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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"

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HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



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NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

et les travaux des auteurs 



CONTENANT 



UN VOCABULAIRE DU BLASON 

ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET EE DESSIN |)K LEURS ARM 



l'Ali 



I). DE MAILHOL 



Tome 




Second 



PARIS 
DIRECTION ET RÉDACTION 

16, Boulevard de Strasbourg, 16 

[8 






I 



DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE ET HÉRALDIQUE 



DE LA 



NOBLESSE FRANÇAISE 



TOME SECOND 



m 



Mes la marquise de 
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et 
M me d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa 
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de 
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau 
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé 

de trois croix d'az-ur. 



AIN VAL (/'). 

Cette famille, originaire de Digne, en Provence, 
a fourni de nombreux officiers aux armées 
royales. 

Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros, 
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin 



— 17 — 



— 18 



de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière 
d'Arc. 

Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur- 
monté 3 par le décès d'Yves, mar- 
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg, 
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de 
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en 
1712 et fut créé maréchal de France en 1724. 

La branche cadette, celle des seigneurs deBeau- 
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier. 
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au- 
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de 
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps 
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene- 
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il 
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no- 
vembre 1747. 

La maison d'Alègre a contracté des alliances 
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de 
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert, 
d'Estouville, etc. 

Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma- 
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de 
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre. 

ALEMAN DE MONTRIGAUD. 

Cette maison a produit un cardinal, archevêque 
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques 
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand 
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des 
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute- 
nants au gouvernement du Daupbiné, des com- 
mandants d'année, des conseillers et cbambellans 

de nos rois. Soffrey Aleman. 
dit le capitaine Molard, 
compagnon d'armes du che- 
valier Bayard, s'illustra sous 
les murs de Brescia et fut 
tué à la journée de Ra- 
venne ; Bararchin Aleman 
deRochechinard suivitChar- 
les VIII en Italie et périt, en 
1486, à la défense deNovare. 
En 1450, il y eut un con- 
cordat fait entre quinze 
branches en présence de 
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler 
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous 
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute- 
raient à leurs armes le blason des seigneur» de 
Valbonnais, leurs aines. 

Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se 
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré- 
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine. 




— 21 — 



22 — 



Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei- 
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise 
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi- 
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé- 
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654 
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis. 

Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur 
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré- 
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de 
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de 
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils : 
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté- 
rité, et institua pour héritier son frère par testa- 
ment du 10 mars 1007. 

Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses 
preuves de noblesse avec son frère, lors de la 
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por- 
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur 
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient 
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut 
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne 
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719. 

Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le 
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons- 
tance Sillaux, dont il eut : 

1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé- 
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine, 
décédé en 1810. 

Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi- 
cier de marine, est mort en 1851. 

Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or, 
à la bande d'argent brochant sur le tout. 

Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in 
corde, quoi in armis. 

ALEXANDRE (d>). 

L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre 
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes. 
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de 
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle- 
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi- 
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph 
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo- 
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie 
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre- 
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou- 
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands 
Gordeliers à Paris. 

Cette famille est restée en Basse-Normandie jus- 
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans 
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La 
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier 
en 1431, du Mourieux en 1500, etc. 

De Joseph Alexandre qui précède, descend mes- 
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des 
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis 
à son premier voyage en Terre Sainte. 

Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes 
éployée, becquée et onglée d'or. 
Couronne de marquis. 



Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou- 
ronnées et terrassées de sinople. 

Cimier: Deux têtes naissantes du champ des 

a ri, tes. 

Nous trouvons encore : 

D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou- 
ronnées d'or. 

D'or, au renard d'azur, la tète contournée; 
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or. 

(Normandie, généralité de Caen, famille ano- 
blie en 1570). 

Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar- 
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or, 
et, en pointe, d'au trèfle d'argent. 

ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT). 

La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire 
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei- 
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils 
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan- 
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le 
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri, 
et à écarteler ses armes de celles de cette maison. 
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de 
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou- 
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de 
Monterano, fut le premier de la famille qui vint 
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce 
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar- 
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7. 
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où 
ils sont alliés aux meilleures familles du pays : 
la généalogie complète de la famille, depuis 1580, 
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie, 
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas 
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie 
complète: on fait actuellement des recherches en 
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et 
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail. 

La famille a eu des membres illustres dans 
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com- 
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna- 
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal- 
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte 
d'Alexandry. 

Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois 
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a- 
zur à l'oranger de sinople fruité d'or. 

Couronne de baron. 

Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de 
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre 
une banderolle flottante sur laquelle est écrit : 
pulchiori detur. 

Supports : Deux lions d'or lampassés de 
gueules. 

La famille actuelle est représentée par 



23 — 



— 24 — 



trois fils et une fille du baron d'Alexandrv, 
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi- 
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau- 
rice et Lazare et autres ordres, mort le 
28 octobre 1894 : 

1° Alexandry d'Orengiani (B on Lu- 
cien cT). — Résidence : château de Mont- 
chabod (Savoie), veuf de M llc Brascoren 
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ; 

2° Humbert, officier des haras. — Rési- 
dence : château de Chiron, par Chambéry, 
marié avec M lle de La Forcade de Tauzia, 
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph, 
c) Osmin, d) Camille. 

3° Michel, lieutenant de cuirassiers. — 
Résidence : château du Puy (Savoie), marié 
avec M lle de Nerville, dont : a) Paul, 
b) Inès; 

4° Marguerite, mariée avec le comte 
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham- 
béry. 

ALFONSE ou ALPHONSE (d"). 

La famille d'Alfonse, ou 
d'Alphonse, est originaire de 
l'île de Corse. 

Les d'Alfonse passèrent 
en France avec le maréchal 
d'Ornano, leur parent, après 
avoir vu leurs biens spoliés 
par les Génois, pour leur 
attachement à la France. 

Une branche s'établit à 
Avignon, et une autre, celle 
des d'Alfonse de Petraupolo, 
à Bordeaux. Cette dernière 
se fondit avec celle d'Avi- 
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen- 
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. — 
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede 
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait 
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar- 
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon. 
Ils eurent trois fils dont : 

Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui 
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil- 
liers de l'Isle-Adam, et : 

Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na- 
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes 
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses 
recommandables services au fait de nos galères et 
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres 
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle 

plusieurs fois exposée pour notre dit service 

Donné à Blois au mois de mars 1540. » 
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent 




enregistrées au parlement de Provence le 23 mai 
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent 
confirmation des précédentes et furent enregistrées 
en la chambre des comptes de Montpellier, le 
22 juin 1556. 

Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en 
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu- 
sieurs enfants, parmi lesquels : 

Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans 
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom- 
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des 
Chartreux, près les thermes de Dioclétien. 

Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de 
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre 
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent : 

Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas- 
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois 
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en 
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga- 
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice 
romain sontproduitespour le jugement de noblesse 
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils 
eurent : 

1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne 
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662. 

11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi 
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye. 

Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de 
marine, qui moururent au combat de LaHagueou 
des suites de leurs blessures. 

2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat 
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju- 
gement de M e de Bezons, député par le roi pour la 
vérification des titres de noblesse le 19 décem- 
bre 1668. 

Jean, fils de Louis, marié par contrat du 

12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines, 
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de 
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu- 
rent : 

1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice 
romain, conseiller au parlement de Bordeaux, 
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse, 
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo, 
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc- 
tobre 1779. 

2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au 
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des 
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774. 

3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745. 

4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal- 
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva- 
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret 
en 1747. Ils eurent pour fils : 

Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice 
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan- 
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775 
Marthe de Sarret. Ils eurent : 

1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778, 
mort sans postérité. 

2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de 
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et 



26 - 



de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11 
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817. 

N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte 
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur 
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis 
d'Alfonse et de patrice romain. 

Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur 
une montagne de six coupeaux de sinople, por- 
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de 
lis d'or. 

Devise : Ubique pro liliis bellaturi. 

ALLIÉ (cV ) 

Nous trouvons : une première pièce originale, 
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août 
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle 
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et 
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des 
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à 
une vente faite par un boucher de Montbard à 
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches. 

Armes : De gueules à deux fasces d'or. 

ALMELDAu/ ) 

Maison dos plus illustres de Portugal, qui a 
produit île grands hommes. Frère Bernard de 
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo 
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du 
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu- 
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette 
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé 
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été 
mariée deux fois. 

Les autres branches sont : 

I e Celle d'Almeida Contador ou chef de la 
branche des comtes. 

2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un 
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de 
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans 
l'ordre du Christ, etc. 

3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un 
gouverneur de Centra en Afrique. 

4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi 
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison 
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô- 
tel du roi, etc. 

François d'Almeida, le premier vice-roi des 
Indes, fut un des plus grands hommes que cette 
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509, 
âgé de soixante ans. 

Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or, 
2 2 et 2 

Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six 
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun 
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir 
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur- 
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1 
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or. 




ALTON-SHÉE (/' i 

Famille d'origine chevaleresque de la province 
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil- 
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383. 

Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers 
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a 
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites 
au cabinet des ordres du roi. 

Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786, 
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont- 
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle 
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le 
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel- 
langer. 

Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol 
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or. 

AMPHOUX (Vf) 

Cette famille est originaire de Saint-Auban, 
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse 
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand 
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux, 
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer 
leur blason en 1697 dans l'armoriai général. 

Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus- 
sons d'argent dans les claires-voies. 

ANDELOT ((/') 

La maison d'Andelot, une des plus anciennes et 
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé 
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro- 
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes 
populaires dans 1rs montagnes de la Franche- 
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva- 



liers contre les infidèles, sans nous transmettre 
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la 
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons 
de Bourgogne. 

Elle a produit des généraux d'armée, des gou- 
verneurs de villes et de places, de grands digni- 
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués 
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle 
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com- 
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs 
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude, 
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les- 
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres. 

Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la 
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour 
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers 
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels 
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième 
ascendant, le présenté non compris. 

Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur 
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc., 
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur 
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier 
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille 
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre 
corps à corps avec le roi François 1er, q U i i e blessa 
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve 
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de 
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son 
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions 
diplomatiques en France et ensuite à la cour de 
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente. 
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der- 
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut 
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite 
au monastère de Saint-Just, après son abdication. 
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui 
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de 
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon- 
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal 
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas, 
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se 
distingua par son courage et son dévouement 
pendant les terribles luttes religieuses des Pays- 
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à 
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du 
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour- 



gogne. 



Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot 
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves 
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763. 

Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813, 
était l'unique représentant mâle de la maison 
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité. 
La famille serait donc éteinte. 

Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion 
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or, 
brochant sur le loui , 

Supports: Deux sauvages armés de massues. 

Couronne de marquis, à huit tleurons comme 
celle des ducs en France. 



29 — 



30 — 



Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou- 
ronné d'or. 

Devise : Les combats sont mes ébats. 



ANDLAU (cT). 

Cette ancienne famille est originaire d'Alsace, 
où est située la petite ville qui lui a donné son 
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au 
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline 
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines, 
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le 
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris 
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis- 
tance se dresse une autre antique forteresse, celle 
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui 
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap- 
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle 
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba- 
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au 
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean- 
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays; 
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?) 
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme 
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An- 
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à 
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau, 
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An- 
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan- 
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com- 
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin, 
et plusieurs autres membres de cette famille 
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de 
1696. 

Armes : D'or, à la croix de gueules. 

Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier. 

Devise : Simplicitas, fidelilas. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Andlau (G tesse Gaston d'), née Berthe Le 
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles : 
Matbilde et Laurence. 

Branche cadette 

1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de- 
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18, 
rue Bavard, à Paris et château du Vernay, 
par Nevers (Nièvre). 

2° A. (G lesse Geneviève â?).— Résidences : 
26, avenue Montaigne, à Paris, et château 
de Voré, par Rémalard (Orne). 

Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux 
autres branches collatérales qui ont pour chefs : 
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An- 
dlau-Hambourg. 



ANDRAS DE BÉOST. 

Famille originaire du Forest où elle est posses- 
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans 
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs 
conseillers au parlement des Doinbcs. 

Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can- 
tonnée de quatre grenades du même. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Andras. baronne de Béost. née de La 

Teyssonnière, château de Béost, par Von- 
nas (Ain). 

Enfants : a) Paule, mariée au marquis 
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne, 
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma 
rie. 

ANDRAUD DE PARPALEIX. 

La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix, 
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la 
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie 
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont- 
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie 
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins 
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen- 
sent qu'elle est une branche cadette de la famille 
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef 
les trois étoiles de son écu héraldique. 

Son premier rejeton connu est Pierre Andraud 
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna, 
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li- 
vres six deniers pour quatre mois de ses gages. 

La filiation authentique, établie sur pièces et 
actes originaux existant aux archives de la biblio- 
thèque, dans le char trier de la famille et dans les 
registres de l'état civil, remonte à Antoine An- 
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599. 

Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta, 
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700, 
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour- 
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei- 
gneur de Montrodez. 

Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté 
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé 
de trois étoiles de gueules. 

ANDRÉ (ef). 

La famille d'André, originaire de Provence, 
compte au nombre de ses illustrations Anselme 
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent 
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête 
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut, 
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et 
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An- 
dré, conseiller au parlement de Provence, député 



— 31 — 



32 



de la noblesse aux États généraux de 1789, émi- 
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe- 
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et 
lui conféra tous les privilèges attachés à la no- 
blesse autrichienne. 

Armes : D'or, au sautoir de gueules. 

Supports : Deux lions. 

Nous trouvons encore : 

D'argent, au chevron de sable acccompagné de 
trois trèfles du même. 

De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté 
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé 
d'un soleil d'or. 

ANDRÉA DE NERCIAT. 

La famille Andréa de Nerciat a possédé sous 
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle- 
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do- 
maine situé dans le Bugey (arrondissement de 
Gex). La charge occupée par la famille conférait 
la noblesse et le domaine était inaliénable. En 
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut 
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été 
fortement compromise par la perte de divers pro- 
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat, 
renonça à occuper la charge paternelle et alla 
prendre du service parmi les gentilshommes fran- 
çais envoyés pour combattre le stathouder de 
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut 
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans 
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors- 
que ce corps fut licencié par le ministre, comte 
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo- 
nibilité. 

A la Révolution, il fut des premiers à émigrer 
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née 
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second 
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo- 
bre 1783. 

Après avoir quitté la France, il se rendit à la 
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il 
fut nommé directeur des bâtiments civils de la 
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in- 
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage 
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme 
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle 
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit 
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la 
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799 
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI. 
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home, 
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château 
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut 
à Naples au mois de juin de la même année. Il 
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août 
1788. 

Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou- 
vrages ont eu une très grande vogue dans les der- 
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont 



écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à 
la littérature licencieuse. 

Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre- 
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che- 
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un 
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>. 

Il est question de lui dans les diverses histoires 
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre 
Dumas, etc.). 

Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli- 
que Condamin de Chassan , trois enfants : 
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc- 
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il 
remplissait les fonctions de chancelier du consu- 
lat général de France, le 22 novembre 1847; 

2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783, 
entré dans la marine comme simple pilotin en 
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les 
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812, 
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise 
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné 
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar- 
rivée du grand empereur. 

En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte 
dans la division navale chargée du blocus d'Alger. 
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit 
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton- 
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du 
roi de France. Une des prétentions de ce souve- 
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut 
précisément la cession par la France de ce brick 
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré- 
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca- 
mille Rousset). 

Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la 
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de- 
manda à quitter son commandement et ne reprit 
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam- 
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La 
Bretonnière et termina sa carrière comme com- 
mandant de l'école navale, commandeur de la 
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis. 

3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte 
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De 
son mariage avec Louise Grapart de La Noue 
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux, 
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833, 
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier 
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec 
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep- 
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle- 
ment capitaine au 145 e d'infanterie. Il est le seul 
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre 
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une 
fille Simone, né le 20 octobre 1892. 

La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles 
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha- 
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de 
Morangiès. 

Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent à dextre et 



- 33 — 



34 - 



à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du 
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable, 
et, en pointe, d'un croissant d'argent. 

Couronne de baron. 

Supports : Deux levrettes. 

ANDRÉ DE LA FRE3NAYE. 

Cette famille, originaire de Normandie, a été 
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus 
dans le service du roi. 

Les lettres de noblesse nomment André de la 
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette, 
d'Escajeul et autres lieux. 

Cette famille a vu se fondre en elle celle des 
Vauquelin, d'origine cbevaleresque. 

Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet, 
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué- 
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville, 
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de 
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc. 

Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant 
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé 
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles 
d'azur. 

ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS- 
SERIE. 

Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la 
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de 
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic 
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje, 
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de 
Bélinay. 

D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic 
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir 
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de 
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa M lle de 
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua- 
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie 
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G). 

Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669, 
M"' Choumerliac. 

Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles- 
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils 
d'Elie, épouse M Ue de Boyer, sa cousine, au qua- 
trième degré de consanguinité, après l'enregis- 
trement sur les registres de l'église paroissiale de 
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour 
dispense entre parents. 

Le mai 1736 (contrat de mariage Dellestable, 
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du 
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant 
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière- 
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com- 
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc. 

Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ; 
l'un, François, prit en son contrat de mariage, 
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran- 

Tome II. 



çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et 
de lia Rousserie. François André n'a pas de des- 
cendants. 

Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou- 
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de 
Chirac. 

Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé- 
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé- 
livrés au nom de Louis André de La Rousserie. 
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis 
André de La Rousserie, docteur en médecine, en 
présence et du consentement de son père Germain- 
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé 
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo- 
cat au parlement. 

En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé- 
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné- 
ral Delmas, il put gagner Paris. 

Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie, 
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice 
le premier nivôse, an second de la République. 

Son fils unique, Germain-Gaspard André de La 
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa- 
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major, 
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo, 
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis 
de Mauriac. 

Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A; 
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

André de la Rousserie (Adrien-Michel), 
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel, 
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine 
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal), 
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo- 
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep- 
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont : 
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur 
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une 
fille, mariée au docteur Galary. 

ANDRIEU (cl"). 

Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu- 
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon- 
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre 
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma- 
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite 
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le 
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par 
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei- 
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant 
l'an 1529. 

Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char- 
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa- 
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit 
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules. 



— 35 — 



36 — 



ANDUZE (cQ. 

La seigneurie d'Anduze est une des plus an- 
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar- 
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à 
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac, 
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier 
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas 
d'Airebaudouze. 

C'est de Jean que descendaient les barons d"An- 
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron 
d'Anduze, était président de la cour des aides de 
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos- 
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron 
d'Anduze. 

François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com- 
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint 
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres 
patentes du mois de novembre 1645. 

Armes : De gueules, au château sommé de 
trois tours d'or. 

ANGOSSE ((F). 

Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était 
transportée dans le Béarn par suite de diverses 
substitutions féodales et d'alliances contractées 
avec les familles les plus distinguées de ce pays. 

Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné- 
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition 
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean 
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à 
la bataille de Navarette. 

Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps 
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur 
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux 
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam- 
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis- 
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et 
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils 
qui furent successivement appelés à la pairie. 

L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er. 

Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal, 
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou- 
ronné de même et accosté de deux merleltes 
affrontées de sable, couronnées d'argent. 

Devise : Deo duce, comité gladio. 

ANJOU ( décembre. 

Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre- 
nant son essor et tenant dans son bec une 
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de 
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe. 

ANSART DU FIESNET. 

On trouve des traces du 
nom d'Ansart, à Neufchâtel 
(Normandie), dès 1060. Un 
personnage de ce nom est 
cité par l'historien de la con- 
quête des Normands (5 e édi- 
tion, t. II, p. 386, d'après 
Scriplores rerum norman- 
norum, page 1023), comme 
compagnon d'armes de Guil- 
laume le Conquérant; et il 
existe encore aujourd'hui 
des Ansart en Angleterre. 
Dans un manuscrit (biblio- 
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano- 
blissement de Normandie dont le double se 
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble 
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués 
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des 
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI 
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la 
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray. 
La branche normande vint plus tard s'établir en 
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui 
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le 
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute- 
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du 
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de 
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs 
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia, 
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du 
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte 
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770, 
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait 
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra- 
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier 
dont plusieurs membres furent bénédictins de la 
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en 
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et 
procureur de l'abbaye de Saint-Denis. 

Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées 
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en 
abîme, enflammé de même . 

Devise : Ense ardet. 

Supports: Deux licornes. 

Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la 
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des 



37' 






seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet, 
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg 
d'Aubigny en Artois. 

ANSELME (W i 

La maison d'Anselme, anciennement Anselmi, 
est originaire de Florence où la souche et la 
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une 
situation élevée, et donné des ministres aux ducs 
de Toscane, des prélats, des commandeurs de 
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans 
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa- 
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de 
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi . 
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul 
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en 
1533, un commandant d'infanterie sous le maré- 
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie 
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées, 
un chevalier de Malte, etc. 

Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces. 

Devise : Pro defensione . 

ANTHOUARD (ef) 

La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo- 
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses 
services militaires et par les hauts emplois dont 
elle a été revêtue. 

Elle a donné un maître de camp de cavalerie au 
service de France et aide de camp général du roi 
de Suède, un général de division, comte de l'Em- 
pire, pair de France et grand -croix de la Légion 
d'honneur, un général de brigade, et un colonel 
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de 
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc. 

Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux 
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était 
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479. 

Jacob Anthouard, licencié en décret et grand 
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun, 
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver- 
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives 
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par 
Edme Thomas). 

La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses 
papiers domestiques pendant la Révolution, les 
ressources pour dresser la généalogie de cette 
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse 
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con- 
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans 
le cabinet des titres. 

Le jugement de maintenue de noblesse, rendu 
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in- 
tendant de la province de Bourgogne, ne commence 
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré- 
taire du roi en 1627. 

• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam- 
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la 
carrière des armes. 



Il céda aux sollicitations de ses parents, qui 
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII 
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé 
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha 
à sa personne en qualité d'aide de camp général. 
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel 
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service 
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs 
négociations importantes auprès des cours de 
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission 
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de 
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus 
tard reine de France. Les nombreuses lettres que 
lui adressait le monarque détrôné contiennent les 
témoignages les plus flatteurs de la confiance et 
de l'estime que ce prince lui accordait. 

En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé 
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé- 
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er, 
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en 
France. 

Pierre d'Anthouard, rentré au service de la 
France avec le grade de colonel, fut promu à 
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en- 
voyé quelque temps après comme chargé d'af- 
faires de France en Suède, et mourut au retour 
de cette mission. 

Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815. 
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant 
au 8 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur, 
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline 
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale 
de Metz, fut créé comte par l'Empire. 

Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar- 
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2, 
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

Les armes du deuxième rameau des comtes 
d'Anthouard sont : 

E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal 
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois 
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable, 
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i. 
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

ANTINu/') 

Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au 
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine, 
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or- 
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause, 
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres 
formant son duché pairie retourneraient au même 
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An- 
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757, 
et son titre s'éteignit avec lui. 

Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles, 
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par 
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de 



— 39 - 



— 40 — 



Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever 
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa 
femme une inscription qui qualifiait la défunte de 
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta 
même plus du même titre et prit celui de duc 
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi- 
gnit aux siennes. 

Un procès fut intenté par M. de Pardaillan- 
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin, 
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal 
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute 
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et 
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés. 
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour- 
naux du département du Gers (où sont situées 
les terres de Pardaillan et de Gondrin). 

Une autre famille, qui n'a rien de commun avec 
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de 
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du 
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne- 
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint- 
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà 
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique 
d'Antin, qui vivait vers 1582. 

Armes : De gueules, à trois lions d'argent à 
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à 
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le 
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du 
même, et posée en pal. 

ANTIOCHE {d"). 

La maison d'Antioche a 
pour auteur Bohémond I, 
prince de Tarente, fils de 
îiobertGuiscard, le conqué- 
rant Normand, et petit-fils 
de Tancrède deHauteville. 
A la première croisade; 
Bohémond ayant pris la 
ville d'Antioche, 1091, elle 
lui fut reconnue en sou- 
veraineté avec les terri- 
toires importants qui en 
dépendaient. Il régna sous 
le nom de Bohémond I, 
] tri née d'Antioche, et sa 
descendance directe de- 
meura en possession de cette principauté jusqu'en 
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par 
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de 
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) . 

A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri 
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré- 
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de 
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan. 

Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant 
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri- 
tière de la maison de Lusignan, eut de cette 
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre 
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les 
armes de Lusignan. 




Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de 
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié- 
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives 
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du 
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte 
de Mas Latrie). 

Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses 
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux- 
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens 
considérables, jouirent sous le règne de leur pa- 
rente d'une puissance presque sans limites (Arch. 
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his- 
torique de la maison de Sales). 

Pierre et Hector portaient pour armes : De 
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de 
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch. 
de Genève, arch. de Turin). 

C'étaient les armes mêmes de Bohémond I, 
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi 
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV, 
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs 
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI 
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist 
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors 
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui 
sont vermeilles avec les armes de France). 

C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu- 
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur 
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre, 
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi- 
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription 
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du 
prince d'Antioche, et la même origine est constatée 
dans les procès-verbaux des visites pastorales des 
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise. 
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson, 
Mémoires ecclésiastiques) . 

Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom- 
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse 
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de 
Bives, à Genève, et leur descendance conserva 
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des 
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux 
archives de Lyon). 

Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut 
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.). 

François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector, 
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme, 
Marguerite de Watteville. Par son testament, en 
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux 
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An- 
tioche, son fils posthume, mort sans alliance, 
réitéra la substitution, ordonnée par son père, 
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de 
Turin). 

La substitution ainsi établie fut solennellement 
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma- 
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées 
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608. 

Percevaude d'Antioche, fille de François et hé- 
ritière de la substitution établie par son père et 
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty, 



— 41 



à->. 



fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille, 
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en- 
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné, 
que se continua la maison d'Antioche et le nom, 
suivant le sang, se transmit sans interruption. 

Charles de Brotty appartenait à une illustre 
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans 
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son 
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances 
depuis le xm 1 siècle. (Arch. de Turin). 

Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs 
d'or, 2etl. 

Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel 
général de l'armée des carabiniers, capitaine des 
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou- 
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs 
places- fortes, etc. 

Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par 
une succession assez rare de sept fils, unique 
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper 
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons 
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar- 
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux, 
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre- 
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa- 
deurs. 

Par une destinée singulière, la maison d'An- 
tioche, partie de France avec Robert Guiscard, 
fondée avec les succès des armes françaises en 
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile 
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le 
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran- 
çaise par l'annexion delà Savoie à la France. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées 
de fasce. 

Cri : Vaillance. 



REPRESENTANT ACTUEL : 

Antioche (Mario - François - Ferdinand - 
G 18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de 
l'Université; château de Nernier (Haute- 
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et - 
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso, 
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire 
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté 
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi- 
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du 
Saint-Empire romain germanique, marié à 
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri- 
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars 
1890. 

Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte 
de Bellissen-Dcrran ; 

2° Marguerite. 



ANTOINE ((V 




Cette famille, qui forma 
trois branches à Aix.où elle 
étaitconnuedepuis près d'un 
siècle et demi, tire son ori- 
gine de la ville de Florence, 
d'où elle passa à Marseille 
vers l'an 1530. Antonio 
d'Antoine fut le premier qui 
s'établit dans cette ville. 

Armes : D'azur, à un che- 
vron accompagné de trois 
flammes, posées 2 et 1, le 
(ont d'or. 



Une autre famille a pour 
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du 
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe- 
melle, née et à naître en légitime mariage, en 
considération des services qu'il rendait depuis 
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que 
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant 
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres 
de cet anoblissement sont datées de Versailles du 
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la 
chambre des comptes et à la cour des aides de 
Paris pour y être enregistrées. 
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont : 

Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur, 
accompagné en chef de deux étoiles du même, 
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules, 
montantes d'un croissant d'azur. 

Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer- 
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil 
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de 
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire 
en chancellerie près la cour du parlement, le 25 
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut 
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de 
Taillas, eut des enfants de la fille de François de 
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso- 
rier général de France en la généralité de Pro- 
vence. 

Armes : D'argent, à une bande de gueules, 
chargée de trois étoiles d'or. 



APCHON on. 

Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes 
et des plus illustres de la province d'Auvergne, 
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à 
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des 
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ- 
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un 
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre- 
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils 
commandaient les troupes et ils percevaient les 
subsides que la noblesse accordait au roi en temps 



- 13 - 



de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le 
titre de comptour. 

Le premier personnage connu de cette vieille 
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol, 
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac- 
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat. 
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un 
homme, il l'enferma dans son château de Haute- 
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr. 
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru- 
net, son parent, au profit duquel le château avait 
été confisqué. Quelques années après, dit-on, 
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter 
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par- 
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à 
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle 
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon 
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses 
armes primitives furent: Une croix u u pied patte 
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache 
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une 
nonne en habit de chœur au canton sénestre', 
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard, 
son repentir et le prix de son pardon. 

Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou- 
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard 
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or. 
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie 
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour 
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne 
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom- 
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné 
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre. 

En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua 
dans les guerres que Philippe de Valois eut à 
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld 
et contre le prince de Galles, venu au secours 
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir- 
constance, dit-on, que le monarque français, 
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux 
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne 
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de 
porter des fleurs de lis dans leurs armes. 

Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste 
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à 
la tète de la noblesse de sa province, qui le 
réclamait pour chef comme le plus digne de 
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui 
furent conférés par lettres patentes de 1357, et 
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour 
s'opposera l'invasion des Anglais. 

L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap- 
chon s'éteignit glorieusement par la mort de 
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin- 
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom 
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain. 

Nous ignorons l'adresse des membres de cette 
dernière famille, s'il en existe encore. 

Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. — 
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur. 

Cri m; guerre : Hauteclair. 



ARBAUD \d '). 

Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar- 
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua- 
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés 
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme 
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans 
son Histoire de Provence. 

Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à 
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels 
il est qualifié damoiseau. 

Ses descendants ont toujours soutenu de la ma- 
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient 
illustrée par leurs services dans les armées de 
nos rois et par leurs bonnes alliances. 

Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé- 
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en 
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva- 
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de 
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils- 
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar- 
baud Arbaud, seigneur d'Aups. 

Cette famille a formé deux branches : 

1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques 
dont les armes sont : 

D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or, 

chargé d'une étoile de gueules. 

2° Celle des seigneurs de Brest et de Château- 
vieux, dont les armes sont : 

D'argent, au griffon de sable, la patte dextre 
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou 
écorchées de gueules. 



D E vis 



Nascitur et péril ira. 



ARBLADE (d'). 

L'état de cette famille nous est inconnu. Les 
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail- 
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon, 
Guyenne et Gascogne. 

Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or 
au lion de gueules, couronné du même, lennnl 
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la 
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une 
croizette d'or entre deux croissants d'argent ; 
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à) 
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail- 
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné 
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules 
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille 
d'argent, rangées en chef (Castillon). 

Supports : Deux lions au naturel. 

Devise : Crescil eundo. 

ARCESur). 

Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne 
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle, 
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à 



— 45 



— 46 — 



Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et 
armes de son beau-père. De cette union étaient 
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le 
nom de Morard; les deux autres prirent celui 
d'Arces. 

Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma- 
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339. 

François d'Arces, qui combattit à la funeste 
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance. 

Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis- 
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom- 
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur 
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal, 
prenant part aux tournois et aux emprinses, où 
il triomphait des plus braves combattants. Il passa 
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi 
Jacques IV. Il revint en France servit sous 
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de 
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela 
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent 
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino- 
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au- 
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume, 
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517. 

Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont- 
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie), 
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris 
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se- 
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois 
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg 
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè- 
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans 
un autre combat livré près de Blois, où il avait 
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La 
baronnie de Livarot et les autres biens de sa 
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa- 
mille d'Oraison. 

Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine 
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment 
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort 
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant- 
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan. 
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi- 
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième 
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame 
Guigone de Fay. 

Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che- 
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons 
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758). 

Nous n'avons pu établir d'où provient le titre 
de marquis porté par le représentant actuel. 

Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la 
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant 
sur le tout . 

Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont 
arées, ou Virtus, labo)', honos. 



ARCHAMBAULT (d"). 

Cette famille, originaire du Languedoc, s'est 
toujours distinguée dans les armées, et a donné 



cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc- 
tobre 1765. 

Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam- 
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi- 
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua 
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé 
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
aux gages de 600 livres pour récompense de plus 
de iO années de service, et mourut en 1646, lais- 
sant plusieurs enfants. 

Son fils aîné, Jean-François d'Archambault, 
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de 
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt, 
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée 
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège 
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours 
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652. 

Son fils aîné, René-François d'Archambault. 
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli 
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait 
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou- 
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen- 
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé 
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite 
dans la seconde compagnie des mousquetaires de 
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac- 
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës- 
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent 
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment; 
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de 
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli- 
gèrent de demander sa retraite. 

Ses descendants comptent des officiers supé- 
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva- 
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des 
mestres de camp de cavalerie. 

Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés 

et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu 
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois 
sautoirs alésés d'or. 

Supports: Deux griffons armés. 

Devise: In armis leones. 

11 a existé d'autres familles du même nom dans 
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui 
portaient les armes ci-après : 

Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à 
huit coquilles d'azur, mises en orle. 

Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions 
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au 
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran- 
chis d'or. 

Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir 
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure 
denchée de gueules. 

ARCIZAS {oV). 
Cette famille est une des plus anciennes et des 



ïl 



48 — 



plus distinguées parmi la noblesse du comté de 
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire 
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas, 
étant au service du roi d'Aragon, contre les 
Maures, avait proposé une entreprise extrême- 
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar- 
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il 
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement 
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un 
fond d'azur. 

Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le 
XI e siècle, un rang distingué dans les comtés de 
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs 
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix 
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les 
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés 
dans tous les actes des titres de noble, de damoi- 
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon- 
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap- 
partenaient anciennement qu'aux souverains et à 
la haute noblesse. 

Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs 
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans 
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan, 
dans le comté de Cominge. 

Les armes sont : 

1" Pour la branche de La Broquerre : 

D'azur, au merle d'argent passant, qui fut 
donné à cette famille pour une belle action de 
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut; 

2° Pour la branche d'Estansan : 

D'argent, à un cœur de gueules, traversé 
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion 
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. 

ARCONATI-VISCONTI. 

Famille originaire du Brabant, dont l'état nous 
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto. 

Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points 
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3 
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a- 
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis- 
conti). 

Cimier: La couleuvre, issant entre un vol 
d'argent. 

Supports: A de. être un griffon d'or; à sé- 
nestre, un léopard lionne d'or. 

Manteau: D'argent, doublé d'azur. 

ARÈNE (cT) 

La maison d'Arène Conhublet tient un rang 
honorable parmi les plus illustres et les plus an- 
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con- 
kublet, est le premier dont nous ayons connais- 
sance. Il , était grand homme de mer, et. après 
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle- 



terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses 
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à 
Naples où il s'établit. 

Ses enfants firent différentes branches dans le 
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa 
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce 
mariage la baronnie de ce nom, située dans la 
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les 
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce 
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de 
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François 
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène 
donna en 1440 le commandement de ses troupes à 
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut 
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé 
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans 
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne 
l'an 1465. 

Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison 
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III, 
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et 
comte de Provence, son bienfaiteur. 

Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut 
un des trois gentilshommes que la ville de Mar- 
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter 
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance. 
Nicolas obtint à cette occasion la permission de 
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le 
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu- 
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de 
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince. 

Jean d'Arène fut deux fois premier consul de 
Marseille. 

La famille compte un conseiller avocat du roi 
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi 
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de 
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du 
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa- 
gnie de cavalerie. 

Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre 
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3 
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre, 
posée en bonde. 

ARGENCE (cV). 

Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi- 
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé 
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma- 
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison 
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony- 
miques qui forment la souche commune. 

C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis- 
tique suivant : 

Les Achaid, les Tison elles voisins 
Pu pays ont chassé les Sarrasins. 

Le premier auteur connu est Achard, seigneur 
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II, 
qui vivait vers l'an O'iO. 

Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au- 



10 — 



- 50 - 



doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui 
vivait en 1260. 

Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ie r , 
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris 
civilis). 

Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard 
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar- 
gence, était tille de François Tison, gentilhomme 
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre- 
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo- 
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret. 

C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou- 
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs 
armes. 

La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a 
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des 
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de 
camp, etc. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois 
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux 
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de 
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent, 
à trois doubles triangles de sable en chef posés 
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de 
gueules, qui est d'Achard. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 
Devise : Achard, Hache. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS : 

1° Argence (M ise douairière d'j, née 
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol, 
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe). 

Enfants: a) Alfred-Marie-René-François- 
Hippolyte (M ls d'A), même adresse; b) Ma- 
rie-Frédéric (C te cl' A), marié à M Ue Barrot, 
même adresse; c) N..., mariée au baron 
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau, 
à Paris. 



ARLEMPDES UV). 



ARMAGNAC (tf). 



Voy. Laval. 



Le dernier des anciens comtes d'Armagnac 
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80 
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des 
enfants légitimés était éteinte auparavant. 

De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis 
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac, 
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar- 
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de 
Cérignole, le 28 avril 1503. 

Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis 
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a 



fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi- 
comte de Fezensaguet, mort en 1403. 

Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et 
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à 
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma- 
gnac. 

Armes : D'argent, au lion de gueules. 

Il est fait mention d'un autre Armagnac, en 
Guyenne, dont les armes sont : 

Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ; 
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor. 

ARNAUD. 

Famille noble de Provence, qui remonte à Jo- 
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit 
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré- 
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement, 
le 18 janvier 1685. 

Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé 
de gueules. 

Il existe plusieurs autres familles Arnaud, 
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud, 
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse 
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui 
vivait avant 1561. 

Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de 
trois losanges de gueules, accompagnée en chef 
de trois étoiles cï argent posées en bande. 

Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry 
qui portaient : 

D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef 
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois- 
sant du même. 

Dans le Languedoc : 

D'azur, à trois trèfles d'argent. 

ARODES (oV) 

Famille originaire de Mézin en Condomois (au- 
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne). 
Elle a produit les branches suivantes: 

1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu- 
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille- 
rie, chevalier de Saint-Louis. 

2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge 
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux, 
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau 
mort prématurément. 

Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est 
continuée dans les Ardennes par l'un des siens 
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou, 
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton 
de Buzancy) (Ardennes). 

3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en 
deux branches. 

4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major 



— 51 



— ■)'. 



au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un 
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de 
Saint-Louis, et présentement partagée en deux 
branches. 

Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac- 
compagné en pointe d'un croissant du même : 
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or. 

REPRÉSENTANTS CONNUS : 
Branche de Pjeyriague 
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul 
oV). — Résidence: Ch au de Peyriague, par 
MéziD (Lot-et-Garonne). 

2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV), 
càpitai ne-adjudant-major au 123 e de ligne 
à la Rochelle (Charente-Inférieure). 

Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges- 
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest. 
Branche de Tailly 
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef 
actuel de nom et d'armes. — Résidence: 
château de Villeray, par Saint-Laurent-de- 
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La 
Choltière, dont: l 11 Louis; 2° Jeanne; 3° 
Lucie. 

Frère cadet : 

2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence: 
château des Forgettes, par Buzancy (Arden- 
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan 
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred 
de Cartier d'Yves, demeurant au château 
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras- 
ton, marié à X.. demeurant au château des 
Forgettes. 

ARTOIS {cV). 

Ancienne famille originaire du Noyonnais qui, 
avant la Révolution et sous la Restauration, a 
donné de nombreux officiers, gardes du corps, 
chevaliers de Saint-Louis, etc. 

11 y a une Branche d'A. de Bournonville que 
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les 
mâles. 

Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent, 
accompagne de deux croissants du même, l'un 
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de 
deux coquilles d'or. 

ARTUR DE LA VILLARMOIS. 

La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent 
de Terregâte, dans l'Avranchin. 

Sa généalogie remonté sans interruption à 
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en 



Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu- 
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma- 
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du 
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa 
fortune en L396. 

Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé- 
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais. 
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con- 
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé- 
fenseurs du Mont-Saint-Michel. 

Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre 
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr, 
principalement au siège d'Avranches et à celui du 
château de La Chaise. 

Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent 
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux 
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé 
•par suite de pertes de biens (sic). 

Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres 
de noblesse, il y avait trois générations que leurs 
parents ne portaient plus le titre d'écuyer. 

Les Artur possédaient la terre du Plessys ou 
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au 
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus 
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et 
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil- 
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que 
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de 
La Yillarmois, et la branche cadette continua à 
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi- 
lippe vendirent le Plessis au commencement du 
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs 
enfants sont encore actuellement. Jacques-René- 
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se 
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir 
assister aux réunions des états de cette province. 
Il fut cependant nommé député aux états géné- 
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin. 

La famille Artur de La Yillarmois est aujour- 
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui 
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en 
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château 
de Montgoger, en Touraine. 

(Les renseignements ci-dessus sont tirés de 
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives 
du département de la Manche). 

Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef 
d'argent. 

Couronne de comte. 

ARVISENET. 

Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller 
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du 
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du 
titre de marquis qui lui avait été conféré par le 
roi de Sardaignè. 

Armes : D'azur, à trois cherrons d'or. 

Nous trouvons encore dans la même province 



— 53 — 



54 



un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes 
armes. 

ASSCHE (cT). 

Famille originaire du Brabant. 

Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi- 
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun 
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a- 
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le 
tout. 

ASSELIN DE WILLENCOURT. 

Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août 
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait 
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est 
une addition de nom. 

Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de 
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules 
du tiers de Vécu. 

ASSEZAT DE BOUTEYRE. 

Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au 
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent, et, en 
pointe, de deux épées croisées du même., la 
pointe en haul. 

Devise: Cui amo adhœres. 
Couronne de comte. 

ASTIER. 

Famille de Provence, anoblie par une charge de 
trésorier de France à la généralité de Provence 
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier. 

Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant 
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé 
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or. 

AUBERT DE VINCELLES. 

Famille originaire île Bre- 
tagne, ayant possédé le 
comlé de La Ferrière, les 
seigneuries de Vincellcs, de 
Saint (iilles et de Clozy. 

Sa filiation est nettement 
suivie à partir de Thomas 
Âubert (de Dieppe) , capi- 
taine des vaisseaux, du roi, 
qui découvrit (d'après de 
vieux papiers de famille), 
l'Amérique septentrionale , 
en 1504. 

Son fils Charles , égale- 
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en 






cherchant un chemin pour aller à la Chine par le 
Nord. 

Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller 
du roi, à Loches (1669). 

Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin- 
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi 
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice 
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles, 
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé 
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il 
mourut sans enfant. 

L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La 
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau, 
chevalier de Saint-Michel, épousa M 1 ' 8 de La Bo- 
cherousse, en Bretagne, où il se fixa. 

Son fils Jacques, fut également dans la marine. 

Les lettres et papiers venant de lui sont adres- 
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva- 
lier de l'ordre royal de Saint-Louis. 

Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons, 
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint 
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la 
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des 
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854. 

Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier 
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du 
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il 
eut trois fils : 

lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa 
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais, 

dont une fille ; 

2 J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals 
de Béals, dont un fils Jean. 

3° Fernand. 

Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable. 

Certains armoriaux attribuent ces armes au nom 
de La Ferrière et donnent aux Vincelles : 

Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur 
brochant. 

AUBRY. 

Nous trouvons un grand nombre de familles 
portant ce nom. 

Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé- 
rieur ses provisions de secrétaire du roi. 

Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur 
pour pareil office, le 12 octobre 1697. 

Deux Aubry furent reçus conseillers au parle- 
ment de Paris en 1720 et 1731. 

V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau, 
d'une terre située à Lazenais en Berry. 

Armes : D'argent, à une hure de sanglier de 
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef 
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or. 

AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX. 

Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est 
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle. 



— 00 — 



— 56 



Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom 
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878. 

Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté 
d'un quarreau du même; accompagné en chef 
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon- 
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam- 
mes, le tout aussi d'argent. 

AUMALE d'). 

La petite ville d'Aumale, appelée autrefois 
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf- 
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée 
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de 
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe- 
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le 
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté 
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en 
Angleterre. En France, le comté continua de sub- 
sister, et son nom d'Albemarle se changea par 
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc- 
cessivement par mariage aux. maisons de Castille 
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV 
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine, 
prince légitimé de France, dont la petite-fille le 
porta à la maison d'Orléans. 

Plusieurs généalogistes pensent que c'est des 
premiers comtes d'Aumale que descend la famille 
de ce nom, qui appartient à la province de Picar- 
die. Deux de ses branches ont été maintenues le 
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon- 
tant à 1546. La filiation commence à Emery 
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et 
héritière de Baudoin d'Epagny. 

Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de 
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de 
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son 
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan 
de Henri IL 11 commandait une compagnie de 
cent hommes d'armes. 

Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren- 
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos 
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant 
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent 
hommes de pied. 

Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de 
Liévin, devint lieutenant général des armées du 
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en 
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar- 
tillerie en 175G. 

Armes : D'argent, à la bandi de gueules, 
chargée de trois desants d'or. 

AUTRY (cP). 

Terre et baronnie en Champagne, diocèse de 
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la 
maison de Thuizy, dans la branche des marquis 
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est 
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui 



vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de 
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy 
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de 
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand 
conseil le 24 août 1658. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che- 
rra// d'or, accompagné de trois losanges du 
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules, 
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre 
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy. 

AUVRAY. 

Il y avait cinq familles de ce nom en Norman- 
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux 
dans celle de Caen. 

La première est Auvray, sieur de la Goudon- 
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de 
deux lions passants et affrontés d'or. 

La seconde est Auvray, sieur des Monts, main- 
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé 
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois 
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe. 

La troisième, de la généralité d'Alençon, est 
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans 
sa noblesse le 6 décembre 1666. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, ac- 
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1 
en pointe. 

De la première famille d'Auvray, de la généra- 
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de 
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let- 
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham- 
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides, 
le 13 décembre 1010. 

Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent, 
2 et 1 . 

La dernière famille du nom, est Auvray, sieur 
de la Rocque. 

Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au 
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or. 

Il y a eu encore une famille Auvray dont un 
membre fut créé baron sous l'empire et dont le 
titre serait, paraît-il, éteint. 

Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier 
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel 
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron 
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée 
d'or, surmontée d'une branche de chêne du 
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar- 
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar- 
gent . 



— a/ — 



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AUX Y (