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Full text of "Dictionnaire international des ecrivains du jour"

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DICTIONNAIRE INTERNATIONAL 



DES 



ÉCRlVAmS DU JOUR 



PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE 






A. DE GUBEEÎ^ATIS 



DICTIONNAIRE INTERNATIONAL 



DES 



ÉCRIYAmS DU JOUR 



TROISIEME SECTION 




FLORENCE 

LOUIS NICCOLAI, ÉDITEUR-IMPKIMEUE 
Via Faenza, 68 

1891 




Ci ^>- 



LEM 

et fut licencié à Saumur. Ancien membre de la 
Société industrielle d'Elbeuf, il a collaboré à la 
création du Musée de cette Société, et a été 
nommé délégué-rapporteur à l'Exposition uni- 
verselle de 1878. Entré dans le journalisme en 
1880, il a collaboré à différents journaux et re- 
vues, et publie, depuis plusieurs années, dans 
la Patrie, sous le signature : Marie-Paul, des 
gazettes de Paris très remarquées. 

Leraaire (Jules), poète français, membre et 
laiiréat de nombreuses académies poétiques de 
France, né, à Corbeil, en 1825, en dehors de 
nombreuses poésies éparses dans différents re- 
cueils et journaux, a publié: « Le gros péché 
de l'abbé Millet », roman, Paris, 1888 ; « Les 
veillées de Corbeil », id., id. 

Lemaître (Jules), écrivain et critique fran- 
çais, né, le 27 avril 1853, au village de Ven- 
necy, sur la lisière de la forêt d'Orléans. Dès 
Tâge de cinq mois, il fut transporté à Ta- 
vers, près de Beaugency, et il y passa toute 
son enfance. Il fit ses premières études au pe- 
tit Séminaire d'Orléans, et il n'en a point con- 
servé un bon souvenir. Il devait être alors, 
comme M. Anatole France, « un enfant précoce, 
nerveux, chétif, caressant, déjà surpris de vivre 
et de regarder vivre ». Il fut peu compris et 
peu aimé de ses professeurs. Des singularités, 
des curiosités au-dessus de son âge, qui eus- 
sent intéressé et attaché à lui des maîtres plus 
intelligents , choquèrent au contraire l 'esprit 
étroit des ecclésiastiques d'Orléans. Il alla ter- 
miner ses classes à Paris, au petit Séminaire 
de la rue Notre-Dame-des-Champs, passa son 
baccalauréat en juillet 1871, et fut reçu à* l'E- 
cole Normale en 1872 ; agrégé des classes su- 
périeures, il fut nommé professeur de rhétori- 
que au Havre, où il demeura cinq ans. En avril 
1880, il fut nommé maître de conférences à 
l'Ecole Supérieure des lettres d'Alger; puis, en 
1882, chargé du cours de littérature française 
à la Faculté de Besançon. Docteur ès-lettres 
en 1883, il fut nommé professeur à la Faculté 
de Grenoble. Mais depuis longtemps, il son- 
geait à quitter l'Université. En 1884, il deman- 
da un congé et vint à Paris. Rédacteur à la 
Revue Bleue, il est en même temps ci'itique 
dramatique au Journal des Débats. M. J. L. a 
publié: « Les Médaillons », poésies, Lemerre; 
« Petites orientales », poésies, id.; « Sérénus, 
histoire d'un martyr », id. ; « Le Théâtre de 
Dancourt », chez Hachette ; « Les Contempo- 
rains », 3 vol., Lecène et Oudin; « Impressions 
de Théâtre », 2^^ série, id.; il a écrit lui-même 
pour la scène avec succès. 

Lemas (Théodore), publiciste et administra- 
teur français, né, à Miramont (Lot-et-Garonne), 
le 5 septembre 1858. Il a été attaché à la pré- 
sidence du Conseil des ministres, il est actuel- 
lement conseiller do préfecture du Cher. Mem- 
bre de la Société des gens de lettres, M. T. L. 



LEM . 1345 

a publié : « Souvenirs de 1870 » ; « Un dépar- 
tement pendant l'invasion », Paris, Fischba- 
cher, 1884; « Études sur le Cher pendant la 
Révolution », 1887. 

Leiucke (Charles), estéthicien allemand, pro- 
fesseur d'histoire de l'art au Polytechnique de 
Stuttgard, né en 1831, a publié : « Lieder und 
Gedichte », Hambourg, sous le pseudonyme de 
Carlo Manno ; « Populâre ^sthetik », Leipzig, 
1865, 6me éd., 1887 (traduit en suédois et en 
polonais) ; « Geschichte der deutschen Dich- 
tung neuerer Zeit », 1 vol., id., 1871 ; « Beo- 
wulf », roman, trois vol., Berlin, 1881 ; « Ein 
sùsser Knabe », id., 1884, trois vol., traduction 
anglaise; il a collaboré aux biographies des pein- 
tres hollandais de Dohme. 

Lemer (Jean-Baptiste- Julien-Raymond), pu- 
bliciste et littérateur français, né, à Rochefort 
(Charente-Inférieure), le 7 juin 1815. Il a fait 
une partie de ses études au Collège Charlema- 
gne et sous la direction de M. Adolphe Blanqui 
aîné, de l'Institut. Il a débuté, en 1840, dans 
les journaux littéraires et satiriques de cette 
époque: Sylphide, Silhouette, Coulisses, Corsaire, 
Entr'acte, etc. ; en 1848, il a été secrétaire de 
la rédaction du Courrier français ; fondateur du 
journal V Égalité; en 1850, il a été rédacteur 
en chef de la revue: Le Progrès, collaborateur 
de La Presse et correspondant du National de 
r Ouest; en 1854, 1855 et 1856, il à fondé et 
rédigé le Bulletin financier, industriel et hiblio- 
graphique de la Revue des Deux Mondes ; de 
1852 à 1870, il a fait beaucoup de travaux de 
librairie; de 1871 à 1876, il a été correspon- 
dant du Golos, de la Bourse, de la Gazette de 
l'Académie à Pétersbourg ; enfin il a été un des 
collaborateurs de la Nouvelle Revue. Jean Lox 
est un des pseudonymes de Julien Lemer. Il a 
beaucoup usé de ce pseudonyme, ainsi que de 
celui de J.-B. Raymont pendant la lutte contre 
le second Empire. Il a signé alternativement de 
ces trois noms la plupart des biographies pu- 
bliées en 1870 dans le Plutarque piopulaire con- 
temporain, où il eut pour collaborateurs Jules 
Claretie, Henry Maret, Gabriel Guillemot, Va- 
pereau, etc. Comme nuance, il a signé de son 
nom un placard pamphlet contre le plébiscite 
intitulé: « Non », et du nom de Jean Lux, un 
autre placard intitulé: « Zut au plébiscite ». 
Outre une grande quantité d'articles dans di- 
vers journaux : La Semaine, la Gazette de l'in- 
dustrie, VÉpoque de 1866, le Moniteur de l'Ex- 
position (1855), dans son journal La Républi- 
que (1870), dans son Almanach de la Républi- 
que qu'il publie depuis 1877, il a signé du pseu- 
donyme de Jean Lux un volume en 1871 : « Le 
Crime du 18 mars » ; « Sarah, la mangeuse de 
cœurs » ; « L'homme qui tue la femme », ro- 
mans. Enfin, M. J. L. a donné un volume inti- 
tulé : « Balzac, sa vie, son œuvre ». 

Lemercier de NeuTiUe (Louis), littérateur fran- 

1G9 



1346 



LEM 



çais, né, à Laval (Mayenne), le 2 juillet 1830. 
On lui doit uno série d'ouvrages curieux et in- 
téressants : « I Pupazzi », 1866; « Paris-Pan- 
tin », 1868; « Le théâtre des Pupazzi », 1875; 
« Les Pupazzi de l'enfance », 1881; « Le nou- 
veau théâtre des Pupazzi », 1882; « Les Co- 
médies de Château » ; « Les Contes Abracada- 
brants » ; « Les Contes de Saint-Nicholas » ; 
« Les Coulisses de l'amour » ; « Six Comédies 
pour jeunes filles » ; * Les Enfants au Salon » ; 
* Les Femmes de Mùrger », avec Léon Beau- 
vallet; < Arrivé par les femmes », roman; « Les 
Courtisanes célèbres » ; « Les Tourniquets », 
revues; « La Foire du XIX<' siècle », id.; <t Les 
Trente-six mètres de Becdanlo », album de des- 
sins; « Le Guide des Fumeurs », avec Victor 
Cochinat; « Recette pour marier les filles », 
vaudeville. Il a fondé les journaux: La Muse- 
lière, les Nouvelles de Paris, le Parisien; il a 
écrit dans le Figaro, le Nain Jaune, le Gaulois, 
la Patrie, Le Livre, Le Dioghne, La Causerie, 
Le Boulevard, etc. 

Lemke (Elisabeth), femme de lettres, feuille- 
toniste et conférencière à Berlin, né, le 5 juin 
1849, à Rombitten, près de Saalfeld dans la 
Prusse Orientale, a débuté par des poésies épar- 
ses; suivirent: « Die Waldkonigin », cantate, 
mise en musique par Franz Fôtzc; c Lôse Kor- 
ner », aphorismos en vers ; « Volkstumliches 
in Ostpreussen ». 

Lemling (.Joseph), chimiste et photographe 
allemand, né, le 17 janvier 1825, à Marmagen, 
dans les provinces Rhénanes, où il demeure. 
Il a publié : « Der praktische Photograph », 
1860 ; « Der Forscher auf dem Gesaramtgebiete 
der praktisclien Photographie », 1869; < Die 
photogr. Fortschritte der neuesten Zeit », 1870; 
« Der Freund des Photographen », 1875; « Die 
Photographie im Dienste der Industrie », 1885- 
86 ; « Der Photo- Chemiker und die Hausindu- 
strie », 1887. 

Lemiue (Louis), théologien allemand, profes- 
seur de théologie systématique à l'Université 
do Bonn depuis 1884, ancien professeur à Bro- 
slau, né, le 8 août 1847, k Salzwedel dans l'Ait- 
mark. On lui doit ■ « Das Verhaltnis der Dog- 
matik zur Kritik und Auslegung der heiligen 
Schrift nach Schloiermacher », Goettingue, 1874; 
« Die droi grossen Roformation.schrifton Lu- 
thers vom Jahre 1520 », Gotha, 1875, 2" éd., 
1884; « Das Evangelium in Buhmon », 1877; 
« Die religionsgeschichtliche Bedeutung des De- 
kalogs », Breslau, 1880 ; « Die Nâchstenliebo », 
id., 1881 ; « Das echte Ermahnungschreiben des 
Apostels Paulus an Timotheus », id., 1882; « Die 
Sùnde wider den heiligen Geist », id., 1883 ; 
« Ueber die Pflege der Einbildungskraft », id., 
1884 ; « Die Macht des Gebots mit besonderer 
Beziehung auf Krankenheilung », Barmen, 1887; 
« Der Erfolg der Predigt », Leipzig, 1888. 

Lcmmcrniajer (Frédéric), romancier et fauil- 



LEM 

letoniste autrichien, né, à Vienne, le 6 mars 
1857, fils de peintre, est l'auteur d'un roman 
du moyen-âgo, intitulé : « Uer Alchymist », le- 
quel publié en 1883, a été réédité. Avec M. F. 
Bamberg à Gênes, il a préparé l'édition de la 
correspondance de Frédéric Hebbel. 

Leiuonnier (Camille), illustre écrivain belge, 
né, à Ixelles, près de Bruxelles, le 24 mars 
1835. Voici, par ordre chronologique, la liste de 
ses publications en librairie : « Salon de Bru- 
xelles », Bi'uxelles, 1863 ; « Salon de Bruxel- 
les », id., 1866; « Nos Flamands », id., 1869 ; 
« Croquis d'automne », id., id. ; < Salon de Pa- 
ris », Paris, 1870; « Paris-Berlin », Bruxelles, 
1871 (pastiche anonyme de la prose de Victor 
Hugo) ; « Sedan », id., id., 2«éd., 1875; « Con- 
tes flamands et wallons », id., 1873, 2« éd., 
Paris, 1874: « Histoires de gras et de maigre », 
Paris, 1874; « Derrière le rideau », id., 1875; 
« Gustave Courbet et son œuvre », id., 1878 ; 
« Mes médailles », id., id. ; « Un coin de vil- 
lage », id., 1879; « En Brabant », Verviers, 
id., 2e éd., 1884; « Les bons amis », id., 1880, 
2e éd., 1884: « Trois contes », id., id.; « Bé- 
bés et joujoux », Paris, id. ; « Les Charniers », 
id., 1881 ; « Le mort », Bruxelles, 1881, 2^ éd., 
Paris, 1887: « Un mâle », Bruxelles, 1881 (il 
a été tiré de ce roman un drame joué avec 
quelque succès à Bruxelles eu 1888) ; « Les 
petits contes », id., 1882 (réimprimés chacun à 
part et avec des modifications de style, id., 
1888); « Thérèse Monique », Paris, 1882; « Ni 
chair, iji poisson», Bruxelles, 1884; « Histoire 
de huit bêtes et d'une poupée »> Paris, 1885 
(couronné en manuscrit par l'Académie Royale 
de Belgique on 1881) ; « L'hystérique », id., id.; 
« Les concubins », id., id.; « Happe-chair », 
Bruxelles, 1886; « La Belgique », Paris, 1887 
(ouvrage qui a obtenu, pour la période 1883- 
87, le grand prix quinquennal de littérature 
française institué par le gouvernement belge) ; 
« La comédie des jouets », id., id. ; « Noëls 
flamands », id., id. ; « Histoire des beaux-arts 
en Belgique, de 1830 à 1887 », Bruxelles, 1887; 
« En Allemagne, sensations d'un passant », Pa- 
ris, 1888 ; « Les peintres de la vie », id., id. ; 
« Madame Lupar », id., id. ; « Ceux de la 
glèbe », id., 1883. M. L. a apporté son con- 
cours à la publication de quelques grands ou- 
vrages collectifs: son « Histoire des beaux-arts » 
a formé d'abord, on 1881, l'un des volumes de 
« Cinquante ans de liberté » ; il a donné à « La 
Belgique illustrée » le chapitre « Mous et le Bo- 
riuage » ; il a été l'un des directeurs de l'« An- 
thologie des écrivains belges », éditée sous le 
patronage du gouvernement, mais dont il n'a 
paru qu'un volume, accueilli par des critiques 
très méritées. Parmi les revues et les journaux 
belges et français auxquels il a collaboré, il 
faut citer d'abord UArt universel et U Actualité, 
fondés par lui respectivement en 1874 et en 



LEM 

1876 et qui cessèrent de paraître en 1877, puis 
la Revue de Belgique, V Artiste, L'Europe, la 
Gazette des Beaux-Arts, Le Bien jy^Mic, Le Ma- 
gasin Pittoresque, Le Tour du Monde, Le Musée 
des Deux- Mondes, le Bulletin de la Société des 
gens de lettres. Le Livre, Le Figaro, Le Vol- 
taire, La Vie Moderne, etc. Actuellement, M. L. 
^ réside à Paris et fait partie de la rédaction du 
Gil-Blas. On se rappelle le retentissant procès 
qui lui fut intenté en 1889 lorsque, de la Bel- 
gique, où il habitait encore, il eut envoyé à ce 
journal une nouvelle, extrêmement colorée d'ail- 
leurs, intitulée : « L'enfant du Crapaud >. En 
dépit des efforts de son ami (l'éminent juriscon- 
sulte et maître écrivain belge Edmond Picard 
qui vint plaider pour lui à Paris), ce procès se 
termina par une condamnation pour outrage aux 
mœurs. La place nous manque pour apprécier 
ici d'une façon complète le talent de M. L. 
D'excellents juges lui ont reproché avec raison 
des recherches de forme parfois fatigantes et 
surtout l'abus du néologisme. Mais abstraction 
faite de ces critiques, on peut se rallier, sem- 
ble-t-il, à cette appréciation du correspondant 
belge de la Rivista Contemporanea de Florence 
(liv. du l'-i' mai 1888) : « M. Camille Lemonnier 
est, sans contredit, à l'heure actuelle, l'écrivain 
le plus remarquable de notre pays, et je ne 
connais guère que M. Edmond Picard qui puisse, 
comme dans le groupe de Goethe et Schiller à 
Weimar, lui disputer la palme. Doué d'un tem- 
pérament essentiellement artiste, d'une faculté 
d'observation étonnante, d'un style magnifique 
et souple, il a abordé les genres les plus di- 
vers en marquant chacun d'eux de son empreinte 
puissante. Tour-à-tour nous l'avons vu, depuis 
un quart de siècle, critique sagace dans ses 
Salons, dans son étude sur Courbet, dans son 
Histoire des Beaux-Arts en Belgique; conteur 
charmant dans ses Contes flamands et ivallons, 
dans ses Petits contes écrits pour les enfants ; 
romancier vigoureux et psychologue profond 
dans ses beaux livres : Le mort. Un mâle , 
L hystérique. Mais son œuvre capitale est bien 
cette Belgique que le jury chargé de décerner 
le prix quinquennal de littérature française a 
couronnée ». 

Lemonnier (Charles), philosophe et publiciste 
français, directeur des Etats-Unis d^ Europe, or- 
gane de la Ligue internationale de la Paix et 
de la Liberté, est né, à Beauvais (Oise), le 27 
novembre 1806. Elève du Collège de Beauvais, 
il termina ses études aux Lycées Charlomagne 
et Louis-le-Grand. Il fut lauréat du concours 
général, où il obtint le prix de discours fran- 
çais. Il fut ensuite professeur de philosophie à 
l'École de Sorèze, puis membre actif de l'École 
Saint-Simonienne. Docteur en droit, il fut inscrit 
au barreau de Bordeaux. En 1867, il fut à Ge- 
nève l'un des fondateurs de la Ligue interna- 
tionale de la Paix et de la Liberté, dont il est 



LEN 



1347 



aujourd'hui le président. Il a publié en 1843, en 
deux volumes, un € Commentaire sur les poli- 
ces d'assurance maritime ». En 1858, il a don- 
né une édition en trois volumes des « Œuvres 
choisies de Saint-Simon >, Librairie Socialiste. 
En 1872, il a publié dans la Bibliothèque Dé- 
mocratique un volume in-32o, intitulé : « Les 
États-Unis d'Europe ». En 1881, il a fait pa- 
raître une nouvelle édition de la première tra- 
duction faite en français de !'« Essai philo- 
sophique de Kant sur la paix perpétuelle ». 
De 1853 à 1857, en collaboration avec M. Char- 
les Fauvety, il a publié la Revue religieuse et 
phUosophique. Depuis 1871, il est le directeur 
et le rédacteur en chef du journal : Les États- 
Unis d'Europe, organe de la Ligue internatio- 
nale de la paix et de la liberté. Il y a plus de 
trente ans qu'il écrit dans le Phare de la Loire. 
A diverses époques, il a publié un grand nombre 
de brochures, notamment en 1878, une « For- 
me de traité d'arbitrage entre peuples > ; « De 
l'arbitrage international et de sa procédure > ; 
« Bases d'une organisation fédérale de l'Euro- 
pe », 1869. 

Lemoj-ue (André), poète paysagiste français 
des plus exquis, né, le 22 novembre 1822, à 
Saint -Jean-d'Angély (Charente-Inférieure). Re- 
çu avocat à Paris en 1847, il dut, l'année sui- 
vante, à la suite d'un revers de fortune, quit- 
ter le barreau, et pour vivre, il entra comme 
compositeur d'imprimerie dans la maison Di- 
dot. M. A. L., à qui l'Académie française a 
donné quatre fois ses couronnes, a été nommé 
en 1876 archiviste de l'Ecole nationale des Arts 
décoratifs. Ses premiers vers parurent à la Re- 
vue de Paris (1856-57). Depuis lors, ses œuvres 
diverses ont été tour-à-tour publiées à la Re- 
vue Française, à la Revue Nouvelle, à la Vie Lit- 
téraire, à la Nouvelle Revue de madame Adam, 
à la Revue des Deux-Mondes. Elles forment ac- 
tuellement, chez A. Lemerre, trois volumes. 
Deux volumes de poésies renferment : 1° (de 
1855 à 1870) « Les Charmeuses » ; < Les Ro- 
ses d'Antan » — 2» (de 1871 à 1883) « Les 
Légendes des Bois » et « Chansons marines » ; 
« Les Paj^sages de mer » et « Fleurs des Près » ; 
« Les Soirs d'Hiver et de Printemps ». Un 
volume de Nouvelles en prose comprend une 
« Idylle Normande »; < Alise d'Evran »; « Les 
Pensées d'un Paysagiste » et « Le Moulin des 
Près ». 

Lemstrom (Charles -Selim), physicien finlan- 
dais, professeur à Helsingfors, né en 1838; eu 
dehors de ce qu'il a pubKé dans les recueils 
scientifiques et dans les revues de la Finlande, 
il a publié : « Oni Volta-induktions-strommars 
intensitets-fôrlopp », 1869; « Om Orsakerma till 
jordens magnetism », 1877. 

Lenartowicz (Théophile), illustre poète j^o- 
lonais, résidant à Florence, est né le 27 fé- 
vrier 1S24. Ancien employé uu Ministère de 



1348 



LEN 



la Justice, il émigra en 1848; il s'établit d'a- 
bord à Paris, où il épousa une parente de 
Miçkie-\vicz, M"« Sophie Szj'manowski, femme 
peintre distinguée, qui lui donna le goût des 
boaux-arts et l'encouragea à s'essayer lui-même 
dans la sculpture. Mais il doit sa gi-ande re- 
nommée à ses premiers recueils lyriques, où 
ses chants patriotiques ont surtout fait vibrer 
les sentiments du peuple polonais, qui a appris 
par cœur plusieurs de ses poésies. Le peuple 
en a senti la chaleur, les lettrés et les artistes 
en ont goûté la grâce exquise. A5'ant passé de 
Paris à Rome, de Home à Florence, l'Italie l'a 
charmé et retenu. Son enthousiasme pour l'Ita- 
lie porce dans un grand nombre de ses poésies, 
dont plusieurs ont été traduites on italien par 
M. Ettore Mascucci et forment un beau volume 
publié à Plorence chez Barbera. Ses premiers 
Chants qui ont paru sous le titre: « Lireuka », 
avaient établi sa réputation et lui avaient donné 
rang parmi les premiers poètes de la Pologne 
contemporaine. Depuis, il a beaucoup écrit, et 
son œuvre en prose et en vers est contenue 
en plusieurs volumes. Parmi ses poésies, on cite 
surtout : « L'Extase » ; « La Béate » ; « Le 
Paysage polonais eu petits tableaux » ; « La 
bataille do Raclawicz » ; « Le Gladiateur » ; le 
poème « Vanda ». En 1878, on a commencé 
l'édition de ses œuvres choisies. Citons encore 
les poèmes: « Jean Sobieski »; « Kosciuszko »; 
« Dasia » ; sa « Comédie infernale » ; ses « Let- 
tres sur Mickiewicz »; une foule de discours 
littéraires, d'essais, d'articles, do poésies épar- 
ses. Ses compatriotes qui arrivent en Italie vi- 
sitent leur poète qu'ils vénèrent, et auquel ils 
ont fait une pension, pour le mettre à l'abri des 
soucis matériels. « 

Leucl (Othon), jurisconsulte allemand, pro- 
fesseur de droit romain à l'Université de Stras- 
bourg depuis 1885, né, à Maunheim, le 13 dé- 
cembre 1849, a fait ses études aux Universités 
de Heidelborg, Leipzig et Berlin ; il a été d'abord 
professeur libre à Leipzig, puis professeur à Kiel 
et à Marbourg; on lui doit: « Ueber Ursprunge 
und Wirkung der Exceptionen », 1876; « Bei- 
trage zur Kunde des praetorischen Edicts », 
1878; < Das Edintum porpotumn », 1883; « Pa- 
lingenesia juris civilis *, 1887; différents essais 
dans les revues de jurisprudence. 

Leuient (Charles-Félix), professeur et litté- 
rateur français, né, à Provins, le 4 novembre 
1826, fit d'e brillantes études au collège de sa 
ville natale et à Paris. Nommé professeur de 
seconde au Lycée de Montpellier, il fut deux 
ans après rappelé à Paris comme suppléant do 
la classe de troisième au Lycée Napoléon, où il 
devint, en 1854, professeur adjoint de rhétori- 
que. Reçu docteur ès-lettres l'année suivante, 
il fut nommé professeur titulaire au même Ivcée. 
&i 1803, M. L. a pris une part brillante aux 
conférences de la Sorbonne. Il a été nommé 



LEN 

maître de conférences à l'Ecole normale en 1865 
et professeur de poésie française à la Faculté 
des lettres de Paris. On doit à M. CL.: « Étude 
sur Bayle » ; et « De Ciceroniano belle », thèse 
de doctorat, 1885; « La Satire en France au 
moyen-âge », 1859, ouvrage couronné par l'A- 
cadémie Française (1860) ; « La Satire en Fran- 
ce, ou la littérature militante au XVI*^ siècle », 
1868 ; « La Comédie en France au XYIII» siè- 
cle », 1888. 

Leustroem (Charles-Jules), écrivain suédois, 
né, le 7 mai 1811, à Gefle, a fait ses études 
théologiques à l'Université d'Upsala; ancien 
professeur à Gefle, il débuta comme écrivain 
dans le journal Eos d'Upsala, en 1839-40; ses 
articles sur les défauts de l'enseignement uni- 
versitaire suédois furent surtout remarqués. Ses 
ouvrages sont nombreux. Citons: « Lârobok i 
allmànna och svenska kyrkohistorien »; « Lâ- 
robok i dogmhistorien » ; « Soderhafvets apos- 
tel Joh Williams och Christendomens utbredan- 
de pâ soderhafsôarne », 1847 ; « Ostindiens 
apostlar 1848 »; « En liten biblisk historia », 
1855, 4'ne éd., 1874; « Fôrslag till cateches », 
1854, 3'"e éd., 1870; « Evangeliernas bok, eller 
de fiyra evangelistiernas beriittelser efter tiden 
ordiuade till en enda », 1857 ; « Biblisk theo- 
logi eller bibelns tros-och sedelâra i System », 
1869-62; « Populâr framstâllning af Hegels làra 
om staten och verldshistorien », 1836; « Fôrsok 
till lârobok i âsthetiken », 1836; « Thorildsâst- 
hetiska âsigter till elt helt sammanstâlda », 
1837; « Lars Fornelius, Sveriges fôrste asthe- 
tiker », 1838; « Bidrag till don svenska àsthe- 
tikens historia », 1840; « Handbok i romerska 
litteraturens historia », 1838; « Stjernhjelm, elt 
litterârt skaldeportrâlt » ; « Svenska poesiens 
historia », 1839-40; « Handbok i poesiens histo- 
ria », 1840-41; « Sveriger litoratur- och Konst- 
historia », 1841 ; « Om Finlands folkpoesi », 
1843; « Om Wikingatâgens inflylande pâ medel- 
tidens poesi », 1841; « Brage », 1874; « Svensk 
litteratur historia i sammandrag », 1857 ; « Konst- 
heoriernas historia », 1839; « Handbok i de 
skôna Konsternas historia », 1848; « Ordbok 
ôfver helsingdialecten », 1841; « Sigurd och 
Brynhilde », 1836; « Lyriska forstlingar », 1837; 
« Gullbrullopet », idylle; « Fahlujuvelen », 1838; 
« Nero », tragédie; « Pastoral, taflor ur prest- 
lifvet i Sverige », 1854; « Cromwell, historisk 
dikt », 1860; « Gustaf II Adolf, historiska sân- 
ger »; « Den helige Augustinus, historisk dikt »; 
« Di fyra stânden, taflor ur Svenskt sedelif », 
1865; « Svensk antologi », 1840-41; « Psalin- 
l)ok for enskild andakt », 1853. 

Lentner (Ferdinand), jurisconsulte autrichien, 
professeur libre de droit pénal à l'Université 
de Vienne, né en 1841, a publié, entr'autres : 
« Das Ehrendelict der Verlâumdung nach ôster- 
reichischem Strafrechto », Vienne, 1870; « Das 
Complott », id., id. ; « Die Grundlagen des 



LEN 

Presstrafrechtes; », id., 1873 ; « Das Recht in 
Kriege , Compendium des Volkerreclites im 
Kriegsfalle », id., 1880; « Der Kampf um 
Baum », id., 1882 ; « Grundriss des Staatsrech- 
tes der ôst. ung. Monarchie », Vienne, 1885; 
« Grundriss des Vôlkerrechtes der Gegenwart », 
id., 2me éd., 1835; « Das Reclat der Photogra- 
fîe », id., 1886; « Das internationale Colonial- 
recht », id., id. ; « (Esterr. ungar. Verfassungs- 
lehre, Lehrbuch flir d. k. k. Cadettenschulen », 
id., 1887. 

Leuz (Maximilien), historien allemand, pro- 
fesseur d'histoire à l'Université de Marbourg, 
né en 1850. On lui doit: « Kônig Sigismund 
und Heinrich V von England », Berlin, 1874 ; 
« Drei Tractate aus dem Schriftencyclus des 
Constanzer Concils », Marbourg, 1876 ; « Die 
Schlacht bei Miihlberg », Gotha, 1879 ; « Brief- 
wechsel Landgraf Philipps d. Grossmûthigen 
von Hessen mit Bucer », deux parties, Leipzig, 
1880-87; « Martin Lutlier », Berlin, 1883, deux 
éd.; « Der Rechenschaftsbericht Philipp des 
Grossmûthigen liber den Donaufeldzug 1546 
und seine Quellen », Marbourg, 1886. 

Leuz (Michel), poète allemand, né, le 21 mai 
1820, à Luxembourg, conseiller de la Chambre 
des Comptes du Grand-Duché de Saxe-Wei- 
mar. Ou lui doit: « Der Peierwon », 1850, de- 
venu le chant national du Luxembourg ; « Spass 
an Jerscht », 1873 ; « Hierschtblumen », 1887. 
Leuz (Oscar), illustre géographe et voya- 
geur allemand, professeur de géographie à l'U- 
niversité de Prague depuis 1885, né, le 13 avril 
1848, à Leipzig, depuis 1870 membre de l'Insti- 
tut géologique de Vienne; il a exploré le Gabon 
et l'Ogowé, dans la Côte Occidentale de l'Afri- 
que, de 1874 à 1877; Tibouctou et le Soudan 
occidental par le Marve, de 1879 à 1881 ; l'Afri- 
que centrale par le Congo, les lacs Tanganyika 
et Nyassa, et le Zambesi jusqu'à Zanzibar, de 
1885 à 1887. Rédacteur du journal géographi- 
que: « Aus alleu Welttheilen », de 1882 à 1887; 
de 1883 à 1885, il a été secrétaire général de 
la Société géographique de Vienne ; membre 
honoraire de plusieurs sociétés géographiques, 
décoré d'ordres et de médailles nombreuses, il 
a publié: « Skizzen aus Westafrika », Berlin, 
1878 ; « Timbuktu, Reise durch Marokko, Sa- 
hara und Sudan », deux vol., Leipzig, 1884 
(traduction française), Paris, 1885; plus d'une 
centaine d'essais différents dans les journaux, 
dans les revues et dans des recueils différents. 
Leuz (Robert), savant et voyageur russe, 
professeur à l'Institut technologique de Saint- 
Pétersbourg, conseiller d'État, né, en 1833, à 
Saint-Pétersbourg, a fait ses études d'abord en 
Tjivonie et puis à l'Université de Saint-Péters- 
bourg; il a fait un voyage scientifique en Perse, 
dans l'Afganistan, au Béloutchistan, de 1857 à 
1859, et deux voyages scientifiques en Finlan- 
de, le premier pour des observations magné- 



LEO 



1349 



tiques, l'autre pour la mesure de la gravité ; on 
lui doit en russe ou en allemand, ou dans les 
deux langues : « Recherches sur une anomalie 
magnétique en Finlande », 1862 ; « Observations 
magnétiques en Finlande », 1865 ; « Observa- 
tions magnétiques et astronomiques en Perse 
et à Hérat en 1868 » ; « Influence de la tempé- 
rature sur la conductibilité thermique de quel- 
ques métaux », 1869; « Sur quelques propriétés 
du fer », id. ; « Recherches historiques sur le 
fleuve Amou-Daria », 1870 ; « Densité et sa- 
lure de l'eau de mer », 1868; « Loi de Kirch- 
hoff appliquée aux conducteurs de seconde clas- 
se », 1876 ; « Influence de la température sur 
le fil de cuivre », 1877 ; « Conductibilité des 
solutions en eau des sels », 1878 ; « De la fi- 
gure de la terre », 1879 ; « Inverseur en mer- 
cure », 1878; « Dilatation de l'eau de mer », 
1882 ; « Résistance du mercure épuré de diffé- 
rentes manières », 1883 ; « Voltamètre à mer- 
cure », 1876; « Résistance galvanique des so- 
lutions de quelques sels dans l'alcohol », 1883; 
« Résistances galvaniques des solutions de sels 
des halloïdes » ; « Influence exercée sur la ré- 
sistance galvanique de mercure par la pression », 

1882 ; « Sur les périodes des aurores boréales », 

1883 ; « De l'influence de la température sur la 
résistance du mercure », 1884. 

Léon XIII (Sa Sainteté), 259^ Pontife Ro- 
main, successeur de Pie IX dans la Chaire de 
Saint-Pierre. Son nom, dans le monde, était 
ViNCENT-JoACHiM Pecci ; il est le fils du comte 
Ludovic Pecci et de M'"<5 la comtesse Anna 
Prosperi, né, à Carpineto, diocèse d'Anagni, 
le 2 mars 1810. Dans son enfance, on l'appe- 
lait Vincent; à l'école il adopta le nom de 
Joachim. Il fit ses humanités au Collège des 
Jésuites de Viterbe, où le savant père Léonard 
Giribaldi lui donna une instruction philologique 
très-solide. A l'âge de quatorze ans, ayant per- 
du sa mère, il fut envoyé à Rome chez un 
oncle, et il fréquenta le Collegio Romano, où 
les pères Ferdinando Minini et Giuseppe Bon- 
vicini, enseignaient les belles-lettres et où le 
père J.-B. Pianciani, neveu de Léon XII, et 
le père André Carafa enseignaient les mathéma- 
tiques. Il y fut distingué par un prix de phy- 
sique et chimie, et par un accessit de mathé- 
matiques. Il fréquenta ensuite les cours de phi- 
losophie des pères Jean Perrone, François Ma- 
nera, Michel Zecchinelli, Cornélius Van Ever- 
broek et François-Xavier Patrizi, frère du Car- 
dinal du même nom. En même temps qu'il pour- 
suivait ses études philosophiques, il était répé- 
titeur de philosophie au Collège Allemand. Eu 
1830, pour une dissertation publique sur une thè- 
se de philosophie, il remporta un premier prix ; 
à l'âge de 21 ans il fut reçu docteur; il écri- 
vait en vers latins dès l'âge de 13 ans avec la 
plus grande aisance; depuis, il est devenu un 
maître dans l'art d'écrire le latin en prose ainsi 



1350 



LEO 



qu'en vers. Ses poésies et ses allocutions lati- 
nes sont très-appréciées par leur élégance et 
par leur clarté. Son premier recueil de vers a 
été publié à Udine depuis son élévation à la 
Chaire de Saint-Pierre. A l'Université il avait 
appris le Droit civil et le Droit canonique; 
il s'y était distingué et il fut reçu docteur 
en jurisprudence. Le Pape Grégoire XVI le 
nomma son prélat domestique et référendaire 
de la Signature en 1837. Nous le trouvons suc- 
cossivoment protonotaire apostolique, délégué 
apostolique à Benevento, Perugia, Spoleto, où 
il se fit remarquer par de l'énergie et de la 
prudence, et où il parvint à étouffer le brigan- 
dage. Nonce du Pape en Belgique et archevêque, 
in partibun infideliicm, de Damiette (en 1843), il 
passa trois ans à Bruxelles; quatre mois avant 
la mort du Pape Grégoire XVI, il fut nommé 
Evêque de Pérouse, et il gouverna d'une ma- 
nière admirable son diocèse jusqu'en 1878. Il 
avait été créé cardinal en 1853, et élevé aux 
fonctions do Cardinal Camerlengo en 1877. Nous 
n'avons point à juger ici la conduite politique 
du Pape Léon XIII. Nous remarquerons seule- 
ment, comme nuance de ses goûts et de sa haute 
culture, que dans le choix des nouveaux cardi- 
naux, il a eu soin de s'entourer des prélats les 
plus vertueux et les plus instruits. Signalons 
parmi ses œuvres : « L'Eglise et la Civilisa- 
tion, lettres pastorales adressées au Clergé et 
au peuple de Pérouse, pour le carême de 1877 
et celui de 1878 », Paris, 1878; « Discours du 
Souverain Pontife Léon XIII aux fidèles de Ro- 
me et du monde catholique depuis son élec- 
tion au Vatican, recueillis et publiés pour la 
première fois par le R. P. don Paschal de 
Franciscis, traduction française authentique », 
Paris, Pion, 1884; « Lettre encyclique de Sa 
Sainteté le Pape Léon XIII adressée aux pa- 
triarches, primats, archevêques et évêques du 
monde catholique », 1881; « La Franc-maçonne- 
rie, lettre encyclique de S. S. Léon XIII », 1884; 
« De la constitution chrétienne des États », 1885. 
En dehors de ces ouvrages, nous avons de lui 
une foule d'encycliques, lettres pastorales, etc., 
qui sont des documents précieux pour l'histoire 
contemporaine. Une pièce de vers de M. Caval- 
lotti en langue grecque a été traduite par S. S. 
et M. Cavallotti a traduit en italien une pièce 
de vers latins de S. S. 

Leonliard (Charles-Georges-Rodolphe), juris- 
consulte allemand, professeur de droit romain 
et prussien et de procédure civile à l'Université 
do Marbourg, né, le 12 décembre 1851, à Bres- 
lau, a fait ses études dans sa ville natale, à 
Brieg, à Heidelberg, à Berlin, à Giosson, reçu 
docteur k Berlin en 1874, professeur libre à 
Berlin, extraordinaire à Goettingue, ordinaire à 
Halle, depuis 1885 à l'Université de Marbourg, 
qui l'a délégué en IS.'^S aux fêtes universitaires 
do Bologne. Ou lui doit : « De uatura actiouia 



LEO 

qu8e prsejudicialis vocatur », Berlin, 1874; « Ver- 
such einer Entscheidung der Streitfrage ûber 
den Vorzug der successio graduum vor dem 
Accrescenzrechte nach rôm. Rechto », 1874 ; 
« Giebt es nach der Reichscivilprocessordnuug 
uoch Fictionen ? », 1879 ; « Der Irrthum bei 
nichtigen Vertragen », deux parties, 1882-83; 
« Noch ein Wort ûber den jurist. Universitàts- 
Unterricht », Marbourg, 1877 ; « Rechtsfâlle 
zum vergleichenden Studium des rom. Rechts 
uud des preuss. Laudrechts », Leipzig, 1887 ; 
« Die Universitat Bologna im Mittelalter », id., 
1888; des essais nombreux. 

Leoui (Joseph), jurisconsulte italien, profes- 
seur libre de droit romain à l'Université de Pa- 
doue et avocat à la Cour de Cassation de Ro- 
me, né, à Vérone, le 21 janvier 1854, reçu doc- 
teur en philosophie en 1873, en jurisprudence 
en 1874; il acheva ses études juridiques à l'U- 
niversité de Vienne, et il défendit avec les avo- 
cats Crispi et Giuriati, par un brillant plaido- 
yer, une cause célèbre, celle du directeur de la 
Banque Vénitienne devant les Assises de Pa- 
doue. On lui doit: « L'azione Pauliana nel di- 
ritto romano », 2'"<î éd., Padoue, 1877 ; « La 
teoria dei diritti divisibili ed indivisibili nel 
diritto romano », id., 1887 ; « Gli articoli 53G 
591 del codice civile italiauo », 2™*^ éd., id., 
1879 ; « Cenni sulla pollicitatio e sulla promis- 
sio venditionis », id., 1885 ; « Le arre nel di- 
ritto romano », dans le Digesto italiano. 

Leoni (Mario), nom de plume d'un négociant 
piémontais (le chev. Jacques Albertini) qui a 
eu de beaux succès comme romancier et com- 
me auteur dramatique, né, le 2 août 1847, à 
Turin. Il débuta à l'âge de 16 ans dans un 
journal humoristique ; après quatre ans, l'édi- 
teur Trêves de Milan publiait son premier ro- 
man : « Le favorite del Re ». Suivirent : « Il 
quinto cielo » ; € Il processo di un morto » ; 
« Le goccie di sangue » ; « Tox'ino sotterra- 
nea » ; « Madamigella Diogene » ; « Giorgino 
Dal Pozzo » ; « Foglia di fico » ; « L'ultimo 
bandito » ; « Nozze assassine » ; « Storie » ; 
« La Città dei morti » ; « Senza terra » ; « Sto- 
ria d'una bella ragazza » ; « La venditrice di 
fumo »; « L'incendiaria »; « La moglie negra ». 
A côté de ces romans à sensation qui lui ont 
créé à Turin surtout un grand cercle de lec- 
teurs, surtout parmi le peuple, il a donné au 
théâtre des drames, dont ceux qu'il a écrit en 
patois sont devenus très populaires. Citons : 
« Coriolano II », drame; « Amore di Regina », 
en collaboration ; « I bancarotié » ; « Luisa » ; 
« Oh SpaciaforniN !» ; « I mal maria » ; « 'L Bibi »; 
< I Baraba » ; « La fia del boruio » ; « Lo scar- 
pino di Lidia », couronné ; « Sconde nosse » ; 
« Forza irresistibile » ; « Fomrie brute » ; « Un 
subriquet » ; « I mal nutri », pièce d'une remar- 
quable portée sociale, représentée une centaine 
do fois; « Le fiette »; « L'America ». 



LEP 

Léoutias (Saplio), femine-poète hellène, col- 
laboratrice du Joxirnal des Dames, directrice 
d'un pensionnat à Smyrne, où elle est née en 
1833, fit fie bonnes études à Constantinople. 
Elle connaît à fond le gi-ec classique, l'allemand 
et le français. Elle a publié diverses études sur 
les anciens auteurs grecs, une étude très érudite 
sur la Femme dans Tancienne tragédie, l'« His- 
toire de Temperear Constantin-Le-Grand », dé- 
diée au prince royal de Grèce ; « L'Economie 
domestique », ouvrage fort estimé et divers ar- 
ticles sur la littérature grecque. 

LéontoTÎc' (Théodore) , jurisconsulte russe, 
professeur de droit à l'Université d'Odessa, a 
publié, entr'autres : « Le Code de la Ruskaïa 
Pravda et les statuts de la Lithuanie » ; « Sur 
les droits des Israélites » ; « Les paysans de 
la Russie méridionale et occidentale au XV^ 
siècle » ; « Histoire du droit russe ». 

Leou y Castillo (Fernando de), homme poli- 
tique espagnol, actuellement ambassadeur d'Es- 
pagne à Paris. C'est un ancien journaliste qui 
entra dans la politique en 1868. H fut d'abord 
directeur du journal La Razon Espafiola; en- 
suite chef de division au Ministère des colonies, 
puis plus tard préfet de Grenade, où il fit preu- 
ve d'une grande énergie. Nommé directeur au 
Ministère de l'Intérieur, il en sortit pour être 
député aux Certes en 1870. Depuis ce temps, 
il a toujours été réélu par ses compatriotes des 
Canaries. Orateur très éloquent, il représente 
à la Chambre le groupe le plus conservateur. 
En 1873, il fut nommé Ministre des colonies et 
il tomba avec le Ministère Sagasta au moment 
de la Restauration monarchique. Ministre de 
l'Intérieur dans le cabinet actuel, il a rendu de 
grands services au pays, 

Leopardi (Alphonse), écrivain italien, né, le 
9 mars 1830, à San Giuesio ; il fit ses études 
classiques à Osimo, les universitaires à Came- 
rino. De 1850 à 1860, il conspira pour la déli- 
vrance des Marches du joug pontifical ; il est 
secrétaire de la Municipalité de San Ginesio, 
président du Collège réuni des Notaires de Ma- 
cerata et de Camerino, secrétaire du Congrès 
des Notaires en 1875 à Rome ; il a contribué 
avec le prof. Sbarbaro à la propagande en fa- 
veur d'un monument au grand penseur de San 
Ginesio, Alberigo Gentile ; mais son titre prin- 
cipal qui le fait apprécier par les lettrés est un 
charmant volume de poésies en dialecte, publié 
en 1887, chez Lapi à Città di Castello, sous le 
titre : € Sub tegmine fagi •», ouvrage couronné 
à l'Exposition provinciale de Camerino en 1888, 
et qui lui fait une place à côté de Porta, de 
Brofiferio, de Fucini, de Belli, c'est-à-dire parmi 
les meilleurs écrivains en dialecte. Le volume 
est précédé par une notice sur la morphologie 
et la phonétique de San Ginesio, et suivi par 
quelques écrits en italien. 

Le Paige (Constantin-Marie-Michel-Hubert- 



LEP 



1351 



Jérôme), savant mathématicien belge, né, à Liè- 
ge, le 9 mars 1852; il est professeur à l'Uni- 
versité de sa ville natale et membre de l'Aca- 
démie Royale de Belgique. Ses travaux, trop 
spéciaux pour que nous puissions les analyser 
ici, sont dispersés dans les Mémoires et le BiiUe- 
tin de cette Compagnie ; dans les publications de 
l'Académie des Sciences de Paris, de l'Acadé- 
mie des Sciences de Vienne, de l'Académie des 
Nuovi Lincei, de l'Académie de Turin, do l'Aca- 
démie de Lisbonne, de la Société Roj^ale des 
Sciences de Liège, de la Société Scientifique de 
Bruxelles, de la Société Mathématique de Fran- 
ce, de la Société Royale des Sciences de Bo- 
hême, de la Société Mathématique de Prague ; 
dans la Nouvelle Correspondance Mathématique, 
le Journal de Mathématiqxie de Coïmbre, les 
Acta Mathematica, le Bulletino di hihliografia 
e di Storia délie scienze matematiche e fisiche. 
Le grand prix quinquennal des Sciences physi- 
ques et mathématiques institué par le Gouver- 
nement belge, a été décerné, pour la période 
1879-1883, à M. L. P. 

Lepar (François), philologue tchèque, direc- 
teur du Gymnase de Ficin en Bohême, né, en 
1831, à Lipnau, a fait ses études à Olmutz et à 
Prague, et publié, entr'autres, un « Dictionnaire 
gréco-bohême », et un Livre d'école gréco-bo- 
hême. 

Lepar (.Jean), écrivain et pédagogiste tchè- 
que, né, en 1831, à Lipnau, professeur à Pra- 
gue, ancien directeur du journal Le Musée et 
d'un journal pédagogique, a publié, entr'autres, 
une « Histoire Universelle pour les Gymna- 
ses » ; une < Pédagogie Universelle > ; « La 
méthode de l'enseignement » ; « La connais- 
sance de la patrie » ; « Matériaux pour l'His- 
toire du Duché de Troppau ». 

Lepelletier (Edmond-Adolphe de Boufhe- 
liee), né, à Paris, le 26 juin 1846, fit de bonnes 
études au Ljxée Bonaparte et fut reçu avocat 
en 1868. Il débuta dans la presse au Nain Jau- 
ne. Il fut condamné à un mois de prison sous 
l'Empire pour attaques au baron Haussmann, 
préfet de la Seine. En 1870, il s'engagea comme 
volontaire et fit la campagne au I3™e corps 
(gén. Vinoy). Il prit part à plusietirs combats 
qui eurent lieu sous Paris (Bayeux, Buzenval), 
au 110« do ligne. Faiblement compromis dans 
la Commune, il fut condamné à un mois de 
prison en août 1870 pour usurpation de fonc- 
tions par le tribunal correctionnel de la Seine. 
Il a collaboré successivement au Peuple Souve- 
rain, à La Réforme, au Rappel, aux Droits de 
V Homme, au Bien public, à la Marseillaise, au 
Mot d'Ordre. Il a donné des chroniques au 7?*'- 
veîl, à VÉcho de Paris, à la Vie Littéraire, au 
Radical, à VEstafette et des articles à la Revue 
de Paris. Il a publié : « L'Amant de cœur > ; 
« Les morts heureux » ; « Le supplice d'une 
mère »; « Claire Éverard » (Tresse et Stock, 



1352 



LEE, 



Kistemackers, Dentu^ Charpentier éd.). Candi- 
dat à Paris aux dernières élections, sur la liste 
de l'Alliance républicaine, il a obtenu 77,000 
voix. Il est syndic do l'Association des journa- 
listes républicains, membre de la Société des 
gens de lettres, ^tc. 

Lepidi-CIiioti (Jules), médecin italien, ancien 
professeur de pathologie médicale à l'Univer- 
sité de Naples, professeur à l'Université de 
Palerme, né le l'^'" mai 1840, collaborateur du 
Morfjagni et de V Enciclopedia Medica de Val- 
lardi, a publié une « Casuistica medica » ; « Le- 
zioni di clinica medica » ; « Sul moderne indi- 
rizzo degli studii clinici », leçon d'ouverture, 
Palerme, 1884 ; < Sulle acque potabili di Pa- 
lermo, ricerche batteriologiche », Palerme, 1885; 
< La febbre miliare di Palermo e le opinioni 
del prof. Federici », id., 1885-86. 

Lëpsins (Richard), naturaliste allemand, pro- 
fesseur de minéralogie et de géologie à l'Ecole 
Supérieure Technique de Darmstadt, né en 1851, 
a publié: « Die Jura- Formation im Unter- El- 
sasH », Leipzig, 1875; « Das Westliche Sûd- 
Tirol, geologisch dargestellt >, Berlin, 1878 ; 
€ Halitherium Schinzi, die fossile Sirène des 
Mainzer Beckens », Darmstadt, 1881-82; « Das 
IMainzer Becken, geologisch beschrieben », id., 
1883. 

Lereboullet (Léon), médecin français, ancien 
médecin militaire, ancien professeur au Val-de- 
Grâce, rédacteur en chef de la Gazette hebdo- 
madaire de médecine et de chirurgie, directeur 
du Dictionnaire Encyclopédique des Sciences mé- 
dicales, membre de la Société Médicale des Hô- 
pitaux, né, le 14 décembre 1842, à Strasbourg, 
où il fit ses études. On lui doit, en dehors de 
sa collaboration essentielle au Dictionnaire, de 
nombreux mémoires de médecine pratique, de 
physiologie et de thérapeutique, et un « Ma- 
nuel du Microscope ». 

Leriche (Simon-Henri), professeur et litté- 
rateur français, né, à Larmes dans la Nièvre, 
en 1837, fut de bonne heure destiné par sa fa- 
mille à l'état ecclésiastique, mais il renonça à 
cette carrière après sa première année de théo- 
logie. 11 fit un stage très court dans l'Univer- 
sité, puis il s'adonna tout entier à l'enseigne- 
ment libre des humanités et de la philosophie. 
Les succès qu'il y obtint, notamment à Paris et 
à Bordeaux, furent nombreux. Outre une colla- 
boration active donnée à différents journaux en 
qualité de critique littéraire et dramatique, col- 
laboration souvent anonyme ou pseudonyme, M. 
L. a écrit sous son nom ; « La Soutane aux or- 
ties » ; < La belle Mathilde », en feuilletons au 
journal VEvhiement, puis en deux vol., Dentu 
éd. ; « L'honneur de Suzanne », en feuilleton 
dans la Patrie, puis en vol., Dontu éd.; « La 
Petite Marthe », en feuilleton dans le Temps 
sous le titi'e de « Marthe Martel », en volume 
chez Ollendorf. 



LER 

Lerniîna (Jules), poly graphe, piibliciste et 
romancier français, secrétaire perpétuel de l'As- 
sociation littéraire et artistique internationale, 
est né, à Pans, le 27 mars 1839. Il a fait de 
brillantes études au Lj^cée Saint-Louis. Bache- 
lier, sans fortune et marié à dix-huit ans, M. J. 
L. fut successivement secrétaire d'un Commis- 
saire de police, employé dans une maison de 
banque, inspecteur dans la Compagnie d'assu- 
rances Le Nord. Dès l'âge de vingt ans, il col- 
laborait au Diogene. Il avait même publié une 
brochure intitulée: « Plus de loyers! à bas les 
propriétaires! ». Il avait essayé de fonder les 
Tablettes de Pierrot. Le banquier Millaud, fon- 
dateur du Petit Journal, le fit entrer au Petit 
Journal, au Journal Littéraire et au Soleil, dont 
il devint bientôt rédacteur en chef. Hostile à. 
l'Empire, M. J. L. eut à la suite d'une polémi- 
que avec M. de Cassagnac, un duel dans lequel 
il fut blessé. En 18G7, M. J. L. continua dans 
le Corsaire la guerre d'escarmouches qu'il fai- 
sait à l'Empire; il fut arrêté, lors de la mani- 
festation Baudin, et condamné à la prison. Il a 
publié : « Soixante-douze heures à Mazas » ; 
< Propos de Thomas Vériloque » ; « Histoire de 
la Misère ». En 1868, il entra au Gaulois, où 
il fit du grand reportage dont il fut l'un des in- 
venteurs. Lors du plébiscite de 1870, il lut au 
club des Folies-Bergères, un acte d'accusation 
contre l'Empereur, tendant à le faire condamner 
« aux galères, comme assassin, voleur et faux- 
« monnayeur ». Il fut lui-même condamné à 
deux ans de prison, qu'il était en train de faire, 
quand la révolution du 4 septembre le remit en 
liberté. Il s'engagea pendant la guerre et fit 
son devoir de soldat à Buzenval et au Bourget. 
Depuis lors, il s'est adonné, tout entier, au tra- 
vail littéraire. Il a publié: « Les troupes de 
Paris » ; « La succession Tricoche et Cacolet » ; 
« Les Mystères de New-York » ; « La Haute 
Canaille » ; « La Criminelle » ; « La Comtesse 
Mercadet » ; « Le Fils de Monte-Cristo » ; « Le 
Fantôme » ; « Les Histoires incroyables », les- 
quelles, dit J. Claretie « donnent la chair de 
poule » ; « Nouvelles Histoires incroyables » ; 
« La France Martyre », documents pour servir 
à l'histoire de l'invasion de 1870; « Abel », 
roman publié au Figaro; « Le Centenaire et 
la Sacoche », publiés au Temps, et prochaine- 
ment un roman reçu au Journal des Débats, sous 
le titre: « A. V. ». Avec une incroyable force 
de travail, M. J. L. a entrepris et achevé, sous 
le titre de « Dictionnaire de la Vie française 
contemporaine », un répertoire de biographies et 
d'analyses littéraires des œuvres parues depuis 
trente ans. Le Dictionnaire de la France contem- 
poraine sert de complément à son « Histoire de 
cent ans ». Collaborateur du Mot d^ordre, sous 
la signature: Un Parisien, M. J. L. est un des 
fondateurs et secrétaire perpétuel de l'Associa- 
tion littéraire et artistique internationale. 



LER 

Leroux (Auguste- Alfred), érudit français, 
archiviste-bibliothécaire du département de la 
Haute-Vienne depuis 1878, ancien élève de l'E- 
cole des Chartes et de l'Ecole des Hautes-Étu- 
des, né, à Elbeuf-sur-Seine, le 17 février 1855. 
Il fit ses premières études au Lycée de Rouen 
et les compléta en 1873-74 dans un gymna- 
se de Ludwigsbourg près Stuttgart. En _ 1885, 
il a été chargé par l'École des Hautes-Études 
d'une mission en Autriche et en Allemagne pour 
rechercher les documents relatifs aux relations 
politiques de ces États avec la France pendant 
le XV® siècle. Il a collaboré à un grand nom- 
bre de journaux et revues historiques et a pu- 
blié, entre autres ouvrages : « Recherches cri- 
tiques sur les relations politiques de la France 
avec l'Allemagne de 1292 à 1378 », Vieweg, 
1882; « Documents historiques bas-latins, pro- 
vençaux et français concernant principalement 
la Marche et le Limousin », avec le concours 
de MM. Emile Molinier et Antoine Thomas, 2 
vol., Limoges, v® Ducourtieux, 1883-1885 ; « Es- 
sai sur les antécédents historiques de la ques- 
tion allemande de 843 à 1493 », Picard, 1886; 
« Chartes, chroniques et mémoriaux pour servir 
à l'histoire de la Marche et du Limousin », 
Tulle, Crauffon, 1886; « Nouveaux documents 
historiques sur la Marche et le Limousin », 
Limoges, Gély, 1887; « Histoire de la Réforme 
dans la Marche et le Limousin », Limoges, 
Gély, 1888; « Inventaires d'archives départe- 
mentales, hospitalières et communales de la Hau- 
te-Vienne »,3vol. in-4o, Limoges, Gély, 1882- 
1887 et 1888. 

Leronx (Ernest), éditeur français, né, à St.- 
Quentin, le 13 février 1845, fonda en 1871 une 
librairie savante qui acquit en peu de temps 
une grande importance. Parmi les collections 
qu'il créa ou édita, citons la « Bibliothèque 
Orientale elzévirienne », la « Bibliothèque grec- 
que », la « Bibliothèque slave », la « Collec- 
tion de contes et chansons populaires », les 
« Annales du Musée Guimet », les « Publica- 
tions de l'école des langues Orientales vivan- 
tes », qui font si grand honneur à l'érudition 
française, le « Recueil de voyages », et de 
« Documents pour servir à l'histoire de la Géo- 
graphie depuis le XIII® jusqu'à la fin du XVI« 
siècle », sous la direction de MM. Schefer, mem- 
bre de l'Institut et Cordier, recueil qui valut 
à son éditeur un prix de la Société de Géogra- 
phie, la « Bibliothèque de la Faculté des Let- 
tres de Lyon », la suite des volumes sur 1'* His- 
toire Grecque », par Curtius, Droysen et Hertz- 
berg, traduite par M. Bouché-Leclercq. Les 
« Mémoires publiés par les membres de la Mis- 
sion archéologique française au Caire », sous 
la direction de M. Maspero, les * Bulletins d'ar- 
chéologie, de géographie, de philologie, etc. », du 
Ministère de l'Instruction publique, les grandes 
publications archéologiques de MM. de Longpé- 



LER 1353 

rier, Letronne, A. Bertrand Miller, Schlumber- 
ger, Engel, Reinach, etc., et plus de quinze 
cents volumes d'érudition. Il faut encore ajouter 
à cette liste les nombreuses Revues créées ou 
éditées par M. L. parmi lesquelles la Eevue ar- 
chéologique, la Revue critique^ le Journal Asîa- 
tiqtce, la Revue de Vhistoîre des religions, la Re- 
vue de l'extrême Orient, la Revue égyptologue, la 
Revue d'assyriologie, la Revtie d'ethnographie, la 
Revue d'histoire diplomatique, la Revue des étu- 
des grecques, etc. 

Le Roux (Robert-Charles-Henri, dit Hugues) , 
chroniqueur et romancier français, est né, au 
Havre, le 23 novembre 1860. Ses études com- 
mencées au Lycéte du Havre, furent achevées au 
Lycée Louis-le-Grand à Paris. L'amitié de M. 
Alphonse Daudet facilita ses débuts littéraires. 
Après avoir passé successivement par le XIX^ 
Siècle, VEcho de Paris et la Rép)ublique Fran- 
çaise, M. H. Le R. fut chargé, en 1887, de la 
chronique du Temps {La Vie a Paris). Depuis 
1886, il rédige le feuilleton dramatique à la Re- 
vue Bleue. Voici, par ordre chronologique, ses 
publications : « L'Attentat Sloughine », roman 
de mœurs terroristes », 1885 ; « La Russie 
souterraine », traduit de Slepniak, id. ; « Un 
de nous », roman de moeurs contemporaines, 
1886 ; « L'Enfer parisien », mœurs contempo- 
raines, 1888; « Le Frère lai », contes et nou- 
velles, id. ; « Les Batailles du Théâtre » (feuil- 
letons de la Revue Bleue), id. A l'Odéon, M. H. 
Le R. a fait représenter, en collaboration avec 
Paul Ginisty : « Crime et Châtiment », drame 
en sept tableaux, tiré du roman de Dostoiewsky. 

Le Roy (Albert), publiciste français, né, à 
Paris, le 19 décembre 1856; licencié ès-lettres 
en Sorbonne à dix-neuf ans, il termina ses étu- 
des de Droit en 1879 et s'inscrivit au barreau 
de Paris. Mais sa curiosité se tourna de pré- 
férence vers les travaux littéraires et histori- 
ques. Il a publié, d'abord dans des journaux ou 
des périodiques, puis en librairie, divers romans 
dont on a discuté des tendances et loué la for- 
ce d'analyse psychologique et descriptive: « Fa- 
bien », Charpentier, 1879; « Le Mariage de 
Laure », Dentu, 1882, épuisé; « Part à Trois », 
Ollendorff, 4n>e éd., 1883, épuisé; « L'argent de 
la Femme », Ollendorff, 1884; « Le Comédien », 
Lemerre, 1888. En même temps, il signait un 
grand nombre de Variétés ou d'Essais dans le 
Bien Public, Le Parlement, La Vie Littéraire, La 
République Française, le Globe, la Revue Poli- 
tique, la Révolution Française, la Nouvelle Revue, 
la Revue Libérale. M. A. L. R. a souvent pris 
la parole comme conférencier à la Salle des Ca- 
pucines et en province, sur des matières litté- 
raires ou sociales. Il a également touché à la vie 
politique et administrative. Candidat de l'Union 
républicaine au Conseil Municipal de Paris dans 
le quartier de la Sorbonne, en mai 1884, il n'a 
vu proclamer qu'à la majorité absolue d'une voix 

170 



1354 LER 

son concurrent autonomiste, M. Deschamps, qui 
a été successivement sous-pi*éfet des Sables 
cVOlonne et conseiller de préfecture de Seine- 
et-Oise. Il prépare sous le titre : « La Politi- 
que religieuse en France au X"VIII« siècle », 
une série de volumes, qui continueront le Port- 
Royal de Sainte-Beuve et retraceront l'histoire 
du jansénisme épiscopal, convulsionniste et par- 
lementaire de 1700 à 1789. Le premier de ces 
volumes est une thèse de doctorat ès-lettres. 
En 1882, M. A. L. R. est devenu membre de 
la Société des gens de lettres. 

Leroy (Charles), littérateur et journaliste 
français, né, à Paris, le 30 mars 1844. Né de 
parents sans fortune, M. Ch. L. ne reçut qu'une 
instruction sommaire. A quinze ans, il fut placé 
chez un horloger, mais près de terminer l'ap- 
pruntissage d'un métier qui ne lui plaisait pas, 
il entra dans les bureaux de la Compagnie du 
chemin do fer du Nord. Peu après, il entrait 
au Tintamarre^ et, sans quitter son administra- 
tion, il collabora à toute une série de journaux 
comiques et politiques qu'il abandonna plus 
tard pour se consacrer entièrement à la rédac- 
tion de volumes joyeux. « Le Colonel Ramol- 
lot », le lança définitivement dans le genre co- 
mique qu'il continue encore sous la forme de 
romans, tels que « La Boîte à Musique », et 
« Le Garde à l'essai ». C'est Paul de Kock et 
Henri Monnier qu'il cherche à ressusciter et il 
est certain que, comme eux, il réussit à faire 
rire. En novembre 1888, M. Ch. L. a été nom- 
mé officier du Nichan Iftikhar, sur la proposi- 
tion du résident général de France à Tunis. M. 
Ch. L. a publié plusieurs séries de nouvelles 
antérieurement publiées au Tintamarre^ au Beaxi- 
marchais, au Grelot et à la Chronique jmrisienne 
et des chroniques signées : Charles Lecoq, Std- 
pice, René Lebrun et Frédéric Didier: « Nou- 
veaux exploits du Colonel Ramollot », Marpon; 
€ La Boîte à Musique », roman comique, Frin- 
zino ; « Guibollard et Ramollot », Marpon et 
Flammarion; « Les s'crongnieugnieu du Co- 
lonel Ramollot », Librairie illustrée; « La Foire 
aux Conseils », Marpon; « Le Guide du duel- 
liste indélicat », Tresse et Hoch; « Les Mal- 
heurs du capitaine Lorgnegrue » ; « Faits et 
gestes du sergents Roupoil » ; « Les farces du 
lieutenant Bernard » ; « Petite Poucette », mo- 
nologue, Ollcndorff; « Un gendre à l'essai », 
roman comique, Dentu; « Le Colonel Ramol- 
lot », édition complète et définitive, 1 vol. il- 
lustré, librairie Marpon et Flammarion. 

Leroy (Mathieu-François-Alphonse), éminent 
publiciste belge, né, à Liège, le 28 juillet 1822. 
Après avoir conquis le diplôme do docteur en 
philosophie et lettres, il entra dans l'enseigne- 
ment public: on le vit professeur de rhétori- 
que, puis directeur du Collège de Tirlemont, où 
fut fondée par ses soins en 1849 la première 
école d'agriculture qu'ait eue la Belgique; on 



LER 

le vit ensuite, et jusque dans ces tout derniers 
temps, professeur à l'Université de Liège et à 
l'école Normale des humanités de cette ville. 
En 1889, il a été élevé à l'éméritat. — Depuis 
longtemps membre de l'Académie Royale de 
Belgique, notre auteur a énormément produit, 
et pour le dire en passant, il s'est toujours 
beaucoup occupé, à l'Académie et dans la presse, 
des livres et des écrivains italiens: les philo- 
sophes siciliens, notamment, lui ont fourni le 
sujet d'intéressantes études publiées en 1875, 
et son appréciation des œuvres philosophiques 
de M. V. di Giovanni a été reproduite dans lo 
Giornale di Sicilia et dans les Relazioni di filo- 
sofia de M. di Giovanni (Palerme, 1877). M. L. 
a fait paraître en librairie, outre quelques bro- 
chures que nous devons nous borner à citer 
pour mémoire: « Questions psychologiques », 
Bruxelles, 1846; « L'ami des enfants », Liège, 
1857, livre de lectui-e souvent réimprimé et tra- 
duit en flamand par M. Van Driessche; « La 
philosophie au pays de Liège (XVIP et XVIIT' 
siècle) », id., 1860; « Etude historique et criti- 
que sur l'enseignement élémentaire de la gram- 
maire latine », Bruges, 1864; « Liber memoria- 
?is.- L'Université de Liège depuis sa fondation », 
Liège, 1869. Il a traduit les « Contes villageois 
de la Forêt-Noire », d'Auerbach, Liège, 1853; 
l'ouvrage de Pugin et Brisson ; « Les antiqui- 
tés architecturales de la Normandie », Paris et 
Liège, 1855; et celui de Pugin et Wilson : 
« Motifs et détails choisis d'architecture gothi- 
que empruntés aux anciens édifices de l'Angle- 
terre », id., 1858-1867. Il a collaboré à plu- 
sieurs grands ouvrages collectifs : à « l'Encyclo- 
psedie » du D"" Schmid, de Gotha, à> la « Bio- 
graphie nationale », éditée sous le patronage de 
l'Académie de Belgique, à la « Patria Belgica », 
à « La Belgique illustrée », à « Liège », au 
« Dictionnaire des spots ou proverbes Wallons » ; 
et il a publié des « Poésies Wallones », avec 
M. A. Picard, sous le pseudonyme de Alcide 
Pryor. Enfin, depuis près d'un demi-siècle, il 
a prodigué des communications, des études, des 
articles dans les publications de l'Académie 
Royale de Belgique, de l'Académie d'archéolo- 
gie d'Anvers, de la Société d'émulation de Liè- 
ge, de la Société Wallone de Liège, de l'Insti- 
tut des Sourds-muets de la même ville, de la 
Société du folk-lore Wallon ; dans la Revue de 
l'instruction publique en Belgique, la Revue de 
l'instruction publique de France, et une foule de 
journaux pédagogiques : dans la Revue belge, la 
Revue de Li^'ge, la Revue trimestrelle, la Revue 
de Belgique, VAthénœum belge, la Meuse, le Jour- 
nal de Lihge, etc. ; dans le Bullettino biografico 
délie scienze matematiche de Rome, le Jahrbuch 
fi'ir romanische Literatur de Berlin, etc. 

Lcroy-Beanlieu (Anatole), éminent publiciste 
français, frère du suivant, né, à Lisieux, en 1842; 
il collabore comme son frère à la Revue des 



LER 

Deux-Mondes, et il a publié une série d'ouvrages 
remarquables: « Une troupe de Comédiens », 
1866 ; « La Restauration de nos monuments 
historiques devant l'art et devant le budget » ; 
« Un empereur, un roi, un pape, une restaura- 
tion », 1879 ; « L'Empire des tsars et les Rus- 
ses », trois vol., 1881-82-88, Hachette ; « Un 
Homme d'État russe (Nicolas Milutine), d'après 
sa correspondance inédite » ; « Etude sur la 
Russie et la Pologne pendant le règne d'Ale- 
xandre II (1855-72) », 1884; « Les Catholi- 
ques libéraux, l'église et le libéralisme de 1830 à 
nos jours », Pion, 1885; une série d'articles dans 
la Revue des Deux-Mondes sur la Papauté et 
l'Italie, intitulé: « Le Vatican et le Quirinal ». 
Leroy-Beaulien (Pierre-Paul), illustre écono- 
miste français, né, à Saumur, le 9 décembre 
1843, fit de brillantes études au Lycée Bona- 
parte, en Angleterre, à l'Ecole de Droit et à 
l'Université de Bonn (Allemagne), et voyagea 
ensuite en Allemagne, en Italie, en Algérie, 
etc. M. L. B. s'est livré de bonne heure à l'é- 
tude de l'économie politique : il débuta en obte- 
nant, en trois ans (1867-1870), cinq prix pour 
des sujets mis au concours par l'Académie des 
Sciences morales et politiques. Il publia dans 
le Temps quelques lettres en 1869, puis il entra 
la même année à la Revue des Deux-Mondes, 
dont il fut alors l'un des collaborateurs assidus 
et où il n'a pas cessé d'écrire. En 1870, il de- 
vint le collaborateur du Journal des Débats. En 
1872, il fut chargé à l'École libre des Sciences 
politiques de la chaire des finances. L'année 
suivante, il fonda le journal hebdomadaire VÉco- 
nomiste français qui acquit bientôt en Europe 
et en Amérique une grande autorité. En 1878, 
M. P. L. B. fut élu membre de l'Académie des 
Sciences morales et politiques. Il n'était âgé 
que de trente-quatre ans et il fut, pendant plu- 
sieurs années, le plus jeune membre de l'Insti- 
tut de France. En 1880, il fut nommé profes- 
seur d'économie politique au Collège de France 
en remplacement de M. Michel Chevalier. L'ac- 
tivité littéraire et scientifique de M. P. L. B, 
a été très-considérable et s'est portée sur des 
sujets très-variés. La plupart de ses ouvrages 
sont devenus en quelque sorte classiques. En 
voici les titres : « De l'état moral et intellec- 
tuel des populations ouvrières et de leur in- 
fluence sur le taux des salaires », 1868; « Re- 
cherches économiques, historiques et statistiqttes 
sur les guerres contemporaines », 1869; « La 
question ouvrière au XIX*^ siècle », 2» édition, 
1882; « Le travail des femmes au XIX*^^ siè- 
cle », 1873; < La Colonisation chez les peu- 
ples modernes », 3'"e t^â^^ 1885; « L'administra- 
tion locale en France et en Angleterre », 1873 ; 
« Traité de la science des finances », 4™« édi- 
tion, 1888; « Essai sur la répartition des ri- 
chesses et sur lu tendance à une moindre iné- 
galité des conditions », 3"»e édition, 1887; « Le 



LES 



1355 



collectivisme, examen critique du nouveau socia- 
lisme », 4me éd., 1886; « L'Algérie et la Tu- 
nisie »; « Précis d'économie politique », 1888, 
Beaucoup de ces ouvrages ont été traditits en 
allemand, en italien, en espagnol, en hollan- 
dais, en hongrois, en grec et même en japo- 
nais. L'Italie possède en M. P. L. B. l'un de 
ses plus nobles amis, de ses juges les plus im- 
partiaux et les plus clairvoyants. 

Lersch ( Bernard-Maximilien ) , médecin et 
chimiste allemand, né, le 12 octobre 1817, à 
Aix-la-Chapelle, où il a exercé jusqu'en 1875 
la médecine; il s'est surtout dédié à la balnéo- 
logie, et il a publié: « Geschichte der Balneo- 
logie und Pegologie », 1863 ; « Hydro- Physik 
oder Lehre vom phj'sikalischen Verhalten der 
natùrlichen Wàsser, namentlich von der Bildtmg 
der kalten und warmen Quellen », 2'"^ éd., 1870; 
« Hydro- Chemie der natiirlichen Wâsser nach 
den neuesten Resultaten der Wissenschaft », 
2'"« éd., 1870 ; « Die physiologischen und the- 
rapeutischen Fundamente der praktischen Bal- 
neologie und Hydropisie », 1868; « Monogra- 
phien der Mineralwàsser von Burtscheid, Spa, 
Malmedy, Die Ruinen des Romerbades zu Aa- 
chen », 1878 ; « Ueber die Ursachen der Erd- 
beben », 1879 ; « Kalender des Naturbeobach- 
ters », 1880 ; « Ewiges Kalendarium », 1877 ; 
« Ueber die symmetrischen Verhàltnisse des 
Planeten- Systems », 1885, etc. 

Lesclide (Richard), publiciste français, em- 
ployé au Musée du Louvre, section des moulages, 
est né, à Bordeaux, en 1825. Il a fait ses études 
au Lycée de Bordeaux et à la pension Benoît. 
Il a publié une centaine de volumes ; romans, 
études ou pièces. Il a aussi fondé plusieurs 
journaux, notamment : Paris h l' Eau-forte, dont 
on possède onze volumes illustrés. M. R. L. a 
été secrétaire de Victor Hugo, jusqu'à la mort 
du grand poète. 

Lescœnr (le Rév. P. Louis), religietix fran- 
çais, prêtre de l'Oratoire, ancien avocat, né, à 
Bagé-le-Châtel (départ, de l'Ain), le 15 septem- 
bre 1825. Elève du Collège Stanislas, sous la 
direction de l'abbé Gratry, il fit ensuite son 
Droit à Paris, et en 1852 fut, avec MM. Per- 
raud et Combier, tous deux auciens élèves de 
l'école Normale Supérietire (le premier aujour- 
d'hui évêquo d'Autun, le second mort mission- 
naire en Chine), un des trois premiers disciples 
de M. l'abbé Pétetot lorsqu'il rétablit la Con- 
grégation de l'Oratoire, de concert avec MM. 
Gratry et de Valroger. Il a été deux ans 186(5- 
1868 professeur de théologie à la Sorbonne. 
Citons ses principales publications: « Les Béa- 
titudes », huit homélies sur l'Evangile, Fé- 
chot, 1885, « L'Eglise catholique en Pologne 
sous le Gouvernement russe, depuis le premier 
partage jusqu'à nos jours (1772-1875) », 2'' éd., 
entièrement rofoutlue, 2 vol. in-8'^', Pion ; « L'Etat 
maitre de pension, étude sur lus internats uni- 



1356 



LES 



versitaires >, 3^ éd., revue, augmentée et pré- 
cédée de « l'Etat père de famille, examen de la 
loi Ferry », Santon, 1879; < La Vie Future », 
conférences de l'Oratoire, Albanel, 1872 ; « L'Es- 
prit révolutionnaire », conférences de l'Oratoiro, 
1873; « La Foi Catholique et la réforme socia- 
le », conférences de l'Oratoire, précédées d'une 
lettre de M. F. Le Play, Sauton, 1878; nouvelle 
éd., Féchot, 1888; « Jésiis-Christ », conféren- 
ces de l'Oratoire, 1880 ; 2^ éd., Poussielgue, 
1888; € La Science du bonheur », Didier, 1873; 
€ Histoire d'une vocation. M. Nicanova », Sau- 
ton, 1878; « La Théodicée chrétienne d'après 
les Pères de l'Eglise », Douniol, 1851 ; « Le 
Règne temporal de Jésus-Christ », 1867; « His- 
toire d'une convertie », 2« éd., Douniol, 1875 ; 
« Monsieur de Bismarck et la persécution re- 
ligieuse en Allemagne », 1879; « Une retraite 
au Carmel; exercices de dix jours pour les re- 
ligieuses », Oudin, 1883. 

Lescure (Mathurin-François-AdolpheDE), lit- 
térateur français, né en 1833, chef du compte- 
rendu analytique du Sénat. Il a publié un grand 
nombre d'ouvrages (histoire, roman, critique, 
érudition), dont quelques uns ont eu un vrai 
succès. Cinq d'entre eux ont été couronnés par 
l'Académie Française. Ce sont: « Henri IV » 
(.second prix Grobert, en 1872-73) ; « L'Eloge de 
Marivaux » (prix d'éloquence en 1880) ; « Les 
femmes philosophes » (prix Marcellin Guérin 
en 1881) ; « Rivarol et la société français pen- 
dant la Révolution et l'émigration (prix Guizot 
en 1884) ; « Etude sur Beaumarchais » (prix 
d'éloquence en 1886). On peut encore citer de 
cet écrivain: Histoire: c Les maîtresses du Ré- 
gent », 1857; « La vraie Marie-Antoinette », 
1858; c La princesse de Lamballe », 1864; 
« Les amours d'Henri IV », 1865; « Les amours 
de François I », 1866; « Marie- Antoinette et sa 
famille », 1866; « Jeanne d'Arc », 1867; «Ma- 
rie Stuart », 1868; « Mémoires du Marquis de 
Boissy », sous le pseudonyme de Paul Breton, 
1869; * Les nouveaux mémoires du maréchal 
duc de Richelieu », 1870-1875; « L'amour sous 
le Terreur », 1881; « Les mères illustres », 
1882; « Les grandes épouses », 1884; « Les 
deux France, 1789-1889 »; « Récits d'une aïeule 
centenaire à ses petits enfants »; Romans: « Les 
confessions do l'Abbesse de Chelles, fille du Ré- 
gent », 1858; « Les chevaliers de la mQ,uche à 
miel », 1870; « La dragonne », 1871; « Le 
cadet de Gascogne, le château de Barbe-bleue », 
1873; € Mademoiselle de Cagliostro », 1878; 
« Le démon des Montchevreuil », 1880; « Où 
est la femme? », 1884; Critique et érudition: 
€ Les Philippiques de la Grange-Chancel », 
1857; « Eux et elles, histoire d'un scandale », 
1858; « Les autographes en France et à l'étran- 
ger », 1859; « Mémoires do Mathieu Marais sur 
la régence et le règne de Louis XV », 1863- 
1868; « Correspondance de la marquise du Def- 



LES 

fand », 1866; « Correspondance secrète inédite 
sur la cour et la ville sous le règne de Louis 
XVI », 1866; « Lord Byron, histoire d'un hom- 
me », 1867; « Collection de Mémoires sur le 
XVIII« siècle et la Révolution », 9 vol., 1871- 
1880; « Le monde enchanté, histoire des fées 
et de la féerie », 1881 ; « Bernardin de Saint- 
Piorre, sa vie et ses œuvres » ; « François Cop- 
pée, l'homme, la vie et l'œuvre », 1888; « Jo- 
seph de Maistre et sa famille ». Le même au- 
teur a publié chez Didot, Picard, Quantin, Jou- 
aust, des éditions nouvelles du « Théâtre de 
Marivaux », de « Manon Lescaut », du « Comte 
de Comminges », des « Mémoires et contes 
d'Hamilton », des œuvres choisies de Saint- 
Evremond, de Chamfort, de Rivarol, du Prince 
de Ligne, de la « Marianne » de Marivaux, des 
« Contes de M'"^ d'Aulnay », de la « Princesse 
de Clèves », des « Mémoires » de M"'« de Staël, 
de l'abbé de Choisy, des lettres d'Henri IV, etc. 
Le Senne (Camille), romancier français, né, à 
Paris, le 12 décembre 1851 ; après de brillan- 
tes études au Ljxée Saint-Louis et de nombreux 
succès au concours général, où il remporta no- 
tamment en 1869 le premier prix de discours 
français, il débuta dans les lettres par une suite 
de romans en collaboration avec Edmond Texier, 
auxquels devait bientôt succéder de nombreu- 
ses publications personnelles. En 1879, il entrait 
au journal Le Télégraphe de Paris, où il était 
tour-à-tour chroniqueur, critique d'art, critique 
dramatique et où il fonctionne comme rédacteur 
en chef. M. C. L. S. a publié, en collaboration 
avec Edmond Texier, chez Calmann-Lévy, de 
1879 â 1883 : « La dame du lac » ; « Del- 
bourg et C'« »; « La fin d'une race »; « Les 
idées du docteur Simpson » ; « L'inconnue » : 
« Lady Caroline »; « M'"« Ferraris »; « M"' 
Frusquiu » ; « M^^^ de Bagnols » ; « Le ma- 
riage de Rosette » ; « Les mémoires de Cen- 
drillon » (couronnés par l'Académie Française); 
« Monsieur Candaule »; « Prégalas »; « Le 
Testament de Lucy » ; « Train Rapide » ; « Les \ 
portraits de Kel-Kun », etc. Seul: « Louise 
Mengal » ; « En Commandite » ; « Le Vertige », 
Calmann Lévy, 1884-1887; « Le Théâtre cà Pa- 
ris », l'-« série, 1883-1884, 2" série, 1885, 2 vol.. 
Le Soudier, 1888. 

Léser (Emmanuel), économiste allemand, pro- 
fesseur d'économie politique à l'Université de 
Heidelberg, né, en 1849, àMayence, a fait ses 
études à Heidelberg et Goettingue, et enseigne 
depuis 1874 à l'Université de Heidelberg. Ou 
lui doit: « Necker's zweites Ministerium », 
Mayence, 1871 ; « Der Begriff des Reichthums 
bei Adam Smith », Heidelberg, 1874; « Die 
Hypothekenbanken und ihre Jahresabschlùsse », 
id., 1879; « Ein Accisestreit in England », 
1879; « Untersuchungen zur Geschichte der 
Nationalokonomie », Jena, 1881. 

Losètre (l'Abbé Henri), ecclésiastique et écri- 



LES 

vain français, né, à Bourges (Cher), le 11 fé- 
vrier 1848. Il a fait ses études au Séminaire de 
Saint-Sulpice. Il est actuellement vicaire à No- 
tre-Dame de Plaisance à Paris, depuis le 1«'' 
janvier 1874. Il a publié: « Commentaire de 
l'Ecclésiastique » ; « Commentaire du livre des 
Proverbes » ; « Commentaii-e du livre des Psau- 
mes » ; « Commentaire du livre de la Sagesse » ; 
« Commentaire du livre de Job ». 

Leskîen (Auguste), éminent philologue alle- 
mand, professeur de langues slaves à TUniver- 
sité de Leipzig, né en 1840, rédacteur de VAlIge- 
meine Encyklopddie d'Essch et Gruber, co-ré- 
dacteur de VArchiv fur slavische Philologie ; on 
lui doit : « Die Declination im Slavisch- Littha- 
nischen und Germanischen », ouvrage couronné, 
Leipzig, 1876; « Litthanische Volkslieder und 
Màrchen ans dem preussischen und russischen 
Litthanen gesammelt », en collab. avec Brug- 
mann, Strasbourg, 1882 ; « Handbuch der altbul- 
garischen (altkirchenslavischen) Sprache >, 2^ 
éd., Weimar, 1886; « Altkroatische geistliche 
Schauspiele », Progr., Leipzig, 1884; « Der 
Ablaut der Wurzelsilben im Litthanischen », 
1884; « Untersuchungen ûber Quantitàt und Be- 
tonung in den slavischen Sprachen », 1885 ; 
« Die Pilgerfahrt des russischen Abtes Daniel 
ins heilige Land », 1884. 11 a traduit en alle- 
mand le livre classique de Whitney: « Leben 
und Wachsthum der Sprache ». 

Leskoff (Basile), jurisconsulte russe, profes- 
seur de droit à l'Université de Moscou, né en 
1819, a fait ses études à Berlin, Leipzig, Pra- 
gue et Vienne. On lui doit, entr'autres : « Sur 
la neutralité du commerce maritime » ; « His- 
toire du droit social russe jusqu'au XVIII^ siè- 
cle, le Peuple et l'Etat russe »; « L'ancienne di- 
plomatie russe » ; < L'ancienne police mosco- 
vite » ; « Esquisse historique de la législation 
russe sur les voies de communications » ; « Es- 
quisse historique sur les anciennes lois russes 
concernant le commerce » ; « Anciennes lois 
russes sur la conservation de la richesse na- 
tionale » ; « Sur l'ancienne médecine russe » ; 
« Sur l'approvisionnement du peuple dans l'an- 
cienne Russie ». 

Lesscr (Edmond), médecin allemand, profes- 
seur libre do syphiliographie à l'Université de 
Leipzig, né, en 1852, à Neisse, a fait ses étu- 
des à Berlin, Bonn et Strasbourg. On lui doit: 
« Lehrbuch der Haut- und Geschlechtskrankhei- 
ten », quatrième éd., Leipzig, 1889; « Anomalieu 
der Epidermis und der Hautfàrbung », dans le 
Ilandbiich der Ilautkrankheiten de Ziemssen, id., 
1883; € Ueber Syphilis Maligna », dans la Vier- 
teljahresschrift fiir Dermatologie de 1882; des es- 
sais et des mémoires dans VArchiv de Wirchow, 
et dans d'autres revues. 

Lesser (Baron Ladislas von), médecin alle- 
mand, professeur de chirurgie à l'Université de 
Leipzig, depuis 1877 membre correspondant de 



LES 



1357 



l'Académie Royale de médecine de Turin, mem- 
bre correspondant do la Société médicale de 
Varsovie, ancien professeur et chef de clinique 
à l'Université de Greifswald (1871-73), fonda- 
teur et rédacteur du Ccntralhlatt fiir Chirurgie 
de Leipzig (1874-1880), né, à Varsovie, le 28 
juillet 1846, a fait ses études médicales à l'Uni- 
versité de Berlin de 1865-69, et servi comme 
médecin militaire dans la guerre de 1870-71. 
On lui doit: « Péritonites diffusa et péritoni- 
tes circumscripta », thèse; < Sur la mécani- 
que des fractures articulaires »; « Ligature de 
l'artère linguale » ; « Transformations des mor- 
ceaux de la peau »; « Études sur quelques dif- 
formités congénitales de la tête » ; « La mé- 
thode antiseptique de Lister » ; « Etudes expé- 
rimentales sur la pléthore sanguine » ; « Trans- 
fusion et autotransfusion » ; « Etudes expéri- 
mentales sur la repartition du sang dans l'or- 
ganisme » ; « Opération du pied paralytique » ; 
« Études expérimentales sur les causes de mort 
causées par des brûlures » ; « Sur les opéra- 
tions d'urgence » , douze leçons, 1880, ouvrage 
traduit en russe; « Opérations des rétrécisse- 
ments de la voûte palatine »; « Echinococeus 
peripleuriticus » ; « De l'anesthésie locale >^ ; 
« Les hospices aux bords de la mer » ; « Pre- 
mier pansement au champ de bataille » ; « Bains 
publiques pour les ouvriers »; « Traitement du 
rachitisme »; « Traitement opératif des fractures 
de l'éphiphyse inférieure du radius »; « La Sko- 
lisse: études expérimentale et clinique », deux 
parties; « Infection tuberculeuse par la peau». 

Lessiug (Jules), historien de l'art allemand, 
professeur de. l'histoire de l'art industriel à l'éco- 
le Supérieure Techniqiie de Berlin, né en 1843; 
on lui doit: « Muster altdeutscher Leinensti- 
ckerei », Berlin, l«e série, 7«>e éd., 1883, 2« sé- 
rie, 5me éd. 1883; « Das Kunstgewerbe auf der 
Wiener Weltausstellung », 1873, Berlin, 1874 ; 
« Die Renaissance im heutigen Knnstgewerbe », 
Berlin, 1877; « Altorientalische Teppichmuster », 
Berlin, 1877 ; « Berichte von der Pariser Welt- 
ausstellung 1878», Berlin, 1878; « Die Silber- 
arbeiten des Anton Eisenhoit aus Wartburg », 
Berlin, 2« éd., 1881 ; « Holszchnitzereien des 
XV-XVI », Berlin, 1881-82; « Der Modeteu- 
fel », Berlin, 1884 ; « Was ist ein altes Kunst- 
werk werth », Berlin, 1885. 

Lessmauu (Othon), musicien et publiciste al- 
lemand, rédacteur eu chef et directeur de l'^l^e- 
meine Munichzeitung, est né, le 30 janvier 1844, 
à Rûdersdorf près de Berlin, a fait ses études 
musicales à Magdebourg et à Berlin; nous le 
trouvons en 1864 professeur de musique chez le 
comte Bruhl; en 1866 professeur de l'harmonie 
et piano au Conservatoire de Berlin, en 1867 à 
l'école de piano de Charles Tausig; en 1872 
premier professeur de piano et chant à Char- 
lottenbourg; en 1881 il devint propriétaire et 
rédacteur eu chef de VAllgemeine {Deutsche) Mu- 



1358 



LES 



mchzeitung. On lui doit une « Étude sur Fran- 
çois Liszt », suite de l'Histoire de l'art de tou- 
cher du piano et de la littérature de piano. 

Lessona (Charles), jurisconsulte italien, doc- 
teur en Droit depuis 1885, ancien professeur de 
jurisprudence, actuellement réviseur-adjoint au 
Sénat, collaborateur du Digesto Italiano, de VEn- 
ciclopedia f/iuridica, de la Giurisprudenza Italiana 
de V Enciclopedia commerciale, de VArchivio Giu- 
ridico, né, à Lugo Torinese, le 17 décembre 
1863, a publié: « La Germania di Tacito, sag- 
gio storico-giuridico », Turin, 1884 ; « Una que- 
stione sulla revoca del testamento », id., 1885; 
« La Sylvia Nuptialis di San Nevizzano, con- 
tributo alla Storia del Diritto », Turin, 1886; 
€ La revocabilità del Testamento nella sua evo- 
luzione storica », id., 1886 ; « Elemento di mo- 
rale sociale », id., 1885; « Il matrimonio degli 
ufïiciali », Savone, 1887 ; « Chi è commerciante », 
Crémone, 1888; « I libri di commercio nel di- 
ritto positive italiano », Crémone, 1888; « Dante 
peualista », Turin, 1886: < Diritti edoveriper 
le scuole tecniche », 1884; « Diritti e doveri 
per le scuole normali », 1884; € Diritti e doveri 
per le scuole elementari », 1889; « Elementi di 
Diritto per gli Istituti tecnici », 1888; « Indice 
esegetico analitico del Mattirolo », Turin, 1888. 
Lessoua (Michel), illustre naturaliste et bril- 
lant écrivain italien, conférencier spirituel, sym- 
pathique vulgarisateur, professeur de zoologie 
et d'anatomie comparée à l'Université de Tu- 
rin, dont il a aussi été le recteur, membre de 
l'Académie des Sciences de Turin, né, le 20 
septembre 1823, à la Veneria Reale près de 
Turin, a été reçu docteur en médecine en 1846, 
mais il renonça bientôt à la médecine pour l'his- 
toire naturelle. Dans sa jeunesse, il a entrepris 
plusieurs voyages en Europe, en Egypte, et 
plus tard en Turquie et en Perse. Ses publica- 
tions sont nombreuses. En dehors des notes, 
mémoires et articles dans les Actes de l'Acadé- 
mie des Sciences de Turin et dans les journaux 
auxquel il collabore, des traductions des ou- 
vrages de Darwin, de Pokorny, Brehm, van 
der Hoeven, Vogt et autres naturalistes, on 
lui doit, entr'autres : « Nozioni elementari di 
acienze naturali per le scuole normali e magi- 
strali », Turin, 1862; « Ore perdute: Varietà 
scientifiche », en collaboration avec le profes- 
seur Do Filippi, Gênes, 1861 ; « Dopo il tra- 
monto : Varietà scientifiche » ; « Gli acquarii », 
Turin, 1864; « Il mare », id., id. ; « Sopra due 
nuove specie di animali invertebrati raccolti 
nel golfo di Genova », id., 1886; « Nozioni ele- 
mentari di Zoologica », id., 1867 ; « Filippo Do 
Filippi », Florence, id.; « La Pieuvre », id., id.; 
< Cenni biografici intorno a Giovanni van der 
Hoeven », 1868; « Nota intorno aile Ostriche del 
Porto di Genova », 1868 ; < Relazione intorno 
ad una Momoria del prof. Ciaccio », id.; « Sulla 
riproduzione délie parti iu molti animuli », id. ; 



LEU 

€ Volere è potere », Florence, 1869, volume qui 
a eu le plus grand succès et a qui fait beau- 
coup de bien en Italie, id., Barbera, id.; « Sulla 
resistenza vitale délie mosche nel vino », Tu- 
rin, 1869 ; « Commemorazione di Eugénie Si- 
smonda », 1870. Depuis 20 ans, il n'a plus écrit 
de livres, mais donné des conférences, fourni 
des articles aux journaux et achevé des tra- 
ductions nombreuses. 

Lesaear (Daniel), poète et romancière fran- 
çaise. Mlle Jeanne Loiseau, née, en 1860, à 
Paris, débuta en 1882 sous le pseudonyme de 
Daniel Lesueur, par un volume de vers : « Fleurs 
d'Avril », Lemerre éd., que l'Académie couron- 
na. Sous le même pseudonyme, Mii« Jeanne Loi- 
seau a depuis fait paraître: « Un Mystérieux 
amour », 1886, Lemerre. En 1885, M'i*^ Loiseau 
avait remporté le prix de poésie de l'Académie 
Française pour sa pièce de vers: « Sursum 
Corda! ». Les romans de M''^' Loiseau signés 
tous du pseudonyme de Daniel Lesueur, sont : 
« Le Mariage de Gabrielle », chez Calmann Lé- 
vy, 1883 (couronné par l'Académie Française) ; 
« L'Amant de Geneviève », 1884, Calmann Lévy; 
« Marcelle », chez Lemerre, 1885; « Amour 
d'aujourd'hui », chez Lemerre, 1888. Ces ouvra- 
ges, les deux derniers surtout, sont des études 
de mœurs contemporaines, passionnées et d'une 
intensité de vie presque cruelle. 

Letnrc (Ernest), jurisconsulte français, doc- 
teur en droit, substitut du Procureur Général 
à Bourges (Cher), né, le 13 septembre 1854, à 
Saint-Evrémond-do-Bonfossé (Manche), a pu- 
blié : « Etude sur le privilège du bailleur d'im- 
meubles » et « Aperçu de quelques Réformes 
au Grand Criminel ». 

Leuckart (Rodolphe), zoologiste allemand, pro- 
fesseur de zoologie et de zootomie à l'Univer- 
sité de Leipzig, né en 1823. On lui doit: « De 
monstris eorumque causis et ortu », Goettin- 
gue, 1846 ; « Beitràge zur Kenntniss Wirbello- 
ser Thiere », en collab. avec Frey, Brunswick, 
1848; « Ueber die Morphologie und die Ver- 
wandschaftsverhàltnisse der Wirbellosen Thie- 
re », Brunswick, 1848; « Ueber den Polymor- 
phismus der Individuen », Giossen, 1851; « Ver- 
gleichende Anatomie und Physiologie », en col- 
lab. avec Bergmann, Stuttgard, 1852; « Zoolo- 
gische Untersuchungen », Giessen, 1853-54 ; 
< Zur naheren Kenntniss der Siphonophoren 
von Nizza », Berlin, 1854; « Die Blasenband- 
wiirmer und ihre Entwicklung », Giessen, 1856; 
« Die Fortpflanzung und Entwicklung der Pu- 
piparen », Halle, 1858; « Zur Kenntniss des 
Generationswechsels und der Parthenogenesis 
bei den Insekton », Francfort, 1858; « Bau und 
Entwicklungsgeschichte der Pentastomon », Leip- 
zig, 1860; « Untersuchungen iiber die Trichina 
spiralis », id., 1860; 2^ éd., 18G6; « Die Para- 
siten des Menschen und die von ihnen herrûh- 
renden Krankeiten », deux vol., Leipzig, 1863, 



LEV 

1876; 2e éd., 1879-1881-1886; « Allgemeine 
Naturgeschichte der Parasiten », Leipzig, 1879; 
« Zool. Wandtafeln », Cassel, 1877-87; « Ueber 
Bastardfischer », 1882; « Die Anatomie der Bie- 
ne, Wandtafel », Uassel, 1885. 

Leumanu (Ernest), orientaliste allemand, pro- 
fesseur de philologie indienne à l'Université de 
Strasbourg, a pris une part active aux travaux 
de la section indienne au Congrès Internatio- 
nal des Orientalistes à Stockolm; il s'est ap- 
profondi surtout dans la connaissance de la 
langue et de la littérature des Jai'nas ; il est 
l'éditeur de V Aupajiâtika Sûtra. 

Leu-Steding (Gunther), écrivain allemand, 
né, le 10 octobre 1860, à Zelle, depuis 1886 
résidant à Berlin, a donné au théâtre : « Liebe 
in der Kûche », farse mise en musique par Gus- 
tave StefFens, 1885; « Sie will es nicht », id.; 
« Die Andere », comédie ; « ïïôlier und hôber », 
comédie, 1887. 

LerakoTski (Jean), savant russe, professeur 
de minéralogie et de géographie à l'Université 
de Charkoff; on lui doit, entr'autres, un « Cours 
de Géologie » ; un « Recueil de matériaux sur 
la Géologie en Russie » ; « Sur les ouvrages 
de Lomonosoff qui concernent la Géologie », et 
plusieurs autres essais sur la minéralogie, in- 
sérés dans différents recueils. 

Leyalloîs (Jules), littérateur français, né, à 
Rouen, le 10 mai 1829, fit ses études au Collège 
de sa ville natale et vint à Paris en 1850 ; il 
fut peu après attaché à la rédaction du Moni- 
texir Universel^ et devint secrétaire de Sainte- 
Beuve en 1855. En 1859, il entrait à la rédac- 
tion de V Opinion Nationale, dont il dirigea long- 
temps le feuilleton littéraire ; il quitta ce jour- 
nal en 1872. M. J. L. a collaboré à la Revue 
Européenne, au Correspondant, à V Avenir Na- 
tional (de Peyrat), au Télégraphe, au XIX^ Siè- 
cle, à V Instruction publique, à la Vie Littéraire, 
à V Athenaeum (de Londres), etc. Il a publié : 
« Critique militante, études de philosophie lit- 
téraire », 1862; « La piété au XIX® siècle », 
1864; « J.-J. Rousseau, ses amis et ses enne- 
mis » (Papiers de Neuchâtel), avec le concours 
de G. Streckeisen-Moulton, 1865 ; « Déisme et 
Christianisme », 1866 ; « Les Contemporains 
chantés par eux-mêmes », 1868 ; « La Politique 
du bon sens », 1869 ; la deuxième édition a 
pour titre : « La petite bourgeoisie » ; « L'an- 
née d'un hermite », 1870; « Sainte-Beuve », 
1872 ; « Mémoires d'une forêt (Fontainebleau) », 
1875; « Corneille inconnu », 1876, a mérité à 
sou auteur le prix Bordin de l'Académie Fran- 
çaise ; « La Vieille France », 1882, a obtenu 
le prix Lambert ; « Autour de Paris », 1883; 
« Les Maîtres italiens en Italie », 1887. On lui 
doit aussi, avec M. Milliet, le livret d'un opé- 
ra-comique en un acte : « Mathias Corvin », 
musique de M. de Bertha, représenté à l'Opé- 
ra-Gomique en 1883. 



LEV 



1359 



Lerasseur (Henri-Victor) , écrivain militaire, 
conférencier et magnétiseur français, officier de 
cavalerie en retraite, grièvement blessé sur le 
champ de bataille de Blois (1870), né, à Com- 
piègne, le 2 septembre 1823. Il est l'auteur d'un 
catéchisme à l'usage des bataillons scolaires ; 
d'un projet d'application de la fortification à la 
stratégie et à la tactique militaire, et d'un ou- 
vrage couronné intitiûé : « Les Beautés du Ma- 
gnétisme » (Marpon et Flammarion). 

Leyasseur (Pierre-Emile), historien, géogra- 
phe et économiste français, né, à Paris, le 8 
décembre 1828, fit ses études au Collège Bour- 
bon et entra à l'Ecole Normale Supérieure en 
1849. Professeur de seconde au lycée d'Aleu- 
çon, de 1852 à 1854, il fut reçu dans cette der- 
nière année, docteur ès-lettres en juin et agrégé 
en octobre, et nommé professeur de rhétorique 
au lycée de Besançon. Professeur-adjoint de 
seconde au lycée Saint-Louis de 1856 à 1861, 
il fut nommé, en février 1861, professeur d'his- 
toire au lycée Napoléon. Il fut chargé en 1868 
du nouveau cours à^Histoire des faits et doctri- 
nes économiques au Collège de France. Il venait 
d'être élu la même année membre de l'Acadé- 
mie des Sciences morales et politiques (section 
d'économie politique, statistique et finances) en 
remplacement du comte Duchâtel. Il avait été 
plusieurs fois lauréat de cette Académie. M. L. 
a été nommé professeur d'économie politique et 
de législation industrielle au Conservatoire des 
Arts et Métiers, en remplacement de Wolowski, 
le 6 septembre 1876. Membre de la commission 
supérieure des Expositions Internationales, il 
a fait partie de la section française du jury in- 
ternational à l'Exposition de Vienne en 1873, 
à celle de Philadelphie en 1876, au Congrès In- 
ternational de statistique, sections de Saint-Pé- 
tersbourg en 1872 et de Budapest en 1873, etc.; 
il a été délégué par le Ministère du commerce. 
Il est membre de la Commission centrale de la 
Société de géographie, vice-président de la So- 
ciété de géographie commerciale de Paris, dont 
il est l'un des fondateurs, président de la Com- 
mission de statistique de l'enseignement pri- 
maire au Ministèi'e de l'instruction publique, 
président de la section des Sciences économi- 
ques et sociales du Comité des travaux histo- 
riques, vice-président du Conseil supérieur de 
statistique, vice-président de l'Institut interna- 
tional de statistique ; il est membre de l'Acadé- 
mie des Lincei et d'un grand nombre de socié- 
tés savantes. — On doit a M. L. : l*' Des ouvra- 
ges d'économie politique, d'histoire et de sta- 
tistique : « Recherches historiques sur le sj's- 
tème de Law », 1 vol. in-8°, et « De pecuniis 
publicis apud Romanes », 1854, thèses de doc- 
torat ; la « Question de l'or », 1 vol. in-8°, 
1855; « Histoire des classes ouvrières en Fran- 
ce depuis la conquête de Jules-César jusqu'à 
la Révolution », 2 vol., 1859; < La France ia- 



1360 



LEV 



dnstrielle en 1789 », 1865; « La Prévoyance 
et l'épargne > ; « Le Rôle de l'intelligence dans 
la production » ; « L'Assurance », brochures, 
1866-67 ; « Histoire des classes ouvrières en 
France depuis 1789 », 2 vol. in-8o, 1867; « Cours 
d'économie rurale, industrielle et commerciale », 
Ira éd., 1868 ; « Précis d'économie politique », 
4« éd., 1886; « La vie et les travaux do Wo- 
lowski », 1877 ; * Rapport sur l'instruction pri- 
maire et secondaire à l'Exposition universelle 
de Vienne >, 1875 ; « Statistique comparée de 
l'enseignement primaire, de 1829 à 1877 », 1879; 
« Rapport sur la statistique de l'enseignement 
primaire », 1881-82; « Rôle de l'état dans l'or- 
dre économique », 1882 ; « Esquisse de l'ethno- 
graphie de la France », id. ; « De la valeur des 
monnaies romaines », 1879 ; « Résumé histori- 
que de l'enseignement de l'économie politique 
et de la statistique en France », 1883; « La 
statistique graphique », 1886; « Rapport sur 
le commerce et le tonnage relatifs au Canal in- 
terocéanique », 1879 ; « La théorie du salaire », 
1885 ; « Statistique de la superficie et de la po- 
pulation des contrées de la terre »; « Les popu- 
lations urbaines en France, comparées à celles 
de l'étranger », 1887 ; « La statistique officielle 
en France », brochure, etc.; « Précis d'histoire », 
2 vol. — 2° Des ouvrages de géographie : « La 
France avec les colonies, l'Europe moins la Fran- 
ce, la France moins l'Europe », 3 vol. in-12o, ac- 
compagnés chacun d'un petit atlas, l''« éd., 1868; 
« La France et ses possessions d'outre-mer ; 
géographie et statistique », 2 vol., 1888; « L'é- 
tude et l'enseignement de la géographie », 1872; 
< L'enseignement de la géographie dans l'en- 
seignement primaire », 1878; « Vûdcmecum dn 
statisticien », 1870; « Précis de géographie 
générale: terre: Europe et France », 1 gros vol., 
1887 ; « Petit atlas de géographie générale » (car- 
tes) ; collection de cours de géographie pour 
l'enseignement secondaire et pour l'enseigne- 
ment primaire : « Grand atlas de géographie 
physique, politique et économique », Globes 
terrestres; cartes murales et cartes en relief; 
« Six semaines k Rome », 1888 ; « Les Alpes 
et les grandes ascensions », 1 vol., 1888, etc. 
Levayasseur (Gustave), poète français, né, à 
Argentan (Orne), ancien avocat, d'une instruc- 
tion rare et d'une inspiration fraîche; le maître 
riraeur vit tranquille au pays d'Olivier Bassolin. 
Il a publié en 1850: « Forces et Moralité », et 
en 1846: « Poésies Fugitives ». 

Lévay (Joseph), illustre poète et critique 
hongrois, membre de la Société Kisfaludy et de 
l'Aciidémie des Sciences, né, le 18 novembre 
1825, à Sajo Szent-Peter; il a fait ses études à 
Kezmark; pendant la révolution hongroise il a 
été rédacteur en chef du Jtmrnal Officiel. En 
1852, nous le trouvons professeur au Lycée de 
Miskolcz; en 1865, secrétaire du Conseil Muni- 
cipal de Borsove, ayant reçu son diplôme d'avo- 



LEV 

cat ; il excelle comme poète lyrique, comme ora- 
teur et conférencier, comme traducteur et comme 
critique. Citons, entr'autres, ses traductions de 
Shakespeare (Livius Andronicus , Henri I et 
Henri II), de Molière, de Byron; des discours 
sur Kazinczky, Tompa, comte Szetchenyi, Sze- 
mere, Déak, plusieurs recueils 15'riques ; « Les 
Consolations de Souèque à Marcia », etc. 

Lerenlianpt (Comte Charles-Harald-Eugène), 
écrivain siiédois , employé à la Bibliothèque 
de l'Université d'Upsal, né en 1849, a publié : 
« Anteckningar, om Uplands nation i Upsala 
fore 1830 », 1877; « Johan Gabriel Werwing », 
1880; « En literâr strid i Sverige àr 17^8 »; 
1881. 

Lévêque (Jean-Charles), philosophe français, 
né, à Bordeaux, le 9 août 1818, fit ses études 
au Lycée de sa ville natale et entra àl'Ecole 
Normale supérieure en 1838. Il fut reçu agrégé 
de philosophie en 1842 et professa cette science 
au Lycée de Besançon en 1847. Nommé membre 
de l'École française d'Athènes, qui venait d'être 
créée, il était de retour l'année suivante, et 
nommé à la chaire du Lycée de Toulouse. Reçu 
docteur ès-lettres en 1852, il fut rappelé à Pa- 
ris, et délégué à la Sorbonne en 1854, puis 
chargé, l'année suivante, du cours de philoso- 
phie grecque et latine au Collège de France, 
et nommé titulaire de cette chaire en 1861 en 
remplacement de M. Barthélémy Saint-Hilaire 
démissionnaire. M. C. L. a été élu membre de 
l'Académie des Sciences morales et politiques 
en remplacement de Saisset en 1865. M. L. a 
collaboré à la Revue des Deux-Mondes, à la lie- 
vue des cours publics, au Journal de Vinstruc- 
tion liuhlique, au Journal des savants, dont il a 
été élu rédacteur en 1873. On a de lui : « Le 
Premier moteur et la nature dans le système 
d'Ai'istote », et « Quid Phidise Plato debuerit ». 
1852 (ses thèses de doctorat), leçons ; « Sur 
Albert-le-Grand et Saint-Thomas », 1855 ; « No- 
tice sur la vie et les œuvres de Siraart », 1856 ; 
« La Science du beau étudiée dans ses princi- 
pes, etc. », 2 vol., 1860, ouvrage auquel l'Acadé- 
mie des Sciences morales décernait le prix Bor- 
din en 1859, l'Académie Française le prix Mon- 
tyon de 3000 francs en 1860, et que l'Académie 
des Beaux-Arts couronnait également la même 
année; « Études de philosophie grecque et la- 
tine », 1863; « Du spiritualisme dans l'art », 
1864 ; « La Science de l'invisible », 1865 ; * Les 
harmonies providentielles », 1873, 4'"» éd. M. L. 
est collaborateur de la Revue jjhilosojyhique de- 
puis sa fondation. Il y a publié récemment une 
série de travaux sur VEsthétique et la psycholo- j 
gie musicales, qui ont été reproduits et traduits ' 
dans des Revîtes étrangères. 

Lererdier (Henri), littérateur français, né, à 
Caon (Calvados), le 21 décembre 1840. Il a fait ■ 
ses études au Collège de Saint-Servan, puis vint 
à Paris, où il fut employé d'abord dans l'admi- 



LEV 

nistration des postes. C'est à près de quarante 
ans, qu'il a commencé sérieusement à faire de 
la littérature ; auparavant il avait écrit des nou- 
velles, dit des vers dans les salons et dans les 
soupers d'artistes, collaboré à plusieurs journaux, 
notamment à La Vie littéraire. Cependant, il 
faisait partie de la Société de gens de lettres 
depuis 1876 et de la Société des auteurs, com- 
positeurs et éditeurs de musique depuis 1873. 
Il a publié, en collaboration avec Sirven: « Le 
Jésuite rouge »; « La dette de sang »; « Le 
Drame au couvent » ; « La Fille de Nana » ; 
« Madame la Vertu » ; « Le Démon de la 
chair >; et seul: « L'Enfer à deux », qui a 
reparu en édition populaire, sous le titre : « Le 
drame du Train-Porto » ; « Madame D. K. L., 17, 
Poste restante »; « La Joie de Mourir » ; < Le 
Roman d'Aimée » ; < Le Voyage autour du 
Demi-monde en 40 nuits »; « Jouir »; « Cage 
à bonheur » ; « L'amour à l'Épée » ; « La guillot- 
tine ». En collaboration avec Maubryan : « Khi- 
Koâ », étude de mœurs annamites. 

Leyertin (Oskar-Ivar), romancier et littéra- 
teur suédois, résidant à Stockholm, né en 1862, 
a publié: « Frân Rivieran », 1883; « Smâ- 
mynt », 1884 et « Konfiikter », 1885, et des es- 
sais critiques. 

LosTÎ (César- Auguste), archéologue, poète et 
écrivain italien, inspecteur des fouilles et des 
monuments dans l'arrondissement de Venise, 
directeur du Musée provincial de Torcello, mem- 
bre de plusieurs académies, conférencier érudit, 
né, à Venise, en 1856, issu d'une ancienne fa- 
mille de marchands et banquiers Israélites, a 
étudié à Venfse, parcouru presque toute l'Eu- 
rope et deux fois voyagé en Orient, fait, à ses 
frais, des fouilles et des recherches dans les 
localités, où jadis existaient Jesolo, Eraclea, 
Altimo et Torcello. En dehors de plusieurs re- 
cueils de vers, parmi lesquels nous citons : « Mi- 
raggi » ; « Miele e Fiele » (50 sonnets) ; « Cera 
e Pietra »; « Vetri e Mosaici » ; < Versi sa- 
cri » (traduction libre de la Bible, de l'Évan- 
gile et du Coran), il a publié deux livres impor- 
tants : « Rapporte générale di una missione in 
Oriente per incarico del Ministère délia pub- 
blica istruzione », 1883 ; « Iberia », un volume 
intéressant sur l'Espagne ; « Studii archeolo- 
gici su Altino », Venise, 1888, ouvrage cou- 
ronné par l'Istituto Veneto. 

Leyi (Clément), journaliste italien, ancien 
directeur d'une revue littéraire : Don Chisciotte, 
rédacteur de VEpoca à Florence, et de la Li- 
herta à Rome, a été très actif en faveur do la 
Ligue pour l'enseignement à Rome, et pour 
V ÂHHOciazione délia stampa periodica in Italia, 
dont il a écrit en 1887 le rapport. On lui doit 
un livre spirituel de « Racconti e Bozzetti » 
qui a eu du succès. 

Leyi (David) , poète , écrivain , patriote et 
homme politique italien, ancien député au Pai-- 



LEV 



1361 



lement, né, en 1821, à Chieri. Il a de longue 
date travaillé et écrit pour la liberté constitu- 
tionnelle dans les comités, dans les associations, 
dans les journaux ; il possède, comme poète, le 
souffle de l'inspiration, qui s'est révélé surtout 
dans son grand drame épique : « Il profeta e 
la passione di un popolo » dont les parties bi- 
bliques surtout sont d'une grande beauté, 1864. 
Parmi ses publications, on doit signaler : « Notti 
veneziane », recueil l^a-ique, 1842 ; « Patria e 
affetti », 1848; « Emma Liona o la Rivoluzione 
di Napoli nel 1799 », 1852 ; « Vita di Giordano 
Bruno », 1854; « L'Unità cattolica e l'Unità 
moderna », 1862; « Martirio e Redenzione • », 
chants patriotiques de l'année 1860; « Vita di 
pensiero » (espèce d'autobiographie). Milan, 
1874; nouvelle éd., en 1885; « Lo Stato in Ita- 
lia », 1878; « Demeter, Cuor di Madré », récit 
en vers ; « Il femminile eterno : cantico dei can- 
tici », Turin, 1880 ; « Ausonia, Vita d'azione », 
1881 ; « La mente di Michelangelo », Milan, 
1883; « Il semitismo nella civiltà dei popoli », 
Turin, 1884; « Giordano Bruno e la religione 
del pensiero », id., 1887; « L'Italia che spera- 
vamo e l'Italia che abbiamo » ; « La Mente di 
Michelangelo », etc. Cfr. pour de plus amples 
détails sur cet écrivain distingué : « Giulio Vin- 
dice : La vita e le opère di David Levi », Flo- 
rence, Barbera, 1889. 

Levi (Elise), femme-auteur allemande, née, 
le 10 août 1832, à Munich, où elle est mariée 
avec l'industriel Levi d'Esslingen ; elle a donné 
au théâtre : « Ein Duell », 1871 ; « Der 18 Ok- 
tober », id. ; « Durch die Intendanz », ouvrage 
couronné, 1878; « Die Wiener in Stuttgard », 
1879 ; « Der Erbonkel », 1880; « Das Testament 
des Grafen », 1881 ; et en outre : « Monrichard 
in Wiener Heimat », roman, 1883; « Entehrt », 
1883 ; « Liebesqualen », id. ; « Guat is's », en 
dialecte. 

Levi (le Baron Georges-Henri), avocat et 
jurisconsulte italien, né, le 10 juillet 1849, à 
Alexandrie d'Egypte, résidant à Florence, a 
publié : « Délia separazione del patrimonio del 
defunto da quelle deU'erede », thèse de docto- 
rat, couronné, 2me éd., avec des additions et 
des notes, Prato, 1875; « Esposizione e brève 
esame critico del nuovo progetto di legge per 
modificazioni all'ordinamento dei giurati ed alla 
procedura davanti la Corte d'assise, approvato 
dalla Caméra dei Deputati il 23 marzo 1874 », 
Florence, 1874 ; « Di un caso spéciale di riven- 
dicabilità di titoli al portatore », extrait de 
VArchivio Giuridico de Pise, 1873. 

Lerinek (Madame Anne), née Suzanne Lam- 
bert, publiciste, membre de la Société des gens 
de lettres, née à Lyon le l^r avril 1857. Elle a 
publié : « Eva », roman publié sous le nom de 
Suzanne Lambert, 1 vol. en-18o, Dentu, 1880; 
« Les femmes qui ne tuent ni ne votent », Mar- 
pon et Flammarion, 1882; « Après la ruine », 

I7i 



13G2 



LEAV 



Dentu, 1884. M'»'' A. L. a fait paraître dans un 
journal de Turin : « Daniello », nouvelle dra- 
matique écrite en italien ; plus, divers articles 
dans des revues et journaux littéraires, et eu- 
fin, dans la Revue de géographie^ dirigée par 
M. Ludovic Drai^eyron, un intéressant mémoire 
intitulé : « L'Oasis de Figuig » que l'auteur 
termine par ces mots : « Si tu veux la paix au 
Sahara, détruis Figuig », décembre 1884-jan- 
vier 1885. 

Levi-Tita (Marc), jurisconsulte italien, né à 
Alexandrie, reçu docteur à l'Université de Tu- 
rin, a publié: « Sulla comproprietà », thèse de 
doctorat; < Délia locazione délie opère e degli 
appalti, délia comunione di béni ed interessi 
fra parenti De restitutione in integrum », dis- 
sertation couronnée en 1878, par le prix Dioni- 
sio à Turin ; « Studio e difesa AelV Assommoir di 
Zola », 1883 ; « Délia comunione dei boni, trat- 
tato », Turin, 1888. 

Lewal, écrivain militaire français, né, à Pa- 
ris, le 13 décembre 1823, sortit de Saint-Cyr 
avec le numéro 2, et ensuite de l'École d'état- 
major avec le numéro 1. En 1854, il fit la cam- 
pagne de Kabylie, fut blessé et reçut la croix. 
On lui confia, en 1856, le commandement des 
cercles de Dellys et de Soukharas. Il fit la 
campagne d'Italie comme chef d'escadron d'état- 
raajor, et resta dans le corps d'occupation, où 
il utilisa ses loisirs à des œuvres littéraires 
qui parurent dans la Revue Contemporaine, sous 
ces titres : « Mantouo et Virgile » ; « Le Lac 
de Côme » ; « Pline le jeune » ; « Annibal et 
Magenta », etc. Attaché à l'état major-géné- 
ral du corps expéditionnaire du Mexique, il y 
fut nommé lieutenant-colonel ; en 1867, il était 
sous-chef-d'état-major du corps d'occupation de 
Rome, puis chef du 2^ bureau au ministère de 
la guerre. Attaché en 1870 à l'état-major géné- 
ral de l'armée du Rhin, il passa pour avoir col- 
laboré au célèbre ouvrage du colonel d'Audlau 
intitulé : « Metz, Campagne et Négociations ». 
Après la guerre, il devint chef-d'état-major du 
15« corps à Marseille. En septembre 1877, il 
fut appelé à la direction de l'École de guerre, 
qu'on venait do créer. Il fut ensuite, en 1880, 
commandant do la 33^ division à Montauban ; 
on 1883, à la tête du 17« corps. Un an après, 
il entrait au Conseil Supérieur de la guerre. 
Enfin, on 1885, on lui confiait le ministère de 
la guerre. Son passage y fut court. Après le 
renversement du cabinet Ferry, causé par la 
retraite du lieutenant-colonel Hcrbiuger h Lang- 
son, le général L. fut nommé au commande- 
ment du 10® corps à Rennes, qu'il échangea 
bientôt pour celui du 2« à Amiens. Au moment 
de passer dans le cadre de réserve le 13 dé- 
cembre 1888, le général L. était chargé d'une 
inspection générale, c'est-à-dire, du commande- 
ment éventuel d'une armée en cas de guerre. 
Parmi ses publications, signalons : « Introduc- 



LEW 

tion à la tactique positive », 1878 ; « Etudes 
de guerre : Tactique de marche », Paris, Du- 
maino, 1877 ; « Études de guerre : Tactique de 
stationnement », 1879 ; « Études de guerre : 
Tactique des renseignements », 2 vol., 1881-83. 

Lewîcki (Anatole), historien polonais, ancien 
professeur à Przysl et à Lemberg depuis 1883, 
professeur d'histoire autrichienne à l'Université 
de Cracovie, né, à Prysowce (Galicie), en 1841, 
a fait ses études à Lemberg, et publié, entr'au- 
tres : « Mieszko II », Cracovie, 1875; « Wraty- 
slaw II », Przemysl, 1876; « Mieszku III », 
Lemberg, 1881 ; « Kasimiezzu Mnichu », id., 
1882; « Historya Polski i Rusi », deux éd., 
Cracovie, 1884-1888; « Ein Blick in die Poli- 
tik Kunig Sigmunds gegen Polen in Bezug auf 
die Hussiten Kriege », Vienne, Actes de l'Aca- 
démie des Sciences, 1886 ; « Index Actorum sse- 
culi XV ad res publicas Polouise spectantium », 
Cracovie, 1888. 

Lewin (Louis), médecin allemand, professeur 
libre à l'Université de Berlin, membre corres- 
pondant de la Société Médico-légale de New- 
York, né, le 9 novembre 1850, à Tuchel (Prus- 
se), a fait ses études à Berlin et à Munich et 
en 1887 entrepris un voyage aux Etats-Unis ; 
il a publié une trentaine d'essais et mémoires 
scientifiques dans la Deutsche Zeitschrift filr 
Medicin (1874), dans le Centralblatt filr med. 
Wissenschaft, dans VArrJdi) filr Klin. Medicin 
(1876), dans la Deutsche med. Wochenschrift, 
dans la Zeitschrift filr Jiiologie, dans le Vir- 
chow^s Archiv, dans VArchiv fur Anatomie und 
Physiologie, dans le Monatshericht de l'Académie 
des Sciences de Berlin, dans les Verhandhmgen 
de la Société de Physiologie de Berlin, dans la 
Bcrliner Klinische Wochenscrift, dans la Thera- 
2)eutic Gazette, dans VArchiv der Pharmacie, 
dans VArchiv filr experimentelle Pathologie und 
Pharmacologie, et, en outre, publié séparément : 
« Experimentelle Untersuchungen iiber die Wir- 
kung des Aconitin auf das Herz », ouvrage cou- 
ronné, Berlin, 1875; « Lehrbuch der Toxikolo- 
gie », Vienne, 1885; « Ueber Areca Catechu, Cha- 
vica Betle und das Betelhauen », Stuttgard, 1889. 

Lewis (J.-Willy), jurisconsulte anglo-alle- 
mand, professeur de l'histoire du droit national 
allemand et du droit commercial à l'Université 
de Greifswald, né en 1836, collaborateur du 
Handbuch d. deutsch. Handels- See- und Wechsel- 
rechts, a publié : « Die Succession des Erben 
in die Obligationen des Erblassors nach deut- 
scliem Recht », Berlin, 1864 ; « Das Recht des 
Familienfideicommisses », Berlin, 1868; « Das 
deutsche Seerecht », deux vol., Leipzig, 1877- 
78, 2'"« éd., 1883-84; « Die neuen Connosse- 
mentsklausen und die Stellung der Gesetzge- 
bung denselben gegenuber », Leipzig, 1885. 

Lewis (Thomas-Hayter). architecte anglais, 
ancien professeur d'architecture à Londres, où 
il est né le 9 juillet 1818, est l'auteur des ai'- 



LEX 

ticles sur l'architecture ancienne et moderne 
dans la nouvelle édition de VEncyclopœdia Bri- 
tamiKa, de l'« Annual Review of Architecture », 
et de nombreux essais. Avec le colonel Wilson, 
il a écrit les notes de la traduction anglaise de 
Procopius : « Justinian's Buildings ». 

Lewis (W.-J.), naturaliste anglais, profes- 
seur de minéralogie à l'Université de Cambrid- 
ge, né, en 1847, au Pays de Galles ; on lui doit 
des Mémoires dans le Pkil. Magazine, dans les 
Proceedings of the Cambridge Philosophical So- 
ciety, et dans la Zeitschrift fur Krystallogra- 
j)hie und Minéralogie de Groth. 

Lewy (Edouard), médecin autrichien, profes- 
seur d'hygiène et des maladies des ouvriers 
gagnés par le travail, à l'Ecole Supérieure 
Technique de Vienne, né en 1838, a publié : 
« Berufskrankheiten der Bleiarbeiter », Vienne, 
1873 ; « Berufskrankheiten der Quecksilberar- 
beiter », Vienne, id. ; « Die Hadernvergiftungen 
in den Papierfabriken », id., id. ; « Die erste 
Hilfe bei Verunglûckten », id., 1874; « Die 
Krankheiten der Phosphorarbeiter », id., 1875; 
« Die Arbeitszeit in den Fabriken vom sanitàren 
Standpunkte », id., id.; «■ Die Minenkrankheit », 
id., 1877 ; « Feuchte Wohnràume », id., 1875 ; 
« Die Minenkrankheit », id., 1877 ; « Feuchte 
Wohnràume », 1878; « Die Hygiène des Lehr- 
standes », Vienne, id.; « Die Fortschritte der In- 
dustrie und ihr Einfluss auf die Berufskrankhei- 
ten der Ax'beiter », Berlin, id. ; et des essais 
nombreux dans les revues et dans les journaux. 

Lex (Léonce), érudit français, archiviste du 
département de Saône-et-Loire et bibliothécaire 
de la ville do Mâcon, né, à Remiremont, dans 
les Vosges, le 11 mai 1859. Ancien élève de 
l'Ecole Nationale des Chartes et de l'Ecole pra- 
tique des Hautes-Études (de 1879 à 1882), il a 
publié : « Emaux limousins de l'Eglise de Ba- 
gneux », 1880 ; « Le Modus visitandi dans le 
diocèse de Troyes au moyen-âge », 1881 ; « Sépul- 
tures gallo-romaines et franques de Bagneux », 
1882 ; « Sièges de Sézanne, Barbome, Pleurs et 
Anglure (Marne) au XV^' siècle », 1883; « De- 
nier inédit de Château-Landon, attribuable à 
Louis VII », 1884; « Vésoul au XVII*^ siècle », 
1885 ; « L'ancien Collège de Vésoul », id. ; 
« Martyrologe et chartes de Notre-Dame du 
Jardin-lez-Pleurs (Marne) », id. ; « La Biblio- 
thèque de Mâcon », de 1789 à 1886 ; « Notes et 
documents pour servir à l'histoire du départe- 
mont de Saône-et-Loire », 1887 ; « Documents 
originaux des archives de Saône-et-Loire an- 
térieurs à l'an 1000 », 1888; « Guillaume Per- 
rier, peintre et graveur maçonnais du XVII" siè- 
cle », en collaboration avec M. P. Martin, 1888; 
des écrits nombreux dans les revues, mémoires 
et recueils divers. 

Lexer (Mathieu), philologue allemand, pro- 
fesseur de philologie allemande à l'Université 
de Vurzbourg, né eu 1830, continualour, depuis 



LEY 



136c 



1880, du célèbre Deutsches Worterhuch de Grimm ; 
on lui doit : « Kâratisches Wôrterbuch », Leip- 
zig, 1862 ; « Tûcher's Baumeisterbuch der Stadt 
Nûrnberg », Stuttgard, 1862 ; « Mittelhochdeut- 
sches Handwôrterbuch », trois vol., Leipzig, 
1869-78; « Mittelhochdeutsches Taschenwôrter- 
buch », id., 1879 ; « Rectoratsrede zur Feier 
d. 295 Stiftungstages der Univ. Wiirzbourg », 
1877, 3rae éd., 1885; < Aventin's Bayer. Chro- 
nik her. », deux vol., Munich, 1883-86. 

Lexis (Guillaume), économiste allemand, pro- 
fesseur de la science de la finance et d'écono- 
mie politique à l'Université de Goettiugue, ,né 
en 1837, a publié : « Die franzôs. Ausfuhrprà- 
mien », Bonn, 1870 ; « Einleitung in die Théo- 
rie der Bevôlkeruugsstatistik » , Strasbourg , 
1870; « Zur Théorie der Massenerscheinungen 
in der menschlichen Gesellschaft », Fribourg, 
1877 ; « Gewerkvereine und Unternehmerver- 
bànde in Frankreich », 1880 ; « Erôrterungen 
ûber die Wàhrungsfrage », Leipzig, 1881. 

Leyden (Ernest), médecin allemand, profes- 
seur de médecine interne à l'Université de Ber- 
lin, né en 1832. On lui doit, entr'autres : « Die 
graue Degeneration der hinteren Rûckenmarks- 
strâge », Berlin, 1863 ; « Die acute Phosphor- 
vergiftung », Berlin, 1865, en collaboration avec 
Munk ; « Beitrâge zur Pathologie des Icterus », 
Berlin, 1866; « Ueber die Sinneswahrnehmun- 
gen », 1868; « Ueber Reflexlâhmungen », 1870; 
« Ueber Lungenbrand », 1871; « Klinik der 
Rûckenmarks- Krankheiten », deux vol., Berlin, 
1874-76; « Ueber Lungenabscesses », 1877; 
« Ueber die Entwicklung des medic. Stadiums, 
Rede », Berlin, 1878. 

Leydîg (Franz), naturaliste allemand, profes- 
seur de zoologie comparée et de zootomie à 
l'Université de Bonn, né en 1821; on lui doit: 
« Beitrâge zur mikroskop. Anatomie und Ent- 
wicklungsgeschichte der Rochen und Haie », 
Leipzig, 1852 ; « Anat- histol. Untersuchuugeu 
ûber Fische und Reptilien », Berlin, 1853; 
« Lehrbuch der Histologie dos Menschen und 
der Thiere », Francfort, 1857; « Naturgeschich- 
te der Daphniden », Tûbingue, 1860; « Das 
Auge der Gliederthiore », id., 1864; « Vom 
Bau des thierischen Kôrpors » l^''' vol., id., id. ; 
« Tafelu zur vergleichenden Anatomie », 1<^'" vol., 
id., id. ; « Der Eierstock und die Samentasche 
der Insecten », Dresde, 1866; « Ueber die 
Molche (Salamandrina) der Wiirttemberg. Fau- 
na », Berlin, 1868 ; « Die in Deutschland le- 
benden Arten der Saurier », Tûbingue, 1872 ; 
«c Die anuren Batekchier der deutschen Fauna », 
Bonn, 1877 ; « Die augenâhnlichen Organe der 
Fische », id., 1881 ; « Untersuchungen zur Ana- 
tomie und Histologie der Thiere », id., 1883; 
« Zelle und Gewebe », id., 1885. 

Leygues (Georges), avocat, publiciste, poète 
et homme politiquu français, élu député de Lot- 
et-Garuuue eu 1885, ué, à Villuu juvo-.sur-Lot 



1364 



LEO 



(Lot-et-Garonne), en 1857. Il s'occupa de bon- 
ne heure de lettres, et publia, chez A. Lemerre, 
« La Lyre d'airain », 1883, ouvrage couron- 
né par l'Académie Française ; puis : « E,hapso- 
dies » ; « Rondels »; « Marines et Paysages »; 
€ Fusains d'automne ». Lauréat de l'Académie 
Française en 1884, il a été élu, comme député 
républicain libéral et représente à la Chambre 
le département de Lot-et-Garonne. Rédacteur 
politique au Voltaire, il y a publié une série 
d'articles sur la politique étrangère, et spécia- 
lement sur les affaires d'Orient et les alliances 
de la France et des grandes puissances. Il est 
partisan de l'alliance russe. Rédacteur littéraire 
à L'Artiste d'Arsène Houssaye, M. G. L. figure 
dans V Anthologie des portes contemporains, éditée 
par Lemerre. 

Leyssenne (Pierre), mathématicien français, 
inspecteur général de l'instruction publique, an- 
cien professeur de mathématiques au Collège 
Sainte-Barbe, né, le 25 septembre 1827, à Saint- 
Germain-les -Belles (Haute-Vienne), a publié 
divers traités d'arithmétique pour l'enseigne- 
ment, édités par Armand Colin, et des recueils 
d'exercices de mathématiques et de physique, 
pour le Baccalauréat-ès- sciences, édités par De- 
lagrave. Les écrits de M. L. ne s'adressent 
point au grand public; toutefois ses arithméti- 
ques ont eu l'honneur de plusieurs traductions 
et accomodations en italien. 

Lheurenx (Paul), littérateur français, né, à 
Paris, le 27 mai 1853. Fils d'un libraire, il dé- 
buta de bonne heure dans la carrière littéraire; 
il fit partie de la Société des Ilydropathes et 
A(^VObole; il a fondé aussi le cercle littéraire; 
et artistique des Grillons. Collaborateur de di- 
vers journaux littéraires, il a fait représenter 
à Paris: « Divorce et Dynamite », 1 acte; 
€ Elle est sourde », 1 acte, et il a publié en 
1879: < Do Paris à Tombouctou. Histoire d'une 
ligne de chemin de fer à travers le désert » ; 
« La Clé », poésie, 1880; « La Source », conte, 
1881; € L'Hôtel de ville », 1882; « Au Jardin 
des Plantes », 1883; « Les Passionnés: I « Pe- 
tit Chéri », roman; II « La Toquée », roman, 
1884; « Disons des monologues », poésies, 
1885; « Le Mari de M^'^ Gendrin », roman (ce 
roman a été traduit en italien (Oblieght) ; « Pa- 
roles dans l'épreuve », Ollendortf; « L'Hôtel 
Pegeon », roman, 1 vol., 1887; « Latapie », 1888. 

Lliotto (Gustave), publiciste français, né, à 
Lille, le 26 avril 1848, fit ses études au Lycée 
de Lille et commença à écrire en 1867. De 1867 
à 1872, il fit un grand nombre de chroniques 
et de causeries littéraires dans la petite presse 
parisienne; de 1872 à 1877, il publia dans VÉcho 
du Nord des causeries et chroniques d'art re- 
marquées; de 1877 à 1879, il fut rédacteur en 
chef de VAmi du Peuple, journal républicain de 
Douai ; en 1880, il devint rédacteur en chef du 
Répiiblicabi de Saint- Orner ; de 1880 à 1882, il 



LIA 

dirigea le Bonhomme Flamand, journal littéraire; 
de 1881 à 1888, il a été rédacteur en chef du 
Petit Nord, journal républicain de Lille. Il est ac- 
tuellement sous-préfet d'Hasobrauck. En dehors 
du journalisme, il a publié divers travaux sur 
la statistique lilloise : « Les rues de Lille, etc. » ; 
« L'Histoire du théâtre de Douai », 1 vol. ; 
« L'Histoire du théâtre de Lille jusqu'en 1789 », 

Lingre (Jean-Baptiste-Joseph), savant belge, 
né, à Tournai, le 18 février 1815. Ancien offi- 
cier du génie, professeur, examinateur perma- 
nent, directeur des études et enfin commandant 
de l'Ecole Militaire, quelque temps ministre de 
la guerre dans le Cabinet libéral Frère-Orban, 
arrivé au pouvoir en 1878, il est aujourd'hui 
lieutenant-général en retraite, président de la 
Commission centrale de Statistique, et secrétai- 
re perpétuel de l'Académie Royale de Belgique, 
dont ses beaux travaux lui avaient depuis long- 
temps ouvert les portes. M. L. a publié: « Élé- 
ments de géométrie et de topographie », Bru- 
xelles, 1850, 2e éd., 1852; « Calcul des pro- 
babilités et théorie des erreurs », id., 1852, 2« 
éd., 1879; « Cosmographie stellaire », id., 1883, 
2® éd., 1884 (ouvrage couronné par l'Académie). 
Il a collaboré au Trésor historique, à V Encyclo- 
pédie du XIX'^ siècle, au Bulletin de la Société 
Royale belge de géographie, etc. Enfin, les pu- 
blications de l'Académie renferment de lui d'ad- 
mirables études; nous citerons: dans les AJé- 
moires, « Méthode particulière pour déterminer 
la collimation » ; « La détermination de l'heure, 
de la latitude et de l'azimut » ; < Des institu- 
tions de prévoyance en général et des assuran- 
ces sur la vie en particulier » ; dans le Bulle- 
tin, les « Etudes expérimentales sur la stadia ni- 
velante », et deux discours prononcés en séance 
publique, l'un en 1859, sur « La pluralité des 
mondes », l'autre, en 1861, sur « La structure 
de l'Univers » ; dans l'Annuaire, d'excellentes 
biographies et surtout celle de « Houzeau », 
dont l'auteur a d'ailleurs fait faire un tirage à 
part, Bruxelles, 1890. 

Liard (Louis), philosophe français, directeur 
de l'enseignement supérieur, ancien recteur de 
l'Académie de Caen, ancien professeur de phi- 
losophie à la Faculté des lettres de Bordeaux, 
né, à Falaise (Calvados), le 22 août 1846. Col- 
laborateur de la Revue Philosophique et de la Re- 
vue Internationale de l'enseignement, il a publié : 
« Cours de philosophie » (logique) ; « Descar- 
tes », 1881 ; « Lectures morales et littéraires », 
5™*» éd., 1887 ; « Les logiciens anglais contem- 
porains », 2'"« éd., id. ; « Morale et enseigne- 
ment civique », 6™« éd., 1888; « La science po- 
sitive et la Métaphysique », 9™" éd., 1885, ou- 
vrage couronné par l'Académie des Sciences mo- 
rales et politiques ; « L'enseignement supérieur 
en France (1789-1889). Les Universités. La 
Révolution », 1888 ; « Des définitions géomé- 
triques et des définitions empiriques », 1887. 



LIB 

Liber (Dom), l'un des pseudonymes de M. j 
Charles Potvin, dont nous publierons plus 
loin la notice. Dans le tome V de la Revue de 
Belgique, on trouve, signée de ce pseudonyme, 
une étude historique qui eut un retentissement 
considérable: « Le jubilé d'un faux miracle », 
et à laquelle Fauteur donna ensuite assez de 
développement pour en faire un beau livre: « Le 
faux miracle du Saint-Sacrement à Bruxelles », 
Bruxelles, 1874. 

Liblin ( Joseph), écrivain français, ancien em- 
ployé des finances, puis de l'administration dé- 
partementale, né, le 21 décembre 1811, à Gros- 
ne (Haut-Rhin) a fait ses études secondaires 
dans divers collèges, a passé aux Assises du 
Doubs en 1849 pour fait politique concernant 
l'expédition française contre la République Ro- 
maine ; il fut acquitté. Arrêté a la fin de 1869 
par l'autorité prussienne pour résistance à l'in- 
vasion, transféré de Colmar dans les prisons de 
Strasbourg, déféré au conseil de guerre le 8 
février 1870 et condamné à deux ans de forteresse 
dans la citadelle de Wesel, aux frontières de la 
Hollande, réclamé par l'ambassadeur français 
comme prisonnier de guerre, il fut mis en li- 
berté à la fin de juillet 1871. Revenu à Col- 
mar, il opta pour la nationalité française et 
transféra son domicile à Belfort, où il est resté 
jusqu'au l"'" juillet 1886; fixé aujourd'hui à 
Neuilly-sur-Seine, il a publié, entr'autres, en 
dehors de sa collaboration au Courrier d'Alsace 
(1847), à la Revue d^ Alsace, fondé par lui en 
1849, au Courrier du Bas-Rhin, au Glaneur, à 
V Industriel Alsacien de Mulhouse : « Annuaire 
du Haut-Rhin », 1846; « Les Annales de la 
Chronique des Dominicains de Colmar », 1854; 
« Les vignobles du Haut-Rhin », 1862 ; « His- 
toire de l'Eglise et des Princes-Evêques de 
Strasbourg », 6 vol., 1865-67; « Chronique de 
Colmar de l'an 58 à l'an 1400 » ; « Chronique 
de Godfroy d'Ensmingen de Strasbourg », 1868; 
« Les sept martyrs de Lutzelbourg et les pré- 
curseurs de Schiaderhans (Jean l'écorcheur) » ; 
« Chronique du serrurier Dominique Schmutz », 
1874 ; < Belfort et son territoire », 1877; « His- 
toire des Églises de Belfort », 1882. 

Lîbloj (Frédéric vox Schulee), éminent ju- 
risconsulte autrichien, professeur de l'histoire 
du droit allemand à l'Université de Csernowitz 
(Autriche) depuis 1875, né, le 13 janvier 1827, 
à Hermannstadt (Transjdvanie), où il a ensei- 
gné le droit, de 1851 à 1875; on lui doit: « Sta- 
tuta jurium municipalium Saxonum in Transil- 
vania », Ermannstadt, 1852-53 ; « Grundzûge 
der theoret. Diplomatik », id., 18.52; < Sieben- 
biirgische Rechtsgeschichte », id., deux vol., 
1854-56, 2'"e éd., trois vol., 1867-68; « Wich- 
tigste Verfassungsgrundgesetze », id., 1861 ; 
« Materialien zur siebenbùrg. Recht-sgeschich- 
te », 1862; « Deutsche Rechtsgeschichte », 
Vienne, 1863, 2'oe éd., 1868; < Oifener Brief ùber 



LIB 



1365 



Gewerbe- und Genossenschaftsweseu », 1869 , 
€ Das ungar. Staatsrecht », Vienne, 1870: « Pio- 
testantisches Kirchenrecht, vornehmlich das der 
Evangelischen », id., 1871 ; « Politische Œco- 
nomie », 1871 ; « Altgermanische Bilder uud 
die Zeit Cari des Grossen », Berlin, 1873 ; 
« Abriss d. europàischen Staats- und Rechts- 
Geschichte », id., 1874; « Der Socialismus und 
die Internationale nach ihren hervoragendsten 
Erscheinungen in Literatu und Leben », Leip- 
zig, 1875 ; « Aus der Tùrken- und Jesuitenzeit 
vor uud nach dem Jahre 1600 », Berlin, 1877, 
2'"® éd., 1879; « Discours d'ouverture de l'Uni- 
versité de Czernowitz », 1875, discours prononcé 
comme recteur ; < Ueber die Entwicklung der 
staatsbiirgerlichen Freiheit in (Esterreich » ; 
< Geschichtl. Nachrichten ueber Lehnstalteu 
Schrifsteller, Gelehrte, Bibliotheken and Archi- 
ve in Siebenbùrgen seit dem 16 Jahrhundert », 
dans les Oesterr. Blàtter fiir Literatur und 
Kunst de Vienne, de 1856, et des essais et ar- 
ticles nombreux dans les revues et dans les 
journaux. 

Librairie Fiscbbacber. Succédant aux librairies 
Joël Cherbuliez et Charles Meyrueis, cette mai- 
son a été fondée à Paris le 15 novembre 1871 
par M. Jules Sandoz, libraire à Neuchâtel (Suis- 
se) et par M. Guillaume Fischbacher de Stras- 
bourg, sous la raison sociale de Sandoz et Fisch- 
bacher. En 1878, M. Fischbacher acquit la part 
de son associé et continua dès lors les affaires 
pour son compte. Le 1^^ janvier 1882, la librai- 
rie Fischbacher fut constituée en Société anony- 
me par actions au capital de 420,000 francs. 
Cette maison a eu en peu de temps un remar- 
quable développement, grâce à ses grandes pu- 
blications historiques, philosophiques, théologi- 
ques et littéraires, parmi lesquelles nous citons : 
« La Bible », nouvellement traduite, avec com- 
mentaires et notes par Edouard Reuss, 19 vol. 
gr. in-S^'; < L'Encyclopédie des Sciences reli- 
gieuses », publiée sous la direction de Fr. Lich- 
tenberger, 13 vol. gr. in-S"; « L'Histoire du 
Christianisme depuis ses origines jusqu'à nos 
jours », par E. Chastel, 5 vol. gr. in-8''; « Les 
Grandes Scènes historiques du XVI® siècle », 
publiées avec les gravures de Tortorel et Per- 
rissin , par Alfred Franklin, 1 ^ vol. in-folio ; 
« L'Histoire ecclésiastique des Eglises au Ro- 
yaume de France » (attribué à Th. de Bèze), 
avec notes, par Baum, Cunitz et Rouss, 3 vol. 
in-4'' ; « L'Histoire des Religions, par Albert 
Réville (en cours de publication), 5 vol. parus; 
« Les Bibles et les Initiateurs religieux de l'hu- 
manité », par Louis Leblois, 7 vol. gr. in-S" ; 
« Les Origines Indo-Européennes », par Ad. 
Pictet, 3 vol. gr. in-8°; « L'Histoire des trois pre- 
miers siècles de l'Église chrétienne », par E. do 
Pressensé, etc., etc. Elle a acquis la propriété 
des œuvres complètes d'Alexandre Vinet, et a 
édité les ouvrages théologiques de MM. Astié 



1366 



Lie 



Eug. Bersier, Coquerel, de Pressensé, Fr. Go- 
det, Adolphe Monod, A. Sabatier, Edmond Stap- 
fei-; « L'Histoire de la Philosophie européenne » 
d'Alfred Weber; les « Essais de critique géné- 
rale » do Renouvier; les poésies de Jean 
Aicard, Amiel, Marc Monnior, Eugène Ratnbert, 
Alice do Chambrier, Henriette Hollard, M.""' de 
Pressensé, etc. ; les ouvrages de littérature et 
d'art de Bonnefon, Emilio Castelar. J. Levai- 
lois, Alfred Marchand, Gabriel Monod, Paul 
Stapfer, etc. ; des ouvrages do littérature musi- 
cale ; les ouvrages historiques d'Eug. Bonne- 
mère, du comte J. Delaborde et du baron 
Fernand de Schicklor ; les volumes d'histoires 
pour la jeunesse, de M.^^s ^q Pressensé et 
Eugénie Bersier, etc., etc. Mais là ne se bor- 
ne pas le rôlo de cette maison jeune et active, 
remarquable surtout par le choix des ouvra- 
ges qu'elle offre aux lecteurs sérieux, A côté 
de ses propres publications, elle met en vente 
les livi-es français d'éditeurs de la Suisse, de 
la Belgique, d'Italie ot d'Allemagne. Sa librairie 
d'assortiment débite les ouvrages en langues 
éti-angères qu'elle importe de tous les pays de 
l'ancien et du nouveau continent et constitue un 
établissement littéraire de premier ordre qui 
provoque et entretient des relations dans tous 
les domaines littéraires, scientifiques et univer- 
sitaires des deux mondes. 

Librairie Georg (H.). La première maison de 
librairie de la Suisse. MM, H. Georg et W. 
Kunding sont les libraires de l'Université et des 
principales sociétés scientifiques de la Suisse. Ils 
possèdent trois maisons, une à Bâle, dix-igée 
par M, Henri Georg, une succursale à Lyon et 
celle de Genève, la plus importante, que M. W. 
Kundig dirige depuis vingt-huit ans. La maison 
de Genève a publié, entr'autres, la Flora Orien- 
talis par Edm. Boissier, trois ouvrages d'Alphon- 
se de Caudolle, la Paléontologie Suisse de F. 
J. Pictet, les ouvrages de Droit de Charles Bre- 
chor, des ouvrages des orientalistes genevois 
Edmond Claparède, Hermauu Fol, P. de Loriol, 
Henri de Saussure, Cari Vogt, etc., la Corres- 
pondance des Réformateurs par Herminjard , 
des ouvrages des historiens Henri Fazy, J. B. 
G. Galiffe, Charles du Bois-Melly, de l'égypto- 
logue Ed. Naville, etc, 

Licata-Lopez (Jacques), écrivain italien, em- 
ployé au bureau de poste de Messine, né, le 18 
septembre 1856, a Girgenti, a débuté comme 
maître d'école ; on lui doit : < Per la morte di 
Giuseppe Garibaldi », ode, Messinô, 1882; 
« Versi », 1883 ; « Compendio délia Storia po- 
stale universale », 1887 ; « Adèle Hugo », id. 

Lîcer (Marie), femme-poète italienne, né à 
Vittorio (province de Trévise) ; son père est 
de Trieste, sa mère de Bellune, Son maître a 
été l'abbé Laurent Casolari qui lui donna le 
goût de la poésie par la lecture de la Bible 
et de la Divina Commedia. Elle débuta à Mo- 



LID 

dène en 1876 par une « Visione », La plupart 
de ses poésies ont été insérées dans les Opn- 
scoli reliffiosi, letterarii e viorali de M, Veratti, 
et dans Vlside^ étrenne publiée à Casai de- 
puis 1887. Quelques poésies de cette dame 
ont été traduites en catalan par M, Hyacinthe 
Verdaguer dans le Museo Balear ; d'autres font 
partie de l'élégante Antologia de Poetas Liri- 
cos Italianos traducidos en verso castellano, par 
Juan Luis Estelrich, Madrid, 1889. 

Liclitenberger (Frédéric- Auguste), historien 
et théologien alsacien, doyen de la Faculté de 
théologie protestante à Paris depuis 1877, né, 
à Strasbourg, en 1832. Professeur à la Faculté 
de théologie de cette ville de 18G4 à 1870, il 
protesta contre l'annexion de l'Alsace à l'Em- 
pire d'Allemagne dans un sermon : « L'Alsace 
en deuil », 1871, qui eut, eu quelques mois, dix 
éditions. De 1877 à 1882, il a dirigé et en par- 
tie rédigé les treize volumes de l'« Encj^clopé- 
die des sciences religieuses », Son ouvrage es- 
sentiel est une « Histoire des idées religieuses 
en Allemagne depuis le milieu du 18" siècle 
jusqu'à nos jours », en trois vol, 

. Lichteuberger (Ernest), littérateur alsacien, 
chargé du cours de littérature étrangère '^à la 
Faculté des Lettres de Paris, né, le 22 sep- 
tembre 1847, à Strasbourg, a professé succes- 
sivement à Sens et à Nancy, On lui doit: « Etu- 
de sur les poésies lyriques de Goethe », et une 
nouvelle édition critique du Goetz de Berlidùn- 
gen de Goethe, dans la collection des éditions 
savantes de la maison Hachette, 

Liddcll (le très rév. Henry-George), histo- 
rien anglais, diacre de la Christ-Church à Ox- 
ford, ancien recteur d'Easington (Durham), né 
en 1811. Il a été successivement examinateur 
des langues classiques, prédicateur, pro-recteur 
et vice-chancelier do l'Université d'Oxford, cha- 
pelain du prince Albert, chapelain extraordi- 
naire de la Reine, etc. On lui doit: une « His- 
tory of Rome », 1855, plusieurs fois réimpri- 
mée et publié en collaboration avec Scott; un 
« Greek Lexikon », 7""' éd. en 1883. 

Liddou (le Rév, Henry-Parry), théologien 
et prédicateur anglais, chanoine de la Cathé- 
drale de Saint-Paul, né en 1829, a fait ses étu- 
des à Oxford, où il a souvent prêché avec un 
très grand succès de 1863 à 1879, et enseigné 
l'exégèse de l'Histoire-Sainte de 1870 à 1882. 
On lui doit: < The Diviuity of Jésus Christ », 
huit lectures faites à Oxford, 1867, plusieur.s 
éditions ; « Walter Kerr Hamilton, Bishop of 
Salisbury », 1869; « Some Eléments of Reli- 
gion, Lent Lectures », 1870-72 ; « Sermons 
preached before the University of Oxford », 
5™'" éd. en 1863; « Report of the proceedings 
at the Reunion Conférence held at Bonn, bet- 
ween the 10*'' and 16^'' of August 1875 », tra- 
duit de l'allemand, avec une préface, 1876 ; il 
a publié le « Mauual for the Sick » do l'évê- 



LIE 

Le Andrews, et en collaboration avec le doc- 
itiir Will. Bright : « English Chiircli Defence 
Tracts ». 

Lidforss CVolter-Edvard), philologue suédois, 
né en 1833, depuis 1878 professeur de linguis- 
tique européenne moderne à l'Université de 
Lund. On lui doit : « Tysk grammatik », 1860, 
2nie éd., 1868 ; « Tyska las och skrifofningar », 
186^; « Fransk Sprâklâra », 1867; « Fransk 
sprâklàra i sammandrag », 1871. 

Liebe (Théodore), botaniste allemand, profes- 
seur de botanique à l'École Supérieure Techni- 
que de Berlin ; on lui doit : « Grundriss der 
spec. Botanik », Berlin, 1866, 2rae éd., 1879; 
« Die Elemeute der Morphologie », id., 1868, 
3™e éd., 1881 ; « Gruudzùge der Pflanzen- Ana- 
tomie und Physiologie », Berlin, 1878. 

Lîebenan {M}^^ Anna de), née, à Lucerne, 
d'une famille patricienne, le 15 septembre 1847, 
s'est fait connaître par un certain nombre d'ou- 
vrages édifiants : « Allocution aux jeunes fem- 
mes et aux jeunes filles chrétiennes », 1869 ; 
« La femme forte », 1871 ; « La femme chré- 
tienne », 1881; « La couronne de marié », 1882; 
« Le cœur féminin », 1886. 

Liebenau (Théodore de), historien suisse, né, 
à Lucerne, le 8 décembre 1840, est préposé, 
depuis plusieurs années, aux riches archives de 
son canton d'origine. Sa connaissance approfon- 
die des sources, sa critique sagace et pénétran- 
te, la lucidité de son exposition, la sûreté de 
sa méthode lixi assignent une place des plus 
élevées parmi les investigateurs des vieilles an- 
nales helvétiques. Nous sommes redevables à 
cet infatigable travailleur des ouvrages et mé- 
moires suivants : « Histoire des barons d'Al- 
tinghausen et de Schweinberg », 1865 ; « His- 
toire du château et des chevaliers de Baldegs », 
1866 ; « La réformation et la contre-réforma- 
tion à Hitzkneh », 1867 ; « Documents relatifs 
à la biographie de la reine Agnès. de Hongrie », 
en collaboration avec son père, le médecin Her- 
mann de Liebenau, 1867 ; « Les monuments de 
la maison de Habsbourg en Suisse. Le cloître de 
Koenigsfelden étudié au point de vue de l'his- 
toire et à celui de l'art », en collaboration avec 
W. Liibke, 1867-71 ; « Le litige survenu en- 
tre Gaspard Koller et l'empereur Sigismond 
d'Autriche », 1865 ; « Le chevalier Melchior 
Kuss », 1870; < Nicolas Ring de Lucerne », id.; 
« Recueil d'actes relatifs à la guerre de Sem- 
pach » (Archives pour Vhistoire suisse, t. XVII), 
1871 ; « Prischhaus Teilling et le serment lu- 
cernois du 24 juin 1489 v, 1872; « L'évêque 
Jean de Gurk, Bustlen et Coire et la famille 
Schultheiss de Lengbourg », 1874; « Lettres de 
Suisses illustres », 1875 ; « La guerre des Boucs 
à Zurich », id.; « Coup d'oeil sur l'histoire de la 
vallée d'Engelberg », 1876; «Les rapports de 
la Confédération avec l'étranger 1448-1458 », 
1877; « Frédéric-Guillaume I roi de Prusse et 



LIE 



1367 



ses relations avec Lucerne », id. ; « La posi- 
tion prise par Lucerne vis-à-vis des tribunaux 
de la Vehme », 1878; « Thomas Murner à 
Bâle », 1875 ; « La Battaglia di Giornico », 
1879 ; « Les Vemères de l'Hôtel de Ville de 
Lucerne », 1879-85; « I primordi délia riforma 
religiosa nel Ticino », 1880; « Les baillis de 
Lucerne », id. ; « Le plus ancien poème héral- 
dique de l'Allemagne », id. ; « Le Clipearum 
de Conrad de Mûri », id. ; « Ascanio Marso », 
1881 ; « L'ancienne Lucerne », id. 

Liebenberg (Adolphe von), agi'onome autri- 
chien, processeur à l'Ecole Supérieure d'agri- 
culture de Vienne ; on lui doit : « Untersuchun- 
gen ûber die Bordenwàrme », Halle, 1875 ; « Un- 
sere Samenkatalogue », Vienne, 1880; « Die 
Samencontrolstation der Landwirthschafts- Ge- 
sellschaft in Wien », id., 1881 ; « Ueber das 
Blûhen der Grâser », id. ; « Wie kann die Sa- 
menzucht in (Esterreich gehoben werden ? >, id., 
1882; « Bericht an das hohe k. k. Ackerbaumi- 
nisterium ûber die allg. nordische Samenausstel- 
lung und den Sameucongress in Sundsvvall im 
nordl. Schweden im J. 1882 », id., 1883, etc. 

Liebenwein (Joseph-Richard DE Casalanza, 
qui signe aussi Paul- Alexandre, Akbar Rao et 
Felice cCAgaro), écrivain autrichien, né, à Vien- 
ne, le 22 août 1864 ; il a fait son Droit et il 
fut reçu docteur en 1887 à l'Université de Vien- 
ne. Il débuta, en 1885, par un récit: « D'Rieglo- 
rin ». Suivirent : « Fiorl » ; « Beo » ; « Lelia » ; 
la petite pièce : « Zwischen zwei Stuhlen », la 
comédie : « Die Sôhne des Conte » ; le drame : 
« Lady Rhoda Boughton », et la généalogie de 
la maison ducale d'Angleterre pour VAlmanach 
de Gotha, 1886-83. 

Liebermann (Charles), chimiste allemand, qui 
a découvert avec Grabe l'alizarin artificiel, pro- 
fesseur de chimie à l'École Supérieure techni- 
que de Charlottenbourg et à l'Université de Ber- 
lin, où il est né le 23 février 1842, a publié 
des mémoires nombreux dans les Annales de 
Liebig, et dans les Berichte der deutschen che- 
viischen Çfesellschaft. 

Liebermeister (Charles), médecin allemand, 
professeur de pathologie et de thérapie, direc- 
teur de la clinique médicale à Tubingue, né, le 
2 février 1833, à Ronsdorf, a fait ses études à 
Bonn, Wurzbourg, Greifswald, Berlin, et pu- 
blié: « Beitrage zur pathologischen Anatoraie 
und Klinik der Leberkrankheiten », Tubingue, 
1864 ; « Aus der medicinischen Klinik in Ba- 
sel », Leipzig, 1868 ; « Handbuch der Patholo- 
gie und Thérapie des Fiebers », id., 1875 ; 
« Vorlesuugen ûber speciolle Pathologie und 
Thérapie », id., 1885-86-87, trois vol., et de 
nombreux essais dans les revues scientifiques. 

Liebig (Baron Georges de), médecin alle- 
mand, pi'ofesseur libre de Climatologie et de Bal- 
néologie à l'Université de Munich, né en 1827, 
a publié, entr'autres: « Ueber die Temperatur- 



1368 LIE 

unterschiede des venôsen und arteriellen Blu- 
tes », Giessen, 1853 ; « Reichenhall, sein Klirna 
und seine Heilmittel », Munich, 1861, 5'"<= éd. 
en 1883; « Die Curmittel von Reichenhall, ihre 
Wirkung und Auwendung », Munich, 1805 ; 
« Untersuchungen ûher die Ventilation und 
Erwarmung der pneumatischen Kammein », Mu- 
nich, ISGO; < Reden und Abhandlungen von 
Justus von Liebig », Leipzig, 1874. 

Liebisch (Théodore), naturaliste allemand, 
professeur de minéralogie à l'Université de Got- 
tingue, né en 1852, a publié, entr'autres : « Die 
in Form von Diluvialgeschiaben in Schlesien 
vorkommeuden massigen nordischen Gesteine », 
Brjslau, 1874; « Gold und Silber », id., 1878; 
« Goometrische Kr5'stallographio », Leipzig, 1881. 
Lieblein (Jens-Daniel-Charles), illustre égyp- 
tologue norvégien, professeur à l'Université de 
Christiania, vico-président du Congrès Interna- 
tional dos Orientalistes à Christiania (1889), 
né, le 23 décembre 1827, à Christiania, a fait 
des voyages nombreux, assisté à plusieurs Con- 
grès d'Orientalistes, et publié : « ^gyptische 
Chronologie », Christiania, 1863; « Nutidens 
Opdagelser om de gamlo iEgyptere », 1865; 
« Katalng ôfver egyptiska fornlemuingar i Na- 
tional Muséum », Stockholm, 1868 ; « Diction- 
naire de noms hiéroglyphiques en ordre généa- 
logique et alphabétique », Christiania et Leipzig, 
1871; « Recherches sur la chronologie égyp- 
tienne d'après les listes généalogiques », Chri- 
stiania, 1873; « Ueber die âgyptischen Denk- 
raàler in St. Petersburg, Helsingfors, Upsala 
und Copenhagen », 1873 ; « Om de Herodoti- 
ske Kongenavne Moeris og Pheros », 1862 ; 
€ Beraorkningner om de 8eg5^ptike Oldsager », 
1865; « Deux Papyrus hiératiques du Musée de 
Turin, publiés en fac-similé, avec la traduction 
et l'analyse de l'un de ces deux Papyrus par 
M. F. Chabas », 1868 ; « Om et Indfald i ^Egyp- 
ton af Middelhavsfolk ved Trojanerkrigens Ti- 
dor », 1869; « .^gyptologisko Studior: Om dem 
gamle SuezKanal; Om Zigeunerne », 1870; 
€ Bridag til segyptisk Kronologi », 1873 ; plu- 
sieurs essais dans les revues, et, en outre : 
« iEgyptisk Religion », trois vol., Christiania, 
13^3-85; < Handel und Schiffahrt auf dem Ro- 
ihen Meere in alten Zeiton », Christiania, 1887. 
Licbinnnn (Othon), illustre philosophe alle- 
mand, conseiller de la cour, ancien professeur 
de philosophie à l'Université do Strasbourg 
(1872-82), professeur à l'Université de Jena 
depuis 1882, né, le 25 février 1840, à Lowen- 
berg eu Silésie, a fait ses études à Jena, Halle, 
Leipzig, enseigné d'abord comme professeur li- 
bre à Tubingue, pris part à la guerre de 1870, 
et publié une série d'ouvrages fort appréciés : 
« Kant und die Epigonen », Stuttgard, 1865; 
« Ueber die Freiheit des Willens », id., 1866; 
«. Ueber don objectiven Anblick », 1869; « Vier 
Monate vor Paris », anonyme, id., 1871; « Ana- 



LIE 

lysis der Wirklichkeit », Strasbourg, 1876, 2'»« 
éd. augmentée, 1880 ; « Gedanken und Thatsa- 
chen », Strasbourg, 1882 ; « Ueber Philosophi- 
sche Tradition », id., 1884 ; des essais nom- 
breux et des articles dans les revues. 

LieboMt (Jean-Christian-Auguste), écrivain 
allemand, pasteur à Altona, né, le l^"^ mai 
1836, à Travemiinde, a publié, entr'autres : 
« Die St. Pauli- Kirche sonst und jetzt », 1832; 
« Das neue Reventiow- Stift in Altona », 1885; 
« Der Streit iiber die Jurisdiktion im Schauen- 
burgischen Hofe zu Hamburg », 1881 ; « Der 
Autenthalt des Christianus Demokritus in Ham- 
burg und Altona », 1884 ; « Urkunden aus den 
preussischen geheimen Archiv in Betreff der 
Belagerung Hamburgs durch die Dâneu im Jahre 
1686 », 1887. 

Liebrecht (Félix), illustre érudit et folk-lo- 
riste allemand, ancien professeur de littérature 
allemande à l'Université de Liège, pensionné en 
1868, enlevé, par une attaque d'apoplexie, depuis 
trois ans, au travail, est né, eu 1812, à Breslau. 
Il est membre de nombreuses sociétés littéraires 
étrangères, entr'autres, de VAcademia Scientia- 
rum Bonarumque Artium et de la Società Sidliana 
per la Storia Patria de Palerme, de V Accademîa 
degli Zelanti d'Aci-Reale, de la Sociedad del 
Fulk-lore Castellano de Madrid, de V Associa(^ao 
dos Jornalistas e JEscriptores de Lisbonne. On 
lui doit : la traduction allemande du Pentame- 
rone (contes populaires napolitains) avec pré- 
face de Jacob Grimm, 1846 ; « Des heiligen 
Johannes von Damascus Barlaam und Josa- 
phat », traduit du grec, avec préface de Lu- 
dolfF von BeckedortF, 1847; < John Dunlops 
Geschichte der Prosadichtungen oder Geschich- 
te der Romane, Novellen, Màrchen und so wei- 
tor », traduit de l'anglais avec additions, cor- 
rections, préface et notes, 1851 ; « Des Gerva- 
sius vol Tilburg Otia Imperalia », extraits, avec 
notes, 1856; « Zur Volkskunde, alte und neue 
Aufsâtze », 1879. 

Liég'eard (Stepheu), écrivain élégant, brillant 
orateur, jurisconsulte et homme politique fran- 
çais, né, à Dijon, le 29 mars 1830. Ancien avo- 
cat, ancien sous-préfet, ancien député, membre 
de plusieurs sociétés et académies littéraires, 
otïicier de Saint-Charles, et chevalier de Saiut- 
Grégoire-le-Grand, chevalier de Venezuela, etc., 
plusieurs fpis couronné dans les concours littérai- 
res, vice -président du Conseil Supérieur de la 
Société Nationale d'Encouragement au Bien, a 
publié une série de livres remarquables : « De l'O- 
rigine, de l'Esprit et des cas d'application de la 
Maxime: le partage est déclaratif de propriété », 
brochure médaillée, Paris, Durand; « Le Verger 
d'Isaure, recueil de poésies couronnées », Paris, 
Hachette, 1870; « Trois ans à la Chambre », 
recueil do discours et travaux parlementaires, 
Paris, Dentu, 1873 ; « Vingt journées d'un tou- 
riste au Pays de Luchon », un vol., Paris, Ha- 



LIE 

chette, 1874 ; « A travers l'Engadine, la Valte- 
line, le Tyrol et les lacs de Fltalie Supérieure », 
id., Hachette, 1877 ; « Les Grands Coeiirs », 
volume de poésies couronné par l'Académie fran- 
çaise avec le prix Montyou, Hachette, 1883 ; 
« La Côte d'Azur », grand in-4°, illustré de 
250 gravures, couronné par l'Académie Fran- 
çaise avec le prix Bordin, Quantin, 1888. 

Liégeois (Jules), économiste et publiciste 
français, professeur à la Faculté de -Droit de 
Nancy, correspondant du Ministère de l'Instruc- 
tion Publique (section des sciences économiques 
et sociales), né, à Damviller (Meuse), le 30 no- 
vembre 1833, Successivement chef de Cabinet 
de Préfet et sous-chef au Cabinet du Ministre 
de l'Intérieur, M. L. a été nommé en 1865 pro- 
fesseur de Droit administratif à la Faculté de 
Nancy, où il a, en outre, professé l'économie 
politique de 1867 à 1877. Nous donnons ici la 
liste de ses principales publications : « Histoire 
et législation de l'usure », Nancy, 1863; « Ré- 
pétitions écrites sur le Droit administratif », 
5me et 6"^e éd. de l'ouvrage de feu M. Caban- 
tous, mis au courant de la législation et de la 
jurisprudence depuis 1866, 2 vol., 1873-82, Pa- 
ris, Chevalier-Marescq, éd.; « La Monnaie ou 
le billet de banque », Nancy, 1877; « Le Code 
civil et les Droits des époux », Nancy, br. in- 
8», 1878; « Le tarif des douanes et le prix du 
blé >, Nancy, 1881 ; « La question monétaire, 
ses origines, son état actuel », Nancy, br. in- 
8", 1881 ; « De la suggestion hypnotique, dans 
ses rapports avec le Droit civil et le Droit cri- 
minel », mémoire lu à l'Académie des Sciences 
morales et politiques; « De la suggestion et 
du sonnambulisme dans leurs rapports avec la 
jurisprudence et la médecine légale », 1 vol. gr. 
in-8o de vii-758 pag., Paris, 0. Doin éd., 1889. 

Lier (Hermann-Arthur), littérateur allemand, 
né, le l^'' février 1857, à Herrnhut, est attaché 
en qualité de custos à la Bibliothèque de Dres- 
de. On lui doit, entr'autres : « Ueber den Aug- 
sburgischen Humanistenkreis mit besonderer Be- 
riicksichtigung Bernhard Adelmann's von Adel- 
manns felac sales mire festivi »; « Die Briefe 
des Dichters J. J. Ewald an den Stallmeister 
von Brandt ». 

Lierow (Grustave-Adolphe-Guillaume), poète 
et théologien allemand, pasteur à Lohmen, né, 
le 30 janvier 1813, à Spendin, a publié plu- 
sieurs recueils lyriques ; citons : « Lyrische Ge- 
dichte », 1842 ; « Meckl. Album », en collabo- 
ration avec John Brinkmann ; « Christliche Zeit- 
lieder », 1844; « Vier Lieder », 1848; € Am 
Reformationsf'est, ein Zeitlied », 1882. 

Liès-Bodart, chimiste et professeui- français, 
inspecteur général de l'enseignement primaire, 
né, à Uckange (Moselle), le 27 février 1811. 
Après avoir été préparateur de chimie à l'école 
Polytechnique, il a occupé la chaire de chimie à 
la Faculté des Sciences de Strasbourg depuis 



Lia 1369 

1856 jusqu'en 1870. Pendant la guerre, M. L.-B. 
commanda un corps de francs-tireurs strasbour- 
geois. Inspecteur d'Académie à Bordeaux en 
1871, il fut nommé en 1877 inspecteur général 
de l'enseignement primaire. Il est depuis 1884 
examinateur de la Seine. M. L.-B. a publié les 
travaux suivants : « Note sur la phorone » ; 
« Note sur la conservation des viandes fraîches 
à l'aide du sulfite de soude » ; « Mémoire sur 
l'action du perchlorure de phosphore sur les 
acides bibériques et notamment sur l'acide mu- 
cique et l'acide malique » ; « Mémoire sur la 
saponification des corps gras en les transfor- 
mant en éther, de l'alcool amylique à l'aide de 
l'acide sulfurique » ; « Mémoire sur l'extraction 
du calcium en traitant l'iodure de calcium par 
le sodium » (en collaboration avec Gobin) ; 
4 Traité des manipulations chimiques à l'usage 
des Ecoles Normales primaires ». 

Liess (Emile), né, à Weimar, le 31 octobre 
1864, est occupé aujourd'hui à Zurich dans la 
rédaction de Deutsche Nachrichten, et a publié 
quelques nouvelles : <t Fleurs de la Forêt de 
Thuringe », 1886; « Une émancipée », 1887. 

Lieutier (Nelly), femme de lettres française, 
née, à La Tremblade (Charente-Inférieure), en 
1829, fut élevée entièrement par son père, le 
docteur Besson, médecin très-distingué, d'une 
haute intelligence et d'un grand savoir. Elle 
commença ses publications littéraires par « Che- 
min faisant », poésies publiées chez Lemerre. 
Elle a collaboré à la Semaine des enfants, à 1'/^ 
histratîon, à la Vie domestique, au Journal des 
jeunes mères, au Saint-Nicholas, au Musée des fa- 
milles, au Journal des enfants, etc. Elle est 
aujourd'hui rédactrice-en-chef à la 3Iode pour 
tous et à VÉcho sous le pseudonyme de Jeanne 
de Bargy. Elle a publié en librairie : < La ba- 
gue d'argent »; « Les hommes de demain », 
nouvelles ; « La fille de l'Aveugle, le livre rou- 
ge »; « Un jour de pluie »; « La journée de 
Catherine » ; « Juliette et Marie » ; « Le code 
de la femme du monde », sous le pseudonj'mo 
de Jeanne de Bargy ; « Les visites à Grand- 
Mère » ; « En famille » ; « Un oiseau de proie 
parisien » ; « Le testament de maître Michel » ; 
« L'avarice de tante Ursule » ; < Jean le boi- 
teux ». Elle doit faire paraître sous peu : « Iso- 
lée » ; « La femme du renégat », et un volume de 
nouvelles déjà publiées. M™^ N. L. e^t tante 
de Pierre Loti. Elle est officer d'Académie et 
membre de la Société des gens de lettres. 

Liglitfoot (le très rév. Joseph-Barber), théo- 
logien anglais, évêque de Durham, né, en 1828, 
à Liverpool, a fait ses études à Cambridge, où 
il a prêché et enseigné; on lui doit: « St Paul's 
Epistle to the Galatians, a revised Text, with 
Introduction, Notes, and Dissertations », 1865, 
2« éd., 1866, 8e éd., 1884; « St. Paul's Epistles 
to the Philippians, a revised Text, with Intro- 
dution, Notes and Dissertations », 1868, 8« éd., 

172 



1370 



LIG 



1884; « St. Clément of Rome. The two Epist- 
les to the Corinthians, a revised Text with In- 
troduction and Notes », 1869 ; « Appendix to 
St. Clément of Rome », 1877; « Ou a Fresh 
Revision of the English New Testament», 1871; 
« St. Paul's Epistles to the Colossiaus and to 
Philemon, a revised Text with Introd., Notes 
and Dissert. », 1875, 8^ éd. 1886; « The Apo- 
stolic fathers, part II, Ignatius and Pol3'carp », 
1885. Collaborateur de la Contemporary Review, 
des Dictionaries of the Bible and of Christian 
Antiqtiities de Smith, et du Journal of Philo- 
logij, il a édité le traité posthume du diacre 
Mansel : « The Gnostic Hérésies of the First 
and Second Centuries ». 

Ligier (Hermann), administrateur et écrivain 
français, actuellement préfet de la Somme, né, 
à Poligny (Jura), en 1849, Docteur ès-lottres, il 
a collaboré aux revues et journaux, notamment 
à la Vie Littéraire; puis, entré dans l'adminis- 
tration, il a été sous-préfet de Mirecourt, de 
Dôle, de Meaux, Préfet du Jura et Préfet de la 
Somme. Il a publié un ouvrage très-intéressant 
sur « La Politique de Rabelais », gr. in-4°, 
Fischbachor, 1880, et une thèse curieuse: « De 
Hypathiae philosophia et Eclectismi Alexandrini 
fine ». Cette étude concerne la philosophe Kjpa,- 
thia qui illustra, à Alexandrie, la chaire de phi- 
losophie platonicienne et fut mise à mort par 
des chrétiens fanatiques. 

Ligiiann (Jacques), philologue et orientaliste 
italien, professeur de philologie comparée à l'Uni- 
versité de Rome (depuis 1881), ancien profes- 
seur de sanscrit à l'Université de Naples (1860- 
70), né, en Piémont, vers l'année 1830, a fait 
ses études à Turin et à Bonn, où il a suivi 
les cours de sanscrit du célèbre professeur Las- 
sen ; patriote ardent et orateur éloquent , il 
pérora en 1848 avec chaleur la cause de l'in- 
dépendance italienne dans les cercles popu- 
laires de Francfort à l'époque de la réunioîi 
de la Diète. Il débuta à l'école du professeur 
Paravia à l'Université de Turin par des poé- 
sies qui furent admirées; journaliste brillant, 
il a collaboré tour-à-tour, à plusieurs journaux 
politiques de Turin, do Naples et de Rome ; 
ses articles dans le Popolo Romano, et ses cor- 
respondances à V Indépendance Belge ont sou- 
vent été remarqués et discutés. Conférencier 
spirituel, il a débuté, comme indianiste, par une 
conférence brillante à l'Association des étudiants 
de Turin sur le Râmâyana et le Schahnameh 
comparés avec les Niebelungen. A l'occasion de 
la première mission italienne politique et scien- 
tifique en Perse, présidée par le Sénateur De 
Filippi, M. L. suivit l'expédition en qualité 
d'interprète. Il prit une part très-active à la 
transformation de l'ancien Collège des Chi- 
nois ou Collège Asiatique de Naples en Insti- 
tut Oriental. Il assista aux Congrès des Orien- 
talistes de Leyde et de Vienne; dans ce der- 



LIL 

nier il donnait lecture d'un essai : « Siir les 
Navagvas védiques ». En dehors de quelques 
leçons d'ouverture, et poésies éparsos, il a pu- 
blié : « Rime inédite di ogni secolo », Milan, 
1870; € Letter on Rome and the Stars, transla- 
ted by Rev. Somerset B. Burtchal », Rome, 
1876; « Relazione a S. E. il Ministre délia 
Istruzione Pubblica délia Commissione per l'e- 
same del regolamento spéciale délia Facoltà di 
filosofia e lettere », Rome, 1876; « Relazione 
a S. E. il Ministre délia Pubblica Istruzione 
sul R. Collegio Asiatico di Napoli e documenti 
relativi », Rome, 1882. 

Liliencron (Baron Detlev von), écrivain al- 
lemand, né, le 3 juin 1844, à Kiel; ancien capi- 
taine dans l'armée prussienne, deux fois blessé 
devant l'ennemi, il a connu assez tard sa voca- 
tion poétique, mais ses débuts tardifs ont été des 
succès. Citons: « Adiutantenritter und andere 
Gedichte » ; « Eine Sommerschlacht », nouvel- 
les ; « Breide Hummelsbiittel », roman; « Knut 
der Herre », drame ; « Die Rantzow und die 
Pogwisch », drame ; « Der Teufel und Paler- 
mo »; « Arbeit adelt », tragédie; * Die Me- 
rowinges », tragédie ; « Unter flatternden Fah- 
nen », nouvelles. 

Liliencron (Baron Roch de), écrivain alle- 
mand, né, le 8 décembre 1820, à Pion (Hol- 
stein), a fait ses études à Kiel et à Berlin; 
reçu docteur en 1846, il entreprit un voyage au 
Danemark, pour y étudier les langues du nord. 
Nommé professeur de philologie allemande à 
l'Université de Jena, il y enseigna pendant 
trois ans ; il passa ensuite au service du Grand- 
Duc de Saxe Meiningen, et il fut nommé biblio- 
thécaire grand-ducal. En 1869, il fut nommé 
membre de l'Académie des Sciences de Munich, 
et il fut chargé de la direction de VAllgemeine 
deutsche Biographie à Munich, où il fixa sa de- 
meure jusqu'en 1876 ; en 1876, il fut mis à la 
tête du Couvent dos Chevaliers de Saint-Jean 
à Schleswig, et il s'y trouve encore. Parmi ses 
publications, signalons : « Lieder und Sprùche 
ans der letzten Zeit des Minnesangs », en col- 
laboration avec W. Stade, 1855 ; « Ueber die 
Nibelungenhandschrift C », 1856 ; « Diiringi- 
sche Chronik von Johann Rotho », 1859; « Die 
historischen Volkslieder der Deutschen von 13- 
16 Jahrhund. », 1865-69; « Deutsches Leben 
im Volkslied um 1539 », 1885. 

Lilieul'eld (Paul von), philosophe et écrivain 
livonien, né, le 29 janvier 1829, à Bialystock, a 
fait ses études à Saint-Pétersbourg; entré au 
service de l'Administration de la justice, il fonc- 
tionna, pendant quelques années, comme juge 
de paix jusqu'en 1867, et pui.s comme vice-gou- 
verneur de Saint-Pétersbourg, et comme gou- 
verneur de la Courlande jusqu'en 1885, année 
en laquelle, rappelé à Saint-Pétersbourg, il fut 
nommé Sénateur. Décoré de plusieurs ordres, il 
a publié : « Land und Freiheit », 1868 (en russe 



LIL 

et en allemand) ; « Eléments de l'économie po- 
litique »; « Pensées sur la science sociale de 
l'avenir », 5 vol., 1873-81, ouvrage monumen- 
tal qui a posé sa réputation de grand penseur. 
Cfr. la sixième livraison des Deutsche Denker, 
qui lui a été consacrée par le prof. Otto Henné. 

Lilieuthal (Charles de), jurisconsulte suisse- 
allemand, né, le 31 août 1853, à Elberfeld, étu- 
dia, de 1868 à 1872, le droit à l'Université de 
Berlin, prit en 1873 son doctorat à Heidelberg, 
subit en 1877 l'examen d'état et se décida, après 
quelques années consacrées à la pratique auprès 
du tribunal présidiel d'Elberfeld à embrasser la 
carrière académique. D^abord privât Docent à 
l'Université de Halle (1879), il a été nommé en 
1882 professeur à Zurich pour la chaire de droit 
pénal. Outre plusieurs articles insérés soit dans 
le Dictionnaire juridique de HoUzendorff, soit 
dans les Annales d'Économie nationale et de sta- 
tistique (La législation allemande sur l'îisure, 
t. XXXV), nous possédons de lui : « Matériaux 
pour la doctrine des délits collectifs », Leipzig, 
1875 ; « L'Hypnotisme et le droit pénal », Ber- 
lin, 1877. M. de L. édite depuis 1882 une Re- 
vue de droit pénal ^ consacrée surtout au compte- 
rendu des ouvrages nouveaux qui paraissent sur 
la matière. 

Liljeborg (Wilhelm), zoologiste suédois, né 
en 1816, professeur à Upsala. On lui doit: 
« Observationes zoologicse », 1844-45 : « Om 
de i Skâne fôrekommande Crustacier », 1853 ; 
< Sveriges och Norges vyggraddsrdjur », 1874; 
« Fauna, Sveriges och Norges fiskar », 1881 ; 
« Zoologisk resa i norra Ryssland och Fin- 
marken ». 

Liljenstrand (Axl-Vilhelm), jurisconsulte fin- 
landais, professeur et conseiller à Helsingfors, 
né en 1821. On lui doit: « Om kanoniska ràttens 
inflytande pâ Sveriges lagstifning » , 1851 ; 
« Historisk teckning af den i Finland tillàm- 
pade lagstifthingens grundsatser for nàringar- 
nes och det allrnanna vàlstàndets befrâmjande », 
1853 ; « Ekonomisk- jurisdisk afhandling om 
Finlands stromrensuingsverk », 1856 ; « Om 
skifte af jord », 1857; « System af samfund- 
sekonomins làror »; « Finlands jordnaturer och 
àldre skattevàsende », 1879 ; « De nordiska 
byggninggabalkarne », 1881-82. 

Lilla (Vincent), écrivain italien, né, à Fran- 
cavilla-Fontana, en 1837 ; il se rendit à Naples 
en 1861, pour y enseigner d'abord la philoso- 
phie, ensuite la philosophie du droit. Nommé 
en 1886 professeur de philosophie à l'Univer- 
sité de Messine, et en 1888 chargé aussi de 
l'enseignement de l'introduction encyclopédique 
aux sciences juridiques et aux institutions de 
droit civil, il a publié : « La provvidenza e li- 
bertà nella civiltà », Naples, 1868; « Dio è e 
non è il mondo », id,, 1869 ; « La personalità 
originaria e la personalità derivata », id., id.; 
^< Kant 6 Rosmini », Turin, 1870; « Lu scieuza 



LIM 



1371 



e la vita », id., 1871; « La mente dell'Aqui- 
nate e la filosofia moderna », id., 1873 ; « Sag- 
gio di pedagogia filosofica », Florence, 1877 ; 
« Teorie fondamentali délia filosofia del dirit- 
to », Naples, id. ; « Flosofia del diritto », id.; 
1880; « San Tommaso filosofo in relazione con 
Platoue ed Aristotile », id., id. ; « Il diritto di 
proprietà », id., 1886 ; « Saggi di sacra elo- 
quenza », id., id. ; « Niccolô Spedalieri e i di- 
ritti dell'uomo », id., id. ; « Critica délia dot- 
trina etica-giuridica di Stuart Mill », id., 1889. 

Lilly ( William -Samuel ) , écrivain anglais, 
juge de paix pour le Middlesex, secrétaire de 
la Catholic Union of Great Britain depuis 1874, 
né en 1848 ; après avoir fait ses études à Cam- 
bridge, il a été pendant quelques années au ser- 
vice aux Indes et rempli en 1869 les fonctions 
de sous-secrétaire au Gouvernement de Madras. 
Collaborateur de plusieurs revues: Quarterly 
Dublin^ Contemporary, Fortnightly, Nineteenth 
Century, il a publié : « Ancient Religion and Mo- 
dem Thought », 1884; « Chapters in European 
History », deux vol., 1886. 

Limau (Charles), médecin allemand, profes- 
seur de médecine légale à l'Université de Berlin, 
né le 16 février 1818, a publié: « Zweifelhafte 
Geisterzustânde vor Gericht », Berlin, 1869 ; 
« Handbuch der gerichtlichen Medicin », Ber- 
lin, 1881, 7rae édition. 

Limanowski (Boleslas), sociologue et histo- 
rien polonais, né, en 1835, en Livonie, demeure 
à présent comme émigré politique à Zurich en 
Suisse. Ses principaux ouvrages sont: « La que- 
stion ouvrière », 1871 ; « Les deux communis- 
tes célèbres, Thomas Morus et Thomas Campa- 
nella, et leurs systèmes sociaux, l'Utopie et 
la Cité du Soleil », 1873 ; « Le destin de la 
nationalité polonaise en Silésie », 1874 ; « La 
sociologie d'Auguste Comte », 1875; « Le so- 
cialisme comme la nécessité du développement 
historique », 1879; « Histoire de la révolution 
polonaise en 1863 », 1882 ; « Histoire du mou- 
vement social dans la seconde moitié du XVIII" 
siècle », 1888, etc. 

Limbourg (Henri), avocat, publiciste et ad- 
ministrateur français, né, à Nancy, le 7 mai 
1834. Il a fait ses études à Motz, où son père 
était Président de Chambre et son droit à Pa- 
ris. Inscrit au barreau de Metz (1854), M. H. 
L. devint rapidement un des premiers avocats 
du barreau messin. En 1863, il plaida pour le 
duc d'Aumale, dont il devint l'ami. Après l'an- 
nexion, il fut nommé (avril 1871) préfet de l'Hé- 
rault, puis préfet des Bouches-du-Rhône, de 
vSeine-et-Oise (1874) et de la Seine-Inférieure 
(mars 1876). il donna sa démission en octobre 
1880, et se fit inscrire au barreau do Paris. Il 
publia la « Défense du lieutenant-colonel Cha- 
tel », recueillie par sa famille et ses amis, 
Rouen, 1881 ; « La Restitution des Biens d'Or- 
léans », Pion, Paris, Nourrit ot C''", 3'ne éd.. 



1372 



LIN 



1888 (les deux premières ont été tirées à 25,000 
exemplaires). 

Liuiboar^ (Maximilien), philosophe allemand, 
professeur de propédeutique philosophique et 
théologique à l'Université d'Innsbruck, né en 
1841; on lui doit, entr'autres: « Begriff und 
Eiutheilung der Philosophie >, Innsbruck, 1881; 
c De distinctione essentise do existentia », Ra- 
tisbonne, 1883 ; « Questionum metaphysicarum 
libri quinque », 1884-86; « Questionum dialec- 
ticarum libri très », 1886. 

Limcl (Benjamin-Alphonse), publicisto fran- 
çais, né, à Bordeaux, le 13 septembre 1827, 
s'occupa d'abord d'opérations de banque. Il a 
publié divers opuscules financiers. Il est ré- 
dacteur de la Revue Financière et de la Science 
pour tous, sous le pseudonj'^me de Ben-jamin. 
Limousin (Charles-Mathieu), économiste et 
publiciste français, fondateur et directeur de 
revue Le Mouvement Social^ organe de l'école 
Phalanstérienne, né, le 23 octobre 1840, à Saint- 
Etienne (Loire) ; il est un autodidacte. Ouvrier 
tisserand, puis imprimeur, puis commis dans 
une fabrique de chapeaux, il est entré en 1867 
à la rédaction du Siècle. Collaborateur du Na- 
tional, du Journal des Économistes et de la Gi- 
ronde pour les questions sociales, il a rendu 
compte, pendant plusieurs années, dans le Jour- 
nal des Débats et plusieurs autres journaux 
parisiens des congrès coopératifs et socialistes. 
Membre de nombreuses sociétés, il a pris une 
part active à plusieurs congrès, et publié plu- 
sieurs essais et mémoires sur les sociétés coo- 
pératives, les trades'' unions, les sectes socialis- 
tes américaines, le régime des chemins de fer 
et celui de la navigation, la question de l'en- 
seignement professionnel, etc. 

Limpriclit (Honry), chimiste allemand, con- 
seiller intime, professeur de chimie à l'Univer- 
sité de Greifswald et directeur de l'Institut do 
Chimie, né, le 21 avril 1827, à Eutin (Holstein), 
a étudié à Brunswick, Ratzebourg, Goetting ; 
on lui doit : « Grundriss der organischen Che- 
mie », Brunswick, 1855; « Lehrbuch der or- 
ganischen Chemie », id., 1882; les résultats de 
ses recherches dans son propre laboratoire, ont 
été communiqués aux Annales de Liebig depuis 
1850, et aux Berichte de la Société des chimistes 
allemands. 

Linaker (Arthur), pédagogiste italien, pro- 
fesseur de philosophie au Lycée Dante de Flo- 
rence, né, à Florence, le 3 septembre 1856, 
issu d'une famille originaire de la Suisse. Il a 
fait ses études à l'Institut des Études Supé- 
rieures, et il y prépara une monographie inti- 
tulée : « La vita, i tempi e l'opéra educativa 
di Rafifaello Lambruschini », dont il a publié 
des fragments. On lui doit une conférence : « La 
Moderna Pedagogia in Toscana », 1878; « Frara- 
meuti educativi di Catoue e di Varrone », id.; 
« L'Odierno réalisme nella poesia », 1879; « I 



LIN 

coDgressi degli scienziati e i congressi pedago- 
gici italiani », 1880; « Gli scritti filologici di 
G. Leopardi sopra M. Cornelio Froutoue con 
l'aggiuuta di una lettera inedita esistente nei 
manoscritti palatini », 1881 ; « Dell'istruzione 
secondaria classica », discours, id. ; « Scritti 
pedagogici », 1882; « Giovanni Ruffini », id.; 
« Le nostre scuole », Pistoia, 1883 ; « Marco 
Cornelio Frontone e l'educazione di M. Aurelio 
Antonino », Florence, 1883 ; « Tre discorsi », 
Pi«toia, 1886 ; «, Il processo politico di E. Ma- 
yer a Roma n.el 1840 », 1887. 

Liuati (Comte Philippe), écrivain, poète, phi- 
losophe, patriote italien. Sénateur du Royaume, 
commandeur de l'Ordre de Malte^ né, le 9 jan- 
vier 1816, à Barcelone, d'une noble et ancien- 
ne famille de Parme, où il demeura, et où il a 
pris une part active aux événements des an- 
nées 1848 et 1859. Envoyé, comme Podesta de 
Parme, en mission à la Cour de Napoléon III, 
il en obtint la promesse de la non interven- 
tion ; nommé député au Parlement trois fois, 
il fut nommé Sénateur en 1860. Président 
de la Dfjmtazioiie Parmense di Storia Patria, 
membre correspondant de 1' Académie des 
Sciences de Turin, il a publié un volume sa- 
vant intitulé: « Studii sul Planisfero », des 
sonnets délicieux, écrits avec une verve satiri- 
que incomparable, un poème épique : « Valsu- 
gana », des romans en vers : « Adelina di Rub- 
biano » ; « Elena di Belforte » ; « Maria »; « Il 
sogno del pellegrino »; « Gli spedalieri », plu- 
sieurs recueils lyriques, et, en outre: « Razio- 
nalismo e Religione », Gênes, 1867; « La Re- 
ligione e la Scienza », id., 1868; « Introduzione 
allô studio délia Fisiologia Trascendentale », 
Parme, 1874 ; différentes brochures, etc. 

Lindau (Paul), illustre publiciste, auteur dra- 
matique et romancier allemand, né, le 3 juin 
1839, à Magdebourg, a fait ses études à Halle 
et à Leipzig, et demeura longtemps à Paris 
comme correspondaut de journaux allemands. 
Revenu en 1863 en Allemagne, il a été d'abord 
rédacteur à la Gazette de Diisseldorf, ensuite 
à celle d'Elberfeld. Il fonda le Neue Blatt à 
Leipzig, et en 1871 à Berlin. Rédacteur suc- 
cessivement du Bazar et de la Gef/enwart fon- 
dée par lui, il est depuis 1877 directeur de 
l'excellente revue: Nord und Sied. Traducteur 
de plusieurs ouvrages d'Augier, Dumas et Sar- 
dou, il a écrit un grand nombre d'ouvrages 
dont plusieurs ont eu un grand succès. Citons 
parmi ses œuvres dramatiques : « Marion » ; 
« In diplomatischer Sendung »; * Maria und 
Magdalona » ; « Diana » ; « Ein Erfolg » ; 
« Der Zankapfel » ; « Gràfin Lea » ; « Ver- 
schàmte Arbeit » ; < Jungbrunnen », 1882 ; 
« Frau Susanne », 1884, en collab. avec Hugo 
Lubliner; « Mariannens Mutter »; « Galeotto », 
1886 (d'après Echegaray) ; parmi ses nouvel- 
les : « Kleine Geschichten », 1872 ; « Herr und 



LIN 

Frau Bewer », 1882; « Toggenburg und andere 
Gescliichten >, 1883; « Maio », 1884; « Hé- 
lène Jung », 1885; « Der Zug nacli dem We- 
sten », 1886, roman en deux vol.; « Arme 
Màdclien », 1887, roman en deux vol.; « Spit- 
zen », 1888, id. ; parmi ses ouvrages de criti- 
que littéraire: « Literarische Riicksiclitslosig- 
sketten », 1872, trois éd.; « Molière », 1872; 
« Alfred de Musset », 1877, deux éd.; « Dra- 
maturgische Blàtter », 1879; « Aus dem lite- 
rarischen Frankreich », 1882; « Briefe aus Bay- 
reuth Parsifal », 1882 ; comme desci'iptions de 
voyage, citons: « Aus Venetien », 1864; « Aus 
Paris », 1865; « Yergniigungsreisen », 1875; 
« Aus der Neuen Welt », 1883; « Im Pluge », 
1885; comme variétés: « Harmlose Briefe eines 
deutschen Kleinstadtes », 1870-71, 2^ éd., 1879; 
« Moderne Marchen », 1871 ; « Nûchterne Brie- 
fe aus Baj-reuth », 1876, 11^ éd., 1887; « Ue- 
berfllissige Briefe », 1878; « Aus der Haupt- 
stadt », 1883; « Intéressante Falle », 1887. 

Lindaa (Rodolphe), écrivain allemand, an- 
cien attaché de légation et puis d'ambassade 
au Japon et à Paris, fonctionnaire au ministère 
des affaires étrangères à Berlin, conseiller se- 
cret depuis 1884, né, le 10 octobre 1830, à 
Gardelegen, a publié : « Voyage autour du Ja- 
pon », 1863 ; « Peines perdues », nouvelles, 
1871 ; « Die preussische Garde in Feldzuge », 
1872; « Erzàhlungen und Novellen », 1873; 
« Robert Ashton », roman, 1876; « Schififbruch », 
roman, 1877 ; « Liquidiert », nouvelles, id. ; 
« Vier Novellen », 1878 ; « Gornon Baldwin », 
nouvelle, id. ; « Die kleine Welt », nouvelle, 
1879 ; « Guto Gesellschaft », roman , 1880 ; 
« Wintertage », 1882; « Der Gast », nouvelle, 
1883 ; € Auf der Fahrt », nouvelle, 1886. 

Linde (Antonius VON der), écrivain hollandais, 
né, le 14 novembre 1833, à Haarlem en Hollande, 
établi depuis 1871 en Allemagne, naturalisé prus- 
sien en 1876, ancien prédicateur à Amsterdam, 
maintenant bibliothécaire en chef à Wiesba- 
den. On lui doit, entr'autres : « Haarlem », 1868; 
« Balth. Bekker », 1869 ; « Bened. Spinoza », 
1871; « Die Handschriften der K. Landesbiblio- 
thek zu Wiesbaden », 1877; « Die Nassauer 
Drucke zu Wiesbaden », id. ; « Die Nassauer 
Brunnenliteratur zu Wiesbaden », 1883 ; « Das 
Breviarium Moguntinum », 1884 ; « Ecclesia 
Reformata militans », 1859 ; « Das Konzil von 
Dordrecht », 1863; « Das Leben Jesu », 1865; 
« Gesammelte Abhandlungen », 1866-68; « Spi- 
noza », 1862; < Schellings Philosophie der Of- 
renbarung », id.; « Ideen », 1867; « Geschich- 
te und Literatur des Schachspiels », 1874; 
« Quellenstudien », 1884 ; « Histoire de la 
guerre de Moscovie », 1866 ; « Die Haarlemer 
Costerlegende », 1870; « Gutenberg », 1878; 
« Geschichte der Erfindung der Buchdruck- 
kunst », 1886; « Kaspar Hauser », id. 

Lindelof (Laurent-Léonard), mathématicien 



LIN 



1373 



finlandais, professeur à l'Université d'Helsing- 
fors, né en 1827, a publié, avec l'abbé Moigno : 
« Leçons de calcul des variations », 1861; « Lâ- 
robok i analytisk geometri », 1864. 

Liudenber^ (Paul), écrivain allemand, né, le 
11 novembre 1859, à Berlin, pendant quelques 
années rédacteur du feuilleton des Gorlitz- NacJt- 
richten ; il visita l'Allemagne du Sud, la Siiisse 
et l'Italie, et, à son retour, il devint l'un des 
rédacteurs de la Deutsche Rundschati, consa- 
crant surtout ses études à l'histoire de la ville 
de Berlin. Parmi ses publications, citons: « Dem 
Kaiser, deutsche Dichtergaben », 1878; « Ber- 
lin, Schutzlos und Schuldlos », deux éd., 1884; 
« Berliner Blut », deux éd., 1885 ; « Berlin », 
1886; « Potsdam », id.; « Berlins geflùgelte 
Worte », 2me éd., 1887; « Im Weichbilde des 
Bàren », id. ; « Otto Schûtt's Reisen im siid- 
"westlichen Becken des Kongo », id. 

Liudgreu (Adolphe-L.), critique musical, ré- 
dacteur de VAftonhladet, co-rédacteur de la Ny 
svensk Tidskrift », 1880-81, rédacteur en-chef 
de la Svensk miisiktidning (1881-83), né en 1848, 
a publié séparément: « Satse; svenskverslàra », 
1880; « Om vagnerismen », 1881; « Svenka 
hofkapellmàstere », 1882, et une traduction sué- 
doise de Shakespeare, 1876. 

Lîndley (le très-hon. Sir Nathaniel), juris- 
consulte anglais, né, en 1828, dans le Middle- 
sex, juge à la Cour d'appel de Londres depuis 
1881, membre du Conseil Privé, a publié: «In- 
troduction to the Study of Jurisprudence » ; 
« Treatise on the Law of Partnership and Com- 
panies ». 

Lindner (Bruno), indianiste allemand, pro- 
fesseur de sanscrit à l'Université de Leipzig; 
on lui doit: « Die Dîkshâ oder Weihe fur das 
Somaopfer », Leipzig, 1878; « Altindische No- 
minalbildung », Jena, 1878; «Das Kaustîtaki- 
Brâhmana », l^"*" partie, Jena, 1887. 

Lindner (Christian- Albert), écrivain allemand, 
né, le 24 avril 1831, à Suiza, enfermé depuis 
quelques années dans une maison de santé, a 
eu de brillants succès comme auteur dramati- 
que et comme nouvelliste; parmi ses pièces do 
théâtre, citons : « Brutus und Collatinus », tra- 
gédie, 1866 ; « Dante Alighieri », poème dra- 
matique ; « William Shakespeare » , drame ; 
« Stauf und Welf », tragédie ; « Katharina II », 
tragédie ; « Die Bluthochzeit oder Die Bartho- 
lomàusnacht », tragédie; « Marino Falieri », 
tragédie ; « Don Juan d'Austria », tragédie ; 
« Der Reformater », drame, 1883; et, en outre: 
« Gescliichten and Gestalten », 1877; « Das 
Ewig— Weibliche », 1878 ; « Das Ràtsel der 
Frauenseele », nouvelles, 1882 ; « Volkerfrûh- 
ling », nouvelles, id.; « Der Schwan von Avon », 
1881. 

Lindner (Félix), philologue allemand, profes- 
seur libre de langues modernes à l'Université 
de Rostok, né, à Oels en Silésie, le 4 mai 1849, 



1374 



LIN 



a fait ses études à Bunglau et à Berlin. On lui 
doit: € Uebor die Beziehungen des Ortuit zu 
Huon de Bordeaux », E,ostock, 1872; « Ueber 
das Prsefix a im Englischen », Jena, 1873 ; 
« Grundriss der Laut- und Flexionsanalyse der 
neufranz. Schriftsprache », Oppeln, 1881; « The 
Tule of Gamelj'n », 1879; « The allitération »; 
la traduction anglaise du roman de la Rose ; 
< Zu den Strassburger Eiden » ; « Ein franzô- 
sisches Breviarum des XV Jahrhunderts ». 

Liadner (Gustave), philologue allemand, né, 
le 23 janvier 1833, à Breslau, directeur depuis 

1870 du Gymnase de Hirschberg, a publié : 
« Griechische Syntax », 5'"« éd., en 1881, et, 
en outre, € Griechische Formenlehre », 1863 ; 
« De M. Porcio Latrone comment. », 1855 ; 
« De Lucio Cestio Pio com. », 1858 ; « De 
Arellio Fusco com. », 1862 ; « De G. Albucio 
Silo com. », 1861 ; « De Junio Gallioue com. », 
1868 ; « Eine handschriftliche Chronik von 
Hirschberg », 1874. 

Lindiier (Théodore), historien allemand, pro- 
fesseur d'histoire à l'Université de Halle, né, 
le 29 mai 1843, à Breslau, a publié : « Anno 
II. Erzbischof von Kôln », Leipzig, 1869; « Ge- 
schichte des deutschen Reiches unter Kœnig 
Wenzel », Brunswick, 2 vol., 1875-80; « Kai- 
ser Heinrich IV », Berlin, 1881 ; « Urkunden- 
wesen Karls- IV und seiner Nachfolger », Stutt- 
gard, 1882; « Die Verne », Paderbon, 1888; 
« Deutsche Geschichte unter den Habsburgen 
und Luxemburgern », Stuttgard, 1889, et suiv., 
des essais et articles nombreux dans les revues 
et les journaux. 

Liiigg (Hermann), illustre poète allemand, 
ancien médecin militaire, résidant à Munich, 
né, le 22 janvier 1820, à Lindau sur le Lac de 
Constance, a eu de grands succès par ses re- 
cueils lyriques et par ses drames. Citons: « Ca- 
tilina », tragédie, 1861; « Die Valkuren », poè- 
me, 1S64 ; « Die Voikorwauderung », poème, 
1868; « Gedichte », id. ; * Ged chte », 1870; 
« Zeitgedichte », id.; c Violante », drame, 
« Dunkle Gewalten », poème, 1872 ; « Der Do- 
ge », drame, 1873; < Borthold Schwarz », drame, 
1874 ; € Macalda », tragédie, 1871 ; « Schlusstei- 
ne », poésies, 1878; « Byzantinische Novellen », 

1871 ; « Von Wald und See », nouvelles, 1883; 
« Clytia », drame, id. ; € Lyrisches, Neue Ge- 
dichte », 1885; « Die Frauen Salones », dra- 
me, 1886. 

Link (G.-Adolf-H.), théologien allemand, pro- 
fesseur libre de théologie à l'Université de Mar- 
bourg, né, le 20 avril 1860, à Coblenz, a fait 
ses études à Bonn, à Goettingue et Marbourg 
et publié : c Christi Person und Werk im Hir- 
ten des Hermas », Marbourg, 1886 ; « Die Ein- 
heit des Pastor Hermse », Marbourg, 1888; des 
biographies dans V Allgemeine Deutsche Biotjra- 
phUi de Leipzig. 

Liukc (Oscar), poète et nouvelliste allemand. 



LIN 

né le 15 juillet 1854, reçu docteur en 1877, s'est 
inspiré surtout des études philosophiques, et. 
en particuliei', de la philosophie de Hartmann. 
On lui doit : « Milesische Màrchen, Das Bild 
Eros » ; « Praludien », nouvelle; « Leukothea », 
roman ; « Eros und Psj'^che », poème ; « Abs 
dem Paradiese », poésie » ; « Liebeszauber », 
roman ; « Ergo bibamus », poésies ; « Die Bie 
nen », épigrammes ; < Die Fûrstin dieser Welt », 
nouvelle; « Satan », nouvelle; « Die Versu- 
chung des heiligen Antonius », poème ; « An- 
tinous », epos; « Das Leben Jesu », roman. 

Linnstrom (Hjalmar), bibliographe suédois, 
libraire-éditeur à Stockholm, né en 1836. On lui 
doit, entr'autres: « Svenskt boklexikon for âren 
1830-65 », 1867-84; « Sveriges historia frân 
âldsta till vàro dagar », six vol., 1875-81, 

Liusenman (François-Xavier), théologien al- 
lemand, professeur de théologie morale et pas- 
torale à l'Université de Tubingue, né en 1835; 
on lui doit, entr'autres : « Michael und die Baius 
Grundlegung des Jansenismus » , Tubingue , 
1867; « Der ethische Charakter der Lehre 
Meister Eckharts », 1873; * Conrad Summen- 
hart, ein Culturbild aus den Anfàngen der Uni- 
vers. Tûb. », Tubingue, 1877; « Lehrbuch der 
Moraltheologie », Fribourg, 1878. 

LintoD (M™'' Elise), femme-auteur anglai- 
se, fille du rév. J. Lynn, née, à Keswick, 
en 1822, a débuté en 1846 par : « Azeth the 
Egyptian » ; suivirent : « Amymomone ; a Ro- 
mance of the Days of Pericles », 1848; « Rea- 
lities », 1851; mariée en 1858 avec le graveur 
et écrivain William-James Linton, elle a publié 
depuis: « Witch Stories », 1861; « The Lake 
Couutry », avec des illustrations de son mari; 
« Grasp your Nettle », 1865; « Lizzie Lorton 
of Greyrigg » ; « Sowing the Wiud », 1866 ; 
« The True History of Joshua Davidson, Chri- 
stian and Communist », 1872; « Patricia Kem- 
ball », 1874; « The Mad Willoughbys and other 
Taies », 1876; « The Atonemont of Leam 
Dundas » ; « The World Well Lost », 1877 ; 
« The Rebel of the Family », 1880; « My Lo- 
ve », 1881; « loue », 1881; « The Autobio- 
graphy of Cristopher Kirkland », 1885. On lui 
attribue aussi : « Girl of the Poriod », et au- 
tres essais, en deux vol., 1883, et un vol. d'es- 
sais : « Ourselves », qui a paru en 1867. 

Linton (William-James), poète, éci'ivain d'art, 
publiciste et homme politique anglais, né, à Lon- 
dres, en 1812, établi depuis 1867 à New-Ha- 
ven (Connecticut), débuta dans V Illustrated 
Lonâon News, et dans le Leader; il a dirigé 
on 1855 le Pen and Pe.ncil, et collaboré à la 
Nation, à la Westminster Revieio, à VExami- 
ner et au Spectator. On lui doit: « A History 
of Wood Engraving » ; « The Works of De- 
ceased British Artists », 1860; « Claribel and 
other Poems », 1865; « Life of Thomas Pai- 
ne »; « Some Practical Hints on Wood Engra- 



LIO 

ving », 1879; « A Mauual of Wood Engra- 
ving », 1884; plusieurs volumes de l'« English 
Republic »; « Rare Poems of the 16^^ and 17^'^ 
Centuries » ; « English Yerse », 5 vol., 1883, 
en coUab. avec R.-H. Stoddard. 

Lion (C. Théodore), philologue allemand, né, 
le 23 mai 1838, à Goettingue, ancien professeur 
de gymnase, retraité à Thaï dans le Grand-Du- 
ché de Gotha. On lui doit : « Œdipus Rex quo 
tempore a Sophocle docta sit quseritur », 1861; 

< De parabasi in Aristophanis Acharneusibus 
commentatio », 1862; des éditions pour les éco- 
les de classiques français, anglais et italiens ; 
une Grammaire élémentaire italienne; une mo- 
nographie : « Bad-Thal in Thliringen », etc. 

Lionnet (Ernest), littérateur français, né, à 
Paris, le 5 juillet 1847, fit ses études classi- 
ques à Nantes et son Droit à Paris. Licencié 
en Droit, il enti-a dans les bureaux de la Pré- 
fecture de la Seine en 1870; marié, père de fa- 
mille, il est devenu aveugle ; depuis que sa cé- 
cité est devenu complète, il s'est livré à la lit- 
térature, en se servant de l'écriture Braille. Il 
a publié : « Le docteur Chabots », roman cou- 
ronné par l'Académie française, en 1885, in-120, 
Blériot éd. ; « Paul Barbet », Paris, Gautier 
éd. ; « Le commandant Kerloue », nouvelle ; 

< L'homme de la Tour » , Blériot éd. ; « Le 
Pré aux bîques », roman, 1 vol., Henri Gautier 
éd.; « De l'utilité de l'éci-iture Braille pour les 
aveugles lettrés » ; « Député sortant », roman, 
dans VOiivrier (22 mai à août 1888); ce roman 
sera incessament publié en volume à la librai- 
rie Henri Gautier; « Le dernier des trouba- 
dours », nouvelle, dans le Correspondant, 10 et 
25 juillet 1888. 

Lionti (Ferdinand), archiviste italien, em- 
ployé aux Archives de Palerme, où ii est né 
en 1860. Reçu docteur en Droit en 1883, il a 
publié: « Piccolo trattato teorico-pratico sulla 
vendita dei béni dei minori », 1883 ; « Gli Ebrei 
e la festa di Santo Stefano », 1884; « L'Ar- 
chivio di Stato di Palermo nel biennio 1883- 
84 » ; « Antiche maestranze délia città di Paler- 
mo », 1886; plusieurs mémoires dans VArchi- 
vio storico sîciliano. 

Liorat (Armand), homme de lettres, auteur 
dramatique français, né, à Sceaux (Seine), le 
10 janvier 1837 ; on lui doit un volume de 
« Chansons », Paris, 1862, de nombreuses piè- 
ces représentées sur les divers théâtres de genre, 
à Paris, notamment; « La Rosière d'ici », opé- 
rette en trois actes, musique de Léon Roques, 
donnée aux Bouffes-Parisiens, 1873 ; « La li- 
queur d'or », opérette en trois actes, en colla- 
boration avec Will. Busnach, musique de Lau- 
rent de Rillé, aux Menus Plaisirs, 1874 ; < De 
Bric et de Broc », et « Boum! voilà! >, en col- 
laboration avec Clairville, à l'Athénée comique, 
1875-76 ; « Kosiki », opérette en trois actes, 
en collaboration avec William Busnach, musique 



LIO 



1375 



de Ch. Lecoq, à la Renaissance, 1876 ; « Le 
Pont d'Avignon >, opérette en trois actes, mu- 
sique de Ch. Grisart, aux Bouffes-Parisiens, 
1878; « Le Petit Abbé », opérette en un acte, 
en collaboration avec Henri Bocage, musique 
de Ch, Grisart, au Vaudeville, 1879 ; « Les Pou- 
pées de l'InFante », opérette en trois actes, en 
collaboration avec H. Bocage, musique de Ch. 
Grisart, aux Eolies-Dramatiques, 1881 ; « La 
Belle aux cheveux d'or », drame en cinq actes, 
en collaboration avec A. Matthey, au Théâtre 
des Nations, 1882; « Les Noces improvisées », 
opérette en trois actes, en collaboration avec 
A. Eonteny, musique de T. Chassaigae, aux 
Bouffes-Parisiens », 1886; « L'Amour mouillé », 
opérette en trois actes, en collaboration avec 
Jules Prévil, musique de L. Varney, aux Nou- 
veautés, 1887 ; « Le Bossu », opéra-comique en 
quatre actes, tiré du roman de Paul Féval, en 
collaboration avec H. Bocage, musique de Ch. 
Grisart, à la Gaîté, 1888. 

Lioy (Diodato), phbliciste et jurisconsulte 
italien, né, en 1830, à Venosa (Basilicata), a 
fait ses études à Molfetta et à ' Naples, où il 
fut reçu docteur en Droit en 1860. Il fonda la 
même année le journal L'Indipendenza Italiana 
et il collabora au Nomade; puis il fonda le 
journal politique Rama, devenu très-populaire 
dans l'Italie Méridionale. Il a réuni ses pre- 
miers articles politiques et littéraires en un 
volume intitulé: « Due anni di vita politica e 
letteraria », Naples, 1861. Suivirent sa thèse: 
« L'Italia e la Chiesa », et un essai historique 
et politique : « Del principio di Nazionalità », 
Naples, 1862 ; « Arte ed Industria, studii corn- 
parativi », à la suite des diflférentes visites aux 
expositions de beaux-arts et industrielles, ita- 
liennes et étrangères ; « Délia Filosofia dei Di- 
ritto », ouvrage en deux vol. fort apprécié, et 
qui a eu l'honneur d'être traduit en français, 
en allemand, en anglais et en espagnol. Chargé 
en 1879 d'un cours de la science des finances, 
il a enseigné jusqu'en 1887; le résultat de ce 
cours sera donné dans un volume qui va pa- 
raître à Florence, chez Pellas, sous le titre : 
« Principii di Scienza délie Finanze e délia con- 
tabilità dello Stato ». 

Lioy (Paul), illustre naturaliste et polygra- 
phe italien, député au Parlement, né, en 1836, 
à Vicence d'une famille originaire de la Sicile, 
a fait son droit à l'Université de Padoue, mais 
il cultiva de préférence les sciences naturelles; 
il a pris une part considérable à la vie politi- 
que italienne, eu conspirant d'abord pour la dé- 
livrance de la Vénétie, et en travaillant active- 
ment au Parlement italien, à la rédaction de 
plusieurs lois. Ecrivain brillant, vulgarisateur 
aux connaissances solides et à la forme attra- 
yante, il a publié, entr'autres : « Lo studio délia 
storia naturale », deux éditions ; < La Vita nel- 
l'universo », 1859, ouvrage traduit eu français; 



1376 LIP 

« I Ditteri », Venise, 1865; « Escursione nel 
cielo », plusieurs éditions ; « Escursione sot- 
terra », id. ; < Conferenze scientifiche », id. ; 
« Sovra alcuni vertebrati fossili del Vicentino »; 
« La legge délia produzione dei sessi », deux éd.; 
« Le abitazioni lacustri di Fimon », trois édi- 
tions, ouvrage traduit en anglais et en allemand; 
« Fra le Alpi », nouvelle ; « Racconti » ; « Clii 
la dura la vince > ; « Giuseppe Perzile > ; « In 
montagna », deux éditions; « Perché no anche 
gli illetterati? » (au sujet de la réforme électo- 
rale), Rome, 1881 ; « Notte », Bologne, 1882 ; 
« Altri tempi », nouvelles, Rome, 1883 ; « Il 
primo passe, note autobiografiche », Florence, 
1882 ; « Ninna Nanna — Come divenni sinda- 
00 », 1881; « La luce negli animali », 1884; 
« Assassini invisibili », id. ; « Un nuovo scrit- 
torc », id. ; « Sui laghi », Bologne, id. ; « Vo- 
lontari infermieri », 1885; « Dall'alto », Turin, 
id. ; « Petrarca e Goethe alpinisti », id. ; « Il 
dott. Beggiato », Viconce, id. ; < Il naturalista 
Agassiz secondo le memorie scritte da sua mo- 
glie », 1887; « In alto », 1888; « Vicini al 
cielo », id ; * Ipogei e fantasmi », id. ; « Pic- 
cole miserie di uomini grandi », id. ; « Carlo 
Darwin nella sua vita intima », id.; « Fiori di 
Sicilia », id., etc. 

LipkoTTitz ( Paul-Othon-Diedrich-Maurice ) , 
météorologiste et journaliste allemand, né, à Be- 
vorungen en Westphalie, le l®"" août 1850, a 
fréquenté l'Université de Berlin, où il a fondé 
en 1884 le Derliner Wetterbureau, duquel il lan- 
ce jour par jour dans la presse locale ses bul- 
letins météorologiques. On lui doit aussi un 
grand nombre d'articles politiques. 

LIppert (Joséphine-Wagner) , femme-poète 
autrichienne, mariée avec l'illustre architecte 
hongrois Joseph-Ervin Lippert d'Arad, archi- 
tecte du Cardinal Primat de Gran, a voyagé en 
Italie, en Grèce, en Orient, cultivé la musique, 
la peinture, la poésie; son recueil lyrique « Min- 
ne Sinnen », Vienne, 1875, a reçu un accueil 
flatteur de la part de la critique, ainsi que son 
dernier noble chant: « Den Gefallenen von Do- 
gali », Vienne, Gerold, 1887, qui a eu l'honneur 
de plusieurs traductions italiennes. 

Lipi»incott (Sara-Jeanne-Clarke), femme-au- 
teur américaine, plus connue sous le pseudonyme 
do Gmce Greemcood, née, à Pompey (dans l'Etat 
de New-York), le 23 septembre 1823. Mariée 
en 1853 à M. Leander K. Lippincott de Phila- 
delphia, elle fonda en 1854 Ihe little PiUjrim, 
journal pour les enfants, lequel, pendant quel- 
ques années, a obtenu le plus grand succès. Elle 
se distingua aussi comme lectrice et conféren- 
cière. En dehors de ses contributions aux jour- 
naux, on lui doit: « Greenwood Leaves », 1850- 
52; « History of my Pets », 1850; « Poems », 
1851; « Recolloctions of my Childhood », 1851; 
* Haps and Mishaps of a Tour in England », 
1854; « Merrie England », 1855; « Forest Tra- 



LIS 

gedy and other Taies », 1856; « Stories and 
Legends of Travel », 1858; « History for Chil- 
dren », 1858; « Stories from Famons Ballads », 
1800; « Stories of Many Lauds »; « Stories 
and Sights in France and Italy » ; « Records 
of Five Years », 1867; « New Life in New 
Lands », 1873; « Queen Victoria », 1883; «Sto- 
ries for Home-Folks », 1885. 

Lippmanu (Gabriel), physicien français, pro- 
fesseur de physique à la Sorbonne, né, à Lu- 
xembourg, en 1845. Élève de l'École Normale 
Supérieure, on lui doit, en dehors de sa thèse 
de doctorat : « Relation entre les phénomènes 
électriques et capillaires », des mémoires nom- 
breux quelques uns sur la physique, principa- 
lement sur l'électricité, et un « Traité de ther- 
modynamique ». 

Lipschitz (Rodolphe), mathématicien allemand, 
professeur de mathématiques à l'Université de 
Bonn depuis 1864, né, à Kœnigsborg, le 14 mai 
1832, a fait ses études dans sa ville natale; on 
lui doit, entr'autres : « Determinatio status ma- 
gnetici viribus inducentibus commoti in ellip- 
suide », 1853, thèse doctorale ; « Bedeutung 
der theoretischen Mechanik », 1876 ; « Lehrbuch 
dér Analysis », deux vol., Bonn, 1877-1880 ; 
« Untersuchungen ûber die Summen von Qua- 
draten », Bonn, 1886; « Wissenschaft und 
Staat », discours prononcé comme recteur en 
1874, et de nombreuses contributions aux re- 
vues et aux journaux de mathématiques. 

Lipsins (Richard- Adalbert), théologien et phi- 
losophe allemand, professeur à Vienne et à 
Keil, professeur à l'Université de Jena depuis 
1871, ancien professeur à Kiel, conseiller intime 
pour les affaires de l'Eglise, décoré de plusieurs 
ordres, né, à Géra, le 14 février 1830, a fait ses 
études à Leipzig. On lui doit : « Die Paulini- 
sche Rechtfertigungslehre », Leipzig, 1853; 
« De Clementis Romani epistola ad Corinthios 
priore », id., 1855; « Der gnosticismus », id., 
1860; « Zur Quellenkritik des Epiphanios », 
Vienne, 1865 ; « Chronologie der rômischen Bi- 
schofe », Kiel, 1869; « Die Pilatusacten », id., 
1871 ; « Die Quellen der rômischen Petrussa- 
ge », id., 1871 ; « Die Quellen der àltesten 
Ketzengeschichte », id., 1875; « Die edesseni- 
sche Abgarsage », Brunswick, 1880; « Die 
apokrypheu Apostelgeschichten », trois vol., id., 
1883-87; « Theologische Streitschriften », id., 
1871; « Lehrbuch der evangelisch-protestan- 
tischen Dograatik », id., 1876, 2« éd. 1879; « Phi- 
losophie und Religion », id., 1885. 

Liske (Xavier), historien polonais, professeur 
d'histoire à l'Université de Léopol (Pologne-Au- 
trichienne), directeur de l'Archive et du Séminaire 
historique, membre de l'Académie des Sciences 
de Cracovie, président perpétuel de l'Associa- 
tion historique de Léopol, rédacteur-en-chef de 
la revue historique ; Kwartalnik historyczny, né, 
le 18 octobre 1838, à Szlonskawo, en Posna- 



LIS 

nie, a fait ses études à Leszno, Breslau, Berlin, 
et Leipzig. 11 a publié toute une série d'ou- 
vrages historiques en ces différentes langues : 
polonais, allemand, suédois, danois, espagnol ; 
en polonais : « Etudes pour l'histoire du XVI® 
siècle », Posen, 1867; « Akta grodzkie i ziem- 
skie », Léopol, 1868-69; « Partie de chasse de 
Posen », Cracovie, 1875; « Etrangers en Polo- 
gne >, id,, 1876; « Contributions à l'Histoire 
de la guerre moscovite en 1633 », Léopol, 1868; 
en allemand : « Grraf Bismark's Rede gehalten 
am 18 mars 1867 im norddeutschen Reichstage 
vom Standpunkte der Geschichte beleuchtet », 
Berlin, 1867; « Polonische Diplomatie im Jahre 
1526 », Leipzig, 1867; « Des polnischen Hofes 
Verhàltniss zur Wahl Kaiser Karls V », Bonn, 
1866; « Uebersicht der geschichtlicheu polni- 
schen Literatur der letzten Jahre », Bonn, 1867; 
« Der Wiener Congress vom J, 1513 », 1868; 
« Der tûrkisch- polnische Feldzug vom Jahre 
1620 », Vienne, 1869; « Kaiser Maximilian I 
gegenùber Preussen und Polen », Munich, 1876; 
« Der angebliche Niedergang der Qniversitàt 
Lemberg », Léopol, 1876; en suédois: « Ofver- 
sigt af den polska historien med surskitataf- 
seende pâ den svenska historien », Stockolm, 
1879 ; en danois : « Af fj^rst Albrecht Stanislau 
Mémoires », Copenhague, 1878; « Af Ulrich y. 
Werdums Reisebeskrivelse », id., 1878; en espa- 
gnol: « Viajes de extranjeros por Espaiia y Por- 
tugal en los siglos XV, XVI, XVlI », Madrid, 
1879. 

List (Gruido), écrivain autrichien, né, le 6 
octobre 1848, à Vienne. De 1868 à 1870, il di- 
rigea le théâtre privé fondé par lui, intitu- 
lé : Walhalla ; en 1870, il devint secrétaire du 
Club Alpin autrichien, et il en rédigea le sep- 
tième Annuaire. Il entreprit ensuite plusieurs 
voyages en Europe. On lui doit, entr'autres : 
« Die Burg der Markgrafen der Ostmark auf 
dem Leopoldberge bei Wien »; et le roman : 
« EUida und seine Novellen : Aus dem Ostrar- 
lande ». 

List (Joseph-Henri) , zoologiste-anatomiste 
autrichien, professeur agrégé d'anatomie compa- 
rée, d'embrj'ologie et d'histologie à l'Université 
de Gratz, préparateur de l'Institut zoologique de 
l'Université, né, le 12 juillet 1862, à Leoben 
en Stirie, a fait ses études à Vienne et à Gratz. 
En dehors de nombreuses contributions aux 
revues scientifiques, il a publié dans les Actes 
de l'Académie des Sciences de Vienne: < Ueber 
eine Wirbelsynostose bei Salmandra Mac. » ; 
« Ueber Becherzellen im Blasenepithel des Fro- 
sches » ; « Das Cloakenepithel von Siyllium Ca- 
nicula » ; « Untersuchungen ûber das Cloake- 
pithel der Plagiostomen » ; « Das Cloakenepi- 
thel der Rocken » ; « Das Cloakenepithel der 
Haie » ; « Die Rudimentzellentheorie und die 
Frage der Régénération geschichter Pflastere- 
pitheliern ». 



LIT 



1377 



Lister (Sir Joseph), illustre médecin et chi- 
rurgien anglais, né en 1827, décoré d'une mé- 
daille de la Royal Society, et couronné par l'A- 
cadémie des Sciences de Paris pour ses obser- 
vations et découvertes sur 1' application du 
traitement antiseptique, connu sous son nom. 
Nommé Baronet par Gladstone, il a publié: 
« Ou the Early Stages of Inflammation »; 
« On the Minute Structure of Involuntary Mu- 
scular Fibre » ; « On the Muscular Tissue of 
the Skin. ». 

Liszt (Franz von), éminent jurisconsulte au- 
trichien, professeur de droit pénal et de procé- 
dure civile et pénale à l'Université de Mar- 
bourg, né, le 2 mars 1851, à Vienne, a fait ses 
études dans cette ville, à Goettingue et à Hei- 
delberg; ancien professeur libre à Gratz, puis 
professeur ordinaire à Gessen, depuis 1882 à 
Marbourg; il refusa les offres des Universités 
de Jena, de Vienne et de Bonn qui lui avaient 
offert une chaire. On lui doit: « Meiueid und 
falsches Zeugniss », 1876; « Die falsche Aus- 
sage », 1877 ; « Lehrbuch des osterr. Press- 
rechts », 1878; « Das deutsche Reichspress- 
recht », 1880; « Lehrbuch des deutschen Straf- 
rechts », 1881, 3«>e éd., 1888; « Der Zweck- 
gedanke im Strafrecht », Marbourg, 1882; « Die 
Reform des jurist. Studiums in Preussen, Rek- 
toratsrede », 1886 ; de nombreux essais dans 
les revues ; il a fondé et il dirige depuis 1881 
la Zeitschrift filr die gesammte Strafrechtswissen- 
schaft depuis 1888; il édite depuis 1888 les 
« Abhandlungen des Kriminalistischen Semi- 
nars zu Marbourg ». 

Littledale (le rév. Richard-Frédéric), théolo- 
gien irlandais, né, le 17 septembre 1833, à Du- 
blin, où il a fait ses études. Il a été curé de 
plusieurs églises ; mais depuis 1860 il s'est en- 
tièrement consacré à ses études littéraires et 
théologiques. On lui doit: « Philosophy of Re- 
vivais », 1880; € Religions Communities of 
Women in the Early Church », 1862 ; « Offices 
of the Holy Eastern Church », 1863; « The 
Mixed Chalice », 1863; « Catho'ic Ritual in the 
Church of England », 1865; « The Elévation 
of the Host », 1865; « Incense, a Liturgical 
Essay », 1866; « Innovations, a Lecture on the 
Reformers », 1868; le second, le troisième et 
le quatrième vol. du « Commentary on the 
Psalms », de Neale, 1868, 1871, 1874; « The 
Children's Bread, a Communion Office for the 
Young », 1868; « Commentary on the Song of 
Songs », 1869; * Early Christian Ritual », 1869; 
« Church Reform », 1870; « The Two Reli- 
gions », lecture d'Oxford, 1870; « Church and 
Dissent », 1871; « Children at Calvary », 1872; 
« Religions Education of Women » ; « Rational 
of Prayer » ; « High Light below Stairs »; « Re- 
lation of the Clergy to Politics »; « Church 
Parties »; « Ecclesiastical Vestments »; «The 
Progressional Studies of the English Clergy »: 

173 



1378 



LIT 



« The ornaraent Rubric, Strictures on Doan 
Howson's Letter », 1875; « Plain Reasons a- 
gainst joining the Chiurch of Rome », 1879 ; 
les articles : « Josuits » et « Liguori », dans 
VEncycJopœdia Britannica, 1880-81, 

Littrow (Henri VON), marin, savant et litté- 
rateur autrichien, né, à Vienne, le 26 janvier 
1820, fils du célèbre astronome J.-J. von Littrow. 
Il a fait ses études à l'Académie de marine de 
Venise, où il devenait lui-même, à l'âge de 26 
ans, professeur suppléant de mathématiques et 
de science navale. Nous le trouvons en 1857 
capitaine de frégate et directeur de l'Académie 
navale de Trieste, en 1864 capitaine du port 
central de Raguse, en 1867 inspecteur à Fiume 
où il réside, recherché pour son savoir, son 
esprit, ses talents et son amabilité. On lui doit, 
entr'autres: « Die Marine », 1882; « Fiume in 
maritimer Beziehung », 1882; « Tiume, seine 
Umgebung and seine Geschiche », 1884; « No- 
vellen und Romane aus dem Seeleben », 1885. 
On lui doit encore : « Von Wien an die Adria 
nach Triest und Fiume » récit de voyage, en 
vers, 1877; « Aus der See », poésies, 1877, 
quatre édit. ; « Nautische Dialogue »; « Ueber 
Plastiache Darstellung des Meeresgrundes », 
1882; des pièces de théâtre: « Der Kuss », 
comédie, 1882 ; « Eine gute Lehre » ; « Xantip- 
pe », comédie, 1882; € Die dramatische Kunst 
in Italien » ; des romans et des nouvelles : 
« Nos non nobis »; « Die beiden Onkel »; 
« Das letzte Tiïrkenloos » ; « Stockfisch » ; 
« Steuerbord frei » ; « Nacht und Nebel » ; « Mi- 
ner va ». Il est décoré de plusieurs ordres autri- 
chiens et étrangers, 

Litztiiiinii (Berthold) , littérateur allemand , 
professeur de l'histoire de la littérature alle- 
mande cà rUniversité de Jena depuis 1885, né, 
le 18 avril 1857, à Kiel, a publié : « Gedichte 
von Johann Christian Gûnthor », Leipzig, 18 ; 
« Zur Textkritik und Biographie Johann Chri- 
stian Gunthers », Francfort, id. ; « Christian 
Ludwig Liscow in seiner literarischen Lauf- 
bahn », Hambourg et Leipzig, 1883 ; « Briefe 
von Anna Maria von Hagedorn nn ihren jûu- 
gern Sohn », id., 1885 ; « Schrôder und Got- 
ter, ein Episode aus der deutschen Theaterge- 
schichte », id., 1887; « Schiller in Jena », Jona, 
1889; « Friedrich Ludwig Schrôder », l"'' vol., 
Hambourg et Leipzig, 1889. 

lytzmann (Charles-Conrad-Théodore), méde- 
cin allemand, professeur de science des accou- 
chements et do gynécologie à l'Université de 
Berlin, né en 1815; on lui doit, entr'autres: 
« De arteritide », Halle, 1838; « De causa par- 
tum efiîciente », id., 1840; « Das Kindbettfie- 
ber », id., 1844; « Die Reform der Médicinal ver- 
fassung Preusseus », Greifswald, 1847; « Das 
schràg- ovale Becken », Kiel, 1853 ; « Dio For- 
men des Beckens », Berlin, 1861 ; « Ueber die 
Erkenntniss des engen Beckens an den Leben- 



LIV 

den », 1871 ; « Ueber den Einfluss des engen 
Beckens auf die Geburt im Allgemeinen », 1871; 
« Ueber den Einfluss der eingelnen Formen des 
engen Beckens auf die Geburt », 1874; « Ue- 
ber die Behandlung der Geburt bei engem Bec- 
ken », 1875 ; « Die Geburt bei engem Becken », 
Leipzig, 1884 ; « Erkenntniss und Behandlung 
der Frauenkrauldieiten im Allgemeinen », qua- 
tre conférences, Berlin, 1886. 

Livaditi (Démétrins), élégant écrivain grécc- 
italien, professeur d'histoire et de géographie 
au Lycée et à l'Institut Technique de Reggio- 
Emilia, né, en 1833, à Trieste, d'une famille 
grecque. Il débuta en 1857 à Trieste dans le 
journal humoristique La Ciarla; le journal ayant 
été supprimé en 1859 par le gouvernement au- 
trichien, M. L. émigra à Ravenne, où il dirigea, 
pendant deux ans, le journal U Adriatico, Entré 
dans l'enseignement, en 1861, il y resta. On lui 
doit une série de proses exquises, modelées 
sur le style Leopardi ; citons : « Dell'amore 
délia patria », 1860 ; « Introduzione alla filoso- 
fia délia storia »; « Opérette morali »; « Il Ga- 
lateo letterario del secolo XIX », plusieurs édi- 
tions, la dernière de Rome, 1888 ; « La gara », 
nouvelle édition, Parme, 1888; et, en outre, une 
« Crestomazia italiana per uso degli Istituti 
tecnici », 1864 ; et des traductions du grec {As- 
sioco e Dialoghi di Eschine, Tavola di Cehete). 

Livel) (Guillaume-Antoine-François-Marie) , 
homme de lettres et auteur dramatique, né, à 
Paris, le 24 janvier 1856, fit ses études au Ly- 
cée Henri IV, et se prépara d'abord à entrer 
à l'École Normale Supérieure pour la section 
de philosophie. Mais il fut amené, par les cir- 
constances, à étudier la médecine qu'il commen- 
ça avec succès dans tous les cours et qu'il dut 
interrompre au moment de l'obtention du diplô- 
me de docteur par suite de revers de fortune. Il 
entra dans le journalisme et il écrivit au Petit 
Parisien; au Voltaire, sous lo pseudonyme de 
Paul Fresnay ; à la Réforme, comme critique 
dramatique; au Figaro, où il fut le collabora- 
teur de Parisis, et enfin sous le pseudonyme 
do Mirliton, à VÉvhiement et au Gil-Blas. Il a 
publié: « La maîtresse de Ma^^arin », roman; 
« Les récits de Jean Féru », nouvelles. Il a 
fait représenter au théâtre : < A travers la por- 
te »; « Les petits pois » ; « Choz les Martin » ; 
« Le choix d'une veuve » ; « Nos marins » ; 
« La vie du marin », ballet; « Pierrot valet 
de Cassanrlre », pantomime ; « L'ivresse ga- 
lante », pantomime ; « Théodora à Montluçon », 
parodie ; « Le mariage de Racine » (Odéon) ; 
« Le sang-brûlé », drame en cinq actes. Plu- 
sieurs revues de fin d'année; tout dernièrement: 
« L'Abbaye de Thélème », opérette en trois ac- 
tes ; « Lolo », drame en 5 actes ; « Les deux 
magots », féerie en 5 actes et 20 tableaux, au 
Châtelet. M. L. a été décoré de la médaille de 
sauvetage, pour actes de courage, en 1888. 



LIV 

Lireing (George Downestg), chimiste et phy- 
sicien anglais, felloio du collège Saint-Jean et 
professeur de chimie à l'Université de Cam- 
bridge depuis 1861, fils de médecin, né, en 1827, 
à Nayland dans le comité de Suffolk, reçu doc- 
teur à Cambridge en 1850, est auteur de plu- 
sieurs mémoires sur la chimie et la physique, 
publiés dans les Proceedings et les Transactions 
de la Société Royale de Londres, de la Société 
Philosophique de Cambridge," du Philosophical 
Magazine et autres journaux scientifiques, tan- 
tôt seul, tantôt en collaboration avec le profes- 
seur Dewar, avec lequel il a surtout fait des étu- 
des sur les spectres ultra-violettes des métaux, 
sur le spectre de l'eau, et sur le renversement 
des raies spectrales métalliques. Citons, en ou- 
tre : « Chemical equilibrium the resuit of the 
dissipation of energy », 1883. 

Liri (Jean), archiviste italien, attaché aux 
Archives de Bologne, à présent directeur des 
Archives d'Etat à Brescia, né, en 1875, à Prato. 
Il débuta en 1875 par une brochure : « Il Gruic- 
ciardini e Domenico D'Amorotto », avec 25 let- 
tres inédites de Guicciardini, deux éditions. Sui- 
virent : « L'Archivio municipale di Reggio d'E- 
milia »; « L'Archivio délie Opère pie in Reggio 
d'Emilia » ; « Nuovi documenti relativi a Fran- 
cesco Petrarca » ; < I mercanti di seta lucchesi 
in Bologna nei secoli IS*' e 14°, notizie e docu- 
menti », Florence, 1881 ; « La Corsica e Cosi- 
mo I dei Medici, studio storico », Florence- 
Rome, 1885 ; « Madonna Letizia a Siena, da 
documenti inediti », 1888; « Napoleone all'isola 
d'Elba », Milan, Trêves, id. ; « Otto lettere iné- 
dite di Federigo il Grande al Cardinal Querini », 
id.; « Parigi, la corte e l'esercito francese a 
tempo di Luigi XIV », 1889; « Due visite mi- 
steriose a Napoleone », 1888. 

Lirierato (Panagine), médecin grec, assistant 
de la clinique médicale de Gênes, né, à Argo- 
stoli (Céphalonie, Iles Ioniennes), en 1860. On 
lui doit : « Conti-ibuzione allo studio dell'azione 
biologica e terapeutica d3lla Cocaina », Gênes, 
1885 ; « Contribuzione allo studio dell'influenza 
dei bagni caldi sul ricambio materiale », id. ; 
« Modo di comportarsi dei ricambio materiale 
sotto l'azione di diverse sostanze antipiretiche », 
Milan, 1885 ; « Sull'azione biologica e terapeu- 
tica délia Tallina », Naples, id., en collabora- 
tion ; « Sui fenomeni fisici dei torace nella Pieu- 
rite essudativa, dopo la scomparsa dell'essu- 
lato », id,, id. ; « Sulla capacità assorbente 
délia pleura noi diversi stadii délia pleurite es- 
sudativa », Rome, 1887 ; « Azione dell'Aceta- 
nilide sul ricambio materiale nell'uomo sano », 
id,, id. ; « SuU'albuminuria noi suoi rapporti coi 
turbamenti meccanici dei cii-colo », id., id; « So- 
jira un caso di paraplegia in seguito a polmo- 
uite fibrinosa », id., id. ; « Sull'azione biologica 
e terapeutica dell'acetanilide », id., id. ; « Con- 
tribuzione aU'aziono terapeutica dei solfato di 



LIZ 1379 

Sparteina », id., id.; « Sulle oscillazioni dei 
Co-"^ eliminato dai diabetici in rapporte al trat- 
tamento dietetico-curativo », id., id. ; « Azione 
délia feuacetina sul ricambio materiale dell'uomo 
sano », Gênes, 1888 ; « Azione dei salasse gé- 
nérale sui pneumonitici », id., 1888-89; « Sul- 
l'azione terapeutica dello strofaceto », Milan, 
1888 ; < EfFetti terapeutici dei lavoro muscolare 
nei cardiopatici », id., id. ; « Sull' importanza 
dei rienti-amenti sistolici délia punta dei cuore », 
id., id. ; « La plessimetria dello sterno in rap- 
porte alla semeiotica dell'aorta », id., 1889 ; 
« Quantità di Co-^ eliminato dai pneumonitici 
prima e dopo il salasso générale ». 

Lix (Antoinette), née, à Colmar, le 31 mai 
1839, fille d'un ancien grenadier à cheval, fut 
élevée par son père comme un garçon, portant 
le costume masculin, montant à cheval et fai- 
sant de l'escrime comme un maître d'armes. 
Pendant la guerre avec l'Allemagne, sous un 
habit d'homme et comme lieutenant d'une com- 
pagnie franche, M'ie L. prit part aux combats 
de l'armée de la Loire, le 6 octobre 1870. La paix 
signée, M^^^ l_ quitta l'uniforme, et reçut du gou- 
vernement, en janvier 1872, une médaille d'or 
et un bureau de poste qu'elle échangea ensuite 
contre un bureau de tabac. Ses occupations ac- 
tuelles consistent principalement en traductions 
dont elle emploie les bénéfices à des œuvres 
de chax'ité. Elle est l'auteur d'une traduction 
française de Johnng Ludlow, parue chez Mau- 
rice Dreyfous en 1879. Elle a également publié 
sous le titre : « Tout pour la patrie », un vo- 
lume rempli de souvenirs alsaciens qui lui a 
valu une médaille de la Société nationale d'en- 
couragement au bien. 

Lizio-Bruno (Letterio), poète et littérateur 
sicilien, ancien professeur de lycée, ensuite pro- 
viseur provincial des études à Catane, à Calta- 
nisetta et à Catanzaro, où il se trouve actuel- 
lement, né, à Messine, le 22 avril 1837, a eu 
une éducation littéraire très soignée, et débuta 
de bonne heure par des écrits dont l'élégance 
a été remarquée et qui ne s'est depuis jamais 
démentie ; tous ses écrits se distinguent par 
une élévation de sentiments de plus en plus 
rare parmi les écrivains contemporains. Citons, 
dans la longue série : « Annalena » ; « Vita di 
Stesicoro », essai de sa dix-septième année ; 
« Rimembranze », recueil de poésies, 1855 ; 
« Liriche », 1857 ; « Carmi », 1861 ; « Scritti 
varii », 1865; « Canti scelti dei popolo siciliauo, 
posti in versi italiani », 1867 ; « Canti popo- 
lari délie isole eolie, recati in prosa italiana ed 
illustrati », 1871 ; « L'educatore, racconti », plu- 
sieurs éditions ; « Tocchi d'arpa » , Catane, 
1878 (poésies traduites, en partie, en allemand, 
par L. Foglar) ; « Istoria di dolore, carmi », 
1878 ; « I Salmi di David tradotti », Caltani- 
setta, 1882 ; autres traductions de la Bible ; 
« luauguruzione e conclusiono doile couforeuze 



1380 



LOB 



pedagogiche », id., 1883; « Cose che fan ri- 
dere, o l'impostura svelata », id., 1884 ; « La 
famiglia dell'orafo, letture morali per fanciulli », 
id., id. ; € Nel 5° anniversario délia morte 
del Gran Re Galantuomo, Commemorazione », 
id., 1883 ; « Premiazione nelle scuole di Cal- 
tanisetta », discours, id., 1886 ; « La scuola 
e la vita », discours, Piazza Armerina, 1887 ; 
« Marco Minghetti », discours, id., id., etc. 

Liznar (Joseph), physicien autrichien, pro- 
fesseur libre de météorologie et de magnétisme 
terrestre à l'École Supérieure technique de Vien- 
ne, né en 1852, a publié, depuis 1878, une sé- 
rie de mémoires, essais et articles intéressants 
dans les Actes de V Académie des Sciences de 
"Vienne, dans la Zeitschrift de la Société mé- 
téorologique de Vienne, dans les Verhandlun- 
gen de la Société des Naturalistes de Vienne, 
et dans la Zeitschrift fiir Instrumentenkunde de 
l'année 1887. 

Ljungjjren (Gustave), illustre écrivain sué- 
dois, professeur d'esthétique et d'histoire de 
l'art et de la littérature à l'Université de Lund, 
dont il a été nommé Recteur, né, à Lund, le 6 
mars 1823. Reçu docteur en philosophie en 1844, 
il obtint en 1856 le grand prix de l'Académie 
suédoise pour Etude comparative entre Winckel- 
mann et Threnswàrd comme philosophes de 
l'art; il a fait des voyages en Allemagne et en 
France, dans les années 1859-60, et en Italie 
dans les années 1869-70. Dans la longue série 
de ses ouvrages remarquables, citons : € Les 
principaux systèmes de l'esthétique », en deux 
volumes, I, 1856, II, 1860 ; « lies châteaux de 
la province de Scanie », 1852-63; « L'art dra- 
matique de la Suède jusqu'à la fin du siècle 
XVIIe », 1864; < Beilmann et les Épîtres de 
Fredman », 1867; « Voyage en Italie », 1871; 
« Écrits divers », trois vol., 1872, 1879, 1881; 
« Histoire de la littérature suédoise après la 
mort de Gustave III », trois vol., 1873, 1877, 
1881; € Histoire do l'Académie suédoise », en 
deux vol., 1886. 

Ijjanjj.stedt (Aurore-Louise, née Hjort), fem- 
me-auteur suédoise, née on 1821, a aussi écrit 
sous le pseudonyme de Claude Gérard. On lu 
doit, entr'autres : « Dagdrifverior och drômme 
rier », 1857; « En jàgares historier », 1861 
€ Skymningsprat », 1864 ; « Ps3'kologiska gâ 
tor », 1869 ; < Onkel Benjamins album », 1870 
« Jeruringen », 1871; « Moderna tvper », 1872 
< Don svarta kappan » et « Inom natt och âr », 
1875. 

Llorentc (Théodore), écrivain, journaliste et 
poète, résidant à Valence, où il est directeur du 
journal conservateur Las Prou? «cias; ses succès 
littéraires sont les traductions en vers espa- 
gnols des œuvres poétiques d'Henri Heine. 

Lobstein (Paul), historien et professeur al- 
sacien, né, le 28 juillet 1858, à Épinal dans le 
département des Vosges, fils d'un pasteur con- 



LOD 

nu par de nombreux opuscules piétistes, étudia 
la théologie aux Universités de Strasbourg, 
de Tubingue et de Goettingue. La carrière de 
l'enseignement académique s'ouvrit devant lui 
au.ssitôt qu'il eut pris ses licences ès-lettres en 
1869, et en théologie (1876). L'Université de 
Strasbourg le compta tour-à-tour parmi ses 
privat-docent (1876) et ses professeurs extraor- 
dinaires (1877) ; depuis 1855, il occupe en qua- 
lité de professeur ordinaire la chaire de dog- 
matique. Nous sommes redevables à cet érudit 
distingué des ouvrages suivants : « La morale 
de Calvin exposée dans ses lignes fondamen- 
tales » (en allemand), 1877; « Pierre Ramus 
étudié comme théologien » (id.), 1878; « La 
notion de la préexistence du fils de Dieu, frag- 
ment de christologie expérimentale » (en fran- 
çais), 1883. M. L. collabore depuis 1881 avec 
MM, Reuss et Cunitz à l'édition monumentale 
des œuvi*es de Calvin dite de Brunswick ou 
d'Argentoracum ; il a également fourni plusieurs 
articles remarqués à V Encyclopédie des Sciences 
Religieuses. 

Locker (Arthur), écrivain anglais, né, le 2 
juillet 1828, à Greenwick Hospital; il a fait un 
assez long séjour en Australie et aux Indes ; 
retourné en 1861 on Angleterre, il s'est depuis 
lors voué entièrement à la littérature, et a 
écrit : « Sir Goodwin's Folly », 1864 ; « Sweet 
Seventeen », 1866; « Stephen Scudamore », 
1868 ; « On a Coral Reef », 1869 ; < The Vil- 
lage Siwgeon », 1874 ; des articles au Times et 
au Graphie, dont il est le directeur depuis 1870. 
Lockyer (Joseph-Norman), astronome anglais, 
né, à Rugby, le 7 mai 1836, membre de plu- 
sieurs académies scientifiques étrangères, chef 
de l'expédition scientifique anglaise en Sicile 
pour observer l'éclypse de l'année 1870, plusieurs 
fois couronné pour ses découvertes. On lui doit : 
« The planet Mars » ; « Elementary Lessons 
in Astronomy » ; « Contributions to Solar Phy- 
sics », 1873 ; « The Spectroscope and its ap- 
plications », id. ; « Primer of Astronomy », 
1874: « Studios in Spectj-um Anaîysis », 1878; 
« Star Gazing, Past and Présent », id. 

Lodi (Jean), médecin italien, professeur à 
l'Université de Bologne, a publié: « Leucoemia 
e Linfoma maligne », Bologne, 1877; « Ditale 
percussore », id., 1877; « Sopra il midollo délie 
ossa in due casi di anémia essenziale e nella 
Leucocitemia splenica », Bologne, 1878; « Due 
casi di paralisi spinale dell'adulto », id., 1880, 
en collab. avec le docteur Jean Berti; « La 
società artigiana femminile nel 1882-86, rela- 
zione », id., 1887. 

Lodi (Louis), écrivain naturaliste et publi- 
ciste italien, né, le 20 septembre 1856, à Cre- 
valcuore (près Bologne). Il a rédigé d'abord le 
Preludio où il a entrepris une campagne en fa- 
veur du naturalisme; il a collaboré à la Farfalla 
do Milan, et il est le rédacteur^ principal du 



LOE 

Don Chisciotte de Rome; sa femme M"^ Olga 
Ossani-Lodi y écrit sous le nom de Febea. En 
librairie, on lui doit; « Paolo Ferrari », Bolo- 
gne, 1877; « Codice di Dante Estense >, 1880; 
« Studii Letterari » ; « Lorenzo Stecchetti, ri- 
cordi, prose e poésie », Bologne, 1881 » ; « Di 
un nuovo Codice délia Commedia di Dante col 
commente di Matteo Chirimonio », 1882; « Ca- 
talogo dei manoscritti posseduti dal marchese 
G-. Campori », en collab. aveu M. R. Vandino, 
Modène, 1884. 

Lods de Wegmaun (Paul- Armand), avocat et 
publiciste français, né, à Héricourt (Haute- 
Saône), le 17 septembre 1854, fit à Dijon de 
fortes études de droit, remportant chaque année 
un des prix de la Faculté. Reçu docteur, il s'oc- 
cupa de droit pratique et se fit inscrire au bar- 
reau de Lure, qu'il quitta bientôt après pour 
venir se fixer à Paris. S'occupant d'études his- 
toriques et de droit ecclésiastique, il a fait pa- 
raître successivement : « De la vente à Réméré, 
précédée d'une étude sur la Lex Commissoria », 
1879 ; « Des causes de rescission de l'accepta- 
tion des successions », 1879 ; « Du partage 
provisionnel », 1880; « Des Soutiers de fa- 
mille », 1882; « Etude juridique sur la réorga- 
nisation administrative de l'Eglise de la Con- 
fession d'Augsbourg », 1884, épuisé; « Des 
Rapports des Fabriques et des Conseils presby- 
téraux avec les Communes d'après la loi du 5 
avril 1884 », 1885; « Des Dons et legs en fa- 
veur des Conseils presbytéraux et des Consis- 
toires », id. ; < De la Consécration au ministère 
évangélique », étude critique de la circulaire du 
28 mai 1885, id. ; « Etude sur l'organisation de 
l'Eglise réformée », 1886; « Les Presbytères 
et l'indemnité de logement due aux pasteurs », 
1887; « Les partisans et les adversaires de 
l'Édit de Tolérance (1750-1789) », 1887; « La 
législation des cultes protestants (1787-1887), 
avec une préface par E. de Pressensé, séna- 
teur », id.; « Le mariage des prêtres devant la 
loi civile », 1888; « Un chapitre de l'Histoire 
de la caricature politique en France. André Gill, 
sa vie, son oeuvre », 1887 ; « Un conventionnel 
en mission. — Bernard de Saintes et la Réu- 
nion de la Principauté de Montbéliard à la 
France, avec iin portrait de Bernard, par Louis 
David », 1888 ; « Du droit électoral dans les 
Églises protestantes (1852-1888) ». M. A. L. 
prépare une étude sur « Rabaut de Saint-É- 
tienne » qui sera une véritable histoire des 
églises protestantes pendant la Révolution, et 
une € Histoire des églises protestantes de Pa- 
ris, de 1787 à 1804 ». En politique, M. L. est 
un partisan de la monarchie traditionnelle dans 
son principe, moderne daixs ses institutions; il 
s'est, en Franche-Comté, jeté dans toutes les 
luttes soutenues par le parti conservateur; on a 
de lui plusieurs brochures politiques. 

Loeniug (Edgar), jurisconsulte, professeur de 



LOE 



1381 



Droit à l'Université de Halle, né, en 1843, à 
Paris, a été tour-à-tour, depuis 1872, professeur 
à Strasbourg, à Dorpat, à Rostock, et on lui 
doit: « Erbverbrûderung zwischen Sachsen und 
Hessen », Francfort, 1867 ; « Staatswôrterbuch 
von Bluntschli und Brater », édition abrégée, 
en trois vol., Leipzig, 1868-70; « Verwaltung 
Elsass-Lothringens unter dem General Gou- 
vernement », Strasbourg, 1874; « Geschichte 
des Kirchenrechts », 1878; « Verantwortlich- 
keit des Staats fiir Handlungen der Beamten », 
Francfort, 1879; « Lehrbuch des Deutschen 
Verwaltungs- Rechts », 1884; « Gemeinde Ver- 
fassung der Urchristenthums », Halle, 1888. 

Loeper (Gustav von) , critique et homme 
d'État allemand, conseiller intime à Berlin, né, 
le 27 septembre 1822, à Wedderwill en Pomé- 
ranie, a fait ses études de philosophie et de 
Droit à Heidelberg et à Berlin. Il s'est fait 
connaître spécialement par ses études sur Goe- 
the. Citons son édition critique du Faust, la 
meilleure que l'on possède, et ses essais sur 
l'histoire de Faust et sur la poésie de Goethe. 

Loersch (Conrad-Hubert), jurisconsulte alle- 
mand, professeur de Droit à l'Université de 
Bonn, conseiller intime de justice, né, à Aix- 
la-Chapelle, le 20 juillet 1840, a fréquenté les 
collèges de Bruxelles et de Bonn, fait ses étu- 
des juridiques et historiques aux Universités 
de Bonn, Heidelberg, Goettingue et Berlin; reçu 
docteur en Droit à l'Université de Bonn en 
1862, il fut attaché aux tribunaux de Berlin et 
de Bonn jusqu'en 1870, et depuis 1872 il en- 
seigne à l'Université de Bonn. On lui doit : 
« Achener Rechtsdenkmaler ans dem 13, 14 
und 15 Jahrhundert », Bonn, 1871; « Urkun- 
den zur Geschichte des deutschen Rechtes », 
en collab. avec Rich. Schrôder, id., 1874, 2« éd., 
1881; « Der Ingelheimer Oberhof », Bona , 
1885; « Rheinische Weistûmer », 1^' vol., Leip- 
zig, 1889 ; des contributions nombreuses aux re- 
vues de Droit allemandes ; et l'édition du code 
civil français avec traduction allemande, Leipzig 
1879, 3e éd., 1887. 

Loeschcke (Georges), philologue et archéolo- 
gue allemand, professeur de philologie classi- 
que et d'archéologie à l'Université de Dorpat, 
né en 1852. On lui doit : « Mykenische Thon- 
gefàsse », en collaboration avec Furtwàngler, 
Berlin, 1879; « Mykenische Vasen », id., 1886; 
< Die Reliefs der spartanischen Basis », 1879 ; 
« Archaeologische Miscellen », 1880; « Die En- 
nekrungsepisode bei Pausanias », 1883 ; « Ver- 
miithungen zur griech. Kunstgeschichte und zur 
Topographie Athens », 1884; « Die ôstliche 
Giebelgruppe am Zeustempel von Olympia »; 
1885; « Boreas und Oreithyia am Kypseloska- 
sten », 1886 ; « Ueber Darstellungen der Athe- 
nageburt », 1865; « Altattische Grabstelen », 
1879; € Dreifussvase aus Tanagra », 1881. 

Loesche (Georges), théologien allemand, pro- 



1382 



LOE 



fesseur de théologie évangélique à Vienne, né, 
à Berlin, le 22 août 1855, a fait ses études à 
Bonn, à Tubingue et à Berlin; en 1880, il a été 
prédicateur de la Congrégation allemande évan- 
gélique à Florence. En 1885, il devenait profes- 
seur de l'Université de Berlin, d'où il passait 
en 1889 à l'Université de Vienne. On lui doit: 
« De Augustino Platouizante », Halle, 1880 ; 
« Florenzer Predigten », 18>4; « Ernst Moritz 
Arndt », Gotha, 1884; « lan Amos- Komensky », 
Vienne, et des essais dans les revues scienti- 
fiques, entr'autres : « Dio neuplatonischen Pole- 
iniker und Celsus », 1884; « Bollarmin's Lehre 
vom Papst », 1885. 

Loesclier (Herinann), libraire-ériiteur alle- 
mand, résidant à Turin, né, à Lindenau près 
de Leipzig, le 15 juillet 1831 ; il est le neveu 
du célèbre éditeur G.-B. Teubner de Leipzig. 
Après avoir achevé ses études en Allemagne 
et fait son apprentissage en librairie dans 
quelques importantes maisons de l'Allemagne 
et de l'Autriche, il acheta en 1860 à Turi)i 
la petite librairie des héritiers de Gustave 
Hamann, et par sa remarquable activité il en 
fit une des premières librairies italiennes. En 
18G7, il fonda la Bihliografia Italiana, et en 
1869 il contribua essentiellement à la fonda- 
tion de V Associazione tipofjrafico-Uhraria ita- 
liana; en 1865, il fonda une succursale de sa 
maison à Florence, et ne tarda guère (1870) à 
fonder celle de Rome ; en 1878, il ajouta à sa 
maison une Libreria antiquaria ; en 1887, vou- 
lant se dédier exclusivement à ses afifaires com- 
me éditeur, il céda ses librairies à son collabo- 
rateur M. Clausen. Los éditions de M. L. sont 
élégantes et très soignées ; elles concernent la 
philologie classique et la littérature italienne, 
l'histoire et la géographie, la technologie, les 
sciences physiques, naturelles et mathématiques, 
la médecine, etc. Il édite le Giornale storico 
dclla letteraiura italiana, depuis 1883 ; la Eivisfa 
di filologia e d'istruzione dassica, depuis 1872; 
VArchivio Glottologico italiana ; le Museo ita- 
liana di antichith dassica; les Archives italiennes 
de biolaf/ie, depuis 1882. Sa Callezione di clas- 
sici (jreci e latini con nate italiane a eu le plus 
grand succès, et ses publications ont été cou- 
ronnées aux principales expositions italiennes 
et étrangères. 

Loevensteîn (Rodolphe), publiciste allemand, 
fondateur en 1848, avec Kalisch et Dohm, du 
fameux Kladderatasch, né, le 20 février 1819, à 
Breslau. Parmi ses écrits, citons un poème re- 
marquable : « Ehret die Frauon », 1876; « Chas- 
sepot- Lied », 1870; il a fondé trois journaux 
pour les enfants : Puck, Kindergarten, Kinder- 
gedanken. 

Loew (Oscar), botaniste allemand, professeur 
de physiologie des plantes à l'Université de 
Muuich; on lui doit: € Die chemische Ursache 
des Lcbcns », Muuich, 1881, 2'"^ éd., 1882, sous 



LOE 

le titre : « Die Kraftquelle im lebenden Proto- 
plasma », en collaboration avec Bokorny, 1882; 
« Kann fuchsinschweflige Silure als mikrochem. 
Reagens auf Aldeh3'd benûtzt werden? », id., 
1882 ; « Ueber den chem. Charakter des leben- 
den Protoplasmas », deux éd., 1882, 1884; « Ue- 
ber den mikrochem. Nachweis von Eiweisstof- 
fen », 1884. 

Loewe (Hans-George), journaliste allemand, 
feuilletoniste, résidant à Berlin, oîi il collabore 
à plusieurs journaux, né, le l^r mars 1855, à 
Ober-Glogau ; citons parmi les journaux où il 
a le plus souvent écrit : « Neueste Nachrich- 
ten »; « Freie Zeitung »; « Kleiner Journal ». 

Loewenthal (Edouard), publiciste allemand, 
né, en 1836, à Ernsbach dans le Wurtemberg. 
Il fit ses études classiques à Stuttgart, les uni- 
versitaires à Tubingue, où il fut reçu docteur 
en philosophie, pour une dissertation sur Spinosa 
et Leibnitz. Il débuta dans le Jahrhnnderf 
de Hambourg par un écrit sur la doctrine d 
Bùchner, dont il était le disciple ; il fonda en- 
suite la « Revue générale des Universités alle- 
mandes » {Die Allgemeim deutsche Universitàts- 
Zeitschrift) et collabora à V Arbeitgeber de Max 
Wirth, En 1860, il passa à Wiesbaden prendr: 
la rédaction du journal de cette ville, où il fut 
mis en prison pour un article contre la religion 
d'état. Nous le trouvons ensuite à Leipzig com- 
me collaborateur de la Cloche de Payne ; invité 
à venir à Berlin par Lassalle, il y demeura, en 
écrivant pour la presse quotidienne, de 1863 à 
1866; mais à cette époque de sa vie sa pensée 
fit une évolution, abandonnant le matéi'ialisrae 
pour une sorte d'idéalisme gnostique, et il fonda 
à Weimar et à Berlin l'association humanitaire 
et religieuse des Cogitants, qui eut bientôt son 
organe en Allemagne: « Der Cogitants », fondé 
en 1866 à Dresde par M. L. lui-même. En dé- 
cembre 1869, il provoqua à Leipzig, en opposi- 
tion au concile œcuménique de Rome, un contre- 
concile animé de l'esprit des Cogitants. En octo- 
bre 1870, M. L. fut contraint de se réfugier en 
Suisse, à la suite de plusieurs procès de presse. 
Il y publia la Freiheitswacht, que le gouverne- 
ment prussien empêcha de circuler dans l'Al- 
sace-Lorraine. Nous le revoyons en 1871 à Ber- 
lin, collaborateur de la Staatsbiirgerzeitung, en 
1873 rédacteur en chef de la Neue Freie Zei- 
tung ; mais un article sur les < Misères de la 
victoire » lui valut encore une fois la prison et 
l'exil. Il reparaît bientôt en Allemagne pour y 
fonder une Ligue de la Paix et de la Liberté, et 
y publier un nouveau « Principe du droit des 
gens », puis à Londres (1876) et l'année suivante 
à Paris, où, trois ans après, il créa la Wdtbiikne, 
journal politico-littéraire. C'est à Paris qu'il a 
écrit les drames : « Napoléon III et la Commune 
de Paris » ; « John Tomwell » et « Empereur et 
Sibylle v». Les ouvrages du docteur M. Ed. L. : 
« Le Sysiùuio et l'Histoire du Naturalisme », 



LOF 

5'-'« éd., Leipzig ; « La Loi des Mouvements } 
moléculaires sphériques », 2'"® éd., Leipzig, ainsi 
que le drame : « Napoléon III e la Commune 
lie Paris », ont été traduits et publiés en An- 
glais à Chicago. Les travaux suivants : « La 
prochaine Etape de la science » ; « Le Militarisme 
et le Paupérisme » : « Des Bases de Réforme 
et de la codification du droit des gens », ont été 
également publiés en français et la dernière 
étude aussi en anglais. Nous devons signaler 
de plus : « Herr Schleiden und der Darwin'sche 
Artenentstehungs- Humbug » , 2™^ éd. , Ber- 
lin, R. Schlingmann ; et « Eine Religion ohne 
Bekenntniss », 2n»e éd., Berlin, Th. Grieben, 
1865. On consultera encore avec fruit, relati- 
vement aux publications savantes ou philoso- 
phiques de M. L. : « Uberweg : l'Histoire de 
la philosophie », 3'"^ vol. ; « L. Bûchner : Es- 
prit et Nature » ; « Six Conférences sur les 
hypothèses de Darwin » ; Paul Janet : « Le 
}Iatérialisme contemporain » ; F. A. Lange : 
«Histoire du Matérialisme », 2« vol.; Zimmer- 
mann : « Philosophische Schriften », vol. IV et 
V; Manz: « Real- Encyclopàdie »; articles: « Ma- 
terialismus » et « Cogitanten ». — En 1886, 
M. L. a créé la revue Le Monde de V esprit, et 
en 1887 il a fondé V Université libre de Paris, qui 
a pour but de faciliter les études universitaires 
et de ressusciter en même temps le principe 
de l'unité de la science. 

Loffler (Ernest), géographe danois, né, à Co- 
penhague, le 28 février 1835, depuis 1866 pro- 
fesseur agrégé et depuis 1883 professeur ordi- 
naire de géographie à l'Université ; il a publié 
en danois : « Traité de géographie physique », 
1364 ; en 1876, un « Manuel de géographie » 
qui a eu trois éditions danoises et une traduc- 
tion suédoise; en allemand: « Ueber geogra- 
l'iiische Studien der Gegenwart », 1876; « Die 
(géographie und ihre Hilfswissenschaften » , 
1881 ; « Ueber den Zustand der Géographie in 
Danemark als Schulfach », 1886 ; en français : 
« Quelques réflexions sur les études géogra- 
phiques », 1879 ; et en anglais : « Vineland, ex- 
cursions of the ancient Scandinavians », 1883. 

Loffler (Frédéric), hj^giéniste allemand, pro- 
fesseur libre d'hygiène à l'Université de Ber- 
lin, né en 1852, a publié : « Die geschichtliche 
Entwicklung der Bactériologie », 1887; « Zur 
Immunitàtsfrage », Berlin, 1881; « Versuche 
ûber die Verwethbarkeit heisser Wasserdàmpfe 
zu Desinfectionszwecken », avec Koch et Geffky, 
id., 1881; « Experimentelle Studien ûber die 
kunstliche Abschwiichung der Milzbrandbacillen 
und Milzbrandbacillen und Milzbrandinfection 
durch FiUterung », id., 1884; « Untorsuchun- 
gen liber die Bedeutung der Mikroorganismen 
fur die Entstehung der Dipterie beim Menscheu, 
bei der Taube und beim Kalbo », 1884 ; « Expe- 
rimentelle Untersuchungen iiber Schweine- Roth- 
lauf », 1886. 



Loa 



1383 



Lo Forte-Randî (André), critique italien, pro- 
fesseur de littérature italienne à l'Ecole Supé- 
rieiTre féminine à Palerme, et au Lycée pri- 
vé Francesco Ferez, né, à Palerme, le 21 jan- 
vier 1845. On lui doit une série remarquable 
d'essais critiques publiés en italien et en fran- 
çais. Citons, en italien: « Gionata Swift », dans 
la liivista Contemporanea de 1889; « Giacomo 
Leopardi e i suoi canti d'Amore » ; trois dis- 
cours : « L'operaio nella civiltà moderna » ; 
« Excelsior » ; « Délia donna e dell'arte » ; 
quelques centaines d'articles biographiques, ar- 
tistiques, critiques et bibliographiques, et en 
français : « Rabelais et Folengo »; « Ralph Wai- 
do Emerson » ; « L'inédit dans Montaigne » ; 
« Laurence Sterne »; « Xavier de Maistre »; 
« Rodolphe Tôpfer » ; « Une gloire posthume : 
Henri Frédéric Amiel ». 

Lofstedt (Einar), philologue suédois, profes- 
seur de grec à l'Université d'Upsal, né en 1831, 
a publié : i Om grekernas likbegàngelser och 
grafoffer », 1869; « Ordforteckning till de forsta 
sângerna af Homeri Odyssée och Iliad », 1868; 
« Greekisch grammatik », 2^ éd., 1873; « Grund- 
linier till forelasningar ofver filologisk kritik », 
1871. 

Loftîe (le rév. William- John), écrivain an- 
glais, né, à Tandragee dans le comté d'Armagh, 
en 1839, a fait ses études au Trinity Collège 
de Dublin, où il fut reçu docteur en 1864. En 
1872, il prenait la direction du PeopWs Magazine. 
Il a publié : « Century of Bibles » ; « The Latin 
Year », recueil d'hymnes, 1873 ; « Memorials of 
the Savoy », 1879 ; « A Ride in Egypt » ; « An 
Essay of Scarabs » ; le catalogue des œuvres 
de Hans Sebald Beham. De 1870 à 1876, il a 
collaboré à la Saturday Review, au Portfolio^ 
au Magazine of Art, au recueil : Art at Home 
Séries. On lui doit aussi un guide : < Through 
London »; « City » ; « Guide to the Tower ». 
Il a été l'un des fondateurs de la Société pour 
la protection des Anciennes Constructions, et 
de V Incorporated Society of Authors. 

Logau (Algernon-Sidney), poète américain, 
né, en 1859, à Philadelphia. On lui doit, entr'au- 
tres, un poème lyrique intitulé : « The Mirror 
of a Mind », New- York, 1876; un second re- 
cueil de vers, 1878 un poème métaphysique in- 
titulé: « The image of Air ». 

Logîiem ( Martinus-Gesinus-Lambert), écri- 
vain hollandais, docteur en droit, né, le 3 avril 
1849, à Leyde, suivit le cours du gymnase et 
de l'Université de Leyde, fut attaché en 1873 
à l'école moyenne de la ville de Goes, comme 
professeur de littérature française, se fit rece- 
voir avocat à Amsterdam en 1880, et se voua 
exclusivement au journalisme et à la littérature 
depuis 1883 ; rédacteur en chef de la revue ^e- 
derland depuis 1887, il a publié en hollandais : 
« Un amour au midi », recueil de poésies, 1881, 
5"»e éd. en 1886, sous le pseudonyme de Fiore 



1384 



LOH 



ch'lla Neve; * Liana », recueil de poésies, 1882, 
avec le même pseudonjnne ; « Une Sultane », 
recueil de poésies, 1884, id. ; « Mijne Rust », 
traduction de Meine Ruh de Carmen Sylva, 1886; 
des études littéraires sur Victor Hugo, Sarah 
Bernhardt, Marine Falieri et ses poètes, des nou- 
velles, des contes, des essais, des articles, etc. 

Loher (Franz VOn), écrivain allemand, né, le 
15 octobre 1818, à Paderborn. Après avoir fait 
son droit à Halle, Municb et Berlin, il fonda 
en 1848 la WesifUlische Zeitung de Paderborn; 
ancien professeur à l'Université de Munich, il 
fut nommé en 1864 directeur des archives à 
Munich et en 1875 conseiller intime; on lui 
doit, entr'autres : « Gênera Spork » ; « Das 
System des preuss. Landrechts » ; « Land und 
Leute in dor Alten und Neuen Welt (Sur des 
matériaux réunis dans l'Amérique du Nord) » ; 
« Sicilien und Neapel » ; « Geschichte der Ja- 
kobàa von Bayern > ; « Griechische Kûstenfahr- 
ten » ; « Kanarische Reisetage »; « Cypern » ; 
€ Russlands Werden und Wollen » ; « Beitrâge 
zur Geschichte und Volkerkunde » ; « Kampf um 
Tenerifîa » et V Archivalische Zeitschrift. 

Lohmann (Pierre), écrivain allemand, né, le 
24 avril 1833, à Schwelm près de Elberfeld; il 
a débuté comme libraire, pour se consacrer en- 
suite au théâtre et au journalisme. Parmi ses 
drames, citons: « Essex », tragédie, 1856 ;«Sa- 
vonarola », id., 1856; « Der Schmiod in Ruhla », 
trag., 1858; « Strafford », id., 1858; « Olivier 
Cromwell », id., 1858; « Masaniello », id., 1864; 
« Karl Stuarts Ende », id., 1870; « Appius 
Claudius », id., 1870; « Gegen den Strom », 
drame, 1872; citons en outre: « Ueber die dra- 
matischo Dichtung mit Musik »; « Panthéon 
deutscher Dichter », douzième éd., en 1886, 

Lohmeyer (Charles-Henri), historien et pa- 
léographe allemand, professeur de l'histoire du 
moyen-âge à l'Université de Kônigsberg, né, 
à Gumbinnen dans la Prusse Orientale, le 24 
septembre 1832. On lui doit : « De Richarde I 
Angliae rege cum in Sicilia commorante, tum 
in Sicilia detento », Konigaberg, 1857 ; « Ge- 
schichte von Ost-und Westpreussen », 1" par- 
tie, qui arrive jusqu' à l' année 1407, Gotha, 
1880, 2« éd., 1881 ; en coUab. avec Thomas : 
€ Hilfsbuch fur den Unterricht in der deutschen 
Geschichte bis zum Westfàlischen Frieden », 
Halle, 1886, et « Hilfsbuch fur den Unterricht 
in der brandenburgisch- preussischen Geschich- 
te », Halle, 1886; la traduction allemande de 
deux ouvrages italiens de paléographie du pro- 
fesseur César Paoli de Florence: « Grundriss 
der lateinischen Palàographie und der Urkun- 
denlehre », Innsbruck, 1885; « Grundriss zu 
Vorlesungeu ûber lateinische Palàographie und 
Urkundenlehre » ; * Lateinische Palàographie », 
2'- éd., id., 1889; des essais nombreux dans les 
Revues. 

Lobmeyer (Jules), écrivain allemand, né, le 



LOI 

6 octobre 1835, à Neisse, résidant à Berlin, a 
beaucoup écrit pour les enfants et pour la jeu- 
nesse, fondé la revue Die Deutsche Jugencl, et 
publié: « Sonuenscheinen »; « Im Mârchenwal- 
de »; « Puppeninsel »; « Unser Hausglùck »; 
« Lachende Kinder » ; « Kiuderhumor »; « Fra- 
gemâulchen » ; « Kouig Nobel » ; « Koboldge- 
schichten »; « Der Stammhalter », comédie; 
« Die Freunde aus der Provinz », id. ; « Jun- 
ges Blut », nouvelle. 

Lohmeyer (Théodore), philologue allemand, 
professeur à Altena an der Lenne, né, le 6 dé- 
cembre 1843, à Schildesche près de Bielefeld ; 
il a publié: « Zur orthographischen Frage »; 
« Zur Etymologie » ; « Beitrâge zur Etymolo- 
gie deutscher Flussnamen », 1881 ; « Neue Bei- 
trâge zur Etjanologie deutscher Flussnamen » ; 
« Kleine deutsche Schatzlehro », 1886. 

Lohu-Siegel (Maria-Anna: Willibert von 
Herigau), femme-auteur allemande, né, le 30 
novembre 1840, à Naudorf près de Freiberg en 
Saxe. A l'âge de 15 ans, elle avait écrit un dra- 
me: « Odysseus auf Ogygia », dans le même 
mètre de VAgamemnon d'Eschyle. Devenue ac- 
trice, elle joua sur les théâtres de Leipzig, 
Magdebourg, Oldenbourg et Dresde. En 1872, 
elle se maria avec M. A. Siegel, fondateur et 
rédacteur en chef de la Konslihit Zeitung de 
Dresde, dont elle rédigea, pendant onze ans, le 
feuilleton. En 1870, elle fonda à Dresde le 
Frauenbildungs-Verein, dont elle fut nommée 
présidente. On lui doit des pièces de théâtre : 
« Der Philosoph », comédie ; « Iduna », dra- 
me ; « Rechter und linker Flùgel », comédie ; 
« Pindars Werke », comédie; « Gefahr ûber 
Gefahr », comédie ; « Luisa Strozzi », tragédie; 
« Bei 40 Grod Reaumur », comédie ; « Im Fin- 
stern », comédie ; « Liebes tândelei und Lie- 
be », comédie ; « Das falsche Gretchen », pièce 
bouffonne ; « Hermann von Siebeneichen », dra- 
me ; des romans, des nouvelles, des mémoires, 
des souvenirs de voyage. Parmi ses romans, ci- 
tons : « Zwei alte Apotheken » ; « Die Kinder 
der Clarice Strozzi »; « Die Frau von Vârnin- 
ghausen ». 

Loise (Ferdinand), écrivain belge, né, à Sam- 
son, le 28 juillet 1825. Docteur en philosophie 
et lettres, professeur honoraire de littérature 
française dans les Athénées, il est membre des 
Académies Royales de Belgique et d'Espagne. 
Outre une collaboration très étendue à la « Bio- 
graphie nationale » publiée par l'Académie de 
Belgique , aux journaux d'enseignement , aux 
journaux littéraires et à quelques journaux po- 
litiques belges, il faut citer de lui: « Histoire 
de la poésie dans ses rapports avec la civili- 
tion », Bruxelles, 1859 et années suivantes (la 
première partie de cette œuvre considérable fut 
couronnée par l'Académie, et cette œuvre se con- 
tinua longtemps dans les Mémoires de la sa- 
vante Compagnie; l'auteur est occupé à la re- 



LOL 

fondre entièrement, et il a publié déjà de son 
édition définitive, l'« Histoire de la poésie dans 
l'antiquité », Bruxelles, 1886; « L'Allemagne 
dans sa littérature nationale », id. , 1873; 
« Etudes sur l'Allemagne moderne », id., 1877 ; 
« Traité de l'anal^^se et de là synthèse dans la 
composition littéraire », id., 1881, 2^ éd., 1885; 
« Crestomathie », id., 1885 ; -« Moyens de se 
former à l'art d'écrire », id., id.; « Recueil d'a- 
natyses littéraires », id., 1886-87; « Les lois du 
style », id., 1887; « Anthologie d'auteurs fran- 
çais et d'auteurs belges », id., id. 

Loiseleur (Jean- Auguste-Julien), littérateur 
français, secrétaire général de la Société d'agri- 
culture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, 
bibliothécaire de la ville, est né, à Orléans, le 
4 octobre 1816. Collaborateur à la Revue Con- 
temporaine, au Joicrnal de Loiret^ au journal 
Le Temjjs, et à VAi^t, M. L. a publié: « Rési- 
dences royales de la Loire » ; « Les Crimes et 
les peines dans l'antiquité et dans les temps 
modernes », 1862 ; « Les anciennes institutions 
de la France », 1866; « Problèmes historiques », 
1867; « La Doctrine secrète des Templiers », 
1871 ; « Les Archives de l'Académie d'Orléans », 
1872; * Ravaillac et ses complices », 1873; 
« Les points obscurs de la vie de Molière », 
1877; « Trois énigmes historiques », 1883; 
« Molière; nouvelles controverses sur sa vie et 
sa famille », 1886 ; « Compte des dépenses fai- 
tes par Charles VII pour secourir Orléans pen- 
dant le siège de 1428 » ; « La Révolution de 
Naples de 1647 ». M. L. a publié de plus des 
études historiques nombreuses sur « L'ancienne 
Université d'Orléans » ; « La préméditation de 
la Saint-Barthélémy » ; « Le Masque de fer » ; 
« La légende du chevalier d'Assas »; « La 
mort de M°»^ Henriette d'Angleterre »; « Louis 
XVII », etc., et des monographies telles que 
celles des Châteaux de Gien, de Sully, du Hal- 
lier, etc. Il a fait représenter, sur la scène du 
Gymnase, une petite comédie intitulée: « Lé- 
nore ». 

Loliée (Frédéric), publiciste, essayiste et lit- 
térateur français, né, à Paris, le 14 octobre 
1856. Il débuta par collaborer à une grande et 
méritoire compilation, honorée d'une récompense 
de l'Académie Française, et publia sous le nom 
de F. Godefroy une « Histoire de la littérature 
française », en 10 vol. Puis il collabora suc- 
cessivement à une quinzaine de revues françai- 
ses et étrangères: la Nouvelle Revue, la Revue 
politique et littéraire, le Correspondant, le Con- 
temporain, la Revue illustrée, le Polyhiblion, etc., 
VAuf der Hohe, la Deutsche Revue, The Times 
de Londres, The Century de New-York et la 
Revue Internationale de Rome, dont il devint 
en 1887 le principal rédacteur. Il a publié, en 
1887 : < Nos Gens de lettres, leur vie intérieure, 
leurs rivalités, leur condition » (in-lS", Paris, 
Calmann-Lévy), étude sociale plutôt que litté- 



LOM 



1383 



raire — comme l'a très bien remarqué l'émi- 
nent critique Edmond Scherer — qui provoqua 
dans la presse une multitude d'articles, d'étu- 
des et de commentaires, fut distinguée par l'A- 
cadémie Française et par l'Académie des Scien- 
ces morales, et qui nous montre les auteurs, de 
toutes catégories, dans l'exercice de leur état 
et dans la réalité de leur vie de chaque jour. 
Les études dont cet ouvrage se compose et que 
précède une remarquable préface de P. Bour- 
get, ont eu les honneurs d'une traduction alle- 
mande. Au commencement de 1885, M. F. L. a 
fait paraître une monographie du « Paradoxe », 
dont le journal Le Temps avait d'abord donné 
des fragments considérables : « Le Paradoxe, 
Essai sur les excentricités de l'esprit humain 
dans tous les siècles ». M. F. L. a donné de- 
puis : « Les Immoraux », série de tableaux et 
de situations dans le genre libre de romans du 
jour, dont l'étude donne ainsi, par contre-coup, 
l'ingénieuse critique. Il a collaboré enfin très 
activement au Dictionnaire des Dictionnaires pour 
la partie lexicographique de cette entreprise. 

Lolli (Eudes), écrivain et orientaliste italien, 
rabbin à Padoue, chargé du cours d'hébreu et 
de chaldéen à l'Université, né, à Gorizia, en 
1826, a fait ses études dans sa ville natale et 
à Padoue où il se fit recevoir docteur en 1854. 
Il a enseigné jusqu'en 1871 au Collège rabbi- 
nique de Gorizia, d'où il passa comme rabbin 
à Padoue. On lui doit : « Discorso funèbre in 
morte di Isaac Reggio », Gorizia, 1855 ; « Ele- 
gia ebraica in morte di S. D. Luzzatto », Pa- 
doue, 1865; « Dizionario del linguaggio ebraico- 
rabbinico », Padoue, 1869, prem. livr. ; la tra- 
duction d'une partie de la « Bibbia volgariz- 
zata da S. D. Luzzatto e suoi continuatori », 
Rovigo, 1872; « Prelezione ad un corso di lin- 
gua ebraica e caldaica », Padoue, 1877; « Ser- 
mone, celebrandosi nel tempio maggiore degli 
Israeliti di Padova le solenni esequie del ma- 
gnanime Re Vittorio Emanuele II » ; « Pre- 
ghiera di requie per la stessa occasione » ; 
« Corso di grammatica délia lingua ebraica », 
Padoue, 1886; des articles et essais nombreux 
dans les journaux. 

Lombard (Fr.), économiste suisse, ancien 
banquier, né, en 1837, à Genève. On lui doit : 
« Finances de la Confédération Suisse, Consti- 
tution de 1874 » ; « Le Tarif des Péages et 
l'avenir économique de la Suisse » ; « Des mo- 
yens de développement du commerce de la 
Suisse »; « Projet de Régie cointéressée des 
Eaux de Vie et spiritueux en Suisse », 1883. 

Lombard (Jean), publiciste et socialiste fran- 
çais, résidant à Marseille, né, à Toulon, le 26 
septembre 1854; il a été tour-à-tour graveur 
en métaux, peintre, fabricant bijoutier; il débuta 
par deux discours dans un Congrès d'ouvriers 
tenu en 1878 à Lyon; ces deux discours ont été 
insérés dans la Jeune Républiqw, journal quoti- 

174 



1386 



LOM 



fiien de Marseille. Il créa ensuite ou dirigea 
diverses feuilles socialistes : La Fédération, Le 
Pilori, Le Peuple Libre, Le Petit Périple, Vlâée 
Nouvelle, et collabora à la Commune Libre, à 
V Autonomie Communale, au Midi Républicain 
de Montpellier, à la Revue Socialiste, au Radi- 
cal de l'Ande, à Marseille Républicaine, à VHom- 
me Libre, à la Révolution de Marseille; il rédi- 
gea en chef la Vérité et le Nouveau Park éga- 
lement de Marseille. Les recueils et journaux 
littéraires dirigés ou rédigés par M. J. L. sont 
nombreux; citons: Le Midi Libre, La Ligue du 
Midi, U Echo du Midi, La Revue Provinciale, 
La Revue Moderne, Les Heures du Salon et de 
l'Atelier, La Célébrité Contemporaine. Il colla- 
bora au Bavard, au Masque, au Polichinelle. En 
littérature, il a publié: « La Révolte future », 
poème; « L'Agonie », roman; « Lois Majou- 
rés », roman; « Byzance », roman; « Le Gé- 
néral Mireur et la Marseillaise », étude histori- 
que. Il prépare une « Histoire sociale de la 
Troisième République ». 

Lombard! (Héliodore), poète et littérateur ita- 
lien, professeur de lycée, né à Marsala; il dé- 
buta par un hymne h Garibaldi débarqiié en 
1860, et par une Ode à Pie IX. Il est un ins- 
piré, et sa poésie a toujours du souffle. On lui 
doit: « Mélodie, Canti Italici, Visioni », Milan, 
1862; « La Spedizione di Sapri », poème poli- 
mètre, Florence, Barbera, 1867, nouv. éd.. Mi- 
lan, 1885; « Nuovi Canti », 1878; des discours 
sur Azeglio, sur Pétrarque, sur le drame en 
Italie, sur Léonard de Vinci, un ouvrage « Siillo 
attinenze storiche fra Scienza ed Arte in Ita- 
lia »; « Il bombardamento di Alessandria », 
vers, Palerme, 1882; « Il fuoco di Prometeo », 
vers, Palerme, 1882; « Canti », Rome, 1884; 
€ Tenebra e luce >, vers, Palerme, 1884; « Per 
la commemorazione del 12 gennaio 1848 », dis- 
cours, id., 1887 ; « SuUa tomba di Caterina Va- 
lenti », discours, id., 1888; « Del processo évo- 
lutive nella letteratura », id., 1^88. 

Lombardes (Constantin), écrivain hellène, ora- 
teur éloquent, ancien ministre du culte et de 
la justice, député au Parlement, né, à l'Ile de 
Zante, en 1840, a fait ses études à Athènes et 
à Munich, où il fut reçu docteur en médecine. 
11 pérora dans ses discours pour l'union des 
Iles Ioniennes à la Grèce. Il fonda le journal : 
La Voix de la Mer Ionienne, et publia une 
« Histoire des Iles ioniennes depuis la domi- 
nation Vénitienne jusqu'à son union avec la 
Grèce ». 

Lorabroso (César), illustre médecin et anthro- 
pologisto italien, professeur de médecine légale 
et de clinique psychiatrique à l'Université de 
Turin, né, en novembre 1836, d'une famille Is- 
raélite ; son père était de Vérone, sa mère 
de Chieri. Dès l'adolescence, il composa des 
romans, des poésies et des tragédies, des étu- 
des de philologie, d'archéologie et de sociologie. 



LOM 

Reçu docteur en médecine, il entreprit des re- 
cherches sur le Crétinisme en Lombardie et 
dans la Ligurie, fort appréciées par le profes- 
seur Virchow. Il a fait comme médecin mili- 
taire la campagne de l'indépoudance italienne 
en 1859 ; nommé en 1862 professeur pour les 
maladies mentales à l'Université de Pavie, il y M 
fonda un Musée de Psychiatrie ; ses études sur " 
la pellagre et sur la maladie du maïs datent de 
cette époque et ont fait grand bruit. Il passa 
ensuite à la direction de la maison des fous à 
Pesaro, et de là à l'Université de Turin, où il 
entreprit des études originales sur les crimi- 
nels, qui lui ont fait une très grande renommée 
non seulement en Italie, mais à l'étranger, dont 
les premiers, résultats ont été admirés à Rome 
dans le Congrès et lors de l'Exposition d'Anthro- 
pologie criminelle, et qu'il a continuées dans 
son Archivio di Psichiatria e Scienze penali, pu- 
blié en collaboration avec les professeurs Ferri 
e Garofalo. Ses recherches sur les races, sur le 
génie, sur le crime politique, sur les demi-fous 
sont remarquables à tous les égards ; parmi 
ses dernières publications, signalons: « Doi 
préparât! medici nella cura di alcune malattie 
délia pelle », Milan, 1880; « Il vino », confé- 
rence, Turin, id. ; « Come s'irapedisce e si cura 
la pellagra », Macerata, 1881 ; « L'amore nel 
suicidio o nel delitto », Turin, id. ; « Sulla pel- 
lagra nella provincia di Torino », id., 1882 ; 
« Due tribuni studiati da un alienista », Rome, 
1883 ; « Misdea e la nuova scienza pénale », en 
collaboration avec le D"" Blanchi, Turin, 1884 ; 
« Lettere politiche e polemiche sulla pellagra 
in Italia », id., 1885 ; « Sul mancinismo noto- 
rio e sensorio nel nano, nel pazzo sordo-muto, 
nel cieco-nato e nel criminale », id., 1884 ; 
€ L'uomo delinquonte in rapporte all'antropolo- 
gia », 3">« éd., Turin, id., traduit en fi'ançais, 
1887; « Delitti di libidine », id., 1886; « Le- 
zioni di medicina légale raccolte da V. Rossi », 
id., 1886 ; « Studii suU'ipnotismo », id., id. ; 
« Polemica in difesa délia scuola criminale po- 
sitiva », Bologne, Zanichelli, id. ; « L'uomo di 
gonio in rapporte alla psichiatria », Turin, 1888, 
traduit en français en 1889 ; « Appunti al nuovo 
codice pénale », 2™'^ éd., Turin, 1889; « L'uomo 
delinquente in rapporte all'antropologia, alla 
giurisprudenza ed aile discipline carcerarie », 
l»^'" vol., id., id. ; « Sulla medicina légale del ca- 
davere seconde gli ultimi studii di Germania e 
d'Italia », traités, 2'"e éd., Pignerol, 1890; des 
essais et articles nombreux. 

Lomniel (Eugène), physicien allemand, pro- 
fesseur de physique à l'Université de Munich 
depuis 1886 et membre de l'Académie des Scien- 
ces bavaroise, né, le 19 mars 1837, à Edenlo- 
ben, a enseigné d'abord à Zurich, à Hohenheim 
et à Erlangen. On lui doit: « Wind und Wet- 
ter », Munich, 1873, 2^ éd., 1883; « Das Wesen 
des Lichts », Leipzig, Brockhaus, 1874 (tra- 



LON 

duit en anglais sous le titre: « The Nature of 
Light », Londres, 1875, New-York, 1876), qua- 
tre éd.; « Lexikon der Physik und Météorolo- 
gie », Leipzig, 1882; de nombreux mémoires et 
essais dans les Actes de l' Académie et dans les 
Revues. 

Lomou (Charles), littérateur et auteur dra- 
matique français, né, à Blagnac (Haute-Garon- 
ne), le 1er août 1852. Il débuta dans les let- 
tres à seize ans par un succès aux Jeux Flo- 
raux, où il obtint une violette d'argent, au mo- 
ment où il achevait ses études classiques au 
Lycée de Toulouse. En 1874, âgé seulement de 
21 ans, il présentait et faisait recevoir au Théâ- 
tre Français son premier drame : « Jean Da- 
cier », qui fut joué par Coquelin aîné. Cepen- 
dant l'auteur achevait son Droit et se lançait 
avec ardeur dans la politique républicaine. Le 
succès de « Jean Dacier » fut suivi, à deux ans 
de distance, de la représentation du « Marquis 
de Kénilis >, à l'Odéon, et d'une série de ro- 
mans et de nouvelles très-remarques. Nous ci- 
terons : « L'Affaire du Malpel », Pion éd., paru 
d'abord dans le Rappel; « Un voyage de no- 
ces », qui parut dans le Revxie x>olitique et lit- 
téraire; « A la Nage ; Nuptial Room », nouvel- 
les; « La Regina », roman paru dans la Nou- 
velle Revice; « L'Amirale », roman, id., puis 
en volume chez Pion; « Amour sans nom », 
roman dans la Nouvelle Revue, 1889. 

Lougfo (Antoine), jurisconsulte italien, né, à 
Palerme, le 13 novembre 1862; reçu docteur 
en 1885 à l'Université de Palerme, il acheva 
ses études pour la spécialité du Droit Romain 
à l'Université de Modène, où il obtint le titre 
de professeur agrégé. Parmi ses publications, 
citons : « Sulle res Municipii nei Municipii », 
Bologne, 1885; « La Mancipatio e il sistema 
del Diritto Romano primitive », Florence, 1887; 
« Sull'onere délia prova nella Conditio indebiti », 
Bologne, 1887 ; « Titius Aristo », Catane, 1887. 

Lougo (Bartolo), écrivain italien, né, à La- 
tiano, le 10 février 1841, reçu docteur en Droit 
à Naples en 1864, a eu l'idée de créer une 
nouvelle ville de Porapéi auprès de l'ancienne. 
On lui doit des publications ascétiques ; « Il 
Rosario e la Nuova Porapei », revue mensuel- 
le; « I quindici sabati del SS. Rosario », sept, 
éd., deux vol. ; « San Domenico e l'Inquisizione 
al Tribunale della ragione e délia storia », deux 
éd.; « Novena ed onoranze di S. Domenico »; 
« Il terz'ordine della penitenza di S. Dome- 
nico »; < La Vergine Komana S. Cecilia »; 
« Fiori di virtù colti dagli atti del suo marti- 
rio », deux éd. ; « Fede e civil ta », discours, 
trois éd.; « Valle di Pompei e la sua Stazione, 
Memoria a S. E. il Mini.stro dei Lavori Pubbli- 
ci »; « Novena alla SS. Vergine del Rosario di 
Pompei per impetrare le grazie nei casi più di- 
sperati », 79*' éd., tirage d'un million cinq-cent- 
mille exemplaires. 



LOP 



1387 



Longuet (Eugène), littérateur français, né, à 
Champosoult (Orne), le 30 juillet 1866. Il a fait 
ses études au Collège d'Argentan, puis il a pu- 
blié, très-jeune : « Les Pavillons noirs » ; « Sou- 
rires et Larmes » ; « A l'aurore », plaquette, 
vers. Il a collaboré à VÉcho de V Ouest, à V In- 
dépendant de V Ouest, au Trouvère, au Passe- 
Temps, etc. En mars 1888, il a fondé les Guê- 
pes normandes, revue satirique et rustique. On 
a encore de lui: « A cœur ouvert », poésies; 
« Les pages vécues », prose. 

Loofs (Frédéric), théologien et historien al- 
lemand, professeur à Halle, né, à Hildesheim, 
en 1858, a fait ses études à Leipzig, Tubingùe 
et Goettingue; on lui doit: « Zur Chronologie 
der auf die frànkischen Synoden der hl. Boni- 
fatius beziiglichen Bi-iefsammlung », Leipzig, 
1881 ; « Antiquse Britonum Scotorumque eccle- 
siœ quales fuerint mores », id., 1882; « Leon- 
tius von Byzanz I, Texte und Untersuchungen », 
id., 1887; « Kirchengeschichtliche Studien », 
en collab., 1888. 

Looraans (Charles-Walthère-Hubert), philo- 
sophe belge, né, à Lanaeken, le 12 novembre 
1816 ; il est professeur émérite de droit natu- 
rel à l'Université de Liège et fait partie de l'A- 
cadémie Royale de Belgique. M. L. a donné au 
Bidletin de cette Académie diverses études , 
parmi lesquelles il faut mettre hors de pair 
celle sur « La question sociale chez Platon et 
Aristote », 1884 ; il a collaboré aussi à la Re- 
vue de Bruxelles, aux Mémoires de la Société 
littéraire de V Université de Louvain, aux Anna- 
l"S des Universités de Belgique, etc. Il est prin- 
cipalement connu pour deux livres, dont le se- 
cond surtout a été fort discuté : « Principes de 
philosophie morale », 1856 ; « De la connais- 
sance de soi-même, essais de psychologie ana- 
lytique », Bruxelles, 1880, 2'"e éd., Paris, 1883. 

Lopes-Netto (le Baron F.), illustre juriscon- 
sulte et diplomate brésilien, ancien ministre du 
Brésil à Rome, actuellement résidant à Flo- 
rence, où il exerce la plus aimable des hospi- 
talités dans un appartement splendide de la 
maison de M. Crispi. Il est né, le 6 juin 1814, 
au Recife, capitale de la province de Pernam- 
bouc; il étudia les humanités au Lycée de cette 
ville, et enti'a au mois de mars 1831 à l'Aca- 
démie des sciences sociales et juridiques d'O- 
linda. Obligé à émigrer à la fin de sa cinquiè- 
me année académique, il vint en Europe et fut 
reçu docteur en Droit à l'Université de Pise, 
le 21 décembre 1836; il y a trois ans l'Univer- 
sité de Pise a célébré le jubilé de son docto- 
rat. De retour dans sa ville natale, il s'y établit 
en 1837 comme avocat; en 1844 il fut nommé 
par la province de Pernambouc député à l'As- 
semblée Législative de l'Empire. Réélu en 1847, 
il se trouva compromis dans la Révolution de 
1848 et fut arrêté et condamné par le Jury du 
Recife à la prison perpétuelle, malgré ses im- 



1388 



LOR 



munîtes parlementaires. En 1852, il fut amnis- 
tié par Sa Majesté l'Empereur, et continua à 
exercer sa profession d'avocat. En 1804, il fut 
élu au Parlement de l'Empire par la province 
de Sergipe. Au mois de novembre de 1866 il 
fut envoyé en mission spéciale en Bolirie, et y 
conclut, au mois de mars de l'année suivante, un 
traité qui mit fin à la question séculaire des 
limites entre le Brésil et la Bolivie. En 1878, 
il alla en qualité d'Envoyé Extraordinaire et 
Ministre Plénipotentiaire à Montevideo, où il 
résida jusqu'en 1881, époque de sa promotion 
de ministre à Washington transféré à la Lé- 
gation à Washington, Eu 1883, il fut nommé 
par le Gouvernement du Brésil membre des 
Tribunaux arbitraux de Santiago du Chili char- 
gés de juger les réclamations italiennes, an- 
glaises et françaises provenant des dommage.s 
causés aux neutres par l'armée et l'escadre du 
Chili pendant la dernière guerre au Pacifique. 
Dans cette mission il prononça des jugements 
qui ont fait époque et établi de nouveaux prin- 
cipes de Droit international. En 1885, il fut 
transféré de la Légation de Washington à celle 
de Rome près Sa Majesté le Roi d'Italie. M. L.- 
N. est membre du Conseil de Sa Majesté l'Em- 
pereur du Brésil, dignitaire de l'Ordre Impé- 
rial de la Croix du Sud, Commandeur de l'Or- 
dre de la Rose du Brésil, Grand-croix de l'Or- 
dre d'Isabelle la Catholique d'Espagne, Grand 
Officier des Ordres de l'Etoile Polaire de Suè- 
de, de la Couronne d'Italie et du Nisham de 
Tunis, et Officier de l'Ordre de Léopold de 
Belgique. Ses discours au Parlement, ses sen- 
tences comme juge sont des modèles du genre. 
Lopez (Vincent-F.), homme politique et écri- 
vain de le République Argentine, auteur de l'hym- 
ne national argentin, né, à Buenos-Ayres, vers 
l'année 1822, ancien professeur de littérature et 
de Droit, ancien ministre et président de la Ban- 
que, a publié, entr'autres, un livre sur l'origine 
do la langue qinchua, de nombreux essais dans 
les Revues, un roman historique fort apprécié : 
« La novia del herese », une « Historia del aîio 
20 », des traités de jurisprudence; « Acuerdos del 
extinguido Cabildo de Buenos-Ayres », trois 
vol.; le S" a paru en 1887; et son chef d'œu- 
vre: « Historia do la Republica Argentina », 
dont le sixième volume a paru en 1887 à Bue- 
nos-Ayres. 

Lorand (Louis-Georges-Auguste), avocat et 
publiciste belge, né, à Namur, en 1860. Il fit 
ses études de Droit à l'Université de Bologne, 
en Italie; et quelques années après son retour 
en Belgique, il devint le rédacteur en chef du 
journal bruxellois La Réforme, organe du libé- 
ralisme démocratique, excellente feuille quo- 
tidienne dans laquelle il suit de plus près qu'au- 
cun autre journaliste belge la politiqxie, les hom- 
mes et les choses de l'Italie. M. L. a fait pa- 
raître récemment deux brochures dont le reten- 



LOR 

tissement a été énorme: d'abord, une étude, 
avec préface de M. Paul Janson, sur la réor- 
ganisation du système militaire de la Belgique: 
« La Nation armée », Bruxelles, 1889, étude 
dont 30,000 exemplaires furent enlevés en quel- 
ques jours et 80,000 en six mois ; puis, après 
un grand procès politique jugé à Mons, une 
plaquette intitulée: « Démission! Dissolution! », 
id., id., et où il réclamait la démission des mi- 
nistres et la dissolution des Chambres. M. L. 
est le correspondant belge du Secolo de Milan, 
Loreuz (Ottokar), historien allemand, pro- 
fesseur à l'Université de Jena depuis 1885, né, 
le 17 mars 1832, à Iglau, a publié: « Deutsche 
Ge.schichte des 13 und 14 Jahrhundertes » ; 
« Geschichte Kônig Ottokars II von Bôhmen », 
1866; « Geschichte des Elsaasess », en collab. 
avec Wilh. Scherer », 3« éd., 1885; « Papst- 
wahl und Kaiserthum », 1874; € Drei Bûcher 
Geschichte und Politik », 1876 ; « Deutschlands 
Geschichtspunkte im Mittelalter », 3'°o éd. re- 
maniée, .1887; « Die Goschichtswissenschaft in 
Hauptrichtungen und Aufgaben kritisch eror- 
tert », 1887. 

Loreuzoni (Joseph), astronome italien, né, à 
Rolle, prov. de Treviso, le 10 juillet 1843; il a 
fait ses études à Padoue, où il enseigne l'astro- 
nomie à l'Université et dirige l'Observatoire. 
Depuis 1869, il a inséré des mémoires nombreux 
dans les Atti del R. Isiituto Veneto, dans la Ri- 
vista et dans les Atti delV Accademia di Padova 
et dans les publications de la Società degli spet- 
troscopisti italiani ; enfin, dans les Memorie del- 
V Accademia dei Lincei de 1888, un mémoire in- 
titulé: « Relazione sulle esperienze istituite nol 
R. Osservatorio astronomico di Padova in ago- 
sto 1885 e febbraio 1886 per determinare la 
lunghezza del pendolo semplice a secondi, pre- 
messa la esposizione del metodo e la descrizio- 
ne dello strumento di Repsold ». 

Loret (Victor), égyptologue et professeur 
français, né, à Paris, le l^r septembre 1859, 
fit ses études au Lycée Condorcet, alors Lycée 
Bonaparte. Son père, qui est compositeur et 
organiste à Paris, l'avait destiné à la même 
carrière et vers quinze ans il quitta le lycée 
pour entrer au Conservatoire de musique. Mais 
au lycée le goût des lettres lui était venu, et 
même une passion très-spéciale pour PÉgypte 
ancienne dont l'alphabet hiéroglyphique, publié 
dans le Manuel d^ Histoire d^ Orient de Duruy, 
l'avait séduit et enthousiasmé de bonne heure. 
Tout en faisant ses études musicales, M. L. 
termina ses études classiques sous un profes- 
seur particulier et se fit inscrire à l'école des 
Hautes-Études au Cours d'Égyptologie de M, 
Maspéro, En 1881, il fut envoyé en Egypte et 
fut un des premiers membres de l'école fran- 
çaise du Caire, Sa route était choisie, il était 
désormais égyptologue. Il avait renoncé à la 
carrière musicale au moment de concourir poui* 



LOR 

le prix de Rome. Il resta trois ans au Caire et 
rapporta de son séjour en Egypte un grand 
nombre de documents dont la plupart sont pu- 
bliés. Ses études musicales lui permirent en 
outre de publier un mémoire sur la musique 
populaire de la Haute-Egypte, dans lequel se 
trouve tout un ballet d'aimées transcrit avec 
l'instrumentation arabe originale. A son retour 
d'Egypte, ]\r. L. fut nommé maître de conféren- 
ces à la Faculté des lettres de Lyon, où ses 
cours publics sont fort suivis. 11 a publié : « Le 
Kypkhi », Leroux éd., 1887; « Flore pharaoni- 
que », J.-A. Baillière, 1887; «La tombe d'un 
égyptien », Leroux, 1886 ; « L'Egypte au temps 
des Pharaons », J.-B. Baillière, 1887; « Manuel 
de langue égyptienne », grammaire, tableau des 
hiéroglyphes, texte et glossaire, Leroux, 1889; 
« La musique chez les anciens Egyptiens » (Bi- 
bliothèque de la Faculté des lettres de Lyon, 
tome VIII), Leroux; « Manuel d'arabe vulgaire 
d'Egypte », Maisonneuve, 1887. Eu égyptolo- 
gie Ikl. V. L. s'est renfermé assez complètement 
dans l'étude de la flore antique et a publié sur 
ce sujet une vingtaine de mémoires. Outre les 
publications indiquées, M. V. L. a publié de 
nombreux articles dans les journaux ou pério- 
diques suivants: Recueil de travaux relatifs a 
l'archéologie et a la philologie égyptienne, Jour- 
nal asiatique, Bulletin de VInstitxit du Caire, 
Mémoires publiés par les membres de la mission 
française a^i Caire, Annales du Musée Guimet, 
etc. M. V. L. a collaboré à la Grande Ency- 
clopédie , où ses principaux articles sont : « Ame- 
nophis » ; « Amenencha » ; « Architecture égyp- 
tienne » ; « Champollion » ; « Cléopatre », etc. 
j^. Loria (César), écrivain italien, né, à Man- 

^^;ou6, en 1819; il fit son Droit à Padoue où il 
^^put reçu docteur. On lui doit, entr'autres : « I 
^^Fgiardini antichi e moderni » ; « La letteratura 
^f^ di alcuni popoli in relazione ai loro costumi 
ed aile loro condizioni » ; « L'Jtalia nella Di- 
vina Commedia »; « Relazione sull'andamento 
délie scuole comunali di Mantova dal 1874 al 
1880 », Mantoue, 1881; « Este nella Divina 
Commedia », Este, 1881 ; « Progetto statuto 
, enciclopedico e scienza filosofica », Palmi-Cala- 
bre, 1882; « Ricordi e voti intorno aile indu- 
strie mautovane », 1883-84. 

Lorimer (James), illustre jurisconsulte an- 
glais, professeur de droit civil et de droit natu- 
rel et international à l'Université d'Edimbourg 
depuis 1862, né, à Aberdalgie, près Perth, en 
novembre 1818. H a fait ses études à Edim- 
bourg, Genève, Berlin et Bonn. Il est membre 
de l'Académie de Jurisprudence de Madrid et 
des Universités de Saint-Pétersbourg et de 
Moscou. On lui doit : « The Universities in 
Scotland », 1854; « Political Progress >, 1857; 
« Handbook of the Law of Scotland », 1862, 
plusieurs éditions ; « Constitutionalism of the 
Future », 1865 ; « Institutes of Law », 1872, 



LOS 



1389 



traduction française ; « Institutes of the Law 
of Nations », deux vol., 1883, 1884, traduction 
française par M. Ernest Nys, professeur à l'U- 
niversité de Bruxelles, qui a paru sous le titre 
de « Principes de droit international », 1885 ; 
des essais et articles nombreux pour les revues 
et pour les encyclopédies. 

Loriu (Georges), littérateur français, né, à 
Auxerre (Yonne), le 7 avril 1850, a publié : 
« Paris Rose », vers, 1884; « Têtes et cha- 
peaux », 1880; « Rimes humoristiques », 1883; 
« Les sons », fantaisie rimée, Olleudorff, 1882 ; 
« Elle m'attend », monologue, 1882. 

Lorne (John - George - Edward -Henry-Dou- 
glas -Sutherland-Campbell, marquis de), hom- 
me politique et écrivain anglais, fils aîné du 
Duc d'Argyle, gendre de S. M. la Reine d'An- 
gleterre, né, à StafPord-House à Londres, en 
1845 ; il appartient au parti libéral, et il a 
remplacé en 1878 Lord Dufferin au Gouver- 
nement du Canada ; son nom est aussi très 
populaire aux Indes. Parmi ses écrits, citons : 
« A Trip to the Tropics, and Home through 
America », 1867; « Guido and Lita, a Taie of 
the Riviera », poème, 1875 ; « The Psalms lit- 
terally rendered in verse », 1877. 

Lortscli (Franziska-Emma-Friederika, née 
Runzler; pseudonyme F. Leoni), femme-auteur 
des provinces allemandes de la Russie, née, le 
6 octobre 1844, à Durben en Courlande. Son 
mari Alfred Lortsch de Liban a fait des voya- 
ges en Australie, et publié un roman austra- 
lien et des descriptions de voyage. On lui doit 
un livre de contes: « Unter dem Tannenbaum »; 
« Christliches Geburttagsbuch », des traduc- 
tions de l'anglais: « Ein Andachtbauch », et 
du russe; « Die realisten der grossen Welt »; 
« Olga isTikolajevna's Tagebuch » ; « Der Re- 
genbogen in deu AVolken oder Worte des Tro- 
stes fur Stunden der Trûbsal »; « Die Cur- 
fûrstin », du prince Metstcherski, et un drame 
populaire du comte L.-N. Tolstoï. 

Lort-Serignau (de), écrivain militaire fran- 
çais, capitaine au 74« régiment d'infanterie, an- 
cien professeur militaire à Saint-Cyr, ancien 
attaché à l'État-Major général, membre corres- 
pondant de l'Académie Royale de Madrid, a 
publié : « Guillaume III, étude historique sur 
les campagnes du règne de Louis XIV »; « Le 
blocus de Montmédy en 1870 », épuisé ; « La 
Phalange », étude philologique et tactique, épui- 
sé ; « L'armée espagnole », traduit de l'italien; 
« Le manuel du sapeur d'infanterie » ; « Exer- 
cices tactiques de combat » ; « La défense de 
la frontière franco-italienne », traduit de l'ita- 
lien, des articles nombreux au Spectateur et au- 
tres revues. 

Lôschhorn (Charles), théologien allemand, 

professeur à Dresde, né, le 16 septembre 1851, à 

Magdebourg. On lui doit, entr'autres: « Quœstio- 

' nés lyricse et tragicae », 1869; « Quœstiones me- 



1390 



LOT 



tricae », 1873; < Qusestiones Sophoclese, cominen- 
tatio de ^schyli anno natalicio », 1874; « De no- 
tione Dei jEschylae et patrum ecclesiasticorum », 
1879; < Kritische Studien », 1880; « Kritische 
Studien zu Schillers Briefen ûber die àsthetische 
Erziehung des Menschen », 1880; « Kurzer 
Abriss der Geschichte Magdeburgs », 1880 ; 
« Kurzer Abriss der Geschichte Magdeburgs », 
1880; € Religions philosophische Schrifteu », 
1881; « Musikalische Studien », 1882; « Theo- 
logische Studien und Kritiken », 1882; « Die 
nothwendigsten Regeln der griechischen Syn- 
tax », 1887. 

Loserth (Jean), historien autrichien, profes- 
seur à l'Université de Czernowitz, né, le l^i" 
septembre 1846, à Fulnek, a fait ses études à 
Vienne, et publié: « Die Kremsmûnster Ge- 
Bchitsquellen im XIII und XIV Jahrh. herausge- 
geben », Vienne, 1872; « Die Konigsaaler Ge- 
schichtsquellen » {^Chronicon Aulœ Regiœ) Vien- 
ne 1875; « Beitràge zur Geschichte der husi- 
tischen Bewegung », 1876-1889; « Hus und 
Wiclif, Zur Genesis der Hus- Lehre », Prague, 
1884, traduction anglaise, Londres, 1885; « Jo- 
hannis Wiclif, Tractatus de Ecclesia », id., 
1886 ; € Johannis Wiclif, Sermones », Londres, 
1887-90; des essais, des critiques, etc. 

Lossinç (Benson-John), écrivain américain, 
né, à Beekman, New- York, le 12 février 1813. 
En 1835, il devint co-propriétaire et directeur du 
] 'ouf/hkeepsie Telegraph, suivi par le Poughkeepsie 
Casket et par le Family Magazine. Suivirent : « An 
Outline History of the Fine Arts », 1841 ; « Se- 
ventoen Hundred and Seventy-six »,1847 ; « Li- 
ves of the Signers of the Déclaration of Indepen- 
dence » ; « Pictorial Field Book of the Révolu- 
tion > ; « The Two Spies, Nathan Haie and John 
André », 1886; « Cyclopaedia of Universal Histo- 
ry ». Il réside à Dover Plains, près de New-York. 

Lostarra (Victorien), écrivain et diplomate 
chilien, ancien chargé d'affaires de la Républi- 
que du Chili à Buenos-Aires, est auteur d'un 
ouvrage intitulé: t America». 

Lotheisseii (Ferdinand), écrivain allemand, né, 
le 20 mai 1833, à Darmstadt, a fait ses études 
à Goettingue, Berlin, Giessen ; il est professeur 
de la langue et de la littérature française à Vien- 
ne. On lui doit une série d'études remarquables 
sur la littérature française ; citons : « Literatur 
und Gesellschaft in Frankreich zur Zeit der 
Révolution », 1872; < Geschichte der franzôsi- 
chen Literatur des 17 Jahrhunderts », 1877-83; 
« Molière », 1880; « Zur Sittengeschichte Frank- 
reichs », 1885; « Margarethe von Navarra, ein 
Kultur und Literaturbild ans der Zeit der fran- 
zosischen Reformation », 1885. 

Lotz (Guillaume), archéologue allemand, pro- 
fesseur à l'Université de Vienne, né en 1853; on 
lui doit: « Die Inschriften Tiglathpileser's I », 
Leipzig, 1880; « Quœstiones de historia aab- 
bati », id., 1883. 



LOU 

Londîer (Sophronyme) , écrivain français, 
professeur et romancier, né, à Orber (Calva- 
dos), le 10 janvier 1835. Après ses études 
faites au Collège de Lisien, il fit, à vingt ans, 
ses débuts dans le Furet et dans Les Échos 
Normands, puis il vint à Paris, comme secré- 
taire de M. Louis Enault. On lui doit : « Le 
Tocsin » ; « La Cloche d'argent » ; « Le Châ- 
teau de la Lune » ; « Edmée » ; « La Jeune 
veuve » ; « L'oublieuse » ; « Le Tourbillon 
humain » ; « Un drame sous la neige » ; « La 
Musique au village » ; « Le droit d'aînesse » ; 
« Qui s'y frotte s'y pique » ; « Un Réveillon 
à bord > ; « Jean Borner » ; « L'Enfant sans 
nom » : « Un singulier procès » ; « L'abandon- 
né du Clos St.-Marc » ; « Le Père Mondoz » ; 
« Une boucle de cheveux blonds » ; « La pre- 
mière pièce d'or » ; « Alphonse XII » ; « L'as- 
saut d'un bureau de tabac » ; « Un amour de 
locataire »; « La nuit aux émotious »; « Un 
nid de fripons » ; « L'envers d'une infamie » ; 
« Jersey à vol d'oiseau » ; « Le serment d'un 
étudiant » ; < Le Donjon de Satan » ; « Un 
Noël d'écolier » ; « Le garçon de recettes » ; 
« Une Idylle au moulin » ; « Un espion chez 
Jeanne d'Arc » ; « Une charmante conspira- 
tion » ; « Le grain » ; « La chapelle Blanche » ; 
« L'Abbé nu-tête » ; « Le Rebouteur de Sa 
Majesté » ; « Un baptême orageux » ; € Soeur 
Marie » ; Une nuit de Noël chez Madame de Sé- 
vigné » : « Un ballot de dentelles » ; « La Lune 
de fiel »; « Le sac de voyage »; de nombreu- 
ses « Variétés » dans les journaux de Paris 
et des départements. Il a reçu plusieurs mé- 
dailles d'honneur pour ses ouvrages instructifs 
et moraux. 

Louis (Antonin), homme de lettres et chan- 
sonnier français, né, à Lyon, en 1845; il dirige 
le journal illustré hebdomadaire : La Diane ; et 
il est l'auteur des chansons populaires: « Les 
Pompiers de Nauterro » ; « Le Sire de Fisch- 
ton-Kan >; « Les Pioupious d'Auvergne ». 

Loukyanoysky (Alexandre-Grégorïévitch), tra- 
ducteur (on vers), reconnu en Russie des lan- 
gues slaves (monténégrine, etc.), né, à Koursk 
(Petite-Russie), le 24 avril (vieux style) 1838. 
Il a terminé ses études au gymnase classique de 
Koursk et à l'Université de Kharkoff, section 
des mathématiques; plus tard à l'Université de 
Saint-Pétersbourg, il a reçu le diplôme de maî- 
tre (magister), et a été nommé professeur au 
gymnase classique de Pskof (1877). Après une 
masse de traductions, publiées de 1877 à 1883, 
il a écrit et publié en 1884 à Saint-Pétersbourg 
un travail des plus intéressants: « Les Contes 
et ballades historiques populaires russes », en 
vers, Saint-Pétersbourg, 1884, deux vol. Une 
analyse très favorable par le célèbre prof. Ore.ste 
Miller en a été publiée dans le journal Nove (La 
Terre viergo), 1886, livr. 3 (mars), vol. VII, 
pag. 462-166. 



LOU 

Louran (Herminie, née Feick; pseudonyme 
//. von Waldemar), feinme-atiteur allemande, née, 
le 26 mars 1855, à Frankenthal, mariée, en 1873, 
avec l'ingénieur Louran, après avoir été insti- 
tutrice, pendant trois ans, dans une institution 
de Bruxelles. On lui doit des nouvelles, des 
romans et des écrits pour la jeunesse; citons: 
« Foersters Trude », qui a eu le plus de succès. 
Loutcliitzky (Ivan), historien russe, profes- 
seur d'histoire universelle à l'Université de 
Kiev, est né, à Kamenctz-Podolsk (gouverne- 
ment de Podolie), en 1845, et a reçu sa pre- 
mière éducation au Lycée-Gymnase de sa ville 
natale, puis dans celui de Kiev, où il termina 
ses études en 1862. La même année, il passa à 
l' Université de Kiev, suivit pendant 4 ans 
les cours d' histoire à la faculté des scien- 
ces historiques et en 1866 obtint le titre de 
candidat des sciences historiques et une bourse 
de l'Université pour se préparer au professorat. 
En 1870, après avoir défendu sa thèse J5>'0 re- 
nia legendi : « La bourgeoise et la féodalité dans 
la France méridionale en 1572 », on lui dé- 
cerna le titre de privat-docent, et en 1871, après 
avoir défendu à l'Université de Kazan sa thèse: 
« Les calvinistes et la féodalité en France 
(1572-76) », il obtint le titre de maître (ma- 
gister) ès-sciences historiques. L'année suivan- 
te, le Ministère de l'Instruction Publique l'en- 
voya en mission à l'étranger, où pendant deux 
années et demie il fit des recherches dans les 
archives de Paris, de la France méridionale (à 
Nîmes, Lyon, Grenoble, Montpellier, Toulouse, 
Montauban, etc.), de Florence et en Allemagne, 
dans le but de recueillir des documents pour ser- 
vir à l'histoire de Rome au XVI'"^ siècle. Pen- 
dant son séjour à Nîmes (en 1872), il a réussi à 
découvrir une série des procès-verbaux des as- 
semblées politiques en France au XVI™® siècle, 
jusque-là ignorés. En 1874, élu docent à l'Uni- 
versité de Kiev, puis, après avoir défendu sa 
thèse de doctorat à St.-Pétersbourg, profes- 
seur en 1875, il a tenu une série de cours sur 
l'histoire moderne de l'Europe en général et 
de différents pays, et a fait paraître des tra- 
vaux nombreux sur l'histoire et les institutions 
de l'Europe et de la Petite-Russie, ainsi que 
des publications des documents inédits tirés 
des archives. En 1879, élu Conseiller Géné- 
ral du gouvernement de Poltava, il a pris une 
. part active aux travaux du Conseil concernant 
l'organisation du crédit agricole pour les labou- 
reurs. Sa participation à ces travaux, ainsi que 
l'assistance aux séances des juges de paix du 
district de Tolotonoscha (même Gouvernement), 
en qualité de juge de paix honoraire (à partir 
de 1879), l'ont amené aux études des institu- 
tions économiques du pays depuis le XVII"'« siè- 
cle jusqu'à nos jours, et il a publié des études 
sur la commune agricole petite-russienne, dont 
l'existence n'avait pas même été soupçonnée. 



LOV 3191 

Dans le but d'étudier les institutions de la Pe- 
tite-Russie au point de vue de la méthode 
comparative, il a entrepris des travaux sur les 
institutions économiques en Europe et ailleurs 
et a entrepris en 1882 des recherches dans les 
archives d' Espagne et de France, sur l'orga- 
nisation des communautés agricoles aux P}'- 
rénées, dont les résultats ont été publiés dans 
la revue: Annales de la Patrie, en 1883. Com- 
me professeur, il a initié les étudiants aux tra- 
vaux scientifiques et sous sa direction ont 
paru des ouvrages de M. Lubovitch (actuelle- 
ment professeur d'histoire à l'Université de Var- 
sovie) sur Marnix de Sainte-Aldegonde (Kiev, 
1876), et sur la réformation en Pologne (Var- 
sovie, 1878), de M. Moltschanovsky sur les cor- 
porations des métiers en Russie, de M. Kliats- 
chine sur les assemblées politiques des réfor- 
més de France au XVI""® siècle (d'après les 
manuscrits) (Kiev, 1887), de M. Petruschevsky 
sur la législation ouvrière en Angleterre aux 
XlV^e siècle (Kiev, 1889). 

LoTatelli-Caetani (Comtesse Ersilie), illustre 
femme de lettres et femme savante italienne, 
fille du regretté Michelangelo Caetani Duc de 
Sermoneta, sœur du Duc de Sermoneta, veu.ve 
depuis 1879 du comte Jacques Lovatelli de Ra- 
venne, résidante à Rome, où elle est née en 1840. 
Elle connaît à fond le grec et le latin, qu'elle 
écrit avec élégance et elle a abordé le sanscrit 
avec le prof. Ignace Guidi ; douée d'une mémoire 
admirable en fait de philologie et d'archéologie 
classique, elle est la seule femme qui ait l'hon- 
neur de faire partie de l'Académie des Lincei, 
à laquelle elle a déjà communiqué plusieurs mé- 
moires importants. Au nombre de ses écrits, où 
l'érudition, l'élégance et la poésie se donnent la 
main, citons : « La iscrizione di Crescente, auri- 
ga cistercense, commente », Rome, 1878; « Un 
vaso cinerario di marmo, con rappresentanze re- 
lative ai misteri di Eleusi », Rome, 1879; « Di 
un antico mosaico rappresentante una scena cir- 
cense, memoria » ; « Le nozze di Elena e Pa- 
ride in un cratère dell'Esquilino », Rome, 1880; 
« Di un antico mosaico rappresentante una 
scena circense » ; « Di un antico mosaico a co- 
lori rappresentante gli aurighi délie quattro fa- 
zioni del Circo », 1881 ; « Intorno ad un bal- 
samario vitreo con figure in rilievo rappresen- 
tanti una scena relativa al culto dionisiaco », 
1883-84 » ; « Un'antica stela votiva con Mi- 
nerva di bassorilievo avente sul capo la Gor- 
gone », 1881 ; « Su di una statua marmorea 
rappresentante un fanciullo che giuoca aile no- 
ci », 1882; « Amore e Psiche », 1883; « Tha- 
natos », Rome, 1888; « Parvula », 1888; « Tra- 
monto romano », 1888; « I lumi e le luminarie 
nell'antichità », 1889; « La festa délie rose », 
1888; « Antichi monument! illustrati », 1889. 
LoTeliug (Virginie), femme-auteur, l'un des 
meilleurs écrivains belges de langue néerlandai- 



1392 LOV 

se et certainement celui dont les œuvres se lisent 
avec le plus de charme. M^'*^ V. L. est née, au 
village de Nevele dans la Flandre orientale, le 
17 mai 1836. Avec sa sœur aînée Rosalie (1834- 
1875) elle fit paraître un grand nombre de poé- 
sies, de nouvelles, d'esquisses, de traductions, 
de critiques littéraires, dans diverses revues 
belges et hollandaises, et ensemble elles publiè- 
rent en librairie un recueil de poésies: « Ge- 
dichten », Groningue, 1870, 2» éd. 1877, et deux 
recueils de nouvelles: « Novellen », Gand, 1874; 
« Nieuwe novellen », id., 1875. Dans la prose 
comme dans les vers, chacune faisait son œuvre 
à part, mais sans la signature il serait difficile 
de distinguer ce qui appartient à l'une ou à 
l'autre; il serait difficile aussi de décider si 
elles excellent plutôt dans les vers ou dans la 
prose: * Comme poètes, a dit M. Paul Frede- 
ricq, elles font songer à Uhland et à Longfel- 
low; comme romanciers, au prince de la litté- 
rature en platt- deutsch, Klaus Groth ». Après 
la mort de Rosalie, dont elle réunit avec un 
soin pieux les derniers écrits dans « Polydoor 
en Theodoor, on andere novellen en schetsen », 
Gand, 1882, M'''- L. publia d'abord, en le signant 
du pseudonyme W. G. E. Walter, un roman 
aux tendances profondément libérales et démo- 
cratiques, qui témoignait d'une grande finesse 
d'observation: « In onze vlaamsche gewesten », 
Gand, 1877, 2» éd., 1882; « Un dictionnaire 
néerlandais qui s'achevait alors , raconte M. 
Charles Potvin, donna, sous le nom de Wille- 
hrordus-Gerulfus-Edvxnndus Walter^ une notice 
fantaisiste qui faisait de l'auteur un élève échap- 
pé à vingt-cinq ans du petit séminaire de 
Roulers, et devenu fabricant de produits chi- 
miques à Gand. Le monde littéraire flamand 
prit l'émoi, car si le pseudonyme intriguait, le 
livre excitait les passions en mettant en pièces 
les toiles d'araignée politiques où tant de cam- 
pagnards flamands se laissent prendre : petites 
intrigues, luttes fanatiques, pèlerinages mons- 
tres, excommunications de francs-maçons, etc. 
L'émotion passée, la mj-^stification réussie, on 
annonça sans bruit que le roman avait pour 
auteur la survivante des sœurs Loveling ». A 
ce livre, elle a fait succéder: « Drie novellen », 
Harlem, 1879; « Het hoofd van 't huis, en al- 
lerlei schetsen », Gand, 1883; « Fideel on Fi- 
delineken », id., id.; « Sophie », id., 1885, deux 
éd. la môme année — le chef-d'œuvre de l'au- 
tour, pour le fond et pour la forme — puis, 
toute une série de contes enfantins : « Verhalen 
voor kinderen », id., 1884 et années suivantes, 
auxquelles l'Académie Royale de Belgique s'est 
empressée de décerner un de ses prix les plus 
enviés. « Depuis plus de vingt ans, disait M. 
J. Stecher, rapporteur du jury académique, les 
Pays-Bas et la Belgique — le savant académi- 
cien eût pu ajouter l'Allemagne — admirent 
dans les poésies, les contes et les nouvelles de 



LOV 

M'l« V. L. l'art de montrer, dans les choses 
les plus humbles, le sentiment qui console et 
la morale qui s'impose. Dans ses Verhalen voor 
Kinderen, elle révèle un talent véritablement 
féminin pour traduire dans toute leur justesse 
les impressions de l'enfance, ses goûts, ses rê- 
ves et la véritable vie que mène son esprit ; 
pour le guider, sans effort, sans ennui, jusqu'aux 
leçons les plus graves et les plus sévères ». 
M"<"s Rosalie et Virginie L. ont parfois écrit 
en français : les tomes VIP et VIII* de la Re- 
vïie de Belgique (1871), renferment d'elles la 
traduction abrégée d'une étude suédoise de M. 
Hugo Hamilton sur: « L'enseignement popu- 
laire dans les trois pays Scandinaves ». D'autre 
part, MM. Elseni et Gueury-Dambois ont tra- 
duit quelques-uns de leurs nouvelles sous le 
titre général: « Scènes familières », Verviers, 
1883; le volume renferme trois œuvrelles de 
M'i* V. L. intitulées par les traducteurs : « La 
Commune ne paye plus » ; « Visites de nouvel 
an au village » et « Cadeau d'un bouquet de 
fleurs ». Deux ans auparavant déjà M. Heuvel- 
mans avait traduit en français le célèbre roman 
signé W.-G.-E.-Walter : « Nos Campagnes fla- 
mandes, esquisses politiques », Gand, 1881 

Il vient de paraître, en décembre 1889, une 
édition illustrée des meilleures nouvelles des 
sœurs Loveling, dans leur langue originale, et 
un livre de M^'* V. L. « Een winter in het 
Zuiderland ». 

Lovenioul (Charles, Vicomte de Spœlberch 
de), écrivain belge, né, à Bruxelles, le 30 avril 
1836. Il s'est toujours occupé de littérature et 
de recherches bibliographiques sur les écrivains 
du XIXe siècle. On lui doit, entr'autres : « His- 
toire des œuvres de H. de Balzac >, 1879, ou- 
vrage couronné en 1888 par l'Académie fran- 
çaise, trois éd. ; « Le Rocher de Sisyphe », 
vers, 1878; « Histoire des œuvres de Th. Gau- 
tier », 1887, ouvrage couronné par l'Académie 
française; des préfaces ou des lettres en tête 
de différents ouvrages; des contributions au Li- 
vre et à différents ouvrages publiés par d'au- 
tres. M. de L. est le dernier représentant de 
la branche des Vicomtes de Spœlberch de Lo- 
venjoul. Elevé dans un milieu plutôt braban- 
çon et flamand que français, le goût de la lit- 
térature française l'a cependant saisi très-jeune 
pour ne plus le quitter. Ce goût l'a porté à 
rassembler les œuvres non recueillies en volu- 
mes des grands écrivains du siècle, et sa si- 
tuation de fortune lui ayant permis d'acquérir 
beaucoup d'autographes et de documents, il a 
fini par avoir une collection, unique au monde, 
de manuscrits et de documents de et sur Bal- 
zac, Théophile Gautier et George Sand. Il pré- 
pare actuellement les éléments de !'« Histoire 
des Œuvres de George Sand ». 

Loyisato (Dominique), patriote et naturaliste 
italien, professeur de minéralogie et de géolo- 



LOW 

gie à l'Université de Cagliari depuis 1885, né, 
Te 11 août 1842, à Isola d'Istria. Il a fait ses 
études à Capodistria, à Udine, à Padoue. Pour- 
suivi à cause de ses sentiments italiens par 
l'Autriclie, plusieurs fois emprisonné, enfin exilé 
pour toujours, il a pris part à la campagne ga- 
ribaldienne de 1866. Après la guerre, il entra 
dans l'enseignement d'abord comme professeur 
de mathématiques aux Lycées de Sondrio, Gir- 
genti, Catanzaro, enfin comme professeur de 
minéralogie aux Universités de Sassari et Ca- 
gliari. Parmi ses publications, citons : « Trat- 
tato di Algebra elementare ad uso dei licei, 
délie scuole tecniche e degli studii professio- 
nali », Turin, 1875; des correspondances scien- 
tifiques dans la Rivista scientifico-industriale de 
Florence, 1872-78 ; « Di alcune azze, scarpelli, 
martelli e ciottoli dell'epoca délia pietra, tro- 
vati nella provincia di Catanzaro », Trieste, 
1878 ; « Strumenti litici e brevi cenni geologici 
sulla provincia di Catanzaro », 1868 ; « Memo- 
ria sulle Ctiinzigiti délia Calabria », Rome, id.; 
« Memoria di altri strumenti litici délia Cala- 
bria », id. , 1879; « Cenni geognostici e geolo- 
gici sulla Calabria settentrionale » ; « Cenni 
geognostico-geologici sulle terre estranee délia 
Venezia G-iulia », Rome, 1879 ; « Gita inaugu- 
rale del Club Alpine di Sassari al Castello 
d'Osilo », Sassari, id. ; « Sopra gli strumenti 
in selce di Fischer », traduction, Sassari, 1881 ; 
« Cenni critici sulla preistoria calabrese », 1881 ; 
« Di alcune armi ed utensili di Fueghini e de- 
gli antichi Patagoni », 1882-83 ; « Cenni sul- 
l'Istria », 1883; « Sopra alcuni oggetti del Mu- 
seo di Torcello », 1882-83 ; « Articoli sopra i 
teatri », Sassari, 1834; « Sulla collezione etno- 
grafica délia Terra del Fuoco, illustrata dal dot- 
tor Colini » ; « Sopra i fossili délie Pampas », 
Cagliari, 1886; « Nota sopra le piccole industrie 
délia Sardegna », 1884 ; « Spedizione antartica 
italiana », Rome, 1882 ; « Una escursione geo- 
logica nella Patagonia e nella Terra del Fuo- 
co », 1883. 

Lowe ("Edward- Joseph), savant anglais, juge 
de paix à Shirenewton-Hall, près de Chepstow, 
né, à Highfield, le 11 novembre 1825, membre de 
plusieurs sociétés savantes, a publié: « A Trea- 
tise on Attnospheric Phenomena », 1846 ; « Pro- 
nostications of the AVeathor », 1849; « The 
Climate of Nottinghamshire », 1853 ; « The 
Conchology of Nottinghamshire » ; « British 
Grasses », 1858 ; « Beautiful-leaved Plants » ; 
« New and Rare Fern », 1861 et 1862 ; « Our 
Native Ferns », 1865; « Chronology of the Sea- 
sons » ; des essais nombreux dans les revues, 
dans les mémoires, dans les Actes de différen- 
tes Sociétés scientifiques; des contributions aux 
British MoUusca de Forbes, et à la « Natural 
History of British and Exotic Ferns ». B a 
découvert une nouvelle espèce de vers anglais, 
le Megascolex liigida (Baird), et il a produit de 



LOZ 



1893 



nouvelles espèces mélangées de fougères : Po- 
lystichum aculeatuin et Polystîclmm angidare. 

Lowell ('Jaraes-Russell), poète américain, né, 
à Cambridge (Massachusetts), le 22 février 1819. 
Il débuta par un recueil de poésies : « A Year's 
Life », 1841 ; suivirent : « Legend of Brittany » ; 
« Prometheus », 1844; « Conversations on so- 
me of the Old Poets »; « The Vision of Sir 
Launfal », 1848; « A Fable for Critics »; « The 
Biglow Papers », 1848; « Fire-side Travels »; 
« Under the Willows and other Poems »; « The 
Cathedral » , poème épique ; « Ambng my Books », 
recueil d'essais, 1870; « My Study Windows », 
1871; « Three Mémorial Poems », 1876; en 
1881 a paru l'édition complète de ses oeuvres 
choisies en 5 vol. Il a été successivement pro- 
fesseur de langues modernes à l'Harward Col- 
lège, directeur de V Atlantic Montlily de 1857 à 
1862, et de la North American Review de 1863 
à 1872, ministre en Russie, en Espagne, à Lon- 
dres de 1874 à 1885; retourné aux États-Unis, 
il a publié en 1887 ses discours : « Democracy 
and other Addresses ». 

Lowell (John), publiciste anglais, ancien di- 
recteur du C'asseU's Magazine depuis 1886, di- 
recteur du Liverpool Magazine, traducteur du 
Nouveaîc Robinson S^dsse de Stahl, est né, le 
20 novembre 1835, à Farnham dans le Surrey. 

Loweufeld (Samuel), historien, professeur 
d'histoire à l'Université de Berlin, né en 1854, 
a écrit : « Léo von Vercelli », Goettingue, 1877; 
« Die Wahrheit ûber der Juden Antheil an Ver- 
brechen », Berlin, 1881 ; « Epistolse pontificum 
Romanorum ineditse », Leipzig, 1885 ; « Deus 
dédit und das Reg. Gregor's VII », 1884; « Die 
Reliquien des heil. Benedict », id. (traduit en 
italien) ; « Die Unmittelbaren Folgen des Frie- 
dens von Venedig 1177 » ; « Geschichte des 
pàpstlichen Archivs ». 

Loysou (l'abbe Jules-Théodore), théologien 
français, est né, à Metz, en 1829. 11 est le frère 
du père Hyacinthe. 11 embrassa l'état ecclésias- 
tique et se fit recevoir docteur en 1863. Chargé 
du cours de morale évangélique à la Sorbonne 
en 18t)8, il devint professeur titulaire d'élo- 
quence sacrée en 1870. Chanoine honoraire de 
plusieurs diocèses, il a le titre de missionnaire 
apostolique. A part sa thèse sur « Le Sacrement 
de Mariage », l'abbé L. a publié : « Une préten- 
due vie de Jésus », 1863, critique de l'ouvrage 
de M. Renan ; « La Vierge Mère de Dieu », 
1868; « L'Avent d'après les évangiles », 1869; 
« L'Assemblée du clergé de France en 1682 », 
1870. Après la rupture de son frère avec le 
Saint-Siège, l'abbé L. se sépara ouvertement 
de lui dans une leçon faite à la Sorbonne, et in- 
titulée: « Le Schisme de Munich ». L'abbé L. 
est membre de l'Académie Stanislas de Nancy 
depuis 1860. 

Lozzi (Charles), jurisconsulte et littérateur 
italien, fondateur, et pondant quelques années 

175 



1394 



LOZ 



directeur du Bihlîofilo, dont la direction est pas- 
sé maintenant à son fils, avocat, conseiller de 
Cour de cassation, président de la Cour d'appel 
de Cagliari, maintenant procureur du Roi à Bve- 
scia, né à Colle del Tronto (province d'Ascoli), 
au mois de janvier 1829. Il doit tout ce qu'il 
est à une volonté puissante et à une force de 
travail remarquable; érudit, collectionneur in- 
telligent et passionné de trésors artistiques, 
d'estampes, de livres rares et d'autographes, il 
a publié deux livres importants : « L'ozio iu 
Italia » et « Le Vocazioni », dans un style 
facile et dans un esprit élevé. Citons en outre 
un recueil de « Canti popolari pei nostri figli », 
et une foule d'articles, essais, discours ; signa- 
lons, entr'autros : « Edizioni e codici délia Sto- 
ria d'Italia del Guicciardini » ; « Délia scoperta 
e proprietà dei tesori, segnatamento spettanti 
aU'arclieologia e all'arte antica monumentale » ; 
« Bibliografia délie maschere del teatro italia- 
no » ; « Catéchisme paleografico di un biblio- 
guosta fraucese » ; « Di Aldo Manuzio, dei ca- 
ratteri aldini e dolle figure del Poliphilo del 
1499 » ; « Di un preteso nuovo sistema d'inci- 
sione calcografica » ; « Délia proprietà lottera- 
ria e délie edizioni privilegiate » ; « Canzoni e 
balli, laudi e laudes », 1880; « Dei segni di- 
stintivi délie antiche edizioni e stampo » ; « Dclla 
introduziono délia stampa in Genova e délia guer- 
ra che le mossero gli amanuensi favoriti délia 
Repubblica » ; « Il centenario di Camoens e la 
bibliografia camoensiana » ; « Lo stato mate- 
riale dei libri, segnatamente di Diritto Romano 
nel medio evo » ; « Délie profezie del beato 
Tomassucoio (la Foligno, terziario francescauo 
del XV secolo » ; « Ancora di Francesco da 
Bologna e dei caratteri aldini » ; « Dei primi 
inventori délie lettere a stampa per servire aile 
arti dello scolpire, del miniare e dello scrivere, 
e dei libri e degli esemplari di caratteri inta- 
gliati e impressi sino alla meta del secolo XVI 
e degli autori di essi » ; « Criterii direttivi 
nella stima di codici manoscritti e autografi » ; 
« Il caffè di Petronio e Giacomo Loopardi »; « Le 
tappezzerie e i marmi, con acconni bibliografi- 
ci » ; « Dolla imitazione di Gesù Cristo a pro- 
posito deU'edizione Turriciana di un volgariz- 
zamento in lingua del trecento » ; « Scrittura 
per cessione di proprietà letteraria dei rogiti 
del notaio Toramaso Grossi » ; « Baldassarre 
Olimpo degli Alessandri di Sassoferrato »; « Il 
perito calligrafo per la verificazione degli auto- 
grafi »; € Dell'inventore délia stampa seconde 
i più recenti studii storici e critici su antichi e 
nuovi documenti » ; « Ordinamento délie biblio- 
teche spociali e universali » ; « Origini dclla 
lingua e délia poesia italiana > ; « Unico rime- 
dio per antivenire i furti in pubblici archivi, 
biblioteche e musei » ; « Paleografia e critica 
storica » ; € L'opéra di Cassiodoro a Ravenna » ; 
« Illustrazione stupenda di una preziosa colle- 



LUB 

zione di autografi testé dispersa » ; « Gaspare 
Gozzi, revisore di stampe a Venezia » ; « Ales- 
sandro Manzoni e Federigo Confalonieri »; « Gre- 
gorio XVI papa, bibliofilo » ; « Orazioni scritte 
da portare addosso corne amuleti in tempo di 
guerra o d'altri pericoli, e libri di profezia » ; 
« Benemerenze dei coUettori, ricercatori e stu- 
diosi d' autografi » ; « Bibliografia del Gran 
Sasso d'Italia » ; « Bibliografia d'Irnerio, délia 
scuola bolognese e pre-bolognese, con un ac- 
cenno a quella di Cecco d'Ascoli »; « Avver- 
tenze storiche e bibliografiche per una mono- 
grafia definitiva sul potere temporale dei papi »; 
« Il codice pénale con indice alfabetico ed ana- 
litico », Imola, 1889 ; « Biblioteca storica del- 
l'antica e nuova Italia », vol. I et II, id., 1886- 
87 ; « Rolazione dei lavori compiuti nella Corte 
d'appello di Cagliari », Cagliari, 1889; « Del- 
l'origine délia stampa, saggio storico-critico », 
Gênes, 1881 ; « L'Introduzione al codice e al 
diritto internazionale privato, saggio », Venise, 
1882 ; « La magistratura dinanzi al nuovo Par- 
lamento », Bologne, 1883 ; « Délia proprietà dol 
casato, a proposito del processo contre E. Zola », 
1884. 

Lnard (le rév. Henry-Richards), historien 
anglais, de 1860 à 1886 vicaire de St.-Mary the 
Great à Cambridge, né en 1825, a publié : « The 
Life of Porson », 1857; « Catalogue of the 
Mss. in the Cambridge University Library ; 
Remarks on the Cambridge University Com- 
missioners'New Statutes for Trinity Collège », 
1858; il a édité: « Life of Edward the Con- 
fesser », 1858; « Bartbolomsei de Cotton His- 
toria Anglicana », 1859; « Roberti Grossetes- 
tse Epistolse », 1861; « Annales Monastici », 
1864-69 ; « Matthew Paris », 1872-83 ; « Diary 
of Edwai'd Reed », 1860; « Correspondence of 
Porson », 1867; « Graduati Contabrigienses », 
187.)-84. Il a aussi écrit: « On the Relations 
betvveen England and Rome during the earlier 
portion of the Reign of Henry III », 1877. 

Lnbbock (Sir John), célèbre savant anglais, 
président de la Linnean Society et de plusieurs 
autres sociétés scientifiques, né le 30 avril 1834, 
résidant dans sa terre de 'High Elms (Dacon, 
Kent), ancien député, s'est distingué comme 
banquier, administrateur, voyageur, homme po- 
litique, géologue, zoologue, biologue, botaniste, 
antropologne; parmi ses ouvrages, qui lui ont 
fait une réputation universelle, signalons: « Pro- 
historic Times, as illustrated by ancient Re- 
mains and the Manners and Customs of Mo- 
dem Savages », 18G5, quinzième éd. en 1880; 
« The Origin of Civilisation and the Primitive 
Condition of Man », 1870, nombreuses édi- 
tions ; « The origin and Métamorphoses of In- 
socts », 1874; « On British Wild Flowers con- 
sidered in relation to Insects », 1875; « Mo- 
nograph of the Thysanura and Collembola » ; 
deux volumes de Lectures et Allocutions; des 



LUE 

essais star les fourmis, les abeilles et les guê- 
pes; « On the Anatomy of Ants », 1880-81-82; 
« Notes on a Stone Implement found in Algeria »; 
« Address to thé Institute of Bankers », 1881 ; 
« On Fruits and Seeds », 1881 ; « Chapters in 
Popular Natural History », 1882; « On the sensé 
of Color aœong some of the lower Animais », 
1883; « On Australian Marriage Customs and 
Systems of E,elationship », 1855; « On Leaves », 
1885; « Récent observations on the Habits of 
Ants, Bées and Wasps », 1855; « Phitobiologi- 
cal Observations », 1886-87; « Ants, Bées and 
Wasps », 1886, nombreuses éditions ; « Flo- 
wers, Fruits and Seeds », 1886 ; « The Pleasu- 
res of Life », 1887; une foule d'essais épars. 

Lubbock Bensly (Robert), orientaliste anglais, 
professeur d'arabe à l'Université d'Eton près de 
Norwich, né le 24 août 1831, a fait ses études 
à Cambridge et à Halle (avec le prof. Rôdiger). 
Ancien examinateur pour l'Ancien et le Nouveau 
Testament à l'Université de Londres, et mem- 
bre de la Commission pour la révision de l'An- 
cien Testament, il a publié: « The Missing 
fragment of the Latin translation of the 4^^ book 
of Ezra discovered and edited with an Intro- 
duction and Notes », Cambridge, 1875. 

Lubke (G-uillaume), éminent esthéticien al- 
lemand, professeur d'histoire de l'art à l'É- 
cole Supérieure Technique de Karlsruhe, né en 
1826, a publié: « Vorschule zum Studium der 
Kirchlichen Kunst des deutschen Mittelalters », 
Leipzig, 1852, 6i»e éd. en 1873; < Die mittel- 
alterliche Kunst in Westphalen », id., 1853; 
« Geschichte der Architektur », deux volumes, 
Leipzig, 1855, 6^^ éd., 1884-85; « Grundriss 
der Kunstgeschichte », deux vol., Stuttgard, 
1861, 9e éd., 1882; « Abriss der Geschichte der 
Baukunst », Leipzig, 1861, 4"»® éd., dn 1878; 
« Der Todtentanz in der Marienkirche zu Ber- 
lin », Leipzig, 1861; « Die Frauen in der Kunst- 
geschichte », Stuttgard, 1862; « Geschichte 
der Plastik », Leipzig, 1863, 3'"'- éd., 1881; 
« Ueber alte (Efen in der Schweiz », Zurich, 
1866; « Studien zur Kunstgeschichte », Stutt- 
gard, 1867; « Ueber die alton Glasgemàlde der 
Schweiz », 1866; « Bericht ûber die kiinstleri- 
sche Abtheilung der allgemeine Ausstellung zu 
Paris », Stuttgard, 1867; « Denkmâler des Hau- 
ses Habsbourg in der Schweiz », id., 1867-71, 
en collab. avec Liebenau ; « Ueber Richard Wa- 
gner », Berlin, 1869, en collab. avec Hanslik ; 
« Grundriss der Culturgeschichte », Stuttgard, 
7i'>'^' éd., 1876; c Die moderne franzôsische 
Kunst », id., 1872; « Wurtemberg iind die Re- 
naissance », id., 1878; « Die Kunsthandwerk 
in Vergangenheit und Gegenwart », id., 1878 ; 
« Cari Schnaasse », id., 1879; « Geschichte der 
italien. Malerei vom 4 bis iri's 16 Jahrh. », 
deux vol., id., 1879; « Raphael's Leben und 
Werke »•, Dresde, 1882; des essais et des ar- 
ticles dans différents journaux et recueils. 



LUC 



1395 



Lublioer (Hugo; pseudonyme II. Bllrger), 
auteur dramatique et écrivain allemand, né, le 
22 avril 1846, à Breslau ; il a beaucoup voj'a- 
gé ; il débuta vers sa vingtième année par une 
comédie qui le fit connaître et apprécier: « Nur 
nicht romantisch ». Parmi ses pièces, on dis- 
tingue : « Der Frauenadvocat », comédie ; « Ga- 
briele », drame; « Die Frau ohne Geist », co- 
médie; « Auf der Brautfahrt »; « Der Jourfix », 
comédie ; « Die Mitbùrger », comédie ; « Frau 
Susanna », drame, en collaboration avec Paul 
Lindau ; « Die armen Reichen » , comédie ; 
« Gràfin Lambach », comédie; on a aussi de 
lui un roman qui a eu du succès; « Die Glàu- 
biger des Glûcks », 1865. 

Lubojatzky (François-Antoine), auteur alle- 
mand, d'origine slave, né, le 16 décembre 1807, 
à Dresde. Parmi ses nombreux ouvrage, on doit 
citer : « Der Rebell von Man » ; « Der Prose- 
lyt » ; « Die Judin » ; « Bunte Reihe » ; « Novel- 
len »; « Russische Intriguen »; « Die Neukatho- 
lischen » ; « Fine Preussische Farailie » ; « Die 
Sieben Todsûnden » (d'après Sue) ; « Oswald 
Ehreuhaupt » ; « Konig Friedrich August von 
Sachsen uud seine Zeit » ; « Licht- und Schat- 
tenbilder » ; « Die Mosaiten » ; « Schloss Stol- 
pen » ; « Erzâhlungen » ; « Neue Erzàhlungen »; 
« Katharina II » ; « Maria Theresa und ihre 
Zeit » ; « Ein geteiltes Herz » ; « Deutsche 
Feierabende »; « Johann Georg I von Sachsen »; 
« Der alte Dessauer »; « Ein Deutscher Furst »; 
« Der Kaplan von Kôniggràtz » ; « Konig Au- 
gust und sein Goldschmied »; « Der Jesuiten- 
zôgling » ; « Die Klôppel- Lady » ; « Die Wittwe 
von Metz »; « Jakob Pemnik ». 

Luboritsch (Nicolas), historien russe-polonais, 
professeur d'histoire universelle à l'Université 
de Varsovie, né, le 16 mars 1855, dans le Gou- 
vernement de Podolie, d'une famille noble de 
la Russie, a fait des études brillantes à l'Uni- 
versité de Kiev, où il a aussi enseigné pendant 
quelques temps, avant de passer à l'Université 
de Varsovie; on lui doit: « Marnix de Sainte- 
Aldegonde considéré comme écrivain politique », 
Kiev, 1877; « Le rôle social des mouvements 
religieux », Varsovie, 1881 ; « Histoire de la 
Réforme en Pologne. Calvinistes et Antitrini- 
taires, d'après des documents inédits », Var- 
sovie, 1883; « Albert duc de Prusse et la 
Réforme en Pologne », 1885; « Collection des 
documents de Ziinler », 1886; « Notes pour 
servir à l'histoire des Jésuites établis dans les 
terres lithuaniennes-russes au XVI« siècle », 
1888; « Les origines de la réaction catholique 
et décadence de la réforme en Pologne, d'après 
des documents inédits », 1880. 

Lucae (Charles), philologue allemand, profes- 
seur de langue et do littérature allemande à 
l'Université de Marbourg, né en 1833; on lui 
doit: « De Parzivalis poematis Wolframi^Escheu- 
baccnsis locis ^ aliquot difficilioribus », Halle, 



1396 LUC 

1859; « De nonnullis locis Wolframianis », id., 
1862; € Ueber Schiller's Wilbelm Tell », id., 
1862; « Leben und Dichten AValtber's von der 
Vogelweide in seinen Grundzûgen gescbildert », 
id., 1867; « Zur Gœtheforschung der Gegen- 
wart >, Marbourg, 1878: « Der Weinscbwelg. 
Ein altdoutscbes Gedicht aus der zweiten Hiilfte 
des 13 Jabrb. herausgegeben und ûbersetzt », 
Halle, 1886; et plusieurs essais dans les re- 
vues. Citons encore: « Ueber Bedeutung und 
Gebrauch der mittelhochdeutschen Vcrba auxi- 
liaria », dans le Prorectoratsprogramm, Mar- 
bourg, 1868. 

Lucae (Joh.-Constant.-Aug.), médecin alle- 
mand, professeur pour les maladies des oreilles 
à l'Université de Berlin, né en 1835, inventeur 
de méthodes nouvelles pour le perfectionnement 
de la diagnostique de la médecine des oreilles, 
collaborateur de la Real- Encyclopudie d'Eulen- 
burg et du Biographisches Lexikon d. hervor- 
rag. JErzte pour la spécialité qui le concerne ; 
en dehors d'une foule d'essais et articles dans 
les journaux et dans les revues scientifiques, il 
a publié séparément : « Dio Schaltleitung durch 
die Kopfknoehen und ibre Bedeutung fur die 
Diagnostik der Ohrenkrankheiten », Wurzbourg, 
1870; < Zur Entstehung und Behandlung der 
subjectiveu Gehursempfiudungen », Berlin, 1884. 

Lucas (Charles-Jean-Marie), illustre juris- 
consulte et administrateur français, né, à Saint- 
Brieuc, le 9 mai 1803, retraité depuis 1865, à 
la suite de la cécité, retiré au Château de la 
Rongère près Bourges, ancien avocat, ancien 
président du Conseil des inspecteurs généraux 
dos services administratifs au Ministère de l'In- 
térieur; ses publications très nombreuses peu- 
vent se partager en trois séries ; la première 
concerne l'abolition de la peine de mort; la se- 
conde, la réforme pénitentiaire; la troisième, la 
civilisation de la guerre. Son ouvrage < Du 
système pénal et répressif en général et de la 
peine de mort en particulier », deux fois cou- 
ronné, date de l'année 1827; dans cette premiè- 
re série, nous signalons encore : « L'école pé- 
nale italienne », 1876; dans la seconde série 
son chef-d'œuvro reste encore son ouvrage en 
trois vol. couronné à l'Académie Française par 
le grand prix Montyon: « Du système péniten- 
tiaire en Europe et aux États-Unis », trois 
vol., 1828-30; à la suite de la guerre affreuse 
do 1870-71 , M. L. commença son troisième 
apostolat et entra en campagne par son livre 
bienfaisant: « Nécessité d'un Congrès scienti- 
fique-international pour la civilisation de la 
guerre et la codification du droit des gens », 
1882. Ses brochures, ses rapports, ses discours, 
ses lettres sur les trois grandes questions qui 
ont passionné sa noble existence sont innom- 
brables. 

Lucchiui (Louis), jurisconsulte italien, fonda- 
teur et directeur do la Rivista pénale, attaché 



LUC 

au Ministère de Grâce et Justice, où il a pris 
une part essentielle à la rédaction du nouveau 
Code pénal italien, né, à Pieve di Sacco (pro- 
vince de Padoue), en 1817, ancien professeur 
à l'Ecole Supérieure de commerce à Venise et 
à l'Université de Sienne, a publié, en dehors 
d'une foule d'articles et essais dans les revues, 
les ouvrages suivants : « La filosofia del diritto 
e délia politica sulle basi délia evoluzione cos- 
mica », Vérone, 1874; « Délia limitazione del 
carcere préventive e délie garanzie délia libertà 
individuale nel processo pénale », id., 1873 ; 
« Il carcere préventive ed il meccanismo istrut- 
torio che vi si riferisce nel processo pénale. 
Studio », Venise, 1872; 2^ éd., 1873; « Délia 
dignità politica del diritto pénale », leçon d'ou- 
verture à l'Université de Sienne (traduite en 
espagnol dans la Revîsta de los Trihxmales), 
Sienne, 1878; « Corso di diritto pénale », deux 
éd., id., 1878-81; « Corso di procedura pénale », 
id., 1880; « Corso di procedura pénale », id. , 
1881 ; « Gli istituti di polizia preventiva in Ita- 
lia », Turin, 1881 ; « SuU'ammonizione e sul 
domicilie coatto secondo la vigente legislazione 
italiana », Rome, id.; « La giustizia pénale 
nellâ democrazia » leçon d'ouverture à l'Univer- 
sité de Bologne, Bologne, 1883 ; « La crimina- 
lità in Italia (1875-82) » (extrait de VAteneo 
Vcneto, janvier-février 1884, et traduit dans le 
Bulletin de la Société générale des Prisons de 
Paris, novembre 1884), Venise, 1884; « Soldati 
delinquonti, giudici e carnefici », Bologne, id. ; 
« I Semplicisti del diritto pénale », Turin, 1886. 

Luchaire (Achille), historien, écrivain, géo- 
graphe et philologue français, ancien professeur 
à la Faculté des lettres de Bordeaux, chargé 
depuis 1885 de l'enseignement des sciences au- 
xiliaires de l'histoire à la Faculté des lettres 
de Paris, où il est né le 24 octobre 1846. On 
lui doit : « Les Origines de la Maison d'Al- 
bret », Pau, 1873 ; « Un épisode de l'Histoire 
du Béarn », id., 1874; « Du mot basque Iri et 
de son emploi dans la composition des noms 
des lieux de l'Espagne et de l'Aquitaine anti- 
ques », id., 1875 ; * Remarques sur les noms 
de lieux du paj^s basque », 1873 ; « De Lingua 
Aquitanica », Paris, 1877 ; « Los Origines lin- 
guistiques de l'Aquitaine », id., id. ; « Alain le 
Grand, sire d'Albret; l'Administration royale 
et la Féodalité du Midi (1440-1522) », id., id., 
ouvrage couronné par l'Académie Française; 
« Etudes sur les Idiomes pyrénéens de la ré- 
gion française », id., 1879 ; « Histoire des insti- 
tutions monarchiques de la France sous les pre- 
miers capétiens (987-1180) », id., 2 vol., ou- 
vrage couronné par l'Institut ; « Etudes sur les 
Actes de Louis VII », id., 1885, couronné par 
le grand prix Colbert à l'Académie des Inscrip- 
tions. 

Lucbini (Edouard), écrivain et jurisconsulte 
italien, avocat, député de Sienne au Parlement, 



LUC 

professeur à l'École des Sciences Sociales de 
Florence depuis sa fondation, président de la 
section toscane de la Société Africaine, colla- 
borateur de la Nazione et des Aiinali délia Giu- 
rîsprudenza, de Vltalia de Charles Hildebrand, 
de la Rassegna Nazîonale, orateur élégant, es- 
prit libéral et élevé, est né, le 11 décembre 
1844, à Radicofani, près de Montepulciano. Il a 
fait ses études à Pise, où il fut reçu docteur 
en 1864. En dehors d'une foule d'articles et de 
rapports comme avocat, il a publié séparément 
plusieurs monographies sur le Droit public, 
administratif et judiciaire, deux discours : < Dei 
diritti délia donna, specialmente in Inghilterra 
e in America » ; « Délia vita, dell'animo e del- 
l'ingegno di Liiigi Sanminiatelli », Florence, 
1880; « Délia scuola di giurisprudenza in Fi- 
renze e di una formazione di una classe diri- 
gente in Italia », Asti, 1881; « Le nnove for- 
me di credito in favore dell'agricoltura », mé- 
moire, Florence, 1886; « La legislazione italiana 
suUe strade ferrate di 4^ categoria », Rome, 
1887; « Sulle istituzioni pubbliche di benefi- 
cenza », Rome, 1889. 

Luchs (Auguste), philologue allemand, pro- 
fesseur de philologie classique à l'Université 
d'Erlangen, né en 1849; on lui doit: « Quses- 
tiones metricœ », 1872; « Zur Lehre von der 
Genitivbildung der lateinischen Pronomina », 
1873; « T. Livi ab urbe condita libri XXVI- 
XXX », Berlin, 1879; « Emendationes Livio- 
nse », Erlangen, 1881-82; « Commentationes 
prosodiacse Plautinse », id., 1883-84; « Zu Plau- 
tus », dans V Hermès, 1872-1878; « Beitrâge 
zar Texteritik d. Plautus », id., 1874. 

Luciaui (Louis), éminent physiologue italien, 
né, à Ascoli, le 23 novembre 1842, ancien pro- 
fesseur aux Universités de Parme et de Sienne, 
professeur de physiologie depuis 1881 à l'Insti- 
tut des Etudes Supérieures de Florence, mem- 
bre étranger de l'Académie impériale allemande 
dite Leopoldina-Carolina, et de l'Académie de 
médecine de Bruxelles, il a fait ses études à 
Bologne et à Leipzig, où il a travaillé au la- 
boratoire de Ludwig. Parmi ses élèves , on 
doit signaler : Jules Fano, professeur de phy- 
siologie à Gênes ; Jean Bufalini, professeur de 
pharmacologie à Sienne ; Gaetano Giglio, pro- 
fesseur de pharmacologie à Bologne ; et les jeu- 
nes physiologues Darius Baldi, Evo Novi, Jo- 
seph Fasola, Roger Oddi. Dans la série de ses 
écrits remarquables, on cite : « Analisi fisio- 
patologica del tetano », 1868 ; « Dell'uso del 
curaro nel blefarospasmo e nella fotofobia », 
id. ; « Embolia dell'arteria centrale délia re- 
tina », 1869 ; « Délia cura successiva alla stra- 
botomia », id. ; < Dei tessuti e degli organi 
erettili », id. ; « Dell' attività délia diastola 
cardica », 1871 ; « Dei fenomeni cardiaco-va- 
scolari délia febbre e délia infiammazioue », 
1872 ; < Eine periodische Fonction des iaolirteu 



LUC 



1397 



Froschherzens », 1873 {Berickte der Kon. Sachs. 
Geseîlschaft der Wissenschaften) ; « Sulla fisio- 
logia degli organi centrali del cuore », Bologne, 
1873; < Morbi simpliciores », Bologne ; « Sulla 
dottrina delF attività diastolica », 1874; « Nuovo 
metodo per la trasfusione diretta del sangue », 
id. ; « Sulla natura funzionale del centro respi- 
ratorio », id. ; « Nutrizione », Turin, id.; « Osmo- 
si », id. ; « Le prime questioni patulogiche », 
Naples, 1875 ; « Sulla evoluzione storica dei 
principii », Parme, 1876; « Risposta alla cri- 
tica sperimentale dell'attività diastolica », Bo- 
logne, id. ; « Délie oscillazioni délia pressione 
intratoracica e intraddominale », 1877 ; « Sulle 
funzioni del cervelle » ; « Sui centri psico-mo- 
tori cortical! », 1878; « Sui centri psico-sen- 
sorii cortical! », 1879 ; « Sulla patogenesi del- 
l'epilessia » , id. ; « Studii cliuici sui centri 
psico-sensorii cortical! », id., avec le professeur 
Tamburin! ; « Sui fenomeno d! Cheyne e Sto- 
kes in ordine alla dottrina del ritmo respira- 
torio », 1879; « Le prime questioni fisiologi-. 
che », Naples, 1880; « Linee gênerai! délia 
Fisiologia del cervelletto », 1883 ; « On the sen- 
sorial localisations in the Cortex Cerebri », 
Londres, 1884 ; « Le localizzazion! funzionali 
del cervelle », Naples, 1885, ouvrage couronné 
par rinstitut Lombard, traduit en allemand par 
Frankel, 1886 ; « Sui fenomeni respiratori! délie 
uova del Bombice del Gelso » ; « Fisiologia del 
digiuno, studii suH'uomo », Florence, 1889, tra- 
duction allemande, publiée à Hambourg. 

Luciani (Thomas), publiciste et patriote ita- 
lien, né, à Albona (Istria), le 7 mars 1818; 
poursuivi par le Gouvernement autrichien à cau- 
se de ses sentiments italiens, il quitta Albona 
en 1861 pour s'établir d'abord à Milan, ensuite 
à Florence, et en dernier lieu à Venise où 
il réside, et où il continue à travailler vaillam- 
ment pour l'indépendance de son pays natal. 
Ses écrits sont nombreux quoique très courts 
et tous remplis de faits et de sentiments. Il a 
collaboré à V Istria (Trieste, 1846-52), au Po- 
polano deWIstria (1850-51), à VIstriano (Rovi- 
gno, 1860-61), à VEco et à VAlmanacco de Fiume, 
au Monumento di Carith, à VAIMim Scientifico- 
Letterario, Trieste, 1857, à VAîtrora, Ricordo di 
Primavera (Rovigno, 1862), à VAlleanza de 
Milan, où il inséra en 1862 sa « Memoria sto- 
rica su Rovigno », 1862; à la Nazione, au Di- 
zionario Corografico delVItalia de Amato Amati, 
etc.; on lui doit, en outre: « Studio storico etno- 
grafico sull'Istria in générale e sui Quarnero 
ed Albona in particolare », 1864, nouvelle éd., 
à Venise, en 1879, sous le titre: « Albona »; 
« Notizie e document! intorno a Mattia Flacio », 
Pola, 1869; nécrologie sur Pierre Kandler dans 
VArchivio Veneto de l'année 1871 ; « Studii e 
Memorie sui Dialetti deU'Istria », id., 1876 ; 
« Font! per la Storia deU'Istria negli archivii 
di Venezia », 1874, dans le vol.: « Il Rogio 



1398 



LUD 



Archivio Générale di Venezia », plusieurs con- 
tributions à VArcheografo Triestino, à la Pro- 
vincia deiristria, au Corpus Inscriptiomcm La- 
tinarum de Mommsen, et une excellente mo- 
nographie sur son ami le regretté et vaillant 
littérateur et patriote istrien Carlo Colombi. Il 
est inspecteur des fouilles à Venise, membre 
de plusieurs académies, etc. ' 

Lucîfero (Alphonse), poète italien, né, à Co- 
trone (Calabre), le 12 août 1853. On lui doit 
un poème en cinq chants : « Ulrico », 1872 ; 
« Armonie e dissonanze », 1875; « Stonature », 
1880. 

Lncins (Ernest-Lie), historien allemand, pro- 
fesseur d'histoire ecclésiastique à l'Université 
de Strasbourg, a publié: « Die Therapeuten und 
ihre Stellung in der Geschichte der Askese », 
Strasbourg, 1879; « Der Essenismus in seinem 
Vorhaltniss zum Judenthum », Strasbourg, 1881; 
« Die Kràftigung des Missionsinnes der Ge- 
meinde », id., 1885. 

Liicke (Albert), chirurgien allemand, profes- 
seur de chirurgie à l'Université de Strasbourg, 
l'un des fondateurs de la Deutsche ZeUschrift 
j'dr Chirurgie und die Deutsche Chirurgie, né 
en 1829, en dehors de plusieurs essais et arti- 
cles insérés dans les revues, a publié : « Kriegs- 
chirurg. Aphorismen », Berne, 1871. 

Lncy (Henry-W.), écrivain anglais, né, à 
Crosby près Liverpool, le 5 décembre 1845; il 
débuta en 1864 dans la Shreivsbury Chronicle; 
il passa, en 1870, à la Pall-Mall Gazette; en 
1873 aux Daily News. Il a publié un « Hand- 
book of Parliamentary Procédure » ; « Men and 
Manners in Parliament » ; « Gideon Fleyce », 
roman, 1882; en 1883, il fît le tour du monde, 
qu'il a décrit dans une série de lettres au 
Daily News et dans la New-York Tribune, qu'il 
a réuni dans un volume intitulé: « East by 
West ». Citons encore de lui: « Diary of Two 
Parliaments », 1885; < The Diary of Tom Tay- 
lor ». Depuis 188B, il dirige les Daily Neivs. 

Lildenmnn (Hermann), historien et professeur 
allemand suisse, fils du théologien et professeur 
Charles Liidermann, né, le 15 septembre 1842, 
à Kicl dans le Schleswig-Holstein, étudia la 
théologie à l'Université de cette ville ainsi qu'à 
celles de Heidelberg et de Berlin, y prit en 
1870 son doctorat en philosophie, en 1871 sa 
licence en théologie et s'y établit comme privât 
Docent ; en 1878, il fut promu au rang de pro- 
fesseur extraordinaire, en 1883 nommé par l'Uni- 
versité de Heidelberg D"" théol. honoris causa. 
L'Université de Berne l'a appelé en 1884 aux 
fonctions de professeur ordinaire pour l'histoire 
ecclésiastique en remplacement de Nippold. Nous 
mentionnerons parmi les écrits les plus impoi'- 
tants de M. L. : « L'anthropologie de l'apôtre 
Paul et ses rapports avec la doctrine du sa- 
lut », Kiel, 1872; « L'explication du fragment 
de Papras », 1879; « Le parjure dos théologiens 



LUD 

uéo-ecclésiastiques (Ultra-Luthériens) », Kiel, 
1881, 3'"e éd., 1884; « La récente évolution de 
la théologie protestante », Berne, 1885. M. L. 
est chargé depuis 1881 dans le Compte-rendu 
théologique dirigé par le prof. Lipsius des ou- 
vrages d'histoire ecclésiastique antérieure à la 
période de Nicée et a inséré de nombreux ar- 
ticles dans les Annales Théologiques, la Feuille 
centrale pour V Allemagne, la Eevue libraire de 
Jena, etc. 

Lilder ( Charles- Jean-Frédéric-Ludw.), ju- 
risconsulte allemand, professeur de Droit pé- 
nal, de procédure j)énale et d'Encyclopédie et 
Méthodologie de la Science du Droit à l'Uni- 
versité d'Erlangen, né en 1834; on lui doit: 
« Das Souverànitâtsrecht der Begnadigung », 
Leipzig, 1800; « Gustav Geib, Sein Loben und 
Wirken », id., 1864; « Das Verbrechen gegen 
das Vermôgen », l^"" vol., Leipzig, 1867; « Grund- 
riss zu Vorlesungen ûber deutsches Strafrecht », 
Leipzig, 1872, 2^ éd., Erlangen, 1877; « Der 
neueste Codifications-Versuch auf dem Gebiete 
des Vôlkerrechts », Erlangen, 1874 ; « Ueber 
die criminelle Bestrafung des Arbeitscontract- 
bruches », id., 1875; « Die Genfer Convention», 
ouvrage couronné, Erlangen, 1876, traduction 
française, id., 1876; « Das Strafgesetzbuch fur 
das deutsche Reich vom 15 Mai 1871 nach der 
Novelle vom 26 Febr. 1876 », id., 1876; « Gnind- 
riss zu Vorlesungen ûber deutsches Strafpro- 
cessrecht », id., 1881; « Rech tund Grenzen der 
Humanitàt im Kriege », 1880; « Das Strafge- 
setzbuch fur das deutsche Reich. vom 16 Mai 
1871 nach den bis zum J. 1886 erschienen 
Novellen », Erlangen, 1886. 

Ludovisi (Ercole), chimiste et artiste italien, 
né, en 1843, à Quartesana (province de Fer- 
rare), professeur de chimie à l'Université de 
Palerme, a publié, en dehors de nombreux ar- 
ticles : « Studii suUo acque di Ferrara e din- 
torni » ; « Lezioni di chimica minérale ed or- 
ganica, con applicazioni aile arti ed aile indu- 
strie », 2 vol. ; « Introduzione allô studio délia 
materia medica » ; « Nuovo metodo di analisi 
per scoprire le materie colorant! aggiunte al 
vino ». Comme artiste, sa spécialité est la pa- 
pyrographie. 

Ludre-Frolois (Oomte Gaston de), publiciste 
français, né, à Paris, le 15 août 1830, d'une an- 
cienne et très-noble famille lorraine, membre 
de l'Académie do Stanislas de Nancy, a publié: 
« Dix années à la Cour de George II », 1860. 
Depuis 1868, jusqu'en 1886, M. le C. do L. a 
publié dfi nombreux articles dans la revue Le 
Correspondant, articles dont les principaux sont: 
« Charles X et ses nouveaux historiens ». 

Ludwich (Arthur), philologue allemand pro- 
fesseur de philologie classique à l'Université de 
Kënigsberg, né en 1840. On lui doit: « De hexa- 
metris poetarum grsecorura spondiacis », Halle, 
1866; « De Didymi ~zo\ Tr|; 'AptaTaç/iiou oiop^waso); 



LUD 

t'ragmentis », Kôaigsberg, 2 parties, 1866-68 ; 
« Varietas lectionis et scholia ad Batrachomyo- 
machiam », 1871; « Scholia ad Odyssese », 1871; 
« Beitrâge zur Kritik des Nonnos von Pauo- 
polis », 1873; « Aristarcli's homer. Textkritik 
nach den rragmenten des Didymos dargestellt 
und beurtheilt », deux parties, Leipzig, 1884- 
85; « Ein neues metr. Gesetz des Nonnos », 
1873, et autres essais dans les revues. 

Ludwîg (Alfred), éminent indianiste, profes- 
seur de philologie comparée à l'Université de 
Prague, disciple des célèbres professeurs We- 
ber et E,oth, né en 1832, a fait ses études aux 
Universités de Berlin et de Tubingue. Il est 
surtout connu pour une nouvelle traduction al- 
lemande du Rigveda, avec des commentaires, 
ouvrage indépendant dont la partie critique té- 
moigne une profonde érudition. Citons en ou- 
tre : « Der Infinitiv im Veda », Prague, 1871 ; 
« Agglutination oder Adaptation ? », id., 1873 ; 
« Die philosophischen and religiosen Anschaun- 
gen des Veda in ihrer Entwickelung », id., 1875; 
« Die Mantraliteratur und das alte Indien », 
id., 1878; « Zur Kritik des ^Eschylos », dans 
les Actes de l'Académie de Vienne où il a aussi 
inséré un autre essai : « Die Entstehung der 
A- Declination », 1867; « Ueber das Verhaltniss 
des mythischen Eléments zu der histor. Grund- 
lage das Mahâbhârata », dans les Ahhandlungen 
der Eon. bohm. Gesellschaft d. Wissensch., 1884. 
Il a pris part aux Congrès des Orientalistes 
de Berlin, de Vienne et de Stockolm. 

Lndwig (Charles), illustre physiologue alle- 
mand, professeur à l'Université de Leipzig, né, 
à Wisseuhaufen dans la Hesse, le 29 octobre 
1816, reçu docteur à l'Université de Marbourg 
en 1840, a enseigné tour-à-tour à Marbourg, 
Zurich, Vienne et depuis 1861 à Leipzig; en 
dehors de nombreux mémoires et essais dans les 
revues, on lui doit un célèbre « Lehrbuch der 
Physiologie », et depuis 1866 un annuaire in- 
titulé: « Gesammelte Arbeit des Leipziger phy- 
siologischen Instituts ». 

Ludwig (Hubert), zoologue allemand, profes- 
seur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Uni- 
versité de Bonn, né en 1852, a publié: « Ueber 
die Eibildung im Thierreiche », Wurzbourg, 
1874; « Morphologische Studien an Echinoder- 
men », deux vol., Leipzig, 1877-82; « Verzeich- 
niss der von Prof, van Beneden an der Kiiste 
von Brasilien gesammelten Echinodermen », 
Bruxelles, 1882 ; « Die Wirbelthiere Deutsch- 
lands », Hannover, 1884. 

Lu(lwi{? (S. A. R. I. l'Archiduc Salvator d'Au- 
triche) ancien lieutenant maréchal à l'armée 
austro-hongroise et qui vient de renoncer à 
son grade et à son rang par esprit d'indépen- 
dance; fils du Grand-Duc Léopold de Tosca- 
ne, il e-t né le 4 août 1847. Il a entrepris 
plusieurs voyages, qu'il a décrits dans diffé- 
rents ouvrages : « Die Balearen », 1880-84, 



Lua 



1399 



ouvrage couronné favec une médaille d'or à 
l'Exposition de Paris ; « Tunis », 1870; « Der 
Golf von Buccari-Porto-Re », 1871 ; « Yacht- 
reise in die Syrten », 1874; « Eiue Zpazier- 
fahrt im Golf von Corinth », 1876 ; « Eine 
Blume aus dem goldenen Lande oder Los An- 
geles », 1878 ; « Die Serben an der Adria, ihre 
Typen und Trachten », 1879; « Die Karava- 
nenstrasse von iEgypten naoh Syrien », id. ; 
« Bizerta und seine Zukunft », 1881; « Um die 
Welt ohne zu wollen », 1883; « Lose Blàtter 
aus Abazia », 1886; « Paxos und Antipaxos », 
1886. 

Luebbert (Edouard), philologue allemand, pro- 
fesseur d'éloquence à l'Université de Bonn, né 
en 1830 ; on lui doit : « De elocutione Pindari », 
Halle, 1853; « Commentationes pontificales », 
Berlin, 1859 ; « Der Conjunctio Perfecti und 
das Euturum exactum im alteren Latein », 1867; 
« Die Syntax von Quom und die Entwickelung 
der relativen Tempera im alteren Latein », 1870; 
« Commentationes syntacticœ », Giessen, 1871; 
« Pindar's Leben und Dichtungen », Bonn, 
1882 ; « Syrakus zur Zeit des Gelon und Hie- 
ron », Kiel, 1875 ; « Alexandria unter Ptole- 
maeus Philadelphus und Euergetes », Kiel, 
1880; « De Pindari carminé Olympico decimo », 
id., 1881. 

Lngiubiihl (Rodolphe), historien suisse, né, 
le 22 octobre 1854, à Bieglen dans la Haute- 
Argovie. Il suivit les cours du Séminaire de 
Munchenbuchsee et fut appelé à la direction de 
diverses écoles soit rurales soit urbaines. Un 
séjour prolongé à Bei'ne lui permit de profiter 
des leçons de l'Université, celles, entr'autres, 
sur l'histoire données par le prof. Alfred Stem. 
M. L. s'est transporté en 1883 à Bâle où il 
enseigne l'histoire dans plusieurs établissements 
d'instruction secondaire. Nous possédons de lui 
un ouvrage biographique des plus remarqua- 
bles : « Philippe-Albert Stapfer », 1886 (tra- 
duction française de 1888), sans parler de mé- 
moires moins considérables : « L'Université de 
Bâle pendant la période de l'Helvétique », 1887; 
« Préface et notes pour la correspondance de 
Ph. A. Stapfer »; « Publications de la Société 
d'Histoire Suisse », t. XI; « Ti-aité conclu 
entre Napoléon et l'Etat'de Bâle pour la recti- 
fication de la frontière »; c Annuaire Bâlois », 
1885. M. L. prépare en ce moment une biogra- 
phie de Bonstetten. 

Lngol (Julien), écrivain français, poète et 
traducteur, né, à Montauban (où il demeure), le 
5 janvier 1837. Homme d'une rare énergie, sans 
aucune fortune et sans éducation première, il 
s'est formé lui-même ; il a appris, seul, plu- 
sieurs langues. Il a traduit de l'italien : « Une 
visite aux Ossuaires de San Martino et de Sol- 
ferino », de M">« Cesira Pozzolini Siciliani, Pa- 
ris, 1882, Alphonse Lemerre éditeur; « Pierre 
Siciliani », souvenirs intimes, Turin, 1887 ,• 



« Odes Barbares », traduites de Griosuè Car- 
ducci, Paris, 1888, Alphonse Lemerre éditeur. 
Il a traduit de l'espagnol: « L'Ami Mauso », 
roman de B. Ferez Goldos, 1 vol. de la Bi- 
hliothèque ths meilleurs romans étranf/ers, Ha- 
chette; « Marianela », roman de B. Ferez Gol- 
dos, 2 vol. dans la Petite BilAiothlque univer- 
selle. M. J. L. vient d'achever une traduction 
de < Keraraos », poème américain de H. W. 
Longfellow; et de « Savitri », idylle dramatique 
indienne d'Angelo De Gubernatis, avec préface, 
Faris, Lemerre, 1889. Sous le titre: « En Wa- 
gon », M. J. L., qui a beaucoup vo3'agé, a ré- 
sumé ses impressions, souvenirs et notes de 
voyage. Sous le titre : « Les Elans de l'âme », 
il va faire paraître, en volume, un choix des 
vers publiés par lui dans la Revue internatio- 
nale de Rome, la Vie Littéraire de Faris, la 
Renaissance, les Olympiades, le Bulletin de 
l'Académie des Musées Santones , le Concoïirs 
des Musées, la Rivista Europea, la Revue des 
Poètes , le Tournoi poétique, VAlmanach du Son- 
nef, la Libre Conscience, la Muse Républicaine, 
le Livre d'or du Parnasse, La Chanson, VAl- 
manach de la Lauseto, la Marseillaise, le Re- 
cueil des Jeux Floraux, lo Nouveau Parnasse 
fraiiçais, les PoUes contemporains, la Semeur, 
la Revue littéraire et artistique. « Julien Lugol, 
(a écrit M. Garcia Ramon dans la revue Eu- 
ropa y America du 1^' juin 1886), est un poète 
< moral et délicat; il appartient au groupe des 
€ poètes philosophes, rares aujourd'hui. Sa phi- 
« losophie n'est point le pessimisme à la mode. 
« Comme les bardes primitifs, M. L. chante 
« l'activité et les nobles actions ». L'Italie et 
l'Espagne le comptent au nombre de leurs plus 
nobles et fidèles amis. 

Lnkilcs (Bêla DE), publiciste et économiste 
hongrois, membre du Farlement et de l'Acadé- 
mie des Sciences ; on lui doit : « Le chemin de 
fer d'Orient hongrois », 1870; € Les finances 
et les impôts de l'Autriche et de la Hongrie », 
1876 ; « Les finances et les impôts d'Angle- 
terre », 1884 ; « Les finances et les impôts de 
la France », 1885, etc. 

Liikis (le rév. William-Collings), archéologue 
et écrivain anglais, recteur de Wath-juxta-Ri- 
pon dans le Yorkshire, membre de la Société 
Royale des Antiquaires du Nord de Copenha- 
gue, a publié: « Spécimens of Ancient Church 
Plate », 1845; « An Account of Church Bolls 
and Bell Foundries », 1857; « Dani.sh Cromlechs 
and Burial Customs corapared with those of 
Brittany » ; « On Flint Iraplements and Tumuli 
in tho ueighbourhood of Wath »; « Notes on 
Barrow Digging in Wilts » ; « Sur la Dénomi- 
nation des Dolmens ou Cromlechs > ; « Rap- 
port sur un Tumulus de l'Age de Bronze au 
Rocher Plougoumelon »; « The Stone Avenues 
of Carnac »; « Brittar^y Sepulchral Chambers »; 
€ Rude Stone Monuments and the errors com- 



LtJL 

monly entertained respecting their construc- 
tion », 1875, etc. 

Lulller (Charles-Ernest), officier de marine 
et écrivain français, l'un des chefs du mouve- 
vempnt du 18 mars, né, à Mirocourt (Vosges), 
le 27 avril 1838, entra à l'École navale en 1854, 
devint aspirant en 1856 et enseigne en 18G0, A 
deux reprises différentes, il fut mis en retrait 
d'emploi : pour avoir refusé de mettre sa signa- 
ture au bas d'une protestation contre la tentative 
d'Orsini, et pour avoir refusé de pousser le cri 
de Vive VEmpereur, le 15 août 1865. Toutefois, 
le 6 juillet 1867, il obtint d'être rappelé en ac- 
tivité, et fut envoyé en Cochinchine, à bord du 
Fleurus. Nommé lieutenant de vaisseau le 7 
mars 1868, il fut mis en réforme le 16 août de 
la même année. Il déféra le décret de réforme 
au Conseil d'État, mais son pourvoi fut rejeté. 
Pendant qu'il suivait cette affaire à Faris, di- 
verses querelles lui amenèrent des duels, dont 
il sortit avec une grande réputation d'habileté 
comme homme d'épée. C'est alors qu'il provo- 
qua, avec éclat et voies de fait, dans les bu- 
reaux du journal Le Pays, M. Paul Granier de 
Cassagnac qui refusa son cartel, « sous prétex- 
te,' dit M. Lullier, que j'avais été accusé d'im- 
moralité sur la flotte » (septembre 1868). Après 
la révolution du 4 septembre, M. L. devint chef 
de deux bataillons de Belleville, colonel et délé- 
gné du Comité de la défense de Paris (9 sep- 
tembre). Après le 18 mars, il fut nommé, par 
le Comité central, général en chef de la Garde 
nationale. Il s'empara de tous les forts, excepté 
le Mont-Valérien. — Destitué le 25 mars, il 
fut mis en prison par ordre du Comité central 
qui craignait, avec raison, ses allures dictato- 
riales. En effet, croyant voir apparaître, sous la 
Commune, le règne de la terreur, M. C. L. s'ap- 
prêtait à marcher contre elle. Il voulait alors 
renverser la Commune, prendre la dictature, 
traiter avec le gouvernement de Versailles, et 
— par une amnistie générale — épargner à Fa- 
ris la Semaine sanglante. Condamné à mort par 
le 3« Conseil de guerre, la Commission des grâ- 
ces commua sa peine en celle des travaux for- 
cés à perpétuité. Dirigé sur la Nouvelle-Calé- 
donie, il y demeura jusqu'au moment, où l'amnis- 
tie de 1881 lui rouvrit les portes de la France. 
M. C. L. a publié: « Mes Cachots », 1881; « Mis- 
sion politique et maritime de la France au XIX^ 
siècle », 1865 ; « Histoire de la tactique navale 
et des évolutions en mer », 1867; « La Vérité 
sur la campagne de la Bohême en 1866 », 1867; 
plusieurs brochures ou articles dans les revues 
contemporaines sur des sujets militaires ou ma- 
ritimes. Annoncé, comme devant paraître un 
ouvrage considérable intitulé: «Bases et objec- 
tifs de la nouvelle stratégie navale ». 

Lullies (Frédéric-Hans), géographe allemand, 
professeur depuis 1880 au Wilhelms-Gymna- 
sium de Kônigsberg, né le 18 octobre 1858, se- 



LUN 

crétaire de la Société Géographique de Konigs- 
berg, a publié, entr'autres : « Das Chinesisch- 
tibetunischegrenzgebiet », 1880; « Die neuesten 
Reise in Asien », 1883-85; « Die Kenntniss 
der Griechen und Rômer von Pamic- Hocblan- 
de » , 1887 ; des cartes historiques pour la 
Welt- Geschichte de Oncken. 

LUi-uby (le rév. Joseph-Rawson), écrivain an- 
glais, né à Stanningley dans le Yorkshire, l'un 
des éditeurs des documents historiques publiés 
par le Gouvernement; le 9<^ vol., qui contient le 
Polychronicon d'Higden, a été publié par lui. On 
lui doit, en outre : « King Horn » ; « Ratis Ra- 
ving »; « Floriz and Blauchefleur »; «Bacon's Li- 
fe of Henry VTI » ; « More's Utopia » ; « More's 
Life of Richard III » ; « History of the Creeds »; 
« Greek Learning in the western Church during 
the Seventh and Eighth Ceutury », des essais, 
des articles pour des revues, encyclopédies, etc. 

Luuiiuî (Apollo), écrivain et folk-loriste ita- 
lien, ancieji professeur de lycée à Monteleoue, 
Syracuse, Prato, Arezzo, Urbin, Messine, depuis 
1887 professeur au Séminaire de Nicastro, né, 
à Prato, en 1853, a fait ses études à l'Institut 
des études supérieures de Florence. Il a colla- 
boré à la Gazzetta d^Italià, au Diritto, au jour- 
nal d'étudiants II Parini, à V Lmjparziale ; il s'est 
beaucoup occupé di\x folk-lore calabrais. On lui 
doit : « Il Dramma nelle Sacre Rappresentazio- 
ni », Prato, 1875; « L'Idéale nella Poesia po- 
polare italiana », Monteleone, 1873; « Canti 
calabresi di carcere », Rome, 1878; « La donna 
Italiana nella Storia », Viterbe, 1879; « Canti po- 
polari calabresi » ; « Il sentimento délia natura 
in Dante », Syracuse, 1882; « Scritti letterarii », 
Arezzo, 1884 (entr'autres: « Dante e gli Aretini » 
et « Tommaso Sgricci ») ; « La Divina Comme- 
dia accomodata per le scuole secondarie », Mes- 
sine, 1886; « La Vita e gli scritti di Ermolao 
Rnbieri », Florence, 1883; « La Madonna nel- 
Tarte italiana da Dante al Tasso »7 Città di 
Castello, Lapi, 1888; « Il Passo di Acheronte », 
id., 1888. 

Lundin (Klas), publiciste suédois, né en 1825, 
a fait ses études à Upsal, résidé pendant quel- 
que temps à Copenhague et à Paris, et publié: 
« Stockolmarne », 1860, sous l'anonyme ; « Pa- 
ris i vâra dagar, skiss i 16 bref », sous le 
pseudonyme de Thora B.; « I Hamburg, en 
gammal bokàllares minnen », 1871 ; « Strôftâg 
hâr och der i Sverige », 1875; « Valda beriit- 
telser », 1876; « I Tyskland, minen frân en resa 
1876-77 », 1877; « Oxygen och Aromasia, bilder 
frân âr 2378 », 1878; « Gamla kort, bilder ur 
verkligheten », 1870; < Frân Stockholms .synk- 
rets », 1880; « Gamla Stockholm », 1880-82. 

Luudquîst (Ernest-Gustave), auteur dramati- 
que et nouvelliste suédois, né en 1851, a fait 
ses études à Upsal. On lui doit des prover- 
bes: « Cornélius Nepos », 1875; « Mellan bar- 
ken och tràdet », 1876; « Ogràs », 1877; des 



LUP 



1401 



drames : « De ofôrsonlige » ; « Vingâkersbru- 
den » ; « Skâdespelarens hustru », 1879, et, en 
outre: « Agnes », 1881; « Sannsagor och fan- 
tasier »; de petites nouvelles: « En lifsgâta »; 
« Profiler », 1884; « April », 1885. 

Lundstrom (George-L. ; pseudonymes Jorgen 
et Tare Gran), publiciste suédois, né en 1838, 
a publié un recueil de descriptions de voyage 
sous le titre: « Frân polcirkel till vâandkrets ». 

Luudstrom (Matilda-L.), femme auteur sué- 
doise, sœur du précédent, né en 1846, résidant 
à Christiania. On lui doit: « Dagslândor, poe- 
tiska utkas och noveller », 1867; « Barouerna 
Delvi », 1869; « Skat och Kârna », recueil 'de 
nouvelles, 1868-76; des drames: « Kristina Gyl- 
lenstjerna », 1871; « Grim Yiking », 1873; 
« Konung och prélat », 1874. 

Luuemaim (George-Conrad-Gottlieb), théolo- 
gien allemand, professeur de théologie à l'Uni- 
versité de Goettingue, né en 1819, a publié : 
« De epistolge quam Paulus ad Ephesïos dédisse 
perhibetur authentia », ouvrage couronné, Goet- 
tingue, 1842; « Pauli ad Philippenses epistola », 
id., 1847; « Kritisch exegetischer Commeutar 
ûber die Briefe an die Thessalonicher », id., 
1850, 4nie éd., 1878 ; « Kritisch exegetischer 
Commentar iiber den Hebràerbrief », id., 1855, 
4™e éd., 1878; € De literarum quse ad Hebrœos 
inscribuntur primis lectoribus », id., 1853. 

Lunge (George), chimiste allemand, profes- 
seur de chimie technique au Polytechnique de 
Zurich, né en 1839, a publié; «"^ Die Destina- 
tion des Steinkohlentheers », Brunswick, 1867; 
« Zur Frage der Ventilation », Zurich, 1877, 
2e éd., 1879 ; « Handbuch der Schwefelsâure- 
und Sodafabrikation », deux vol., Brunswick, 
1879-80; « La grande industrie chimique», en 
collaboration avec Naville, trois vol., Paris, 
1879-81 ; « The Manufacture of Sulphuric Acid 
and Alkali », trois vol., Londres , 1879-81 ; 
« Coal- Tar aud Ammonia », id., 1882 ; « Die 
Industrie der Steinkohleuteerverarbeitung und 
Ammoniakwasser- Destination », Zurich, 1882, 
2« éd., 1887 ; « Taschenbuch fur die deutsche 
Sodaindustrie », Berlin, 1883, traduction an- 
glaise de Hurten, Londres, 1884; « Das Ver- 
bot der Phosphorzûndhôlzchen in der Schweiz 
und seine Wiederbeseitiguug », Zurich, 1883 ; 
« Amtlicher Bericht ùber die Schweizer Lan- 
desausstellung », Berne, 1885. 

Lupi (Clément), paléographe, archéologue et 
historien italien, né, à Vitolini près Vinci (Tos- 
cane), le 6 juillet 1840. Employé aux archives 
d'Etat à Pise, il a publié: < Delle relazioni tra 
la Repubblica di Firenze e i Conti e i Duchi 
di Savoia », Florence, 1863; « Manuale di Pa- 
leografia délie carte », id., 1875; « Nuovi do- 
cumenti intorno a Fra Girolamo Savonarola », 
id., 1863; « Documenti pisani intorno a Fra 
Girolamo Savonarola », 1871; « Notizie inédite 
di Brandalisio Venerosi poeta pisano », 1873 ; 

176 



1402 



LUS 



« Gli archivi e le scuole paleograficlie in Fran- 
cia e in Italia », Pise, 1874; « Le antiche iscri- 
zioni del Duomo di Pisa », 1877; « Decreti 
délia Colonia Pisana ridotti a miglior lezione », 
1879; « SuU'origiue e significato délia voce Par- 
lascio », 1880; < Le Terme Pisane », Pise, 
1884; « L'insegnamento deU'archeologia nelle 
nostre Università », id., 1884; « Sulla voce La- 
conico, applicata agli antichi Sudatorii », 1884; 

< Nuovi studii sulle antiche Terme pisane », 
Pise, 1885; « Donatello in Pisa», 1887; « Del 
modo di trascrivere il nesso ti », 1887; « Délia 
voce mammula nelle iscrizioni antiche », 1888. 

Lupo-Mag^iorelli fAdele), femme de lettres 
italienne, née, à Casarano (Terra d'Otranto), au 
mois de mai de l'année 1851, résidant à Bari. 
Elle débuta par un recueil de vers, inspirés par 
la mort de sa mère, et intitulés: « Viole e ci- 
pressi ». Suivirent: « Fiori d'aprile », en prose 
et en vers, 1873 ; « Amelia, o la perla del con- 
tado », nouvelle, Florence, 1879, approuvé par 
les Conseils provinciaux dos Écoles de Caserta 
et de Lecce; « Un idéale », roman, 1883; « Voci 
dell'anima », poésies, des nouvelles, des esquis- 
ses, des vers, des articles dispersés dans les 
journaux. Toute l'œuvre littéraire de M'"« L.-M., 
distinguée par des louanges très flatteuses d'é- 
minents écrivains, est relevée par la noblesse 
et la délicatesse des sentiments, par un souffle 
poétique et par une forme limpide et transpa- 
rente qui rend bien toute sa pensée. 

Lnschin (Arnold vON Ebengreutii), juris- 
consulte autrichien, professeur de l'histoire du 
droit allemand et autrichien à l'Université de 
Gratz, né en 1841 ; on lui doit : « Vorschlàge 
iind Erfordernisse fur eine Geschichte der Preis- 
se in Oesterreich », Vienne, 1874 ; « Geschich- 
te des àltern Gerichtswesens in Oesterreich 
ob und nnter der Eiins », Weimar, 1879; « Die 
Entstohungszeit des Oesterreichischen Landes- 
rechts », Gratz, 1872, et quelques essais dans 
les journaux, entr'autres : c Oesterreicher an 
italianischen Universitàten zur Zeit der Redep- 
tion des romischen Rechts », dans les Blatter 
des Verein far Landesk. von Nilderosterreich, 
1880-85. 

Lnssann (Philippe), illustre physioloque ita- 
lien, professeur de physiologie à l'Université 
de Padoue, né, en 1820, à Cenate San Leone 
(Bergame). Il a fait ses études à l'Université 
de Pavie, où il fut reçu docteur en médecine. 
Il débuta, en 1842, par un article inséré aux 
Annali Unîversali di Medicina, intitulé : c II 
Créosote come causa degli avvelenamenti da car- 
ni affuinicate ». Suivirent : « L'aumento di ca- 
lore nelle paralisi spinali », 1849 ; c Statistica 
del salasse nelle flogosi bronco-polmonali », id.; 

< Ferita al cranio; abolizione dol linguaggio », 
1850; « Storia di Pancreatide », 1851; « Os- 
servazioni fisio-patologiche sul sistema nervo- 
so »j deux parties, 1851, 1856; « Il Princreas, 



LUS 

osservazioni fisio-patologiche », 1852 ; « Atro- 
pina e Belladonna », deux mémoires, 1851, 1857; 
€ Il collodion nel vaiuolo », 1852 ; « La tintura 
di iodio come cicatrizzante sulle piaghe », id. ; 
« Poésie scientifiche », id. ; « L'acetato di ferro 
negli aneurismi », 1854; « Nocumento del sa- 
lasse in alcune apoplessie », 1855; « Patologia 
del cervellotto », 1856; « Cholèra-morbus ; la 
paralisi progressiva acuta dei cholerosi », id.; 
« La Pellagra », deux mémoires, ouvrage cou- 
ronné, 1856-59 ; « La contrattura reumatica », 
1857; € Sperienze sul gran-simpatico », id.; 
« Monografia délie vertigini », 1858; « Mono- 
grafia délie névralgie brachiali », ouvrage cou- 
ronné, 1859; « Monografia delV angina j^^'^toris », 
couronnée, id. ; « Fisiologia del dolore », id. ; 
« Osservazione di strangolamenti intestinali in- 
terni », 1860; « Fonctions du cervelet », 1863; 
« Fio-patologia del cervelletto », id. ; « Usi 
raedico-chirurgici deU'acetato di ferro », id.; 
« Lettere di Fisiologia morale », 1865; « Com- 
pendio anatomico délie circonvoluzioni corebra- 
li », 1866 ; « Sur la fibrine du sang », mémoire 
couronné, id.; « Fisiologia délia donna », 1867; 
« Accorde dolle risultanze fisiologiche colla sin- 
tom'atologia délie malâttie cerebro-cerebellari », 
1868; « Dare ed avère nell'economia animale », 
id. ; « Azione del succo pancreatico sugli albu- 
minoidi », id.; « Innervazione motrice dell'iride 
e trofica dell'occhio », id.; « Sui processi dige- 
stivi », 1868-69 ; « Manuale pratico di Fisiolo- 
gia », 1868-75, quatre vol.; < Nervi del gusto », 
1869 ; « Traitement du cancer à l'aide du suc 
gastrique », id. ; « Igiene dell'alimentazione », 
1870; « L'atassia locomotrice cerebellare », id.; 
« La colesterina nella miliare », id. ; « Fisio- 
logia degli istinti », id. ; « Azione sterilizzante 
dei mercuriali », id. ; « Use del curaro nel teta- 
no », id. ; « Fisiologia dei centri nervosi enco- 
falici », deux vol., ouvrage couronné, 1871; 
« La fermentaziono amigdalica », id.; « Il caffè », 
1872 ; « Origine délia fibrina del sangue », id.; 
« Sui canali semicircolari. Ricerche fisio-pato- 
logiche », 1872 ; « La piccola circolazione en- 
tero-epatica », id, ; « Le cause délia pellagra », 
id. ; « La pena di morte per decapitazione », 
1873; « Educazione degli istinti », id.; « La 
glicosuria e la glicogenesi epatica », 1874; « 11 
criterio fisiologico nelle ricerche modico-legali », 
id. ; « La vertigine auditiva », 1875; « Officii 
dei corpi striati », id.; « Sull'azione del mais 
guasto », 1876 ; < Il cretinismo in Lombardia », 
1860; « Sul principio acidificante del succo ga- 
strico », 1861 ; « Nervi del gusto », 1862; « In- 
fluenza dei nervi vaghi sulle funzioni dello sto- 
raaco », id.; « L'ulcéra perforante dello sto- 
maco », id.; « Intorno alla saliva, al suo solfo- 
cianuro, al virus idrofobico ed al curaro », 1864; 
« Sui centri encefalici délia viaiouo e dei moti 
volontarii », id. ; « Anatomia e fisiologia del 
mesencefalo », id. ; « Lezioni di fronologia >», 



LUS 

id. ; « Lezioni sperimentali suUe fanzioni dei 
centri nervosi cerebrali », id. ; « Des centres 
moteurs encéphaliques », 1877; « L'acido sali- 
vifico nel succo gastrico »,id. ; « La velenosità 
degli estratti cadaverici », id. ; « Funzioni dei 
lobi frontali », mémoire couronné, 1878; « Sul- 
Torigine dell'umana specie », id. ; « Fisiologia 
umana applicata alla medicina », 1878-79, qua- 
tre vol.; « Sulle funzioui dei cervellefto », 1878; 
* SuUa generazione. Una lezione di Dante », 
id. ; « I movimenti dei dolore », id.; « Azione 
depuratrice dei fegato », 1879 ; « Se il fred- 
do il caldo nelle emorragie », id. ; « Nervi 
dei gusto », id. ; « Trasfusione di sangue di 
persona idrofoba nelle vene dei cani, ricerche 
sperimentali », Padoue, 1880; « Peptone per 
alimentazione artificiale », id., 1881; « Ricordi 
fibiologici e letterari sul singulto e sullo starnu- 
to », id., 188^ ; « La questione délie carni in- 
fette davanti alla legge e alla scienza », id. , 
1884; « Fisiolngia sperimentale dei cervelletto », 
id., id. ; « Fisiologia grafica dei numeri », Veni- 
se, id.; « La fisiologia nell'arte », Padoue, 1885; 
« Fisiologia e patologia dei cervelletto », id.; 
€ La circolazione dei sangue e i papi », id., 1886; 
« Circumvolutionum cerebraliuin anatomes », 
id., 1888 ; « Due autografi contemporanei alla 
peste dei 1530 ed alla prima coltivazione dei 
mais », Venise, 1881 ; « Fisiologia umana ap- 
plicata alla medicina », Padoue, 1881 ; « Il cer- 
vello dei boa, e considerazioni di nevro-fisiolo- 
gia comparata », 1883 ; « Accorde délie leggi 
fisiologicbe colle leggi sociali », 1883-84; « Sulla 
trasmissione e sulle modificazioni dei virus idro- 
fohico, note sperimentali », Padoue, 1884; « Com- 
memorazione dei prof. Francesco Cortesi », 1885; 
« La storia antica dei caffè », id. ; « Bozzetti 
medici », Naples, 1888 ; « L'indice cérébrale », 
Milan, 1885 ; « Seusibilità délie parti private 
dalla pelle » ; « Una mistificazione intorno alla 
trasmissibilità dell'idrofobia da uomo a uomo »; 
« De la contagion de la lièvre aphteuse à l'es- 
pèce humaine », nel Journal cCHygiene, etc. 

Lnstgarten (Sigismond), médecin autrichien, 
professeur libre de dermatologie et de syphilis 
à l'Université de Vienne, né le 19 décembre 
1857, a fait ses études à l'Université de sa 
ville natale; il a été, de 1881 à 1887, le chef 
du Laboratoire de chimie médicale du profes- 
seur Ludwig. En dehors de ses mémoires, es- 
sais et articles dans les recueils et journaux 
scientifiques, il a publié : « Die Syphi'isbacil- 
len », Vienne, 1885. 

Lnstig (Auguste), auteur dramatique et écri- 
vain en dialecte alsacien, né, le 4 novembre 
1840, à Hartmannsweiler dans la Haute-Alsace. 
On lui doit, entr'autres : « Lustige Gedichte », 
1879; « Drei schwarze Liebschafte », comédie, 
id. ; « Hans dich hat's », comédie, id. ; < Herbst 
blàttle », poésies, 1880; « Im Gretele sine 
Kiiustler », comédie, id. ; « Milhùser Bilder >, 



LUT 



1403 



drame, id. ; « Di" Milhùser in Paris », comédie, 
id. ; « D"" Astronom », comédie, 1831 ; « D'Tante 
Domino », comédie, id. ; « Ne Hirot dur d"Ex- 
trapost », comédie, 1882 ; « Bilder us em El- 
sass », poésies, 1883 ; « Der Hochzitsdag », 
comédie, id. ; « Zwei Erfindunge », comédie, 
1884 ; « Neskandal », 1885 ; « Im Julie si 
Gheimniss », comédie, id. ; « Vor un no dr 
Hochzeit », comédie, id. ; « Bi de Bilde », co- 
médie, 1886 ; « D'Gsellschaftere », comédie, 
1887, etc. 

Lustkand ("Winzel), jurisconsulte autrichien, 
professeur de droit civil autrichien à l'Univer- 
sité de Vienne, né en 1882. On lui doit : « t^o- 
deration oder Realunion », Vienne, 2*^ éd., 1870; 
« Das ung- ôsterr. Reichsverfassung », Vienne, 
1863 ; « Abhandlungen aus dem ôsterr. Staats- 
recht », id., 1866; « Das Wesen der ôsterr. 
Reichsverfassung », id., 1864; « Die Jesephi- 
nischen Ideeu und ihr Erfolg », id., 1881. 

Latand (le docteur Auguste), médecin fran- 
çais, médecin de l'hospice Saint-Lazare, méde- 
cin-expert près les Tribunaux de la Seine, fon- 
dateur et rédacteur en chef du Journal de Mé- 
decine de Paris, né, à Mâcon (Saône-et-Loire), 
en 1847, a publié : « Manuel de médecine lé- 
gale et de jurisprudence médicale », 4^ éd., Pa- 
ris, Steinheil, 1886 ; « Traité pratique de l'art 
des accouchements », en collab. avec le prof. 
Delore, de Lyon, Paris, 1882; « Etude sur les 
hôpitaux d'isolement en Angleterre », en col- 
laboration avec le docteur W, D. Hogg, Paris, 
1886; « La profession médicale en Angleterre ». 
M. le docteur L. a collaboré, en outre, à la 
Gazette hebdomadaire, aux Archives générales de 
médecine, au Courrier Médical, au Dictionnaire 
encyclopédique des sciences médicales. 

Lutaud fCristophe-Ernest), théologien alle- 
mand, ancien professeur de théologie à Erlan- 
gen et à Marbourg, depuis 1856 à l'Université 
de Leipzig, chanoine depuis 1875, conseiller in- 
time ecclésiastique depuis 1887, doyen de Fa- 
culté théologique, né, le 22 mars 1823, à Ma- 
roldsweifach en Bavière, a publié, en dehors 
de V Allgemeine evangelische- lutherische Kirchcn- 
zeitung qu'il dirige et édite depuis plusieurs 
années : « Apologie des Christentums », dixiè- 
me éd., 1882; < Die Lehre von den letzîen 
Dingen », 1861, 2n>e éd., 1870; < Die Lehre von 
freien Willen », 1863 ; « Kompendium der Dog- 
matik », 1865, septième éd., 1886 : « Die Ethik 
Luthers », 1867, 2^^ éd., 1875; « Die Ethik 
des Aristoteles », 1869-76; « Der Johanneische 
Ursprung des vierteu Evangeliums », 1874 ; 
« Die modernen Weltanschaungen », 1880; 
« Die Kirche in ihrer Bedeutung fur das ôf- 
fentliche Leben »; « Die antike Ethik », 1887; 
« Geschichte der Christlichen Ethik », id., 1888, 
dix volumes de sermons, etc. 

Laton (le docteur Alfred), médecin français, 
de la Faculté de Paris, professeur de clinique 



14(J4 LUY 

médical et directeur de l'Ecole de médicine de 
Reims, né, à Reims en 1830, a publié : « Etu- 
des de thérapeutique générale et spéciale avec 
applications aux maladies les plus usuelles », 
Paris, 1881 ; « Traité des injections sous-cuta- 
nées à effet local », id., 1875, épuisé. Collabo- 
rateur du Dictionnaire de S. Jaccoud, il y a 
inséré une trentaine d'articles. Parmi ses tra- 
vaux récents, citons : « Injections intramuscu- 
laires de mercure métallique », 1886; « Trans- 
fusion hypodermique », 1883; < Le phosphate 
de chaux dans la tuberculose », 1885; « Le trai- 
tement de la maladie de Bright par la sudation 
continue », 1888. 

Liitzow (Charles von), éminent esthéticien 
allemand, professeur d'histoire do l'architecture 
à l'École Supérieure Technique de Vienne, né 
en 1832. Il a fondé et il dirige depuis 1866 la 
Zeitschrift fur bildende Kunst; et on lui doit : 
« Das choragische Donkmal des Lysikrates in 
Athen », Leipzig, 1858; « Zur Geschichte dos 
Ornaraentes an den bernalten griech. Thongo- 
fassen », Munich, id. ; « Mûnchener Antiken », 
sept livraisons, de 1861 à 1869; « Die Meister- 
werke der Kirchenbaukunst », Leipzig, 1862, 
2« éd., 1871 ; « Kunst und Kunstgewerbe auf 
der Wieuer Weltausstellung 1873 », 16 liv., 
id., 1873-75 ; < Geschichte der k. k. Akademie 
der bildenden Kûnste », id,, 1877; c Die Kunst- 
Bchàtze Italiens in geograph. hist. Uebersicht 
geschildort », Stuttgard, 1882-84; « Durer Holz- 
schnitt- Werk », Nûrnbcrg, 1883. 

Luxardo (Fedelc-Bartolomeo), écrivain ita- 
lien, né, à Santa Margherita Ligure, le 28 dé- 
cembre 1803. Devenu prêtre et reçu docteur 
ès-lettres à l'Université de Gênes en 1833, il 
se voua à la religion, à l'enseignement et à la 
littérature. Parmi ses nombreuses publications, 
signalons : « Orazioni accadeiniche » , 1842 ; 
« Trattatollo di sacra eloquenza », 1850 ; « Sto- 
ria del Borgo e Comune di Santa Margherita 
Ligure », Gêuos, 1857 ; « Cantici sacri e mo- 
rali » ; « Memorie storiche di Luni », 1860 ; 
« Memorie storiche dol Santuario di Nostra Si- 
gnera di Roverano nolla Liguria », 1857, 2"'« 
éd., 1875; « Gli uomini illustri di Vezzano nella 
Liguria > ; de nombreuses monographies sur 
différents Sanctuaires, des biographies de Saints 
et personnages illustres ; « Memorie antiche 
délia città di Brugnato e sua célèbre Badia », 
Gênes, 1879; « Storia ecclesiastica genovese », 
quatre vol., 1874-84 ; c L'arpa angelica », Gê- 
nes, 1886 ; € Il dott. Domenico Del Re e il mo- 
dico cattolico », id., 1887. 

Luys (le docteur Jules), médecin français, 
membre de l'Académie de médecine, médecin de 
l'hôpital de la Charité (Seine), l'un des direc- 
teurs du journal U Encéphale, né, à Paris, le 
17 août 1828. Le docteur L. a publié : « Con- 
tribution à l'étude de la localisation anatomo- 
pathologique de la paralysie générale saus alié- 



LUZ 

nation », 1885; « Documents statistiques sur 
les conditions pathogéuiques de la paralysie 
générale », 1884; « La folie doit-elle être con- 
sidérée commo une cause de divorce? »; « De 
la locomobilité ou des changements de position 
du cerveau suivant les différentes attitudes de 
la tête », 1884; « Nouvelles recherches sur la 
structure du cerveau » (Bibliothèque interna- 
tionale, 6e éd.) ; « Des obsessions pathologi- 
ques dans leurs rapports avec l'activité auto- 
matique des éléments nerveux », 1883; « Les 
projets de réforme relatifs à la législation des 
aliénés », discours prononcé à l'Académie de 
médecine, in-8'', Baillière, 1884; « Traité clini- 
que et pratique des maladies mentales », 1885 ; 
« Recherches anatomiques, physiologiques et 
pathologiques sur la structure du système ner- 
veux », Paris, 1865; « Iconographie photogra- 
phique des centres nerveux », 1874; « Petit 
atlas photographique du cenire nerveux », Paris, 
1888; « De la sollicitation expérimentale des 
émotions chez les sujets hypnotisés », id., 1888; 
« Leçons faites à la Charité sur les phénomè- 
nes physiologiques de l'hypnotisme dans leurs 
rapports avec la pathologie mentale ». 

Lnzel (François-Marie) , écrivain français, 
archiviste du département du Finistère à Quim- 
per depuis 1881, ancien professeur aux collè- 
ges de Dinan, Pontoise, Quimper et Lorient, 
ancien directeur d'un journal politique à Mor- 
laix, ancien juge de paix, né, le 22 juin 1821, 
à Plouarot; on lui doit: « Sainte-Triphine et le 
Roi Arthur », mystère breton en deux journées 
et huit actes, avec prologues et épilogues, texte 
breton et traduction française en regard, Quim- 
perlé, 1863 ; « Bepred Breiisad » (toujours bre- 
ton), poésies personnelles, texte breton et tra- 
duction française, Morlaix, 1865; « Chants po- 
pulaires de la Basse-Bretagne », textes bretons 
et traduction française, 2 vol., Lorient, 1868- 

74, 2™'^ éd. en trois vol. 1889 ; « Mémoire sur 
l'authenticité des Chants du Barzaz-Breiz, de 
M. De Villemarqué », Saint-Brieuc, 1872; « Veil- 
lées Bretonnes », Morlaix, 1879 ; « Légendes 
Chrétiennes de la Basse-Bretagne », 2 vol., 
Paris, 1881; « Contes populaires de la Basse- 
Bretagne », trois vol., Paris, 1877; des rap- 
ports, des articles, etc. 

Luzzatti (Israël-Hippolyto), jurisconsulte ita- 
lien, né, à Moncalvo (Monferrat), le 29 mars 
1847, reçu docteur en droit à Turin en 1868, 
a publié : « Délia trascrizione », deux vol., 1874- 

75, 2'n« éd., 1878 ; « Dei privilegi e délie ipo- 
teche, commente teorico-pratico », l^"" vol., Tu- 
rin, 1884; « Il progetto per la perequazione fon- 
diaria », id., 1886 ; « Sugli effetti giuridici del 
catasto, considerazioni e proposte », 1889. 

Luzzatti (Louis), illustre économiste italien, 
profeiîsour à l'Université de Padoue, député au 
Parlement, ancien sous-secrétaire d'Etat au Mi- 
nistère d'agriculture, industrie et commerce, col- 



LYD 

laborateur de la Nuova Antologia, né en 1842, ! 
a publié, entr'antres : « Lo Stato e la Chiesa | 
nel Belgio », deux leçons d'ouverture à son j 
Cours de Droit constitutionnel à l'Université : 
de Padoue (1867-1877) ; « Nella discussione del 
trattato di commercio colla Francia, discorsi », 
Roma, 1882; « Cronaca délia previdenza e délia 
cooperazione », 1888; « Cronaca délia coopera- 
zione », 1888; * Le diverse tendenze sociali i 
degli opérai italiani », 1888; « I martiri ebrei 
nel medio-evo e S. Bernardo di Chiaravalle », 
1888; « L'abuso del crédite e la finanza ita- 
liana », 1889 ; « La finanza italiana alla Caméra 
e al Senato », 1889; « La cassa nazionale d'as- 
sicurazione per gl'infortuuî degli opérai sul la- 
voro », 1889; « La finauza italiana giudicata 
aU'estero », 1889; « Il risorgimento dell'inter- 
nazionale », 1888; « Il nuovo progetto di legge 
sulle associazioni coopérative », Milan, 1888; 
« Assestamento del bilancio di previsione per 
Tesercizio finanziario dal 1'^ luglio 1888 al 30 
giugno 1889 », Home, 1889 ; « Relazione e pro- 
poste sul modo di esegnire il lascito Alberghetti, 
lettera al Sindaco d'Imola », Imola, 1880; « La 
pace sociale all'Esposizione di Parigi », 1890; 
< In memoria di Q. Sella : 23 aprile 1884 », 
Bielle, 1884; < I doveri del Governo e délia 
Nazione dopo l'abolizione del corso forzoso », 
1883; « Le delusioni dei valichi alpini », 1882; 
« I nuovi trattati di commercio délia Francia e 
il trattato di commercio italo-francese », 1882; 
« Le controversie monetarie e l'Italia », 1881;- 
« Délie attinenze dei biglietti di banca col bi- 
métallisme. Investigazioni negli Stati d'Europa», 
1883; € Il socialisme e le questioni sociali di- 
nanzi ai Parlamenti d'Europa », 1883; « Con- 
vertire ed ammortizzare. A proposito di un pro- 
getto di conversione del 5 in 3 per 100 », 1885; 
« L'inchiesta agraria Badese », 1885; « Com- 
memeraziene di Marco Minghetti », 1887; « Un 
procursore délia libertà di coscienza dimenticato 
(Themistio) », Venise, 1885; « Le proposte del 
sig. Gladstone e il dazio del vine italiano in 
lugbilterra », 1880; « Schultze-Delitzsch », 1883; 
« Emulazione e progressi délie Bancbe di emis- 
sione in Italia », 1886 ; € I recenti scioperi del 
Belgio », 1886. 

Lyden ( Emile-Ferdinand-Mugnet Vicomte 
de), écrivain français, issu d'une famille hol- 
landaise qui s'éteint avec lui, ancien professeur 
de mathématiques, ancien rédacteur en chef de 
plusieurs journaux de province, rédacteur poli- 
tique au Pays et à la Patrie, critique d'art, di- 
recteur de la Correspondance Politique, chevalier 
de l'ordre de Charles III, né, à Paris, en 1815, 
a souvent écrit sous le pseudonyme Paul Max. 
En dehors des articles, variétés, nouvelles insé- 
rées dans plusieurs journaux et recueils de Pa- 
ris et de la province; citons: Ruche Parisienne, 
Bulletin de la Société des gens de lettres, Jour- 
nal du Cher, Monde Littéraire, Figaro, Illustra- 



LYO 



1405 



teur des Dames, Nouvelles, L'Yonne, Journal 
d^Yvetot, La Mode, Figaro, Mousquetaire, Re- 
vue Boxirguignonne, Revue Picarde, Revue Pa- 
risienne, Monde illustré. Derby, Constitutionnel, 
Le Pays, La Liberté, La Patrie, Le Ménestrel, 
L'Univers Illustré, La Petite Presse, Journal 
pour tous, La Garde Nationale, Public, Étin- 
celle, Le Senonais, Nouvelliste de Rouen, Paris 
le Soir, Orphéon, Paris-Caprice, L'Art et la 
Mode, il a publié séparément : « Etudes ad- 
ministratives », Auxerre; « La famille mau- 
dite », roman en deux vol., Marseille; « Le 
Frotteur de Louis XV », roman ; « La Graride 
et la petite propriété », Rouen; « Un cœur pour 
deux amours, étude de femme », Bourges, 1867 ; 
« Les Amoureuses de Paris », en collab. avec 
Emile Richebourg, deux vol., chez Dentu; « Hier, 
aujourd'hui, demain », roman en trois vol., Au- 
xerre; « Histoire de cinq étages », roman en 
trois vol.; « Histoire de trois épingles », roman, 
un vol.; « J'arriverai », roman, Abbeville ; 
« Justine la dormeuse », roman en deux vol. ; 
« Madame Parchemin », roman; « Marie l'il- 
lard », roman; « Le Marquis de l'Arrogance », 
roman; « Le Portefaix », roman; « Questions 
théâtrales », brochure, Rouen; « Récits épiso- 
diques » ; « L'article 378 », roman de mœurs 
contemporaines ; « Le roman d'une borgne » ; 
« Le Roman d'Octavien »; « Le théâtre d'au- 
trefois et d'aujourd'hui »; « Le Trésor de la 
Gloire-Dieu » ; < Nos 144 régiments de ligne » ; 
« Le secret professionnel », etc. 

Lyne (le rév. Joseph-Leycester, dit Father 
Ignatius, ou Ignatius of Jésus), écrivain an- 
glais, prieur d'un monastère à cinq milles de 
l'ancienne Prieurie ruinée de Llanthony, né, à 
Londres, le 23 novembre 1837. On lui doit: 
« Taies of Llanthony » ; < Brother Placidus > ; 
« Léonard Morris » ; « Taies of the Monas- 
tery ». 

Lyon (Clément), publiciste belge, né, à Char- 
leroi, le 18 mars 1841. Ancien officier à l'ar- 
mée belge, il est aujourd'hui secrétaire de la 
Chambre de Commerce de Charleroi. Il a pix- 
blié un travail en faveur de « L'instruction obli- 
gatoire dans l'armée », des poésies intitulées : 
« Humbles fleurs », et des études très-nom- 
breuses et très-variées sur l'histoire des indus- 
tries du pays de Charleroi (métallurgie, verre- 
rie, poterie, etc.), sur les personnages célèbres 
de cette contrée, etc. etc. Avant d'être publiées 
en brochures, la plupart de ces études ont paru 
soit dans V Éducation populaire, un bon petit 
journal que dirige depuis longtemps M. L., soit 
dans d'autres journaux tels que le Journal Fran- 
klin, La Meuse, le Journal de Charleroi, la Re- 
vue industrielle, le Moniteur industriel de Char- 
leroi. Notre auteur a collaboré encore à un grand 
ouvrage collectif: « La Belgique illustrée », 
pour lequel il a écrit le chapitre: « Charleroi 
et la Sambre ». Enfin, nous connaissons de lui 



1406 



MAA 



deux volumes populaires arrivés chacliun à une 
seconde édition: « L'homme de verre », Ver- 
viers, 1879, et « La houille », id., 1880. M. L. 
a dû à ses recherches sur l'histoire de sa ville 
natale et des environs le titre de membre de 
la Société archéologique et paléontologique de 
Charleroi. C'est aussi un conférencier estimé. 

Lyon Caen (Charles), jurisconsulte français, 
professeur à l'Ecole des sciences politiques de 
Paris depuis 1874, et à la Faculté do Droit de 
Paris depuis 1881. On lui doit, entr'autres : 
« Précis de Droit commercial », 2 vol., 1883- 
85, en collab. avec M. Louis Renault ; « De la 
condition légale des sociétés étrangères en 
France », 1870; « Tableau des lois commer- 
ciales des principaux Etats de l'Europe et de 
l'Amérique », 1877, 2* éd. 1881, traductions 
anglaise et espagnole; « Etudes de Droit in- 
ternational privé maritime », 1882; « Etude sur 
la loi allemande du 25 mai 1877 sur les bre- 
veta d'invention », 1878; « Les Facultés de 
Droit et des sciences politiques dans les Uni- 
versités autrichiennes », 1879; « La propriété 
artistique d'après les nouveaux projets de loi 
français, belge et suisse », 1881; « De l'unifi- 
cation des lois relatives aux lettres de change »; 
« Compte-rendu du Congrès international de 
Droit commercial tenu à Anvers en 1855 »; « Des 
différents systèmes législatifs concernant la con- 
dition des sociétés étrangères par actions et 
des modifications apportées eu cette matière, à 
la législation française »; « Etude sur le di- 
vorce en Autriche » , 1887 ; « Etude sur le 
projet de loi autrichien relatif aux sociétés par 
actions » ; c La convention littéraire et artisti- 
que de 1885 entre la France et l'Allemagne », 
1884; « De la jurisdiction commerciale en France 
et dans les principaux Etats », 18S6 ; « Du 
mouvement législatif concernant les Sociétés par 
actions en France et dans les principaux Etats », 
1887; « De l'agrégation des Facultés de Droit », 
1887; « Code d'instruction criminelle autrichien 
de 1873, traduit et annoté avec M. Edmond 
Bertrand », 1874; « Code de commerce alle- 
mand et loi allemande sur le change, traduit et 
annoté, avec MM. Gide, Flach et Diez », 1880. 
M. L. C. est membre de l'Institut de Droit in- 
ternational depuis 1881. 



MAA 

Lyonnais (André), publiciste et homme po- 
litique français, actuellement député de la Seine- 
Inférieure, est né, au Creuzot (Saône-et-Loire), 
le 30 avril 1842. Depuis son entrée à la Cham- 
bre, il a pi'is part à tous les travaux et à 
toutes les discussions concernant les questions 
sociales. De plus, il a entrepris une campagne 
de conférences ouvrières sur tous les points de 
la France, notamment à Bourges, Châlons, Lj'^on, 
Nantes, Saint-Dié, etc. Partout il a préconisé 
l'association légale des ouvriers comme moyen 
d'émancipation sociale. Ses principales brochu- 
res sont: « De l'assistence publique », 1877; 
« Organisation ouvrière et conférence interna- 
tionale », 1883. 

Lysander (Albert-Théodore) , philologue et 
historien de la littérature suédoise, né en 1822, 
a fait ses études à l'Université de Lund, où il 
est professeur. On lui doit : « Tre fôredrag », 
1855 ; « Romerska litteraturens historia, med 
sàrskildt afscende pâ stileus utveckling », 1858; 
« Afventy », 1872 ; « Faust », 1875 ; « Sôren 
Kierkegaard », 1851 ; « Om sagospelet Lyck- 
salghetens », 1857; « Album for svensk lyrik », 
1852 ; « Lunds studenkalender », 1863. Il a 
traduit V Evangelina de Longfellow, et publié 
une Schivedische Grammatik, 1850, 2n'e éd., 1862. 

Lytton ( Robert - E.louard - Bulwer - Lytton 
comte de), poète et homme d'état anglais, fils 
du célèbre romancier du même nom, est né le 
18 novembre 1831. Il a fait son éducation à Har- 
row et ensuite à Bonn; il outra à 19 ans au ser- 
vice diplomatique anglais, et après avoir occupé 
plusieurs places importantes, fut nommé Vice- 
Roi des Indes (1876) et ambassadeur à Paris 
(1887). Il a écrit plusieurs pièces de vers sous 
le pseudonyme à^Oioen Meredith: « Clytemnestra 
and others poems », 1855; « Lucile », 1860; 
« Tannhàuser, or the Battle of the Bards », 
1861; « The Ring of Amasis », 1863; « Spee- 
ches of E Iward Lord Lytton, with some of his 
Political Writings, hitherto unpublished, and a 
Prefatory momoir by his son », 1874; « The 
Life, Letters, and Literary Romains of Edward 
Bulwer, Lord Lytton », 1883; « Grenaveril », 
1885. 



M 



Maag (Ernest), philologue allemand, profes- 
seur de philologie classique à l'Université de 
Greifswald, né en 1856, a publié : « De Sibil- 
larum indicibus », Berlin, 1879; « Anacleta Era- 
tosthenica », 1883. 

Maassen (Frédéric), jurisconsulte allemand, 
professeur de droit romain et canonique à l'U- 
niversité de Vienne, né en 1823, a publié, en- 
tr'autres : « Die alten Stànde und die neue 



Veraammlung der Abgeordneten », Schwerein, 
1849; « Der Primat des Bischofs von Rom uud 
die alten Patriarchalkirchen » , Bonn , 1853 ; 
« Civilistische Erorterungen », id., 1854; « Zwei 
Synoden unter Kônig Childerich II », Gratz, 
1867; « Geschichte der Quellen und der Lite- 
ratur des canonischen Rechts in Aberlando bis 
zum Ausgange des Mittelalters », Gratz, 1870- 
71 ; « Die Stellung der f^taaten gegeniiuer dem 



MAC 

vatiban. Dogma », Leipzig, 1873; « Neun Ca- 
pitel liber freie Kirche und Gewissenfreiheit », 
Gratz, 1876 ; « Unser Eherecht und das Staats- 
grundgesetz », id., 1878; « Die rom. Staats- 
strasse von Trier ûber Belgica bis Wesselin- 
ga », Bonn, 1881 ; « Ueber die Griinde des 
Kampfes zwischen dem heidnisch- rom. Staat 
und dem Christentbum, Inaugurationsrede » , 
Vienne, 1882. 

Mabille (Alfred-Léon-Aimable), fonctionnai- 
re et publiciste belge, né, à Bruxelles, en 1851. 
Chef de la division de l'instruction publique et 
des beaux-arts à l'administration communale de 
sa ville natale, il dirige un important organe 
spécial, la Revue pédagogique belge. Nous cite- 
rons surtout de lui deux beaux volumes luxueu- 
sement illustrés : « Bruxelles cominuual et pit- 
toresque », Bruxelles, 1887; et « Les environs 
de Bruxelles », id., 1888. 

Macari (François), médecin-accoucheur ita- 
lien, né, à San Biagio près de San Remo, le 12 
avril 1826, reçu docteur ès-sciences médicales le 
10 iuillet 1852 à l'Université de Turin; collabo- 
rateur en 1854 de la Gazzetta delV Associazione 
inedica ; professeur libre de gynécologie au mois 
de décembre 1869; professeur ordinaire à l'U- 
niversité de Gênes depuis 1879. Nous avons de 
lui, en dehors de plusieurs mémoires dans les 
revues spéciales, un « Compendio di ostetricia, 
ginecologia e pediatria », réimprimé trois fois 
en dix ans et traduit en allemand et en français. 

Maccauti (Égiste), romancier toscan, em- 
ployé aux Chemins de fer, né, à Livourne, le 
27 octobre 18 i8. Cet écrivain très populaire a 
donné à la scène les ouvrages suivants, dra- 
mes et comédies : « Lioniero Malatesta » ; « Una 
vedova a camere mobiliate » ; « Quanto strepito 
per una croce » ; « L'abbadessa di Santa Chia- 
ra »; « Sforza Almeni »; « Michèle di Lando »; 
« Nella di Lapo » ; « Spensieratezza e disin- 
ganno » ; « Valentina » ; « Amor senza inte- 
resse » ; « Pietro Leopoldo » ; « Uno scherzo 
di Pietro Leopoldo alla nobiltà di Pietrasauta »; 
« Il poeta G. B. Fagiuoli » ; « Le Schiave del 
Madagascar » ; « Il Viaggio in China » ; « Un 
banchetto elettorale » ; « Il vecchio innamorato 
vien sovente burlato ». Il a publié les romans 
suivants chez l'éditeur Salani de Florence: « Lui- 
sa Strozzi » ; « Annalena » ; « Il bravo di Fi- 
renze » ; « Maria de'Medici »; « I Misteri di 
Firenze » ; « Lucrezia Borgia » ; « Michèle di 
Lando » ; « La legge del cuore »; « Un amore 
sui tetti »; < Album di virtuosi » ; « La donna »; 
« Giulia di Monvillard (Ducci) » ; « Patria e 
famiglia » ; « Povero e Ricco » ; « Il furto ». 

Mac Carty ( Justin ) , écrivain britannique, 
membre du Parlement, né, à Cork, en novem- 
bre 1830, Après avoir reçu une brillante éduca- 
tion dans sou paj's natal, il entra en 1853 à la 
rédaction d'un journal de Liverpool; reporter 
parlementaire au Morning Star en 1860, rédac- 



MAC 



1407 



teur pour l'étranger en 1861, rédacteur en chef 
en 1864, il quitta la presse en 1868 pour voj-a- 
ger pendant trois ans aux Etats-Unis, en en- 
voyant des articles aux Revues suivantes : Lon- 
don Review , West7ninster Review , Fortnightîg 
Review, Nineteenth Centurg, Contemporarg Re- 
view et à plusieurs Magazines d'Angleterre et 
des Etats-Unis. Elu député de Longford en Ir- 
lande en 1879, réélu en 1880, en 1885, en 1886, 
il appartient au parti du Home-Rule. Nous avons 
de lui en librairie : < The Waterdale Neigb. 
bours » , 1867 ; « My Enemy's Daughter », 
1869; € Lady Judith », 1871 ; « A Fair Saxon », 
1873; « Linley Rochford », 1874; « Dear Lady'», 
« Disdain », 1875; « Miss Misanthrope », 1877; 
« Donna Quixote ». 1879; « The Cornet of a 
Season », 1881; « Maid of Athens », 1883; 
« Camiola », 1885; « Con Amore »; « Prohibi- 
tory Législation in the United States », cet 
ouvrage est une étude sur les lois américaines 
contre l'abus de la vente des boissons alcooli- 
ques; « A History of Our Own Times (1878- 
80); « History of the Four Georges » ; « The 
Epoch of Reform », 1882. 

Mac Clintock (Sir François-Léopold), ami- 
ral anglais, connu pour ses navigations au Pôle 
Nord et pour la découverte du passage Nord- 
Ouest, né, en 1819, à Dundalk. Entré dans la 
marine en 1831, lieutenant en 1845, second de 
Sir James Clarke Ross à bord de V Enterprise 
dans l'expédition polaire de 1848 ; lieutenant du 
capitaine Erasmus Ommanney à bord de V Assis- 
tance en 1850; promu capitaine de frégate en 
1851, il reçut le commandement de Vlntrepid, 
et après une série d'incidents fort dramatiques 
et d'importantes découvertes, revint en Angle- 
terre en octobre 1854 sur des navires envo- 
yés à son assistance et commandés par l'ami- 
ral Inglefield. Promu capitaine à son retour, il 
commanda le yacht Fox, frété par Lady Fran- 
klin pour une dernière tentative à la recherche 
des traces de son mari; parti d'Aberdeen le 
l*'" juillet 1857, il parcourut la mer polaire dans 
tous les sens, et acquit la preuve en mai 1859 
de la fin tragique de Franklin et de ses com- 
pagnons au Cap Victoria. De retour en Angle- 
terre en 1860, il reçut le titre de docteur des 
Universités d'Oxford, de Cambridge et de Du- 
blin. Présentement Sir F. L. M.-C. est amiral. 
Nous avons de lui en librairie: « The Voyage 
of the Fox in the Arctic Seas », cinq éd. 

Mac Coll (le Rév. Malcolm), littérateur an- 
glais, né, le 27 mars 1838, à Glenfinan en Ecos- 
se; après des études à l'Université de Trinity 
Collège et à celle de Naples, il entra dans les 
ordres. Curé de Saint-Paul (Knightsbridge) en 
1864-67. Il voyagea dans l'Italie méridionale de 
1867 à 1869. Nous avons de lui: « M. Gladstone 
and Oxford by Scrutator » , 2°»» éd. , 1865 ; 
« Science and Prayer », 1866; « Is there not 
a Cause? a Lettor to Col, Grevillo Nuisent M. 



1408 MAC 

P. (now Lord Greville) on the Disestablish- 
ment of tbe Irish Church », 1868 ; « The Re- 
foriuation in Englaad », 1869 ; « Tho Ober- 
Ammergau Passion Plaj^ », 1870; « Is Libéral 
Policy a Failure? by Expertus », 1870; « Who 
is Responsible for the (Franco-German) War? 
by Scrutator », 1871; « The Damnatory Clau- 
ses of the Athanasian Creed rationally explai- 
ned », 1872; « Lawlessness, Saceriotalism and 
Ritualism », 1875; « The Easter Question; its 
Facts and Fallacies », 1877; « Tbree Years of 
tbe Eastex-n Question », 1878. Il est l'auteur 
d'un pamphlet sur la Question Irlandaise (1886). 
Mae Cormac (Sir Gruillaume), écrivain médi 
cal anglais, né, le 17 janvier 1836, à Belfast en 
Irlande ; il étudia à Dublin et à Pai-is ; docteur 
honoris causa de l'Université de la Reine, en- 
suite examinateur en chirurgie de la même Uni- 
versité; chirurgien en chef de l'ambulance an- 
glo-américaine à Metz et à Sedan en 1870 ; 
nommé chevalier par la Reine en 1881. En de- 
hors de plusieurs contributions aux Revues de 
Chirurgie, nous avons de lui: « Work under 
the Red Cross » et « On Antiseptic Surgery » 
« Surgical Opérations ». 

Mac Donald (Georges) poète et romancier an- 
glais, né, eu 1824, à Huntly, comté d'Aberdeen, 
entra dans la vie littéraire après un passage 
très court au ministère ecclésiastique. Nous 
avons de lui : « Within and Without, a dramatic 
Poom », 1856; « Poems », 1857; « Phantastes a 
faërie Romance », 1858; « David Elginbrod », 
1862; « Adela Cathcart », 1864; < The Portent, 
a story of second Sight », 1864; « Alec Forbes 
of Howglen », 1865; « Annals of a Quiet Neigth- 
bourhood », 1866; « Guild Court », 1867; « The 
Disciple, and other Poems », 1868; « The Sea- 
board Parish », id.; « Robert Falconer », id. ; 
€ Wilfrid Cumbermède », 1871; « The Vicar's 
Daughter »; « Malcolm », 1874; « St. George 
and St. Michael », 1875; < Thomas Wingfield, 
Curate », 1876; « The marquis of Lossie »; 
1877; « Dealings with the Fairies », 1867; « Ro- 
nald Bannermann's Boyhood », 1869 ; « The 
Princess and the Goblin », 1871 ; « At the Back 
of the North Wind », 1870; « Unspoken Ser- 
mons », 1866; « Miracles of our Lord », 1870; 
< The chifts of the Child Christ and other 
poems », 1882; « Castle Warlock », 1882; « The 
Princess and Curdie », a fairy romance, 1882; 
« Weighed and Wanting », 1882 ; « The Wise 
Woman, a parable », 1883. 

Macé (Gustave), publiciste français, ancien 
chef de la Sûreté, né, à Paris, en 1835 ; entra à 
17 ans à la préfecture de police. A 26 ans, il 
était officier de paix ; à 32, commissaire de po- 
lice au quartier des Ecoles; à 38 ans, il était 
nommé aux délégations judiciaires, et enfin, à 
44 ans, chef de la Sûreté. Après trente années 
de service, il demanda sa mise à la retraite 
pour se retirer à la campagne, à Champigny 



MAO 

(Seine). Il a publié: « Service de Sûreté », 1885, 
volume dans lequel il réclame des réformes et 
signale des abus ; « Mon premier crime », 1886, 
volume dans lequel il fait voir la lutte fâcheuse 
qui existe entre les deux services politique et 
judiciaire; « Un joli monde », 1887, qui présente 
un tableau des bas-fonds du Paris actuel, les 
malfaiteurs en liberté ; « Gibier de Saint-Laza- 
re », 1888, montre la prostitution sous toutes les 
formes qu'elle revêt dans une grande capitale. 
Blessé grièvement dans plusieurs incendies, M. 
G. M. a obtenu pour actes de sauvetage des 
médailles ; il a aussi reçu beaucoup de décora- 
tions étrangères. 

Macé (Jean), illustre écrivain, pédagogiste 
et homme politique français, sénateur de la Ré- 
publique, né, le 22 avril 1815, à Paris. Elevé 
au collège Stanislas, de 1825 à 1835, et chargé 
l'année suivante d'un cours d'histoire à ce Col- 
lège. Après avoir été peu de temps répétiteur 
à Louis-le-Graud et maître de conférences à 
Henri IV, il fut soldat, servit dans le l'*"" lé- 
ger, de 1842 à 1845, et fut caporal pendant 
trois ans. Il fut racheté du service militaire 
par Théodore Barette, son ancien professeur 
d'histoire, dont' il resta secrétaire jusqu'à la 
mort de cet homme distingué en 1847. Rédac- 
teur du Journal la République en 1848, il quitta 
Paris après le coup d'Etat du 2 décembre, et 
se retira au pensionnat du petit Château à Be- 
blonheim (Alsace), et resta dix ans sans don- 
ner signe de vie. Il organisa en 1863 la Société 
des Bibliothèques Communales du Haut-Rhin. 
En 1866, il prit l'initiative de la Ligue de 
l'Enseignement. On lui doit : « Histoire d'une 
Bouchée de pain », lettres à une petite fille 
sur nos organes et leurs fonctions, Paris, Het- 
zel, nombreuses éditions, 1861 ; « Contes du 
Petit-Château », 1862; « Théâtre du Petit- 
Château », id. ; « Arithmétique du grand-papa », 
1863; « Les serviteurs de l'Estomac », 1866; 
« Morale en action », 1865; « Lettres d'un Pay- 
san d'Alsace sur l'instruction obligatoire » ; 
« Le génie et la petite ville » ; « Anniversaire 
de Waterloo » ; « Une carte de France — Le 
Gulf Stream » ; « La Ligue de l'Enseignement ». 
Il a fondé, avec Stahl et J. Verne, le Magazin 
iVéducation et de récréation, dont il est toujours 
un des trois directeurs. 

Macedo (Joachim-Manuel DEJ, poète brési- 
lien, né, à Saint-Jean d'Itaborahi, dans la pro- 
vince de Rio-Janeiro, le 24 juin 1820, étudia 
la médecine à Rio et y prit le diplôme de doc- 
teur. Plus tard il y devint professeur d'histoire 
nationale. En 1854, il entra dans la carrière po- 
litique et fut élu à Rio député à la Chambre. 
M. M. s'est fait un nom distingué dans la litté- 
rature contemporaine de son pays, en abordant 
des genres différents. Il a réussi également com- 
me romancier, comme poète lyrique et comme 
auteur dramatique. Dans le roman il a donné 



MAC 

deux études de mœurs qui eurent grand succès: 
« Moreninha >, 1844, et « Moçolauro », 1845; 
sans compter un essai de jeunesse: « Forastei- 
ro », 1855. Outre un grand nombre de poésies ly- 
riques détachées qui parurent dans les journaux, 
on cite de lui un poème épique et lyrique en 
six chants et un épilogue: < A Nebulosa », 1877, 
que les brésiliens estiment comme une de leurs 
meilleures œuvres originales, tant pour la riches- 
se des descriptions de leur pays que pour le 
sentiment patriotique. Au théâtre, M. M. a donné 
plusieurs comédies; il a surtout fait jouer un 
drame national, « Gobé », qui a été applaudi com- 
me une heureuse tentative dramatique ; les co- 
médies : « Fantasma branco >, 1856, et < Luxo 
Vaitade », 1859, obtinrent également un succès 
durable. Dans un autre ordre de travaux, on a 
de lui: « Notions de Chorographie du Brésil », 
1873, in-8o, traduit en français par M. Halbout. 

Mac Gregor (Jean), écrivain et voyageur an- 
glais, né, à Gi-ravesend, le 24 janvier 1825. Elevé 
d'abord à Canterbury, il passa à l'Université de 
Cambridge ; après de nombreux voyages, il com- 
mença en 1865 un tour en canot sur les fleu- 
ves et les lacs d'Europe. Nous avons de lui : 
€ A Thousand Miles in the Rob Roy Canoë on 
Rivers and Lakes of Europe », treize éditions. 

Mach (Ernest), physicien allemand, profes- 
seur de physique à l'Université de Prague , 
membre de l'Académie des Sciences de Vien- 
ne, né en 1838; en dehors d'une foule de mé- 
moires insérés aux Actes de l'Académie de Vien- 
ne et d'essais insérés aux Revues, il a publié 
séparément : « Compendium der Physik fiir 
Mediciner », Vienne, 1863; « Zwei populàre 
Vorlesungen iiber musikal. Akustik », Gratz, 
1865 ; « Einleitung in die Helmholtz'sche Mu- 
siktheorie », id., 1866 ; « Zwei populàre Vor- 
tràge liber Optik », id., 1867; « Die Greschich- 
te und die Wurzel des Satzes von der Erhal- 
tung der Arbeit », Prague, 1872 ; « Die Gestal- 
ten der Fliissigkeit. Die Symmetrie », deux 
conférences, Prague, id. ; € Optisch- akustische 
Versuche », id., 1873 ; « Beitràge zur Dop- 
pler'schen Théorie der Ton- und Farbenànde- 
rung durch Bewegung », id., 1874 ; « Grund- 
linien der Lehre von den Bewegungsempfin- 
dungen », Leipzig, 1875 ; « Die okonom. Natur 
der physikalischen Forschung », Vienne, 1882; 
« Die Mechanik in ihrer Entwicklung », Leip- 
zig, 1883; 2"'« éd. en 1889; « Analyse der 
Empfindungen », Jena, 1885; et des articles et 
essais épars. 

Machado de Assis, poète brésilien, né, en 1839, 
à Rio de Janeiro, a publié un roman « Memo- 
rias Posthuraas de Brar Cubas », Rio de Ja- 
neiro, 1881, éditeur B. L. Gamier; une comédie 
< Tu sô, tu, puro amar.... », id., édition do 100 
ex. numérotés; < Papeis avulsos », recueil de 
nouvelles, id., 1882; « Historias sem data », id. 
id., 1884. « Phalenas americanas », est le titre 



MAC 1409 

du volume de vers qui fit connaître M. M. au 
public brésilien et portugais. 

Mackaj- fCharles), littérateur écossais, né, à 
Perth, en 1814, fit ses études en Angleterre et 
en Belgique; en 1834 il publia des pièces de vers 
qui appelèrent sur lui l'attention du directeur du 
Morning Chronîcle et lui firent une place à la di- 
rection de ce journal. Après neuf ans il devint 
directeur de Glasgow Argus et en 1846 entra 
à la rédaction du Daily News. Nous avons de 
lui en librairie les œuvres suivantes en vers : 
« The Hope of the World »; « Voices from 
the Crowd » ; < The Salamandrine, or Love and 
Immortality », 1842; « Legends of the Isles, 
and other poems », 1845; « Voices from the 
Mountains », 1846; « Town Lyrics », 1847; 
« Egerina », 1850; « The Lump of Gold », 1855 ; 
« Under Green Leaves », 1857; « A Man's 
Heart », 1860; « Studies from the Antique and 
Sketches from Nature », 1864. Ses œuvres en 
prose sont: « Life and Liberty in America »; 
« Memoirs of Extraordinary Popular Delusions », 
1841 ; « Unter the Blue Sky », 1871 ; « Lost 
Beauties of the English Language, an appeal 
to Authors, Poets, Clergymen and Public Spea- 
kers », 1874; « The Poetry and Humour of the 
Scottish Language » ; « Baron Grimbosh Gover- 
nor of Barataria » ; « Gaelic and celtic Etymo- 
logy of the Languages of Western Europe » ; 
« The Founders of the American Republic », 
1885. En dehors de ses ouvrages, M. M. a écrit 
plusieurs articles à Vlllustrated London News, à 
VAll the Year Round, au Robin Goodfellow, au 
Blackwood's Magazine, au Nineteenth Century; il 
a été correspondant du Times pendant la guerre 
de Sécession en Amérique et il a fondé la Lon- 
don Review. 

Mackenzie (Sir Morrell), célèbre chirurgien 
anglais, né, à Leytonstone dans la Comtée d'Es- 
sex, en 1837; étudiant tour-à-tour au Collège 
Médical de Londres et aux Universités de Paris 
et de Vienne, il s'adonna spécialement aux ma- 
ladies du larynx. Il y acquit bientôt une célé- 
brité méritée; en dehors de plusieurs opuscules, 
il publia son œuvre essentielle en deux volumes 
intitulée: « Diseases of the Throat and Nose », 
qui lui fit une célébrité universelle. Suivirent 
des monographies sur la diphtérie et sur les 
fièvres qui l'accompagnent et l'article du mois 
de juin 1885 de la Fortwightl Review qui fut un 
événement et qui porte pour titre: « Specialism 
in medicine ». La maladie à laquelle l'Empereur 
Frédéric III succomba malgré les soins appor- 
tés à l'illustre malade par Sir M. M. attira sur 
ce dernier les foudres de ses rivaux d'Allema- 
gne. Le chirurgien anglais se défendit par une 
série de pamphlets et d'articles publiés dans les 
Revues spéciales et dans les Revues politiques, 
qui resteront à l'histoire contemporaine comme 
des documents d'un haut intérêt. 

Macou (Louis), publiciste suisse, né, à Lancy, 

177 



1410 



MAC 



canton de Genève (Suisse), le 4 décembre 1836. 
H fit ses premières études classiques au Col- 
lège de Caroiige, et il les continua au collè- 
ge et au gymnase de Genève. En 1854, il se 
i*endit en Allemagne, où il fréquenta succes- 
sivement les Universités de Heidelberg, de Leip- 
zig et de Munich. Il était parti pour ce paj'S 
en compagnie d'un poète genevois, M. Benja- 
min Dufernex, l'auteur des Voix de ma jeunes- 
se, avec lequel il était intimement lié depuis 
son enfance et qui faisait alors ses études de 
droit. Pendant les vacances, tous deux parcou- 
raient tantôt l'Allemagne, tantôt le Danemark, 
l'Autriche, ou la Hongrie, d'où ils envoyaient 
leurs impressions de voyage à divers journaux 
suisses, l'un en prose et l'autre en vers. M. Ma- 
çon acheva ses études à Paris. Là, il se lia avec 
un grand nombre de journalistes, d'hommes de 
lettres et de peintres. Rentré dans sa patrie, 
il y fonda, avec Benjamin Dufernex, la Suisse, 
revue illustrée qui avait une édition française 
et une édition allemande, et qui, sous l'habile 
administration de M. R. F. Haller de Berne, 
parvint rapidement à un grand succès. En même 
temps, il collaborait à divers journaux politi- 
ques de Genève, de Lausanne ou de Neuchâtel, 
et devint le correspondant suisse du Temps de 
Paris et du Progrès de Lyon. Doué d'une très 
grande activité, il a fourni une foule de nouvel- 
les: € Les deux Mansardes, Noëmi, Voj'^age au- 
tour de mes poches », etc. ; d'articles littéraires 
et de chroniques artistiques à la Revue internatio- 
nale, à la Revue Savoisienne, dirigée par son ami 
Louis Revon, et à VEurope. Une de ses chroni- 
ques faillit faire supprimer la Revue Savoisienne 
par le Gouvernement impérial. En 1865, il quitta 
Genève et se rendit à Paris, où il fit la con- 
naissance de Vermorel, et, deux ans plus tard, 
il fonda avec lui le Courrier français, qui fit 
une guerre si acharnée au second empire. Quand 
ce journal eut succombé sous le poids de pro- 
cès incessants et de fortes amendes, M. Maçon 
entreprit la publication du Courrier de Paris, 
hebdomadaire, qu'il abandonna pour fonder le 
Citoyen avec Pascal Duprat. En 1878, il fit pa- 
raître la Question, journal illustré dont Adrien 
Tournachon, Paul Maurou et G. Praipont étaient 
les dessinateurs habituels et où écrivaient Hip- 
polyte Babou et Fernand Xau, sous les pseu- 
donymes de Verax et de Pourquoi. Dès 1871, 
alors que l'Assemblée Nationale siégeait à Bor- 
deaux, M. Maçon avait lancé les premiers nu- 
méros de sa Correspondance helvétique, corres- 
pondance quotidienne, politique, littéraire et ar- 
tistique, qui existe encore actuellement et qui 
est plus spécialement destinée aux journaux de 
la Suisse. C'est à Bordeaux également qu'il 
avait jeté, avec M. Crawford, le correspondant 
parisien du Daily News de Londres, les bases 
de V Association de la Presse étrang'hre de Paris, 
dont il fut l'actif secrétaire pendant quinze ans. 



MAC 

Quand M. Maçon quitta ses fonctions de secré- 
taire, cette Association se divisa en trois Asso- 
ciations rivales aj-ant chacune son président et 
son bureau. M. L. Maçon est officier d'Académie 
de France, commandeur de l'Ordre royal de Por- 
tugal, secrétaire de la Ligue internationale de 
V Enseignement, membre de l'Institut genevois 
et de plusieurs autres Sociétés littéraires ou 
scientifiques de la Suisse, de la Savoie et du 
Dauphiné. 

Macry (Jacques), jurisconsulte sicilien, avo- 
cat, professeur de droit administratif et consti- 
tutionnel à l'Université de Messine, ancien dé- 
puté, né, en septembre 1831, à Messine. Après 
des études classiques sous Bisazza, Mitchell, Sac- 
cano e Catarra-Lettieri, il obtint son doctorat 
à Messine en 1853. Nous avons de lui : « Prin- 
cipii metafisici délia morale » ; « Stato e Reli- 
gione » ; « Délia sovranità e dei rivolgimenti 
politici nella loro indole morale » ; « Corso di 
diritto pubblico amministrativo ». Récemment 
(1883) il a publié: « La teorica del diritto inter- 
nazionale », deux vol. M. M. est membre de la 
Société parisienne de législation comparée, et 
la Faculté de droit de l'Université de Lima 
(Pérou) l'a nommé professeur honoraire, hon- 
neur très rarement conféré. 

Macry-Correale (Dominique), poète et publi- 
ciste italien, né, le 5 janvier 1859, à Siderno 
près de Reggio (Calabre), fit ses études dans 
cette dernière ville. En 1882, il publia : « Echi 
dell'anima », choix de poésies lyriques, Rome, 
Befani. En 1886, la traduction en octaves italien- 
nes du poème latin du commandeur Vitrioli, 
intitulé : « Xiphia », Sienne, Mucci. La même 
année : « Fiori e lacrirae », Rome, Befani ; eu 
1876, le père Mauro Ricci l'appela au Collège 
des Scolopi d'Empoli pour y enseigner les litté- 
ratures italienne, latine et grecque. Nous avons 
encore de lui une préface (1887) aux « Carmi 
del prof. Auguste Conti »; puis « Su l'Arno », 
recueil de vers, inséré d'abord à la Firenze lelte- 
raria, revue fondée par lui et qui s'appelle main- 
tenant Rivista Contemporanea ; « Crisantemi », 
Sienne, Mucci, 1887 ; dans ce volume, une des 
pièces de M. M. est imprimée dans ses diffé- 
rentes traductions, c'est-à-dire : en grec mo- 
derne, latin, français, provençal, espagnol, por- 
tugais, catalan, hongrois, allemand, serbe, hol- 
landais, norvégien, suédois, polonais, albanais, 
et en plusieurs dialectes. Ce volume est orné 
des noms de Paul Hej^se, Frédéric Mistral, Au- 
guste Dorchain, Théophile Lenartowicz, Guy 
Gezelle, Jérôme De Rada, Vriliscky et des fem- 
mes-auteurs: Marie Chitin, Joséphine Arntzen, 
Bu Swift, Berthe Nordez et autres. Il travaille 
maintenant à la traduction pour la maison Son- 
zogno des « Chants » de Louis Uhland, et la 
maison Mucci de Sienne va publier bientôt : 
« Studii critici psicologici » et « Poésie civili », 
deux vol. 



MAQ 

Madau (Falconer), érudit anglais, soiig-bi- 
bliothécaire de la Bodléïenne à Oxford, fellow 
du Brasenose Collège, né, en 1851, à Cam 
(Gloucestershire), a fait ses études à Oxford, 
et publié : « The Fight at Dame Europa's School 
and the literatnre connected with it », Londres, 
1881 ; « A Bibliography of D^" Henry Sacbeve- 
rell », id., 1884; « Maniiscript materials rela- 
ting to tbe history of Oxford », Oxford, 1887; 
« What to aim at in Local Bibliography », Lon- 
dres, id. ; < Oxford. A Subject and alphabetical 
index », Oxford, id. ; « A century of the Phœ- 
nix common Room, Brasenose Collège, Oxford, 
1786-86 », Oxford, 1888; « Bodleian Lending to 
spécial persons in University Institutions », id., 
id.; « Oxford City Records », id., 1887. 

Madeleine (Jacques), poète français, né, le 
16 mai 1859 à Paris, a publié : « La Richesse 
de la Muse », poème, Léon Vanier, 1882; 
« Idylle éternelle », poésies, avec une préface 
de Catulle Mendès, Paul Ollendorff, 1884; « Li- 
vret de vers anciens », MDCXXXVIII, A. 
Quantin, 1885; « Pierrot divin », comédie en 
un acte en vers, P. Ollendorff, 1887 ; « Bru- 
nettes, ou Petits airs tendres » ; « Deux Ché- 
rubins », dans le Grande Revue du 15 août 
1888 ; « Un Couple », roman, dans VÉcho de 
Paris, à partir du 30 octobre 1888. M. J. M. 
a collaboré au Gil Blas : « Cause célèbre » ; 
« La Conque » ; « La Maison qui pousse » ; 
« Le Marchand de table » ; « La Charité im- 
possible », etc., nouvelles ; au supplément du 
Figaro « Le Fidèle Caleb » ; « Bain de mer » ; 
« Sur le terrain »; à La Vie pour rire: « Frai- 
ses au Champagne » ; « Le déjeuner » ; « Con- 
jugal, ou l'exigeant quiproquo », nouvelles; à la 
Ncuvelle Revue: « L'Académie française au 
XVI® siècle », étude; au Monde poétique: « Les 
Poètes de la messe », étude, etc.; pour paraître 
en 1889 : « Un Couple », roman ; « Lune de 
Miel », nouvelles. 

Maeder (Daniel), écrivain suisse, né, à Ba- 
den en Argovie, le 29 juin 1838, est aujourd'hui 
fixé à Zurich, où il enseigne la chimie et la 
géographie dans divers établissements d'instruc- 
tion. Nous possédons de lui : « Dictionnaire sur 
les noms de lieux argoviens », 1867 ; « Witz- 
nau et le Righi », 1871; « Le principe du mou- 
vement », 1876 ; « La forêt et son rôle dans 
la nature, l'histoire, la civilisation », 1886. 

Maeterlevick (Maurice), poète belge, collabo- 
rateur de la Jeune Belgique, résidant à Gand. 
Il débuta à Paria dans la Pléiade. Il est l'au- 
teur d'un volume de vers: € Serres chaudes », 
très remarqué dans le monde artiste, et un dra- 
me puissant : « La Princesse Mélanie ». . 

Maçarinos Ceryantes (Alexandre), poète et 
homme de lettres de l'Uruguay, né, à Monte- 
video, le 3 octobre 1825. Il fut successivement 
juge, avocat fiscal, sénateur, agent diplomatique 
à l'étranger, ministre des affaires étrangères, 



MAa 



1411 



recteur de l'Université et professeur de droit ; 
dans ses nombreuses publications noiis choisis- 
sons les suivantes : « Las brisas del Plata » ; 
« Las Horas de melancolia » ; « Album de Poe- 
sias uruguayas » ; « Amor y patria » ; « Per- 
cances matrimoniales»; « Suicidios y desafios »; 
« El YQj de los Azotes » ; « Caramurû » ; « Es- 
trella del Sud » ; « No hay mal que por bien 
no venga, farsa y contrafarsa » ; « Velladas de 
Invierno », nouvelles ; « La Iglesia y el Esta- 
do », traité politique ; collaboration à plusieurs 
journaux d'Espagne et d'Amérique. 

Magenta (Charles), historien lombard, pro- 
fesseur d'histoire moderne à l'Université de 
Pavie, né en cette ville le 1er mars 1834. Après 
de très fortes études classiques, il fut nommé, 
à peine âgé de 21 ans, professeur au Lycée de 
Monteleone, et plus tard à celui de Massa. Il 
publia alors V« Industria dei marmi apuani », 
Florence, 1871. Nommé par concours professeur 
à Pavie, il y publia: « Discorso su Cesare Bal- 
bo », Florence, 1873; « Monsignore Luigi Tosi 
e Alessandro Manzoni », Pavie, 1876. Mais son 
ouvrage essentiel et qui l'éleva bien haut par- 
mi les historiens de l'Italie, est: « I Visconti 
e gli Sforza nel Castello di Pavia e loro atti- 
nenze con la Certosa e la storia cittadina », 
Milan, Hoepli, 1883. Il refondit, en y ajoutant 
des documents, son ouvrage sur monseigneur 
Tosi: « Monsignor Luigi Tosi e Alessandro Man- 
zoni, notizie e documenti inediti », Milan, Val- 
lardi; et publia plus tard: « L'Insurrezione di 
Pavia (1786) », "Turin, Bocca, 1884. Nous avons 
de lui plusieurs discours d'inauguration et des 
insertions nombreuses à la Perseveranza, jour- 
nal politique milanais. 

Mager (Henri), géographe français, né, à Pa- 
ris, le 17 mai 1859, de père Alsacien-Lorrain, 
fit ses études au Lycée de Vanves, puis au Ly- 
cée Henri IV et à la Faculté de droit de Pa- 
ris. Très actif, il a été tout à la fois avocat, 
négociant et géographe. Il a collaboré aux jour- 
naux géographiques (entr'autres V Exploration, 
la Géographie) et aux revues coloniales; il a été 
rédacteur en chef de VAvenir du Tonkin (revue 
coloniale illustrée) ; et rédigé la partie colo- 
niale dans différents journaux politiques, entr'au- 
tres dans le National (1887), dans le Soir et 
le Télégraphe (1888-89), dans le Siècle (1888- 
89). Son Atlas Colonial — dont la première édi- 
tion a paru en décembre 1885 et dont chaque 
carte est accompagnée de notices signées par 
des hommes de la plus haute valeur — a eu un 
grand retentissement ; publié au moment même 
où la question du Tonkin et la politique colo- 
niale du Gouvernement étaient si âprement at- 
taquées, VAtlas Colonial fut une manifestation 
puissante de la part d'hommes qui comme M. H. 
M., M. le général Faidherbe, M. le docteur Hai- 
mand, M. Levasscur, M. de Lessops pensent 
que lea colonies sont une nécessité inéluctable 



1412 



MAG 



pour une grande nation. 'L''Âtlas Colonial de M. 
H. M. a déjà eu plusieurs éditions : il en a été 
tiré une édition populaire et classique qui n'en 
contient que les cartes. Outre ses cartes de 
VAtlas Colonial, M. H. M. a publié un grand 
nombre de cartes, qu'il a non seulement dres- 
sées, mais lui-même dessinées. Citons, entr'au- 
tres: la « Carte des Antilles et de la Trinité »; 
la « Carte de l'île Maurice >, etc. 

IHaggetti (Mathieu), économiste italien, pro- 
fesseur d'économie politique à l'Institut Techni- 
que de Ravenne, né le 13 mai 1853, a publié : 
« La questione ferroviaria in Italia », Raven- 
ne, 1883, 

Maggi (Léopold), médecin, physiologiste et 
naturaliste italien, de famille milanaise, profes- 
seur d'anatoraie et de physiologie comparée à 
l'Université de Pavie, né, en 1840, à Rancio, ar- 
rondissement de Varese ; fit ses études à Milan 
et à Pavie, et entra en 1861 dans l'enseignement 
en qualité d'aide du célèbre Pancieri qui occu- 
pait la chaire d'anatomie comparée à l'Univer- 
sité de Pavie ; fut ensuite assistant de l'illustre 
prof. Joseph Balsamo- Crivelli. En 1863, il com- 
mença à enseigner la minéralogie et la géologie, 
puis la zoologie, l'anatomie et la physiologie 
comparée à l'Université de Pavie. M. M. qui s'oc- 
cupe d'histoire naturelle générale, de géologie et 
préhistoire, de morphologie, de tératologie, de 
zoologie, d'anatomie, de physiologie comparée et 
de protistologie appliquée à la médecine, a écrit 
plusieurs opuscules. C'est un de nos savants 
le plus modernes, et il a eu l'honneur de voir 
plusieurs de ses élèves occuper avec distinc- 
tion des chaires universitaires. Ses ouvrages, 
dont nous ne pouvous donner la liste complète, 
se trouvent dans les Memorie e Rendiconti del 
regio Istituto Lombardo, dans les Memorie o 
Atti délia Socieià italiana di Scienze natnrali do 
Milan, dans la Gazzetta medica lomharda, dans 
le Bollettino Scientifico et dans les Catalogues 
des éditeurs Albicini de Varese, Lombard! et 
Bornardoni, Hoepli, Dumolard de Milan, Gros- 
si e Bizzoni do Pavie. Us intéressent sous 
tous les égards les naturalistes contemporains. 
Citons les principaux: < Geologia délia Valcu- 
via e territorio Varesino » ; « Plasmogenia dei 
microbi » ; « Influonza d'alte température sullo 
sviluppo dei microbi » ; « Storia naturale degli 
esseri inferiori (infusorii), con tavole » ; « Pro- 
tozoi deU'Italia, con tavole » ; < Protistologia, 
con figure nel teste » ; « Protozoi viventi sui 
muschi délie plante » ; « Protisti nello >tomaco 
del cane durante la digestiune di spécial! ali- 
ment! » ; « Analisi microscopica dell'acqua po- 
tabile » ; « La priorità délia bacterioterapia » ; 
« I piccoli benefattori dell'umanità » ; « Intoriio 
al génère Aelosoma »; « Rotiferi délia Valcu- 
via » ; < Sui nid! délie formiche > ; « Organi 
délia riproduzione délie anguille, particolarità 
anatomiche del loro apparecchio secretore ^c- 



MAa 

nito-urinario e forme délie loro iutestina » ; 
« Corp! frangiat! délia rana » ; « Sbocco délie 
vene polmonari délia rana » ; « Apparecchio bi- 
liare di^àWAlictus Alhicilla » ; « Porc del Botallo 
pervio nel cuore di uccelli adulti » ; « Due fatti 
craniologici trovati in alcuni mammiferi » ; « Te- 
schi uman! preistorici ed antichi » ; « Mostruo- 
sità di un gambero di acqua dolce » ; « Ano- 
malie in un pappagallo * ; < Emiterie aritmeti- 
che » ; « Antichità délie sinostosi » ; « Distin- 
zione morfologica degli organi negli animal! » ; 
« Di alcune funzioni degli esseri inferiori a con- 
tribuzione délia morfologia dei Metozo! » ; « Al- 
cune condizioni patologiche negli organismi su- 
periori, analoghe a condizioni fisiologiche negli 
organismi inferiori », 

Maggio (Joseph), poète et historien toscan, 
né, à Florence, en 1822. Il fit les études classi- 
ques et mathématiques sous les Pères Scolopii. 
Nous avons de lui: « Tommaso Moro », tragé- 
die, Florence, 1852 ; « I Maccabei », drame ly- 
rique ; * Il Marchese d'Argyle », tragédie, 1857; 
« II Conte di Sarno », id., 1860, Son oeuvre his- 
torique se compose de « San Vincenzo de'Paoli 
e il, suo tempo », 3 vol., 1863; « I prolegomeni 
alla vif.a di Gregorio il Grande », 1879, ouvra- 
ges très favorablement accueillis ; le « Tommaso 
Moro » et le « Vincenzo de Paol! », ont été 
réimprimés en 1887-88, Son drame : « I Mac- 
cabei » a été mis en musique par le maestro 
Alexandre Biagi, 

Maggiolo (Jean-Louis-Adrion, vicomte), pu- 
bliciste français, ancien rédacteur de V Union, 
ancien directeur de la France Nouvelle, ancien 
élève de l'Ecole normale supérieure, né, à Lu- 
néville, le ler septembre 1843. Il a fait ses étu- 
des au collège Henri IV. Après avoir été long- 
temps rédacter.r au journal L'Union, il a été 
directeur de la France Nouvelle. Il a publié : 
« A Goritz, le 3 septembre 1883 », Oudin, 1883; 
« Rose-Agathe », Calmauu-Lévy, 1877 ; « Vol- 
taire », Palmé, 1878 ; et plusieurs brochures 
politiques et diplomatiques non signées. M. le 
Vicomte A, M. fait partie de la Société d'His- 
toire diplomatique et du Conseil héraldique de 
France ; il est capitaine de cavalerie territoriale 
au service d'Etat-major. 

Maggiolo (Louis), universitaire français, rec- 
teur honoraire de l'Académie de Nancy, membre 
de l'Académie de Stanislas, né, à Nancy, le 21 
mars 1811, Il a publié : « Télémaque », italien- 
français (l®"" livre) ; « Instructions morales, lec- 
tures pour les écoles primaires » ; « Récréations 
morales à l'usage des écoles primaires », 2 vol., 
« Livret des écoles ou abécédaire moral » ; « Fa- 
blier moral »; « Leçons de littérature et de 
morale, à l'usage des écoles primaires supérieu- 
res »; * Anthologie poétique italienne »; « Dante, 
trois livres de la Divine Comédie » ; « Don Cal- 
met abbé de Seuones, sa vie et ses œuvres », cou- 
rouuc pur lAcadémie de Stanislas ; « François 



MAG 

Pétrarque » ; « De Senatu roinano » (thèse lati- 
ne) ; « Dante, De Vulgari eloquio >. De 1846 à 
1870 : « Recueil d'allocutions et discours pronon- 
cés aux distributions de prix, des écoles pri- 
maires, des collèges, des lycées, à la rentrée 
des facultés de l'Académie de Nancy », 2 vol. ; 
de 1856 à 1870, direction d'un bulletin mensuel 
dans la Meuse et dans la Meurthe, conférences, 
règlements, instructions, statistique scolaire, 
circulaires aux instituteurs et aux délégués; 
de 1861 à 1869, rapports et tableaux récapitu- 
latifs et comparatifs sur la situation de l'ins- 
truction primaire dans le département de la 
Meurthe; « Pétrarque, étude sur le traité De 
contemptu mundi » ; « Don Calmet, sa corres- 
pondance inédite » ; « L'Université de Pont- 
à-Mousson, pièces d'archives et documents iné- 
dits », quatre vol. ; « Conférences pédagogiques 
faites aux instituteurs réunis en Sorbonne », 
quatre vol. ; « De la condition du maître d'école 
en Lorraine avant 1789 » ; « La vie et les œu- 
vres de l'abbé Grégoire, évêque constitutionnel 
de Blois » ; « Pièces d'archives pour servir à 
l'histoire de l'instruction publique en Lorraine »; 
« L'Instruction publique dans le district de Lu- 
néville (1789-1802) »; « Les archives scolaires 
de la Beauce et du Gatinais » ; « Du droit pu- 
blic et de la législation des petites écoles de 
1789 à 1808 »; « Statistique rétrospective. Etat 
comparatif indiquant, par département, le nom- 
bre des conjoints qui ont signé l'acte de leur 
mariage au XYII^, XYIIP et XIX« siècles »; 
« De l'enseignement primaire dans les Hautes- 
Cévennes, avant et après 1789 »; « Pouillé sco- 
laire ou inventaire des écoles dans les parois- 
ses et annexes du diocèse de Toul avant 1789, 
et de 1789 à 1833 » ; « La vie et les œuvres 
de l'abbé Grégoire, de 1789 à 1831 >, deux vol.; 
« Pouillé scolaire de l'ancien diocèse de Ver- 
dun » ; « Pouillé scolaire de l'ancien diocèse de 
Metz » ; « Les monastères des" Chanoine-^ ré- 
guliers en Lorraine » ; « Les monastères de 
l'ordre de Saint-Benoît en Lorraine >. Sous 
presse, à l'occasion du centenaire: « l'Instruction 
publique avant et après 1789 dans les départe- 
ments qui formaient en 1870 l'Académie de Nan- 
cy, cruellement mutilée par la guerre »; « Les 
fêtes révolutionnaires (surtout en Lorraine) »; 
« Histoire de la cartographie on Lorraine du 
XV1« au XIXe siècle. 

Magîîiore-Perni (François), économiste, né à 
Palerme, le U novembre 1836, étudia les élé- 
ments au Collège des Jésuites de Palerme, le 
Droit à l'Université et reçut son doctorat en 
1859, Après quelques années de barreau, il fut 
(1866) nommé professeur de statistique à l'Uni- 
versité de Palerme. Nous avons de lui: « Appli- 
cazione délie leggi economiche alla sicilianaEspo- 
sizione délie opère d'industria nel 1857 », Paler- 
me; « Sul Credito territoriale ed agrario », 1858; 
« Délia compilazione e délia materia statistica », 



MAG 1413 

id. ; « Materie prime e prodotti », 1859 ; « Pro- 
getto di un nuovo ordinamento délia statistica », 
1860 ; « Le strade ferrate in Sicilia », 1861 ; 
« Le stato italiano e i béni di manomorta sici- 
ciliani » ; « Sui censimenti délia popolazione e 
su quello délia città di Palermo », 1865. Plu- 
sieurs publications en 1866-67-68, parmi lesquel- 
les : « Mac-CuUoch, la sua vita e le sue opère »; 
« Sull'ordinamento finanziario ed amministra- 
tivo d'Italia » ; « L'accentramento e i lavori 
pubblici in Sicilia » ; « Notizie statistiche délia 
città di Patermo », 1867-68; « Di Emerico 
Amari e délie sue opère », 1871 ; « L'imposta 
fondiaria e il progetto délia perequazione », 1875; 
« L'economia politica in Sicilia nel secolo XIX »; 
« La statistica nel concetto, neU'ufficio e nella 
dignità di scienza », 1868; « Sulla nécessita che 
l'ospedale civico di Palermo ritorni sotto l'am- 
ministrazione del comune », histoire et critique, 
Palerme, 1880; « Movimenti complessivi délia 
città di Palermo nell'anno 1879 in ralBfronto de- 
gli anni 1872 al 1878 », id., id. ; « La statistica 
nel concetto, nell'ufEicio e nella dignità di scien- 
za », id., 1883; « Importanza délia statistica », 
id., 1888; * Del grado di certezza délia stati- 
stica dei numeri e nella induzione e degli er- 
rori che ne alterano il risultato », 1887-88; 
« Sul caro prezzo del pane in Palermo », id., 
1880; « Il libero cambio e la protezione », id., 
1885; « Dell'unità ed indipendenza délia scienza 
statistica nei suoi indirizzi e nel suo metodo », 
id., 1885; « La sainte pubblica e la fognatura », 
1882 ; « Tentativo di una definizione délia scien- 
za statistica », etc., 1884, et autres publica- 
tions. 

Maggiullo (Louis), historien italien, né, à 
Muro Leccese, le 9 octobre 1828, fit ses études 
sous les Pères Jésuites, et dès sa jeunesse s'oc- 
cupa avec une louable assiduité de l'histoire et 
de l'archéologie de sa province natale. Nous 
avons de lui : « Necrologia di Giuseppe Ferra- 
mosca da Muro Leccese », 1867 ; « Monografia 
numismatica délia provincia di Terra d'Otranto », 
1871 ; « Le iscrizioni Messapiche », id. ; « Mo- 
nografia di Muro Leccese », id. ; « Documenti 
storico-municipali che riguardano Maglie », 1876; 
« Sulle antichità délia provincia Leccese », in- 
séré dans le Cittadino Leccese, 1867 ; « Le Ca- 
verne del Capo di Leuca », insertion au Citta- 
dino Leccese, 1870; « Pompea delli monti », mé- 
moire inséré dans la Cultura Basentina, 1877; 
« Bonafede Girunda o la provincia di Lecce 
nel 1799 », 1888. M. M. a beaucoup d'œuvres 
inédites dont nous souhaitons la publication. 

Magliani (le baron Augustin), économiste et 
homme d'État italien, ex-ministre des finances 
du Royaume d'Italie, sénateur, né, en septembre 
1824, à Lanzino (Principato Citeriore), fit ses 
études à Naples, d'où il passa comme conseiller 
de la Cour des comptes à Turin, à Florence et 
à Rome. Sou activité littéraire commeuça à Na- 



1414 



MAG 



pies en 1848 par divers pamphlets politiques, 
ainsi que par un essai sur l'Histoire de la Phi- 
losophie du droit. Il appartint toujours à l'école 
libre-échangiste, et fut un des fondateurs de 
la Société florentine Adam Smith. En 1874, à 
son retour de la conférence monétaire de Paris, 
il publia: c La questione monetaria », Floren- 
ce, Le Monnier ; à la Niiova Antoloffia, il insé- 
ra plusieurs monographies ; voici les principa- 
les : « La sistemazione délie imposte dirette » ; 
€ L'azione economica dcUo Stato » ; « La finanza 
e la libertà politica » ; € Il deprezzamento del- 
l'argento » ; « Le imposte locali e i comuni ». 
M. le baron M. se distingue entre les finan- 
ciers italiens par une clarté de vues tout-à-fait 
remarquable qui fait de lui un orateur de la 
bonne école. Ses discours, dont nous donnons 
les détails de librairie, sont un modèle du genre; 
« Abolizione graduale délia tassa di macinazione 
del grano », discours prononcés au Sénat du Ro- 
yaume, Rome, Eredi Botta, 1880 ; « Provvedi- 
menti finanziarii », discours prononcés à la 
Chambre des Députés, id., 1882; « Esposizione 
finanziaria fatta alla Caméra dei Deputati il 25 
marzo 1882 », id., 1882 ; « Esposizione finan- 
ziaria fatta alla Caméra dei Deputati nell'aprile 
1S83 », id., 1883; c Esposizione finanziaria ecc, 
nell'anuo 1888 », id., 1888; « Discorso fatto in 
Senato in risposta all'onorevole senatore Sa- 
racco », id., 1882. 

Maçlinni (Edouard), écrivain italien, profes- 
seur de littérature italienne à l'Institut Techni- 
que de Caserte, collaborateur de plusieurs jour- 
naux littéraires, né, en 1863, à Laurino; il est 
neveu du précédent. Il débuta à 19 ans par le 
drame: < Madrlalena ». Suivirent: « Introdu- 
zione allô studio délia letteratura », Naples; 
€ Prosa », essais critique, Rome; « Storia let- 
teraria délie donne italiane », deux vol., deux 
éd., Naples, Morano; « Letteratura femminile 
nel mezzogiorno d'Italia », Naples. 

Mn;^nnghi (Joan-Baptiste), contre-amiral et 
cartographe italien, né, à Tromello (province de 
Pavie), fit ses études à l'École Royale de Ma- 
rine à Gênes, de 1852 à 1857 ; prit part comme 
officier de marine aux guerres de 1860-61 et 
gagna au feu la croix de l'Ordre de Savoie ainsi 
que la médaille militaire ; fut nommé en 1874 
directeur du bureau d'hydrographie à Gênes au- 
quel on doit les cartes et plans de la côte ita- 
lienne, publiés par le Ministère de la Marine. 
Nous avons de lui: « L'istrumento a riflessione 
per misurare angoli », Milan, Hoepli, ouvrage 
couronné au Congrès géographique de Paris en 
1875 ; « Tavole e formule nautiche », id., id. ; 
« Elenco dei fari e fanali suUe coste del Mar 
Méditerranée, del Mar Nero e del Mar d'Azof », 
Gênes, 1881. Le contre-amiral M. a presque 
achevé la Cartographie côtière italienne, et le 
monde scientifique lui doit aussi les rélevés 
sous-murius du bassin de la mer Thyrrénnienne 



MAG 

ainsi que des sondages très importants sur la 
côte d'Espagne. 

Magnard (Francis), journaliste français, ré- 
dacteur en chef du Figaro, né, à Bruxelles, le 11 
février 1837, de parents français. Après de fortes 
études il fut obligé pour vivre d'entrer dans 
l'administration des contributions directes, dé- 
butant, en même temps, dans les petits journaux 
qui florissaient vers 1859-60 : le Gaulois, le 
Dioghie, la Causerie. En 1863, il entra au Figaro. 
Lors de la création du Grand Journal, en 1864, 
il y inaugura la rubrique : « Revue des Jour- 
naux », qu'il a continuée depuis à VFvenement 
et au Figaro quotidien, imitée depuis par tous 
les autres journaux. Sous divers pseudonymes il 
a collaboré au Paris Magazine, à la Vogue Pari- 
sienne, au Journal de Paris, à l'Opinion Natio- 
nale, au Temps. A partir de 1874, il prit la di- 
rection politique du Figaro; en 1879, à la mort 
de M. De Villemessant, M. M. continua les 
fonctions de rédacteur en chef qu'il exerçait 
depuis quatre ans. Nous avons de lui : < L'Abbé 
Jérôme », 1869; « Vie et aventures d'un posi- 
tiviste », 1877. 

, Magne (Lucien), architecte français, né, à 
Paris, le 7 décembre 1849. Il fit ses études à 
l'École des Beaux-Arts, et nommé inspecteur 
des travaux de la ville de Paris, il dirigea les 
constructions publiques et privées à Paris et 
en province. En 1878, il commença ses études 
sur le vitrail, et en 1884 organisa dans la 8« 
exposition des arts décoratifs une galerie très 
admirée de vitraux anciens. En 1889, il était 
membre de la Commission des Beaux-Arts du 
jury d'admission et du jury des récompenses à 
l'Exposition universelle, où il exposa des aqua- 
relles d'après des anciens vitraux. Les travaux 
de M. M. sont d'importantes reconstructions et 
restaurations d'anciens monuments. Son œuvre 
littéraire est importante; outre de nombreux 
articles de critique artistique publiés dans la 
Revue d^ architecture, d^ Encyclopédie, d^Architec- 
ture, la Gazette des Beaux-Arts, la Revue des 
Arts décoratifs, les Mémoires du Comité des 
Arts et Antiquités de Seine-et-Oise, la Construc- 
tion moderne, le Journal Officiel et les Mémoi- 
res de V Académie des Sciences, nous avons de 
lui en librairie : « Projet de restauration et 
d'achèvement de l'église de Montmorency », 
1876 ; « L'Œuvre des peintres verriers fran- 
çais », 1885 ; € L'Art dans l'habitation moder- 
ne », 1887 ; « Exposition publique des oeuvres 
de A. J. Magne », 1886; « Les Vitraux de 
Montmorency- et d'Écouen », 1888 ; « L'Archi- 
tecture française du siècle », 1889. 

Magnier (Edmond), publiciste et homme po- 
litique français, né, à Boulogne-sur-Mer, en 
1841. Il avait publié une étude sur « Dante et 
le moyen-âge », 1860, collaboré aux journaux 
de sa ville natale, notamment à La France du 
Nord, et dirigé à Amiens le journal La Somme, 



MAG 

lorsqu'il vint à Paris en 1870. Il entra à la ré- 
daction du Figaro qu'il dirigea quelque temps 
à l'époque du siège de Paris. Il le quitta, peu 
après le 4 septembre, devint sous le Grouverne- 
ment de la Défense Nationale l'un des collabo- 
rateurs les plus actifs de Gambetta, et fut char- 
gé de la création et de la rédaction du Bulle- 
tin officiel de la République. Plus tard, le 6 
avril 1872, il fondait en compagnie d'Auguste 
Dumont VÉvèneiiient, concurrence au Figaro, avec 
la nuance républicaine pour caractère distinctif. 
Quelque temps après, Auguste Dumont quitta 
l'Événement pour fonder le Gil Blas. Candidat 
dans la deuxième circonscription de Nice, le 14 
octobre 1877, M. Ed. M. obtint près de 6000 
voix contre le candidat officiel du Grouverne- 
ment du Seize Mai, le baron Roissard de Bel- 
let, que la Chambre ne valida qu'à une majo- 
rité de 12 voix. En 1880, il fut élu conseiller- 
général du Var, pour le Canton de Saint-Tro- 
pez, et réélu au même titre en 1866 contre 
Emile Ollivier. Le Conseil général du Var l'a 
nommé vice-président. Outre l'ouvrage cité plus 
haut, on doit à M. Ed. M. un travail historique 
sur sa ville natale, intitulé: « Histoire d'une 
Commune de France au XYIIIe Siècle », 1875, 
et de nombreux articles sur des sujets très va- 
riés dans son journal. 

Magni-Grifii (François), naturaliste italien, 
professeur de lycée, né, à Sarzana, en 1833. 
En librairie: « Una visita aile rovine dell'an- 
tica Luni e ai principali Studii di Carrara as- 
sieme ai Principi Umberto, Amedeo e Oddone 
di Savoia nell'agosto 1853 », Gênes, 1853; « Dél- 
ie ligniti di Val di Magra », id., 1854; « Mo- 
nografie di alcuni uccelli più rari délia riviera 
Ligure orientale », 1860; « Di una specie di 
Hippolais nuova per l'Italia », Milan, 1865; 
« Memorie sull'antica fortezza di Lucera », 1866; 
« Minerali del Gargano », id. ; « Redi e i suoi 
tempi », 1872; « Notizie interne al Berberi co- 
mune, Berheris Vulgaris, dell'agro Pistoiese », 
1876. 

Magnns (Hugo), oculiste allemand, professeur 
d'ophtalmologie à l'Université de Breslau, né 
en 1842. On lui doit: « Ophtalmoscopischer 
Atlas », Leipzig, 1872; « Die makroskopischen 
Gefàsse der menschlichen Netzhaut », id., 1873; 
« Die Albuminurie », id., 1874; < Die Sehner- 
ven- Blutungen », id.; « Die Bcdeutung des far- 
bigen Lichtes fur das gesunde und krange Au- 
ge », 1875; < Das Auge in seinen àsthetischen 
und culturgesch. Beziehungen », Breslau, 1876; 
« Geschichte des grauen Staares », id, ; « Die 
Entwicklung des Farbensinnes », 1877 (traduc- 
tion française, 1878) ; « Die geschichtliche Eat- 
wickelung des Farbensinnes », 1877 ; < Die 
Anatomie des Auges bei den Griechen und Ko- 
mern », 1878; « Die Farbenblindheit, ihr We- 
sen und ihre Bedeutung », Breslau, id. ; « Die 
methodische Erziehung des Farbensinnes >, id., 



MAH 1415 

1879; « Untersuchungen ûber den Farbensinn 
der Naturvolker », 1880; « Farben und Schôp- 
fung », huit leçons, 1881 ; « Die Blindheit, ihre 
Verhiitung », Breslau, 1883 ; « Ueber ethnolo- 
gische Untersuchungen des Farbensinns », 1883; 
« Die Blindheit und ihre Verhûtung », 1885 ; 
« Die Jugend- Blindheit », Wiesbaden, 1886. 

Mag-uus (Paul-Guillaume), botaniste allemand, 
professeur de botanique à l'Université de Ber- 
lin, né en 1844, a publié une foule d'essais dans 
la Botanische Zeitung depuis 1869, dans les 
Actes de la Gesellschaft naturforsch. Freunde 
de Berlin et de la Société de la Province de 
Brandeburg, et, en outre: « Botanische Unter- 
suchungen der Pommerania- Expédition vom B 
bis 24 August », Kiel, 1874, etc. 

Maguier (Edmond), né à Rions (Charente- 
Inférieure), eut de bonne heure un goût très- 
vif pour la littérature et collabora soit pour la 
prose, soit pour la poésie à un grand nombre 
de journaux, notamment à V Indéjjendance de la 
Charente-Inférieure, à V Union républicaine de 
Saintes, à la Chronique Charentaise, au Phare 
littéraire, à la Gazette des Bains de mer, etc. Il 
collabore actuellement au Rappel Charentois, à 
la Constitution de Cognac et au Réjniblicain des 
Charentes. M. M. a écrit longtemps sous le 
pseudonyme féminin à'Edmée, des articles qui 
ont eu beaucoup de succès. Ses œuvres poéti- 
ques lui ont valu de nombreuses félicitations, 
notamment de Victor Hugo. Plusieurs de ses 
poésies figurent dans des ouvrages collectifs 
tels que: les Chants de guerre de France, VA l- 
manach du Sonnet, le Btdletin de V Académie des 
muses santones, les Olympiades de V Académie 
des poètes, etc. M. M. a obtenu dans divers con- 
cours littéraires un grand nombre de médailles 
et diplômes pour des premiers prix. Il est of- 
ficier d'Académie. 

Mahaffy (le rév. Jean-Pentland), né, le 26 fé- 
vrier 1839, à Chaponnère près de Vevey en 
Suisse; entra au Trinity Collège de Dublin en 
1856, et après une série de triomphes scolaires 
tut nommé en 1871 professeur d'histoire an- 
cienne. Nous avons de lui en librairie une tra- 
duction du « Commentaire sur Kant », de Kuuo 
Fischer, 1866; « Twelve Lectures on Primitive 
Civilisation », 1868; « Prolegomena to Ancient 
Histury », 1871; « Kant's Critical Philosophy 
for English Readers », 1871 ; « Greek Social 
Life from Homer to Menander », 1874; « Ram- 
bles and Studies in Greece », 1876; « Euripi- 
des in M. J. R. Green's Séries of Classical 
Authors » ; « History of Greek Classical Lite- 
rature », 1880; < Descartes, an Essay », 1880; 
« The Hippolytus of Euripides », 1881; « A 
report on the Grammar Schools of Ireland », 
1881 ; « Greek Education », Kegan Paul, 1881 ; 
« The Decay of Modem Preaching », 1882; 
« History of the Romans », (traduction de l'ou- 
vrage de M. Duruy), 1883-1886; « Alexander'g 



1416 



MAH 



Empire », 1886; « Greek life and Thonght, from 
Alexander's to the Roman Conquest », 1887; 
« The Principles of the Art of Conversation », 
1887. M. M. a publié des articles au Macmillan 
Magazine, à la FoHnightly Review et à la Prin- 
ceton Review. C'est un des hellénistes les plus 
appréciés du monde littéraire britannique. 

Miihly (Jacques), érudit et poète suisse, né, 
à Bâle, le 24 décembre 1828, entreprit des étu- 
des littéraires, se rendit à Gôttingue pour y sui- 
vre les cours de Ch. Fred. Hermann, choisit 
la carrière académique et n'a pas cessé depuis 
son retour en Suisse d'être attaché à l'univer- 
sité de sa ville d'origine en qualité d'abord de 
privât Docent (1852), puis de professeur ex- 
traordinaire (1863) et enfin de professeur ordi- 
naire (1875) pour la philologie classique. Parmi 
les productions, tantôt gaies, tantôt sérieuses, 
mais toujours goûtées de sa muse, nous indi- 
querons : « L'Eoole centrale », comédie, 1854 ; 
« Mathilde », poème épique, 1855, 2'"^ éd., 1862; 
« Le tremblement de terre bâiois », id., 1856; 
« La course des chanteurs », nouvelle, id.; « Rhig- 
murmel » (une série de croquis satiriques des 
mieux réussis empruntés à la vie bourgeoise, 
en dialecte bâiois), 1857; « La paix », idylle, 
1862 ; € Chants de deuil », 1863 ; « Chant et 
souffrance » (Leid und Lied), poésies lyriques, 
1865 ; « Entre la vallée et le glacier », poésies 
humoristiques, 1869 ; « Mosaïque en prose et 
en vers », discours adressé à la jeunesse, 1875; 
« Poésies de l'époque actuelle », 1874; « Bj'r- 
sopolis », poème humoristique, 1876; « Le siège 
à Bâle », drame. La virtuosité déployée par 
M. M. dans la sphère de l'imagination n'a au- 
cunement nui à l'exactitude et à la saine mé- 
thode de ses travaux dans le domaine philolo- 
gique et historique. En voici la liste d'après 
l'ordre des dates : < Les femmes dans l'anti- 
quité grecque », Bâle, 1853 ; « Beatus Rhena- 
nus de Schlettstadt », Mulhouse, 1857; « Sebas- 
tien Castalion », Bâle, 1862 ; « La comédie, 
ses caractères distinctifs et son histoire », Leip- 
zig, id. ; « Ange Politien, un savant de la Re- 
naissance », id., 1864; « Varzoniana », Bâle, 
1865 ; € Le serpent dans les mythes et le culte 
des peuples classiques », Leipzig, 1867 ; « Ri- 
chard Bentley », étude biographique », id., 1868; 
« Le roman au XIX'' siècle », id., 1872; «La 
30me idylle do Théocrite », id., id. ; « Observa- 
tiones de Drusi atque Maecenatis Epicediis de- 
que Taciteo dialogo crit. », id., 1874; € Histoire 
de la littérature ancienne », 2 vol., Leipzig, 
1880 ; « De la mythologie comparée », Bâle, 
1885 ; € La critique des textes latins », id., 
1886. M. M. jouit enfin d'une réputation méri- 
tée dans les cercles philosophiques pour ses ex- 
cellentes traductions à^Eunpide, 2 vol., 1882; 
€ Des lyriques grecs, des lyriques romains, 
d'Eschyle (2 vol.), de Plutarque » (oeuvres mo- 
rales choisies). La rédaction de la Revue suis- 



MAI 

se illustrée lui fut confiée en 1860 et pendant 
les années qui suivirent, il n'a pas cessé jus- 
qu'à présent sa collaboration assidue à la Bi- 
bliothèque pour le jeunesse suisse de Klettiger, 
dans laquelle il a inséré entr'autres : « Pendra- 
gon », un recueil historique de l'époque d'Ale- 
xandre le Grand, traduit du français d'Alfred 
Assolant. 

M-.ilm (Anna, née Anny Wothe), femme de 
lettres allemande, mariée avec l'éditeur Adolf 
Mahn de Leipzig, née, à Berlin, lo 30 janvier 
1858. Elle a fondé et dirigé jusqu'en 1885 la 
Deutsche Franenzeitung, et publié entr'autres : 
« Frauenliebe und Leben, Sommertrâume », nou- 
velles et esquisses; « Ein Rosenstrauss », nou- 
velles; « Der Hausschatz; Versunkene Sterne », 
nouvelle et esquisses ; « Das Gift unserer Zeit », 
♦ Wie lebt man glùcklich » ; « Lenzesblûten », 
nouvelles et esquisses ; « Herzenstimmen » ; 
€ Anthologie » ; « Des Weibes Gluck ». 

Mahutte (Franz), écrivain belge, d'un talent 
très distingué et très sympathique, mais au su- 
jet duquel nous manquons de renseignements 
précis, l'auteur ayant mis jusqu'ici une sorte de 
coquetterie à dérober ces renseignements au 
public. M. M., qui ne doit pas avoir beaucoup 
plus d'une trentaine d'années, débuta dans les 
journaux bruxellois, passant sans eiïort d'un 
simple reportage à la critique musicale la plus 
savante et la plus consciencieuse. Il voulut en- 
suite aborder la carrière de l'enseignement pu- 
blic, et il devint professeur à l'Athéuée Royal 
de Dinant, ville où il fut élu conseiller commu- 
nal. Mais ce ne devait être là qu'un intermède 
dans sa vie d'écrivain : il abandonna bientôt le 
professorat et revint à Bruxelles, où il entra 
définitivement à L' Indépendance belge. Parmi 
les articles qu'il a donnés au supplément litté- 
raire du dimanche de ce journal, il faut mettre 
hors de pair ceux que réunit le titre général : 
« Bruxelles vivant », fort belle série d'études 
qu'il serait désirable de voir publier en librai- 
rie. M. M. a écrit eu outre un charmant volume 
intitulé: « Contes microscopiques », Vorviors, 
1886. 

Maier (Adalbert), théologien allemand, pro- 
fesseur de la littérature du Nouveau Testament 
à l'Université de Fribourg, né en 1871 ; on lui 
doit : € Commentar zur Evangelium des Johan- 
nos », deux parties, Fribourg, 1843-45 ; < Com- 
mentar zum Briefe an die Roraer », id., 1847; 
« Einleitung in die Schriften des neuen Testa- 
ments », id., 1852 ; « Commentar zu den Brie- 
fen an die Korinther », 1857, 2« éd., 1865; 
€ Commentar zu d. Briefe an die Hebràer », 
1861 ; « Die Glossalie des apustolischen Zeital- 
ters », id., 1855 ; « Exegetisch- kritische Unter- 
suchungen ûber die Christologie », id., 1871, et 
différents essais dans les Revues. 

Maier (le père Gabriel), ecclésiastique et 
historien suisse, né, le 27 novembre 1845, à 



MAI 

Baden en Argovie, reçut son éducation scienti- 
fique à l'abbaye d'Einsiedeln, y fut consacré en 
1870 à la prêtrise et demeura comme maître 
à l'école dont il avait été quelques années au- 
paravant rélève, y enseignant depuis 1870 les 
mathématiques et les sciences naturelles, de- 
puis 1886 l'histoire, se chargeant en 1880 des 
fonctions de bibliothécaire. Parmi les ouvrages 
dus à la plume diligente du père M., nous men- 
tionnerons les suivants: « Saint- Vincent de 
Paul, sa vie et son œuvre », 1879; « Saint-An- 
toine de Padoue », 1881; « Description du cloî- 
tre et du pèlerinage de Notre-Dame des Er- 
mites », 1881 ; < Saint-Meinrad et le pèlerinage 
d'Einsiedeln », 1885; < Histoire de l'école de 
Saint-Gall au moyen-âge », 1884 (Annuaire j^our 
Vhistoire Suisse, t. X) ; « Les sept arts libéraux 
du moyen-âge », 1887, 

Maierotti (Jean-Baptiste), pédagogiste ita- 
lien, proviseur aux études de la province d'A- 
rezzo, né, à Trévise, le 15 avril 1844, étudia 
au Lycée de Venise; interrompit ses études 
pour s'enrôler volontaire de Garibaldi; blessé 
au Volturno, fut par la suite employé à la Bi- 
bliothèque Nationale de Naples qu'il quitta pour 
achever ses études de mathématiques à l'Uni- 
versité de Padoue; fonda un journal de péda- 
gogie Il Maestro educatore (1872-77). Patriote 
en littérature et sur les champs de bataille, nous 
donnons la liste complète des œuvres de M. M. 
et nous n'oublions pas qu'il suivit le général 
Garibaldi dans la Campagne du Tj'rol et dans 
celle de Mentana : « Soldato e cittadino », dra- 
me, 1864; « Chi espia la colpa », comédie, 
1868; « Dopo la guerra », id., id. ; « Il nove 
gennaio », chanson, 1878; « Le scuole italiane 
d'istruzione primaria all'Esposizione Universale 
di Parigi », rapport, id.; « Il fanciullo dabbene», 
livre de lecture pour les écoles populaires, Fo- 
ligno, 1880, et Turin, Paravia, 1881; « Délia 
educazione del bambino dal 1° al 3° anno di 
etâ », dans le journal La scienza delV edxicazione ; 
« In alto », 1883; « Le conferenze pedagogi- 
che di Lanciano e la mostra didattica provin- 
ciale di Chieti » ; « Délia istruzione professio- 
nale negli Abruzzi » ; « Il lavoro manuale nella 
provincia di Chieti », rapports, 1884; « In cerca 
délia scuola popolare », conférences pédagogi- 
ques, 1887; « L'Albo dei miei figli », Turin, 
Paravia, id.; « Il lavoro mauuale nelle scuole », 
conférences, 1888. 

Maignen (Edmond-Auguste), homme de let- 
tres français, né, à Lyon, le 5 novembre 1847, 
bibliothécaire de la ville de Grenoble depuis 
1880, correspondant du Ministère de l'Instruc- 
tion publique. Nous avons de lui une foule de 
notices historiques et biographiques intéressan- 
tes l'histoire du Dauphiné, et une « Bibliogra- 
phie pour historique du Dauphiné pendant la Ré- 
volution française' », deux forts volumes dont le 
tirage est fixé à 200 exemplaires numérotés. 



MAI 



1417 



Maïkoff (Apollon-Nicolaévitch), illustre poè- 
te russe, auteur de « Les trois mortalités » ; 
« Les deux mondes »; « Savonarola > ; « La 
Pêche des poissons » ; « Les derniers païens ->> ; 
« Le cloître anéanti » ; « Le jugement », etc. 
Né, le 23 mai 1821, à Moscou, il termina son 
éducation à l'Université de Saint-Pétersbourg. 
Comme étudiant, il s'est beaucoup occupé de 
peinture, pour laquelle il avait dès son enfan- 
ce un goût prononcé. Encouragé par le succès 
d'un de ses tableaux représentant Le Cruci- 
fix, qu'on acheta pour la chapelle catholique de 
St.-Pétersbourg, M. M. voulait consacrer sa vie 
à la peinture ; mais sa vue basse et une fai- 
blesse des yeux l'en empêcha. Ayant eu du 
succès dans ses premières œuvres, il se livra en- 
tièrement à la littérature. En 1842, il entreprit 
un voyage à l'étranger. Dans son séjour d'une 
année en Italie, il s'occupa de l'art classique 
et étudia les antiquités grecques et romaines. 
Il suivit à Paris les cours publics de la Sor- 
bonne et du Collège de France. Revenu à Saint- 
Pétersbourg, il s'adonna à la philosophie. Ses 
œuvres ont été publiées dans les années 1840, 
1842, 1845, 1847 et 1854. Il a servi au dépar- 
tement du trésor de l'Empire à St.-Pétersbourg, 
puis comme bibliothécaire du musée Roumian- 
zow. A présent, il occupe une place au comité de 
la censure étrangère. Le 30 avril 1888, on a cé- 
lébré en Russie, avec éclat, le jubilé de 50 ans 
de son activité littéraire. 

Maïkof ( Léouildas-Nicolaevitch ) , écrivain 
russe, frère puîné du précédent, vice-directeur 
de la Bibliothèque publique Impériale de Saint- 
Pétersbourg, conseiller d'État actuel, membre 
correspondant de l'Académie Impériale des Scien- 
ces, membre de la Commission archéographique 
et de différentes sociétés savantes, appartient à 
une ancienne famille russe, dont plusieurs re- 
présentants se sont distingués dans la littéra- 
ture et les beaux-arts. Son père Nicolas Maïkof 
(1796-1873), a été un peintre de grand talent. 
M. L. M. naquit, en 1839, à Saint-Pétersbourg, 
où il a fait ses humanités au second gymnase 
et suivi les cours de philologie et d'histoire à 
l'Université de Saint-Pétersbourg. Ayant ter- 
miné ses études en 1860, il est entré, l'année 
suivante, au service civil. Pendant 18 ans il 
a été employé au Comité central de Statistique,' 
qu'il n'a quitté qu'en 1882 pour être nommé 
vice-directeur de la Bibliothèque Impériale. Il 
a été, en outre, pendant 13 ans (1873-1886), 
président de la section d'ethnographie à la So- 
ciété Impériale rus.se de Géographie, et depuis 
1867, il a pris une part active à la rédaction du 
journal de l'Instruction publique; depuis 1883 
il est rédacteur en chef de cette revue scienti- 
fique. Les travaux littéraires de M. M. se rap- 
portent à l'histoire littéraire et au folk-lore 
russe. En 1863, il a présenté à l'Université de 
Saint-Pétersbourg comme thèse ses recherches 

178 



1418 



MAI 



sur les anciennes épopées Russes, et cet ou- 
vrage lui valut le grade de licencié ès-lettres. 
Depuis il a continué ses travaux sur la poésie 
nationale, en publiant, dans les Mémoires de la 
Société de Géographie, et le Journal de Plnstruc- 
tion publique, des recueils, des chants popu- 
laires et des études sur différents sujets de ce 
genre. A ces essais dans le domaine du folk- 
lore se rattachent encore i;n mémoire sur la 
géographie de l'ancienne Russie (1873), et un 
autre sur la civilisation primitive des Finnois 
occidentaux (1877) ; cette dernière étude pré- 
sente une analyse détaillée d'un ouvrage publié 
sur le même sujet par M. Ahlquist; M. M. s'est 
attaché à mettre en comparaison les inductions 
philologiques du savant professeur de l'Univer- 
sité de Helsingfors avec les notions communi- 
quées par les écrivains russes sur les mœurs 
et usages des peuplades finnoises qui habitent 
encore quelques provinces orientales de la Rus- 
sie et qui sont restées à peu près dans l'état 
sauvage des anciens Finnois occidentaux. Dans 
le domaine de l'histoire littéraire on doit à M. 
M. plusieurs études sur la littérature russe 
du XVII^ et XVIII® siècles, notamment sur 
le commencement du roman russe, sur l'histoire 
de la presse périodique en Russie, sur Siméon 
Polotyki, Lomonosof, Von-Vizine, Basile Maïcof, 
etc.; tous ces articles ont été publiés dans dos 
périodiques russes. Sa dernière publication est 
une grande édition des œuvres complètes de 
Const. Batuschkof, en trois volumes (1885-1887), 
avec des notes explicatives et une étude ap- 
profondie sur la vie et les écrits de ce célè 
bre poète, qui est considéré comme prédéces- 
seur de Pouschkine ; cette étude qui présente à 
elle seule un ouvrage considérable, a été aiissi 
tirée à part. La dernière publication de M. 
M. lui valut les éloges unanimes de la critique 
russe. 

Mailly (Nicolas-Edouard), savant belge, né, 
à Bruxelles, le 17 juin 1810. Docteur ès-scien- 
ces physiques et mathématiques, ancien aide à 
l'Observatoire de Bruxelles, professeur hono- 
raire à l'école militaire, il fait partie de l'Aca- 
démie Royale do Belgique. Ses livres principaux 
sont : « Principes de la science du calcul », 
Bruxelles, 1850; « Essai sur les institutions 
scientifiques de la Grande-Bretagne et de l'Ir- 
lande », id., 1867; « Les origines du Conser- 
vatoire Royal de musique de Bruxelles », id., 
1878; « Histoire de l'Académie Impériale et 
Royale des sciences et belles-lettres de Bruxel- 
les », id., 1882. Il a fourni un grand nombre 
de communications et de notices, souvent tra- 
duites à l'étranger, aux Annales, à V Annuaire 
et à VAlmanach séculaire de l'Observatoire (de 
1833 à 1870), à la Correspondance mathémati- 
que et ijhysique publié par Quételet, aux Mémoi- 
res, au Bulletin et aux autres publications de 
TA-cadémie; V Annuaire de la Compagnie pour 



MAI 

1875 renferme notamment une excellente no- 
tice de lui sur Adolphe Quételet. 

Maindron (Charles-Ernest), collectionneur, 
homme de lettres, secrétaire-archiviste de l'Aca- 
démie des Sciences, né, à Paris, le 9 décenabre 
1838. M. M. est attaché au Secrétariat de l'Ins- 
titut depuis plus de vingt ans. L'Académie des 
Sciences lui doit la reconstitution de ses ar- 
chives et la publication de nombreux docu- 
ments se rapportant à ses règlements et à son 
histoire. M. M. est un collectionneur émérite. 
Fanatique de Daumier, il en possède l'œuvre au 
complet et en prépare le Catalogue. Passionné 
pour tous les documents de l'art moderne, M. 
M. a fait des collections des charges du siège 
et de la Commune, des portraits et charges de 
Gambetta. 11 a publié en 1874 chez Le Cheva- 
lier, les « Murailles politiques », excellent re- 
cueil des affiches françaises et allemandes, ap- 
posées à Paris ou en province depuis le 4 sep- 
tembre 1870 jusqu'à la fin du mois de mai 
1871. En 1886, il a donné: « Les Affiches il- 
lustrées », H. Lauuette, éd.; la Revue Scien- 
tifique a publié de M. M. des études sérieuses 
et pleine d'intérêt sur « L'Académie des Scien- 
ces, ses règlements, ses installations successi- 
ves et la biographie » ; sur la « Fondation de 
l'Institut national » ; sur « Bonaparte membre 
de l'Institut ». Ces études forment aujourd'hui 
un ouvrage in-8° publié par Félix Alcan, sous 
le titre : < L'Académie des Sciences. Histoire 
de l'Académie, fondation de l'Institut National. 
Bonaparte membre de l'Institut National », avec 
8 planches hors texte et 53 gravures, portraits, 
plane, et autographes, 1888. L'éditeur Gauthier- 
Villars a aussi publié un beau vol. in-4°, du 
même auteur, intitulé : « Les Fondations de prix 
à l'Académie des Sciences » ; « Les Lauréats 
de l'Académie (1714-1880) ». Le Bulletin de la 
Société Chimique a inséré sous le titre : * Jean- 
Baptiste Dumas et son œuvre », l'indication 
biographique des travaux scientifiques et litté- 
raires de l'illustre chimiste, 1 vol. in-8o, chez 
Georges Masson. M. M. a commencé l'impres- 
sion d'un ouvrage intitulé: « Le Champ de 
Mars (1751-1889) ». Cet ouvrage va paraître 
en mars prochain en 1 vol. in-8o jésus avec un 
nombre considérable (150 environ) de planches 
reproduites d'après les estampes originales. Dans 
ce livre l'auteur retrace tous les événements qui 
se sont accomplis un Champ de Mars depuis sa 
fondation en 1751. 

Maine (Sir Henri- Jacques-Sumner), publicis- 
te, jurisconsulte, homme d'Etat anglais, né en 
1822; suivit le cours universitaire à Cambridge; 
en 1847 professeur de droit jusqu'à 1854; entra 
dans la Magistrature en 1862 et après 7 ans de 
séjour aux Indes en qualité de membre du Con- 
seil Suprême revint en Angleterre pour être 
nommé (1870) professeur de jurisprudence à l'U 
niversité d'Oxford. Il refusa (1885) d'être sous- 



MAI 

secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Nous avons de 
lui: « Modem Théories of succession to pro- 
perty after death, and tlie corrections of them 
suggested by récent researches » ; « Roman 
Law and Légal Education » ; « Ancient Law , 
its connection with the Early History of So- 
ciety, and its relation to Modem Ideas » ; « Vil- 
lage Communities in the East and West » ; 
< Lectures in the Early History of Institu- 
tions » ; « Dissertations on Early Law and 
Custom » , 1883 ; « Popular Government » , 
1885. Sir H.-J. M. est membre de l'Institut de 
France. 

Maiiieri (Baccio-Emmanuel), romancier et 
journaliste italien, né, le 21 août 1831, à Toirano 
(Lygurie-Occidentale), fit ses premières études 
sous les pères Barnabites de Finale. Il les acheva 
à l'institution Oddi d'Albenga. C'était en 1848; 
M. M. s'enrôla volontaire au 8^ de ligne, mais 
il dut bientôt quitter le service militaire pour 
cause de santé. Tout-à-tour maître d'école, élève 
télégraphiste et journaliste, cet écrivain, doué 
d'un talent fécond et bizarre, a touché à une 
foule de sujets; roman fantastique, roman intime, 
légendes, contes moraux, essais critiques, essais 
historiques, il a tout tenté. A son début l'œuvre 
de M. M. est une dérivation de Gruerrazzi : < U- 
baldo » ; « Lionello » ; « Evangolina Guerri » 
et * La solitudine » sont des nouvelles calquées 
sur le genre que l'écrivain livournais avait mis à 
la mode. Mais bientôt M. M. tourne à l'imitation 
d'Edgard Poë, et nous donne: « L'Ultimo Boia » ; 
« L'Abbazia di San Lao » ; « In una valle, o 
Ermanno Lysch *; € Ser Lampo » : « Nero e Az- 
zurro » ; « Abbondio Sangiorgio » ; « Soresina » ; 
« Fra Galdino » ; « Santa Filoména » ; « L'ul- 
timo veglione » ; « Mamma ce n'è una sola » ; 
« Voci del cuore » ; « Sereno, o famiglia Ono- 
rati > ; « Arundello » ; « Il viaggio délia vita » ; 
« Est! Est! Est! ». Ses ouvrages scientifiques 
consistent en « Storia militare di Prussia avanti 
il 1756 », version de Duparcq ; « L'Europa e 
la Polonia »; « Storia dell'insurrezione di Roma 
nel 1867 »; « Storia délia Comune e del Comuni- 
smo in Francia »; « Il Piemonte nel 1850, 1851, 
1852 » ; « Epistolario Manin e Pallavicino » ; 
« Epistolario Gioberti-Pallavicino » ; « La spe- 
dizione dei Monti Parioli di G. Uairoli »; « Il 
Giardino d'Italia » ; « L'Astronome Giuseppe 
Piazzi » ; « Ai giovani del Circolo Alessandro 
Manzoni », discours, 1883; « A proposito di Ste- 
fano il Grande e di Michèle il Bravo », id.; « Il 
sacro drappello di villa Glori, con documenti e 
appendici », 1881 ; « L'associazione letteraria in- 
ternazionale », 1882; « Ingaunia », 1884; « Fior 
di racconti e Novelle », 1880; « Giorgio Pallavi- 
cino »; « La Polonia e l'Europa dinanzi alla co- 
scienza e alla storia » ; « Il Giobbe di M. Ra- 
pisardi »; « Giuseppe Rovani » ; « Charitas » ; 
« Fra Pantaleo » ; et plusieurs autres écrits 
et pamphlets. 



MAJ 



1419 



3Iair (François) écrivain pédagogiste alle- 
mand, fils d'un maître d'école de village, né, le 15 
mars 1831, à Weisendorf, rédacteur principal de 
la revue Volkschide, a composé pour les écoles 
populaires un « Liederstrauss > ; pour les éco- 
les techniques un « Liederbuch » et des « Schul- 
festlieder ». Ses brochures et ses livres popu- 
laires dépassent la centaine ; quelques uns ont 
eu l'honneur d'une tradiiction américaine. 

Mair (George), littérateur autrichien, né, le 
9 mars 1850, à Meran (Tyrolj, depuis 1886 pro- 
fesseur de Gymnase à Arnau. On lui doit : 
« Das Land der Skythen », 1885; « Der Feld- 
zug des Dareios gegen die Skythen », 1886. 

3Iajer (Joseph), savant polonais, ancien pro- 
fesseur de physiologie et anthropologie à l'Uni- 
versité de Cracovie (1835-1877), président de 
l'Académie des Sciences de Cracovie, député à 
la Dyète Galicienne, conseiller municipal de la 
ville de Cracovie, où il est né le 12 mars 1808. 
Ses ouvrages datent de 1840 et sont surtout 
des monographies sur la physiologie et l'an- 
thropologie. Nous signalons les derniers ouvra- 
ges de M. M. : « Egalité d'oscillation du nom- 
bre des personnes contenues dans les diverses 
catégories d'une population quelconque classée 
d'après la taille des individus » ; « Seconde sé- 
rie des recherches, concernant la caractéristique 
physique de la population en Galicie, particu- 
lièrement les personnes des deux sexes depuis 
l'âge de 25 jusqu'à 50 ans. 

Majlath (Bêla de Székhelt), polygraphe 
hongrois, directeur de la Bibliothèque nationale 
de Budapest, né, à Andrâsfalu, en 1831, mem- 
bre de l'Académie des Sciences et de nombreu- 
ses Sociétés scientifiques nationales et étrangè- 
res, a prit part comme honved à la guerre d'in- 
surrection nationale dans les années 1848-49, 
voyagé en Allemagne, Pologne, Lithuanie, Tur- 
quie, Roumanie, Italie, et publié des poèmes, 
des nouvelles, des mémoires archéologiques, 
historiques, bibliographiques, des études d'his- 
toire littéraire hongroise (surtout sur Pétofy 
et sur Arany Jânos), d'économie politique, d'hé- 
raldique et sphragistique, et des notes dans le 
domaine des sciences naturelles. 

Major (Edmond), écrivain international, né 
à Genève, sujet italien, chef de service au Mi- 
nistère des Affaires Etrangères à Rome, colla- 
borateur pendant longtemps sous différents pseu- 
donymes de la Revue internationale de Rome. 
Son activité littéraire a cessé en 1887 lorsqu'il 
fut nommé secrétaire particulier de S. E. lo 
chevalier François Crispi premier Ministre du 
Royaume d'Italie. 

Major (Richard-Henri), géographe anglais, 
né, à Londres, en 1818, nommé gardien des car- 
tes et plans du British-Museum en janvier 1844 ; 
cette collection devint en 1867 un département, 
dont M. M. fut nommé chef; secrétaire honorai- 
re (1849-58) de la Société Hakluyt, il eu pu- 



1420 MAJ 

blia les mémoires suivantes: « Select Letters 
of Christopher Columbus », 1847 ; « The history 
of travaile into Virginia Britannia, by W. Stra- 
chey, first Secretary of the Colony », 1849 ; 
< Notes upon Russia », traduction de Heber- 
stein, 1851-52 ; « Mendosa's China », 1853 ; 
« Tartar Conquerors in China », 1854; « India 
in the Fitteenth Century », 1857 ; « Early Vo- 
yages to Terra Australis », id. Dans cet ou- 
vrage il démontre que l'Australie avait été dé- 
couverte par les Portugais au XVI® siècle. En 
18G5, il composa un « Mémoire sur une Mappa- 
monde tracée par Leonardo da Vinci », et qui 
appartient à la Collection du Château de Wind- 
sor. Nous avons encore de lui un ouvrage vrai- 
ment essentiel : « Life of Prince Henry of Portu- 
gal, surnamed the Navigator, and its résulta » ; 
« Voyages of the Venetian Brothers Nicolô 
and Antonio Zeno to the Northern seas in 
the Fourteenth Century ; comprising the latest 
known accounts of the lost Colony of Greenland 
and of the Northmen in America before Co- 
lumbus », 1873. M. M. a été un des vice-pré- 
sidents de la Société Royale de Géographie de 
Londres (1881-84), et à cause de l'état pré- 
caire de sa santé, a quitté dernièrement le Bri- 
tish-Museum et les autres places qu'il occupait ; 
il est considéré à bon droit comme le chef des 
érudits en fait de géographie. 

Majorana-Calatabiano (Salvator), économis- 
te, avocat et homme d'Etat italien, sénateur du 
Royaume, professeur d'économie politique à l'U- 
niversité de Catane, avocat près de la Cour do 
Cassation à Rome, né, le 25 décembre 1826, à 
Militello près de Catane; docteur ès-sciences lé- 
gales en 1850; professeur d'Economie politique 
d'abord à l'Université de Catane, puis à celle 
de Messine, de 1854 à 1860, il prit une part très 
active au mouvement insurrectionnel de l'Italie 
Méridionale et do la Sicile; député au Parlement 
pendant cinq législatures, ministre de l'agrieul- 
ture et du commerce lors de l'avènement de la 
gauche au pouvoir (1876-77); encore une fois mi- 
nistre (1878-79); nommé sénateur, il prit part à 
tous les débats qui intéressaient le principe de la 
liberté économique. M. M. est un libre-échan- 
giste convaincu; l'Italie lui doit: La loi forestale 
et la loi sur la pêche, les traités de commerce 
de 1877 avec la France et avec la Grèce, ainsi 
que celui de 1878 avec l'Autriche-Hongrie. En 
librairie : « Riccheiza e miseria, ossia nuovo 
trattato di economia politica », 1847 ; « Teoria 
giuridica délie science sociali » ; « Cenno délie 
lezioni sulla teoria giuridica, etc. », 1856-58 ; 
< Trattato di economia politica, teorie fonda- 
mentali », 1865-66 ; « Lezioni di finanza », 
1887-88. 

Majorana-Calatabiano (Joseph), fils aîné du 
précédent, avocat, professeur à l'Université de 
Catane, né, dans cette ville, le 23 septembre 
1863, u achevé ses études juridiques en juillet 



MAL 

1872 ; il occupe la chaire de statistique à l'Uni" 
versité de Catane. Œuvres : « U reato di ten- 
tative », 1883; « Teoria délia statistica », 1885; 
« Teoria del valore », 1887; « Controversie 
sulla teoria del valore », id. 

Majorana-Calatabiano (Ange), frère du pré- 
cédent, avocat, professeur de droit constitution- 
nel à l'Université de Catane, né, le 4 décembre 
1865, à Catane, docteur en droit en juillet 1882, 
professeur depuis 1886 de droit constitution- 
nel et de science de la finance. Nous avons de 
lui en librairie: « Del Parlamentarismo », 1885; 
« Del principio sovrano nella costituzione degli 
Stati », 1886 ; « Teoria costituzionale délie en- 
trate e délie spese dello Stato », 1886. 

Majorescu (Titus), écrivain et homme poli- 
tique roumain, ancien professeur de philoso- 
phie à l'Université do Bukarest, ancien minis- 
tre de l'Instruction publique (1874-76), membre 
du Parlement, né, en 1840, à Cayora, étudia à 
Vienne, Berlin et Paris ; professeur de philo- 
sophie à l'Université de Jassy (1862-74). Nous 
avons de lui un ouvrage en allemand : « Un peu 
de philosophie sous forme vulgaire », Berlin, 
1861; en roumain les ouvrages suivants: « Poe- 
sia Rumana », 1877; « Contras colei barnutiu », m 
1868; « Betie decuvinte », 1873; « Respunsuri - 
le Revistei Contemporane », id. ; « Critice », 
1874; « Logica », 1876; une seconde édition de 
ce dernier ouvrage, 1877 ; « Patru novele », 
1882; « Précédente constitutionale », 1886. Cet 
auteur a couvert aussi un poste diplomatique 
près de la Cour de Berlin. 

Makoiviozkn (François), économiste allemand, 
professeur d'économie et de finance à l'Universi- 
té d'Erlaugen, né en 1811 ; en dehors des essais 
insérés aux revues, il a publié: « Die Arbeiter- 
frage », Erlangen, 1869; « Zur Statistik der Er- 
findungsprivilegien in Oesterreich », 1844. 

Maliigola (Charles), érudit et archiviste ita- 
lien, né, à Ravenne, le 5 août 1855, fit son 
droit à Bologne. Dès l'âge de 17 ans, il publia 
des articles intéressants sur le Petroniano, jour- 
nal historique qui s'imprimait à Bologne; plus 
tard (1875), il publia: « Lettere inédite d'uo- 
mini illustri Bolognesi », deux vol.; puis la 
« Vita di Antonio Orceo », ouvrage qui eut du 
retentissement en Allemagne. Nous donnons 
une liste des ouvrages de M. M. qui intéresse 
beaucoup l'histoire bolognaise des siècles passés: 
« Di Virgilio Malvezzi e délia sua missione al 
Duca di Milano nel 1462 », Bologne, Fava e 
Gar., 1880; « Memorie storiche sulle maioliche 
di Faenza », Bologne, Romagnoli, 1880; « Le 
belle arti in Raveuna dopo il mille », Ravenne, 
Calderini, 1880; « Der Aufenthalt dos Copper- 
nicus in Bologna » (trad. allem. de M. Cortze), 
Thorn, Larabeck, 1880; « Cristina di Svezia in 
Bologna », Pise, 1881 ; « Galileo Galilei e l'Uni- 
versità di Bologna », Florence, Cellini, 1881; 
* Mem.jrie doll'antica Pieve di S. Faustino e 



MAL 

Giovita presso Rubiera », Modène, Vincenzi, 
1881 ; « I Polacchi in Bologna », Bologne, Monti, 
id.; « La fabbrica délie inaioliche délia famiglia 
Corona in Faenza », Milan, Damolard, 1882 ; 
« L'Archivio di Stato di Bologna dalla sua isti- 
tuzione a tutto il 1882 », Modène, Vincenzi, 
1883; « Di Sperindio e délie cartiere, dei car- 
rozzieri, armaioli, librai, fabbricatori e pittori 
di vetri in Faenza sotto Uarlo e Galeotto Man- 
fredi », id., id., id. ; « L'Archivio di Stato di 
Bologna nella Relazione sugli Arcbivi di Stato 
Italiani », id., id., id.; « I libri délia Nazione 
Tedesca presso lo Studio di Bologna », id., id., 
1884; « Il Cardinale Alberoni e la Repubblica 
di S. Marino », Bologne, Zanicbelli, 1886; « Una 
nota inedita di B. Borghesi intorno aile monete 
di S. Martino », id., Fava e Gar., 1886; « I 
rettori nell'antico Studio e nella moderna Uni- 
versità di Bologna. Notizie storiche e Catalo- 
go », id., 1888; « I Rettori délie Università 
dello Studio Bolognese. Memorie storiche », id., 
Fava e Gar., 1887; « Act^ Natîonis Germani- 
cœ Unîversitatis Bononiensis » (en coUab. avec 
E. Friedlaender), Berlin, Reimer, 1887; « Note 
storiche sul Feudo di Valdoppio dei Coperniani 
di Faenza », Bologne, Monti, 1888; « Statuti 
délie Università e dei Collegi dello Studio Bo- 
lognese », id., Zanichelli, id.; « Monografie sto- 
riche sullo Studio Bolognese », id., id., id. 

Malaise ( Constantin-Henri-Gérard-Louis ) , 
savant belge, membre de l'Académie Royale de 
Belgique et de plusieurs autres sociétés savan- 
tes, né, à Liège, le 11 novembre 1831. Docteur 
ès-sciences naturelles, il fut de 1858 à 1860 
répétiteur à l'école des mines, des arts et des 
manufactures de sa ville natale; depuis 1860, il 
est professeur d'histoire naturelle à l'Institut 
agricole de l'Etat à Gembloux. Nous citerons 
surtout de lui : « Les découvertes paléontolo- 
giques faites en Belgique », Liège, 1860, mé- 
moire couronné par la Société d'émulation de 
Liège; « Description du terrain silurien du cen- 
tre de la Belgique », Bruxelles, 1873 (mémoire 
couronné par l'Académie Royale de Belgique) ; 
« Manuel de minéralogie pratique », Mons, id., 
(couronné par la Société des sciences, des arts 
et des lettres du Hainaut) ; 2® éd., 1881 ; « Car- 
te agricole de la Belgique », Bruxelles, 1873 
(souvent récompensée aux Expositions ) ; « La 
paléontologie végétale de la Belgique », id., 
1877; « Simples causeries sur la botanique », 
Verviers, 1882. M. M. a collaboré au Bulletin 
et à V Annuaire de l'Académie, aux Bulletins de 
la Société de botanique, de la Société Géologi- 
que», de la Société malacologique, de l'Institut 
agricole de l'Etat, à la Revue populaire des 
sciences, à la Statistique de la Belgique, à la 
Patria Belgica, pour laquelle il a écrit un cha- 
pitre étendu sur la géographie agricole de la 
Belgique, etc., etc. — Un arrêté du Koi des 
Belges, en date du 31 décembre 1889, l'a nom- 



MAL 



1421 



mé membre du Conseil chargé de diriger l'exé- 
cution de la nouvelle carte géologique du Ro- 
yaume. 

Malamaui (Victor), jeune historien italien, 
né, à Padoue, le 24 nov. 1860; après de fortes 
études littéraires, il fit ses premières armes à 
Turin dans une revue mort-née et à Milan dans 
la Bivista minima. Il publia ensuite : « Isabella 
Teotochi Albrizzi, i suoi amici, il suo tempo », 
Turin, 1882 ; « Cento lettere inédite di Melchior 
Cesarotti a Giuseppina Renier Michiel », An- 
cone, Morelli, 1884; « La satira dei costume a 
Venezia nel secolo XVIII », Turin, Roux e 
Favale, 1886; « I Francesi a Venezia e la sa- 
tira », Venise, Merlo, 1887; < Il principe dei 
satirici veneziani (Pietro Buratti) » , id., id,, 
1887; « Nuovi appunti e curiosità goldoniane », 
id., id., id. ; « Le memorie dei Conte Leopoldo 
Cicognara ». 

Malan (César), écrivain suisse, né, à Genève, 
le 11 mars 1821, reçut sa première éducation 
au foyer domestique, passa plusieurs années de 
sa jeunesse (depuis 1835) à Stuttgart et se fa- 
miliarisa avec la culture germanique auprès du 
pasteur poète Albert Knapp, étudia les langues 
orientales à Tubingue sous la direction d'Ewald, 
la morale et l'apologétique réformées à Lau- 
sanne et reçut en 1846 de la Faculté évangéli- 
que de Genève le grade de licencié en théolo- 
gie. Entré en 1847 dans la carrière active, M. 
M. desservit successivement l'église française 
de Hanau (1847-1850) et l'église suisse de Gê- 
nes (1851-1854), Le nom de Sillem, qu'il a joint 
au sien propre, pour se distinguer d'autres mem- 
bres de sa famille, est celui de sa deuxième 
femme. Depuis son retour à Genève en 1855, 
M, M. a renoncé à toute fonction officielle et 
s'est borné à faire pendant quelques années, 
sous les auspices de l'Union évangélique, des 
services pour l'explication de la Bible destinés 
à la jeunesse. Ses travaux de cabinet, malgré 
une phraséologie quelque peu obscure, qui n'a 
jamais complètement réussi à s'affranchir des 
entraves d'Outre-Rhin, témoignent d'une réelle 
largeur de conception et de remarquables apti- 
tudes métaphysiques. Son système de philoso- 
phie religieuse repose sur la conscience regar- 
dée comme le fondement inébranlable de toute 
certitude religieuse. Nous sommes redevables 
à ce penseur intéressant et original des ouvra- 
ges suivants: « Les miracles sont-ils réelle- 
ment des faits surnaturels ? » , 1863 ; « Le 
dogmatisme », 1866; « Genève religieuse au 
XIX« siècle » (trad. de l'allemand de Hermann 
de Goltz), 1862; « La vie et les travaux do 
César Malan », 1869; « Les grands traits de 
l'histoire religieuse de l'humanité », 1883, 2"'« 
éd., 1885; « La conscience morale », trois étu- 
des lues devant quelques amis avec une appré- 
ciation philosophique par M. E. Naville, 1886; 
« Le Dieu de la conscience révélé dans la Sain- 



1422 



MAL 



te-Écriture », manuel d'instruction religieuse, 
1888. M. M. a collaboré au Bulletin théologique, 
à la Revue Chrétienne, aux Revues théologiques 
de Lausanne et de Montauhan, etc. 

Malatesta (Baccio), écrivain italien, né, à Mo- 
dène, le l*^"" janv. 1862, demeurant à Settignano 
près de Fiesole. Eclectique en fait de littéra- 
ture et de croyances, il a dirigé quelque temps 
le Gazzettino artistico letterario, où il a écrit en 
faveur de Pietro Sbarbaro. Nous avons de lui 
des essais biographiques sur < Claudio Achil- 
lini », poète du XVIIIe siècle; sur le natura- 
liste « Lazzaro Spallanzani », sur « Luigi Gio- 
vannozzi », et sur Monseigneur L. Corsini, évê- 
que de Fiesole. 

Malerba (Pascal), médecin italien, né, à Pizzo 
de Calabre, le 12 mai 1849. Il fit ses études à 
l'Université de Naples; prêta service à l'arméa 
comme chirurgien, reprit ses études et fut ap- 
pelé par le célèbre D"". prof. Albini à l'aider 
dans l'enseignement de la phj'siologie. Il est 
depuis 1883 professeur de Chimie physiologi- 
que. Ses nombreux mémoires sont insérés aux 
revues spéciales. Citons les principaux : « Os- 
servazioni sulla Fisiologia del Parvago faite 
sull'uomo vivente », 1874; « Ricerche sugli al- 
buminoidi dei fichi », 1881 ; « Sal potere sacca- 
rificante dei denti », id. ; c Sulla presenza di 
una specie di peptone o délia ptialina nell'urina 
umana », id. ; « Sulle sostanze grasse dolle ca- 
stagne comuni », 1882; « Studio chimico-fisio- 
logico sull'albumina cristallizzata », id. ; «Sulla 
natura e costituzioue chimica dei grassi délie 
castagne comuni e su di una sostanza nuova (la 
Castanosterina), in essi scoperti », 1883; « Con- 
tribuzione allô studio délia coraposizione chi- 
mica dell'uovo di galHna », 1885; « Comporta- 
mento dell'allauterina nella determinazione del- 
l'urea nell'urina col metodo dell'ipobromuto di 
sodio », id.; « Analyse chimique de quelques 
calculs intestinaux », id.; « Analisi chimica délie 
produzioni epidermiche in un caso di ittrosi 
istrice », 1885; « Analisi chimica di Calcoli 
vegcicali migrati in vagina per fistola vescico- 
vagiuale », 1887; « La vera difesa contro le 
épidémie, proposta di una lega internazionale ; 
lettera aporta all'onorev. De Zerbi », 1884, Plu- 
sieurs mémoires sont en collab. avec le prof. 
Albini et les docteurs Boccardi e Zappelli. 

Malctich (Georges), dramaturge serbe, né, 
dans le Banat de Hongrie, en 1816; étudia les 
éléments à Carlovatz et la philosophie à Ségé- 
din; émigra en Serbie en 1838 et fut nommé 
secrétaire au Ministère de l'Intérieur. En 1841, 
secrétaire de Légation à Bukarest. Partisan 
du Prince Michel, il émigra avec lui en Hon- 
grie et ne rentra dans sa patrie qu'en 1848 
pour y enseigner la littérature au Gymnase. 
Poète lyrique et épique distingué, orateur di- 
sert, il a écrit les drames suivants : « L'Apo- 
théose do Kara-Georges » ; « Les Haïduques 



MAL 

serbes »; « Michel Roi de Bulgarie »; « L'Apo- 
théose dn Px'ince Michel » ; « L'Apothéose de 
Vuk Karagich, et le drame d'Uson le Fort ». 
Son ouvrage essentiel est: « Le matériel pour 
l'histoire du théâtre de Belgrade », œuvre vo- 
lumiueuse où la critique est abondante et fine. 

Malfatti (Barthélémy), éminent polygraphc 
italien, né à Masi, grosse bourgade près do Ro- 
vereto (Trentin) ; acheva à Trente ses études 
lycéales, entreprit colles de Droit à l'Univer- 
sité de Prague et se perfectionna en Italie ; 
c'est à Pise qu'il obtint son doctorat ; il fut un 
des collaborateurs du Crepuscolo de Charles 
Tenca. Il traduisit en italien la belle dissertation 
de Jean-Georges Mûller (l'éminent architecte) 
sur « Le Dôme de Florence et sa façade »; 
travailla à l'édition Le Mounior de l'œuvre de 
George Vasari; il demeurait alors à Florence. 
En 1854, il rentra en Autriche, et en 1859 quitta m 
son pays une seconde fois pour s'occuper entiè- ^ 
rement de ses chères études ; professeur d'his- 
toire (1860) à l'Académie Milanaise de Beaux- IL 
Arts et à celle scientifique-littéraire (1863), il " 
fit connaître aux Italiens le système critique 
de l'école de Tubingue. Il abandonna l'histoire 
pour la géographie, et publia : « Scritti goo- 
grafici et etnografici », 1869; « Imperatori e 
Papi ai tempi délia signoria dei Franchi in 
Italia », dont deux seuls volumes ont paru: 
« Compendio di Etnografia », Milan, Hoepli. 
En 1878, professeur de géographie à l'Institut 
d'études supérieures de Florence, il publia: 
« Atlante di disegno geografiico elementare », 
ainsi qu'un mémoire intitulé : « Disegno geogra- 
fico nelle scuole secondarie ». Collaborateur très 
actif à VArchivio Storico ^:)er Trieste, VIstria ed 
il Trentino, il y inséra dos mémoires très inté- 
ressants, sous les titres suivants : « Il libre 
délia cittadinanza di Trento »; « I Confini del 
principato di Trento » ; < I Castelli trentini 
distrutti dai Franchi ». Il publia aussi dans le 
journal littéraire 11 Prehidio un article de haute 
valeur « Sulle memorio di Giacomo Casanova » 
et sur le Bulletiino délia Societh Africnna (se- 
zione fiorontina) les « Questioni coloniali ed un 
antico periplo del Mar Rosso ». Récemment, il 
a travaillé à un essai à' Itonopomastica trentina 
fruit de cinq années de recherche, et enfin il a 
composé le texte de l'« Atlantino tascabile de 
Kiepert », Milan, Hoepli, 1880. 

Malherbe (B.-Joseph d'Arçay), écrivain fran- 
çais, né, à Loudun (Vienne), le 29 novembre 
1809. Après de brillantes études faites au Col- 
lège de Poitiers, il étudia la médecine et com- 
mença par la médecine militaire; après avoir 
été attaché pendant doux ans aux hôpitaux mi- 
litaires de l'armée d'Afrique, il a été, à la suite 
d'un concours, envoyé au Val de Grâce, où il a 
occupé les fonctions de chef de clinique jusqu'à 
la fin de 1837. Nommé médecin inspecteur des 
eaux minérales de Bagnères de Bigorre, il y 



MAL 

est resté pendant quarante ans ; après il passa 
pendant quinze ans à Cauteretz, et en dernier 
lieu, à Néris, où il fut nommé médecin inspec- 
teur en 1870. Dans ces différentes situations, il 
a fait quelques publications sur les eaux de 
Cauteretz et de Néris, et il a collaboré à V Union 
Médicale; on lui doit, en outre, des œuvres lit- 
téraires : « Indiscrétions contemporaines »; une 
étude sur la « Salle à manger du docteur Vé- 
ron », 1868; « Duels parlementaires »; « Les 
journalistes d'autrefois » ; « Les Présidents de 
la Chambre », 1883; « Semaines littéraires», 
1887; « Monsieur Thiers », 1888. 

Mallauder (Gustave -Richard, pseudonyme 
Malle), humoriste, auteur et artiste dramatique 
suédois, né en 1840, a donné quelques pièces 
au théâtre ; citons : « I gladastunder », 1881 ; 
« Visos, sànger och skizzer », 1884. 

Mallarmé (Stéphane), poète symboliste fran- 
çais, né, à Paris, le 18 mars 1842; il a donné 
xiae traduction en prose des Poèmes d'Edgar 
Poë, et publié dans de nombreux recueils pé- 
riodiques des poésies qui n'ont été réunies 
qu'en un très rare volume photogravé sur le 
manuscrit de l'auteur. M. S. M. est un « auteur 
difficile » et mystérieux; il entend, dans ses 
vers, faire de la musique, « Les initiés, dit Mt 
« Coppée, qui déchiffrent à partition ouverte, 
« des morceaux symphoniques tels que VAprès- 
« midi dhm Faune savent distinguer, à travers 
« le voile des lontaines correspondances et des 
« vagues analogies, la pensée de M. Mallarmé.... 
< ou son rêve. Ce qui est indéniable, c'est l'in- 
« fluence exercée par lui sur tout un groupe 
« de jeunes artistes en vers — décadents, sym- 
« bolistes, etc., qui l'honorent comme un pré- 
« curseur et comme un maître ». M. S. M., qui 
collabore depuis vingt ans à toutes les Revues 
de curiosité et de littérature, prépare en ce mo- 
ment une œuvre d'art personnel dont la pre- 
mière publicité « par des moyens qui lui sont 
particuliers », s'est faite en 1889. 

Mallat (A.), médecin et écrivain français, né, 
à Vichy, le l®"" janvier 1857, pharmacien, an- 
cien interne des hôpitaux de Paris, propriétaire 
des Eaux, fondateur et administrateur de la Mé- 
decine Thermale, fondateur de la Société d'hy- 
giène de Vichy, a publié : « Recherches et do- 
sages de la lithine dans les Eaux de Vichy », 
1887; « La question agricole en 1885 »; «Les 
Eaux douces de Vichy », 1883, etc. 

Mallat de Bassilan (Marcel- Jacques), homme 
de lettres français, né, à Paris, le 17 mai 1852, 
fit ses premières études au Lycée d'Angoulê- 
me, puis deux années de médecine à l'Ecole de 
Reims, où il puisa le goût de la physiologie. 
Ensuite, maître suppléant aux Lycées Henri IV, 
Vanves, Saint-Louis (1873-78) et bibliothécaire 
à la Bibliothèque nationale. Depuis 1880, il a col- 
laboré comme chroniqueur au Courrier du soir, 
à VO/nnion Nationale, à la Vie Moderne, au Jour- 



MAL 



1423 



nal de la Santé et à VExpansion coloniale. Nous 
avons de lui en librairie : « La Comtesse Mor- 
phine », 1884; « Le roman d'un Rayon de So- 
leil » ; « Tunis et la Tunisie », 1880 ; « La Pa- 
trie en danger », 1885. 

Malmgreu (Anders-Johan), zoologiste finlan- 
dais, né en 1834, professeur à Helsingfors, ins- 
pecteur de la pêche en Finlande, né en 1834, 
a publié : « Kritisk af Piulands fiskfauna », 
1863 ; « Handlingar och forordningar angàende 
Finslands fiskesier », 1869-70. 

Malraosi (Charles), philologue hongrois, di- 
recteur du Gymnase Royal de Presbourg, né, à 
Alsô-Lovô, en 1848, a enseigné d'abord à Arad 
et à Budapest (de 1873 à 1884). On lui doit 
en hongrois une Grammaire latine, dont la sixiè- 
me édition a paru en 1885; « Cours de thèmes 
Latins », sixième éd., en 1885; « Syntaxe La- 
tine », troisième éd. en 1885; « Cours de thè- 
mes de la syntaxe latine », troisième éd., en 
1883 ; « Morceaux choisis de Live, Ovide et 
Phèdre », 3^ éd., ed 1883; « Notes à Tite-Live », 
1881 ; préface à une nouvelle édition de Salluste; 
« Horace », nouvelle édition avec notes; plu- 
sieurs essais dans les Revues philologiques et 
pédagogiqiies, 

Malmstroiu (Bernhard-Elis M.), illustre pu- 
bliciste, historien de la littérature et poète sué- 
dois, né en 1816. On lui doit: « Ariadne », 
1838 ; « Eiskarflickan vid Tinneisô >, 1839 ; 
« Blick pâ svenska vitterhetens nàrvarande 
tillstând », 1839-40; < Angelika ». 1840; « Ju- 
lianus » ; « Dikter », 1847; « Littérature histo- 
riska studier », 1860-61 ; « Tal och esthetiska 
afhandlingar » ; des études sur Shakespeare, 
Swift et Cervantes ; des essais : « Om den ro- 
mantiska skolan » ; « Samlade skrifter », 1866- 
69 ; « Grunedragen af svenska vàterhetens his- 
toria ». 

Malon (Benoît), publiciste et homme politique 
français, né, aux environs de Saint-Etienne (Loi- 
re), en 1841, d'une famille de cultivateurs. Il reçut 
une instruction primaire moyenne par les soins 
de son frère aîné, instituteur dans ce départe- 
ment. Tour-à-tour homme de peine et ouvrier 
teinturier dans la banlieue de Paris, il devint 
l'un des fondateurs de V Internationale dans la 
Seine, en 1868, et, comme tel, fut condamné à 
trois mois de prison. Depuis lors, toute sa vie 
a été très accidentée. En Italie, il fait de la 
typographie, habitant successivement Como, Pa- 
lerme, Lugano, Milan. Il a publié plusieurs fa- 
scicules à grands succès ; au reste, il écrit l'ita- 
lien couramment, s'étant instruit en cette langue, 
seul, à la Bibliothèque de Milan. Son action, 
dans ce pa5's étranger, fut considérable : elle 
s'exerçait contre les anarchistes en faveur des 
collectivistes. M. B. M. retourna en France 
après 1880 lors de l'amnistie générale. Il fonda 
le Parti Ouvrier, où il est resté deux ans. En- 
fin, de propagateur militant, il est devenu phi- 



1424 



MAL 



losophe. Comme tel, ses productions sont nom- 
breuses et importantes, A citer: « Manuel d'E- 
conomie sociale *; « Revue socialiste »; « Morale 
sociale »; «Les Collectivistes français »; € Le 
socialisme intégral »; en préparation: « Mélanges 
de philosophie, de politique et de socialisme »; 
< Le Socialisme chrétien » ; < Réfection de l'his- 
toire du socialisme » ; « Dictionnaire du socia- 
lisme ». Léon Cladel a consacré à cet apôtre 
de la justice et du droit une fort belle étude 
biographique publiée dans la Revue moderne. 

Malon (Paul- Jacques) , publiciste français, 
né, à Montpellier, le 10 juin 1844, s'est consa- 
cré d'abord à l'étude des langues vivantes et 
orientales. Attiré de bonne heure par les ques- 
tions coloniales et de politique internationale, 
il a fait, à cet effet, de longs séjours et de fré- 
quents voyages en Allemagne, en Russie et dans 
le bassin de la Méditerranée. Il s'est préoccupé 
surtout du rôle des écoles françaises dans le nord 
de l'Afrique et en Orient, et a été le promoteur de 
l'Alliance française. Il a publié: « Le Touking. 
Les événements de 1873 et 1874 », 1881 ; « Les 
événements de Tunis. Du rôle de l'Italie et de 
l'action du gouvernement français », id.; « Une 
série de lettres de voyage sur l'Algérie et la 
Tunisie *, Journal de Parlement, 1882; c Rap- 
port sur les écoles de Tunisie », Journal des 
bibliothèques populaires de la société Franklin, 
1883 ; « Etude sur la Tunisie », Progris français, 
revue populaire des couférences et cours scien- 
tifiques, id. ; « Rapport sur la Tunisie et la 
Tripolitaine », 1884 ; < Rapport sur les écoles 
de Tripoli », 1885 ; « Rapport sur les écoles 
de Tunisie », id. ; € La Nécropole Phénicienne 
de Medhia », 1884, en collaboration avec Phi- 
lippe Berger ; « L'Alliance française et l'ensei- 
gnement français en Tunisie en Tripolitain », 
1885 ; < De Palerme à Tunis », ouvrage orné 
de gravures, l'Ion, Nourritz et C'*, id.; « Les 
Allemands en Alsace-Lorrain », 1887 ; c L'Al- 
lemagne chez elle et au dehors », 1888. Il a 
publié en outre de nombreux articles dans le 
Parlement, le Bulletin de la Société Franklin et 
dans la Nouvelle Revue, la Revue Bleue et le 
Bulletin de l' Association républicaine, des études 
sur des questions de politique extérieure. 

Mnlot (Hector), romancier français, né, le 20 
mai 1830, à la Bouille (Seine-Inférieure), fit ses 
premières études à Rouen et son droit à Paris. 
Son activité littéraire commença en 1859 par un 
roman en trois volumes, intitulé : c Les victi- 
mes d'amour ». Vinrent ensuite: « Les amours 
de Jacques > ; « Romain Kalbris » ; « Un beau- 
frère » ; < Madame Obernin » ; « Une bonne 
affaire » ; « Un curé de province » ; < Un mi- 
racle »; « Souvenirs d'un blessé »; « La belle 
Madame Donis » ; * Clotilde Martory » ; < Le ma- 
riage de Juliette » ; « Une belle-mère > ; « Le 
mari de Charlotte » ; « L'héritage d'Arthur » ; 
« L'Auberge du monde » ; « Les batailles du 



MAL 

mariage » ; « Clara » ; « Sans famille > ; « Le 
docteur Claude » ; « La Bohême tapageiise » ; 
« Une femme d'argent » ; « Pompon » ; « Sé- 
duction » ; « Les millions honteux » ; « La pe- 
tite sœur » ; « Paulette » ; « Les bosoigneux » ; 
« Marichette » ; « Micheline » ; « Le sang bleu » ; 
« Le lieutenant Bonnet » ; « Baccara »; « Lyte »; 
« Vices français »; « Ghislaine »; « Conscience »; 
« Mondaine ». M. M. est un des auteurs fran- 
çais qui sont le plus lus et presque tous ses ro- 
mans ont été traduits et publiés en feuilleton 
dans les journaux italiens. 

Maltese (Félix), médecin et philosophe, né, 
à Victoria en Sicile, le l*^*" janvier 1839, s'est 
proposé dans ses ouvrages de démontrer que 
l'univers doit être nécessairement et non li- 
brement le résultat de l'association de trois 
causes substantielles irréducibles et non le ré- 
sultat d'une cause raoniste. Nous avons de lui: 
« Cielo », 1883; « Il vero e il nuovo nel libro 
Cielo », 1886 ; « Monisme o nichilismo », 1887 ; 
€ La filosofia di E. Caporali e il ponsiero scien- 
tifico di F. Maltese », 1888. 

Maltzan (Comtesse Malvine VOn), femme de 
lettres allemande, née le 10 août 1817, Elle a 
collaboré à l'édition allemande des œuvres de 
Molière par Schroder, et elle a traduit en alle- 
mand le C'id de Corneille, la Zaïre de Voltaire, 
VAthalie de Racine, le Bajazet de Racine, la 
Lucrèce de Ponsard, Elle a aussi collaboré à 
l'ouvrage de Schroder: « Friedrich der Grosse 
in seinen Schriften ». 

Malvasia-Tortorelli (Comte Hercule), écrivain 
italien, né, d'une noble, ancienne et illustre fa- 
mille de Bologne. Il connaît plusieurs langues 
étrangères, et à la perfection le français et l'an- 
glais. On a de lui, entr'autres: « Versi nelle 
nozze délia contessa Ginevra Malvasia col conte 
Raiï. Manzoni », Bologne, 1845; « Délie sco- 
perte di Ninive, descrizione di A.-H. Layard », 
traduction italienne, Bologne, 1855 (avec dédi- 
cace à la Comtesse M. T. S. A. Gozzadini) ; 
« Trattenimenti morali », traduits de l'anglais, 
Bologne, 1858; « San Petronio », description, 
Bologne, 1858; « La gemma nascosta », drame 
du cardinal Wiseman, traduit de l'anglais. Mi- 
lan, 1860, avec préface; < Del vero fine del 
civile Governo », traduit de l'anglais, Bologne, 
1865; « Il Lavoro », du Père Félix, traduit du 
français. Milan et Turin, 1862; « Istruzione di 
agricoltura dettata da Monsignore Inuocenzo 
Malvasia pel Fattore délie sue terre a Paiizano », 
écrit inédit, avec une notice biographique et 
généalogique sur Monseigneur Malvasia (1542- 
1612); « Fraramenti tratti dal libro di Samuele 
Smiles II Carattere », traduits de l'anglais, avec 
une intéressante introduction; Longfellow, « Fe- 
sta per la nozze di Hiawatha », traduction en 
prose de l'anglais, publiée à l'occasion des no- 
ces Ricasoli-Corsini, Florence, 1882; « L'Etu- 
diant de Cambridge » par M. E. W. Robertson, 



MAM 

traduit de l'anglais en français, Florence, 1883; 
« La Diichessa délia Vallière », drame de Bul- 
wer, traduit de l'anglais, avec préface, Plorence, 
1883; « La Morte », cliant de Beiby Portens, 
traduit de l'anglais, Bologne, 1884. 

Malyezzi (le comte Nerio), homme de lettres 
et publiciste italien, né, en 1856, à Bologne, 
suivit les cours universitaires de sa ville natale, 
et en 1878 publia « Lorenzo-Maria Riario, eru- 
dito Bologuese del XVII secolo ». Suivirent 
les « Lettere di principi di Casa Savoia », Bo- 
logne, 1879 ; « Memorie délia Compagnia dei 
Lombardi di Bologna », Bologne, 1880; « Pre- 
fazione al Diario meteorologico per l'anno 1824, 
di Andréa Pietramellara », Modena, 1885. Le 
Comte M. est un collaborateur distingué de la 
Rassegna Nazionale de Florence, où il publie des 
articles politiques dans un sens conservateur. 

Mainbelli (Ariodante), journaliste et polygrâ- 
phe italien, né, à Atri (Abruzzes), en 1819, 
étudia pour entrer dans les ordres, mais quit- 
ta le Séminaire pour se consacrer aux études 
scientifiques. Ses idées politiques le forcèrent à 
quitter son pays en 1852 ; en 18hO, il y retourna 
pour aider la révolution. Très lié avec Joseph 
Mazzini, il collabora aux journaux républicains 
le Duvere de Gênes, le Popolo d'Italia de Na- 
ples et la Nuova Europa de Florence. Ses ou- 
vrages remarquables sont: « Studio di riforma 
délia legge elettorale del 1848 » ; « Il Papato 
rimpetto all'Italia e ail' Europa », Naples, 1860; 
« Spirito Cristiano e il Papisme », id., 1862 ; 
« Rassegna critica dell'opera di Edgar Quinet: 
Il Grenio délie Religioni », id., 1878 ; « Lezioni 
di filosofia del diritto ». 

Marne (Alfred), imprimeur-éditeur français, 
né, à Tours, le 17 août 1811, dirige, dans cette 
ville, une maison considérable d'imprimerie et 
de librairie fondée par son frère au commence- 
ment de ce siècle, et qui, depuis 1845, a eu 
des agrandissements successifs ; des livres de 
liturgie, des ouvrages illustrés pour étrennes 
et pour distributions de prix, les paroissiens, 
les livres pour l'enseignement secondaire et pri- 
maire en composent le fonds. Parmi les ouvra- 
ges illustrés importants qu'a publiés la maison 
Mame, nous citerons « La Touraine », procla- 
mé un chef-d'œuvre par le jury de 1855, et la 
« Sainte Bible », illustrée par G. Doré (1867). 
L'imprimerie Mame est pourvue de trente mé- 
caniques à imprimer, à glacer, couper ou à mon- 
ter le papier, toutes mues par la vapeur et pro- 
duisant jusqu'à 20,000 volumes par jour. Les 
ateliers de reliure fabriquent des milliers de car- 
tonnages et confectionnent depuis la plus mo- 
deste couverture jusqu'aux plus riches reliures 
de luxe. Chaque jour ouvrable, il sort de la mai- 
son 3 à 4,000 kilogrammes de livres brochés 
ou reliés formant un total de 12,000,000 kilo- 
gramme par an. Des galeries pouvant cantenir 
quatre millions de volumes sont ouvertes à 



MAN 



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l'emmagasinement. L'établissement occupe en- 
viron 1000 ouvriers ou employés. Les plus hau- 
tes récompenses ont été décernées à la maison 
Mame. Elle obtint, en. 1867, l'un des prix de 
10,000 francs destinés aux « établissements mo- 
dules, où régnaient au plus haut degré l'harmo- 
nie sociale et le bien-être des ouvriers ». M. 
A. M. est commandeur de la Légion d'honneur 
depuis 1873. Il a associé à ses affaires, en 1859, 
son fils M. Paul M., et en 1837 un de ses petits 
fils, M. Edmond M. 

Managetta (Gunther-Beck vox), naturaliste 
autrichien, directeur et conservateur de la par- 
tie botanique du Musée des Sciences naturelles 
de Vienne, né, à Presbourg, le 25 août 1856. 
En dehors des monographies publiées, de 1884 
à 1889, comme programme de ses cours à l'U- 
niversité, dans les Actes de V Académie des Scien- 
ces de Vienne et de la Société Impériale zoo- 
logique et botanique, dans les Annalen des k. k. 
naturhistorischen Hofmuseums, dans le Botan. 
Central Blatt, dans les Bericht. der deutschen 
botanischen Gesellschaft, dans les Actes du Verein 
fier Landeskunde in Nieder- Osterreich, il a publié 
séparément : « Flora von Hernstein uud der 
weiteren Umgebung », deux vol., 1884; « Fauna 
von Hernstein », trois vol., 1886; < Itinera 
Principum S. Coburgi », la partie botanique, 
deux vol.. Gotha, 1888. 

Mauassei (Paolano, comte de Collestalte), 
avocat italien, né, à Terni, le 20 mai 1837, fit 
son droit à l'Université de Rome et étudia à 
l'École d'économie politique du prof. Perfetti. Il 
donna ses soins à la fondation des Salles d'asile 
et du Comice agraire de la ville et à l'administra- 
tion de Terni. Il est conseiller de la province de 
l'Ombrie, et de 1870 à 1888 fut président du Co- 
mice agraire de l'arrondissemejit de Terni. En 
1886, il a été commissaire pour l'organisation 
des congrès des caisses d'épargne italiennes et 
vice-président desdits Congrès à Bologne et à 
Florence. Voici la liste de ses ouvrages : * La 
campagna e il pensiero délia patria » ; « Saggi 
letterarii romani », 1859 ; « Bernardo il cieco », 
1863 ; « Concorsi agrari a premi nel circonda- 
rio di Terni », discours, Florence, 1865 ; « An- 
nuarî del Comizio agrario di Terni », 1868-72 ; 
plusieurs relations ; « Risposte ad alcuni que- 
siti sulla istruzione secondaria », 1873 ; « In- 
torno aile rappresentazioni agrarie », id.; « Al- 
cuni document! per la Storia di Terni e Spo- 
leto », 1875 ; « Tancredi Ferrero d'Ormea », 
1877; « Intorno al Crédite agricole », 1881; 
« Poésie di Paolo-Emilio Castagnola », biblio- 
graphie, 1882; « Consorzio délie valli umbre per 
il perfezionamento degli olii d'oliva », 1884 ; 
« Sul crédite agricole in Italia », id. ; « Sul li- 
mite délia sovrimposta fondiaria », 1885 ; « Le 
Casse di risparmio e il Consiglio di Stato », 
1886 ; « Terni agricola », id. ; « La consocia- 
zione délie Casse di risparmio italiane », id. ; 

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« Sull'attaazione délia legge per Tordinamento 
del Crédite agrario », lettre, 1887; « Délie Casse 
di risparmio e dei loro crediti ipotecarii in re- 
ciproca garanzia », 1888 ; « Studii amministra- 
tivi, relazioni e pareri al Consiglio e alla Depu- 
tazione provinciale dell'Umbria ». 

Maiiceanx (Hector), éditeur et géographe bel- 
ge, né, à Mons, vers 1830. La maison d'imprimerie 
et de librairie Manceaux existe à Mons depuis 
177'J ; elle est sans contredit l'une des plus con- 
sidérables de la Belgique, et elle a obtenu les 
plus hautes récompenses dans toutes les Expo- 
sitions. Son dernier catalogue, qui a paru en 
juillet 1889, comprend 104 pages petit in-folio, 
et accuse 417 ouvrages de fond publiés aux 
frais de l'éditeur, ouvrages pour la plupart des- 
tinés aux établissements d'instruction de tous 
les degrés. M. H. M., qui la dirige depuis de 
longues années, est une personalité extrême- 
ment sympathique. Ancien échevin de la ville 
de Mons et ancien président du tribunal de 
commerce, président de l'Association typogra- 
phique de Belgique, il est membre efifectif de 
la Société des sciences, des arts et des lettres 
du Hainaut, du Cercle archéologique de Mons, 
de la Société Royale belge de géographie, et 
membre correspondant de la Société de géogra- 
phie d'Anvers. Ses ouvrages classiques de géo- 
graphie, signés il/***, sont très estimés ; approu- 
vés par le gouvernement et par les autorités 
pédagogiques, ils sont adoptés dans une foule 
d'écoles et leurs éditions ne se comptent plus ; 
citons : « Géographie populaire de la Belgique », 
nouvelle édition, Mons, 1883 ; « Éléments de 
géographie générale », 30» éd., id., 1884; « La 
Belgique physique, politique, industrielle et com- 
merciale », id., id. ; « Petite géographie uni- 
verselle », 30« éd., id., 1885. Ces manuels, en- 
richis de cartes, de plans et de gravures, sont 
d'une exécution typographique remarquable; M. 
John Bartholomew a gravé, pour leur servir 
d'annexés et d'après les instructions minutieu- 
ses de M. M., deux excellents recueils de car- 
tes : € Atlas populaire de la Belgique » et 
« Atlas de géographie moderne ». Nous signa- 
lerons encore de M. H. M. une luxueuse « Géo- 
graphie de la Belgique », Mons, 1878, tirée à 
douze exemplaires, dont aucun n'a été mis dans 
le commerce, et un fort volume illustré, inti- 
tulé : « A fond de train dans toutes les parties 
du monde *, id., 1888. — En ces derniers temps, 
M. M. a annoncé l'intention de céder sa mai- 
son pour jouir d'un repos bien mérité par toute 
une vie de travail et d'études. 

Mancini (Dioclétien), poète italien, né, à Ter- 
ni, en 1857. Licencié ès-lettres de l'Université 
de Rome, actuellement professeur de belles-let- 
tres au Gymnase de Terni. Il étudia les langues 
modernes. Nous avons de lui : « Scelta di poé- 
sie », Terni, Borri, 1881; « Saggio di liriche 
inglesi tradotte », id., typ. de V Unione libérale. 



MAN 

1886. Il travaille maintenant à un volume de 
traductions de l'espagnol, de l'allemand et du 
serbe, qui contiendra des vers anglais et fran- 
çais de sa façon. 

Maucîuî (Jérôme), littérateur italien, ancien 
volontaire à l'armée de Garibaldi en 1860 et 
1866, deux fois député au Parlement italien, né, 
à Cortone, le 30 novembre 1882 ; nous avons do 
lui en librairie: « Commentarii sulla vita e sugli 
scritti d'Antonio Guadagnoli », 1858; « Discor- 
so sulla parte avuta dall'Alberti nel rimettere 
in onore la lingua italiana nel secolo XV », qui 
précède « De Leouis Baptistse Albertis elementa 
picturse », 1864; « Notizie sulla Chiesa del Cal- 
cinaio e sui diritti che vi ha il Comune di Cor- 
tona », 1867; « Vittoria Mancini », 1870; « Vita 
di Léon Battista Alberti », 1882 ; « I mano- 
scritti délia libreria del Comune e dell'Accade- 
mia etrusca di Cortona », 1884. A VArcJdvio 
Storico Italiano de Florence, M. M. a inséré les 
articles suivants : « Di un codice artistico e 
scientifico del 400, con note di Leonardo da 
Vinci » ; « De Libertate, dialogo sconosciuto 
d'Alamanno Rinuccini contre il Governo di Lo- 
renzo il Magnifico » ; « Nuovi documenti e no- 
tizie sulla vita di Léon Battista Alberti ». 

Manciui-Pierantoui (Grâce), femme- auteur 
italienne, fille du célèbre jurisconsulte et homme 
d'Etat italien Pascal Mancini, mariée au prof. 
Pierautoni, Sénateur du Roj'aume et professeur 
de Droit International à l'Université de Rome, 
née, à Naples, en 1843, acquit de bonne heure 
les goûts littéraires dans la maison paternelle 
et près de sa mère qui était une femme-poète 
très-distinguée. Son mariage avec un homme 
aussi distingué que M. P. fut favorable au dé- 
veloppement de ses goûts artistiques. Depuis 
1872, elle commença à publier dans la Nuova 
Antologia des contes charmants qui furent par 
la suite réunis en volumes. Citons : « Dora ; 
Treccia bionda; La casa nasconde ma non ruba », 
Milan, Brigola, 1876 (épuisé); « Valentina; 
Fiori appassiti », id., Ottino, 1878; « Lidia », 
id., 1879-80, traduit en allemand et en suédois; 
« Le commedie éducative », dont une « Il si- 
stema di Licurgo » a été traduite en français; 
« Il manoscritto délia nonna », traduit en fran- 
çais, Lemerre éd. Les poésies de M'"« M.-P. ont 
été réunies en volume, Bologne, Zanichelli, 
1879. Nous avons encore deux romans qui ont 
été traduits: « Dalla tinestra », Milan, Vallardi, 
1884-85; € Sul Tevere », Rome, Sommaruga, 
cinq éditions; deux comédies en vers « L'ultima 
recita » et « Marito ed avvocato » ; « Costanza », 
le dernier roman de M'"'^ M.-P., a paru à Rome, 
Loescher, 1888. Cette femme supérieure appar- 
tient à plusieurs académies d'Italie et de l'é- 
tranger. Elle a fondé des écoles et des asiles. 
Elle est collaboratrice assidue de la Nuova An- 
tologia. 

Maudalari (Marius), polygraphe folk-loria/c, 



MAN 

professeur et employé italien, né, à Melito Por- 
y tosalvo (Calabre), le 8 mars 1851; il fit ses 
premières études au Séminaire et au Lycée de 
Reggio et les poursuivit à Naples où il obtiut 
son doctorat ès-lois. Il tenta le barreau, s'en 
dégoûta et se voua entièrement aux études litté- 
raires. Il dirigea en 1884 la revue Napoli lettera- 
ria et enseigna la littérature italienne au Lycée 
de Caserte et à l'école normale de la même ville. 
Il est maintenant Directeur central des écoles 
, italiennes de l'Afrique du Nord avec résidence 
à Tunis. Nous donnons la liste de ses ouvra- 
ges: < Elementi di procedura pénale », Naples, 
1876; « Bozzetti napoletani », id., Morano éd., 
1877; « Canti del popolo reggino », id., 1881; 
« Altri canti del popolo reggino », id., Prête, 
1883; « Note e documenti di storia reggina », 
id., id., id. ; « In memoria di Francesco De- 
Sanctis », id., Morano, 1884; « Tre lettere iné- 
dite di Bernardo Tanucci », Rome, Loescher, 
1884; « Due uomini politici, studio », Naples, 
Morano, 1885; « Minuterie », Rome, Forzani, 
1885; « Osservazioni e proposte intorno allô 
insegnamento pubblico », id., Naples, Morano, 
1886; « Lo Stato ed i Maestri », Caserte, 1885; 
« Rimatori napoletani del quattrocento » (sur 
le Cod. 1035 de la Bibliothèque Nationale de 
Paris), Caserte, laselli éd., 1886; « Saggi di 
Storia e critica », Rome, fratelli Bocca, 1887; 
« Pietro Vitali ed un documente inedito riguar- 
dante la Storia di Roma, secolo XV », id., id., 
id. ; « La Reggia di Caserta e la sua récente 
trasformazione », Caserte, Turi, 1888; « La li- 
rica italiaua e Giosuè Carducci », id., id., id. M. 
31. vient de publier récemment en langue rou- 
maine un « Commentaire sur la Matelda di 
Dante », inséré au beau livre de M'"e Maria Chi- 
tin de Crajova, traductrice du grand poète. 

Maudelgren (Nils-Mânsson), historien de l'art 
suédois, né en 1813, a étudié à Stockholm et à 
Copenhague, et publié: « Monuments Scandina- 
ves du moyen-âge », 1855-62 ; « Samliugar till 
svenska odlingshistorien », 1866-68. 

Mander (Anne), femme-auteur italienne, née, 
à Solimbergo (Frioul), en 1836. Elle épousa en 
1861 Barthélémy Cecchetti, Conservateur des 
magnifiques Archives des Frari à Venise. Poète 
très délicat M. M. a disséminé ses pièces de vers 
dans différents journaux littéraires de la pénin- 
sule; l'excellent journal génois La donna e la 
famiglia en contient plusieurs. Nous souhaitons 
que bientôt elle réunisse ses poésies éparses 
en volume. Les titres de quelques unes de ses 
poésies donnent la physionomie toute moderne 
de son œiivre littéraire : « Un pensiero ai pa- 
lazzi — Nell'Esposizione artistica dell'S? in Ve- 
nezia »; « Pel Monumento del Re »; « Pel va- 
ramento délia corazzata Francesco Morosini »; 
« Alessandro Manzoui » ; « Garibaldi » ; « Il 
Colera a Napoli » ; « Casamicciola » ; « La Co- 
meta del 1882 e i tramonti del 1883 », etc. 



MAN 



1427 



Mandry (Gustave), jurisconsulte allemand , 
professeur de droit romain à l' université de 
Tubingue, chevalier de l'aigle rouge de Prusse, 
né, en 1832, à Waldsee (Wurtemberg), a fait ses 
études à Tubingue et Heidelberg. On lui doit, 
entr'autres : « Das Urheberecht an literarischen 
Erzeugnissen und Werken der Kunst », Er- 
langen, 1867, deux éd. ; « Ueber Begriff und 
Wesen des Peculium », Tubingue, 1869; « Das 
gemeine Familiengûterrecht », deux vol., 1871- 
74; « Der civilrechtliche Inhalt der Reichsge- 
setze », trois éditions, Tubingue, 1876; Fri- 
bourg et Tubingue, 1882 ; Fribourg, 1885 ; des 
essais nombreux dans les revues et dans des 
recueils différents. 

Maufriu (Comte Pierre), homme de lettres 
et homme politique italien, Sénateur du Royau- 
me, ancien député, né, en 1830, à Castelfranco 
Veneto, fit son droit à Pise, prit part aux guer- 
res de l'Indépendance, fut employé aux Minis- 
tères de l'Instruction publique et de l'Intérieur; 
nommé trois fois député, il siégea à gauche. Nous 
avons de lui: « Il sistema municipale inglese 
e la Legge comunale italiana » ; « L'ordinamento 
délie Società in Italia »; « L'avvenire di Vene- 
zia »; « L'insegnamento religioso nelle scuole »; 
« Neo-Guelfismo » ; « Il Comune e l'iudividuo in 
Italia »; et dans la Nuova Antologia (1879), 
l'article: « Chi dev'essere Ministre per la Ma- 
rineria » ; « Gli Ebrei a Roma » ; « I Veneti sal- 
vatori di Roma » ; « L'opéra sociale d'Oliviero 
Cromwell » ; « Memorie intorno al nuovo dise- 
gno comunale e provinciale », Padoue, 1888. 

Manfroni (François), pédagogiste italien, pro- 
fesseur, né, à Domodossola, en décembre 1837, 
docteur ès-lettres à l'Université de Turin, par- 
courut la carrière de l'enseignement. Nous avons 
de lui: « Il dottor Vincenzo », Mondovi, 1871; 
« Onestà e civile decoro », Milan, 1872 ; « Una 
prova per gli esami », id., 1873; « Le tribola- 
zioni di un buon proto », comédie, id., id. ; 
« Commediole per gli Istituti di educazione », 
id., id. ; « L'operaio esemplare », id., id., tra- 
duit en français et en flamand; « Il buon ope- 
raio », Coni, 1876; « Nobiltà e popolarità délie 
lettere », id., id.; « Dizionario délie voci im- 
pure ed improprie », Turin, Paravia, 1883; et 
plusieurs écrits et articles d'occasion. 

Mangin (Ferdinand), administrateur et pu- 
bliciste français, actuellement inspecteur géné- 
ral des forêts à Versailles, né, à Poitiers (Vien- 
ne), le 23 août 1823. Conservateur des forêts do 
l'Algérie du 27 février 1873 au 24 juin 1882. 
On lui doit : « Notice sur les forêts de l'Algé- 
rie », Alger, 1878. 

Man^old (Guillaume), théologien allemand, 
professeur de l'exégèse du Nouveau Testament 
à l'Université de Bonn, né en 1825, a publié: 
« De monachatus originibus et causis », Mur- 
bourg, 1852; « Die Irrlehrer der Pastoralbrie- 
fe », id., 1856; « Katechei. Auslegung der 



1428 MAN 

Gleichnisse Jesu Christi », Cassel, 1858; « Jean 
Calas und Voltaire », id., 1861; « Popularo 
Auslegung sâmmtlicher Gleichnisse Jesu Chris- 
ti », id., 1861; 2e éd., 1870; « Julian der Ab- 
trûnnige », Marbourg, 1862; « Drei Predigten 
ûber Johanneische Texte >, id., 1864; « Der 
Romerbrief und die An fange der rôm. Gemein- 
de », id., 1866; « Bilder aus Frankreich », Cas- 
sel, 1869; « Die Bibel und ihre Autoritat fur 
den Glauben der Christ. Gemeinde », Berlin, 
1878 ; « Erust Ludwig Th. Henke », Marbourg, 
1879; « De Ecclesia primœva pro Cœsaribus ac 
magistratibus romains praeces fondente », Bonn, 
1881 ; c Der Romerbrief und seine goschichtli- 
che Voraussetzungen », Marbourg, 1884. 

Mnuiu (Basile), jurisconsulte roumain, mem- 
bre du Parlement à Bukurest, né, en Transyl- 
vanie, en 1824, débuta en 1847 par un drame 
national: « Amélie ou la victime de l'amour ». 
Suivirent les ouvrages dont nous donnons les 
titres en français : « Dissertation historique- 
critique sur l'origine des Romains de la Dacie 
Trajano >, 1867; « L'unité latine », Bukarest, 
1867-72; « Mission de l'Occident latin dans 
l'Orient roumain », 1871 ; « Monumentul de la 
Calugaremi », 1869; « Etudes sur les écrits du 
prof. Yung sur les Roumains >, 1878; « Les 
Roumains dans la littérature étrangère », 1883; 
« Rapport à la Section historique de l'Acadé- 
mie sur le mouvement littéraire des Roumains », 
1884; « La Convention Consulaire de la Rouma- 
nie et de TAllemagne », 1886. 

Maukell (Charle.s-Abraham-M.), historien mi- 
litaire suédois, politicien et publiciste, ancien 
capitaine, né en 1828, a publié: « Studjier ofver 
sven.ska skargârdsflottens historia », 18?75; « Be- 
ràttelser om svenska krigshistoriens merkwûr- 
digste fàltslag », 1857-59; « Uppgifter rôrando 
svenska krigsmaltens styrka, sammansâttning 
och fordelning sedan slutet at fontonhuudratta- 
let », 1865; « Anteckningar rôrande finska ar- 
méens och Fiiilands Krigshistoria » , 1870 ; 
c Erik XIV's fall », 1876 ; « Om arsokerna till 
Gustaf II Adolf's doltagando i trettioariga kri- 
get >, 1879 ; * An Gustaf II Adolf's politik », 
1881 ; € Statistikae uppgifter rôrande svenska 
folkets skatter och deras fordelning », 1885. 

3Iaim (Charles-Henri), écrivain suisse, né, à 
Zurich, le 4 janvier 1839, perdit de bonne heure 
son père et reçut son éducation d'abord à l'Ecole 
technique, puis au Gymnase de Shaffhouse, ville 
dont sa mère était originaire. Un apprentissage 
de librairie fortifia en lui le goût des travaux 
intellectuels et lui permit de débuter tout jeune 
encore, en 1863, dans la carrière des lettres par 
un « Mémorial Chrétien », composé pendant un 
séjour à Dresde et qui est aujourd'hui parvenu k 
sa 12'»e édition. La création d'un journal popu- 
laire: Le Pèlerin, édité à partir de 1866 d'abord à 
Berne, ensuite à Schaffhouse et qui finit au bout 
de douze ans son existence à Bâle sous le nom 



MAN 

de Feuille pour la Ville et la Campagne, lui attira 
maint désagrément financier et autre: loin de se 
sentir découragé par cet insuccès, M. M. accepta 
deux ans après la direction successive de deux 
nouveaux organes politiques : Le Messager Ber- 
nois (1880-81) qu'il dut bientôt abandonner à 
cause de divergences avec ses actionnaires, et 
la Liberté (1881-82) qu'il ne faut point confon- 
dre avec la feuille du même nom, publié par le 
socialiste Most. La riche et pénible expérience 
acquise pendant vingt années de journalisme lui 
permet de se livrer dans son âge mûr à des 
travaux économiques plus substantiels et d'une 
plus haute portée, tels que : « La législation 
suisse sur les alcools », 1887 ; « La législation 
ouvrière », id. ; « Commentaires sur la constitu- 
tion fédérale », id,; « La législation militaire de 
la Suisse », 1888. Nous citerons encore d'après 
l'ordre des dates parmi les produits de sa plu- 
me infatigable : « Madame de Krudoner », 1866; 
« Dans une modeste position de fortune » (sous 
le pseudonyme de P. de Ladenbourg), 1870; 
« Le livre des veufs et des veuves : Alsace et 
Lorraine », 1871 ; « Berne et ses environs », 
1884 ; 2n'e éd., 1887 ; « Albert de Haller », bio- 
graphie populaire, 1882; < Souvenirs d'un jour- 
naliste (1882-85) », 1885. 

Maunhardt (Guillaume) , écrivain allemand, 
né, le 25 mars 1831, à Friedorichstadt (Schles- 
wig), étudia à Berlin et à Tubingue et s'oc- 
cupa spécialement de mythologie. Nous avons 
de lui : « Mythes germains », recherches, Berlin, 
1858; « Les Dieux des peuples Teutons », id., 
1860; « Fleurs de noël dans la coutume et la 
tradition », id., 1864; « Les deux mondes du 
blé », id., 1868; « De Diis Samogitorum », 
Mittau, 1868; « Cultes des forêts et des 
champs », Berlin, 1875; « Clitia », 1876, etc. 
Manuliardt ( Jules ) , éminont oculiste alle- 
mand, né, en 1834, à Hanerau (Holstein), il a 
fait ses études en Allemagne, à Berlin avec 
Graefe, et en Hollande, à Utrecht, avec Don- 
ders ; il a été, pendant dix ans, directeur d'une 
clinique ophtalmique à Hambourg ; il a beau- 
coup voyagé en Europe, en Asie, en Afrique, 
en Amérique, séjourné, pendant des années, à 
Florence et à Constantiuople, et publié plusieurs 
mémoires, essais, articles dans les revues mé- 
dicales, et, sous l'anonyme, un grand nombre 
d'écrits littéraires et philosophiques dans les 
revues littéraires. 

Mainiheini (Amédée), géomètre français, co- 
lonel d'artillerie, professeur de géométrie des- 
criptive à l'Ecole polytechnique, lauréat de l'A- 
cadémie des Sciences (prix Poncelet), est né, à 
Paris, le 17 juillet 1831. Il a publié: « Mémoire 
d'optique géométrique », Atti délia R. Accademia 
dei Lincei (18S5-86) et Journal de Mathémati- 
ques pures et appliqxiées (1886) ; « Liaison géo- 
métrique entre les sphères osculatrices de deux 
Courbes qui ont les mêmes normales priucipa- 



MAN 

les > (Proceedings of the Lonâon mathematîcal 
Society, juin, 1885) ; « Théorie géométrique de 
l'hyperboloïde articulé » ; « Transformation des 
propriétés métriques des figures à l'aide de la 
théorie des polaires réciproques », Paris, 1857; 
« Étude sur le déplacement d'une figure de for- 
me invariable » ; « Sur la surface de l'onde », 
La plupart des travaux de M. A. M. se rappor- 
tent à la géométrie pure et ont paru dans le 
Journal de l'École Polytechnique; dans le Bulle- 
tin des Sciences mathématiques^ dans le Journal 
de mathématiques, dans le Bulletin de la S>ciété 
mathématique de France. En 1886, M. M. a fait 
paraître la 2™e éd. de son « Cours de géomé- 
trie descriptive de l'Ecole Polytechnique, y com- 
prenant les Éléments de la géométrie cinéma- 
tique qui est son principal ouvrage (la 1^^ éd., 
avait paru en 1880). M. A. M. est l'un des douze 
membres étrangers de la Société de mathéma- 
tique de Londres. 

Mauni (le rév. père Joseph), poète italien, 
né, à Florence, le 20 août 1844, entra en 1859 
dans l'Ordre des Scolopi et devint bientôt pro- 
fesseur de littérature italienne aux écoles que 
cet ordre dirigeait à Florence; depuis 1886, le 
rév. P. ]M. dirige une Institution à la Badia 
Fiesolana< Nous avons de lui: « Poésie varie »; 
« Rime », 1884; « Epigrafi varie » ; « In Ya- 
ticano », 1888. Sous presse: « Nuove Rime ». 
Manuing (S. E. le Cardinal Henri-Edouard), 
archevêque de Westminster, né, à Rotterigge, 
le 15 juillet 1808, fit ses études d'abord à Har- 
row, puis à Oxford au Collège Balliol, d'où il 
sortit bachelier en 1830. Il fut, pendant quel- 
que temps, un des meilleurs orateurs de l'église 
anglicane, et nous le trouvons archidiacre de 
Chichest^r en 1840 ; mais il quitta les bénéfices 
dont il jouissait pour rentrer en 1851 dans le 
sein de l'église romaine; il ne tarda pas long- 
temps à s'y faire ordonner prêtre; en 1857, il 
fonda à Bayswater les Oblats de St.-Chai-les 
Borromée. Les honneurs suivirent et S. S. Pie 
IX le nomma Protonotaire Apostolique, Prélat 
domestique et Archevêque de Westminster (8 
juin 1865), Cardinal prêtre (15 mars 1875). L'œu- 
vre littéraire protestante de S. E. le Cardinal 
M. se compose de quatre volumes de Sermons 
publiés avant 1850; l'œuvre catholique est la sui- 
vante: < The Grounds of Faith », 1852; « Tem- 
poral Sovereignty of the Popes », 1860; « The 
Last Glories of the Holy See Greater than the 
First », 1861; « The Présent Crisis of the 
Hol}' See tested by Prophecy », id.; « The Tem- 
poral Power of the Vicar of Jésus Christ », 
1862; « Sermons on Ecclesiastical subjects; with 
an Introduction on the Relations of England to 
Christianity », 1863; « The Crown in Council 
on the Essays and Roviews », 1864; < The Cou- 
vocation and the Crown in Council », id. ; « The 
Temporal Mission of the Holy Ghost; or Rea- 
son and Révélation », 1865; « The Reuniou of 



MAN 



1429 



Christendom », 1866; < The Temporal Power 
of the Pope in its Political Aspect », id. ; « The 
Centenary of St.-Peter and the General Coun- 
cil », 1867; « England and Christendom », id.; 
« Ireland », 1868; * The œcumenical Council 
and the Infallibility of thie Roman Pontiff », 
1869; « The Vatican Council and its Défini- 
tions », 1870; « Pétri Privilegium », 1871; 
« The Four Great Evils of the Day », id.; € The 
Fourfold Sovereignty of God », id. ; « The Dse- 
mon of Socrates », 1872; « Cœsarism and ul- 
tramontanism », 1874 ; « The Internai Mission 
of the Holy Ghost », 1875; « The True Story 
of the Vatican Council », 1877; « The Catho- 
lic Church and modem Society », 1880; « The 
Eternal Priesthood », 1883. 

Mamio (Baron Antoine), historien italien, fils 
de l'illustre baron Joseph Manno, auteur du livre 
célèbre et subtil « Délia fortuna délie parole », 
et d'une « Histoire de l'île de Sardaigne »; est 
né, à Tui'in, en 1834. Entré au service comme 
ofîicier d'artillerie après de brillantes études à 
l'Académie de Turin, il quitta de bonne heure 
l'épée pour la plume. Nous avons de lui les ou- 
vrages très remarquables suivants : « Relazione 
del Piemonte del Saint- Croix », 1876; « Rela- 
zione e documenti sull'Assedio di Torino e pel 
fatto di Pietro Micca, memorie » 1878, 1880, 
1883 ; « Informazioni nel 1821 in Piemonte » , 

1879 ; < Carattere e religiosità a proposito di 
alcune memorie del conte Federico Sclopis », 

1880 ; « Répertorie bibliografico délie pubblica- 
zioni délia regia Accademia di Torino », 1883; 
« Brevi notizie di Giuseppe Manno », 1884; 
« L'Opéra cinquanter.ai'ia délia R. Deputazione 
di Storia patria di Torino », id. ; « Bibliografia 
Storica degli Stati délia Monarchia di Savoia », 
en cours de publication; « Relazioni diplomati- 
che délia Monarchia di Savoia nella prima e nella 
seconda restaurazione (1519-1814) » ; « Indici 
cronologici muratoriani ». Le baron M. est mem- 
bre de l'Académie Royale de Sciences de Turin, 
docteur honoris causa de l'Université de Tubin- 
gue et Commissaire Royal de la Consulta Aral- 
dica italienne ; dernièrement il a été le promo- 
teur de la ligue de défense agraire, association 
très prospère et qui compte dans l'Italie du Nord 
beaucoup de souscripteurs. Les ouvrages du 
Baron M. se signalent surtout par une recher- 
che minutieuse du détail des faits historiques; 
leur valeur est généralement reconnue. 

Mannstaedt (Guillaume), compositeur, poète 
et publiciste allemand, né, le 20 mai 18 >7, à 
Bielsfeld, a débuté par l'opéra: « Der Tau- 
cher »; suivirent la farse en un acte: « Ailes 
Mobil », représentée en 1866 (150 représenta- 
tions) ; « Krieg und Frieden », drame patrio- 
tique; « Die Berliner Feuerwehr »; « Das Milch- 
màdchen von Schôneberg ». Il a dirigé l'or- 
chestre du Viktoriatheater, fondé la revue d'art 
intitulée : Der Kunatf retend, collaboré à plusieurs 



143 



31 AN 



journaux politiques pour la partie littéraire, 
donné plusieurs pièces au Centraltheater de Ber- 
lin et écrit une cinquantaine de petites pièces, 
entr'autres: « Der Stabstrompeter ». Plusieurs 
pièces de M. M. ont été traduites en anglais, en 
suédois, en norvégien, en danois, eu russe, en 
hongrois et en italien. 

Maunncci-Beuiucasa Cappoui (Louis), écrivain 
italien, né, à Florence, le 29 mars 1853, fit ses 
études particulièrement et les acheva, comme 
auditeur au Royal Isfituto di Studi Superiori 
de Florence. Rédacteur de la Gazzetta d'Italia 
on 1870, il publia en 1877 : « Vince chi sofïre e 
duia », scènes populaires en un acte représen- 
tées en 1876 au théâtre des Logge. Dans la 
même année: « Balia », fragment autobiographi- 
que. M. M. est depuis 1884 sous-bibliothécaire 
dans les Bibliothèques du Royaume; il réside 
à Parme. 

Mansion (Paul), mathématicien belge, né, à 
Marchin-lez-Huy, le 3 juin 1844. D'abord répé- 
titeur à l'Ecole du génie civil de Gand et main- 
tenant professeur d'analyse infinitésimale, d'al- 
gèbre et d'histoire des mathématiques à l'Uni- 
versité de cette ville, M. M. est docteur eu 
sciences physiques et mathématiques, membre 
de l'Académie Royale de Belgique et d'autres 
sociétés savantes. Nous devons citer de lui, ou- 
tre quelques opuscules : « Théorie de la multi- 
plication et de la transformation des fonctions 
ollii)tiques », Paris, 1870; « Eléments de la 
théorie des déterminants » (nombreuses éditions 
et traductions: la meilleure édition est celle de 
Paris , 1883) ; « Mélanges mathématiques », 
Gand, 1882; « Cours d'analyse infinitésimale », 
id., id. (autographié) ; « Cours de calcul inté- 
gral », id., 1883 (également autographié) ; « Pré- 
cis de la théorie des fonctions hyperboliques », 
Paris, 1884. M. M. a été couronné en 1873 par 
l'Académie de Belgique pour un mémoire sur 
la « Théorie de l'intégration des équations aux 
différences partielles des deux premiers ordres »; 
il a fait paraître, avec M. Namur, sous les aus- 
pices de cette Société: « Tables de logarithmes 
à l'i décimales jusqu'à 434 milliards, avec preu- 
ves par A. Namur, précédées d'une introduction 
théorique et d'une notice à l'usage des tables, 
par P. Mansion », Bruxelles et Paris, 1877; il 
a donné des notes importantes aux publications 
de l'Académie de Belgique, aux Compte s- rend us 
de V Académie des Sciences de Paris, aux Ayina- 
les de la Société Scientifiqtie de Bruxelles, aux 
Mé noires de la Société Royale des Sciences de 
Liège, aux Reports de VAssociation britannique 
pour Vavancement des Sciences, à la Revue de 
r instruction jnihligue en Belgique, à la Revue 
des questions scientifiques, à la Nouvelle Corres- 
jiondance mathématique, à Mathesis, à Messenger 
of Mathematics, aux Archives de Grunert, au 
Bullettino di Bildiograjia e di Storia délie Scienze 
viateniativhe e fisiche, etc. 



MAN 

Mante^nzza (Paul), médecin, anthropologiste, 
vulgarisateur de la science, homme de lettres, 
professeur, homme politique italien, ancien dé- 
puté. Sénateur du Royaume, né, à Monza, eu 
octobre 1831. Sa mère M"»e Laura Solera-Man- 
tegazza était ce modèle des femmes que le pro- 
fesseur M. M. a décrit dans un de ses meilleurs 
livres intitulé: « La mia Mamma ». Il étudia 
à Pise, à Milan et à Pavie, et dès l'âge de 19 
ans présenta à l'Institut Lombard un mémoire 
sur la génération spontanée qui le fit connaître 
dans le monde savant : des chagrins domesti- 
ques le poussèrent aux voyages et il visita la 
Suisse, la France, l'Allemagne, la Hollande et 
l'Angleterre. C'est pendant un séjour à Paris 
qu'il composa « La Fisiologia del Piacere », 
ouvrage qui est encore populaire aujourd'hui. 
Bientôt il subit l'attraction du Nouveau-Monde 
et le voilà en 1856 médecin à Salta (République 
Argentine), où il se maria. Revenu en Europe 
en 1858, les événements politiques l'empêchè- 
rent de retourner au delà des mers; la même 
année, il fut nommé professeur de pathologie 
générale à l'Université de Pavie. Il fonda le 
premier laboratoire de Pathologie expérimen- 
tale. Bientôt il quitta Paris pour Florence com- 
me professeur d'Anthropologie à VIstituto di 
Studi Superiori. L'œuvre de M. M. est impo- 
sante, car il est on même temps conférencier de 
premier ordre, artiste littéraire et très-fin cau- 
seur dans les salons. C'est un fait avéré que 
l'Italie doit à M. M., à ses pamphlets, à ses 
conférences, voire même à ses Almanachs le 
progrès en hygiène que tous les voj^ageurs cons- 
tatent. Ecrivain infatigable, la liste de ses ou- 
vrages est énorme. Chaque année il publie un 
Almanach hygiénique et chaque année il traite 
un sujet différent à propos d'hygiène. Sa col- 
laboration au Fanfulla délia Domrnica, à VAr- 
chivio d'Antropologia, alla Nuova Antologia, etc. 
est très-active. Malgré ce travail incessant, ses 
leçons, sa participation à différentes Commis- 
sions d'État dont il est membre, M. le Séna- 
teur M. a donné en librairie les ouvrages sui- 
vants : « Fisiologia dell'Amore » ; « Dio igno- 
to », roman; « Rio délia Plata e Teneriffa »; 
« Profili e paesaggi délia Sardegna » ; « Viag- 
gio in Lapponia » ; « Fisiologia del Dolore » ; 
« Un giorno a Madera » ; « Upilio Faimali 
domatore di belve »; « Gli amori degli uomini »; 
« Mente »; « Le Estasi umane », etc., etc. 
Quant à son œuvre purement scientifique en 
voici une liste presque complète : « Scrittori me- 
dici » ; « Délia dipsomania », 1858; « La Scienza 
e l'arte délia sainte », 1859; < Sulle virtù mo- 
diche e medicinali délia coca e sugli alimenti 
nervosi in générale », id. ; « Ricerche sopra 
una concrezione intestinale », 1858; « La ge- 
ueraziono spontanea », 1860; « La Fisiologia 
dell'uomo ammalato », 1861; « Délia tompera- 
tura délie orine m diverse ore del giorno e iu 



MAN 

diversi clitni », 1862; « Dell'ordine nella scien- 
za », id.; « La società Sud Americana », 1864; 
« Sulla Congestione », id.; « Sulla generazione 
spontanea », id.; « Degli innesti animali e délia 
prodiTzione artificiale délie cellule », 1865; «De 
la classification des aliénations mentales, de leur 
traitement par la coca et de leur début », 1865; 
« Del Guaranâ, nuovo alimente nervoso », id.; 
« Dell'anatomia patologica dei testicoli », id.; 
« Deirazione del dolore sulla calorificazioDe e 
sui moti del cuore », 1866; « Dell'innesto e 
délia galvanizzazione del ventricolo », 1867 ; 
« Sulla genesi délia fibrina nell' organisme vi- 
vente », id. ; « Dell'azione del dolore sulla re- 
spirazione », id. ; « Fisiologia e patologia del 
polso », 1868; « Dell'azione délie essenze e dei 
fiori sulla produzione dell'ozono atmosferico », 
1870; « E,icerche sperimentali sull'origine délia 
fibrina e sulla causa délia coagulazione del san- 
gue », 1871; « Tracce dell'osso intermascellare 
in tre crani neozelandesi e nuovo caso di dente 
sopranumerario »; « India », Milan, Trêves, 
1884; « La Naticra », Revue des Sciences, 1884; 
« Encidopedia igienica » ; 1880 « Fisionomia e 
Mimica », Milan, 1881; « Le tre grazie », id., 
1883; « Un viaggio in Lapponia con l'amico 
Stefano Sommier », id., 1881; « L'arte di esser 
f'elici », Florence, Barbera, 1886; « Il secolo 
nevrosico », id., id., 1887; « Il secolo Tartufe », 
Milan, 1886; « Testa »; « Fisiologia delFOdio »; 
« Le leggende dei fiori » ; « La gioia délie nozze 
fra i popoli selvaggi », etc. 

MantoTaui (Dino), journaliste italien, profes- 
seur de belles-lettres aux Lycées du Royaume, 
né, à Venise, le 4 décembre 1862, a été élevé 
au Lycée Marco Foscariui à Venise, a suivi le 
cours de Paléographie à FArchive d'Etat de la 
même ville, a étudié ensuite aux Universités de 
Padoue et de Bologne. Il s'adonna tout jeune à 
la publicité et fut bientôt collaborateur des prin- 
cipales feuilles littéraires d'Italie, tout en culti- 
vant les études historiques de littérature et d'art. 
Appelé à l'enseignement public, il y met une vraie 
jiassion et lui consacre toute son activité. Nous 
avons de lui: « Lagune », Rome, 1883; « Carlo 
Goldoni e il Teatro di S. Luca a Venezia », 
1885; « Novelle », 1887. M. M. a écrit plusieurs 
essais de critique et d'art dans la Cronaca Bi- 
znntina, la Dotnenica letteraria, le Fanfulla délia 
Domenica, la Domenica del Fracassa et le Ca- 
intiiti Fracassa de Rome. 

Mantovani (Gaétan), homme de lettres et ar- 
chéologue italien, né, à Mantoue, le 11 novem- 
bre 1815, fit ses premières études au Gymnase 
do sa ville natale, ensuite au Lycée de Crémone, 
son Droit à Pavie, et entra dans l'enseignement. 
Il fit la guerre de 1866 comme volontaire et 
enfin occupa la chaire d'histoire et de géographie 
à l'Institut Technique de Bergame et à l'École 
Normale des jeunes femmes. Il s'est beaucoup 
occupé d'archéologie. Nous avons de lui : « Sullo 



MAN 1431 

vicende délia morale nell'epoca contemporanea », 
Oderzo, 1872; « Il Museo Pitergino », Berga- 
me, 1874; « Due avanzi Romani di Terno », id., 
1877; « Il Sepolcreto romano di Mologno in Val 
Cavallina », id., 1878 ; « Il territorio del Viens 
Serminus e limitrofi »; « Recherche archéologi- 
que sur le territoire de Sermide », id., 1876-78; 
« Notizie archeologiche Bergamensi », 1881; 
« L'età preistorica del basse Bergamasco », 
1883 ; « Le ultime scoperte archeologiche di 
Fornuovo », id.; « Annuario idrografico pacla- 
no », 1886; « I Sermidesi nel 1848 », id. 

MaiitoYaui-Orsetti (Dominique), jurisconsulte 
italien, avocat, professeur de droit à l'Univer- 
sité de Bologne, fondateur et directeur delEcole 
libre des Sciences politiques à Bologne, né, .le 
19 juillet 1831, à Trévise. Il fit ses études dans 
sa ville natale et à Padoue, entra au barreau 
et dans l'enseignement en 1855, émigra en 18ri9 
et depuis 1860 enseigna les sciences politiques à 
l'Université de Pavie ; il passa ensuite à Bolo- 
gne où il fonda en 1883 TEcole libre des Scien- 
ces politiques. On lui doit : « Poésie », Trévise, 
1848-1855; « Sulle origini e sui progressi dol 
Diritto romano », mémoire; « Le leggi sul- 
l'usura 6 l'Economia politica », dans la Rivisfa 
Euganea de Padoue; « Del Diritto internazio- 
nale e del suo insegnamento », mémoire; « Pro- 
lezione al corso di Diritto internazionale » ; 
« Introduzione allô studio del Diritto interna- 
zionale moderno », Pavie, 1860; « Prolusione 
al corso di Diritto amministrativo », Bologne, 
1862; « La centralizzazione », Turin, 1862; 
« SuU' obbligatorietà dell'istruzione elementa- 
re », conférence; « Sui riconoscimento giuri- 
dico délie Società di mutuo soccorso », discours ; 
« Sui riconoscimento giuridico délie Società c!i 
mutuo soccorso e sulla istituzione di una Cassa 
générale per le pensioni alla vecchiaia », id. ; 
« Sui suffragio universale », discours; « Sui 
suflPragio universale », id.; « Il regolamento e 
la tariiïa per le vetture pubbliche di Bologna o 
il Diritto pubblico italiano », Bologne, 1880; 
« Cause civili e criminali », dans VEco dei Tri- 
hunalif Giornale di Giurisprudenza pratica di 
Venezia, Monitore dei Trihunali de Milan; « Sulla 
memoria Le prede marittime di Isidoro Perez 3' 
Cliva », relation, diZ.nsV Annuario délia E. Uni- 
rersita di Bologna; « Programmi délie lezioni 
di Diritto amministrativo; « Programmi e no- 
tizia délia Scuola libéra di Scienze politiche nel- 
l'Università di Bologna ». 

Mantz (Paul), littérateur et critique d'art 
français, né, à Bordeaux, le 28 avril 1821, fit 
son Droit à Paris et aborda dès 1844 la car- 
rière littéraire. Il collabora d'abord à V Artiste, 
puis débuta comme écrivain d'art à V Év'ènement 
en 1848. Il écrivit ensuite à la Revue de Paria, 
à la Revue Française et collabore encore aujour- 
d'hui d'une manière assidue à la Gazette des 
Beaux-Arts et au journal Le Temps. M. P, M., 



1432 MAQ 

qui s'est acquis une grande autorité et qui parle 
une langue excellente, a fourni à V Histoire des 
peintres de nombreuses notices. Il a rédigé plu- 
sieurs catalogues et publié avec M. F. Koller- 
hoven les Chefs-d'œuvre de la peinture italienne^ 
splendide album in-folio dont il a écrit le texte 
(l>-'60); il est l'auteur d'autres grandes publi- 
cations telles que Uans Ilolbein (1879), Fran- 
çois Boucher, Lemoine et Notoire (1880). Il a 
publié: « Histoire et description de l'église 
Sainte-Marguerite », gr. in-8°, Pion, 1884; 
« La Vie et l'œuvre de J.-F. Millet. Manus- 
crit d'Alfred Sentier, .publié par P. M. », in-4'', 
avec 12 héliogravures hors texte et 48 gravu- 
res, Quantin, 1880; « Le Musée de l'Ermitage», 
in-folio, Ad. Braun, 1888. M. P. M. a fait par- 
tie du jury d'admission des ouvrages d'art (4^ 
section, gravure et lithographie), à l'Exposition 
Universelle de 1878. Il a fait également partie 
de plusieurs Salons annuels. Il est directeur 
général honoraire des Beaux-Arts, membre du 
Conseil Supérieur, etc. 

Manael (Eugène), poète et littérateur fran- 
çais, ancien professeur de rhétorique, actuelle- 
ment inspecteur général de l'Instruction publi- 
que, né, à Paris, le 13 juillet 1823, fit ses étu- 
des au Lycée Charlemagne, entra à l'Ecole nor- 
male et fut reçu agrégé des classes supérieures 
des lettres en 1847. Il professa successivement 
la seconde et la rhétorique à Dijon, à Grenoble 
et à Tours, d'où il fut rappelé à Paris eu 1849. 
Après avoir enseigné aux Lycées Charlemagne 
et Saint-Louis, il passa en 1855 au Lj'cée Bo- 
naparte. Professeur de rhétorique en 1868 au 
Collège Rollin, il fut nommé deux ans après pro- 
fesseur de la même classe au Lycée Henri IV. 
Au mois de sept. 1870, M. J. Simon, Ministre 
de l'Instruction publique l'appela auprès de lui 
comme chef de son Cabinet et de son Secré- 
tariat. Nommé inspecteur de l'Académie de Pa- 
ris en 1872, il fut promu inspecteur général de 
l'instruction publique en 1878. Nous avons de 
lui: « Pages intimes », poésies, 1866; « Poè- 
mes populaires », 1872; « Pendant la guerre », 
1872; « En voyage », 1884; « La France », 
1868; deux drames: « Les ouvriers », 1870, et 
« L'Absent », 1873. M. M. a collaboré à quel- 
ques revues d'enseignement et a publié avec 
introduction et notes une nouvelle édition des 
€ Œuvres poétiques », d'André Chénior. 

Manz (Guillaume), oculiste allemand, profes- 
seur d'ophtalmologie à l'Université de Fribourg 
(Bade), né le 29 mai 1833, reçu docteur en 1858; 
on lui doit des travaux histologiques sur l'œil 
et autres organes ; sur la tubercoloso de l'œil, 
sur la névrite optique syraptomatiquo ; sur la 
tératologie de l'œil ; sur la myopie des écoliers, 
1883. 

Maquet (Adrien -Ernest), archiviste français, 
né, à Montfort L'Araanry, le 3 mai 1834. Son père 
ctait domestique chez la duchesse de Béthune- 



MAR 

Charost et sa mère couturière. Il avait 4 ans 
lorsque ses parents vinrent habiter Paris et lui 
firent apprendre l'état de serrurier. Eu 1852, le 
jeune M. vint travailler et se fixer à Marly-le- 
Roi. A l'école, l'histoire, l'architecture, le des- 
sin, la géographie l'attiraient tout particulière- 
mont et il consacrait ses soirées, les dimanches 
et jours de fête à faire, avec passion, des re- 
cherches historiques et archéologiques. Avec 
l'aide des sociétés savantes du département, il 
est arrivé à publier ses premiers travaux. Il 
est maintenant commis-archiviste aux archives 
départementales de Seine-et-Oise. M. M. a pu- 
blié : « Notice historique sur les seigneurs de 
Noisy-le-Roi », Mémoires de la Société archéo- 
logique de Rambouillet, in-8°, Raynal, impri- 
meur à Rambouillet, 1871, t. 1er; « Le Château 
et le couvent des Cordeliers de Noisy-le-Roi », 
Mémoires de la Société des sciences morales, 
lettres et arts de Seine-et-Oise, in-8o, t. 11®, 
Versailles, Aubert imprimeur, 1878; < Notice 
sur Rocquencourt », Mémoires de la Société 
des sciences morales, lettres et arts, Versailles, 
1880; « Les seigneurs do Marly-le-Roy », pré- 
face de Victorien Sardou (de l'Académie fran- 
çaise), Paris, librairie universelle, 1882, sous- 
cription du Ministère de l'instruction publique; 
« Nobiliaire et armoriai du Comté de Mont- 
fort-l'Amaurj'^ », Mémoires de la Société archéo- 
logique de Rambouillet, t. 5®, 1881, Rambouil- 
let, Raynal imprimeur, souscription du Ministère 
de l'Instruction publique; « Bougival et la Cel- 
le Saint-Cloud », préface de Jules Claretie (de 
l'Académie française), in-18°. Champion librai- 
re, 1884; « Bailly en Cruye et ses anciens sei- 
gneurs, recherches historiques », Mémoires de 
la Société des sciences morales, lettres et arts de 
Seine-et-Oise, t. 14^, 1884, in-8o; « Histoire 
de l'Etang-la-Ville », Mémoires de la Société 
de Paris et de Vile de France, t. 11^, in-8°, 
1885. Pour paraître: « Versailles aux temps 
féodaux », les histoires des communes de Vil- 
lepreux, Rueil et Louveciennes faisant partie 
du Canton de Marly-le-Roi, une étude sur les 
seigneurs du nom de Poissy. M. M. est offi- 
cier de l'Instruction publique, membre do la 
Société des gens do lettres et de plusieurs so- 
ciétés savantes. 

Maratuech (Pierre-Théodore-François, dit 
Fbancis Maratuecii), littérateur français, est, 
par sa mère, petit-neveu du maréchal Bessiè- 
res. Il est né, à Ferrières (Lot), le 29 janvier 
1853. Il a fondé en 1880 une revue mensuelle: 
Le Feu Follet qui, actuellement, forme neuf ou 
dix volumes de fantaisies, voyages, chroniques, 
nouvelles, critique et bibliographie. En 1882, le 
fondateur du Feu-Follet a publié chez Lemerre 
un volume de nouvelles intitulé: « Rocailles, 
chose de mon pays », dont Edmond About a 
parlé. Les « Rocailles », lui rappelaient « le 
M stylo vif, précis, peut-être un peu sec de Méri- 



MAR 

« mée », Ce volume obtint une médaille de la 
Société d'Encouragement au bien. En mars 1883, 
M. M. fut admis au nombre des membres de la 
Société des gens de lettres, sur un rapport flat- 
teur d'Edmond About. Depuis son admission, 
M. M. a offert trois nouvelles au Bulletin de 
la Société. M. Maratuech fait partie, depuis le 
22 décembre 1887, de la Société Philotechnique; 
il appartient en outre à plusieurs sociétés sa- 
vantes. 

Marazzi (le Comte Antoine), écrivain et voya- 
geur italien, né, à Crema, en 1845, docteur en 
droit en 1866; après la campagne de l'Indépen- 
dance il entra dans les Consulats; fit une explo- 
ration remarquable du grand Chaco (Paraguay), 
dont il publia le compte-rendu dans VEsplora- 
tore, journal de géographie édité par le capitaine 
Camperio. En dehors de plusieurs mémoires inté- 
ressants publiés au Bollettino Consolare iiaUano 
(1877-78), nous avons de lui: « Emigrati », en 
trois vol. 

Marbeau (Edouard), écrivain français, né, à 
Paris, le 27 juillet 1847, fit ses études à l'école 
de la Rue des Postes, ancien élève de l'école 
des Beaux-Arts et membre de la Société Cen- 
trale des Architectes, ancien auditeur du Con- 
seil d'Etat. Il est officier d'Académie, Comman- 
deur de l'Ordre de St.-Grégoire le Grand et Offi- 
cier de l'Etoile de Roumanie. Nous avons de lui 
en librairie : « Etudes de la Hongrie », 1880-81 ; 
« Roumanie, nouveau Royaume », 1881 ; « Sla- 
ves et Teutons », 1882. Il a fondé efc dirigé à 
Paris la Revue française de l'étranger et des 
colonies. 

Marc (Gabriel), poète français, né, en Au- 
vergne, en 1840, donna ses premiers vers au 
Moniteur du Puy-de-Dôme en 1857. Licencié 
en Droit de la Faculté de Paris, il vint s'éta- 
blir dans cette ville en 1864. A partir de cette 
époque, il a pris une part active au mouvement 
poétique qui s'est développé peti à peu autour de 
la librairie Lemerre. Il a figuré dans les publica- 
tions collectives de cet éditeur : /Sonnets d^ Eaux- 
Fortes, Pâmasses Contemporains, Tombeau de 
Théophile Gautier, Anthologie des poètes du XIX'^ 
siècle. H a publié de la prose et des vers dans 
un grand nombre de journaux et revues: Le 
Nain Jaune, VÉclair, la Revue moderne, L'Ar- 
tiste, L'Événement, La vie Littéraire, Le Gau- 
lois, La Vie Moderne, La Nouvelle Revue, la 
Jeune France, La Jeune Revue, Paris Moderne, 
le Figaro, le Moniteur Universel, etc. Mais tout 
on se mêlant à la vie parisienne, il n'a jamais 
oublié sa province et a fait paraître, pendant 
plus de vingt ans, dans le Moniteur du Puy-de- 
Dôme et la Revue d' Auvergne, des articles sur la 
littérature et les beaux-arts. II est le fondateur 
de l'association littéraire et artistique: « La 
Soupe aux choux », 1880. Les principaux ou- 
vrages de M. G. M. sont: « Soleils d'octobre», 
1868; « La gloire de Lamartine », 1869, chez 



MAE 1433 

Lemerre; « La Poésie Provinciale », 1875; 
« Sonnets Parisiens », 1875; « Le Puy-de- 
Dôme », 1876, Lemerre, éd.; « Poèmes d'Au- 
vergne », 1882, chez Charpentier. Ce dernier 
volume a obtenu une mention honorable de 
l'Académie Française ; « Liaudette, contes du 
Pays natal », 1887, 1 vol., prose. M. G. M. a 
fait représenter au Gymnase une comédie en 

un acte: « Quand on attend ! », jouée par 

l'excellent Saint-Germain, et a publié dans les 
revues une série d'articles sur les poètes qui 
ont célébré leur province, sous le titre : « Les 
Poètes du pays natal ». Il est correspondant de 
l'Académie de Clermont et a été membre du 
Comité de la Société des gens de lettres dont 
il fait partie depuis 1868. Ce qui constitue l'ftri- 
ginalité du poète, c'est qu'il vit à Paris, les 
regards fixés sur l'Auvergne, comme, avant lui, 
Brizeux sur la Bretagne. M. G. M., nommé of- 
ficier d'Académie en 1878, a été promu officier 
de l'instruction publique le 1er janvier 1884. Il 
est aussi officier du Nicham Iftikhar. 

Marcel (Etienne), pseudonyme de M™" Anna 
Henriette Caroline Thuez Malimuska, née dans 
la Loire-Inférieure, appartenant par sa mèro 
à une ancienne famille nantoise de républicains 
convaincus dont le représentant actuel siège 
avec distinction à la Chambre des Députés. 
Cette dame a publié: « Le Roman d'un Crime »; 
« L'argent et l'honneur »; « Elle et moi »; 
« Grand'Mère » ; « L'argentier du Roi » ; « Ar- 
melle » ; « Un isolé ». 

March (François-André), homme de lettres 
américain, né, le 25 octobre 1825, à Millbur- 
ne (Massachussetts), fit ses études d'abord à 
Worchester, puis au Collège d'Amherst, enfin 
à New-York. Il a été professeur au Collège La 
Fayette (1858), maître des conférences au dé- 
partement de jurisprudence (1875), Président 
de l'Association philologique américaine (1873- 
74) ; Président de l'Association pour la réforme 
de l'ortographe (1876), surintendant de la partie 
américaine du « Nouveau Dictionnaire Anglais », 
publié par les soins de l'Université d'Oxford, 
1879; Président de la Commission de l'État de 
Pennsylvanie pour la réforme de l'ortographe. 
Nous avons de lui: « The Pacification of the 
United States », 1861; « Philological Study of 
English », 1865; « English, a new Speech », 
1869; « Parser and Analyser », 1869; « Com- 
parative Grammar of Anglo-Saxon » , 1870 ; 
« Anglo-Saxon Reader », id.; « The Study of 
Anglo-Saxon in America », 1876; « The Spel- 
ling Reform », 1876-77; « Anglo-Saxon and 
Early English Pronunciation », 1871 ; « Récent 
Discussions of Grimnis Law », 1873; « Immatu- 
rity of Shakespeare in Hamlet », 1875; « The 
Faculty of Speech », 1876; « Dissimulated Ge- 
mination », 1877; « Lear », 1880; « Othello », 
1881; « Beowulf », 1882; « Harmonica of Ver- 
se », 1883; « The Personal Elément in Dactjdie 

180 



1434 



MAE 



Hexameters », id. ; « Quantity in English Ver- 
se >, 1885; « Influence of Books and Authorities 
upon Phonetic changes in English », 1884; « Neo 
Grammarian », 1885; « Once-Used Word» in 
Shakespeare », 1886; « Consonant Notation >, 
id. ; « Phonetic Law », id. ; « Classics of Chris- 
tian Greek and Latin », 1874; « Athenagoras », 
1875; « Latin Hymns », 1874. 

Marchai (Eugèno-Charles), né le 25 août 
1865, après avoir satisfait, aux exigences du ser- 
vice militaire, entra à la Compagnie du chemin 
de fer du Nord où son intelligence et ses aptitu- 
des furent bientôt appréciées. En 1886, il fonda 
V Anmiaire des cJiemtns de fer, publication dont 
le besoin se faisait vivement sentir et qui prit 
place au premier rang des publications uti- 
les. M. M. quitta l'administration du chemin 
de fer du Nord pour s'attacher à l'une dos pre- 
mières maisons d'édition de Paris. M. M. est 
aussi membre du Conseil d'administration de 
l'Association maternelle des employés des che- 
mins de fer français. 

Marchai (Joseph-Auguste), avocat et litté- 
rateur français, docteur on Droit, avocat atta- 
ché au barreau de Toulouse et plaidant, mem- 
bre de l'Académie des Jeux Floraux, est né, 
à Alger (Algérie), le 19 mai 1840. Dès sa jeu- 
nesse, il a publié des articles de critique litté- 
raire et d'économie politique dans divers jour- 
naux quotidiens et dans des revues; il a été 
couronné en 1873 et en 1874 par l'Académie 
des Jeux Floraux pour son « Eloge de Ville- 
main », et pour une « Etude sur le théâtre 
contemporain ». Il a fait paraître en 1886 une 
monographie de droit sur « L'assurance sur la 
Vie », Privât éd., Toulouse. 

Marchaud (Alfred), publiciste français, né, 
à Setz (Bas-Rhin), en 1842. M. A. M. se nom- 
me en réalité Kaufmann (Marchand est la tra- 
duction française de son nom alsacien). Il étudia 
la théologie protestante à Strasbourg, lauréat 
des prix Schmutz et Spener, et prédicateur à 
l'église française de Saint-Nicolas à Strasbourg, 
il déposa ses fonctions pastorales en 1869 et 
se fixa à Paris en qualité de rédacteur au jour- 
nal Le Temps. M. M. a contribué, après la guer- 
re de 1870, à fonder une des deux Sociétés 
de protection d'Alsaciens-Lorrains établies à 
Paris. Il a publié : « Valeur apologétique attri- 
buée par Jésus à ses miracles », 1872; « La 
Médisance », sermon; < Pilate et la vérité », 
id. ; € Lettres sur l'Exposition industrielle de 
Mulhouse » ; « Lettres sur le Salon de Mul- 
house »; « Les poètes Ij'riques de l'Autriche », 
1881 ; « Moines et nonnes, ou histoire, consti- 
tution, règle, costume et statistique des ordres 
religieux », 1881-82, 2 vol. ; « Nouvelles étu- 
des sur les poètes lyriques de l'Autriche », 
1886, M. M. a traduit de l'allemand les « Let- 
tres politiques contre l'annexion de l'Alsace et 
de la Lorraine », de Karl Vogt, 1871 ; « Les 



MAE 

Jésuites », de Johannes Huber, 1874, 2 vol. ; 
5*' édition, 1880, 1 vol. ; « La Légende de Saint- 
Pierre, premier évêque de Rome », de M. E- 
douard Zeller; « Les Lettres du maréchal do 
Moltke sur l'Orient », 1872; 2^' éd., 1877; « Les 
Lettres du maréchal de Moltke sur la Russie », 
1877; les « Récits d'un Nomade», de Maurice 
Hartmann, 1888. M. M. a fondé le Progrès Re- 
lifjieux; il a collaboré au Protestant libéral., au m 
Disciple de Jésus-Christ, à la Revue de philoso- * 
j)hie et de théologie de Strasbourg, au Courrier 
littéraire, à la Nouvelle RevAie, à V Illustration, 
à la Revue Alsacienne. 

Marchand (Claude-Frédéric), prêtre et ar- 
chéologue français, actuellement curé à Varam- 
bon (Ain), né, le 29 juillet 1847, à Ambérieu en 
Bugey (Aix), a fait ses études au Séminaire 
de Mesciancieux où il eut pour professeur le 
P. Ollivier, prêtre de l'Oratoire. Il suivit en- ^ 
suite le cours de philosophie da Collège de • 
Belley et les cours de théologie du Grand Sé- 
minaire de Brou à Bourg-en-Bresse. Ordonné 
prêtre en juillet 1871, il fut envoyé vicaire à 
Feillens près de Mâcon, où il exerça le Saint- 
ministère jusqu'au mois d'octobre 1879. L'auto- 
rité diocésaine lui confia à cette date la paroisse 
de Varambon (Ain), où il est curé depuis neuf 
ans. C'est là qu'il eut la bonne fortune de ren- 
conti-er un grand dépôt d'archives au château 
de Saint-Maurice do Remeus. Autorisé par M. 
Léopold de Tricaud à les consulter à loisir, il en 
retira des matériaux qui lui ont permis d'écrire: 
1» « L'histoire de l'Abbaye de Chassagne » ; 
et 2° « L'histoire de Varambon. Recherches 
historiques sur Varambon et ses seigneurs », 
qui ont paru d'abord dans la Revue de la So- 
ciété littéraire de VAin et dans la Semaine Re- 
ligieîise du Diochse de Belley, sans parler de 
sa collaboration aux journaux littéraires de la 
région. 

Marchand (Félix-Gabriel), publiciste et hom- 
me politique canadien, né, à Saint-Jean d'Her- 
ville, le 9 janvier 1832; député à l'Assemblée 
législative de Québec, il a été élu président de 
cette Assemblée le 27 juin 1^84, place qu'il 
occupe encore. Il a fait partie du Ministère 
Joly en 1878-79. Fondateur et rédacteur en 
chef du Franco-canadien de 1860 à 1878; ré- 
dacteur en chef du Temps, organe du parti li- 
béral à Montréal en 1883 ; collaborateur de plu- 
sieurs revues littéraires; membre de la Société 
Royale du Canada; officier de l'instruction pu- 
blique de France. Il a publié: « Un bonheur 
en attire un'* autre », comédie, Montréal (Ca- 
nada), Beauchemin éd., 1883; « Les faux bril- 
lants », comédie en 5 actes et en vers, Mont- 
réal, Beauchemin, 1885 ; « Fatenville », comé- 
die en 1 acte et en prose, Montréal, Revue ca- 
nadienne de septembre 1869 ; « Erreur n'est pas 
compte », vaudeville en deux actes et en prose, 
impr. de la Minerve, Montréal, 1872. 



MAE, 

Marchant (Louis), littérateur français, con- 
servateur du Musée d'histoire naturelle à Dijon 
de 1859 à 1887, né, à Dijon, le 22 juin 1828. 
Nous avons de lui en librairie: « Recherches 
les faïenceries de Dijon » ; « Inventaire de la 
Sainte-Chapelle de Dijon » ; « Cinq notices 
sur divers objets des temps préhistoriques » ; 
les traductions de l'allemand des « Lettres de 
Georges Cuvier à Plaff » ; de « La Bourgogne 
pendant la guerre » ; de la « Flore mythologi- 
que *, etc. M. M. a aussi collaboré au « Diction- 
naire des Antiquités grecques et romaines », 
publié sous la direction de M. M. Daremberg 
et Saglio, et au Magasin pittoresque. 

MarcUese (Jean), agronome italien, né, à Ca- 
salmonferrato, le 21 juin 1853. Après avoir ache- 
vé le cours d'agronomie à l'Institut Leardi, il 
continua ses études sous la direction de l'illustre 
agronome prof. Ottavi. Collaborateur ordinaire 
des journaux CoHivatore Vlnicolo italiano, Ba- 
cologo, Carrière ciel Villaggio, Carrière clella sera, 
Villa e fattoria, Orto e frutteto, il publia plu- 
sieurs articles : nous donnons la liste de ses 
ouvrages : « La trasformazione agraria » ; « La 
coltivazione del frumento secondo la trasfor- 
mazione agraria » ; « La coltivazione di plan- 
te nuove o poco note » ; « Principal! ma- 
lattie dei vini e mezzi pratici per curarle » ; 
« Passeggiate agrarie nell'Umbria, Lodigiano, 
Emilia , ecc. » ; « Vinum nostrum quotidia- 
num » ; « Infossamento dei foraggi seconda- 
rii » ; « La peronospera e mezzi pratici per 
combatterla »; « Conversazioni agrarie », deux 
volumes; « Le brine e i geli primaverili »; 
« L'agricoltura all'Esposizione Nazionale di To- 
rino » ; « La pratica délia conservazione délie 
frutta allo stato fresco e secco » ; « Diversi 
usi del granturco » ; « Fuscelli » ; « Missione 
délia donna in campagna ». 

Marchesetti (Charles de), écrivain et voj^a- 
geur italien, né, à Trieste, le 17 janvier 1850. 
Docteur ès-sciences naturelles à l'Université de 
Vienne en 1874, il voyagea aux.Iudes-Oi-ientales 
pour y étudier les maladies endémiques. A son 
retour, il fut nommé directeur du Musée Munici- 
pal à Trieste. Nous avons de lui: « Un'escursione 
aile Alpi Giulie », 1875 ; « Flora dell'Isola di 
Santa Caterina », id.; « Una gita al Gran Sasso 
d'Italia », 1876 ; « Botanische Wanderungen in 
Italien », id. ; « Ricordi d'un viaggio aile Indie 
Orientali », id. ; « On a prehistoric Monument 
of the W. Coast of India », id. ; « Descrizione 
dell'Isola Pelagosa », 1877 ; « Note iutorno a 
una fanciulla délia tribu degli Acca », id. ; « Del 
sito dell'antico Castello Pucino », 1878; « Su- 
gli oggetti preistorici di San Daniele », id. ; 
« Sulla Flora d'Isola », 1879 ; « Una passeg- 
giata aile Alpi Carniche », id. ; « Cenni geolo- 
gici suU'isola di Sansego », 1881 ; « Trieste e 
il commercio orientale », 1882 ; € Sulla natura 
délia pelagosite », id, ; « Florula del Campo 



MAR 



1435 



Marzio », id. ; « La Necropoli di Vermo in 
Istria », 1884; « Su un nuovo caso di Sinchio- 
si », id. ; « La Necropoli di Santa Lucia presso 
Telmino », 1886. De prochaine publication: 
« Flora di Parenzo » ; « La Caverna di Gobro- 
rizza » ; « Sull'antico Corso dell'Isonzo » ; « Og- 
getti preistorici di San Canziano ». 

Marchîui (Isidore), pédagogiste italien, di- 
recteur et fondateur de l'Asile d'enfance Um- 
berto I de Quarto près de Gênes, né, à Gênes, 
le 10 mars 1855, a achevé ses études lycéales 
et s'est voué à l'enseignement privé. Nous avons 
de lui: « La religione è délie anime grandi »; 
« Le Conferenze del Cardinale Alimonda »; « Ri- 
membranze giovanili » ; « Contre l'Internazio- 
nale » ; « Contro il duello » ; « Carlo Alberto 
e lo Statuto » ; « I miei casi » ; « Bozzetti sto- 
rici, critici e biografici di letteratura greca, la- 
tina 6 italiana ». Plusieurs discours, articles 
biographiques et bibliographiques. 

3Iarcks (Eric), historien allemand, profes- 
feur libre à l'Université de Berlin, né, à Mag- 
debourg, en 1861, a fait ses études à Bonn, à 
Berlin et à Strasbourg, a voj'agé en France et 
en Angleterre. On lui doit: « Die Ueberlieferung 
des Bundesgenossenkrieges 91-89 vor Chr. », 
Marbourg, 1884; « De aliis, quales in exercitu 
romano tempore libérée rei publicse fuerint », 
Leipzig, 1886 ; « Die Zusammenkunft von Ba- 
yonue, Das franzôsische Stattleben und Spanien 
in den Jahren 1563-67 », Strasbourg, 1889. 

Marco (José), auteur dramatique, né à Va- 
lence, établi à Madrid depuis 1856, épousa par 
procuration, après avoir lu ses œuvres, M^^^ Pi- 
lar Sinnes, écrivain distingué. Us divorcèrent 
après une douzaine d'années de vie en commun. 
M. M. est depuis vingt ans chef de bureau au 
ministère des colonies. Ses œuvres les plus re- 
marquables sont : « El sol de invierno » ; « La 
feria de las mujeres », etc. 

Marconi (Adolphe), écrivain italien, né, à Ve- 
nise, en 1845. Il fit son Droit à l'Université de 
Padoue, où il étudia aussi la philosophie à la- 
quelle il se dédia ensuite entièrement. Professeur 
à Rimini et Novare, il remporta par concours 
la chaire de philosophie au L5'cée Cesare Becca- 
ria de Milan, d'où il passa à Venise. Nous avons 
de lui une série d'articles parus dans le jour- 
nal Puhblica isiruzione (Venise, 1867-68), sous 
le titre: « Riflessioni sopra la politica »; «Di- 
scorso su Antonio Rosmini-Serbati » ; le rap- 
port pour le Concours Ravizza de 1876; « Corne 
si vengono svolgendo nello spirito umano il 
sentimento del belle e quello del buono »; < Og- 
getto e ufficio délia Psicologia »; € La critica 
nella questione délia spiritualità dell'anima uma- 
na », 1881; « La filosofia dei viaggi », 1880; 
« Pro e contro la filosofia », 1882; « Prolego- 
meni e prove », 1881 ; < Il teatro considerato 
come istitnzione morale », traduction de F. 
Schiller, 1881; M. M. a aussi en préparation 



1436 



MAR 



un ouvrage très important intitulé : « Esorbi- 
tanze >. 

Marcorau (Hj'éronime), poète hellène, né, à 
Corfou, en 182G, en deliors de plusieurs poésies, 
a publié un poème: « Il giuramento », 1875, dans 
lequel il peint le retour des exilés d'Athènes. 

Marcotti (Joseph), romancier, journaliste et 
avocat italien, né, à Campolongo (Cercle de Go- 
rizia), de famille originaire d'Udine, en 1850. 
Il fit son Droit aux Universités de Padoue et 
de Bologne; préférant le journalisme au barreau, 
il collabora à la Gazzetta d'Italia de Florence, 
dirigea le Risorgimento de Pise, et la Gazzetta 
di Bergamo, tout en étant correspondant très- 
actif de plusieurs journaux libéraux. Pendant 
la guerre Turco-Russe do 1877 il suivit le Quar- 
tier Générai du Czar pour le compte du Fan- 
fidla, où ses correspondances étaient signées 
Aristo; très-épris d'histoire contemporaine, M. 
M. s'est voué tout particulièrement à l'étude 
des peuples Slaves de la péninsule Balcanique ; 
il a condensé ses observations très-fines dans 
deux volumes publiés par la maison Trêves in- 
titulés : « Tre mesi in Oriente », et « Nuova 
Austria ». Ses études historiques du temps pas- 
sé sont rassemblées dans les volumes suivants : 
« Donne e Monache », recueil de curiosités 
de l'histoire du Frioul; « Il Castello di Vin- 
cigliata », illustration du superbe château ap- 
partenant à M. Temple-Leader; « Un mercante 
fiorentino », illustration de la vie de Jean Ru- 
cellai, patricien et banquier de la vieille Flo- 
rence républicaine. M. M. a mis le sceau à sa 
réputation de chercheur par sa monographie 
do « Giovanni Acuto », en collaboration avec 
M. Temple-Leader et dont il y a aussi une édi- 
tion en anglais due à M™*^ Lucy Baxter, plus 
connue sous le nom de Leader-Scott. Les deux 
éditions sont de Barbera, Florence, 1889. Eu- 
fin, nous avons de cet auteur deux romans 
historiques: le « Conte Lucio », et les « Dragoni 
di Savoia »; ce dernier vient d'être traduit en 
allemand; et deux romans de mœurs contempo- 
raines: « Il tramonto di Gardénia », et « Rosi- 
gnola ». M. M. a été aussi en quelques occa- 
sions correspondant du Figaro. 

Marcou (Jacques-Hilairc-Théophile), avocat, 
journaliste et homme politique français, né, à 
Carcassonne, le 18 mai 18,3. En 1838, il fonda 
et dirigea VAude, et en 1848 fit paraître la Fr-a 
tcrnité de l'Aude. Proscrit do décembre 1851, il 
80 réfugia en Espagne et ne rentra en France 
qu'on 1867; il reprit sa place au barreau, fut 
nommé pour la deuxième fois bâtonnier de l'Or- 
dre, fit reparaître la Fraternité combattant l'Em- 
pire. Élu député en 1873, 1876, 1877 et 1881, il 
se présenta lo 25 janvier aux élections pour lo 
renouvellement de la représentation sénatoriale 
de l'Aude, et fut élu au second tour. Il a pris 
place à l'extrême gauche et voté l'expulsion des 
princes. 



MAR 

Marcncci (Hector), chanteur et homme de let- 
tres italien, né, à San Séverine des Marches, en 
1830. Il fit ses études ecclésiastiques à Rome, 
mais ne sentant pas la vocation, il abandonna 
l'idée du saint-ministère, et doué d'une jolie 
voix de ténor, il étudia le chant et débuta dans 
la Muette de Portici à Naples. A Bologne, il se 
lia d'amitié avec Rossini. Atteint d'une maladie 
nerveuse, il quitta la scène et après avoir gas- 
pillé tout son argent fit de la littérature. Nous 
avons de lui : « Vita di S. Pacifico Divini », 
1849 ; « La Martire di Mugnano » ; « Icono- 
grafia poetica d'illustri Settempedani » (tra- 
duction) ; « Lettere édite ed inédite di Filippo 
Sassetti », Florence, Le Monnier, 1855 ; « Let- 
tere scelte di Annibal Caro », id., Barbera, 
1868; « Poésie polacche di Teofilo Lenartovicz », 
id., id., 1871 ; « La donna pia di monsignor 
Landriot » (traduction), id., id., id. ; « Pel IV 
Centenario di Niccolô Copernico », 1873; « Versi 
polacchi del conte Ladislao Kulczycki », 1874; 
« Versi », Florence, Barbera, 1880 ; « Prose 
moderne ad uso délie scuole », id., id., 1883; 
« Crestomazia di prose ad uso del trecento », 
id., id., 1887. 

Marcusen (Waldemar), né, à Saint-Péters- 
bourg, le 27 juillet 1855, d'une famille d'origine 
finlandaise, fils d'un professeur aux Universités 
de Saint-Pétersbourg et d'Odessa, quitta fort 
jeune la Russie pour l'Allemagne et reçut son 
éducation classique aux Gj^mnases de Gotha et 
de Dresde. L'Université de Heidelberg lui con- 
féra en 1877 le grade de docteur en Droit après 
l'avoir compté pendant plusieurs semestres 
(1874-1877) au nombre de ses plus brillants 
élèves. Celle de Berne se l'attacha en 1880 eu 
qualité de privat-docent pour le Droit romain et 
de suppléant du professeur Emile Vogt (1883). 
M. M. qui s'est déjà fait connaître par dos mé- 
moires: « La retraite des donations contraires 
au devoir », 1881, et « La doctrine de l'héréditas 
jacens d'un des rapports avec l'ancien usage capio 
pro horede », 1883, prépare une série de mémoi- 
res sur les constitutions des empereurs romains, 
lesquelles doivent paraître à très bref délai. 

Marchai (Charles-Ferdinand-Nicolas DE MoN- 
delangk), médecin et écrivain français, né, à 
Mondelange, le 11 mai 1826, commença ses étu- 
des au Collège de Thionville (1839-1842), et les 
acheva au Lycée de Metz (1842-1845), puis 
vint étudier la médecine à Paris, où il se fit 
recevoir docteur en 1850. M. M. de retour dans 
son pays fut nommé médecin cantonal et mé- 
decin de la Compagnie du chemin de for de 
l'Est (1855-1870). En 1866, il accepta les fonc- 
tions de médecin eu chef des eaux minérales 
de Mondorf (Grand-Duché de Luxembourg), po- 
sition qu'il conserva jusqu'en 1876. M. M. reçut 
deux médailles d'argent pour services rendus 
dans les épidémies cholériques en 1855 et 1857, 
et la croix de la Légion d'honneur pour servi- 



MAR 

ces rendus dans les ambulances de Metz pen- 
dant le blocus de cette ville en 1870. Il est 
aussi décoré de l'Ordre royal de la Couronne 
de Chêne des Pays-Bas (1876), et le Gouver- 
nement luxembourgeois s'étant rendu aquérenr 
des Bains de Mondorf a nommé M. M. membre 
de la Commission de la haute surveillance de 
cet établissement. Il appartient, en outre, à la 
Société des sciences médicales de la Moselle, 
à la Société roj^ale des sciences médicales et 
naturelles de Bruxelles; à la Société d'hydro- 
logie médicale de Paris ; à l'Institut Royal 
Grand-ducal de Luxembourg; à l'Académie de 
Metz. On lui doit: « Études sur les eaux mi- 
nérales de Mondorf », Paris, V. Masson, in-8°, 
1878; « Observations cliniques sur l'action thé- 
rapeutique des eaux de Mondorf, employées 
isolément ou associées à l'hydrothérapie ration- 
nelle », Paris, 1870, 18-8°; « Étude sur l'ac- 
tion des eaux de Mondorf dans les paralysies 
cérébrales ou hémiplégies », Luxembourg, Eh. 
Sehrôll impr., in-8o. Il a en outre publié un 
certain nombre d'articles dans V Union médicale 
de Paris, le Bulletin de thérajyeutiqiie, et dans 
la Revue médicale de Strasbourg, dont il a été 
un des principaux rédacteurs. 

Mareiico (Léopold), écrivain dramatique ita- 
lien, fils du célèbre poète tragique Charles M., 
né, à Ceva, en 1836. Il débuta comme officier 
à l'armée ; donna au théâtre Carignan de Turin 
une tragédie intitulée : « Piccarda » ; plus tard 
« SafFo » e « Speronella ». Mais il quitta bien- 
tôt la tragédie pour le drame en vers. Citons: 
« Céleste »; « Tempeste alpine »; « Marcel- 
lina »; « Il Palconiere di Pietra Ardena »; 
« Adelasia » ; « Speroni d'oro » ; « Giorgio 
Gandi » ; < L'eredità dello zio » ; « Tecla » ; 
« Un malo esempio in famiglia »; « Piccarda 
Donati » ; « Lo spiritismo »; « Letture ed esem- 
pi »; « Il Ghiacciaio di Monte Bianco » ; « Per- 
ché al cavallo gli si guarda in bocca ?» ; « La 
famiglia » ; « Nozze » ; « Carmela » ; « Raffaello 
Sanzio » ; « Arimanna » ; « Corrado » ; « Dé- 
serte » ; « I figli d'Aleramo » ; « Supplizio di 
Tautalo » ; « Gelosie » ; « Trappole d'oro » ; 
« Gli amori del nonno » ; « Il conte Glauco »; 
« Quel che nostro non è » ; « Valentina » ; « La 
scommessa di Riccardo » ; « Capricci del caso »; 
Tramonti » ; « Silvana » ; « Masti Antonio » ; 
« L'hanno tutte, mamma, il suo babbo ? »; 
« Guai dell'assenza »; « Giorgio Nano, mar- 
chese di Cera »; « Don Ambrogic »; « A Ca- 
samicciola » ; « Bice » ; « Gemma ha dei se- 
greti » ; « Matassa arruffata » ; « Rosalinda »; 
« Valeria » ; « Mio marito » ; « Sotto la per- 
gola » ; « Maritana » ; « La dote di mia sorel- 
la » ; « Lorenza » ; etc. et enfin : « Carcere pré- 
ventive ». Il tenta ensuite le théâti-e en prose 
avec moins de succès. Il appartient à l'école 
lyrique et nous avons de lui plusieurs pièces 
de vers remarquables insérées aux revues. 



MAR 



1437 



Marenîn (Wassili-Ivanowitch), écrivain rus- 
se, prêtre de l'église de la Maison des pau- 
vres Timenkowo-Frolowo, professeur de reli- 
gion à l'École Supérieure de Saint-Pierre à 
Saint-Pétersbourg; né dans le gouvernement 
de Tver, élevé dans le Séminaire ecclésiastique 
et dans l'Académie ecclésiastique de Saint-Pé- 
tersbourg, il a publié un discours pour le cen- 
tenaire de la naissance de l'Empereur Alexan- 
dre 1^1" et un mémoire sur les écoles ecclésiasti- 
ques sous l'Empereur Alexandre l^"" et sur le 
zèle de Speranski en faveur de ces écoles. 

Marescottl (Ange), économiste, philosophe, 
patriote italien, Sénateur du Royaixme, né, à 
Lugo, en 1815; docteur en médecine en 1833, 
en chirurgie en 1834 à l'Université de Bologne, 
il se perfectionna à Paris en 1842, où il se lia 
d'amitié avec Pellegrino Rossi. En 1848 il ac- 
courut soldat volontaire sous le général Duran- 
do à Vicence, ensuite sous le général Garibaldi 
à la défense de Rome. Il prit part en 1859 aux 
événements révolutionnaires, fut chef de Divi- 
sion à la dette publique sous la Dictature Fa- 
rini. Conseiller d'Etat et enfin professeur d'Éco- 
nomie politique à l'Université de Bologne. Nous 
avons de lui: « Memoriale politico e militare 
délia storia universale », 2 vol., 1854; « Discorsi 
sull'Economia sociale », 4 vol., 1856; « Le fi- 
nanze e gli organismi finanziari », 1867; « Con- 
ferenze sull'Economia studiata col metodo posi- 
tive », 1878; < I fenomeni economici e le loro 
cause », 1882; « L'economia sociale e l'espe- 
rienza », Bologne, Zanichelli, 1884; « La legi- 
slazione sociale e la questione economica », Mi- 
lan, 1886; « Conosci te stesso e l'ambiente délia 
tua attività », Bologne, Zanichelli, 1888; « I 
bolognesi aile urne », id., id., 1889. Nous avons 
aussi de lui plusieurs mémoires épars dans les 
revues scientifiques. 

Marescotti (Hercule-Arthur), musicien, écri- 
vain, éditeur musical d'Italie, né, à Cuccaro, 
dans le Montf errât, le 16 mai 1866. Après avoir 
acquis une bonne réputation comme pianiste, il 
collabora au Teatro lUustrato de Milan, à Vlta- 
lia artistica de Turin, et à VEco délie belle arti. 
Il fonda, la maison éditoriale de Vltalia artistica 
qui a publié Vlfalia artistica et la Farfalla. M. 
M. est l'auteur de quelques ouvrages dramati- 
ques, entr'autres : « Il Duca Terenzi »; « Ester 
e le vie délia Vita ». 

Margaiue (Henri-Camille), homme politique 
français, capitaine d'infanterie, démissionnaire 
en 1863, après avoir servi en Afrique et avoir 
fait la campagne de Crimée, campagne pendant 
laquelle il a été fait chevalier de la Légion 
d'honneur le 8 septembre 1855. Maire de Saint- 
Ménehould, révoqué après le 24 mai 1873, mal- 
gré les services rendus pendant l'occupation 
prussienne, il est né, à Saint-Ménebould, le 4 
décembre 1829. M. M. a été élu représentant 
de la Marne le 8 février 1871, et député de 



1438 



MAR 



Saint-Ménehould, le 20 février 1876; il siégea 
à gauche dans les deux Chambres, et a été 
questeur de la seconde. Il a publié dans Le 
XIX*^ Siècle des lettres très-reuiarquées sur la 
politique du jour. Réélu le 14 octobre 1877 et le 
21 août 1881, ainsi qu'aux élections d'octobre 
1885, il a été maintenu invariablement dans ses 
fonctions de questeur à chaque nouvelle session. 
En 1888, lors des élections pour le renouvelle- 
ment partiel du Sénat, M. M. a été désigné par 
un Congrès des électeurs sénatoriaux républi- 
cains pour remplacer M. Dauphinot, sénateur 
sortant qui ne se représentait pas. M. M. se 
présentait avec M. Diaucourt contre deux can- 
didats monarchistes. MM. M. et Diancourt ont 
été élus; M. M. est donc actuellement Sénateur 
do la Marne. 

Margrheritina di Cento, premier nom de plu- 
me de M'"e la marquise Marie Plattis, née Ma- 
jocchi de Cento ; elle débuta avec ce nom, étant 
jeune fille, dans le journal La Cordelia ; elle 
adopta ensuite le pseudonyme de Yolanda. Mal- 
lieureusement tous ses écrits, nouvelles, binet- 
tes, esquisses oit été éparpillés dans différents 
journaux. Une grâce, une légèreté entraînante, 
une observation fine, profonde et délicate de 
la nature et des sentiments humains, un par- 
ium d'élégance exquise leur donne un relief et 
une distinction toute particulière. 

Marghieri (Albert), jurisconsulte napolitain, 
jirofesseur de droit commercial à l'Université 
de Naples, né, en cette ville, le 12 juin 1852; 
docteur en droit en 1872. Il a traduit le € Cours 
de droit naturel », d'Henri Harens; le « Traité 
de droit commercial », d'Henri Thol. Ses ou- 
vrages originaux sont: « Sviluppo dell'istituto 
cambiario nelle scienze e nelle leggi, lineamenti 
d'una storia », 1876; « Studii di diritto com- 
merciale », 1878; « Lo Stato puo fare atti di 
commercio? », 1877; « L'abate Galiani », 1878, 
conférence; « Quel che si scrive di Napoli », 
1879, id.; « Sommarii délie lezioni di diritto 
commerciale ad uso esclusivo délia scuola » ; 
« La cambiale, saggio interne al titolo X del 
Codice di commercio del Regno d'Italia », Na- 
ples, 1883; € Motivi del Codice di commercio », 
id., 1886; « Le donne avvocate », conférence, 
id., 1884; « Napoli nel 8uo avvenire economico 
ed intellettuale », id., 1886. 

Marge (Théodore), savant hongrois, direc- 
teur du Musée, professeur de Zoologie et d'Ana- 
tomie comparée à l'Université de Budapest, 
né, en cette ville, en 1816, entreprit dos voj'a 
gos scientifiques en Europe après avoir ache- 
vées ses études à Bude et à Vienne. Plusieurs 
de ses doctes mémoires sont écrits en alle- 
mand, les autres en hongrois. Nous allon sen 
donner les titres en français : « Recherches ana- 
tomiques et physiologiques sur les docadavres 
deux pendus », 1851 ; « Lettres histologiques », 
1853-57; « Résultat des nouvelles recherches 



MAE 

sur les fibres musculaires », 1859; « Fibres 
musculaires des mollusques céphalopodes, gas- 
téropodes et acéphales », 1860; « Etudes physio- 
logiques et pathologiques sur les tissus muscu- 
laires »; « Manuel de Zoologie scientifique », 
1868; en hongrois: « Darwin et le règne ani- 
mal », 1869, id. ; « Description zoologique des 
environs de Budapest et revue systématique de 
la faune de Budapest », 1878, id.; « Sur la vo- 
cation et grande importance do l'Université des 
sciences dans l'histoire de la Nation », 1879, 
id; « Le passé et le présent de l'Université do 
Budapest », 1880, id. ; « Sur quelques nouvel- 
les espèces de Chauve-Souris de la faune hon- 
groise et aux environs de Budapest », id., id. ; 
« Sur la classification du règne animal », 1883, 
id.; en allemand, 1884; en anglais, 1884; « Ma- 
nuel de la Zoologie systématique, fondée sur l'é- 
volution et l'anatomie comparée des animaux », 
1883, id.; « Mémoire sur Ch. R. Darwin, sa vie 
et ses œuvres », 1884, id, M. M. est membre 
de plusieurs Académies et de plusieurs ordres 
étrangers. 

Marron (Grabriel-Marie-Joseph-René, Comte 
Le Moine, baron de), écrivain militaire fran- 
çais, est né, à Toulon, le 23 avril 1843. Entré 
à l'École de Saiut-Cyr, le 5 novembre 1862, 
après avoir fait de bonnes études au collège de 
l'Assomption à Nîmes, il en est sorti sous-lieu- 
tenant au 4^ régiment de chasseurs le l'^''" octo- 
bre 1864 ; il a été nommé lieutenant au même 
régiment le 13 mars 1870, capitaine le 8 mars 
1873, chef d'escadrons en mai 1884, chevalier 
du Saint-Sépulchre. M. de M. a fait campagne 
en Afrique de 1864 à 1868, et de 1877 à 1880. 
Dans la guerre franco-allemande, il a pris part 
aux combats de Sarrebruck, de Forbach, aux 
batailles de Gravelotte et de Saint-Privat. Ecri- 
vain militaire, M. de M. a publié: « La Défense 
et la fortification de la frontière allemande- 
française », Baudoin éditeur, 1883; « Les in- 
surrections dans la province de Constantino de 
1870 à 1880 », Berger-Levrault éd., 1883; « Le 
Général Abdelal », Calmann-Lévy, 1887. — Son 
oncle le Vicomte de Margon a publié deux livres 
de poésie: « Mes moments perdus »; « Las fes- 
tos del Felibrige », poème en vers languedociens 
avec traduction française. 

Margiitti (Alfred), directeur du Gymnase de 
Borgotaro, né, à Senigallia, le 14 mai 1850, fit 
ses études à l'Ecole normale et à l'Université 
de Pise, et en 1876 entra dans l'enseignement 
au Gymnase de Senigallia, d'où successivement 
il passa à ceux de Camerino, Foggia, Sessa Au- 
runca, et enfin fut nommé directeur du Gymna- 
se de Borgotaro. A Sessa Aurunca, il réorganisa 
la Bibliothèque; en 1878-81, il fonda et dirigea 
à Senigallia La Rivista Misena, et en 1882-83, à 
Camerino, La Rivista Picena. En dehors de plu- 
sieurs articles de bibliographie dans la Rivista 
Europea, Gazzetta Livornese^ Eco del Tronto, 



MAB 

Arte e Storia, Carrière délie Marche, etc., nous 
avons de lui en librairie: « Sinigaglia e i suoi 
dintorni », 187B; « Saggio di bibliografia Sam- 
marinese >, 1878; « L'insegnamento del Greco 
nelle scuole italiane », 1879; « Saggio di bi- 
bliografia Sinigagliese », 1883 ; « Francesco De- 
Sanctis », discours, 1884 ; « Escursione artistica 
per Sinigaglia », 1886; « Pietro Farri, tipo- 
grafo veneto, e le origini délia tipografia Sini- 
gagliese », 1887. M. M. publiera sous peu : « Le 
fonti délia storia marchigiana additate agli stu- 
dio si ». 

Mariant (Louis), littérateur italien, né, à Ar- 
pino, en 1834, y fit ses premières études. Ayant 
accompli son éducation en France, Angleterre 
et Allemagne, il peut écrire dans les langues de 
ces pays. En 1860, il fut élu professeur au Collè- 
ge Tullien ; en 1871, à l'Université de Sassari et 
depuis 1874 est professeur de littérature italien- 
ne et de philosophie à l'Institut J.-B. délia Porta 
à Naples. Nous avons de lui en librairie : « Studii 
storici », 1871; « Arpinum and its antiquities in 
the days of Cicero », Londres, 1871; « Healthy 
récréation », id., 1873; « Ideen zur Philosophie 
der G-eschichte », Vienne, 1873 ; « Traduzioni 
di alcune odi di Anacreonte », Naples, 1876 ; 
« Traduzioni di alcune ballate di Schiller », 
1876; « Versione délie Commedie di Terenzio », 
1873; « Horatii Flacci carmina et epodicon, con 
testo latino a fronte e con note », 1883; « Gram- 
matica délia lingua latina », 1884; « M. Tulli 
Ciceronis orationes pro T. A. Milone et pro M. 
Marcello, additis Commentariis », 1884; « H 
Trinummo e i Captivi di Plauto », 1887; « Le 
Olimpiache di Pindaro », traductions, 1887; 
« La letteratura italiana nei Secoli XVIII e 
XIX », 1887, M. M. fut aussi un des collabora- 
teurs de la Revue Européenne. 

Mariano (Raphaël), littérateur et philosophe 
napolitain, né, à Capoue, le 7 sept. 1840, fit son 
Droit à l'Université de Naples et fut un des 
meilleurs élèves du philosophe hégélien Auguste 
Vera entre 1861-71. M. M. connaît à fond le 
français, l'anglais et l'allemand. Nous avons de 
lui: « La pena di morte », 1864; « Lasalle e 
il suo Eraclito », 1865 ; « Il Risorgimento Ita- 
liano seconde i principii délia filosofia délia 
Storia », 1866; « La philosophie contemporaine 
en Italie », 1868; « Introduzione alla filosofia 
délia Storia, lezioni di A. Vera », 1869; « Il 
problema religioso in Italia », 1872; « Roma 
nel Medio-Evo », 1873; « La Razza Nera », 
1869; « Strauss e Vera », 1874; « Lucrezia 
Borgia di L. Gregorovius », traduction, 1874; 
« La lutta pel Diritto di Rodolfo von Jhering » ; 
« La libertà di coscienza id., », 1875; « L'in- 
dividuo e lo Stato nel rapporte économico-so- 
ciale », 1876; « Il nuovo Parlamento », 1877; 
« Contre il libero scambio », 1879; « Cristia- 
nesimo, Cattolicisrao e Libertà », 1879 ; « Gior- 
dano Bruno, la Vita e l'uomo », 1881 ; « Das 



MAR 



1439 



Jetzige und Papstthum und der Socialismus », 
1882; « Atenaide de F. Gregorovius, traduc- 
tion », 1882; « Nelle Puglie » traduction de F. 
Gregorovius, 1882 ; « Lo Stato e Tinsegnamento 
délia religione », 1886; « Il Monachismo nel 
passato e nel présente », 1886; « Biografî e 
critici del Machiavelli », 1886; « Augusto Ve- 
ra » et « Cavour e libéra Chiesa in libero Sta- 
to », 1887; « La storia délia Chiesa, sua na- 
tura, suoi rapporti, suo metodo », 1887; c II 
ritorno a Kant e i Neokantiani », 1887; « So- 
netti in dialetto », Lanciano, 1881 ; « Le apolo- 
gie nei primi tre secoli délia chiesa », Naples, 
1888; « La persona del Cristo », id., 1889; 
« Sulla libertà d'iscrizione ai corsi universitari », 
id., id.; « Cristianesimo e Buddismo », 1890. 
Depuis 1885, M. ]M. est professeur d'histoire ec- 
clésiastique à l'Université de Naples et depuis 
1886 membre de l'Académie Royale des Sciences 
morales et politiques. Nous avons de lui quelque 
rare collaboration très appréciée aux journaux 
politiques. 

Marîcourt (Georges-René-Dumesnil Comte 
de), romancier français, né, à Verdelet (Seine- 
et-Marne), en 1829. Il commença ses études à 
Naples et en Sicile, où son père était attaché 
d'ambassade, puis Consul, et les termina en 
France, à Versailles; il suivit aussi les cours 
de Droit de la Faculté de Paris et les cours 
de Sciences au Jardin des Plantes. Franc-ti- 
reur en 1870, il fut quelque temps employé 
d'une Compagnie agricole et industrielle dans 
les Landes. Aimant par dessus tout l'indépen- 
dance, il n'a jamais voulu accepter de fonction 
sous aucun Gouvernement. 11 est membre de 
la Société d'anthropologie de Paris et corres- 
pondant de celle de Washington. Il a publié : 
« L'habit de mon oncle Cléobule », nouvelle; 
« Le crime de Virieu sur Orques » ; « Le com- 
bat des Treize » ; « Le couteau du bandit » ; 
« Le procès des Borgia » ; « Souvenirs d^uu 
magnétiseur »; « L'ancêtre voilé »; « Bible et 
préhistoriens » ; « Lucie, épisode de l'histoire 
de Syracuse » ; < Vivia » ; « Une vie orageuse » ; 
« Plus vrai que vraisemblable » ; < Le Sire 
Evrard » ; « Storia maravigliosa di don Jaco- 
po », publié à Florence; < Une femme à bord » ; 
« Donatien », paru sous le titre de Veitve dans 
la Revue Contemporaine; « Les deux chemins », 
sous le titre de Cliicchi reduzzo, dans la Revue 
Contemporaine ; « La Commune en l'an 2073 », 
brochure ; < Entre Charybde et Scylla » ; « La 
Zingara calabraise » ; < Un purgatoire en sol 
dièze » ; « Pendant l'orage », récits fantasti- 
ques ; « La Créatrice », nouvelle parue dans lo 
Monde Illustré ; « Stachys sylvestris et œil vai- 
ron », id.; « L'homme singe », articles scienti- 
fiques dans la Revue du Monde Catholique, et 
divers autres dans les revues et annales des 
sociétés savantes. 

Mariétou (Paul), littérateur français, né, à 



1440 



MAE 



Lyon, le 14 octobre 1862. Après avoir terminé 
ses études de Droit, il dirigea la Revue lyon- 
naise, publication félibréenne mensuelle (1882- 
1884). Il a fait de nombreuses monographies 
provençales (Lyon, Georg éd.): « Bonaparte 
Wyse », 1882; « Auguste Fourès > (l'albigisme), 
1883; « Un félibre limousin: FAbbé Joseph 
Rouai », 1883; « L'Idée latine, Ch. de Tour- 
toulon », 1883; € Théodore Aubanel », Mont- 
pellier, Hamelin éd., 1883 ; « Le mouvement fla- 
mand », Georg, éd., 1884; « Discours sur la 
jeunesse provençale », aux fêtes du 4™® Cen- 
tenaire de la réunion de la Provence à la France, 
présidées par Mistral, 1884; « Souvenance », 
poème, préfaces de Mistral et Soulary, Paris, 
Lemerre, 1884; « Joséphin Soulary et la pléiade 
lyonnaise », études biographiques et critiques 
(avec portraits), Paris, Marpon et Flammarion, 
1884. Ce livre a préparé la candidature de Sou- 
lary à l'Académie. En janvier 1883, il fonda à 
Paris la Revue félibréenne avec le concours de 
Mistral et qui est dé.sormais le Moniteur officiel 
et mensuel du félibrige. « Introduction aux pen- 
sées de lAbbé Roux », qu'il publia chez Le- 
merre, en mai 1886; « La viole d'amour, frag- 
ment d'un journal intime », poésies, Lemerre 
éd. Pour paraître prochainement: « Hellas », 
journal en vers d'un voyage en Grèce, avec 
Paul Bourget, 1887-1888. 

Marinelli (Jean), professeur ordinaire de 
géographie à l'Université de Padoue, membre 
de l'Institut Royal des sciences, lettres et arts 
de Venise, de lAcadémie Roj'ale de Padoue et 
de plusieurs Académies italiennes et étrangères, 
né, à Udine, le 28 février 1846; après des étu- 
des lycéales brillantes, il suivit le cours de la 
Faculté mathématique à l'Université de Padoue, 
Faculté qu'il quitta pour celle de jurisprudence. 
Ses tendances le poussaient à l'enseignement et 
en 1868 il revint à Udine comme professeur 
sans solde de littérature italienne, d'histoire et 
de géographie à l'Institut Technique de la ville ; 
professeur titulaire en 1869, il concourut dix ans 
après à la chaire do géographie à l'Université 
de Padoue; en 1886, il fut élu président de sa 
Faculté. L'activité de M. M. est remarquable; 
en vingt ans il a publié 120 ouvrages. Nous 
donnons la liste des principaux: « Nomi pro- 
pri orografici, Alpi Giulie e Carniche », Udine, 
1872; « I vari materiali per l'Altimetria ita- 
liana », 1874-88; « Saggio di Cartografia délia 
regiono Voneta », Venezia, 1881 ; c La Geo- 
grafia e i padri délia Chiesa », Roma, 1882; 
« La Carta del Friuli fra il Livonza e l'Lsonzo »; 
< Délia geograha scientifica ec. », Rome, 1879; 
« La Terra », Milan, Vallardi ; « f^e Alpi Car- 
niche », Turin, 1838. « La Terra » de M. M. est 
un ouvrage essentiel qui tient sa place à côté 
de celui de M. Élj'sée Reclus. 

Marioii (Henri), littérateur français, profes- 
seur do la Faculté des Lettres de Paris, né, à 



MAR 

Saint-Parize-en-Viry (Nièvre), le 9 septembre 
1846, fit ses études au Collège de Rennes, puis à 
Paris au Lycée Louis-le-Grand. En 1865, élèv. 
de l'Ecole normale supérieure; en 1868, agréi: 
de philosophie, il fut nommé en 1873 professeur 
de philosophie aux Lycées de Pau, de Bordeaux 
et Henri IV ; en 1883, il fut chargé d'un cours 
complémentaire sur la science de l'éducation à la 
Sorbonne ; et enfin en 1887 titulaire de la chaire 
magistrale à la Faculté des Lettres. Nous avons 
de lui : < Edition critique de la Théodicée de 
Leibnitz », 1874 ; € John Locke d'après des do- 
cuments nouveaux », 1878 ; « Francisons Glis- 
sonius et de la solidarité morale », 1880; « Le- 
çons de psycologie appliquée à l'éducation », 
1881 ; « Leçons de morale », 1882. Il a publié 
plusieurs articles importants dans la Revue phi- 
losophique, la Revue politique, la Revue pédago- 
gique et la Revue internationale de renseigne- 
ment supérieur, et dans la Grande Encyclopédie, 
M. M. dirige la partie philosophique. 

Blarion (Joseph-Edouard DE Favp:rges) , 
homme politique français, fils d'un ancien ma- 
gistrat, membre de la Chambre des Députés 
sous la monarchie de Juillet et de la Consti- 
tuante en 1848, né, à Grenoble, le 27 décem- 
bre 1829, fit son droit à Paris, où il fut* reçu 
avocat ; il exerça les fonctions d'agent de chan- 
ge à Marseille, puis à Paris, et se retira au 
château de Faverges eu 1861 pour se livrer à 
l'agriculture. Élu en 1869 dans la 4^ circonscrip- 
tion de l'Isère, son élection fut annulée par des 
considérations étrangères à la politique, mais 
on 1870 il fut réélu. Après le 4 septembre, 
M. M. fut nommé commissaire du gouverne- 
ment de l'Isère et prit le commandemant des 
mobilisés avec le grade do général. Il est mem- 
bre du Conseil général de l'Isère pour le Can- 
ton de Morestel et maire des Avemères. Dé- 
puté en 1886, 1877 et 1881, en 1885 élu séna- 
teur de l'Isère, et réélu en 1888. 

Mariette (Emile), homme de lettres français, 
né, à Esnouveaux (Haute-Marne), le 11 janvier 
1849, fit ses études à Chaumont et voyagea 
quelques années en Orient, y recueillant les ma- 
tériaux pour des poèmes sur la Perse, l'Arabie 
et TEgj'pte qu'il a en préparation. Il a publié : 
« Les Déchirements », poésies, Paris, 1886. 

Mariotti (Philippe), homme de lettres et sous- 
secrétaire d'État italien, né, à Apiro (Marches), 
en 1833. Il étudia l'éloquence à Rome au Colle- 
gio Romano (1849) ; le droit à Camerino et se 
perfectionna à l'Institut d'études supérieures de 
Florence; il débuta au barreau, mais en 1860 
])rit part à la révolution et fut secrétaire du 
Gouvernement provisoire à Camerino. Député en 
1877, secrétaire général à l'Instruction j^ublique 
en 1887. Nous avons de lui un pamphlet « Délia 
libertà d'insegnamento », 1864; « Ricordi sulla 
vita e sulle opère di Maurizio Bufalini » ; la tra- 
duction et le commentaire aux « Plaidoyers de 



MAR 

Demosteue » ; < Dante e la statistica délie lin- 
gue », Florence, Barbera, 1880; « Il suffragio 
universale », discours, Rome, Botta, 1881. M. 
M. travaille maintenant à un grand Dictionnaire 
grec-italien. Il est membre de l'Académie des 
Lincei et a eu une part très-importante à la 
translation des Cendres de Rossini de Paris à 
l'église de Santa-Croce de Florence. 

Markby (Guillaume), jurisconsulte anglais, 
professeur de loi Hindoue à l'Université d'Ox- 
ford, né, à Duxford dans la Comté de Cambrid- 
ge, en 1829. 11 a fait son éducation au Merton 
Collège d'Oxford; est entré au barreau en 1856; 
recorder de Buckingham, id. ; juge de la Haute- 
Cour du Bengale, de 1866 à 1878; vice-chan- 
celier de l'Université de Calcutta, en 1877-78. 
Il est fellow du Collège de Balliol et de Ail 
Soûls. Il est l'auteur de « Eléments of Law » ; 
« Clarendon press, Oxford ». 

Markham (Clements-Robert), né, le 20 juil- 
let 1830, à Stillingfleet près de York, entra 
dans la Marine anglaise en 1844, la quitta en 
1851; occupa des places au Bureau des Indes, 
fut nommé secrétaire de la Société Hakluyt en 
1858 et de la Société Royale de Géographie en 
1863. Il prit part à l'Expédition arctique à la 
recherche de Sir John Franklin (185(.)-1851), 
explora les forêts du versant oriental des An- 
des Péruviennes (1852-54), introduisit la cul- 
tivation du Quinquina aux Indes Orientales 
(1860-61), prit part comme géographe à l'expé- 
dition dAbyssinie et se trouva à la prise de 
Magdala (1868). Il suivit Sir Georges Nares dans 
l'expédition polaire de 1875-76. Nous avons de 
lui en librairie: « Franklin's Footsteps », 1852; 
« Cuzco and Lima », 1856; « Travels in Peru 
and India », 1862; « A Quichua Grammar and 
Dictionary », 1863; « Spauish Irrigation », 1867; 
« A History of the Abyssinian Expédition », 
1869; « A Life of the Great Lord Fairfax », 
1870; « OUanta, a Quichua Drama », 1871 ; « Me- 
moir on the Indian Surveys », 1871; '« Gene- 
ral Sketch of the history of Persia », 1873 ; 
€ The Threshold of the unknown Région », 
1874; « A memoir of the Countess of Chin- 
chon », 1875; « Missions to Thibet », 1877; 
« Peruvian Bark », 1880; « Paru », id.; « The 
War between Chili and Peru », 1879-81. 

Markus (Jordan-Kajetan), écrivain allemand, 
né, le 22 janvier 1831, à Friedberg en Bohême. 
En dehors de plusieurs livres pour les écoles, 
et surtout de sa « Geschiohte Oesterreich- Un- 
garns fur Schule und Haus », il a publié: « Bei- 
tràge zur Schlàgler Chronik » ; « Pazmandsdorf 
im B. U. M. B. » ; « Markt Friedeberg, dessen 
Umgebuug und seine berùhmten Mànner » ; 
« Ein Denkmal », etc. Il a fondé plusieurs so- 
ciétés, et il représente, depuis 1887, dans le 
Deutscher Bôhmerwaldbund de Berlin, le groupe 
viennois. 

M!arletta (Frédéric), philosophe et économiste 



MAR 14^1 

sicilien, professeur d'économie politique et sta- 
tistique, de morale et de droit à Catane, où il est 
né le 13 décembre 1837. Professeur aux Lycées 
de Note et Syracuse, et en 1876 à l'Institut Tech- 
nique de Catane, il fut chargé en 1876 de l'ensei- 
gnement de l'Economie politique à l'Université 
de cette ville. En dehors de plusieurs articles 
dans le Conregno de Milan e V Avvisatore Siracu- 
sano qu'il dirige, nous avons de lui: « Teoria 
del primo economico », Catane, 1865; « Sistema 
délia filosofia sperimentale », 1868; < Vico e 
la sapienza antichissima degli Italiani », 1869; 
« Filosofia e nazionalità », 1873; « Sulla scienza 
del diritto », 1885; « Scienza del diritto », id.; 
« Socialismo e Filosofia scientifica sperimen- 
tale ». 

Marmier (Xavier), littérateur français, né, à 
Poutarlier, le 24 juin 1809, fit ses études à Be- 
sançon, collabora à la presse locale, puis visita 
la Suisse, l'Allemagne et la Hollande, et vint à 
Paris en 1830. De 1836 à 1838, il visita les con- 
trées septentrionales de l'Europe, chargé d'une 
mission archéologique, à l'issue de laquelle il fut 
décoré de la Légion d'honneur. De 1832 à 1835, 
il fut rédacteur en chef de la Revue germanique ; 
chargé en 1839 du cours de littérature étran- 
gère à Rennes, il était nommé l'année suivante 
bibliothécaire au Ministère de l'Instruction pu- 
blique, d'où il passait à la fin de 1846 à la bi- 
bliothèque Saint-Geneviève en qualité de con- 
servateur jusqu'à 1885. De 1842 à 1849 il fut 
presque toujours en voyage et visita la Rus- 
sie, l'Orient, l'Algérie, l'Espagne et l'Amérique. 
Il fut élu membre de l'Académie française en 
1873. Nous avons de lui en librairie : « Esquis- 
ses poétiques », 1830 ; « Choix de paraboles 
de Krummacher », 1833; « Pierre, ou les sui- 
tes de l'ignorance, l'arbre de Noël », 1833-35; 
« Etudes sur Goethe », 1835; « Nouveau choix 
de paraboles de Ki-ummacher », 1837 ; « Lan- 
gue et littérature islandaise et histoire de l'Is- 
lande depuis sa découverte jusqu'à nos jours », 
1838 ; « Histoire de la littérature en Danemark 
et en Suède »; « Lettres sur le Nord: Danemark, 
Suède, Laponie et Spitzberg », 1840; « Souve- 
nirs de voyages et traditions populaires et le 
Théâtre de Schiller », traduction, 1841; « Chants 
populaires du Nord », traduits en français, et 
« Lettres sur la Hollande », 1842; « Contes fan- 
tastiques d'Hoffmann », traduction, 1843; « Poé- 
sies d'un voyageur », relation de voj'age de la 
commission scientifique du Nord, 1844; « Nou- 
veaux souvenirs de voyage en Franche-Comté », 
1845 ; « Lettres sur la Russie, la Finlande et 
la Pologne », 1842; « Lettres sur l'Amérique », 
1852 ; « Du Rhin au Nil » ; « Lettres sur l'Al- 
gérie », 1848; « Lettres sur l'Adriatique et le 
Monténégro », 1854; « Un été au bord de la 
Baltique et de la mer du Nord » ; « Les Fian- 
cés du Spitzberg », 1858; « Voyage pittoresque 
en Allemagne », 1858-59; « Eu Amérique et 

181 



1442 



MAE, 



en Europe >, 1859 ; « Gazida » ; € Histoires 
allemandes et Scandinaves », 1860 ; « Voyage 
en Suisse » ; « Mémoires d'un orphelin », 1861; 
« Hélène et Susanne » ; < Voyage et littéra- 
ture », 1862 ; « En Alsace » ; « LAvare et son 
trésor », 1863; « En chemin de fer » ; « Le 
roman d'un héritier » ; « Histoire d'un pauvre 
musicien », 1860 ; « Do l'Est à l'Ouest »; « Sou- 
venirs d'un voyageur » ; « Hasards de la vio » ; 
€ Drames d'un cœur », 1868 ; « Les voyages 
de Nils », 1869; « Robert Bruce », 1871; « En 
Franche-Comté », 1884 ; « Le succès par la 
persévérance », 1885; « Contes populaires de 
différents pays », 1887; « La maison », 1888; 
< Passé et présent, récits de voj'age », 18b6, 
M. M. a collaboré à plusieurs publications pé- 
riodiques, entr'autres, la Revue des Deux-Mon- 
des, la Revue de Paris, la Revue germanique, la 
Revice Britannique, le Journal des jeunes per- 
sonnes, etc. On a de lui de nombreuses traduc- 
tions de l'allemand, du danois et du russe et 
entre autres : Les Aventures d'une colonie d^énii- 
grants en Amériqiie de Gerstaeker, Les Nouvelles 
danoises de Heilberg, et Les Schies de la vie russe 
on collaboration avec L. Viardot, 

Marmoiiier (Henri), homme politique fran- 
çais, avocat, docteur en droit, né, à Saint-Mau- 
rice de Sathonay (Saône-et-Loire), le 16 sep- 
tembre 1855. En faisant son droit à Paris, il 
se mêla activement à l'agitation républicaine 
du Quartier Latin, pendant la période qui sui- 
vit le 16 mai 1877; il collabora à la Semaine 
républicaine en 1878 et fit des cours du soir 
aux ouvriers, étant un des professeurs de l'U- 
nion française de la Jeunesse. Secrétaire de 
M, Henri Brisson en octobre 1878, il le suivit 
à la présidence de la chambre en novembre 1881 
comme chef-adjoint du Cabinet ; il devint, en 
avril 1885, son chef du Cabinet au Ministère de 
la justice, et fut ensuite nommé chef du per- 
sonnel du ministère. Président de la Société 
d'Horticulture de Villefrancho et secrétaire gé- 
néral du comice du Beauplais, M. M., qui résidait 
à BoUeville-sur-Saône, fut porté sur la liste de 
Concentration républicaine du département du 
Rhône en 1885; il réunit au premier tour de 
scrutin 57,705 voix sur 129,411 votants, et il 
fut élu au scrutin de ballotago le 3"'« sur onze. 
H a collaboré à la Grande Encyclopédie ; il est 
l'auteur d'un projet de loi sur les associations. 
Il n'est inscrit à aucun des groupes de la Cham- 
bre ; on peut le classer parmi les républicains 
progressistes et indépendants. 

Mnronski (Stanislas), écrivain polonais, né, 
le 30 avril 1825, à Onessen dans le Grand-Du- 
ché de Posen, professeur pensionné résidant à 
Pelplin; on lui doit: « De auguribus Romanis », 
1859; « Die Stammerwantschaftlichen und po- 
litischen Beziehungen Pommerns zu Polen bis 
zum J. 1227 », 1876, contributions à l'histoire 
de la Poméranie, 1874 (en polonais); « Einige 



MAR 

linguistisch- historische Bemerkungen und Ex- 
curse anlasslich der Schrift Philippis » ; « Die 
von der Marwitz », 1840; « Les Slaves du 
Mocklembourg », en 1831; « Les Gélones d'Hé- 
rodote ne sont pas une population prusso- lithua- 
nienne », 1883, en polonais, et différents essais 
qui se rapportent à l'histoire de la Poméranie. 

Murpou (Charles), libraire, ancien conducteur 
de machines tj'pographiques, né, à Nnnc.y, le 25 
septembre 1838. H s'établit libraire sous la gale- 
rie de l'Odéon, où il vendit les nouveautés avec 
rabais et acheta eu solde des restants d'éditions. 
Il s'associa en 1873 avec Ernest Elammarion. 
La nouvelle société fonda des succursales dans 
Paris et se rendit acquéreur de plusieurs fonds 
d'éditeurs, particulièrement de celui de la librai- 
rie internationale A. Lacroix et C'^. Depuis cette 
époque la librairie Marpon et Flammarion a pris 
un des premiers rangs parmi les éditeurs fran- 
çais. Ses grandes publications populaires, le 
choix de ses auteurs, et la modicité des prix 
de son catalogue, lui ont assuré un grand succès. 

Marqaiset (Jean-Gaston), homme politique 
français, né, à Saint-Loup (Haute-Saône), le 
4 novembre 1826. Élu député en 1878, il prit 
place sur les bancs de la gauche répul)licaine. 
Réélu en 1881, il le fut de nouveau en 1885 pour 
la Haute-Saône. Il a voté contre les projets 
d'expulsion des princes. M. M. est membre du 
Conseil général do la Haute-Saône pour le Can- 
ton de Saint-Loup. 

Marradi (Jean), poète italien, né à Livourne, 
professeur au gymnase de Sienne. Il a fait ses 
études à VIstituto di Studi Superiori de Floren- 
ce, et encore tout jeune, publia dans la revue 
/ Goliardi dos vers remarquables signés Lahro- 
nio. Il adopta ce pseudon3^me pour un volume 
de vers, sous le titre: « Canzoni moderne di G. 
M. Labronio »; il publia ensuite: « Poésie », 
Turin, 1887; « Ricordi lirici », Rome, Somma- 
ruga, 1884; « Epicedio », poésies, 1880; « Fan- 
tasie marine », 1881. 

Marre (Eugène-Aristide), éminent orienta- 
liste français, chargé du cours de malais et de 
javanais à l'Ecole spécial© des langues orien- 
tales vivantes, associé étranger de l'Institut 
Ro3^al des Indes-Néerlandaises, membre corres- 
pondant de la Société des Arts et des Sciences 
de Batavia, de l'Académie Royale des Sciences 
de Turin et de celle de Lisbonne, des Acadé- 
mies de Messine et d'Acireale (Sicile), membre 
ordinaire de la Société asiatique de Paris et de 
la Société asiatique italienne, officier de l'ins- 
truction publique depuis 1862, chevalier de la 
Couronne d'Italie, etc., etc., est né, à Mamers, 
le 7 mars 1823. Après avoir brillamment ter- 
miné ses études classiques au Collège Royal 
militaire de la Flèche, eu qualité d'externe et 
sous la direction de M. Debette, son parent, 
professeur dans ce célèbre établissement, il 
vint à Paris on 1840. Là, le jeune bachelier 



MAJrC 

se voua tout entier à la culture des langues 
orientales et des sciences mathématiques. Dès 
l'année 1846, il était professeur-adjoint de lan- 
gue française, d'histoire et de géographie à 
l'École militaire égyptienne de Paris, et répé- 
titeur libre de mathématique au Collège Royal 
Henri IV. En cette même année, il donnait au 
public une traduction du Kholaçat al hisdb (Es- 
sence du calcul), de Behâ Eddin al Aamoulî. 
Doué d'une aptitude remarquable pour les lan- 
gues, il est l'auteur d'un grand nombre de tra- 
ductions de l'anglais, de l'allemand, du hollan- 
dais, de l'italien, de l'espagnol, du portugais, 
de l'arabe, du malgache et du malais. L'un des 
plus anciens et plus fidèles collaborateurs du 
prince Balthasar Boncoinpagni, il n'a pas cessé^ 
depuis la fondation (1868) du Bidlettino di Bi- 
hli')grajîa e di storia délie scienze matematiche e 
fislche., d'insérer dans cette Revue, bien connue 
de l'Europe savante, des travaux importants. 
Le Journal asiatique de Paris, V Athénée Orien- 
tal, la Revue Orientale^ les Annales de l'Extrê- 
me Orient, le Museon de Louvain, les Annali 
di matematica pura ed applicata et les Atti dei 
Nuovi Lincei de Rome, le Journal de mathéma- 
tiques de M. Liouville, les Nouvelles Annales 
de mathématiques de MM. Terquem et Geromo, 
le Le Bulletin des Sciences mathématiques et as- 
tronomiques de M. Darboux, de l'Institut, la 
Cronica scientifica de Barcelone, le Monde poé- 
tique de Roger Miles et la Grande Encyclopédie 
renferment également de nombreux articles de 
M. A. M. C'est à lui qu'on doit la découverte 
et la publication du Triparty en la science des 
nombres, traité d'arithmétique et d'algèbre, fort 
remarquable, écrit en français en l'année 1484 
par Nicolas Chuquet, parisien. Le nom du père 
des algébristes français fut aussitôt donné à 
l'une des rues de Paris, grâce à la bienveillance 
éclairée de M. Floquet, alors Préfet de la Seine. 
Disons en passant que si les noms glorieux de 
François Viete, l'inventeur de l'algèbre moder- 
ne, de Christian Huygens, et de la mathémati- 
cienne Sophie Germain, décorent aujourd'hui 
trois autres rues de la capitale de la France, 
le mérite de ce juste et tardif hommage doit 
être attribué à M. Marre. Peu de temps après, il 
avait la bonne fortune de trouver, surtout dans 
le fonrls latin de la Bibliothèque Nationale de 
Paris, dix-sept lettres écrites en français par 
Sluse à Pascal, dont quinze restées inconnues 
jusqu'alors, ont trouvé leur place naturelle dans 
la Correspondance de Sluse, publiée dans le Bul- 
lettino du prince Boncorapagni par l'un des jeu- 
nes savants dont la Belgique s'honore, M. Le 
Paige, professeur à l'Université Royale de Liè- 
ge. Voici les titres des travaux de M. A. M., 
tels que nous les trouvons indiqués dans le Ca- 
taloffue of scientific Papers, publié par la So- 
ciété Royale de Londres, et dans le Cataloyue 
'jénéral de la librairie française, rédigé par Otto 



j\LAK 



1-143 



Lorenz : « Théorème sur le triangle inscrit dans 
un cercle » (Nouv. Ann. Math.), 1843 ; « Ti*ou- 
ver la somme de toutes les permutations diffé- 
rentes d'un nombre donné » (id.), 1846; « Le 
Khelaçat al hisâb, ou Essence du calcul, de Behâ 
Eddin Mohammed beu Al Hosain al Aamouli » 
(id.), 1846; « Du Binôme de Newton, antérieu- 
rement à Newton » (id.), 1846; « Partie géomé- 
trique de l'algèbre de Abou Abdallah Moham- 
med ben Moussa » (id.), 1846 ; « Note sur les 

, . a a 

deux expressions — et ■ > ; « Notice sur 

b a H- 6 

les systèmes de numération naturelle quinaire, 
dénaire, vigénaire » (Journ. Math.), Liouville, 
1848 : « Manière de compter des anciens avec 
les doigts des mains et autres parties du corps » 
(Annali di Maternât.), Rome, 1864; « Le Talkhj's 
al hisùb d'Ibn Albannâ, traité d'analyse des opé- 
rations du calcul », traduit de l'ararbe sur la 
copie d'un manuscrit inédit de la Bibliothèque 
Bcdiéyenne d'Oxford, faite par M. TVoepcke 
pour le prince Boncompagni (Atti Nuovi Lincei), 
id., id. ; « Résumé du Talkhys d'Ibn Albannâ » 
(Journ. Math.), Liouville, Paris, 1865; « Le 
Messâhat de Mohammed ben Moussa al Kha- 
rôzmi », extrait de son algèbre, traduit et an- 
noté (Annali di Maternât.), ^ome, 1865; « Bio- 
graphie d'Ibn Albannâ », extrait du Tekmilet 
éd. dibâdj, de Ahmed Bâbâ, de Timbouktou (Atti 
Nuovi Lincei), id., 1866 ; « Notice sur un ma- 
nuscrit arabe possédé par M. Charles, en con- 
tenant plusieurs traités d'astronomie et un traité 
d'arithmétique » (Atti Nuovi Lincei), 1866; « Pe- 
tit vocabulaire des mots malais que l'usage a 
introduits dans les langues d'Europe », Rome, 
id. ; « Manière de compter des anciens avec les 
doigts des mains, d'après un Kassidéh inédit 
de Chems Eddin al Mossouli, et le Tratado de 
Mathematicas de Juan Perez de Moya », id , 
1868 ; « Mémoires autobiographiques d'une fa- 
mille malaise, écrits par Xakhoda Mouda de Sa- 
mangka et ses fils », Paris, 1867; « De l'Arith- 
métique dans l'Archipel indien », Rome, 1874; 
t. Problèmes tirés du Kitâb al mobarek d'Abou'l 
Wafa al Djoueini », id., id. ; « Histoire des rois 
malais de Malaka, de 1252 à 1511 de J.-C. ré- 
sumé historique », extrait du Sadiâvah malayou, 
suivi du Cérimonial de la Cour établi par le Sul- 
tan Mohammed Chah, Paris, id. ; « Une Révo- 
lution à Malaka en l'an 1334 de J.-C. », extrait 
du. S adjâvah malayou, traduit et annoté; « His- 
toire des rois de Pasey, en Sumatra, traduit du 
malais par le texte publié par M. Dulaurier, 
avec corrections géographiques et addition de 
deux appendices », Paris, 1874; « Le Code des 
successions et du mariage eu usage à Java », 
transcrit en caractères latins et traduit en fran- 
çais sur le manuscrit de la Bibliothèque Natio- 
nale, avec une préface et des notes, Paris, 1874; 
« La généalogie des Sultans de Chéribon », tra- 
duite sur le manuscrit de la Bibliothèque Natio- 



1444 



MAR 



nale de Paris, publiée dans le Journal Asiatique; 
€ Une lettre du Sultan d'Atcheli au roi Jac- 
ques l®"" d'Angleterre » (Revue Orientale), id., 
id. ; « La langue malaise », notice dans la Mo- 
saïque, id., id. ; « Essai sur le malgache, ou 
étude comparée des langues javanaise, malga- 
che et malaise ». Cet essai valut à l'auteur une 
médaille d'or de l'Institut, au concours pour le 
prix Volney, en 1875; « Kata-Kâta malayau », 
recueil des mots malais, francisés par l'usage, 
nouv. éd., id., 1875 ; « Index des manuscrits 
malais >, possédé par la Bibliothèque Nationale 
de Paris; « Grammaire malgache, fondée sur les 
principes de la grammaire javanaise », suivie 
d'exercices et de proverbes, Paris, 1876; « Bou- 
ralia », légende malgache, texte publié, traduit 
et annoté. Extrait du Journal Asiatique, id., 
1877 ; « Ny rahalahy roa (les deux frères) », 
conte traduit du malgache. Extrait de la Revue 
Orientale, id., id. ; « Makota radja râdja (La 
Couronne des Rois) », par Bokhâri de Djohore, 
l'un des chefs-d'œuvre de la littérature malaise, 
traduit du malais et annoté, id., 1878 ; « Biblio- 
thèque d'un érudit malais au commencement 
du XVII® siècle de notre ère », extrait de la 
Revue Orientale, Maisonneuve, id., id. ; « Deux 
mathématiciens do l'Oratoire » , Rome , id. ; 
« Deux lettres mathématiques inédites du P. 
Jaquemet de Vienne (Dauphiné) », Rome, id. ; 
« Notice sur la langue portugaise dans l'Inde 
française et en Malaisie », extrait des Annales 
(le VExtrême Orient, Paris, 1881 ; c L'instruc- 
tion primaire chez les Chinois, dans l'île de 
Java », traduit du hollandais, id., id. ; « Bi- 
bliographie malaise : Les ouvrages du Cap. Ba- 
dings d'Amsterdam », extrait du Journal Asia- 
tique, id., id. ; « Catalogue des étoiles circum- 
polaires australes observées en 1600 dans l'île 
de Sumatra, par Frédéric Houtman », extrait 
du Bull, fies Sciences math, et astron. id., id. ; 
< Le Triparty ou la science des nombres, de 
Nicolas Chuquet, parisien », le plus ancien 
traité d'algèbre écrit en français (1484), publié 
sur le manuscrit unique de la Bibliothèque Na- 
tionale, et précédé d'une notice sur l'œuvre de 
Nicolas Chuquet. Extrait du Ihill., Rome, 1882; 
« Problèmes numériques faisant suite et ser- 
vant d'application au Triparty en la science des 
nombres », id., id.; « Comptes-rendus du Jor- 
nal de Sciencias matematicas e astronomicas pu- 
hlicnrlo pelo Dr. F. Gomes Teixeira », extraits 
du Bulletin des Sciences mathématiques de M. 
Darboux, publié sous les auspices du Ministère 
de l'Instruction publique ; € Les pronoms per- 
sonnels dans le dialecte de Menangkabau (en 
Sumatra) », traduit du hollandais et annoté, 
Paris, 1882 ; « Appréciation nouvelle et singu- 
lière du caractère du grand Fermât par M. Ch. 
Henry, bibliothécaire k la Sorbonne », simple 
note par M. A. M., id., 1883; « Coup d'œil sur le 
district montagneux de l'Arakan et sur les tri- 



MAR 

bus sauvages qui l'habitent », id., id.; « Notes 
de philologie malaise: Examen critique d'un 
article de M. Devic », publié dans le Journal 
Asiatique. Extrait du Muséon, Louvain , id. ; 
« Compte-rendu du Congrès international des 
Orientalistes, tenu à Leyde en septembre 1883 
par M. Aristide Marre, l^r secrétaire élu de la 
Section de Malaisie et Polynésie audit Con- 
grès » ; « Un poète portugais contemporain, 
Francisco Gomes de Amorims. Notice biogra- 
phique » ; « Huit lettres inédites du P. Claude 
Jaquemet de l'Oratoire », Rome 1883; « Voca- 
bulaire systématique, comparatif, des principa- 
les vacines communes au malgache et .aux lan- 
gues malayo-polynésiennes, précédé d'un aperçu 
philologique sur les affinités du malgache avec 
le javais, le malais et les autres idiomes de 
l'Archipel indien », extrait des Actes du Con- 
gres, Leyde, 1884 ; « Du Lorens et Rotrou », 
extrait du Monde poétique, Paris, id, ; « De la 
poésie malaise », extrait du Monde poétique, id., 
id. ; « Lettre à M. le Président de l'Académie 
Royale de Lisbonne sur René-François do Sluse 
et sa correspondance inédite avec Pascal », Lis- 
bonne, id. ; « L'imagination malaise dans Mada- 
gascar a-t-elle précédé ou suivi l'introduction 
de l'hindouisme dans Java? Solution lexicolo- 
giqile de cette question », Louvain, 1885; « Bio- 
grafia di Abdallah ben Abdel Kader de Mala- 
ka », lue à l'Académie des Sciences, Turin, id. ; 
« Quelques remarques sur les noms des mois en 
langue malgache », Leyde, id. ; « De la poésie 
malgache », extrait du Monde j^^^tique, Paris, 
i88ii ; « Théorème du carré do l'ypoténuse, dé- 
monstrations des Hindous », Rome, 1887; « Une 
idylle à Java, fragment d'un ancien poème ma- 
lais, intitulé: « Kén Tambouhan, traduit en fran- 
çais », extrait du Mode poétique, Paris, id. ; 
« Deri hal orang monangkap ikan paons. La 
pêche de la baleine racontée par un professeur 
malais à ses élèves », extrait du Kitîtb teka- 
teki terhang, Louvain, 1888. M. A. M. se pro- 
pose de publier, en 1889, une traduction pour 
la première fois complète du livre national des 
Malais, communément désigné sous le titre do 
« Sadjârah malayou ». 

Marroqnin (Joseph-Emmanuel), poète colom- 
bien, né à Bogota, où il a toujours résidé, le 
7 août 1827. Après avoir terminé ses études de 
jurisprudence à l'Université, il fonda un collège 
à la campagne dans les environs de Bogota. 
Œuvres principales : « Tratado Compledo de 
ortographia castelana ; Dictionario Ortographi- 
co » ; « Catalogue des mots castillans dont 
l'Ortographe prête à la discussion » ; « Lec- 
ciones de metrica » ; « Lecciones sobra reto- 
rica » ; « Tratado de Urbanidad acomodado a 
las costumbres colombianDS »; enfin: « Tratado 
di ortologia ». M. M., dont les ouvrages ont eu 
l'honneur de plusieurs éditions passe, pour le 
seul auteur colombien à qui la plume a fait ga- 



MAE, 

guer de l'argent. Ses ouvrages en vers se trou- 
vent insérés dans deux collections, l'une est 
îe second volume du « Parnaso Colombiano », 
l'autre appartient à la série intitulée : « Autores 
Colombianos ». M. M. est membre correspon- 
dant de l'Académie Royale Espagnole. 

Marrot (Paul), poète français, né, à Poitiers, 
en 1851. Après avoir pris ses grades à la Fa- 
culté de droit de Poitiers, il quitta le barreau 
pour les lettres et la presse. En 1880, il fit 
paraître « Le Chemin du Rire » ; puis, en 1883, 
« Le Paradis moderne », qui repose sur cette 
idée qu'il n'est point d'autre paradis que la 
terre, où chacun se fait de ses rêves et de ses 
désirs son paradis et ses dieux. Enfin, il a pu- 
blié, en 1887, « Mystères physiques », première 
partie d'un cercle philosophique » ; « Le Livre 
des Chaînes ». Les œuvres poétiques de M. P. 
M. ont été éditées par Lemerre. 

Marryat (Florence), éminente femme-auteur 
anglaise, fille du célèbre romancier maritime, 
le capitaine Marryat, née, à Brighton, le 9 juillet 
1837, épousa d'abord M. Ross Church, ensuite M. 
Lean, et dirige la revue London Society depuis 
1872. Nous avons d'elle en librairie : « Love's 
Conflict, Woman against "Woman » ; « Too good 
for him », 1865; « For ever and ever » ; « The 
confessions of Gerald Estcourt », 1867; « Gup, 
Nelly Brooke », 1868; « Véronique, the girls of 
Feversham », 1869; « Petronel », 1870; « The 
prey of the Gods, Her lord and master », 1851 ; 
« Life and letters of Captain Marryat », 1872 ; 
« Mad Dumaresque », 1873; « Sibyl's friend 
and how she found him. No intentions », 1874; 
• Open-Sesame »; « Fighting the air », 1875; 
My o\vn child, Hidden chains, Her father's na- 
me », 1876; « A harvest of wild oats »; « Christ- 
laas leaves, our villas », 1877; « Written in 
fire »; « A little stepson », 1878; « The world 
against a life »; «A broken bouse », 1879; 
« The root of ail evil »; « The fair-haired Ai- 
da », 1880; « With Cupid eyes », « My sister 
the actress », 1881 ; « Phyllida -» ; « How they 
losed him », 1882; « Facing the footlights »; 
« A moment of madness » ; « A peeress and 
player », 1883; « The heir presumptive »; € The 
heart of Jane Warner » ; « Gentleman and cour- 
tier » ; « Spider of society » ; « Driven to bay »; 
et plusieurs autres. 

Marsden (Alexandre), chirurgien anglais, né 
le 22 septembre 1832, entra à l'armée en 1854 
comme chirurgien militaire et prit part à la 
guerre de Crimée. Sa spécialité est la cure du 
cancer. Nous avons de lui les livres suivants, 
résultat de ses observai ions sur plus de 15,000 
cas de cancers ou de cancéroïdes: « A new 
and Successful mode of treating certains forms 
if cancer »; « Cancer Quacks and Cancer cu- 
rers » ; « The Treatment of Cancer by Chian 
Turpeutine and ail other methods » ; « Treatise 
on the Nature and Treatment of Choiera ». 



MAE 



1445 



Marselli (Nicolas), écrivain militaire et phi- 
losophique italien, général de division, membre 
du Parlement, ancien secrétaire général au Mi- 
nistère de la guerre, né, à Xaples, le 6 novem- 
bre 1832, fit ses études au Collège de la Nun- 
ziatella (1842-1850), et fut nommé officier du gé- 
nie. De 1855 à 1860, nous avons de lui : « L'ar- 
chitettura in relazione délia Storia del mondo > ; 
« La ragione nella musica moderna » ; « Saggi 
di critica storica ». Libéral depuis sa plus ten- 
dre jeunesse, M. M. applaudit de graud cœur 
l'œuvre de Garibaldi, et fit arihésion au nouvel 
état politique. Depuis lors (1861), M. M. publia 
plusieurs ouvrages remarquables, dont nous don- 
nons la liste complète, la partageant en deux 
sections, la première contenant les écrits pu- 
rement militaires, la seconde les écrits littérai- 
res et politiques : « La guerra e la sua storia » ; 
« La guerra reale » ; « Gli avvenimenti del 
1870-71 »; « La scienza délia storia ». Plusieurs 
publications aux revues spéciales et un dialo- 
gue sur la stratégie. En 1881, M. Trêves de 
Milan publia deux éditions en trois volumes 
de « La guerra e la sua storia ». L'œuvre po- 
litique-littéraire du général M. se compose do 
« La Critica e Farte moderna » ; « La rivolu- 
zione parlamentare del marzo 1876 »; « Racco- 
gliamoci » ; « La situazione parlamentare » ; 
« La natura e l'incivilimento », 1879; « Le 
origini dell'Qmanità », id. ; < Le grandi razze 
dell'umanità », 1880. Les trois ouvrages for- 
ment le second volume de la « Scienza délia 
storia », éditée par la Maison Loescher. Nous 
avons encore : « La politica dello Stato italia- 
no », Naples, Morano, 1882 ; « Gli Italiani del 
mezzogiorno », Rome, Sommaruga, 1884. Des 
contributions remarquées à la Nuova Antologia. 

Marsli (Otniel-Charles), né, à Lockport, le 29 
octobre 1821, Gradué de Yale Collège en 1860, 
il se perfectionna de 1862 à 1865 aux Universités 
de Berlin, Heidelberg et Breslau. Il fut choisi 
en 1866 comme professeur de Paléontologie 
à Yale et se consacra spécialement à Vinvesti- 
gation des Fossiles des montagnes Rocheuses. 
Cette œuvre intéressante ?■& décompose en une 
série de mémoires qui dépasse les 150 insérés 
à Y American Journal of Science, et sont réu- 
nies en volume par les soins du Gouvernement 
des États-Unis. M. M. est Vice-Président de 
l'Académie Nationale Scientifique. 

Marshall (François-Albert), auteur dramati- 
que anglais, né, à Londres, le 18 novembre 1840, 
suivit les cours à Harrow et Oxford et écrivit 
pour les journaux et les revues de 1862 à 1870. 
Il donna à la scène les pièces suivantes: « Mad 
as a Hatter » ; « Corrupt Practices » ; « G. E. 
D. » ; « False Shame » ; « Brighton » ; « Sarato- 
ga » ; < Cora » ; « Biorn » ; « Lola » ; < Family 
Honour ». Il a aussi écrit des librettos d'opéra. 

Marshall (Guillaume), naturaliste allemand, 
professeur de zoologie à l'Université de Leipzig, 



1446 



MAR 



consul de Hollande, né, le 6 septembre 1845, 
étudia ù Goettingue et Jena avec Henle, Kefers- 
tein, Gegenbaur et Haeckel; de 1872 à 1878, il 
a été Consul de Hollande et secrétaire de la 
Grande-Duchesse de Saxe-Weimar; on lui doit, 
entr'autres : « Der Floh von litterarischer und 
iiaturhistorischer Seite beleuchtet », Weimar, 
1879; « Verbreitung der Thiero », Gotha, 1887- 
88; « Spaziergànge eines Naturforsohers », Leip- 
zig, 1888; « Die Tiefsee und ihr Lebcn », id., 
id. ; « Zoologische Vortràge », id., 1889. 

Marsili (Louis), physicien et philosophe ita- 
lien, né, à Kiccô, le 9 août 1807, étudia à Flo- 
lence les mathématiques sous les pères Scolopi 
ot dès 1827 enseigna la philosophie et la physi- 
«pie au Séminaire de Pontremoli. Nous avons de 
lui la traduction du « Traité de Physique de 
Marcot », 1839; la « Sinopsi délie sue lezioni 
d'Ideologia », 18G5; en préparation: « Compeu- 
dio délia metafisica e dell'etica ». 

Marston (Westland), poète et auteur drama- 
tique anglais, né, à Boston (Comté de Lincoln), 
le 30 janvier 1819. Voilà les titres de ses meil- 
leures pièces et œuvres d'art: « The Patri- 
cian's Daughter », 1841 ; « The Heart and tho 
World », 18 i7; « Strathmore », 1849; « Ann 
IMake », 1852; « Philip of France »; « A Li- 
fe's Ransom » : « Borough Politics » ; « A Hard 
Struggle » ; « Trevanion, or the False Position »; 
« Pure Gold »; « The Wif'e's Portrait »; « Don- 
na Diana »; « The Favourite of Fortune »; 
des pièces lyriques : « A Horo of Romance » ; 
« Life for Life » ; « Under Fire » ; « Death Ride 
at Balaclava »; « Gerald »; des contes et 7îou- 
volles: « A Lady in her own Right »; « Fa- 
Dcily Crédit, and other Taies ». 

Marston (Philippe-Burke), poète, romancier, 
essayiste anglais, fils du précèdent, né, à Lon- 
dres, le 13 août 1850, devint aveugle dès sa 
plus tendre enfance. Il collabora au ComhUl 
Magazine, et publia des volumes de vers: « Song 
Tide », en 1870; « Ail in Ail », 1875; « Wind 
voices », 1883. M. M. a inséré beaucoup de 
ses pièces dans les revues anglaises et améri- 
caines, principalement dans ces dernières. Il est 
plus apprécié aux Etats-Unis qu'en Angleterre. 

Martel (Tancrède), littérateur français, est 
né, à Marseille, le 16 mars 1858. Fils d'un maî- 
tre-portefaix des ports, il fit ses études classi- 
ques dans sa ville natale, se destinant alors h 
l'Ecole Normale. Après avoir débuté, fort jeune, 
dans la presse de province, par des fantaisies 
en prose et en vers, M. T. M. vint à Paris et 
publia, en 1879, un volume de vers qui attira 
l'attention de MM. Théodore de Banville et Jean 
Richepin. Il a collaboré au Globe, à VEstafeJio, 
à la Jeune France, et fourni des contes et fan- 
taisies au Temps, au supplément littéraire du 
Fiparo, au Soir et à la République Française. 
En 1885, M. T. M. fut au nombre des poètes 
français qui ro-.uplirent, à la suite de M. Ca- 



MAR 

tulle Mendès, les fonctions de commissaire aux 
obsèques de Victor Hugo. M. T. M. a publié 
des poésies, des romans, des contes et fantai- 
sies et de la critique : « Les Folles Ballades », 
Laveirarie éditeur, 1879 ; « Les Poèmes à tous 
crins », Lemerre, 1887 ; « L'homme à l'hermi- 
ne », roman de mœurs provinciales », A. Sa- 
vine, 1887 ;.« La main aux dames », id, 1885; 
« Paris Païen », id., 1888; « CEuvres littérai- 
res de Napoléon Bonaparte », avec introduction 
et notes, id., 1887-88 (l'ouvrage formera qua- 
tre volumes ; doux ont paru) ; « Comédies du 
XVIII» siècle », avec une introduction et des 
notes, id., 1888. A consulter sur M. T. M. unu 
curieuse étude de M. Jean Richepin, dans le 
Gil Blas (1882) et V Anthologie des poHes fran- 
çais de A, Lemerre. 

Martcllî (Diego), essayiste et critique d'art 
italien, né, près de Pise, le 20 octobre 1839, fit 
de très fortes études à Florence et son droit 
à Pise, prit part comme volontaire aux Campa- 
gnes de l'Indépendance Italienne de 1849 et do 
1866; esprit bizarre, fin, et quelque peu parado- 
xal, il s'est surtout occupé de peinture; il a été 
un des premiers coryphées de l'école impressio- 
niste; en 1865, il fonda avec le peintre Téléma- 
que Signorini le Gazzettino ctelle arti ciel dise- 
gno. Nous avons de lui en librairie: « Prinii 
passi », contes et nouvelles, 1878; « Una brutta 
istoria », 1873; « Nerone, baloccaggine », 1874; 
« Dell'ordinamento degli studi artistici in Italia, 
pensieri e proposte », 1877; « Gli impressio- 
nisti », Pise, 1880; « P. Giordani e V. Monti », 
Florence, 1883; « Lettera politica », Pise, id. , 
« Di S. Maria del Fiore, etc. », id., 1887; « I 
partiti dello straniero », 1889. 

Martcns (Edouard von), naturaliste allemand, 
professeur des zoologie à l'Université de Berlin, 
sous-directeur de la partie zoologique de la sec- 
tion des sciences naturelles de Berlin, né, le 18 
avril 1831, à Stuttgard, a fait ses études à Tu- 
binguo, Munich, Berlin ; il a voyagé et séjourn(î 
pour ses recherches zoologiques en Norvège, ù 
Venise, à Madère, à Rio Janeiro, à Singapore, 
en Chine, à Yeddo, en Australie, et publié : 
€ Ueber die Verbreitung der europiiischen Ga- 
steropoden », Tubingue, 1855; « Ueber einige 
Fische und Crustaceen der sûssen Gewâsser 
Italiens », 1857 ; « Ueber einige Brockvvasser- 
bewohner aus den Umgebungen Venedigs », 
1858; « Albers, die Heliceen », Leipzig, 1860; 
« Die Preussische Expédition nach Ost- Asien », 
Zool. Theil, I, 1876; « Ueber Verschiedene Ver- 
wendungen von Conchylien in Zeitschrift fur 
Ethnologie », Berlin, 1872; « Mollusca und cru- 
stacea », 1864-84; « Conchologische Mitthoi- 
lungen », Cassol, 1880-85. 

Martens (Frédéric de), littérateur et homme 
politique russe, professeur de droit internatio- 
nal à l'Université de Saint-Pétersbourg, au L}'- 
cée impérial et à l'École de droit, depuis 186.S 



MAE, 

t mployé au Ministère des Affaires étrangères 
de Russie, et depuis 1882 membre permanent 
du Conseil de ce Ministère. Depuis 1879, il a 
publié neuf volumes du « Recueil des Traités et 
Conventions, conclus par la Russie et les Puis- 
sances étrangères ». Nous avons de lui: « Droit 
international des nations civilisées », 1882, tra- 
duit en allemand et en français ; « La Confé- 
rence africaine de Berlin et l'Etat du Congo », 
Bruxelles, 1886. M. M. a été nommé par son 
Gouvernement délégué officiel à plusieurs Con- 
grès, et l'Empereur dAutriche lui à décerné la 
médaille d'or Litteris et artihus. 

Martlia (Beujamin-Constant'i, professeur et 
moraliste français, membre de l'Académie des 
Sciences morales et politiques, est né, à Stras- 
bourg, le 4 juin 1820. Ancien élève de l'Ecole 
normale supérieure, de 1840 à 1842, il professa 
la seconde et la rhétorique au Lycée de Stras- 
bourg. Reçu docteur ès-lettres à la Faculté de 
Paris en 1854, il fut nommé professeur de lit- 
térature ancienne à la Faculté de Douai, puis 
suppléant de Sainte-Beuve au Collège de France 
en 1857; en 1868, il passa comme professeur 
suppléant de M. Patin à la Sorbonne, et en 1860 
il fut appelé comme titulaire à la chaire d'élo- 
quence latine en remplacement de M. Berger. 
Il a été élu membre de l'Acadénfie des Scien- 
ces morales et politiques (section de morale), le 
!«'■ juin 1872, en remplacement d'A, Cochin. Il 
a publié quatre ouvrages remarquables : « Les 
Moralités sous l'empire romain », 1865; « Le 
Poème de Lucrèce », 1869, 2'"^ éd., 1873; « Étu- 
des morales sur l'antiquité », id. ; « La délica- 
tesse dans l'art », 1884; « Les Etudes mora- 
les sur l'antiquité », comprenant : « L'Eloge 
funèbre chez les Romains »; « Le Philosophe 
Carnéade à Rome » ; « Les Consolations dans 
l'antiquité » ; « L'Examen de conscience chez les 
anciens » ; « Un Chrétien (Julien) devenu pa- 
ïen » ; « Un Pa'ien (Synésius) devenu chrétien ». 
M. M. témoigne pour l'antiquité la plus délicate, 
la plus légitime sympathie. 

Martha (Jules), professeur et archéologue 
français, est né, à Strasbourg, le 8 janvier 1853. 
Ancien élève de l'École Normale Supérieure, 
ancien membre de l'École Française d'Athènes 
et de Rome, ancien maître de conférences aux 
Facultés des lettres de Montpellier, Dijon, Lyon, 
M. J. M. est actuellement maître de conféren- 
ces à la Faculté des lettres de Paris (langue 
et littérature latine). Agrégé des lettres, doc- 
teur ès-lettres avec une thèse sur « Les Sa- 
ctrdoces Athéniens », publiée en 1881, et lane 
thèse latine : « Quid significaverint sépulcrales 
nereidum figurée ». Outre ces thèses, M. J. M. 
a publié : « Catalogue des figurines en terre 
cuite du Musée archéologique d'Athènes », 1880; 
« L'Archéologie étrusque et romaine », 1883. 
M. J. M. est le fils de M. C. M. de l'Institut. 
Martliold (Jules de), auteur dramatique et 



MAE 



1447 



romancier français, né, à Paris, le 25 décem- 
bre 1847. Il a publié « Un soir d'orage », 1874, 
musique de Métra; « Contes sur la branche », 
1881 ; « Pascal Fargeau », id. ; « Un duel », 
1882; « Théâtre des Drames », 1884; « Mé- 
morandum du siège de Paris », id. ; « L'œuvre 
de Moisselles », 1885; « Casse-noisettes », id.; 
« Histoire de Malborough », id.; « Caïn », id.; 
< Histoire d'un bonnet à poil », 1888. 

Marti (Charles), théologien suisse, né, le 25 
avril 1855, au village de Rubendorf dans le can- 
ton de Bâle (campagne), étudia la théologie aux 
Universités de Bâle, de Goettingue, de Leipzig. 
Les recherches de philologie sémitique vers 
lesquelles il se tourna de préférence, ne l'ont 
point empêché d'exercer le ministère pastoral 
dans deux villages de son canton d'origine : 
Buus (1878) et Muttenz (1885). L'Université 
de Bâle le compte depuis 1881 au nombre de 
ses privât- Docents pour l'exégèse de l'Ancien 
Testament. Son travail scientifique le plus con- 
sidérable consiste dans une dissertation qu'il 
présenta en 1877 pour obtenir la licence et qui 
a paru en 1880 dans les « Jahrbucher sur pro- 
testantische Théologie » ; « Les traces du docu- 
ment dit l'Hexateuque chez les prophètes anté- 
rieurs à l'exil ». On peut encore citer à l'actif de 
M. M. de nombreux articles dans les Zeitschrift 
des deutschen Palestinavereins, Theohgische Zeit- 
schrift aus der Schweiz^ Kirchenblatt fier die 
reformirte Sch'veiz, etc. 

Martin (Alfred-Henri), jurisconsulte suisse, 
né, à Genève, le 16 mars 1847, fils de l'ancien 
professeur de droit commercial et député au 
Grand Conseil, M. Alexandre-Jules M., il com- 
mença à lAcadéiuie de sa ville d'origine des étu- 
des poursuivies à la Faculté de droit de Paris, 
aux Universités de Heidelberg et de Berlin. La 
carrière professorale est exercée par lui parallè- 
lement à celle d'avocat. D'abord maître de droit 
civil et commercial à l'École Supérieure des jeu- 
nes filles (1879-88) et au gymnase (1880-86),. 
M. M. enseigne, depuis 1884, le droit civil à 
l'Université de Genève. Ses principales publi- 
cations sont les suivantes : « L'État est-il com- 
pétent en matière religieuse? », 1870; « Étude 
du projet de loi fédérale sur les rapports de 
droit civil entre les personnes établies en Suis- 
se » (mémoire couronné par la Société suisse 
des juristes), 1878 ; « De l'audition des parties 
comme témoins dans les procès civils », 1880; 
« Étude de la loi fédérale sur la capacité civile 
du 22 juin 1881 », 1882 ; « La séparation de corp.s 
et le divorce des étrangers en Suisse », id. ; 
« De la solution donnée par la Constitution fé- 
dérale aux questions confessionnelles », 1883 ; 
« Étude sommaire du projet de loi sur les pour- 
suites pour dettes », 1888; « De la prescription 
libératoire en droit international privé », 1880 ; 
« Rapport fait à la Société suisse des juristes 
sur l'organisation judiciaire fédérale », 188L>, 



1448 



MAR 



M. A. M. a inséré en outre d© nombreux arti- 
cles dans la Reçue de droit international et de 
législation comparée de Bruxelles, la Revue jjour 
le droit suisse, la Semaine judiciaire de Genève. 
Martiu (Auguste), médecin allemand, profes- 
seur de gynécologie à l'Université de Berlin, 
né en 1847, a publié : « Leitfaden der operati- 
ven Geburtshilfe », Berlin, 1877; « Ueber don 
Scheiden und Gebàrmuttervorfall », 1880; « Die 
Drainage bei peritonealen Operatiouen », 1882: 
« Das extraperitoneale periuterine Hàmatom. », 
Stuttgard, id. ; < Pathologie und Thérapie der 
Fràuenkrankheiten », Vienne, 1887 ; « Ueber 
das Verhalten von Harn und Nieren der Neu- 
geboren », en collaboration avec Ruge. 

Martin (Ernest), philologue allemand, profes- 
seur de langue et de littérature allemande à 
l'Université de Strasbourg, né en 1841, a pu- 
blié: « Alphart, Dietrich's Flucht und Raben- 
schlacht », Berlin, 1866; « Kudrun », Halle, 1871 ; 
« Reinaert », 1874; « Roman de Renart », 
trois vol., Strasbourg, 1881-87. Jl est le di- 
recteur de VElsâss. Literatnrdenkmaler, depuis 
1879; des Studien, depuis 1881, des Jahrb. d. 
Vogesenclubs, depuis 1885. 

Martin (Georges), médecin et homme politi- 
que français, est né, à Paris, le 19 mai 1844. 
Il suivit le cours de la Faculté de médecine et 
en 1806 interrompit ses études pour s'engager 
dans les troupes de Garibaldi en Vénétie. Re- 
venu à Paris, il acheva ses études et en 1870 
fut reçu docteur et quatre ans plus tard entra au 
Conseil Municipal pour le quartier de la Gare. 
En 1885, il fut élu Sénateur de la Seine contre 
M. SpuUer. M. M. a publié sa thèse sur la 
« Circoncision », qui fut remarquée et lui va- 
lut une médaille de bronze de la Faculté de 
médecine de Paris. Nous avons de lui plusieurs 
rapports imprimés au Conseil Municipal sur 
l'c Assistance publique > ; les « Cimetières pa- 
risiens » ; la « Crémation >; les « Médecins de 
l'état civil » ; « Le personnel administratif » ; 
« Les logements insalubres » ; « La création 
des dépôts mortuaires », etc. 

Martin (le rév. J.-C), né, le 28 décembre 
1817, vicaire-général de Jérusalem, membre de 
plusieurs sociétés savantes; nous avons de lui: 
« Le Cabaret », 1846 ; « Chemin de la Croix » ; 
€ Manuel de la Confrérie du Cœur de Jésus », 
1885, on collaboration de M. Béatrix ; « Histoire 
du pays de Gox », 1854. 

Martiu (le Rév. Jeau-Pierre-Paulin), ecclé- 
siastique et écrivain français, chanoine honoraire 
de Châlons et de Paris, professeur à l'Institut 
catholique, né, à Lacam de Loubrissac, le 13 
juillet 1840. Il étudia à Lacam, à Montfaucon, 
à Paris et à Rome de 1856 à 1868, année dans 
laquelle il fut employé dans le clergé de Paris. 
De 1872 li à 1876, il a été chapelain de Sainte- 
Geneviève, et en 1876 aumônier. Il a publié : « In- 
troduction à la critique textuelle du Nouveau- 



MAR 

Testament » ; < Description technique des ma- 
nuscrits grecs relatifs au Nouveau-Testament », 
1884 ; « Origène et la critique textuelle du Nou- 
veau-Testament », 1855 ; « Quatre manuscrits 
importants du Nouveau-Testament »; « Le ver- 
set des trois témoins célestes » ; « La vulgate 
latine au XIII^ siècle d'après Roger Bacon », 
1888 ; « L'Héxaméron de Jacques d'Édesse », 
id. ; « Œuvres grammaticales d'Abou'lfaradj » ; 
« Grammatica, Chrestomathia Syriaca > ; « Tra- 
dition Karkapienne, ou la Massore chez les Sy- 
riens » ; « Sj'riens orientaux et occidentaux » ; 
« Chronique de Josué le Stylito, écrite en l'an 
515 » ; « Le Pseudo-Synode connu dans l'his- 
toire »; « Actes du brigandage d'Ephèse, tradiic- 
tion faite sur le texte syriaque »; « Histoire 
de la ponctuation, ou de la Massore chez les 
Syriens » ; « Saint-Pierre, Saint-Paul dans l'É- 
glise Nestorienne ». Nombreux articles dans le 
Correspondant, le Polyhiblion, le Journal Asiati- 
que, la Revue des questions historiques, la Revue 
des Sciences ecclésiastiques, la Nineteenth Centu- 
ry, la Contemporary, etc., etc. 

Martiu (Sir Théodore), homme de lettres, 
homme politique et historien anglais, né, à Edim- 
bourg, en 1816, fut élevé à l'Université de sa 
ville natale ; fut procureur à Edimbourg ; en 
1846 vint s'établir à Londres comme agent par- 
lementaire. Il contribua aux Fraser\^ Magazine et 
au Tait's Magazine, sous le pseudonj'me de Bon 
Gaultier; et en collaboration avec M. Aytoun 
composa le « Book of Ballads ». Ses ouvrages 
postérieurs se partagent en traductions et en 
œuvres personnelles. Appartiennent à la pre- 
mière section: « Poems and ballads of Goethe », 
1858 ; « Correggio », 1854 ; et « Aladdin or 
the Wonderful Lamp », 1857 ; des pièces de 
théâtre du danois de (Ehlenschlàgen ; « Odes 
of Horace », 1860; « Horace's Works », 1882; 
« Catullus's Works », 1875 ; « La Vita nuova », 
de Dante, 1863 ; « Faust », la première partie 
en 1863 ; la deuxième, 1886 ; « Heine's Poems 
and ballads », 1878 ; à la deuxième section ap- 
partiennent les cinq volumes du grand oîivrage : 
« Life of His Roj'^al Highness the Prince Con- 
sort », dont le dernier a paru en 1880; enfin: 
« Life of Lord Lyndhurst », 1883. S. M. la 
Reine d'Angleterre qui avait chargé M. M. d'é- 
crire la vie du Prince Consort éleva l'auteur 
au rang de commandeur de l'Ordre du Bain 
(1881). Sir T. M. est depuis longtemps membre 
du Parlement britannique. 

Martinazzi (Jean), écrivain lombard, né, à 
îlilan, en 1826. Ses études philosophiques ache- 
vées, il s'adonna à celles de l'administration, 
ce que ne lui empêcha point de s'exercer dans la 
déclamation à 1 Académie philodramatique de 
Milan, dirigée par M. Alamanno Morelli. Eu 
1847, le journal La Fama publia son premier 
travail « L'esule ghibellino di Siena », drame en 
trois actes. Ensuite il collabora avec V. Prina 



MAR 

au drame « Ippolito Buondelmonte », donné en 
1849 au théâtre Carcano de Milan et interprété 
par E. Rossi et Amélie Ferrari. Nous avons 
de lui : « Il tipografo e gli autori », en colla- 
boration avec A. Amati ; « La Caméra numéro 
tredici » ; « L'invito al ballo > ; « Il Castello 
dei tigli » ; « La mia stella » ; « Il Conte di 
Kônigsmark »; « Corneille e Rotrou » ; « 11 
Matrimonio d'Olimpia » ; « Le lettere pietose » ; 
« La tentazione ». En 1879, il publia: « Cenni 
storici sul teatro dellAccademia dei Filodram- 
matici di Milano » ; et en 1883, dans le jour- 
nal Penomhre : * La caccia allô Sparviero » ; 
« Un contributo alla storia dei Bravi », curio- 
sités historiques. Actuellement, M. M. est em- 
ployé à PArchive d'Etat de Milan. 

Martinean (M. A. Russell), littérateur anglais, 
né, à Dublin, le 18 janvier 1831, fit ses études 
à l'Universitj^-College de Londres et aux Uni- 
versités de Berlin et de Gœttingue. Professeur 
d'hébreu et de lAncien-Testament dans le MaTi- 
chester New Collège à Londres, il fut aussi 
nommé Bibliothécaire assistant du Musée Britan- 
nique. Plusieurs années collaborateur de la Na- 
tional Review, Christian Reformer, la Satiirday- 
Review, le Sjjectator, V Athenenm, il y inséra des 
articles surtout sur la mythologie, la critique de 
l'Ancien-Testament, la philologie orientale et 
des langues européennes et la bibliographie. Il 
a publié : « Sur la langue romande dans les Gri- 
sons », 1880-81; et les traductions de « Cor- 
sica », de Gregorovius, 1855 ; de l'« Histoire 
d'Israël », d'Ewald, 1867-69, et de la « Mytho- 
logie chez les Hébreux », de Goldzicher, 1887. 
Musicien très apprécié, il a fait trois hymnes 
et la partie musicale de « D'' James Martineau's 
hymns of praise and prayer». 

Martinelli (Georges), poète grec, né, à Cor- 
fou, en 1835, professeur privé à Athènes. Nous 
avons de lui en librairie: « Erotiques », 1879; 
« Images nationales », 1887, dans lesquelles en 
38 sonnets en langue grecque, il peint hommes 
et choses de la Révolution de la Grèce. 

Martinengro (l'abbé François), pédagogiste 
italien, né, à Savone, en 1827, se consacra de 
bonne heure à la Congrégation des Missions et 
aussitôt ordonné prêtre s'appliqua à l'ense gne- 
ment et à la littérature. Nous avons de lui : 
€ Madré e Matrigna », confutation des erreurs 
protestantes sous forme de nouvelles ; « Il Mag- 
gio in campagna », c'est la vie de la Sainte- 
Vierge exposée en discours populaires ; « Il 
fabbro di Nazaret » ; « Ginetta » ; « Vita délia 
R. Madré Suor Giuseppa-Maria Rossello » ; « Il 
gran passo » ; « Fior di letture » ; « La coda 
délia gran bestia » ; « Stravaganze dei secolo 
castigate col riso e colla ragione » ; « Morale e 
storia », contes; « Lezioni di una madré ai suoi 
figli » ; « I convitti in festa » ; « Le bestemmie 
di Renan echeggiate a Roma » ; « La gran be- 
stia svelata ai giovani »; « L'igiene dell'anima ». 



MAE, 



1449 



Martinengo-Cesaresco (Evelyn), femme-auteur 
anglo-italienne, fille cadette de Henry Carring- 
ton, doyen de Bocking, traducteur des poèmes 
de Victor Hugo, et de Juanita Lyall, auteur des 
romans : « My Cousin Maurice » et « Prince 
Fortune ». Du côté de sa grand'mère, Lady Car- 
rington, née Paulina Belli (dont le beau por- 
trait par Lawrence est conservé au Musée de 
South-Kensington), descend d'une famille noble 
de Vitei-be. Elle naquit à Bocking le 22 avril 
1852. Ses premières tentatives littéraires con- 
sistèrent en contes d'enfants et en vers inspirés 
par les événements qui se développaient alors 
en Italie. En 1875, elle publia dans le New Quar- 
terly Magazine un article sur le général Bixio 
qui fut le premier d'une série de biographies 
des patriotes italiens. Une de ces esquisses : 
« La famille Cairoli », qui parut dans le West- 
minster Review au commencement de 1879, fut 
traduite par le professeur F. Torraca et trouva 
un accueil très favorable en Italie. En 1882, 
M'"e E. C. épousa le comte Eugène Martinengo- 
Cesaresco de Rovato, auteur d'un traité intitulé : 
« The Functions of the Hand in Riding ». En 
1866, elle publia un volume d'essais sur la poésie 
populaire: « Essays in the Study of Folk-Songs », 
chaudement apprécié non seulement par ceux 
qui s'intéressent aux recherches traditionnelles, 
mais aussi par les critiques de belles-lettres 
tant en Angleterre qu'en Amérique. Le docteur 
Pitre disait de cet ouvrage qu'il était « vera- 
mente importante pel Folklore italiano ». Depuis 
son mariage, M™^ la C»*® M. habite l'historique 
palais Martinengo aux bords du lac de Garde, 
dont elle a donné une description à la revue ar- 
tistique The Portefolio. Dans ses derniers écrits, 
elle s'est occupée de l'état agricole de la Haute- 
Italie et de la condition des paysans. En de- 
hors de ses écrits pour les revues anglaises, 
elle a quelquefois contribué à la Revue Interna- 
tionale et à VArchivio ^jer lo studio délie tradi- 
zioni jJopolari. 

Martîn-Feuillée (Félix) , avocat et homme 
politique français, né, à Rennes, le 25 novem- 
bre 1830, y fît toutes ses études et s'y inscri- 
vit au barreau en 1854. Elu député en 1876, il 
fut réélu en 1877, et en mars 1879 nommé sous- 
secrétaire d'Etat au Ministère de l'intérieur, 
puis en décembre suivant au Ministère de la 
justice. Après la mort de M. Gambetta, il fut 
élu à sa place président de la commission de 
l'armée, et en 1883, il fut appelé à faire partie 
du cabinet Ferry comme Garde des Sceaux et 
Ministre de la justice, et présenta aussitôt un 
projet de loi sur la réforme de l'organisation 
judiciaire et ensuite un projet sur les incompa- 
tibilités parlementaires et le cumul. 

Martini (Ferdinand), homme de lettres, hom- 
me politique, auteur dramatique, critique d'art 
italien, ancien professeur, ancien sous-secrétaire 
d'État à l'Instruction publique, député au Par- 

182 



1450 



MAE, 



lement, un des plus élégants écrivains de l'école 
littéraire moderne en Italie, né, le 30 juillet 
1841, à Monsummano près de Pescia en Tos- 
cane, fils de Vincent Martini, auteur drama- 
tique dont quelques comédies sont encore au 
répertoire. Doué d'une facilité surprenante d'as- 
similation, M. M. a plus appris de ses lectures 
que de ses maîtres. Son premier ouvrage fut 
une comédie en doux actes : < L'uorao propone 
e la donna dispone », 1862; suivirent: « I nuovi 
riccbi », applaudis et couronnés, 1863; « Fede », 
1864; « L'elezione d'un deputato », 1867. Pro- 
fesseur de littérature ot d'iiistoire à l'Ecole nor- 
male des jeunes filles de Verceil (1869), puis à 
celle de Pise (1872), il quitta l'enseigneoient 
pour se consacrer entièrement à la littérature. 
Il avait déjà, en 1871, donné à la scène le joli 
proverbe : « Chi sa il giuoco non lo insegni » 
et qui lui valut le surnom flatteur d'Alfred de 
Musset italien; l'année d'après il publia: « Pec- 
cato e penitenza », nouvelle d'une élégance su- 
prême ; en 1873, un nouveau proverbe : « Il 
peggior passe è quelle dell'uscio », encore plus 
charmant que celui qui l'avait précédé. Dans 
l'entretemps, M. M. avait pris part à la fonda- 
tion du journal politique Fanfulla, où il dépensa 
une verte intarissable que doublait un grand 
bon sens politique: ses articles étaient signés 
tour-à-tour Fantasio et Fox. Ensuite une choix 
de ces articles fut publié en volume (1877), 
sous le titre : « Fra un sigaro e l'altro », M. M. 
s'y montre un vrai ciseleur de la pensée ; un 
jour viendra, où ce volume ira de pair avec 
les œuvres de P.-L. Courier. Il fonda ensuite 
le Fanfulla délia Domenica, journal hebdoma- 
daire et littéraire, imitation du Figaro littéraire 
qui lui ouvrit l'accès au Ministère de l'Instruc- 
tion publique comme le Fanfulla lui avait ou- 
vert les portes du Parlement. La chute du Mi- 
nistère détermina M. M. à se retirer de l'admi- 
nistration, mais non de la vie politique, et il 
prend souvent la parole à Montecitorio, où il 
prononce des discours très écoutés, très applau- 
dis, mais qui ont peu de portée politique. M. 
M. est aussi wn conférencier hors ligne; le pu- 
blic choisi qui accourt en foule à ses discours 
d'inauguration de monuments ou d'ouverture de 
Cours en témoignent. Nous avons de lui un ro- 
man réaliste qui a été fort discuté : « La Mar- 
chesa », 1876 ; l'édition des « Comédies » de 
son père, et enfin: « La fisima del teatro na- 
zionale » [Nuova Antolofjia), 1888; « Nel varo 
délia Lepanto », 1883; < L'uomo propone e la 
donna dispone », comédie en deux actes, 1884; 
« Dell'ordinamento délie scuolo secondarie », 
Turin, 1889; « Racconti », Milan, 1889; « La 
facciata di S. Maria del Fiore » {Nuova Antnlo- 
gia), 1884; « Francilien », id., 1889; « Memorie 
di Giuseppe Giuati », Milan, Trêves, 1890. N'eus 
avons encore de lui les traductions suivantes : 
« Il i^aradiso délie signore », de E. Zola; « Una 



MAE, 

perla », comédie de Crisafulli et Bocage; < Il 
padre di Marziale », de A. Delpit. 

Martiiiius (Gustave-Emile), jurisconsulte al- 
lemand, notaire à Erfurt de 1882 à 1885, dé- 
puté au Parlement prussien, né, le 23 janvier 
1851, à Halle ; on lui doit des essais insérés 
aux Gruchofs Beitrcigen znr Erlauteriing des 
preussîschen und gemeineii Recht ; « Der mehr- 
fâche Verkauf derselben Sache », Halle, 1873; 
« Gutachten liber den Entwurf des deutschen 
Civilgesetzbuchs ». 

Martine (Mathias de), homme de lettres et 
folkloriste sicilien, né, à Note, le 18 juillet 1845; 
il étudia les langues étrangères et les dialectes 
néo-latins du moyen-âge. Suivant les traces 
du folkloriste Pitre son compatriote, il a donné 
à la branche intéressante de littérature qui con- 
siste à rechercher les traditions populaires une 
attention spéciale. Nous avons de lui : « L'Italia 
e Machiavelli », chanson, 18G6; « Giuseppe Pi- 
tre », 1868; « Ferdinando Bosio », 1869; « Su 
gli studii sulla lingua umana del dottor Ghi- 
rardiui », 1870; « Canti popolari siciliani, illu- 
strati dal Pitre », id.; « Le lettere, le arti e 
le scienze in Sicilia nel 1870 e 1871 », 1872 ; 
« Una gita autunnale », lettre, 1870 ; « Gio- 
vanni Villani e la leggenda di Gian da Procida 
del- dottore Hartwig », traduction de l'allemand, 
1873; « Usi e credenze popolari siciliane », 
1874; « La festa del Natale in Danimarca, di 
Reinsberg-Dûringsfeld », traduction de l'alle- 
mand, 18-76; « Félicita! », id., id. ; « Enigmes 
populaires siciliennes », Paris, 1879 ; < Tradi- 
zioni popolari catalane, raccolta e traduzioni dal- 
l'originale catalane ». 

Martlnozzi (Joseph), professeur et écrivain 
italien, né, à Figline de Val d'Arno, le 17 jan- 
vier 1850, fit ses études à l'Ecole Normale et à 
l'Université de Pise. En 1872, nommé professeur 
au Gymnase de Todi, il fut peu après nommé 
professeur d'histoire et de géographie aux Ly- 
cées de Lodi, Messine, Saint-Romo. Nous avons 
de lui: « Nel primo anniversario délia morte di 
Paolo Gorini », Lodi, 1882; « Del Pantagruele 
di Francesco Rabelais », 1885; « Scuola e Co- 
scienza », Pise, 1886; « Momenti », poésies, 
Livourne, 1888; « Vita niiova », poésies, id., id. ; 
ainsi que plusieurs publications d'occasion et 
articles dans les journaux. 

Martonne (Louis-Georges-Alfred de), archi- 
viste et littérateur français, né, au Havre, le 
30 août 1820. Elève pensionnaire de l'École Na- 
tionale des Chartres, il a été professeur d'his- 
toire au Collège de Draguignan; puis archiviste 
du Loir-et-Cner; il est actuellement archiviste 
de la Mayenne. M. A. de M. a collaboré à un 
grand nombre de revues ; il a fait trois voyages 
en Italie ; il a obtenu vingt médailles et palmes 
académiques en argent, vermeil et or. Il est mem- 
bre de la Société des gens de lettres, de la So- 
ciété philotechuique, de l'Académie Montréal, du 



MAE 

Conseil héraldique de France. Il est chevalier 
de l'Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jé- 
rusalem, de l'Ordre Royal de Chypre, officier 
de l'Union Valdotaine, etc. Ci-joint le catalo- 
gue de ses ouvrages, auquel il faut ajouter 
r« Histoire du Sonnet en Europe »; « Les Ori- 
gines » ; « Le Sonnet chez les nations de 
race latine » ; « Le Sonnet chez les nations 
de race non latine », Paris, Léon Vanier édi- 
teur; « Des étoiles », 1844-46; « Les Offran- 
des », 1858; « Jeopet », 1858; < Ludibria Ven- 
tis », 1868; « Les Amours de Ludwigg », 1874; 
« Ludwigg et ITéra », 1881 ; < Le Voyage, Tra- 
hison », 1884; « Palmire Trompette », 1847; 
« Nouvelles du coeur et de l'esprit », 1872 ; 
« Examen de l'histoire de la littérature fran- 
çaise », 1848 ; « Fagots et fagots », 1865 ; 
< Bagnoles de l'Orne », 1872 ; « L'Oeil du Cy- 
clope », 1875 ; « Deux mots sur le Crédit Fon- 
cier », 1850; « Du rôle de l'armée en Europe », 
1852; «Isabelle d'Autriche », 1848; « Léo- 
nard Chodko », 1872; « Les Fêtes du Moyen- 
âge », 1853; « La Piété du Moyen-âge », 1855; 
« Les grandes écoles et le collège de Blois », 
1855 ; « Notice sur les archives de l'église de 
Saint-Martin de Vendôme », 1856; « Notice 
historique sur l'église de Saint-Martin de Ven- 
dôme », 1860 ; « Notice historique sur l'Abbaye 
de la Guiche près de Blois et sa chapelle > , 
1863; « Un mot sur l'histoire de France en gé- 
néral et sur celle du comté de Blois en parti- 
culier », 1864 ; « Le Dolmen de la Chapelle 
Vendômoise », 1865 ; « Légende de Saint-Dié 
sur Loire », 1870; « Rapports sur les Archives 
dép., comm. et hospit. du Loire-et-Cher », 1855, 
1856, 1857, 1858, 1861, 1862; « Les Seigneurs 
de Mayenne et le Cartulaire de Savigny », 1883; 
« Généalogie des Seigneurs de Château-Gon- 
thier >, 1885 ; « Rapports sur les Archives 
dép., comm., et hospit. de la Mayenne, dès 1880 
à 1887 » ; « Deux nouveaux évêques du Mans », 
1886. 

Martf (Antoine), philosophe suisse, né, en 
1847, à Schwytz, professeur de philosophie à 
l'Université de Prague, a fait ses études à l'Uni- 
versité de Wurzbourg, et publié : « Kritik der 
Theorien ûber den Ursprung der Sprache », 
Wurzbourg, 1875 ; « Ueber den Ursprung der 
Sprache », id., id.; « Die Frage nach der ge- 
schichtlichon Entwicklung des Farbensinnen », 
Vienne, 1879; « Ueber subjectlose Sàtze und 
das Verbàltniss der Gymnastik zu Logik und 
Psychologie » ; « Ueber Sprachreflex. Nativi- 
smus und absichtliche Sprachbildung », 1886. 

Marx (Adrien), publiciste, auteur dramatique 
et romancier français, né à Nancy en 1837. Pri- 
mitivement destiné à la carrière médicale, il a 
été élève des hôpitaux de Paris pendant six ans, 
et a débuté dans la presse sur le point d'être 
reçu docteur en médecine. M. A. M. a été at- 
taché au Cabinet de l'Empereur Napoléon III 



MAR 



1451 



comme reporter officiel, il a été inspecteur des 
Beaux-Arts de la ville de Paris, il est décoré 
de plusieurs ordres. Il a publié 12 volumes de 
romans, d'études psychologiques parisiennes, de 
voyages et de sport (chasse et pêche), 6 piè- 
ces de théâtre jouées au Gymnase, aux Bouffes 
et au Vaudeville. Il est collaborateur du Figaro 
depuis vingt-cinq ans. 

Marx (Roger), publiciste et critique fran- 
çais, né, à Nancy, le 28 avril 1859. Après de 
solides études littéraires, il débuta en 1877 par 
des articles publiés dans la Revue des Études, 
et par des conférences. Venu à Paris l'année 
suivante, il collabora à plusieurs revues d'art 
ou de théât-i-e, puis rappelé à Nancy, il a traité 
dans les principaux journaux de l'art les ques- 
tions d'art et de littérature. Ces travaux d'une 
allure personnelle et d'une grande indépendance 
de vues furent remarqués par M. Duvaux qui, 
alors Ministre de l'instruction publique, attacha 
M. R. M. à la Direction des Beaux-Arts. Les 
occupations administratives n'empêchèrent pas 
M. M. de devenir le rédacteur des différents 
journaux dont il avait été jusqu'alors le cor- 
respondant. En 1889, il était chargé de diriger 
la partie artistique du Voltaire, dont il est resté 
le critique attitré et où la critique littéraire lui 
a été confiée. En même temps, il fait la chro- 
nique théâtrale au Progrès artistique. Bien qu'il 
ait paru de lui à diverses reprises des travaux 
d'imagination : « Les Sonnets » ; « Les diman- 
ches de Paris », c'est surtout comme critique 
d'art qu'il s'est fait connaître. Les études qu'il 
a publiées dans le Nouvelle Revue, dans VArt, 
dans r Indépendant littéraire, et sa collaboration 
régulière au Voltaire, l'ont classé parmi les 
lettrés les plus soucieux de la forme, parmi 
les écrivains résolument décidés à combattre 
les conventions, à favoriser la libre expansion 
de l'originalité de l'individualisme. On lui doit 
deux livres: « Études d'art lorrain », 1883; 
« Henri Regnault », 1886, ouvrage qui donne 
le mesure exacte du talent inégal, jusqu'alors 
mal connu, du peintre-soldat et deux préfaces 
pour un recueil de vingt-cinq eaux-fortes (1884) 
et pour VEstampe Originale (1888). Quand M. 
Castagnaux fut appelé aux Beaux-Arts, M. Marx 
fut choisi par lui comme secrétaire de la Di- 
rection et chargé des fonctions d'inspecteur. 
Durant les huit mois de cette direction, l'état 
de santé de M. Castagnaux fit de M. R. M. un 
véritable coadjuteur et l'agent des principales 
réformes. A la mort de M. Castagnaux, M. R. 
M. donna sa démission de secrétaire des Beaux- 
Art; il a conservé ses fonctions d'inspecteur 
auprès du même Ministère qui lui a confié l'or- 
ganisation de la partie artistique rétrospective 
de l'Exposition Universelle de 1889. M. R. M., 
qui a fait partie de nombreuses commissions 
artistiques, a été chargé en 1886 par le Gou- 
vernement français d'une mission eu Espagne 



1452 MAE 

à l'effet d'étudier renseignement des Beaux- 
Arts dans ce pays. 

Mary (Jules), romancier français, membre du 
Comité de la Société des gens de lettres, né, 
le 20 mars 1851, à Launois (Ardennes), a fait 
ses études au Collège de Charleville (Arden- 
nes). Il a publié: « Nouvelles >, 1 vol.; « La 
Fiancée de Jean Claude >, 2« éd., Dentu; « La 
Faute du Docteur Modeler », 16«? éd., Rouff; 
« Les Nuits Rouges », 6*-' éd., id.; « L'Aven- 
ture d'une fille », 2^ éd., Dentu; « Un coup 
de Revolver », 3« éd.. Pion; « Le Roman d'une 
Figurante », 3» éd., id.; « Le Boucher de Meu- 
don », 4e éd., Rouff; « La Nuit Maudite », 4» 
éd., Dentu ; « L'Endormeuse », id., Rouff; « L'Ou- 
tragée », id., id.; « La Jolie Boiteuse », 3« éd., 
id.; « Les Deux Amours de Thérèse», 2« éd., 
Dentu; « Les Faux Mariages », 3» éd.. Bou- 
langer; < La Bien-aimée », 2^ éd., Dentu; « Ro- 
ger-la-Honte », 4^ éd., Decaux; «La Marquise 
Gabrielle », id., id.; « Le Wagon 303 », id., 
Dentu; « L'Ami du Mari », 24 éd., Decaux; 
« Les Pigeonnes », 28« éd., id. ; « La Sœur 
aînée », 2« éd., id. ; « Je t'aime », 42® éd., id.; 
« La Belle Ténébreuse », 1 vol.; « La Gou- 
vernante », id.; « Le Docteur Rouge », id. ; 
« Guet-Apens », id.; au théâtre: « Roger-la- 
Honte », drame en 5 actes, à l'Ambigu. 

Mary (M™« de Rivières), femme de lettres 
française, membre de la Société des gens de 
lettres, née, à Caen, en 1826, a publié, entre 
autres: « Une noce bretonne », roman; «Les 
legs d'un père », id.; « Le vieux garçon », id. ; 
« Le Crime de Geneviève », id.; « Un trésor », 
id. ; « La fontaine d'Isis », id. ; « Conte Ara- 
be », id. ; « La rivale de Chiffonnette ». 

Mary-Lafon (M™*" Nancy), femme de lettres 
française, veuvu de M. Mary-Lafon historien, 
poète, romancier, auteur dramatique, est née à 
Montauban. Elle a publié six nouvelles Améri- 
caines traduites du Ilarper^s Magazine de New- 
York : « Une carte de Pâques »; < La Vieille 
fille et son sac » ; « Trouvé dans une grenouil- 
le » ; * Un Revenant au dix-neuvième siècle » ; 
« Karin, roman de moeurs suédoises » ; « Obsti- 
nation » ; « Une Histoire en doux heures trente- 
cinq minutes »; « Papa Tôlier ou la Fin d'un 
roman », nouvelles allemandes; « Fables do 
Phèdre », traduction en vers, Calmann-Lév}', 
1880; « Poésies de Lougfellow », traduites en 
vers français, dont Edmond About a écrit qu'el- 
les auraient du être reproduites par toute la 
presse patriotique; « Ebauches de pensées »; 
ainsi qu'une suite de « Pensées morales », dans 
le journal L'Art et la Mode. M'"e N. M.-L. vit 
à Paris, où elle consacre son existence à la pu- 
blication des œuvres posthumes de son mari. 

Marzroth M. nom de j)lume de l'écrivain au- 
trichien M. Baeacii, né, le 21 mars 1818, à 
Vienne. Après avoir reçu son doctorat en philo- 
sophie, il se livra au journalisme et surtout à la 



MAS 

critique théâtrale et à l'humorisme. Il a fondé 
tour-à-tour la Komet, le journal Komische Wett et 
le Wiener Feuilleton. En 1869, après la mort de 
sa fille, il se retira à Salisbourg. On lui doit, 
entr'autres : « Bilder, Lieder und Geschichten » ; 
« Satans Loier » ; « Liederbuch ohne Gold- 
schnitt » ; « Spottvôgel »; « Geiser- und Geister- 
gestalten ans unseren Tagen » ; « Schattenriffe 
aus dem alten und neuen Wien » ; « Umrisse » ; 
« Kleine Wahrheiten > ; « Lachende Geachich- 
ten »; « Weltlust », poésies; « Fûnfzig Jahre 
eines Poeten » ; « Ernst und Scherz » ; « Alt- 
wien » ; « Neu- Decaraerone ». 

Mascart (Eleuthêre-Elie-Nicolas), physicien 
français, membre de l'Institvit, né, le 20 février 
1837, à Quarouble (Nord). Élève de l'école Nor- 
male Supérieure (section des Sciences), il fut 
reçu agrégé en 1861 et docteur ès-sciences en 
1864. Nommé conservateur des collections scien- 
tifiques de l'école, il devint professeur de phy- 
sique au Collège-Chaptal, puis suppléant de 
Regnault à la chaire de ph5'sique générale et 
expérimentale au Collège de France, dont il 
devint titulaire en mai 1873. Il a été élu mem- 
bre de l'Académie des sciences le 13 décembre 
1884. On lui doit: « Eléments de mécanique », 
1866; « Traité d'électricité statique », 1876; 
« Leçons sur l'électricité et le magnétisme », 
avec M. J. Joubert, 1882-84, tom. 1 et 2. M. M. 
est chevalier de la Légion d'honneur depuis 
1871; officier depuis le 20 février 1881. 

Maschio (Antoine), gondolier vénitien, connu 
pour ses études sur Dante Alighieri; né, le 24 
octobre 1825, à Murano, il apprit les éléments 
de la grammaire aux écoles publiques; gondolier 
en 1846, garde national pendant la défense de 
Venise en 1818-49. Il devint amoureux de Dante 
pour en avoir lu quelques pages trouvées chez 
un marchand do tabac, et acheta un exemplaire 
de la Divina Commeâia qu'il apprit par cœur 
en deux ans. En 1865, il passa la frontière ita- 
lienne pour se rendre à Florence au Centenaire 
du grand poète ; en traversant le Po à la nage, 
il faillit se noyer. Les Autrichiens l'arrêtèrent 
et le ramenèrent à Venise sous escorte. De^ uis 
1868, il étudia les commentateurs de Dante. 
Nous avons de lui : « Nuovi pensieri sull'7?i- 
ferno di Dante », 1869 ; < Pensieri sull'/n/erjto 
di Dante e il trionfo di Francesca da Riraini », 
1872 ; « Pensieri e chiose sulla Divina Comme- 
dia », beau volume en 8" de 200 pages, 1879; 
« Itinerario dantesco », 1884, qu'il a remanié 
ensuite et publié sous le titre de : « Il vero 
itinerario dantesco », 1886. M. M. a donné pen- 
dant longtemps des conférences sur Dante dans 
différentes villes d'Italie. Aujourd'hui, il a un pe- 
tit emploi au Lycée Marco Foscarini de Venise. 

Maschka (Joseph von), médecin allemand, 
professeur de médecine légale à l'Université de 
Prague, né en 1820, a publié : « Gerichtsàrzt- 
licho Gutaohte der Prag. med. Facullât », qua- 



MAS 

tre vol., Prague, 1853, 1858, 1867, 1873; et une 
foule d'essais et notes dans les journaux. 

Masi (Ernest), homme de lettres italien, né, 
à Bologne, en 1837. Après de fortes études dans 
sa ville natale, il se mêla au mouvement révo- 
lutionnaire, entra dans l'administration comme 
Proviseur aux études, place qu'il occupe ac- 
tuellement à Plorence. M. M. est un conféren- 
cier brillant et apprécié. Nous donnons la liste 
de ses ouvrages historiques : « I tempi e la sa- 
tira di Giuseppe Griusti » ; « Fra Girolamo Savo- 
narola » ; « Camille Casarini » ; « Renata d'Esté 
e i Burlamacchi > ; « La vita, i tempi e gli 
amici di Erancesco Albergati, commediografo 
bolognese del secolo XVIII » ; « Lettere iné- 
dite di Carlo Goldoni » ; « Lettere di Goldoni » ; 
< Le fiabe di C. Grozzi » ; « Vortheina Lod, 
viaggio in Oriente » ; « Le due mogli di Napo- 
leone » ; « Parruccbe e Sanculotti » ; « Carlo 
C4ozzi e la commedia dell'arte » ; « Giovanni de 
Gamerra e i drammi lacrimosi »; et plusieurs 
articles et monographies historiques dans les 
revues Nicova Ântologia et Rassegna Settimanale. 
Masing (Emile), pharmacien et chimiste al- 
lemand, professeur de pharmacie à l'Université 
de Dorpat, né en 1839. On lui doit, entr'autres : 
« Die Verbindungen des Cantharidins mit anor- 
ganischen Basen », Bâle, 1866; « Elemente der 
pharmaceutischen Chemie », Dorpat, 1885. 

Masoin (Ernest), médecin belge, né, à Yir- 
ton, le 23 juillet 1844. Professeur de physiolo- 
gie et de médecine mentale à l'Université de 
Louvaiu, médecin principal des établissements 
d'aliénés de cette ville, membre de l'Académie 
de médecine, de la Société de médecine men- 
tale de Belgique — dont il a été le président — 
et d'autres Compagnies savantes, M. M. a pu- 
blié, outre quelques brochures, la première par- 
tie d'un « Traité de physiologie », Louvain, 
1875 ; il a collaboré aux Bulletins de V Acadé- 
mie de médecine et de la Société de médecine 
mentale^ à V Annuaire de V Université de Louvain, 
au Journal des Sciences médicales, à la Revue 
des Questions scientifiques, à la Revue Catholi- 
que, à la Revue générale, etc. En 1888, il a pris 
une part extrêmement importante aux discus- 
sions qui ont eu lieu à propos de l'hypnotisme 
au sein de l'Académie de médecine de Belgi- 
que : on possède en brochures son rapport et 
ses discours, qui concluent à l'interdiction des 
séances publiques d'hypnotisme. 

Maspero (Gaston-Cainille-Charles), égyptolo- 
gue français, d'origine milanaise, né, à Paris, 
le 24 juin 1846, fit de brillantes études au Ly- 
cée Louis-le-Grand, et entra à l'Ecole Normale 
dans la section des lettres en 1865. Voué de 
bonne heure aux recherches spéciales de l'éru- 
dition, il fut appelé comme répétiteur d'archéo- 
logie égyptienne à TEcole des Hautes Etudes, 
devint suppléant de la chaire d'archéologie et 
de philosophie égyptiennes au Collège de France, 



MAS 



1453 



puis remplaça M. de Rougé comme professeur 
titulaire en 1874. M. M, a publié : « Essai sur 
l'inscription dédicatoire du temple d'Abydos et 
la jeunesse de Sésostris », 1869 ; « Hymne au 
Nil, publié et traduit d'après les deux textes 
du Musée britannique », id. ; « Une enquête 
judiciaire à Thèbes au temps de la XX® dy- 
nastie », 1872; « Mémoires sur quelques papy- 
rus du Louvre », 1865 ; « De Carchemis oppi- 
di situ et historia antiquissima », 1873; «L'E- 
gypte ancienne de M. Ebers », 1880, traduction ; 
« Histoire ancienne des peuples de l'Orient », 
1875 ; « La stèle du Songe », 1868 ; < La lit- 
térature religieuse de l'ancien Egypte », 1871 ; 
« Des formes de la conjugaison en égyptien 
antique, en démotique et en copte », 1871 ; 
« La stèle de l'excommunication » ; « La stèle 
de l'intronisation », id. ; « Notes sur quelques 
points de grammaire et d'histoire », 1872-78 ; 
« Les pronoms personnels en égyptien et dans 
les langues sémitiques », 1872 ; « Du genre 
épistolaire chez les ancien Egyptiens », 1873. 
M. M. a publié dans les Records of the Past : 
« Les instructions du Roi Amenemhât I dans 
les Etiopic Annal s : I. La stèle de l'incouron- 
naison ; La stèle de l'excommunication ; IL La 
stèle de l'intronisation; III. La stèle d'intro- 
nisation ; IV. La stèle du Roi Horsatiew; V. La 
stèle du Roi Nastosenen; La stèle C 11 du 
Louvre » ; « Une stèle égyptienne du Musée de 
Rennes », 1873; « Un gouverneur de Thèbes 
au temps de la XII Dynastie », id. ; « Lettre 
à M. G. d'Eichthal », 1872 ; « Le Papyrus de 
Berlin n. 1 », 1877-78; « Le Papyrus Mallet », 
1878; « Le Conte du Prince prédestiné », 1877- 
78; « Comment Thoutu prit la ville de Joppé », 
1878; « Sur deux monuments nouveaux du régi- 
me de Ramsès II », 1877 ; « Le conte des deux 
frères » (nouvelle traduction), 1878; « Frag- 
ments d'un commentaire sur le livre II d'Héro- 
dote », 1875-78; Dans la Zeitschrift fiir jEgyp- 
tische Sprache ; « Sur la flexion en i de l'Egyp- 
tien »; « Sur les auxiliaires te, ne du Copte », 
1876-78; « Une page du roman Satni transcrit 
en hiéroglyphes », 1878 ; « Sur les altérations 
phonétiques subies par l'Espagnol à Montevideo 
et Buenos-Ayres », 1871 ; plusieurs articles 
dans la Revue Critique et VAcademy. M. M. a 
pris part à tous les Congrès des Orientalistes. 
Maspero (Paul), écrivain lombard, né, à Mi- 
lan, très apprécié comme médecin pour ses étu- 
des sur l'épilepsie et comme homme de lettres 
pour ses écrits scientifiques et ses traductions. 
Sa traduction de V Odyssée est estimée classique 
et a été louée par Bellotti, Gherardini et A. 
MafPei ; dans les éditions de Florence, Le Mon- 
nier, à partir de 1871, Milan, Ricordi, 1879 (avec 
illustrations de Zanoli e Cenni), Hoepli, 1886, 
M. M. a apporté de notables corrections et 
améliorations à cette dernière. Nous devons en- 
core signaler les traductions du poème attribué 



145 i 



MAS 



à Musée: « Gli amori di Ero e Leandro » ; « E- 
dipo Re » de Sophocles, 1884; « Teatro scelto 
di Racine », qui comprend la traduction des tra- 
gédies: « Mithridate »; « Iphigénie »; « Phè- 
dre »; « Athalie >. 

Masqnard (Eugène de), agriculteur français, 
né, à Nîmes, le 9 août 1819, fit ses études au 
Collège de Nîmes et s'adonna immédiatement 
après à l'agriculture. Il est membre des so- 
ciétés d'agriculture du Gard, de Vaucluse, de la 
Haute-Garonne, de l'Ardêche, des Agriculteurs 
de France, des Comices agricoles d'Alais, de 
Poligny, etc. Il a obtenu un grand nombre de 
médailles aux concours. Il a publié sous le 
pseudonyme de Docteur Marron plusieurs bro- 
chures : € La Microbiculture » (traduite en plu- 
sieurs langues) ; * Le faux et le vrai libre- 
échange », 1881 ; « Les Fumisteries capitales ». 
Travailleur infatigable encore aujourd'hui sous 
les pseudonymes du Doctexir Marron, de Jacques 
et de Jérémie Bonhomme, dJ Anarchiste rural, il 
collabore à plusieurs journaux du Midi, V Indé- 
pendant, le Gard socialiste, etc. 

Massarani (Tullo), poète, peintre, critique 
d'art, homme politique italien, sénateur du Royau- 
me, né, à Mantoue, en 1826, de famille israëlite 
et très riche. Il prit part aux mouvements révo- 
lutionnaires italiens depuis 1848 jusqu'à 1870. 
Il débuta de bonne heure dans les lettres en 
écrivant au XXII niarzo, journal politique qui 
se publiait à Milan en 1848 le lendemain des 
glorieuses « Cinque Giornate ». A la rentrée des 
Autrichiens, il partit pour la France, où il écri- 
vit un Mémoire, sous le titre : « Quelques mots 
sur la défense de Venise », Amyot, mars, 1849. 
Après le désastre de Novare, il se réfugia en 
Suisse, où, sous la direction de Charles Cattaneo, 
il se perfectionna dans les sciences économi- 
ques. Il fut un des collaborateurs du Crepuscolo 
de Charles Tenca et du Nipote del Vestaverde, 
d« César Correnti. Nous avons de lui : « Studii 
di politica e di storia », Florence, Le Monnier; 
« I prodromi délia libertà moderna » ; « Alle- 
magne et Italie », ouvrage écrit en allemand, 
et publié à Breslau en 1859; « Sermoni », Flo- 
rence, Le Monnier, 1880 ; « L'arte a Parigi », 
en deux éditions, l'une italienne, l'autre fran- 
çaise; « Sermoni e rime », 1884; « Sui provve- 
dimenti per l'Africa », 18-^7; « Ames amis de 
France », 1888; « Carlo Tenca e il pensiero ci- 
vile », Milan, 1888. Le sénateur M. est un ar- 
tiste doublé de philantrope ; ses bienfaisances 
sont remarquables et sont faites selon les maxi- 
mes de l'Évangile. Nous avons aussi de lui une 
traduction du chinois : « Il libre di Giada ». 

Massebieaa (Louis), professeur adjoint à la 
Faculté de théologie protestante de Paris et 
maître de conférences à l'école dos Hautes- 
Etudes (section des sciences religieuses), est 
né, à Nîmes, en 1840. Il fit ses études classi- 
ques à Gunges (Hérault), à l'institution Oli- 



MAS 

vier, où s'est formée assez longtemps, sous une 
influence d'une moralité remarquable, une partie 
de la jeunesse protestante des Cévennes, et où 
M. Ad. Cazalet enseignait les lettres avec dis- 
tinction, en les faisant aimer. Il passa ensuite 
deux ans à Paris, au lycée Charlemagne; il 
y eut pour maître M. Gaston Boissier. De 1860 
à 1865, il fut professeur au collège de Castel- 
naudary, puis aux lycées d'Angoulême et de 
Bourges, mais après cinq ans de services, il 
dut renoncer au professorat à cause de l'af- 
faiblissement de sa vue. Pendant les cinq an- 
nées suivantes, de 1865 à 1870, il fut précep- 
teur k Vierzon, près de Bourges, et put employer 
tranquillement à des études conformes à ses 
goûts les loisirs assez grands que lui laissaient 
ses fonctions. En 1870, à la veille de la guerre, 
il alla s'établir comme professeur libre à Paris, 
où il a depuis lors son domicile. Après le temps 
du siège, pendant lequel il servit dans la garde 
nationale et après la Commune, de 1871 à 1877, 
il donna des leçons particulières tout en étant 
professeur de littérature française et de philo- 
sophie à l'école préparatoire de théologie dos 
Batignolles, où il est encore. C'est pendant cette 
période, en 1875, à l'âge de trente-cinq ans, 
qu'il débuta comme écrivain par des études de 
critique littéraire contemporaine, publiées dans 
la Revue Chrétienne. En 1878, il obtint le grade 
de docteur ès-lettres avec les deux thèses sui- 
vantes: < Les colloques scolaires du XVI® siè- 
cle et leurs auteurs » ; * De ravisii tentores 
comediis ». A peu près en même temps, il était 
nommé maître de conférences à la Faculté de 
théologie protestante de Paris pour la littéra- 
ture chrétienne, grecque et latine des six pre- 
miers siècles. En 1886, il a été aussi nommé 
pour le même objet à l'école des Hautes-Etu- 
des et professeur adjoint à la faculté. Comme 
la plus grande partie de son temps est prise 
par les devoirs de l'enseignement, il n'a publié, 
jusqu'à présent, que des travaux de médiocre 
étendue, dispersés dans divers recueils (pour 
quelques uns il y a eu tirage à part). Parmi 
les études contemporaines on peut citer: « Les 
poésies de Jacques Richard », contribution à 
la biographie d'un ancien ami (Revue Chrétienne), 
1885. Pour l'histoire du protestantisme: « Les 
deux conversions de Perrot d'Ablancourt » et 
le « Protestantisme à Paris sous Louis XIII »; 
pour le XVP siècle, l'article: « Erasme » dans 
VEncydopédie des Sciences religieuses ( Revue 
Chrétienne), 1879; « Une acquisition du musée 
pédagogique », 1885; « Programme d'étude du 
Collège de Guyenne », 1886. Mais il s'est sur- 
tout occupé de ce qui concerne l'ancionne litté- 
rature chrétienne. C'est ainsi qu'il a publié de 
r« Authenticité du fragment d'Aristide » {Revue 
de théologie de Lausanne), 1879, « Dos sacri- 
fices ordonnés à Carthage au commencement 
de la persécution de Décius » {Revue des Reli- 



MAS 

fjions), 1884; « L'enseignement des douze apô- 
tres. Sur la Didaché découverte par Bryennus » 
imême Revue), 1884; « De l'étude des Pères 
de l'église en France depuis le moj'en-âge jus- 
qu'à nos jours » (leçon d'ouverture à la Faculté), 
1884 ; « L'apologétique de Tertullien » et l'« Oc- 
tavius de Minucius Félix * [Revue des Reli- 
gions), 1887 ; « Le traité de la vie contempla- 
tive et la question des thérapeutes » (même 
Revue), 1887. Il faut encore mentionner l'arti- 
cle : « Pères de l'Eglise », dans le Dictionnaire 
de Pédagogie de M. Buisson. Enfin, M. M. est 
un des directeurs des Annales de Bibliographie 
théologique qui ont commencé à paraître en 1888. 
Il a promis au public une « Histoire de l'édu- 
cation en France au XVP siècle » et un ou- 
vrage sur « Philon d'Alexandrie » qui ne peu- 
vent avancer que lentement à cause du temps 
que réclament ses occupations multiples. 

Massebieau (Adolphe), fils du précédent, né, 
à Nîmes, en 1861, ancien élève de l'Ecole Nor- 
male supérieure, agrégé d'histoire, professeur 
au lycée de Rennes. Il a publié des articles sur 
l'Extrême Orient dans la Grande Encydojyédie. 

Massebieau (Eugène), frère du précédent, est 
né, à Angoulême, en 1863, ancien élève de la 
Faculté de théologie protestante de Paris et 
do l'Ecole des Hautes-Etudes, pasteur suffra- 
gant à Nîmes. Il a publié : « Examen des cita- 
tions de r Ancien-Testament dans l'Evangile 
selon Saint-Mathieu », mémoire couronné par la 
Faculté, Paris, Fischbacher, 1885 ; « Du prin- 
cipe de la morale d'après la philosophie de l'é- 
volution », thèse pour le baccalauréat en théo- 
logie, 1886 ; « Poètes anglais contemporains : 
Shelley, Tennyson » {Revue Chrétienne de 1887 
et 1888). 

Massei (Ferdinand), médecin italien, né, en 
1847, à Naples, oii il a fait ses premières étu- 
des qu'il acheva à l'étranger. En 1882, il a été 
chargé du cours de laryngologie à l'Université 
de Naples. Nous avons de lui en librairie: « Le- 
zioni di chiusura al corso di laringoiatria » ; « I 
punti sugli I » ; « Sopra un caso di papilloma 
laringeo » ; « Ancora del laringoscopio e délia 
medicina militare »; « Le primarie scuole di la- 
ringoiatria in Europa > ; < Comparaison entre 
le courant faradique et le continu dans les pa- 
ralysies vocales ». 

Massey (Gérard), poète anglais, né le 29 mai 
1828 de parents très pauvres. Après une jeu- 
nesse difficile, il débuta en 1845 comme direc- 
teur du journal Spirit of Freedorn ; plus tard 
il collabora à Y Atheneum : ses ouvrages prin- 
cipaux sont : « Voices of Freedom and ly- 
rics of love », 1850 ; « The Ballad of Babe 
Christabel », 1854; « War Waits », 1855; 
« Craibgrook Castle » , 1856 ; « Havelock's 
March », 1860; « The secret drama of Shake- 
speare's Sonnets », 1864-72 ; « A taie of Eter- 
nity and Other Poems », 1869 ; « Concerning 



MAS 1455 

Spiritualism », 1872 ; « A Book of the Begin- 
nings », 1882; « The Natural Genesis », 1884. 

Massieault ( Justin - Théophile- Athanase ) , 
écrivain français, né, à Ouroner-les-Beurdelins 
(Charente), le 14 septembre 1838. Successive- 
ment rédacteur et directeur de plusieurs jour- 
naux, nommé directeur du service de la presse 
au Ministère de l'intérieur, et Préfet de la Hau- 
te-Seine, de la Somme et du Rhône, il est à pré- 
sent Ministre plénipotentiaire, résident général 
de la République française à Tunis. Il est com- 
mandeur de la Légion d'honneur et officier des 
Saints-Maurice et Lazare et de la Couronne 
d'Italie. Nous avons de lui plusieurs articles 
de journaux, brochures politiques et un roman : 
« Thibaud », écrit en collaboration avec M. Jamet. 

Massou (David), homme de lettres anglais, 
professeur de littérature à l'Université d'Edim- 
bourg, né, à Aberdeen, le 2 décembre 1822, élevé 
au collège Mareschal de sa ville natale; il acheva 
ses études à l'Université d'Edimbourg. Après 
avoir contribué largement au Quarterly, Natio- 
nal, au British Quarterly, au North British Re- 
view, à V Encyclopedia Britannica et à VEnglish 
Encyclopœdia, il publia plusieurs essais dans 
le Macmillan' s Magazine dont voici les titres : 
« Carlyle's Letters and Pamphlets » ; « Dickens 
and Thackeray »; « Rabelais »; « Literature and 
the Labour Question » ; « Pre-Raphaelism in 
Art and Literature » ; « Théories of Poetry » ; 
« Shakespeare and Goethe » ; « Hugh Miller »; 
« De Quincey and Prose- Writing » ; Trois vo- 
lumes de : < Essays Biographical and Critical, 
chiefly on English Poets », parus en 1874; « Life 
of John Milton, narrated in connection with 
the Political, Ecclesiastical and Literary History 
of his Time », œuvre essentielle de l'auteur 
dont la publication commencée en 1858, fut ter- 
minée en 1878. Nous avons aussi de lui une 
édition très soignée en trois volumes avec notes 
et préface de l'œuvre de Milton (1874), et enfin 
une « Biographie du Poète Drummond », 1873 ; 
et « The Three Devils : Luther's, Milton's, and 
Goethe's », 1874. 

Mastriani ( François ) , romancier populaire 
napolitain, né, à Naples, le 23 novembre 1819, 
étudia la médecine en même temps que les lan- 
gues étrangères ; à 17 ans, il débuta dans les 
journaux littéraires La Galleria del Secolo, Il 
Sibilo, ^interprète et le Salvator Rosa ; trois 
ans après, il donna à la scène des Fiorentini 
le drame : « Vito Bergamaschi », qui obtint un 
grand succès. Vers 1848, il publia son premier 
roman: « Sotto altro cielo »; en 1849 € La 
cieca di Sorreuto » et « Il mio cadavere », qui 
donnèrent à M. M. la popularité dont a joui eu 
France M. Ponson du Terrail. La fécondité de 
M. M. est étonnante. De 1850 à 1879, il a pu- 
blié 60 romans. Nous donnons les titres de ceux 
qu'il a publiés depuis 1879: « Il bettoliere di 
Borgo Loretû »; < La Spia >; « Il Fantasma ») 



1456 



MAT 



< Il largo délie baracche » ; « L'Ebreo di Porta 
Nolana » ; « La Sonnambula di Monte Corvi- 
no » ; « La Medea di Porta Médina > ; « Il 
signor Bruno » ; « Giovanni Blondini > ; « Il 
Barcaiuolo d'Amalfi » ; « Maddalena » ; « Il 
dramma délia Montagna » ; « L'assassinio in 
via Porta Carrese » ; « Kari-Tisiné, memorie 
d'una schiava » ; « La Pazza di Piedigrotta > ; 

< Caterina la pettinatrice » ; « Compar Leo- 
nardo da Pontescuro » ; « Le due gemelle » ; 
« Carmela » ; « La gente per bene > ; « La 
chioma di sangue » ; « Il suicida » ; < Il coc- 
chiere délia Carità » ; « L'Orfana del Colèra » ; 
« Lucia la Miizzonara » ; « Il campanello de'Luiz- 
zi » ; « Povero cuore ! » ; < Pasquale il calzo- 
laio del Borgo Sant' Antonio Abate > ; « Ber- 
nardina >; c La jena délie Fontanelle »; « Co- 
simo Giordano » ; « La Carolina dolla Pigna- 
secca » ; « Il figlio del Mare » ; « Il parricida 
il Capraio di Mocalli » ; « La figlia del bir- 
ro > ; « L'occhio del morto » ; « Fior d'arancio, 
la Cantatrice di Mergellina » ; < Tobia il gob- 
betto ». 

3Iastrigli (Léopold), musicien et critique mu- 
sical italien, né, à Albano Laziale, le 8 février 
1856. Il fit ses études classiques au Collège Ci- 
cognini de Prato ; membre du Conseil internatio- 
nal de musique d'Anvers en 1885, son œuvre est 
appréciée à l'étranger plus encore qu'en Italie. 
Nous avons de lui: « Gli uomini illustri nella 
musica da Guido dArezzo fino ai Contempora- 
nei », 2™« éd., Para via, Rome, 1883; « Beetho- 
ven, la sua vita e le sue opère », Città di Ca- 
stello, 1886; « Il coro nel dramma musicale 
moderne », Rome, 1887; « Giorgio Bizet, la 
sua vita e le sue opère », Paravia, Rome, 1887. 
En préparation : « La storia délia musica com- 
pendiata ad uso dei licei musicali » ; « Consi- 
gli, precetti e pensieri suUa musica » ; « La 
musica nel XXSecolo». M. M. a composé aussi 
de la musique de salon, ainsi que plusieurs ar- 
ticles de critique musicale insérés dans les Re- 
vues italiennes et étrangères. 

Matabon (Hippolyte), poète français, né, à 
Marseille, le 2 février 1823. Fils d'un maître 
serrurier, il eut dos commencements très-hum- 
bles. A peine sorti de l'école populaire, il de- 
vint apprenti compositeur d'imprimerie. C'est 
en composant les vers ou la prose d'autrui qu'il 
sentit se développer en lui la vocation poéti- 
que. Il publia ses premiers essais dans la Re- 
vue de Marseille et de Provence, dont il est en- 
core le secrétaire de rédaction. Il a publié: 
« Le Vieux Fauteuil », pièce couronnée aux jeux 
Floraux de Toulouse; « Les Champs et l'usine »; 
« Ma petite maison » ; « Un Beau Dimanche »; 
« Les Lunettes de ma Grand'mère », La plu- 
part do ses pièces ont été réunies en un vo- 
lume qui a pour titre: « Après la Journée », 
1886, et qui a été couronné par lAcadémie 
irauçaise. 



MAT 

Mataja (Victor), économiste autrichien, pro- 
fess«eur libre à l'Université de Vienne, né, le 
20 juillet 1857, à Vienne, a publié : « Der Un- 
teruehinergewinn », Vienne, 1884; « Das Reoht 
des Schadenerlatzes vora Standpunkt der Natio- 
nal Okonomie », Leipzig, 1888; plusieurs essais. 

Mataranga (Pauagiotii), poète hellène, né, à 
Nauplio, le 23 août 1834, consul de Grèce à Scio. 
M. M. a publié deux volumes de poésies et tra- 
duit 1' « Enfer » de Dante et les « Idylles » de 
Virgile en langue grecque. 

Mathers (Hélène Buckingham), femme-au- 
teur anglaise mariée à M. Henri Reeves, née, en 
1852, près de Somerset, débuta dans le roman 
en 1875 et devint immédiatement très populaire. 
Nous avons en librairie: « Comin'thro'the Rye »; 
« The Token of the Silver Lily » ; « Cherry 
Ripe » ; « The Land o'the Loal » ; « As He Co- 
mes up the Stair »; « My Lady Green Sleeves »; 
« The Story of a Sin » ; « Sam's Sweetheart » ; 
« E5're's Acquittai » ; « Found out ». 

Mathieu (l'abbé Désiré), littérateur français, 
ancien professeur d'histoire au petit Séminaire 
de Pont-à-Mousson, membre de l'Académie do 
Stanislas à Nancy, né, à Einville (Meurthe-et- 
Moselle), en 1839, a publié: < L'Ancien régime 
dans la province de Lorraine et Barrois d'après 
des docuinents inédits (1698-1789) », Hachette, 
1879, ouvrage couronné par l'Académie fran- 
çaise ; « De Joannis abbatis Gorzienis. Vita », 
1878; « Qn Prédicateur contemporain », 1882; 
« Un Romancier lorrain du XIP siècle », 1883; 
« L'Abbé Rohrbacher », discours de réception 
à l'Académie de Stanislas, id. 

Mathot (Louis), écrivain belge, de langue 
néerlandaise, né, à Anvers, le 26 août 1830. 
Après une jeunesse assez difficile, il finit par 
faire sa trouée; et de 1863 à 1872, déjà connu 
par de nombreux travaux, il siégea au Conseil 
communal de sa ville natale. Il est aujourd'hui 
membre de l'Académie Royale flamande. M. M., 
qui a adopté le pseudonyme L. Van Jiuckelin- 
f/en, s'est montré nouvelliste aimable dans « Een 
koning in de Kemp », Anvers, 1854, 2^ éd., 
1864, et dans ses « Verhalen », id., id., 2^ éd., 
Gand, 1856; défenseur du mouvement flamand 
dans plusieurs brochures dont la plus impor- 
tante est: « Vlaemsche beweging », Gand, 1856; 
historien enfin dans d'autres publications, mal- 
heureusement empreintes souvent d'un esprit 
un peu étroit, parmi lesquelles nous citerons : 
« België onder Maria-Theresia », Anvers, 1858, 
2e éd., 1866; c De patriottentyd : Jozel II en 
de Brabantsche omwenteling », id., 1860; « De 
Jacobynen in België », id., 1862; « België on- 
der Karel VI », id., 1864. En outre, il a col- 
laboré au Nederduitsch overzigt, à Noord en 
Zuid, etc. 

Maliui (Hugues), écrivain, instituteur et con- 
férencier italien, né, le 26 décembre 1856, à 
Cortono, fit ses études à Florence et à Pérouse. 



MAT 

Il dirige dans la première de ces villes une 
Institution qui porte le nom de Michel-Ange. 
En 1887, il édita un album artistique intitulé: 
« Santa Maria del Tiore > ; et donna (1888-89) 
aux écoles populaires une série de Conférences 
pour les ouvriers italiens qui allaient à Paris vi- 
siter l'Exposition et qui sont réunies en volume 
sous le titre de « Da Firenze a Parigi j>,Nous 
avons aussi: « Da Natale ail' Epifania », série 
de conférences folk-loristes ; « Nel regno délia 
tavolozza ». En collaboration avec le Comte De 
Gubernatis, le < Dizionario degli Artisti vi- 
venti », qui est déjà arrivé à sa ô'"^ livraison, 
Florence, Gonnelli. M. M. collabore à plusieurs 
petits journaux littéraires. 

MatkoTÎc (Pierre), écrivain jugo-slave, secré- 
taire de l'Académie des Sciences d'Agram, où 
il est aussi professeur de Géographie à l'Univer- 
sité, né, le 18 juin 1830, à Segna (Croatie Ma- 
ritime) ; il étudia à Vienne et à Prague, acheva 
ensuite ses études de géographie à Berlin sous 
le célèbre Ritter, ensuite à Gottingue ; tour-à- 
tour professeur aux Gymnases de Gratz et de 
Varasdin et à l'école Supérieure Technique dA- 
gram (1871). Nous avons de lui beaucoup d'ou- 
vrages en allemand et en croate, dont nous 
donnons les titres en français. Ouvrages en alle- 
mand: < Carte topographique de St.-Michel de 
Leume par Fra Mauro », 1859; « Du Royaume 
du Prêtre Jean », id., id.; « Vieilles cartes de 
navigation manuscrites de la Bibliothèque Im- 
périale de Vienne », 1861 ; « Vieilles cartes de 
navigations manuscrites de la Bibliothèque de 
Venise », 1863. Ouvrages en croate : « Un 
traité de commerce des années 1408-1455 entre 
la République de Venise et les Comtes de Se- 
gna en Croatie », 1863 ; « Essai statistique 
du royaume de Croatie, Esclavonie, Dalmatie », 
1864; « Fragments statistiques sur la Croatie 
et l'Esclavonie », id. ; < Marc Polo originaire de 
la Dalmatie », 1866 ; « Sur la Statistique de la 
mortalité en Croatie et Esclavonie », id. ; « La 
Croatie et l'Esclavonie dans ses relations phy- 
siques et morales », 1873; < L'Exposition etno- 
graphique à Moscou », 1867; « Sur la nécessité 
d'un bureau statistique pour l'état actuel de la 
statistique en Croatie », 1868; « Matériaux 
pour l'histoire mercantile de la République de 
Raguse », 1869; « La Statistique officielle en 
Serbie », 1870; « Relation du voyage à Ragu- 
se en 1869 », id.; « Les publications récentes 
géographiques sur la Turquie Européenne », 
1871; « Relations commerciales entre Raguse 
et l'Italie moyenne », id. ; « Anciens itinérai- 
res dans les mms. des Bibl. de Venise », id. ; 
« La nationalité comme base du cens », id.; 
« Division biographique du haut plateau croate 
et ses relations ipsométriques », 1872 ; « Les 
délibérations du 8'"8 Congrès Statistique inter- 
national de St.-Pétersbourg », 1873; « Les 
graduations des monts de la Bosnie », id.; « Les 



MAT 



1457 



publications géographiques récentes .sur la pres- 
qu'île des Balkhans », 1874; « La répartition 
et ipsométrie des montagnes de l'Esclavonie », 
1875; « Les voyages à travers la presqu'île 
balkhanique dans le moyen-âge », 1878; « Do- 
cuments pour l'histoire de Raguse à l'époque 
de la protection hongro-croate », 1869; « Deux 
itinéraires italiens pour la presqu'île balkhanique 
dans le XVI« siècle », 1878; « George Hus », 
1881 ; < Le texte latin de l'itinéraire de G. 
Hus », 1881. 

Matosze (Manuel), écrivain satirique valen- 
cien, auteur de plusieurs pièces comiques à 
grand succès. Journaliste républicain très ré- 
pandu, rédacteur aux principaux journaux dé- 
mocratiques, secrétaire de l'Exploitation à la 
Compagnie du chemin de for Madrid-Saragosse- 
Alicante. 

Matscheg (Antoine), historien vénitien, né, à 
Bellune, en 1825, fit ses premières études dans 
sa ville natale et fréquenta ensuite les Univer- 
sités de Padoue et de Vienne ; nommé en 1855 
professeur d'Histoire et de Géographie au Ly- 
cée de Venise qui depuis 1870 s'appelle Lycée 
Marco Foscarini. Nous avons de lui: « Discorso 
sull'origine e progresse délia costituzione in- 
glese », Venise, 1867; « Religione ed arte », 
id., 1869; « Paolo Paruta », id., id. ; < Lezioni 
di Storia Universale », en trois vol., 1870-71 ; 
« Cesare e il suo tempo, Storia critica », Flo- 
rence, 1874; < Monografia storico-politica in- 
torno al Petrarca », Venise, 1874; « Storia po- 
litica d'Europa dal chiudersi del Regno di Car- 
lo VI al Trattato di Acquisgrana », l^e partie, 
Venise, 1874; « La Repubblica Veneta », dis- 
cours historique, Trévise, 1884; « La storia », 
discours, Venise, 1886; < La Storia politica », 
etc., a été achevée et républiée en nouvelle 
éd., en 1888. 

Mattei (Xavier, baron di Santa Lucia e 
FiLiTTOPiANO), homme de lettres italien, petit- 
fils de l'illustre Xavier M. traducteur des Psau- 
mes de David. Il est né, à Naples, en 1814. Il a 
écrit pour le théâtre plusieurs comédies, entre 
autres : « H cuore tira la mente » ; « Le due 
musiche » ; < Piccini a Parigi » ; plus les bro- 
chures suivantes: « Alcuni proverbi e modi pro- 
verbiali dichiarati », 1873 ; « Galiani e i suoi 
tempi », 1869; « Critica e controcritica intorno 
al Galiani e i suoi tempi », 1869. Le baron M. 
a aussi un petit volume de sonnets intitulé: 
« La Stecchettiade », dans lequel il combat les 
tendences de l'école poétique réaliste dont M. 
Stecchetti est le chef en Italie, 

Matter (Albert-Jules-Timothée), théologien 
français, né, eu 1828, à Strasbourg, fils de M. 
Jacques M., le célèbre historien du Gnosticisme, 
le savant biographe de Saint-Martin, de Schol- 
ling et de Swedenborg, poursuivit simultané- 
ment l'étude des lettres, de la théologie et de 
la jurisprudence et obtint coup sur coup les 

183 



1458 



MAT 



diplômes de bachelier en théologie à Strasbourg. 
Licencié en droit à Paris, docteur en philoso- 
phie à Berlin. Pendant dix-ans, de 1856 à 18G6, 
le pastorat luthérien le compta au nombre de 
ses membres les plus distingués, à Neuviller 
en Alsace, au Ban de la Roche, le village il- 
lustré par le dévouement d'Obelins, à Paris, 
dans l'église de la Rédemption; de 1866 à 1873, 
lui incombèrent les fonctions d'inspecteur ec- 
clésiastique. En 1877, lors du transfert à Paris 
de la Faculté de théologie de Strasbourg, M. M. 
fut appelé à la chaire de dogme luthérien qu'il 
occupa pendant 4 ans, mais dont le mauvais état 
de sa santé l'obligea de se retirer prématuré- 
ment en 1881, il a également siégé à mainte 
reprise dans les corps officiels de l'église lu- 
thérienne et fait partie de plusieurs sociétés 
religieuses. Parmi les publications sorties de sa 
plume, nous mentionnerons : « De l'authenticité 
du fragment de Sanchoniaton cité par Eusèbe », 
1848; « Lettre sur la Divinité de Notre-Sei- 
gneur Jésus-Christ >, 1855; « La sacrification 
Chrétienne », 1859; sans parler de nombreux 
articles insérés dans les journaux: La Croix, la 
Revue de thénlorjie de Strasbourg et de Montau- 
ban, la Real-Encyclopédie de Herzog, VEacrjclo- 
pédie des Sciences religieuses. 

Matthiessen (Henri-Frédéric-Louis), physi- 
cien allemand, professeur de physique à l'Uni- 
versité de Rostock, né en 1830, a publié, en- 
tr'autres : « Ueber die Gleichgewichtsfigureu 
homogener freirotirender Fliissigkeiten », Kiel, 
1857; « Die algebraischen Methoden der Auf- 
lôsung dor litteralen, quadratischen, kubischen 
und biquadratischen Gleichungen », Leipzig, 
1866; « Commentar zur Aufgabensammlung von 
Heis fiir Schûler », Cologne, 1870; 3e éd., 1881; 
« Schliissel zur Aufgabensammlung von Heis 
fur Lehrer und Studirende », deux vol., Colo- 
gne, 1873; 3° éd., 1886; « Grundriss der Diopt- 
rik geachichteter Linsensysteme », Leipzig, 
1877; « Grundziige der antiken und moderuen 
Algebra der litteralen Gleichungen », Leipzig, 
1878; « Uebungsbuch fiir den Unterricht in der 
Arithmetik und Algebra fiir hohere Biirgerschu- 
len », Cologne, 1882. 

Matthieu (Ernest-Antoine-Joseph-Ghislain), 
historien belge, né, à Mons, le 2 juin 1851. 
Avocat, docteur en sciences politiques et admi- 
nistratives, conseiller communal et archiviste de 
la ville d'Enghien, M. M. est le secrétaire du 
Cercle archéologique de cette ville; il fait en 
outre partie du Cercle archéologique de Mons, 
de la Société des sciences, des arts et des 
lettres du Hainaut, etc. On a de lui un très 
grand nombre de notices éparses dans les An- 
nales et Bulletins du Cercle archéologique de 
Mons et de l'Académie d'archéologie de Belgi- 
que; dans les Mémoires de la Société des scien- 
ces, des arts et des lettres du Hainaut, de la 
Société littéraire de Louvain, de la Société de.s 



MAT 

antiquaires de Picardie; dans les Annales du 
Cercle archéologique d'Enghien, de la Société 
archéologique de Belgique ; dans les Bulletins 
de la Commission ro3'ale d'histoire et des Com- 
missions royales d'art et d'archéologie; dans 
les Souvenirs de la Flandre Wallonne de Douai, 
VAnnuaire de l'Université catholique de Lou- 
vain, la Revue Belge de numismatique, les Pré- 
cis historiques de Bruxelles, les Analectes pour 
servir h V histoire ecclésiastique de la Belgique, 
Le Hainaut de Mons (un des meilleurs organes 
de la presse catholique belge). Parmi celles de 
ces notices qui ont été tirées à part, nous ci- 
terons : « Chartes concernant le chapitre noble 
de Sainte- Aldegonde de Maubenge », Louvain, 
1880; « Le besoigné ou description de la ville 
de Beaumont publié pour la première fois, avec 
une introduction », Mons, id. ; « Histoire de 
l'instruction publique en Hainaut », l^'® série ; 
« L'enseignement à Braine-le-Comte », Lou- 
vain, 1885; 2« éd., Braine-le-Comte, 1890; « Un 
procès de sorcellerie à Ronquières », Louvain, 
1886; « Les deniers en plomb du chapitre de 
Sainte-Aldegonde de Maubeuge », Bruxelles, 
id.; « Statistique des manufactures et fabriques 
de la ville de Mons et de ses environs en 1764 », 
Mons, id. ; « L'avouerie de Mons, étude histo- 
rique », Anvers, id.; « Histoire de l'instruction 
publique du Hainaut », 2« série; « La Congré- 
gation des sœurs de Saint-François-de-Sales 
de Leuze », Bruxelles, 1887; « Les écoles de 
Jodoigne au XII« siècle », Nivelles, id.; « Ma- 
ximilien de La Haize, grammairien montois et 
l'enseignement de la grammaire française, spé- 
cialement à Mons, avant le XYIII® siècle », 
Mons, id,, (travail très curieux) ; « Le Métier 
des tapissiers de haute lice à Binche », Bru- 
xelles, 1888. Avec M. G. Decamps, notre auteur 
a publié des « Notes sur des œuvres d'art du 
Hainaut », Mons, 1877; et nous connaissons de 
lui une brochure politique anonyme: « De la 
nécessité d'une opposition à l'hôtel de ville, par 
un électeur montois », id., 1878. Mais son œu- 
vre capitale est une excellente « Histoire de 
la ville d'Enghien », Mons, 1876-1878, couron- jm 
née par la Société des sciences, des arts et des • 
lettres du Hainaut. 

Mattirolo (Louis), avocat italien, né, à Tu- 
rin, le 26 juillet 1838, docteur agrégé à la Fa- 
culté de droit judiciaire à l'Université de Tu- 
rin. Nous avons de lui: « Cenni sulla prova in 
génère e più particolarmente sulla prova testi- 
moniale », Turin, 1862; « Programmi di diritto 
civile e di procedura civile », id., 1865; « Pro- 
lusione al corso di diritto e legislazione mili- 
tare alla scuola di guerra », id., 1869; « Uno 
sguardo al diritto giudiziario », id., 1870; « Ele- 
menti di diritto giudiziario civile italiano », id., 
1875-81; « Principii di filosofia del diritto », 
id., 1871; « Trattato di diritto giudiziario ci- 
vile », id., 1882-87; « Mattia Filiberto Pateri », 



MAU 

Turin, Paravia, 1884; « Istituzioni di diritto 
giudiziario civile », id., 1888. 

Matyas Tallady, écrivain français, pseudony- 
me d'un professeur d'Université, résidant à Pa- 
ris, né, à Mulhouse, en 1853, ancien élève de 
l'École Normale Supérieure, ancien professeur 
en province, a séjourné en Allemagne et dans 
l'Autriche-Hongrie, et publié divers articles po- 
litiques et littéraires dans la Nouvelle Revue, 
dans la Revue Bleue, et dans la Deutsche Re- 
vue, et deux volumes: « Filles d'Allemagne », 
nouvelles humoristiques ; « France et Allema- 
gne : Les deux Races », étude de psychologie 
comparée. 

Mandsley (Henri), célèbre docteur anglais, 
dont la spécialité est l'étude des maladies men- 
tales, né, à Giggleswik près de York, le ^ fé- 
vrier 1835; docteur" en médecine à l'Université 
de Londres en 1857; médecin en chef de THô- 
pital des foux de Manchester (1859-62). Mem- 
bre du Collège Royal des médecins (1870), pro- 
fesseur de jurisprudence médicale à l'Université 
de Londres, membre de plusieurs Académies 
étrangères, président de l'Association médico- 
psycologique de la Grande-Bretagne et de l'Ir- 
lande, directeur du Journal of mental science. 
M. M. est l'auteur de: « The Physiology of 
Mind »; « Body and Mind »; « Responsibility 
in Mental Diseases » ; mais son ouvrage essen- 
tiel est un traité des maladies mentales traduit 
en toutes les langues. La traduction en italien 
est due au prof. Arrigo Tamassia de l'Université 
de Padoue. 

Maugras (''harles-Gaston), né, à Soisson, le 
16 novembre 1851, ancien chef du Cabinet du 
Président du Sénat, a écrit en collaboration 
avec M. Lucien Peray: < Correspondance de 
Galiani »; « La jeunesse de M'"*^ d"Epinay »; 
« Les dernières années de M™« d'Epinay » ; 
« La vie intime de Voltaire aux délices de Fer- 
ney », et « Voltaire et J.-J. Rousseau » ; « Les 
Comédiens hors la loi » ; « Trois mois à la Cour 
de Frédéric ». Les ouvrages de M. M. et de son 
collaborateur sont des illustrations hors-ligne 
des personnages marquants du XVIII** siècle. 

Maalde de la Clavière (René de), né en 1848, 
ancien élève de l'école des Chartes, embrassa 
d'abord la carrière administrative qu'il suivit 
pendant un certain nombre d'années, comme 
sous-préfet de Bonne ville, de l^able d'Olonne, 
de TournoD, de Bt-rnay. Démissionnaire à la 
fin de l'année 1878, il s'est depuis lors en- 
tièrement consacré à la science historique, et 
plus spécialement à l'étude de tout ce qui cons- 
titue le développement historique et expéri- 
mental du droit naturel. L'Institut de France 
a souvent couronné ses travaux. Il a fondé en 
1886 la Société d'Histoire Diplomatique, répan- 
due aujourd'hui dans toute l'Europe et dans 
toute l'Amérique, et dont font partie les prin- 
cipaux hommes d'Etat et diplomates de di- 



MAU 



1459 



vers pays. Il a conservé le titre de secrétaire 
général de cette Société, et il est directeur de 
la Revue d'Histoire Diplomatique. Parmi ses 
publications personnelles, nous citerons : « La 
condition forestière de l'Orléanais au moyen- 
âge », ouvrage classique de l'histoire du droit 
forestier; « Jeanne de France, duchesse d'Or- 
léans et de Berry » ; « Procédure politique du 
Règne de Louis XII », publié aux frais de 
l'Etat; « Gille de Raiz, dit Barbe-bleue », en 
collaboration avec M. Bossard; « Caudebec en 
Caux » ; « Le prieuré de Pilotin » ; une collec- 
tion d'anciens textes du droit français conte- 
nant notamment: «Les Coutumes et Règlements 
de la République d'Avignon : les Chartes Mu- 
nicipales d'Orléans et de Montargis : les hom- 
mes libres du XII^ siècle: Concordat passé par 
le duc Amédée VIII de Savoie avec le clergé 
de ses Etats », etc.; une édition du poète Jean 
de la Caille, etc. M. de M. de La C. est membre 
de la R. Deputazione di Storia Patria de Turin. 
Maiilrault (Pierre-Marie-Achille), pasteur et 
théologien français, né, le 30 décembre 1834, 
de parents catholiques, à Berchères-sur-Vigre 
dans le département d'Eure-et-Loire, se rendit 
à Paris pour des études littéraires, fut amené 
à la suite de douloureuses circonstances de fa- 
mille à se convertir au protestantisme et tra- 
vailla pour différentes sociétés d'évangélisation 
dans la Suisse romande, le Dauphiué, le Poi- 
tou et la Normandie. En 1861, après sa con- 
sécration au Saint-Ministère, l'église indépen- 
dante française de Guernesey le choisit pour 
pasteur et demeura pendant onze années sous 
sa direction spirituelle. Le mouvement anti- 
iufaillibiliste qui se manifesta dans toute l'Eu- 
rope après le Concile du Vatican éveilla en 
M. M. des espérances que le cours des événe- 
ments ne tarda pas à démentir: aussi n'hési- 
ta-t-il pas à se dégager de toute participation 
à une soi-disant réforme, selon lui frappée d'une 
stérilité irrémédiable, par plusieurs lettres ren- 
dues publiques. De 1872 à 1874, M. Vernes l'eut 
pour suffragant dans l'administration de la vaste 
paroisse de Batignolles et M. Mac-Ail posséda 
en lui pour ses réunions d'évangélisation popu- 
laire un de ses plus dévoués adeptes; depuis 
1875 il exerce les fonctions pastorales à Cam- 
bray. Le passé catholique de M. M. et sa con- 
naissance approfondie du Jansénisme lui ont 
permis de donner à VJEncyclopédie des sciences re- 
ligieuses plusieurs articles remarquables sur Le 
Maître, Lenfant, Nicole, Quesnel, Rancé, Saint- 
Cyran, Tillemont. Parmi les autres productions 
sorties de sa plume, nous indiquerons : « Médi- 
tations familières sur quelques passages des 
Saintes-Ecritures», 1861; « Discours évangéli- 
ques », 1863; « L'homme paisible », 1866; 
« Confession de foi de l'église évangélique in- 
dépendante de Saint-Pierre-Port », 1866; « Is- 
raël, étude sur le peuple juif; passé; préseul; 



1460 MAU 

avenir >, 1869; « Retour dans l'église de la 
Bible, lettre à M. l'abbé ^^^, ancien professeur 
de théologie », 1874. 

Maupassant (Fleuri-René-Albort-Guy de), 
romancier français de l'école naturaliste dont il 
est maintenant un des chefs, né, le 5 août 1850, 
au Château de Miromesnil (Seine-Inférieure), 
commença ses études à l'Institution ecclésiasti- 
que d'Yvetôt qu'il termina au Lycée de Rouen. 
Voilà la liste des romans do M. M.: « Boule 
le Suif > ; < La maison Tellier » ; « Une vie »; 
« Miss Harriet > ; < M^i" Fiti » ; « Ivette » ; t Au 
Soleil » ; « La petite Roque » ; « Bel Ami » ; 
€ Mont Oriol »; « Contes de la Beauce »; < Clair 
de Lune » ; * Toine » ; « Contes du jour et 
de la nuit >; « Les sœurs Rondoli » ; « M. Pa- 
rent » ; € Le Horla » ; « Pierre et Jean » ; t Sur 
l'eau ». Nous avons de lui un volume de vers. 
M. E. Zola a consacré à M. de M. une étude 
fort flatteuse insérée au Figaro. 

Maurenbrecher (Guillaume) , historien alle- 
mand, professeur d'histoire à l'Université de 
Leipzig, né en 1838, a publié : « De histori- 
cis X saeculi scriptoribus, qui res ab Ottone 
Magno gestas mémorise tradiderunt », Bonn, 
1861 ; « Cari V und die deutschen Protestan- 
ton 1545-1555 », Dusseldorf, 1865 ; < England 
im Reformationszeitalter », id., 1866; « Ueber 
Méthode und Aufgabe der histor, Forschung », 
Bonn, 1868; < Neuer Jesuitenspiegel », Mann- 
heim, id. ; « Don Carlos », 1869; « Studien und 
Skizzen zur Geschichte der Reformationszeit », 
1874 ; « Konigthum und Verfassung in Preus- 
sen », Bonn, 1878; « Geschichte der kathol. 
Reformation », un vol., Nôrdling, 1880 ; « Die 
preuss. Kirchenpolitik und der Kôlner Kirchen- 
streit », Stuttgard, 1881 ; « Staat und Kirclie im 
protestantischen Deutschland », Leipzig, 1876. 

Maarer (Conrad), archéologue allemand, né, 
le 29 avril 1823, à Frankenthal, étudia à Munich, 
Leipzig et Berlin. Il s'occupa principalement 
d'antiquités Scandinaves: « La Conversion de la 
Norvège au Christianisme », Munich, 1855-56, 
deux volumes ; « L'Islande depuis la première 
découverte jusqu'à la chute de l'Etat libre », 
id., 1874. En 1876, il fut invité à donner un 
cours d'histoire de l'ancien droit norvégien à 
l'Université de Christiania. 

Manry (Louis-Ferdinand -Alfred), érudit fran- 
çais, membre de l'Institut, né, à Meaux (Seine- 
et-Marne), le 23 mars 1817, fut destiné par son 
père, ingénieur des ponts et chaussées, à l'étude 
des mathématiques, et se prépara pour l'École 
Polytechnique ; mais en 1836, cédant à son goût 
pour l'érudition, il se fit attacher à la Biblio- 
thèque Royale qu'il quitta, au bout de deux an- 
nées, pour se livrer plus librement aux études 
les plus diverses. Tout en s'occupant de préfé- 
rence d'archéologie et de langues tant anciennes 
que modernes, il étudia la médecine et se fit 
recevoir avocat. Rappelé en 1840 à la Biblio- 



MAU 

thèque Royale, il y resta emploj'é jusqu'en jan- 
vier 1841. A cette époque, il fut élu lui-même 
membre de l'Académie des inscriptions et bel- 
les-lettres en remplacement de Dureau de La 
Malle. Il fut nommé par l'Empereur, en octobre 
1860, bibliothécaire des Tuileries. En 1862, il 
tut appelé à succéder à M. Guigniaut, démis- 
sionnaire, comme professeur d'histoire et de 
morale au Collège de France, et en 1868 il 
devint directeur-général des Archives. M. M. 
a publié : « Essai sur les légendes pieuses du 
moyen-âge », Paris, 1843 ; « Les Fées du Mo- 
yen-âge », 1855 ; « Histoire des grandes fo- 
rêts de la Gaule et de l'ancienne France », 1850, 
à laquelle se rattache son mémoire sur la « To- 
pographie des anciennes forêts de la France », 
inséré dans le Recueil des Savants étrangers 
de l'Académie des inscriptions (1856) et qui 
valut à l'auteur une médaille d'or au concours 
des antiquités nationales en 1854 : ce travail a 
été refondu et complété dans l'ouvrage intitulé: 
« Les forêts de la Gaule et de l'ancienne Fran- 
ce, suivi d'un tableau de toutes les forêts de 
la France », 1867 ; « La terre et l'homme », 
1856, 4'"e éd., 1878, sorte de résumé pour ser- 
vir d'introduction à la collection de l'« Histoire 
universelle », de M. Duruy ; « La Magie et 
l'astrologie dans l'antiquité et au moyen-âge », 
3"'« éd., 1863 ; « Histoire des religions de le 
Grèce antique », 1857-60; « Le Sommeil et les 
Rêves » ; « Etudes psychologiques », etc. ; « Les 
Académies d'autrefois », 1864-65 ; « Croyances 
et légendes de l'antiquité », 1863; « Rapport 
sur les progrès de l'archéologie en France », 
1867, à l'occasion de l'Exposition Universelle. 
Continuateur du Musée de sculpture ancienne et 
moderne, M. M. a été le collaborateur de Gui- 
gniaut pour les deux derniers volumes des < Re- 
ligions de l'antiquité ». Il a donné un grand 
nombre de mémoires et d'articles dans une foule 
de recueils, tels que les Mémoires de la Société 
impériale des antiquaires de France, la Revue ar- 
chéologique, V Encyclopédie moderne, V Athenœwn 
français, le Moniteur Universel, la Revue des 
Deux Mondes, les Annales Médico-psychologi- 
ques, le Journal des Savants, etc. Secrétaire-gé- 
néral de la Société de géographie de Paris, il 
en a dirigé le Bulletin dans lequel il a inséré, 
outre ses Rapports Officiels, divers travaux de 
géographie et d'ethnographie. Il a collaboré à la 
nouvelle Carte des Gaules, dressée en 1858 par 
une commission impériale dont il était secrétaire. 
Comme directeur-général des Archives nationa- 
les, M. M. a adressé, en 1876 et en 1878, au 
Ministère de l'Instruction publique deux impor- 
tants rapports sur les accroissements de cet 
immense dépôt. 

Mans (Michel-Henri-Joseph), célèbre ingé- 
nieur belge, né, à Namur, le 22 octobre 1808, 
Directeur-général honoraire des ponts et chaus- 
sées, membre de l'Académie Royale de Belgi- 



MAX 

que et de la Société des Sciences, des Arts et 
des Lettres du Hainaut, il a autrefois dirigé 
d'iiûmenses travaux en Belgique, en Italie, dans 
d'autres pays encore, et il a publié d'impoi'tants 
mémoires techniques; nous nous bornerons à 
citer ici son < Rapport sur les études du che- 
min de fer de Chambéry à Turin, et de la ma- 
chine proposée pour exécuter le tunnel des Al- 
pes entre Modane et Bardonnèche », Turin, 
1849-1850, Les honneurs n'ont point manqué à 
M. M.: dès le 21 avril, 1846 un arrêté du Roi de 
Sardaigne le nommait inspecteur^ honoraire du 
Corps royal du Génie civil de l'État Sarde; et 
il y a quelques années, l'ime des voies publiques 
de Bruxelles a reçu le nom de rue Henri Maus. 
Mans (Octave), écrivain belge et critique 
d'art, né, à Bruxelles, le 12 juin 1856, Avocat 
près la Cour d'appel de Bruxelles ; fondateur, 
avec M. Edmond Picard, de VArt Moderne et du 
Journal des Tribunaux. Collaborateur de plu- 
sieurs revues littéraires et juridiques, telles que 
la Revue Indépendante (Paris), les Pandectes 
helpes (Bruxelles), la Société noiivelle (Bruxelles), 
The Universal Review (Londres), etc. Les prin- 
cipaux ouvrages de M. 0, M. sont : « Malte et 
Constantinople », Bruxelles, Ghio, 1881 ; « Aux 
ambassadeurs », imprimerie Ad. Mertens, 1883; 
« Sur les cimes », 1887; « L'Espagne des artis- 
tes >, 1888; « Souvenirs d'un Wagnériste », id.; 
M. 0, M, figure dans l'Anthologie des prosateurs 
belges, publiée, avec l'appui du gouvernement, 
eu 1888. Il a toujours, dans ses articles de cri- 
tique, soutenu en littérature, en peinture, en 
musique, les principes d'avant-garde, 

Mauthner (Louis), oculiste allemand, profes- 
seur libre d'ophtalmologie à l'Université de 
Vienne, né en 1840, a publié : « Die Bestim- 
mung der Refractionsanomalien mit Hilfe des 
Augenspiegels », Vienne, 1867 ; « Lehrbuch der 
Ophtalmoscopie », deux parties. Vienne, 1868 ; 
« Vorlesungen liber die optischen Fehler des 
Auges », deux parties, Vienne, 1872-76; « Vor- 
tràge ans dem Gesammtgebiete der Augenheil- 
kunde », Wiesbaden, 1879-86; « Untersuchun- 
gen ûber den Bau des Rûckenmarks der Fische », 
dans les Actes de VAcadémie de Vienne, etc. 

Maxinioff (Serge), voyageur et homme de let- 
tres russe; né, en 1832, à Saint-Pétersbourg, il 
débuta par une série d'essais littéraires tirées 
des livres populaires réunis en deux volumes, 
sons le titre de « Au fond des forêts ». Chargé 
d'une mission au fleuve Amour (Sibérie-Orien- 
tale), il publia un ouvrage en trois volumes 
intitulé: « La Sibérie et les travaux forcés », 
ainsi qu'un autre ouvrage ayant pour titre: « A 
l'Orient ». Une autre mission, cette fois-ci au 
Caucase, donna occasion à M. M. de publier en 
diverses revues des articles qui vont être publiés 
en volume sous le titre : « Une année dans le 
Midi ». Citons encore : « La Russie errante », 
trois vol., collection d'études psychologiques et 



MAY 



1461 



ethnographiques consacrée à l'espèce variée de 
ces individus qui parcourent en grand nombre 
la Russie en quêtant des dons volontaires pour 
l'amour du Christ; « Un sac de blé et ses 
aventures », petit livre pour les enfants. De 
prochaine publication un fort volume sur « Le 
sobriquet en usage dans les différentes régions 
de la Russie ». Ce travail a déjà vu le jour 
sous la forme d'articles détachés insérés au 
Nowoîe Wremia. Un autre volume, qui compren- 
dra un « Glossaire des proverbes, dictons et 
façons de s'exprimer employés incorrectement ». 
Enfin M. M. travaille à rassembler ses souve- 
nirs du passé et des types originaux rencon- 
trés sur le chemin de sa vie, des personalités 
littéraires remarquables qu'il a connues. M. M. 
a aussi écrit plusieurs articles ethnographiques 
dans le grand ouvrage de luxe: « La Russie pit- 
toresque », publié par l'éditeur WolfF. 

Max-Miiller (Frédéric), voyez MùLLEE Pré- 
déric-Maximilien. 

Mar (Gustave-Adolphe), écrivain électricien 
anglo-allemand, né, le 4 janvier 1856, à Blan- 
kenheim (Allemagne), fit ses études à Nord- 
hausen. Nous avons de lui : * Die Wall lite- 
ratur der Electricitât und des Magnetismus », 
1880, 1883, 1884 ; « A Bibliography of Electri- 
city and Magnetism », 1860-84; « A bibliogra- 
phical List of Papers and Works on Electri- 
city and Magnetism », 1872-85; « Ballooning »: 
« German Conversational Dictionary ». 

Mîiyer (Adolphe), mathématicien allemand, 
professeur honoraire de l'Université de Leipzig, 
né en 1839. On lui doit, entr'autres: « Beitràge 
zur Théorie der Maxima und Minima der ein- 
fachen Intégrale », Leipzig, 1866; « Geschichte 
des Pi'incips der kleinsten Action », id., 1877; 
< Centrale Fixation », Vienne, 1885. 

Majer (Ernest), jurisconsulte allemand, pro- 
fesseur de droit allemand à l'Université de 
Wiirzbourg, né le 22 janvier 1862, a publié : 
€ Kirchenhoheitsrechte des Kônigs von Ba- 
iern », 1884; « Zur Entstehung der Lex Ri- 
puariorum », 1886, différents essais et articles 
sur le droit allemand et sur l'histoire du droit. 

Mayer (François-Martin), historien allemanrl, 
professeur à l'Université de Gratz, né en 1844, 
a publié, entr'autres: « Die Anfânge des Han- 
dels und der Industrie in Oesterreich und die 
orientalische Compagnie », Innsbruck, 1882; 
€ Die ôstlichen Alpenlâuder im Investiturstrei- 
te », id., 1883 ; « Ueber die Abdankung des 
Erzbischofs Bernhard von Salzburg », Salis- 
bourg, 1878-82. 

Mayer (Othon), jurisconsulte allemand, pro- 
fesseur du droit civil français à l'Université do 
Strasbourg, a publié : « De justa causa bei Tra- 
dition und Usukapion », Erlangen, 1871 ; c Die 
dingliche Wirkung der Obligation » , 1879 ; 
« Théorie des franzôs. Verwaltungsrechts » ; 
Strasbourg, 1886. 



1462 



MAY 



Mayer (Sigismond), physiologiste allemand, 
professeur de l'Université de Prague, né en 
1842, a publié une série de mémoires impor- 
tants dans les Mémoires de l'Académie des Scien- 
ces de Vienne, de 1867 à 1885; dans VArchiv 
fUr mikrospische Anatomie et dans VArchiv fiir 
experim. Pathologie und Pharviakologie. 

Mayolez (Augustin- Jean- Joseph ) , éditeur 
belge, né, à Fontaine-FEvêque, en 1833. La 
maison Mayolez, située à Bruxelles, à côté de 
l'Université, est une des principales librairies 
de la Belgique, et elle a édité un nombre con- 
sidérable d'ouvrages, spécialement pour l'ensei- 
gnement supérieur. 

Mayr (George von), économiste et statisti- 
cien allemand, ancien sous-secrétaire d'état pour 
les finances en Alsace et Lorraine, ancien chef 
du bureau Royal de statistique de Bavière, con- 
seiller au ministère de l'intérieur à Munich, né, 
à Wurzbourg, le 12 février 1841, a été reçu 
docteur en économie politique en 1865 ; il a 
assisté aux congrès de statistique en Italie, en 
Hollande, en Suède, en Russie, en Hongrie et 
dans l'Amérique du Nord, et pris part aux tra- 
vaux de la commission chargée par le prince 
de Bismarck d'étudier le système d'impôt sur 
les tabacs aux Etats-Unis. Il réside à Munich. 
En dehors de nombreux rapports et discours, 
signalons parmi ses publications essentielles : 
« Die Gesetzmàssigkeit im Gesellschaftsleben », 
Munich, 1877, traduit en italien par G. B. Sal- 
vion, Turin, 1886 ; « Bewegung der Bevôlke- 
rung ira Kônigreiche Bayern-Jahresbericht f'iir 
1877 », Munich, 1879; « Bayerische Gewerber- 
statistik », avec introduction, première partie, 
Munich, 1879. Citons encore ses derniers arti- 
cles dans V AUgemeine Zeitung sur les fermages 
eu Italie, 18.'J8 ; et dans la Miinchener Medizi- 
nische Wochenschrift sur la statistique dos cau- 
ses de mort en Italie, 1888. 

Maystre (Henry), pasteur à Genève, membre 
du Consistoire, président de la section de litté- 
rature de l'Institut national de Genève. Né, en 
1841, à Gajan, département du Gard (France), 
il fit ses études secondaires au Lycée de Nîmes, 
ses études universitaires à Genève et à Mou- 
tauban. Après avoir occupé pendant quelques 
années un poste de pasteur dans les Cévennes, 
il se fixa à Genève, où l'appelait l'élection qui 
le mettait au nombre des pasteurs titulaires de 
la ville. Ses idées libérales le firent collabora- 
teur de plusieurs journaux républicains des der- 
nières années de l'Empire. Il écrivit aussi dans 
des périodiques religieux libéraux et dans quel- 
ques revues littéraires : Renaissance, Jeune Fran- 
ce, etc. Dans ces dernières années, il a donné 
des récits d'excursions et de voyages à VEcho 
des Alpes, à la Bibliothèque Universelle, et des 
romans à la Nouvelle Revue et à la Tribune de 
Genève. Des nombreux travaux qu'il a écrits, 
seuls les suivants ont été, jusqu'à présent, pu- 



MAZ 

bliés en volumes : « Poésies », 1880 ; * L'Ad- 
versaire », roman, chez OllendorflP, Paris, 1886; 
< La Fille de l'Aveugle », acte en vers, Genève. 

Mayzel (Bronislaw), écrivain polonais, rési- 
dant à Varsovie, a publié, de 1872 à 1886, une 
série d'ouvrages sur l'assurance. 

Mazade (Charles), illustre écrivain politique 
et historien français, qui a succédé à Forcade 
dans la compilation de la Revue politique à la 
Revue des Deux Mondes, est né, en 1821, à 
Castel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne) , et a fait 
son droit à Toulouse. Il débuta en 1841 par des 
* Ode.s »; ensuite il inséra aux revues et aux 
journaux des articles littéraires et politiques. 
Nous avons en librairie ; « L'Espagne modei - 
ne », 1855 ; « L'Italie moderne, récits des guer- 
res et des révolutions italiennes », 1860 ; « La 
Pologne contemporaine, récits et portraits de la 
Révolution polonaise », 1863 ; « L'Italie et les 
Italiens, nouveaux récits de guerre », 1804 ; 
« Les femmes de la Révolution », 1866; « Les 
Révolutions de l'Espagne contemporaine», 1868; 
« La guerre de France », deux volumes, 1871 ; 
« Portraits d'histoire morale et politique du 
temps » ; « Le Comte de Cavour », 1877 ; « M. 
Tliiers, cinquante années d'histoire contemporai- 
ne », 1879; € Un Chancelier d'ancien régime »; 
« M. De Metternich et son règne diplomati- 
que en Europe ». M. M. est depuis 1882 membre 
de lAcadémie Française. Son travail périodique 
bimensuel à la Revue des Deux Mondes a une 
importance capitale. 

Mazean (Charles- Jean- Jacques), homme po- 
litique français, né. à Dijon, le l'"* septembre 
1825, y fit son droit et fut reçu docteur en 
1848. Venu à Paris, il prenait en 1856 une 
charge d'avocat au Conseil d'Etat de la Cour de 
Cassation. Conseiller-général de la Côte-d'Or 
depuis 1869, M. M. fut élu représentant de ce 
département à l'Assemblée nationale en 1871. 
En 1876, il se présenta avec succès aux élec- 
tions sénatoriales de la Côte-d'Or, et en 1885 
fut réélu porté sur la liste républicaine. Il a col- 
laboré à la Revue de législation, au Dictionnaire 
politique et aux journaux de son département 
avec des articles très appréciés. 

Mazzei (Raphaël), publiciste italien, né, à 
Florence, en 1852, issu d'une famille patricienne 
de la Toscane, a inséré à la Rassegna Nazionale 
de Florence, organe du parti conservateur, les 
articles suivants: « Questione oporaia », 1883; 
« Questione operaia, schiarimenti », id. ; « Le 
Società di Patrocinio pei liberati dai Peniten- 
ziari », id.; « Le Play d'après la correspon- 
dance avec Charles de Ribbe » (brochure), 1884; 
« Le nostre campagne », id.; « La relazione finale 
di Stefano Jacini sui risultati dell'inchiesta 
agraria », 1885; « Lega di difesa agraria », id.; 
€ lu proposito délie lettere meridionali ed altri 
scritti suUa questione sociale di P. Villari », 
1886; « Due intolleranze », id.; « Missioni cat- 



MAZ 

toliche », 1887; « La Conclliazione », id. ; « Chi 
non vuole la Conciliazione », id., et plusieurs 
bibliographies. Nous avons de lui en librairie : 
« La Chiesa e lo Stato, brevi considerazioni », 
riorence, 1882. 

Mazzei (Eugène), frère du précédent, né, à 
Florence, en 1855, fit ses études à l'école des 
Sciences sociales de Florence. Sa thèse: « La 
Caméra Alta negli Stati Liberi » , Florence, 
1881, fut couronnée. M. M. est rédacteur actif 
de la Rassegna Nazionale et de la Eassegna di 
Scienze sociali e poUHche. 

Mnzzî (Ange), historien italien, né, à Ber- 
game, le 21 avril 1841. Il fit ses études à l'Uni- 
versité de Padoue sous les professeurs G-loria 
et De Leva. Nous avons de lui d'intéressantes 
monographies sur la ville de Bergame, dont 
nous donnons les titres : « L'antico Palazzo del 
Comune » ; « Alcune indicazioni per servire 
alla topografia di Bergamo nei secoli IX e X »; 
< Le vie romane militari nel territorio di Ber- 
gamo » ; < Peretassi »; « Sextarius Pergami »; 
« Coreografia bergamense nei secoli VI il, IX 
e X ; « La Conveuzione monetaria del 1254 e il 
denaro impériale di Bergamo nel secolo XIII »; 
« I martiri délia chiesa di Bergamo » ; « Le 
vicinie di Bergamo » ; « Il piede Liprando e 
le misure di Garlenda » ; < Pergamene Mauto 
vani » ; « Appunti topografici sulle due guerre 
Bedriacensi » ; « Studii Bergaraensi ». 

Mazzola (Hugues), économiste italien, né, en 
1863, à Naples, où il fit ses premières études 
qu'il acheva à Berlin. Chargé en 1884 d'une 
mission officielle pour l'étude de la législation 
sociale allemande, il revint en Italie pour occu- 
per à l'Université de Camerino la chaire d'é- 
conomie politique (1886), d'où il passa en 1888 
à l'Université de Pavie comme professeur de la 
science des finances. Nous donnons la liste de 
ses ouvrages : « Il progetto di legge sulla res- 
ponsabilità civile dei padroni », Naples, 1885; 
« L'assicurazione degli opérai nella scienza e 
nella legislazione germanica », Rome, 1886; « Il 
monopolio dell'alcool », Turin, 1887; « La teo- 
ria délie regalie finanziarie », Naples, 1887. 

Mazzoni (Guy), jeune littérateur italien, né, 
à Florence, le 12 juin 1859, fit ses premières 
études à Volterra au Collège de Saint-Michel, et 
les acheva à Livourne sous la direction du poète 
Joseph Chiarini, dont ensuite il devint le gen- 
dre. En 1876, il obtint par concours une bourse 
à l'Ecole Normale de Pise; en 1880, il reçut le 
diplôme nécessaire pour l'enseignement supé- 
rieur; de Pise, il alla se perfectionner à Bologne 
sous Carducci et Gandino; en octobre 1881, il 
entra dans l'enseignement et fut tour-à-tour pro- 
fesseur de littérature italienne au Gymnase de 
RoDie et aux Lycées de Lodi, Brescia et Pise. 
En 1884, il fut appelé au Ministère de l'Instruc- 
tion Publique comme secrétaire particulier du 
sous-secrétaire d'État Ferdinand Martini. Au 



MAZ 



1463 



remaniement ministériel de novembre 1887, il 
quitta le bureau pour reprendre l'enseignement, 
cette fois-ci universitaire, à Padoue, où ses le- 
çons brillantes sont très appréciées par l'élite 
des étudiants. En dehors d'une collaboration 
suivie à la Nuova Antologia (« Studio su C. A. 
Sainte-Beuve > ; « Ozi Camerti, ballate » ; « La 
vita di Molière seconde gli ultimi studi »), nous 
avons de lui en librairie : « Poésie », avec pré- 
face de Josué Carducci, Rome, Sommaruga, 
1883; « Nuove poésie », Rome, Molino, 1886; 
« In Biblioteca », id., Sommaruga, 1882, Bolo- 
gne, Zanichelli, 1886; « Rassegne letterarie », 
Rome, 1887; « Fra libri e carte », id., Pasqua- 
lucci, 1877; « Epigrammi di Meleagro da Cado- 
ra », Firenze, Sansoni, 1880; « Esperimenti 
metrici », Bologne, Zanichelli, 1882; « Prose 
édite ed inédite di Melchior Cesarotti », id., 
id., id.; « La Gerusalemme Liberata, di T. Tas- 
se », Florence, Sansoni, 1883; « Il Rinaldo e 
l'Aminta di T. Tasso », id., id., id. ; « Rime di 
M. Domenico da Monticchiello », Rome, typ. 
Metastasio, 1887; « Le opère di Giovanni Ru- 
cellai », Bologne, Zanichelli, 1887; « Sonetti 
inediti di V. Monti », 1888; « Le idée politiche 
di M. Cesarotti », 1880; « Saggio sulla filoso- 
fia délie lingue di M. Cesarotti », id. ; « Un ri- 
tratto di Gesù », Rome, 1887. Va paraître une 
traduction de Catulle, dont quelques morceaux 
ont été par l'auteur imprimés dans les journaux 
littéraires. 

Mazzotti (Louis), médecin primaire de l'hôpi- 
tal de Bologne, né, le 5 juin 1854, à Bagnoca- 
vallo, province de Ravenne, fit ses études au 
Gymnase et au Lycée de Raveune et acheva son 
iustruction à l'Université de Bologne; docteur 
en médecine et chirurgie en 1873, assistant à 
l'hôpital en 1874-75, dissecteur au laboratoire 
d'anatomie pathologique de 1876 à 1881, méde- 
cin en chef de l'hôpital de Bologne depuis jan- 
vier 1882, membre de l'Académie des Sciences 
de la même ville et secrétaire-général de la 
Société medico-chirurgicale, il appartient aussi 
à plusieurs institutions de bienfaisance de Bo- 
logne et de la province. Son œuvre se décom- 
pose en une quantité remarquable de monogra- 
phies insérées à la Rivista Clinica de Bologne, 
au Bollettino délie Scienze mediche, au Giornale 
italiano délie malattie veneree e délia j^Me. Nous 
en donnons les sujets principaux : « Storia d'un 
caso d'ipertrofia délie fibre muscolari dello sto- 
maco con degenerazione colloidea »; « Di un 
vomito infrenabile dipendente da strangolamonto 
rotatorio dello stomaco > ; « Due casi di péri- 
tonite da perforazione di un'ulcera tipica con 
sintomi di occlusione intestinale » ; < Sulla tu- 
bercolosi délia miliare acuta » ; « Un caso di 
numerosi cisticerchi del cervelle e délie menin- 
gi » ; « Storia di un triplice vizio di cuore e 
cirrosi di fegato con polso epatico e venoso»; 
« Suppurazione délia vena cava ascendente senza 



1464 MED 

ascessi metastatici > ; < Studio statistico sulle 
cagioni délia tisi polmonare e sulla importanza 
che in essa hanno le pneumorragie > ; « Délie 
nuove formazioni epiteliali dei condotti biliferi » ; 
« Cistoma colloide del paraovario siuistro »; 
« Sopra un caso di esofagite ulcerativa » ; « Un 
caso di trasposizione compléta dei tronchi ai'- 
teriosi del cuore > ; « Délie alterazioni dell'ap- 
parecchio dirigente nella tisi polmonare »; « Un 
caso di terza dentizione » ; < Relazione sanita- 
ria per l'anno 1880 dell'opera pia degli Ospizii 
Marini pei fanciulli scrofolosi poveri délia città 
e provincia di Bologna » ; « Emorragie sotto- 
mucose in casi di alterazioni del cervello e délie 
meningi »; « Un caso di ulcéra semplice per- 
forante délia vescica orinaria » ; « Il nuovo 
ospedale da costruirsi a Lugo in Romagna ed il 
progetto premiato Piana-Ballotta » ; « Un caso 
di pneumonite acuta fibrinosa senza febbre » ; 
« Particolari manifestazioni gastriche in un caso 
di tabe dorsale »; « Contribuzione allô studio del- 
l'epatite intersiiziale flaccida » ; < Un caso di 
tisi primitiva dell'intestino e secondaria dei pol- 
moni in un adulto »; « Cancro del cardias, dia- 
gnosi mediante l'esame microscopico di frara- 
menti estratti colla sonda esofagea, cura coU'ali- 
mentazione artificiale » ; « Tetano ed infezione 
da malaria > ; « Bronchite fibrinosa ed altre 
rare alterazioni in un caso di tifo addominale »; 
« Délie alterazioni dell'esofago nella tubercolo- 
si » : « Storia clinica e necroscopica di un uomo 
che présenté il fenomeno di andare all'indietro »; 
« Doppia arteria rénale destra con trombosi di 
uno dei due tronchi » ; « Dell'importanza délie 
infiammazioni essudative e suppurative nella 
genesi délia tubercolosi miliare acuta » ; « Re- 
lazione sanitaria dell'opera pia degli Ospizi Ma- 
rini pei fanciulli scrofolosi poveri délia città e 
provincia di Bologna per l'anno 1886 » ; < Uti- 
lità délie docciature a pioggia nella cura délia 
corea minore » ; « SuU'adonis sestivalis » ; * Ram- 
mollimento dei peduncoli cerebrali in un caso 
di paralisi agitante » ; « Délia pleurite purulenta 
secondaria alla pneumonite acuta fibrinosa, con 
evacuazione délia marcia per le vie bronchiali 
ed esito in guarigione » ; « Infiammazione fu- 
gace délie sierose nel reumatismo articolare 
acuto*; « Esantema antipiriuico per iniozioni 
sottocutanee d'autipirina ed eruzione di herpos 
zoster sopra di esso » ; « Un caso raro di cri- 
tema polimorfo grave > ; « Luigi Medini. Di- 
scorso commemorativo » ; € Dell'idroterapia nello 
scorbuto » ; < Statua humana circulatoria Salo- 
monis Reisclii » ; « Contributo allô studio del- 
l'idrope anasarca cssenziale >, en collaboration 
avec le prof. Ercole Galvagni; « Osservazioni 
cliniche ed anatomiche interne all'itterizia iu- 
fettiva, conosciuta sotto il nome di malattia dol 
Weil >. 

Mcdin (le comte Antoine), homme do lettres 
iUilicn, né, à Padoue, le 6 avril 1857, où il fit 



MED 

toutes ses études. En 1879 doctetir en droit, en 
1882 docteur ès-lettres et histoire, en 1886, 
après avoir fréquenté l'Institut d'Études Supé- 
rieures de Florence, il fut nommé par concours 
professeur de lettres italiennes à l'Institut Tech- 
nique de Padoue. En dehors de plusieurs arti- 
cles et publications de pièces historiques ita- 
liennes des XlVe, XVe, XVI« Siècles, publiés 
dans le Giornale Storico délia letteratura italia- 
na, Projmgnatore, Anchivîo Lombardo, Rivista 
critica, M. M. a publié les œuvres suivantes : i 
« Il Valentino nella mente di Niccolô Machia- * 
velli », Florence, Ademollo, 1883; « Laraenti 
dei secoli XIV, XV e XVI >, id., librairie Dante, 
id. ; « Lamenti storici dei secoli XIV, XV e 
XVI », œuvre encore inachevée et dont trois 
volumes étaient publiés en 1887, 1888, 1889, en 
collaboration avec le docteur Ludovic Frati; « La 
resa di Treviso e la morte di Cangrande I dolla 
Scala » {Archivio Veneto), 1887; < La morte di 
Giovanni Acuto » (Archivio Storico Italiano), 
1886. 

Mcdiiig (Oscar), homme politique et littéra- 
teur allemand, né, à Koenigsberg, le 11 avril 
1829, suivit les cours de droit et de Sciences 
politiques dans plusieurs universités alleman- 
des, fut employé quoique temps dans la magis- 
trature et l'administration et entra au service du 
Hanovre en 1859. Chargé de plusieurs missions 
confidentielles par le roi Georges V, et associé 
comme conseiller d'Etat à diverses mesures re- 
ligieuses et politiques, il accompagna en 1863 
le Roi à Fi-ancfort, lors du Congrès des prin- 
ces régnants de TAllemagne. En 1865, la consti- 
tution d'un ministère réactionnaire le rejeta 
dans l'opposition. Envoyé en mission auprès de 
l'Electeur de Hesse, en 1866 il revint rejoindre 
le Roi à l'armée, et après la catastrophe de 
Laugensalza, le suivit à Vienne. Il vint à Pa- 
ris l'année suivante comme représentant des 
intérêts du Roi dépossédé. En 1870, il se rallia 
au gouvernement prussien, et après un séjour 
do deux ans en Suisse et à Stuttgard, il alla à 
Berlin, où sans so mêler à la politique, il s'oc- 
cupa de mettre en ordre ses souvenirs per- 
sonnels, sous forme de romans, sous le pseu- 
donyme de Gregor Samarow. On cite de lui : 
« Um Scepter und Kronon », Stuttgard, 1872; 
« Nimen und Gegenminen », id. ; « Zwei Kai- 
serkronen », 1874-75; « Held und Kaiser », 
1876; « Die Roemerfahrt der Epigonen », 1874; 
« Der Todesgrup der Legionen », id. ; < Ritter 
oder Dame », 1875; « Haeden und Tiefen », id. 

Mediiii (Louis), médecin, chirurgien, profes- 
seur italien, né, à San Pietro Capotiume, le 21 
février 1848; docteur en médecine et chirur- 
gie ( 1871 ) ; assistant du célèbre prafesseur 
Rizzoli à l'Hôpital Central de Bologne (1872-73), 
il remplaça Rizzoli comme chiurgien en chef 
<1877); professeur d'Université (1878). Los mé- 
moires de ce savant sont nombreux ; nous en 



MEI 

donnons les principaux: « Mancanza in una gio- 
vane délia matrice e del canale vaginale » ; 
€ Frattura intracapsulare del collo del femore de- 
stro con allungamento delFarto corrispondente »; 
« Grossa cisti aderente aU'interno del collo 
délia matrice costituita da nna glandola del Sap- 
pey » ; « Storia di una compléta estirpazione 
délia glandola parotide per cancro » ; « Due 
storie di chimica chirurgica, con considerazioni 
relative alla blefaroplastica » ; « Rottura d'un 
callo déforme coU'osteoclaste dinamometro del 
Rizzoli » ; « Di un aneurisma traumatico ar- 
tero-venoso délia carotide sinistra, guarito colla 
compressione meccanica » ; « Due casi d'incur- 
vamento délie gambe da rachitismo, curati col- 
l'osteoclastia strumentale » ; « Su di un caso 
di disarticolazione del 1° cunéiforme del piede 
sinistro, seguita da complète successo » ; « Ci- 
stoma dell'ovaia destra » ; « Un caso di varici 
ad ambedue le gambe, curato colla legatura con 
Catgut da una parte e dall'altra con isolamen- 
to »; « Laparotomia per occlusione intestinale » ; 
« Placca metallica in sostituzione délia comune 
lionda nelle amputazioni » ; « Ancora dell'osteo- 
logia strumentale nelle curve racliitiche délie 
gambe e nel callo déforme ». 

Meilhac (Henri), auteur dramatique français, 
né, à Paris, en 1832, a fait ses études au Ly- 
cée Louis-Le-Grand. Après s'être essayé au 
commerce comme employé de librairie, il s'oc- 
cupa de dessin, et sous le pseudonyme de Tha- 
lin collabora du crayon et de la plume au Jour- 
nal pour rire, de 1852 à 1855. A cette dernière 
date il aborda le théâtre et fit jouer au Palais- 
Royal deux premières pièces, « Satania » et 
« Garde-toi, je me garde », chacune en deux 
actes, qui n'eurent pas de succès ; elles furent 
cependant remarquées par plusieurs critiques, 
comme annonçant de la facilité d'invention et 
l'entente délicate de la scène dont l'auteur de- 
vait donner tant de preuves. M. M. a fait re- 
présenter depuis : « La sarabande du .Cardinal », 
1856; « Le Copiste », 1857; « L'Autographe », 
1858 ; « Péché caché, ou A quelque chose mal- 
heur est bon », id. ; « Le petit-tils de Masca- 
rille » ; « Le retour d'Italie », 1859; « Ce qui 
plaît aux hommes », 1860, avec M. Ludovic 
Halévy, premier fruit d'une collaboration plus 
tard si féconde ; « L'Étincelle » ; « Une heure 
avant l'ouverture », prologue en un acte avec 
M. A. Delavigne, 1861 ; « La Vertu de Célimè- 
ne » ; « L'x\.ttaché d'ambassade » ; « Les Bour- 
guignonnes » ; « Le Café du roi » ; « Le Me- 
nuet de Danaé », avec M. Halévy, 1862; « Les 
Moulins à vent », avec le même; « L'Echéan- 
ce », avec M. Delavigne ; « Les Brebis de Pa- 
nurge » ; « La Clef de Métella » ; « Le Brési- 
lien », 1863; « Le train de minuit », avec MM. 
Halévy et Saint-Léon ; « La Belle Hélène », 
la première de ces grandes bouffonneries mises 
en musique par M. Offenbach, avec un si grand 



MEI 1-1G5 

succès. En outre, avec M. Halévy, il a composé : 
< Le Photographe » ; « Fabienne » ; < Les Mé- 
prises de Lambinet » ; « Le Singe de Nico- 
let » ; « Barbe-Bleue » ; « La Vie parisienne »; 
« La Grande-Duchesse de Gerolstein » (qui fit 
ensuite le tour du monde) ; < Tout pour les 
Dames » ; « Le Château à Toto » ; « Eanny 
Lear » ; « La Périchole » ; « Le Bouquet » ; 
« Suzanne et les deux vieillards » ; « La Di- 
va » ; « Frou-Frou » ; « Les Brigands »; « Ti-i- 
coche et Cacolet » ; « Les sonnettes » ; < Toto 
chez Tata » ; « La petite marquise » ; « La Bou- 
langère a des écus » ; « La Boule » ; « Le 
Prince » ; « La Cigale » ; « Le petit Hôtel » ; 
« Le Mari de la débutante », etc. En 1866, 
avec M. Cormon : « José-Mari-a », et en 1869, 
avec M. Nuitter : « Vert-Vert ». Une des der- 
nières pièces de M. M., « Décoré », n'est pas 
une des moins heureuses fantaisies de ce spi- 
rituel auteur. M. M. a publié, en outre, dans la 
Revue de Paris, une fantaisie dramatique en 
vers: « Les Païens », et dans La Vie jmrisienne 
des articles signés de simples initiales ou du 
pseudonyme à'Ivan BaaJcoJf, 

Meili (Frédéric), né, à Zurich, le 2 avril 
1848, étudia la jurisprudence aux Universités de 
sa ville d'origine (1866-68), de Leipzig (1869) 
et de Berlin (1869-70), fut nommé en 1870 
docteur utriusque juris par l'Université de Jena, 
suivit à Paris, pendant l'hiver 1875-76, les 
cours de la faculté de droit, et revint s'établir 
en qualité d'avocat sur les bords de la Lim- 
mat. Sa branche de prédilection est le droit 
industriel et commercial qu'il enseigne à l'Uni- 
versité de Zurich en qualité de professeur ex- 
traordinaire, au Polytechnicum en qualité de 
privât Docent. Voici la liste de ses publications 
les plus importantes : « Le droit en matière de 
télégraphes », 1871, 2™'^ éd. 1873; « Examen 
du projet de loi relatif aux tribunaux zuri- 
chois », 1873 ; « La doctrine des actions de 
priorité », 1874 ; « Le devoir du cautionne- 
ment pour les établissements postaux », 1877; 
« La question de la protection des inventions, 
brevets et modèles en Suisse », 1878 ; « Le 
droit d'hypothèque et de faillite en matière de 
chemin de fer », 1879; « L'exécution pour det- 
tes et la faillite contre les communes », 1880; 
« Mémoire sur le paj^ement de dividendes aux 
actionnaires du Nord-Est », 1881 ; « La pro- 
cédure civile et pénale dans le canton de Zu- 
rich et dans la Confédération », tome I, 1881 ; 
« L'imitation frauduleuse des noms et marques 
de fabrique », 1882; < Mémoire sur les so- 
ciétés d'assurance mobiliaire suisses », 1884 ; 
« Le droit en matière de téléphones », 1885 ; 
« Mémoire présenté au département de justice 
fédéral sur le projet de loi relatif à la pour- 
suite pour dettes et à la faillite en matière 
communale », ".d. ; « Mémoire sur les conven- 
tions internationalea ©n matière de chemins de 

184 



1466 MEL 

fer, et tout spécialement sur celle de Berne 
pour le droit de traction », 1887; « Le droit 
pénal sur les marques de fabrique », 1888 ; 
« Esquisse d'un cours universitaire sur la procé- 
dure civile et pénale dans le Canton de Zurich 
et la Confédération », 1888. En dehors des ou- 
vrages et mémoires tirés à part, M. M. a fourni 
de nombreux articles aux Revues pour le droit 
suisse, le droit commercial, la législation suis- 
se, des juristes suisses, etc. 

Mehiadier (E.), homme politique français, né 
à Saint-André de Valboigne (Gard) vers 1815, 
fit ses études au Collège de Sorrèze, fut admis 
à l'Ecole Polytechnique, et prit part avec ses 
camarades à la Révolution de 1830. A sa sortie 
de l'école, M. M. entra dans l'artillerie, fit les 
campagnes de Crimée et d'Italie, et prit sa re- 
traite deux ans avant la dernière guerre avec 
le grade de lieutenant-colonel. Nommé conseil- 
ler-général en 1871 pour le Canton de Saint- 
André, il s'occupa beaucoup des intérêts de son 
département. M. M. est sénateur du Gard et 
appartient à la gauche républicaine. Ses œuvres 
littéraires se limitent à des études agricoles sur 
le phylloxéra, la péréquation, etc. 

Mcissner (Alfred), poète allemand, né, à Re- 
plitz, le 5 octobre 1822, étudia la médecine, 
reçut en 1846 le grade de docteur et passa une 
année à Paris. Nous avons de lui: « Gedichte », 
Leipzig, 1845; « Revolutionàre Studien aus Pa- 
ris », 1839; « Im Jahre des Heils 1848 », Leip- 
zig, 1848 ; « Der Sohn des Atta Troie », id., 
1850; « Dag Weib des Urias », id,, 1851; 
« Reginald Armstrong », id., 1853; « Der 
Praetendent von York », 1854; « Der Pfarrer 
von Grafenried », 1855 ; « Heinrich Heine, Erin- 
norungen », 1856; « Durch Sard », 1859; « No- 
velleii », 1864; « Zwischon Fûrst und Volk », 
1860; « Sausaro », id. ; « Neuer Adel », 1861 ; 
€ Zar Ehre Gottes », id, ; « Die Bildhauer von 
Worms », 1874; « Oriola », id. En 1871-73, 
on a publié à Leipzig une édition complète de 
ses œuvres, en 18 vol. : « Gesammelten Schrif- 
ten ». 

Mclani (Alfred), ingénieur italien, né, à Pis- 
toie, le 23 janvier 1859, fit ses premières étu- 
des au Gymnase Forteguerri, puis aux Ecoles 
Technii^ues de sa patrie ; ensuite ses études 
artistiques dans l'Académie des Beaux-Arts de 
Florence, et la Municipalité do Pistoie lui con- 
féra la bourse Del Gallo pour les études d'archi- 
tecture, laquelle lui servit aussi pour voyager à 
l'étranger. Il commença alors à écrire des arti- 
cles d'histoire et de critique d'art dans les jour- 
naux, et publia le pamphlet : « Il Palazzo Co- 
munalo e Jules Gailhabam ». A Jlilan il enseigna 
à l'Institut Vanzo, mais ses articles dans le Pnn- 
golo et le Punrjolo dclJa Domenica lui ouvrirent 
les portes de l'Ecole Supérieure de l'art appli- 
qué à l'industrie, où il est toujours professeur. 
Parmi ses travaux d'architecte, citons le des- 



MEL 

sein pour la façade de la Cathédrale de Milan. 
Nous avons de lui en librairie : « Architettura 
italiana antica e moderna », Milan, Hoepli ; 
« Scultura italiana antica e moderna », id., id.; 
« Pittura italiana antica e moderna », id., id.; 
« Decorazioni e industrie artistiche », id., id. Il 
ordonna l'ouvrage: « L'Ordinamento policromo 
nelle arti e nelle industrie artistiche » ; « L'Arte 
italiana », recueil de modèles; « I pizzi anti- 
chi di C. Vecellio » ; « Palladio, sa vie et ses 
œuvres », en cours de publication à Paris ; 
« L'Architecture italienne », dans V Encyclopédie 
de VArch. et de la Construc.t. de Paris. M. M. 
est aussi collaborateur des revues étrangères : 
Art et Industrie, L'Art, The Builder, La Cons- 
truction moderne, Blàtter fiir Architektur und .M 
Kunst et Cronik fiir vervielfVil. Kunat. ^ 

M(^line (Félix-Jules), homme politique fran- 
çais, député des Vosges, actuellement président 
de la Chambre des députés, est né, à Keraire- 
mont (Vosges), le 20 mai 1838. Il étudia le 
droit à la Faculté de Paris, et se fit inscrire 
au barreau de la Cour d'appel. Etant étudiant, 
il avait collaboré avec M. Clemenceau, son ri- 
val à la présidence de la Chambre, aux petits 
journaux littéraires du quartier latin, qui atta- 
quaient l'Empire: La Jeune France, La Jeunesse, 
Le Travail. Inscrit au barreau de Paris, M. M. 
a été secrétaire de la conférence des avocats ; il 
a été aussi secrétaire de M. Plocque, en même 
temps que feu Léon Chapron. Pendant le siège 
de Paris, il fut adjoint au maire du l^r arron- 
dissement. En mars 1871, il fut élu membre de 
la Commune, mais n'accepta pas le mandat. Il 
entra à l'Assemblée nationale le 20 octobre 
1872, élu par 32,160 voix contre 25,868 obte- 
nues par M. Mongeol, président du Conseil gé- 
néral et candidat conservateur. M. M. s'inscri- 
vit au groupe de la gauche et de l'Union ré- 
publicaine. Il a voté l'amendement Wallon et 
l'ensemble des lois constitutionnelles. Réélu le 
20 février 1876 dans l'arrondissement de Re- 
miremont, il l'emporta, après l'acte du 16 mai 
1877, au 14 octobre, sur M. Krantz, candidat 
conservateur, frère du sénateur républicain. Il 
continua à siéger à gauche et, lors de la consti- 
tution du premier cabinet, sous la présidence 
de M. J. Grévy, fut appelé par M. de Marcère, 
ministre de l'intérieur au poste de sous-secré- 
taire de ce département. Il n'y resta qu'un mois 
et quitta ces fonctions à la retraite de son chef 
(4 février-4 mars 1879). Membre de la Com- 
mission du tarif général des douanes, il fut un 
des rapporteurs du projet et, dans la discus- 
sion générale, 11 défendit les tendances protec- 
tionnistes contre les principes libre-échangistes 
du ministère (1880). M. M. représente le Can- 
ton de Cornoux au Conseil général des Vosges. 
Il a fondé l'ordre du mérite agricole. C'est au 
bénéfice do l'âge qu'il doit d'avoir été nommé 
président de la Chambre, de préférence à M. 



MEL 

Clemenceau, qui avait obtenu le même nombre 
de voix. 

Melisargo (Ida), femme-auteur italienne, fille 
de l'illustre Giovenale Vegezzi-Ruscalla, née, à 
Turiu, le 15 août 1840, cultive avec honneur la 
littérature, et collabore à plusieurs journaux. 
Elle débuta par un petit volume de contes : 
« Primizie », 1853. Vinrent ensuite: « Biondi- 
na », 1869 ; « Racconti » ; « Baba-Dokia » ; 
« Florica Etaina », nouvelles, Turin, 1870 ; « I 
primi anui di celebri personaggi », etc., etc. 

Mellado (André), écrivain espagnol, journa- 
liste, député aux Certes, directeur du journal 
madrilène El Imparcial. 

Meller (Sophie), femme-auteur polonaise, née, 
à Varsovie, en 1842, consacra ses années de 
jeunesse à l'étude de la littérature dramatique, 
et après un séjour en Italie, traduisit en polo- 
nais : « Il bugiardo » et « La serva amorosa », 
de Goldooi ; « La medicina d'una ragazza am- 
malata » et les « Due Dame », de Ferrari ; 
« Oro ed Orpello », de Gherardi Del Testa. En 
dehors de ces pièces, on a d'elle des pièces très 
prisées sur la scène de son pays : « Toison d'or »; 
« VVanda » ; « Fausses Splendeurs » ; « Réso- 
lution » ; « Deux mesures » ; « J'écraserai » ; 
« Matinée musicale » ; « A qui la faute ? »; 
un drame qui a pour sujet l'Indépendance ita- 
lienne et dont le titre est: « Dans les Alpes ». 
M"i« M. a aussi écrit des contes et des nou- 
velles insérées aux journaux de Varsovie. 

Mellier (François-Emile), littérateur et pro- 
fesseu.r français, membre de l'Académie de Sta- 
nislas et de la Société d'archéologie lorraine, 
membre du Comité du Musée lorrain à Nancy, 
inspecteur d'académie, né, à Carleville (Arden- 
nes), le 25 février 1837. Elève de l'Ecole Norma- 
le Supérieure (1856-59), professeur aux Lycées 
de Bastia et de Nevers (1859-74), inspecteur 
d'académie à Montauban, à Châlons-sur-Marne 
et à Nancy (1874 à 1888), il a publié: « Deux 
discours sur les beaux-arts », Nevers, 1868 et 
1874 ; « Souvenir de l'Exposition des beaux- 
arts », id., 1873 et 1874 ; « Un graveur liégeois 
à Nancy », J. Valdor, Nancy, 1884; « Rapports 
sur l'enseignement primaire en Meurthe et Mo- 
selle », 1878-87, des brochures, etc., etc. 

Meltzl (Hugue de), écrivain hongrois direc- 
teur du Magyar journal de littérature comparée, 
né, lo 31 juillet 1846, dans la province de Sie- 
benburghen, fit ses études à Aidemburg (186o- 
68), les poursuivit à Leipzig, et se doivia en- 
suite la tâche de faire connaître aux allemands 
la littérature magyare et aux hongrois la littéra- 
ture allemande. En 1871, il publia en allemand 
un « Choix de poésies lyriques de Petôfi », 
Leipzig, 1871. Nous avons encore de lui : « The 
Black wodas », ballade tzigane inédite, publiée 
dans le texte original ainsi que dans ceux des 
traductions anglaises et allemandes, Kolosvar, 
1879; « Edward », ballade écossaise, confrou- 



MEN 



1467 



tée avec une ballade similaire hongroise, id., 
1880 ; enfin : « Sanders als Begrûnder der neu- 
hochdeutschen Philologie », 1880. 

Melyil (Francis), homme de lettres français, 
romancier, né, à Saint-Malo, en 1845. Il a pu- 
blié successivement: « Les voyageurs », poème 
légendaire, Lemerre, 1880; « Les rimes noctur- 
nes, confession d'un poète », Ghio, 1881 ; « A 
Calderon », poème couronné par la Société des 
gens de lettres, Ghio, 1881; « Les Dieux In- 
connus », poèmes, id., 1884; « Marcel Campa- 
gnac », roman. Pion, Nourrit, 1886. Ce roman 
a d'abord paru en feuilleton dans le Temps; 
« Dina Savelli », scènes de la vie romaine, ro- 
man publié dans la République française, 1887. 
Dans plusieurs revues françaises et étrangères 
une douzaine de nouvelles : « Mademoiselle de 
Comminges » ; « Jean Frégovern » ; « Le dernier 
roi », etc. De nombreux articles de critique par- 
ticulièrement dans le Semeur, Paris, 1887-1888. 
Un drame romantique : le « Capitaine Xaintrail- 
les », joué au théâtre du Château-d'Eau, en 
1882. M. M. est membre de la Société des gens 
de lettres et de la Société des études histo- 
riques. 

Menabrea (le Comte Frédéric, marquis DE 
Valdora), ambassadeur d'Italie à Paris, Séna- 
teur du Royaume italien, général de division, 
savant mathématicien et homme d'Etat de pre- 
mier ordre. Dans cette notice, l'œuvre politique 
du général M. ne peut trouver sa place. Aussi 
ne parlerons-nous que du mathématicien. Il est 
né, à Chambéry, le 4 septembre 1809, il étudia 
les mathématiques à l'Université de Turin et 
entra à l'armée comme lieutenant du génie. Elève 
du célèbre Plana, sur les instances de ce der- 
nier il fut nommé professeur de mécanique à l'A- 
cadémie militaire de Turin et en 1839 membre 
de l'Académie des Sciences de Turin. Plusieurs 
de ses mémoires sont en effet publiés dans les 
Comptes-rendus de la savante Compagnie; nous 
en donnons les titres : « Calcul de la densité 
de la terre » ; « Nouvelle méthode pour calcu- 
ler les expériences Cavendish » ; « Mouvement 
d'un pendule composé lorsqu'on tient compte 
du cylindre qui lui sert d'axe » ; « Etudes sur 
les quadratures » ; « Etudes sur la théorie des 
vibrations » ; « Lois générales de divers ordres 
de phénomènes » ; « Notions sur la machiuo 
analytique de Charles Babbage » ; « Discours 
sur la vie et les ouvrages du chev. Georges 
Bidone »; « Discorso suUa vita e sulle opère 
di Luigi Lagrange » ; « Principes généraux 
pour déterminer les pressions et dans un sys- 
tème élastique ». M. le général M. est mem- 
bre de presque toutes les Sociétés savantes de 
l'Europe. 

Menant (Joachim), magistrat et orientaliste 
français, né, à Cherbourg, le 16 avril 1820, en- 
tra dans la magistrature comme juge suppléant 
à Cherbourg en 1846, et fut substitut à Viro 



1-168 



MEX 



(1851), et à Alençon (1855). Nommé juge à Li- 
sieux en IS'H, il passa au Tribunal civil d'E- 
vreux en 1864, à celui du Havre en 1867 et 
enfin à Rouen en 1872, où il devint vice-pré- 
sident en 187S. M. M. s'est fait un nom parmi 
les assyriologues de nos jours, par ses tra- 
vaux sur les caractères cunéiformes. Nous avons 
de lai: « Notice sur les inscriptions cunéifor- 
mes de la collection épigraphique de M. Lottin 
de Laval », 1859; « Recueil d'alphabets des 
écritures cunéiformes », 1860; « Eléments d'é- 
pigraphie assyrienne », id. ; « Inscriptions as- 
sj'riennes des briques de Babylone », id. ; « Ins- 
criptions de Hœmmourabi roi de Babylone au 
XVI'^ siècle avant notre ère », 1863; « Exposé 
des éléments de la grammaire assyrienne », 
1868; « Znroastre », 1844; « Description de.'^ 
sculptures solaires de l'église de Cherbourg », 
1850; « Les Achéménides et les inscriptions 
de la Perse », 1872; « Le syllabaire assyrien », 
1873; € Annales des Rois d'Assyrie », 1874; 
« Babylone et la Chaldée », 1875; « Documents 
juridi(jues de l'Assyrie et de la Chaldée », 1877; 
« Notices sur quelques empreintes de cylindrt^s 
an dernier empire de Chaldée », 1879; « Les 
Cylindres orientaux », 1879; « Manuel de la 
langue Assyrienne », 1880, etc. 

Menasci (Salomon), littérateur italien et né- 
gociant, établi à Livourne, né, à Sienne, en 1838. 
il ne put suivre que le cours des écoles primai- 
res et étudia sans aide aucune dans ses rares 
heures de loisir les auteurs classiques, les lan- 
gues et les littératures modernes. Longfellow 
et Karl Hillebrand l'encouragèrent par des 
lettres et des articles très flatteurs insérés au 
Literary World et au Magazine fur die Litera- 
tur des auslandes. En dehors d'une collabora- 
tion très active en vers et en prose éparse dans 
les meilleures revues d'Italie à partir de 1854, 
nous avons de lui en librairie des ouvrages en 
vers : € Gli esuli di Siena » ; < Alcuni versi », 
1874; « Il canto dolla gioia », Livourne, 1878; 
« L'intermezzo di Heine »; « Germania di Hei- 
ne » ; « Canti di Heine » ; et plusieurs opuscu- 
les en prose sur les Sociétés de sauvetage et 
sur diverses questions d'intérêt tout-à-fait li- 
vournais. M. M. appartient à la nouvelle école 
poétique italienne. 

Menasci (Guy), fils du précédent, avocat, 
écrivain italien, né, à Livourne (Toscane), en 
1867, fit ses premières études au Lycée Nic- 
colini de sa patrie et son droit à Pise. Il pu- 
blia plusieurs articles dans la Jiassegna Emi- 
îiava, la Vitn Nuova de Florence, le journal 
Leftrrr ed Arti de Bologne, la Cronnca viinima ; 
citons, entre autres : « I poeti Bohèmes del se- 
colo XVI » ; « Ruggero di CoUerye », dans les 
Lettere ed Arti, 1889; « Il Corvo da E. Allan 
Poe », dans la Crovaca minima, 1887; « Goethe 
en Italie », étude traduite dans les revues an- 
glaises et allemandes. Nous avons en librairie: 



MEN 

« L'année amoureuse », sonnets, en français, 
Livourne, 1889; « Il silenzio », conférence, Bo- 
logne, 1^89. 

Menchoulkine (Nicolas), chimiste russe, né le 
12 octobre 1842, suivit les cours universitaires, 
compléta son instruction scientifique à Paris, 
Tubingue et Marbourg, et fut nommé ensuite 
(1866) agrégé à la Faculté physico-mathémati- 
que de l'Université Péterbonrgeoise. Actuelle- 
ment il y occupe la chaire de chimie. Il est 
secrétaire depuis 1868 de la Société chimique 
de Saint-Pétersbourg et rédacteur du journal 
de cette société. Nous avons de lui des publi- 
cations en français, en russe et en allemand, 
dont nous donnons la liste en marquant de dif- . 
férentes lettres initiales les idiomes dont M. M. m 
s'est servi : « Sur l'éthérification des alcools 
secondaires (/) »; « Les phénomènes de l'iso- 
mérie et leurs applications (r) »; « Influence de 
risomérie des acides sur la formation des éthers 
composés (/) », 1879 ; « Sur la formation des 
éthers des acides monobasiques non saturés (f) >; 
€ Sur la structure de l'acide sorbique et de 
l'acide hidrosorbique (r) »; « Sur l'éthérification 
des alcools polyatomiques (/)»;« Chimie ana- 
lytique (r) », 4™« éd., 1880; « Sur une méthode m 
pour déterminer la valeur chimique des com- *^ 
posants des combinaisons organiques (a) » ; 
« Sur les éthers des acides polybasiques (f) »; 
« Manuel pour déterminer l'isomérie des alcools 
et des acides en partant de leur éthérifica- 
tion (a) », 1881 ; « Sur l'influence des poids 
moléculaires des homologues dans les réactions 
réversibles (d) » ; « Les éthers des alcools et 
des acides à fonction double (/) » ; « Essai pour 
déterminer la valeur chimique des composants 
des acides organiques (a) »; « Sur la formation 
et la décomposition de l'acétate anilide (a) » ; 
« Sur la décomposition de l'acétate d'anyle ter- 
tiaire par la haute température (a) », 1882 ; 
€ Sur les déplacements mutuels dos bases dans 
les solutions de leurs sels neutres (/*)»;« Chi- 
mie analytique (r) », 1883; « Recherches sur 
la formation des amides (f) » ; c Influence de 
la température sur la vitesse de quelques réac- 
tions chimiques (a) » ; « Sur les densités de 
vapeur de l'acétate et du chlorure d'amyle ter- 
tiaire (o) » (en collaboration avec M. D. Ko- 
noraloff) ; « Leçons de chimie organique (r) », 
1384; « Sur l'isomérie des hydrocarbures d'après 
la théorie des substitutions (a) » ; « Sur l'iso- 
mérie des dérivés du bençol (r) », 1835 ; « Sur 
la formation des éthers composés par l'action 
de l'anydride acétique sur les alcools », 1886 ; 
« Sur les vitesses de la formation des éthers 
composés (f), (a) » ; « Action de l'eau sur l'a- 
nydride acétique » ; « Aperçu de l'évolution des 
théories chimiques (r) », 1887 ; « Chimie ana- 
lytique (r) », 6me éd., 1888. 

Mcndel (Emmanuel), docteur allemand, profes- 
seur de psychiatrie et des maladies nerveuses 



MEN 

à l'Université de Berlin, né, le 28 octobre 1839, 
à Bunzlau en Silésie. Il fit ses études à Breslau, 
Berlin et Vienne ; de 1877 à 1881, il fut député 
au Parlement national allemand ; prit ses gra- 
des en 1871 à l'Université de Berlin et en 1884 
il fut nommé professeur. On a de lui une mo- 
nographie portant le titre: « Die progressive 
Paralyse der Irren », publié en 1880 à Berlin, 
par Hischwald; et une autre monographie in- 
titulée : « Die Manie », publiée par Schwarzen- 
berg, à Vienne, en 1881, Il y a huit ans, M. 
M. fonda Das Neurologische Centralblatt qu'il 
continue à rédiger; cette publication paraît à 
Leipzig. Il est aussi auteur de plusieurs autres 
travaux de Névropathologie et psychiatrie pa- 
rus dans VEulenhurg''s Realencyclopàdie, ainsi 
que dans d'autres revues médicales alleman- 
des, et principalement dans les Arch. f. Psy- 
chiatrie, Zeitschrift f. Psych., Vîrchow's Arch., 
Zeitschr. f. gerichtl. Medic, Klin Monatschr, 
D. med. Wochenschrift. 

Mendeléef (Dmitri-Iwanowitch), professeur 
de chimie à l'Université de Saint-Pétersbourg, 
né, à Tobolsk (Sibérie), en 1834, fit ses études 
au Gymnase de Tobolsk et à l'Institut péda- 
gogique de Saint-Pétersbourg. Il fit plusieurs 
voyages scientifiq:ies pour étudier le pétrole au 
Caucase et en Pennsylvanie et en 1887 une 
ascension aérostatique à Xlin pendant l'éclypse 
totale du soleil. Nous avons de lui en librairie: 
€ Sur l'isomorphisme » ; « Sur le limite des 
couches organiques », 1861; « Sur les densités 
des mélanges d'alcool avec l'eau », 1867; « La 
Chimie », en langue russe, 1868-70; « Re&lier- 
ches sur la compression des gaz » , 1871 ; 
« Recherches sur le pétrole », 1876-86; « Re- 
cherches sur les dissolutions aqueuses », 1886- 
87; « Etudes sur les déplacements des naloï- 
des, et sur les principes de Termochimie » , 
etc., etc. 

Mendès (Catulle), littérateur français, d'ori- 
gine israélite, né, à Bordeaux, en 1840; il fonda 
à vingt ans, en 1860, la Revue fantaisiste et y 
inséra le « Roman d'une nuit », qui le fit con- 
damner à six mois de prison. Il collabore à la 
Revue nouvelle, l^"" num., 1863; dirige la Répu- 
blique des lettres, 1876, et la Vie populaire, 1881; 
il a publié : « Philomela », livre lyrique, 1864 ; 
« Histoire d'amour », roman, 1868; « ^spe- 
rus », poème swedenborgien, 1869 ; « La colère 
d'un franc-tireur », ode guerrière, 1871 ; « Les 
soixante-treize journées de la Commune », 1871 ; 
« Contes épiques », 1872; « Les folies amou- 
reuses », 1877; « La vie et la mort d'un clown », 
1879; € Le rose et le noir »; « Jupe courte »; 
« Monstres parisiens »; « Lili et Cocotte », 1885; 
« Zo'har », roman contemporain, 1886; « La 
première maîtresse », 1888. Il a donné au théâ- 
tre: « La part du Roi », 1870, et « Les mè- 
res ennemies », 1882. 

Mendoza (Thémistocle-Avella ), homme de 



MEN 



1460 



lettres sud-américain, né, à Sogamoço, le 2 juil- 
let 1841, fut élevé au Collège de la Trinité et 
de Boyaca sous la direction du rév. Louis Nino 
et de M. Antoine-Marie Amesquita. II a visité 
la France et l'Italie en 1868-69; a été président 
d'une Société de bienfaisance à Sogamoço, il a 
dirigé la Banque de la même ville (1883), où il 
réside comme notaire. Il est l'auteur des œuvres 
suivantes : « Mis Versos » ; « Los très padros » ; 
« Anacoana » ; « Daniel Sickles » ; « Contes » : 
« Cartas de un viajero » ; « La citolesia refor- 
mada »; « Estudios biograficos de la historia 
de America » ; « La Ciencia que contiene un 
Almanaque ». M. M. fonda le journal El Estudio 
et rédigea El Iinj^ulsor, 

Ménégoz (Paul-Eugène), théologien français, 
né, le 25 septembre 1838, dans ' 3 village d'Aï- 
golsheim (dép. du Haut-Rhin), fit ses études 
à l'école secondaire de Neuf-Brisach, au Gym- 
nase et à la Faculté de théologie de Strasbourg, 
aux Universités d'Erlangen, de Berlin, de Mar- 
bourg, de Halle. . La thèse qu'il présenta en 
18G2 pour l'obtention du baccalauréat en théo- 
logie avait pour titre : « Étude dogmatique sur 
l'idée de l'Eglise ». Après avoir rempli pendant 
deux années (1864-1866) les fonctions de pré- 
cepteur dans une famille protestante de Lyon, 
M. M. entra à Paris au service de l'Eglise lu- 
thérienne et fut nommé simultanément sous- 
directeur de l'école préparatoire de théologie 
présidée par M. Félix Kuhn, pasteur anglican 
chargé du service allemand de l'église de Bil- 
lettes. Pendant cette même période, il collabora 
activement au journal religieux Le Témoignage. 
Le Gouvernement français, pendant le siège de 
Paris, chargea M. M. de distribuer les secours 
religieux aux prisonniers allemands internés 
dans les prisons de la Santé et de la Roquette; 
jusqu'en 1881 le Comité de la mission intérieu- 
re le compta au nombre de ses membres les 
plus dévoués et les plus actifs. Le Ministre de 
l'Instruction Publique, lors du transfert à Pa- 
ris de l'ancienne Faculté de théologie de Stras- 
bourg, le nomma en 1877 maître de conféren- 
ces pour la langue allemande et directeur du 
Séminaire, en 1881 professeur pour la chaire de 
dogmatique luthérienne. Parmi les publications 
les plus importantes de M. M., nous mention- 
nerons : « Réflexions sur l'Evangile du salut », 
1879; « La notion du catéchisme », 1882; « Le 
péché et la rédemption d'après Saint-Paul », 
1882, deux thèses pour la licence en théologie. 

Meuezes (Jean-Cardoso de), poète brésilien, 
député au Parlement, employé au Ministère des 
Finances, né, à Saint-Paul, eu 1828, traduisit 
en portugais le « Jocelyn >, de Lamartine. 

Meng^r (Antoine), docteur en droit, profes- 
seur de droit à l'Université de Vienne, né, à 
Manioro (Galicie), le 12 septembre 1841; élève 
des Lycées de Teschen et de Troppau (Silésie), 
il acheva ses études universitaires à Vienne et 



1470 



MEN 



y prit ses grades. En 1865, il commença aou 
stage; en 1S72, il devint professeur agrégé et 
jusqu'à 187") il exerça contemporainement la 
profession d'avocat à Vienne. En 1874, il fut 
nommé professeur extraordinaire et trois ans 
plus tard professeur ordinaire. On lui doit les 
publications juridiques et sociologiques suivan- 
tes: « Beitiàge zur Lehre von der Execution », 
1872; « Ueber die Zulàssigkeit neuen thatsâchli- 
chen Vorbringens im den hôheren Instanzen », 
1874; € System des œsterreichischen Civil- 
processrechtes in rechtsvergleicliender Darstel- 
lung » 1876; « Ueber die Abschalîung des Be- 
weisinterloctus und eine neue Anordnung des 
Civilfabrens », 1874; « Ueber die Parteien im 
Civilprocesso », 1880; « Das Recht auf den 
vollen Arbeitsertrag in gescbichtlicber Darstel- 
lung », 1886; « Das bûirgerliche Recht und die 
besitzlosen Volksklassen », 1889. 

Mcng'er (Charles), économiste, professeur 
d'économie politique à l'Université de Vienne, 
né, à Neu-Sandoz en Galicie, le 23 février 1840. 
Il fit ses études à l'Université de Vienne et 
les acheva à celle de Prague. On le trouve eu 
1872 secrétaire ministériel et en 1873 profes- 
seur à l'Université de Vienne. En 1876, on le 
choisit comme professeur de sciences politiques 
de S. A. R. I. le prince Rodolphe d'Autriche 
et de 1876 à 1878 il accompagne ce prince dans 
son voyage en Angleterre, en France, en Alle- 
magne et en Suisse. Parmi ses ouvrages, qui 
se font remarquer par un talent spécial d'ex- 
position, il nous faut citer: « Grundsàtze der 
Volkswirtschiiftslehre », Vienne, Braumûller, 
1871; « Untersuchungen liber die Méthode der 
Socialwissensi'.haften », Leipzig, Dunker, 1883; 
« Die Irrtiïraer des Historismus in der deutschen 
Nationalôkoncmie », Vienne, Holaer, 1884; « Zur 
Kritik der Politischen Œkonomie », Vienne, 
Hôlder, 1887; « Zur Théorie des Capitaes », 
Jena, Fischer, 1888; voir € Conrad's Jahrbù- 
chern », XVII, V, et « Grûnhict's Leitscher », 
1887. 

Menier (Eugène), journaliste français, né, en 
1827, dans le département de la Gironde, di- 
rige la France Coloniale et la France popu- 
laire. 

Menzel (Conrad), poète germano-suisse, né, 
à Stuttgart, le 9 avril 1834, fils du célèbre pu- 
bliciste Wolfgang Menzel, embrassa la carrière 
du Saint-Ministère et se prépara par de soli- 
des études théologiques faites aux Universités 
de Bâle (1852-1854) et de Tubingue (1854- 
1856). Après avoir rempli pendant quelques an- 
nées diverses suffragances dans des villages 
wurtembergeois, il se tourna vers la pédagogie 
et dirigea de 1861 à 1863 à Bâle le pension- 
nat de jeunes filles connu sous le nom d'insti- 
tut Gerbach ; depuis 1863, il exerce les fonctions 
pastorales à Schœnenberg dans le Canton de 
Zurich. Nous possédons de lui: « Questions 



MER 

rimées pour des répétitions géographiques » ; 
« Consolations adressées sur des tombes d'en- 
fants ». M. M. a inséré, en outre, de nombreux 
morceaux détachés dans la revue de famille le 
Daheim ; des conférences pastorales, divers re- 
cueils de chants suisses et arrangé plusieurs 
morceaux pour l'harmonium. 

Mcrcadîer (Auguste), professeur d'harmonie 
à Paris, critique musical au Progrès artistique, 
au Ménestrel et à V Indépendant littéraire. Né, à 
Foix (Ariége), le 12 février 1835, M. M. est 
fils de Ferdinand M. bibliothécaire de la ville, 
conservateur du Musée de l'Ariége, professeur 
de mathématiques et do dessin, et fils lui-même 
du célèbre ingénieur Jean-Baptiste Mereadiei-, 
auteur du « Nouveau système de musique », 
très favorablement apprécié par d'Alembert. 
Après s'être distingué dans l'enseignement uni- 
versitaire, il quitta la province pour Paris, où 
le poussaient ses instincts d'artiste et où l'appe- 
lait son oncle, Philippe Mereadier peintre d'his- 
toire, ami de Cabanel, auteur de r« Essai d'ins- 
truction musicale », et de l'« Harmonie vulga- 
risée », ouvrages adoptés par le Conservatoire. 
M. M. ne fit que changer l'axe de son profes- 
sorat et s'adonna exclusivement à la Musique 
distribuant sa science à de nombreux élèves, 
ou la répandant dans des articles et des œuvres 
qui lui ont valu une place en vue parmi les 
critiques et les auteurs les plus autorisés. Traité 
en ami par l'éminent directeur du Conserva- 
toire national de musique et de déclamation, 
le vénérable Ambroise Thomas, M. M. est à 
Paris l'un des plus érudits et des plus fervents 
apôtres du grand art. Il a publié: « Méthode 
rapide pour apprendre à moduler d'après trois 
principes » ; « L'art du Prélude ». Ces deux 
ouvrages ont été couronnés à l'Exposition do 
Milan de 1881, Henri Lemoine éd.; « Chant », 
2 vol., pour l'enseignement primaire, édités par 
Paul Dupont et adoptés pour les écoles de la 
ville de Paris; « Causeries instructives sur 
l'Harmonie », 2 vol., éditées par Durdilly. M. M. 
est officier d'Académie. 

Merchan (Raphaël), poète colombien, né à 
Bogotci, auteur des deux volumes: « Estudios 
Criticos » ; « Carta a Valera », et d'une tra- 
duction en espagnol du poème « Evangeline » 
de Longfellow. 

Meredith (Georges), romancier et poète an- 
glais, né, dans le Hampshire, on 1830, fut élevé 
en Allemagne, mais quitta bientôt les Pandectes 
pour la plume. Nous avons de lui: « Poems », 
1851; « The Shaving of Shagpat, an Arabian 
Entertainment », 1855; « Farina, a Legend of 
Cologne », 1857; « The Ordeal of Richard Pe- 
veril », 1859; « Evan Harrington », 1861; « I^Io- 
dern Love », poèmes et ballades, 1862; « Emi- 
lia in England », 1864; « Rhoda Fleming », 
1865; « Vittoria », 1866; « The aventures of 
Harry Richmond », 1871 ; « The Egotist », 1879; 



MER 

« The Tragic Comeclians », 1881; « Poems and 
Lyrics of the Joy of Earth », 1883; « Diana 
of the Crossways », 1885. 

Morgnet (Hugo), savant et écrivain allemand, 
docteur eu philologie, agrégé à l'Université de 
Konigsberg (Prusse), né, en 1841, à Pillau 
(Prusse orientale). Il fréquenta l'École Royale 
d'Insterburg et le Gymnase de Gumbinnen; en 
1859, il entra à l'Université de Konigsberg et 
y étudia la philologie jusqu'à 1863. Reçu pro- 
fesseur à l'Ecole Municipale Supérieure de Gum- 
binnen, il y resta jusqu'à 1874. Dans cette an- 
née, il fit passage aa Gymnase Royal Guillaume 
de Konigsberg (Prusse) en qualité de maître 
supérieur, et renonça spontanément à cette place 
en 1883. Son habilitation au libre enseigne- 
ment à l'Université de Konigsberg date de 
1874. On a de lui plusieurs volumes, dont sui- 
vent les titres: « Die Entwickelung der Catei- 
nischen Formenbildung », 1870, Berlin, Borntrâ- 
ger frères; « Die Ableitiing der Verbalendun- 
gen aus Hilfsverben », 1871, mêmes éditeurs; 
* Assimilation und Differenzierung », 1876, 
Programm, Konigsberg; « Lexicon zu den Re- 
den des Cicero », 4 vol., 1873-1884, Jena, 
Fischer; « Lexicon zu den Schriften Ca^sar's 
und seiner Fortsetzer », 1884-86, même éditeur; 
« Lexicon zu den philosopischen Schriften Ci- 
cero's », vol. I (A, E), 1887-1889, même éditeur; 
outre à ces ouvrages, il est auteur de plusieurs 
mémoires philologiques épars dans les divers 
périodiques allemands. 

Merian (Jean-Jacques), philologue et histo- 
rien suisse, né, le 18 novembre 1826, à Bâle, 
d'une famille patricienne qui depuis le XVI® 
siècle a fourni à sa ville d'origine une liste re- 
marquable de peintres, de graveurs, de philolo- 
gues, de philosophes, de naturalistes, d'hommes 
d'Etat, de jurisconsultes, fréquenta les Univer- 
sités de Goettingue, de Berlin, de Heidelberg, 
prit dans cette dernière en 1850 son grade de 
D"" phil., embrassa la carrière académique, dé- 
buta en 1852 à Bâle comme privât Docent et 
fut nommé en 1874 professeur" extraordinaire 
pour la philologie classique. Nous possédons de 
M. J.-J. M. une dissertation sur le « Temple 
de Delphes », 1852, et une « Histoire des évo- 
que de Bâle », 2 vol., 1860-1862. 

Méric (Elie), professeur et écrivain catholi- 
que français. L'abbé Joseph-Elie M. est né, à 
Hesdin (Pas-de-Calais), le 4 octobre 1838. Il 
a fait ses études au Collège et au Grand Sémi- 
naire de Toulouse. Ordonné prêtre en 1863, il 
vint à Paria, fut secrétaire du P. Gratry, de 
l'Académie française. Reçu docteur en théologie 
à la iSorbonne et à l'Université de Wurtzbourg, 
en Bavière, il suppléa le père Gratry dans son 
cours de morale évangélique (1868), et lui suc- 
céda comme titulaire en 1872. On cite de M. 
l'abbé M. deux séries d'« Etudes contemporai- 
nes », 1872-1876, traitant, l'une « De la vie 



MER 1471 

dans l'esprit et dans la matière », l'autre « De 
la morale et de l'athéisme contemporains ». 
Il a publié depuis : « Du droit et du devoir », 
1877; « La chute originelle et la responsabi- 
lité humaine », où sont abordées avec un talent 
qui ne manqiie pas de netteté ni de vigueur, les 
problèmes les plus ardus de la doctrine chré- 
tienne, 1878; « L'autre vie », 18S2, 2 vol.; 
« Les erreurs sociales du temps présent », 1882; 
« L'Histoire de M. Emerj»^ et de l'église de 
France pendant la révolution », 2 vol., couron- 
nés par l'Académie française, 1885; « Le Mer- 
veilleux et la Science », étude sur l'hypnotisme, 
ouvrage qui a eu 7 éditions en quelques mois, 
1888. Presque tous ces ouvrages ont été tra- 
duits en allemand, en anglais, en italien et en 
espagnol. M. M. a fait paraître, en outre, des 
articles dans divers recueils scientifiques, dans 
la Revue littéraire^ le Correspondant^ la Revue 
du Monde Catholique, etc. La biographie de M. 
M. a été publiée chez l'éditeur Palmé, dans 
VAmi des Livres par Godefroy, dans les Prosa- 
teurs du XIX^ siècle, par l'auteur de la Biogra- 
phie des savants contemporains. Prochainement, 
en Italie, M. Biginelli va publier une nouvelle 
biographie dans VAteneo di Torino dont il est 
directeur. Cette biographie, avec portrait, con- 
tiendra l'indication détaillée des ouvrages de 
M. l'abbé Élie Méric. 

Mérimée (Charles-Amedée-Ernest), homme 
de lettres français, professeur de langues et de 
littérature espagnole à la Faculté de lettres de 
Toulouse, né, à Lyon, le 27 mars 1846. Nous 
avons de lui: « Essai sur la vie et les œuvres 
de D. Francisco de Quevedo (1585-1635) », Pa- 
ris, 1886; « De antiquis aquarum rcligionibus 
in Gallia meridionali », id., 1886, et diverses 
brochures relatives à la littérature espagnole. 

Merivale (Charles), historien et écrivain ec- 
clésiastique anglais, doyen d'Ely, fils du célè- 
bre théologien Jean-Hermann M. né, à Londres, 
en 1808, étudia à Harrow et Cambridge, fut 
chapelain de la Chambre des Communes (1863- 
69) ; il a publié une traduction en vers anglais 
de l'« Iliade », 1869, et les ouvrages suivants : 
« History of the Romans under the Empire », 
Longmans, 1850-62 ; « Boyle lectures », id., 
1865-66 ; « General history of Rome from the 
fondation of the city to the fall of Augustulus », 
id., 1875 ; « Early Church History », id., 1879. 

Mei'll (Frédéric), journaliste suisse, né, le 
27 février 1852, à Zurich dans une famille d'ar- 
tisans, reçut pour l'enseignement religieux les 
leçons du célèbre pasteur libéral Heni-i Hirzel, 
et fut amené par lui à l'étude de la théologie. 
Après quatre années passées soit à l'Université 
de sa ville d'origine (1871), soit à celle de 
Jena (1875), il fut choisi en 1876 par la gran- 
de paroisse suburbaine de Wiedikon comme 
pasteur. Le Conseil d'état zuricois lui confia la 
même année l'enseignement religieux au gym- 



1472 



MER 



nase ; depuis 1885, il est attaché à l'Université 
en qualité de privât Docent pour la théologie 
pratique. L'activité scientifique de M. F. M. 
s'est surtout déployée dans les journaux, dont 
il a été le principal rédacteur, voire même le 
fondateur, de 1881 à 1883 dans les Zeit- Stim- 
men, depuis 1884 dans la Revue Théoloçjiqne 
suisse, depuis 1887 dans la, Feuille suisse illustré 
pmir le dimanche. Nous ne possédons de lui 
comme brochure tirée à part qu'une dissertation 
académique sur la « Forme concrète delà pré- 
dication », 1886. 

Merlo (Pierre), pédagogiste italien, profes- 
seur de grec et de latin, né, à Turin, en no- 
vembre 1850, après d'excellentes études litté- 
raires à l'Université de Turin, entra dans l'en- 
seignement et occupa des chaires de lycée à 
Chieri, Cesena et Naples. Eu 1876, professeur 
de langue grecque et latine à l'Ecole de ma- 
gistère à rUuiversité de Naples. En 1881, pro- 
fesseur extraordinaire d'histoire comparée à l'U- 
niversité de Pavie, professeur ordinaire en 1884. 

< Arraonie nelle dottrine antropologiche e mo- 
rali neirindia e nella Grecia », Naples, 1875; 
« SuUe necessarie dipendenze délia sintassi dalla 
dottrina délie forme », Turin, I8ï9; « la di- 
fesa délia teoria dell'agglutinazione », id., 1883; 

< SuU'autore del Donato Provenzale » (Giomale 
storico délia letteratura italiana), 1885; « SuU'età 
di Galraens Faidit », id. ; « Problemi fonologici 
suU'articolazione e suU'accento », Florence, Le 
Monnier, id.; « E se Dante avesse collocato 
Brunetto Latini fra gli uomini irreligiosi e non 
tra i sodoiuisti? », 1885; « Rispondenza in ca 
nel sanscrite a ka del greco e del latino », 1886; 
€ Le radici e le prime forme grammaticali délia 
lingua ariana », 1888, etc. 11 a collaboré à la Jii- 
vista di Filologia, Rassegna Settimannle, Giornale 
Napoletano di filosofia e lettere, Cultura, Rasse- 
gna critica, etc. 

Méronrel (Charles), romancier français, né, en 
1843, à Mormandin, dans le département de 
l'Orne. Depuis 10 ans, il a publié presque 40 
volumes dont le succès a toujours été croissant 
et presque tous sont traduits à l'étranger, et 
particulièrement en Italie et en Espagne. Don- 
nons la liste des oeuvres de M. M. : « Les Ca- 
prices de Laure » ; € La vertu de l'abbé Mi- 
rande » ; « Le Péché de la Générale » ; « La 
Filleule de la Duchesse » ; « La Maîtresse do 
monsieur le Ministre » ; « Jenny Fayelle » ; 
€ Les deux Maîtresses » ; € Le Mari de la 
Florentine » ; « Le Krach »; « Les derniers 
Kérandal (I. Mademoiselle de Fonterose; IL Jua- 
na Trélan) »; « Caprice de Dames »; « An- 
gèle Méraud » ; < Mademoiselle Jeanne » ; < La 
Veuve aux cent millions »; < Fleur de Corse »; 
« Le Roi Crésus (I. Les Rosendaël ; II. Cœur 
de créole) » ; « Le Divorce de la comtesse » ; 
« Thérèse Valignat » ; « Dos-à-dos » ; « Le 
Ti'ain auxiliaire »; « Les Trémor ^I. Le Gué aux 



MES 

biches ; 11. Solange Fargeas) » ; « La Rose des 
Halles » ; « Madame la Marquise » ; « Une nuit 
de noces » ; « Le Marquis Gaétan » ; « Aban- 
donnée » ; « Diane de Briolles ». 

Merx (Adalbert), orientaliste allemand, né 
vers 1840, professeur d'Université à Heidel- 
berg ; il est une des célébrités contemporaines 
en ce qui regarde la langue syrienne. Nous 
avons de lui : « Critica de epistolarum ïgna- 
tianarum versione syriaca commentatio », Halle, 
1861 ; « Bardesanes von Edessa nebst einer 
Untersuchung ûber das Verhaltniss des Clemen- 
tinischen Recognitionen zu dem Bûche der Ge- 
setze der Lànder », id., 18<i3 ; « Cur in libre 
Danielis juxta hebraeam aramsea adhibita sit 
dialectus », id., 1865; « Vocabulary of the ti- 
gré language written down bj»^ Moritz von Beur- 
mann », id., 1868; « Grammatica syriaca », 
1867; € Archiv fur wissenschaftliche Erforschung 
des alten Testaraentes », id. ; « Das Gedicht 
von Hiob », 1871 ; « Neusyrisches Leoebuch », 
1874; « Tiirkische Sprichwôrter ins Deutsche 
libersetzt », 1877; « Die Prophétie des Joël », 
id.; « Die Prophétie des Joël und ihre Ausle- 
ger von den àltesten Zeiten bis zu den Refor- 
matoren », Halle, 1879 ; « Eine Rede vom Ausle- 
gen insbesondre des alten Testamentes », id., 
id. ; « Bemerkungen ûber die Vocalisation der 
Targurae mit Anhang ûber die Tsihufutkalêsi- 
hen Fragmente, Arten der Berliner Orientali- 
sten Congresses », 1882; « Die Saaisanische 
Uebersetzung des Hohen Liedes ins Arabische », 
Heidelberg, id. ; « De artis Dionysianai inter- 
pretatione armeniaca disputatio in Uhligs Edi- 
tion des Dionysius Thrax », Leipzig, 1889; 
« Proben der syrischen Ubersctzung von Gale- 
nus Schrift ûber die eiufachen Heilmittel Zeit- 
schrift der distmorgl. Gesell. », 1885; « Chre- 
stomathia Targnonica quam.... ad codices voca- 
libus bahylonicis instructos edidit, adnotatione 
critica et glossario instruxit Berolini », 1888 ; 
« Carmina Samaritana e codice Gothano » dans 
les Rcndiconti délia R. Accademia dei Lincei, 
classe di scienze morali, 1887; « Historia artis 
grammaticse apud Syros, accedit interpretatio 
Dionysii Thracis syriaca et Severi bar Sakku 
Grammatica syriaca in Abhandlungen der deut- 
schen morgenl. Gesellschaft », 1888. 

Mcscherski (Wladimir, Prince), romancier 
russe, né vers 1840, dirigea, pendant quelque 
temps, le journal conservateur Graslianine (le 
Citoyen), écrivit des romans de mœurs ultravé- 
ristes, dont le meilleur a pour titre: « Femme 
du Grand Monde ». La critique a été fort sé- 
vère envers le prince M. Le prince Alexandre 
M. son parent est un économiste distingué. 

Mcsnil (lo Vicomte Clément-Edmond Révé- 
rend du), historien et archéologue français, né, 
le 26 janvier 1832, à Falaise; après de bonnes 
études, il entra d'abord dans l'administration de 
l'Enregistrement et des Domaines, puis fut ap- 



MES 

pelé aux fonctions de Juge de Paix, et resta 
dans cette charge jusqu'en 1879. Membre de 
plusieurs académies et instituts scientifiques. 
Nous avons de lui un grand nombre de volu- 
mes, dont nous citons les principaux : « Lamar- 
tine et sa famille », 1869; « Le président Fauze 
Vaugelas et sa famille », 1870 ; « Armoriai his- 
torique de Bresse, Dombes, Bugey et pays de 
Gex », 1872 ; « Lalbonne », 1876 ; « La famille 
de Molière », 1879; < Notice historique sur la 
seigneurie de la Curée », 1886 ; « L'Ancien Fo- 
rez », recueil mensuel historique et archéolo- 
gique, 1882-89 ; « François de Molière et sa 
famille », 1888. M. M. a en préparation un 
« Dictionnaire topographique, historique et ar- 
chéologique du Charolais, Brionnais et Pays de 
Bourlon-Zancy ». 

3Iessedaglia (Ange), économiste et helléniste 
italien, sénateur du Royaume, né, à Vérone, le 
2 novembre 1820, fi.t son droit à Pavie, et bien- 
tôt il fut nommé professeur ; il occupe mainte- 
nant la chaire de statistique à l'Université de 
Rome. M. M. a été membre du Conseil Supé- 
rieur de l'Instruction publique et défendit tou- 
jours à la Chambre, où il fut longtemps député, 
au Sénat et dans ses ouvrages, la doctrine libre- 
échangiste. Poète à ses heures, il a traduit plu- 
sieurs pièces de Longfellow et de Moore. Nous 
avons de lui aussi de bonnes études helléniques, 
mais il se recommande surtout aux économistes 
par les ouvrages suivants : « Il calcolo dei co- 
lori medi e le sue applicazioni statistiche ?, Ro- 
me, Loescher; « La moneta e il sistema mone- 
tario in générale », 1883 ; « La storia e la sta- 
tistica dei metalli preziosi, quale preliminare 
allô studio délie presenti quistioni monetarie », 
Rome, 1881. 

Messerer (Otto), docteur en médecine, pro- 
fesseur agrégé à l'Université de Munich (Ba- 
vière), suppléant des Médicinal Comités de cette 
ville, né, à Passau en Bavière, le 31 janvier 
1853. Il fit ses études à Munich, Vienne, Ber- 
lin, Londres et Paris. De 1878 à 1884, il fut, 
attaché au prof. Nussbaum en qualité d'assis- 
tant et depuis cette année il occupe la place 
de médecin municipal à Munich. On a de lui 
les ouvrages suivants: « Gelisterte Schàdel- 
wunden, Zwei Gehirnquetsch-Wunden, rasche 
Heilung », dans les Annalen des MUnchner Kran- 
kenhauses, I, V; « Allgcmeine Urticaria auf 
Anwendung des Lister'schen Verbandes », pu- 
blié dans le Arztl. InteUigenzhIatt, 1879; « Ela- 
sticitàt und Festigkeit der Knochen », inséré 
dans le même périodique, 1880; « Ueber Ela- 
sticitàt und Festigkeit der menschlichen Kno- 
chen », Cotta, Stuttgart, 1880, 14 feuilles et 
16 tables; « Bericht der chirurg. Abth. iiber 
die Jahre, 1876-1877 », parus dans les Kran- 
kenhaus Annalen, V, II; « Ein Fall von indi- 
recter Schussfractur des Schàdels », voir: Cen- 
tral Blatt fur Chirurgie, 1884; « Bericht der 



MES 



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chirurg. Abtheilung ûber Jahre 1878 et 1874 », 
voir: Krankenhaus Annalen, III, V; « Experi- 
mentelle Untersuchungen ûber Schàdelbriiche », 
Miinchen, Kieger, 1884; « Ueber die gerichtlich- 
medicinische Bedeutung verschiedener Knochen- 
bruchformen », voir: Friedreicks Blàtter filr 
ger. med., 1885; « Beitràge zur gerichtlichme- 
dicinischen Casuistik », voir: Friedreicks Blàt- 
ter, 1888. 

Messikommer (Jacques), archéologue suisse, 
né, le 18 août 1828, à Bezikou, près de Hin- 
weil (Canton de Zurich), prit au sortir de l'é- 
cole la gestion des biens paternels, fut vive- 
ment intéressé par les premières découvertes 
lacustres, et dirige depuis trente années (1858) 
les fouilles entreprises dans ce but aux stations 
de Niederweil près de Fraueufeld et de Roben- 
hausen près de Greiffensee. Plusieurs mémoires 
et communications relatifs à ses trouvailles ont 
été insérés par lui dans la Nouvelle Gazette de 
Zurich et à VAusland. M. M. a été l'un des col- 
laborateurs du prof. Escher de la Linth pour la 
carte géologique de la Suisse. 

Mestica (Jean), homme de lettres italien, 
professeur d'Université, émineut critique, né, à 
Apiro, le 29 décembre 1888; de 1848 à 1849, il 
étudia au Gymnase de Pesaro ; c'est à son frère 
François, professeur d'éloquence, que M. M. doit 
la finesse de son goût littéraire. Il débuta dans 
l'enseignement en novembre 1849, d'abord com- 
me professeur de grammaire et de rhétorique 
à Apiro, puis à Tolentino, à Cingoli et à Jesi, 
où il enseigna les belles-lettres aux Instituts 
Techniques. En 1881, il gagna simultanément 
par concours la chaire de littérature latine à 
l'Université de Pavie et de littérature italien- 
ne à celle de Palerme. Il préfera Palerme; il 
occupe maintenant temporanément la place de 
directeur de l'instruction secondaire classique 
aux bureaux du Ministère. L'œuvre de M. M. 
est très sérieuse et se partage en pièces de 
vers et de prose. Citons : « Scritti latini gio- 
vanili », Barbera, 1879. Cet ouvrage démon- 
tre la familiarité que dès l'adolescence, M. M. 
avait avec les grands maîtres latins. Une ver- 
sion latine en vers saphiques d'une < Ode » de 
Carducci, Bologne, Zanichelli, 1880; < Ai Su- 
perstiti dei Mille raccolti in Palermo nel 20"»» 
anniversario dei 27 marzo 1860 », pièce de vers 
Palerme, 1885. Ses ouvrages en prose italienne 
sont les suivants: « Elogio dei Bail Pier Ales- 
sandro Ghislieri », Jesi, 1863; « Elogio dei prof. 
Vincenzo Cotini », id., 1868 ; « Federigo II in 
relazione con la civiltà italiana », id. 1870 • 
« Vittorio Emanuele o la letteratura politica » 
id., 1878 ; < Ricordo di Gaspero Barbera », Bo- 
logne, 1880; « Sopra Giuseppe Garibaldi », dis- 
cours, 1882; € Tre discorsi sull'istruzione tecni- 
ca », Jesi, 1863-74; « Sull'ordinamento dogli 
studii mezzani », id. , 1868 ; « Relazioni varie e 
programmi d'insegnamento », 1863-75; « Favo 

185 



1474 



MET 



le, novelle e lettere » ; « Ragionamenti e dialo- 
ghi di morale e di critica letteraria e sermoni », 
écrits choisis des œuvres de Gaspard Gozzi, 
avec une « Notizia su la vita e le opère dell'au- 
tore », Florence, Barbera, 1876-77; « Istituzioni 
di letteratura », id., id., 1874-75; < Trajano 
Boccalini e la letteratura critica e politica del 
seicento », id., id., 1878 ; « Gli amori di Gia- 
como Leopardi > ; « Il verismo nella poosia di 
Giacomo Leopardi » ; € La conversione lettera- 
ria di Giacomo Leopardi e la sua cantica giova- 
nile » ; « San Francesco, Dante e Giotto »; « La 
Biblioteca Leopardiaua in Recanati » ; « Su la 
vita e le poésie di Luigi Mercantini » ; « Ma- 
nuale dalla letteratura italiana nel secolo deci- 
monono », Florence, Barbera, 1882-87 ; < Let- 
tere amorose inédite di Antonietta Fagnani », 
id., id., 1884; « Le poésie di Giacomo Leopar- 
di », id., id., 1883; « Le poésie di Alessandro 
Manzoni », id., id., 1888, avec notes et com- 
mentaires. Une traduction € Le 14 filippiche di 
Cicérone », Florence, Sansoni, 1877-80, avec 
notes et commentaires. 

Mestnrini (Erasio), marin italien, né, en 1847, 
près de Casalo en Piémont, quitta le service 
actif en 1886. Il est auteur de deux brochures 
très intéressantes sur la question navale ita- 
lienne; la plus importante e.st « Salvate la ma- 
rina », Livourne, Giusti, 1888. 

Mettetal (Auguste), pasteur et publiciste fran- 
çais, né, le 9 mai 1825, à Glay, dans le dépar- 
tement de la Haute-Saône, d'une famille origi- 
naire du pays de Montbéliard et qui a fourni 
plusieurs serviteurs dévoués à l'église luthé- 
rienne, fut élevé à l'institut évangélicjue de son 
village par le vénérable pasteur Jaquet qui dé- 
termina sa vocation religieuse, poursuivit ses 
études à l'école modèle de Montbéliard et au 
gymnase de Strasbourg. Le retard apporté à sa 
connaissance du latin et du grec qu'il ne com- 
mença qu'en 1844, à l'âge de 19 an.s, ne l'empêcha 
pas d'obtenir trois ans après, en 1846, son diplô- 
me de bachelier ès-lettres. La thèse qu'il pré- 
senta en 1849 comme candidat au saint-ministère 
portait pour titre: « Do la religion dans les 
circonstances actuelles ». Plusieurs semestres 
passés on Allemagne, aux Universités de Bonn, 
de Tubingue et de Halle, complétèrent son dé- 
veloppement scientifique. Sa carrière pratique, 
qui s'est accomplie tout entière à Paris, s'ouvrit 
sous les auspices de M. Louis Meyer. D'abord 
sutFragant de Tillustre Verny, puis pasteur à 
plusieurs paroisses de la banlieue, M. M. est at- 
taché aujourd'hui à l'église des Billettes; nommé 
en 18r)5 inspecteur ecclésiastique, il préside de- 
puis 1878 les délibérations du Consistoire luthé- 
rien. Parmi les brochures sorties de sa plume, 
nous mentionnerons: « Lettre au Consistoire 
supérieur », 18G1 ; « Discussion du Consistoire 
supérieur sur les droits des fidèles », 1863; « Le 
radicalisme protestant do Strasbourg », 1865. 



MEU 

Metzger (Jean- Jacques), historien suisse, né, 
le 10 novembre 1817, à Viblingen, village du 
Canton de Schaffouse, où son père remplis- 
sait les fonctions pastorales, se rendit en 1839 
à l'Université de Tubingue pour y suivre les 
cours de F.-C. Baur sur l'histoire de l'église, 
en 1840 à Bonn où il se livra de préférence 
aux recherches philologiques et eut pour pro- 
fesseurs Nitzsch, Brandis, A.-G. Schlegel. Un 
court séjour à Berlin lui fournit l'occasion d'en- 
tendre Neander et Karl Ritter. Ses études ter- 
minées, M. M. revint en Suisse, entra au ser- 
vice de l'église évangélique et occupa successi- 
vement les postes de Herblingen (1842) et de 
Neuhausen près de la chute du Rhin (1860), où 
il réside encore aujourd'hui. Les questions pé- 
dagogiques absorbèrent de bonne heure uno 
part considérable de son activité ; en 1843, il 
fut nommé inspecteur des écoles ; en 1851, mem- 
bre de la commission scolaire cantonale et pro- 
fesseur au gymnase pour l'enseignement reli- 
gieux (il se démit de ses dernières fonctions 
en 1885) ; en 1861, autistes ou président de 
l'église réformée de Schaffouse et membre de 
la commission chargée d'examiner les candidats 
au saint ministère ; en 1856, il fonda avec quel- 
ques amis la Société d'histoire et d'archéologie 
de Schaffouse et en présida les séances jus- 
qu'en 1886. Parmi les nombreux travaux histo- 
riques de M. M. nous indiquerons ; « Jean- 
Jacques Ruegg, le chroniqueur de Schaffouse », 
1859 ; « La première alliance conclue en 1454 
entre Schaffouse et la Confédération Suisse », 
1863 ; « Les relations ecclésiastiques de Zurich 
avec les cantons avoisinants et en particulier 
avec Schaffouse », 1865 ; « Histoire de la pa- 
roisse de Burg près de Stein », 1867; « Com- 
paraison entre l'idée chrétienne du mariage 
et la législation matrimoniale suisse », 1867 ; 
< Histoire de la Bibliothèque municipale de 
Schaffouse », 1871 ; « Histoire de la Société 
musicale de Schaffouse », 1876 ; « Histoire des 
traductions allemandes de la Bible en Suisse 
depuis la Réformation jusqu'à nos jours », id.; 
« Histoire du Canton de Schaffouse pendant 
la guerre de Trente Ans », 1884. M. M., en ré- 
compense de ses beaux travaux sur l'« Histoire 
ecclésiastique pour l'Université », Zurich, fut 
créé en 1888 théologien honoris causa. Il col- 
labore à la Faculté ecclésiastique de Hasenbach, 
à la Gazette d' Augsbourg et à la Revue histori- 
que de Sybel. 

Meulemaiis (Auguste), publiciste belge, né, à 
Bruxelles, en 1832. Après des études solides, 
tournées particulièrement vers l'histoire, la géo- 
graphie commerciale et l'économie politique, M. 
A. M. fit paraître en 1864 un ouvrage intitulé: 
« La Belgique, ses ressources agricoles, indus- 
trielles et commerciales », puis une série de 
monographies sur les républiques ispano-amé- 
ricaines peu connues en Belgique ; à la suite 



MEY 

de ces publications, il fut nommé vice-consul et 
puis consul de TEquateur, de Costa-Rica et des 
États-Unis de Venezuela ; consul, puis consul- 
général de Nicaragua, du Paraguay, secrétaire 
de la légation de Nicaragua à Paris, de celle des 
Ér.ats-Unis de Colombie à Madrid ; délégué, à 
plusieurs reprises, par la plupart de ces Etats, 
ainsi que par la Belgique, à la conférence di- 
plomatique de Berne pour la protection de la 
propriété artistique et littéraire ; délégué aux 
Congrès internationaux de géographie commer- 
ciale, hygiène et sauvetage; au congrès des 
araéricanistes de Nancy, Luxembourg, Bruxel- 
les, Madrid, Venise, etc. Pendant la guerre de 
1870-71, M. M. fut un des premiers qui répon- 
dit à l'appel de la Société internationale de la 
Croix rouge pour secours aux blessés de terre 
et de mer, dont le comte de Flavigny était 
président. Nommé correspondant du journal de 
la Société : La Charité sur les champs de ba- 
taille, il visita les ambulances les plus éprou- 
vées, Metz, Sedan, etc. En récompense, le Gou- 
vernement français lui décerna la Croix de bron- 
ze, et toutes les sociétés humanitaires de France 
eurent à cœur de l'admettre comme président 
d'honneur. La Société des Volontaires de 1870- 
71 lui décerna également le brevet de membre 
d'honneur. En septembre 1878, M. M. remplit 
les fonctions de délégué du Gouvernement belge 
au Congrès de géographie qui eut lieu à Paris 
à l'occasion de l'Exposition universelle. Son rap- 
port eut les honneurs de VOfficiel de Bruxelles. 
Ce fut à cette époque qu'il fonda, à Paris, avec 
le concours d'un certain nombre de notabilités 
diplomatiques et consulaires, le journal Le Moni- 
teur des Consulats. Aujourd'hui, M. M. est agent 
commercial de la République de l'Equateur, con- 
sul-général du Paraguay à Paris, directeur de 
la Revue diplomatique. Il fait partie de la So- 
ciété des gens de lettres ; il est membre cor- 
respondant des sociétés de géographie de Paris, 
Bordeaux, Marseille, Genève, Amsterdam, Vien- 
ne, Madrid, Porto, Tokio, etc. .Il est grand of- 
ficier, commandeur et chevalier de plusieurs 
ordres, membre correspondant de l'Académie 
Royale des sciences et lettres de Portugal. 

Mej-er (Charles), né le 19 juin 1842, profes- 
seur à l'Université de Bâle pour la langue et 
la littérature allemandes, est l'auteur des ou- 
vrages et articles qui suivent : « Recherches 
sur la vie de Reinmar Zwetez et de père Wer- 
ner », Bcâle, 18G6; « La légende de Dietrich 
d;ins son évolution historique », id., 1868 ; « La 
langue et les monuments philologiques des Lom- 
bards », Paderborn, 1877; « La superstition au 
moyen-âge et dans les siècles qui suivirent », 
Bâle, 1884 ; « La légende de Wielard » , Ger- 
mania, 18*50 ; « Le chant de Hildebrand », id., 
1870 ; « Les chants de l'empereur Henri VI », 
id., 1871; « Essais de mythologie germanique », 
id., 1872 ; « Fragments de poèmes en moyen 



MEY 1475 

haut-allemand, extraits de la collection de Bâle », 
id., 1873 ; « Matériaux pour la connaissance de 
la langue lombarde », id., 1874 ; « La légende 
de Tell » ; « Ecudes germaniques », 1872; « Le 
drame religieux et l'art ecclésiastique », Revue 
trimestrelle de Serger pour la littérature et la 
civilisation de la renaissance, 1885 ; « Jeux et 
plaisanteries de carnaval aux XV<^ et XVI** siè- 
cles »; Revue pour V Histoire Universelle, 1886; 
« Les illustrations de la Bible pendant la 2'"« 
moitié de XVI^ siècle », id., 1887. 

Meyer (Conrad), poète suisse, né, le 3 sep- 
tembre 1824, au village zuricois de Winkelu 
près Bulach, ne reçut d'autre instruction que 
celle donnée à l'école primaire et fut obligé 
par les circonstances d'entrer tout jeune encore 
dans la burocratie cantonale. D'un poste mo- 
deste à la chancellerie de son arrondissement, 
par lequel il débuta en 1839, il réussit par sa 
capacité et son zèle à s'élever à ceux beaucoup 
plus importants de président et greffier com- 
munal (1851), puis de juge à un tribunal de 
district (1859). La compagnie d'assurance mo- 
bilière suisse l'a choisi en 1862 pour son prin- 
cipal agent dans le canton de Zurich. M. M. a 
fait paraître: en 1848 un « Recueil de poésies 
écrites en dialecte suisse », 2^^ éd., 1860; en 
1849 des « Hymnes religieux »; en 1848 des 
« Chantes de jubilé »; en 1854 un poème hé- 
roïque « La Vierge d'Orléans »; en 1856 les 
« Chants de la pauvreté », 2™» éd., 1872; en 
1857 < Le voyage scolaire », 3'°e éd., 1880 ; 
en 1872 le « Dialogue de Bantli avec Hans le 
tisserand »; de 1876 à 1880 les « Dialogues 
polémiques ». Deux feuilles littéraires ont été 
publiées avec sa collaboration et sous ses auspi- 
ces; de 1858 à 1862 le « Calendrier républi- 
cain » ; de 1859 à 1862 le « Calendrier domes- 
tique zugois ». 

Meyer (Conrad-Ferdinand), poète et ro- 
mancier suisse, né, le 12 octobre 1825, à Zu- 
rich, d'une vieille famille du patriciat, fils d'un 
conseiller, reçut une éducation littéraire des 
plus complètes par les soins de sa mère, fem- 
me de haute intelligence et d'un grand cœur. 
Ses parents le destinaient à la jurisprudence, 
mais le mauvais état de sa santé l'empêcha 
de mener à fin les études commencées dans 
ce but. L'histoire et la philologie ne tardè- 
rent pas à l'occuper entièrement. De longs 
et fréquents séjours à Paris et dans la Suisse 
française (soit à Genève, soit à Lausanne), plus 
tard en Italie (Rome, Florence, etc. etc.), lui 
permirent de s'initier profondément à la cul- 
ture romane et d'en apprécier les bienfaits. 
Dans sa patrie même M. M. menait une exis- 
tence retirée, exclusivement consacrée aux re- 
cherches historiques, d'abord au Seehof Merlen, 
puis à partir de 1877 au château de Kilchberg 
près de Zurich. L'Université de cette ville lui 
a conféré en 1880 le diplôme de D"- pliil. honoris 



1476 



MEY 



causa. Après son mariage avec la fille du colo- 
nel Ziegler (1875), M. M., pour se distinguer de 
nombreux homonymes, a joint le nom de sa fem- 
me au sien propre. Ses débuts littéraires se 
firent en 1867 par un volume comprenant une 
vingtaine de < Ballades », qui fut favorable- 
ment accueilli du public et obtint l'approbation 
de Gustave Pfizer. Se succédèrent dans ce do- 
maine, selon l'ordre chronologique : « Romances 
et tableaux », 1870; « Les derniers jours de 
Hutten », poème épique, 1871, 6'"» éd., 1887; 
« Engelberg », idylle, 1872, 2™e éd., 1886; 
« Poésies », 1882, 3>"e éd., 1887. Avec plus d'é- 
clat encore que dans la sphère lyrique, M. M. 
s'est affirmé sur le terrain du roman historique 
grâce à une patiente étude des vieilles chroni- 
ques, à une vive imagination qui lui permet de 
ressusciter les personnages et les événements 
du passé, à un tact exquis qui écarte de ses pein- 
tures toute fausse nuance comme tout alliage 
moderne. Nous indiquerons en terminant les ti- 
tres de ses ouvrages les plus connus et les plus 
estimés: « L'Amullotte », 1873, 3"'« éd., 1882; 
« Georges Jenatsch, une histoire des Grisons », 
2 vol., 1876, 10" éd., 1887; « Le coup de feu 
tiré du haut de la chaire », 1880, 8n»e éd., 1882; 
« Le Saint », 1880, 7me éd., 1887; « Plaiite 
dans un couvent de nonnes », 1882; « Le page 
de Gustave- Adolphe », 1883; « Les souffrances 
d'un adolescent », 1883, 2'ne éd., 1883; « Les 
noces du moine », 1884, 8«»e éd., 1886; « La 
dame qui rend la justice » (Die Richterin), 
1885, 2™o éd., 1885; « La tentation de Pescara », 
1887, 2'n« éd., 1887. 

Meyer (Elard-Hugo), écrivain allemand, né, 
à Brème, le 6 octobre 1837. Il est directeur du 
Royalgirauasium et prof, à l'Université de Fri- 
bourg (Badeu). Après avoir étudié l'antiquité al- 
lemande à Bonn et Tubingue, il se rendit à Ber- 
lin, où il eut pour maître le célèbre Mùlleudorff. 
Ayant achevé ses études, il revint à Brème et 
y resta 20 ans comme maître et directeur d'une 
dos écoles de cette ville. Devenu malade, il se 
retira à Fribourg, où, après un long repos forcé 
de quelques années, il occupe depuis 1888 la 
place de prof, de Mythologie Indogermanique. 
Outre plusieurs articles publiés dans les princi- 
pales revues allemandes, on a de lui: « Anzeiger 
fur deutsche Alterthuui » ; « Johann Martin 
Lai>penberg », biographie, Haoïburg, 1867-; 
« Siujplicius Simplicissimus », un épisode de 
la guerre de 30 ans, Brème, 1874; « Dritter 
Band zur 4 Ausgabe von I. Grimms Deutscher 
Mythologie », Berlin, 1878; « Indo- germanische 
Mythen. », I, Gandharren Kontauren, 1883, Ber- 
lin, II, Achillois, Berlin, 1887; « Homer und 
die Ilias », Berlin, 1887. 

Meyer (Ernest von), docteur en philologie et 
professeur allemand, né, à Cassel (Hesse), en 
1847; il étudia au Gymnase de Cassel; en 1874 
il devint prirat D'jrrnt et en 1878 professeur 



MEY 

de chimie à l'Université de Leipzig, où il con- 
serve toujours cette chaire. On lui doit plu- 
sieurs travaux très importants parmi lesquels 
il nous faut citer ceux qui suivent : « Ausfûhr- 
liohes Lehrbuch der organischen Chemie », 
Manusch, 1880-84; « Die Explosivkôrper und 
die Feuerwerkerei », Vieweg und Solin, 1873, 
Braunschweig; « Geschichte der Chemie von 
den âltesten Zeiten bis zur Gegenwart », Veit 
und C°, Leipzig, 1889. En dehors de cela, le 
monde scientifique lui doit aussi un grande nom- 
bre de monographies parues dans le Stohmann- 
KerVs Handbuch der technischen Chemie, publié 
par Vieweg und Sohn- Braunschn, et dans le 
Journal fllr prakt'isc?ie Chemie, 1872-1889, dont 
il est un des plus savants rédacteurs. Ce jour- 
nal paraît à Leipzig, éd. Barth. 

Meyer (George), professeur ordinaire de droit 
public et allemand à l'université de Heidelberg, 
né, le 21 février 1841, à Ditmald (Principauté de 
Lippe). Il fit ses études aux universités de Jena, 
Heidelberg, Goettingue et Berlin (1860-64). En 
1867, il fut admis comme professeur agrégé à 
l'université de Marburg et en 1872 il y fut nom- 
mé professeur ordinaire. Passé en 1875 à l'uni- 
versité de Jena et en 1889 à celle de Heidelberg, 
toujours en qualité de professeur ordinaire, en 
1881, il fut élu membre du Reichstag. On a 
de lui: « Recht der Expropriation », Leipzig, 
1868; « Grundzûge der norddeutschen Kundes- 
rechtes », id., id. ; « Staatrechtl. Erortungen 
ûber die deutsche Reichsverfassung », id., 1872; 
« Das Studiuui des ôfifentlichen Rechtes und der 
Staatswissenschaften », 1875; « Lehrbuch des 
deutschen Staatsrechts », Leipzig, 1875, réimpri- 
mé, 1887 ; « Die Verleihung der Konigsbannes 
Huld », Jena, 1881; « Lehrbuch des deutschen 
Verwaltungsrechtes », 2 vol., Leipzig, 1883 ; 
« Die Staatenrechtliche Stellung der deutschen 
Schutzgebiete », 1888; « Der Antheil der Reich- 
sorgane an der Reichsgesetzgebung », 1889. 

Moyer (Gustave), professeur de linguistique 
comparée à l'université de Gratz, né le 25 no- 
vembre 1850 à Gross-Strehlitz (Silésie), fit ses 
études au gymnase de Oppeln et de 1867 à 70 
à l'université de Breslau. De 1871 à 1874, M. M. 
fut professeur au gymnase de Gotha et de 1875 
à 1877 prof, agrégé à Prague. Depuis cotte an- 
née il réside à Gratz où il occupe la place de 
prof, de linguistique comparée à l'université de 
cette ville. On lui doit plusieurs ouvrages de lin- 
guistique, parmi lesquels nous nous bornerons à 
citer les suivants : « Die mit Nasalen gebilde- 
ten Prasensstamme des Griechischen mit ver- 
gleichender Berùcksichtigung der anderen Indo- 
germanischen Sprachen », Jena, 1873; « Zur 
Geschichte der indo-germanischen Stammbil- 
dung und Declination », Leipzig, 1875; « Grie- 
chische Grammatik », id., 1880, 2" édit., 1886; 
€ Albanesische Studien », 2 brochures. Vienne, 
i 1883-84; « Essays und Studien zur Sprachge- 



MEY 

scbichte und Volkskunde », Berlin, Oppenheim, 
1885; « Reiseskizzen aus Griechenland und Ita- 
lien >, 1886; « rinnische Màrchen », Weimar, 
1887; « Albanesische Grammatick », Leipzig, 

1888. On peut en outre citer une foule d'articles, 
épars dans un grand nombre de revues et de 
recueils, comme dans les Euhn's Zeitschrift, Bez- 
zemhercjer's Beitr. Zeitsch. fier osterr. Gymn., 
Archiv fur Literaturgesch. Zeitschr. fier Roman 
Philolog., Archiv fur Slav. Philol., Rivista cli 
Jilolog., Miscell. di filol. e lingidstica (Firenze, 
1886), Archivio per lo studio délie tradizioni popo- 
lari, Deutsche Rundschau, Nord und Siid, Nuova 
Antologia, etc. 

Meyer (Hugo), docteur et professeur en droit 
à l'Université de Tubingue, né, le 11 février 
1837, à Stettin (Prussej. En 1860, il fut pro- 
fesseur agrégé à l'Université de Gœttingue ; en 
1865, il fut nommé professeur extraordinaire à 
Halle et en 1866 il y fut confirmé comme pro- 
fesseur ordinaire. En 1870, il passa dans la mê- 
me qualité à Erlangen, et depuis 1874 il occupe 
la place qu'il a actuellement. Ses ouvrages ju- 
ridiques les plus remarquables sont : « That und 
E-echtsfrage iin Geschwornengericht », Berlin, 
1860 ; « Strafverfahren gegen Abwesende », Ber- 
lin, 1869; € Griindziige des Strafrechts », Intern. 
Wissenschaf. Bibl., Leipzig, 1873; « Lehbuch 
des deut^chen Strafrechts », Erl., 1875-4-à- 
1886; « Die Parteien im Strafprocess. », id., 

1889, Leipzig. M. M. est aussi un des plus 
actifs collaborateurs du Holtzendorff' s Handbuch 
des deutschen Straf processes, voir: Die Haupt- 
verhandlung vor den Schwurgerichten ; das Ver- 
fahren gegen Abivesende, 1879. 

Meyer (Jean), historien et littérateur suis- 
se, né, le 11 décembre 1835, dans une vieille 
famille de paysans à Ruedlingen, village de 
Klettgau (canton de Schaffouse), étudia à l'Uni- 
versité de Bâle la philologie et les antiquités 
germaniques sous la direction de W. Wacker- 
nagel, accepta en 1858 une place de professeur 
à l'institut Schmidt dans la petite ville de Fel- 
lin en Livonie, et profita de la riche bibliothè- 
que Samson pour continuer ses études sur la 
littérature française, visita en 1862 à Berlin 
Jacob Grimm et passa la même année quelques 
mois à Paris. De malheureuses circonstances 
de famille l'obligèrent en 1863 à revenir à Schaf- 
fouse et à y accepter une place d'abord de ré- 
dacteur d'une feuille locale, puis de maître à 
l'école secondaire (Realschule). M. M. a transpor- 
té à partir de 1869 sa résidence à Frauenfeld en 
Thurgovie; professeur d'histoire et de littéra- 
ture au Gymnase, il est, en outre, chargé depuis 
1880 de la direction de la bibliothèque et des 
archives cantonales. L'Université de Zurich lui 
a octroyé en 1883 le grade de D»" phil. honoris 
causa. Les ouvrages les plus importants de M. 
M. sont d'après l'ordre chronologique : « Les 
coutumes juridiques de la ville de Schaffouse au 



MEY 



1477 



XIIP siècle », 1857; « Souvenirs du jubilé de 
Schiller tel qu'il fut célébré à Fellin en Livonie », 
1861 ; « Henri Schwartz, bourgmestre de Schaf- 
fouse », 1868; « Grammaire allemande destinée 
aux classes supérieures », deux cours gradués, 
1866; « Klettenberg dans le Klettgau badois », 
1866; « La jeunesse de Racine, revue pour 
l'éducation féminine », Leipzig, 1874; < His- 
toire du droit fédéral suisse », 2 vol., 1875- 
1878; « Les origines et l'importance du nom 
en Allemanie », {Allemania de Berlinger), Bonn, 
1879; « Les trois tentes », essai historique sur 
l'ancienne agriculture, 1880; « Le cartulaire 
thurgovien », 1882. M. M. a rédigé en 1871- 
1872 la Revue pédagogique suisse. 

Meyer (Oscar), savant allemand, docteur en 
philologie et professeur de physique à l'Uni- 
versité de Breslau, né à Varel sur la lahde. Il 
fut reçu docteur en philosophie à Kônigsberg 
en 1860, et en 1862 professeur agrégé à l'Uni- 
versité de Gottingue. Plus tard, il passa à l'U- 
niversité de Breslau en qualité de professeur 
de physique. Parmi ses ouvrages scientifiques, 
nous devons noter: « De mutua duorum flui- 
dorum frictione », Régiments, 1860; « Die 
Kinetische Théorie der Gase », Breslau, 1877; 
« Vorlesung ûber die Théorie der Elasticitàt 
von Franz Neumann », Meyer, Leipzig, 1885. 
A ses ouvrages, il faut ajouter une foule d'arti- 
cles épars dans les Annalen der Physik von 
Poggendorff, et de Wiedmann, ainsi que dans 
le Crellis journal fiir Mathematik, dans le Cen- 
tralblatt fur Elektrotechnik, et dans les actes 
de la Mïinchner Akademie. 

Meyer (Rodolphe-Delangle-Henri), exégète 
français, né, à la Rochelle, le 16 septembre 
1841, fit ses études à Montauban où il soutint 
pour le baccalauréat et la licence en théologie 
la thèse suivante: « La régénération d'après 
Saint-Paul », 1866 ; « Les discours du quatriè- 
me Evangile sont-ils des discours historiques 
de Jésus? », 1870. Nous possédons de lui: « Le 
Christ des Evangiles », 1880; « La nouvelle 
loi sur l'instruction primaire et les cultes non 
catholiques », 1881. M. M. exerce actuellement 
le ministère évangélique à la Roche-sui'-Yon 
et préside le consistoire de Ponzanges. Son 
frère cadet, M. Gustave M., licencié en théolo- 
gie de Montauban, agent à Paris de la mission 
intérieure, s'est fait connaître par les deux mé- 
moires critiques: « Sources de l'Evangile de 
Luc », 1868; « La question sj^noptique », es- 
sai sur l'origine et les rapports des trois pre- 
miers évangiles canoniques, 1878. 

Meyer (Robert), écrivain autrichien, docteur 
en droit, vice-secrétaire au Ministère des Fi- 
nances, professeur d'économie politique à l'Aca- 
démie commerciale viennoise et privât Docent à 
l'Université de Vienne. Né, à Vienne, le 8 jan- 
vier 1855, M. M. fit ses études au Gymnase et 
à l'Université de cette métropole et y prit ses 



1478 l^rEY 

grades en 1877. Il appartient à l'administration 
depuis 1876. On a de lui: « Die Principien der 
gerecbten Besteuerung in der neueren Finanz- 
wissenschaft », Berlin, 1884; < Zur Geschichte 
der Hausversteuern im Deutschen Reiche bei 
Schanz », voir : Finanzarchiv, II, 1885 ; « Das 
Wesen des Einkommens >, Berlin, 1887. 

Meyer de Knonaa (Gerold), historien suisse, 
né, le 5 août 1843, à Zurich, d'une ancienne 
famille patricienne, autrefois chargée par l'ab- 
besse de Schaenuis de l'administration de la 
métairie de Knonau sur la frontière de Zug et 
fixée à Zurich depuis le XIV« siècle, petit-fils 
de l'historien Louis M. de K., mort le 21 sep- 
tembre 1841, fils de l'archiviste et géographe 
Gerold M. de K. mort le 1" nov. 1858, entre- 
prit à l'Université de sa ville d'origine ainsi 
qu'à celles de Bonn, de Berlin et de Goettin- 
gue de fortes études historiques et littéraires 
sous la direction de Budinger, Georges de Wyss, 
Henri de Sybel, Springer, JafFe, Waitz. La car- 
rière académique s'ouvrit de bonne heure de- 
vant lui : privât Docent en 1867 à l'Université 
de sa ville natale, il fut nommé en 1870 pro- 
fesseur extraordinaire, en 1872 professeur or- 
dinaire pour l'histoire générale et directeur du 
Séminaire historique. La Société d'archéologie 
le choisit pour son président en 1871 lors de 
la retraite de Ferdinand Keller, la Société gé- 
nérale d'histoire suisse l'appela en 1874 aux 
fonctions de secrétaire et le chargea de la ré- 
daction de son annuaire. M. M. de K., siège 
depuis 1882 au Conseil d'éducation cantonal. 
Parmi les très nombreux et très importants ou- 
vrages de ce savant distingué, nous nous bor- 
nerons à indiquer: « L'historien Nithard », dis- 
sertation pour le doctorat, Zurich, 1865; « La 
guerre fratricide à laquelle se livrèrent les fils 
de Louis-le-Débonnaire et les quatre livres 
d'histoire de Nithard », Leipzig, 1866; « L'ira- 
j)ortance de Charlemagne pour le développe- 
ment de l'histoire au IX*" siècle », Zurich, 1867; 
* Atlas historico-géographique de la Suisse », 
commencé par J.-Ch. Vogelin, continué par son 
père Gerold M. de K., 1868; « Annuaire pour la 
littérature de l'histoire suisse », 1867-1868; « Les 
plus anciens inventaires des abbés de Saint- 
Gall », 1869; < Les chants historiques popu- 
laires de la Suisse au XV« siècle avec cinq 
chants historiques de l'époque carlovingienne 
traduits en allemand: appendix », Zurich, 1870; 
« Les sources de l'histoire de Saint-Gall », 
Saint-Gall, 1870-1879; « Le château de Mam- 
mertshofen et deux autres tours mégalitiques », 
avec 3 pi., Zurich, 1871 ; < Les monuments al- 
lemanniqnes en Suisse », 2 vol., 1873-1876 ; 
« La légende de la délivrance des Waldstel- 
ten », Bàle, 1873; « Le père Idelfonse d'Arx, 
historien et chanoine de Saint-Gall », Saint- 
Gall, 1874; < La vie de Saint-Notker abbé de 
Saint-Gall », Zurich, 1876; « Les Ekkeharts 



MEY 

de Saint-Gall », Bâle, 1877; « Essais sur le 
moyen-âge et l'époque moderne », Zurich, 1877; 
< Ekhehart's IV casus Sancti-Galli », fragments 
de la chronique latine du cloître de Saint-Gall, 
dans la collection des historiens du passé ger- 
manique », Leipzig, 1878; « Souvenirs biographi- 
ques de Louis Meyer de Knonau 1765-841 », 
édités par son petit-fils S. M. de K., Frauen- 
feld, 1883 ; « Discours prononcé lors du 4»n« ju- 
bilé de Zwingli », Zurich, 1884; « Chronique 
d'une famille zuricoise », Frauenfeld, 1884, dans 
VAlivanach Zuricoîs ; « Livre généalogique d'un 
jeune zuricois au XYIP siècle », 1880; « Sa- 
lomon Vogelin, l'un des fondateurs de l'Alma- 
nach en 1858 », notice nécrologique, 1881; « Al- 
bum in Schola Figurina Studentium », 1883; 
« Le journal d'un bourgeois de Zurich à l'épo- 
que de la révolution française », 1887; < Les 
jours critiques du combat des montagnes pen- 
dant la guerre de 1799 », 1887. M. M. de K. 
travaille en ce moment à une réédition des < An- 
nales de l'Empire germanique sous Henri V », 
pour la commission historique de Munich. Son 
abondante et fidèle collaboration est depuis long- 
temps assurée aux < Recherches sur l'histoire 
d'Allemagne publiées à Goettingue », aux Gdt- 
iinger Gelehrte AnzHc/en, à la Revue historique 
de Sybel, aux Feuilles trimest relies du Wurtem- 
berg, à la Revue de la Société historique du Bo- 
densec, à V Éducateur pour V histoire suisse, à la 
Biographie allemande publiée à Leipzig, à VEn- 
cyclopédie de Herzog, à Y Encyclopédie pour Vhis- 
toire moderne, à laquelle il a fourni tous les 
articles relatifs à la Suisse. 

Meylan (Auguste), pasteur et publiciste de 
la Suisse française, né, au Brassus (canton de 
Vaud), le 17 septembre 1818. Il se voua dès 
l'âge de 22 ans à l'enseignement, d'abord com- 
me instituteur dans un asile fondé par M™* 
Mallet d'Hauteville, près de Nyon ; puis à Pa- 
ris dans l'école Normale de M. Vulliet, où il 
passa deux ans de 1845 à 1847, tout en sui- 
vant divers cours à la Sorbonne. Employé tour- 
à-tour dans l'évangélisation de 1844-1845 dans 
le Var sous le patronage de M. Henri Tron- 
chin et dans l'enseignement à Saint- Etienne 
de 1847-1848, l'état de sa santé le ramena en 
Suisse. Après avoir passé 18 mois à la Vallée 
au service de la Commission d'évangélisation 
de l'Eglise libre en 1849, il entreprit, à 31 ans, 
des études de théologie à la Faculté libre de 
Lausanne. Consacré en 1852, il fut deux ans 
évangéliste à Savigny, près Jjausanne, puis de- 
vint pasteur de l'église libre de Bottens, près 
Echallens, où il exerce ses fonctions depuis 34 
ans. Ses principales publications sont: « La 
vie de Philippe Melanchton par Ledderhose », 
librement traduite de l'allemand, 1855; « Vie 
de Gaspard de Coligny, amiral de France », 
1862; « Dictionnaire biblique populaire », 1869; 
« Canonicité et inspiration des Saintes-Ecritu- 



MEZ 

res », 1877. Depuis lors il n'a publié que quel- 
ques articles, dont le plus étendu a paru dans 
le Chrétien évangélique, num. de février 1887, 
sous le titre: « De la mission des magistrats 
et du respect qui leur est dû ». 

Meylau (Auguste), dessinateur et publiciste 
suisse, né, à Genève, en 1841, est l'auteur des 
ouvrages suivants: < Souvenirs comiques de 
l'armée de 1584 en Suisse », 1871; « A travers 
les Espagnes », 1876; « A travers l'Herzégo- 
vine », 1877; € J. J. Rousseau, sa vie et ses 
œuvres, étude biographique, critique et histori- 
que », 1878; « A travers les Russies », 1880; 
« A travers l'Albanie », 1885. 

Mejrac (A.), homme de lettres français, né, à 
Ville-France (Rhône), le 7 septembre 1848, fut 
licencié en droit en 1871 à la Faculté de Tou- 
louse et en 1887 fut nommé officier d'Académie. 
Rédacteur au Patriote de VEst (1849-81), direc- 
teur du Journal des instituteurs laïques (1881- 
83), rédacteur en chef du Petit académicien en 
1883, il collabora à la Revue des traditions. Nous 
avons de lui en librairie: « Géographie de la 
France » ; « EQstoire de France » ; « Cours 
d'instruction civique »; « Recueil de lectures 
choisies » ; « Histoire de la guerre des cent 
ans » ; « Histoire populaire, anecdotique et po- 
pulaire de Napoléon III ». M. M. a en prépara- 
tion un ouvrage de < Moeurs et coutumes des 
Ardeunes ». 

Meyret (Louis-Alfred), écrivain français, lieu- 
tenant-colonel de l'armée territoriale, né, à Metz 
(Moselle), le 1^' décembre 1826, fit ses études 
au Lycée de Metz et en 1847 entra à l'école 
de Saint-Cyr. M. M. a pris part à la bataille 
de Solferino ; en 1870 blessé à Metz au combat 
de Ladonchamps, il fut prisonnier de guerre 
après la capitulation. M. M. est décoré de la 
médaille italienne à la valeur militaire. Il a pu- 
blié : « Le carnet d'un prisonnier de guerre », 
et pendant dix ans, sous le pseudonyme de Ver- 
hanufe, il a écrit dans le journal La Charente. 

Meyrick (le rév. Frédéric), écrivain ecclé- 
siastique anglais, né en 1826, gradué d'Oxford, 
un des Chapelains de S. M. la Reine d'Angle- 
terre (1856), inspecteur des écoles (1859). Il a 
beaucoup travaillé pour la diffusion sur le con- 
tinent de l'anglicanisme et publié à cet effet 
les ouvrages suivants: « Pratical Working of 
the Church in Spain », 1851; « The moral Theo- 
logy of the Church of Rome », 1857; « The 
Outcast and Poor of London », 1858; « The 
Wisdom of Piety », 1859; « But isn't Kingsley 
right after ail? »; < On D^ Newman's Rejec- 
tion of Liguori's Doctrine of Equivocation », 
1804; « Baptism, Conversion, Régénération », 
1882; « The Doctrine of the Church of Eu- 
gland on the Holy Communion restored », 1885. 

Mézières (Alfred), littérateur et homme po- 
litique français, né, à Rehon, près de Metz, le 
19 novembre 1826, fit d'abord ses études au 



MEZ 



1479 



Lycée de cette ville, puis au Collège^ Sainte- 
Barbe à Paris, et en 1845 entra à l'Ecole Su- 
périeure. Professeur de rhétorique à Metz en 
1848, puis en 1849 à l'Ecole française d'Athè- 
nes et en 1853 au Lycée de Toulouse. En 1856, 
il devint titulaire de la chaire de littérature à 
la Faculté des lettres de Nancy et en 1863 titu- 
laire du même cours à la Sorbonne. M. M. a été 
choisi pour représenter l'Université de France 
au jubilé de Shakespeare en 1864 et à celui de 
Dante en 1865, et l'Académie française, dont 
il avait été élu membre en 1874, au cinquième 
centenaire de la mort de Pétrarque à Avignon 
en juillet 1874. Il a été élu député à la Chambre 
des députés en 1881 et en 1885, et a pris place 
à gauche. Nous avons de lui en librairie: «-De 
fluminibus infernorum », 1853; « Etudes sur 
les œuvres politiques de Paul Paruta », id. ; 
deux mémoires sur le < Pélion et l'Ossa », et 
sur la < Laconie »; «Shakespeare, ses œuvres 
et ses critiques », 1861 ; « Prédécesseurs et con- 
temporains de Shakespeare », 1863; « Contem- 
porains et successeurs de Shakespeare », 1864; 
« Dante et l'Italie nouvelle », 1865; € Pétrarque, 
études d'après de nouveaux documents », 1867; 
« La Société française », 1869; « Récits de l'in- 
vasion, Alsace et Lorraine », 1871 ; « Goethe, 
ses œuvres expliquées par sa vie >, 1872-73; 
« Hors de France », Paris, Hachette, 1882; « En 
France », id., id., 1883; « L'éducation morale et 
civique », Paris, Delagrave, 1883. M. M. colla- 
bore à la Revue des deux mondes et au Temqys. 

Mezuccelli (Bérard), homme de lettres italien, 
né, à Teramo, en 1839, professeur au Gymnase 
de sa ville natale en 1861, aux écoles techni- 
ques (1876). On a de lui : < Gli studii tecnici 
délia civiltà moderna », Teramo, 1866; < Del 
fine istorico délie solennità commemorative nei 
grandi scrittori e pensatori italiani », id., id. ; 
« Délie dottrine filosofiche di Berardo Quarta- 
pelle », Naples, 1869; « Discorso inaugurale di 
alcune lapidi commemorative », 1872 ; < Gli 
studi secondari e la critica moderna », 1876. 

Mezzauotte (Joseph), journaliste littéraire ita- 
lien, né, à Chieti (Abruce), en 1855, auteur de 
fort jolis contes, de chroniques littéraires, etc. 
au Carrière di Napoli, à la Gazzetta letteraria 
de Turin et à plusieurs revues. 

Mezzini (Auguste), médecin et écrivain mé- 
dical italien, né, en 1835, à Bologne, où il fit 
ses études; il a eu l'honneur d'être nommé aide 
du célèbre Louis Concato et a publié les ou- 
vrages suivants: « Contagiosità délia sifilide 
costituzionale » ; « Sullo stillicidio sieroso in 
seguito di percosse al capo » ; « Sulla emorra- 
gia cérébrale », id. ; « Infiltrazione carcinome- 
trosa del fegato », 1863; « Morte improvvisa 
per emorragia délia vena diafragmatica inferio- 
re », id.; « Caso di epatite cronica interstizia- 
le », 1864; < Esofagite fibrinosa primitiva », 
id.; « Caso di singolare stitichozza », 1868. Sa 



1480 



MIC 



santé précaire l'empêche de continuer son œu- 
vre scientifique si bien commencée. 

Michaelis (Adolphe), professeur d'archéolo- 
gie à l'Université de Strasbourg, membre de la 
direction centrale de l'Institut archéologique à 
Strasbourg, né, le 21 juin 1835, à Kiel, étudia à 
Leipzig et Berlin, demeura en Italie (1857-01) 
et obtint la chaire de philologie classique et 
d'archéologie à Tubingue (18G5) ; il est profes- 
seur à Strasbourg depuis 1872 ; en dehors de 
son œuvre magistrale le « Parthénon », Leip- 
zig, 1871, nous avons de lui : « Geschichte des 
deutschen archeologischen Instituts (1829-79) », 
Berlin, A. Asher et C'", 1879 (aussi en italien: 
€ Storia dell'Instituto Archeologico germanico, 
Roma, 1879 >) ; c Pausanise descriptio arcis 
Athenarum éd. 0. Jahn. Editio altéra rocogn. 
ab Ad. Michaelis >, Bonn, A. Marcus, 1880 (édi- 
tion entièrement refondue) ; c Anciont Marbles 
in Great Britain described by A. M., Cambridge, 
University Press », 1882; « Sophoclis Eloctra 
éd. 0. Jahn. E. III curata ab Ad. Michaelis », 
Bonn, A. Marcus, 1882 (beaucoup de change- 
ments) ; « Apuleii Psyché et Cupido rec. 0. 
Jahn. Ed. III >, Leipzig, Breitkopf et Hàrtol, 
1883 (quelques corrections) ; « Verzeichnis der 
Abgûsso griechischer und romischer Bildeverke 
im kunstarchàolog. Institut der Kaiser- Wil- 
helms- Universitàt Strasbourg * , Sti-asbourg, 
K. J. Frûbner, 1887. Beaucoup de mémoires et 
de petits articles en différents journaux archéo- 
logiques, etc. 

Michaelis (Othon), économiste allemand, né, 
le 12 septembre 1826, à Lubbeck en Westpha- 
lie, fit son droit à Bonn et à Berlin. Après une 
courte période, passée au service de l'État, il se 
consacra aux études économiques ; il collabora 
à la National Zeitung, fonda avec M. Faucher à 
Berlin le Viertdjahrschrift fur VoUcsK'irt/ischaft 
und Kulttirgeschichte, a été au Reichstag un des 
chefs du parti libéral ; depuis 1877, il dirige le 
département de finance à la Chancellerie impéria- 
le. Nous avons de lui en librairie : « Ecrits éco- 
nomiques », 1873; depuis lors, il n'a rien jjublié. 

Miclinïloir (Michel), jurisconsulte russe, né 
en 1827, étudia à l'Université de Saint-Pétor.s- 
bourg, où il occupe depuis longtemps la chaire 
d'histoiro do la législation nationale. Nous avons 
do lui : € Le développement historique de la lé- 
gislation civile russe » ; « Droit commercial » ; 
€ Droit criminel en Russie » ; « Cours de 
droit ». 

Mlchaïlowski (Nicolas) , homme de lettres 
russe, né en 1842, étudia à l'École des Mines, 
et débuta en 1868 comme collaborateur au jour- 
nal Annales de la Patrie. Ses meilleurs articles 
de philosophie et de critique ont été par la suite 
réunis en volume. Intelligence tant soit peu ex- 
clusive, il a des tendances par trop accentuées 
vers l'utile ; ce qui n'empêche pas que son mé- 
rite ne soit reconnu. 



MIC 

Mîchaud (Eugène), historien et contre versiste 
français, né, en 1839, à Pouill5'-sur-Saône dans 
le département de la Côte-d'Or, fut consacré à 
la prêtrise après de brillantes études au sémi- 
naire, franchit promptoment les degrés inférieurs 
de la hiérarchie, et fut nommé tout jeune en- 
core vicaire de la paroisse de la Madeleine à 
Paris. Ses aptitudes scientifiques se révélèrent 
sous le jour le plus avantageux dans la mono- 
graphie: « Guillaume de Campeaux et les Éco- 
les de -Paris au XII« siècle », 1867, 2™e éd., 
1862 ; son libéralisme s'affirma dans les deux 
brochures ; « L'esprit et la lettre dans la mo- 
rale religieuse: c a) La piété », 1869; « h) La 
foi », 1870. Los intrigues auxquelles donna lieu 
le concile du Vatican et la proclamation de l'in- 
faillibilité pontificale indignèrent son âme vail- 
lante et sincère. Uni par les liens d'une étroite 
amitié avec quelques-uns des plus illustres cham- 
pions du Gallicanisme, confident de l'abbé De- 
guerry et de Mgr. Darboy, il résolut de ne pas 
se courber sous le joug, mais plus conséquent 
que ses anciens maîtres, il ne craignit pas d'al- 
ler jusqu'au bout de ses décisions et se retira 
de l'Église Romaine plutôt que de se prêter 
à ce qu'il regardait comme un parjure. Le Con- 
seil d'État bernois qui cherchait pour sa nou- 
velle Faculté de théologie catholique des sa- 
vaîits de langue française, le nomma en 187B 
à la chaire d'histoire et de dogmatique tandis 
que le Synode de l'Église nationale l'appelait 
à la même époque aux fonctions de vicaire-gé- 
néral pour la Suisse Romande. M. M. s'est 
acquitté jusqu'en 1885 de cette tâche délicate 
avec une élévation et une largeur de vues re- 
marquables. Sa parole facile et spirituelle, la 
souplesse de son argumentation, son savoir 
de bon aloi lui ont valu de nombreux succès 
comme conférencier devant des auditoires aca- 
démiques tandis que son évêque, Mgr. Herzog, 
s'appuie de préférence dans ses tentatives d'u- 
nion œcuménique sur l'Eglise épi.scopale an- 
glaise et américaine. M. M. cherche à nouer 
des liens aussi étroits que possible avec l'É- 
glise grecque, et a fait dans ce but de nom- 
breux voyages à Saint-Pétersbourg. Aujourd'hui 
il a renoncé à toute part dans l'administration 
ecclésiastique pour se consacrer entièrement à 
ses fonctions universitaires. Ses écrits, depuis 
qu'il a rompu avec le papauté, sont les suivants: 
« Comment l'Église romaine n'est plus l'Église 
catholique », 1872 ; « De la falsification des ca- 
téchismes français et des manuels théologiques 
par le parti romaniste de 1670 à 1868 »,,1872; 
« Les faux libéraux dans l'Église romaine. Ré- 
ponse au père Perraud et à ses adhérents », id. ; 
« Programme de réforme des églises d'Occident, 
proposé aux anciens catholiques et aux autres 
communautés chrétiennes », id. ; « Plutôt la 
mort que le déshonneur, appel aux anciens ca- 
tholiques de France contre les révolutionnaires 



MIO 

romanistes », id. ; « Guignol et la révolution 
de l'Eglise romaine > ; « M. Veuillot et son 
parti condamnés par les évêques et archevêques 
de Tours, Paris, Orléans », id. ; « La papauté 
anti-chrétienne », 1873 ; « Le mouvement con- 
temporain des églises, étude religieuse et poli- 
tique », 1874 ; « De l'état présent de TEglise 
catholique-romaine en France », 1875 ; « Etude 
stratégique contre Rome », 1876; « Discussion 
sur les sept conciles œcuméniques au point de 
vue traditionnel et libéral », 1878; « Louis XIV 
et Innocent XI d'après la correspondance di- 
plomatique inédite du ministère des affaires 
étrangères de France », 4 vol., 1882-83. M. M. 
a édité en 1888 les œuvres littéraires d'une 
femme-poète bernoise^ Madame Steck : < Le 
jésuitisme politique et le Comte de Montlosier 
en 1826 », Paris, 1882. M. M. a écrit de nom- 
breux articles de critique littéraire, historique 
et philosophique dans les journaux de la Suisse 
romande (National suisse, Genevois, Confédéré, 
Journal du Jura, etc.). Il est un des rédacteurs 
de V Union chrétienne (Paris, Fischbacher). Il 
fait partie de l'Institut national genevois, et 
est correspondant du Ministère de l'Instruction 
publique de Russie. 

Micheels (Jean- Joseph-Mathieu), professeur 
et critique belge, né, à Maestricht, le 25 janvier 
1831. M. M., qui est entré de bonne heure dans 
la carrière de l'enseignement public, occupe ac- 
tuellement une chaire à l'Athénée de Gand ; il 
a presque constamment écrit en langue néer- 
landaise, et il fait partie de l'Académie Royale 
flamande. Outre des articles dans le Toekomst, 
le Nederduitsch tijdschriet, la Revue trimestrielle, 
la Revue de V Instruction publique en Belgi- 
que, etc., on cite de lui des traductions néerlan- 
daises de r« Othello » de Shakespeare, et du 
« Discours pour la couronne » de Démosthène, 
ainsi qu'une étude sur un belge célèbre du XVI^ 
siècle : « Marnix Van Siute-Aldegonde », Bru- 
xelles, 1865. 

Michel (Adolphe), littérateur français, né, à 
Lourmarin, le 15 octobre 1839, a collaboré à 
V Avenir National, à la Cloche d'Ulbach, et fait 
partie de la rédaction du Siècle. Ou lui doit : 
« Louvois et les protestants » ; « Le Siège de 
Paris » ; « Histoire de la troisième Républi- 
que » ; « Les Jésuites »; « Les Rayonnements »; 
« Le Missionnaire botté », roman historique ; 
« Le Roman d'un vieux garçon ». 

Michel (Alfred), homme politique français, 
né, à Saint-Hippolyte (Vaucluse), le 7 mars 
1848. Conseiller municipal depuis 1873, adjoint 
au maire, secrétaire du comité républicain de- 
puis 1869, il fut inscrit sur la liste républicaine 
radicale du département de Vaucluse aux élec- 
tions du 4 octobre 1885, et fut élu au scrutin 
de ballothage. M. M. s'est beaucoup occupé de 
l'instruction populaire, il a propagé l'enseigne- 
ment laïque dans son département; il a contribué 



MIC 14S1 

à fonder à Carpentras un lycée déjeunes filles; 
il a collaboré à plusieurs Journaux républicains : 
Le Radical de Vaucluse, Le Réveil du Midi, Le 
Mont-Ventoux. Il a été élu maire de Carpen- 
tras, aux élections de mai 1888, sans opposi- 
tion. A la Chambre il fait partie de plusieurs 
commissions, et s'occupe surtout des questions 
d'administration et de commerce. 

Michel (François-Emile), peintre et critique 
d'art français, est né, à Metz, le 19 juillet 1828. 
Bachelier en 1845, il se livra immédiatement à 
la peinture, et débuta au Salon de 1853 par 
des tableaux d'une exécution personnelle et mo- 
derne exprimant des idées poétiques et élevées. 
Durant le blocus de Metz, il était membre, de 
la Commission municipale d'administration des 
ambulances, et fut chargé, plus tard, de la ré- 
daction de la notice consacrée aux ambulances 
dans la publication entreprise par le Conseil 
Municipal: « Le Blocus de Metz en 1870 », 
Metz, 1871. L'adresse du maire de Metz, remise 
par ce magistrat, durant le siège, au maréchal 
Bazaine, et qui est insérée dans le « Blocus 
de Metz », a été rédigée par M. M. Après l'an- 
nexion, M. M. fixa d'abord son domicile à Nancy, 
où il devint membre titulaire de l'Académie de 
Stanislas, délégué de la Commission Cantonale 
pour l'inspection des écoles et secrétaire de la 
Commission du Musée. Dans ces dernières an- 
nées, M. M. habite Paris et compte parmi les 
collaborateurs remarqués de la Revue des Deux 
Mondes. Membre de l'Académie de Metz, il avait 
donné à cette société littéraire de nombreux 
rapports, notices, comptes-rendus et mémoires. 
Le 9 mai 1869, il prononça comme président 
de cette Académie un discours sur l'« Ensei- 
gnement et l'utilité du dessin », Metz, Blanc, 
1869. Son discours de réception à l'Académie 
de Stanislas : « Du Paysage et du sentiment 
de la nature à notre époque », a été aussi tiré 
à part, Nancy, Berger-Levrault. M. M. qui a 
également collaboré au Courrier de la Moselle, 
à VArt, etc., a donné à la Revue des Deux Mon- 
des : « Les musées et le mouvement des arts à 
Munich », 1877 ; « La musique en Allemagne », 

1879 ; « Rembrandt aux musées de Cassel, de 
Brunswick et de Dresde », id. ; « Le Salon de 

1880 », 1880; « Les Musées de Berlin », 1882; 
« Frédéric II et les arts à la Cour de Prusse », 
1883 ; « Claude Lorrain, sa vie et son œuvre », 
1884; « Jacob Ruysdael », 1888; dans la col- 
lection des artistes célèbres : « Rembrandt, sa 
vie et son œuvre », et « Gérard Terburg et 
sa famille ». M. M. travaille maintenant à un 
grand ouvrage sur Rembrandt pour la maison 
Hachette. 

Michel (Ernest), avocat, voyageur et explo- 
rateur français, est né, à Nice (Alpes-mariti- 
mes), le 6 septembre 1837. Il a fait ses pre- 
mières études à Nice, et a été reçu docteur en 
droit civil et en droit canon de l'Université de 

ISG 



1482 



MIC 



Turin. Voyageur et explorateur, il a reçu une 
médaille d'argent de la Société de géographie 
de Lyon comme explorateur des deux hémis- 
phères. Jl a publié, dans le Contemporain^ un 
voyage dans le nord de l'Europe, comprenant 
l'Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège, 
la Russie, la Pologne, puis un premier « Tour 
(lu Monde » en 2 vol., édité par l'imprimerie 
du patronage Saint-Pierre à Nice avec carte 
et 50 gravures, comprenant son voyage aux 
Etats-Unis de l'Amérique du Nord, Canada, 
Japon, Chine, Indoustan. Ce premier « Tour du 
Monde > a été traduit en italien par Matteucci 
et a eu doux éditions en Italie. La partie qui 
concerne le Japon a été traduite en japonais 
par ordre du gouverneur de Tokio. Un second 
< Tour du Monde » ou « A travers l'hémisphère 
sud >, en 3 gr. vol. in 8° avec 150 gravures, a 
été édité par Palmé à Paris, comprenant son 
voyage en Portugal, Sénégal, Brésil, Paraguay, 
République Argentine, Cliili, Pérou, Equateur, 
Panama, Autille, Mexique, États-Unis, Iles 
Sandwich, Nouvelle-Zélande, Tasmanie, Austra- 
lie, Nouvelle-Calédonie, Maurice, la Réunion, 
Iles Seychelles, Aden, l'Egypte et la Palestine. 
Les 2 premiers volumes ont paru, le 3'"" va 
paraître. Après ce deuxième « Tour du Monde », 
il s'est marié à Nice, où il partage son temps 
entre l'étude et la fondation, ou la direction 
d'oeuvres humanitaires, ou de charité. Il entre- 
tient une active correspondance avec des amis 
ou connaissances dans le monde entier. M. M., 
qui fait partie de plusieurs sociétés de géogra- 
phie et sociétés savantes, a été décoré de plu- 
sieurs ordres. Chevalier de Saint-Sylvestre, etc., 
il est camérier de cape et d'épée de Léon XIII. 
Michel (Henry), né, à Metz, le 13 janvier 
1857, professeur et publiciste français. Élève de 
l'Ecole Normale supérieure en 1877; agrégé de 
philosophie en 1880; et successivement secré- 
taire de l'Ecole normale, professeur de philoso- 
phie au lycée de Bourges, maître de conféren- 
ces à l'Ecole normale de Sèvres, professeur de 
philosophie au Lycée Henri IV. Depuis 1882, 
rédacteur polit iijue du Temps, où il traite les 
questions de politique intérieure et auquel il 
donne également des articles de variétés. Il a 
collaboré aussi à la Revue Bleue, à la Revue 
Inlernationdle de V ensei gnemont , etc., etc. 

Michel (Jules), docteur en médecine, profes- 
seur public ordinaire d'ophtalmie et surintendant 
de la clinique ophtalmique à l'Université de 
Wiirzburg, né, le 5 juillet 1843, h Frankenthal 
dans le palatinat bavarois du Rhin. Il fit ses 
études do médecine (18G1-GG) à Wiirzburg et à 
Zurich, et en 1867 il prit le grade de docteur. 
Pendant les années 1868-70, il fut attaché au 
professeur Orner comme assistant à la clinique 
d'ophtalmie à Zurich. Habilité en août 1872, il 
enseigna commo professeur agrégé à Leipzig, et 
quelques mois plus tard — noveiubro do lix même 



MIC 

année — il fut appelé, en qualité de professeur 
extraordinaire, a Erlangen, où en 1874 il fut 
confirmé comme professeur ordinaire. Il occupa 
cette place jusqu'à 1879, époque dans laquelle 
il dut se rendre à Wiirzburg, où il avait été 
nommé professeur ordinaire. Il prit part aux 
deux campagnes de 1866 et de 1877, On a de 
lui plusieurs articles très intéressants et par- 
ticulièrement on peut citer ceux qui ont paru 
dans les Opiisch. Zntschriften, dans les Anna- 
les de Griif et dans les « Monatliche Schriften 
fur Augenheilkunde, ainsi que dans les Annales 
ophtalmiques. M. M. est rédacteur des Jahreshe- 
richte iiber die Fortsckritte und Leistunçi'-n der 
Augenheilkunde, remplaçant, dans la rédaction 
de cette importante publication scientifique, M. 
Nagel. On lui doit aussi un < Lehrbuch der 
Augenheilkande », un des meilleurs traités du 
genre, publié en 1884 par Bergmann. 

Michelan{reli (Louis-Alexandre), homme do 
lettres italien, né, à Jesi, en 1815, fit ses études 
à l'Université de Bologne et à V Istituto di Studi 
Superiori de Florence. Dès 1865, il enseigna on 
passant successivement aux Gymnases de Jesi 
et Lugo, au Lycée de Rieti, à l'Institut techni- 
que de Bologne ; en 1885 professeur de lettres 
grecques à l'Université de la même ville. Nous 
avons de lui en librairie: « Epigrammi greci »; 
« Considerazioni suU'Ahasvero di Hamerling »; 
€ Morbo sociale » ; « A messor G. Boccacci, 
Le Anacreontee » ; c In Sabina (Sonnets) » ; 
« Ad Anacreontis quae feruntur, etc., emenda- 
tiones »; « Sul disegno àolVInferno dantesco » ; 
« Josué Carducci Sirmio, latine reddita » ; « I 
mille », sonnets ; « Giuochi di nervi », poésies; 
« Gli inni di Proclo »; « L'Antigone di Sofocle »; 
« L'Elettra di Sofocle », traductions ; et plu- 
sieurs articles dans la revue: Il Propugnatore. 
Micliel de lioislisle (Arthur), historien fran- 
çais, né, à Beauvais, le 24 mai 1835, a fait par- 
tie de l'Administration du Ministère des finan- 
ces pendant trente ans, et a commencé pour 
cette administration la publication de la « Cor- 
respondance des contrôleurs généraux >. Mem- 
bre de l'Institut, du Comité des travaux histo- 
riques, secrétaire de la Société de l'Histoire de 
France, M. de B. a collaboré aux travaux de 
la Société de l'ITistoire de France, de la Société 
de l'Histoire de Paris et de la Société des anti- 
quaires de France. En dehors de plusieurs mé- 
moires historiques, ses ouvrages principaux sont 
les « Mémoires de Saint-Simon » (Notices sur 
Etienne de Vex) ; « Les Conseils du Roi sous 
Louis XIV ». 

Micliclet (Emile), homme de lettres français, 
poète et prosateur, né, à Nantes (Loire-Infé- 
rieure), le l*^"" décembre 1861, a fait ses premiè- 
res études au lycée de sa ville natale, fut un 
peu étudiant en droit, mais s'adonna aux lettres 
dès son adolescence; il se fixa k Paris à sa 
vingtième année. Il a publié des vers, dos nou- 



MIC 

velles, des études critiques et des chroniques 
qui n'ont pas encore été réunies en volume. Il 
a collaboré à un grand nombre de périodiques 
et de journaux, parmi lesquels la Jeune France, 
la Revue Bleue, la Revue contemporaine, la Re- 
vxie fie Paris, le Gaulois, le Paris illustré, etc. 
Miclielozzi (Cino), notaire et jurisconsulte 
italien, né, à Pistoia, en 1839, après les étu- 
des classiques nécessaires au notariat, occupa 
plusieurs charges municipales, et publia trois 
ouvrages d'une haute valeur pratique : « Il no- 
tariato seconde la nuova legge italiana », Flo- 
rence, 1876 ; « Formulario e prontuario par la 
pratica degli atti notarili », 1877 ; « Appendice 
al formulario e prontuario », 1879, 

Miclielson (Paul), savant allemand, profes- 
seur de dermathologie, laryngologie et rhinolo- 
gie à l'Université de Konigsberg, né, le l'^'" sep- 
tembre 1846, à Konigsberg (Prusse). Il fit ses 
études à Konigsberg et à Tubingue (1864-68) ; 
il prit part à la campagne patriotique contre la 
France, et, en 1871, il fut reçu en qualité de 
1er médecin assistant dans la clinique de l'Uni- 
versité. Ayant terminé son engagement (1874), 
il exerça la médecine dans son pays natal. En 
1888, s'étant décidé pour l'habilitation, il fonda 
un ambulatoire pour les maladies du nez, de 
la gorge et de la peau. Cet établissement qui 
commença à fonctionner le l^i" mai 1888 eut 
le plus grand succès. Il suffit de dire que dans 
la première année il fut fréquenté par huit 
cents patients. M. M. a publié plusieurs mono- 
graphies d'une valeur scientifique incontestée, 
parmi lesquelles on cite les suivantes: « Ueber 
Herpès tonsurans und Area Celsi », Volkmann's 
Sammlung, Klin. Vortràge num. 120, Leipzig 
'^Breitkoff und Hàrtel), 1876; « Ueber Nasen- 
Syphilis », parue dans le num. 326, année 1888, 
de la même publication ; « Anomalien des Haar- 
nachsthums und der Haarfàrbung, Ziemssens 
Handbuch der Hautkranklieiten », Leipzig, F. 
C. W. Vogel, 1883-84. De lui on a aussi de 
nombreuses publications scientifiques insérées 
dans les revues médicales allemandes. Voir : 
« Virchows Archiv, Berlinklinik, Wochensch- 
rift », etc., etc. Il appartient au nombre des 
collaborateurs ordinaires des Archiv fiir Deh- 
iDathologie et Syphilis, et depuis peu de temps 
il prend une part très active à la collaboration 
de la Revue bactériologique de Baumgarten, où 
l'on peut lire ses importants travaux du genre. 
Micliiels (Alfred), littérateur français, né, à 
Rome, le 25 décembre 1813, vint en France en 
1817, et fit ses études au Collèi^e Saint-Louis. 
En 1834, il commença son droit à Strasbourg, 
d'où il visita à pied l'Allemagne. Au retour de 
(•6 voyage, il se jeta dans la littérature et se fixa 
à Paris. Do 1834 à 1846, il passa trois années 
à Bruxelles, aux frais du gouvernement belge. 
Nous avons de lui en librairie : « Histoire de 
la peinture flamande », comprenant l'histoire 



MIG 



1.4S.3 



de la « Peinture hollandaise » jusqu'à la sépa- 
ration des deux écoles ; « L'art flamand dans 
l'est et le midi de la France », rapport au Gou- 
vernement français, complément de l'histoire de 
la peinture flamande; « Rubens et l'Ecole d'An- 
vers », 4"^9 éd.; « Van Dyck et ses élèves », 
2™e éd., illustrée ; « L'Architecture et la Pein- 
ture en Europe du IV« au XVI" siècle », 3"»e 
éd. ; « Voyage d'un amateur en Angleterre » ; 
« Les Chefs-d'œuvre des grands maîtres », 
six livraisons in-folio, avec des planches en li- 
tho-chrôme par Kellerhoven ; « Restauration de 
la salle des Echevins à Ypres » ; « Histoire 
des idées littéraires en France », 4™^ éd., très 
augmentée et continuée jusqu'en 1861 ; « Le 
Réalisme et son histoire » ; « (Euvres de Phi- 
lippe Desportes », avec une ample étude sur 
la vie et sur la littérature française au XVI® 
siècle ; « (Euvres de Regnard », avec une théo- 
rie du comique et des combinaisons théâtrales, 
orné de gravures d'après Desenne ; « Histoire 
secrète du gouvernement autrichien » ; « His- 
toire de la politique autrichienne depuis Marie- 
Thérèse » ; « L'Autriche dans la question polo- 
naise », 1863 ; « Les droits de la France sur 
l'Alsace et la Lorraine » ; « Le comte de Bis- 
mark, sa biographie et sa politique » ; « His- 
toire de la guerre franco-prussienne et de ses 
origines »; « Chute de l'Empire », orné de 
gravures hors texte ; « L'Invasion prussienne 
en 1792 et ses conséquences » ; « Drames po- 
litiques » ; « La Cabane de l'Oncle Tom », 
traduction complète, avec une biographie de 
l'auteur; « Le capitaine Firmin, ou la Vie des 
nègres en Afrique », 2«»e éd., illustrée par Ja- 
net Lange, dans la collection Barba ; « Contes 
de montagne » ; « Contes d'une nuit d'hiver », 
édition in 4° dans le Musée littéraire du Siècle; 
« Les Chasseurs de chamois », id.; « Les Ana- 
baptistes des Vosges », id. ; « Névillac » ; « Vo- 
yage dans la Forêt-Noire », illustré par F. Stroo- 
bant {Tour du Monde) ; « Les Bûcherons et 
les Schletters des Vosges » ; « Le Lundi de la 
Pentecôte », tableaux de mœurs strasbourgeoi- 
ses avant 1789, d'après Arnold, vol. in-4, orné 
de 41 planches par Théophile Schuler. 

Mickiewiez (Ladislas), écrivain polonais, fils 
du grand poète Adam M., né, à Paris, le 28 
juin 1838, dirigea en 1859 le journal V Espérance 
de Genève ; en 1863, il fut chargé d'une mission 
politique à Stockholm par le comité insurrec- 
tionnel de la Pologne ; il dirigea l'édition de la 
Bihlioteka Polska, et publia : « Notes sur l'État 
des choses en Pologne », 1862 ; « La Question 
polonaise » ; « La Pologne et ses provinces 
méridionales » ; « Lettre au comte de Monta- 
lambert sur l'insurrection polonaise » ; « Czar- 
toryski, Wiepoloski et Mierolawski », 1863; 
« Congrès de Moscou » ; « Congrès de Genè- 
ve >, lettres, 1867 ; « Mémorial de la Légion 
polonaise », id. ; « Honoration de la Méiuoire 



14S4 MIL 

d'Adam Mickiowicz en Italie », 1881 ; < Adam 
Mickiewicz, sa vie et son œuvre », 1888. M. M. 
trafluisit les œuvres suivantes de son père : 
« Cbef's-d'œuvres poétiques », 1882; c Les ori- 
gines slaves », id. ; « Jeske Choiuski, le franc- 
tireur », 18S8 ; « Contes Cosaques » et les 
« Souvenirs d'une vieux gentilhomme polonais », 
d'Henri Kzewuski, 

Miclé (Véronique), femme-auteur roumaine, 
née, en 18r>0, à Nasaud (Transilvaniej, fit ses 
études à l'Ecole Centrale de Jassy. Elle collabore 
au journal littéraire Convorbiri Literare et a pu- 
blié un volume de « Poésies », Bacharest, 1887. 

Miers (Henri-Alexandre), minéralogiste sud- 
américain, né, à Rio-Janeiro, le 25 mai 1858, 
fit ses études i Eton Collège, à Trinity Collège 
d'Oxford et à l'Université de Strasbourg. As- 
sistant dans le département de minéralogie au 
Musée Britannique, instructeur de cristallogra- 
phie au CUy and -Guilds Institute de Londres, 
actuellement Examiner in Mineralogy à l'Uni- 
versité de Cambridge. Il a publié plusieurs mé- 
moires dans le Mineralogical Magazine et dans 
le Zeitschrift fur Krystallographie und Minéra- 
logie, depuis 1882. 

Mikiusich (François de), docte slaviste, né, 
le 20 novembre 1813, à Luttemberg en Styrie, 
après de bonnes études universitaires à Gratz 
et à Vienne, se consacra entièrement aux étu- 
des philosophiques. Il publia : c Radices lingufe 
palseoslovenicaB », 18G5 ; c Grammaire compa- 
rée des langues slaves », 1852-74; < Chresto- 
matia Palseoslovenica », 1861 ; « La langue des 
Bulgares en Transylvanie », 1856; « La forma- 
tion des noms personnels slaves », 1860; « Les 
éléments slaves dans la langue roumaine » , 
1861 ; < Les éléments slaves dans la langue 
magyare », 1870 ; « L'élément slave dans la lan- 
gue néo-grecque », id.; « La légende de Saint- 
Cyrille », id. ; « L'épopée populaire des Croa- 
tes », id. ; « Recherches Albanaises », 1871 ; 
* Des dialectes et pérégrinations des Tziganes 
en Europe », 1874-77 ; « Monumenta Serbica », 
1858; « Chronique de Nestor », 1860; « Acta 
et diplomata graeca medii aevi » , 1860-70 ; 
< Geutrichle dor Lautbengenzning in Bulgari- 
schen », 1883 ; « Die turkischen Elemente in 
den Sud-est und O.steuropaischeu Sprachen », 
1884 ; « Ueber Goethes Plaggessang von dos ed- 
len Frauen des Azan Aga », 1883; « Die Serbi- 
schen Dynasten Cronojevic », 1886; « Der Blu- 
trascherei im Slaveu », 1887; < Etymologi.sches 
Worterbuch der Slavischen Sprachen », 1886. 

Milauesi (Gaétan), historien, archiviste et 
commentateur italien, né, à Sienne, le 9 septem- 
bre 1813, fit son droit à l'Université de sa ville 
natale ; élève bibliothécaire à la Communale de 
Sienne (1838), bibliothécaire (1849), académi- 
cien réaident de la Crusca et compilateur du 
Dictionnaire (1856), sous-directeur aux archives 
d'Etat (1856), suriuteudent des mêmes archives 



MIL 

(1867). On peut dire de M. M. que l'Italie lui 
doit la rénovation de la critique historico-ar- 
tistique. Ses publications très nombreuses et 
ses commentaires aux auteurs classiques sont 
des ouvrages précieux. Nous en donnons la liste 
complète : « Documenti per la storia dell'arte 
senese », Sienne, 1854-56; « Discorsi sulla sto- 
ria civile e artistica di Siena », 1862 ; € Scritti 
varii sull'arte toscaua », id., 1873 ; < Storia 
fiorentina del Varchi », Florence, Le Monnier, 
1858 ; < Lettere di Giarabattista Busini al Var- 
chi », id., 1861 ; « Commente del Boccaccio alla 
Commedia di Dante », id., 1863 ; c Trattato 
délia pittura di Cennino Ceunini » ; « Lettere 
di Micbelangelo Buonarruoti, con i ricordi e 
documenti artistici », id., 1875. Son œuvre prin- 
cipale est « Commentarii aile vite del Vasari », 
éditée par Le Monnier de Florence. 

Milanl (Louis-Adrien), archéologue italien, 
né, à Vérone, le 25 janvier 1854, fit ses études 
philologiques à Florence à V Istituto di Studii 
Superiori ; il se perfectionna à Rome en ce qui 
regarde l'archéologie. Il visita les Musées prin- 
cipaux de l'Europe. Il voyagea en Grèce et en 
Orient ( 1879-80) ; professeur d'archéologie à 
l'Université de Rome (1S87); vice-directeur des. 
Musées et de Fouilles de Royaume, préposé au 
Musée Etrusque de Florence. Plusieurs de ses 
mémoires sont insérés aux revues spéciales. 
Voilà les titres des principaux: < Sei tavolette 
cerate scoperte in un'antica torre di casa Ma- 
jorfi in Firenze », 1876 ; « Necropoli di Sues- 
sole », 1878; « Il mito di Filottete nelle let- 
tere e nell'arte figurata », 1879 ; « Nuovi mo- 
numenti di Filottete e osservazioni in propo- 
sito », 1881 ; « Sopra una statuetta di bronzo 
Hcoperta ail' isola di Fano », 1884; « I Fron- 
toni di un tempio Euscanico scoperti in Luni », 
1884 ; « Necropoli di Succosa », 1885 ; « Di 
alcuni ripostigli di monete romane », 1886 ; 
« Sarcofago di terracotta policromo di Poggio 
Centocelle », 1887. 

Milcowski (Sigismond), romancier polonais 
qui signe T. J. Jez, né, en 1824, à Seracea en 
Podolie. Il fit ses études universitaires à Kief, 
prit part dans les rangs hongrois à la guerre 
de 1849 contre les Russes, se réfugia en Tur- 
quie, où il prit du service pendant la guerre 
de Crimée. Réfugié d'abord en Suisse, ensuite 
en Belgique, il a publié les romans suivants : 
« Anna Lahornicka »; « Sandor Kowacz »; « His- 
toire do l'arrière grand-père et du petit-fils » ; 
« Hélène » ; « Messer » ; « Le premier et le 
second précepte du décalogue » ; « Le Nichilis- 
te » ; « Les brigands » ; « Dans l'orage » ; 
« Los temps durs » ; « La part des Polonais 
dans la guerre d'Orient »; « Hi.stoire Serbe»; 
« Souvenirs de l'insurrection de 1863 ». 

M.Uelli (Dominique), poète italien de la jeune 
école, né, à Catanzaro, en février 1841, d'une 
famille noble j il débuta en 1864 par une « Ode 



MIL 

a Foscolo », qui fut traduite en anglais; en 1873, 
il publia « la giovinezza », son premier volu- 
me de vers. Vinrent ensuite: « Grioconda »; 
« Hyemalia » ; <[ Odi Pagane » ; « Povertà » ; 
« Discerpta » ; « Il rapimento di Elena » ; 
« Canzoniere », 1885; < Rime », sous le pseu- 
donyme de Conte di Lara, id. ; « Fiabe », 1886; 
« Verde antico », traductions, 1886 ; « Nuovo 
canzoniere » ; « Diporti letterarii ». 

MiliceTic (Gjacow-Milan), célèbre écrivain 
serbe, né, à Ripnia, village près de Belgrade, le 
4 juin 1831; après avoir étudié à Belgrade, il 
entra au service administratif et occupa des pla- 
ces importantes à différents ministères; il est 
maintenant Bibliothécaire à la Bibliothèque Na- 
tionale, appartient aux Académies d'Agram, de 
Moscou et de Saint-Pétersbourg. Eu 1871, il 
publia une « Histoire de la Pédagogie » ; diri- 
gea pendant 8 ans le journal VÉcole, et ensuite 
publia les ouvrages suivants : « La principauté 
de Serbie », 1876 ; « La Vie du paysan serbe », 
3 vol., 1867-77 ; « La Fête slave des serbes », 
1877; « La Vie et les œuvres des hommes il 
lustres », 1877-79 ; « Physiologie et hygiène », 
1878 ; « Les soirées d'hiver », 1879 ; « Le Vil- 
lage Zloselica » ; « Les soirées d'été », 1880; 
« Contes » ; < De Belgrade à Cetinje », voya- 
ge, id. ; « Dieci para », conte, 1881 ; < De Da- 
nube a Peinja », 1882; « Souvenirs de Daniéic' », 
1883 ; « Le Royaume de Serbie », 1884; « L'Ex- 
position ethnographique de Moscou et le Con- 
grès Slave », 1884; •« L'Equivoco », lettres, 
1885; € Georges Kratorac, martyre serbe », 
id. ; « Orner Celebia », conte, 1886; « Diction- 
naire des serbes illustres », en cours de publi- 
cation. 

MilJa (J.), romancier et historien du Guate- 
mala, auteur d'un dizaine de romans de mœurs 
américaines, né en 1827, ancien député, secré- 
taire-général au ministère des affaires étrangè- 
res, a écrit une « Histoire ancienne du Guate- 
mala ». 

Miller (Joachim), humoriste et poète améri- 
cain, dont le vrai nom est Cincinnatus Heine 
Miller, né dans la Comté de Wabash (État 
d'Indiana), le 10 novembre 1841. Il se trans- 
porta d'abord dans l'Etat d'Oregon, puis en Ca- 
lifornie pour y chercher fortune; il fut employé 
aux mines ; journaliste et avocat à Canon City 
(Oregon). De 1866 à 1870, il fonctionna comme 
juge, et commença à écrire des pièces de vers. 
Nous avons de lui depuis 1870 les ouvrages 
suivants : « Song of the Sierras » ; « Pacific 
Poems » ; « Song of the Sun Lands » ; « Life 
among the Madocs »; « Unwritten History »; 
« The Ship in the Désert » ; « First Familles 
in the Sierras »; « The One Fair Woman »; 
« Baroness of N. Y » ; « Songs of Far Away 
Lands » ; « Songs of Italy » ; « Shadows of 
Shasta » ; « Memory and Rime » ; « Forty- 
Nine, the Gold-Seekor of the Sierras ». 



MIL 



1485 



Miller (Oreste), historien russe, professeur 
pendant longtemps à l'Université de Saint-Pé- 
tersbourg, en démission depuis novembre 1887 
à cause de son discours sur la mort de Katkoff, 
né, à Réval en Elshonie, en 1833, étudia à Var- 
sovie et à Saint-Pétersbourg. Après avoir pu- 
blié quelques dissertations qui eurent du re- 
tentissement, il fut nommé professeur en 1862. 
En dehors de son cours universitaire, il publia 
r« Essai sur la littérature russe » qui eut deux 
éditions ; « Cours public sur la littérature 
russe contemporaine », 3™® éd., 1886 ; « Le 
Monde slave et l'Europe ». Il avait commencé: 
« Lord Byron et sa destinée », dans le Wiestnik 
Européen, lorsque, en 1878, il lui fut défendu de 
l'achever à cause des tendances anti-anglaises 
qui caractérisaient cet essai. Les derniers cha- 
pitres en effet furent publiés en 1883 dans le 
journal Le Siècle. Les discours de M. le pro- 
fesseur M. en l'honneur de Giukowsky, Pushkiu, 
Gogol et Gribojedoff sont célèbres en Russie. 
Il publia ensuite en volume les « Apôtres des 
Slaves », 1855 ; « Catherine II et les encyclo- 
pédistes », id. ; la nouvelle édition du « Cours 
sur les auteurs russes après Gogol », 3 vol., 
1886-87 ; divers < Discours sur la mort du 
Czar Alexandre II », sur celle d'Aksakoff (1886), 
de Katkoff (1887) et d'une série d'articles en 
défense des réformes du Czar Alexandre II. 

Milleraud (Alexandre), publiciste et homme 
politique français, député de la Seine, est né, 
à Paris, le 10 février 1859. Il fit son droit et 
s'inscrivit au barreau de Paris en 1881. L'an- 
née suivante, il défendit, avec M. Laguerre, les 
accusés de Montreau-les-Mines, et après l'élec- 
tion de M. Laguerre, comme député de Vau- 
cluse, il lui succéda comme rédacteur au jour- 
nal de M. Clemenceau La Justice. Aux élections 
du 4 mai 1884 pour le Conseil municipal de Pa- 
ris, il se porta, comme candidat radical et au- 
tonomiste, dans le quartier de la Muette, et se 
prononça, dans sa circulaire, pour la révision 
intégrale de la Constitution. Il fut élu au scru- 
tin de ballotage. Porté sur les listes radicales 
et socialistes de la Seine aux élections législa- 
tives du 4 octobre 1885, il réussit au premier 
tour de scrutin, il ne fut point maintenu sur la 
liste république unique pour le scrutin de bal- 
lotage. La candidature de M. M. fut reprise par 
l'alliance des journaux radicaux et socialistes, 
élections complémentaires de la Seine, en dé- 
cembre 1885, et fut élu au scrutin de ballotage. 
Nous avons de lui des rapports, des discours, 
etc. etc. 

Millet (Georges-B.), médecin et homme de 
lettres anglais, membre de plusieurs sociétés 
scientifiques, né, le 27 juin 1842, à Penzance, 
où il fit ses premières il études ; il étudia la 
médecine à Londres, et publia : « The officiai 
Guide to Penzance », 1876 ; « Penzance Past 
aad Présent », lectures, 1876-80 ; « The first 



1486 



MIL 



Book of the Parish Registers nf Madron ia the 
County of Cornwall », 1877; « Vox Lapidis », 
1882. M. M. compose aussi de la musique. 

Millet (René), publiciste et diplomate fran- 
çais, né, le 14 septembre 1849, s'est fait rece- 
voir licencié ès-lettres (1868) ; licencié en droit 
(1870) ; employé au Ministère du commerce, di- 
rection du commerce extérieur (1871) ; rédac- 
teur (1873) ; attaché à la section française de 
l'Exposition de Philadelphie (1876) ; sous-pré- 
fet de première classe (1878) ; secrétaire-géné- 
ral du département de Seine-et-Oise (1879) ; 
chef du cabinet et secrétariat du Ministère des 
affaires étrangères (30 septembre 1880); sous- 
directeur (15 juillet 1881) ; à la direction poli- 
tique (15 octobre 1881) ; au contentieux (15 fé- 
vrier 1882) ; à la disposition du directeur des 
affaires politiques (13 janvier 1883) ; sous -di- 
recteur à la direction politique (Amérique) (15 
juin 1883) ; chevalier de la Légion d'honneur 
(11 juillet 1883) ; envoyé extraordinaire et mi- 
nistre plénipotentiaire à Belgrade (12 octobre 
1885), où il réside actuellement. M. M. a publié 
dans la Revue des Deux Mondes^ en 1872 : « Les 
idées de Stuart Mill sur la propriété du sol»; 
en 1874 : « La marine marchande française » ; 
en 1875 : < Le Commerce extérieur français » ; 
en 1876 : < Les idées de l'historien américain 
Bancroft sur la civilisation européenne »; en 
1885: « Un département français. Etudes so- 
ciales » (trois articles sous le pseudonyme de 
René Belloc) ; en 1886: < Les institutions lo- 
cales en France »; en 1888: € De Salonique à 
Belgrade ». Dans la Revue Bleue; en 1874: 
« Sur l'autobiographie de Stuart Mill » ; en 
1887: < La tutelle administrative en France ». 
Dans Le Temps ; en 1873 : « Betiri », tableau 
de mœars du pays basque, 4 feuilletons. Dans 
V Annuaire de Léf/islafion étrangh'e (Cotillon édi- 
teur) : < Notices sur les travaux du Congrès 
dos États-Unis, 1874, 75, 76, 77, 78, 79, 81, 82 ». 
Dans le Bulletin de la lérjislation comparée (Co- 
tillon éditeur), 1874: < Etude sur l'hypothèque 
maritime > ; 1875 : < Progrès de la centralisa- 
tion administrative en Angleterre » Hachette, 
1888 : € La France Provinciale, Vie sociale, 
Mœurs administratives », id., id. 

Millien (Jean-Étienne-Achille), écrivain et 
particulièrement poète français, né, à Beaumont- 
la-Ferrière (Nièvre), en 1838, fit de brillantes 
études au Lycée de Nevers. Dès 1860, il publia 
un recueil de vers : < La Moisson », très bien 
accueilli du public et de la critique qui classa 
l'auteur parmi les poètes les "çXns personnels de 
ce temps. Il fit ensuite paraître successivement 
les ouvrages poétiques suivants, pour lesquels 
il fut couronné deux fois par l'Académie fran- 
çaise: € Chants agrestes », 1862; « Les poèmes 
de la nuit, Humouristiques, Paulo Majora », 
1863 ; < Musettes et Clairon », 1865 ; « Légen- 
des d'aujourd'hui, lieds et sonnets », 1870 ; 



MIL 

« Voix des Ruines, légendes évangéliques, Pay- 
sages d'hiver », 1873. Ces diverses poésies fu- 
rent refondues (1875-76) en une édition de 
luxe, illustrée de gravures par les meilleurs 
artistes. Depuis lors, M. M. a publié : « Poèmes 
et sonnets », 1879 ; < Le Flûteux », poème, 
1881 ; < La fille du flûteux », poème, 1883. En 
dehors de ce recueil, il a donné beaucoup de piè- 
ces de vers détachés et des nouvelles en prose, 
soit en librairie, soit dans les journaux, revues 
et mémoires des sociétés savantes. Citons: « La 
Pierre des Elus », 1860; « La Masure du vieux 
chemin », 1861 ; « Saint-Honoré et le Pont 
Beuvray », 1869, etc. Il est ou a été collabora- 
teur de nombreuses revues, entr'autres: la Revue 
française, la Revue de Paris, la Revue des Pro- 
vinces, la Revue Indépendante, la Revue Britan- 
nique, le Correspondant, le Monde poétiqiie, etc. 
On annonce pour cette année la publication d'un 
ouvrage auquel M. A. M. travaille depuis long- 
temps et qui ne comprendra pas moins de huit 
volumes gr. in-8, sous ce titre : « Littérature 
populaire, traditions et mythologie du Niver- 
nais », contes, chants, légendes, coutumes, cro- 
yances, etc. de cette province du centre de la 
France. 

M,illiès-Lacroix (Jules), poète, pharmacien, 
membre de l'Académie de Tarn-et-Garonne, du 
Conseil municipal de Montauban, officier d'A- 
cadémie, membre du Conseil d'Hygiène et ins- 
pecteur des pharmacies, né, à Montauban, le 
8 mai 1825. Après avoir terminé ses études au 
collège do sa ville natale, il passa cinq années 
à Paris comme étudiant en pharmacie et revint 
dans son pays où il exerça sa profession pen- 
dant 35 ans, partageant son temps entre les 
recherches si intéressantes de la chimie et les 
travaux littéraires qui avaient été la préoccupa- 
tion constante de son adolescence. Républicain 
dès les bancs du collège, il prit part à la ré- 
volution de 1848, resta constamment fidèle aux 
opinions politiques de sa jeune.sse et manifesta 
son activité militante, sous l'Empire, par de 
nombreux articles de polémique insérés dans 
divers journaux ou revues. Conseiller municipal 
de Montauban depuis l'année terrible, il fut un 
des trois délégués qui furent envoyés à Ver- 
sailles auprès de M. Thiers pendant les trou- 
bles de la Commune. Aujourd'hui retiré des af- 
faires, il passe le meilleur de son temps à la 
campagne, où il n'a garde d'oublier la muse qui 
est la consolation de sa vieillesse comme elle 
fut rÉgérie de ses jeunes années. Indifférent à 
toute gloire littéraire, mais ayant toujours gé- 
néreusement prodigué ses conseils à de jeunes 
littérateurs avec une patience et une bonté que 
ceux-ci ne sauraient oublier, M. M.-L. n'a jamais 
voulu réunir en volumes les nombreux poèmes, 
odes, contes, sonnets qu'il a livrés au vent 
de la publicité. Il n'existe de ce poète aussi 
modeste que charmant qu'un grand nombre de 



MIL 

plaquettes qui n'ont jamais été dans le com- 
merce de la librairie. Les principales sont: « La 
poésie », poème couronné par l'Académie de 
Montauban ; « Les progrès de l'industrie au 
XIX® siècle », poème couronné, qui le fit re- 
cevoir à 26 ans membre de ce corps littéraire; 
« Une scène du moyen-âge » ; < Ingres », poè- 
me; « Le voyage à la Mecque >, conte; « Clé- 
mence », poème; « Le luxe et le bien— être », 
satirn; « Les vieux chemins et les nouveaux »; 
« La guerre d'Italie > ; < L'Esclavage dans 
l'antiquité et dans les temps modernes » ; < Yer- 
ba et Facta » ; « Ut pictura pnësis » ; « Les 
Deux Printemps » ; « La poésie romane > ; 
« Le 14 juillet »; « Renaissance »; * L'instruc- 
tion »; < Jeanne, épisode de 1870 » ; « Le Mer- 
veilleux »; plusieurs Odes traduites d'Horace, 
etc., etc. 

Millosevich (Elie), astronome italien, né, à 
Venise, le 5 septembre 1848, obtint la chaire de 
professeur d'astronomie à l'Institut Royal de la 
marine marchande, et après sept ans fut nommé 
vice-directeur du département central de mé- 
téorologie de rObservatoire astronomique du 
Collegio Romano. Il a publié plusieurs études 
et mémoires dans les Astronomische Nachrichten, 
dans les Annali di Meteorologia et dans les 
comptes-rendus de l'Académie des Linceî. 

Millot (Ernest), explorateur français, mem- 
bre de la Société Académique Indo-Uhinoise de 
France, né, à Aix-en-Othe (Aube), le 26 juil- 
let 1836, négociant à Shanghaï (Chine), pen- 
dant 23 années, ancien Président du Conseil 
d'administration municipale de la concession 
française de Shanghaï, seconda Jean Depuis, 
le chef de l'expédition du Fleuve Rouge, dans 
la première exploration au Tonkin et au Tûn- 
nan en 1872, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, a publié, outre un grand nombre de con- 
férences parues dans les recueils géographiques 
français et étrangers : « La Concession Fran- 
çaise de vShang-haï », Paris, 1881 ; « De Bahmo 
à Han-Kow », id., 1881 ; < La France dans 
l'Extrême-Orient », id., 1882;" « Le Tonkin, son 
commerce et sa mise en exploitation », id., 1881. 

Milutiue (le Comte Démétrius), homme politi- 
que et écrivain russe, né, à Moscou, en 1806, 
fit ses premières études au Pensionnat de l'U- 
niversité de Moscou. De 1833 à 1845, il servit 
à l'armée comme oiEcier et de 1845, à 1855 fut 
nommé professeur de statistique militaire à l'A- 
cadémie militaire. Chef de l'état-major de l'ar- 
mée du Caucase (1856-1860), Ministre de la 
Guerre (1860-1881), il est depuis cette époque 
membre du Conseil d'Etat. M. le général M. a 
publié: « Premiers essais de statistique mili- 
taire », 1847-48; c Relations des opérations 
militaires de l'année 1839 au Daghestan », 1850; 
« Histoire de la guerre entre la Russie et la 
France en 1799, sous lo règne de l'Empereur 
Paul I », 1852-53, traduit en allemaud en 1857. 



MIN 



1487 



Minaeff (Démétrius), poète russe, né, en 1835, 
à Simbirsk, fut élevé à l'école militaire, passa 
ensuite au service civil comme secrétaire au 
Ministère de l'Intérieur; il donna sa démission 
en 1857 et contribua à plusieurs revues des tra- 
ductions des grands poètes français et anglais. 
Xous avons aussi de lui quelques versions en 
russe de morceaux épisodiques de l'Enfer de 
Dante. En librairie: « Chants et pensées »; 

< Crépuscule > ; « Nouvelles poésies » ; « Deux 
essais de poésie satyrique » ; « Les échos et 
les souhaits de bonne santé » ; enfin une co- 
médie « Le libéral », couronnée par l'Académie 
des sciences de Saint-Pétersbourg. 

Minaeff (Jean), insigne orientaliste russe, 
professeur de langues comparées à l'Université 
de Saint-Pétersbourg, a étudié en Allemagne 
et en Angleterre et s'est voué spécialement à 
l'étude des livres sacrés Bouddhistes. Son ou- 
vrage essentiel est la traduction du : « Prati- 
mokshasutra », livre rituel des Bouddhistes; 
« La phonétique et la morphologie de la lan- 
gue Pâli ». M. M. a beaucoup voyagé à l'étran- 
ger, notamment à Ceylan. 

Miueryinî (Jules), archéologue italien, né, le 
9 août 1819, à Naples; il se consacra de bonne 
heure à l'étude de la philologie tout en faisant 
son droit ; de 1845 à 1850, il exerça avec beau- 
coup d'honneur au barreau de Naples ; en 1860, 
M. M. fut nommé inspecteur du Musée natio- 
nal, place qu'il quitta volontairement quatre 
ans après ; en 1867, il fut nommé bibliothécaire 
de l'Université. Nous avons de lui en librairie: 

< Il mito di Joie e di Ercole », 1840; < Guida 
illustrativa dell'Esposizione archeologica di Ca- 
sei'ta »; « Meditazioni filosofiche con note », 
Naples, 1837; « De Méthode latinge grammati- 
cse in aliquibus reformanda », id., 1838; < Grse- 
cum diploma av£y.o:Tov nunc primum ex archivio 
Castrovillari prolatum notisque illustratum », 
id., id.; « In quatuor graeca diplomata nunc 
primum édita adnotationes », id., 1840; « L'an- 
tica lapida di Zettia Casta a miglior lezione 
ridotta e illustrata », id., 1845; < Descrizione di 
alcuni vasi fittili antichi délia collezione Jatta », 
id., 1846; « Monumenti antichi inediti posse- 
duti da Raffaele Barone », 1852; < Saggio di 
osservazioni numisraatiche », 1856. Il collabora 
de 1843 à 1848, en 1853, 1854 et 1864 dans le 
Bulhttino archeologico napoletano, puis dans les 
Atti délia Commissioiie archeologica di Caserfa, et 
dans la Raccolta del Regio Museo Borhonico. Il 
publia plusieurs mémoires, dont nous citons les 
titres: « Novelle dilucidazioni sopra un chiodo 
magico » ; < Le brevi osservazioni sul cercine 
veduto sugli antichi monumenti »; « Illustrazioni 
riferite in lingua russa dall'Aschick > ; « Il mito 
d'Ercole che succhia il latte di Giunone » ; « Er- 
cole presso la famiglia di Eurito »; « Nuovo 
osservazioni intorno alla voce Decatreuses » ; 
« lutorno le medaglie dell' antica Dalvori » ; 



1488 



MIN 



« Illustrazione di un vaso etrusco del Mnseo 
Napolitano »; < Intorno al vaso di Polyetes >; 
€ Sopra un decreto municipale di Cales », et 
autres; « Pier délie Vigne »; « Le origini délia 
liugua italiana >, comptes-rendus des concours 
au prix Tenore; < Pompei a volo d'uccello », 
dans la Guida Bronner, 1880; c Interpreta- 
zione d'un'epigrafe osca scavata a Pompei », 
1851; « Storia di Giulio Cesare >, traduction, 
Florence, Le ]^[onnier, 1865-66; « Il piccolo 
canzoniere sentimentale », poésies, 1838; « Cri- 
sto che libéra l'umunità », sonnet; € Psiche sve- 
nuta », chanson, 1854; c Gioia e dolore », id.; 
< La fanciulla catanese »; « Lile » polymètres; 
« Il riposo deU'anima »; < Un triste anniver- 
sario a Maria » ; < Da Roma > ; « L'Amore », 
sont ses meilleures poésies. Il écrivit encore 
des « Epigrammi greci e latini », et des « Iscri- 
zioui latine e italiane ». Parmi ses traductions, 
il faut citer les < Eumenidi di Eschilo » ; des 
poésies de Longfellow, de Tennyson, de Coppée, 
de V. Hugo. Si s proses littéraires remarqua- 
bles sont: « Una spiegazione del Pape Satan, 
Pape Satan Aleppe »; « Sul Canto XIII dell'lu- 
ferno di Dante in confronte délia selva incan- 
tata di Virgilio e del Tasso »; « Sul monu- 
mento di Paolina Ranieri in Santa Chiara », etc. 
Il a cultivé le dialecte napolitain écrivant en 
prose et en vers, et nous avons de lui, éditée à 
Londres, une traduction de l'Evangile de Saint- 
Marc. 

MinerTini (Gabriel), écrivain médical italien, 
né, à, Naples, le l^*" avril 1821, fit d'excellentes 
études universitaires et inséra une quantité 
énorme de mémoires très remarqués aux revues 
spéciales. Citons les principaux : c Trattato 
délie eclarapsie dei fanciulli extra cerebrali, os- 
sia dei morbi posti fuori i centri nervosi e 
délia loro frequouza Jiell'epoca délia dentizione », 
1857; « Osservazione di un uovo dentro un 
altro uovo e di tre torli in un guscio », 1862; 
« Memorie fisiologiche riguardanti la mestrua- 
zione », 1854; « Monografia délia clorosi », 
1853; « Trattato délia sifilide dei neonati e dei 
bambini poppanti », traduction de Diday, 1853; 
« Sulla cura del choiera », 1856; « Monografia 
délia scrofola », 1855; < Sull'uso del solfato di 
chinino nelle dolorose affezioni locali », 1856. 

MInghclli-Valiii (Jean), écrivain et homme 
politique italien, ancien membre du Gouverne- 
ment provi.soire de Modène en 1848, ancien 
directeur des prisons, ancien député, ancien pré- 
fet. Sénateur du Royaume, né, à Modène, le 
8 mai 1817. Nous avons de lui un ouvrage es- 
sentiel publié en 1868 sous le titre: « L'indi- 
viduo, lo Stato e la società », ainsi quo plu- 
sieurs brochures tendant à la réforme du ré- 
gime des prisons. 

Miuier (Hippolyte), homme de lettres fran- 
çais, ancien président de l'Académie nationale 
des Sciences de Bordeaux, né, à Bordeaux, le 



MIN 

21 juin 1813, en dehors de plusieurs comédies, 
drames en vers et en prose et de nombreuses 
études littéraires, a publié : « Mœurs et tra- 
vers », poésies satiriques, 1856-1860; « Poè- 
tes bordelais », 1861; « Théâtre à Bordeaux », 
1883. 

Minuich (Jean-Alois), né, le l^r janvier 1801, 
à Lenzbourg dans le canton d'Argovie, reçut 
son éducation classique aux Gymnases de So- 
leure et de Lucerne, choisit la carrière médi- 
cale et s'y prépara aux Universités de Fribourg 
en Brisgau et de Wurtzbourg. Ses capacités 
attirèrent sur lui la bienveillante attention de 
l'illustre prof, de pathologie Schônlein. En 1825, 
Minnich revint en Suisse et a dès lors exercé 
son art dans son Canton d'origine d'abord à 
Mellingen, puis, à partir de 1832, à Baden, où il 
acquit rapidement une nombreuse clientèle et a 
célébré en 1876 le jubilé de son doctorat dans 
la plénitude de ses forces physiques et intel- 
lectuelles. La peinture et la poésie ont occupé 
les rares loisirs que lui laissait la pratique de 
sa profession. Ses paysages sont estimés des 
connaisseurs. En 1836, parut sous le titre de 
« Fleurs des Alpes », une anthologie de mor- 
ceaux en dialecte allemannique. En 1845, M. M. 
publia les « Tableaux de la Suisse » ; eu 1862, 
les « Souvenirs d'un voyage en Espagne », où 
les vers s'alternent avec la prose. 

Miuor (Jakob), professeur ordinaire de lan- 
gue et littérature allemande à l'Université de 
Vienne (Autriche). Né, le 15 avril 1855, à 
Vienne, il fit ses études dans cette métropole 
et à Berlin. Passé docteur en 1878 et habi- 
lité en 1880, M. M. fut reçu deux ans plus 
tard (1882) à l'Académie Scienfifico-letteraria de 
Milan (Italie), en qualité de professeur incari- 
cato. En 1884, il enseigna à Prague, et depuis 
1885, étant rentré à Vienne, il occupe la place 
actuelle à l'Université de cette capitale. Il est 
auteur de plusieurs ouvrages littéraires parmi 
lesquels nous citerons: « Chr., H. Weisse », In- 
sbruck, 1880; « Studion zur Goethe Philologie », 
Vienne, 1881 ; « J. G. Hamann », Francfort, 
1883; « Die Schicksalstragôdien », id., 1885; 
« Fr. Schlegels Jugendschriften », Vienne, 1882; 
« W. Schlegels Vorlesung », Heilbronn, 1888; 
« Schiller, sein Leben und seine Werke », Ber- 
lin, Woidmann, 1889. On lui doit aussi une sé- 
rie très importante d'ouvrages philologiques tel 
que: « Studien zur Philologie », Vienne, 1885, 
que l'on considère comme l'un de ses plus beaux 
travaux littéraires. 

Miiiotto (Antoine-Etienne), pol5'graphe, né, à 
Feltre, en 1839, docteur à l'Université de Pa- 
douo (1859), professeur tour-à-tour aux Lycées 
d'Udine, de Venise, de Mondovi et de Rovigo. 
Nous avons de lui : « Venezia nella storia uni- 
versale », 1865; « Nel sesto centenario di Dante 
Alighieri », 1865; « Prelirainare e Storia délia 
guerra Italo-Prussiana » ; « I monumenti a Vit- 



MIE 

torino dei Rambaldoni e a Panfilo Castaldi in 
Feltre » ; « Trattato délia prosodia, dell'accento 
e délia pronuncia nella lingua latina »; « Cenni 
sull'antico arcbivio di Mestre » ; « Acta et di- 
plomata e E,. Tabulario Veneto a recessiore 
temporo, usque ad médium seculum XV sum- 
matim regesta », 1870-74. 

Miuto (Guillaume), homme de lettres anglais, 
né, le 10 octobre 1845, à Aucbintoul dans la 
Comté d'Aberdeen, fit ses études dans cette 
dernière ville avec beaucoup d'honneur; fut ap- 
pelé à Aberdeen comme assistant du prof. Bain 
et publia deux livres très importants : « English 
Prose Writers », 1872, 3«»e éd. 1885. Il con- 
tribua à VExaminer, ensuite au Daily News et 
à la Pall-Mall Gazette. Nommé professeur de 
logique à Aberdeen (1880), il écrivit un roman : 
« The Crack of Doom », 1885 ; un essai sur 
« De Foë », dans la série biographique des 
hommes de lettres anglais éditée par M. Mor- 
ley. En dehors d'une collaboration suivie aux 
principales revues anglaises, M. M. a écrit les 
notices biographiques et historiques des hom- 
mes de lettres britanniques pour V Encyclopédie 
Britannique. 

Miuucci-Del Rosso (Paul), homme de lettres 
et notaire italien, né, le 3 janvier 1831, à Flo- 
rence, étudia sous les Pères Scolopi à Florence 
et publia les ouvrages suivants : « Saggi co- 
mici », 1868; < Le merende del Burchiello », 
1869; « Spesso bellezza vince savieziia », 1873, 
daas la Niiova Antologia ; « Bernardo Cenniui », 
comédie historique, 1877; « La tomba di To- 
tila », dans la Rivîsta Europea ; « L'orto délia 
zia Geltrude ■» ; « Buffalmacco a Vincigliata », 
nouvelles; « Di alcuni personaggi ricordati dal 
Vasari nella vita di Giovan Francesco Rustici », 
dans V Archivio Storico Italiano ; « La disputa 
dell'uovo » ; « Il Can che si possiede o si 
sprezza o non si vede », comédies en un acte; 
« La badessa di San Pier Maggiore » ; « Il 
cieco da Gambassi » ; « Il medaglione del conte 
Orazio »; « L'osteria del Inpo nero », contes; 
« Tomaso Gherardi Del Testa » ; « L'onestà 
d'una canterina sotto il Granduca Cosimo III »; 
« Le nozze di Margherita de'Medici con Odoar- 
do Faruese » ; « Il tragico e il meraviglioso 
nel Boccaccio », publiés dans la revue Pietro 
TJvMuir. 

Miraband (Paul-Barthéleray), écrivain fran- 
çais, né, à Versailles, le 29 juin 1848, admi- 
nistrateur de la C'* du Chemin de fer de Paris 
à Orléans, vice-président du Conseil d'admi- 
nistration de la C'® des Chargeurs Réunis, a 
publié: « Rodolphe Topffer, l'écrivain, l'artiste, 
l'homme », avec Auguste Blondel » ; « Biblio- 
graphie des œuvres de Rodolphe Topffer », 
1887; « Rapport du Comité Protestant français 
de secours aux blessés et aux victimes de la 
guerre d'Orient 1877-78 », Chaix, 1878. 

Mirabeau (M'n<= la Comtesse de), née le Ha- 



MIR 1489 

rivel de Gonneville, femme-auteur française , 
née, au Château de Cosseville, le 21 juin 1829 ; 
elle débuta par un roman inséré dans le jour- 
nal La Mode, intitulé: « Marguerite d'Éviguy ». 
Suivirent: « Les jeunes filles pauvres », 1863; 
« Histoire de deux Héritières », 1864. En col- 
laboration avec le Vicomte de Grenville, elle pu- 
blia: « Les Veillées normandes »; « Hélène 
de Gardannes » ; « Le Baron d'Aché » ; « L'été 
de la St.-Martin » ; « Le Maréchal Bazaine » ; 
« Jane et Germaine ». 

Miraglia (Louis), jurisconsulte italien, pro- 
fesseur de philosophie du droit à l'Université 
de Naples, et d'économie politique à l'école Su- 
périeure d'agriculture de Portici, né, à Reggio 
(Calabre), en 1846, a été tour-à-tour profes- 
seur aux Lycées de Santa Maria Capua Vetere 
et de Naples ; nous avons de lui : « I principii 
fondamentali dei diversi sistemi di filosofia del 
diritto e la dottrina etico-giuridica di Hegel », 
1873; « La moderna filosofia del diritto e i 
suoi rapporti con il diritto industriale », 1874; 
« La famiglia priraitiva e il diritto naturale », 
1877 ; < Délie condizioni storiche e scientifiche 
del diritto di preda esercitato dalle navi da 
guerra », 1871 ; « Le due fasi di scienza eco- 
nomica », 1875; « Il vincolo forestale e le sue 
ragioni », 1877; « Cenni sulla proprietà mine- 
raria », id.; « Uno studio di A. Scialoja sui 
principii délia imposta », 1878; « Dell'insegna- 
mento industriale », 1872 ; « La laurea di giu- 
risprudenza e gli alunuati », 1872 ; « Lo Stato 
e l'educazione in Grecia », 1876; « Studii in- 
torno alla scienza dell'educazione », 1877. 

Mirbt (i harles), écrivain allemand, profes- 
seur extraordinaire de théologie à l'Université 
de Marburg, né, le 21 juillet 1860, à Gnadenfrei 
en Silésie. Il est auteur de « Die Absetzung 
Heinrichs IVdurch Gregor VII, Kirchengeachicht- 
liche Studien H. Reuter gewidmet », Leipzio- 
1888; et de lui on a aussi: « Die Stelluno- Au- 
gnstins in der Publicistik des gregorianischen 
Kirchenstreits », id., 1888. 

Mirée de Barâtos (Jean), homme de lettres 
hongrois, né, à Barâtos en Transylvanie, en 
1834 ; après des études à l'École Militaire, il 
se dédia aux recherches historiques, trouva aux 
Archives d'Etat de Milan, de Modène, de Flo- 
rence, de Gênes et de Padoue des documents 
précieux pour l'histoire hongroise, qu'il inséra 
au Monumenta Historica Ihingariœ ; à V Annuaire 
littéraire de Vienne, il inséra les « Dioscures », 
1875. Nous avons de lui en allemand des ou- 
vrages très importants : « Erinnerungen ans 
dem vorletzen Lebensjahre des hugarn Koenigs 
Mathias Corvinus » ; « Venedig und Ungarn, 
Kûckblicke aus Dalmatien und Croateen in den 
Zeiten der Arpaden bis Zum Tode des Koenigs 
Ludwig von Anjou », 1878. M. M., dans ses nom- 
breux écrits aux journaux, se montre partisan 
très convaincu de l'alliance austro-itaUcnue. 

187 



1490 



MIS 



Miscliler (Ernest), docteur en droit et pro- 
fesseur de statistique à l'Université de ("zemo- 
witz, né, à Prague, le 23 décembre 1857, où il 
fit toutes ses études. Professeur agrégé à l'U- 
niversité de Prague (1881-86) et à l'Université 
de Vienne (1887-88), il fut enfin nommé pro- 
fesseur à Czemowitz. En 1887, il fut secrétaire 
du IV Congrès international de démographie à 
Vienne. Outre plusieurs articles dans les re- 
vues : Statistiche, Finam Archii\ Conrad^s Fa- 
herleicher, Brailn's Archiv, nous avons de lui : 
« Odevreichischer Stàdlebuch », Vienne, 1888; 
< Dor Ohentliche Hausbalt », id., id. 

Misteli (François), né, à Soleure, le 11 mars 
1841, choisit pour sphère d'études la philologie, 
et fréquenta les Universités de Zurich et de 
Bonn, où il compta pour maîtres Brandis, Kochly, 
Jahn, Ritschl, Gildemeister. Un séjour d'une 
année soit à Genève, soit à Paris, lui permit 
de s'initier à la langue et aux méthodes pé- 
dagogiques françaises. Le Gouvernement Saint- 
Gallois l'appela lors de son retour en Suisse 
à l'onseignoment du latin dans les classes in- 
férieures du gymnase (1865-70) ; les mêmes 
fonctions lui furent confiées, de 1870 à 1874, au 
Lycée de Soleure. M. M. occupe depuis 1874 
la chaire de philologie comparée à l'Université 
de Bâle. Nous mentionnerons comme ses pu- 
blications les plus importantes : « De l'accen- 
tuation en grec », Paderborn, 1875; « Explica- 
tions sur la théorie générale de l'accentuation 
grecque », Paderborn, 1877, sans parler de nom- 
breux essais sur la philosophie comparée, les 
lingues indo-européennes, les dialectes de l'Ou- 
ral et de l'Altaï, insérés soit dans la Revue de 
Kuhn, soit dans la Revue de Lazarus et de 
Steinthal pour la Psycolor/ie des nationalités, un 
ontr'autres fort remarqué dans le monde érudit 
sur les Lois et les Analogies de l'accent (tome 
XI). M. M. prépare, pour le faire paraître sous 
peu, un ouvrage considérable, conçu dans l'es- 
prit de son maître Steinthal: « Caractéristique 
des principaux types de construction philolo- 
gique ». 

Mistral (Frédéric), poète provençal, né, à 
Naillane (Bouches-du-Rhône), le 8 septembre 
1830, fit ses premières études au Lycée d'Avi- 
gnon et son droit à la Faculté d'Aix-en-Pro- 
vence. Il fonda en 1854 l'association des Félibres 
dans le but de restaurer la langue provençale. 
Nous avons de lui: « Mirèio », poème, Avignon, 
1858; < Câlendau », id., id., 1876; « Nerto », 
nouvelle, Paris, 1884; « La rèino Sano », id., 
1889; « Lou Trésor dôu Felibrigo », dictionnaire 
provençal-français. L'œuvre de M. M. a une im- 
portance littéraire reconnue pour la manifesta- 
tion vigoureuse à laquelle elle a donné naissan- 
ce. Le félihrige compte aujourd'hui 5000 adeptes 
et des poètes tels que Roumanille, Mariéton, etc. 
sont à la tète de ce mouvement littéraire qui 
ressemble beaucoup à celui auquel nous assis- 



MIT 

tons en Flandre pour la reconstruction d'une lit- 
térature flamande et wallonne. 

Mlstriotis (Georges), né, en 1838, à Tripolitza 
en Arcadie; docteur ès-lettres des Universités de 
Leipzig et de Berlin, professeur de l'Université 
d'Athènes. Œuvres principales : « Histoire des 
poèmes homériques », Leipzig, 1857 ; « Commen- 
taires sur l'Iliade », 3 vol.; « Commentaires 
sur les dialogues de Platon » ; « Commentaires 
sur l'Antigone, l'Œdipe et l'Electre de Sopho- 
cle »; « Commentaires sur la Médée d'Euri- 
pide ». Son ouvrage sur les poèmes d'Homère 
est une oeuvre de beaucoup d'érudition et de 
connaissances approfondies. « Histoire d'Ale- 
xandre », 1885; « Vie d'Olj^mpias, mère d'Ale- 
xandre »; « Carte de la péninsule Hellénique », 
1887 ; € Corrections critiques dans Strabon », 
1882 ; « Révision de l'ancienne Géographie de 
Heiper », et plusieurs ouvrages classiques sur 
la géographie, l'histoire, la littérature, l'archéo- 
logie, etc., insérés dans les revues périodiques 
d'Athènes, dans les Mittheilungen, dans la Cov- 
respondance IldUnique et dans les journaux. 

Mistsclienco (Théodore), philologue russe, né, 
en février de 1848, à Prilonques. Il commença 
ses études à l'Université de Kiew et les acheva 
à Leipzig et à Paris. Nommé professeur de lan- 
gue et d'histoire de la littérature grecque à l'U- 
niversité de Kiew, il fut destiné en 188'J à Kazan 
comme professeur ordinaire de l'Université. M. 
M. est membre de plusieurs Académies. Nous 
avons de lui : € La trilogie Thébaine de Sopho- 
cles >, 1870 ; « Les tragédies de Sophocles et 
leur rapport avec la vie actuelle », 1874 ; c Es- 
sai de l'histoire du rationalisme en Grèce », 
1881; « Hérodote », traduction, 1888; « Thucy- 
dide », id., id.; « Polybe », id., id. ; « Strabon 
géographe », id., id., 1881 ; « Hérodote et sa 
place dans l'histoire de la civilisation grecque », 
1888; < Un juge trop sévère d'Hérodoto », id.; 
< Thucydide et son œuvre », 1887-88 ; « La Grèce 
fédérative et Polybe », 1890. Dans les revues 
spéciales russes ont paru plusieurs articles de 
M. M. 

Mitchell (S.-Weir), écrivain médical Nord- 
Américain, président du Collège des médecins 
à Philadelphie, médecin à l'hôpital des aliénés 
de la même ville, membre do l'Académie des 
Sciences des Etats-Unis, né, le 15 février 1831, 
à Philadelphie, physiologiste très estimé. Nous 
avons de lui: « Disoases and Injuries of ner- 
ves » ; « Lectures of nervous maladies of wo- 
raon » ; < On treatment of histeria and Neuris- 
heria » ; < Smithsonian memoirs on poison of 
Serpents ». Nous avons encore de lui une cen- 
taine de mémoires sur les maladies nerveuses, 
des nouvelles et quelques poèmes. 

Mitcheson (le rév. J.), professeur de mathé- 
matique aux Écoles de la Ville de Londres, audi- 
teur du Collège des précepteurs, desservant 
l'Église Emmanuel à Wimbledon, né, à Londres, 



MOB 

en 1843, bachelier à l'Université de la même 
ville (1871). Nous avons de lui: < Arithmetical 
Class-Book », 1386; « Hand-Books of Central 
Europe and Pacific Océan », 1838. Le M. le rév. 
M. est en même temps sous-directeur du Ladie's 
Treasury et collaburateur de Y Educational Times. 
Mirart (Saint-Georges), savant anglais, né, 
à Londres, le 30 novembre 1827. Il prit ses de- 
grés à Harrov?-, au Queen's Collège de Londres 
et au Saint-Mary ; il lui fut empêché de pour- 
suivre ses études à Oxford, à cause de sa con- 
version au Catholicisme en 1844. Vice-Prési- 
dent de la Société Zoologique en 1869, réélu 
en 1882 ; secrétaire de la Société Linnéenne en 
1874 ; professeur de biologie à Kensington 
(1874). M. M. est auteur d'une quantité énor- 
me de brochures et de mémoires, ainsi que d'une 
masse d'articles dans les revues britanniques 
et américaines. Il est un adversaire puissant 
du darwinisme, un collaborateur de VEncydo- 
paedia britannica. Nous avons de lui en librai- 
rie: < Gene-is of Species » ; < Lessons in Ele- 
mentary Anatomy »; « Man and Apes »; « Les- 
sons from nature »; < Contemporary Evolution »; 
« Address to the Biological section of the Bri- 
tish Association > ; € The Cat >. 

Mizzi (M.-A.-M.), économiste, financier, géo- 
graphe et journaliste maltais, né, le 11 mars 
1849, à La Valetta, fit ses premières études sous 
les pères jésuites, fonda en 1868 II Cattolico, 
dirigea plus tard II Trionfo, et (1876) VEcono- 
raista di Malta, travailla à la délivrance des 
eslaves nègres en Afrique, fut secrétaire de 
la Société internationale d'exploration africaine. 
En 1871-72, nous le retrouvons secrétaire par- 
ticulier du général italien Nino Bixio. Il a tra- 
vaillé beaucoup à la fondation des Compagnies 
maritimes entre l'Italie et l'étranger, et à cet 
effet a collaboré à presque tous les journaux 
italiens. M. M. a publié en 1873 « Sul présente 
ed avvenire di Malta » et une quantité de bro- 
chures d'actualité et sur des sujets de politique 
et de finance. 

Mobins (Charles), professeur de zoologie à 
l'Université de Berlin et directeur des Collec- 
tions Zoologiques du Musée des Sciences natu- 
relles, né, en 1825, à Eilenburg (prov. de Saxe) 
en Prusse. De 1853 à 1868, il fut maître d'his- 
toire naturelle et membre de l'administration 
du Musée d'histoire naturelle à Hambourg. En 
1868, ayant été nommé professeur de zoologie 
à Kiel, il y enseigna jusqu'à 1887. A cette épo- 
que, M. M. fit passage à l'Université de Berlin 
pour y occuper la place qu'il conserve toujours. 
Le monde scientifique doit à sa plume les ou- 
vrages suivants: « Die Nester der geselligen 
Wespen », Hambourg, 1856; « Die echten Per- 
len », id., 1857; « Bau, Mechanisraus und Ent- 
wickeluiig der Nesselkapseln », id., 1866; « Fau- 
na der Kieler Bucht », en collab. avec H. A. 
Meyer, Leipzig, 1865 et 1872; « Die Thiere der 



MOB 



1491 



Ostsee », Berlin, 1873; « Die Austernwirth- 
schaft », Berlin, 1877 ; « Die Bewegungen der 
fliegenden Fische durch die Luft », Leipzig, 
1878; « Beitràge zur Meeresfauna der Insel Mau- 
ritius », Berlin, 1880; « Die Fische der Ostsee», 
en collaboration avec M. Heincke, Berlin, 1884; 
« Bruchstûcke einer Infusorien- und Rhizopo- 
denfauna der Kieler Bucht », id., 1888. 

Mobins (Martin), docteur en philologie et 
célèbre botaniste allemand, né, en 1859, à Leip- 
zig. Après avoir achevé ses études au Gymnase 
de Gotha, et successivement à Leipzig, Heidel- 
berg et Berlin, il prit ses grades à Heidelberg 
en 1883 et quatre ans plus tard on le reçut 
à l'Université de Heidelberg comme prof, agré- 
gé de Botanique. Plusieurs articles de M. M. 
se trouvent dans les journaux spéciaux; nous 
nous bornerons à citer les suivants : « Anato- 
mische Untersuôhungen ûber die Monokotylen, 
àhnlichen Eryngien », paru dans le Pringshiim, 
Jahrh. fur. Wiss. Bot., et dans les Bericht der 
Deutschen Bot. Ges., 1884; « Anatomische Un- 
tersuch. iiber Secretbehàlter », voir Jahrh. f. 
Wiss. Bot.; « Ueber Blùthenblàtter von Ra- 
uunculus >, voir Bot. Ctntralhlatt. ; < Ueber 
Sphàrokry stalle von Kalkoxalat », voir Bericht 
d. Deutsch. Bot. Ges., 1885; enfin: « Ueber Steu- 
gelbau der Orchideen », et < Ueber concentri- 
sche Gefassbuendel », publiés dans les Berich. 
d. Deutsch. Bot. G. respect., 1886 et 1887. Il 
faut en outre citer sa thèse : « Ueber den ana- 
tomischen Bau d. Orchidenbl. und dessen Be- 
deutung fur d. System dieser Faniilie », qui lui 
valut son habilitation à l'enseignement de la 
botanique, voir Tringsheim's Jahrh., XVIII. On 
ne saurait passer sous silence ses études et 
ses recherches algologiques sur V Episporrum 
Centroceratis, sur VAskenarya poJymorpha, sur 
le Chœtspeltis et sur les AJgen ans Puerto-Rico, 
publiés dans les Bericht d. Deutsch. Bot, Ges., 
voir années 1885-1888. 

Mobius (Paul-Julius), docteur en philosophie 
et professeur des maladies du système nerveux, 
né, à Leipzig, le 24 janvier 1853, fit ses étu- 
des aux Universités de Jena, Leipzig et Mar- 
bourg. Après avoii' fait de longues études phi- 
losophiques, il s'adonna aux sciences médica- 
les, et plus particulièrement il s'occupa des ma- 
ladies des nerfs. On lui doit: « Griindriss des 
deutschen Militàr- Sanitatswesens » , Leipzig, 
1878; < Das Nervensj'stem des Menschen », id., 
1880; « Die Nervositàt », id., 1882, 2e éd. 1885; 
« Allgemeine Diagnostik der Nervenkrankhei- 
ten », id., 1886; « Ueber die primoren Erkran- 
kungen d. willkûrlichen Bewegungsapparates », 
id., 1882; « Ueber die Pathologie des Halssym- 
pathicus », Berlin, 1884. Outre cela, M. M. a 
publié une foule d'articles dans le Centralblatt 
fiir Nervenheilkunde, dans le Berlin. Klin. Wo- 
chenschr. et dans plusieurs autres journaux spé- 
ciaux et revues médicales. Depuis 1886, il est 



1192 



MOD 



aussi un des plus actifs et savants rédacteurs 
du tSchmidt's Jahrh. d. Ges. Med. 

Modestoff (Basile), professeur retraité de lit- 
térature latine à Saint-Pétersbourg, né, en 1839, 
à Novgorod, a fait ses premières études à l'Ecole 
ecclésiastique de Staraja Russa et dans le Sémi- 
naire de Novgorod ; après avoir fréquenté l'Ins- 
titut pédaiiogique Supérieur de Saint -Péters" 
bourg, il suivit le cours universitaire de cette 
ville. De 1862 à 1865, il a fréquenté le cours 
de philologie classique à Bonn, résidé quelque 
temps à Rome, d'où le gouvernement l'a rappelé 
pour lui confier une chaire à l'Université d'O- 
dessa. Tour-à-tour professeur à Odessa (1865J, 
à Kazan (1868), à Kiew (1869-78), à Saint- 
Pétersbourg (lf>79), M. le prof. M. a donné sa 
démission à cette époque à cause de ses dis- 
sentiments avec l'Etat à propos de la question 
scoliiire. Toutefois en 1886 il ouvrit un cours 
privé de philologie classique à l'Université de 
la capitale. En dehors d'une foule d'articles aux 
revues et aux journaux, le prof. M. a publié les 
ouvrages suivants : € Tacite et ses œuvres », 
Saint-Pétersbourg, 1864 ; « Ecriture à Rome 
pendant la période des Rois », Kasan, 1868, 
traduit en allemand en 1871 ; « Leçons sur l'his- 
toire de la littérature romaine », Kiew, 1873- 
75; « Le scepticisme dans l'histoire romaine », 
Kasan, 1869 ; < Sénèque le philosophe et ses 
lettres à Lucile », Kiew, 1871 ; < Satires choi- 
sies d'Horace », Saint-Pétersbourg, 1877; « Un 
nom slave dans les inscriptions de Pompéi », 
Kiew, 1875; « Trois inscriptions grecques ap- 
partenant au Musée de l'Université de Saint- 
Vladimir », id., id, ; « Nouvelles de l'érudition 
et de la polémique », id., 1876 ; « Plante et 
son importance dans l'enseignement universi- 
taire », Saint-Pétersbourg, 1878; « La question 
scolaire », id., 1879; € Les articles pour le public 
sur les questions historiques, politiques, etc. », 
id., 1886-87 ; « Les œuvres de Tacite, tradui- 
tes et annotées », id., id. ; < Dictionnaire de 
l'antiquité classique de LiJskers, complété et 
corrigé », id., id. ; « Leçons de l'histoire de la 
littérature romaine », édition complète, id., 1888; 
€ De l'Allemagne », id., id. ; « Sur la pronon- 
ciation r;t la transcription des notes grecques 
dans la langue russe », Odessa, id.; € Littéra- 
ture romaine sous Caligula, Claude et Néron », 
dans le Journal du Ministère de l' Instruction 
publique, 1889 ; « Odes choisies d'Horace, avec 
commentaire russe », Saint-Pétersbourg, id. 

Modigliani (.<Elius), voyageur, écrivain et na- 
turaliste italien, né, à Florence, le 13 juin 1861, 
fit son droit à Pavie, où il fut reçu docteur en 
décembre 1883. En ce qui regarde les sciences 
naturelles, M. M. est un autoilidacte. Le 25 dé- 
cembre 1885, il partit pour la Malaisie avec 
l'intention de visiter particulièrement l'île Nias 
(Côte occidentale de Sumatra); il en revint 
après un très long séjour et rapporta en Italie 



MOD 

des collections fort remarquables qu'il partagea 
entre les Musées de Gênes, de Florence et de 
Rome: les spécimens de zoologie (1500) appar- 
tiennent maintenant au Museo Civico de Gênes, 
ceux d'Ethnographie (156) au Musée Ethnogra- 
phique de Florence ainsi que la collection an- 
thropologique qui contient 27 crânes humains : 
les doubles appartiennent au Musée Ethnogra- 
phique de Rome. M. M. a inséré à l'Archivio 
d'' Antropologia e d^Etnografia de Mantegazza : 
« Ricerche sulla grotta di Bergeggi »; « Catalogo 
descrittivo délie Collezioni Etnografiche ed An- 
tropologiche fatte all'Isola Nias » ; « Lettera da 
Sumatra al prof. Arturo Issel » (Giornale délia 
Sociefà di letture scientifiche de Gênes). Dans le 
Buflettino délia Società Gengrafica Italiana de 
Rome : « Trois lettres de l'île Nias au profes- 
seur Issel » et « L'Isola di Nias », notes géo- 
graphiques. Mais l'ouvrage magistral de M. M., 
où il a condensé son expérience de la vie Nias, 
est € Un Viaggio a Nias », gros volume illus- 
tré. Milan, Trêves, 1890. 

Modona (l.ionel), orientaliste italien, membre 
de la Société Asiatique italienne et de la So- 
ciété des Etudes Juives de Paris, sous-biblio- 
thécaire, né, à Cento, province de Ferrare en 
1841, fit ses études à Florence à VIstituto di 
Studii Superiori e di Perfezionamento. En 1865, 
il prit part aux fêtes centenaires de Dante Ali- 
ghieri. Publicatioîis principales: « Ventiquattro 
epigrafi, un sonetto e un coro, scritti per il 
VI Centenario di Dante », Florence, 1866; 
€ L'Uomo e la Natura », chanson, 1873 ; « La 
Saifo storica e il mito di Saffo e Faone », 1878; 
« La leggenda cristiana délia ribellione e caduta 
degli angeli in rapporte a due tavolette assire 
del Museo Britannico », Bologne, id. ; € Rela- 
zione sulla scoperta d'uu prezioso incunabulo 
(ebraico) nella Biblioteca della R. Univer.sità 
di Bologna », id., 1883; « Una poesia inedita 
di Manoello Giudeo (Da un codice della Biblio- 
teca Universale di Bologna) », 1885; « Di una 
edizione del Siddur TefiUôt, etc. », 1887 ; € Sara 
Copio Sullam », avec biographie, Bologne, id. ; 
« Les exilés d'Espagne à Ferrare en 1493 », dans 
la Revue des Etudes Juives, id.; « Catalogo illu- 
strato e descrittivo dei manoscritti ebraici che 
si conservâno nella Biblioteca della R. Univer- 
sità di Bologna » [Bolletiino delV Istruzione puh- 
blica), 1886 ; * Cataloghi dei codici orientali di 
alcune biblioteche d'Italia », en cours de pu- 
blication. 

Modoni (Antoine), homme de lettres italien, 
consul de Turquie et de Venezuela à Bologne, 
né, à Medicina (Romagne), le 18 mai 1851, 
étudia les éléirents au Collège Cicognini de 
Prato, acheva ses études classiques au Collège 
de Fane, et enfin se perfectionna à l'Université 
de Bologne. Il fit ses premières armes au Mo- 
nitore di Bologna, à la Patria, au Veronese, à 
VAdige, à la Rivista Minima, au Prcludio^ à la 



MOI 

Rivista lUitMrata Ifaliann, à VAlbo dei Giovani 
et à VEco niustrata de New- York. Il fit sur- 
tout de la critique littéraire. Ea librairie: « Il 
Faucigny »; « Sul Titano », deux éd., 1879; 
« Da Bologna a Firenze » ; « Lungo il Reno 
da Magonza a Colonia » ; « Per la Germania », 
impressions de voyage ; « Gioie e dolori > ; 
« L'Antico Egitto > ; « Su per l'Etna », Milan, 
Trêves, 1881. M. M. est un conférencier distingué 
sur des sujets qui se rapportent à l'Alpinisme 
et à l'Association hospitalière de la Croix Rouge. 

Moeller (Joseph), savant hongrois, docteur 
en médecine, professeur de pharmacologie et de 
pharmacognosie à l'Université d'Innsbruck, né, 
à Papa (Hongrie), en 1848. M. M. est un des 
plus éminents naturalistes hongrois et nous lui 
devons un grand nombre d'ouvrages publiés en 
langue allemande. Il suffit de rappeler: « Iflan- 
zen-Rohstoffe », Vienne, 1879; « Vergl. Ana- 
tomie des Holzes », voir Denkschr. d. K. Akad. 
d. TF., Vienne, 1876; « Anatomie der Baumrin- 
den », Berlin, 1882, Springer; « RohstofFe des 
Tischler-Drechsiergewerbes », 2 vol., Cassel, 
1883-84; « Mikroskopie d. Nahrungs- und Ge- 
nussmittel », Berlin, 1882, Springer; « Lehrbuch 
der Pharmacognosie », Vienne, Holder, 1888. 
Il est aussi éditeur de la Real- Encyklopcidie d. 
ges. Pharmacie, Vienne, 1886, et rédacteur de 
la Natui^wiss. Rundschau, de la Wien. Zeit. et 
de la N. Freie Presse. 

Mohini Mohaiia Chatterji, savant indien, né, 
dans le district de Burdhvan, le 6 décembre 
1858, d'une noble famille de brahmes; il fit ses 
études dans le Saint-Saviour's Collège et dans 
le Presidency Collège de Calcutta, où il obtint 
ses degrés de M. A. et de bachelier en droit ; 
il y a quatre ans, il entreprit un long voyage 
en Occident pour y étudier les religions compa- 
rées ; il passa trois ans à Londres et dix mois 
aux Etats-Unis; c'est à Boston qu'il prépara 
son livre, publié en 1887 à Londres chez Trùb- 
ner, sous le titre: < The Bhagavad Gîta or the 
Lord's Lay », avec des commentaires, des no- 
tes et des comparaisons avec les Saintes-Ecri- 
tures. Au mois de novembre 1887, il visita 
l'Italie, d'où il fit retour aux Indes. 

Moissan (Henri), chimiste français, né, le 28 
septembre 1852, à Paris, fit ses études de chi- 
mie au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, 
successivement licencié ès-sciences physiques, 
pharmacien de l^^ classe, puis docteur ès-scien- 
ces. Maître de conférences et chef des travaux 
pratiques de chimie de l'École de pharmacie de 
Paris (1879), agrégé auprès de la même Ecole 
(1882) et professeur eu 1887, en remplacement 
de M. Bouis dans la chaire de toxicologie. La 
même année, l'Académie des Sciences récompen- 
sait ses recherches sur le Fluor en lui accor- 
dant le prix Lacaze, et en 1888 l'Académie de 
médecine le choisissait pour remplacer Méhu 
dans la section de pharmacie. M. M. a publié 



MOJ 



1493 



des mémoires très appréciés dans les Comp- 
tes-rendus de V Académie des Scipuces, dans les 
Annales de chimie et de physique et dans les 
Annales des Sciences naturelles, dont nous don- 
dons les titres : « Recherche sur la respira- 
tion », 187J-78 ; « Etudes des oxides de fer », 
1877; « Recherches sur le chrome et ses com- 
posés », 1882; « Etudes des composés de fluor 
et des métalloïdes » ; « Trid fluorure, pentafiuo- 
rure et oxifluorure de phosphore »; « Fluorure 
d'arsenic », 1884; « Recherches sur l'isolement 
du fluor », 1886; « Nouvelles recherches sur 
le fluor », 1889; « Fluorures de carbone », 1890. 
En outre, il a publié: « Série du cyanogène »; 
€ Le Chrome et ses composés » ; « Le Manga- 
nèse et ses composés ». Nous avons encore 
deux conférences faites à la Société Chimique 
de Paris, et différents articles insérés dans la 
Revue Scientifique. 

Mojsisovics ( August-Edler VON Mojsvâr), 
docteur en médecine, prof, de zoologie et d'ana- 
tomie comparée à l'Université de Gratz, né en 
1857. On a de lui plusieurs ouvrages et de nom- 
breux articles dont on fait suivre la liste: « Leit- 
faden bei Zoolog-Zootom. Preparirùbungen », 
Leipzig, Engelmann Wish., 1879, 2« éd. 1885; 
« Systeraat. Uebersicht des Thierreichs », Gratz, 
1882; « Ueber die Nervendigung in der Epi- 
demis der Sàuget », voir : Sitzungsher. d. Wien. 
Ak., 1875-7H; « Kleine Beitrâge zur Kenntniss 
der Anneliden », id. ; « Zur -Kenntniss des 
Afrikanischen Elephanten > {Arch. f. Naturg.), 
1879; « Weitere Bemerkungen zur Anatomie 
des Afrikanischen Elephanten » (Actes de la Na- 
turwess. Verein fur Steiermark) , Gr&tz, 1880-81. 
En collaboration avec M. et Marktanner: « Be- 
richt ûber die Untersuchung der Seegrundpro- 
ben in physikalische Untersuchungen im Adria- 
tischen und Sicilisch- jonischen Meere », Vienne, 
1881 ; « Ueber anatomie Sàugethiere, Reptilien 
und Protozoen im Handwôrterbuche der Zoolo- 
gie, Antropologie n. Ethnologie », Breslau, E. 
Frewendt, 1879-1888; « Manuel de Zootomie, 
Guide pratique pour la Dissection des animaux 
vertébrés et invertébrés etc. », traduction par 
I. L. de Lanessan, Paris, 0. Doin, 1881 ; « Nach- 
tràge zur Anatomie von Loxodon afrikanus Falc. 
(mas. adult.) », voir Mitth. des nat. Ver. f. 
Steiermark, 1883; « Zur Fauna von Bellye und 
Darda », id., 1882; «, Erster Nachtrag zur Or- 
nis, von Bellye und Darda », id., 1883; » Excur- 
sion in Bârs-Bodroger und Baranyâer Comitate 
im Sommer », id., 1883; « zur Fauna von Bellye 
und Darda » {Sàugethiere, Beptholien, Amphibier, 
Fische), id., 1883; « Bericht ûber eine Reise 
nach Sùdungarn und Slavonien im Frûhjahre 
84 », id., 1885-86; « Ueber das Vorkommen des 
Archibuteo lagossus Brunn. als Brutogel in Oe- 
sterr.- Ungarn etc. », voir Zeitsch. f. die ges. Or- 
nithologie, Budapest, 1884; « Zoologische Ueber- 
sicht der Oesterr- Ungar. Monarchie », Vienne, 



1494 



MOL 



Ilof. und Statsdruckerei, 1886; « Ornithologi- 
sche Beobachtungen », voir Jahresher. des Comi- 
tés f. omith. Beobachtungs-Staiionen, 1885-1888; 
€ Ueber dio geographische Verbreitung westpa- 
lacarktischer Schlangen >, id., 1887. 

Moleschott (Jacob), illustre physiologue hol- 
landais, professeur tour-à-tour en Hollande, en 
Suisse et en Italie, Sénateur du Royaume ita- 
lien, un des chef de l'école médicale moderne, 
né, le 9 août 1822, à Bois-le-Duc, étudia eu 
même temps la physiologie et la philosophie à 
Hoidelberg. Il était encore étudiant à l'Univer- 
sité lorsqu'il attira l'attention du monde scien- 
tifique par son ouvrage intitulé: « Observations 
critiques de la théorie de Liebig sur la nutri- 
tion des plantes », Haarlem, 1845. La même 
année il pratiqua la médecine. Privai Docent de 
Hoidelberg (1847-1854), il écrivit en allemand 
les ouvrages suivants: « Physiologie der Nah- 
rungsmittel », Darmstadt, 1850; « Lehre der 
Nuhrungsmittel fiir das Volk », Erlangen, 1850; 
« Der Kreislauf des Lebens », Mayence, 1852; 
« Physiologie des Stoffwechsels in Pflanzen und 
Thieren », Erlangen, 1851. Ses doctrines abso- 
lument matérialistes lui procurèrent des désa- 
gréments de la part du Sénat universitaire et 
du Ministre de l'Instruction publique. Il donna 
alors sa démission et s'occupa seulement de 
diriger le laboratoire de physiologie qu'il avait 
fondé en 1853. Mais en 1856 l'Université de 
Zurich l'appela dans son sein et il ouvrit son 
cours par: « Lumière et vie » qui fut imprimé 
à Frankfort. François De Sanctis, ministre de 
l'Instruction publique en Italie, appela M. M., 
dont il avait été collègue à Zurich, à l'Univer- 
sité de Turin en 1861 et en 1879 à celle de Ro- 
me. Dans l'entretemps, M. le prof. M. avait obte- 
nu la grande naturalisation italienne et en 1876 
avait été nommé sénateur du Royaume. A cette 
seconde période de sa vie, correspondent les ou- 
vrages en italien du prof. M. qui sut bientôt ma- 
nier la langue de sa patrie d'adoption avec une 
aisance et une élégance absolument extraordinai- 
re. Citons de lui: « Sall'accroscimento délie for- 
mazioui cornée del corpo umano e sulla perdita 
d'azoto che ne résulta », 1879, en collaboration 
avec le prof. Fubini : < Dell'influenza délia luce 
mista e cromatica nell'esalazione di acido car- 
bonico per l'organisme animale », 1879, avec le 
prof. Battistini : « Sulla relaziono chimica dei 
muscoli striati e di diverse parti del sistema 
nervoso in istato di riposo e dopo il lavoro », 
1884. Puis : c L'use dell'jodoformio nel diabète 
melleto », 1882; « Sulla razione del soldato 
italiano », 1883; < La Fisiologia e le scienzo 
sorelle », 1879; < Sugli attributi generali dei 
nervi », 1881; « Carlo Roberto Darwin », 1882; 
« Francesco De Sanctis », 1884; « Filippo Pa- 
ciui », 1885; « Per uua festa délia Scienza », 
1887. Eu allemand : « Untersuchungen zur Na- 
turlehre des Meuschen und der Thiore », 13 



MOL 

vol.; € Herraann Hettner's Mongerolh », 18S3; 
« Pys skizzonbuck », Giesseii, 1861 ; « Essai de 
chimie physiologique de Mulder », traduction 
du hollandais, Heidelberg, 1844-46. 

Molicki (Antoine), écrivain polonais, né, aux 
environs de Plock (Pologne septentrionale), en 
1847. Il fit ses études à Varsovie et depuis 
à l'Université de Jagellon à Cracovie où il re- 
çut le grade de docteur en philosophie et s'éta- 
blit dans cette ancienne capitale de la Pologne. 
Pol3'graphe distingué, ses travaux embrassent 
l'histoire, l'ethnographie, l'économie politique, la 
comptabilité et la philosophie. H publia plu- 
sieurs articles pour propager la doctrine du 
savant historiographe et ethnographe polonais 
François Duchinski, dont la doctrine a été adop- 
tée par les célèbres historiens français H. Mar- 
tin e Viquesnel et introduite dans toutes les 
écoles de France. Il attira l'attention de son 
Gouvernement par ses travaux pratiques dans 
lo domaine des finances. Son système philoso- 
phique est expliqué dans les ouvrages: « Intro- 
duction », paru en 1875, et « Méthodique », 
eu 1879. 

Mulina (Ange), écrivain médical italien et 
professeur d'Université, né, à Castellazzo Bor- 
mida, le 13 novembre 1830, fit ses études dans 
sa ville natale, puis à Alexandrie et ensuite à 
l'Université de Turin; docteur (1852), agrégé 
à la Faculté de médecine de Turin (1858), pro- 
fesseur ordinaire de médecine légale (1861) à 
l'Université de Parme, de matière médicale à la 
même Université (1863). Collaborateur assidu 
de la Gazzetta ddl' Associazione medica de Tu- 
rin, il y a inséré une quantité de mémoires 
dont une partie fut condensée dans son « Trat- 
tato di materia medica », deux vol., Parme, 
1869-71. 

Moliiieri (Joseph-César), journaliste et hom- 
me de lettres italien, né, à Pinerol, lo 24 août 
1847, étudia à l'Académie scientifico-littéraire 
de Milan, prit part à la campagne de 1866, 
collabora au Vélocipède, feuille littéraire, à la 
liivista Minima de Milan et à la Gazzetta let- 
feraria de Turin, dont il est un des principaux 
rédacteurs ; il avait fondé en 1874 Le serate 
italiane, qui cessèrent de paraître quatre ans 
après. Les écrits de cet auteur ont été réunis 
en volume: < Il canto délia Campagna », Tu- 
rin, 1870; « AU'aperto », id., 1876; « Torino 
al Re », ode, Turin, 1879; « Il viaggio d'un 
annoiato », id., 1878, trois éd.; « I drammi 
délie Alpi », deux éd., 1879. Nous avons de 
cet auteur plusieurs articles de critique litté- 
raire contemporaine : « Le Sivitole », comédie 
en dialecte piémontais, et « Quttemborg », dra- 
me en italien. 

Molinicr (l'abbé Jean-Baptiste Baurkns de), 
ecclésiastique français, né, à Toulouse, en 1835, 
entra à 17 ans dans la cléricature, et à 24 ans 
était directeur de la maîtrise de la cathédrale 



MOL 

de Toulouse. Il exerça 12 ans le ministère de la 
prédication dans les villes et les campagnes. Il 
a publié: « Monographie de Pibrac >; « Histoire 
de Sainte-Hespérie vierge et martyre » ; sous 
le pseudonyme de Comte Reinilons de Sneruah: 
« Le Diable révolutionnaire, ou histoire d'une 
possédée encore vivante, traduite de l'espagnol, 
avec introduction et conclusion sur les œuvres 
diaboliques anciennes et modernes », Toulouse, 
1873; « Manuel pour le jubilé universel », ano- 
nyme, 1875 ; « La libre-penseuse convertie, ou 
leçons de la foi au XIX« Siècle », Toulouse, 
1888. Il est bibliothécaire-adjoint de l'importante 
Biblithèque des bons livres. 

Molli (Georges), écrivain maritime italien, 
né, en Lombardie, fit ses études aux instituts 
techniques, se consacra aux études maritimes et 
à tout ce qui regardait la marine militaire et mar- 
chande (1888). Il a été rédacteur à la Riforma 
et a publié un ouvrage fort intéressant sous sa 
signature habituelle, L^ex-marinaio, sous le titre: 
« L'Italia in Mare », Rome, Verdesi, 1888. Cet 
ouvrage où l'auteur faisait de l'opposition aux 
vues du Miuistère l'obligea de quitter la presse 
officieuse, et l'année d'après il publia: « La 
nostra Marina », Rome, Loescher, qui eut le 
même retentissement. Dans l'entretemps, M. M. 
a été directeur de VEpoca de Gênes. 

Mollière (Daniel), chirurgien en chef de 
l'Hôtel-Dieu de Lyon, né, à Lyon, le 24 février 
1848. Elève de l'école de Lyon, il a publié : « A 
propos de la résection du maxillaire inférieur », 
lettre à M. Verneuil, 1873; « Nouveaux méfaits 
du taxis forcé », 1875; « Note sur un cas de 
rectocèle vaginale », 1875; « Note sur deux 
cas de périuéorrhaphie », 1876; « De l'énucléa- 
tion du globe oculaire pendant la période aiguë 
u phlegmon de cet organe », id.; « Note sur 
un cas de régénération osseuse », avec figures, 
id.; € Procédé opératoire destiné à faciliter la 
réunion après l'excision partielle du nez », id 
«c Traité des maladies du rectum et de l'anus j 
1877; « Indications de l'occlusion du péritoine 
par la ligature élastique après la kélotomie » 
id. ; « De la hernie de la ligne demi-circulaire » 
id.; « Absence congénital du vagin. Création 
d'un vagin artificiel », 1879; « Épithélioma col- 
loïde intra-acineux de la glande lacrymale » 
en collaboration avec le docteur Chandelux 
1880 ; « Observation de tumeurs rares de la 
langue », 1875; « Observation de luxation sous- 
épineuse complète de l'épaule droite », 1875 
« Article Fibrome », 1878; « Tumeur volumi 
lieuse du sein; ligature préventive des veines 
extirpation; guérison », 1877; « Nouveau trai 
tement do la luxation du long péronier latéral » 
1879; « Influence des grands traumatismes sur 
les aiîections cardiaques latentes », 1880; « Etu- 
de sur quelques symptômes des fractiires de 
Tastragale », id. ; « Du drainage capillaire dans 
les kystes synoviaux du poignet », leçon pu- 



MOL 1495 

bliée par M. Bouzol, interne des hôpitaux, 1879; 
« Polie traumatique; trépanation; guérison », 
1881 ; € De l'esprit médical de la chirurgie con- 
temporaine », discours prononcé lors de l'instal- 
lation de M. Daniel Mollière comme chirurgien 
en chef de l'Hôtel-Dieu de Lyon, 1881 ; « De 
la gangrène gazeuse, définition clinique », 1881 ; 
« De quelques anomalies dans les symptômes 
de l'étranglement herniaire », 1883; « Le cours 
de clinique chirurgicale professée à l'Hôtel-Dieu 
de Lyon », 1888. 

Molloy (Gerald), théologien anglais, né, le 
10 septembre, à Dublin, fit ses études au Col- 
lège de Saint-Vincent de Paul à Castleduck 
près de Dublin et au Collège de Maynooth. Pro- 
fesseur de théologie au Collège de Maynooth 
(1857), vice-recteur de l'Université catholique 
de l'Irlande (1873), ensuite Recteur (1870). Nous 
avons de lui : « Geology and Révélation, or the 
ancient History of the Earth considered in the 
light of Geological facts and Revealed Reli- 
gion », Londres, 1870; cet ouvrage, reproduit 
en Amérique, a été traduit en français par M. 
l'abbé Hamard, de l'ordre de Rennes; « Glea- 
nings in Science, a Séries of popular Lectures 
on Scientific Subjects », Londres, 1888. 

Molmeuti (Pompée-Gérard), illustre critique 
d'art et historien italien qui s'est surtout occu- 
pé de Venise, est professeur de belles-lettres 
italiennes au Lycée Marco Foscarini de cette 
ville, où il est né en 1852. En dehors d'une 
collaboration remarquable aux revues et aux 
journaux d'Italie, nous avons de M. M. en li- 
brairie des volumes précieux. Citons : < Storia 
di Venezia nella vita privata », Turin, Bocca, 
1885, 4™e éd.; « Il Carpaccio ed il Tiepolo, 
Studi d'arte veneziana », id., id., 1886; < Vec- 
chie storie », Venise, Ongania, 1885; « La 
Dogaressa di Venezia », Turin, Bocca, 1872, 
2e éd.; « San Marco », Venise, Ongania, 1888. 
En dehors de ces ouvrages d'une importance 
essentielle, M. M. a écrit dans sa jeunesse trois 
contes: « Dolor », 1872; « Maria », 1873; 
« Clara », 1875, ainsi que deux petits volumes 
de critique littéraire contemporaine; < Impres- 
sioni letterarie », 1873; « Nuove impressioni 
letterarie », 1879; son ouvrage essentiel: «La 
storia di Venezia, etc. », a été couronné par 
l'Institut Royal de Venise. 

MoltchaiioTsky (Nicandre), secrétaire à la 
Cour d'appel des juges de paix à Kiev, est 
né, en 1858, dans le Gouvernement de Podo- 
lie, au village Lozovata. Il fit ses première.^ 
études au Lycée de Kiev, puis en 1877 à l'Uni- 
versité de Kiev, à la Faculté des sciences his- 
toriques. Accusé d'avoir participé dans les dé- 
sordres qui ont eu lieu à l'Université en mars 
1878, il a été exclus de l'Université pour trois 
ans et déporté par voie administrative au gou- 
vernement de Viatka dans un petit hameau, où 
il resta jusqu'à 1880. Le Ministre de l'Intérieur 



1496 MOM 

Loris Mélikov n'ayant pas trouvé des causes 
suffisantes pour le retenir comme déporté, le 
relâcha en lui donnant plein droit et liberté de 
s'inscrire de nouveau à l'Université de Kiev, 
où en 1885 il a terminé ses études avec le titre 
de candidat ès-sciences historiques. Pendant 
sa déportation, aiusi que peudant les années 
suivantes, il a publié une série de travaux sur 
diverses questions historiques et autres. Nous 
avons de lui: « Essai d'une histoire de Podolie 
jusqu'à 1434 >, Kiev, 1885, typ. de l'Univer- 
sité; < Les corporations de métiers en Prusse 
au XVIII''* Siècle et les réformes de l'industrie 
sous Stein et Hardenberg », id., 1887, id. Ou- 
tre ces deux travaux il a publié dans la revue 
Le Mot (Slovo) un article sur « La crise finan- 
cière et agricole dans le Gouvernement de 
Viatka >, 1879; puis: « Soréuius », étude psy- 
chologique, 1881 ; dans la revue La Pensée Russe 
(Rousskaja Myssl) une étude critique sur un 
almanach pan-slave de Vienne (1880), et dans 
la revue Les antiquités de Kiev (Kiersknia Sta- 
rina) une étude sur * L'organisation municipale 
de Kiev en 1786, d'après les procès-verbaux de 
l'Hôtel de Ville », 1889. 

Moltke (le Comte Heilmut Charles-Ber- 
nard de), illustre feld-maréchal allemand, né, 
de parents danois, à Hambourg, le 26 octobre 
1800. Nous ne parlerons pas de sa carrière mi- 
litaire que tout le monde connaît; nous nous 
contenterons de citer les ouvrages littéraires du 
Maréchal, dignes sous tous les égards par leurs 
hautes qualités littéraires de figurer à côté des 
livres classiques de Montecuccoli, du maréchal 
Marmont et du Duc d'Auraale: « La Campa- 
gne Russo-Turque dans la Turquie d'Europe », 
(Der Russisch-Tùrk. Feldzeug etc.), Berlin, 
1835; « Lettres sur les événements de Turquie 
de 1835 à 1839 » (Briefe uber Zustaende und 
Begehenheiten in der Turkei, etc.), id., 1841, 
traduites en français sous le titres de « Lettres 
sur l'Orient », en 1872; «Histoire de la Cam- 
pagne de 1866 », traduite par M. Zurcy-Rej- 
naud, 1866; * Rapport de l'état-major allemand 
sur la Campagne de 1870-71 », 1872-75. 

MoiHiiisen (Théodore), illustre historien et 
prince des épigraphistes, né, le 30 novembre 
1817, à Garding, d'une famille danoise, étudia 
la philologie, le droit et l'histoire aux Univer- 
sités d'Aliona et de Kiel. Après avoir donné 
des leçons particulières à Altona, il voyagea de 
1884 à 1887 aux frais de l'Académie de Ber- 
lin en France et en Italie, s'occupa avec ardeur 
des inscriptions romaines et lut plusieurs mé- 
moires à l'institut Archéologique de Rome et 
à l'Académie d'Herculanum à Naples. De re- 
tour dans sa patrie en 1848, il donna de nom- 
breux articles au Journal du Schleswxg-IIohtein 
dont il prit bientôt la direction. Appelé la mê- 
me année comme professeur de droit à Leipzig, 
il perdit sa place pour s'être mêlé aux évé- 



MON 

nements politiques, mais il fut appelé comme 
professeur titulaire de droit à l'Université de 
Zurich en 1852 et à celle de Breslau en 1854; 
en 1858, il passa à celle de Berlin. Nommé pro- 
fesseur de droit à Leipzig en 1874, il revint 
aussitôt à Berlin pour occuper la place de se- 
crétaire perpétuel à l'Académie des Sciences de 
cette ville. Membre de la Chambre des députés 
de Prusse depuis 1873, il appartient à la frac- 
tion des nationaux-libéraux. Pendant la guerre 
Franco-Prussienne, M. M. qui avait, à plusieurs 
reprises, reçu l'hospitalité des savants français 
et de la Cour de l'Empereur, se signala dans plu- 
sieurs pamphlets parmi les plus acharnés enne- 
mis de la France. Correspondant de l'Académie 
des inscriptions et belles-lettres depuis 1860, et 
de la Société des antiquaires de France, il a été 
raj'é de cotte dernière en février 1872. M. M. a 
publié de' nombreux ouvrages presque tous sur 
l'épigraphie romaine. Citons: « De collegiis et 
sodalitiis Romanorum », 1843; « Les Tribus 
Romaines au point de vue administratif » (Die 
rœm. Tribus in administrativer Boziehung), 
1844; « Etudes osques » (Oskische Studien), 
1845; € Les dialectes de la basse Italie », 1860; 
€ Corpus inscriptionura neapolitanarum », 1851; 
« Sur le S3^stème monétaire des Romains », 
1850; « Polemii Silvii laterculus », 1853; « Vo- 
luscii Mœciani distributio partium », id.; « Ins- 
criptiones confœderationis helveticse latinae », 
1854; « Les droits des municipes latins Sal- 
pensa et Malaga dans la province de Betica », 
1855; « Corpus inscriptionum latinarum », 1863 
et suiv. ; « Edit de Dioclétien de pretiis rerum 
venalium de l'an 301 », 1851; « Chronique du 
Sénateur Cassiodore », 1861; « Fragment de 
droit antijustinien », 1863; « Res gestae divi 
Augusti et monumentis Ancyrano et ApoUo- 
niensi », 1865; « Corpus Juris Civilis »; « Di- 
gesta », 1868-72; « Histoire Romaine », Ber- 
lin, 185 '-56, 6"'« éd., 1874-75; « Études ro- 
maines », 1865; « Histoire de la monnaie chez 
h^s Romains », 1860. Plusieurs ouvrages de 
M. M., notamment son « Histoire Romaine », 
ont été traduits en français et en italien. 

Moiiaci (Ernest), philologue et paléographe 
italien, professeur de littérature néo-latine à 
l'Université de Rome, né, en 1844, à Soriano, 
docteur en droit en 1865, fonda en 1872 la Ri- 
vista di filaloffia romanza, avec M. Stengel, pro- 
fesseur à Marbourg. Cette importante revue 
cessa de paraître en 1876; en 1878, il fonda le 
Giornale di filidogia romanza. Nous avons de 
lui: « Sugli ufizi drammatici dei disciplinati 
dell'Umbria » ; cfr. Storia délia letteratura ita- 
liana , de rillustre Bartoli; « Il Canzoniere 
portoghese délia Biblioteca Vaticana », Halle, 
1875; « Il Canzoniere ("higiano », Bologne, 1878. 

Moud (Louis), ou M'"^ veuve Reymoud, ému- 
le de Desbarolles, dirige à Lyon un journal in- 
titulé: Le Magicien. Elle fait des Cours do ma- 



MON 

gnétisme, des causeries d'outre-tombc, de gra- 
phologie comparée, etc. Elle a publié: « J. Sou- 
lary, son portrait graphologique », ainsi que le 
« Portrait graphologique du baron du Potet ». 

Moneta (Théodore), journaliste milanais, né 
en 1835, rédacteur en chef du journal le Secolo, 
qui a le plus fort tirage de toute la presse ita- 
lienne et qui représente la pensée du parti dé- 
mocratique national. Il a été officier à l'armée 
garibaldienne et dirigea, avant le Secolo, la Li- 
hera Parola de Turin (1860-61). Le caractère 
entier de M. M. lui assure le respect de tous 
ses adversaires politiques qui sont d'ailleurs 
nombreux. 

Monier-Williams (Sir Monier), éminent in- 
dianiste anglais, né, à Bombay, en 1819, élevé 
en Angleterre au Queen's Collège de Londres 
et à Balliol Collège d'Oxford (1838). Après 
avoir occupé une place dans l'administration 
aux Indes, il revint en Angleterre pour y con- 
tinuer ses études et fut nommé professeur de 
sanscrit à Haileybury (1844-58) et à Oxford 
(1860). La liste des ouvrages de Sir M.-W. est 
très longue. Citons : « A Practical Grammar of 
the Sanscrit Language, Arranged with réfé- 
rence to the Classical Languages of Europe, 
for the use of English Stiidents », l^e éd. 1846, 
4me 1877; < English Sanscrit Dictionary », 1851; 
une édition du drame < Sakuntala », avec notes 
et traduction littérale, 1853; revue et corrigée, 
1876; version anglaise du même drame, 1855 
et 1856; « Rudiments of Hindustani with an 
Explanation of the Persi-Arabic Alphabet for 
the use of Cheltenham Collège >, 1858; < Hin- 
dustani Primer » ; « An Easy Introduction to 
the Study of Hindustani », 1859; < Story of 
Nala », 1863; « Indian Wisdom or Examples 
of the Religions, Philosophical, and Ethical Doc- 
trines of the Hindus », 3°»e éd., 1876; « Hin- 
duism », 1877. Cet ouvrage a eu ensuite plu- 
sieurs éd.; « Modem India and the Indians », 
1878; récemment: « Religions Thought and 
Life in India » , 1883 ; « Brahmanism and 
Hinduism ». M. M.-W. a été créé chev. par 
S. M. la Reine en 1886. Il appartient à toutes 
les Sociétés Asiatiques d'Angleterre, des Indes 
et d'Amérique, est docteur honoris causa de l'U- 
niversité de Gcettingue et s'occupe maintenant 
de la réédition de ses nombreux ouvrages. 

Moiinier de la Motte, poète et romancier 
français, né, à Vannes (Morbihan), en 1833, 
exerça d'abord comme avocat, puis s'adonna aux 
lettres et publia les œuvres suivantes : « Aimer 
et souffrir » ; « Femmes et maîtresses » ; « Les 
maris entretenus » ; « Une justice de femme > ; 
« Loin du bonheur », romans; < Du printemps 
à l'automne », poésies; « Molière au berceau »; 
« Tout ce qui bouille », comédies en vers. 
En outre plusieurs articles dans les journaux 
et revues et des opuscules de genres divers. 

Monod (Jean-Paul-Frédéric), théologien fran- 



MON 



1497 



çais, fils et petit-fils des deux pasteurs réfor- 
més de Paris, Frédéric et Jean M., né, à Pa- 
ris, le 23 novembre 1822, exerça lui-même les 
fonctions pastorales à Marseille (1848-56) et à 
Nîmes. Ses aptitudes spéculatives et la modé- 
ration dont il avait fait preuve dans les luttes 
qui divisaient l'Église réformée de France, le 
firent choisir en 1864, lors de la vacance de la 
chaire de dogmatique à Montauban, comme can- 
didat commun par les deux partis. De 1865 à 
1868, M. J. M. fut également chargé de la di- 
rection du séminaire protestant. Nous possédons 
de lui, outre sa thèse de baccalauréat : « Intro- 
duction à l'épître de Saint-Jacques », qu'il pré- 
senta en 1847 à la Faculté de Montauban, la 
traduction de deux des commentaires exégéti- 
ques de Néander, dont il avait été l'auditeur à 
Berlin, ceux sur r«_Épître de Jacques » (1851) 
et la « Première Epître de Jean ». De nom- 
breux articles ont été insérés par M. J. M. 
dans la Revue Chrétienne, la Revue Théologique, 
['Encyclopédie des Sciences religieuses. 

Mouod (Théodore), prédicateur français, frère 
cadet du précédent, né, à Paris, le 6 novembre 
1836, se destina dans sa jeunesse à la carrière 
du barreau et prit en 1857 sa licence ès-let- 
tres. Un voyage qu'il eut l'occasion de faire en 
1857-58 aux Etats-Unis avec son vénéré père 
afin de recueillir les fonds nécessaires à l'érec- 
tion de la chapelle du ISTord, le rendit témoin 
à New-York d'un grand réveil religieux, et dé- 
termina sa vocation pastorale. Au lieu de reve- 
nir en France pour l'achèvement de ses études 
juridiques, il se décida à rester en Amérique, à 
suivre les cours de la Faculté de théologie pres- 
bytérienne d'Alleghany en Pennsylvanie (1858- 
60) et de donner après sa consécration au Saint- 
Ministère trois autres années de sa vie à l'é- 
vangélisation des Canadiens de langue française 
immigrés dans l'IUinois. L'Union des Églises 
libres de France, après le retour de M. T. M. 
en Europe, l'admit au nombre de ses con- 
ducteurs spirituels, et l'appela à desservir en 
remplacement de sou père la chapelle du Nord 
(1864-75). En 1875, la Mission Intérieure le 
choisit pour son principal agent ; en 1878, le 
Consistoire de Paris le désigna pour remplir 
la place de pasteur, devenue vacante par le dé- 
cès de M. Montaudon, Nous possédons de M. M. 
plusieurs discours remarquables par l'ardeur des 
croyances et le feu de l'inspiration. 

Monod (madame William, née Vallette), 
femme-auteur française, née, à Paris, en 1839, 
fille de l'excellent pasteur luthérien Louis Val- 
lette, belle-fille d'Adolphe M., épouse de M. W. 
M., pasteur à Marsauceux (Eure-et-Loire), s'est 
fait connaître par d'intéressantes publications, 
la plupart destinées à la jeunesse, telles que : 
« Souvenirs d'un jeune pasteur allemand» (Franz 
Beyschlag, 1826-56), d'après l'ouvrage original, 
' 18G8 ; « La mission des femmes en temps de 

1?S 



149S 



MON 



guerre », 1870 ; « Les héroïnes de la charité, 
sœur Marthe de Besançon et miss Florence 
Nightingale », 1873; « Les îles Sandwich trans- 
formées par le christianisme, ou cinquante an- 
nées de la vie d'un peuple », 1876 ; « Ouzmiah, 
récits de la mission américaine en Perse », 1874; 
« Histoires et légendes pour la jeunesse », 1879; 
« La Wartbourg », scènes historiques, id. 

Monrad (Marc-Jacob), philosophe norvégien, 
professeur à l'Université de Christiania, né, 
près de Tonsberg, en 1816, étudia la théologie 
à Christiania, visita (1842-44) l'Allemagne, l'I- 
talie et la France. Nous avons de lui: < Cours 
élémentaire de philosophie propédeutique et psy- 
cologie », Christiania, 1851 ; « De vi logicse ra- 
tionis in describenda philosophiae historia >, 
1860; < Du beau », douze conférences; « Epi- 
sode de dispute entre la croyance et le savoir », 
1869; « Panorama critique des tendances de la 
pensée dans les temps modernes »; c Kunstreit- 
ninger » (tendances d'art/, 1883; « iEsthectik: 
der Shjonne ag dets ForcUamet i Nabur ag 
Kunst » (Esthétique: le beau et son apparition 
dans la nature et dans l'art), 1889; « Religion, 
Religioner ag Christendom » (la religion, les 
religions et le Christianisme), 1885. 

Monrose (Eugène), ancien artiste dramatique, 
lecteur de S. M. le Roi des Pays-Bas, profes- 
seur de déclamation au Conservatoire royal de 
Bruxelles. Né, à Paris, en 1817, il a publié : 
< Conférences et entretiens sur l'art de la pa- 
role », Bruxelles, 1882 ; « Etudes sur l'art de 
la diction », id., 1883; « Recueil de lectures 
choisies appropriées aux cours de lecture et de 
diction », id., 1884; « Mémoires spleenitiques: 
souvenirs d'un comédien de province, d'un di- 
recteur et d'un professeur de déclamation », 
id., 1885. 

Mousabré (le rév. P. Jacques-Marie-Louis), 
prédicateur catholique français, né, à Blois, le 
10 décembre 1827, étudia la théologie au sémi- 
naire do sa ville natale, exerça, pendant doux 
ans, le ministère dans son diocèse, puis les 
fonctions de précepteur chez le comte de Bri- 
gode, au châtoau de Luchin, près de Lille. îl 
entra dans l'ordre des frères prêcheurs en 1855. 
Deux ans après, il commença au couvent de 
Saint-Thomas d'Aquin, à Paris, des conférences 
publiées depuis sous le titre de < Introduction 
au dogme catholiqne », 4 vol. Son éloquence 
s'y révéla. Il fut appelé à prêcher le carême 
et l'avent dans les piincipales Eglises de Paris 
et de jirovince : Saint-Thomas d'Aquin, Saint- 
Roch, Saint-Sulpice, La Madeleine, Lyon, Bor- 
deaux, Nîmes, Aix, Metz, Rouen. En 1865, il 
prêcha le carême à Londres dans la chapelle 
française. Mgr Darboy lui demanda de prêcher 
l'avont à Notre-Dame en 1869. Il choisit pour 
sujet : « Le concile et le jubilé ». Il devait 
prendre en 1871 la Station des Conférences du 
tivrème, mais empêché de se rendre à Paris, il 



MON 

retourna pour la seconde fois à Metz, où ses 
discours ardents et patriotiques produisaient une 
vive impression sur la population et faillirent 
le faire emprisonner. Rentré dans son couvent 
de Paris, il fut invité par Ms''. Guibert à pren- 
dre la chaire de Notre-Dame qu'il n'a pas quit- 
tée depuis 1872. Sous l'empire des préoccupa- 
tions du moment, il exposa les grands princi- 
pes chrétiens de l'ordre intellectuel, moral et 
social, sous le titre de « Radicalisme contre 
Radicalisme ». L'année suivante, il commença 
sa belle « Exposition raisonnée du dogme ca- 
tholique », dans ses rapports avec les besoins 
du temps présent. Cette exposition en est à son 
16« volume. Cinq volumes de Retraites pascales 
qui suivent chaque année les conférences ont été 
publiés. Parmi les autres écrits de l'éloquent 
dominicain, nous citerons : « Or et alliage dans 
la vie dévote » ; « Petites méditations pour la 
récitation du Rosaire (7 séries) » ; « Panégyri- 
ques de Sainte-Monique »; de « Jeanne d'Arc »; 
du < P. de la Salle » ; de « La défense de 
Châteaudun », etc. Monseigneur Jérémie Bono- 
melli, évêque de Crémone, vient de publier la 
traduction en italien des sermons du R. P. Mon- 
sabré en 21 vol. 

Monselise (Jules), ingénieur italien, profes- 
seur de chimie, membre de plusieurs académies 
italiennes et allemandes, né, à Mantoue, en 1846, 
étudia au gymnase et au lycée de sa ville na- 
tale et se perfectionna dans les mathématiques 
à l'université de Padoue ; de 1869 à 1876, pro- 
fesseur aux Instituts Techniques de Pignerol et 
d'Alexandrie, d'où il passa à l'Ecole Supérieure 
d'agriculture de Milan. Couronné plusieurs fois 
pour ses mémoires scientifiques, nous avons de 
lui: « L'humus nei suoi rapporti col terreno 
6 colla vegetazione » ; « Le proprietà fisiche 
del terreno e l'analisi chimica » ; « Di una pila 
a percloruro di ferro, etc. » ; « L'ipoclorito di 
calce negli elettromotori » ; « Di due nuovi re- 
attivi » ; € Ricerche fisico-chimiche intorno aile 
torbe del Mantovano » ; « Intorno aile argille 
e ai mattoni délia provincia di Mantova »; « In- 
torno a due acidi benzobisolforici » ; « La Chi- 
mica interna » ; « L'ambra primaticcia »; « Nuo- 
vi studii sul sorgo-ambra » ; « Il sorgo-ambra ». 

Montat^nu (Victor-Alexandre DE i,a), poète et 
publiciste belge, de langue néerlandaise, né, à 
Anvers, le 8 octobre 1854. On a de lui : « Onze 
strijd, vaderlandsche poëzie », Anvers, 1875 ; 
« Jets vergeten » (pièce en un acte, musique 
de J. Blockx), id., 1876, 2"'e éd., Bruxelles, 
1879 ; « Gedichten », Roulers, 1883 ; « Vlaams- 
che pseudoniemen », id., 18b4. Avec M. E. Van 
Bergen, il a publié: « Anonien ! », et avec M, 
Th. Coopman, l'excellent recueil de morceaux 
choisis des poètes flamands : c Onze dichtors », 
Anvers, 188U et éditions postérieures. Dès 1878, 
il avait prêté son concours à ce dernier écri- 
vain pour la fondation d'un important périodi- 



MOX 

que : Nederlandsche dîcht-en kunsthalle auquel il 
continua de collaborer ; nous devons nous bor- 
ner à cette mention et ne pouvons énumérer 
ici les autres revues et journaux, belges et étran- 
gers, qui renferment de lui des poésies ou des 
articles. L'Académie Royale flamande, dans sa 
séance du 19 décembre 1889, a élu M, D. M. 
membre correspondant. 

Moutaldo (Joseph), silologiste italien, né, à 
Turin, en 185i, étudia les Sciences Naturelles 
au Musée zoologique de Turin, voyagea à l'é- 
tranger, se perfectionna à Paris et commença 
dès lors une collection unique et spéciale des 
différentes essences forestières. L'étude scien- 
tifique du bois devint alors sa seule occupation. 
Nous avons de lui, en dehors de plusieurs mé- 
moires insérés aux revues spéciales, les ouvra- 
ges suivants : « L'Histologie appliquée à la Xi- 
lologie >, Turin, Negro, 1885 ; « L'Histologie 
appliquée à l'étude des bois employés dans les 
industries en Europe », id., 1889 ; « Il Rimbo- 
scamento dei nostri monti », en cours de pu- 
blication, 

Montanari (Auguste), économiste italien, pré- 
sident du Lycée de Bergame, ancien professeur 
aux Instituts Techniques et aux Lycées du 
Royaume, né, à Parme, le 1^' septembre 1843, 
docteur en droit en 1863, fonda deux ans après 
VAmico deirOperaio, feuille où il enseignait aux 
ouvriers les éléments de l'économie politique; prit 
part en 1866 à la campagne contre l'Autriche. H 
entra peu après dans l'enseignement. Nous avons 
de lui : « Elementi d'economia politica », l'''^ éd., 
1866, 3n»« éd., 1872 ; « La questione forestale 
in Italia » ; « Lo stato attuale del credito in 
Ita'iia » (en collaboration avec Tullo Martello) ; 
« Il Credito popolare » ; « La Legislazione mi- 
neraria » ; plusieurs conférences publiées ensuite 
en brochure ; enfin, la 3'"« éd. des « Elementi 
d'economia politica », Padoue, Sacchetto, 1881. 
En dehors d'une collaboration suivie au Cor- 
riere délia Sera de Milan, à V Opinione de Rome, 
à VEconomista d^ Italia de Elorence, à VOsser- 
vatore Veneto, etc., il a composé aussi des son- 
nets (Reggio-Emilia, 1887) qui eurent l'honneur 
d'une traluction allemande. 

Montecorboli (Henri), auteur dramatique, né, 
à Livourne (Toscane), en 1839, fut conduit tout 
enfant à Marseille et de là à ]*aris au Collège 
Henri IV (ou Lycée Napoléon). Il passa ses 
examens de baccalauréat, puis il entra à l'Ecole 
Centrale, où il ne resta qu'une année. Appelé 
en Egypte par son père qui habitait le pays 
depuis nombre d'années, il en revenait en 1860, 
à l'époque de l'expédition de Garibaldi qu'il re- 
joignit à Naples. Mais aussitôt après la campa- 
gne, il retourna à Alexandrie s'occupant d'affai- 
res de ban(|ue et de commerce jusqu'en 1866. 
A cette époque, il vint se fixer en Italie, à Li- 
vourne d'abord, puis à Florence, où il se jeta 
dans le journalisme militant, et pendant deux 



MON 



1499 



ans, il fut un des collaborateurs les plus actifs 
de la Gazzetta di Firenze. Il écrivait en même 
temps en français, sous le pseudonj^me de René 
de Lanty, dans quelques journaux français, des 
nouvelles, des critiques d'art, et il excellait com- 
me critique dramatique. Mais bientôt quittant 
le journalisme, il s'adonna au théâtre poussé par 
une irrésistible vocation. Il débuta en 1870 par 
une pièce en 5 actes, en prose, « L'École du 
mariage » qui le mit aussitôt en évidence et qui 
excita des discussions violentes. L'auteur avait 
abordé des situations d'une hardiesse extrême 
pour l'époque, et avait réussi à passionner la 
foule et à se tirer à son honneur des plus sca- 
breuses situations. La pièce portait pour épi- 
graphe ces mots : « Le pire des maris "vaut 
toujours mieux que le meilleur des amants ». 
Cette pièce d'un débutant eut l'honneur d'avoir 
pour interprètes M°"es Tessero, Marini, Mar- 
chi qui lui donnèrent un grand éclat, grâce à 
leur merveilleux talent. En 1872, cette pièce 
traduite en français par l'auteur lui-même était 
jouée par la troupe Meynadier avec M^^ Dés- 
olée d'abord, puis avec M^^^ Broctat, et à Milan, 
à Elorance, à Venise, à Trieste elle fut accueil- 
lie avec enthousiasme. Mais une deuxième pièce, 
« Riabilitazione » vint en 1872 donner une con- 
sacration définitive d'auteur en vedette à M. M. 
Cette pièce toute vibrante de passion, de souf- 
france humaine, de finesse et de douceurs ob- 
tint dès le premier jour un retentissant succès 
auprès du public, et elle a été jouée des mil- 
liers de fois sur tous les théâtres sans jamais 
_ trouver sur aucune des scènes de la péninsule, 
un public récalcitrant, M. César Rossi, et sur- 
tout M. Alamanno Moreili, deux acteurs de pre- 
mier ordre ont été et sont encore, dans cette 
pièce, cités comme admirables de puissance et 
de vérité. M. Moreili surtout a traversé l'Espa- 
gne et l'Amérique jouant toujours cette pièce 
avec un bonheur sans égal, et elle est encore 
aujourd'hui, à 20 ans de son apparition, aussi 
demandée que par le passé. L'auteur a cherché 
dans cette pièce la seule réhabilitation possi- 
ble pour un homme frappé d'une peine infa- 
mante, et l'a trouvée dans l'amour d'une fem- 
me. Les qualités de force et de grâce mariées 
à plaisir dans le drame, l'esprit philosophique, 
les caractères coulés en bronze, assui ent à cette 
pièce une place distingué dans le théâtre mo- 
derne. Cette pièce a été réduite en trois a^tes 
pour l'Allemagne par M. J. Bohrmann, du con- 
sentement de l'auteur, mais elle se joue sous 
un titre différent: « Verlorne Ehre * (Honneur 
perdu), et l'on oublie souvent de mentionner 
le nom de l'auteur sur les aflBches allemandes. 
En 1874, M. M. écrivit ponr la troupe de M. 
Bellotti-Bon une pièce en 5 actes intitulée : 
« Gli Oziosi » (Les Oisifs) qui resta inédite 
pour des raisons particulières, mais qu'on re- 
trouvera dans les oeuvres complètes de l'auteur. 



1500 MON 

Quelque temps après, en 1876, on joua à Milan 
« A tempo >, une pièce en un acte qui a plus 
fuit pour la réputation de son auteur qu'on ne 
saurait le croire. C'est que la pièce est exquise 
d'un bout à l'autre, les caractères sunt la cause 
bien évidente des événements, la passion y pleu- 
re de vraies larmes et le rire est de bon aloi. 
Quatorze ans de succès ne lui ont rien enlevé 
de sa fraîcheur et de sa grâce. Elle a été tra- 
duite en anglais par M"'« Danyell, en espagnol 
(et en vers) par Ermenegildo de los Rios et 
Juan Contreras, et, dans ces derniers jours, on 
l'a donnée, traduite en allemand par M. Na- 
tlianson, au Berliner Theater de Berlin, avec un 
immense succès. Deux grandes pièces suivirent: 
« Sorriso » (Sourire), en trois actes, qui eut 
un bon succès, mais qui ne put égaler le suc- 
cès de « A tempo », puis en 1886 une puissante 
pièce dramatique intitulée : « Donna Lavinia » 
qui fut non seulement un grand succès pour 
l'auteur, mais aussi un véritable triomphe pour 
M"»® Duse qui en créa le rôle principal à Flo- 
rence avec un étourdissant entrain et une force, 
une vérité irrésistibles. Dans cette pièce qui 
contient dans son premier acte un aperçu très 
fin de la Rome nouvelle, un drame passionnel 
très violent tient les spectateurs sous le char- 
me, et un caractère de femme noble et élevé, 
touchant dans son héroïque sacrifice, prend un 
relief extraordinaire. M"»*' Marchi a aussi joué 
ce rôle avec bonheur. Depuis cette pièce, deux 
autres : < Regina » et « SuUa via di Damasco » 
ont été écrites par l'auteur et sont connues 
d'un public fort restreint d'amis seulement, par- 
ce que l'auteur s'est tenu loin du théâtre pour 
des raisons de famille et surtout à la suite 
d'une affection nerveuse assez grave. Toutefois 
son activité littéraire n'a pas cessé et d'autres 
pièces dont nous devons nous abstenir de par- 
ler, sont sur le point de voir le jour. Mais M. 
M. a donné aux journaux italiens, sous le pseu- 
donyme de Fortunio, une série d'articles (au 
Ciijiifati Fracassa surtout) d'une finesse d'ob- 
servation et d'un esprit charmant. Puis il a 
donné à la Revue illustré et à la Nouvelle Re- 
vue de Paris des articles fort remarqiiables, dont 
un des derniers surtout, celui sur Paul Ferrari 
dans la Nouvelle R>vue, lui assigne une place 
parmi les critiques sérieux de son temps. 

Mont^gnt (Emile), éminont critique français, 
né, à Limoges (Haute-Vienne), le 24 juin 1825, 
fit ses premières études au Lycée de la même 
ville ot son droit à Paris. Encore étudiant, il 
débuta dans la Revue des Deux Mondes par un 
article sur le philosophe américain Emerson, 
alors fort inconnu en France et même en Eu- 
rope, sauf l'Angleterre (1847). Depuis lors, il 
collabora à cette revue, et, pendant dix ans, 
rendit compte du mouvement littéraire d'Angle- 
terre et d'Amérique. Après la mort de G. Plan- 
che, M. Buloz le chargea de rendre compte du 



MON 

mouvement littéraire eu France, tâche qu'il aban- 
donna quelques années après pour se partager 
entre la Revue des Deux Mondes et le Moniteur 
Universel, dont il fut rédacteur de 1862 à 1865. 
De cette époque à 1871, il s'occupa presque 
exclusivement de la traduction de Shakespeare 
pour la Maison Hachette. M. M. est chevalier de 
l'Ordre des SS. Maurice et Lazare d'Italie depuis 
1860. Nous avons de lui en librairie: « Libres 
opinions morales et historiques », 1858, nouv. 
éd., 1885; « Les Pays-Bas, impressions de vo- 
yage et d'art », l^e éd., 1868, 2»"' éd., 1884; 
* Souvenirs de Bourgogne », 1873 ; « L'Angle- 
terre et les colonies Australes » ; « Poètes et ar- 
tistes de l'Italie » ; « Types littéraires et fantai- 
sies esthétiques > ; « Essais sur la littérature 
anglaise»; « Nos morts contemporains »; « Ecri- 
vains modernes de l'Angleterre » ; « Chants 
du Nord et du Midi »; « Mélanges critiques». 
Ses traductions sont : « Essais d'Emorson » ; 
« Histoire de la Révolution de 1688 par Ma- 
caulay »; « Œuvres complètes de Shakespeare »; 
« Les Viking de la Baltique », roman anglais. 
Montégut (Maurice), poète et romancier fran- 
çais, né, le 16 juillet 1855, à Paris, fit ses étu- 
des au Lycée Charlemagne et débuta très-jeune 
dans la littérature. Il aborda successivement 
tous les genres: poésie, théâtre, romans, nou- 
velles. Né d'une famille aisée, il fut libre de se 
vouer uniquement à sa vocation qui se révéla 
dès son enfance. Jusqu'à ce jour, il a collaboré 
tour-à-tour aux principaux journaux parisiens, 
surtout au Figaro (supplément littéraire), au Gil 
Blas, à la Revue illustrée. Les journaux étran- 
gers ont fréquemment reproduit ses œuvres, en- 
tr'autres, la Tribuna de Rome et V Indépendance 
Belge. M. M. a publié jusqu'ici les ouvrages 
suivants: en 1874, la « Bohême sentimentale »; 
en 1875, le « Roman Tragique » ; en 1876, les 
« Contes d'amour et de Paradis » ; en 1879, 
« Lady Tempest » ; en 1880, « Les Noces Noi- 
res », drame eu deux actes, en vers, joué au 
théâtre Cluny; en 1883, « Poésies complètes »; 
en 1883, « Drames » ; en 1884, « Entre les li- 
gnes » ; en 1886, < La faute des autres » ; en 
1886, € L'Arétin », drame en vera; en 1887, 
« La Peau d'un homme »; en 1887, « L'île 
muette »; en 1888, « L'Œuvre du mal »; en 
1888, « Carabas ». Tous ces ouvrages en prose 
ou en vers, ont chaque fois soulevé des criti- 
ques, et parfois des polémiques retentissantes. 
Ces ouvrages se trouvent chez les éd. G. Char- 
pentier, Dentu et Ollendorff. 

Montcsperclll (le comte Avérard), poète ita- 
lien, né, à Pérouse, en 1810, lié d'une amitié 
vivace avec l'illustre César Cantù et avec feu 
Alexandre Manzoni, a conservé la verve de la 
jeunesse jusqu'à un âge très avancé. Nous avons 
de lui: « Poésie diverse », Florence, 1837; 
« 77 sonetti », sous le pseudonyme de Selvag- 
gio Bruno, Cortone, Colonnesi, 1856; « Pro- 



MON 

spetto deirUniverso », poème, Pérouse, 1862 
« L'Uomo », poème, id., 1868 ; « Il Genio » 
id., id., 1864; « La Vita », id., id., 1865; « En 
galdo ed Olga », nouvelle en octaves, id., 1867 
« I due Mazzetti », id., id., 1868; « Ghirlan 
de », sonnets, id., 1871 ; « Scène ed affetti » 
odes, id., 1872 ; « Verità e Sentimento », id. 
id., 1879; « Pochi momenti », sonnets, id. 
1881; « Ottavio in Perugia », poème, id., 1882 
« Dodici anni », id., id., id. ; « Totila in Pe 
rugia », id., id., 1883 ; « Sospiri poetici », poé 
sies, id., 1884; « Una notte nel Campo Sauto 
di Perugia », chansons élégiaques, id., 1885 ; 
« Pleurs cueillies dans un bois des Gaules », 
sonnets et poésies en langue française. 

Montesperelli (le comte Zopyre), fils du pré- 
cédent, a dirigé avec honneur pendant trois ans 
le journal la Provincîa deW Umbria ; il a quitté 
le journalisme pour l'enseignement des langues 
étraDgères au gymnase de Pérouse, sa ville na- 
tale, et a fait -paraître une traduction de la « Sto- 
ria politica dei Papi » de P. Lanfrey. 

Montessns de lîallore (Ferdinand de), méde- 
cin français, né, à Cbâlons, le 15 mai 1827, an- 
cien interne des Hôpitaux de Paris, fut reçu 
docteur en médecine en 1845 et vint prendre 
résidence dans sa ville natale. En 1870, tandis 
que l'armée allemande occupait la Côte d'Or, il 
ciéa une ambulance volante, la seule qui fût 
attachée à l'armée du général Cremer, rendant 
des services importants. En 1875, fondateur et 
depuis président de la Société des Sciences na- 
turelles de Saône-et-Loire. M. M. s'est acquis 
une réputation dans les sciences naturelles, et 
principalement en ornithologie. Il a fondé et ou- 
vert au public un splendide musée qu'il a déjà 
offert à sa ville natale. Sa collection des Oiseaux 
d'Europe passe pour la plus riche de France. Il 
est membre de plusieurs sociétés savantes, mé- 
decin honoraire de l'hôpital de la prison de 
Châlons, et correspondant du Ministère de l'Ins- 
truction publique. Nous avons de lui les œuvres 
suivantes: « Passage du Syrrapte paradoxal en 
France en 1863 » ; « Découverte du pigment 
ou matière colorante des plumes » ; « Utilité 
des oiseaux, leur diminution, causes et moyens 
d'y remédier » ; « Etudes ornithologiques » ; 
« Cataclysmes ornithologiques et migration des 
oiseaux » ; « Constitution ornithologique de 
Saône-et-Loire » ; « Topographie ornithologi- 
que de Saône-et-Loire » ; « Classification des 
oiseaux do Saône-et-Loire » ; « Description et 
structure du casse-guttural, du casse-noix » ; 
« Le Perdortyx-Montessus et les Perdicula ovi- 
gondata et asiatica » ; « Notions générales sur 
l'origine et le développement des plumes » ; 
« Etude des migrations des oiseaux de la Fran- 
ce » ; « Ornithologie générale et catalogue des 
oiseaux de Saône-et-Loire »; < Biographie et 
Martyrologie de Commerso le naturaliste » ; 
« Pratique journalière des maladies des femmes ». 



MON 



1501 



Moutet (Edouard-Louis), né, à Lyon, en 1856, 
se voua à l'étude de la théologie et fréquenta 
successivement les Universités de Genève, Ber- 
lin, Heidelberg. La Faculté de Paris lui conféra 
en 1883 le doctorat. D'abord privât Docent pour 
l'arabe à l'Université de Genève, M. M. a été 
nommé en 1885, en remplacement de M. Segond, 
professeur ordinaire pour les langues sémitiques; 
auparavant il avait assisté, en qualité de secré- 
taire, M. Chastel pour la rédaction de son « His- 
toire du Chmstianisme ». En dehors de très 
nombreux articles sur la littérature et les re- 
ligions de l'Orient, insérés de préférence dans 
la Revue jwiir Vhistoire des religions, M. M. s'est 
fait connaître et apprécier du public scientifique 
par les ouvrages suivants: « Etude littéraire et 
critique sur le livre du prophète Joël », 1877 ; 
< Essai sur les origines des partis sadducéen 
et pharisien », 1883 ; « Histoire littéraire des 
Vaudois du Piémont », 1885; « La Noble Le- 
çon d'après le manuscrit de Cambridge », 1888. 

Montet (Emmanuel-Charles-Albert de), his- 
torien suisse, né, à Vevey, le 15 avril 1845, fut 
élève au Collège de Morgen, à l'institut agricole 
de Hoswyl et suivit des cours des lettres à Pa- 
ris. Son goût prononcé pour la carrière militaire 
l'engagea en 1864 à prendre du service en Au- 
triche et à y demeurer jusqu'en 1874; il fit, 
entr'autres, la campagne de 1866 en qualité de 
lieutenant des hulans, et prit part à la bataille 
de Sadowa. Les études historiques ont ressaisi 
M. de M. depuis son retour en Suisse. Outre 
différentes brochures, nous avons de lui: « Ca- 
talogue de la Bibliothèque de Vevey », 1875; 
« De la tâche présente de l'histoire naturelle », 
Genève, 1879 {Ay^chives des Sciences physiqiies et 
naturelles, traduction de l'allemand) ; « Des tom- 
beaux d'évêques de la cathédrale de Lausanne », 
1881 ; « M™« de Warens et son mari » {Biblio- 
tlûque universelle, mai 1884, en collaboration 
avec M. E. Ritter) ; « Extraits des documents 
relatifs à l'histoire de Vevey », Turin, 1884 
(extrait de Miscellanea di Storia italiana). Nous 
lui sommes redevables d'un ouvrage de longue 
haleine qui rend aux chercheurs de précieux ser- 
vices: « Dictionnaire biographique des Genevois 
et des Yaudois », Lausanne, 1877-78. M. M. a 
été agrégé pour ses travaux historiques comme 
membre correspondant ou honoraire à nombre de 
sociétés savantes d'Italie, de France, de Suisse 
et d'Autriche. Nous citerons, entr'autres, les 
députations royales pour l'histoire nationale à 
Turin et à Bologne, la Société française des 
Études historiques à Paris, les académies de 
Besançon, de Savoie et du Chablais, etc., etc. 

Montgomery (Mn>e G. de, née LuCT DiTTE), 
femme de lettres française, née, le 12 août 1861, 
au Château de Saint-Paul à Saint-Remy (Seine- 
et-Oise). Elle a publié des « Nouvelles », dans 
le Supplément littéraire du Petit Journal, sous le 
nom de Thamysis ; « Etude de Schopenauer », 



1502 MOX 

dans la Revue de la France moderne >, 1888; € Poé- 
sies », Paris, Lemerre ; « Premiers vers >, id. 

Mouti (Jules), professeur de littérature ita- 
lienne, né, en 1867, à Ponte a Bugsjiano, fit 
ses premières études aux Séminaires de Pescia 
et de Prato, ensuite acheva son éducation clas- 
sique aux Collèges de la Querce e CeppnreUo 
près de Florence. En 1887, il publia: « Studi 
critici », Florence, H. F. Munster. Nous avons 
aussi de lui : « Storia délia letteratura italiana 
dall'origine délia lingua ai nostri gï©rni », 1888. 

Montini (M^k"". Vincent), homme de lettres 
italien, né, à Montepulciano, le 9 septembre 1850, 
étudia la philosophie et la théologie au Séminaire 
de sa ville natale, et se perfectionna à Florence; 
il entra dans les Ordres et dans l'enseignement, 
et enseigna la philosophie morale au Gymnase 
de Montepulciano (1879-84) ; nommé curé de la 
Cathédrale à cette époque, il ne tarda guère à 
entrer au Chapitre comme chanoine, et reçut en 
1889 de S. S. le Pape la prélature avec le rang 
de Protonotaire Apostolique. Nous avons de lui: 
* Cenno storico di Montepulciano », 1879 ; < A 
mia madré », id. ; « Elogio funèbre del P. Ada- 
mo Rubbioli », id. ; € Poésie italiane », 1885; 
« La leggenda di Raimondo da Capua sopra 
S. Agnese da Montepulciano », traduction du 
latin avec notes, 1887; « Fiori e lacrime sulla 
tomba di Angelo Zeinali », 1888 ; « Fra Marino 
da Castiglion Fiorentino », 1889. M'^K''. M. col- 
labore au journal PoUziano de Montepulciano. 

Montorgaeil (Georges), chroniqueur et ro- 
mancier français, professeur libre de littérature 
française. Son nom de famille est Octave Le- 
besgue, mais il n'est jamais désigné que sous 
le nom de Georges Montorgueil qui est son nom 
définitif en littérature. M. G. M. n'a fait aucune 
étude classique; il est sorti de l'école primaire 
à douze ans ; il est demeuré ouvrier jusqu'à 
vingt ans ; il est né, à Paris, rue Montorgueil, 
le 5 novembre 1857. Après avoir fait ses débuts 
dans la presse provinciale, il est devenu rédac- 
teur en chef du Réveil Lyonnais. Entré dans la 
presse parisienne en 1883, il employa à la Ba- 
taille la signature de Jean Vafjean dans une 
chronique quotidienne. Actuellement chroniqueur 
au Paris sous son pseudonyme littéraire de Geor- 
ges Montorgueil et sous le pseudonyme quoti- 
dien de Caribert, il est, en outre, collaborateur 
au Mot d'Ordre, à la Paix, à VÉcho d'Oran. Il 
a publié en feuilleton cinq romans et un acte 
au théâtre; mais c'e.st surtout comme chroni- 
queur qu'il est connu. 

Monral (Georges-Mondain), archiviste et lit- 
térateur français, né, au Monceau (Commune 
d'Avon-les-Fontainebleau), le l*^"" avril 1845, 
fils d'H. F. Mondain, colonel du génie. M. M. 
fut reçu avocat au barreau de Paris en 18G8, 
mais sa vocation pour le théâtre était telle, 
qu'il abandonna le barreau pour suivre les 
cours du Conservatoire, et fit partie de la clas- 



MOO 

se de Régnier (1871-73). A cette époque, il 
organisa pour M. Ballande le jubilé du se- 
cond centenaire du théâtre italien ; puis après 
avoir fait avec M^'e Agar une tournée théâtrale 
dans toute la France, la Belgique, la Hollande 
et Londres, il entra à l'Odéon, où il joua ex- 
clusivement pendant quatre ans, de 1874 à 1878, 
le répertoire classique. En 1878, il passa au 
Théâtre Français en qualité d'archiviste. Léon 
Guillard venait de mourir : ses triples fonctions 
de bibliothécaire, d'archiviste, d'examinateur fu- 
rent partagées entre MM. François Coppée, 
Monval et Adrien Decourcelle. A la mort de M. 
Verteuil, secrétaire général de la Comédie Fran- 
çaise, M. M. fut nommé secrétaire du Comité, 
et lorsque M. Coppée entra à l'Académie Fran- 
çaise, il réunit ses fonctions de bibliothécaire 
à celles d'archiviste. M. M. a fondé une revue 
mensuelle. Le Moliériste, 1879. Il a fait paraî- 
tre : « Histoire de l'Odéon », 2 vol. in-8o, 1870; 
« Le Théâtre français de Chappuzeau », 1876; 
< Nouvelle collection moliéresque » ; « Recueil 
sur la mort de Molière » ; « Lettres au Mer- 
cure » ; « Promenade de Saint-Cloud », 1887. 
Il a en préparation ses plus importants ouvra- 
ges : « Lettres d'Adrienne Lecouvreur », pré- 
cédées d'une étude biographique ; « Les regis- 
tres de la Thorillière et d'Hubert » ; < Le jour- 
nal du souffleur » ; « Les comédiens de campa- 
gne au XVII® siècle » ; « Abrégé de l'histoire 
du Théâtre français ». M. M. est officier de 
l'Instruction publique. Il est membre du comité 
des Inscriptions parisiennes et de la Société 
historique du Gatinais. 

Moos (S.), docteur et professeur d'otologie, 
directeur de la clinique pour les maladies de 
l'oreille à l'Université de Heidelborg, né, le 
15 juillet 1831, à Randegg (Grand-Duché de 
Bade), fit ses premières études (1851-56) à Hei- 
delberg, Prague et Vienne. De 1854 à 1856, il 
fut assistant à la Clinique médicale à Heidel- 
berg; en 1855-56, ayant présenté au concours 
pour le prix assigné par le Grand-Duc de Bade 
Charles-Frédéric, un mémoire intitulé: « Ueber 
den Harnstofif und Ruchsalz- Gehalt des Urins 
in verschiedenen Krankheiten insbesondere in 
Tj'phus und Intestinalcatarrh », la Faculté de 
médecine de Heidelberg lui décerna la grande 
médaille d'or. M. M. exerce la médecine depuis 
1856 et depuis 1859 il est agrégé de la Faculté 
de médecine à Heidelberg. En 1866, il devint 
professeur d'otologie et en 1875 chef de la Cli- 
nique à l'Université do cette ville. Il a publié: 
« Klinik der Ohrenkrankheiten », Vienne, 1866; 
« Normale und pathologische Anatomie der eu- 
stachischen Rôhre », Wiesbaden, 1875; « Me- 
ningitis cerebro-spinalis epidemica », Heidel- 
borg, 1881 ; € Ueber Pilzinvasion des Labyrinths 
nach Diphtherie », Wiesbaden, 1887. Il est 
aussi rédacteur du Zeitschrift fur Ohrenheil- 
kundcj qui se piiblie en allemand et en nnglais. 



MÛR 

Il a pour collaborateur M. le prof. Knapp à 
New-York. L'édition allemande paraît à Wies- 
baden chez J.-F. Bergman. La plupart des arti- 
cles d'otologie écrits par M. M. ont été insérés 
dans cette publication : on en trouve cependant 
épars dans d'autres journaux spéciaux tels que 
Virchow Archiv. d. Bal. Klin. Wochenschr., et 
Ârchiv. f. Âugen und Ohrenheilkunde, etc., etc. 
Morandi (Félicité), femme-poète et pédago- 
giste italienne, née, à Varese, en 1830. Elevée 
à l'Institution Bianconi de Monza, douée d'un 
talent précoce, elle débuta de bonne heure par 
de forts jolis vers que (sous le pseudonyme de 
Una Lombarda) elle publia à Milan en 1857, 
avec le titre de < Ghirlande di Fiori per l'in- 
fanzia e per l'adolescenza ». Suivirent : « Com- 
ponimenti poetici », 1859. En 1861, elle dirigea 
l'Ecole Technique des jeunes filles à Parme. 
Elle passa ensuite à l'Orphelinat des jeunes fil- 
les de Milan. En 1874 à celui de la capitale. Ac- 
tuellement M'"^ M. est inspectrice des écoles des 
femmes pour l'Italie septentrionale. Nous avons 
d'elle: « Nuovi versi », Parme, 1862; « Comme- 
die per le case di educazione », Milan, 1864; 
« Teatro éducative », 30 comédies, 1868; « L'Epi- 
stolario », couronné, 2^ éd.; « Poésie éducative », 
1873; un drame: « La tratta dei fanciulli »; 
les romans : « I due opposti » ; « Ida e Clotil- 
de ». De 1879 à 1888, elle a publié: « Passeg- 
giata mitologica » ; « Da Torino a Napoli. De- 
scrizione aneddotica » ; « Studii ameni di Emi- 
lie e Gemma » ; « In famiglia » ; « Le jardin 
du cœur », recueil de poésies pour l'enfance et 
l'adolescence ; « Il giornale d'Adèle » ; « Teatro 
éducative »; « Età felice »; « Gioie dell'intei- 
letto e del cuore ». 

Morandi (Louis), homme de lettres et péda- 
gogiste italien, professeur aux Instituts techni- 
ques, né, à Todi (Ombrie), le 18 décembre 
1844, où il reçut sa première éducation. Il suivit 
Garibaldi en 1867, prit part à l'affaire de Mon- 
terotondo et l'année suivante publia ses souve- 
nirs sous le titre de « Da Corese a Tivoli ». 
Il se consacra dès lors à l'enseignement et à la 
littérature. En librairie: « Perugia e Assisi »; 
€ Le biblioteche circolanti », discours, 1868; 
« Saggi critici », id. ; « Corti e sentenze d'amo- 
re », traduit du français de Jules Barbier, id. ; 
« Saggio di proverbi Umbri con illustrazioni », 
1869; « La Guerra », discours, id.; « Profili di 
scrittori italiani viventi », 1870; « Mazzini edu- 
catore », 1872, nouvelle éd., corr., revue, aug., 
1879; « Poésie », 1875; « Sonetti in dialetto 
romanesco del Belli » ; « Le correzioni ai Pro- 
messi Sposi e l'unità délia lingua », 1879; « La 
maestrina », comédie. En septembre 1880, nous 
trouvons M. M. professeur libre de littérature 
italienne à l'Université de Rome. De novembre 
1881 à 1886, professeur des Belles-Lettres de 
S. A. R. le Prince Royal d'Italie. Citons en- 
core: « Due commedie e un discorso suU'uuità 



MOR 1503 

délia lingua rispetto alla coramedia », 2e éd., 
Rome, 1883; « Voltaire contro Shakespeare, 
Baretti contro Voltaire, con un'appendice alla 
Frusta letteraria », Città di Castello, 1884; « In 
quanti modi si possa morire in Italia », Turin, 
1883; « La Francesca di Dante », Città di Ca- 
stello », 1884; préface aux « Lettere critiche », 
de Bonghi, id., id.; préface au « Gustave Mo- 
dena », de Bonazzi, id., id. ; « Origine délia 
lingua italiana », id., 1887; < Antologia délia 
nostra critica letteraria moderna », id., id. ; 
« Poésie », id., 1888; préface et notes aux 
< Sonetti romaneschi del Belli », id., 1886-88 ; 
plusieurs articles de critique littéraire dans les 
journaux et principales rerues d'Italie. 

Morano (Antoine), éditeur napolitain, ch-ef 
de la plus forte maison de librairie de l'Italie 
méridionale, dont les éditions ont été couron- 
nées aux Expositions nationales italiennes. 

MordoYzeff (Daniel-Lukit), historien et pu- 
bliciste russe, conseiller d'Etat, né, le 6 dé- 
cembre 1830, dans le village Danilovka, dans 
la Russie méridionale. Il fit ses premières étu- 
des dans son district et dans la ville de Sara- 
tof; en 1854, il fut licencié en philologie à 
l'Université de Saint-Pétersbourg. Il rédigea 
pendant plusieurs années (depuis 1856) la Ga- 
zette provinciale de Saratoff, depuis le Journal 
du Ministère des coies de communication, dont 
il a quitte la rédaction en 1884. Parmi ses pu- 
blications, on nous signale : « Le Samozvanicz 
Jean » ; « Un morceau d'histoire de la Pologne » ; 
« La Chute de la Pologne » ; < Les livres sco- 
laires du XVI* siècle » ; « Les Samosvanzi » ; 
« Recueil littéraire de la Petite Russie > ; « La 
Haidamacina » ; « L'année 1812 ». 

Moreau (Jean-Marie-Célestin), publiciste et 
romancier français, né, à Paris, le 2 avril 1857, 
fit ses études au Collège des Jésuites de Poi- 
tiers, puis à la Faculté de droit de la même 
ville. Nous avons de lui: « L'âge de fer », poé- 
sies; « Ar Berniou Pez », roman; « Au Delà, 
contes étranges » ; « Au Delà, nouveaux contes 
étranges ». 

Moral (Charles), philologue et journaliste 
suisse, né, le 20 mars 1837, à Lignerolles dans 
le Canton de Vaud, étudia les langues anciennes 
à l'Université de Bonn et y prit en 1858 son 
doctorat en présentant pour thèse: « De Xe- 
nophontis Republica Atheniensium ». Après son. 
retour en Suisse, l'Académie de Lausanne so 
l'adjoignit de 1860 à 1862 en qualité de pro- 
fesseur suppléant pour la littérature latine. En 
1862, M. C. M. s'établit à Paris, remplit auprès 
de Léon Rénier les fonctions de secrétaire, 
collabora à la publication des œuvres de Bar- 
tolomeo Borghesi et fut avec MM. Paul Meyer, 
Gaston Paris et Hermann Zotenberg, l'un des 
fondateurs de la Revue critique d'histoire et de 
littérature. L'école des Hautes-Etudes le comp- 
ta dès sa création au nombre de ses répétiteurs 



1504 MOR 

pour les antiquités romaines et la philologie 
latine. En 1874, M. M. se fixa de nouveau et 
définitivement en Suisse : attaché depuis cette 
époque d'une manière permanente à la rédaction 
du Journal du Genève, il a été de 1875 en 1881 
chargé, en qualité de professeur extraordinaire, 
du cours d'archéologie à l'Université de cette 
ville. Nous mentionnerons parmi les plus im- 
portants travaux de M. M. : < Recherches sur 
un poème latin du IV* siècle >, dans la Revue 
Archéologique, 1868; « Castell und Viens Ta- 
cgetium in Ràtien » [Commenfationes Mommse- 
nianœ), Berlin, 1877; « Genève et la Colonie 
de Vienne sous les Romains, étude sur l'orga- 
nisation municipale », dans les Mémoires de la 
Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève, 
tome XX, tiré à part, 1888. Nous lui sommes 
également redevables de la traduction des « Re- 
cherches sur Pline le Jeune », par Mommsen, 
Paris, 1872, et de 1'* État Romain », par Mad- 
wig, Paris, 1883-1888. 

Merci (Joseph-François-Marie), homme po- 
litique français, maire de Lallaing, conseiller 
d'arrondissement, président du syndicat de des- 
sèchement de la Vallée de la Scarpe, député 
du Nord, est né, le 26 août 1844, à Arras (Nord). 
Reçu licencié en droit après de brillantes étu- 
des, il fut incorporé au moment de la guerre 
dans la première légion des mobilisés du Nord, 
comme simple soldat. Il ne tarda pas à être 
nommé lieutenant et prit part en cette qualité 
à toute la Campagne de l'armée du Nord, où 
il fit vaillamment son devoir. En 1874, il fut 
nommé lieutenant en premier au 1^^ régiment 
territorial d'artillerie et en 1881 il fut promu 
au grade de capitaine au même régiment. Fixé 
par ses affaires et ses relations de famille dans 
l'importante commune de Lallaing, U. M. en 
fut élu maire le 11 avril 1874; conseiller d'ar- 
rondissement de Douai, il fut porté sur la liste 
monarchiste du Nord, aux élections du 4 octo- 
bre 1885, et fut élu le onzième sur vingt. Les 
loisirs que lui laisse la politique, il les consacre 
à des travaux scientifiques et littéraires pour 
les Sociétés des arts de Douai (Nord), et de 
Poligny (Jura), dont il fait partie. 

Morel (Joseph-Pancrace), homme politique 
et jurisconsulte «uisse, né, à Saint-Gall, le 8 
février 1825, fit ses études de droit aux Uni- 
versités de Heidelberg et passa l'hiver 1848- 
1849 à Paris pour y suivre les audiences des 
tribunaux. Lorsqu'il se fut fixé en Suisse, la 
carrière de la magistrature s'ouvrit devant lui 
après un stage relativement court au barreau ; 
de 1859 à 1866, il remplit les fonctions de pré- 
sident du tribunal de première instance, de 1866 
à 1869 celles de président de la Cour de Cas- 
sation, De 1861 à 1874, le Grand Conseil Saint- 
Gallois le compta également au nombre de ses 
membres. La carrière fédérale de M. M. à été 
tout aussi honorable et tout aussi fructueuse- 



MOR 

ment remplie. Député depuis 1869 au Conseil i 
des Etats, il fut désigné en 1874 par l'As- 
semblée fédérale pour occuper un des sièges 
du Tribunal fédéral. De 1879 à 1881, ses collè- 
gues l'appelèrent à la présidence de ce corpâ. 
Le Conseil d'Etat vaudois a chargé en 1^:^87 
M. M. d'enseigner à l'Académie de Lausanne 
le droit public suisse; l'Université de Berne 
l'avait déjà en 1877 nommé D"" jur. honoris causa. 
Lb principal titre scientifique de M. M. est 
l'achèvement du « Manuel de droit public suis- 
se », qu'avait entrepris le D^ Blumer et que 
laissait interrompu la mort prématurée de cet 
éminent magistrat (1877). 

Moreiio de la Tejera (Vincent), médecin de la 
marine et romancier espagnol, né, à Madrid, le 
2 février 1878, docteur en chirurgie à l'Univer- 
sité de Madrid, entra au service de la flotte, 
le quitta pour se consacrer à la littérature, col- 
labora au journal El G loba, dirige maintenant 
la Izquierda Dinastica. En librairie : « Diario 
de un viaje à Oriente », 1879; « Tratamieuto 
del Coléra », 1884; « Campaîla sanitaria », 1885; 
« El nudo Gordiano »; « A bordo de un bote »; 
« La espada de Lucifer » ; « Monarca, bandido y 
fraile »; < Crimen y gastigo »; « La gran mu- 
jer »; < Las burascas de la vida » ; « El muerto 
resucitado »; « Las Catacumbes de Napoles »; 
« Los petardistas »; « La joya maldita »; « Los 
hijos del misterio » ; < Huérfana y mârtir » ; 
« La sangre d'un héroe » ; < Los mdrtires del 
presidio > ; « El juramento de muerte >; « La 
mina de fuego » ; c El canto de sangre », nou- 
velles, 1882-1889. 

Moret (Eugène), romancier français, né, à 
Paris, en 1835, membre du Comité de la So- 
ciété des gens de lettres, chevalier de Charles 
III, officier de l'instruction publique, a publié 
un grand nombre de romans, parmi lesquels 
nous citerons: « Les nuits de l'Opéra > ; « Le 
médecin des femmes »; « Histoires amoureu- 
ses » ; « Les femmes au cœur d'or » ; « Les 
amours d"un Garde-Française » ; « Les femmes 
sous la Terreur » ; « Les miettes de la Scien- 
ce » ; « Le médecin confesseur > ; « Les mil- 
lionnaires de Paris » ; « Le Roi des Sauve- 
teurs » ; « La Juive du Marché-Neuf » ; « L'in- 
génue de province » ; « Les drames du Palais 
de Justice »; « Confessions de M"'' de La Val- 
lière » ; « La grande dévote » ; « Les Cloches 
de Noël » ; « Les messagères de l'amour » ; 
« La Révoltée »; € Le Danse des milliards » ; 
€ Son Éminence Noire > ; € La petite Kate » ; 
« Jeunesse brisée » ; « Confession d'une jolie 
femme »; < Le pendu de Liverpool »; « Les 
mystères de la Saint-Barthélémy » ; « Confes- 
sions de Ninon de Lenclos »; < Mémoires de 
Gabrielle d'Estrées » ; « Confessions de M'"" 
de Pompadour » ; < Confessions de la Comtesse 
Dubarry » ; < Les fils de Tartuffe > ; « Les fem- 
mes célèbres » ; « Los femmes de 93 » ; « Les 



MOR 

brûleurs du Poitou » ; « Le bourreau à travers 
le.s siècles ». 

Moriani (Louis), jurisconsulte toscan, pro- 
fesseur de Pandectes à Pavie, né, à Castel- 
nuovo près de Sienne, le 2 janvier 1845; docteur 
en droit à l'Université de Sienne en 1864; sa 
thèse: « Sulla proprietà civile », fut considérée 
par le Conseil supérieur de Tlustruction pu- 
blique comme la meilleure composée en Italie 
de 1855-65 et valut au jeune auteur une bourse 
universitaire. Nous avons de lui: « Programma 
per le lezioni délie istituzioni di diritto roma- 
no », Sienne, 1871; « Notizie sull'Università di 
Siena », id., 1873; « Délia Filosofia del diritto 
nel pensiero dei giureconsulti romani », Flo- 
rence, 1876; « Istituzioni di diritto romano », 
Sienne, 1879, ouvrage essentiel malheureusement 
resté incomplet. En outre, une foule de discours, 
rapports, mémoires, etc. 

Moriu (André-Saturnin), écrivain libre-pen- 
seur français, né, à Chartres, en 1807, un des 
vétérans de la démocratie, débuta dans le jour- 
nalisme en janvier 1830. Il fut tour-à-tour no- 
taire, avocat et (en 1848) sous-préfet. Pen- 
dant l'Empire, il collabora à plusieurs journaux 
d'opposition comme le Glaneur d' Eure-et- Loire, 
Y Union agricole d^Eure-et-Loire, le Progrès du 
Nord, le Progrès de Lyon, le Rationaliste de 
Genève, le Libre Examen de Bruxelles, la Li- 
bre Pensée, la Pensée nouvelle, le Libero pen- 
siero de Milan, V Excommunié de Lyon, les 
États-Unis d'Europe, la Science politique, le 
Journal des géomètres, la Finance nouvelle. Nous 
avons de lui en librairie: « Traité de magné- 
tisme et sciences occultes »; « Examen du 
Christianisme > ; « Jésus réduit à sa juste va- 
leur » ; « Séparation du spirituel et du tem- 
porel »; « L'-tsprit de l'Eglise »; « Virgini 
pariturae » ; « Le prêtre et le sorcier » ; « Fan- 
taisies théologiques »; « Gabriel ou vœu ecclé- 
siastique » ; « Tribulations d'un anobli » ; « Hé- 
bertistes modernes »; « La Confess on »; « Le 
mariage des prêtres » ; c La- Providence et la 
politique » ; « La superstition » ; « Séparation 
ou concordat » ; < Les miracles » ; « Les prin- 
cipes de 89 » ; « Les funérailles civiles et le ma- 
riage civil »; « Essais de critique religieuse ». 

Morin (Henri-Constantin), contre-amiral ita- 
lien, député au Parlement, secrétaire général 
au Ministère de la Marine, né, à Gênes, en 1839, 
a co laboré à la Rivista Marittinia de Roma en 
y publiant de très beaux rapports de Campa- 
gne, notamment ceux qu'il a envoyés lorsqu'il 
commandait la corvette Garibaldi dans les mers 
du Sud (1879-80). 

Morley (Henry), littérateur anglais, né, à 
Londres, le 15 septembre 1822, étudia la mé- 
decine au King's Collège de Londres et la pra- 
tiqua jusqu'en 1848. Ensuite il fut pendant 
deux ans à Liscard dans le voisinage de Li- 
verpool, où il^ s'occupa de littérature et d'ensei- 



MOR 



1505 



gnement. En 1850, appelé par Charles Dickens 
à Londres, il collabora pendant 17 ans aux deux 
journaux Hoxisehold ivords et The Examiner 
(1858-1865). Depuis 1865, M. M. est professeur 
de littérature anglaise au Unirersity Collège. 
Nous avons de lui: « How to Make home unheal- 
thy », 1850; « A defence of ignorance », 1851; 
« Life of Bernard Paiissy », 1852; « Jérôme 
Cardan », 1854; « Cornélius Agrippa », 1856; 
« Memoirs of Bartholomew Fair », 1857; « Fairy 
Taies », 1859-60; « English writers before Chau- 
cer », 1864; « Journal of a London Playgoer », 
1866; « English writers », 1867; « Steele and 
Addison's spectator », avec notes, 1868; « Life 
of Clément Marot », 1870; « Tables of English 
Literature », id.; « A First Sketch of English 
Literature », 1873; « A Library of English Li- 
terature », 1874; « English Literature in the 
Reign of Victoria », 1881; « Florio's Montaigne », 
1886; « Boswell's Life of Johnson, etc. », id. ; 
€ Morley universal Library », commencée en 
1886; « English Writers », recommencés en 
1889. 

Morosî (Antoine), journaliste et littérateur 
italien, né, à Livourne, le 5 mai 1864, acheva 
ses études lycéales et débuta dans le journa- 
lisme par des contes et des articles insérés dans 
le Telefono de Livourne, collabora ensuite à la 
Cultura de Rome, à VElettrico, le Sigaro et à la 
Cordelia de Florence. M. M. a publié plusieurs 
nouvelles pleines de verve et articles d'art 
dramatique dans le journal théâtrale La Staffile 
de Florence, dont il est rédacteur depuis six 
ans. Nous avons de lui, sous le pseudonyme de 
Lionello, avec lequel il signe toujours ses écrits, 
« Aberrazioni meutali », nouvelles, Florence, 
Coppini e Bocconi, 1887. M. M. appartient à la 
rédaction du « Dictionnaire des Ecrivains du 
jour ». 

Morosi (Joseph), historien et philologue ita- 
lien, né, à Milan, en février 1844, fit ses études 
à l'Académie scientifique et littéraire de cette 
ville, où il est actuellement professeur d'histoire 
ancienne depuis 1877, après avoir été profes- 
seur aux Lycées de Lecce et de Naples. Nous 
avons de lui des recherches fort intéressantes, 
sous les titres suivants : « Studii sui dialetti 
greci délia Terra d'Otranto », Lecce, 1870; 
« Ricerche intorno alla origine délie colonie 
greche nella Terra d'Otranto », Florence, 1871; 
« Cose italo-greche », Naples, id. ; « I dialetti 
romaici del mandauiento di Bove in Calabria », 
Turin, Loescher, 1874; € Vocalisme leccese », 
id., id., id. ; « Intorno al motivo dell'abdicazione 
dellimperatore Diocleziano », Florence, 1880; 
« La Società Palatina », id., 1881 ; « Se i Greci 
odierni sieno schietta disceudenza degli auti- 
chi », Turin, 1882 ; « L'invito di Eudossia a 
Genserico », Florence, Le Monnier, id. ; « ]1 
significato délia leggenda nella guerra troiana », 
Turin, 1883 ; « I dialetti gallo-italici di Sicilia », 

189 



] oOr, MOR 

ifl., 1885; € L'odierno dialetto catalano di Al- 
ghero in Sardegna », Florence, 1886; « I Te- 
deschi sul versante méridionale délie Alpi >, 
id., 1887. 

Morosini (Jean), ingénieur italien, professeur 
de mécanique agraire à l'Ecole Supérieure d'a- 
griculture de Milan, né, à Pavie, où il fit ses 
études, le 15 avril 1842. Il se perfectionna à l'E- 
cole d'application des Ingénieurs de Milan ; ser- 
vit à l'armée de Garibaldi en 1866. Nous avons 
de lui: « Calcolo délie tavole meteoriche », 1867; 
« Le forze idrauliche », 1877; « Sull'aratura a 
vapore », 1882; c Dinaraometro diiferenziale », 
id. ; « Teoria meccanica délie scrematrici », 
1885, et plusieurs études sur les « Essicatoi 
per cereali », insérés dans le journal La Natura 
de Milan. 

Morosof (Pierre), docteur ès-lettres, profes- 
seur de littérature russe à l'Université de Saint- 
Pétersbourg, né, le 25 janvier 1850, à Nijni-Nov- 
gorod, suivit les cours au Collège de la même 
ville, puis entra (1871) à la faculté historique 
et philologique de Saint-Pétersbourg. Ses étu- 
des achevées, en 1885 il fut admis comme pro- 
fesseur à l'Université de Saint-Pétersbourg. En 
1875, il commença ses travaux littéraires ])ar 
des études sur les écrivains russes du XVIII® 
siècle, et dès 1877 collabora à plusieurs revues, 
telles que les Annales philosophiques, le Journal 
(lu Ministère de l'Instruction publique, le Mes- 
saf/er d^ Europe, La Semaine, Messager Etranger, 
Messager du Nord, La Vérité russe, Le Pays, etc., 
en y insérant des articles bibliographiques, criti- 
ques et politiques. En 1880, il publia un livre sur 
« Théophane Procopowicz », un des écrivains 
de l'époque do Piorre-le-Grand, puis « Précis 
de l'histoire des littératures slaves » , dans 
Vllisfoire tiniverselle de littérature, éditée par 
M. Korch ; « Etudes sur l'histoire de la cari- 
cature » ; « Etudes sur les écrivains italiens 
(G. Giusti, G. Carducci) et espagnols (Queve- 
do) » ; « L'histoire de la littérature dramatique 
et du théâtre en Russie », 1888. En 1887, M. M. 
a rédigé la nouvelle édition critique des « Œu- 
vres do Pouchkine », avec des notes bio-biblio- 
graphiques, 

Morpurgo (Emile), économiste, député au 
Parlement, professeur de statistique à l'Univer- 
sité de Padoue, ancien secrétaire général au Mi- 
nistère do l'Instruction publique, né, en cette 
ville, en 1840. Nous avons de lui, en dehors de 
ses remarquables discours parlementaires et d'i- 
nauguration de cours, les ouvrages suivants: 
« La statistica e le scienze sociali », 1872 ; 
< L'istruzione teonica in Italia », 1874; € La 
Finanza », 1876; «Marco Foscarini e la repub- 
blica di Venezia nel secolo XVIII », 1880. 

Mors (Henri), hi.storien et péilagogiste suis- 
se, né, le 6 septembre 1818, à Brutter près de 
Winterthur , fit ses études au séminaire de 
Xiissnacht sous la direction de Thomas Sdicrr, 



MOR 

embrassa la carrière d'instituteur et fut succes- 
sivement régent secondaire dans les bourgs et 
villages de Schwarzenbach, Bubikon, Richtor- 
schwyl, professeur au séminaire thurgovien de 
Kreuzlingen (1849-52), directeur du séminaire 
bernois de Mûnchenbuchsee (1832-60), direc- 
teur de l'orphelinat de Winterthur, poste qu'il 
occupe encore aujourd'hui, malgré vingt-neuf 
années d'une activité incessante. Son principal 
titre littéraire est une « Biographie de Pesta- 
lozzi », Winterthur, 2 vol., 1865-84. 

Mors (Guillaume-Henri), philologue suisse, 
fils du précédent, né, le 23 octobre 1854, à 
Miinchenbruchsee, reçut l'instruction secondaire 
au gymnase de Winterthur, fut immatriculé en 
1873 à l'Université de Zurich, prit en 1877 son 
doctorat à celle de Strasbourg, et continua ses 
recherches pendant quelques années encore -dans 
les bibliothèques de Madrid, Paris et Florence. 
L'Université de Berne l'a nommé en 1879 profes- 
seur ordinaire pour les langues romanes. Nous 
citerons parmi ses travaux les plus importants : 
« Les idées et les images dans l'ancienne chan- 
son française de Roland » (thèse pour le docto- 
rat), Strasbourg, 1877 ; « Le poème de José » 
(d'après le manuscrit de la Bibliothèque Natio- 
nale de Madrid), Leipzig, 1883 ; « Trois chants 
populaires de la vallée de Bergell », Gœttingue, 
1886, « Table chronologique pour des leçons sur 
Molière », Bonn, 1886; * Essais sur l'histoire 
du drame en France », Hambourg, 1888; « Les 
tendances à l'unité philologique dans la Suisse 
chrétienne », Berne, id. M. M. est un collabo- 
rateur assidu de la Romania, de la Revue pour 
la philologie romane, du Recueil pour les études 
romanes, de toutes les revues françaises et al- 
lemandes de cet ordre. 

Morsbach (Laurent), savant allemand, pro- 
fesseur de philologie anglaise à l'Université de 
Bonn, né, dans cette ville, en 1850. Il y étudia 
(1868-74) les langues classiques et la grammai- 
re comparée des langues indo-européennes et 
ensuite il se voua presque exclusivement à l'é- 
tufle des langues romanes et teutoniques. De 
1878 à 1881, M. M. a été professeur des lan- 
gues anciennes et modernes au Collège Royal de 
Trarbach-sur-Moselle, et depuis 1884 il ensei- 
gne la langue et la littérature anglaise à l'Uni- 
versité de Bonn. On lui doit: « Do dialecto 
Theocriteo », par. I, Bonn, 1874; « Gregor von 
Corinth ûber den dorischen Dialect », Rhin, Mus, 
1876; « Ueber den Dialect Theokrit's »; « Curtius 
und Brngnan's Studien Z. Quech. v. lat. Gram. », 
1877 ; « Ueber don Ursprung der neuenglischcn 
Schriftsprache », Heilbronn, 1888. Outre cela, 
il a publié un grand nombre d'articles do philo- 
logie dans diverses revues scientifiques. 

Morselli (Henri-Augustin), éminent anthro- 
pologue et philosophe italien, médecin pour les 
maladies mentales, né, à Modèno, en 1852. Sa 
précoc-té a été remarquable; docteur en méde- 



MOR 

decine à l'Université de sa ville natale, il fat 
bientôt assistant volontaire au fameux Hôpital 
des aliénés de Reggio; puis au Cabinet d'anthro- 
pologie de Florence dirigé par M. Mantegazza. 
A peine âgé de 23 ans, il supplée le célèbre 
Ghinozzi à la chaire de clinique de Florence; 
l'année après il est médecin en chef à l'Hôpi- 
tal des aliénés de Macerata; à 23 ans, il cumule 
l'emploi de médecin en chef à l'Asile des aliénés 
de Turin et celui de professeur de psychiatrie 
à l'Université de la même ville. M. M. trouve 
encore le temps d'être un des plus féconds pu- 
blicistes de son pays, de diriger plusieurs jour- 
naux de médecine et d'anthropologie, et de fon- 
der (1881) la Rivista di filosofia scientifica. L'il- 
lustre professeur est un lettré distingué. Son 
discours du 26 février 1888, à Rome, sur Gior- 
dano Bruno devant un public choisi en témoigne. 
En même temps, il exerce avec succès la méde- 
cine, fonde et dirige des maisons de santé et 
sa clinique est un centre d'irradiation scientifi- 
fique pour tout ce qui concerne la pathologie 
mentale et la névropathologie. Dans la longue 
liste des ouvrages de M. M., nous citons les 
plus remarquables. Eu psychiatrie: « Gli idioti », 
1875 ; <i. Osteomalacia degli alienati », 1876 ; 
« Suicidio dei delinquenti », traduit en alle- 
mand, 1875 et 1877; « L'uccisore dei bambini, 
Carlino Grandi », 1879 ; « 11 professor Carlo 
Livi », id. ; « Diagnosi délia pazzia », 1882 ; 
« Peso specitico dei cervelle degli alienati », 
id. ; « Introduzione aile lezioni di psicologia pa- 
tologica e di psiohiatria », traduit en allemand, 
Loescher, 1881 ; « Statistica e geografia délia 
pazzia », divers mémoires, 1880-85 ; « Clas- 
sificazione délie malattie mentali », 1883; « Paz- 
zia sistematizzata primitiva », id. ; « Paranoia 
impulsiva », 1886 ; < Peso dei cervello e cra- 
niometria degli alienati », 1887-88; « Manuale 
di semejcttica délie malattie mentali », en deux 
vol., Vallardi, 1885-90 ; « Il magnétisme ani- 
male », Roux, 1886. — En médecine et névro- 
pathologie : « La trasfusione. dei sangue », 
Loescher, 1876; « Fisiopatologia dei simpatico », 
traduit en anglais ; « Patogenesi dell'epilessia », 
1877; plusieurs articles, entr'autres: « Miliare » 
et « Colica » de V Enciclopedia medica ; « Azione 
fisiologica e terapeutica délia cocaina », 1881, 
qu'il introduisit lui-même le premier dans la 
pratique ; « Azione fisiologica e terapeutica dél- 
ia paraldeide », 1882, id. ; « Dinamografîa délie 
malattie nervose », 1884 ; « Inversione dei re- 
llesso pupillare », 1886; « Idroterapia nell'iste- 
rismo », 1888 ; « Azione fisiologica terapeutica 
dei bagni idro-elettrici », id. — En biologie : 
« Il suicidio, saggio di statistica morale com- 
parata », Dumolard, 1879, traduit dans les -sé- 
ries allemande, anglaise et américaine de la 
Bihliot. ncientif. internaz. ; « Rappresentazione 
mentale dello spazio », 1886 ; « Fisopsicologia 
deir ipnotismo », 1887; « Cangiamenti délia 



MOR 



1507 



circolazioue cérébrale sotto le diverse percezio- 
ni », 1884-89 ; « Ricerche sperimentali sugli 
stati allucinatorii ed emotivi deiripnotismo », 
18S7-89. — En anthropologie: « Sullo scafoce- 
falismo », 1874-76, plusieurs mémoires ; « Ano- 
malia dell'osso malare », 1872; « Etnologia 
délia Sicilia », 1873; « Peso dei cranio e délia 
mandipola », 1875 : < Critica e riforma dei me- 
todo in antropologia », Rome, un vol., 1880 ; 
« Lezioni di antropologia générale: L'uomo se- 
cond© la teoria dell'evoluzione », Unione Tip.- 
Editrice, un gr. vol, in-4o, 1887-90. — En phi- 
losophie scientifique : « La Neogenesi », 1873 ; 
« Carlo Darwin », 1882; « La filosofia monistica 
in Italia », 1887; « Il dèmone di Socrate », 1833 ; 
« Scienza e religione secondo E. Spencer », 1884; 
« L'anima, funzione biologica dei corpo », 1886 ; 
« Ordinamento degli studii filosofici in Italia », 
1837; « Giordano Bruno, commemorazione », 
Roux, un vol., 1888; « Saggio di bibliografia 
bruniana », 1889; « Su G. Cesare Vanini », 1879 
et 1889; « Le ultime fasi dell'evoluzionismo », 
1889; « Carlo Darwin e il darwinisme nelle 
scienze biologiche e sociali ». 

Morsoliu (Bernard), historiographe italien, 
né, à Gambugliano près de Vicence, en 1834. 
Il étudia au Séminaire de Vicence et à l'Univer- 
sité de Padoue, et en 1864 entra dans l'ensei- 
gnement aux Lycées du royaume. C'est un éru- 
dit comme en témoigne la longue liste de ses 
ouvrages : « Grangiorgio Trissino », Vicence, 
1878 ; « Francesco Chiericati, vescovo e diplo- 
matico dei secolo XVI », id., 1873; « Gerolamo 
da Schio, vescovo e diplomatico dei secolo XVI », 
1877 ; « Brendola » ; « L'Accademia dei Soci- 
niani in Venezia » ; « Alferisio conte di Vicen- 
za » ; « Elogi » ; « Memorie storiche pel seti- 
ficio di Vicenza », 1863-66 ; « Nécrologie » ; 
« Memorie storiche su Bernardine Trinagio », 
1867 ; « Storia délia letteratura italiana dal 
1595 al 1748 »; « Il Seicento » ; « Storia délia 
letteratura italiana », Milan, Vallardi, 1881 ; 
« Una leggefada araldica vicentina », id. ; « Ma- 
tricola délia Congregazione de'Battuti in Ma- 
rano Vicentino », id. ; « Viaggio inédite di 
Vincenzo Scamozzi », Venise, Antonelli, id. ; 
« Trissino, ricordi storici », id, ; « Le Colle- 
zioni di cose d'arte nel secolo XVI in Vicen- 
za », id. ; « Le fonti délia storia di Vicenza», 
id.; « La Cappella di Santa Caterina nella Cat- 
tedrale di Vicenza », 1882 ; « La Chiesa di 
Sorbara, spigolature », 1882 ; « Le Case presse 
il Ponte degli Angeli in Vicenza », Vicenza, 
1880 ; « Il Guerrière Prudente di Galeazzo Gual- 
do e gli Aforismi di Raimondo Montecuccoli », 
1882 ; « Solenne Commemorazione dei confra- 
telli defunti », id. ; < Maddalena Campiglia, 
poetessa vicentina », id, ; « Luigi XII e la mo- 
glie di Battre Spiuola », id. ; « Un poeta ipo- 
crita dei secolo XVI » (Nuova Antologia), Ro- 
me, id. ; « Le scoperte archeologiche di Tiz/.o 



1508 



MOR 



d'Anzignano >, 1883 ; « Esarae di uno scritto 
récente sull'Italia liberata dai Goti, di Giangior- 
gio Trissino », id.; « L'Epitalamio di Barnar- 
dino BaHi », Lonigo, id. ; « Cumraemorazione 
di Pietro Mugna », id. ; « Coramemorazione di 
Andréa Cappanzio », 1884; « La Magistratura 
di Giuseppe Parini », id. ; « L'Acquedotto Ro- 
mano e il teatro Bergu in Vicenza », id.; « Un 
Episodio délia vita di Carlo V », id. ; € L'or- 
todossia di Pietro Bembo », lvS85 ; « Corame- 
morazione di Rinaldo Fulvi », id. ; « Pietro 
Bembo e Lucrezia Borgia » {Nuova Antolngia), 
Rome, id.; « Elogio di Marco dal Ponte », 1885; 
« Valerio Vicentiuo nelle Vite di Giorgio Va- 
sari », 1886 ; « 11 Congresso di Verona (1822) » 
(da un carteggio privato), 1887 ; « Il Sarca, 
poemetto latino di Pietro Bembo », id. ; « An- 
tichità romane nel Vicentino », id. ; < Relazio- 
ne sui manoscritti per il concorso a una Vita 
di Sant'Antonio da Padova », id.; « I Tedeschi 
nei Sette Comuni del Vicentino », id, ; « Tito 
Perlotto e Ugo Foscolo », id. ; « Un umanista 
pressochè sconosciuto del secolo XIV », 1888, 
Mortillet (Louis-Laurent-Gabriel de), natu- 
raliste, archéologue et homme politique fran- 
çai.s, né, à Meyhtn (Isère), le 29 août 1821. Ses 
études faites au Collège des Jésuites de Cham- 
bér}', il vint à Paris pour y suivre le cours du 
Muséum d'histoire naturelle. En même temps 
il collaborait à la Revue Indépendante, dont il 
devint propriétaire en 1847. Condamné à deux 
ans de prison pour la publication d'un pamphlet 
socialiste, il se réfugia en Savoie d'abord, puis 
en Suisse, où il fut chargé du classement des 
collections du Musée d'histoire naturelle de Ge- 
nève. En 1850, il fut attaché à la construction 
des chemins de fer Lombard-Vénitiens et de 
l'Italie Centrale, Rentré en France en 18()4, il 
fonda un recueil périodique intitulé: « Maté- 
riaux pour l'histoire primitive et naturelle de 
l'homme », Il s'occupa aussi, dès lors, de l'or- 
ganisation de Congrès internationaux d'anthro- 
pologie et d'archéologie préhistoriques, dont le 
premier eut lieu à la Spezia, et qui lui valurent 
la croix de commandeur de Stanislas de Russie 
et de Saint-Jacques de Portugal. Il devint en- 
suite membre, puis président de la Société d'an- 
thropologie de Paris. Chargé de l'organisation 
de la section préhistorique de la galerie de 
l'histoire du travail de l'Exposition univer.selle 
de 1867, M. de M. fut attaché en 1868 au Musée 
des antiquités nationales installé au Château do 
Saint-Germain, et dont il e.st devenu conserva- 
tour-adjoint. En 1875, il concourut, avec Broca, 
à la fondation de l'école d'anthropologie de Pa- 
ris, dont il devint par la suite professeur. Con- 
seiller municipal, puis maire do Saint-Gerraain- 
en-Laye, il fut élu député de Seine-et-Oise aux 
élections d'octobre 1885, Sincèrement matéria- 
liste, il poursuit franchement le cléricalisme qui 
le lui rend bien et qui a réussi dans ces derniers 



MOS 

temps à lui enlever la mairie de Saint-Ger- 
main. M. de M. a collaboré activement à la 
Revue Archéologique, au Bulletin de la Société 
d'anthropologie, à la Revue scientifique. Il a pu- 
blié : « Histoire des mollusques terrestres et 
d'eau douce de la Savoie et du bassin du Lé- 
man », 1854; « Guide de l'étranger en Sa- 
voie », 1856 ; € Géologie et minéralogie de la 
Savoie », 1858, qui lui valut la croix des Saints- 
Maurice et Lazare ; « Revue scientificiue ita- 
lienne », 1862; « Etude sur le Signe de la Croix 
avant le christianisme », 1866 ; « Promenade 
au Musée de Saint-Germain », 1869; « Les 
Potiers allobroges, ou les sigles figulins étu- 
diés par les méthodes de l'histoire naturelle », 
1879; < Musée historique », 1881, avec 1269 
figures dessinées par son fils Adrien de M, ; 
« Le préhistorique », 1883; « L'Homme », jour- 
nal illustré, 1884 à 1887, etc., etc. 

Mory (Richard-Eugène), né, le 29 avril 1846, 
dans la colonie allemande de Sarepta (Russie 
Méridionale) dont son père était le directeur, 
reçut sa première éducation auprès de ses pa- 
rents qui en 1847 s'étaient fixés à Pétersbourg, 
mais fut envoyé dans sa onzième année aux ins- 
tituts moraves de Grandenberg et de Niesky 
en Silésie, Ses précoces facultés poétiques y 
furent combattues par ses maîtres qui auraient 
voulu l'amener à l'étude de la théologie et le 
dirigèrent dans ce but au séminaire de Graden- 
frei. Le jeune homme obtint, après de longues 
luttes, de secouer un régime intellectuel qui 
lui était antipathique, passa en Angleterre, et 
vécut pendant quelques années, en donnant des 
leçons, à Oldham près de Manchester. Une tra- 
duction en vers qu'il donna de la « Harpe de 
Tara » par Thomas Moore attira sur lui l'at- 
tention des lettrés. En 1884, parut son drame 
original : « Arnold de Winkelried », M, M., qui 
dans l'intervalle s'était établi à Bâle en qua- 
lité de professeur d'anglais, a inséré à diverses 
reprises dans les journaux des nouvelles-feuil- 
letons. 

Mo8chen (liambert), professeur des sciences 
naturelles au Lycée Humbert I à Rome, né, à 
Levico (Trentin), en 1853, étudia les sciences 
naturelles à Innspruk et Vienne, prit son doc- 
torat à Padoue en 1876 ; libro-Docent à l'Uni- 
versité de Padoue en 1881 ; assistant à la chaire 
de zoologie comparée (1878-82), professeur de 
physique et de chimie au Lycée de Girgenti, 
puis d'histoire naturelle au Lycée Marco Fosoa- 
rini de Venise, enfin au Lycée Humbert I de 
Rome. Nous avons de lui ; « Aggiunte alla 
fauna aracnologica del Trentino », Padoue, 1879; 
« Intorno all'indice nasale del cranio Trentino », 
Venise, id. ; « Studii suU'indice nasale », Pa- 
doue, 1880; « Sopra un il)rido naturale di frin- 
gilla coelebs e di fnngilla montifringilla », id.; 
< Suir indice nasale dei crani veneti », id, ; « I 
colori degli animali », id., 1882; « Sull'anoraala 



MOS 

divisions dell'apofisi mastoidea in. crani umani 
adulti », id. ; « Osservazioni morfologiche dei 
crani umani del Veneto e del Trentino », id. ; 
« Délia diffusione del Bothrio cephalus latus in 
Italia », id. : « I principii délia classificazione 
zoologica », Venise, 1884; « Elementi di bota- 
nica descrittiva ad uso délie scuole secoudarie », 
Milan, 1886; « Nozioni di fisica e storia naturale 
per le scuole elementari », id., 1889. En collabo- 
ration avec le prof. Jean Canestrini, nous avons 
de lui : « Sopra un cranio dell'ossario di S. Rlar- 
tino », Padoue, 1879 ; « Sopra due crani Boto- 
cudi », id. ; « Sopra un cranio deformato scavato 
in piazza Capitaniato a Padova », id. ; « Ano- 
malie nei crani trentini », id., 1880; « Di al- 
cuni crani scoperti nelle necropoli atestine », 
Venise, 1882 ; « I diversi apparecchi, col mez- 
zo dei quali le orchidée vengono fecondate per 
gli insetti », traduction de C. Darwin, Turin, 
1883 ; « Le diverse forme dei fiori in plante 
délia stessa specie », id., id., 1884. En colla- 
boration avec le prof. J. Sergi : « Crani peru- 
viani del Museo antropologico di Roma », Flo- 
rence, 1887 ; « Crani délia Papuasia », id., 1888. 

Moscu (Scarlat C), jurisconsulte roumain, né» 
à Moscoulesti, le 18 octobre 1858; il fit ses étu- 
des littéraires à la Sorbonne, commença son droit 
à Bukarest, et acheva ses études à la Faculté de 
droit de l'Université de Grand en Belgique. Il in- 
sera dans Le Petit et le Grand Monde, un ouvrage 
remarquable intitulé: « La Roumanie et la Belgi- 
que », et travaille maintenant à un grand ouvrage 
de droit pénal, dont la publication est déjà com- 
mencée dans la Rwhta Letterara de Boukarest. 
A l'égard de ce travail, la presse roumaine toute 
entière s'est exprimée d'une façon élogieuse. 

Mossuiann (Xavier), érudit alsacien, archivis- 
te de la ville de Colmar, est né, à Colmar, le 
5 avril 1821. D'abord expéditionnaire à la pré- 
fecture du Haut-Rhin, il fut ensuite attaché, 
comme adjoint, à M. Louis Hugot, archiviste et 
bibliothécaire de Colmar. Destitué en 1849 pour 
ses opinions politiques, M. M. se vit obligé 
d'avoir recours à sa plume pour vivre. C'est 
alors qu'il songea à publier une « Histoire de 
Colmar », et prit copie aux archives de sa ville 
natale d'une série de documents qu'il utilisa plus 
tard. Bientôt l'emploi de secrétaire de la mairie 
de Bitschwiller vint lui donner une situation 
plus assurée, puis il entra comme comptable dans 
la fabrique Kestner à Thann, où il resta douze 
ans. M. J. Liblin ayant fondé en 1850 la Revue 
d'Alsace, M. M. y inséra (1851-1854) une série 
d'articles relatifs au passé de Colmar, dont le 
plus important est une étude approfondie sur 
l'histoire de la réforme dans cette ville. Il ré- 
digea les chapitres sur Colmar, Rouffach, Soulty 
et Guebwiller dans le Musée historique et pitto- 
resque de l^ Alsace. La Société des monuments 
historiques le reçut p,trmi ses membres, et M. 
M. lui paya son tribut en publiant dans son 



MOS 



1509 



Bulletin ses « Recherches sur l'ancienne cons- 
titution de la Commune de Colmar ». Archi- 
viste de Colmar, depuis 1864, M. M. a fait pa- 
raître un grand nombre de travaux alsatiques : 
« Murbach et Guebwiller », histoire d'une ab- 
baye et d'une commune rurale d'Alsace, 1866 ; 
€ Etude sur l'histoire des juifs à Colmar », 
1867 ; « La Guerre des six deniers à Mulhou- 
se », 1868; « Les Anabaptistes à Colmar (1534- 
35) » et un mémoire sur les « Contestations 
de Colmar avec la Cour de France (1641-45) ». 
M. publia en outre des travaux moins éten- 
dus dans le Bulletin de la Société des monu- 
ments historiques, dans la Revue de l'Est de 
Metz ; il devint correspondant de la Société 
des Antiquaires ^de France, de la Société indtis- 
trielle de Mulhouse, correspondant du Ministère 
de l'instruction publique, etc. Déjà aussi il com- 
mença à réunir les premiers éléments de son 
« Cartulaire de Mulhouse », son œuvre capitale. 
Citons encore : « Notes et documents tirés des 
archives de Colmar », Colmar, 1872 ; « Mul- 
house pendant la guerre des paysans » ; « Scè- 
nes de mœurs colmariennes du temps de la 
guerre de Trente ans » ; « Un chef de bandes 
des guerres de Bourgogne », dans le Bulletin 
de la Société industrielle de Mulhouse, 1873 ; 
« Les Origines de Thann » ; « Matériaux pour 
l'invasion des Armagnacs »; « Matériaux pour 
servir à l'histoire de la guerre de Trente-ans », 
dont les différentes parties se suivirent depuis 
treize ans, 1876-1888. Dans le Bulletin de la 
Société historique de Mulhouse, M. M. a publié: 
« Tablettes synoptiques pt synchronitiques de 
l'histoire de la république de Mulhouse » , un 
« Echec militaire de Henri IV en Alsace » et 
les « Notices biographiques » sur Charles Gé- 
rard, George Stotfel, Frédéric Engel-Dollfus ; 
« Les Grands industriels de Mulhouse », Paris, 
Ducroq, 1879; « Le Cartulaire de Mulhouse », 
forme aujourd'hui trois volumes de 5000 pa- 
ges in-4°, réunissant tout ce que M. M. a pu 
rencontrer de documents sur le passé de Mul- 
house, dans les Archives de l'Alsace, de la 
Suisse, de la France et jusque dans celles du 
Vatican. Grâce à cet ouvrage, on pourra désor- 
mais suivre l'histoire de la modeste villa caro- 
lingienne à travers les siècles, assister au dé- 
veloppement de la petite République helvétique, 
et renouveler la trame usée du récit des vieux 
chroniqueurs locaux. Le cinquième volume s'ar- 
rête à la date de 1586. La « vie de Engel DoU- 
fus », réimprimée à part en 1886 a été traduite 
en allemand, sous les auspices de la Société 
industrielle de Vienne et a valu à M. M. un 
prix Montyon, comme ouvrage utile aux mœurs. 
Mosso (Ange), illustre physiologiste italien, 
professeur à l'Université de Turin, où il est né 
en 1846; il étudia au Gymnase de Chieri, et après 
avoir obtenu son doctorat à l'Université de Tu- 
rin, il servit à l'armée co:nme chirurgien, fréquen- 



1510 



MOT 



ta à Florence le laboratoire de Maurice Schiff; 
fut ensuite envoyé eu Allemagne s')' perfection- 
ner et étudia à Leipzig sous la diretion du célè- 
bre Ludwig; de là il se rendit à Paris. Rentré en 
Italie en 1876, il ne tarda guère à être chargé 
de l'enseignement universitaire, et lorsque le sé- 
nateur Moleschott fut transféré à Rome, M. M, 
en occupa la chaire. Travailleur infatigable, ta- 
lent vivace, plume brillante et précise, M. M. 
est en même temps un savant de premier ordre, 
doublé d'un lettré de la bonne école. Voilà les 
titres de ses premiers ouvrages: « Sui movi- 
menti dell'esofago >, 1872; « Sopra alcune nuo- 
ve proprietà délie pareti dei vasi sanguigni », 
1873; « SuH'azione dell'emetico », 1874; «Sui 
moviinenti dell'iride », id. ; « Critica sperimen- 
tale délia diastole attiva del cuore », id. ; « So- 
pra un nuovo metodo per iscrivere i movimenti 
dei vasi sanguigni nell'uomo », 1875 ; « Sidl'a- 
zione fisiologica dell'aria compressa »; « Sopra 
Talternarsi del campo nella visione », id.; « Sul- 
l'azione del cloralio », id. ; « Tre meraorje in- 
torno alla circolazione del sangue nel cervello 
deiruomo », en collaboration avec MM. les pro- 
fesseurs Giacomini et Albertolli ; « Sopra un 
nuovo istrumento per misurare la temperatura 
(IcH'orina », 1877; < Sulle variazioni locali dol 
l»olso », l'^78 ; « Cul polso négative » ; « Sui 
lapporti délia respirazione addominale e tora- 
cica nell'uomo », id. En 1879, le prof. M. gagna 
le prix Royal (10,000 francs) de VAcadémie des 
Lincei pour le mémoire « Su la circolazione del 
sangue nel cervello deU'uGmo ». Il publia en- 
suite : « Sulle funzioni délia vescica » et « Sui 
movimenti dell' intestine » (tous deux en col- 
laboration avec le docteur Pellacani) 1882; « Il 
Honno sotto il rispetto fîsiologico ed igienico », 
1882; « Ricerche sulle sostanze estratte da or- 
gani animali freschi e putrefatti », 1882 (en 
collaboration avec le docteur Guareschi) ; « Les 
]itomaînes », 1883 (en collaboration avec le mê- 
me) ; « La respirazione dell'uomo sulle alte mon- 
tagne », 1884, « La respirazione poriodica e la 
respirazione superfîua o di lusse », 1885 ; « La 
paura », Milan, Trêves, 1886, livre d'une haute 
portée scientifique autant que littéraire qui a été 
traduit en français et en allemand. Suivirent: 
« Nuovi studii di fisiologia sperimentale »; « Le 
Università italiane e lo Stato » ; « Le precauzioni 
contre il colèra e le quarantene », 1884 ; « Fi- 
siologia e patologia dell'ipnotismo » ; « Il ve- 
leno dei pesci e délie vipère », 1888; « L'espres- 
sione del dolore », 1889. M. le prof. M. publie 
un journal français. Les Archives italiennes de 
hi/olof/ie, destiné à populariser en Franco les 
ouvrages des savants italiens de la jeune école. 
M. M. a épousé M"" Marie Trêves, fille unique 
du grand éditeur milanais. 

Motta (Emile), homme de lettres de la Suisse 
italienne, né, à Locarno, le 24 octobre 1855. Il 
est rédacteur du BoUettino Storico ddla Sviz- 



MOT 

zera italîana, président de la Société historique 
de Come, vice-secrétaire de la Societh atorica 
lomharda, membre correspondant de la DepU' 
tazione di Storia patria de Turin. D'une fécon- 
dité remarquable, il a inséré une foule de mé- 
moires dans les journaux et les revues de Suisse 
et d'Italie. Nous eu donnons la liste : « Effe- 
meridi ticinesi, raccolte ^ pubblicate », 1876 ; 
« Su e giù per l'antica Locarno. Note storiche », 
1878; « Biltliografia storica ticinese », id.; 
« Degli studii storici nel Cantone Ticino », id.; 
« Degli statuti délia Svizzera italiana », 1880; 
« La Storia degli Almanacchi ticinesi dal 1757 
al 1880 », 1881 ; « Délia peste di Como nel- 
l'anno 1453 », id. ; « Francesco Sforza ed i 
bagni di Bormio », id. ; « Dei diversi scrittori 
ticinesi appartenenti alla prima meta del no- 
stro secolo », 1880 et 1881 ; « I Sanseverino, 
fondatori di Lugano e Balerna (1434-1484) », 
1881 et 1882 ; « Bartolommeo Platina e Papa 
Paolo II », 1882; « Stefano Franseini (1790- 
1857) », id.; « Un suicidio in Lodi nel 1468 », 
id. ; « Versuch eines Gotthardbabn Literatur 
(1844-1882) », id. ; « Documenti e regesti sviz- 
zeri del 1478 tratti dagli Archivi milanesi », id.; 
« La tipografia Agnelli in Lugano (1746-1799) », 
1883; « Délia storia del tire al bersaglio », id.; 
« Materiali per una bibliografia scolastica an- 
tica e moderua del Cantone Ticino (1883 et 
1884) » ; « Dei personaggi celebri che var- 
carono il Gottardo uei tcmpi antichi e moder- 
ni », 1884 ; « Il giornalismo del Cantone Ti- 
cino dal 1745 al 1883 », id. ; « Pamfilo Castaldi, 
Antonio Planella, Pietro Ugleimer ed il vescovo 
d'Aleria. Nuovi documenti per la storia délia 
filosofia in Italia », id. ; « Nuovi documenti ad 
illustrazione délia zecca di Milano nel seco- 
lo XV », id. ; « Eine Mailauder Hand.schrift 
von C. Tûrst's Descriptio Ihlvttiœ », id.; « Dalla 
Storia del Sacro Monte sopra Varese. Docu- 
menti milanesi inediti del secolo XV », id. ; 
« Elisabetta Sforza marchesa di Monferrato 
(1409-1472) », 1885 ; « Di Stefano Franseini e 
délia pubblicazione del suo Epistolario e dei 
suoi manoscritti dialettologici noll'Ambrosiana », 
id.; « Guelfi e Ghibellini nel Luganese. Seguito 
alla momoria : / Sanseverino feudatari di Lu- 
gano, ecc. », id. ; « Ebrei in Como ed in altre 
città del Ducato milanese », id. ; « Curiosità di 
storia lodigiana délia 2* meta del secolo XV, 
tratte dall'Archivio di Stato milanese », 1885, 
1886 et 1887; « Lodovico il Moro alla Madonua 
del Monte sopra Varese » ; « Il carnetice Gri- 
gione in Valtellina e Cesare Becoaria », 1886 ; 
« Il tipografo Filippo di Lavagna omicida ?.... 
(14(55-1469) », id. ; « Le origini délia zecca di 
Bellinzona (1503) », id.; « Ancora di Elisa- 
betta e di Elisa e délie altre figlie di France- 
sco Sforza. Nuove rettifiche genealogiche », id.; 
« La tipografia elvetica in Capolago (1830- 
1853) », id. ; « Rappresentazioni scenichc in Ve- 



MOU 

nezia nel 1493, in occasions délia serata di Béa- 
trice d'Esté », id.; « Un docuœento per il Lam- 
pugnano uccisore di Galeazzo-Maria Sforza », 
id. ; « Documenti per la libreria Sforzesca di 
Pavia », id. ; « Francesco Sforza non tu ai ba- 
gni di Bormio nel 1462 », id. ; « Gian Giaco- 
mo Trivulzio in Terra Santa », id. ; « Ippolita 
Sforza alla Madonna del Monte sopra Varese », 
id. ; « Il beato Michèle da Carcano », id. ; « Il 
tesoro ducale di Pavia e tentative di furto a 
quelle di Venezia (1476) », id.; « I terremoti 
di Napoli negli anni 1456 e 1466 », id. ; « Cu- 
riosità di storia genovese tratte daU'Arcbivio 
di Stato di Milano », id. ; « Francesco Sforza, 
S. Giovanni Capistrano e fra Roberto da Lec- 
ce », id. ; « Tre lettere inédite del beato Ame- 
deo di Spagna », 1887 ; « Bibliografia medica 
délia Svizzera italiana », Bellinzona, Bertolotti, 
1887 ; « Musici alla Carte degli Sforza. Ricer- 
che e documenti milanesi », Milan, Bortolotti, 
id. ; « Dei cartai milanesi nella seconda meta 
del secolo XV e del loro statuto », id. ; « Il 
privilegio del Duca di Milano per la stampa 
délie Prose, del Bembo », id. ; « Oculisti, den- 
tisti e medici ebrei nella 2^ meta del secolo XV 
alla Corte milanese », id. ; « Documenti numi- 
smatici », id.; « Saggio di una bibliografia agri- 
colo-forestale del Cantone Ticino », Lugano, 
Veladini, id. ; « Un medico distinto di Porlez- 
za del secolo XV », 1887 ; « Nove lettere di 
Vescovi di Como dirette in Svizzera », id. ; 
« Gli zecchini di Milano nel 1479 », 1888 ; 
« Suicidi nel quattrocento e nel cinquecento », 
id. ; « Corne rimanesse svizzei-o il Ticino nel 
1798 », id.; « Il tipografo Dionigi da Parravi- 
cino a Creinona », id. ; « Data della morte di 
Gaudenzio Ferrari e di Pellegrino Pellegrini », id. 

Motti (Pierre), philologue italien, né, à Plai- 
sance, en 1854, fit ses études au Gj'mnase de 
Berne et à la Faculté des lettres de Grenoble 
(1869-1875). En 1875, il fit un voyage en Eu- 
rope, avec un long séjour à Paris, Londres et 
Bonn. Professeur diplômé de français, allemand 
et anglais (1875). Professeur d'allemand par con- 
cours à l'Institut technique de sa ville natale. 
Professeur diplômé d'espagnol (1885) et de Vo- 
lapûk (188G). M. M. enseigne en outre le grec 
ancien et moderne, le latin, le russe et connaît 
les langues turque, portugaise et le sanscrit. 
Nous avons de lui : « Corso elementare di liu- 
gua inglese », Milan, 1887; « Grammatichetta 
francese », Heidelberg, 1886; « Grammatica fran- 
cese della lingua parlata », id., 1887; « Ele- 
meutary Russian Gramraar », id., 1888; « Rus- 
sian Conversation Grammar », id., dern. éd., 
1890; « Kleine russishe Spracblehre mit Aus- 
sprache Bezeichnung », id., 1889; « Penserosa », 
roman, Plaisance, 1878, épuisé. 

Monbareck (Ali-Pacha), né, en 1830, dans 
un village du Delta. Ses parents n'étaient que 
des pauvres fellahs, mais le jeune M. se fit 



MOU 



1611 



remarquer par son intelligence dans les écoles 
du Gouvernement, qui l'envoya à la Mission de 
Paris. Entré dans l'administration, il fit une 
carrière très rapide et fut nommé plusieurs 
fois Ministre de l'Instruction Publique, des Tra- 
vaux Publics et de l'intérielir. Il est l'auteur 
d'une « Géographie Générale pour les écoles », 
un vol. en arabe, et d'une « Grande Descrip- 
tion de l'Egypte », sous presse, en 12 vol., 
dans laquelle il donne la liste de tous les ter- 
rains "VVafs (main-morte), leur origine et titres. 
Cet ouvrage d'un intérêt tout spécial pour l'E- 
gypte est imprimé à l'imprimerie de Boulacq 
près du Caire. 

Mouchez (Amédée-Erverd-Barthélemy), ami- 
ral français, directeur de l'Observatoire de Pa- 
ris, est né, le 24 août 1821. Elève de l'école 
Navale, aspirant en 1839 ; enseigne en 1843 ; 
lieutenant de vaisseau en 1848; capitaine de 
vaisseau 1868; contre-amiral le 29 juin 1878. 
Chargé par le Gouvernement de travaux d'hy- 
drographie sur les côtes d'Algérie et sur celles 
de l'Amérique du Sud, M. M. fut envoyé à l'île 
Saint- Paul par l'Académie des Sciences pour 
observer le passage de Vénus sur le soleil en 
décembre 1874. Peu après son retour, le 19 juil- 
let 1875, il fut élu membre de l'Académie des 
Sciences en remplacement de Mathieu dans la 
section d'astronomie. Il avait été nommé mem- 
bre du Bureau des longitudes en juin 1873. 
Enfin, M. M. a été nommé directeur de l'Obser- 
vatoire de Paris le 26 juin 1878. On lui doit ; 
« Recherches sur la longitude de la côte orienta- 
le de l'Amérique du Sud », 1861 ; « Les côtes du 
Brésil, description ed instructions nautiques », 
1869-1876) ; « Rio de la Plata, description et 
instructions nautiques », 1873, publiés par le 
bureau du Dépôts des cartes et plans de la ma- 
rine. M. M. est depuis juillet 1875 commandeur 
de la Légion d'honneur. 

Mouchou (Hippol3'te), pasteur et publiciste 
français, né, à Lyon, le 2 février 1835. M. !M. 
a fait ses études à Genève. Il fut appelé à 
Saint-Etienne (Loire) en 1859 et y resta avec 
le titre et les fonctions de président du consis- 
toire jusqu'en octobre 1862. Il a exercé en- 
suite, pendant quatre années (1862-1866), le 
ministère à Sainte-Hippolyte-du-Fort (Gard). 
Puis il fut nommé directeur du Collège pio- 
testant de Sainte-Fo3'-la-Grande (Gironde). 11 
occupa ce poste deux ans. Eu 1868, il fut nom- 
mé pasteur à Lyon où il est encore. M. M. a 
publié: « Scènes et tableaux de l'histoire évau- 
gélique », 1862; « Le problème protestant et 
la .sohition », 1864; « L'Eiectorat dans l'Eglise 
réformée de France », 1870; « Qu'est-ce que 
le protestantisme? », 1878; « Un Collège en 
plein soleil ou l'éducation au vingtième siècle », 
1880; « Le Règne de Dieu », études bibliques, 
1882 ; « La nouvelle loi militaire examinée et 
jugée par un patriote », 1886, 



1512 



MOU 



Mon^eot (Joseph-Antoine), médecin et savant 
français, né, le 8 mai 1815, à Bruyères (Vosges). 
Ses études faites, M. M. se fit recevoir docteur 
en médecine le 27 juin 1837 et vint exercer sa 
profession à Bruyères. A la mort de son père 
en 1858, il fut nommé à sa place médecin titu- 
laire de l'hôpital de Bruyères. Maire de la ville 
depuis 1854, membre du Conseil général des 
Vosges, en remplacement de son père (1858), 
président de cette Assemblée de 1871 à 1873, 
membre du Conseil départemental de l'instruc- 
tion publique depuis 1859; délégué cantonal de- 
puis l'origine jusqu'à ce jour; membre de la 
Commission de surveillance du Musée Vosgien, 
depuis 1881; M. M. est secrétaire de la So- 
ciété mycologique de France, fondée à Epinal 
en 1882. Il a publié, conjointement avec le pro- 
fesseur Schimper, un ouvrage sur « Les plantes 
fossiles du grès bigarré de la chaîne des Vos- 
ges », ouvrage qui fut récompensé par une mé- 
daille d'argent do la Société industrielle de 
Mulhouse. Officier d'Académie et membre de 
plusieurs académies et sociétés scientifiques, M. 
M. a publié les ouvrages suivants: « Mono- 
graphie des plantes fossiles du grès bigarré 
des Vosges », avec 40 planches imprimées en 
couleur, en collaboration avec le prof. Schim- 
per, Leipzig, 1844; « Note sur les végétaux 
fossiles du grès rouge, suivie de leur compa- 
raison avec ceux du grès bigarré » (en réponse 
à la question du congrès des sciences naturel- 
les et publié dans son Cumpte-rendu) ; « Essai 
d'une flore du grès rouge des Vosges et des- 
cription des végétaux qui s'y rencontrent », 
Epinal, 1852 (Extrait des Annales de la So- 
ciété d^ Emulation des Vosijes^ tiré à part avec 
6 planches lithographiées) ; « Les Champignons 
et les algues des Vosges », ouvrage faisant 
partie et extrait de l'ouvrage publié par M. 
Louis intitulé: « Le Département des Vosges ». 

Moiilart (Ferdiuand-J. ) , savant canoniste 
belge, né, à Saint-Sauveur, le 4 août 1832; il 
est professeur à l'Université de Louvain et 
chanoine honoraire de la cathédrale de Tournay. 
Outre des travaux moins importants et d'assez 
nombreux articles dans la Revxie Catholifjue de 
Louvain, on lui doit: « De sepultura et cœmo- 
teriis », Louvain, 18^)2; € Examen des pririci- 
pales difficultés de la législation civile sur les 
sépultures », id., id.; < La question dos cime- 
tières en Belgique », Tournai, 1874; < L'Eglise 
et l'État, ou les deux puissances; leur origine, 
leurs rapports, leurs droits et leurs limites », 
Louvain, 1877, ouvrage considérable et plusieurs 
fois réédité; « Des fabriques d'églises et de 
l'adinini.stration de leurs biens », nombreuses 
éditions autographiées. 

3Ionrlon (Michel-Félix), géologiste belge, né, 
à Molenbeek-Saint-Jean, près de Bruxelles, le 
11 mai 1845. Docteur agrégé de la Faculté des 
{Sciences de l'Université do Bruxelles, conser- 



MOU 

vateur du Musée d'histoire naturelle de l'État 
en cette ville, il est membre de l'Académie 
Royale de Belgique. Nous devons d'abord citer 
de lui deux excellentes publications : « Recher- 
ches sur l'origine des phénomènes volcaniques 
et des tremblements de terre », Bruxelles, 1807; 
« Géologie de la Belgique », id., 1880-1881. 
Mais là ne s'est point bornée son activité: il 
a traduit l'ouvrage de J. Prestwich sur « La 
structure des couches du crag de Norfolk et de 
Suiïolk », édité les « Mémoires sur les terrains 
crétacé et tertiaire de la Belgique », prépa- 
rés par feu le professeur André Dumont, donné 
le chapitre: « Géologie » à la Patvia Belgica, 
et collaboré au Bulletin de l'Académie, aux An- 
nales de la Société malacologique de Belgique, 
etc. En outre, depuis 1877, M. M. a pris part 
aux travaux exécutés aux frais de l'État pour 
l'établissement de la carte géologique de son 
pays, et quand, tout récemment, le service de 
la carte a été réorganisé, un arrêté du Roi des 
Belges, en date du 31 décembre 1889, l'a nom- 
mé secrétaire du Conseil chargé de diriger ces 
travaux. 

Mouron (Henri), prédicateur français, né, à 
Morges (Canton de Vaud), le 29 juin 1845, fit 
ses études classiques à l'Athénée Royal de 
Bruxelles, étudia la philosophie à l'Université 
d'Eilimbourg et à l'Académie de Lausanne, puis 
après un semestre passé à l'Université de Ber- 
lin, il devint pasteur de l'Eglise libre à Aigle 
(Vaud), 1809. Nommé en 1872 prédicateur 
français à l'Oratoire de Strasbourg, il est de- 
puis le mois de juin 1882 secrétaire-directeur 
de la Société évangélique de France. Nous avons 
de lui: « L'Expiation d'après Saint-Paul », 
18G8; € John Mil ton », conférence faite à Stras- 
bourg, 1874; « Do l'éducation des femmes », 
1882. M. M. a collaboré au Chrétien évangéli- 
que, un Journal de Genève, à la Revue chrétienne, 
à VÉvangile et Liberté, etc. 

Moussy (Victor), graphologiste français, né, 
à Lyon, le 21 juillet 1832, disciple de S.-H. 
Michon, collabora au Monde Parisien et au Midi- 
Artiste de Toulouse, puis rédigea le Journal de 
la graphologie. Nous avons de lui des < Por- 
traits graphologiques », c'est-à-dire des études 
psychologiques, avec indication des signes gra- 
phiques sur lesquels s'appuie la graphologie 
pour deviner d'après son écriture, le caractère 
de la personne qui a écrit. 

Moily (Chiirles-Louis-Stanislas, Comte de), 
ambassadeur et écrivain français, né, à Paris, 
le 11 septembre 1835, d'une ancienne famille 
de Picardie. Après de brillantes études au Ly- 
cée Bonaparte, il collabora à de nomVjreuses 
revues et fut chargé de la critique littéraire à 
la Presse depuis 1862 jusqu'en 1865. Il écrivit 
ensuite au Monittur, au Journal officiel, au Cons- 
titutionnel jusqu'en 1875. Attaché au ilinistère 
des affaires étrangères en 1865, il fut nommé 



MOY 

premier secrétaire d'ambassade à Constantino- 
ple le 5 août 1875; il fut secrétaire de la con- 
férence des ambassadeurs, puis chargé d'affaires 
du 11 décembre 1876 au 22 janvier 1877, pen- 
dant toute la guerre Turco-Russe. Il passa à 
Berlin le 16 avril 1878, y remplit les fonctions 
de secrétaire et rédacteur des protocoles au 
Congrès de 1878, puis il fut envoyé à Vienne le 
11 février 1879, comme chargé d'affaires, puis 
nommé sous-directeur au Ministère. Elevé en 
octobre 1880 au grade de Ministre plénipotentiai- 
re à Athènes, il en exerça les fonctions jusqu'en 
juillet 1886, et fut nommé alors ambassadeur 
près le Roi d'Italie, qji il a été remplacé, au mois 
de novembre lfc!88, par M. Mariaiii mort récem- 
ment. M. de M. a publié: « Raymond », étude, 
1861 ; « Grands seigneurs et grandes dames du 
temps passé », portraits historiques, 1862; « Don 
Carlos et Philippe II », 1863, ouvrage couronné 
par l'Académie française; « Le Roman d'un 
homme sérieux », 1864; « Les jeunes ombres », 
récits de la vie littéraire, 1868. Il a édité la 
€ Correspondance de Stanislas-Auguste Ponia- 
towtîki et de M'"« Geoffrin », 1875, précédée 
d'une étude sur ce roi de Pologne et accompa- 
gnées de notes. 

Moyiiier (Gustave), économiste et juriscon- 
sulte suisse, né, à Genève, le 21 septembre 
1826, fils d'un ancien Conseiller d'Etat, com- 
mença au Collège et à l'Académie de sa ville 
d'origine des études achevées à Paris, où il 
prit en 1850 sa licence en droit. En 1885, l'U- 
niversité de Berne l'a nommé Doct. utriusque 
juris honoris causa. Les questions économiques 
et philanthropiques attirèrent de bonne heure 
l'attention de M. M. qui fut appelé à dix re- 
prises différentes de 1858 à 1885 à présider la 
Société genevoise d'utilité publique et qui de 
1858 à 1869 en rédigea le Bulletin trimestriel. 
Ses recherches les plus importantes dans ce 
domaine ont été résumées dans les Institutions 
ouvrières de la Suisse, 1867, ouvrage entrepris 
sur la demande du Conseil fédéral. La sta- 
tistique fut cultivée avec un égal succès par 
cet économiste qui de 1863 à 1864 présida le 
Comité suisse et le représenta aux Congrès de 
Florence (1867), et de la Haye (1869). La créa- 
tion qui a rendu le nom de M. G. M. célèbre 
et populaire dans les cercles les plus étendus 
est celle de la Croix Rouge dont il prit l'ini- 
tiative en 1863 et dont depuis cette époque, il a 
constamment présidé le Comité, et depuis 1869 
rédigé le Bulletin. An développement de cette 
œuvre excellente et à la propagation de ses 
principes se rattachent les ouvrages suivants: 
« La guerre et la charité », en collaboration 
avec le D"" Appia, couronné par le Comité de 
la Croix Rouge de Berlin, 1866; « La Croix 
Rouge, son passé et son avenir », 1882; « Les 
causes du succès de la Croix Rouge », 1888. 
M. M. a officiellement représenté la Suisse lors 



MUH 1513 

des Conférences diplomatiques tenues à Genè- 
ve en 1864 et en 1869 pour l'amélioration du 
sort des blessés dans les armées en campagne. 
L'Institut de droit international l'a compté en 
1873 parmi ses fondateurs et a provoqué quel- 
ques unes de ses plus intéressantes publica- 
tions: « Le Manuel des lois de la guerre », 
1880; « La question du Congo », lb83; « La 
fondation de l'État indépendant du Congo au 
point de vue juridique », 1887. M. M. qui siège 
depuis 1877 dans la Commission internationale 
de Bruxelles pour l'exploration et la civilisa- 
tion de l'Afrique et qui défend la même cause 
dans le journal mensuel V Afrique, créé par lui 
à Genève en 1879, a été nommé en 1886 et en 
remplacement de M. Ernest Naville, membre 
correspondant de l'Université de France (Aca- 
démie des sciences morales et politiques), en 
1889 vice-président de la Société anti-esclava- 
giste suisse. 

Mozzoïii (Anna-Maria), conférencière italien- 
ne, née, à Milan, en 1840, a collaboré à plu- 
sieurs journaux du parti démocratique, mais son 
œuvre principale est une série de Conférences 
données dans les villes principales de l'Italie 
pour obtenir une révision de la loi sur les mœurs 
qui existait eu Italie avant 1889. Grâce aux 
conférences de M. M. fortement appuyée par 
le regretté Bertani et par le président du Con- 
seil François Crispi, la loi actuelle qui régit 
le bureau des mœurs, est bien plus libérale que 
celle qui l'a précédée. 

Mugiiier (François), jurisconsulte et écrivain 
français, né, le 26 avril 1831, à Rumilly (Haute 
Savoie), fit ses premières études aux Collèges 
de Rumilly et de Chambéry fut reçu docteur en 
droit à l'Université de Turin en 1854. Magistrat 
en Savoie (1856), procureur de la République à 
Annecy (1870), conseiller de la Cour d'appel 
d'Aix en Provence (1875) et de Chambéry (1878), 
enfin Président des Assises. Nous avons de 
lui: « Chronologies pour les études historiques 
en Savoie »; « Une année de la vie municipale 
de Rumilly, 1689-1690 »; < Trousseau de ma- 
riée en Savoie » ; « Petites Annales d'Annecy » ; 
« Saint-François de Sales » ; « Une charte 
inédite d'Amedée IV » ; « Un capitaine recru- 
tour au XVII® siècle »; « Le mariage d'Al- 
phonse de Lamartine à Chambéry »; « Histoire 
documentaire des Abbayes de Sainte-Catherine 
et de Boulien en Savoie » ; « Un théâtre en 
Savoie » ; « Relation des voyages à Fez eu 
1825, au Brésil et à la Piata en 1834 du lieu- 
tenant de vaisseau sarde Joseph de Rochet- 
te > ; « Les Evêques de Genève et Annecy 
depuis 1535 ». 

Miililau (Ferdinand), docteur en théologie et 
en philosophie, conseiller effectif d'État de l'Em- 
pire russe, professeur ord. de théologie à l'Uni- 
versité de Dorpat, né, à Dresde, le 20 juin 1839. 
11 étudia la théologie et les langues orientales 

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MUL 



aux Universités de Leipzig et d'Erlangen sous 
Fleischer, Delitzsch et Spiegel. En 1868 il re- 
çut l'habilitation à l'enseignement et depuis 
1870 il occupe à l'Université de Dorpat la 
place de professeur de théol. exég. Outre plu- 
sieurs articles parus dans les revues de philo- 
logie et de théol. nous lui devons les ouvrages 
suivants : « De proverbiorum quse dicuntur aguri 
et Lemuelis origine atque indole », Leipzig, 
1861; « Die hebràische Theokratie », Prop., 
Dorp., 1879; « Geschichte der hebraischen Sy- 
nonimik », dans la Zeitschr. d. d. Morgenl. Ges., 
1863 ; € Albert Scbultens und seine Bedeu- 
tung fur die hebràische Sprachwissenschaft >, 
dans la Delitzsch- Quericice, Zeitoch,, 1870. On 
lui doit aussi la publication de < Friedrich 
Bottcher's neuer exegetisckritischer jEhrenlose 
zum alten Testament >, Leipzig, 1862-65, et 
« Friedrich Bottcher, auafùrhliches Lehrbuch 
der hebr. Sprache » ; « Liber Genescof sine 
punctis excriptum », Leipzig, 1868, 2^ éd. en 
1885. Voir aussi : « Gesenius' Hebr. Handwor- 
terbuch uber das alte Testament », id., 1878- 
1883-1886, auquel il travaille avec M. le prof. 
Volck. 

Mulazzi (Virginie), romancière italienne, née, 
à Milan, en 1851, débuta en 1872 par la « Per- 
gamena distrutta »; suivirent: « Olimpia Mo- 
rato » ; « Sostituzione di madré » ; « Un se- 
greto » ; « Le memorie di Livia » ; < Croce e 
lettera »; « La schiava russa »; « Valeria »; 
« Leda ». 

Mnlé (Antonin), administrateur et romancier 
français, actuellement inspecteur des enfants as- 
sistés du département de la Seine. M. M. est 
né, !i Toulouse, le 9 juillet 1836. Il a fait ses 
études classiques au Lycée et obtenu son grade 
de licencié en droit à la Faculté de sa ville 
natale. Son père, ancien négociant, ancien mem- 
bre de l'Assemblée costituante en 1848, victi- 
me du Coup d'État en 1851 et de la loi de 
Snreté générale, a marqué honorablement sa 
place dans les rangs du parti républicain en 
province. Venu à Paris en 1858, M. M. a fait 
son stage d'avocat au b