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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"

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D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

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ET LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
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FRANÇAISE 

RÉDIGÉ DANS L'ORDRE PATRONYMIQUE 

D'après les archives des anciens Parlements 

les manuscrits de d'Hozier 

et les travaux des auteurs 



CONTENANT 



UN VOCABULAIRE DU BLASON 

LA NOTICE DES FAMILLES NOBLES EXISTANT ACTUELLEMENT EN FRANCE 
AVEC LA DESCRIPTION ET LE DESSIN DE LEURS ARMES 



PAR 



I). DE MAILHOL 



Tome 




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DIRECTION ET RÉDACTION 

16, BOULEVARD DE STRASBOURG, 16 

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ABANCOURT (<f ). 

Ancienne famille noble 
originaire d'Amiens, suivant 
un arrêt du conseil d'Etat 
du roi, rendu à Gompiègne, 
le 23 juin 1867, en faveur de 
François d'Abancourt, sei- 
gneur de Courcelles, et de 
Claude et Louis, ses cousins, 
par lequel ils furent main- 
tenus dans leur noblesse; le 
plus ancien du nom qui y 
soit rappelé est Jean d'A- 
bancourt, écuyer et seigneur 
de Courcelles, en 1377. 
François d'Abancourt, sei- 
gneur de Courcelles, troisième du nom, fut reçu 
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 
dit de Malte, où ses preuves furent admises le 
14 octobre 1G62, et fut maintenu dans la qualité 
de noble et d'écuyer avec Claude et Louis d'Aban- 
court, ses cousins, leurs enfants, succession et 
postérité sur la production de leurs titres, par ar- 
rêt du conseil d'Etat du roi, rendu à Compiègne, 
le 23 juin 1(367. 

Une expédition en parchemin de cet arrêt, col- 
lationnée à l'original, est déposée aux archives du 
Louvre. 

Armes : Picardie : D'argent, à une aigle de 
gueules, becquée et membrée d'or, les ailes 
étendues. 





ABBATUCCI. 

La famille Abbatucci, ori- 
ginaire de Corse, a été dé- 
clarée noble en 1772, lors de 
la réunion de cette ile à la 
France. Deux de ses mem- 
bres siégèrent à l'Assemblée 
législative. Jean-Charles Ab- 
batucci, représentant du 
Loiret, né en Corse en 1791, 
était le neveu du général de 
l'empire. Il était depuis 1816 
dans la magistrature quand 
Dupont de l'Eure le nomma, 
en 1830, président de cham- 
bre à la cour royale d'Orléans. Il siégea à diverses 
reprises à l'Assemblée élective comme député du 
Loiret. Après la révolution de février, il fut 
nommé conseiller à la cour d'appel, d'où il passa 
à la cour de cassation. 

Armes : Ècartelé ; aux 1 et 4, d'azur, à Varbre 
terrassé de sinople -posé à dextre, sénestré d'un 
lion d'or rampant contre le fût de l'arbre; aux 
2 et 3, d'or, à la tour ajourée et crénelée de 
sable, sommée d'une aigle du même. 

ABBEMA. 

Cette famille, originaire de la Frise, est citée 
dans un ouvrage du docteur Pierium Winsenium, 
imprimé à Francker en 1622, parmi les familles 
nobles du district de Colmerland en 1505. 



11 — 



12 — 




L'histoire du compromis 
des nobles de Te Water in- 
dique un des ancêtres du 
comte actuel comme signa- 
taire de ce compromis. 

Un Abbeina fut ministre 
plénipotentiaire en Basse- 
Saxe. 

Armes : Parti : aul, d'ar- 
gent, au cou de héron issant 
de murais: au 2, coupé 
d'azur à la /leur de lis d'or 
et de gueules au trèfle de 
sinople. 



ABEILLE (//). 

Famille de Provence d'où 
sont sortis les seigneurs de 
Peyrolles et de Rognette. 

La famille Abeille s'éta- 
blit à Marseille, où Pierre 
Abeille fut nommé viguier 
royal en 1555. On trouve 
dans les archives de Taras- 
con qu'un Louis d'Abeille 
était compris parmi les no- 
bles de cette ville, dont il 
était juge en 1427. Le 10 avril 
1669, la famille d'Abeille fut 
maintenue dans sa noblesse 
par les commissaires du roi, députés pour la véri- 
fication des titres. Jean Abeille fut pourvu, le 
25 avril 1684, de l'office de secrétaire du roi près 
la cour des comptes de Provence, sur la résigna- 
tion de Jean-Baptiste de Villeneuve, qui obtint 
ses lettres d'honneur le 21 août suivant. Jean- 
Louis d'Abeille, seigneur de Rognette, épousa en 
1726 Anne-< iabrielle-Catherine d'Albert, fille de 
Jean-Baptiste d'Albert, chevalier de Saint-Louis, 
commandant l'artillerie en Provence. Il n'eut de 
cette union qu'un fils, Jacques d'Abeille, mort en 
1755 au service du roi, dans la compagnie des 
gardes de la marine du département de Toulon. 

Armes : D'azur, à une ruchs d'or accompa- 
gnée de trois abeilles de même. 




ABRIAL. 




Famille de robe, anoblie 
sous le premier Empire, 
avec titre de comte, qui fut 
octroyé à Abrial (André- 
Joseph). Xi'' à Annonav (Ar- 
dèche). le 19 mars 1750, mort 
A Paiis, le 14 novembre 
1828. Il fut chargé (1800) 
d'organiser la République 
parthénopéenne, et devint 
ensuite ministre de la jus- 
tice, sénateur et pair de 
France. 




Armes : D'argent, au chêne de sinople, ter- 
rassé de même; au chef d'azur chargé d'un 
soleil d'or. 

Ce nom est destiné à s'éteindre, le dernier repré- 
sentant, M. Léon Abrial, député, étant mort ne 
laissant qu'une fille, la vicomtesse de Villèle, de- 
meurant à Montech (Tarn-et-Garonne). 

ABRIC DE FENOUILLET. 

Cette famille est originaire 
du Languedoc. 

Maurice Abric de Fenouil- 
let rendit hommage au roi le 
23 décembre 1776, pour les 
seigneuries de Fenouillet et 
de L'hom ; il reçut en don, 
par arrêt du Conseil du roi, 
en date du 26 janvier 1770, 
moyennant une redevance 
annuelle d'un éperon d'or, 
plusieurs terres appartenant 
à Sa Majesté et situées dans 
la baronnie de Meyrueis en Languedoc. 

Armes : D'azur, au chevron cousu de gueules, 
accompagné en chef à dextre d'un soleil d'or, et, 
en pointe, d'une montagne à six coupeaux 
d'argent adextrée d'un arbre d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Abric de Fenouillet ( Xavier-Marie- 
Léon ce-Maurice). — Résidences: Cannes 
(Alpes-Maritimes), et château des Fons. par 
Pompidou (Lozère) ; marié en 1861 à Marie- 
Euffénie-Louise Testanière de Miraval. 

Enfants: a) Jeanne-Marie-Marguerite; 
b) Victor- Adolphe-Maurice, avocat à Mont- 
pellier; c) Léonce-Marie-Camille. 

ACLOCQUE DE SAINT-ANDRÉ. 

Cette famille est originaire 
d'Irlande, d'où un de ses 
membres vint en France à 
la suite de Marie Stuart et 
forma la branche de. Picar- 
die. Un autre passa sur le 
continenl avec le roi Jacques 
Stuart, et fut l'auteur du ra- 
meau établi à Taris : André 
Arnoult Aclocque, qui, au 
20 juin 1792, chef de batail- 
lon de la garde nationale, 
protégea les jours du roi 
Louis XVI, et qui mourut 
en 1810; sa veuve lui a survécu jusqu'en mars 
1827 (Moniteur du 2b mars). En récompense de sa 
conduite en cette circonstance, son dis André 
Aclocque fut anobli le 11 novembre 1814 et obtint, 




— 13 



— i'i — 




le 31 janvier 1815, l'autorisation d'ajouter à son 
nom celui de Saint-André. M. Aclocque aîné, chef 
de la 11 e légion d'Amiens, père d'un capitaine 
d'état-major de la garde nationale, fut anobli en 
1816 (Moniteur du 4 avril). Un autre membre de 
la famille, ancien conseiller municipal d'Amiens, 
reçut aussi des lettres de noblesse en 1826. 

Armes : Tiercé en fasces : au \,de gueules, au 
lis de jardin, au naturel, adeœtré d'un bou- 
clier d'or ; au 2, d'azur, au chevron d'or, accom- 
pagné de trois cloches dumême; au 3, d'argent, 
au palmier de sinople. 

ADORNO DE TSCHARNER. 

L'état historique de cette 
famille nous est inconnu. 

Armes: D'or, à une bande 
échiquetée d'argent et de 
sable à trois tires. 

REPRÉSENTANT 

ACTUEL : 

Adorno de Tschar- 
ner (Antoine-Charles), 
général, chef d'état-ma- 
jor du 10 e corps d'armée, 
à Rennes (Ille-et- Vilaine). 

AGAY (cT). 

Cette maison, qui appartient à la Franche- 
Comté et à la Bretagne, est connue depuis le 
xv siècle. 

Hugues d'Agay vivait à Poligny en 1463. En 
1766, François d'Agay reçut des lettres patentes 
de comte. 

Au siècle dernier également, Marie-François 
Bruno, comte d'Agay, fut intendant de Bretagne 
et président au grand conseil. 

Cette maison a, en outre, fourni des magistrats 
à la cour des comptes de la Franche-Comté, des 
chevaliers de Saint-Louis, des chevaliers de Malte 
(1773), des gouverneurs de places et des officiers 
supérieurs de toutes armes. 

Armes: L'or, au lion de gueules; au chef 
d'azur. 

Couronne de marquis. 

I Jimier : Le lion issant de Vécu. 

AGUADO. 

Le marquis de Las Marismas del Guadalquivir 
(Alexandre-Marie Aguado), de l'ancienne famille 
des comtes de Montelerios, et non d'origine juive, 
comme le dit Bouillet dans les anciennes édi- 
tions de Séville. naquit le 29 juin 1784, dans cette 
ville où résidait l'aîné de la famille Aguado, 




le comte Alexandre de Mon- 
telirios. < ladet de. famille no- 
ble, il entra en cette qualité 
dans l'armée espagnole, où 
sa bravoure et ses connais- 
sances de l'art militaire lui 
valurent promp'tement le 
brevet de colonel du 1er lan- 
ciers. 

A l'époque de l'occupation 
de la Péninsule par l'armée 
française, le maréchal Soult 
rattacha le colonel Aguado à 
la cause française, et le prit 
en qualité d'aide de camp. 

Lorsqu'en 1828, la France et l'Angleterre insis- 
tèrent toutes deux pour obtenir du cabinet de 
Madrid le payement des sommes considérables 
qui leur étaient dues par la trésorerie espagnole, 
la France menaça de ne point évacuer la Pénin- 
sule, tant qu'il n'aurait pas été fait complètement 
droit à ses réclamations, s'élevant à 92 millions 
de francs. Un échange de notes très vives eut lieu 
entre les deux cabinets. A ce moment critique, 
M. Aguado vint au secours de l'héritier de la mo- 
narchie de Philippe IL La révolution de juillet 
1830 mit fin à cet état de choses, et le trésor de 
Madrid cessa alors de payer toute espèce d'inté- 
rêts. Mais M. Aguado n'en avait pas moins rendu 
un immense service au roi catholique, qui, par 
reconnaissance, non seulement le décora du titre 
de banquier de sa cour et de la croix de ses diffé- 
rents ordres, mais le créa, en outre, marquis de 
Las Marismas del Guadalquivir. 

En 1828, le roi lui conféra la croix de la Légion 
d'honneur en même temps que la chancellerie lui 
expédiait des petites lettres de naturalisation. 

Armes : Écartelé : au I parti : aul, de pour- 
pre, à la tour d'argent, ouverte de sable, sur- 
montée d'une //miette d'or: au 2, de gueules, à 
qualrebandes d'or, à labordure d'azur, chargée 
de quatre fleurs de lis d'or ; au II coupe: au 1, 
d'argent, à la chaudière de sable en chef et à 
l'aigle noir de gueules en pointe; au 2, d'azur, 
à deux renards d'argent, l'un sur Vautre, pas- 
sant devant un olivier de sinople, à la bordure 
de gueules; au LU coupe : au 1, d'argent, à 
deux renards passant et contournés d'azur, 
l'un sur l'autre, la bordure de gueules, char- 
gée de quatre étoiles d'or', au 2, de sable, au 
lion léopard é d'argent: au IV, d'argent, à la 
fasce d'azur, accompagnée de deux renards 
passant au naturel, l'un en chef et l'autre en 
pointe. 

Devise : Nigrasum, sed forMosa. 

AIGNANuH. 

L'origine de cette famille est essentiellement in- 
certaine; on la trouve mêlée à toutes les affaires 



— 15 - 



— 16 — 




de la ville de Toulouse et 
de la province, jusque bien 
avant le xv siècle. 

Elle était divisée en trois 
branches : 

1° Branche ainée d'Ai- 
gnan, marquis d'Orbessan, 
possédait un superbe châ- 
teau dans la paroisse de ce 
nom. Un de ses membres a 
laissé un nom dans la litté- 
rature ; le dernier de tous 
était premier président au 
parlement de Toulouse au 
moment de la Révolution; 
2° D'Aignan du Sendat avait un château de ce 
nom dans la paroisse de Roquetaillade ; il est en 
ruines. L'abbé d'Aignan du Sendat, archidiacre 
de Sainte-Marie d'Auch, mort en 1730, a laissé de 
nombreux manuscrits, très estimés au point de 
vue de l'histoire locale et provinciale. Depuis la 
Révolution, ils sont à la bibliothèque de la ville. 
3° D'Aignan de Lasseran, la seule qui existe 
encore, ne porte plus que son nom patronymique 
depuis la disparition des deux autres. 

Paul d'Aignan, capitoul de la ville de Toulouse 
en 1710 ou 1713, mort en 1730, avait épousé sa 
cousine-germaine Marthe de Pardeillan. 

Son fils, Jean-Baptiste, subdélégué de l'intendant 
M. d'Etigny, fut chargé, par commission royale 
de Louis XV, de délimiter une partie de la fron- 
tière entre le Béarn et l'Espagne. Gomme témoi- 
gnage de satisfaction, le roi lui envoya son portrait 
et celui de la Reine. Ces deux souvenirs ont été 
brûlés à la Révolution. 

Il avait épousé en premières noces Madeleine 
de Miguerie, en secondes noces Glaire de Martres, 
dont il eut quatre fils : l'aîné, Clément, était con- 
seiller au parlement de Toulouse au moment de 
la Révolution; — le deuxième, Gabriel, était lieu- 
tenant des maréchaux de France pour la Guyenne 
et la Gascogne ;. . — le troisième, Marc, après avoir 
été mousquetaire et chevalier de Saint-Louis, en- 
tra dans les ordres après l'émigration ; il est mort 
archiprêtre de la cathédrale. Il reçut en cette qua- 
lité Napoléon 1er, e t ; comme l'empereur remarquait 
sa croix, il lui répondit: « Sire, j'ai commencé par 
servir mon roi, et maintenant je sers mon Dieu. » 
Le quatrième, après avoir été capitaine d'infan- 
terie, épousa Marguerite de Bat/,: il en eut deux 
fils : Henri et Alexandre, tous deux gardes du 
corps de Louis XVIII et de Charles X. Le premier 
épousa Alix d'Aignac; il en eut cinq filles et un 
tils: il ne reste plus que M">es la marquise de 
Gommarque, Doujat et de Beaupuy de Génis et 
M me d'Aignan, née deGugnac; le deuxième épousa 
Madeleine Pérez et eut deux filles : la comtesse de 
laHelteet M"*' Berthe d'Aignan quiexistentencore. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, à Vagneau 
passant d 'argent; au chef cousu d'argent chargé 

de trois croix d'az-ur. 



AIN VAL (<f ). 

Cette famille, originaire du Ponthieu, a formé 
trois branches principales : 

I. Celle des seigneurs de Filles-Camps parait 
s'être éteinte avec les enfants de Louis d'Ainval, 
page de la petite écurie du roi en 1730, frère de 
Marguerite d'Ainval, mariée à Antoine de Mais- 
nel, seigneur de Beaufort. 

IL La branche dite des seigneurs de Hen eut 
pour dernier rejeton mâle Jean-Frédéric-Armand 
d'Ainval, qui avait épousé, en 1775, Anne-Elisa- 
beth de Rély, dont il eut Marie-Jeanne-Elisabeth 
d'Ainval, femme de Louis-François, marquis de 
Sarcus, morte le 30 décembre 1804. 

III. La branche dite des seigneurs du Frétoy, 
qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, était repré- 
sentée en 1789 par Jacques-Antoine et par son 
frère Charles-Félix d'Ainval, colonel de cavalerie, 
chevalier de Saint-Louis, qui épousa en secondes 
noces Marie-Geneviève de Louvencourt et mourut 
sans postérité masculine. 

Jacques-Antoine d'Ainval du Frétois, gendarme 
du roi, chevalier de Saint-Louis, épousa Marie- 
Joachime Martel, dont il eut deux fils : 

Antoine-François d'Ainval, l'aîné, garde du 
corps du roi Louis XVIII, a épousé, en 1821, Cla- 
risse-Agathe Dupressoir de Nauroy, dont il a eu : 
lo Gabriel-Antoine d'Ainval, né en 1835, marié en 
avril 1870 à M lle de Gerbois; 2° Louise- Antoinette, 
femme d'Alphonse Jousselin, inspecteur des 
forêts. 

Antoine d'Ainval, le puîné, garde du corps 
comme son frère, est mort en 1855, laissant trois 
filles. 

Armes : D'argent, émanché de gueules, à la 
bande d'azur côtoyée de deux cotice s de même et 
brochant sur le tout. 



ALAMARGOT. 

Cette famille est originaire du Bourbonnais et 
descend des seigneurs de Fontbouillaud, de Glu- 
zeau, de Villiers, etc. 

Nous trouvons en l'an 1000 un Nicolas Alamar- 
got secrétaire du roi. 

Armes : D'argent, à une pie au naturel. 

Nous trouvons encore : D'argent, à une pie au 
naturel à un chevron d'argent accompagné de 
trois gibeûsières de sable liées d'or. 

Une famille d'Alamargot a porté : De sinople, à 
une fasce d'argent, chargée d'une pie de sable. 

ALAYER DE COSTEMORE (>/'). 

Cette famille, originaire de Digne, en Provence, 
a fourni de nombreux officiers aux armées 
royales. 

Elle s'est alliée : aux de Puget, de Chesnegros, 
de Réquistins, de Rascas, de Pontevès, de Martin 



— 17 — 



— 18 



de Janet, de Gravier, Séjourné, Plagnéol, Rivière 
d'Arc. 

Armes : D'azur, à un croissant d'argent sur- 
monté <T une branche de laurier de sinople; au 
chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Alayer de Costemore (Auguste d'), 
chef actuel de la famille. Résidence : 
Marseille. Marié le 17 février 1857 à Emma 
Plagniol. 

Enfants : a ) Auguste-James ; b) Léonce, 
marié le 28 janvier 1888 à Amélie Rivière 
d'Arc, dont deux fils : Jacques et Jean. 

ALBENAS (cf). 

Noblesse établie à Som- 
mières , en Languedoc , 
1608, originaire de Nîmes, 
seigneurs de Gajan depuis 
1521. 

Raymond d'Albenas, pro- 
fesseur es loi, servait le roi 
en 1359 ; dans la cavalerie. 
Il était au combat qui fut 
donné en Gascogne entre les 
Anglais et les Français, en 
l'an 1351. 

On lit dans l'histoire du 
Languedoc que l'archevêque 
d'Auch, commandant dans la province du Lan- 
guedoc, convoqua la noblesse de la sénéchaussée, 
avec ordre de se trouver à Toulouse le 1er jan- 
vier 1350 ; il donna des lettres de répit, le 4 dé- 
cembre 1346, à noble Raymond d'Albenas, profes- 
seur es lois, qui était actuellement en armes au 
service du roi dans la présente guerre de Gasco- 
gne, à la suite de Bernard de Perme, seigneur de 
La Guépie, pour ne pas se trouver à cette assem- 
blée des nobles de la sénéchaussée. 

Dans un livre manuscrit de l'ancienne biblio- 
thèq'ie de Harlay, intitulé Registre du parlement 
de Paris, coté n° 7, folio 523, déposé à la biblio- 
thèque des bénédictins de l'abbaye royale de Saint- 
Germain-des-Prés, à Paris, on trouvait non seu- 
lement la lettre de répit, mais encore le certificat 
de ses services, donné par Bernard de Perme, sous 
fes ordres duquel Raymond d'Albenas servait, 
'[adressé au parlement, daté du 16 décembre 1349; 
et la lettre du roi Philippe de Valois, à sou parle- 
ment de Paris, du 18 janvier 1350, qui ordonne 
l'enregistrement de cette lettre de répit, ce qui fut 
exécuté le 8 avril 1350. 

Il y est qualifié de noble et de professeur es 
lois, qualité distinguée que prenait la noblesse 




qui composait les parlements et qui jugeait les 
peuples. 

On voit dans des actes du procès de Philippe 
le Bel, en 1303, contre le pape Boniface VIII, que 
les chevaliers Pierre Flotte, Duplessis, Guillaume 
de Nogaret prennent cette qualité de professeurs 
es lois. 

Raymond d'Albenas épousa, en 1360, Garice 
Azat. 

Emile d'Albenas épousa, en 1387, Anne de 
Gondrin. 

Paul épousa, en 1430, Gillette Ponchut, fille de 
Claude Ponchut et de Julie d'Arennes, connu 
dans l'histoire de Nîmes. Il fut élu premier consul 
de cette ville en 1454; il était docteur es lois, 
lieutenant du sénéchal de cette ville en 1462, au 
rapport de Ménard (Histoire de Nîmes, t. IV, 
p. 385, et t. VI, p. 7 et 24). 

Il est compris dans le rôle de la représentation 
des nobles de la sénéchaussée de Beaucaire et 
de Nimes, pour le service du ban et arrière-ban. 
Ces rûles, qui existent encore aux archives du do- 
maine de Montpellier, sénéchaussée de Nimes en 
général, première liasse, n° 3, sont rapportés par 
Dom Vaissette (Histoire du Languedoc, t. V, 
p. 18, et aux Preuves, p. 15). 

Par son testament du 16 mars 1464, reçu par 
Génian de Denidis, notaire de Nimes, il fait héritier 
Louis, son fils aîné, lègue à Claude, qui mourut 
sans postérité. 

Selon Ménard (Histoire de Nîmes, t. III, p. 53, 
et aux Preuves, p. 327), le roi de Portugal, Al- 
phonse V, logea chez lui le 3 septembre 1475; la 
preuve citée ci-dessus est un compte rendu par les 
consuls de leur administration et de la dépense 
qu'ils firent pour la réception du roi. 

Armes : De gueules, à un demi-vol d'argent, 
accompagné de trois étoiles d'or, 2 en chef et 1 
en pointe. 

ALBIS (cD. 

Famille de robe, originaire du Rouergue, dont 
la filiation remonte, en 1639, à Laurent d'Albis, 
seigneur de Gissac et de Boussac. 

Elle est divisée aujourd'hui en trois branches: 
la branche de Belbèze, la branche de Gissac et 
celle de Razengues. 

Armes : D'azur, au cygne d'argent, accompa- 
gné en chef d'un croissant d'or accosté de deux 
étoiles du même. 

Devise : Albus in albis. 

La branche de Razengues blasonne : D'azur, au 
semé d'étoiles d'argent, treillissé du même. 

ALDEBERT (cV). 

La famille d'Aldebert existait dans le haut Lan- 
guedoc dès le commencement du xn e siècle. 
Pierre d'Aldebert, chevalier, consul de Nîmes, 



19 



— 20 — 




figure dans une charte ac- 
cordée, en 1144, aux habi- 
tants de cette cité, par Ber- 
nard-Aton, vicomte de Nî- 
mes. Ce vicomte, par une 
autre charte de l'année 1151, 
promulguée avec le con- 
sentement de la vicomtesse 
Guilelme, sa femme, fit une 
concession féodale à Pierre 
d'Aldehert, à Bernard de 
Portevieille, et à Bertrand 
de Montmirail, tous consuls 
de la ville de Nimes. Pierre 
d'Aldebert était parvenu à la chevalerie lorsqu'en 
1163 il prêta serment de fidélité à Raymond V, 
comte de Toulouse. 11 fut présent, en 1175, avec 
Pons de Vezenobre, chevalier, Guillaume, évêque 
de Narbonne, à une donation faite à l'abbaye 
Saint-Sauveur, par Bertrand et Pierre Bernard des 
Arènes, père et fils. On juge, par le rapport des 
temps, que Bertrand et Guillaume d'Aldebert 
furent présents au traité de paix conclu en 1162, 
entre Guillaume VII, seigneur de Montpellier, et 
les seigneurs de Pignan. 

Cette famille a formé diverses branches. L'aînée 
de ces branches, la seule existante de nos jours, 
reconnue l'aînée suivant un acte du 25 fé- 
vrier 1730, et confirmée dans sa noblesse par 
lettres de S. M. Louis XVIII, du 21 juillet 1818, 
où se trouve rappelé le jugement de 1671, a eu 
pour auteur : 

Jean-Pierre Aldebert, premier du nom, lequel 
quitta le diocèse de Narbonne, où résidait sa 
famille, et fut s'établir à Sauve, en bas Langue- 
doc, dans les Cévennes. 

Armes : D'azur, à l'aigle d'argent, accompa- 
gnée en pointe d'un croissant du même. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions affrontés. 

ALÈGRE {cV). 

Seigneurie considérable de l'Auvergne, qui a 
donné son nom à deux maisons différentes, dont 
la première, d'origine chevaleresque, llorissait dès 
le cummenceinentdu xme siècle. Armandd'Alègre, 
premier du nom, chevalier, vivait en 1225. Eusta- 
che d'Alègre, qui épousa Sibvlle de la Rom, fit 
un échange de rentes avec Guignes de La Roche- 
Reignier, en 1300, et renouvela l'hommage qu'Ar- 
mand d'Alègre, deuxième de ce nom, avait rendu 
à l'évêque du Puy en 129 A . Cette première race 
s'éteignit , vers 1361 , par la mort d'Armand 
d'Alègre, troisième du nom, dont le neveu, Ber- 
trand de Saint-Nectaire, héritier, céda la baronnie 
d'Alègre à Jean de France, duc de Berry et d'Au- 
vergi.e. Klle avait pour armes : De gueules, semé 
de fleurs de lis d'or. 

Moiïnot, seigneur de Tourzel, favori du duc de 



Berry, reçut en don de ce prince la terre d'Alègre, 
en 1385, et forma la seconde maison de ce nom. A 
cette nouvelle race, appartenaient : Pierre d'Alègre, 
tué à Azincourt en 1415 ; Yves 1er, tué à Tartas, en 
1444; Yves II et Jacques, son fils, a Ravenne en 
151:?. La baronnie d'Alègre fut érigée en marquisat 
par lettres du mois de mars 1576, en faveur d'Yves 
d'Alègre, échanson du roi Henri III. 

La souche se divisa en deux branches : l'aînée 
s'éteignit le 9 mars 17-' >3 par le décès d'Yves, mar- 
quis d'Alègre, qui servit aux sièges de Limbourg, 
Condé et Yalenciennes. fut blesté d'un coup de 
feu à Steinkerque, assiégea et prit Bouchain en 
1712 et fut créé maréchal de France en 1724. 

La branche cadette, celle des seigneurs deBeau- 
vais, se perpétua jusqu'à la fin du siècle dernier. 
Elle a donné : Claude d'Alègre, sénéchal d'Au- 
vergne en 1674: Joseph d'Alègre, marquis de 
Beauvais, né en 1702, exempt des gardes du corps 
du roi. marié, le 25 février 1737, à Madeleine-Gene- 
viève, fille du marquis de Sainte-Hermine, dont il 
eut Yves-Cliarles-Godefroi d'Alègre, né le 17 no- 
vembre 1747. 

La maison d'Alègre a contracté des alliances 
avec les maisons d'Apchier, d'Affremont, de 
Beaupoil-Saint-Aulaire, de Chabanes, de Colbert, 
d'Estouville, etc. 

Armes : De gueules, à la tour d'argent, ma- 
çonnée de sable, accompagnée de six fleurs de 
lis posées en pal, 3 à dextre et 3 à sënestre. 

ALEMAN DE MONTRIGAUD. 

Cette maison a produit un cardinal, archevêque 
d'Arles, Louis Aleman (1426-1457), deux évêques 
de Cahors, trois évêques de Grenoble, un grand 
prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des 
chevaliers de Malte, des chanoines, trois lieute- 
nants au gouvernement du Daupbiné, des com- 
mandants d'année, des conseillers et cbambellans 

de nos rois. Soffrey Aleman. 
dit le capitaine Molard, 
compagnon d'armes du che- 
valier Bayard, s'illustra sous 
les murs de Brescia et fut 
tué à la journée de Ra- 
venne ; Bararchin Aleman 
deRochechinard suivitChar- 
les VIII en Italie et périt, en 
1486, à la défense deNovare. 
En 1450, il y eut un con- 
cordat fait entre quinze 
branches en présence de 
Sibon d'Aleman, évèque de Grenoble, pour régler 
leurs relations à venir. Il y fut convenu que tous 
les rejetons de la maison prendraient ou ajoute- 
raient à leurs armes le blason des seigneur» de 
Valbonnais, leurs aines. 

Six brandies existaient encore en 1070 ; elles se 
sont toutes éteintes, et la maison n'est plus repré- 
sentée que par un seul rejeton, dont voici l'origine. 




— 21 — 



22 — 



Jean Aleman, fils naturel de Jean-Claude, sei- 
gneur d'Uriage (marié le 18 octobre 1613 à Louise 
de Glermont, dont il n'eut pas d'enfants), fut légi- 
timé par lettres patentes du roi Henri IV, en lé- 
vrier 1609. Il lit son testament le 4 septembre 1654 
et institua légataires ses petits-fils Mat! lias et Louis. 

Jean-Claude Aleman, deuxième du nom, sieur 
de la l'ivoire, reçut de Jean, son père, qui pré- 
cède, la terre de Montrigaud, par acte notarié de 
1634. Il épousa Anne de Bussod, filin de Jean de 
Bussod, avocat consistorial, et en eut deux fils : 
Mathias, qui suit, et Louis qui mourut sans posté- 
rité, et institua pour héritier son frère par testa- 
ment du 10 mars 1007. 

Mathias Aleman, sieur de Montrigaud, fit ses 
preuves de noblesse avec son frère, lors de la 
recherche de 1000.. et obtint une déclaration por- 
tant que noble Mathias Aleman d'Uriage, sieur 
de Molard, et Louis, sieur de Montrigaud, avaient 
suffisamment justifié de leur noblesse. Il mourut 
le 20 décembre 1721, laissant un fils de Jeanne 
Chapuis, qu'il avait épousée en 1719. 

Joseph Aleman, sieur de 'Montrigaud, né le 
25 août 1721, épousa, le 28 décembre 1745, Cons- 
tance Sillaux, dont il eut : 

1° Jean-Bapiiste Aleman, qui lit partie de l'expé- 
dition de La Pérouse en 1785; 2° Joseph-Antoine, 
décédé en 1810. 

Mathieu-Laurent Aleman de Montrigaud, offi- 
cier de marine, est mort en 1851. 

Armes : De gueules, semé de fleurs de lis d'or, 
à la bande d'argent brochant sur le tout. 

Devise: Place, place à madame /Et: Tôt in 
corde, quoi in armis. 

ALEXANDRE (d>). 

L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre 
est originaire d'Angleterre et sort, par les femmes. 
des maisons de Salisbury, de Tirconnel et de 
Marbury : une branche aînée subsistait en Angle- 
terre dans la personne de Milord Alexandre, vi- 
vant en 1720. Deux frères cadets, nommés Joseph 
et Alexandre, passèrent en France en 1218, et Jo- 
seph Alexandre vint s'établir en Basse-Normandie 
en 1224; et son frère Alexandre fut un des pre- 
miers docteurs de l'Université de Paris et y mou- 
rut en 1245. 11 fut inhumé dans l'église des Grands 
Gordeliers à Paris. 

Cette famille est restée en Basse-Normandie jus- 
qu'en l'an 1317, où Antoine Alexandre passa dans 
le Beauvaisis et où il s'établit. 11 fut seigneur de La 
Moite-d'Hanache et de Sully en 1401, du Vivier 
en 1431, du Mourieux en 1500, etc. 

De Joseph Alexandre qui précède, descend mes- 
sire Adrien Alexandre, chevalier, qui fut un des 
chevaliers qui acompagnèrent le roi saint Louis 
à son premier voyage en Terre Sainte. 

Armes : D'argent, à une aigle à deux tètes 
éployée, becquée et onglée d'or. 
Couronne de marquis. 



Supports : Deu.r lions d'argent, les télés cou- 
ronnées et terrassées de sinople. 

Cimier: Deux têtes naissantes du champ des 

a ri, tes. 

Nous trouvons encore : 

D'azur, à l'aigle éployée et à deu.r té tes cou- 
ronnées d'or. 

D'or, au renard d'azur, la tète contournée; 
au chef de g ni' nies, chargé de trois roses d'or. 

(Normandie, généralité de Caen, famille ano- 
blie en 1570). 

Coupé d'azur et de gueules, à la fasce d'ar- 
gent, accompagnée en chef d'un croissant d'or, 
et, en pointe, d'au trèfle d'argent. 

ALEXANDRY D'ORENGIANI (cT). 

La famille d'Alexandry d'Orengiani, originaire 
du Piémont, remonte à Humbert Orengiani, sei- 
gneur de Romans, au xie siècle. Jan-Etienne, fils 
d'Alexandre d'Orengiani et de Anne Alessan- 
dri, fille unique et héritière de cette famille, fut le 
premier à ajouter à son nom celui de Alessandri, 
et à écarteler ses armes de celles de cette maison. 
Michel-Antoine d'Alexandry d'Orengiani. tils de 
Jérôme et d'Octavie de Saluées, de la maison sou- 
veraine des marquis de Saluces, seigneurs de 
Monterano, fut le premier de la famille qui vint 
en Savoie, il était gouverneur-de Montmélian ; ce 
fut lui qui acheta la terre de Montchabod, appar- 
tenant encore à la famille, et y mourut en 10't7. 
Ses descendants ont toujours habité la Savoie, où 
ils sont alliés aux meilleures familles du pays : 
la généalogie complète de la famille, depuis 1580, 
se trouve dans l'armoriai nobiliaire de la Savoie, 
du comte de Foras; avant cette date, on n'a pas 
encore pu, jusqu'à ce jour, rétablir la généalogie 
complète: on fait actuellement des recherches en 
Italie, où la famille a possédé plusieurs fiefs, et 
on espère arriver à pouvoir compléter ce travail. 

La famille a eu des membres illustres dans 
l'armée et dans la magistrature ; depuis le com- 
mencement de ce siècle, elle a compté trois séna- 
teurs, dont un président du Sénat de Savoie, Bal- 
thazard d'Alexandry, et un juge mage, Hippolyte 
d'Alexandry. 

Armes : Écartele: aux 1 et 4, d'azur à trois 
soleils d'or, 2 et l; aux 2 et 3, parti d'or et d'a- 
zur à l'oranger de sinople fruité d'or. 

Couronne de baron. 

Cimier : Une nymphe de carnation, tenant de 
sa main dexlreune orange d'or,etde la senestre 
une banderolle flottante sur laquelle est écrit : 
pulchiori detur. 

Supports : Deux lions d'or lampassés de 
gueules. 

La famille actuelle est représentée par 



23 — 



— 24 — 



trois fils et une fille du baron d'Alexandrv, 
sénateur, ancien maire de Chambéry, offi- 
cier de la Légion d'honneur, des Saints-Mau- 
rice et Lazare et autres ordres, mort le 
28 octobre 1894 : 

1° Alexandry d'Orengiani (B on Lu- 
cien cT). — Résidence : château de Mont- 
chabod (Savoie), veuf de M llc Brascoren 
de Savoiroux, dont une fille, Béatrix ; 

2° Humbert, officier des haras. — Rési- 
dence : château de Chiron, par Chambéry, 
marié avec M lle de La Forcade de Tauzia, 
dont : a) Hippolyte, b) François-Joseph, 
c) Osmin, d) Camille. 

3° Michel, lieutenant de cuirassiers. — 
Résidence : château du Puy (Savoie), marié 
avec M lle de Nerville, dont : a) Paul, 
b) Inès; 

4° Marguerite, mariée avec le comte 
Fernex de Montgex. — Résidence : Cham- 
béry. 

ALFONSE ou ALPHONSE (d"). 

La famille d'Alfonse, ou 
d'Alphonse, est originaire de 
l'île de Corse. 

Les d'Alfonse passèrent 
en France avec le maréchal 
d'Ornano, leur parent, après 
avoir vu leurs biens spoliés 
par les Génois, pour leur 
attachement à la France. 

Une branche s'établit à 
Avignon, et une autre, celle 
des d'Alfonse de Petraupolo, 
à Bordeaux. Cette dernière 
se fondit avec celle d'Avi- 
gnon en 1746 par le mariage de son unique descen- 
dante avec Jean-Baptiste, marquis d'Alfonse. — 
Joseph-Louis fut fait chevalier après la bataillede 
Fornoue (1493) et vint se fixer à Avignon. Il avait 
épousé Paule de Vintimille, des comtes de Mar- 
seille, ii lie de Henry et de Bartholomée d'Aragon. 
Ils eurent trois fils dont : 

Philippe, reçu chevalier de Malte en 1499, qui 
se trouva à la convocation faite en 1522 par Vil- 
liers de l'Isle-Adam, et : 

Jean, qui reçut de François 1er des lettres de na- 
turalisation et l'autorisation d'ajouter à ses armes 
la fleur de lis d'or sur écusson d'azur : « pour ses 
recommandables services au fait de nos galères et 
autres vaisseaux de mer, et au fait de nos guerres 
où il n'a jamais épargné sa personne, mais icelle 

plusieurs fois exposée pour notre dit service 

Donné à Blois au mois de mars 1540. » 
Ces lettres, contresignées « Bayard », furent 




enregistrées au parlement de Provence le 23 mai 
1541. D'autres lettres patentes de Henri II portent 
confirmation des précédentes et furent enregistrées 
en la chambre des comptes de Montpellier, le 
22 juin 1556. 

Jean d'Alfonse fut premier consul d'Avignon en 
15i6. Il épousa Jeanne de Serres dont il eut plu- 
sieurs enfants, parmi lesquels : 

Pierre, qui fonda à Rome un majorât resté dans 
la famille jusqu'en ces dernières années. Son tom- 
beau avec son épitaphe se trouvait à l'église des 
Chartreux, près les thermes de Dioclétien. 

Louis, baptisé le 2 octobre 1533 dans l'église de 
Saint-Didier d'Avignon, épousa, le 30 septembre 
1569, Violande de Gardioles. Ils eurent : 

Pierre, baptisé le 25 juin 1584. Capitaine chas- 
telain de Ghâteauneuf-du-Pape, nommé deux fois 
viguier d'Avignon (1616 et 1623) , succédant en 
cette charge à un Crillon et à un Galéan de Ga- 
dagne. Les lettres patentes qui le font patrice 
romain sontproduitespour le jugement de noblesse 
de 1668. Il épousa Gabrielle de Plantade et ils 
eurent : 

1° Raymond, baron deClairao, qui épousa Anne 
d'Ogier de Cavoye, par contrat du 19 octobre 1662. 

11 fut longtemps grand prévôt de Guyenne ainsi 
que son père le marquis d'Ogier de Cavoye. 

Raymond eut trois fils, tous les trois officiers de 
marine, qui moururent au combat de LaHagueou 
des suites de leurs blessures. 

2° Louis épousa Jeanne de Latières par contrat 
du 7 juin 1656. Sa noblesse fut reconnue par ju- 
gement de M e de Bezons, député par le roi pour la 
vérification des titres de noblesse le 19 décem- 
bre 1668. 

Jean, fils de Louis, marié par contrat du 

12 juillet 1707 à Rose de Tuffet de Pradines, 
tille de Charles, chevalier de Saint-Louis et de 
Saint-Lazare et d'Elisabeth de Polastron. Ils eu- 
rent : 

1° Jean-Baptiste , marquis d'Alfonse, patrice 
romain, conseiller au parlement de Bordeaux, 
marié le 26 janvier 1746 à Marguerite d'Alfonse, 
dernière descendante des d'Alfonse de Petraupolo, 
dont il n'eut que deux filles. Il mourut le 20 oc- 
tobre 1779. 

2° Louis, archidiacre d'Avignon, nommé au 
canonicat fondé par sa famille et dont l'aîné des 
d'Alfonse avait la nomination. Meurt en 1774. 

3° Jean, né en 1712, mort à l'armée en 1745. 

4° Jean-Louis, né en 1715, capitaine à. Royal- 
Infanterie, major de Sedan, puis de Cette, cheva- 
lier de Saint-Louis, épousa Marie-Anne de Sarret 
en 1747. Ils eurent pour fils : 

Jean-Baptiste-Jostqfii, marquis d'Alfonse, patrice 
romain, chevalier de Saint-Louis, né le 1er jan- 
vier 1749, qui épousa par contrat du 8 mai 1775 
Marthe de Sarret. Ils eurent : 

1° Henri-Joseph, marquis d'Alfonse, né en 1778, 
mort sans postérité. 

2° Louis-Hyacinthe, marquis après la mort de 
son frère, patrice romain, chevalier de Malte et 



26 - 



de la Légion d'honneur, né le 19 août 1789. 11 
épousa Constance de Serres le 19 mars 1817. 

N'ayant pas de postérité, ils adoptèrent, par acte 
du 12 juin 1865, Jean-Marie-Alfred de Serres, leur 
neveu, à qui ils oat transmis les titres de marquis 
d'Alfonse et de patrice romain. 

Armes : L'or, à deux ours de sable, posés sur 
une montagne de six coupeaux de sinople, por- 
tant un écusson d'azur chargé d'une fleur de 
lis d'or. 

Devise : Ubique pro liliis bellaturi. 

ALLIÉ (cV ) 

Nous trouvons : une première pièce originale, 
signée de Louis de Bourbon à la date du 4 août 
1581, à l'adresse du seigneur d'Allié, par laquelle 
il le prie de protéger ses sujets de Perreuse et 
d'empêcher que les gens de guerre n'y causent des 
désordres ; une deuxième pièce se rapportant à 
une vente faite par un boucher de Montbard à 
Louis d'Allié, écuyer, seigneur des Ouches. 

Armes : De gueules à deux fasces d'or. 

ALMELDAu/ ) 

Maison dos plus illustres de Portugal, qui a 
produit île grands hommes. Frère Bernard de 
Brito, auteur portugais, la fait remonter à Palayo 
d'Almeida, de la maison de Goelho, qui vivait du 
temps de Henri de Bourgogne, comte de Portu- 
gal, mort l'an 1112. La branche ainée de cette 
maison a Uni à Christophe d'Almeida, marié, âgé 
de 88 ans, à Louise de ïavora, qui avait déjà été 
mariée deux fois. 

Les autres branches sont : 

I e Celle d'Almeida Contador ou chef de la 
branche des comtes. 

2° Celle d'Alvintes, de laquelle sont sortis un 
amiral des Indes-Orientales, un commandeur de 
Saint-Martin de Soulheira et de Bemposta, dans 
l'ordre du Christ, etc. 

3° Celle d'Almeida Lancastre, qui a donné un 
gouverneur de Centra en Afrique. 

4° Et celle des seigneurs d'Assumar, parmi 
lesquels on trouve un chef du Sénat, ou maison 
de la ville de Lisbonne ; des premiers maîtres d'hô- 
tel du roi, etc. 

François d'Almeida, le premier vice-roi des 
Indes, fut un des plus grands hommes que cette 
maison ait fournis ; il fut tué le 1" mars 1509, 
âgé de soixante ans. 

Armes : Sicile : De gueules, à six besants d'or, 
2 2 et 2 

Portugal :\Ecartelé : aux 1 et 4 d'or à six 
carreaux de gueules, 2,2 et 2, chargé chacun 
d'un besant d'or ; aux 2 et 3 d'argent ait sautoir 
de gueules chargé de cinq écussons d'azur, sur- 
chargés chacun de cinq besants d'argent, 2. 1 
et 2. et entre /es écussons, de quatre franchis d'or. 




ALTON-SHÉE (<T) 

La maison (l'Alton, dont 
l'origine se perd dans la 
nuil des temps, vint s'éta- 
blir en Irlande au xie siècle. 
A cette époque, on trouve un 
• l'Alton qui suit la fortune 
deGuillaume le< ionquérant. 
Plus tard, douze de ses des- 
cendants portèrent les ar- 
mes sous Jacques IL 

bue branche de cette fa- 
mille vint se ûxeren France : 
elle était représentée par 
Guillaume d'Alton, qui fai- 
sait partie de la brigade noble irlandaise. 

A partir de cette époque, le nom des d'Alton 
appartient à l'histoire militaire. Ils ont produit, 
dans ces derniers temps, un généra] de division 
sous la Bestauration, deux colonels et un feld- 
maréchal au service de l'Autriche, un gouverneur 
des Pays-Bas, etc. 

Le père du comte Charles, général à quarante- 
deux ans, a été enlevé en 1866, par une mort pré- 
maturée à une carrière des pins brillantes. Les 
membres existants sont les petits neveux de 
James d'Alton qui, avant épousé la tille du comte 
Shée, a été autorisé à ajouter le nom de Shée à ce- 
lui de d'Alton. 

Armes: D'azur, a un lion d'argent accompa- 
gné de cinq fleurs de lis d'or. \! en chef et 3 
en pointe. 

AMBLY u/1. 

La terre et seigneurie d'Ambly, dans le Réthe- 
lais en Champagne, a été érigée en marquisat, par 
lettres patentes du mois de novembre "1768; en 
faveur de G'.aude-Jean-Antoine d'Ambly, maré- 
chal des camps et armées du roi. Ces lettrés d'é- 
rection ont ('dé enregistrées au Parlement de Paris 
le 12 mai 17G9, et en la chambre des comptes le 
8 janvier 1770. 

Cette terre d'Ambly a pris son nom d'une des 
plus anciennes maisons de la Champagne, aussi 
distinguée par ses services ([n'illustres par ses 
alliances, et les dignités et emplois dont ceux de 
ce nom ont été revêtus. 

Pour prouver l'antiquité de la maison d'Ambly, 
il suftit de dire que Regnault, le premier seigneur 
d'Ambly, dont on ait une particulière connais- 
sance, vivait il va plus de oui i ans. Il possédait 
cette terre de son nom, et était un grand seigneur 
eu égard au nombre des terres énoncées dans 
l'acte de partage de sa succession. Il rendit son 
nom illustre et glorieux en commandant une 
armée navale pour le service de son prince et de 
la religion à une des croisades de sainl Louis. Des 
mémoires authentiques disent qu'il fut connétable 
de Bourgogne. Pepuisce Regnault, seigneur d'Am- 
bly, jusqu'à présent, on justifie une libation suivie 



\ 



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— 28 — 



et exacte de ses successeurs, qui possèdent la 
même terre d'Ambly, le même nom et les mêmes 
armes. 

Le dernier marquis d'Ambly (Jean-François- 
Charles-Louis) est mort il y a 25 ans., ne laissant 
après lui que des filles : 1" Béatrix, mariée à 
M. de Raucourt; 2° Marie, mariée au vicomte 
Charles-Albéric de Rotalier; 3° Hélène, mariée au 
comte Eb les d'Argy; 4° Edwige, mariée au comte 
Arthur de Saint-Cricq. 

La maison d'Ambly est donc éteinte dans toutes 
ses branches. 

Armes : D'argent, à trois lions de sable lam- 
passés de gueules. 

Couronne de marquis : Casque taré de front 
armé de son bourrelet et de ses lambrequins d'ar- 
gent et de sable. 

Cimier : Un épervier au naturel, grilletê et 
longé d'or. 

Supports : Deux lions ou deux sauvages de 
carnation, appuyés sur leur massue au naturel. 

AMPHERNET (>/' i 

Famille d'origine chevaleresque de la province 
de Normandie. La Roque fait mention d'un Guil- 
laume d'Anfernet, trésorier des guerres, en 1383. 

Elle a fourni plusieurs magistrats et officiers 
distingués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a 
obtenu les honneurs de la cour sur preuves faites 
au cabinet des ordres du roi. 

Cette famille a été présentée, en 1784 et 1786, 
sous les titres de marquis d'Amphernet de Pont- 
Bellanger, et de vicomte de Pont-Bellanger. Elle 
a été précédemment maintenue, en 1667, sous le 
titre de baron de Mont-Chauvet et de Pont-Bel- 
langer. 

Armes : De sable, à l'aigle éployée au vol 
abaissé d'argent, becquée et membrée d'or. 

AMPHOUX (Vf) 

Cette famille est originaire de Saint-Auban, 
chef-lieu de canton de l'arrondissement de Grasse 
(Alpes-Maritimes). Jean d'Amphoux, marchand 
drapier de Marseille, et Balthazar d'Amphoux, 
bourgeois de cette ville, avaient fait enregistrer 
leur blason en 1697 dans l'armoriai général. 

Armes : De gueules., frelté d'or, semé cVécus- 
sons d'argent dans les claires-voies. 

ANDELOT ((/') 

La maison d'Andelot, une des plus anciennes et 
des plus illustres du comté de Bourgogne, a brillé 
d*un vif éclat dès son origine, qu'un vieux chro- 
niqueur fait remonter au xfi siècle. Des légendes 
populaires dans 1rs montagnes de la Franche- 
Comté célèbrent encore les exploits de ses cheva- 



liers contre les infidèles, sans nous transmettre 
les noms de ceux qui ont versé leur sang clans la 
Palestine. Elle était alliée aux premières maisons 
de Bourgogne. 

Elle a produit des généraux d'armée, des gou- 
verneurs de villes et de places, de grands digni- 
taires de l'Etat et du clergé', qui se sont distingués 
par leur courage, leur prudence et leur piété. Elle 
a donné 18 chevaliers de Saint-Georges, 1 com- 
mandeur et 6 chevaliers de Malte, 4 grands prieurs 
et abbés des abbayes royales de Saint-Claude, 
2 abbesses de Château-Chàlon et de Baume-les- 
Dames, et 14 chanoinesses de ces chapitres. 

Jehan d'Andelot est l'un des fondateurs de la 
célèbre confrérie de Saint-Georges, en 1390. Pour 
y être admis, il fallait faire preuve de 16 quartiers 
de noblesse, sans bâtardise, ni roture, 8 paternels 
et 8 maternels, et remonter jusqu'à son dixième 
ascendant, le présenté non compris. 

Jean d'Andelot, baron de Jonvelle, seigneur 
d'Andelot, de Myon, de Fleurey, deChemilly, etc., 
chevalier de Saint-Georges en 1546, commandeur 
de l'ordre d'Alcantara, fut page et ensuite premier 
écuyer de l'empereur Charles-Quint. A la bataille 
de Pavie, il eut l'insigne honneur de combattre 
corps à corps avec le roi François 1er, q U i i e blessa 
d'un coup d'épée à la joue. — En 1554, on le trouve 
à la bataille de Renty, où il combattit auprès de 
Charles-Quint, qu'il couvrit plusieurs fois de son 
corps. Il fut aussi chargé par ce prince de missions 
diplomatiques en France et ensuite à la cour de 
Rome, pour activer la clôture du concile de Trente. 
Jean d'Andelot reçut de son souverain une der- 
nière preuve d'estime et de confiance, quand il fut 
choisi par lui pour l'accompagner dans sa retraite 
au monastère de Saint-Just, après son abdication. 
Jean d'Andelot est le premier de sa famille qui 
vint se marier et s'établir aux Pays-Bas. Un de 
ses fils, Jean-Baptiste d'Andelot, baron de Jon- 
velle, seigneur de Myon, d'Olans, etc., maréchal 
de camp de sa majesté catholique aux Pays-Bas, 
gentilhomme de la bouche du roi Philippe II, se 
distingua par son courage et son dévouement 
pendant les terribles luttes religieuses des Pays- 
Bas, et fut blessé à la bataille de Gravelines et à 
celle de Saint-Quentin ; c'était, dit un historien du 
temps, l'un des meilleurs guerriers de la Bour- 



gogne. 



Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine d'Andelot 
fut reçue chanoinesse de Maubeuge sur preuves 
de trente-deux quartiers de noblesse en 1763. 

Léon-Louis-Maximilien d'Andelot, né en 1813, 
était l'unique représentant mâle de la maison 
d'Andelot. Nous le croyons décédé sans postérité. 
La famille serait donc éteinte. 

Armes: Echiqueté d'argent cl d'azur, un lion 
de gueules, arme, lampassê et couronné d'or, 
brochant sur le loui , 

Supports: Deux sauvages armés de massues. 

Couronne de marquis, à huit tleurons comme 
celle des ducs en France. 



29 — 



30 — 



Cimier : Un léopard lionne, timbré et cou- 
ronné d'or. 

Devise : Les combats sont mes ébats. 



ANDLAU (cT). 

Cette ancienne famille est originaire d'Alsace, 
où est située la petite ville qui lui a donné son 
nom, et qui est voisine de la ville de Barr, au 
bailliage de Schlestadt. Sur le haut de la colline 
qui domine Andlau, s'élève un château en ruines, 
ilanqué de deux tours rondes, qui avait, dès le 
xni« siècle, ses comtes particuliers et qui fut pris 
et dévasté par les Suédois en 1G33. A peu de dis- 
tance se dresse une autre antique forteresse, celle 
de Spesbourg, dans un lieu sauvage et désolé, qui 
rappelle les horreurs des temps barbares. Elle ap- 
partenait aussi à la famille d'Andlau, lorsqu'elle 
fut emportée d'assaut, en 1431, par le duc de Ba- 
vière. François-Jacques d'Andlau, conseiller au 
présidial de la noblesse de la Basse-Alsace ; Jean- 
Conrad d'Andlau, gentilhomme du même pays; 
Marie-Hélène d'Andlau, femme de Sircis (Stueitt?) 
d'Immendinger; Marie-Françoise d'Andlau, femme 
de Kaguenest, prêteur royal ; Wolf-Louis d'An- 
dlau, écuyer, coseigneur de Wittenhem, marié à 
Marie-Hélène de Schonen ; Colombau d'Andlau, 
écuyer et usufruitier du village d'Hadingen, An- 
toine-Frédéric d'Andlau, écuyer, seigneur de Lan- 
dau; Antoine d'Andlau, capitaine d'une com- 
pagnie franche de fusiliers pour la garde du Rhin, 
et plusieurs autres membres de cette famille 
tirent enregistrer leurs blasons dans l'armoriai de 
1696. 

Armes : D'or, à la croix de gueules. 

Couronne de marquis ; roi d'armes pour cimier. 

Devise : Simplicitas, fidelilas. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Andlau (G tesse Gaston d'), née Berthe Le 
Pelletier de Saint-Rémy, dont deux filles : 
Matbilde et Laurence. 

Branche cadette 

1° Andlau (0 Arnold eT), marié à de- 
moiselle de Chabrol. — Résidence : 18, 
rue Bavard, à Paris et château du Vernay, 
par Nevers (Nièvre). 

2° A. (G lesse Geneviève â?).— Résidences : 
26, avenue Montaigne, à Paris, et château 
de Voré, par Rémalard (Orne). 

Il existe, dans le grand-duché de Bade, deux 
autres branches collatérales qui ont pour chefs : 
lo le baron d'Andlau-Birseck; 2° le comte d'An- 
dlau-Hambourg. 



ANDRAS DE BÉOST. 

Famille originaire du Forest où elle est posses- 
sionnée dès lu xive siècle. Etablie plus tard dans 
la principauté des Dombes, elle donne plusieurs 
conseillers au parlement des Doinbcs. 

Armes : D'azur, à la croix ancrée d'or, can- 
tonnée de quatre grenades du même. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Andras. baronne de Béost. née de La 

Teyssonnière, château de Béost, par Von- 
nas (Ain). 

Enfants : a) Paule, mariée au marquis 
de Regnauld de Bellescize; b) Jeanne, 
mariée au baron Fréteau de Peny; c) Ma 
rie. 

ANDRAUD DE PARPALEIX. 

La famille Andraud, seigneurs de Parpalaleix, 
de la Bournage, de Chanterelle, de la Vergne, la 
Broha, Cistraire-le-Bas, Mercoirie, etc., est établie 
depuis plus de deux siècles aux environs de Mont- 
greleix et de Conclat-en-Feniers, dans cette partie 
de l'Auvergne qui forme aujourd'hui les confins 
du Cantal et du Puy-de-Dôme. Quelques-uns pen- 
sent qu'elle est une branche cadette de la famille 
Andrault de Langeron, dont elle porte en chef 
les trois étoiles de son écu héraldique. 

Son premier rejeton connu est Pierre Andraud 
élu roi au diocèse de Saint-Flour, qui donna, 
le 10 novembre 1436, quittance de trente-trois li- 
vres six deniers pour quatre mois de ses gages. 

La filiation authentique, établie sur pièces et 
actes originaux existant aux archives de la biblio- 
thèque, dans le char trier de la famille et dans les 
registres de l'état civil, remonte à Antoine An- 
draud, habitant à Montgreleix, né en 1599. 

Jean Andraud, habitant à Montgreleix, acheta, 
par acte reçu de Thomas, notaire,le 12 octobre 1700, 
les maisons et fiefs nobles de Parpaleix et la Bour- 
nage appartenant à Jean Dauphin, chevalier, sei- 
gneur de Montrodez. 

Armes : D'azur, au mont d'argent, surmonté 
d'un oiseau du meute; au chef d'argent, chargé 
de trois étoiles de gueules. 

ANDRÉ (ef). 

La famille d'André, originaire de Provence, 
compte au nombre de ses illustrations Anselme 
d'André et Gérard, son frère, qui accompagnèrent 
Charles d'Anjou, comte de Provence, à la conquête 
de Naples ; le comte Perreto d'Andréa, qui fut, 
sous le règne de Charles VIII, grand sénéchal et 
maréchal du royaume de Naples ; Balthazar An- 
dré, conseiller au parlement de Provence, député 



— 31 — 



32 



de la noblesse aux États généraux de 1789, émi- 
gré en 1793 dans les États autrichiens. L'empe- 
reur d'Autriche le reconnut dans sa noblesse et 
lui conféra tous les privilèges attachés à la no- 
blesse autrichienne. 

Armes : D'or, au sautoir de gueules. 

Supports : Deux lions. 

Nous trouvons encore : 

D'argent, au chevron de sable acccompagné de 
trois trèfles du même. 

De gueules, au lévrier passant d'argent, colleté 
et bouclé d'or; au chef cousu d'azur chargé 
d'un soleil d'or. 

ANDRÉA DE NERCIAT. 

La famille Andréa de Nerciat a possédé sous 
l'ancien régime, une charge héréditaire au parle- 
ment de Bourgogne. Elle tire son nom d'un do- 
maine situé dans le Bugey (arrondissement de 
Gex). La charge occupée par la famille conférait 
la noblesse et le domaine était inaliénable. En 
1.767, Robert Andréa, baron de Nerciat, mourut 
laissant un fils mineur; et sa fortune ayant été 
fortement compromise par la perte de divers pro- 
cès, ce dernier Robert Andréa, baron de Nerciat, 
renonça à occuper la charge paternelle et alla 
prendre du service parmi les gentilshommes fran- 
çais envoyés pour combattre le stathouder de 
Hollande. A son retour de cette expédition, il fut 
nommé avec le grade de lieutenant-colonel dans 
les gens d'armes d'élite de la maison du roi. Lors- 
que ce corps fut licencié par le ministre, comte 
de Saint-Germain, il conserva ce grade en dispo- 
nibilité. 

A la Révolution, il fut des premiers à émigrer 
avec son fils aine, laissant à Paris sa femme, née 
( iondamin de Ghassan, avec sa tille et son second 
lils André-Louis-Philippe, né à Paris, le 28 octo- 
bre 1783. 

Après avoir quitté la France, il se rendit à la 
cour de l'Electeur de Hesse-Cassel, par lequel il 
fut nommé directeur des bâtiments civils de la 
principauté. Il acquit à cette cour une réelle in- 
fluence et Alfred Rambaud le cite dans son ouvrage 
sur l'Allemagne sous Napoléon 1er , comme 
ayant été expulsé de cette principauté dés qu'elle 
lui occupée par les troupes françaises. Il se rendit 
alors à Naples où il ne tarda pas à acquérir la 
confiance de la reine Caroline. Il fut en 1799 
chargé d'une mission auprès du pape Pie VI. 
Lorsque les troupes françaises entrèrent à Home, 
le baron de Nerciat l'ut emprisonné au château 
Saint-Ange. Il en sortit en février 1800 et mourut 
à Naples au mois de juin de la même année. Il 
avait été fait chevalier de Saint-Louis le 14 août 
1788. 

Il est surtout connu comme écrivain. Ses ou- 
vrages ont eu une très grande vogue dans les der- 
nières années du rè£ne de Louis XV. Ils sont 



écrits dans le goût de l'époque et appartiennent à 
la littérature licencieuse. 

Les plus connus sont : « Félica ou mes Fre- 
daines (Paris 1778), les Aventures du nouveau che- 
valier de Faublas (signées d'un pseudonyme) et un 
sonnet sur les Invalides de l'Amour »>. 

Il est question de lui dans les diverses histoires 
du xvme siècle (ouvrages des Goncourt, Alexandre 
Dumas, etc.). 

Il eut de son mariage avec Marie- Anne- Angéli- 
que Condamin de Chassan , trois enfants : 
1° Georges-Philippe-Auguste, né à Paris le 4 oc- 
tobre 1782, décédé sans postérité à Smyrne, où il 
remplissait les fonctions de chancelier du consu- 
lat général de France, le 22 novembre 1847; 

2o André-Louis, né à Paris, le 28 octobre 1783, 
entré dans la marine comme simple pilotin en 
1795, décédé à Brest en 1855. Il prit part, avec les 
marins de la garde, à la guerre de Russie en 1812, 
puis fut fait prisonnier par une croisière anglaise 
en 1814 et libéré en 1815, après avoir été interné 
dans l'Ile de Saint-Hélène jusqu'à la veille de l'ar- 
rivée du grand empereur. 

En 1829 et 1830, il commandait le brick Y Alerte 
dans la division navale chargée du blocus d'Alger. 
Il fut plusieurs fois cité à l'ordre du jour et fit 
partie de l'ambassade de l'amiral de La Breton- 
nière, qui porta au dey d'Alger l'ultimatum du 
roi de France. Une des prétentions de ce souve- 
rain barbaresque qui fut jugée inacceptable, fut 
précisément la cession par la France de ce brick 
l'Alerte, qui était la terreur des côtes de la Ré- 
gence {Histoire de la conquête d'Alger, par Ca- 
mille Rousset). 

Lorsqu'arriva devant Alger la nouvelle de la 
Révolution de juillet, le baron de Nerciat de- 
manda à quitter son commandement et ne reprit 
le service actif qu'en 1834. 11 lit plusieurs cam- 
pagnes comme chef d'état-major de l'amiral de La 
Bretonnière et termina sa carrière comme com- 
mandant de l'école navale, commandeur de la 
Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis. 

3o Une fille Anne-Marie, marié en 1832 au comte 
de Pelleport-Burette, capitaine de vaisseau. De 
son mariage avec Louise Grapart de La Noue 
André-Philippe, eut plusieurs lils. L'un d'eux, 
Auguste Andréa de Nerciat, né le 6 avril 1833, 
mort le 25 mars 1871, capitaine de frégate, officier 
de la Légion d'honneur, a eu de son mariage avec 
Léonie Miquel de Biu, un fils, Robert, né le 9 sep- 
tembre 1862, sorti de Saint-Cyr en 1884, actuelle- 
ment capitaine au 145 e d'infanterie. Il est le seul 
héritier du nom et du titre. Marié le 4 septembre 
1890 à Jane de Molette de Morangiès, dont une 
fille Simone, né le 20 octobre 1892. 

La fa nulle de Nerciat est alliée aux familles 
Miquel de I!iu, de Tqurnadre, de Gantes,- de Gha- 
baud ha Tour, de Pelleport-Burette, de Molette de 
Morangiès. 

Armes : D'azur, au sautoir d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent à dextre et 



- 33 — 



34 - 



à senestre d'une tour crénelée de cinq pièces du 
même, maçonnée, ajourée et couverte de sable, 
et, en pointe, d'un croissant d'argent. 

Couronne de baron. 

Supports : Deux levrettes. 

ANDRÉ DE LA FRE3NAYE. 

Cette famille, originaire de Normandie, a été 
anoblie en 1725 pour de nombreux services rendus 
dans le service du roi. 

Les lettres de noblesse nomment André de la 
Fresnaye, seigneur d'Ereines, d'Escures, de Viette, 
d'Escajeul et autres lieux. 

Cette famille a vu se fondre en elle celle des 
Vauquelin, d'origine cbevaleresque. 

Elle s'est en outre alliée aux Brosses de Goulet, 
Blocqueville, la Fallu, Grente de Grécourt, Gué- 
neau de Montbeillard, Chappedelaine, Glanville, 
Neuville, de Galard-Terraube, de Montesson, de 
P>onchamps, Hélie de Treprel, etc. 

Armes : D'azur, au cygne d'argent, nageant 
sur une mer de sinople ; au chef d'or chargé 
d'une rose de gueules accostée de deux étoiles 
d'azur. 

ANDRÉ DU VIGE AN DE LA ROUS- 
SERIE. 

Vers l'an 1600, André, marquis de Jasse, de la 
maison d'Auvergne, vint se fixer au château de 
Marèjes, commune de Liginiac, canton de Neuvic 
d'Ussel (Corrèze) et fonda la maison de Marèje, 
représentée aujourd'hui parle baron Bonafus de 
Bélinay. 

D'un mariage avec une bourgeoise de Neuvic 
d'Ussel, André de Jasse eut un fils qui, après avoir 
guerroyé à la tète d'une compagnie à l'armée de 
Turenne, rentra à Neuvic où il épousa M lle de 
Boyer. Dans son contrat de mariage il prend qua- 
lité d'André, seigneur du Vigent, de la Rousserie 
et des Chagres (Dellestable. notaire, 4 mai 164G). 

Son fils Hélie-André du Vigent épousa, en 1669, 
M"' Choumerliac. 

Le 18 janvier 1700 (contrat de mariage, Delles- 
table, notaire), Antoine André du Vigent, fils 
d'Elie, épouse M Ue de Boyer, sa cousine, au qua- 
trième degré de consanguinité, après l'enregis- 
trement sur les registres de l'église paroissiale de 
la fiilmination d'un bref du pape accordé pour 
dispense entre parents. 

Le mai 1736 (contrat de mariage Dellestable, 
notaire), Gaspard-Germain André, seigneur du 
Vigent, s'allie à la maison de Marèje en épousant 
Antoinette de Chastaigner de Mialaret, arrière- 
petite-lille de André de Marèje, petite-fille de Com- 
barel, comte de Bellegarde du Gibanel, etc. 

Gaspard-Germain André eut plusieurs enfants ; 
l'un, François, prit en son contrat de mariage, 
(Laporte, notaire à La Mazière), les noms de Fran- 

Tome II. 



çois-André, seigneur du Vigent de La Cheyràs et 
de lia Rousserie. François André n'a pas de des- 
cendants. 

Le second fils, Germain-Gaspard André de Lou- 
vert, fut principal du collège d'Ussel et prieur de 
Chirac. 

Le troisième, Louis André, apprit l'art de la mé- 
decine à Montpellier. Tous ses diplômes sont dé- 
livrés au nom de Louis André de La Rousserie. 
Devenu chef delà famille, le 11 février 1782, Louis 
André de La Rousserie, docteur en médecine, en 
présence et du consentement de son père Germain- 
Gaspard André, seigneur du Vigean, a épousé 
Marguerite de Murât de Fontenilles, fille d'unavo- 
cat au parlement. 

En 1793, Louis André de la Rousserie fut dé- 
claré suspect, mais prévenu par son ami le géné- 
ral Delmas, il put gagner Paris. 

Nommé chirurgien en chef de l'armée d'Italie, 
il fut frappé d'un coup de sabre et mourut à Nice 
le premier nivôse, an second de la République. 

Son fils unique, Germain-Gaspard André de La 
Rousserie, après avoir fait les campagnes d'Espa- 
gne et de Russie en qualité de chirurgien-major, 
épousa, le 26 août 1818, Jeanne-Henriette Delalo, 
fille de Henry Delalo, sous-préfet de Murât, puis 
de Mauriac. 

Armes : De gueules, ù trois franchis, 2 et A; 
au chef cousu d'azur à trois étoiles 1 et 2. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

André de la Rousserie (Adrien-Michel), 
receveur dos domaines à Neuvic-d'Ussel, 
fils de Germain-Gaspard, marié à Augustine 
Palis, de Senergues, près Maur's (Cantal), 
dont il eut : a) Louis, conservateur des hypo- 
thèques, à Nogent-sur-Seine,marié, le 16 sep- 
tembre 1888, à Marie Lise Pasteau, dont : 
deux filles et un fils; b) Gaston, receveur 
des domaines, à Lignières (Cher); c) et une 
fille, mariée au docteur Galary. 

ANDRIEU (cl"). 

Seigneur de la Houssaie et de la Poterie, demeu- 
rant dans la paroisse de Saint-Pierre d'Habon- 
dant, bailliage de Dreux, épousa, le l'i octobre 
1708, Marie-Anne de Trousseauville : de ce ma- 
riage naquit, entre autres enfants, Marguerite 
.l'A milieu de la Houssaie, reçue à Saint-Cyr, le 
22 juillet 1722. Sa noblesse a été justifiée par 
titres, depuis Guillaume Andrieu, écuyer, sei- 
gneur de Guitraucour, son septième aïeul, vivant 
l'an 1529. 

Armes : D'argent, a unefasce d-' sable, char- 
gée de trois molettes d'éperon d'or, el accompa- 
gnée en pointe de /ras foudres de suide, d huit 
pointes de flèches chacun, et un chef de gueules. 



— 35 — 



36 — 



ANDUZE (cQ. 

La seigneurie d'Anduze est une des plus an- 
ciennes de la province de Languedoc. Elle -appar- 
tenait par moitié à l'évêque du Puy-en-Velay et à 
Jacques de Montboissier, marquis de Canillac, 
lorsqu'ils vendirent chacun leur part, le premier 
en 1539, le second en 15i7, à Jean el Nicolas 
d'Airebaudouze. 

C'est de Jean que descendaient les barons d"An- 
duze. François d'Airebaudouze, son fils, baron 
d'Anduze, était président de la cour des aides de 
Montpellier en 1555, charge qui fut ensuite pos- 
sédée en 1607, par Raulin d'Airebaudouze, baron 
d'Anduze. 

François d'Airebaudouze, baron d'Anduze, com- 
mandant un régiment d'infanterie en 1632, obtint 
l'érection de sa terre en marquisat, par lettres 
patentes du mois de novembre 1645. 

Armes : De gueules, au château sommé de 
trois tours d'or. 

ANGOSSE ((F). 

Famille originaire de Bigorre, d'où elle s'était 
transportée dans le Béarn par suite de diverses 
substitutions féodales et d'alliances contractées 
avec les familles les plus distinguées de ce pays. 

Jean d'Angosse servit sous les ordres du conné- 
table Bertrand du Guesclin, lors de l'expédition 
de ce grand capitaine au delà des Pyrénées. Jean 
d'Angosse fut fait prisonnier avec le connétable à 
la bataille de Navarette. 

Paul, marquis d'Angosse, maréchal des camps 
et armées du roi, grand sénéchal et gouverneur 
d'Armagnac, député de la noblesse du Béarn aux 
États généraux en 1789, avait fait toutes les cam- 
pagnes de la guerre de Sept Ans et s'était dis- 
tingué aux batailles d'Hastenbeck, de Muiden et 
de Grevelt. Il mourut en 1798, laissant trois fils 
qui furent successivement appelés à la pairie. 

L'ainé, Pierre, fut chambellan de Napoléon 1er. 

Armes: D'azur, à trois épées d'argent en pal, 
au chef d'or, chargé d'un cœur de sinople cou- 
ronné de même et accosté de deux merleltes 
affrontées de sable, couronnées d'argent. 

Devise : Deo duce, comité gladio. 

ANJOU (<f). 

Famille noble et ancienne de Pertuis en Pro- 
vence, dont la filiation remonte à René d'Anjou, 
qui, suivant la tradition, fut filleul du roi René, 
comte de Provence, et établi par ce prince son 
bailli en la ville de Pertuis. Il épousa, par contrat 
du 28 décembre 1475, passé devant Mougis. notaire 
de ladite ville, Anne Barbany. 

Cette famille a formé trois branches: la première 
s'est éteinte dans la personne de Marguerite- 
Françoise-Paul ette d'Anjou, née le 29 juin 1769; 
les deux autres branches subsistent encore. 




Dominique d'Anjou, de la deuxième brandie, 
fut appelé pour servir dans le régiment que devait 
lever la noblesse de Provence, en 1746, ce qui est 
constaté par la lettre des syndics de ce corps, du 
J!> décembre. 

Armes: D'azur, à une colombe d'argent pre- 
nant son essor et tenant dans son bec une 
brandie d'olivier de sinople, el accompagnée de 
trois étoiles d'argent^ 2 en chef et 1 en pointe. 

ANSART DU FIESNET. 

On trouve des traces du 
nom d'Ansart, à Neufchâtel 
(Normandie), dès 1060. Un 
personnage de ce nom est 
cité par l'historien de la con- 
quête des Normands (5 e édi- 
tion, t. II, p. 386, d'après 
Scriplores rerum norman- 
norum, page 1023), comme 
compagnon d'armes de Guil- 
laume le Conquérant; et il 
existe encore aujourd'hui 
des Ansart en Angleterre. 
Dans un manuscrit (biblio- 
thèque de l'Arsenal, Paris) intitulé Recueil d'ano- 
blissement de Normandie dont le double se 
trouve à la bibliothèque de Rouen, on lit : « Noble 
homme Robert Ansart, escuyer du pays d'Arqués 
en Talois (bailliage de Caux) est au nombre des 
propriétaires de francs fiefs anoblis par Louis XI 
en 1740. » On pense qu'il était propriétaire de la 
Mothe-Ansart, mouvant de la baronnie d'Auffray. 
La branche normande vint plus tard s'établir en 
Artois et se subdivisa en plusieurs rameaux qui 
sont : 1° Ansart de Mouy, éteinte en 1771 par le 
décès de Pierre-François Ansart de Mouy, lieute- 
nant général des armées du roi ; 2° Ansart du 
Fiesnet, branche devenue poitevine : 3° Ansart de 
Loremy, qui compte parmi ses membres plusieurs 
officiers au régiment d'Artois ; l'un d'eux publia, 
en 1770, un ouvrage sous le titre d'Aventures du 
chevalier de Loremy, et fut l'objet d'un compte 
rendu élogieux de Fréron (Année littéraire 1770, 
t. IV, p. 66, etc.) ; dans cet ouvrage l'auteur fait 
remonter l'origine de sa famille à l'invasion sarra- 
sine ; 4» Ansart du Petit-Vendin ; 5° et un dernier 
dont plusieurs membres furent bénédictins de la 
congrégation de Saint-Maur; l'un d'eux, décédé en 
1790, avait été chapelain de l'ordre de Malte et 
procureur de l'abbaye de Saint-Denis. 

Armes '.D'azur, à deux épées au naturel posées 
en sa h loir, chargées d'un cœur d'or posé en 
abîme, enflammé de même . 

Devise : Ense ardet. 

Supports: Deux licornes. 

Ces armoiries se trouvent encore gravées sur la 
tombe de Philippe-Alexandre Ansart, seigneur des 



37' 






seigneuries foncières et vicomtières du Fiesnet, 
décédé le 11 juin 1775, inhumé en l'église da bourg 
d'Aubigny en Artois. 

ANSELME (W i 

La maison d'Anselme, anciennement Anselmi, 
est originaire de Florence où la souche et la 
branche aînée, éteinte en 1732, ont occupé une 
situation élevée, et donné des ministres aux ducs 
de Toscane, des prélats, des commandeurs de 
Malte, etc. Jean d'Anselme, qui vint s'établir dans 
le Comtat-Venaissin, est qualifié, dans son testa- 
ment de l'an 1504, nobilis Joannes Anselmi, de 
civitate Florenli oriundus... filius Bernadi . 
■ On compte parmi ses rejetons un premier consul 
d'Avignon, un bailli d'épée de la ville d'Apt en 
1533, un commandant d'infanterie sous le maré- 
chal de Bellegarde, un capitaine d'une compagnie 
d'hommes d'armes, plusieurs officiers des armées, 
un chevalier de Malte, etc. 

Armes: D'azur, fretté d'argent de huit pièces. 

Devise : Pro defensione . 

ANTHOUARD (ef) 

La famille d'Anthouard, originaire de Bourgo- 
gne, s'est distinguée depuis deux siècles par ses 
services militaires et par les hauts emplois dont 
elle a été revêtue. 

Elle a donné un maître de camp de cavalerie au 
service de France et aide de camp général du roi 
de Suède, un général de division, comte de l'Em- 
pire, pair de France et grand -croix de la Légion 
d'honneur, un général de brigade, et un colonel 
d'artillerie, et plusieurs officiers, chevaliers de 
Saint-Louis, de la Légion d'honneur, etc. 

Son nom se trouve dès le xv siècle mêlé nux 
annales de l'Autunois. Mathieu Anthouard, était 
merg ou maire d'Autun de 1471 à 1479. 

Jacob Anthouard, licencié en décret et grand 
prieur de l'abbaye de Saint-Martin-lès-Autun, 
signa le 25 août 1632 le procès-verbal de l'ouver- 
ture du tombeau de la reine Brunehaut) Archives 
municipales d'Autun et histoire d'Autan, par 
Edme Thomas). 

La famille d'Anthouard ayant perdu tous ses 
papiers domestiques pendant la Révolution, les 
ressources pour dresser la généalogie de cette 
-famille se sont réduites aux preuves de noblesse 
faites avant 1789 et aux pièces manuscrites con- 
servées à la Bibliothèque nationale de Paris, dans 
le cabinet des titres. 

Le jugement de maintenue de noblesse, rendu 
à Dijon le 21 janvier 1669; par M. Boucher, in- 
tendant de la province de Bourgogne, ne commence 
la liliation qu'à Pierre Anthouard, écuyeret secré- 
taire du roi en 1627. 

• Pierre d'Anthouard, écuyer, seigneur d'Archam- 
baut, né à Noyers le 9 novembre 1683, suivit la 
carrière des armes. 



Il céda aux sollicitations de ses parents, qui 
tenaient un rang distingué à la cour de Charles XII 
et passa au service de la Suède. Il y fut élevé 
au grade de colonel et le héros du Nord l'attacha 
à sa personne en qualité d'aide de camp général. 
A la mort de Charles XII, en 1718, le colonel 
d'Anthouard s'attacha plus étroitement au service 
de l'ex-roi de Pologne et fut chargé de plusieurs 
négociations importantes auprès des cours de 
Stockholm et de Versailles, et reçut la mission 
délicate de conduire en lieu de sûreté les filles de 
Stanislas, dont l'une- était Marie Leczinska, plus 
tard reine de France. Les nombreuses lettres que 
lui adressait le monarque détrôné contiennent les 
témoignages les plus flatteurs de la confiance et 
de l'estime que ce prince lui accordait. 

En 1725, Pierre dAnthouard, qui avait conservé 
son titre et ses fonctions d'aide de camp gé- 
néral du nouveau roi de Suède, Frédéric 1er, 
obtint de ce prince l'autorisation de revenir en 
France. 

Pierre d'Anthouard, rentré au service de la 
France avec le grade de colonel, fut promu à 
celui de maître de camp de cavalerie. Il fut en- 
voyé quelque temps après comme chargé d'af- 
faires de France en Suède, et mourut au retour 
de cette mission. 

Charles-Ferdinand d'Anthouard, né le 6 août 1815. 
ancien élève de l'école de cavalerie, commandant 
au 8 e hussards, chevalier de la Légion d'honneur, 
marié le 10 mars 1851 à Marie-Henriette-Pauline 
Verdier, fille d'un conseiller à la cour impériale 
de Metz, fut créé comte par l'Empire. 

Armes : Coupé : au 1, d'azur, à une fasce d'ar- 
gent, chargée de trois roses de gueules ; au 2, 
d'o)\ à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

Les armes du deuxième rameau des comtes 
d'Anthouard sont : 

E car télé \ aul, d'azur, à l'épée haute en pal 
d'argent ; au 2, de gueules, coupe' d'azur, à trois 
roses d'or: au 3, d'or à la pyramide de sable, 
accompagnée en chef d'une étoile d'azur : au 'i. 
d'or, à trois ècrevisses de gueules, rangées en 
fasce. 

ANTINu/') 

Le titre de duc et pair d'Antin avait été créé au 
mois de mai 1711, en faveur de Louis-Antoine, 
comte de Pardaillan-Gondrin, gouverneur de l'Or- 
léanais. Les lettres patentes portaient cette clause, 
qu'à l'extinction de sa descendance mâle, les terres 
formant son duché pairie retourneraient au même 
état qu'avant ladite érection. Le dernier duc d'An- 
tin, Louis de Pardaillan, mourut à Brème en 1757, 
et son titre s'éteignit avec lui. 

Il y a quelques années, M. d'Arblade de Séailles, 
d'une famille alliée à celle de Fumel, et issue par 
1 is femmes d'une branche cadette de la maison de 



— 39 - 



— 40 — 



Pardaillan Gondrin.se crut en devoir de relever 
ce dernier nom. Il fit graver sur la tombe de sa 
femme une inscription qui qualifiait la défunte de 
comtesse de Pardaillan-Gondrin. Il ne se contenta 
même plus du même titre et prit celui de duc 
d'Antin, dont il adopta aussi les armes qu'il joi- 
gnit aux siennes. 

Un procès fut intenté par M. de Pardaillan- 
Gondrin, qui ne descend pas des ducs d'Antin, 
dont il n'est qu'un parent collatéral, et le tribunal 
condamna M. d'Arblade à faire disparaître toute 
trace des noms, titres et armes qu'il avait pris, et 
les fit effacer du tombeau où ils avaient été gravés. 
L'insertion du jugement fut faite dans deux jour- 
naux du département du Gers (où sont situées 
les terres de Pardaillan et de Gondrin). 

Une autre famille, qui n'a rien de commun avec 
la précédente, descend d'un d'Antin, seigneur de 
Saint-Pé et de Hou en Bigorre, garde du corps du 
roi, puis lieutenant pour sa majesté au gouverne- 
ment des villes et châteaux de Dax et de Saint- 
Sever, qui vivait en l'an 1680. La noblesse delà 
famille a été justifiée, par titre, depuis Dominique 
d'Antin, qui vivait vers 1582. 

Armes : De gueules, à trois lions d'argent à 
demi-corps, posés 2 et 1 ; écartelé d'argent à 
trois tourteaux de gueules, posés 2 et 1, et sur le 
tout d'or, à une clef de sable, couronnée du 
même, et posée en pal. 

ANTIOCHE {d"). 

La maison d'Antioche a 
pour auteur Bohémond I, 
prince de Tarente, fils de 
îiobertGuiscard, le conqué- 
rant Normand, et petit-fils 
de Tancrède deHauteville. 
A la première croisade; 
Bohémond ayant pris la 
ville d'Antioche, 1091, elle 
lui fut reconnue en sou- 
veraineté avec les terri- 
toires importants qui en 
dépendaient. Il régna sous 
le nom de Bohémond I, 
] tri née d'Antioche, et sa 
descendance directe de- 
meura en possession de cette principauté jusqu'en 
1288, époque à laquelle elle fut dépossédée par 
l'invasion victorieuse des Sarrasins. (Archives de 
l'ordre de Malte. Codice diplomatico) . 

A cette date, 1288, les fils de Philippe et d'Henri 
d'Antioche, ceux-ci frères de Bohémond V, se ré- 
fugièrent à Chypre, où régnait une branche de 
leur maison, qui avait relevé celle de Lusignan. 

Henri d'Antioche, fils de Bohémond IV, ayant 
épousé en 1240 Isabelle de Chypre, dernière héri- 
tière de la maison de Lusignan, eut de cette 
alliance un fils, qui monta sur le trône de Chypre 
sous le nom de Hugues III, et prit le nom et les 
armes de Lusignan. 




Sa postérité régna à Chypre jusqu'à Anne de 
Lusignan, qui épousa en 1433 le prince de Pié- 
mont, plus tard Louis I, duc de Savoie. (Archives 
de l'Ordre de Malte. Familles d'outre-mer et du 
Gange. Histoire de Vile de Chypre, par le comte 
de Mas Latrie). 

Anne de Lusignan fut suivie en Savoie par ses 
deux cousins, Pierre et Hector d'Antioche. Ceux- 
ci, pourvus des plus hautes charges et de biens 
considérables, jouirent sous le règne de leur pa- 
rente d'une puissance presque sans limites (Arch. 
de Turin, de Genève. Guichenon, Pourprict his- 
torique de la maison de Sales). 

Pierre et Hector portaient pour armes : De 
gueules, d la fasce d'or accompagnée en chef de 
trois fleurs de lis d'or, rangées de fasce. (Arch. 
de Genève, arch. de Turin). 

C'étaient les armes mêmes de Bohémond I, 
qu'Albert d'Aix décrit : Sig?ium nempe Boamundi 
quod sanguinis erat coloris (Albert d'Aix liv. IV, 
ch. xxiii, pag. 246), armes augmentées des fleurs 
de lis de France données en 1252 à Bohémond VI 
par Saint-Louis. (Joinville, mémoires : Ft fist 
chevalier le Boi le Prince d'Antioche.... et de lors 
pour l'honneur du Boi il écartela ses armes qui 
sont vermeilles avec les armes de France). 

C'est à leur maison qu'appartenait le bienheu- 
reux André d'Antioche, Clavacre, grand visiteur 
de l'ordre du Saint-Sépulcre et général de l'ordre, 
qui mourut en 1360 à Annecy où il était venu vi- 
siter la maison de son ordre. Dans l'inscription 
placée sur son tombeau à Annecy, il est dit fils du 
prince d'Antioche, et la même origine est constatée 
dans les procès-verbaux des visites pastorales des 
archevêques de Tarentaise. (Arch. de Tarentaise. 
Hélyot, Histoire du Saint-Sépulcre. Besson, 
Mémoires ecclésiastiques) . 

Pierre et Hector d'Antioche partagèrent le tom- 
beau du duc Louis de Savoie et de la duchesse 
Anne, son épouse, au couvent des Cordeliers de 
Bives, à Genève, et leur descendance conserva 
ce privilège jusqu'à la Béforme. (Obituaire des 
Cordeliers de Rive à Genève, qui se trouve aux 
archives de Lyon). 

Pierre d'Antioche, petit-fils de Pierre, y fut 
inhumé lui-même le 16 février 1522 (Obituaire, id.). 

François d'Antioche, arrière-petit-fils d'Hector, 
laissa deux filles et un fils posthume de sa femme, 
Marguerite de Watteville. Par son testament, en 
date du 16 juillet 1552, il substitua ses filles aux 
nom et armes de sa maison. Jean-Jacques d'An- 
tioche, son fils posthume, mort sans alliance, 
réitéra la substitution, ordonnée par son père, 
aux mêmes conditions, 5 octobre 1571. (Arch. de 
Turin). 

La substitution ainsi établie fut solennellement 
reconnue par lettres patentes de Charles-Emma- 
nuel, duc de Savoie, le 26 avril 1588, entérimées 
au souverain Sénat de Savoie le 26 juin 1608. 

Percevaude d'Antioche, fille de François et hé- 
ritière de la substitution établie par son père et 
par son frère, épousa en 1569 Charles de Brotty, 



— 41 



à->. 



fils de Louis de Brotty, gouverneur de Ripaille, 
chevalier de l'ordre, dont elle eut plusieurs en- 
fants. C'est dans la ligne de Maurice, son fils aîné, 
que se continua la maison d'Antioche et le nom, 
suivant le sang, se transmit sans interruption. 

Charles de Brotty appartenait à une illustre 
maison qui marquait à la cour de Savoie et dans 
l'armée au premier rang par l'ancienneté de son 
extraction, l'éclat de ses services et ses alliances 
depuis le xm 1 siècle. (Arch. de Turin). 

Armes des Brotty : D'azur, à trois sautoirs 
d'or, 2etl. 

Maurice d'Antioche, fils de Charles, fut colonel 
général de l'armée des carabiniers, capitaine des 
gardes du duc de Savoie, chevalier de l'ordre, gou- 
verneur du fort Sainte-Catherine et de plusieurs 
places- fortes, etc. 

Sa descendance, continuée jusqu'à nos jours par 
une succession assez rare de sept fils, unique 
dans chaque génération, ne cessa pas d'occuper 
un rang élevé, de s'allier aux principales maisons 
et de se signaler dans les hautes charges de l'ar- 
mée, de la cour et de la diplomatie : généraux, 
chevaliers de l'ordre, capitaines de gardes, pre- 
miers gentilshommes de la Chambre, ambassa- 
deurs. 

Par une destinée singulière, la maison d'An- 
tioche, partie de France avec Robert Guiscard, 
fondée avec les succès des armes françaises en 
Palestine par Bohémond 1, après avoir trouvé asile 
en Savoie pendant plus de quatre siècles par le 
mariage d'Anne de Lusignan, est redevenue fran- 
çaise par l'annexion delà Savoie à la France. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de trois fleurs de lis d'or, rangées 
de fasce. 

Cri : Vaillance. 



REPRESENTANT ACTUEL : 

Antioche (Mario - François - Ferdinand - 
G 18 cT). Résidences : Paris, 110, rue de 
l'Université; château de Nernier (Haute- 
Savoie) ; château de Selorre (Saône- et - 
Loire). Fils de François-Chaiies-Alphonso, 
comte d'Antioche, envoyé extraordinaire 
et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté 
le roi de Sardaigne, et de Thérèse-Ferdi- 
nande-Adélie, comtesse de Hamal et du 
Saint-Empire romain germanique, marié à 
Marie -Marguerite de Talleyrand -Pkri- 
gord, dont : Simone, née à Paris le '2~ mars 
1890. 

Sœurs : 1° Yolande, mariée au comte 
de Bellissen-Dcrran ; 

2° Marguerite. 



ANTOINE ((V 




Cette famille, qui forma 
trois branches à Aix.où elle 
étaitconnuedepuis près d'un 
siècle et demi, tire son ori- 
gine de la ville de Florence, 
d'où elle passa à Marseille 
vers l'an 1530. Antonio 
d'Antoine fut le premier qui 
s'établit dans cette ville. 

Armes : D'azur, à un che- 
vron accompagné de trois 
flammes, posées 2 et 1, le 
(ont d'or. 



Une autre famille a pour 
auteur Jean Antoine, huissier de la chambre du 
roi, qui fut anobli avec sa postérité, mâle et fe- 
melle, née et à naître en légitime mariage, en 
considération des services qu'il rendait depuis 
vingt-huit ans dans ladite charge, et de ceux que 
ses pères et aïeul avaient rendus aussi pendant 
soixante-dix ans dans la même charge. Les lettres 
de cet anoblissement sont datées de Versailles du 
mois d'avril 1728 et adressées au parlement, à la 
chambre des comptes et à la cour des aides de 
Paris pour y être enregistrées. 
Ses armoiries réglées parle juge d'armes sont : 

Armes : Un écu d'or, à un chevron d'azur, 
accompagné en chef de deux étoiles du même, 
et en pointe d'une tige de trois roses de gueules, 
montantes d'un croissant d'azur. 

Enfin, suivant l'Histoire héroïque et univer- 
selle de la noblesse de Provence, par Artefeuil 
(p. 42), un François Alexis d'Antoine, seigneur de 
Pierrousse, du lieu de Gardes, fut reçu secrétaire 
en chancellerie près la cour du parlement, le 25 
mai 1731. Il laissa deux fils, dont le cadet fut 
ecclésiastique ; l'aîné seigneur de Brions et de 
Taillas, eut des enfants de la fille de François de 
Nantes, seigneur de Pierredon, président, tréso- 
rier général de France en la généralité de Pro- 
vence. 

Armes : D'argent, à une bande de gueules, 
chargée de trois étoiles d'or. 



APCHON on. 

Fa maison d'Apehon, l'une des plus anciennes 
et des plus illustres de la province d'Auvergne, 
eut pour berceau l'antique fief de ce nom, situé à 
quelques lieues à l'est de Mauriac, au centre des 
montagnes, et défendu au moyen âge par un châ- 
teau fort dont on aperçoit encore les ruines sur un 
pic escarpé. Ses seigneurs avaient le rang de pre- 
miers barons aux états de la haute Auvergne; ils 
commandaient les troupes et ils percevaient les 
subsides que la noblesse accordait au roi en temps 



- 13 - 



de guerre. Ces dernières fonctions leur valurent le 
titre de comptour. 

Le premier personnage connu de cette vieille 
souche est Amblard, seigneur d'Apchon, de Murol, 
etc., vivant en l'an 1000. La violence de son carac- 
tère lui lit donner le sobriquet de Mal-Hivernat. 
Les chroniqueurs racontent qu'ayant enlevé un 
homme, il l'enferma dans son château de Haute- 
Clair, surnommé depuis Nonelte, et l'y lit périr. 
On l'accusa aussi du meurtre de Guillaume Bru- 
net, son parent, au profit duquel le château avait 
été confisqué. Quelques années après, dit-on, 
Amblard, touché de repentir, alla â Rome se jeter 
aux pieds du souverain pontife, et obtint son par- 
don à la condition de léguer sa terre d'indiciat à 
saint Odilon, abbé de Cluny. A l'appui de cetle 
tradition l'on rappelle que la maison d'Apchon 
avait pour cri de guerre : Hauteclair! et que ses 
armes primitives furent: Une croix u u pied patte 
cantonnée de deux Lésants en chef, d'une hache 
d'armes au canton dextre de la pointe et d'une 
nonne en habit de chœur au canton sénestre', 
elles rappelaient sans doute le crime d'Amblard, 
son repentir et le prix de son pardon. 

Les successeurs d'Amblard, pour effacer le sou- 
venir de ce passé odieux, adoptèrent plus lard 
pour armoiries : D'azur à six fleurs de lis d'or. 
C'est le blason qui a été attribué, dans la galerie 
des Croisades du inusée de Versailles, au comptour 
d'Apchon, qui accompagna le comte d'Auvergne 
en Palestine en 1103; mais par erreur, on l'a nom- 
mé Arnaud au lieu d'Armand, et on lui a donné 
pour écu un semé de fleurs de lis sans nombre. 

En 1334, Guy, comptour d'Apchon, se distingua 
dans les guerres que Philippe de Valois eut à 
soutenir en Flandre contre Jacques d'Arteveld 
et contre le prince de Galles, venu au secours 
des Gantois révoltés. Ce fut dans cette cir- 
constance, dit-on, que le monarque français, 
pour récompenser leur bravoure, et leurs loyaux 
services, accorda à plusieurs seigneurs d'Auvergne 
et notamment au comptour d'Apchon. le droit de 
porter des fleurs de lis dans leurs armes. 

Guillaume, fils du précédent, fut, après la funeste 
bataille de Poitiers, placé par le dauphin régent à 
la tète de la noblesse de sa province, qui le 
réclamait pour chef comme le plus digne de 
commander. Les pouvoirs les plus étendus lui 
furent conférés par lettres patentes de 1357, et 
aussitôt il prit toutes les plus sa^es mesures pour 
s'opposera l'invasion des Anglais. 

L'ancienne et illustre race des comptours d'Ap- 
chon s'éteignit glorieusement par la mort de 
Guillaume VI sur le champ de bataille d'Azin- 
court. On nous dit qu'une famille a relevé le nom 
et se fait appeler d'Apchon deSaint-< lermain. 

Nous ignorons l'adresse des membres de cette 
dernière famille, s'il en existe encore. 

Armes : D'or, à .si.,- fleurs de lis d'azur. — 
Alias : D'or, sente de /leurs de lis d'azur. 

Cri m; guerre : Hauteclair. 



ARBAUD \d '). 

Cette famille a pour auteur Barthélémy d'Ar- 
baud, chancelier du roi Robert; on le trouve qua- 
lifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés 
aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme 
parmi les hommes illustres de ce temps-là dans 
son Histoire de Provence. 

Jean d'Arbaud, fils du précédent, s'établit à 
Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels 
il est qualifié damoiseau. 

Ses descendants ont toujours soutenu de la ma- 
nière la plus honorable leur noblesse., Ils l'avaient 
illustrée par leurs services dans les armées de 
nos rois et par leurs bonnes alliances. 

Un Arbaud d'Arbaud, descendant des précé- 
dents, fut premier consul de la ville d'Aix en 
L428. Cette famille a en outre fourni des cheva- 
liers de Malte et de Saint-Louis et des officiers de 
toutes armes. Nostradamus, parlant des gentils- 
hommes célèbres en l'an 1419, fait mention d'Ar- 
baud Arbaud, seigneur d'Aups. 

Cette famille a formé deux branches : 

1° Celle des seigneurs de Gardane et de Jonques 
dont les armes sont : 

D'azur, au chevron d'argent et au chef cV or, 

chargé d'une étoile de gueules. 

2° Celle des seigneurs de Brest et de Château- 
vieux, dont les armes sont : 

D'argent, au griffon de sable, la patte dextre 
d'aigle, et la jambe sénestre de lion, velues ou 
écorchées de gueules. 



D E vis 



Nascitur et péril ira. 



ARBLADE (d'). 

L'état de cette famille nous est inconnu. Les 
d'Arblade sont issus des comtes de Pardail- 
lan-Gondrin, et ont été répandus en Roussillon, 
Guyenne et Gascogne. 

Armes : Parti : aui (d'Arblade),- qiii est d'or 
au lion de gueules, couronné du même, lennnl 
de sa patte sénestre une épée d'azur eh pal, la 
pointe en bas; au chef d'azur, chargé d'une 
croizette d'or entre deux croissants d'argent ; 
an > (de Paillardan-Gondrin) qui est coupé : à) 
d'urgent à trois fasces ondées d'azur (Pardail- 
lan); li) d'or au château de gueules, maçonné 
de snlile. sommé de trois tourelles de gueules 
et accompagné de trois lé/es de Maures, tortille 
d'argent, rangées en chef (Castillon). 

Supports : Deux lions au naturel. 

Devise : Crescil eundo. 

ARCESur). 

Le nom d'Arces futd'abord celui d'une ancienne 
famille du Dauphiné dont le dernier rejeton mâle, 
Louis d'Arces, maria, en 1210, sa fille Guiffrède à 



— 45 



— 46 — 



Hugues Morard, qui fut substitué aux noms et 
armes de son beau-père. De cette union étaient 
issus trois fils qui firent souche ; l'un conserva le 
nom de Morard; les deux autres prirent celui 
d'Arces. 

Joffrey d'Arces, bailli du Briançonnais, était ma- 
réchal de l'armée du dauphin Humbert en 1339. 

François d'Arces, qui combattit à la funeste 
journée d'Azincourt, 1415, mourut sans alliance. 

Antoine d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Lis- 
sieu, dit le chevalier Blanc, capitaine de 50 hom- 
mes de pied, s'illustra comme un véritable coureur 
d'aventures. Il parcourut l'Espagne et le Portugal, 
prenant part aux tournois et aux emprinses, où 
il triomphait des plus braves combattants. Il passa 
ensuite en Ecosse, où il conquit l'amitié du roi 
Jacques IV. Il revint en France servit sous 
Louis XII, et fut fait prisonnier avec Imbaut de 
Rivoire par les Vénitiens. Jacques IV le rappela 
en Ecosse, et les historiens dauphinois disent 
môme qu'il fut nommé régent pendant la mino- 
rité de Jacques V. Ce fait est démenti par les au- 
teurs anglais. Il périt assassiné par David Hume, 
gentilhomme écossais, le 21 octobre 1517. 

Jean d'Arces, seigneur de la Bâtie et de Mont- 
biros en Dauphiné, baron de Livarot (Normandie), 
célèbre sous ce dernier nom, fut un des favoris 
de Henri III. Il fut, avec Maugiron, témoin et se- 
cond de Gaylus dans le fameux combat de trois 
contre trois (le 27 avril 1578). Il tua Schomberg 
son adversaire; mais il fut lui-même blessé griè- 
vement à la tête d'un coup d'épée. — Il périt dans 
un autre combat livré près de Blois, où il avait 
le marquis de Piennes pour adversaire (1580). La 
baronnie de Livarot et les autres biens de sa 
brandie, éteinte avec lui, passèrent dans la fa- 
mille d'Oraison. 

Un Louis d'Arces, écuyer, seigneur du Domaine 
et de la Bayette, fut capitaine dans le régiment 
de Champagne, l'an 1683, et commandant au fort 
Saint-André d'Avignon l'an 1684, puis lieutenant- 
colonel des milices de la vallée du Grésivaudan. 
La preuve de la noblesse de cette famille fut justi- 
fiée par titres depuis Louis d'Arces, son septième 
aïeul, marié le 24 juillet 1506 avec noble dame 
Guigone de Fay. 

Au siècle dernier, Louis-Antoine d'Arces, che- 
valier de Saint-Louis, était capitaine des dragons 
au régiment des volontaires du Dauphiné (1758). 

Nous n'avons pu établir d'où provient le titre 
de marquis porté par le représentant actuel. 

Armes : D'azur, au franc quartier d'or ; à la 
cotlce componnée d'argent et degueules, brochant 
sur le tout . 

Devise : Le tronc est vert, les feuilles sont 
arées, ou Virtus, labo)', honos. 



ARCHAMBAULT (d"). 

Cette famille, originaire du Languedoc, s'est 
toujours distinguée dans les armées, et a donné 



cinq grands baillis d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
suivant certificat de M. d'Hozier, délivré le 2 oc- 
tobre 1765. 

Le premier connu de ce nom est Jean d'Archam- 
bault, chevalier, capitaine d'infanterie au régi- 
ment de Vaubecourt en 1620, qui se distingua 
contre les troupes du prince de Condé. 11 fut créé 
premier grand bailli d'épée de Chàtillon-sur-Indre, 
aux gages de 600 livres pour récompense de plus 
de iO années de service, et mourut en 1646, lais- 
sant plusieurs enfants. 

Son fils aîné, Jean-François d'Archambault, 
grand bailli d'épée, capitaine d'une compagnie de 
gens de pied dans le régiment de Vaudrecourt, 
présida à l'assemblée de la noblesse, convoquée 
par ordre du roi, en 1649. Il se distingua au siège 
de Roses ; fut envoyé par le roi en diverses cours 
de l'Europe, etmourut avec postérité le7juillet 1652. 

Son fils aîné, René-François d'Archambault. 
chevalier, fut nommé par Louis XIV grand bailli 
d'épée, quoiqu'il n'eût qu'un an, et il lui fut fait 
don de la charge de gentilhomme ordinaire, vou- 
lant, dit Sa Majesté dans ses brevets, récompen- 
ser dans ce lils les services des pères. Il fut élevé 
page du roi, en sa grande écurie, entra ensuite 
dans la seconde compagnie des mousquetaires de 
la garde du roi ; se distingua dans plusieurs ac- 
tions, fut blessé de trois balles au siège de Maës- 
tricht. En récompense, Sa Majesté lui fit présent 
d'une compagnie de cavalerie dans son régiment; 
peu après, il fut blessé à la cuisse, et ne cessa de 
servir que lorsque ses blessures multipliées l'obli- 
gèrent de demander sa retraite. 

Ses descendants comptent des officiers supé- 
rieurs dans l'infanterie et la cavalerie, des cheva- 
liers de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, et des 
mestres de camp de cavalerie. 

Armes : D'azur, à trois lions grimpants,armés 

et lampasses de gueules, à Vécu d'argent eu 
abîme ; au pal de gueules, chargé de trois 
sautoirs alésés d'or. 

Supports: Deux griffons armés. 

Devise: In armis leones. 

11 a existé d'autres familles du même nom dans 
le Bourbonnais, l'Orléanais et la Touraine qui 
portaient les armes ci-après : 

Bourbonnais : D'or, au lion de gueules, à 
huit coquilles d'azur, mises en orle. 

Orléanais et Touraine: D'azur, à trois lions 
d'or, 2 et 1, en cœur un écusson d'argent, au 
pal de gueules, chargé de trois sautoirs ou fran- 
chis d'or. 

Nous trouvons encore : D'argent, au sautoir 
d'azur, chargé de cinq étoiles d'or, à la bordure 
denchée de gueules. 

ARCIZAS {oV). 
Cette famille est une des plus anciennes et des 



ïl 



48 — 



plus distinguées parmi la noblesse du comté de 
Bigorre. On trouve dans un manuscrit de l'histoire 
des vallées d'Auge, qu'un seigneur d'Arcizas, 
étant au service du roi d'Aragon, contre les 
Maures, avait proposé une entreprise extrême- 
ment difficile et si périlleuse, que le roi, la regar- 
dant impossible, lui promit un merle blanc s'il 
parvenait à l'exécuter ; et qu'ayant effectivement 
réussi, il prit pour armes un merle blanc sur un 
fond d'azur. 

Les seigneurs d'Arcizas ont tenu, depuis le 
XI e siècle, un rang distingué dans les comtés de 
Bigorre et de Cominge ; ils y ont possédé plusieurs 
terres, et y ont fait la guerre et des traités de paix 
en leur nom, et s'y sont toujours alliés avec les 
familles les plus distinguées. Ils sont qualifiés 
dans tous les actes des titres de noble, de damoi- 
seau, d'écuyer, de chevalier, de messire, de mon- 
seigneur et de puissant seigneur ; titres qui n'ap- 
partenaient anciennement qu'aux souverains et à 
la haute noblesse. 

Cette ancienne maison, qui a produit plusieurs 
branches, ne subsiste plus aujourd'hui que dans 
celle des seigneurs deLaBroquerreet d'Estansan, 
dans le comté de Cominge. 

Les armes sont : 

1" Pour la branche de La Broquerre : 

D'azur, au merle d'argent passant, qui fut 
donné à cette famille pour une belle action de 
guerre, ainsi qu'il est dit plus haut; 

2° Pour la branche d'Estansan : 

D'argent, à un cœur de gueules, traversé 
d'une clef de sable; parti de gueules, au lion 
d'or, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. 

ARCONATI-VISCONTI. 

Famille originaire du Brabant, dont l'état nous 
est inconnu. Le titre de marquis est de Busto. 

Armes: Ecart été: aux 1 et 4 à cinq points 
d'or équipollés à \ d'azur (Arconati) : aux 2 et 3 
d'argent, à la couleuvre ondoyante en pal d'a- 
zur, engloutissant un enfant de gueules (Vis- 
conti). 

Cimier: La couleuvre, issant entre un vol 
d'argent. 

Supports: A de. être un griffon d'or; à sé- 
nestre, un léopard lionne d'or. 

Manteau: D'argent, doublé d'azur. 

ARÈNE (cT) 

La maison d'Arène Conhublet tient un rang 
honorable parmi les plus illustres et les plus an- 
ciennes de la Provence. Evandol, comte de Con- 
kublet, est le premier dont nous ayons connais- 
sance. Il , était grand homme de mer, et. après 
avoir servi pendant quelque temps le roid'Angle- 



terre et fait plusieurs actions de valeur avec ses 
six galères, qui lui appartenaient, il se retira à 
Naples où il s'établit. 

Ses enfants firent différentes branches dans le 
royaume de Naples ; un de ses petits-fils épousa 
lie'' ritière de la maison d'Arène, et acquit par ce 
mariage la baronnie de ce nom, située dans la 
Calabre, diocèse Bari. Depuis cette alliance, les 
Conkublet prirent le nom d'Arène et c'est sous ce 
dernier nom qu'on les connaît depuis plus de 
500 ans. Charles-Quint accorda à Jean-François 
d'Arène le titre de marquis ; et le pape Eugène 
donna en 1440 le commandement de ses troupes à 
Louis d'Arène, archevêque de Florence, lequel fut 
ensuite cardinal et patriarche d'Aquilée. L'abbé 
Fleury en parle comme d'un grand homme, dans 
son Histoire ecclésiastique. 11 mourut à Borne 
l'an 1465. 

Nicolas d'Arène fut le premier de cette maison 
qui passa en Provence. Il y accompagna Louis III, 
roi de Naples et des Deux-Siciles, duc d'Anjou et 
comte de Provence, son bienfaiteur. 

Après le traité de Madrid, Nicolas d'Arène fut 
un des trois gentilshommes que la ville de Mar- 
seille envoya au roi en 1424, pour complimenter 
Sa Majesté sur son heureux retour en Fiance. 
Nicolas obtint à cette occasion la permission de 
faire battre monnaie à Marseille. Le roi Bené le 
fit son conseiller d'Etat en 1447 et lui accorda plu- 
sieurs privilèges tant pour lui que pour la ville de 
Marseille qui l'avait député auprès de ce prince. 

Jean d'Arène fut deux fois premier consul de 
Marseille. 

La famille compte un conseiller avocat du roi 
à Marseille, un capitaine dans le régiment du roi 
infanterie, des chevaliers de l'ordre militaire de 
Saint-Louis, un lieutenant général des armées du 
roi. En 1702 le roi donna à un Arène une compa- 
gnie de cavalerie. 

Armes: Ecartelé: aux! et 4 d'argent, à quatre 
burettes (ou jumelles) de gueules; aux 2 et 3 
d'azur, à une foi d'argent, varée de pourpre, 
posée en bonde. 

ARGENCE (cV). 

Cette famille, originaire de la Guyenne, du Poi- 
tou et de l'Angoumois, dont les biens ont passé 
dans celle de Joumarl d'Achard en 1008, parle ma- 
riage de Gaspard Joumart avec Gabrielle Tison 
d' Xrgence, réunit en elle les trois noms patrony- 
miques qui forment la souche commune. 

C'est à elle qu'est attribué uniquement le dis- 
tique suivant : 

Les Achaid, les Tison elles voisins 
Pu pays ont chassé les Sarrasins. 

Le premier auteur connu est Achard, seigneur 
de Pommier, évêque de Xoyon sous Clotair II, 
qui vivait vers l'an O'iO. 

Joumart, seigneur de Sufferte, remonte à Au- 



10 — 



- 50 - 



doin Joumart, Miles, seigneur de Vouzais, qui 
vivait en 1260. 

Tison vivait en l'an 565 du règne de. Justinien Ie r , 
empereur d'Orient. (Extrait du corpus juris 
civilis). 

Gabrielle Tison d'Argence, qui épousa Gaspard 
Joumart et lui apporta en dot la seigneurie d'Ar- 
gence, était tille de François Tison, gentilhomme 
de la chambre du roi, chevalier de l'ordre et pre- 
mier baron d'Angoumois et de Françoise de La Bo- 
chebeaucour, issue de la maison d'Alhret. 

C'est par acte du 20 décembre 1111 que les Jou- 
mart et les Achard joignirent leurs noms et leurs 
armes. 

La maison Achard-Joumart-Tison-d'Argence a 
fourni des évèques, des chevaliers de Malte, des 
chevaliers de Snint-Louis, des maréchaux de 
camp, etc. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et A, d'azur à trois 
besants d'or, posés 2 et 1, qui est de Joumart; aux 
2 et 3, d'or, à deux; lions couronnés passant de 
gueules, qui est de Tison; sur le tout : d'argent, 
à trois doubles triangles de sable en chef posés 
2 en pointe et 1 en chef: et à trois fasces de 
gueules, qui est d'Achard. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 
Devise : Achard, Hache. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS : 

1° Argence (M ise douairière d'j, née 
Marie-Aline-Amélie Quimper de Lanascol, 
demeurant château du Grand- Lucé (Sarthe). 

Enfants: a) Alfred-Marie-René-François- 
Hippolyte (M ls d'A), même adresse; b) Ma- 
rie-Frédéric (C te cl' A), marié à M Ue Barrot, 
même adresse; c) N..., mariée au baron 
Léonce Le Vavasseur, 50, avenue Marceau, 
à Paris. 



ARLEMPDES UV). 



ARMAGNAC (tf). 



Voy. Laval. 



Le dernier des anciens comtes d'Armagnac 
mourut archevêque d'Avignon en 1585, âgé de 80 
ans. Il était fils d'un bâtard, et la branche des 
enfants légitimés était éteinte auparavant. 

De ces anciens comtes d'Armagnac sont sortis 
les ducs de Nemours, par Bernard d'Armagnac, 
mort en 1462; le dernier de ces ducs fut Jean d'Ar- 
magnac, duc de Nemours, mort à la bataille de 
Cérignole, le 28 avril 1503. 

Les vicomtes de Fezensaguet sont aussi sortis 
des anciens vicomtes d'Armagnac; leur postérité a 



fini à Jean d'Armagnac, deuxième du nom, vi- 
comte de Fezensaguet, mort en 1403. 

Le comté d'Armagnac échut à la couronne, et 
Louis XIV en fit don, le 20 novembre 1645, à 
Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et d'Arma- 
gnac. 

Armes : D'argent, au lion de gueules. 

Il est fait mention d'un autre Armagnac, en 
Guyenne, dont les armes sont : 

Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, au lion de gueules ; 
aux 2 et 3 de gueules, au léopard lionne dor. 

ARNAUD. 

Famille noble de Provence, qui remonte à Jo- 
seph Arnaud de la ville de Sisteron, qui s'établit 
à Aix, où il exerça un ofQce de conseiller, secré- 
taire, contrôleur à la chancellerie du parlement, 
le 18 janvier 1685. 

Armes : L'azur, au lion d'or lampassé et armé 
de gueules. 

Il existe plusieurs autres familles Arnaud, 
parmi lesquelles nous trouvons un Arnaud, 
écuyer, seigneur de Sarazignac, dont la noblesse 
fut justifiée par titre depuis Louis Arnaud, qui 
vivait avant 1561. 

Armes : L'azur, à une bande dor, chargée de 
trois losanges de gueules, accompagnée en chef 
de trois étoiles cï argent posées en bande. 

Nous trouvons aussi des Arnaud dans le Berry 
qui portaient : 

D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef 
de deux étoiles dargeyit, et en pointe d'un crois- 
sant du même. 

Dans le Languedoc : 

D'azur, à trois trèfles d'argent. 

ARODES (oV) 

Famille originaire de Mézin en Condomois (au- 
jourd'hui chef-lieu de canton) (Lot-et-Garonne). 
Elle a produit les branches suivantes: 

1° d'Arodes de Choisy éteinte en 1846, où figu- 
rent : un juge royal de Mézin, un colonel d'artille- 
rie, chevalier de Saint-Louis. 

2° d'Arodes de Touronna qui a donné : un juge 
royal à Mézin, un capitaine de carabiniers royaux, 
chevalier de Saint-Louis, un enseigne de vaisseau 
mort prématurément. 

Elle s'est éteinte à Mézin en 1851, mais elle s'est 
continuée dans les Ardennes par l'un des siens 
marié en 1711 à Anna-Françoise de Mouy de Sou, 
héritière de la terre seigneuriale de Tailly (canton 
de Buzancy) (Ardennes). 

3° d'Arodes de Tailly, actuellement divisée en 
deux branches. 

4° d'Arodes de Peyriague qui compte : un major 



— 51 



— ■)'. 



au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, un 
chasseur noble à l'armée de Gondé, chevalier de 
Saint-Louis, et présentement partagée en deux 
branches. 

Armes: D'argent, à un chevron d'azur, ac- 
compagné en pointe d'un croissant du même : 
au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or. 

REPRÉSENTANTS CONNUS : 
Branche de Pjeyriague 
Aînée: l'Arodes de Peyriague 'Raoul 
oV). — Résidence: Ch au de Peyriague, par 
MéziD (Lot-et-Garonne). 

2" A. de P. (Marie-Louise-Raymond cV), 
càpitai ne-adjudant-major au 123 e de ligne 
à la Rochelle (Charente-Inférieure). 

Cadette: 3° A. de P. (Marie-Georges- 
Jean d"), lieutenant de vaisseau, à Brest. 
Branche de Tailly 
l'Arodes de Tailly (Edmond cT), chef 
actuel de nom et d'armes. — Résidence: 
château de Villeray, par Saint-Laurent-de- 
Çondel (Calvados) ; marié à Mario de La 
Choltière, dont: l 11 Louis; 2° Jeanne; 3° 
Lucie. 

Frère cadet : 

2° A. de T. (Eugène cV). — Résidence: 
château des Forgettes, par Buzancy (Arden- 
îics); marié à Marie, née baronne d'Anethan 
dont: 1° Blanche, mariée au baron Alfred 
de Cartier d'Yves, demeurant au château 
de Laplante, prés Namur (Belgique) : 2° I ras- 
ton, marié à X.. demeurant au château des 
Forgettes. 

ARTOIS {cV). 

Ancienne famille originaire du Noyonnais qui, 
avant la Révolution et sous la Restauration, a 
donné de nombreux officiers, gardes du corps, 
chevaliers de Saint-Louis, etc. 

11 y a une Branche d'A. de Bournonville que 
nous croyons éteinte depuis longtemps dans les 
mâles. 

Armes : D'azur, au sautoir engrèlè d'argent, 
accompagne de deux croissants du même, l'un 
en chef, l'autre en pointe, et, aux flancs, de 
deux coquilles d'or. 

ARTUR DE LA VILLARMOIS. 

La famille Arturesl originaire de Saint-Laurent 
de Terregâte, dans l'Avranchin. 

Sa généalogie remonté sans interruption à 
Estienne Artur, eacuyer, sieur de Larturage en 



Saint-Laurent. Il laissa de son mariage avec Hu- 
guette d'Ardaine, Guillaume et Jacqueline, ma- 
riée à Jean de Romilly, escuyer, seigneur du 
Plessys. Ces deux enfants firent le partage de sa 
fortune en L396. 

Guillaume Artur. écuyer, fils du précédent, dé- 
tendit le Mont-Saint-Michel contre les Anglais. 
Pour plus de détails sur Guillaume, on peut con- 
sulter le récent ouvrage de M. de Poli : les Dé- 
fenseurs du Mont-Saint-Michel. 

Laurent Artur, mort en 1601, combattit contre 
la ligue sous les ordres du duc de Montpensiçr, 
principalement au siège d'Avranches et à celui du 
château de La Chaise. 

Charles et Philippe Artur du Plessis reçurent 
en 1647 des lettres d'anoblissement. Les vieux 
titres de la famille disent que celle-ci avait dérogé 
•par suite de pertes de biens (sic). 

Quand Charles et Philippe reçurent leurs lettres 
de noblesse, il y avait trois générations que leurs 
parents ne portaient plus le titre d'écuyer. 

Les Artur possédaient la terre du Plessys ou 
Plessis, en Saint-Laurent de Terregâte, depuis au 
moins 1474. Charles Artur, dont il est parlé plus 
haut, laissa cette terre à Philippe, son cadet, et 
son fils fit l'acquisition de la seigneurie de la Vil- 
larmois, auprès de Dol en Bretagne. De sorte que 
depuis ce moment la branche ainée prit le nom de 
La Yillarmois, et la branche cadette continua à 
porter celui du Plessis. Les descendants de Phi- 
lippe vendirent le Plessis au commencement du 
siècle et furent s'établir à la .Martinique, où leurs 
enfants sont encore actuellement. Jacques-René- 
Jean-Bapliste Artur, comte de La Yillarmois, se 
fit naturaliser Breton, le 5 mai 1774, pour pouvoir 
assister aux réunions des états de cette province. 
Il fut cependant nommé député aux états géné- 
raux de 178!) par la noblesse du Cotenlin. 

La famille Artur de La Yillarmois est aujour- 
d'hui représentée par deux branches : l'aînée, qui 
a toujours conservé la terre de La Yillarmois, en 
Bretagne, et la cadette, qui demeure au château 
de Montgoger, en Touraine. 

(Les renseignements ci-dessus sont tirés de 
pièces qui se trouvent à Saint-Lô, aux archives 
du département de la Manche). 

Armes : De g ne nies, à la coquille d'or, au chef 
d'argent. 

Couronne de comte. 

ARVISENET. 

Un Arvisenet, seigneur d'Auranges, conseiller 
au parlement de Besançon, obtint par lettrés du 
roi, du mois de mars [~r2i'>. la continuation du 
titre de marquis qui lui avait été conféré par le 
roi de Sardaignè. 

Armes : D'azur, à trois cherrons d'or. 

Nous trouvons encore dans la même province 



— 53 — 



54 



un Arvisenet anobli en 1531, qui portait les mêmes 
armes. 

ASSCHE (cT). 

Famille originaire du Brabant. 

Armes : De salle, au lion d'argent: ou : échi- 
queté d'argent et de sable, de cinq tires, chacun 
de cinq joints; ou encore : d'or, à la fasce d'a- 
zur, au sautoir de gueules, brochant sur le 
tout. 

ASSELIN DE WILLENCOURT. 

Noblesse de l'Empire. Baron militaire du 5 août 
1812; titre éteint faute de majorât, quoiqu'il ait 
été confirmé en 1714. Le nom de Willencourt est 
une addition de nom. 

Armes : D'or, à Véousspn d'azut\ chargé de 
trois molettes d'argent, ci la bordure de gueules 
du tiers de Vécu. 

ASSEZAT DE BOUTEYRE. 

Le nom de terre de Bauteyre a été ajouté au 
nom patronymique en vertu d'un décret de 1860. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux croissants d'argent, et, en 
pointe, de deux épées croisées du même., la 
pointe en haul. 

Devise: Cui amo adhœres. 
Couronne de comte. 

ASTIER. 

Famille de Provence, anoblie par une charge de 
trésorier de France à la généralité de Provence 
dont fut pourvu, le 15 mars 1741, Jean Astier. 

Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, issant 
d'une terrasse de même ; au chef d'azur, chargé 
d'un soleil accosté de deux étoiles, le tout d'or. 

AUBERT DE VINCELLES. 

Famille originaire île Bre- 
tagne, ayant possédé le 
comlé de La Ferrière, les 
seigneuries de Vincellcs, de 
Saint (iilles et de Clozy. 

Sa filiation est nettement 
suivie à partir de Thomas 
Âubert (de Dieppe) , capi- 
taine des vaisseaux, du roi, 
qui découvrit (d'après de 
vieux papiers de famille), 
l'Amérique septentrionale , 
en 1504. 

Son fils Charles , égale- 
ment capitaine de vaisseau, mourut en 15i0, en 






cherchant un chemin pour aller à la Chine par le 
Nord. 

Hector Aubert, seigneur de Clozy, fut conseiller 
du roi, à Loches (1669). 

Pierre Aubert, seigneur de La Perrière etdeVin- 
celles, fut maître d'hôtel ordinaire du roi 
Louis XIV. Il eut deux fils : l'un, Charles-Maurice 
Aubert, seigneur de La Ferrière et de Yincelles, 
fut brigadier des armées du roi (1719), et envoyé 
extraordinaire du roi à Venise et en Sicile ; il 
mourut sans enfant. 

L'autre Claude-Pierre Aubert, seigneur de La 
Ferrière et de Vincelles, capitaine de vaisseau, 
chevalier de Saint-Michel, épousa M 1 ' 8 de La Bo- 
cherousse, en Bretagne, où il se fixa. 

Son fils Jacques, fut également dans la marine. 

Les lettres et papiers venant de lui sont adres- 
sées au comte de La Ferrière de Vincelles, cheva- 
lier de l'ordre royal de Saint-Louis. 

Son fils Joseph-Armand eut plusieurs garçons, 
dont l'un Jean-Marie Aubert- Vincelles, devint 
colonel d'artillerie et ne reprit que plus tard la 
particule, sans reprendre ni le nom, ni le titre des 
comtes de La Ferrière. Il mourut en 1854. 

Son fils Amédée Aubert de Vincelles, officier 
d'infanterie démissionnaire, conseiller général du 
Finistère, épousa Mathilde de Kermenguy, dont il 
eut trois fils : 

lo Amédée, lieutenant de dragons, qui épousa 
en 1892, Marie Delarue Caron de Beaumarchais, 

dont une fille ; 

2 J Henry, marié en 1893, à Marguerite Bosgals 
de Béals, dont un fils Jean. 

3° Fernand. 

Armes : D'or, à trois têtes de limier de sable. 

Certains armoriaux attribuent ces armes au nom 
de La Ferrière et donnent aux Vincelles : 

Pallé d'argent et de gueules, à la fasce d'azur 
brochant. 

AUBRY. 

Nous trouvons un grand nombre de familles 
portant ce nom. 

Un Jean-Martin Aubry fournit au conseil supé- 
rieur ses provisions de secrétaire du roi. 

Un Léonor Aubry obtint des lettres d'honneur 
pour pareil office, le 12 octobre 1697. 

Deux Aubry furent reçus conseillers au parle- 
ment de Paris en 1720 et 1731. 

V\\ Aubry prit le titre de marquis de Castelnau, 
d'une terre située à Lazenais en Berry. 

Armes : D'argent, à une hure de sanglier de 
sable, les yeux et les défenses d'argent: au chef 
d'azur, dentelé et chargé de trois roses d'or. 

AUCAIGNE DE SAINTE-CROIX. 

Cette famille, originaire du Bourbonnais, s'est 
établie en Bour™£'i^ à la lin du xvr siècle. 



— 00 — 



— 56 



Le nom de Sainte-Croix a été ajouté au nom 
d'Aucaigne en vertu d'un décret du 5 janvier 1878. 

Armes : D'azur, à un chevron d'or surmonté 
d'un quarreau du même; accompagné en chef 
de deux canes d'argent, et en pointe d'une mon- 
tagne à six coupeaux enflammés de trois flam- 
mes, le tout aussi d'argent. 

AUMALE d'). 

La petite ville d'Aumale, appelée autrefois 
Alhemarle, est située à vingt kilomètres de Neuf- 
châtel, dans la Seine-Inférieure. Elle fut donnée 
par Guillaume le Conquérant, sous le titre de 
comté, à Eudes de Champagne. Le roi Philippe- 
Auguste s'empara de ce fief sur les Anglais et le 
concéda à Simon de Dammartin. Le titre de comté 
d'Albemarle ne fut plus dès lors que nominal en 
Angleterre. En France, le comté continua de sub- 
sister, et son nom d'Albemarle se changea par 
corruption en celui d'Aumale. 11 appartint suc- 
cessivement par mariage aux. maisons de Castille 
d'Harcourt, de Lorraine et de Savoie. Louis XIV 
l'acheta en 1675 et le donna au duc du Maine, 
prince légitimé de France, dont la petite-fille le 
porta à la maison d'Orléans. 

Plusieurs généalogistes pensent que c'est des 
premiers comtes d'Aumale que descend la famille 
de ce nom, qui appartient à la province de Picar- 
die. Deux de ses branches ont été maintenues le 
30 janvier 1699, sur preuves authentiques remon- 
tant à 1546. La filiation commence à Emery 
d'Aumale, qui épousa Jeanne d'Epagny, fille et 
héritière de Baudoin d'Epagny. 

Un Philippe d'Aumale fut tué à la bataillé de 
Pavie. Il avait épousé une nièce de Philippe de 
Villiers-1'Isle-Adam, grand maître de Rhodes. Son 
fils fut panetier et ensuite conseiller et chambellan 
de Henri IL 11 commandait une compagnie de 
cent hommes d'armes. 

Le rameau des seigneurs de Buny et d'Ivren- 
cheuse, le seul qui se soit continué jusqu'à nos 
jours, fut formé par Antoine d'Aumale, lieutenant 
du roi et de la ville de Ham, capitaine de cent 
hommes de pied. 

Un Charles d'Aumale, seigneur de Moreuil et de 
Liévin, devint lieutenant général des armées du 
roi et commandeur de Saint-Louis. Il vivait en 
1714, et son lils Charles-François fut colonel d'ar- 
tillerie en 175G. 

Armes : D'argent, à la bandi de gueules, 
chargée de trois desants d'or. 

AUTRY (cP). 

Terre et baronnie en Champagne, diocèse de 
Reims, érigée en comté en 1695, en faveur de la 
maison de Thuizy, dans la branche des marquis 
de Thuizy, seigneurs de Vraux, dont l'auteur est 
Jérôme de Goujon-de-Thuizy, premier du nom. qui 



vivait vers 1560. Il est parlé de Jérôme-Ignace de 
Goujon deThuizy, chevalier, marquis de Thuizy 
et comte d'Autry, petit-fils de Jérôme, auteur de 
la branche, né en 1063, reçu conseiller au grand 
conseil le 24 août 1658. 

Armes : Ecartelé: aux 1 et 4 d'azur, au che- 
rra// d'or, accompagné de trois losanges du 
même, qui est de Goujon ; aux 2 et 3 de gueules, 
au sautoir engrélé d'or, cantonné de quatre 
fleurs de lis d'argent, qui est de Thuizy. 

AUVRAY. 

Il y avait cinq familles de ce nom en Norman- 
die, trois dans la généralité d'Alençon, et deux 
dans celle de Caen. 

La première est Auvray, sieur de la Goudon- 
nière, maintenu dans sa noblesse le 20 mai 1666. 

Armes : De gueules, à la fasce d'or, accompa- 
gnée en chef de deux roses d'or, et en pointe de 
deux lions passants et affrontés d'or. 

La seconde est Auvray, sieur des Monts, main- 
tenu dans sa noblesse le 31 décembre 1666. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, chargé 
de trois fleurs de lis d'or, et accompagné de trois 
feuilles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe. 

La troisième, de la généralité d'Alençon, est 
Auvray, écuyer, sieur d'Im au ville, maintenu dans 
sa noblesse le 6 décembre 1666. 

Armes : De gueules, au chevron d'or, ac- 
compagné de trois croix du même, 2 en chef et 1 
en pointe. 

De la première famille d'Auvray, de la généra- 
lité le Caen, était Cyprien Auvray, sieur de 
L"> -arde, échevin à Caen, qui fut anobli par let- 
tres du mois d'octobre 1599, vérifiées en la cham- 
bre des comptes en 1599 et en la cour des aides, 
le 13 décembre 1010. 

Armes : D'azur, à trois coquilles d'argent, 
2 et 1 . 

La dernière famille du nom, est Auvray, sieur 
de la Rocque. 

Armes : Paie d'azur et d'or, de six pièces; au 
chef de gueules, chargé d'un léopard d'or. 

Il y a eu encore une famille Auvray dont un 
membre fut créé baron sous l'empire et dont le 
titre serait, paraît-il, éteint. 

Armes : Ecartelé : au 1, d'azur, au bouclier 
d'or, chargé d'un écusson du champ sur lequel 
est inscrit le chiffre 40, d'argent : au 2, de baron 
préfet, qui est d'azur, à la muraille 'crénelée 
d'or, surmontée d'une branche de chêne du 
me me; au 3, de gueules, à la clef en pal d'ar- 
gent ; au 4, d'azur, à l'olivier d'or, fruité d'ar- 
gent . 



— a/ — 



58 



AUX Y (<F). 

Cette famille, une des plus anciennes et des plus 
illustres de l'Artois, remonte à Adascar, sire et 
baron d'Auxy qui, en 673, fonda l'abbaye d'Auxy- 
aux-Moines , située à deux heures de la ville 
d'Auxy-le-Chàteau. 

Illustrations : 3 chevaliers croisés, 1 chevalier 
de la Toison d'or, 1 grand maître des Arbaletiers 
et enfin 4 frères chevaliers barnouts, tués à la 
bataille d'Argincourt. 

Alliances : Rubempre, Aubigny, Vermandies, 
Riencourt, Nedonchel, Baillescourt, Picquigny. 
Craon, Encre, Cany, Créquy, Melun, Enghien, 
Hardenthun, Mailly, Laïrémouille, Flavy, Dreux, 
Egmont, Bruyes la Gruthuse, Tragignus, Yves, 
BailIeul,Brimen,Villiers del'lsle-Adam, La Châtre, 
Potier de Gesvres, Soyecourt, Boufflers, Rosset de 
Eleury, Saint-Bliniont, du Fay, de Mauluron. 

Armes : Echiqueté d'or et de gueules de 
cinq tires. 

Cimier : Un buste de More. 

Couronne de duc. 



Supports : Deux léopards lionnes d'or lani- 
passés de gueules. 

Cri: Et toi Auxy . 

Devise: On s'enlace. (Versailles, sal'e des Croi- 
sades). 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1" Auxy de Launois (Emile, comte cl), 
marié à Victorine de Séjournet de Rami- 
gnies, dont : 1 fils et 3 filles. 

2" A. de L. (Albéric, comte cl , marié à 
X..., dont 1 fils et 3 lilles. 

Branche cadette 

1" Auxy (Arthur, duc et marquis ef), ha- 
bitant New-York. 
2° A. (Harold, comte cV). 
3° A. (Alain, comte cl). 
4° A. (Belynde, comte cl'). 





BABAUD. 

Très ancienne famille du Poitou, établie près de 
Confolens (Charente) au xve siècle et ayant pos- 
sédé les seigneuries et fiefs de Praisnaud, de La 
Croze, de La Vergne, du Vignaud, des Bouteries, 
de Iirisset, de Veine, de La Grange, de LaChaus- 
sade, de La Groze-Laribière, de Fontbelle, de 
l'Herbaudie, de Frégeville, de La Grosse, de La 
Franchaudie, de La Fordie, de Bellivier, deBara- 
cou, de Laugerie, de Marcillac, du Mas de La 
Roche, de Monvallier. 

En 1240, Guillaume Babaud et Jean de Mont- 
faucon ont leurs biens saisis, sous prétexte qu'ils 
sont hommes du sire d'Allemagne, pour lors, enne- 
mis du roi. (Arch. nat. .j. 97. 1. 117). 

Avant 1789, cette famille possédait dansleGon- 
folennais, en outre des très nombreuses el non 
moins importantes seigneuries ou fiefs cités ci- 
dessus, les principales charges de la ville de Con- 
folens, telles que consuls, maires perpétuels, pro- 
cureur du roi au siège de l'élection, subdélégués 
de l'intendant, etc. 

Partisans ardents de la réforme religieuse, plu- 
sieurs de ses membres, lors de la révocation de 
l'édit de Nantes, préférèrent l'exil à l'abjuration 
de leurs croyances, et laissèrent au plus jeune des 
leurs le soin de ramener sa descendance dans le 
giron de l'église catholique, apostolique et romaine. 

On lit, en effet, dans la Chronique protestante 
de VAngoumois. par Bujeaud, page 250 : << Parmi 
les abjurations reçues de 1670 à 1684 par Cochois, 
curé (le Monlboyer, on cite celle du sieur Babaud 



de Praisnaud-Isaac, de la paroisse de Confolens, 
avocat au parlement de Paris. » Cette abjuration 
eut lieu le 31 janvier 1660, au lieu dit d'Epenède, 
entre les mains de Bezeaud, prêtre, délégué et 
muni d'une permission expresse à cet effet. (Dos- 
sier manuscrit, étude de M c Girard, notaire à 
Benest). 

Cristophe Babaud de Praisnaud, né en 1551, est 
le chef de la descendance encore existante de cette 
famille à Confolens. 

11 eut do son mariage en 1571, avec damoiselle 
Louise Vergnaud, deux enfants, Pol et Pierre, qui 
sont les souches des deux branches principales 
encore resserrées par des alliances successives. 

Armes : D'or, à un sautoir de gueules, engrëlé 
de subie. 

.Même e i régis trement d'armoiries par d'Hozier 
pour Joachim Babaud du Mas de La Roche; pour 
Jacob Babaud, lieutenant, d'Hozier donne : De 
gueules, à un sautoir d'argent (d'office, sans 
doute). 

RE l ' li ES EN TA N TS A < ' T UELS : 

Première branche de Praisnaud 
et de La Croze 

Babaud de La Croze (Pierre-Camille), 

né *'ii 1815, marié en 1837 à Eulalie Fre- 

geon de La Salles, eut : 1" Camille, né en 

1838, décédé sans postérité, et 2° Frank, né 

en 1840. 



GL — 



— 6:2 — 



Blî.VNCHE DE LaRIBIÈRE 

Babaud-Laribière (Charles), né en 1824, 
maire de Confolens, marié en 1854 à Léon- 
tine de Lagrange-Labeaudie, eut : 1° Anne; 
2° Lucile. 

Deuzième Branche de La Groze 

Eteinte dans les mâles. 

Troisième branche de La Groze 

Babaud de La Croze (François-Ca- 
mille), né en 1844. maire d'Ansac, marié 
en 1890 à Marie-Blanche-Cécile Vienot de 
Vaublanc, dont : a) Marie-Simone, née en 
£891 ; ô) Pierre, ne en 1893, décédé en 
1894; c) Marie-Louise-Janine, née en 1895. 

B. de La C. (Edmond-Auguste), maire 
d'Ambernàc en 1851 , marié en 1882 à Amélie 

GUILLAUD DE CHEMERAULT. 

Branche du Mas de La Boche 
et de Monvallier 

Babaud de Monvallier (Philippe- Jean), 

né en 1810. mort en 1848, avait épousé en 
1839 Laure Despouses de Lage, dont : 
a) Antoinette-Marie-Thérèse, née en 1843, 
mariée en 1809 a Marie-Louis- Arthur Au- 
oier de La Gallet, chef de bataillon, offi- 
cier de la Légion d'honneur; b) François- 
Joseph-Paul. né en 1847, marié le 12 juin 
1882 à Marie-Alice Dufresne de Chassai- 
one, dont : 1° Suzanne, née en 1883, 
2° Bernard, né en 1888 ; c) Philippe-Jean- 
Baptiste, marié en 1878 à Marthe Grassin- 
Delyle, dont 1" Jeanne, née en 187'.). 
2° Henri, né en 1882; 3° Robert, né en 
1885. 

BACHOD DE LESBAT. 

La famille de Bachod, originaire du Bugey, s'est 
distinguée par ses services et ses nobles alliances. 
Elle a fait souche en Savoie, en Franche-Comté 
et dans le Blaisois. 

Elle doit sa noblesse aux éminentes qualités de 
François Bachod, docteur en droit, qui fut créé 
chevalier, le 16 avril 1536 et comte palatin, le 
8 août 1542, par lettres de l'empereur Charles- 
Quint. 

François de Bachod fut ensuite grand dataire 
de sa sainteté, évèque et prince de Genève, en 
1556, et nonce du pape en Savoie. 

Par les lettres précitées de 1542, Charles-Quint 
anoblit en même temps, Claude Bachod le Vieux, 
Claude Bachod le Jeune, Jean et Benoit Bachod, 
frères du futur évèque de Genève, et encore Jean, 
Jacques et Baptiste Bachod, ses cousins. 



Le 24 septembre 1566, Emmanuel-Philibert, duc 
de Savoie, confirma, sur requête, les lettres de 
noblesse de 1542 et anoblit, en tant que de besoin, 
François Bachod, évèque de Genève, Benoit 
Bachod, son frère, seigneur de Saint-Denis-le- 
Chosson et de La Verdatière, genti homme ser- 
vant de la bouche du duc, Louis Bachod, son 
neveu, né à Rome, fils de feu Claude le Vieux, 
Jean et Jacques Bachod, son proche parent. 

La famille de Bachod a formé diverses bran- 
ches. Nous les croyons éteintes, à l'exception 
de celle de Lesbat , encore représentée par les 
femmes. 

Rappelons : 

1° La branche des seigneurs de La Verdatière et 
de Saint-Denis-le-Chosson , issue de Claude 
Bachod le Vieux, frère de l'évêque de Genève. 
Elle a contracté des alliances avec les maisons 
Capponi (de Florence), Ruffin de La Biguerne, de 
Veyllet, de Clermont-Mont-Saint-Jean, de Chas- 
sincourt, de Furstemberg. 

2° La branche des .Bachod de Lesbat, dans le 
Blaisois, également issue de Claude Bachod le 
Vieux, frère de l'évêque de Genève. Elle a produit 
un secrétaire du roi, des conseillers au bailliage 
et siège présidial de Blois, un maire de ladite 
ville, etc. 

3° La branche des Bachod de l'Abergement-de- 
Varey, en Bugey, issue de Jean Bachod, cousin de 
l'évêque de Genève. Elle a été maintenue dans les 
privilèges de la noblesse par arrêt du parlement 
de Dijon, en date du 24 mars 1643. 

4° La branche des' seigneurs de Nercia, de Ver- 
fey et de Saint Nizier-le-Désert , issue d'Aimé 
Bachod. Elle s'est alliée aux familles de Ronche- 
vol, de Migieu, de Fetans, de Guitfrey. 

Armes : D'azur, à un rocher de trois pointes 
d'or, surmonté d'une étoile de six rayons de 
même, en chef, accostée de deux croisetles d'ar- 
gent. 

L'éeu timbré d'un casque avec ses lambre- 
quins. 

Cimier : Un monticule cVor à trois pointes, 
surmonté d'une étoile du même. 

Autre cimier : Une aigle d'or. 

Consulter : Histoire de Bresse et de Bugey, par 
Guichenon; — Dictionnaire de la noblesse de 
Lachenaye des Bois ; — Bibliothèque nationale, 
carrés de d'Hozier, etc. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Bachod de Lesbat (Berthe-Louise), fille 

deAltel-Benjamin Bachod de Lesbat. Mariée 
à Henry Soulette. Résidences : rue Fré- 
déric-Bastiat, 4, à Paris, et le Vésinet (Seine- 

et-Oise). 



03 — 



- 64 



BACON DE SAINS. 

Cette famille a obtenu, en 1864, l'autorisation 
d'ajouter à son nom celui de sa terre de Sains et 
à s'appeler Bacon de Sains. 

Armes : De gueules, à cinq fleurs d'aubépine 
d'argent percées du champ. 

BACOT DE ROMAND. 

Cette famille a obtenu, en 1821, l'autorisation 
d'ajouter à son nom de Bacol celui de sa terre de 
Romand et à s'appeler Bacot de Romand. Nous 
ignorons d'où provient le titre de baron put; pat- 
un de ses membres. 

Armes : Touraine : D'azur, à une tour d'or, 
accostée à dextre d'unebranche de lis de jardin 
d'argent, et à sèneslre d'une levrette rampante 
du même, au chef d'hermine. 

BAILLOT D'ESTIVAUX. 

La famille Baillot d'Estivaux ou d'Etivaux est 
originaire du Limousin. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, chargée en 
chef de trois étoiles d'or, et, en pointe, de trois 
escots du même. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Baillot d'Etivaux (Pierre), rédac- 
teur à \d direction des Domaines, à Châ- 
teauroux (Indre). 

2° B. d'E. (Henri d y ), à Puyvigeraud, 
commune de Salon-la-Tour (Corrèze). 

3° B. d*E. (Gabriel d'), au château de 
Brutine, commune du Ghàtenet. près Saint- 
Léonard (Haute-Vienne). 

BARBET DE JOUY. 

Joseph-Henri Barbet, littérateur et archéologue 
français, membre de l'Institut, né à Canteleu, prés 
de Rouen, le 10 juillet 1812, iils d'un ancien con- 
sul de France à File Maurice et à Brème, a été 
autorisé, en même temps que son père, par décret 
de juillet 18ô9, à joindre à son nom celui de de Jouy. 

BARBIER (B nn ). 

L'état de noblesse de cette famille nous est in- 
connu. 

Armes : Parti: Au 1, d'argent, au coq de sable, 
la tête contournée, crêtée et barbée de gueules; 
au chef d'azur chargé d'une étoile d'argent; au 
2, d'or, à l'épée d'azur et à la pensée au naturel 
passées en sautoir, à la Champagne de sable, 
chargée d'une gerbe d'or. 



REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Barbier (Georges-Paul, B on ), 69, rue de 
Rome, à Paris. Marié à X. d'IvERNOis. 

BARBOU. 

Les Barbou sont originaires de Limoges. 

Un Regnauld Barbou fut prévôt de Paris en 
1270. Il y a une branche des Barbou établie dans 
les Pays-Bas. Hugues Barbou, souche de ceux de 
Limoges, y vint de Lyon, au xvi e siècle. 

Un Barbou, d'abord trésorier de France, fut 
anobli par une charge de secrétaire du roi. 

Jean Barbou, libraire de Paris, acheta la terre 
de Monismes de la marquise de Béthune, et h:, 
transmis ou céda à son frère, autre Jean Barbou 
des Courrières, mort en 1727, le premier de la 
famille qui ait ajouté à son nom celui de des Cour- 
rières. 

La branche des Barbou des Courrières com- 
mence à Martial Barbou, fils de Jean, et, comme 
lui, imprimeur-libraire à Limoges, seigneur de La 
Vallette, des Courrières, de Thias et des Places, etc. 
Consul de l'élection de Limoges, mort en 1787, 
laissant postérité, il a fondé par testament une 
place gratuite à l'hôpital de Limoges pour un ou- 
vrier imprimeur. 

L'établissement d'imprimerie des Barbou de 
Paris, célèbre par ses éditions classiques de 1704 à 
1808, était administré par les cadets de famille. 
L'aîné résidait à Limoges. 

Armes : D'azur, à un dexlrochère d'argent 
tenant une plume et un épi d'or surmontés d'un 
croissant de même. 

Devise : Meta laboris homos. 

BARGETON DE CABRIÈRES. 

La maison de Bargeton, originaire du diocèse 
d'Uzès, fut anoblie par lettres patentes de Fran- 
çois 1er du mois de novembre 153-3, en la personne 
de Mathieu de Bargeton, seigneur de Lédenon, 
demeurant à Uzès. Pierre, son arriére-petit-fils, 
fut condamné comme usurpateur de noblesse, 
faute d'avoir produit, devant M. de Bezons, l'ori- 
ginal desdites lettres d'anoblissement. Use pour- 
vut en conseil du roi, et obtint un arrêt le 81 mars 
L672 qui. en le maintenant dans sa noblesse, 
nonobstant qu'il ne rapportât pas l'original des 
lettres d'anoblissement, dont Sa Majesté le dis- 
pensait, en considération de ses services et de 
ceux de ses prédécesseurs, ordonna qu'il jouirait 
des privilèges attribués aux autres gentilshom- 
mes du royaume. Cet arrêt fut confirmé par lettres 
patentes du roi données à Saint-Germain-en-Lave, 
le 18 avril 1672. 

La libation suivie de cette famille commence à 
Mathieu de Bargeton, père de Nicolas de Barge- 
lor\, seigneur de Gabrières, gentilhomme ordinaire 



— 6.") — 



— 60 — 



de la chambre du duc d'Anjou en 1580, viguier 
royal de la ville d'I r zés en 1581, marié à Jeanne de 
Joannis de [.a Roche Saint-Angel, en 1550, dont 
il eut postérité. 

Armes : D'azur, à un chevron d'or, accom- 
pagné d'une rose d'argent posée à la pointe de 
Vécu; au chef d'argent, chargé de trois croi- 
seltes de gueules. 

BARRÉ DE SAINT-VENANT. 

Famille originaire du Poitou où elle a fourni des 
écnevins et maires des villes de Poitiers et Niort, 
établie à Saint Domingue au xvme siècle, dans la 
Brie, en Vendomois et Berry au xixe siècle. 

Divisée en plusieurs branches : de La Thibau- 
dière, La Ricottière, Chabans et Saint-Venant, 
toutes éteintes aujourd'hui, sauf la dernière, titrée 
par Pie IX en 1809. 

Armes : Parti : au 1, d'argent, au sautoir de 
siuople, accompagné en chef d'un lambel de 
gueules ; au 2, d'azur, au chevron d'argent, ac- 
compagné en chef de deux mouchetures d'her- 
mine de même, et, en pointe, d'un soleil d'or. 

REPR ES EN TANTS ACT UELS : 

1° Barré da Saint- Venant (G te Raoul), né 
le 4 mai 1845. ancien zouave pontifical, 
marié le 18 décembre 1871 à Marie-Eustelle 
de Saint-Légier-d'Orignac. — Résidence : 
yiUeporcher- Saint -Ouen, près Vendôme 
(Loir-et-Cher). 

Enfants : a) Adhémar. élève à l'Ecole 
militaire de Saint-Cyr; b) Henri; c) Pierre 
et cinq filles. 

2° B. de S.-V. (Julien), inspecteur des 
forêts à Nevers, chevalier delà Légion d'hon- 
neur, né le 4 septembre 1847, marié le 
11 septembre 1873 à Marie-Thérèse de 
Bengy de Puyv allée, dont deux filles. 

Tous deux lits de Adhémar J.-C, coin le 
B. de S.-V., ingénieur en chef des ponts 
et chaussées, membre de l'Académie des 
sciences, et de Julie Rohault de Fleury, 
décédé en 1886. 

Neveux de Adolphe G.-L. IL de S. -A"., ca- 
pitaine aux hussards de la (larde royale, 
époux de Félicie de Larminat, décédé en 
en 1857. 

Petit-fils de Jean B. de S.-V., colon do 
Saint-Domingue, lieutenant-colonel de ca- 
valerie, chevalier de Saint-Louis, etc. 

Tome II. 



BARTOUILH DE TAiLLAC. 

Famille originaire de Misson, près Dax (Landes). 

Jehannot de Bartouilh, écuyer, se dit fils de 
noble Jean Bartouilh dans son contrat de ma- 
riage avec Clémentine de Laseigne, le 17 sep- 
tembre 1537. 

La famille Bartouilh vint se fixer dans la suite 
à Nérac (Lot-et-(iaronne). Louis-Bertrand de 
Bartouilh, écuyer, quitta la profession des armes 
suivie par ses ancêtres pour embrasser la carrière 
de la robe. 11 épousa à Nérac Marthe Descazels, 
le 31 mars 1712. Juge civil et criminel d'Espieux 
et de Colignac, il obtint le 8 juin 1739, du prévôt 
et du procureur du roy de la prévôté royale de 
Dax, une attestation de sa noblesse et de celle de 
ses ancêtres. 

11 eut de nombreux enfants: l'aîné Daniel-Ber- 
trand de Bartouilh, seigneur de Bue, était écuyer, 
conseiller du roy, lieutenant particulier au prési- 
dial et sénéchaussée de Nérac. 

Un autre fils Jean Bartouilh, fut commandant 
du Louvre. 

Un autre lils Pierre Bartoiulh de Taillac, lieu- 
tenant général criminel au présidial de Nérac. fut 
envoyé à l'échafaud en 1793, à Bordeaux, comme 
noble et ayant un fils émigré à l'armée des princes : 
tous ses biens furent saisis. 

C'est ce Pierre Bartouilh de Taillac qui fut le 
chef de la famille actuelle. Son fils, à la rentrée 
des émigrés, fut nommé àla cour des comptes. Son 
petit-fils fut également conseiller référendaire à la 
cour des comptes. 

La famille Bartouilh compte parmi les membres 
de sa famille, le comte Jaubert, pair de France, 
ministre, qui était petit-fils d'une demoiselle Bar- 
touilh, mariée à M. Capot de Feuillide. 

Armes : L'or, ù lu barre de gueules, charg 
d'un poisson (thouil) d'urgent. 

Supports : Deux lions. 

Devise : Vis unita for lion. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Bartouilh de Taillac (Raymond), 
avocat. Résidence : Auch (Gers). 

2° B. de T. (Albert), marié à M lle de No- 
livos. Résidence : Esvivès, par Auch (Gers). 

3° Marguerite, mariée à d'Arodesde Pey- 
riague, capitaine au 123 e d'infanterie, ;i La 

Rochelle. 

4" B. de T. (Léonce), administrateur eu 
( îoehinchine. 

5° B. de T. (Paul). Résidence : Blaye 
(( rironde). 



67 - 



GS — 



BASTARD (de). 

La maison de Bastard, d'ancienne et noble ex- 
traction, est originaire, au xie siècle, du comté 
Nantais. Elle a répandu ses branches en Angle- 
terre, où Robert Bastard suivit, en 1000, Guil- 
laume le Conquérant, et où subsistent encore ses 
descendants du nom, en Bretagne, en Berry, en 
Poitou, au Maine, en Gascogne, Guyenne et Lan- 
guedoc. 

De tous temps, les sujets de cette maison onl 
figuré avec honneur et occupé des situations éle- 
vées. Eon Bastard combattait à la bataille de Dol 
en 1173 ; Pierre Bastard du Pèlerin prenait part à 
la sixième croisade; Guillaume de Bastard, vi- 
comte de Fussy, était lieutenant général pour le roi 
Charles VII, en Berry; Henri de Bastard, mar- 
quis de la Cressonnière, en Poitou, chevalier de 
l'ordre du roi, était gouverneur des ville et châ- 
teau de Maillezais; Macé de Bastard, seigneur de 
Dobert, au Maine, était secrétaire de Louis XI ; 
Denis de Bastard, marquis de Fontenay, mourut 
chef d'escadre des armées navales à la Guadeloupe 
en 1723; Pierre de Bastard, seigneur du Bosq, en 
Gascogne, commis à la garde de la cornette 
blanche, était tué à la journée d'ivry, en 1590; 
Jean, comte de Bastard d'Estang, en Armagnac, 
était chevalier d'honneur de la cour souveraine 
de Montauban, au moment de la Révolution ; 
François-Dominique de Bastard, baron de Saint- 
Denis, était grand-maître des eaux et forêts de 
Guienne, Gascogne, Béarn et Navarre au xvm e siè- 
cle; François de Bastard, seigneur de La Fitte, 
en Languedoc, était premier président du Parle- 
ment de Toulouse en 1762. 

La maison de Bastard compte vingt-huit cheva- 
liers dans l'ordre militaire de Saint-Louis ainsi 
que dos chevaliers dans les ordres de Blindes, 
Malte, Saint-Lazare. Dans ce siècle-ci, elle compte 
vingt-cinq nominations dans l'ordre de la Légion 
d'honneur parmi ses membres, dont on peut citer 
François, comte de Bastard d'Estang, grand offi- 
cier de la Légion d'honneur, vice-président de la 
Chambre des pairs, président à la Cour de cassa- 
tion, et ses quatre frères: Victor, officier supé- 
rieur dans la garde royale, député du Lot-et-Ga- 
ronne ; Armand, préfet du Cher sous la restaura- 
tion; Auguste, brigadier des mousquetaires gris 
de la garde du roi, chef d'escadron au corps royal 
d'état-major; Henri, procureur général du roi 
Charles X, à Riom, président honoraire à la Cour 
d'appel de Paris, marié à sa cousine, héritière de 
la branche des marquis de Bastard de Fontenay, 
seigneurs de Dobert, au Maine. 

A.rmes : D'or, à l'aigle d'empire; mi-parti : d'a- 
; ur, à la fleur de lis d'or. 

L'écu entouré d'une chaîne donner, en 1540. 
par le roi François I 11 A Claude de Bastard pour 
ses bons services ;mx guerres du Piémont. 

Cimier: Un ange issant de la grosse tour de 



Bourges, tenant de la dextre une épée jlam- 
boyante, et de la senestre une croix fleurdelisée. 

Supports : A dextre, un ange de carnation 
tenant une bannière armoriée d'une fleur de lis 
de France', à senestre, un griffon soutenant une 
bannière à l'aigle d'empire. 

Devise: Cunctis notafides, concédée, en 1427, 
par Charles Vil à Guillaume de Bastard, vicomte 
de Fussy et à ses descendants. La branche des 
marquis de Bastard de Fontenay, seigneurs de 
Dobert, au Maine, a toujours continué à porter, 
pour demeurer fidèles à la tradition, l'antique de- 
vise : Regum sangnis et Cœsaris. 

Cri : Biex aye. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Bastard d'Estang (François. G te de); 
chevalier de la Légion d'honneur, ancien 
officier aux mobiles de la Sarthe, ancien 
secrétaire général de la préfecture de 
Seine-ët-Oise (1875), ancien sous-préfet 
de Dieppe (1877) sous le gouvernement du 
maréchal de Mac-Manon, président de la 
Société historique et archéologique du 
Maine, maire, depuis seize ans. de là com- 
mune d'Avoise (Sarthe), où il demeure au 
château de Dobert. 

Sœurs : a) Denise, veuve du comte de 
Gàstellane; 6) Jeanne, mariée au vicomte 
de Roquefeuil, colonel du 3 e chasseurs; 
c) Marie, mariée au vicomte du Peyroux, 
ancien officier de zouaves. 

Branche cadette 

Bastard de Saint-Denis i René, B on de), 
demeurant au château de Saint-Denis-sur- 
Garonne, près Agen. 

Frères : a) Pierre, officier de cavalerie; 
b) Henri, aspirant de marine; c) Raymond. 

Cousins-germains: 1" Edouard, marié à 
.M 11 " de Rohan-Chabot ; 2° Raoul, marié à 
Marguerite de Lary de La Tour. Rési- 
dence : château du Mirail, près Lectoure 
(Gers) : 3° Albert, marié à M lle N... de Rar- 
botan. Résidence : château de Peyraube 
(Hautes-Pyrénées). 

BASTON DE LARIBOISIÈRE. 

Maison originaire du Poitou et de la Bretagne, 
fort ancienne, dont le nom patronymique est Bas- 
ton. Le général comte de Lariboisière, un des 



69 — 



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lieutenants les plus distingués île l'empereur Na- 
poléon 1er, a jeté sur elle un grand éclat. 

En 1307 et en 1372, Jean Baston tenait le seel 
pour le prince d'Aquitaine, établi en la ville de 
La Rochelle, pour le roi d'Angleterre. 

En 1508. messire Guillaume Baston était commis- 
saire-contrôleur de l'artillerie de France. En 1581, 
Jean Baston, écuyer, seigneur de la Gemerais, fut 
député de Fougères aux Etats généraux. En L73S, 
un Baston de la Vellerbue était connétablede Fou- 



gères. 



En 1780, un membre de cette noble famille, sim- 
ple lieutenant d'artillerie au régiment de La Fère, 
était appelé à faire glorieusement les campagnes 
de la Révolution et de l'Empire; il figurait dans 
nos fastes militaires comme général de division, 
comme premier inspecteur d'artillerie, sous le 
nom si noblement conquis de comte de l'Empire. 
Les restes mortels du général de Lariboisière re- 
posent dans les cavaux des Invalides, et son nom 
est écrit sur une table de marbre, vis-à-vis de la 
chaire, dans l'église de l'hôtel impérial. 1-1 est 
également inscrit sur l'un des huit tableaux qui. 
seuls, devaient, dans le principe, décorer l'arc de 
triomphe de l'Etoile. 

Son fils aine, le comte Honoré-Charles de Lari- 
boisière, sénateur, s'est montré digne de sa famille 
et de son illustre père. Sorti en 1809 de l'Ecole 
polytechnique avec le grade de lieutenant d'artil- 
lerie, il fit d'abord la campagne de Wagram. 
Après la paix il remplit plusieurs missions en 
Westphalie et en Pologne. Nommé capitaine quel- 
que temps après, il se distingua à Malojaros- 
lawetz et à Krasnoé. Blessé et tombé sous son che- 
val tué par la mitraille ennemie, il eût péri au 
passage de la Bérézina, sans le dévouement d'un 
de ses soldais. A sa rentrée en France, le capitaine 
de Lariboisière fut nommé chevalier de la Légion 
d'honneur et chambellan de l'empereur. Au re- 
tour des Bourbons, il rentra dans la vie privée et 
se livra à la culture des arts. 

En 1851, le comte de Lariboisière eut le mal- 
heur de perdre sa première femme, à la munifi- 
cence de laquelle on doit le magnique hôpital de 
Lariboisière, le plus beau monument assurément 
de tous ceux élevés par la charité. 

Armes : Coupe : au 1 d'azur, à l'épée d'argent 
en pal, la garde et la poignée d'or : parti de 
gueules à trois tubes de canons d'or, posés en 
fasce Vun au-dessus 'Je Vautre: le 2 d'or, au 
chevron de gueules , accompagné en chef de 
deux l rèjles de sinople, et, en pointe, d'une quin- 
tefeuille de même. 

Couronne de comte. 

L'écu posé sur un manteau de sénateur* 



BAUFFREMONT (de). 

Voy. pour l'histoire de cette maison, le tome I er , 
col. 37 4. 



REPRESENTANTS ACTUELS : 

I. — Branche cadette 

Bauffremont (Anne - Antoine- Gontran 
P ce -duc de), né à Paris 1'' K', juillel L822, 
fils du prince Théodore et de Laurence de 
Montmorency, décédés ; marié ;i Paris, le 
1 juillet L842, à Henriette-Pauline-Hilaire- 
Noémie, comtesse d'AuBussoN de La Feuil- 
lade. Résidence: 87, rue do Grenelle, ;i 
Paris. 

Enfants : I" Prince Pierre-Laurent-Léo- 
^old-Eugène, né à Paris, le 6 septembre 
1843; marié à .Madrid, le 11 mars L865, à 
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande Osorio 
de Moscoso-y-Bourbon, grande-duchesse de 
Astrico, dixième marquise de Léganès et de 
Morata de la Vega, doux lois grande d'Es- 
pagne de l 1 " classe, née à Genève, le 26 mai 
1850, dont: a) Princesse Marie-Louise-lsa.- 
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence, 
née à Paris, le 1 er mars 1871: in Princesse 
Marie: Hélène- Adélaïde-Eugénle-Januaria- 
Noémie-Laurence, née à Paris, le 5 janvier 
1878 ; c) Prince Pierre-d'Alcantara-Laurent- 
Joseph-Marie-Alexandre-77a ; o7/o/v'. né a Pa- 
ris, le 28 octobre 1879; 

2° Princesse Marguerite-Lau-Yence-Aime- 
Blanche-Marie, née à Paris, le:: avril 1850; 
mariée, à Brienne, le 18 mai 1868, à René, 
comte de Nettancoûrt-VaubecôurtI l'évi- 
dence : 17, rue Vaneau, à Paris. 

Sœur : Princesse Elisabeth- Antoinette- 
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô ; //e/V. née à Paris, 
le 13 juillet 1820; mariée à Paris le 11 no- 
vembre 1837, à Louis de Gontaut-Biron, 
marquis de Gontaut-Saint-Blancard. Ré- 
sidences^, rue Saint-Thomas-d'Aquin, à 
Paris, et château de Saint-Blancard (Gers). 

IL — Branche aînée 
(Eteinte dans les mâles) 

Bauffremont i Paul. P -due de), dé cédé 
le 3 novembre 1893; marié à Ghimay, le 
18 avril 1861, à Valentine de Riquet, com- 
tesse de Garaman, séparée le I" 1 ' aoûl 1874, 
et remariée à Berlin, le 21 octobre 1875, à 
Georges, prince Bibesco. 

Filles : a) Princesse Catherine-Ma.rie-Jo- 
séphine, née à Moulins (Allier), le 8 juin 
1862; mariée à Bucarest, le 17 uni 1888, à 
Nicolas'Nicolaïévitch Vlassow, secrétaire 



- 71 



— 72 — 



d'ambassade , attaché au ministère des 
Affaires étrangères à Saint-Pétersbourg ; b) 
Princesse ,/ea?m£-Marie-Émilie., née au châ- 
teau de Ménars (Loir-et-Cher), le 3 septem- 
bre 1864; mariée à Naples, le 8 juin 1891, 
à Lodovico-Sanfelice, prince de Viggiano. 
Résidence : Naples. 

BEAUSOBRE {de). 

Ancienne famille qui subsiste en plusieurs 
branches établies, l'une en France, l'autre en 
Prusse, la troisième en Suisse et la quatrième en 
Russie. Plusieurs mémoires de 1617, 1703 et 1771 
nous apprennent que cette maison originaire de 
Provence, dont le nom primitif est de Beaux, re- 
monte à Jonas-Baltha, qui portait pour armes ou 
plutôt pour devise (car les armes n'étaient pas 
encore en usage) unegrande étoileàseize rayons, 
au bas de laquelle était écrit en lettres gothiques 
Daltlia. 11 se maria, en 890, avec Sibylle de 
Lavemberg, dont il eut plusieurs enfants. 

Arnault de Beaux, né à Soubrebost, en Limou- 
sin, le 30 avril 1541, servait en 1556 dans la pre- 
mière compagnie des cent gentilshommes de la 
garde du roi sous M. de Boissy, qui l'appelle dans 
un mandement Mons de Beaux-de-Soubrebost. 11 
se trouva en 1562 au siège de Rouen, fut nommé 
en 1568 major du régiment des gardes, passa la 
môme année au service des princes de Gondé et, 
en 1572, pour se sauver du massacre de la Saint- 
Barthélémy, se retira près de Saulieu, à Thoeii- 
Sipierre, chez M. de Sipierre, son beau-frère, puis 
de là il passa à Genève. 

Cet Arnaud ne signait point dans ce pays de 
Beaux-de-Saubre, ni de Soubre, mais toujours de 
Beaussobre,et on l'appelait le sire, ou le seigneur 
de Beaussobre, ou seulement noble Arnault de 
Beaussobre. Dans son contrat de mariage, fait à 
son arrivée de France à Genève, scellé du scel de 
la République, il est dit seulement noble Arnault 
de Beau-Soubre, fils de noble Léonard de Beau- 
Soubre et, de ces deux mots, s'est formé par abré- 
viation le nom de Beausobre que sa postérité a 
conservé. Il portait pour armes : Coupé île gueules 
et d'azur, le gueules chargé d'une étoile à seize 
rayons d'argent; et l'azur de deux chevrons 
d'or croisés à contresens, la pointe de Vun en 
]i tint et lu pointe dé l'autre en bas, appuyée sur 
le bord de Vécu. Arnault de Beausobre avait 
épousé : 1° Clémence, fille du feu sire Abraham de 
Dijon, et dame de Saumaise, etc.;2° le27 juin 1663, 
Marthe du Feu. Il eut du premier lit : Adolf, dit de 
Beausobre, qui, se voyant tant de frères et de 
sœurs, et peu de biens, passa en France. Il eut en 
1599 une lieutenance au régiment des gardes; 
depuis 100<>, il n'est plus fait mention de lui. 

L'aîné du secund lit fut Jean, qui eut postérité 
et commença la première branche. 
Jean-Jacques, comte de Beausobre, née le 15 mars 



1704, fut enseigne en 1716, aide-major en 1728, et 
colonel dans le régiment d'Appelgrin. Il fut en- 
voyé par le roi faire la guerre de Hongrie et 
assista à la paix conclue le 17 septembre 1739. 
En 1740, Sa Majesté lui donna par brevet la per- 
mission de porter le titre de comte et de marquis, 
ainsi qu'aux parents de son nom. En 1742, la cour 
le força de prendre un régiment de hussards. Il 
fut fait brigadier en 1744, maréchal de camp 
en 1748, lieutenant général en 1759 et servit avec 
distinction dans toutes les guerres depuis 1716. Il 
fut fait chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de 
Brandebourg en 1738, avec la permission du roi, 
et nommé grand-croix de cet ordre en 1765. 

La seconde branche commence à Jacques de 
Beausobre, troisième fils de Jean, premier du 
nom. 

Elle a fourni plusieurs officiers de l'armée .du 
roi. 

La troisième branche est formée par Isaac de 
Beausobre, dernier fils d'Arnault. Il se maria le 
21 décembre 1632 à M" c Lescalle dont il eut pos- 
térité. 

Cette branche compte également plusieurs offi- 
ciers de l'armée du roi, Léopold de Beausobre, 
mort en Russie en 1754, où il était l'un des plus 
anciens généraux, et colonel d'un régiment de 
dragons. 

Les armes de ces différentes branches sont les 
mêmes que portait Arnault de Beausobre cité plus 
haut. 

BECKER DE SÉHOLZ. 




La famille de Séholz est 
originaire de Suéde. Elle 
s'est établie après la guerre 
de Trente Ans, à Sarrâlbe, 
dans la partie de la Lor- 
raine appelée autrement 
bailliage d'Allemagne ou 
Lorraine allemande, avec 
Nicolas de Séholz, colonel de 
cavalerie dans l'armée du duc 
Bernard de Sàxe-Wéimar. 

En 1719, le duc Léopold 
de Lorraine, par égard et en 
considération de la personne et des services ren- 
dus par messire Georges de Séholz, capitaine- 
prévôt, juge civil et criminel, gruyer et chef de 
police de la ville et prévôté de Sarrâlbe, lui con- 
cédait, avec droits de haute et moyenne justice, 
les terres et seigneuries deWolmunster et Ormes- 
viller situées au comté de Bitche et dépendant du 
domaine ducal. Par lettres patentes du 3 juillet 
1756, François de Lorraine, empereur d'Allema- 
gne, accordait à Wolf-Françoisde Séholz, seigneur 
de Wolmunster et Ormesviller, commissaire pro- 
vincial de l'artillerie avec rang de lieutenant-colo- 
nel d'infanterie, le titre de baron. Cette famille 
s'est éteinte, dans la branche masculine, dans la 
personne de Stanislas de Séholz, capitaine d'artil- 



- 73 — 



— l'L — 



lerie,tuédèsles débuts de la conquête de l'Algérie, 
et d'Ernest, baron de Séholz, décédé à Sarralbe 
en 1867. Elle survit dans la personne de Frédéric 
Becker, avocat à Lunéville, petit-fils et seul des- 
cendant mâle de Julie de Séholz, sœur des précé- 
dents, mariée à Sarralbe, en 1815, à Georges 
Becker, ancien officier de cavalerie, fils de Joseph 
Becker, député de la Moselle à la Convention et 
aux Cinq-Cents, et qui refusa de voter la mort de 
Louis XVI en prononçant ces paroles : « Ce ne 
sont ni les menaces qui sont suspendues sur 
moi, ni les vociférations qui tombent de ces tri- 
bunes qui me feront voter contre ma conscience. » 
Un autre de ses fils était général d'artillerie, et sa 
fille avait épousé le maréchal comte Molitor. Par 
décret du président de la République, en date du 
3 mai 1879, Frédéric Becker a été autorisé à rele- 
ver le nom et les armes des de Séholz. 

Armes: D'argent, au sautoir onde d'azur, can- 
tonné de quatre croix de Lorraine de gueules. 

Couronne des barons du Saint-Empire. 

BÉCHILLON (de). 

Cette famille est originaire 
du Poitou. 

D'après une légende men- 
tionnée dans les Annales de 
Bouchet, un chef Troyen et 
sa famille, obligés de quitter 
leur pays après la prise de 
Troie, auraient été poussés 
par la tempête sur les côtes 
de la Vendée actuelle où ils 
auraient abordé et se seraient 
installés définitivement. 

D'après une autre légende 
qui est citée par M. Bouillet 
(Revue Poitevine et Saintongeaise. Juin 1880) et que 
le savant Cardin se plaisait à conter, l'installation 
de ces Troyens aurait eu lieu sur les bords d'un 
ruisseau (en celtique Sec), auquel, en souvenir 
de leur patrie, ils auraient donné le nom d'Ihon, 
la citadelle de Troie. Ils auraient ainsi formé sur 
ce point une petite agglomération d'individus qui 
auraient été immédiatement appelés les Bec-Ilion 
(d'où Bech-Ilion, Béchillon). 

Peu à peu ils seraient devenus les maîtres de la 
région et auraient, pour la défendre, établi non 
loin du Bec-Ilion un « castrum » que nous voyons 
mentionné, bien des siècles plus tard, dans le 
Trésor des Layettes des Chartes (tome III, page 
385 b), sous le nom de « castrum de Mareuil et de 
Béchillon » et sur le territoire duquel on a récem- 
ment fait des découvertes intéressantes. (Voir An- 
nuaire de la Société d'Emulation de la Yendée, 
années 1881-1882 et 1883.) Il existe d'ailleurs 
encore, dans la région précitée, un village et un 
château, ainsi qu'une forêt de 400 hectares renfer- 
mant du kaolin, qui portent tous les trois le nom 
de Béchillon, mais avec cette particularité que ce 




nom s'y est modifié et y est devenu successive- 
ment Buchillon, puis Buchignon. (Géographie de 
la Vendée, par Joanne, pages 43 et 44. Armoriai 
du Poitou, par Gouget, page 169. Etat du Poi- 
tou sous Louis XIV, par Dugast-Matifeux, page 
303.) 

Si ces légendes sont vraies, les de Bécliillon au- 
raient, à une certaine époque, sans doute à celle 
des premières guerres entre les Français et les 
Anglais, quitté le Bec-Iiion et le castrum pour 
aller s'installer à Epanes (Deux-Sèvres) où nous 
pouvons les suivre, sur documents authentiques 
et sans interruption. (Voir le Nouveau Dictionnaire 
des familles de l'ancien Poitou, par les RR. PP. 
Beauchet-Filleau, de l'ordre de Saint-Benoist), 
depuis le roi saint Louis, c'est-à-dire depuis une 
époque de beaucoup antérieure à celle de l'an- 
nexion de cette contrée à la France. 

Armes : D'argent, à trois fusées de sable 
mises en fasce. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Béchillon (Frédéric, M is de), chef du nom 
et des armes, domicilié à Pau (Basses-Pyré- 
nées), dont 6 fil s : le comte Robert, demeurant 
à Libourne (Gironde), les comtes Alfred, 
Joseph, Jacques, René et Pierre, demeurant 
à Pau, et 2 filles : Charlotte et Marie, domi- 
ciliées à Pau. 

Frères et sœurs : 1° le comte Eugène, 
demeurant au Mans (Sarthe), dont 1 fils, le 
vicomte Jean, domicilié à Granville (Man- 
che) et 1 fille, Yvonne, demeurant au Mans : 
2° Marie, domiciliée à Nogent-sur-Marne 
(Seine); 3° Gabrielle, demeurant à Ver- 
sailles. 

Cousins germains : l re branche. 1" l'abbé 
Emile, domicilié à Gizay (Vienne); 2° Ca- 
roline et 3° Angèle, domiciliées à Ceaux 
(Vienne). — 2 e branche. 1° le comte Ga- 
briel, demeurant à Chasseneuil (Vienne), 
dont 2 fils, les vicomtes Gabriel et Orner, 
domiciliés à Chasseneuil; 2° le comte Raoul, 
demeurant à Paris; 3°, 4° et 5°, Caroline, 
Pouline et Berthe, domiciliées à Poitiers 
(Vienne). 

Cousins issus de germains : Branche uni- 
que. 

1 er rameau : le comte Gaspard, demeu- 
rant à Jaulnay (Vienne), dont un fils, le 
vicomte Bernard, domicilié à Jaulnay. 

2 e rameau : le vicomte Jean, demeurant 
à Poitiers, dont 1 fils, le baron Alphonse 



— IO 



70 



et 2 filles, Anne et Hélène, domiciliés tons 
les trois à Poitiers. 

BEFFROY DE LA GRÈVE (de). 

Cette famille, d'origine chevaleresque, parait être 
d'extraction Danoise-Normande, comme l'indique 
le plus ancien document connu, où paraisse le 
nom de Beffroy, qui figure dans une charte du 
monastère de Saint- Vigor, au diocèse de Baguin 
delà fin du xr siècle. (Test une donation faite en 
1093, par Arnoul Beffroy, aux religieux de Saint- 
Vigor-en-Périers. (Carlulaire de Mai~moutiers, 
tome II, folio 88.) 

W. de Beffroy, gentilhomme Champenois, prit 
part à la cinquième croisade, où son nom est men- 
tionné dans la charte de Damiette en 121!'. (La 
noblesse de France aux croisades, par Itoyer, 
page 227.) 

La famille de Beffroy a ajouté à son nom celui 
de La Grève, par suite de l'alliance de Gtobert de 
Beffroy avec Hélène de La (trêve, dernière du 
nom en 1410. 

Parmi leurs descendants, Salomon de Beffroy 
fut, en 1712. bailli provincial d'Epée de Soissons, 
et, en 1769, Jean-Baptiste de Beffroy, son petit-fils, 
fut également nommé grand bailli d'Epée duSois- 
sonnais, et c'est en cette qualité qu'il convoqua et 
présida, le 27 avril 1789, l'Assemblée des Trois 
ordres réunis pour l'élection des députés àenyoyer 
aux Etats généraux, à Versailles. 

Alliances : D'Aguin, d'Argy, d'Apremont, des 
Agvilles, deBohan, du Bois d'Escordal, de Boistel, 
de Boutteville, de Brodart, de Carameau, de 
Charpentier d'Audron, de La Chevardière, de 
Dalles, d'Escarmeville, de Fontaine, de Fresneau, 
de La Grève, d'Harzillemont, des Laires, de Pa- 
vant, de Roucy, de Saudras, de Wignacourt, de 
Villers, de Vissée de La Tude, etc. 

Armes : De sable, au lion d'argent . armé et 
lampassé '/c gueules, lu queue contournée et 
pass< : >> entre les jambes. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Branche aînée 

Beffroy de la Grève (Charles-Louis, 
M" de), né le 27 mars 1816, veuf de M l,e de 
Maillard de Landres, dont : Ferdinand, 
né en 1843, marié à Blanche de Coi.net, 
dont 2 filles. 

Branche cadette 

I" Beffroy de la Grève (Louise-Marie- 
< Ihàrlotte de), mariée ;i J.-P.-( m.-L., comte 
de Joybert, le 17 juin 1874; 2° Louise- 
Adélaïde-Sidonië, née l<> 21 avril 1824 : 
^Pierre; !" Marie; 5° Blanche, non mariés. 




BEGOUEN. 

La famille Bégouën est 
originaire du Poitou où on 
trouve ses traces dès le 
xn e siècle. 

Au xvi" siècle, Gabriel 
Bégouën, sieur de Loumo, 
émigra deTusson en Poitou, 
pour l'île de Saint-Domin- 
gue. 

Jacques-François Bégouën, 
chevalier de l'Empire, par 
lettres patentes du 2G avril 
1808; comte de l'empire par 
lettres du 21 décembre 1808, 
avec institution du majorât sur la terre du Wal- 
lace, par lettres du 16 décembre 1810; député du 
bailliage de Gaux aux Etats généraux de 1789; 
conseiller d'Etat, un des principaux rédacteurs du 
Gode de commerce; armateur au Havre; com- 
mandant de la Légion d'honneur; né à Saint- 
Domingue le 20 décembre 1743, mort en 1831, fils 
de Claude-Guillaume- Vincent Bégouën, marié en 
1776, à Jeanne Mahieu, dont il eut dix enfants. 

A sa mort des raisons de famille firent partager 
le majorât et le titre fut abandonné. Quelques 
années plus tard, son second iils Paul, après 
entente avec ses frères, obtint de Napoléon III le 
droit de faire revivre héréditairement dans sa 
branche le titre de comte (octobre 1861). 

Armes : Coupé : au 1, d'argent, à un palmier 
d'or: nu. 2. d'azur, à un vaisseau de même. 

RE PRÉS EN TANTS ACT UELS : 

André, baron Bégonën-Demeaux, maire 
du Havre, chevalier de la Légion d'honneur, 
né en 1798, mort en 1866, marié à Flora 
Foache, eut pour lils Gustave et Edmond. 

1° Gustave, né en 1800. mort en 1887). 
marié à Mélanie de Picard, dont : 

a) André, né en 1854, marié à Adrienne 
de Gentil; b) Max, né en 1857, marié à 
Marie Edoux; g) Robert, né en 1862, mari*' 1 ; 
tous trois en résidence au Havre. 

2° Edmond, né en 1821, mort en 1885, 
marié à Marie de Ciiazocrne, dont : 

Baron Jules I ! gouèn-Demeaux . né en 
1856, marié : l n à Suzanne Dumas-Descom- 
bes; 2° à Laurence Franchet d'Espërey, 
el 3° ù Marie de Ciiassy. dont baron Albert 
Bégouën-Demeaux , né on 1872 (élève à 
Saint-Cyr). Résidence: Paris. 35, rue de 
Berry. 

Paul, comte Bégouën, né en 1791. mort 
• ■M 1869, marié à Napoléone-Joséphine-Ju- 



/ / 



78 — 



lienne Caffarelli, eut pour fils Maximilien 
et Louis. 

1° Maximilien, comte Bégouën, né en 
1827,, mort en 1885, marié à Léonie Che- 
vreau, dont : 

a) Marcel-Paul-Henri, comte Bégouën, 
né en 1862, marié en 1890, à Claire de 
Chollet, capitaine au 7 e chasseurs, à Técole 
supérieure de guerre. Résidence : Paris, 
10, place Saint-François-Xavier, dont : 
Marie, née en 1891; b) Napoléon-Henri, vi- 
comte Bégouën, né en 1863. Résidence : 
Paris, 10, boulevard Saint-Germain, marié 
en 1892 à Marie-Thérèse Mignondin, dont : 
a) Max, né en 1893; b) Jacques, né en 1894 ; 

2° B. (Louis, V e ), officier de cavalerie, 
né en 1836. 

Charles, né en 1799, mort en 1884 ; marié 
en 1839. à Caroline de Simard de Pitray. 
dont : 

Jacques, né en 1851, marié en 1880 à 
Paula Devès. Résidence : Château de Bel- 
legarde (Dordogne). 

BÉJARRY (de). 

Famille noble, connue en bas Poitou, dès 12Ô0, 
aux environs de Saint-Hermine (Vendée), dont 
Maurice qui servit en outre au ban des nobles du 
Poitou de 1491. (Voir Pierre de Sauçai/). 

Jehan et Jacques (LaGuesménièreetLaLouhène) 
capitaines huguenots au xvie siècle. (Voir d'Au- 
bigné, La Copelinière, etc.) 

Alexandre et son fils Charles-Etienne, marquis 
de La Roche Grigonnière (1703 à 1734). 

Gaspard, Balda, Armand, chevaliers de Malte. 

Maintenue de noblesse de Barentinen 1667, etc. 

Seigneuries : La Louhène, La Guesménière, La 
Roche Gueffir, La Grignonnièfe, Le Poiron, Le 
Colombier, La Corbinière Saint-Vincent , Che- 
nillac, etc. 

Armes : De sable, aux trois fasces d'argent. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Béjarry (Théobald, M is de), marié à 
Berthe de Tenouy, dont : huit enfants, non 
mariés, à ce jour ; 

2° B. (Amédée. C te de), sénateur, marié 
à Elisabeth de Sibeur de Saint-Ferriol. 
dont : huit enfants, non mariés ; 

3° Enfants d'Edmond de B. et d'Hélène 
Caillaud, décédés ; a) Armand, marié en 




1895 à Henriette Hellmann; b) Louis, ma- 
rié en 1893 à X. Coinqi et; c) Xavier, non 
marié: d) Victoire, mariée ;i Henri de 
Si yrol; 

4° Armand, marié à Honorine Rampillon 
de la Sargëre, dont : a) Marie, mariée à 
Joseph de Bernon; b) Henri, marié à Emi- 
lienne Guerotii de La Payain. 



BELENET (de). 

Cette famille, dont le nom s'est successivement 
écrit Belnet, Bellenet, Belenay et Belenet, est ori- 
ginaire du comté de Montbéliard ; elle s'est divisée 

en plusieurs branches : ceiles 
de Chariez, deVesoul, de Be- 
sançon, sont éteintes aujour- 
d'hui. La branche actuelle- 
ment existante semble de- 
voir être celle de Vellers ou 
Villersexel, bien qu'elle ne 
puisse établir sa filiation que 
depuis Christophe de Belle- 
ney de Porrentruy, qui, étant 
venu habiter Vesoul, reçut 
en 1047 des lettres de natu- 
ralité. 
Le titre d'écuyer, que por- 
taient les Belenet de Veller, semble indiquer, sui- 
vant l'assertion de Dom Pelletier, qu'ils étaient 
nobles de race. Du reste, dans le texte allemand 
de la baronnie de < iranges (une des quatre terres), 
ils viennent immédiatement après les Gramont, 
Vézet, Brévans, et avant les Verne, Navarret... 
Si plus tard, comme le dit B. de Lurion dans son 
nobiliaire de la Franche-Comté, Jean-Claude-Jo- 
seph Bellenet fut anobli en 1740 par un office de 
secrétaire du roi au parlement de Besançon, c'est 
qu'en émigrant en Franche-Comté, cette famille, 
malgré sa noblesse incontestée, ne pouvait jouir, 
sans des titres français, des privilèges et excep- 
tions accordés à la noblesse de France. 

L'alliance en 1453 de Jehan Belenet de Veller, 
avec Marie de Quingey, confirme l'assertion de 
Dom Pelletier, car la famille de Quingey, qui prou- 
vait sa filiation dès 1054 de Simonin, grand bou- 
teiller du comte de Bourgogne, et occupait les pre- 
mières dignités à la cour des ducs de Bourgogne 
(un échanson et un page de Charles le Téméraire) 
n'eût pas toléré une mésalliance. 

L'époque la plus reculée où il soit fait mention 
de cette famille est 1393, où noble Jehan Belenet de 
Veller assiste comme témoin à l'acte d'hommage 
prêté par Jacquot de Grachaut, écuyer, 'lu comte 
de La Roche, seigneur de Villersexel (17 janvier 
1393) (Archives , lu Doubs, E. 1441), puis en L436 
Jehan Belenet, curé de Ray, assiste comme témoin 
du seigneur de Ray dans L'affranchissement des 
habitants de Ray, 



— 79 



80 - 



En 1453, noble Jehan III Belenet épousa Marie 
de Quingey. 

En 1616, un Belleney est membre du conseil de 
Régence de Montbéliard au nom du comte Jean- 
Frédéric, duc de Wurtemberg. 

Cette famille s'est alliée aux familles de Quin- 
gey, de Yillechevreux, de Gharmoille, Bublet de 
Bougnon, de Lasnons, Daniel de Chevannay, 
Gravelle, Simonney, de Vongécourt, Foureault de 
Pesme, de Mousin de Villers, Ansoim le Vert, de 
Mézières, de Bonveyron, Berthier de Grandry, de 
Saint-PerndeLaTour Barençon, de BelotdeLeleu. 

Armes : D'azur, au chevrond'or accompagné 
de trois roses du même, 2 et 1. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

BELLIER DE VILLENTROY. 

Cette famille est originaire 
de Paris ; sa généalogie est 
bien établie depuis 1523 (Ar- 
moriai de France, édit de 
Louis XIV. 1696, à la grande 
bibliothèque, salle des Mo- 
numents, Paris II, page 1248; 
bureau de la rue de Tour- 
non , n° 969 de l'enregis- 
trement. Vérifié en 1867). 

Martin-Joseph Bellier est 
le premier membre mar- 
quant de la famille ; il fut 
prévôt des marchands, éche- 
vin de Paris, quintinier, conseiller du roi sous 
Louis XIV. 
Le nom de Bellier vient de Bellum belli. 
Le nom de Villentroy, ou Villantrois ou Villen- 
trast, provient d'une seigneurie de Touraine, 
alliance très ancienne de famille (Voir le cata- 
logue de Tours des Villantroys, charte de 1780). 

Il serait superflu de donner toute la généalogie 
de la famille, qui est très longue et nombreuse. 

En résumé, les derniers descendants de cette 
ancienne famille de Villentroy sont : 

Bellier de Villentroy, Pierre-Antoine, né en 1800 
mort en 18X2, ayant été pendant cinquante-quatre 
ans magistrat, président de la Cour d'appel de 
l'île de la Réunion, officier de la Légion d'hon- 
neur, officier de l'Instruction publique, comman- 
deur de Grégoire XVI. De son mariage avec Mé- 
lanie de Villéle, nièce de M. de Villèle, ancien 
ministre des finances sous la Restauration, il a 
laissé neuf enfants. 

Les Bellier de Villentroy sont alliés aux fa- 
milles de Maupassant, de Montmort, de Monette, 
de Jussieu, Geoffroy de Villemain, Bouret de Val- 
leroche, Caubet d'IIauteville, Villiers de l'Isle- 
Adam, Le Normand d'Etiolé, Ligier We La Prade, 
.Michel de Pignon, Martin de Martinfort, de Iii- 
beri, Paris de Treffond, de Forceville, Claude de 




Gin, de Merey, de Laleu, Bellier de Montrose, 
Bellier de Beaumont. Bellier de La Charignerie, 
de Raucourl, de Lalenf, de Tourris, Lory des 
Landes, de Heaulme, Sicre de Fontbrune, d'En- 
causse de La Battu, de Villèle, de Galard, de 
Beauregard, deMauléon, de Lafage, de Puyvers, 
de Neuville, de Pons, de Ségalas, de Montbrun, 
d'Armand de Chateaurieux, Desbassyns de Riche- 
mont, Brossin de Saint-Didier, Dodun de Keroman, 
de Bontillier-Chavigny, deMoussac, de Bertin d'A- 
vesnes, de Chancel, Roux de Chàteaurocher, etc. 

Armes : D'azur, à une tour d'argent sur une 
terrasse de meute accompagnée à l'angle dextre 

du chef d'un soleil naissant et rayonnant d'or. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bellier de Villentroy (Pierre), marié 
à Adrienne de Bp]rtin-d'Avesnes, dont : 
deux fils : à) Pierre, b) Paul. 

B. de V. (Alfred), marié à Marie de 
Villèle, dont quatre fils : a) Camille, 
b) Pierre, c) Joseph, cl) Albert. 

B. de V. (Ferdinand-Joseph), marié à 
Marie de Chancel, trésorier-payeur géné- 
ral du département de la Manche, officier 
d'Académie. 



BENOIST 
TENDE. 



ou BENOIT DE LOS- 



Famille originaire de l'Angoumois. 

Le premier connu de cette famille est Jacques 
Benoit de Lage-Barton, premier président au par- 
lement de Bordeaux en mars 1561. 

La filiation suivie remonte à Pierre Benoit, élu 
à l'élection du Haut-Limousin en 1556. Son fils, 
Martial, qui continua la descendance, fut prési- 
dent, trésorier général de France en la généralité 
de Limoges, seigneur de Compreignac et du Mas- 
de-Lage, paroisse de Couzeix, fut aussi comman- 
dant de Limoges, et se distingua dans les affaires 
de la Ligue. Il avait épousé Jeanne Douhet, refuge 
des pauvres et des religieux et consolation des 
affligés, qui mourut en grande odeur de vertu, et 
fut inhumée dans le cloître des Carmélites de 
Limoges, avec leur habit, en reconnaissance de 
ses bienfaits envers ce monastère. Pendant la 
peste, elle les avait amenées au Mas-de-Lage, où 
elles demeurèrent longtemps. Cette dame reçut 
encore les filles de Notre-Dame lorsqu'elles vin- 
rent s'établir à Limoges, et les garda six mois à 
ses dépens. 

Jean-Baptiste Benoît, chevalier, seigneur de 
Lostende, inspecteur général des haras du Limou- 
sin, épousa Marie-Anne Martin, dont François- 
Joseph., baptisé à Saint-Jean de Limoges en 1752. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 



— 81 — 



82 



de trois mains bénissantes d'argent, 2 en chef et 

1 en pointe. 

Voy. Mercier de Lostende. 

BERCEGOL (de). 

Originaire de Villeneuve d'Agenais. où on re- 
trouve sa trace depuis 1560 ; elle compte, parmi ses 
membres, des consuls de cette ville, un capitaine 
aux armées d'Henri IV, un prieur crosse de La 
Roque-Timbau, des avocats en parlement, etc. 

En 1720, à la suite d'une alliance, elle ajouta à 
son nom patronymique celui de : du Moulin et se 
fixa dans le Qué'rcy où elle acquit, en 1726, la sei- 
gneurie et le château de Floyras, qu'elle possède 
encore. 

Une branche cadette porte le nom de : de Ber- 
cogol de Lile. 

Armes : E car télé ; au 1, d'azur, au lion ram- 
pant d'argent, armé et lampassé de même ; aux 

2 et 3, d'argent, à la tour maçonnée et crénelée 
de sable; au 4, d'azur à trois roses d'argent, 
2 et 1. 

Supports : Deux lions affrontés, langues, 
armés et lampassés de gueules. 

Timbre : Couronne comtale d'or. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche du Moulin. 

1° Bercegol du Moulin (Charles de), 
avocat. Résidence : Château de Floyras, par 
Castel franc (Lot). 

2° B. du M. (Henri de). Résidence : 
Cahors (Lot). 

3° B. du M. (Oscar de), percepteur. Ré- 
sidence : Cluis (Indre). 

4° B. du M. (Gérard de), capitaine au 
L55 e régiment d'infanterie. Résidence : 
Saint-Mihiel (Meuse). 

5° B. du M. (Raymond de). Résidence : 
Cahors (Lot). 

Branche de Lile. 

1° Bercegol de Lile (Ernest de). Rési- 
dence : Cahors (Lot). 

2° B. de L. (Edouard de). Résidence : 
Cuzorn (Lot-et-Garonne). 

3° B. de L. (Gaston de). Résidence : 
Cuzorn (Lot-et-Garonne). 

1" B. de L. (Raoul de), banquier. Rési- 
dence : Angoulème. 

BERNARD DE CALONNE ( de). 
La maison de Bernard est d'origine chevale- 



resque. Sans remonter au delà du xii" siècle, on la 
voit figurer en deux de ses membres au tournoi 
d'Anchin, en 1096. Les noms de famille à cette 
époque n'étaient pas encore fixés. Au nom de 
baptême, on ajoutait un surnom, provenant soit 
d'une qualité ou d'un défaut, soit d'une terre, 
soit d'une charge ou même d'un lieu de naissance. 
La chronique du tournoi d'Anchin, en citant les 
chevaliers entrés en lice, dit : Joannes a Baralla 
Michael dictas Bemardus filius ejus, Jean de 
Baralle et Michel dit Bernard, son fils. Baralle 
était probablement le nom d'un domaine. Ouoi 
qu'il en soit, Jean de Baralle et Michel Bernard, 
son fils, appartenaient à la chevalerie delà Flan- 
dre Wallonne ou du Hainaut. La filiation s'établit 
dès lors sans interruption, depuis Michel, dit Ber- 
nard, fils de Jean de Baralle, premier du nom, 
seigneur de Bahaucourt, qui eut pour fils : Michel 
Bernard, deuxième du nom, seigneur de Rahau- 
court, lequel fit donation à l'Abbaye du Mont- 
Saint-Eloy, près d'Arras, du consentement de 
Mahaut, sa femme, et de ses enfants : Anselme, 
Alexandre, Michel, Jean et Simon. 

Cette maison a donné : un grand prévôt de la 
ville de Cambrai ; des chanoines de la cathédrale 
de Tournai; des grands prévôts de Tournai ; un 
chevalier du Saint-Sépulcre ; un lieutenant général 
du bailliage de Tournai. 

La noblesse de race de la famille était notoire- 
ment reconnue et authentiquement prouvée de- 
puis plus de trois siècles avant les lettres récogni- 
tives de noblesse que l'un des membres de cette 
famille reçut en 1499. L'abbé Butkens et Théodore- 
Augustin Casetta fournissent des dates de beau- 
coup antérieures à ces lettres d'anoblissement. Il 
convient d'ajouter que les membres de cette 
famille n'auraient pu remplir les emplois qui leur 
furent dévolus s'ils n'avaient été nobles de race. 
Nous trouvons encore : Maximilien Bernard, 
qui fut tué à la tête de son escadron, dans la 
guerre entre l'Espagne et la France. 

Florent Bernard, chevalier, seigneur d'Esquel- 
mes, Florent et du Mont, qui servit en Hongrie 
aux guerres de France en qualité d'enseigne. 

Louis-François Bernard, titré comte de Bailleul, 
seigneur d'Esquelmes, Florent, Bétignies, de Ca- 
lonne et autres lieux, qui fut capitaine d'infante- 
rie au régiment de Zétrus. 

Le titre de comte fut conféré à Louis-François 
Bernard, seigneurde Bailleul, par lettres daté, >s de 
Compiégne, 19 juillet 1695. 

François-Eugène de Bernard, comte de < lalonne, 
par lettres patentes de Louis XIV, de 1670, cheva- 
lier, seigneur de Souverain-Moulin, Auberlieu, 
Binethum, Wimille, Wallers, Calonne-Ricouart, 
et autres lieux, frère puîné de Charles-Alexandre 
de Bernard, comte de Bailleul, qui fut capitaine 
d'infanterie au régiment de Bouftlers en 1706. 

Ma rie- Louis-Joseph de Bernard, comte de Ca- 
lonne, seigneur de Calonne-Ricouart, Auberlieu, 
Attin, Beutin, Rougefay, Vàllers et Divion par 
achat, né le 18 août 1749, qui fut reçu page de la 



Si — 



reine rie France, sur ses preuves de noblesse, le 
25 août 1764, premier page en 1767. officier dans 
le corps des carabiniers en 1771 ; il fut dépouillé 
de tous ses biens par la Révolution et mourut à 
Londres en 1801. 

Cinq branches se sont, au xv fi siècle, détachées 
du tronc par la postérité de Simon Bernard, troi- 
sième fils d'Arnould Bernard. Ces cinq lu-anches 
sont aujourd'hui éteintes; celle des comtes de 
Calonne subsiste seule. 

Les six branches ont eu des alliances avec les 
maisons de Landas, Maldère, Bacheler, de Cordes, 
Villain XIV, Savary, de Preys, Hornu, Louchier, 
Hangouart, de Maulde, d'Arre, du Mortier, du 
Bois, Damman, Clément du Wault, van der 
Gracht, Wyts, La Fosse, Valencia, Wouters, van 
Heecke, de Lannoy, de Rocq, Ghistelles, Dimence, 
Saveuse, de Hallewin, de Ligne, de Montmorency- 
Nivelle, de Berghes, Lidekerke, Beaufort, de 
Haines, de Crèvecœur, toutes familles nobles et la 
plupart illustres de la Flandre, du Hainaut, du 
pays Wallon, du duché de Bourgogne; et avec les 
maisons françaises de Bonnivet, de Gouffier, de 
Béthune-Sully, etc. 

Armes : De gueules, à l'épée d'argent garnie 
d'or, en pal, la pointe en bas, accostée de deu.r 
violettes d'éperon aussi d'or, à six pointes. 

Supports : Deux griffons. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bernard. G te de Calonne (Alphonse- 
Adolphe do. veuf en premières noces de 
Marie-Julie Hogé, décédée le 21 juin 1880; 
marié en secondes noces à Aglaé-Marie 
Louchet de la Poultière , le 13 décembre 
1887, dont : 

a) Jules-Michel- Arnould ; b) Jeanne-Ma- 
rie-Louise Athéné; e) Robert-Arnoult Mi- 
chel; d) Thérèse-Marie-Claire- Adrienne. 

BERNARD DE LA VERNETTE. 

Cette famille, connue en Maçonnais depuis 
l'année 1430, a prouvé sa filiation noble depuis 
Nicolas Bernard, qui vivait en 1523 et qui est 
nommé avec sa femme dans l'acte de partage de 
leurs biens entre leurs enfants, passé à Mâcon le 
29 octobre 1566. Tous les titres produits à l'appui 
de cette filiation sont relatés au procès-verbal 
d'admission en vertu duquel Claude -Philibert 
Bernard de La Vernette a été reçu à la Chambre 
de la noblesse des Etats de Bourgogne, à Autun, 
le 23 novembre 1763, et sa généalogie a été dressée 
d'après ce document} dont l'original existe à 
Dijon, aux archives départementales de la Côte- 
d'Or. 

Xoble Nicolas Bernard, qui commence la filia- 



tion, épousa Philiberte Verjus, dont il eut cinq 
enfants. 

Nous remarquons au septième degré Claude- 
Philibert Bernard de La Vernette, chevalier, sei- 
gneur de La Vernette, Villard, Cloudeau, La 
Bochette, Saint-Maurice, Saint-Martin, etc., qui 
fut capitaine au régiment de cavalerie d'Orléans, 
chevalier de Saint-Louis, chevalier d'honneur au 
bailliage et siège présidial de Mâcon, lieutenant 
du roi de la province de Bourgogne au départe- 
ment du Maçonnais et de la ville de Mâcon, élu de 
la noblesse aux Etats du Maçonnais en 1766, etc. 
De son mariage avec Marie-Charlotte de La Blé- 
tonnière, le 29 novembre 1745, il a eu quatorze 
enfants, dont six fils qui furent officiers dans les 
armées du roi et dont deux seulement ont laissé 
postérité. Abel-Michel, dit Monsieur de Saint- 
Maurice, l'aîné de tous, qui a continué la filiation 
jusqu'à nos jours, et Jean -Maurice. 

Abel-Michel Bernard de la Vernette-Saint-Mau- 
rice, chevalier, seigneur de La Bochelle, de Saint- 
Maurice, Saint-Martin, etc., fut capitaine au régi- 
ment de cavalerie d'Orléans, lieutenant du roi de 
la province de Bourgogne en survivance de son 
père, lieutenant des maréchaux de France au dé- 
partement de la ville de Châtillon-sur-Seine. Il 
épousa, le 6 février 1782, demoiselle Marie-Au- 
gustine de Chapuis de Bozières, dont il eut plu- 
sieurs enfants. 

Armes : De gueules, à la bande d'or, chargée 
de trois étoiles d'azur, accompagnée à senestre 
d'un cor de chasse d'or, enguiché et virole 
d'azur. 

Couronne de comte. 
Supports : Deux griffons. 
Cimier : Un griffon issant. 
Devise : Sonat ad aslra. 



BERTHELOT DE LA BUNELAYE. 

Cette famille fait partie de 
la noblesse de Bretagne où 
le nom patronymique Ber- 
thelot ou Berthellot était très 
répandu, surtout dans le dé- 
partement des Côtes-du- 
Nord. Toutefois, la propriété 
de la Bunelaye se trouve 
près de Rennes. 

La famille de la Bunelaye 
doit se rattacher à la bran- 
che du Vivier, probablement 
éteinte maintenant, et dont 
deux filles s'allièrent aux 
Abeille et aux Lonrmel et par là aux de Livois, 
aux de La Gandinais et aux Le Clerc de La 
Herverie. 

Plusieurs membres de la famille de La Bune- 
laye furent à l'armée et au barreau vers la fin du 




85 



- 80 



xvi" et le commencement du xvir siècle. Entre 
autres, Jean Berthelot, qui fut juge-prévôt à Ren- 
nes et mourut vers 1740. Il eut trois enfants : 
Philippe-Jacques, juge, sans postérité ; Zuy-Pierre, 
Bénit, prêtre, docteur en Sorbonne ; Anne-Marie, 
épouse de Toussaint Rallier, sieur du Batry, ca- 
pitaine d'infanterie, fils du inaire de Rennes; enfin, 
Jacques Bénit, major d'infanterie au régiment de 
Nice, chevalier de Saint-Louis, qui épousa Jeanne- 
Thérèse le Vicomte. Il mourut en 1783. 

De ses deux enfants, l'un mourut officier au 
régiment Royal-la-Marine ; l'autre, René-Joseph, 
épousa en premières noces Anne-Marie des Rieux 
dont Yves-René; en secondes noces, Marie-Eléo- 
nore Billeheust de Saint-Geroyes, dont : Henry, 
René, Bénit. 

Yves-René épousa sa cousine Elisabeth Sainte 
des Rieux (1). Il fut mousquetaire de la garde du 
roi. 

La protestation de l'ordre de la noblesse de 
Rretagne 1789 contient la signature de Jean-Bap- 
tiste Berthelot. 

Plusieurs renseignements importants concer- 
nant la famille de La Brunelaye sont contenus 
dans la demande qu'il fit en 1814. La fille épousa 
le baron de Bégnier. 

Henry-Bené-Bénit eut plusieurs enfants, dont 
Henry-B*mé-Michel, qui épousa Marguerite- Thaïs 
Huchet de Cintré. Le dernier représentant mâle 
de la famille de La Bunelaye, Henry-Albert-Marie, 
est issu de leur mariage. Bésidences: Paris, rue 
Notre-Dame-des-Champs , et château de Lanne- 
bert, par Plouguenas (Côtes-du-Nord). 

Armes : D'azur, à la bande d'argent chargée de 
trois grenades de gueules ouvertes, cueillies et 
feuillées au naturel, le tout accompagné de deux 
croissants d'argent. 

Couronne de comte. 

BERTHUS DE L'ANGLADE. 

Vieille famille de Saintonge. 

Jean Berthus, seigneur de l'Anglade (1679-1717), 
conseiller, vice-sénéchal de Saintonge, époux de 
Marguerite de Latache, descendait de Gilbert Ber- 
thus, seigneur du Poussaud, en la paroisse de 
Médis, conseiller du roi, etc., 1580-1631. (Bulletin 
des Archives de Saintonge et d'Aunis, 1586, 
p. 16-17). 

Alliances : du Bourg, Farnoux de La Clo- 
chetterie, Dangibeaud du Maine, etc., Mallet du 
Pontet 1718, de Fenis 1837. 

Armes : De sable, à la couleuvre d'or (Armo- 
riai de la généralité de la Bochelle, 1696). 

Altas : D'argent, à l'arbre de sinople, somm< ; 
d'un pigeon d'azur et accompagné en pointe 
d'un lévrier passant devant le pied de ï arbre. 

(1) Elisabeth des Rieux, veuve de Yves-René de la Bune- 
laye, épousa en secondes noces \i. de Chàteaubourg ; leur fille 
épousa M, de Pontbriand, 




BESSET (du). 

fààlÙ!Q>$ÇÈàl Ancienne famille tirant 
son nom de la seigneurie du 
Besset en Haut-Vivarais, 
qu'elle possède depuis la fin 
du xiv e siècle. Sa filiation 
s'établit dès la même épo- 
que. Ses membres qualifiés 
de nobles ou d'écuyers, :tinsi 
que le justifient nomhre 
d'actes authentiques, furent 
longtemps seigneurs du Bey, 
de Deaux, Saint-Prix- en- 
( '.halancon et des Nonnières 
en partie. On en compte 
plusieurs qui se distinguèrent dans le clergé, l'ar- 
mée et la magistrature. 

Kntre autres, Vital du Besset (1526-1598) et son 
neveu Claude (1550-1612), chanoines de Saint-Just 
de Lyon, dont le chapitre exigeait alors la noblesse. 
François (1560-1644), frère du précédent, succes- 
sivement prieur des chartreuses de Sylve, Mou- 
trieux, Valbonne, provincial de Bourgogne, scribe 
du général de l'ordre. 

Claude (1657-1713), d'abord cadet (gentilhomme 
simple soldat) dans la compagnie du May, au ré- 
giment lyonnais de Dôle, ainsi que le rapporte un 
brevet signé de Louis XIV en sa faveur, mort 
officier à la guerre de succession d'Espagne. 

Joseph (1700-1766), lieutenant des dragons de la 
reine, chevalier de Saint-Louis, mort aux Invali- 
des des suites de ses nombreuses blessures. 

Antoine (1690-1747), brillant avocat au parle- 
ment de Toulouse, capitaine-châtelain de Lamas- 
tre, Désaignes, Maisonseule, Cluac, Monens. 
Freyssinet, auteur de plusieurs traités de droit 
seigneurial, etc., etc. 

Joseph du Besset, appartenant à la branche 
établie dans le Bas-Vivarais, siégea comme député 
à l'assemblée de la noblesse de Villeneuve-de- 
Berg, en 1789. 

La famille du Besset s'est alliée (branche aînée) 
aux de Verseil, de Pibères (xvie siècle) ; Boulon 
de Montpeyroux, de Montreynaud (xvne siècle) ; 
d'Audigiei% de Girons (xviir siècle) ; de lia Bla- 
che, de Goys, de Beboul (xix e siècle) . 

Les branches cadettes de la famille ont eu des 
alliances avec les d'Arbalestier de Beaufort. de 
Soubeyran, du Bouchet, du Claux, de Sautel de 
Monteiller, de Marcha, de Barjac, de Garnier de 
Miraval, etc. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom- 
pagnée en chef de trois molettes d'éperon d'or; 
en pointe, d'un lion d'or lampassé de gueules, 
campé sur une terre d'or, tendant sa patte 
senestre à une main d'argent sortant d'un nuage 
de même, mouvant de senestre. 

La maison blasonnait autrefois : D'argent, aux 
trois rocs d'échiquier de sable. 

Couronne de comte, 



— 87 — 



— 88 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Du mariage contracté par Xavier du 
Besset avec Marie-Claire de Reboul, du 
Bourg-Saint-Andéol, le 4 mai 1863, sont 
issus : 

1° Besset (Joseph^), né le 9 septembre 
1865, domicilié au Besset, par Lamastre 
( Ardèche i : 

2° Besset (Charles du), né le 27 janvier 
1872, licencié en droit, résidant à Valence 
(l)rôme). 

BIENCOURT (de). 

Maison ancienne qui tire son nom de la terre et 
seigneurie de Biencourt, située au pays de Vimeu, 
en Picardie, qu'elle possédait encore dans le xvi e 
siècle. 

André de Biencourt était prieur de Biencourt 
dès 1184. Le Dictionnaire universel de la France 
dit même que ce prieuré, quoique assez éloigné de 
Biencourt en Vimeu, est une fondation de la mai- 
son de Biencourt, et que les titres portent que 
Anscher, chevalier, et Liédine, sa femme, en fu- 
rent les fondateurs. Cependant, ces fonds ne peu- 
vent suffisamment éclairer l'origine de la maison 
de Biencourt, soit comme sortie de celle de Bam- 
bures, soit comme perpétuée par les anciens sei- 
gneurs de Biencourt en Vimeu ; ce qui parait plus 
assuré. Au reste, l'incertitude même de cette ori- 
gine place la maison de Biencourt dans la classe 
de celles dont la noblesse d'ancienne race est hors 
de doute. 

La terre et seigneurie de Biencourt est sortie de 
cette maison avec d'autres biens de son ancien 
patrimoine, sur la fin du xve siècle, par le mariage 
d'Antoinette de Biencourt, héritière de la branche 
ainée, avec Louis d'Abbeville, dit d'Ivrigny. sei- 
gneur de Moimont et de Hercourt ; et Marguerite 
d'Abbeville, leur fille, les lit passer dans la mai- 
son dé Monchy, par son mariage, vers 1500, avec 
Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont. 

Quant au fief seigneurial de Pontrincourt, pos- 
sédé par la maison de Biencourt, qui y était connu 
depuis près de quatre siècles, la perte des anciens 
titres, même de ceux de la seigneurie de Gayeu, 
dont Pontrincourt relève, empêche d'en fixer une 
époque plus éloignée. Test aussi faute de docu- 
ments anciens plus positifs, que nous allons rap- 
porter chronologiquement ceux du nom de Bien- 
c mil. dont on n'a pu trouver la jonction avec 
A ii sel de Biencourt, qui commence la filiation 
suivie de cette famille vers 1145. 

Dreux de Biencourt est qualifié de messire dans 
un compte de bailliage de 1366. 

Gilles de Biencourt était l'un des écuyers de Jean 
de Fosseux, chevalier, qui lit montre à Hesdin le 
19 juillet 1380. 



Philippe de Biencourt fut capitaine d'une des 
compagnies qui escortèrent en 1389 l'argent porté 
par Colart le Caron, receveur des aides de Pon- 
thieu, suivant lettres du 22 décembre 1389, dépo- 
sées à la bibliothèque du roi. 

La généalogie de cette famille, dressée en 1778 
sur titres originaux par M. Glabault, commence 
à Ansel de Biencourt. Il est fait mention de lui 
dans plusieurs pièces de 1145, 114 •, 1190, 1200 et 
1203. Ansel de Biencourt laissa de sa femme, dont 
le nom est ignoré, plusieurs enfants. 

Au septième degré, nous remarquons Colart de 
Biencourt, seigneur de Martaineville, Manche- 
court-lès-Abbeville, de Neslette, avec toute sei- 
gneurie vicomtière et arrières-fiefs nobles, etc. 

Bailli d'Abbeville est nommé, avec Henri de 
Biencourt, au rôle des nobles de Vimeu, assemblés 
en armes à Oisemont, le 9 décembre 1397, pour la 
défense du royaume, en vertu des ordres du roi 
Philippe le Long, du 24 août 1397. 

Cette famille a formé plusieurs branches : 

1° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Saint- 
Mauvis, etc. 

2° Celle des seigneurs de Pontrincourt, Feuche- 
rollès, etc., barons de Cresecques, grands-baillis 
d'Ardres, etc. 

3° Des seigneurs de Marsilly, Guibermesnil, 
d'Ainbleville, barons de Saint-Just et du Guerard, 
en Champagne. 

4« Des seigneurs de l'Escluse, Bédejun et de La 
Fortilesse, en la Marche. 

5° Des seigneurs du Noyer et de Boisgenets. 

Elle a fourni des magistrats et des officiers de 
toutes armes dans les armées du roi et des mem- 
bres de ses ordres. 

Armes : De sable, au lion d'argent, couronne, 
armé et lampassé d'or. 

Les seigneurs de Bédejun et de Peisat por- 
taient : L'argent, au lion de sable, couronné, 
lampassé et armé (te gueules. 

BIGOT DE LA TOUANNE. 

En Berry, Bretagne, à Paris, en Hollande, en 
Orléanais, en Vendômois et Touraine ; famille 
dont parlent la Thaumassière, dans son Histoire 
de la noblesse du Berry, et Nicolas Catherinot, 
en son Nobiliaire du Berry, comme une des plus 
anciennes et des plus considérables de la ville de 
Bourges. Ils en remontent la libation suivie à Mi- 
chel Bigot, que le roi Charles V annoblit, en con- 
sidération de ses grands mérites, par lettres don- 
nées à Paris le 22 juin 1369, registrées en la 
( ihambre des comptes, le 28 juillet 1369. L'original 
de ces lettres est entre les mains de M. Bigot de 
La Touanne, dont copies ont été délivrées à Mes- 
sieurs Bigot «le MorogueSj Bigol de Chérelles et 
Bigot de Villandry, représentant les aînés de 
cette famille. 

Cette famille a formé plusieurs branches : 

1" Des seigneurs de La Hou ville ; 



89 



90 



2° Des seigneurs de La Rainville, etc., de Vil- 
landry, établie en Hollande, maintenue dans les 
qualités de noble et d'écuyer, par jugement des 
commissaires généraux du Conseil, rendu le 
10 janvier 1699 en la personne de Pierre Bigot, 
écuyer, seigneur de Villandry et de Morogues ; 

3° Des seigneurs de La Touanne, en Orléanais, 
qui a pour auteur Pierre Bigot, premier du nom, 
écuyer, seigneur de Saint-Pierre, quatrième tils 
de Jacques, premier du nom (auteur de la neu- 
vième branche), des seigneurs de Rainville, et de 
Madeleine du Cantal. Il fut conseiller du roi et 
contrôleur ancien du régiment des gardes-suisses 
de Sa Majesté. De son mariage, contracté le 23 dé- 
cembre 1644, avec Anne Bidé, il eut entre autres 
enfants, Pierre Bigot, l'aîné, qui fut maintenu 
dans les qualités de noble et d'écuyer, le 10 jan- 
vier 1699. 

Son fils, Isaac-Pierre Bigot, écuyer, seigneur de 
Touanne, nommé lieutenant en la compagnie-co- 
lonelle du régiment royal d'infanterie de Rous- 
sillon, le 7 juin 1723, et pourvu, au mois d'août 
1731, de l'office de chevalier d'honneur aux bail- 
liage et siège présidial d'Orléans, sur les preuves 
de sa noblesse, alors certifiées au roi par le juge 
d'armes de France, et admises par Sa Majesté. Il 
épousa, par contrat du 14 août 1726, Thérèse Sin- 
son, dont il eut Claude-Pierre Bigot, chevalier, 
seigneur de Touanne, reçu écuyer de main du 
roi, sur les preuves de sa noblesse, admises par 
Sa Majesté au mois d'avril 1753. 

Il se maria deux fois. Du premier lit, il n'eut 
qu'une fille, et du second, avec Anne-Marie-Louise- 
Thérèse Bigot de Morogues, sa cousine, il eut 
Pierre-Sébastien-Irénée Bigot, chevalier, seigneur 
de La Touanne, né en 1768, qui a continué la 
branche, Marie-Thérèse-Henriette Bigot, et deux 
enfants morts en bas âge ; 

4" Branche des seigneurs de Morogues, issue de 
la précédente, ayant pour auteur le second fils de 
Pierre Bigot, premier du nom ; 

5° Des seigneurs de Mosnay, de Pontbodin, du 
Puy-de-Seymes, de La Séguinière et La Vollière, 
en Vendômois et Touraine. 

Ces différentes branches ont donné, depuis l'ori- 
gine du parlement de Rouen, quatre présidents à 
mortier, dont un a exercé la charge de premier pré- 
sident, deux avocats généraux, un grand nombre 
de conseillers ; et à la république des lettres, 
plusieurs savants, entre autres Emeri Bigot, un 
des plus savants hommes du xvne siècle, dont les 
curieux manuscrits sont conservés à la bibliothè- 
que nationale. 

Armes : D'argent, au chevron de sable, accom- 
pagné de trois roses doubles de gueules, 2 en 
chef et 1 en pointe. 

BILLEHEUST D'ARGENTON (de). 

Ancienne noblesse originaire d'Irlande, où trois 
branches de ce nom subsistent. Mlle est regardée 



de tous les temps comme une des premières mai- 
sons de ce pays-là, car plusieurs de cette famille 
ont été décorés de l'ordre de la Jarretière, du titre 
de milord, et de membre du parlement d'Irlande. 
La famille de Billeheust, établie en France dans 
les élections d'Avranches, de Vire et de Mortain, 
n'a pas joui du même éclat; mais elle est du nom- 
bre des meilleures delà province de Normandie, 
tant par ses services continuels que par les bonnes 
alliances qu'elle a toujours contractées. Par un 
arrêt de la cour des aides de Normandie, rendu le 
24 novembre 1486, en faveur de Jean de Billeheust 
de la paroisse de Saint-Sénier, élection d'Avran- 
ches, qui avait été inquiétée sur sa noblesse, elle 
fut reconnue noble d'ancienne extraction. 

Depuis, cette famille est divisée principalement 
en deux branches : l'une, outre les terres d'Argen- 
ton et de Saint-Vigor, dans l'élection de Vire, 
titrées de baronnie et haute-justice, possédait les 
seigneuries de Sainte-Marie-des-Monts, Saint- 
Aubin-dis-Bois,d'Annebec, avec de grandes exten- 
sions de fief dans Beslon, la Chapelle-Cesselin, les 
seigneuries de la Barberie,de Marguerai.le Calipel 
et Boissey. L'autre branche possédait les seigneu- 
ries des Loges-sous-Brecey, et de Saint-Georges de 
Boismenastre, dans l'élection de Mortain. Ces deux 
branches ont possédé de tout temps des terres 
nobles dans la province, et même Henri IV avait 
donné à Nicolas de Billeheust le fief de Saint- 
Martin, dans la paroisse de Mombray, pour ser- 
vices par lui rendus lorsqu'il commandait Farrière- 
ban de Vire. 

Depuis Jean de Billeheust, qui avait servi sous 

François I 01 ', tant au duché de Luxembourg qu'en 

Hainaut, lorsque l'arrière-ban y fut commandé, 

tous ses descendants ont suivi ses traces sans 

aucune interruption. Plusieurs ont été capitaines 

de dragons ; un, lieutenant-colonel des mêmes 

troupes; nombre d'autres, capitaines d'infanterie : 

un, colonel dans la personne de Charles-Alexandre 

de Billeheust, tué au siège de Madras, dans les 

Indes ; il s'était tellement distingué, qu'un fort 

qu'il avait emporté, a conservé le nom de >Sui/i/- 

Georges qu'il portait alors. Enfin, il y en a eu une 

si grande quantité de tués au service qu'on en 

comptait huit dans le siècle précédent. 

De la branche d'Argenton et de Saint-Vigor, il 
ne restait plus que Thomas de Billeheust, seigneur 
d'Argenton, appelé le chevalier de SaintrVigor, 
capitaine commandant au régiment du Maine. 
qui avait une sœur, N... de Billeheust, mariée à 
M. de Percy, demeurant à Vire. 

La branche des Loges subsistait dans trois ra- 
meaux parmi les entants de Jean-Baptisle-Léonor 
de Billeheust, écuyer, seigneur de Saint-Georges. 
mort en 1757. 

En considération des services distingués que 
ceux de cette famille avaient rendus, le roi accorda 
la noblesse d'épée, au premier degré, à M. de la 
Marche, bourgeois de Mortain, maître des comp- 
tes à Rouen, parce que sa mère était une 
Billeheust. 



— '.Il — 



— 92 



Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de trois roses de même, 2 en chef et 1 en 
pointe. 

BISSY (de). 

Cette très ancienne et noble famille, venue de 
la Lombardie en France, se distingua dans la 
carrière des armes. 

Un rameau, fixé en Bourgogne, se rendit célèbre 
sous le nom de Bissy-Thyard. Les comtes et mar- 
quis de Thyard de Bissy ont rempli les plus hautes 
charges dans l'armée et dans l'église ; ils recon- 
nurent la branche de Bissy venue en France 
après eux comme appartenant à leur famille. Le 
comte Frédéric de Bissy, alors capitaine au régi- 
ment de Luxembourg, fut présenté, en 1778, à 
Leurs Altesses sérénissimes Monseigneur le duc 
de Chartres et Madame la duchesse de Chartres 
comme étant du même nom. 

Il serait trop long de redire ici toute l'histoire 
de la famille de Bissy, qui a eu une grande situa- 
tion dans les temps anciens. 

Au xviii'' siècle, un comte de Bissy, âgé de 
vingt ans. à la tête d'une armée de 70.000 hom- 
mes, préserva peut-être la France d'une invasion 
de la Provence par les Impériaux en chassant les 
soldats autrichiens de Gènes, en 1747 ; le duc de 
Boufflers et le duc de Bichelieu, successivement 
commandants en chef de l'expédition, reconnurent 
les services rendus par le comte de Bissy. Le 
même comte de Bissy, prit également part, comme 
commandant général de la marine, à l'expédition 
de S. A. R. le prince de Nassau. 

Marié d'abord selon le rite protestant à la fille 
d'un Anglais, sir Joseph Thornhill de Thornhill- 
Hall, d'une famille de bonne noblesse et possé- 
dant de grands biens, il fut marié selon la religion 
catholique le 19 décembre 1778. Quatre enfants 
étaien t nés depuis son mariage protestant, ils furent 
baptisés le jour du mariage catholique de leur père. 

Les témoins de l'acte de mariage furent du côté 
de l'époux : Sérénissime prince messire Frédéric- 
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry, prince 
héréditaire de Salm-Kirbourg, grand d'Espagne 
de l r e classe, colonel au service de France, et mes- 
sire Louis d'Astorg, comte de Barbazan, vicomte 
de Nébouzan, baron de Lez et autres lieux, comte 
d'Aubarde et baron de Peyrusse, baron de Sama- 
det, marquis de Roquépine, lieutenant général 
des armées du roi et chevalier de l'ordre de Saint- 
Louis ; du côté de l'épouse : Messire Joseph-Fran- 
çois-Dumas marquis de Payssac, vidame de Li- 
moges et messire Auguste de Mauperché, con- 
seiller du roi au parlement. 

(Les lignes précédentes ont été relevées sur les 
registres delà paroisse Saint-Sulpice). 

Six enfants sont issus de ce mariage : 

1° Frédéric, baron, puis comte de Bissy, né à 
Londres le 10 mai 1768, décédé le 3 février 1834, 
sans postérité, avec le grade de colonel d'état-ma- 
jor et de maréchal de camp honoraire ; 



2° Auguste, comte de Bissy à la mort de son 
frère, né en 1769, marié à l'île de France (île Mau- 
rice) à une fille du comte de Vis-de-Loup de Bona- 
mour. (Deux fils et deux filles sont nés de ce ma- 
riage : Auguste, Gaston, Eudoxie et Stéphanie; 

3° Geneviève de Bissy, mariée à M. Nette- 
ment ; 

4o Marie-Louise de Bissy, née à Paris, en avril 
1775, morte à l'âge de vingt ans ; 

5° Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline de 
Bissy, qui acquit une certaine réputation dans le 
monde des lettres, naquit le 21 janvier 1779 et 
mourut sans alliance le 7 juin 1842 ; 

6° Stephano de Bissy qui continua la descen- 
dance en France. 

Né le 26 décembre 1781, baptisé le 8 janvier 
1782, le baron de Bissy, devenu vicomte à la mort 
de son frère aine, fut officier aux gardes d'hon- 
neur, chevalier de la Légion d'honneur : ayant 
été chargé avec le comte d'Andlau de former le 
régiment des cuirassiers d'Angoulème sous la 
Restauration, il fut nommé chevalier de Saint- 
Louis. En premières noces, le baron de Bissy 
épousa, le 30 mai 1818, demoiselle Marc-Rémond 
de Montmort du Dognon, dont le père Armand- 
Bémond, comte de Montmort du Dognon, avait 
été officier des gardes du corps, puis colonel de 
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et premier 
aide de camp du maréchal de Broglie à l'armée 
des Princes. 

En secondes noces, le baron de Bissy épousa, le 
13 octobre 1821, Irmine-Xavière-Josèphe Moreau 
de Bellaing. 

Le vicomte de Bissy mourut le 28 janvier 1839, 
laissant six enfants de son second mariage. 

Parmi les principales alliances de la famille de 
Bissy, on peut citer les princes Doria, les marquis 
de Botta-Adorno, les comtes Costa de Lauza- 
Vecchia, les marquis Burri, les Ghilini, les Castel- 
novo, les Nizza, les comtes et marquis de Thiard 
de Bissy, les comtes de Vis-de-Loup, les comtes 
de Montmort, les de Guitaut, les Thornhill, les de 
La Taille, les barons d'Oberlin, les marquis du 
Roure, etc. 

Armes : D'azur, an chevron d'or, accompagne 
en chef, à dextre d'un soleil d'or, à sénestre 
d'une étoile à six raies du même, et, en pointe, 
d'une montagne de trois coupeaux d'argent, le 
coupeau dextre surmonte d'un pélican, le cou- 
peau du milieu surmonte de lances entières et 
brisées, le coupeau s< : neslre charge d'une tour 
crénelée de gueules: au-dessus de la montagne 
se trouve un croissant contourné d'or. 

L'écu posé sur l'aigle noire d'Autriche éployée 
donnée par un empereur de ce pays comme sup- 
ports à un ancêtre, l'aigle accolée d'une cou- 
ronne de marquis. 

(Archives de Lombardie, siècle de Louis XV, de 
Voltaire, Art de vérifier les dates, registre de Saint- 
Sulpice. 1" volume du Nobiliaire de France, 
Laine, Milleville, etc., etc.) 



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REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Bissy (Marie - Antoinette - Joséphine- 
Frédérique de), mariée en 1853 à Théophile 
de La Taille, ancien conseiller à la cour 
d'appel d'appel d'Orléans, chevalier de la 
Légion d'honneur. 

Filles: a) Gabrielle; b) Thérèse; c) Cé- 
cile, religieuses au couvent de la Retraite. 

2° B. (Adolphe- Louis -Stéphane- Joseph, 
V le de), né à Bellaing le 13 mai 1830, marié 
en 1859 à Mélite de Cambry de Baudimont. 

Enfants : a) Stéphano, marié à d'OBERLix 
de Miïtersbacii, dont un flls et deux filles ; 
b) Maria, mariée à de Frohard de La- 
mette, inspecteur des forêts; c) Marguerite, 
religieuse au couvent de Bon-Secours ; cl) 
Jeanne, mariée au capitaine de Villeneuve. 

3° B. (Louise- Constance -Emmanuelle- 
Jeannie de), mariée le 10 septembre 1803 au 
baron Georges t'Kint de Roodexbeke, dé- 
cédée en octobre 1887. 

Enfants ; a) Henry; b) Guy. marié à 
Marthe Jonglez de Ligne; g) Madeleine; 
d) Jeanne; e) Jean. 

BOISSERIE DE CHANTELOUBE, 

de Beaumond, de La Croix, de La Védie, 
du Braxda, de Camarsac, etc., etc. 

La famille de Ghanteloube (aujourd'hui Boisse- 
rie), d'origine chevaleresque, et que l'on pourrait 
sans doute rattacher aux Chanteloup de Norman- 
die, dont un des membres ligure parmi les com- 
pagnons de Guillaume le Conquérant, est an- 
cienne et illustre en Guienne. Son nom, qui s'est 
diversement orthographié (Ghanteloube, Chante- 
louve, Ganteloup, Cantalauva, Gantalupo, Can- 
teleu, Cantaloup, etc.) se retrouve à chaque ins- 
tant dans les chartes du moyen âge avec les qua- 
lifications de miles (chevalier). Alliée au puis- 
santes maisons de Pellegrue, Angevin, de Parem- 
puyra, de Montferrand d'Escodéca,de la Mothe,de 
Grésignac, de Ternies, etc., elle a tenu pendant 
tout le moyen âge un rang des plus distingués 
parmi les familles chevaleresques du Bordelais et 
du Périgord. 

Les archevêques de Bordeaux, Arnaud III et 
Arnaud IV de Pellegrue, dits de Ganteloup, appar- 
tenaient, du côté maternel, à cette maison. 

En 1302, un Ghanteloube obtient l'autorisation 
de construire une forteresse. (Arcli. du château de 
Fayolles.)En 1315, Guillaume de Ganteloup fonde 
une chapelle à Bordeaux. (Arch. de la Gironde, 
G. 834.) En 1346, Amanieu de Chanteloup et 
Arnaud de Grésignac, chevaliers, rendent hom- 



mage au chapitre Saint-André de Bordeaux. (Arch. 
de la Gironde, G. 834.) En 1321, Hélie de Ghante- 
loube, reçu bourgeois de Libourne, est délégué par 
les jurats de cette ville auprès du sénéchal de 
Gascogne, ses deux fils, Jauffre et Giraud, ce der- 
nier chanoine de Saint-André de Bordeaux, recon- 
naissent, en 1331, devant Bobert de Luna, rece- 
veur des domaines, posséder 30 fiefs dans la ban- 
lieue de Libourne. (Histoire de Libourne, par 
Guinodie.) En 1410, Monot de Ganteloup et ses 
frères font reconstruire une forteresse à Camar- 
sac (entre deux mers) ; le sénéchal, à l'instigation 
des maires et jurats de Bordeaux, leur défend de 
continuer les travaux sous peine de 500 marcs 
d'argent. 

Assinatde Ghanteloube, gentilhomme de l'Hôtel 
du roi Henri II, est établi par ce prince capitaine 
de Libourne en 1548 ; et par lettres patentes du 
12 décembre 1554, il obtint pour son fils la survi- 
vance de cette charge, qu'il revendit peu après à 
François de Pons, seigneur de Mirambeau. (His- 
toire de Libourne, tome II, page 107). 

Enfin, le 12 mars 1599, Antoine de Ghanteloube 
et Catherine de Montferrand, sa femme, vendirent 
le château du Branda, situé paroisse de Cadillac. 
De ce dernier descendant au cinquième degré. Jean 
de Chanteloube, écuyer, sieur de Beaumont, qui 
épousa, dans la maison noble de Lavedie (paroisse 
de Saint-Avid Senieur, Dordogne), demoiselle 
Anne Boisserie, issue d'une très ancienne famille 
bourgeoise du Périgord. 

De ce mariage provinrent : 

I. Jean de Ghanteloube, seigneur de Beaumont 
et de Lavedie, né ,vers 1709, marié, en 1730, à 
Anne Delpit, dont A.N.... auteur de la branche de 
Saint-Sernin, éteinte au commencement du siècle 
dans les Labrousse de Laumède. 

B. Jean, née vers 1735, marié le 10 février 1760 
à Antoinette de La Croix, fille de Pierre Petit de 
La Croix, dont trois filles : 1° Toinette, non ma- 
riée, qui testa le 2 octobre 1809; 2° Baymonde, 
épouse en premières noces à Pierre Audibert, et en 
secondes noces à Francis Lachaud; £° Marianne 
(fille ainée), dernière descendante de la branche 
ainée des Chanteloube, qui épousa, vers 1780, 
■Pierre-François Boisserie Chanteloube, officier 
d'infanterie, son cousin, comme il va être dit. 

IL Pierre-François Boisserie de Chanteloube, 
fils puîné de Jean , sieur de Beaumont et de 
Anne Boisserie, prit le nom de sa mère que ses 
descendants ont continué de porter. Né vers 1710, 
il épousa, en 1745, demoiselle X. de Thermes- 
Varicourt dont il eut, Pierre-François Boisserie 
officier d'infanterie, marié en 1780, comme il a été 
dit ci-dessus à sa cousine, Marianne de Chante- 
loube, fille et dernière héritière de Jean, sieur de 
Beaumont et de Lavedie et de Antoinette de La 
Croix. Par ce mariage, le domaine de Lavedie. an- 
cien fief de Boisserie, revint à ces derniers qui le 
possèdent actuellement. 

Le chef actuel de la famille est M. Jehan-Marie- 
Edmond Boisserie de Masmontet, arrière petit-lils 



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de ce dernier et fils unique de François Boisserie, 
notaire à Bergerac, décédé en 1881, et de Char- 
lotte-Fernande-Marie de Masmontet de Fonpeyrine 
il est domicilié au château de Fayolles-Saussignac 
(Dordogne), et porte, joint à son nom, celui de 
Masmontet, dont sa mère, fille d'Alexandre de 
Masmontet et de Aline d'Ascols, était la dernière 
descendante de la branche aînée. 

Ses armoiries sont : D'azur, à trois croissants 
d'argent (qui est Masmontet) au franc canton 
d'argent au loup passant desable, qui estChante- 
loube, couronne comtale. Cimier : les armes de 
Jeanne d'Arc (pour montrer la descendance en 
ligne féminine de du Lys). 

La famille de Chanteloube Boisserie est en 
outre représentée actuellement par deux filles, 
Louisa et Victorine, non mariées, domiciliées à 
Lavédie, près Saint-Avit Senieur (Dordogne); 
Victor Boisserie Chanteloube, à Coux (Dordogne); 
Henri, ancien curé de Liorac, actuellement frère 
mariste ; et Ghéri-Boisserie, notaire à Lalinde 
(Dordogne), marié à Mlle Grenier, dont une fille 
unique, Emma, née en 1873, mariée en 1890 à Em- 
manuel de Montard, fils d'Edouard de Montard et 
de Louise Boissière. 

BOISSY {de). 

Château et marquisat dépendant de la paroisse 
de Saint-Martin-de-Boissy-en-Forêt, diocèse de 
Lyon. 

Jean et Imbert de Boissy, neveu du cardinal de 
La Grange, qui avait beaucoup de crédit auprès 
de Charles V, devinrent, l'un évèque de Mâcon et 
ensuite d'Amiens, et l'autre président au parlement 
de Paris. En 1398, ces deux frères firent bâtir le 
château de Boissy. 

Vers 1430, Eustache de Lévis devint seigneur 
de Roanne par son mariage avec Alice de Couzan, 
et acheta la seigneurie de Boissy, qui, depuis cette 
époque, n'a jamais été séparée de celle de Roanne. 

Par lettres, du mois de mai 1501, les terres et 
seigneuries de La Mothe-Saint-Romain et de 
Roanne, furent unies â celle de Boissy et érigées 
en marquisat, sous le nom de Boissy, en faveur 
de Claude Gauflier, grand écuyer cle France, pre- 
mier gentilhomme de la chambre du roi. 

Le marquis de Boissy obtint de nouvelles lettres 
au mois de novembre 1000, par lesquelles Boissy 
et Roanne furent érigées en duché sous le nom de 
Roannais, pour lui et ses descendants mâles. Ce 
duché fut érigé en pairie par lettres de septembre 
16i2, en faveur de Louis Gfauffier, aïeul d'Artus, 
qui embrassa l'état ecclésiastique et vendit les 
marquisats de Boissy et duché de Roannais â son 
frère François d'Aubusson, depuis duc de La 
Feuillade. 

Cette maison, illustrée par les dignités de grand 
maître, d'amiral, de grand aumônier, de grand 
écuyer de France, subsiste encore en quelques 
branches. 

Armes : D'azur, à sir fleurs de lis d'or, 3 et 3. 




BONNAVENT DE BEAUMEVIELLE. 

A ntoine-Marie d'Hozier de 

Serigny, chevalier, juge d'ar- 
mes de la noblesse de France, 
chevalier-grand-croix hono- 
raire de l'ordre royal de St- 
Maurice et Saint-Lazare de 
Sardaigne, certifions que : 

Trisayeul. — Pierre de 
Bon navène, écuyer, seigneur 
de Beaumevielle. gouverneur 
du château de Billy, par let- 
tres du roy du 28 août 1597, 
épousa demoiselle Claude de 
Chavarlanges. Il est dit dans 
l'arrêt du conseil que « Pierre 
« deBonaveine.pèredeJean et Pierre deBonavène, 
« était originaire du Languedoc et qu'il avait été 
« obligé d'abandonner ladite province pour s'aller 
« habiter en celle d'Auvergne, que ses papiers et 
« biens avaient été détruits par la puissance de 
« ses ennemis; qu'il s'était donné tout entier pen- 
« dant cinquante ans au service de la couronne, 
« pour laquelle il avait souvent exposé sa vie, 
« soit dans les commandements que le roy Henry 
« quatrième lui avait donné sur des compagnies 
« d'infanterie et de cavalerie, soit dans la charge 
« de prévost d'Auvergne et d'une autre charge de 
« prévost par tout le royaume, créées par ce 
« même roy tant pour les lui donner par récon> 
« pense de service et le mettre â couvert des en- 
« treprises de ses ennemis, que pour continuer â 
« se servir de lui dans toutes les occasions les 
« plus importantes pour le bien de son service : 
« en toutes lesquelles choses il avait fait de si 
« grands exploits que le roy Henry le quatrième 
« par quantité de lettres de la main propre de Sa 
« Majesté, avait eu la bonté de lui donner des 
« marques de la dernière confiance qu'un bon roy 
« peut prendre dans un sujet fidèle et affectionné, 
« de lui écrire dans les termes ordinaires dont 
« Elle se servait pour les gentilshommes les plus 
« qualifiés et de l'appeler Monsieur par ses lettres. » 
Bisayeul. — Pierre de Bonnavène (alias de 
Bonnavent) de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, 
seigneur de Barutet, épousa demoiselle Jeanne de 
Monicat. Jean de Bonnavène. écuyer, seigneur de 
Beaumevielle, d'Ambur et de Chapdes, maître 
d'hôtel du roy, en 1051 et ledit Pierre cle Bonna- 
vène, son frère puîné, furent maintenus en la qua- 
lité d'écuyer par arrêt du conseil d'Etat du roy du 
10 de mai 1007, où il est dit que Sa Majesté or- 
donna qu'ils seraient inscrits dans l'état des gen- 
tilshommes qui serait arrêté au conseil et envoyé 
dans la sénéchaussée et Election de Riom. 

Ayeul. — Noble Gaspard de Bonnavent de 
Beaumeville d'Ambur, premier avocat général au 
bureau des finances de Montpellier, épousa, le 
17 août 1080, en la paroisse de Saint-Nazaire-La- 
darès. diocèse de Béziers, dame Marguerite de So- 
lignac, veuve. 



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98 



Père. — Noble Alexandre de Bonnavent de 
Beaumeville d'Amour, seigneur de Gourgas, de 
la Bellarie, etc., lieutenant de cavalerie au régi- 
ment de la reine, épousa demoiselle Catherine 
Dassié de Gourgas, fille de noble Jean Dassié et 
de dame Marguerite de La Salle. 11 mourut le 
7 décembre 1759 et fut enterré dans l'église pa- 
îoissiale de Saint-Nicolas de Toulouse. Il était 
frère puîné de feu noble Christophe de Bi mua vent de 
Beaumevielle d'Ambur, connu en Espagne sous le 
nom de comte de Bonnavent, colonel de dragons 
et brigadier des armées de Sa Majesté catho- 
lique. 

Produisant. — Pierre-François de Bonnavent 
de Beaumevielle d'Ambur, écuyer, officier au régi- 
ment Royal-Roussillon-Infanterie, né en légitime 
mariage le 6 janvier 1751, baptisé le 10 du mois 
en la paroisse de Saint-Nazaire de Béziers, a 
prouvé devant Nous sa noblesse par titres authen- 
tiques qui justifient les filiations précédentes. 

Armes : Ecartelë : aux Y et '\, de sable à un 
lion d'argent; aux 2 et 3, de sinople à un trèfle 
d'or. 

En foi de quoi nous avons signé le présent cer- 
tificat et l'avons fait contresigner par notre secré- 
taire qui y a appi se le sceau de nos armes. A Paris, 
le treizième jour du mois de mai de l'an mil sept 
cent quatre-vingt-quatre. 

13 mai 1784. 

Signé : d'Hozier de Serigny 

Par M. le juge d'armes de la noblesse 
de France : 
Signé : Duplessis. 

Viennent ensuite : 

1° Alexandre de Bonnavent de Beaumevielle. 
officier aux grenadiers de la garde royale, cheva- 
lier de Saint-Louis, marié le 27 mai 1766 à de- 
moiselle Marguerite de Feneyronx; 

2° Alexandre de Bonnavent, capitaine de la 
compagnie Saint-André-de-Lang, a épousé demoi- 
selle de Tauriac le 2 pluviôse 1796; 

3° Ferdinand de Bonnavent, etc., garde du 
corps de Sa Majesté, compagnie Luxembourg, 
marié à demoiselle Lemoine de Margon le 13 fé- 
vrier 1828; 

4° Gaston de Bonnavent, etc., fils du précédent, 
a épousé demoiselle Groult de La Planche le 
23 septembre 1857 ; 

5° François de Bonnavent, etc., né en 1862, of- 
ficier de cavalerie démissionnaire, a épousé de- 
moiselle de Gauvignon de Basonnière le 29 juin 
1891, décédée le 11 septembre 1894, laissant une 
fille, Sabine, née le 14 juin 1892. 

BONNAY (de). 

Famille originaire du comté de Bourgogne, près 
de Besançon. 

On trouve dans les Archives de. celte ville, 
qu'en 1148, Brutinde Bonnay, chevalier, seigneur 

Tome II. 



d'Authuison et de Thuiré, donna un homme de 
main-morte à l'abbaye de Bellevaux, du consen- 
tement de Ponce, sa femme. Il lit plusieurs fonda- 
tions considérables à cette abbaye. 

Il mourut en laissant deux fils. L'ainé qui con- 
tinua sa descendance, Pierre de Bonnay, et le 
second, Girard, chevalier, qui mourut sans posté- 
rité dans la guerre de la Terre Sainte, contre les 
infidèles. 

La seconde branche de cette famille, qui a pour 
auteur Henri de Bonnay, écuyer, qui s'établit 
dans le Clermontois-en-Argone, où sa postérité 
subsistait divisée en quatre branches ou rameaux. 

Elle a fourni un homme d'armes sous Charles VI, 
des lieutenants et des capitaines de cavalerie et 
des chevaliers de l'Ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. 

Armes : D'argent, à trois hures de sanglier 
de sable, défendues du champ. 

Cimier : Un bourrelet d'argent et de sable, sur- 
monté d'une hure de sanglier de même. 

BONNEAU DU CHESNE DE BEAU- 
REGARD. 

Cette famille, originaire du Poitou, et dont la 
filiation suivie remonte à 1490, figure sur la liste 
des nobles de la généralité de Poitiers dressée en 
1667 et conservée à la bibliothèque de la ville. 

Elle a eu : deux gendarmes de la garde du roi, 
un gouverneur du château et de la ville de Lusi- 
gnan, deux lieutenants généraux civils et crimi- 
nels au siège royal de Lusignan, etc. 

Alliances : Esperon de la Chevallerie et de 
Beauregard, Bellin de la Boutardière, Ghalmot du 
Breuil, Frété de Nerbonneau, Guillemeteau des 
Esses, Despetit de la Salle, Guillon de la Pali- 
nière, de Chièvres, de Fouchier, Mallet de Fois, 
Babinet, Guenyveau de la Baye, Duran de Lau- 
vergnatj du Hamel, etc. 

Armes : D'azur, au chef de gueules chargé de 
deux étoiles d'argent, cantonné : à dextre d'un 
rocher d'où jaillit une source d'argent : à se- 
mestre d'un chêne terrassé d'or. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lévriers. 

Devise : Bon au bon. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1" Bonneau du Chesne de Beaure- 
gard (Jules), né le 6 février 1831, habitanl 
à Poitiers el au château de Gabarret i Haute- 
Garonne), marié en novembre 1886 à Sophie 
Duran de Lauvergnat, dont : a) Henry. 
fié à Poitiers le 5 octobre 1867; b) Marie, 

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née à Poitiers le 20 janvier 1871, mariée à 
Poitiers le 29 décembre 1891 à Pierre, baron 
de Gougny-Prépeln, capitaine breveté. 

2°B. du C. de B. (Léonce), né le 6 mars 
1833, fils de Jules ci-dessus nommé, habi- 
tant Poitiers et le château de Mauguéi Vien- 
ne), marié le 10 janvier 1866 au château de 
Castets (Gironde) à Suzanne du Hamel, fille 
d'Octave, comte du Hamel et de Lydie de 
Magne, dont : a) Marguerite, née à Castets 
le 2 avril 1867,mariéeà Poitiers, le 1 er juil- 
let 1886. à Henri Gaborit de Montjou; b) 
Roger, né à Poitiers le 28 août 1869; c) 
Jeanne, née à Poitiers le 11 mai 1876. 

BONNEAU DU MARTRAY. 

Cette fnmille, originaire d'Italie, passe ensuite 
en Bourgogne, où plusieurs de ses membres sonl 
maîtres à la Chambre des comptes, tandis que 
d'autres se distinguent à l'armée. Au xv e siècle, 
noble Jean Bonneau, ambassadeur du duc de 
Bourgogne en Espagne, eut deux fils dont l'un 
fonda la branche des Bonneau de Touraine, et le 
second les Bonneau du Nivernais, qualifiés Bon- 
neau du Martray. 

Alliances : du Crest, de Chargères, de Bour- 
going, de Lavenne de Sichamps, de Montuel, du 
Lac, de L'Hermite, de la Planche, de la Blanche, 
de Jouvencel, etc. 

Preuves : Armoriai du Nivernais (Soultrait). 
Armoriai spécial de France (d'Aghières). Armo- 
riai de la Chambre des comptes de Dijon (Ar- 
chives de famille). Etat de la noblesse, pur Ba- 
chelin-Deflorenne, de l'année 1883-84. 

Armes : D'azur, à trois grenades d'or. 

Avant le xv ft siècle : D'azur, à trois criquets 
d'or; Jean Bonneau obtint ce changement en gre- 
nades pour perpétuer le souvenir de sa mission. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

I. Bonneau du Martray (Louis- Alexis), 
ancien conseiller général de la Nièvre, che- 
valier de la Légion d'honneur, chef de nom 
et armes. 

Père de : 1° Eugène B. du M., ingénieur 
des ponts et chaussées à Dijon; 2° Paul 
B. du M., marié à demoiselle de La Plan- 
che, dont Raymond., sous-lieutenant à Issou- 
diiii ; 3° Marguerite, religieuse du Sacré- 
i !œur. 

II. M" ! " veuve Adrien B. du M., née 
Marthe de Chanteloup, mère d'Isabelle, 
comtesse de Jouvencel. 



III. Enfants de feu Edmond B. du M., 
général de brigade: 1° Glaire, mariée au 
comte de L'Hermite; 2° Gaston, lieutenant- 
colonel d'état-major ; 3° Maurice; 4° Hélène, 
mariée à René, comte du Lac. 

BOSC DE TARET (du). 

Noble et ancienne famille, de Gascogne, illustrée 
par les hautes alliances qu'elle a eues avec les fa- 
milles les plus distinguées de Gascogne, entre 
autres avec la maison de Foix-Candalle, et autres. 

Noble Jacques de Taret de Loubens, seigneur 
de Loubens en 1617, épouse Marie de Foix-Can- 
dalle. Dénombrement fourni par devant M c Jean 
de Laborde, conseiller du roi, parmessire Jacques 
de Taret de Loubens, en 1618. 

Noble Samuel de Taret, écuyer, seigneur du lieu 
de Loubens, dénombre également la terre et sei- 
gneurie de Loubens, le 12 août 1681. 

Au commencement du xviiir siècle, messire 
Dubosc (alias : du Bocs ou de Dubocs), ayant 
épousé la dernière héritière ou représentante delà 
maison de Taret de Loubens, prit les armes, nom 
et titres de cette famille. (Voir p. 168, tome II, de 
l'Armoriai des Landes). 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur au le- 
vrier courant de sable; aux 2 et '■'>. de sable au 
lion d'or morné. 

Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS l 

Bosc de Taret (Prosper du), proprié- 
taire, marié à Louise Abadie, en 1856. Rési- 
dence : Le Houga (Gers). 

B. de T. (Austinde du), juge de paix à 
Garlin, marié à Nathalie de Lalanne de 
Souye. Résidence : château de Pargade, à 
Garlin (Basses-Pyrénées). 

B. de T. (Eugènedtoô, fils du précédent, 
propriétaire, maire et conseiller d'arron- 
dissement à Garlin, marié à Layrisse de 
Lalanne de Souye, sa cousine-germaine, 
dont : Roger. Résidence : château de Mi- 
rassou. près Garlin i Basses-Pyrénées). 

B. de T. Georges du\ frère du précé- 
dent, propriétaire. Résidences : Hôtel de 
Pargade, rue Tram à Pau, et château de 
Pargade, à Garlin (Basses-Pyrénées). 

BOUAN DU CHEF DU BOS {de). 

La famille de Boûan est une ancienne famille 
de Bretagne qui était déjà représentée en ioëO. 
Un Bôûan, accompagné de sa femme Tiphaine, 



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de Hardigrao, son chien, faisait partie de l'expé- 
dition de Guillaume le Conquérant. 

L'armoriai du R. Toussaint de Saint-Luc la 
porte d'ancienne extraction chevalière. 

En 1669, elle comptait dix générations. Elle 
avait figuré aux réformes et montres de 1423 
à 1535. 

Mathurin, chevalier de l'ordre du roi, fit toutes 
les campagnes d'Italie et de Piémont, sous les rois 
François I er et Henri II, servit sous François II 
et Charles IX et fut père de René, tué à la bataille 
de Craon en 1502. 

La maison de Boùan s'est toujours alliée aux 
principales familles de Bretagne, dont Gouyou en 
1417, de La Lande de Calan en 1460, de Mouesson 
en 1635, de Lesquen en 1660, Thomas de LaVille- 
Gi-atien en 1702, de Fantaux de Saint-Pierre en 
1752, de Grignart de Champsavoy en 1789, de La 
Roue en 1823, de Cargouët en 1869. 

Dès 1604, ainsi que le mentionne la tutelle de 
Mathurine Boùan, fille de Briand et de Renée de 
Moteclère, les principaux parents étaient les Cossé- 
Brissac, Montboucher, Rosmadec, Laval, Fonte- 
nailles, Laubespin, du Parc, de Rieux, de Rohan. 

Armes : D'argent, au chevron de sable, accom- 
pagné de trois têtes de loup de même, armées 
et lantpassées de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Boiian du Chef du Bos du Val Boiïan 

(Henri - François- Joseph 
de). Résidence : château 
du Val Boûan, par P lé- 
neuf ( Côtes- du- Nord I . 
marié à Anna de Car- 
gouët, dont : a) Henri- 
Charles-Marie- Anne, ma- 
riée le 20 novembre 1896 
à Louis, vicomte d'Au- 
bert. Résidence : châ- 
teau de Guémadeuc, par 
Pléneuf (Côtes -du -Nord); b) Marguerite- 
Marie; c) Georges. 

BOUCHAUD DU MAZAUBRUN. 

Les Rouchaud qui ont porté les noms des divers 
lieux nohles qu'ils possédaient sont connus dès le 
xiue siècle en Limousin. 

Guillaume de Boschau de Brie-le-Vieux, damoi- 
seau vers 1308, épousa dont il eut Almodie, 

mariée à Gérald Pigmant, écuyer. 

C'est le premier Bouchaud dont on Retrouve la 
trace. 

Jean Bouchaud, seigneur de Ballenay, gen- 
tilhomme du Haut-Limousin, figure à la montre 





de 1470, faite à Limoges par 
Mathieu Brachet, vicomte de 
Chalussy. 

Le 1er novembre 1568, no- 
ble Martial Bouchaud, sei- 
gneur du Moulin-Bastie,«est 
exempté., pour plusieurs 
bonnes et raisonnables con- 
sidérations, des charges et 
contributions de guerre et 
permission lui est accordée, 
afin que nul n'en ignore, 
d'apposer ses armoiries aux 
différentes demeures qui lui 
appartiennent ». 

Pierre Bouchaud, seigneur du Mazaubrun, le 
2o août 1759, produit ses titres à la Cour des 
aydes'de Clermont au cours d'un procès contre le 
syndic de la paroisse de Pageas. La Cour le con- 
firme dans sa noblesse de même que ses petits- 
fils Jean-Baptiste et Antoine du Bouchaud du 
Mazaubrun, ce dernier chevalier de Saint-Louis, 
qui sont reconnus d'ancienne noblesse, en 1780. 
par nombre de gentilshommes limousins. 

La généalogie de la famille Bouchaud est établie 
sans interruption depuis 1576 en faisant mention 
de toutes les alliances delà famille: de la Bastide, 
du Hauthier, de la Pisse, de Rousseaud, de Rofi- 
gnac, delà Romagère, de Larivière,de Lapisse de 
Puyrament, etc. , et elle remonterait de même bien 
plus haut si la maison des Etangs, demeure de la 
famille au xv« siècle, n'eut été pillée et brûlée par 
1rs rebelles en 1652 et les titres qui s'y trouvaient 
emportés ainsi que cela se trouve certifié par plu- 
sieurs certificats. 

Aumes : D'or, au lion d'azur, lampassé et 
couronné de gueules sur une terrasse de sinople 
mourant de la pointe. 

Couronne de comte. 

Devise : Validas homo pauperibus ad est. Le 
fort doit son secours aux faibles. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Bouchaud du Mazaubrun (Léon du), 
marié en 1852 avec Amélie de Lapisse de 
Puyrament, dont : a) Antoine du Bouchaud 
du Mazaubrun, avoué à Limoges; b) Henri 
du Bouchaud du Mazaubrun, au Mazau- 
brun, près Châlus, avec son père Joseph du 
Bouchaud du Mazaubrun à Angoulême. 

B. du M. (Abbé Léosthène du), cure de 
Champagnac (HauteVienne). 

B. du M. (Aubin du), directeur du Cour- 
rier du Centre, à Limoges. 



— 103 



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BOUCHET (du). 

Voy. tome I e '', col. 518, la description des armes 
qu'il y a lieu de modifier comme suit : au lieu du 
croissant d'or, lire croissant d'argent. 



BOURBLANC {du). 

Terre et seigneurie située au diocèse de Saint- 
Brieuc en Bretagne, avec haute, moyenne et basse 
justice, droit de patronage et de prééminence clans 
l'église paroissiale de Flourivoux. Elle relevait du 
roi et recevait l'hommage de plusieurs fiefs nobles 
qui en dépendaient. 

Elle fut décrétée, il y a cent vingt-cinq à cent 
trente ans, sur les descendants du président Roc- 
quel, et adjugée au sieur Armez-du-Poulfry, riche 
armateur. 

Cette terre a donné ou tient son nom d'une 
maison de Bretagne, reconnue noble d'ancienne 
extraction, par un arrêt de la Chambre de la Ré- 
formation de 1666 ; et par un autre arrêt du 19 dé- 
cembre 16C8, dans lequel Pierre-Robert et autre 
Pierre du Bourblanc, sont déclarés issus d'an- 
cienne extraction noble. Ces recherches de 1666 
ont été précédées de celles de 1414 et 1444, où 
messire Philippe du Bourblanc, de la paroisse de 
Plouènez et Louise du Bourblanc, veuve de Claude 
de Tavignon, sont mentionnés avec les mêmes 
qualifications. 

Un extrait de la Chambre des comptes de Bre- 
tagne, du 14 novembre 1634, justifie aussi que les 
du Bourblanc sont nobles de toute antiquité, et 
qu'ils ont comparu comme tels dans différentes 
montres de la province. Cet extrait est consigné 
dans l'arrêt de la Réformation, rendu parles com- 
missaires en iGGQ , où sont énoncés plusieurs 
ordres donnés en 1460, par François, duc de Bre- 
tagne, à un Guillaume du Bourblanc, de se rendre 
au château de Brehat, pour défendre ledit Châtel, 
contre ses ennemis. 

La maison du Bourblanc, distinguée par son 
ancienneté et ses belles alliances avec plusieurs 
des meilleures maisons de la Provence, comme 
Avaugour, Chateaubriand, Quélen, etc., remonte 
sa filiation à Philippe, seigneur du Bourblanc, 
noble homme, marié à Oderne Le Vicomte de la 
Villevolatte, dont postérité. 

Elle a formé la brandie des seigneurs d'Appre- 
ville. 

Armes : De gueules, à la lotir d'or crénelée. 

BOURCIER DE MONTUREUX (de). 

Ancienne maison originaire du Béarn, depuis 
longtemps établie au comté de Bourgogne, dans 
la Guyenne, le Languedoc, les Pays-Bas, et de- 
puis plus de deux cents ans en Lorraine. 

Mathieu de Bourcier commence la filiation 
suivie de cette famille. 11 vivait avant 1285, est 
qualifié valeureux chevalier dans un brevet de 



pension accordé à Sibylle d'Uxelles, sa veuve, et 
au jeune Jean de Bourcier, son fils, par Phi- 
lippe III, dit le Hardi, roi de France, le 12 août 
1285, en considération des services rendus par le 
dit .Mathieu de Bourcier, tué au siège de Girone. 

Au dixième degré, nous remarquons Jean de 
Bourcier, troisième du nom, à qui le roi Henri III 
donna, au mois d'avril 1585, le gouvernement de 
Leucate en Languedoc, et la survivance à Hercule 
Bourcier, son fils. Le duc de Joyeuse lui envoya le 
19 septembre 1585 une commission qui lui donna 
le commandement du pays deNarbonne; le même 
lui envoya, en 1594, le brevet de maréchal des 
camps et armées du roi; dans tous ces actes il est 
nommé sieur de Barre, gouverneur de Leucate, 
guidon de notre compagnie d'ordonnance, ou ma- 
réchal des logis de notre compagnie. Dans les 
troubles de la Ligue, il fut trouvé hors de sa place 
par les ennemis, qui, n'ayant pu le forcera livrer 
Leucate, que sa femme défendit avec un courage 
au-dessus de son sexe, le massacrèrent dans les 
prisons de Narbonne, où il fut conduit. 

Il avait fait son testament en 1583, il s'y nomme 
Jean de Bourcier, dit de Barre, commandant poul- 
ie roi à Leucate. Il avait épousé, par acte du 
4 avril 1577, Françoise de Cezelly, dont il eut plu- 
sieurs enfants. 

Hercule, l'aîné, qui continua la descendance, 
obtint en 1585 la survivance du gouvernement de 
Leucate ; le roi Henri IV lui fit expédier, le 20 no- 
vembre 1589, un brevet pour ce gouvernement, qui 
passa à sa mort à son second fils, Henri de Bour- 
cier de Cezelly, sieur de Saint-Aunez, et pour 
lequel il reçut en 1606 ses lettres patentes. En fé- 
vrier 1616, il obtint une commission de mestre de 
camp d'un régiment d'infanterie française, à son 
retour d'Espagne, où il s'était retiré. Le 19 novem- 
bre 1638, il eut une pension de trois mille livres. Il 
fut nommé lieutenant général, représentant la 
personne du roi, en son armée d'Italie, en l'ab- 
sence du prince Thomas de Savoie ; la commission 
le nomme le sieur de Saint-Aunez, maréchal de 
nos camps et armées, mestre de camp d'un régi- 
ment de cavalerie pour notre service, gouverneur 
de Leucate, etc. 

Le 18 février Izôô, le duc d'Uzès fut établi com- 
missaire pour examiner les preuves de noblesse 
dudit sieur de Saint-Aunez, pour entrer et être 
associé à l'ordre du Saint-Esprit; les preuves com- 
plètes de sa noblesse furent fournies à cette com- 
mission, comme il conste par le certificat du même 
commissaire, ayant l'option du cordon bleu, ou 
d'une somme de cent mille livres, content d'avoir 
satisfait à la preuve, il accepta les cent mille 
livres. Le roi ayant résolu de faire démolir les for- 
teresses et chAteau de Leucate. lui fit expédier, au 
mois de juillet 1665, un arrêt qui lui accorde pour 
dédommagement de son gouvernement, cent mille 
livres, lesquelles devaient être mises en rente au 
profit dudit Henri de Bourcier, et le fond appar- 
tenir à Charles, son fils aîné, aussi pourvu audit 
gouvernement en survivance. 



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Cette maison a fourni la branche de Lorraine 
qui a pour auteur Raymond de Bourcier, qui a 
donné des officiers distingués. 

Au quatorzième degré, Jean Louis de Bourcier, 
né à Luxembourg le 11 mai 1687, fit ses reprises 
pour la baronnie de Montureux le 3 septembre 
1721, obtient des lettres de la survivance de 
l'office de premier président ou de procureur géné- 
ral de la cour souveraine de Lorraine et Barrois. 

Son fils aîné, Alexis-Augustin, comte de Bour- 
cier, chevalier, baron de Montureux, fut brigadier 
des armées du roi, colonel d'un régiment d'infan- 
terie, chevalier de Saint-Louis, et décéda le 7 jan- 
vier 1769, laissant postérité. 

Une autre branche, celle des Bourcier de Villers, 
eut pour auteur Joseph Humbert de Bourcier. 

Armes : D'or, au lion de sable, tenant entre 
ses pattes une épée haute, la croisie trèflée de 
même. 



BOURG (du) 

Ancienne maison, qui compose deux branches 
sorties d'une même souche et subdivisées en diffé- 
rentes autres branches. Celle qu'on regarde comme 
l'aînée est établie dans le Rouannais et le Viva- 
rais. La seconde, qui comprend les branches de 
Saillans, de Seillouse et de la Perrouze, est répan- 
due en Bourgogne, en Champagne et en Langue- 
doc. Toutes paraissent avoir pour auteur Bau- 
douin du Bourg, chevalier, seigneur du Bourg en 
Vivarais,qui vivait en 1276. Cette ancienne maison 
a donné un chancelier de France et un évèque de 
Rieux. Sa filiation commence à Jean du Bourg en 
142"), qui eut postérité de Guygonne de Lombarde. 
Elle a formé la branche des marquis de Bozas qui 
eut pour auteur Emmanuel du Bourg. 

La branche de Saillans éteinte à Louis du 
Bourg. 

La branche des seigneurs de Seillouse et de 
Malauzat qui subsistait dans les enfants d'Edme- 
Charles du Bourg, seigneur de Blives, etc. 

La branche des seigneurs de la Perrouze qui 
subsistait dans les enfants de Gabriel-Amable du 
Bourg, seigneur de la Perrouze. 

11 y a une famille, originaire d'Auvergne, où elle 
jouissait des privilèges accordés aux nobles dans 
le xme siècle, établie en Provence, qui porte les 
mêmes nom et armes; apparemment que c'est une 
branche de celle dont on vient de parler. Elle a 
pour auteur Jean du Bourg, qui reçut en inféoda- 
tion des barons de Séverat, la terre du Bac, en 
1305. Il est qualifié {miles), chevalier. Elle fut 
confirmée dans sa noblesse, enregistrée, le 22 dé- 
cembre 1667. 

Armes : D'azur, à trois bâtons ou écots d'épine 
d'argent, poses en pal, 2 et 1. 

Une autre famille du même nom, originaire de 
la généralité d'Alençon, élection de Mortagne au 



Perche, a été maintenue dans sa noblesse le 
1er avril 1666. 

Ses armes sont : l>'<t;ur, au chevron d'argent, 
accompagné de trois sautoirs d'or, 2 en chef et 
1 en pointe. 



BOUSQUET (dr). 

En Languedoc, famille maintenue dans sa no- 
blesse par jugements rendus par M. du Gué, in- 
tendant en Dauphiné, le 23 juin 1667, et M. de 
Bezons, intendant en Languedoc, le 24 décembre 
1668. 

Le premier connu de ce nom. qui commence 
la filiation suivie, est noble homme Pierre de 
Bousquet, écuyer, seigneur et baron de Yerlhac, 
qui rendit hommage de sa terre au roi, duquel 
elle relevait en sa qualité de comte de Toulouse, 
le 9 avril 1459. Il mourut en laissant postérité. 

Au quatrième degré, nous remarquons François 
de Bousquet, deuxième du nom, chevalier, baron 
de Montlaur, seigneur de Saint-Aunes, du château 
de Pin, etc., qui embrassa le parti des armes et 
eut ordre du duc de Montmorency, gouverneur du 
Languedoc, le 8 avril 1621, de veiller soigneuse- 
ment â la conservation de son château, et d'y 
mettre une garnison; il fut capitaine au régiment 
de Perrault, infanterie, par commission du roi du 
19 juillet 1622, et obtint de ce prince des lettres 
patentes datées de Paris, le 16 août 1624, par les- 
quelles « Sa Majesté, considérant les fidèles ser- 
« vices que lui avaient rendus pendant les mouve- 
« ments des dernières guerres civiles, François 
« de Bousquet, château de Montlaur, et que son 
« château, dont il avait généreusement soutenu le 
« siège, avait été rasé, lui confirme de nouveau la 
« permission d'ajouter à ses armes un chef d'azur, 
« chargé de sept fleurs de lis d'argent. » 

11 fut ensuite capitaine de cavalerie et sergent 
de bataille, puis conseiller du roi, président en sa 
cour des comptes, aides et finances de Montpel- 
lier, par lettres de provisions du 1er août 1649, et 
acte de réceptions du 7 octobre suivant; et con- 
seiller d'Etat. Il fut marié : 1° par contrat du 
13 octobre 1619 à Grasinde de Rignac et 2° avec 
Louise de La Fare. Il laissa postérité du premier 
iit. 

Son fils aine, Etienne de Bousquet, deuxième 
du nom, obtint des lettres patentes en forme de 
Chartres, datées de Saint-Germain-en-Laye, en 
décembre 1679, par lesquelles « S. M. érige la 
« terre et baronnie de Montlaur, en Languedoc, 
« en marquisat, en sa faveur, tant en considéra- 
« tion des services qu'il lui avait rendus en Italie, 
« en Flandre et en Catalogne, pendant plus de 
« vingt années, que pour reconnaître encore ceux 
« de son père » 

Il épousa, par contrat du 13 février 1662, Marie 
du Faur, dont il eut postérité. 

Armes : D'or, à la croix vidée de gueules; an 



— 107 — 



— 108 



chef d'azur, chargé de sept. /leurs de lis d'ar- 
gent, 4 et 3. 

Couronne de marquis. 

BOUVET (de). 

Voy. tome I er , col. 556, le cimier doit être ainsi 
décrit: Un cerf issant au naturel, au lieu de : 
Un cerf au naturel. 

BRAGELONGNE (de). 

Famille considérable dans l'épée et dans la 
robe, qui tire son origine, de delongne, seigneur 
de Bray, dont apparemment s'est formé le nom de 
Bragelongne; on le croit fils puîné de Landry, 
comte de Nevers et d'Auxerre, et de Malthidede 
Bourgogne-Comté. Le premier du nom qui s'é- 
tablit à Paris fut Adam de Bragelongne, deuxième 
du nom, écuyer, seigneur dudit bien et de Jouy, 
qui gouverna les finances d'Isabeàu de Bavière, 
femme de Charles VI, roi de France, et celles du 
duc de Guyenne, dauphin cle France, dès 1405. Il 
fut mih à mort pour la cause du Boi et de l'Etat, 
comme il parait par les lettres patentes du roi 
Charles VII ; il eut postérité d'Agnès de Chassa- 
voine. 

Cette famille a formé six branches , qui ont 
fourni un président au parlement, des officiers 
distingués de tous grades, des chevaliers cle Saint- 
Louis et de Malte. 

Armes : De gueules, a la fasce d'argent, char- 
gée d'une coquille de sable, et accompagnée de 
trois molettes d'éperon d'or, 2 en chef, et 1 en 
pointe. 

BRANCOVAN (de). 

Maison valaque, connue depuis Georges Denie- 
ter Bibesco, décédé le 1er juin 1873, hospodar élu 
de Valaohie de décembre 1842 (confirmé par la 
Porte le 2 juin 1843) au 23 juin 1848. 

Ce dernier prit le nom princier de Brancovan à 
la suite de son mariage avec Zoé Maurocordato, 
fille adoptive du dernier prince de Brancovan et 
du Saint-Empire, des Bassaraba par un fils issu 
de ce mariage en 1828. 

Par acte, daté de Vienne du 25 février 1800, 
l'Autriche autorisa le chef de cette famille à porter 
ce titre de prince valaque. 

La maison Bassaraba, connue dès 1300 en la 
personne de Jugomir Bassaraba, prince de Vala- 
chie, avait acquis la propriété de Brancoveni, en 
Boumanie, vers l'an 1600. 

Elle a reçu les dignités de comte de Brancovan 
(titre hongrois), Luxenbourg, 19 mai 1688, et de 
prince de Brancovan et du Saint-Empire le. 
30 janvier 1695, confirmé le 8 juin 1807. 

Armes : D'azur, â la terrasse de sinople sur 

laquelle est un chevalier entièrement velu et 



armé à l'antique, monté sur uyi solipède galo- 
pant d'argent, brandissant de la dextre une ëpée 
nue, au sommet de laquelle est piquée une tête 
de turc. 
Heaume surmonté d'une couronne royale. 

Lambrequins d'or et d'azur à dextre, d'argent 
et de gueules à sénestre. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Brancovan (Michel- Constantin Fitrst, 
P ce Bassaraba de), décédé le 15 octobre 188G. 

Sœurs : 1° P eesse Anne- Elisabeth), née à 
Paris le 15 novembre 1876; 

2° P cesse Catherine-Hélène, née à Paris le 
30 juin 1878; 

Mère : P cesse Rachel, fille de Musurus- 
Pacha, ancien ambassadeur de Turquie, à 
Londres, le 28 mai 1874 mariée à Grégoire, 
prince Bassaraba de Brancovan. Résidence: 
84, avenue Hoche, à Paris. 

BRANDE (van den). 

Famille noble d'origine belge, résidant en 
France. 

Armes : Ecartelé; aux I et 4, d'argent frelté 
de sable; aux 2 et 3, d'hermine à deux fasces 
d'azur. 

Devise : Spes in Deo. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Brande (Hector-Marie-Louis van den), 
reconnu comme noble en France avec les 
titres de messire et d' écuyer, par jugement 
du tribunal de l re instance de Boulogne-sur- 
Mer du 24 avril 1891 ; marié à Marguerite-' 
Armande-Hervine-Marie de Meautis, dont 
une fille unique: Mercedes- Yvonne-Margue- 
rite, née à Boulogne-sur-Mer le 22 juillet 
1884. Résidence: Paris, 14, ruedeThann; 
A 7 ersailles (en été), 4, rue de Solférino. 

BRANDT (de). 

Originaire des Pays-Bas. 

La filiation de cette famille remonte à Gérard 
de Brandt, seigneur de la Campe, qui épousa Anne 
de Vargelot, dont il eut postérité; il existait vers 
1500. 

Au septième degré, nous trouvons Alexandre- 
François-Ignace de Brandt, chevalier, seigneur de 
Marconne, Picquenhem, etc. Cornette réformé du 
régiment Boyal-Cravate, il fut créé par le pape, 



— 109 



110 — 



comte palatin, patrice romain, et chevalier de 
l'Eperon d'or, à cause de l'alliance de son père 
avec l'illustre maison de Tolomey, originaire d'Ita- 
lie; et créé par lettres patentes du roi du mois de 
mars 1758. comte de Brandt ; il épousa, par coi - 
trat passé à Arras le 2 septembre 1752, Jeanne- 
Catherine Mathon, dont il eut plusieurs enfants. 

Armes : D'azur, à trois flammes d'argent, 
passées 2 et 1. 

BEAU DE SAINT-POL LIAS. 

Les Saint-Pol, ancienne famille du pays albi- 
geois, dont une branche était établie dans le comté 
de Foix, ayant produit leurs preuves depuis 1340, 
furent maintenus, en 1668, dans leurs dignités no- 
biliaires. En 1780, le baron de Saint-Pol, l'arrière- 
grand'père de M. de Saint-Pol Lias, assista à l'as- 
semblée de la noblesse tenue à Pamiers. » 

Armes : D'azur, à une épée d'argent, la pointe 
en hus, la garde d'or sur laquelle est appuyé un 
lion du même, armé et lampassé d'or {Histoire 
des Ariégeois, par H. Duclos; ouvrage très docu- 
menté en 7 vol. illustré, in-8°.) 

C'est au xine siècle, en effet, qu'un Saint-Pol, 
dont on retrouve plusieurs fois le nom dans les 
vieilles chroniques de la croisade contre les Albi- 
geois, vint guerroyer, avec Simon de Montfort, 
dans le Midi de la France et s'y établit. Sa des- 
cendance y posséda plusieurs baronies. 

Le père du bisaïeul de M. de Saint-Pol Lias, 
« Jacques de Sainl-Pol, baron de Lias, seigneur 
de Goudourvielle et autres lieux », était, en 1766, 
garde du corps du roi. Son grand'père (petit-fils de 
ce dernier), possédait encore, en 1841, le château 
et domaine de Lias, dont il vendit la terre, à cette 
époque, au baron de Saillas, par acte passé en 
l'étude de M e Gapelle, notaire royal à Toulouse. 

Armes : D'argent, à l'arbre de sinople, accosté 
de deux lions de gueules, lampassés, armés : au 
chef d'azur, ait croissant d'argent accosté de 
deux étoiles d'or. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Brau de Saint-Pol Lias (Marie-Fran- 
çois-Xavier- Joseph- Jean-Honoré), explora- 
teur, chef de missions du gouvernement, 
en Extrème-Asie et en Océanie, et écrivain, 
membre de la Société des gens de lettres, 
né à Seix (Ariège), le 4 juillet 1840. Rési- 
dence : 47. rue de Passy. à Paris. 

Fils : B. de S. -P. L. (Robert- Jean- Victor). 

BRÉVEDENT D'ABLON. 

En Normandie. Cette famille est divisée en deux 



branches principales, qui ont la même origine. 
avec «les différences dans les armes, dont on trou- 
vera l'explication dans le cours de cette notice. 

On lit dans l'Histoire de la maison d'Har court, 
par La Roque, t. IV. p. 1645, que Richard de Bré- 
vedent était au nombre des écuyers employés à 
la guerre en L285. On cite plusieurs personna 
de ce nom qui existaient en 1289, L395 et 14Ô4, 
mais la filiation peu suivie jusqu'à ce moment par 
le malheur des guerres, la perte des papiers et 
des titres, n'est bien prouvée que depuis Cardin 
de Rrévedent, qui vivait le 2 juillet 1450 et qui 
rendit cette année la foi et hommage au roi, pour 
un tiers de fiefs de Haubert, fils de la vicomte 
d'Auge. 

A la suite des preuves qui furent faites en 1595 
devant Henri IV, d'après les enquêtes et le témoi- 
gnage des anciens du lieu du Pin, joignant la pa- 
roisse de Rrévedent, en foi de quoi le roi Henri IV 
lit délivrer les lettres de « confirmation de noblesse 
très honorables pour la famille, puisqu'il est dit 
qu'elle descend de la maison de Rrévedent, longue 
ancienneté, noble, domiciliée en la seigneurie de 
Rrévedent, joignant ledit lieu du Pin jusqu'à en- 
viron cinquante- ans, que ladite seigneurie serait 
sortie par échange des maisons de Jacques de 
Rrévedent... que la famille dudit de Rrévedent, 
des longtemps reconnue pour ses services, par les 
feux rois nos prédécesseurs, et dès le règne du 
feu roi, d'heureuse mémoire, Philippe-Auguste, 
dit le Conquérant, mais par l'injure des temps, 
guerres anglaises, et minorité de ses prédécesseurs, 
partie de chartre, titres, et renseignements de sa 
généalogie et extraction, serait perdue, et partie 
tirée des mains de son dit père par les seigneurs 
du Pin ». 

Lettres patentes de confirmation de noblesse, 
délivrées à Jean de Rrévedent du Roccage. Le roi 
fit don à ce même Jean de Rrévedent, de 104 livres 
de rente, pour le dédommager des pertes faites 
par le pillage de sa maison. 

La branche cadette de cette maison a fourni les 
rameaux de : 1° Saint-Martin ; 2° de Sahurs et de 
( ri verni. 

Elle compte un lieutenant général du bailli de 
Rouen en 1650, plusieurs conseillers audit parle- 
ment; des officiers des armées du roi et chevalier 
de Malte (1695), en la personne de Pierre-Louis de 
Rrévedent. page du roi à la Petite-Ecurie en 1702 
et mort cornette de cavalerie. 

Son frère François fut également reçu chevalier 
de Malte en 1699." 

Cette branche a été confirmée dans son ancienne 
noblesse en 1596 en la personne de René, sieur 
de Vanicroq, l'un des douze capitaines de la ville 
de Rouen. 

Armes : Rrévedent du Roccage, seigneur d'A- 
blon. près Pont-Audemer : D'azur, à la croix 
ancrée d'or; au chef d'argent , chargé de trois 

a ailles de sable. 

Rrévedent de Saint-Martin et de Sahurs : D'ar- 



111 



L12 



gent, à trois anilles de sable, au chef d'azur, 
chargé de cinq besants d'or. 

BROCH D'HOTELANS. 

Originaire des Pays-Bas, alors province es- 
pagnole, cette famille vint se fixer au commence- 
ment du xvie siècle, à Vesoul, où Claude Broch 
était échevin en 1536. Ses descendants se divi- 
sèrent en trois branches, dont deux se sont 
éteintes, l'une à Vesoul, l'autre à Dôle, vers la fin 
du xvme siècle et au commencement du xix 1 ' siècle 
Elles fournirent des ecclésiastiques, des religieux, 
des jurisconsultes, des officiers à l'armée, un 
garde-du-corps du roi Louis XV et trois vicomtes- 
mayeurs de la ville de Dôle. 

Parmi les membres de la branche encore sub- 
sistante, Philippe Broch, fixé à Anthume, près de 
Dôle, en 1573, fut recteur de l'Université de cette 
ville; en 1592, il obtint de Philippe 11, roi d'Es- 
pagne, l'autorisation de tenir en fief, le 27 février 
1597, et fit l'acquisition de la seigneurie d'Hote- 
lans et son fief de Montrichard, an bailliage de 
Dôle, les 29 mai 1600 et 17 juin 1602. Son fils Phi- 
lippe Broch, seigneur d'Hotelans, docteur es droits, 
avocat au parlement, se distingua au siège de 
Dôle, en 1636, fut vicomte-mayeur de la ville, en 
1646, et entra au souverain parlement comme 
conseiller, en suite de lettres patentes données à 
Bruxelles, le 10 janvier 1652. Etienne-Philippe 
Broch, écuyer, seigneur d'Hotelans, docteur ès- 
droits, avocat au parlement, fut vicomte-mayeur 
de Dôle en 1680. Claude-Charles Broch d'Hotelans, 
écuyer, seigneur dndit Hotelans, d'ivry et de 
Combelle, docteur ès-droits, avocat au parlement, 
fut vicomte-mayeur de Dôle en 1711. 

Des membres de cette branche ont pris part aux 
assemblées des Etats de la province, dans la 
chambre de la noblesse, en 1654, 1657, 1658, 1662, 
1666 ; en dernier-lieu, Philippe-Désire Broch d'Ho- 
telans, fut nommé commissaire de la noblesse, 
pour le bailliage de Dôle en 1788, et prit part à 
l'assemblée de 1789. 

Après la réunion de la Franche-Comte à la 
France, un membre de la famille Broch d'Hote- 
lans quitta sa patrie, entraîné sans doutée par 
l'exemple de François-Paul de Lisola, son compa- 
triote et l'ami de sa famille; il prit du service 
dans les armées impériales. Cette expatriation 
donna lieu à un procès et à des poursuites, dont 
on trouve des traces dans les archives du minis- 
tère de la Guerre à Paris, vol. 1850, octobre 1705; 
volume 22'H no 55, 28 mai 1710. Les descendants 
de cet émigré habitaient l'Autriche, à Brûnn, en 
Moravie, et l'un d'eux exerçait récemment à 
Vienne, un emploi avec le titre de hofrath (conseil- 
ler de la cour). 11 y a également des familles du 
nom de Broch, en Danemark, dans le Jutland, en 
Norvège à Drontheim, et en Russie; mais elles 
sont sans liens et sans relations avec la famille 
Broch d'Hotelans. 



Les alliances directes de la branche subsistante 
sont : 

Damedor, Descotes, Gérard de Vuillafans, Re- 
cepveur, Hugon de Mercey, Jacquinot de Goux, 
Yuillemeaux de Bougelier, de Froissard de Brois- 
sia, Daval, de Diesbach de Torny, Delahante, 
Borthou. 

Armes anciennes : De gueules, à un croissant 
d'argent en pointe, soutenant un brou de chêne, 
arraché d'or (armoriai de, Dunod). 

De gueules, à un chesne d'or, mouvant d'un 
croissant d'argent. (Certificat du juge d'armes 
d'Hozier, et enregistrement en date du 2i janvier 
1998. Armoriai général, G te I, n° 49. Comté de 
Bourgogne.) 

Armes actuelles : De gueules, au broc d'ar- 
gent, attaché d'or, mouvant d'un croissant d'ar- 
gent (Armoriai de Jules Gauthier, archiviste du 
département du Doubs). 

Devise : Fac et spera. 

Les dernières armes, armoiries parlantes, sont 
celles qui furent portées par Philippe Broch, con- 
seiller au parlement, et présentées par lui lors de 
son installation. 

La branche de Dôle, éteinte, portait : De gueules 
à l'arbre d'or, mouvant d'un, croissant d'argent, 
accompagné, en chef, de deux étoiles d'or. 

La brandie de Vesoul, également éteinte, por- 
tait : De gueules, à trots gerbes d'or, posées 2 et 
1. (Voir armoriai général, Franche-Comté, publié 
par Henri Bouchot). 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

l û Broch d'Hotelans (Octave). Rési- 
dence : château de ïhoraise (Doubs), marié 
à M lle Delahaute. dont postérité. 

2° B. d'H. (Raoul). Résidence : château 
de Novillars (Doubs), marié à M lle Borthou, 
dont postérité. 

BROGLIE (de). 

Voy., pour l'historique de cette famille, le 
tome 1, col. 600 et 601. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche ducale 
Broglie (Jacques- Victor- Albert de Bro- 
glie, duc de), né à Paris le 13 juin 1821, 
de l'Académie française, ancien ministre, 
ancien sénateur. Résidences : 10, rue de Sol- 
férino, à Paris, et ch au de Broglie (Eure), 
marié à Paris le 19 juin 1845, à Pauline- 



— 113 — 



Mi — 



Eléonore de Galard de Brassac de Béarn, 
décodée le 26 novembre 1860. 

Fils : B. (Louis-Alphonse- Victor, P ce de), 
né à Rome le 30 octobre 1846. Résidence : 
48, rue de la Boëtie, à Paris ; marié à Paris 
le 26 septembre 1871 à Pauline de la Fo- 
rest d'Armaillé, dont : a) Albertine, née 
à Paris le 4 décembre 1872. Résidence : 29, 
rue Barbet-de-Jouy, à Paris; mariée à Paris 
le 26 mai 1891, à Pierre. M is de Luppé; b) 
Maurice, né à Paris le 27 avril 1875, aspi- 
rant de marine; c) Pauline, née à Paris le 
5 février 1888; d) Louis, né à Dieppe le 
15 août 1892. 

2° B. (Eenri-A médée, P ce de), né à Paris le 
8 février 1849, chef d'escadron au 30° régi- 
ment d'artillerie. Résidence : 10. rue de 
Solférino, à Paris ; marié, à Paris le 8 juin 
1875, à Jl«r/e-Charlotte-Constance Say, 
dont : a) Jacques, né à Paris le 20 décembre 
1878 ; b) Robert, né à Paris le 23 novem- 
bre 1881 ; c) Marguerite, née à Paris le 
20 avril 1883. 

3° B. (François-Marie-Albert, P ce de),në 
à Paris le 16 décembre 1851, chef de batail- 
lon au66 e régiment d'infanterie. Résidences: 
Tours, et 41, rue de la Bienfaisance, à Pa- 
ris ; marié, à Paris le 12 juillet 1884, à 
Jedime-Emmeline de Dampmartin, dont : 
a) Jean, né à Paris le 27 janvier 1886; b) 
Guillaume, né à Paris le 21 mars 1888; c) 
Amédée, né à Paris le 6 mars 1891. 

4° B. (Cês&r-PdLiû-Emmanuel, P ce de), né 
à Paris le 22 avril 1854. Résidence : 16, rue 
de Solférino, à Paris. 

Branche pringière Broglie-Revel 

Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul, 
P co de), né à Paris le 20 avril 1852. Rési- 
dence: 4. avenue Montaigne, à Paris; marié 
à Paris le 20 juin 1877, à Geneviève de Gler- 
mont-Tonnerre , décédée le 12 juin 1880, 
dont : Auguste, né à Saint-Georges-d'Aunay, 
le 22 août 1878. 

Frères et sœur: 1° B. (Charles-Loms- 
Antoine, P ce de), né à Paris le 18 mars 
1854, ancien officier de cavalerie, religi sux 
de la Grande-Chartreuse (Isère). 

2°B. (Georges- Armand-Edouard, P ce de), 
né à Pont-Sainte-Maxence le 13 mai 1856, 
capitaine au 6 e régiment de dragons, à 



Evreux (Eure); marié à Paris le 24 août 
1886, à Léohtine Costa de Beauregard, 
dont : a) Char les- Albert, né à Evreux Le 
23 juin 1887 ; b) Guy, né à Provins le 3 fé- 
vrier 1889 ; 

3° Louise, née à Paris le 3 décembre 
1864, mariée à Paris le 7 juin 1886. à Re- 
naud, marquis de Tramecourt, décédé, et, 
en seconde noces, le 17 août 1895, au 
marquis d'Oilliamson. 

Frère du père : B. (Raymond-Ch&rles- 
Amédée, P ce de), né à Saint-Georges-d'Au- 
nay le 15 mai 1826. Résidence : Vaubadon, 
par Balleroy (Calvados), marié à Saint- 
Georges-d'Aunay le 22 janvier 1855. à 
Marie-Louise de Yidard, dont : a) Joseph- 
Paul-Octave-Marie, né à Paris le 11 avril 
1861, père jésuite; b) Louis- Antoine-Marie, 
né à Pont-Sainte-Maxence le 27 mai 1862. 
Résidence : 72. rue de Varenne, à Paris; 
marié à Paris le 19 août 1890. à Louise de 
Montgermont, dont : 1° Madeleine, née à 
Evreux le 14 juin 1891; 2° Joseph, né à 
Paris le 20 mai 1892; c) Octave-Edouard- 
Armand- Joseph, né à Saint-Georges-d'Au- 
-nay le 13 août 1863. Résidence : Angers ; 
marié à Rozières le 2 août 1893, à Jeanne 
de Y ion de Gaillon; d) Augustin-p2x\- 
Marie-Joseph, né à Saint-Georges-d'Aunay 
le 22 novembre 1864, lieutenant au 8 e régi- 
ment de chasseurs à cheval, à Epinal; e) 
P^mZ-Marie-Joseph, né à Saint-Georges- 
d'Aunay le 12 avril 1868, jésuite, à Poi- 
tiers; f) A mélie Marie- Joséphine , née à 
Saint-Georges-d'Aunay le 4 janvier 1871, 
religieuse de la congrégation de la Sainte- 
Famille, à la Délivrande (Calvados); g) 
CTmWes-Marie-Joseph, né à Saint-Georges- 
d'Aunay le 25 mai 1874. 

BROSSARD (de). 

En Touraine. Suivant un tableau généalogique 
et historique imprimé à Tours en 176(5, cette 
famille est établie en France depuis 1289. Elle est 
divisée en douze branches, qui toutes ont pour 
auteur Antoine de Brossard, premier du nom, né 
en 1289, fils naturel de Charles de France, comte 
de Valois, fils puîné de Philippe le Hardi et 
d'Hélène de Brossard. 

Il y a tant de confusion dans la généalogie de 
cette famille, qu'il n'est pas possible d>n donner 
une filiation suivie et exacte. Nous nous conten- 



L15 — 



— 116 — 



terons de dire qu'il y a une branche établie en 
Normandie, dont les armes sont : 

D'azur, à /rois fleurs de lis d'or, au bâton 
d'argent en bande, brochant sur le tout. 

Une autre en Anjou, qui porte pour armes : 

De sable, à trois fleurs de lis d'or, à un bâton 
de gueules en barre, brochant sur le /ouf. 

Une autre en Champagne, aux environs de < Hui- 
lons, qui porte : 

D'azur, à une main ganlelée d'or en fasce, 
qui lient sur son poing un oiseau de proie d'ar- 
gent, accompagnée de trois fleurs de lis,chacune 
soutenu d'uni' moucheture d'hermine d'ar- 
gent. 

Une autre qui réside en Bretagne et a pour 
armes : 

TSazur, au chevron d'argent, accompagne de 
trois I leurs i/e lis d'or. 

Il y a la branche des seigneurs de Brossard, 
écuyers, sieurs de La Gautraye. qui porte : 

D'argent, à trois fleurs de lis mi-parti d'azur 
et de gueules, à/a colice degueules, brochantesur 
le tout. 

Les branches dispersées en Anjou et en Tou- 
raine avaient pour chef N. Brossard de La 
Brohanière, résidant à Parce en Anjou, et N... de 
Brossard de Saint-René, qui. originaire de Filmil 
au Maine, résidait à Tours. Tous les deux avaient 
pour armes : 

Trois fleurs de lis d'or, en champ d'azur, à 
la bande d'argent, brochante sur /e /ou/. 

Ces diverses armes ont été vérifiées en différents 
temps par M. de Machaut, intendant d'Orléans 
en lb'07. 

BROSSES (de. s) ou DESBROSSES. 

En Normandie, cette famille est connue dés le 
commencement du xm e siècle, mais sa libation 
prouvée par titres ne remonte qu'à Robert des 
Brosses, écuyer, seigneur dudit lieu, du Boyhyon, 
et de Bastigny, qui vivait en 1374 avec Jeanne de 
la Place, son épouse. Il prit à rente pour livres 
tournois de rente annuelle de Jean Fromont, 
écuyer.le fief du Boyhyon, avec toutes ses dignités, 
détaillées audit contrat; ceci est conforme à une 
preuve de noblesse faite devant les commissaires 
du roi, en 157(5, par Hector des Brosses, seigneur 
dudit lieu et de Bastigny. Robert mourut en lais- 
sant postérité. 

Hector des Brosses, comme il est dit plus haut, 
prouva sa noblesse devant les commissaires du 
roi par titres, en remontant à Robert des Bro ises, 
écuyer, et Jeanne de la Place, son épouse, les- 
quels, en 1374, échangèrent Leur terre contre celle 
de Bastigny. (le Robert des Brosses, comme on l'a 
dit, était seigneur des Brosses et du Bayhyon, et 
Hector des Brosses, descendu de lui au huitième 
degré, lit déposer au greffe d'Évreux, le 8 novem- 



bre 1576, sa généalogie. Il épousa, le £5 novem- 
bre 1569, Isabeaudes Landes, dont il eut postérité. 
Au treizième degré, nous marquons Joseph- 
Nicolas des Brosses, chevalier, baron de Goulet. 
Cuigny, Plainville,La Couture. Fontaine etautres 
lieux, né le 30 mai 1718; il commença à servir en 
qualité de cornette dans le régiment du duc de 
Saint-Simon, en 1733, et fut réformé à la paix de 
1737, rejoignit, au commencement de la guerre 
de 1741, son régiment en la même qualité de cor- 
nette; fut employé, avec des cavaliers de bonne 
volonLé, dans toutes les occasions qui se présen- 
tèrent, et où il donne de si belles preuves de son 
courage et de son zèle, que le duc de Brissac, maré- 
chal de France, le choisit pour faire son avant et 
arrière-garde, avec des carabiniers de bonne vo- 
lonté, destinés à faire passer 300 sacs de farine 
dans le château de Fronembert; ce qui fut exécuté 
heureusement, en traversant ce lieu des quartiers 
ennemis et en les trouvant partout. Le baron de 
Goulet y reçut une contusion, et son cheval fut 
blessé. Cependant, il fit des prisonniers, qu'il 
amena, et le duc de Brissac en rendit compte sur 
le champ au cardinal de Fleury, qui lui fit donner 
une compagnie de cavalerie dans le régiment de 
Chepy en 1742. Il passa avec ce régiment en 
Bavière, et servit sous les ordres du maréchal de 
Maillebois. Pendant la campagne de 1743. il lit 
plusieurs actions éclatantes, comme d'avoir arrêté , 
les ennemis avec 50 maîtres qui avaient culbuté la 
compagnie franche de.Rombert, dans une recon- 
naissance que le maréchal, comte de Saxe, fit faire 
à Plane. Quelques jours après, le maréchal de 
Maillebois ayant commandé tours les piquets de 
l'armée, pour aller reconnaître l'ennemi, la troupe 
du baron de Goulet se trouva environnée par les 
ennemis, au point que ce général fut obligé de 
faire pointer les canons pour dissiper les ennemis : 
ce qui réussit, et le baron de Goulet les battit, y 
reçut plusieurs blessures, et ramena toute sa 
troupe, excepté ceux qui restèrent morts sur 
place. Le maréchal de Maillebois en rendit compte 
sur-le-champ au roi, et lui fit avoir la croix de 
Saint-Louis en 1741, quoique n'étant pas le dernier 
capitaine de son régiment. A l'affaire de Saverne, 
il demanda au maréchal duc d'Harcourt des 
hommes de bonne volonté pour aller en avant et 
reconnaître l'ennemi qu'il vit de près débouchant 
sur deux colonnes, pour aller s'emparer de Sa- 
verne; et, aussitôt, il alla à toute bride à Phals- 
bourg en rendre compte à ce maréchal, qui lit 
rétrograder les troupes envoyées pour la défense 
de cette place. Les ennemis, ayant déjà outrepassé' 
la hauteur, et le long de la chaussée, le baron de 
Goulet fut de bonne volonté, par ordre du géné- 
ral, avertir le marquis du Chàlelet de se retirer sur 
Plialsbourg. Dans cette occasion, le baron de 
Goulet fut blessé et son cheval reçut deux coups 
de feu. 11 ne se signala pas moins à la bataille de 
Rocoux, sous les ordres du maréchal comte de 
Saxe : la cavalerie étant dans l'inaction, et ayant 
aperçu plusieurs fuyards de quelques bataillons, 



— 117 — 



118 — 



il les ranima et les ramena à la charge aux bayes 
de Rocouse, où il fut blessé d'un coup de biscayen 
au ventre. Cette action lui attira beaucoup de 
louanges de la part du maréchal, comte de Saxe. 
A la bataille de Lawfeld, sous les yeux du roi, où 
il commandait le second escadron de son régi- 
ment, nommé alors Belfond, il y reçut d'abord un 
coup de canon, qui coupa son cheval en deux, et 
lui blessa les deux jambes, de façon qu'on fut 
obligé sur-le-champ de couper ses bottes avec un 
rasoir; et, se sentant encore assez de force pour 
faire son devoir, il se lit mettre par quatre cava- 
liers sur un autre cheval, mena son escadron à la 
charge, battit l'ennemi, et resta chargé du comman- 
dement du régiment, les autres officiers ayant 
■été tués ou mis hors de combat. Il y reçut encore 
un coup de sabre, qui lui partagea presque la 
figure en deux jusqu'au gosier, dont il portait 
la cicatrice, un sur la tête et un coup de pistolet. 
Dans cet état,il eut l'honneur d'aller présenter au roi 
un étendard des ennemis, qu'il avait pris ; mais 
les forces lui manquant aux pieds de Sa Majesté, 
on fut obligé de l'enlever. Sa Majesté, en recon- 
naissance de tant de bravoure, le fit lieutenant- 
colonel avec une pension. Heureusement guéri de 
toutes ses blessures, dont il portaitles marques, il 
n'a pas moins fait paraître de courage et de zèle 
dans la dernière guerre, à toutes les affaires où i! 
s'est trouvé ; comme à la bataille de Grevelt et à 
celle de Lutzelberg, sous les ordres de M. de Ghe- 
vert, où il a combattu avec le même succès. A 
cette dernière affaire, il fut démonté deux fois et 
ses chevaux blessés sous lui, et reçut un coup de 
biscayen à l'épaule : l'escadron qu'il commandait 
prit deux pièces de canons. Il s'est trouvé à plu- 
sieurs autres petites actions, dans le détail des- 
quelles nous n'entrerons pas, a senti les effets de 
toutes les armes dont on se sert à la guerre et avait 
sur son corps les marques de quinze différentes 
blessures. Le baron de Goulet eut l'agrément du 
régiment île Fleury, cavalerie; mais il aima mieux 
rester lieutenant-colonel du régiment de Char- 
tres, cavalerie, ci-devant Belfond, à la tète duquel 
il avait donné tant de marques de son courage et 
de sa valeur, ayant été fait brigadier le 20 février 
1761. 11 était maréchal de camp depuis la promo- 
tion du 20 avril 1768, et il épousa, par contrat du 
10 octobre 1740, Marie-Catherine- Jeanne Cureau, 
veuve de Jacques-Bernard de Coëtferel, dont il 
eut postérité. 

Les titres de cette ancienne noblesse ont été pré- 
sentés à M. de Baujon, généalogistes des ordres 
du roi, et étaient, en 1772, entre les mains de M. Che- 
rin, successeur de M. de Baujon en cet office. 

Armes: D'argent, au lion de sable, armé et 
lampassé de gueules. 

BRUN (de). 

Provence. Famille originaire de Castellane, où 
elle était comptée parmi les maisous nobles dans 
le xive siècle. 



Fou cou de Brun est celui par lequel on com- 
mence à avoir les papiers en règle. Il était capi- 
taine de cuirassiers sous le roi Henri II et fut tué 
au premier siège de la ville d'Amiens en combat- 
tant à la tête de son régiment. Il laissa deux fils : 
Jean, qui continua la descendance de la branche 
aînée, et Sébastien, qui fut la tige des seigneurs de 
Boades. De cette seconde branche en est issue une 
troisième qui a pour auteur Jacques de Brun, 
chevaiier, seigneur de Favas, à qui son père légua 
une somme de 31,000 livres, épousa, par contrat du 
5 février 1603, Marguerite de Rafaëlis-Broves-de- 
Tourtour, dont il eut plusieurs enfants. 

Cette famille a fourni plusieurs officiers distin- 
gués et des chevaliers de Saint-Louis. Elle a été 
plusieurs fois maintenue dans sa noblesse : la 
première, en 1608, par les commissaires députés 
du roi, et, en 1609 et 170-3, par arrêt de l'intendant 
de la province; l'aïeul du conseiller de Boades et 
son frère Jacques de Brun de Favas furent déchar- 
gés de la taxe prononcée contre les usurpateurs du 
titre de noblesse, et de celle de francs-fiefs. 

Armes : D'azur, à la hache d'armes d'argent, 
emmanchée d'or. 

La branche de Castellane portait : 

Parti : au 1, de Brun; au 2 de gueules, à un 
château ouvert, crénelé et sommé de trois tours 
d'or, maçonnées de sable, qui est de Castellane. 

BRUNEEL. 

La famille Bruneel, qui est fixée en France, est 
originaire des Flandres. Elle a conservé sa natio- 
nalité belge malgré sa résidence à Paris. 

En 1507, Pierre Bruneel contracta mariage avec 
très noble dame Jacqueline, baronne van Calden, 
à Ardoye en Flandres. 

Jean Bruneel, arrière-grand-père du comte 
Bruneel actuel, quitta le premier cette ville. 

Une branche d'ailleurs habite encore la Bel- 
gique, où le père du comte Bruneel actuel était 
lui-même chevalier de l'Ordre du roi Léopold et 
porté sur la liste des éligibles, comme sénateur du 
royaume. 

Les Bruneel contractèrent des alliances directes 
avec les La Perre de Roo, les de Gheus d'Elzen- 
valle , de Caigny , de Meulenaer, van den 
Bergh, etc.; ils sont encore apparentés aux nobles 
familles de Grainger, van den Brande, de Roo, de 
Zuylen, de Négri, de Bocoinghe, de Pralormo, 
délia Torre, d'Ogimont, de la Serna, de Terline, 
de Vilmarest, de Croix, etc., etc. 

Le très réverendissime Bonaventure Bruneel, 
fondateur de l'Ordre des Franciscains en Belgique 
après la révolution, appartient à cette famille et 
c'est pour illustrer sa sainte mémoire que le 
Saint-Siège conféra le titre de comte. 

Alliances : La Perre de Roo, de Gheus d'Elzen- 
valle, de Caigny, van den Bergh , de Meule- 
naer, etc., etc. Parentés maternelles avec les de 



— 119 - 



— 120 



Roo, de Grainger, van <len Brande, van Zuvlen, 
de Négri, Coppieters, de La Croix d'Ogimont, Le 
Fevère de 'l'en Hove, van Goethem, de Vilmarest, 
Maquart de Terline, de La Serna, de Vadicourt, 
de Bœsinghe, délia Torre, de Pralormo, etc. 

Armes : U argent, au lion de gueules. 

Consulter : le Nobiliaire des Pays- lias, l'Armo- 
rialgénéral de Riesstap, les Archives d'Ardoye et 
la Chancellerie romaine. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Bruneel ( Alltert-Victor-Constant-Marie, 



G te j. Résidence 
Paris. 



11, avenue de Ségur, a 



BUISSON DE COURSON DE CRIS- 
TOL (du). 

Voij. le tome I et rectifiez comme suit : 

lo Colonne 625, ligne 9 : Gravas, lire : Gavrus. 

2" Colonne 625. ligne 23 : Le Maistre d'Echauf- 
îon, lire Le Maistre d'Echauffow. 

3° Colonne 625, ligne 26 : de Salles de Préval- 
lon, lire : de Scelles de Prévallon. 

'i" Colonne 625, ligne 28 : de Billeheust cVArgen- 
son, lire : de Billeheust d'Argenton. 

Omission d'une ligne entière à la ligne 50 de la 
même page 625, omission qui rend la phrase inin- 
telligible. On lit en effet que Tanneguy du Buis- 
son « fut conseiller à la table X. de Courson, etc. », 
ce qui n'a aucun sens ; qu'il faut rétablir comme 
suit : « que Tanneguy du Buisson fut conseiller à 
«la Table x de marbre (amirauté et Eaux et 
« Forêts) de Rouen : que Pierre du Buisson, sieur 
« rfeX. Courson fut intendant, etc. » 

BUSSEUL {de). 

Maison illustre dès le règne de l'empereur Othon 
et de Hugues Capet, ainsi qu'il ressort des cartu- 
laires des prieurés de Paray et de Marcigny et 
qu'il est rappelé dans les lettres patentes d'érec- 
tion de St-Sernin en Maçonnais en comté de 
Vauban (avril 1725) en faveur d'Antoine Le Prêtre 
de Vauban, mari d'Anne-Henriette de Busseul, 
héritière du comté de St-Sernin. 

Au \'' siècle, les Busseul étaient établis en Cha- 
rolais où César de Busseul, ambassadeur de l'em- 
pereur Othon auprès du duc de Bourgogne, possé- 
dait les terres de Vervicon et de Moulins sur 
l'Arconce. Le dossier Chérin concernant la mai- 
son de Busseul et déposé ù la bibliothèque natio- 
nale de Paris, département des manuscrits, re- 
monte à Geoffroy de Busseul, chevalier, vivant 
en 1281, mais une note du même Chérin, insérée 
en tète de la généalogie de Busseul. possédée par 
la famille, témoigne que des titres tirés du l'abbaye 
de Cluny établissent l'existence et l'illustration du 
nom il i Busseul depuis 1039 et la qualité de che- 



valier attribué dès lors aux membres de cette 
maison. Les titres des cartulaires de Marcigny 
remontent encore plus haut. 

Les Busseul ont joui d'une grande faveur à la 
cour des ducs de Bourgogne. Guy de Busseul por- 
tait la bannière du comte de Nevers à la bataille 
de Nicopolis en 1396, deux autres Busseul périrent 
à Nancy en 1477 aux côtés de Charles le Témé- 
raire. 

Pendant tout le xiv c et le xve siècle, on les voit 
nombreux occuper les premières charges auprès de 
ces princes, entre autres celles d'écuyer, de cham- 
bellan, de premier écuyer tranchant, d'échanson, 
de premier maître d'hôtel, de capitaine châtelain, 
de bailli du Maçonnais, d'Autun et de Montcenis, 
de membre du conseil permanent de Bourgogne et 
de gouverneur du Charollais. Le portrait de Mar- 
guerite de Busseul, dame de Thyard et de Bissy. 
qui périt pendant les guerres de religion en défen- 
dant la place de Verdun-sur-Saône, est au musée 
de Versailles parmi ceux des héroïnes. Les Busseul 
ont fourni des chevaliers de Saint-Jean de Jérusa- 
lem, de Malte, de l'ordre du roi, des chanoines 
comtes de Lyon et de Saint-Pierre de Mâcon, un 
page de la reine Anne d'Autriche, une demoiselle 
d'honneur de la princesse de Conti, des officiers 
généraux chevaliers de Saint-Louis et comman- 
deur de l'ordre de Saint-Louis, etc. Ils ont eu les 
titres de baron et de comte, possédé des fiefs nom- 
breux et considérables et contracté des alliances 
avec les premières maisons de Bourgogne et de 
France, entre autres avec celles de Clugny, 
d'Amanzé, de Gorrevod, ducs de Pont-d'Ain, 
princes du Saint-Empire, de Thyard, de Babutin, 
Palatin de Dyo, de Digoine, de Choiseul de Traves, 
de Véré, princes du Saint-Empire, etc. 

Antonin-Louis, vicomte de Busseul, lieutenant 
général des armées du roi en 1814, commandeur 
de l'ordre de Saint- Louis, officier de la Légion 
d'honneur, décédé à Paray-le-Monial en 1851, eut 
pour fils Antoine-Henri, comte de Busseul, colonel 
de cavalerie qui donna sa démission en 1830, âgé 
seulement de quarante-deux ans, il mourut en 1842 
au château de Saint-Christophe enBrionnais, lais- 
sant six filles : les comtesses Onfroy de Verez, de 
Monspey, Alfred et Sylvain de Laforest-Divonne 
et les baronnes Amédée et Albert de Fournas et un 
fils Antoine-Olivier, comte de Busseul, chevalier 
de Malte, lieutenant, de 1842 à 1844, au 4 e régiment 
de chevau-légers, dit de Windischgraetz en Au- 
triche; il mourut au château de Pouzzols (Aude) 
en 1877 De son second mariage avec Thérèse de 
Kellersperg, sœur du baron Ernest de Kellersperg, 
gouverneur civil de Milan, puis de la Bohème, il 
eut trois filles dont une seule subsiste, Marguerite 
de Busseul , chanoinesse du chapitre noble de 
Brunn en Moravie et qui réside à Gratz (Styrie). 
Antoine-Henri, comte de Busseul, né en Au- 
trichë en L847, du premier mariage d'Antoine- 
Olivier, comte de Busseul, avec Marie de Buchs- 
mann, lieutenant de hussards hongrois, officier de 
honwed, a donné sa démission et a épousé Bertha 



— 121 — 



122 



de Baïir. Us habitent en Transylvanie près d'Her- 
manstadt, et ont deux enfants : un fils Raoul de 
Busseul né en 1876 et une fille Céline de Busseul. 
Les archives, très anciennes et très complètes de 
la maison de Busseul, sont entre les mains du 
comte Henri de Busseul. 'On peut consulter : Saint- 
Julien de Baleurre (Lyon 1558), les archives de 
Marcigny, Paray-le-Monial et Gluny, le journal 
de Philippe-le-Bon, le Laboureur, Courte-Lpée, le 
Cartulaire du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon, 
les Tablettes historiques de Bourgogne pour l'an- 
née 1750, page 52, etc., et pour l'année 1756, p. 21. 

Armes : Fascè d'or et de sable de six pièces qui 
sont les armes de Saxe ancien ; au canton dexlre 
à V aigle éployée de sable qui est de l'empire. 

Devise : Dieu et mon Busseul. 

Supports : Deux dragons d'or armés et lam- 
passés de gueules. 

Cimier: Un casque d'argent à onze grilles 
d'or posé de front et surmonté d'une couronne 
de comte; au-dessus de la couronne, une co- 
lombe éployée d'argent. 



BUYSSON {du). 

Voy. le tome I, col. 037 et suivantes. 
Grand'Mères maternelles des représentants 

ACTUELS : 

De BonnevaL 1824; de Laferté-Meung, 1780; de 
Monestay-( lhazeron, 1740 ; Lebergue-d'Ambly, 
L694; de Burgues de Missiessy, 1661; Millet de 
Boisgarnier, 1615; de Lingendes, 1577 ; Le Fran- 
çois de Fognat,1534; Moriat de la Balancière, 
1496; de Vertolaye, 1445; Atlion de St-Floret, 
14°0 ; Aubert du Cros, L396 ; de la Faye, 1367 ; de 
Chazeron, 1328; de Carbonnières, 1302; de May- 
mont-d'Oliergues, 1277; de Saillans, 1236; de 
Brossadol, 1211; de Cassanhes (Cassagne-Beau- 
fort-Miramont), 1180; de Solages, 1152 ; et de Sévé- 
rac, 1120, dont on a les contrats. 

Titres et ouvrages à consulter: Preuves des 
francs fiefs de 1444, aux archives du Capitule de 
Toulouse où la filiation remonte à 1120; Preuves 
de maintenues de 1635 à 1708, aux archives de 
Moulins, remontant à 1319; d'Hozier, Armoriai 
général et carrés, n° 141, de la Bibliothèque na- 
tionale; St-Allais, II, 190;Lachénaye, IV, i83 : de 
Barrau, II, 209: Bouillet, 1,357; de Magny, I, 
129. 





CANTILLONDE BALLYHIGUE.DE 
LACOUTURE ET DE TRAMONT (de). 

Cette maison, très ancienne, est originaire de 
Normandie. Le premier gentilhomme de cette 
famille, dont il soit fait mention dans les chro- 
niques du xie siècle et notamment dans celle 
de Branton, est Henry de Gantillon, seigneur de 
Canteleu. Il suivit son souverain, Guillaume, duc 
de Normandie, à la conquête de l'Angleterre et 
commandait l'un des vaisseaux qui transportèrent 
l'armée de Guillaume. Blessé près du duc à la 
bataille d'Hastings (1066). il reçut une terre dans 
le comté de Devon, à laquelle il donna le nom 
de Gantelon, d'où est venu plus tard par corrup- 
tion celui de Gantelupe. 

On trouve dans l'histoire de Normandie qu'au 
nombre des gentilshommes qui accompagnèrent 
Robert II, duc de Normandie, en Palestine, étaient 
les nobles seigneurs Guillaume, Robert et Fouc- 
ques de Cantelon. 

Guillaume de Gantillon, chevalier et arrière-pe- 
tit-fils de Henry, fut du nombre des guerriers qui 
passèrent en Irlande en 1169, sous la conduite du 
fameux comte de Pembrocke. Ses enfants s'éta- 
blirent dans la province de Munster où l'un d'eux 
fit construire le château de Ballyhigue. près de 
la baie de ce nom. (Hist. du comte de Kerry, par 
Smith, imprimée en 175U, p. 210). Cette vaste pro- 
priété seigneuriale appartient aujourd'hui à la fa- 
mille Creshé. 

La famille de Gantillon fut une de celles qui don- 
nèrent les plus grandes marques de dévouement 



aux Stuart et à la religion catholique. Cette fidélité 
fut la cause de sa ruine et de sa dispersion. Plu- 
sieurs de ses membres furent réduits sur la terre 
étrangère à un état voisin de la pauvreté. Mais 
ils n'oublièrent jamais, sur les champs de bataille, 
cette noble et glorieuse devise de leurs armes : 
Fortis in bello. 

Des Cantillon s'allièrent aux plus illustres mai- 
sons, telles que celles des Siuart, des Fitz-Gérald, 
des O'Brien, derniers rois d'Irlande, des Pégett, 
des Mac-Mahon, des O'Sullivan, des Seymour, des 
Perceval, des comtes de Beilheley, des comtes de 
Stalford-Howard, des comtes Maxwell-Farnham, 
des vicomtes Southwell, des O'Gonnell, des comtes 
de Bray (Picardie), des marquis de Foucault, Ver- 
dillac, des marquis de Grave, des comtes Du 
Plessis de Grenedan, des marquis de Glervaux, 
des marquis de Ruffo-Bonneval, etc. 

La généalogie de la maison de Gantillon, fixée 
en Irlande dans le courant du xii« siècle, est au- 
thentiquement établie depuis Roger de Gantillon, 
chevalier, sixième baron de Ballyhigue, seigneur 
de Castle-Bronn, de Balmoral de Gandaylin, etc., 
qui épousa, en 1556, Elisabeth Stuart, de la mai- 
son royale d'Ecosse. 

Vers le milieu du xvii siècle, Charles de Can- 
tillon passe en France à la suite des Stuart. Il 
achète dans la Marche limousine une propriété, 
Las Couturas; c'est de là que la branche cadette 
a pris le nom de Cantillon de Lacouture. En 
173N, cette branche cadette s'est encore subdi- 
visée et a formé la branche de Cantillon de Tra- 
mont. 



125 



— 126 - 



Armes : D'azur, au lion rampant d'or, accosté 
de deux flèches tombantes de même, empennées 
d'argent. 

L'écu timbré d'un casque de chevalier, surmonté 
d'une couronne de baron anglais. 

Cimier : Un dextrochère, armé d'une flèche 
d'or empennée d'argent. 

Devise (donnée par Guillaume le Conquérant à 
Henry de Cantillon, après la bataille de Hastings 
(Hj) : Fortis in bello. 



(les armes se trouvent dans une des salles du 
château de Dublin. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Cantillon de Ballyhigue (B on de). 

2° Cantillon de Lacouture (Georges 
de), lieutenant au 15 e dragons, à Libourne. 

3° C. de L. (Henry de). Résidence: 
château de la Roquette, par Le Muy i Var). 

4° Cantillon de Tramont (Charles de). 
Résidence: Gieux (Haute-Vienne). 

CHABANNE3 DE LA PALICE (de). 

Quatre mémoires, imprimés en 1759 sur cette 
maison, disent que Chabannes, Chabannois et 
Chabanées sont le même nom, qu'il n'y a de 
différence qu'une simple inflexion de voix de plus 
ou de moins, parce que la prononciation du mot 
a changé. 

Cette maison ne remonte, dans le P. Anselme, 
qu'à Robert de Chabannes; mais, d'anciens titres, 
vérifiés par le généalogiste des ordres du roi, 
en 17bl, font connaître : 

Eschivat de Chabannes , ou Chabanées , qui 
épousa, vers 1170, Matebrune de Ventadour. De- 
puis- ce mariage, cette branche de la maison de 
Chabajines demeura fixée aux environs de Venta- 
dour et de Charlus-le-Pailloux, qui en dépendait, 
dans le Bas-Limousin. 

Un de ses descendants au onzième degré, Jac- 
ques de Chabannes, deuxième du nom, chevalier 
de l'ordre du roi, si connu dans l'histoire sous le 
nom de maréchal de la Palisse, fut gouverneur et 
lieutenant général pour le roi en Bourbonnais, 
Auvergne, Forez, Beaujolais, Dombes et Lyon- 
nais. 11 se rendit recommandable dans toutes les 
guerres d'Italie de son temps, suivit le roi' 
Charles VIII à la conquête du royaume de Naples, 
en 1495 ; servit aussi le roi Louis XII. en 1500. au 
recouvrement du duché de .Milan, et à la pr se 
de plusieurs places dans l'Abruzze et la Pouille; 
demeura prisonnier du duc de Terranova à la 
défense de la ville de Rouvre, en 1502; combattit, 
en 1503, à la bataille de Cerignoles se trouva, en 
1506, à la prise de Bologne, et, en 1507. à celle de 
Gênes, où il fut blessé; et se comporta généreuse- 



ment à la bataille d'Agnadel donnée en 1509, et à 
la prise de Padoue faite par l'empereur sur les 
Vénitiens. Le roi le fit capitaine de 500 hommes 
d'armes et le pourvut de la charge de grand- 
maitre à la place de feu seigneur de Chauniont ; il 
lui donna encore le gouvernement du duché de 
Milan, après la célèbre journée de Ravennes, au 
gain de la bataille de laquelle il contribua beau- 
coup et demeura prisonnier à celle des Eperons 
en 1513, après s'être comporté en grand capitaine. 
Il se démit, en 1515, de la charge de grand-maître. 
au lieu de laquelle il fut créé maréchal de France: 
continua ses services en Italie, et se trouva à la 
prise de Villefrancheet à la bataille de Marignan 
la même année; se rendit à Calais, en 1521, pour 
traiter de la paix avec les députés de l'empereur, 
et, n'ayant rien conclu, il retourna en Italie ; com- 
manda le corps d'armée au combat de la Bicoque, 
en 1522; passa sur les frontières d'Espagne où il 
secourut Fontarabie ; obligea le connétable de 
Bourbon à lever le siège qu'il avait mis devant 
Marseille, en 1523, et finit glorieusement ses jours 
à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. C'est 
ainsi, dit Brantôme, que mourut cet honorable 
seigneur. Il épousa : 1° en 1493, Jeanne de Mont- 
berois; et 2° par contrat du 20 février 1513, Marie 
de Melun-Epinoy. Il n'eut qu'un 111s du second lit, 
Charles de Chabannes, tué en 1552, au siège de 
Metz, sous Henri II, ne laissant qu'un fils, An- 
toine, mort le dernier de sa branche. 

Gilbert de Chabannes, seigneur de Curton, 
second fils de Jacques, premier du nom (grand- 
père du maréchal), forma la branche des seigneurs 
de Curton. Son petit-fils, Joachin de Chabannes, 
fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de 
Médicis, de laquelle il était parent par Françoise 
delà Tour-d' Auvergne, son aïeule. Il fut capitaine 
d'une compagnie de50 hommes d'armes des ordon- 
nances et obtint, du roi Henri II, l'érection de la 
terre de Roche-fort, située en Auvergne, en comté, 
par lettres données à Paris au mois d'octobre 1556, 
enregistrées au parlement le 20 mai 1557. Voici la 
teneur de ces lettres : « Ayant vu à l'oeil et reconnu 
par effet les grands, vertueux et recommandables 
services que notre très aimé et féal cousin Joachiin 
de Chabannes, chevalier de notre ordre et d'hon- 
neur de notre très dure et aimée compagne la 
reine, baron de Curton < j .t R ochefort, en Auvergne, 
créons et érigeons, et élevons par les présentes, en 
dignités, titres, noms et prééminences de comté, 
pour dorénavant audit titre et nom de comte de 
Rochefort, en jouir et user pleinement, paisible- 
ment et perpétuellement par ledil Chabannes, ses 
hoirs, successeurs, et ayants cause, tant mâles 
que femelles; voul »ns et nous plait, que lui et ses 
successeurs soient tenus, censés, réputés et appe- 
lés comtes du lit comté de Rochefort, etc. » 

De cette maison sont sorties Les branches : 

1° Des seigneurs de Saignes : 

2° Des seigneurs de Nozerolles; 

3° Des seigneurs de Mariol: 

4" Des seigneurs de Verger ; 



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5° Des seigneurs de Trucy ; 

6° Des comtes de Pionsat. 

Cette branche a pour auteur Gabriel de Cha- 
bannes, dernier lils de Joachim, seigneur de 
Curton. Il est qualifié gentilhomme ordinaire de 
la chambre du roi. et premier échanson de la 
reine, dans le partage qu'il lit, le 11 octobre 1581, 
de la succession de ses père et mère. Il prenait 
aussi la qualité de chevalier de l'ordre du roi. 

Son arrière-petit-fils, Gilbert, deuxième du nom, 
dit le marquis de Chabannes, etc., né le 16 juillet 
1646, fut d'abord capitaine dans le régiment de 
Navarre en 1669, lieutenant-colonel du même 
régiment à la bataille d'Hochstedt en 1704, colonel 
au mois d'avril 1706, puis brigadier des armées 
du roi, gouverneur de l'île et citadelle d'Oléron en 
janvier 1709. Il fut un des grands capitaines de 
son temps. M. le duc de Bourgogne l'honora de 
ses bontés. Il servit plus de cinquante ans et con- 
tribua au gain de la bataille de Spierbach, en 
octobre 1703, par un mouvement qu'il lit faire à 
la brigade de Navarre, qu'il commandait, d'où est 
venu : A moi Navarre; ce fut son expression. Il 
ne se distingua pas moins à la bataille d'Hochs- 
tedt en 1704, car, ne voulant jamais consentir à la 
capitulation de Belheim, où 26 bataillons et 4 ré- 
giments de dragons, qu'on avait laissés dans le 
village, furent pris et enveloppés, il tit brûler les 
drapeaux du régiment de Navarre, et obtint qu'il 
sortirait avec une certaine quantité d'armes et de 
fusils. Il mourut le 20 avril 1720. 

Son petit-fils, Jean-Baptiste de Chabannes, né 
le 3 octobre 1714, comte de Pionsat et de Belabre, 
comte d'Apchon, premier baron d'Auvergne, fut 
marquis de la Palisse (par substitution et dona- 
tion du feu comte de Chabannes, son oncle), cor- 
nette des mousquetaires noirs en mars 1740, bri- 
gadier des armées le 20 mars 1747. Enseigne en 
1752, sous-lieutenant en 1754. et ensuite maréchal 
de camp le I e1 ' mars 1758; s'est trouvé en Italie 
aux batailles de Panne et de Guastalla ; en Alle- 
magne, à celle de Dettingen, en 1743, où il fut 
blessé d'un coup de fusil à la jambe; et en Flan- 
dre, à celle de Bocoux, en 1746. Il servit encore 
trente ans et épousa, le 8 mars 1743, Marie-Olive 
Bernard de Coubert. 

On compte encore une septième branche, celle 
des seigneurs de Chamiane, issue de la précédente 
et ayant pour auteur Thomas, frère de Gilbert, 
deuxième du nom ; et une huitième, celle des 
comtes de Dammartin, issue de la première bran- 
che ayant pour auteur Antoine de Chabannes, 
comte de Dammartin, grand-maître de France, 
troisième fils de Bobert, seigneur de Charlus, 
branche éteinte à la mort de Jean de Chabannes, 
son fils, qui ne laissa que trois tilles qui ont 
porté dans les maisons où elles sont entrées les 
grands fiefs de cette branche, comme le comté 
de Dammartin, et nommément la terre de Saint- 
Fargeau dans la branche de Bourbon Montpen- 
sier. 

La branche ainée des seigneurs de Curton a 



toujours conservé jusqu'à présent les anciennes 
terres patrimoniales, commeCurton, Saint-Angeau, 
Bochefort et Madic, en Auvergne. 

Les rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII, 
François I e1 ', Henri II, Charles IX, François II et 
Henri III, ont honoré du titre de cousin les sei- 
gneurs de Chabannes. Us comptent des chevaliers 
de tous ordres : Saint-Louis, Saint-Lazare et de 
Malte. 

Il y a de la maison de Chabannes des bâtards 
légitimés, dans le Quercy et l'Auvergne, qui ont 
fait de fort bonnes alliances et avec des maisons 
distinguées, mais qui ne sont que des bâtards re- 
connus. 

Armes : De gueules, à un lion d'hermines, ar- 
mé, lampassé et couronné d'or. 

CHALÉON (de). 

Just] de Chaléon , origi- 
naire du Boyannais, célèbre 
avocat au parlement de Gre- 
noble, fut anobli en 1665. 

Laurent de Chaléon, sei- 
gneurde Saint-Bomand, con- 
seiller au parlement de Gre- 
noble en 1680, qui épousa 
Marguerite de Chambrier 
de l'Isle et fut père de : 

Jean-Baptiste, de Chaléon 
de Chambrier, baron de Châ- 
teauneuf de l'Albenc; con- 
seiller au parlement de Gre- 
noble en 1740, marié à Marguerite de Bardon- 
neuche ; 

Ennemond-Jean-Baptiste de Chaléon de l'Al- 
benc était également conseiller à la même cour 
en 1783 ; 

César-Bacon de Chaléon de Chambrier, con- 
seiller au parlement, fut nommé député de la 
noblesse aux Etats généraux en 1788. 

Ce dernier eut deux fils qui ont laissé de nom- 
breux représentants : 

1° Laurent-Bacon de Chaléon, qui a une fille 
mariée au baron de Montravel et un fils César- 
Bacon de Chaléon, qui, élève de l'école des Cadets 
de Turin, devient chef d'escadron aux chevau- 
légers de Savoie, est fait comte romain et démis- 
sionne à la mort de son père. Meurt lui-même en 
1870 sans enfant. 

2" Félix-Marc de Chaléon, grand propriétaire du 
château et des terres de Prébois, laisse de nom- 
breux représentants mort sans enfant, sauf Louis- 
Ennemond de Chaléon . qui épousa Céline de 
Lachaud. Meurt en 1859, en laissant plusieurs re- 
présentants dont deux seulement encore vivants : 
1° Félix-Louis-Bacon de Chaléon, chef d'esca- 
dron de cavalerie, officier de la Légion d'honneur 
et du Nicham Iftikar, marié à Marie de Belcastel; 
2° Albert-Bal thazar de Chaléon, ancien magis- 
trat démissionnaire. 




— 129 — 



130 



Armes : D'azur, à la bande d'argent, chargée 
d'un lionceau de gueules. 

CHAMBON (de). 

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse 
par jugement de M. de Lamoignon, intendant du 
Languedoc, rendu à Montpellier le 6 juillet 1700, 
sur des titres qui justifient que : 

Jacques de Ghambon, issu d'un puîné en Auver- 
gne, juge au tribunal de Viviers, fut pourvu de 
l'office de général des monnoies en la province de 
Languedoc et de Guyenne, de résidence à Tou- 
louse, le 21 juillet 1546. Il a épousé en premières 
noces noble demoiselle Marguerite Dumène du 
Perrier, et, en secondes noces, demoiselle Anna 
de Gassaing, laquelle lui apporta en dot le do- 
maine du Bourg-Saint-Bernard. Du premier ma- 
riage avec Marguerite du Perrier, veuve de noble 
Vibret, est issu noble Simon de Ghambon, aussi 
général des monnoies, marié à noble dame Marie 
de Ferrier, fille d'Antoine de Ferrier, conseiller à 
la cour du parlement de Toulouse. Les biens de 
M. Simon de Ghambon étaient situés au lieu de 
Layrac, Môntrouget, Mirepoix et dans le vicomte 
de Villemur : il désire être enterré à Toulouse au 
couvent des Augustins, où sont les tombeaux de 
ses père et mère. 

Simon de Ghambon a laissé quatre enfants de 
son mariage avec demoiselle de Ferrier, sa femme, 
savoir : 

i° Pierre de Ghambon, aussi général des mon- 
noies, a épousé Marguerite de Chante, de laquelle 
il a eu François de Ghambon, né le 3 août 1632, 
coseigneur de Lauzerville, marié le 31 mars 1668 
avec demoiselle Antoinette de Barthe, mort sans 
postérité; il a substitué son hérédité à noble Jean 
de Laforcade, son neveu, fils de noble Abraham 
de Laforcade et de dame Marie de Ghambon ; 

2° Autre Pierre de Ghambon, mort sans pos- 
térité : 

3° Marie de Ghambon, fille de Simon, mariée à 
noble Bernard de Laùtrec, sieur de Labatut, et 
en secondes noces à noble Durand, sieur de la No- 
garède-; elle possédait un domaine à Glaverie, 
près Mirepoix, qu'elle a donné au couvent des jé- 
suites de Pamiers ; 

4° Jean de Ghambon, quatrième enfant de Simon 
et de dame Marie de Ferrier, s'est marié le 14 juin 
1610 avec Marguerite de Gauléjac, et, le 9 décem- 
bre 1625 avec Marguerite d'Adhémar de Cransac, 
du lieu de Fronton ; de cette dernière, il a eu 
Pierre de Ghambon, né à Layrac le 22 août 1629, 
sieur de la Générale, lequel a épousé, le 17 août 
1660, Marie de Bamondy, fille de noble Ber- 
nard de Ramondy Gayrou et de clame Anne de 
Puylaurent. 

De ce mariage est issu Jean-Bernard de Gham- 
bon, né à Layrac le 8 septembre 1661, a servi 
vingt ans comme officier dans le régiment royal 
d'artillerie ; il s'est établi au Bourg-Saint-Bernard 
et a épousé Marguerite de Pydemarc, du lieu 

Tome II. 



de Cuq-Toulza, de laquelle il a eu des enfants. 

Gabrielle de Ghambon, fille de Pierre de Gham- 
bon et de Marie de Ramondy-Gayrou, a épousé 
Jean deBouscatel, écuyer, lieutenant au régiment 
de Mirabeau. 

Nicolas de Ghambon, autre fils de Pierre de 
Chambon et de dame Marie de Ramondy, marié à 
noble Catherine d'Aldeguier, du lieu de Saussens. 

"Jeanne de Ghambon, aussi fille de Pierre de 
Chambon et de dame Ramondy-Gayrou, mariée 
le 28 octobre 1663, à noble Jacques de Faiguière. 

Jean-Jacques de Ghambon, fils de noble Jean- 
Bernard de Ghambon et de dame Marie de Pyde- 
marc, né à Boudigoux le 11 février 1715, a été 
maintenu noble par arrêt du parlement de Tou- 
louse du 21 mars 1745, et d'habitant du Bourg- 
Saint Bernard, avec le droit de chasser seul ou en 
compagnie. Marié en premières noces avec demoi- 
selle Suzanne de Pydemarc, sa cousine, et en se- 
condes noces à demoiselle Jeanne de Cousin, fille 
de noble de Cousin et de dame Marie d'Escorne- 
bœuf de Saint-Sulpice de Lapointe. De son pre- 
mier mariage avec demoiselle Suzanne de Pyde- 
marc est né, en février 1747, au Bourg-Saint- 
Bernard : 

1° Noble Jean-Pierre de Chambon, ancien offi- 
cier au régiment d'Eu, infanterie; il s'est marié le 
1er septembre 1778 à dame Marguerite Serin de 
Puylaurens, fille de Jean-Pierre Serin, avocat au 
Parlement, et de dame Raymonde Lacroix; 

2° Louise de Ghambon, née le 21 juin 1750, 
mariée à noble Belot de Terrable, dont il est parlé 
plus loin. 

Nicolas de Ghambon, fils second de Jean-Ber- 
nard de Chambon et de Marie de Pydemarc, né le 
3 novembre 1717 à Boudigoux, a hérité du bien 
du Bourg-Saint-Bernard, a servi cinquante ans, 
en qualité d'officier d'artillerie, y est devenu ca- 
pitaine, commandant et chevalier de Saint-Louis. 
Mort au Bourg-Saint-Bernard, le 30 décembre 1806, 
sans être marié. 

Joseph de Chambon, fils de Pierre de Chambon, 
sieur de la Générale et de dame Marguerite-Ba- 
mondy-Cayrou, né le 7 juillet 1670, à Layrac, 
diocèse de Montauban, a servi pendant trente-qua- 
tre ans comme officier d'artillerie. Mort major 
commandant de la ville de la Fère, en Picardie, 
le 8 octobre 1744; marié à Jeanne de Gavage en 
premières noces et en second mariage à demoi- 
selle Catherine de Madière, de cette dernière il a 
eu plusieurs enfants : 

1« Noble Marie-Françoise de Chambon, née le 
14 février 1713 à Saint-Thibéry, diocèse d'Agde. 
Religieuse cordelière de Saint-Quentin ; 

2» Charles-Louis de Chambon, né le 15 janvier 
1715 à Douay en Flandre ; mort sans postérité; 

3° Charles-François de Chambon, né le 16 octo- 
bre 1718 à la Fère en Picardie, officier d'artillerie, 
mort en 1775 sans postérité à l'Isle de Rioberbice, 
appartenant aux Hollandais; 

4° Noble Julien de Chambon de La Barthe, né 
le 8 juillet 1721 à la Fère en Picardie, diocèse de 

5 



— 131 - 



— 132 — 



Laon, après avoir servi en qualité de volontaire 
dans le régiment d'artillerie, est parvenu de grade 
en grade au rang de colonel le 2'i mars 1709, che- 
valier de Saint-Louis, commandant d'école du 
corps royal d'artillerie le 3 juin 1779, et brigadier 
d'infanterie le 1er mars 1780, a été chargé par la 
cour du commandement général de l'artillerie dans 
les Isles du Vent d'Amérique. Est mort à Paris le 
25 mars 1789, maréchal de camp des armées du 
roi. 11 avait épousé en premières noces, en 1758, 
demoiselle Marie- Jean ne -Françoise d'Achery. 
morte en 1770 à Saint-Pierre, Isle de la Marti li- 
que, fille de M. Claude d'Achery, ancien mayeur 
et juge consul de la ville de Saint-Quintin, et de 
demoiselle Jeanne d'Harcourt de Beauvais. En se- 
condes noces, il a épousé, avec la permission du 
roi du 5 septembre 1778, demoiselle Geneviève- 
Rosalie Le Marchant de La Viéville, fille de feu 
Louis-François Le Marchant de La Viéville, 
écuyer, sieur de Puto, conseiller du roi. contrôleur 
général des ponts et chaussées de France, et de 
demoiselle Marie-Charlotte de Klingstel, d'une 
famille noble de Suède. 

Il a eu de dame Jeanne-Françoise-Joséphine 
d'Achery, sa première femme, noble Justin de 
Chambon, né à Vermand le 10 avril 1765, d'abord 
cadet gentilhomme à l'hôtel royal militaire à 
Paris, puis capitaine commandant le 5 e régiment 
d'artillerie à pied, a été assassiné par les paysans 
révoltés de la Toscane, près la ville de Naples, le 

9 nivôse an VIII (30 octobre 1804), sans postérité. 
Du mariage de M. Jean de Chambon et de dame 

Marguerite Serin, est issu dix enfants, dont six 
morts en bas âge au Bourg-Saint-Bernard, savoir : 
1" Chevalier ; 2° François-Fortuné-Félix ; 3° Adé- 
laïde-Clotilde ; 4° Fronton-Amable ; 5° Joseph : 
6o Joséphine. 

Les quatre survivants sont : 

1« Jean-Jacques-Raymond de Chambon, mort 
le 5 mars 1804, à Saint-Dominique, de la fièvre 
jaune, secrétaire d'état-major. Il était né au Bourg- 
Saint-Bernard le 24 avril 1780; 

2° Charles-Auguste de Chambon, né le 10 mars 
1783 au Bourg-Saint-Bernard. A servi en 1813, 
1814 et 1815 dans la jeune garde impériale. Mort 
à Puylaurens en 1829, laissant deux filles de son 
mariage avec Adine Sainte-Marie ; 

3° Louis-Julien de Chambon, né au Bourg- 
Saint-Bernard le 7 septembre 1786. a servi plu- 
sieurs années comme sergent au 5e régiment d'in- 
fanterie, et, en 1810, il fut choisi pour entrer dans 
la vieille garde impériale. Depuis le passage du 
pont de Leipsick, l'on n'a [dus eu de ses nou- 
velles. Il avait épousé en 1805, au Bourg-Saint- 
Bernard, demoiselle Louise Lourou, de laquelle il 
eut deux enfants; 

Enfin le. quatrième, Mathieu-Joseph-Fronton- 
Marie-Amable de Chambon, né aussi au Bourg- 
Saint-Bernard le 2o mai 1791, décédé à Grenade le 

10 juillet 1867. A servi en qualité d'officier en L813 
et 1814 dans la première légion des gardes natio- 
nales du département de la Haute-Garonne, a fait 



les campagnes des Pyrénées et d'Espagne, et a été 
prisonnier de guerre en Espagne le 21 avril 
1814; rentré dans sa patrie, il y a contracté ma- 



riage : 



1° Le 8 octobre 1819, au Bourg-Saint-Bernard, 
avec dame Clotilde Surville, fille de M. Xiste Sur- 
ville du lieu de Gargas et de dame Claire de Ba- 
bonneau mariés, et en secondes noces le 8 janvier 
1828 avec demoiselle Caroline Du rau-Rey nier, fille 
de M. Durau-Beyuier, avocat et propriétaire à 
Fourquevaux et de dame Pétronille Gineste, 
mariés. 

Du premier mariage avec dame Clotilde Sur- 
ville, est issu noble Jean Pierre-Léopold de Cham- 
bon, le 4 septembre 1820, marié à Rabastens le 23 
décembre 1857 à demoiselle Marie Prouho, de 
laquelle il a eu une fille le 8 octobre, du nom de 
Berthe de Chambon. 

De son second mariage avec demoiselle Durau- 
Reynier, M. Amable de Chambon a eu trois en- 
fants, deux filles et un fils ; les demoiselles sont 
établies aux environs de Toulouse avec des méde- 
cins du pays. Le jeune homme, noble Adrien de 
Chambon, né à Colomiers le 3 septembre 1837, 
s'est marié le 7 avril 1803 à demoiselle Lucie Gra- 
tian, fille de M. Adolphe Gratian, avocat, ancien 
avoué, et propriétaire foncier du lieu de Montai- 
gut, près Toulouse. M. Adrien de Chambon est 
percepteur des contributions directes depuis 1863, 
fonctions que son père et son grand-père maternel 
ont exercé pendant plus de trente ans. 

Du mariage de M. Adrien de Chambon à de- 
moiselle Lucie Gratian, est issu trois enfants, 
savoir : 

1° Louis de Chambon, né à Flourens (Haute- 
Garonne), le 25 août 1866 ; 

2» Léopold de Chambon, né à Cadours (Haute- 
Garonne), le 4 septembre 1868, décédé le 20 
mai 1869; 

3° Henri de Chambon, né à Cadours le 21 jan- 
vier 1871 . 

Cette famille de Chambon est alliée à celles de 
Catellan, de Caumont, de Pouymirol, de Toulou- 
jac, de Ginestel, de Selve, de Turbilly, de Tous- 
tain, etc., etc., insérée dans Y Armoriai général 
de France, tome II, livre VIL 

Demoiselle Louise de. Chambon, fille de noble 
Jean-Jacques de Chambon et de dame Suzanne 
Pydemarc, née au Bourg-Saint-Bernard le 21 juin 
1750, a été mariée le 30 avril 1772 à noble Jacques 
Belot de Terrable, fils de noble Annibal de Belot 
de Terrable et de dame Marie de Villeneuve, habi- 
tants de Cuq-Toulza. De ce mariage est issu noble 
Nicolas de Belot de Terrable, ancien lieutenant 
d'infanterie pensionné à suite de plusieurs bles- 
sures reçues au service, et il s'est établi à Cuq- 
Toulza, où il s'est marié avec demoiselle Julie de 
Pydemarc, sa cousine, de laquelle il a eu deux 
entants. L'aîné est mort à Toulouse, étudiant en 
droit, et le second, Prosper, après avoir exercé 
l'état de notaire à Lauzerte, près Moissac, s'y est 
marié. 



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Demoiselle Louise de Belot de Terrable, fille de 
noble Jacques de Belot de Terrable et de dame 
Louise de Chambon, née à Cuq-Toulza le 11 avril 
1779, s'est mariée à Puylaurens avec noble Ber- 
nard d'Astruc, vivant de ses revenus et morts tous 
deux sans postérité. 

Les alliances de la famille de Pydemarc sont 
aux de Lamy, de Manier, de Gineste, de Cousin, 
d'Escornebœuf, de Daurier. 

Celles de Belot de Terrable sont aux Villeneuve, 
d'Anticamarretta et autres. 

Armes : D'argent, à trois tètes de Mores de 
sable ayant leur bandeau aussi d'argent et 
poses 2 et 1. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Chambon (Adrien de), fils d'Amable, 
actuellement percepteur de la ville de Nar- 
bonne (Aude), né à Golomiers (Haute-Ga- 
ronne), le 3 septembre 1837, marié à Lucie 
Gratian. dont : a) Louis, né à Flourens 
(Haute-Garonne), le 25 août 1866, marié et 
percepteur des contributions directes à 
Meilhan (Lot-et-Garonne) ; b) Henri, né à 
Gadours (Haute-Garonne), le22janvier 1871, 
non marié. 

CHARRIN (de). 

Il y a lieu de rectifier comme suit l'état des re- 
présentants actuels de cette famille mentionnée 
dans le tome 1er, co l. 813 et 814. 

Charrin (Mathieu- Jean-Marie, C te de), 
chef de nom et d'armes. Résidence : château 
de Bruel, par Montcenis (Saône-et-Loire), 
marié à Anne-Charlotte-Hélène d'ANDLAr. 

Enfants : 1° Comte Léon, marié à Marthe 
du Pontavice, dont: a) Jean; b) Richard: 
2° Vicomte Fernand, marié à Jeanne de 
Saizieu, dont : a) Henriette ; b) Jacques ; 
g) Robert. 

CHASTEIGNER (de). 

Maison l'une des plus illustres du Poitou, qui 
possédait, dès le xie siècle, la terre de Chasteigne- 
raye (Vendée). Elle est également recommandable 
par son antiquité et par les hommes remarqua- 
bles qu'elle a produits dans les armes, les let- 
tres, etc. 

Le premier auteur connu parait être Thibault, 
seigneur de La Chasteigneraye, qui vivait en 
1140. 

Le célèbre André Duchesne a donné en 1634 



une histoire de cette maison, et Clabault publia 
plus tard la continuation de cette généalogie. On 
voit par les tableaux d'alliances donnés par ces 
auteurs que la famille de Chasteigner est appa- 
rentée à toutes les familles royales de l'Europe. 

Cette famille a formé trente branches dont 
deux seulement sont actuellement existantes : la 
branche de La Rochepozay et celle de Durac. 

Dans ces derniers temps, on a retrouvé, dans 
les registres de la Rochepozay, de la commune du 
Lindois et les archives de la Charente., un certain 
nombre d'actes qui sont venus compléter le tra- 
vail de Clabault; nous ferons remarquer que, 
dans ces derniers documents, le nom de Chastei- 
gner est presque toujours suivi de ces mots : de 
La Rochepozay. 

Armes : D'or, à un lion passant (ou pose) de 
sinople, armé et lampassé de gueules. 

Les branches du Quercy écartèlent ces armes de 
celles de Loubejac qui sont : d'argent, à trois 
fasces de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche de La Rochepozay 
Première branche 

Chasteigner de La Rochepozay fEu- 
trope-Alexis. B on de), né le 16 décembre 
1786, fut d'abord officier de cavalerie légère, 
et servit en cette qualité dans les campagnes 
de 1806, 1807, 1808 et 1809, assista aux 
batailles d'Eylau, de Heidelberg, de Fried- 
land et de Rio-Secco, à la prise d'Oporto, etc. ; 
fut nommé chef d'escadron d'état-major, et 
se retira du service pour épouser Marie- 
Anne du Cheyrox, fille de Pierre, maréchal 
de camp et de Jeanne de May. Il fut, en 
1825, maire d'Angoulème, décoré de la Lé- 
gion d'honneur, et, par le roi Charles V 
d'Espagne, de la croix de grand-officier 
d'Isabelle la Catholique ; il est décédé le 
6 mars 1867. Il a eu de son mariage : 1° Xa- 
vier, décédé à Poitiers le 13 avril 1835 ; 
2° Alphonse-Etienne, qui suit; 3° Pierre- 
Xavier-Charles, baron de Chasteigner, né 
en 1819, a épousé, le 27 avril 1818, Marie- 
Pauline de Galard de Béarn, fille de 
Alexandre-Laurent, comte de Galard de 
Béarn et de Catherine-Virginie de Malet de 
Sorges ; il est décédé le 20 août 1875, lais- 
sant Eutrope-Xavier- André, baron de Chas- 
teigner, né le 13 novembre 1819, marié, le 
30 avril 1872. à Jeanne-Marie- Augustine 
d\\p»ZAC de La Douze, fille de Jean-Joseph- 
Ulrich, marquis de La Douze, et de Marie- 



— 135 — 



— 130 - 



Marguerite de Gremoux, dont il a : a) Mar- 
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène, née le 
15 août 1874; b) Jean-Marie- Victor-René, 
né le 1 er octobre 1875; c) Charles-Hector- 
Marie-Thibault, né le 8 janvier 1878. 

Ch. de La R. (Alphonse-Etienne, G ,e de), 
né en 1815, ancien officier de marine, a été 
décoré par les rois d'Espagne Charles V et 
Charles VI de la croix d'Isabelle la Catho- 
lique et nommé commandeur de l'ordre de 
Charles III. Marié, le 19 février 1855, à 
Victoire de Roquefeuil, fille de Adolphe- 
Aymar, comte de Roquefeuil, et de Julie 
de Lambilly. De ce mariage : 1° Marie, née 
le 1 er juillet 1858, décédée le 7 juin 1868; 
2° Xavier, qui suit; 3° et 4° Louis et Henri, 
nés, jumeaux, le 30 novembre 1861 : le pre- 
mier est officier de cavalerie. 

Ch. de La R. (Xavier, M is de), lieute- 
nant au 3 e cuirassiers, né le 5 août 1860, a 
épousé, le 7 janvier 1890, Madeleine d'E's- 
pinay-Saint-Luc, fille du comte Ernest, et 
de Louise d'Espaigne, dont il a : Marie, née 
à Versailles, le 30 novembre 1890, et Gene- 
viève, née à Versailles, le 8 septembre 
1890. 

Deuxième branche 

Chasteigner de La Rochepozay (Fran- 
çois-Casimir, V e de), deuxième frère d'Eu- 
trope-Alexis, né le 17 avril 1788, chevalier 
de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, 
chef d'escadron en retraite, suivit la car- 
rière militaire, assista aux mêmes affaires 
que son frère, continua le service après lui, 
entra en 1814 aux chevau-légers de la 
maison du roi, passa en 1815 au 2 e régi- 
ment des grenadiers à cheval de la garde, 
où il commanda le premier escadron; dé- 
cédé à Bordeaux, le 23 mars 1873. 11 avait 
épousé, le 27 février 1821, suivant contrat 
signé du roi et de toute la famille royale, 
Françoise-Eléonore de Béchade, fille de 
Vital, baron de Béchade, conseiller à la 
cour des aides, et de Catherine Pélissier. 
De leur mariage sont issus: lo Jean-Fran- 
çois- Eutrope- Alexis, qui suit; 2° Marie- 
Mu rthe-Thérèse-Octa vie, née le 2 septembre 
1821, mariéo, le 9 février 1846, à Louis do 
Bécilvde, décédée le 5 juin 1865; 3<> Jean- 
Jacques-Louis-Paul, vicomte de Chasteigner, 
né le 6 mai 1827, marié, le 5 mai 1878, à 



Hélène-Maria Roche des Roches de Fermoy 
(des comtés de Cork et Limerick, Irlande), 
fille de Charles et de Laetitia Whyte : 4° et 
5° Anne-Marie et Marie-Antoinette- Adélaïde, 
nées le 12 mai 1829, la dernière décédée le 
10 mai 1885; 6° Joséphine, née le 11 jan- 
vier 1831, décédée le même jour; 7° Marie- 
Marthe-Thérèse-Caroline, née le 14 novem- 
bre 1832, décédée le 19 décembre 1884; 
8° Marie -Anne-Rita-Gabrielle, née le 15 juil- 
let 1835, religieuse aux Dames de Marie-Ré- 
paratrice décédée à Nantes le 17 juillet 1887. 

9° Henri, baron de Chasteigner, né le 
30 avril 1838, marié, le 29 septembre 1873, 
à Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth 
Abriat de Laforest, fille de Alphonse- 
Etienne, et de Marie-Eolide Duclion. décé-' 
dée le 18 octobre 1884. De ce mariage: 
a) Marie-François, né le 6 septembre 1874. 
décédé le 12 septembre 1875; b) Marie- 
Jeanne, née le 25 novembre 1875; e) Marie- 
Jean, né le 18 juillet 1877; d) Marie-Joseph- 
Louis-François-Guy, né le 4 décembre 1879. 

Ch. de La R. (Jean-François- Alexis, C le 
de), né le 28 décembre 1821, inscrit le 
22 mai 1823 aux pages du roi Louis XVIII, 
licencié en droit, ancien officier des haras, 
membre de l'Académie nationale des Scien- 
ces, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, a 
publié dans les Mémoires ou Bulletins de 
diverses sociétés dont il est membre, un cer- 
tain nombre de travaux sur différents su- 
jets ; marié, le 3 novembre 1852, à Clémen- 
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC, fille du 
vicomte Antoine-Jules, ancien chef d'esca- 
drons, capitaine commandant au 2 e régi- 
ment des grenadiers à cheval de la garde 
royale, chevalier de Saint-Louis et de la 
Légion d'honneur, et de Louise de Leyritz, 
dont il a : 1° Françoise-Jeanne-Louise-Ma- 
rie, née le 28 décembre 1854, mariée, lo 
17 juin 1879, à Roger Marraud des 
Grotttes; 2° Antoinette-Marie-Marthe, née 
le 29 mars 1856. 

Braxchk de Burac 
Chasteigner de Burac (Charles- Alexan- 
dre-Jules- Wilfrid de), né le 28 février 1828,, 
magistrat, épousa, le 1 er février 1853, Ba- 
thilde- Adélaïde de Saampigny de Bussikre, 
fille de Michel-Henri, comte de Sampigny 



10/ 






138 



de Bussière, et de Marie Meilheurat des 
Prureaux. Il est décédé le 4 juillet 1873, 
laissant : 1° Marie-Marguerite, née le 30 dé- 
cembre 1856, mariée le 22 mai 1876, à René 
Dupuy de La Grand'Rive; 2° Jeanne-Emi- 
lie, née le 10 avril 1860, mariée le 21 no- 
vembre 1882, à Marie-Joseph- Léonce Ro- 
chette de Lempdes ; 3° Marie-Thérèse- 
Anne, née le 10 janvier 1860, mariée, le 
3 décembre 1890, à Eugène Devaulx de 
Chambord. 

CHEVALIER DE LA TEILLAIS ou 
TEILLAYE. 

(Alias, Chevalerie). 

Comte de La Teilliais, seigneur de Bois-Augé, 
de Lépine, du Plessix et autres lieux. 

Famille originaire de Bretagne. 

En 1521, René Chevalier de La Teillais, se qua- 
lifiait déjà écuyer, et cette qualification devint 
celle de tous les membres de cette famille qui, 
aux xvie et xvn e siècles, occupaient dans la province 
de Bretagne des emplois dans la magistrature. 

On voit dans d Hozier (premier registre), que 
Jeanne de La Teillaye, femme de Jean d'Escarbot, 
seigneur de Cernasses, était morte avant le 28 mars 
1527. 

Cette famille a eu une maintenue en 1CG9. 

Armes : De gueules, au cheval passant d'ar- 
gent, sellé et bridé d'azur; ait chef échiqueté 
d'or et d'azur. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Chevalier de La Teillais (C tesso ), née 
de Poléon. Résidence : 13, avenue de Ségur, 
à Paris. 

2° C. de La T. (Ferdinand-Charles- 
Edouard, G te ), officier de cavalerie au 6 e dra- 
gons. 

3° C. de La T. (Christian-Pierre-Henri t 
C te ). officier de cavalerie au 27 e dragons. 

4" Marie- Antoinette- Yvonne, mariée à 
Jean-Jules Duchesne, comte de Lamotte. 

CLERC Y (de). 

La famille de Clercy est une des plus anciennes 
de la Normandie. Ce nom rappelle la bravoure et 
la fidélité. Clercy (on lit quelquefois Glarcy, Cléry, 
Cléricy), estime terre située àBornambusc, canton 
de Goderville, entre Bornambusc et le Herteley. 
C'est là l'originede cette famille qui fut unie dans 
la suite des temps aux principales familles du 
pays. Elle s'est toujours distinguée par les services 



qu'elle a rendus à nos rois pendant les guerres 
qu'ils ont eu à soutenir contre leurs ennemis, et 
particulièrement contre les Anglais. Elle a donné 
des commandeurs de la noblesse et des gouver- 
neurs de châteaux et de villes considérables. De- 
puis plus de cinq siècles, elle a toujours joui des 
honneurs et des prérogatives attachés à la no- 
blesse. Lorsque les Anglais, au xive siècle, eurent 
usurpé la Normandie sur la couronne de France, 
ceuxquine voulurent pas abandonner les intérêts 
de leur souverain légitime se virent contraints de 
quitter leurs terres. Toutes leurs possessions fu- 
rent pillées ou brûlées. Les de Clercy ne purent 
éviter ce malheur. 

Fortement attachés au. roi, ils sacrifièrent tout 
plutôt que de manquer de fidélité. Guillaume de 
Clercy, capitaine de Beauvais, et Charles, son 
fils, levèrent, à leurs dépens, une compagnie de 
tous leurs vassaux pour s'opposer aux Anglais. 
Avec ce secours, ils défendirent Beauvais si 
vigoureusement que les ennemis n'osèrent en en- 
treprendre le siège ; mais ils pillèrent la Norman- 
die, et particulièrement le pays de Caux. On rap- 
porte généralement à cette époque la ruine de nos 
anciens châteaux, comme, par exemple, celui du 
Fresnay. Les terres des sieurs de Clercy furent 
désolées, leurs biens pillés ou brûlés. 

Armes : Désinopleà la fleur dé lis d'argent. 

Devise : A moi, Mortemer. 

Couronne de marquis. 

Supports : Deux lions armés et lampassés. 

C'est à cet écu que font allusion certaines 
expressions des inscriptions qui concernent cette 
famille. 

Il faut le savoir aussi pour expliquer les disti- 
ques suivants qu'on trouve dans les archives de 
cette maison : 

« Roma dédit civis servati prœmia quercum, » 
« Servati régis Francia lilia dat. » 
Claricii quoties régalent in stemmate fiorem 
Regia majorum dictoque et acta irdent. 
Regales animos regalia stemmata signant ; 
Clarieio nullum est stemmate nobilius. 
Regia Clariciœ merito sunt lilia genti* ; 
Regia regali in stemmate facto vides. 

N'est-ce pas parce que les de Clercy ont toujours 
été de fidèles défenseurs de leur roi qu'ils ont 
reçu pour armes un tleuron des armes royales ? 

A la bataille de Bouvines, le roi Philippe-Au- 
guste fut sauvé par trois chevaliers qui se dévouè- 
rent pour lui ; en récompense, il leur donna à 
chacun une des fleurs de lis de son écusson. On a 
conservé le nom des trois chevaliers, et parmi eux 
un Clercy. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Clercy (Henri, C le dé), château de Der- 
chigny, près Dieppe (S.-Inf.),marié à Marie 
Lemoyne d'Aubermesnil. 



139 — 



HO — 



Enfants : 1° Vivien, marié à M 1Ie Estan- 
CELin, dont un fils. 
2° Jules, ingénieur. 

3° Marguerite, mariée à M. de Beaunay. 
4° Alix, religieuse duSacré-( !œur,à Paris. 

CLERMONT-GALLERANDE {de). 

En Anjou, maison divisée en diverses branches, 
et qui tire son nom d'un bourg situé dans cette 
province, près de la Flèche. 

La filiation de cette maison remonte à Louis de 
Clermont, fait chevalier de Tordre du Croissant 
l'an 14i8, au temps de son institution, par le roi 
René de Sicile, duc d'Anjou, dont il était cham- 
bellan, et mourut avant 1477 en laissant postérité 
de Marie Malet. 

C'est en faveur de Georges, premier du nom, 
quatrième degré, seigneur de Clermont, marquis 
de Gallerande, que les seigneuries de Clermont, 
Marnis, Prince, Luché, Moreil, le Plessis-Alloin, 
le Plessis-Marchais, furent unies et érigées en 
marquisat, par lettres d'août 1576 et registrees au 
parlement. 

La seconde branche de Loudon et de Gallerande 
a pour auteur Louis de Clermont, baron de Méru, 
troisième fils de Henri, premier du sixième degré 
de la première branche, né en 1622, qui épousa l'hé- 
ritière de la maison de Loudon dont il eut deux 
enfants. L'ainé, Charles-Léonor de Clermont, 
marquis de Clermont et de Gallerande, baron de 
Méru, de Loudon, etc., qui continua la descen- 
dance et N..., dit le chevalier de Clermont, tué à 
la bataille de Nerwinde le 29 juillet 1693. 

Le fils aîné de Charles, Pierre-Gaspard, marquis 
de Clermont-Gallerande, seigneur de Loudon, de 
Méru, etc., né en 1682, fut successivement mestre 
de camp d'un régiment de dragons de son nom, 
puis mestre de camp réformé dans le régiment 
royal, capitaine des gardes de feu Charles de 
France, duc de Berry, par lettres du 27 janvier 
1711, chevalier de Saint-Louis, brigadier des ar- 
mées du roi à la promotion du l'' 1 ' février 1719, 
capitaine des gardes de Louis d'Orléans, duc de 
Chartres, gouverneur de Dauphiné en 1719, reçu 
chevalier des ordres de Notre-Dame du Mont- 
Carmeletde Saint-Lazare de Jérusalem le 22 mars 
1722, institué bailli de Dôle au mois de mai sui- 
vant ; premier écuyer du duc de Chartres, devenu 
duc d'Orléans, reçu chevalier des ordres du roi le 
3 juin 1724, nommé mestre de camp, lieutenant du 
régiment de dragons d'Orléans, au mois de juillet 
1726, maréchal de camp le 20 février 1734, lieute- 
nant-général des armées du roi, le 1er mars 1738, 
gouverneur du Neuf-Brisack en mars 1743, et 
commandant pour le roi dans le pays d'Aunis, 
en 1748. Mort le 27 octobre 17ôi;. il avait épousé, 
le 7 avril 1706, Gabrielle-Françoise d'O, qui l'ut 
nommée, le 17 août 1711». dame de compagnie de 
Françoise-Marie de Bourbon, légitimée de France, 



duchesse d'Orléans, dont elle fut faite dame d'a- 
tours. 

Elle ne laissa qu'un enfant mort en bas âge, 
Louis-Georges-Hippolyle, et une fille. Cette bran- 
che se continua par Armand-Henri de Clermont, 
troisième petit-fils de Louis de Clermont, auteur 
de ladite branche. Elle s'est continuée jusqu'à nos 
jours. 

Les autres branches de cette famille sont : 

1° Celle des seigneurs de Clermont-d'Amboise, 
barons de Bussi, éteinte en 1727 ; 

2° Celle de Clermont , seigneurs de Saint- 
Georges, etc. : 

3° De Clermont, marquis de Benel, sortie de 
celle des seigneurs de Saint-Georges. 

Armes : De Clermont-Gallerande : D'azur, à 
trois chevrons d'or, celui du chef brisé. 

De Clermont-d'Amboise (la dernière) : Ecartelé : 
aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or, le pre- 
mier brisé: aux 2 et Sépale d'or et de gueules de 
six pièces. 



CLERMONT-TONNERRE (de). 

Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er, 
col. 887 et 888. 



REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>', duc de 
Clermont-Tonnerre, né à Paris le 17 dé- 
cembre 1842, fils du duc Gaspard-Louis- 
Airaé (né le 15 mars 1812, décédé le 19 
juillet 1889) et de sa première femme Cécile,, 
née de Clermont-Montoison (née en 1814, 
mariée le 14 octobre 1834, décédée le 5 dé- 
cembre 1847), succéda à son père; ancien 
secrétaire d'ambassade, marié à Paris le 
5 août 1868, à Françoise-Béatrix de Mous- 
tier, née le 5 décembre 1847, fille de Lionel, 
marquis de Moustier et deFanny, née com- 
tesse de Mérode. 

Enfants : 1) Aimé-François-P hilibert 
de Clermont-Tonnerre, né à Glisolles le 
29 janvier 1871 ; 2) Mixrie-Renée- Françoise 
de CLermont-Tonnerre, née à Paris le 5 
mai 1885. 

Sœur 

Anne-Marie- Mêlante, née à Paris le 13 
janvier 1817; mariée à Paris le 28 avril 
1870, à Amédée, marquis de Lur-Saluces 
(décédé le 2 octobre 1849). Paris, rue de 
riJniversité, 28, et Filhot, pat- Sauterne (Gi- 
ronde). 



— lii - 



— 142 - 



Belle-mère 

Duchesse douairière, Marie Jeanne-Léon- 
tine, née de Nettancourt-Vaubecourt, née à 
Nancy le 2 décembre 1834; mariée à Paris 
le 31 janvier 1857. Paris, rue de l'Univer- 
sité, 11. 

Frères du père 

1° Gaspard, vicomte de Clermont-Ton- 

nerre (né le 27 octobre 1816, décédé le 24 
juin 1819); marié le 28 juin 1815, à Sophie 
de Guignard de Saint-Priest (née en 1821. 
décédée le 27 juin 1883). 

Enfants : a) A une - Georges -Henri , 
prince romain de Clermont-Tonnerre 
ititre conféré par bulle papale de 1823, à 
son oncle Jules de Glermont-Tonnerre (né 
en 1813, décédé le 8 décembre 1819), né à 
Paris le 9 août 1816. Pau (Basses-Pyrénées): 
b) Isabelle-Chàrlotte-Sophie, née à Glissoles 
le 6 mars 1819; mariée à Paris le 6 juin 
1873, cà Henri, comte d'Ursel (décédé le 9 
septembre 1875. Bruxelles. 

2" Aynard , comte de Clermont-Ton- 
nerre (né le 2 septembre 1827. décédé le 

11 janvier 1884); marié à Ancy-le-Franc le 

12 août 1856, à Victoire-Marie-Louise-Ga- 
brielle de La Tour du Pin-Ghambly de la 
Charce, née à Radepont le 27 juin 1836. 
Paris, avenue de Villars, 7. 

Enfants : a) Aimé-C harles-Eenvi de Cler- 
mont-Tonnerre, né à Paris le 6 juin 1857, 
capitaine au 10 e régiment de cuirassiers. 
Lyon et Paris, rue de Yarennes, 45; marié 
à Paris le 4 avril 1883 à Gabrielle de Cossé- 
Brissac, née le 12 avril 1857, dont : 1) Ma- 
rie-Joseph - Victor-Ferdinand-.4 >/?mr<i de 
Clermont-Tonnerre, né a Mourmelon le 
22 mars 1884; 2) Marie-Joseph-Gharles- 
Aimé-Jean de Clermont-Tonnerre. né à 
Mourmelon le 16 juin 1885; 3) Marie Gé- 
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<? de Cler- 
mont-Tonnerre. née à Saumur (S.-et-L.) 
le 21 novembre 1886. 

b) Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe de 
Clermont-Tonnerre. née à Fontainebleau 
le 13 juillet 1860, mariée, à Achy (Oise), le 
10 octobre 1883, à Humbert, marquis de 
La Tour du Pin-Gouvernet. Paris, avenue 
Duquesne, 32. 

c) 2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne de 



Clermont-Tonnerre, née à Paris le 9 juin 
1866. 

d) Pierre-Louis-Msœie de Clermont- 
Tonnerre, né à Paris le 17 août 1870. 

Frère du bisaïeul 

François-Joseph, marquis de Clermont- 
Tonnerre. né le 11 janvier 1726, décédé 
le 1 er mai 1809 ; marié en deuxièmes noces 
à Marie-Louise de Guilloteau de Montus- 
son, née en 1758, décédée le 20 novembre 
1845. 

Fils : Aurore- André, comte, depuis mar- 
quis de Clermont-Tonnerre, né le 14 jan- 
vier 1799, décédé le 21 janvier 1878 ; marié 
à Victoire Guyot (née le 20 janvier 1827, 
décédée le 3 septembre 1859). 

Enfants : a) Marie- Louise-Blanche de 
Clermont-Tonnerre, née à Yerneuil le 
31 octobre 1856; mariée, à St-Mihiel, le 
27 novembre 1878, à Raoul, Y te Ciiandon de 
Briailles. Epernay (Marne) ; b) Marie- 
André- 6r#spard-Elie, marquis de Cler- 
mont-Tonnerre, né au château de Verneuil 
le 2 décembre 1857, capitaine au 159 e régi- 
ment d'infanterie à Briancon ; marié, àBoucq 
le 1 er mars 1889. à Henriette Piat de Bratx. 
née à Metz le 12 août 1862, fille de Charles- 
Gabriel, B on Piat de Braux et de Thérèse- 
Louise des Robert, dont : Marie-Louise de 
Clermont-Tonnerre, née à Boucq le 30 
mars 1891. 

COGNETS (des). 

D'après une tradition de famille, le fondateur 
de la maison des Cognets, des Gougnets et quelque- 
fois des Coignets, serait venu, au retour de la pre- 
mière croisade, s'établir en la paroisse du Plurien, 
dans un lieu auquel il donna le nom des Cognets 
ou Gonher, mot qui en langage celtique veut 
dire prince hardi (Gon, prince; her, hardi). «Jue 
cette prétention soit fondée ou non, il n'en est 
pas moins vrai qu'un Guillaume des Cognets 
ligure comme témoin, en 1158. (Dom LobineaU, 
Hist. de Bretagne, t. II, p. 300, année 1158.) 

Un arrêt de la Chambre des reformations, du 
11 décembre 1008, reconnut aux membres de la 
famille des Cognets la qualité de nobles d'an- 
cienne extraction. 

François-Jean des Cognets fut abbé de Saint- 
Jacut de 1510 à 1520, date de sa mort. (Dom Tail- 
landier, Hist. ecctés. et civile de la Bretagne, 
faite en M.DCC.LVI). 

René-Sébastien des Cognets de Correc, dernier 



— 143 — 



144 — 



abbé de Saint-Méen, chanoine de Quimper, grand 
archidiacre de Gornouailles, vicaire général du dio- 
cèse, mort à Quimper le 1 er avril 1791, Agé de G8 ans. 
Il devint conseiller au parlement de Paris en 1784. 
(Voir Hist. de la Persécution religieuse dans les 
diurèses de Quimper et de Léon, par l'abbé Thé- 
phany.) 

Parmi les membres qui ont siégé aux états de 
Bretagne dans Tordre de la noblesse depuis 1736, 
nous trouvons : 1736, des Gognets de l'Hôpital 
de La Villeroger ; 174-2, des Gognets des Hayes ; 
1746, des Gognets de La Villerault ; 1752, des 
Cognets de Correc; 1756, des Gognets de La Ville- 
tréhen. 

Toussaint des Gognets de Correc, lieutenant des 
maréchaux de France au département de Carhaix, 
de 1693 à 1710. 

Toussaint-Michel des Gognets de Correc, lieute- 
nant des maréchaux de France en 1720. 

Pierre-Toussaint-Jean-Marie des Gognets de 
Correc, chevalier de Saint-Louis en 1815. 

Louis-Michel-Marcellin des Cognets de Correc, 
chevalier du Lys, le 11 octobre 1814. 

Il n'existe plus que deux branches portant le 
nom des Cognets : la branche de Gorrec-Kerdréo- 
ret et la branche dite de Pordic. Ces deux bran- 
ches ont pour auteur Jean des Cognets, chevalier, 
seigneur de La Roncière qui, le 29 juin 1G5'i, 
épousa Renée-Marie de Suasse. Ce mariage fit en- 
trer dans la famille des Cognets la terre de Cor- 
rec, cours de haute justice, en Laniscat. 

Armes : De sable à la croix cV argent récroiset- 
tée, potencée, contrepotencée, cantonnée de qua- 
tre molettes d'argent. 

Couronne de marquis (sceau de Toussaint clés 
Cognets de Correc 1710. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Cognets de Correc (Casimir-Guy-Jo- 
seph-Germaindes), chef de la branche aînée, 
né à Kerdréoret, en Plougouven, le 4 jan- 
vier 1851, receveur de l'enregistrement à 
Bannalec (Finistère), marié, le 9 février 
1874, à Emilie-Henriette-Eléonore Le Fo- 
restier de Quillien; dont : a) Joseph-Emile- 
Casimir-Marie, né le 18 novembre 1871 à 
Irvillac; b) Casimir-Emile-Marie-Joseph, né 
le 30 janvier 1876; c) Casimir-Théodore- 
Marie, né le 2 janvier 1878; d) Charles- 
Louis-Marie, né le 26 septembre 1879; 
é) Marie- Antoinette-Esther-Emilienne, née le 
22 décembre 1885. 

Rranghe cadette, dite de Pordic 
Cognets de Correc (M me V ve Léonce 



des), née Le Fer de Chantelou, aux Ro- 
zais, en Saint-Servan. 

C. de C. (M me V ve Jean-Louis des), à 
Tréguier. 

C. de C. (M ,ne V ve Pierre des). 

C. de C. (M lle Hyancinthe des). 

C. de C. (Jean des). 

C. de C. (Louis des), époux de M 11 " O'Roch, 
Paul et Henri. .Marie et Adèle, Pierre, 
Louis, Marie, Eugénie et Madeleine des 
Cognets. 

Cette branche a pour auteur un fils cadet 
de Jean des Cognets et de Renée-Marie de 
Suasse, dame de Correc, dont le flls aîné fut 
Toussaint des Cognets de Correc, continua- 
teur de la branche aînée des Correc. 

COLIGNY (dé). 

Voy. pour l'historique de cette maison, le tome 1er, 
col. 900 et 1909. 

Un Pilléot de Coligny, se disant comte de 
l'Empire romain, émigra au commencement de la 
Révolution, rentra en France après le 9 thermidor 
an II, et s'établit à Romainville, près de Paris, où 
il se mit à fabriquer de la fausse monnaie d'or et 
des assignats. Poursuivi pour ce crime, il quitta 
de nouveau la France et passa successivement en 
Allemagne, en Italie et en Suisse; puis voulut re- 
venir à Paris où il fut saisi par la police, et 
condamné à mort le 1(3 janvier 1799, comme 
émigré. 

COLLIN DE L'HORTET. 

L'un des chefs de la famille figure dans une 
charte de Nymocium en 1249, parmi les gentils- 
hommes qui accompagnèrent saint Louis à la 
septième croisade, ainsi désigné : Simon Collin 
(Bretagne). 

Au xvi e siècle, une branche passa en Anjou : 
Jean Collin était, en 1540, bailli du comté de 
Beaufort; son petit-fils, François Collin, fut, en 
1589, pourvu d'une charge de conseiller au parle- 
ment de Bretagne; il était (dit Moréri) d'une fa- 
mille qui eut plusieurs membres illustres dans la 
robe. 

Un de ses parents, Jacques Collin, aumônier, 
secrétaire des commandements du roi Fran- 
çois le, abbé de Saint-Ambroise de Bourges, 
d'Olivet et d'Issoudun, établit sa nièce en Berry 
où son patronnage était tout puissant. 

Elle était veuve et avait deux enfants. C'est 
alors que son fils Pierre Collin, seigneur de l'Hor- 
tet, de Chambort, de Laminière, de la Nograis, de 
Vernais, etc., né en 1520, rendit hommage au duc 
de Montpensier le 14 mars 1576 pour la seigneurie 
de Chambort, etc. 



145 — 



— 146 



Son fils Claude fut conseiller du roi en l'élection 
du Blanc. 

Le second fils de Claude Collin de l'Hortet, de 
Laminiére, etc., était capitaine sous les ordres du 
duc d'Épernon, et rendit, en cette qualité, des ser- 
vices à la cause royale, et reçut à ce sujet une 
lettre de félicitations de la reine régente Anne 
d'Autriche. 

La généalogie se poursuit ensuite, sans inter- 
ruption, en deux branches : celle des de l'Hortet, 
et celle des de Laminiére ; les membres furent 
tous, jusqu'à la Révolution, conseillers ou prési- 
dents de l'élection du Blanc, en Berry, ou bien 
officiers dans l'armée. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent, 
chargée de trois étoiles de sable. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Collin de L'Hortet (Olivier), veuf de 
Clémence de la Salle. Résidence : château 
du Thoureau, près Montmorillon (Vienne). 

Enfants : a) Maurice, marié le 4 décem- 
bre 1895 à Thaïs de L'Espinay; b) Antoi- 
nette. 

Voy. Collin de Laminiére, t. I, col. 904. 

COMBES (de). 

(Languedocet Comminges). 
Cette maison a été anoblie, 
à la fin du xiv e siècle, en la 
personne de Jean de C... La 
perte partielle des archives 
de la famille n'a permis de 
dresser une généalogie sui- 
vie qu'à partir du xvie siècle. 
On sait seulement qu'au xv e 
siècle ses auteurs vivaient à 
Montpellier, dans le Lan- 
guedoc, et qu'ils ont fourni 
à cette cité, avant 1558, des 
premiers consuls qu'il est 
parfois difficile de distinguer des consuls apparte- 
nant à la famille de Combes de Montagut — au- 
jourd'hui éteinte. 

Pendant les guerres de religion, au moment de 
la Michelade, massacre des catholiques nîmoispar 
les protestants, Bertrand de Combes quitta Mont- 
pellier et alla s'établir à Mauléon de Barousse 
(Comminges) où il fit souche. Ses descendants 
s'établirent en dernier lieu à Loures, auprès de 
saintBertranddeComminges, et furent, de père en 
fils, magistrats royaux, soit à la sénéchaussée des 
Quatre-Vallées (siège de Barousse), soit exception- 
nellement à la vicomte de Nébouzan (siège de 
Saint-Gaudens). Deux servirent dans les gardes 
du corps de Louis XVI : 1° Jean-François de 




Combes, chevalier de Saint-Louis, seigneur de 
Saint-Thomas, en dernier lieu capitaine de cava- 
lerie, qui a fait souche ; 2° Etienne, mort sans 
postérité, pendant la Révolution, les armes à la 
main. Gabriel de Combes, chevalier de la Légion 
d'honneur, chef de division au ministère de la 
maison du roi Louis XVIII en 1821, 1822, 1823, 
avait dans son service la maison civile et le garde- 
meuble de la couronne. Enfin, Armand de Combes, 
directeur des contributions directes du Rhône, 
chevalier de la Légion d'honneur, est mort à Lyon 
le 5 mai 1869. 

Armes : De gueules, à une tulipe d'argent, 
accompagnée en chef d'une croisette patlée de 
même; au soleil d'or, mouvant de l'angle dexlre 
du chef. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Combes (Marie-Léon-Louis de), avocat à 
la Cour d'appel de Lyon, docteur en droit, 
magistrat démissionnaire en 1880, auteur 
d'ouvrages de recherches historiques sur 
la Bresse, 16, rue Victor-Hugo, à Lyon ; 
marié, le 23 octobre 1882, à Hélène Marrast. 

Enfants : a) Marie-Armand-Joseph, né 
le 6 février 1884; ô)Marie-Gabrielle-Louise, 
née le 16 février 1885; c) Marie-Gabriel- 
Henri, né le 13 février 1887. 
Branche cadette 

1° Combes (Aymard-François-Armand- 
Nicolas-Gabriel de), rédacteur au Petit 
Journal, rue de Douai, 22, Paris. 

2° C. (Louise-Eulalie-Marie de), demeu- 
rant à Tarîtes; 

3° C. (Louise-Henriette- Jeanne de), de- 
meurant à ïarbes. 

Autre branche 
La descendance de Jean-François de Combes, 
seigneur de Saint-Thomas, après avoir vécu long- 
temps àGabarret (Landes), a acheté dans le Gers 
le château de Labatut, près Sainte-Christie, qu'elle 
possède encore. 

COQUET (de). 

En Guyenne, famille noble qui subsiste dans 
trois branches. 

La première a pour auteur Charles-François de 
Coquet de la Boche, seigneur de Moutbrun, etc., 
né le 7 mars 1713, fit hommage le 11 janvier 1754 . 
au bureau du domaine du roi en Guyenne, des 
biens nobles situés dans les paroisses de Montbrun 



— 14/ 



— 148 — 



et de Saint-Gyr. Il épousa, le 7 juin 1741, Fran- 
çoise de Gasguet de Clermont dont il eut deux en- 
fants; l'aîné fut reçu page de la grande écurie du 
roi le 16 mars 1757. 

La seconde branche commence à Alexandre de 
Coquet, écuyer, seigneur de Sain t-Lary, qui obtint 
le 8 avril 1721 un arrêt du Conseil d'État du roi, 
par lequel il fut déchargé du payement du droit 
de franc-fief, sur la représentation qu'il avait faite 
des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1558. 
11 a épousé Jeanne d'Augis, dont postérité. 

Enfin, la troisième branche, qui a pour auteur 
Jean-Vincent de Coquet, fut maintenue dans sa 
noblesse par ordonnance de l'intendant de Bor- 
deaux et laissa de Jeanne de la Ville, deux enfants. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en pomie d'un coq de même, crête fit barbé de 
gueules; et un chef cousit de gueules, chargé de 
trois étoiles d'argent. 

CORBIER (de). 

La famille de Corbier est orig'naire du Limou- 
sin et s'est répandue dans la Marche. 

Le berceau de la famille est le bourg de Cor- 
bier, canton de Lubersac (Gorrèze). Ce bourg for- 
mait avant la révolution le chef-lieu d'une pa- 
roisse, réunie à celle de Saint-Pardoux, qui porte 
actuellement le nom de Saint-Pardoux-Gorbier. 
Corbier avait un prieuré et était le chef-lieu d'une 
seigneuiie importante. Le château était bâti sur 
les bords du Haut-Vézer. La famille est connue 
depuis 1073. Le cartulaire de l'abbaye de Vigeois 
fait connaître que le terrain sur lequel furent 
bâtis l'église et le bourg de Corbier fut donné par 
Guy de Corbier à cette époque... « Wido de Gor- 
beiïo dédit et concessit Deo et sancto Petro Vo- 
gissi, pro salute anime sue, terrain ubi ecclesia 
et burgus de Corberio edificatus est... » (Cartu- 
laire de Vigeois, manuscrit latin à la Bibliothèque 
nationale, page 36; a été publié). 

Les cartulaires des abbayes des environs : Vi- 
geois, Uzerche, Le Glaudier, constatent par cle 
nombreuses chartes l'existence de cette famille à 
partir de l'origine de la féodalité. Chartes de 1140, 
1158.. 1261, 1278, 1299, 1381, 1390, etc. La terre de 
Corbier a été possédée par la famille jusqu'à la 
Révolution. 

La branche aine de la famille se fixa, au siècle 
dernier, dans la Marche et a possédé la baronnie 
de Pontarion, chef-lieu de canton de la Creuse, 
(lette branche s'est éteinte à Toul en Lorraine au 
cninmencement de ce siècle. La filiation suivie de 
la famille est établie depuis 1810 environ. 

11 existe d'autres familles de ce nom en Poitou 
et en Périgord, mais il ne semble pas que l'origine 
soit ia même. 

Armes : Ecartelé : aux 1 et \, d'azur, au be- 
saul d'or; aux 2 et 3, coupé d'or et de gueules. 

Couronne de comte. 



Devise (d'après le légendaire de la noblesse 
de France, par le comte de Bessas de La Mégie) : 
Miserere met Deus. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 
Première branche 
1° Corbier (Joseph de) ; 
2° C. (François de), tous deux lits de 
Charles, décédé en 1877. 

Deuxième branche 

Corbier (Luc de), fils de Jean-Baptiste- 
Prosper, propriétaire du château de Roffi- 
gnac, commune de Lubersac (Corrèzej. Con- 
servateur des hypothèques, à Vitry (Marne). 

Preuves : Notice généalogique sur la famille de 
Corbier, par Théodore Courtaux, 1888 (Bibliothè- 
que nationale.) Nobiliairedu diocèse de Limoges, 
par l'abbé Nadaud. ^oir Corbier. Histoire de la 
Chartreuse du Glaudier, par un religieux de la 
maison, 1886, pages 42 et 48. Annales manuscri- 
tes cle Limoges, dites manuscrit de 1638, page 357, 
note 4. Histoire de la vicomte cle Limoges, par 
Marvaud, vol. II, page 267. La vicomte de Limo- 
ges, par Clément-Simon, page 41, note 1. Saint. 
Allais, vol. VII, page 386, vol. XIV, page 359. Laine. 
A rrhive de la noblesse. Article de Corbier. Ar- 
ticle Grainde Saint-Marsault, page 33. De Cour- 
celles. Histoire des pairs de France, tome V, 
Article Lur-Saluces, page 12. 

Des dossiers importants se trouvent à la Biblio- 
thèque nationale, cabinet des titres, vol, 282 et 
carrés de d'Hozier, vol. 201. Nouveau d'Hozier au 
mot Corbier, dossier n° 2,081. Archives natio- 
nales. Becueil du certificat concernant la page de 
la grande écurie, registre 0957 f. 117 — 0954. 
B 111, 68, 73. 

Le Bulletin héraldique de France a publié 
un abrégé de la notice de M. Courtaux. Voir Dic- 
tionnaire de la Haute-Marche, par A. Tardieu. 

CORDAY. 

Nous avms été induit en erreur en indiquant 
au tome 1er, col. 924, le nom de Charlotte Corday 
avec la particule. 

Cette courageuse femme s'appelait Marie-Anne- 
Charlolte Corday et était fille de Jean -François 
Corday et de Charlotte Godier. Elle était née à 
Saint-Saturnin, près de Séez (Orne). Elle descen- 
dait, par les femmes, de Pierre Corneille, ce qui 
constituait une bien autre noblesse que celle que 
les intéressés ont cherché à lui attribuer. 

CORDES (de). 

l'a mille originaire du Limousin qui a produit 
des hommes remarquables dans les lettres et la 
magistrature. 

Jean de Cordes, chanoine de Limoge», en 1570, 



— 149 — 



— 150 



forma une collection choisie de bons livres qui fut 
vendue, après sa mort, au cardinal Mazaiïn. 11 
a publié divers ouvrages d'histoire de grande va- 
leur. 

Denis de Cordes fut conseiller au Châtelet. 
C'était le modèle du parfait magistrat. Il mourut 
à Paris en 1643 ; la maison de Saint-Lazare est en 
partie l'ouvrage de sa charité. 

Armes : D'or, à cinqfasces ondées d'azur. 

COSSÉ-BRISSAC (de). 

Voy. pour l'historique de cette maison letome I er , 
col. 939 et suiv. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de Cossé. 
duc de Brissac. né à Paris le 12 février 
1868. fils de Roland, marquis de Brissac 
(né le 23 octobre 1843, décédé le 6 avril 
1871), succéda à son grand-père, le dixième 
duc Timoléon (né le 13 mai 1813, décédé 
le 11 septembre 1888); lieutenant au 5 e ré- 
giment de chasseurs à Rambouillet, marié 
à Bruxelles, le 7 novembre 1894, à Mathilde 
de Grussold'Uzès, née le 4 mars 1875. 

Sœur. 

Marguerite-Constance-Marie-D/rme, née 
à Paris, le 19 décembre 1869; mariée à 
Paris, le 4 janvier 1887, à Ernest, prince 
de Ligne. 

Mère. 

Marquise Jeanne - Marie - Eugénie . née 
Say, mariée le 25 avril 1866; remariée le 
10 juin 1872 à Chrétien-René-Marie, vi- 
comte de Trédern. — Résidence : 14, place 
Vendôme, à Paris. 

Frères du père. 

1. Augustin-Marie- J/a^Wce , comte de 
Cossé-Brissac, né à Brissac, le 7 novembre 
1846, chef d'escadron. — Résidence : Paris, 
rue Mesnii, 3; marié à Paris, le 5 janvier 
1874, à Jeanne Marrierde Boisdhyver. 

Fils : a) ifene-Marie-Timoléon, né à 
Fontainebleau le 12 octobre 1874; b) Jean- 
Marie-Henri, né à Bordeaux le 6 novembre 
1879. 

2. Joseph -Gustave -Pierre, comte de 
Cossé-Brissac, né à Paris le 28 décembre 
1852, secrétaire d'ambassade en disponibi- 
lité. — Résidence : Paris, rue Dumont- 
d'Urville, 39; marié à Paris, le 19 juillet 



1886, à Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse 
Seillière, née à Paris le 15 avril 1867. 

Frère consanguin du grand-père. 

Artus. comte de Cossé-Brissac (né le 
1 er novembre 1829, décédé le 22avril 1890); 
mari*' 1 , le 18 mai 1859, à Alix-Mario de 
Walsh-Serrant (née en 1830, décédée le 
22 janvier 1895). 

Filles : a) Marie-Àugustine-Elisabeth, 
née le 21 février 1860; mariée à Bruslé, 
baron de Valsuzenay ; b) Lomse-Elisabeth- 
Jeanne-ïhérèse, née le 21 juillet 1861 ; ma 
riée à Paris, le 27 juin 1883. à Renaud, 
comte de Moustier. Paris, rue de Gre- 
nelle, 85. 

Frères du bisaïeul 

1. Charles, comte de Cossé-Brissac (né 
le 29 mars 1776. décédé le 30 avril 1820); 
marié en 1797 à Anne du Cluzel (décédée 
le 30 janvier 1850). 

Fils : Charles de Cossé-Brissac. marquis 
de Cossé (né le 11 avril 1800, décédé le 
25 avril 1881 ^ ; marié, le 17 janvier 1833, 
à Marie-Antoinette, comtesse douairière (Fré- 
déric, décédé le 4 novembre 1830) de MÉ- 
rode, née du Cluzel (décédée le 28 octobre 
1869) dont : ^^orne-François de Cossé- 
Brissac, marquis de Cossé. né le 1 er jan- 
vier 1834 (Paris); marié: 1° le 24 octobre 
1857, à Charlotte de Gontaut-Biron (décédée 
le 12 octobre 1873); 2° en juillet 1883, à 
Emily Spensley, — Enfants : a) du pre- 
mier lit (1 Charles de Cossé-Brissac (né 
le 10 septembre 1859, décédé le 8 juin 1892 1; 
marié à Paris, le 4 juillet 1891, à Charlotte 
de Biencourt, Paris, rue de Chaillot, 81 ; 
b) du second lit (2 Anne-Marie-Antoinette 
de Cossé-Brissac, née à Paris le 1 er juillet 
1884; (3 Eugène-Marcel de Cossé-Bris- 
sac. né le 14 septembre 1886. 

2. Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo- 
léon de Cossé, comte de Brissac (né le 
3 juillet 1793, décédé le 22 avril 1870); ma- 
rié, le 27 octobre 1817. à Henriette de 
Montmorency-Tancaryille (née le 28 août 
L798, décédée le 22 septembre 1860). 

Enfants : 1. Henri de Cossé, comte de 
Cossé-Brissac, prince de Robecb (né le 
i:', août 1822. décédé le 6 août 1887); marié 
le 26 avril 1851 à Loxxise-MSLriQ-Malhéa de 



— 151 — 



— 152 — 



Jean de Robiag, née en 1830. Paris, rue 
Saint-Dominique, 119, dont : (1 Louis 
Henri-Marie-Timoléon de Cossé, comte de 
Cossé-Brissac, prince de Robech, grand 
d'Espagne de première classe, né à Paris le 
21 août 1852, lieutenant d'infanterie de 
marine. Paris, rue Saint-Dominique, 119; 
(2 CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide de 
Cossé, comte de Cossé-Brissac, né à Pa- 
ris, le 18 janvier 1856. Paris, rue Saint-Do- 
minique, 119; marié à Paris, le 6 juillet 
1881 à Jeanne de Pértjsse des Gars, née le 
14 novembre 1868, dont: à) Marte-Jeanne- 
Henriette-Elisabeth de Cossé-Brissac, née 
à Brumare(Eure), le 8 juillet 1884; (fi Em- 
manuel - Henri - Jean - Marie - François de 
Cossé-Brisssc. né à Paris, le 6 mai 1888; 
(c Jean - Paul - Timoléon - Marie- Joseph de 
Cossé-Brissac, ne à Paris, le 7 août 1892. 
(3 Aime-M&ne-IIenriette de Cossé-Bris- 
sac. née à Paris, le 8 juin 1865; mariée à 
Paris, le 30 avril 1888, à Guy de Durfort- 
Givrac, duc de Loroe. 

2. Mâvie-Berthe de Cossé-Brissac. née 
à Paris, le 17 septembre 1825; mariée à 
Paris, le 29 mai 1849, à Emile, comte de 
Robien (décédé le 19 juin 1861.) 

3. Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?( r / 
de Cossé. comte de Brissac, né à Paris, le 
17 décembre 1826. Paris, rue de Varenne, 
45 ; marié à Paris, le 15 juillet 1852, à Ca- 
roline du Boutet, née à Maranville le 15 
avril 1833, dont: 1) Marie-Emmanuel-Ghris- 
tian-Charles, comte de Cossé-Brissac, né ;i 
Paris le 14 mai 1863. Paris, rue de Varonne, 
45; marié à Paris, le 9 juillet 1884, à Lau- 
rence de Mandat-Grancey, née à Dole le 
21 lévrier 1867, dont: a) Marie-Timoléon- 
Eugène - Fernand - Emmanuel -Henri do 
Cossé-Brissac, né à Grépan le 15 décembre 
1885; b) Marie Anne-Louise-Laurence-Ma- 
deleine- Rhingarde - Alphonsine- Françoise 
de Cossé-Brissac, né à Grépan le 26 mai 
1887 ; c) Marie- Artus- Aimable - Charles - 
YY&xiço'\s-Georges de Cossé-Brissac, no le 
29 janvier 1889. 

(2 Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle de Cossé- 
Brissac, née le 7 juillet 1854; mariée à 
Paris le 3 juin 1871, ;i Théodore, comte de 
Gontaud-Biron, capitaine de cavalerie de 
l'armée territoriale. 



(3 Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^ de 
Cossé-Brissac, née h Paris le 11 avril 1S57; 
mariée à Paris le 14 avril 1883, à Charles- 
Henri , comte de Clermont-Tonnerre. 
Montpellier. 

Frère du trisaïeul 

François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon (né 
le 1 er septembre 1749, décédé le 27 mai 
1S03); marie à Marie- Adélaïde-Camille de 
La Forest d'Armaillé. 

Fils : Artus de Cossé-Brissac. comte de 
Cossé (né le 3 janvier 1790, décédé le 6 
mars 1857); marié à Antoinette de Sainte 
Aldégonde (décédée le 7 juin 1874), dont : 
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille de Cossé-Bris- 
sac. mariée à Paris le 9 mai 1843, à Amé- 
dée de Pérusse, comte des Cars. 

COSSERON DE VILLENOISY. 

François Gosseron, d'une ancienne famille ori- 
ginaire de Normandie, fut nommé comme no- 
table, échevin delà ville de Paris, le 16 août 1789; 
il prêta serment, en cette qualité, entre les mains 
de S. M. Louis XVI. Le 7 septembre suivant, par 
l'exercice de cette charge, il acquit la noblesse 
pour lui et ses descendants; il s'occupa avec fruit 
de l'administration, et a rédigé un grand nombre 
de mémoires sur des objets d'utilité publique ; plu- 
sieurs ont été suivis : ses vues sur les subsistances 
et les approvisionnements ont été adoptées; en 1788, 
il eut l'honneur d'être nommé par le roi, son 
commissaire près l'assemblée du Tiers-État, tenue 
aux Enfants-Rouges; il justifia ce témoignage de 
confiance en refusant la présidence qui lui fut 
offerte de cette assemblée, s'il renonçait à son 
titre de commissaire; il ferma son procès-verbal 
au milieu des clameurs et des dangers. 

Il mourut en laissant deux fils. 

Armes : D'azur, au vaisseau équipé cV or ; au 
chef cousu de gueules^ chargé d'un lésant d'or, 
accosté de deux cosses de même. 

L'écu timbré d'un casque doré de profil orné de 
ses lambrequins. 

COSTA DE BEAUREGARD. 

La notice insérée au tome 1er, col. D'il et 942, 
doit être rectifiée et complétée comme suit : 

1° Jean-BaptistelV, né le l p '' novembre 1056, etc., 
puis marquis de Saint-Genix, incorporé à Beaure- 
gard en titre de marquisat, par lettres patentes 
du 20 janvier 1700. passe par ces mêmes lettres 
patentes la concession du litre de marquis Costa 
de Saint-Genix de Beauregard à ses descendants 
mâles et femelles. 

Il est donc à remarquer dans ces lettres patente 



— 153 



— 154 — 



que la concession du titre de marquis Costa de 
Saint-Genix de Beauregard est concédée au prési- 
dent Jean-Baptiste pour lui « et ses descendants 
mâles et femelles, droits et cause ayants qui pour- . 
ront, dès à présent, prendre le nom et titre de mar- 
quis Costa de Saint-Genix de Beauregard ». (Cette 
concession est de Victor-Amédée et déposée aux 
archives piémontaises de Turin, section III). 

On voit donc que par cette concession tous les 
membres de la famille ont le droit (hommes et 
femmes), de porter le titre de marquis ; 

2° Jean-Baptiste IV, de qui vient le titre de 
marquis, doit être placé avant Joseph-Alexis- 
Barthéleniy, car il est une des illustrations de la 
famille. 

Jean-Baptiste IV. né le 1er novembre 1656', comte 
et seigneur du Villard de Cernex, de La Motte, 
Beauregard, etc., puis marquis de Saint-Genix, 
incorporé à Beauregard en titre de marquisat, par 
patentes du 20 janvier 1700, etc., etc., fut con- 
seiller d'Etat de Son Altesse Royale et président a 
la chambre des comptes en Savoie en 1685, etc ; 

3° Le marquis Léon, indiqué comme chef de la 
famille est mort le 19 septembre 1864. Il était : 
premier écuyer de Sa Majesté le roi Charles-Al- 
bert, ancien député au parlement Sarde, président 
du Conseil général de la Savoie, de l'Académie de 
Savoie, etc., commandeur de Tordre B. et M. des 
Saints-Maurice et Lazare, de la Légion d'honneur, 
grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand : 

4° Le chef actuel de la famille est le marquis 
Albert Costa de Beauregard, membre de l'Acadé- 
mie française, qui a épousé, le 17 avril 1860, 
Emilie Pourroy de Quinsonas de Lauberivière. 

Armes .* D'azur, à trois ban/les d'or: au chef 
de France : 

L'écu posé sur une aigle de l'empire d'Autriche. 

Supports : Deu.c anges. 

Cimier : Un soleil d'or. 

Devise : Soli Fidelis. 

Couronne de marquis. 

COUSIN DE MAUVAISIN (de). 

François Cousin, officier du comte de La Marche 
et de Castres, habitant de Mailloux (Haute-Ga- 
ronne), fut anobli avec sa femme et toute sa pos- 
térité le 14 juin 1443 pour être monté le premier 
sur les murailles de Pontoise lors du siège de cette 
place. 

Deux membres de cette famille furent admis 
aux honneurs de la cour avec le titre de comte 
l'an 1782 et l'an 1786 et à l'assemblée de la no- 
blesse en 1689. 

Cette maison a donné des hommes distingués à 
la magistrature, à l'armée, à l'ordre de Malte 
deux chevaliers, l'an 1775 et l'an 1789, et à la cité 
de Tolose 3 capitouls. 

Elle a été maintenue dans sa noblesse par juge 



ment souverain rendu par le sieur Basin de Be- 
sons, intendant du Languedoc le 8 juillet 1669 et 
convoquée à toutes les assemblée de la noblesse. 

Le chevalier de Cousin signa le mémoire sur le 
droit qu'avait la noblesse de Languedoc de nom- 
mer ses députés aux états généraux du royaume 
l'an 1788 et représenta la famille à l'assemblée de 
la noblesse tenue l'an 1789. 

Jane-Marie de Cousin, n'ayant pas d'enfants 
mâles, institue pour héritier général et universel 
son neveu Géraud de Cousin, secrétaire du roy en 
la chancellerie de Languedoc près le parlement de 
Tolose. Ce dernier devint alors seigneur de Mau- 
vaisin, Dangeas, Mailloux, co-seigneur de Sainte- 
Gabelle, Auterive et Montgaillard. 

Pour lors cette famille a été autorisée après la 
décision de la commission du sceau de France 
par décret royal du 18 du mois de mai 1735, de 
faire à leur nom patronymique l'addition de celui 
de Mauvaisin que portaient leur mère et aïeule, 
bisaïeule et de se nommer désormais de Cousin de 
Mauvaisin. 

Armes : D'or, au chevron de gueules accompa- 
gne de trois cousins au naturel, posés 2 en chef, 
1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions d'or lampassés de gueu- 
les la tête contournée. 

Devise : Semper Acutus ! 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Cousin de Mauvaisin (Albert de), 
marié en premières noces à Thérèse de Gui- 
rand, dont un lils Roger ; en secondes 
noces, à Amélie d'ADHÉMAR de Cransac. 
Résidences : Château de Mauvaisin. par 
Nailloux (Haute-Garonne) et rue Ninau. 
s, à Toulouse; 

2° C. de M. (Henri de). Résidences : 
11, place Sainte-Scarbes, à Toulouse et châ- 
teau de Canté, par Saverdun (Ariège), ma- 
rié avec Félicie Subra du Quier. dont un 
fils; 

3o C. de M. (V ve Edouard de), née de 
Montbel. Résidence : Château de La Tour, 
par Saverdun (Ariège). 

4° C. de M. (Roger de), marié à Ga- 
brielle de LESTAris. Résidences : S. Jardin 
Royal â Toulouse et château de Clairfont, 
par Lanta (Haute-Garonne). 

CRÉQUY (de). 

Maison l'une des plus anciennes et des plus 
illustres du pays d'Artois, d'où elle a passé en 



— 155 



156 — 



Picardie et dans plusieurs autres provinces du 
royaume. Elle tire son nom de la seigneurie de 
( Iréquyen Artois. D'anciennes généalogies lui don- 
nait pour première tige Arnoul, sire de Créquy, 
dit le Vieil ou le Barbu. La Marlière dit qu'il vi- 
vait en 857, et l'on prétend qu'il mourut en 89?, 
dans un combat qu'il soutint pour les intérêts du 
roi Charles le Simple. Le même auteur lui donne 
pour femme Ignodede Flandre. 

Baudoin, sire de Gréquyet de Freflin, se trouva 
en 1007 avec l'armée française, commandée par 
Baudouin IV, comte de Flandre, dit à la Belle 
Barbe, au siège de Valenciennes contre l'empereur 
Henri 111, dit le Boiteux. On lui attribue pour de- 
vise : Nul ne s'y frotte ; et son cri de guerre 
était : A Créquy le grand Baron, parce qu'après 
cette expédition, il avait été fait baron en Artois; 
il épousa Marguerite de Louvain, dont il eut pos- 
térité. La filiation suivie de cette famille com- 
mence à ce moment. 

Cette famille a fourni un grand nombre d'ofli- 
ciers distingués, des chevaliers de Saint-Louis, de 
l'ordre de Malte et de divers autres ordres. 

Elle a formé les familles : 

1° Des seigneurs de Bernieules ; 

2° Des seigneurs de Hemont et d'Auifen ; 

3 e Des seigneurs de Ricey ; 

4° Des seigneurs de Heilly ; 

5" Des seigneurs de Raimboval; 

0" Des seigneurs de Langles ; 

7° Des seigneurs de Saucourt ; 

8° Des seigneurs de Tillencourt ; 

9° Des seigneurs de Torchy et de Royon ; 
10° Desseigueurs de Bierba k. 

Armes : L'or, à un créquier de gueules. 

Devise : Nul m- s' y frotte. 

CREUZÉ 

Dans l'article que nous avons consacré à cette 
famille au tome 1er, col. 979 et' 980, nous avons été 
induits en erreur sur certains points que nous 
nous empressons de rectifier. 

Et d'abord, disons que les Creuzé de Latouchë 
et les Creuzé de Lesser ont le même auteur com- 
mun. 

Rien n'indique que cette famille soit en posses- 
sion d'un titre quelconque de noblesse avant 1789. 
Il est, en tout cas, notoire et authentique qu'elle 
ne portait pas la particule avant cette époque. 

Si elle a occupé dans la magistrature et dans la 
finance des charges importantes, on ne saurait 
dire qu'elles lui aient conféré la noblesse. 

Les surnoms de LATOUQHEet de Lesser sont des 
noms il-' terre ajoutés aux noms patronymiques 
quelque temps avant la Révolution. 

Jacques-Antoine Creuzé-La- Touche, né à Châ- 
tellerault en 1749, et que dans le tome 1er nous 
appelons, parerreur.de La /■'miche, n'avait pas la 
particule. 11 a toujours signé Creuzé'- Là- Touche. 

C'était un homme de grand mérite, aux opinions 



modérées bien que, en qualité de député à la Con- 
vention nationale, il ait voté la détention de 
Louis XVI et son bannissement à la paix. 

Agriculteur distingué, il a publié divers opus- 
cules qui dénotent un esprit judicieux. 

CURIÈRES DE CASTELNAU. 

Ancienne noblesse du Rouergue, qui remonte à 
Bernard de Curières, qui eut, de Françoise Alle- 
mau, François de Curières, marié en 1560, qui 
laissa postérité de Helips de Maliant. 

C'est en faveur d'un de ses descendants, Giréon- 
Sylvestre de Curières, baron de Saint-Côme, que 
la seigneurie de Saint-Côme du Rouergue fut éri- 
gée en marquisat par lettres du mois de septembre 
1747.11 laissa de Elisabeth Jonquet de Montjus- 
sieu, qu'il avait épousée le 2 août 1723, Jean-Bap- 
tiste Giréon de Curières et de Castelnau. 

Armes : D'azur, au lion d'argent colleté d'or. 

CZARTORYSKI. 

Voy. pour l'historique de cette famille, le tome 1er, 
col. 1000 et rectifiez comme suit la liste des 
réprésentants actuels. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Adam-Louis prince Czartoryski, duc 
de Klewan et de Zukow; né à Paris le 
5 novembre 1872, fils du prince Ladislas, 
(né le 3 juillet 1828, décédé le 23 juin 
1894) et de sa seconde femme Marguerite, 
princesse de Bourbon-Orléans (née le 16 fé- 
vrier 1846, décédée le 24 octobre 1893), 
succéda à son père. Résidence : Paris. , 

Frère : Prince Tv^ïoW-Casimïr-Philippe- 
Jean, né à Paris le 10 mars 1876. 

FuÈRE ET SŒUR DU PÈRE. 

!» Prince Witold (né le 6 juin 1824, dé- 
cédé le 14 novembre 1865); marié à Paris 
le 30 octobre 1851 à Marie, fille de Henri, 
comte Grocholski, religieuse au couvent 
des Carmélites-Déchaussées à Cracovie. 

2° Princesse Isabelle, née à Varsovie, le 
19 décembre 1830; mariée à Paris le 21 fé- 
vrier 1857, à Jean, comte de Koscielec- 
Dzialynski (décédé le 30 mars 1880). Rési- 
dence : château de Goluchowo, près Bo- 
guslaw (Posnanie). 

Frère du grand-père. 

Prince Constantin (né le 28 octobre 1773, 
décédé le 23 avril 1860); marié : 1° en 
1804 à Angélique, princesse Radziwill (née 



157 — 



- 158 - 



en 1781, décédée le 16 septembre 1808); 
2° le 20 mars 1810, à Marie Dzierzanowska 
(née en 1790, décédée le 28 novembre 1842), 

Fils : a) du premier lit : 1) Prince 
Adam (né le 24 juin 1804. décédé le 19 dé- 
cembre 1880), marié : 1° le 12 décembre 
1832 à Wanda, princesse Radziwill (née le 
29 janvier 1813, décédée le 16 septembre 
1815) ; 2° à Kornik, le 16 février 1848, à 
Elisabeth, comtesse deKosciclec-Dzialynska, 
née à Posen le 16 août 1826. Résidence : 
château de Rokosow, près Punitz (Pos- 
nanie). 

Enfants : 1° Du premier lit : a) prince 
Roman (né le 23 novembre 1831), décédé le 
18 février 1887); marié àLemberg le 6 dé- 
cembre 1873, à Florentine, née le 28 mai 
1844, fille de feu Titus, comte Dzieduszycki ; 
remariée à Kopeczynce le 29 mai 1892. à 
Anton Wolniewicz. Résidence : Sablonow, 
près Kofreczynce (Galicie) ; 

b) Prince Antoine-Boguslave-y4<irt;», né 
à Berlin le 2 janvier 1845. Résidence : 
Rokosour. près Punitz (Posnanie). 

2° Du second lit : c) Prince Constantin- 
Xavier-Sig ismond ', né à Posen le 29 sep- 
tembre 1853. Résidence : Rokosow ; 

cl) Princesse Marie-Hélène, née à Posen 
le 29 septembre 1855; mariée à Rokosow 
le 12 mai 1878, à Stanislas, comte de 
Brocle-Plater dit de Syberg. Résidence : 
Moszkow (Galicie) ; 

e) Prince Alexandre-Zdzislaw, né à Posen 
le 4 janvier 1859. Résidence: Sielec, près 
Sntroschin (Posnanie) ; marié à Vienne le 
17 février 1884, à J/c/We-Hélène-Madeleine- 
Jeanne-Glaire-Léopoldine, née le 15 novem- 
bre 1863, fille d'Alexandre de Zaleski et de 
Martina, née Grabianka. dont : 1° Prin- 
cesse isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So- 



phie-Clémentino. née à Sieloc le 16 décem- 
bre 1885; 2° Prince Alexandre- Olgerd- 
Jean-Paul-Antoine, né à Sielec le 25 octo- 
bre 1888 ; 

b) Du second lit : 2), Prince Alexandre 
(né le 7 février 1811, décédé le <) .juillet 
1880); marié à Vienne le 20 août L840 à 
Marceline, princesse Radziwill (née le ix 
mai 1817, décédé en juin 1891). 

Fils : Prince Marc^-Adam-Constantin- 
Michel-Félix, né à Weinhans, près Menue 
le 30 mai 1811. Résidence : Cracovie; ma- 
rié à Paris le 31 juillet 1866, à Suzanne de 
Riifuet, comtesse de Garaman, née le 20 fé- 
vrier 1814, fille de feu Alphonse, prince de 
Chiniay. 

3o Prince 67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde 
le 24 avril 1828, propriétaire de la seigneu- 
rie de Wiazownica, près Jaroslaw (Galicie), 
conseiller privé autrichien, membre hér. de 
la chambre des seigneurs d'Autriche. Ré- 
sidence : Wiazownica; marié à Vienne le 
2 mai 1861 à Marie-Jeanne, née à Prague 
le 4 mai 1835, fille de feu le docteur Jean 
Czermak, de Prague. 

Enfants : a) Princesse Wanda . née à 
Vienne le 20 août 1802: 

b) Prince Witold, né à Vienne le 10 fé 
vrier 1861. Résidence : Pelkinie, près Sa- 
roslaw; marié à Lemberg le 21 février 1889 
à Jadwiga, née à Léopol le 2 mars 1867, 
fille de Wladimir, comte Dzieduszycki et 
d'Alphonsine, née comtesse do Miaczyn- 
Miaczynska. 

Enfants : 1° Princesse Marie, née à 
Vienne le 24 avril 1890; 2° Princesse 
Anne, née à Vienne le 18 avril 1891 ; 
3° Prince Casimir-Georges, né à Pelkinie 
le 7 août 1893; 4> Prince Georges-Pierre, 
né à Pelkinie le 23 février 1894. 





DAVOUT D'AUERSTjEDT. 

Voy. pour l'historique de cette maison le tome 1er, 
col. 1015 et 1016. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Léopold - Claude - Etienne - Jules - Charles 
Davout. duc d'Auerstaedt, né à Escolives 
(Yonne) le 9 août 1829, fils de Isidore- 
Louis-Charles Davout (né le 12 septembre 
1774, décédé en août 1854) et de Clara, née 
de Cheverry ; succéda à son oncle ; général 
de division en retraite et ancien membre du 
Conseil supérieur de la guerre. Résidence : 
Paris, rue Magellan, 8. Marié à Paris le 
16 juin 1868 à Jeanne-Alice de Yoize, née 
à Paris le 19 mars 1845. 

Enfants : l)Léonie-CMre- Aimée-Margue- 
rite, née à Lyon le 14 décembre 1869, mariée 
à Paris le 26 juin 1890 à François, comte 
Daru, capitaine au 25 e régiment d'artillerie, 
à Châlons-sur-Marne. 

2) M&ne-Mathilde, née au château de 
Motelle le 10 septembre 1871 ; mariée à 
Paris le 27 juin 1895 à Marie-Joseph-Gas- 
pard, comte de Berthier-Bizy. 

3) ClaLire-Mvine- Marguerite, née à Ver- 
sailles le 28 août 1873. 



4) Louis- Nicolas -Marie- Bernard, né à 
Clermont-Ferraud le 23 mars 1877. 

DESCHAMPS DE MOREL. 

Seigneurie de Crécy, enBeauvoisis, famille dont 
était Jean-Baptiste Deschamps de Morel, marquis 
de Crécy, brigadier des armées du roi, premier 
écuyer et majordome de feu la reine douairière 
d'Espagne, qui mourut le 20 mai 1741. 

Armes: Ecartelé: aux 1 et 4 d'or, à trois mail- 
lets de sinople; aux 2 et 3 d'azur, à trois ju- 
mettes en fasces d'or; sur le tout : d'azur, à la 
fasce d'argent, chargée de trois roses de gueu- 
les, la fasce accompagnée de trois mollettes 
d'éperons d'or, posées 2 et 1. 

DESJARDINS DE GÉRAUVILLIER. 

Famille lorraine fixée à Ma ntoche (Haute-Saône). 
D'après l'armoriai général de Lorraine de Dom 
Pelletier, Jean des Jardins, capitaine de cavalerie 
au service de France, propriétaire du fief de Gé- 
rauvillier (près Gondrecourt), marié à Anne de 
Gircourt, fut anobli le 27 septembre 1664, par 
lettres patentes du duc Charles IV de Lorraine. 

Ses descendants furent : 

Jean, deuxième du nom, lieutenant-comman- 
dant de la garde de S. A. R. le duc Léopold, ma- 
rié en 1686 à Françoise Thiballier de la Mothe, 
dont le père était maréchal des logis de la mais- m 
du roi ; fut tué à la bataille de Hoohsteedt en 1703. 



161 



— 162 



Claude, capi.taine de cavalerie et gentilhomme 
de la cour du roi Stanislas, épousa, en 1710, Thé- 
rèse du Parpe. 

Claude, deuxième du nom, mousquetaire du 
roi, épousa Anne Le Comte ; 

Joseph, né en 1751, marié en 1784 à M lla Joly de 
Mantoche, mort à Abainville en 1821 ; 

Paul, né en 1787 à Mantoche, capitaine du génie, 
chevalier de Saint-Louis, marié à Louise de 
Canon de Ville, fille d'un maréchal de camp, mort 
en 1845; 

Louis, né en 1823, à Commercy, marié en 1847 
à Gabrielle de Toytot, mort en 1872. 

Armes : D'azur, à la fasce d'argent, accom- 
pagnée de trois tètes de cerf d'or, 2 en chef et 

1 en pointe. 

Cimier : Une tète de cerf d'or et deux cornes 
d'abondance, componnées d'or et d'azur, is- 
santes d'un tortil des couleurs et métaux de 
Vécu. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Desjardins de Gérauvillier (Paul), né 
en 1848, lieutenant-colonel d'artillerie bre- 
veté, directeur d'artillerie, à Langres, che- 
valier de la Légion d'honneur, marié en 
1874 à Jeanne Dromard. dont : 3 fils et 

2 tilles. 

DEVEZEAUX DE RANCOUGNE. 

Les Devezeaux de Rancougne tirent leur origine 
de l'Angoumois où il est fait mention d'eux dès 
l'an 1200. Leur filiation authentique s'établit à 
partir de 1339, eu la personne de Pericaldus de 
Devezello, noble homme, gendre de Gérauld 
d'Ornhac. Ils sont qualifiés écuyers, seigneurs de 
Treuil, et sont, à ce titre, feudataires des La Roche- 
foucauld. Au commencement du xvie siècle, Jean 
de Devezeau, seigneur de Chillac, frère puiné de 
Claude de Devezeau, seigneur du Treuil, épouse 
Jehanne Maindron, demoiselle de Rancougne, et 
par ce mariage lait entrer dans sa famille la sei- 
gneurie de Rancougne dont le nom sera désormais 
porté par cette branche des Devezeau. En 1743, 
Charles Devezeau, chevalier, seigneur de Rancou- 
gne, colonel du régiment de son nom, acquiert le 
marquisat-pairie d'Herbault, en Beauce, des héri- 
tiers de feu sieur Dodun, contrôleur général des 
finances. En 1744, le roi revêt par lettres patentes, 
registrées à la chambre des comptes, Charles- 
François-Louis, fila du précédent, capitaine de 
cavalerie au régiment Dauphin étranger, du titre 
et dignité de marquis, pour son marquisat-pairie 
d'Herbault, en Beauce, dont il lui rend foy et 
homage. La branche ainée des Devezeau, sei- 
gneur du Treuil, s'est éteinte au xvir siècle ; — 
elle a jeté deux rameaux — l'un, les Devezeau de 

TuME II. 



Chasseneuil fondus au xviif siècle dans la famille 
des LaRomagère, marquis de Bouscecy ; l'autre, 
les Devezeau de Lavergne. 

Armes : D'azur, au chef denché d'or à '■;,,,/ 
pointes, à la fasce d'argent accompagnée d'une 

étoile du même en pointe. 

RE PRES EN TA N TS A C T UELS : 

Branche de Rancougne. 
Devezeaux. marquis de Rancougne 
(Charles), chef de nom et d'armes, à Paris. 
Fils : D., V e de R. (Jean-Charles), en 
Guyenne, dont : Marie-François. 
Branche de Lavergne. 
Devezeau de Lavergne (Charles-Emile- 
Auguste), en Angoumois. 
D. de L. (Eugène- Léo), en Poitou. 

DUBRETON. 

Jean-Louis, baron Dubreton, né en 1773, mort 
en 1855, lieutenant général des armées du roi, fut 
élevé à la dignité de pair de France et créé baron 
héréditaire par S. Al. le roi Louis XVIII en 1819. 
Il appartenait à une ancienne famille de Bretagne, 
alliée aux familles de Pesloùan, de la Quéran- 
tonnais, d'Aramon, delaPanouse, etc. 

Armes : D'azur, à la tour percée d'or, maçon- 
née et ajourée de sable; au chef d'or, chargé 
de trois étoiles de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Dubreton (Amédée-Charles-Ernest, B ou >. 
chevalier de la Légion d'honneur, de Saint- 
Maurice et Lazare, etc. Ancien officier de 
cavalerie. Résidence : Paris, dont : deux 
hls : a) Henry, lieutenant au 1 er cuiras- 
siers ; b) Louis. 

Le baron Dubreton reçut hinvestiture du garde 
des Sceaux en 1893 à la mort de son frère aine le 
commandant, baron Dubreton. 

DUCHESNE DE GILLEVOISIN DE 
CONEGLIANO. 

Voy. pour l'historique de cette maison le 
tome 1 er , col. 1076. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS .' 

Chaiies-AdWém-Gustave Duchesne, ba- 
ron de Gillevoisin. duc de Conegliano. 

né à Paris le 12 novembre L825, fils du 
deuxième duc Alphonse- Auguste (né le 30 



— 163 — 



— 164 — 



décembre 1791. décédé le 19 février 1878) 
et de Jeanne-Françoise-Hélène, née Jean- 
not de Moncey (née le 12 août 1807. mariée 
le 8 novembre 1824, décédée le 7 octobre 
1858), fille du premier duc de Conegliano; 
marié à Paris le 9 mai 1857 à Aimée-Féli- 
cité-Jenny Le Yavasseur. née à Rouen, fille 
du baron Le Yavasseur. 

Fille : Hélène- Louise -Eugénie Du- 
chesne de Gillevoisin de Conegliano, 
née à Paris le 11 juin 1858 ; mariée à Paris 
le 18 décembre 1879 à Armand, comte de 
Gramont, duc de Lesparre. 



DUCHESNE 
LAMOTTE. 



ou 



DU CHESNE DE 



Seigneurs de Feuquières, de Lamothe, etc. 

Cette ancienne famille, originaire de Picardie, 
fut maintenue dans sa noblesse en 1669. 

On voit dans d'Hozier : Adrien Duchesne, comte 
de Lamotte, conseiller au présidial, maïeur d'Ab- 
beville en 1671; un Duchesne de Lamotte fut 
conseiller-secrétaire du roi en 1696 ; François 
Duchesne de Lamotte, conseiller du roi aux trnites 
d'Abhe ville, fut maïeur de cette ville en 1751 ; 
Jean-Abraham Duchesne, comte de Lamotte, était 
chevau-léger de la garde du roi en 1765. 

Jean-Jules Du Chesne, comte de Lamotte, 
épousa en 1822, Louise-Pauline de Buissy d'Yvren- 
cheux, tille du comte de Buissy d'Yvrencheux, 
d'une des plus nobles familles de Picardie. 

Armes : D'azur, au chevron cl 'or accompagne 
de trois glands de même. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Duchesne, G te de Lamotte (Jean- 
Jules), marié à Marie-Yvonne de La Teil- 

LAJS. 

2° D. de L. (Paul-Étienne), officier de 
cavalerie au 9 e cuirassiers. 

Cette famille, quoique possédant les deux sei- 
gneuries de Feuquières et de Lamotte, habit»: 
depuis déjà longtemps au château de Rouvres, par 
Auberive (Haute-Marne). 

DUCOS (C l "'). 

Les Ducos sont originaires du Béarn où on les 
voit figurer parmi la noblesse au xvi° siècle. Les 
archives du département des Basses-Pyrénées 
attestent, en effet, qu'ils rendirent hommage de 
vassalité à Henri IV, roi de Navarre, dans l'année 
qui précéda l'avènement de ce prince au trône de 



France. Ils formèrent plusieurs branches et leur 
maison se rattache peut-être à celle des Ducos, 
comtes de La Hitte, en Armagnac, mais la com- 
munauté d'origine de ces deux familles n'a pu être 
aulhentiquement établie. 

Sous Louis XIV, les Ducos, possesseurs de la 
seigneurie béarnaise de Florence, furent de ce chef 
admis aux États de Béarn et investis des offices 
héréditaires de conseiller du roi et de maire de la 
ville de Monein. Il y avait à la même époque les 
Ducos, seigneurs d'Artix et les Ducos, seigneurs 
du Bourdin d'Orin. 

Dans un acte du 20 septembre 1702, Jean Ducos 
est qualifié d'abbé laïc de Saint-Michel d'Aydie. 
Son fils aîné, qui portait aussi le prénom de Jean 
et qui était lieutenant au régiment de Boufflers, 
fut reçu aux Etats de Béarn, le 13 juillet 1701, 
comme titulaire de l'abbaye laïque de Gerderest, 
qu'il tenait de Marie de Labaig-Viella, son épouse. 

Sur ces entrefaites, Pierre Ducos prit alliance 
avec Anne de Moncla, fille de noble Pierre de 
Moncla, seigneur de Moncla, commandant du 
bataillon d'Oléron, et de Cécile de Saint-Aubin. 
Les registres de l'état civil de Garlin relatent que 
Jean Ducos, issu de cette union, contracta ma- 
riage, le 28 septembre 1728, avec Marie-Anne de 
Lubet de Lasclaveries, fille de Pierre de Lubet de 
Lasclaveries et de feu Marie de Prégande. Il était 
officier dans les bandes béarnaises. 

Jean-Etienne, son fils aîné, qui naquit le 3 juil- 
let 1730, épousa Marie Lavaud, d'une famille dis- 
tinguée que l'amiral Lavaud a représentée de nos 
jours. Il s'établit à Bordeaux et devint un des 
principaux armateurs de cette ville qui a toujours 
tenu à honneur de pousser vers le négoce ses 
citoyens les plus en vue. Il adopta avec enthou- 
siasme les idées de la Révolution et contribua 
puissamment, par sa considération et par sa 
fortune, à lui susciter des partisans dans l'an- 
cienne capitale de la Guyenne. 11 eut pour fils et 
pour gendre deux des plus illustres du parti des 
Girondins : fean-François Ducos et Jean-Baptiste 
Boyer-Fonfrède qui, sur l'échafaud, où ils mon- 
tèrent ensemble, ayant à peine dépassé l'un et 
l'autre la vingt-cinquième année, payèrent de leur 
sang le dévouement qu'ils avaient juré à la cause 
de la liberté. 

Le plus jeune des ûls de Jean-Etienne, Armand, 
destiné à continuer seul sa descendance mâle, ser- 
vit en qualité de volontaire clans les armées de la 
République et de l'Empire. Il entra plus tard dans 
l'administration, fut sous-préfet de La Réole et 
chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit à Fanny 
Lercaro, issue des Lercaro, anciens doges de Gênes, 
dont l'un contraint, après le bombardement de 
cette ville en 1684, de venir faire sa soumission à 
Louis XIV et, interrogé sur ce qu'il trouvait de plus 
curieux â Versailles, répondit : « C'est de m'y 
voir. » 

Armand eut quatre fils qui ont chacun fait 
souche. L'aîné, Théodore, né le 22 août 1801, fut 
député de Bordeaux de 1831 à 18i8, puis député 



105 — 



— 160 — 



de Paris jusqu'en 1851, époque où il fut nommé 
ministre de la marine et des colonies. Ce porte- 
feuille, auquel il avait cru devoir renoncer, lui fut 
bientôt rendu par le prince-président qui, à la veille 
de restaurer l'empire, lui écrivit : « Le pays a 
besoin de vos services et moi de vos lumières... 
Maintenant m'abandonnerez-vous ? » Il conserva 
ses fonctions jusqu'à sa mort, survenue le 17 avril 
1855. Son administration fut marquée au sceau 
d'une prodigieuse activité. Le Parlement et la 
Presse se sont plu à rappeler maintes fois les heu- 
reux effets qu'elle eut pour la réorganisation de la 
marine française. Elle ne fut pas moins utile à la 
prospérité de nos colonies. C'est grâce à elle que, 
le 24 septembre 1853, la France a pris possession 
de la Nouvelle-Calédonie, dont une presqu'île a 
reçu, par les soins du gouvernement impérial, le 
nom de Ducos. Une ville importante de la Marti- 
nique a réclamé dans le même temps l'honneur de 
porter ce nom qui est demeuré le sien. 

La guerre d'Orient fournit à Théodore Ducos 
une occasion toute spéciale de montrer son mérite. 
Avec un budget des plus restreints, il réussit à 
préparer les formidables armements qu'elle récla- 
mait. Le maréchal de Saint-Arnaud lui en expri- 
mait son admiration dans son éloquence imagée 
en lui écrivant de son quartier général, le 
10 juin 1854 : « Vous créez des escadres d'un coup 
de baguette. Elles ne sortent pas des chantiers; 
elles naissent de l'écume des mers. » 

Quelques mois auparavant, le 9 janvier, l'empe- 
reur lui-même avait adressé à celui qu'il appelait 
son « Colbert » une lettre autographe dans laquelle, 
pour lui donner « une preuve non équivoque de 
sa satisfaction, » il le nommait grand-officier de 
la Légion d'honneur. Déjà il l'avait fait sénateur, 
le 4 mars 1853. 

Mais Théodore Ducos devait succomber à la 
peine. L'excès du travail l'a tué, dirent ses col- 
lègues. Sa mort fut considérée coin me un deuil 
public et ses funérailles furent célébrées aux frais 
de l'Etat. 

Parmi les nombreuses distinctions honorifiques 
dont les souverains étrangers avaient tenu à lui 
marquer leur estime, il avait reçu la grand-croix 
de Pie IX et le collier de Saint-Georges, qui lui 
donnaient la noblesse héréditaire à Rome et à 
Nàples. 

De son mariage avec \nne Joly, il a laissé un 
fils, Paul-Emile- Théodore, né le 18 juin 1819 et 
une fille, Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'. née le 
29 mars 1851. 

Paul-Emile- Théodore, actuellement chef du 
nom, sans alliance. Résidence : Abbaye de Sept- 
fontaines, par Andelot (Haute-Marne), secrétaire 
d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur, 
camérier du Souverain Pontife, etc., etc., a été 
créé comte palatin héréditaire par S. S. Pie IX en 
reconnaissance des services rendus par son père à 
l'Eglise dans nos colonies. Pour les mêmes raisons, 
S. S. Léon XIII a conféré le titre de comtesse à sa 
mère et à sa sœur darne du Saint-Sépulcre. 



Armes : Êcartelé : aux 1 et 4, de sable à un 
duc d'or tenant de lapatte dextre un os d'argent, 
au chef cousu d'azur charge de trois ancres 
d'or; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or. 

Supports : Deux triions. 

Couronne de comte 

Devise:/// morte cita. 

DUPLAIS DES TOUCHES. 

Voy. tome 1er, co l. 1080 et suivantes, et rectifiez 
comme suit : 

Col. 108'«, 17e ligne, avant les dates 1628-1630, 
ajoutez : Maire de Saintes. 

Col. 1086, 3 e paragraphe, 3" ligne, au lieu de 
14 mai 1829, lire : 14 mai 1820. 



DUFAU (de). 

Famille originaire de la 
vallée deLarbaig,en Béarn, 
fixée à Pau, vers 1640. 

Jean du Fau, alias Dufau 
et de Dufau, baptisé dans le 
temple protestant de Pau, le 
20 février 1059, se convertit 
au catholicisme, en 1085 
Procureur au parlement de 
Navarre (1092), conseiller du 
roi , receveur des épices . 
amendes et vacations de la 
sénéchaussée de Pau (1095), 
jurât de cette ville (1721), député aux états géné- 
raux de Béarn (1724), il fut inscrit dans V Armoriai 
général de 1090-1701 (Béarn, n° 008), et mourut 
doyen des procureurs du parlement de Navarre, 
le 1 er août 1728, laissant de damoiselle Marie de 
Lacrouts, entre autres enfants : 

lo Théophile de Dufau, aîné (1684-1763), procu- 
reur au parlement de Navarre, jurât de la ville de 
Pau vt sous-secrétaire des états généraux de la 
province de Béarn, dont le fils est mentionné plus 
bas ; 

2° Henry-Théophile de Dufau, cadet (1698-1773), 
conseiller du roi, échevin de Barèges (1724), puis, 
procureur au parlement de Navarre, jurât de la 
ville de Pau, administrateur de l'hôpital de cette 
ville et seigneur de Nai'gassie de Meillon. Son fils 
aîné, messire Jean-Baptiste de Dufau, avocat au 
parlement de Navarre, greffier en chef de l'ami- 
rauté et du Conseil supérieur de Port-au-Prince 
(Amérique), fut créé conseiller du roi au Conseil 
supérieur de cette ville en 1760. Il mourut à Paris, 
le 9 mars 1782, sans avoir été marié, et fut en- 
terré, le il mars, dans l'église Saint-Eustache. 

Cette branche s'éteignit dans les mâles, le 2 jan- 
vier 1834, avec Henry-Théophile-Laurent de Du- 
fau, seigneur de Nargassie, d'abord avocat au 
parlement de Navarre et membre de la noblesse 




— 167 — 



— 168 — 



aux états de Béarn, puis, sous la Restauration, 
juge de paix du canton de Pau (est). 

Noble Pierre de Dufau, né à Pau, le 10 octobre 
1715, fils de Théophile de Dufau aîné, et de da- 
moiselle Marie de Boyou, sa première femme, 
fut avocat au parlement de Navarre et, comme 
son père, sous-secrétaire des états généraux de la 
province de Béarn et jurât de Pau. Il mourut dans 
cette ville le 9 août 1786, laissant de dame Marie- 
Anne de Duboscq : 

lo Théophile-Joseph de Dufau (1754-1829), avo- 
cat au parlement de Navarre, sous-secrétaire des 
états généraux de Béarn, président de l'adminis- 
tration municipale de Pau, le 19 nivôse an VIII 
(9 janvier 1800), enfin président du tribunal civil 
de Pau, de 1812 à 1816. Ses descendants habitent 
actuellement Paris, Bordeaux et Pau ; 

2° Pierre de Dufau (1755-1846), avocat au parle- 
ment de Navarre, jurât de la ville de Pau en 1789, 
plus tard président de Chambre à la Cour d'appel 
de Pau, chevalier de la Légion d'honneur. Auteur 
d'une branche cadette encore représentée ; 

3° Jean-François de Dufau, garde du corps du 
roi d'Espagne en 1783, décédé sans avoir été 

marié. 

Deux jugements du tribunal civil de Pau, des 
2 avril et 4 novembre 1886, ont rectifié les actes 
d'état civil de cette famille dans lesquels la parti- 
cule de avait été omise. 

Armes : Losange d'argent et d'azur, flanque 
de gueules (enregistrées, le 2 décembre 1701). 

Théophile de Dufau, aîné, portait les armes sui- 
vantes, en 1730 : Écartelé : au 1, d'azur à trois 
larmes d'argent, rangées en pointe et an soleil 
d'or, mouvant du chef; au 2, d'azur, à la tour 
d'argent maçonnée de sable, ouverte et ajourée 
du champ; au3, d'argent, au lévrier de gueules 
passant contre un arbre de sinople, et au 4, d'or, 
au léopard d'azur, armé et lampassé de gueules; 
l'écu entouré de palmes et timbré d'une couronne 
de comte. 

La branche des seigneurs de Nargassie avait 
adopté les armes de ce fief : D'azur au dragon 
d'or, surmonté d'un coq perdié, aussi d'or. 



REPRÉSEXTAXTS ACTUELS : 
Branche aînée. 

1° Dufau (Charles- Joseph-Marie de). Ré- 
sidence : Paris, rue des Dames, 52; 

2° D. (Jîdie-Lomse-GSibvielle de), sœur 
du précédent, femme de Jacques-Etienne 
Gabe. Résidence : Oloron - Sainte - Marie 
(Basses-Pyrénées) ; 

3° D. («/wZtfs-Bernard- Marie de), oncle des 
précédents. Résidence : Bordeaux, rue des 
Sablières. 93 ; 

4° D. (Jean-Marie-Raymond de), frère du 
précédent. Résidence : Pau, rue du Ly- 
cée, 25 ; 

5° D. (P«M/-Théophile-Mariede), frère des 
précédents. Résidence : Pau, rue Gaston ; 

6°D. (A dèle- Marie- Joséphine de), sœur des 
précédents, veuve de M. Théophile- Joseph- 
Eugène Cailloux, ancien percepteur. 
Branche cadette. 

1° Dufau (Joseph-Pierre-Lowis de), avo- 
cat, marié à Claire-Marie- Thérèse d' André, 
dont a) Henri', b) Marguerite; c) Marie. 
Résidences : Toulouse, rue Ninau, 20, et châ- 
teau de Coarraze (Basses-Pyrénées) ; 

2° D. (Marie-Augustine-Je<z?m£ de), sœur 
du précédent, mariée à Charles-Marie^ Gas- 
ton du Broc de Segange. 

3o D. (G&brielle-Louise-Germaine de), 
sœur des précédents, mariée à Philippe- 
Joseiph-Ilippolyte, baron de Montbel. Ré- 
sidence : Evreux. 

4° Dufau de Maluquer (Melchior-^LZ- 
phonse de), oncle des précédents. Rési- 
dence : château de Bernet, par Chélan 
(Gers). 

Voy. Maluquer (de). 




-■iàAtl-- 





ELIE DE BEAUMONT. 

Famille originaire de Ca- 
rantan, en Normandie, des- 
cendant de Pierre Hélyes, 
écuyer anobli par lettres du 
roi Charles VII, en 1461, 
pour services militaires lors 
de la réunion de la province 
de Normandie à la couronne 
après la bataille de For- 
migny. 

Représentée au xvute siè- 
cle par Jean-Baptiste-Jac- 
ques Flie de Beaumont, né à 
Carentan en 1732, mort à 
Paris le 10 janvier 1786, fut reçu avocat en 1752. 
Il plaida d'abord quelques causes avec peu de 
succès ; ce qu'on attribue à la faiblesse de sa 
voix. Son Mémoire pour les Calas, publié en 1762, 
in-4°, fit du bruit et fut suivi de plusieurs autres 
où l'on trouve de l'élégance, de la facilité, mais 
quelquefois un peu d'emphase. 

Il était propriétaire de Canon, en Normandie, où 
il établit une fête, connue sous le nom de Fête des 
bonnes gens. Il avait épousé M lle Dumesnil-Molin, 
née à Caen, en juillet 1730, et morte à Paris le 12 
janvier 1785. Cette dernière est connue comme au- 
teur d'un roman estimable : Les Lettres du mar- 
quis de Rosette, 2 vol. in-12, qu'elle publia en 
1764. 

Le frère de Jean-Baptiste-Jacques, Jean-Antoine- 
Elie de la Poterie était premier médecin de la 



marine à Brest. Il était né en 1732 et mourut dans 
cette dernière ville le 23 mai 1794. 

Il a publié de savants ouvrages sur la médecine 
et un grand nombre de mémoires, de disserta- 
tions et de rapports. 

Il était docteur-régent de la faculté de médecine 
de Paris. 

Et au xixe siècle, par : 

1° Élie de Beaumont (Léonce), sénateur, secré- 
taire perpétuel de l'Académie des sciences, grand 
officier de la Légion d'honneur, marié à M lle de 
Quélen ; 

2° Élie de Beaumont (Eugène), juge au tribunal 
de la Seine, marié à M^e Le Peletier d'Aunay. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent accom- 
pagne de trois glands d'or 2 et 1, enregistrées en 
1697. 

Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Élie de Beaumont (Félix), ancien ma- 
gistrat, marié à M lle Holker, décédée. — 
Résidence: li bis, rue Jean-Miquel, à Niort 
(Deux-Sèvres). 

2° É. de B. (Félicie), mariée à M. de 
Bonnières de Wierre, chef d'escadron au 
7 e hussards. 

3° E. de B. (Gaston), lieutenanl au 8 e cui- 
rassiers, marié à M lle Fournier-Sarlovkzk. 



171 — 



— 172 - 



EYSSAUTIER (#) ou EISSAUTIER. 

Famille qui était comprise parmi les maisons 
nobles de Barcelonette, dans le xv" siècle. Elle 
passa à Golmars, en Provence, vers l'an 1470. 

Le premier qui s'établit dans cette province et 
qui commença la filiation de cette famille, est 
Paul d'Eyssautier, un de ses descendants, au qua- 
trième degré, Pierre d'Eyssautier, seignenr de 
Cartier, servit glorieusement le roi pendant les 
guerres civiles du xvi e siècle. Il eut ordre, en 1691, 
d'aller à la tête de 200 hommes au secours de la 
ville de Digne. Il fut fait gouverneur du château 
de Sauze en 1593, et le duc d'Epernon lui donna 
commission de renforcer de 300 hommes la garni- 
son de cette place. L'an 1597, la ville de Colmars 
se trouvait en danger, et le duc de Guise, craignant 
pour la grande quantité d'artillerie qu'on y avait 
fait conduire, envoya commission audit seigneur 
de Cartier d'en aller prendre le commandement; 
il réussit dans sa mission, et mit cette ville à cou- 
vert de l'ennemi. Il garda le commandement de 
Colmars, et épousa : lo le 18 septembre 1589, 
Diane de Puget, et 2° le 17 août 1603, Lucrèce de 
Demandols. Il eut du premier lit François d'Eys- 
sautier qui continua la descendance jusqu'à nos 
jours. 

Armes: D'azur, à trois fasces ondées d'argent; 
au chef d'or, chargé de trois roses de gueules. 

ESTOURMEL [oV). 

Dans la notice que nous avons consacrée à 
cette famille dans le tome 1er, col. 1138, nous 
avons omis de faire connaître d'où venait le nom 
de Creton porté primitivement par cette famille. 

Elle le dût à Rimbold d'Estourmel qui, le pre- 
mier, en 1098, monta sur la crête du mur de Jéru- 
salem d'où lui vint l'honorable surnom de Creton 
qu'il transmit à ses descendants. 



L'historien Lamorlière dit à ce sujet : « Ce n'est 
point un petit lustre de la maison que l'on recon- 
naît en l'origine de ses armes qu'elle tient dès le 
premier voyage que firent les chrétiens pour le 
recouvrement de la Terre Sainte, de la main 
propre de Godefroy de Bouillon, roi de Jérusalem 
qui, pour honorer la valeur du sire d'Estourmel, 
lequel il avait vu s'être porté tant vaillamment à 
la prise d'assaut de cette ville, lui fit présent d'une 
croix d'argent crètelée dans laquelle est enchâssé 
un morceau de la sainte et vraie croix. Ce précieux 
reliquaire fut plus tard dans la famille en la pos- 
session du baron de Surville dont les ancêtres, 
avec juste raison, estimèrent ne pouvoir blasonner 
de plus dignes armes que de la figure de cette 
croix, tant pour le mérite du don que du roi qui 
la donnait et de la cause pourquoi elle fut don- 
née. » 

Cette relique pensa, sous le règne de Louis XIII, 
être l'occasion d'un procès entre le sieur d'Haute- 
fort qui avait épousé la fille unique d'Antoine 
d'Estourmel de la branche cadette de cette mai- 
son. 

L'affaire fut soumise à l'arbitrage du président 
de Mesme , qui décida qu'étant substituée de 
mâle en mâle, elle appartenait à cette dernière 
branche. 

On cite un sieur d'Estourmel dans le xive siècle 
qui ordonna par testament qu'il serait distribué à 
mille pauvres de ses sujets, mille livres, mille 
pains, mille lots de vin, et mille habits de drap 
blanc. 

Enfin le commandant d'Estourmel, chargé d'af- 
faires de l'ordre de Malte, dans les premières an- 
nées de la Révolution, signala son dévouement 
pour l'infortuné Louis XVI. 

En compagnie du duc du Châtelet et de Ma- 
dame de Molleville, il fit distribuer de fortes 
sommes d'argent à Pétion, à Lacroix et à d'autres 
conjurés. 






FABRE DE CŒURET. 

La famille Fabre de Gœu- 
ret compte parmi les plus 
anciennes du Bas-Langue- 
doc. 

Originaire de Pézenas, où 
elle a tenu pendant plusieurs 
siècles un rang des plus dis- 
tingués, elle justifie de sa 
noblesse par les archives et 
les manuscrits du temps ; 
aussi bien que par les regis- 
tres des paroisses de Péze- 
nas, où sa filiation est tracée, 
sans interruption, dès le plus 
ancien de ceux qui ont été conservés et qui date 
de l'an 1600, jusqu'à nos jours. 

Henry Fabre, capitaine commandant du châ- 
teau de Pézenas, fils cadet de Louis Fabre, seigneur 
de Pégairolles, comte de Lodève, épousa en 1594 
Gabrielle de Gorbières. 

Sous les ordres du duc de Montmorency-Dam- 
ville, plus tard connétable, qui l'honorait d'une 
amitié particulière, il se distingua clans la défense 
des diverses places fortes dont le commandement 
lui fut confié. Après avoir héroïquement soutenu 
le siège de Leucate (1er août 1500), il fut chargé de 
protéger Maillac, place forte située entre Perpi- 
gnan et Narbonne, contre les troupes du duc de 
Joyeuse. Ses exploits, son intrépidité, son courage, 
sont restés légendaires. 

Un manuscrit du capitaine Poncet, officier d'in- 
fanterie, aujourd'hui en possession de la famille 



Mazel, de Pézenas, et qui remonte aux trente-cinq 
dernières années du xvie siècle, dit, au sujet du 
capitaine Fabre (article Fabre de Coeuret) : 
« Monsieur le connétable en fesaitbien du cas; 
ce qui se justifie par plusieurs lettres que le duc 
lui fit l'honneur de lui écrire, desquelles j'en 
vais rapporter une dans les termes que j'ai 
extraits de l'original : « Capitaine Fabre, ainsi 
que j'estime que vous ne manquez pas de de- 
voir en ce qui concerne la garde du lieu de 
« Maillac, néanmoins je vous fais la présente 
« pour vous prier de vous y affectionner de plus 
« en plus, afin de couper le chemin à toutes les 
« menées pratiques que l'on y pourrait faire par 
a l'artifice des ennemis. Quant à Monsieur de 
« Joyeuse, il est encore à Gastelnaudari, et lors- 
« qu'il sera vers Narbonne et qu'il voudra entre- 
« prendre sur les lieux de l'obéissance du Roy, 
« j'espère que vous empêcherez ses desseins; si 
« bien que ce que nous tenons nous demeurera ; 
« priant sur cela le sauveur vous avoir en sa 
« sainte et digne garde ; bien assuré et meilleur 
« ami. 
« A Béziers, le 8 septembre 1590. 

« MONTMORENCI, Signé: » 

Le capitaine Henry Fabre fut enseveli dans 
l'église Saint-Jean-de-Jérusalem, à Pézenas, dans 
le chœur, à côté de l'autel de Notre-Dame de Bet- 
lhéem. En mémoire de sa bravoure et de ses 
services, il fut mis à côté de son tombeau un dra- 
peau en taffetas blanc. 

Henry Fabre, écuyer, fils du précédent, lieute- 
nant dans la compagnie franche de Monsieur son 



— 175 



— 176 



père, s'attacha plus tard à la fortune d'Henri II, 
duc de Montmorency. Il combattit vaillamment 
sous ses ordres, et lui resta fidèle jusque dans sa 
rébellion. 

Condamné à mort avec lui, il fut compris dans 
la capitulation et amnistie, que Sa Majesté 
Louis XIII accorda à quelques officiers et gentils- 
hommes de Pézenas, le 13 octobre 1(332, par l'en- 
tremise du sieur de Saint-Jean. Celui-ci ajoute à 
la copie de la lettre de grâce qu'il envoie à Henry 
Fabre, le certificat suivant : « Assurance de vie et 
« biens. J'ai retiré de l'original et certifie comme 
« le sieur Henry Fabre est compris dans la sus- 
« dite capitulation comme officier, pour avoir été 
« lieutenant dans la compagnie du sieur de Sa- 
« bazan. 

« Fait à Pézenas, le 13 octobre 1632. 

« Saint-Jean, signé. » 

Henry Fabre épousa le 29 mai 1637 Françoise 
de Cœuret. Il mourut le 16 novembre 1653 et fut 
enseveli, avec ses ancêtres, dans l'église Saint- 
Jean-de-Jérusalem, à Pézenas. Ses descendants 
furent autorisés, par un arrêt du parlement de 
Toulouse en date du 21 avril 1680, à ajouter le 
nom de leur mère à leur non patronymique. 

Pierre Fabre de Cœuret, avocat, docteur en 
droit, fils du précédent, épousa en 1669 Claire de 
Montbrun, fille de noble Pierre de Montbrun (des 
seigneurs de Lodève) et d'Esclarmonde de Car- 
rion. Nommé trois fois premier consul de Pézenas 
par élection, et commissaire du roi en l'assemblée 
de l'Assiette du diocèse de Béziers, il exerça en 
outre pendant douze ans la charge d'orateur de la 
ville avec la plus grande distinction. Il prit le 21 
avril 1680 le nom de Fabre de Cœuret, et fit usage, 
le 6 juin 1686, des armoiries qui lui avaient été 
accordées' par l'arrêt du parlement de Toulouse 
cité plus haut. Son petit-fils siégea aux états gé- 
néraux dans les rangs de la noblesse, en 1789. 

La famille Fabre de Cœuret a cela de particu- 
lier qu'elle a été perpétuée directement de géné- 
ration en génération par un seul de ses descen- 
dants mâles. 

Principales alliances : de Corbières, de Méssès. 
d'Hérail de Saint-Apolis, de Grave, de Loubatières, 
de Montbrun, de Lasserre, de Maury, de Ribe, de 
Lésignan, etc., etc. 

Armes : D'or, à trois tètes de More de sable 
2 et 1. 

Couronne de comte. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Fabre de Cœuret (Pierre-Charles-Ma- 
rie-Victor-Henri), avocat à Montpellier (Hé- 
rault), fils de Edouard, ancien conseiller 
à la Cour de Montpellier, décédé en 1885, 
et de Elise Anduze. 




FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY 

(de). 

La notice de cette maison 
dont nous nous sommes déjà 
occupé au mot Faucigny, 
tome P'', col. 1159 et 1160, 
doit être complétée comme 
suit : 

La maison de Faucigny a 
pour premier auteur connu 
Aimerard, prince souverain 
de Faucigny, marquis des 
Alpes; il est nommé dans 
une bulle du pape Léon IX, 
donnée la 2e férié de la l'e 
lune de l'année de l'Incar- 
nation 1049. Il vivait en 998. 
La généalogie de la mai- 
son de Faucigny serait trop longue pour trouver 
sa place ici, nous renvoyons nos lecteurs au nobi- 
liaire de Savoie du comte A. de Foras où elle est 
tracée tout au long, et aussi à Borel d'Hauterive, 
à Samuel Guichenon, aux cahiers bleus de la Bi- 
bliothèque nationale, à l'alrnanach de Gotha, etc. 
La maison de Faucigny forma trois branches : 
l'une s'éteignit en 1253 en la personne d'Agnès de 
Faucigny, comtesse de Savoie. La seconde, qui 
devint l'aînée, est la seule subsistante de nos jours. 
Elle ajouta, par suite du mariage de Rodolphe III 
de Fau igny en 1180 avec la fille unique de Turum- 
bert de Lucinge, dernier descendant de cette illus- 
tre maison, les noms d'armes de Lucinge aux 
siens propres. Enfin, la troisième branche, celle 
des Faucigny-Thoire-Villars, vint se refondre dans 
lesFauciyny-Lucinge. 

Jean XV de Faucigny-Lucinge. grand sénéchal 
de Savoie, épousa par contrat dotal du 6 avril 1(306 
Charlotte, fille unique et héritière universelle 
d'Annibal d'Ornano, prince de Cystria, de Corcas, 
des Quatre-Iles, duc de Mittiliano, d'Agrigente 
et de Cornola, comte de Roncigliona et de Vidal- 
lia. Charlotte d'Ornano apporta à son époux 
et à ses descendants la riche titulature de sa 
maison (titres enregistrés pour les Faucigny- 
Lucinge. Collation Sarde. Lire Borel d'Hauterive, 
article Ornano). 

Joseph-Louis de Faucigny-Lucinge, prince du 
Saint-Empire, de Cystria, etc., épousa par con- 
trat passé au château de Coligny le 4 août 1752, 
Eléonore-Charlotte, fille aînée du comte de Sanders- 
leben-Coligny-Châtillon et de Léopoldine de Wûr- 
temberg-Montbéliard, qui était héritière delà mai- 
son de Coligny, par Anne de Coligny, sa bisaïeule. 
En etîet, Gaspard III, dernier duc de Coligny et 
Châtillon n'avait qu'une sœur, à qui son père 
Gaspard II, grand maréchal de Coligny, légua ses 
noms, titres et armes ; elle devint la duchesse de 
Wiii'temberg-Montbéliard et eut une fille unique 
qui épousa le comte de Sandersleben et lui apporta 
tous les titres et biens allodiaux de la maison de 
Colignv. Le comte de Sandersleben lui-même 



— 1 



/ / — 



— 178 



n'eut que deux filles, l'aînée épousa Joseph-Louis 
de Faucigny-Lucinge à qui elle apporta tous les 
titres, noms, armes de la maison de Goligny, 
avec obligation pour son mari et sa descendance 
de porter en plus des leurs ces noms, titres et 
armes des Goligny. Cette obligation à Joseph-Louis 
de Faucigny-Lucinge et à ses descendants de por- 
ter les noms, titres et armes de la maison de 
Coligny, fut ratifiée par un décret du Roi en faveur 
de « son cousin de Faucigny-Lucinge » par 
pièces du 18 juillet 1783. Des pièces du même 
moment ordonnèrent de servir à Joseph-Louis les 
pensions dues à l'hoirie Goligny et Châtillon. La 
seconde fille du comte de Sandersleben épousa 
M. de Pillot, qui, avec l'autorisation de son beau- 
frère, obtint du roi « déporter le nom de Goligny, 
avec titre de comte. » 

Ferdinand-Victoire-Amédée, prince de Faucigny- 
Lucinge et Coligny, etc., aide de camp de Mgr le 
duc de Bordeaux, épousa par contrat dotal des 27 
et 28 septembre 1823 Marie-Augustine, fille du pre- 
mier mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berre qui, 
la reconnaissant à son lit de mort, obtint pour 
elle la faveur du roi de France Charles X, qui 
par pièces du 9 juillet 1820 lui donna le titre de 
comtesse d'Jssoudun. 

Par pièces du 27 janvier 1828, Charles X « vou- 
lant donner à Ferdinand de Faucigny-Lucinge et 
« Goligny, une preuve de sa bienveillance spéciale, 
« vu le rapport de la commission chargée d'exa- 
« miner les titres de la généalogie de la famille de 
« Faucigny, présentés par le ministre des Affaires 
« étrangères ; vu le rapport du garde des Sceaux, 
« autorise Ferdinand et tous ses descendants à 
« porter en France le titre étranger de prince 
« porté par ses ancêtres et à lui héréditairement 
« échu. » Par brevet du 13 mars 1829 : « Le roy 
« de France accorde à son cousin le prince de 
« Faucigny-Lucinge et Coligny, prince du Saint- 
« Empire, de Cystria, etc., les honneurs et entrées 
« du Louvre. La princesse devant jouir du tabou- 
ce ret en la présence Royale. » 

Armes : Ecartelé : aux 1 et 4, bandé d'argent 
et de gueules de six pièces, qui est de Lucinge ; 
aux 2 et 3, de gueules à l'aigle éployée d'argent. 
membrée, becquée et couronnée d'azur, année 
et la n g uée d'or, qui est de Goligny; sur le font : 
Paie de gueules et d'or de six pièces, qui est de 
Faucigny. 

FAYOLLE DE MANS. 

La famille Fayolle de Mans est originaire du 
Velay où est située la terre de son nom (Mans, 
près Monistrol-l'Evêque (Haute-Loire), qu'elle pos- 
séda jusqu'en 1760. 

Son premier auteur connu Charles de Mans, 
vivait en 1550, était lieutenant, notaire royal 
en la ville du Puy. Sa sœur Catherine avait 
épousé messire de Volny. 

Son frère, noble Claude de Mans, écuyer, eut 
une fille, Anne de Mans, que le 28 septembre 1628, 



épousa Laurent Fayolle, avocat au présidial «lu 
Puy, secrétaire de M. de-Gonthier, conseiller du 
roi au parlement de Paris, d'un un iils Charles 
Fayolle de Mans, né le 12 mai 1632, avocal à la 
sénéchaussée du Puy, marié le 10 avril 1535 à 
Lucie de La Combe, d'où Charles Fayolle de 
Mans, né le 1er juillet 1557, marié le 16 février 
1690 à demoiselle Jeanne Le More, d'où André 
Fayolle de Mans, marié le 5 juillet 1717 avec 
Marie de Chaves, d'où Georges Fayolle de Mans, 
marié le 7 janvier 1761 avec demoiselle Moret de 
La Chapelle, d'où descendance, etc. 

Alliances : de Volny, de La Combe, Le More, 
de Chaves, Moret de La Chapelle, Ghoucal, (Juive, 
d'Escrivieux, Roidot, de Cozon. 

Armes : De gueules, à une fleur de lys d'ar- 
gent; au chef d'or chargé de trois croiseUes de 
sable, 2 et 1. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Fayolle de Mans (M me douairière), 
née de Cozon. Résidence : château de 
Monistrol-sur-Loire (Haute -Loire); dont : 
à) Adolphe; b) Alphonse. 

2° F. de M. (Noël), marié à M" Dauchez 
de l/Hervillier. Résidences : boulevard 
Raspail, L38, à Pariset le Chambon-Feu^v- 
rolles (Loire). 

3° F. de M. (M""' Blanc, née). Rési- 
dence : Sidi-Bel-Abbès (Algérie)'. 

LA FERRONNAYS (dé). 

La maison Ferron, d'ancienne chevalerie de 
Bretagne, est connue dans cette province depuis 
1118, et elle a donné son nom à la terre de la Fer- 
ronnays. située près de Dinan, évèché de Saint- 
Malo, terre dont elle prouve la possession non 
interrompue depuis Jacques Ferron, seigneur de 
La Ferronnays, qui vivait le 17 janvier 1356. 

Cette maison, dont il est souvent parlé dans les 
rôles militaires de la Bretagne, a formé, vers la 
lin du xive siècle, deux branches principales : la 
première comprend les branches de La Ferronnays 
et du Quengo, la seconde, les branches du Ghesne 
et de Beauchesne. 

Un comte de La Ferronnays ht les campagnes 
dans l'armée des princes et fut fait gentilhomme 
de S. AR. le duc de Berry. Louis XVIII, le nomma 
chevalier de l'ordre de Saint-Louis et maréchal de 
camp le 4 juin de la môme année, puis pair de 
France, après les Cent-Jours,\e 17 août 1815. I." 
roi lui avait conféré le titre d'officier de la Légion 
d'honneur dès le 9 mai précédent. 

Armes : Branches de La Ferronnays et du 
Quengo : D'azur, à six hillettes d'argent; au. 
chef cousu de gueules, chargé de (rois unnelets 
d'or. 



— 179 — 



180 



Supports : Deux léopards.. 

Cimier : Un dextrochère tenant une épêe an- 
tique. 

Devise : In hoc Ferro vinc.es. 

Branches du Ghesne et de Beauchesne : D'azur, 
semé de billettes d'argent, à la bande d'hermine, 
brochant sur le tout. 

Supports : Deux léopards . 
Cimier : Une rose. 

FONTAINE (de). 

Dans le Poitou : famille noble, originaire de 
Bourgogne, où elle était connue dès l'an 1091, 
temps où les noms commencèrent à être perma- 
nents dans les familles. D'après un mémoire 
dressé par un chevalier de Malte de ce nom, le 
premier connu est Jean de Fontaine, chevalier 
banneret, qui se croisa et se trouva à la prise de 
Jérusalem, le 5 juillet 1099, sous Godefroy de 
Bouillon. Il avait sous sa bannière 350 hommes. 
De retour de la Terre Sainte, vers l'an 1109, il 
épousa une demoiselle du nom de Beaumont, dont 
il eut postérité. 

X... de Fontaine, officier de cavalerie, seigneur 
de Vieuville, fut s'établir en Touraine, où il se 
maria vers 1525 à demoiselle de Verveille, héri- 
tière de cette seigneurie. 

Parmi les descendants de cette maison, nous 
citerons Guy de Fontaine, seigneur de Fanche- 
tières, qui entra dans la compagnie des chevau- 
légers de la garde du roi en 1669, dont le duc de 
Chevreuse était capitaine-lieutenant. Il se trouva 
à la bataille de Senef en 1674, où le prince de 
Condé, qui y commandait, eut trois chevaux tués 
sous lui ; sortit de la compagnie des chevau-légers 
en 1689, et fut reçu, le 26 avril de la même année, 
un des ècûyers ordinaires du prince de Gondé. Il 
mourut en laissant un fils de Marguerite de 
Hillerin qu'il avait épousée par contrat passé le 
5 mars 1685, Pierre de Fontaine, qui acquit une 
charge de secrétaire des finances de Madame, fille 
de France, duchesse de Berry, parce qu'on l'as- 
sura qu'une telle charge ne pouvait nuire à sa 
noblesse. Les provisions sont du 17 août 1714, 
signé Louis, et plus bas Phélypeaux. Il eut beau- 
coup d'enfants de son mariage. 

Armes : lf or, à trois écussons de vair, bordés 
de gueules. 

Nous trouvons une autre famille du même nom 
originaire de Normandie, établie dans l'élection 
de Valognes. 

Julien de Fontaine obtint, en 1627, un arrêt de 
la Gour des Aides de Rouen contre les habitants 
de la paroisse de Sotteville, ayant justifié qu'il 
descendait de Bertrand de Fontaine, vivant en 
1480, seigneur de la Fage et plusieurs autres ter- 
res de la province du Languedoc, diocèse de Mi- 
repoix. La généalogie de ces Fontaine, rapportée 



dans l'histoire des Albigeois, remonte à Philippe 
de Fontaine, gentilhomme de la chambre du roi 
Philippe-Auguste, et apprend que ceux de ce nom 
ont fait des alliances avec les plus grandes mai- 
sons, comme celles de Durfort, de Foix et de 
Barassin. 

Jean de Fontaine, l'un des fils dudit Bertrand, 
ayant été envoyé à Cherbourg, en qualité de lieu- 
tenant de la garnison des hommes d'armes d'or- 
donnance, y épousa Jeanne de Révie, et s'établit 
dans ce pays où cette branche subsistait, et était 
représentée par Jacques et Julien de Fontaine. 

Armes : De gueules, à trois bandes d'or, bou- 
tées d'azur, et surmontées de trois boucles ; au 
chef d'argent, chargé de trois hermines de sable. 

Les armes de la branche ainée, décrites dans 
l'histoire des Albigeois, sont : De gueules, à trois 
bandes d'or, au chef d'argent, chargé de trois 
mouchetures d'hermine, de sable. 

FOUCHÉ D'OTRANTE. 

Famille originaire de Bretagne passée en Suède. 

Joseph Fouché, né à la Martinière, près Nantes, 
le 19 septembre 1754, fut créé comte en 1808 et duc 
d'Otrante le 15 août 1809. 

Joseph Fouché était un des membres les plus 
distingués de la congrégation de l'Oratoire, au 
commencement de la Révolution, dont il embrassa 
les principes avec chaleur. Il quitta l'habit reli- 
gieux, se maria et exerça la profession d'avocat. Il 
fut l'un des fondateurs de la société populaire de 
Nantes et en devint un des membres les plus in- 
fluents, non qu'il eût, à un degré supérieur, le ta- 
lent de la parole, mais parce qu'il y acquit une 
grande popularité par l'exagération de ses dis- 
cours et de ses opinions qui masquaient déjà des 
vues ambitieuses. 

Il fut élu député de la Convention nationale en 
septembre 189^. Il reprit ses anciennes liaisons 
avec Robespierre qu'il avait connu étant profes- 
seur de philosophie à Arras ; mais bientôt ils se 
séparèrent à cause de la divergence de leurs carac- 
tères et de leurs opinions politiques. 

Dans le procès de Louis XVI, Fouché vota la 
peine de mort sans appel et sans sursis. Il était 
alors attaché à la faction de Danton. 

Le 14 février et le 8 mars 1793, Fouché fit rendre 
un décret pour la vente, comme nationaux, des 
biens dépendant des bourses des établissements 
d'instruction publique, autres que des collèges; 
peu après, il provoqua un autre décret tendant à 
reconnaître et découvrir les biens des émigrés. On 
le chargea ensuite de diverses missions; il fut en- 
voyé d'abord dans la Loire-Inférieure et dans 
l'Aube, puis dans la Nièvre. S'il fallait juger sa 
conduite dans cette dernière mission, d'après les 
pièces imprimées, elle porterait tous les caractères 
de la démagogie la plus délirante ; il y mérita les 
éloges de Chaumette, il y fit la guerre au culte 
religieux, il y proclama l'athéisme et la désorga- 



— 181 — 



— 182 



nisation sociale. Avilissons l'or et V argent, écri- 
vait-il à ses collègues, traînons dans la hotte ces 
dieux de la monarchie. 

En novembre 1793, Fouché fut envoyé à Lyon 
avec Collot-d'Herbois pour faire exécuter contre 
cette ville les affreux décrets de la Convention. On 
peut consulter, sur les actes sanguinaires auxquels 
il présida, le Moniteur de 1793 et 1794. 

Aucunes considérations ne peuvent affranchir 
Fouché de sa part de la terrible responsabilité qui 
pèse sur les destructeurs de Lyon. 

Après la mort de Robespierre, Fouché intrigua 
auprès des Thermidoriens et des Montagnards. 
s'attacha successivement à l'un et à l'autre parti, 
ou plutôt les fit servir tous deux à garantir sa per- 
sonne de la juste vengeance des Lyonnais. Il eut 
des relations avec Babeuf, et, Tallien. en dénon- 
çant ce dernier, dit qu'il n'était qu'un jouet entre 
les mains de Fouché occupé à corrige)' ses écrits 
incendiaires. Bientôt les accusations affluèrent de 
toutes parts contre Fouché. Pendant quelque temps 
il tint bon contre l'orage ; mais enfin son arresta- 
tion fut décrétée à une grande majorité, et au 
milieu des discours les plus ignominieux pour lui. 

L'amnistie politique du 4 brumaire an IV lui 
ayant rendu la liberté, le Directoire lui confia une 
mission particulière sur les frontières d'Espagne 
après laquelle il se retira, comme en disgrâce, 
dans la vallée de Montmorency, où il vécut dans 
la retraite, paraissant ne se mêler aucunement des 
affaires, mais ne cessant cependant d'entretenir 
des relations secrètes avec les divers partis qui 
luttaient dans l'arène politique. 

Rappelé de nouveau par le gouvernement en 
septembre 1798, il fut nommé ambassadeur de la 
République française près la République cisal- 
pine. 

Protégé par Barras et par le général Joubert qui 
commandait alors l'armée d'Italie, il favorisa ou- 
vertement l'indépendance cisalpine et s'attira l'ini- 
probation du Directoire qui le rappela; mais 
Fouché, fort du crédit de ses amis, refusa d'obéir. 
Alors un décret du gouvernement cisalpin lui or- 
donna de quitter le territoire de la République : 
Fouché revint en France et, fortement appuyé 
par Joubert, se tira de ce mauvais pas. Ce der- 
nier ayant été nommé peu après commandant 
de Paris, Fouché fut envoyé en qualité d'ambassa- 
deur en Hollande; et, le 31 juillet 1799, il fut 
nommé ministre de la police générale. 

A peine élevé au ministère, il change de doc- 
trine, de langage; il se montre l'ennemi de ces 
mêmes jacobins qu'il avait si longtemps aimés et 
défendus. Puis il cherche à se servir de l'autorité 
qui lui avait été confiée pour hâter la chute du 
Directoire de qui il la tenait et contribua puissam- 
ment à la révolution du 18 brumaire an VIII. 

Ministre de la police sous Bonaparte, il sut se 
créer un pouvoir ténébreux qui, plus d'une fois, 
fit trembler son maître lui-même. 

Si, d'un côté, il parvint à comprimer les partis 
à l'aide d'une bascule d'actes arbitraires et tyran- 



niques, de l'autre, il étouffa sous leurs débris, la 
liberté publique. 

Après la paix d'Amiens, le ministère de la police 
ayant été supprimé, Fouché fut nommé sénateur 
et titulaire de la sénatorerie d'Aix en Provence. 
Mais, en 1804, lorsque Bonaparte voulut monter 
sur le trône impérial, il rappela Fouché comme 
étant le plus propre à influencer 1rs hommes de la 
Révolution et rétablit pour lui le ministère de la 
police qu'il garda jusqu'en 1810. A cette époque, il 
tomba en disgrâce et ne fut rappelé par Napoléon 
qu'à l'époque des désastres de la campagne de 
Russie. Il se prononça contre la continuation de 
la guerre . 

Fouché se trouvait à Lyon lorsqu'il apprit les 
événements du 31 mars 1814. Il essaya de dissuader 
Napoléon de se axer à l'Ile d'Elbe et le conseilla 
de passer en Amérique. 

Demeuré sans emploi pendant la Restauration, 
il redevient ministre de Napoléon le 20 mars 1815 
et fut élu député par plusieurs départements. 

Après la défaite de Waterloo, il présida le gou- 
vernement provisoire. Le roi Louis XVIII, à son 
retour, le maintint au ministère de la police qu'il 
n'occupa que jusqu'en septembre 1815. Il fut 
nommé ministre plénipotentiaire à Dresde. Trois 
mois après, il fut dépouillé de son caractère diplo- 
matique et se retira à Prague, en Bohème. 

Vers le milieu de 1818, il obtint du gouverne- 
ment autrichien la permission de se retirer à 
Lintz, puis à Trieste, où il mourut le 25 décem- 
bre 1821 à l'âge de 66 ans laissant postérité. 

Tout a été dit sur le fondateur de cette famille 
qui a donné l'exemple de tous les vices et de 
toutes les palinodies. 

Les titres qui lui ont été conférés sont le résul- 
tat de la terreur qu'il inspirait autour de lui et de 
la nécessité dans laquelle les souverains se trou- 
vaient d'acheter, soit son concours, soit son silence. 

Ces écrits sont autant d'actes publics et de docu- 
ments historiques dont la lecture est nécessaire à 
ceux qui veulent connaître cet homme d'Etat. Le 
Moniteur en offre jusqu'ici le répertoire le plus 
complet. 

On consultera surtout les ouvrages suivants : 

Fouché de Nantes, sa vie privée, politique et 
morale depuis son entrée à la Convention jus- 
qu'âce jour, in-12,1816; Mémoire historique sur 
Fouché de Nantes, maintenant duc d'Oirante, 
par un Anglais, in-8, Paris, Egron, 1815; Sept 
mois de la vie de Fouché, 1793-94, Paris, 1816; 
Précis de lavie publique du duc d'Otrante, Lon- 
dres et Leipsick, 1816. 

Armes : D'azur, à une colonne d'or, accolée 
d'un serpent du même, chargé de cinq mouche- 
tures d'hermine d'argent, 2, 2 et 1; au chef de 

gueules, semé d'étoiles d'urgent . 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 
Fouché, duc d'Otrante (Gustave-Ar- 
mand Fouché, G te ), né à Paris le 18 juin 



— 183 — 



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1840, fils du troisième duc, Athanase (né le 
25 juin 1801, décédé le 10 février 1866) et 
de sa seconde femme Wilhelmine- Adélaïde, 
née de Stedinok, décédée le 25 février 1863. 
Résidence : Stockholm et château d'Elgham- 
mar, près Bjornlunda en Suède. Ancien 
capitaine de cavalerie suédoise, aide de 
camp et écuyer de feu le roi Charles XV de 
Suède; marié : 1° à Stockolmle 2 mai 1865 
à Augusta. B onne Bonde, décédée le 4 mars 
1872; 2° à Londres, le 5 juillet 1873, à Thé- 
rèse, B onne de Stedinok, dame du palais de 
la princesse de Galles. 

Enfants : a) Du premier lit : Adélaïde- Au- 
gustine, née à Paris le 2 mai 1866; mariée 
à Stockholm, le 14 octobre 1893, à Frédéric 
Peyron, lieutenant de frégate dans la ma- 
rine suédoise. Résidence : Stockholm, b) Du 
second lit : Charles-Louis Fouché, C te d'O- 
trante, né à Elghammar le 21 juin 1877. 

Frère et Sœur 

1° F. d'O. (Pauline-Ernestine), née au 
château de Nygard, en Suède, le 25 juin 
1839 ; mariée à Stockholm le 7 novembre 
1861 à Thure, C te Bielke, ancien capitaine 
de cavalerie suédoise. Résidence : Sturefors 
(Suède). 

2° F. d'O. (Paul), né en juillet 1871. 

FOUCHER DE BRANDOIS. 

La notice insérée au tome 1 er , col. 1218, doit être 
complétée comme suit : 

Devise : Ex sanguine virtus. 
Couronne de marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Foucher, B on de Brandois. Résidences : 
73, rue de Grenelle, à Paris et château de 
la Mothe-Achard (Vendée), marié à Margue- 
rite de Gourgue. 

Enfants : a) Henri, né le 14 mars L894 ; 
b) Victorine, née le 6 mars 1895. 

FRAIN DE LA VILLEGONTIER. 

Sébastien Frain, sieur de la Villegontier, séné- 
chal de Fougères, et autre Sébastien Frain, sieur 
Differt, tous deux issus de Sébastien Frain, qui 
avait reçu des lettres de noblesse en 1624, furent 
confirmés et maintenus dans la qualité de nobles 
en payant chacun 1,000 livres par arrêt de la 



chambre établie pour la réformation de la noblesse 
de Bretagne des 16 janvier et 8 avril 1669. 

Au reste, cette famille est ancienne ; et, anté- 
rieurement à l'année 1624, elle avait contracté des 
alliances nobles; en 1530, Louise Frain épouse 
Luison de la Rebuttière; et, en 1569, Michelle 
Frain, avec Robert Bernard, écuyer, sieur des 
Brosses. 

Un membre de cette famille, M. de la Villegon- 
tier, était lieutenant au régiment des gardes fran- 
çaises en 1736. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné en chef de deux rencontres de bœuf, et, 
en pointe, d'un croissant, le tout du même. 

Couronne de comte sur l'écu et couronne de 
baron sur le manteau. 

FRANCHEVILLE DU PELINEC (de). 

Famille d'ancienne extraction noble, originaire 
d'Ecosse, et fixée en Bretagne depuis l'an 1442. 

Pierre de Francheville, chevalier, seigneur de 
Trémelgon, vint en Bretagne en qualité d'officier 
de la cour d'Isabeau, fille de Hamon, roi d'Ecosse, 
et femme du duc de Bretagne François I er . Il 
était son échanson, charge considérable dans ce 
temps-là, et qui a été occupée par les plus grandes 
familles. Voulant s'habituer audit duché et acqué- 
rir terres et fiefs nobles, comme les autres gen- 
tilshommes à qui ce droit était privatif, il fut 
obligé de prendre des lettres de naturalité et de 
confirmation de noblesse, qui lui furent accordées 
par lettres-patentes du duc François II, données à 
Nantes le 19 janvier 1447. Il servit également le 
duc dans ses armées, et se distingua à la bataille 
de Saint-Aubin du Cormier, livrée contre les Fran- 
çais, le 28 juillet 1488, où il fut fait prisonnier. Il 
mourut, en 1505, en laissant plusieurs enfants. 

Au sixième degré, Claude de Francheville, che- 
valier, seigneur de Truscat le Pelinec, etc., fut 
conseiller du roi en ses conseils et maître des re- 
quêtes ordinaires de la reine-mère Anne d'Au- 
triche, sénéchal et lieutenant-général au présidial 
de Vannes. 

Armes : D'argent, au chevron d'azur, charge 
de si.r billettes d'or. 

FRÉJACQUES DE BAR. 

Cette famille prouve sa filiation non interrom- 
pue depuis Hugues Fréjacques, seigneur d'Orman- 
cey, dont les armes furent enregistrées à l'armo- 
riai général de France en 1698. 

Hugues de Fréjacques, seigneur d'Ormancey 
vivait à Paris en 1697, circonscription des deux 
écus. 

De son mariage contracté en 1660 avec Dieu- 
donnée de Dieuvilie il eût de nombreux enfants 
dont un seul, Nicolas, lui survécut. 

A la chute du système de Law où il avait im- 



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prudemment engagé sa fortune, il en recueillit les 
débris qui, joints au fief d'Ormancey,lui permirent 
de se lancer dans l'industrie et de fonder à Langres 
une coutellerie, à Bar-sur-Aube une chamoiserie 
dont les revenus assurèrent l'avenir de son fils; de 
là l'habitude pour les descendants d'ajouter au nom 
de Fréjacques celui de Bar et de négliger celui 
d'Ormancey, habitude consacrée, du reste, par dé- 
cision du 32 août 18<i0. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
de trois étoiles de mente, 2 en chef, 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Tenants : Deux moines, V un portant le capu- 
chon coiffé et l'autre rabattu. 

Devise : Il adviendra. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Fréjacques de Bar (Charles), né à Gi- 
nestas le 4 novembre 1867, marié, le 28 no- 
vembre 1889. à Marthe Paul-Sirven. — 
Résidence : château de Massignan par 
Saint-Marcel (Aude). 

Enfants : a) Madeleine; b) Gabrielle. 

Sœur : Marie- Antoinette, épouse du mar- 
quis Ernest de Dax d'Axat, dont postérité. 
— Résidence : Ille (Pyrénées-Orientales). 

FREMYN DE SAPICOURT. 

Cette famille est originaire de Champagne. 

Elle a été honorée de plusieurs grandes charges 
dans la magistrature au bailliage de Vermandois, 
siège royal et présidial de Beims. 

Elle a donné un président à mortier, deux lieu- 
tenants des habitants de Beims, un mestre de 
camp, un lieutenant-colonel, quatre mousquetaires 
noirs, deux gouverneurs de Bethel-Mazarin et 
quatre croix de Saint-Louis. 

Elle s'est alliée : aux Gauchon, Coquebert, 
Mongeot, Villars-Brancas, de Colnet. de Récourt, 
de Thermes, de l'Escamoussier, de Bongard d'A- 
premonl, de Broca. 

Armes : D'argent, à la fasce d'azur bordée 



d'or, de laquelle sortent des flammes de gueules, 
dessus et dessous opposées à d'autres flammes 
mouvantes du chef et de la pointe de Vécu. 

FRINGS {de). 

La famille de Frings, très ancienne, est origi- 
naire de la Lorraine. La Révolution a dispersé 
les membres de cette famille qui érnigra en Alle- 
magne. Elle fut à jamais ruinée. Les descendants 
de ce nom ne purent plus occuper que de modestes 
emplois dans les administrations françaises. 

Armes : D'azur, à trois glands d'argent. 

Couronne de vicomte. 

REPRÉSENTANT ACTUEL : 

Frings (E. de). — Résidence : Ceyzérieu 
(Ain). 

FROMENT (de). 

Compléter comme suit la notice insérée au 
tome Rr, col. 1244 et 1245. 

Branche des seigneurs de Champdumoxt. 

Armes : D'azur, au chevron d'argent, accom- 
pagné de trois épis de froment d'or liés en- 
semble, et de trois merlettes d'or en pointe posées 
2 et 1; au chef de gueules chargé de trois étoiles 
d'or. 

Couronne de marquis. 

Devise : Fais ce que dois, advienne que 
pourra . 

FRY (de). 

En Normandie. Famille maintenue dans sa no- 
blesse le 3 février 1668. Il est parlé, dans l'histoire 
de la ville de Rouen, de Pierre de Fry, conseiller 
général en la cour des aides de cette ville, 
vivant ès-années 1595 et 1597. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux étoiles et d'une hure de sang! ici- 
en pointe, le tout d'or. 






GARAT DE NEDDE. 

Garât (allas de Garât), 
marquis de Nedde et La Vil- 
leneuve. 

Ancienne famille origi- 
naire des environs de 
Bayonne, établie au xvie 
siècle en Limousin, où ils 
ont possédé, entre autres, 
les seigneuries de Saint- 
Priest, Beaumont, Saint- 
Arnaud, Béarnais, Amba- 
zac. La Villeneuve et Nedde 
était enclave du Poitou. 
Branche en Angoumois, 
où Charles de Garât Ligure à l'assemblée 'I' 1 la 
noblesse en 1789. 

Filiation suivie depuis l'arrivée en Limousin 
vers 1500, de N... dont un lils épouse fsabeau de 
Juye de Sainl Martin. La plupartdes descendants 
sont officiers ou dans les ordres. Parmi ces der- 
niers, un prélat abbé général de l'ordre de 
Grandmont. 

En 1701, Raymond, marquis de La Villeneuve 
et Nedde, capitaine, chevalier de Saint-Louis, 
épouse Jeanne-Martiale, fille unique de Jean- 
Àntoine. marquis «le Turenne d'Aynac d'Aube- 
peyre. Ils ont plusieurs entants, dont trois émi- 
grés, morts officiers à l'armée des princes. 

Un frère de Raymond, Jean-Baptiste, chevalier 
de Garât, enseigne à quatorze ans au régiment de 
Saintonge, blessé sur le champ de bataille, capi- 



taine en 1763, accompagne ses neveux en émigra- 
tion. Chevalier de Saint-Louis. 

Un autre frère, aussi chevalier de Saint-Louis, 
fait les guerres de l'Inde. 

Raymond Ggure aux assemblées de la noblesse 
du Poitou, La Marche et du Limousin; son fils 
Bernardin-Cyrille, épouse Sophie du Authier. A 
partir de cetie époque, au sortir de la révolution, 
on ne trouve plus guère dans les actes que le nom 
de de Nedde. 

Le (ils de ce dernier, Raymond-Victor institue 
pour héritier Raymond, iils de son frère Henri et 
de Françoise de La Porte. 

< le dernier a épousé en 1876 M 1 ' de Veillechèze. 

Alliances : Tourdounet, Brachet, Vanteaux, 
Douhet, Fromental, Ligondès, Saint-Marsault, 
Lagrange, Turenne, du Authier. 

Armes : D'azur, au lac d'amour, accompa- 
gné de i mis étoiles d'or; au chef d'or, chargé 
d'il// croissant d'azur. 



GARNIER ou DE GARNIER. 

Les Garnier ou de Garnier, autrefois seigneurs 
de Vauxeilles et Crolard, appartiennent à une 
très ancienne famille du Dauphiné. Ils possédaient 
un château-fort dans les environs de Grenoble, et 
ce château portait le nom de Garnier ou de Gar- 
nier. Cette famille a disparu de Grenoble depuis 
prés de trois siècles, et il y a fort longtemps qu'il 
ne reste plus aucune trace du château d'où elle 
sort. 



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Un Jean Garnier ou de Garnier épousa, en 
1547, demoiselle Catherine de Rigaud, dont il eut 
deux fils : 

Guillaume, fils de Jean, entra très jeune au ser- 
vice et se conduisit avec tant de bravoure à la tète 
de deux cents hommes, que le roi Henri lui con- 
féra, nonobstant sa qualité de noble, de nouvelles 
lettres d'anoblissement qui lui furent expédiées 
devant Rouen le 21 mars 1592. 

Il existe trois branches de cette famille : Gar- 
nier, B on de Labareyre, Garnier des Hier es, et 
Garnier, B on de Miraval. 

1°) La branche Garnier de Labareyre a été 
fondée par Jacques, qui épousa, le 8 mai 1688, de- 
moiselle de Beignet, et devint, par ce mariage, 
seigneur de la terre de Labareyre. 

Sous la Restauration, le chef de la famille de 
Labareyre, qui avait servi dans les gendarmes 
écossais, sous Louis XVI, combattit comme offi- 
cier et comme aide de camp du général Bampierrv, 
pendant les trois premières campagnes de la Révo- 
lution, et fut, sous l'Empire et sous la Restaura- 
tion, colonei de la garde nationale de Valence, 
et député de la Brome. Il fut fait baron par 
Louis XVIII. Son fils aîné, Eugène, devint général 
de brigade de cavalerie, et se retira dans les envi- 
rons de Valence, au château de Thodure, où il était 
né et où il finit ses jours le 24 juin 1867. 

2°) La branche Garnier des Bières fut fondée 
par Jean-Pierre, qui épousa, le dernier juin 1691, 
Anne de Vernes, fille de messire Bénis, seigneur 
du Serpolet, et de demoiselle Marie-Charlotte de 
Suffise, et qui apporta en dot la terre les Hières. 

Le grand-père de Paul des Hières avait épousé 
une demoiselle de Barjac, appartenant à la famille 
des comtes de ce nom, l'une des plus anciennes de 
la noblesse du Vivarais. Il avait été fait cheva- 
lier de la Fleur de Lys, par Louis XVIII, pour 
son ardent dévouement à la cause royaliste, dé- 
vouement qui , par deux fois , faillit lui coûter 
la vie. Le père de Paul des Hières a épousé 
Mathilde Zylof . fille du chevalier Zylof de 
Wynde, et de mademoiselle de Lavillette de la 
Hamaïde. Le chevalier Zylof avait été officier . 
démissionnaire dans la garde royale. La famille 
Zylof est établie dans les Flandres françaises 
depuis l'introduction de la réforme en Hollande, 
d'où elle est originaire. 

La branche Garnier des Hières est actuelle- 
ment représentée par Auguste-Marie Garnier 
des Hières (époux de Mademoiselle Zylof de 
Wynde), chef actuel de la famille, et par son fils 
~Pau[-Charles-Ma)'ie Garnier des Hières, officier 
de cavalerie, marié à Madeleine de Loynes, d'une 
ancienne famille de ÏOrlèanais , dont il a une 
fille, Simone, née en 1893. 

3°) Branche Garnier de Miraval. Le 2 décembre 
1759, Claude-Louis contracta mariage avec Angé- 
lique de Guaize. Ils acquirent la baronnie de 
Miraval, de Charles de Rohan, prince de Soubise. 

Armes de la famille Garnier des Hières : L'ar- 



gent, au chevron de gueules cantonné en chef de 
deux roses au naturel, et, en jointe, de trois 
pals de sable. 

Voy. tome 1er, col. 1278 et 1279, une notice com- 
plémentaire sur cette famille. 



GARRE AU DE LA MÉCHENIE (du). 

En Limousin et en Périgord : famille divisée en 
deux branches : 

De la première est Gabriel du Garreau, écuyer, 
seigneur de Leyffard et de Grésignac, né le 21 juin 
1725, marié le o juillet 1746, avec Anne-Louise 
Picaud, dont il a eu huit enfants. 

La seconde branche a pour chef Gabriel du Gar- 
reau, écuyer, seigneur de la Meschenie, mari.' le 
15 avril 1749 à Anne-Lucrèce Chiquet, dont il a eu 
plusieurs enfants. 

Armes : B'azur, au chevron d'or, accompagné 
en pointe d'un cœur dans lequel est fiché une 
croisette Ou même. 



GATIAN DE CLÉRAMBAULT. 

Gatian de Glérambault, écuyer, seigneurs de 
Vandannière, Gennetreuil, Taillé, Lafond, Four- 
naguère, les Hérissaudières, Moreaupicon. 

Famille noble et des plus anciennes de Tours, 
qui a donné à la Touraine les fonctionnaires 
dont les noms suivent : 

Bernard Gatian, secrétaire de la reine, contrù- 
leur des guerres et capitaine de la ville de Tours 
f!546); 

Jacques Gatian, conseiller au bailliage et siège 
présidial de Tours, maire de cette ville en 1659; 

Nicolas Gatian de Gennetreuil, conseiller du roi, 
trésorier de France au bureau des finances de la 
généralité de Tours, mort le 14 août 1661 : 

François Gatian de Glérambault, contrôleur gé- 
néral des finances et domaines (1711) ; 

Louis- Victor Gatian de Taillé, conseiller du roi, 
lieutenant général au bailliage de Tours (1713) : 

François-Jean Gatian de Glérambault, contrô- 
leur général des finances et domaines (1745). 

En 1789, François-Marie Gatian de Clérambault, 
né le 15 août 1750, comparut à l'assemblée de la 
noblesse de Touraine pour l'élection des députés 
aux états généraux. Il épousa, en 1797, Henriette 
de Marsay, arrière-petite nièce de René Descartes; 
il décéda le 16 janvier 1826, laissant quatre en- 
fants : 

1° François-Alfred Gatian de Glérambault. an- 
cien maire de Pernay (Indre-et-Loire', né le 28 dé- 
cembre 1798, marié le 30 juin 1830 à Cécile-Fu- 
phrasie de Pi^nol de Rocreuse, décédé à Tours le 
20 janvier 1870, laissant deux [ils : 1" Charles- 
Alfred-Henri Gatian de Glérambault, né le 30 juin 
1831, décédé le 28 mars 1893, colonel de cuirassiers 
en retraite, aux Hérissandières, commune de Per. 



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nay, veuf de Marie-Augusta-Alice Quirit de Cou- 
laine, laissant un fils RenéGatian de Clérambault : 
2" Edouard-Gatian de Clérambault, conservateur 
des hypothèques à Beauvais, marié à Valentine de 
Saint-Chamans; de cette union sont nés deux fils : 
Gaétan et Roger Gatian de Clérambault et une 
fille Marie-Valentine, décédée le 4 juin '1877 ; 

2° Philibert-Victor Gatian de Clérambault, an- 
cien juge au tribunal civil de Tours, mariée à Ma- 
rie-Marguerite-Clémentine Morinet, décédé à Tours 
le 31 mars 1882, laissant deux enfants : Raoul et 
Alice Gatian de Clérambault ; 

3 n Henriette Gatian de Clérambault, mariée à 
Charles de Perthuis, décédée à Tours le 21 mai 
1877 ; 

4<J Léonie, mariée à Charles Courtis de la 
Rivière. 

Armes : D'azur, à une sphère d'or, surmon- 
tant un croissant d'argent. 

Couronne de marquis. 

GAUVAIN DE BEAULIEU. 

On croit que les Gauvain. alias God-Win, étaient 
originaires d'Ecosse. 

Au vie siècle, Gauvain, neveu d'Arthur, roi de 
Bretagne, fut le héros de poèmes chevaleresques 
et mythologiques. 11 est surnommé le cJtevalier 
de l'Epée. Ses aventures se rattachent au Cycle 
Breton des chevaliers de la Table-Ronde, du Saint- 
Graal, etc. (Histoire littéraire de la France, 
t. XIX. — Libians desconnus (Roman du Bel In- 
connu) par Benault de Beaujeu. — Bibliothèque 
du duc d'Aumale, à Twickenkam, édition fran- 
çaise de M. Hippeau. Paris, 1860. Art. Dézobry. 
— Dictionnaire des Lettres, etc. Ch. Delagrave, 
1886, p. 1064. 

D'après ce trouvère, ces guerriers seraient ve- 
nus sur les côtes d'Aquitaine (Aunis?) au xiii c siè- 
cle. L'un d'eux avait épousé une reine de Galles, 
un autre la Fée aux Blanches-Mains, que des che- 
valiers ennemis avaient emprisonnée dans la 
Turge de la Cétée Gastée ou Maudite (Chatelail- 
lon?). Cette ville, détruite par Guillaume d'Aqui- 
taine en 1127, avaitété déjà maudite par Mélusine, 
princesse de Lusignan ou de Parthenay, et ex- 
communiée par le pape Urbain II (1086 ou 1096). 

Ces traditions nous reportent aux temps des 
enchantements de la Bretagne, et Victor Hugo 
s'est permis de mettre le nom des Gauvain de la 
Turge, princes de Bretagne et Vendée, dans son 
roman de Qualre-Vingt-Treize. 

Les Gauvain de Fouras descendent histori- 
quement d'Etienne Gauvaing, écuyer, seigneur 
de Beaulieu, noble homme, pair, échevin de La 
Rochelle, 1606, amiral de la flotte, 1621, maire de 
la cité en 1623. 

Armes : D'or, à un gaufrier de sable, accosté 
de deux bouteilles de gueules. (Armoriai de la 
généralité de Poitiers). 





GAUZENCE DE LASTOURS ou DE 
LASTOURS-GAUZENCE ou DE GAU- 
ZENCE-LASTOURS. 

Famille originaire du 
comté de Foix, et une des 
plus anciennes de La Bas- 
tide-de-Sérou (Ariége) : (xv e 
siècle), où elle possédait un 
fief ou terre noble. 

Elle est nommée dans le 
tome IV de la Gallia Chris- 
tiana au xu c siècle à propos 
d'un procès fait par le roi à 
l'évêque de Pamiers. 

Alliances : de Salles de 
Hys ; de Lapasse d'Hou- 
magne. 

Armes : D'argent, au châ- 
teau de sable donjonné de trois pièces, maçonné 
du champ, ajouré de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

1° Gauzence de Lastours (Edmond), 
conservateur des hypothèques, à Liinoux, 
marié à Marie-Julie-Sophie Conilii de Beys- 
sag; 

2° G. de L. (Edmond), docteur en mé- 
decine; 

3° G. de L. (Jules), lieutenant du génie. 

GÉRAUD DE NIORT. 

La maison de Niort, anciennement d'Aniort, 
est une ancienne famille souveraine du Lan- 
guedoc, où elle a joué un rôle important durant 
les xi ( \ xuc et xme siècles. 

Le château de Niort était situé dans le pays de 
Sault, sur les confins de la Cerdagne et dominait 
la vallée du Rébenti. 

Vers la fin du xi e siècle, les comtes de Carcas- 
sonne érigèrent le pays de Sault en vicomte et en 
conférèrent l'investiture à Guillaume de Niort, 
dont le fils appelé aussi Guillaume épousa en 
1180 Esclarmonde de Foix. 

Guillaume de Niort eut cinq tils : Géraud, Ber- 
nard-Othon, Guillaume-Pons, Guillaume-Bernard 
et Raymond. Le récit de la résistance qu'opposa 
Esclarmonde de Niort et ses fils, quand Simon de 
Montfort et ses lieutenants envahirent le pays de 
Sault, est demeuré légendaire. En 12'i0, Géraud 
de Niort, excommunié et vaincu, alla rejoindre 
l'armée française à Duilhac, et lit sa soumission 
au roi, en son nom et au nom de ses frères.. Il 
laissa en gage aux mains d'Amaury de Montfort 
tous ses châteaux de Niort, de Gastelpor, de 
Dournes, de La Bastide-de-Rochan, de Belfort, 
de Gesse, etc., à condition que le roi les lui ren- 
drait après l'avoir réconcilié avec l'Église. « Et en 



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cas, dit Géraud de Niort, daus ce traité, que ces 
promesses ne soient pas remplies, on me rendra 
mes châteaux avant la Pentecôte et on m'accor- 
dera un mois de trêve. » Saint Louis ratifia ce 
traité, mais quand Géraud de Niort eut été récon- 
cilié avec l'Eglise, il ne put obtenir la restitution 
de ses biens, dont la plus grande partie fut a 
partir de ce moment-là réunie à la couronne. 

(A r oir dans V Histoire générale du Languedoc, 
édition in-folio, tome III, six actes de soumission 
au roi de la famille de Niort. Voir aussi, tome V, 
le seau de Géraud de Niort, page 686, planche 4, 
numéro 53.) 

Géraud de Niort avait épousé, en 1218, Sancie, 
princesse d'Aragon, sœur de Nunès Sanches, 
comte de Roussillon, nièce d'Alphonse II, roi 
d'Aragon, cousine de Pierre II, tué à la bataille 
de Muret. Il en eut un fils, nommé Bertrand et 
deux filles, dont la plus jeune, Blanche de Niort, 
devint en 1566 prieure du couvent de Prouille. 

Bertrand de Niort épousa en 1264 Auringue de 
Bellegarde, dont il eut un fils appelé Raymond 
lequel, marié lui même à Ermengarde de Foix, 
fut le chef d'un soulèvement populaire qui se pro- 
duisit à Limoux à la fin du xm e siècle. 

Durant les xive et xv 8 siècle, les descendants de 
Géraud de Niort habitèrent successivement lo 
château de Castelpor et celui de Roquefort. Ils 
contractèrent des alliances avec les familles pro- 
priétaires de la seigneurie d'Usson, dans le Don- 
nezan, et celles qui possédaient le château de 
Montaillon, près du pays de Foix. Ces alliances 
furent impuissantes à rendre à la famille de Niort 
le rang qu'elle avait occupé jadis. 

Au commencement du xvie siècle, Bernard de 
Niort était seigneur de Brenac, d'Ansignan et de 
Belfort. La maison de Niort se divisa après lui en 
deux branche principales, l'une dite des barons 
de Niort, l'autre des barons de Belesta. 

Branche des barons de Belesta 

Jean de Niort épousa en 1510 Guillaumette de 
Fournier. Un de leurs fils, appelé Jean, épousa à 
son tour vers 1542, Louise d'Aiguebelle, dame de 
Belesta. Leurs descendants ont possédé la baron- 
nie de Belesta, avec les seigneuries de Peyre- 
clause et de Rambosc, jusqu'à la fin du xvm e 
siècle. Ils ont possédé aussi pendant longtemps 
celles de Ségure et de Fastes, dans les environs 
du village de Tuchan. Ils contractèrent des allian- 
ces avec les familles d'Arsse,de Gléon Durban, de 
Bruyères Chalabre, de Dax d'Axat, d'Argiot de 
La Ferrière, d'Aban, de Cariés, de Coll, de Grave, 
de Montredon. de Cazamajour, etc., et fournirent 
un grand nombre d'officiers distingués, chevaliers 
de Saint-Louis, dont la plupart servirent dans le 
régiment d'infanterie d'Artois. La branche des 
barons de Belesta s'honorait d'une parenté très 
proche avec Saint-François de Régis. 

Elle fut maintenue dans sa noblesse le 3 no- 



vembre 1669 par jugement souverain de M. de 
Bezons, intendant du Languedoc. Elle s'est éteinte 
au commencement de ce siècle en la personne de 
Mlle Marie-Anne-Raymonde de Niort. 

Branche des barons de Niort 

Encore actuellement représentée. Bernard de 
Niort se rendit acquéreur, au commencement du 
xvi e siècle, d'une partie de la seigneurie de Niort, 
qui avait appartenu autrefois à ses ancêtres. Ses 
descendants s'allièrent avec les familles de Ray- 
naud, de Saint-Martin, de Nègre d'Able, etc. 
Gaston de Niort, seigneur dudit lieu, fut maintenu 
dans sa noblesse par jugement souverain de M. 
de Bezons, intendant du Languedoc, à la date du 
24 septembre 1670. Ce dernier céda ses biens de 
Niort à la famille de Nègre. De lui sont issus 
trois rameaux, dont le dernier subsiste encore de 
nos jours. 

A. Antoine de Niort, baron de Niort, seigneur 
de Bodome, épousa le 1er février 1709 Françoise 
de Marsol, dont il eut : 1° Antoine, baron de Niort, 
seigneur de Rodome, marié le 15octobre 1773 avec 
Marie-Josèphe de Massiade Treilhes, décédé sans 
enfants; 2° Gérard, abbé de Niort, entré dans les 
ordres; 3° Louis-Alexandre, chevalier de Niort, 
tué en 179 L dans les plaines de Thuir, en Rous- 
sillon, en combattant dans les rangs des émigrés 
français ; 4° Marie-Claire, mariée à noble François 
de Castellan ; 4° Marie-Rose, mariée à noble Jean- 
Michel deThévenon. L'héritière des seigneurs de 
Rodome fut Catherine-Rose de Castellan, leur 
nièce, épouse de messire Jean-François de Marsol, 
conseiller du roi, maître particulier de la maîtrise 
des eaux et forêts de Quillan. 

B. Louis-Gaston de Niort épousa le 4 mai 1700 
Marguerite de Boyer, et mourut à Escouloubre. 
Son petit-fils, Jean-Paul de Niort, épousa le 
4 juillet 1775 Marie de Lasset, fille du marquis de 
Lasset, seigneur d'Escueillens, et nièce du marquis 
de Mirepoix. Ils eurent un fils, César de Niort, 
marié à Saint-Hilaire le 22 janvier 1805 avec 
Anne Dardé de Pech, dont : Auguste de Niort, 
décédé en 1862, en Algérie, sans enfants. 

C. Jean-Baptiste de Niort, né à Escouloubre, 
épousa Marie-Anne Bousquet, dont il eut : 1° Jean- 
François, né en 1805, curé archiprêtre de la cathé- 
drale de Carcassonne; 2» < grille-Raymond, né en 
1811 ; 3° Jean-Pierre, né en 1812, chanoine hono- 
raire, supérieur du petit séminaire de Carcas- 
sonne ; 4» Marc-Jean-Baptiste, né en 1819; 5<> Araa- 
ble, né en 1822, avocat, ancien magistrat. 

Cyrille-Raymond de Niort a eu pour fils Jean- 
François, vicomte de Niort, ancien officier supé- 
rieur, officier de la Légion d'honneur, résidant à 
Paris, sans enfants. 

Marc-Jean-Baptiste de Niort, capi laine-adju- 
dant-major au 8 e régiment de hussards, chevalier 
,1c la Légion d'honneur, a épousé à Toulo 
28 mai 1866 Marie-Thérèse-Clémence de Landes 



Tome II 



* 



195 — 



— 196 — 



de Saint-Palais d'AussRC, fille du baron de Saint- 
Palais, dont il a: 1° Géraud Jean-François, avocat 
au barreau de Carcassonne ; 2° Jean-Joseph : 
3° Pierre-Louis-Henry; 4° Marie- Anne- Zélie. 
Résidence: Carcassonne. 

Armes: D'azur, à trois cheorons brises d'or, 
accompagnés de trocs étoiles d'argent, 2 en chef 
et 1 en pointe. 

Couronne de comte. 

Devise : Fidélité. 

GILBERT (de). 

En Dauphiné. Famille noble, alliée aux princi- 
pales maisons de la province. 

Etienne de Gilbert, qui commence la filiation de 
cette famille, fat député des états généraux du 
royaume en 1614, où il rendit des services consi- 
dérables. Il eut de Lucrèce de Vérone, son épouse, 
ses deux fils aînés, Pierre-André, capitaine de 
cavalerie, tué au passage du Rhin ; et René qui 
servit dans l'infanterie, fut tué au siège de Tour- 
nay en 1667; le troisième, Jean de Gilbert, conti- 
nua la descendance, et après lui, son frère, le plus 
jeune, Alexandre de Gilbert, qui laissa entre autres 
enfants, Etienne-André de Gilbert, qui fonda la 
branche de Salieris, et son frère, Louis de Gilbert, 
celle de Gensac. 

Cette famille compte plusieurs capitaines et des 
chevaliers de l'ordre de Saint-Louis. 

Armes : D'or, an chef de sable, chargé d'une 
tête d'aigle d'argent, becquée, languée et arra- 
chée d'or. 

Casque de profil, orné de lambrequins d'or, d'ar- 
gent et de sable. 

GILLES (de). 

La famille de Gilles était originairement dite 
de St-Gilles. En 1162, on trouve un St-Gilles 
portant le titre de chevalier et son petit fils 
Baudouin accompagne le comte Baudouin de 
Flandre en Terre Sainte en 1202. Pendant une 
période assez longue, rien de brillant. On retrouve 
un Gilles au siège de la Rochelle par Bichelieu ; 
il donne des vivres aux habitants et construit 
une porte à ses frais. Puis la famille émigré en 
Hollande où elle remplit les plus hautes charges; 
elle fournit des Conseillers des finances, un grand 
assesseur des eaux et digues d'Amsterdam, un 
ambassadeur en France. (Notes diplomatiques du 
Marquis d'Argenson) et un plénipotentiaire au 
congrès de Bresle. (Le duc de Brogliedans son 
travail sur le ministère du Marquis d'Argenson le 
cite comme un des hommes les plus en vue de 
la Hollande, alors si prospère.) 

Actuellement la branche ainée de la famille ha- 
bite la Belgique où elle porte le titre de baron 
( rillès de Pelichy. 



En France, il y a deux branches : une en Pi- 
cardie, l'autre en Normandie. 

Les dernières alliances sont : Yan du Hoch, 
Van derCruisse, de Lafonteyne, de Thieulloy, de 
Germiny, d'Onffières, deGuillebon. 

La branche française possède toute la suite de 
ses portraits de famille depuis 1450, ainsi que 
tous les quartiers de femmes qui ont contracté 
des alliances, et cela pour dix générations. 

Armes : D'azur, au chevron d'or, accompa- 
gné de trois glands de chêne, tiges et feuilles du 
même, posés 2 et 1 . 

Casque de chevalier, surmonté d'une couronne 
de marquis, ayant en cimier un lion issant de 
gueules. 

Supports : Deux griffons. 

Devise : In œternum non commovebUur . 

GINESTEL (de). 

Cette famille, originaire du Rouergue, s'est 
fixée successivement en Guyenne et en Langue- 
doc. 

Sa filiation est établie sans interruption depuis 
Bernard de Ginestel, capitaine du château de 
Najac, lequel vivait vers l'an 1500. 

Elle a possédé les seigneuries de Lagardeviaur, 
deMontirat, deCaylus, de LaCombarié, de Laval, 
de Puechante, de Peyrelade, de Montrozal et de 
Perségals. 

Elle a été l'objet d'une maintenue de noblesse 
par ordonnance rendue à Montauban le 10 avril 
1700. 

Elle s'est alliée aux Buisson de Bournazel, de 
Rieu, de Boisset, delà Pleinne, de Mourlhon, de 
Thorn,deMalaterre, d'Audibert, de Montferrand- 
Thonnerre, de Saunhac, de Corneillan, de Sola- 
ges, de Raymond, de Rivière, de Carrière, de Pu- 
jol, deCluzel, de Nérac, etc. 

Armes : D'azur, au lion d'argent. 

Devise : Fidclitur cuslodiam et fortiler. 

REPRÉSENTANT ACTUEL . 

Ginestel de Montrozal, B on de Lagardi- 
viaur (Marie-Joseph-Louis-Altïed de) rési- 
dence : La Peyrié de St-Genest, par Lau- 
trec (Tarn) marié à Anne-Marie Courbon 
de St-Genest. 

GIRARD DE LA CHAISE (de). 

(Maine et Normandie), Seigneurs de Baren- 
lon, Chastillon, Fretzens, La Pannière, Crépon, 
Le Moussaye, etc., au Maine et Perche. 

Vicomtes de Lyre, seigneurs de La Chaise, 
du Breuil, de Chéronvilliers, de Glatigny, au 
Boiscordieu, etc., en Normandie. 



197 



— 198 — 




La famille de Girard de la 
Chaise est étal die depuis 
près de cinq siècles en Nor- 
mandie. 

C'est une branche cadette 
des Girard, seigneurs de Ba- 
renton,dela province du Mai- 
ne. La branche ainée s'est 
éteinte au commencement du 
xive siècle. 
D'après Chevillard : 
Jean de Girard, ècuyer, sei- 
gneur de Barenlon et Chas- 
tillon, fut écuyer du roi 
Louis XL II épousa Catherine d'Avaugour. 

Florentin de Girard, son fils, écuyer, seigneur 
de Fretzens au Perche, de Bareuton, La Pannière, 
Çrepon et du Moussaye, fut chambellan du roi 
Charles VIII, et capitaine d'un régiment de lan- 
ces des ordonnances du Maine, Laval et Char- 
tres. 

En 1424, un autre Jean de Girard, écuyer, 
commandait un corps d'armée de mille hommes 
à la bataille de Verneuil. C'est de cette époque 
que date l'établissement de ses descendants en 
Normandie. 

En 1512, Nicolas de Girard était lieutenant du 
vicomte de Breteuil. Il épousa demoiselle N. . . et 
laissa trois fils : 

1° Claude de Girard, seigneur du Breuil, mort 
sans postérité ; 

2 e Robert de Girard, auteur des seigneurs de la 
CB ai se ; 

3° Nicolas de Girard, ècuyer, seigneur de Gla- 
tigny, Boiscordieu, Chéronoilliers, vicomte de 
Lyre. Cette branche s'éteignit en 1652 en la per- 
sonne de Philippe de Girard, seigneur du Bois- 
cordieu, vicomte de Lyre, maréchal des logis de 
la reine. (Titre original). 

Jean de Girard, écuyer, seigneur de la Chaise, 
servit avec le duc de Guise. En 1567, il rendit 
aveu de son fief de la Chaise au duc d'Alençon. 

Etienne de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, fut secrétaire de la chambre du roi en 
1617. wSa sœur, N. de Girard, entra au monastère 
de Chaise-Dieu, dont elle fut la bienfaitrice. 

Cyprien de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise et de l'Isle, capitaine au régiment de Pi- 
cardie, fut tué à l'armée en 1636. 

Gabriel de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, conseiller, secrétaire du roi, lit enregis- 
trer ses armoiries à l'Armoriai général officiel, 
créé en vertu de l'édit royal en 1696, au registre 
dAlençon (folio 642). 

Jacques de Girard, écuyer, seigneur de la 
Chaise, servit dans le régiment de Candale. En 
1657, il abandonna son fief de la Chaise, situé en 
la paroisse de Saint-Martin-d'Ecubley, près de 
Laigle et vint habiter près de Rugles, dans La 
paroisse de Saint-Antonin-de-Sommaire, sa terre 



de Noë-Vicaire, à laquelle il donna son nom (La 
Chaise actuelle). 

Jacques-Philippe de Girard, écuyer, seigneur 
de la Chaise, fut garde du corps du roi en 1716. 

Dans le mémoire généalogique établi par Che- 
villard, généalogiste historiographe du roi, nous 
trouvons la famille de Girard de la Chaise alliée 
aux familles : de Vaux;, d'Avaugour, de Plessis- 
Cullon,Chollet de Ballon, deCourtalin, de laVoye 
de Clinchamps, d'O, de Dampierre, de Bouille, 
Le Boulleur, de Biars, de Breslay, de Saint-Pos- 
set, de Marchais dans le Maine et Perche. 

De Saint-Yon.de Rotrou, de Lerques, d'Escor- 
ches, de Vymont, Le Coustellier, de Malherbe, 
de Carquesalles, Guipel, de la Plesse, de Rose 
de Champignolles, etc. en Normandie. 

Charles Louis-Eustache de Girard, écuyer, sei- 
gneur de la Chaise, né le 14 août 1754, épousa le 
21 juillet 1777 Marie-Louise Grant du Souchey, 
dont : 

1° Louis-François ie Girard, ècuyer, tué à l'ar- 
mée ; 

2° Alexandre de Girard, écuyer, seigneur delà 
Chaise, né en 1782, qui fut sous la restauration, 
garde du corps du roi Louis XVIII. Il épousa en 
1827 Mathilde de Beausse, fille du baron de 
Beausse, ancien capitaine au régiment d'Enghien, 
chevalier de Saint-Louis, et de la baronne, née de 
Loubertde Martainville. 

De cette union naquirent quatre enfants : 

L Marie-Sophie- Jeanne de Girard de la Chaise, 
née en 1828, mariée en premières noces au duc 
de Saint- Aignan, et en secondes noces à Charles 
Pôlyst, comte de Mor court,, chef de bataillon, 
officier de la Légion d'honneur, et officier d'or- 
donnance de l'empereur Napoléon III. 

2° Marie-Louise-Lucie dn Girard de la Chaise, 
née en 1831. mariée le 14 octobre 1850 à Louis- 
Frédéric, comte de la Houssaye ; 

3° Marie-Paul-Ernest de Girard de la Chaise, 
qui suit ; 

4° Marie - Mathilde - Noèmie de Girard de la 
Chaise, née le 15 avril 1839, mariée au mois de 
mai 1859 à Alfred Gastine. 

Armes : D'argent, à quatre fasces de sable, 
surmontées d'un lion léopardé de sable, armé et 
lampassé de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Girard de la Chaise, (Marie-Paul-Er- 
nest de) né en 1834, épousa Je 19 mars 1860 
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle de Mu- 
rant, fille du comte Henri/ de Moiiant, 
ancien officier dans les cuirassiers de la 
garde du roi Louis XVIII, et de la coin- 



199 



200 



tesse, née de Bodard de la Jacopière et 
petite nièce du comte de Morant, chevalier 
de Saint-Louis, qui fut sous la restauration 
gouverneur du château de Saumur et qui 
donna sa démission en 1830. 

Du mariage de Marie-Paul-Ernest de 
Girard de la Chaise avec Marie-Hen- 
riette Clémence- Adèle de Morant, est né 
le 31 octobre 1864 : 

Marie-Jean- Alexandre- Joseph de Gi- 
rard de la Chaise, officier de cavalerie, 
écuyer à l'école de Saumur, qui a épousé 
le 12 juillet 1894, Geneviève- Marie-Paule 
de Sainte-Marie d'Agneaux, fille du comte 
Georges de Sainte-Marie d'Agneaux et de 
la comtesse, née Gigault de Bellef ont, pe- 
tite-fille du marquis de Sainte-Marie 
d'Agneaux et de la marquise, née Car- 

RONNEL DE CANISY.. 

De ce mariage est né le 12 avril 1895, à 
Evreux, Jane-Marie-Paule-Denise de Gi- 
rard de la Chaise. 

Résidence: château de la Chaise, à Saint- 
Antonin-de-Sommaire, canton de Rugles 
(Eure). 

GIRARD DE SAINT GÉR AND. 

La famille Girai d de Saint-Gérand remonte à 
1453, et est originaire de Givry, petite ville voi- 
sine de Chalon-sur-Saône. Elle compte deux mi- 
nistres d'état célèbres, plusieurs magistrats d'un 
ordre élevé et nombre de braves hommes de 
guerre, ainsi que de vénérables ecclésiastiques. Un 
des derniers descendants de la branche actuelle, 
Claude Girard de Saint-Gérand, écuyer du roi, né 
en 1725 qui avait épousé en 1751 Claudine Pier- 
rette Timonetdes Gaudières, fut mitraillé à Lyon 
dans la plaine des Brotteaux le31 décembre 1793. 

Dans les alliances des Girard de St-Gérand, il 
y a à citer les familles de la Vaivre, de Thézut, 
de St-Germain, Timonet des Gaudières, Per- 
rault do Montrevost, Testot-Ferry, Bernard do 
Lavernette, de Morteuil, de Breuvand, Guyton de 
Bigny, Javel, Maréchal de Longuoville, de Grain 
de St-Marsault, Goujon de Joursenvault, Brunet, 
de Suremain, Meynis de Paulin, etc. 

Armes : D'azur, à trois bandes d'or. 
Couronne de comte. 
Supports : Deux lecrettes. 



REPRESENTANTS ACTUELS: 

En 1848, cette famille était représentée 
par Ferdinand Girard de St-Gérand né en 
1793, marié à Caroline Paris de Bolar- 
dière mort sans postérité, et par Charles 
Girard de St-Gérandsoncousin,néenl805, 
décédé en 1881, inspecteur des forêts, marié 
en 18*28 avec Julienne Lavirotte, habitant 
actuellement Autan. De ce mariage, sont 
issus trois enfants. 

1° Théodorine-Marguerite, mariée à Ed- 
mond Bernard de Lavernette. 

2° Guillaume Stanislas, décédé en 1894, 
marié à Camille Meynis de Paulin, de 
laquelle il eut dix enfants dont l'ainé, Fer- 
dinand, marié à Mademoiselle Tardif de 
Salleneuve, est capitaine de chasseurs à 
cheval, à Beaune. 

3» Paul Antoine, décédé en 1894, était 
marié à Marie-Françoise Rochamreau, 
habitant actuellement Autun. il eut deux 
enfants, dont un fils, Edmond-Guillaume, 
étudiant à Paris. 

GIRAUD (de). 

Famille noble, originaire de Provence, connue 
depuis plusieurs siècles à Arles, et qui a toujours 
joui des titres et honneurs accordés à la seule 
noblesse. 

Henri de Giraud obtint des lettres-patentes de 
Henri III, roi de France, données à Paris, le 6 
juin 1586, qui le déclarent noble de nom et d'armes 
comme issuedepères etaïeux, qui avaient toujours 
vécu noblement, et servi les rois ses prédéces- 
seurs en fait de guerre et autres occasions aux- 
quelles leur qualité et vocation les avaient 
appelés ; les dites lettres furent aussi accordées 
audit Henri de Giraud, en faveur des services 
militaires qu'il avait rendus, notamment dans les 
armées qui avaient été levées en Provence contre 
ceux de la B. P. R. pendant les troubles, sous la 
conduite des comtes de Sommerive et de Carcès. 

Cette famille a été connue jusqu'en 1540, sous 
le nom de Giraudi ; elle francisa alors son nom et 
depuis l'a été sous le nom de Giraud. 

lue branche cadette de cette maison s'était 
établie à Aix- en-Provence, à la fin du xv e siècle, 
et Pierre Giraudi, issu de cette branche, fut 
conseiller au parlement de cette province, lors 
de son institution. Bàltazar, Jils de Pierre, succéda 
à son père dans le dit office, mais ne laissant 



201 



202 



point de postérité, cette branche s'est éteinte en 
lui. 

Les lettres patentes de déclaration de noblesse, 
obtenues par Henri deGiraud, furent enregistrées 
aux actes du siège d'Arles le 15 novembre 1586 
et aux archives du roi, suivant l'arrêt de la Cham- 
bre des Comptes, Cour des Aides et Finances du 
dit pays, le 22 octobre 1GG8, et au bureau des Fi- 
nances delà Généralité de Provence séant à Aix, 
le 10 juin 1671. Les dites lettres de déclaration de 
noblesse ont été aussi vérifiées par les commis- 
saires députés par Sa Majesté, suivant les décla- 
rations des 28 février 1665 et 4 septembre 1696, 
pour la vérification des titres de noblesse et re- 
cherche des usurpateurs. 

La filiation commence à Henri de Giraud et se 
continue sans interruption jusqu'à nos jours.- . 

Armes : D'azur, à la fasce d'or, accompagnée 
de trois têtes et cols de toiq 'S, coupées de même. 

GIRVAL (de). 

Dans les divers papiers et archives, les Girval 
sont désignés tantôt et le plus souvent de Girval 
du Vigan, tantôt de Girval de Vallemont. 

En 1500, la famille de Girval était fixée dans la 
ville du Vigan (Gard) ; elle y occupait les pre- 
mières charges, telles que Consuls de cette ville, 
députés au parlement de Montpellier et de Péze- 
nas. 

Antoine de Girval, Seigneur du Vigan était, en 
1660, un des cent gentilshommes de la chambre 
du roi et gouverneur des pages de la petite écu- 
rie. Ces charges se sont maintenues dans la fa- 
mille jusqu'à la Révolution. 

Tous les membres de cette famille étaient dans 
les armées du roi en 1752; l'un d'eux était gou- 
verneur de Valenciennes ; tous furent chevaliers 
de St-Louis. 

La famille de Girval se fixa en Bourgogne par 
le mariage d'un de ses membres avecMlleGéliot, 
fille du sieur Géliot, seigneur de Montarmet, 
Salives, Prégelon et autres lieux. 

Armes: D'azur, à la bande d'or, chargée de 
trocs croix ancrées de gueules. 

Couronne de comte. 

Supports: Deux saunages avec leur massue. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 
Branche aînée 

1° Girval (René de) château de Ri- 
vault, près Autun (Saône-et-Loire), a épou- 
sé Mlle de Rorde 

2° G. (Henri de), lieutenant de dragons 
à Dijon et à Fleurey-sur-Ouche (Côte- 
d'Or), a épousé Mlle de Surmain. 



3° G. (Albéric de) à l'école de Saint-Cyr, 
et à Fleurey. 

Branche cadette 

3° Girval (Joseph de), château de Musi- 
gny (Gôte-d'Or), a épousé Mlle Siraudin, 

2° g. (Georges de), château de Rousse- 
nois (Gôte-d'Or), a épousé Mlle André du 
Haàiel. 

GISLAIN {de). 

Famille maintenue et reconnue noble par sen- 
tence des Elus de Mortagne, du 2 août 1634, par 
jugement du 9 mai 1642, et par une ordonnance 
de M. de Marie, commissaire départi dans la gé- 
néralité d'Alençon du 7 juin 1666, dans lesquels 
jugement et ordonnance sont énoncés les titres 
qui établissent l'ancienneté de la noblesse de 
cette famille depuis .lean Gislain, Écuyer, sieur 
deBoisguillaume, et de Saint-Mars de Coulonges, 
vivant en 1490. 

La filiation commence à un de ses descen- 
dants, Charles de Gislain qui épousa Catherine 
Bouju,I)ame de la Barre, vers 1560 et en eut pos- 
térité. 

Cette famille compte des lieutenants et des ca- 
pitaines dans les armées et des chevaliers de 
Saint-Louis. 

Armes : D'azur, à un cerf passant d'or. 

GOER DE HERVE (de). 

Famille noble, originaire du Duché de Lim- 
bourg, où elle apossédé anciennement la seigneu- 
rie du ban de Hervé, dont elle a conservé le nom 
jusqu'à nos jours. Arnoult de Goer se trouve 
compris dans la liste des nobles de ce duché, qui 
servirent sous Wincelin, duc de Brabant, Luxem- 
bourg et Limbourg, à la bataille de Bafwire, le 
21 août 1371, selon les archives de Bruxelles. Cette 
ancienne noblesse subsistait en trois branches 
dans le pays de Liège, où elle s'est établie, il y a 
plus de deux siècles, et où elle a rempli des 
charges et des emplois considérables. 

Jacques de Goer de Hervé, qui commence la 
filiation, vivaiten 1599, année où il épousa Jeanne- 
Bertrande-Louise de Gueusange, dont il eut Ber- 
trand, l'aîné, qui continua la lr e branche. Son 
frère Jean, qui fut l'auteur de la seconde branche, 
et le 3° fils de ce dernier fut celui qui commença 
la 3 e branche. 

Cette famille compte des officiers distingués et 
des chevaliers de St-Louis. 

Armes : Dor, au lion de gueules, armé ri lam- 
passê du même. 






203 — 



204 



GOMIGHON DES GRANGES. 

Ancienne famille catholique de Bourgogne et 
qui à toutes les époques fit preuve de sa fidélité 
au roi. Fait remonter son origine à Pierre Phili- 
bert Gomichon, attaché à la maison du roi Louis 
IX (Saint-Louis) (Charte de 1235 possédée par la 
famille) et fait seigneur de Granges après la sep- 
tième croisade. La filiation directe est établie de- 
puis cette époque. 

Cette famille, à chaque génération, a donné à 
la France, des officiers, des prêtres et des ma- 
gistrats tous fidèles à leurs traditions. 

File habitait les environs de Gray, en 1640, le 
chef de cette famille était conseiller du roi. 

Vers 1715, elle vint se fixer à Montluçon, puis 
à Bourbon Larchambeau où elle possédait quel- 
ques domaines outre ceux de Treignat, de Doyet 
du Peux. 

Mais la Révolution la dispersa ; les uns furent 
tués et emprisonnés, les autres exilés à l'Ile de 
Ré. 

En 1808, complètement ruinés, les six enfants 
de Philibert-Pierre-Antoine Gomichon, revinrent 
à Bourbon, et le chef de la famille ayant pu rentrer 
en possession de quelques biens, vécu dans une obs- 
curité relative avec ses deux filles Rose et Louise 
entouré de l'estime et de la considération de tou- 
tes les familles. 

Les deux fils aînés furent officiers ; le premier, 
capitaine aide de camp du maréchal Lobau, mort 
à 23 ans; le second, lieutenant de hussards, mort 
en 1825 ; le troisième fut curé de Treignat ; le 
dernier fut magistrat et vint habiter Paris. Pier- 
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon des Gran- 
ges, marié en 1819 à Cèleste-Marie Auger, no- 
ble famille de Sain t-Valery-en-Caux, eût deux fils. 

1° Henri-Gabriel-Philibert, tué à la bataille de 
Sedan, capitaine de turcos, marié à Anne-Marie- 
Fanny-Benoist Merle dont 2 fils : André, Gabriel. 

2° Charles-Claude-Victor-Philibert, homme de 
lettres, marié à Marie-Anne-Louise Benoist Merle, 
dont 5 enfants : a) Marie-Louisé-Micheline-Phi- 
liberte, mariée à Charles-Edouard Le Conte dont 3 
enfants ; b) Charles-Gabriel Phi-libert-Marc, doc- 
teur agrégé des lettres, marié à Octavia-Fdmée 
Buchet de Neuilly dont une fille; c)Henri-Gabriel- 
Louis-Charles Philibert, lieutenant au 93 e ; ci) 
Louise-Micheline-Philiberte ; e)Marguerite-.Marie- 
Anne-Philiberte. 

Le dernier cadet de la famille porte le titre de 
Vicomte de Saint- Valérie. 

Armes : D'argent, à la fasce d'azur et aux trois 
flammes au naturel, dont 2 en chef et 1 en pointe- 

Devisk : Ubl fldcs, ibi libertas. Ça brûle ! 

Couronne de baron. 

Supports, à droite: femme debout semée de 
flammes. 

A gauche : Lion flambant. 



GONTIER DU SOULAS. 

Gontier du Soûlas, de Lagrèze, du Sol, de La- 
brousse, du Lac de Salle, de la Place Saint-Front, 
de Carpenet, de Saint-Marcel, de Montirat, du 
Rosier, de la Cantaudie, du Fraysse, de la Gar- 
rigue, du Cluseau, de Biran, de la Sayssie, do 
Saint-Sulpice. 

Cette famille originaire du Limousin est connue 
dès le îxe siècle; mais il n'a pas été possible de 
dresser sa généalogie à partir de cette époque 
jusqu'en 1361 date de l'établissement de sa filia- 
tion suivie, les registres de Fétat-civil déposés 
aux archives de Limoges n'étant pas antérieurs 
au xive siècle. 

Du Limousin, la famille Gontier du Soûlas fut 
ensuite se fixer à Périgueux au xive siècle comme 
le prouve le Recueil des titres de cette ville im- 
primé en 1775 à la fin d'un mémoire sur sa cons- 
titution politique, à défaut de l'état-civil qui ne 
remonte pas au-delà de 1500. 

La filiation dressée sur titres originaux, actes 
authentiques de l'état-civil et pièces justificatives 
remonte à : 

Arnaud Gontier, I er du nom, nommé procureur 
syndic de la communauté de Périgueux en 1361. 

Cette famille de robe et d'épée, et qui se perd 
dans la nuit des temps, a eu un descendant : Ray- 
mond Gontier, I er du nom, licencié en droit, qui 
fut Capitoul de Toulouse en 1409, comme le jus- 
tifient les Annales et Chartres de cette ville, et 
que prouve, en outre, l'attestation des plus au- 
thentiques qu'en ont donné, le 15 mai 1787, les 
Capitouls de Toulouse. 

Le titre de noblesse de Raymond Gontier est 
encore en la possession de la famille du Soûlas. 
En tête du titre confirmatif de cette charge et du 
droit de jouir héréditairement de la noblesse et 
de ses prérogatives, sont peintes les armes ci- 
dessous blasonnôes. 

Un descendant de Raymond Gontier : noble 
Jehan Gontier du Soûlas marié à Marguerite Roux 
a formé la 1 tranche des seigneurs du Soûlas en 
prenant ce nom, en 1603, de la seigneurie du 
Soulas située dans la commune de Vicq, prè* de 
Lalinde-en-Périgord, dont : Guillaume le du nom, 
son troisième fils, qui passa contrat de mariage, 
le 6 avril 1641, avec Jeanne de Lascoups, et qui, 
duSoulas,fut s'établir àLamonzie-Montastrucprès 
de Bergerac. 

Il habita, en 1655, le noble repaire de Biran, 
domaine appartenant à sa femme, et ajouta ce nom 
terrien au sien, fondant ainsi la branche Gontier 
de Biran d'où descend le philosophe Maine Gon- 
tier de Biran. 

Armes : D'azur, a trois besants d'or, posés 2 et 1. 

Timbre : Un heaume d'argent taré en tiers à 
neuf grilles d'or, les bords du même, orné de ses 
lambrequins aux couleurs. 



205 



— 206 



Couronne comtale. 

Supports : Deux Lions d'or, la tête contournée . 

Devise : Mon Lieu, ma Patrie, mon Roy. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Gontier du Soûlas (Adalbert), résidant 
au château du Soûlas, par Lalinde (Dor- 
dogne), marié en 1882 àPaule-Azaïs (Tari- 
fât dont : a) Henry; b) Guy. 

GOZDAWA GODLEWSKI (de). 

Très ancienne famille de Pologne, de la noblesse 
et des armes de Gozdawa. Elle tire son nom de 
Godlewski des domaines de Godlewo-Gorcziewo 
et de Godlewo-Cechny auxquels s'adjoignit plus 
tard celui de Varvavronie gracieusement concédé, 
« magnâ virtute privilegii », à Jacques de Gpdlewo, 
par Boleslas, duc de Mazovie, en l'an 1471. 

La branche française a été établie par Jules de 
Gozdawa Godlewski, fils de Joseph-Casimir et de 
Madeleine Jablonowska, arrière-petit-fils d'Albert 
Godlewski, burgrave Caslri-Nurensis, qui, après 
l'écrasement de l'insurrection polonaise de 1831 
a laquelle il avait pris part en qualité d'officier, 
se réfugia en France et épousa Marie-Thérèse de 
Biran fille de François de Biran, garde-du-corps 
de S. M. le roi Louis XVI et de Madeleine de la 
Chapelle, et petite nièce de l'illustre philosophe 
Maine de Biran. 

Une Jablonowska, fille du prince Stanislas 
Iablonowski, palatin de Bussie, grand-général de 
la Couronne, sous Jean Sobieski, fut la mère de 
Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lor- 
raine et de Bar, et par conséquent, la grand'mère 
de Marie Leczinska, reine de France. 

Les Gozdawa Godlewski sont alliés aux familles 
princières des Jablonowski, des Leczinski, des 
Swiatopolk-Mirski; aux Lesniewski, Gysmala, 
Suchodolski, Kaminski, d'Eskul, Barzykowski, 
etc. ; aux de Biran, de la Chapelle, d'Hugonneau, 
de Verdillac, du Chatenêt, Imbert de la Chollet- 
tière, Pelletier de Montigny, etc., etc. 

Armes : Le gueules, à deux fleurs de lis d'ar- 
gent posées en pal, l'une debout, l'autre renversée, 
qui est de Gozdawa. 

Couronne de comte, surmontée de cinq plumes 
de paon formant panache qui sont les insignes 
du burgraviat, et sur laquelle figurent les deux 
fleurs de lis de l'écu dont une seule est appa- 
rente. 

Support : Un trophée formé de quatre drapeaux, 
de deux piques, d'une hache et d'un marteau 
d'armes. 

Devise : Sicut lilia. 



GOUÉ (de). 

Famille de laquelle était Jean-Baptiste de Goué, 

seigneur de Fougerolles, la Prévôtière et de Ville- 
neuve-la-Guyard,reçu conseillerai! Grand-Conseil, 
le 27 novembre 1671, et honoraire le 8 mars 1689. 

Armes : D'or, au lion de gueules, surmonté d'une 
fleur de lis d'azur. 

GOURDIER DES HAMEAUX. 

Famille de robe et d'épAe, originaire de Nor- 
mandie, anoblie en août 1053. 

Armes : D'azur, à la fasce d'or accompagnée en 
chef de trois coquilles d'argent, et, en pointe, à 
dcxtre, d'un coquillage, et, à senestre, d'une mer- 
lelle d'argent. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTA NTS ACTUELS 

Gourdier des Hameaux (Clément), 

épousa en 1861 Marie-Madelina Heurtault 
de Boisneville, petite fille de Jean Vincent 
Tauneguy Lœvsonneur, B 0Q de Gouvets et 
seule héritière. 

Fils : G. des H. (Antoine Gabriel,) B°" 
de Gouvets. — Bésidence: 37, rue des Jaco- 
bins, à Gaen (Calvados). 

GRANT DE VAUX. 

Les barons Grant, vicomte de Vaux, descen- 
dent des anciens rois d'Ecosse Mac Alpin. La 
filiation est établie jusqu'à Alpin, roi d'Ecosse, 
assassiné en 830. 

L'an 1359, Jean Grant, ambassadeur d'Ecosse, 
vient en France; il y établit deux de ses neveux, 
William et Tassin Grant dont descend la branche 
actuelle française. 

Les Grant restés en Ecosse sont mêlés aux 
révolutions agitant le pays; ils subissent de nom- 
breuses vicissitudes; leur clan est nombreux et 
puissant; ils s'allient aux familles royales de 
Stuart, Bailleul, Bruce; Jacques Grant en 1704 est 
nommé Baronet; James, son fils, est héritier du 
nom et des titres de lord Finlater. 

En Angleterre, ils s'allient aux Stuart, Bailleul, 
Bruce, Boleyn, Parry, Fife, Douglas, Gordon, 
Melfort, Colquhoum, etc., etc. 

En 1359, Charles V, crée William Gront, aîné 
des deux frères venus en France, vicomte de Caen 
(branche éteinte). Le titre passe aux héritiers de 
Tassin Grant. 

En 1784, le titre est confirmé par acte authen- 
tique du roi Louis XVI en faveur de Charles Grant, 



207 



208 — 



vicomte de Vaux, maréchal de camp, chef du nom 
et des armes. 

Charles Grant, vicomte de Vaux, épousa en 1769 
Anne Charlotte-Agathe de Graindorge du Teil, sa 
cousine, dont il eut 3 enfants : 

1° Romain, baron Grand de Vaux, qui épousa 
Adèle de Saint-Aulaire et mourut sans postérité. 

2 e Charlotte Grant de Vaux qui épousa le comte 
de Salivet de Fouchécourt, dont elle eût une fille, 
Emilie de Fouchécourt, mariée en premières noces 
au comte de Chateauvillard, et en deuxièmes noces 
au marquis Carracciolo de Castelluccio avec le- 
quel elle vit à Naples. 

3° Justine Victoire Grant de Vaux, qui épousa 
le marquis de Loménie et mourut sans postérité. 

Charles émigré en 1790; en 1793, il épousa en 
deuxièmes noces, à Londres, Mary Jones Herbert, 
de la maison de Penbroke, dont il eût plusieurs 
filles toutes décédées et un fils : Charles Alpin, 
baron Grant, vicomte de Vaux, commandant de 
place à Lyon qui épousa Henriette de Rivoire 
dont il eût Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste qui 
épousa en 187G Angèle Chevrier de Corcelles dont 
dont deux fils et une fille. 

Cette branche s'est alliée aux Quetteville, de Bé- 
renger, de Gheux, de Clinchamps, Francqueville, 
Granville, Graindorge du Teil, Colbert Seigne- 
ley, etc., etc. 

Armes : Ecartelé : au i,du royaume d'Ecosse : 
au 2, d'hermine au chevron de gueules chargé de 
trois couronnes antiques d'or qui est de Quette- 
ville ; au 3, d'argent à lafasce d'azur chargée de 
trois coqs de gueules couronnés à l'antique d'or ; 
au 4, parti d' Angleterre et de Stuart ; sur le tout, 
de gueules à trois couronnes antiques d'or. 

Supports : Deux sauvages. 

Cimier : Une montagne brûlante. 

Devise : Stand Sure (Tenez ferme). 

Au bas des armoiries, une tête de roi couronnée 
à l'antique et coupée de gueules, d'où le sang 
découle avec ces mots : 

Cuinich bas Alpin (Souvenez-vous du meurtre 
d'Alpin). 

GRAVEROL (de). 

Cette famille est originaire du Languedoc. 

Primitivement noblesse de Robe, les titres dé- 
truits lors des guerres de religion, n'ont pu re- 
monter à la source. 

Jean de Graverol, militaire, Major au régi- 
ment de Noailles qui fut tué dans la guerre 
des Camisards, avait épousé Claudine de Las- 
cours. 11 eut de ce mariage, lo François-Mi- 
chel de Graverol, mousquetaire, qui épousa de- 
moiselle de Ponnetiers de Montgrenier ; 2° 
Claudine de Graverol qui épousa M. de Coste, 
prévôt général du Languedoc. 



Michel de Graverol se maria et eut pour fils 
François de Graverol, capitaine au régiment de 
Bourgogne tué lors de la conquête de la Corse. 
1° Hubert Castor de Graverol, officier au régi- 
ment du Perche, qui assista au siège de Gibral- 
tar, fit la guerre aux États-Unis d'Amérique et 
épousa Charlotte de Gérard de Lamotte ; celui-ci 
eut pour fils : 1° Jean de Graverol (François) of- 
ficier d'artillerie tué à Wagram ; 2° Hubert Ca- 
lixte de Graverol, lieutenant aux carabiniers du 
roi (garde du corps), capitaine aux hussards de 
la garde royale, démissionnaire en 1830, plus 
tard juge de paix du canton de Barre (Lozère) 
qui épousa Louise de Girard de Coëhorn et eut 
deux fils, l'aîné, Ferdinand de Graverol, mort 
dans la campagne du Maroc, et Charles Henry 
qui épousa Cécilia Amélia Bayly, dont il eut : 
l°Hubertine de Graverol, religieuse, dominicaine, 
morte à Etrepagny (Eure), et 2° Henry de Gra- 
verol, qui, primitivement, zouave Pontifical, fit 
ensuite la campagne de la Loire (1870) comme 
brigadier au 11 8 chasseurs à cheval. Il épousa 
Claire Ellen de Graverol, née Gardiner, native 
de Natal (Cap) Afrique, dont il eut 1° Caroline, 2° 
Cécile, 3° René, 4° Charles et 5° Henry. 

Armes: D'argent, au chevron de gueules ac- 
compagné de trois merlettes de sable, 2 en 
chef, 1 en pointe. 

Couronne de comte. 



GRASSET (de). 

Cette famille, que nous n'avons fait que men- 
tionner (T. I er , col. 1372) est représentée au- 
jourd'hui par deux branches seules existantes, 
l'une dite de Provence, l'autre de Languedoc, 
dont la communauté d'origine a toujours été re- 
connue par leurs membres sans en pouvoir pré- 
ciser la jonction : selon d'Hozier elle remonterait 
au Grassi de Bologne. 

Branche de Provence 

Les Grasset de Provence ont été Consuls et 
Conseillers de la ville de Toulon, de père en fils, 
depuis la fin du xiv 8 siècle, jusqu'à la révolu- 
tion : leur plus ancien auteur connu est Guillaume, 
vivant en 1070. Antoine Gaspard, I er Consul et 
lieutenant du roi, puis secrétaire du roi en 1766, 
ép. de Catherine de Caire, du Lauzet à ses en- 
fants : 1° Joseph Gaspard, officier de marine fit la 
campagne du Canada sous le marquis de Mont- 
calm en 1788, passa aux gendarmes de la garde 
du Roi en 1774, y devint capitaine et chevalier 
de Saint-Louis, ép. de Rose de Champenois d'Arcé 
sans postérité; 2° Louis Foulon, vicaire général de 
Meud, chanoine du Chapitre d'Aix, et du Chapitre 
royal de St. Denis, en 1785, Chevalier de Malte 
et Emmanuel-Paul, comte de Grasset, chef d'es- 
cadron des Gardes du corps du Roi, c ie de 



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Luxembourg, chevalier de St-Louis et de la Lé- 
gion d'honneur, émigré à Naples en 1793, ép. 
Magdeleine Roize, sœur des généraux do ce nom, 
dont il eut deux fils: 1° Antoine, officiel* de ma- 
rine, tué au combat naval de Bages en 1809 ; 2° 
Emmanuel Angustin, comte de Grasset, gentil- 
homme de la Chambre et Contre-Amiral de S. 
M, le roi des Deux-Siciles. officier de la Légion- 
d'honneur et chev. de l'Ordre de St-Georges de 
la Réunion, fit sous le drapeau français de 1806 
à 1815, les expéditions de Gaëte, de Calabre, de 
Corfou, de Caprée et de Sicile et commandant en 
chef des forces navales du Roi Joachim dans l'A- 
driatique: ép. de Caroline de Girardi. 

Armes: D'or, à la bande de sable, chargée de 
trois aiglettes d'argent. 
Cimier : Un Grasset. 
Couronne de Comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS* 

Grasset (Emmanuel-Ferdinand, Comte 
de), né en 1829, fils du précédent, Archi- 
viste adjoint du dép. des Bouches-du- 
Rliône, correspondant du Ministère de 
l'Instruction publique, membre du Con- 
seil de France et commandant du Christ 
de Portugal, chevalier des ordres de Char- 
les III d'Espagne, de Constantin, de Na- 
ples et de St-Jean de Jérusalem, officier 
d'Académie, marié : 1° en 1853, à Marie- 
Louise Quarto, fille du duc de Belgiojoso, 
veuf en 1861. — Remarié en 1888 à Louise 
de Heilbuth. 

Enfants: du 1 er lit: 1° Caroline, ma- 
riée en 1876, au Marquis de Dainammare 
(Florence) ; 2° Amélie, mariée, en 1879, au 
baron de Roccolino (Paris) ; du 2 e lit : 3° 
Emmanuel Joachim, né 6 octobre 1889. 

Frère: Ferdinand-Charles, né en 1822, 
chev. de l'ordre de François I er des Deux 
Siciles, Résidence: Marseille, et le châ- 
teau de Bossey en Suisse, marié en 
1862, à Marie Battistini, dont : ^Emma- 
nuel Clément, né en 1875; 2° Louise, née 
en 1863; 3° Denise, mariée, en 1887, au ba- 
ron d'Assignies: Château de Brans (Jura); 
4° Joséphine, mariée, en 18(33, à Ernest de 
Suremain : Ch. deFlammerans(Côte-d'Or) 

Branche de Languedoc 

Les Grasset de Languedoc à Montpellier et à 
Pézénas ont été, de père en fils, Conseillers, Pro- 
cureurs Généraux et Présidents de la Cour des 



Comptes et des Aides de Montpellier et comptent 
plusieurs officiers, un syndic général des Ktats 
de Languedoc, en 146*2, et plusieurs Consuls do 
Montpellier, et baillis de Paulhan, depuis la fin 
du xiv e siècle, jusqu'à la Révolution. 

Jean-François de Grasset, capitaine, Châtelain 
du Château, Ville et Comté de Pézénas, en il i5, 
eut un fils, Président du Conseil Général de l'Hé- 
rault sous la Restauration, dont : Jean-Eugène, 
marquis de Grasset, député de l'Hérault, en L834, 
réprésentant à l'Assemblée législative, 1849-1851 ; 
de son mariage avec Pulchérie de Ginestous sont 
nés : Jean-Marie-Henri, le 8 avril 1821, et Jean- 
Marie-Charles, le 10 avril 1830, qui continue la 
filiation. 

Jean-Marie-Henri, député à l'Assemblée législa- 
tive en 1871, eut un fils, Charles-Marie-Jean, at- 
taché à l'Ambassade de Berne et à celle de Rome, 
décédé sans alliance. 

Armes: D'azur, à la colombe d'argent tenant 
en son bec un rameau d'olivier de même ; au chef 
cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or. 

Couronne de Marquis. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS: 

Grasset (Charles, Marquis de) fils ca- 
det de Jean-Eugène, né en 1830. marié à 
Clémence de Fabre de Latude, dont : 1° 
Jacques, né le 18 juin 1869, sous-lieute- 
nant de réserve au 17 e dragons, marié, en 
1895, à Albertine de Forbex La Barben ; 2° 
Magdeleine, née le 4 Décembre 1874. 

Nièces : 1° Henriette, mariée à Xavier 
de Juvenel ; 2° Marie, mariée à Pierre de 
Juvenel; 3° Gabrielle, mariée à Louis, 
Marquis de Barrai d'Arènes. Résidence: 
Château de St-Pierre, par Montblanc (Hé- 
rault) et Pézénas. 

GRATIEN ou GRATIAN (de). 

Cette famille, originaire de Bretagne, a possédé 
les Seigneuries de Comorre, des Bordes, de Saint- 
Morice, de Lauviry, de Puygaillard, de la Gre- 
nadis, du Gourdin, de la Salle, de Laulnay,etc. 

Au commencement du xv e siècle on voit figurer 
son nom avec les qualifications de noblesse dans 
l'Histoire de Bretagne. Louis Gratien, écuyer, 
était présent à la Revue de Darien de Cordellet à 
Carcassonne, le 29 mars 1419 (Dom Morice, 
Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne, 
tome II, p. 994). 

Louis Gratien, écuyer, peut-être le même, figure 
à la montre de Guy on de la Rive, écuyer, fait à 



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Magny. le 8 décembre 1419. (Id. page 993). Le 
même nom se trouve à la Revue de Jean Darrien, 
le 29 avril 1420 (id., page 1006). 

François Gratien, écuyer, était homme d'armes 
dans la compagnie de Jehan de la Haye, écuyer, 
comme il appert d'une quittance du l^ 1 ' février 1462 

Catherine de Gratien, fille du précédent, avait 
épousé en 1490, Jean de Clairvaulx. 

La maison de Gratien fut reconnue d'ancienne 
noblesse à la Réformation de 1513, paroisse de 
Trëmélolr, évêché de Saint-Rrîeuc. Jacques Gra- 
tien, fils d'Yvon, y possédait alors le manoir 
noble de Lauviry. 

La filiation, continuée jusqu'à nos jours, peut 
se suivre d'une manière certaine depuis : 

1°. — Balthazar de Gratien ou Gratian, seigneur 
de Çomorre, conseiller, secrétaire du Roi en 1662, 
qui laissa pour enfants : 

II . — Jean de Gratien mort sans postérité : 2°. 

111°. — Balthazar de Gratian, capitaine des vais- 
seaux du Roi. Il épousa Anne de Carponte et 
mourut sans laisser d'enfants. 

IV . — Mathieu de Gratien, avocat au Parle- 
ment, fixé à Sens, frère de Balthazar I er , devint 
chef de nom et armes après la mort de ses neveux. 
Il avait épousé le 5 juillet 1674, Jeanne de Bautru. 

V 9 . — De ce mariage naquit : Simon-Mathieu 
de Gratien, avocat au Parlement. Il épousa le 
29 juillet 1709, Madeleine Françoise de Matieu ou 
Mathieu. A son contrat de mariage figurent 
comme témoins, ses oncles Guillaume Gratien de 
la Grenadis, conseiller garde des sceaux au pré- 
sidial de Sens, et Thomas Gratien de Puygaillard. 
Ils eurent plusieurs enfants dont: Alexis-Théodore 
qui suit. 

VI . — Alexis-Théodore de Gratien des Bordes, 
Comorre, etc., épousa sa parente Marie-Rose 
Bruyère de Kerbineau, à Guingamp (Bretagne) 

De ce mariage sont issus : 1" Louis-Alexis- 
Théodore qui suit, 2 # Cécile-Marie-Rose, qui 
épousa le comte de la Houssaye : 3° François- 
Alexis-Eusèbe, Gratien de Comorre, chef d'une 
branche éteinte. 

VII . — Louis-Alexis-Théodore de Gratien, 
épousa Mlle de Lannux et laissa pour fds Jean- 
Théodore qui suit. 

\TII°. — Jean-Théodore de Gratien, fds de 
Louis-Alexis-Théodore et de Marie Françoise- 
Louise de Lannux, né à Morlaix en 1775, épousa 
le 12 vendémiaire an IV, sa cousine Rose-Marie- 
Angélique-Augustine de Porzanzal ou Portantoul 
de la Grève. De ce mariage naquirent deux enfants 
dont un fils : 

IX . — Julien- Alexis-Théodore de Gratien, né à 
( ruingamp, le 9 juillet 1796.11 épousa, le 17 mai 1831, 
au château du Bois-de-la-Motte, Félicie-Anne- 
Emmanuelle-Maiie Briot de la Gaufrais de la 
Mallerie, petite-fille de la dernière marquise de 



Cahideuc. Du mariage ci-dessus sont nés sept 
enfants dont un fds : 

X°. — Théodore-Léonce-Emmanuel de Gratien, 
né au château de la Mallerie, le 22 mai 1840. Il a 
épousé, le 26 août 1875, Marie-Adèle-Eugénie- 
Morin de la Rivière, famille très-ancienne de la 
1 îa^sc-Xormandie, alliée aux plus grandes maisons. 

Alliances : De Glervaulx, de Carponte, de 
Bautru, de Mathieu, de Miron, de Keromain, de 
Tromelin, de la Haye, de Kergaradec, de Plœuc, 
de la Morandais, de la Richardière, de Chan- 
toiseau, de Nesles, de Kerbineau, de Lannux, de 
Porzanzal de la Grève, de Carné de Trécesson, de 
la Houssaye, de Kerouartz, de Gouyon, de Bois- 
baudry, de Locmaria, de Montfort, de Molini, 
Picquet da Meleuc, de la Bivière, de la Ville- 
brune, etc., etc. 

Armes : D'azur, au chevron cVor, accompagné 
en pointe d'un linn couronné du même, lampassê 
el armé de gueules. Alias: D'azur, au chevron 
d'argent accompagné de trois aigletles d'or. 

Couronne de comte. 

Devise: Virlus et fidcs. 

GRIMALDI {de). 

Branche d'Antibes et de Cagnes. 

Cette branche descend en 
ligne directe de Raynier II 
de Grimaldi, souverain de 
Monaco, Amiral de France, 
mort en 1314. 

La ligne aînée des Gri- 
maldi, Princes de Mona- 
co, s'étant éteinte dans les 
mâles en 1731, la bran- 
che' des Grimaldi d'Antibes, 
se prétend aujourd'hui la 
légitime héritière de la 
principauté de Monaco, les 
Goyon de Matignon ne des- 
cendent des Grimaldi que par les femmes seu- 
lement . 

Les Grimaldi issus de Pépin d'Héristal, possé- 
daient la principauté de Monaco depuis l'an 980. 
Ils ont fourni un grand nombre d'illustrations. 
Plusieurs ont été doges de Gênes, d'autres, ami- 
raux de France, généraux, grands dignitaires de 
la couronne de France, beaucoup sont morts sur 
les champs de bataille français. 

Armes : Fuselé d'argent et de gueules. 
Devise: Deo Juvante. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Grimaldi d'Antibes, M is de Cagnes et 
de Courbons (Henri -Charles-Raoul, M is de) 
Résidence : 12, rue Lauriston, à Paris. 




213 — 



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GUEAU DE REVERSEAUX DE 
ROUVRAY. 

Jacques-Etienne de Guéau, seigneur de Rever- 
seaux, célèbre avocat au Parlement, secrétaire du 
Roi en 1737, épousa Marie-Angélique le Xoir, de 
laquelle est issu Jacques-Philippe-Isaac Guéau, 
seigneur de Reverseaux, reçu Conseiller au Par- 
lement de Paris, le 17 juillet 1761, mailre des re- 
quêtes en 1765, et Président au Grand Conseil, le 
4 janvier 1768. Il mourut en laissant de N... Sor- 
bier, un garçon et 4 tilles. 

Armes : Ecartelè : aux J et 4 d'azur, A la croix 
de Jérusalem d'or; au chef cousu de gueules, char- 
gé d'un gland de chêne, feuille d'or, la tige en haut ; 
aux 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné 
de trois croissants d'argent. 

GUÉRIN DE LA GRASSERIE. 

Famille originaire de la commune de Louvigné 
du Désert, _arrondissement de Fougères, Breta- 
gne ; depuis le xive siècle, le vieux manoir de la 
Grasserie est possédé par cette famille qu'on 
voit figurer parmi les premières de cette province 
dans les reformations de 1427, 1444, 1446, 1513 et 
1668. Les membres ont acquis le titre de marquis 
de Saint-Brice par suite du mariage, en 1644, de 
Jean Guérin, seigneur de la Grasserie, avec 
Claude Henriette de Volviredu Ruffec. fille aînée 
du marquis de Saint-Brice, décédé sans autre pos- 
térité, et. du déce» de l'oncle paternel de celle ci, 
Anne de Volvire, décédé aussi sans postérité, et 
dernier survivant de la descendance mâle des 
marquis de Saint-Brice. 

Le premier connu de ses auteurs est Miche 1 
Guérin, seigneur de la Héarderie, en A r illamée, 
en 1452. Viennent ensuite : Pierre Guérin, sei- 
gneur de la Groisserie, comme il est attesté par 
un rolle de 1490, Raoul Guérin. seigneur de la 
Grasserie, décédé en 1539, Jean Guérin, seigneur 
de la Grasserie et de la Belotière, sénéchal de 
Fougères en 1576, doyen des Conseillers du Roy 
en sa Cour et Parlement de Bretagne, inhumé en 
la chapelle de la Grasserie en l'église de Saint- 
Léonard de Fougères en 1582, Robert Guérin, 
seigneur de la Grasserie et de la Belotière, Con- 
seiller du Roy, époux de Jeanne Henry de la Heu- 
zelais, né en 1579; Jean Guérin, seigneur de la 
Groisserie et de Parigné, né le 14 août 1619, mort 
en 1681, époux de Claude-Henriette de Volvire 
de Ruffec, marquise de Saint -Brice ; Anne Guérin, 
fils aîné du précédent, seigneur de Sens, devenu 
marquis de Saint-Brice par suite du décès d'Anne 
de Volvire, son oncle maternel, décédé sans en- 
fants, marié à Marie-Jeanne-Geslin de Trémar- 
gat -, Anne-Gilles Guérin, marquis de Saint-Brice, 
marié à Suzanne de Farcy, mort en 1737 ; Anne 



| Gilles-Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice, 
marié à Jacquette-Hyacinthe de Prestre de Châ • 
teaugiron, lequel n'a laissé que deux filles, Louise- 
Caroline Guérin, marquise de Saint-Brice, épouse . 
d'Arnaud-Charles-Tuffin, marquis de la Roue- 
rie, décédée sans postérité, et Thérèse Félicité 
Guérin de Saint-Brice, épouse de Louis-Marie- 
Leloup de Chasseloir, duquel mariage est issu un 
seul enfant : Victorine-Thérèse de Chasseloir, 
mariée à Humbert de Sesmaisons et décédée sans 
postérité en 1719. — Cette branche, étant éteinte, 
le titre de marquis de Saint Brice est reporté sur 
les descendants du fils puiné de Jean Guérin, sei- 
gneur de la Grasserie. Les représentants de la 
branche cadette à partir de Jean de la Grasserie 
sont: François-Claude, seigneur de la Grasserie, 
né en 1658, marié à Marie-Renée Bossard du 
Clos; François-René Guérin, seigneur de la Gras- 
serie, né en 1659, marié à Renée-François le Bel 
de la Gavouyére ; Gabriel François Guérin, sei- 
gneur de la Grasserie, né en 1717, marié à Julie- 
Marie Picquet de Mélesse ; Prosper-André Gué- 
rin de la Grasserie, né en 1755, fils aîné du pré- 
cédent, marié à Jeanne de Théhillac ; Alexandre 
Guérin de la Grasserie, fils du précédent, auteur 
de l'Armoriai de Bretagne, décédé sans descen- 
dant mâle ; René-Joseph Guérin, chevalier de la 
Grasserie, fils puiné de Prosper-André Guérin, 
né en 7158, marié à Thérèse-Bénite Berlhelot de 
Busnelaye i René Guérin delà Grasserie, né en 
1786, marié à Eulalie du Bois de Québriac ; Raoul 
Robert-Marie Guérin de la Grasserie, docteur en 
droit, juge au Tribunal de Rennes, auteur de 
nombreux ouvrages de littérature, de linguisti- 
que, de droit, de législation comparée, de psycho- 
logie et de sociologie, marié à Cécile le Vicomte 
de la Houssaye, dernier représentant du nom 
dans la descendance mâle avec ses fils Raoul et 
René Guérin de la Grasserie. 

Seigneuries : La famille a possédé les terres 
et seigneuries de la Grasserie en Louvigné du 
Décret— de Saint-Brice (baronnie de Saint-Brice), 
paroisse de ce nom — de la Belotière — de la 
Héaullière, paroisse de Villammée — de Guille- 
ven — de la Gavouyére, paroisse de Saint- 
Aubin d'Aubigné — de Sens (baronnie de Sens). 
paroisse de ce nom — de Saint-Etienne, paroisse 
de Saint-Etienne en Coglez — de Champinel, — 
de la Chattière — de Parigné, paroisse de ce nom 
— de la Fontaine. 

Alliances : Elle s'est alliée avec les familles : 
Douilley, seigneur de Plaisance (xv e siècle) ; des 
Prey, 1576; Henri de laHeuzelaye, de la Binolaye 
d'Acre; Garault de Chastillé ; Botherel du Pies- 
sis Hettier; Lasne de l'Officerie (xvi e siècle) ; Tar- 
dif de Moidrey : de la Bourdonnay de Blossac 
(xvu e siècle) de Volvire de Ruffec, Marquise 
de Saint-Brice (1644) ; Botherel de Couroger; Bo- 
therel de la Bretonnière (xvne siècle), Geslin de 
Trémargot (1671); Bossart du Clos (1582); de Bois- 



215 — 



— 216 — 



gelin (1674) ; de Farcy (1717); le Bel de la Gavo- I 
nyère(1716); le Prestre de Ghateaugiron (xvn e 
siècle) ; Picquet de Mélesse (1749) Tuf fier, mar- 
quis de la Rociérie (1785) ; Leloup de Chasseloir 
(1775); de Sesmaisons, de Neuville, de Théhillac 
(xviii" siècle) Berthelot de la Brunelaye (1785); 
Trochon d'Herbrée (1785) ; du Bois de Québriac, 
le Vicomte de la Houssaye (xix e siècle) . 

Armes: D'azur, au checron d'or accompagné en 
chef de trois besans de même, à la bordure con- 
greslée d'argent. 

GUET (du). 

Ancienne famille noble de la Champagne dont 
les membres ont possédé les seigneuries d'Inau- 
mont, de Lalobbe et de La Certeau. Il y a quel- 
ques années on a retrouvé à Inaumont une cloche 
fondue au xn» siècle qui avait eu pour parrain un 
du Guet, seigneur d'Inaumont. Cette famille a 
fourni bon nombre d'officiers et de chevaliers de 
St- Louis. Elle fit ses preuves de noblesse en 1666 
et figure au procès-verbal de Caumartin où ses 
armes y sont ainsi décrites : 

Armes : Ecartelé : au 1 d'argent à quatre ban- 
des de gueules ; auv 2 et 3, de gueules, au lion 
d'argent ; au 4, d'argent au lion de gueules. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS 

1° Guet (Adolphe du), percepteur des 
contributions directes, 10, rue de Venise, 
à Reims, marié àN. . . de laTourd' Artaise, 
dont : a) Georges, né en avril 1880 ; b) Ma- 
rie, née le 8 juillet 1881. 

2° Guet (Henri du), contrôleur des doua- 
nes, attaché à la direction du Havre. 

GUIBERT (de). 

Famille originaire de la Touraine et établie à 
Beaucaire, diocèse de Nîmes, depuis environ l'an 
1550. Elle a possédé pendant longtemps la terre 
de Gabrières, située dans ce même diocèse. Elle 
a eu, en 1104, un abbé de Nogent, à Loudun, qua- 
lifié, par les historiens de ce temps, gentilhomme 
Français. Un autre, dans ce même siècle, fut abbé 
de Nogent-sous-Coucy, que l'histoire dit être issu 
d'une riche et puissante famille. 

Nicolas de Guibert, qui commença la filiation 
suivie, naquit à Tours, en 1460, de Jean, et s'éta- 
blit à Tarascon en Provence, au commencement 
du xv° siècle, où il fat attiré par la proximité de 
cette ville à celle des Beaux, dont il fut fait gou- 
verneur en 1504. Il eut du roi plusieurs autres 
commissions très honorables. Lepape lui accorda 



une bulle, portant, pour lui et sa postérité, des 
dispenses et permissions très distinguées. Ces 
faits sont prouvés par la procédure faite devant 
M. Bazin de Bezons, commissaire député en la 
province de Languedoc, pour la vérification des 
titres de Noblesse, et par son ordonnance rendue 
en 1669, en faveur de cette famille. Elle a joui, 
dès son établissement à Tarascon, de tous les 
privilèges accordés à la plus ancienne noblesse 
de cette province. Sa réception à Malte, dès cette 
époque, prouve son ancienneté et la noblesse de 
l'origine du dit Nicolas. Il avait épousé: 1° en 
1507, Jeanne de Pontèves ; 2° Catherine d'Arlod ; 
3° le L2 octobre 1512, Marie deGènoin. Il eut qua- 
tre enfants du premier lit et un du 3 e , Denis, qui 
continua sa descendance. Il est l'auteur de l'uni- 
que et dernière branche qui subsiste encore à 
présent. 

Armes : D'azur, au gui de chêne fleuri d'or, ac- 
compagné de trois étoiles du même, 2 en chef et 
1 en pointe. 

GUIGNARD DE SAINT-PRIEST (de). 

De cette famille noble, est Denis-Emmanuel- 
Guignard, vicomte de Saint-Priest. Président à 
mortier du Parlement de Grenoble en 1715, qui 
eut postérité de Catherine Lescot, son épouse. 

Cette famille a fourni plusieurs conseillers au 
Parlement et des maîtres de requêtes. 

François-Emmanuel, né le 12 mars 1735, cheva- 
lier de Malte le 16 mars 1739, appelé le Chevalier 
de Saint-Priest, Exempt des gardes du corps, 
Ambassadeur à la Cour de Suède en 1767, fut 
Ministre Plénipotentiaire du Boi en Portugal et 
à la Porte. 

Ou trouve un Charles Guignard dans la liste 
des Conseillers au grand conseil du25 février 1517 
et des années suivantes. 

Armes: D'azur, au checron d'argent, accompa- 
gné en chef de deux tours d'or, maçonnées de 
sable. 

GUIRONNET DE MASSAS. 

La famille de Massas est originaire du Langue- 
doc ; on retrouve encore dans le département du 
Gers les ruines de vieux manoirs qui lui appar- 
tinrent, notamment à Perusse Massas et à Castil- 
lon Massas. 

Le premier auteur connu est Odon s seigneur de 
Malartic et de Massas qui testa en 1267. 

En 1628, les biens de la famille de Massas fu- 
rent confisqués pour cause de protestantisme et 
donnés à Pierre de Beringhen, seigneur d'Ar- 
mainvilliers. 

La famille se divisa alors en deux branches, 
l'une qui s'expatria en Amérique, l'autre qui prit 



— 217 



- 218 



le nom de Guironnet de Massas et vint se réfugier 
dans l'Ardèche où, jusqu'à la Révolution, elle 
habita le château de Massas (aujourd'hui commu- 
ne de Bozas, canton de St-Félicien). 

Après la révolutiou, elle vint se fixer en Dau- 
phiné où elle possède encore comme résidence le 
château de Rivoiranche par le Monestier de Cler- 
mont (Isère). 

Armes : D'azur, à trois fasces ondées d'argent', 
au chef de sable chargé de trois fleurs de lys d'or 
séparé par une tr angle du même. 

Supports : Deux léopards. 

Couronne de comte. 

Devise : Semper spes. 

REPRÉSENTANT ACTUEL 

Guironnet de Massas Charles-Gaston 
G te ), capitaine au 7 e chasseurs alpins. 

GUYOT ou GUIOT. 

La principale des familles qui portent ce. nom, 
famille toute militaire et de la plus ancienne che- 
valerie, est originaire du Poitou où elle est encore 
représentée et d'où elle s'est répandue dans plu- 
sieurs provinces. Elle estconnue en Poitou depuis 
le xi« siècle et elle y a été maintenue dans sa no- 
blesse d'extraction par ordonnance des 9 juin 
1590, ? septembre et 7 décembre 1607, 22 août 1669 
et 27 avril 1715. Elle fit ses preuves pour St-Cyr 
en 1581 et pour les honneurs de la cour en 1745, 
et comparut aux assemblées de la noblesse en 1651 
et 1789. 

Les généalogistes du Poitou citent parmi ses 
membres Huon Guyot qui se croisa en 1248 ; 
Pierre Guyot, cher s gr d'Asnières qui était gouver- 
neur du Poitou en 1333 ; Jean Guyot, cher sg^d'As- 
nières et de Villard, enseigne de la compagnie des 
gendarmes de Mgr le duc de Bourbon; N. Guyot, 
sgr de Salim, chevalior de Malte en 1522 ; Guyot 
cher s gr d'Asnières commandant une compagnie 
d'hommes d'armes sous la charge du sgr <_le la 
Vauguyon eu 1561 ; Fiacre Guyot, ss r d'Asnières 
ch e r de Malte en 1577 et six autres chevaliers du 
même ordre ; Mathieu Guyot, cher s gr d'Asnières 
major du régiment de cavalerie du roi en 1631 et 
quantité d'officiers distingués, car peu de familles 
se prodiguèrent autant au service du pays. 

La famille Guyot est en possession des titres 
de : Marquis d'Asnières depuis 1745 par érection 
en marquisat de la terre d'Asnières ; Baron de la 
Châtre pour la branche du Repaire par ordon- 
nance royale du 10 juillet 1756 autorisant trans- 
mission ; Comte du St-Empire pour la branche de 
Salins, et comte de Ponteil par concession royale 
du 11 mars 1829. Toutes les alliances sont des 
plus distinguées. 



Les branches de cette maison sont encore fort 
nombreuses dans la Marche, le Poitou, l'Angou- 



mois et la Bretagne. 



Armes : D'or, à trois perroquets de sinople, bec- 
qués, guidonnés, membres et pattes de gueules. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

1° Guyot d'Asnières (marquise) à l'Jsle 
Jourdain (Vienne). 

2° Guyot du Repaire (baron) à Saintes 
(Charente-Inférieure). 

3° Guyot du Repaire (Léon), château du 
Roc par Issignac (Dordogne). 

4° Guyot du Repaire (Maurice), château 
de Brochard par Agénac (Dordogne). 

5 e Guyot de Salins (comte Victor) à Au- 
ray (Morbihan). 

0° Guyot de Salins (V te Charles) et V tesse 
née de Longue au-St-Michel, avenue de la 
gare à Rennes (Ille-et-Vilaine) et château 
du Hézo, par Theix (Morbihan). 

7° Guyot de Salins (V te Paul) et V tesse née 
Sioc'handeKersabiec, château de la Rouil- 
lonnaie en St-Etienne de Montluc (Loire- 
Inférieure). 

8° Guyot d'Asnières de Salins (Arthur) 
capitaine breveté d'infanterie de marine, et 
M me née de Gibon. 13, avenue de la Motte- 
Piquet à Paris. 

9° Guyot d'Asnières de Salins (M is ), châ- 
teau de Beauregard, près Vannes. 

10° Guyot de Montserant, officier supé- 
cier au 1 er cuirassiers. 

11° Guyot de Féraudière,23,rueGarnier 
au Mans. 

12° Guyot de la Rochère, docteur-méde- 
cin à l'Isle-Jourdain. 

GUYOT DE SAINT-AMAND. 

Cette famille est originaire du Nivernais ; elle 
appartient à la noblesse de robe et après avoir 
compté des avocats, des conseillers et secrétaires 
du roi, des receveurs généraux des finances, des 
maîtres des requêtes et des conseillers au Parle- 
ment de Paris, elle produisit unécuyer de la reine 
et des officiers distingués. Cette famille a été mise 
en relief par des alliances et des charges impor- 
tantes ; elle a produit les preuves de sa noblesse 



219 — 



220 



devant le juge d'armes de France et un de ses 
membres a été fait marquis par le roi Louis XV. 
Armes : Ecartclë : aux 1 et 4,degueules à trois 
poissons d'or, enfasce l'un sur Vautre, cetui du 
milieu contourné, en pointe une rivière d'argent; 
aux C J et 3, de sable à trois fontaines d'argent. 

REPRESENTANT A CTUE L 

GuyoL M'i ,iis de Saint-Amand. Résidence : 
château de Saint- Amand en Puisaye (Isère); 
a épousé Mlle de Bizemont. 

GUYOT DE SAINT-MICHEL ET DE 
VERSEILLES. 

Cotte famille établie en Champagne est origi- 
naire de Lorraine et remonte à Georges Guyot, 
huissier d'armes de René II, duc de Lorraine qui 
l'anoblit en 1481. 

Elle a fourni six maires de Langres, des secré- 
taires du roi, un membre de l'Académie de Dijon 
et beaucoup d'officiers de la maison du roi. 

Armes : D'azw\ à une perdrix d'ormembrée de 
gueules ; au chef cVor. 

Nous trouvons : Guyot de Saint-Michel 
(René), château de la Rochelle par Gintrey 
(Haute-Saône). 

GUYOT ou GUIOT DE SAINT -REM Y. 

Cette famille est originaire de Lorraine où elle 
existe encore et n'a rien de commun avec là fa- 
mille Guyot dAsnières comme l'a cru le savant 
M. Beauchel-Filleau, l'auteur du Dictionnaire des 
familles du Poitou. 

Elle remonte à René Guyot, avocat en la cour 
souveraine de Lorraine et Barrois qui fut anobli 
et qui fut père de Nicolas-François, Ecuyer Sei- 
gneur de St-Remy, conseiller des ducs de Lorraine. 

Laine et St-AUais donnent la généalogie de 
cette famille. 

Armes: D'azur, semé d'abeilles d'argent, la ru- 
che maçonnée d'or brochant sur le tout ; au chef 



de gueules chargé d'une couronne également d'or. 
Devise: Animus régi. Speculo hoslibus. 

GUYOT DE RO VILLE. 

Cette famille est originaire de Lorraine. L'ano- 
blissement est du 27 août 17(Ji. 

(Voir les preuves de noblesse des cadets gen- 
tilshommes du Roi Stanislas, duc de Lorraine, 
aux archives nationales.) 

Armes: D'azur à deux flambeaux allumés d'ar- 
gent passés en sautoir. 

GUYOT DE LA GARDE. 

Cette famille, originaire de Bourg-en-Bresse, a 
possédéles seigneuries deLuyssandres,d'Espeys- 
soles, de laFranchise, de la Fougière et deChail- 
loure. 

La Ghesnaye des Bois en donne toute la généa- 
logie. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent, accom- 
pagnée de six bezans de même rangés en orle. 

GUYOT DE GHARMEAUX, des Her- 
biers et de Ménisson en Champagne. 

Famille d'échevins, de Paris. 

Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, et son 
fils Antoine, tous deux prévôts des marchands, 
sont qualifiés chevaliers vers 1580. 

Un de leurs descendants s'établit à Joinville en 
Champagne ou l'on voit son fils qualifié de grand 
assesseur de la maréchaussée et son petit-fils 
président de l'élection de Joinville. 

Armes : D'or, à trois tourtereaux de sinople, 
posés 2 et 1 . 

GUYOT DE MAIGHE ET DE MALE 
SEIGNE. 

Famille originaire de Bourgogne, titrés barons 
pour la branche de Maiche. 

Les preuves de noblesse sont à la Bibliothèque 
Nationale de la rue Richelieu. 

Armes. D'azur, nu cheorond'or accompagné en 
chef de deu.r roses, et en pointe d'une étoile, le tout 
d'or. 





HALEWYN (d f ). 

D'Alluin ou de Halewyn, famille noble des 
Pays-Bas autrichiens, 

Messire Luc de Halewyn, né à Courtrai, le 
12 décembre 1630, est le premier de cette famille 
qui est venu habiter Aire, en Artois, où ses des- 
cendants résident encore. Il était fils légitime de 
messire Cornil-Van-Halewyn, né à Courtrai, le 
4 août 1581, et arriére-petit-fils de Pierre- Antoine- 
Van-Halewyn, qui vivait en 1498. 

Armes : D'argent, à trois lions de sable, armes 
et lampassés de gueules; à la gourde du môme, 
posée en abîme. 

L'écu sommé d'une couronne à neuf perles, sur- 
montée d'un heaume ou casque d'argent, grillé, 
liséré et couronné d'or, fourré de gueules ; aux 
hachements d'argent et de sable. 

Cimier : Un lion issanl de reçu, entre un vol à 
Cantique d'or. 

Supports : Deux lions d'or, armés et lampassés 
de gueules, tenant chacun une bandcrolle : celle 
de d'extre, d'argent, au lion de sable, armé et lam- 
passé de gueules ; et celle de senestre d'or, à la 
fasce de sable, accompagnée de trois merlettes du 
même ; et sur le tout de gueules, au calice d'or. 

HANGOUWART (tV). 

La famille d'Hangouwart issue des barons libres 
de Heldrouch, ville située dans la province de 



Mylnie, en Saxe, vint s'établir clans les Pays- 
Bas en l'an 1003 et prit résidence à Lille en 
l'an 1130. 

Elle a été titrée : chevalier, en 1611 ; baron, 
en 1664; comte, en 1696, et marquis, en 1703-1706. 

Parmi ceux de cette famille qui se sont illustrés, 
nous trouvons; Gérard, escuyer du duc de Bour- 
gogne aux côtés duquel il fut tué à Nancy en 1477 ; 
Guillaume, président du conseil provincial d'Ar- 
tois, envoyé comme ambassadeur de l'empereur 
Charles-Quint et de la reine de Hongrie pour 
signer en leurs noms les traités tenus à Cambrai, 
en 1529 (Paix des Dames) ; trêve de Nice et de 
Boury, en 1538 et de Crespy, en 1544. Il fut égale- 
ment député pour recevoir la rançon du roi 
de France ; Walerand, aumônier de l'empereur 
Charles-Quint qu'il accompagne dans ses diverses 
expéditions. 

Cette famille s'est alliée : aux de Landas, de 
Croix, de Prud'homme d'Hailly, de Nieuport, de 
la Clitte, de Nédonchel, de Montmorency, etc., etc. 

Armes : De sable, à l'aigle éployée d'argent bec- 
quée et membrée d'or. 

L'écu timbré d'un heaume surmonté de deux 
cornes de sable. 

Supports : Deux lions d'or armés ci lampassés 
du même. 

REPRÉSENTA XTS A G T UELS 
Hangouwart (B onne <T), née Picot de 



223 — 



224 




Moras ; résidence : rue de Ponthieu, 78, à 
Paris. 

Enfants : 1° Martial -Philippe-Amédée, 
M is d'H. ; 2° Louis-Anatole-Albert, C te d'H. ; 
3° Henry, B on d'H. ; 4° Fernand ; 5° Elisa- 
beth ; 6° Marie-Louise. 

HARDIVILLIERS [d'). 

En Picardie, Seigneurs de 
Monceaux, St-Omer, LeFay- 
les-Hormois, Hennequin, 
Oudeul, Gourroy, etc. 

Par arrêt du Conseil d'État 
rendu à Paris, le 28déc. 1717, 
le roi a maintenu et confirmé 
dans leur noblesse François- 
Maurice, Louis -Charles et 
Claude-Philippe d'Hardivil- 
liers, tous trois fils de feu 
François, maréchal des logis 
de la compagnie des gen- 
darmes de la garde du roi, 
chevalier d'ordre royal et militaire de St-Louis. 

Il existe aujourd'hui deux branches de cette 
ancienne famille de noblesse d'épôe. 

Le château et la terre de Monceaux St-Omer en 
Beauvaisis résidence de la branche ainée lui sont 
venus en 1729 par succession des seigneurs de 
Milly dont le dernier descendant mâle avait pour 
cousine germaineune dame Marie-Louise d'Hallen- 
court, femme de François d'Hardivilliers, écuyer, 
sieur de Lourdons. 

L'autre branche est établie au château de 
Friville dans le Ponthieu. Cette terre réunie à 
celle de Fressenneville lui a été apportée par 
Henriette de Coppequenne, fille ainée du comte de 
Fressenneville. 

Parmi les alliances on trouve, Hallencourt 
Monchy, d'Avelon.Vion de Gaillon, Coppequenne 
de Fressenneville. Le Clerc de Blicourt (de même 
nom et armes que les Leclerc de Juigné). Le 
Roux d'Igneauville (des Le Roux d'Ennevale) de 
Gaudechard, de Clermont-Tonnerre. 

Armes : D'azur, à un coq d'argent ayant les 
ailes étendîtes, crête, becqué, barbé et ongle de 
gueules, posé sur un monticule de sable et tenant 
de sa patte droite une épée d'argent dont la garde 
et la poignée sont d'or, sommé d'une couronne 
aussi d'or. 

Supports : Deux lions. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS : 

Branche aînée 

Hardivilliers (Louis V e de), fils de Au- 
guste -Charles-Henri d'Hardivilliers, gen- 



tilhomme honoraire de la chambre du 
roi en 1826. 

Il a eu de son mariage avec Mlle de Gau 
dechard, un fils Albéric d'Hardivilliers qui 
a épousé en 1890, Mlle de Clermont- 
Tonnerre. 

Branche cadette 
Comte d'Hardivilliers. 

H ARGUES (de). 

Les de Hargues sont d'ori- 
gine anglaise; ils vinrent se 
fixer en France vers L>60 ; 
familiers de la maison de 
Bohan, Catherine de Par- 
thenay employa souvent 
l'un d'eux dans ses missions 
secrètes auprès de son fils 
le duc de Soubise, réfugié 
alors à Londres. A la révo- 
cation de l'Edit de Nantes, 
ils abjurèrent le calvinisme 
et vécurent tranquillement 
sur leurs terres, en contrac- 
tant des alliances avec les 
meilleures familles de la 
bourgeoisie et de la noblesse. 

Augustin de Hargues d'Estivaux, l'un des grands 
chefs de l'armée vendéenne, fut nommé adjudant 
général de la Bochejacquelein; il était né auPuy- 
Limousin, près la Châtaigneraie; le 22 novembre 
1793 il fut fait prisonnier par les Bleus et fu- 
sillé à Bennes ; il tomba en criant : « Vive le 
Boi. (Mémoires de la marquise de la Bochejac- 
quelein). 

Benjamin de Hargues, né à Bressuire, le 29 
mars 17 ( .»3 fut créé chevalier du lys par Louis 
XVIII, en reconnaissance des services rendus 
par son parent de Hargues d'Estivaux à la cause 
des Bourbons. 

Armes : De gueules, aux deux dagues d'argent 
posées en pointes. 

REPRÉSENTA NTS ACT UELS 

Hargues (Benjamin de), a épousé Marie 
Drouet de Montgermont le 10 avril 1888. 

Hargues (Joseph de), marié le 25 jan- 
vier 1893 à Amélie Le Clerc de Vaumorin, 
dont Benjamin Marie, né le 24 octobre 




Hargues (Edouard de) marié à Gornélie 
Thomassin, dont Edouard marié le 23 mai 
à Berthe Grignon de la Gèterie, dont : a) 



225 



226 



Louis né le 1 er mars 1889; b) Jean, né le 
28 février 1892. 

HAUDOUART DE FONTAINE. 

Famille originaire d'Irlande. 

Stanislas-Joseph, lieutenant-colonel au service 
des Pays-Bas, vint se fixer à Arras, où il vivait 
en 1450. 

Ses descendants acquirent les terres de Thiè- 
vres, Saint-Ladre, Vandelicourt, Rosereau, etc. 

Etienne, mort en 1635, laissa deux fils : l'un, 
Jehan-Baptiste, devint la tige des Haudouart, 
comte de Thièvres ; et l'autre : Pierre-Paul Hau- 
douart qui épousa Claude d'Hermin de la Forge, 
devint la tige des Haudouart, vicomte de Fon- 
taine lez Hermans. 

Le dernier descendant marié à Louise Bron- 
gniart, habite le château de Fontaine-lez Her- 
mans (Pas-de-Calais). 
Il a deux fils et trois filles. 

Armes : D'azur, à deux fasecs vivrées d'or, 
chargées de cinq creiœ de Malte de même. 

HOMME (du). 

Cette famille est originaire 
de Normandie. 

Le sieur Raoul du Homme 
et Robert du Homme, figu- 
rèrent sur la liste des 119 
gentilshommes qui défen- 
dirent si bien le mont Saint- 
Michel en l'an 1423, que les 
Anglais ne purent le pren- 
dre. (Extrait de l'histoire 
générale de Normandie, par 
Gabriel Du Moulin, page 144 
et 155. 
Nous trouvons encore un 
Jean du Homme parmi les défenseurs du Mont 
Saint-Michel. 

Les Du Homme figurent aussi dans le catalogue 
des grands seigneurs normands qui passèrent la 
mer et combattirent pour Guillaume quand il 
conquit l'Angleterre. 

Les Du Homme figurent aussi aux croisades et 
dansleDooms Day book. (Angleterre). 

Armes : D'azur, au léopard d'or-, accompagné 
de six besants du même, 3 enchefetS en pointe. 
Couronne de comte. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Homme de Chassilly (Gustave du), de- 
meurant au château de Chassilly, près 
Saint-James (Manche), marié à Juliette 




d'Eyragues, dont deux filles : a) Jeanne ; 

b) Madeleine. 

HOUVIGNET (cF). 

Voir pour l'historique de cette famille, le Tome 
1er, col. 1467. 

REPRÉSENTANTS ACTUELS 

Houvignet (Gustave d 1 ), chef de nom 
et d'armes, né le 30 juin 1834, propriétaire 
au château, île d'Oléron (Charente-Inté- 
rieure), marié à Julie-Henriette Giroud, 
dont : trois enfants : a) Gustave-Henri, no- 
taire au château, île d'Oléron ; b) Amélie- 
Henriette-Augustine, mariée à Louis-Ma- 
rie-Maurel, officier d'infanterie à Limoges ; 

c) Marthe-Juliette, décédée. 



HUAULT DE 
ET DU PUY. 



LA GAUBERDIERE 



Cette famille est originaire 
d'Anjou. Elle a donné Huault 
de la Gauberdière, René, Con- 
seiller au Présidial dAngers, 
en 1635 ; Huault du Puy, Jac- 
ques, fils du précédent, avo- 
cat au présidial d'Angers en 
1690. 

Huault Dupuy, René-Ur- 
bain, avocat au Présidial 
d'Angers, puis vice-président 
du Tribunal civil d'Angers 
en 1816. 

Armes : D'or, à la fasce 
d'azur chargée de trois mo- 
lettes d'éperon d'or et accompagnée de trois co- 
querelles de gueules posées 2 et 1. 




REPRÉSENTANTS ACTUELS 



engage 



Huault Dupuy (René-Valentin) 
volontaire en 1870. Chef de bataillon au 
72 e régiment territorial d'infanterie. Con- 
seiller d'arrondissement. Président du Co- 
mice agricole et maire du Louroux-Bé- 
connais (Maine-et-Loire;. 

HUE. 

Famille de robe, originaire de Nemours qui 
établit sa filiation depuis 1540, Elle a acquis la 
noblesse par des charges dans la capitainerie 
des chasses royales de Fontainebleau. François 



Tome II 



8. 



- -2-28 



Hue, écuyer, né à Fontainebleau, en 1757, devint 
premier valet de chambre du dauphin Louis XVII, 
fut enfermé au Temple avec la famille royale et 
fut l'ami et le fidèle serviteur du roi Louis XVI, 
qui, dans Sun testament, le recommanda à 
son fils et à la nation. Incarcéré ensuite à la 
Force, il y écrivit les dernières années de Louis 
XVI, et, mis en liberté, il accompagna Louis XVIII 
et Madame pendant l'émigration, devint commis- 
saire général de la maison du roi et fut chargé d'un 
grand nombre de missions de confiance. Créé Ba- 
ron en 1816, il mourut en 1810, laissant le souve- 
nir d'une inviolable fidélité à la malheureuse fa- 
mille de France. C'est à lui que nous devons 
d'avoir ïecueilli de la bouche de la Princesse, la 
célèbre prière de Mme Elisabeth. 

Son fils, André, baron Hue, capitaine aux. 
mousquetaires, chef de bataillon, officier de la 
maison des rois Louis XVIII et Charles X, etc. 
a laissé de son mariage avec Mlle de Mazenod : 

1° Ernest, Baron Hue, veuf de Mlle de Ba- 
gneaux. Résidence: Château de Saint Sauveur, 
par Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne). 

Enfants : a) Gontran. — b) Alfred, lieutenant 
d'artillerie de marine. 

2° Fernand Hue et Mme née Le Seure de 
Senneville, à Pontoise (^Seine-et-Oise ; 

Filles : l°Mme Millon de Montherlant. 2° Com- 
tesse de Maricourt. 3° Baronne de Bininger Champ- 
boulin. 

Armes: D'azur, à ti'ois hures de sanglier d'or. 

HUGON DE SGŒUX. 

La famille Hugon do Scœux ou de Ceux est 
originaire du Limousin. 

Elle compte de nombreuses alliances avec les 
plus anciennes familles de la Marche, de l'Auver- 
gne et du Limousin, notamment avec les familleb 
de Brugières, de (ioy, de Ruynaud de Saint- 
Georges, de SauLly. 

Armes: D'azur, à deux lions d'or posés en pied. 
REPRÉSENTA NTS A C TU EL S 

Hugon, baron de Scœux (Charles-Michel- 
Benoit), conservateur des hypothèques 
en retraite, marié avec Rosalie-Augustine- 
Adèle Boiteux de Saulty, demeurant à 
Paris, boulevard Saint-Michel, 105. 

Fils : H. de S. (Marcel-Marie-Charles- 
Etienne), avocat à la Cour d'appel de Pa- 
ris, demeurant à Paris, rue de l'Odéon, 16, 
marié à Louise-Félicie- Marie de Genes- 
teix dont : 

a) Michel-Fresne-Marie-Charles, né le 




11 février 1894; b) Charles-Marie-Elienne- 
Henri, né le 16 juillet 1895. 

HULOT (barons) 

I. BRANCHE DE MA- 
ZERNY. (Enfants du lieu- 
tenant-généralEtienne, ba- 
ron H.) : 1° Pierre-Gustave, 
baron H., chef d'escadron 
d'état-major en retraite, of- 
ficier de la Légion d'hon- 
neur, chevalierde Pie IX et 
des Saints Maurice et La- 
zare, né àDonchery (Arden- 
nes),le 6août 1818, marié à 
Saintes, en 1858, à Béni- 
gne Levallois, fille d'un re- 
ceveur particulier des finances, veuve sans en- 
fants le 26 avril 1885, — au château de la Touche 
de la Vergne, près Saint- Jean-d'Angély ; 2° Hen- 
ri-Joseph, baron H inspecteur général des finan- 
ces, officier de la Légion d'honneur, né àDonche- 
ry, le 14 janvier 1820, marié : 1° à. Paris, le 25 mars 
1856, à Marthe-Alexandrine-Nina Levallois, fille 
d'un inspecteur général des mines, décédée en 
1860; 2° à Nancy, le 12 décembre 1865, à Marie- 
Elisabeth deRavinel, fille du baron Félix, député 
des Vosges, veuve le 31 octobre 1888, au château 
de Sainte-Cécile, près Nancy ; du premier ma- 
riage : a) Etienne-Gabriel- Joseph, baron H, chef 
actuel, avocat à la cour d'appel de Paris, 
né à Paris, le 30 octobre 1857, lauréat de l'Insti- 
tut, marié à Paris, le 11 juin 1890 a Henriette 
Solder ; b) Henry-Joseph-Pierre, capitaine au 16 e 
dragons, né à Nancy, le 12 novembre 1850, marié 
à Lyon, le 9 janvier 1895 à Louise Nouvellet ; du 
second mariage : c) Joseph-Marie-Charles-Gabriel, 
né à Bordeaux le 15 août 1866, marié à Frondes 
(Haute-Marne), le 12 septembre 1893 à Albérique 
Bruslé de Valsuzenay ; — 3° Etienne-Gabriel-Os- 
car, chevalier H., ancien officier d'ordonnance de 
l'Empereur Napoléon III, lieutenant-colonel re- 
traité sur sa demande après 1871, officier de la 
Légion d'honneur, etc., né à Nancy, le 17 octobre 
1826, marié à Saintes, en 1860, à Laure Levallois, 
sœur de Bénigne, citée plus haut, — 6, rue Casi- 
mir Périer, Paris. 

Armes attachées au titre baron en 1813 : D'ar- 
gent au deoctrochère au naturel, brassa rdè d'azur, 
tenant une ëpée de sable et accompagné de trois 
hulottes de même. 

Devise : Dors, je veille! 

Supports : Deux hiboux. 

II. BRANCHE DE COLLART SAINTE-MAR- 
THE. (Fils du lient. -colonel Jean-Gaspard et uni- 
que neveu et héritier du général Jacques-Louis, ba- 
ron IL, mort sans enfants): Jules-Louis-Charles, 



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230 — 



baron H de G., chef actuel, à Nantes (Loire-Infé- 
rieure), né à Charleville (Ardennes), le 19 juin 
1838. marié à Paris, le 29 août 1865, à Isabelle- 
Maria-Alexandrine Brûlé de Lacroix dont : a) Jac- 
ques-Louis-Paul, né à Paris, le 4 novembre 1866, 
licencié en droit, b) Jacques-Louis-Alfred, né le 
7 février 1868, lieutenant au 70 e d'infanterie; c) 
Félix-Clément-Jean-Gaspard, et d) Ernestine- 
Hortense-Marie-Mathilde, mariée à Nantes, le 25 
octobre 1892, à Joseph Patris de Breuil, avocat à 
la cour d'appel de Paris, docteur en droit, nés le 
3 septembre 1869; e) Clément-Gustave-Henry-Ju- 
les, né à Caen, le 24 mars 1873, licencié en droit ; 
f) Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth, née 
à Guérande, le 18 août 1883. Sœurs : 1° Louise- 
Amélie H. de C., mariée en 1866 à Louis le Pan 
de Ligny ; 2° Louise-Victoire-Eugénie; 3" Jeanne- 
Charlotte-Clémentine, mariée en 1865 à Félix de 
Keravenant, veuve en 1876, aujourd'hui reli 
gieuse de Saint-Vincent-de-Paul. 

Arides : Ecarlelé, aux 1 et 4 d'azur, à V aigle 
éployêc d'or, au vol abaissé (qui est de Collart 
moderne) ; aux 2 et 3 d'argent, à trois fusées et 
deux demies de sable, au chef de même (qui est 
de Sainte-Marthe) ; sur le tout : d'or, à une fascc 
crénelée de gueules, sommée d'une hulotte de sa- 
ble tenant une épëe d'argent dans la patte dcx- 
tre; en pointe une bombe d'azur (qui est de Hu- 
lot). 

Cette branche a conservé, en y apportant seu- 
lement quelques variantes emblématiques, en 
1817, les anciennes armoiries concédées à Jean 
Hulot de Braux, près Charleville, clerc du diocèse 
de Reims, anobli, « ainsi que toute sa famille », 
pour son dévouement au Saint-Siège, et créé 
comte palatin de Saint- Jean de Latran, par lettres 
du 3 mai 1525, données sous le pontificat de Clé- 
ment VII : une fasce, sommée d'un coq tenant 
une èpée dans la patte dexlre . 

Cette famille, qui s'est illustrée par les armes 
pendant les guerres de la Révolution et de l'Em- 
pire, a produit non seulement des généraux et des 
officiers supérieurs distingués, mais aussi de sa- 
vants auteurs, des échevins et d'autres person- 
nages de mérite. Ses principales notabilités mo- 
dernes sont les suivantes : 

Dans la branche de Mazerny : Henry-Louis H., 
1757-1829, vicaire général et archidiacre-offîcial 
du diocèse de Reims ; il a laissé de nombreux et 
importants ouvrages (v. la Biographie Feller) ; 
Jean-Baptiste, son frère, 1758-1816, chef d'esca- 
dron d'artillerie, mort à Cherbourg, a publié, en- 
tre autres remarquables travaux, une Instruction 
sur le service de l'artillerie, à l'usage des élèves 
de l'Ecole spéciale militaire (1809) ; Jean-Victor- 
Basile, neveu des précédents, curé d'Attigny en 
1823, après Henri-Louis cité plus haut, écrivain 
distingué ; Pierre, 1744-1802, cousin-germain des 
deux premiers, échevin à Mazerny; son fils, 
Etienne, baron H., 1774-1850, volontaire en 1793, 



chef de bataillon (commandant des tirailleurs du 
l J ô) en 1805, colonel aide-de-camp du maréchal 
Soult, en 1808, général de brigade en 1812, lieute- 
nant-général en 1825, — chevalier de l'Empire 
avec majorât en 1810, baron (confirmé sous la 
Restauration) et commandant de la Légion d'hon- 
neur en 1813, chevalier de Saint-Louis en L814, 
grand officier de la Légion d'honneur en 1832, fut 
le premier organisateur des chasseurs de Vin- 
cennes en 1839 : couvert de blessures, il rentra 
définitivement dans ses foyers en 1S42; sa mo- 
destie lui fit alors refuser la pairie et le ministère 
delà guerre que lui offrit ou nom du roi le maré- 
chal Soult ; ses glorieux faits d'armes et ses ser- 
vices historiques sont rappelés dans tous les re- 
cueils biographiques, et son nom figure sur l'Arc 
de Triomphe. 

Dans la branche de Charleville ou de Collart: 
Antoine-Simon H., né en 1712, prêtre bernardin 
de l'abbaye d'Elan, savent théologien; Marie- 
Jeanne-H., sa sœur, une des premières dignitai- 
res du couvent de la Providence de Charleville, 
mourut en odeur de sainteté dans cette ville en 
1780 ; Jean-Louis H., s 1 " du Maipas. neveu des 
précédents, 1741-1784. remplit avec distinction 
la charge de directeur (échevin) des villes d'Ar- 
ches et de Charleville; il fut père des deux sui- 
vants : Jacques-Louis, baron H., 1773-1843, élève 
de l'Ecole d'artillerie de Châlons en 1794, chef de 
bataillon en 1809 après le siège de Saragosse où il 
fut blessé. colonel commandant en chef l'artillerie 
d'Anvers en 1814, maréchal de camp en 1824. — 
chevalier de Saint-Louis à la première Restaura- 
tion, baron héréditaire en 1817, commandeur de 
laLégion d'honneur en 1821. — estlui-même connu 
dans l'histoire par sa brillante carrière; en 1815, 
la ville de Lille lui offrit, par les mains du duc de 
Berry, une épée d'honneur, en reconnaissance de 
sa belle conduite pendant le blocus; il a laissé 
d'intéressants Souvenirs militaires qui viennent 
d'être publiés et d'autres manuscrits importants. 
Jean-Gaspard H. de C, frère du précédent, 1780- 
1854. « Sorti de l'Ecole polytechnique en 1800, dit 
« le Grand Dictionnaire Larousse, il f