-
thèque, dans le char trier de la famille et dans les
registres de l'état civil, remonte à Antoine An-
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599.
Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta,
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700,
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour-
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei-
gneur de Montrodez.
Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé
de trois étoiles de gueules.
ANDRÉ (ef).
La famille d'André, originaire de Provence,
compte au nombre de ses illustrations Anselme
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut,
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An-
dré, conseiller au parlement de Provence, député
— 31 —
32
de la noblesse aux États généraux de 1789, émi-
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe-
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et
lui conféra tous les privilèges attachés à la no-
blesse autrichienne.
Armes : D'or, au sautoir de gueules.
Supports : Deux lions.
Nous trouvons encore :
D'argent, au chevron de sable acccompagné de
trois trèfles du même.
De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé
d'un soleil d'or.
ANDRÉA DE NERCIAT.
La famille Andréa de Nerciat a possédé sous
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle-
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do-
maine situé dans le Bugey (arrondissement de
Gex). La charge occupée par la famille conférait
la noblesse et le domaine était inaliénable. En
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été
fortement compromise par la perte de divers pro-
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat,
renonça à occuper la charge paternelle et alla
prendre du service parmi les gentilshommes fran-
çais envoyés pour combattre le stathouder de
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors-
que ce corps fut licencié par le ministre, comte
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo-
nibilité.
A la Révolution, il fut des premiers à émigrer
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo-
bre 1783.
Après avoir quitté la France, il se rendit à la
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il
fut nommé directeur des bâtiments civils de la
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in-
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI.
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home,
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut
à Naples au mois de juin de la même année. Il
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août
1788.
Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou-
vrages ont eu une très grande vogue dans les der-
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont
écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à
la littérature licencieuse.
Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre-
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che-
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>.
Il est question de lui dans les diverses histoires
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre
Dumas, etc.).
Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli-
que Condamin de Chassan , trois enfants :
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc-
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il
remplissait les fonctions de chancelier du consu-
lat général de France, le 22 novembre 1847;
2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783,
entré dans la marine comme simple pilotin en
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812,
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar-
rivée du grand empereur.
En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte
dans la division navale chargée du blocus d'Alger.
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton-
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du
roi de France. Une des prétentions de ce souve-
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut
précisément la cession par la France de ce brick
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré-
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca-
mille Rousset).
Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de-
manda à quitter son commandement et ne reprit
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam-
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La
Bretonnière et termina sa carrière comme com-
mandant de l'école navale, commandeur de la
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis.
3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De
son mariage avec Louise Grapart de La Noue
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux,
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833,
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep-
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle-
ment capitaine au 145 e d'infanterie. Il est le seul
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une
fille Simone, né le 20 octobre 1892.
La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha-
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de
Morangiès.
Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent à dextre et
- 33 —
34 -
à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable,
et, en pointe, d'un croissant d'argent.
Couronne de baron.
Supports : Deux levrettes.
ANDRÉ DE LA FRE3NAYE.
Cette famille, originaire de Normandie, a été
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus
dans le service du roi.
Les lettres de noblesse nomment André de la
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette,
d'Escajeul et autres lieux.
Cette famille a vu se fondre en elle celle des
Vauquelin, d'origine cbevaleresque.
Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet,
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué-
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville,
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc.
Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles
d'azur.
ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS-
SERIE.
Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje,
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de
Bélinay.
D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa M lle de
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua-
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G).
Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669,
M"' Choumerliac.
Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles-
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils
d'Elie, épouse M Ue de Boyer, sa cousine, au qua-
trième degré de consanguinité, après l'enregis-
trement sur les registres de l'église paroissiale de
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour
dispense entre parents.
Le mai 1736 (contrat de mariage Dellestable,
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière-
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com-
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc.
Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ;
l'un, François, prit en son contrat de mariage,
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran-
Tome II.
çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et
de lia Rousserie. François André n'a pas de des-
cendants.
Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou-
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de
Chirac.
Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé-
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé-
livrés au nom de Louis André de La Rousserie.
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis
André de La Rousserie, docteur en médecine, en
présence et du consentement de son père Germain-
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo-
cat au parlement.
En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé-
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné-
ral Delmas, il put gagner Paris.
Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie,
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice
le premier nivôse, an second de la République.
Son fils unique, Germain-Gaspard André de La
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa-
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major,
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo,
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis
de Mauriac.
Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A;
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
André de la Rousserie (Adrien-Michel),
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel,
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal),
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo-
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep-
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont :
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une
fille, mariée au docteur Galary.
ANDRIEU (cl").
Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu-
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon-
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma-
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei-
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant
l'an 1529.
Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char-
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa-
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules.
— 35 —
36 —
ANDUZE (cQ.
La seigneurie d'Anduze est une des plus an-
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar-
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac,
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas
d'Airebaudouze.
C'est de Jean que descendaient les barons d"An-
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron
d'Anduze, était président de la cour des aides de
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos-
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron
d'Anduze.
François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com-
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres
patentes du mois de novembre 1645.
Armes : De gueules, au château sommé de
trois tours d'or.
ANGOSSE ((F).
Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était
transportée dans le Béarn par suite de diverses
substitutions féodales et d'alliances contractées
avec les familles les plus distinguées de ce pays.
Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné-
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à
la bataille de Navarette.
Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam-
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis-
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils
qui furent successivement appelés à la pairie.
L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er.
Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal,
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou-
ronné de même et accosté de deux merleltes
affrontées de sable, couronnées d'argent.
Devise : Deo duce, comité gladio.
ANJOU (<f).
Famille noble et ancienne de Pertuis en Pro-
vence, dont la filiation remonte à René d'Anjou,
qui, suivant la tradition, fut filleul du roi René,
comte de Provence, et établi par ce prince son
bailli en la ville de Pertuis. Il épousa, par contrat
du 28 décembre 1475, passé devant Mougis. notaire
de ladite ville, Anne Barbany.
Cette famille a formé trois branches: la première
s'est éteinte dans la personne de Marguerite-
Françoise-Paul ette d'Anjou, née le 29 juin 1769;
les deux autres branches subsistent encore.
Dominique d'Anjou, de la deuxième brandie,
fut appelé pour servir dans le régiment que devait
lever la noblesse de Provence, en 1746, ce qui est
constaté par la lettre des syndics de ce corps, du
J!> décembre.
Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre-
nant son essor et tenant dans son bec une
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe.
ANSART DU FIESNET.
On trouve des traces du
nom d'Ansart, à Neufchâtel
(Normandie), dès 1060. Un
personnage de ce nom est
cité par l'historien de la con-
quête des Normands (5 e édi-
tion, t. II, p. 386, d'après
Scriplores rerum norman-
norum, page 1023), comme
compagnon d'armes de Guil-
laume le Conquérant; et il
existe encore aujourd'hui
des Ansart en Angleterre.
Dans un manuscrit (biblio-
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano-
blissement de Normandie dont le double se
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray.
La branche normande vint plus tard s'établir en
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute-
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia,
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770,
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra-
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier
dont plusieurs membres furent bénédictins de la
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et
procureur de l'abbaye de Saint-Denis.
Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en
abîme, enflammé de même .
Devise : Ense ardet.
Supports: Deux licornes.
Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des
37'
seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet,
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg
d'Aubigny en Artois.
ANSELME (W i
La maison d'Anselme, anciennement Anselmi,
est originaire de Florence où la souche et la
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une
situation élevée, et donné des ministres aux ducs
de Toscane, des prélats, des commandeurs de
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa-
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi .
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en
1533, un commandant d'infanterie sous le maré-
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées,
un chevalier de Malte, etc.
Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces.
Devise : Pro defensione .
ANTHOUARD (ef)
La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo-
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses
services militaires et par les hauts emplois dont
elle a été revêtue.
Elle a donné un maître de camp de cavalerie au
service de France et aide de camp général du roi
de Suède, un général de division, comte de l'Em-
pire, pair de France et grand -croix de la Légion
d'honneur, un général de brigade, et un colonel
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc.
Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479.
Jacob Anthouard, licencié en décret et grand
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun,
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver-
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par
Edme Thomas).
La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses
papiers domestiques pendant la Révolution, les
ressources pour dresser la généalogie de cette
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con-
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans
le cabinet des titres.
Le jugement de maintenue de noblesse, rendu
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in-
tendant de la province de Bourgogne, ne commence
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré-
taire du roi en 1627.
• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam-
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la
carrière des armes.
Il céda aux sollicitations de ses parents, qui
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha
à sa personne en qualité d'aide de camp général.
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs
négociations importantes auprès des cours de
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus
tard reine de France. Les nombreuses lettres que
lui adressait le monarque détrôné contiennent les
témoignages les plus flatteurs de la confiance et
de l'estime que ce prince lui accordait.
En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé-
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er,
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en
France.
Pierre d'Anthouard, rentré au service de la
France avec le grade de colonel, fut promu à
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en-
voyé quelque temps après comme chargé d'af-
faires de France en Suède, et mourut au retour
de cette mission.
Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815.
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant
au 8 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur,
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale
de Metz, fut créé comte par l'Empire.
Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar-
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2,
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
Les armes du deuxième rameau des comtes
d'Anthouard sont :
E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable,
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i.
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en
fasce.
ANTINu/')
Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine,
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or-
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause,
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres
formant son duché pairie retourneraient au même
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An-
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757,
et son titre s'éteignit avec lui.
Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles,
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de
— 39 -
— 40 —
Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa
femme une inscription qui qualifiait la défunte de
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta
même plus du même titre et prit celui de duc
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi-
gnit aux siennes.
Un procès fut intenté par M. de Pardaillan-
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin,
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés.
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour-
naux du département du Gers (où sont situées
les terres de Pardaillan et de Gondrin).
Une autre famille, qui n'a rien de commun avec
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne-
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint-
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique
d'Antin, qui vivait vers 1582.
Armes : De gueules, à trois lions d'argent à
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du
même, et posée en pal.
ANTIOCHE {d").
La maison d'Antioche a
pour auteur Bohémond I,
prince de Tarente, fils de
îiobertGuiscard, le conqué-
rant Normand, et petit-fils
de Tancrède deHauteville.
A la première croisade;
Bohémond ayant pris la
ville d'Antioche, 1091, elle
lui fut reconnue en sou-
veraineté avec les terri-
toires importants qui en
dépendaient. Il régna sous
le nom de Bohémond I,
] tri née d'Antioche, et sa
descendance directe de-
meura en possession de cette principauté jusqu'en
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) .
A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré-
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan.
Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri-
tière de la maison de Lusignan, eut de cette
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les
armes de Lusignan.
Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié-
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte
de Mas Latrie).
Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux-
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens
considérables, jouirent sous le règne de leur pa-
rente d'une puissance presque sans limites (Arch.
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his-
torique de la maison de Sales).
Pierre et Hector portaient pour armes : De
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch.
de Genève, arch. de Turin).
C'étaient les armes mêmes de Bohémond I,
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV,
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui
sont vermeilles avec les armes de France).
C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu-
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre,
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi-
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du
prince d'Antioche, et la même origine est constatée
dans les procès-verbaux des visites pastorales des
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise.
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson,
Mémoires ecclésiastiques) .
Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom-
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de
Bives, à Genève, et leur descendance conserva
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux
archives de Lyon).
Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.).
François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector,
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme,
Marguerite de Watteville. Par son testament, en
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An-
tioche, son fils posthume, mort sans alliance,
réitéra la substitution, ordonnée par son père,
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de
Turin).
La substitution ainsi établie fut solennellement
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma-
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608.
Percevaude d'Antioche, fille de François et hé-
ritière de la substitution établie par son père et
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty,
— 41
à->.
fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille,
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en-
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné,
que se continua la maison d'Antioche et le nom,
suivant le sang, se transmit sans interruption.
Charles de Brotty appartenait à une illustre
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances
depuis le xm 1 siècle. (Arch. de Turin).
Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs
d'or, 2etl.
Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel
général de l'armée des carabiniers, capitaine des
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou-
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs
places- fortes, etc.
Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par
une succession assez rare de sept fils, unique
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar-
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux,
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre-
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa-
deurs.
Par une destinée singulière, la maison d'An-
tioche, partie de France avec Robert Guiscard,
fondée avec les succès des armes françaises en
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran-
çaise par l'annexion delà Savoie à la France.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées
de fasce.
Cri : Vaillance.
REPRESENTANT ACTUEL :
Antioche (Mario - François - Ferdinand -
G 18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de
l'Université; château de Nernier (Haute-
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et -
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso,
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi-
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du
Saint-Empire romain germanique, marié à
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri-
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars
1890.
Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte
de Bellissen-Dcrran ;
2° Marguerite.
ANTOINE ((V
Cette famille, qui forma
trois branches à Aix.où elle
étaitconnuedepuis près d'un
siècle et demi, tire son ori-
gine de la ville de Florence,
d'où elle passa à Marseille
vers l'an 1530. Antonio
d'Antoine fut le premier qui
s'établit dans cette ville.
Armes : D'azur, à un che-
vron accompagné de trois
flammes, posées 2 et 1, le
(ont d'or.
Une autre famille a pour
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe-
melle, née et à naître en légitime mariage, en
considération des services qu'il rendait depuis
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres
de cet anoblissement sont datées de Versailles du
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la
chambre des comptes et à la cour des aides de
Paris pour y être enregistrées.
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont :
Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur,
accompagné en chef de deux étoiles du même,
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules,
montantes d'un croissant d'azur.
Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer-
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire
en chancellerie près la cour du parlement, le 25
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de
Taillas, eut des enfants de la fille de François de
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso-
rier général de France en la généralité de Pro-
vence.
Armes : D'argent, à une bande de gueules,
chargée de trois étoiles d'or.
APCHON on.
Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes
et des plus illustres de la province d'Auvergne,
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ-
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre-
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils
commandaient les troupes et ils percevaient les
subsides que la noblesse accordait au roi en temps
- 13 -
de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le
titre de comptour.
Le premier personnage connu de cette vieille
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol,
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac-
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat.
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un
homme, il l'enferma dans son château de Haute-
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr.
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru-
net, son parent, au profit duquel le château avait
été confisqué. Quelques années après, dit-on,
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par-
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses
armes primitives furent: Une croix u u pied patte
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une
nonne en habit de chœur au canton sénestre',
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard,
son repentir et le prix de son pardon.
Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou-
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or.
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom-
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre.
En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua
dans les guerres que Philippe de Valois eut à
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld
et contre le prince de Galles, venu au secours
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir-
constance, dit-on, que le monarque français,
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de
porter des fleurs de lis dans leurs armes.
Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à
la tète de la noblesse de sa province, qui le
réclamait pour chef comme le plus digne de
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui
furent conférés par lettres patentes de 1357, et
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour
s'opposera l'invasion des Anglais.
L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap-
chon s'éteignit glorieusement par la mort de
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin-
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain.
Nous ignorons l'adresse des membres de cette
dernière famille, s'il en existe encore.
Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. —
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur.
Cri m; guerre : Hauteclair.
ARBAUD \d ').
Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar-
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua-
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans
son Histoire de Provence.
Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels
il est qualifié damoiseau.
Ses descendants ont toujours soutenu de la ma-
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient
illustrée par leurs services dans les armées de
nos rois et par leurs bonnes alliances.
Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé-
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva-
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils-
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar-
baud Arbaud, seigneur d'Aups.
Cette famille a formé deux branches :
1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques
dont les armes sont :
D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or,
chargé d'une étoile de gueules.
2° Celle des seigneurs de Brest et de Château-
vieux, dont les armes sont :
D'argent, au griffon de sable, la patte dextre
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou
écorchées de gueules.
D E vis
Nascitur et péril ira.
ARBLADE (d').
L'état de cette famille nous est inconnu. Les
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail-
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon,
Guyenne et Gascogne.
Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or
au lion de gueules, couronné du même, lennnl
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une
croizette d'or entre deux croissants d'argent ;
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à)
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail-
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille
d'argent, rangées en chef (Castillon).
Supports : Deux lions au naturel.
Devise : Crescil eundo.
ARCESur).
Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle,
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à
— 45
— 46 —
Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et
armes de son beau-père. De cette union étaient
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le
nom de Morard; les deux autres prirent celui
d'Arces.
Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma-
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339.
François d'Arces, qui combattit à la funeste
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance.
Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis-
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom-
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal,
prenant part aux tournois et aux emprinses, où
il triomphait des plus braves combattants. Il passa
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi
Jacques IV. Il revint en France servit sous
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino-
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au-
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume,
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517.
Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont-
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie),
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se-
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè-
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans
un autre combat livré près de Blois, où il avait
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La
baronnie de Livarot et les autres biens de sa
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa-
mille d'Oraison.
Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant-
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan.
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi-
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame
Guigone de Fay.
Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che-
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758).
Nous n'avons pu établir d'où provient le titre
de marquis porté par le représentant actuel.
Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant
sur le tout .
Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont
arées, ou Virtus, labo)', honos.
ARCHAMBAULT (d").
Cette famille, originaire du Languedoc, s'est
toujours distinguée dans les armées, et a donné
cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc-
tobre 1765.
Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam-
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi-
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre,
aux gages de 600 livres pour récompense de plus
de iO années de service, et mourut en 1646, lais-
sant plusieurs enfants.
Son fils aîné, Jean-François d'Archambault,
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt,
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652.
Son fils aîné, René-François d'Archambault.
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou-
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen-
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite
dans la seconde compagnie des mousquetaires de
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac-
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës-
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment;
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli-
gèrent de demander sa retraite.
Ses descendants comptent des officiers supé-
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva-
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des
mestres de camp de cavalerie.
Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés
et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois
sautoirs alésés d'or.
Supports: Deux griffons armés.
Devise: In armis leones.
11 a existé d'autres familles du même nom dans
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui
portaient les armes ci-après :
Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à
huit coquilles d'azur, mises en orle.
Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran-
chis d'or.
Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure
denchée de gueules.
ARCIZAS {oV).
Cette famille est une des plus anciennes et des
ïl
48 —
plus distinguées parmi la noblesse du comté de
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas,
étant au service du roi d'Aragon, contre les
Maures, avait proposé une entreprise extrême-
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar-
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un
fond d'azur.
Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le
XI e siècle, un rang distingué dans les comtés de
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés
dans tous les actes des titres de noble, de damoi-
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon-
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap-
partenaient anciennement qu'aux souverains et à
la haute noblesse.
Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan,
dans le comté de Cominge.
Les armes sont :
1" Pour la branche de La Broquerre :
D'azur, au merle d'argent passant, qui fut
donné à cette famille pour une belle action de
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut;
2° Pour la branche d'Estansan :
D'argent, à un cœur de gueules, traversé
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.
ARCONATI-VISCONTI.
Famille originaire du Brabant, dont l'état nous
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto.
Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a-
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis-
conti).
Cimier: La couleuvre, issant entre un vol
d'argent.
Supports: A de. être un griffon d'or; à sé-
nestre, un léopard lionne d'or.
Manteau: D'argent, doublé d'azur.
ARÈNE (cT)
La maison d'Arène Conhublet tient un rang
honorable parmi les plus illustres et les plus an-
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con-
kublet, est le premier dont nous ayons connais-
sance. Il , était grand homme de mer, et. après
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle-
terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à
Naples où il s'établit.
Ses enfants firent différentes branches dans le
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce
mariage la baronnie de ce nom, située dans la
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène
donna en 1440 le commandement de ses troupes à
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne
l'an 1465.
Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III,
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et
comte de Provence, son bienfaiteur.
Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut
un des trois gentilshommes que la ville de Mar-
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance.
Nicolas obtint à cette occasion la permission de
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu-
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince.
Jean d'Arène fut deux fois premier consul de
Marseille.
La famille compte un conseiller avocat du roi
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa-
gnie de cavalerie.
Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre,
posée en bonde.
ARGENCE (cV).
Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi-
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma-
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony-
miques qui forment la souche commune.
C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis-
tique suivant :
Les Achaid, les Tison elles voisins
Pu pays ont chassé les Sarrasins.
Le premier auteur connu est Achard, seigneur
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II,
qui vivait vers l'an O'iO.
Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au-
10 —
- 50 -
doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui
vivait en 1260.
Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ie r ,
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris
civilis).
Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar-
gence, était tille de François Tison, gentilhomme
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre-
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo-
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret.
C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou-
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs
armes.
La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de
camp, etc.
Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent,
à trois doubles triangles de sable en chef posés
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de
gueules, qui est d'Achard.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
Devise : Achard, Hache.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS :
1° Argence (M ise douairière d'j, née
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol,
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe).
Enfants: a) Alfred-Marie-René-François-
Hippolyte (M ls d'A), même adresse; b) Ma-
rie-Frédéric (C te cl' A), marié à M Ue Barrot,
même adresse; c) N..., mariée au baron
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau,
à Paris.
ARLEMPDES UV).
ARMAGNAC (tf).
Voy. Laval.
Le dernier des anciens comtes d'Armagnac
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des
enfants légitimés était éteinte auparavant.
De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac,
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar-
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de
Cérignole, le 28 avril 1503.
Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a
fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi-
comte de Fezensaguet, mort en 1403.
Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma-
gnac.
Armes : D'argent, au lion de gueules.
Il est fait mention d'un autre Armagnac, en
Guyenne, dont les armes sont :
Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ;
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor.
ARNAUD.
Famille noble de Provence, qui remonte à Jo-
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré-
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement,
le 18 janvier 1685.
Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé
de gueules.
Il existe plusieurs autres familles Arnaud,
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud,
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui
vivait avant 1561.
Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de
trois losanges de gueules, accompagnée en chef
de trois étoiles cï argent posées en bande.
Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry
qui portaient :
D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois-
sant du même.
Dans le Languedoc :
D'azur, à trois trèfles d'argent.
ARODES (oV)
Famille originaire de Mézin en Condomois (au-
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne).
Elle a produit les branches suivantes:
1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu-
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille-
rie, chevalier de Saint-Louis.
2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux,
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau
mort prématurément.
Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est
continuée dans les Ardennes par l'un des siens
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou,
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton
de Buzancy) (Ardennes).
3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en
deux branches.
4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major
— 51
— ■)'.
au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de
Saint-Louis, et présentement partagée en deux
branches.
Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac-
compagné en pointe d'un croissant du même :
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or.
REPRÉSENTANTS CONNUS :
Branche de Pjeyriague
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul
oV). — Résidence: Ch au de Peyriague, par
MéziD (Lot-et-Garonne).
2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV),
càpitai ne-adjudant-major au 123 e de ligne
à la Rochelle (Charente-Inférieure).
Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges-
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest.
Branche de Tailly
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef
actuel de nom et d'armes. — Résidence:
château de Villeray, par Saint-Laurent-de-
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La
Choltière, dont: l 11 Louis; 2° Jeanne; 3°
Lucie.
Frère cadet :
2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence:
château des Forgettes, par Buzancy (Arden-
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred
de Cartier d'Yves, demeurant au château
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras-
ton, marié à X.. demeurant au château des
Forgettes.
ARTOIS {cV).
Ancienne famille originaire du Noyonnais qui,
avant la Révolution et sous la Restauration, a
donné de nombreux officiers, gardes du corps,
chevaliers de Saint-Louis, etc.
11 y a une Branche d'A. de Bournonville que
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les
mâles.
Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent,
accompagne de deux croissants du même, l'un
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de
deux coquilles d'or.
ARTUR DE LA VILLARMOIS.
La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent
de Terregâte, dans l'Avranchin.
Sa généalogie remonté sans interruption à
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en
Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu-
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma-
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa
fortune en L396.
Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé-
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais.
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con-
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé-
fenseurs du Mont-Saint-Michel.
Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr,
principalement au siège d'Avranches et à celui du
château de La Chaise.
Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé
•par suite de pertes de biens (sic).
Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres
de noblesse, il y avait trois générations que leurs
parents ne portaient plus le titre d'écuyer.
Les Artur possédaient la terre du Plessys ou
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil-
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de
La Yillarmois, et la branche cadette continua à
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi-
lippe vendirent le Plessis au commencement du
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs
enfants sont encore actuellement. Jacques-René-
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir
assister aux réunions des états de cette province.
Il fut cependant nommé député aux états géné-
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin.
La famille Artur de La Yillarmois est aujour-
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château
de Montgoger, en Touraine.
(Les renseignements ci-dessus sont tirés de
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives
du département de la Manche).
Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef
d'argent.
Couronne de comte.
ARVISENET.
Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du
titre de marquis qui lui avait été conféré par le
roi de Sardaignè.
Armes : D'azur, à trois cherrons d'or.
Nous trouvons encore dans la même province
— 53 —
54
un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes
armes.
ASSCHE (cT).
Famille originaire du Brabant.
Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi-
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a-
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le
tout.
ASSELIN DE WILLENCOURT.
Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est
une addition de nom.
Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules
du tiers de Vécu.
ASSEZAT DE BOUTEYRE.
Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux croissants d'argent, et, en
pointe, de deux épées croisées du même., la
pointe en haul.
Devise: Cui amo adhœres.
Couronne de comte.
ASTIER.
Famille de Provence, anoblie par une charge de
trésorier de France à la généralité de Provence
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier.
Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or.
AUBERT DE VINCELLES.
Famille originaire île Bre-
tagne, ayant possédé le
comlé de La Ferrière, les
seigneuries de Vincellcs, de
Saint (iilles et de Clozy.
Sa filiation est nettement
suivie à partir de Thomas
Âubert (de Dieppe) , capi-
taine des vaisseaux, du roi,
qui découvrit (d'après de
vieux papiers de famille),
l'Amérique septentrionale ,
en 1504.
Son fils Charles , égale-
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en
cherchant un chemin pour aller à la Chine par le
Nord.
Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller
du roi, à Loches (1669).
Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin-
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles,
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il
mourut sans enfant.
L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau,
chevalier de Saint-Michel, épousa M 1 ' 8 de La Bo-
cherousse, en Bretagne, où il se fixa.
Son fils Jacques, fut également dans la marine.
Les lettres et papiers venant de lui sont adres-
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva-
lier de l'ordre royal de Saint-Louis.
Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons,
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854.
Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il
eut trois fils :
lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais,
dont une fille ;
2 J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals
de Béals, dont un fils Jean.
3° Fernand.
Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable.
Certains armoriaux attribuent ces armes au nom
de La Ferrière et donnent aux Vincelles :
Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur
brochant.
AUBRY.
Nous trouvons un grand nombre de familles
portant ce nom.
Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé-
rieur ses provisions de secrétaire du roi.
Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur
pour pareil office, le 12 octobre 1697.
Deux Aubry furent reçus conseillers au parle-
ment de Paris en 1720 et 1731.
V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau,
d'une terre située à Lazenais en Berry.
Armes : D'argent, à une hure de sanglier de
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or.
AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX.
Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle.
— 00 —
— 56
Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878.
Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté
d'un quarreau du même; accompagné en chef
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon-
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam-
mes, le tout aussi d'argent.
AUMALE d').
La petite ville d'Aumale, appelée autrefois
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf-
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe-
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en
Angleterre. En France, le comté continua de sub-
sister, et son nom d'Albemarle se changea par
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc-
cessivement par mariage aux. maisons de Castille
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine,
prince légitimé de France, dont la petite-fille le
porta à la maison d'Orléans.
Plusieurs généalogistes pensent que c'est des
premiers comtes d'Aumale que descend la famille
de ce nom, qui appartient à la province de Picar-
die. Deux de ses branches ont été maintenues le
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon-
tant à 1546. La filiation commence à Emery
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et
héritière de Baudoin d'Epagny.
Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan
de Henri IL 11 commandait une compagnie de
cent hommes d'armes.
Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren-
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent
hommes de pied.
Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de
Liévin, devint lieutenant général des armées du
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar-
tillerie en 175G.
Armes : D'argent, à la bandi de gueules,
chargée de trois desants d'or.
AUTRY (cP).
Terre et baronnie en Champagne, diocèse de
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la
maison de Thuizy, dans la branche des marquis
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui
vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand
conseil le 24 août 1658.
Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che-
rra// d'or, accompagné de trois losanges du
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules,
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy.
AUVRAY.
Il y avait cinq familles de ce nom en Norman-
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux
dans celle de Caen.
La première est Auvray, sieur de la Goudon-
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666.
Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa-
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de
deux lions passants et affrontés d'or.
La seconde est Auvray, sieur des Monts, main-
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe.
La troisième, de la généralité d'Alençon, est
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans
sa noblesse le 6 décembre 1666.
Armes : De gueules, au chevron d'or, ac-
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1
en pointe.
De la première famille d'Auvray, de la généra-
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let-
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham-
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides,
le 13 décembre 1010.
Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent,
2 et 1 .
La dernière famille du nom, est Auvray, sieur
de la Rocque.
Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or.
Il y a eu encore une famille Auvray dont un
membre fut créé baron sous l'empire et dont le
titre serait, paraît-il, éteint.
Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée
d'or, surmontée d'une branche de chêne du
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar-
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar-
gent .
— a/ —
58
AUX Y (<F).
Cette famille, une des plus anciennes et des plus
illustres de l'Artois, remonte à Adascar, sire et
baron d'Auxy qui, en 673, fonda l'abbaye d'Auxy-
aux-Moines , située à deux heures de la ville
d'Auxy-le-Chàteau.
Illustrations : 3 chevaliers croisés, 1 chevalier
de la Toison d'or, 1 grand maître des Arbaletiers
et enfin 4 frères chevaliers barnouts, tués à la
bataille d'Argincourt.
Alliances : Rubempre, Aubigny, Vermandies,
Riencourt, Nedonchel, Baillescourt, Picquigny.
Craon, Encre, Cany, Créquy, Melun, Enghien,
Hardenthun, Mailly, Laïrémouille, Flavy, Dreux,
Egmont, Bruyes la Gruthuse, Tragignus, Yves,
BailIeul,Brimen,Villiers del'lsle-Adam, La Châtre,
Potier de Gesvres, Soyecourt, Boufflers, Rosset de
Eleury, Saint-Bliniont, du Fay, de Mauluron.
Armes : Echiqueté d'or et de gueules de
cinq tires.
Cimier : Un buste de More.
Couronne de duc.
Supports : Deux léopards lionnes d'or lani-
passés de gueules.
Cri: Et toi Auxy .
Devise: On s'enlace. (Versailles, sal'e des Croi-
sades).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Auxy de Launois (Emile, comte cl),
marié à Victorine de Séjournet de Rami-
gnies, dont : 1 fils et 3 filles.
2" A. de L. (Albéric, comte cl , marié à
X..., dont 1 fils et 3 lilles.
Branche cadette
1" Auxy (Arthur, duc et marquis ef), ha-
bitant New-York.
2° A. (Harold, comte cV).
3° A. (Alain, comte cl).
4° A. (Belynde, comte cl').
BABAUD.
Très ancienne famille du Poitou, établie près de
Confolens (Charente) au xve siècle et ayant pos-
sédé les seigneuries et fiefs de Praisnaud, de La
Croze, de La Vergne, du Vignaud, des Bouteries,
de Iirisset, de Veine, de La Grange, de LaChaus-
sade, de La Groze-Laribière, de Fontbelle, de
l'Herbaudie, de Frégeville, de La Grosse, de La
Franchaudie, de La Fordie, de Bellivier, deBara-
cou, de Laugerie, de Marcillac, du Mas de La
Roche, de Monvallier.
En 1240, Guillaume Babaud et Jean de Mont-
faucon ont leurs biens saisis, sous prétexte qu'ils
sont hommes du sire d'Allemagne, pour lors, enne-
mis du roi. (Arch. nat. .j. 97. 1. 117).
Avant 1789, cette famille possédait dansleGon-
folennais, en outre des très nombreuses el non
moins importantes seigneuries ou fiefs cités ci-
dessus, les principales charges de la ville de Con-
folens, telles que consuls, maires perpétuels, pro-
cureur du roi au siège de l'élection, subdélégués
de l'intendant, etc.
Partisans ardents de la réforme religieuse, plu-
sieurs de ses membres, lors de la révocation de
l'édit de Nantes, préférèrent l'exil à l'abjuration
de leurs croyances, et laissèrent au plus jeune des
leurs le soin de ramener sa descendance dans le
giron de l'église catholique, apostolique et romaine.
On lit, en effet, dans la Chronique protestante
de VAngoumois. par Bujeaud, page 250 : << Parmi
les abjurations reçues de 1670 à 1684 par Cochois,
curé (le Monlboyer, on cite celle du sieur Babaud
de Praisnaud-Isaac, de la paroisse de Confolens,
avocat au parlement de Paris. » Cette abjuration
eut lieu le 31 janvier 1660, au lieu dit d'Epenède,
entre les mains de Bezeaud, prêtre, délégué et
muni d'une permission expresse à cet effet. (Dos-
sier manuscrit, étude de M c Girard, notaire à
Benest).
Cristophe Babaud de Praisnaud, né en 1551, est
le chef de la descendance encore existante de cette
famille à Confolens.
11 eut do son mariage en 1571, avec damoiselle
Louise Vergnaud, deux enfants, Pol et Pierre, qui
sont les souches des deux branches principales
encore resserrées par des alliances successives.
Armes : D'or, à un sautoir de gueules, engrëlé
de subie.
.Même e i régis trement d'armoiries par d'Hozier
pour Joachim Babaud du Mas de La Roche; pour
Jacob Babaud, lieutenant, d'Hozier donne : De
gueules, à un sautoir d'argent (d'office, sans
doute).
RE l ' li ES EN TA N TS A < ' T UELS :
Première branche de Praisnaud
et de La Croze
Babaud de La Croze (Pierre-Camille),
né *'ii 1815, marié en 1837 à Eulalie Fre-
geon de La Salles, eut : 1" Camille, né en
1838, décédé sans postérité, et 2° Frank, né
en 1840.
GL —
— 6:2 —
Blî.VNCHE DE LaRIBIÈRE
Babaud-Laribière (Charles), né en 1824,
maire de Confolens, marié en 1854 à Léon-
tine de Lagrange-Labeaudie, eut : 1° Anne;
2° Lucile.
Deuzième Branche de La Groze
Eteinte dans les mâles.
Troisième branche de La Groze
Babaud de La Croze (François-Ca-
mille), né en 1844. maire d'Ansac, marié
en 1890 à Marie-Blanche-Cécile Vienot de
Vaublanc, dont : a) Marie-Simone, née en
£891 ; ô) Pierre, ne en 1893, décédé en
1894; c) Marie-Louise-Janine, née en 1895.
B. de La C. (Edmond-Auguste), maire
d'Ambernàc en 1851 , marié en 1882 à Amélie
GUILLAUD DE CHEMERAULT.
Branche du Mas de La Boche
et de Monvallier
Babaud de Monvallier (Philippe- Jean),
né en 1810. mort en 1848, avait épousé en
1839 Laure Despouses de Lage, dont :
a) Antoinette-Marie-Thérèse, née en 1843,
mariée en 1809 a Marie-Louis- Arthur Au-
oier de La Gallet, chef de bataillon, offi-
cier de la Légion d'honneur; b) François-
Joseph-Paul. né en 1847, marié le 12 juin
1882 à Marie-Alice Dufresne de Chassai-
one, dont : 1° Suzanne, née en 1883,
2° Bernard, né en 1888 ; c) Philippe-Jean-
Baptiste, marié en 1878 à Marthe Grassin-
Delyle, dont 1" Jeanne, née en 187'.).
2° Henri, né en 1882; 3° Robert, né en
1885.
BACHOD DE LESBAT.
La famille de Bachod, originaire du Bugey, s'est
distinguée par ses services et ses nobles alliances.
Elle a fait souche en Savoie, en Franche-Comté
et dans le Blaisois.
Elle doit sa noblesse aux éminentes qualités de
François Bachod, docteur en droit, qui fut créé
chevalier, le 16 avril 1536 et comte palatin, le
8 août 1542, par lettres de l'empereur Charles-
Quint.
François de Bachod fut ensuite grand dataire
de sa sainteté, évèque et prince de Genève, en
1556, et nonce du pape en Savoie.
Par les lettres précitées de 1542, Charles-Quint
anoblit en même temps, Claude Bachod le Vieux,
Claude Bachod le Jeune, Jean et Benoit Bachod,
frères du futur évèque de Genève, et encore Jean,
Jacques et Baptiste Bachod, ses cousins.
Le 24 septembre 1566, Emmanuel-Philibert, duc
de Savoie, confirma, sur requête, les lettres de
noblesse de 1542 et anoblit, en tant que de besoin,
François Bachod, évèque de Genève, Benoit
Bachod, son frère, seigneur de Saint-Denis-le-
Chosson et de La Verdatière, genti homme ser-
vant de la bouche du duc, Louis Bachod, son
neveu, né à Rome, fils de feu Claude le Vieux,
Jean et Jacques Bachod, son proche parent.
La famille de Bachod a formé diverses bran-
ches. Nous les croyons éteintes, à l'exception
de celle de Lesbat , encore représentée par les
femmes.
Rappelons :
1° La branche des seigneurs de La Verdatière et
de Saint-Denis-le-Chosson , issue de Claude
Bachod le Vieux, frère de l'évêque de Genève.
Elle a contracté des alliances avec les maisons
Capponi (de Florence), Ruffin de La Biguerne, de
Veyllet, de Clermont-Mont-Saint-Jean, de Chas-
sincourt, de Furstemberg.
2° La branche des .Bachod de Lesbat, dans le
Blaisois, également issue de Claude Bachod le
Vieux, frère de l'évêque de Genève. Elle a produit
un secrétaire du roi, des conseillers au bailliage
et siège présidial de Blois, un maire de ladite
ville, etc.
3° La branche des Bachod de l'Abergement-de-
Varey, en Bugey, issue de Jean Bachod, cousin de
l'évêque de Genève. Elle a été maintenue dans les
privilèges de la noblesse par arrêt du parlement
de Dijon, en date du 24 mars 1643.
4° La branche des' seigneurs de Nercia, de Ver-
fey et de Saint Nizier-le-Désert , issue d'Aimé
Bachod. Elle s'est alliée aux familles de Ronche-
vol, de Migieu, de Fetans, de Guitfrey.
Armes : D'azur, à un rocher de trois pointes
d'or, surmonté d'une étoile de six rayons de
même, en chef, accostée de deux croisetles d'ar-
gent.
L'éeu timbré d'un casque avec ses lambre-
quins.
Cimier : Un monticule cVor à trois pointes,
surmonté d'une étoile du même.
Autre cimier : Une aigle d'or.
Consulter : Histoire de Bresse et de Bugey, par
Guichenon; — Dictionnaire de la noblesse de
Lachenaye des Bois ; — Bibliothèque nationale,
carrés de d'Hozier, etc.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bachod de Lesbat (Berthe-Louise), fille
deAltel-Benjamin Bachod de Lesbat. Mariée
à Henry Soulette. Résidences : rue Fré-
déric-Bastiat, 4, à Paris, et le Vésinet (Seine-
et-Oise).
03 —
- 64
BACON DE SAINS.
Cette famille a obtenu, en 1864, l'autorisation
d'ajouter à son nom celui de sa terre de Sains et
à s'appeler Bacon de Sains.
Armes : De gueules, à cinq fleurs d'aubépine
d'argent percées du champ.
BACOT DE ROMAND.
Cette famille a obtenu, en 1821, l'autorisation
d'ajouter à son nom de Bacol celui de sa terre de
Romand et à s'appeler Bacot de Romand. Nous
ignorons d'où provient le titre de baron put; pat-
un de ses membres.
Armes : Touraine : D'azur, à une tour d'or,
accostée à dextre d'unebranche de lis de jardin
d'argent, et à sèneslre d'une levrette rampante
du même, au chef d'hermine.
BAILLOT D'ESTIVAUX.
La famille Baillot d'Estivaux ou d'Etivaux est
originaire du Limousin.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée en
chef de trois étoiles d'or, et, en pointe, de trois
escots du même.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Baillot d'Etivaux (Pierre), rédac-
teur à \d direction des Domaines, à Châ-
teauroux (Indre).
2° B. d'E. (Henri d y ), à Puyvigeraud,
commune de Salon-la-Tour (Corrèze).
3° B. d*E. (Gabriel d'), au château de
Brutine, commune du Ghàtenet. près Saint-
Léonard (Haute-Vienne).
BARBET DE JOUY.
Joseph-Henri Barbet, littérateur et archéologue
français, membre de l'Institut, né à Canteleu, prés
de Rouen, le 10 juillet 1812, iils d'un ancien con-
sul de France à File Maurice et à Brème, a été
autorisé, en même temps que son père, par décret
de juillet 18ô9, à joindre à son nom celui de de Jouy.
BARBIER (B nn ).
L'état de noblesse de cette famille nous est in-
connu.
Armes : Parti: Au 1, d'argent, au coq de sable,
la tête contournée, crêtée et barbée de gueules;
au chef d'azur chargé d'une étoile d'argent; au
2, d'or, à l'épée d'azur et à la pensée au naturel
passées en sautoir, à la Champagne de sable,
chargée d'une gerbe d'or.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Barbier (Georges-Paul, B on ), 69, rue de
Rome, à Paris. Marié à X. d'IvERNOis.
BARBOU.
Les Barbou sont originaires de Limoges.
Un Regnauld Barbou fut prévôt de Paris en
1270. Il y a une branche des Barbou établie dans
les Pays-Bas. Hugues Barbou, souche de ceux de
Limoges, y vint de Lyon, au xvi e siècle.
Un Barbou, d'abord trésorier de France, fut
anobli par une charge de secrétaire du roi.
Jean Barbou, libraire de Paris, acheta la terre
de Monismes de la marquise de Béthune, et h:,
transmis ou céda à son frère, autre Jean Barbou
des Courrières, mort en 1727, le premier de la
famille qui ait ajouté à son nom celui de des Cour-
rières.
La branche des Barbou des Courrières com-
mence à Martial Barbou, fils de Jean, et, comme
lui, imprimeur-libraire à Limoges, seigneur de La
Vallette, des Courrières, de Thias et des Places, etc.
Consul de l'élection de Limoges, mort en 1787,
laissant postérité, il a fondé par testament une
place gratuite à l'hôpital de Limoges pour un ou-
vrier imprimeur.
L'établissement d'imprimerie des Barbou de
Paris, célèbre par ses éditions classiques de 1704 à
1808, était administré par les cadets de famille.
L'aîné résidait à Limoges.
Armes : D'azur, à un dexlrochère d'argent
tenant une plume et un épi d'or surmontés d'un
croissant de même.
Devise : Meta laboris homos.
BARGETON DE CABRIÈRES.
La maison de Bargeton, originaire du diocèse
d'Uzès, fut anoblie par lettres patentes de Fran-
çois 1er du mois de novembre 153-3, en la personne
de Mathieu de Bargeton, seigneur de Lédenon,
demeurant à Uzès. Pierre, son arriére-petit-fils,
fut condamné comme usurpateur de noblesse,
faute d'avoir produit, devant M. de Bezons, l'ori-
ginal desdites lettres d'anoblissement. Use pour-
vut en conseil du roi, et obtint un arrêt le 81 mars
L672 qui. en le maintenant dans sa noblesse,
nonobstant qu'il ne rapportât pas l'original des
lettres d'anoblissement, dont Sa Majesté le dis-
pensait, en considération de ses services et de
ceux de ses prédécesseurs, ordonna qu'il jouirait
des privilèges attribués aux autres gentilshom-
mes du royaume. Cet arrêt fut confirmé par lettres
patentes du roi données à Saint-Germain-en-Lave,
le 18 avril 1672.
La libation suivie de cette famille commence à
Mathieu de Bargeton, père de Nicolas de Barge-
lor\, seigneur de Gabrières, gentilhomme ordinaire
— 6.") —
— 60 —
de la chambre du duc d'Anjou en 1580, viguier
royal de la ville d'I r zés en 1581, marié à Jeanne de
Joannis de [.a Roche Saint-Angel, en 1550, dont
il eut postérité.
Armes : D'azur, à un chevron d'or, accom-
pagné d'une rose d'argent posée à la pointe de
Vécu; au chef d'argent, chargé de trois croi-
seltes de gueules.
BARRÉ DE SAINT-VENANT.
Famille originaire du Poitou où elle a fourni des
écnevins et maires des villes de Poitiers et Niort,
établie à Saint Domingue au xvme siècle, dans la
Brie, en Vendomois et Berry au xixe siècle.
Divisée en plusieurs branches : de La Thibau-
dière, La Ricottière, Chabans et Saint-Venant,
toutes éteintes aujourd'hui, sauf la dernière, titrée
par Pie IX en 1809.
Armes : Parti : au 1, d'argent, au sautoir de
siuople, accompagné en chef d'un lambel de
gueules ; au 2, d'azur, au chevron d'argent, ac-
compagné en chef de deux mouchetures d'her-
mine de même, et, en pointe, d'un soleil d'or.
REPR ES EN TANTS ACT UELS :
1° Barré da Saint- Venant (G te Raoul), né
le 4 mai 1845. ancien zouave pontifical,
marié le 18 décembre 1871 à Marie-Eustelle
de Saint-Légier-d'Orignac. — Résidence :
yiUeporcher- Saint -Ouen, près Vendôme
(Loir-et-Cher).
Enfants : a) Adhémar. élève à l'Ecole
militaire de Saint-Cyr; b) Henri; c) Pierre
et cinq filles.
2° B. de S.-V. (Julien), inspecteur des
forêts à Nevers, chevalier delà Légion d'hon-
neur, né le 4 septembre 1847, marié le
11 septembre 1873 à Marie-Thérèse de
Bengy de Puyv allée, dont deux filles.
Tous deux lits de Adhémar J.-C, coin le
B. de S.-V., ingénieur en chef des ponts
et chaussées, membre de l'Académie des
sciences, et de Julie Rohault de Fleury,
décédé en 1886.
Neveux de Adolphe G.-L. IL de S. -A"., ca-
pitaine aux hussards de la (larde royale,
époux de Félicie de Larminat, décédé en
en 1857.
Petit-fils de Jean B. de S.-V., colon do
Saint-Domingue, lieutenant-colonel de ca-
valerie, chevalier de Saint-Louis, etc.
Tome II.
BARTOUILH DE TAiLLAC.
Famille originaire de Misson, près Dax (Landes).
Jehannot de Bartouilh, écuyer, se dit fils de
noble Jean Bartouilh dans son contrat de ma-
riage avec Clémentine de Laseigne, le 17 sep-
tembre 1537.
La famille Bartouilh vint se fixer dans la suite
à Nérac (Lot-et-(iaronne). Louis-Bertrand de
Bartouilh, écuyer, quitta la profession des armes
suivie par ses ancêtres pour embrasser la carrière
de la robe. 11 épousa à Nérac Marthe Descazels,
le 31 mars 1712. Juge civil et criminel d'Espieux
et de Colignac, il obtint le 8 juin 1739, du prévôt
et du procureur du roy de la prévôté royale de
Dax, une attestation de sa noblesse et de celle de
ses ancêtres.
11 eut de nombreux enfants: l'aîné Daniel-Ber-
trand de Bartouilh, seigneur de Bue, était écuyer,
conseiller du roy, lieutenant particulier au prési-
dial et sénéchaussée de Nérac.
Un autre fils Jean Bartouilh, fut commandant
du Louvre.
Un autre lils Pierre Bartoiulh de Taillac, lieu-
tenant général criminel au présidial de Nérac. fut
envoyé à l'échafaud en 1793, à Bordeaux, comme
noble et ayant un fils émigré à l'armée des princes :
tous ses biens furent saisis.
C'est ce Pierre Bartouilh de Taillac qui fut le
chef de la famille actuelle. Son fils, à la rentrée
des émigrés, fut nommé àla cour des comptes. Son
petit-fils fut également conseiller référendaire à la
cour des comptes.
La famille Bartouilh compte parmi les membres
de sa famille, le comte Jaubert, pair de France,
ministre, qui était petit-fils d'une demoiselle Bar-
touilh, mariée à M. Capot de Feuillide.
Armes : L'or, ù lu barre de gueules, charg
d'un poisson (thouil) d'urgent.
Supports : Deux lions.
Devise : Vis unita for lion.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bartouilh de Taillac (Raymond),
avocat. Résidence : Auch (Gers).
2° B. de T. (Albert), marié à M lle de No-
livos. Résidence : Esvivès, par Auch (Gers).
3° Marguerite, mariée à d'Arodesde Pey-
riague, capitaine au 123 e d'infanterie, ;i La
Rochelle.
4" B. de T. (Léonce), administrateur eu
( îoehinchine.
5° B. de T. (Paul). Résidence : Blaye
(( rironde).
67 -
GS —
BASTARD (de).
La maison de Bastard, d'ancienne et noble ex-
traction, est originaire, au xie siècle, du comté
Nantais. Elle a répandu ses branches en Angle-
terre, où Robert Bastard suivit, en 1000, Guil-
laume le Conquérant, et où subsistent encore ses
descendants du nom, en Bretagne, en Berry, en
Poitou, au Maine, en Gascogne, Guyenne et Lan-
guedoc.
De tous temps, les sujets de cette maison onl
figuré avec honneur et occupé des situations éle-
vées. Eon Bastard combattait à la bataille de Dol
en 1173 ; Pierre Bastard du Pèlerin prenait part à
la sixième croisade; Guillaume de Bastard, vi-
comte de Fussy, était lieutenant général pour le roi
Charles VII, en Berry; Henri de Bastard, mar-
quis de la Cressonnière, en Poitou, chevalier de
l'ordre du roi, était gouverneur des ville et châ-
teau de Maillezais; Macé de Bastard, seigneur de
Dobert, au Maine, était secrétaire de Louis XI ;
Denis de Bastard, marquis de Fontenay, mourut
chef d'escadre des armées navales à la Guadeloupe
en 1723; Pierre de Bastard, seigneur du Bosq, en
Gascogne, commis à la garde de la cornette
blanche, était tué à la journée d'ivry, en 1590;
Jean, comte de Bastard d'Estang, en Armagnac,
était chevalier d'honneur de la cour souveraine
de Montauban, au moment de la Révolution ;
François-Dominique de Bastard, baron de Saint-
Denis, était grand-maître des eaux et forêts de
Guienne, Gascogne, Béarn et Navarre au xvm e siè-
cle; François de Bastard, seigneur de La Fitte,
en Languedoc, était premier président du Parle-
ment de Toulouse en 1762.
La maison de Bastard compte vingt-huit cheva-
liers dans l'ordre militaire de Saint-Louis ainsi
que dos chevaliers dans les ordres de Blindes,
Malte, Saint-Lazare. Dans ce siècle-ci, elle compte
vingt-cinq nominations dans l'ordre de la Légion
d'honneur parmi ses membres, dont on peut citer
François, comte de Bastard d'Estang, grand offi-
cier de la Légion d'honneur, vice-président de la
Chambre des pairs, président à la Cour de cassa-
tion, et ses quatre frères: Victor, officier supé-
rieur dans la garde royale, député du Lot-et-Ga-
ronne ; Armand, préfet du Cher sous la restaura-
tion; Auguste, brigadier des mousquetaires gris
de la garde du roi, chef d'escadron au corps royal
d'état-major; Henri, procureur général du roi
Charles X, à Riom, président honoraire à la Cour
d'appel de Paris, marié à sa cousine, héritière de
la branche des marquis de Bastard de Fontenay,
seigneurs de Dobert, au Maine.
A.rmes : D'or, à l'aigle d'empire; mi-parti : d'a-
; ur, à la fleur de lis d'or.
L'écu entouré d'une chaîne donner, en 1540.
par le roi François I 11 A Claude de Bastard pour
ses bons services ;mx guerres du Piémont.
Cimier: Un ange issant de la grosse tour de
Bourges, tenant de la dextre une épée jlam-
boyante, et de la senestre une croix fleurdelisée.
Supports : A dextre, un ange de carnation
tenant une bannière armoriée d'une fleur de lis
de France', à senestre, un griffon soutenant une
bannière à l'aigle d'empire.
Devise: Cunctis notafides, concédée, en 1427,
par Charles Vil à Guillaume de Bastard, vicomte
de Fussy et à ses descendants. La branche des
marquis de Bastard de Fontenay, seigneurs de
Dobert, au Maine, a toujours continué à porter,
pour demeurer fidèles à la tradition, l'antique de-
vise : Regum sangnis et Cœsaris.
Cri : Biex aye.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Bastard d'Estang (François. G te de);
chevalier de la Légion d'honneur, ancien
officier aux mobiles de la Sarthe, ancien
secrétaire général de la préfecture de
Seine-ët-Oise (1875), ancien sous-préfet
de Dieppe (1877) sous le gouvernement du
maréchal de Mac-Manon, président de la
Société historique et archéologique du
Maine, maire, depuis seize ans. de là com-
mune d'Avoise (Sarthe), où il demeure au
château de Dobert.
Sœurs : a) Denise, veuve du comte de
Gàstellane; 6) Jeanne, mariée au vicomte
de Roquefeuil, colonel du 3 e chasseurs;
c) Marie, mariée au vicomte du Peyroux,
ancien officier de zouaves.
Branche cadette
Bastard de Saint-Denis i René, B on de),
demeurant au château de Saint-Denis-sur-
Garonne, près Agen.
Frères : a) Pierre, officier de cavalerie;
b) Henri, aspirant de marine; c) Raymond.
Cousins-germains: 1" Edouard, marié à
.M 11 " de Rohan-Chabot ; 2° Raoul, marié à
Marguerite de Lary de La Tour. Rési-
dence : château du Mirail, près Lectoure
(Gers) : 3° Albert, marié à M lle N... de Rar-
botan. Résidence : château de Peyraube
(Hautes-Pyrénées).
BASTON DE LARIBOISIÈRE.
Maison originaire du Poitou et de la Bretagne,
fort ancienne, dont le nom patronymique est Bas-
ton. Le général comte de Lariboisière, un des
69 —
- 70 —
lieutenants les plus distingués île l'empereur Na-
poléon 1er, a jeté sur elle un grand éclat.
En 1307 et en 1372, Jean Baston tenait le seel
pour le prince d'Aquitaine, établi en la ville de
La Rochelle, pour le roi d'Angleterre.
En 1508. messire Guillaume Baston était commis-
saire-contrôleur de l'artillerie de France. En 1581,
Jean Baston, écuyer, seigneur de la Gemerais, fut
député de Fougères aux Etats généraux. En L73S,
un Baston de la Vellerbue était connétablede Fou-
gères.
En 1780, un membre de cette noble famille, sim-
ple lieutenant d'artillerie au régiment de La Fère,
était appelé à faire glorieusement les campagnes
de la Révolution et de l'Empire; il figurait dans
nos fastes militaires comme général de division,
comme premier inspecteur d'artillerie, sous le
nom si noblement conquis de comte de l'Empire.
Les restes mortels du général de Lariboisière re-
posent dans les cavaux des Invalides, et son nom
est écrit sur une table de marbre, vis-à-vis de la
chaire, dans l'église de l'hôtel impérial. 1-1 est
également inscrit sur l'un des huit tableaux qui.
seuls, devaient, dans le principe, décorer l'arc de
triomphe de l'Etoile.
Son fils aine, le comte Honoré-Charles de Lari-
boisière, sénateur, s'est montré digne de sa famille
et de son illustre père. Sorti en 1809 de l'Ecole
polytechnique avec le grade de lieutenant d'artil-
lerie, il fit d'abord la campagne de Wagram.
Après la paix il remplit plusieurs missions en
Westphalie et en Pologne. Nommé capitaine quel-
que temps après, il se distingua à Malojaros-
lawetz et à Krasnoé. Blessé et tombé sous son che-
val tué par la mitraille ennemie, il eût péri au
passage de la Bérézina, sans le dévouement d'un
de ses soldais. A sa rentrée en France, le capitaine
de Lariboisière fut nommé chevalier de la Légion
d'honneur et chambellan de l'empereur. Au re-
tour des Bourbons, il rentra dans la vie privée et
se livra à la culture des arts.
En 1851, le comte de Lariboisière eut le mal-
heur de perdre sa première femme, à la munifi-
cence de laquelle on doit le magnique hôpital de
Lariboisière, le plus beau monument assurément
de tous ceux élevés par la charité.
Armes : Coupe : au 1 d'azur, à l'épée d'argent
en pal, la garde et la poignée d'or : parti de
gueules à trois tubes de canons d'or, posés en
fasce Vun au-dessus 'Je Vautre: le 2 d'or, au
chevron de gueules , accompagné en chef de
deux l rèjles de sinople, et, en pointe, d'une quin-
tefeuille de même.
Couronne de comte.
L'écu posé sur un manteau de sénateur*
BAUFFREMONT (de).
Voy. pour l'histoire de cette maison, le tome I er ,
col. 37 4.
REPRESENTANTS ACTUELS :
I. — Branche cadette
Bauffremont (Anne - Antoine- Gontran
P ce -duc de), né à Paris 1'' K', juillel L822,
fils du prince Théodore et de Laurence de
Montmorency, décédés ; marié ;i Paris, le
1 juillet L842, à Henriette-Pauline-Hilaire-
Noémie, comtesse d'AuBussoN de La Feuil-
lade. Résidence: 87, rue do Grenelle, ;i
Paris.
Enfants : I" Prince Pierre-Laurent-Léo-
^old-Eugène, né à Paris, le 6 septembre
1843; marié à .Madrid, le 11 mars L865, à
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande Osorio
de Moscoso-y-Bourbon, grande-duchesse de
Astrico, dixième marquise de Léganès et de
Morata de la Vega, doux lois grande d'Es-
pagne de l 1 " classe, née à Genève, le 26 mai
1850, dont: a) Princesse Marie-Louise-lsa.-
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence,
née à Paris, le 1 er mars 1871: in Princesse
Marie: Hélène- Adélaïde-Eugénle-Januaria-
Noémie-Laurence, née à Paris, le 5 janvier
1878 ; c) Prince Pierre-d'Alcantara-Laurent-
Joseph-Marie-Alexandre-77a ; o7/o/v'. né a Pa-
ris, le 28 octobre 1879;
2° Princesse Marguerite-Lau-Yence-Aime-
Blanche-Marie, née à Paris, le:: avril 1850;
mariée, à Brienne, le 18 mai 1868, à René,
comte de Nettancoûrt-VaubecôurtI l'évi-
dence : 17, rue Vaneau, à Paris.
Sœur : Princesse Elisabeth- Antoinette-
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô ; //e/V. née à Paris,
le 13 juillet 1820; mariée à Paris le 11 no-
vembre 1837, à Louis de Gontaut-Biron,
marquis de Gontaut-Saint-Blancard. Ré-
sidences^, rue Saint-Thomas-d'Aquin, à
Paris, et château de Saint-Blancard (Gers).
IL — Branche aînée
(Eteinte dans les mâles)
Bauffremont i Paul. P -due de), dé cédé
le 3 novembre 1893; marié à Ghimay, le
18 avril 1861, à Valentine de Riquet, com-
tesse de Garaman, séparée le I" 1 ' aoûl 1874,
et remariée à Berlin, le 21 octobre 1875, à
Georges, prince Bibesco.
Filles : a) Princesse Catherine-Ma.rie-Jo-
séphine, née à Moulins (Allier), le 8 juin
1862; mariée à Bucarest, le 17 uni 1888, à
Nicolas'Nicolaïévitch Vlassow, secrétaire
- 71
— 72 —
d'ambassade , attaché au ministère des
Affaires étrangères à Saint-Pétersbourg ; b)
Princesse ,/ea?m£-Marie-Émilie., née au châ-
teau de Ménars (Loir-et-Cher), le 3 septem-
bre 1864; mariée à Naples, le 8 juin 1891,
à Lodovico-Sanfelice, prince de Viggiano.
Résidence : Naples.
BEAUSOBRE {de).
Ancienne famille qui subsiste en plusieurs
branches établies, l'une en France, l'autre en
Prusse, la troisième en Suisse et la quatrième en
Russie. Plusieurs mémoires de 1617, 1703 et 1771
nous apprennent que cette maison originaire de
Provence, dont le nom primitif est de Beaux, re-
monte à Jonas-Baltha, qui portait pour armes ou
plutôt pour devise (car les armes n'étaient pas
encore en usage) unegrande étoileàseize rayons,
au bas de laquelle était écrit en lettres gothiques
Daltlia. 11 se maria, en 890, avec Sibylle de
Lavemberg, dont il eut plusieurs enfants.
Arnault de Beaux, né à Soubrebost, en Limou-
sin, le 30 avril 1541, servait en 1556 dans la pre-
mière compagnie des cent gentilshommes de la
garde du roi sous M. de Boissy, qui l'appelle dans
un mandement Mons de Beaux-de-Soubrebost. 11
se trouva en 1562 au siège de Rouen, fut nommé
en 1568 major du régiment des gardes, passa la
môme année au service des princes de Gondé et,
en 1572, pour se sauver du massacre de la Saint-
Barthélémy, se retira près de Saulieu, à Thoeii-
Sipierre, chez M. de Sipierre, son beau-frère, puis
de là il passa à Genève.
Cet Arnaud ne signait point dans ce pays de
Beaux-de-Saubre, ni de Soubre, mais toujours de
Beaussobre,et on l'appelait le sire, ou le seigneur
de Beaussobre, ou seulement noble Arnault de
Beaussobre. Dans son contrat de mariage, fait à
son arrivée de France à Genève, scellé du scel de
la République, il est dit seulement noble Arnault
de Beau-Soubre, fils de noble Léonard de Beau-
Soubre et, de ces deux mots, s'est formé par abré-
viation le nom de Beausobre que sa postérité a
conservé. Il portait pour armes : Coupé île gueules
et d'azur, le gueules chargé d'une étoile à seize
rayons d'argent; et l'azur de deux chevrons
d'or croisés à contresens, la pointe de Vun en
]i tint et lu pointe dé l'autre en bas, appuyée sur
le bord de Vécu. Arnault de Beausobre avait
épousé : 1° Clémence, fille du feu sire Abraham de
Dijon, et dame de Saumaise, etc.;2° le27 juin 1663,
Marthe du Feu. Il eut du premier lit : Adolf, dit de
Beausobre, qui, se voyant tant de frères et de
sœurs, et peu de biens, passa en France. Il eut en
1599 une lieutenance au régiment des gardes;
depuis 100<>, il n'est plus fait mention de lui.
L'aîné du secund lit fut Jean, qui eut postérité
et commença la première branche.
Jean-Jacques, comte de Beausobre, née le 15 mars
1704, fut enseigne en 1716, aide-major en 1728, et
colonel dans le régiment d'Appelgrin. Il fut en-
voyé par le roi faire la guerre de Hongrie et
assista à la paix conclue le 17 septembre 1739.
En 1740, Sa Majesté lui donna par brevet la per-
mission de porter le titre de comte et de marquis,
ainsi qu'aux parents de son nom. En 1742, la cour
le força de prendre un régiment de hussards. Il
fut fait brigadier en 1744, maréchal de camp
en 1748, lieutenant général en 1759 et servit avec
distinction dans toutes les guerres depuis 1716. Il
fut fait chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de
Brandebourg en 1738, avec la permission du roi,
et nommé grand-croix de cet ordre en 1765.
La seconde branche commence à Jacques de
Beausobre, troisième fils de Jean, premier du
nom.
Elle a fourni plusieurs officiers de l'armée .du
roi.
La troisième branche est formée par Isaac de
Beausobre, dernier fils d'Arnault. Il se maria le
21 décembre 1632 à M" c Lescalle dont il eut pos-
térité.
Cette branche compte également plusieurs offi-
ciers de l'armée du roi, Léopold de Beausobre,
mort en Russie en 1754, où il était l'un des plus
anciens généraux, et colonel d'un régiment de
dragons.
Les armes de ces différentes branches sont les
mêmes que portait Arnault de Beausobre cité plus
haut.
BECKER DE SÉHOLZ.
La famille de Séholz est
originaire de Suéde. Elle
s'est établie après la guerre
de Trente Ans, à Sarrâlbe,
dans la partie de la Lor-
raine appelée autrement
bailliage d'Allemagne ou
Lorraine allemande, avec
Nicolas de Séholz, colonel de
cavalerie dans l'armée du duc
Bernard de Sàxe-Wéimar.
En 1719, le duc Léopold
de Lorraine, par égard et en
considération de la personne et des services ren-
dus par messire Georges de Séholz, capitaine-
prévôt, juge civil et criminel, gruyer et chef de
police de la ville et prévôté de Sarrâlbe, lui con-
cédait, avec droits de haute et moyenne justice,
les terres et seigneuries deWolmunster et Ormes-
viller situées au comté de Bitche et dépendant du
domaine ducal. Par lettres patentes du 3 juillet
1756, François de Lorraine, empereur d'Allema-
gne, accordait à Wolf-Françoisde Séholz, seigneur
de Wolmunster et Ormesviller, commissaire pro-
vincial de l'artillerie avec rang de lieutenant-colo-
nel d'infanterie, le titre de baron. Cette famille
s'est éteinte, dans la branche masculine, dans la
personne de Stanislas de Séholz, capitaine d'artil-
- 73 —
— l'L —
lerie,tuédèsles débuts de la conquête de l'Algérie,
et d'Ernest, baron de Séholz, décédé à Sarralbe
en 1867. Elle survit dans la personne de Frédéric
Becker, avocat à Lunéville, petit-fils et seul des-
cendant mâle de Julie de Séholz, sœur des précé-
dents, mariée à Sarralbe, en 1815, à Georges
Becker, ancien officier de cavalerie, fils de Joseph
Becker, député de la Moselle à la Convention et
aux Cinq-Cents, et qui refusa de voter la mort de
Louis XVI en prononçant ces paroles : « Ce ne
sont ni les menaces qui sont suspendues sur
moi, ni les vociférations qui tombent de ces tri-
bunes qui me feront voter contre ma conscience. »
Un autre de ses fils était général d'artillerie, et sa
fille avait épousé le maréchal comte Molitor. Par
décret du président de la République, en date du
3 mai 1879, Frédéric Becker a été autorisé à rele-
ver le nom et les armes des de Séholz.
Armes: D'argent, au sautoir onde d'azur, can-
tonné de quatre croix de Lorraine de gueules.
Couronne des barons du Saint-Empire.
BÉCHILLON (de).
Cette famille est originaire
du Poitou.
D'après une légende men-
tionnée dans les Annales de
Bouchet, un chef Troyen et
sa famille, obligés de quitter
leur pays après la prise de
Troie, auraient été poussés
par la tempête sur les côtes
de la Vendée actuelle où ils
auraient abordé et se seraient
installés définitivement.
D'après une autre légende
qui est citée par M. Bouillet
(Revue Poitevine et Saintongeaise. Juin 1880) et que
le savant Cardin se plaisait à conter, l'installation
de ces Troyens aurait eu lieu sur les bords d'un
ruisseau (en celtique Sec), auquel, en souvenir
de leur patrie, ils auraient donné le nom d'Ihon,
la citadelle de Troie. Ils auraient ainsi formé sur
ce point une petite agglomération d'individus qui
auraient été immédiatement appelés les Bec-Ilion
(d'où Bech-Ilion, Béchillon).
Peu à peu ils seraient devenus les maîtres de la
région et auraient, pour la défendre, établi non
loin du Bec-Ilion un « castrum » que nous voyons
mentionné, bien des siècles plus tard, dans le
Trésor des Layettes des Chartes (tome III, page
385 b), sous le nom de « castrum de Mareuil et de
Béchillon » et sur le territoire duquel on a récem-
ment fait des découvertes intéressantes. (Voir An-
nuaire de la Société d'Emulation de la Yendée,
années 1881-1882 et 1883.) Il existe d'ailleurs
encore, dans la région précitée, un village et un
château, ainsi qu'une forêt de 400 hectares renfer-
mant du kaolin, qui portent tous les trois le nom
de Béchillon, mais avec cette particularité que ce
nom s'y est modifié et y est devenu successive-
ment Buchillon, puis Buchignon. (Géographie de
la Vendée, par Joanne, pages 43 et 44. Armoriai
du Poitou, par Gouget, page 169. Etat du Poi-
tou sous Louis XIV, par Dugast-Matifeux, page
303.)
Si ces légendes sont vraies, les de Bécliillon au-
raient, à une certaine époque, sans doute à celle
des premières guerres entre les Français et les
Anglais, quitté le Bec-Iiion et le castrum pour
aller s'installer à Epanes (Deux-Sèvres) où nous
pouvons les suivre, sur documents authentiques
et sans interruption. (Voir le Nouveau Dictionnaire
des familles de l'ancien Poitou, par les RR. PP.
Beauchet-Filleau, de l'ordre de Saint-Benoist),
depuis le roi saint Louis, c'est-à-dire depuis une
époque de beaucoup antérieure à celle de l'an-
nexion de cette contrée à la France.
Armes : D'argent, à trois fusées de sable
mises en fasce.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Béchillon (Frédéric, M is de), chef du nom
et des armes, domicilié à Pau (Basses-Pyré-
nées), dont 6 fil s : le comte Robert, demeurant
à Libourne (Gironde), les comtes Alfred,
Joseph, Jacques, René et Pierre, demeurant
à Pau, et 2 filles : Charlotte et Marie, domi-
ciliées à Pau.
Frères et sœurs : 1° le comte Eugène,
demeurant au Mans (Sarthe), dont 1 fils, le
vicomte Jean, domicilié à Granville (Man-
che) et 1 fille, Yvonne, demeurant au Mans :
2° Marie, domiciliée à Nogent-sur-Marne
(Seine); 3° Gabrielle, demeurant à Ver-
sailles.
Cousins germains : l re branche. 1" l'abbé
Emile, domicilié à Gizay (Vienne); 2° Ca-
roline et 3° Angèle, domiciliées à Ceaux
(Vienne). — 2 e branche. 1° le comte Ga-
briel, demeurant à Chasseneuil (Vienne),
dont 2 fils, les vicomtes Gabriel et Orner,
domiciliés à Chasseneuil; 2° le comte Raoul,
demeurant à Paris; 3°, 4° et 5°, Caroline,
Pouline et Berthe, domiciliées à Poitiers
(Vienne).
Cousins issus de germains : Branche uni-
que.
1 er rameau : le comte Gaspard, demeu-
rant à Jaulnay (Vienne), dont un fils, le
vicomte Bernard, domicilié à Jaulnay.
2 e rameau : le vicomte Jean, demeurant
à Poitiers, dont 1 fils, le baron Alphonse
— IO
70
et 2 filles, Anne et Hélène, domiciliés tons
les trois à Poitiers.
BEFFROY DE LA GRÈVE (de).
Cette famille, d'origine chevaleresque, parait être
d'extraction Danoise-Normande, comme l'indique
le plus ancien document connu, où paraisse le
nom de Beffroy, qui figure dans une charte du
monastère de Saint- Vigor, au diocèse de Baguin
delà fin du xr siècle. (Test une donation faite en
1093, par Arnoul Beffroy, aux religieux de Saint-
Vigor-en-Périers. (Carlulaire de Mai~moutiers,
tome II, folio 88.)
W. de Beffroy, gentilhomme Champenois, prit
part à la cinquième croisade, où son nom est men-
tionné dans la charte de Damiette en 121!'. (La
noblesse de France aux croisades, par Itoyer,
page 227.)
La famille de Beffroy a ajouté à son nom celui
de La Grève, par suite de l'alliance de Gtobert de
Beffroy avec Hélène de La (trêve, dernière du
nom en 1410.
Parmi leurs descendants, Salomon de Beffroy
fut, en 1712. bailli provincial d'Epée de Soissons,
et, en 1769, Jean-Baptiste de Beffroy, son petit-fils,
fut également nommé grand bailli d'Epée duSois-
sonnais, et c'est en cette qualité qu'il convoqua et
présida, le 27 avril 1789, l'Assemblée des Trois
ordres réunis pour l'élection des députés àenyoyer
aux Etats généraux, à Versailles.
Alliances : D'Aguin, d'Argy, d'Apremont, des
Agvilles, deBohan, du Bois d'Escordal, de Boistel,
de Boutteville, de Brodart, de Carameau, de
Charpentier d'Audron, de La Chevardière, de
Dalles, d'Escarmeville, de Fontaine, de Fresneau,
de La Grève, d'Harzillemont, des Laires, de Pa-
vant, de Roucy, de Saudras, de Wignacourt, de
Villers, de Vissée de La Tude, etc.
Armes : De sable, au lion d'argent . armé et
lampassé '/c gueules, lu queue contournée et
pass< : >> entre les jambes.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Branche aînée
Beffroy de la Grève (Charles-Louis,
M" de), né le 27 mars 1816, veuf de M l,e de
Maillard de Landres, dont : Ferdinand,
né en 1843, marié à Blanche de Coi.net,
dont 2 filles.
Branche cadette
I" Beffroy de la Grève (Louise-Marie-
< Ihàrlotte de), mariée ;i J.-P.-( m.-L., comte
de Joybert, le 17 juin 1874; 2° Louise-
Adélaïde-Sidonië, née l<> 21 avril 1824 :
^Pierre; !" Marie; 5° Blanche, non mariés.
BEGOUEN.
La famille Bégouën est
originaire du Poitou où on
trouve ses traces dès le
xn e siècle.
Au xvi" siècle, Gabriel
Bégouën, sieur de Loumo,
émigra deTusson en Poitou,
pour l'île de Saint-Domin-
gue.
Jacques-François Bégouën,
chevalier de l'Empire, par
lettres patentes du 2G avril
1808; comte de l'empire par
lettres du 21 décembre 1808,
avec institution du majorât sur la terre du Wal-
lace, par lettres du 16 décembre 1810; député du
bailliage de Gaux aux Etats généraux de 1789;
conseiller d'Etat, un des principaux rédacteurs du
Gode de commerce; armateur au Havre; com-
mandant de la Légion d'honneur; né à Saint-
Domingue le 20 décembre 1743, mort en 1831, fils
de Claude-Guillaume- Vincent Bégouën, marié en
1776, à Jeanne Mahieu, dont il eut dix enfants.
A sa mort des raisons de famille firent partager
le majorât et le titre fut abandonné. Quelques
années plus tard, son second iils Paul, après
entente avec ses frères, obtint de Napoléon III le
droit de faire revivre héréditairement dans sa
branche le titre de comte (octobre 1861).
Armes : Coupé : au 1, d'argent, à un palmier
d'or: nu. 2. d'azur, à un vaisseau de même.
RE PRÉS EN TANTS ACT UELS :
André, baron Bégonën-Demeaux, maire
du Havre, chevalier de la Légion d'honneur,
né en 1798, mort en 1866, marié à Flora
Foache, eut pour lils Gustave et Edmond.
1° Gustave, né en 1800. mort en 1887).
marié à Mélanie de Picard, dont :
a) André, né en 1854, marié à Adrienne
de Gentil; b) Max, né en 1857, marié à
Marie Edoux; g) Robert, né en 1862, mari*' 1 ;
tous trois en résidence au Havre.
2° Edmond, né en 1821, mort en 1885,
marié à Marie de Ciiazocrne, dont :
Baron Jules I ! gouèn-Demeaux . né en
1856, marié : l n à Suzanne Dumas-Descom-
bes; 2° à Laurence Franchet d'Espërey,
el 3° ù Marie de Ciiassy. dont baron Albert
Bégouën-Demeaux , né on 1872 (élève à
Saint-Cyr). Résidence: Paris. 35, rue de
Berry.
Paul, comte Bégouën, né en 1791. mort
• ■M 1869, marié à Napoléone-Joséphine-Ju-
/ /
78 —
lienne Caffarelli, eut pour fils Maximilien
et Louis.
1° Maximilien, comte Bégouën, né en
1827,, mort en 1885, marié à Léonie Che-
vreau, dont :
a) Marcel-Paul-Henri, comte Bégouën,
né en 1862, marié en 1890, à Claire de
Chollet, capitaine au 7 e chasseurs, à Técole
supérieure de guerre. Résidence : Paris,
10, place Saint-François-Xavier, dont :
Marie, née en 1891; b) Napoléon-Henri, vi-
comte Bégouën, né en 1863. Résidence :
Paris, 10, boulevard Saint-Germain, marié
en 1892 à Marie-Thérèse Mignondin, dont :
a) Max, né en 1893; b) Jacques, né en 1894 ;
2° B. (Louis, V e ), officier de cavalerie,
né en 1836.
Charles, né en 1799, mort en 1884 ; marié
en 1839. à Caroline de Simard de Pitray.
dont :
Jacques, né en 1851, marié en 1880 à
Paula Devès. Résidence : Château de Bel-
legarde (Dordogne).
BÉJARRY (de).
Famille noble, connue en bas Poitou, dès 12Ô0,
aux environs de Saint-Hermine (Vendée), dont
Maurice qui servit en outre au ban des nobles du
Poitou de 1491. (Voir Pierre de Sauçai/).
Jehan et Jacques (LaGuesménièreetLaLouhène)
capitaines huguenots au xvie siècle. (Voir d'Au-
bigné, La Copelinière, etc.)
Alexandre et son fils Charles-Etienne, marquis
de La Roche Grigonnière (1703 à 1734).
Gaspard, Balda, Armand, chevaliers de Malte.
Maintenue de noblesse de Barentinen 1667, etc.
Seigneuries : La Louhène, La Guesménière, La
Roche Gueffir, La Grignonnièfe, Le Poiron, Le
Colombier, La Corbinière Saint-Vincent , Che-
nillac, etc.
Armes : De sable, aux trois fasces d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Béjarry (Théobald, M is de), marié à
Berthe de Tenouy, dont : huit enfants, non
mariés, à ce jour ;
2° B. (Amédée. C te de), sénateur, marié
à Elisabeth de Sibeur de Saint-Ferriol.
dont : huit enfants, non mariés ;
3° Enfants d'Edmond de B. et d'Hélène
Caillaud, décédés ; a) Armand, marié en
1895 à Henriette Hellmann; b) Louis, ma-
rié en 1893 à X. Coinqi et; c) Xavier, non
marié: d) Victoire, mariée ;i Henri de
Si yrol;
4° Armand, marié à Honorine Rampillon
de la Sargëre, dont : a) Marie, mariée à
Joseph de Bernon; b) Henri, marié à Emi-
lienne Guerotii de La Payain.
BELENET (de).
Cette famille, dont le nom s'est successivement
écrit Belnet, Bellenet, Belenay et Belenet, est ori-
ginaire du comté de Montbéliard ; elle s'est divisée
en plusieurs branches : ceiles
de Chariez, deVesoul, de Be-
sançon, sont éteintes aujour-
d'hui. La branche actuelle-
ment existante semble de-
voir être celle de Vellers ou
Villersexel, bien qu'elle ne
puisse établir sa filiation que
depuis Christophe de Belle-
ney de Porrentruy, qui, étant
venu habiter Vesoul, reçut
en 1047 des lettres de natu-
ralité.
Le titre d'écuyer, que por-
taient les Belenet de Veller, semble indiquer, sui-
vant l'assertion de Dom Pelletier, qu'ils étaient
nobles de race. Du reste, dans le texte allemand
de la baronnie de < iranges (une des quatre terres),
ils viennent immédiatement après les Gramont,
Vézet, Brévans, et avant les Verne, Navarret...
Si plus tard, comme le dit B. de Lurion dans son
nobiliaire de la Franche-Comté, Jean-Claude-Jo-
seph Bellenet fut anobli en 1740 par un office de
secrétaire du roi au parlement de Besançon, c'est
qu'en émigrant en Franche-Comté, cette famille,
malgré sa noblesse incontestée, ne pouvait jouir,
sans des titres français, des privilèges et excep-
tions accordés à la noblesse de France.
L'alliance en 1453 de Jehan Belenet de Veller,
avec Marie de Quingey, confirme l'assertion de
Dom Pelletier, car la famille de Quingey, qui prou-
vait sa filiation dès 1054 de Simonin, grand bou-
teiller du comte de Bourgogne, et occupait les pre-
mières dignités à la cour des ducs de Bourgogne
(un échanson et un page de Charles le Téméraire)
n'eût pas toléré une mésalliance.
L'époque la plus reculée où il soit fait mention
de cette famille est 1393, où noble Jehan Belenet de
Veller assiste comme témoin à l'acte d'hommage
prêté par Jacquot de Grachaut, écuyer, 'lu comte
de La Roche, seigneur de Villersexel (17 janvier
1393) (Archives , lu Doubs, E. 1441), puis en L436
Jehan Belenet, curé de Ray, assiste comme témoin
du seigneur de Ray dans L'affranchissement des
habitants de Ray,
— 79
80 -
En 1453, noble Jehan III Belenet épousa Marie
de Quingey.
En 1616, un Belleney est membre du conseil de
Régence de Montbéliard au nom du comte Jean-
Frédéric, duc de Wurtemberg.
Cette famille s'est alliée aux familles de Quin-
gey, de Yillechevreux, de Gharmoille, Bublet de
Bougnon, de Lasnons, Daniel de Chevannay,
Gravelle, Simonney, de Vongécourt, Foureault de
Pesme, de Mousin de Villers, Ansoim le Vert, de
Mézières, de Bonveyron, Berthier de Grandry, de
Saint-PerndeLaTour Barençon, de BelotdeLeleu.
Armes : D'azur, au chevrond'or accompagné
de trois roses du même, 2 et 1.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
BELLIER DE VILLENTROY.
Cette famille est originaire
de Paris ; sa généalogie est
bien établie depuis 1523 (Ar-
moriai de France, édit de
Louis XIV. 1696, à la grande
bibliothèque, salle des Mo-
numents, Paris II, page 1248;
bureau de la rue de Tour-
non , n° 969 de l'enregis-
trement. Vérifié en 1867).
Martin-Joseph Bellier est
le premier membre mar-
quant de la famille ; il fut
prévôt des marchands, éche-
vin de Paris, quintinier, conseiller du roi sous
Louis XIV.
Le nom de Bellier vient de Bellum belli.
Le nom de Villentroy, ou Villantrois ou Villen-
trast, provient d'une seigneurie de Touraine,
alliance très ancienne de famille (Voir le cata-
logue de Tours des Villantroys, charte de 1780).
Il serait superflu de donner toute la généalogie
de la famille, qui est très longue et nombreuse.
En résumé, les derniers descendants de cette
ancienne famille de Villentroy sont :
Bellier de Villentroy, Pierre-Antoine, né en 1800
mort en 18X2, ayant été pendant cinquante-quatre
ans magistrat, président de la Cour d'appel de
l'île de la Réunion, officier de la Légion d'hon-
neur, officier de l'Instruction publique, comman-
deur de Grégoire XVI. De son mariage avec Mé-
lanie de Villéle, nièce de M. de Villèle, ancien
ministre des finances sous la Restauration, il a
laissé neuf enfants.
Les Bellier de Villentroy sont alliés aux fa-
milles de Maupassant, de Montmort, de Monette,
de Jussieu, Geoffroy de Villemain, Bouret de Val-
leroche, Caubet d'IIauteville, Villiers de l'Isle-
Adam, Le Normand d'Etiolé, Ligier We La Prade,
.Michel de Pignon, Martin de Martinfort, de Iii-
beri, Paris de Treffond, de Forceville, Claude de
Gin, de Merey, de Laleu, Bellier de Montrose,
Bellier de Beaumont. Bellier de La Charignerie,
de Raucourl, de Lalenf, de Tourris, Lory des
Landes, de Heaulme, Sicre de Fontbrune, d'En-
causse de La Battu, de Villèle, de Galard, de
Beauregard, deMauléon, de Lafage, de Puyvers,
de Neuville, de Pons, de Ségalas, de Montbrun,
d'Armand de Chateaurieux, Desbassyns de Riche-
mont, Brossin de Saint-Didier, Dodun de Keroman,
de Bontillier-Chavigny, deMoussac, de Bertin d'A-
vesnes, de Chancel, Roux de Chàteaurocher, etc.
Armes : D'azur, à une tour d'argent sur une
terrasse de meute accompagnée à l'angle dextre
du chef d'un soleil naissant et rayonnant d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bellier de Villentroy (Pierre), marié
à Adrienne de Bp]rtin-d'Avesnes, dont :
deux fils : à) Pierre, b) Paul.
B. de V. (Alfred), marié à Marie de
Villèle, dont quatre fils : a) Camille,
b) Pierre, c) Joseph, cl) Albert.
B. de V. (Ferdinand-Joseph), marié à
Marie de Chancel, trésorier-payeur géné-
ral du département de la Manche, officier
d'Académie.
BENOIST
TENDE.
ou BENOIT DE LOS-
Famille originaire de l'Angoumois.
Le premier connu de cette famille est Jacques
Benoit de Lage-Barton, premier président au par-
lement de Bordeaux en mars 1561.
La filiation suivie remonte à Pierre Benoit, élu
à l'élection du Haut-Limousin en 1556. Son fils,
Martial, qui continua la descendance, fut prési-
dent, trésorier général de France en la généralité
de Limoges, seigneur de Compreignac et du Mas-
de-Lage, paroisse de Couzeix, fut aussi comman-
dant de Limoges, et se distingua dans les affaires
de la Ligue. Il avait épousé Jeanne Douhet, refuge
des pauvres et des religieux et consolation des
affligés, qui mourut en grande odeur de vertu, et
fut inhumée dans le cloître des Carmélites de
Limoges, avec leur habit, en reconnaissance de
ses bienfaits envers ce monastère. Pendant la
peste, elle les avait amenées au Mas-de-Lage, où
elles demeurèrent longtemps. Cette dame reçut
encore les filles de Notre-Dame lorsqu'elles vin-
rent s'établir à Limoges, et les garda six mois à
ses dépens.
Jean-Baptiste Benoît, chevalier, seigneur de
Lostende, inspecteur général des haras du Limou-
sin, épousa Marie-Anne Martin, dont François-
Joseph., baptisé à Saint-Jean de Limoges en 1752.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
— 81 —
82
de trois mains bénissantes d'argent, 2 en chef et
1 en pointe.
Voy. Mercier de Lostende.
BERCEGOL (de).
Originaire de Villeneuve d'Agenais. où on re-
trouve sa trace depuis 1560 ; elle compte, parmi ses
membres, des consuls de cette ville, un capitaine
aux armées d'Henri IV, un prieur crosse de La
Roque-Timbau, des avocats en parlement, etc.
En 1720, à la suite d'une alliance, elle ajouta à
son nom patronymique celui de : du Moulin et se
fixa dans le Qué'rcy où elle acquit, en 1726, la sei-
gneurie et le château de Floyras, qu'elle possède
encore.
Une branche cadette porte le nom de : de Ber-
cogol de Lile.
Armes : E car télé ; au 1, d'azur, au lion ram-
pant d'argent, armé et lampassé de même ; aux
2 et 3, d'argent, à la tour maçonnée et crénelée
de sable; au 4, d'azur à trois roses d'argent,
2 et 1.
Supports : Deux lions affrontés, langues,
armés et lampassés de gueules.
Timbre : Couronne comtale d'or.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche du Moulin.
1° Bercegol du Moulin (Charles de),
avocat. Résidence : Château de Floyras, par
Castel franc (Lot).
2° B. du M. (Henri de). Résidence :
Cahors (Lot).
3° B. du M. (Oscar de), percepteur. Ré-
sidence : Cluis (Indre).
4° B. du M. (Gérard de), capitaine au
L55 e régiment d'infanterie. Résidence :
Saint-Mihiel (Meuse).
5° B. du M. (Raymond de). Résidence :
Cahors (Lot).
Branche de Lile.
1° Bercegol de Lile (Ernest de). Rési-
dence : Cahors (Lot).
2° B. de L. (Edouard de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
3° B. de L. (Gaston de). Résidence :
Cuzorn (Lot-et-Garonne).
1" B. de L. (Raoul de), banquier. Rési-
dence : Angoulème.
BERNARD DE CALONNE ( de).
La maison de Bernard est d'origine chevale-
resque. Sans remonter au delà du xii" siècle, on la
voit figurer en deux de ses membres au tournoi
d'Anchin, en 1096. Les noms de famille à cette
époque n'étaient pas encore fixés. Au nom de
baptême, on ajoutait un surnom, provenant soit
d'une qualité ou d'un défaut, soit d'une terre,
soit d'une charge ou même d'un lieu de naissance.
La chronique du tournoi d'Anchin, en citant les
chevaliers entrés en lice, dit : Joannes a Baralla
Michael dictas Bemardus filius ejus, Jean de
Baralle et Michel dit Bernard, son fils. Baralle
était probablement le nom d'un domaine. Ouoi
qu'il en soit, Jean de Baralle et Michel Bernard,
son fils, appartenaient à la chevalerie delà Flan-
dre Wallonne ou du Hainaut. La filiation s'établit
dès lors sans interruption, depuis Michel, dit Ber-
nard, fils de Jean de Baralle, premier du nom,
seigneur de Bahaucourt, qui eut pour fils : Michel
Bernard, deuxième du nom, seigneur de Rahau-
court, lequel fit donation à l'Abbaye du Mont-
Saint-Eloy, près d'Arras, du consentement de
Mahaut, sa femme, et de ses enfants : Anselme,
Alexandre, Michel, Jean et Simon.
Cette maison a donné : un grand prévôt de la
ville de Cambrai ; des chanoines de la cathédrale
de Tournai; des grands prévôts de Tournai ; un
chevalier du Saint-Sépulcre ; un lieutenant général
du bailliage de Tournai.
La noblesse de race de la famille était notoire-
ment reconnue et authentiquement prouvée de-
puis plus de trois siècles avant les lettres récogni-
tives de noblesse que l'un des membres de cette
famille reçut en 1499. L'abbé Butkens et Théodore-
Augustin Casetta fournissent des dates de beau-
coup antérieures à ces lettres d'anoblissement. Il
convient d'ajouter que les membres de cette
famille n'auraient pu remplir les emplois qui leur
furent dévolus s'ils n'avaient été nobles de race.
Nous trouvons encore : Maximilien Bernard,
qui fut tué à la tête de son escadron, dans la
guerre entre l'Espagne et la France.
Florent Bernard, chevalier, seigneur d'Esquel-
mes, Florent et du Mont, qui servit en Hongrie
aux guerres de France en qualité d'enseigne.
Louis-François Bernard, titré comte de Bailleul,
seigneur d'Esquelmes, Florent, Bétignies, de Ca-
lonne et autres lieux, qui fut capitaine d'infante-
rie au régiment de Zétrus.
Le titre de comte fut conféré à Louis-François
Bernard, seigneurde Bailleul, par lettres daté, >s de
Compiégne, 19 juillet 1695.
François-Eugène de Bernard, comte de < lalonne,
par lettres patentes de Louis XIV, de 1670, cheva-
lier, seigneur de Souverain-Moulin, Auberlieu,
Binethum, Wimille, Wallers, Calonne-Ricouart,
et autres lieux, frère puîné de Charles-Alexandre
de Bernard, comte de Bailleul, qui fut capitaine
d'infanterie au régiment de Bouftlers en 1706.
Ma rie- Louis-Joseph de Bernard, comte de Ca-
lonne, seigneur de Calonne-Ricouart, Auberlieu,
Attin, Beutin, Rougefay, Vàllers et Divion par
achat, né le 18 août 1749, qui fut reçu page de la
Si —
reine rie France, sur ses preuves de noblesse, le
25 août 1764, premier page en 1767. officier dans
le corps des carabiniers en 1771 ; il fut dépouillé
de tous ses biens par la Révolution et mourut à
Londres en 1801.
Cinq branches se sont, au xv fi siècle, détachées
du tronc par la postérité de Simon Bernard, troi-
sième fils d'Arnould Bernard. Ces cinq lu-anches
sont aujourd'hui éteintes; celle des comtes de
Calonne subsiste seule.
Les six branches ont eu des alliances avec les
maisons de Landas, Maldère, Bacheler, de Cordes,
Villain XIV, Savary, de Preys, Hornu, Louchier,
Hangouart, de Maulde, d'Arre, du Mortier, du
Bois, Damman, Clément du Wault, van der
Gracht, Wyts, La Fosse, Valencia, Wouters, van
Heecke, de Lannoy, de Rocq, Ghistelles, Dimence,
Saveuse, de Hallewin, de Ligne, de Montmorency-
Nivelle, de Berghes, Lidekerke, Beaufort, de
Haines, de Crèvecœur, toutes familles nobles et la
plupart illustres de la Flandre, du Hainaut, du
pays Wallon, du duché de Bourgogne; et avec les
maisons françaises de Bonnivet, de Gouffier, de
Béthune-Sully, etc.
Armes : De gueules, à l'épée d'argent garnie
d'or, en pal, la pointe en bas, accostée de deu.r
violettes d'éperon aussi d'or, à six pointes.
Supports : Deux griffons.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bernard. G te de Calonne (Alphonse-
Adolphe do. veuf en premières noces de
Marie-Julie Hogé, décédée le 21 juin 1880;
marié en secondes noces à Aglaé-Marie
Louchet de la Poultière , le 13 décembre
1887, dont :
a) Jules-Michel- Arnould ; b) Jeanne-Ma-
rie-Louise Athéné; e) Robert-Arnoult Mi-
chel; d) Thérèse-Marie-Claire- Adrienne.
BERNARD DE LA VERNETTE.
Cette famille, connue en Maçonnais depuis
l'année 1430, a prouvé sa filiation noble depuis
Nicolas Bernard, qui vivait en 1523 et qui est
nommé avec sa femme dans l'acte de partage de
leurs biens entre leurs enfants, passé à Mâcon le
29 octobre 1566. Tous les titres produits à l'appui
de cette filiation sont relatés au procès-verbal
d'admission en vertu duquel Claude -Philibert
Bernard de La Vernette a été reçu à la Chambre
de la noblesse des Etats de Bourgogne, à Autun,
le 23 novembre 1763, et sa généalogie a été dressée
d'après ce document} dont l'original existe à
Dijon, aux archives départementales de la Côte-
d'Or.
Xoble Nicolas Bernard, qui commence la filia-
tion, épousa Philiberte Verjus, dont il eut cinq
enfants.
Nous remarquons au septième degré Claude-
Philibert Bernard de La Vernette, chevalier, sei-
gneur de La Vernette, Villard, Cloudeau, La
Bochette, Saint-Maurice, Saint-Martin, etc., qui
fut capitaine au régiment de cavalerie d'Orléans,
chevalier de Saint-Louis, chevalier d'honneur au
bailliage et siège présidial de Mâcon, lieutenant
du roi de la province de Bourgogne au départe-
ment du Maçonnais et de la ville de Mâcon, élu de
la noblesse aux Etats du Maçonnais en 1766, etc.
De son mariage avec Marie-Charlotte de La Blé-
tonnière, le 29 novembre 1745, il a eu quatorze
enfants, dont six fils qui furent officiers dans les
armées du roi et dont deux seulement ont laissé
postérité. Abel-Michel, dit Monsieur de Saint-
Maurice, l'aîné de tous, qui a continué la filiation
jusqu'à nos jours, et Jean -Maurice.
Abel-Michel Bernard de la Vernette-Saint-Mau-
rice, chevalier, seigneur de La Bochelle, de Saint-
Maurice, Saint-Martin, etc., fut capitaine au régi-
ment de cavalerie d'Orléans, lieutenant du roi de
la province de Bourgogne en survivance de son
père, lieutenant des maréchaux de France au dé-
partement de la ville de Châtillon-sur-Seine. Il
épousa, le 6 février 1782, demoiselle Marie-Au-
gustine de Chapuis de Bozières, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Armes : De gueules, à la bande d'or, chargée
de trois étoiles d'azur, accompagnée à senestre
d'un cor de chasse d'or, enguiché et virole
d'azur.
Couronne de comte.
Supports : Deux griffons.
Cimier : Un griffon issant.
Devise : Sonat ad aslra.
BERTHELOT DE LA BUNELAYE.
Cette famille fait partie de
la noblesse de Bretagne où
le nom patronymique Ber-
thelot ou Berthellot était très
répandu, surtout dans le dé-
partement des Côtes-du-
Nord. Toutefois, la propriété
de la Bunelaye se trouve
près de Rennes.
La famille de la Bunelaye
doit se rattacher à la bran-
che du Vivier, probablement
éteinte maintenant, et dont
deux filles s'allièrent aux
Abeille et aux Lonrmel et par là aux de Livois,
aux de La Gandinais et aux Le Clerc de La
Herverie.
Plusieurs membres de la famille de La Bune-
laye furent à l'armée et au barreau vers la fin du
85
- 80
xvi" et le commencement du xvir siècle. Entre
autres, Jean Berthelot, qui fut juge-prévôt à Ren-
nes et mourut vers 1740. Il eut trois enfants :
Philippe-Jacques, juge, sans postérité ; Zuy-Pierre,
Bénit, prêtre, docteur en Sorbonne ; Anne-Marie,
épouse de Toussaint Rallier, sieur du Batry, ca-
pitaine d'infanterie, fils du inaire de Rennes; enfin,
Jacques Bénit, major d'infanterie au régiment de
Nice, chevalier de Saint-Louis, qui épousa Jeanne-
Thérèse le Vicomte. Il mourut en 1783.
De ses deux enfants, l'un mourut officier au
régiment Royal-la-Marine ; l'autre, René-Joseph,
épousa en premières noces Anne-Marie des Rieux
dont Yves-René; en secondes noces, Marie-Eléo-
nore Billeheust de Saint-Geroyes, dont : Henry,
René, Bénit.
Yves-René épousa sa cousine Elisabeth Sainte
des Rieux (1). Il fut mousquetaire de la garde du
roi.
La protestation de l'ordre de la noblesse de
Rretagne 1789 contient la signature de Jean-Bap-
tiste Berthelot.
Plusieurs renseignements importants concer-
nant la famille de La Brunelaye sont contenus
dans la demande qu'il fit en 1814. La fille épousa
le baron de Bégnier.
Henry-Bené-Bénit eut plusieurs enfants, dont
Henry-B*mé-Michel, qui épousa Marguerite- Thaïs
Huchet de Cintré. Le dernier représentant mâle
de la famille de La Bunelaye, Henry-Albert-Marie,
est issu de leur mariage. Bésidences: Paris, rue
Notre-Dame-des-Champs , et château de Lanne-
bert, par Plouguenas (Côtes-du-Nord).
Armes : D'azur, à la bande d'argent chargée de
trois grenades de gueules ouvertes, cueillies et
feuillées au naturel, le tout accompagné de deux
croissants d'argent.
Couronne de comte.
BERTHUS DE L'ANGLADE.
Vieille famille de Saintonge.
Jean Berthus, seigneur de l'Anglade (1679-1717),
conseiller, vice-sénéchal de Saintonge, époux de
Marguerite de Latache, descendait de Gilbert Ber-
thus, seigneur du Poussaud, en la paroisse de
Médis, conseiller du roi, etc., 1580-1631. (Bulletin
des Archives de Saintonge et d'Aunis, 1586,
p. 16-17).
Alliances : du Bourg, Farnoux de La Clo-
chetterie, Dangibeaud du Maine, etc., Mallet du
Pontet 1718, de Fenis 1837.
Armes : De sable, à la couleuvre d'or (Armo-
riai de la généralité de la Bochelle, 1696).
Altas : D'argent, à l'arbre de sinople, somm< ;
d'un pigeon d'azur et accompagné en pointe
d'un lévrier passant devant le pied de ï arbre.
(1) Elisabeth des Rieux, veuve de Yves-René de la Bune-
laye, épousa en secondes noces \i. de Chàteaubourg ; leur fille
épousa M, de Pontbriand,
BESSET (du).
fààlÙ!Q>$ÇÈàl Ancienne famille tirant
son nom de la seigneurie du
Besset en Haut-Vivarais,
qu'elle possède depuis la fin
du xiv e siècle. Sa filiation
s'établit dès la même épo-
que. Ses membres qualifiés
de nobles ou d'écuyers, :tinsi
que le justifient nomhre
d'actes authentiques, furent
longtemps seigneurs du Bey,
de Deaux, Saint-Prix- en-
( '.halancon et des Nonnières
en partie. On en compte
plusieurs qui se distinguèrent dans le clergé, l'ar-
mée et la magistrature.
Kntre autres, Vital du Besset (1526-1598) et son
neveu Claude (1550-1612), chanoines de Saint-Just
de Lyon, dont le chapitre exigeait alors la noblesse.
François (1560-1644), frère du précédent, succes-
sivement prieur des chartreuses de Sylve, Mou-
trieux, Valbonne, provincial de Bourgogne, scribe
du général de l'ordre.
Claude (1657-1713), d'abord cadet (gentilhomme
simple soldat) dans la compagnie du May, au ré-
giment lyonnais de Dôle, ainsi que le rapporte un
brevet signé de Louis XIV en sa faveur, mort
officier à la guerre de succession d'Espagne.
Joseph (1700-1766), lieutenant des dragons de la
reine, chevalier de Saint-Louis, mort aux Invali-
des des suites de ses nombreuses blessures.
Antoine (1690-1747), brillant avocat au parle-
ment de Toulouse, capitaine-châtelain de Lamas-
tre, Désaignes, Maisonseule, Cluac, Monens.
Freyssinet, auteur de plusieurs traités de droit
seigneurial, etc., etc.
Joseph du Besset, appartenant à la branche
établie dans le Bas-Vivarais, siégea comme député
à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de-
Berg, en 1789.
La famille du Besset s'est alliée (branche aînée)
aux de Verseil, de Pibères (xvie siècle) ; Boulon
de Montpeyroux, de Montreynaud (xvne siècle) ;
d'Audigiei% de Girons (xviir siècle) ; de lia Bla-
che, de Goys, de Beboul (xix e siècle) .
Les branches cadettes de la famille ont eu des
alliances avec les d'Arbalestier de Beaufort. de
Soubeyran, du Bouchet, du Claux, de Sautel de
Monteiller, de Marcha, de Barjac, de Garnier de
Miraval, etc.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée en chef de trois molettes d'éperon d'or;
en pointe, d'un lion d'or lampassé de gueules,
campé sur une terre d'or, tendant sa patte
senestre à une main d'argent sortant d'un nuage
de même, mouvant de senestre.
La maison blasonnait autrefois : D'argent, aux
trois rocs d'échiquier de sable.
Couronne de comte,
— 87 —
— 88
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Du mariage contracté par Xavier du
Besset avec Marie-Claire de Reboul, du
Bourg-Saint-Andéol, le 4 mai 1863, sont
issus :
1° Besset (Joseph^), né le 9 septembre
1865, domicilié au Besset, par Lamastre
( Ardèche i :
2° Besset (Charles du), né le 27 janvier
1872, licencié en droit, résidant à Valence
(l)rôme).
BIENCOURT (de).
Maison ancienne qui tire son nom de la terre et
seigneurie de Biencourt, située au pays de Vimeu,
en Picardie, qu'elle possédait encore dans le xvi e
siècle.
André de Biencourt était prieur de Biencourt
dès 1184. Le Dictionnaire universel de la France
dit même que ce prieuré, quoique assez éloigné de
Biencourt en Vimeu, est une fondation de la mai-
son de Biencourt, et que les titres portent que
Anscher, chevalier, et Liédine, sa femme, en fu-
rent les fondateurs. Cependant, ces fonds ne peu-
vent suffisamment éclairer l'origine de la maison
de Biencourt, soit comme sortie de celle de Bam-
bures, soit comme perpétuée par les anciens sei-
gneurs de Biencourt en Vimeu ; ce qui parait plus
assuré. Au reste, l'incertitude même de cette ori-
gine place la maison de Biencourt dans la classe
de celles dont la noblesse d'ancienne race est hors
de doute.
La terre et seigneurie de Biencourt est sortie de
cette maison avec d'autres biens de son ancien
patrimoine, sur la fin du xve siècle, par le mariage
d'Antoinette de Biencourt, héritière de la branche
ainée, avec Louis d'Abbeville, dit d'Ivrigny. sei-
gneur de Moimont et de Hercourt ; et Marguerite
d'Abbeville, leur fille, les lit passer dans la mai-
son dé Monchy, par son mariage, vers 1500, avec
Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont.
Quant au fief seigneurial de Pontrincourt, pos-
sédé par la maison de Biencourt, qui y était connu
depuis près de quatre siècles, la perte des anciens
titres, même de ceux de la seigneurie de Gayeu,
dont Pontrincourt relève, empêche d'en fixer une
époque plus éloignée. Test aussi faute de docu-
ments anciens plus positifs, que nous allons rap-
porter chronologiquement ceux du nom de Bien-
c mil. dont on n'a pu trouver la jonction avec
A ii sel de Biencourt, qui commence la filiation
suivie de cette famille vers 1145.
Dreux de Biencourt est qualifié de messire dans
un compte de bailliage de 1366.
Gilles de Biencourt était l'un des écuyers de Jean
de Fosseux, chevalier, qui lit montre à Hesdin le
19 juillet 1380.
Philippe de Biencourt fut capitaine d'une des
compagnies qui escortèrent en 1389 l'argent porté
par Colart le Caron, receveur des aides de Pon-
thieu, suivant lettres du 22 décembre 1389, dépo-
sées à la bibliothèque du roi.
La généalogie de cette famille, dressée en 1778
sur titres originaux par M. Glabault, commence
à Ansel de Biencourt. Il est fait mention de lui
dans plusieurs pièces de 1145, 114 •, 1190, 1200 et
1203. Ansel de Biencourt laissa de sa femme, dont
le nom est ignoré, plusieurs enfants.
Au septième degré, nous remarquons Colart de
Biencourt, seigneur de Martaineville, Manche-
court-lès-Abbeville, de Neslette, avec toute sei-
gneurie vicomtière et arrières-fiefs nobles, etc.
Bailli d'Abbeville est nommé, avec Henri de
Biencourt, au rôle des nobles de Vimeu, assemblés
en armes à Oisemont, le 9 décembre 1397, pour la
défense du royaume, en vertu des ordres du roi
Philippe le Long, du 24 août 1397.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Saint-
Mauvis, etc.
2° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Feuche-
rollès, etc., barons de Cresecques, grands-baillis
d'Ardres, etc.
3° Des seigneurs de Marsilly, Guibermesnil,
d'Ainbleville, barons de Saint-Just et du Guerard,
en Champagne.
4« Des seigneurs de l'Escluse, Bédejun et de La
Fortilesse, en la Marche.
5° Des seigneurs du Noyer et de Boisgenets.
Elle a fourni des magistrats et des officiers de
toutes armes dans les armées du roi et des mem-
bres de ses ordres.
Armes : De sable, au lion d'argent, couronne,
armé et lampassé d'or.
Les seigneurs de Bédejun et de Peisat por-
taient : L'argent, au lion de sable, couronné,
lampassé et armé (te gueules.
BIGOT DE LA TOUANNE.
En Berry, Bretagne, à Paris, en Hollande, en
Orléanais, en Vendômois et Touraine ; famille
dont parlent la Thaumassière, dans son Histoire
de la noblesse du Berry, et Nicolas Catherinot,
en son Nobiliaire du Berry, comme une des plus
anciennes et des plus considérables de la ville de
Bourges. Ils en remontent la libation suivie à Mi-
chel Bigot, que le roi Charles V annoblit, en con-
sidération de ses grands mérites, par lettres don-
nées à Paris le 22 juin 1369, registrées en la
( ihambre des comptes, le 28 juillet 1369. L'original
de ces lettres est entre les mains de M. Bigot de
La Touanne, dont copies ont été délivrées à Mes-
sieurs Bigot «le MorogueSj Bigol de Chérelles et
Bigot de Villandry, représentant les aînés de
cette famille.
Cette famille a formé plusieurs branches :
1" Des seigneurs de La Hou ville ;
89
90
2° Des seigneurs de La Rainville, etc., de Vil-
landry, établie en Hollande, maintenue dans les
qualités de noble et d'écuyer, par jugement des
commissaires généraux du Conseil, rendu le
10 janvier 1699 en la personne de Pierre Bigot,
écuyer, seigneur de Villandry et de Morogues ;
3° Des seigneurs de La Touanne, en Orléanais,
qui a pour auteur Pierre Bigot, premier du nom,
écuyer, seigneur de Saint-Pierre, quatrième tils
de Jacques, premier du nom (auteur de la neu-
vième branche), des seigneurs de Rainville, et de
Madeleine du Cantal. Il fut conseiller du roi et
contrôleur ancien du régiment des gardes-suisses
de Sa Majesté. De son mariage, contracté le 23 dé-
cembre 1644, avec Anne Bidé, il eut entre autres
enfants, Pierre Bigot, l'aîné, qui fut maintenu
dans les qualités de noble et d'écuyer, le 10 jan-
vier 1699.
Son fils, Isaac-Pierre Bigot, écuyer, seigneur de
Touanne, nommé lieutenant en la compagnie-co-
lonelle du régiment royal d'infanterie de Rous-
sillon, le 7 juin 1723, et pourvu, au mois d'août
1731, de l'office de chevalier d'honneur aux bail-
liage et siège présidial d'Orléans, sur les preuves
de sa noblesse, alors certifiées au roi par le juge
d'armes de France, et admises par Sa Majesté. Il
épousa, par contrat du 14 août 1726, Thérèse Sin-
son, dont il eut Claude-Pierre Bigot, chevalier,
seigneur de Touanne, reçu écuyer de main du
roi, sur les preuves de sa noblesse, admises par
Sa Majesté au mois d'avril 1753.
Il se maria deux fois. Du premier lit, il n'eut
qu'une fille, et du second, avec Anne-Marie-Louise-
Thérèse Bigot de Morogues, sa cousine, il eut
Pierre-Sébastien-Irénée Bigot, chevalier, seigneur
de La Touanne, né en 1768, qui a continué la
branche, Marie-Thérèse-Henriette Bigot, et deux
enfants morts en bas âge ;
4" Branche des seigneurs de Morogues, issue de
la précédente, ayant pour auteur le second fils de
Pierre Bigot, premier du nom ;
5° Des seigneurs de Mosnay, de Pontbodin, du
Puy-de-Seymes, de La Séguinière et La Vollière,
en Vendômois et Touraine.
Ces différentes branches ont donné, depuis l'ori-
gine du parlement de Rouen, quatre présidents à
mortier, dont un a exercé la charge de premier pré-
sident, deux avocats généraux, un grand nombre
de conseillers ; et à la république des lettres,
plusieurs savants, entre autres Emeri Bigot, un
des plus savants hommes du xvne siècle, dont les
curieux manuscrits sont conservés à la bibliothè-
que nationale.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois roses doubles de gueules, 2 en
chef et 1 en pointe.
BILLEHEUST D'ARGENTON (de).
Ancienne noblesse originaire d'Irlande, où trois
branches de ce nom subsistent. Mlle est regardée
de tous les temps comme une des premières mai-
sons de ce pays-là, car plusieurs de cette famille
ont été décorés de l'ordre de la Jarretière, du titre
de milord, et de membre du parlement d'Irlande.
La famille de Billeheust, établie en France dans
les élections d'Avranches, de Vire et de Mortain,
n'a pas joui du même éclat; mais elle est du nom-
bre des meilleures delà province de Normandie,
tant par ses services continuels que par les bonnes
alliances qu'elle a toujours contractées. Par un
arrêt de la cour des aides de Normandie, rendu le
24 novembre 1486, en faveur de Jean de Billeheust
de la paroisse de Saint-Sénier, élection d'Avran-
ches, qui avait été inquiétée sur sa noblesse, elle
fut reconnue noble d'ancienne extraction.
Depuis, cette famille est divisée principalement
en deux branches : l'une, outre les terres d'Argen-
ton et de Saint-Vigor, dans l'élection de Vire,
titrées de baronnie et haute-justice, possédait les
seigneuries de Sainte-Marie-des-Monts, Saint-
Aubin-dis-Bois,d'Annebec, avec de grandes exten-
sions de fief dans Beslon, la Chapelle-Cesselin, les
seigneuries de la Barberie,de Marguerai.le Calipel
et Boissey. L'autre branche possédait les seigneu-
ries des Loges-sous-Brecey, et de Saint-Georges de
Boismenastre, dans l'élection de Mortain. Ces deux
branches ont possédé de tout temps des terres
nobles dans la province, et même Henri IV avait
donné à Nicolas de Billeheust le fief de Saint-
Martin, dans la paroisse de Mombray, pour ser-
vices par lui rendus lorsqu'il commandait Farrière-
ban de Vire.
Depuis Jean de Billeheust, qui avait servi sous
François I 01 ', tant au duché de Luxembourg qu'en
Hainaut, lorsque l'arrière-ban y fut commandé,
tous ses descendants ont suivi ses traces sans
aucune interruption. Plusieurs ont été capitaines
de dragons ; un, lieutenant-colonel des mêmes
troupes; nombre d'autres, capitaines d'infanterie :
un, colonel dans la personne de Charles-Alexandre
de Billeheust, tué au siège de Madras, dans les
Indes ; il s'était tellement distingué, qu'un fort
qu'il avait emporté, a conservé le nom de >Sui/i/-
Georges qu'il portait alors. Enfin, il y en a eu une
si grande quantité de tués au service qu'on en
comptait huit dans le siècle précédent.
De la branche d'Argenton et de Saint-Vigor, il
ne restait plus que Thomas de Billeheust, seigneur
d'Argenton, appelé le chevalier de SaintrVigor,
capitaine commandant au régiment du Maine.
qui avait une sœur, N... de Billeheust, mariée à
M. de Percy, demeurant à Vire.
La branche des Loges subsistait dans trois ra-
meaux parmi les entants de Jean-Baptisle-Léonor
de Billeheust, écuyer, seigneur de Saint-Georges.
mort en 1757.
En considération des services distingués que
ceux de cette famille avaient rendus, le roi accorda
la noblesse d'épée, au premier degré, à M. de la
Marche, bourgeois de Mortain, maître des comp-
tes à Rouen, parce que sa mère était une
Billeheust.
— '.Il —
— 92
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois roses de même, 2 en chef et 1 en
pointe.
BISSY (de).
Cette très ancienne et noble famille, venue de
la Lombardie en France, se distingua dans la
carrière des armes.
Un rameau, fixé en Bourgogne, se rendit célèbre
sous le nom de Bissy-Thyard. Les comtes et mar-
quis de Thyard de Bissy ont rempli les plus hautes
charges dans l'armée et dans l'église ; ils recon-
nurent la branche de Bissy venue en France
après eux comme appartenant à leur famille. Le
comte Frédéric de Bissy, alors capitaine au régi-
ment de Luxembourg, fut présenté, en 1778, à
Leurs Altesses sérénissimes Monseigneur le duc
de Chartres et Madame la duchesse de Chartres
comme étant du même nom.
Il serait trop long de redire ici toute l'histoire
de la famille de Bissy, qui a eu une grande situa-
tion dans les temps anciens.
Au xviii'' siècle, un comte de Bissy, âgé de
vingt ans. à la tête d'une armée de 70.000 hom-
mes, préserva peut-être la France d'une invasion
de la Provence par les Impériaux en chassant les
soldats autrichiens de Gènes, en 1747 ; le duc de
Boufflers et le duc de Bichelieu, successivement
commandants en chef de l'expédition, reconnurent
les services rendus par le comte de Bissy. Le
même comte de Bissy, prit également part, comme
commandant général de la marine, à l'expédition
de S. A. R. le prince de Nassau.
Marié d'abord selon le rite protestant à la fille
d'un Anglais, sir Joseph Thornhill de Thornhill-
Hall, d'une famille de bonne noblesse et possé-
dant de grands biens, il fut marié selon la religion
catholique le 19 décembre 1778. Quatre enfants
étaien t nés depuis son mariage protestant, ils furent
baptisés le jour du mariage catholique de leur père.
Les témoins de l'acte de mariage furent du côté
de l'époux : Sérénissime prince messire Frédéric-
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry, prince
héréditaire de Salm-Kirbourg, grand d'Espagne
de l r e classe, colonel au service de France, et mes-
sire Louis d'Astorg, comte de Barbazan, vicomte
de Nébouzan, baron de Lez et autres lieux, comte
d'Aubarde et baron de Peyrusse, baron de Sama-
det, marquis de Roquépine, lieutenant général
des armées du roi et chevalier de l'ordre de Saint-
Louis ; du côté de l'épouse : Messire Joseph-Fran-
çois-Dumas marquis de Payssac, vidame de Li-
moges et messire Auguste de Mauperché, con-
seiller du roi au parlement.
(Les lignes précédentes ont été relevées sur les
registres delà paroisse Saint-Sulpice).
Six enfants sont issus de ce mariage :
1° Frédéric, baron, puis comte de Bissy, né à
Londres le 10 mai 1768, décédé le 3 février 1834,
sans postérité, avec le grade de colonel d'état-ma-
jor et de maréchal de camp honoraire ;
2° Auguste, comte de Bissy à la mort de son
frère, né en 1769, marié à l'île de France (île Mau-
rice) à une fille du comte de Vis-de-Loup de Bona-
mour. (Deux fils et deux filles sont nés de ce ma-
riage : Auguste, Gaston, Eudoxie et Stéphanie;
3° Geneviève de Bissy, mariée à M. Nette-
ment ;
4o Marie-Louise de Bissy, née à Paris, en avril
1775, morte à l'âge de vingt ans ;
5° Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline de
Bissy, qui acquit une certaine réputation dans le
monde des lettres, naquit le 21 janvier 1779 et
mourut sans alliance le 7 juin 1842 ;
6° Stephano de Bissy qui continua la descen-
dance en France.
Né le 26 décembre 1781, baptisé le 8 janvier
1782, le baron de Bissy, devenu vicomte à la mort
de son frère aine, fut officier aux gardes d'hon-
neur, chevalier de la Légion d'honneur : ayant
été chargé avec le comte d'Andlau de former le
régiment des cuirassiers d'Angoulème sous la
Restauration, il fut nommé chevalier de Saint-
Louis. En premières noces, le baron de Bissy
épousa, le 30 mai 1818, demoiselle Marc-Rémond
de Montmort du Dognon, dont le père Armand-
Bémond, comte de Montmort du Dognon, avait
été officier des gardes du corps, puis colonel de
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et premier
aide de camp du maréchal de Broglie à l'armée
des Princes.
En secondes noces, le baron de Bissy épousa, le
13 octobre 1821, Irmine-Xavière-Josèphe Moreau
de Bellaing.
Le vicomte de Bissy mourut le 28 janvier 1839,
laissant six enfants de son second mariage.
Parmi les principales alliances de la famille de
Bissy, on peut citer les princes Doria, les marquis
de Botta-Adorno, les comtes Costa de Lauza-
Vecchia, les marquis Burri, les Ghilini, les Castel-
novo, les Nizza, les comtes et marquis de Thiard
de Bissy, les comtes de Vis-de-Loup, les comtes
de Montmort, les de Guitaut, les Thornhill, les de
La Taille, les barons d'Oberlin, les marquis du
Roure, etc.
Armes : D'azur, an chevron d'or, accompagne
en chef, à dextre d'un soleil d'or, à sénestre
d'une étoile à six raies du même, et, en pointe,
d'une montagne de trois coupeaux d'argent, le
coupeau dextre surmonte d'un pélican, le cou-
peau du milieu surmonte de lances entières et
brisées, le coupeau s< : neslre charge d'une tour
crénelée de gueules: au-dessus de la montagne
se trouve un croissant contourné d'or.
L'écu posé sur l'aigle noire d'Autriche éployée
donnée par un empereur de ce pays comme sup-
ports à un ancêtre, l'aigle accolée d'une cou-
ronne de marquis.
(Archives de Lombardie, siècle de Louis XV, de
Voltaire, Art de vérifier les dates, registre de Saint-
Sulpice. 1" volume du Nobiliaire de France,
Laine, Milleville, etc., etc.)
— 93
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REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Bissy (Marie - Antoinette - Joséphine-
Frédérique de), mariée en 1853 à Théophile
de La Taille, ancien conseiller à la cour
d'appel d'appel d'Orléans, chevalier de la
Légion d'honneur.
Filles: a) Gabrielle; b) Thérèse; c) Cé-
cile, religieuses au couvent de la Retraite.
2° B. (Adolphe- Louis -Stéphane- Joseph,
V le de), né à Bellaing le 13 mai 1830, marié
en 1859 à Mélite de Cambry de Baudimont.
Enfants : a) Stéphano, marié à d'OBERLix
de Miïtersbacii, dont un flls et deux filles ;
b) Maria, mariée à de Frohard de La-
mette, inspecteur des forêts; c) Marguerite,
religieuse au couvent de Bon-Secours ; cl)
Jeanne, mariée au capitaine de Villeneuve.
3° B. (Louise- Constance -Emmanuelle-
Jeannie de), mariée le 10 septembre 1803 au
baron Georges t'Kint de Roodexbeke, dé-
cédée en octobre 1887.
Enfants ; a) Henry; b) Guy. marié à
Marthe Jonglez de Ligne; g) Madeleine;
d) Jeanne; e) Jean.
BOISSERIE DE CHANTELOUBE,
de Beaumond, de La Croix, de La Védie,
du Braxda, de Camarsac, etc., etc.
La famille de Ghanteloube (aujourd'hui Boisse-
rie), d'origine chevaleresque, et que l'on pourrait
sans doute rattacher aux Chanteloup de Norman-
die, dont un des membres ligure parmi les com-
pagnons de Guillaume le Conquérant, est an-
cienne et illustre en Guienne. Son nom, qui s'est
diversement orthographié (Ghanteloube, Chante-
louve, Ganteloup, Cantalauva, Gantalupo, Can-
teleu, Cantaloup, etc.) se retrouve à chaque ins-
tant dans les chartes du moyen âge avec les qua-
lifications de miles (chevalier). Alliée au puis-
santes maisons de Pellegrue, Angevin, de Parem-
puyra, de Montferrand d'Escodéca,de la Mothe,de
Grésignac, de Ternies, etc., elle a tenu pendant
tout le moyen âge un rang des plus distingués
parmi les familles chevaleresques du Bordelais et
du Périgord.
Les archevêques de Bordeaux, Arnaud III et
Arnaud IV de Pellegrue, dits de Ganteloup, appar-
tenaient, du côté maternel, à cette maison.
En 1302, un Ghanteloube obtient l'autorisation
de construire une forteresse. (Arcli. du château de
Fayolles.)En 1315, Guillaume de Ganteloup fonde
une chapelle à Bordeaux. (Arch. de la Gironde,
G. 834.) En 1346, Amanieu de Chanteloup et
Arnaud de Grésignac, chevaliers, rendent hom-
mage au chapitre Saint-André de Bordeaux. (Arch.
de la Gironde, G. 834.) En 1321, Hélie de Ghante-
loube, reçu bourgeois de Libourne, est délégué par
les jurats de cette ville auprès du sénéchal de
Gascogne, ses deux fils, Jauffre et Giraud, ce der-
nier chanoine de Saint-André de Bordeaux, recon-
naissent, en 1331, devant Bobert de Luna, rece-
veur des domaines, posséder 30 fiefs dans la ban-
lieue de Libourne. (Histoire de Libourne, par
Guinodie.) En 1410, Monot de Ganteloup et ses
frères font reconstruire une forteresse à Camar-
sac (entre deux mers) ; le sénéchal, à l'instigation
des maires et jurats de Bordeaux, leur défend de
continuer les travaux sous peine de 500 marcs
d'argent.
Assinatde Ghanteloube, gentilhomme de l'Hôtel
du roi Henri II, est établi par ce prince capitaine
de Libourne en 1548 ; et par lettres patentes du
12 décembre 1554, il obtint pour son fils la survi-
vance de cette charge, qu'il revendit peu après à
François de Pons, seigneur de Mirambeau. (His-
toire de Libourne, tome II, page 107).
Enfin, le 12 mars 1599, Antoine de Ghanteloube
et Catherine de Montferrand, sa femme, vendirent
le château du Branda, situé paroisse de Cadillac.
De ce dernier descendant au cinquième degré. Jean
de Chanteloube, écuyer, sieur de Beaumont, qui
épousa, dans la maison noble de Lavedie (paroisse
de Saint-Avid Senieur, Dordogne), demoiselle
Anne Boisserie, issue d'une très ancienne famille
bourgeoise du Périgord.
De ce mariage provinrent :
I. Jean de Ghanteloube, seigneur de Beaumont
et de Lavedie, né ,vers 1709, marié, en 1730, à
Anne Delpit, dont A.N.... auteur de la branche de
Saint-Sernin, éteinte au commencement du siècle
dans les Labrousse de Laumède.
B. Jean, née vers 1735, marié le 10 février 1760
à Antoinette de La Croix, fille de Pierre Petit de
La Croix, dont trois filles : 1° Toinette, non ma-
riée, qui testa le 2 octobre 1809; 2° Baymonde,
épouse en premières noces à Pierre Audibert, et en
secondes noces à Francis Lachaud; £° Marianne
(fille ainée), dernière descendante de la branche
ainée des Chanteloube, qui épousa, vers 1780,
■Pierre-François Boisserie Chanteloube, officier
d'infanterie, son cousin, comme il va être dit.
IL Pierre-François Boisserie de Chanteloube,
fils puîné de Jean , sieur de Beaumont et de
Anne Boisserie, prit le nom de sa mère que ses
descendants ont continué de porter. Né vers 1710,
il épousa, en 1745, demoiselle X. de Thermes-
Varicourt dont il eut, Pierre-François Boisserie
officier d'infanterie, marié en 1780, comme il a été
dit ci-dessus à sa cousine, Marianne de Chante-
loube, fille et dernière héritière de Jean, sieur de
Beaumont et de Lavedie et de Antoinette de La
Croix. Par ce mariage, le domaine de Lavedie. an-
cien fief de Boisserie, revint à ces derniers qui le
possèdent actuellement.
Le chef actuel de la famille est M. Jehan-Marie-
Edmond Boisserie de Masmontet, arrière petit-lils
95 —
— 96 —
de ce dernier et fils unique de François Boisserie,
notaire à Bergerac, décédé en 1881, et de Char-
lotte-Fernande-Marie de Masmontet de Fonpeyrine
il est domicilié au château de Fayolles-Saussignac
(Dordogne), et porte, joint à son nom, celui de
Masmontet, dont sa mère, fille d'Alexandre de
Masmontet et de Aline d'Ascols, était la dernière
descendante de la branche aînée.
Ses armoiries sont : D'azur, à trois croissants
d'argent (qui est Masmontet) au franc canton
d'argent au loup passant desable, qui estChante-
loube, couronne comtale. Cimier : les armes de
Jeanne d'Arc (pour montrer la descendance en
ligne féminine de du Lys).
La famille de Chanteloube Boisserie est en
outre représentée actuellement par deux filles,
Louisa et Victorine, non mariées, domiciliées à
Lavédie, près Saint-Avit Senieur (Dordogne);
Victor Boisserie Chanteloube, à Coux (Dordogne);
Henri, ancien curé de Liorac, actuellement frère
mariste ; et Ghéri-Boisserie, notaire à Lalinde
(Dordogne), marié à Mlle Grenier, dont une fille
unique, Emma, née en 1873, mariée en 1890 à Em-
manuel de Montard, fils d'Edouard de Montard et
de Louise Boissière.
BOISSY {de).
Château et marquisat dépendant de la paroisse
de Saint-Martin-de-Boissy-en-Forêt, diocèse de
Lyon.
Jean et Imbert de Boissy, neveu du cardinal de
La Grange, qui avait beaucoup de crédit auprès
de Charles V, devinrent, l'un évèque de Mâcon et
ensuite d'Amiens, et l'autre président au parlement
de Paris. En 1398, ces deux frères firent bâtir le
château de Boissy.
Vers 1430, Eustache de Lévis devint seigneur
de Roanne par son mariage avec Alice de Couzan,
et acheta la seigneurie de Boissy, qui, depuis cette
époque, n'a jamais été séparée de celle de Roanne.
Par lettres, du mois de mai 1501, les terres et
seigneuries de La Mothe-Saint-Romain et de
Roanne, furent unies â celle de Boissy et érigées
en marquisat, sous le nom de Boissy, en faveur
de Claude Gauflier, grand écuyer cle France, pre-
mier gentilhomme de la chambre du roi.
Le marquis de Boissy obtint de nouvelles lettres
au mois de novembre 1000, par lesquelles Boissy
et Roanne furent érigées en duché sous le nom de
Roannais, pour lui et ses descendants mâles. Ce
duché fut érigé en pairie par lettres de septembre
16i2, en faveur de Louis Gfauffier, aïeul d'Artus,
qui embrassa l'état ecclésiastique et vendit les
marquisats de Boissy et duché de Roannais â son
frère François d'Aubusson, depuis duc de La
Feuillade.
Cette maison, illustrée par les dignités de grand
maître, d'amiral, de grand aumônier, de grand
écuyer de France, subsiste encore en quelques
branches.
Armes : D'azur, à sir fleurs de lis d'or, 3 et 3.
BONNAVENT DE BEAUMEVIELLE.
A ntoine-Marie d'Hozier de
Serigny, chevalier, juge d'ar-
mes de la noblesse de France,
chevalier-grand-croix hono-
raire de l'ordre royal de St-
Maurice et Saint-Lazare de
Sardaigne, certifions que :
Trisayeul. — Pierre de
Bon navène, écuyer, seigneur
de Beaumevielle. gouverneur
du château de Billy, par let-
tres du roy du 28 août 1597,
épousa demoiselle Claude de
Chavarlanges. Il est dit dans
l'arrêt du conseil que « Pierre
« deBonaveine.pèredeJean et Pierre deBonavène,
« était originaire du Languedoc et qu'il avait été
« obligé d'abandonner ladite province pour s'aller
« habiter en celle d'Auvergne, que ses papiers et
« biens avaient été détruits par la puissance de
« ses ennemis; qu'il s'était donné tout entier pen-
« dant cinquante ans au service de la couronne,
« pour laquelle il avait souvent exposé sa vie,
« soit dans les commandements que le roy Henry
« quatrième lui avait donné sur des compagnies
« d'infanterie et de cavalerie, soit dans la charge
« de prévost d'Auvergne et d'une autre charge de
« prévost par tout le royaume, créées par ce
« même roy tant pour les lui donner par récon>
« pense de service et le mettre â couvert des en-
« treprises de ses ennemis, que pour continuer â
« se servir de lui dans toutes les occasions les
« plus importantes pour le bien de son service :
« en toutes lesquelles choses il avait fait de si
« grands exploits que le roy Henry le quatrième
« par quantité de lettres de la main propre de Sa
« Majesté, avait eu la bonté de lui donner des
« marques de la dernière confiance qu'un bon roy
« peut prendre dans un sujet fidèle et affectionné,
« de lui écrire dans les termes ordinaires dont
« Elle se servait pour les gentilshommes les plus
« qualifiés et de l'appeler Monsieur par ses lettres. »
Bisayeul. — Pierre de Bonnavène (alias de
Bonnavent) de Beaumevielle d'Ambur, écuyer,
seigneur de Barutet, épousa demoiselle Jeanne de
Monicat. Jean de Bonnavène. écuyer, seigneur de
Beaumevielle, d'Ambur et de Chapdes, maître
d'hôtel du roy, en 1051 et ledit Pierre cle Bonna-
vène, son frère puîné, furent maintenus en la qua-
lité d'écuyer par arrêt du conseil d'Etat du roy du
10 de mai 1007, où il est dit que Sa Majesté or-
donna qu'ils seraient inscrits dans l'état des gen-
tilshommes qui serait arrêté au conseil et envoyé
dans la sénéchaussée et Election de Riom.
Ayeul. — Noble Gaspard de Bonnavent de
Beaumeville d'Ambur, premier avocat général au
bureau des finances de Montpellier, épousa, le
17 août 1080, en la paroisse de Saint-Nazaire-La-
darès. diocèse de Béziers, dame Marguerite de So-
lignac, veuve.
97 —
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Père. — Noble Alexandre de Bonnavent de
Beaumeville d'Amour, seigneur de Gourgas, de
la Bellarie, etc., lieutenant de cavalerie au régi-
ment de la reine, épousa demoiselle Catherine
Dassié de Gourgas, fille de noble Jean Dassié et
de dame Marguerite de La Salle. 11 mourut le
7 décembre 1759 et fut enterré dans l'église pa-
îoissiale de Saint-Nicolas de Toulouse. Il était
frère puîné de feu noble Christophe de Bi mua vent de
Beaumevielle d'Ambur, connu en Espagne sous le
nom de comte de Bonnavent, colonel de dragons
et brigadier des armées de Sa Majesté catho-
lique.
Produisant. — Pierre-François de Bonnavent
de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, officier au régi-
ment Royal-Roussillon-Infanterie, né en légitime
mariage le 6 janvier 1751, baptisé le 10 du mois
en la paroisse de Saint-Nazaire de Béziers, a
prouvé devant Nous sa noblesse par titres authen-
tiques qui justifient les filiations précédentes.
Armes : Ecartelë : aux Y et '\, de sable à un
lion d'argent; aux 2 et 3, de sinople à un trèfle
d'or.
En foi de quoi nous avons signé le présent cer-
tificat et l'avons fait contresigner par notre secré-
taire qui y a appi se le sceau de nos armes. A Paris,
le treizième jour du mois de mai de l'an mil sept
cent quatre-vingt-quatre.
13 mai 1784.
Signé : d'Hozier de Serigny
Par M. le juge d'armes de la noblesse
de France :
Signé : Duplessis.
Viennent ensuite :
1° Alexandre de Bonnavent de Beaumevielle.
officier aux grenadiers de la garde royale, cheva-
lier de Saint-Louis, marié le 27 mai 1766 à de-
moiselle Marguerite de Feneyronx;
2° Alexandre de Bonnavent, capitaine de la
compagnie Saint-André-de-Lang, a épousé demoi-
selle de Tauriac le 2 pluviôse 1796;
3° Ferdinand de Bonnavent, etc., garde du
corps de Sa Majesté, compagnie Luxembourg,
marié à demoiselle Lemoine de Margon le 13 fé-
vrier 1828;
4° Gaston de Bonnavent, etc., fils du précédent,
a épousé demoiselle Groult de La Planche le
23 septembre 1857 ;
5° François de Bonnavent, etc., né en 1862, of-
ficier de cavalerie démissionnaire, a épousé de-
moiselle de Gauvignon de Basonnière le 29 juin
1891, décédée le 11 septembre 1894, laissant une
fille, Sabine, née le 14 juin 1892.
BONNAY (de).
Famille originaire du comté de Bourgogne, près
de Besançon.
On trouve dans les Archives de. celte ville,
qu'en 1148, Brutinde Bonnay, chevalier, seigneur
Tome II.
d'Authuison et de Thuiré, donna un homme de
main-morte à l'abbaye de Bellevaux, du consen-
tement de Ponce, sa femme. Il lit plusieurs fonda-
tions considérables à cette abbaye.
Il mourut en laissant deux fils. L'ainé qui con-
tinua sa descendance, Pierre de Bonnay, et le
second, Girard, chevalier, qui mourut sans posté-
rité dans la guerre de la Terre Sainte, contre les
infidèles.
La seconde branche de cette famille, qui a pour
auteur Henri de Bonnay, écuyer, qui s'établit
dans le Clermontois-en-Argone, où sa postérité
subsistait divisée en quatre branches ou rameaux.
Elle a fourni un homme d'armes sous Charles VI,
des lieutenants et des capitaines de cavalerie et
des chevaliers de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis.
Armes : D'argent, à trois hures de sanglier
de sable, défendues du champ.
Cimier : Un bourrelet d'argent et de sable, sur-
monté d'une hure de sanglier de même.
BONNEAU DU CHESNE DE BEAU-
REGARD.
Cette famille, originaire du Poitou, et dont la
filiation suivie remonte à 1490, figure sur la liste
des nobles de la généralité de Poitiers dressée en
1667 et conservée à la bibliothèque de la ville.
Elle a eu : deux gendarmes de la garde du roi,
un gouverneur du château et de la ville de Lusi-
gnan, deux lieutenants généraux civils et crimi-
nels au siège royal de Lusignan, etc.
Alliances : Esperon de la Chevallerie et de
Beauregard, Bellin de la Boutardière, Ghalmot du
Breuil, Frété de Nerbonneau, Guillemeteau des
Esses, Despetit de la Salle, Guillon de la Pali-
nière, de Chièvres, de Fouchier, Mallet de Fois,
Babinet, Guenyveau de la Baye, Duran de Lau-
vergnatj du Hamel, etc.
Armes : D'azur, au chef de gueules chargé de
deux étoiles d'argent, cantonné : à dextre d'un
rocher d'où jaillit une source d'argent : à se-
mestre d'un chêne terrassé d'or.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lévriers.
Devise : Bon au bon.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1" Bonneau du Chesne de Beaure-
gard (Jules), né le 6 février 1831, habitanl
à Poitiers el au château de Gabarret i Haute-
Garonne), marié en novembre 1886 à Sophie
Duran de Lauvergnat, dont : a) Henry.
fié à Poitiers le 5 octobre 1867; b) Marie,
4
— 99 —
— 100 -
née à Poitiers le 20 janvier 1871, mariée à
Poitiers le 29 décembre 1891 à Pierre, baron
de Gougny-Prépeln, capitaine breveté.
2°B. du C. de B. (Léonce), né le 6 mars
1833, fils de Jules ci-dessus nommé, habi-
tant Poitiers et le château de Mauguéi Vien-
ne), marié le 10 janvier 1866 au château de
Castets (Gironde) à Suzanne du Hamel, fille
d'Octave, comte du Hamel et de Lydie de
Magne, dont : a) Marguerite, née à Castets
le 2 avril 1867,mariéeà Poitiers, le 1 er juil-
let 1886. à Henri Gaborit de Montjou; b)
Roger, né à Poitiers le 28 août 1869; c)
Jeanne, née à Poitiers le 11 mai 1876.
BONNEAU DU MARTRAY.
Cette fnmille, originaire d'Italie, passe ensuite
en Bourgogne, où plusieurs de ses membres sonl
maîtres à la Chambre des comptes, tandis que
d'autres se distinguent à l'armée. Au xv e siècle,
noble Jean Bonneau, ambassadeur du duc de
Bourgogne en Espagne, eut deux fils dont l'un
fonda la branche des Bonneau de Touraine, et le
second les Bonneau du Nivernais, qualifiés Bon-
neau du Martray.
Alliances : du Crest, de Chargères, de Bour-
going, de Lavenne de Sichamps, de Montuel, du
Lac, de L'Hermite, de la Planche, de la Blanche,
de Jouvencel, etc.
Preuves : Armoriai du Nivernais (Soultrait).
Armoriai spécial de France (d'Aghières). Armo-
riai de la Chambre des comptes de Dijon (Ar-
chives de famille). Etat de la noblesse, pur Ba-
chelin-Deflorenne, de l'année 1883-84.
Armes : D'azur, à trois grenades d'or.
Avant le xv ft siècle : D'azur, à trois criquets
d'or; Jean Bonneau obtint ce changement en gre-
nades pour perpétuer le souvenir de sa mission.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
I. Bonneau du Martray (Louis- Alexis),
ancien conseiller général de la Nièvre, che-
valier de la Légion d'honneur, chef de nom
et armes.
Père de : 1° Eugène B. du M., ingénieur
des ponts et chaussées à Dijon; 2° Paul
B. du M., marié à demoiselle de La Plan-
che, dont Raymond., sous-lieutenant à Issou-
diiii ; 3° Marguerite, religieuse du Sacré-
i !œur.
II. M" ! " veuve Adrien B. du M., née
Marthe de Chanteloup, mère d'Isabelle,
comtesse de Jouvencel.
III. Enfants de feu Edmond B. du M.,
général de brigade: 1° Glaire, mariée au
comte de L'Hermite; 2° Gaston, lieutenant-
colonel d'état-major ; 3° Maurice; 4° Hélène,
mariée à René, comte du Lac.
BOSC DE TARET (du).
Noble et ancienne famille, de Gascogne, illustrée
par les hautes alliances qu'elle a eues avec les fa-
milles les plus distinguées de Gascogne, entre
autres avec la maison de Foix-Candalle, et autres.
Noble Jacques de Taret de Loubens, seigneur
de Loubens en 1617, épouse Marie de Foix-Can-
dalle. Dénombrement fourni par devant M c Jean
de Laborde, conseiller du roi, parmessire Jacques
de Taret de Loubens, en 1618.
Noble Samuel de Taret, écuyer, seigneur du lieu
de Loubens, dénombre également la terre et sei-
gneurie de Loubens, le 12 août 1681.
Au commencement du xviiir siècle, messire
Dubosc (alias : du Bocs ou de Dubocs), ayant
épousé la dernière héritière ou représentante delà
maison de Taret de Loubens, prit les armes, nom
et titres de cette famille. (Voir p. 168, tome II, de
l'Armoriai des Landes).
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur au le-
vrier courant de sable; aux 2 et '■'>. de sable au
lion d'or morné.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS l
Bosc de Taret (Prosper du), proprié-
taire, marié à Louise Abadie, en 1856. Rési-
dence : Le Houga (Gers).
B. de T. (Austinde du), juge de paix à
Garlin, marié à Nathalie de Lalanne de
Souye. Résidence : château de Pargade, à
Garlin (Basses-Pyrénées).
B. de T. (Eugènedtoô, fils du précédent,
propriétaire, maire et conseiller d'arron-
dissement à Garlin, marié à Layrisse de
Lalanne de Souye, sa cousine-germaine,
dont : Roger. Résidence : château de Mi-
rassou. près Garlin i Basses-Pyrénées).
B. de T. Georges du\ frère du précé-
dent, propriétaire. Résidences : Hôtel de
Pargade, rue Tram à Pau, et château de
Pargade, à Garlin (Basses-Pyrénées).
BOUAN DU CHEF DU BOS {de).
La famille de Boûan est une ancienne famille
de Bretagne qui était déjà représentée en ioëO.
Un Bôûan, accompagné de sa femme Tiphaine,
— 101 —
— 102
de Hardigrao, son chien, faisait partie de l'expé-
dition de Guillaume le Conquérant.
L'armoriai du R. Toussaint de Saint-Luc la
porte d'ancienne extraction chevalière.
En 1669, elle comptait dix générations. Elle
avait figuré aux réformes et montres de 1423
à 1535.
Mathurin, chevalier de l'ordre du roi, fit toutes
les campagnes d'Italie et de Piémont, sous les rois
François I er et Henri II, servit sous François II
et Charles IX et fut père de René, tué à la bataille
de Craon en 1502.
La maison de Boùan s'est toujours alliée aux
principales familles de Bretagne, dont Gouyou en
1417, de La Lande de Calan en 1460, de Mouesson
en 1635, de Lesquen en 1660, Thomas de LaVille-
Gi-atien en 1702, de Fantaux de Saint-Pierre en
1752, de Grignart de Champsavoy en 1789, de La
Roue en 1823, de Cargouët en 1869.
Dès 1604, ainsi que le mentionne la tutelle de
Mathurine Boùan, fille de Briand et de Renée de
Moteclère, les principaux parents étaient les Cossé-
Brissac, Montboucher, Rosmadec, Laval, Fonte-
nailles, Laubespin, du Parc, de Rieux, de Rohan.
Armes : D'argent, au chevron de sable, accom-
pagné de trois têtes de loup de même, armées
et lantpassées de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Boiian du Chef du Bos du Val Boiïan
(Henri - François- Joseph
de). Résidence : château
du Val Boûan, par P lé-
neuf ( Côtes- du- Nord I .
marié à Anna de Car-
gouët, dont : a) Henri-
Charles-Marie- Anne, ma-
riée le 20 novembre 1896
à Louis, vicomte d'Au-
bert. Résidence : châ-
teau de Guémadeuc, par
Pléneuf (Côtes -du -Nord); b) Marguerite-
Marie; c) Georges.
BOUCHAUD DU MAZAUBRUN.
Les Rouchaud qui ont porté les noms des divers
lieux nohles qu'ils possédaient sont connus dès le
xiue siècle en Limousin.
Guillaume de Boschau de Brie-le-Vieux, damoi-
seau vers 1308, épousa dont il eut Almodie,
mariée à Gérald Pigmant, écuyer.
C'est le premier Bouchaud dont on Retrouve la
trace.
Jean Bouchaud, seigneur de Ballenay, gen-
tilhomme du Haut-Limousin, figure à la montre
de 1470, faite à Limoges par
Mathieu Brachet, vicomte de
Chalussy.
Le 1er novembre 1568, no-
ble Martial Bouchaud, sei-
gneur du Moulin-Bastie,«est
exempté., pour plusieurs
bonnes et raisonnables con-
sidérations, des charges et
contributions de guerre et
permission lui est accordée,
afin que nul n'en ignore,
d'apposer ses armoiries aux
différentes demeures qui lui
appartiennent ».
Pierre Bouchaud, seigneur du Mazaubrun, le
2o août 1759, produit ses titres à la Cour des
aydes'de Clermont au cours d'un procès contre le
syndic de la paroisse de Pageas. La Cour le con-
firme dans sa noblesse de même que ses petits-
fils Jean-Baptiste et Antoine du Bouchaud du
Mazaubrun, ce dernier chevalier de Saint-Louis,
qui sont reconnus d'ancienne noblesse, en 1780.
par nombre de gentilshommes limousins.
La généalogie de la famille Bouchaud est établie
sans interruption depuis 1576 en faisant mention
de toutes les alliances delà famille: de la Bastide,
du Hauthier, de la Pisse, de Rousseaud, de Rofi-
gnac, delà Romagère, de Larivière,de Lapisse de
Puyrament, etc. , et elle remonterait de même bien
plus haut si la maison des Etangs, demeure de la
famille au xv« siècle, n'eut été pillée et brûlée par
1rs rebelles en 1652 et les titres qui s'y trouvaient
emportés ainsi que cela se trouve certifié par plu-
sieurs certificats.
Aumes : D'or, au lion d'azur, lampassé et
couronné de gueules sur une terrasse de sinople
mourant de la pointe.
Couronne de comte.
Devise : Validas homo pauperibus ad est. Le
fort doit son secours aux faibles.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Bouchaud du Mazaubrun (Léon du),
marié en 1852 avec Amélie de Lapisse de
Puyrament, dont : a) Antoine du Bouchaud
du Mazaubrun, avoué à Limoges; b) Henri
du Bouchaud du Mazaubrun, au Mazau-
brun, près Châlus, avec son père Joseph du
Bouchaud du Mazaubrun à Angoulême.
B. du M. (Abbé Léosthène du), cure de
Champagnac (HauteVienne).
B. du M. (Aubin du), directeur du Cour-
rier du Centre, à Limoges.
— 103
104
BOUCHET (du).
Voy. tome I e '', col. 518, la description des armes
qu'il y a lieu de modifier comme suit : au lieu du
croissant d'or, lire croissant d'argent.
BOURBLANC {du).
Terre et seigneurie située au diocèse de Saint-
Brieuc en Bretagne, avec haute, moyenne et basse
justice, droit de patronage et de prééminence clans
l'église paroissiale de Flourivoux. Elle relevait du
roi et recevait l'hommage de plusieurs fiefs nobles
qui en dépendaient.
Elle fut décrétée, il y a cent vingt-cinq à cent
trente ans, sur les descendants du président Roc-
quel, et adjugée au sieur Armez-du-Poulfry, riche
armateur.
Cette terre a donné ou tient son nom d'une
maison de Bretagne, reconnue noble d'ancienne
extraction, par un arrêt de la Chambre de la Ré-
formation de 1666 ; et par un autre arrêt du 19 dé-
cembre 16C8, dans lequel Pierre-Robert et autre
Pierre du Bourblanc, sont déclarés issus d'an-
cienne extraction noble. Ces recherches de 1666
ont été précédées de celles de 1414 et 1444, où
messire Philippe du Bourblanc, de la paroisse de
Plouènez et Louise du Bourblanc, veuve de Claude
de Tavignon, sont mentionnés avec les mêmes
qualifications.
Un extrait de la Chambre des comptes de Bre-
tagne, du 14 novembre 1634, justifie aussi que les
du Bourblanc sont nobles de toute antiquité, et
qu'ils ont comparu comme tels dans différentes
montres de la province. Cet extrait est consigné
dans l'arrêt de la Réformation, rendu parles com-
missaires en iGGQ , où sont énoncés plusieurs
ordres donnés en 1460, par François, duc de Bre-
tagne, à un Guillaume du Bourblanc, de se rendre
au château de Brehat, pour défendre ledit Châtel,
contre ses ennemis.
La maison du Bourblanc, distinguée par son
ancienneté et ses belles alliances avec plusieurs
des meilleures maisons de la Provence, comme
Avaugour, Chateaubriand, Quélen, etc., remonte
sa filiation à Philippe, seigneur du Bourblanc,
noble homme, marié à Oderne Le Vicomte de la
Villevolatte, dont postérité.
Elle a formé la brandie des seigneurs d'Appre-
ville.
Armes : De gueules, à la lotir d'or crénelée.
BOURCIER DE MONTUREUX (de).
Ancienne maison originaire du Béarn, depuis
longtemps établie au comté de Bourgogne, dans
la Guyenne, le Languedoc, les Pays-Bas, et de-
puis plus de deux cents ans en Lorraine.
Mathieu de Bourcier commence la filiation
suivie de cette famille. 11 vivait avant 1285, est
qualifié valeureux chevalier dans un brevet de
pension accordé à Sibylle d'Uxelles, sa veuve, et
au jeune Jean de Bourcier, son fils, par Phi-
lippe III, dit le Hardi, roi de France, le 12 août
1285, en considération des services rendus par le
dit .Mathieu de Bourcier, tué au siège de Girone.
Au dixième degré, nous remarquons Jean de
Bourcier, troisième du nom, à qui le roi Henri III
donna, au mois d'avril 1585, le gouvernement de
Leucate en Languedoc, et la survivance à Hercule
Bourcier, son fils. Le duc de Joyeuse lui envoya le
19 septembre 1585 une commission qui lui donna
le commandement du pays deNarbonne; le même
lui envoya, en 1594, le brevet de maréchal des
camps et armées du roi; dans tous ces actes il est
nommé sieur de Barre, gouverneur de Leucate,
guidon de notre compagnie d'ordonnance, ou ma-
réchal des logis de notre compagnie. Dans les
troubles de la Ligue, il fut trouvé hors de sa place
par les ennemis, qui, n'ayant pu le forcera livrer
Leucate, que sa femme défendit avec un courage
au-dessus de son sexe, le massacrèrent dans les
prisons de Narbonne, où il fut conduit.
Il avait fait son testament en 1583, il s'y nomme
Jean de Bourcier, dit de Barre, commandant poul-
ie roi à Leucate. Il avait épousé, par acte du
4 avril 1577, Françoise de Cezelly, dont il eut plu-
sieurs enfants.
Hercule, l'aîné, qui continua la descendance,
obtint en 1585 la survivance du gouvernement de
Leucate ; le roi Henri IV lui fit expédier, le 20 no-
vembre 1589, un brevet pour ce gouvernement, qui
passa à sa mort à son second fils, Henri de Bour-
cier de Cezelly, sieur de Saint-Aunez, et pour
lequel il reçut en 1606 ses lettres patentes. En fé-
vrier 1616, il obtint une commission de mestre de
camp d'un régiment d'infanterie française, à son
retour d'Espagne, où il s'était retiré. Le 19 novem-
bre 1638, il eut une pension de trois mille livres. Il
fut nommé lieutenant général, représentant la
personne du roi, en son armée d'Italie, en l'ab-
sence du prince Thomas de Savoie ; la commission
le nomme le sieur de Saint-Aunez, maréchal de
nos camps et armées, mestre de camp d'un régi-
ment de cavalerie pour notre service, gouverneur
de Leucate, etc.
Le 18 février Izôô, le duc d'Uzès fut établi com-
missaire pour examiner les preuves de noblesse
dudit sieur de Saint-Aunez, pour entrer et être
associé à l'ordre du Saint-Esprit; les preuves com-
plètes de sa noblesse furent fournies à cette com-
mission, comme il conste par le certificat du même
commissaire, ayant l'option du cordon bleu, ou
d'une somme de cent mille livres, content d'avoir
satisfait à la preuve, il accepta les cent mille
livres. Le roi ayant résolu de faire démolir les for-
teresses et chAteau de Leucate. lui fit expédier, au
mois de juillet 1665, un arrêt qui lui accorde pour
dédommagement de son gouvernement, cent mille
livres, lesquelles devaient être mises en rente au
profit dudit Henri de Bourcier, et le fond appar-
tenir à Charles, son fils aîné, aussi pourvu audit
gouvernement en survivance.
- 105 —
106 —
Cette maison a fourni la branche de Lorraine
qui a pour auteur Raymond de Bourcier, qui a
donné des officiers distingués.
Au quatorzième degré, Jean Louis de Bourcier,
né à Luxembourg le 11 mai 1687, fit ses reprises
pour la baronnie de Montureux le 3 septembre
1721, obtient des lettres de la survivance de
l'office de premier président ou de procureur géné-
ral de la cour souveraine de Lorraine et Barrois.
Son fils aîné, Alexis-Augustin, comte de Bour-
cier, chevalier, baron de Montureux, fut brigadier
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan-
terie, chevalier de Saint-Louis, et décéda le 7 jan-
vier 1769, laissant postérité.
Une autre branche, celle des Bourcier de Villers,
eut pour auteur Joseph Humbert de Bourcier.
Armes : D'or, au lion de sable, tenant entre
ses pattes une épée haute, la croisie trèflée de
même.
BOURG (du)
Ancienne maison, qui compose deux branches
sorties d'une même souche et subdivisées en diffé-
rentes autres branches. Celle qu'on regarde comme
l'aînée est établie dans le Rouannais et le Viva-
rais. La seconde, qui comprend les branches de
Saillans, de Seillouse et de la Perrouze, est répan-
due en Bourgogne, en Champagne et en Langue-
doc. Toutes paraissent avoir pour auteur Bau-
douin du Bourg, chevalier, seigneur du Bourg en
Vivarais,qui vivait en 1276. Cette ancienne maison
a donné un chancelier de France et un évèque de
Rieux. Sa filiation commence à Jean du Bourg en
142"), qui eut postérité de Guygonne de Lombarde.
Elle a formé la branche des marquis de Bozas qui
eut pour auteur Emmanuel du Bourg.
La branche de Saillans éteinte à Louis du
Bourg.
La branche des seigneurs de Seillouse et de
Malauzat qui subsistait dans les enfants d'Edme-
Charles du Bourg, seigneur de Blives, etc.
La branche des seigneurs de la Perrouze qui
subsistait dans les enfants de Gabriel-Amable du
Bourg, seigneur de la Perrouze.
11 y a une famille, originaire d'Auvergne, où elle
jouissait des privilèges accordés aux nobles dans
le xme siècle, établie en Provence, qui porte les
mêmes nom et armes; apparemment que c'est une
branche de celle dont on vient de parler. Elle a
pour auteur Jean du Bourg, qui reçut en inféoda-
tion des barons de Séverat, la terre du Bac, en
1305. Il est qualifié {miles), chevalier. Elle fut
confirmée dans sa noblesse, enregistrée, le 22 dé-
cembre 1667.
Armes : D'azur, à trois bâtons ou écots d'épine
d'argent, poses en pal, 2 et 1.
Une autre famille du même nom, originaire de
la généralité d'Alençon, élection de Mortagne au
Perche, a été maintenue dans sa noblesse le
1er avril 1666.
Ses armes sont : l>'<t;ur, au chevron d'argent,
accompagné de trois sautoirs d'or, 2 en chef et
1 en pointe.
BOUSQUET (dr).
En Languedoc, famille maintenue dans sa no-
blesse par jugements rendus par M. du Gué, in-
tendant en Dauphiné, le 23 juin 1667, et M. de
Bezons, intendant en Languedoc, le 24 décembre
1668.
Le premier connu de ce nom. qui commence
la filiation suivie, est noble homme Pierre de
Bousquet, écuyer, seigneur et baron de Yerlhac,
qui rendit hommage de sa terre au roi, duquel
elle relevait en sa qualité de comte de Toulouse,
le 9 avril 1459. Il mourut en laissant postérité.
Au quatrième degré, nous remarquons François
de Bousquet, deuxième du nom, chevalier, baron
de Montlaur, seigneur de Saint-Aunes, du château
de Pin, etc., qui embrassa le parti des armes et
eut ordre du duc de Montmorency, gouverneur du
Languedoc, le 8 avril 1621, de veiller soigneuse-
ment â la conservation de son château, et d'y
mettre une garnison; il fut capitaine au régiment
de Perrault, infanterie, par commission du roi du
19 juillet 1622, et obtint de ce prince des lettres
patentes datées de Paris, le 16 août 1624, par les-
quelles « Sa Majesté, considérant les fidèles ser-
« vices que lui avaient rendus pendant les mouve-
« ments des dernières guerres civiles, François
« de Bousquet, château de Montlaur, et que son
« château, dont il avait généreusement soutenu le
« siège, avait été rasé, lui confirme de nouveau la
« permission d'ajouter à ses armes un chef d'azur,
« chargé de sept fleurs de lis d'argent. »
11 fut ensuite capitaine de cavalerie et sergent
de bataille, puis conseiller du roi, président en sa
cour des comptes, aides et finances de Montpel-
lier, par lettres de provisions du 1er août 1649, et
acte de réceptions du 7 octobre suivant; et con-
seiller d'Etat. Il fut marié : 1° par contrat du
13 octobre 1619 à Grasinde de Rignac et 2° avec
Louise de La Fare. Il laissa postérité du premier
iit.
Son fils aine, Etienne de Bousquet, deuxième
du nom, obtint des lettres patentes en forme de
Chartres, datées de Saint-Germain-en-Laye, en
décembre 1679, par lesquelles « S. M. érige la
« terre et baronnie de Montlaur, en Languedoc,
« en marquisat, en sa faveur, tant en considéra-
« tion des services qu'il lui avait rendus en Italie,
« en Flandre et en Catalogne, pendant plus de
« vingt années, que pour reconnaître encore ceux
« de son père »
Il épousa, par contrat du 13 février 1662, Marie
du Faur, dont il eut postérité.
Armes : D'or, à la croix vidée de gueules; an
— 107 —
— 108
chef d'azur, chargé de sept. /leurs de lis d'ar-
gent, 4 et 3.
Couronne de marquis.
BOUVET (de).
Voy. tome I er , col. 556, le cimier doit être ainsi
décrit: Un cerf issant au naturel, au lieu de :
Un cerf au naturel.
BRAGELONGNE (de).
Famille considérable dans l'épée et dans la
robe, qui tire son origine, de delongne, seigneur
de Bray, dont apparemment s'est formé le nom de
Bragelongne; on le croit fils puîné de Landry,
comte de Nevers et d'Auxerre, et de Malthidede
Bourgogne-Comté. Le premier du nom qui s'é-
tablit à Paris fut Adam de Bragelongne, deuxième
du nom, écuyer, seigneur dudit bien et de Jouy,
qui gouverna les finances d'Isabeàu de Bavière,
femme de Charles VI, roi de France, et celles du
duc de Guyenne, dauphin cle France, dès 1405. Il
fut mih à mort pour la cause du Boi et de l'Etat,
comme il parait par les lettres patentes du roi
Charles VII ; il eut postérité d'Agnès de Chassa-
voine.
Cette famille a formé six branches , qui ont
fourni un président au parlement, des officiers
distingués de tous grades, des chevaliers cle Saint-
Louis et de Malte.
Armes : De gueules, a la fasce d'argent, char-
gée d'une coquille de sable, et accompagnée de
trois molettes d'éperon d'or, 2 en chef, et 1 en
pointe.
BRANCOVAN (de).
Maison valaque, connue depuis Georges Denie-
ter Bibesco, décédé le 1er juin 1873, hospodar élu
de Valaohie de décembre 1842 (confirmé par la
Porte le 2 juin 1843) au 23 juin 1848.
Ce dernier prit le nom princier de Brancovan à
la suite de son mariage avec Zoé Maurocordato,
fille adoptive du dernier prince de Brancovan et
du Saint-Empire, des Bassaraba par un fils issu
de ce mariage en 1828.
Par acte, daté de Vienne du 25 février 1800,
l'Autriche autorisa le chef de cette famille à porter
ce titre de prince valaque.
La maison Bassaraba, connue dès 1300 en la
personne de Jugomir Bassaraba, prince de Vala-
chie, avait acquis la propriété de Brancoveni, en
Boumanie, vers l'an 1600.
Elle a reçu les dignités de comte de Brancovan
(titre hongrois), Luxenbourg, 19 mai 1688, et de
prince de Brancovan et du Saint-Empire le.
30 janvier 1695, confirmé le 8 juin 1807.
Armes : D'azur, â la terrasse de sinople sur
laquelle est un chevalier entièrement velu et
armé à l'antique, monté sur uyi solipède galo-
pant d'argent, brandissant de la dextre une ëpée
nue, au sommet de laquelle est piquée une tête
de turc.
Heaume surmonté d'une couronne royale.
Lambrequins d'or et d'azur à dextre, d'argent
et de gueules à sénestre.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Brancovan (Michel- Constantin Fitrst,
P ce Bassaraba de), décédé le 15 octobre 188G.
Sœurs : 1° P eesse Anne- Elisabeth), née à
Paris le 15 novembre 1876;
2° P cesse Catherine-Hélène, née à Paris le
30 juin 1878;
Mère : P cesse Rachel, fille de Musurus-
Pacha, ancien ambassadeur de Turquie, à
Londres, le 28 mai 1874 mariée à Grégoire,
prince Bassaraba de Brancovan. Résidence:
84, avenue Hoche, à Paris.
BRANDE (van den).
Famille noble d'origine belge, résidant en
France.
Armes : Ecartelé; aux I et 4, d'argent frelté
de sable; aux 2 et 3, d'hermine à deux fasces
d'azur.
Devise : Spes in Deo.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Brande (Hector-Marie-Louis van den),
reconnu comme noble en France avec les
titres de messire et d' écuyer, par jugement
du tribunal de l re instance de Boulogne-sur-
Mer du 24 avril 1891 ; marié à Marguerite-'
Armande-Hervine-Marie de Meautis, dont
une fille unique: Mercedes- Yvonne-Margue-
rite, née à Boulogne-sur-Mer le 22 juillet
1884. Résidence: Paris, 14, ruedeThann;
A 7 ersailles (en été), 4, rue de Solférino.
BRANDT (de).
Originaire des Pays-Bas.
La filiation de cette famille remonte à Gérard
de Brandt, seigneur de la Campe, qui épousa Anne
de Vargelot, dont il eut postérité; il existait vers
1500.
Au septième degré, nous trouvons Alexandre-
François-Ignace de Brandt, chevalier, seigneur de
Marconne, Picquenhem, etc. Cornette réformé du
régiment Boyal-Cravate, il fut créé par le pape,
— 109
110 —
comte palatin, patrice romain, et chevalier de
l'Eperon d'or, à cause de l'alliance de son père
avec l'illustre maison de Tolomey, originaire d'Ita-
lie; et créé par lettres patentes du roi du mois de
mars 1758. comte de Brandt ; il épousa, par coi -
trat passé à Arras le 2 septembre 1752, Jeanne-
Catherine Mathon, dont il eut plusieurs enfants.
Armes : D'azur, à trois flammes d'argent,
passées 2 et 1.
BEAU DE SAINT-POL LIAS.
Les Saint-Pol, ancienne famille du pays albi-
geois, dont une branche était établie dans le comté
de Foix, ayant produit leurs preuves depuis 1340,
furent maintenus, en 1668, dans leurs dignités no-
biliaires. En 1780, le baron de Saint-Pol, l'arrière-
grand'père de M. de Saint-Pol Lias, assista à l'as-
semblée de la noblesse tenue à Pamiers. »
Armes : D'azur, à une épée d'argent, la pointe
en hus, la garde d'or sur laquelle est appuyé un
lion du même, armé et lampassé d'or {Histoire
des Ariégeois, par H. Duclos; ouvrage très docu-
menté en 7 vol. illustré, in-8°.)
C'est au xine siècle, en effet, qu'un Saint-Pol,
dont on retrouve plusieurs fois le nom dans les
vieilles chroniques de la croisade contre les Albi-
geois, vint guerroyer, avec Simon de Montfort,
dans le Midi de la France et s'y établit. Sa des-
cendance y posséda plusieurs baronies.
Le père du bisaïeul de M. de Saint-Pol Lias,
« Jacques de Sainl-Pol, baron de Lias, seigneur
de Goudourvielle et autres lieux », était, en 1766,
garde du corps du roi. Son grand'père (petit-fils de
ce dernier), possédait encore, en 1841, le château
et domaine de Lias, dont il vendit la terre, à cette
époque, au baron de Saillas, par acte passé en
l'étude de M e Gapelle, notaire royal à Toulouse.
Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, accosté
de deux lions de gueules, lampassés, armés : au
chef d'azur, ait croissant d'argent accosté de
deux étoiles d'or.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Brau de Saint-Pol Lias (Marie-Fran-
çois-Xavier- Joseph- Jean-Honoré), explora-
teur, chef de missions du gouvernement,
en Extrème-Asie et en Océanie, et écrivain,
membre de la Société des gens de lettres,
né à Seix (Ariège), le 4 juillet 1840. Rési-
dence : 47. rue de Passy. à Paris.
Fils : B. de S. -P. L. (Robert- Jean- Victor).
BRÉVEDENT D'ABLON.
En Normandie. Cette famille est divisée en deux
branches principales, qui ont la même origine.
avec «les différences dans les armes, dont on trou-
vera l'explication dans le cours de cette notice.
On lit dans l'Histoire de la maison d'Har court,
par La Roque, t. IV. p. 1645, que Richard de Bré-
vedent était au nombre des écuyers employés à
la guerre en L285. On cite plusieurs personna
de ce nom qui existaient en 1289, L395 et 14Ô4,
mais la filiation peu suivie jusqu'à ce moment par
le malheur des guerres, la perte des papiers et
des titres, n'est bien prouvée que depuis Cardin
de Rrévedent, qui vivait le 2 juillet 1450 et qui
rendit cette année la foi et hommage au roi, pour
un tiers de fiefs de Haubert, fils de la vicomte
d'Auge.
A la suite des preuves qui furent faites en 1595
devant Henri IV, d'après les enquêtes et le témoi-
gnage des anciens du lieu du Pin, joignant la pa-
roisse de Rrévedent, en foi de quoi le roi Henri IV
lit délivrer les lettres de « confirmation de noblesse
très honorables pour la famille, puisqu'il est dit
qu'elle descend de la maison de Rrévedent, longue
ancienneté, noble, domiciliée en la seigneurie de
Rrévedent, joignant ledit lieu du Pin jusqu'à en-
viron cinquante- ans, que ladite seigneurie serait
sortie par échange des maisons de Jacques de
Rrévedent... que la famille dudit de Rrévedent,
des longtemps reconnue pour ses services, par les
feux rois nos prédécesseurs, et dès le règne du
feu roi, d'heureuse mémoire, Philippe-Auguste,
dit le Conquérant, mais par l'injure des temps,
guerres anglaises, et minorité de ses prédécesseurs,
partie de chartre, titres, et renseignements de sa
généalogie et extraction, serait perdue, et partie
tirée des mains de son dit père par les seigneurs
du Pin ».
Lettres patentes de confirmation de noblesse,
délivrées à Jean de Rrévedent du Roccage. Le roi
fit don à ce même Jean de Rrévedent, de 104 livres
de rente, pour le dédommager des pertes faites
par le pillage de sa maison.
La branche cadette de cette maison a fourni les
rameaux de : 1° Saint-Martin ; 2° de Sahurs et de
( ri verni.
Elle compte un lieutenant général du bailli de
Rouen en 1650, plusieurs conseillers audit parle-
ment; des officiers des armées du roi et chevalier
de Malte (1695), en la personne de Pierre-Louis de
Rrévedent. page du roi à la Petite-Ecurie en 1702
et mort cornette de cavalerie.
Son frère François fut également reçu chevalier
de Malte en 1699."
Cette branche a été confirmée dans son ancienne
noblesse en 1596 en la personne de René, sieur
de Vanicroq, l'un des douze capitaines de la ville
de Rouen.
Armes : Rrévedent du Roccage, seigneur d'A-
blon. près Pont-Audemer : D'azur, à la croix
ancrée d'or; au chef d'argent , chargé de trois
a ailles de sable.
Rrévedent de Saint-Martin et de Sahurs : D'ar-
111
L12
gent, à trois anilles de sable, au chef d'azur,
chargé de cinq besants d'or.
BROCH D'HOTELANS.
Originaire des Pays-Bas, alors province es-
pagnole, cette famille vint se fixer au commence-
ment du xvie siècle, à Vesoul, où Claude Broch
était échevin en 1536. Ses descendants se divi-
sèrent en trois branches, dont deux se sont
éteintes, l'une à Vesoul, l'autre à Dôle, vers la fin
du xvme siècle et au commencement du xix 1 ' siècle
Elles fournirent des ecclésiastiques, des religieux,
des jurisconsultes, des officiers à l'armée, un
garde-du-corps du roi Louis XV et trois vicomtes-
mayeurs de la ville de Dôle.
Parmi les membres de la branche encore sub-
sistante, Philippe Broch, fixé à Anthume, près de
Dôle, en 1573, fut recteur de l'Université de cette
ville; en 1592, il obtint de Philippe 11, roi d'Es-
pagne, l'autorisation de tenir en fief, le 27 février
1597, et fit l'acquisition de la seigneurie d'Hote-
lans et son fief de Montrichard, an bailliage de
Dôle, les 29 mai 1600 et 17 juin 1602. Son fils Phi-
lippe Broch, seigneur d'Hotelans, docteur es droits,
avocat au parlement, se distingua au siège de
Dôle, en 1636, fut vicomte-mayeur de la ville, en
1646, et entra au souverain parlement comme
conseiller, en suite de lettres patentes données à
Bruxelles, le 10 janvier 1652. Etienne-Philippe
Broch, écuyer, seigneur d'Hotelans, docteur ès-
droits, avocat au parlement, fut vicomte-mayeur
de Dôle en 1680. Claude-Charles Broch d'Hotelans,
écuyer, seigneur dndit Hotelans, d'ivry et de
Combelle, docteur ès-droits, avocat au parlement,
fut vicomte-mayeur de Dôle en 1711.
Des membres de cette branche ont pris part aux
assemblées des Etats de la province, dans la
chambre de la noblesse, en 1654, 1657, 1658, 1662,
1666 ; en dernier-lieu, Philippe-Désire Broch d'Ho-
telans, fut nommé commissaire de la noblesse,
pour le bailliage de Dôle en 1788, et prit part à
l'assemblée de 1789.
Après la réunion de la Franche-Comte à la
France, un membre de la famille Broch d'Hote-
lans quitta sa patrie, entraîné sans doutée par
l'exemple de François-Paul de Lisola, son compa-
triote et l'ami de sa famille; il prit du service
dans les armées impériales. Cette expatriation
donna lieu à un procès et à des poursuites, dont
on trouve des traces dans les archives du minis-
tère de la Guerre à Paris, vol. 1850, octobre 1705;
volume 22'H no 55, 28 mai 1710. Les descendants
de cet émigré habitaient l'Autriche, à Brûnn, en
Moravie, et l'un d'eux exerçait récemment à
Vienne, un emploi avec le titre de hofrath (conseil-
ler de la cour). 11 y a également des familles du
nom de Broch, en Danemark, dans le Jutland, en
Norvège à Drontheim, et en Russie; mais elles
sont sans liens et sans relations avec la famille
Broch d'Hotelans.
Les alliances directes de la branche subsistante
sont :
Damedor, Descotes, Gérard de Vuillafans, Re-
cepveur, Hugon de Mercey, Jacquinot de Goux,
Yuillemeaux de Bougelier, de Froissard de Brois-
sia, Daval, de Diesbach de Torny, Delahante,
Borthou.
Armes anciennes : De gueules, à un croissant
d'argent en pointe, soutenant un brou de chêne,
arraché d'or (armoriai de, Dunod).
De gueules, à un chesne d'or, mouvant d'un
croissant d'argent. (Certificat du juge d'armes
d'Hozier, et enregistrement en date du 2i janvier
1998. Armoriai général, G te I, n° 49. Comté de
Bourgogne.)
Armes actuelles : De gueules, au broc d'ar-
gent, attaché d'or, mouvant d'un croissant d'ar-
gent (Armoriai de Jules Gauthier, archiviste du
département du Doubs).
Devise : Fac et spera.
Les dernières armes, armoiries parlantes, sont
celles qui furent portées par Philippe Broch, con-
seiller au parlement, et présentées par lui lors de
son installation.
La branche de Dôle, éteinte, portait : De gueules
à l'arbre d'or, mouvant d'un, croissant d'argent,
accompagné, en chef, de deux étoiles d'or.
La brandie de Vesoul, également éteinte, por-
tait : De gueules, à trots gerbes d'or, posées 2 et
1. (Voir armoriai général, Franche-Comté, publié
par Henri Bouchot).
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
l û Broch d'Hotelans (Octave). Rési-
dence : château de ïhoraise (Doubs), marié
à M lle Delahaute. dont postérité.
2° B. d'H. (Raoul). Résidence : château
de Novillars (Doubs), marié à M lle Borthou,
dont postérité.
BROGLIE (de).
Voy., pour l'historique de cette famille, le
tome 1, col. 600 et 601.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche ducale
Broglie (Jacques- Victor- Albert de Bro-
glie, duc de), né à Paris le 13 juin 1821,
de l'Académie française, ancien ministre,
ancien sénateur. Résidences : 10, rue de Sol-
férino, à Paris, et ch au de Broglie (Eure),
marié à Paris le 19 juin 1845, à Pauline-
— 113 —
Mi —
Eléonore de Galard de Brassac de Béarn,
décodée le 26 novembre 1860.
Fils : B. (Louis-Alphonse- Victor, P ce de),
né à Rome le 30 octobre 1846. Résidence :
48, rue de la Boëtie, à Paris ; marié à Paris
le 26 septembre 1871 à Pauline de la Fo-
rest d'Armaillé, dont : a) Albertine, née
à Paris le 4 décembre 1872. Résidence : 29,
rue Barbet-de-Jouy, à Paris; mariée à Paris
le 26 mai 1891, à Pierre. M is de Luppé; b)
Maurice, né à Paris le 27 avril 1875, aspi-
rant de marine; c) Pauline, née à Paris le
5 février 1888; d) Louis, né à Dieppe le
15 août 1892.
2° B. (Eenri-A médée, P ce de), né à Paris le
8 février 1849, chef d'escadron au 30° régi-
ment d'artillerie. Résidence : 10. rue de
Solférino, à Paris ; marié, à Paris le 8 juin
1875, à Jl«r/e-Charlotte-Constance Say,
dont : a) Jacques, né à Paris le 20 décembre
1878 ; b) Robert, né à Paris le 23 novem-
bre 1881 ; c) Marguerite, née à Paris le
20 avril 1883.
3° B. (François-Marie-Albert, P ce de),në
à Paris le 16 décembre 1851, chef de batail-
lon au66 e régiment d'infanterie. Résidences:
Tours, et 41, rue de la Bienfaisance, à Pa-
ris ; marié, à Paris le 12 juillet 1884, à
Jedime-Emmeline de Dampmartin, dont :
a) Jean, né à Paris le 27 janvier 1886; b)
Guillaume, né à Paris le 21 mars 1888; c)
Amédée, né à Paris le 6 mars 1891.
4° B. (Cês&r-PdLiû-Emmanuel, P ce de), né
à Paris le 22 avril 1854. Résidence : 16, rue
de Solférino, à Paris.
Branche pringière Broglie-Revel
Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul,
P co de), né à Paris le 20 avril 1852. Rési-
dence: 4. avenue Montaigne, à Paris; marié
à Paris le 20 juin 1877, à Geneviève de Gler-
mont-Tonnerre , décédée le 12 juin 1880,
dont : Auguste, né à Saint-Georges-d'Aunay,
le 22 août 1878.
Frères et sœur: 1° B. (Charles-Loms-
Antoine, P ce de), né à Paris le 18 mars
1854, ancien officier de cavalerie, religi sux
de la Grande-Chartreuse (Isère).
2°B. (Georges- Armand-Edouard, P ce de),
né à Pont-Sainte-Maxence le 13 mai 1856,
capitaine au 6 e régiment de dragons, à
Evreux (Eure); marié à Paris le 24 août
1886, à Léohtine Costa de Beauregard,
dont : a) Char les- Albert, né à Evreux Le
23 juin 1887 ; b) Guy, né à Provins le 3 fé-
vrier 1889 ;
3° Louise, née à Paris le 3 décembre
1864, mariée à Paris le 7 juin 1886. à Re-
naud, marquis de Tramecourt, décédé, et,
en seconde noces, le 17 août 1895, au
marquis d'Oilliamson.
Frère du père : B. (Raymond-Ch&rles-
Amédée, P ce de), né à Saint-Georges-d'Au-
nay le 15 mai 1826. Résidence : Vaubadon,
par Balleroy (Calvados), marié à Saint-
Georges-d'Aunay le 22 janvier 1855. à
Marie-Louise de Yidard, dont : a) Joseph-
Paul-Octave-Marie, né à Paris le 11 avril
1861, père jésuite; b) Louis- Antoine-Marie,
né à Pont-Sainte-Maxence le 27 mai 1862.
Résidence : 72. rue de Varenne, à Paris;
marié à Paris le 19 août 1890. à Louise de
Montgermont, dont : 1° Madeleine, née à
Evreux le 14 juin 1891; 2° Joseph, né à
Paris le 20 mai 1892; c) Octave-Edouard-
Armand- Joseph, né à Saint-Georges-d'Au-
-nay le 13 août 1863. Résidence : Angers ;
marié à Rozières le 2 août 1893, à Jeanne
de Y ion de Gaillon; d) Augustin-p2x\-
Marie-Joseph, né à Saint-Georges-d'Aunay
le 22 novembre 1864, lieutenant au 8 e régi-
ment de chasseurs à cheval, à Epinal; e)
P^mZ-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 12 avril 1868, jésuite, à Poi-
tiers; f) A mélie Marie- Joséphine , née à
Saint-Georges-d'Aunay le 4 janvier 1871,
religieuse de la congrégation de la Sainte-
Famille, à la Délivrande (Calvados); g)
CTmWes-Marie-Joseph, né à Saint-Georges-
d'Aunay le 25 mai 1874.
BROSSARD (de).
En Touraine. Suivant un tableau généalogique
et historique imprimé à Tours en 176(5, cette
famille est établie en France depuis 1289. Elle est
divisée en douze branches, qui toutes ont pour
auteur Antoine de Brossard, premier du nom, né
en 1289, fils naturel de Charles de France, comte
de Valois, fils puîné de Philippe le Hardi et
d'Hélène de Brossard.
Il y a tant de confusion dans la généalogie de
cette famille, qu'il n'est pas possible d>n donner
une filiation suivie et exacte. Nous nous conten-
L15 —
— 116 —
terons de dire qu'il y a une branche établie en
Normandie, dont les armes sont :
D'azur, à /rois fleurs de lis d'or, au bâton
d'argent en bande, brochant sur le tout.
Une autre en Anjou, qui porte pour armes :
De sable, à trois fleurs de lis d'or, à un bâton
de gueules en barre, brochant sur le /ouf.
Une autre en Champagne, aux environs de < Hui-
lons, qui porte :
D'azur, à une main ganlelée d'or en fasce,
qui lient sur son poing un oiseau de proie d'ar-
gent, accompagnée de trois fleurs de lis,chacune
soutenu d'uni' moucheture d'hermine d'ar-
gent.
Une autre qui réside en Bretagne et a pour
armes :
TSazur, au chevron d'argent, accompagne de
trois I leurs i/e lis d'or.
Il y a la branche des seigneurs de Brossard,
écuyers, sieurs de La Gautraye. qui porte :
D'argent, à trois fleurs de lis mi-parti d'azur
et de gueules, à/a colice degueules, brochantesur
le tout.
Les branches dispersées en Anjou et en Tou-
raine avaient pour chef N. Brossard de La
Brohanière, résidant à Parce en Anjou, et N... de
Brossard de Saint-René, qui. originaire de Filmil
au Maine, résidait à Tours. Tous les deux avaient
pour armes :
Trois fleurs de lis d'or, en champ d'azur, à
la bande d'argent, brochante sur /e /ou/.
Ces diverses armes ont été vérifiées en différents
temps par M. de Machaut, intendant d'Orléans
en lb'07.
BROSSES (de. s) ou DESBROSSES.
En Normandie, cette famille est connue dés le
commencement du xm e siècle, mais sa libation
prouvée par titres ne remonte qu'à Robert des
Brosses, écuyer, seigneur dudit lieu, du Boyhyon,
et de Bastigny, qui vivait en 1374 avec Jeanne de
la Place, son épouse. Il prit à rente pour livres
tournois de rente annuelle de Jean Fromont,
écuyer.le fief du Boyhyon, avec toutes ses dignités,
détaillées audit contrat; ceci est conforme à une
preuve de noblesse faite devant les commissaires
du roi, en 157(5, par Hector des Brosses, seigneur
dudit lieu et de Bastigny. Robert mourut en lais-
sant postérité.
Hector des Brosses, comme il est dit plus haut,
prouva sa noblesse devant les commissaires du
roi par titres, en remontant à Robert des Bro ises,
écuyer, et Jeanne de la Place, son épouse, les-
quels, en 1374, échangèrent Leur terre contre celle
de Bastigny. (le Robert des Brosses, comme on l'a
dit, était seigneur des Brosses et du Bayhyon, et
Hector des Brosses, descendu de lui au huitième
degré, lit déposer au greffe d'Évreux, le 8 novem-
bre 1576, sa généalogie. Il épousa, le £5 novem-
bre 1569, Isabeaudes Landes, dont il eut postérité.
Au treizième degré, nous marquons Joseph-
Nicolas des Brosses, chevalier, baron de Goulet.
Cuigny, Plainville,La Couture. Fontaine etautres
lieux, né le 30 mai 1718; il commença à servir en
qualité de cornette dans le régiment du duc de
Saint-Simon, en 1733, et fut réformé à la paix de
1737, rejoignit, au commencement de la guerre
de 1741, son régiment en la même qualité de cor-
nette; fut employé, avec des cavaliers de bonne
volonLé, dans toutes les occasions qui se présen-
tèrent, et où il donne de si belles preuves de son
courage et de son zèle, que le duc de Brissac, maré-
chal de France, le choisit pour faire son avant et
arrière-garde, avec des carabiniers de bonne vo-
lonté, destinés à faire passer 300 sacs de farine
dans le château de Fronembert; ce qui fut exécuté
heureusement, en traversant ce lieu des quartiers
ennemis et en les trouvant partout. Le baron de
Goulet y reçut une contusion, et son cheval fut
blessé. Cependant, il fit des prisonniers, qu'il
amena, et le duc de Brissac en rendit compte sur
le champ au cardinal de Fleury, qui lui fit donner
une compagnie de cavalerie dans le régiment de
Chepy en 1742. Il passa avec ce régiment en
Bavière, et servit sous les ordres du maréchal de
Maillebois. Pendant la campagne de 1743. il lit
plusieurs actions éclatantes, comme d'avoir arrêté ,
les ennemis avec 50 maîtres qui avaient culbuté la
compagnie franche de.Rombert, dans une recon-
naissance que le maréchal, comte de Saxe, fit faire
à Plane. Quelques jours après, le maréchal de
Maillebois ayant commandé tours les piquets de
l'armée, pour aller reconnaître l'ennemi, la troupe
du baron de Goulet se trouva environnée par les
ennemis, au point que ce général fut obligé de
faire pointer les canons pour dissiper les ennemis :
ce qui réussit, et le baron de Goulet les battit, y
reçut plusieurs blessures, et ramena toute sa
troupe, excepté ceux qui restèrent morts sur
place. Le maréchal de Maillebois en rendit compte
sur-le-champ au roi, et lui fit avoir la croix de
Saint-Louis en 1741, quoique n'étant pas le dernier
capitaine de son régiment. A l'affaire de Saverne,
il demanda au maréchal duc d'Harcourt des
hommes de bonne volonté pour aller en avant et
reconnaître l'ennemi qu'il vit de près débouchant
sur deux colonnes, pour aller s'emparer de Sa-
verne; et, aussitôt, il alla à toute bride à Phals-
bourg en rendre compte à ce maréchal, qui lit
rétrograder les troupes envoyées pour la défense
de cette place. Les ennemis, ayant déjà outrepassé'
la hauteur, et le long de la chaussée, le baron de
Goulet fut de bonne volonté, par ordre du géné-
ral, avertir le marquis du Chàlelet de se retirer sur
Plialsbourg. Dans cette occasion, le baron de
Goulet fut blessé et son cheval reçut deux coups
de feu. 11 ne se signala pas moins à la bataille de
Rocoux, sous les ordres du maréchal comte de
Saxe : la cavalerie étant dans l'inaction, et ayant
aperçu plusieurs fuyards de quelques bataillons,
— 117 —
118 —
il les ranima et les ramena à la charge aux bayes
de Rocouse, où il fut blessé d'un coup de biscayen
au ventre. Cette action lui attira beaucoup de
louanges de la part du maréchal, comte de Saxe.
A la bataille de Lawfeld, sous les yeux du roi, où
il commandait le second escadron de son régi-
ment, nommé alors Belfond, il y reçut d'abord un
coup de canon, qui coupa son cheval en deux, et
lui blessa les deux jambes, de façon qu'on fut
obligé sur-le-champ de couper ses bottes avec un
rasoir; et, se sentant encore assez de force pour
faire son devoir, il se lit mettre par quatre cava-
liers sur un autre cheval, mena son escadron à la
charge, battit l'ennemi, et resta chargé du comman-
dement du régiment, les autres officiers ayant
■été tués ou mis hors de combat. Il y reçut encore
un coup de sabre, qui lui partagea presque la
figure en deux jusqu'au gosier, dont il portait
la cicatrice, un sur la tête et un coup de pistolet.
Dans cet état,il eut l'honneur d'aller présenter au roi
un étendard des ennemis, qu'il avait pris ; mais
les forces lui manquant aux pieds de Sa Majesté,
on fut obligé de l'enlever. Sa Majesté, en recon-
naissance de tant de bravoure, le fit lieutenant-
colonel avec une pension. Heureusement guéri de
toutes ses blessures, dont il portaitles marques, il
n'a pas moins fait paraître de courage et de zèle
dans la dernière guerre, à toutes les affaires où i!
s'est trouvé ; comme à la bataille de Grevelt et à
celle de Lutzelberg, sous les ordres de M. de Ghe-
vert, où il a combattu avec le même succès. A
cette dernière affaire, il fut démonté deux fois et
ses chevaux blessés sous lui, et reçut un coup de
biscayen à l'épaule : l'escadron qu'il commandait
prit deux pièces de canons. Il s'est trouvé à plu-
sieurs autres petites actions, dans le détail des-
quelles nous n'entrerons pas, a senti les effets de
toutes les armes dont on se sert à la guerre et avait
sur son corps les marques de quinze différentes
blessures. Le baron de Goulet eut l'agrément du
régiment île Fleury, cavalerie; mais il aima mieux
rester lieutenant-colonel du régiment de Char-
tres, cavalerie, ci-devant Belfond, à la tète duquel
il avait donné tant de marques de son courage et
de sa valeur, ayant été fait brigadier le 20 février
1761. 11 était maréchal de camp depuis la promo-
tion du 20 avril 1768, et il épousa, par contrat du
10 octobre 1740, Marie-Catherine- Jeanne Cureau,
veuve de Jacques-Bernard de Coëtferel, dont il
eut postérité.
Les titres de cette ancienne noblesse ont été pré-
sentés à M. de Baujon, généalogistes des ordres
du roi, et étaient, en 1772, entre les mains de M. Che-
rin, successeur de M. de Baujon en cet office.
Armes: D'argent, au lion de sable, armé et
lampassé de gueules.
BRUN (de).
Provence. Famille originaire de Castellane, où
elle était comptée parmi les maisous nobles dans
le xive siècle.
Fou cou de Brun est celui par lequel on com-
mence à avoir les papiers en règle. Il était capi-
taine de cuirassiers sous le roi Henri II et fut tué
au premier siège de la ville d'Amiens en combat-
tant à la tête de son régiment. Il laissa deux fils :
Jean, qui continua la descendance de la branche
aînée, et Sébastien, qui fut la tige des seigneurs de
Boades. De cette seconde branche en est issue une
troisième qui a pour auteur Jacques de Brun,
chevaiier, seigneur de Favas, à qui son père légua
une somme de 31,000 livres, épousa, par contrat du
5 février 1603, Marguerite de Rafaëlis-Broves-de-
Tourtour, dont il eut plusieurs enfants.
Cette famille a fourni plusieurs officiers distin-
gués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a été
plusieurs fois maintenue dans sa noblesse : la
première, en 1608, par les commissaires députés
du roi, et, en 1609 et 170-3, par arrêt de l'intendant
de la province; l'aïeul du conseiller de Boades et
son frère Jacques de Brun de Favas furent déchar-
gés de la taxe prononcée contre les usurpateurs du
titre de noblesse, et de celle de francs-fiefs.
Armes : D'azur, à la hache d'armes d'argent,
emmanchée d'or.
La branche de Castellane portait :
Parti : au 1, de Brun; au 2 de gueules, à un
château ouvert, crénelé et sommé de trois tours
d'or, maçonnées de sable, qui est de Castellane.
BRUNEEL.
La famille Bruneel, qui est fixée en France, est
originaire des Flandres. Elle a conservé sa natio-
nalité belge malgré sa résidence à Paris.
En 1507, Pierre Bruneel contracta mariage avec
très noble dame Jacqueline, baronne van Calden,
à Ardoye en Flandres.
Jean Bruneel, arrière-grand-père du comte
Bruneel actuel, quitta le premier cette ville.
Une branche d'ailleurs habite encore la Bel-
gique, où le père du comte Bruneel actuel était
lui-même chevalier de l'Ordre du roi Léopold et
porté sur la liste des éligibles, comme sénateur du
royaume.
Les Bruneel contractèrent des alliances directes
avec les La Perre de Roo, les de Gheus d'Elzen-
valle , de Caigny , de Meulenaer, van den
Bergh, etc.; ils sont encore apparentés aux nobles
familles de Grainger, van den Brande, de Roo, de
Zuylen, de Négri, de Bocoinghe, de Pralormo,
délia Torre, d'Ogimont, de la Serna, de Terline,
de Vilmarest, de Croix, etc., etc.
Le très réverendissime Bonaventure Bruneel,
fondateur de l'Ordre des Franciscains en Belgique
après la révolution, appartient à cette famille et
c'est pour illustrer sa sainte mémoire que le
Saint-Siège conféra le titre de comte.
Alliances : La Perre de Roo, de Gheus d'Elzen-
valle, de Caigny, van den Bergh , de Meule-
naer, etc., etc. Parentés maternelles avec les de
— 119 -
— 120
Roo, de Grainger, van <len Brande, van Zuvlen,
de Négri, Coppieters, de La Croix d'Ogimont, Le
Fevère de 'l'en Hove, van Goethem, de Vilmarest,
Maquart de Terline, de La Serna, de Vadicourt,
de Bœsinghe, délia Torre, de Pralormo, etc.
Armes : U argent, au lion de gueules.
Consulter : le Nobiliaire des Pays- lias, l'Armo-
rialgénéral de Riesstap, les Archives d'Ardoye et
la Chancellerie romaine.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Bruneel ( Alltert-Victor-Constant-Marie,
G te j. Résidence
Paris.
11, avenue de Ségur, a
BUISSON DE COURSON DE CRIS-
TOL (du).
Voij. le tome I et rectifiez comme suit :
lo Colonne 625, ligne 9 : Gravas, lire : Gavrus.
2" Colonne 625. ligne 23 : Le Maistre d'Echauf-
îon, lire Le Maistre d'Echauffow.
3° Colonne 625, ligne 26 : de Salles de Préval-
lon, lire : de Scelles de Prévallon.
'i" Colonne 625, ligne 28 : de Billeheust cVArgen-
son, lire : de Billeheust d'Argenton.
Omission d'une ligne entière à la ligne 50 de la
même page 625, omission qui rend la phrase inin-
telligible. On lit en effet que Tanneguy du Buis-
son « fut conseiller à la table X. de Courson, etc. »,
ce qui n'a aucun sens ; qu'il faut rétablir comme
suit : « que Tanneguy du Buisson fut conseiller à
«la Table x de marbre (amirauté et Eaux et
« Forêts) de Rouen : que Pierre du Buisson, sieur
« rfeX. Courson fut intendant, etc. »
BUSSEUL {de).
Maison illustre dès le règne de l'empereur Othon
et de Hugues Capet, ainsi qu'il ressort des cartu-
laires des prieurés de Paray et de Marcigny et
qu'il est rappelé dans les lettres patentes d'érec-
tion de St-Sernin en Maçonnais en comté de
Vauban (avril 1725) en faveur d'Antoine Le Prêtre
de Vauban, mari d'Anne-Henriette de Busseul,
héritière du comté de St-Sernin.
Au \'' siècle, les Busseul étaient établis en Cha-
rolais où César de Busseul, ambassadeur de l'em-
pereur Othon auprès du duc de Bourgogne, possé-
dait les terres de Vervicon et de Moulins sur
l'Arconce. Le dossier Chérin concernant la mai-
son de Busseul et déposé ù la bibliothèque natio-
nale de Paris, département des manuscrits, re-
monte à Geoffroy de Busseul, chevalier, vivant
en 1281, mais une note du même Chérin, insérée
en tète de la généalogie de Busseul. possédée par
la famille, témoigne que des titres tirés du l'abbaye
de Cluny établissent l'existence et l'illustration du
nom il i Busseul depuis 1039 et la qualité de che-
valier attribué dès lors aux membres de cette
maison. Les titres des cartulaires de Marcigny
remontent encore plus haut.
Les Busseul ont joui d'une grande faveur à la
cour des ducs de Bourgogne. Guy de Busseul por-
tait la bannière du comte de Nevers à la bataille
de Nicopolis en 1396, deux autres Busseul périrent
à Nancy en 1477 aux côtés de Charles le Témé-
raire.
Pendant tout le xiv c et le xve siècle, on les voit
nombreux occuper les premières charges auprès de
ces princes, entre autres celles d'écuyer, de cham-
bellan, de premier écuyer tranchant, d'échanson,
de premier maître d'hôtel, de capitaine châtelain,
de bailli du Maçonnais, d'Autun et de Montcenis,
de membre du conseil permanent de Bourgogne et
de gouverneur du Charollais. Le portrait de Mar-
guerite de Busseul, dame de Thyard et de Bissy.
qui périt pendant les guerres de religion en défen-
dant la place de Verdun-sur-Saône, est au musée
de Versailles parmi ceux des héroïnes. Les Busseul
ont fourni des chevaliers de Saint-Jean de Jérusa-
lem, de Malte, de l'ordre du roi, des chanoines
comtes de Lyon et de Saint-Pierre de Mâcon, un
page de la reine Anne d'Autriche, une demoiselle
d'honneur de la princesse de Conti, des officiers
généraux chevaliers de Saint-Louis et comman-
deur de l'ordre de Saint-Louis, etc. Ils ont eu les
titres de baron et de comte, possédé des fiefs nom-
breux et considérables et contracté des alliances
avec les premières maisons de Bourgogne et de
France, entre autres avec celles de Clugny,
d'Amanzé, de Gorrevod, ducs de Pont-d'Ain,
princes du Saint-Empire, de Thyard, de Babutin,
Palatin de Dyo, de Digoine, de Choiseul de Traves,
de Véré, princes du Saint-Empire, etc.
Antonin-Louis, vicomte de Busseul, lieutenant
général des armées du roi en 1814, commandeur
de l'ordre de Saint- Louis, officier de la Légion
d'honneur, décédé à Paray-le-Monial en 1851, eut
pour fils Antoine-Henri, comte de Busseul, colonel
de cavalerie qui donna sa démission en 1830, âgé
seulement de quarante-deux ans, il mourut en 1842
au château de Saint-Christophe enBrionnais, lais-
sant six filles : les comtesses Onfroy de Verez, de
Monspey, Alfred et Sylvain de Laforest-Divonne
et les baronnes Amédée et Albert de Fournas et un
fils Antoine-Olivier, comte de Busseul, chevalier
de Malte, lieutenant, de 1842 à 1844, au 4 e régiment
de chevau-légers, dit de Windischgraetz en Au-
triche; il mourut au château de Pouzzols (Aude)
en 1877 De son second mariage avec Thérèse de
Kellersperg, sœur du baron Ernest de Kellersperg,
gouverneur civil de Milan, puis de la Bohème, il
eut trois filles dont une seule subsiste, Marguerite
de Busseul , chanoinesse du chapitre noble de
Brunn en Moravie et qui réside à Gratz (Styrie).
Antoine-Henri, comte de Busseul, né en Au-
trichë en L847, du premier mariage d'Antoine-
Olivier, comte de Busseul, avec Marie de Buchs-
mann, lieutenant de hussards hongrois, officier de
honwed, a donné sa démission et a épousé Bertha
— 121 —
122
de Baïir. Us habitent en Transylvanie près d'Her-
manstadt, et ont deux enfants : un fils Raoul de
Busseul né en 1876 et une fille Céline de Busseul.
Les archives, très anciennes et très complètes de
la maison de Busseul, sont entre les mains du
comte Henri de Busseul. 'On peut consulter : Saint-
Julien de Baleurre (Lyon 1558), les archives de
Marcigny, Paray-le-Monial et Gluny, le journal
de Philippe-le-Bon, le Laboureur, Courte-Lpée, le
Cartulaire du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon,
les Tablettes historiques de Bourgogne pour l'an-
née 1750, page 52, etc., et pour l'année 1756, p. 21.
Armes : Fascè d'or et de sable de six pièces qui
sont les armes de Saxe ancien ; au canton dexlre
à V aigle éployée de sable qui est de l'empire.
Devise : Dieu et mon Busseul.
Supports : Deux dragons d'or armés et lam-
passés de gueules.
Cimier: Un casque d'argent à onze grilles
d'or posé de front et surmonté d'une couronne
de comte; au-dessus de la couronne, une co-
lombe éployée d'argent.
BUYSSON {du).
Voy. le tome I, col. 037 et suivantes.
Grand'Mères maternelles des représentants
ACTUELS :
De BonnevaL 1824; de Laferté-Meung, 1780; de
Monestay-( lhazeron, 1740 ; Lebergue-d'Ambly,
L694; de Burgues de Missiessy, 1661; Millet de
Boisgarnier, 1615; de Lingendes, 1577 ; Le Fran-
çois de Fognat,1534; Moriat de la Balancière,
1496; de Vertolaye, 1445; Atlion de St-Floret,
14°0 ; Aubert du Cros, L396 ; de la Faye, 1367 ; de
Chazeron, 1328; de Carbonnières, 1302; de May-
mont-d'Oliergues, 1277; de Saillans, 1236; de
Brossadol, 1211; de Cassanhes (Cassagne-Beau-
fort-Miramont), 1180; de Solages, 1152 ; et de Sévé-
rac, 1120, dont on a les contrats.
Titres et ouvrages à consulter: Preuves des
francs fiefs de 1444, aux archives du Capitule de
Toulouse où la filiation remonte à 1120; Preuves
de maintenues de 1635 à 1708, aux archives de
Moulins, remontant à 1319; d'Hozier, Armoriai
général et carrés, n° 141, de la Bibliothèque na-
tionale; St-Allais, II, 190;Lachénaye, IV, i83 : de
Barrau, II, 209: Bouillet, 1,357; de Magny, I,
129.
CANTILLONDE BALLYHIGUE.DE
LACOUTURE ET DE TRAMONT (de).
Cette maison, très ancienne, est originaire de
Normandie. Le premier gentilhomme de cette
famille, dont il soit fait mention dans les chro-
niques du xie siècle et notamment dans celle
de Branton, est Henry de Gantillon, seigneur de
Canteleu. Il suivit son souverain, Guillaume, duc
de Normandie, à la conquête de l'Angleterre et
commandait l'un des vaisseaux qui transportèrent
l'armée de Guillaume. Blessé près du duc à la
bataille d'Hastings (1066). il reçut une terre dans
le comté de Devon, à laquelle il donna le nom
de Gantelon, d'où est venu plus tard par corrup-
tion celui de Gantelupe.
On trouve dans l'histoire de Normandie qu'au
nombre des gentilshommes qui accompagnèrent
Robert II, duc de Normandie, en Palestine, étaient
les nobles seigneurs Guillaume, Robert et Fouc-
ques de Cantelon.
Guillaume de Gantillon, chevalier et arrière-pe-
tit-fils de Henry, fut du nombre des guerriers qui
passèrent en Irlande en 1169, sous la conduite du
fameux comte de Pembrocke. Ses enfants s'éta-
blirent dans la province de Munster où l'un d'eux
fit construire le château de Ballyhigue. près de
la baie de ce nom. (Hist. du comte de Kerry, par
Smith, imprimée en 175U, p. 210). Cette vaste pro-
priété seigneuriale appartient aujourd'hui à la fa-
mille Creshé.
La famille de Gantillon fut une de celles qui don-
nèrent les plus grandes marques de dévouement
aux Stuart et à la religion catholique. Cette fidélité
fut la cause de sa ruine et de sa dispersion. Plu-
sieurs de ses membres furent réduits sur la terre
étrangère à un état voisin de la pauvreté. Mais
ils n'oublièrent jamais, sur les champs de bataille,
cette noble et glorieuse devise de leurs armes :
Fortis in bello.
Des Cantillon s'allièrent aux plus illustres mai-
sons, telles que celles des Siuart, des Fitz-Gérald,
des O'Brien, derniers rois d'Irlande, des Pégett,
des Mac-Mahon, des O'Sullivan, des Seymour, des
Perceval, des comtes de Beilheley, des comtes de
Stalford-Howard, des comtes Maxwell-Farnham,
des vicomtes Southwell, des O'Gonnell, des comtes
de Bray (Picardie), des marquis de Foucault, Ver-
dillac, des marquis de Grave, des comtes Du
Plessis de Grenedan, des marquis de Glervaux,
des marquis de Ruffo-Bonneval, etc.
La généalogie de la maison de Gantillon, fixée
en Irlande dans le courant du xii« siècle, est au-
thentiquement établie depuis Roger de Gantillon,
chevalier, sixième baron de Ballyhigue, seigneur
de Castle-Bronn, de Balmoral de Gandaylin, etc.,
qui épousa, en 1556, Elisabeth Stuart, de la mai-
son royale d'Ecosse.
Vers le milieu du xvii siècle, Charles de Can-
tillon passe en France à la suite des Stuart. Il
achète dans la Marche limousine une propriété,
Las Couturas; c'est de là que la branche cadette
a pris le nom de Cantillon de Lacouture. En
173N, cette branche cadette s'est encore subdi-
visée et a formé la branche de Cantillon de Tra-
mont.
125
— 126 -
Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accosté
de deux flèches tombantes de même, empennées
d'argent.
L'écu timbré d'un casque de chevalier, surmonté
d'une couronne de baron anglais.
Cimier : Un dextrochère, armé d'une flèche
d'or empennée d'argent.
Devise (donnée par Guillaume le Conquérant à
Henry de Cantillon, après la bataille de Hastings
(Hj) : Fortis in bello.
(les armes se trouvent dans une des salles du
château de Dublin.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cantillon de Ballyhigue (B on de).
2° Cantillon de Lacouture (Georges
de), lieutenant au 15 e dragons, à Libourne.
3° C. de L. (Henry de). Résidence:
château de la Roquette, par Le Muy i Var).
4° Cantillon de Tramont (Charles de).
Résidence: Gieux (Haute-Vienne).
CHABANNE3 DE LA PALICE (de).
Quatre mémoires, imprimés en 1759 sur cette
maison, disent que Chabannes, Chabannois et
Chabanées sont le même nom, qu'il n'y a de
différence qu'une simple inflexion de voix de plus
ou de moins, parce que la prononciation du mot
a changé.
Cette maison ne remonte, dans le P. Anselme,
qu'à Robert de Chabannes; mais, d'anciens titres,
vérifiés par le généalogiste des ordres du roi,
en 17bl, font connaître :
Eschivat de Chabannes , ou Chabanées , qui
épousa, vers 1170, Matebrune de Ventadour. De-
puis- ce mariage, cette branche de la maison de
Chabajines demeura fixée aux environs de Venta-
dour et de Charlus-le-Pailloux, qui en dépendait,
dans le Bas-Limousin.
Un de ses descendants au onzième degré, Jac-
ques de Chabannes, deuxième du nom, chevalier
de l'ordre du roi, si connu dans l'histoire sous le
nom de maréchal de la Palisse, fut gouverneur et
lieutenant général pour le roi en Bourbonnais,
Auvergne, Forez, Beaujolais, Dombes et Lyon-
nais. 11 se rendit recommandable dans toutes les
guerres d'Italie de son temps, suivit le roi'
Charles VIII à la conquête du royaume de Naples,
en 1495 ; servit aussi le roi Louis XII. en 1500. au
recouvrement du duché de .Milan, et à la pr se
de plusieurs places dans l'Abruzze et la Pouille;
demeura prisonnier du duc de Terranova à la
défense de la ville de Rouvre, en 1502; combattit,
en 1503, à la bataille de Cerignoles se trouva, en
1506, à la prise de Bologne, et, en 1507. à celle de
Gênes, où il fut blessé; et se comporta généreuse-
ment à la bataille d'Agnadel donnée en 1509, et à
la prise de Padoue faite par l'empereur sur les
Vénitiens. Le roi le fit capitaine de 500 hommes
d'armes et le pourvut de la charge de grand-
maitre à la place de feu seigneur de Chauniont ; il
lui donna encore le gouvernement du duché de
Milan, après la célèbre journée de Ravennes, au
gain de la bataille de laquelle il contribua beau-
coup et demeura prisonnier à celle des Eperons
en 1513, après s'être comporté en grand capitaine.
Il se démit, en 1515, de la charge de grand-maître.
au lieu de laquelle il fut créé maréchal de France:
continua ses services en Italie, et se trouva à la
prise de Villefrancheet à la bataille de Marignan
la même année; se rendit à Calais, en 1521, pour
traiter de la paix avec les députés de l'empereur,
et, n'ayant rien conclu, il retourna en Italie ; com-
manda le corps d'armée au combat de la Bicoque,
en 1522; passa sur les frontières d'Espagne où il
secourut Fontarabie ; obligea le connétable de
Bourbon à lever le siège qu'il avait mis devant
Marseille, en 1523, et finit glorieusement ses jours
à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. C'est
ainsi, dit Brantôme, que mourut cet honorable
seigneur. Il épousa : 1° en 1493, Jeanne de Mont-
berois; et 2° par contrat du 20 février 1513, Marie
de Melun-Epinoy. Il n'eut qu'un 111s du second lit,
Charles de Chabannes, tué en 1552, au siège de
Metz, sous Henri II, ne laissant qu'un fils, An-
toine, mort le dernier de sa branche.
Gilbert de Chabannes, seigneur de Curton,
second fils de Jacques, premier du nom (grand-
père du maréchal), forma la branche des seigneurs
de Curton. Son petit-fils, Joachin de Chabannes,
fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de
Médicis, de laquelle il était parent par Françoise
delà Tour-d' Auvergne, son aïeule. Il fut capitaine
d'une compagnie de50 hommes d'armes des ordon-
nances et obtint, du roi Henri II, l'érection de la
terre de Roche-fort, située en Auvergne, en comté,
par lettres données à Paris au mois d'octobre 1556,
enregistrées au parlement le 20 mai 1557. Voici la
teneur de ces lettres : « Ayant vu à l'oeil et reconnu
par effet les grands, vertueux et recommandables
services que notre très aimé et féal cousin Joachiin
de Chabannes, chevalier de notre ordre et d'hon-
neur de notre très dure et aimée compagne la
reine, baron de Curton < j .t R ochefort, en Auvergne,
créons et érigeons, et élevons par les présentes, en
dignités, titres, noms et prééminences de comté,
pour dorénavant audit titre et nom de comte de
Rochefort, en jouir et user pleinement, paisible-
ment et perpétuellement par ledil Chabannes, ses
hoirs, successeurs, et ayants cause, tant mâles
que femelles; voul »ns et nous plait, que lui et ses
successeurs soient tenus, censés, réputés et appe-
lés comtes du lit comté de Rochefort, etc. »
De cette maison sont sorties Les branches :
1° Des seigneurs de Saignes :
2° Des seigneurs de Nozerolles;
3° Des seigneurs de Mariol:
4" Des seigneurs de Verger ;
— 127 —
— 128
5° Des seigneurs de Trucy ;
6° Des comtes de Pionsat.
Cette branche a pour auteur Gabriel de Cha-
bannes, dernier lils de Joachim, seigneur de
Curton. Il est qualifié gentilhomme ordinaire de
la chambre du roi. et premier échanson de la
reine, dans le partage qu'il lit, le 11 octobre 1581,
de la succession de ses père et mère. Il prenait
aussi la qualité de chevalier de l'ordre du roi.
Son arrière-petit-fils, Gilbert, deuxième du nom,
dit le marquis de Chabannes, etc., né le 16 juillet
1646, fut d'abord capitaine dans le régiment de
Navarre en 1669, lieutenant-colonel du même
régiment à la bataille d'Hochstedt en 1704, colonel
au mois d'avril 1706, puis brigadier des armées
du roi, gouverneur de l'île et citadelle d'Oléron en
janvier 1709. Il fut un des grands capitaines de
son temps. M. le duc de Bourgogne l'honora de
ses bontés. Il servit plus de cinquante ans et con-
tribua au gain de la bataille de Spierbach, en
octobre 1703, par un mouvement qu'il lit faire à
la brigade de Navarre, qu'il commandait, d'où est
venu : A moi Navarre; ce fut son expression. Il
ne se distingua pas moins à la bataille d'Hochs-
tedt en 1704, car, ne voulant jamais consentir à la
capitulation de Belheim, où 26 bataillons et 4 ré-
giments de dragons, qu'on avait laissés dans le
village, furent pris et enveloppés, il tit brûler les
drapeaux du régiment de Navarre, et obtint qu'il
sortirait avec une certaine quantité d'armes et de
fusils. Il mourut le 20 avril 1720.
Son petit-fils, Jean-Baptiste de Chabannes, né
le 3 octobre 1714, comte de Pionsat et de Belabre,
comte d'Apchon, premier baron d'Auvergne, fut
marquis de la Palisse (par substitution et dona-
tion du feu comte de Chabannes, son oncle), cor-
nette des mousquetaires noirs en mars 1740, bri-
gadier des armées le 20 mars 1747. Enseigne en
1752, sous-lieutenant en 1754. et ensuite maréchal
de camp le I e1 ' mars 1758; s'est trouvé en Italie
aux batailles de Panne et de Guastalla ; en Alle-
magne, à celle de Dettingen, en 1743, où il fut
blessé d'un coup de fusil à la jambe; et en Flan-
dre, à celle de Bocoux, en 1746. Il servit encore
trente ans et épousa, le 8 mars 1743, Marie-Olive
Bernard de Coubert.
On compte encore une septième branche, celle
des seigneurs de Chamiane, issue de la précédente
et ayant pour auteur Thomas, frère de Gilbert,
deuxième du nom ; et une huitième, celle des
comtes de Dammartin, issue de la première bran-
che ayant pour auteur Antoine de Chabannes,
comte de Dammartin, grand-maître de France,
troisième fils de Bobert, seigneur de Charlus,
branche éteinte à la mort de Jean de Chabannes,
son fils, qui ne laissa que trois tilles qui ont
porté dans les maisons où elles sont entrées les
grands fiefs de cette branche, comme le comté
de Dammartin, et nommément la terre de Saint-
Fargeau dans la branche de Bourbon Montpen-
sier.
La branche ainée des seigneurs de Curton a
toujours conservé jusqu'à présent les anciennes
terres patrimoniales, commeCurton, Saint-Angeau,
Bochefort et Madic, en Auvergne.
Les rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII,
François I e1 ', Henri II, Charles IX, François II et
Henri III, ont honoré du titre de cousin les sei-
gneurs de Chabannes. Us comptent des chevaliers
de tous ordres : Saint-Louis, Saint-Lazare et de
Malte.
Il y a de la maison de Chabannes des bâtards
légitimés, dans le Quercy et l'Auvergne, qui ont
fait de fort bonnes alliances et avec des maisons
distinguées, mais qui ne sont que des bâtards re-
connus.
Armes : De gueules, à un lion d'hermines, ar-
mé, lampassé et couronné d'or.
CHALÉON (de).
Just] de Chaléon , origi-
naire du Boyannais, célèbre
avocat au parlement de Gre-
noble, fut anobli en 1665.
Laurent de Chaléon, sei-
gneurde Saint-Bomand, con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1680, qui épousa
Marguerite de Chambrier
de l'Isle et fut père de :
Jean-Baptiste, de Chaléon
de Chambrier, baron de Châ-
teauneuf de l'Albenc; con-
seiller au parlement de Gre-
noble en 1740, marié à Marguerite de Bardon-
neuche ;
Ennemond-Jean-Baptiste de Chaléon de l'Al-
benc était également conseiller à la même cour
en 1783 ;
César-Bacon de Chaléon de Chambrier, con-
seiller au parlement, fut nommé député de la
noblesse aux Etats généraux en 1788.
Ce dernier eut deux fils qui ont laissé de nom-
breux représentants :
1° Laurent-Bacon de Chaléon, qui a une fille
mariée au baron de Montravel et un fils César-
Bacon de Chaléon, qui, élève de l'école des Cadets
de Turin, devient chef d'escadron aux chevau-
légers de Savoie, est fait comte romain et démis-
sionne à la mort de son père. Meurt lui-même en
1870 sans enfant.
2" Félix-Marc de Chaléon, grand propriétaire du
château et des terres de Prébois, laisse de nom-
breux représentants mort sans enfant, sauf Louis-
Ennemond de Chaléon . qui épousa Céline de
Lachaud. Meurt en 1859, en laissant plusieurs re-
présentants dont deux seulement encore vivants :
1° Félix-Louis-Bacon de Chaléon, chef d'esca-
dron de cavalerie, officier de la Légion d'honneur
et du Nicham Iftikar, marié à Marie de Belcastel;
2° Albert-Bal thazar de Chaléon, ancien magis-
trat démissionnaire.
— 129 —
130
Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée
d'un lionceau de gueules.
CHAMBON (de).
Cette famille a été maintenue dans sa noblesse
par jugement de M. de Lamoignon, intendant du
Languedoc, rendu à Montpellier le 6 juillet 1700,
sur des titres qui justifient que :
Jacques de Ghambon, issu d'un puîné en Auver-
gne, juge au tribunal de Viviers, fut pourvu de
l'office de général des monnoies en la province de
Languedoc et de Guyenne, de résidence à Tou-
louse, le 21 juillet 1546. Il a épousé en premières
noces noble demoiselle Marguerite Dumène du
Perrier, et, en secondes noces, demoiselle Anna
de Gassaing, laquelle lui apporta en dot le do-
maine du Bourg-Saint-Bernard. Du premier ma-
riage avec Marguerite du Perrier, veuve de noble
Vibret, est issu noble Simon de Ghambon, aussi
général des monnoies, marié à noble dame Marie
de Ferrier, fille d'Antoine de Ferrier, conseiller à
la cour du parlement de Toulouse. Les biens de
M. Simon de Ghambon étaient situés au lieu de
Layrac, Môntrouget, Mirepoix et dans le vicomte
de Villemur : il désire être enterré à Toulouse au
couvent des Augustins, où sont les tombeaux de
ses père et mère.
Simon de Ghambon a laissé quatre enfants de
son mariage avec demoiselle de Ferrier, sa femme,
savoir :
i° Pierre de Ghambon, aussi général des mon-
noies, a épousé Marguerite de Chante, de laquelle
il a eu François de Ghambon, né le 3 août 1632,
coseigneur de Lauzerville, marié le 31 mars 1668
avec demoiselle Antoinette de Barthe, mort sans
postérité; il a substitué son hérédité à noble Jean
de Laforcade, son neveu, fils de noble Abraham
de Laforcade et de dame Marie de Ghambon ;
2° Autre Pierre de Ghambon, mort sans pos-
térité :
3° Marie de Ghambon, fille de Simon, mariée à
noble Bernard de Laùtrec, sieur de Labatut, et
en secondes noces à noble Durand, sieur de la No-
garède-; elle possédait un domaine à Glaverie,
près Mirepoix, qu'elle a donné au couvent des jé-
suites de Pamiers ;
4° Jean de Ghambon, quatrième enfant de Simon
et de dame Marie de Ferrier, s'est marié le 14 juin
1610 avec Marguerite de Gauléjac, et, le 9 décem-
bre 1625 avec Marguerite d'Adhémar de Cransac,
du lieu de Fronton ; de cette dernière, il a eu
Pierre de Ghambon, né à Layrac le 22 août 1629,
sieur de la Générale, lequel a épousé, le 17 août
1660, Marie de Bamondy, fille de noble Ber-
nard de Ramondy Gayrou et de clame Anne de
Puylaurent.
De ce mariage est issu Jean-Bernard de Gham-
bon, né à Layrac le 8 septembre 1661, a servi
vingt ans comme officier dans le régiment royal
d'artillerie ; il s'est établi au Bourg-Saint-Bernard
et a épousé Marguerite de Pydemarc, du lieu
Tome II.
de Cuq-Toulza, de laquelle il a eu des enfants.
Gabrielle de Ghambon, fille de Pierre de Gham-
bon et de Marie de Ramondy-Gayrou, a épousé
Jean deBouscatel, écuyer, lieutenant au régiment
de Mirabeau.
Nicolas de Ghambon, autre fils de Pierre de
Chambon et de dame Marie de Ramondy, marié à
noble Catherine d'Aldeguier, du lieu de Saussens.
"Jeanne de Ghambon, aussi fille de Pierre de
Chambon et de dame Ramondy-Gayrou, mariée
le 28 octobre 1663, à noble Jacques de Faiguière.
Jean-Jacques de Ghambon, fils de noble Jean-
Bernard de Ghambon et de dame Marie de Pyde-
marc, né à Boudigoux le 11 février 1715, a été
maintenu noble par arrêt du parlement de Tou-
louse du 21 mars 1745, et d'habitant du Bourg-
Saint Bernard, avec le droit de chasser seul ou en
compagnie. Marié en premières noces avec demoi-
selle Suzanne de Pydemarc, sa cousine, et en se-
condes noces à demoiselle Jeanne de Cousin, fille
de noble de Cousin et de dame Marie d'Escorne-
bœuf de Saint-Sulpice de Lapointe. De son pre-
mier mariage avec demoiselle Suzanne de Pyde-
marc est né, en février 1747, au Bourg-Saint-
Bernard :
1° Noble Jean-Pierre de Chambon, ancien offi-
cier au régiment d'Eu, infanterie; il s'est marié le
1er septembre 1778 à dame Marguerite Serin de
Puylaurens, fille de Jean-Pierre Serin, avocat au
Parlement, et de dame Raymonde Lacroix;
2° Louise de Ghambon, née le 21 juin 1750,
mariée à noble Belot de Terrable, dont il est parlé
plus loin.
Nicolas de Ghambon, fils second de Jean-Ber-
nard de Chambon et de Marie de Pydemarc, né le
3 novembre 1717 à Boudigoux, a hérité du bien
du Bourg-Saint-Bernard, a servi cinquante ans,
en qualité d'officier d'artillerie, y est devenu ca-
pitaine, commandant et chevalier de Saint-Louis.
Mort au Bourg-Saint-Bernard, le 30 décembre 1806,
sans être marié.
Joseph de Chambon, fils de Pierre de Chambon,
sieur de la Générale et de dame Marguerite-Ba-
mondy-Cayrou, né le 7 juillet 1670, à Layrac,
diocèse de Montauban, a servi pendant trente-qua-
tre ans comme officier d'artillerie. Mort major
commandant de la ville de la Fère, en Picardie,
le 8 octobre 1744; marié à Jeanne de Gavage en
premières noces et en second mariage à demoi-
selle Catherine de Madière, de cette dernière il a
eu plusieurs enfants :
1« Noble Marie-Françoise de Chambon, née le
14 février 1713 à Saint-Thibéry, diocèse d'Agde.
Religieuse cordelière de Saint-Quentin ;
2» Charles-Louis de Chambon, né le 15 janvier
1715 à Douay en Flandre ; mort sans postérité;
3° Charles-François de Chambon, né le 16 octo-
bre 1718 à la Fère en Picardie, officier d'artillerie,
mort en 1775 sans postérité à l'Isle de Rioberbice,
appartenant aux Hollandais;
4° Noble Julien de Chambon de La Barthe, né
le 8 juillet 1721 à la Fère en Picardie, diocèse de
5
— 131 -
— 132 —
Laon, après avoir servi en qualité de volontaire
dans le régiment d'artillerie, est parvenu de grade
en grade au rang de colonel le 2'i mars 1709, che-
valier de Saint-Louis, commandant d'école du
corps royal d'artillerie le 3 juin 1779, et brigadier
d'infanterie le 1er mars 1780, a été chargé par la
cour du commandement général de l'artillerie dans
les Isles du Vent d'Amérique. Est mort à Paris le
25 mars 1789, maréchal de camp des armées du
roi. 11 avait épousé en premières noces, en 1758,
demoiselle Marie- Jean ne -Françoise d'Achery.
morte en 1770 à Saint-Pierre, Isle de la Marti li-
que, fille de M. Claude d'Achery, ancien mayeur
et juge consul de la ville de Saint-Quintin, et de
demoiselle Jeanne d'Harcourt de Beauvais. En se-
condes noces, il a épousé, avec la permission du
roi du 5 septembre 1778, demoiselle Geneviève-
Rosalie Le Marchant de La Viéville, fille de feu
Louis-François Le Marchant de La Viéville,
écuyer, sieur de Puto, conseiller du roi. contrôleur
général des ponts et chaussées de France, et de
demoiselle Marie-Charlotte de Klingstel, d'une
famille noble de Suède.
Il a eu de dame Jeanne-Françoise-Joséphine
d'Achery, sa première femme, noble Justin de
Chambon, né à Vermand le 10 avril 1765, d'abord
cadet gentilhomme à l'hôtel royal militaire à
Paris, puis capitaine commandant le 5 e régiment
d'artillerie à pied, a été assassiné par les paysans
révoltés de la Toscane, près la ville de Naples, le
9 nivôse an VIII (30 octobre 1804), sans postérité.
Du mariage de M. Jean de Chambon et de dame
Marguerite Serin, est issu dix enfants, dont six
morts en bas âge au Bourg-Saint-Bernard, savoir :
1" Chevalier ; 2° François-Fortuné-Félix ; 3° Adé-
laïde-Clotilde ; 4° Fronton-Amable ; 5° Joseph :
6o Joséphine.
Les quatre survivants sont :
1« Jean-Jacques-Raymond de Chambon, mort
le 5 mars 1804, à Saint-Dominique, de la fièvre
jaune, secrétaire d'état-major. Il était né au Bourg-
Saint-Bernard le 24 avril 1780;
2° Charles-Auguste de Chambon, né le 10 mars
1783 au Bourg-Saint-Bernard. A servi en 1813,
1814 et 1815 dans la jeune garde impériale. Mort
à Puylaurens en 1829, laissant deux filles de son
mariage avec Adine Sainte-Marie ;
3° Louis-Julien de Chambon, né au Bourg-
Saint-Bernard le 7 septembre 1786. a servi plu-
sieurs années comme sergent au 5e régiment d'in-
fanterie, et, en 1810, il fut choisi pour entrer dans
la vieille garde impériale. Depuis le passage du
pont de Leipsick, l'on n'a [dus eu de ses nou-
velles. Il avait épousé en 1805, au Bourg-Saint-
Bernard, demoiselle Louise Lourou, de laquelle il
eut deux enfants;
Enfin le. quatrième, Mathieu-Joseph-Fronton-
Marie-Amable de Chambon, né aussi au Bourg-
Saint-Bernard le 2o mai 1791, décédé à Grenade le
10 juillet 1867. A servi en qualité d'officier en L813
et 1814 dans la première légion des gardes natio-
nales du département de la Haute-Garonne, a fait
les campagnes des Pyrénées et d'Espagne, et a été
prisonnier de guerre en Espagne le 21 avril
1814; rentré dans sa patrie, il y a contracté ma-
riage :
1° Le 8 octobre 1819, au Bourg-Saint-Bernard,
avec dame Clotilde Surville, fille de M. Xiste Sur-
ville du lieu de Gargas et de dame Claire de Ba-
bonneau mariés, et en secondes noces le 8 janvier
1828 avec demoiselle Caroline Du rau-Rey nier, fille
de M. Durau-Beyuier, avocat et propriétaire à
Fourquevaux et de dame Pétronille Gineste,
mariés.
Du premier mariage avec dame Clotilde Sur-
ville, est issu noble Jean Pierre-Léopold de Cham-
bon, le 4 septembre 1820, marié à Rabastens le 23
décembre 1857 à demoiselle Marie Prouho, de
laquelle il a eu une fille le 8 octobre, du nom de
Berthe de Chambon.
De son second mariage avec demoiselle Durau-
Reynier, M. Amable de Chambon a eu trois en-
fants, deux filles et un fils ; les demoiselles sont
établies aux environs de Toulouse avec des méde-
cins du pays. Le jeune homme, noble Adrien de
Chambon, né à Colomiers le 3 septembre 1837,
s'est marié le 7 avril 1803 à demoiselle Lucie Gra-
tian, fille de M. Adolphe Gratian, avocat, ancien
avoué, et propriétaire foncier du lieu de Montai-
gut, près Toulouse. M. Adrien de Chambon est
percepteur des contributions directes depuis 1863,
fonctions que son père et son grand-père maternel
ont exercé pendant plus de trente ans.
Du mariage de M. Adrien de Chambon à de-
moiselle Lucie Gratian, est issu trois enfants,
savoir :
1° Louis de Chambon, né à Flourens (Haute-
Garonne), le 25 août 1866 ;
2» Léopold de Chambon, né à Cadours (Haute-
Garonne), le 4 septembre 1868, décédé le 20
mai 1869;
3° Henri de Chambon, né à Cadours le 21 jan-
vier 1871 .
Cette famille de Chambon est alliée à celles de
Catellan, de Caumont, de Pouymirol, de Toulou-
jac, de Ginestel, de Selve, de Turbilly, de Tous-
tain, etc., etc., insérée dans Y Armoriai général
de France, tome II, livre VIL
Demoiselle Louise de. Chambon, fille de noble
Jean-Jacques de Chambon et de dame Suzanne
Pydemarc, née au Bourg-Saint-Bernard le 21 juin
1750, a été mariée le 30 avril 1772 à noble Jacques
Belot de Terrable, fils de noble Annibal de Belot
de Terrable et de dame Marie de Villeneuve, habi-
tants de Cuq-Toulza. De ce mariage est issu noble
Nicolas de Belot de Terrable, ancien lieutenant
d'infanterie pensionné à suite de plusieurs bles-
sures reçues au service, et il s'est établi à Cuq-
Toulza, où il s'est marié avec demoiselle Julie de
Pydemarc, sa cousine, de laquelle il a eu deux
entants. L'aîné est mort à Toulouse, étudiant en
droit, et le second, Prosper, après avoir exercé
l'état de notaire à Lauzerte, près Moissac, s'y est
marié.
— 133
— 134 —
Demoiselle Louise de Belot de Terrable, fille de
noble Jacques de Belot de Terrable et de dame
Louise de Chambon, née à Cuq-Toulza le 11 avril
1779, s'est mariée à Puylaurens avec noble Ber-
nard d'Astruc, vivant de ses revenus et morts tous
deux sans postérité.
Les alliances de la famille de Pydemarc sont
aux de Lamy, de Manier, de Gineste, de Cousin,
d'Escornebœuf, de Daurier.
Celles de Belot de Terrable sont aux Villeneuve,
d'Anticamarretta et autres.
Armes : D'argent, à trois tètes de Mores de
sable ayant leur bandeau aussi d'argent et
poses 2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Chambon (Adrien de), fils d'Amable,
actuellement percepteur de la ville de Nar-
bonne (Aude), né à Golomiers (Haute-Ga-
ronne), le 3 septembre 1837, marié à Lucie
Gratian. dont : a) Louis, né à Flourens
(Haute-Garonne), le 25 août 1866, marié et
percepteur des contributions directes à
Meilhan (Lot-et-Garonne) ; b) Henri, né à
Gadours (Haute-Garonne), le22janvier 1871,
non marié.
CHARRIN (de).
Il y a lieu de rectifier comme suit l'état des re-
présentants actuels de cette famille mentionnée
dans le tome 1er, co l. 813 et 814.
Charrin (Mathieu- Jean-Marie, C te de),
chef de nom et d'armes. Résidence : château
de Bruel, par Montcenis (Saône-et-Loire),
marié à Anne-Charlotte-Hélène d'ANDLAr.
Enfants : 1° Comte Léon, marié à Marthe
du Pontavice, dont: a) Jean; b) Richard:
2° Vicomte Fernand, marié à Jeanne de
Saizieu, dont : a) Henriette ; b) Jacques ;
g) Robert.
CHASTEIGNER (de).
Maison l'une des plus illustres du Poitou, qui
possédait, dès le xie siècle, la terre de Chasteigne-
raye (Vendée). Elle est également recommandable
par son antiquité et par les hommes remarqua-
bles qu'elle a produits dans les armes, les let-
tres, etc.
Le premier auteur connu parait être Thibault,
seigneur de La Chasteigneraye, qui vivait en
1140.
Le célèbre André Duchesne a donné en 1634
une histoire de cette maison, et Clabault publia
plus tard la continuation de cette généalogie. On
voit par les tableaux d'alliances donnés par ces
auteurs que la famille de Chasteigner est appa-
rentée à toutes les familles royales de l'Europe.
Cette famille a formé trente branches dont
deux seulement sont actuellement existantes : la
branche de La Rochepozay et celle de Durac.
Dans ces derniers temps, on a retrouvé, dans
les registres de la Rochepozay, de la commune du
Lindois et les archives de la Charente., un certain
nombre d'actes qui sont venus compléter le tra-
vail de Clabault; nous ferons remarquer que,
dans ces derniers documents, le nom de Chastei-
gner est presque toujours suivi de ces mots : de
La Rochepozay.
Armes : D'or, à un lion passant (ou pose) de
sinople, armé et lampassé de gueules.
Les branches du Quercy écartèlent ces armes de
celles de Loubejac qui sont : d'argent, à trois
fasces de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche de La Rochepozay
Première branche
Chasteigner de La Rochepozay fEu-
trope-Alexis. B on de), né le 16 décembre
1786, fut d'abord officier de cavalerie légère,
et servit en cette qualité dans les campagnes
de 1806, 1807, 1808 et 1809, assista aux
batailles d'Eylau, de Heidelberg, de Fried-
land et de Rio-Secco, à la prise d'Oporto, etc. ;
fut nommé chef d'escadron d'état-major, et
se retira du service pour épouser Marie-
Anne du Cheyrox, fille de Pierre, maréchal
de camp et de Jeanne de May. Il fut, en
1825, maire d'Angoulème, décoré de la Lé-
gion d'honneur, et, par le roi Charles V
d'Espagne, de la croix de grand-officier
d'Isabelle la Catholique ; il est décédé le
6 mars 1867. Il a eu de son mariage : 1° Xa-
vier, décédé à Poitiers le 13 avril 1835 ;
2° Alphonse-Etienne, qui suit; 3° Pierre-
Xavier-Charles, baron de Chasteigner, né
en 1819, a épousé, le 27 avril 1818, Marie-
Pauline de Galard de Béarn, fille de
Alexandre-Laurent, comte de Galard de
Béarn et de Catherine-Virginie de Malet de
Sorges ; il est décédé le 20 août 1875, lais-
sant Eutrope-Xavier- André, baron de Chas-
teigner, né le 13 novembre 1819, marié, le
30 avril 1872. à Jeanne-Marie- Augustine
d\\p»ZAC de La Douze, fille de Jean-Joseph-
Ulrich, marquis de La Douze, et de Marie-
— 135 —
— 130 -
Marguerite de Gremoux, dont il a : a) Mar-
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène, née le
15 août 1874; b) Jean-Marie- Victor-René,
né le 1 er octobre 1875; c) Charles-Hector-
Marie-Thibault, né le 8 janvier 1878.
Ch. de La R. (Alphonse-Etienne, G ,e de),
né en 1815, ancien officier de marine, a été
décoré par les rois d'Espagne Charles V et
Charles VI de la croix d'Isabelle la Catho-
lique et nommé commandeur de l'ordre de
Charles III. Marié, le 19 février 1855, à
Victoire de Roquefeuil, fille de Adolphe-
Aymar, comte de Roquefeuil, et de Julie
de Lambilly. De ce mariage : 1° Marie, née
le 1 er juillet 1858, décédée le 7 juin 1868;
2° Xavier, qui suit; 3° et 4° Louis et Henri,
nés, jumeaux, le 30 novembre 1861 : le pre-
mier est officier de cavalerie.
Ch. de La R. (Xavier, M is de), lieute-
nant au 3 e cuirassiers, né le 5 août 1860, a
épousé, le 7 janvier 1890, Madeleine d'E's-
pinay-Saint-Luc, fille du comte Ernest, et
de Louise d'Espaigne, dont il a : Marie, née
à Versailles, le 30 novembre 1890, et Gene-
viève, née à Versailles, le 8 septembre
1890.
Deuxième branche
Chasteigner de La Rochepozay (Fran-
çois-Casimir, V e de), deuxième frère d'Eu-
trope-Alexis, né le 17 avril 1788, chevalier
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur,
chef d'escadron en retraite, suivit la car-
rière militaire, assista aux mêmes affaires
que son frère, continua le service après lui,
entra en 1814 aux chevau-légers de la
maison du roi, passa en 1815 au 2 e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde,
où il commanda le premier escadron; dé-
cédé à Bordeaux, le 23 mars 1873. 11 avait
épousé, le 27 février 1821, suivant contrat
signé du roi et de toute la famille royale,
Françoise-Eléonore de Béchade, fille de
Vital, baron de Béchade, conseiller à la
cour des aides, et de Catherine Pélissier.
De leur mariage sont issus: lo Jean-Fran-
çois- Eutrope- Alexis, qui suit; 2° Marie-
Mu rthe-Thérèse-Octa vie, née le 2 septembre
1821, mariéo, le 9 février 1846, à Louis do
Bécilvde, décédée le 5 juin 1865; 3<> Jean-
Jacques-Louis-Paul, vicomte de Chasteigner,
né le 6 mai 1827, marié, le 5 mai 1878, à
Hélène-Maria Roche des Roches de Fermoy
(des comtés de Cork et Limerick, Irlande),
fille de Charles et de Laetitia Whyte : 4° et
5° Anne-Marie et Marie-Antoinette- Adélaïde,
nées le 12 mai 1829, la dernière décédée le
10 mai 1885; 6° Joséphine, née le 11 jan-
vier 1831, décédée le même jour; 7° Marie-
Marthe-Thérèse-Caroline, née le 14 novem-
bre 1832, décédée le 19 décembre 1884;
8° Marie -Anne-Rita-Gabrielle, née le 15 juil-
let 1835, religieuse aux Dames de Marie-Ré-
paratrice décédée à Nantes le 17 juillet 1887.
9° Henri, baron de Chasteigner, né le
30 avril 1838, marié, le 29 septembre 1873,
à Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth
Abriat de Laforest, fille de Alphonse-
Etienne, et de Marie-Eolide Duclion. décé-'
dée le 18 octobre 1884. De ce mariage:
a) Marie-François, né le 6 septembre 1874.
décédé le 12 septembre 1875; b) Marie-
Jeanne, née le 25 novembre 1875; e) Marie-
Jean, né le 18 juillet 1877; d) Marie-Joseph-
Louis-François-Guy, né le 4 décembre 1879.
Ch. de La R. (Jean-François- Alexis, C le
de), né le 28 décembre 1821, inscrit le
22 mai 1823 aux pages du roi Louis XVIII,
licencié en droit, ancien officier des haras,
membre de l'Académie nationale des Scien-
ces, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a
publié dans les Mémoires ou Bulletins de
diverses sociétés dont il est membre, un cer-
tain nombre de travaux sur différents su-
jets ; marié, le 3 novembre 1852, à Clémen-
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC, fille du
vicomte Antoine-Jules, ancien chef d'esca-
drons, capitaine commandant au 2 e régi-
ment des grenadiers à cheval de la garde
royale, chevalier de Saint-Louis et de la
Légion d'honneur, et de Louise de Leyritz,
dont il a : 1° Françoise-Jeanne-Louise-Ma-
rie, née le 28 décembre 1854, mariée, lo
17 juin 1879, à Roger Marraud des
Grotttes; 2° Antoinette-Marie-Marthe, née
le 29 mars 1856.
Braxchk de Burac
Chasteigner de Burac (Charles- Alexan-
dre-Jules- Wilfrid de), né le 28 février 1828,,
magistrat, épousa, le 1 er février 1853, Ba-
thilde- Adélaïde de Saampigny de Bussikre,
fille de Michel-Henri, comte de Sampigny
10/
138
de Bussière, et de Marie Meilheurat des
Prureaux. Il est décédé le 4 juillet 1873,
laissant : 1° Marie-Marguerite, née le 30 dé-
cembre 1856, mariée le 22 mai 1876, à René
Dupuy de La Grand'Rive; 2° Jeanne-Emi-
lie, née le 10 avril 1860, mariée le 21 no-
vembre 1882, à Marie-Joseph- Léonce Ro-
chette de Lempdes ; 3° Marie-Thérèse-
Anne, née le 10 janvier 1860, mariée, le
3 décembre 1890, à Eugène Devaulx de
Chambord.
CHEVALIER DE LA TEILLAIS ou
TEILLAYE.
(Alias, Chevalerie).
Comte de La Teilliais, seigneur de Bois-Augé,
de Lépine, du Plessix et autres lieux.
Famille originaire de Bretagne.
En 1521, René Chevalier de La Teillais, se qua-
lifiait déjà écuyer, et cette qualification devint
celle de tous les membres de cette famille qui,
aux xvie et xvn e siècles, occupaient dans la province
de Bretagne des emplois dans la magistrature.
On voit dans d Hozier (premier registre), que
Jeanne de La Teillaye, femme de Jean d'Escarbot,
seigneur de Cernasses, était morte avant le 28 mars
1527.
Cette famille a eu une maintenue en 1CG9.
Armes : De gueules, au cheval passant d'ar-
gent, sellé et bridé d'azur; ait chef échiqueté
d'or et d'azur.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Chevalier de La Teillais (C tesso ), née
de Poléon. Résidence : 13, avenue de Ségur,
à Paris.
2° C. de La T. (Ferdinand-Charles-
Edouard, G te ), officier de cavalerie au 6 e dra-
gons.
3° C. de La T. (Christian-Pierre-Henri t
C te ). officier de cavalerie au 27 e dragons.
4" Marie- Antoinette- Yvonne, mariée à
Jean-Jules Duchesne, comte de Lamotte.
CLERC Y (de).
La famille de Clercy est une des plus anciennes
de la Normandie. Ce nom rappelle la bravoure et
la fidélité. Clercy (on lit quelquefois Glarcy, Cléry,
Cléricy), estime terre située àBornambusc, canton
de Goderville, entre Bornambusc et le Herteley.
C'est là l'originede cette famille qui fut unie dans
la suite des temps aux principales familles du
pays. Elle s'est toujours distinguée par les services
qu'elle a rendus à nos rois pendant les guerres
qu'ils ont eu à soutenir contre leurs ennemis, et
particulièrement contre les Anglais. Elle a donné
des commandeurs de la noblesse et des gouver-
neurs de châteaux et de villes considérables. De-
puis plus de cinq siècles, elle a toujours joui des
honneurs et des prérogatives attachés à la no-
blesse. Lorsque les Anglais, au xive siècle, eurent
usurpé la Normandie sur la couronne de France,
ceuxquine voulurent pas abandonner les intérêts
de leur souverain légitime se virent contraints de
quitter leurs terres. Toutes leurs possessions fu-
rent pillées ou brûlées. Les de Clercy ne purent
éviter ce malheur.
Fortement attachés au. roi, ils sacrifièrent tout
plutôt que de manquer de fidélité. Guillaume de
Clercy, capitaine de Beauvais, et Charles, son
fils, levèrent, à leurs dépens, une compagnie de
tous leurs vassaux pour s'opposer aux Anglais.
Avec ce secours, ils défendirent Beauvais si
vigoureusement que les ennemis n'osèrent en en-
treprendre le siège ; mais ils pillèrent la Norman-
die, et particulièrement le pays de Caux. On rap-
porte généralement à cette époque la ruine de nos
anciens châteaux, comme, par exemple, celui du
Fresnay. Les terres des sieurs de Clercy furent
désolées, leurs biens pillés ou brûlés.
Armes : Désinopleà la fleur dé lis d'argent.
Devise : A moi, Mortemer.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions armés et lampassés.
C'est à cet écu que font allusion certaines
expressions des inscriptions qui concernent cette
famille.
Il faut le savoir aussi pour expliquer les disti-
ques suivants qu'on trouve dans les archives de
cette maison :
« Roma dédit civis servati prœmia quercum, »
« Servati régis Francia lilia dat. »
Claricii quoties régalent in stemmate fiorem
Regia majorum dictoque et acta irdent.
Regales animos regalia stemmata signant ;
Clarieio nullum est stemmate nobilius.
Regia Clariciœ merito sunt lilia genti* ;
Regia regali in stemmate facto vides.
N'est-ce pas parce que les de Clercy ont toujours
été de fidèles défenseurs de leur roi qu'ils ont
reçu pour armes un tleuron des armes royales ?
A la bataille de Bouvines, le roi Philippe-Au-
guste fut sauvé par trois chevaliers qui se dévouè-
rent pour lui ; en récompense, il leur donna à
chacun une des fleurs de lis de son écusson. On a
conservé le nom des trois chevaliers, et parmi eux
un Clercy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Clercy (Henri, C le dé), château de Der-
chigny, près Dieppe (S.-Inf.),marié à Marie
Lemoyne d'Aubermesnil.
139 —
HO —
Enfants : 1° Vivien, marié à M 1Ie Estan-
CELin, dont un fils.
2° Jules, ingénieur.
3° Marguerite, mariée à M. de Beaunay.
4° Alix, religieuse duSacré-( !œur,à Paris.
CLERMONT-GALLERANDE {de).
En Anjou, maison divisée en diverses branches,
et qui tire son nom d'un bourg situé dans cette
province, près de la Flèche.
La filiation de cette maison remonte à Louis de
Clermont, fait chevalier de Tordre du Croissant
l'an 14i8, au temps de son institution, par le roi
René de Sicile, duc d'Anjou, dont il était cham-
bellan, et mourut avant 1477 en laissant postérité
de Marie Malet.
C'est en faveur de Georges, premier du nom,
quatrième degré, seigneur de Clermont, marquis
de Gallerande, que les seigneuries de Clermont,
Marnis, Prince, Luché, Moreil, le Plessis-Alloin,
le Plessis-Marchais, furent unies et érigées en
marquisat, par lettres d'août 1576 et registrees au
parlement.
La seconde branche de Loudon et de Gallerande
a pour auteur Louis de Clermont, baron de Méru,
troisième fils de Henri, premier du sixième degré
de la première branche, né en 1622, qui épousa l'hé-
ritière de la maison de Loudon dont il eut deux
enfants. L'ainé, Charles-Léonor de Clermont,
marquis de Clermont et de Gallerande, baron de
Méru, de Loudon, etc., qui continua la descen-
dance et N..., dit le chevalier de Clermont, tué à
la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693.
Le fils aîné de Charles, Pierre-Gaspard, marquis
de Clermont-Gallerande, seigneur de Loudon, de
Méru, etc., né en 1682, fut successivement mestre
de camp d'un régiment de dragons de son nom,
puis mestre de camp réformé dans le régiment
royal, capitaine des gardes de feu Charles de
France, duc de Berry, par lettres du 27 janvier
1711, chevalier de Saint-Louis, brigadier des ar-
mées du roi à la promotion du l'' 1 ' février 1719,
capitaine des gardes de Louis d'Orléans, duc de
Chartres, gouverneur de Dauphiné en 1719, reçu
chevalier des ordres de Notre-Dame du Mont-
Carmeletde Saint-Lazare de Jérusalem le 22 mars
1722, institué bailli de Dôle au mois de mai sui-
vant ; premier écuyer du duc de Chartres, devenu
duc d'Orléans, reçu chevalier des ordres du roi le
3 juin 1724, nommé mestre de camp, lieutenant du
régiment de dragons d'Orléans, au mois de juillet
1726, maréchal de camp le 20 février 1734, lieute-
nant-général des armées du roi, le 1er mars 1738,
gouverneur du Neuf-Brisack en mars 1743, et
commandant pour le roi dans le pays d'Aunis,
en 1748. Mort le 27 octobre 17ôi;. il avait épousé,
le 7 avril 1706, Gabrielle-Françoise d'O, qui l'ut
nommée, le 17 août 1711». dame de compagnie de
Françoise-Marie de Bourbon, légitimée de France,
duchesse d'Orléans, dont elle fut faite dame d'a-
tours.
Elle ne laissa qu'un enfant mort en bas âge,
Louis-Georges-Hippolyle, et une fille. Cette bran-
che se continua par Armand-Henri de Clermont,
troisième petit-fils de Louis de Clermont, auteur
de ladite branche. Elle s'est continuée jusqu'à nos
jours.
Les autres branches de cette famille sont :
1° Celle des seigneurs de Clermont-d'Amboise,
barons de Bussi, éteinte en 1727 ;
2° Celle de Clermont , seigneurs de Saint-
Georges, etc. :
3° De Clermont, marquis de Benel, sortie de
celle des seigneurs de Saint-Georges.
Armes : De Clermont-Gallerande : D'azur, à
trois chevrons d'or, celui du chef brisé.
De Clermont-d'Amboise (la dernière) : Ecartelé :
aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or, le pre-
mier brisé: aux 2 et Sépale d'or et de gueules de
six pièces.
CLERMONT-TONNERRE (de).
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 887 et 888.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>', duc de
Clermont-Tonnerre, né à Paris le 17 dé-
cembre 1842, fils du duc Gaspard-Louis-
Airaé (né le 15 mars 1812, décédé le 19
juillet 1889) et de sa première femme Cécile,,
née de Clermont-Montoison (née en 1814,
mariée le 14 octobre 1834, décédée le 5 dé-
cembre 1847), succéda à son père; ancien
secrétaire d'ambassade, marié à Paris le
5 août 1868, à Françoise-Béatrix de Mous-
tier, née le 5 décembre 1847, fille de Lionel,
marquis de Moustier et deFanny, née com-
tesse de Mérode.
Enfants : 1) Aimé-François-P hilibert
de Clermont-Tonnerre, né à Glisolles le
29 janvier 1871 ; 2) Mixrie-Renée- Françoise
de CLermont-Tonnerre, née à Paris le 5
mai 1885.
Sœur
Anne-Marie- Mêlante, née à Paris le 13
janvier 1817; mariée à Paris le 28 avril
1870, à Amédée, marquis de Lur-Saluces
(décédé le 2 octobre 1849). Paris, rue de
riJniversité, 28, et Filhot, pat- Sauterne (Gi-
ronde).
— lii -
— 142 -
Belle-mère
Duchesse douairière, Marie Jeanne-Léon-
tine, née de Nettancourt-Vaubecourt, née à
Nancy le 2 décembre 1834; mariée à Paris
le 31 janvier 1857. Paris, rue de l'Univer-
sité, 11.
Frères du père
1° Gaspard, vicomte de Clermont-Ton-
nerre (né le 27 octobre 1816, décédé le 24
juin 1819); marié le 28 juin 1815, à Sophie
de Guignard de Saint-Priest (née en 1821.
décédée le 27 juin 1883).
Enfants : a) A une - Georges -Henri ,
prince romain de Clermont-Tonnerre
ititre conféré par bulle papale de 1823, à
son oncle Jules de Glermont-Tonnerre (né
en 1813, décédé le 8 décembre 1819), né à
Paris le 9 août 1816. Pau (Basses-Pyrénées):
b) Isabelle-Chàrlotte-Sophie, née à Glissoles
le 6 mars 1819; mariée à Paris le 6 juin
1873, cà Henri, comte d'Ursel (décédé le 9
septembre 1875. Bruxelles.
2" Aynard , comte de Clermont-Ton-
nerre (né le 2 septembre 1827. décédé le
11 janvier 1884); marié à Ancy-le-Franc le
12 août 1856, à Victoire-Marie-Louise-Ga-
brielle de La Tour du Pin-Ghambly de la
Charce, née à Radepont le 27 juin 1836.
Paris, avenue de Villars, 7.
Enfants : a) Aimé-C harles-Eenvi de Cler-
mont-Tonnerre, né à Paris le 6 juin 1857,
capitaine au 10 e régiment de cuirassiers.
Lyon et Paris, rue de Yarennes, 45; marié
à Paris le 4 avril 1883 à Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 12 avril 1857, dont : 1) Ma-
rie-Joseph - Victor-Ferdinand-.4 >/?mr<i de
Clermont-Tonnerre, né a Mourmelon le
22 mars 1884; 2) Marie-Joseph-Gharles-
Aimé-Jean de Clermont-Tonnerre. né à
Mourmelon le 16 juin 1885; 3) Marie Gé-
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<? de Cler-
mont-Tonnerre. née à Saumur (S.-et-L.)
le 21 novembre 1886.
b) Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe de
Clermont-Tonnerre. née à Fontainebleau
le 13 juillet 1860, mariée, à Achy (Oise), le
10 octobre 1883, à Humbert, marquis de
La Tour du Pin-Gouvernet. Paris, avenue
Duquesne, 32.
c) 2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne de
Clermont-Tonnerre, née à Paris le 9 juin
1866.
d) Pierre-Louis-Msœie de Clermont-
Tonnerre, né à Paris le 17 août 1870.
Frère du bisaïeul
François-Joseph, marquis de Clermont-
Tonnerre. né le 11 janvier 1726, décédé
le 1 er mai 1809 ; marié en deuxièmes noces
à Marie-Louise de Guilloteau de Montus-
son, née en 1758, décédée le 20 novembre
1845.
Fils : Aurore- André, comte, depuis mar-
quis de Clermont-Tonnerre, né le 14 jan-
vier 1799, décédé le 21 janvier 1878 ; marié
à Victoire Guyot (née le 20 janvier 1827,
décédée le 3 septembre 1859).
Enfants : a) Marie- Louise-Blanche de
Clermont-Tonnerre, née à Yerneuil le
31 octobre 1856; mariée, à St-Mihiel, le
27 novembre 1878, à Raoul, Y te Ciiandon de
Briailles. Epernay (Marne) ; b) Marie-
André- 6r#spard-Elie, marquis de Cler-
mont-Tonnerre, né au château de Verneuil
le 2 décembre 1857, capitaine au 159 e régi-
ment d'infanterie à Briancon ; marié, àBoucq
le 1 er mars 1889. à Henriette Piat de Bratx.
née à Metz le 12 août 1862, fille de Charles-
Gabriel, B on Piat de Braux et de Thérèse-
Louise des Robert, dont : Marie-Louise de
Clermont-Tonnerre, née à Boucq le 30
mars 1891.
COGNETS (des).
D'après une tradition de famille, le fondateur
de la maison des Cognets, des Gougnets et quelque-
fois des Coignets, serait venu, au retour de la pre-
mière croisade, s'établir en la paroisse du Plurien,
dans un lieu auquel il donna le nom des Cognets
ou Gonher, mot qui en langage celtique veut
dire prince hardi (Gon, prince; her, hardi). «Jue
cette prétention soit fondée ou non, il n'en est
pas moins vrai qu'un Guillaume des Cognets
ligure comme témoin, en 1158. (Dom LobineaU,
Hist. de Bretagne, t. II, p. 300, année 1158.)
Un arrêt de la Chambre des reformations, du
11 décembre 1008, reconnut aux membres de la
famille des Cognets la qualité de nobles d'an-
cienne extraction.
François-Jean des Cognets fut abbé de Saint-
Jacut de 1510 à 1520, date de sa mort. (Dom Tail-
landier, Hist. ecctés. et civile de la Bretagne,
faite en M.DCC.LVI).
René-Sébastien des Cognets de Correc, dernier
— 143 —
144 —
abbé de Saint-Méen, chanoine de Quimper, grand
archidiacre de Gornouailles, vicaire général du dio-
cèse, mort à Quimper le 1 er avril 1791, Agé de G8 ans.
Il devint conseiller au parlement de Paris en 1784.
(Voir Hist. de la Persécution religieuse dans les
diurèses de Quimper et de Léon, par l'abbé Thé-
phany.)
Parmi les membres qui ont siégé aux états de
Bretagne dans Tordre de la noblesse depuis 1736,
nous trouvons : 1736, des Gognets de l'Hôpital
de La Villeroger ; 174-2, des Gognets des Hayes ;
1746, des Gognets de La Villerault ; 1752, des
Cognets de Correc; 1756, des Gognets de La Ville-
tréhen.
Toussaint des Gognets de Correc, lieutenant des
maréchaux de France au département de Carhaix,
de 1693 à 1710.
Toussaint-Michel des Gognets de Correc, lieute-
nant des maréchaux de France en 1720.
Pierre-Toussaint-Jean-Marie des Gognets de
Correc, chevalier de Saint-Louis en 1815.
Louis-Michel-Marcellin des Cognets de Correc,
chevalier du Lys, le 11 octobre 1814.
Il n'existe plus que deux branches portant le
nom des Cognets : la branche de Gorrec-Kerdréo-
ret et la branche dite de Pordic. Ces deux bran-
ches ont pour auteur Jean des Cognets, chevalier,
seigneur de La Roncière qui, le 29 juin 1G5'i,
épousa Renée-Marie de Suasse. Ce mariage fit en-
trer dans la famille des Cognets la terre de Cor-
rec, cours de haute justice, en Laniscat.
Armes : De sable à la croix cV argent récroiset-
tée, potencée, contrepotencée, cantonnée de qua-
tre molettes d'argent.
Couronne de marquis (sceau de Toussaint clés
Cognets de Correc 1710.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Cognets de Correc (Casimir-Guy-Jo-
seph-Germaindes), chef de la branche aînée,
né à Kerdréoret, en Plougouven, le 4 jan-
vier 1851, receveur de l'enregistrement à
Bannalec (Finistère), marié, le 9 février
1874, à Emilie-Henriette-Eléonore Le Fo-
restier de Quillien; dont : a) Joseph-Emile-
Casimir-Marie, né le 18 novembre 1871 à
Irvillac; b) Casimir-Emile-Marie-Joseph, né
le 30 janvier 1876; c) Casimir-Théodore-
Marie, né le 2 janvier 1878; d) Charles-
Louis-Marie, né le 26 septembre 1879;
é) Marie- Antoinette-Esther-Emilienne, née le
22 décembre 1885.
Rranghe cadette, dite de Pordic
Cognets de Correc (M me V ve Léonce
des), née Le Fer de Chantelou, aux Ro-
zais, en Saint-Servan.
C. de C. (M me V ve Jean-Louis des), à
Tréguier.
C. de C. (M ,ne V ve Pierre des).
C. de C. (M lle Hyancinthe des).
C. de C. (Jean des).
C. de C. (Louis des), époux de M 11 " O'Roch,
Paul et Henri. .Marie et Adèle, Pierre,
Louis, Marie, Eugénie et Madeleine des
Cognets.
Cette branche a pour auteur un fils cadet
de Jean des Cognets et de Renée-Marie de
Suasse, dame de Correc, dont le flls aîné fut
Toussaint des Cognets de Correc, continua-
teur de la branche aînée des Correc.
COLIGNY (dé).
Voy. pour l'historique de cette maison, le tome 1er,
col. 900 et 1909.
Un Pilléot de Coligny, se disant comte de
l'Empire romain, émigra au commencement de la
Révolution, rentra en France après le 9 thermidor
an II, et s'établit à Romainville, près de Paris, où
il se mit à fabriquer de la fausse monnaie d'or et
des assignats. Poursuivi pour ce crime, il quitta
de nouveau la France et passa successivement en
Allemagne, en Italie et en Suisse; puis voulut re-
venir à Paris où il fut saisi par la police, et
condamné à mort le 1(3 janvier 1799, comme
émigré.
COLLIN DE L'HORTET.
L'un des chefs de la famille figure dans une
charte de Nymocium en 1249, parmi les gentils-
hommes qui accompagnèrent saint Louis à la
septième croisade, ainsi désigné : Simon Collin
(Bretagne).
Au xvi e siècle, une branche passa en Anjou :
Jean Collin était, en 1540, bailli du comté de
Beaufort; son petit-fils, François Collin, fut, en
1589, pourvu d'une charge de conseiller au parle-
ment de Bretagne; il était (dit Moréri) d'une fa-
mille qui eut plusieurs membres illustres dans la
robe.
Un de ses parents, Jacques Collin, aumônier,
secrétaire des commandements du roi Fran-
çois le, abbé de Saint-Ambroise de Bourges,
d'Olivet et d'Issoudun, établit sa nièce en Berry
où son patronnage était tout puissant.
Elle était veuve et avait deux enfants. C'est
alors que son fils Pierre Collin, seigneur de l'Hor-
tet, de Chambort, de Laminière, de la Nograis, de
Vernais, etc., né en 1520, rendit hommage au duc
de Montpensier le 14 mars 1576 pour la seigneurie
de Chambort, etc.
145 —
— 146
Son fils Claude fut conseiller du roi en l'élection
du Blanc.
Le second fils de Claude Collin de l'Hortet, de
Laminiére, etc., était capitaine sous les ordres du
duc d'Épernon, et rendit, en cette qualité, des ser-
vices à la cause royale, et reçut à ce sujet une
lettre de félicitations de la reine régente Anne
d'Autriche.
La généalogie se poursuit ensuite, sans inter-
ruption, en deux branches : celle des de l'Hortet,
et celle des de Laminiére ; les membres furent
tous, jusqu'à la Révolution, conseillers ou prési-
dents de l'élection du Blanc, en Berry, ou bien
officiers dans l'armée.
Armes : De gueules, à la bande d'argent,
chargée de trois étoiles de sable.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Collin de L'Hortet (Olivier), veuf de
Clémence de la Salle. Résidence : château
du Thoureau, près Montmorillon (Vienne).
Enfants : a) Maurice, marié le 4 décem-
bre 1895 à Thaïs de L'Espinay; b) Antoi-
nette.
Voy. Collin de Laminiére, t. I, col. 904.
COMBES (de).
(Languedocet Comminges).
Cette maison a été anoblie,
à la fin du xiv e siècle, en la
personne de Jean de C... La
perte partielle des archives
de la famille n'a permis de
dresser une généalogie sui-
vie qu'à partir du xvie siècle.
On sait seulement qu'au xv e
siècle ses auteurs vivaient à
Montpellier, dans le Lan-
guedoc, et qu'ils ont fourni
à cette cité, avant 1558, des
premiers consuls qu'il est
parfois difficile de distinguer des consuls apparte-
nant à la famille de Combes de Montagut — au-
jourd'hui éteinte.
Pendant les guerres de religion, au moment de
la Michelade, massacre des catholiques nîmoispar
les protestants, Bertrand de Combes quitta Mont-
pellier et alla s'établir à Mauléon de Barousse
(Comminges) où il fit souche. Ses descendants
s'établirent en dernier lieu à Loures, auprès de
saintBertranddeComminges, et furent, de père en
fils, magistrats royaux, soit à la sénéchaussée des
Quatre-Vallées (siège de Barousse), soit exception-
nellement à la vicomte de Nébouzan (siège de
Saint-Gaudens). Deux servirent dans les gardes
du corps de Louis XVI : 1° Jean-François de
Combes, chevalier de Saint-Louis, seigneur de
Saint-Thomas, en dernier lieu capitaine de cava-
lerie, qui a fait souche ; 2° Etienne, mort sans
postérité, pendant la Révolution, les armes à la
main. Gabriel de Combes, chevalier de la Légion
d'honneur, chef de division au ministère de la
maison du roi Louis XVIII en 1821, 1822, 1823,
avait dans son service la maison civile et le garde-
meuble de la couronne. Enfin, Armand de Combes,
directeur des contributions directes du Rhône,
chevalier de la Légion d'honneur, est mort à Lyon
le 5 mai 1869.
Armes : De gueules, à une tulipe d'argent,
accompagnée en chef d'une croisette patlée de
même; au soleil d'or, mouvant de l'angle dexlre
du chef.
Couronne de marquis.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Combes (Marie-Léon-Louis de), avocat à
la Cour d'appel de Lyon, docteur en droit,
magistrat démissionnaire en 1880, auteur
d'ouvrages de recherches historiques sur
la Bresse, 16, rue Victor-Hugo, à Lyon ;
marié, le 23 octobre 1882, à Hélène Marrast.
Enfants : a) Marie-Armand-Joseph, né
le 6 février 1884; ô)Marie-Gabrielle-Louise,
née le 16 février 1885; c) Marie-Gabriel-
Henri, né le 13 février 1887.
Branche cadette
1° Combes (Aymard-François-Armand-
Nicolas-Gabriel de), rédacteur au Petit
Journal, rue de Douai, 22, Paris.
2° C. (Louise-Eulalie-Marie de), demeu-
rant à Tarîtes;
3° C. (Louise-Henriette- Jeanne de), de-
meurant à ïarbes.
Autre branche
La descendance de Jean-François de Combes,
seigneur de Saint-Thomas, après avoir vécu long-
temps àGabarret (Landes), a acheté dans le Gers
le château de Labatut, près Sainte-Christie, qu'elle
possède encore.
COQUET (de).
En Guyenne, famille noble qui subsiste dans
trois branches.
La première a pour auteur Charles-François de
Coquet de la Boche, seigneur de Moutbrun, etc.,
né le 7 mars 1713, fit hommage le 11 janvier 1754 .
au bureau du domaine du roi en Guyenne, des
biens nobles situés dans les paroisses de Montbrun
— 14/
— 148 —
et de Saint-Gyr. Il épousa, le 7 juin 1741, Fran-
çoise de Gasguet de Clermont dont il eut deux en-
fants; l'aîné fut reçu page de la grande écurie du
roi le 16 mars 1757.
La seconde branche commence à Alexandre de
Coquet, écuyer, seigneur de Sain t-Lary, qui obtint
le 8 avril 1721 un arrêt du Conseil d'État du roi,
par lequel il fut déchargé du payement du droit
de franc-fief, sur la représentation qu'il avait faite
des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1558.
11 a épousé Jeanne d'Augis, dont postérité.
Enfin, la troisième branche, qui a pour auteur
Jean-Vincent de Coquet, fut maintenue dans sa
noblesse par ordonnance de l'intendant de Bor-
deaux et laissa de Jeanne de la Ville, deux enfants.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en pomie d'un coq de même, crête fit barbé de
gueules; et un chef cousit de gueules, chargé de
trois étoiles d'argent.
CORBIER (de).
La famille de Corbier est orig'naire du Limou-
sin et s'est répandue dans la Marche.
Le berceau de la famille est le bourg de Cor-
bier, canton de Lubersac (Gorrèze). Ce bourg for-
mait avant la révolution le chef-lieu d'une pa-
roisse, réunie à celle de Saint-Pardoux, qui porte
actuellement le nom de Saint-Pardoux-Gorbier.
Corbier avait un prieuré et était le chef-lieu d'une
seigneuiie importante. Le château était bâti sur
les bords du Haut-Vézer. La famille est connue
depuis 1073. Le cartulaire de l'abbaye de Vigeois
fait connaître que le terrain sur lequel furent
bâtis l'église et le bourg de Corbier fut donné par
Guy de Corbier à cette époque... « Wido de Gor-
beiïo dédit et concessit Deo et sancto Petro Vo-
gissi, pro salute anime sue, terrain ubi ecclesia
et burgus de Corberio edificatus est... » (Cartu-
laire de Vigeois, manuscrit latin à la Bibliothèque
nationale, page 36; a été publié).
Les cartulaires des abbayes des environs : Vi-
geois, Uzerche, Le Glaudier, constatent par cle
nombreuses chartes l'existence de cette famille à
partir de l'origine de la féodalité. Chartes de 1140,
1158.. 1261, 1278, 1299, 1381, 1390, etc. La terre de
Corbier a été possédée par la famille jusqu'à la
Révolution.
La branche aine de la famille se fixa, au siècle
dernier, dans la Marche et a possédé la baronnie
de Pontarion, chef-lieu de canton de la Creuse,
(lette branche s'est éteinte à Toul en Lorraine au
cninmencement de ce siècle. La filiation suivie de
la famille est établie depuis 1810 environ.
11 existe d'autres familles de ce nom en Poitou
et en Périgord, mais il ne semble pas que l'origine
soit ia même.
Armes : Ecartelé : aux 1 et \, d'azur, au be-
saul d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules.
Couronne de comte.
Devise (d'après le légendaire de la noblesse
de France, par le comte de Bessas de La Mégie) :
Miserere met Deus.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Première branche
1° Corbier (Joseph de) ;
2° C. (François de), tous deux lits de
Charles, décédé en 1877.
Deuxième branche
Corbier (Luc de), fils de Jean-Baptiste-
Prosper, propriétaire du château de Roffi-
gnac, commune de Lubersac (Corrèzej. Con-
servateur des hypothèques, à Vitry (Marne).
Preuves : Notice généalogique sur la famille de
Corbier, par Théodore Courtaux, 1888 (Bibliothè-
que nationale.) Nobiliairedu diocèse de Limoges,
par l'abbé Nadaud. ^oir Corbier. Histoire de la
Chartreuse du Glaudier, par un religieux de la
maison, 1886, pages 42 et 48. Annales manuscri-
tes cle Limoges, dites manuscrit de 1638, page 357,
note 4. Histoire de la vicomte cle Limoges, par
Marvaud, vol. II, page 267. La vicomte de Limo-
ges, par Clément-Simon, page 41, note 1. Saint.
Allais, vol. VII, page 386, vol. XIV, page 359. Laine.
A rrhive de la noblesse. Article de Corbier. Ar-
ticle Grainde Saint-Marsault, page 33. De Cour-
celles. Histoire des pairs de France, tome V,
Article Lur-Saluces, page 12.
Des dossiers importants se trouvent à la Biblio-
thèque nationale, cabinet des titres, vol, 282 et
carrés de d'Hozier, vol. 201. Nouveau d'Hozier au
mot Corbier, dossier n° 2,081. Archives natio-
nales. Becueil du certificat concernant la page de
la grande écurie, registre 0957 f. 117 — 0954.
B 111, 68, 73.
Le Bulletin héraldique de France a publié
un abrégé de la notice de M. Courtaux. Voir Dic-
tionnaire de la Haute-Marche, par A. Tardieu.
CORDAY.
Nous avms été induit en erreur en indiquant
au tome 1er, col. 924, le nom de Charlotte Corday
avec la particule.
Cette courageuse femme s'appelait Marie-Anne-
Charlolte Corday et était fille de Jean -François
Corday et de Charlotte Godier. Elle était née à
Saint-Saturnin, près de Séez (Orne). Elle descen-
dait, par les femmes, de Pierre Corneille, ce qui
constituait une bien autre noblesse que celle que
les intéressés ont cherché à lui attribuer.
CORDES (de).
l'a mille originaire du Limousin qui a produit
des hommes remarquables dans les lettres et la
magistrature.
Jean de Cordes, chanoine de Limoge», en 1570,
— 149 —
— 150
forma une collection choisie de bons livres qui fut
vendue, après sa mort, au cardinal Mazaiïn. 11
a publié divers ouvrages d'histoire de grande va-
leur.
Denis de Cordes fut conseiller au Châtelet.
C'était le modèle du parfait magistrat. Il mourut
à Paris en 1643 ; la maison de Saint-Lazare est en
partie l'ouvrage de sa charité.
Armes : D'or, à cinqfasces ondées d'azur.
COSSÉ-BRISSAC (de).
Voy. pour l'historique de cette maison letome I er ,
col. 939 et suiv.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de Cossé.
duc de Brissac. né à Paris le 12 février
1868. fils de Roland, marquis de Brissac
(né le 23 octobre 1843, décédé le 6 avril
1871), succéda à son grand-père, le dixième
duc Timoléon (né le 13 mai 1813, décédé
le 11 septembre 1888); lieutenant au 5 e ré-
giment de chasseurs à Rambouillet, marié
à Bruxelles, le 7 novembre 1894, à Mathilde
de Grussold'Uzès, née le 4 mars 1875.
Sœur.
Marguerite-Constance-Marie-D/rme, née
à Paris, le 19 décembre 1869; mariée à
Paris, le 4 janvier 1887, à Ernest, prince
de Ligne.
Mère.
Marquise Jeanne - Marie - Eugénie . née
Say, mariée le 25 avril 1866; remariée le
10 juin 1872 à Chrétien-René-Marie, vi-
comte de Trédern. — Résidence : 14, place
Vendôme, à Paris.
Frères du père.
1. Augustin-Marie- J/a^Wce , comte de
Cossé-Brissac, né à Brissac, le 7 novembre
1846, chef d'escadron. — Résidence : Paris,
rue Mesnii, 3; marié à Paris, le 5 janvier
1874, à Jeanne Marrierde Boisdhyver.
Fils : a) ifene-Marie-Timoléon, né à
Fontainebleau le 12 octobre 1874; b) Jean-
Marie-Henri, né à Bordeaux le 6 novembre
1879.
2. Joseph -Gustave -Pierre, comte de
Cossé-Brissac, né à Paris le 28 décembre
1852, secrétaire d'ambassade en disponibi-
lité. — Résidence : Paris, rue Dumont-
d'Urville, 39; marié à Paris, le 19 juillet
1886, à Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse
Seillière, née à Paris le 15 avril 1867.
Frère consanguin du grand-père.
Artus. comte de Cossé-Brissac (né le
1 er novembre 1829, décédé le 22avril 1890);
mari*' 1 , le 18 mai 1859, à Alix-Mario de
Walsh-Serrant (née en 1830, décédée le
22 janvier 1895).
Filles : a) Marie-Àugustine-Elisabeth,
née le 21 février 1860; mariée à Bruslé,
baron de Valsuzenay ; b) Lomse-Elisabeth-
Jeanne-ïhérèse, née le 21 juillet 1861 ; ma
riée à Paris, le 27 juin 1883. à Renaud,
comte de Moustier. Paris, rue de Gre-
nelle, 85.
Frères du bisaïeul
1. Charles, comte de Cossé-Brissac (né
le 29 mars 1776. décédé le 30 avril 1820);
marié en 1797 à Anne du Cluzel (décédée
le 30 janvier 1850).
Fils : Charles de Cossé-Brissac. marquis
de Cossé (né le 11 avril 1800, décédé le
25 avril 1881 ^ ; marié, le 17 janvier 1833,
à Marie-Antoinette, comtesse douairière (Fré-
déric, décédé le 4 novembre 1830) de MÉ-
rode, née du Cluzel (décédée le 28 octobre
1869) dont : ^^orne-François de Cossé-
Brissac, marquis de Cossé. né le 1 er jan-
vier 1834 (Paris); marié: 1° le 24 octobre
1857, à Charlotte de Gontaut-Biron (décédée
le 12 octobre 1873); 2° en juillet 1883, à
Emily Spensley, — Enfants : a) du pre-
mier lit (1 Charles de Cossé-Brissac (né
le 10 septembre 1859, décédé le 8 juin 1892 1;
marié à Paris, le 4 juillet 1891, à Charlotte
de Biencourt, Paris, rue de Chaillot, 81 ;
b) du second lit (2 Anne-Marie-Antoinette
de Cossé-Brissac, née à Paris le 1 er juillet
1884; (3 Eugène-Marcel de Cossé-Bris-
sac. né le 14 septembre 1886.
2. Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo-
léon de Cossé, comte de Brissac (né le
3 juillet 1793, décédé le 22 avril 1870); ma-
rié, le 27 octobre 1817. à Henriette de
Montmorency-Tancaryille (née le 28 août
L798, décédée le 22 septembre 1860).
Enfants : 1. Henri de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robecb (né le
i:', août 1822. décédé le 6 août 1887); marié
le 26 avril 1851 à Loxxise-MSLriQ-Malhéa de
— 151 —
— 152 —
Jean de Robiag, née en 1830. Paris, rue
Saint-Dominique, 119, dont : (1 Louis
Henri-Marie-Timoléon de Cossé, comte de
Cossé-Brissac, prince de Robech, grand
d'Espagne de première classe, né à Paris le
21 août 1852, lieutenant d'infanterie de
marine. Paris, rue Saint-Dominique, 119;
(2 CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide de
Cossé, comte de Cossé-Brissac, né à Pa-
ris, le 18 janvier 1856. Paris, rue Saint-Do-
minique, 119; marié à Paris, le 6 juillet
1881 à Jeanne de Pértjsse des Gars, née le
14 novembre 1868, dont: à) Marte-Jeanne-
Henriette-Elisabeth de Cossé-Brissac, née
à Brumare(Eure), le 8 juillet 1884; (fi Em-
manuel - Henri - Jean - Marie - François de
Cossé-Brisssc. né à Paris, le 6 mai 1888;
(c Jean - Paul - Timoléon - Marie- Joseph de
Cossé-Brissac, ne à Paris, le 7 août 1892.
(3 Aime-M&ne-IIenriette de Cossé-Bris-
sac. née à Paris, le 8 juin 1865; mariée à
Paris, le 30 avril 1888, à Guy de Durfort-
Givrac, duc de Loroe.
2. Mâvie-Berthe de Cossé-Brissac. née
à Paris, le 17 septembre 1825; mariée à
Paris, le 29 mai 1849, à Emile, comte de
Robien (décédé le 19 juin 1861.)
3. Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?( r /
de Cossé. comte de Brissac, né à Paris, le
17 décembre 1826. Paris, rue de Varenne,
45 ; marié à Paris, le 15 juillet 1852, à Ca-
roline du Boutet, née à Maranville le 15
avril 1833, dont: 1) Marie-Emmanuel-Ghris-
tian-Charles, comte de Cossé-Brissac, né ;i
Paris le 14 mai 1863. Paris, rue de Varonne,
45; marié à Paris, le 9 juillet 1884, à Lau-
rence de Mandat-Grancey, née à Dole le
21 lévrier 1867, dont: a) Marie-Timoléon-
Eugène - Fernand - Emmanuel -Henri do
Cossé-Brissac, né à Grépan le 15 décembre
1885; b) Marie Anne-Louise-Laurence-Ma-
deleine- Rhingarde - Alphonsine- Françoise
de Cossé-Brissac, né à Grépan le 26 mai
1887 ; c) Marie- Artus- Aimable - Charles -
YY&xiço'\s-Georges de Cossé-Brissac, no le
29 janvier 1889.
(2 Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle de Cossé-
Brissac, née le 7 juillet 1854; mariée à
Paris le 3 juin 1871, ;i Théodore, comte de
Gontaud-Biron, capitaine de cavalerie de
l'armée territoriale.
(3 Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^ de
Cossé-Brissac, née h Paris le 11 avril 1S57;
mariée à Paris le 14 avril 1883, à Charles-
Henri , comte de Clermont-Tonnerre.
Montpellier.
Frère du trisaïeul
François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon (né
le 1 er septembre 1749, décédé le 27 mai
1S03); marie à Marie- Adélaïde-Camille de
La Forest d'Armaillé.
Fils : Artus de Cossé-Brissac. comte de
Cossé (né le 3 janvier 1790, décédé le 6
mars 1857); marié à Antoinette de Sainte
Aldégonde (décédée le 7 juin 1874), dont :
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille de Cossé-Bris-
sac. mariée à Paris le 9 mai 1843, à Amé-
dée de Pérusse, comte des Cars.
COSSERON DE VILLENOISY.
François Gosseron, d'une ancienne famille ori-
ginaire de Normandie, fut nommé comme no-
table, échevin delà ville de Paris, le 16 août 1789;
il prêta serment, en cette qualité, entre les mains
de S. M. Louis XVI. Le 7 septembre suivant, par
l'exercice de cette charge, il acquit la noblesse
pour lui et ses descendants; il s'occupa avec fruit
de l'administration, et a rédigé un grand nombre
de mémoires sur des objets d'utilité publique ; plu-
sieurs ont été suivis : ses vues sur les subsistances
et les approvisionnements ont été adoptées; en 1788,
il eut l'honneur d'être nommé par le roi, son
commissaire près l'assemblée du Tiers-État, tenue
aux Enfants-Rouges; il justifia ce témoignage de
confiance en refusant la présidence qui lui fut
offerte de cette assemblée, s'il renonçait à son
titre de commissaire; il ferma son procès-verbal
au milieu des clameurs et des dangers.
Il mourut en laissant deux fils.
Armes : D'azur, au vaisseau équipé cV or ; au
chef cousu de gueules^ chargé d'un lésant d'or,
accosté de deux cosses de même.
L'écu timbré d'un casque doré de profil orné de
ses lambrequins.
COSTA DE BEAUREGARD.
La notice insérée au tome 1er, col. D'il et 942,
doit être rectifiée et complétée comme suit :
1° Jean-BaptistelV, né le l p '' novembre 1056, etc.,
puis marquis de Saint-Genix, incorporé à Beaure-
gard en titre de marquisat, par lettres patentes
du 20 janvier 1700. passe par ces mêmes lettres
patentes la concession du litre de marquis Costa
de Saint-Genix de Beauregard à ses descendants
mâles et femelles.
Il est donc à remarquer dans ces lettres patente
— 153
— 154 —
que la concession du titre de marquis Costa de
Saint-Genix de Beauregard est concédée au prési-
dent Jean-Baptiste pour lui « et ses descendants
mâles et femelles, droits et cause ayants qui pour- .
ront, dès à présent, prendre le nom et titre de mar-
quis Costa de Saint-Genix de Beauregard ». (Cette
concession est de Victor-Amédée et déposée aux
archives piémontaises de Turin, section III).
On voit donc que par cette concession tous les
membres de la famille ont le droit (hommes et
femmes), de porter le titre de marquis ;
2° Jean-Baptiste IV, de qui vient le titre de
marquis, doit être placé avant Joseph-Alexis-
Barthéleniy, car il est une des illustrations de la
famille.
Jean-Baptiste IV. né le 1er novembre 1656', comte
et seigneur du Villard de Cernex, de La Motte,
Beauregard, etc., puis marquis de Saint-Genix,
incorporé à Beauregard en titre de marquisat, par
patentes du 20 janvier 1700, etc., etc., fut con-
seiller d'Etat de Son Altesse Royale et président a
la chambre des comptes en Savoie en 1685, etc ;
3° Le marquis Léon, indiqué comme chef de la
famille est mort le 19 septembre 1864. Il était :
premier écuyer de Sa Majesté le roi Charles-Al-
bert, ancien député au parlement Sarde, président
du Conseil général de la Savoie, de l'Académie de
Savoie, etc., commandeur de Tordre B. et M. des
Saints-Maurice et Lazare, de la Légion d'honneur,
grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand :
4° Le chef actuel de la famille est le marquis
Albert Costa de Beauregard, membre de l'Acadé-
mie française, qui a épousé, le 17 avril 1860,
Emilie Pourroy de Quinsonas de Lauberivière.
Armes .* D'azur, à trois ban/les d'or: au chef
de France :
L'écu posé sur une aigle de l'empire d'Autriche.
Supports : Deu.c anges.
Cimier : Un soleil d'or.
Devise : Soli Fidelis.
Couronne de marquis.
COUSIN DE MAUVAISIN (de).
François Cousin, officier du comte de La Marche
et de Castres, habitant de Mailloux (Haute-Ga-
ronne), fut anobli avec sa femme et toute sa pos-
térité le 14 juin 1443 pour être monté le premier
sur les murailles de Pontoise lors du siège de cette
place.
Deux membres de cette famille furent admis
aux honneurs de la cour avec le titre de comte
l'an 1782 et l'an 1786 et à l'assemblée de la no-
blesse en 1689.
Cette maison a donné des hommes distingués à
la magistrature, à l'armée, à l'ordre de Malte
deux chevaliers, l'an 1775 et l'an 1789, et à la cité
de Tolose 3 capitouls.
Elle a été maintenue dans sa noblesse par juge
ment souverain rendu par le sieur Basin de Be-
sons, intendant du Languedoc le 8 juillet 1669 et
convoquée à toutes les assemblée de la noblesse.
Le chevalier de Cousin signa le mémoire sur le
droit qu'avait la noblesse de Languedoc de nom-
mer ses députés aux états généraux du royaume
l'an 1788 et représenta la famille à l'assemblée de
la noblesse tenue l'an 1789.
Jane-Marie de Cousin, n'ayant pas d'enfants
mâles, institue pour héritier général et universel
son neveu Géraud de Cousin, secrétaire du roy en
la chancellerie de Languedoc près le parlement de
Tolose. Ce dernier devint alors seigneur de Mau-
vaisin, Dangeas, Mailloux, co-seigneur de Sainte-
Gabelle, Auterive et Montgaillard.
Pour lors cette famille a été autorisée après la
décision de la commission du sceau de France
par décret royal du 18 du mois de mai 1735, de
faire à leur nom patronymique l'addition de celui
de Mauvaisin que portaient leur mère et aïeule,
bisaïeule et de se nommer désormais de Cousin de
Mauvaisin.
Armes : D'or, au chevron de gueules accompa-
gne de trois cousins au naturel, posés 2 en chef,
1 en pointe.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions d'or lampassés de gueu-
les la tête contournée.
Devise : Semper Acutus !
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Cousin de Mauvaisin (Albert de),
marié en premières noces à Thérèse de Gui-
rand, dont un lils Roger ; en secondes
noces, à Amélie d'ADHÉMAR de Cransac.
Résidences : Château de Mauvaisin. par
Nailloux (Haute-Garonne) et rue Ninau.
s, à Toulouse;
2° C. de M. (Henri de). Résidences :
11, place Sainte-Scarbes, à Toulouse et châ-
teau de Canté, par Saverdun (Ariège), ma-
rié avec Félicie Subra du Quier. dont un
fils;
3o C. de M. (V ve Edouard de), née de
Montbel. Résidence : Château de La Tour,
par Saverdun (Ariège).
4° C. de M. (Roger de), marié à Ga-
brielle de LESTAris. Résidences : S. Jardin
Royal â Toulouse et château de Clairfont,
par Lanta (Haute-Garonne).
CRÉQUY (de).
Maison l'une des plus anciennes et des plus
illustres du pays d'Artois, d'où elle a passé en
— 155
156 —
Picardie et dans plusieurs autres provinces du
royaume. Elle tire son nom de la seigneurie de
( Iréquyen Artois. D'anciennes généalogies lui don-
nait pour première tige Arnoul, sire de Créquy,
dit le Vieil ou le Barbu. La Marlière dit qu'il vi-
vait en 857, et l'on prétend qu'il mourut en 89?,
dans un combat qu'il soutint pour les intérêts du
roi Charles le Simple. Le même auteur lui donne
pour femme Ignodede Flandre.
Baudoin, sire de Gréquyet de Freflin, se trouva
en 1007 avec l'armée française, commandée par
Baudouin IV, comte de Flandre, dit à la Belle
Barbe, au siège de Valenciennes contre l'empereur
Henri 111, dit le Boiteux. On lui attribue pour de-
vise : Nul ne s'y frotte ; et son cri de guerre
était : A Créquy le grand Baron, parce qu'après
cette expédition, il avait été fait baron en Artois;
il épousa Marguerite de Louvain, dont il eut pos-
térité. La filiation suivie de cette famille com-
mence à ce moment.
Cette famille a fourni un grand nombre d'ofli-
ciers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, de
l'ordre de Malte et de divers autres ordres.
Elle a formé les familles :
1° Des seigneurs de Bernieules ;
2° Des seigneurs de Hemont et d'Auifen ;
3 e Des seigneurs de Ricey ;
4° Des seigneurs de Heilly ;
5" Des seigneurs de Raimboval;
0" Des seigneurs de Langles ;
7° Des seigneurs de Saucourt ;
8° Des seigneurs de Tillencourt ;
9° Des seigneurs de Torchy et de Royon ;
10° Desseigueurs de Bierba k.
Armes : L'or, à un créquier de gueules.
Devise : Nul m- s' y frotte.
CREUZÉ
Dans l'article que nous avons consacré à cette
famille au tome 1er, col. 979 et' 980, nous avons été
induits en erreur sur certains points que nous
nous empressons de rectifier.
Et d'abord, disons que les Creuzé de Latouchë
et les Creuzé de Lesser ont le même auteur com-
mun.
Rien n'indique que cette famille soit en posses-
sion d'un titre quelconque de noblesse avant 1789.
Il est, en tout cas, notoire et authentique qu'elle
ne portait pas la particule avant cette époque.
Si elle a occupé dans la magistrature et dans la
finance des charges importantes, on ne saurait
dire qu'elles lui aient conféré la noblesse.
Les surnoms de LATOUQHEet de Lesser sont des
noms il-' terre ajoutés aux noms patronymiques
quelque temps avant la Révolution.
Jacques-Antoine Creuzé-La- Touche, né à Châ-
tellerault en 1749, et que dans le tome 1er nous
appelons, parerreur.de La /■'miche, n'avait pas la
particule. 11 a toujours signé Creuzé'- Là- Touche.
C'était un homme de grand mérite, aux opinions
modérées bien que, en qualité de député à la Con-
vention nationale, il ait voté la détention de
Louis XVI et son bannissement à la paix.
Agriculteur distingué, il a publié divers opus-
cules qui dénotent un esprit judicieux.
CURIÈRES DE CASTELNAU.
Ancienne noblesse du Rouergue, qui remonte à
Bernard de Curières, qui eut, de Françoise Alle-
mau, François de Curières, marié en 1560, qui
laissa postérité de Helips de Maliant.
C'est en faveur d'un de ses descendants, Giréon-
Sylvestre de Curières, baron de Saint-Côme, que
la seigneurie de Saint-Côme du Rouergue fut éri-
gée en marquisat par lettres du mois de septembre
1747.11 laissa de Elisabeth Jonquet de Montjus-
sieu, qu'il avait épousée le 2 août 1723, Jean-Bap-
tiste Giréon de Curières et de Castelnau.
Armes : D'azur, au lion d'argent colleté d'or.
CZARTORYSKI.
Voy. pour l'historique de cette famille, le tome 1er,
col. 1000 et rectifiez comme suit la liste des
réprésentants actuels.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Adam-Louis prince Czartoryski, duc
de Klewan et de Zukow; né à Paris le
5 novembre 1872, fils du prince Ladislas,
(né le 3 juillet 1828, décédé le 23 juin
1894) et de sa seconde femme Marguerite,
princesse de Bourbon-Orléans (née le 16 fé-
vrier 1846, décédée le 24 octobre 1893),
succéda à son père. Résidence : Paris. ,
Frère : Prince Tv^ïoW-Casimïr-Philippe-
Jean, né à Paris le 10 mars 1876.
FuÈRE ET SŒUR DU PÈRE.
!» Prince Witold (né le 6 juin 1824, dé-
cédé le 14 novembre 1865); marié à Paris
le 30 octobre 1851 à Marie, fille de Henri,
comte Grocholski, religieuse au couvent
des Carmélites-Déchaussées à Cracovie.
2° Princesse Isabelle, née à Varsovie, le
19 décembre 1830; mariée à Paris le 21 fé-
vrier 1857, à Jean, comte de Koscielec-
Dzialynski (décédé le 30 mars 1880). Rési-
dence : château de Goluchowo, près Bo-
guslaw (Posnanie).
Frère du grand-père.
Prince Constantin (né le 28 octobre 1773,
décédé le 23 avril 1860); marié : 1° en
1804 à Angélique, princesse Radziwill (née
157 —
- 158 -
en 1781, décédée le 16 septembre 1808);
2° le 20 mars 1810, à Marie Dzierzanowska
(née en 1790, décédée le 28 novembre 1842),
Fils : a) du premier lit : 1) Prince
Adam (né le 24 juin 1804. décédé le 19 dé-
cembre 1880), marié : 1° le 12 décembre
1832 à Wanda, princesse Radziwill (née le
29 janvier 1813, décédée le 16 septembre
1815) ; 2° à Kornik, le 16 février 1848, à
Elisabeth, comtesse deKosciclec-Dzialynska,
née à Posen le 16 août 1826. Résidence :
château de Rokosow, près Punitz (Pos-
nanie).
Enfants : 1° Du premier lit : a) prince
Roman (né le 23 novembre 1831), décédé le
18 février 1887); marié àLemberg le 6 dé-
cembre 1873, à Florentine, née le 28 mai
1844, fille de feu Titus, comte Dzieduszycki ;
remariée à Kopeczynce le 29 mai 1892. à
Anton Wolniewicz. Résidence : Sablonow,
près Kofreczynce (Galicie) ;
b) Prince Antoine-Boguslave-y4<irt;», né
à Berlin le 2 janvier 1845. Résidence :
Rokosour. près Punitz (Posnanie).
2° Du second lit : c) Prince Constantin-
Xavier-Sig ismond ', né à Posen le 29 sep-
tembre 1853. Résidence : Rokosow ;
cl) Princesse Marie-Hélène, née à Posen
le 29 septembre 1855; mariée à Rokosow
le 12 mai 1878, à Stanislas, comte de
Brocle-Plater dit de Syberg. Résidence :
Moszkow (Galicie) ;
e) Prince Alexandre-Zdzislaw, né à Posen
le 4 janvier 1859. Résidence: Sielec, près
Sntroschin (Posnanie) ; marié à Vienne le
17 février 1884, à J/c/We-Hélène-Madeleine-
Jeanne-Glaire-Léopoldine, née le 15 novem-
bre 1863, fille d'Alexandre de Zaleski et de
Martina, née Grabianka. dont : 1° Prin-
cesse isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So-
phie-Clémentino. née à Sieloc le 16 décem-
bre 1885; 2° Prince Alexandre- Olgerd-
Jean-Paul-Antoine, né à Sielec le 25 octo-
bre 1888 ;
b) Du second lit : 2), Prince Alexandre
(né le 7 février 1811, décédé le <) .juillet
1880); marié à Vienne le 20 août L840 à
Marceline, princesse Radziwill (née le ix
mai 1817, décédé en juin 1891).
Fils : Prince Marc^-Adam-Constantin-
Michel-Félix, né à Weinhans, près Menue
le 30 mai 1811. Résidence : Cracovie; ma-
rié à Paris le 31 juillet 1866, à Suzanne de
Riifuet, comtesse de Garaman, née le 20 fé-
vrier 1814, fille de feu Alphonse, prince de
Chiniay.
3o Prince 67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde
le 24 avril 1828, propriétaire de la seigneu-
rie de Wiazownica, près Jaroslaw (Galicie),
conseiller privé autrichien, membre hér. de
la chambre des seigneurs d'Autriche. Ré-
sidence : Wiazownica; marié à Vienne le
2 mai 1861 à Marie-Jeanne, née à Prague
le 4 mai 1835, fille de feu le docteur Jean
Czermak, de Prague.
Enfants : a) Princesse Wanda . née à
Vienne le 20 août 1802:
b) Prince Witold, né à Vienne le 10 fé
vrier 1861. Résidence : Pelkinie, près Sa-
roslaw; marié à Lemberg le 21 février 1889
à Jadwiga, née à Léopol le 2 mars 1867,
fille de Wladimir, comte Dzieduszycki et
d'Alphonsine, née comtesse do Miaczyn-
Miaczynska.
Enfants : 1° Princesse Marie, née à
Vienne le 24 avril 1890; 2° Princesse
Anne, née à Vienne le 18 avril 1891 ;
3° Prince Casimir-Georges, né à Pelkinie
le 7 août 1893; 4> Prince Georges-Pierre,
né à Pelkinie le 23 février 1894.
DAVOUT D'AUERSTjEDT.
Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er,
col. 1015 et 1016.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Léopold - Claude - Etienne - Jules - Charles
Davout. duc d'Auerstaedt, né à Escolives
(Yonne) le 9 août 1829, fils de Isidore-
Louis-Charles Davout (né le 12 septembre
1774, décédé en août 1854) et de Clara, née
de Cheverry ; succéda à son oncle ; général
de division en retraite et ancien membre du
Conseil supérieur de la guerre. Résidence :
Paris, rue Magellan, 8. Marié à Paris le
16 juin 1868 à Jeanne-Alice de Yoize, née
à Paris le 19 mars 1845.
Enfants : l)Léonie-CMre- Aimée-Margue-
rite, née à Lyon le 14 décembre 1869, mariée
à Paris le 26 juin 1890 à François, comte
Daru, capitaine au 25 e régiment d'artillerie,
à Châlons-sur-Marne.
2) M&ne-Mathilde, née au château de
Motelle le 10 septembre 1871 ; mariée à
Paris le 27 juin 1895 à Marie-Joseph-Gas-
pard, comte de Berthier-Bizy.
3) ClaLire-Mvine- Marguerite, née à Ver-
sailles le 28 août 1873.
4) Louis- Nicolas -Marie- Bernard, né à
Clermont-Ferraud le 23 mars 1877.
DESCHAMPS DE MOREL.
Seigneurie de Crécy, enBeauvoisis, famille dont
était Jean-Baptiste Deschamps de Morel, marquis
de Crécy, brigadier des armées du roi, premier
écuyer et majordome de feu la reine douairière
d'Espagne, qui mourut le 20 mai 1741.
Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, à trois mail-
lets de sinople; aux 2 et 3 d'azur, à trois ju-
mettes en fasces d'or; sur le tout : d'azur, à la
fasce d'argent, chargée de trois roses de gueu-
les, la fasce accompagnée de trois mollettes
d'éperons d'or, posées 2 et 1.
DESJARDINS DE GÉRAUVILLIER.
Famille lorraine fixée à Ma ntoche (Haute-Saône).
D'après l'armoriai général de Lorraine de Dom
Pelletier, Jean des Jardins, capitaine de cavalerie
au service de France, propriétaire du fief de Gé-
rauvillier (près Gondrecourt), marié à Anne de
Gircourt, fut anobli le 27 septembre 1664, par
lettres patentes du duc Charles IV de Lorraine.
Ses descendants furent :
Jean, deuxième du nom, lieutenant-comman-
dant de la garde de S. A. R. le duc Léopold, ma-
rié en 1686 à Françoise Thiballier de la Mothe,
dont le père était maréchal des logis de la mais- m
du roi ; fut tué à la bataille de Hoohsteedt en 1703.
161
— 162
Claude, capi.taine de cavalerie et gentilhomme
de la cour du roi Stanislas, épousa, en 1710, Thé-
rèse du Parpe.
Claude, deuxième du nom, mousquetaire du
roi, épousa Anne Le Comte ;
Joseph, né en 1751, marié en 1784 à M lla Joly de
Mantoche, mort à Abainville en 1821 ;
Paul, né en 1787 à Mantoche, capitaine du génie,
chevalier de Saint-Louis, marié à Louise de
Canon de Ville, fille d'un maréchal de camp, mort
en 1845;
Louis, né en 1823, à Commercy, marié en 1847
à Gabrielle de Toytot, mort en 1872.
Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom-
pagnée de trois tètes de cerf d'or, 2 en chef et
1 en pointe.
Cimier : Une tète de cerf d'or et deux cornes
d'abondance, componnées d'or et d'azur, is-
santes d'un tortil des couleurs et métaux de
Vécu.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Desjardins de Gérauvillier (Paul), né
en 1848, lieutenant-colonel d'artillerie bre-
veté, directeur d'artillerie, à Langres, che-
valier de la Légion d'honneur, marié en
1874 à Jeanne Dromard. dont : 3 fils et
2 tilles.
DEVEZEAUX DE RANCOUGNE.
Les Devezeaux de Rancougne tirent leur origine
de l'Angoumois où il est fait mention d'eux dès
l'an 1200. Leur filiation authentique s'établit à
partir de 1339, eu la personne de Pericaldus de
Devezello, noble homme, gendre de Gérauld
d'Ornhac. Ils sont qualifiés écuyers, seigneurs de
Treuil, et sont, à ce titre, feudataires des La Roche-
foucauld. Au commencement du xvie siècle, Jean
de Devezeau, seigneur de Chillac, frère puiné de
Claude de Devezeau, seigneur du Treuil, épouse
Jehanne Maindron, demoiselle de Rancougne, et
par ce mariage lait entrer dans sa famille la sei-
gneurie de Rancougne dont le nom sera désormais
porté par cette branche des Devezeau. En 1743,
Charles Devezeau, chevalier, seigneur de Rancou-
gne, colonel du régiment de son nom, acquiert le
marquisat-pairie d'Herbault, en Beauce, des héri-
tiers de feu sieur Dodun, contrôleur général des
finances. En 1744, le roi revêt par lettres patentes,
registrées à la chambre des comptes, Charles-
François-Louis, fila du précédent, capitaine de
cavalerie au régiment Dauphin étranger, du titre
et dignité de marquis, pour son marquisat-pairie
d'Herbault, en Beauce, dont il lui rend foy et
homage. La branche ainée des Devezeau, sei-
gneur du Treuil, s'est éteinte au xvir siècle ; —
elle a jeté deux rameaux — l'un, les Devezeau de
TuME II.
Chasseneuil fondus au xviif siècle dans la famille
des LaRomagère, marquis de Bouscecy ; l'autre,
les Devezeau de Lavergne.
Armes : D'azur, au chef denché d'or à '■;,,,/
pointes, à la fasce d'argent accompagnée d'une
étoile du même en pointe.
RE PRES EN TA N TS A C T UELS :
Branche de Rancougne.
Devezeaux. marquis de Rancougne
(Charles), chef de nom et d'armes, à Paris.
Fils : D., V e de R. (Jean-Charles), en
Guyenne, dont : Marie-François.
Branche de Lavergne.
Devezeau de Lavergne (Charles-Emile-
Auguste), en Angoumois.
D. de L. (Eugène- Léo), en Poitou.
DUBRETON.
Jean-Louis, baron Dubreton, né en 1773, mort
en 1855, lieutenant général des armées du roi, fut
élevé à la dignité de pair de France et créé baron
héréditaire par S. Al. le roi Louis XVIII en 1819.
Il appartenait à une ancienne famille de Bretagne,
alliée aux familles de Pesloùan, de la Quéran-
tonnais, d'Aramon, delaPanouse, etc.
Armes : D'azur, à la tour percée d'or, maçon-
née et ajourée de sable; au chef d'or, chargé
de trois étoiles de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Dubreton (Amédée-Charles-Ernest, B ou >.
chevalier de la Légion d'honneur, de Saint-
Maurice et Lazare, etc. Ancien officier de
cavalerie. Résidence : Paris, dont : deux
hls : a) Henry, lieutenant au 1 er cuiras-
siers ; b) Louis.
Le baron Dubreton reçut hinvestiture du garde
des Sceaux en 1893 à la mort de son frère aine le
commandant, baron Dubreton.
DUCHESNE DE GILLEVOISIN DE
CONEGLIANO.
Voy. pour l'historique de cette maison le
tome 1 er , col. 1076.
REPRÉSENTANTS ACTUELS .'
Chaiies-AdWém-Gustave Duchesne, ba-
ron de Gillevoisin. duc de Conegliano.
né à Paris le 12 novembre L825, fils du
deuxième duc Alphonse- Auguste (né le 30
— 163 —
— 164 —
décembre 1791. décédé le 19 février 1878)
et de Jeanne-Françoise-Hélène, née Jean-
not de Moncey (née le 12 août 1807. mariée
le 8 novembre 1824, décédée le 7 octobre
1858), fille du premier duc de Conegliano;
marié à Paris le 9 mai 1857 à Aimée-Féli-
cité-Jenny Le Yavasseur. née à Rouen, fille
du baron Le Yavasseur.
Fille : Hélène- Louise -Eugénie Du-
chesne de Gillevoisin de Conegliano,
née à Paris le 11 juin 1858 ; mariée à Paris
le 18 décembre 1879 à Armand, comte de
Gramont, duc de Lesparre.
DUCHESNE
LAMOTTE.
ou
DU CHESNE DE
Seigneurs de Feuquières, de Lamothe, etc.
Cette ancienne famille, originaire de Picardie,
fut maintenue dans sa noblesse en 1669.
On voit dans d'Hozier : Adrien Duchesne, comte
de Lamotte, conseiller au présidial, maïeur d'Ab-
beville en 1671; un Duchesne de Lamotte fut
conseiller-secrétaire du roi en 1696 ; François
Duchesne de Lamotte, conseiller du roi aux trnites
d'Abhe ville, fut maïeur de cette ville en 1751 ;
Jean-Abraham Duchesne, comte de Lamotte, était
chevau-léger de la garde du roi en 1765.
Jean-Jules Du Chesne, comte de Lamotte,
épousa en 1822, Louise-Pauline de Buissy d'Yvren-
cheux, tille du comte de Buissy d'Yvrencheux,
d'une des plus nobles familles de Picardie.
Armes : D'azur, au chevron cl 'or accompagne
de trois glands de même.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Duchesne, G te de Lamotte (Jean-
Jules), marié à Marie-Yvonne de La Teil-
LAJS.
2° D. de L. (Paul-Étienne), officier de
cavalerie au 9 e cuirassiers.
Cette famille, quoique possédant les deux sei-
gneuries de Feuquières et de Lamotte, habit»:
depuis déjà longtemps au château de Rouvres, par
Auberive (Haute-Marne).
DUCOS (C l "').
Les Ducos sont originaires du Béarn où on les
voit figurer parmi la noblesse au xvi° siècle. Les
archives du département des Basses-Pyrénées
attestent, en effet, qu'ils rendirent hommage de
vassalité à Henri IV, roi de Navarre, dans l'année
qui précéda l'avènement de ce prince au trône de
France. Ils formèrent plusieurs branches et leur
maison se rattache peut-être à celle des Ducos,
comtes de La Hitte, en Armagnac, mais la com-
munauté d'origine de ces deux familles n'a pu être
aulhentiquement établie.
Sous Louis XIV, les Ducos, possesseurs de la
seigneurie béarnaise de Florence, furent de ce chef
admis aux États de Béarn et investis des offices
héréditaires de conseiller du roi et de maire de la
ville de Monein. Il y avait à la même époque les
Ducos, seigneurs d'Artix et les Ducos, seigneurs
du Bourdin d'Orin.
Dans un acte du 20 septembre 1702, Jean Ducos
est qualifié d'abbé laïc de Saint-Michel d'Aydie.
Son fils aîné, qui portait aussi le prénom de Jean
et qui était lieutenant au régiment de Boufflers,
fut reçu aux Etats de Béarn, le 13 juillet 1701,
comme titulaire de l'abbaye laïque de Gerderest,
qu'il tenait de Marie de Labaig-Viella, son épouse.
Sur ces entrefaites, Pierre Ducos prit alliance
avec Anne de Moncla, fille de noble Pierre de
Moncla, seigneur de Moncla, commandant du
bataillon d'Oléron, et de Cécile de Saint-Aubin.
Les registres de l'état civil de Garlin relatent que
Jean Ducos, issu de cette union, contracta ma-
riage, le 28 septembre 1728, avec Marie-Anne de
Lubet de Lasclaveries, fille de Pierre de Lubet de
Lasclaveries et de feu Marie de Prégande. Il était
officier dans les bandes béarnaises.
Jean-Etienne, son fils aîné, qui naquit le 3 juil-
let 1730, épousa Marie Lavaud, d'une famille dis-
tinguée que l'amiral Lavaud a représentée de nos
jours. Il s'établit à Bordeaux et devint un des
principaux armateurs de cette ville qui a toujours
tenu à honneur de pousser vers le négoce ses
citoyens les plus en vue. Il adopta avec enthou-
siasme les idées de la Révolution et contribua
puissamment, par sa considération et par sa
fortune, à lui susciter des partisans dans l'an-
cienne capitale de la Guyenne. 11 eut pour fils et
pour gendre deux des plus illustres du parti des
Girondins : fean-François Ducos et Jean-Baptiste
Boyer-Fonfrède qui, sur l'échafaud, où ils mon-
tèrent ensemble, ayant à peine dépassé l'un et
l'autre la vingt-cinquième année, payèrent de leur
sang le dévouement qu'ils avaient juré à la cause
de la liberté.
Le plus jeune des ûls de Jean-Etienne, Armand,
destiné à continuer seul sa descendance mâle, ser-
vit en qualité de volontaire clans les armées de la
République et de l'Empire. Il entra plus tard dans
l'administration, fut sous-préfet de La Réole et
chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit à Fanny
Lercaro, issue des Lercaro, anciens doges de Gênes,
dont l'un contraint, après le bombardement de
cette ville en 1684, de venir faire sa soumission à
Louis XIV et, interrogé sur ce qu'il trouvait de plus
curieux â Versailles, répondit : « C'est de m'y
voir. »
Armand eut quatre fils qui ont chacun fait
souche. L'aîné, Théodore, né le 22 août 1801, fut
député de Bordeaux de 1831 à 18i8, puis député
105 —
— 160 —
de Paris jusqu'en 1851, époque où il fut nommé
ministre de la marine et des colonies. Ce porte-
feuille, auquel il avait cru devoir renoncer, lui fut
bientôt rendu par le prince-président qui, à la veille
de restaurer l'empire, lui écrivit : « Le pays a
besoin de vos services et moi de vos lumières...
Maintenant m'abandonnerez-vous ? » Il conserva
ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue le 17 avril
1855. Son administration fut marquée au sceau
d'une prodigieuse activité. Le Parlement et la
Presse se sont plu à rappeler maintes fois les heu-
reux effets qu'elle eut pour la réorganisation de la
marine française. Elle ne fut pas moins utile à la
prospérité de nos colonies. C'est grâce à elle que,
le 24 septembre 1853, la France a pris possession
de la Nouvelle-Calédonie, dont une presqu'île a
reçu, par les soins du gouvernement impérial, le
nom de Ducos. Une ville importante de la Marti-
nique a réclamé dans le même temps l'honneur de
porter ce nom qui est demeuré le sien.
La guerre d'Orient fournit à Théodore Ducos
une occasion toute spéciale de montrer son mérite.
Avec un budget des plus restreints, il réussit à
préparer les formidables armements qu'elle récla-
mait. Le maréchal de Saint-Arnaud lui en expri-
mait son admiration dans son éloquence imagée
en lui écrivant de son quartier général, le
10 juin 1854 : « Vous créez des escadres d'un coup
de baguette. Elles ne sortent pas des chantiers;
elles naissent de l'écume des mers. »
Quelques mois auparavant, le 9 janvier, l'empe-
reur lui-même avait adressé à celui qu'il appelait
son « Colbert » une lettre autographe dans laquelle,
pour lui donner « une preuve non équivoque de
sa satisfaction, » il le nommait grand-officier de
la Légion d'honneur. Déjà il l'avait fait sénateur,
le 4 mars 1853.
Mais Théodore Ducos devait succomber à la
peine. L'excès du travail l'a tué, dirent ses col-
lègues. Sa mort fut considérée coin me un deuil
public et ses funérailles furent célébrées aux frais
de l'Etat.
Parmi les nombreuses distinctions honorifiques
dont les souverains étrangers avaient tenu à lui
marquer leur estime, il avait reçu la grand-croix
de Pie IX et le collier de Saint-Georges, qui lui
donnaient la noblesse héréditaire à Rome et à
Nàples.
De son mariage avec \nne Joly, il a laissé un
fils, Paul-Emile- Théodore, né le 18 juin 1819 et
une fille, Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'. née le
29 mars 1851.
Paul-Emile- Théodore, actuellement chef du
nom, sans alliance. Résidence : Abbaye de Sept-
fontaines, par Andelot (Haute-Marne), secrétaire
d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur,
camérier du Souverain Pontife, etc., etc., a été
créé comte palatin héréditaire par S. S. Pie IX en
reconnaissance des services rendus par son père à
l'Eglise dans nos colonies. Pour les mêmes raisons,
S. S. Léon XIII a conféré le titre de comtesse à sa
mère et à sa sœur darne du Saint-Sépulcre.
Armes : Êcartelé : aux 1 et 4, de sable à un
duc d'or tenant de lapatte dextre un os d'argent,
au chef cousu d'azur charge de trois ancres
d'or; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or.
Supports : Deux triions.
Couronne de comte
Devise:/// morte cita.
DUPLAIS DES TOUCHES.
Voy. tome 1er, co l. 1080 et suivantes, et rectifiez
comme suit :
Col. 108'«, 17e ligne, avant les dates 1628-1630,
ajoutez : Maire de Saintes.
Col. 1086, 3 e paragraphe, 3" ligne, au lieu de
14 mai 1829, lire : 14 mai 1820.
DUFAU (de).
Famille originaire de la
vallée deLarbaig,en Béarn,
fixée à Pau, vers 1640.
Jean du Fau, alias Dufau
et de Dufau, baptisé dans le
temple protestant de Pau, le
20 février 1059, se convertit
au catholicisme, en 1085
Procureur au parlement de
Navarre (1092), conseiller du
roi , receveur des épices .
amendes et vacations de la
sénéchaussée de Pau (1095),
jurât de cette ville (1721), député aux états géné-
raux de Béarn (1724), il fut inscrit dans V Armoriai
général de 1090-1701 (Béarn, n° 008), et mourut
doyen des procureurs du parlement de Navarre,
le 1 er août 1728, laissant de damoiselle Marie de
Lacrouts, entre autres enfants :
lo Théophile de Dufau, aîné (1684-1763), procu-
reur au parlement de Navarre, jurât de la ville de
Pau vt sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn, dont le fils est mentionné plus
bas ;
2° Henry-Théophile de Dufau, cadet (1698-1773),
conseiller du roi, échevin de Barèges (1724), puis,
procureur au parlement de Navarre, jurât de la
ville de Pau, administrateur de l'hôpital de cette
ville et seigneur de Nai'gassie de Meillon. Son fils
aîné, messire Jean-Baptiste de Dufau, avocat au
parlement de Navarre, greffier en chef de l'ami-
rauté et du Conseil supérieur de Port-au-Prince
(Amérique), fut créé conseiller du roi au Conseil
supérieur de cette ville en 1760. Il mourut à Paris,
le 9 mars 1782, sans avoir été marié, et fut en-
terré, le il mars, dans l'église Saint-Eustache.
Cette branche s'éteignit dans les mâles, le 2 jan-
vier 1834, avec Henry-Théophile-Laurent de Du-
fau, seigneur de Nargassie, d'abord avocat au
parlement de Navarre et membre de la noblesse
— 167 —
— 168 —
aux états de Béarn, puis, sous la Restauration,
juge de paix du canton de Pau (est).
Noble Pierre de Dufau, né à Pau, le 10 octobre
1715, fils de Théophile de Dufau aîné, et de da-
moiselle Marie de Boyou, sa première femme,
fut avocat au parlement de Navarre et, comme
son père, sous-secrétaire des états généraux de la
province de Béarn et jurât de Pau. Il mourut dans
cette ville le 9 août 1786, laissant de dame Marie-
Anne de Duboscq :
lo Théophile-Joseph de Dufau (1754-1829), avo-
cat au parlement de Navarre, sous-secrétaire des
états généraux de Béarn, président de l'adminis-
tration municipale de Pau, le 19 nivôse an VIII
(9 janvier 1800), enfin président du tribunal civil
de Pau, de 1812 à 1816. Ses descendants habitent
actuellement Paris, Bordeaux et Pau ;
2° Pierre de Dufau (1755-1846), avocat au parle-
ment de Navarre, jurât de la ville de Pau en 1789,
plus tard président de Chambre à la Cour d'appel
de Pau, chevalier de la Légion d'honneur. Auteur
d'une branche cadette encore représentée ;
3° Jean-François de Dufau, garde du corps du
roi d'Espagne en 1783, décédé sans avoir été
marié.
Deux jugements du tribunal civil de Pau, des
2 avril et 4 novembre 1886, ont rectifié les actes
d'état civil de cette famille dans lesquels la parti-
cule de avait été omise.
Armes : Losange d'argent et d'azur, flanque
de gueules (enregistrées, le 2 décembre 1701).
Théophile de Dufau, aîné, portait les armes sui-
vantes, en 1730 : Écartelé : au 1, d'azur à trois
larmes d'argent, rangées en pointe et an soleil
d'or, mouvant du chef; au 2, d'azur, à la tour
d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée
du champ; au3, d'argent, au lévrier de gueules
passant contre un arbre de sinople, et au 4, d'or,
au léopard d'azur, armé et lampassé de gueules;
l'écu entouré de palmes et timbré d'une couronne
de comte.
La branche des seigneurs de Nargassie avait
adopté les armes de ce fief : D'azur au dragon
d'or, surmonté d'un coq perdié, aussi d'or.
REPRÉSEXTAXTS ACTUELS :
Branche aînée.
1° Dufau (Charles- Joseph-Marie de). Ré-
sidence : Paris, rue des Dames, 52;
2° D. (Jîdie-Lomse-GSibvielle de), sœur
du précédent, femme de Jacques-Etienne
Gabe. Résidence : Oloron - Sainte - Marie
(Basses-Pyrénées) ;
3° D. («/wZtfs-Bernard- Marie de), oncle des
précédents. Résidence : Bordeaux, rue des
Sablières. 93 ;
4° D. (Jean-Marie-Raymond de), frère du
précédent. Résidence : Pau, rue du Ly-
cée, 25 ;
5° D. (P«M/-Théophile-Mariede), frère des
précédents. Résidence : Pau, rue Gaston ;
6°D. (A dèle- Marie- Joséphine de), sœur des
précédents, veuve de M. Théophile- Joseph-
Eugène Cailloux, ancien percepteur.
Branche cadette.
1° Dufau (Joseph-Pierre-Lowis de), avo-
cat, marié à Claire-Marie- Thérèse d' André,
dont a) Henri', b) Marguerite; c) Marie.
Résidences : Toulouse, rue Ninau, 20, et châ-
teau de Coarraze (Basses-Pyrénées) ;
2° D. (Marie-Augustine-Je<z?m£ de), sœur
du précédent, mariée à Charles-Marie^ Gas-
ton du Broc de Segange.
3o D. (G&brielle-Louise-Germaine de),
sœur des précédents, mariée à Philippe-
Joseiph-Ilippolyte, baron de Montbel. Ré-
sidence : Evreux.
4° Dufau de Maluquer (Melchior-^LZ-
phonse de), oncle des précédents. Rési-
dence : château de Bernet, par Chélan
(Gers).
Voy. Maluquer (de).
-■iàAtl--
ELIE DE BEAUMONT.
Famille originaire de Ca-
rantan, en Normandie, des-
cendant de Pierre Hélyes,
écuyer anobli par lettres du
roi Charles VII, en 1461,
pour services militaires lors
de la réunion de la province
de Normandie à la couronne
après la bataille de For-
migny.
Représentée au xvute siè-
cle par Jean-Baptiste-Jac-
ques Flie de Beaumont, né à
Carentan en 1732, mort à
Paris le 10 janvier 1786, fut reçu avocat en 1752.
Il plaida d'abord quelques causes avec peu de
succès ; ce qu'on attribue à la faiblesse de sa
voix. Son Mémoire pour les Calas, publié en 1762,
in-4°, fit du bruit et fut suivi de plusieurs autres
où l'on trouve de l'élégance, de la facilité, mais
quelquefois un peu d'emphase.
Il était propriétaire de Canon, en Normandie, où
il établit une fête, connue sous le nom de Fête des
bonnes gens. Il avait épousé M lle Dumesnil-Molin,
née à Caen, en juillet 1730, et morte à Paris le 12
janvier 1785. Cette dernière est connue comme au-
teur d'un roman estimable : Les Lettres du mar-
quis de Rosette, 2 vol. in-12, qu'elle publia en
1764.
Le frère de Jean-Baptiste-Jacques, Jean-Antoine-
Elie de la Poterie était premier médecin de la
marine à Brest. Il était né en 1732 et mourut dans
cette dernière ville le 23 mai 1794.
Il a publié de savants ouvrages sur la médecine
et un grand nombre de mémoires, de disserta-
tions et de rapports.
Il était docteur-régent de la faculté de médecine
de Paris.
Et au xixe siècle, par :
1° Élie de Beaumont (Léonce), sénateur, secré-
taire perpétuel de l'Académie des sciences, grand
officier de la Légion d'honneur, marié à M lle de
Quélen ;
2° Élie de Beaumont (Eugène), juge au tribunal
de la Seine, marié à M^e Le Peletier d'Aunay.
Armes : D'azur, au chevron d'argent accom-
pagne de trois glands d'or 2 et 1, enregistrées en
1697.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Élie de Beaumont (Félix), ancien ma-
gistrat, marié à M lle Holker, décédée. —
Résidence: li bis, rue Jean-Miquel, à Niort
(Deux-Sèvres).
2° É. de B. (Félicie), mariée à M. de
Bonnières de Wierre, chef d'escadron au
7 e hussards.
3° E. de B. (Gaston), lieutenanl au 8 e cui-
rassiers, marié à M lle Fournier-Sarlovkzk.
171 —
— 172 -
EYSSAUTIER (#) ou EISSAUTIER.
Famille qui était comprise parmi les maisons
nobles de Barcelonette, dans le xv" siècle. Elle
passa à Golmars, en Provence, vers l'an 1470.
Le premier qui s'établit dans cette province et
qui commença la filiation de cette famille, est
Paul d'Eyssautier, un de ses descendants, au qua-
trième degré, Pierre d'Eyssautier, seignenr de
Cartier, servit glorieusement le roi pendant les
guerres civiles du xvi e siècle. Il eut ordre, en 1691,
d'aller à la tête de 200 hommes au secours de la
ville de Digne. Il fut fait gouverneur du château
de Sauze en 1593, et le duc d'Epernon lui donna
commission de renforcer de 300 hommes la garni-
son de cette place. L'an 1597, la ville de Colmars
se trouvait en danger, et le duc de Guise, craignant
pour la grande quantité d'artillerie qu'on y avait
fait conduire, envoya commission audit seigneur
de Cartier d'en aller prendre le commandement;
il réussit dans sa mission, et mit cette ville à cou-
vert de l'ennemi. Il garda le commandement de
Colmars, et épousa : lo le 18 septembre 1589,
Diane de Puget, et 2° le 17 août 1603, Lucrèce de
Demandols. Il eut du premier lit François d'Eys-
sautier qui continua la descendance jusqu'à nos
jours.
Armes: D'azur, à trois fasces ondées d'argent;
au chef d'or, chargé de trois roses de gueules.
ESTOURMEL [oV).
Dans la notice que nous avons consacrée à
cette famille dans le tome 1er, col. 1138, nous
avons omis de faire connaître d'où venait le nom
de Creton porté primitivement par cette famille.
Elle le dût à Rimbold d'Estourmel qui, le pre-
mier, en 1098, monta sur la crête du mur de Jéru-
salem d'où lui vint l'honorable surnom de Creton
qu'il transmit à ses descendants.
L'historien Lamorlière dit à ce sujet : « Ce n'est
point un petit lustre de la maison que l'on recon-
naît en l'origine de ses armes qu'elle tient dès le
premier voyage que firent les chrétiens pour le
recouvrement de la Terre Sainte, de la main
propre de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem
qui, pour honorer la valeur du sire d'Estourmel,
lequel il avait vu s'être porté tant vaillamment à
la prise d'assaut de cette ville, lui fit présent d'une
croix d'argent crètelée dans laquelle est enchâssé
un morceau de la sainte et vraie croix. Ce précieux
reliquaire fut plus tard dans la famille en la pos-
session du baron de Surville dont les ancêtres,
avec juste raison, estimèrent ne pouvoir blasonner
de plus dignes armes que de la figure de cette
croix, tant pour le mérite du don que du roi qui
la donnait et de la cause pourquoi elle fut don-
née. »
Cette relique pensa, sous le règne de Louis XIII,
être l'occasion d'un procès entre le sieur d'Haute-
fort qui avait épousé la fille unique d'Antoine
d'Estourmel de la branche cadette de cette mai-
son.
L'affaire fut soumise à l'arbitrage du président
de Mesme , qui décida qu'étant substituée de
mâle en mâle, elle appartenait à cette dernière
branche.
On cite un sieur d'Estourmel dans le xive siècle
qui ordonna par testament qu'il serait distribué à
mille pauvres de ses sujets, mille livres, mille
pains, mille lots de vin, et mille habits de drap
blanc.
Enfin le commandant d'Estourmel, chargé d'af-
faires de l'ordre de Malte, dans les premières an-
nées de la Révolution, signala son dévouement
pour l'infortuné Louis XVI.
En compagnie du duc du Châtelet et de Ma-
dame de Molleville, il fit distribuer de fortes
sommes d'argent à Pétion, à Lacroix et à d'autres
conjurés.
FABRE DE CŒURET.
La famille Fabre de Gœu-
ret compte parmi les plus
anciennes du Bas-Langue-
doc.
Originaire de Pézenas, où
elle a tenu pendant plusieurs
siècles un rang des plus dis-
tingués, elle justifie de sa
noblesse par les archives et
les manuscrits du temps ;
aussi bien que par les regis-
tres des paroisses de Péze-
nas, où sa filiation est tracée,
sans interruption, dès le plus
ancien de ceux qui ont été conservés et qui date
de l'an 1600, jusqu'à nos jours.
Henry Fabre, capitaine commandant du châ-
teau de Pézenas, fils cadet de Louis Fabre, seigneur
de Pégairolles, comte de Lodève, épousa en 1594
Gabrielle de Gorbières.
Sous les ordres du duc de Montmorency-Dam-
ville, plus tard connétable, qui l'honorait d'une
amitié particulière, il se distingua clans la défense
des diverses places fortes dont le commandement
lui fut confié. Après avoir héroïquement soutenu
le siège de Leucate (1er août 1500), il fut chargé de
protéger Maillac, place forte située entre Perpi-
gnan et Narbonne, contre les troupes du duc de
Joyeuse. Ses exploits, son intrépidité, son courage,
sont restés légendaires.
Un manuscrit du capitaine Poncet, officier d'in-
fanterie, aujourd'hui en possession de la famille
Mazel, de Pézenas, et qui remonte aux trente-cinq
dernières années du xvie siècle, dit, au sujet du
capitaine Fabre (article Fabre de Coeuret) :
« Monsieur le connétable en fesaitbien du cas;
ce qui se justifie par plusieurs lettres que le duc
lui fit l'honneur de lui écrire, desquelles j'en
vais rapporter une dans les termes que j'ai
extraits de l'original : « Capitaine Fabre, ainsi
que j'estime que vous ne manquez pas de de-
voir en ce qui concerne la garde du lieu de
« Maillac, néanmoins je vous fais la présente
« pour vous prier de vous y affectionner de plus
« en plus, afin de couper le chemin à toutes les
« menées pratiques que l'on y pourrait faire par
a l'artifice des ennemis. Quant à Monsieur de
« Joyeuse, il est encore à Gastelnaudari, et lors-
« qu'il sera vers Narbonne et qu'il voudra entre-
« prendre sur les lieux de l'obéissance du Roy,
« j'espère que vous empêcherez ses desseins; si
« bien que ce que nous tenons nous demeurera ;
« priant sur cela le sauveur vous avoir en sa
« sainte et digne garde ; bien assuré et meilleur
« ami.
« A Béziers, le 8 septembre 1590.
« MONTMORENCI, Signé: »
Le capitaine Henry Fabre fut enseveli dans
l'église Saint-Jean-de-Jérusalem, à Pézenas, dans
le chœur, à côté de l'autel de Notre-Dame de Bet-
lhéem. En mémoire de sa bravoure et de ses
services, il fut mis à côté de son tombeau un dra-
peau en taffetas blanc.
Henry Fabre, écuyer, fils du précédent, lieute-
nant dans la compagnie franche de Monsieur son
— 175
— 176
père, s'attacha plus tard à la fortune d'Henri II,
duc de Montmorency. Il combattit vaillamment
sous ses ordres, et lui resta fidèle jusque dans sa
rébellion.
Condamné à mort avec lui, il fut compris dans
la capitulation et amnistie, que Sa Majesté
Louis XIII accorda à quelques officiers et gentils-
hommes de Pézenas, le 13 octobre 1(332, par l'en-
tremise du sieur de Saint-Jean. Celui-ci ajoute à
la copie de la lettre de grâce qu'il envoie à Henry
Fabre, le certificat suivant : « Assurance de vie et
« biens. J'ai retiré de l'original et certifie comme
« le sieur Henry Fabre est compris dans la sus-
« dite capitulation comme officier, pour avoir été
« lieutenant dans la compagnie du sieur de Sa-
« bazan.
« Fait à Pézenas, le 13 octobre 1632.
« Saint-Jean, signé. »
Henry Fabre épousa le 29 mai 1637 Françoise
de Cœuret. Il mourut le 16 novembre 1653 et fut
enseveli, avec ses ancêtres, dans l'église Saint-
Jean-de-Jérusalem, à Pézenas. Ses descendants
furent autorisés, par un arrêt du parlement de
Toulouse en date du 21 avril 1680, à ajouter le
nom de leur mère à leur non patronymique.
Pierre Fabre de Cœuret, avocat, docteur en
droit, fils du précédent, épousa en 1669 Claire de
Montbrun, fille de noble Pierre de Montbrun (des
seigneurs de Lodève) et d'Esclarmonde de Car-
rion. Nommé trois fois premier consul de Pézenas
par élection, et commissaire du roi en l'assemblée
de l'Assiette du diocèse de Béziers, il exerça en
outre pendant douze ans la charge d'orateur de la
ville avec la plus grande distinction. Il prit le 21
avril 1680 le nom de Fabre de Cœuret, et fit usage,
le 6 juin 1686, des armoiries qui lui avaient été
accordées' par l'arrêt du parlement de Toulouse
cité plus haut. Son petit-fils siégea aux états gé-
néraux dans les rangs de la noblesse, en 1789.
La famille Fabre de Cœuret a cela de particu-
lier qu'elle a été perpétuée directement de géné-
ration en génération par un seul de ses descen-
dants mâles.
Principales alliances : de Corbières, de Méssès.
d'Hérail de Saint-Apolis, de Grave, de Loubatières,
de Montbrun, de Lasserre, de Maury, de Ribe, de
Lésignan, etc., etc.
Armes : D'or, à trois tètes de More de sable
2 et 1.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Fabre de Cœuret (Pierre-Charles-Ma-
rie-Victor-Henri), avocat à Montpellier (Hé-
rault), fils de Edouard, ancien conseiller
à la Cour de Montpellier, décédé en 1885,
et de Elise Anduze.
FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY
(de).
La notice de cette maison
dont nous nous sommes déjà
occupé au mot Faucigny,
tome P'', col. 1159 et 1160,
doit être complétée comme
suit :
La maison de Faucigny a
pour premier auteur connu
Aimerard, prince souverain
de Faucigny, marquis des
Alpes; il est nommé dans
une bulle du pape Léon IX,
donnée la 2e férié de la l'e
lune de l'année de l'Incar-
nation 1049. Il vivait en 998.
La généalogie de la mai-
son de Faucigny serait trop longue pour trouver
sa place ici, nous renvoyons nos lecteurs au nobi-
liaire de Savoie du comte A. de Foras où elle est
tracée tout au long, et aussi à Borel d'Hauterive,
à Samuel Guichenon, aux cahiers bleus de la Bi-
bliothèque nationale, à l'alrnanach de Gotha, etc.
La maison de Faucigny forma trois branches :
l'une s'éteignit en 1253 en la personne d'Agnès de
Faucigny, comtesse de Savoie. La seconde, qui
devint l'aînée, est la seule subsistante de nos jours.
Elle ajouta, par suite du mariage de Rodolphe III
de Fau igny en 1180 avec la fille unique de Turum-
bert de Lucinge, dernier descendant de cette illus-
tre maison, les noms d'armes de Lucinge aux
siens propres. Enfin, la troisième branche, celle
des Faucigny-Thoire-Villars, vint se refondre dans
lesFauciyny-Lucinge.
Jean XV de Faucigny-Lucinge. grand sénéchal
de Savoie, épousa par contrat dotal du 6 avril 1(306
Charlotte, fille unique et héritière universelle
d'Annibal d'Ornano, prince de Cystria, de Corcas,
des Quatre-Iles, duc de Mittiliano, d'Agrigente
et de Cornola, comte de Roncigliona et de Vidal-
lia. Charlotte d'Ornano apporta à son époux
et à ses descendants la riche titulature de sa
maison (titres enregistrés pour les Faucigny-
Lucinge. Collation Sarde. Lire Borel d'Hauterive,
article Ornano).
Joseph-Louis de Faucigny-Lucinge, prince du
Saint-Empire, de Cystria, etc., épousa par con-
trat passé au château de Coligny le 4 août 1752,
Eléonore-Charlotte, fille aînée du comte de Sanders-
leben-Coligny-Châtillon et de Léopoldine de Wûr-
temberg-Montbéliard, qui était héritière delà mai-
son de Coligny, par Anne de Coligny, sa bisaïeule.
En etîet, Gaspard III, dernier duc de Coligny et
Châtillon n'avait qu'une sœur, à qui son père
Gaspard II, grand maréchal de Coligny, légua ses
noms, titres et armes ; elle devint la duchesse de
Wiii'temberg-Montbéliard et eut une fille unique
qui épousa le comte de Sandersleben et lui apporta
tous les titres et biens allodiaux de la maison de
Colignv. Le comte de Sandersleben lui-même
— 1
/ / —
— 178
n'eut que deux filles, l'aînée épousa Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge à qui elle apporta tous les
titres, noms, armes de la maison de Goligny,
avec obligation pour son mari et sa descendance
de porter en plus des leurs ces noms, titres et
armes des Goligny. Cette obligation à Joseph-Louis
de Faucigny-Lucinge et à ses descendants de por-
ter les noms, titres et armes de la maison de
Coligny, fut ratifiée par un décret du Roi en faveur
de « son cousin de Faucigny-Lucinge » par
pièces du 18 juillet 1783. Des pièces du même
moment ordonnèrent de servir à Joseph-Louis les
pensions dues à l'hoirie Goligny et Châtillon. La
seconde fille du comte de Sandersleben épousa
M. de Pillot, qui, avec l'autorisation de son beau-
frère, obtint du roi « déporter le nom de Goligny,
avec titre de comte. »
Ferdinand-Victoire-Amédée, prince de Faucigny-
Lucinge et Coligny, etc., aide de camp de Mgr le
duc de Bordeaux, épousa par contrat dotal des 27
et 28 septembre 1823 Marie-Augustine, fille du pre-
mier mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berre qui,
la reconnaissant à son lit de mort, obtint pour
elle la faveur du roi de France Charles X, qui
par pièces du 9 juillet 1820 lui donna le titre de
comtesse d'Jssoudun.
Par pièces du 27 janvier 1828, Charles X « vou-
lant donner à Ferdinand de Faucigny-Lucinge et
« Goligny, une preuve de sa bienveillance spéciale,
« vu le rapport de la commission chargée d'exa-
« miner les titres de la généalogie de la famille de
« Faucigny, présentés par le ministre des Affaires
« étrangères ; vu le rapport du garde des Sceaux,
« autorise Ferdinand et tous ses descendants à
« porter en France le titre étranger de prince
« porté par ses ancêtres et à lui héréditairement
« échu. » Par brevet du 13 mars 1829 : « Le roy
« de France accorde à son cousin le prince de
« Faucigny-Lucinge et Coligny, prince du Saint-
« Empire, de Cystria, etc., les honneurs et entrées
« du Louvre. La princesse devant jouir du tabou-
ce ret en la présence Royale. »
Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, bandé d'argent
et de gueules de six pièces, qui est de Lucinge ;
aux 2 et 3, de gueules à l'aigle éployée d'argent.
membrée, becquée et couronnée d'azur, année
et la n g uée d'or, qui est de Goligny; sur le font :
Paie de gueules et d'or de six pièces, qui est de
Faucigny.
FAYOLLE DE MANS.
La famille Fayolle de Mans est originaire du
Velay où est située la terre de son nom (Mans,
près Monistrol-l'Evêque (Haute-Loire), qu'elle pos-
séda jusqu'en 1760.
Son premier auteur connu Charles de Mans,
vivait en 1550, était lieutenant, notaire royal
en la ville du Puy. Sa sœur Catherine avait
épousé messire de Volny.
Son frère, noble Claude de Mans, écuyer, eut
une fille, Anne de Mans, que le 28 septembre 1628,
épousa Laurent Fayolle, avocat au présidial «lu
Puy, secrétaire de M. de-Gonthier, conseiller du
roi au parlement de Paris, d'un un iils Charles
Fayolle de Mans, né le 12 mai 1632, avocal à la
sénéchaussée du Puy, marié le 10 avril 1535 à
Lucie de La Combe, d'où Charles Fayolle de
Mans, né le 1er juillet 1557, marié le 16 février
1690 à demoiselle Jeanne Le More, d'où André
Fayolle de Mans, marié le 5 juillet 1717 avec
Marie de Chaves, d'où Georges Fayolle de Mans,
marié le 7 janvier 1761 avec demoiselle Moret de
La Chapelle, d'où descendance, etc.
Alliances : de Volny, de La Combe, Le More,
de Chaves, Moret de La Chapelle, Ghoucal, (Juive,
d'Escrivieux, Roidot, de Cozon.
Armes : De gueules, à une fleur de lys d'ar-
gent; au chef d'or chargé de trois croiseUes de
sable, 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Fayolle de Mans (M me douairière),
née de Cozon. Résidence : château de
Monistrol-sur-Loire (Haute -Loire); dont :
à) Adolphe; b) Alphonse.
2° F. de M. (Noël), marié à M" Dauchez
de l/Hervillier. Résidences : boulevard
Raspail, L38, à Pariset le Chambon-Feu^v-
rolles (Loire).
3° F. de M. (M""' Blanc, née). Rési-
dence : Sidi-Bel-Abbès (Algérie)'.
LA FERRONNAYS (dé).
La maison Ferron, d'ancienne chevalerie de
Bretagne, est connue dans cette province depuis
1118, et elle a donné son nom à la terre de la Fer-
ronnays. située près de Dinan, évèché de Saint-
Malo, terre dont elle prouve la possession non
interrompue depuis Jacques Ferron, seigneur de
La Ferronnays, qui vivait le 17 janvier 1356.
Cette maison, dont il est souvent parlé dans les
rôles militaires de la Bretagne, a formé, vers la
lin du xive siècle, deux branches principales : la
première comprend les branches de La Ferronnays
et du Quengo, la seconde, les branches du Ghesne
et de Beauchesne.
Un comte de La Ferronnays ht les campagnes
dans l'armée des princes et fut fait gentilhomme
de S. AR. le duc de Berry. Louis XVIII, le nomma
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et maréchal de
camp le 4 juin de la môme année, puis pair de
France, après les Cent-Jours,\e 17 août 1815. I."
roi lui avait conféré le titre d'officier de la Légion
d'honneur dès le 9 mai précédent.
Armes : Branches de La Ferronnays et du
Quengo : D'azur, à six hillettes d'argent; au.
chef cousu de gueules, chargé de (rois unnelets
d'or.
— 179 —
180
Supports : Deux léopards..
Cimier : Un dextrochère tenant une épêe an-
tique.
Devise : In hoc Ferro vinc.es.
Branches du Ghesne et de Beauchesne : D'azur,
semé de billettes d'argent, à la bande d'hermine,
brochant sur le tout.
Supports : Deux léopards .
Cimier : Une rose.
FONTAINE (de).
Dans le Poitou : famille noble, originaire de
Bourgogne, où elle était connue dès l'an 1091,
temps où les noms commencèrent à être perma-
nents dans les familles. D'après un mémoire
dressé par un chevalier de Malte de ce nom, le
premier connu est Jean de Fontaine, chevalier
banneret, qui se croisa et se trouva à la prise de
Jérusalem, le 5 juillet 1099, sous Godefroy de
Bouillon. Il avait sous sa bannière 350 hommes.
De retour de la Terre Sainte, vers l'an 1109, il
épousa une demoiselle du nom de Beaumont, dont
il eut postérité.
X... de Fontaine, officier de cavalerie, seigneur
de Vieuville, fut s'établir en Touraine, où il se
maria vers 1525 à demoiselle de Verveille, héri-
tière de cette seigneurie.
Parmi les descendants de cette maison, nous
citerons Guy de Fontaine, seigneur de Fanche-
tières, qui entra dans la compagnie des chevau-
légers de la garde du roi en 1669, dont le duc de
Chevreuse était capitaine-lieutenant. Il se trouva
à la bataille de Senef en 1674, où le prince de
Condé, qui y commandait, eut trois chevaux tués
sous lui ; sortit de la compagnie des chevau-légers
en 1689, et fut reçu, le 26 avril de la même année,
un des ècûyers ordinaires du prince de Gondé. Il
mourut en laissant un fils de Marguerite de
Hillerin qu'il avait épousée par contrat passé le
5 mars 1685, Pierre de Fontaine, qui acquit une
charge de secrétaire des finances de Madame, fille
de France, duchesse de Berry, parce qu'on l'as-
sura qu'une telle charge ne pouvait nuire à sa
noblesse. Les provisions sont du 17 août 1714,
signé Louis, et plus bas Phélypeaux. Il eut beau-
coup d'enfants de son mariage.
Armes : lf or, à trois écussons de vair, bordés
de gueules.
Nous trouvons une autre famille du même nom
originaire de Normandie, établie dans l'élection
de Valognes.
Julien de Fontaine obtint, en 1627, un arrêt de
la Gour des Aides de Rouen contre les habitants
de la paroisse de Sotteville, ayant justifié qu'il
descendait de Bertrand de Fontaine, vivant en
1480, seigneur de la Fage et plusieurs autres ter-
res de la province du Languedoc, diocèse de Mi-
repoix. La généalogie de ces Fontaine, rapportée
dans l'histoire des Albigeois, remonte à Philippe
de Fontaine, gentilhomme de la chambre du roi
Philippe-Auguste, et apprend que ceux de ce nom
ont fait des alliances avec les plus grandes mai-
sons, comme celles de Durfort, de Foix et de
Barassin.
Jean de Fontaine, l'un des fils dudit Bertrand,
ayant été envoyé à Cherbourg, en qualité de lieu-
tenant de la garnison des hommes d'armes d'or-
donnance, y épousa Jeanne de Révie, et s'établit
dans ce pays où cette branche subsistait, et était
représentée par Jacques et Julien de Fontaine.
Armes : De gueules, à trois bandes d'or, bou-
tées d'azur, et surmontées de trois boucles ; au
chef d'argent, chargé de trois hermines de sable.
Les armes de la branche ainée, décrites dans
l'histoire des Albigeois, sont : De gueules, à trois
bandes d'or, au chef d'argent, chargé de trois
mouchetures d'hermine, de sable.
FOUCHÉ D'OTRANTE.
Famille originaire de Bretagne passée en Suède.
Joseph Fouché, né à la Martinière, près Nantes,
le 19 septembre 1754, fut créé comte en 1808 et duc
d'Otrante le 15 août 1809.
Joseph Fouché était un des membres les plus
distingués de la congrégation de l'Oratoire, au
commencement de la Révolution, dont il embrassa
les principes avec chaleur. Il quitta l'habit reli-
gieux, se maria et exerça la profession d'avocat. Il
fut l'un des fondateurs de la société populaire de
Nantes et en devint un des membres les plus in-
fluents, non qu'il eût, à un degré supérieur, le ta-
lent de la parole, mais parce qu'il y acquit une
grande popularité par l'exagération de ses dis-
cours et de ses opinions qui masquaient déjà des
vues ambitieuses.
Il fut élu député de la Convention nationale en
septembre 189^. Il reprit ses anciennes liaisons
avec Robespierre qu'il avait connu étant profes-
seur de philosophie à Arras ; mais bientôt ils se
séparèrent à cause de la divergence de leurs carac-
tères et de leurs opinions politiques.
Dans le procès de Louis XVI, Fouché vota la
peine de mort sans appel et sans sursis. Il était
alors attaché à la faction de Danton.
Le 14 février et le 8 mars 1793, Fouché fit rendre
un décret pour la vente, comme nationaux, des
biens dépendant des bourses des établissements
d'instruction publique, autres que des collèges;
peu après, il provoqua un autre décret tendant à
reconnaître et découvrir les biens des émigrés. On
le chargea ensuite de diverses missions; il fut en-
voyé d'abord dans la Loire-Inférieure et dans
l'Aube, puis dans la Nièvre. S'il fallait juger sa
conduite dans cette dernière mission, d'après les
pièces imprimées, elle porterait tous les caractères
de la démagogie la plus délirante ; il y mérita les
éloges de Chaumette, il y fit la guerre au culte
religieux, il y proclama l'athéisme et la désorga-
— 181 —
— 182
nisation sociale. Avilissons l'or et V argent, écri-
vait-il à ses collègues, traînons dans la hotte ces
dieux de la monarchie.
En novembre 1793, Fouché fut envoyé à Lyon
avec Collot-d'Herbois pour faire exécuter contre
cette ville les affreux décrets de la Convention. On
peut consulter, sur les actes sanguinaires auxquels
il présida, le Moniteur de 1793 et 1794.
Aucunes considérations ne peuvent affranchir
Fouché de sa part de la terrible responsabilité qui
pèse sur les destructeurs de Lyon.
Après la mort de Robespierre, Fouché intrigua
auprès des Thermidoriens et des Montagnards.
s'attacha successivement à l'un et à l'autre parti,
ou plutôt les fit servir tous deux à garantir sa per-
sonne de la juste vengeance des Lyonnais. Il eut
des relations avec Babeuf, et, Tallien. en dénon-
çant ce dernier, dit qu'il n'était qu'un jouet entre
les mains de Fouché occupé à corrige)' ses écrits
incendiaires. Bientôt les accusations affluèrent de
toutes parts contre Fouché. Pendant quelque temps
il tint bon contre l'orage ; mais enfin son arresta-
tion fut décrétée à une grande majorité, et au
milieu des discours les plus ignominieux pour lui.
L'amnistie politique du 4 brumaire an IV lui
ayant rendu la liberté, le Directoire lui confia une
mission particulière sur les frontières d'Espagne
après laquelle il se retira, comme en disgrâce,
dans la vallée de Montmorency, où il vécut dans
la retraite, paraissant ne se mêler aucunement des
affaires, mais ne cessant cependant d'entretenir
des relations secrètes avec les divers partis qui
luttaient dans l'arène politique.
Rappelé de nouveau par le gouvernement en
septembre 1798, il fut nommé ambassadeur de la
République française près la République cisal-
pine.
Protégé par Barras et par le général Joubert qui
commandait alors l'armée d'Italie, il favorisa ou-
vertement l'indépendance cisalpine et s'attira l'ini-
probation du Directoire qui le rappela; mais
Fouché, fort du crédit de ses amis, refusa d'obéir.
Alors un décret du gouvernement cisalpin lui or-
donna de quitter le territoire de la République :
Fouché revint en France et, fortement appuyé
par Joubert, se tira de ce mauvais pas. Ce der-
nier ayant été nommé peu après commandant
de Paris, Fouché fut envoyé en qualité d'ambassa-
deur en Hollande; et, le 31 juillet 1799, il fut
nommé ministre de la police générale.
A peine élevé au ministère, il change de doc-
trine, de langage; il se montre l'ennemi de ces
mêmes jacobins qu'il avait si longtemps aimés et
défendus. Puis il cherche à se servir de l'autorité
qui lui avait été confiée pour hâter la chute du
Directoire de qui il la tenait et contribua puissam-
ment à la révolution du 18 brumaire an VIII.
Ministre de la police sous Bonaparte, il sut se
créer un pouvoir ténébreux qui, plus d'une fois,
fit trembler son maître lui-même.
Si, d'un côté, il parvint à comprimer les partis
à l'aide d'une bascule d'actes arbitraires et tyran-
niques, de l'autre, il étouffa sous leurs débris, la
liberté publique.
Après la paix d'Amiens, le ministère de la police
ayant été supprimé, Fouché fut nommé sénateur
et titulaire de la sénatorerie d'Aix en Provence.
Mais, en 1804, lorsque Bonaparte voulut monter
sur le trône impérial, il rappela Fouché comme
étant le plus propre à influencer 1rs hommes de la
Révolution et rétablit pour lui le ministère de la
police qu'il garda jusqu'en 1810. A cette époque, il
tomba en disgrâce et ne fut rappelé par Napoléon
qu'à l'époque des désastres de la campagne de
Russie. Il se prononça contre la continuation de
la guerre .
Fouché se trouvait à Lyon lorsqu'il apprit les
événements du 31 mars 1814. Il essaya de dissuader
Napoléon de se axer à l'Ile d'Elbe et le conseilla
de passer en Amérique.
Demeuré sans emploi pendant la Restauration,
il redevient ministre de Napoléon le 20 mars 1815
et fut élu député par plusieurs départements.
Après la défaite de Waterloo, il présida le gou-
vernement provisoire. Le roi Louis XVIII, à son
retour, le maintint au ministère de la police qu'il
n'occupa que jusqu'en septembre 1815. Il fut
nommé ministre plénipotentiaire à Dresde. Trois
mois après, il fut dépouillé de son caractère diplo-
matique et se retira à Prague, en Bohème.
Vers le milieu de 1818, il obtint du gouverne-
ment autrichien la permission de se retirer à
Lintz, puis à Trieste, où il mourut le 25 décem-
bre 1821 à l'âge de 66 ans laissant postérité.
Tout a été dit sur le fondateur de cette famille
qui a donné l'exemple de tous les vices et de
toutes les palinodies.
Les titres qui lui ont été conférés sont le résul-
tat de la terreur qu'il inspirait autour de lui et de
la nécessité dans laquelle les souverains se trou-
vaient d'acheter, soit son concours, soit son silence.
Ces écrits sont autant d'actes publics et de docu-
ments historiques dont la lecture est nécessaire à
ceux qui veulent connaître cet homme d'Etat. Le
Moniteur en offre jusqu'ici le répertoire le plus
complet.
On consultera surtout les ouvrages suivants :
Fouché de Nantes, sa vie privée, politique et
morale depuis son entrée à la Convention jus-
qu'âce jour, in-12,1816; Mémoire historique sur
Fouché de Nantes, maintenant duc d'Oirante,
par un Anglais, in-8, Paris, Egron, 1815; Sept
mois de la vie de Fouché, 1793-94, Paris, 1816;
Précis de lavie publique du duc d'Otrante, Lon-
dres et Leipsick, 1816.
Armes : D'azur, à une colonne d'or, accolée
d'un serpent du même, chargé de cinq mouche-
tures d'hermine d'argent, 2, 2 et 1; au chef de
gueules, semé d'étoiles d'urgent .
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Fouché, duc d'Otrante (Gustave-Ar-
mand Fouché, G te ), né à Paris le 18 juin
— 183 —
— 184 —
1840, fils du troisième duc, Athanase (né le
25 juin 1801, décédé le 10 février 1866) et
de sa seconde femme Wilhelmine- Adélaïde,
née de Stedinok, décédée le 25 février 1863.
Résidence : Stockholm et château d'Elgham-
mar, près Bjornlunda en Suède. Ancien
capitaine de cavalerie suédoise, aide de
camp et écuyer de feu le roi Charles XV de
Suède; marié : 1° à Stockolmle 2 mai 1865
à Augusta. B onne Bonde, décédée le 4 mars
1872; 2° à Londres, le 5 juillet 1873, à Thé-
rèse, B onne de Stedinok, dame du palais de
la princesse de Galles.
Enfants : a) Du premier lit : Adélaïde- Au-
gustine, née à Paris le 2 mai 1866; mariée
à Stockholm, le 14 octobre 1893, à Frédéric
Peyron, lieutenant de frégate dans la ma-
rine suédoise. Résidence : Stockholm, b) Du
second lit : Charles-Louis Fouché, C te d'O-
trante, né à Elghammar le 21 juin 1877.
Frère et Sœur
1° F. d'O. (Pauline-Ernestine), née au
château de Nygard, en Suède, le 25 juin
1839 ; mariée à Stockholm le 7 novembre
1861 à Thure, C te Bielke, ancien capitaine
de cavalerie suédoise. Résidence : Sturefors
(Suède).
2° F. d'O. (Paul), né en juillet 1871.
FOUCHER DE BRANDOIS.
La notice insérée au tome 1 er , col. 1218, doit être
complétée comme suit :
Devise : Ex sanguine virtus.
Couronne de marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Foucher, B on de Brandois. Résidences :
73, rue de Grenelle, à Paris et château de
la Mothe-Achard (Vendée), marié à Margue-
rite de Gourgue.
Enfants : a) Henri, né le 14 mars L894 ;
b) Victorine, née le 6 mars 1895.
FRAIN DE LA VILLEGONTIER.
Sébastien Frain, sieur de la Villegontier, séné-
chal de Fougères, et autre Sébastien Frain, sieur
Differt, tous deux issus de Sébastien Frain, qui
avait reçu des lettres de noblesse en 1624, furent
confirmés et maintenus dans la qualité de nobles
en payant chacun 1,000 livres par arrêt de la
chambre établie pour la réformation de la noblesse
de Bretagne des 16 janvier et 8 avril 1669.
Au reste, cette famille est ancienne ; et, anté-
rieurement à l'année 1624, elle avait contracté des
alliances nobles; en 1530, Louise Frain épouse
Luison de la Rebuttière; et, en 1569, Michelle
Frain, avec Robert Bernard, écuyer, sieur des
Brosses.
Un membre de cette famille, M. de la Villegon-
tier, était lieutenant au régiment des gardes fran-
çaises en 1736.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné en chef de deux rencontres de bœuf, et,
en pointe, d'un croissant, le tout du même.
Couronne de comte sur l'écu et couronne de
baron sur le manteau.
FRANCHEVILLE DU PELINEC (de).
Famille d'ancienne extraction noble, originaire
d'Ecosse, et fixée en Bretagne depuis l'an 1442.
Pierre de Francheville, chevalier, seigneur de
Trémelgon, vint en Bretagne en qualité d'officier
de la cour d'Isabeau, fille de Hamon, roi d'Ecosse,
et femme du duc de Bretagne François I er . Il
était son échanson, charge considérable dans ce
temps-là, et qui a été occupée par les plus grandes
familles. Voulant s'habituer audit duché et acqué-
rir terres et fiefs nobles, comme les autres gen-
tilshommes à qui ce droit était privatif, il fut
obligé de prendre des lettres de naturalité et de
confirmation de noblesse, qui lui furent accordées
par lettres-patentes du duc François II, données à
Nantes le 19 janvier 1447. Il servit également le
duc dans ses armées, et se distingua à la bataille
de Saint-Aubin du Cormier, livrée contre les Fran-
çais, le 28 juillet 1488, où il fut fait prisonnier. Il
mourut, en 1505, en laissant plusieurs enfants.
Au sixième degré, Claude de Francheville, che-
valier, seigneur de Truscat le Pelinec, etc., fut
conseiller du roi en ses conseils et maître des re-
quêtes ordinaires de la reine-mère Anne d'Au-
triche, sénéchal et lieutenant-général au présidial
de Vannes.
Armes : D'argent, au chevron d'azur, charge
de si.r billettes d'or.
FRÉJACQUES DE BAR.
Cette famille prouve sa filiation non interrom-
pue depuis Hugues Fréjacques, seigneur d'Orman-
cey, dont les armes furent enregistrées à l'armo-
riai général de France en 1698.
Hugues de Fréjacques, seigneur d'Ormancey
vivait à Paris en 1697, circonscription des deux
écus.
De son mariage contracté en 1660 avec Dieu-
donnée de Dieuvilie il eût de nombreux enfants
dont un seul, Nicolas, lui survécut.
A la chute du système de Law où il avait im-
— 185 —
— 186 —
prudemment engagé sa fortune, il en recueillit les
débris qui, joints au fief d'Ormancey,lui permirent
de se lancer dans l'industrie et de fonder à Langres
une coutellerie, à Bar-sur-Aube une chamoiserie
dont les revenus assurèrent l'avenir de son fils; de
là l'habitude pour les descendants d'ajouter au nom
de Fréjacques celui de Bar et de négliger celui
d'Ormancey, habitude consacrée, du reste, par dé-
cision du 32 août 18<i0.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
de trois étoiles de mente, 2 en chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
Tenants : Deux moines, V un portant le capu-
chon coiffé et l'autre rabattu.
Devise : Il adviendra.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Fréjacques de Bar (Charles), né à Gi-
nestas le 4 novembre 1867, marié, le 28 no-
vembre 1889. à Marthe Paul-Sirven. —
Résidence : château de Massignan par
Saint-Marcel (Aude).
Enfants : a) Madeleine; b) Gabrielle.
Sœur : Marie- Antoinette, épouse du mar-
quis Ernest de Dax d'Axat, dont postérité.
— Résidence : Ille (Pyrénées-Orientales).
FREMYN DE SAPICOURT.
Cette famille est originaire de Champagne.
Elle a été honorée de plusieurs grandes charges
dans la magistrature au bailliage de Vermandois,
siège royal et présidial de Beims.
Elle a donné un président à mortier, deux lieu-
tenants des habitants de Beims, un mestre de
camp, un lieutenant-colonel, quatre mousquetaires
noirs, deux gouverneurs de Bethel-Mazarin et
quatre croix de Saint-Louis.
Elle s'est alliée : aux Gauchon, Coquebert,
Mongeot, Villars-Brancas, de Colnet. de Récourt,
de Thermes, de l'Escamoussier, de Bongard d'A-
premonl, de Broca.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur bordée
d'or, de laquelle sortent des flammes de gueules,
dessus et dessous opposées à d'autres flammes
mouvantes du chef et de la pointe de Vécu.
FRINGS {de).
La famille de Frings, très ancienne, est origi-
naire de la Lorraine. La Révolution a dispersé
les membres de cette famille qui érnigra en Alle-
magne. Elle fut à jamais ruinée. Les descendants
de ce nom ne purent plus occuper que de modestes
emplois dans les administrations françaises.
Armes : D'azur, à trois glands d'argent.
Couronne de vicomte.
REPRÉSENTANT ACTUEL :
Frings (E. de). — Résidence : Ceyzérieu
(Ain).
FROMENT (de).
Compléter comme suit la notice insérée au
tome Rr, col. 1244 et 1245.
Branche des seigneurs de Champdumoxt.
Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom-
pagné de trois épis de froment d'or liés en-
semble, et de trois merlettes d'or en pointe posées
2 et 1; au chef de gueules chargé de trois étoiles
d'or.
Couronne de marquis.
Devise : Fais ce que dois, advienne que
pourra .
FRY (de).
En Normandie. Famille maintenue dans sa no-
blesse le 3 février 1668. Il est parlé, dans l'histoire
de la ville de Rouen, de Pierre de Fry, conseiller
général en la cour des aides de cette ville,
vivant ès-années 1595 et 1597.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné
en chef de deux étoiles et d'une hure de sang! ici-
en pointe, le tout d'or.
GARAT DE NEDDE.
Garât (allas de Garât),
marquis de Nedde et La Vil-
leneuve.
Ancienne famille origi-
naire des environs de
Bayonne, établie au xvie
siècle en Limousin, où ils
ont possédé, entre autres,
les seigneuries de Saint-
Priest, Beaumont, Saint-
Arnaud, Béarnais, Amba-
zac. La Villeneuve et Nedde
était enclave du Poitou.
Branche en Angoumois,
où Charles de Garât Ligure à l'assemblée 'I' 1 la
noblesse en 1789.
Filiation suivie depuis l'arrivée en Limousin
vers 1500, de N... dont un lils épouse fsabeau de
Juye de Sainl Martin. La plupartdes descendants
sont officiers ou dans les ordres. Parmi ces der-
niers, un prélat abbé général de l'ordre de
Grandmont.
En 1701, Raymond, marquis de La Villeneuve
et Nedde, capitaine, chevalier de Saint-Louis,
épouse Jeanne-Martiale, fille unique de Jean-
Àntoine. marquis «le Turenne d'Aynac d'Aube-
peyre. Ils ont plusieurs entants, dont trois émi-
grés, morts officiers à l'armée des princes.
Un frère de Raymond, Jean-Baptiste, chevalier
de Garât, enseigne à quatorze ans au régiment de
Saintonge, blessé sur le champ de bataille, capi-
taine en 1763, accompagne ses neveux en émigra-
tion. Chevalier de Saint-Louis.
Un autre frère, aussi chevalier de Saint-Louis,
fait les guerres de l'Inde.
Raymond Ggure aux assemblées de la noblesse
du Poitou, La Marche et du Limousin; son fils
Bernardin-Cyrille, épouse Sophie du Authier. A
partir de cetie époque, au sortir de la révolution,
on ne trouve plus guère dans les actes que le nom
de de Nedde.
Le (ils de ce dernier, Raymond-Victor institue
pour héritier Raymond, iils de son frère Henri et
de Françoise de La Porte.
< le dernier a épousé en 1876 M 1 ' de Veillechèze.
Alliances : Tourdounet, Brachet, Vanteaux,
Douhet, Fromental, Ligondès, Saint-Marsault,
Lagrange, Turenne, du Authier.
Armes : D'azur, au lac d'amour, accompa-
gné de i mis étoiles d'or; au chef d'or, chargé
d'il// croissant d'azur.
GARNIER ou DE GARNIER.
Les Garnier ou de Garnier, autrefois seigneurs
de Vauxeilles et Crolard, appartiennent à une
très ancienne famille du Dauphiné. Ils possédaient
un château-fort dans les environs de Grenoble, et
ce château portait le nom de Garnier ou de Gar-
nier. Cette famille a disparu de Grenoble depuis
prés de trois siècles, et il y a fort longtemps qu'il
ne reste plus aucune trace du château d'où elle
sort.
— 189 —
190 —
Un Jean Garnier ou de Garnier épousa, en
1547, demoiselle Catherine de Rigaud, dont il eut
deux fils :
Guillaume, fils de Jean, entra très jeune au ser-
vice et se conduisit avec tant de bravoure à la tète
de deux cents hommes, que le roi Henri lui con-
féra, nonobstant sa qualité de noble, de nouvelles
lettres d'anoblissement qui lui furent expédiées
devant Rouen le 21 mars 1592.
Il existe trois branches de cette famille : Gar-
nier, B on de Labareyre, Garnier des Hier es, et
Garnier, B on de Miraval.
1°) La branche Garnier de Labareyre a été
fondée par Jacques, qui épousa, le 8 mai 1688, de-
moiselle de Beignet, et devint, par ce mariage,
seigneur de la terre de Labareyre.
Sous la Restauration, le chef de la famille de
Labareyre, qui avait servi dans les gendarmes
écossais, sous Louis XVI, combattit comme offi-
cier et comme aide de camp du général Bampierrv,
pendant les trois premières campagnes de la Révo-
lution, et fut, sous l'Empire et sous la Restaura-
tion, colonei de la garde nationale de Valence,
et député de la Brome. Il fut fait baron par
Louis XVIII. Son fils aîné, Eugène, devint général
de brigade de cavalerie, et se retira dans les envi-
rons de Valence, au château de Thodure, où il était
né et où il finit ses jours le 24 juin 1867.
2°) La branche Garnier des Bières fut fondée
par Jean-Pierre, qui épousa, le dernier juin 1691,
Anne de Vernes, fille de messire Bénis, seigneur
du Serpolet, et de demoiselle Marie-Charlotte de
Suffise, et qui apporta en dot la terre les Hières.
Le grand-père de Paul des Hières avait épousé
une demoiselle de Barjac, appartenant à la famille
des comtes de ce nom, l'une des plus anciennes de
la noblesse du Vivarais. Il avait été fait cheva-
lier de la Fleur de Lys, par Louis XVIII, pour
son ardent dévouement à la cause royaliste, dé-
vouement qui , par deux fois , faillit lui coûter
la vie. Le père de Paul des Hières a épousé
Mathilde Zylof . fille du chevalier Zylof de
Wynde, et de mademoiselle de Lavillette de la
Hamaïde. Le chevalier Zylof avait été officier .
démissionnaire dans la garde royale. La famille
Zylof est établie dans les Flandres françaises
depuis l'introduction de la réforme en Hollande,
d'où elle est originaire.
La branche Garnier des Hières est actuelle-
ment représentée par Auguste-Marie Garnier
des Hières (époux de Mademoiselle Zylof de
Wynde), chef actuel de la famille, et par son fils
~Pau[-Charles-Ma)'ie Garnier des Hières, officier
de cavalerie, marié à Madeleine de Loynes, d'une
ancienne famille de ÏOrlèanais , dont il a une
fille, Simone, née en 1893.
3°) Branche Garnier de Miraval. Le 2 décembre
1759, Claude-Louis contracta mariage avec Angé-
lique de Guaize. Ils acquirent la baronnie de
Miraval, de Charles de Rohan, prince de Soubise.
Armes de la famille Garnier des Hières : L'ar-
gent, au chevron de gueules cantonné en chef de
deux roses au naturel, et, en jointe, de trois
pals de sable.
Voy. tome 1er, col. 1278 et 1279, une notice com-
plémentaire sur cette famille.
GARRE AU DE LA MÉCHENIE (du).
En Limousin et en Périgord : famille divisée en
deux branches :
De la première est Gabriel du Garreau, écuyer,
seigneur de Leyffard et de Grésignac, né le 21 juin
1725, marié le o juillet 1746, avec Anne-Louise
Picaud, dont il a eu huit enfants.
La seconde branche a pour chef Gabriel du Gar-
reau, écuyer, seigneur de la Meschenie, mari.' le
15 avril 1749 à Anne-Lucrèce Chiquet, dont il a eu
plusieurs enfants.
Armes : B'azur, au chevron d'or, accompagné
en pointe d'un cœur dans lequel est fiché une
croisette Ou même.
GATIAN DE CLÉRAMBAULT.
Gatian de Glérambault, écuyer, seigneurs de
Vandannière, Gennetreuil, Taillé, Lafond, Four-
naguère, les Hérissaudières, Moreaupicon.
Famille noble et des plus anciennes de Tours,
qui a donné à la Touraine les fonctionnaires
dont les noms suivent :
Bernard Gatian, secrétaire de la reine, contrù-
leur des guerres et capitaine de la ville de Tours
f!546);
Jacques Gatian, conseiller au bailliage et siège
présidial de Tours, maire de cette ville en 1659;
Nicolas Gatian de Gennetreuil, conseiller du roi,
trésorier de France au bureau des finances de la
généralité de Tours, mort le 14 août 1661 :
François Gatian de Glérambault, contrôleur gé-
néral des finances et domaines (1711) ;
Louis- Victor Gatian de Taillé, conseiller du roi,
lieutenant général au bailliage de Tours (1713) :
François-Jean Gatian de Glérambault, contrô-
leur général des finances et domaines (1745).
En 1789, François-Marie Gatian de Clérambault,
né le 15 août 1750, comparut à l'assemblée de la
noblesse de Touraine pour l'élection des députés
aux états généraux. Il épousa, en 1797, Henriette
de Marsay, arrière-petite nièce de René Descartes;
il décéda le 16 janvier 1826, laissant quatre en-
fants :
1° François-Alfred Gatian de Glérambault. an-
cien maire de Pernay (Indre-et-Loire', né le 28 dé-
cembre 1798, marié le 30 juin 1830 à Cécile-Fu-
phrasie de Pi^nol de Rocreuse, décédé à Tours le
20 janvier 1870, laissant deux [ils : 1" Charles-
Alfred-Henri Gatian de Glérambault, né le 30 juin
1831, décédé le 28 mars 1893, colonel de cuirassiers
en retraite, aux Hérissandières, commune de Per.
— 191 —
— 192
nay, veuf de Marie-Augusta-Alice Quirit de Cou-
laine, laissant un fils RenéGatian de Clérambault :
2" Edouard-Gatian de Clérambault, conservateur
des hypothèques à Beauvais, marié à Valentine de
Saint-Chamans; de cette union sont nés deux fils :
Gaétan et Roger Gatian de Clérambault et une
fille Marie-Valentine, décédée le 4 juin '1877 ;
2° Philibert-Victor Gatian de Clérambault, an-
cien juge au tribunal civil de Tours, mariée à Ma-
rie-Marguerite-Clémentine Morinet, décédé à Tours
le 31 mars 1882, laissant deux enfants : Raoul et
Alice Gatian de Clérambault ;
3 n Henriette Gatian de Clérambault, mariée à
Charles de Perthuis, décédée à Tours le 21 mai
1877 ;
4<J Léonie, mariée à Charles Courtis de la
Rivière.
Armes : D'azur, à une sphère d'or, surmon-
tant un croissant d'argent.
Couronne de marquis.
GAUVAIN DE BEAULIEU.
On croit que les Gauvain. alias God-Win, étaient
originaires d'Ecosse.
Au vie siècle, Gauvain, neveu d'Arthur, roi de
Bretagne, fut le héros de poèmes chevaleresques
et mythologiques. 11 est surnommé le cJtevalier
de l'Epée. Ses aventures se rattachent au Cycle
Breton des chevaliers de la Table-Ronde, du Saint-
Graal, etc. (Histoire littéraire de la France,
t. XIX. — Libians desconnus (Roman du Bel In-
connu) par Benault de Beaujeu. — Bibliothèque
du duc d'Aumale, à Twickenkam, édition fran-
çaise de M. Hippeau. Paris, 1860. Art. Dézobry.
— Dictionnaire des Lettres, etc. Ch. Delagrave,
1886, p. 1064.
D'après ce trouvère, ces guerriers seraient ve-
nus sur les côtes d'Aquitaine (Aunis?) au xiii c siè-
cle. L'un d'eux avait épousé une reine de Galles,
un autre la Fée aux Blanches-Mains, que des che-
valiers ennemis avaient emprisonnée dans la
Turge de la Cétée Gastée ou Maudite (Chatelail-
lon?). Cette ville, détruite par Guillaume d'Aqui-
taine en 1127, avaitété déjà maudite par Mélusine,
princesse de Lusignan ou de Parthenay, et ex-
communiée par le pape Urbain II (1086 ou 1096).
Ces traditions nous reportent aux temps des
enchantements de la Bretagne, et Victor Hugo
s'est permis de mettre le nom des Gauvain de la
Turge, princes de Bretagne et Vendée, dans son
roman de Qualre-Vingt-Treize.
Les Gauvain de Fouras descendent histori-
quement d'Etienne Gauvaing, écuyer, seigneur
de Beaulieu, noble homme, pair, échevin de La
Rochelle, 1606, amiral de la flotte, 1621, maire de
la cité en 1623.
Armes : D'or, à un gaufrier de sable, accosté
de deux bouteilles de gueules. (Armoriai de la
généralité de Poitiers).
GAUZENCE DE LASTOURS ou DE
LASTOURS-GAUZENCE ou DE GAU-
ZENCE-LASTOURS.
Famille originaire du
comté de Foix, et une des
plus anciennes de La Bas-
tide-de-Sérou (Ariége) : (xv e
siècle), où elle possédait un
fief ou terre noble.
Elle est nommée dans le
tome IV de la Gallia Chris-
tiana au xu c siècle à propos
d'un procès fait par le roi à
l'évêque de Pamiers.
Alliances : de Salles de
Hys ; de Lapasse d'Hou-
magne.
Armes : D'argent, au châ-
teau de sable donjonné de trois pièces, maçonné
du champ, ajouré de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
1° Gauzence de Lastours (Edmond),
conservateur des hypothèques, à Liinoux,
marié à Marie-Julie-Sophie Conilii de Beys-
sag;
2° G. de L. (Edmond), docteur en mé-
decine;
3° G. de L. (Jules), lieutenant du génie.
GÉRAUD DE NIORT.
La maison de Niort, anciennement d'Aniort,
est une ancienne famille souveraine du Lan-
guedoc, où elle a joué un rôle important durant
les xi ( \ xuc et xme siècles.
Le château de Niort était situé dans le pays de
Sault, sur les confins de la Cerdagne et dominait
la vallée du Rébenti.
Vers la fin du xi e siècle, les comtes de Carcas-
sonne érigèrent le pays de Sault en vicomte et en
conférèrent l'investiture à Guillaume de Niort,
dont le fils appelé aussi Guillaume épousa en
1180 Esclarmonde de Foix.
Guillaume de Niort eut cinq tils : Géraud, Ber-
nard-Othon, Guillaume-Pons, Guillaume-Bernard
et Raymond. Le récit de la résistance qu'opposa
Esclarmonde de Niort et ses fils, quand Simon de
Montfort et ses lieutenants envahirent le pays de
Sault, est demeuré légendaire. En 12'i0, Géraud
de Niort, excommunié et vaincu, alla rejoindre
l'armée française à Duilhac, et lit sa soumission
au roi, en son nom et au nom de ses frères.. Il
laissa en gage aux mains d'Amaury de Montfort
tous ses châteaux de Niort, de Gastelpor, de
Dournes, de La Bastide-de-Rochan, de Belfort,
de Gesse, etc., à condition que le roi les lui ren-
drait après l'avoir réconcilié avec l'Église. « Et en
193 —
— 194 —
cas, dit Géraud de Niort, daus ce traité, que ces
promesses ne soient pas remplies, on me rendra
mes châteaux avant la Pentecôte et on m'accor-
dera un mois de trêve. » Saint Louis ratifia ce
traité, mais quand Géraud de Niort eut été récon-
cilié avec l'Eglise, il ne put obtenir la restitution
de ses biens, dont la plus grande partie fut a
partir de ce moment-là réunie à la couronne.
(A r oir dans V Histoire générale du Languedoc,
édition in-folio, tome III, six actes de soumission
au roi de la famille de Niort. Voir aussi, tome V,
le seau de Géraud de Niort, page 686, planche 4,
numéro 53.)
Géraud de Niort avait épousé, en 1218, Sancie,
princesse d'Aragon, sœur de Nunès Sanches,
comte de Roussillon, nièce d'Alphonse II, roi
d'Aragon, cousine de Pierre II, tué à la bataille
de Muret. Il en eut un fils, nommé Bertrand et
deux filles, dont la plus jeune, Blanche de Niort,
devint en 1566 prieure du couvent de Prouille.
Bertrand de Niort épousa en 1264 Auringue de
Bellegarde, dont il eut un fils appelé Raymond
lequel, marié lui même à Ermengarde de Foix,
fut le chef d'un soulèvement populaire qui se pro-
duisit à Limoux à la fin du xm e siècle.
Durant les xive et xv 8 siècle, les descendants de
Géraud de Niort habitèrent successivement lo
château de Castelpor et celui de Roquefort. Ils
contractèrent des alliances avec les familles pro-
priétaires de la seigneurie d'Usson, dans le Don-
nezan, et celles qui possédaient le château de
Montaillon, près du pays de Foix. Ces alliances
furent impuissantes à rendre à la famille de Niort
le rang qu'elle avait occupé jadis.
Au commencement du xvie siècle, Bernard de
Niort était seigneur de Brenac, d'Ansignan et de
Belfort. La maison de Niort se divisa après lui en
deux branche principales, l'une dite des barons
de Niort, l'autre des barons de Belesta.
Branche des barons de Belesta
Jean de Niort épousa en 1510 Guillaumette de
Fournier. Un de leurs fils, appelé Jean, épousa à
son tour vers 1542, Louise d'Aiguebelle, dame de
Belesta. Leurs descendants ont possédé la baron-
nie de Belesta, avec les seigneuries de Peyre-
clause et de Rambosc, jusqu'à la fin du xvm e
siècle. Ils ont possédé aussi pendant longtemps
celles de Ségure et de Fastes, dans les environs
du village de Tuchan. Ils contractèrent des allian-
ces avec les familles d'Arsse,de Gléon Durban, de
Bruyères Chalabre, de Dax d'Axat, d'Argiot de
La Ferrière, d'Aban, de Cariés, de Coll, de Grave,
de Montredon. de Cazamajour, etc., et fournirent
un grand nombre d'officiers distingués, chevaliers
de Saint-Louis, dont la plupart servirent dans le
régiment d'infanterie d'Artois. La branche des
barons de Belesta s'honorait d'une parenté très
proche avec Saint-François de Régis.
Elle fut maintenue dans sa noblesse le 3 no-
vembre 1669 par jugement souverain de M. de
Bezons, intendant du Languedoc. Elle s'est éteinte
au commencement de ce siècle en la personne de
Mlle Marie-Anne-Raymonde de Niort.
Branche des barons de Niort
Encore actuellement représentée. Bernard de
Niort se rendit acquéreur, au commencement du
xvi e siècle, d'une partie de la seigneurie de Niort,
qui avait appartenu autrefois à ses ancêtres. Ses
descendants s'allièrent avec les familles de Ray-
naud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, etc.
Gaston de Niort, seigneur dudit lieu, fut maintenu
dans sa noblesse par jugement souverain de M.
de Bezons, intendant du Languedoc, à la date du
24 septembre 1670. Ce dernier céda ses biens de
Niort à la famille de Nègre. De lui sont issus
trois rameaux, dont le dernier subsiste encore de
nos jours.
A. Antoine de Niort, baron de Niort, seigneur
de Bodome, épousa le 1er février 1709 Françoise
de Marsol, dont il eut : 1° Antoine, baron de Niort,
seigneur de Rodome, marié le 15octobre 1773 avec
Marie-Josèphe de Massiade Treilhes, décédé sans
enfants; 2° Gérard, abbé de Niort, entré dans les
ordres; 3° Louis-Alexandre, chevalier de Niort,
tué en 179 L dans les plaines de Thuir, en Rous-
sillon, en combattant dans les rangs des émigrés
français ; 4° Marie-Claire, mariée à noble François
de Castellan ; 4° Marie-Rose, mariée à noble Jean-
Michel deThévenon. L'héritière des seigneurs de
Rodome fut Catherine-Rose de Castellan, leur
nièce, épouse de messire Jean-François de Marsol,
conseiller du roi, maître particulier de la maîtrise
des eaux et forêts de Quillan.
B. Louis-Gaston de Niort épousa le 4 mai 1700
Marguerite de Boyer, et mourut à Escouloubre.
Son petit-fils, Jean-Paul de Niort, épousa le
4 juillet 1775 Marie de Lasset, fille du marquis de
Lasset, seigneur d'Escueillens, et nièce du marquis
de Mirepoix. Ils eurent un fils, César de Niort,
marié à Saint-Hilaire le 22 janvier 1805 avec
Anne Dardé de Pech, dont : Auguste de Niort,
décédé en 1862, en Algérie, sans enfants.
C. Jean-Baptiste de Niort, né à Escouloubre,
épousa Marie-Anne Bousquet, dont il eut : 1° Jean-
François, né en 1805, curé archiprêtre de la cathé-
drale de Carcassonne; 2» < grille-Raymond, né en
1811 ; 3° Jean-Pierre, né en 1812, chanoine hono-
raire, supérieur du petit séminaire de Carcas-
sonne ; 4» Marc-Jean-Baptiste, né en 1819; 5<> Araa-
ble, né en 1822, avocat, ancien magistrat.
Cyrille-Raymond de Niort a eu pour fils Jean-
François, vicomte de Niort, ancien officier supé-
rieur, officier de la Légion d'honneur, résidant à
Paris, sans enfants.
Marc-Jean-Baptiste de Niort, capi laine-adju-
dant-major au 8 e régiment de hussards, chevalier
,1c la Légion d'honneur, a épousé à Toulo
28 mai 1866 Marie-Thérèse-Clémence de Landes
Tome II
*
195 —
— 196 —
de Saint-Palais d'AussRC, fille du baron de Saint-
Palais, dont il a: 1° Géraud Jean-François, avocat
au barreau de Carcassonne ; 2° Jean-Joseph :
3° Pierre-Louis-Henry; 4° Marie- Anne- Zélie.
Résidence: Carcassonne.
Armes: D'azur, à trois cheorons brises d'or,
accompagnés de trocs étoiles d'argent, 2 en chef
et 1 en pointe.
Couronne de comte.
Devise : Fidélité.
GILBERT (de).
En Dauphiné. Famille noble, alliée aux princi-
pales maisons de la province.
Etienne de Gilbert, qui commence la filiation de
cette famille, fat député des états généraux du
royaume en 1614, où il rendit des services consi-
dérables. Il eut de Lucrèce de Vérone, son épouse,
ses deux fils aînés, Pierre-André, capitaine de
cavalerie, tué au passage du Rhin ; et René qui
servit dans l'infanterie, fut tué au siège de Tour-
nay en 1667; le troisième, Jean de Gilbert, conti-
nua la descendance, et après lui, son frère, le plus
jeune, Alexandre de Gilbert, qui laissa entre autres
enfants, Etienne-André de Gilbert, qui fonda la
branche de Salieris, et son frère, Louis de Gilbert,
celle de Gensac.
Cette famille compte plusieurs capitaines et des
chevaliers de l'ordre de Saint-Louis.
Armes : D'or, an chef de sable, chargé d'une
tête d'aigle d'argent, becquée, languée et arra-
chée d'or.
Casque de profil, orné de lambrequins d'or, d'ar-
gent et de sable.
GILLES (de).
La famille de Gilles était originairement dite
de St-Gilles. En 1162, on trouve un St-Gilles
portant le titre de chevalier et son petit fils
Baudouin accompagne le comte Baudouin de
Flandre en Terre Sainte en 1202. Pendant une
période assez longue, rien de brillant. On retrouve
un Gilles au siège de la Rochelle par Bichelieu ;
il donne des vivres aux habitants et construit
une porte à ses frais. Puis la famille émigré en
Hollande où elle remplit les plus hautes charges;
elle fournit des Conseillers des finances, un grand
assesseur des eaux et digues d'Amsterdam, un
ambassadeur en France. (Notes diplomatiques du
Marquis d'Argenson) et un plénipotentiaire au
congrès de Bresle. (Le duc de Brogliedans son
travail sur le ministère du Marquis d'Argenson le
cite comme un des hommes les plus en vue de
la Hollande, alors si prospère.)
Actuellement la branche ainée de la famille ha-
bite la Belgique où elle porte le titre de baron
( rillès de Pelichy.
En France, il y a deux branches : une en Pi-
cardie, l'autre en Normandie.
Les dernières alliances sont : Yan du Hoch,
Van derCruisse, de Lafonteyne, de Thieulloy, de
Germiny, d'Onffières, deGuillebon.
La branche française possède toute la suite de
ses portraits de famille depuis 1450, ainsi que
tous les quartiers de femmes qui ont contracté
des alliances, et cela pour dix générations.
Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa-
gné de trois glands de chêne, tiges et feuilles du
même, posés 2 et 1 .
Casque de chevalier, surmonté d'une couronne
de marquis, ayant en cimier un lion issant de
gueules.
Supports : Deux griffons.
Devise : In œternum non commovebUur .
GINESTEL (de).
Cette famille, originaire du Rouergue, s'est
fixée successivement en Guyenne et en Langue-
doc.
Sa filiation est établie sans interruption depuis
Bernard de Ginestel, capitaine du château de
Najac, lequel vivait vers l'an 1500.
Elle a possédé les seigneuries de Lagardeviaur,
deMontirat, deCaylus, de LaCombarié, de Laval,
de Puechante, de Peyrelade, de Montrozal et de
Perségals.
Elle a été l'objet d'une maintenue de noblesse
par ordonnance rendue à Montauban le 10 avril
1700.
Elle s'est alliée aux Buisson de Bournazel, de
Rieu, de Boisset, delà Pleinne, de Mourlhon, de
Thorn,deMalaterre, d'Audibert, de Montferrand-
Thonnerre, de Saunhac, de Corneillan, de Sola-
ges, de Raymond, de Rivière, de Carrière, de Pu-
jol, deCluzel, de Nérac, etc.
Armes : D'azur, au lion d'argent.
Devise : Fidclitur cuslodiam et fortiler.
REPRÉSENTANT ACTUEL .
Ginestel de Montrozal, B on de Lagardi-
viaur (Marie-Joseph-Louis-Altïed de) rési-
dence : La Peyrié de St-Genest, par Lau-
trec (Tarn) marié à Anne-Marie Courbon
de St-Genest.
GIRARD DE LA CHAISE (de).
(Maine et Normandie), Seigneurs de Baren-
lon, Chastillon, Fretzens, La Pannière, Crépon,
Le Moussaye, etc., au Maine et Perche.
Vicomtes de Lyre, seigneurs de La Chaise,
du Breuil, de Chéronvilliers, de Glatigny, au
Boiscordieu, etc., en Normandie.
197
— 198 —
La famille de Girard de la
Chaise est étal die depuis
près de cinq siècles en Nor-
mandie.
C'est une branche cadette
des Girard, seigneurs de Ba-
renton,dela province du Mai-
ne. La branche ainée s'est
éteinte au commencement du
xive siècle.
D'après Chevillard :
Jean de Girard, ècuyer, sei-
gneur de Barenlon et Chas-
tillon, fut écuyer du roi
Louis XL II épousa Catherine d'Avaugour.
Florentin de Girard, son fils, écuyer, seigneur
de Fretzens au Perche, de Bareuton, La Pannière,
Çrepon et du Moussaye, fut chambellan du roi
Charles VIII, et capitaine d'un régiment de lan-
ces des ordonnances du Maine, Laval et Char-
tres.
En 1424, un autre Jean de Girard, écuyer,
commandait un corps d'armée de mille hommes
à la bataille de Verneuil. C'est de cette époque
que date l'établissement de ses descendants en
Normandie.
En 1512, Nicolas de Girard était lieutenant du
vicomte de Breteuil. Il épousa demoiselle N. . . et
laissa trois fils :
1° Claude de Girard, seigneur du Breuil, mort
sans postérité ;
2 e Robert de Girard, auteur des seigneurs de la
CB ai se ;
3° Nicolas de Girard, ècuyer, seigneur de Gla-
tigny, Boiscordieu, Chéronoilliers, vicomte de
Lyre. Cette branche s'éteignit en 1652 en la per-
sonne de Philippe de Girard, seigneur du Bois-
cordieu, vicomte de Lyre, maréchal des logis de
la reine. (Titre original).
Jean de Girard, écuyer, seigneur de la Chaise,
servit avec le duc de Guise. En 1567, il rendit
aveu de son fief de la Chaise au duc d'Alençon.
Etienne de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, fut secrétaire de la chambre du roi en
1617. wSa sœur, N. de Girard, entra au monastère
de Chaise-Dieu, dont elle fut la bienfaitrice.
Cyprien de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise et de l'Isle, capitaine au régiment de Pi-
cardie, fut tué à l'armée en 1636.
Gabriel de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, conseiller, secrétaire du roi, lit enregis-
trer ses armoiries à l'Armoriai général officiel,
créé en vertu de l'édit royal en 1696, au registre
dAlençon (folio 642).
Jacques de Girard, écuyer, seigneur de la
Chaise, servit dans le régiment de Candale. En
1657, il abandonna son fief de la Chaise, situé en
la paroisse de Saint-Martin-d'Ecubley, près de
Laigle et vint habiter près de Rugles, dans La
paroisse de Saint-Antonin-de-Sommaire, sa terre
de Noë-Vicaire, à laquelle il donna son nom (La
Chaise actuelle).
Jacques-Philippe de Girard, écuyer, seigneur
de la Chaise, fut garde du corps du roi en 1716.
Dans le mémoire généalogique établi par Che-
villard, généalogiste historiographe du roi, nous
trouvons la famille de Girard de la Chaise alliée
aux familles : de Vaux;, d'Avaugour, de Plessis-
Cullon,Chollet de Ballon, deCourtalin, de laVoye
de Clinchamps, d'O, de Dampierre, de Bouille,
Le Boulleur, de Biars, de Breslay, de Saint-Pos-
set, de Marchais dans le Maine et Perche.
De Saint-Yon.de Rotrou, de Lerques, d'Escor-
ches, de Vymont, Le Coustellier, de Malherbe,
de Carquesalles, Guipel, de la Plesse, de Rose
de Champignolles, etc. en Normandie.
Charles Louis-Eustache de Girard, écuyer, sei-
gneur de la Chaise, né le 14 août 1754, épousa le
21 juillet 1777 Marie-Louise Grant du Souchey,
dont :
1° Louis-François ie Girard, ècuyer, tué à l'ar-
mée ;
2° Alexandre de Girard, écuyer, seigneur delà
Chaise, né en 1782, qui fut sous la restauration,
garde du corps du roi Louis XVIII. Il épousa en
1827 Mathilde de Beausse, fille du baron de
Beausse, ancien capitaine au régiment d'Enghien,
chevalier de Saint-Louis, et de la baronne, née de
Loubertde Martainville.
De cette union naquirent quatre enfants :
L Marie-Sophie- Jeanne de Girard de la Chaise,
née en 1828, mariée en premières noces au duc
de Saint- Aignan, et en secondes noces à Charles
Pôlyst, comte de Mor court,, chef de bataillon,
officier de la Légion d'honneur, et officier d'or-
donnance de l'empereur Napoléon III.
2° Marie-Louise-Lucie dn Girard de la Chaise,
née en 1831. mariée le 14 octobre 1850 à Louis-
Frédéric, comte de la Houssaye ;
3° Marie-Paul-Ernest de Girard de la Chaise,
qui suit ;
4° Marie - Mathilde - Noèmie de Girard de la
Chaise, née le 15 avril 1839, mariée au mois de
mai 1859 à Alfred Gastine.
Armes : D'argent, à quatre fasces de sable,
surmontées d'un lion léopardé de sable, armé et
lampassé de gueules.
Couronne de comte.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Girard de la Chaise, (Marie-Paul-Er-
nest de) né en 1834, épousa Je 19 mars 1860
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle de Mu-
rant, fille du comte Henri/ de Moiiant,
ancien officier dans les cuirassiers de la
garde du roi Louis XVIII, et de la coin-
199
200
tesse, née de Bodard de la Jacopière et
petite nièce du comte de Morant, chevalier
de Saint-Louis, qui fut sous la restauration
gouverneur du château de Saumur et qui
donna sa démission en 1830.
Du mariage de Marie-Paul-Ernest de
Girard de la Chaise avec Marie-Hen-
riette Clémence- Adèle de Morant, est né
le 31 octobre 1864 :
Marie-Jean- Alexandre- Joseph de Gi-
rard de la Chaise, officier de cavalerie,
écuyer à l'école de Saumur, qui a épousé
le 12 juillet 1894, Geneviève- Marie-Paule
de Sainte-Marie d'Agneaux, fille du comte
Georges de Sainte-Marie d'Agneaux et de
la comtesse, née Gigault de Bellef ont, pe-
tite-fille du marquis de Sainte-Marie
d'Agneaux et de la marquise, née Car-
RONNEL DE CANISY..
De ce mariage est né le 12 avril 1895, à
Evreux, Jane-Marie-Paule-Denise de Gi-
rard de la Chaise.
Résidence: château de la Chaise, à Saint-
Antonin-de-Sommaire, canton de Rugles
(Eure).
GIRARD DE SAINT GÉR AND.
La famille Girai d de Saint-Gérand remonte à
1453, et est originaire de Givry, petite ville voi-
sine de Chalon-sur-Saône. Elle compte deux mi-
nistres d'état célèbres, plusieurs magistrats d'un
ordre élevé et nombre de braves hommes de
guerre, ainsi que de vénérables ecclésiastiques. Un
des derniers descendants de la branche actuelle,
Claude Girard de Saint-Gérand, écuyer du roi, né
en 1725 qui avait épousé en 1751 Claudine Pier-
rette Timonetdes Gaudières, fut mitraillé à Lyon
dans la plaine des Brotteaux le31 décembre 1793.
Dans les alliances des Girard de St-Gérand, il
y a à citer les familles de la Vaivre, de Thézut,
de St-Germain, Timonet des Gaudières, Per-
rault do Montrevost, Testot-Ferry, Bernard do
Lavernette, de Morteuil, de Breuvand, Guyton de
Bigny, Javel, Maréchal de Longuoville, de Grain
de St-Marsault, Goujon de Joursenvault, Brunet,
de Suremain, Meynis de Paulin, etc.
Armes : D'azur, à trois bandes d'or.
Couronne de comte.
Supports : Deux lecrettes.
REPRESENTANTS ACTUELS:
En 1848, cette famille était représentée
par Ferdinand Girard de St-Gérand né en
1793, marié à Caroline Paris de Bolar-
dière mort sans postérité, et par Charles
Girard de St-Gérandsoncousin,néenl805,
décédé en 1881, inspecteur des forêts, marié
en 18*28 avec Julienne Lavirotte, habitant
actuellement Autan. De ce mariage, sont
issus trois enfants.
1° Théodorine-Marguerite, mariée à Ed-
mond Bernard de Lavernette.
2° Guillaume Stanislas, décédé en 1894,
marié à Camille Meynis de Paulin, de
laquelle il eut dix enfants dont l'ainé, Fer-
dinand, marié à Mademoiselle Tardif de
Salleneuve, est capitaine de chasseurs à
cheval, à Beaune.
3» Paul Antoine, décédé en 1894, était
marié à Marie-Françoise Rochamreau,
habitant actuellement Autun. il eut deux
enfants, dont un fils, Edmond-Guillaume,
étudiant à Paris.
GIRAUD (de).
Famille noble, originaire de Provence, connue
depuis plusieurs siècles à Arles, et qui a toujours
joui des titres et honneurs accordés à la seule
noblesse.
Henri de Giraud obtint des lettres-patentes de
Henri III, roi de France, données à Paris, le 6
juin 1586, qui le déclarent noble de nom et d'armes
comme issuedepères etaïeux, qui avaient toujours
vécu noblement, et servi les rois ses prédéces-
seurs en fait de guerre et autres occasions aux-
quelles leur qualité et vocation les avaient
appelés ; les dites lettres furent aussi accordées
audit Henri de Giraud, en faveur des services
militaires qu'il avait rendus, notamment dans les
armées qui avaient été levées en Provence contre
ceux de la B. P. R. pendant les troubles, sous la
conduite des comtes de Sommerive et de Carcès.
Cette famille a été connue jusqu'en 1540, sous
le nom de Giraudi ; elle francisa alors son nom et
depuis l'a été sous le nom de Giraud.
lue branche cadette de cette maison s'était
établie à Aix- en-Provence, à la fin du xv e siècle,
et Pierre Giraudi, issu de cette branche, fut
conseiller au parlement de cette province, lors
de son institution. Bàltazar, Jils de Pierre, succéda
à son père dans le dit office, mais ne laissant
201
202
point de postérité, cette branche s'est éteinte en
lui.
Les lettres patentes de déclaration de noblesse,
obtenues par Henri deGiraud, furent enregistrées
aux actes du siège d'Arles le 15 novembre 1586
et aux archives du roi, suivant l'arrêt de la Cham-
bre des Comptes, Cour des Aides et Finances du
dit pays, le 22 octobre 1GG8, et au bureau des Fi-
nances delà Généralité de Provence séant à Aix,
le 10 juin 1671. Les dites lettres de déclaration de
noblesse ont été aussi vérifiées par les commis-
saires députés par Sa Majesté, suivant les décla-
rations des 28 février 1665 et 4 septembre 1696,
pour la vérification des titres de noblesse et re-
cherche des usurpateurs.
La filiation commence à Henri de Giraud et se
continue sans interruption jusqu'à nos jours.- .
Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée
de trois têtes et cols de toiq 'S, coupées de même.
GIRVAL (de).
Dans les divers papiers et archives, les Girval
sont désignés tantôt et le plus souvent de Girval
du Vigan, tantôt de Girval de Vallemont.
En 1500, la famille de Girval était fixée dans la
ville du Vigan (Gard) ; elle y occupait les pre-
mières charges, telles que Consuls de cette ville,
députés au parlement de Montpellier et de Péze-
nas.
Antoine de Girval, Seigneur du Vigan était, en
1660, un des cent gentilshommes de la chambre
du roi et gouverneur des pages de la petite écu-
rie. Ces charges se sont maintenues dans la fa-
mille jusqu'à la Révolution.
Tous les membres de cette famille étaient dans
les armées du roi en 1752; l'un d'eux était gou-
verneur de Valenciennes ; tous furent chevaliers
de St-Louis.
La famille de Girval se fixa en Bourgogne par
le mariage d'un de ses membres avecMlleGéliot,
fille du sieur Géliot, seigneur de Montarmet,
Salives, Prégelon et autres lieux.
Armes: D'azur, à la bande d'or, chargée de
trocs croix ancrées de gueules.
Couronne de comte.
Supports: Deux saunages avec leur massue.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Branche aînée
1° Girval (René de) château de Ri-
vault, près Autun (Saône-et-Loire), a épou-
sé Mlle de Rorde
2° G. (Henri de), lieutenant de dragons
à Dijon et à Fleurey-sur-Ouche (Côte-
d'Or), a épousé Mlle de Surmain.
3° G. (Albéric de) à l'école de Saint-Cyr,
et à Fleurey.
Branche cadette
3° Girval (Joseph de), château de Musi-
gny (Gôte-d'Or), a épousé Mlle Siraudin,
2° g. (Georges de), château de Rousse-
nois (Gôte-d'Or), a épousé Mlle André du
Haàiel.
GISLAIN {de).
Famille maintenue et reconnue noble par sen-
tence des Elus de Mortagne, du 2 août 1634, par
jugement du 9 mai 1642, et par une ordonnance
de M. de Marie, commissaire départi dans la gé-
néralité d'Alençon du 7 juin 1666, dans lesquels
jugement et ordonnance sont énoncés les titres
qui établissent l'ancienneté de la noblesse de
cette famille depuis .lean Gislain, Écuyer, sieur
deBoisguillaume, et de Saint-Mars de Coulonges,
vivant en 1490.
La filiation commence à un de ses descen-
dants, Charles de Gislain qui épousa Catherine
Bouju,I)ame de la Barre, vers 1560 et en eut pos-
térité.
Cette famille compte des lieutenants et des ca-
pitaines dans les armées et des chevaliers de
Saint-Louis.
Armes : D'azur, à un cerf passant d'or.
GOER DE HERVE (de).
Famille noble, originaire du Duché de Lim-
bourg, où elle apossédé anciennement la seigneu-
rie du ban de Hervé, dont elle a conservé le nom
jusqu'à nos jours. Arnoult de Goer se trouve
compris dans la liste des nobles de ce duché, qui
servirent sous Wincelin, duc de Brabant, Luxem-
bourg et Limbourg, à la bataille de Bafwire, le
21 août 1371, selon les archives de Bruxelles. Cette
ancienne noblesse subsistait en trois branches
dans le pays de Liège, où elle s'est établie, il y a
plus de deux siècles, et où elle a rempli des
charges et des emplois considérables.
Jacques de Goer de Hervé, qui commence la
filiation, vivaiten 1599, année où il épousa Jeanne-
Bertrande-Louise de Gueusange, dont il eut Ber-
trand, l'aîné, qui continua la lr e branche. Son
frère Jean, qui fut l'auteur de la seconde branche,
et le 3° fils de ce dernier fut celui qui commença
la 3 e branche.
Cette famille compte des officiers distingués et
des chevaliers de St-Louis.
Armes : Dor, au lion de gueules, armé ri lam-
passê du même.
203 —
204
GOMIGHON DES GRANGES.
Ancienne famille catholique de Bourgogne et
qui à toutes les époques fit preuve de sa fidélité
au roi. Fait remonter son origine à Pierre Phili-
bert Gomichon, attaché à la maison du roi Louis
IX (Saint-Louis) (Charte de 1235 possédée par la
famille) et fait seigneur de Granges après la sep-
tième croisade. La filiation directe est établie de-
puis cette époque.
Cette famille, à chaque génération, a donné à
la France, des officiers, des prêtres et des ma-
gistrats tous fidèles à leurs traditions.
File habitait les environs de Gray, en 1640, le
chef de cette famille était conseiller du roi.
Vers 1715, elle vint se fixer à Montluçon, puis
à Bourbon Larchambeau où elle possédait quel-
ques domaines outre ceux de Treignat, de Doyet
du Peux.
Mais la Révolution la dispersa ; les uns furent
tués et emprisonnés, les autres exilés à l'Ile de
Ré.
En 1808, complètement ruinés, les six enfants
de Philibert-Pierre-Antoine Gomichon, revinrent
à Bourbon, et le chef de la famille ayant pu rentrer
en possession de quelques biens, vécu dans une obs-
curité relative avec ses deux filles Rose et Louise
entouré de l'estime et de la considération de tou-
tes les familles.
Les deux fils aînés furent officiers ; le premier,
capitaine aide de camp du maréchal Lobau, mort
à 23 ans; le second, lieutenant de hussards, mort
en 1825 ; le troisième fut curé de Treignat ; le
dernier fut magistrat et vint habiter Paris. Pier-
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon des Gran-
ges, marié en 1819 à Cèleste-Marie Auger, no-
ble famille de Sain t-Valery-en-Caux, eût deux fils.
1° Henri-Gabriel-Philibert, tué à la bataille de
Sedan, capitaine de turcos, marié à Anne-Marie-
Fanny-Benoist Merle dont 2 fils : André, Gabriel.
2° Charles-Claude-Victor-Philibert, homme de
lettres, marié à Marie-Anne-Louise Benoist Merle,
dont 5 enfants : a) Marie-Louisé-Micheline-Phi-
liberte, mariée à Charles-Edouard Le Conte dont 3
enfants ; b) Charles-Gabriel Phi-libert-Marc, doc-
teur agrégé des lettres, marié à Octavia-Fdmée
Buchet de Neuilly dont une fille; c)Henri-Gabriel-
Louis-Charles Philibert, lieutenant au 93 e ; ci)
Louise-Micheline-Philiberte ; e)Marguerite-.Marie-
Anne-Philiberte.
Le dernier cadet de la famille porte le titre de
Vicomte de Saint- Valérie.
Armes : D'argent, à la fasce d'azur et aux trois
flammes au naturel, dont 2 en chef et 1 en pointe-
Devisk : Ubl fldcs, ibi libertas. Ça brûle !
Couronne de baron.
Supports, à droite: femme debout semée de
flammes.
A gauche : Lion flambant.
GONTIER DU SOULAS.
Gontier du Soûlas, de Lagrèze, du Sol, de La-
brousse, du Lac de Salle, de la Place Saint-Front,
de Carpenet, de Saint-Marcel, de Montirat, du
Rosier, de la Cantaudie, du Fraysse, de la Gar-
rigue, du Cluseau, de Biran, de la Sayssie, do
Saint-Sulpice.
Cette famille originaire du Limousin est connue
dès le îxe siècle; mais il n'a pas été possible de
dresser sa généalogie à partir de cette époque
jusqu'en 1361 date de l'établissement de sa filia-
tion suivie, les registres de Fétat-civil déposés
aux archives de Limoges n'étant pas antérieurs
au xive siècle.
Du Limousin, la famille Gontier du Soûlas fut
ensuite se fixer à Périgueux au xive siècle comme
le prouve le Recueil des titres de cette ville im-
primé en 1775 à la fin d'un mémoire sur sa cons-
titution politique, à défaut de l'état-civil qui ne
remonte pas au-delà de 1500.
La filiation dressée sur titres originaux, actes
authentiques de l'état-civil et pièces justificatives
remonte à :
Arnaud Gontier, I er du nom, nommé procureur
syndic de la communauté de Périgueux en 1361.
Cette famille de robe et d'épée, et qui se perd
dans la nuit des temps, a eu un descendant : Ray-
mond Gontier, I er du nom, licencié en droit, qui
fut Capitoul de Toulouse en 1409, comme le jus-
tifient les Annales et Chartres de cette ville, et
que prouve, en outre, l'attestation des plus au-
thentiques qu'en ont donné, le 15 mai 1787, les
Capitouls de Toulouse.
Le titre de noblesse de Raymond Gontier est
encore en la possession de la famille du Soûlas.
En tête du titre confirmatif de cette charge et du
droit de jouir héréditairement de la noblesse et
de ses prérogatives, sont peintes les armes ci-
dessous blasonnôes.
Un descendant de Raymond Gontier : noble
Jehan Gontier du Soûlas marié à Marguerite Roux
a formé la 1 tranche des seigneurs du Soûlas en
prenant ce nom, en 1603, de la seigneurie du
Soulas située dans la commune de Vicq, prè* de
Lalinde-en-Périgord, dont : Guillaume le du nom,
son troisième fils, qui passa contrat de mariage,
le 6 avril 1641, avec Jeanne de Lascoups, et qui,
duSoulas,fut s'établir àLamonzie-Montastrucprès
de Bergerac.
Il habita, en 1655, le noble repaire de Biran,
domaine appartenant à sa femme, et ajouta ce nom
terrien au sien, fondant ainsi la branche Gontier
de Biran d'où descend le philosophe Maine Gon-
tier de Biran.
Armes : D'azur, a trois besants d'or, posés 2 et 1.
Timbre : Un heaume d'argent taré en tiers à
neuf grilles d'or, les bords du même, orné de ses
lambrequins aux couleurs.
205
— 206
Couronne comtale.
Supports : Deux Lions d'or, la tête contournée .
Devise : Mon Lieu, ma Patrie, mon Roy.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Gontier du Soûlas (Adalbert), résidant
au château du Soûlas, par Lalinde (Dor-
dogne), marié en 1882 àPaule-Azaïs (Tari-
fât dont : a) Henry; b) Guy.
GOZDAWA GODLEWSKI (de).
Très ancienne famille de Pologne, de la noblesse
et des armes de Gozdawa. Elle tire son nom de
Godlewski des domaines de Godlewo-Gorcziewo
et de Godlewo-Cechny auxquels s'adjoignit plus
tard celui de Varvavronie gracieusement concédé,
« magnâ virtute privilegii », à Jacques de Gpdlewo,
par Boleslas, duc de Mazovie, en l'an 1471.
La branche française a été établie par Jules de
Gozdawa Godlewski, fils de Joseph-Casimir et de
Madeleine Jablonowska, arrière-petit-fils d'Albert
Godlewski, burgrave Caslri-Nurensis, qui, après
l'écrasement de l'insurrection polonaise de 1831
a laquelle il avait pris part en qualité d'officier,
se réfugia en France et épousa Marie-Thérèse de
Biran fille de François de Biran, garde-du-corps
de S. M. le roi Louis XVI et de Madeleine de la
Chapelle, et petite nièce de l'illustre philosophe
Maine de Biran.
Une Jablonowska, fille du prince Stanislas
Iablonowski, palatin de Bussie, grand-général de
la Couronne, sous Jean Sobieski, fut la mère de
Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lor-
raine et de Bar, et par conséquent, la grand'mère
de Marie Leczinska, reine de France.
Les Gozdawa Godlewski sont alliés aux familles
princières des Jablonowski, des Leczinski, des
Swiatopolk-Mirski; aux Lesniewski, Gysmala,
Suchodolski, Kaminski, d'Eskul, Barzykowski,
etc. ; aux de Biran, de la Chapelle, d'Hugonneau,
de Verdillac, du Chatenêt, Imbert de la Chollet-
tière, Pelletier de Montigny, etc., etc.
Armes : Le gueules, à deux fleurs de lis d'ar-
gent posées en pal, l'une debout, l'autre renversée,
qui est de Gozdawa.
Couronne de comte, surmontée de cinq plumes
de paon formant panache qui sont les insignes
du burgraviat, et sur laquelle figurent les deux
fleurs de lis de l'écu dont une seule est appa-
rente.
Support : Un trophée formé de quatre drapeaux,
de deux piques, d'une hache et d'un marteau
d'armes.
Devise : Sicut lilia.
GOUÉ (de).
Famille de laquelle était Jean-Baptiste de Goué,
seigneur de Fougerolles, la Prévôtière et de Ville-
neuve-la-Guyard,reçu conseillerai! Grand-Conseil,
le 27 novembre 1671, et honoraire le 8 mars 1689.
Armes : D'or, au lion de gueules, surmonté d'une
fleur de lis d'azur.
GOURDIER DES HAMEAUX.
Famille de robe et d'épAe, originaire de Nor-
mandie, anoblie en août 1053.
Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagnée en
chef de trois coquilles d'argent, et, en pointe, à
dcxtre, d'un coquillage, et, à senestre, d'une mer-
lelle d'argent.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTA NTS ACTUELS
Gourdier des Hameaux (Clément),
épousa en 1861 Marie-Madelina Heurtault
de Boisneville, petite fille de Jean Vincent
Tauneguy Lœvsonneur, B 0Q de Gouvets et
seule héritière.
Fils : G. des H. (Antoine Gabriel,) B°"
de Gouvets. — Bésidence: 37, rue des Jaco-
bins, à Gaen (Calvados).
GRANT DE VAUX.
Les barons Grant, vicomte de Vaux, descen-
dent des anciens rois d'Ecosse Mac Alpin. La
filiation est établie jusqu'à Alpin, roi d'Ecosse,
assassiné en 830.
L'an 1359, Jean Grant, ambassadeur d'Ecosse,
vient en France; il y établit deux de ses neveux,
William et Tassin Grant dont descend la branche
actuelle française.
Les Grant restés en Ecosse sont mêlés aux
révolutions agitant le pays; ils subissent de nom-
breuses vicissitudes; leur clan est nombreux et
puissant; ils s'allient aux familles royales de
Stuart, Bailleul, Bruce; Jacques Grant en 1704 est
nommé Baronet; James, son fils, est héritier du
nom et des titres de lord Finlater.
En Angleterre, ils s'allient aux Stuart, Bailleul,
Bruce, Boleyn, Parry, Fife, Douglas, Gordon,
Melfort, Colquhoum, etc., etc.
En 1359, Charles V, crée William Gront, aîné
des deux frères venus en France, vicomte de Caen
(branche éteinte). Le titre passe aux héritiers de
Tassin Grant.
En 1784, le titre est confirmé par acte authen-
tique du roi Louis XVI en faveur de Charles Grant,
207
208 —
vicomte de Vaux, maréchal de camp, chef du nom
et des armes.
Charles Grant, vicomte de Vaux, épousa en 1769
Anne Charlotte-Agathe de Graindorge du Teil, sa
cousine, dont il eut 3 enfants :
1° Romain, baron Grand de Vaux, qui épousa
Adèle de Saint-Aulaire et mourut sans postérité.
2 e Charlotte Grant de Vaux qui épousa le comte
de Salivet de Fouchécourt, dont elle eût une fille,
Emilie de Fouchécourt, mariée en premières noces
au comte de Chateauvillard, et en deuxièmes noces
au marquis Carracciolo de Castelluccio avec le-
quel elle vit à Naples.
3° Justine Victoire Grant de Vaux, qui épousa
le marquis de Loménie et mourut sans postérité.
Charles émigré en 1790; en 1793, il épousa en
deuxièmes noces, à Londres, Mary Jones Herbert,
de la maison de Penbroke, dont il eût plusieurs
filles toutes décédées et un fils : Charles Alpin,
baron Grant, vicomte de Vaux, commandant de
place à Lyon qui épousa Henriette de Rivoire
dont il eût Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste qui
épousa en 187G Angèle Chevrier de Corcelles dont
dont deux fils et une fille.
Cette branche s'est alliée aux Quetteville, de Bé-
renger, de Gheux, de Clinchamps, Francqueville,
Granville, Graindorge du Teil, Colbert Seigne-
ley, etc., etc.
Armes : Ecartelé : au i,du royaume d'Ecosse :
au 2, d'hermine au chevron de gueules chargé de
trois couronnes antiques d'or qui est de Quette-
ville ; au 3, d'argent à lafasce d'azur chargée de
trois coqs de gueules couronnés à l'antique d'or ;
au 4, parti d' Angleterre et de Stuart ; sur le tout,
de gueules à trois couronnes antiques d'or.
Supports : Deux sauvages.
Cimier : Une montagne brûlante.
Devise : Stand Sure (Tenez ferme).
Au bas des armoiries, une tête de roi couronnée
à l'antique et coupée de gueules, d'où le sang
découle avec ces mots :
Cuinich bas Alpin (Souvenez-vous du meurtre
d'Alpin).
GRAVEROL (de).
Cette famille est originaire du Languedoc.
Primitivement noblesse de Robe, les titres dé-
truits lors des guerres de religion, n'ont pu re-
monter à la source.
Jean de Graverol, militaire, Major au régi-
ment de Noailles qui fut tué dans la guerre
des Camisards, avait épousé Claudine de Las-
cours. 11 eut de ce mariage, lo François-Mi-
chel de Graverol, mousquetaire, qui épousa de-
moiselle de Ponnetiers de Montgrenier ; 2°
Claudine de Graverol qui épousa M. de Coste,
prévôt général du Languedoc.
Michel de Graverol se maria et eut pour fils
François de Graverol, capitaine au régiment de
Bourgogne tué lors de la conquête de la Corse.
1° Hubert Castor de Graverol, officier au régi-
ment du Perche, qui assista au siège de Gibral-
tar, fit la guerre aux États-Unis d'Amérique et
épousa Charlotte de Gérard de Lamotte ; celui-ci
eut pour fils : 1° Jean de Graverol (François) of-
ficier d'artillerie tué à Wagram ; 2° Hubert Ca-
lixte de Graverol, lieutenant aux carabiniers du
roi (garde du corps), capitaine aux hussards de
la garde royale, démissionnaire en 1830, plus
tard juge de paix du canton de Barre (Lozère)
qui épousa Louise de Girard de Coëhorn et eut
deux fils, l'aîné, Ferdinand de Graverol, mort
dans la campagne du Maroc, et Charles Henry
qui épousa Cécilia Amélia Bayly, dont il eut :
l°Hubertine de Graverol, religieuse, dominicaine,
morte à Etrepagny (Eure), et 2° Henry de Gra-
verol, qui, primitivement, zouave Pontifical, fit
ensuite la campagne de la Loire (1870) comme
brigadier au 11 8 chasseurs à cheval. Il épousa
Claire Ellen de Graverol, née Gardiner, native
de Natal (Cap) Afrique, dont il eut 1° Caroline, 2°
Cécile, 3° René, 4° Charles et 5° Henry.
Armes: D'argent, au chevron de gueules ac-
compagné de trois merlettes de sable, 2 en
chef, 1 en pointe.
Couronne de comte.
GRASSET (de).
Cette famille, que nous n'avons fait que men-
tionner (T. I er , col. 1372) est représentée au-
jourd'hui par deux branches seules existantes,
l'une dite de Provence, l'autre de Languedoc,
dont la communauté d'origine a toujours été re-
connue par leurs membres sans en pouvoir pré-
ciser la jonction : selon d'Hozier elle remonterait
au Grassi de Bologne.
Branche de Provence
Les Grasset de Provence ont été Consuls et
Conseillers de la ville de Toulon, de père en fils,
depuis la fin du xiv 8 siècle, jusqu'à la révolu-
tion : leur plus ancien auteur connu est Guillaume,
vivant en 1070. Antoine Gaspard, I er Consul et
lieutenant du roi, puis secrétaire du roi en 1766,
ép. de Catherine de Caire, du Lauzet à ses en-
fants : 1° Joseph Gaspard, officier de marine fit la
campagne du Canada sous le marquis de Mont-
calm en 1788, passa aux gendarmes de la garde
du Roi en 1774, y devint capitaine et chevalier
de Saint-Louis, ép. de Rose de Champenois d'Arcé
sans postérité; 2° Louis Foulon, vicaire général de
Meud, chanoine du Chapitre d'Aix, et du Chapitre
royal de St. Denis, en 1785, Chevalier de Malte
et Emmanuel-Paul, comte de Grasset, chef d'es-
cadron des Gardes du corps du Roi, c ie de
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Luxembourg, chevalier de St-Louis et de la Lé-
gion d'honneur, émigré à Naples en 1793, ép.
Magdeleine Roize, sœur des généraux do ce nom,
dont il eut deux fils: 1° Antoine, officiel* de ma-
rine, tué au combat naval de Bages en 1809 ; 2°
Emmanuel Angustin, comte de Grasset, gentil-
homme de la Chambre et Contre-Amiral de S.
M, le roi des Deux-Siciles. officier de la Légion-
d'honneur et chev. de l'Ordre de St-Georges de
la Réunion, fit sous le drapeau français de 1806
à 1815, les expéditions de Gaëte, de Calabre, de
Corfou, de Caprée et de Sicile et commandant en
chef des forces navales du Roi Joachim dans l'A-
driatique: ép. de Caroline de Girardi.
Armes: D'or, à la bande de sable, chargée de
trois aiglettes d'argent.
Cimier : Un Grasset.
Couronne de Comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS*
Grasset (Emmanuel-Ferdinand, Comte
de), né en 1829, fils du précédent, Archi-
viste adjoint du dép. des Bouches-du-
Rliône, correspondant du Ministère de
l'Instruction publique, membre du Con-
seil de France et commandant du Christ
de Portugal, chevalier des ordres de Char-
les III d'Espagne, de Constantin, de Na-
ples et de St-Jean de Jérusalem, officier
d'Académie, marié : 1° en 1853, à Marie-
Louise Quarto, fille du duc de Belgiojoso,
veuf en 1861. — Remarié en 1888 à Louise
de Heilbuth.
Enfants: du 1 er lit: 1° Caroline, ma-
riée en 1876, au Marquis de Dainammare
(Florence) ; 2° Amélie, mariée, en 1879, au
baron de Roccolino (Paris) ; du 2 e lit : 3°
Emmanuel Joachim, né 6 octobre 1889.
Frère: Ferdinand-Charles, né en 1822,
chev. de l'ordre de François I er des Deux
Siciles, Résidence: Marseille, et le châ-
teau de Bossey en Suisse, marié en
1862, à Marie Battistini, dont : ^Emma-
nuel Clément, né en 1875; 2° Louise, née
en 1863; 3° Denise, mariée, en 1887, au ba-
ron d'Assignies: Château de Brans (Jura);
4° Joséphine, mariée, en 18(33, à Ernest de
Suremain : Ch. deFlammerans(Côte-d'Or)
Branche de Languedoc
Les Grasset de Languedoc à Montpellier et à
Pézénas ont été, de père en fils, Conseillers, Pro-
cureurs Généraux et Présidents de la Cour des
Comptes et des Aides de Montpellier et comptent
plusieurs officiers, un syndic général des Ktats
de Languedoc, en 146*2, et plusieurs Consuls do
Montpellier, et baillis de Paulhan, depuis la fin
du xiv e siècle, jusqu'à la Révolution.
Jean-François de Grasset, capitaine, Châtelain
du Château, Ville et Comté de Pézénas, en il i5,
eut un fils, Président du Conseil Général de l'Hé-
rault sous la Restauration, dont : Jean-Eugène,
marquis de Grasset, député de l'Hérault, en L834,
réprésentant à l'Assemblée législative, 1849-1851 ;
de son mariage avec Pulchérie de Ginestous sont
nés : Jean-Marie-Henri, le 8 avril 1821, et Jean-
Marie-Charles, le 10 avril 1830, qui continue la
filiation.
Jean-Marie-Henri, député à l'Assemblée législa-
tive en 1871, eut un fils, Charles-Marie-Jean, at-
taché à l'Ambassade de Berne et à celle de Rome,
décédé sans alliance.
Armes: D'azur, à la colombe d'argent tenant
en son bec un rameau d'olivier de même ; au chef
cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
Couronne de Marquis.
REPRÉSENTANTS ACTUELS:
Grasset (Charles, Marquis de) fils ca-
det de Jean-Eugène, né en 1830. marié à
Clémence de Fabre de Latude, dont : 1°
Jacques, né le 18 juin 1869, sous-lieute-
nant de réserve au 17 e dragons, marié, en
1895, à Albertine de Forbex La Barben ; 2°
Magdeleine, née le 4 Décembre 1874.
Nièces : 1° Henriette, mariée à Xavier
de Juvenel ; 2° Marie, mariée à Pierre de
Juvenel; 3° Gabrielle, mariée à Louis,
Marquis de Barrai d'Arènes. Résidence:
Château de St-Pierre, par Montblanc (Hé-
rault) et Pézénas.
GRATIEN ou GRATIAN (de).
Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé
les Seigneuries de Comorre, des Bordes, de Saint-
Morice, de Lauviry, de Puygaillard, de la Gre-
nadis, du Gourdin, de la Salle, de Laulnay,etc.
Au commencement du xv e siècle on voit figurer
son nom avec les qualifications de noblesse dans
l'Histoire de Bretagne. Louis Gratien, écuyer,
était présent à la Revue de Darien de Cordellet à
Carcassonne, le 29 mars 1419 (Dom Morice,
Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne,
tome II, p. 994).
Louis Gratien, écuyer, peut-être le même, figure
à la montre de Guy on de la Rive, écuyer, fait à
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Magny. le 8 décembre 1419. (Id. page 993). Le
même nom se trouve à la Revue de Jean Darrien,
le 29 avril 1420 (id., page 1006).
François Gratien, écuyer, était homme d'armes
dans la compagnie de Jehan de la Haye, écuyer,
comme il appert d'une quittance du l^ 1 ' février 1462
Catherine de Gratien, fille du précédent, avait
épousé en 1490, Jean de Clairvaulx.
La maison de Gratien fut reconnue d'ancienne
noblesse à la Réformation de 1513, paroisse de
Trëmélolr, évêché de Saint-Rrîeuc. Jacques Gra-
tien, fils d'Yvon, y possédait alors le manoir
noble de Lauviry.
La filiation, continuée jusqu'à nos jours, peut
se suivre d'une manière certaine depuis :
1°. — Balthazar de Gratien ou Gratian, seigneur
de Çomorre, conseiller, secrétaire du Roi en 1662,
qui laissa pour enfants :
II . — Jean de Gratien mort sans postérité : 2°.
111°. — Balthazar de Gratian, capitaine des vais-
seaux du Roi. Il épousa Anne de Carponte et
mourut sans laisser d'enfants.
IV . — Mathieu de Gratien, avocat au Parle-
ment, fixé à Sens, frère de Balthazar I er , devint
chef de nom et armes après la mort de ses neveux.
Il avait épousé le 5 juillet 1674, Jeanne de Bautru.
V 9 . — De ce mariage naquit : Simon-Mathieu
de Gratien, avocat au Parlement. Il épousa le
29 juillet 1709, Madeleine Françoise de Matieu ou
Mathieu. A son contrat de mariage figurent
comme témoins, ses oncles Guillaume Gratien de
la Grenadis, conseiller garde des sceaux au pré-
sidial de Sens, et Thomas Gratien de Puygaillard.
Ils eurent plusieurs enfants dont: Alexis-Théodore
qui suit.
VI . — Alexis-Théodore de Gratien des Bordes,
Comorre, etc., épousa sa parente Marie-Rose
Bruyère de Kerbineau, à Guingamp (Bretagne)
De ce mariage sont issus : 1" Louis-Alexis-
Théodore qui suit, 2 # Cécile-Marie-Rose, qui
épousa le comte de la Houssaye : 3° François-
Alexis-Eusèbe, Gratien de Comorre, chef d'une
branche éteinte.
VII . — Louis-Alexis-Théodore de Gratien,
épousa Mlle de Lannux et laissa pour fds Jean-
Théodore qui suit.
\TII°. — Jean-Théodore de Gratien, fds de
Louis-Alexis-Théodore et de Marie Françoise-
Louise de Lannux, né à Morlaix en 1775, épousa
le 12 vendémiaire an IV, sa cousine Rose-Marie-
Angélique-Augustine de Porzanzal ou Portantoul
de la Grève. De ce mariage naquirent deux enfants
dont un fils :
IX . — Julien- Alexis-Théodore de Gratien, né à
( ruingamp, le 9 juillet 1796.11 épousa, le 17 mai 1831,
au château du Bois-de-la-Motte, Félicie-Anne-
Emmanuelle-Maiie Briot de la Gaufrais de la
Mallerie, petite-fille de la dernière marquise de
Cahideuc. Du mariage ci-dessus sont nés sept
enfants dont un fds :
X°. — Théodore-Léonce-Emmanuel de Gratien,
né au château de la Mallerie, le 22 mai 1840. Il a
épousé, le 26 août 1875, Marie-Adèle-Eugénie-
Morin de la Rivière, famille très-ancienne de la
1 îa^sc-Xormandie, alliée aux plus grandes maisons.
Alliances : De Glervaulx, de Carponte, de
Bautru, de Mathieu, de Miron, de Keromain, de
Tromelin, de la Haye, de Kergaradec, de Plœuc,
de la Morandais, de la Richardière, de Chan-
toiseau, de Nesles, de Kerbineau, de Lannux, de
Porzanzal de la Grève, de Carné de Trécesson, de
la Houssaye, de Kerouartz, de Gouyon, de Bois-
baudry, de Locmaria, de Montfort, de Molini,
Picquet da Meleuc, de la Bivière, de la Ville-
brune, etc., etc.
Armes : D'azur, au chevron cVor, accompagné
en pointe d'un linn couronné du même, lampassê
el armé de gueules. Alias: D'azur, au chevron
d'argent accompagné de trois aigletles d'or.
Couronne de comte.
Devise: Virlus et fidcs.
GRIMALDI {de).
Branche d'Antibes et de Cagnes.
Cette branche descend en
ligne directe de Raynier II
de Grimaldi, souverain de
Monaco, Amiral de France,
mort en 1314.
La ligne aînée des Gri-
maldi, Princes de Mona-
co, s'étant éteinte dans les
mâles en 1731, la bran-
che' des Grimaldi d'Antibes,
se prétend aujourd'hui la
légitime héritière de la
principauté de Monaco, les
Goyon de Matignon ne des-
cendent des Grimaldi que par les femmes seu-
lement .
Les Grimaldi issus de Pépin d'Héristal, possé-
daient la principauté de Monaco depuis l'an 980.
Ils ont fourni un grand nombre d'illustrations.
Plusieurs ont été doges de Gênes, d'autres, ami-
raux de France, généraux, grands dignitaires de
la couronne de France, beaucoup sont morts sur
les champs de bataille français.
Armes : Fuselé d'argent et de gueules.
Devise: Deo Juvante.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Grimaldi d'Antibes, M is de Cagnes et
de Courbons (Henri -Charles-Raoul, M is de)
Résidence : 12, rue Lauriston, à Paris.
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GUEAU DE REVERSEAUX DE
ROUVRAY.
Jacques-Etienne de Guéau, seigneur de Rever-
seaux, célèbre avocat au Parlement, secrétaire du
Roi en 1737, épousa Marie-Angélique le Xoir, de
laquelle est issu Jacques-Philippe-Isaac Guéau,
seigneur de Reverseaux, reçu Conseiller au Par-
lement de Paris, le 17 juillet 1761, mailre des re-
quêtes en 1765, et Président au Grand Conseil, le
4 janvier 1768. Il mourut en laissant de N... Sor-
bier, un garçon et 4 tilles.
Armes : Ecartelè : aux J et 4 d'azur, A la croix
de Jérusalem d'or; au chef cousu de gueules, char-
gé d'un gland de chêne, feuille d'or, la tige en haut ;
aux 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné
de trois croissants d'argent.
GUÉRIN DE LA GRASSERIE.
Famille originaire de la commune de Louvigné
du Désert, _arrondissement de Fougères, Breta-
gne ; depuis le xive siècle, le vieux manoir de la
Grasserie est possédé par cette famille qu'on
voit figurer parmi les premières de cette province
dans les reformations de 1427, 1444, 1446, 1513 et
1668. Les membres ont acquis le titre de marquis
de Saint-Brice par suite du mariage, en 1644, de
Jean Guérin, seigneur de la Grasserie, avec
Claude Henriette de Volviredu Ruffec. fille aînée
du marquis de Saint-Brice, décédé sans autre pos-
térité, et. du déce» de l'oncle paternel de celle ci,
Anne de Volvire, décédé aussi sans postérité, et
dernier survivant de la descendance mâle des
marquis de Saint-Brice.
Le premier connu de ses auteurs est Miche 1
Guérin, seigneur de la Héarderie, en A r illamée,
en 1452. Viennent ensuite : Pierre Guérin, sei-
gneur de la Groisserie, comme il est attesté par
un rolle de 1490, Raoul Guérin. seigneur de la
Grasserie, décédé en 1539, Jean Guérin, seigneur
de la Grasserie et de la Belotière, sénéchal de
Fougères en 1576, doyen des Conseillers du Roy
en sa Cour et Parlement de Bretagne, inhumé en
la chapelle de la Grasserie en l'église de Saint-
Léonard de Fougères en 1582, Robert Guérin,
seigneur de la Grasserie et de la Belotière, Con-
seiller du Roy, époux de Jeanne Henry de la Heu-
zelais, né en 1579; Jean Guérin, seigneur de la
Groisserie et de Parigné, né le 14 août 1619, mort
en 1681, époux de Claude-Henriette de Volvire
de Ruffec, marquise de Saint -Brice ; Anne Guérin,
fils aîné du précédent, seigneur de Sens, devenu
marquis de Saint-Brice par suite du décès d'Anne
de Volvire, son oncle maternel, décédé sans en-
fants, marié à Marie-Jeanne-Geslin de Trémar-
gat -, Anne-Gilles Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Suzanne de Farcy, mort en 1737 ; Anne
| Gilles-Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice,
marié à Jacquette-Hyacinthe de Prestre de Châ •
teaugiron, lequel n'a laissé que deux filles, Louise-
Caroline Guérin, marquise de Saint-Brice, épouse .
d'Arnaud-Charles-Tuffin, marquis de la Roue-
rie, décédée sans postérité, et Thérèse Félicité
Guérin de Saint-Brice, épouse de Louis-Marie-
Leloup de Chasseloir, duquel mariage est issu un
seul enfant : Victorine-Thérèse de Chasseloir,
mariée à Humbert de Sesmaisons et décédée sans
postérité en 1719. — Cette branche, étant éteinte,
le titre de marquis de Saint Brice est reporté sur
les descendants du fils puiné de Jean Guérin, sei-
gneur de la Grasserie. Les représentants de la
branche cadette à partir de Jean de la Grasserie
sont: François-Claude, seigneur de la Grasserie,
né en 1658, marié à Marie-Renée Bossard du
Clos; François-René Guérin, seigneur de la Gras-
serie, né en 1659, marié à Renée-François le Bel
de la Gavouyére ; Gabriel François Guérin, sei-
gneur de la Grasserie, né en 1717, marié à Julie-
Marie Picquet de Mélesse ; Prosper-André Gué-
rin de la Grasserie, né en 1755, fils aîné du pré-
cédent, marié à Jeanne de Théhillac ; Alexandre
Guérin de la Grasserie, fils du précédent, auteur
de l'Armoriai de Bretagne, décédé sans descen-
dant mâle ; René-Joseph Guérin, chevalier de la
Grasserie, fils puiné de Prosper-André Guérin,
né en 7158, marié à Thérèse-Bénite Berlhelot de
Busnelaye i René Guérin delà Grasserie, né en
1786, marié à Eulalie du Bois de Québriac ; Raoul
Robert-Marie Guérin de la Grasserie, docteur en
droit, juge au Tribunal de Rennes, auteur de
nombreux ouvrages de littérature, de linguisti-
que, de droit, de législation comparée, de psycho-
logie et de sociologie, marié à Cécile le Vicomte
de la Houssaye, dernier représentant du nom
dans la descendance mâle avec ses fils Raoul et
René Guérin de la Grasserie.
Seigneuries : La famille a possédé les terres
et seigneuries de la Grasserie en Louvigné du
Décret— de Saint-Brice (baronnie de Saint-Brice),
paroisse de ce nom — de la Belotière — de la
Héaullière, paroisse de Villammée — de Guille-
ven — de la Gavouyére, paroisse de Saint-
Aubin d'Aubigné — de Sens (baronnie de Sens).
paroisse de ce nom — de Saint-Etienne, paroisse
de Saint-Etienne en Coglez — de Champinel, —
de la Chattière — de Parigné, paroisse de ce nom
— de la Fontaine.
Alliances : Elle s'est alliée avec les familles :
Douilley, seigneur de Plaisance (xv e siècle) ; des
Prey, 1576; Henri de laHeuzelaye, de la Binolaye
d'Acre; Garault de Chastillé ; Botherel du Pies-
sis Hettier; Lasne de l'Officerie (xvi e siècle) ; Tar-
dif de Moidrey : de la Bourdonnay de Blossac
(xvu e siècle) de Volvire de Ruffec, Marquise
de Saint-Brice (1644) ; Botherel de Couroger; Bo-
therel de la Bretonnière (xvne siècle), Geslin de
Trémargot (1671); Bossart du Clos (1582); de Bois-
215 —
— 216 —
gelin (1674) ; de Farcy (1717); le Bel de la Gavo- I
nyère(1716); le Prestre de Ghateaugiron (xvn e
siècle) ; Picquet de Mélesse (1749) Tuf fier, mar-
quis de la Rociérie (1785) ; Leloup de Chasseloir
(1775); de Sesmaisons, de Neuville, de Théhillac
(xviii" siècle) Berthelot de la Brunelaye (1785);
Trochon d'Herbrée (1785) ; du Bois de Québriac,
le Vicomte de la Houssaye (xix e siècle) .
Armes: D'azur, au checron d'or accompagné en
chef de trois besans de même, à la bordure con-
greslée d'argent.
GUET (du).
Ancienne famille noble de la Champagne dont
les membres ont possédé les seigneuries d'Inau-
mont, de Lalobbe et de La Certeau. Il y a quel-
ques années on a retrouvé à Inaumont une cloche
fondue au xn» siècle qui avait eu pour parrain un
du Guet, seigneur d'Inaumont. Cette famille a
fourni bon nombre d'officiers et de chevaliers de
St- Louis. Elle fit ses preuves de noblesse en 1666
et figure au procès-verbal de Caumartin où ses
armes y sont ainsi décrites :
Armes : Ecartelé : au 1 d'argent à quatre ban-
des de gueules ; auv 2 et 3, de gueules, au lion
d'argent ; au 4, d'argent au lion de gueules.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
1° Guet (Adolphe du), percepteur des
contributions directes, 10, rue de Venise,
à Reims, marié àN. . . de laTourd' Artaise,
dont : a) Georges, né en avril 1880 ; b) Ma-
rie, née le 8 juillet 1881.
2° Guet (Henri du), contrôleur des doua-
nes, attaché à la direction du Havre.
GUIBERT (de).
Famille originaire de la Touraine et établie à
Beaucaire, diocèse de Nîmes, depuis environ l'an
1550. Elle a possédé pendant longtemps la terre
de Gabrières, située dans ce même diocèse. Elle
a eu, en 1104, un abbé de Nogent, à Loudun, qua-
lifié, par les historiens de ce temps, gentilhomme
Français. Un autre, dans ce même siècle, fut abbé
de Nogent-sous-Coucy, que l'histoire dit être issu
d'une riche et puissante famille.
Nicolas de Guibert, qui commença la filiation
suivie, naquit à Tours, en 1460, de Jean, et s'éta-
blit à Tarascon en Provence, au commencement
du xv° siècle, où il fat attiré par la proximité de
cette ville à celle des Beaux, dont il fut fait gou-
verneur en 1504. Il eut du roi plusieurs autres
commissions très honorables. Lepape lui accorda
une bulle, portant, pour lui et sa postérité, des
dispenses et permissions très distinguées. Ces
faits sont prouvés par la procédure faite devant
M. Bazin de Bezons, commissaire député en la
province de Languedoc, pour la vérification des
titres de Noblesse, et par son ordonnance rendue
en 1669, en faveur de cette famille. Elle a joui,
dès son établissement à Tarascon, de tous les
privilèges accordés à la plus ancienne noblesse
de cette province. Sa réception à Malte, dès cette
époque, prouve son ancienneté et la noblesse de
l'origine du dit Nicolas. Il avait épousé: 1° en
1507, Jeanne de Pontèves ; 2° Catherine d'Arlod ;
3° le L2 octobre 1512, Marie deGènoin. Il eut qua-
tre enfants du premier lit et un du 3 e , Denis, qui
continua sa descendance. Il est l'auteur de l'uni-
que et dernière branche qui subsiste encore à
présent.
Armes : D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, ac-
compagné de trois étoiles du même, 2 en chef et
1 en pointe.
GUIGNARD DE SAINT-PRIEST (de).
De cette famille noble, est Denis-Emmanuel-
Guignard, vicomte de Saint-Priest. Président à
mortier du Parlement de Grenoble en 1715, qui
eut postérité de Catherine Lescot, son épouse.
Cette famille a fourni plusieurs conseillers au
Parlement et des maîtres de requêtes.
François-Emmanuel, né le 12 mars 1735, cheva-
lier de Malte le 16 mars 1739, appelé le Chevalier
de Saint-Priest, Exempt des gardes du corps,
Ambassadeur à la Cour de Suède en 1767, fut
Ministre Plénipotentiaire du Boi en Portugal et
à la Porte.
Ou trouve un Charles Guignard dans la liste
des Conseillers au grand conseil du25 février 1517
et des années suivantes.
Armes: D'azur, au checron d'argent, accompa-
gné en chef de deux tours d'or, maçonnées de
sable.
GUIRONNET DE MASSAS.
La famille de Massas est originaire du Langue-
doc ; on retrouve encore dans le département du
Gers les ruines de vieux manoirs qui lui appar-
tinrent, notamment à Perusse Massas et à Castil-
lon Massas.
Le premier auteur connu est Odon s seigneur de
Malartic et de Massas qui testa en 1267.
En 1628, les biens de la famille de Massas fu-
rent confisqués pour cause de protestantisme et
donnés à Pierre de Beringhen, seigneur d'Ar-
mainvilliers.
La famille se divisa alors en deux branches,
l'une qui s'expatria en Amérique, l'autre qui prit
— 217
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le nom de Guironnet de Massas et vint se réfugier
dans l'Ardèche où, jusqu'à la Révolution, elle
habita le château de Massas (aujourd'hui commu-
ne de Bozas, canton de St-Félicien).
Après la révolutiou, elle vint se fixer en Dau-
phiné où elle possède encore comme résidence le
château de Rivoiranche par le Monestier de Cler-
mont (Isère).
Armes : D'azur, à trois fasces ondées d'argent',
au chef de sable chargé de trois fleurs de lys d'or
séparé par une tr angle du même.
Supports : Deux léopards.
Couronne de comte.
Devise : Semper spes.
REPRÉSENTANT ACTUEL
Guironnet de Massas Charles-Gaston
G te ), capitaine au 7 e chasseurs alpins.
GUYOT ou GUIOT.
La principale des familles qui portent ce. nom,
famille toute militaire et de la plus ancienne che-
valerie, est originaire du Poitou où elle est encore
représentée et d'où elle s'est répandue dans plu-
sieurs provinces. Elle estconnue en Poitou depuis
le xi« siècle et elle y a été maintenue dans sa no-
blesse d'extraction par ordonnance des 9 juin
1590, ? septembre et 7 décembre 1607, 22 août 1669
et 27 avril 1715. Elle fit ses preuves pour St-Cyr
en 1581 et pour les honneurs de la cour en 1745,
et comparut aux assemblées de la noblesse en 1651
et 1789.
Les généalogistes du Poitou citent parmi ses
membres Huon Guyot qui se croisa en 1248 ;
Pierre Guyot, cher s gr d'Asnières qui était gouver-
neur du Poitou en 1333 ; Jean Guyot, cher sg^d'As-
nières et de Villard, enseigne de la compagnie des
gendarmes de Mgr le duc de Bourbon; N. Guyot,
sgr de Salim, chevalior de Malte en 1522 ; Guyot
cher s gr d'Asnières commandant une compagnie
d'hommes d'armes sous la charge du sgr <_le la
Vauguyon eu 1561 ; Fiacre Guyot, ss r d'Asnières
ch e r de Malte en 1577 et six autres chevaliers du
même ordre ; Mathieu Guyot, cher s gr d'Asnières
major du régiment de cavalerie du roi en 1631 et
quantité d'officiers distingués, car peu de familles
se prodiguèrent autant au service du pays.
La famille Guyot est en possession des titres
de : Marquis d'Asnières depuis 1745 par érection
en marquisat de la terre d'Asnières ; Baron de la
Châtre pour la branche du Repaire par ordon-
nance royale du 10 juillet 1756 autorisant trans-
mission ; Comte du St-Empire pour la branche de
Salins, et comte de Ponteil par concession royale
du 11 mars 1829. Toutes les alliances sont des
plus distinguées.
Les branches de cette maison sont encore fort
nombreuses dans la Marche, le Poitou, l'Angou-
mois et la Bretagne.
Armes : D'or, à trois perroquets de sinople, bec-
qués, guidonnés, membres et pattes de gueules.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
1° Guyot d'Asnières (marquise) à l'Jsle
Jourdain (Vienne).
2° Guyot du Repaire (baron) à Saintes
(Charente-Inférieure).
3° Guyot du Repaire (Léon), château du
Roc par Issignac (Dordogne).
4° Guyot du Repaire (Maurice), château
de Brochard par Agénac (Dordogne).
5 e Guyot de Salins (comte Victor) à Au-
ray (Morbihan).
0° Guyot de Salins (V te Charles) et V tesse
née de Longue au-St-Michel, avenue de la
gare à Rennes (Ille-et-Vilaine) et château
du Hézo, par Theix (Morbihan).
7° Guyot de Salins (V te Paul) et V tesse née
Sioc'handeKersabiec, château de la Rouil-
lonnaie en St-Etienne de Montluc (Loire-
Inférieure).
8° Guyot d'Asnières de Salins (Arthur)
capitaine breveté d'infanterie de marine, et
M me née de Gibon. 13, avenue de la Motte-
Piquet à Paris.
9° Guyot d'Asnières de Salins (M is ), châ-
teau de Beauregard, près Vannes.
10° Guyot de Montserant, officier supé-
cier au 1 er cuirassiers.
11° Guyot de Féraudière,23,rueGarnier
au Mans.
12° Guyot de la Rochère, docteur-méde-
cin à l'Isle-Jourdain.
GUYOT DE SAINT-AMAND.
Cette famille est originaire du Nivernais ; elle
appartient à la noblesse de robe et après avoir
compté des avocats, des conseillers et secrétaires
du roi, des receveurs généraux des finances, des
maîtres des requêtes et des conseillers au Parle-
ment de Paris, elle produisit unécuyer de la reine
et des officiers distingués. Cette famille a été mise
en relief par des alliances et des charges impor-
tantes ; elle a produit les preuves de sa noblesse
219 —
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devant le juge d'armes de France et un de ses
membres a été fait marquis par le roi Louis XV.
Armes : Ecartclë : aux 1 et 4,degueules à trois
poissons d'or, enfasce l'un sur Vautre, cetui du
milieu contourné, en pointe une rivière d'argent;
aux C J et 3, de sable à trois fontaines d'argent.
REPRESENTANT A CTUE L
GuyoL M'i ,iis de Saint-Amand. Résidence :
château de Saint- Amand en Puisaye (Isère);
a épousé Mlle de Bizemont.
GUYOT DE SAINT-MICHEL ET DE
VERSEILLES.
Cotte famille établie en Champagne est origi-
naire de Lorraine et remonte à Georges Guyot,
huissier d'armes de René II, duc de Lorraine qui
l'anoblit en 1481.
Elle a fourni six maires de Langres, des secré-
taires du roi, un membre de l'Académie de Dijon
et beaucoup d'officiers de la maison du roi.
Armes : D'azw\ à une perdrix d'ormembrée de
gueules ; au chef cVor.
Nous trouvons : Guyot de Saint-Michel
(René), château de la Rochelle par Gintrey
(Haute-Saône).
GUYOT ou GUIOT DE SAINT -REM Y.
Cette famille est originaire de Lorraine où elle
existe encore et n'a rien de commun avec là fa-
mille Guyot dAsnières comme l'a cru le savant
M. Beauchel-Filleau, l'auteur du Dictionnaire des
familles du Poitou.
Elle remonte à René Guyot, avocat en la cour
souveraine de Lorraine et Barrois qui fut anobli
et qui fut père de Nicolas-François, Ecuyer Sei-
gneur de St-Remy, conseiller des ducs de Lorraine.
Laine et St-AUais donnent la généalogie de
cette famille.
Armes: D'azur, semé d'abeilles d'argent, la ru-
che maçonnée d'or brochant sur le tout ; au chef
de gueules chargé d'une couronne également d'or.
Devise: Animus régi. Speculo hoslibus.
GUYOT DE RO VILLE.
Cette famille est originaire de Lorraine. L'ano-
blissement est du 27 août 17(Ji.
(Voir les preuves de noblesse des cadets gen-
tilshommes du Roi Stanislas, duc de Lorraine,
aux archives nationales.)
Armes: D'azur à deux flambeaux allumés d'ar-
gent passés en sautoir.
GUYOT DE LA GARDE.
Cette famille, originaire de Bourg-en-Bresse, a
possédéles seigneuries deLuyssandres,d'Espeys-
soles, de laFranchise, de la Fougière et deChail-
loure.
La Ghesnaye des Bois en donne toute la généa-
logie.
Armes : De gueules, à la bande d'argent, accom-
pagnée de six bezans de même rangés en orle.
GUYOT DE GHARMEAUX, des Her-
biers et de Ménisson en Champagne.
Famille d'échevins, de Paris.
Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, et son
fils Antoine, tous deux prévôts des marchands,
sont qualifiés chevaliers vers 1580.
Un de leurs descendants s'établit à Joinville en
Champagne ou l'on voit son fils qualifié de grand
assesseur de la maréchaussée et son petit-fils
président de l'élection de Joinville.
Armes : D'or, à trois tourtereaux de sinople,
posés 2 et 1 .
GUYOT DE MAIGHE ET DE MALE
SEIGNE.
Famille originaire de Bourgogne, titrés barons
pour la branche de Maiche.
Les preuves de noblesse sont à la Bibliothèque
Nationale de la rue Richelieu.
Armes. D'azur, nu cheorond'or accompagné en
chef de deu.r roses, et en pointe d'une étoile, le tout
d'or.
HALEWYN (d f ).
D'Alluin ou de Halewyn, famille noble des
Pays-Bas autrichiens,
Messire Luc de Halewyn, né à Courtrai, le
12 décembre 1630, est le premier de cette famille
qui est venu habiter Aire, en Artois, où ses des-
cendants résident encore. Il était fils légitime de
messire Cornil-Van-Halewyn, né à Courtrai, le
4 août 1581, et arriére-petit-fils de Pierre- Antoine-
Van-Halewyn, qui vivait en 1498.
Armes : D'argent, à trois lions de sable, armes
et lampassés de gueules; à la gourde du môme,
posée en abîme.
L'écu sommé d'une couronne à neuf perles, sur-
montée d'un heaume ou casque d'argent, grillé,
liséré et couronné d'or, fourré de gueules ; aux
hachements d'argent et de sable.
Cimier : Un lion issanl de reçu, entre un vol à
Cantique d'or.
Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés
de gueules, tenant chacun une bandcrolle : celle
de d'extre, d'argent, au lion de sable, armé et lam-
passé de gueules ; et celle de senestre d'or, à la
fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du
même ; et sur le tout de gueules, au calice d'or.
HANGOUWART (tV).
La famille d'Hangouwart issue des barons libres
de Heldrouch, ville située dans la province de
Mylnie, en Saxe, vint s'établir clans les Pays-
Bas en l'an 1003 et prit résidence à Lille en
l'an 1130.
Elle a été titrée : chevalier, en 1611 ; baron,
en 1664; comte, en 1696, et marquis, en 1703-1706.
Parmi ceux de cette famille qui se sont illustrés,
nous trouvons; Gérard, escuyer du duc de Bour-
gogne aux côtés duquel il fut tué à Nancy en 1477 ;
Guillaume, président du conseil provincial d'Ar-
tois, envoyé comme ambassadeur de l'empereur
Charles-Quint et de la reine de Hongrie pour
signer en leurs noms les traités tenus à Cambrai,
en 1529 (Paix des Dames) ; trêve de Nice et de
Boury, en 1538 et de Crespy, en 1544. Il fut égale-
ment député pour recevoir la rançon du roi
de France ; Walerand, aumônier de l'empereur
Charles-Quint qu'il accompagne dans ses diverses
expéditions.
Cette famille s'est alliée : aux de Landas, de
Croix, de Prud'homme d'Hailly, de Nieuport, de
la Clitte, de Nédonchel, de Montmorency, etc., etc.
Armes : De sable, à l'aigle éployée d'argent bec-
quée et membrée d'or.
L'écu timbré d'un heaume surmonté de deux
cornes de sable.
Supports : Deux lions d'or armés ci lampassés
du même.
REPRÉSENTA XTS A G T UELS
Hangouwart (B onne <T), née Picot de
223 —
224
Moras ; résidence : rue de Ponthieu, 78, à
Paris.
Enfants : 1° Martial -Philippe-Amédée,
M is d'H. ; 2° Louis-Anatole-Albert, C te d'H. ;
3° Henry, B on d'H. ; 4° Fernand ; 5° Elisa-
beth ; 6° Marie-Louise.
HARDIVILLIERS [d').
En Picardie, Seigneurs de
Monceaux, St-Omer, LeFay-
les-Hormois, Hennequin,
Oudeul, Gourroy, etc.
Par arrêt du Conseil d'État
rendu à Paris, le 28déc. 1717,
le roi a maintenu et confirmé
dans leur noblesse François-
Maurice, Louis -Charles et
Claude-Philippe d'Hardivil-
liers, tous trois fils de feu
François, maréchal des logis
de la compagnie des gen-
darmes de la garde du roi,
chevalier d'ordre royal et militaire de St-Louis.
Il existe aujourd'hui deux branches de cette
ancienne famille de noblesse d'épôe.
Le château et la terre de Monceaux St-Omer en
Beauvaisis résidence de la branche ainée lui sont
venus en 1729 par succession des seigneurs de
Milly dont le dernier descendant mâle avait pour
cousine germaineune dame Marie-Louise d'Hallen-
court, femme de François d'Hardivilliers, écuyer,
sieur de Lourdons.
L'autre branche est établie au château de
Friville dans le Ponthieu. Cette terre réunie à
celle de Fressenneville lui a été apportée par
Henriette de Coppequenne, fille ainée du comte de
Fressenneville.
Parmi les alliances on trouve, Hallencourt
Monchy, d'Avelon.Vion de Gaillon, Coppequenne
de Fressenneville. Le Clerc de Blicourt (de même
nom et armes que les Leclerc de Juigné). Le
Roux d'Igneauville (des Le Roux d'Ennevale) de
Gaudechard, de Clermont-Tonnerre.
Armes : D'azur, à un coq d'argent ayant les
ailes étendîtes, crête, becqué, barbé et ongle de
gueules, posé sur un monticule de sable et tenant
de sa patte droite une épée d'argent dont la garde
et la poignée sont d'or, sommé d'une couronne
aussi d'or.
Supports : Deux lions.
REPRÉSENTANTS ACTUELS :
Branche aînée
Hardivilliers (Louis V e de), fils de Au-
guste -Charles-Henri d'Hardivilliers, gen-
tilhomme honoraire de la chambre du
roi en 1826.
Il a eu de son mariage avec Mlle de Gau
dechard, un fils Albéric d'Hardivilliers qui
a épousé en 1890, Mlle de Clermont-
Tonnerre.
Branche cadette
Comte d'Hardivilliers.
H ARGUES (de).
Les de Hargues sont d'ori-
gine anglaise; ils vinrent se
fixer en France vers L>60 ;
familiers de la maison de
Bohan, Catherine de Par-
thenay employa souvent
l'un d'eux dans ses missions
secrètes auprès de son fils
le duc de Soubise, réfugié
alors à Londres. A la révo-
cation de l'Edit de Nantes,
ils abjurèrent le calvinisme
et vécurent tranquillement
sur leurs terres, en contrac-
tant des alliances avec les
meilleures familles de la
bourgeoisie et de la noblesse.
Augustin de Hargues d'Estivaux, l'un des grands
chefs de l'armée vendéenne, fut nommé adjudant
général de la Bochejacquelein; il était né auPuy-
Limousin, près la Châtaigneraie; le 22 novembre
1793 il fut fait prisonnier par les Bleus et fu-
sillé à Bennes ; il tomba en criant : « Vive le
Boi. (Mémoires de la marquise de la Bochejac-
quelein).
Benjamin de Hargues, né à Bressuire, le 29
mars 17 ( .»3 fut créé chevalier du lys par Louis
XVIII, en reconnaissance des services rendus
par son parent de Hargues d'Estivaux à la cause
des Bourbons.
Armes : De gueules, aux deux dagues d'argent
posées en pointes.
REPRÉSENTA NTS ACT UELS
Hargues (Benjamin de), a épousé Marie
Drouet de Montgermont le 10 avril 1888.
Hargues (Joseph de), marié le 25 jan-
vier 1893 à Amélie Le Clerc de Vaumorin,
dont Benjamin Marie, né le 24 octobre
Hargues (Edouard de) marié à Gornélie
Thomassin, dont Edouard marié le 23 mai
à Berthe Grignon de la Gèterie, dont : a)
225
226
Louis né le 1 er mars 1889; b) Jean, né le
28 février 1892.
HAUDOUART DE FONTAINE.
Famille originaire d'Irlande.
Stanislas-Joseph, lieutenant-colonel au service
des Pays-Bas, vint se fixer à Arras, où il vivait
en 1450.
Ses descendants acquirent les terres de Thiè-
vres, Saint-Ladre, Vandelicourt, Rosereau, etc.
Etienne, mort en 1635, laissa deux fils : l'un,
Jehan-Baptiste, devint la tige des Haudouart,
comte de Thièvres ; et l'autre : Pierre-Paul Hau-
douart qui épousa Claude d'Hermin de la Forge,
devint la tige des Haudouart, vicomte de Fon-
taine lez Hermans.
Le dernier descendant marié à Louise Bron-
gniart, habite le château de Fontaine-lez Her-
mans (Pas-de-Calais).
Il a deux fils et trois filles.
Armes : D'azur, à deux fasecs vivrées d'or,
chargées de cinq creiœ de Malte de même.
HOMME (du).
Cette famille est originaire
de Normandie.
Le sieur Raoul du Homme
et Robert du Homme, figu-
rèrent sur la liste des 119
gentilshommes qui défen-
dirent si bien le mont Saint-
Michel en l'an 1423, que les
Anglais ne purent le pren-
dre. (Extrait de l'histoire
générale de Normandie, par
Gabriel Du Moulin, page 144
et 155.
Nous trouvons encore un
Jean du Homme parmi les défenseurs du Mont
Saint-Michel.
Les Du Homme figurent aussi dans le catalogue
des grands seigneurs normands qui passèrent la
mer et combattirent pour Guillaume quand il
conquit l'Angleterre.
Les Du Homme figurent aussi aux croisades et
dansleDooms Day book. (Angleterre).
Armes : D'azur, au léopard d'or-, accompagné
de six besants du même, 3 enchefetS en pointe.
Couronne de comte.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Homme de Chassilly (Gustave du), de-
meurant au château de Chassilly, près
Saint-James (Manche), marié à Juliette
d'Eyragues, dont deux filles : a) Jeanne ;
b) Madeleine.
HOUVIGNET (cF).
Voir pour l'historique de cette famille, le Tome
1er, col. 1467.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
Houvignet (Gustave d 1 ), chef de nom
et d'armes, né le 30 juin 1834, propriétaire
au château, île d'Oléron (Charente-Inté-
rieure), marié à Julie-Henriette Giroud,
dont : trois enfants : a) Gustave-Henri, no-
taire au château, île d'Oléron ; b) Amélie-
Henriette-Augustine, mariée à Louis-Ma-
rie-Maurel, officier d'infanterie à Limoges ;
c) Marthe-Juliette, décédée.
HUAULT DE
ET DU PUY.
LA GAUBERDIERE
Cette famille est originaire
d'Anjou. Elle a donné Huault
de la Gauberdière, René, Con-
seiller au Présidial dAngers,
en 1635 ; Huault du Puy, Jac-
ques, fils du précédent, avo-
cat au présidial d'Angers en
1690.
Huault Dupuy, René-Ur-
bain, avocat au Présidial
d'Angers, puis vice-président
du Tribunal civil d'Angers
en 1816.
Armes : D'or, à la fasce
d'azur chargée de trois mo-
lettes d'éperon d'or et accompagnée de trois co-
querelles de gueules posées 2 et 1.
REPRÉSENTANTS ACTUELS
engage
Huault Dupuy (René-Valentin)
volontaire en 1870. Chef de bataillon au
72 e régiment territorial d'infanterie. Con-
seiller d'arrondissement. Président du Co-
mice agricole et maire du Louroux-Bé-
connais (Maine-et-Loire;.
HUE.
Famille de robe, originaire de Nemours qui
établit sa filiation depuis 1540, Elle a acquis la
noblesse par des charges dans la capitainerie
des chasses royales de Fontainebleau. François
Tome II
8.
- -2-28
Hue, écuyer, né à Fontainebleau, en 1757, devint
premier valet de chambre du dauphin Louis XVII,
fut enfermé au Temple avec la famille royale et
fut l'ami et le fidèle serviteur du roi Louis XVI,
qui, dans Sun testament, le recommanda à
son fils et à la nation. Incarcéré ensuite à la
Force, il y écrivit les dernières années de Louis
XVI, et, mis en liberté, il accompagna Louis XVIII
et Madame pendant l'émigration, devint commis-
saire général de la maison du roi et fut chargé d'un
grand nombre de missions de confiance. Créé Ba-
ron en 1816, il mourut en 1810, laissant le souve-
nir d'une inviolable fidélité à la malheureuse fa-
mille de France. C'est à lui que nous devons
d'avoir ïecueilli de la bouche de la Princesse, la
célèbre prière de Mme Elisabeth.
Son fils, André, baron Hue, capitaine aux.
mousquetaires, chef de bataillon, officier de la
maison des rois Louis XVIII et Charles X, etc.
a laissé de son mariage avec Mlle de Mazenod :
1° Ernest, Baron Hue, veuf de Mlle de Ba-
gneaux. Résidence: Château de Saint Sauveur,
par Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne).
Enfants : a) Gontran. — b) Alfred, lieutenant
d'artillerie de marine.
2° Fernand Hue et Mme née Le Seure de
Senneville, à Pontoise (^Seine-et-Oise ;
Filles : l°Mme Millon de Montherlant. 2° Com-
tesse de Maricourt. 3° Baronne de Bininger Champ-
boulin.
Armes: D'azur, à ti'ois hures de sanglier d'or.
HUGON DE SGŒUX.
La famille Hugon do Scœux ou de Ceux est
originaire du Limousin.
Elle compte de nombreuses alliances avec les
plus anciennes familles de la Marche, de l'Auver-
gne et du Limousin, notamment avec les familleb
de Brugières, de (ioy, de Ruynaud de Saint-
Georges, de SauLly.
Armes: D'azur, à deux lions d'or posés en pied.
REPRÉSENTA NTS A C TU EL S
Hugon, baron de Scœux (Charles-Michel-
Benoit), conservateur des hypothèques
en retraite, marié avec Rosalie-Augustine-
Adèle Boiteux de Saulty, demeurant à
Paris, boulevard Saint-Michel, 105.
Fils : H. de S. (Marcel-Marie-Charles-
Etienne), avocat à la Cour d'appel de Pa-
ris, demeurant à Paris, rue de l'Odéon, 16,
marié à Louise-Félicie- Marie de Genes-
teix dont :
a) Michel-Fresne-Marie-Charles, né le
11 février 1894; b) Charles-Marie-Elienne-
Henri, né le 16 juillet 1895.
HULOT (barons)
I. BRANCHE DE MA-
ZERNY. (Enfants du lieu-
tenant-généralEtienne, ba-
ron H.) : 1° Pierre-Gustave,
baron H., chef d'escadron
d'état-major en retraite, of-
ficier de la Légion d'hon-
neur, chevalierde Pie IX et
des Saints Maurice et La-
zare, né àDonchery (Arden-
nes),le 6août 1818, marié à
Saintes, en 1858, à Béni-
gne Levallois, fille d'un re-
ceveur particulier des finances, veuve sans en-
fants le 26 avril 1885, — au château de la Touche
de la Vergne, près Saint- Jean-d'Angély ; 2° Hen-
ri-Joseph, baron H inspecteur général des finan-
ces, officier de la Légion d'honneur, né àDonche-
ry, le 14 janvier 1820, marié : 1° à. Paris, le 25 mars
1856, à Marthe-Alexandrine-Nina Levallois, fille
d'un inspecteur général des mines, décédée en
1860; 2° à Nancy, le 12 décembre 1865, à Marie-
Elisabeth deRavinel, fille du baron Félix, député
des Vosges, veuve le 31 octobre 1888, au château
de Sainte-Cécile, près Nancy ; du premier ma-
riage : a) Etienne-Gabriel- Joseph, baron H, chef
actuel, avocat à la cour d'appel de Paris,
né à Paris, le 30 octobre 1857, lauréat de l'Insti-
tut, marié à Paris, le 11 juin 1890 a Henriette
Solder ; b) Henry-Joseph-Pierre, capitaine au 16 e
dragons, né à Nancy, le 12 novembre 1850, marié
à Lyon, le 9 janvier 1895 à Louise Nouvellet ; du
second mariage : c) Joseph-Marie-Charles-Gabriel,
né à Bordeaux le 15 août 1866, marié à Frondes
(Haute-Marne), le 12 septembre 1893 à Albérique
Bruslé de Valsuzenay ; — 3° Etienne-Gabriel-Os-
car, chevalier H., ancien officier d'ordonnance de
l'Empereur Napoléon III, lieutenant-colonel re-
traité sur sa demande après 1871, officier de la
Légion d'honneur, etc., né à Nancy, le 17 octobre
1826, marié à Saintes, en 1860, à Laure Levallois,
sœur de Bénigne, citée plus haut, — 6, rue Casi-
mir Périer, Paris.
Armes attachées au titre baron en 1813 : D'ar-
gent au deoctrochère au naturel, brassa rdè d'azur,
tenant une ëpée de sable et accompagné de trois
hulottes de même.
Devise : Dors, je veille!
Supports : Deux hiboux.
II. BRANCHE DE COLLART SAINTE-MAR-
THE. (Fils du lient. -colonel Jean-Gaspard et uni-
que neveu et héritier du général Jacques-Louis, ba-
ron IL, mort sans enfants): Jules-Louis-Charles,
— 229
230 —
baron H de G., chef actuel, à Nantes (Loire-Infé-
rieure), né à Charleville (Ardennes), le 19 juin
1838. marié à Paris, le 29 août 1865, à Isabelle-
Maria-Alexandrine Brûlé de Lacroix dont : a) Jac-
ques-Louis-Paul, né à Paris, le 4 novembre 1866,
licencié en droit, b) Jacques-Louis-Alfred, né le
7 février 1868, lieutenant au 70 e d'infanterie; c)
Félix-Clément-Jean-Gaspard, et d) Ernestine-
Hortense-Marie-Mathilde, mariée à Nantes, le 25
octobre 1892, à Joseph Patris de Breuil, avocat à
la cour d'appel de Paris, docteur en droit, nés le
3 septembre 1869; e) Clément-Gustave-Henry-Ju-
les, né à Caen, le 24 mars 1873, licencié en droit ;
f) Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth, née
à Guérande, le 18 août 1883. Sœurs : 1° Louise-
Amélie H. de C., mariée en 1866 à Louis le Pan
de Ligny ; 2° Louise-Victoire-Eugénie; 3" Jeanne-
Charlotte-Clémentine, mariée en 1865 à Félix de
Keravenant, veuve en 1876, aujourd'hui reli
gieuse de Saint-Vincent-de-Paul.
Arides : Ecarlelé, aux 1 et 4 d'azur, à V aigle
éployêc d'or, au vol abaissé (qui est de Collart
moderne) ; aux 2 et 3 d'argent, à trois fusées et
deux demies de sable, au chef de même (qui est
de Sainte-Marthe) ; sur le tout : d'or, à une fascc
crénelée de gueules, sommée d'une hulotte de sa-
ble tenant une épëe d'argent dans la patte dcx-
tre; en pointe une bombe d'azur (qui est de Hu-
lot).
Cette branche a conservé, en y apportant seu-
lement quelques variantes emblématiques, en
1817, les anciennes armoiries concédées à Jean
Hulot de Braux, près Charleville, clerc du diocèse
de Reims, anobli, « ainsi que toute sa famille »,
pour son dévouement au Saint-Siège, et créé
comte palatin de Saint- Jean de Latran, par lettres
du 3 mai 1525, données sous le pontificat de Clé-
ment VII : une fasce, sommée d'un coq tenant
une èpée dans la patte dexlre .
Cette famille, qui s'est illustrée par les armes
pendant les guerres de la Révolution et de l'Em-
pire, a produit non seulement des généraux et des
officiers supérieurs distingués, mais aussi de sa-
vants auteurs, des échevins et d'autres person-
nages de mérite. Ses principales notabilités mo-
dernes sont les suivantes :
Dans la branche de Mazerny : Henry-Louis H.,
1757-1829, vicaire général et archidiacre-offîcial
du diocèse de Reims ; il a laissé de nombreux et
importants ouvrages (v. la Biographie Feller) ;
Jean-Baptiste, son frère, 1758-1816, chef d'esca-
dron d'artillerie, mort à Cherbourg, a publié, en-
tre autres remarquables travaux, une Instruction
sur le service de l'artillerie, à l'usage des élèves
de l'Ecole spéciale militaire (1809) ; Jean-Victor-
Basile, neveu des précédents, curé d'Attigny en
1823, après Henri-Louis cité plus haut, écrivain
distingué ; Pierre, 1744-1802, cousin-germain des
deux premiers, échevin à Mazerny; son fils,
Etienne, baron H., 1774-1850, volontaire en 1793,
chef de bataillon (commandant des tirailleurs du
l J ô) en 1805, colonel aide-de-camp du maréchal
Soult, en 1808, général de brigade en 1812, lieute-
nant-général en 1825, — chevalier de l'Empire
avec majorât en 1810, baron (confirmé sous la
Restauration) et commandant de la Légion d'hon-
neur en 1813, chevalier de Saint-Louis en L814,
grand officier de la Légion d'honneur en 1832, fut
le premier organisateur des chasseurs de Vin-
cennes en 1839 : couvert de blessures, il rentra
définitivement dans ses foyers en 1S42; sa mo-
destie lui fit alors refuser la pairie et le ministère
delà guerre que lui offrit ou nom du roi le maré-
chal Soult ; ses glorieux faits d'armes et ses ser-
vices historiques sont rappelés dans tous les re-
cueils biographiques, et son nom figure sur l'Arc
de Triomphe.
Dans la branche de Charleville ou de Collart:
Antoine-Simon H., né en 1712, prêtre bernardin
de l'abbaye d'Elan, savent théologien; Marie-
Jeanne-H., sa sœur, une des premières dignitai-
res du couvent de la Providence de Charleville,
mourut en odeur de sainteté dans cette ville en
1780 ; Jean-Louis H., s 1 " du Maipas. neveu des
précédents, 1741-1784. remplit avec distinction
la charge de directeur (échevin) des villes d'Ar-
ches et de Charleville; il fut père des deux sui-
vants : Jacques-Louis, baron H., 1773-1843, élève
de l'Ecole d'artillerie de Châlons en 1794, chef de
bataillon en 1809 après le siège de Saragosse où il
fut blessé. colonel commandant en chef l'artillerie
d'Anvers en 1814, maréchal de camp en 1824. —
chevalier de Saint-Louis à la première Restaura-
tion, baron héréditaire en 1817, commandeur de
laLégion d'honneur en 1821. — estlui-même connu
dans l'histoire par sa brillante carrière; en 1815,
la ville de Lille lui offrit, par les mains du duc de
Berry, une épée d'honneur, en reconnaissance de
sa belle conduite pendant le blocus; il a laissé
d'intéressants Souvenirs militaires qui viennent
d'être publiés et d'autres manuscrits importants.
Jean-Gaspard H. de C, frère du précédent, 1780-
1854. « Sorti de l'Ecole polytechnique en 1800, dit
« le Grand Dictionnaire Larousse, il f