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\
DICTIONNAIRE
PATOIS-FRANÇAIS
DU
DËPIRTEHËNT DE L'iTEïRON
RODEZ
TYPOGRAPHIE DE V« E. CARRÈRE, LIBRAIRE
PLACE DE. LA CITÉ .
L
k
DICTIONNAIRE
PATOIS-FRANCAIS
DU
DËPiRTËMËNT DE L'imRON
PAR
feu l'abbé VAYSSIER , licencié ès-lettres
Mlié par la Soeiété des Lettres, Sciences et Arts de l'ÂTe^ron.
u Un bon dictionnaire , ce serait le chartier de la
langue avec tous ses actes d'origine et d'alliances. »
Ch. Nodier.
« Ceux qui voudraient prendre la peine de former
des glossaires complets du langage de leur province
ne rendraient pas an mauvais service à la littéra-
ture C'est dans l'étude sérieuse des patois qu'on
peut découvrir les vraies origines du français. »
Les Eléments primitifs des langues,
S* dissertation» par l'abbé Bbrgibr.
RODEZ
IMPRIMERIE DE V» E. CARRÈRE , LIBRAIRE
PLACE DE LA CITÉ
1879
NOTICE
SUR M. L'ABBÉ AIMÉ VAYSSIER
AUTEUR DU DICTIONNAIRE PATOIS
Aimé VAYSSIER naquit à Ganet-d'Olt, canton de Gampagnac, d*une
bonne et pieuse famille de cultivateurs, le 14 avril 1821, Son oncle
maternel , M. Vacquier-Labaume , mort curé d'Anglars-de-Laissac ,
remarquant en lui d'heureuses dispositions pour l'étude et la piété ,
prit soin de son éducation. Le jeune Vayssier fut placé de bonne heure
au petit-séminaire de Saint-Pierre; l'année même de la fondation de
la maison, 1835-36, on trouve son nom parmi lès élèves de la classe
de septième, et il remporte tous les prix. Ces beaux commencements
donnaient des espérances qui ne se démentirent jamais. Il fit toutes
ses études avec une application forte et soutenue et des succès cons-
tants , et se distingua toujours par une conduite pieuse , grave et
régulière. Ses condisciples, moins dans une intention de raillerie que
par un vrai sentiment d'estime et une sorte d'admiration enfantine, le
désignaient souvent par le nom d'un des plus grands écrivains du
XVIP siècle; ils l'appelaient Bossuet. Assurément il était fort loin d'en
avoir le génie, mais il en rappelait l'ardeur pour le travail et l'esprit
d'une nature si sérieuse et si ferme. Il se montrait dès lors ce qu'il
devait être dans toute la suite et donnait des preuves de qualités qu'on
vit paraître en lui dans tous le cours de sa vie. Elles étaient un indice
de vocation et une solide préparation à l'état ecclésiastique. Au terme
de ses études classiques, il passa au grand-séminaire de Rodez , et
apporta à Tétude de la théologie et à ses nouveaux devoirs les qualités
qui lui avaient attiré déjà l'estime de ses condisciples et de ses maî-
tres : l'amour du travail, l'esprit de piété, la fidélité à la règle. Son
cours de théologie terminé, n'étant encore que diacre, il entra sans
hésiter dans la carrière de l'enseignement, et professa trois ans la
quatrième au petit-séminaire de Saint-Pierre , de 1847 à 1850. Ses
goûts et ses aptitudes l'attiraient vivement à ce genre de vie; mais il
voulut y paraître avec honneur, et allier aux vertus sacerdotales des
conmai^saxices littéraires fortes, étendues et variées, qui ne s'acquiè-
rent d'ordinaire que par de longues et patientes études sous la
t
VI
direction de maîtres habiles et expérimentés. De lui-même il songea h
compléter sa première éducation et sans reculer devant la perspective
du plus rude labeur, ni devant des frais considérables , il entriji , eu
octobre 1850, à l'école des Carmes, à Paris, ouverte aux jeunes pretreè
pour s'y préparer aux. grades académiques, s'assujettit à une austère
discipline et se mit en mesure de subir honorablement les épreuves
de l'examen. Ses efforts furent couronnés de succès. Il fut reçu bache-
lier, puis licencié ès-lettres, et rentra à Saint-Pierre en 1852, pour y
professer les hautes classes et plus particulièrement la rhétorique. ITa
laissé dans cette Maison les meilleurs souvenirs. Son enseignement
était grave, exact, dirigé par un goût sûr et constamment réglé par le
bon sens, visant à l'utile et ne donnant rien à un faux éclat et à une
vaine curiosité. Los progrès de ses élèves lui étaient très chers et
étaient l'objet de ses soins assidus. En même temps qu'il initiait les
enfants aux connaissances littéraires, il n'oubliait pas de profiter de
toutes les occasions pour tourner leurs cœurs vers la vertu, à l'exem-
ple de tous les maîtres chrétiens qui savent comprendre leur taclie.
Mais son zèle ne se renfermait pas dans les bornes étroites de. sa
classe : au sein de la communauté il n'avait en vue que le bien et sp
prêtait de bonne grâce à tout ce qui pouvait le procurer. Ne plaignant
jamais ni son temps, ni la peine, il prenait la part la plus active à
la direction du lutrin et à la préparation laborieuse des drames sc^^
laires. Attaché à la règle qui est l'âme et la vie des maisons chrq7
tiennes, il s'y conformait avec la plus louable exactitude et il était
pour tous un modèle de régularité dans l'emploi de son temps, dans
l'accomplissement de ses fonctions et dans son ardente application à
l'étude. Plein d'une sincère affection pour ses confrères, il vivait avec
eux avec simplicité et une sorte d'abandon, et leur parlait avec un toii
de bon sens et un esprit de charité qui désarmait les plus prévenus'.
Ses dehors graves, austères même, se transformaient dans rinlimité.,
et quelquefois il. laissait échapper le plus joyeux contentement tît la
plus vive gaîté.
Son incontestable mérite, sa vertu et ses connaissances acquises le
désignaient naturellement au choix de Mgr Delalle pour diriger le
petit-séminaire de Belmont. Il fut nommé supérieur en 1864. Dans
cette situation plus élevée, il continua les traditions de M. l'abbé Plégat,
son estimable et vénéré prédécesseur, déploya les heureuses qualités
de son esprit et de son cœur et il s'efforça- de faire le plus grand bien
à ses nouveaux élèves.
Montrer l'abbé Vayssier dans l'enceinte des maisons d'éducation^;
c'est ne faire qu'en partie son portrait. Il avait, trop l'amour du bien
pour ne pas étendre son action au dehors.
TU
De concert avec quelques confrères zélés il avait établi dans son
pays natal une pieuse association, destinée à favoriser les vocations
ecclésiastiques, et s'employait à cette excellente œuvre avec la plus
grande ardeur. Dans les premières années, après son ordination plus
spécialement, il se livra à la prédication, et se fit souvent entendre
dans les églises de Rodez. Il possédait réellement quelques-unes des
qualités de l'orateur; ses sermons offraient un riche fonds d'idées, un
langage pur, noble, correct, soutenu par une. voix puissante et sonore.
Quoiqu'il manquât un peu de variété et de mouvement, il intéressait
son auditoire et était justement estimé par les hommes de savoir
et de goût.
Il faisait paraître de temps à autre suivant les circonstances dans
les journaux de la localité de bons articles qui décelaient l'habitude
d'écrire et présentaient le môme caractère que ses sermons : correction,
noblesse, sagesse de diction et sobriété d'ornements. C'était d'ordinaire
des études littéraires et des biographies.
Mais qu'était-ce pour son infatigable ardeur? Ne perdant jamais de
vue ses chers élèves, et voulant mettre dans leur esprit des idées
nettes et précises, il composait pour eux dés traites classiques, des-
tinés à leur faciliter la connaissance des principes littéraires. Le pre-
mier ouvrage sorti de sa plume est un Cours élémentaire de style et
de composition, bientôt suivi d'une Poétique qui devait le compléter.
Que faut-il pour réussir dans ces sortes d'ouvrages? Il ne s'agit pas
d'inventer et de créer; on n'a qu'à recueillir ce qui a été écrit par des
auteurs estimés, en le revêtant d'une forme nouvelle très simple et
appropriée aux besoins des élèves ; qu'à le disposer avec ordre et
méthode, et à faire un bon choix d'exemples pour montrer l'application
des règles. L'abbé Vayssier atteignit heureusement le but qu'il devait se
proposer ; mais on ne peut se dissimuler que son œuvre ne présente
des imperfections presque inévitables, et que la partie relative au style
épistolaire, par exemple, n'offre des préceptes qui n'ont pas assez de
précision et de netteté pour de jeunes intelligences. Le Nouvel essai
de rhétorique j écrit dans le môme esprit et formé sur le même plan
que l'ouvrage précédent, est un peu meilleur et a reçu l'approbation
de tous les hommes compétents. L'auteur expose clairement les prin-
cipes, n'oublie aucune des questions exigées aux examens du bacca-
lauréat et insiste, comme il le devait, sur l'éloquence de la chaire. La
dernière année de sa vie, pour répondre au vœu d'une société dont il
était membre et qui est connue sous le nom d'Alliance des maisons
chrétiennes, il préparait une édition nouvelle, revue et expurgée, d'un
livre classique latin, le Conciones. Il l'avait enrichi de notes et de
bons commentaires. Mais il était peu rassuré sur l'existence de
V Alliance et ne comptait pas sur sa durée. C'était son œuvre qui
allait demeurer interrompue et qui ne semble pas destinée à paraître.
Pendant plus de dix ans , l'abbé Vayssier a travaillé au présent
Dictionnaire patois— français publié sous le patronage de la Société
des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. Pour former un bon glos-
saire de notre dialecte rouergat, il Tétudia avec cette ardeur, cette
application que rien ne rebutait et qui était le trait distinctif de son
caractère. Durant son long séjour au petit-séminaire de Saint-Pierre
et au petit-séminaire de Belmont, en contact habituel avec des maîtres
et des élèves, venus de tous les points de notre province du Rouergue,
il interrogeait et consultait sans relâche, afin de donner à son travail
toute l'étendue et toute la perfection désirables. Il ne négligeait aucune
occasion de s'instruire et poursuivait ses éludes et ses laborieuses
recherches avec cette constance que le succès doit nécessairement
couronner. Il recueillait les mots actuels et anciens de notre idiome
patois,, indiquait les étymologies, les rapports avec des mots d'autres
dialectes ; montrait la fâcheuse influence du patois sur la langue fran-
çaise dont il altère souvent la correction et la pureté, citait les pro-
verbes, etc. On peut voir dans la Préface le dessein qu'il se proposait
et la manière dont il l'a rempli. Nous osons dire que son œuvre est
bonne^ qu'elle répond bien aux vues de la Société qui lui avait confié
cette tâche et qu'elle servira puissamment à conserver et à perpétuer
la connaissance d'un idiome qui se rattache étroitement à l'histoire de
notre pays, et qu'on aurait grand tort de dédaigner ; s'il n'a pas la
dignité et l'élégance de la langue française, il ne manque ni d'énergie,
ni de grâce, ni d'harmonie.
L'abbé Vayssier mourut emporté par une maladie rapide, le 27 août
1875, au presbytère de Recoules, auprès d'un de ses amis. Il prévit sa
fin et fit à Dieu avec une admirable résignation le sacrifice do sa vie.
Sa mort excita d'unapimes regrets ; il en était digne à tous égards : on
perdait en lui un homme intelligent, instruit, studieux et qui jeune
encore pouvait rendre de nombreux services, un prêtre tout dévoué au
bien et profondément pénétré de l'esprit de son saint état.
Rodez, 20 octobre 1875.
L'abbé H. TRUEL,
supérieur du petit-séminaire de Si-Pierre,
membre de la Société des lettres^ scientces
et arts de l'Aveyron.
ABREVIATIONS
abs
adj
adv
Af
alb
ail
An. esp.
angl. ...
An r
arch. .. .
arch.. ..
Ârv
Aspr. . . .
Aub
aagm. . .
b. lat. . . .
Bald
Barr
Belm. ...
Boz
bret
C'
c.-à-d...
Cam.. .'..
: Camp... .
cant
Cass
Cat
Cari
celt
Cér
Coc
coU
CODJ
Conq. . . .
Corn
Couz
Dec
deR
dim
Duv
Entr
esp
Espl
Est
ex
excl
absolu, employé sans régime.
f
féminin.
adjectif.
fam
familièrement.
adverbe.
Fabv
l'abbé Fabvior.
M. Afîre, archiviste du département.
fîg
figure, figuré.
albigeois, du Tarn.
fr
français.
allemand.
fréq. ....
fréquentatif.
anonyme espalionnais.
From. . . .
Froment, poète patois.
anglais.
g
genre.
anonyme ruthénois.
gall
gallois.
archaïsme, vieux mot.
gaul
gaulois.
archives.
gr
grec.
Arvieu, canton de Cassagnes-Bég.
Guir
M. Giiirondel.
Asprières, canton.
imp
impersonnel.
Aubin, canton.
inter
interjection.
augmentatif.
inv
invariable.
bas latin, basse latinité.
it
italien.
Raldous, poète patois.
Joinv. . . .
Joinville, historien de saint Louis.
M. Barrai, agronome.
Jonq
l'abbé Jonquet.
Belmont, canton.
L
Linnée, grand naturaliste.
Bozouls, canton.
Lag
Laguiole, canton.
breton.
i^aiss ....
Laissac, canton.
Causse, pays calcaires.
Lang. . . .
Languedoc, languedocien.
c'est-à-dire.
JLarz . » . . .
Larzac.
Camarès, canton.
lat
latin.
Campagnac, canton.
lat. b
latin barbare.
cantiques.
Lesc
M. Lesr.ure, agriculteur.
Cassagnes-Bégonhès, canton.
Lev
Levezx)u.
Catéchisme. — catalan.
Lun
l'abbé Lunet (Félix).
Carladès (Mur-de-Barrez).
M
midi du département.
celtique.
m
masculin.
l'abbé Cérès.
m. à m...
mot à mot.
Cocural, poète patois.
Marc
Marcillac, canton.
collectif.
Mill
Millau, villç.
conjonction.
Mont
Montagne (Laguiole, S'^-Geneviève.)
Conques, canton.
Montb.. ..
Montbazens, canton.
Cornus, canton.
Ui . s .... •
même signification.
Couzinié, auteur d'un dict. patois
N
notez.
du Tarn.
Naj
Najac, canton.
Decazeviile, ville.
Nauc. .. .
Naucelle, canton.
de Rudello, poète pat.
néol
néologisme, mot nouveau.
diminutif.
onom. . . .
onomatopée , formation d'un mot
M. Duval, écrivain.
par imitation du son.
Entraygues, canton.
ord
ordinairement.
espagnol.
P
pour.
Espalion, ville.
part
particule. — participe.
Estaing, canton.
pat
patois.
exemple.
P.-de-S . .
Pont-de-Salars.
exclamation.
Péj
péjoratif.
X
Pejr Pejrot, poète patois.
Peyrl. . . . Pejreleau, canton.
pi pluriel.
pop populaire.
port portugais.
pr pronom. — prononcez.— pronominal
prép préposition.
priv privatif.
prov proverbe. — provençal.
qqc quelque chose.
qqf quelquefois.
qqn quelqu'un.
R Rodez. — racine ; radical.
Réq Réquista, canton.
Rîgn Rignac, canton.
roum.... roumain ou valaque, langue de
Bucharest (ancienne Galatie).
Rp Rieupeyroux, canton.
S. saint.
s substantif.
S.-A Saint-Àffrique, ville.
Sall-C. . Salles-Curan, canton.
S.-Âm. . Saint-Amans, canton.
Sauv Sauveterre, canton. — Tabbé de
Sauvages , auteur d'un diction-
naire languedocien.
sax saxon.
S.-Bauz.. Saint-Bauzély, canton.
S.-Ch. .. Saînt-Chôly, canton.
Ség Ségala, pays chisteux.
Sév Sévérac-le-Château, canton.
s. f substantif féminin.
s. m substantif masculin.
S.-Gen. . . Saint-Geniez-d'Olt, ville.
S.-J.-Br. . Saint-Jean-du-Bruel, ville.
S.-R Saint-Rome-de-Tarn, canton.
S.-Sern . . Saint-Semin, canton.
syn synonyme.
V... V... . voir.
V. a verbe actif.
Val M. Valadier (de Pauline).
Vez Vezins, canton.
V. fr vieux français.
Viad Viadène (Mur-de-Barrez).
Vill Villefrauche, ville.
Vile Villecomtal, canton d'Estaing.
Villn Villeneuve, canton.
V. m vieux mot.
V. n verbe neutre.
V. pr verbe pronominal.
vulg vulgairement, vulgaire.
SIGNES.
— sert à reproduire le mot précédent ordij
nairement en entier.
I indique que les synonymes suivants ap|
partiennent au même canton ou au même arroi
dissement.
. * signale les mots dont les synonymes exact
manquent en français.
ALPHABET PATOIS.
Notre alphabet patois ne se compose que de vingt-trois lettres qui sont A, 8, C, D,
E, F, G. H, I, J, L, M, N, 0, P. Q, R, S, T, U, X, Y. Z.
Ces lettres ont le même son qu'en français, excepté :
1® CH qui a le son de teh ou tz selon les lieux : chobil, cheval, se prononce tchobilf
ou tzobdl; rouch, rouge, routch, routz.
2* E n'a que deux sons, l'un ouvert et que nous marquons pour cela d'un accent grave
excepté dans la conjonction et, et: copèl^ chapeau, èslre, être; l'autre plus fréquent et
particulier au patois et que nous appelons e patois, est un son intermédiaire entre Ve et
Vi français, comme dans éstre, chose, entende^ j'entends , dont les trois e ont exactement
le même son. L'accent aigu que nous employons distingue la syllabe qui porte l'accent
tonique, c'est-à-dire la syllabe sur laquelle appuie la voix. V. le chapitre des accents.
En patois, Ve n'a jamais le son de a devant un m ou un n.
3» G a le son dur devant les voyelles a, o, a, comme en français ; mais devant e, i, il a,
selon les lieux, ou le son français ou le son de tg, tch ou le son do tz.
i* H est presque partout muet, il sert à mouiller le l quand celui-ci ne peut pas être
précédé de i.
§• I garde toujours ?on son naturel t devant un m ou un n : simple, simple.
6° J se prononce selon les lieux ou comme / français ou comme tj\ tg, ou comme U,
Jimét, Jean, Tjonét^ Tzonél.
7« LH a le son mouillé de deux U françaises : boudrlhe, borgne.
IX sont toujours mouillées quand elles sont précédées d'un i, excepté dans les adjec
tifs en ille et leurs dérivés, et deux ou trois autres mots.
8° M, N n'ont jamais le son nasal et ne donnent jamais le son de a à Ve qui précède.
9« U se prononce comme en français, excepté quand il est surmonté d'un trait -, alors
il a le son de ou. Voir au chapitre IX les raisons de cette pratique.
40^ X a un son particulier semblable à celui des deux ce devant une voyelle et qui
approche de tz : exemple, exemple, etzémple.
DIPHTONGUES AURICULAIRES.
AO égale aou : paûre, pâoiire, pauvre.
AY égale ai du français dans le mot paille si on noie les II, pai e : bâyle, huissier.
EOU où r^ a le son patois : beôtire, boire.
ÉOU : nèou, neige ; borbèou, barbeau.
EY oîi Ve a le son patois : rey, roi ; réyno, reine.
EY égale ei du français dans peilles si on supprime les U : pèyle, pêne ; Pèyre, Pierre.
lA comme en français : bidssos, besaces.
lE oh Ve a le son patois : guèfie, embèfie, qui a une lèvre plus longue que l'autre.
lE comme en français : hièrc, hier.
10 comme en français : piot, dindon.
lOU : liôute, folâtre. Presque partout cette diphtongue devient triphtongue. V. ibû.
OUA a è peu près le son de la diphtongue française oi : touat, aqueduc.
QUE oh Ve a le son patois : fouet, fouet; couéto, queue.
OUÈ comme en français : couèto, couette ; boues, bois , voix.
OUI comme en français : couito, queue.
OU égale oom ; poû, peur ; oûrén, nous aurons.
OUO : pouôrto, porte ; houôme, homme.
OUY égale oui du français dans houille si on noie les // : ôuyre, outre ; làuyro, loutre.
À ; poysân, paysan.
lemble de dents, de poiales.
français dans muet : uèl, œil.
ulet.
jtousser.
TBIPHTOKOUES AUIICULÀIXBS.
[phtongues les sjUabes ofa l'oreilLn distingue trois sons dans une seuls
il. Plusieurs langues, sinon le françus , en effrent des exemples. Tfotn
nie onze qui sont :
il miaule,
adresse.
Dieu ; iett, je ; lintro, livre, f.
foire,
lœuf; toO, œuf.
emplacement pour foira.
•' ouais !
t/re, mouïoir.
re, piocher,
ijourd'hui.
bœuf ; uow, œuf.
DIPHTOSOUBS OCnLÀlIBS.
es oculaires sont ou, ai, ei, ii. oi , oui. Dbbs ces diphtongues lï
r mouiller les deux U qui suivent. Ua, ue, ui, ui, uo, uu, qui se tronvsn
16 présentent que le son simple de la seconde voyelle : quai, prononcez mJ
iD, h moins qu'elle ne fut chaînée d'nn tréma, comme dans gutt, sort!
PRÉFACE.
Plusieurs départements ont leur dictionnaire patois , tels que les Basses-Alpes , le Gard,
le Tarn, la Corrèze. L'un des plus savants est celui des Basses-Alpes par M. Honnorat,
avocat. L'un des plus intéressants et le plus ancien à ma connaissance est celui de
M. l'abbé Boissié de La Croix-de-Sauvage$ , né à Alais en 1710 et mort en 1795 dans sa
ville natale. Pourquoi le département de l'Aveyron n'aurait-il pas le sien ?
Encouragé par la Société des lettres , sciences et arts de l'Aveyron , j'ai entrepris
cette tâche pleine de difllcultés , et pour laquelle je demande l'indulgence du public.
Une première source de difficultés c'est l'orthographe qui n'a jamais été fixée et qua
chacun a traitée à sa fantaisie comme on faisait pour la langue française avant le XVIP
siècle. C'est pour me fixer plus aisément et plus sûrement dans cette matière qu'en 1863
je priai la Société de nommer une commission à laquelle je pusso soumettre avec le
plan de mon œuvre le système orthographique que j'adopte. Beaucoup de difficultés fu-
rent soumises à cette commission et résolues par elle. J'ai pris aussi l'avis de plusieurs
autres personnes compétentes dans cette matière , et ce n'a été qu'après de longues et
mûres réflexions que j'ai arrêté le plan définitif de cet ouvrage et que je me suis fixé
sur le système orthographique du patois. J'en donnerai l'exposé motivé dans un chapitre
de l'Introduction.
Une seconde source do difficultés est le défaut d'uniformité dans le patois do l'Aveyron,
surtout pour ce qui regarde la prononciation. Par sa position topographique, notre dépar-
tement, qui ea a sept autres pour ceinture , tient d'un côté des plateaux de la Lozère et
des montagnes du Cantal un langage inconnu à Rodez, et de l'autre dos plaines du Lot,
du Tarn et de l'Hérault ou du Qard des mots et des sons plus ou moins méridionaux',
incooQus au centre. Mes compatriotes n'ignorent pas que leur patois varie d'un canton à
l'autre , souvent de commune k commune et quelquefois môme d'un quartier de ville ou
de bourg à l'autre. On comprendra donc aisément que malgré les recherches les plus
actives poursuivies pendant' plus de dix ans , malgré les nombreuses sollicitations de
concours plus d'une fois infructueuses que j'ai adressées à beaucoup do personnes, bien
des mots, bien des locutions ou des variantes dignes d'être recueillies manqueront encore
à ce recueil. Néanmoins je crois pouvoir assurer qu'il y en a beaucoup plus que qui-
conque n'en peut savoir.
Je dois avertir le lecteur qu'il est des mots patois qui changent de signification et plus
souvent encore de prononciation selon les lieux, afin qu'il ne m'accuse pas trop vite
d'erreur, si tel ou tel mot a un sens ou une physionomie autres que ceux qu'il lui connaît.
.Avant de clore cotte préface je dois remercier les personnes qui m'ont fourni des notes et
des renseignements, qui m'ont fixé sur le sens ou l'authenticité de bien des mots. Plusieurs
de mes confrères, de, mes collègues dans l'enseignement ou dans la Société, beaucoup de
mes anciens élèves se sont fait un plaisir de me procurer des documents ou de me
renseigner sur le patois de leur pays natal. Je dois des remerciements tout particuliers à
M. Valadier, de Paulhac, à M. l'abbé Cérès, à M. Pons, Léopold, d'Hauterives (Estaing),
à M. Clémens, ancien professeur au lycée de Rodez, à M. Affre, archiviste du département,
à M. l'abbé Fabvier, curé de Sévérac l'Église, à M. l'abbé Jonquet, curé de Farret , à M.
l'abbé Caussignac, Victor, etc., etc. Je les prie de recevoir ici l'expression de ma
reconnaissance. Grâce k tous ees concours mon œuvre sera moins incomplète , et la
critique plus bienveillante.
BUT BT PLAN DB CB DICTIONNAIRB.
Mon but n*est pas de faire un dictionnaire français-patois, mais une sorte de glossaire
patois-français qui sera comme le trésor de Tidiome patois du Rouergue et de ses dia«-
9
lectes ou variétés. Pour rendre cet ouvrage plus intéressant et plus utile à consulter je
donne :
4^ Les étymologies certaines ou probables des mots patois, à moins que je n'aie pu
les découvrir ou que ces mots no soient très semblables aux mots français correspondante.
2*> Beaucoup de formes semblables du breton, du bas latin, de Titalien, de Tespagnol,
du roumain ou valaque, etc., pour mettre en évidence la parenté de toutes ces langues
avec nos patois méridionaux.
3° La signification de beaucoup d'archaïsmes ou vieux mots et Texplication de certains
termes que Ton répète encore aujourd'hui sans les comprendre. V. bosdcle, carmantnk,
copitéu, courrôubio, choumârrou, missârro, sâUre, etc.
4*> Les termes des métiers et des arts , qui, quoique miles à connaître, sont souvent
plus inconnus en français qu'en patois même des faiseurs d'inventaires.
5<> Les noms des oiseaux, des insectes, des végétaux nommés en patois, et les pror
priétés de quelques-uns de ces derniers.
6® Les gasconismes infligés au français par le patois et leurs correclions. Voir aux
mots : Toumbây sourti, jountà, tieùlo, birôu, trouôto, trempe, ûfle, etc.
7° Comme exemples, les proverbes les plus intéressants, et des citations d'auteurs patois.
Nous ne citerons que ceux du Rouergue tout en respectant, non l'accentuation, mais
l'orthographe des imprimés. Les citations de Pcyrot représentent le patois de la partie
sud-est de l'arrondissement de Millau ; celles de M. Froment et de M. Cocural l'arrondis-
sement d'Espalion surtout la Montagne ; celles de M. Baldous le causse noir ou le can-
ton de Peyreleau ; celles de M. de Rudelle l'arrondissement de Rodez.
Nous signalons souvent l'arrondissement, la région ou le canton oîi tel mot est usité
arec telle ou telle signillcation. Cela ne veut pas dire qu'il ne soit usité ailleurs, ni
dans tout le canton ou dans le chef-lieu, mais qu'il l'est au moins dans quelque loca-
lité que son peu d'importance ne permet pas de signaler.
Le mot placé en tête de chaque article et à côté duquel sont ordinairement groupés les
synonymes, s'il en existe, appartient généralement au patois du centre (Rodez), à moins
que ce mot ne soit ou trop altéré ou très peu répandu. La mise en pratique de celte
méthode peu connue offre le précieux avantage de présenter réunis en un court tableau
les termes ou les variantes qui, sur les différents points de notre province, expriment la
môme idée ou désignent le même objet. Ces rapprochements mettent aussi les divers
dialectes sous les yeux et en facilitent la comparaison. Du reste , les synonymes sont
cités dans leur ordre d'initiales, excepté le» variantes caratérisées par a ou par les alté-
rations de chf g, j. Si on me demandait pourquoi je n'ai pas donné la préférence au
dialecte du midi du département où Va domine et qui est plus gracieux , je répondrais
que la commission du dictionnaire , pour diverses raisons , en a décidé autrement. Qu'il
suffise de faire remarquer que le patois du centre et de la plus grande partie du dépar-
tement est le patois propre au 'Rouergue.
INTRODUCTION.
Etude sur les patois en général et sur celui du Rouergue en particulier.
CHAPITRE I.
BXISTBrfCB DBS PATOIS BN FEANCB.
On serait dans une grande erreur , si Ton croyait que la nation française possède
Tunité de langage. Plusieurs langues, autres que le français, sont parlées sur notre terri-
toire, et ceux qui parlent breton, basque ou patois , ne connaissent pas tous la langue
nationale. Sans doute Tunitô est d»3sirable ; mais rexporienco des siècles nous autorise à
dire qu'elle est d'une réalisation difficile pour ne pas dire impossible. Il n'est presque
aucune province, il est très pou de départements qui n'aient leur idiome vulgaire parti-
culier. Je cite pour le prouver un fragment d'une étude sur cette matière, faite il y a
peu d'années, par M. Prodhomme, secrétaire do la Société grammaticale et rédacteur de
la Bévue grammaticale oîi il a reproduit une partie de son travail.
« La France, dit-il, se divisait autrefois, sous le rapport du langage , en deux parties :
les pays oU l'on parlait la langue d'oc, et ceux où l'on parlait la langue d'oU; ces deux
parties étaient séparées par le cours de la Loire. La langue d'oc (langue dans laquelle
oc signiûait oui) était parlée dans le midi de la France , et la langue d'oU (langue dans
laquelle oïl signifiait oui) était parlée dans le nord. C'est cotte derniôro qui est devenue
la langue française.
» A chacun de ces langages principaux se rattachaient des dialectes particuliers, devenus
aujourd'hui des patois.
> Les principaux patois de la langue d'oïl sont : le wallon ou rouchU parlé sur les
limites de la Belgique, dans le voisinage de quelques cantons où Ton parle le flamand,
dialecte germanique ; le lorrain, messin ou austrasien dont le triple titre indique suffisam-
ment le domaine plus ou moins étendu selon le terme qu'on emploie... ; le champenois,
le franc-comtoû et le bourguignon, qui se rapprochent beaucoup l'un de l'autre, mais
desquels on détache, sous le nom de jurassien ou bressan, celui qui est en usage dans
le département de l'Ain, ainsi que dans une partie de ceux de Saône-et-Loire et du
Jura ; le picard qui n'est guère que le français du moyen âge ; le normand remarquable
surtout par son accent traînant ; le gallot, patois de la Haute-Bretagne, dans lequel se
perpétuent les expressions du quinzième siècle tt du seizième ; le poiUvin, dont le sain-
tongeois peut être regardé comme une variété ; le berrichon, Vangevin et le manceau, qui
n'ont qu'un petit nombre d'expressions particulières.
> A la langue d'oc se rattachent Vauvergnat, avec sa prononciation rude et ses lourdes
terminaisons ; le dauphinois et le lyonnais, qui ont quelque chose de lourd et de mono-
tone ; le provençal, qui, il y a cinq siècles, fut une langue riche et gracieuse ; le lan-
guedocien, si brillant autrefois à Toulouse, et parlé encore avec tant de douceur dans
l'Aude et l'Hérault et avec tant de pureté dans les Cévonnes ; le limousin, aux formes
XVI
un peu lourdes ; le périgourdin, à la franche allure ; le gascon, à l'accent vif et saccadé,
qui, pour les Français du Nord est le type de tous les patois du Midi, et dont le béar-
nais est la variété principale.
» Il y a, ainsi qu'on vient de le voir, non seulement des patois, mais des sous-patois,
ou variétés du patois principal.
» Dans quelques parties de la France, telles que l'Orléanais, la Touraine, TRe-de-
France (Aisne, Oise, Seine, Seine et-Marne , Seine-et-Oise) (1), il n'y a pas de patois
proprement dit ; mais cependant le peuple s'y sert souvent d'expressions qui n'appartien-
nent pas à la langue actuelle , ou de mots plus ou moins altérés par la prononciation.
» Il ne faut compter au rang des patois français, ni le bas breton, qui est un débris
fort imparfait du celtique, ni le basque, qui appartient à une famille de langues tout à
fait différentes du français, ni Vallemand de l'Alsace et de la Lorraine, ni le flamand,
parlé dans quelques cantons voisins de la Belgique... » (V. livraison de la Retuc
grammaticale, janvier 4867.)
Dans sa Grammaire comparée des langues de la France (1860), M. Louis de Baecker assure
que sur une population de 35,781,62.^ personnes, recensement de 1851, il n'y a que 18
à 19 millions de Français qui parlent le français proprement dit, tandis qu'il y en a 1,160,000
qui parlent l'allemand, 1,070,000 qui parlent le breton, etc., et 14,000,000 qui parlent le
romano-provençal , c'est-à-dire les patois de la langue d'oc. « N'est-ce pas, ajoute-t-il,
un phénomène curieux et digne d'observation, que la persistance de ces divers idiomes
sous un gouvernement centralisateur, aussi puissant que celui de la France? On n'a
pourtant pas manqué ni d'édits ni de lois qui les ont proscrits. » En effet Louis XIII,
Louis XIV et plus tard la Convention de 1794 défendirent de rédiger aucun acte public,
aucune procédure en une langue autre que la langue française. Mais ces édits ne purent
être exécutés dans certaines provinces, et là oîi ils l'ont été ils n'ont pas empêché le
peuple de parler la langue de ses pères. Une langue est l'expression des sentiments,
des mœurs , des traditions , de la religion , de la vie d'un peuple : cela ne se supprime
pas par un arrêt royal. Si quatorze millions de français parlent encore le romano-
provençal, cet idiome peut se promettre longue vie malgré les progrès de la langue nationale
et l'activité des ministres de l'Instruction publique. Du reste , je ne sais s'il y a de
grandes nations qui aient une langue unique à l'exclusion de toute autre. L'anglais,
l'italien, l'espagnol, l'allemand ont des dialectes plus ou moins distincts comme jadis la
langue de la Grèce.
CHAPITRE IL
LES PATOIS MÉRITENT-ILS LE MÉPRIS DONT ILS SONT l'oBJET ?
« Les patois, dit M. Prodhomme, ont été dédaignés pendant longtemps; on les consi-
dérait comme des langues tout à fait indignes d'attirer l'attention des hommes éclairés;
ce n'est que de nos jours qu'on en a fait une étude sérieuse, et l'on s'est aperçu alors
qu'ils ne méritent pas le mépris que l'on avait pour eux. Quelquefois ils sont plus
réguliers , plus énergiques que la langue littéraire. Joseph de Maistre les considérait
comme des raines presque intactes, et dont il est possible de tirer de grandes richesses
historiques et philosophiques. Nodier se demande si le dictionnaire concordant des patois
d'une langue ne serait pas un des plus beaux monuments qu'on put élever à la lexicologie.
€ Je connais, ajoute-t-il, tel de ces singuliers langages qui offrirait à l'explorateur habile
» plus de curiosités et de richesses que cinquante do nos glossaires. » Ëniin, dans son
respect pour ces vivantes reliques de l'esprit de nos pères , cet auteur va jusqu'à dire
que « si les patois n'existaient pas , il faudrait créer des académies pour les retrouver. »
(1> Cette assertion de l'auteur est contredite par M. Louis de Baecker, qui , dans sa Grammaire comparée de» langues de
la France, dit : « Le bourguignon qui comprend les sous-dialectes parlés dans le Nivernais, le Berry, l'Orléanais, la Tou-
raine, le Bas-Bourbonnais, nie-do-France, etc. » La conciliation de cette conti>adiction apparente se trouve dans cette affir-
mation des historiens de la langue fifançaise que c'est le patois de rile-de-France qui es^t devenu la langve na^ioii^le.
ZYII
On peut dire d'un grand nombre ce que Montaigne a dit d'un seul : < OU le français ne
» peut arriver, le gascon y arrive sans .peine. » Beaucoup de mots autrefois d'un usage
général et dont l'abandon est fort regrettable, ne se trouvent plus que dans les patois. »
Tout en faisant, malgré ces éloges, le procès aux- patois, l'auteur ajoute que des écrivains
modernes n'ont pas dédaigné d'exprimer leurs pensées dans ces idiomes vulgaires ; que
Despourrins, Goudouli, Jasmin ont tiré un grand parti des patois béarnais, bourguignon
lisez moandî ou toulousain), gascon ; que leurs ouvrages offrent des beautés qui peuvent
être mises en parallèle avec celles de nos meilleurs poètes ; que l'étude des patois a
révélé plusieurs faits curieux au point de vue historique et géographique ; que les ha])i-
tants de certains cantons très éloignés parlent un patois identique, et que d'autres fois
des cantons limitrophes parlent un langage différent.
Cette dernière observation nous rappelle la découverte qui vient d'être signalée comme
un des faits les plus curieux et les plus intéressants au point de vue de la linguistique
et de l'elhnogénie. Le talaque ou roumain , langue de la Valachie , de la Moldavie et
d'une grande partie de la Transylvanie, renferme un grand nombre de mots qui se retrou-
vent plus ou moins intacts au midi de notre département et dans les départements méri-
dionaux voisins. En voici des exemples
HOUMAIV. PATOIS* FRANÇAIS.
kost eost, couost coût.
paket paquet, poquét. . . . paquet.
sari sari , soîi sortir.
ger gèr, gèl glace.
par par, pal pieu.
kosar cosdr, cosàl masure délabrée.
kresta crésta , crésto crôte .
seou seou, sieû suif.
spital espitil hôpital .
krapa, fendre, crapé, dopé frapper, bûcher.
agatsa agatza, ogocha.... regarder.
deskaltsa .... descaltzd, descalsa. déchausser.
espia espia épier.
dekoifa descoyfà décoiffer.
eskusa escusa excuser.
unfla ufla, auflà enfler.
despouiat.. . . despouillat dépouillé ; etc. (4)
A Rodez môme on noie souvent les II et on dit despouiâ p. despouillâ; toioduro, p.
toillodure, taillade, coupure.
Eutrope , historien latin du IV® siècle, rapporte que Trajan, l'an 407 de notre ère,
ayant vaincu la Dacie qui a formé depuis la Valachie, la Moldavie, etc., la réduisit en
province romaine et y transporta d'innombrables colonies qu'il tira de l'univers romain.
€ Trajanus , xictâ Daciâ , ex loto orbe romano infinitas ed copias homimim transtulerat ad
agros et iirbes colendas. » (Eutrope, VIII, 3.)
Il y eut donc à cette époque des colonies parties de nos provinces qui allèrent en
Dacie et y portèrent notre patois qu'on y retrouve aujourd'h'ii , dix-sept siècles après la
translation de nos compatriotes , et sans qu'il y ait eu depuis aucune relation entre des
peuples si éloignés.
€ Ces patois si méprisés, dit Bergier, sont cependant des langages humains ; ceux qui
les parlent sont des êtres raisonnables, comme les Grecs et les Latins, ils ont du bon
sens, souvent de l'esprit et de rélt)quence, comme les citoyens d'Athènes ou de Rome;
il ne manque à ces jargons pour acquérir de la considération et devenir à la mode
<1) C^eat à l'obligeance de M. l'abbé Fabvler que je duis la communication d'un grand nombre de ternes roumains qu'il «a
extraits du dictionnaire de Bucharest.
XTIII
que d'avoir servi à faire des ouvrages utiles ou amusants. L'indifférence que nous affec-
tons pour eux est une des raisons principales du peu de connaissance que nous avons
des origines de notre langue... Le glossaire de Ducange est un livre savant, utile, pré-
cieux; que renferme-t-il autre chose que des patois et des langages barbares latinisés?»
(Eléments primitifs des langues.)
Ce mépris dont parle l'auteur n'est plus de mise dans les régions de la science.
Depuis plus de cinquante ans beaucoup de savants, môme étrangers, se sont occupés
activement de Tancienne langue romane et de nos patois méridionaux.
M. Raynouard, secrétaire perpétuel de TAcadémia française, a fait des travaux considé-
rables sur la langue romano-provençale dont il a restitué la grammaire et le dictionnaire
avec une rare sagacité. Par sa grande collection des Poésies originales des Troubadoun
(huit volumes dont le premier parut en 1816) il a montré à la postérité dédaigneuse
que le midi de la France avait eu une langue formée et une littérature remarquable
avant le xlébrouiliement et la formation de notre langue nationale.
M. Fauriel, dans son Histoire de la poésie provençale, a fait ressortir le mérite des
trésors littéraires qui depuis des siècles demeuraient ignoré» dans la poussière des biblio-
thèques.
M. Frédéric Diez, professeur à l'université de Bonn, en Allemagne, a publié de 1826
à 1852 une foule de travaux remarquables sur la littérature provençale.
Un autre allemand, Auguste Faehs, a publié en 1849, à Halle, un ouvrage plein de
recherches curieuses , intitulé : L&s langues romanes dans leurs rapports avec le latin.
D'autres philologues , comme M. Mary-Lafon , vont jusqu'à demander qu'on fasse des
patois romans la base de renseignement linguistique.
M. Granier do Cassagnac vient de publier en 1872 sur les patois un ouvrage très in-
téressant et plein d'érudition , intitulé Histoire des origines de la langue française. Dans
ce savant écrit il combat l'opinion de Scaliger et de presque tous les philologues qw
Tont suivi, jusqu'à M. Littré, et qui soutiennent que les langues romanes ou néo-latines ,
ritalien, Tespagnol , le valaque , le français et le romano-provençal avec tous nos patois
viennent de la corruption du latin. L'auteur, s'appuyant sur les découvertes de la philo-
logie et de Tarehéologie , sur les témoignages des vieux historiens et des anciens géo-
graphes aussi bien que sur des preuves de raison et de bon sens démontre la fausseté
et Tabsurdité de l'opinion généralement admise depuis Scaliger. Il prouve : 1° Que les
langues romanes ou néo-latines ne se sont pas formées du latin parce qu'elles ont
un génie tout différent ; ce sont des langues à construction directe , sans inversion et
sans flexions ; le latin au contraire est une langue à déclinaisons , à conjugaisons et par
conséquent à inversions commt le grec. 2" Que le latin classique n'était que la langue
ofRcielle , la langue du gouvernement et de la société lettrée des Romains. 3® Que le
peuple sur le territoire romain et môme dans Rome parlait un patois latin ou un fatin
vulgaire tout différent de la langue officielle et littéraire. 4° Que nos langages vulgaires
appelés aujourd'hui patois existaient avant la conquête des Gaules par les ' Romains et
qu'ils n'étaient que les divers dialectes de la langue gauloise ou celtique. 5*» Que 1*
ressemblance des langues néo-latines et de nos patois avec le latin , le grec et le bre-
ton ne prouve pas que ces langues tirent leur origine de l'une d'entre elles, mais qu'el-
les prouvent la communauté d'origine de la plupart des peuples qui les ont parlées.
6*> Que les Romains n'ont imposé leur langue à aucun peuple conquis , que ce ne sont
pas les peuples conquérants qui imposent leur langue aux vaincus , mais plutôt ceux-ci
qui imposent la leur aux nouveaux venus , comme il arriva aux Burgondes et aux Francs
qui oublièrent bientôt leur langue teutonne et apprirent la langue des Gaulois avec les*
quels ils se confondirent. Dans les premiers temps de l'ère chrétienne les empereurs ro-
mains eux-mêmes reconnurent officiellement et admirent civilement la langue gauloise.
Si certains historiens rapportent qu'à Lyon, dès le second siècle de notre ère, ï^
peuple parlait latin, qu'au quatrième le latin et le grec coexistaient à Arles avec l»
gaulois , qu'au cinquième Sidoine Apollinaire harangua en latin le peuple de Bourges qn^
l'avait prié de lui indiquer un évoque , ces faits et autres semblables ne prouvent
XIX
nullement que las Gaulois eussent oublié ou cessé de parler leur langue pour apprend^'o
celle de Rome. Les personnes instruites pouvaient savoir le latin parce qu'elles Tavaient
appris dans les écoles ; le peuple de telle ou telle ville pouvait comprendre un peu le
latin vulgaire soit à cause de la ressemblance des langues soit à cause des rapports
plus fréquents amenés par la colonisation ou par le commerce. On sait d'ailleurs que
peu après la conquête des Gaules il y eut dans les grands centres des écoles ouvertes
où Ton enseignait la grammaire et Téloquence latine aux Gaulois, amis de ces nobles
arts , comme il y avait à Rome des écoles ouvertes pour l'enseignement du grec. Mais
le peuple des campagnes et le petit peuple des villes, c'est-à-dire la masse de la nation,
n'eut jamais le loisir ni l'occasion d'apprendre une .langue étrangère, et surtout une lan-
gue savante et au-dessus de sa, portée telle que la langue latine. Donc il conserva ses
dialectes ou patois.
€ La nation gauloise, dit M. de Cassagnac, lorsque César la soumit au gouvernement
romain, avait-elle une langue uniforme, également parlée dans toutes les parties de son
territoire, également entendue do toutes les tribus qui la composaient? — Non. — Après
avoir tracé la grande division de la Gaule en trois partiels distinct'is, occupée par les
Aquitains, les Celtes et les Belges (tous Gaulois), César ajoute immédiatement : « Tous
» ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les mœurs et les lois. »
» Les Gaulois parlaient donc au moins trois grands dialectes , tous différents ; en sup-
posant. . . que la Procince, non comprise dans la division de César, n'en parlât pas un
quatrième , ou môme plusieurs.
» Le peuple gaulois se trouvait ainsi dans la situation de toute nation couvrant nn
territoire étendu, et comprenant un nombre plus ou moins considérable de tribus sépa-
rées, ajant leur existence et leur administration distinctes : toutes ces fractions nationa-
les parlaient sans doute la môme langue , mais chacune d'elles avait sa manière propre
de la parler, c'est-à-dire son dialecte.
* Ce qui constitue, entre tribus, la communauté de la langue, c'est de posséder
d'abord la même grammaire, c'est-à-dire une manière de décliner le substantif, une
manière de conjuguer le verbe, et un même ordre de syntaxe, pour construire la phrase;
c'est ensuite de posséder un vocabulaire à peu près identique, ou au moins dans lequel
le plus grand nombre de mots soient, sous des formes plus ou moins altérées, mani-
festement les mêmes.
» Ce qui constitue un dialecte, c'est de joindre à tout ce qui précède la possession
d'un certain nombre de termes exclusivement propres à la tribu ou au territoire , et sur-
tout une prosodie et une prononciation spéciales.
> En résumé, les Gaulois étaient au point de vue de la langue dans la môme situation
que les anciens Grecs.
> Sous la dénomination générale de langue grecque, les Grecs parlaient en réalité
jBinq grands dialectes, très différents entre eux, sans parler des sous-dialectes presqu'in-
nombrables des îles, du continent, de l'Asie mineure, de la Syrie et de l'Egypte.
! » Ainsi , de môme que la langue grecque n'avait pas d'existence propre en dehors de
ifis dialectes , de môme il serait impossible de concevoir et d'étudier la langue gauloise
|6n dehors des siens.
* Les Gaulois avaient, comme les Grecs, un mot qui leur était propre pour désigner
tes idiomos particuliers des tribus ; mais au lieu de les appeler des dialectes ils les
appelaient des patois. »
iLe mot paXois n'est pas un terme de mépris, comme Ip pensent beaucoup de gens,
omme plusieurs l'ont écrit; il signifie dialecte et désigne un langage populaire et local.
V. le mot Potouès.) Ce mot, comme le mot roman ^ désignait la langue vulgaire par
pposition au mot elerkois qui désignait la langue latine enseignée par le clergé dans les
écoles pendant tout le moyen âge.
« Les patois sont, en tout pays, la langue primitive et naturelle d'une nation. C'est la
langue du berceau , de la nourrice et du foyer. De très grandes nations n'en ont jamais
(u d'autre, »
Comment un jlatois devient-il langue officielle et nationale? L'auteur l'explique en (Hsant:
« Il arrive quelquefois qu'il se produit dans une province des poètes , des écrivains
qui en perfectionnent, qui en illustrent le patois ou dialecte, et qui font que cet idiome
ac:iuiert dans les provinces environnantes une réputation qui le fait rechercher. C'est ce
qui est arrivé*, en Italie , au dialecte de Florence » , devenu la langue italienne ; € ea
Allemagne, au dialecte de la Souabe », devenu la langue allemande; « en Ëspagae, aa
dialecte de la Vieille-Castille », devenu la langue espagnole; « en Angleterre, au dialecte
des comtés de Kent et de Middlesex », devenu la langue anglaise; « parmi nous, au
dialecte de TIle-de-France et de Paris », qui nous a doané la langue nationale.
» Ces patois d'élection, ainsi amélioï*és, polis, perfectionnés, sont devenus des langaes
littéraires, servant à la société lettrée et aux rapports fies populations avec le gouve^
nement; mais ces langues littéraires, si renommées et si répandues qu'elles soient, n'es
sont pas moins d'anciens patois, parvenus aux honneurs. On les enseigne dans les écoles
publiques, Ihs populations urbaines et rurales les apprennent; mais de même qu'es
apprenant le latin nous n'oublions pas le français, de môme en apprenant le français le
paysan n'oublie pas son patois, qui est sa langue naturelle.
» Aujourd'hui , on ne citerait pas en France une seule commune oh le français ne soit
compris et môme parlé; mais on n'en citerait pas non plus une seule oh l'enseignemeot
du français ait détruit l'usage du patois local. »
En supposant que ces dernières affirmations ne soient qu'une hyperbole , la véritt
reste, à savoir que chaque province, en France, a un patois quelconque. Il en étd
ainsi , il y a deux mille ans. La Gaule était alors divisée en soixante-quatre cités ou agglo*
mérations politiques , comprenant chacune un grand nombre de tribus ou de villages , ei
chaque cité ou môme chaque tribu avait son dialecte ou patois. Il en était de mémi
dans les autres pays. Au moyen âge quatorze dialectes se partageaient l'Italie, et StraboJ
assure qu'anciennement dans le petit village de l'Albanie on en parlait vingt. Si nos
patois ont une antiquité aussi vénérable , s'ils étaient le langage de nos vieux ancêtres »
les Celtes ou Gaulois , si par eux on prouve la communauté d'origine des peuples qdj
ont tour à tour conquis et occupé l'Europe méridionale et occidentale , ne devons-nom
pas quelque respect et quelque attention à ces vieux témoins des âges druidiques?
Sans doute leur vocabulaire actuel n'est pas entièrement le même que celui du temps
de l'intrépide Vercingétorix , le plus illustre champion de la liberté de nos pères, il
plus sérieux adversaire de César, et qui aurait arrêté la marche triomphante des légions,
si toutes les tribus gauloises avaient eu autant de courage et de patriotisme que nos
voisins les Arvernes et nos ancêtres et compatriotes les Ruthènes. Comme il arrive i
toute langue vivante, des mots ont vieilli et sont disparus ; d'autres ont pris leur pla«<
ou se sont ajoutés au trésor existant ; ils sont venus les uns des dialectes voi&ins , l
autres du latin ou du français, soit par importation soit par la nécessité d'exprimer
objet nouveau. Mais le fonds est resté le même , comme le prouve la présence d
mômes termes dans les langues des peuples voisins.
Un phénomène digne d'être noté c'est que les archaïsmes de notre patois sont povl
la plupart plus près du latin que les termes vivants étrangers au français. Ne serait
pas parce que ces mots introduits dans les patois par l'usage de la langue latin
demeurée langue officielle et civile jusqu'au seizième siècle, n'ont pas pu tous s'aecli
ter et acquérir un droit de cité inaliénable?
Quoique nous regardions comme vraies dans leur ensemble les opinions de M. Graa
de Cassagnac, sur les origines de la langue française, à savoir qu'elle ne s'est p
formée du latin, qu'elle n'est pas née de la corruption du latin du moins pour la lan
usuelle, il est évident par l'inspection des vocabulaires que, outre la langue scientifiqa
religieuse et littéraire, tirée certainement, ce qu'il ne nie pas, du grec et du latin,
partie môme de la langue usuelle a aussi son origine dans le latin, et il a dû en è
ainsi par la force des choses, puisque les Gaulois acceptèrent la législation romaine,
la langue romaine comme langue religieuse, officielle et civile. De plus, il n'est p
nécessaire qu'une lanj^io ait le môme génie et la même grammaire qu'une autre po^
XXI
faire des emprunts à cette dernière. Les Romains eux-mêmes empruntèrent aux Gaulois
plasi,îurs termes dont leurs écrivains indiquent Torigine.
Il ne faut point confondre le patois avec lo jarp:oîi. Le jar;j:on ost le pire d 3., langages ;
c'est une espèce do baragouin suis règle, pirticulier à une personne, h une famille, à
un groupe de population qui dénature la langue dont il se sert et la rend plus ou moins
inintelligible môme pour ceux qui parlent cette langue. Celui qui dénature s.uisiblement
le français jargonne. Tandis que le patois, et j'entends parler ici plus spécialement des
patois de nos provinces, est une vraie lan^jjue, ayant pour elle l'ancienneté, parlée sur
un vaste territoire, dans des provin^*es entièr.îs, ayant avec d'autres langues niéme natio-
nales une communauté d'origine incontestable, ayant ses règles et .sa graiiimaire , ses
beautés et sa prosodie, pouvait servir aux esprits cultivés, aux imaginations poétiques,
mais simple et familière, h la portée du p3uple, faite [)ar lui- et j)our lui, accommodée à
ses mœurs, à ses besoins, h son degré d'instruction, (IdMe interprète de ses pensées et
de ses sentiments. La langue française, pendant plusieurs sio'les, n'a été q le le patois
d'un petit nombre de djparleme.its formant la province appelée Ile-de-France, et jusqu'à
la fin du seizième siècle rien n'égale la confusion et le chaos de son orthographe et
probablement aussi de sa prononciation. C'est à cette époque que Malherbe, rude travail-
leur littéraire, se faisait gloire de dégaaconner la cour. Supposez la cour avec ses pléia-
des de poètes et des académies, savantes à Montpellier, à Toulouse ou à Bordeaux, et
la langue d'oc ou plutôt le divalecte des Aquitains mentionné par César, fixé, épuré,
ennobli, tout en conservant son caractère pittoresque et so.iore, deviendra la langue de
la nation, rivalisant de douceur et d'élégance avec l'italien, de noblesse et de grandeur
avec l'espagnol, et continuant sous le souille de l'inspiration la brillante littérature de
ses anciens troubadours. Ainsi notre vieille langue patoise pouvait élr.i reine, elle n'est
que paysanne, mais elle n'a pas à rougir de son origine, ni de sa parenté. L'italien,
l'espagnol, le valaque lui tendent la main comme à une sœur et les peuples (\\\\ parlent
ces langues s'entendent encore sans se connaître. Nos pèlerins de Lourdes qui rencon-
trent là nos frères d'Espagne peuvent échanger avec eux leurs sentiments et leurs impres-
sions non par l'intermédiaire de la langue française, in.ùs en parlant l'idiome du vieux
Uouergue.
CHAPITRE IIL
DU PATOIS DU ROUERGUE.
En Rouergue le peuple parle sa langue, môme dans les villes. A Rodez comme à Albi,
on entend parler dans les rues beaucoup plus patois que français. Dans les campagnes
tout le monde parle patois, très peu parlent français; beaucoup l'entendent, grâce aux
écoles primaires; un grand nombre cependant, surtout parmi la génération qui s'en va,
l'entendent peu ou point. Aussi la plupart des pasteurs des villages font en patois les
instructions familières. Les hommes de loi et les magistrats sont obligés de parler patois
à la plupart de leurs clients ; c'est en patois que les juges interrogent et que les pay-
sans déposent.
Le patois du Rouergue est un dialecte ou plutôt une variété du grand dialecte aqui-
tain. 11 renferme lui-même trois sous-dialectes principaux que nous distinguons par Tune
des trois voyelles a, c, qui reviennent dans beaucoup de mots oîi elles se remplacent
selon la région.
i® Le patois en a occupe la région méridionale dijpuis Nant, près des limites du Gard^
jusqu'à Villefranche du Rouergue à l'ouest, en passant par Cornus et Saint-AlTrique, Bel-
mont, Saint-Sernin , Réquisla et Xajac, cantons frontières avoisinant successivement les
déparlements du Tarn, de Tarn-et-Garonne et du Lot.
Le patois de cette région est caractérisé : 1° par la fréquence de la voyelle a, comme
dans campâno, cloche, castigno, châtaigne, capjlo, chapelle, afrabâ^ briser, ravager;
8® par les diphtongues ay , au non accentuées : aymâ^ aimer, payri, parrain,
4
^
XXII
mayHno, marraine, paûrâu, petit pauvre, paûrûr, peurcnx ; » par la terminaison ii :
bilanU, ordare, plastHè, plUrier; 4* pir 1- soa tz de ch, de g doux, de j et de x :
tfobâl, ch3ral, Uûrgo , limace, izutzam^n p. jiuhomén , Juçement. Au sud-oaest les ter-
minaisons ayre, ouyre, ouyro, deviennent aijde, onjde, ouydo, comme pàyde, père, oûydi,
outre, cortôuydo, civière; ch final devient t : escrit p. escrUh, écrit; /ai p. fach, fait; if<
p. «^^A, lit. ui - 1 •
î» Le patois en e occupe la ré:;ion nord du département et semble suivre la me
droite du Lot; il comprend la plas grande pirlie de l'arrondissement d'Espalion, ce que
nous appelons la Montaigne, r^'jrion élevé?, voisine da la Lozère et du Cantal. Là les
diphlhonçues ay, au deviennent souvent ^y, ey, tou, eou : eymi, aimer, pe^/rî, parrain, mey-
rino, marraine; eèoucle, cercle, beoiire. boire. Ai el, ol deviennent souvent au. eou, où:
houitaû p. hoxuitdl, maison ; pèou pour pH, poil; peyroû p. pajrél. poyrôl , potjrouôl^
chaudron ; oûis p. olas, grande aile. Vu prend souvent la place de ou : juntd p. jountâ,
joindre ; LuU p. Louis, Louis. Les consonnes g doux et j sont très chaintantes : bijto^.
biso, la bise, eomijio p. eomlso, chemise. L't prend souvent la place de Ve : t% biju p.
tê bé$e, je le vois.
30 Le patois en o occupe le centre et la plus grande partie du département, presque
tout rarrondissemî^nt de Rodez, h plus grande partie de celui de Millau et uns parde
des trois autres, Espalion, St-Affriquc, Villefranche. Il constitue le dialecte proprement dit
du Roucrgue. Il est caractérisé par la fréiuence de la voyelle o soit seule soit en
diphthongue. Ainsi Ton dit eompôno, coslôfjno, copèlo, oymd, poyri, moyrino, poUréu, pou-
rue, biloniô, ploniriâ ; frone p. franc, mo p. ma, man, main ; po, pouo p. pa, pain :
plo p. pla, bien. plat. La diphlhoagne ouo revient aussi fréquemment soit pour on soil
pour long : douoao p. dJano . il donne; louong p. loung, long; pouérto p. pàrU^,
porte; houôme p. Mme, homme. Dans ce dialecte on considère Fa comme plus long que
l'o, au et ay comme plus lon^s qie où et oy, et lorsque ces voyelles perdent l'accont
tonique elles deviennent souvent o , où oy : câbro, chèvre, cobrit, chevreau ; pdyn,
père, poyrl, parrain; paUre, pauvre, poûrou, petit pauvre; d'jme, j'aime, oymd, aiQier,
oym4n, nous aimons, tandis que dans le dialecte en a on dira aymln, nous aimons, et
dans le dialecte eh e eymvn.
Notons que pour avoir le patois rouergat, il ne faut pas le chorcber près des frontiè-
res du département; car près des frontières on a souvent des mots et des sons qui
appartiennent à nos voisins, comme dans le canton de Nant ûno fes p. un couop, une
fois, ehdsco, chascân p. cddo, cadâa, chaïue, chacun, bien préférables d'ailleurs; dans le
canton de Belmont ba p. ou, ba farày p. ou fordy , je le ferai; iol p. uèl, œil,
delembrd p. ouplidà, oublier ; agantà, pour dire saisir ; dounas-iè sans liaison {donnas-
hiè) p. dounas'li, donnez-lui, expressions du Tarn ou du Languedoc ; au sud-ouest èl p.
uèl, œil, IH p. lièch, lit, gat p. cat, chat; crdmbo p. cXmbro, combro, chambre.
Cependant le ch, si fréquent dans une partie de la Lozère, dans- TArdèche, TAuvergne
et le Limousin et qui a attiré aux patois dj C3S provinces de la part des Parisiens le
nom méprisant de charabia, n'a pas. franchi nos frontières du nord et n'est pas plus
usité sur nos montagnes septentrionales que dans le reste du département et chez nos
voisins du miJi Le ch est plus fréquent dans le domiine do la langue d'oïl et dans le
nord du territoire de la langue d'oc que dans les autres provinces de la vieille Aqui-
taine, et le Parisien ne sa doute pas qu'il a bien plus de charabia dans sa langue
que nous n'en avons dans nos patois méridionaux. Nous disons bâco, cdbro, cômbro, cira
cdnao, coinp, contd, consôu, comi, et non bicho, vache, chdbro, chèvre, chdmbro, chambre,
chïrri, char, chUso , chasse, champ, clia.np , chrintd, chanter, clianaôii , chanson, chomi,
chemin.
Quoique le patois languedocien, caractérisé par la fréquence de l'a, soit réputé le plus
doux et le plus gracieux, nous préférons do beaucoup nos syllabes sonores al, èl, ol i
89S diphthongues finales au, èou. Il nous paraît que gai, coq, pascdl, poscdl, pascal,
royndl, renard, cal, il faut, fiol, fiai, fil, pH, cheveu, cals, chaux, descâlSf dàchaux,
sonnent plus agréablement à l'oreille que gaU, pascaû, raynaû, eaû ou faû, il faut, 1^^*
pèou, caûs, descaUs.
\
IXIII
Le dialocto en tf a sas variétés. L'une d'elles, parlée dans le Languedoc, en particulier à Lune 1,
se retrouve chez nous dans un quartier du caaton de Cornus ; elle est caractérisée par la fré"
quence de Va final, ce qui donne à beaucoup do mois une physionomie tout à fait latine, comme
on peut Id voir par les citations et les textes suivants.
ROUBRGAT. LAN6UBD0CIBN. LATIN. français.
fèsto fèsta fcsta fête
tèsto testa (tète). . . testa crâne
rose, rou6so. rosa rosa rose
hôuro hôura hora heure
embecfllo.. . . embeciUa.. . . imbecilla . . . . imbécile, f. . .
comfso camfsa camisia chemise
estréno estrona strena étrennes
uno una una une
fîUo fiUa filia fille
bèlo bêla bella belle
goillérdo .... gaillàrda gaillarde
pàpo pépa papa pape, père...
Ontouèno .... Antouèna Antoine
demôndo .... demanda il demande . .
monddbo.... mandàva mandabat il mandaijt. . . .
c6umo côuma comme
encaro encàra encore
Voici comme échantillon une épigramme qui a servi de modèle à un célèbre bout-rimé de
notre poète Peyrot.
L'abbé Mas, de rima n'es pas jamày sadoul ;
S'en vay, tout on rampén coum'ùna cagardoula
Aou temple d'Apoulloun per ooussd lacaddonla,
Mais la p6rta per el es fermdda aou baroul.
Voici encore un extrait d'un fragment de l'Odyssée d'Homère, travestie en vers patois parl'abbé
Favre, prieur-curé de Celleneuve, vivant au XVflP siècle et contemporain de notre prieur de
Pradiaas. C'est la description d'un repas. Télémaque chez Calypso reçoit Minerve sous la forme
de Mentor, la salue,
£ sans ye dire âna par&oula,
La pren e la fay mètre à tdoula.
Lou repds soguèt fin e bèou :
Avièn fach la sôupa émbe un lèou (mou de veau),
Assezoundt d'ùna coudéna
Qu'aouriè bercdt ûna lezéna ;
Pioy presentèrou très missôus (saucisson on andouille),
Un sanquét e qudtre garrôus,
Aqui lou gras. E per lou mdgre
Força merlùça en de vindgre,
Caous harens (quelques harengs) d'ungous esquis,
Un bèou plat de courdls couHs,
Una gr6ssa cscdrpa saldda (une carpe),
Una aoumeléta un paou bruldda.
Perde fruit, s'ajèssou pougût,
Sans doute n'aourièn be agût,
Mais couma èren vers Pantac6usta
Lou dessert seguèt ûna crôusta.
tttr
C'est géniralement dans ce dialecte que sont môme chez nous les manuscrits patois,
antérieurs au milieu du XVI* siocle. Ainsi Ton trouve la sancta cvos^ la sainte croix;
a donâda ^.07i arma a Dieu, soi p-'ijre elcrnal, il a doniK* son ame à Dieu, son père
éternel ; gl-'usa, église, capeli, prêtre, dalha, faux, feda, brebis, truèja, truie, bodosca,
marc de miv^l, advenir, arriver, dinar, dîner, cjjre, cuivre, color, couleur, lo jorn.k
jour, motô, mouton. {Pièces éditées, par M Aiîre. archiviste, sur la ville d'Espalion.)
Cependant, dans dos manuscrits du commencement du XIV* siècle {Archives de Millau)^
Vo se trouve assez souvent à la place de Ta, comme dans péros p. péras, poires ; pèsm
p. pèssas, pièces ; téstos p. testas, tartines ; moustârdo bôno p. moustârda bôna, moutarde
bonne. Mais ce qu'il y a de singulier et ce qui prouve que l'orthographe n'était pas
toujours d'accord avec la prononciation, c'est que dans la même pièce et souvent sur h
môme page, on trouve les mêmes mots difléremment écrits : testas, tôstos ; pèssas, pcssos;
munges, muunges, moines ; eôma, comme, comme ; rostit, roustit, rôti.
Dans l'introduction du Catéchisme rouergas, imprimé en patois à Rodez, en 1656, on
trouve sur la prononciation des voyelles di'^s détails précieux qui nous expliquent le
phénomène que nous venons do signaler. Sous ce titre : Très moûts d'avist al leclotr,
l'auteur dit en parlant de l'a « a se prenonço de dos faysous, claromen coumo en laty,
ou vn pauc obscur gayrebe coumo ïo. » Il est évident que ce son obscur de l'a qui se
prononce presque comme Vo est le son faible de o final qui donne les rimes féminines,
comme dans rôso, rose, porto, porte, tèsto, tête, bôuno, bonne, demôndo, il demande, etc.
« Vo se prenonço obscuromen coumo en laty. » Voilà le son de Vo qui tire vers Von,
de telle sorte que mônge se prononçait môunge, mélo, moutôa, mouton, prenonçd, prenounçi,
doctrino, douclrino. L'auteur ajoute « et vn pauc plus claromen approchant de l'a, et per
aco trouuarez que lou même moût es vn cop escrich an l'a, et l'autre an l'o, coumo
sacramen , sacromen, et toujour la prenonciaciu es de même. »
« L'# se prenoncio en très faysous.... 3. Comme l'o en las terminasous féminines de
même qu'en frances dame damo, nostre nostro. » Et , en effet , dans le cours de son
catéchisme, écrit en vers, l'auteur fait rimer dagues avtc plâgos, etc. « Les diphtongues
au, eu, iu, se prenonciu coume fau en aquestes mouls latis, autem, audi, leuca, Eum.
N'y a pas d'exemple de Viu : mas la permieyro lettre attire l'autre et aquelle diphtongue
es fort ordinario à la fi, et por aco dauegados la trouuares escriche per ieu, principa-
lomen lou mot de Dieu ques de quatre lettres en vno sillabe. »
De ces citations, il résulte 1® Qu'au dix-septième siècle la voyelle ou plutôt le son o
avait la prépondérance dans notre patois, puisque les voyelles a et #, surtout à la fin
des mots, se prononçaient o et que les mômes mots différemment écrits comme lettre,
lettro, dame, damo se prononçaient de la même manière, « et toujour la prenonciaeiu es
de même. > 2« Que l'o se prononçait souvent ou, mot, moût, et que nos ancêtres trans-
portaient cette prononciation au latin : consona était pour eux counsouna. Ce son obscur
donné à l'o avait encore des partisans dans le XIX^ siècle ; nous avons connu de vieux
confrères qui disaient nous acoim* p. nous avons. 3® Que les diphthongues tu, ieu se
prononçaient iou, ieou: prenonciu est p. pronounciou , Dieu p, Dieou ; que les diphthongues
latines au, eu se prononçaient aou, èou : aoudi , lèouca, comme prononcent encore les
Italiens, les Espagnols et autres peuples. En France nous avons eu tort d'abandonner
cette ancienne manière. En francisant la prononciation du latin on le défigure : d'audi noi
on fait odi nos qui signifie hàïssez-nous au lieu de écoulez-nous I et l'on dépouille trop
souvent les vers des poètes de l'harmonie imitative.
En comparant les rares monuments de notre vieux patois avec l'idiome actuel, on
trouve que le langage est presque entièrement le môme au point do vue du vocabulaire;
mais le son de o est devenu plus dominant. La plupart de nos compatriotes ont da
telles préférences pour ce son que la voyelle o non seulement remplace Ve final accentué
comme dans mestiô, biloniô, et très fréquemment l'a, comme dans compônOy mais encore
elle s'ajoute souvent aux mots comme prosthèse : Orrouynâ p. rouynd, ruiner, otori p.
tari, tarir, odôuse p. doûse, source, etc.
Quelle peut être la cause de cette prédilection? D'abord l'o est plus facile à pronon-
cer que l'a; mais la cause principale nous paraît être le climat. Le Rouergue, sauf
îxv
<]uelqaes vallées au midi, est un pays de montagnes et de plateaux calcaires très éleyés,
où l'air plus rif et le froid plus prolonjçé f^ônent naturellemont le libre jeu de la langue
et des lèvres, et obligent à émettre les sons avec la moindre ouverture de bouche pos-
sible. Par conséquent les sons palataux ou autres qui s'émettent, en desserrant peu les
deats et les lèvres, doivent dominer sur les sons labiaux plus amplos et plus clairs
des climats chauds. Va ayant un son plus labial et demandant plus d'ouverture que Vo
a fait place à ce dernier dans une foule de cas. Par suite les diphthongues au, ay sont
devenues, excepté quand elles portent Tacceut tonique, où, oy ou ey : au lieu de pro-
noncer paûrûc, payrôl, on a dit poûruc, poyrôl, poyrouôly peyroû, peureux, chaudron.
Un fait bien frappant et qui vient à l'appui de notre assertion, c'est que plus on
avance vers le Cantal, plus les sons ey, i, ti, deviennent fréquents et prennent la place
de ay, e, ou, plus les sons chuintants et étranglés ou dentaux abondent. On dira èyme
p. àymey j'aime, ùi biji p. te bsse^ je to vois, timpli p. temple, temple, juntd p. joxmtâ,
joindre, bijio p. biso^ bise. Or, il est à remarquer que tous ces sons s'émettent en
ouvrant très peu la bouche, et en appliquant la langue en avant comme pour apposer
une barrière à l'introduction de l'air froid.
CHAPITRE IV.
RAPPORTS DE NOTRE PATOIS AVEC LE LATIN, l'iTALIEN, l'eSPAGNOL ET l'aNGLAIS.
^^ Notra patois est plus près du latin que la langue française usuelle, soit par son
▼ocabulaire, soit par l'ellipse des pronoms personnels, soit par la prosodie. Et d'abord par le
vocabulaire c'est-à-dire par un plus grand nombre de mots communs aux deux langues
ou pos.sédant mieux en patois la physionomie latine. Voici comme preuve une liste de
mois que l'on pourrait faire bien longue.
PATOIS. LATIN. FRANÇAIS.
gai gallus coq.
goUno, galino gallina poule.
gourgdul gurgulio, curculio . charançon .
cime cimex punaise.
dentdl d3ntale sep.
estébo r stira mancheron.
jùlhos jugalia longes du joug.
oràyre, aràyre aratrum charrue.
cébo cepa ognon .
hort, houort hortus jardin.
nôro, nouoro nurus bru.
bosc viscum glu.
orét, arét aries bélier.
proudàl protelum renfort.
oulo oUa marmite.
eompdno, campàno.. campana cloche.
postonàgo, pastanàgo. pastinaca panais .
aygo aqua eau.
ego equa jument.
eostèl, castèl castellum château.
modùr, madur maturus mûr .
porét, parét paries paroi, muraille.
•sténdre extendere étendre.
oQsi, aQsi audire ouir, entendre.
càbro capra chèvre .
pl£[re. . r piger paressseux.
xxn
On voit qu'à la plupart de ces mots il ne manque que la terminaison latine et la
permutation de quelques consonnes douces b, g, rf, en leurs fortes p, c, g, t.
Un aatre rapport frappant entre le patois et le latin, c'est que ses verbes s'emploient et
se conjuguent sans le secours des pronoms personnels.
i? Pour montrer les rapports de fraternité entre le patois, l'italien et l'espagnol, il n'j
a qu'à comparer les articles, les pronoms personnels, possessifs, indicatifs et les adjectifs
possessifs.
ARTICLES.
Singulier,
PATOIS.
ESPAGNOL.
ITALIEN.
FRANÇAIS.
Masculin,
Féminin ,
lo, lou lo, el
la, lo la. ...
lo, il le.
la la.
Pluriel.
Masculin, lous los
Féminin, las, los las
i, gli
le....
les.
les.
ieû
me, mi
naûtres, natltros. .
PRONOMS PERSONNELS.
Première personne,
yo io je.
me, mi me, mi me .
nosotros noi nous .
tu, tus
te, ti
batitres, béltres...
Seconde personne,
tu tu...
te, ti te, ti
vosotros voi..
tu.
te.
vous.
Troisième personne.
el, élo
lou, li
éles, élos
el, ella egli, ella il, elle.
el, le lui, li le, lui.
elles, ellas eglino, elleno ils, elles, etc.
PRONOMS INDICATIFS.
aquéste, o aqueste, a questo, a celui-ci, celle-ci.^
aquél, aquel,-la quelle, a celui-là, celle-là.j
PRONOMS POSSESSIFS.
loumieii el mio il mio le mien.
lou tieû el tuyo il tuo le tien.
lou sieû el suyo il suo le sien.
lou ndstre el nuestro il nostro le nôtre.
lou b6stre el vuestro il vostro le vôtre.
lou leur, lur el suyo il loro le leur, etc.
Les pators du Midi ont souvent le l etlen mouillés comme en espagnol. Dans rancienj
orthographe du patois ces deux consonnes sont mouillées par l'/i : Milhau^ Cadilhac, Lhax
Begonhès, Flanhac, Lioinhac, etc., noms propres d'hommes et de lieux. Dan_s l'espapol
deux II sont toujours mouillés et le n l'est quand il est surmonté du tilde : senora , proiioD(
êegnora^ dame, nino^ prononcez nigno, enfant.
A mesure qu'on approche des Pyrénées l'élément espagnol devient plus sensible ; le
XXTII
est remplacé, comme il arrive ftouvent dans la langue de nos voisins, par Vh fortement
aspirô : la hénno p. la fénno, et la conjonction et par Vy conjonction espagnole.
3*» Compara à la langue anglaise la patois a avoc elle, soit dans son vocabulaire, soit
dans la formation de t?ertains pluriels, soit dans sa prononciation, de singuliers rapports
de frateroiti qii mirilent d'ôtro sii^nilos. Ces rapports ont dd avoir pour causes, d'abord
rinvasion normande ou la conquête de l'Angleterre par les Normands au XP siècle , et
un peu plus tard la domination anglaise dans la Guyenne et dans plusieurs autres
provinces du littoral français. A ces époques il dut y avoir des emprunts réciproques faits
par ces idiomes ; mais ce fut l'anglais surtout qui emprunta à la langue d'oc et à la langue
d'oïl ce grand nombre de mots qu'on trouve avec étonnement dans la langue do nos voi-
sins d'outre-Manche, et dout l'orthographe de plusieurs, scrupuleusement conservée par
nn peuple moins changeant que nous, indique l'époque d'emprunt. Tels sont basrard ,
paste, haste, strange, debte, escap, que le français a dégrossis et habillés à la légcre on en faisant
billard, pâte, hâte, étrange, dette, échapper. Notre patois a conservé de son côté hastard,
pâsto, eslrângcy escapâ. Dans les deux langues on trouve un grand nombre d'adjectifs
terminés en ous, générons, dangerou.% joyous.
De plus les substantifs terminés par s ou ch dans les deux idiomes forment leur pluriel
par l'addition do es ou ses : anglais ass, âne, plur. asses ; glass, verre, glasses ; patois bras,
bras, pi. brdsscs, bortâs, buissons, bortdsses , puèch, colline, pucches.
Quant à la prononciation, plusieurs voyelles, diphthongues et consonnes ont des sons
semblables et inconnus au français.
Le son do Ve le plus fréquent en pitois, tel que dans les mots pa^w^^ paquet, eMf^m^ne,
j'entame, est assez souvent donné à Ve anglais et quelquefois à l't. Daus pocket, poche, Ve
sonno exactomont comme dans le mot patois avec la différence que dans le mot anglais
l'accent est sur la première syllabe , tandis qu'il est sur la seconde dans le patois. La
troisième personne du verbe be, être, en anglais est is et sonne exactement comme
r«, est, du patois. Deux diphthongues sont identiques pour le son, oi ou oy, comme dans
paysan, paysan ; ou, oo, en patois a^-:^, aou : anglais brow, prononcez braU, sourcil, lequel mot
braû, en patois signifie taureau, comme cow, vache, se prononce caU, qui en patois veut dire chou.
Eafin les consonnes ch, g, et j de l'anglais se prononcent comme en patois tch, tg, tj.
Anglais ehildren^ prononcez tchildren, enfants ; patois chi, chien, prononcez tchi ; anglais gin^
genièvre, prononcez tgin\ patois ginèbre, môme signification, prononcez tginUbre; anglais
M», Jean, prononcez Tjon; patois Jon, Jouon, môme signification, prononcez Tjon, Tjouon.
CHAPITRE V.
EXAMEN DBS REPROCHES QUE l'oN FAIT AU PATOIS.
Pour procéder avec impartialité je ne tairai point les reproches qie l'on fait au patois;
mais la justice exigs que l'on repousse ceux qui ne sont point fondés. On reproche au
palois d'être grossier, de n'avoir pas do règles fixes, do varior à l'infini et de nous gâter
le français.
r Si par grossièreté on entend la manière lourde dont certaines mlchoires pesantes
prononcent telle ou telle diphthongue, le reproche est mal fondé par la raison que ce
défaut est particulier h certaines personnes ou est restreint à quelques localités. Ainsi
dans la diphthongue ouo , si au lieu de glisser légèrement sur la première partie , on
appuie à pleine bouche sur ou et o on rend la prononciation grossière. Mais la faute en
est plutôt à cel'ui qui parle qu'aux mots eux-mêmes. Du reste il faut remarquer que
Vhahitant de tel canton rira du langage de tel autre, non parce qu'il est grossier, mais
à cause de la nouveauté ou de la singularité d.i certains sons ou de certaines locutions ;
lui-même à son tour prêtera à rire ou à s6 récrier. Peut-on dire que ces impressions
lient une preuve de la grossièreté d'un langage? Assurément non puisqu'on rit de la nou-
l^eautè ou d'un air d'étrangeté, toujours ciuse do surprise. Peut-on dire d'ailleurs qu'un
|«on est grossier parce qu'il le paraît à quelques-uns ? Dans ce cas il faudrait regarder
coramo grossière la diphthongue aou, si commune dans les patois de l'Hérault et de
Vancluse, et mise pour al môme dans les mots ou chez nous al persiste toujours,
KXVMI
comme dans.^^^ co^, cal, il faut, et cependant, malgré gaou, eaou on faou^ paseaou, eic.^
le patois do l'Hirault est regardé comiie Tun des plus gracieux.
Si par grossièreté on entend le grand nombre et Tusago fréquent dos mots qui expri-
ment des objets bas et des idées abjactes ou incongrues, et un certain laisser aller de langage
qui choquerait en français, en sorte qu'on puisse dire du patois ce que Boileau a dit du latin :
Le patois dans les mots brave Thonnêteté,
ou la politesse du langage, je ferai remarquer d'abord que cela vient moins de sa na-
ture que d3 la condition sorvile oh il est réduit d'ôtre le langage du bas peuple et des
gens sans éducation. Toute langue parlée par la populace et par des personnes qui n'ont
pis reçu le bionfait de l'éducation a des termes bas et grossiers en circulation, et on
n'ignore pas que la langue française elle-même, malgré la dignité et la politesse que lui
maintiennent l'éducation et la bonne société, n'a pu se soustraire à la dégradation et aux
outrages qu'elle reçoit dans les tavernes et les halles où la dame de ces lieux appelle
son enfant mon petit cochon. L'homme du peyplo, quoiqu'il n'ait souvent qu'an peu
d'éducation reçue au sein de la famille, n'emploiera pas un terme bas, s'il parle à une
personne honorable, sans le faire précéder d'nne formule d'excuse (1). Il n'est pas assez
instruit pour employer les périphrases et les euphémismes du langage, mais du moins il
a du sentiment, dd la religion, et ces qualités rendent souvent sa parole touchante et
affectueuse, ce qui vaut mieux que la plus spirituelle raillerie. Veut-il exprimer la com-
passion ou la bienveillance, il ne manquera pas d'employer le mot pecayre ! qui dans sa
bouche rend si bien ces sentiments et n'a pas d'équivalent en français. Parle-t-il d'un bienfai-
teur, d'un maître respectable qu'il a servi et qui lui était dévoué, il ne le nommera
point sans répéter ce pieux souhait des vieux chevaliers chrétiens : Devant Dieu soit
son âme.
2. Reprocher au patois de n'avoir pas de règles fixes, c'est faire preuve d'ignorance
et montrer qu'on ne le connaît pas. Ce sont les jargons qui n'ont pas de règle fixes et
qui sont livrés aux caprices des gueux et des fripons ou des gens complètements igno-
rants. Tout homme instruit qui porte son attention sur le patois est au contraire frappi
de la régularité avec laquelle il procède, soit dans la formation du pluriel des noms,
soit dans la conjugaison de ses verbes, soit dans sa syntaxe, soit enfin dans le jeu de l'accent
tonique et le soin de l'harmonie mécanique, comme on le verra au chapitre suivant.
Dire que le patois n'a pas des verbes actifs et dos verbes neutres distincts, c'est afïimier
le contraire de la vérité. Il a ses diverses classes de verbes comme toutes les langues
qui sont ses congénères, il a des verbes actifs qui ne sont jamais neutres et vice Tersâ.
3. Quant à la diversité des patois, c'est un phénomène naturel et inévitable, et on
pourrait demander à celui qui s'en étonnerait pourquoi il y avait en Grèce, chez une
petite nation et au grand 'siècle littéraire de Périclès, plusieurs dialectes de la plus
illustre des langues anciennes et classiques, dont les formes diverses remplissent d'énor-
mes glossaires ; pourquoi en Italie, en Espagne et dans la Grande-Bretagne, sans parler
d'autres Etats, il y a diversité de langage et des dialectes très dilTérents.
4. On reproche encore au patois de nous gâter le français en nous donnant un accent
gascon, une prononciation vicieuse et en nous faisant commettre des incorrections de
langage. Ce reproche me paraît le mieux fondé, et c'est le seul qui me ferait désirer
l'extinction du patois et son remplacement par le français si la chose était possible.
Mais remarquons d'abord que ce reproche ne saurait être particulier aux patois ; il
s'adresse aussi à toute autre langue parlée sur le territoire français, au basque, au
breton, à l'allemand, à l'italien. On donne naturellement à la langue que l'on sait le
moins ou que l'on apprend en second lieu, l'accent, les sons et les idiotismes de la
langue maternelle. Le seul remède à ce mal, c'est d'envoyer de bonne heure les enfants
dans do bonnes écoles, de les confier à des personnes qui parlent bien le français,
afin qu'ils fassent de bonne heure l'éducation de l'oreille et des organes v.ocaux toujours
plus flexibles et plus souples dans le jeune âge.
(1) La formule ordinaire est celle-ci : En porlén per respèe, ce qui équivaut à la locution française : Sauf ootrc
respect.
XXIX
Dtt reste, on ne doit pas juger du mérite d'un idiome par ceux qui le parlent mal
oa qui l'avilissent, mais par le langage dos personnes qui ont une éducation acquise
ou naturelle et par le style des bons auteurs qui s'en sont servis pour l'expression de
leurs pensées et de leurs sentiments.
CHAPITRE VI.
MfiRITXS DU PATOIS ROCERGIT.
A ce point de vue, le patois rouergat. comme beaucoup d'autres, est une vraie langue ;
malgré ses variantes qui sont le résultat de sa position topographique, il en a la régularité
et certainement il ne le cède i^ aucune pour la sonorité , l'harmonie, la souplesse, la
force et le pittoresque , comme il est facile de le prouver.
\. l\ ne connaît point V(t muet du français qui a l'inconvénient d'affaiblir et d'effacer si
souvent les Onales des mots et certaines syllabes intermédiaires ; il le remplace par
les sons o, c, t, ou qui sont plus sensibles : ôico, vache, pourlddo, portée, pdyre^
père, remèdi, remède, toumbèrou, ils tombèrent.
Il n'a point les sons aspirés et gutturaux de l'anglais, de l'allemand et de l'espagnol.
Il croit avec raison que les procédés les plus simples de la parole sont les meilleurs,
que le jeu de la langue et des lèvres peut suffire au langage de l'homme , et que parler
n'est ni gazouiller, ni sifller.
Il n'efface point les lettres dans la prononciation, surtout les lettres finales qui marquent
le pluriel comme fait le fran^^ais qui a adopté en ce point un système déplorable, plein
d'amphibologies et contraire à celui des autres langues anciennes et modernes.
Il aime que les syllabes initiales et celles qui portent l'accent tonique soient fortes et
pleines, et, pour les fortifier et donner de l'appui à la voix, il conserve les lettres des
radicaux , les remplace ou mémo en ajoute , comme on peut le voir dans le tableau
suivant :
PRANÇAIS. PATOIS. LATIN.
pêcher pesquà piscari.
étoile estèlo Stella.
étendre esténdre extendere
oreille oQréillo auricula.
dorer doûr deaurare.
épée espéso spatha, spada.
papillon ....... porpoillou6l . . . papllio.
âme Ârmo anima.
valet boylét, borlét. .
baquet borquét
entrer dintré intrare.
6ter dousté
pétard espetérd
On voit combien ces procédés donnent de fermeté et de sonorité au patois.
2. Le patois préfère les consonnes douces d, </, &, aux consonnes fortes i, c, 9, p,
comme on peut le voir par la comparaison des mots latins et patois : salxir^ ttodôul;
i<«icore, cogà ; aqua^ aygo ; capra, cdbro .
Il n'aime pas les réunions des consonnes fortes qui offrent des durctjs de prononciation
et qui demandent, pour être bien articulées, un effort des organes vocaux, comme dais
les mots français : dix-sept septembre, octobre, docteur, adjectif, substantif, exception,
accepter, psaume , asthme, schiste, capsule, défroqué, isthme, etc. Dans ces cas , ou il
laisse tomber une consonne, ou il la remplace par une plus douce ou plus facile à pro-
kHoncer, ou il met une voyelle à la place d'une consonne, ou il déplace la consonne, ou
5
XIX
il introduit une voyelle euphonique entre deux consonnes, comme dans les exemples sui-
vants : dosO'sèt de setémbre , outôabre, odjetif, suHon^tif, ex>eptieû, occelâ , saRme^ arme,
sistre, copessûlo, defourcdt, isme, etc.
Pour éviter les hiatus ou rencontre désagréable des voyelles, il a des lettres euphoniques
telles que s, n qui se joignent à la préposition o ou a devant une voyelle : os el, on el
pour el, à lui ; an aquél, on oquél, à celui-là ; ou bien il élide une voyelle et le plus
souvent la voyelle initiale du mot suivant : èro*stât p. èro estât, il avait été ; océ's,
oeouô's p. oeé es, ocouô es, on dit aussi ocouôs es, ou bien tout court ocouoy^ c*est. Dans
bien des lieux le s final do Tarticle pluriel loiis, los, les, des, pes est remplacé par la
voyelle y surtout devant les consonnes douces : Loy hénos dey bioûs, les cornes des
bœufs ; pey dets, entre les doigts. L'adjectif possessif pluriel mous, mos, mes, tous, tos, tes,
sous , SOS, ses est soumis aux mêmes lois euphoniques : Mouy dets, mes doigts.
Les prépositions de, de, per, par, entre, dans, sus, sur, jous, dessous, se contractent
comme en italien avec Tarticle en del, pel, suh, joui, et Ton dit del soulél, du soleil, ptl
comi, dans le chemin, sut cap, sur la tête, joui lièch, sous le lit.
Certes un idiome, qui se modifie avec tant de souplesse et se plie si aisément aux lois
de l'euphonie, n'est pas indigne de quelque attention. Ajoutons à cet exposé des procédés
euphoniques ce qui regarde l'accent qu'on peut appeler l'harmonie du ton.
3. Tous les polysyllabes ont l'accent toniqae , c'est-à-dire une syllabe sur laquelle la
voix appuie davantage comme dans presque tbutss les langues (I). Dans le patois l'accent
tonique est sur Jes finales masculines et sur les pénultièmes quand la finale est faible.
Cet accent y est si bien marqué que , comme en grec , sa place change le sens d'un
certain nombre de mots : estrissé , serré, estrisso, il émolto ; bourrôu, bourgeon, bôuri'ou,
ils gourment ; costôgno^ châtaigne, costognô, châtaignier ; béni, venir, bcni, viens ; bëses,
tu vois , besès, vous voyez ; copelô, prêtre, copèlo, chapelle.
Le patois du Rouergue regardant l'a comme plus long que l'o et par suite les diph-
thongues au, ay comne plus lentes que eu, oy, les em[)loie fréquemment dans les syl-
labes accentuées, mais dès que l'accent se déplace a devient o, au et ay deviennent
oU, oy : nâdo, il nage, nodâ, nager ; pdlo, pello, polejâ, remuer avec la pelle ; paûso, il
pose, poûsâ, poser; pâyre, père, poyri, parrain. C'est aussi pour fortifier la syllabe ac-
centuée qu'il transforme ou et o en ouo : croutà, voûter, crouôto, voûte ; home, houàme,
homme ; esclôp, esclouôp, sabot ; escloupâs, gros sabot.
4. Ce qui prouve la souplesse et ce qui donne tour à tour de la grâce ou de l'ex-
pression à une langue, ce sont les diminutifs, les augmentatifs et les fréquentatifs. Or le
patois forme les premiers avec autant de grâce et de facilité que l'italien, et quant aux
derniers, il en a plus, je crois, qu'aucune langue européenne.
On sait que la langue française , par une sévérité maj entendue, a été dépouillée au
XVII° siècle de cette partie de sa richesse première, et qu'on regrette depuis longtemps
les mots d'enfantelet, d'agnelet, de rossignolet, d'herbette, de potrette, et autres qui donnent
tant de douceur et de grâce aux pièces de nos vieux poètes. Au XVI® siècle en effet nos
poètes faisaient un fréquent usage des diminutifs qui expriment davantage la tendresse des
sentiments. Qu'on on juge par ce passage de Ronsard , oîi il traduit et imite l'épitaphe
faite par un empereur romain,
Animula vagula, blandula,
Pallidula, nudula, etc.
Amelette Ronsardeletto,
Mignonelette, doucelette.
Tu descends là-bas faiblette.
Pâle, maigrelette, seulette.
Dans le froid royaumô des morts.
Le franr-ais a bien encore un certain nombre de diminutifs, mais ce sont presque tous
des termes familiers ou scientifiques, comme : lapereau, levraut, souriceau, cochet,
(1) Le français est Ja kingiie parlée 01*1 l'accent tonique est le moins marqué. La plupart ignorent où il est. Les étrangers
remarquent que nous le mettons généx'alcment sur les llnoles masculine* et surics pénultièmes suivies d'un e muet peu sensible.
XXXI
barbelet, dindonneau, Monticule, principicule, animalcule , ovule, globule, particule, radicule,
oison, oisillon, etc. Le patois a conservé intact l'héritage de nos aïeux. Ainsi, veut-on
désigner un gros chien, on dira un cognis, un jeune chien, un codèl , un petit chien,
un cognôii, un jeune et petit chien, un codelôu, un tout petit chien, itn cognôutou, tous
mots dérivés de co, chien. Pareillement pour désigner un homme qui a une grosse tôte au
physique, on dira copis, si Ton veut faire entendre qu'il a mauvaise tôte, on formera
le péjoratif coporrâs : oeouâ *s un coporrâs, c'est une mauvaise tôte , un homme tôtu qui
ne veut pas entendre raison Les diminutifs copdu» copounèl signifient petite tôte, tôte
d'enfant, ou bien tôte légère, tôte de linotte.
Les verbes fréquentatifs qui expriment la répétition ou la continuité d'un acte se termi-
nent en ja à l'infinitif et forment une classe nombreuse. Rondoulejâ, rôder ^h et là ,
trebosst^d, hanter souvent un lieu, orpolejd, chercher à saisir avec les griffes, avec les
mains, poutounejd, baisotter, baiser souvent, olotejd ^ \o\i\gcr , voleter, eombejd, gambiller,
pintounejd, gobelotter, etc.
On voit, d'après ce qui procède, avec quelle facilité le patois forme ses dérivés. En
voici encore des exemples plus frappants. D'une racine, d'un primitif il tire une nom-
breuse famille de mots. Cap, tôto, donne naissance non-seulement à des diminutifs et à
des augmentatifs, maïs encore à une foule do dérivés et de composés : copAt, tôtu, copèl,
chapeau, copelâdo, salut en tirant le chapeau, copelûdo et cobesséno, coussinet rond qu'on
met sur la tête, cobessdl, tortillon, et coussin do manœuvres, copc;(i, remuer la tôte, cobonot,
chevanne ou meunier, poisson à grosse tôte, cobussdj plonger la tôto la première, cobusséi,
cobussôu, cobussddo, provin, copussdt, huppé, copoyssowit , aissette qui a une tôte de mar-
teau, capmortèl, caboche, capgrouôs, tôtard, etc.
Il en est de môme du mot pèijro,' pierre, d'où dérivent pegrôu, perron, piédestal,
ptyrdl et peyrièyro, carrière, peyriè, maçon, peyrût, pierreux, peyrélo , petite pierre,
peyrigdl, pierraille, espeyrâ, épierrer, peyrejd^ chasser à coups de pierres, lapider, pèyro-
lebddo^ menhir, peulvan, etc.
Le patois n'a pas moins de facilité pour s'approprier les termes des autres langues que
pour en tirer de son sein quand les circonstances l'exigent, quand il faut désigner des
objets nouveaux. Si les plus ignorants font subir aux nouveaux venus des altérations
ridicules et disent bragamouôrto au lieu de bergomouôto, bergamotte, espèce de poire, fiêbre
eotedrâlo p. fièbre cotorrdlOy trespouôrts ol cerbèl p. trospoudrt ol cerbèl, transport au cerveau
{trespouôrts voudrait dire trois pourceaux), il n'en est pas moins vrai de dire que notre
idiome vulgaire s'annexe aisément les richesses des autres, qu'il n'altère les mots étrangers
que conformément à des règles fixes pour leur imprimer son cachet propre et qu'il est
facile de les reconnaître sous leur rustique déguisemont. Qui ne reconnaîtrait en effet
sous les noms de chorruô , bogôun , locomoutibo , telegrdfo ces créations de l'industrie
moderne ? Souvent môme les plus jolis mots il les tire de son sein comme lous erons
p, le télégraphe, eronldyre, le surveillant ou le visiteur du télégraphe, derromdyro, la
faneuse, lo$ côuflos, la crinoline.
5. Le patois se fait encore remarquer par le pittoresque des images et l'énergie de
l'expression. Beaucoup de mots sont pleins de ce qu'on appelle harmonie imitative et
s»nt de vraies onomatopées ; beaucoup ont une force singulière pour peindre vivement
les choses sans parler des diminutifs, des augmentatifs , des péjoratifs et des fréquentatifs.
En voici quelques exemples : Estrigoussd, porter ou traîner avec peine, traîner quelqu'un
qui résiste, reluetantem trahere^ me disait un jour le P. Guzzi. S'espotorrd, écarter lés
membres pour se mettre bien à l'aise soit devant un bon feu, soit quand on est couché
sur le gazon :
De tout moun loung iou m'espotorrdbo. (Peyr.)
Eseolopetd signifie éclater avec bruit et à coups répétés, comme fait quelquefois le ton-
nerre. Torrobostdl, sorrobostdl, bruit de choses ou de gens qui tombent avec fracas,
roulent ou se traînent.
Dans le ^nre gracieux le patois rivalise arec les langues les mieux cultivées. Qu'on
ea juge par ce passage do Peyrot sur la pêche à la ligue :
Quond lou teins sera sdumbre, ossctâts sur l'herbéto,
Oi bord d'un pich6l gourp jelorés lo lignélo ;
Pcr to paouc que tremâusso, haussoiés rhomec<iu,
£t beyrés ol crouquét pindoulâ lou peyssâu.
Comme dans la langue de Virgito les mots penjd, piadauld font dans le patois dos
imagos gracieuses. C'est à l'aido de cotio imago qu'un traducteur de quelques fables de
La Fontaiiio a pu surpasser son modèle dans la varsion do ce vers :
Je lèle encor ma mère ,
En disant :
Encéro sou penjdt os tctiîus do mo màyro.
Je ne puis terminer cette étude sans faire remarquer quo le patois a beamcoup moias
d'homonymes et do paronymes que le français, ce qui conlribuo beaucoup à la clarté
d'une langue. Ainsi cliicho no désigne que l'ustensile de cuisine , et eompàno la cloctie
d'église. Il en est de même des mots : paie, pàgo, paix, pas, put, pet ; do poids, pet, pois,
pfye, poix, pégo ; de sain, so, sortis, saint, sent, sein, se, ceint, cenchdt, cinq, cinq.
Nous croyons avoir suHisammenI répondu aui détracteurs de notre idiome vulgaire. Si
on le méprise c'est qu'on ne le connaît pas. Continuons à le venger des attaques do
l'ignorance.
CHAPITRE VII.
QUELS SONT LES ItTBUBS KOUERfllTS QUI ONT ËCBIT BX LANGUE VULGAIRE?
La littérature romano a eu ses représentants dans notre Bouergue. On compte parmi
OUI, aux Xn° et XIIP siècles, Bertrand de Paris ; Azémar to Nier ou lo Nègre, d'Aubin ;
Raymond V, comte do Rodez ; Raymond Jourdain, vicomto do Saint-Antonin, que l'on
croit élre le m^me que Raymond Jordan de Cofolen , qui mflurut en 1220; Ilugues Rrunet,
natif de Rodez et Dcusdet, de Prades de Levezou, chanoine de Maguelonne, morts tous
deux en 12Ï3. Une partie des poésies de ces deux derniers a été publiée par M. Raynouard.
A parlir de cette époque jusqu'au XVIII" siècle, nous ne connaissons pas d'œuvro litté-
raire. Mais il est intéressant de noter que le cardinal Geoi^o d'Armagnac, qui fut évéque
de Rodez de 1330 h 1560, fit imprimer on patois rouei^nt lo Prône, recueil d'instructions,
et Lou Douctrinal de mpienço (1). Dans le XVI' et le XVil" siècles, plusieurs catéchismes
furent composés el imprimés en patois. Lo plus intéressant est Lon Catéchisme roii^rgat en
versen, dont l'impression fut autorisée à Rodez, le It novembre 16o6, par M. de Patris, '
vicaire général. Ce petit livre, de 187 pages, d'une bonne exécution typographique, el
dont lo seul exemplaire à ma connaissance est la propriété de la liibliolhèque du
Musée de Rodez, est dédié à Mgr Ilardouin de Péréliie, évéque de Rodez de 16t9 à 166Î,
et précepteur de Louis XIV. Les vers sont de huit syllabes et souvent partagés en qua-
trains ; mais, comme au temps de Marot, toutes les régies de la prosodie n'y sont point
observées, surtout colles qui regardent l'hiatus et la disposition des rimes, d'ailleurs fort
exactes. Il s'ouvre par une délicieuse éprtre dédicatoirc, qui mérite, ce nous semble, d'être
connue, et qui uous donnera une idée de notre patois ou XVII' siècle.
'sons exactement l'orthographe de l'original, et jusqu'à ce que nous croyoni
d'impression. Que le lecteur se rappelle qu'à cette époque l'u était souvent
tout après une voyelle, et que l'u et le c s'employaient l'un pour l'autre,
xuiii
« ËPITRE DËDICAIORIO
» A Monseignotr .Vlllvstrissime et Reuerendis, Payre en Dieu, Messire Hadotin (\) de Pere/txe
Auesqiie et Seignour de Roudex ^ Précepteur del Rey et son Conseliè d'Estat.
€ MpNSBlGNOVR ,
I Aqueste lîuret es vn efan del Pays de Roiierguo, nascut sous lo costellaciu de voslros
armos (%) que nou pod pas sorti del Bres, ny veyre lou jour que per lou regard fauorable
d'aquel bel Astre, qu'a Présidât à sa naycenso, et per aquo, Moseignour, son Payre lou
porto as pez de vostro grandeur , por ly demanda sa Benedicciu : se vous ly fasez la
gracie de lou veyre de bon-vel, el nou crenhero pas laul visto (3) de toutsez lous autrez.
El a be paur, Monseigneur, estan habillât à la Roûergasso, et parlan vn patois que vous
n'entendez pas, d'éstre rebutât, et cassât hontousomen de vostro salo comme lou Gus de
TEuangéli, que sére mes à la taulo del Rey, sans la raubo de las nopços : Mas ace que
ly douno couratgé. Monseigneur, ez que la pluspart de las Fedos et dels Aniéls de vestre
troupél beleu de la sorte, et que Tamour que vous leur pourtas, et lou zélé qu'auéz p«r
lour salut , et per la glorio de Dieu ve* dounara lou désir et Toui^jo de l'entîîndre :
car comme las Fedos se rejouyssou d'ausi la veux et Testifle de lour Pastro, atabe lou
Pastre pren plaze d'ausi lou bel de sas Fedos, per las counoyso : A quelle espérance.
Monseigneur, ly donne Tardiesso de se présenta d*auan vous, ot do vous demanda la
Benedicciu et la permissiu d'ana per las Parroquios de vostro Dioceze trouua vostres
tramajourals, et lous ajuda à enseigna lous efaus , et lou poble innocent, et ignorent las
Crezenços et la Doctrine Crestiano, necessarie per lou salut, et lour apenre qualque Canseu
spîritualie, al luec de las prophanes et deshonéstos que lou monde lour enseigne, sans
laquallo permissiu, el nou vol pas entrepenre de dubry la bouquo, et son Payre restoufarie,
sel éro ton ausard que d'ana pel païs sans vostro licence. Lou deuer et lou respect,
Monseigneur, quel a veudatà sous Prélats, l'y commande aquelle soubmissiu quel désire
de vous randre en aque&te rencontre, en attenden qu'en de milhoures occasius el vous
puésco fa \QyrQ per son obeyssenço, qu'él ez de tout son cor et an toute sinceritat.
» Monseignevr,
> Vestre très humble, tres-obeyssen et tres-fidel seruidou,
» F. C. P. R. D. S. F. »
Telle est la signature du modeste catéchiste populaire. Il cache son nom sous dos
initiales dent les quatre dernières semblent indiquer un religieux do Saint-François.
Dans l'avertissement qui suit Tépître dédicatoire et qui est intitulé : Très moûts d'auist
al leetovr , le bon religieux, après nous avoir dit que les apôtres prêchaient le langage
du pays et du peuple qu'ils instruisaient, que le cardinal d'Armagnac fit imprimer en
patois les ouvrages que nous avons mentionnés plus haut, nous donne la raison pourquoi
il a mis son petit livre en vers.
« Lou liuret ez fach en verses, à couplets de diuersez ers, et mesures, portai que
lous efans, et lou poble des Yilatgcz, lous aprengou pus faciiomen, et retengou milhour ;
à xnay que d'auegades en trauailhan, ne cantou qualque verset, que lour mate dins l'esprit
la pensade del Gel... >
II fait connaître ensuite son système d'orthographe et de prononciation. Voir plus haut
le chapitre IIP. Voir une élude plus étendue dans la livraison du mois de janvier 4878
de la Revue des langues romanes.
Le nombre des auteurs récents de nojtre pays qui ont écrit en patois est très restreint.
Le plus célèbre est Claude Poyret plus connu sous le nom de prieur de Pradinas, né à
Milhau en 1709 et décédé à Pailhas en 4795. Ses œuvres, dent la principale est un poème,
intitulé les Quatre saisons eu Géorgiques patoises, sont dans les mains de tous les amateurs
<1> Il doit y avoir là une faate d'impression, il faut Hardooin,
(Q Les anues de Mgr de PéréRxe étaient : d'axur à neuf étoiles d'or, (rois, trois, doux, une.
(9; Ce mot doit être pour \at>ol visto, la mauvaise vue, le mauvais regard. V. Aoou dans le Dictionnaire,
Xtllt
et de beaueoap de paysans de Tarrondissenient de Millau. C'est dans le dialecte du
sud-est du département qu'il a écrit ; aussi nulle part on ne le comprend mieux qu'à
Nant, berceau de sa famille, parce qu'il emploie assez souvent des termes venus du
Languedoc, connus dans son pays et inconnus dans 1^ reste du département, comme caro,
arometiôu, rdso, poutountounejâ. Les Géorgiques patoises parurent en 1781. Le Mercure de
France en lit un grand éloge et ne reprocha à l'auteur que de s'appesantir un peu trop
sur les petits objets. Les connaisseurs lui reprochent d'avoir parfois des constructions
et des termes plus français que patois. Malgré ces légères imperfections les Géorgiques
patoises ont eu les honneurs de plusieurs traductions, l'une en vers patois du Tara, une
autre en vers latins, et une plus récente on vers français faite par M. Peyramalo, frère
de M. le curé de Lourdes, et résidant à Bordeaux.
Le bon prieur n'a pas eu seulement des admirateurs et des traducteurs ; il a fait aussi
des imitateurs. Les principaux sont : \^ M. Froment, ancien instituteur, qui a fait un
petit poème fort intéressant, intitulé Julito et Pierrou, ou Lou comi mal espeyrat del moriaXge ;
le sujet est bien conduit et bien développé . 2^ M. Baldous, ancien instituteur aussi,
dont les pièces nombreuses sur des sujets divers ont récréé longtemps les amateurs de
Millau. Ses vers en général sont d'une excellente facture ; l'esprit et le rhythme poétique
bien observé en relèvent le mérite ; il rivalise souvent avec Peyrot qui lui a servi de
modèle, comme il est facile de s'en apercevoir. 3** M. de Rudelle, professeur d'anglais,
qui a traduit en vers patois plusieurs chants du Paradis perdu de Milton. 4<> M. Cocu-
ral, juge de paix à St-Chély.
CHAPITRE Vm.
BBS SYLLABES ET TERMINAISONS PARTICCLIÈBBS AUX NOMS PROPRES DES PATOIS MÉRIDIONAUX.
Quand on compare les noms propres de la région du Midi à ceux de la région du
Nord, on trouve souvent une grande différence dans leur physionomie. Beaucoup sont en
tout ou partie patois, et souvent la seule inspection d'un nom suffit pour déterminer à
quelle région appartient le lieu ou la famille qu'il désigne. Les noms propres de la
région de la vieille langue d'oc sont caractérisés par les syllabes del, al, bel, calj gai,
«y» ^1 oy, ouy et par les terminaisons y, el, al, ac, etc. Tels sont Delmas, Delpont,
Galtier, Belloc, Belmont, Calment, Fraysse , Peyre, Serieys, Boyne , Bouyssou, Mouly,
Marty, Gély, Despradels, Maurel, Roussel, Delpal, Rigal, Arnal, dont les homonymes du
Nord sont Dumas, Dupont, Gauthier, Beaulieu , Beaumont, Chaumont, Dufrosne, Pierre,
Cerisier, Buisson, Moulin, Martin, Gilles, Despréaux, Moreau, Rousseau, Dupieu, Rigaut,
Arnauld, etc.
1. Terminaison ac, ag. Cette terminaison revient fréquemment dans les noms propres
de la région du Midi. Dans les textes latins du moyen âge elle est allongée des termi-
naisons latines us ou wm, -acus, agus, acum, agum. Les étymologistes se sont exercés
pour la plupart à lui trouver une origine latine telle que ager, champ, ou aqua, eau.
C'était peine perdue puisque cette terminaison était antérieure à l'arrivée des Romains
dans les Gaules. Avant la conquête romaine le Rouergue avait des villes aujourd'hui
détruites qui s'appelaient Condalemag et Carentomag. Ac ou aq doit être celtique et avoir
le sens de lieu habité, habitation, hameau, village. Ce qu'il y a de certain c'est que
mach en gallois signifie ville, en irlandais plaine, campagne, que mag en gallois et en
irlandais signifie champ, campagne, en celtique ville, habitation. Par cela môme la ter-
minaison ac devait être fréquente dans le celtique et s'imposer ainsi à beaucoup de
noms propres, comme burq en allemand et en anglais
2. Terminaison ens. La terminaison ens, commune dans la môme région à plusieurs
noms propres, comme Rabaslens, Saiut-Gaudens, Montbazens, Goutrens, répond à la
terminaison ensis, si commune dans les adjectifs latins^ formés des noms propres de lieu,
comme ruthenensis, de Rodez, massilUnsis, de Marseille, parisiensis, de Paris.
3. Terminaison an. Cette terminaison est évidemment d'une formation analogue à la
précédente et répond à la terminaison latine anus, comme dans Montauban, Alban, en latin,
jV(?n« albamts, Alhmw^ du latin alim^ blanc.
IXXV
4. JoU^ jouls^ jaiix. Les deux premières do ces terminaisons qu^on trouve dans Javols,
Marvéjols, Maruéjouls, paraissent être Tabréviation du nom propre latin Julim, Jules, que
les latins prononçaient Joulious, en appuyant fortement sur la première syllabe, ce qui
explique la chute de la dernière. Quant à la terminaison jaux, variante joux, do Montjaux
et autres noms semblables, elle est l'abréviation du latin Jotis, de Jupiter.
CHAPITRE IX.
OBSERVATIONS SUR l'oRTHOGRAPHB DU PATOIS DU R0UBR6UB.
L'orthographe dos patois est encore à fixer. On ne peut guère en cette matière s'ap-
puyer sur Tautorité et la pratique des auteurs, parce qu'ils n'ont point de pratique
constante ; chacun a écrit le patois à sa fantaisie ; souvent le môme auteur écrit diversement
les mêmes mots et les plus autorisés se trompent évidemment dans certains cas, comme
quand ils écrivent Vy dièl p. H diH, il lui dit ; ou foràij pas que n'oun béngo au lieu
de ou forây pas que noun* béngo, je ne le ferai pas à moins qu'il ne vienne ; li*n dounèt
p. lin' dounèt, il lui en donna. Il est évident que dans cette expression lin est pour
li ne, puisque en français se dit toujours ne et jamais en, comme ne béne , j'en viens,
ne préne, j'en prends ; donc Ve est élidé après n et pas avant, comme dans les locu-
tions men\ ten', boun' , noun\ loun\ qui sont pour me ne, te ne, bous ne, nous ne, lour ne,
par conséquent l'apostrophe doit suivre le n et non le précéder.
Règle générale. Puisque les lettres n'ont pas toujours le même son dans les divers dialectes
ou sous-dialectes patois, il est njcîssiirii d'ôcriro les mots comme ils sonnent à l'oreille
dans chaque dialecte afin de conserver à chacun son identité. Ainsi dans notre patois
toutes les terminaisons françaises en able, eble, ible, oble, ouble, uble se prononcent apte,
eple, iple, ople, ouple, uple, 'tandis que dans d'autres dialectes patois on a conservé le son
de ôe; donc il est naturel d'écrire chez nous \i^T p : coupâple, coupable, tr épie, iroublo, etc.
Cependant pour ne pas trop défigurer les mots ou ne pas les charger de consonnes à la
façon des Allemands nous avons averti que ch a toujours le son de tch ou de tz ; g
doux presque les mêmes sons tch , tz selon les lieux , ou un son voisin du français,
voilà pourquoi nous laissons le g seul pour que chacun le prononce selon l'usage de
son pays.
Comme le patois est un idiome populaire, nous ne croyons pas devoir conserver cer-
taines lettres qui indiquent l'origine grecque de certains mots, telles" que Vy entre con-
sonnes, ïh après le p, le c, le t, rejetées d'ailleurs par l'italien et l'espagnol. Cependant
nous conservons Vh des mots latins ou français comme houôme, homme, hèrbo , herbe ,
et cela pour plusieurs raisons que l'on peut voir plus loin, et dans le Dictionnaire à
l'article H.
C'est au latin que nous avons recours pour fixer l'orthographe de certains mots qu'on
trouve écrits de diverses manières : par exemple, ccrieys, cerisier, eibâdo, avoine, oûcel,
oiseau , doivent s'écrire par c et non par s à raison de leur provenance ou de leur
parenté latine : cerasus, cerisier, cibus, nourriture, avicellus, petit oiseau.
OBSERVATIONS SUR CERTAINES LETTRES.
C, Q. Les verbes qui se terminent à l'infinitif en qua nous les écrivons ainsi, au lieu
de ca, soit qu'ils semblent venir du français comme monqud, manquer, soit qu'ils dérivent
du latin, comme presiquâ do prœdicare, pour avoir un radical constant. En effet il serait
irrégulier d'écrire à certains temps avec c et à d'autres avec q, comme presica, prêcher,
presiquèt, il prêcha ; la régulariti du radical exige qu'on écrive partout avec les mêmes
lettres, pequâ, pécher, pequèt, il pjcha. Quant aux autres mots de la même famille pecâl,
péché, pecodôu, pécheur, il est naturel d'écrire par c. Remarquons que le français suit
un pareil procédé, puisqu'il écrit fabriquer et fabricant,
E. La voyelle e n'a en patois que deux sons. L'un, qui est le plus commun, est
étranger au français, il est entre Vé fermé du français et l'i; mais il existe dans le
breton, dans l'anglais pocket, poche, dans l'alleinaud pocke, pustule, dans l'espagnol lo$
XXXVI
hombres » les hommes. Le second son de Ve en patois est celui de 1'^ ouvert français :
copèly chapeau, foguèt, il fit, esprès, exprès, mesliè, mitier, cosèlo, pile.
G. J. Ddas les terminaisons en ga, com:n3 nejl, noyer, nous ne faisons pas suivre
le ^ de u puisque cet u n'a pas là de raison d'être, non plus que dans léngo, langue,
lengdge, langage, mais toutes les fois que g doit conserver le son dur devant e et i Yu
intervient dans ce but : ainsi Ton écrira se neguèt, il se noya, se longui, s'ennuyer.
Il arrive souvent en français qu'on met un e euphonique après le g devant a, o, «,
pour lui donner le son de j comme dans il mangea, geôlier, gageure, qu'on prononce
il manja, jolier, gajeure. En patois, cet e euphonique prêterait trop à l'équivoque, et nous
croyons mieux faire d'employer le ; en pareil cas et d'écrire jolâdo, gelée, se joynd, se
gêner, à l'imitation des Latins qui perji itaieat facilamant cjs doux consonnes et écrivaient
magis et majus.
H. Cetttî lettre est très ancienne dais \?. patois et y était autrefois d'un usage très
fréquent. On s'en servait pour mouiller le / et le n ; senhor, seigneur , maître ; senhâda,
signe; tenh, teinture ; mealka, maille, monnaie ; pelha, chiffon ; s'ajenulhar, s'agenouil-
ler ; vielh, vieux (Archives de Montpellier). Elle remplit encore aujourd'hui lo même rôle
dans beaucoup de nos noms propres : Cadilhic, Ginolhac, GoUahac, Bigonhh, de Saunhae,
etc. Il est donc utile et même nécessaire de le conserver 4° pour ne pas défigurer les
mots, comme houéme, homme, hèrbo, herbe ; pour mouiller le l quand il ne peut pas
être précédé d'un t, comme dans bouôrlhe, borgne, ou quand Vi tromperait le lecteur
pour la prononciation : ainsi on no peut pas écrire guillo p. gâlho, aiguille, puisqu'on
prononce gûlho, et que guillo signifie autre choso ; on écrira pareillement ogulhou, aiguil-
lon, gulhddo, aiguillade, et aiguillée.
Cependant l'usage de Vh étant devenu moins fréquent pour mouiller le Z et le n nous
la remplaçons gônéralement devant l par i et devant n par g, comme dans péillo, chiffon,
gognâ, gagner.
L. Les deux II se prononcent toujours ou ils sont mouillés. Or ils sont mouillés après
un i, excepté dans les adjectifs en ille et leurs dérivés, comme focille, facile, focillomén,
facilement , et dans }xn petit nombre de mots comme brlllos , riz de veau, coromillo,
calville, et chanterelle. Cillât a, selon les pays, les II mouillés ou non mouillés.
Q. Cette consonne est toujours suivie d'un u avec lequel elle fait corps, comme en
français, en sorte que qua, que, qui, quo, quu, sonnent comme ka, ke, ki, ko, ku :
quénque, oncle.
T. Cette lettre a les mêmes sons qu'en français et se prononce tantôt dur et tantôt avec
le son de c doux comme dans situotieû, situation, golontiè, prononcez golonttiè, églantier.
Le t doit-il terminer les adverbes, les substantifs, les participes présents en en qui
ont cette consonne en français ? Non, car la liaison se fait invariablement par n, ce qui
accuse l'absence d'une consonne qui ne sonne jamais, pas même dans le cas de liaison ;
si elle reparaît dans quelques dérivés comme dans bentâsy grand vent, c'est par euphonie,
mais cela ne prouve pas son existence au radical : ainsi nous écrivons ben, vent, tolén,
faim, en benguén, en venant, soubén, souvent. Il n'y a d'exception que pour quelques
adverbes monosyllabes tels que tont, tant, tant, ount^ oh, dount, d'oh ; encore dans ces
mots on fait la liaison tantôt par n tantôt par t^ ce qui assure une double orthographei
ainsi l'on dira tont oymdt, tont hoït, ou bien ton oijmit, ton ho'lt, tant aimé, tant haï.
Cependant le t doit être maintenu dans les adjectifs en ent soit parce qu'il sonne
ordinairement, soit parce que la forme féminine en accuse la présence au radical, commô
sobént, sobénto^ savant, sa\ULnte» countént, counténto^ content, contente.
Le t doit-il terminer le masculin dos participes et des adjectifs en at, it, ut, comme
ponât, volé, roustlt, rôti, mut, muet, ou bien doit-on écrire par le d qui paraît au féffli'
nin p'onddo, roustido, mûdo î Nous écrivons le masculin par t \^ parce que l'oreille en
accuse la présence ; 2° parce que la pratique des auteurs CvSt constante ; S® parce que
les radicaux latins l'indiquent, amatus, aymdt, aimé, punitus , punit, puni, mutus, mu/,
muet ; 4^ parce que le patois aime les consonnes fortes à la fin des mots : ac, oc, ap,
op, at, ot, etc. Mais au féminin de ces mots et dans leurs dérivés la consonne forte est
le plus souvent remplacée par une douce, comme en français vif, vive, croix, eroi^^^
mgHf, moUvâr, accroc, accrocher. C*©st ainsi quo prai, pré, donne prâdo, prairie, oprodi,
mettre en pré ; porét, muraille, poreddyre, faiseur de murailles ; cap, tête, cobussi, plonger
la tète la première ; omlc, ami, omigo, amie. Par conséquent et par analogie il est naturel
d'écrire pouot, pot, il peut, de poudé, pouvoir ; sap, il sait, de aabé, sobé, savoir.
Dans certaines expressions le t final , comme le p prennent par attraction euphonique
le son de la lettre suivante : blatnégre, blannégre, blé noir, capmortèl, cammortèl, caboche.
U. Cette lettre ne peut être employée pour ou qu'avec un signe particulier, afin d'éviter
la confusion ; nous préférons pour signe le - à un accent, parce que l'accent aigu est le
plus propre à marquer l'accent tonique ou appui de la voix, et que l'accent grave est
nécessaire pour distinguer 1'^ ouvert de Ve patois qui n'a besoin d'aucun accent. Le tréma,
employé en allemand sur l'u pour lui maintenir le son français et le distinguer de Vu
qui sonne ou, ne pouvait pas nous servir utilement , puisqu'il jouo en patois le même
rôle qu'en français et en grec, c'est-à-dire qu'il empêche la voyelle qu'il surmonte de
faire dîphthongue avec la précédente : hol, haïr, p&is, pays. Les mots lur. Luis, juntd,
etc., ont pour variantes lour, Louis, jountd; donc il faut les écrire différemment selon le
dialecte auquel ils appartiennent et en laissant à l'u son son naturel.
Si nous employons û dans le sens de ou, c'est i^ parce que ce son de ou lui a été
donné longtemps dans le patois ancien quand il suivait d'autres voyelles ; 29 parce que
dans bien des mots il diminue pour les diphthongues et les triphthongues une accumu-
lation de voyelles qui produit à l'œil le plus mauvais effet et déroute le lecteur. Quoi
de plus disgracieux que cet entassement de voyelles uoou, ioou, œuf, et comment croire
qu'il faut les prononcer toutes par une seule émission de voixf N'est-il pas évident que
Forthographe que nous proposons est de beaucoup préférable : uoû, ioû. La triphthongue
teû a un triple son, t-e-ou , comme Dieûs, Dieu ; mais quoi de plus désagréable que
l'accumulation de quatre voyelles Dieous ? Et si on écrit Dious on ne rend pas le son
patois de cette syllabe.
T. Cette voyelle, qui représente l't faible et final en anglais, qui en français jusqu'au
XVnP siècle terminait les noms communs roy, moy, eutoy, aussi bien qu'elle termine
encore les noms propres dont l'orthographe est plus constante, comme Marty, Mouly, de
Montéty^ Gauchy, Gély^ nous paratt la plus propre à composer les diphthongues patoises
^y^ ^t o^t ouy, uy inconnues ou à peu près au français et représentées en italien par
ni, et, ot, en espagnol tant6t par ai, ci, oi, tantôt par ay, cy, oy. C'est d'ailleurs l'or-
thographe la plus ancienne et la plus constante parmi les patois méridionaux , comme
on peut le voir par les archives du moyen âge : caysette , cassette , caysson , caisson »
eayrd, carreau de fer, peyrada, jetée, chaussée, porquieyra porcherie. (Archives de Mont-
pellier.) Une autre raison qui nous l'a fait adopter, c'est que cette orthographe persiste
dans les noms propres surtout des régions méridionales : Rayonne , Bayard , Biscaye ,
Boyne, Fraysse, Vaysse, Peyrot, Bouyssou, etc. Aussi nous ne comprenons pas que le
Comité de Montpellier, formé pour l'étude des Langues romanes, ait rejeté cette ortho-
graphe, si ancienne dans le pays, .et propre au pays, pour en adopter une qui est étran-
gère puisqu'elle est italienne, et qui ne peut contribuer qu'à l'équivoque des sons dans
un pays oh l'on parle français et oh les diphthongues ai, ei, oi ont un son tout diffé-
rent. Le français a aujourd'hui une tendance regrettable à remplacer dans les noms pro-
pres l'y par l't. Or en changeant l'orthographe on change les sons et on défigure les
mots. La langue française d'ailleurs n'a aucune autre ressource orthographique pour figurer
les diphthongues en question. Ai, par exemple, figurera toujours un é, ou un è, et non
notre diphthongue ay. Si dans le nom propre Vaysse, on remplace Vy, par t, on aura
dans la prononciation tout autre chose que ce que Ton voulait ; si l'on met un ï , au
lieu d'un dissyllabe Vays-se, on a un mot tout différent composé de trois syllabes Va-is-se,
Qu'on nous laisse donc notre y, et qu'on ne dénature pas nos noms propres : Entraygues,
Chaudes-Aygues, etc. Entraigues des raffinés devient ridicule pour nous. Pourquoi dé-
pouiller les noms de notre région de leur physionomie propre, de l'air de famille qu'ils
possèdent depuis des siècles? Ne sont-ils pas notre propriété ? N'avons-nous pas le droit de
les écrire et de les proaoneeir coname nos pères ? Ce n'est pas qu'il faille urger ce
dr9it, et reculer jusqu'aux défaut» de» vieux gascon» ; mais un cas particulier, un son
du pays n'empêohe pds d'être de la grande famille française et môme des français polis,
comme on disait au XVII® siècle.
DU REDOUBLEMENT DBS CONSONNES.
Le français redouble ordinairement la consonne dans les terminaisons en alte, elle, elle,
omme, onne, oite^ etc., comme homme, nouvelle, trompette, patte, personne, hotte, etc. Le
patois dans les mots correspondants et dans les analogues n*a aucune raison de les
redoubler puisque jamais on ne prononce qu'une consonne , et que rien n'accuse la
présence de deux : ainsi il est naturel d'écrire prffo , noubèlo, home, houôme, troiimptto,
perséuno, etc.
Quant aux redoublements qui viennent au français du latin, ils sont de deux sortes et
résultent ou de la constitution intime des mots ou de l'adjonction d'une préposition.
Tels sont dans le premier cas mettre, du latin mittere , horrible, du latin horribilis, et
dans le second cas appeler, du latin appellare, formé de ad pellere, attendre, du latin
attendere, formé de ad tendere, accourir, du latin accurrere, fait de ad currere. Le français
étant une langue savante fait bien de conserver généralement l'orthographe latine ; mais
le patois ne peut pas avoir de pareilles prétentions ; c'est un idiome simple et fait pour
le peuple, et il est naturel do rapprocher le plus possible l'orthographe de la pronon-
ciation ; c'est ce qu'a fait l'espagnol : il dit vaca, vache, malgré la double consonne du
latin vacca, ofender, oficio, apetito, quoique l'orthographe latine soit offendere, offlcium,
appetitus. Si l'italien en pareils cas conserve les doubles lettres, c'est qu'il les prononce
avec scrupule. Concluons donc qu'en patois il n'y a lieu de doubler les consonnes que
lorsque la prononciation en révèle la présence, comme dans emmolinâ envenimer,
emmosquâ, ensorceler, pellebâ, enlever, soulever, ennoyrâ, élever, orronquâ, arracher,
occidén , accident. Nous écrirons donc oloungd , alonger ou allonger, ocibodâ, donner
l'avoine, omonâ, cueillir avec la main, d'autant plus que dans bien des cas l'o est une
simple prostèse ; il est ajouté par une sorte d'habitude comme dans opord, défendre,
otorl, tarir, qui sont pour pord^ torL
DES ACCENTS.
Nous avons déjà dit que le patois a un accent tonique très marqué sur chaque polysyl-
labe, c'est à dire un appui de la voix ou môme souvent une élévation du ton, comme
dans presque toutes les langues, et maintes fois la place de l'accent change le sens des
mots, comme dans béndres^ vendredi, bendrés, vous viendrez, sera, il sera, séro^ soir.
Il est donc nécessaire de marquer cet accent au moins dans un glossaire comme on Ta
fait pour d'autres langues. Et puisque le patois n'a pas d'^ fermé à la façon du français
et que par suite l'accent aigu n'a pas à remplir la môme fonction que dans notre langue
nationale , nous l'emploierons comme dans les livres liturgiques pour marquer l'accent
tonique. Porél, paire, soulél, soleil, beséngue, mésange, estrissô, serré, estrisso, il émette,
copelô, prêtre. Quand une diphthongue porte l'accent nous le marquons sur la première
voyelle dy, éy, 6y, ôuy, éou, excepté oud, oué, oui, oûô ^ iâ , iéy iô , iôu, parce que la
voyelle accentuée est beaucoup plus saillante que les autres , excepté encore Vu eupho-
nique ou appartenant au q ou au g, comme dans guido, guide.
Si un polysyllabe est suivi d'un enclitique , c'est-à-dire d'un monosyllabe qui lui soit
uni par le sens , le polysyllabe perd son accent qui passe sur l'enclitique : prenès-lô,
prenez-la ; fosès-âu, faites-le ; benès-y, venez-y ; biras-bôus, tournez-vous.
Vè ouvert ayant besoin d'être distingué de Ve patois , nous le marquons toujours de
l'accent grave : copèlo, chapelle ; béni, viens ; guèrlhe, tordu ; entendèn, nous entendons ;
pèyro, pierre ; tous pès, les pieds ; esprès, exprès ; lou boues, le bois ; hitmèn, humain.
Cet è ouvert était marqué anciennement par l'accent aigu, plus tard par l'accent grave ; il
est évident que c'est le rôle naturel de ce dernier. Si le polysyllabe marqué d'un accent
grave n'a pas d'accent aigu, cela prouve que Ve porte l'accent tonique, qui, en ce cas,
n'a pas besoin d'un autre signe pour accuser sa présence, comme dans les mots précé-
dents. Mais si l'accent tonique ne coïncide pas avec Vè ouvert d'un mot, l'accent aigu
XXXIX
intervient poar Tindiquer, comme dans biiillûnt vieillesse, fièyrdlf emplacement pour foire,
/ièrét, un peu fler.
La présence de Taccent aigu sur un i ou sur un u suivis d'une autre voyelle indique
que ces voyelles no forment pas diphthongue et dispense de remploi du tréma. Ainsi
dio8, dis, se prononce en deux syllabes di-os, do môme cuo, queue, pûo, pointe, tandis
que puotf dindon est monosyllabe. Pobio, pavio, se prononce diffjremment selon les pays,
ou en trois syllabes avec Taccent sur la pénultième pobio, ou en deux avec l'accent sur
la première pôbio.
Lorsqu'un polysyllabe renferme une diphtongue avec ti, s'il n'y a pas d'autre accent,
l'accent tonique est sur cette même syllabe comme aûbre^ arbre, bieUre, boire, notieû^
nation, lensoû, drap de lit. Si l'accent tonique est sur une autre syllabe, il est marqué
par l'accent aigu et par l'accent grave, comme dans oûtom^ automne, paûrôu, petit pau-
vre, oûcèl^ oiseau.
CHAPITRE X.
RÈGLES 6RÀMMATIGALB8 PARTICULIÈRES AU PATOIS.
Le patois suit la construction directe du français , et a peu d'inversions. Cependant
lorsque la phrase est interrogative et que le sujet du verbe est un substantif, celui-ci se
met après le verbe comme en anglais. Ainsi, pour traduire : votre père est-il venu ? on
dira : es bengût bouéstre pâyre ? tournure préférable à celle du français qui est obligé d'avoir
recours à un pléonasme. Si le sujet est un pronom , le ton seul marque l'interrogation :
ploû ? pleut-il ?
De l'article.
L'article, qui est lou, le, lo, la, la, lotiSy los, las, les, tient souvent lieu du pronom
indicatif celui : lou que béses, celui que tu vois ; lou qxCes toumbdl, celui qui est tombé ,
quoiqu'on puisse dire oquél que béses, oquél qu'es toumbât.
Dans certaines localités l'article se met devant les prénoms féminins , et môme , mais
plus rarement, devant les prénoms masculins : lo Cotln^ Catherine ; lo Morgôt, Marguerite,
Lou Pierres, Pierre.
Il se met aussi et constamment devant le nom propre d'un homme avec terminaison
féminine pour désigner sa femme ; lo Bigourôuso^ la femme Vigoureux , lo Bounéto , la
femme Bonnet.
Des noms.
Le pluriel des noms se forme comme en français par l'addition de s, excepté dans les
cas suivants :
4® Lorsqu'un substantif se termine par s au singulier, on forme le pluriel en ajoutant
ses : nas , nez, nasses, des nez, debds, bas, debisses, des bas; colcidis , gros chardon,
colcidàsses, de gros chardons.
2<» Lorsque le nom substantif ou adjectif se termine au singulier en ous, le pluriol prend
es : pous, pauses, puits, nous, nœud, nôuses, des nœuds, jolôus, jaloux, jolôuses,
3° Lorsque le nom se termine au singulier par ch on peut ajouter au pluriel es ou
simplement s ; mais dans ce dernier cas chs sonne comme ts : puèck, colline, puèchs,
puèches ; odréch, adroit, odréchs, odréches,
4** Lorsque le singulier se termine par se, st, le pluriel se forme en ajoutant es : bouosc,
bois, forêt, bouôsces ; goust, goût, gôustes.
Des diminutifs et des augmentatifs.
Les diminutifs se forment le plus souvent en ajoutant au singulier la terminaison ou
si le mot se termine par une consonne : copèt, chapeau, copelôu ; desquet, petite corbeille,
desquetéu. S'il se termine par une voyelle faible, celte voyelle disparaît ou est suivie
d'une consonne euphonique : aUbre, arbre, oûbréu, arbrisseau ; dse, âne, osenôu , ânon.
Si le mot se termine par iè, io, on ajoute yrou : popiè, papier, popièyrdu, popioyràu,
petit papier. S'il se termine par un n, on ajoute tou : efén enfant, êfonUtu, enfantelel.
Si le mot so termine par «, on ajoute sou : nan, nez, nossôu, petit nex ; debds^ bas,
debosséu.
li est à remarquer que si la voyelle accentuée est longue et formée d'une diphthongae
ou d'un a, elle s'abrège par le déplacement de l'accent tonique sur ou : ouo derient ou,
au devient oU, a devient o : esclouôp, sabot, escloupdu, petit sabot ; paûre, pauvre,
poûréu, petit pauvre ; cdto, chatte, cotôu, chaton ; rat, rat, rotéu, souriceau. Les termi-
naisons al, el, èl se mouillent souvent : gai, coq, goilléa, cochet ; soulél , soleil , sour
leillôu, petit soleil; uèl, œil, wiAdw, petit œil. Cependant pal, pieu. Mi polséu ; destrdl,
hache, destrolou, hachereau, etc.
Les terminaisons èl, il, Ulo, et, éto, ot^ ôto, sont souvent diminutives : oboucdt, avocat,
oboucodèl, jeune avocat ; eômbro, chambre, combril, cabinet ; rdmo, ramée, romillo, petite
ramée ; pôumpo, espèce de pain, poumpét^ petit pain ; soûl, seul, soulét, seulet ; grond,
grand, grondét, grandelet ; mo, main, monéto^ petite main ; fédo, brebis, fedéto, fedàto,
petite brebis ; fénno, femme, fennéto, fennôto , femmelette ; hou^til , maison, houstolét,
honstalét, maisonnette.
On peut redoubler et môme tripler un diminutif en ajoutant nèl, neléu à la terminaison
ou, et lou à la terminaison U : houmenoiinèt, petit homme, efontounèl, mioche, poupon,
jeune enfant, houmenouneléu, nain, pygmée, soupçon d'homme ; pountil, ponceau, poun-
tilléu, petit ponceau.
Les augmentatifs et les péjoratifs se forment en as, et âsso pour le féminin, quelquefois
en, orrrfs, gnas : cap, tête, copds, grosse tête, coporrds, mauvaise tête, fénno, femme,
fenndsso, grosse femme, dondon, eo, chien, cognds, gros chien , pouore, porc, pourcognds,
gros cochon. Les noms féminins peuvent prendre aussi la terminaison as, et alors ils
sont masculins et franchements péjoratifs : oquél fennds, cette grosse et vilaine femme.
Pronoms personnels.
Les pronoms personnels qui sont ieU, je, me, mi, me, moi ; tu, tus, tu, te, ti, te, toi ;
el, il, élo, elle. H, lui, à lui ; lou, le, lo, la, la, et à\i pluriel naUlres, ndltres, ndntres, — os,
nous (mot à mot nous autres), pour le régime nous, nous; baûtres, bdltres, — os, vous,
pour le régime bous, vous ; éles, élses, ils, élos, elles, pour le régime lous, los, las, les, ne s'expri-
ment pas comme sujets, exepté pour marquer opposition ou pour insister, comme en latin :
ie^ et tu nous pourtôn pla, ego et tu valemus.
Verbes,
Les verbes se conjuguent comme en français, mais sans les pronoms sujets. Les verbes
pronominaux seuls se conjuguent avec un pronom, comme se penjd, se pendre.
Le verbe auxiliaire èstre, èsse, être, se sert à lui-môme d'auxiliaire : loy sou estât, j*y
ai été. Il en est de môme de l'auxiliaire avoir, obure, obère, obi : ou ay obût, je l'ai
eu.
Il n'y a en patois que trois conjugaisons pour les verbes réguliers , caractérisées par
la voyelle finale de l'infinitif.
La première conjugaison se termine en a et répond à la première conjugaison latine
are et à- la première du français en er : oymd, amare, aimer, pourtd, portare, porter.
La deuxième conjugaison se termine en c à l'infinitif, et répond à la troisième conjugaison
latine en ère et à la 3* et à la i* du français en oir et en re : béndre, tendere, vendre;
reçaûpre, recipere, recevoir.
La troisième finit en i et répond à la 4* du latin en ire et à la seconde du français
en ir : nouyri, nourri, nutrire, nourrir; oûsif audire, ouïr, entendre.
Du participe passé.
Le participe passé s'accorde toujours avec son régime quand ce régime le précède , et
quand ce régime le suit la plupart du temps on fait aussi l'accord : los péumos qu'ay
omonddos, les pommes que j'ai cueillies avec la main ; ay fdcho lo pregdrio, j'ai fait la
prière ; lo eolôu qu'o fdcho, la chaleur qu'il a fait ; Dieûs o be quitddo so glôrio (Canl. 1770),
Diètt a bien qàiiié sa gloire ; o loumbdt ou o êoufhbido lo porét, il a démoli, ou renversé
la muraille.
Il est bon de remarquer que dans le vieux français on faisait aussi accorder souvent le
participe passé avec son régime placé après lui, comme on le voit dans les vieux auteurs,
et même dans les premières pièces du «:rand Corneille. C'est rAcadémie française qui a
fixé les règles qu'on a suivies depuis touchant Taccord des participes.
Il va sans dire que le participe passé des verbes neutres et pronominaux s'accorde
avec tenr dujet exprimé ou sous^ntendu : es toumbddo^ elle est tombée ; 8$ $ou tudts ,
ils se sont tués.
Rapport de propriété.
Le rapport de propriété se marque en patois par la préposition de et non par à comme
en français : de qutû es oquél comp ? à qui est ce champ ? de quai sios^tu ? (dira-t-on à
un enfant) quel est ton père f quelle est ta famille ? On dit pareillement pour un enfant :
Touinô de Jouôrdy, Antoine, fils de George. Cette tournure est grecque.
Emploi de que.
Que est & la fois pronom relatif, sujet , régime et conjonction. Ces fonctions multiples
peuvent quelquefois donner lieu à une équivoque, comme dans cette phrase : lou àuoû
que tuèt Pèyre, qui signifie, à la fois, le bœuf qui tua Pierre, et le bœuf que Pierre tua.
Le contexte lève l'équivoque.
Que conjonctif est d'un très fréquent usage :put qu'empouysôuno, il sent si mauvais
qu'il empeste ; n'djos pas poU qu'es pas missent , n'aie pas peur, il n'est pas méchant ;
daysso-iôu que te goforié, laisse-le tranquille, car il te mordrait.
Que signifie comme, ce que : moussu que l'ouon dis, monsieur, comme on doit dire ; fo
de truèjos qu'ouon opèlo, il fait ce qu'on appelle des truies, il laisse maladroitement des
vides en labourant. Si, comme le dit Noël dans son dictionnaire latin le mot porca avait
cette signification, cette phrase se rendrait ainsi en latin : facit porcas, ut aiunt.
Que signifie encore où, dans : ocoud*s un mestiè que se gôgno pas giyre, c'est un métier
oh l'on ne gagne pas beaucoup.
Si l'on ^'étonnait de l'emploi si fréquent et quasi abusif de que en patois, nous ferions
remarquer qu'en français, surtout dans le vieux français, l'emploi de que n'est guère
moins fréquent , et qu'il est quelquefois difficile à expliquer, comme dans les phrases
suivantes : Si j'étais que de vous, tournure académique du XVII* siècle , pour dire si
j'étds à votre place ; les dix ans gue j'ai vécu ; c'est à vous que je parle ; c'est là que
je veux en venir.
Que ne s'emploie pas , comme en français, dans le comparatif d'égalité ; on emploie
I côumo, comme, locution anglaise et allemande : es to nègre c&umo lou cremdl, il est aussi
! noir que la crémaillère. Côumo s'emploie encore dans le comparatif d'infériorité avec
I négation ; lou mie^ deddl es pas to poulit côumo lou tieû , mon dé à coudre n'est pas
I aussi joli que le tien.
I CHAPITRE XI.
I BSS ÉTTHOLOeiBS; DKS MOTS RACIRBS.
i
Puisque le patois, aussi bien que le breton, est le survivant du gaulois ou celtique,
et que par suite il est aussi ancien ou même plus ancien que le latin classique , qui
succéda au latin rustique ou patois latin, nous aurions tort de bire venir la plupart de
ses mots du latin de Rome. Pour qu'une langue dérive d'une autre, il faut que celle-ci
ait persisté ; or nous n'avons aucune preuve que le latin rustique soit plus ancien que le
celtique ; le contraire paraît démontré par l'histoire , puisque les Celtes ou Gaulois sont
plus anciens comme peuple que les Romains et les Latins. Si nous citons fréquemment
ZLIl
les mots latins, italiens, espagnols, etc., semblables aux nôtres, c'est pour montrer la parent
de toutes ces langues. Néanmoins comme le christianisme à son berceau, après la l&i
hébraïque s'est servi spécialement, en Europe, du grec et du latin, les termes de la h
religieuse nous viennent de cette double source ; il en est de môme des quelques mo^
scientifiques ou littéraires introduits dans le patois par l'intermédiaire du français. Sei
lement à l'exemple de l'italien et de l'espagnol nous n'avons pas maintenu les let
caractéristiques du grec, telles qneph, th, y dont les savants seuls connaissent la raisoi
parce que le patois est un idiome simple et populaire et que son orthographe doit m
le même caractère de simplicité. Maint novateur a proposé pour la langue française
môme réforme afin de rendre la connaissance de l'orthographe plus accessible au vulgaii
Mais l'Académie et les bons écrivains ont toujours repoussé ces innovations afin de coi
server à la langue nationale ses titres d'honneur , la livrée scientifique et la dignité
conviennent à l'instrument officiel et littéraire d'un grand peuple. Les caractères étymol
giques sont, dit un auteur, « les titres de noblesse d'un mot : il a des ancêtres,
origine respectable; il n'est point un aventurier, ni le fils d'une aventure {i). » Le pat
ne pouvant prétendre à une brillante destinée, son honneur consiste dans son ancieDQ(
et dans la conservation de ses vieux termes que le moyen âge avait latinisés , tels
frappa, frâpo, collier de laine laissé aux brebis que l'on tond, rispa, Hspo, pelle à ft
fraus, fraU, terre inculte couverte de broussailles, etc. parce que le latin était la lanj
de tous les hommes de plume, et qui, conservés au sein des campagnes, ont surréca
toutes les invasions, à toutes les révolutions, et à la langue même du peuple roi.
Mais non seulement pour qu'un mot puisse dériver d'un autre appartenant à une lat
étrangère, il faut que cette langue ait préexisté, ou du moins coexisté, et que dans
cas le peuple de la première ait reçu du peuple de la seconde ce qui lui manquait
fait de doctrine, d'art, de science, de culture, mais encore il faut qu'il y ait entre
mots racines et les mots dérivés ou empruntés un double rapport, un lapport de si
et un rapport de son ou d'orthographe. C'est ainsi qu'on est autorisé à rapporter à
langue grecque le mot français chirurgien et à dire qu'il est formé du mot x"/»» °^""»
îpyov, ouvrage, travail, parce que la spécialité du chirurgien consiste h faire sur les coJ
malades des opérations qui exigent une grande dextérité de la main.
Il faut remarquer que le patois dans la dérivation et la formation des mots prèi
en général les consonnes douces aux consonnes fortes, et que selon les lieux on
mute le l avec le r et réciproquement. C'est ainsi que cap formera cobtissét, cob\
cohessôno ; duc, dugonèl ; bruc, brugâs ; qu'on dit également celièys et cerièys, ceriaîj
àulo et ôuro, marmite ; que par conséquent pour avoir l'explication ou la racine de Y\
pression biaritrCf il faut décomposer le mot et lire bi a litre, vin (vendu) par lil
que couydejâ est le môme que couyr^'â, coudoyer, parce qu'en certains lieux le d
mis pour le r ; ({M'oûotejà est une variante de olotejâ, voltiger, parce que où est la varii
montagnarde de ol.
Le patois a en lui-môme la plupart des racines de ses mots. Le défaut de connaisse
ou de réflexion empêche de le reconnaître. Prenons un exemple. Le mot tessôu si(
pourceau, jeune cochon ; mais ce mot est un diminutif par sa forme et par l'idée
exprime ; il dérive de tays qui veut dire blaireau et qui se dit en italien lasso,
espagnol t^'on, et en latin, d'après Noël, ta^o, taisson, blaireau ; or, Quicherat
dans son dictionnaire, ne mentionne pas taxo, donne, comme mot gaulois, taxoninu»,
taisson, de blaireau, et taûoea, autre mot gaulois, qui, d'après saint Isidore, signifie 11
Du rapprochement de tous ces mots nous sommes en droit de conclure 4° que le
patois tessôu, et ses semblables tassa en italien , tejon en espagnol , taxo en latin
gaulois et dérivent de tays qui d'ailleurs pouvait avoir des variantes, aujourd'hui perdi
2<> que tessôu, a signifié, par catachrèse, jeune cochon, c'est à dire un pourceau n'a
encore que la taille du taisson, et cette dernière signification doit être très anciel
puisque taxea, dérivé de taxo, signifiait anciennement lard ou graisse de porc.
(1; L'abbé Postel.
tttii
Afin de ne pas tomber dans dos méprises tcgrettables, il faut bien faire attention au
ïDs des mots et à leur nature. M. Granier de Cassagnac nous paraît s'être mépris à
>pos du verbe patois /".... en lui attribuant la signification de itre, et surtout en croyant
reconnaître dans d'anciennes inscriptions, telles que colle-ci qui est une invocation à
ipiler : die Grabotie, futu fos, qu'il traduit : dieu Grabovius, fous-toi favorable, et cette
re.Ferfa Marlia, fuiuto faner, qu'il rend ainsi : Ferfa Martia, foutez-vous favorable!!
fest-ce pas le cas de dire qu'une telle traduction est beaucoup trop libre ? Mais la
lure du verbe f.... qui est actif ou pronominal ne permot pas de le confondre avec un
ïthe essentiellement neutre. De plus le parfait fui et le futur futurus du verbe latin
suffisaient pour montrer à l'auteur que dans les inscriptions susdites futu et fututo
sont autre chose que l'impératif depuis longtemps inusité d'un verbe qui signifiait être
auquel le latin esse a emprunté deux temps, comme il est arrivé plus d'une fois pour
verbes irréguliers du latin et du grec qui ont pris leur temps de plusieurs primitifs
férenfs.
FIN BB L INTRODUCTION.
24 mai 487S.
k.
DICTIONNAIRE
PATOTS-FRANCAiS
3
A
AC
A, première lettre de Talphabet. L'a est
beaucoup plus fréquent dans le patois du
sad-est, sud et sud-ouest du département que
dans le langage du centre et du nord où il est
remplacé par Vo et assez souvent, au nord, par
Ve, comme dans les mots campdno, compôno,
cloche ; bldnco, blônco, blanche ; franc, fronc ,
franc ; aymd, oymâ, eymd, aimer. Dans cer-
taines localités même du midi on dit également
abari, ohori ; afrabd, ofrobd ; abise, obise. Il
faut donc chercher par o les mots qu'on ne
trouverait pas par la lettre a.
ABARIGNE, v. bbl^sso.
ABARISCO, V. oBOLfsco.
ABASTI, V. n. arch Suffire. (R. esp. bastar,
it. bastare, du bret. basta, m. s.)
ABATAILLÂ, M. comme dbbâtre.
ABATAILLIYRE, V. DBBOTÈYRB.
ABACTI, comme ESTOBONf.
ABÉ, comme obûrb.
ABÈ, V. OBÂT.
ABELÂN, V. OHELÔifC.
ABELANIÈYRO, v. oOgloniètro.
ABELANO, v. oûglôno.
ABEOURÀ, V. OBiEÛRÀ.
ABÉOURE, V. BIKÛRÀ6E.
ABLAYÂ, V. a. Gâter, mal faire un ouvrage.
Vill. V. gostJL ; donna. — Abîmer, meurtrir,
défigurer. V. oblosiJL. — Ravager. V. ofrob.L
X.BOU, JLboul, gâbou. Mont, adj. des SI g.
Mauvais. (V. lang. avals, m. s. celt. aball, dé-
faut.)
Prov. Que o un jour de bou
Lous pas toutes gdbous.
< Qui a un jour bon ne les a pas tous mau-
vais. » — Apre, mauvais au goût.
ABROUQUÂ, V. roma; boulqdâ.
AC. Beaucoup de noms propres se terminent
par ac dans les pays de la langue d'oc et môme
AFF
en Bretagne. A c/i et ac en celtique signifient lieu,
habitation.
AC, s. m. Arôte, barbe de l'épi du blé, de
certaines graminées. Plus usité au pi. V. ats.
ÂGHO, contracté p. ogacho. Regarde, prends
garde. V. ogochà. Au pi. ochas p. ogochas. Âcho
de toumbd pas, prends garde de tomber, à
ne pas tomber. — Âcho que s'emploi souvent
dans la menace : dcho que se loy béne, gare si
je viens.
AGISELÂ, v. a. et pr. Aiguiser en forme de
ciseau. S'user d'un côté obliquement de ma-
nière à former comme un ciseau. S.-Sem. (R.
cisèl.)
ACISELi.T,iDO , part. Aiguisé ou usé en
forme de ciseau. Aquél gabén es aciseldt, pot pas
pus fdyre ; ce soc est usé en ciseau à la pointe ,
il ne peut plus servir. S.-Sern.
i, AGLO , ËCLO , s. f. Aigle , m. oiseau de
proie. (Esp. aguila, it. et lat. aquila^ m. s.)
— Gros oiseau de proie en général, comme
jean-le-blanc. V. patrb-blônc.
2. ÂCLO, ACLÔU, V. ÈGLO.
ACTE, ÂTB, s. m. Acte, titre. Poraûlo d'h^u-
nèste houôme bal un die , parole d'honnête
homme vaut un acte.
ADHOURTA, v. bxhourtJL.
ADOBAR, v. a. arch. Arranger, réparer, i?. V.
ODOUi, \.
ADÔNX, conj. arch. Alors.
ADOUBIÈ, V. OUNGHÙRO.
ADÔUS, V. DôusB.
ADOUTA, v. a. Adopter. V. odoupta. — Doter.
AFFAILLOUQUi, v. bstobonI.
AFALENA, v. bsfolbna.
AFÈYT,-o, adj. Affable, avenant, complai-
sant, aimable ; galant. (Lat. àffectus, affection.)
AFFANAYRE, s. m. arch. Ce mot signifie pro-
bablement hôtelier, qui loge chevaux et mulets
et les affourage. Mill. (Lat. fenum, foin.)
7
AIL — t —
AFOCHÔU, V. oDri6l.
AFOLAR, V. a. Gâter, dégrader. Arch. R. V.
OFROBÂ.
AFRANQUI, V. a. arch. Affranchir, délivrer.
AFRO, s. f. Affre, effroi, grande frayeur, fris-
son de la peur. Obère d*âfro, avoir pour. Vertige
causé par la peur. (Grec y^oiÇ, angl. fright ,
celt. f/rm, m. s.)
AGACIS, T. oGOcfs; borrlgo.
AGANXS, s. m. Marécage. S.-Sem, (R. du
lat. aqua, eau.) V. sognàs.
AGAXTÂ, V. a. Prendre, saisir, empoigner.
Agantà de peys, prendre du poisson. L'ay pla
agantât, je l'ai bien saisi. Belm. — v. pr. se
prendre, s'empoigner.
ÂGE, s. m. Âge. Quône âgeo ? quel âge a-t-il,
a-t-elle ? Un houôme d'an grond âge, un homme
d'un grand âge, très âgé. (Grec atwv, lat. œtum,
V. fr. aage, m. s.)
AGLENÂ (S'), V. pr. S'abriter, se serrer con-
tre. Vill.
AGRASÂ (S*), V. pr. Se répandre, se multiplier.
Las canillos se sou agrasâdos peys aûbres, les
chenilles se sont multipliées et répandues sur
les arbres. Belm. (Lat. aggrejari, se réunir en
troupes.)
AGRATOUXr (S'), v. ocrouchouhï (s').
1. AGRE, s. m. Air natal, instinct qui ramène
dans son pays un animal déplacé ou xendu.
Sègre l'âgre, suivre cet instinct. (Lat. aer, air.)
V. AYRE. — Air, physionomie, air de famille,
traits de ressemblance. Counôuysse qualqu'ûn o
l'àgre, reconnaître quelqu'un aux traits de famille.
2. ÂGRE, s. m. Levier de bois. V. obùs. —
Orgueil. On appelle ainsi en français une
cale, c'est-à-dire, une pierre ou autre corps dur
qui sert de point d'appui à un levier pour sou-
lever ou déplacer un fardeau.
3. ÂGRE, 0, adj. Aigre, acide, d'un goftt pi-
quant et désagréable. Bi âgre, vin aigre. Oquél
lach es âgre, ce lait a aigri. (Lat. acris, it. acre,
m. s.)*-Cru, infertile en parlant de la terre. VilL
V. ARRE. — Cassant en parlant du fer ou de tout
autre métal qui devrait être ductile. V. éxcrb.
AGRETUDO, àygrodûro, s. f. Aigreur; qualité
de ce qui est aigre ou cause des aigreurs. (Lat.
acritudo, it. agrezza, m. s.) Jonq.
AGROULÔUS,-o, AYGROLÔus,-o, adj. Aigret,
aigrelet, un peu aigre, un peu acide. S.-Sern.
V. ogrelét.
AH ! interj. Ah !
ÂILLO, oR.iiLLE, Monta, s. f. Ail des vignes,
des blés, dont les bulbiles donnent mauvais
goût au pain.
AMB
AILLÙRS, adv. néol. Ailleurs. La véritable
expression paloise est endicolox mat. — d'ail-
LL'RS, d'ailleurs. On dit mieux satqdbla, soqcblâ.
AIR, V. ÈB, ÈRT, ÂVRE.
AJOUCADÔU, V. jouc.
AJOUQUÂ (S'), V. jocQCA (se).
AL, s. m. Ail. (Lat. allium, it. aglio, m. s.)
Semend d'als, planter des ails ou des aulx. Ûno
grôno d'al, une gousse d'ail, un caïeu du bulbe.
Sentis os al, cela sent l'ail. Ûno sôupo o Val, une
bourdine, un bouillon à l'ail. Lou^ als soxis bous
côuntro lous bèrps, les ails sont bons contre
les vers. — Croc, dent canine des chiens. Lou
mostis môustro loitë als, le mâtin montre les
crocs. Les dents canines du porc et du sanglier
s'appellent broches en français.
ÂLAGÂ, V. BOULQCA.
ALAYÂT, V. LOYÂT.
ALBÂR, V. OÛBART.
ALBRE, v.^ AÛBRB.
ALBRESPIC, v. AÛBESPfc.
ALEBÂXDRO, v. lobando.
ÂLFO, V. TAFO.
ALFOYÇÔUS, ALrATç6iJs,-o, adj. Sans façon,
mal élevé, mal appris ; indiscret, effronté. In-
supportable. Larz. S.'A. (R. foyçôu.)
ÂLO, s. f. Aile. (R. lat. et it. ala, m. s.) Robolà
los âlos, ne battre plus que d'une aile, avoir
perdu beaucoup de sa santé, de sa fortune.
Bâtre de Vdlo, battre de l'aile, être usé, fatigué ;
être mal dans ses affaires. — L'âlo de lo cosquéto,
la visière de la casquette, et non pas Vaile, —
Los âlos del copèl, les ailes ou les bords du cha-
peau. — Ûno âlo deginèst, un rameau de genél.
— Fo pas ûno âlo de ben, il n'y a pas un souffle
d'air. V. blsco.
ALO-BLÔNC, V. piNSART.
ALOPÉN, s. m. Appentis (pr. apeinti), petit
toit en forme d'auvent appuyé contre un mur.
Petite construction en appentis appuyée contre
une plus grande. (R. lat. alapendens, aile pen-
dante.)
ALT-EN-PLÔUND (D'), adv. De haut en bas,
entièrement. Peyr. (R. lat. altus, haut. V. plound)
ÂLTRE, V. AUTRE.
ALZÉXO, V. LESfiNO.
AMANADÔU, V. escolossôu.
AMARGÂNT, v. omâr.
AMARi, s. m. Gaiilet croisette, espèce de
gaillet ou caille-lait qui croît dans les haies et
les pros.
AMARRÈL, s. m. Bouquet d'arbres fourré ;
touffe do plantes. V. omorèl.
AMBLIJR,-o, adj. et s. Hâbleur ; charlatan :
bavard. S,'Sern, (R. esp. hablar, parler.)
APË -
i.MBRE, LAMBRB, S. m. Ambre , substance
résineuse très odorante. Sent pas Vâmbre, il ne
fleure pas comme baume. Fi côumo Vâmbre,
côumo un Idmbre, fin comme Tambre : se dit
d'un homme fin, rusé. Par une plus grande
extension de sens, on dit en pat. d'un tranchant
bien affilé : côupo côumo U7i lâmbre, il coupe
bien. S.-Sern.
AMERMA, V. BERMA.
AMERMAMÉN, s. m. arch. Diminution, déchet.
Mill.
AMIGRÂ, V. EMI6RA.
ÂMO, ÂRMo. arch. s. f. Âme, esprit de Thomme.
Y obiô pas cap d'âmo, il n'y avait personne.
Fèslo d'ârmos, féto d'âmes, la commémorai son
des morts. (Lat. et it. anima, m. s.) — N. Àrmo
s'est dit pour âmo, jusqu'au commencement de
ce siècle. On le trouve dans Peyrot et les re-
cueils de cantiques du XVIII® siècle. Il y a
encore des vieillards qui disent àrmo pour âmo.
Le r a été introduit pour donner plus de poids
à la première syllabe, comme dans borquét,
baquet, borlét, valet.
AMOUNTAT, ADO, adj. Courbé, voûté on par-
lant des personnes. Villn. V. croucût.
AMOURÂYRE, v. omollàtrb.
AMPLE, G, adj. Ample, large , grand. (Lat.
amplus, it. ampio, m. s.) — s. m. Large, ampleur.
Donné Vâmple os un chobâl, lâcher les rênes à
un cheval.
ANCRO, s. f. Encre pour écrire. Ay pas ges
d*inero dins la tinéto, je n'ai point d'encre dans
l'encrier. — Ancre de vaisseau.
ÀNFLE, V. ÔNFLB.
Ange, v. injo.
ANGUÈRI p. ANÈRi , ONÈRB, d'ond. Villn.
ANIÀT, AlflGAT, v. OlflCAT.
ANIMA MÉA (AL'), adv. Bien, selon son
désir, parfaitement. Se dit d'un habit bien fait,
d'une pièce bien placée. S.-Sernin.
ANJO, s. m. et f. JLnge, Aub, m. Ange, pur
esprit. Dim. ongèl, axoèl,ongelôu, anjôto, M.
s. m. Petit ange. On los dnjos, avec les anges.
Ànjo buforèl, enfant de chœur. (Lat. angélus, it.
Qngelo, esp. angel, m. s.)
ANNOAL, s. m. arch. Fondation pieuse en
faveur des défunts. Mill.
ANTICRÉSO (A L'), adv. Médiocrement, sans
beaucoup d'art ni de soin. Acô's fach a Vanli-
créso, c'est médiocrement travaillé, c'est fait
grossièrement. S.-Sem.
Antre, v. autre.
AOU..., v. Au...
APESSA, V. PS86À.
3 - AllL
Api, lapi, /?. s. m. Céleri, plante potagère
qu'on butte en automne pour la faire blanchir.
ColsâVâpi, butter le céleri. (Lat. apii^m, it. appio,
esp apiOy m. s.)
APIMPA, v. pimpa.
APOP, prép. Après. Arch. Mill.
APUNTZA p. OPOUNCDA.
APÛO p. puô.
ARBIÈ, s. m. Sorbier des oiseaux. Behn. —
y. OÛBORIBIÈ.
ARC, s. m. Arc. (Lat. arcus, it. arco, m. s.) —
Arceau, arc-en-ciel.
D'oquél arc que pores dins l'âyre nibouWus.
ARCANÈL, V. ftCLO.
ARC-BOUTAN, s. m. Arc-boutant. On appelle
ainsi un contre-fort en maçonnerie, une pièce
de bois, de fer qui sert de contre-fort, et même
le pied-de-biche ou tige de fer qui fixe le pre-
mier battant fermé d'une porte cochère.
ARCÈLI, s. m. Lavignon, coquillage de mer,
bivalve, bon à manger. S. -.4. (Lat. arceZ/a, petite
boîte.)
ARCIÏIBÔXC, ORCHIBÂNC, ARCniBANG, BONCAL,
Sall.-C. s. m. BÔNCo, bonqléto, Entr. s. f. Coffre
long et souvent à dossier qui sert de siège
sous In manteau de la cheminée. Varchibânc
est chez les bons paysans le siège d'honneur.
Mais ce meuble vénérable de nos austères
aïeux disparaît aujourd'hui pour faire place à
quelques chaises mal empaillées. — Coffre
long servant de siège à côté de la table de la
cuisine. — Banc à dossier.
ARCIÈ p. ociÈ.
ARCIÈYRA p. ociÈYRÂ.
ARCO, s. f. Arche. Grande caisse oii l'on
serre les grains ou autres provisions. Dans ce
sens on l'appelle MiGiÈ sur la Montagne. (Lat. it.
et esp. arca, arche, caisse.)
ARE, V. HOLÉ.
ARENLAY (D'), adv. Dorénavant, désormais
(R. p. dedro en lay.)
AREPÛDRE, V. HOLEPUDfiNT.
ARGËLO, V. ORGIÔLO.
ARGELOUS, V. orgiolôos.
ARICÔT, V. OLICODÔT.
ARIÈ NÈGRE. Sorbier alizier. V. olbcriè.
ARIÈ RÔUGE. Sorbier allouchier. V. dreli^.
ARIO, V. OLfiGRO ; DRÊLO.
ARIÔLO, s. f. Espèce de sonnette de mulet. M.
. ARISQUA, V. a. arch. Embellir, parer, donner
des appas. (V. 1. arésc, appât.)
ARJOL, V. oRjouÔL.
ARLEÔN, V. GROB&i,
ARP -4
ARHATIÊRO , s. f. Sorcière, devineresse.
Villn. (R. drmo, âme, et tira, qui évoque les
âmes.) V. souRCiÈYRO.
ÂRMË, ASME, s. m. POULSIÈYRO, GUÈLSO. MUl.
f. Asthme, m. maladie des organes de la respi-
ration qui rend celle-ci fréquente et pénible.
Obûre d'arme, être asthmatique. Lo guèlso l'es-
tàuffo, l'asthme Tétouffe. (Gr. adOfia, respira-
tion pénible ; le 3^ mot vient de poulsâ ; le 4*
est une onomatopée du bruit de la respiration
d'une personne essoufflée.)
4. ÂRMO, s. f. Arme, tout intrument destiné à
attaquer ou à se défendre. Obûre lou pouort
d'ârmos, avoir un permis de chasse. (Esp.it. et
lat. arma, angl. et bret. arrriy m. s.)
2. ÂRMOy s. f. Âme. C'est déjà un archaïsme.
V. ÀMO.
ARNO, s. f. Teigne, f. On désigne sous ces
noms plusieurs espèces d'insectes, surtout du
genre dermeste, dont les larves rousses et ve-
lues dévorent les pelleteries, les fourrures, les
tissus de laine, et môme les viandes salées
comme la larve du dermestes lardariiis. L. En
certains lieux ou appelle plus spécialement
drnos les insectes qui dévorent les comestibles,
et t/gnbs (v. ce mot) les larves qui rongent les
peaux et les tissus de laine. (B. lat. ama, ver,
arnatiM, dévoré des vers.) — Fig. Personne qui
fatigue par ses importunités. Quôno drno
qu'oqui p. que y o oqui, quel importun I quelle
importune que voilà ! quelle personne insup-
portable. — Parasite, écornifleur.
ÂRO, adv. Maintenant, à présent. Àro s'ogis,
il s'agit maintenant, il faut à présent. Opé dro !
Ah ! pour le coup ! IXdro en lay, dorénavant,
désormais. V. irbnlàt (d').
ARÔ, adj. des 2 g. Nigaud, imbécile. Que
ii08 arô ! que tu es nigaud. S.-A.
AR0BÂS8ËS, s. m. pi. Crochets en bois
qu'on met sur le bat des bétes de somme pour
porter des fardeaux. C'est le pluriel d'AROBJLsx. M,
AROBÂSTfSBROFÛs. Broq. s. m. Arceau, appa-
reil ayant la forme d'un arc et que Ton met sur
la barde des bêtes de somme pour empêcher la
compression des flancs. (RR. Le 4^' mot est pour
dlos bast, les ailes du bât ; le 2^ est pour sèlo
fust, les bâtons de la selle, de la barde.)
ARONLlY (D'), V. arbnlat (d')
ARPXDO, s. f Griffade. V. orpado, orpIl, —
Travail de peu de durée, mais fait avec ardeur.
Cam.
iRPO, s. f. dim. orpéto f. orpilloû, m.
Griffe d'animal. Ârpo de cat^ griffe de chat. Lous
or pillons de l'obéillo, les pattes de l'abeillR. (Grec
ipim, grappin, esp. zarpa, griffe.) — Main cro-
— ASË
chue, main armée d'ongles longs ; patte. Pouot
pas téne los drpos^ se dit d*un petit enfant qui
veut tout saisir. V. orpoteja. — N. On dit en
français harpe pour patte de chien.
ÂRRE, o, adj. Rude, vif en parlant du temps.
V. éncrb. Rude, âpre augoût en parlant des fruits
sauvages. — Cru, sablonneux, stérile en parlant
de la terre. Torrénc drre, terre crue, terrain
stérile. Larz.
ARREMAÛSI (S'), v. pr. S'arrêter pour paître
après avoirvagué. Se dit des troupeaux. S.-Sem.
i.RRI ! Cri qu'on adresse aux ânes pour les
faire marcher. V. il
iRROS, s. f. pi. Arrhes, gage d'un marché,
d'une convention.
ARROUYNA, v. rouyna.
ARROUNA (S'), V. pr. Se ruiner. — Se meur-
trir, s'abîmer. Belm,
ÂRSE, ÀRSi, s. m. ARSo, f. Soif ardente. (Lat.
arsv^y brûlé.)
ARSÔUILLO, s. m. Soûlard, soûlaud, qui est
souvent dans le vin, et cherche souvent que-
relle.
ARÙS p. ALÛS, V'. OLÛS.
ARRUSSÀ, V. a. Remuer avec un levier. V.
OLussÀ. — Fig. Peiner, se fatiguer. V. trixâ.
ASÀDO, s. f. Anée, charge d'âne.
* ASCLO, BSTÈLo, s. f. Bûche de bois fendu
pour le feu. Qqf. le mot âsclo désigne une grosse
bûche. (Bret. asklenden, copeau; celt. astell,
ais, planche ; lat. astula, petit ais. )Bonddtcéumo
ûno dsclo, ivre-mort, qui ne peut pas se tenir
debout pas plus qu'une bûche. Cddo pic soun
dsclo, chaque coup frappé (fait) sa bûche.
i . ASE, s. m. Ane. Dim. osbnoû. Ânon, petit âne.
Augm. osBifis. Gros âne. (Sax. ass, bret. azen, lat.
asinus, it. asino, m. s.) Cet animal, qu'on a tort
de mépriser et de maltraiter, est la ressource
des pauvres gens et des petits propriétaires,
surtout dans les pays accidentés et montagneux.
Comme il est très commun dans notre Rouer-
gue , il a donné lieu à un grand nombre de
comparaisons, de dictons et de proverbes, et
son nom a pris une foule de significations,
comme on peut le voir à la suite de cet article.
— Fig. Ignorant, bête. Sios un dse, tu es un igno-
rant, tu es un âne.
Âse de notûro
Que sap pas lesl soun escritûro,
se dit de celui qui ne sait pas lire son écriture.
On dit par ironie de l'âne que gàgno lo cibâdo
« il gagne l'avoine » lorsqu'il se roule à terre,
sans doute pour se gratter le dos qui lui dé-
mange. — Prov. Fosès de be os un dse et bous
pogoré on des pets, faites du bien à un âne et il
ASË
- 8 -
ATS
vous payera d'ingratitude (avec des pets). —
Fo mal lobd Ion cap o Vase quond Vo nègre,
à laver la tête d'un âne on perd sa lessive : on
perd son temps et sa peine à vouloir instruire
un homme stupide ou corriger un incorrigible.
— Prov. Ase de coumûno es toujôur mal bostdt.
L'âne de la communauté
Est toujours le plus mal bâté.
Prov. Y fôrço dses o lo fièyro que se
sémblou, il y a plus d'un âne à la foire qui s'ap-
pelle Martin : se dit pour répondre à ceux qui
se trompent sur l'équivoque d'un nom. —
Fa lou repis de Vdse, faire le repas de la bre-
bis, c'est-à-dire, sans boire. — Fa de Vdse, faire
l'âne pour avoir du chardon, c'est à -dire, faire
l'imbécile pour attraper quelque chose. —
Bromd côumo un dse, crier fort, gueuler en
pleurant comme font les petits enfants. —
Mountâ quaûqn'ûn sus l'dse ou li fa courre l'dsf,
c'est obliger le mari qui a été battu par sa femme
à monter sur un âne la figure tournée vors la
queue, et lui faire un charivari distingué.
1 ÂSE, s. m. Estomac du cochon. — Fig.
Estomac de Thomme. Ocouô te forô pas mal o
l'àse, cola ne te fera pas mal à l'estomac, c'esl-
à dire, tu n'en goûteras pas. — L'ouon sap pas
ce qu'o dins l'dse, on ne sait pas ce qu'il tient,
quels sont ses desseins, ses vues, ses pensées,
ses sentiments.
3. ASE, s. m. Meule de moulin à huile qui,
tournant circulairement et posée do champ ,
fait l'office de pilon.
4. ÂSE, s. m. Chardon aimé des ânes. Il y
en a plusieurs espèces, entre autres le chardon
porte-laine, le chardon penché, le chardon à
petites fleurs, etc.
5. ÀSË, s. m. sàûmo, Mont. f. Muron des
ronces rampantes des champs, des bords et
des clairières des bois. Ce fruit, de couleur
bleuiitre, est plus petit et meilleur que le muron
des grosses ronces et des haies. Dans la Mon-
tagne le mot dse désigne le muron de ces der-
nières. V. OHéuHO. — Framboise.
6. ASE. Chabot, petit poisson de rivière à tête
aplatie. V. cip-bernat. — Têtard. V. cap-grocôs.
7. ASE, XOUN, QUILLÉT, GORBOYRÔU , S. m.
Moyette, petite meule ronde qu'on fait dans les
champs avec la javelle de l'orge ou de l'avoine.
Le mot gorboyrôu désigne le plus souvent une
moyette faite avec des gerbes liées. V. crousèl.
8. ASE, CODÉS , coDÈRS , S.-Beauz, codrès,
^p. s. m. Traverse mobile de bois percée
d'un trou à chaque bout et dont on se sert pour
maintenir les côtés ou ridelles d'un char chargé.
Unecùaîne de fer ou un rameau tordu servent
au mémo usage et portent plus spécialement le
nom de codés, V. ce mot.
9. ASE, s. m. Coin de bois qu'on met sous
la clef des arcs-boutaiits de l'araire pour relever
et serrer le sep contre le bas de la flèche.
10. ASE, s. m. Espèce de trépied qui s'élève
à la hauteur des épaules ou environ et dont
on se sert pour charger un fardeau sur les
épaules.
i\. ASE, s. m. As au jeu de cartes. Àse de
curs, as de cœur.
ASES, s. m. pi. Balles du blé, débris d'épis.
Cal replqud oquéles dses, il faut rebattre ces
épis.
ASIIOURTA. V. BXHOURTA.
ASIE, ÈYRO, s. m. et f. Auier, ânière, celui,
celle qui conduit des ânes.
ASME, V. ARME.
ASOURBA , V. a. Emousser. Lou poumiè
asôurbo un boun tal, le bois do pommier
émousse un bon tranchant. S.-Seiti.
ASPICÔU, V. Bspicôu.
ASPO, s. f. Happe, ligature ou crampon de
fer qui sert à lier ou à rajuster deux pièces de
bois, etc. Rire coum'un*dspo , rire beaucoup.
— Petite lame de fer qui sert de ferrure à
un sabot de paysan. (Sax. hasp, crochet, b. lat.
aspa, croc.)
ASPRE, V. bIspre.
ASSIÈGE, V. sifeGB, \,
ASTE, s. m. Broche. (Lat. haHa, lance, la
broche étant une sorte do lance.) Mmd Vdste,
tourner la broche.
Prov. Que bfro Ydste
Re noun tàste ;
Que lou méno
L'enteméno.
« Que celui qui tourne trop vite la broche ne
goûte pas le rôti ; que celui qui la tourne dou-
cement (qui la conduit) entame le rôti. » Ce pro-
verbe n'a d'autre but que de donner une leçon
sur la manière de tourner la broche.
Astre, s. m. Astre. (Lat. astrurn, m. s.)
ATAHuT, V. OTOHÛr ; touat.
ATE, V. ACTE.
ATS, ÂTSES, S.-Sern. s. m. pi. pôulsbs, f. et
m. pi. pôuLZES, péussos, Séc. f. pi. bextûx, s. m.
BEXTÈLO, Cari. s. f. Vanniires, balles et débris du
blé vanné. Le mot als désigne plus spéciale-
ment les arêtes elles balles des épis. Les autres
mots désignent tous les débris. Préne de tobdt
côumo un bioUde pôussos, prendre beaucoup de
tabac. (Lat. acus, aceris^ m. s.) Il est probable
AUB
- « -
AUS
que le singulier de ce mol ats est ac qui, en cel-
tique, veut dire pointe ,, aiguillon, car le pluriel
de tous les noms communs en ac sonne comme
ats à Voreille pour la finale : estoumâc, estoumâts ;
mais il est impossible de le vérifier faute d'ou-
vrages patois, et parce que le singulier de ats
n'est point usité. Les autres termes se rappro-
chent du lat. pultis, poussière, et de ventus,
vent, ce qui est réduit en poussière, ce que le
vent emporte.
ATUDA, V. a. Éteindre. Atudà lou fioc, lo
condèlo, lo caûs, éteindre le feu, la chandelle,
la chaux. M. V. bscontî .
aC, interj. p. appeler, v. mamo.
AOBESPÎC, gObespic, albresp(c , S.-Sern.
BORTAS-BLÔNC. S. m. Aubépiue, aubépin, épine-
blanche, buisson blanc, arbrisseau épineux des
haies, ainsi appelé parce que l'écorce et le
feuillage sont d'un vert gai, et par opposition
au prunellier ou buisson noir qui a l'écorce
noire et le feuillage d'un vert sombre. (Lat.
alba spina, épine blanche ; le 3° mot signifie
arbre épineux.) [pèlos,
Boun, respôund lou cirous en fretén sos per-
Un aouhespic, bodàoud, pot fa que d'onsonèlos.
(Pbyr.)
AOBO, s. f. Aube, premières lueurs du jour.
On dit aussi primaObo. [Ui. alba, blanche.) —
Aube, robe blanche d'église.
AÛBOBIT, aObabic, M. regourtiol , beli-
GAS R. s. m. BELIGÂSSO, BLIGASSB, BIRGASSO, Est,
bidalbo, S.-Sern, s. f. Clématite, clematis m-
talba, L. vulg. vigne blanche, à cause de ses
longs rameaux sarmenteux. de ses fleurs et
aigrettes plumeuses blanches ; herbe aux gueux
parce que les gueux se servent de son écorce
vésicante pour se faire des plaies ouopérerune
forte rubéfaction sur quelque membre et exploi-
ter ainsi la charité publique. (R. lat. mtvi alba,
vigne blanche, la plupart des autres mots vien-
nent de beligo, espèce d'osier.)-roumft(i dms un
beligâs, s'empêtrer dans une affaire épineuse ou
ruineuse. La justesse de cette expression vient
de la difficulté qu'il y a à se tirer d'un fourré de
cette plante ordinairement mêlée à des ronces
et à des buissons, ce que désigne aussi le mot
beligâs.
AÛBRE, Ubre, S.-Sern. aurb, VilL Mont. s.
m. Arbre. (Lat. arbor, m. s.)Loc6mbo de Vaubre,
la tige, le tronc, le pied de l'arbre, et non la
jambe. Toumbâ un aûbre, abattre un arbre.
Vaûbrede lo cômbo touôrso, l'arbre au pied torlu,
la vigne. —Uaûbredel Causse. On appelle ainsi,
sur le causse de Rodez, un pied de cornouiller
mile situé sur le plateau de Cadayrac, au milieu
d'un camp romain. Cet arbre au pied multiple
paraît très vieux, et l'espèce en est très raro
dans notre pays. — Prov. Quand un aûbre es
toumbât, tout li courris o las brôncos, quand
une personne éprouve une disgrâce , un re-
vers, tous les malheurs l'accablent, tout le
monde l'attaque.
AÛBRE DES COPELÔUS. bounét de copblô,
ciBODiLLO, s. f. Larz. Fusain, vulg. bonnet de
prêtre, petit arbuste à baies roses, lobées
comme une barrette, à écorce d'une odeur désa-
gréable.
AÛBRE-DRÉCH, s. m. Arbre fourchu, espèce
de jeu qui consiste à se tenir dans la verticale
la tète en bas. les pieds en haut. V. condeléto.
aCBRIFÔN, aCbrifèl, Villn. aûrifol, aCei-
FLOx, S,'A. qqf. embrôul , s. m. Renoncule
des champs, plante à feuilles découpées, à
fleurs jaunes, commune dans les blés et dont
la graine verruqueuse et munie de crochets"
porte les noms d'embrôul, regognéu. V. ce mot.
(En lat. auri folium, feuille d'or par allusion à
la couleur jaune des pétales. Il est à remarquer
que Linnée a donné le surnom d'auricomus,
chevelure d'or, à une espèce voisine, moins
commune, dont le jaune est plus vif et que
doivent désigner les mêmes noms patois.) Y.
EHBRÔuL en son lieu.
AÛCO, s. f. Oie. Dim. oOquéto. Oison, petit de
l'oie. Un troupèl d*aûcos, une bande d'oies. (B.
lat. auca, it. oca, m. s.) V. gâbrb.
Prov. Per Sent-Mortf
VaUco ol toupi,
B4rro toun bi,
Coubido toun besi.
« A la Saint-Martin (4 \ novembre) mets roie au
pot (pour en conserver la viande dans la
graisse), coule ton vin, et invite ton voism. >
AONO, s. f. Aune, mesure de longueur rem-
placée aujourd'hui par le mètre dont elle diffé-
rait peu. (Lat. ulna, m. s.)
AÛO p. LLO. Mont.
AÛPILLÔU, V. goOpillôu.
AÛRAGE, V. ourIge.
AÛRE, aOrôl p. aObre, oObrôu.
aCREJA, V. oCrejà.
AÛRO, s. f. Air, souffle, vent. Fo d'auro, u
fait du vent. Aûro bâsso, vent d'ouest. Autq
rôusso, vent d'est, vent solaire qui brûle etroui-
sit les plantes. L'aûro couôrno dins lo chimineyo,
le vent mugit dans la cheminée. (Lat. et n
aura, vent doux, brise.) ^ , . r<
AUS, s. m. Toison, laine d une brebis, t»
bribe ail» , une forte toison. Béndre lom cM».
AYO —
vendre les toisons. (R. b. lat. atissu^s, m. s. lat.
kapgus, touffe de laine.)
AOS, adj. Autres. Bous aûs, vous autres. Mot
lang.
AÛSÉL, Y. oOcÈL.
AÛSÉRI , s. m. Peur , frayeur. Fa aûsèri ,
faire peur. S. -A.
AOSSO, V. GORRfc. •
AOSSOPRÉN, s. m. Orgueil, cale qui soutient
Teffort d'un levier. Se dit surtout dans une
grande opération, lorsque on fait levier avec
une barre, un soliveau, pour hausser un plan-
cher, etc. (R. Ce mot signifie hausse et prend.)
Belm.
AOTRE, g, JIltre, o, Esp. JL^vtrb, o. Mont,
adj. Autre. (Lat. aller, m. s.) Autres cops, autre-
fois. D'autre temSy anciennement, autrefois.
De tems os autre, de temps en temps. Lous autres
dous, les deux autres. Lov^ autres cent, les
cent autres. Remarquez qu'en français il faut
toujours mettre l'adjectif numéral avant autres
pour éviter une locution patoise. — s. Lous us et
lomaûtres, les uns et les autres. — Les mots autre,
laûtro s'emploient familièrement ou par mépris
pour désigner une personne. Es bengût Vautre ?
\ nn tel est-il venu ? On comprend par les cir-
\ eoDstances de qui il peut être question.
AVEJÂYRE, s. m. arch. Avis. M'es av^'âyre, il
m'est avis, il me semble.
AVKNADÔR, s. m. Chasseur. Arch. MilL (Lat.
%tnaior, m. s.)
AVENI, V. n. Avenir, advenir, arriver. (Lat.
Qdtmire, m. s.) Arch,
AVÔLS, adj. Mauvais. AvdZ$ pdsses, mauvais
pas. Arch, R. — Insipide, sot; méchant. Miil,
AY ! OY ! inlerj. Aïe I marque la douleur, la
surprise. (R. grec aî, hélas !)
\. ÀYCE, ço, adj. Mauvais au goût ; se dit des
fruits, des aliments. (Lat. acidiis, aigre.) — Fa-
tiguant, insupportable, d'une humeur massa-
crante. Que sios âyce I que tu es insupportable I
S. ÂYCE, s. m. Malaise, dégoût. d'àyce, il a
du malaise.
AYDÂL, s. m. Lieu, endroit, espace. En sèt
ou guets aydâls, en sept ou huit endroits. Vill.
Ce mot est p. ovrâl.
AYDE p. 6ÀTRE. Âyde may p. gâyre may.
AYGARÂDO, s. f. Abondance, vin trop mouillé,
trop étendu d'eau. (R. dygo,)
AyGO , AYo , s. f. Eau. (Lat. aqua , it.
acqua, esp. agua, m. s ) Àygo benesldo, segnâdo,
eau bénite. Âyo boulldo, bouillon clair, sans
jardinage. Dound Vâyo, ondoyer. — Toumbd
^àyo, uriner, faire les petits besoins. — Bal pas
féyo que bieû, il ne vaut pas le pain qu'il
7 — AYR
mange. — Prov. Âygo mouôrto fo missent rieû,
« eau morte fait mauvais ruisseau, » c'est-à-dire
qu'un enfant sournois n'annonce rien de bon.
— Prov. Ocouâ's bâtre Viyo ombé un bostôu,
c'est battre l'eau en vain, c'est peine perdue. —
Prov. Cal pas dire : d'oquésto âyo noun
bieûrây, il ne faut pas dire : fontaine, je ne boirai
pas de ton eau ; je ne ferai jamais cela, cela
ne m'arrivera jamais.
Vdyo souort delsen de so mdyre
Per oui pus luèn negd soun pàyre.
« L'eau sort du sein de sa mère (la terre) pour
aller plus loin noyer son père (le soleil, dans
l'Océan). » Telle était la croyance des anciens
conservée môme chez nos poètes des XVIP et
XVIIP siècles, J.-B. Rousseau et L. Racine.
Le premier dit en parlant du soleil qu*il va ra-
nimer dans l'onde ses feux amortis. Le second :
Tu viens du sein de l'onde
IyGO de MERLÙSSO. Trempis,m. eau 4aDS
laquelle on a fait tremper la morue.
AYGO-FOUÔRT, s. m. Eau-forte, ou acide ni-
trique.
Aygo POXADO. Eau panée dans laquelle on
a fait tremper du pain pour la rendre inoffen*
sive.
AYGORDÉN, ayordén, ayardë^, M. s. f. Eau-
de-vie, alcool étendu d'eau. (R. Ce mot signifie
eau ardente, en esp. agua ardiente.)
AYGO-SAL, ayo-sal, s. f. Eau de-sel, eau
saturée de sel qu'on boit et dont on frictionne
les contusions pour remettre le sanq en circu-
lation et hâter la guérison.
AYGO-SEGNADIÈ, V. BBXEDixift.
AYGRODÛRO, v. agrbtûdo.
AYGROLÔUS, V. AGROULÔUS.
r ÂYRE, ÈR, ÈRT, s. m. Air, le fluide atmos-
phérique qui entoure la terre et est nécessaire
à la vie de tous les êtres matériels animés.
Dounas-li d'èrt, donnez-lui de l'air. Se dit lors-
qu'une personne est tombée en syncope ; se
dit aussi de certaines choses, plantes, futaille
qu'on met en perce, appartement qui était fermé.
(Lat. aer, it. aria, aère, m. s.) — Vent, air agité.
Fo pas ges d'èrt, fo pas ûno bûsco d'èrt, il ne fait
pas d'air, il n'y a pas le moindre souille. — Es-
pace, vide des airs.
Eh! qu'un n'es pas l'esfréy de la pÀouro golfno
Quond bey plonàdins Vàyre un aussèl de ropino 1
(Peyr.)
2. ÂYRE, AGRB, s. m. Air natal, instinct du
pays. L'dyre del pois Votlro, l'air natal l'attire. V.
ÂGRE, \,
BAC
— 8 —
BAL
3. AYRE, AYNE, Mont, s. m. Airelle, f. fruit
du sous-arbrisseau de ce nom, airelle myrtille,
vulg. cousinet, qui croît dans les bois montueux
et dont les baies d'un noir bleuâtre sont bonnes
à manger. Les mêmes noms désignent le végé-
tal.
ÀYRO, V. souoL.
AYS, I FusouôL, FcsoL, ichJLl,' ICHAOU, S.'A,
s. m. Essieu. L'ays s'es coupât, Tessieu s'est
cassé. (R. Le premier et les derniers mots se
rapportent au lat. axis, ital. asse, m. s. le se-
cond et le 3® au lat. fustis^ fuseau.)
1. i.YSE, s. m. Espace, large, place. OyH
mônquo pas d'âyse, ici il y a de la place, il y a
beaucoup d'espace. — Aise,f. commodité, bien-
être, aisance Cerquâ sous âyses, chercher ses
aises. Fosès o bouôstre âyse, faites à votre aise,
ne vous pressez pas. Bay-t'éno toun oysbt, dim.
va-t-en à ton aise , tout doucement. Es o som
dyse, il est dans l'aisance.
â. ÂYSE, adj. des 2 g. Aise, content. Nesou
bièn'âyse, j'en suis bien aise.
AYSS. . ., V. OYSS...
lYSSE p. AYCB.
B
B, deuxième lettre de l'alphabet. Dans le patois
du Rouergue cette lettre a pris la place du V.
BA, pron. Le, cola. Ba fardy, je le ferai. Belm.
Ce mot vient du Tarn. V. ou.
BABIL, v. bob/l.
BABILLÙN, s. m. Babil. Yill. V. bobIl.
BÂBO, s. f. Bave, salive, qui tombe de la
bouche. Bave, humeur visqueuse qui marque la
trace de certains animaux, limaces, escargots.
(R. it. esp. bava, m. s.)
BABÔT, BABÔTO, V. bobôto.
BABOURÔU, V. bobourJLl.
BACAYRÂLS, bacayrials, v. bocoybiôls.
BACÈL, V. botodôoyro.
* BACELÂ, V. a. Battre le linge (qu'on lave)
avec la batte. S.-A.
BACHÈL, V. brossèl.
BACO, s. f. Vache. Bdco de lach, vache à lait.
Bdco prens , vache pleine. Un brdbe porél de
bâcos, une paire de belles vaches. (Lat. it. vacca,
m. s.) — Prov. De cent en cent onslo bdco tôurno
bromd o Vestdple, « tous les cent ans la vache
beugle de nouveau à l'étable, » c'est-à-dire que
les maladies et les vices héréditaires reparais-
sent après plusieurs générations.
Bdco cardlno,
Traûcddo pel l'esquino,
Moulzùdo pelfroun,
Deblno qu'es ac6, lurôun. Vill.
C'est une espèce d'énigme par laquelle on
désigne une barrique, qui, en effet, porte au
dos le trou de la bonde et qu'on trait par-devant
en tirant du vin. — Bande de blé qui reste à
moissonner. — Asphodèle, plante. V. orouôdo.
— Plusieurs insectes portent aussi le nom de
bdco comme la femelle du cerf-volant, le capri-
corne héros , le morime lugubre , etc. — PI.
Maquereaux, taches rouges ou rousses qui
viennent aux jambes quand on se chauffe trop.
BÀDA, s. f. Guet, sentinelle. Fa la bâda,
faire le guet. Arch. Mill.
BADAÛDÂ, V. n. Badauder, baguenauder,
bayer aux corneilles, regarder niaisement. .S. -.4.
BADÈ, V. bodoruc.
BADOBÈC, s. m. Bâillon. Parole, action qui
jette dans l'étonnement , qui rend stupéfait.
(R. bodd, bâiller, et bèc.)
Oquél perpàous per iou fouguèt un badobèe.
(Pbyr.)
BADOMÔ, badohân, s. m. Empan, l'espace
compris entre l'extrémité du pouce et celle da
petit doigt dans leur plus grand écartement. [R.
bodd, mo.)
BAGNÂ, V. BOGNÂ.
BAGNE, s. m. Bagne. On dit mieux golèros.
BÂGO, s. f. Bague, anneau qu'on met au doigt.
(Lat. bacca, anneau de chaîne.) — Ganse. V.
BOGUÉTO.
BAH ! BiTO ! interj. Bah ! allons-done iBalo-
mé\ allons-donc.
BAliVp. BEPr, BAN, V. BBN, i.
1. BAL, s. m. Bal.
Prov. Mounfno, fénno de bal,
Paû de besougno et lo fou mal.
« Singe, femme de bal (font) peu de besogne
et la font mal. »
Oqu6 bous fo piètat, gens qu'hobités los bilos,
Bous cal pendén l'hibèr joc, tàoulo ou bal.
(Pbyr.)
2. BAL, s. m. Bail, contrat. Bal o ferme, bail
à ferme.
3. BAL. Il vaut ; 3« personne de bolé. —
Prov. Bal may un que sap que cent que eèrquou ,
il vaut mieux un qui sait que cent qui cherchent.
BÀN
-»-
BAR
BALiS, 8. m. Balasse, f. espèce de matelas
fait de balles d'avoine. S, -A.
BÂLCO, BAÛCO, BOÛQUINO, | BOUÔSO, BÔSO, S.-A.
poill£nco, polIngo, Mont. jouxquIno, coutèlo,
s. f. GHoOsÈL, RoûsiL, S. Dd. Paille de marais.
Oq désigne sous ces noms plusieurs espèces de
plantes de la famille des cypéracées, qui crois-
sent dans les lieux humides et dont ou se sort
pour empailler les chaises. Xes plus commu-
nément employées à cet usage sont la massctte
ou roseau de la passion, et les laiches, surtout
la laiche à vessie, carex vesicaria, L.{R. Los
premiers mots doivent avoir une origine gau-
loise ou celtique. Le 6® ot le 1^ viennent de
pâillo ; le 8* de jounc dont il est le diminutif ;
le9«de coutèlQX désigne ce qui a la forme d'une
lame, une feuille lancéolée ; les derniers si-
gnifient roseau.) Les septpi^imiers mots servent
aussi à designer les graminées à tige dure que
les animaux ne mangent point et qui croissent
dansles bois, les lieux secs, etc. On dira d'une
mauvaise qualité de foin : ocouô 's pas que de
poillénco,
BÂLDRO, BAÛDRO, M, bràOdo, S,-Sern. bôul-
DBO , S. f. Barbe , crotte , boue liquide ou
délayée; gâchis, margouillis. (Lat. volutabrum,
bourbier.)
BÂLMA, s. f. Grotte, creux dans un rocher.
Arch. Mill. Y. baOmo.
BALMAT, Ido, arch. Creusé. V. BoO31.iT.
BALO, s. f. Balle à jouer. Balle pour los ar-
mes à feu. — Balle de farine, de marchandises,
etc. — Fig. Ocô foré bôstro halo, cela fera votre
affaire.
Tdlo ou tdlo forô miliôur qu'iou bou6stro halo.
(From.)
« Telle ou telle (servante) fera mieux que moi
votre affaire. »
BALS, Y. Biûs.
BÂLSË, s. f. Bûcher d'émondes, de menu
bois. Conq.
BALSIÈYRO, v. gorbièyro.'
Ban, s. m. Force, élan. V. box. — Côté. Dey
dons bauB, des deux côtés. M. — Bain.
BANS, pi. Bans. V. onôuncios.
BANCO, s. f. Table improvisée dans les rues
oa sur les places pour les m:irchands étalagis-
tes. — Grand banc. V. archib6xc. — Banque.
BANDÂRRI, s. m. SoCllard ; mauvais sujet.
(R. bondâ.)
BAnDO, s. f. Bande, lanière d'un tissu. —
Bande, troupe. Ùno bàndo de houlurs , une
bande de voleurs. — Lavande. V. lobAndo.
BÀNO, s. f. Corne. V. bô«o. — Banne, toile
qui couvre une carriole, un auvent de boutique.
— Courte-pointe, couvre-pieds. V. courto-
PÔUNCHO.
BARATZO p. BOL.UO.
BÂRBO, s. f. Barbe, le poil du menton. (Lat.
it. barha, m. s.) ûno hârbo côumo un houe, il
a une barbe très forte. — Bdrho de pdillo, rien.
Ouo tout fricossdty et dro hdrbo de pdillo, il a
tout dévoré, et maintenant il n'a rien.
Prov. Ouond popiès pdrlou
Bdrhos tàyssou.
« Quand une chose est prouvée par des papiers,
des actes, des titres, les barbes, c'est-à-dire, les
hommes graves sont réduits au silence. » —
Menton , bas du visage. Obère ûno bdrho de
gach, avoir le menton en galoche. — Fraise ,
barbe du coq. — Chevelu, radicelles des plan-
tes. — Bec de l'anche, conduit par lequel la
farine tombe du moulin dans la huche.
BARBOBOUYSSÂT, v. londCs.
BARBO-DE-GiCH, s. et adj. Qui a le menton
en galoche, c'est-à-dire, pointu et relevé, par
allusion au jabot du geai.
BARBO-RÔUS,-so , s. et adj. Qui a la barbe
rousse.
Prov. De barho-rôusso et co courti
Gardo-ti.
« Garde-toi de l'homme qui a la barbe rousse
et du chien courtaud. » La première partie déco
proverbe est fondée sur un préjugé. Comme la
couleur rousse du poil du menton est rare chez
nous et que la tradition l'attribue au traître
Judas, on en a conclu qu'elle était l'indice d'un
mauvais naturel. On ignore que les Francs et
autres tribus celtiques, dont les roux descen-
dants habitent l'Angleterre, la Belgique et la
Bretagne, avaient les cheveux de cette cou-
leur qui n'est autre chose qu'un indice d'ori-
gine.
BARBO-RÔUS , BARBO-ROUSSËT, couol-rôus,
Nauc. couol-roussét, fafa-rôus, Mill. pipach-
RÔUCH, C pipat-roussét , papo-roussét, VilU
s. m. Rouge-gorge, petit-oiseau du genre fau-
vette, qui a la gorge rouge, ce qui lui a fait
donner tous les noms susdits ou le mot bdrho
signifie gorge, et les mots pdpo pour pipdch, fdfo
pour fa fié veulent dire jabot.
BARBOUTI, V. BORBODTf.
BARCÈL p. BARSÈL, V. BROSSfiL.
BÂRCO, Noû, Mont. s. f. nobiôl, Peyrl. s. m.
Barque, nacelle, petit bateau, bac, bachot, ba-
tolet, pour passer une rivière. (RR. celt. barga,
lat. et it. barca, m. s. Les 'deux autres mots se
rapportent au grec vocOo-, lat. nawis, navire.)
8
BAR
— 40 —
BAR
BARDABÉLO p. bartibèlo, s. f. Girouette.
Métré la bardabèlo sut clouquiè, mettre la gi-
rouette sur le clocher. S,-Sern.
4. BÂRDO, BORDfTfo, bostIno, bàrdèlo, S.-.4.
s. f. Barde, bardelle, bÂtine, bastine , bât fait de
grosses toiles piquées et bourrées, et de plus
flexible, ce qui distingue la barde du biU pro-
prement dit. (B. lat. barda, it. barda, bardella,
m. s.) V. BAST.
2. bArDO, s. f. Barde, tranche de lard dont
on barde une volaille ou autre pièce de viande.
Y cal métré ûno brdbo bdrdo^ il faut y mettre
une bonne barde.
BARDOT, V. BORDÔT.
BARE, boraû, borôu, s. m. Ver blanc. On
appelle ainsi les larves d'une foule d*insecles.
Les unes, comme celles des capricornes et de
toute la famille des longicornes, celles des cé-
toines, des trichies, des lucanes, des buprestes
et d'une grande partie de la famille des serri-
cornes, vivent dans le bois vert ou sec et y
creusent pendant plusieurs années de longues
galeries ; les autres comme celles du prione,
de Toryctès nasicorno, vivent dans le tan et le
bois pourri ; d'autres , celles des hannetons,
vivent dans la terre ; d'autres encore, celles des
stercoraires, dans les excréments des animaux,
dans les matières en décomposition ; d'autres
enfin se logent sous la peau des bêtes à corne
près de l'épine dorsale, dans le rectum des
bêtes de somma, dans la tête des bêtes à laine,
auxquelles elles causent quelquefois le tournis.
V. COLÛT. (RR. Les premiers mots rappellent le
gallois barue, grand mangeur, grec |3o/3aÇ«v, dé-
vorer.) Le bois de pin est un des plus attaqués
par les vers blancs qui le rongent longtemps
encore après qu'il a été coupé. Dans les maisons
surtout oh ce bois sert de charpente on entend
dans le silence des nuits les coups de dent ré-
guliers de ces larves qui font un bruit sinistre.
— BÂRB et BORÔu désignent aussi la petite tu-
meur produite par les vers blancs qui se logent
près de l'épine dorsale des bêtes à corne. —
BORÔU, dim. désigne aussi les artisons ou peti-
tes larves qui percent le bois. V. quissôu.
BARÉOS, V. BALS.
BXRGOS , HOCHÔUTROS , SalL'-C. porûssos ,
Réq. iMPRfHos, Belm. s. f. pi. barjo, s. f. bar-
GUB, B0R60DÔU, Entr, cobolét, s. m. coboléts,
pi. Ség. Broie, broyé outillote, instrument dont
on se sert pour achever de maquer le chanvre
et le lin, pour séparer le chanvre des chène-
vottes, après qu'on l'a broyé avec la maque.
V. MACHOS. La maque difTèredo la broie ou til-
lote en ce que les lames sont dentées ou plus
grossières que dans latillote. Du reste, le mot
bdrgos désigne ces deux sortes d'instruments
selon les pays, et dans plusieurs localités où
on ne connaît que la maque on l'appelle aussi
bdrgos. Sémblo un porél de bdrgos, se dit de
celui qui a la démarche lourde et l'allure gauche
(RR. Le 4«', le 6«, le 6«etle7«mots doivent
avoir la même racine que le fr. broie, en sax.
brake, broyer le chanvre ; en celt. brog ou broj
veut dire celui qui brise. Par métathèse de r
on a dit bdrgos, borjd, pour éviter l'équivoque
avec brdgos, brogd. Le 2* mot qu'il faut rappro-
cher de l'ital. maciulla, m. s. vient de mocha;
le 3* de pord p. pold, ôter l'écorce ; le 4« de
prim, primo, mince, d'oîi imprimd , rendre
mince comme un fil. Les derniers mots signi-
fient chevalet, la broie étant une espèce de
chevalet reposant sur quatre pieds.)
BÂRGUES, V MACHOS.
BARJO, s. f. Broie. — Blague, babil.
BARLHAFIÈ, adj. des 2 genres. Hâbleur dé-
plaisant, bavard impoli ; brise-raison. S.-Ser,
BÂRO, s. f. Gros vers blanc, spécialement
larve de la courtilière qui dévore les pommes
de terre dans les pays chauds.
BARRA, V. a. Fermer. V. borrJL. — v. n. Venir.
Réq, — Passer. Barrds ald, passez-là. S.-Sem,
BARRÉTO, s. f. Barrette. — Bonnet de femme.
S.-Aw.
4. BARRI, s. m. Faubourg. Presque toutes
nos villes et nos bourgs ont un quartier appelé
bdrri. (R. Anciennement le mot bdrri ou bàri,
b. lat. tara, barum, barium, désignait l'enceinte
d'une ville ou d'un bourg. Cette enceinte ou
clôture était une espèce de barricade faite son-
vent avec des solives ou des barres. Par exleo"
sion le même mot désigna aussi le fossé d'en-
ceinte, d'où les significations suivantes.)
2. BARRI, pountJLl, Est, s. m. Fossé pour
provigner. Long provin placé sur une muraille
ou auprès.
BARRIAL, V. BORRicôu.
BARRIÂNO, V. coscoBÈL.
BÀRRO, s. f. Barre, barre de bois, de fer,
barreau. Gros bAton, rondin. Lo bdrro del pour-
tdly la barre de la porte cochère, avec laquelle
on bâcle la porte. (R. it. esp. port, barra, m. s.
du celt. barr, m. s. bret. bar, branche , b. lat.
tarra , lat. vacerra, pieu, poteau.) — Ténêlo
bdrro, tenir ferme une détermination. On dit
aussi téne lou cun. — Réde côumo ûno bârro,
raide comme une barre de fer, au propre et au
fîg. — Barre d'un tribunal. — Ligne, trait de
plume. — PI. Barres, jeu des écoliers. Fdyreo
bdrros, jouer aux barres.
Sas
- 44 -
BAT
BARROM£RCÂT, s. m. Crépide à feuilles de
pissenlit, plante chicoracée aimée des lapins.
YilL
BART, s. m. Terre argileuse le plus souvent
rougeâtre dont les briquetiers et les tuiliers font
les briques et les tuiles, dont les potiers font
les vases de terre et dont on se sert en guise de
mortier dans certaines constructions. — Boue
grasse et gluante.
Prov. Quond ploQ per Sent-Medàrd
Crdnto jours de plèjo ou de bart,
Se Sent-Bornobè
Li c6upo pas lou pè.
€ Quand il pleut à la Saint-Médard (8 juin),
on a quarante jours de pluie ou de boue, si
Saint-Barnabe {W juin) ne coupe le pied à la
pluie, n'arrête la pluie. »
«
BARTASSÂDO, s. f. Ronceraie ; fourré de
ronces , de buissons. S.-Sem. V. Boaris.
BARTASSIÈ, V. poudas.
BÀRTO, BORTOCRiNO, GINSSTADO, GINESTIÈTRO,
S. f. Genetière, terrain couvert de genêts et de
broussailles. Bortourino désigne une jeune ge-
netière. (RR. Les premiers mots se rapprochent
du gr. pidrroc, buisson ; les autres viennent de
ginèst.)
BARUTÈL, s. m. Bluteau pour passer la farine.
Arch. MilL
{, BAS,- so, adj. Bas, abaissé. En bas, en
bas. — s. m. Lou de bas, l'en bas, le bas, le rez-
de-chaussée .
2. BAS, s. m. Fosse pour enterrer un mort.
Fa lou bas, creuser la fosse. Anciennement et
dans le bas lat. ras signifiait caveau funéraire,
sépulcre de pierre ou de marbre. Dans un re-
gistre des archives de Millau de U78, on trouve
far lo tas, faire la tombe. Af.
BASANO, s. f. Basane, peau, cuir du ventre.
S.-Sern, — Bedeine, gros ventre. Cam. V. panso.
BASCARA, V. posGOLi.
BASCARADO, V. poscolJLdo.
BASCO, s. f. Basque, f. pan d'un habit. V.
waÈL, 1 .
BASE, s. m. Vase. Lo\as bases socrâts, les
vases sacrés. (R. du lat. vas, m. s.)
1. BXSSIO, càsso, Esl. s. f. Casse, grande
coupe à long manche dont on se sert pour la
manipulation du vin. (RR. Le 1" mot se rap-
proche du lat. vas, tasis, vase, et le 2® du lat.
cassis, casque.)
2. BÀSSIO, bJLsso» MonL s. f. Grande auge
creusée ordinairement dans un tronc d'arbre et
placée près d'une fontaine pour servir de lavoir
et d'abreuvoir. loumbit dins lo bdssio, elle
tomba dans l'auge de la fontaine, dans le bassin
de la fontaine.
BASSOCULO, s. f. Bascule, appareil de pe-
sage employé surtout aux octrois. — Bascule,
instrument de serrurier, qui, avec l'aide du
trépan ou vilebrequin, sert à forer le fer doux.
BAST, s. m. Bât, espèce de selle de bois
garnie de cuir, munie de quatre crochets laté-
raux et destinée aux bêtes de somme. Barde
bourrée et maintenue dans une courbe inflexi-
ble par dos arceaux de bois. Ce sont les clitellœ
des Latins. (It. et esp. basto, m. s. gr. |3«<rràÇ«v,
porter.)
BASTAR, V. n. arch. Suffire. MilL (Esp. bastar,
it. baslare, bret. basta, m. s.)
BÂSTARDIÈYRO, s. f. Voiture destinée au
transportdes enfants trouvés. — Femme chargée
de conduire ou de visiter les enfants trouvés.
S -Sern. (R. bastdrd, v. bostIrd.)
* BASTE, adv. Tantmieux ; plaise à Dieu. Cet
adverbe fort commode et d'un fréquent usage
n'a pas d'équivalent en français. Il marque le plus
souvent le désir, la satisfaction, et correspond
à«je désire que, j'en suis bien aise, puisse-t-il
en être ainsi, plaise à Dieu. » Bdsteque béngo,
plaise à Dieu qu'il vienne. Bâste que loy seguèsso
onât, plût à Dieu que j'y fusse allé.
BASTÉNTO, s. f. Bâtisse ; construction. Vill,
BASTIdA, s. f. Bâtiment, maison. Bastide,
maison de campagne. C'est ainsi qu'on appelle
encore aujourd'hui les maisons de campagne à
Marseille. Bastille de campagne, espèce de for-
tification. (R. du celt. bai^t, fort, château.)— N.
Au treizième siècle on appelait encore bastida
une ville nouvellement bâtie. C'est ainsi que
notre Villefranche était appelée la Bastida de
Villa-Franca. Plusieurs villes et localités ont
conservé ce nom dans le midi de la France.
BASTIÈ, s. m. Bâtier, celui qui fait des bâts.
S.'A. (R. basL)
BASTO, bonIsto, s. f. Benne, baste,f. espèce
de panier qu'on met au nombre de deux sur les
bêtes de somme pour porter des fruits ou autre
chose.
BATEA, BOTBA, V. n. Battre, palpiter. On dira
de quelqu'un qui tombe mort et ne bouge plus :
loumbèt et boteèt pas plus, il tomba raide mort.
S.'Sern. (R. v. batrb.)
BATEDÔU, V. BOTODOUYRO.
BAT-EN-BAT (DE), adv. A deux battants, en-
tièrement. Los pouôrtos èrou dubèrtos de bat-en-
bât, les portes étaient ouvertes à* deux battants.
— Pêle-mêle, en désordre. Se dit des meubles.
BATICÔL, V. BOLDÔNO.
BATI-COUÉT, v. bato-cocéto.
BAU
— <* —
BAV
BATIRME, s. m. arch. Baptême. V. botéme.
* BATO, s. f. La corne du pied des ruminants
et autres animaux. Pord lo bdfo, parer la corne
comme fait le marcchal-forrant quand il forre
un animal. Birâ los butos, périr, mourir : se dit
surtout des animaux. — N. Le mot français
batte ne peut s'employer dans ce sens ; il veut
dire battoir, botodôuyro, — Bride, bande de
cuir, qu'on met aux sabots pour qu'ils ne bles-
sent pas le dessus du pied. Une chanson popu-
laire dit : Cinq soûs de bâtos oys esclouôps, cinq
sous de brides aux sabots.
BATO! BATo-MÉ ! interj. Bah ! allons-donc!
BATOBUROO! v. lo!
BATO-COUÉTO, bacho-couéto, botodouyro,
C. COUETO-LÈBO, S. f. COUETO-LEBÉT, BATI-COCÉT,
S. m. Bergeronnette, gentil oiseau qui au repos
hoche la queue , ce qui lui a fait donner ses
divers noms patois qui signifient « qui bat de la
queue, qui lève la queue. » Il y a plusieurs espè-
ces de bergeronnettes. V. rocsséto, postourélo.
BASTODIA! V. cda!
BÂTOU, BATouL, adj. m. Couvi, gâté. Uoû
bitou, œuf couvi. (R. bated , parce que dans
l'œuf couvi quand la matière est desséchée elle
bat contre les parois do la coque.) — Borgne.
Poché, contu.sionné en parlant d'un œil. Uèl bâ-
tout, œil borgne, œil poché.
BÂTRE, V. a. Battre, frapper, donner des
coups. Cal pas bâtre lou bestial, il ne faut pas
battre les animaux. (Vieux lat. batuere, it. bat-
tere, m. s.) — v. n. Battre le blé. Obènpas
botût encâro, nous n'avons pas encore battu le
blé. — Battre, faire du bruit, comme un contre-
vent agité par le vent. — Palpiter. Toumbèt et
botètpas, il tomba raide mort. — v. pr. Se battre.
BAÛCH, BAUGE, -o adj. Fou, folle. — Toqué,
extravagant. Plaisant, bouffon, facétieux. Brise-
tout, très étourdi. (Celt. bauch, farce.) On ap-
pelle pa de baûgeo le pain fait avec les raclures
de diverses pûtes.
BAÛCO, V. BALCO.
BACDRO, v. bIldro.
BAUGE, V. baOch.
BAÛGERIÔ, V. boOgièyro ; fodûn.
BAÛJO, V. goOdufo.
Baume, s. m. Baume, résine odorante qui
découle de certains arbres. Ocouô sent pas o
baume, cela ne fleure pas comme baume. —
Baume des jardins ou menthe-coq ou balsa-
mile, plante aromatique cultivée dans les jar-
dins. — Parfum, bonne odeur. [bèrto . . .
De mille et mille flours lo compdgno es cou-
Qu'un bdoume pcr lou nas! qu'un regàl per lo
(Pbyr.) [blsto I
BAOmO, I DAfjNo, gaOno, Mont. dim. boSméto,
s. f. Grotte, creux pratiqué naturellement ou
arlificieliement sous un rocher, dans un rocher.
Le 1^'inot est gaulois. — Creux d'arbre. Camp. Y.
bou6rg.no. — y if. ravin. V. bolat. — De là
les noms propres Labaume, Baumel, Baumelou,
Balmefrésol, etc. — La Sainte-Baume est une
grotte de la montagne de ce nom (Var), ob
sainte Marie-Madeleine passa les trente trois
dernières années de sa vie dans la prière et la
contemplation, et oîi elle mourut. C'est encore
aujourd'hui un lieu de pèlerinage.
BACS, obaûs, PcyrL bals, bxbèls, S,'Bauz,
BARÈûs, s. m. Abîme, grande excavation natu-
relle comme celles qu'on trouve sur les pla-
teaux calcaires, dans les terrains calcaires. Lou
baûs de Botiozôiiîs, l'abîme deBozouls, près de
la grande route de Rode2 à Espalion. (Lat.
vorago, gouffre , et abyssns , abîme.) — Exca-
vation circulaire ou ovale qui forme coname une
petite oasis dans les terrainscalcaires. V. côuxco.
— Escarpement, pente abrupte.
BAUZIA, s. f. Fraude, artifice. Pernegu frau
ni per nuguna bauzia d'alcuna persona , par
aucune fraude ni par aucun artifice d'aucune
personne. Arch. R. 1257.
BAY, impératif du v. onJI. Va. Bays-y, vas-j.
Bay-Vén, va-t'en. — 2° pers. pi. du prés, de
l'indicatif. Oun bay ? oU allez-vous ?
BAY-ET-BÉ, s. et adv. Va-et-vient Fo pas que
bay-et'bé, il ne fait qu'aller et venir. C'est un
va-et-vient continuel.
BAYADÙRO, V. emboyodûro.
BAYDÂ p. BOVLLA.
1. bIYLE, s. m. Huissier. Embouyâ lou
bâyle, envoyer l'huissier, faire citer par huis-
sier. (V. fr. bailli, officier de justice; intendant
d'un gouverneur de province chargé de porter
ses ordres ; en bas lat. bailus, lat. bajulus,
porteur.)
2. BÂYLE, BOYLOD s. m. Marguillier chargé
de porter un cierge à la procession du Saint-
Sacrement.
BAYNÉp. BAT. Va. V. onA.
BAYSIÈYRO, V. BOLSifeYno.
BAYSSILIÈYRO, v. boysselièyro.
1. BAYSSO, m6lo, S.'À. s. f. Baisse, fléchis-
sement dans les prix des denrées, etc.
2. BAYSSO, oB.iYSso, Sév. s. f. Coudrier, cou-
dre, noisetier sauvage. De là les noms propres-
Vayssb, Vayssieb, Vayssièrb, etc. — Gaule, ba-
guette de coudre dont on se sert pour les ouvra-
ges de vannerie. De poulidos bâyssos, de belles
baguettes de coudrier. V. bridôule.
BAÎSSO-BLÔXCO, y. drbliè.
nab
- <*^
ËBa
i. BE, s. m. Bien. (Lat. bonuin,m, n.) Loin
tes droguiste môunde, les biens de ce monde, les
richesses.
Prov. Que perd soun be
Perd soun se.
< Qui perd son bien perd son sens, sa raison. »
— Que creys en bes, creys en pessoméns, qui croît
en biens, croît en soucis.
2. BE, V. n. Devenir. Doiin may Vouon lou
fiàtOy dounpus didple be, plus on le flatte, plus
il deyient intraitable. (R. Ce mot est p. benl.)
BE ! (ET), interj. Et bien ! Et be n'est pas fran-
çais, et on doit l'éviter quand on parle fran-
çais.
BEAT, V. BIAT.
BEBÉNDO,s.f. Bouillon mêlé avec du vin. —
SrA.
BÈC, s. m. Bec, bouche des oiseaux. (R. C'est
un mot celt. qui se retrouve dans le bret. dans
le sax. be(ûc), Peyrot dit en parlant de l'hiron-
delle qui bâtit son nid :
lou tourna bosti hesès couci trobàîUo,
Per loutji quond bendrô so pichdto morméillo,
Cèrcolous moteriàls tout diguén so cons6u :
Soun bèc es tout ol cop lo tfplo et lou moçôu.
— Fig. Bouche, langue d'une personne. Obûre
boun bèc, avoir le bec bien effilé, la repartie
vive et prompte. Possd lo plôumo pel bèc, passer
la plume par le bec à quelqu'un, lui damor le
pion, le priver adroitement ou par ruse d'une
chose sur laquelle il comptait.
BECA, V. BRQUJl.
BECADO, pbibJIdo. C. s. f. Becquée. Dounâ lo
6ecddo, donner la becquée aux petits oiseaux.
BECASSO, s. f. Bdcasse, oiseau à long bec.
BEC-GROUÔS, V. SENiNE.
BÈCO, s. f. Bégueule. Nigaude.
BECOSSEJA, V. n. et a. Becqueter.
BECOSSE, s. m. Bécasseau, petite bécasse.
BECOSSIXÉTO , becossino-d'ayo , poulbto-
bato, s.f. QDiouL-pouYRfi, VUl. S. m. Chcvalier
guignette, espèce d'échassier à pieds rouges qui
fréquente le bord des étangs et des ruisseaux.
BECOSSINO, GOBRÉTo, Rp. s. f. Bécassine,
espèeede petite bécasse dont le cri ressemble
au bêlement de la chèvre ; de là son nom de
cohréio,
* 1. BECÛT, DO, adj. Qui a la lèvre supérieure
proéminente et avançant plus que l'inférieure.
V. EBBÈFIB.
2- -- V. césb; pourcût.
BEDA, comme bbla.
BEDAYNE, s. m. Bédane ou bec d'âne (pr. bé-
^n$), espèce de ciàeau coupé en biseau comme
le museau de l'âne, et qui sert à creuser des
mortaises.
BEDEIA, V. SIRMENTÂ.
BEDÉL, BUDÈL, S.-.4. s. m. Veau. Lo bdeo o
fach un bedH. La vache a fait un veau. (R. it.
titello, lat. titulus, m. s. esp. bedel, bedeau
d'université.) — Boyau. V. bcdèl — Fig. Ebou-
lement d'un mur sur un point seulement. Oquélo
porét fach un bedèl, ce mur s'est éboulé ou
écroulé en un endroit.
BEDELA, BUDKLi, S.-A. V. n. Vêler, mettre
bas en parlant de la vache.
* BEDELADO, bodblIoo, S.-A, s. f. So dit des
veaux d'une vache quand elle en fait deux.
BEDELÉTO, s. f . Petite génisse.
* BEDELIÈ, 6, Mill. s. m. Gard eur de veaux.
Marchand de veaux.
BEDÈLO, BUDfeLo, S.-.4. s. f. Génisse , jeune
vaoho qui n'a pas encore porté. (R. bedH.)
BEDELÔU, BUDBLÔu, S.-.l. s. m. Petit veau.
(R. bedèl.)
BEDÉXO, s. f. Bedaine, panse, ventre. Se cou-
fia lo bedéno, se gonfler la panse, so bourrer.
Peyr. V. ponôuillo.
BEDIJA, V. SIRXENTÀ.
BEDIS, V. OBEDISSIÈ.
BEDfsSO. V. BELfsso.
BEDÔS, V. RfisE.
BÈDRE, o, adj. Apf3, rude. Bi bèdre, vin âpre.
— Résistant, raide, infléchible en parlant du
bois. Es trouop bèdre per se plegd, il est trop
raide pour plier. — Dur, diiTlin'le à tailler, on
parlant delà pierre qui éclate sous la pointe ou
qui se refuse à la taille. — Dur, rude, raide ,
revôche en parlant du caractère. Ouncorotdri
bèdre, il a un caractère revôche.
BEFACH, bkfat. s. m. Bienfait. V. biènpâch.
BÈFI,-o, adj. Qui a une lèvre trop longue. V.
BMBÈPiE. — Étourdi, écervelé. Conq.
BEGNA, V. BOGNA.
BEGOULA0,-do, adj. Bègue, très bègue. V.
BLES.
* BEGÔUYS, BOBÔUYS, bobouïs, Lart, boub/s,
BOUïssB, Entr, | GocBfs, gouôbi , BouôBi, Mont.
TiMÔu, ViU, s. m. Montant de l'échelle ou corps
d'une charette, d'un char, c'est chacune des
deux grosses pièces latérales qui dans les
charrettes se terminent par le brancard ou
limon.
*BEG(!jDO, dim. bbgudéto, s. f. Un coup de
vin, rafraîchissement. Uoqui oqui y o ûno be-
gûdo, de là là il y a une traite assez longue pour
avoir besoin de boire un coup.
Càdo costognéto,
So begudéto.
BKL
-U-
BKL
« Chaque marron rôti demande son petit coup
de vin. »
BÈGUE, y. BLBs.
BEGUE JÂ, y. n. Bégayer, être bègue.
BBGUINÀT, ADO. adj. Habillé comme une
béguine ; drôlement accoutré.
BËGUINO, s. f. Béguin, sorte de capuchon
que portaient les anciennes béguines. Coiiïe de
religieuse. Bonnet de petit enfant. Perdre la
begulno, perdre le bonnet, et au iîg. perdre la
tôte. — Béguine, sorte de religieuse. Fille dé-
vote. V. BIÂTO.
BEILLÂ, V. n. Veiller, travailler pendant la
nuit. Passer les soirées d'hiver à travailler ou à
causer. — Veiller, ôtre un peu hors de l'eau en
parlant d'un rocher, ou d'une peau qui ne
plonge pas entièrement dans le confit. — v. a.
Veiller quelqu'un, un malade. Épier, guetter.
BEILLAdO, s. f. Veillée.
ProY. Per Nouostro-Dàmo de setémbre
Beillddos os oténdre.
t Les veillées commencent bientôt après
Notre-Dame de septembre (le 8 de ce mois). »
Per Nouostro-Dâmo de mars
Beillâdos o parts.
«A Notre-Dame de mars (25, fête de TAnnon-
ciation) les veillées sont mises de côté. »
BEILLÂYRE, o, adj. et s. Qui aime la veillée,
qui veille longuement. Celui qui veille un ma-
lade ; qui épie, qui guette.
BEILLÂYRO, BEiLLOYROuÔLO, s. f. Colchique
d'automne, vulg. veilleuse, fleur d'un blanc in-
carnat, commune dans les prés en automne. —
V. pourcbl6o,2. — Safran multifide, autre fleur
semblable à la précédente, mais plus rare et ne
fleurissant pas avant le 5 octobre. On en trouve
dans la commune de Bertholène , ou nous
l'avons récoltée.
BÉILLO, s. f. Veille, le jour précédent.
BEILLÔUSO, s. f. Veilleuse, lampion pour
éclairer.
BEJÂT, s. m. Enfant gâté, capricieux, dérai-
sonnable. Larz. (R, besàt,)
BËJÉTO, BÉJO, V. GOUGNfiTO.
BEJOUNi.RI,-o, adj. Visionnaire ; fantasque,
qui a des goûts capricieux ; qui a envie de tout
ce qu'il voit. V. bbejôus.
\. BËL,-o, adj. Beau. Bel tems, beau temps.
Bel jour, beau jour. (R. it. et esp. bello, m. s.
lat. 6e//u«, joli.) — Plus souvent grand, de belle
taille. S'es fach bel, il a grandi. Sios pus bel
qu*ieû, tues plus grand que moi. —Il s'emploie
souvent après la préposition o, a, comme en
français dans Texpression à bellw dents, bel
brossai, à bras le corps, en saisissant entièie-
ment le corps. bèlos polddos, par pelletées.
bès (pour bèls) plonpôuns, par poignées. hh
boucis, par morceaux. — Il s'emploie encore
pour former les termes d'alliance. Bèl-fil, beau-
fils. Bèlo-mdyre, belle-mère. Notons que dans
la vieille langue française le mot beau ou biau,
accolé aux noms de parenté, signifiait cher,
bien-aimé. — En bel mièch, au beau milieu.—
adv. Beau. bel fdyre et bel dire, il a beau faire
et beau dire. — Plus. Jour lou bel dorrUdet
jours, le plus dernier des jours. — s. m. Beat
temps. — L*arc-en-ciel, comme si l'on voulait
dire le beau phénomène par excellence.
Prov. Lou bel moli,
Plèjo oldesporti ;
Lou bel de lo serido
Met lou bouyè o l'orido.
« L'arc-en-ciel du matin présage la pluie ponr
l'heure du goûter ; l'arc-en-ciel du soir met le
bouvier au labour. » V. èclo.
2. BEL, s. m. arch. Bêlement. V. bialobék.
BELA, biolJL, Mill. briolI, bbd.!, beca, Moni.
oubllI, S,'A. V. n. Bôler, crier en parlant des
brebis et des chèvres. (R. esp. balar, it. belare,
lat. balare, m. s.) V. guella en son lieu. — Fig.
V. a. Désirer ardemment, soupirer après. Biolà
iino plaçd cdumo los fédos lo «a/, convoiter une
place comme les brebis désirent du sel.
BELÉCH, V. libOs.
BELEJÂ, V. LiEûssi.
BELÈOU , adv. Peut-ôtre. Sans doute. Ojpé
belèou, oui sans doute.
BELÉSOS, s. f. pi. Illusion. Fa de belésos, faire
illusion. Se fa de belésos, se faire illusion. Pej^.
BELÉT,-o, adj. Grandelet, un peu grand. (R-
bel, dont il est le diminutif.)
BELÉTOS (FA.) Aller , marcher doucement.
Nant,
BÉL-FIL, s. m. Beau-fils, gendre.
BÈL-FRÂYRE, s. m. Beau-frère.
BELIGi.S,-so, V. aObobIt.
* BELIGO, s. f. Vieille brebis. V. oiacHO.
Omb*un tros de beligo o rescôt preporàdo
Forcfssou lou gresi<S, bôurrou lo pipochido,
Et, loutossôucoumôul, orrôusou lou budèl
lo sentit de Jan ombé de bi noubèl.
(Bald.)
BELISSO, BiLfsso, bbrïsso, Ség. bidIsso, Moi^i-
oBEoisso, Bicisso, Peyrl. s. m. obbdissiè, | abio<s,
abarIgnb, S.'À. s. m. Osier, saule, toutes les
espèces d'osiers et de saules peu élevés qui
croissent sur les cours d'eau.
BEN
— 46 —
BEN
Un fort rdabe soubén troboilldt per Tourétge
Pel lo ratgeo des bens, soufris may de dou-
[mitge
. Qa'uQO fèplo bicdsso ou qu'un aûbre mens
(Bald.) [gros.
— Plion, pléyon, brin d'osîer. Unplonpôun
de belissos, une poignée, une petite botte d'osiers,
de plions.
BÈLO-FILLO. s. f. Bolle-fille, bru.
BÈLO-MÀYRE, s. f. Belle-mère.
BELÔU, s. m. Velours. Uno bèsto de belôu,
une reste de velours. (R. it. velluto, b. lat. velti-
tant, m. s. lat. villosus, velu.)
BELOUTAT, âdo, adj. velouté, doux au tact
eomme le velours.
BÈL-PAyRE, s. m. Beau-père.
BÈLTAT, bèoutJIt, s. f. Beauté.
Lo beltât d'ùno fillo
OcouiS lo morldo pas :
— Ocouo li nouos pas,
Sou dlsou los poulldos.
€ La beauté d'une fille ne la fait pas marier :
-*Eile ne lui nuit pas, disent les belles. »
BELUGA, BBLUGUBji, v. n. Bluetter, jeter des
binettes. Etinceler, jeter des étincelles. Briller,
scintiller.
BELZENÂ, BBSBNA, V. n. Haleter, être essou-
fié, avoir la respiration pressée. (R. it. bolso,
poussif.) V. PONTOTSSA.
1. BEN, BAX, M. s. m. Bain. Ben de pès^ pédi-
inve.bain de pieds.
2. BEN, s. m. Vent, air agité. (R. it. vento,
esp. vienio, lat. ventum, m. s.) Fo un ben que
téumbo, il fait un vent qui vous renverse. Lou
ben n'es paspesedyre ni coésdyre, le vent ne favo-
rise ni la pêche ni la chasse. — Grond ben pi-
ehouôto plèjo, grand vent, petite pluie. — Ben
bas, ben de Bourdèous, vent du sud-ouest. —
Ben blonc, vent d'est qui dessèche et blanchit les
moissons. V. soulédbe. — Ben de Cebénos, vent
d'est-sud-est. — Ben nègre, vent du sud-ouest
ou du nord-ouest, selon les lieux. — Ben mouol,
vent d'ouest, vent de la pluie. Belm. V. bbspirJIl.
BENA, V. n. Vener, mortifier la viande, la
garder quelque temps ou la battre pour qu'elle
soit plus tendre. Cal doyssâ benâ oquélo car, il
faut laisser vener ou mortifier celte viande. —
Faisander, qui se dit dans le même sens pour
le gibier à plume et à poil.
BBNÀT, ADO, part. Vené, mortifié ; faisandé.
BENCl, bbkzI, Mont, v. a. Harasser, accabler
de fatigue. (Lat. vincere, vaincre.)
BENCIT, fDo, part. Harassé, accablé de fati-
gue.
BÉNCRE, BBNQuf, V. a. Vaincre, l'emporter.
(R. du lat. tincere^ m. s.)
BENCÙR, s. m. Vainqueur.
BE.NDÀ, BONDA, BANDA, M. V. a. Bander, ser-
rer avec un bandage, avec un bandeau. — Em-
battre, mettre une bande circulaire de fer aune
roue de véhicule.
BENDÂGE, BOMDiGB, bandJLgb, if. s. m. Ban-
dage.
BENDAPLE, o, adj. Vendable, qui peut se
vendre.
BENDEGNÂ, v. bkndkmia.
BËNDE6NÀYRË, v. bbndbmiatbe.
BENDÉ6N0, v. BBNDfimo.
BËNDÉL, bendèO, bakdèO, bondèl, s. m. Ban-
deau, bande qu'où met sur le front y sur los
yeux.
BENDEMIÂ, BBifDBGNÂ, Marc, bbndignI, Ville.
V. a. et n. Vendanger, faire la récolte du raisin.
Pus tard l'ouon bendémio, millôu es lou bl, plus
tard on vendange, meilleur est le vin. (Lat. ven-
demiare, it vendemmiare, esp. vendimiar, m. s.)
BËNDEMli YRË, o, bbndbgnayre, o, Marc. etc.,
s. m et f. Vendangeur, euse.
BENDÉMIO, BBNDfiGNO, Marc, bend/gi^o, Ville.
s. f. Vendange. (Lat. vendemia, m. s.) bendé^
mios, aux vendanges, à l'époque des vendanges.
En tems de bendémios, toutes tous poniès sous
bov4, à la vendange tous les paniers sont bons.
— Oqf. marc du raisin. V. trèco.
BENDÈYRE, o, bendeguèyre, o, s. m. et f.
Vendeur, euse.
BÉNDO, V bândo ; plato.
BÉNDÔU, s. m. Bandeau, petit bandeau, ban-
delette.
BÉNDRE, V. a. Vendre, débiter. (Lat. et it.
vendere, esp. vender, m. s.)
BÉNDRES, s. m. Vendredi. V. dibêndres.
*BENEDIS, s. m. et f. Celui, celle qui par
mariage est entrée dans une maison. Ce mot
plein d'une affectueuse courtoisie signifie le
béni, le bien venu, en lat. benedictus, béni.
BENEDIXIÈ, AYGo-sKGNADife, S,-A. s. m. Bé-
nitier, vase pour l'eau bénite. (Lat. benedictus^
bénit.)
BENEDRÉTZ,-o, adj. Propre, habile à tout
ouvrage. (R. bien odréck,)
BENEFICE, s, m. Bénéfice, profit.
BENERA , V. a. Vénérer, révérer.
BENERÂPLE, o,adj. Vénérable.
BENEROTIEC, s. f. Vénération.
BENESi, V. a. Bénir. (Lat. benedicere, esp. ben-
decir, m. s.)
BENESIT, Ido, part, et adj. Béni, favorisé,
loué. Bénit, consacré par une cérémonie reli-
BBN
— ^ftV-
BER
gieuse. Pa benesU, pain bénit. (Lat. benedictus,
m. s.)
BEXGÂ(SE), v.pr. Réduire, se rendre maître,
venir à bout. S'emploie soit en parlant dos per-
sonnes, soit en parlant des choses qui résistent.
Oquél efôn es recàpi, w^ pouôde pas bengâ ;
cet enfant est revêche, je ne puis pas le réduire,
en être maître. N. On ne peut pas dire en fr.
s'en venger ddins ce sens. (Lat. vindicare, venger.)
BEiVGÉNÇO, s. f. Vengeance. Cal doyssâ lo
bmgénço o DieUs, il faut laisser à Dieu la ven-
geance, le soin do nous venger.
BENGÛDO , s. f. Venue, arrivée. — Venue,
croissance. V. rebén.
BENJÂ, V. a. et pr. Venger. Se Venger.
BÉNO, s. f. Veine. Darbi lo béno, ouvrir la
veine, saigner. (Lat. esp. it. vena, m. s.) — Veine
poétique. — Béno d*âl, v. coBouésso.
BENODIS p. BENEDis.
BENORRÎ, V. TORfN.
BENORRIT, V. panibI.
1. BEXTÂ, V. imp. Venter, faire du vent.
bentàt tôuto lo nuèch, il a venté toute la nuit.
(R. ben.)
2. BENTÂ, V. a. Vanner, nettoyer le blé, soit
à la pelle en le jetant au vent, soit avec le van,
avec le tarare ou toute autre machine. — Prov.
Bentâ del ben que bénto, var. del ben que blro,
signifie changer do sentiment , de conduitey
selon le vent de Topinion et des circonstances.
Cette maxime qui est celle des esprits faibles
ou ambitieux et des gens sans caractère, rap-
pelle ^cette moralité de La Fontaine, critiquée
avec raison :
Le sage dit, selon les gens :
Vive le roi ! vive la Ligue !
(La Chauve-souris et les deux Belettes.)
BENTÂDO, s. f. Rafale , coup de vent ; vent
de peu de durée.
* BENTÂS, s. m. Grand vent.
BENTÂYRE, be^toï^ôv, EspL s. m. Tarare, m.
machine à vannerie blé. Le tarare est composé
d'une sorte de van en fil do for et d'un ventila-
teur à palettes qu'on fait mouvoir avec une ma-
nivelle. C'est à tort que bien des personnes
appellent cet instrument vannoir ; le vrai nom,
le nom des agronomes, c'est tarare. Le vannoir
est un instrument d'épinglier. Le tarare a rem-
placé le van primitif (v. beiè), etil est remplacé
à son tour par des machines à vapeur dans les
grandes fermes. (R. bentâ.)
BENTÈLO, V. ATS.
BÉNTO, s. f. Vente. — Vent violent. Vill.
BËNTODÔU, V. JBNTÀYRB.
BENTOUER, s. m. Éventail.
BENT6uS,-o, adj. Venteux, ob ily a du T«il.
BENTÔUSO. s. f. Ventouse. Métré ûno hm-
tôuso ol brout d'un chobdl, mettre une ventoase
au poitrail d'un cheval.
4 . BENTRADO, bou?ï:tado, bullâbo, s. f. Tri-
paille, intestins, boyaux d'un animal.
SI. BENTRADO, bbntral, v. sodôcl, %.
BÉXTRE, s. m. Ventre. Augm. sbntrâs. Gros
ventre, panse. V. bbbd6uillo. Dim. bbkteôc,
Petit ventre. lou béntre pie, il a le ventre plein,
il est repu. (Lat. venter, il. ventre, m. s.) — BéiUn
de lo cômbo, mollet. V. boutôl.
BENTREMOUÔL* v. blbt.
BENTRE-NÉGRÈ, s. m. Terme injurieux par
lequel on désigne les habitants de certaines
localités du Ségala.
* BENTRESCÔ, s. f. Ventre duporc gras. .Monjà
un bouci de bentrésco, manger un morceau de
lard du ventre du porc. — Panse , bedaine. V.
BBRDOUILLO.
BENTRIÈYRO, v. souBBNTRifevBO.
BENTRUÈL, S.-R. V. REuoRGéo.
BEXTRÛT, ÛDo, adj. Ventru, qui a un gros
ventre.
BEiVTÛN, V. ATS.
BEOU..., V. BiBû. . .
i. BEQUÂ, BECCossBiA, V. a. Becqueter, don-
ner des coups de bec, entamer avec le bec.
2. BEQUA, V. a. Rompre la coque d'un œuf.
Mont.
3. BEQUÂ, V. n. Hocher la tête. V. coPBii.
BEQUILLO. On dit mieux crouôsso.
BERÀL, V. REoéoRD.
4. BERBÂL, s. m. et adj. Verbal. Procès-
verbal.
Lou mairo n6uto tout et drèsso loa berbâl.
(Bald.)
2. BERBAL, s. m. Tique. V. BfisE. S.-J.-Br.
V. BUBBAL.
BÉRBE, s. m. Verbe. (R. du lat. verbum, m. s.)
BERBENA, v. n. Être véreux. (R. bèrp.)
BERBÈNO, s.f. Verveine. On l'appelle encore
Hèrbo de lo merbèillo, hèrbo de lo rdto, à cause
de ses propriétés.
BERBEQUIn, v. birôbeql'In.
BÈRBO, s. f. Verve ; babil, abondance de
paroles.
BERÇÂT, ADO, part, et adj. Ebréché.
BÉRCO, BRÉSCO, Aub. qqf. berquiètro,». f.
Brèche faite à un tranchant, h une dont.
BÈRCO-DÉN, s. et adj. Brèche-dent, quia
perdu une ou plusieurs dents. V. bèrqub.
BERDALO, s. f. Verdale, variété d'amande.
BER
•^ 47 —
BER
BERDAOCHO, y. iBKDift ; gkato-poliè.
BERDEJÂ, Y. n. Verdoyer, présenter un as-
pect vert. Être vert. V. prbsqubjJI.
BERDËT, BBRDBLtT, Entr. s. m.^Verdet ou
vert-de-gris. C'est un sous-carbonate de cuivre
très vénéneux qui se forme sur les parois des
vases et ustensiles en cuivre qu'on néglige de
bien nettoyer. (R. bert,)
i, BERDIÉ, s. m. Verger, lieu planté d'arbres
fraitiers. — Jardin. S.-A. V. Houoar.
2. BERDIÈ, s. m. BBanAOcHO, f. Verdier, ou
verdoulet, espèce de moineau.
BERDONÉL, V. Bôif B, i .
BERDÔUILLO, s. f. Bedaine, panse, gros
ventre. Rompli lo berdéuillo, remplir la bedaine.
— Ventre des animaux gras. V. ponôuillo.
BERDOURIYDO, V. bouboolIto.
BERDOYRÔL, v. plognouôl.
BERDÙRO, s. f. Verdure.
BÉREy s. m. Venin. V. BBRfif. — Verre ; p.
i«T«B. — Voir ; p. bétbb.
BERENÔUS, V. BRBNécs.
^BERGÂDO, s. f. Travail fait par un couple de
batteurs de blé. (R. BBBoiT.)
h. BERGÀT, s. m. Un couple de batteurs de
blé. (R. bérgo.) — Enjambée de Tairée qui est
battue par les batteurs dans toute la laideur de
Taire. La largeur de l'enjambée est la longueur
du battant du. fléau. S. -A,
S. BERG^lT, ado, adj. Vergeté, qui a des
raies d'une couleur différente. (R. bérgo.) —
Vergé, où il y a des fils plus gros. Se dit des
tissas.
BERGINO, s. f. Race, bonne race. Bestiaû de
bergino, botes de bonne race. Mont. V. cossfNo.
BER6LÀS, s. m. Verglas, glace des chemins.
Un faud&l de berglàs fo tôuto so porûro.
(PlTE.)
BERGNADO» bbrgnossJLdo, s. f. Aunaie» mas-
sif d'aunes, lieu planté d'aunes ou vergues.
(R. bèrgne.)
BERGNÂS, bèrgnb, s. m. Aune, vergue, ar-
bre qui crott au bord des eaux. (B. lat. vergna,
4236, en bret. gwem, guir.)
BÈR6N0, BBRMiÈTRO, S. f. Auuaie, lieu maré-
cageux oh croissent des vergues. De là plu-
sieurs noms propres : Lavergne, Vernhes, Ver-
mères, Vernhet, etc.
BÉRGO, s. f. Verge, baguette. (It. et esp. verga,
eu lat. virga, m. s. basque verga, aune à mesu-
rer.) — Bout de la latte des batteurs de blé. V.
coLLOTôu. — Battant du fléau. V. bot/llo. —
Manche de fouet terminé par trois brins réunis.
BERGODÔUYRO, v. brbgodôuyro.
BERGOILLÂT, JIbo, adj. Vergeté, composé
de bandes de diverses couleurs. (R. bérgo.)
BERGOMOUÔTO , et par altération bràgo-
MouÔRTo, GOBGOMOUÔTO, S. f. Boi^amotte, espèce
de poire de forme sphéroïdale.
BËRGÔND..., v. BBBGéMD...
BÉRGOS (LOS TRES). Les trois rois, nom de
trois étoiles placées sur la même ligne dans la
constellation d'Orion.
Prov. Se lo8 ires bérgos per Sent-OndrieQ
Troscôulou pas , dobônt que los pôulos
[ souôrtou del nieQ,
Ocouô n'onoûnço pas res d'obourieû.
« Si à la Saint-André (30 novembre) les trois
rois ne se couchent pas, avant que les poules
quittent leur nid, cela n'annonce rien de pré-
coce. » V. BOURDÔn.
BERGOUGNAPLE, o, adj. Honteux; vilain.
Ocouà's bergougnàple, c'est honteux ; vilain.
BERGÔUGNO, bbrgoûnjo, Peyrl. \ brbgoûnjo,
BRENGÔuNjo, Mout, S. f. Honte, famil. vergogne,
confusion. N'ay bergéugno^yen ai honte. Me fo
bergôugno, cela me fait rougir. (It. et esp. cer-
gogna, m. s.)
BERG0UGNÔUS, bbrgounjôus, brbgougnôus,
BBEGouNjôus,-o, adj. Honteux, timide, craintif.
Lou greillôu bergougnôus, le petit et timide grillon.
• BERIFU, v. a. Vérifier.
BERIGÂSSE, v. mibgâsse.
BERIn, bérb, Camp, brin, VilL brbn. Mont.
BBNfN, Cari. s. m. Venin, virus, liquide ou suc
venimeux. Lou berin de lo bipèro, le venin de
la vipère. (It. veleno, esp. veneno, en lat. i?encnum
et virus, m.^ s.)
BERLNOÙS, v. brbnôus ; BNDiiiivéus.
BERITÂPLE, o, adj. Véritable.
BERITAPLOMÉN, adv. Véritablement, vrai-
ment.
BERITAT, bbrtIt, s. f. Vérité. Lo codièyro
de beritdt, la chaire de vérité, la chaire sacrée.
(R. it. verita, en lat. teritas, m. s.)
BERJACDO, v. PADBBf.^
BERJÛS, s. m. Verjus, jus acide du raisin
avant maturité. V. ogbàs.
BERLEQUIN, v. BiROBBQufii.
BERLÉSCO, V. BOUTRÈLO.
BERLIÉYRA, s. f. arch. Croc ou anneau en
fer. Mill. V. bbrlièyro.
BERLIÈYRO, s. f. Bélière, anneau de sus-
pension, anneau qui retient l'anse d'un chau-
dron ; poignée d'une benne, d'une corbeille.
V. BRILIÈTBO.
BÈRLO, s. f. Berle nodiflore, plante ombelU-
fère.
9
HBn ^
ittîil, V. a. Diminuer amoindrir,
rancher. Li oQpla bermdt lou troto-
bien diminué le traitement. — v.
, décroître. Baisser, diminuer de
'. Diminuer de volume ; baisser de
ir, diminuer à force de bouillir.
s'es trouop bermdt, ce pot a trop
iBHBNf.
m. Ver. Ce mot n'est guère usité
:e locution : Tui lou birme, pour
quelque chose le matin pour at-
) du repas. La raison de cette locu-
)i l'on reste un certain temps sans
on éprouve des crampes d'esto-
me des picottements qui seraient
quelque ver. (En lat. termw, ver.)
IiLLô, adj. Vermeil.
i, V. n. Etrépiquédes vers, devenir
riant des fruits.
T, iBO, part. bbbisMjLt, bebuotât,
6dS, BBRHBTf<5t;S,-0 , BEBMBNËC.-O,
6l,-0, BBRRIHÂT, ÂDO, Villn. CONIL-
RiT, ioo, Jftii. adj. Véreux, piqué
parlant des fruits. Poûmo berme-
I véreuse. !Voûse bertnmèlo, noix
. bèrme: berràu ; conlllo; tord.)
U, s. m. Petit ver.
US, v. BERMBHÂT.
ESCAYRE, s. m. Héron. (R. En v.
îuiflaitsot, niais, qui a été berné.
) dans le nom d'un crustacé qu'on
ird l'kermile, dans le nom vulgaire
■U, surnommé ral-bernard. C'est
sion k la longue patience du héron
poisson sur le bord des eaux qu'on
■■ nom de bemal-pescdyre.) V. gui-
; cip-BERHir.
interj. Bernique! n'y compte pas.
[0, v. B&BGHO.
;0, BBBNIOOO, V. BOUTRÉLO.
. m. Vernis.
, V, fl. Vernir, enduire d'Un vernis.
subies. Vernisser, qui se dit de la
T, ADO, part. Verai. Vernissé.
a pi. bBis, s. m. Vor. Un bèrp de
bric ou ver de terre. Es su:jit ot
et aux vers, il est souvent tracassé
, ce qui arrive aux petits enfants.
imo'n bèrp, il est tout nu.
!, s. m. Gros ver.
I, s. m. Petit vor, vermisseau.
iftBQuA, V. a. Ebrôcher, faire une
ranchanl, k une dent. Ay beiquàt'
lou coutil, j'ai é1)récbé le cOMtétn. Berivirmta
deslrii^- ilsébréchërentl&hache. — Fig. Fdn
brËche, entamer un bien, une fortune.
Aro ne bol côbl d'âôutres
Sons nous bercd ndstre oyi'41. (Pbti.)
BÈRQUE, o, adj. Brècbe-dent, qui a perdu
une ou plusieurs dents de devant. V. bëhco.
BËRQUIËYRO, s. f. Brèche. On dit mieuxiÈico.
— Petite dette, reliquat de dette. Brèche faileà
une fortune par une dot; la dot elle-même.
Lou piyre de l'efijtn troubâbo lo berquièyro
Que pourtdbo lo tillo un bric6a trop laugièyio.
(PKtâ.)
BÉRRE, s. m. Verrat, porc reproducteur. (R.
esp. verraco ; ît. vtrro, lat. terres, m. s.)
BERRINAT, v. BBRHBltiT.
BERROSSEJj(, T. n. Faire un ouvrage péni-
blement ou maladroitement. S.-Gk.
BERROSSEJAYRE, s. m. Mauvais ouvrier,
travailleur ou laboureur maladroit.
"BERRÔU. s. m. Ver des fruits, dos cerises,
des noisettes, des pommes, etc. Ce ver, ouph-
tât ces diiTérentes espèces de vers sont des ll^
ves écloses des œufs déposés par des insecles
sous l'écorce du fruit encore jeune et leodre.
Les fruits acides n'en sont jamais atteints ptm
que les Insectes n'aiment pas les acides.
BERRÛGO, V. BoiHÙflo.
BÉRS, s. m. Vers, phrase mesurée ou rimée.
Per pla fa tous bèrses cal istre pouèto, pour bien
faire les vers il faut être poète.
t. BERSÀ, V. a. etn. Verser, renverser m
véhicule. Obèn bersdl. nous avons versé. Bertiio
corrddo, verser la charretée. (R. It. tersare, ré-
pandre : esp. versar, tourner, lat. versàre, retour-
î. BERSi, V. n. Donner la pluie, pleuvoir
May bèrse eljun cesse, que mai donne la ploie
et que juin soit beau.
3, BERSi, BEssi, V. n.Déborder. Be/m. JfaW.
V. OSOCNDÀ.
BERSÉT, s. m. Verset.
BERSÏBOUL.-o, bbrsoi»(8,-so, adj. Versable,
facile à verser, à se renverser en parlant d'an
véhicule, d'un vase.
BERSIEO. s. f. Version.
BERSÔNO, s. f. Sole, f. partie d'un champ
dont on change l'assolement, on qu'on culti»e
une année et qu'on laisse en jachère l'année
suivante. Oquél comp es debisdl en très bersànot,
ca champ est divisé en trois soles. (R. berté.
retourner, labourer.) — Bande de terre qn'on
charrue séparément. Huèy forén oqutlo berséM,
aujourd'hui nous charruérohsiiûtle partie.
BBR -
BÉRSOS (0), ady. 1 yerse. PloU o birsos, il
ptaut à verse, à torrents.
5ERSÔyS,-o, adj. Qui donne des averses. Se
4itde certains mois. V. pogés.
BERT, DO, adj. Vert, de couleur verte. (It. et
Qsp. verde, lat. viridis, gall. verid^ m. s.) —
Yert, non sec. — Vert, en parlant du vin qui
p'est pas encore fait ou dont le raisin n'était
pas mûr. — s. m. Le vert, la couleur verte. —
te vert, Therbe verte. Dounâ lou bert, faire
prendre le vert aux animaux.
BERTAT, s. f. Vérité. Lo bertât es, la vérité
est. Oeoiiô'sbertdt, c'est la vérité, c'est vrai. Es
pas beridt, ce n'est pas vrai. V. behitat. — De
bfiriit, adv. k propos.
BËRTEILLÂT, s. m. Commencement de fusée.
On dit d'une fusée commencée : n*y o pas qu'un
herteillât, il n*y en a qu'un peu, de la grosseur
du peson appelé bertél. Gass.
BERTÉL, s. m. Peson de fuseau, espèce de
bouton que Ton met au bas du fuseau pour le
lester et le faire tourner plus aisément. (R. On
disait en vieux fr. verlel, et il est fâcheux qu'on
ait laissé perdre ce mot, car le mot de peson
signifie romaine pour peser, et on ne le trouve
pas avec le sens de vertel dans les dictionnai-
res français, mais seulement dans les diction-
naires latins-français au mot verticillus, qui
signifie ver tel ; en ail. wirtel, m. s.)
ItERTERIEÛS, V. bbrtdribûs.
BËRT-ESPÉRO, usité dans cette locution :
couléii de bert-espèro, couleur du vert de l'es-
pérance, en vieux Cr. espère pour espérance.
Se dit d'une chose désirée, mais dont la réali-
sation n'est pas probable.
BERTIGÔU, 9. m. Vertige , m. tournoiement
de tête particulier aux chevaux. (Lat. vertigo,
vertige.)
BËRTI6L, V. BOlflfcGB.
BEBTODIÈ, ÈTRO, adj. Vrai. Lou proubèrbe es
^todU^ le proverbe est vrai, dijt vrai. (R. ber-
tit.)
BERTRIÔL, BBRTU^, V. bqni^gb.
BERTURIECS, B|ERTBRiE(;9,-o,adj. Vigoureux,
<lQi a de la vigueur. Se dit de la force de crois-
sance de tou3 les êtres, surtout des végétaux.
Oquélo bigno es pla berturieûso, cette vigne est
rigoureuse. On dit aussi goillàrdo, grocibOso»
s^lon les lieux. (R. bertut.)
BERTUT, s. f. Vertu, vigueur pour le bien.
(P. it. vifpu, esp. viriud, ikngl.virtue, lat. virtus,
m. s.) — Prov. Lo bertût es càumo Vhouâli, be
Uiuioûr dessUs, la vertu est comnje l'huile, elle
wrîj.age Jtpujours. — Force, vigueur de crois-
•wce, luxe de végétation. V. aoiLLOR|)ié.
BÉS, BBS, 8. m. Bouleau, arbre k écorce blan-
che , ce qui lui a fait donner aussi le nom dç
Bouis BLONC. C'est surtout avec ses rameaux
qu'on fait les ramons ou balais des aires. (R.
it. betulla, lat. betulu^, m. s.)
BÈS (0), À beaux, par. bèsporéls, par paires.
C'est p. bèls, comme le prouve l'expression
féminine équivalente : o bèlos àundos, à belles
ondes, à gros bouillons. V. b^l, i.
BESADOMÉX, adv. Folâtrement, d'une ma-
nière folâtre.
i. BESÂL, s. m. bbsJLlo, biJIlo, f. Bief (dans
le nord), béai (dans le midi), canal ougrande ri-
gole qui conduit l'eau à un moulin. — Déversoir,
canal qui ramène l'eau d'un moulin à la rivière.
<
V. BSCOMPODOÛ.
2. BESIL, s. m. BBsiLO, biâlo , lebado,
ROJïÈYRO, lar-ar. s. f. Beseau, grande rigole pour
Tirrigation des prés. Dans certains lieux les
mots besdlo , biâlo désignent la plus grande
rigole, et besdl, les rigoles secondaires. (RR.
Les premiers mots se trouvent dans le b. lat.
besale, beale, bea, m. s. Le 4* vient de lebd, ôter
le gazon et la terre pour tracer la rigole , et le
5« de rojd.)
Et pièy dins bint besàls, de soun pur moubemén,
Per orrousA ious prats bo could lentomén.
(Pbir.)
BESARÂ, V. obbsolJL.
BESAT, ino, GÔURDB, o, Mont, adj. Folâtre,
qui aime à folâtrer, à gambader, à s'ébattre. Es
besât que se pouot pas rnay, il est folâtre à l'ex-
cès. (R. En vieux français on disait beser pour
exprimer l'action de courir d'une course désor-
donnée en parlant des vaches piquées des mou-
ches, ce qui permet de rapprocher ce mot du
lat. vesanus, furieux. V. isola*)
BE^C, BRBSC, Ség. s. m. Gui, petit arbuste pa-
rasite, d'un vert jaunâtre, qui croît, surtout sur
les arbres fruitiers. Les Druides recueillaient
jadis en grande cérémonie le gui du chône et le
regardaient comme une panacée ou remède
contre tous les maux. (It. vischio, lat. viscum,
gr. |3t$oç, m. s.) — Glu, faite avec les baies ou
l'écorce du gui, du houx.
BESCOYROUÔLO, v. mirgàsso.
BESÉGUE, y. lbségo.
BËSENii, comme BSLZENi.
BESEXADO, s.f. Respiration.
BESENÂYRE, o, s. m. et f. Celui, celle qui
s'essouffle facilement à cause de l'embonpoint
ou de l'asthme.
BESÉIVGUE, bbséngb, mbséngub, huséngub,
MBSBRfiNGLB, S.-A. 8. f. Mésaugo, petit oiseau.
BES
— SO —
BBS
Ses principales espèces sont: la mésange bleue,
la charbonnière, y. sorboliètro, la mésange à
longue queue» v. QuinzB-sfixB, la nonnette, etc.
Bn Picardie on dit aussi mesingle ou mésangle.
BESENGUÉTO, CAP-NfiGRo, s. f. Mésange non-
nette.
BESENGÛS, y. pàdbbi.
BESi,-N0, adj. et s. Voisin. Sèn besis^ nous
sommes yoisins. (R. it. vicino, esp. vedno, lat.
vidnits, m. s.)
Proy. Se bouos mal o toun be$i
Gousseillo-U de ployjà et de bosti.
« Souhaitez-yous du mal à votre yoisin, con-
seillez-lui de plaider et de bâtir. »
BESIÈYRO, V. BBYRIAL.
BESiGO, y. BBssfGO.
BESINÀGE, BBsiNAT, s. m. Voisinage.
* BESINEJÂ, y. n. Être en litige ayecun yoisin
au sujet du voisinage ou des limites des pro-
priétés.
BESITÂ, y. a. et pr. Visiter. Se visiter.
BESItO, s. f. Visite.
BESODCN, s. m. FoWtrerie, gaieté folle ; ac-
tion de s'ébattre, de prendre ses ébats.
BESOGÙDO,s. f. BisoGÙT, m. Bisaîguê, outil de
charpentier à deux ciseaux opposés avec un man-
che au milieu. (En lài. bis acutus, deux fois aigu.)
BESOLÂ, y. OBBsoLÀ.
BESOLÔU, osoGODÔu, osoeoiRéu, ogotbôu,
OGOTRODÔu, oGUBTRÔu, Mont, osogJIl, C S. m.
Petite saignée pratiquée à une rigole pour dis-
tribuer Teau dans les prés. (RR. besdl, osogà.)
BESÔC, y. BossiEû.
BESÔT, y. PBséuL.
BESÔUCH, y. PounJLs.
BESOUCORIÔ, BB8U€ORiÈ, s. f. Vétille, baga-
telle, niaiserie. (R. v. fr. besugue,)
BESÔUGNO, s. f. Besogne, occupation, tra-
vail, ouvrage. Manquons pas de besôugno, nous
ne manquons pas d'ouvrage. (It. bisogna, m. s.)
Proy. Besôugno fàcho
Orgén ogdcho.
€ Besogne faite attend le salaire. »
BESÔUN, s. m. Besoin, manque ; nécessité,
pauvreté. Es pas sons besôun, ce n'est pas sans
besoin. N'es pas de besôun que bengués, il n'est
pas nécessaire que vous veniez. On dit dans le
même sens en italien : non e di bisogno. Ay pas
besôun deres, je n'ai besoin de rien.
BES0U6c,-o, y. bossibO.
BESPIÈYRO, GDBSPiÈTBO, Mill. s. f.
BESPIÈ, S.-Sem. s. m. Guêpier, lieu ou les
guêpes construisent leurs gâteaux ou nids.
Guôpière, nid de guôpes. (R. bèspo.)
BESPILIÊYRO, V. sonréto.
BESPIRÂL, BSPiBÂL , rbspirIl, bbk, s. m.
SBNTiNÈLO, S. f. Soupiraîl, petit trou pratiqué
dans le haut d'un tonneau ou près de la bonde
soit pour lui donner de i'évent (de Tair), afin
que le liquide puisse sortir par le robinet, soit
pour s'assurer du moment oh le tonneau ra
être plein. (R. Les premiers mots se rapprochent
du lat. spiraculum, souffle, vent.) — N. Lorsque
le petit trou est pratiqué sur une des faces ou
fonds pour déguster le liquide, on l'appelle
soNNfiTo, et le fosset ou brochette dousÏl. T.
ces mots.
BÈSPO, GuÈspo, Mill. s. f. Guêpe, insecte
redoutable pour sa piqûre. Los bèspos âymoupla
lousroslns, les guêpes sont friandes des raisins.
(It. et lat. vespa, esp. atispa, m. s.)
BESPÔULE, BBSPOULiÈ, y. mbsp6ulo...
BESPRADO, y. sbrAdo.
BÈSPRE, s. m. L'après-dînée, l'après-midi,
f. la dernière moitié du jour. Ou forây sul bèi-
pre, je le ferai dans l'après-midi. (Lat. vespere,
le soir.) 5.-^4. V. ser.
BÈSPROS, s. f. pi. Vêpres, office de l'après-
midi. Contd bèspros, chanter vêpres. (R. du lat.
tesperœ, m. s.)
BESSÂ, BEXA p. bbrsJL, y. bbrsI, 3.
r BESSÂDO, bessêbo, s. f. Boulaie, bois de
bouleaux, lieu oU croissent des bouleaux. (R.
bes.)
t.. BESSÂDO, s. f. MUiÈ, m. Espèce de cloi-
son ou de séparation qui partage une beigerie
en deux. (RR. Le premier mot vient de ce que la
cloison est faite avec du bois de bouleau ou de
bessôu, double ; le second se rapproche du lat
mediiLs, mitoyen.)
BESSIÉ, s. m. Espèce de crible destiné à
séparer la vesce des grains. (R. bésso.) V. tris-
PBTRATBB.
BESSIÉYRO, s. f. Champ de vesce. S.-À. (R-
bésso,)
BESSIgO, bbsIgo, Ség. BOUTonfoo, BouTORio,
Camp. BouTÔLo, Vill. PBTfioo,iiu&. PBTfpLo, Viad.
PBTBTRÔLO , Cari. s. f. Vessie. Ûno bessi9(^
depeySy une vessie de poisson. La plupart de
ces mots surtout les derniers désignent les clo-
ches ou bulles qui se forment à la surface de
l'eau par la chute de grosses gouttes de pluie,
et les vésicules ou ampoules qui viennent à la
peau. (RR. it. vessica, esp. ve^iga, lat. vsiiea,
m. s. Les mots qui commencent par boue vien-
nent de bôuto, outre, et les suivants de pela,
éclater avec bruit comme une vessie gonflée
qui crève.)
BIS
-SI -
BIT
BESSINÂ, Lotjpi, MUL SM* t. n. Yessert
lâeher un yent sans bruit.
*BESSINÂYRE, LouFiYHB, o, s. m. et f. Celui,
celle qui a souvent des vents et en lâche.
BËSSiiXO, LduFio, LÔDFO, MUL S.-A. s. f.
Vesse, vent lâché sans bruit. (En roum. bechina,
pet.) ^
BESSINO-DE-LOUP , lôufo-db-loup, s. f.
Vesse-loup ou vesse-de^loup, espèce de cham-
pignon du genre lycoperdon, qui , à maturité,
renferme une poussière noire, ce qui lui a fait
donner les noms de mépris qu'il porte. Il est
à remarquer que le terme scientifique lycoper-
don n'est que la traduction des noms vulgai-
res dont le sens est voilé sous des mots grecs
\<jiw9f loup, nif^w, péter. La poussière de la
vesse-de-loup est bonne, dit-on, pour guérir
les cors.
BÉSSO, PLÂTO, Mont. s. f. Vesce, genre nom-
breux de plantes légumineuses. Lo bésso nouos
pas ol àlat^ la vesce ne nuit pas aux grains,
pourvu qu'elle n'y soit pas mêlée en quantité.
On dit dans le même sens : Lo bésso n'es pas ûno
missénto cargo, (It. veccia, lat. vicia, m. s.)
BESSOILLÂDO, s. f. Lieu oii croissent de
jeunes bouleaux ; jeune boulaie , bosquet de
jeunes bouleaux. Mont. V. bessâdo, 4 .
BESSÔU,-No, s. et adj. Jumeau, jumelle. Sou
bessôus, ils sont jumeaux. (R. On disait en v. fr.
bessan, bessonne p. jumeau.) — Se dit des arbres
qui ont plusieurs tiges et un seul pied ou un
seul collet. AUbres bessôtts^ arbres jumeaux. Se
dit aussi des fruits pulpeux ou à brou qui se
tiennent par quelqu'une de leurs parties autres
que la queue. Nihise^ péumo besséuno, noix,
pomme jumelle ou double. Se dit enfin des châ-
taignes qui sont doubles sous la même enve-
loppe ou pelure, et divisées néanmoins parla
pellicule intérieure. Costôgno bessôuno, châtaigne
jumelle.
* BESSOUNÂ, V. n. et a. Faire des jumeaux.
— Se dit aussi des végétaux : produire double
tige, double bourgeon, double fruit. — Accou-
pler, placer par paires. Se dit de certaines piè-
ces de charpente.
* BESSOUNÀDO, s. f. Enfantement de deux
jumeaux. fdcho ûno bessounido, elle a donné
le jour à deux jumeaux.
BESTI, V. a. Habiller, vêtir. Lou me cal besti
qv^es tout nut, il me faut l'habiller, lui faire des
habits, car il n'en a pas. (Lat. vestire, m. s.) —
V. pr. Se vêtir, s'habiller.
BESTIAL, s. m. Bétail, bestiaux. Olprintéms
Um bestial se cdrro, au printemps les bestiaux
se plaisent dans les pâturages. (R. bistio.)
Prov. Be sons bestidl
Compôno sons botil.
« Bien fonds sans bétail, cloche sans bat-
tant. » Larx. — Toute espèce de bêtes. Missent
bestial, animaux, et surtout insectes nuisibles.
BESTIÂSSO, BESTiossisso, s.f. péj. de bèstio.
Bestiasse, bêtasse, f. bêta, m. personne très
bête. Ocouô'sûno bestidsso^ c'est un gros bêta.
BESTIDÔU. V. jocooTf.
BÈSTIO, s. f. Bête, animal, particulièrement
bête de somme. Missdnto bèstio, bête vicieuse,
traîtresse, capricieuse , rélive. Bôuno bèstio,
bonne bête. (Lat. it. esp. bestin, m. s.) — Fig.
Bête, ignorant, nigaud. Bèstio côumo un piot,
ûno gribo, ûno pouôcho, un poniô. On dit en fr.
bête comme un dindon, comme une oie.
Prov. Pus bèstio que lo bèstio
Es lou que presto so bèstio,
« Celui qui prête sa monture, ou sa bête de
somme, est plus bête qu'elle. » Larz.
BESTIÔLO, BBSTUÔLO, s. f. Bestiole, petite
bête, au propre et au fig. (Lat. it. bestiola, m. s.)
BESTISO, s. f. Bêtise ; sottise, trait d'un
sot.
BESTIT, Ido, part. Vêtu. Sémblo un bôstou
bestit, il ressemble à un bâton vêtu, il est raide,
gauche, sans aucunes formes ou manières. —
Chappé en parlant des grains. Oquél bldt es bes-
lit, ce blé est chappé, il y a des grains envelop-
pés de leurs balles.
BÈSTO, s. f. Veste, sorte d'habit à courtes
basques. (Lat. testis, it. veste, habit, robe.)
BESUCORIÔ, V. BBSOUGORIÔ.
BESUQUEJi., V. n. Pignocher, manger négli-
gemment, ou seulement do petits morceaux. —
Vôtiller, s'amuser à des riens, soulever de
petites difficultés.
BESUQUÉT, s. et adj. Petit esprit. — Petit,
vétilleux.
BETÀT, ino, adj. Veiné, qui a des veines en
parlant des pierres. Belm.
BETERÂN, s. m. Vétéran, vieux soldat.
BETERINÀRI, BBTBaiifiTRB, s. m. Vétérinaire.
BETJA, V. n. Verser ; déborder. S.-A.
r BÉTO, coBBLiÈYRO, Camp, coulïsso, EspL
poGlïto, Jlfon^ pbOlho, pbOlhéto, Réq. qqf.
TRfcsso, s. f. Ganse, tresse, cordon plat et dont
on se sert soit pour lacer, soit pour border, etc..
Dans certains pays le mot béto désigne spécia-
lement la ganse en fil. (Le 1" mot rappelle le
lat. titta, bandelette.)
%. BÉTO, s. f. Veine d'une roche, d'une
pierre. Belm. (Esp. veta, veine, filon.) V. béno.
— Bonne humeur, belle humeur, Éstr$ de béto,
BElf
— «a —
BI
être en belle humeur, être en v^eine de gaieté.
Peyr. Être dispos, bien portant, gai. Vill.
BETOUÈNO, BSTOORNicoTouÉRO , Mont, s. f.
^rnique de montagne, arnica montana de L.
vulg. bétoine, plante radiée à belle fleur jaune,
commune dans les montagnes et les prés élevés,
comme à Ceignac. Elle est sternutatoire comme
l'indique un de ses noms. L'arnique no doit
pas être confondue avec la bétoine officinale
qui est une labiée assez commune. Y. broutou-
nIgo.
BETÔUN, s. m. Béton, espèce de mortier.
BETUOLÂ, BHETuoLÂ, BRiToui , V. u. Mugir,
meugler et mieux encore beugler en parlant des
botes à corne. ManL
BËXÀ p. BESSA, y. BERSi, 3.
BEYLÂ p. BOYLA.
BEYRA p. BOÎRÂ.
BEYRÂT , s. m. Verrée , le contenu d'un
verre ; on dit mieux en fr. un verre. Un beyrât
de bi, un verre devin. Préne o bès beyrdts, pren-
dre par verres.
1. BÉYRE, BÉRE, Cari. s. m. Verre. Béyre de
bitrOj vitre, carreau de verre pour fenêtres.
Escoliès de béyre, escalier d'une maison bour-
geoise ou d'un château, ainsi appelé parce que
le paysan n'y va qu'avec crainte, peut y passer
pour un mal appris, et perdre facilement les
bonnes grâces des maîtres. Pour lui la faveur
y est fragile comme le verre. Prov. Que côupo
lou béyre lou pâgo, qui casse le verre le paie,
qui fait le dommage doit le réparer. (It. vetro,
esp. vidriOj lat. vitnim, m. s.) Verre à boire.
Lâbo lous béyres, rince les verres. Le contenu
d'un verre. Un béyré de bi, un verre de vin.
2. BÉYRE, BÈRE, Cari. v. a. Voir. Y beyre
pas res, n'y voir rien, ne voir goutte. Y béyre de
prèp, de luèn, voir de près, de loin. Y beyre
pas que d*unuèl, ne voir que d'un œil, être bor-
gne. (It. vedere, iat. videre, m. s.) — bist
lou loup, il a vu le loup, pour dire il est fort en-
roué, et non enrhumé, comme disent certains
dictionnaires français. Laraison de cette expres-
sion est qu'une frayeur subite, comme celle qui
est causée parla vue d'un loup, peut faire perdre
la voix, surtout si dans le moment de l'émotion
on lui crie soûyro comme font nos bergers. V.
ce mot. — V. pr. Se voir. S'es y beypas res, on
n'y voit rien. Se pouôdou pas béyre, ils ne peu-
vent se voir, ils sont ennemis.
BÉYRE (SEN'), v. pr. En venir à bout, se
rendre maître, réduire. Sen'pouotpas béyre^ il
il ne peut pas en être maître, il ne peut pas en
venir à bout. N. Ne dites pas il ne peut s'en voir^
c'est barbare en français. V. wx^L
! * BEYRBJi, BKTRBTxi, T. n. Présontei on as-
pect vitreux, violacé en parlant d'une contusion,
d'une enflure. (R. béyré).
BEYRÉNC,-o, adj. Vitreux, qui a le luisant,
l'aspect du verre. Se dit, par exemple, de U
peau tendue par une inflammation.
BEYRIÂL, BETRIGAL , S. m. BÉTRIO , S. -A.
BjftTRo, BEsiÈYRo, S. f. Soupiraîl, jour, ouver-
ture étroite, pratiquée aux caves, aux étables,
écuries, granges paur donner un peu d'airoude
jour. (R. béyre.)
BEYRIÉ, s. m. Verrier, ouvrier qui fait la
verre ou les objets en verre.
BEYRIÈYRO, s. f. Verrerie, fabrique de verre.
BEYRIGAL. v. bbyriâl.
BÉYRIO, BfiYRo, s. f. Soupirail, jour. V. |«-
RiAL. — Virole. V. birou6lo.
BEYSSÙU, V. BOYSsoù.
BI, dim. BiMÔu, s. m. Vin. (It. et esp. vino, kt.
vinum, m. s.) Sache côumo lou bi d'un soû, bien
sage, parce que quand on ne boit qu'un sou de
vin, on n'est pas exposé à y noyer la raison.
Prov. Cal bieûre lou bi pur lou motf,
mièchjoûr sons éyo
Et lou ser côumo lou boun Dieûs l'o fach.
« Il faut boire le vin pur le matin, à midi sans
eau et le soir tel que le bon Dieu l'a fait. »
Prov. Lo corréto gâsto lou comi,
Lo fénno l'houôme, et l'àyo lou 6t.
« La charrette dégrade le chemin, la femme
gâte l'homme et l'eau le chemin. » — Prov. lou
bi dôuno l'esprit omdy lou dduslo, le vin donne
l'esprit et môme il l'ôto. — Lou bi es lou loch d»
bièls, le vin est le lait des vieillards. — Bi bour-
rét, vin bourru ou bourrut. vin qui n'a pas fer-
menté. — Bipoillât, vin de paille, dont le raisin
a reposé quelque temps sur la paille. —Bi
rospât, vin fait avec des raisins égrappés. — Bi
clorét, clairet, vin clairet. On U'appelle vin pail-
le}^ lorsqu'il est couleur de paille. On l'obtient
en le soutirant de la cuve avant la ferm<antation
ei la coloration ou en ne mettant que du moût
dans une futaille. — Bi de sèrbo, vin de garde,
vin qui se conserve longtemps. — Bi crebdt,
bi detriièl, deprens, de prénso. Buveinie, piquette
qu'on obtient par le pressurage du marc, vin de
pressoir, comme le disent les trois dernières ex-
pressions. La première fait allusion aux efforts
de celui qui manie le pressoir, qui crève à la
peine pour l'obtenir. — Bi de ràco, bi éternel,
perpétuel. Buvande, piquette qu'on obtient après
le coulage en jettant de l'eau sur le marc de la
cuve vinaire. — Bi de prunèls, buyande de pru-
nelles ou ba^es du bui;ssoAnoir. On en fait aus^i
mx
— 83 —
BIB
aVôc de petites prunes acfdeB, avec des cor-
mes.
BIÂCHE, s. m. Voyage poar transporter
quelque chose, transport, allée et Tenue que
l'on fait pour cela. Fa quatre bidehes per jour,
faire quatre voyages ou transports par jour.
Cal quatre jours per fa un bidche ol Lengodouôc,
il faut quatre jours pour un voyage au Langue-
doc. — Chargement que Ton transporte. —
Onâ quèrre un bidche de tieûlo, aller cherher,
un chargement d'ardoise. — Fois. Per oquèete
bidehe, pour cette fois. V. cocop.
BIÀL, V. BIGAL.
BIÂLÀ, V. BBLÀ.
BIâLAT, BiALOMÉ>r, s. m. Bêlement, cri des
brebis, des chèvres.
BIÀLO, V. besJIl.
BIALOMÉN, V. BIALAT.
BIÂNDO, V. BIÔNDO.
BIÀSSOS, s. f. pi. BiÂsso. Besace, bissac. Préne
lo8 bidssos, Mer mendÏQT. Boujd lo bidsso, vo-
mir, dégobiller. (It. bisaccia, m. s.) Pro7. Es pas
héuro de lobd los bidssos quond cal porli, il n'est
plus temps de laver la besace quand il faut
partir, c'est-à-dire qu'il ne faut pas renvoyer
aa moment du départ une chose qui doit être
faite avant.
BIÂR, V. BIOL.
BUT, MBNÉT, s. m. Bigot, faux dévot. Béat,
dérot qui est iin peu simple. Biat se prend le
plus souvent en mauvaise part, et menét en
bonne part. On dit encore et presque toujours
dans le premier sens de faux dévot trucoltàs,
J{m heurte les autels, honjo-potèrs, patenô-
trier. (Lat. beatus, heureux, en esp. beato, béat;
le 2* Rappelle le lat. benedicttis, béni, benoît, qui
a donné au fr. benet^ Simple, crédule.)
BIAT6Ë, V. BIACHB.
BIÀTÔ, MBNfiTO, s. f. Bigote, fausse dévote.
Se prennent assez souvent en bonne part dans
le sens de dévote, de personne pieuse ; mais
souvent aussi ces mots désignent des personnes
qui, quoique attachées aux pratiques extérieures
de piété, n'ont pas le véritable esprit du chris-
tianisme et ne remplissent pas tous les devoirs
essentiels de leur état, ou ' encore qui ont de
graves défauts de caractère. De là le proverbe :
Biito de glèyso didple d'houstdl, dévote à l'église
et diable à la maison.
BIAODO p. B1SAÛD0.
BIAÏS, s. m. Biais, obliquité, ligne oblique.
Regâ de biays, tracer obliquement dans un champ
des raies d'écoulement. Coupd de biays, couper
de biais, en biais. (Angl. bias, m. s.) — Biais,
manière, façon, forme, place^ position naturelle
ott symétrique. Prenex^ôu de biays^ prenez la
chose ou l'affaire de biais, du bon côté, adroi-
tement. Boutds oquélo taUlo d*oquél biaySj placez
cette table de cette façon, dans ce sens. Ocouô's
pas soun biays, ce n'est pas sa position natu-
relle, c'est mal placé, ce n'est pas mis dans
le sens ou dans la position qu'il faut. Ocouô*s de
missent biays, c'est difficile à bien placer. D'un
biays ou d'autre, d'une façon ou d'une autre,
par un moyen ou par un autre. D'un biays ni
d'autre, en aucune façon. Sou pas de biays
perploçd ocô, je ne suis pas en main, je ne suis
pas placé commodéinent pour arranger cela. —
Esprit, adresse, industrie. Ode biays, il est
adroit. Opasges de biays, il n'y entend rien, il
ne s'y entend pas du tout. Jan sons biays, mala-
droit.
Prov. Qn'o de biays, s'en serbfs,
Que n'o pas ne poils.
« Qui a de l'adresse s'en trouve bien, qui
n'en a pas eu souffre. » — Manière, humeur,
caractère, goût, façon do sentir, de penser,
d'agir. Ocouô's soun biays, c'est sa manière, c'est
son caractère. Èstre de biays, de boun biays,
être de bonne humeur, de facile composition,
bien disposé pour une chose. Estre de missent
biays, être de mauvaise humeur, sans complai-
sance , de difficile composition. Lou cal préne
per soun biays, il faut le prendre de biais, par
son faible, le gagner adroitement. Li sap soun
biays, il connaît son faible, il connaît la manière
de le prendre, il sait le gagner
BIAYSSO, V. BIÈYSSO.
BIBÀL, V. BIGAL.
BIBÀN, s. m. Vivant. Un boun bibdn, un bon
vivant, un homme d'humeur facile, aisé à vivre.
BIBARLÈ, BiBBRLÈ, BiBORLÈ, S. m. Espècc de
redingote ou de soutanelle.
BIBAS,-so, adj. Vif, colère, emporté. (R. bieû,
bibo.)
BIBÈNT,-o, part, et s. Vivant, tous bibénts et
tous mouoris, les vivants et les morts.
BIBERÔUN, s. m. Biberon, petit vase à bec
pour faire boire les malades.
BIBIGNÈYRO, V. BiNouTift.
BIBLIOTÊCO, s. f. Bibliothèque.
BIBOCITÀT , BiBACiTÂT, M. s. 1. Vivacité ,
colère.
BIBOMÉN, adv. Vivîment.
BIBONDIÈYRO, bibandièyro, M. s. f. Vivan-
dière, cantinière. Femme, fille de mauvaise
vie.
BIBOS, s. f. pi. Avives, glandes du cheval
placées à la base de la ganache. — Inllamma-
BIE
lion de ces glandes accompagnée de coliques
inflammatoires ou tranchées rouges. — Maladie
semblable dans les sujets de l'espèce porcine.
— N. C'est en buvant des eaux vives, quand
ils sont chauds, que les chevaux contractent les
avives, de là le nom de cette maladie.
BIBOUTEJA, V. n. Vivoter, vivre petitement,
pauvrement.
BICÀRI, s. m. Vicaire, prêtre chargé de ser-
vir d'aide à un curé. — Aide vigneron ; aide
buronnier.
BIGÂSSO, V. BBLfsso.
1. BICAT, s. m. Houe. V. pbssôu. — Hoyau.
V. BI60UÔS.
S. BICÂT, BICOUÔT , BICOBÔU, MOBRÔU, S. m.
Bfco, BiQuÉTO, soOCLÉTO, S. f. Sarcloir pour sar-
clerles plantes et extirper les mauvaises herbes.
Le sarcloir est une petite houe à lame d'un
c6té et à double fourchon de l'autre. On l'ap-
pelle aussi morrôu puât. — Serfouette, binette,
pour serfouir et remuer la terre autour des
plantes.
BIGÂYRE, o, s. m. etf. Celui, celle qui pioche,
qui sarcle. Piocheur. V. fousètrb. — Aide vi-
gneron. V. bicIri.
BICE, s. m. Vice, mauvaise habitude ; mau-
yaise qualité.
BICIEOS,-o , adj. Vicieux , qui a quelque
yice.
BICINAL,-o, adj. Vicinal. Comi bicindl, che-
min vicinal.
BICO, bicodôu, V. bicIt, 2.
BICODÈL, V.
BICOUÔT, bicôt, BiconbL , ifon^. binsouôc,
Ség, s. m. Crochet, bâton crochu ou tige de fer
terminée par un harpon et dont on se sert dans
lesfenils pour tirer du tas de foin appelé tnôuto
la ration quotidienne des bestiaux. (R. bico.)
BICOUOT, V. BiclT, 2.
BIDÂ, V. a. Vider. Se dit des liquides.
BIDÂGO, V. iuÈL.
BIDÂLBO, V. ÀÛBOBiT.
* BIDASSO, s. f. Vie pauvre, chétive, misé-
rable. Vie déréglée. (R. C'est le péjoratif de
bido,)
BiOE, bôutdb, BufDB, o, adj. Vide, où il n'y a
rien. (Lat. vidutis, veuf, privé de.)
bIdO, s. f. Vie. Ay I de lo bido /est-il possi-
ble ! Cal pla poli per gognd so bido, iJ faut bien
peiner pour gagner sa vie. Tâlo bido tdlo
mouort, telle vie telle mort, la mort est l'écho
de la vie. (Esp. vida, it. et lat. vita, m. s.)
BIÈILLESSO , s. f. Vieillesse ; personnes
âgées.
BIÈILLI, V. n. Vieillir.
«4 — BŒ
BIÈILLO, s.f. usité dans cette locution :Jtei
lo bièillo, faire la mi-carôme, marquer le milieu
du carôme par un petit régal, et plus soiiTenU
par une cérémonie ridicule qui consiste à fui
semblant de scier en deux le plus vieux de h
bande.
BIÉILLÔU, s. m. Petit vieux.
BIÉILLÙN, s. m. Vieillesse, grand âge.
BIÈL, BIÈILLO, adj. Vieux, vieille, âgé ; sn^
ranné, du temps passé. Bièl eâutno tincomiJ
côumo un coddsire, côumo un tèrme^ céumo fli
rôdo , vieux comme Hérode , parce que El
rode I, était surnommé le vieux. (R. esp.
m. s.)
Prov. Ouor, bi, omfc et serbitéu
Lou pus bièl es lou millôa.
Or, vin, ami et serviteur
Le plus vieux est le meilleur.
BIÉLO, V. BiôLo.
BIEN, adv. Bien. Ocouô's biènfach, c'est bien
fait. V. PLA.
BIÈNBEGÛDO p. bibnbbngûbo, s. f. Bienve-
nue.
BIÈNBOULÉNÇIO, s. f. Bienveillance.
BIENBOULÈNT,-o, adj. Bienveillant.
BIÉNDO, v. biôndo.
BIÈN-ÈSTRE, s. m.Bien-ôtre, aisance.
Prov. Un boun mèstre
Bal bièn-èstre,
« Un bon mattre vaut bien-ôtre. »
BIÉNFÂCH, bbfIch, s. m. Bienfait.
BIÈNFETÔU, BiBKFBTUR, s. m. Bienfaiteur.
BIENHERÔUS, BiBifHUB6us,-o, adj. Bienheu-
reux.
BIÉRJO, s. f. Vierge. Lo sénto Vièrjo, la sainte
Vierge Marie. (Esp. virgen, it. vergine^ làtvirgo,
m. s.)
BIÈRRÂTRE, s. m. Brasseur, fabricant de
bière.
BIÈRRO, s. f. Bière, liqueur amère et raW-
chissante.
BIEC, bIbo, adj. Vif, vivant. Car 6(ôo, chair
vive. Cals bibo, chaux vive. (Lat. vivus, it. ûvo,
m. s.) — Vif, irascible, qui s'irrite aisément
Es bieû côumo lo pôudro, mes bdu céumo loujp^l
il est vif comme la poudre, comme le salpêtre,
mais bon comme le pain.
BIEÛLÉNÇO, s. m. Violence, impétuosité,
colère , emportement, dépit. Effort pour agir
ou pour se contenir. Se fa bieUlénço, se faire
violence. (Lat. violentia, m. s.)
BIECLÉNT,-o. adj. Violent.
BIECLÉT,-o, adj. Violet, de couleur violette.
BIEGLÉT, v. biol.
m -n
WECLÉTO, piwpoRÈLO, Vilk. contôrto, Vill.
xoxÔYSso. Rp. s. f. Violette, fleur bien connue,
symbole de la modestie et de l'humilité, luuno
de bieûlétos, tisane de violettes, bonne contre le
rhume. (Lat. viola, it. violetta, m. s. Le deuxième
motsignifie la pimpante, la gentille ; le troisième
Yeut dire la tortue, la contournée, parce qu'elle
est placée de côté sur sa faible hampe sinueuse
ou tortue ; dans le Tarn on l'appelle canilôrto.
Enfin le dernier mot doit être rapproché de Tital.
maminola, m. s.)
BIEÛLÉTO, s. f. Violior. giroflée. Vill. {K
€IO/a, m. s.) V. BIEÛLIÈ.
BIECLETÔUS,-o. adj. Violatre, violacé.
BIËÛLIÉ, s. m. bibOléto, 17//. s. f. Violier,
giroflée. Cette plante est ainsi appelée parce
que l'une des espèces ou variétés les plus cul-
tivées a les fleurs violacées.
BIEOLÔUN. v. biolôux.
BIEÛLOUNÉT, v. poubcblôu, 2.
BIEÛNÉT, s. m. Petit bœuf.
BIEÛRÂGE, ABEÛRE, Villn. uièch-bi, s. m.
Buvande, abondance, vin très étendu d'eau.
1. BIECRE , BÉOURE , S.-A, OBIEÛRB, MOTlt.
s. m. Buvée, eau dans l^iquelle on met du son,
de la farine, et qu'on donne aux cochons. La-
Yure, eau grasse de la vaisselle.
2. BIEÛRE, BÉouRE, S.-.l. V. a. Boire. (Lat.
hibere, it. bevere, m. s.) Bieûre lo paûco, boire .
chopine , boire pinte, boire bouteille. Bieûre
ol golét, boire à la régalade. Bieûre o chieho,
boire en appliquant le goulot du vase contre les
lèvres. Bieûre d'obouco déns^ boire à la faf;on'
des animaux, en se courbant, ou se couchant et
plongeant les lèvres dans l'eau. Bieûre côumo'n
templiè, côumo'n traûc^ céumo'n ôuyre, boire
comme un templier, comme un trou, comme
uae outre, comme un allemand.
3. BIEÛRE, BfiooBE, S.-A. v. n. Vivre. Cal
pla bieûre per pla mouri, il faut bien vivre pour
bien mourir. (Lat. it. vitere^ m. s.)
BIëCRëS, s. m. pi. Vivres, comestibles, ali
ments.
BIEOSÂGE, 8. m. Veuvage.
BIEÛSE, o, BBOus, BBÔusB, o, Vill, s. m. et f.
Veuf, qui a perdu sa femme ; veuve, qui a perdu
son mari. (Lat. viduus, m. s.)
BIëOSO, s. f. Scabieuse des champs, plante
commune dans les prés et les champs. Une es-
pèce exotique est cultivée sous le nom fr. de
deuil des veutes,
BIËYSSÂ, BIOYSSÂ, PALOBIÈYSSÂ, PÀROBBSSA,
PLOBOYssÂ, v. a. Bôcher, pelleverser, retourner
la terre avec une bôche, labourera la bêche.
(RR. bièysio ; pilo,)
Bip
BIÈYSSAdO, bioyssado, s. f. Terre bôchée,
champ bêché.
* BIÈYSSÀYRE, BioYSSAYRB, s. m. Celui qui
bêche. On ne voit pas pourquoi on ne dirait pas
bêcheur.
BIËYSSO, BIÂYSSO, PALOBIÈYSSO, PAROBIÈYSSO,
S. f. Bêche, pelleverse, outil en forme de pelle
à feuille droite pour retourner la terre par pel-
letées. (B. lat. bessa, besca, m. s.)
lUEYSStîT, BiOYSsûT, BiAYssÛT, ÛDO , adJ.
Adroit, habile, industrieux. (R. biays,)
HIGÂL, BiÂL, Rp. BiBÂL, Aiib, s. m. Cousin,
moucheron, qui dans les pays chauds entre
dans les appartements, fait entendre un bour-
donnement aigu, et pique les dormeurs pendant
la nuit. — Moucheron en général, toute espèce
de petite mouche. — N. D'après Bescherelle
les habitants de nos colonies appellent bigaille^
toutes les espèces de moucherons ou mouches.
BICtILÉXCO, s. f. Vigilance.
BlfiILÉNT,-o, adj. Vigilant.
BIGILO, s. f. Vigile, veille d'une fête. (Lat.
vigilia. m. s. de tigilare, veiller.)
BIGNÂL, s. m. Vigne, vignoble. S.-Gen.
BIGNIËYROU, BiGNOYRÔu, s. m. Vigneron,
celui qui cultive une vigne.
BIGNO, s. f. Vigne. Unpè de blgno, un pied
de vigne, un cep. Vigne, terrain planté do vi-
gnes. (It. zigna, lat. tinea^ m. s.)
HIGNÔU, V. REMORGÔU.
RIGNOUOPLE, BiGNoPLE, s. m. Vignoble,
grande vigne ; étendue de pays planté de vignes.
(R. bigno.)
B:GO, s. f. co.xcfiL, Mill. grouoc, arob.Is, S\-.4.
s. m. Crochet. On les met par paires une de
chaque côté sur le bôt des bêtes de somme,
pour porter de la ramée, des bottes de paille,
etc. Ces mots sont plus usités au pluriel : b/gos,
coNC&Ls, CROuocs, AROBÂssEs. V. co dernier.
BIGORRÈOU, s. m. Bigarreau , espèce de
cerise très ferme, bonne qualité, et qui affecte
légèrement la forme d'un cœur.
BIGORROUTIÈ, s. m. Bigarreautier, cerisier
qui porto les bigarreaux.
BIGÔS, V. BIGOUÔS.
BIG6u,-r, S. f. Vigueur, force. (Lat. tigor,
m. s.) — V. BiGOuos.
BIGÔUNO, s. f. Oie. Ce mot sert surtout à les
appeler. Rign. V. aOco. — V. bigouôs.
BIGOUÔRXO , bigorno , s. f. Bigorne, f.
enclume à deux cornes. Partie de l'enclume qui
est en pointe. (Lat. bicomis^ à deux cornes.)
BIGOUÔS, BIGÔS, BIOS, Mont, bigôu, Vez, qqf.
BicÀT, S, m. Hoyau, houe à deux fourchons,
dont on se sert surtout dans les pays de vig[nes
10
^
BIL
— «6 -
BIN
pour houer ou piocher la terro. Il est ordinaire-
ment muni d'une panne ou talon tranchant
appelé golôu, placé à Topposé des fourchons,
et dont on se sertpour couper les racines. —
N. Ne dites pas aident, mais hoyau.(B.lal. bigo^
m. s. 4240, lat. ligo, m. s.)
BIGOUÔSSO, BiGÔsso, s. f. Hoyau à fourchons
plus long et à manche plus court, plus com-
mode pour le houage des vignes. Là oîi une seule
forme existe on lui donne le nom de bigouôs.
BIGOUÔT,-o, BiGÔT,-o, s. m. et f.Bigot,-e,faux
dévot, (R. du juron anglais by God, par Dieu.)
* BIGOUSSÂDO,s. f. Quantité de terre soule-
vée d'un coup de hoyau. (R. bigouôs.)
BIGRE, o, s. m. et f. Pendard ; polisson;
coquin; égrillard.
BÎJIO, v. BISO.
BIJOU, s. m. Bijou, joyau.
BIJOUTIÈ, s. m. Bijoutier.
BILAGE, s. m. Village, groupe de maisons
CÂdo bilâge
souQ porldge.
Chaque village
A son langage.
BILitSSO, s. f. Villasse, grande ville.
BILÈN,-o, adj. Vilain, sale; vil, bas. — s. m.
Le vilain par excellence, le diable. V. pàtk.
BILENIÈ, V. BiLONiô.
BILÉTO, BII.ÔTO, s. f. Villette, villote, petite
ville.
BILLÂ, V. a. Garroter, lier fortement au
moyen d'une bille où garrot. Billd VAse signifie
serrer avec une bille la corde qui embrasse
l'âne et le fardeau qu'il porte. — Laisser
aller une barque, un bateau à la dérive, au fil
de l'eau.
BILLET, BiLfr, Mont. s. m. Billet.
BILLÉTO, BiLixo, Mont. s. f. Billet d'avis,
billet de logement, etc.
BILLO, s. f. bill6u, billodôu, s. m. Bille,
garrot, bâton court qu'on passe dans une corde,
dans un lien quelconque pour le serrer par plu-
sieurs mouvements de torsion. On dit en fr. le
garrot d'une scie, d'une malle. (B. lat. billxis, it.
biglia, m. s.)
BILLODÔU, s. m. Garrot. Veilloir. V. bil-
LOUÈR.
BILLÔU, BiLLOuÔT, BILLOT, S. m. Billot, tron-
çon de bois. Garrot, bille. Gourdin, rondin,
gros bâton court.
BILLOUÈR, BILLODÔU, toOliè, s. m. Veilloir,
table à rebord oh les cordonniers mettent leurs
outils et la lampe pour veiller.
BILLOUÔT, V. billoù.
BILO, s. f. Ville. Gens de bilo, citadins. Trisio
de bilo, bicoque. (Lat. rti/a, maison de campa-
gne.)
BILONIÈ, ô, BiLKi^ife, s. f. Saleté, ordures.
Poussière. Ordures du grain non criblé. V.
CARGO, 4. — Enfant polisson.
BILOTÔ, V. BlLÉTO.
BIMBOTIÈ, BiMOTiè, V. bixoutiè.
BIN, s. m. Osier, surtout brin d'osier, jet
d'osier, pléyon, plion. Unplonpôun de bins, une
poignée d'osiers, une petite botte d'osiers. Bin
sédo, brin d'osier uni, non rameux, comme sont
souvent ceux de l'osier jaune ou amarine. (Lat,
timen, m. s. it. riwiwe ) V. binoutiè. — Oqf.
sarment. V. sirmén.
BINA, V. a. Biner, donner une seconde façon
à la terre. V. trinqua, 3 . — Repasser la première
façon d'une vigne pour égaliser le sol et en arra-
cher les mauvaises herbes. — Sarcler et butler
les pommes de terre. Vill. V. bntrbfodôibb.—
V. n. Biner, dire deux messes le même jour. —
Suinter, laisser écouler insensiblement du vin.
Lou tounèl blno, le tonneau suinte. (R. W) —
Pleurer en parlant de la vigne. V. ploura.
BINÂDO, s. f. Binage,' seconde façon donnée
à la terre.
Prov. Fer Sent-Bincén lo binâdo,
Per Sent-Jon lo gronàdo.
« A la Saint-Vincent (22 janv.) le binage, à la
Saint-Jean (24 juin) le grain. »
BINAGE, s. m. Vinage, vin du marché, vin
qu'on paie à quelqu'un après la conclusion d'an
marché, d'un contrat, du louage des domesti-
ques. Argent qu'on donne po\tt boire bouteille
à celui qu'on loue.
BINÂGRE, s. m. Vinaigre, vin devenu acide,
aigre. Un rojouôl de binâgre, un filet de vinai-
gre. ^
BINAL, V. minJLl.
BINÂSSO, s. f. Vinasse, piquette, vin très
faible. Buvando, boisson, abondance. Marc de
raisin qu'on laisse dans la cuve vinaire et sur
lequel on jette de temps en temps de l'eau pour
avoir loxi bi éternel.
BINCAT, s. m. Bâton crochu qui sert à ame-
ner, à rapprocher les branches d'un arbre pour
en cueillir les fruits. Aub.
BINCÉN, BiNCÉNs, n. p. Vincent, saint Vin-
cent, au 22 janvier.
Prov. Touj6ur per Sent-Bincén
L'hibèr perd ùno den.
« A la Saint-Vincent l'hiver perd une dent »,
se relâche de sa rigueur.
BIN
— 27 --
BIP
BWCÈT, JARDÈL, S. -A. s. m. noms des petites
légumineuses grêles et accrochantes comme
certaines espèces d'ers {ercum hirsutum, L.), de
vesces. Graines de ces mêmes plantes. Oquél
blat es pa net, y o dejardèl : ce blé n'est pas net,
il y a de petites vesces. Belm. (R. Le 1*' mot est
le dim. de bin, osier; it. vinco, osier.)
BIXÉT, BiNÔo, s. m. Petit vin agréable à boire.
BIIVÉTO, MINÉTO, OGRÉTO, MUl. HÈRBO-SOLÂDO,
Mont. S. f. Oseille, plante cultivée pour la cui-
sine. Cal blonchi lo binéto par que sidgo bérino,
pour que Toseille soit bonne il faut la blanchir,
lui faire prendre un bouillon. (Les 3 premiers
mots, qui sont des dim. et dont le 2' est l'alto-
ration du I'»*, signifient la plante aigrelette,
ayant l'acidité du rtn, « bi » piqué.)
BIXIÈYRO, s . f. Oseraie, lieu couvert d'osiers.
BINGO, s. f. Jambe. Tiro los bingos, ôtc tes
jambes. Quillâ los blngos, lever, dresser les
jambes. Vill. Se dit plaisamment. Y. cômbo.
BINOGRÈLO, V. porodèlo.
BINOGRÉTO(0 LO), adv. Au vinaigre, avec
un filet de vinaigre. Se dit quand on met un
filet de vinaigre aux œufs frits h la poêle.
BLXOGRIÈ, s. m. binogri6tro, f. Vinaigrier,
vase où l'on tient le vinaigre, oh l'on convertit
le vin en vinaigre.
BINOGRÔUS,-o, adj. Acide, qui tourne au
vinaigre. — Mordant, piquant.
Loyssén dounclo sotiro, éloestropbinogrôuso.
(Bàld.)
BINOSSIÈYRO, s. f. Maie, table à rebord du
pressoir sur laquelle on dispose le marc du rai-
sin pour le pressurer.
*BINOTIÈ, ô, adj. m. usité dans cette locu-
tion 80Û binotiè, sou pour acheter du vin. Avoir
h son binotié^ c'est avoir quelque sous à sa dis-
position.
BINÔUS,-o, adj. Vineux, couleur de vin.
^ Vinifôre, qui produit le vin. — s. m. Haricot
rond couleur de vin.
BINOUTIÈ, BINTIÈ, BIMOTIÈ, BIMHOTIÈ, BIM-
BOTIÈ, s. m. BlMÔTlfeVRO, Est. OMOKi^O, ÀHARIMO,
if. S. f. Amarine, amarinier, osier jaune, saule
jaune, osier blanc, cultivé dans les vignes et
les jardins pour ses jets pliants. Les six pre-
miers noms patois désignent aussi le saule ou
osier pourpré employé aux mêmes usages. (RR.
bin, bim. Les 2 derniers mots viennent d*ofnd7\
amer, à cause de l'amertume de l'écorce do
l'amarîne.)
BINSOUÔC, V. BicouÔT.
BINT, adj. nura. Vingt. Tres-blnis, soixante.
Sièys'bints, six vingts, ou cent vingt, ainsi de
suite jusqu'à dosonoû-bints , trois cent quatre-
vingts. Devant les noms des unités bint prend la
conjonction o pour è, bint~o-ûn, bint-o-détis,
vin^t-et-un, vingt-deux. (Lat. viginti, m. s.)
BINTÉNO, s. f. Vingtaine, vingt environ.
BIXTIÈME, o, adj. Vingtième.
niXTOCINQUÉNO, s. f. Viugl-cinq. Ûno bin-
tocinquéno de lieûros, vingt-cinq livres. On ne
peut pas dire en fr. tingt-cinquène,
niODÈXO, s. f. Viadène, partie de la Monta-
gne q'ii comprend les cantons de St-Amans-
des-Cots et de Ste-Genoviève.
BIODENÉX,-o, s. m. etf. Habitant de la Via-
dène. •
BIOL, bieDlét, buèl, R, | bior, biar, M. cor-
RiÈYROir, R. coRROYRÔu. MUL s. m. Sentier,
chemin très étroit pour une perionne. On dit
SLMiisi biol de pè, bieûlèt de pè. On disait autre-
fois en fr. violet. (Lat. viola, m. s. dim. de cm,
chemin.)
BIOLA, V. BELA.
BIÔLO, s. f. Vielle, instrument de musique
rustique.
BIOLOÛN, BiouLouN, s. m. Violon, le roi des
instruments à cordes.
BIOLOUNÂ, V. n. Jouer du violoVi, de la
vielle.
BIOLOUNÂYRE, s. m. Violoniste, joueur de
violon. Ménétrier, violoniste ambulant.
BIÔNDO, BiÉNDO, BiANDo, M. RÉNDO, Cam.
s. f. Récoltes, fruits de la terre. Oquéste on mon-
quo pas biôndo, cette année il y a abondance do
fruits, de récoltes. (B. lat. vivanda, m. s. on iL
mets.) — Lo biôndo plo portido fo pas mal o
degns, les ressources alimentaires bien parta-
gées ne font mal à personne. — N. Dans le
vieux fr. le mot viande avait le même sens. Il
est restreint aujourd'hui à la chair de boucherie
appellée en pat. car, et biândo par néologisme,
ou qu'on emploie là ou biôndo se dit réndo. S. -A .
BIORNÉS, s. m. Béarnais, du Béarn. — Châ-
treur. V. sonâyre.
BIOTitSE, BiATASB, M, biètJIse, hst. s. m.
Aubergine ou mélongène. V. oCBERoixo. — Vié-
dase, terme injurieux et populaire, dit Besche-
relle, qui dans l'origine signifiait visage d'âne.
Bal pa'n biotdse (bal pab un), cela ne vaut rien,
cela ne vaut pas un zeste. V. mbjôno.
BIOÛ, V. BcoO.
BIOY..., V. BlIîY...
BIPÈRO, s. f. Vipère, serpent le seul veni-
meux de notre pays. {Lat. it. vipera, m. s ) —
On ne doit jamais négliger la morsure de ce
reptile, qui est toujours dangereuse et souvent
mortelle. On peut employer l'alcali ou le suc
L
BIR
— Î8 —
BI^
alcalin de certaines plantes, comme le bouillon
blanc, dont une espèce à long épi semble avoir
été distribuée plus abondamment par la Provi-
dence dans les endroits pierreux et exposés au
soleil aOn de mettre le remède à côté du mal.
A défaut de ces moyens, il faut laver la blessure
à l'eau vivo et cautériser avec le fer rouge , ou
rhuile bouillante, ou même avec une pincôo de
poudre allumée sur la plaie, comme on fait pour
les chiens mordus delà vipère. Le remède doit
être appliqué promptement. Après plusieurs
heures il est souvent trop lard. — Fig. Méchante
lanfnie. •
BIPLO, s.f. Bible, livre qui contient l'Ancien
et le Nouveau Testament.
BIQUÂ, £NTREFOuÔYRs, sotJCLÀ, v. a. Sarclcr,
serfouir, remuer la terre autour des plantes et
arracher les mauvaises herbes. Biner, butter
les pommes de terre. V. entrbfouôybb.
BIQUÉTO, s. f. Binette, serfouette. V. bicât.
BIRÂ, V. a. Tourner, retourner. (B. lat. tirare,
m. s. it. virare, virer, terme de marin ) On disait
autrefois en fr. virer et les marins le disent en-
core. Bird Viste, tourner la broche. birât iou
cap, la lôte lui a tourné, il a perdu la tête. Ou
bird tout dejôust dessus, mettre tout sens dessus
dessous. Bird Vuèl, mourir, trépasser, parce
qu'à la mort les yeux se retournent et on ne
voit que le blanc. — Faire retourner, ramener
ou chasser. Bird los fédos, ramener les brebis
qui s'écartent. Bird lo cdbro, chasser la chèvre
qui fait du dégât. — Verser, renverser. Bird lo
corrddo, verser la charretée. — Fausser, rebou-
cher un tranchant. Ày birdt Iou tal de loddillo,
J'ai rebouché le tranchant de la faux. V. tàlbirâ.
— Dévider. Bird de fiol, dévider du fil. — Châ-
trer. Bird tous moutôus, châtrer les béliers. —
Défoncer par tranchées. V. -palobira. — Bird
lou^ ferres, los fôundos, ruer. — Bird los butos,
périr en parlant des bêtes à cornes. — Répli-
quer, relancer, répondre vivement. Lou Vaij
birdt cCmmo cal, je l'ai relancé comme il faut,
je lui ai rivé son clou. — Bird lo bounéto, chan-
ger brusquement de ton. — v. imp. Tourner,
retourner, au jeu de cartes. De que blro ? de
quoi tourne-t-il ? Blro de curs, il tourne, il re-
tourne de cœur, la retourne est un cœur, ou la
triomphe est un cœur. — v. pr. Se tourner, se
retourner. Biro-té, tourne-toi. Tournas bous
bird, revenez-vous en, revenez sur vos pas. —
Tourner, se cailler et aigrir en parlant du lait.
Aigrir en parlant d'une crème. — Tourner, ai-
grir en parlant du vin. V. rebocl/. — Tourner,
en parlant d'un chemin, d'une ligne , d'une
limité. Lou comi se biro , le chemin tourne (à
droite ou à gauche). — Se soucier, se mettre en
peine avec le sens négatif ou ironique. Jfen' bin
be, men* bire côumo de l'an crdnto, je m'en soucie
bien, je m'en soucie comme de l'an quarante,je
m'en bats l'œil, je m'en moque. — Sen' biro pa$,
il ne s'en soucie pas, il n'en désire pas, il n'en
veut pas. — V. n. Changer en parlant du temps.
Lou tems o birdt, le temps a changé. — Com-
mencer à bouillir.
BIRÀDO, s. f. Tournant, détour, courbe.
Préne pla lo birddo, décrire la courbe voulue
avec un véhicule ou autre chose pour éviter les
accidents au détour des rues, des chemins. —
Action de revirer, de retourner la charrue,
l'araire, de ramener les animaux qui s'écartent.
Oquél co sap fa los birddos, ce chien sait rame-
ner les animaux qui s'écartent, les brebis. Dans
ce sens on dit aussi b^ro. — Fig. Émotion de
peur, bouleversement. V. corobirado.
Noujomàypus, Jonéto, ùno Xi\o birâdo;
Met-mé lo mo sul cur, béjo coussf me bat.
(Peyr.)
BIRÂDO, biràgo, v. juèl.
BIRÂL, s. m. Tour, action de tourner la main,
les yeux. Dins un birâl de mo, dans un tour de
main, en un instant. Dins un birdl d'uèl, en un
clin-d'a?il.
4. BIRÂT, ADO, part. Tourné, retourné, aigri.
Lach birdt, lait tourné. Tal birdt , tranchant
rebouché, et au fig. obûre lou tal birât, n'avoir
point d'appétit.
2. BIRAT, s. m. Action de revirer. V. bibîdo.
— Tour. D*un birdt de ma, dans un tour de
main. V. birâl.
BIRAÛLO, comme bidalbo.
BIRÂYRE, o, s. m. et f. Celui, celle qui re-
tourne sur l'araire la javelle déjà battue.
* BIR6ÂSS0, V. bbligas ; mirgâssb.
BIRGINÂL, o, adj. Virginal.
BIRGINITÂT, s. f. Virginité.
BIRGOULÙSO, s. f. Virgouleuse, poire fon-
dante d'hiver.
BIRISSO p.BELISSO.
BIROBEQUiX, BERLBQUIN, BBRBEQUIN, S. m.
Vilebrequin, outil de menuisier et de serrurier,
qu'on arme d'une mèche et qui sert à forer.
Le mot français lui-même est altéré. Il faudrait
virebrequin, de tirer, tourner, et brequin, mè-
che, pointe.
1. UiROKOUÙLTO, BIROBÔLTO, BOUÔLTO, S.-
Ch. s. m. Dolour, contour, tournant d'un che-
min. Oquél comi fo pas que de birobouôlios, ce
chemin cstploin de détours. On dit aussi/î:>rfV«^<?*-
2. BIROBOUÔLTO, s. f. Culbute , tour que
fait une chose sur elle-même en tombant, en
m
-8^-
BIS
versant. lou cdrn o fàèho ûno birohouôUo, le
char a versé et fait un tour sur lui-même. (R.
Ce mot est composé de birà et de bouôUo, it.
tolia, tour.)
BIRO-BOUÔLTOS, s. m. et f. Déhanché, ée,
celui, celle qui boite des deux hanches, qui fait
un détour à chaque pas.
BIROBOUQUÂ, V. a. Renverser et mettre sur
l'ouverture. Birohouquà lou forrài, renverser le
seau sur son ouverture. V. obouquâ. (R. birâ,
obouqu'i.) Cass. — Mettre sens dessus dessous.
f BIROBOUQUÉT, s. m. Bilboquet, jouet com-
rposé d'une boule ou bille, percée d'un trou, et
d'un bâtonnet tourné, terminé en pointe d'un
côté et en petite coupe de l'autre, et auquel la
boule tient par un cordon. (R. Le mot patois
doit être altéré du français qui signifie bille,
boule, et petite bouche, ouverture, c'est-à-dire
la petite coupe qui reçoit la boule.)
BIROCOUTÔU, s. m. rocssôno, f. Brignon ou
brigon, espèce d'abricot jaune dont la chair
n'adhère pas au noyau.
BIRODÉN, s. m. Tourne-à-gauche, outil qui
sert à donner de la voie à une scie, c'est-à-dire
à écarter les dents à droite et à gauche pour
qu'elle aille mieux. (R. Ce mot signifie tourne
^ dent.)
BlRODlS,-so, adj. Roulant, qui tourne. —
Versatile, inconstant, impressionnable ; timide,
peureux.
BIRODÔUYROS, debirodôuyros, Ség. daba-
KADÔCtnOS, S.-.4. BSGÔGNOS, Ség. s. f. pi. TORO-
BécL, Mill. s. m. Dévidoir, travouil, instrument
qui affecte des formes diverses selon les lieux
et qui sert à dévider le fil, à mettre les madai-
' ses ou grands échevaux en pelotons. La forme
la plus simple se compose d'une tige fixée à un
pied et au sommet de laquelle tournent, croisés
à angles droits, deux bâtons munis vers leurs
extrémités de broches ou chevilles qui tiennent
tendu l'écheveau qu'on pelotonne. (RR. Les
premiers mots viennent de bird et daband,
dévider; le dernier du lat. tarât ella, tarière à
cause de certaine ressemblance entre la tarière
emmanchée et le travouil )
BIROGAOCH, s. m. Gifle, soufflet. Mill.
BIROLO, V. BiROuôLo ; gr^llo, 2.
BIROMÉN, s. m. Changement. Biromén de
^m«, changement de temps.
BIRONIÈ p. BiLONiÈ.
*BIR0.POSCÀDO, s m. Plat muni en dessous
d'un petit pied circulaire, et dont on se sort
pour retourner les crêpes à la poôle, comme
son nom l'indique, et pour les servir à table.
BIRORO, V. BlROULfiT.
BIRO-SOULÉL, s. m. Tournesol, plante du
genre hélianthe, dont l'énorme fleur radiée se
tourne toujours vers le soleil, comme ses noms
l'indiquent.
BIRÔU, BMBiRÔu, S.-Gen. s. m. Vrille, f. fo-
ret , gibelet. (R. birâ.) — N. Dans ce pays
les ouvriers et les marchands quincaillers di-
sent avant-clou, mais ce mot nous paraît gros-
sièrement forgé, d'autant plus qu'on se sert de
la vrille pour pratiquer surtout les trous qui
doivent recevoir des chevilles et non des clous,
et qu'alors il serait plus exact de dire avant-
cherille, mot tout aussi grossier. C'est donc
l'ignorance du mot ou des mots français qui a
fait employer ce méchant terme d'avant-clou
qui ne se trouve dans aucun vocabulaire et que
le bon goût doit bannir de l'usage. Le foret,
dont on distinguo plusieurs formes,- sert à forer
les corps durs. Le gibelet ne se termine pas,
comme la vrille et le foret, en pas de vis ; il
sert surtout à percer les tonneaux dont on veut
déguster le liquide. On dit mettre le foret, le
gibelet dans un tonneau.
*BIROULÀ, V. a Mettre une virole ou ûti
anneau de métal à un manche pour l'empêcher
de se fendre.
BIROULÉT, s. m. bir6ro, s. f. Tourniquet qui
sert à faire tenir un devant de cheminée, une
porte d'armoire. V. bortouèlo.
BIROUNA, V. a. Percer, forer avec un vrillon,
une tarière moyenne. (R. birZuno.)
BIROUNDÈLO, birôurdo, hiroundèlo, s. f.
Hirondelle , particulièrement l'hirondelle de
cheminée. (Lat. hirundo, m. s.) — biroundèlo
DE MAR, la guiffette ou hirondelle de mer. On en
distingue deux, l'une blanche et l'autre noire.
BIROUNÊL, s. m. birounèlo, S.-A. s. f. Vril-
lon, petite tarière. (R. birôu.)
BIRÔUNO, s. f. Vrillon, grosse vrille, tarière
de moyenne grosseur, terminée en vis, à bords
fouillés et retournés. (R. birôu.)
BIROUÔLO, birôlo, birôro, BÉTRO,S.-Bcatcz.
béyrio, Mont. s. f. Virole, petit anneau de métal
qu'on met au bout d'un manche pour l'empê-
cher d'éclater, de s'user. (Lat. viriola, it. tiera,
m. s. Mots venus du celt. oîi le primitif signi-
fiait bracelet d'homme, anneau que les guer-
riers portaient au bras, et qu'on retrouve en-
core en fouillant des dolmens.) — Anneau dont
on se sert pour emmancher la faux.
BISÂ, V. BISOILLA ; GUINDA.
BLSAGE, s. m. Visage.
BISÀRRO, s. f. Tiretaine. Mont. V. sârgo.
BISAÛD,-o, V. coMiAS.
BISBIL, s, m. Bisbille, f. petite querelle,
BIS
— 30 -
BISCALÉNT,-o, adj. Chauffé plusieurs fois
de suite. Four biscalént, four plusieurs fois
chauffé sans intervalle de refroidissement com-
plet. (R. du lat. bis, deux fois, calens, chaud.
Jonq.)
BISCAYRE, s. m. Biais. Coupa de biscdyre,
couper de biais, obliquement, par exemple, une
étoffe. De biscâyre, à fausse équerre. (R. Ce mot
signifie double angle , parce que toute ligne
oblique coupe en deux Tangle droit.)
BISCOMÉN, s. m. Dépit, mécontentement.
(R. bisqua.)
BISCORÈLO, V. BUSQUÉT.
BISCUIT, s. m. Biscuit, espèce de pâtisserie.
— Biscuit, pain dur pour les marins. — Bien,
avoir. Ex. lrgotari. — Haut de la hanche près
de la queue des bœufs gras. Derrière de la
cuisse des porcs gras.
BISE, V. BIT, i .
BISÈCLE, s. m. Biseigle, bisaiguë, f. outil de
cordonnier en os ou en bois dur, qui sert à polir
les talons et la tranche des semelles.
\. BISÉT, s. m. Biset, pigeon de roche. —
Mâle de la grenouille, reconnaissabie à sa cou-
leur brune, plus foncée que dans la femelle.
Mont. (R. du brel. bis, noirâtre.)
2. BISÉT,-o, adj. De couleur de biset, d'un
brun blanchâtre.
BISIEU, s. f. Vision, révélation. — Chimère,
utopie, idée folle.
BISIEÛNÀRI,-o, adj. et s. Visionnaire, uto-
piste ; idéal , extravagant , qui a des idées
folles.
BISIÈYRO, s. f. Visière. On dit mieux alo.
BISIPLE. o, adj. Visible ; clair, évident.
Ocouô's bisiple, c'est évident.
BISIPLOMÉX, adv. Visiblement.
BISITÀ, V. a. et pr. Visiter. Se visiter.
BISiTO, s. f. Visite.
BISITOTIEÛ, s. f. Visitation.
BISO, Bfjio, Mont. s. f Bise, vent du nord.
Bijio négroy vent nord-nord-est, appelé bise
noire, à cause des nuages qu'il amène. Bijio
rôiisso, vent est-est-nord. (R. du bret. bis, noi-
râtre.)
Prov. Biso fouôlo
Dins très jours es mou61o,
Ou noQ jours demouôro.
« Quant la bise est violente, elle faiblit dans
trois jours ou souffle neuf jours, »
Prov. Biso regognôuso
Dins très jours plubiôuso.
« Brise grondeuse dans trois jours est plu-
vieuse. >
BIS
Prov. On lo biso
Lébo to comiso,
On l'oltô
Couoy toun po.
« Avec la bise fais la lessive, avec raiol
cuis ton pain. »
Prov. Lo biso qu'estibo, Vo\i6 qu'hibèrno
Romplfssou lo cosèrno ;
Lo biso qu'hibèrno et rolté qu'estibo
FoQ l'onnâdo queytfbo. i
€ Quant la bise souffle l'été, et l'autan l'hiv^
la récolte remplit le grenier (cosèrno est d
abusivement pour la rime) ; quand le coDtri|
a 4^eu l'année est chétive. >
BISOGÛT, V. BESOGÛDO.
*BISOILLÂ, BiSA, V. a. Irriter, gercer la p
ce qui arrive lorsque, avec la bise, la
éprouve le frottement d'un tissu de laine.
BISOILLAT, ÂDo, BisÂT, ado, part. I
gercé par le froid et le frottement d'un tissa
laine, du pantalon, par exemple.
BISPOILLARGO, s. m. Brise-tout, éto
Mont.
BISPRE, o, g/spre, o, Mill, isprb, o, isr
Larz. ispr6us,-o, coNi,-No, YilL adj. Apre,
acerbe, astringent, en parlant des fruits q
sont pas mi'irs. Pôumos blspros, pommes s
âpres. — Acide, aigre, en parlant des ogi
du vinaigre, etc. Dans ce cas on dit aussi /b^
Es fouort qu'empouôrto lo mdysso, il est si
qu'il emporte la mâchoire. (Lat. asper,
aspro, âpre au goût. V.conls.)
BISPRÔU, cisPRÔu, isPRÔu, etc, s. f.
acidité, aigreur, qualité de ce qui est a
sur, âpre au goût.
BISQUA, V. n. Pester, éprouver du dépi
ditfamil. bisquer,
BISQUIÔCH,-o, adj. Trop longtemps I
sur le feu. Se dit, par exemple, des chat»
trop longtemps laissées au séchoir. Cosi
bisquiôches, Châtaignes trop séchées. Cam.
lat. bis coctuSy deux fois cuit.)
BISSÂ, V. a. Visser, faire tenir avec des
BISSÉS, BissËx, adj. des 2 g. Bissextile.
Prov. N'ogés pas pou de l'onnido bi
Mais d'oquélo d'obôntetd'oquélod'i
« Ne craignez pas Tannée bissextile,
celle qui précède et celle qui suit. »
BISSINO. V. BESSfNO.
BISSOL,]v. BISSOUÔL, URNISSOCéL.
BISSOULÂT, ADO, adj. Bourgeonné,
de bourgeons ou boutons, en parlant delà
Bisdge bissoulât, visage bourgeonné.
BIT
- 34 -
BLA
BISSOUNA p. mssouNÂ.
BISSOUÔL, BissôL, s. m. Bouton, petit clou
i vient à la peau. Es tout coubèrt de bissouols,
est tout couvert déboutons, il a une éruption
tout le corps. V. broutodnodûro.
rST,-o, part, de bétrk. Vu.
*BISTÀILLOS, s. f. pi. Visite faite en vue
m mariage pour connaître maison, gens et
s. Oa dit fa bistàillos ou bistoillâ, Peyrot
[heurensement employé ce mot en parlant
e saisie de biens meubles opérée par huis-
I, sauf lou respect , quond Templegat de
ÛQOpogesio dintro perfabistdillos, [téillos
[qu'empéurto cremàl, forràt, oulo, peyrél,
^mèstro, se poudiô. li tourseriô lou col.
ISTEp. BITB.
>T0, s. f. Vue, le sens de la vue. Lo bisto
}U(>rc/io, la vue se raccourcit. pèrto de
?, à perte de vue. (It. tista, m. s.)
[ilSTOILlA, V. n. Visiter une miîson et
idre connaissance de la famille et de la for-
en vue du mariage. (R. Ce mot est con-
lé de l'expression visiter en détail.)
WOILLADO, s. f. Visite, revue, examen.
ttSTOILLAYRE, s. m. Celui qui visite une
)û en vue d'un mariage.
rÔU, s. m. Pupille, prunelle de Tœil,
ivisuel. Me sou touqudt lou bistûu^ je me
[lait mal à la prunelle de Tœil.
"rOUQUÉT, s. m. Ecervelé, évaporé, tête
5T0CR1C, s. m. Bistouri, instrument de
ien.
JTODRXÈL, V. ISTOUBNÈL.
BISTOURTIÈ, s. m. Bistortier, pilon en
ou autre bois dur.
BISTOURTIE, BiSTOURTRiÈ, Ség. roullo-
'^Entr. s. m. Rouleau, instrument de pâtis-
li sert à étendre la pâte.
I^Brr, s. f. BICH, BITS pi. BITSPS, BISB, S\-/l.
OBiT, Mill. GOBÏT, EspL gol/s, sirmên ,
s. m. Pampre, coupé. Un plonpoûn de
le poignée, une javelle de sarments. (Lat.
▼igné.)
[BIT, s. f. Cordon ombilical. Coupa lo bit,
le cordon ombilical.
', s. m. Vis, f. V. OBir plus usité.
tilLLO, BiTuJLiLLo, s. f- Vitaille, victuail-
Svres. (Lat. victualia, m. s.)
^,BîsTB, adv. Vite,
s. f. Vitesse.
10, s. f. Victime.
tN, adv. Vite.
KlK&O» iiGTÔBio, arch, s. f. Victoire.
BITRÂ, V. a. Vitrer, mettre des vitres ou
carreaux de verre à une fenêtre.
BITRÀGE, s. m. Vitrage, ensemble de vitres
ou carreaux do verre. Pouurto en bitràge,
pouortO'bitro , porte vitrée, dont le panneau
supérieur est composé de vitres.
BITRIÈ, 6, s. m. Vitrier, ouvrier qui place les
vitres.
BITRIÔL , s. m. Vitriol , acide sulfurique.
Cet acide brôle les chairs et ronge le fer lui-
même.
BITRO, s. f. Fenêtre avec carreaux de verre,
X. En fr. le mot titre signifie carreau de verre,
ou Tensemble des carreaux d'une fenêtre.
Coupa to8 bitros, casser les vitres. (Lat. tilrum,
m. s.)
BLACO, s. f. Espèco di^ cliêne-vert. — Bois
en grume (non écorco) dtî jt?uncs chênes. —
Gaule. V. gaOlo.
BLÂGO, s. f. Blaguo, sac h tabac. — Blague,
babil.
BLÂME, s. m. BlAmc.
BLÀNDO, V. BLÔNDRR.
BLANNÉGRE p. blat-négrk.
BLAR, adj. m. Bhmpâle. Uvlsblars, yeux d'un
bleu pâle. Mont. (R. ail. blas, pâle; gall. blawr,
vert, bleu.^
BLARMA, V. n. Défaillir, se pâmer. Arch.
V. BLEVMÂ.
BLASE, n. pr. Biaise.
Prov. Per Sent-Blése
De nèû jûsqu'o lo couo dol'ase.
« A la Saint-Biaise (3 février) de la neige jus-
qu'à la queue de Tâne. »
BLASI, s. m. Svcomore. Lars.
BLAT, s. m. Blé, froment. Toute espèce de
céréale bonne pour la nourriture de l'homme.
Oquly odepoulit blat, voilà du beau blé. Blat
morséncM^ de mars. Blat hibeménc, blé d'hiver.
Blat ogonit, blé retrait, maigre ou ridé. Blat
corbounàt, blé niellé, charbouillé. Blat corgât,
blé qui n'est pas net, oîi il y a do l'ivraie et au-
tres mauvaises graines. (R. sax. et celt. blad^
m. s. d'oîi bladum dans le b. lat.)
BLAT DEL DIÀPLES , blat-felût , s. m.
HÈRBO DE RAT, Réq. S. f. Orgo queue de rat,
espèce de graminée du genre orge, commune
au pied des murs.
BLAT-NÉGRE, blanxégue, s. m. Blé noir, ou
sarrasin, cultivé dans le Ségala et la Montagne
pour la volaille. On en fait aussi des pains
plats et des crêpes. V. poscocnôo.
Prov. Que lou blat-négre o Sent-Bornobè
Sons semené noun siégo ;
t
BLË
— 3t —
fiLO
Mes, s'otohé ol comp èro trop bel,
Se reduiriô en bufddo.
€ Que le blé noir soit semé h la Saint-Bar-
nabe (41 juin); mais néanmoins s'il était trop
vigoureux en herbe il se réduirait à rien. »
* BLAT-NEGRIÈYRO, blannkgrièyro , s. f.
Champ de blé noir. S.-Sern.
BLAYO, s.f. Nom donné aux vaches blanches.
BLÉDË, V. BLfiDo ; bles.
BLEDERÂBO, chôuto, VilL s. f. bledbràbe,
Nant. s. m. Betterave, plante potagère qu'on
cultive pour ses grosses racines pour l'alimen
tation des animaux. Dans les provinces du nord
de la France on la cultive en grand et on en
fabrique du sucre, (R. blédoràho.)
BLÉDO, BLÉDB, s. f. Blette, bette ou poirée,
plante potagère. Ses feuilles, très douces au
toucher, sont bonnes pour soigner les vésica-
toires. (Lat. hela, en it. hiela, m. s.) — Fig.
Personne faible, flasque, qui manque de force
de caractère.
BLEGÂ p. boulegJL.
BLÊME, o, BLÈYME, o, adj. Blême, pâle.
BF^ERMA, BLARMA, BLBSMA, BLBYMA , BLOTBIA
BLAYMA, V. n. Blêmir, pâlir. Se pâmer, défaillir,
avoir une défaillance. (AU. blds, pâle.) V.
BSTOBONÎ.
BLES,-o, BLÉDB, O. Aspr, pec,-o. Mont, qué-
QUB, o, Ség. BfiGUB, o, adj. Bègue, qui bégaie,
qui a un défaut de langue sensible. (Les deux
premiers mots rappellent le lat. blœsus, et le
grec pikaKrbç, m. s. les autres sont des onoma-
topées.
BLÉSE, s. m. Mèche de coton que Ton met à
la lampe à queue. S.-Sern. V. méco.
BLESSEJÂ , BLEDBJA , PBQUEJÂ , QUBQUEJA ,
BBGUBJÂ, V. n. Bégayer, avoir un défaut de lan-
gue qui empêche de prononcer distinctement.
V. BLES.
4. BLÉSTO, s. f. Schiste, m. roche à texture
feuilletée, commune dans les terrains de tran-
sition et môme dans le grès bigarré. Il y a les
schistes micacés, fréquents dans nos terres à
seigle que nous appelons Ségala; les schistes
talqueux, etc. Pèyro de blésto, pierre de schiste,
ou schisteuse. — Pierre plate. Vno brdbo
blésto, une grande pierre plate. Ailleurs on dit
tieGlâs, laOso.
2. BLÉSTO, s f. Rameau de genêt. Faij-mé
possâûno blésto de ginèst, donne-moi un rameau
de genêt, un genêt. S.-Ch, (B. lat. blesta, touffe
de cheveux, toupet, en vieux fr. bleiate.) — Grand
écheveau de fil. Y. mobâysso.
BLESTÔU, s. m. Petit rameau de genêt. —
Petit écheveau de ûl. S.-CA. Y. bscôgro.
BLESTÙT, UDo adj. Schisteux, qui se dÎTM
en lames» en feuillets en parlant des roches.-
Fig. Filandreux, qui a des filandres, comme di
fils durs. Car bleslûdo , viande filandreuse.
BLET,-o, belét,-o, beletât, Ado, FLococ,i
BENTREM0UÔL,-0, MOL'0L,-O, CARPE, O, adj. Bid
blette. Se dit de certains fruits qui devienoÉ
mous et dont la pulpe change de couleur. U
nèfles, les sorbes et certaines espèces de
res sauvages ne sont bonnes que quand e)
ont bletti ou blessi. Oquélos péros sou bl
bentnmouôlos, ces poires sont blettes. —
dit aussi clouco. Los nespôulos sou pas bét
que quond sou clôucos, les nèfles ne sont boi
que quand elles sont blettes. Y. clôuco.
* BLETÔU, s. m. Clou rivé de? coulei
ciseaux, etc.
* BLETOUNÀ, V. a. Clouer la lame d'un
teau, y mettre des clous rivés. Faire la m{
opération à des ciseaux, etc.
BLÈYAU:, V. BLÊME.
BLIGÀSSE, o, V. aûbobIt.
* BLIMÂ, V, a. Faire plusieurs tours d'(
lier à plusieurs tours avec un osier. S.-S«
* BLiMÂDO , s. f. Plusieurs tours d'(
comme ceux qu'on passe à un cerceau.
* BLIMO, s. f. Partie la plus souple et la
nette d'un osier,
BLIOUSSÂ, V. n. Ressuer ou ressuycrj
ressuyer, perdre Thumidité intérieure,
partie des sucs. Se dit des raisins qu*on ei
au soleil pondant quelques jours, des cl
gnes fraîches qu'on étend deux ou trois
sur un plancher avant de les mettre en tas;
qu'elles perdent leur humidité et se consc
mieux. Fa blioussâ de roslns, de cosi
faire ressuer des raisins, des marrons.
Montb.
BLIÔUSSE, o, adj. Ressué, ressuyé,
perdu son eau, son humidité intérieure.
bliousses, costpgnos bliôussos, raisins n
châtaignes ressuyées.
BLOCÂS, BLAGAS, BLOTuÂs, Mont. s. m.
neau, jeune chêne. Brin de taillis,
rameau. Y. goilloxâs.
BLOCHI, blachi, s. m. Sceau en tôle
cuivre étamé pour l'eau. C'est le mot dij
qui en vieux langage signifie la coupe que
appelions bossino. Y. forrJLt.
BLOCHINÂT, BLACHIMÀT, V. FORRODÂT.
BLOCOSSADO, blacassado, s. f. Tail
chênes qui ont plusieurs années. Le
plus jeune se dit goi.lloustâdo. (R.
*BLOD£JÂ, BLADBJA, BLODUAt MQBL
Faire le blé, produire le blé. (R. ({ta^.)
«-0
— ^83 —
ffiiO
rPwwr. lfciy>blodéjït),
Jiin feaéjo.
'Mai Mie blé,: juin fait le foin. i>
JLODÉTO, jmAnllTD, s. f. Biadeitfi, bUde,
[été de froment.
IdO, BBL'éiiso, 3. f. Bkmsie.
iOGAYflfi, o,iBipQÛR,-o,.adj. et s. Blagueur.
Ol,-Y. pocsQqfeiii.
ïOMÂ, BLAJiÀ, y..ja. BUiEier.
mi£lEy cadj. Blâmable.
BLOXC,-o, BLANC,-o, adj. Blanc. .Pa blonc,
fManc. Fa ^.bléneo, faire un faux bond ,
Iqueriàune promesae. Rater en /parlant
je arme à feu. (B. lat. hlancus , esp.
K it. iioneo^ ail. M aogl. blank , goth.
:*, m. s,)
[BLONC.BitiifC, 3. m.:Le blanc, la couleurj
Iche. Ce qui .est blanc. Lou blonc deVuèl, \
lanc de l'œil. Lou blonc de l'tuoû, le. blanc'
jr'œaf, la glaire. V. glItro. — -Blanc,!
mae monnaie qui valait cinq deniers. On-
ïcoTesiiys^ blancs, pour deux- sous et demi.:
^ONCD'ESP-ÂGNO, s. m. Blanc dfEspagne, !
préparée dont on se sert pour divers usa- j
[pour nettoyer les vitres.
INCm, BLAinQfii, V. -a. et n. tBlanchir. V.
|cf. — Blanchir, faire prendra un bouillon à
|ille, etc. pour lui faire perdre son acidi^,
icreté. ^V. aocBoni , piEBOULf.
INGH|È, ' 6, ili^/. s. m. Mégi&sier, celui
ipréte les peaujc pour la gantorie et autres
ouyrages..Le.Qiégis$ier est appelé blon-
|parce qu'il prépare les peaux en blanc,
INCHISSA.GË» s*. m. Blanchis&age, lavage
IXCHISSDSO, BLONCHissôuso, s. f. Blan-
fease.
WCHORIÈ, 6, s. f. Mégisserie, art, ate-
leméglssier. y. coLgcifevRo.
ft'COU, sLAr«(xSi],,s. f. Blancheur.
INCOdS, BLAlVCél2S,3LaNQUIJf6uâ,Bl4ANQDI-
^70, 4idj.' Blanchâtre, tirant sur le blanc.
tNDE,.o, Jft7Z..jiLAifDo, 3Î, BLÔUNDE, Cari.
\. 8. f. Salamandre, reptile noir et jaune,
>le à un Jézard, à la marche lente. Sa
^t couverte, d'une humeur visqueuse qui
lise pendant quelques instants l'action du
se qui fit croire aux anciens non seulement
je était inoombustible, mais même qu'il!
kit de la jeter dans un incendie pouri
idce. La. salamandre est regardée comme |
;ereuse par nos .paysans qui croient!
jette du venin et peut tuer un bœuf dins
lu, en soufflant neuf fois, et un homme,'
l^ttf. ,Toiit Cfela est faux ou du moins j
-,ex«géré. Cependant .l'idée de .ses xpropri^t^s
malfaisantes remonte très haut, si nous .^n
Jugeons par l'étymologio de son nov: finançais,
latin et grec,, le ménie dans c^ trois langues,
et qui, dans cette dernière, aînée des autres,
signifie agitation, .trouble des étables. (R. Les
,mots, patois, signifient la blonde, lAJaime et^font
allusion à sa couleur, jaune.)
BLONNÉGRO, BLaiviusaRlkTo, s. f. Un pain de
;blénoir. S.-CA. V. blàt^ji^gub.
BLONQUEJXt BLi^i^Quvjii , .blonqlixà, BLOif-
QuiNEjÀ, V. n. Blanchir, n. devenir blanc; être
blanc. Qu'es oquél hou$tâl.jque àlonquéjo obdl?
Quel est cette maison blflnche que npus venons
là-bas? [queji...
Quond l'hèrbo dins lou prat couméqço o blon-
(Prtr.)
4. BLONQUÉTO, jil4vqc^to, s. f. Blanquette,
espèce de raisin blanc. C'est avec oe eaisin
qu'on fait la blanquette de Limoux en ûûsoogne
et on Languedoc. — Espèce de guigne blanche
ou cerise douce blanche.
2. BLONQUÉTO, FBLÔUGîy.o, Jfii^..HtoBD m lo
.BLOifQuÉTO,.DB los<borrij6os , S. f. ChéUdoino ,
vulg. éclaire, plante à fleur età suc jaune, qui
croît sur et contre les murs. On l'appelle vulg.
éclaire ou grande éclaire piarce qu'on s'en est
servi contre les taches de la cornée de l'œil au
blanc de l'œil, ce qui a fait donner aussi ep
patois le nom de blonquéto. Son suc légèrement
corrosif peut faire disparaîtra les verrues
après «plusieurs applications sur le vif. Ses .ra-
cines et le bas de la tige macérées 24 heures
dans dp vin blanc fournissent une potion efii-
cace pour guérir la jaunisse. Un verre ou deux
pris un ou deux matins à jeun sufflsent,poqr
cela.
BLONQUi, BLONcnf, v. a. Blanchir, «rendre
blanc ; passer un lait de chaux. Blonq%dun hous-
tàl, blanchir une maison. — N. Badigeonner en
fr. ne se dit pas du blanc, mais des autres cou-
leurs. — V. n. Blanchir, devenir blanc.
BLONQUINÂ, V. BLONQUBJA.
BLONQUINÔUS, v-Ibloiicôus.
4. BLOQUA, blàoua, V. n. Faiblir, céder sous
le poids. (Gr. pUÇ, ]3>axoç, mou.)
2. BLOQUA, FoûTi, Séx), monquJL, v. n. Man-
quer, ne pas produire, ne .pas donner.; faire
défaut. Los bignos oô bloquât, les .vignes ont
manqué, n'ont pas donné. Lou poïs foUUit, la
récolte a manqué. Vestoumdc H faûto, la poi-
trine lui fait défaut.
BLOQUi, BLAQui, V. n. Défaillir, s'évanouir.
V. BSTOBo^f. — Se faner, se flétrir sans l'action
de la chaleur, du s^oleil en. parlant des végétaux
11
BOB
— 34 —
BOB
coupés. Ou cal doyssd bloqui, il faut le laisser
se faner. V. blioussI.
BLOSFEMÂ, BLASFsai, t. a. et n. Blasphémer.
BLOSFEMÂYRE, o, blosfemot6u, tur, s. m.
et f. Blasphémateur.
BLOSFÉME, BLASFÈMB, s. m. Blasphème.
BLOSSÂ, BLAssJL, y. a. Blesser, faire une
blessure. — v. pr. Se blesser.
BLOSSODÛRO, BLASSADÙRO, M. s. f. Blessure.
'^ BLOT, s. m. Rebord en forme d*anneau qui
le trouve autour du goulot d'une bouteille.
BLOTIMÂ, y. BLBRMi.
BLOTUÂS, V. GIHBLlS.
BLOUCÂR, y. goucoumar.
BLÔUCO, BÔucLo, S. f. Boucle. Blouco d'orgén,
boucle d'argent. Defâ lo boucla, déboucler ,
dégager l'ardillon de la boucle. V. ordoillôu.
BLOUINEJÂ, y. pocsquinI.
BLOUInO, V. pousquIno.
BLOUND, B, o, adj. Blond, qui a les cheveux
blonds.
BLÔUNDE, y. bl6ndb.
BLOUQUÂ, bouglI, y. a. Boucler, faire tenir
ayec des boucles.
BLOYMÂ, y. blirhI.
BLU, BLÙTO, adj. Bleu, de couleur bleue.
Blu de cèl, bleu de ciel. Ulh6u$ blus, petits yeux
bleus. RaUbo blûyo, robe bleue. (Angl. blue,
ail. blau, m. s.)
BLU, s. m. bleu, la couleur bleue.
BLUEJi., BLUGUBjJL , y. n. Bleuir, devenir
bleu. Être de couleur bleue.
BLUÉT, BLUTfiT, Ifarc. s. m.BLUÉTo, s. f. Bluet,
plante à belles fleurs bleues, commune dans
les blés.
BLUÉT, y. orniè.
BLÛGrO, BLÙO, y. BELIJGOi
BLUGUEJÂ, y. belcgubja ; bluejI.
BLUÔUS,-o, bluyôus,-o, adj. Bleuâtre, un
peu bleu.
BOBÂ, BABA, y. n. Bayer, répandre de la bave,
de la salive.
BOBAO, babaû, m, dim. boboGdôu, s. m.
Insecte en général. Lous bobaûs foû péri los
coûléillos, les insectes dévorent les jeunes
choux. (Bret. barbaou , spectre , bête noire.)
— La bête noire, l'ogre, être imaginaire, affreux
ou malfaisant, dont ou effraie les petits enfants.
Gâro loH bobaû, gare à la bête noire. — Per-
sonne masquée ou déguenillée.
BOBAÛ DE NOUÔSTRE SÉGNE. Coccinelle.
Y. DBBIGNOTROUÔLO.
BOBAO-LUSÉNT , s. m. Le ver-luisant ou
lampyre ver-luisant. C'est la femelle qu'on
désigne. Dans ce petit insecte la lumière rem-
place les ailes dont le mâle seul est poar?ii.
BOBAO bouge, BOBAÛ DEL DBa6u?i. Insecte
qui dévore les jeunes choux ; c'est surtouth
la larve des lygées.
B0BÂRD,-0, BABARD,-0, m. péj. BOBORDiS,
-so, adj. et s. Bavard, qui parle trop et commet
des indiscrétions de langue en disant ce qu'il
faudrait taire. (Grec ]3â6«5, babillard.) — Qui
promet souvent ou beaucoup et ne tient pas
ses promesses.
BOBÂYRE, o, babJItrb, o, adj. et s. BaYenx,
qui bave comme font souvent les idiots , les
crétins.
BOBIL, bab/l, s. m. Babil, loquacité. — Vanité,
surtout amour de la parure, de la toilette.
BOBILLÂ, babillJL, M. v. n. Babiller, parler
beaucoup et facilement de bagatelles.
B0BILLÂRD.-o,adj. Babillard.
BOBILLEJÂ, y. n. Babiller beaucoup, jaser,
caqueter. (R. bobilld dont il est le fréquent.)
BOBILLEJÂYRE, o, adj. et s. Grand babillard.
BOBIÔLO, BABiôLO, M. s. f. Babiole, faribole.
bagatelle.
BOBIS, babIs, VilL brus, busc, Conq. calso-
TRÉN, s. m. On désigne sous ces noms plusiean
espèces de sous-arbrisseaux épineux, surtout
l'ajonc et le genêt anglais, très commun dans
les terrains maigres sablonneux ou schisteoL
On appelle encore des premiers et du dernier
de ces noms le panicaut ou chardon-rolandet,
la centaurée chausse-trape. — V. pounicâl.
BOBONÂ p. bogonJL,
BOBORDA, bobordbjà, bababdeja, v.n. Ba-
varder, parler beaucoup et mal à propos, à tort
et à travers.
BOBORDÂGE, s. m. Bavardage.
BOBORÉL, s. m. BABARÈL, s. m. bobobUo,
babarèlo, s. f. Bavette, pièce de toile, d'in-
dienne, etc. qu'on met sur la poitrine des petits
enfants baveux. (R. bobd.) — Espèce de tablier
ou partie d'un tablier qui couvre la poitrine. -
Bande que les femmes passaient autrefois snr
la poitrine pour soutenir les seins.
BOBÔTO, BABÔTO, s. f. BABÔT, S. m. Inseclc
qui dévore les semailles, la luzerne. (R. dim.
de bobaû.^ V. NEGRfL.
BOBOUIS, V. BBGdoYs.
BOBÔU, bobôcr,gab6ur, VilL péj.BOBOURisso,
s. f. Vapeur chaude et épaisse, air chaudet
crasse, tel que celui d'un appartement rempli
de personnes ; vapeur d'un four chaud. (Lat.
vapor, vapeur.)
BOBOURÂL , BOBOUBIÂL , BOBOUBIÈ , BOBOC»*
NioL, BABOURÔu, Af. S. m. Evcntouse, f. pe^'^
BOC
— 35 —
BOC
Durertare pratiquée à un four à l'opposé de la
gueule pour donner de Tair. (R. bobôur.) —
Lorsque cette petite ouverture est pratiquée au-
dessus de la gueule elle s'appelle aussi bobour-
md/et plus communément bouquéto.
* BOBOURINÂDO, s. f. Moment de grande
chaleur, où Tair est pesant, oîi l'on a de la
peine à respirer. (R. bobôur.)
BOBÔUYS, V. BBGÔVTS.
*B0CÂDO, S- f. Troupeau de vaches, les
vaches d'une ferme. {R.bdco.)
BOCÂNÇO, s. f. Vacance, la vacance d'un
siège, d'une dignité.
BOCÀNÇOS, s. f. pi. Vacances , jours de
repos pour les écoliers , pour les hommes
d'étude, etc.
BOCCINÂ, bàgginI, m. v. a. Vacciner, donner
le vaccin pour garantir de la petite vérole. Les
parents qui négligent de faire vacciner leurs
enfants se rendent coupables d'une grave négli-
jgcnce. Nous avons vu cette année, 4874, la
variole emporter jusqu'à quatre, cinq, et sept
enfants sur huit dans les familles oh on avait
négligé le préservatif de la vaccine.
I BOCCINO, s. f. Vaccine, inoculation du virus
|qui préserve, au moins pour un temps, de la
I variole ou petite vérole. Cette opération doit
[se faire quand les enfants sont tout jeunes et
1 on doit la renouveler avec d'autre vaccin, si
I l'opération ne réussit pas, jusqu'à ce qu'on ob-
I tienne des boutons de vraie vaccine, c*est-à-
I dire des boutons ronds, ombiliqués au milieu
I et laissant sur la peau une empreinte sigillaire
' et indélébile. La vaccine vraie garantit de la
1 variole sûrement un temps plus ou moins long,
; au moins douze ans ; elle peut garantir toute la
1 Tic. Dans tous les cas, il est prudent de renou-
veler l'opération sur les adultes surtout à l'ap-
proche de l'épidémie.
BOCÈL, V. BOTODÔDTBO.
* BOCELÂ, bàcelJL, v. a. Frapper le linge avec
la batte quand on le lave. Frapper, battre quel-
qu'un, le secouer rudement.
BOCHA, v. a. Bâcher, couvrir avec unebâchOi
ou une toile, une voiture, une charrette, etc.
BOCHArd, v. BoniGifôc.
BOCHÈL, v. brossèl.
BOCHÉNS, V. BossÉN.
BOCHOCONADO, v. bochoncado.
BOCHONA, bachànâ, S,'A, BOJONi, Espl. v. n.
Blanchir, faire tremper dans l'eau chaude,
échauder des légumes, etc. Fa boehond déposes;
blanchir des pois. V. bojona, deboulI.
|. BOCHOiXAt, bojonat, Ido, etc. part. Blan-
chi, ramolli à l'eau chaude ; écbaudé, pas assez
cuit. OquélOB cosêâgnos sou pas que bochonàdos,
ces châtaignes ne sont qu'échaudées.
8. BOCHONAt, Ido, adj. Gâté, couvi. Uoû
bochonàt, œuf couvi. Aspr. V. bItoo.
BOCHOUCADO, bochoublado, bochocgnIdo,
pocHACO, Mont. s. f. Salmigondis, pot-pourri,
ragoût composé de diverses espèces de viande
avec ou sans légumes.
BOCONAL, s. m. Bacchanal, bruit. MilL
BOCOSSIÈ, s. m. Propriétaire qui n'a que
des vaches pour le labour. Ocouô's pas qu'un
bocossiè, ce n'est qu'un petit propriétaire qui
n'a qu'une paire de vaches. (R. bdeo.)
* BOCÔU, BACôu, M. s. m. Porc vidé et salé.
(R. En vieux fr. on disait bacon, conservé en
angl. pour dire lard ; dans le bas lat. on disait
baco et bacanus, et en fr. on dit encore baeonné
pour fumé.) Il est à regretter que le mot bacon
soit tombé en désuétude, car il servait à dési-
gner un objet qui n'a plus de nom propre en
français. Le mot lard est trop général et désigne
le lard ou gras d'autres animaux, tandis que
bacon désignait le porc gras, vidé, salé et con-
servé plus ou moins entier. Chnbéun brdbe bocôu
lou poysdn pdsso tôuto Vonnddo, avec un gros
porc salé le paysan passe toute l'année. —
Es toujôur oqui côumo rompdn sul bocàu, il
est toujours là comme le rameau (imbibé de
saumure) sur le porc que l'on sale. Se dit pour
marquer la fréquence d'une chose. Larz.
BOCOUNÉT. BACouNÉT, s. m. Petit porc salé.
BOCOYRIÔLS, bacatbiJLls, bocoteâls, Larx.
BOQuiôs, Mill. s. m. pi. On appelle ainsi les
quatre derniers jours du mois de mars et les
trois premiers d'avril. Il arrive souvent que ces
jours sont marqués par le retour du froid et de
la gelée, et que les propriétaires de botes à
corne sont en peine pour les nourrir, s'ils n'ont
pas eu soin d'économiser le fourrage. Les
mots patois signifient les jours critiques pour
les vaches , et cette idée est exprimée dans
une anecdote rimée partout la même, sauf les
variantes. Une vieille femme possédait sept gé-
nisses et s'applaudissait à la fin de mars d'avoir
passé heureusement la mauvaise saison, disant:
En despièch de mars et de morsèlos,
Ay hibernàdos mos bedèlos.
Alors le mois de mars dit au mois d'avril :
Prèsto-m'én très qu'ieû n'ay quatre,
Los paûtos de lo bièillo forén bàtre.
€ Préte-moi trois jours mauvais, j'en ai qua-
tre, et la vieille battra des mains de peine et
de dépit. > Le mot morsèlos est fabriqué do
mars pour le besoin de la rime*
L
n
m»
-«-
B^
l^es de mars. V-. coB«Atoos*.
BObA; BAOA^ V. El. Bâi^llër, ouvrir la bouche.
Que bâdo a son^ên où ldlén\ celui' qui bâille a
sommeil aw faito. (Br^l bïida, fai<*e le badaud ;
ba&ain^ bâiller, de Théb. badal, séparer.) —Où
dtt pare^Uetoent et sxrbstântivetûeirt::
Lou bodâ bouol pas meutl,
Bôuol monjâ ou bouol dourmf .
« Le bâillement ne ment pas ; il marque la
faim ou le sommeil. >
— y. a.' Ou vdr. Né se dit* guère que*de la
bouche.
Bas o lo^fièiyro sons orgén;
Mdo lo gOTiéïjo, tourno-t'én.
Vas ta* à la foire sans argent ;
Ouvre la bouche, reviens-t'en.
— Un mot boddt sons otentieû, un mot lâché
sans réflexion. Bald.
BODAL, badal, if. s. m. Bâillement, action
d'ouvrir la bouche. Lou dorriè bodih le dernier
soupir.
BODAÛD,-o, badaOd,-o, adj. Badaud, niais.
(R. 6odd.) — Plus souvent bouiTon; plaisant, fa-
cétieux. Ilest à remarquer que les bouffons ont
une grande bouche. M. de Maistre n'a-t-il pas
dît de Voltaire : Ce rictus épouvantable qui
court d'une oreille à l'autre ?
BODÂYRE, o, badJLyrb, o, if. s. m. et f. Bâil-
leur, euse ; celui, celle qui bâillé souvent. — •
Celui, celle qui ouvre souvent la bouche, ou
qui a la bouche béante.
BODÈL, BODBÎJ, V. COUYSS/, 3.
BODIGNÔU, BOCHARD, qqf. borquét, s. m.
Cuveau, baquet de douves ordin. rond ou ovale.
BODIGNOUNÂT, s. m. Plein un cuveau, le
contenu d'un cuveau.
f. BODIIVÂ, BADINA, m: y. a. Badiner, plai-
santer, ne pas parler sérieusement.
2. BODINÀ, COUTROLA, COCYOUNÂ, BNGUSA,
toloùna; V. a. Badiner, tromper, duper. N. Le
troisième mot que Bescherelle a eu tort d'intro-
duire dans son dictionnaire (coïonner), quoique
plus expressif, est bas et grossier.
BODINÂOE, s. m: Badinage.
BODINÂYRE, o, badutatru; o, s. m. et f.
Badin, fôJâ^re, enjoué , facétieux, plaisant. —
Trompeur, menteur* qui a l'habitude de dire
des menteries pour trompes**
.BODOILLÂ, coRcoi LLi, iV«n^. v. n. S'entr'ou-
vrir en parlant de l'enveloppe de certains fruits,
des bogues des châtaignes, des brous des noix,
amandes, etc. Los nouées couménçpu de bodoUli,
les- noht' c^tameM^titiè^ s^*erBli^mrrtr: (Rt bnfe
budaia, bâiller,' v: bod.U)'
BODOILLÂDOj s. f; Long bâfllëtUënt.
BOD0RÛC,-O|iBADfi, S.-4; adj. et^s. Bâdftni
qui admire et s'étonne de > tout; <{ui' baye ans
corneilles. Nigaud, niais-; Qu&ntê b0dbrùc;qn\
niais t Qudiito hadè^ c^elle nigaude t
BODOCSSE, V. cooTssi, 3.
BÔFO, V. BOUÔLFO.
BOaÂOB, s« mi Baigage.
BOGNÂ, BAGNA, M. V. ai Bftig&er ; motsller.
(I(. bagtwre; esp. banar^ m: s. lait, balnèmi,
bain.) — v. pr. se baigner, se momllèr;
Prov. Per coumpâgno,
Jean se bâgno.
« En compagnie^ par complaisaboe ou par
r8speet< humain , on fait souvent conaBie lef
autres; »
BOGNÀT, BAfii^JLT, ADO, part. Baigné. MouiUé,,
humide. Lo tèrro es trop bag/nâdo, la terre esttroi^
mouillée, trop grasse pour lui donner une façon.
BOGNODURO, BA«NÀDtRO,.V. HOUILLOlKniO.
BOGONi., ROBONÀ, RA0ANÂ, ASfMT. SE BOM^i,
Marc, TONi. MilL sb ca-ESPi, \ilL sm doOxî,
Monté v« n. ou pr. Se ootonner en parlaot à%
certaines racines, comme raves, radis, defeair
cotonneux, c'est-à-dire mollasses filandreox,*
spongieux*; ce qui arrive lorsque la plaate cooh
mence à monter en graine. (RR. râbo ; da«M.)i
BOGONÂT, jLdo, etc. torIt, B4»utat, Cam.
GODTzÂT, ino, Montb. pbill6os,-o, Muni, part,
et adj. Cotonneux, mollasse et spongieux en
parlant des raves, radis^ etc. (RR. Pbno, MtfKr,
c&uio, péillo,),
BOGOTÉLO. s. f. BagatoUe,^ pether chose,
chose sans importance.
4. BOGUÉTO, BÀGbfiTo, s, f. Baguelto, bois,
en baguette pour encadrement.
S. BOGUÉTO, GOBÉTO, GOFÉTO, CMSuSO, GilîB^,
q^f. FUBÈLO, B( ONÈLO, bJLoo , S* f. Gttuse, f. es-
pèce de cordonnet ou lacet qui dans les habits
tient souvent lieu de boutonnière et est destinée
à recevoir ua bouton ^ qqf. une agrafe. Anneau
ouganise formée par la manière de nouer les.
cordons, les lacets, les rubans. (RRi Les 2 pre-
miers mots sont les dim. de bdgo^ le 3^ vient de
gofd ; les deux suivants rappellent le lat. attA.
anse, cordon de soulier ; la6«/î<mto^.agtafe^et
le 7* annulus, anneau.')
BOHÙT, s. m. Bahuts eoffre; mallet MnâiU^
&o/^iit^ changer de logement. Lou béhûl dePath
dôrOy la botte de Pandore. Péyr;
BOILLA, BOïLi^ BBVLi^ BATï>i, VUIL V. a.
Donner:, présenter; On disait feiLviéutifiraiifùi
HQK
--«?-
m&
àttiUêr:. peui usil^ an]goxira'iluîi Bailldhmëi l(m
copèl, donne-moi le chapeaiu.
BOILLÉNT,-0, BÀILLtoîT,-0,.S.-fA. B01lfÉNT,-0,
Héq, I Bai6Jus,-o,> BHiéuSf-o. Vill, adj^ Laborieux,
«tHif, ardent à^l^ouvrege Ëipéditii, qui fait!
beaucoup de besogne en peu de temps. Baillent
côumo Huiiattpàzo^ très laborieux» c'est Texpresi-
sioif ffk vaillant oomme son épèe, dont on a
ohangé: le sens. L<m tolén^ogàcho lo pouôrto dâl
boiUénty mes n^iOfOgopasy dintrd; la faim regarde
la' poirie de l'homme laborieux, mais n'ose pas
y entrer. (RR. Les premiers mots rappellent
le lat. tM^m^, fort,. vigoureux. Il faut rapprocher
les dentiers de Tital. sbrigûre, se hâter, se de
pêcher.) — N. Le mot fr. vaillant ne se prend
pas dans ce sens ; il signifie courageux, intrépide.
BOILLONTISO» baillantïso, borbnt/so, Réq.
S- f. Activité, ardeur pour le travail. — Qqf.
vaillantise, action de valeur.
BOJONA, V. a. Blanchir. V. Bocaoïfi. —
Faire cuire des châtaignes sèches dans de l'eau
mêlée d'un peut de lait. Est.
* BOJONAC,S. m. COSTOGNÂBO, boitiliaco, s. f.
Bouillon de châtaignes, eau dans laquelle on a
fait cuire' des châtaignes sèches décortiquées.
Sa certains lieux on y môle un peu de lait pouf
rendre ce bouillon plus potable et meilleur
pour les poitrines* faibles auxquelles il peut
faire beaucoup de bien. Est. (R. L'abbé de Sau-
vages, dans son Diet. langUed. oii l'on trouve
le mot bajhâno. signifiant châtaigne sèche dé-
cortiquée, V. offaiôL, et bajhanàdo dffns le sens
de notre bojonic, donne comme étym. de «es
mots le terme lat. baïanvs, bajanus^ de Baies,
ville d'Italie , d'où nous * serait venu l'usage de
faire sécher les châtaignes à la fumée et de les
décortiquer. Le 2« mot vient 'de eostôgno. Y\ le
3* en son lieu.)
4 . BOL, prép. et aît. pour bos loit, vers le.
Bol souUl^ vers le soleil. Bol eèl, vers lo ciel.
5. BOL, V. bouol ; boul. S:
BOLÂCH; BOibn, Mbnt. bxsgJlv, A\ib. Btii,
rospAt, Sëg. s. m. Ràmon, balai grossier fait
dé rameaux de bouleau ou autres arbres pour
balayer l'aire, les étabies, etc. (Bret. balan,
genêt ; lé genêt est souvent employé à faire
dès bralais.)
BOLXJO, f BALÂJO, BAB'AJO, B6C6cJBO', M, 8. f.
balai. Soqud un couop de bolâjo pel rhùustâl,
donner un coup dehalai à la maison. (RR. bret.
bnlan^ genêt. Le dernier' rappelle le lat. stopœ,
m. s. eu ital. stùpa.)
BOLÂWCO, V. BOLÔîfco.
4. BOISÂT; H%c, iS.-A. s: m. bigâlk, riIlb,
Ség. BAÛHOi EnPr. s. f. Ravin, lit d'un torrent^
d^ln ràtiseau^quf ne edale que dsnii*la stiisotf*
des' pluies ; gorge, défilé. Le- Rouergue étant'
un pays montueux ou très accidenté, le sol est
fréquemment coupé ou creusé par des raVins
qui servent- de lit aux eaux pluviales. (RR. Le
4*' mot rappelle le lat. -caiiw, vallon, creur ;
les autres lôf lat. rigare; arroser. V. BAîhno en!'
son lieu.)
8f. BOLÂT. Rfec, si m. Fossé, tranchée creru-
sée de main d'homme, soit pour planter, soit
pour ^écoulement des eauxt Lou boldt de lâp-i,
le fossé du céleri.
BOLAT-ROTIÈ, rat-toCpiè, Belm. gasIlle,
S.Sem: s. m. Fossé couvert, fossé d'assainis-
sement. Ces- fossés sont remplis' de* pierres
jetées sans ordfe et recouverts d'une couche
de terre ; l'eau y passe comme à travers une
gaze^ et les rats elles taupes y trouvent des re-
traites .
BOLBCTIiA., néal. V. BoaBOtrrf.
BOLCOÛN, s. m. Balcon. (B. lat. balco, m: s.)
BOLDÔNO, gorgomJIto*, gorgjIto , corbâto,
coulorIno, s. f. batic6l, s. a. foûdàl, faGdâr,
Vill. s. m: Fanon des bfêtes* à corne«, peau lâ-
che qui leur pend sous la gorge et le cou.
Oquél braU o ûno poulldo boldéno^ ce taureau a
un beau fanon. (RR. Le 1*^ mot rappelle le lat.
balteum, baudrier ; le î'» et le 3« signifient gorge
ou peau de la gorge, le 4® cravate, le 5* colle-
rette, le' e«cou qui bat, elles derniers tablier)
Soldôno, se dit aussi de la gorge des moutons
qui ont le cou gros et la peau lâche en des-
sous. De là
* BOLDONÛT, ûDo, adj. Qm a' un fanotr, la
peau lâche sous la gorge. Moutàu boldonût ,
mouton qui a un fanon:.
BOLDRAS, V. BOULDBAS.
BOLDROQUA^ (SE), v. pr. Se vautrier, se rou-
ler dans la boue. Se crotler, se salir'de boue.
(R. bâldro.)
B0L1É, BALÉ, V. n. Valoir, avoir une certaine
valeur. Ocouô bal pas un biotàsCj un pouôrre,
cela ne vaut pas un zeste, m.-à-m. c une auber-
gine, un porreau. » Balé pas res, je ne me porte
pas bien, je ne suis capable de rien. — N. En
fr. dire d'une personne qu'elle ne vaut rien si--
gnifîe qu'elle est méchante ou dangereuse. Fa
pas res que bâlgo, ne faire rien qui vaille, faire'
de" la mauvaise besogne. (Lat. ra/ere, m. s.) —
Impers. Il vaut.-^aZ may un que sap que cent
que cèrquoUf il vaut mieux une personne qui
sait que cent qui ignorent. Se dit surtout quand
on cherche une chose qu'on ne trouve pas. —
V. a. Valoir, procurer, mériter, produire. Fa
bolésounorgén, faire valoir soii atgent, le placer
minerce. Oeouà H
lui a valu la pri-
ine, l'un des plus
V. Dieûs nous pre-
H del brom de lo
a chant de la si-
aluine. Ce dictoa
e métaphorique-
rènei ou de toute
l'a pas de voix, à
* du bruit que fait
BS.
I, balcon. Le baUt
ur une charpente
onnerie, avec un
au premier étage
souvent couvert
tum, m. s. bret.
1 bâtiment.)
De ce côté là, de
l'un puits, d'une
fossé, une tran-
' en parlant des
les sillons et des
t très utile, ne se
□cabulaires fran-
, sous ia rubrique
mployé dans les
ir d'avoir bienlAt
;ert è emballer, à
. Se dit des cor-
hai^er. (R, bâlo.)
fer. holojd l'kous-
id los eorrièyros,
ant ou marchand
ase, femme em-
LojûN, s. m. Ba-
féas.
i. Plumeau, plu-
neubles.
BOHÂt.
; cahotement d'un
I — BOM
BOLOXÇA, V. a. Balancer. — v. n. Balancer,
hésiter. — v. pr. Se balancer.
BOLOXCIÈ, 6, BiLANCiÈ, s. m. Balancier.
BOLÔ.VÇO, bàlà^iço, s. f. B0Ld:TCO9, pi. Bi-
lance. Èstre en bolénço, être ea balance, en équi-
libre. Être hésitant, en suspens. (Lat. biiaiu.
m. s.) — Truble, petit filet. V. RiaosGÔo.
BOLOXDRAS. s. m. Balandras ou balandrin,
espèce de surtout d'étoffe grossière. Froc, robe
de moine. (Les élymologistes vont chercher la
racine de ce mot dans l'ital. palandrano, de
palla, robe ; nous croyons que ce n'est anlre
chose que le mot patois bolondràn, chose qui
se balance, qui flotte comme une robe \rii
ample.)
Digos-mé, noun coumpréne pas
Coud, tontj6ube, tont oymâble,
Pouguèros, grond tolibournis.
Sons béyre pus luèn que iou nas.
Te conbri d'un copuchounâs,
D'ùno côrdo, d'un bolondrâs... (Pm.)
BOLONDREJA, v. a. Secouer, agiter, remuer,
V. BBONOi ; lOULDOUVBÂ.
i. BOLONDRÔ.V, bolondkAk, bolôn, 5.-C(».
s. m. Balancement, branlement, mouvement
Lou bolondràn de lo corrélo, la mouvement, le
cahotement de la charrette. Oscillations d'un
balancier. — Mouvement d'une maison oii iij
a beauceup de gens de service, d'un magasin
où il entre beaucoup de chalands.
a. BOLOSDRÔX, BOLOKDBiH, s. m. Négocia-
teur, entremetteur d'un mariage. !fant. V. poti-
LÔU.
BOLÔU,-Hj b*l6ii, s. f. Valeur.
BOLOUCni,-No, s. m. et f. Habitant des tï'-
lées, des vallons. V. BOLOtiOro.
B0L6u\, balôuh, s, m. Vallon. — Ballon.
BOLOUNIÈ, fcïHo, adj. Propre à faire une
balle. Se dit des gros sacs oii l'on met le b'^
que l'on porte au moulin : sac bolouniè.
BOLOUÔYO, s. f. Pays des vallées, des ï»I-
lons, des terres inférieures aux montagnetel
aux plateaux calcaires. C'est là qu'on culli«l*
vigne et les arbres fruitiers. JHns lo boloiô^^
Vouon un paûc de tout, dans les vallées on
récolte toute sorte de fruits (Lat. tallU, vallée)
BOLÇUA, v. BoctQui.
BOLÙSTOS. V. TiiSTOs.
BOLUSTRADO, s. f. Balustrade.
BO.MÀ. GoxÂ, SB GosTÀ, V. n. et pr. Être lUeia'
de la cachoxie aqueuse ou pourriture, en par-
lant des bétcs à laine. Oquélo fédo bômo, colK
brebis est atteinte de la pourriture. V. i"**''
»<)uiao.
BON
— 39 —
BON
i. BOMÂT, 60MÀT, MilL torIt, Ado, adj. ou
part. Cachectique, atteint de la cachexie aqueuse
ou pourriture. On dit aussi gostât.
8. BOMAT, gomât, ado, colgr6s,-so, adj.
Goitreux, qui a un goître, une tumeur au cou.
BOMBOUCHÂ, V. n. Bambocher, faire bam-
boche, ripaille.
BOMBOUCHÙR, s. m. Bambocheur.
BOMBOUÔCHO, BOMBÔCHO, bambôcho, s. f.
Bamboche, ripaille, partie de bonne chère.
BOMBUÂILLO, s. f. Loque, lambeau, haillon.
Un couple de lens61s toutes en bombuàillos.
(Bàld.)
BÔMO, GÔMO, s. f. Goître, m. tumeur, gros-
seur qui vient au cou. — Pourriture des botes
à laine.
BOMODÔUYRO, B6xo,3fon^GO]iioDURO, gômo.
Camp, GosTiÈTRo, Ség, s. f. borborouôt, s. m.
Pourriture des bêtes à laine, appelée cachexie
aqueuse. Cette maladie, que les brebis contrac-
tent en mangeant de l'herbe humide ou en bu-
vant de Teau trop froide , est une espèce de
phthisie qui attaque les poumons (lo lebâdo)^
et surtout le foie. Los signes caractéristiques
de la pourriture sont les yeux humides (uèls
enogâts,) le museau bouffi (môurre bôufrej et
sous la ganache un gonflement qui se remarque
surtout par le vent du midi et qu'on appelle
boutéillo, bârbo, borborouôt, barbarôt. On dit
aussi alors en certains pays {EspL) : Oquélo
fédo pouôrto d'ouôli, cette brebis porte de
l'huile, par allusion au cul de lampe d'une
église. (RR. bomd, gomâ, gostâ, bârbo.)
\. BOX, BAN, BONC, Mont, s. m. bônso, f. Élan,
escousse. Préne bon, prendre élan, se mettre
en mouvement pour mieux sauter. (Angl. bound,
bond, saut.) — Mouvement, élan, force qu'on
déploie pour faire quelque chose.
2. BON, BAN, BONC, s. m. Mouvement de chute.
Se donna lou bonc, se laisser aller à terre, tom-
ber de faiblesse. — Élargissement. Dounâ lou
bon ol pourcèl , élargir le pourceau. Dound lou
bonc os un prisouniè, élargir un prisonnier.
* BONÂ, v. n. Pousser des cornes.
BOXADO, s. f. Excès de vin. Fdyre ûno bo-
néâo, faire un excès de boisson. (R. bôno,
parce que les vapeurs font mal à la tête comme
s'il allait y pousser des cornes.) V. coufado.
BOXÀSTO, BANÂSTO, s. f. Benne, baste, f.
espèce de panier qu'on met au nombre de deux
sur les bêtes de somme pour porter des fruits,
etc. (B. lat. et esp. banasta, m. s.) V. basto. —
Oqf. panier à pêche. V. GufRBo. ■— Qqf. cofTre.
~"Fig. Nigaud ; lourdaud ; paillasse.
BONC, BANC, s. m. Banc, siège long en bois.
Lou bonc dey morguiliès, le banc d'œuvr*^. —
Etabli des menuisiers. Il faut dire en fr. assujé-
tirune pièce sur l'établi, et non sur le banc. —
Selle de lavandière : Bonc de bugodièyro^ de lo^
bdyro, — Élan. V. bon.
4. BONCÂL, BANCAL, s. m. Grand banc qui
sert de coffre et de siège. V. archibông. —
Plate-bande, carreau de jardin. V. faysso. —
Bancal, sabre de gendarme.
2. BONCÂL, -o, adj. Bancal, bancroche, qui a
les jambes tortues. Y. jômbrb.
BONCHART, s. m. Espèce de dressoir ou d'é-
tagère oii l'on met les pots et les marmites.
BÔNCO, BANCO, s. f. Banc qui sert de coffre.
V. ARCHiBÔNC. — Banc d'église. — Banquette.
— Banque.
BONCOROUTIÈ, 6, s. m. Banqueroutier, qui
a fait banqueroute, faillite.
BO.VCORÔUTO, s. f. Banqueroute, faillite.
BONDÂ, BANDA, V. a. Bander, serrer avec
un bandeau. — Vaincre , l'emporter, mieux
faire qu'un rival, qu'un camarade de métier. —
V. n. Se soûler, Lou fdgos pas irouop bieûre,
que lou foriés bondd^ ne le fais pas trop boire,
il se soûlerait.
BONDi. (SE), SB piNTA, s'osouiLLA, Marc. se
couyfA, Montb, se coufa, Vill. v. pr. S'enivrer,
se soûler ; se griser. On dit aussi par péri-
phrase : Ne faûno coufddo, Vill. — ûno bonddo,
Peyrl. Corgd l'ôuyre, etc. Dans le sens de se
griser un peu : Ne préne un fiolét, etc. (RR. Le
i^ mot veut dire être vaincu, renversé par
le vin ; le 3" se remplir comme un tonneau jus-
qu'à la bonde ; les deux autres se coiffer, parce
que les vapeurs du vin montant à la tète pro-
duisent un effet semblable à celui d'une coiffure
incommode qui la serre trop.)
* BONDIDO, s, f. Action de se soûler, ex-
cès de boisson.
BONDÂT, BANDAT, PINliT, COUTFÂT, COUFÂT,
ÂDO, PiMÉT, Mill. EBRiÈ, adj. Ivre, soûl. Bonddt
côumo un cun, ivre mort, qui ne peut se tenir
debout pas plus qu'un coin.
Lou motl repentent, oprès mièchjour bonddt.
(Bald.)
BONDEJÀ, V. a. Secouer. Bondejd côumo un
sac de quitânços, secouer fortement. V. soqubja.
Remuer une barrique pour la nettoyer à l'eau.
(R. bon.)
BONDIÈYRO, V. B0NiÈGE,1.
BONDÎT, bandIt, s. m. Bandit, voleur, assas-
sin, brigand. Oquéltros de bondit, le diable ; ce
grand bandit. Bald. (R. it. banditto, m. s.)
^W — 1
.eourri sut-bmditg,
ibrontU lo bflo. (Put.)
, s. f.Bandoutiàre.
IHiBO.
i, V. D. Pousser iaa cornes,
ornes en parlant des escar-
Qui a dos rudiments de cor-
i cornes, comme oertaines
d'esprit <fâumo (Wio fido
) il n'a point du tout d'es-
lelle. petite me étroite, pas-
lim. de tena, veine, artère,
lit venelle.) — Ruelle de lit.
Panneau ; espèce d'oiseau,
ornichon, petite corne. On
te v«che n'a que des corai-
arch. Tourteau fait avec du
)cgnSto.
'aut, valet de ville qui puhlie
arrêtés du maire, etc. fl. Ce
6no, parce qu'anciennement
I servait était une corne de
tHDïBrao , Camp, bomèro,
ro, étendard d'église ou de
7 bondièyro, porter la ban-
leria et ûannerta, esp. ban-
a. s. du celt. band, bande,
feoB, S.-Sem. cBi.BtLo, Cam.
IL, BORTDtL, BBaTBl6l, BXR-
'erveux, Tilet conique, sou-
aux et qu'on attache dans
le petit bout pour prendre
:erlolenum, nasse, lat. terri-
'rere, balayer, parce que les
flottent et balayent le lit de
0, 8. f. Vanille , sorte d'é-
r, s. f. Vanité.
lnit6ii9,-o, adj. Vaniteux.
Espèce de croix de Saint-
!9 par une ou plusieurs tra-
a machine appelée chèvre
) on scie des bûches, on tra-
es pièces de bois. Vn poril
yibro, une paire de croii de
chèvre.
s. f. Corne. (Catalan, bana,
-)
,Prov. Lous bootte m pnàfUHi.p^MoB'bânos
Et Lous hou(!imas,psLlos.porAalos.
< Les bœufs seprennent parles oo«ies«tliE
hommes par les paroles. >
— Fourchon de faoyau, de foarafae. «le. >t|
coupàdo Hno Mno , j'ai cassé un ;foarch0D.
Fàurco Ire* bànoe, fourche à trois Coarefaons.
V. TREBinCO.
BONQUÉT,.s. m.:Petil banc ; tpAte«a.
BONQUÉTO, A. -f. Grand ban£ & coffre. V.
iichib6nc. — Banjiaette, trottoir,
BOXQUIÈ. aiHQuU, s. m.. Banquier.
BO\TÂ, bahtI, V. a. Vanter, faire valoir,
louer, fiontd êo morehondUo, vanlersa manchan-
dise. (B. ial. tanitare, S. -A ug. dérivé du vieui
lat. canare, mentir, hâbler.) — v. pr. Se Tanter,
s'en faire accroire. — Prov. Qm a eounàuyt.
paoùc $e bdnlo, qui se connaît se vante peu, —
Prov. Oquél que may le bônto et pas oquH quâ
bat may, celui qui le plus âe vante n'est pas
celui qui vaut le plus.
BO.VTiL, V. BOBOHTAL.
BONTORCsCO, s. m. Vantard, fanfaron. Fa
lou bontarûsco, faire le vantard. Bald. V. bdfd-
KiPLOS.
BONTOTIEC, s. f. Vanterie ; vanité. Soru bon'
totieU, sans vanité, sans se vanter.
BONTCSSO. V. BUFO-NÈPIOS.
BOPÂT, ino, adj. Éventé. Se dit du vin, d'une
liqueurqui n'était pas bien bouchée et qui a perdo
de sa force, de sa bouté. Oquil bi u bopàt,za
vin est éventé. Egpl. (Lat. tappa, vin éventé.)
B0P6[T,-rn, BAPàuR, s. î. Vapeur. V. bou^db.
BORÀFO, V. coulcSbo.
BORi.L, barIl. s. m. Bruit de voix, caque-
tage, braillement, bavardage, confusion, ba-
garre. Mouvement d'un atelier, d'une mùsoD
oti il y a beaucoup de personnes employées.
BORÂT, ÂDo , adj. Cussonné, dévoré par les
vers blancs, en parlant du bois, (il, bdre.)
BORAO, y. bâbe.
BORÂYRE, s. ;n. Vératre, m. neratrum al-
bum, L. vulg, varaire, f. hellébore noir, plante
vénéneuse, k fleurs blanches, commune dans
les pâturages des montagnes. On en fait des
sétons pour les animaux ; ses lotions soBt
bonnes contre la vermine. V. bobotiI, bmbo-
soTRA. — Qqf. hellébore noir. V. mobsibûlb.
BORBIDO, v. borbûoo.
BORBÂL, s. m. Espèce de tique qui s'attache
aux animaux. Sév.
BORBASTO, s. f. Gelée blanche. (R. bàrbo.
parce que la gelée blanche donne un aspect che-
velu aux plantes.) /,ar.2. V. oûbiSibo. — Renon-
cule des champs. Corn, V, AOBBipân.
tittU
~I4 -
vm
B'ORREiX (SE), V. pr. Se barbiûer. se raser,
* BORBELÀDO, s. f. Bande, troupe de bar-
beaux.
BORBELÔU, s. m. Barbillon, petit barbeau.
(l.at. barbellus, m. s.)
BORBÉOU, BARBtou, M, s. m. Barbeau, pois-
son estimé, ainsi appelé à cause des barbillons
on filaments qu'il a autour des lèvres. (Lat.
barlms, it. barbo, m. s.)
BORBIÈ, BARBift, M. I FRBTÔn, FRBTOUÈR» Murc.
Vill. s. m. Barbier, celui qui fait les barbes. (R.
des derniers mots fretd.)
BORBILLÀT, s. m. Barbelet , barbeau de
petite espèce. Çam,
4 . BORBORI, s. m. louôcos, Larx. f. pi. As-
<^épiade, dompte-venin, plante dont les capsu-
les allongées, semblables à de petites loches,
renferment avec les graines un duvet blanc
cotonneux, comme les capsules du cotonnier.
a. BORBORI,-NO, adj. et s. Mouton, brebis
qui a les oreilles plus longues que les au-
tres.
BORBORIS, BORVORés, v. regognôu.
^4. BORBOROUÔT, borborôt, Afonr. borbôt,
MOYssdv, Mill. s. m. Mâchoire inférieure du
porc. (R. Ces mots signifient petit menton, pe-
tite mâchoire. )
2; BORBOROUÔT, v. bomodôuyro.
BORBOSTÂ, V. ouBiËTRÂ.
BORBOUHLA, BORBOuiLLBii, V. u. et a. Bre-
douiller, balbutier.
BORBOUTI, BARBOOTf, BARBOUTini, BARBOU-
TtifBiA, V. n. et a. Balbutier, bredouiller, baboui-
ner, prononcer d'une manière peu distincte.
(R. Ces mots, oh le r a pris la place du /, vien-
nent, comme le fr. balbutier, du lat. balbus,
it- balbo, bègue.) — Marmotter, parler entre
les dents et àpart'soi, murmurer en marmot-
tent.
BORBÙDO, BORBÂoo, s. f. Chevelée et non
pas barbue^ bouture de vigne qui a des raciiies.
(R. barbo, par allusion au chevelu des racines.)
BORBÛT, BARBET, ÛDO, adj. Barbu, qui a de
la barbe. Ex. kbrcrût. — Chevelu, qui a de
petites racines ; qui a des filaments, des sé<
pales divisés en minces lanières. Lo nespàulo
borbMo, la nèfle aux sépales barbus, chevelus.
BORCÔU, s. m. Petit baquet. Demi auget dans
lequel s'agenouillent les lavandières pour ne
pas se mouiller.
BORDA, BARDi, V. a. Bâter, mettre le bâta
uae béte de somme. — Barder, couvrir, cui-
rasser.
Li bàrdou lou dobént d'une plàquo de ferre.
(PXTR.)
— Barder, mettre des bardes ou tranches de
lard à une volaille qu'on fait rôtir.
"*- BORDÀDO, BARDADO, s. f. Charge d'une
bête de somme bâtée. Cadûn pârto so bordddo^
chacun porte son fardeau. Bald.
BORDEL, V. BORDÔu.
BORDÉT, V. GoûDÛFo.
* BORDIÈYRO, BORDiffiftYRO, s. f. Carrière,
gisement d'argile, de terre grasse. S.-CA. (R.
bar t.)
* BORDINEJÀ, V. a. Crépir avec de l'argile.
(R. bart,) S,-Ch.
BORDINO, s. f. Barde. V. bIrbo. — Pig. Ca-
saquin. Ne soquà sur lo bordino, donner sur le
casaquin à quelqu'un, le frapper.
BÔRDO, s. f. Métairie, ferme. V. bouôrio. —
Bourier, fétu, frétille. Larx. V. bùsco.
BORDÔNO, V. potolIfo.
BORDÔT, B0RD0GéT,^s. m. Muleton, bardot,
petit mulet. V.
4. B0RD6U, BORDÔT, bardot, AT. BORDftL,
BOURRÔU, BOURRIGÔU, BOURRIQUÉT, S. m. Bour-
riquet, ânon, ine de petite taille. (Lat. bardus,
stupide ; esp. burro, âne.) — Fig. Sot, imbécile.
2. BORDOU, s. m. Petite barde. (R. bàrdo.)
BORDOUNIÈ, BARDouNiÈ, M, s. m. BAtier,
celui qui fait des bâts. Bourrelier, celui qui
fait et répare les harnais des bétes de somme.
BORDOUTÂDO, comme bordado, mais plus
spécialement la charge d'un bourriquet.
BORÉNO, PÈTRO DR BORfiNO, S. f. Granit. Tèrro
de bor^o, terrain granitique. Mont. (Gr. jSa/ïvç,
pesant, parce que le granit est une des roches
les plus denses et les plus lourdes.) — N. En
{rwarenne signifie terre sablonneuse et inculte.
i . BORGÂ, BAROÀ, M. iscoLoussJL, Belm. v. a.
Maquer , écanguer , tillolter , briser la tige du
chanvre ou du lin avec la maque, broie, écang,
tillote pour faire tomber les chènevottes et sé-
parer l'écorce, qui, divisée ensuite par le séran
(brâiLstio), est propre à être filée. Cal borgd lo
cémbi, il faut maquer le chanvre. (RR. Le 4 •' mot
rappelle le b. lat. bragulare^ faire du bruit ; du
gr. ppàxtv^t, m. s. ou du sax. break, briser, rom-
pre. Le 2« vient de colôus^ et signifie ôter les
chicots, les tiges.)
2. BORGÂ, BORJÂ, V. n. Brailler, bavarder,
parler d'une voix haute et fatiguante qui rompt
la tête comme le bruit de la maque.
BORGÂL, V. BORGt^N.
\. BORGÂYRE, o, s. m. et f. Chanviier, e,
écangueur, euse, celui, celle qui maque le chan-
vre ou le lin.
S. BORGÀYRE, o, borjItrb, o, s. et acij.
Braillard, e, bavard, e, grand babillard,
12
BOR
- 48 -
BOB
BORGODÔU, V. bjLrgos.
BORGODÙiV. V. BORGÛN.
BORGORÙSTO, s. m. Brise-raison ; braillard.
Mont.
* BOROOSÔU, s. f. Action de maquerle chan-
vre. Lou tems de borgosôus, l'époque oti l'on
maque le chanvre, le lin, c'est-à-dire à la fin de
Tautomne ou à la fin de l'hiver selon les lieux.
BORGOUILLÂ, V. n. Bégayer, s'essayer à
parler. Se dit des petits enfants. Couménço de
borgouilld, il commence à bégayer. — Brailler,
parler à tort et à travers.
BORGUAL (pr. borgu-âl), borgg/l, v. borgùn.
BORGUILIÉ, s. m. Menu bois, débris de bois
que les rivières laissent sur leurs bdrds à l'é-
poque des crues. (R. borguil, parce que beau-
coup de ces débris ressemblent à des tronçons
de liges de chanvre ou de roseau.)
BORGÙlX, borgooun, Aub. borguIl, borguâl,
Ség. s. m. brûjo, Mont. s. f. borguIllos, MilL
BORGonfLLOs, VUln, joubIrgos, Larz, f. pi. Chè-
nevottes, débris des tiges du chanvre et du
lin maqués. (R. borgd.)
BORIÂ, BARiÀ, V. n. Délirer. V. desporlà.
BORfçOS, oborIços, Mill. s. f. pi. Varices,
veines gonflées.
BORJÂ, V. BORGA, 2.
BORJAYRE, V. borgJLtre, 2.
BORJÛN, s. m. Babil, caquet.
BORLOUQUA, V. soBOOTBji.
BÔRMO, V. gouôrmo.
BOBO p. BÔLO, BOUÔLO ; bôulo.
BOBOFÔU, s. m. Petit matelas. C'est le dira,
de borâfo.
BOROILLÂ, V. n. Babiller, caqueter. (R. bo-
rdl.)
4. BORÔUp. GORéu.
5. BORÔU, BARÔu, BORÔUN, S. m. Baron, titre
de noblesse.
Prov. Hobillàs un bouyss6u,
Semblor6 un borôu.
< Habillez un buisson, il ressemblera à un
baron. »
3. BORÔU, s. m. Ver blanc. V. bark. —Ver
ou larve qni donne le tournis aux bêtes à laine.
lou borôuy le ver le pique, il a le tournis. —
Pig. Oun borôu dim lou cap, se dit des per-
sonnes timbrées, toquées.
BOROUNAT, ado, barounAt, ado, adj. Cus-
sonné, dévoré par les vers blancs, surtout par
les grosses larves. V. borat.
BOROUÔT , MODSQufiT , Ség, rbmountodôu ,
REMOCIfTORÔU, NBGRILLÔU, VlOÂ. S. m. NIÈILLO,
ONiÈiLLo, I NiÈLo, ONiftio, Mout, S. f. Lychuide
t^ielle, vulg. nielle, plante très commune dans
les moissons. Lo flour de borouit, la fleur de
la nielle, qui est d'un rouge rosé ou violet.
Les capsules de cette plante (toupinôus) sont
remplies de petites graines anguleuses et très
noires qui sont souvent mêlées au graia. Lou
borouôt es ûno missénto cârgo^ la nielle est une
mauvaise graine. Les mêmes noms désignent la
graine. (RR. Le 1*^' mot est le dim. de borôu
et signifie la petite graine qui ressemble à an
petit artison noir ; le 2" veut dire la petite mou-
che ; le 3^ doit signifier la graine qui pousse
toujours, qui remonte toujours en graine, et
qu'on ne peut détruire ; les autres signifient la
petite graine noire, en lat. nigella, de nig^,
noir.) — Le mot borouôt désigne aussi la sa-
ponaire des vaches, plante de la même famille,
mais moins commune.
* BOROYRÂ. V. a. Laver un veau ou tout
autre animal avec une décoction do racine de
vératre pour tuer la vermine. Mont. (R. bordée.)
BORQUÉT, barquét, s. m. Baquet, espèce de
cuveau en bois, évasé et en carré long, qxjf.
rond, mais alors on dit mieux bodignôu. (R. Le
mot borquét est le dim. de bârco, comme en
fr. baquet de bac, ce qui doit fixer sur la forme
du vaisseau.)
BORQUETÂT, s. m. Augée, baquet, le con-
tenu d'un baquet. Un borquetdt de mourtiè,
un baquet, une augée de mortier.
BORQUETÀYRE , borquiè , s. m. Batelier,
nocher, celui qui dirige une barque, un bac
pour passer Teau. (R. bdrco )
BORRit, BARRÀy M. V. a. Fermer. Borrà la
pouôrtOy fermer la porte. Prov. Quond lou cho^
bâl n'onât (p. n*o ondt), es pas hôuro de borrà
Vestdple, il n'est plus temps de fermer l'écurie
quand les chevaux sont dehors. (R. bdrro.) —
Enfermer. Vay borrdt dedins, je l'ai enfermé.
— Le mot fr. barrer signifie fermer avec une
barre, intercepter un chemin, un passage. —
V. pr. Se fermer.
BORRAGO, s. f. Baraque ; maison en plan-
ches ; abri en planches pour l'étalage des mar-
chandises ; petite maison ; maisonnette isolée.
BORRÂL, BARRAL, s. m. Barillet, petit baril
d'une seule pièce, les fonds exceptés, et dont
on se sert pour porter la boisson aux ouvriers
dans les champs. (B.l. barrale^ m. s. — Qqt
baril, futaille.
Prov. Un borrdl
Doun may trobiillo doun may bal.
« Plus souvent un baril est plein plus il
vaut. »
BORREJÂ, BARRBJA, V. a. Rouiller, agiter,
remuer l'eau avec une bouille ou perche pour
BOR
-43 -
BOR
foire aller le poisson dans les filets. (R. bdrro,)
S.-ii. V. BUBGÀ. — Môler, mélanger. Borrejà
los fédos, môler les brebis de plusieurs trou-
peaux.
* BORREJÂYRE , o, s. m. et f. Qui bouille,
qui agite ou trouble l'eau. — Qui môle, mé-
lange.
BORRÉJO, BÀRRfiJO, s. f. Mélange. S.-A.
BORRÉÛ, s. m. Barreau.
BORRÉTO, BÀRRfiTo, M. s. f. Barrette, bonnet
de prêtre.
BORRIÂS, s. m. Roche liasiquo ou calcaire
argileux d'un noir cendré. Marnes bleues du
lias.
* BORRICÂDO , BÀBRicino, s. f. Barrique,
plein une barrique. Ûno borricddo de bi, une
barrique de vin.
BORRICÀT , BÀRRiGAT , s. m. Barrîcaut ou
barriquaut, baril, petite barrique.
BORRICiYRE, v. tounbliè.
BORRICO, bàrrIco, s. f. Barrique, futaille
pour le vin, pour l'huile.
BORRICÔU, borricouôt, borriôl, s. m. Baril,
barricaut.
* BORRICOUNAt, s. m. Un baril, plein un
baril. Un borricounàt d'ayordén^ un baril d'eau-
de-vie.
BORRIÈYRO, s. f. Barrière.
BORRIOL, s. m. Baril ; petite futaille.
BORRIÔLO, s. f. baril ; barricaut.
BORROBIX-BORROBÔN, s. m. Hâbleur , ba-
vard, brise-raison, braillard et fanfaron. Larz.
BORROBÔN, péj. borrobondàs, s. m. Fripon,
coquin ; homme sans probité (R. du nom pro-
pre Barabbas,) — Marchand do bestiaux.
* BORROCHÈOU, s. m. Pièce de merrain
propre à faire une douve.
BORRODÔU , soRRODÔu , SrCh. s. m. Bou-
choir, plaque de fer pour fermer la gueule
d'un four. Le bouchoir est souvent en bois. (R.
borrà.)
BORROGNAO, gorrognaO, garagnaû, VilL s.
m. Bote noire, ogre, être imaginaire et malfai-
sant dont on épouvante les enfants. (R. hôrre,
gàrre, horrible.) V. bobaû.
BORROGÔGiNO, s. f. Personne mal accoutrée,
épouvantail. Quôno borrogôgno ! quel épouvan-
tail ! Nant,
BORROGOUÈN, s. m. Baragouin, jargon, lan-
gage corrompu et inintelligible. Un borrogouèn
(filial, un jargon bigarré.
BORRÔU, babrôu, J/. s. m. Petite barre,
billot, rondin. Cotret, bûche de jeune bois coupé
court pour le feu. Un fays de borrôus, une charge
de colrets. Un eouop de borrôu, un coup de
cotrel. Pour l'équivalent d^huilt de eotret, v.
6RATS.
BORROUILLÂ , BARBOUILLA , BOURBOUILLi ,
Mill. V. a. Verrouiller, fermer au verrou.
BORRÔUL, BARRÔUL, Af. boubbôul, MilL s. m.
Verrou. (R. borrâ.)
Toujours tu rompords c6umo ûno cogordoulo
De tous bèrses sons suc tout lou môunde es
[sod6ul,
Del groniè d'Opoull6un pos boyssi lo codéoulo
Mais trouboràs« rimùr, tras lo p6rto un bourréul,
(Pbyb.)
BORRÛGO, BORRÛO, BRRRÛGO, S. f. AGACfs,
Ca7n. S. m. Verrue, excroissance parasite. (En
lat. verruca, m. s.) Le meilleur moyen de dé*
truire les verrues c'est de les brûler avec la
pierre infernale après les avoir coupées jus-
qu'au vif.
BORRUGÔUS,-o, etc. adj. Verruqueux, cou-
vert de verrues.
BORRUSCLi, V. uscLÀ.
BORTÂS, s. m. Genetière dont les genêts sont
grands et fourrés. (R. augm. de bârto.) — Buis-
son, hallier, fourré de buissons. Se soqud dins
un bortàs, tomber dans un fourré de buissons,
dans un buisson. — Haie formée de buissons.
BORTAS-BLÔNC, v. AÛBBSPfc.
BORTAS-NÉGRE, s. m. Prunelier , buisson
noir. V. pruneliè
BORTOBELISO, v. rbscoundudôus.
BORTOBÈLO, bartobèlo, 3/. s. f. Tourniquet,
petit loquet en bois qui sert à fermer une porte
d'armoire, de bufTet, à condamner un verrou,
etc. — Babillard, axe ou pivot à quatre côtes
saillantes contre lesquelles bat le claquet ou
traquet d'un moulin. On dit d'une personne ba-
billarde sétnblo ûno bortobèlo de moulin et en
fr. c'est un traquet de moulin. V. fusocôl ;
CHOBOLôu. — Girouette, virolet, espèce de tour-
niquet composé de deux planchettes mises en
croix et qu'on place près des habitations et
des basses-cours, afin que le mouvement que
le vent lui imprime en écarte les oiseaux d«
proie. (Lat. vertibulum, vertèbre, de vertere^
tourner.) — Les deux bâtons d'un tour. — Fig.
Personne changeante, inscontante. — Barta-
velle, perdrix grecque, qui ressemble beaucoup
à la perdrix rouge , mais est plus grosse et
plus estimée. S.-R.
BORTOSSADO, v. bobtossièybo.
* BORTOSSEJA, v. n. Visiter les halliers, bat-
tre les buissons pour chercher des nids ou chas-
ser le gibier. On devrait dire en fr. buissonner,
i. BORTOSSIÈ, ÈTBO, adj. Buissonnier, qui
habite les buissons , qui s'enfonce dans les
BOS
-*4~
90S
bu|s60its. Co bort08$iif chjen bnissoi^nier. . —
adj. et s. Qui court les buissons, se cache der-
rière les haies. Ocouô's ûno bqrtossièyro^ c'est
une coureuse qui $e cache derrière les buis-
sons.
S. BORTOSSIÉ, s. m. Le bruant fou, petit
oiseau qui fréquente les buissons : emberixa-'
cia, X.
BORTOSSIÈYRO, bortossado, s. f. Buisson-
naie, lieu couvert de buissons.
* BORTOURÎNO, ginbstèlo, MUl. s. f. Jeune
genetière. (RR. birto ; ginèst,)
BORTUÈL, Y. BOifiÈGB, 2.
BORÙFO, s. m. Hâbleur. Y- bufo-nèplos.
BORÙSTOS, V. TUST0J5.
BORÙTO, s. f. Bluteau, blutoir, grand tamis
pour passer la farine.
BOS, DoGs, M. prép. Vers, du côté de. Bos tu,
Ters toi. DoUs ieû, vers moi.
BOSÂCLE, BASACLB, s. m. Bazacle, grande
minoterie de Toulouse, autrefois moulin re-
nommé. — Bruit, brouhaha, cohue. Ocouô sembla
lou bosdcle, c'est une cohue, c'est un bruit étour-
dissant. — Grand local. — Fonds de magasin ;
mobilier d'une personne. B^o oqui tout soun
bosâcle^ voilà tout son mobilier. — Grande
quantité. N'y o un bosdçle^ il y en a une grande
quantité.
BOSÂLTO, s. m. Basalte, pierre volcanique,
noire, très dure.
BOSÂNO, BAsJLno, s. f. Basane, peau tannée
pour la reliure.
BOSCOURASCOU, s. m. Châtaignes avortées.
Ocô's pas que de boscourdscou, ce sont des châ-
taignes avortées. Nant, V. couvssf, 3.
BOSILIC, BASILIC, BosoLf» Est. s. m. Basilic,
plante aromatique cultivée. V. oOfcbrCgo.
BÔSO, v. Bocôso.
BOSSÈL p. BOCÊL.
BOSSÉN, BOCHfiNs, s. m. Tocsin, cloche d'a-
larme. Sound bossén, sonner l'alarme. Cloche
ou bassin d'appel , sur lequel on frappe pour
convoquer, pour attirer les gens. On disait
autrefois en fr. bassin de jongleur, pour désigner
leur timbre ou bassin d'appel. V. touoco sept.
*BOSSIBÀDO, BOSsiBO, s. f. Les antenois, les
antenoises, les béliers et les brebis de deux
ans ou qui sont dans leur 2« année. ^R. bossieû )
BOSSIBIÉ, s. m. Vassivier, berger qui garde
les antenois, les antenoises. Bescherelle a admis
le mot vassivier, et ii ajoute « se dit surtout dans
le département de l'Aveyron, » ce qui est très
vrai pour le mot patois.
BOSSiBO, BASsfBo, V. BossiBÂDo. Bcscherelle
dit que vassive désigne la totalité de la jeunesse
d'une vacherie. Dans notre départ, oe mat dési-
gne les jeunes brebis et Les jeunes béliers et
moutons. V. bossieû.
BOSSIED, iBO« BBSOI76c,-0, C0TiL,-O, MiU,
s. m. et f. Antenois, e, mouton, brebis de deux
ans ou qui sont dans leur deuxième année.
Bescherelle constate que dans le Berrjr on dit
vassiveau pour un agneau de deux ans. (BR.
Dans le b. lat. on disait bossa pour brebis, rof-
sivium p. troupeau de moutons. BasfUM, d'après
saint Isidore, signifiait gras. Les moutons et
les brebis de deux ans sont dans le bel âge et
la plus grande force. C'est en même tenaps l'âge
critique oh ils sont emportés par des coups de
sang, ce qui pourrait fair^ rapprocher besouôe
du lat. vesanui^ qui perd la tète. Cotdl se rap-
porte ou au celt. chatal, bétail, ou au lat. eakê^
lus, petit d'un animal.) Bossieû se dit aussi
collectivement des agneaux de l'année.
Prov. Per Seat-OndrieQ
Orribo touQ bosiieû ;
Se l'orribos pas
Péscos l'oliris pas.
€ Dès la Saint-André nourris ton jeune trou*
peau dans la bergerie ; si tu ne le fais pas, à
Pâques tu ne l'auras plus. » Larz.
'^ BOSSINADO, s. f. Plein une coupe. Bie9f<e
ûno bossinddo d'dyo, boire une coupe d'eau.
(R. bossino.)
BOSSINÉT, BASSINET, s. m. Petit bassin, plat
pour les offrandes. Croehd dins lou bossinét,
cracher dans le bassin, verser de l'argent, con-
tribuer à une dépense. — Bassinet d'une arme
à feu.
BOSSInO, bJLssio, Mill, côupo, R. câsso. Rp.
couino, Mont. s. f. Coupe à queue pour puiser
de l'eau. (Lat. vas, vase. V. les autres mots en
leur lieu.) — Bassin, coupe plus grande de oaème
forme.
BOSTÂ, BASTA, V. a. Bâter, embâter, mettre
le bât à une béte de somme.
BOSTÀRD, bastJLhi>,-o, s. et adj. Bâtard,-e,
né d'un commerce illégitime. (La vieille ortho-
graphe fr. était bastard.) — Bâtard, sauvage. Se
dit des fruits, des arbres non greffés. Periè bos^
tdrd, poirier sauvage.
BOSTÀT, BASTÂT, ÂDo, part. Bâté.
Prov. Un âse de mitât
Es touj6ur mal bostàt.
«
« Un âne qui appartient à deux propriétaires
est toujours mal bâté » parce que l'un compte
sur l'autre.
BOSTf, BASTf. v. a. Bâtir, construire. (B. lat.
basiire, it. bastiere^ m. s.) — Tresser, ourdir
«^?
^«^
|»0T
^ç corbeUlO) uq panier, un ouvrage 4e Tanne-
rie.
L'an bo$Us de poniès, l'doutre de poillosséus.
(Pbye.)
— Empailler des chaises. V. poillJI.
BOSTIDO, Y. BASXfDA.
BOSTIDÔU, s. m.Tôtu de moyenne grandeur,
marteau à main des maçons qui bâtissent. (R.
bosH.)
BOSTIMÉN, BÀSTiMÉif, s. m. Bâtiment. Vais-
seau.
BOSTINA, bmbabdouna, S,-Sem. v. a. Bâter,
mettre la barde, la bardelle. (RR. bostino, bârdo,)
BOSTINO, V. BÂBDO.
BOSTIÔ, V. BOBDOUNIÈ.
BOSTISSO, BASTfsso, AT. s. f. Bâtisse, bâti-
mest.
BOSTÔU , BASTiSt , s. m. Bâton, spécialement
bâton de voyageur, de berger. (Esp. baston, it.
Imtone, m. s. gr. paerraÇtcv, porter.) Ocoué's un
ioiiôu beêtit, c'est un bâton vêtu, se dit de quel-
qu'un qui est raide et gauche. — Prov. Que cren
hu soûl bostâu n'o que lou bostéu par mèstrt :
qui ne craint que le bâton n'a que le bâton pour
maître. — Pour dire un gros bâton, v. pal.
BOSTOUiNA, bastounâ, M, v. a. Bâtonnet,
donner des coups de bâton.
BOSTOUiNÂDO, BASTODNADo, S. f. Bastonnade,
Tolée de coups de bâton.
BOT, V. BOUOT.
BOTÀ, BATA, V. a. Brider. Se dit des sabots.
Boti d'esclouôps, brider des sabots ; y mettre
une bride ou bande de cuir. (R. bâto,)
BOTÀL, BATAL, M. s. m. Battant d'une cloche,
d'une sonnaille. Ombé oquélo den foras un poulit
botU, avec cette dent tu feras un joli battant
(de sonnaille). (B. lat. batallum, bret. batailh,
m. s.)
Prov. Tèrro sons cobâl,
Comp6no sons botdl,
< Une terre sans bestiaux est comme une
cloche sans battant. »
BOTE, V. BOUÔTB.
BOTEDÔU, BATBDôo, M. s. m. Batte. V. boto-
îMiuYio.— Heurtoir, marteau de porte. — Petite
massue garnie de dents et dont on se sert en
guise de pilon pour décortiquer les châtaignes
sèches. Mont.
BOTEJÂ, BATBJÂ, M. V. a. Baptiser. — Prov.
Cal pas botejâ Vefôn dobônt que ndsco, il ne faut
pas baptiser l'enfant avant qu'il naisse, pour
dire il ne faut pas vendre la peau de l'ours
avant de l'avoir mis par terre.
BOTEJAILLOS, batbjaillos, s. f. pi. Fête,
ïégal àroccasion du baptême d'un enfant.
BOTëJIYRE, batbjJLtbb, botijâtrb, MonL s.
m. Baptiseur, celui qui fait des baptêmes.
BOTÉME, BATË3IB, M. s. m. Baptême, le pre-
mier des sacrements qui nous fait chrétiens.
BOTÈSTO, V. botùsto.
BOTÈYRE, V. BSCOUDfeYBB.
BOTICOURA, v. PONTUGi.
BOTIDÔU p. BOTBDÔc ; botobèl, 4.
BOTIÈ, bouatiè (pr. bottiè, etc.), s. m. Bou-
vier, valet chargé du soin des bœufs (R. bdto.)
BOTILLO , BATiLLB, M. bérgo, s. f. copbbgôu,
Aspr. s. m. Fouet du fléau, bâton qui bat la ja-
velle. (RR. Les 2 premiers mots signifient verge
à battre, le 3* signifie verge , lat. tirga, le 4* est
pour cap bergéu, petite verge à tête, à gros bout.)
BOTILLÔU, BATiLLÔu, M. s. m. Talon, on-
glon rudimentaire qu3 les chèvres, les brebis
ont sur le derrière du pied. (R, bâto,)
BOTIÔ. V. BOTIÈ, BOTOBÈL, 2.
BOTISTIS, botistôu, pal-forbJLt, s. m. Gros
bâton court armé d^une tête de fer qui fait l'offlce
d'enclume pour ferrer les talons des souliers,
pour souder une pièce, etc.
BOTISTÔU, s. m. V. botistàs. — Petit mar-
teau d'étameur, de rémouleur, de rapetasseur
de faïence.
BOTJAT, v. cubêto.
BÔTO, s. f. Fête votive. V. bouôto. — Chè-
vre, Larz. V. cabro.
i. BOTODÔUYRO, s. f botbdôc, 5<?ô'. batb-
d6u, S.'Sem, bocèl, bacël, Belm. picodôu, Cam,
s. m. MossoCo, Mont. s. f. Batte, battoir, dont se
servent les lavandières pour battre le linge
qu'elles lavent. (RR. Les premiers mots dérivent
de boteâ, le 4* et 5*' rappellent le lat. bacillus,
bâton, le 6« vient de piqua, le V de mdsso.)
«. BOTODÔUYRO, s. f. Petite batte dont on
se sert pour battre le lin mûri et faire tomber
la graine. Cam.
* BOTOILLA, batailla, M. v. a. Munir une
cloche, une sonnaille d'un battant. Botoillâ ûno
esquilo, mettre un battant à une sonnaille. (R.
botdl.)
2. BOTOILLÂ, BATAILLA, M, y. n. Batailler,
disputer, contester. — Babiller. (R. grec, j5aTT«>oç,
bredouilleur.)
BOT0ILLÀYRE,-o, s. m. et f. Babillard, par-
leur ennuyeux.
BOTÔxbs. s. f. pi. Se dit pour batos dans
cette locution : fîtrd botdnosf, périr, en parlant
des' animaux. Mont,
i. BOTORÈL, BATABÈL, M. s. m. Petit battant
de sonnette. V. BorJtL, dont botarèl est le dimi-
nutif. — Traquet ou claquet de moulin. — Es-
pèce de claquette. V. mortinét, 2. — Pig. Petit
L
BOU
-46 —
BOU
babillard, jeune enfant qui a la langue bien dé-
liée et qui babille beaucoup. On dit aussi dans
ce sens botidôut joporèl. Quône botorèl ! quel
petit babillard I
2. BOTORÈL, BOTOTROUÔL, botoyrôd, bâtou,
BOT16, PeyrL buporèl, Mont, adj. m. Couvi.
Se disent des œufs gâtés dont la matière liquide
s'est durcie pendant l'incubation et bat contre
les parois de la coque quand on les agite. Un
uoû botorèl, un œuf couvi. V. couàt.
BOTORIÈ, o, s. L Batterie.
De so couquinorid
Pièrrounôt met enjidc tduto lo botoriô.
(From.)
BOTÙSTO, BOTOUÔSTO, BOTÊSTO, BOTODfiSTO.
BOTODisso, S. f. Batterie, rixe , altercation oîi il
y a des coups de bâton donnés et reçus. (R. it.
batosta, m. s. en vieux lat. batuere, battre.)
BOTÙT, V. Mosuc.
BOU, BOUN,-o, adj. Bon, bonne. On écrit au
masc. boun lorsque cet adj. précède son subs-
tantif. Es bou côumo lou pa, il est bon comme
le pain. Lou boun Dieûs, le bon Dieu. (Lat. bo-
nus, it. buonOf es p. bueno, m. s.) — Utile, avan-
tageux. Es bou quebéngo, il est bon qu'il vienne.
— Fertile, fécond. Un boun torrénc, un bon ter-
rain. — Fort, vigoureux, bien développé. Foras
un boun houôme, tu seras un homme vigoureux.
— Qui va bien, qui est bien tranchant, bien
sonore , etc. Ûno bôuno destrâl, une bonne
hache. Ûno bôuno compéno, une bonne cloche.
— De bou, tout de bou, adv. Sérieusement.
BOUA, V. a. Saillir, en parlant des bêtes à
cornes.
* i. BOUÂDO, BouiiLLO, BouÏNO, S. f. Trou-
peau de bêtes à corne, l'ensemble des bêtes à
corne d'une ferme. L'espèce bovine.
*2. BOUADO, s. f. Plusieurs paires de bœufs
réunies pour porter à quelqu'un sa provision
de bois. (B. lat. boada, m. s.)
BOUAiLLO, V. BOUÀDO, i.
BOUÂL, s. m. Beuverie, bouverin, étable à
bœufs. Mill,
BOUATIÈ, v. BOTift.
BOUBÉT, BOCÉT, s. m. Bouvet. On appelle
ainsi les diverses espèces de rabots qui servent
à faire les rainures, les languettes, les moulu-
res. Bouét fourchÂt, bouvet mâle et femelle.
BOUBINÂ, BOUÏNA, Laiss, rbboujâ, S.-Ch. v.
a. Voluter ; dévider du fil sur de grandes bo-
bines pour faire des fusées. (R. v. bouja.)
4 . BOUBINO, BOUÏNO, Laiss, reboujâtro, S.-Ch.
coNfeLO, s. f. Bobine sur laquelle on dévide le
fil qui doit servir à ourdir une chaîne. C'est un
tube de roseau ou autre plante, d'obcoHlio.
ce mot.
2. BOUBÎNO, bob/no, s. f. Babine,gro
lèvre pendante de certains animaux. Li
grosse lèvre de personnes lippues.
On d'dli de gobèl, ounchdbou los boubii
(BiLD.)
V. GOY.
BOUBIS, V. BBGÔUYS.
BOUBOURADO p. BOBODRADO.
BOUC, s. m. Bouc, mâle de la chèvre.
ûno bârbo côumo'n bouc, avoir une longue b
En fr. avoir une barbe de bouc signifie n'en v
que sous le menton. Èstre de 6ouc, être en
en chaleur en parlant de la chèvre. (R. Ce
mot primitif en ail. bock, en angl. bnck^
sanscrit bukkas, m. s.) — On dit selon les p
par terme de comparaison, en parlant d*un
chien : Es bel côumo lou bouc des Crouômi^
ton de Campagnac), côumo lou bouc de îo
lièyro (cant. de Ste-Geneviève) : il est
comme le bouc des Croses, de la Graliè
Marteau de bois à dents dont on se sert
certains burons pour briser le caillé déjà m
Mont.
BOUCADO, s. f. Bouchée. Uno boucâéo
une bouchée de pain.
i . BOUC Al, s. m. Goulot d'une cruche,
bouteille. (R. bôuco.) On dit aussi bbot,
et pour la bouteille on dit plus souventcooa
Bocal, bouteille à large goulot. — Éventons
BouQUÉTO, 2. —Ouverture d'une grange. V.
TAL. — Embouchure d'un ruisseau.
2. BOUCÂL, dim. boucoillou, péj. booi
LAS, s. m. Personne qui a les cheveux en d
dre. Se dit surtout des filles. Mill. (R. bou
BOUCHA, v. n. Bouger, remuer, se motf
Bouches pas, ne bouge pas.
BOUCHAL, BoujÂL, Mont. dim. bocc»
s. m. Soupirail, jour, ouverture étroite
quée à une cave, à une étable. V. bktriai
Trou carré pratiqué à Tintérieur dans lel
d'une construction, soit pour y faire pond
poules, soit pour y déposer certaines ch
près du foyer pour y tenir le vase du sel.
* BOUCHÂRD,-o, adj. Qui a le visage
bouille, malpropre. (R. Ce mot dans le t.
signifiait bouc ; il s'est conservé avec Tidi
malpropre quant au visage.) Que sios bo
comme tu as le visage malpropre.
BOUCHArDO, s. f. Boucharde, mart
maçon, bretté ou brettelé des deux côtés,
ô-dire armé de dents de diamant pour
pierre calcaire et achever de la polir. (R.
BOO
-4Ï~
BOU
hoehardus signifiait de couleur cendrée, et
le est la couleur que doivent présenter les
de ce marteau lorsque la poussière de la
regarûitplus oumoins rintervalle des dents.)
)UCHARROU, BODCHÔRRou, s. m. Aide droui-
r, aide étameur, garçon , apprentis qui ac-
ipagne un chaudronnier ambulant, un éta-
iret qui fait jouer le soufflet On dit aussi
mi. —Fig. Barbouillé, sale.
lUCHE, s. m. Abée, f. Ouverture par laquelle
souvent amenée par le bief ou béai (besâl)
)B sur les roues à aubes d'un moulin pour
lettre en mouvement. Endroit d'un moulin
mtces roues. Réservoir qui fait aller un
lin. Otori lou bouche, tarir le réservoir. Larz,
mchOD. y. MOUCHËL.
lUCHÉL, s. m. Poignée d'herbe que laisse
du faucheur. Poignée de foin moisi ou
itiné. y. MoucHÈL.
[<.BOUCHÉT, BoucHf, bouchilI, s. m. bou-
LRBo, BoucHÉTo, BoucH^No, S. f. Barbo du
de la chèvre. Les deux derniers mots ser-
anssi à appeler et qqf. à désigner la chè-
[{R. ÔOMC.)
BOUCHÉT, s. m. Torchis, cloison faite
|de la paille et du mortier. V. clopét, 2.
ICHIBÀRBO, s. f. Nom de certains cham-
ms velus ou à lanières. Nom du champi-
appelé clavaire.
mCHIDES, s. f. Maladie des chèvres et
{lies brebis.
FCHIÈ, BouCHfe, s. m. Boucher, celui qui
Itrne boucherie. (R. Ce n'est pas de bouche,
le le prétendent Bescherelle et autres au-
|t que viennent les mots de boucher, bou-
et leurs synonymes patois, mais de bouc;
vieux mots patois bocariè, boucariè^hon-
^ désignaient les boucheries oii Ton ven-
viande de bouc et de chèvre dont on
jadis en Languedoc une plus grande
imation qu'aujourd'hui.)
«BINGUE, BOUCHfNGO, Mill, pouchingo,
^loccafRo, s. f. Salsifis des prés, tragopo-
L., vulg. barbe de bouc, plante
'ée à fleur jaune, dont les enfants man-
jeunes tiges, bonnes d'ailleurs en sa-
utes ou crues. Il est à remarquer que le
wgon signifie barbe de bouc, comme
patois, y. BOUCHÉT, i. La raison de
nominations est que les folioles calici-
dépassent la fleur comme de longs poils
ttnent un air barbu.
it loas efôns océmpou los bouchingos,
l'opoutbicAyre omdsso sospoutingos.
(P«IR.)
— On appelle encore boucMngue la clavaire*
y. CRBSTO-DB-GAL.
BOUCHLNGUÉLO, v. corom/llo, 2.
BOUCHINO, s. f. Barbe de la chèvre, y. boc-
CHÉT, \, — Salsifis des prés. y. BoucelNauB.
Tout champignon sans pied et de petite dimen-
sion qui croît sur los arbres.
BOUCHORDÀ, V. a. Gruger, tailler la pierre
dure avec la boucharde. y. bodcbàroo.
BOUCHORDÀT, Ado, part. Grugé, taillé. —
Barbouillé.
BOUCHORIÈ, ô, s. f. Boucherie. Car de bow
choriè, viande de boucherie.
BOUCHORRÔU. v. bolcharrou.
BOUCHÔU, BouTzou, M, s. m. Bouchon de
paille, de foin, de chiffons, etc. — Qqf. bou-
chon de bouteille, y. tap.
BOUCHOULÀS, V. ouRÔuNJO.
BOUCHOUNÂ, V. a. Boucher, fermer avec un
bouchon, y. topa. — Qqf- bouchonner, frotter
avec un bouchon de paille. — Bouchonner,
chiffonner du linge, y. omouchbla.
BOUCHOUNÀT, ADO, part. Bouché, fii bou-
choundt, vin bouché. — Bouchonné ; chiffonné ;
mis en bouchons, en poignées agglutinées, en
parlant du foin, etc.
BOUCHOUÔL, jaOn'b, golsioû, Mont. s. m.
Jaune de l'œuf.
BOUCI, voucf, s. m. Bouchée, morceau des
choses qu'on mange. Un bouci depa, un mor-
ceau de pain. (Lat. buccea, bouchée.) — Un peu,
Un bouci de ôt, un peu de vin. VilL. — Morceau
en général. Un moud de boues, un morceau de
bois.
* BOUCINEJÂ, FLOucossEjA, Mill. v. a. Diviser
en morceaux, en petits morceaux. (R. boud.)
BOUCINÔU, BouciNÈL, BRicou , 8. m. brIco,
BRIO, s. f. Petit morceau de quelque chose sur-
tout de ce qui se mange. Un peu. Un boucinàu
de car, un petit morceau de viande. Un bricôu
de blat, un peu de blé. (Les premiers mots sont
dimin. de bouci ; les autres rappellent le b. lat.
et l'it. brida, miette.)
BOUCLA, BLouQuJL, Larz. v. a. Boucler, faire
tenir avec une boucle. — Fig. Répondre verte-
ment, relancer.
BÔUCLO, bl6uco, i/i7^ s. f. Boucle. Vordoil^
lôu de lo bâuclo «'es coupât, l'ardillon de la bou-
cle s'est cassé. (B. lat, buccula, petite ouverture.)
BÔUCO, s. f. Bouche. (Lat. bucca, m. s.) Lo
bâuco del four, la bouche ou la gueule du four.
lo béuco de lo nioch , à l'entrée de la nuit.
Belm. — Qqf. tranchant. Lo bàuco del feseôu^
le tranchant de la pioche. — s, pi. Lèvres,
y. POUÔTO,
BOO
-4*
nm
BÔUCO-DE-LOUP, s. f. Sauge de» prés, grande
plante à fleurs bleues labiées figurant une gueule
ouverte.
BOUCO-DÉNS(DE), adv. La figure contre terre.
Bieûre de bouco-déns, boire la figure contre
terre, en se couchant à plat ventre.
fiOUGORÈLO, s. f. Petite bille, boulette de
jeu.
BOUCOULÀ, s, m. Ouverture d'un puits, mar-
gelle d'un puits, la maçonnerie extérieure.
Larz.
BOUCRÀN, s, m, Bougran , grosse toile gom-
mée.
BOUDIGAS, s. m. Ronceraie. Vill. V. rodmb-
QÂS.
BOUDIN, GOUDfN, S.'A. GoooY, Vill. s. m. Bou-
din, sang de porc entonné dans ses boyaux.
Se pouôrtoupas de boudins, ils ne se font point
de cadeaux, ils sont brouillés. C'est l'usage
qu'entre amis et bons voisins on se fait un pré-
sent de boudins ou autres issues quand on tue
le porc gras. (R. v. buoèl.)
BOUDOUGNÀ, V. a. Bousculer, presser, pous-
s:er avec les coudes et les poings. Mont,
BOUDOUGNâÛ, s. m. boudouonâbo , s. f.
Bousculement ; coup, contusion. Mont.
BOUDÔUGNO,v. PÉQO,
BOUDÔUN (0), adv. A vue d'œil, sans peser,
sans mesurer. S.-Sern, V. bout.
BOUDÔUSCO, BEDÔDSCo, Mont. s. f. Marc du
mieU les gaufres ou gâteaux dont on a exprimé
le miel.
BOUÉLÂ, v. a. Voiler, couvrir d'un voile. (R.
lat. et it. velare, m. s.)
BOUÈLO, s. m. Le voile. Préne lou bouèlo,
prendre le voile, entrer on religion en parlant
d'une personne du sexe.
4. BOUES, s. m. Bois, en général. Pour dire
un bois, v. bouosc. Boues berty bois vert. Boues
secy bois sec.
Prov. Boues bert et pa cal
Destruisou Thoustàl.
« Brûler du bois vert et manger du pain
chaud tendre, c'est ruiner la maison. » — Pour
désigner le bois à brûler, le menu bois, on dit
mieux L^GNo. — bouès blonc, l'alizier. V. drbliè.
2. BOUÈS, s. f. Voix. (Lat. vox, m. s.) Poulîdo
bouès, belle voix. Bouès fâlso, voix fausse.
Bouès raïiquo, voix rauque. Bouès de câbro, voix
chevrotante, tremblante. Bouès de fillo, bouès
fino, voix de soprano.
BOUÈSAGE, bouosâge,' s. m. Boisage, bois de
boiserie. Bois de charpente d'une maison.
BOUÈSÀT, BouosiT, ADO, adj. Boisé, couvert
d'arbres, de bois.
BOUÈSORIÈ, Bouosoiid, s. f. Boisatf e, beir
plat dont on revêt les murs.
BOUÉT, V. BooiÉT.
BOUÈTO, s. f. Botte. [en^néwv
Prov. Dîns les grdndos bouètos lous bous
Et dins los pichétos lous excellents.
« Dans les grandes boîtes les bons ongaenfi
el dans les petites les excellents. > Se dît pour
flatter les personnes de petite taille. Dans ce cas
le mot onguent signifie, comme aatrefois»
essence aromatique.
BOUÈTURÀDO, s. f. Ce que contient une
voiture, soit les personnes, soit les colis.
BOUÈTURO, BouoTtjRo, s. f. Voiture.
i. BOUFA p. BDFA, V. n, Soufller, faire jouer
un soufflet. Bôufo, droullâ, souffle, garçon,
disent les étameurs.
2. BOUFÀ, BOUPoiLLÂ, V. a. Dévorer, manger'
beaucoup ou de grand appétit. MilL
BOUFÂRROU, comme boucéarbou.
BOUFiYRE, s. m. Souffleur. Gros mangeur.
BÔUFE, o, BôcFRB, o, adj. Bouffi, e; gonflé;
bouffant. Bisdge bôufe, visage bouffi.
BOUFIÔLO, V. FOCILLOUÔLO.
BOUFOULlA,V. FOUILLOULA.
BÔUFO, ». f. Balle des céréales. V. bocôlfo.
Del blat preste o coupi lo bôuffo es Aro pléno.
(Pbyr.)
BÔUFRE, V. bôufb.
BOUGE, s. m. Bouge, partie la plus élevéa
d'un moyeu de roue, d'une futaille. Côté érasé
des cerceaux en fer placés sur ce renflement.
BOÛGEJA, v. n. Badiner, plaisanter, ôlra
facétieux.
BOÛGIÈYRO, BAfJGiÈYRO, M. s. f. Folie.
Enjouement folAtre, jovialité. (R. baûch.)
Oquélo Mùso es un ouriginil.
De baugièyro cal que sio pléno
Per ausà monstre sounf bel nas. {Pet»;)*
BOUGÎO, s. f. Bougie.
BOUGNÀS, v. bousbnJLs-
BOUGNÔU, s. m. Cocbonnetj petite boule qd'
sert de but à certains jeux.
BOUGOYRÀT, BODOïRiT (pr. bou-ayrtu),
BDuÈTRAT , S. m. Jouno valet employé à labou-
rer. (B. lat. boarius, m. s.)
BOUGRÙL, BOURRÂTRB, 0. DBBOeRHiTM, MUi.
PICO-BÔURRB, EspL PICO-BBÔUT, Mont. POBROir-
QUBTÔu, Nauc. s. m. Bouvreuil, joli oiseau
appelé autrefois pivoine, parce qu'il a lagoYigÉ
rouge. Il a le bec court et fort, ce qui lui a fait
donner le nom de porrovquetâu^ petit perroquet
Au printemps il coupe les boulions, ce qui lui
a valu la plupart de ses noms patois et les
È««
-.i§-.
«OU
noms fr. d*ébourgeonneur, éb&urgeonneau. Son
premier nom pat. est altéré du français.
1. BOUILLÀCO , BÔULDRO, BOULDÔUTRO, s. f.
Eau sale, meure, flaque d'eau sale.
2. BOUILLÀCO, s. f. Eau dans laquelle on a
fait cuire des châtaignes sèches. V. bojonJLc. —
)Rg. Mauvais bouillon.
*BOUILLiRGO, s. m. Enfant sale qui va pa-
^ouiller dans la boue. Mill,
^BOUILLAS, s. m. Grande mare, grand amas
d'eau plus ou moins sale.
, BOUILLASSO ! interj. Hélas ! bon Dieu !
Peyr,
BOUÏLLÉNT,-o, adj. Bouillant.
BÔUILLO, s. f. Tôto, esprit, raison. Perdre lo
bàuillo, perdre la tête. S.-Gen. — Friche. V.
nocftlBo.
BOUILLÔU, s. m. Bouillon. Lou bouilléu des
pouléls, le bouillon fait avec de jeunes poulets.
Loubouillâu de gobèl, le vin. Bald.
BOUINO (pr. bou-ino), s. f. L'espèce bovine.
Y. BODÀDO ; BODBJNO.
BOUISSE (pr. bou'isse), v. bbgôuys.
BOUJÀ, V. a. Vider. Boujd lou poniè, lou sac,
rider le panier, le sac, en verser le contenu.
(Lat. viduare, m. s.)
Éatre obéyre boujdt lou sac semenodôu,
On espoutis lo môuto o gronds cops d'oyssoddu.
(Pbyb.)
— Verser un liquide, verser à boire ; verser
le contenu d'an sac, d'un panier. — v. pr. se
vider, aller du ventre.
BOUÎÂL, V. bouchJLl.
BOÛJÙN, s. m. Folie; jovialité, légèreté;
Tanité.
4.B0UL, s. m. Bouillon, action de bouillir.
Y cal pas qu'un boul, il n'y faut qu'un bouillon.
(Lat. bullitus, m. s.)
2. BOUL, BOL, BouoL, s. m. Bol, bol d'Armé-
tiieou terre bolaire, terre rouge dont on marque
les animaux achetés en foire, etc.
BOULA, V. n. Voler, se mouvoir au moyen
i'aiies. (Lat. et it. volare, m. s.) — v. a. Franchir
en volant. Lous puois où boulâdo îo porét, les
dindons ont franchi le mur. — N. Voler en ce
iens n'est jamais actif en fr. — Dans le sens de
voler, dérober, v. pona, RotBi.
4. BOULÂDO, s. f. Vol, eâsor. Préne lo bow
Wdo. prendre l'essor. (Lat. volaius, m. s.) —
Volée. Préne o lo boulddo, prendre à la volée,
en l'air.
^. BOULADO, tàncIdo, s. f. Cépée de chêne,
rejetons qui viennent sur le chicot d'un chêne
^Ottpé. (R. bânio, parce que les pieds des taillis
ptésentent des chicots plus ou moins en boule.)
V. GOBBÔuiLLo. — Chicot , soucho. V. séuco, 4.
BOULAGE,-o, adj. Volage, léger.
BOULÂGE, V. Fuoc.
BOULÂILLO, pouLiiLLo, s. f. La volaille ; une
volaille.
BOULARI, v. fuoc.
4. BOULCODIS,-so, adj. Qui verse facilement,
on parlant de certaines céréales. (R. boulquà.)
2. BOULCODIS, s. m. Blé, foin versé, couché
par la pluie ou toute autre cause.
BOULDOUYRÀ, v. a. Remuer, troubler un
liquide. Agiter, secouer. Bouldouyrd locoulcéro^
remuer la paillasse. Bouldouyrd de costôgnos
sécos dins un sac, frapper sur un billot des châ-
taignes sèches mises dans un sac afin de les
décortiquer. Bouldouyrd quoiqu'un , colleter
quelqu'un, le saisir au collet et le secouer. —
V. pr. Se troubler en parlant d'un liquide
qu'on remue.
BOULDOUYRÂS, s. m. Grosse femme sale.
BOULDÔUYRO, s. f. Eau sale, bourbeuse.
V. BOUILLACO, i. (R. boûldro.) — Bruit, confu-
sion. V. BORAL.
BOULORAS, boldras, s. m. Bourbier, mare
d'eau très sale. — Vautour. Peyrl.
BOULDRI, V. a. Battre, meurtrir. Nant,
BOULDRIT, fDO, part. Meurtri. — Mou, blet.
BÔULDRO, V. BALDRO.
BOULDROQUA (SE), v. oboldroquI (s').
BOULÉ, V. a. Vouloir. (Angl. will, lat. velle
it. volere^ m. s.) Prov. Que tout ou bouoî, tout
ou perd , qui veut tout avoir s'expose à tout
perdre. — s. m. Vouloir, volonté. Michônt boulé^
mauvais vouloir. Mill.
BOULEGÂ, obouleoa, Mill. S.-A, blbgI, Mont.
V. a. et n. Remuer, agiter, retourner. Boulegd
la tèrro, remuer la terre. Boulegd lo couéto,
remuer la queue. Boulègues pas, ne bouge pas.
(Lat. toluiare, agiter, rouler.) — v. pr. Se re-
muer, s'agiter. Te boulègues pas tont^ ne te
remue pas tant. — Frétiller, s'agiter, Béses coussi
lou peysse boulègo, vois comme le poisson (pris)
frétille. Boulègo lo couéto, la queue lui frétille.
BOULEGODiS,-so, adj. Meuble, friable. Tèrro
boulegodisso , - terre meuble. — s. m. Remue-
ménage, déménagement. Agitation, mouvement.
Qu'une !>ou^6^odi8 / tout jusqu'ol méndre drillo,
Carguo biàsso, borràl, bigos sus so roupillo.
(Pbyb).
BOULEGUÉTO, s. f. Sorte de danse.
BOULÉMI p. BouÔMi.
1. BOULET, s. m. Boulet de canon. — Boulet
du cheval.
2. BOULET, s. m. Bolet comestible, vulg.
ceps, gros champignon bon à manger. Belm.
13
I
L
. s.) V. FÔUKGE. — '
petilo boulo. Petite
Bouillon, fil d'or,
Bouillir. —Fermen-
vin. Lo ((no boullt,
r.. m. ».)
its grossiers , fruits,
pour les pourceauE.
Mont. s. {. Cendres
B linge grossier pour
e vinaira oii l'on mot
'OCLiliTRO. (R. dulat.
int don 'lo mésso,
lo o lo ma ,
nb'ilncrouslâadepa.
(Balb.)
U,S.m.B0tILID6i;ïR0,
c. — Mouillëre, ter-
oii s'embourbent les
orgén. aiïaire, entre-
aucoup d'argent,
ion. — Grande quan-
fLÀDO.
uilli,
do
fdo,
iontôl,
Bdë),
a po,
un fo.
lion sans viande et
'. aimée des paysans ;
ate les pauvres effets.
elle est cause qu'on
loHconUl, elle lave
n, et n'a pas d'autre
, viande bouillie. Lou
lu es loit milieu , le
iton est le meilleur,
uleplus nourrissant.
!, corps sphérique.
no bôulo, il a ta tête
. {R. du celt. boul ,
ule.)
'. Bou6RNO,s.f.norne,
quée de deux autres
limites des proprié-
ter des bornes.
_ BOt
3. BÔUL0,«AiidDLO, COI
s. m. Rejeton qui vient su:
KÔUILLO.
4. BÔULO, s. f. Broussin,
certains arbres, surtout si
taigniers.
BOULODiS,-so , adj. Vt
vole, qui voltige. L'oûcèl &
voltige.
BOULON, B0UliN,«.BODI
Ség. F4L, FlÛS, Rp. FOÛcfLLI
moissonneurs. Drech c<iun,
comme une faucille, se dit
(RR. b. lat. volana, v. fr. e
encore aujourd'hui aux t
volant p. faucille, et ailli
serpe-faucjlle des jardinier
rappellent le lat. faix, faui,
cille.)
BOULONGIÈ, Bvao, boul
f. Boulanger, ère, qui fait e
pétrit la farine.
BOULOXJÔU, v. PoNOTÔu
BOULOTEJi., V. n. Voitii
objet. Voleter, agiter vive
se poser ou prendre l'essi
est le fréq.)
BOULOTIÈ, BouaiÈ.S.-^
s. m. et f. Métayer, ère,
cultive la propriété d'autru
deux premiers mots rappt
des bœufs; lo troisième vie
BOULÔU, BtAïsiK, U.
OLOPis, Mill. s. m. Lopoai
Larx. s. f. BËKBo de boulôi
lon-blanc, espèce de mole
rulenlum des botanistes, [
chue, h fleurs jaunes, àlarj
d'un duvet blanc ainsi qut
a plusieurs espèces très v
les mêmes propriétés en
alcalin peut être employé i
morsure de la vipère. V,
qui regarde l'espèce Ihapsi
quatre suivants désignen
autre plante à larges feuil
Le mot topds et ses sembi
du lat. lappa, bardane, en i
autre plante.)
BOULÔUGNO p. BODDÔu-
BOULÔUN, s. m. Boulon
BOULOU.VÂ, V. a. Boulo;
des boulons.
BOULOUNTÂ. V. a. Aim
loir, de l'alfection pour qi
BOU
— 54 —
BOU
de la terre dans le sens d'être favorable, propre.
Lo tèrro de Segold boulôunto pla lo segôl^ la terre
que nous appelons Ségala aime le seigle, favo-
rise la production du seigle. Cal dound o lo
tèrro ce que boulôunto, il faut donner aux di-
verses qualités de terrain ce qui leur convient.
(R. 6ou^^.) — V. pr. S'aimer, se convenir, se
rechercher.
BOULOUNTÂRI,-o, adj. Volontaire, de plein
gré. Plus souvent volontaire, têtu, attaché à son
sentiment.
Hais tout oc6 serbis pas qu'o fa de boulountdris.
De lutins, des testûts, de missôns corotâris.
(From.)
BOULOUNTARIOMÉN. adv. Volontairement.
BOULOUNTÀT, s. f. Volonté.
BOULQUA, BOLQUA, /?. OBOUQUÂ , oboOqua,
Mont. ALAGÂ, S.-A. V. a. Verser, coucher le blé,
Fherbe. Lo plèjo o boulqudt lous blals^ la pluie
a versé ou couché les blés. — v. pr. qqf. n.
Verser, se coucher en parlant des blés et des
foins. Oquél fe s'es boulqudt, ce foin a versé. —
Se coucher, se rouler dans Therbe , par terre
en parlant des enfants et des animaux.
BOULÙME, s. m. Volume, tome d'un ouvrage.
— Volume, grandeur, grosseur, ampleur.
BOULUPTÀT, s. f. Volupté, plaisir vif.
BOULÙR,-o, s. et adj. Voleur, euse. L'ogdço
boulûro, la pie voleuse.
BOULZÂ, V. n. Souffler, faire jouer un gros
soufflet. V. BUFA.
BOULZAYRE, s. m. Souffleur, celui qui fait
jouer un soufflet de forge. — Entremetteur, né-
gociateur de mariages, et par suite hâbleur,
menteur.
Faûmoriddtoujôur; tout pis lou qu'es troumpàt:
Obèn oquél rendun : mentûr coum'ùn boulzàyre,
D'aillùrs, russiriôn pas s'èrenpas de crocàyres.
(Bald.)
v. potelôu.
BÔUJLZES, os, s. f. pi. Grand soufflet de forge.
(R. bulga^ mot gaulois latinisé, bourse de cuir;
da sax. bull^ taureau. On peut aussi considérer
ce mot, ainsi que le verbe bufd, comme des
onom. du bruit du soufflet.) V. couflôt.
BOULZUT, ÛDO, adj. Ventru, pansu, qui a une
grosse bedaine. — Avide, glouton ; gros man-
geur. MilL
BOOmAt, ado, boûmut, UDO, Nant , doûnât,
Mont, cobonat, Entr. bourgnIt, cobourgnàt,
SaU.-C. boutât, ÂDo, Cam, adj. Creux, en par-
lant des arbres et des rochers ; mais le cin-
quième et le sixième mot ne se disent que des
arbres. Oquél costoniè es boûmdt, te pas qu^ de
Voûbéneo; ce châtaignier est creux, il ne tient
que de l'aubier. (RR. baûmo; daûmo ; cobôno;
bouôrgno; bàuto,)
BOUMBA, V. a. Bomber, rendre convexe. —
Battre, frapper à coups redoublés. — V. n.
Bomber, devenir convexe. Oquélploncdl bôu7nbo^
ce plancher bombe.
BOUMBÀNÇO, s. f. Bombance, ripaille. Fa
boumbdnço, faire bombance.
BOUMBÉT, s. m. Gilet. Derifld lou boumbét,
manfçer beaucoup, se gorger. V. gilet. N. Le
mot boumbét vieillit.
nÔUMBO, s. f. Bombe.
BOUMBORINÈTO, s. f. Petite ribote. Nant.
(R. boumbd.)
BOUMBOSSÂ, V. a. Rapiécer grossièrement
en mettant pièce sur pièce. Ravauder des bas
grossièrement. Mont, (R. boumbâ.)
BOUMBOSSÂL, s. m. Coup, contusion dVu
résulte une bosse, une grosseur.
BOUMETIC, BouMiTfp, s. m. Vomitif.
BOUMI, V. a. Vomir, dégobiller, rejeter ce
qu'on avait sur l'estomac (Lat. et ital. vomere
esp. x^omitar, m. s.)
* BOUMIÈYRE, o (pr. bou-mièyre\ s. m. etf.
Qui vomit souvent et facilement.
BOUN, V. BOU.
BOUN', pron. contractés p. bous nb. Vous en.
Boun* dounordy, je vous en donnerai. Boun'
birds be, vous vous en moquez bien.
BOUNBÔUN, s. m. Bonbon, dragée.
BOUNDI, V. n. Bondir. Mot douteux employé
plusieurs fois par Peyrot. Le patois ne connaît
guère que soltà, soOtâ.
BOUNDLNÀ, boundinbja, boundounbja, boun-
doulbjA, V. n. Bourdonner, comme font les
abeilles et autres insectes. (R. boundino, boun-
doulaU.) — Murmurer , grommeler. Say pas
(p. sdbe pas) que boundlnos, je ne sais pourquoi
tu murmures.
BOUNDINO, V. BOUNDOULAÛ.
1. BÔUNDO, BOUNDOUNiÈYBO, S. f. Bonde,
trou rond pratiqué sur le bouge d'un tonneau
et par lequel on le remplit. — Bonde, bondon.
Bondon d'un réservoir. V. boundôu.
* 2. BÔUNDO, BÔUNTO, Cam, s. f. qqf. boun-
d6u, s. m. Sorte de vase à forme bombée et
conique dans le haut, fait de paille et de brins
de ronce écafée. On y serre les grains, les
fruits hccs, le sel, etc.
4. BOUNDÔU, s. m. Bondon, gros bouchon
qui sert à boucher la bonde d'une futaille.
2. BOUNDÔU, s. m. Bogue. V. pelôus.
i. BOUNDOULAC, broundoulaO, MilL dro-
GÔUN, Mont. s. m. boundino, f. Bourdon. On
n
BOD
-M-
BOB
désigne par ces noms i^ les mâles des abeil-
les ; 9p plusieurs espèces de grosses abeilles ou
bourdons qui ont le bourdonnement plus fort.
(RR. La plupart de ces mots sont formés par
onom. comme leur synonyme grecjSofACûXq ; le 9*
rappelle le draco, serpent ailé.)
2. BOUNDOULAC. V. Toû.
3. BOUNDOULAO, s. m. Personne qui nasille
ou qui marmotte, parle entre les dents. — Le
second, le compagnon d'un parrain à un bap-
tême.
BOUNDOULEJÂ, v. bounuinà.
BOUNDOUNA, V. a Bondonner, boucher avec
un bondon.
* BOUiNDOUNIÈ, s. m. Trou de la robine ou
canelle au bas d'une cuve.
BOUIVDOUNIÈYRO, s. f. Bondonnière. grosse
tarière conique des tonneliers. — V. PHLonrift ;
BÔDMDO, i.
BOUNÉT, s. m. Bonnet, coiffure, bounét de
COPBLÔ, V. ÀÛBRB DBS COPBLÔUS.
BOUNÉTO, s. f. Bonnet de femme. Bonnet de
roulier, de meunier. S.- A.
BOUNHÛil, s. m. Bonheur. (R. du lat. bona
hora, heure bonne.)
BOUNIFAÇO , BouNiFicio, augm. bounifo-
ciÀs, adj. et s. m. Bonifaco, bon homme. (R,
Ces mois signifient bonne face, bonne figure.)
BOUNJÔUR, s. m. Bonjour, formule de salut
quand on salue avant midi.
BOUNNÂDO, V. BBNTRADO.
BÔUXO (0 LO), adv. Dans un moment de
bonne humeur, oîi l'on est bon et complaisant
par exception.
BÔUNO (PER MO). Par ma foi. Per mo bôuno
ieû foriô pas ocô, assurément je ne ferais pas
cela. Conq.
BOUNOBONTÙRO, s. f. Bonne aventure, pré-
tendue prédiction de l'avenir sur la destinée
humaine. C'est une pratique superstitieuse dont
les charlatans abusent les sots.
BOUNOMÉN, adv. Bonnement.
BOUN-OCBRÉT, s. m. Troène, arbuste des
haies à fleurs blanches odorantes en grappe
conique, à baies noires dont on peut faire de
l'encre.
BOUNSOUÊR, s. m. Bonsoir, forme de salut
qu'on emploie après midi.
BOUNTÀT, s. f. Bonté. Lo bountit de Dieûs,
la bonté de Dieu. (Lat. bonitds, m. s.)
BOUNTO, V. BÔuNDo ; lobàndo.
4. BOUÔCHO, BÔCHO, M, s. f. Boule, boule
pour le jeu des boules.
a. BOUÔCHO, BÔCHO, s. f. Sac de grosse toile
qui sert d'enveloppe à un outre. (R. du vieux ^
mot laog. box^ boudin signifiant boac, et par
tension outre.) ^ Gros sac en général. Y. sicm
4. BOUOL, BOL, M. s. m. Vol, action de roler
dans l'air. Cddo oûeèl o soun botiol^ chaque «t*
pèce d'oiseau vole à sa manière. — Volé»,
compagnie d'oiseaux. Un bouol deperdigéU^ um
volée, une compagnie de perdreaux. N. Dans t%
sens unvol n'est pas français.
5. BOUOL, BOL, s. m. Vol, larcin.
3. BOUOL, v. BOUL.
BOUÔLFO, BÔLFO, BOUÔFO, BÔCPO, MM. Béff»!
C. pouopé, Boz. i oh6po, PBLéovo, S.-ii. ooérBi,
ouÔLBo, I oûBO, oCoo, oûo , Mont. s. f. OUdLfl,
m. VilL Balle d'avoine, enveloppe lâche et lé-
gère des grains d'avoine et d'autres graminées.
On se sert de ces balles pour garnir des tra-
versins, des matelas. Un motolds de bouôlfo, un
matelas de balles d'avoine. (En lat. volva, enve-
loppe des champignons.)
BOUÔLO, BÔLo, s. f. Vole, terme du jeu de
cartes.
BOUÔLTO, BÔLTO, M. s. f. Tour que fait une
chose en roulant sur elle-même. Ûno bouôUo
de rouôdo, un tour de roue. Bouéllo de càrri^
tour que fait un char qui verse. (It. volta^ tour,
lat. volvere, volutum, rouler.
Prov. Per Sent-Blàsi (3 février)
Lous jours olôungou d'ùno bouélto de cérri.
— Action de revirer, de faire retourner les
bœufs à l'extrémité du sillon. --Détour, contoor.
— Labour, façon donnée à la terre. Lo premiêyro,
lo dorrièyro bouôlto , la première, la dernière
façon. — Ruelle, rue do traverse. ÊHIL EspL
— Ration de fourrage. Lour donné ûno brdbo
bouôUo, leur donner une bonne ration. Sét>. (R.
Ce doit être l'altération du fr. botu de foin.)
4. BOUÔMI, BÔMi, M. s. m. Vomissement,
envie de vomir. Ocouô fo béni lou bouétm^
cela excite au vomissement, soulève le cœur.
(Lat. tomitus, m. s.)
2. B0U6mI,-o,'s. m. et f. Bohémien, h^
Bohémiens ou Gitanes, s'étant surtout fait re-
marquer eii France comme diseurs de bonne
aventure, escrocs et trompeurs, leur nom est
devenu en pat. synonyme de trompeur, emboî-
seur, cajoleur, sorcier. De là bouômio, sorcière,
femme mal accoutrée. V. masco.
BOUORD, BORD, M, s. m. Bord, extrémité
d'une chose. (Lat. ora, m. s.) V. oOaiktRO.
BOUÔRDO, V. b6rdo.
B0UÔR6N0, BÔROifo, M. bôurgiio, cobooôM'
GTfo , tobou6rg:«o, Réq. s. f. Creux d'arbre ;
gros nœud d'arbre creux. Arbre creux. C'est
souvent à la suite de renlàvemeut d'une. (^roaM
i
BOO
branche qu'un arbre déviant creux et pérît. Il
faut, pour préserver un gros arbre d*une prompte
destruction, couper les grosses branches obli-
quement, aûn que la pluie ne séjourne pas sur
la blessure, et s'il y a une ouverture au tronc,
âfaatla maçonner et la fermer avec du mortier.
BOUÔRIO, BdRio, BÔiBO, s. f. DouHirrrB, s. m.
Ferme, métairie, domaine, propriété considé-
rable ou ensemble de propriétés avec maison
pour le fermier ou pour le propriétaire,t>umôme
pour les deux. Le propriétaire exploite lui-
même ou fait exploiter par un fermier, par un
métajer ou par un régisseur. (R. Les 2 premiers
Diots se rapprochent du lat. boaria, étable à
bœufs ; le 4* du lat. dominium, propriété du
seigneur. V. le 3* en son lieu.)
Prov. B6uno bouério, mich6nt fermiè
Opoûrls rheritiè ;
Michônto bouârio, boun fermiè
Enrichis l'heritië.
< Bonne ferme, mauvais fermier appauvrit
rhéfitier ; mauvaise fermoi bon fermier enri-
chit l'héritier. ».
BOUÔKLHË , o , BôaLHE , o , if. B0uàRLi,-o,
Mont. adj. et s. Borgne, privé d'un œil. On dit
aussi par pléonasme en pat. bouérlhe d'unuèl,
comme en fr. sourd d'une oreille. On dit en fr.
au f. borgnesse seulement par mépris. (R. du
celt. hom, m. s.) — Stérile. Fédo bouôrlho, bre-
bis stérile. — s. m. Orvet, v. naduèl. — Faux
bourgeon de la vigne. S.-Sem. V. trabôurrb.
BOUÔRMO, V. GouôRMO.
BOUÔRNO, V. BôuLo, 2.
BGUÔRRE p. HouéRRB.
BOUOSC, Bosc, pi. BouéssBS et bodùsques, s.
m. Bois, forêt. Onà ol bouosc, aller chercher du
bois à la forêt. Lou$ loups se ténou pey bouôsses^
les loups habitent les forêts. Bouosc coumunil,
bois communal, qui appartient aune commune.
(R. Ce mot est primitif, a donné au b. lat. bos-
eus, àl'it. bosco, m. s. et doit être rapproché du
sax. bushf broussaille.)
BOUÔSO, V. BALCO.
BOUÔSSO, Bésso, M. s. f. Bosse en général.
(B. lat. bossa, angl. boss, m. s.)
BOUÔSTRE, BôsTRB, o, adj. et pr. Votre, Yà-
ife.Bouôstre pâyre, votre père. Ocouô bouôslre ,
votre bien, ce qui vous appartient (Lat. vester,
m. s.)
BOUOT, BOT, Af. s. m. Vœu. Fabouot, faire
v<Ba. (Lat. totum^ it. toto^ m. s.)
BOUOTIÈ (pr. bou-oUèi v. botiè,
*. BOUÔTO, BéTo, s. f. Botte. Un porél de
6oud|o«, une paire de bottes.
* 2. BOUÔTO, b<Jt.o, m. s. £. Fête votive, fête
d'un patron d'un lieu. (R. du lat. votum, vœu,
votivus, consacré.)
3. BOUÔTO, BÔTo , s. f. Chèvre. Gordi los
bouôtos, garder les chèvres. Larz. (R. v. lang.
box, bot, bouc. V. cabro.)
BOUÔYO, BÔYO, s. f. Humeur, naturel. ^«f«
de bôuno bôyo, être de bonne humeur. Peyr.
BOOPILIÈYROS, lunétos, s. f. pi. Esse, fer
en forme de monture de lunettes qu'on place à
l'extrémité des arcs-boutants (tendillos) de l'a-
raire pour que les goupilles qu'on enfonce dans
ces extrémités des arcs-boutants pour les retenir
ne les brisent pas.
BOCPILLÔU, V. QOÛPILLÔU.
* BOUQUEJA, V. n. Remuer les lèvres. (R.
bàueos,)
4. BOUQUET, s, m. Bouquet de fleurs.—
Bouquet, parfum de certains vins.
2. BOUQUET, s. m. Coyau, pièce de bois
dont une extrémité avance en forme de modil-
lon pour former l'avance de l'égoût d'un toit. —
Y. BOUQUÉTO, 2.
4. BOUQUÉTO, s. f. Bouchon pour jouer au
jeu de ce nom. V. quillét.
2. BOUQUÉTO, s. f. bouquet, boucal, Réq.
BOBOURNiÔL, Larx. s. m. Éventouse, petite ou-
verture pratiquée au-dessous de la gueule d'un
four pour donner de l'air. (RR. La plupart de ces
mots viennent de bouco, bouche, le dernier de
bobàur.) V. bobourIl.
BOCQUINO, v. balco.
BOURAN p. boulon.
BOURBOTAT, s. m. Eau blanche , blanchie
avec de la farine, pour les chevaux. Belm.
BOURBÔUGE, GOURGÔUGB, MilLn. m. Brou-
haha, cohue, bruit confus de gens assemblés.
(R. onom.)
BOURDÂ, V. a. Border, garnir le bord. —
Broder.
BOURDÂYRO, s. f. Celle qui borde. — Bro-
deuse, celle qui brode.
BOURDELA, v. n. et a. Rouler, franchir en
roulant. Lo bâco o bourdelât un terme et s* es debo-
nddo, la vache a roulé en bas du talus et s'est
rompue une corne ou les cornes.
BOURDELÔU, s. m. Tour qu'on fait en rou-
lant.
BOURDEQUIN, s. m. Brodequin.
BOURDESCÔUS,-o. adj. Boudeur, rancunier.
BOURDÉT, V. GOÛDUFO. '
BOURDÉTO, s. f. Houlette, bâton de berger,
(R, bàurdo dont il est le dim,)
1
BOU
— 54 —
BOU
Sdbe pas ound ay lou copèl ,
Ni lous escl6ps, ni lo bourdéto. (Gant.)
BOURDÈYRÔL, v. foumbrôo.
B0URDIÈ,V. BOCLOTIÈ.
BÔURDO, s. f. Gourdin, gros bâton. En vieux
fr. on disait bourde, d'où bourdon. (B. lat. bordo,
it. bordone, m. s.) — Bourde, menlerie.
l'un dis ûno ôdurdo, oTàoulre del delgufgno.
(Pbyr.)
BOURDOLÂYO, bourdoulato, MilL s. f. pour-
vit,néol, m. Pourpier, plante un peu grasse,
coucbée, étalée, qui se mange en salade. C'est
luportulaca oleracea de L. Le pourpier jaune
dont parle Boiloau, sat. III, est une variété cul-
tivée qui se distingue par ses feuilles marquées
de points jaunes. (R. Les premiers mots signi-
fient bord de l'eau parce que le pourpier aime
les lieux frais et sablonneux.)
BOURDÔU, s. m. Bourdon, bâton de pèlerin.
Bâton de pénitent, des dignitaires des confré-
ries des pénitents. De là l'expression lotis très
bourdôtis, les trois rois , nom de trois étoiles
dans la constellation d'Orion. — Bourdon,
grosse cloche. — Tète ou capitule des fleurs
composées. — Carré de terre compris entre
quatre ceps de vigne.
BOURDOYRÔU, v. foumer6u.
BOURDUFÂILLO , gourdufaillo, s. f. Brou-
tille, broussaille, menu bois.
De rdoubre, jordiniès, soungeés o fa lo tâillo
Quondl'ôourés plapurguâtdetôuto bourdufâillo,
Gostiâs on lou poudét soun trop de goillordiô.
(Pbyr.)
— Guenilles, bagatelles, choses de rebut. —
Effondrilles du bouillon, etc.
BOURDÙFO, V. GoûDUFo.
BOURDÛRO, s. f. Bordure.
BOURGÉS,-o, s. m. et f. Bourgeois. Le maî-
tre, la maîtresse d'une maison, d'un atelier.
B0UR6NÂC0, s. f. BouRNAC, s. m. Espèce de
cylindre creux dans lequel, au moyen d'un
pilon ou massue, on décortique les châtaignes
sèches. Cam. S.-Ch. (R.'bôurgno.)
BOURGNÂT, V. boOmàt.
BÔURGNO, V. BouÔRGifo.
BOURGNÔU, BRouGNÔu, Entr, boutôu, Belm.
s. m. Ruche. C'est souvent un tronc d'arbre ou
partie de tronc creux ou creusé qui sert de
ruche ; d'autres fois quatre planches formant
une caisse grossière. Cura lous bourgnéus,
châtrer les ruches, en retirer une partie des
gaufres ou gâteaux de miel. Un puât de bour-
gnéus, un rucher, une rangée de ruches. (R.
bou^rgpio,)
* B0UR6NÙT, Do, adj. Noueux, oU il y a de
gros nœuds gâtés ou creux en parlant des yieox
arbres.
BOURGÔUGNO, et paraltér. boulôugno. Util.
boudôdgno, s. f. Bourgogne. Ces mots sontusi*
tés pour désigner la poix de Bourgogne. Pégode
boudôugno, poix de Bourgogne, poix jaune qu'os
applique chaude en emplâtre sur la peau comme
rubéfiant et pour calmer certaines douleurs.
BOURGOUILLÀ, v. pbscouiliI.
BOURGOUNÀ, V. bdrga.
BOURGOUSSÀ, V. londIs.
BOURIÂYRE, s. m. Maître-valet. Il dirige les
domestiques, jette la semence, répare les int-
truments aratoires. (R. bouôrio.) V. oplbcbîtri.
— Fermier d'une métairie ; métayer. V. boolo*
TiÈ. Dans le pays oU le fermier est appelé boi^-
riâyre, le maître-valet porte le nom à^oplechâyre,
par allusion à l'une de ses fonctions qui est de
réparer les instruments aratoires. V. oplkcha.
B0URIÈ,V. BOULOTife.
BOURRIEO, v. ROUfBRB.
BOURMARÔUS,-o, adj. Marécageux, oh il y a
de petites sources, humide, oii l'eau sourd.
Torrénc bourmarôus , terrain marécageux oii
l'eau sourd. (R. bdrmo,)
BOURMÉL, V. grousèl.
BOURNAC, V. BouRGNÀco.
BOURXOSÈL, s. m. Écervclé. Larz.
BOURQUÂ p. BODLQUi.
i. BOURRA, BouRRODNA, V. n. Bourgeonner,
pousser des bourgeons en parlant des arbres en
général et de la vigne en particulier. Oquéstù
onnâdo los bignos bôurrou pla, cette année les
vignes bourgeonnent bien. (R. bourre.)
S. BOURRA, V. a. Bourrer une arme à feu»
une mine. (B. bàiirro.)
3. BOURRA, BouRREji, v. a. et pr. Bourrer,
donner des bourrades, tirer les cheveux, mal-
traiter, se bourrer.
'*' 4. BOURRA, V. a. Casser des pierres avec
la bourre ou maillet.
5. BOURRA, V. n. Se bourrer, se gorger,
manger avec excès.
BOURRACHE, s. m. La bourrache, plante
dont les fieurs bleues sont béchîques et sudo-
rifiques. (R. de l'arabe bou-'rrachh, père de la
sueur.)
BOURRACHE SOÛBÂCHE. La vipérine, la
buglosse, plantes de la famille des borraginées.
i. BOURRÂDO, s. f. Bourrade, action de
bourrer ou de se bourrer, de maltraiter, de tirer
les cheveux. Se sou soqudts ûno bourrâdo^ ils
se sont donné une bourrade distinguée. (R.
bourra.)
BOU —
P * î, BOURRÂDO, possIbo, s. f. Espace de
ps, époque marquée par une maladie, un
l de souffrance, de misère, etc. Missunto bour-
, mauvais temps, mauvais jours pendant
quels on souffre.
OURRaC, en lang. godeaû, s. m. Gourreau,
e-fleur. On appelle ainsi les premières fi-
squi viennent et qui sont beaucoup plus
sses que celles qui sur le même arbre mû-
eot en septembre. Le mot bourraû désigne
si une espèce particulière, Yauhique noire,
sse figue d'un pourpre noir ou violet. (R.
mot est l'augm. de bourre, et signifie gros
eon, gros bouton.)
ffigaièyro pus sétgeo et pus precautiounddo,
OQ que noun surbénguo un rotâl de geolddo,
poussé sous bourrâous n'àouso pas hosordé.
(Pbyr.)
BOURRAS, s. m. bourràsso, f. Drap des
enfants, langes. (R. bôurro,)
BOURRAS, GostNC, cuROD(iD, S.-Sem. s.
I051BÈLO, C. MORRUBÈLO, Lag . S. f. Raliu,
drap de toile grossière qui sert à divers
s, à recevoir le blé qu'on vanne, h Téten-
ar le faire sécher, à transporter desfeuil-
du fourrage , etc. (RR. Le i*»" mot vient de
0, bourre, comme en a tout tissu grossier ;
Iresde jd«o, tissu peu serré, cura, cribler,
)ORRE, s. m. Bourgeon en général, spé-
lent bourgeon de vigne. V. bourbôu. On
laisamment en buvant un verre de bon vin :
doumdge qu'ûno cdbro ogèsso monjât oquél
!, quel dommage si une chèvre avait
(é ce bourgeon ^le bourgeon qui a produit
^arre de vin) I (R. bôurro, b. lat. burra,
re, par allusion au duvet protecteur qui
souvent les bourgeons.)
JRRÈL,-o, adj. et s. Qui a des taches sur
re, sur le museau. Se dit des brebis, des
ms. — Pig. Barbouillé, qui a la figure
y. BOUCBàRD.
(RRELIE, BOURROLIÈ, MOCRROLIÈ, S. m.
îlier.
IRRÈOU, s. m. Bourreau.
WRRÉT, s. m. Bourret (V. Bescherelle),
taureau de 6 à 48 mois. Un troupèl de
r, un troupeau de bourrets, de taureaux.
iooRRBTéo. (R. bôurro, parce que dans
lesse ces animaux n'ont pas le poil
I— Sorte d'instrument. V. braû.
►URRÉT, adj. Bourru ou bourut. Bi
fin bourru, vin qu'on a tiré de la cuve
ii fermentation. On dit aussi bi clar, bi
65 — BOU
I BOURRETitiLLO, s. f. Les bourrets, les tau-
reaux ; troupe de bourrets.
BORRÉTO, s. f. Bourrette, génisse de 6 à
18 mois. V. BBDÈLO.
BOURRICÀT, s. m. Petit âne. — Fig. Enfant
borné, sans intelligence.
BOURRICO, s. f. Bourrique, ânesse.
Bêle pas m'estoplf lou mes de los bourricos.
(From.)
« Je ne veux pas me marier le mois des
bourriques (le mois de mai). »
BOURRIGÔU, BouRRiQuÉT, s. m. Ânon ; âne
de petite taiille. Y. bordou.
* BOURRIÈ, s. m. Veau qui a été allaité par
deux vaches. — Veau qui léte pendant plus
d'un an. Mont.
i. BOURRIÈYRO, s. f. Vache qui allaite son
veau pendant plus d'un an et qui fournit du lait
à la famille. Mont,
Cal se rendre o lo fîèyro,
Y béndro de bestiél, quelque cop lo bourriêyro
Que dôno tant de lach. (Goc.)
2. BOURRIÈYRO, pissôusso, s. f. Vache qui
no porte pas d'un ou de deux ans. Mont.
BOURRIL, s. m. Bouchon , petit flocon de
laine, de coton qui dépare un tissu. Oquélo
estouôfo es pléno de bourrils , cette étoffe est
couverte de bouchons. Bouchon du fil mal filé.
Matton des cordes. — Grumeau qui se forme
dans la bouillie, dans le riz qu'on fait cuire.
BOURILLÂ (SE), V. pr. Se bouchonner, se
cotonner en parlant du fil, d'un tissu oii il se
forme des bouchons. — S'agglutiner, se gru-
mêler, en parlant de la bouillie, du riz.
BOURRILLÔU, s. m. Petit bouchon; petit
bourgeon.
BOURRILLÛT, ûdo, adj. Bouchonné, bourru,
qui a des bourres ou bouchons en parlant du
fil d'un tissu. Oquél flol es bourrillût, ce fil est
bouchonné, bourru.
BOURRInO, s. f. Vache stérile (R. bourrét.)
BOURRIÔL, BOURRioO, Mont. s. m. Bourriol,
admis par Bescherelle. V. poscochou.
BOURRIQUÀ (SE), v. pr. Se rouler dans la
poussière , comme font les ânes sur les che-
mins.
BOURRIQUÉT, v. bodrricôu.
BOURRIQUIÔL, adj. m. Lourd, lent. Esprit
bourriquiôl, esprit lourd, esprit de bourrique.
4 . BÔURRO, s. f . Bourre , poil court , poil des
animaux. On appelle en fr. bourre tontisse la
bourre qui tombe des étoffes quand on les tond.
Toute espèce de poil laineux , duveteux. —
Duvet des bourgeons. — Cheveux. Se t'otdpe
"6Ô1&
-Sè-
M
pel U) bôurro, si je te saisis aux cheveux. —
Bourre pour bourrer une arme à feu, une mine.
«. BÔURRO, s. f. Petit maillet dont on se sert
pour briser les pierres et préparer l'empierre-
ment des routes. Gros maillet des carriers, des
forgerons,
BOURROMESCLA , V. a. Mêler, mélanger.
S.-Sern,
BOURROMÉSCLO, s. f. Mélange de grains,
de fourrages, etc. S.-Sem. V. mésclo.
BOURRO-MICHOS, s. m. Ogre , grand man-
geur.
BOURROSCADO, s. f. Bourrasque, coup de
vent. Orage violent et de courte durée. Accès
de colère.
i. BOURRÔU, s. m. Bourgeon de la vigne.
Lom bourrons souôrtou ms poyssèls, les bour-
geons sortent des échalas, c'est-à-dire qu'il y
en a beaucoup. V. bourre.
2. BOURRÔU, pàmpb. Réq, espompèl , Viad.
mpàGmb, bspaûnb, Ség, obIs, S.-A. hojéng, Aspr,
s. m. Bourgeon déjà développé, pampre de la
vigne qu'on enlève en Tébourgeonnant ou en
Tépamprant. Un fays de bourréu, de mojénc,
d'obUseSj une boite de pampre, d'émondes de
vigne. (RR. le 2® et le 3« mot se rapprochent
du lat. pampinus, it. pampano, m. s. ; le 4® et le
5' du lat. palma, brin de sarment, le 6* du lat.
'ùUis, vigne.)
3. BOURRÔU, V. BORDÔu.
BOURROODIÊYRO, s. f. Figuier qui porte
des figues-fleurs.
BOURROUÈR, s. m. Bourroir, tige de fer qui
sert à bourrer une mine.
BOURROUILLÂ, v. borrouillI.
BOURRÔUL, V. borrôdl.
BOURROUMBAO, s. m. Grosse femme ou
fille maussade. (R. bourrounibo.)
BOURROUMBÉT, s. m. Enfant gros et petit.
BOURRÔUMBO, s. f. Gros grelot des mulets
de meunier. (R. onom.)
D'un Àse de mouli los énormes boitrrôumbos
Fou de tout l'embiroun ressoundi puèchs et
(Bald.) [côumbos.
V. GOIJNGÔUILLB.
BOURROUNA, V. BOURRA.
BOURRÛDO, s. f. Larve du dermeste du lard,
espèce de teigne r^lue et roussâtre qui attaque
les jamboûs, le biscuit et autres comestibles.
V. PONOTift.
BOURRÙT, 6do, adj. Velu, couvert de poil,
débourre, d^duvei. Lou bourrache es ûnoplétito
bourrûdOt la bourrache est une plante velue. —
N. On dit en ir, velu, poilu, chevelu, duveteux,
cotonneux, selon la nature du poil ; mais on ne
doit pas dire bourru, ce mot signifiant bmsquû,
capricieux, de mauvaise humeur. On dît cepen-
dant fil bourru p. bouchonné.
* BOURSADO, s. f. Bourse, plein une bourse.
Uno boursâdo d*escûts, une bourse d'écus, pleine
de pièces de cinq francs. (R. bôurso,)
* BOURSEJA, V. n. Chercher, fouiller dans
sa bourse.
BOURSÉT, BOURSICÔT, BOURSILLÔU , s. ffl.
BOURSËTo, f. Boursette, boursicaut, boursilloa,
boursin, bourselle , bourselet, bourseletle,
petite bourse.
BÔURSO, s. f. Bourse, petit sachet à mettre
la monnaie. (Gr. /3w/><7a, cuir.)
BÔURSOS, s. f. pi. CAPO, s. f. Filet à prendre
des lapins.
BOURTOUMIEO, n. pr. Barthélémy, apôtre
dont la fête se célèbre le 24 août.
Prov. Per Sent-Bourtoumieû
Lo counôuillo souort del nieû
« A la Saint-Barthélémy on tire la quenoaillo
de son nid » on reprend la quenouille pour
filer.
BOUSA , V. a. Bonser, former Taiire d'une
grange, le sol d'une aire avec un mélange de
bouse et de terre pour y battre le blé. FtW. Cou-
vrir de bouse, par exemple, les mamelles d'osé
vache pour empêcher le veau de têter. La§.
Boucher avec de la bouse.
BOUSADO, s. f. Grosse bouse, suite de
bouses.
BOUSÀRAOO, s. f. Ouvrier lâche, sAûs forw.
S.'Sem,
BOUSCAGE, s. m. Bocage, bosquet, petit
bois. Peyr. (R. bouosc.)
BOUSCÔ,-No, adj. Sylvestre, des bois, sétt-
vage, qui vient dans les bois. Perôûs bouseSt,
petites poires des bois, que portent les poiriers
sauvages. Larz.
BOUSCOILLÔUi BOUSCOTÈL, BOUSCOlLLOUirH,
s. m. Bosquet, petit bois, bouquet d'arbres.
BOUSENAS, bougnâs, s. m. Grosse bouse.—
Fig. Grosse femme obèse.
BOUSÉT, s. m. Crottin de cheval, d'âne.
4 . BOUSIGA, dbgleba, escoudbnI, | polI, piiif
debouyJL, ViLl. V. a. Écobuer, écrouler, avec U
houe ou écobue, la surface d'une terre inculte
ordinairement gazonnée pour soumettre à l'îQ'
cinération les tranches de gazon (et non pas
mottes), et fertiliser ainsi la terre avec ces
cendres. V. orsIno. (RR. Le l®*" mot vient de
bôuso , à cause de la ressemblance de ces
croûtes avec une bouse ; le 2* de glébo, le 5* de
eoiuléno, et les autres signifient peler.)
k.
BOU
— 67 —
BOU
2. BOUSIGÂ, V. a. Défricher un terrain, le
mettre en culture. — Vermiller. V. moudillà.
*BOUSIGÂYRE, o, s. m. etf. Celui, celle qui
écobue, qui défriche.
BOUSIGO, Bousfo, glbbIdo, S.-Sem, dbbôuto,
Vill, Écobuage , action d'écobuer, décroûter le
sol. — Défrichement.
BOUSSA, V. û. Bossoyer, s'élever en bosse ;
former un tumulus, une élévation. — Nouer, se
former en parlant des ognons.
BOUSSi p. Bouci.
BOUSSILLÛT, iJDo, adj. Inégal, oli il y a des
mottes, des tertres, des buttes, Larz.
BOUSSÙT, ÛDO, adj. Bossu. E$ boussût detrds
it dobônt, il est bossu derrière et devant. (R.
bùuâsso.)
l.BOUT, s. m. Bout, extrémité d'une chose.
Housi lous bouts, nouer les bouts , joindre les
extrémités, suffire aux dépenses d'une année.
Bmiobout, venir à bout, finir, réussir. (R. C'est
mi mot racine des langues primitives, qui signi-
fie extrémité d'une chose, rondeur, grosseur.
4^itiyi en hébreu désigne des vasos ronds pour
contenir le vin, les bouteilles, les outres. Cette
racine a formé beaucoup des mots qui suivent
$i autres encore comme emboutd, etc.) — Fil
d'une chaîne. Ourdi o quotouôrze bouts, ourdir
'à quatorze fils. Brin d'un fil composé de plu-
sieurs; brin d'une ficelle, d'une corde. V. trb-
itL. — bout d'iol, à vue d'œil.
2. BOUT, CAP, MoiLLOuÔL, Belm. Bouture de
Tigae. Ptontâ dous mllo bouts ^ planter deux
mille boutures.
4. BOUTA, V. a. Mettre, placer. Bouter qui se
trouve dans les vieux auteurs fr. s'est conservé
dans plusieurs mots composés, comme boute-
fea, boute- en-train , et dans la langue des
marins, bouter à l'eau, bouter au large.
8. BOUTA, V. n. Pousser, élever la terre en par-
lant des taupes quand elles font des taupières.
— N. On devrait dire en fr. butter dans ce sens,
comme on le dit pour chausser les plantes.
3. BOUTA, boudI, JfiU. boiitobbâ, boutinI,
H)utikà, pounhâ. Mont, chimà, Marc, foug.nâ,
^^yrl. V. n. Bouder, montrer du mécontente-
ment par son air ou en faisant la moue, comme
les petits enfants. En fr. bouder est aussi actif :
Boader quelqu'un signifie lui garder rancune
M montrer par ion air et ses manières son mé-
contentement. (RR. bout, pouot, fôugno.)
i. BOUTA, V. n. Commencer à mûrir en par-
iant dei figues, avoir la grosseur et la forme de
la maturité. S.-Sem.
5. BOUTA, V. n. Voter, déposer son vote. (R.
^Ti lai. votum, vœu.)
BOUTÂDO. V. toOpiètro.
BOOTÀL, boucàl. Sall.-C. pbnbsthàl, s. m.
Fenétre-porle, grande ouverture d'un fenil ,
d'une grange par oh l'on introduit le fourrage.
Cette ouverture donne souvent sur l'aire et l'on
y entre de plain-piod. (RR. Le i^' mot est formé
do bel ta!', et signifie grande tranchée, grande
ouverture, comme les suivants qui sont les
augm. do bàuco, fenèstro.)
BOUTÀRROU, BOUTiRRo, Cam. s. m bou-
tJLyrb, o, boudItbb, o, Mill. boutinJItrb, o,
POUXNÂYRB, 0, Mont. CHIMÂYRB, O, Murc. F0U6-
NÂYRB, O, Peyrl. s. m. etf. et adj. Boudeur, euse,
qui a l'habitude de bouder, d'être sournois et
mécontent pour peu de chose. Quône boutârrou,
quel boudeur!
BOUTÂT, JLdo, part. Mis , placé. Poussé.
Voté. — adj. Cotonneux en parlant des radis,
etc. Cam. V. bogonât.
BOÛtAT, V. bèltIt.
BOUTEILLÂ , rbboutbillJL , bmbouyssblâ ,
S.-Sern. mouyssbla, Peyrl. tràboutejJL , Est.
LAMBROUTÂ Ot LAHBROUTBJÂ, VUl. V. R. Ot abs.
Grapiller, cueillir dans une vigne les grapil-
lons ou petites grappes de raisin laissées par
les vendangeurs. ( RR. boutèl ; êmbouyssèl;
mouyssèlo ; trabôut ; lambràt.)
* BOUTEILLADO, s. f. Bouteille , plein une
bouteille. Ûno bouteillddo d'dyo, une bouteille
d'eau. — Bouteillddo de mari, petite averse par
le vent du midi. — Boutade, bouderie pas-
sagère.
BOUTEILLAT. s. m. Cruche, plein la cruche
appelée boutél. Un bouteilldt de bi, une cruche
de vin.
BOUTEILLÂYRfi, o, bmboutsselayrb, mouys-
SBLÀYRR, SOUYSSELBJÂYRB» TRABOUTRIJLtRB, LOM-
broutayrb, lambroutbjâyrb, o, s. m. etf. Gra-
pilleur, euse, celui, celle quigrapille du raisin.
BOUTÉILLO, dim. boutbilléto, s. f. bodteil-
l6u, m. Bouteille, bouteillette, flacon. (R. bout,
ital. botiglia, esp. botella, m. s.)
Prov. Cdurto léngo et 16ungo oQreillo
S'occou6rdou pas ou lo boutéillo.
Langue courte et longue oreille
Ne s'accordent pas avec la bouteille,
parce que les ivrognes parlent beaucoup et n'é-
coutent guère.
Le vin au plus muet peut fournir des paroles.
i . BOUTÉL , BOUTfL , I LAMBRÔT , PINBLÔU ,
BRAUSSBILLÔU, VUl. TRABÔUT, £s^ | ÊMBOUYSSÈL,
iiouYSsÈL,.S.-i4. S. m. MOUYSSÈLO, Peyrl. s.f.Grap-
pillon, petite grappe de raisin. (RR. Les deux
premiers mots dérivent de bout, unbout, unpetit
14
"H
80U
— 88 —
«0U
morceau, ou du bret. bot^ grappe ; le 3* du lat.
labrusetif raisin de la vigne sauvage, it. lam*
brusca^ vigne sauvage ; le 4« de pinil ; le 5« est
un autre diminutif qui pourrait dériver du bret.
broU88, bourgeon ; le 6* est formé de Ira et de
bout, et signifie les petits morceaux, les bouts
qu'on laisse derrière, qu'on néglige ; les der-
niers dérivent de momsi, bouei, et signifient
petit morceau, bouchée.)
S. BOUTÉL, s. m. GOUROOOLfîfo, Nanl,s, f.
Cruche ventrue, sans ouverture au sommet qui
est muni d'une anse, ayant vers le haut d'un
côté un goulot évasé en pavillon pour recevoir
l'eau, et de l'autre un goulot rétréci en mame-
lon pour boire à la régalade. S. -A. V. pegàl.
(RR. du i^ bout, vase sphérique, du 2* gour-
gôul, par allusion à la forme sphérique du cha-
rançon.)
3. BOUTÉL, BouTÉT, lilln. Cruche moins
ventrue que la précédante, ayant un bec en
avant, une anse en arrière, et usitée comme
vase à vin. NanL V. picnifr.
4. BOUTÉL, s. m. Mollet, gras de la jambe.
On dit ailleurs modlét, BÉNras db lo cômbo. —
Ombilic , plante crassulacée qui vient sur les
murs. V. coPBLÔo.
BOUTELÂ, V. a. Botteler, lier en bottes le
foin, la paille.
BOUTÉT, s. m. Bouteille plate contenant la
valeur d'un litre. — Pichet. V. pichiè ; boutél, 3.
BOUTEO, V. GOBÈL.
BOUTIFÂRROU, v. boutobbaO.
BOUTIFLÂ, V. FOUILLODLÂ.
BOUTIFLO, V. FOCILLODÔLO.
BOUTIGNÂ p. bootina.
BOUTIgO, boutIo, s. f. Boutique, échoppe de
cordonnier ; atelier de serrurier, de menuisier,
etc. Boutique de marchand. (En lat. botica^ it.
bottega, m. s.)
BOUTIL, V. BOUTÉL, 1 .
BOUTINÀ, V. BOOTA, 3.
BOUTINODÔU, s. m. Petite cabane où l'on se
retira quand on est de mauvaise humeur. Bou-
doir, cabinet destiné au même usage. S.-Gen.
(R. boutind.)
BOUTIOLÂ, V. FOUILLOULA.
BOUTIÔLO, V. pouiLLOuÔLo.
BOUTIOCÂ, V. fouilloulJI.
1. BÔUTO, s. f. Outre. S.-J.-Br. V. ôuyrb. —
Tonneau, futaille. Corn, (R. b. lat, buta, roum.
bouta, tonneau. D'après Ducange, bouto est un
mot gaul. ou sax. signifiant peau de bœuf pré-
parée pour servir d'outre. En fr. boute dans la
langue des marins désigne un grand tonneau
pour conserver l'eau douce. V. au mot evbût.)
SI. BÔUTO, s. f. Voûte. V. cbob6to. — Creux
d'arbre. V. bouôbgivo.
3. BÔUTO ! oh BÔUTO 1 oh bouta» ! inteTJ.
pour menacer ou rassurer. Va I bah I La der-
nière s'emploie au pi.
BOUTO-CRÉYS, t. câBTssBssôuë.
BOUTÔLO, V. BBssfGO. I
BOUTO-MÈRDO, v. fapostbôuh.
* BOUTON, s. m. Lo bout de Tan et non }•:
bout d'an. Fa lou bouton, faire dire la mesie!
du bout de l'an pour un défunt. (R. Ce mot est'
contracté p. boutd'on.)
BOUTORÈL, V. Moussotôu.
BOUTORIGO, V. BBSsiGo ; fodillodôlo, 2.
*B0UT0RRA, péj. de boutI, v. h. Bouder
beaucoup, faire une grosse moue.
BOUTOKRÂDO, s. f. Boutade, bouderie pa^
sagère.
* BOUTORRAC, boutIbbou, bootArho, Càm^
BOUTiFÀRROu, Nant. s. m. Grand boudeur.
BOUTÔU, s. m. Bouton d'habit. Boutdn thèO^
bouton principal des culottes, des pantalooa,
— Bouton d'une roue, moyeu. -- Bouton d'é**.
bre, bouton à fruit, boulon à feuilles. V. wo*^
TÔu ; BÔUBRB. — Ruche, v. BOURanou.
BOUTOUNA, v. a. Boutonner, passer les b«-
tons dans les boutonnières. — v. n. BontonQ<fft
pousser des boutons en parlant des aiferes. T.
BROUtOilNJl.
* BOUTOUNÀYRO, s. f. Couturière qui pose
des boutons aux gants.
BOUTOUNIÈYRO, s. f Boutonnière. — OuS
avec lequel on failles boutonnières.
BOUTOYROUÔL, v. houssobou Meait.
BOUTZA..., V. Bouji...
BOUTZÈL, s. m. Fagot ; botte de paille, dri
foin. — FIg. Fille, femme mal mise.
BOUTZELÀ p. BOUTBLÂ.
BOUTZÔR, V. BOUCHOCÔL.
BOUTZÔU p. BOucHÔu.
BOUYA, v. n. Respirer, se repo'ser nn mo*
ment en parlant des porteurs de vendange.
Béq.
BOUYi-CHE, s. m. Voyage. Boun bouyddm,
bon voyage.
BOUYDÂ, V. BUÈCHi.
BÔUYDE, V. BUÈCH.
BOUYÈ, BouoTifc, Lev. s. m. Bouvier. V. bo-
TiÈ ; bougotrJLt.
BÔUYO. Mot dont on se sert dans le Ségata
pour appeler, avertir, menacer une chèvre.
BOUYOCIÏÂ, BouYACHÂ, V. u. Voyager.
BOUYOCIIÙR, BouTOCHAtRB, s. m. Voyageur.
BÔUYRE, o, s. m. et f. Habitant du causse
Méjan, duGévaudan.
k.
BW -M
. BOUTRÉL, 8. m. C«l« derrière,
loa tustén del pè, drech lou mlèch del
(Bald.) [bouyrèl.
BOUYRÈL, s. m. bouyrèlo , f. Banne ,
ne, panier ovale ou en carré long ayant une
dans le sens de la largeur. — Véron, petit
son. V. BOUYRÈLO, 3.
BOUYRÈL, boundoulaO, soclossiè, Aub.
. Le second du parrain.
BOUYRÈLO, T. BOUYRÈL. 2.
BOUYRÈLO, s. f: mojoupiè, m. Petit corbil
ou coupe faite d'écorce et dans laquelle on
eiile des fraises, des airelles, des murons
res petits fruits. Bfont. (R. mojôufo,)
BOUYRÈLO , BERLÉsco , gorlésco, Ville.
tteco, S,'S$m. relésque. Mare, bernièyro,
mo.Mont lûcio, S.-R. s. f. bouyrèl, crb-
m. Véron , petit poisson des ruisseaux,
barbillons, verdâtre sur les flancs. (RR.
mot signifie petit et vert, v. lésco ; les deux
Is en sont des altérations. Le 5" et le 6«
enl de bèrgne, aune, qui croît sur les
d'eau et abrite souvent ce petit poisson,
erniers sont des termes de mépris.)
'RIL, s. m. Cul, derrière, S.-7.-Br.
S, s. m. Buis, arbrisseau toujours vert.
. huxus, ît. busso, angl. box, m. s.)
'SSA, V. a. Emboîter, garnir d'une boîte
au de fonte l'œil d'une roue pour empô-
le frottement de l'essieu contre le bois. —
9S0. — Garnir de bois l'œil d'une meule
Hier l'extrémité de la manivelle : Bouyssâ
h, —Essuyer, frotter, nettoyer, Villn.
PYSSADO, bouyssièyro, s. f. bouyssàs, m.
ère, buissaie. Heu oh croissent les buis.
«•)
YSSÈL, coRTÔu, Marc, pbnôu, Aspr. s. m.
lÉYio, S. -il. céupo, Mill. f. Boisseau, la
ème partie de la quarte, comme l'indique
cortâu, petit quart.
8SIÈYR0, V. bouyssado.
SSÎLLO, V. BOUYSSORfLLO.
SSO, BouÈTo, S. f: Boîte de roue, tuyau
que Ton insère dans le moyeu pour
herle frottement du fer contre le bois. —
t BÔDYsso désigne aussi le bois qui garnit
'une meule à aiguiser, d'une meule de
^YSSORILLO, s. f. BBRBouYssôu, S.'A,
loux fragon, vulg. petit houx, sous-ar-
à feuilles piquantes qui vient dans le
dès buis. (RR. bouys ; le 2« mot signi-
|uhson.)
'S$0l«LtO, BOUYSSfLLO, S.-ii. s. f.
BOY
Arbousier busserole , vulg. busserole , petit
sous-arbrisseau à feuilles coriaces, luisantes,
persistantes. (R. bouys^ dont ils sont le dim.)
BOUYSSÔU,s.m. Buisson. Prov. PasdepicMt
bàuyssou quenoun âjo 80un ôumbro, il n'est pas
de petit buisson qui n'ait son ombre, il p'y a pas
si petit buisson qui ne porte ombre ; les petits
peuvent nuire. (R. bouyg.) — N. Ce mot est aussi
nom propre et particulier à la région du patois.
Il prouve entre autres la nécessité des diphthoa-
gues formées avec y comme ouy ; car on ne peut
prononcer ni Boiissôu ni Bouïssàu sans dénaturer
grossièrement le mot.
BOUYSSOUNÀDO , s. f. Buissonnaie , lieu
couvert de buissons.
BOUYSSOUNÂS, s. m. Gros buisson.
BOUYSSOUNÉT, s. m. Buissonnet, petit buis-
son.
BOUYTRÂ, V. BUTi.
BOXÈL, s. m. Grosse botte de paille ou de
foin qu'on fait traîner aux bœufs de l'aire ou du
pré à la grange. Larz. — Veillotte. V. brossèl.
BOYADO (DE), adv. En biseau, de biais.
Métré de boyddo, ajuster de biais.
BOYARD, s. m. Bayart, civière planchéiée
pour transporter à doux le mortier. — Bâton
crochu. V. croucorèl, 2.
BOYÂRDO, s. f. Bard, forte civière à six bras
ordinairement planchéiée pour le transport des
grosses pierres.
BOYLi, BA.YLA, beylâ, boillà, V. a. Donner,
passer, présenter. Baylo-mélo mo^ donnez-moi
la main. Boylas-mé lou eontèl, passez-moi, don-
nez-moi le pain. Boylâ lou blat per pas res,
donner, vendre le blé à un prix pourri. On
disait autrefois en fr. bailler qui n'est plus
guère usité que comme terme de palais et de
marine.
BOYLÉT, baylét, bbylèt, borlét, Larz, Valet,
domestique. Prov. N'y o pas de grond houôme
per soun boylét de càmbro, il n'y a pas de grand
homme pour son valet de chambre. — Valet,
instrument dont se sert le menuisier pour assu-
jettir une pièce sur rétabli. (B. lat. bailelue,
domestique ; v. fr. varlet. En bret. x>arlet a le
2« sens.)
BOYLÔU, bJLyle, s. m. MarguilUer, personne
d'église chargé,e de tenir ou de porter un cierge
allumé devant le Saint-Sacreflient. (R. lat.
bajulus, porteur.)
BÔYO, V. bouôyo.
BOYOUNÉTO, s. t BayonneUe.
BOYRÂ, bayra, m. beyra, EftL v. n. Mêler,
tourner en parlant du raisin et des petits fruits,
BRA — I
qui, comme les kaies dageneTrier, changent de
couleur à maturité. — Nota. En fr. ou ne dit
pas : Le raisin carte, mais bien : Le raisin mêle,
tjturne , commence à môler. à tourner. Cepen-
dant il est évident que le mot patois qui n'a que
ce sens est bien préférable aux termes vagues
du français, et bien plus près du latin ; car les
latins disaient : variatur uva, ou nariat sa uta ;
lou rogln bdyro. —'Lo gràno dd cède met très ont
boyrd, la baie de genévrier ne mêle qu'au
bout de trois ans.
BOYRÂT, etc. part. Mêlé, tourné.
BOYSi, BAïsi, M. V. a. Bai.ser.
Prov, Quond cal boysd lou quîoulol co
Ton! bal huèj céumo demd,
* Quand il faut baiser le derrière au chien
tant vaut-il aujourd'hui que demain > : quand
il faut faire une chose pénible mieux vaut la
faîri! do suite que do renvoyer. (En lat. boHare,
baiser.) V. poltôu.
BOÏSSÂ, BATSSA, M. BËYSSÂ, V. a. et n. Bais-
ser, pencher. Boyssâ lou cap, baisser la tête.
lou blat boyssdt. le blé a baissé de pris. Lo
ribièyro bâysso, la rivière docroîl.
ROYSSiT ».ïssiT, BfcïssiT, ino. dim.
. Baissé, tous uèls beyitodéu,
mcai baissés.
fssSL, U. s. m, Vaisseau, na-
— Vaisseau, bassin. — Ton-
nelles. V. PIÈCB.
B&issELÂ, V. a, etn. Laver la
*T8SELiÈ, 3f. s. m. Vaisselier,
net la vaisselle.
0, s. f. Celle qui lave la vais-
vaisselle.
issÈLO, M. s. f. Vaisselle, plats,
boysiilo, laver, écurer la vais-
le des futailles.
BBïss6ii,-so, Mont. adj. Bœuf,
ornes inctinéei en avant. (R.
BiTssiÈTBo, M. s. f. Coudraie,
e coudriers. (R. bdyiso.)
lOTSSf.
f. Dépression, pli de terrain,
j. Brave, hon, honnête, reli-
iouôme, un brave homme. {En
irat, m. s.) — Bien portant, en
7la brâbe, il se porto bien. —
dbepa, du bon pain. — Grand,
ouos, un gros morceau.
del brâbe màunde se fo
'sn tr6ubo plo.
< Celai qui fréqaenle les !
trouve bien. >
BRAB0MÉF4, adr. Boaucoi
ItRAC, s. m. Pus, matière
d'une plaie , d'un abcès. Ri
du pus. (R. Ce mot, ainsi q
français qui devient patois ,
primitifs. Le mot pus est ce
l'angt., en ital. ntuia.)
BRAGOMOUORTO, v. bbb<
BRÀGOS, iBiios, CjLlsos,
pi. Braye, brayes ou braie,
Cienne culotte des Gaulois
appelée aussi brdgue dans 1
qui , comme la culotte d't
depuis la ceinture jusqu'au d
et était ample. Au xvii* siè
de-chausses, chausses. An;
patois servent à désigner la i
qui disparaît, la culotte à br
talon. (R. Eu lat. on disail&f
là la dénomination de Gatlia
narbonoaise, et de Braccal
général. En grec on disait^/»
en bret. on dit encore brt
braga, tous mots venus du c
BRÂGOSDECOUCIÎT. s.l
cou, primevère. V. coucût.
BRiOOS DE LOUP, s. (
■ obsieDlb.
BRÂNDO, s. f. Maladie di
jaunir ou rougir le pampre «
le temps. Mill.
BRXNLE, s. m. Branle, o
imprimé aune chose. Tird,
donner le branle. — St birt
tourner de tout côté. From.
BRAS, s. m. Bras. Lou b
droit. Lou briu gauche, le ti
cômbos etbrdssea, couper bra
rager. {Eu bret. brtach, gr.
cMum, il. braecio, m. s.)
BRÎSO, s. f. Braise, charb
Lo brdso del four, la brai
brasa, it. bragia, m. s. grec
BRÀSTE, BBiTB, v. BBOGO
BRASUCADO, s. f. Rôt
S.-J-Br.
BRASUQUA (SE), v. pr. S
au feu, au soleil. S.-J.-Br.
*. BRAO, s. m. Taureau,
une paire, un couple de tau
mo'n braû, fort comme un t
braû se disait en vieux fr. |
•un mot celt. qui signifie terr
BRÉ
— M —
BRâ
brttmu et bravù^ taureau, et en fr. le mot brave,
courageux.)
2. BRAO, bourrét, Cam. s. m. Instrument
{oi imite le beuglement du taureau. Il est com-
posé d'un parchemin tendu sur un pot défoncé
)a sur un barillet. On passe à travers le par-
sbemin un fil poissé , et en tirant ce fil et le
laissant glisser entre les doigts on produit un
l)ruit sourd et mugissant.
BRADDO, V. BiLDRO.
BRAÛSSEILLÔU. v. boctél, 1 .
BRAY, adj. m. Vrai. Ocouâ's bray^ c'est vrai.
Ei pas bray, ce n'est pas vrai. (En lat. verus,
m. s.)
BRÀYOS, Y. bbIgos.
BRE, V. bbrIn.
BREBIAL, s. m. Espèce déteigne ou de tique.
Prov. Que pouot nouyrl l'àrno, lo codèlo
[et lou brebidi,
Oquél d'oquf tray pas mal.
< Qui peut nourrir la teigne, le charançon et
la tique des brebis, n'est pas à plaindre. »
(Test comme si l'on disait : Qui a des provi-
sions de lard, de blé et de toisons , n'est pas à
plaindre. N. Nous n'avons pu découvrir nulle
partie sens exact du mot brebiâl usité dans ce
proyerbe peu répandu.
BREBIARI, s. m. Bréviaire, livre d'office des
ecclésiastiques.
BRÈCH, V. BRUÈCH.
BREF, adv. Bref. (En lat. brevis, court.)
BREGÂ, V. a. Frotter fortement. V. brbillI.
*- Dépouiller les châtaignes sèches de leur der-
nière enveloppe. Montb.'— v. pr. V. brbssa (sb).
BREGÂT, V. bbrgJLt.
BRÉGO, BÉRGo, Mont. s. m. Noise, querelle.
Cerqiià brégo, chercher noise, faire une querelle
d'Allemand, chercher querelle sans motif. (R. du
gallois breg, rupture, sax. break, rompre.)
* BREGODÔUYRO, s. f. Espèce de récipient
en osier de forme ovale ou en fuseau dans
lequel, au mojen d'un ou de deux bâtons, on
«gile les châtaignes sèches pour les dépouiller
de leur dernière enveloppe. (R. bregd.) Montb.
Aub,
BRE6ÔND,-o, BBRGÔND,-o, s. m. et f. Querel-
leur; tapageur; espiègle. Gueux; coquin, fripon;
trigand. Ofrountdù coumo'n bergând de bouosc,
effronté comme un brigand des bois. (R. brégo.)
BREGONDÂILLO, BBRooNDiiLLo, Mill. s. f.
Canaille, racaille, lie du peuple, troupe de
gueux, do fripons, de mauvais sujets.
ï^lopenjdboupasoquélo bergonddillo? (Pbtr.)
< Et on ne pendait pas cette canaille ? t
BREGONDEJÂ, bbroondbjI, Mill. v. n. Gueu-
ser, friponner, coquiner, se conduire en men-
diant sans nécessité, en fripon.
BRËGONDORIÈ, bbrgondoriô, Mill. s. t.
Gueuserie, coquinerie, friponnerie.
BREGOUGNÛUS, v. BBRaouGNÔns.
BREGÔUNJO,V. BBHGÔOGNO.
BREG6uS,-o, adj. Querelleur, qui cherche
querelle. Taquin, tracassier. (R. brégo.)
Touôny, segués pas bregdus,
Mes se bous cèrquou, poras-bôus.
« Antoine, ne soyez point querelleur, mais
si on vous cherche (querelle), défendez-vous. »
Toujôur lo bregôuBO Ongletèrro
Forrd, sons dire gàro, o lo Franco lo guèrro.
(Pbyr.)
BREILLÂ , V. a. Frotter pour faire reluire ,
nettoyer. Fourbir une arme. V. grifJI. — Fric-
tionner, faire des frictions sur une partie ma-
lade. — Frotter en froissant. — v. pr. Se frotter;
se frictionner.
BREILLODÔU, v. pasto-mourtiè.
BRÈJO, V. BRUÈJO.
^ BRÉLLE, s. m. Farandole. Donsd un brélle.
faire la farandole. Mont.
BRELLIÉYRO, v. brilièyro.
BRÉLLO, V. BRfLLO.
BREN, BRBNC, Est. Son des céréales. Ûno sâeo
de brsn, un sac de son. Bren de rèsso, bran de
scie. On dit encore en fr. bran de son pour le
son grossier; bran pour ordure, matière fécale,
de là embrener, ébrener. (En celt. bran, saleté,
sax. bran et bret. brenn, son de farine.) — Prov.
Destréch ol bren^ Idrge o lo forino, économi-
sant le son, prodigue de la farine, c'est-à-dire
économe pour les petites choses, généreux ou
prodigue dans les grosses dépenses.
* BRENÂDO, BRBNODÛRo, s. f. Éruption qui
vient à la peau par suite du contact d'une plante
vénéneuse ou d'un reptile venimeux. Par
exemple, après avoir manié des crapauds ou
des pierres où se cachent les crapauds, si on
passe la main sur la figure oh la peau est plus
tendre , on a une éruption de cette nature.
Pour se guérir la figure ou la partie atteinte, il
n'y a qu'à la laver avec de l'eau salée. (R. bre.)
BRENOUS,-o, BBRENÔus,-o. adj. Venimeux,
en parlant des reptiles. Vénéneux, en parlant
des plantes. Lo bipiro brsnôuso, la vipère veni*
meuse.
BRÉOU, s. m. Sort, maléfice, possession dia-
bolique. Ainsi on dit de quelqu'un qui semble
poussé par une force étrangère, ou qui com-
mence à perdre la raison : SHnblo souledrdt, na .
[
^m^
mt
bo p^ p^ ^VH> 9'(>M Ipu briou; on dirait
qu'il f pri3 i^p coup de «pleil, il erre comme
s'il arait le diablç au Qorp3. BisUo qu*o lou
brfou^ bète ensprcejlée , doat ou ue peut être
mattre. Lou briou de Ip (Uho^tieû, la fureur de
la dévotîoD. SrOpn.
BRÉS, s. m. Berceau. Un efàn ol hf^s, un
enfant fu bierceçui.
BRËSC, y. B^^c.
BRESCi.DO, s. f. Mauae, corbeille longue.
4. BRÉSGO, Gj^^po, Cam, s. f. Gaufre sans
miel. On l'appelle couvain en fr. lorsque les
alvéoles sont remplies des œufs ou des nym-
phes des abeilles. Lo brésco fo lo ciro, les gau-
fres vides font la cire. — Bré9co de met, ou
simplement brésco, gaufre, rayon de miel. Tiri
douos bréscos , tirer deux gaufres de la ruche.
(En b. lat. brieca, m. s. tiré peut-être du bret.
ou celt. bresc, fragile, cassant.)
5. BRÉSCO, s. f. Grande natte d'osier ou
autre bois pliant, sur laquelle on fait sécher
des prunes, etc. — Qqf. brèche, v. béico.
BRESCODÔU, s. m. Corbillon, clayon. V.
BRBSQnÉT. — Petite miche de pain
BRESÉGUE, V. fuoc boulàbi.
BRESENÂ, T. n. Mouéter. Se dit du murmure
du bouc au milieu des chèvres. Grommeler,
marmotter, murmurer, se plaindre. Y. hb?ou-
TlOi.
Que mo Mûso breséne o soun àyse, iou m'en bfre?
(Pbtr.)
BRESIÊ, brbsiiSl, MilL s. m. Grès, roche peu
dense et souvent friable. (R. brisd.) — Terrain
dé gîès.^
BRESIL, s. m. Sable de carrière. — Givre,
brouillard glacial. — Gazouillem^ent des petits
oiseaux.
BRESILIÈYftO, s. f. Sablière, carrière de
sable.
1 . BRESILLi. , v. a. Frotter , faire reluire
avec dusablon. V. breillâ.
2. BRESrLLÂ, GosouiLLi, v. n, Gringotter,
fringotter, gazouiller, en parlant des petits oi-
seaux. (R. onom.)
A^èu dins lou bol6un gémi lo tourtouràlo,
Oltt^ui^deLgQlotas bresiUd i'birouadèlo ;
Go^dwiJilo dor plosé d,'ol>é t^oubéi Toyràl
Ou#|t èi;o oD^tén sou niou que n'es p^s.qu'i|n cpsij.
(P«va.)
BRESQUÂ , V. a. Démieller, ôter de la cire
tout le miel qu'elle contient* — Tizav^Uer la
pMe. — Ruilpr. V, bbjsquA.
BRilSQUÉT, BUBCODéu, s. m. Ciajwit nalte
d'osiev sur laquelle on met égoutler leq froma-
ges, sécher des Imita, etc. {1^. bréêêo.) ^!^ QMt\
billon, petite corbeille. V. dbsquét. 1
BRESSi., V. a. Bercer. Breesâ un efôn, bercer!
un entant. (R. brèe.) J
BRESSÀ (SE), SB BBB6i, Uonib. y. pr. Sedw-rJ
diner, se balancer en. marchant. j
BRÉSSES, a. m. pi. Espèce d'apparail qib'o»B
met sur une béte de aoipme pour PQiier dasJ
gerbes. Larz, 1
BRÈSSO, bbbssoo6lo, S.-i. BR^ssdDiio, S.^\
Qen, s. f. Grand berceau porté sur des pieds.
(R. brèe.)
BRESSOTROUÔL^o, m. s. et f. Berceiur^euseJ
qui berce. J
BRETÈLO, BBBTÈLO, Camp. b^iutHP, 5«tf .-Cl
s. f. Bretelle , courroie, bande qui passe s«r-
i'épaule et retient le pantalon. Un porél de àer^l
tèlos, une paire de bretellea. (B. Ut. ^ro^aj^J
m. s.) I
BRETUOLA, v. BBTUpLi.
BRÈX, V. BBUÈCH.
BRIÀ, v. BBISi.
BRIÂT, JLdo , part. Brisé ; émietté. — s. m.i
Un morceau, un petit morceau. I
BRIBÂDO, s. f. Séance, travail qu'on fait oui
qu'on fait faire aux animaux sans désemparer.^
(R. bHeû.) J
4. BRIGO, BafGo, Bafso, bbïo, bbikSto, s. f.l
Miette, menu débris de pain. N'y o pas brieoA
il n'y a pas miette. (R. b. lat. et it. bricia^ m. s.l
(du sax. break, briser.)
2. BftICO, s. f. Brique, carreau déterre cuite.
•V. TIBÎJLB.
BRICÔU, BBICOCNÈL, BRiIt, BRIOTOUKtL, 9. ra.j
^rIco, BRIO, s. f. Un peu, un petit m^orceau.1
pounas-m'én un bricôu, donnez-m'en an peu,
fin petit morceau, un brin, et non un petit peu A
pn dit aussi BonciNdu, foOqubtôu, Lftuo. 1
BRIDA, V. a. Brider, mettre une bride à unerl
pionture. (fin bret. brida, m. s.) — N. On dît enf
fr. brider des sabots pour y- mettre des barndes
de cuir. V. bota. ''
BRIDÈL, s. m. Petite bride, brido simplifiée.
BRÎDO^ s. f. Bride. (R. b. lat. brida, du celt.
|Bt bret. brid, m. s.) — Prov. Ochobdldoundt cai
pas ogochà lo brido, à cheval donné oa ne re-
garde pas la bride, il ne faut pas déprécier no
cadeau reçu. — Broe ou abbras, garniture de fer
qui affermit le manche au marteau.
*• BRIDOULjt,BRiDoui, Mont. v. a. Faire des
paniers, des corbeilles.
BRIDOULÀYRB, bridouJLtrb, Jfon^ s. m.
Vannier, celui qui fait des vans, des paniers.
BR1D()ULE, o, Bajvôuo, Monk r^ire» S4§. s.
f. Éclisse, t oaiw écaft;, tendur ; ref eer éoafée
i i
Ma
%i purgée âè ta ttid^le. Lluntire d'aubier des
jets de coadrîèr ou d'autres arbustes pUattis.
On s'en sert pour cfisser, nAtter, faire des cor-
beilles , des pannetons, des sébiles, etc. V.
fotLtisso, poibEosséu. Un ormèl de brid6ul€$,
nde poignée d'éclisses roulées en anneau. (R.
fccelt. brid, bride.) — Qqf^ gftule de coudrier
ou d'autre bois pliant. Y. bItsso.
BRIDOULÉT, s. m. Petit rameau de buis ou
de quoique autre arbuste.
BRIEÛ, s. m. Espace de temps assez loog.
BoM ay espérât un brieû^ je voua ai attendu
longtemps. Y o pas un bel brUU, il n'y a pas
longtemps.
BRIOÂDO, s. f. Brigade.
BRIGAND, s. m. Brigand. V. brbgôno.
BRIGNO D'AL, gousse d'ail. Y. oéusso.
BRIGODIÉ, BRiGADik, s. m. Brigadier.
BRILIÉYRO , BBILLlftYRO , BBBLLI6YRO, BBR-
LiÈTRO, S. f. Bélière, anneau de suspension'
d'un battant, d'une lampe ; anneau qui retient'
l'anse d'un chaudron.
BRILLA, V. n. Briller, resplendir, jeter de
l'éclat. Brillo côumo un soulél, il brille comme
un soleil.
BRÎLLÉNT,-o, adj. Brillant, resplendissant.
Oh dît plus souvent LusÉNT.
BRILLO (pr. bril-le), bréllo , plus usité au
pi. BRILL09, GoitLÉTos, MUl. S. f. Rîs, rls de
Ycau, corps glanduleux placé à la gorge du veau
et qui donne un mets recherché.
BRIX p. BBRfN.
BRfNOO, s. f. Rosse, haridelle.
BRINGO-BRÂNGO, s. m. Celui qui a lés bray
ballants et trop de laisser aller dans son allure,
qui agite beaucoup lefs iâ^as en marchant, en'
parlant.
f . BRIO, obrIo, s. f. Lit«Me, ^rtout les cou*
vertnres et les draps.
2. BRiO, V. BRfco, 1.
BRIO, V. ÉRic6u.
BRKHLA, V. BBLl.
BRIOTODWÊL, V. bhicôo.
BRIÔTJO, s. f. Défaut de labwar. V. trûêjo, 8.
BRIOX p. BROftCH.
BRIÔZtO p. BHufijO.
BRIQUET, s. m. Briquet, morceau d'acîei^
arec lequel on tirait par la percussion' rfes étin-
celles d'un caillou avant Tinvention des allu-
mettes. — Fi^. Petit hOmnie, uu courtte-botte.*
Trds90 debriffiiél, expressioti^^ de mépris. — Petit)
étourdi, petit polldsoil.
BRISA, BBiÀ, V. a. Briser, réduire eri mor-
^9m; émietter, réduîi^e en'nri'etres, cOtt<iass^r.
BRIg^ÊNS,^ V. BMtti#f .
BRISCO, itfisco; s. f. Barscit, àAÀ. s. m.
Ruilée, rangée de mortier ptaicé sûr l'arétA if Ai
toit ou ailleurs.
BRISO, y. Birico, i .
BRtSODIS, s. m. Bris, d;ébris ; miettes, tëSfm.
Mais loù pa de lo n6ço ôl caj) d'un teirn'S fitfW,
Et dîns !ou fôunds del s'iè tHbôu loii bt^^dU.
(Fr'om.)
BRÎSO-FÊRRES, à, m. Vénlîéàleuf des poirfs
et mesures.
BRISONDIÉ, s. in. B^oùîllbn-blânô, afnsi ap-
pelé parce que tes fleurs et lés rdcfnes sont
bonnes en tisane contre les dartres , brùâns,
Belm. Y. Boutôu.
BRISO-ROSÔUS, s. m. Brise-raison, m. pei*-
sonne qui parle à tort et' S travers.
BRISOUA, BRÈSQui, V. a. Ruiler, mettre une
ruilée ou rangée de mortîei' sur l'arïtè d'uù tôît
ou sur le haut d'un égoûtappuyé contre un nitlr
pour empêcher les voies d'eau.
BRISUN, V. BROUSIL.
BRITOUÂ, V. BBTDOLil.
BRITOUNÈL, V. bricôu.
BROBA, V. a. Braver.
Et sons èstre punit lous drdres brobordy,
(From.)
BROBEJÂ, V. a. Gronder, réprimander/tancer.
Mo Mùso es un paouc féd'o,
Et sur SOS prétentions l'ay soubén brob^édo.
(Pli Y a.)
ftROBETÀT, MiBBtiT, Jtf . s. f. Yertu, ^agowe,
religion, honnêteté, probité. (R. brdbe.)
* BROBOSSIÈ, s. m. Gardeur de taureaux. (R.
BROC, s. m. Bec d*utte crfeitière, d'un pefit
pot. Aub. V. ti'ROT.
BRÔCO, V. BROuéco.
BROCOUNEJA, V. n. Bra'eotin'er, éhâs'séf sur
les tetres d'aufrui et faire de la' chassa xxtt diéiier.
BROCOUNIÈ, s. m. BràCOWtiier.
BROGÂ, BHÀiGl, V. a. Cufottei^, mettre la
culotte à un enfant pour la première fois. Don-
ner une culotte' à quelqu'un. (R. brdgos.)
BROÔOLÔII, s. m. Aphyllantfte de Motltpêl-
lier, vullg. bragaleu', plante s^ani fettiJlès, qfiî
vient par fèuffes sU¥ l'es coteaux dû sud-eèt du
déparlement. Elle pousse enhivor, et<fé«fuWe
ressource* pour leé tforipeafuif. (M. Ce mot
paraît contracté pouf btâgoi de toûp,' brftiés de
BROGÛEJÂ, éRÀ6t3B«'i, v. n. âéppurér, cou-
ler en parlant du ptela'. {R. b¥at.)
BROJÉYO, s. f. Mouture, mélange d'ofgë et
df woin^. F&jftl. Y/nkaicto,
BRO
^64 -=-
BRO
BROLLI, t. n. Branler; bouger, remuer.
Brillo pot, il ne bouge pas.
BROM, BROMAL, 9. m. Clameur, grand cri.
soquiê un brom q\u tout ne trombUbOt il a
poussé un tel cri que tout tremblait. (En grec
Ppôfi^ç, bruit, grondement ; sax. bray, braire,
braiment ; bret. bram^ bruit.) — Braiment de
Tâne. — Rugissement du lion. — Hurlement
du loup. — Beuglement, mugissement des bétes
h corne. — Bôlement de la chèvre.
BROMÂ, BiAMÂ, y. n. Gueuler, pousser des
clameurs, des cris violents. Oquél efôn brômo
toujôur, cet enfant gueule toujours, pousse
toujours des cris. Brômo be prou, mes cânto pas
pla, il gueule bien assez, mais il ne chante pas
bien. (Esp. bramar, mugir.) — Braire en par-
lant de l'âne. — Rugir en parlant du lion. —
Hurler en parlant des loups. — Mugir, beugler,
meugler en parlant des bétes à corne. — Bôler
en parlant de la chèvre.
BROMÂDO, s. f. Gris répétés, clameur pro-
longée.
BROMÂL, V. BROM.
BROMÂYRE, o, s. m. et f. Crieur, euse, qui
crie, qui gueule ; qui gronde en criant, qui fait
grand bruit en parlant.
BROMBJi., Peyr, comme brorbjJL.
BROMODIS, CRiDonfs, Mont. s. m. Gris répé-
tés, bruit de voix. Qu'es oquél bromodis ?qu'est-ce
que tous ces cris 7
*BROXCÀDO, BRANCADO, Jf. 8. f. Fruit que
porte une branche. Ûno poulido broneddo de
péros, une branche bien chargée de poires.
(R. brônco.)
BRONCÂGE, brancJIgb, M. s. m. Branchage,
les branches d'un arbre ou de plusieurs.
Croumpi lou broncdge, acheter le branchage
d'un arbre.
BRONCÂL, BR0NCA8, s. m. Grosse branche.
BRONCÀRD, BRANCARD, s. m. Brancard de
véhicule. — Brancard, civière. V. cibiètro.
BRÔNCO, brInco, s. f. Branche. Èstre côumo
roûeil sûllo bràneo, être comme l'oiseau sur la
branche. (En bret. brank, m. s.) — Les arbres
fruitiers. Lo brônco o plo rondû^ oûén, cette
année les arbres fruitiers ont produit beaucoup.
BRONCÙT, BRANCÛT, ÛDo, if. adj. Branchu,
rameux.
BROiNDÀ, BRANDA, if. V. n. Brûler ; flamber,
briller. (R. ail. sax. brandy brandon, tison.)
BRONDI, BRANDf, V. a. Branler, secouer,
hocher. Brondi lou cap, branler la tête. Brondi
un prunii, secouer, hocher un prunier. Bran-
dir. Brondi lou sdbre, brandir le sabre. — v. pr.
Se secouer, s'agiter. Se balancer, se dandiner.
— Remuer, locher, n'être pas solide. Lou firr$
del chobâlse brondis, le fer du cheval loche.
BRONDIDO, BRAND^Do, s. f. Secousse , sae-<
cade. Bourrade; réprimande vive.
OmAy crégnou , d'aillûrs (les filles) quo la
[méjrre obortfdej
Entr' èstre dins l'houstél, lour bâille lo brondldo)
(Pet».)
BRONDfLLO, brandIllo, M. s. f. Brandei
menu bois. V. fourn/llo. — N. Brindille en fri
désigne un petit rameau.
BRONDISSXL, BRAifDissAL, S. m. Seconssel
saccade; ébranlement. Bourrade. *
BRONDOILLÂ, V. brondouillI.
BRONDOLfSO, s. f. Désordre, confusion. F4
brondoliso, faire du désordre.
BRONDÔU, BRANDÔu, Jf. s. m. Brandon j
torche, flambeau rustique. Lou brondéu d4
soulél^ le flambeau du soleil. (R. sax. ail. brandy
m. s.)
Bertrand, fay-ndus esclâyre,
Olûquo oquél brondéu
Per bévre l'efontôu
Qu'es noscût n'o pas géyre. (V. Noêl.l
BRONDOUILLi, brondoula, Rp, BROXDoiLiii
V. a. Brandiller, branler. Brondouilld los cômbosi
brandiller les jambes, gambiller. — Secoue^
vivement. Brondouilld lo pouôrto, secouer M
porte. — V. n. Remuer, branler. — v. pr. SU
balancer; vaciller; branler, n'être pas solide. ,
BRONLÂ, V. BROLLi. ]
BRONQUIÈ, s. m. Bûcher de branches. Y^
LBGNik.
BRONTÀ, V. TROUNi.
BROSIÉ, BRASiÈ, s. m. Brasier, tas de char^
bons ardents.
BROSIÉYRO, BRASitYRo, J#. s. f. Brasier, vas«i
oU l'on met de la braise pour échauffer uo^
appartement. (R. brdso.) — Pelle du feu. V. rispo^
4. BROSSÂDO, s. f. BRossir, m. Brassée, cfl^
que les bras peuvent contenir. Un brossât dà
bou^s, une brassée de bois. (R. bras.) — Brassa)
mesure des deux bras.
2. BROSSÀDO, BMBRossAoo, s. f. Embrassade,.,
embrassement. Fay^li ûno brossàdo, fais-liû£
une embrassade.
"^BROSSEJÂ, BRAssBJA, V. n. Remuer lar
bras, faire beaucoup de gestes.
BROSSÉL, BRASSÈL, BARSÈL, VUL BossÈL, Coru,,
BOCBfcL, Mill. BACHÈL, S.-/i. PRHOTRéu, Camjv. ,
FBNIOTRÔU, FEIflÈTRÔU, FBNIÈ, 8. m. BRNIÈTRO,
Est, s. f. Veillotle, petite meule de foin qu'on!
fait dans les prés à l'époque de la fanaisoa
quand on craint la pluie. (RR. bras; fs.)
BRO —
BROSSELX, V. OBBOSSBLi..
BROSSiÈYRO, s. f. Lisière avec laquelle on
conduit un petit enfant et on lui apprend à
marcher. (R. bras.)
BROSSIÈYRÔU, V. jocoot*.
BROT, s. m. Goulot. V. boucàl, 1. Goulot do
la cruche appelée bootCl ; l'ouverture en pavil-
lon ou grand goulot du m^me vase. S.-Sem.
BROUÀL. s. m. Bord d'un champ, d'un pré,
spécialement extrémité pierreuse ou couverte
de buissons, de broussailles. Foudyre Ions
broudU, piocher les bords. V. obbouô. — Partie
inférieure d'une vigne par opposition à la partie
supérieure appelée ci>iL. Mare.
BROUCÀT. V. obj6l.
BROUCiYRE, s. m. Couvreur qui prépare
l'ardoise , qui la rondit, — Valet, domestique
qa'on emploie à des travaux de tout genre.
BROUCHA, V. a. Mettre un seton à un ani-
mal. V. coaci.
BROUCHÉTO, s. f. Broche, brochette, alêne
droite.
BROIJCHÎ, BROCHf, VilU. v. n. Bruire, bour-
doDDer. V. BBouNzI. — Bourrir, se dit du bruit
d'ailes que fait la perdrix quand elle prend son
essor.
' BROUCHIÈYRO, s. f. Pic de maçon, pointu
des deux côtés, et dont on se sert pour dégros-
lîr, pour travailler la pierre à la grosse pointe.
BROtICODÔU, BBOLCAOÔii, M. s. m. Outil dont
se sert le couvreur pour préparer l'ardoise ou
poor la rondir. — Brochoir, marteau de maré-
chal.
BBOUCONTi, v. a. et n. Brocanter, troquer.
BROUCONTÀYRE, s. m. Brocanteur,
BROCDA, v. a. Broder.
BROUDÂYRO, a. f. Brodeuse.
* BROUCOSSXiLLO , s. f. Débris de bran-
ches, menu bois. (R. bràco.)
BROODÉNC, bboCsGnc, bbouillëhc,-o, j bbôu-
TI, 0, BI0DT,-d, BBÂSTB, O, BRItE, O, BnfiODDE, O,
BoiK. adj. Cassant, qui se rompt facilement. Se
dit surtout du bois, et par extension de toute
maliJre fragile. Oquéi boiûs es broUdinc, ce bois
*st cassant. Lou bàyre es broûsénc, le verre est
ff'gile.i R. du celt. bromt, bourgeon ; brousla,
briser.)
BROUBEQUrV, s. m. Brodequin.
BROUÉTO. V. coBBUÔL.
BROUGVÔU. V. BonBGsdc.
BROUILLA, V. a. Brouiller, causer la dis-
torde, la mésintelligence. — v. n. Germer, p.
ncLBÂ. — V. pr. Se brouiller, cesser d'être
•fflis.
'BROUILLXrD, s. m. Brouillard. V. ton.
Et]
BRO
— 66 —
ÔRO
BROUOT, BROT, BRouT, S. m. Le petit goulot
de la cruche pansue appelée bodtél. S.-A.
BROUQUÂ, V. a. Ramer des haricots. (R.
brôco.) V. ROMil. — Tricoter avec des broches.
— Préparer Tardoise ou la rondir. (R. du sax.
breakf rompre, briser.)
BROUQUÉT, s. m. Brochette de bois dur dont
on ferme le trou fait à un tonneau avec le foret.
V. DOUSfL.
BROUQUÉTO, s. f. Bûchette. Lou pijôun fo--
bârt fo lou nieû on de brouquétos^ le ramier fait
son nid avec des bûchettes. — Bille, boche.
S,-Sern.
BROUQUIL, V. BROUQUÉTO ; buscàille.
BROUSI, V. BROUNZI.
BROCSI, V. a. Brouir, brûler les plantes en
parlant du soleil qui les atteint sur la gelée.
Sécher trop, griller. Havir, brûler.
BROÛSIL, BRisùN, s. m. Broutilles, brandes,
menu bois, débris qui jonchent l'emplacement
d'un bûcher, etc.
BROÛSIT, fDo, part, et adj. Broui, brûlé par
le soleil. Grillé, trop sec. Oquél fe es broûsit que
8*engrûno, ce foin est grillé, il s'émiette.
BROUSÔU, V. BRDSou.
4. BROUSSÀ, boufI, boufoillI, bmboufà,
BHBOUFBLÂ, TOURTiLLÂ, Y. R. Manger avec avi-
dité, dévorer. Mill.
Etnboufèlo lo sôupo et bréu^so lous coûléts.
(Bàld.)
2. BROUSSA, V. n. Brousser, tourner; se
grumeler, se mettre en grumeaux, en parlant
du lait. S, -A. — v. pr. Se grumeler, comme le
précédent. Lou lach birâtse bràtisso, le lait tourné
brousse, se grumèle. S.-A.
BROUSSAS, V. BURGls.
BROUSSES, V. coLiBÔTs.
BROUSSÉTO, s. f. Pinceau de plâtrier, de
badigeonneur.
BROUSSIÈ, V. BURGO ; bdrgAs.
4. BRÔUSSO, GRousso, adj. Se dit de la plus
grosse espèce de froment, qui n'est pas la meil-
leure : Froumén brôusso. On dit aussi groussal.
«. BRÔUSSO, V. bûrgo.
i. BROUST, BROUT, s. m. Brout, bourgeon
des arbres. Ramille, brindille, rameau ; ramée.
(R. broust est un mot celt. qui veut dire bour-
geon.) V. FUEL. — Fane des pommes de terre.
V. PÔMPO, 2.
2. BROUST, s. m. Appétit. Se dit des ani-
maux. Oquélo ègo o boun broust, cette jument a
bon appétit, mange bien. (R. Ce mot est le même
que le précédent dont la signification est éten-
due des bourgeons à l'appétit qu'ils excitent.
comme en fr. brouter vient de broui, — V.
BROUT, 4.
BROUSTÂ, BRousTiA, V. n. et a. Brouter,
manger l'herbe, les bourgeons. Ne se dit guère
que des animaux.
BROUSTÉL, s. m. Fagot de ramée, de menu
bois. S.'Sem,
BROUSTIA, FBNCHKNi, R. V. a. Sérancer,
regayer, peigner le chanvre ou le lin en le pas-
sant au séran. V. brôustio.
BROUSTli, V. BROUsTi.
BROUSTIÈ, V. ROMIÈ ; brôustio.
BRÔUSTIO, PENCHE, R. Ség. s. f. bmccstiI,
soRRÉT, Mont. s. m. Séran, sérançoîr, régayoîr,
espèce d'échanvroirfait comme une forte carde,
composé de plusieurs rangées de pointes de
fer pour peigner le chanvre et le lin et les pur-
ger des restes de chènevotte qui n'ont pu tom*
ber sous la maque. (R. du celt. broust^ boa^
geon, pointe.)
\. BROUT, s. m. Bourgeon, brindille. T.
BROUST, \. — Grappe de raisin.
2 BROUT, V. BROÛDÉNC.
3. BROUT, BROUST, Mont. bAuc, brusc, pignôc»
Mill. s. m. Poitrail, poitrine, stennum d'un ani-
mal. Métreunsedôu ol broiU^ mettre un sétônan
poitrail. — Bréchet, viande du poitrail du bœuf,
du veau, etc.
4. BROUT, s. m. Goulot de cruchon. V. brot.
\, BROUTA, V. n. Bourgeonner, pousser des
bourgeons. Y. bourra ; broutounI.
2. BROUTA, V. a. Brouter, pattre. Peyr, Ce
mot est plus fr. que pat. V. BRoufiTi ; pItssb.
BROUTE, V. BROÛDÉNC.
BROUTÉNC,-o, ,adj. Vigoureux en parlant des
végétaux, surtout des greffes, des jeunes arbres.
S.'Sem,
BROUTIÈYRO, s. f. Poitrail. Cam. V. fit-
TRAL.
i, BRÔUTO, s. f. Bourgeon, jet, pousse de
Tannée. Ûno poulido bréuto^ un beau jet. T.
GÈMO.
2. BRÔUTO, s. f. BscoFUÈL, Entr, s. m. Ra-
mée. Un fays de brôuto, un faix de ramée, une
charge de ramée. (RR. brout.Le^^ mol rappelle
le lat. esca, nourriture, folium, feuille, ramée
qui sert de nourriture ) V. fuel.
1. BROUTÔU, s. m. Bouton, bourgeon. (R.
dim. de brout.)
Ffllos, de Tomouriè lou ^^roti^dus'esporplllo.
Mettes bfteo couà lous ioous de lo conillo.
(Peyr.)
c'est-à-dire les œufs du ver à soie, la plus pré-
cieuse des chenilles.
li.
2. BROUTÔU, s. m. Ver des cerisos. V. behrôu.
i. BROUTOUNÂ, V. n. Bourgeonner, pousser
des bourgeons. Boutonner, pousser des bou-
tons.
* 2. BROUTOUNÂ,bouerounjL, v. n. Être piqué
des vers en parlant des cerises. (RR. broutôu ;
bêrrôu,)
BJROOTOUNÂT, ado, part, et adj. Courert de
bourgeons , de boutons. — Échauboulé , cou-
vert d'échauboulures, ou petites pustules, cou-
vert de boutons.
BROUTOUNEJIÂDO, hànIdo, s. f. Petite
querelle, petite dispute, bisbille. S.-/.-Br.
BROUTOUNICO, BRouroNfco, s. f. Arnique de
montagne. V. bstooèno. — Petit-chône. Lo brou-
îaunico ûi medeci fo lo nico ; c'est du petit-chéne
qu'on dit ce proverbe pour rappeler ses pro-
priétés stimulantes , comme celle du tbé. V.
pi€hoc6t-r6cbb.
BROUTOU.NODÙRO, g(»cRT(Do. s. f. Échau-
boulure ; éruption de boutons à la peau. (R.
broutôu.)
BRU,-«o, «dj. Brun''; bis, de couleur brune.
Pabru, pain bis, pain de ménage, moins blanc
que le pain -de boulanger.
BRUANT, V. GRATO-POLIÈ.
BRUC, BRUTyS. m. Bruyère à balai oubruyère
en arbre. C'estla plus grande espèce. 5.-^4. (Brat.
bruk, brug, m. s.)
BRUC, V. BROUT, 3.
BRUCÂDO, s.f. brdcIl, m. Coup, heurt, choc,
donné ou pris par inadvertance.
BRUCH, s. aa. Bruit, tapage. Nouvelle. Dé-
laélé, querelle « altercation. Ojèrou bruch, ils
eurent un démêlé. (R. bret. brud, bruit.)
BRUCHI, Y. BROUCHf ; BROUMZi.
BRÛCHO, s. f. Rebut. Prov. Fouérço brûcho
et paûc de lôno, beaucoup de rebut et peu de
laine.
BRUÈCH, »RÈCH, Ség. brioch, briox, S.-A.
roudàplb, Camp, tiro-braso, s. m. Râble, ins-
trument à long manche qui sert à tirer la braise
et les cendres du four. (Le mot roudâple se
rapproche dulat. rutabulum, m. s.)
BRUÈCHÀ, BRUÈJÀ, V. a. et n. Râbler, remuer
la braise avec le râble ou la retirer du four.
BRUÈCHAS, S- m. Mégère , personne aca-
riâtre, hargneuse, rude. Ocouô's un bruèchds,
c'est une mégère.
BRUÈILLi, V. BaoLHJi.
*BRUÈILLO, s. f. Blé qui germe, qui lève,
jeune blé. Ûno poulido bruèillo, un blé qui lève
bien. (R. brulhà.)
BRUÈJA, V. a. Amasser le blé sur Faire avec
le rabot. — Râbler. V. proèchI.
— BRU
BRUÈJO, Espi. BRÈJO, Ség, I brkSzio, raspa-
oéuTRO, S.-Sern. truëjo, R. rèno, Réq. s. f.
Rabot, instrument composé d'une planche et
d'un ou deux manches et servant à amasser en
rasant le sol le blé qui jonche Taire. (RR.
bruèch; rospâ, rend ; truèjo est une altération
introduite par ignorance ou par moquerie.)
BRUÈL, brocl, Ség. | brouillôu, broust, Aub.
grbl, «relôu, MilL pdèl, Vill. s. m. Germe des
tubercules et des ognons lorsrqu'il pousse sous
l'action de la sève, qu'ils soient déjà plantés ou
non. (RR. brulhà; pûo. V. les autres en leur
lieu.)
BRUG..., V. burg...
BRUÎNO, s. f. Bruine. Peyr. Ce mot est plus
fr. que pat. V. pousQuixo.
BRÙJO, V. BORGtFN.
BRUJÔUR, V. BRusôc.
BRULHÂ, BRIJÈILLÀ,' BROCILL.V, Aub. GRELA,
GREiLLÂ, S.-A. MilL puèillI, Vill. gbrhbna, V. n.
Germer, en parlant des graines, des tubercules,
des ognons. Lous biais oûpla brulhâl, les blés
ont bien germé. Lous polonôus bruèillou dins lo
câbo, les pommes de terre germent en cave.
(RR. Les premiers se rapprochent du grec
P/>vicv, croître ; le 7* du lat. germinare, m. s. V.
les autres en leur lieu.)
BRULLA, V. a. et n. Brûler. V. crbmà. — Né
bo que bràllo, il va très vite, il brûle le pavé. —
V. pr. Se brûler.
BRÙLLE (OL), adv. Très vite, à brûler le
pavé. Ne bo ol brûlle, il brûle le pavé.
BRULLODÔU, BRULLADÔu, BRULLÈû, S. m.
Rôtissoire, ustensile pour rôtir le café. Sac de
grosse toile pour battre et décortiquer les châ-
taignes.
BRULLÙRO, s. f. Brûlure.
BRUMÂ, V. GRCHA.
BRÛMO, V. GRÙMO.
BRUMÔUS,-o, adj. Brumeux, couvert de
brouillards.
[môuso.
Aro donne qu'opprouchôn d'ûno sosôu brw-
Que lou gibre o dejd bernissât lous coustdls.
(Bald.)
BRUNÉT,-o, adj. Un peu brun. Se dit de cer-
taines espèces de poires, de pommes , dos
bêtes à corne au pelage brun. (R. bru.)
BRUNO, s. f. La brune, la chute du jour. On
lo brûno, sur la brune, à l'entrée de la nuit.
BRÙO p. BRÙGO.
BRUQUÂ, BRUNQui, Mont. v. a. Toucher;
heurter. Ou brûques pas, n'y touchez pas. —
V. n. Chopper, heurter du pied. Prov. Que
brûquo o tôutos los pèyros que trôubo, pren
BUE —
fouàrco orUilldls , celui qui choppe ronlre
irres qu'il rencontre prend bien
IX ortâils. Se dit au figuré pour
i qu'il no faut pas s'attrister ni
oiitrariiités journalières. — v. pr.
: faire mal en se heurtant surtout
lalade.
BRÛUT, 3.
usf, T. n. Bruire, faire entendre
i. Se dit surtout d'un orage loin-
[Zl.
aou96u, HViôaK,Mont. s.f. Bruis-
sourd et lointain.
} brusdu, prélude de l'ourâtge.
(Petb.)
nfboul queœéuofdrço brujôur;
0. Mont.
,s.etadj. Pain bis, pain de se-
isième qualité. (B. lat. bruscus,
g6 de grains.)
>, adj. Brutal, rude. Cru. Tirro
crue, difQcile à ameublir. — s. m.
iâl murmûro et que ploou de mi-
(pEïi.) [Irâillo.
. Brute, anima). Fig. Homme sans
i, abruti. (En lat. brutum, m. s.)
i , V. a. Brutaliser, malmener,
menl.
(T, s. f. Brutalité.
BUGÀDO.
uèl; bolàch.
3. m. Veuvage, état d'un veuf,
[bubdlge,
ne possât dons ons dins lou
s qu'el pense os un segôund mo-
(Bâld.) [riâtge.
V. BCGUËVRB.
Chicot d'une branche qui n'a pas
3. Nant. V. Toscic
m. Accroc fait à un chicot de
iÈL, Espl. s. m. Boyau, intestin.
irims, les intestins grêles. Lous
et, les gros intestins qui sont au
is : le cœcum, le côlon et le rectum,
■nier et appelé pour cette raison
■d ou lo fi del méunde. (En lat.
in; b. lat. budellus, boyau, it.
I — Veau. V. BBDËL.
■ bedbU.
'. BSLfSSO.
BÔUTDE, 0, mil LIBÛBE, O, adj.
mpli, yidé, libre. Poniè buèch.
i — BUF
Heure, panier vide. (RR. Le <•' mot se rsppn
che du lat. vacuus, m. s. le i* . de tùiuiu, m. i
et le 3" de liber, libre.)
BUÊClli., BouTDi. LiEûBi, V. a. Videra
vase, un sac. — v. pr. Se vider.
"BUeIILLA, BC ailla, BUfiOlLLi, BDIOlLLi.r.i
Séparer du grain avec un rameau en érental
les pailles et les épis qui s'y mfilent. (R. buH.)
Pendén que dins lou sol loumëstreloulrobéiUii,
Omb'ân pichiît romè! lo sirbénto buàillo. (Pm.)
— V. pr. Se rasséréner, s'éclaircir, se
loyer en parlant du ciel. Lou Ums t'es buèiilit,
le temps s'est rasséréné. V. s'olbbâ.
• BUÈL, buAl, Ség. bruël, Peyrl. bubAl, s
BuÀiLLB, o.itonl. t. Rameau en éventail dont»
se sert dans l'aire, quand on vanne le blé»
vent, pour écarter du tas vanné les épis ellei
pailles que le vent n'emporte pas, (AU. iriUi,
faisceau do baguettes.)
BUÈL, v. BioL.
BUFi, V. a. et n. Souffler. Bufd lou fioe, souf-
fler le feu. Bufâ ol fuoe, souffler au feu. Bufi
lous dels^ souffler dans ses doigts. (B. onon.
comme le b. lat, bu/fare, m. s. et l'angl. pu/f.)—
Mépriser, dédaigner, faire fi. — Hâbler, diredei
bourdes, des balivernes, commeenilal. buffan.
— Bouffer, souffler de colère ea gonQant Im ,
joues. Haleter, respirerl'air avec force. — Mr, :
en parlant du chat qui souffle.
BUFiDO, s. f. Bouffée de vent, de fumée.
Rafale; coup de veut.
BUFAl, s. m. Souffle, expiration en
haleine. L'ouon lou toumborià d'un bufàl, onh
renverserait d'un souffle. — Bouffée ; rafale,
BUFiïRE, o, s. m. et f. Souffleur, ense,-
Fig. HAbleur, vantard.
BUFAYRO, s. f. Bigote, fausse dévote, ni
appelée, soit parce qu'eUe fait des cancans, soll
parce qu'elle souffle en parlant ou à confesse,
S.-fl.
BUFÈC,-o, BUPORtL,-o, Bo6CH,-o, MotUb.iil-
Vide, en parlant de certains fruits dont l'amande
est avortée ou dévorée des vers. JVduw bufko.
noix vide. Se dit aussi des grains, des légume!-
— Fig. Vain, faux.
1, BUFÉT, s. m. Soufflet pour souffler f'
couFLÉT. — Soufflet en sarbacane. V. BrroBOi,
— Le cul. V. BÛPO.
2. BUFÉT, ». m. Buffet, armoire ponr 1«
comestibles,
1. BÛFO, PBBRIÈÏBO, S. f. BOFfiT, TOFOSiW'i
S. m. Termes burlesques par lesquels o"
désigne le derrière, le cul. Moustrà loalm^
montrer le derrière, s'enfuir.
BUL
— 69 —
BUR
T*oboudori<S lo bûfo ol nas de moun souliè.
(An. Espl.)
2. BÙFO, s. f. Souffle , vent. Quond cal se
moridèt, prenguèt bûfo, quand le chaud se
maria, il prit le vent, c'est-à-dire que pour re-
froidir ce qui est chaud, il faut y souffler dessus.
Dut. — Bourde, blague, menterie. — Parole,
conseil. Prov. Bôuno tûfo, bàuno bûfo; bonne
tête, bon conseil. — Se prend aussi adj. pour
BCFËC.
*BUFODÔU, BDFÀDÔn, M. BUFir, bufo-fuôc,
9. m. Soufflet rustique en sarbacane, consistant
en un long tube en bois ou en fer. (R. bufâ.) —
On appelle aussi bufo-fuôc une personne qui
garde le coin du feu, qui est toujours sur les
tisoDS.
BUFO-NÊPLOS, bufItrb, buforâdo, buforato,
bufolomàrgo, bontusso, s. m. Vantard, hâbleur;
fanfaron; qui dit des bourdes, qui exagère ton-
jonrs. (RR. bufd; le i^^ mot signifie qui souffle
des nuages aux yeux, comme on dit en fr. jeter
de la poudre aux yeux. Bonté,)
. BUFORÊL,-o, bufarèl,-o, adj. Vide. Faux.
injo buforèl, faux ange : enfant de chœur. V.
ICPÈG.
' BUGàDO, buâdo, s. f. Buée, action de lessiver
le linge. (B. lat. bugada, m. s.bret. bugad, petite
lessive.)
ProT. Fénno que couoy et fo bugâdo
Es mièjo fàdo ou enrochddo.
« Femme qui (le même jour) cuit le pain et
frit la buée esta moitié folle ou enragée, » parce
Qu'elle ne peut suffire à ces deux importantes
opérations.
BUGÂL, V. BufcL; bolIgh.
BU60DÀ, T. a. Lessiver, laver le linge à la
ssiye.
BUGODÀYRO, BUADiftTRO, s. f. Buandière,
mme qii fait la lessive. Lavandière, femme
i laye le linge à la lessive.
BU60DIÈ, BDADIÈ, S.-il. TINÈL, Réq. coôdb-
b6u, S.'Sem. Cuvier pour la lessive, pour le
e lessivé.
'BDGODOUNÂT, boadounJLt, S.-A, s. m. Un
fcin envier.
BUGOSSEJÂ, V. n. Buvotter, gobelotter, boire
pPasieurs petits coups.
BUGOSSEJAYRE , o, s. m. et f. Celui qui
lotte.
BDGUÈYRE, o, bubèyrb, o, s. m. et f. Bu-
t euse.
BuGUIO, V. fbssôu.
WLKTIN, s. m. BulleUn.
Mli, T. bocU .
MUDÔU, V. BOOLiDéu.
BULLÂDO, s. f. Tripaille d'une volaille, d'un
animal qu'on vide. V. bbntrIdo. — Couche de
fîl qui recouvre le fuseau ou une fusée.
BÙLLO, s. f. Bulle, lettre du pape adressée à
TEglise. — Prov. Tont pdrlo per sos bûllos côumo
per sous proufits, pour dire : Il se perd par sa
naïveté.
BULUO, p. BBLÛGO.
BUODIÉ, p. BUGODift.
BUODIÈYRO, V. BUGODivRo.
BUOILLÂ, V. BUÈILLA.
BUOÛ, Bioû, s. m. Bœuf. Buoûgouldrdpouârto
esquilo, bœuf gourmand porte clarine. On met
de préférence des sonnettes aux bœufs gour-
mands et coureurs pour donner l'éveil au bou-
vier. Lou bioû fo lo grônjo , mes lo mônjo^ le
bœuf remplit la grange et la vide. Buoû d'oûtàu-
no, chobdl de primo, le bœuf prend du sang en
automne et le cheval au printemps. (Lat. bos^
gr. ^vç, it. bove, bue, esp. buey, m. s.)
BUOÛ, V. CHIFËR.
BUOO DE NOUÔSTRE SÉGNE. Le lygée che-
valier, insecte rouge et noir.
BURÂ, DEBURRÂ, Cam. Écrémer, ôter la crème
formée sur le lait. (R. bure.)
BURÂDOj s. f. Crème. V. crôusto, 2. — Bois-
son oîi Ton a délayé du beurre.
BURÂL, V. BUÈL.
BURÂTO, s. f. BURAT, m. Burat, étoffe peu
épaisse et commune de laine. Un eouUlléu de
burdto, un cotillon do burat. V. burël.
BURÀT, dbbarrât, àdo, part. Écrémé. Lach
burât, lait écrémé.
BURBÂL, s. m. Fétu, bourier ; miette. Ocouô's
pas qu'un burbdl dins lo gouôrjo del loup, ce
n'est qu'une miette dans la gueule d'un loup.
Se dit d'une petite fortune échéant à une per-
sonne dépensière, d'une petite somme pour
une grosse dépense. Mont. On dit pareillement
ocou^ 's pas qu'un mouscoillôu dins lo gouôrjo
del loup, ce n'est qu'un moucheron... Et le mot
de burbdl, pourrait bien n'être que l'altération
de bibàl, moucheron. V. birbâl. — Fondrilles
du bouillon, débris de caillé.
BÛRE, BÛRRB, s. m. Beurre. On dit selon les
lieux ou la forme qu'on donne au beurre : tin
pan, un cun, ûno coco, ûno quillo de bûre , un
pain de beurre. (En lat. butyrum, it. burro, m. •.)
BURÉL,-o, adj. Brun, brun roux. Se dit de la
laine beige ou non teinte qui a cette couleur, et
des habits faits avec la laine naturelle brune.
Bèsto burèlo, veste brune, veste de bure. —
s. m. Bure. Hobilldt de burèl, habillé de bure,
(En bret. burel, bure.)
* BURETADO, s. t Plein une burette.
Btm
^7)0 —
MIB
'ftURÉTO, s. f. Burette, fiole à anse ordin.
BURÉO, s. m. Bureau. Burèû de tobât, bureau
de tabac.
BURGA, boijrgouna, Nant, v. a. Fouiller,
chercher quelque chose en fouillant. Burgà un
lopin, un royndl, fouiller dans un terrier, dans
une tanière pour faire sortir un lapin, un renard.
Burgi lous pfysse^, agiter Teau avec une bouille
pour faire aller les poiseons dans les filets.
Burgà los gribos o VdsU, fouiller les grires à la
broche pour faire tomber le genièvre sur la
rôtie. (R. bûrgo,) — Fourgonner; renouer la
braise avec un fonrgon. — Tisonner, remuer
les tisons.
* BURGÂDO, s. f. Actioa de fouiller. Bour-
rade, bousculade.
^ BURGÂILLE, O, BRCGiiLLO, Ség, POURCO^kLO,
s. f. Petit bâton fourchu avec lequel on fouille
dans les feuilles et les broussailles pour ramas-
ser les châtaignes, les noix. (RR. bûrgo;f6urco,)
BURGÂS, brugâs, BROussis, s. m. bdrgasso,
s. f. Bruyère; lande de bruyères, terrain cou-
vert de bruyères. Oeouà *8 pus qu'un burgâs, ce
n'est qu'une bruyère, une lande de bruyères.
(R. bûrgo; brôu^so.)
BURGÂYRE, o, s. m. et f. Fureteur, euse,
celui, celle qui fouille partout. «— Tisonneur,
qui remue les tisons sans nécessité.
1. BÛRGO, BRÛGO, S.-Sern. brûo , S.-R.
•Réusso, s. f. BRoussiÈ, m. Bruyère, plante
ligneuse qui vient dans les terrains sabloueux.
(R. àrue.)
3. BÛRGO, s. f. Bouille, perche pour agiter
l'eau. V. FÛRGo.
BURGO-FISSÛDO, s. f. Ajonc, arbuste épi-
neux ; genêt anglais, arbuste épineux des lau-
des.
* BURGOILLÂ, BRUGOiLLi, Ség. rbborgailla,
PUR60ILLA, Aspr. rbssègrb, lÊilL V. a. Ramasser
les châtaignes pour la dernière fois en fouillant
dans les feuilles et les broussailles. (RR. burgi;
êègre.) — Glaner des châtaignes.
* BURGOILLÀYRË, brugoillJLtrb, rbburgoil-
lItRB, FURGOILLATRB, o, RKSSBGC'ftYRE, o, Mtll.
«. m. et f. Celui, celle qui ramasse les châtai-
gnes en fouillant dans les feuilles. — Celui,
celle qui glane des châtaignes, des noix.
BURGOSSIÉ, V. MiRGÂssB.
BURGÔU, FijRGÔu, s. m. Fourgon, perche
ordinairement garnie de fer par un bout et ser-
vant à remuer la braise dans le four. (B. lat.
furgo, m. s. 4352.) — Perche, bâton po»r fouil-
•1er. — Tisonnier pour remuer les tisons.
BURGOUNÂ, FURGouiiA, v. *. Fourgenner,
emuer avec un fourgon. FouiUer.
r
BUKIËYRO, s. f. Vase etn bois oh Ton con-
serve la crème jusqu'à ce qu'on en ait asseï
pour faire un pain de beurre. C'est une espèce
de baratte.
BUROILLX, v. BufeiLLÂ. — V. pr. Se nettoyer,
se purifier, s'éclaircir. Se dit du ciel, de la peea.
BUROiLLÂT, ADO. part. Nettoyé, en parlait
de la peau, dont les croûtes de mai sont toor
bées. Basséréné en parlant du ciel.
BUROLISTO, BDRALfsTO, M. s. m. et f. Ban*
liste, celui, celle qui tient un bureau de tabae,
etc.
BURÔUN, s. m. Buron, chalet, maison isol
oU l'on fait le fromage de montagne.
BUROUNIÉ, s. m. Buronnier, domestique
posé à un buron et à la manipulation du lait
BURRÀT, burIt, ado, part, et adj. Cour
d'une croûte butyreuse en parlant du from
BUSC, s. m. Broutilles, débris de branek
très menu bois. Conq. — Sous-arbrisseaux é|
neux, comme le genêt anglais. V. Boafa.
Chicot de branche. Nant, V. coural.
BUSCÂILLE, o. s. f. BROUQuiL, m. Bûche
petit fragment de branche, de rameau. (I
bûsco ; brouôco.) V. brouqcéto. — Brandij
menu bois des arbustes. Broutilles, débris
branches. V. broûsIl. — Fétu, V. bûsco.
i. BÛSCO, s. f. Bûchette qui sert d'indicate
pour faire connaître aux enfauls les lettres
l'alphabet. MonL (B. lat. àuse^, bûche ; du brei
et sax. bush, broussaille.) — Du peu, une p
tite quantité de certaines choses, un bnn,
miette, un flocon, un souffle, N*o pas cap
bûsco, il n'en a pas miette. Fo quaûco bûsco
nèû, il tombe quelques paillettes de nei
quelques flocons de neige. Fo pas ûno
(Tèrt, il n'y a pas un souffle d'air. — B
éclat de bois à brûler. 5,-Sem. V. sstè|.o.
2. BÛSCO, BDSCiltLB, BéRDO, S. f. Cifl,
Fétu, frétille, f. bourier, petit brin de quel
chose, grain de poussière, ajtome, molécule
ordure. Ay ûno bûsco dins un uil^ j'ai un fé^
un bourier dans un œil. (R. v. tous ces mots
leur lieu.)
* BUSCOILLi., BROscAiLLl, M. V. n. B
ser le menu bois, des fagots de menu boH
comme font les pauvres. Baû buscoilli, je v'"
ramasser un fagot de bois.
BUSCOILLADO, s. f. Tas de broutilles ; j
chée de menu bois.
BUSCOILLÂYRE, o, s. m. et f. Celui,
qui va ramasser le menu bois, les broutilto».
BUSCORÈLO, V. BCSQOfiT.
BUSCOSSEJA,iionjoqubjJI, v. n. Pignode^
manger sans appétit, au épluch^Ot ifi^ ^^
CAl>
-14 -
GaD
[tfftnx. Fosès pas qitt buseostefd, vans ne faites
qne pigQOcher. (R. bûsco,)
* BUSCOSSEJÂYRE, o, s. m. etf. Celui, celle
foi pignoche, qui mange négligemment et en
léplachant les morceaux.
6US0BÂT, gusorIt, Est. gusJLs, cirgotèl,
\Aub. coco-fourcIt , cdo-pourcIt , moutssét ,
S'A. HiLAiv, néol. s. m. Milan, oiseau de rapine
à queue fourchue, ce qui lui a fait donner
iqaefques-uns de ses noms. (Grec j30ǫv, huer,
jerier comme un hibou ; le2« et le 3* mots signi-
[)(ent fripon ; le 5« et le 6», queue fourchue.) —
les premiers mots servent aussi à désigner la
lose, le busaigle ou buse patiuea Y. tortôno*
BUSQUÉT, MUSQUftT, Ent. bosIt, S.-Gen. s. m.
PSQDtTO, C. BDSCORfrLO, BISCORÈLO, Aub, ZINES-
10, Cam, LisÉTO, Vez. Fauvette, petit oiseau
j|(n fait son nid dans les haies, les buissons, les
jpnéts avec des paillettes et des bûchettes^ ce
i|iD loi a fait donner la plupart do ses noms.
^. Le 2* est altéré pour busquét, bûchette ;
3* signifie gottreux par allusion au gonfle-
nt de sa gorge quand elle gazouille ; le 7*
pelle qu'elle niche dans les genetières^ et le
veut dire la gentille au plumage lisse,)
BUT p B00L6UT. Voulu. V. B0UL6.
<. BUTA, BODTtRÂ, MilL Mont, v. a. Pousser.
Bouytrd lo pouôrto, pousser la porte. (En b. lat.
butare, bret. bunia^ m. s. it. buttare, faire sortir.)
2. BUTA, V. a. Pousser, chasser, faire sortir.
Buta lotis puols, chasser devant soldes dindons.
— Fig. Chanceler d'ivresse, aller de çà et de là
comme celui qui chasse des dindons. Butd lou
bèrs, bien faire le vers. Bûto pla lo nottôio, il
chante bien, il est fort pour la note. — Pousser,
croître.
BUTÂDO, s. f. Poussée, action de pousser,
de mettre en mouvement. Branle, coup de col-
lier, Y ay donnât ûno bôuno buiâdo, j'ai donné
à cetto affaire un bon coup dre collier. bèlo»
butddos, à plusieurs reprises. Se dit d'un far-
deau, d'un corps lourd qu'on pousse ; d^un tra-
vail que l'on fait à plusieurs reprises.
BUTÂL, s. m. Poussée, secousse, choo. Li
ay soqudtun butdl, je lui ai donné une poussée.
BÛTO, V. LÛTO.
BUTOBÔN, s. m. Butoir ou boutoir, espèce de
paroir en forme do petite pelle dont se sert le
maréchal ferrant pour parer le pied des animaux
qu'il ferre. (R. Ce mot veut dire pousser en»
avant.)
BUTTORÔU, V. €àS8o-iiod6do.
BUTUÔLO, V. FouiLLouôLo, a.
BUZORAT, V. busorJLt.
c
c, 3* lettre de l'alphabet, se prononce comme
ir. excepté quand elle est suivie d'un k, ch;
>rs elle se prononce tch,
LA..., V. GO...
CàBÀRBOL, s. m. areh. Mouton de cloohe.
mot se trouve dans un registre des archives
Millau de 1474, oh est mentionné un achat
par un consul de cette ville d'un saumia de
wnos et 4/2 de lonc per far un eabarbol a
*»quHa ou eampana de prima, Af. Ce qui veut
un sommier ou grosse poutre de deux
mes et domi de long (cinq mètres), pour faire
ooouton à la cloche destinée à sonner l'office
prime. Ce mot forma cabarbolàyre^ sonneur,
^rda eomme lui, et cobàrgou qui vit encore.)
CABÉL, V. R0B(s.
CABÉS, s. m. Partie d'un sac qui est au-
^SQs du cordon lorsque le sac est plein et
^ché. S -Sem.
WWLLADO, V. COBBSSAL, G0BBSSÔ50.
C^BILLÔUfS.iQ. PeUte cheville. V. cobillôu.
— Fig. Petit drôle, petit polisson. Se dit même
des personnes de petite taille qui méritent le
nom de drôle, de polisson. Yill,
CABISSÔU, cabissounJI, v. goboussIdo, co-
BOUSSi.
1. Ci.BO, s. m. CBLit, m. Cave, appartement
souterrain oh l'on tient le vin. (R. lat. cavus^
creux, it. esp. port, eaza, cave, du celt. <kw,
creux.)
2. CÂBO, s. f. Caverne, souterrain, grotte,
retçaite. Cdbo de roynâl, tanière de renard. Cdbo
de lopin, rabouillère, terrior de lapin Lous
péysses sous dins los eàbos, les poissons sont
dans leurs retraites et non dans leurs cax>en.
CABÔRNË, gabouôrgne, v. cosdeRB.
CABOSSÔHO, v. GAP-GROOÔs.
CABÔURD, V. FOLÔUED.
CABRIBÉSSO, V. lusentIno.
^CABRIBOUC, s. m. Chèvre bréhaîgne, sté-
rile. (R. ce mot signifie chètre bouc.)
CÂBRO, CRABo, Vill. s. f. Chèvre. Gordd los
n
CAD
-78-
CAL
edbros, garder les chèvres. Fig. Ne pas oser
rentrer dans la maison paternelle après l'avoir
quittée poar de frivoles motifs. (Lat. et it. copra,
m. s.) — Capricorne héros, gros coléoptère à
longues antennes. — Faucheux ou faucheur,
espèce d'araignée qui se tient dans Therbe. —
Grue, machine pour soulever des fardeaux. —
Chèvre , machine composée de deux croix de
Saint-André. V. bonjâr. — Chèvre, autre ma-
chine à trois pieds sur laquelle on travaille à
Taissette. Autre machine à trois pieds sur
laquelle on appuie la porte d'un four. — s. pi.
Crochets placés au bas de la tige supérieure
d'une crémaillère.
CABROSSÔUNO, s. f. Chèvre sans cornes.
— Bécassine, ainsi appelée parce que son cri
imite le bêlement de la chèvre. Mont.
CACARACÂ, V. coucoRÈco
CACAREJÂ, V. coscoLBii.
CACHO-BIÈILLO, s. m. Cauchemar, oppres-
sion, anxiété qu'on éprouve pendant le sommeil.
(RI Le vieux synonyme fr. cauquemare signi-
fiait sorcière, et cette idée est conservée dans
le mot pat. par le terme de bièillo, la vieille,
la sorcière. On attribuait les cauchemars à un
sort jeté par une sorcière.)
CACHO-DÉN, V. BNTRfGO.
CACHO-GrROPAL, s. m. Pressoir à une seule
ris perpendiculaire placée au milieu. C'est une
sorte de presse à vis.
CACHONIEO, CA6ON116, s. m. Culot, l'oiseau
dernier éclos d'une nichée. — Fig. Le dernier
né d'une famille, quand il est tout jeune. (Le
1^' mot signifie qui presse le nid, parce que le
pauvre petit est souvent foulé par ses aînés. Le
2® fait allusion à sa malpropreté , résultat de sa
faiblesse et de la position qui lui est faite par
les autres.)
CACHÙRLO, V. coPBSsûLo.
CÂCI, s. m. Cacis, groseille à baies noires.
Liqueur de cette groseille*
CADÂLBRË, V. couHPÉs, S.
CÂDE, CADRE, Vill. s. m Genévrier. Grôno
décide, graine de genévrier. (B. lat. cades, m. s.)
— Cade, oxycèdre , arbre conifère du raidi de
l'Europe. Houéli de cdde, huile de cade. Le cade
ne croît pas dans notre département.
CÂDO, adj. des 8 g. invariable. Chaque ; tous.
Cido jour, chaque jour. Câdo très jours, tous
les trois jours. Câdo ires me^^es, tous les trois
mois. Lou copèl des câdo jours^ le chapeau des
jours ouvriers, de tous les jours, le dimanche
excepté. — Prov. Câdo fat soun sen, chaque
fou a son bon sens.
CADRE, s. m. Cadre de tableau, de porte, di
fenêtre. — Genévrier. V. cIdb.
CADUN,-o, pron. Chacun, une. Cadûnom&
sieû, chacun son bien, à chacun ce qui lui ap-
partient. (R. cddo, un.)
CÂFI, s. m. Débris de bois, feuilles, etc.,qQ'et-
traînent les eaux pluviales. — Balayures, dé-
bris, résidu, poussière qui reste aufondd'n
sac, d'un vase. S.-Sern. — Fétu. V. busco.
CAFOUYÈ, T. BSCOÛFBGCIÈ.
'*' CÂFRE, chJLfrb, s. m. Pierre à aiguiser di
couleur blanche à l'usage des moissonnears..
— Chanteau, quignon de pain.
ÇAGO-FÈRRE, v. corràl, 1.
CAGOIVIEO, V. càchonibû.
CAILLE, o, CkLLO, Mill. S.- A. s. f. Caille, yalg.
carcadel, carcaillot. Dim. coilloutôu, coilo-
TÔu, càllatôu, m. Cailleteau, petit de la cailli,
Lou cont de lo caille, le courcaillet de la caille.
Los cdillos côntou, les cailles courcaillent (A
carcaillent. (K. it. quaglia^ angl. qu^il, m. s.)
CAILL6r,-o, adj. Taché de rouge et deblau
en parlant des bêtes à corne. V. coillouôl-
Fig. Qui change de couleur, qui est double, qô
n'est pas homme de parole, qui manque de
loyauté. S. -A.
CAL,càllo, ca6d,-o, Mill. S.-A. adj.Chaud,e.
Âyo câllOy eau chaude. Ferre caitd, ferchaoi
(It. caldo, lat. calidus, m. s.) — s. m. Chand.
Lou cal et lou frech, le chaud et le froid.
CAL, V. impers. Il faut. Cal bdtre lou fim
quondescaûd, il faut battre le fer quand il est
chaud. V. COLS.
CAL p. QUAL.
CALCÙNp. qualqd'ùw.
CALÉ, usité dans cette locution : MétreaeeH,
gâter du premier coup, user promptement.
CALFA, V. coOfâ.
CALFO-PÉNSO, V. caûfo-pInso.
CALICÔ, s. m. Calicot.
CALLATO, V. TiMÔu.
CÀLLATÔU, V. coLLOTÔc.
CALLEBAT, adj. et s. m. Éventé, évaporé,
étourdi. (R. p. cap lebât, tète levée.)
CÂLLO, V. CAILLO.
\. CALO, s. f. Cale, fond d'un vaisseau. i«fr»
founs de câlo, être à fonds de cale, n'avoir
plus de ressources.
î. CÂLO, CALO-TÉ, imp. de colI. Tais-toi.
CALO-MÉ, CALo-Mf, impér. de colI. Tais-toi
donc. Allons donc. Colas-siaû, bah! lais^*^'
vous. Calo-mi-nôUy non certes. Est.
CALÔS, s. m. Chicot d'arbuste, de plante. /iy»*
de dous calôsses, coucher deux dans le méffl^
^ lit en sens inverse, de manière que les fi^^^
CAP
-75-
CAP
de l'un soient du côté de la tôte de l'autre. S.-
Sem. V. coLÔus.
CALÔUSSO, s. f. Chicot d'arbuste. Trognon
de chou. Réq.
CALQUE p. QUELQUE.
CALS, CAûs, S.'A. s. f. Chaux. Esconti lo cals,
otudâ lo caûs, éteindre la chaux. Cals bibo, chaux
n?e. Un blonc de caûs, un lait de chaux. (En Jat.
calx, it. calce, m. s.)
CALSOS, s. f. pi. Chausses. Pantalon. V. bra-
60S. — Bas, MonL V. debIs.
CALSOTREN, s.m. Centaurée chausse-trape,
rulg, chausse-trape , chardon chausse-trape.
— Genêt anglais, ajonc et autres sous-arbris-
seaux épineux. Y. bobïs ; brûgo fissûdo.
CÂMDE, V. céMBi.
CAMLMÈYRO, S.-4. v. conobièyro.
CAMMORTÈL p. CAPMOBTftL.
CAMP, s. m. Camp, lieu ob campe une ar-
mée. Soquâ lou camp, prendre le camp, déguer-
pir, s'en aller. (En lat. campus, plaine.) — Champ.
V. COMP.
CANABAL, s. m. Grande chènevière, Vill,
V. conobièybo.
CAIVASTRÈL. S.-Sem. V. trièl.
CÂNCE, V. TOÛBfeRO, 2.
CANCELÂ, V. a. arch. Terminer, mettre fin ;
fermer. (Lat. cancelli, limites.)
CANNÉGRE p. capnégrb.
CAXO, s. f. Canne, bâton. (Esp. cana, m. s.
h. et lat. canna, roseau, de l'hébreu cône, roseau.)
CANÔRO p. CANÔLo, s. f. Passage entre deux
maisons. V. dôuplo. (R. conâl.) — Espèce de
rigole ou raie d'écoulement ménagée dans les
étables au bas du lit des animaux.
CANÔU, V. TROCHÈL ; conôu.
CANTÂR, s. m. arch. Messe chantée pour les
défunts.
CAXTOGÀL, V. MO0SSÙ, 2.
CAOU..., T. CAÛ...
y CAP, s. m Tête. Boun cap, bonne tête.
MUsôntcap, mauvaise tête. Cap deséillo, tête de
seau, tête difforme. Peyr. Oloucap poldl, plou-
^4f, il a la tête chauve. (R. Le mot cap est pri-
mitif ; il se trouve dans le sax. etTall. soit dans
le sens de tête , soit dans le sens de cap, pro-
montoire.) — Prov. Ce qiCo ol cap ou opas ospès,
cequ'ilaàlatête, il ne Ta pas aux pieds, mot-à-
mot; se ditde quelqu'un qui poursuit son but ou
son idée avec obstination. — Fa soun cap, en
faire à sa tête. —Bout, extrémité. 01 cap d'un
&o«Mu, au bout d'un bAton. 01 cap d'un moumén,
^ans un moment, un moment après. 01 cap de
*on, au bout de l'an. 01 cap d'ûno seinmôno,
au bout d'une semaine. Très caps, trois bouts,
trois fils. — Bouture de vigne. V. bout.
2. CAP, adj des 2 g. invar. Aucun. N'y opas
cap, il n'y en a aucun. Lorsque le subst. suit le
mot cap il en est séparé par la prép. de, comme
en fr. après les mots bout, brin. Y o pas cap de
lèbre dins oquélpots, il n'y a point de lièvre dans
ce pays.
CAPBÂL, CAPBAS, s. f. L'extrémité , le côté
qui est plus bas, par rapport à l'autre bout ap-
pelé la capnaû, et qui est plus élevé. Se dit des
deux extrémités d'une nef d'église, du sol d'une
maison, d'un chemin. Èslre de la capbâl, pen-
cher en parlant d'un char. S.-A.
CAPBÂTRE, EscoMoussA , bscouodta , v. a.
Égraiuer avec un bâton des gerbes, des glanes.
CAP-BERNÂT,ÀSB,D0ÛPHi,3lii/. qqf. bkrnat-
PBSCATRE, S. m. coBOSsocÔLo, f. Chabot , petit
poisson du genre cotte, à tête grosse, aplatie et
d'un vilain aspect. On l'appelle vulg. meunier,
âne, tête d'âne, têtard. (R. Tous ces noms lui
viennent de sa grosse tête ou de ses instincts
voraces. M. l'abbé Cérès croit que le mot cap-
bernât, est pour cap-pemit, tête fendue. V. notre
avis au motBBRNAT-PBSCÂTRB. V. aussi cobouôt.)
*CAPBIRÂ,v. a. Tourner en sens contraire de
manière que ce qui est regardé comme la tôte
soit placé du côté opposé. Capbiri un lièch,
tourner un lit en sens contraire. — N. Le mot
fr. retourner ne traduit pas exactement notre
capbirâ ; il signifie mettre dessus la face de
dessous ; retourner une rôtie, du foin, un habit,
en pat. birâ, rebird.
CAPBIROULÂ, V. RBBODRDELÂ.
* CAPBOLAT, s. m. CAPBOLiÈYRO, f. Capalière,
fossé pour l'écoulement des eaux dans ou entre
les propriétés, surtout entre les vignes qui sont
en pente. Afarc. (R. Ces mots signifient fossé
qui a une tête, c'est-à-dire une extrémité supé-
rieure.)
*CAPBOUÔRD, GAPBÔRD, CAPOuÔRC,-o, adj.
Atteint d'un coup de [sang, d'un transport au
cerveau ou sang de rate, en parlant des ani-
maux, surtout des bêtes à corne. Cette maladie,
réputé incurable, cède qqf. à une abondante
hémorragie obtenue en perforant la base d'une
corne. (R. Ces mots signifient tête stupide, re-
gard hébété, en lat. bardus, stupide.) V. mal
CUP.
* CAPBUÈCH,-o, adj. Vide à un bout. Se dit
des châtaignes qui ne sont pas pleines, dont un
bout est vide. {r. Ce mot signifie tête vide.)
CAP-D'ÂSE, V. coBossûDO ; capgrouôs.
CAP-DE-BÔURDO, s. m. Un têtu. Y. cop6t.
16
n
CAP
-7*.—
CAR
CAP-DE-CÂBRO, s. m. Pierre, moellon hé-
rissé d'angles, sans faces parallèles et qu'on ue
sait co>n<nui>t placer dans un inur Belm.
CAP-DE-SEuP , FISSO-SÈRP , CSPOUGO-SiiRP ,
TRKMPO-QUIEÛL, x\anC^ TÀILLOFÀR, ([qf. UOLSSÛ,
s. m. PBNCHB-DE-sfeRP, f. Aeschnc irèiio, espèce
de libellule ou demoiselle. Les mômes noms
servent h désigner toutes les grosses espèces
de libellules. Elles habitent le bord des eaux,
les lieux herbeux où peuvent se trouver des
reptiles ; elles ont la tête et les yeux gros,
TabdomeD souvent contractile ; elles se jettent
avec force sur leur proie. Toutes ces circons-
tances leur ont fait donner ces singulières
appellations de tête de serpent^ pique serpent,
épouille aerpenl, peigne de serpent, etc.
CAP-D'IIOUSTÀL, s. m. Chef de maison,
Taîné d'une famille.
CAP-D'ÙX, y. BouTox.
CAP-D*OÛCÈL, s. m. Nom de plusieurs es-
pèces de lamier, particulièrement du lamier
pourpre, plante labiée.
CAPESCÔUDRE comme capb1trb,v.bscôddrb.
* GAPGPiAS-so, adj. Un peu simple, un peu
idiot. (R. Ce mot signifie qui a la tête grasse, le
cerveau ramolli.)
CAPGROUÔS, CAP-BERNÂT, R. cap-d'asb, Nant,
GAPMORTÈL, COTARRE etCOTARROD, Mill. CAILLO-
bôt, Vitl, cobètssoû, Mont. s. m. cobossocôlo,
/?p. COPOTÏSOCÔLO , Ség. POPOYSSOUÔLO , CAP-
BÔURBO , CABOSSORO , VUl. COSSOROUÔLO , Luiss.
couÂDO, Mont. S. f. Têtard, petit de la grenouille
et du crapaud, depuis le moment oîi il sort de
Tœuf jusqu'à ce que par diverses transforma-
tions il arrive à l'état parfait. Il habite les mares,
et est caractérisé par une grosse tôte termiaée
par une mince queue, ce qui lui a fait donner
presque tous ses noms, qui, comme le fr. têtard,
signifient grosse tète. Les deux derniers veulent
dire casserolle, coupe à queue , et lui ont été
donnés par catachrèse.
CAPISCOUO, adv. En sens^contraire, en sens
inrerse, ou comme le mot le dit en mettant la
tête du côté de la queue. Birâun lièch capiscouo,
mettre un lit en sens contraire. Se dit des meu-
bles, pièce de bois, pièces de drap, etc. Sét, V.
CAPBIRi.
CAPITOL, s. m. arch. Chapitre. V. copitôu.
CÀPLE, s. m. Câble, grosse corde. Lou couple
de la corréto, le câble de la charrette.
CAPMOPiTÈL (pr. cammortèl), s. m. Cabo-
che, f. Clou h grosse tôle en pointe de diamant
et dont on garnit les sabots et les semelles des
gros souliers. (R. Ce mot veut dire tête de mar-
teau.) — Tôiard. V. caporocôb.
CAP MOURTÂL p. cop mouitâl. Le eoupmo^
tel.
CAPNAfJ, CAPÔUN, s. f L'extrémité plus élevée,
le côté supérieur. V. capbal.
CAPNÉGRE (pr. cantiégre), s. m. capséceo,
f. Orchis brûlé, plante dont le haut de l'épi de
fleurs est d'un pourpre noir. V. mocssù, 1 —
Mésange charbonnière. V. bobroliètbo. — Fai-
vette à tête noire. V. foObéto. — Rossignol de
muraille. V. quiôul-pouti/t.
1. CAPO, s. f. Chappe, manteau d'église.—
Limousine. V. morrégo. — Épervier non muni
de ses plombs : Ûno cdpo d'espar biê. — Espèce
de filet À prendre des lapins.
2. CÂPO, s. f. Rencontre ou jonction de dcox
toits ou de deux égouts en forme de canal.
CAPOLIÊYRO p. CAPBOLIÈTRO.
CAPOLÔN (DE), adv. Le long de, dans tOBte
la longueur.
De capolôn l'esqufno ûno bouno friction.
(Froi.)
CAPOT, V. LADRE.
CAPOUÔRC, V. CAPBOUÔRD.
CAPPOLÀT , capplouihat , sucopolat» aw,
adj. Chauve, qui a la tête pelée. V. pola.
CAPSÉC, s. m. Bolet, champignon. —Petit
bouton dont la pointe se forme en croûte sans
suppuration.
CAPS6L, V. GOSSOUÔL.
CAPUTZINO p. capuch/no, s. f. Plat de légu-
mes cuits h l'huile. Cam. (R. copuchin, capucia,
comme si l'on disait mets de capucin.)
1. CAR, conj. Car, parce que. (R. lat. quare^
par laquelle chose.)
2. CAR, s. f. Chair. Énlrepèl et car, entre chair
et peau. (Lat. caro, it. carne, m. s.) — Viande,
chair de boucherie. Un bouci de car per fads
sôupo dôuço, un morceau de viande pour faire
du bouillon doux. Trâsso de car, basse viande,
mauvaise viande. Car de coblHo, viande prête à
vendre, viande que donne un animal tué, dé-
pouillé et vidé. Oquél motU6u pesoré trento
lieûros, cardecobillo, ce mouton donnera trente
livres de viande. La raison de cette expression
est que, dans les boucheries et les abattoirs,
on accroche à une checitle les pièces de viande
ainsi préparées.
3. CAR, CARB,-o, adj. Cher, qui coûte cher.
lou blat es câre, le blé est cher. (Lat. earus,
m. s.) — Cher, chéri, aimé. — adv. Cher, chè-
rement.
CARADRINÂ, V. robinI.
CARACACA, V. CHiQDiQoi.
CARACO, s. m. Caraco, surtout de femme.
CAR
— 75--
CAR
CARASTÈL, V. corr*l.
CARBO, V. QUftRBO.
CÀRDO, s. f. Carde pour peigner la laine.
Carde pour carder les draps. (Lat. carduus,
chardon ; le chardon ou cardère à foulon sert à
faire les cardes avec lesquelles on carde les
draps.) — Étrille pour les bœufs.
CARDÔU, V. cotc/Do.
CAREILLÂT p. CORRBILLlT.
CARÉILLO p. coLtiLLO.
CAREMENTRAN, arch, v. carmantrân.
4. CARGO, s. f. Charge, fardeau. Ûno cargo
d^dse, une charge d'âne. Metès trouop de cargo
sus oqitél ploncdt, vous chargez trop ce plancher.
Fa ûno cargo, s'enivrer (faire une charge de
vio). Peyrl, (R. celt. et bret. carg, m. s.) —
Charge, corvée, fonction, emploi.
2. CARGO. Réjouissance , certaine portion
de basse viande ou d'os que le boucher oblige
Tacheteur à prendre avec la bonne et au môme
prix.
3. CARGO. Mauvaises graines et salolôs mê-
lées aux céréales. Loujuèl es ûno misiônto cargo,
rirraie est une mauvaise graine dans le bl6. Les
plus mauvaises de ces graines ou ordures sont
le seigle ergoté qui cause des maladies, lou
corboundt, blé niellé, qui fait le pain noir,
^omordu ou oilléio, qui donne de l'amertume
au pain, loujuèl, qui cause des vertiges et des
vomissements, lou borouét, lo rebôulo, lou re-
gognôu, qui ne donnent point de farine. V. les
termes pat. en leur lieu.
4. CAROO, V. PINÈLO ; OUÔBRO.
CARGO-MUÔL, s. m. Espèce de raisin très
productif ; de là son nom de charge-^mulet.
CâRGOPEILLA, V. pousQuiNA.
CARGOPÉILLO, V. pousQuiNo.
CARIBÔUMBO, V. bscrobissôundo.
CARIEÛ, V. coLiEû. — Qqf. cendres, charbons
éteints.
CARMALIÈYROS, v. quèrbos.
CARMANTRAN, CARHANTRis, S. m. Carême-
prenant. (R. Ces mots signifient carême entrant.)
Dans le principe on appelait ainsi le mardi gras.
Plus tard on appela de ces noms un mannequin
représentant le carneval et qu'on jetait dans la
rivière le mercredi des cendres après l'avoir
promené dans les rues. Cet usage existe encore
dans certaines villes. Sémblo carmantrds, il res-
semble à un carême-prenant. Se dit de quel-
qu'un qui est vêtu d'une manière ridicule.
CARO, s. f. Mine, visage, face ; apparence.
(R. esp. cara, it. cera, bret. car, m. s.) V. mino,
Î.Peyrot, dans son ode sur la Mort de Froncésou,
débute ainsi d'un ton dramatique : •
Soulél, estobonfs ; lûno, c6mbîo de câro,
Tèrro, cargo lou dol ; Froncésou biou pas pus ;
Sons cap de coumpossiôu, lo doilléyro borbéro,
Lou tey joust un tolûs.
CARP, c.îRPE, o, adj. Mûr, prêt à manger. Ne
se dit que des fruits. (Gr. xaprôç, fruit.) Prov.
Quond lopèro es cârpo, cal que tôumbe, quand la
poire est mûre , il faut qu'elle tombe. — N. Le
mol carpe n'est pas synonyme de modûr; il si-
gnifie mûr dans le sens de prêt à manger, comme
les Iruils qui ont mûri sur la paille, tandis que
que modûr, signifie mûr en général, assez mûr
pour (Hro cueilli. — Qqf. blet, mou. V. blbt.
CARPO, s. f. Carpe, poisson estimé.
Prov. màlo àrpo
Cal pas cdrpo.
« A méchante ou rude main il ne faut pas fai-
ble résistance, » à personne méchante ou trop
exigeante il faut une direction énergique pour
la tenir dans le devoir.
CARRAS, s. m. Camion t^-ès bas pour le trans-
port des lourds fardeaux. Belm.
CARRASSA, v. hersa.
CARRÉ p. coLÉ.
* CARRELIÈCH, s. m. Corps d'un char, d'une
charrette, d'un tombereau. Y o pas quhin carre-
lle ch de gârb os, il n'y a de gerbes que pour rem-
plir l'intérieur du char, l'espace compris entre
les ridelles ou les pieux.
* CARRELIÈCHAT, s. m. Ce que peut con-
tenir l'intérieur d'un char, d'un tombereau.
v. toumborelât.
CARRETAL, v. corral, 4.
CARRETIAL, coRRETiiL, s. m. Chartil, lieu
couvert où l'on serre les chars, les instruments
aratoires. S.-A. V. tâpio ; trbdouôsso.
CARRI, s. m. Char pour les bœufs ou les
vaches à un seul timon, à moins, ce qui est très
rare, qu'on ne fasse traîner le char par un seul
de ces animaux ; alors il faut une charrette ou
char à deux brancards. (Lat. carrus, it. carro,
bret. karr, m. s.) — N. Le char est trop diffé-
rent de la charrette, et d'un usage trop fréquent,
pour en bannir le nom de l'usage, comme nos
auteurs de vocabulaires, et le réserver à la
poésie et à l'histoire ancienne.
CARRI, cârri de dob/d. La grande Ourse,
constellation du pôle nord.
CARROMÉN, adv. Carrément, à angles droits.
* CARRUDELA, v. a. Faire aller sur ses rou-
lettes en parlant de certains meubles. S.-A,
CARRUDÊLO, v. roudèlo.
CARS, s. m. pL Pièces de bois qu'on metdans
1
CAS
— 76 -
CAU
un pressoir sur les planches qui pressent le
marc. Marc.
CARTO, s. f. Carte géog^-aphique. - Carte à
jouer. (R. du lat. et it. carta, papier.) — V.
quIrto.
CAS, s. m. Cas, dans tous les sens du fr.
En cas que béngo, en cas qu'il vienne. Se per cas,
si par cas. Ne fo pas cas, il n'en fait aucun cas.
Un cas decousciénço,vLn cas de conscience. Dins
toutes tous cdseSf dans tous les cas. En tout cas,
en tout cas. (Lat. casus, it. esp. caso, accident,
hasard.) — N. Presque tous les noms en as font
au pi. asses, comme debds, mais plusieurs mo-
nosyllabes, comme cas, mas, font ases.
CASCALÂ, CASCALADO, V. POSCOLÂ, POSCOLÂDO.
CÎSCO, s. f. Casquette.
CASO, s. f. Case, maisonnette. (Lat. casa,
cabane, esp. it. casa, maison.) Ex. bspart.
CASPÉL, V. GOSPEL.
* CASPILLA, espbliJL, v. a. ôter les petites
pierres, les décombres, le plàtias. S,-A, (R.
caspél,)
CASQUE, cÂscoD, s. m. Casque, armure de
tête.
* CASSANDREJÂ, v. a. Aller de maison en
maison pour bavarder. S.-Sern. (R. cossd.)
* CASSANDREJAYRÊ, o, s. m. et f. Qui rôde
et bavarde.
1. CASSO, s. f. Chasse. Fa un tour de câsso,
faire un tour de chasse. (It. caccia, esp. caza,
b. lat. cassa, m. s.)
2. CASSO. Bris , brisement des objets fra-
giles. Les marchands disent en fr. la casse, au
lieu de bris ou brisement, qui ne paraissent
pas aussi propres ou aussi commodes ; mais ce
mot de casse n'est pas encore admis dans les
vocabulaires.
3. CASSO. Casse , f. poêlon. — Coupe à
longue queue dont on se sert pour Teau, pour
le vin, pour mesurer le vin. Entr,
CASSO-COUSiS, s. m. Chasse-cousins, mau-
vais vin qu'on sert aux parasites , aux cousins
ou prétendus cousins dont on n'aime pas la
visite. S,- A,
CASSO-JOUÔYO, s. m. Un rabat-joie , un
trouble-fête, celui dont la présence fait évanouir
la gaîté.
CASSO-PESSOMÉIM, s. m Chasse-ennui, co
qui chasse l'ennui, le chagrin. Lou bi es tm
bribe casso-pessomén, le vin est un bon chasse-
ennui, maxime chérie des ivrognes.
CASSÔRO, v. cossouôlo, 2.
CASSO-ROUODO, buto-rouodo , butorrôu ,
Belm. s. m. Borne pour chasser, écarter les
roues et empêcher les dégradations que pour-
raient faire les chars et les charrettes.— N.
Dans ce pays on dit un chasse-roue, pour dis-
tinguer cette borne des autres, et il est àregrelr
ter que ce mot ne soit pas français.
CASTAGNÉT, v. costognét.
CASTAN, s. m. Châtaignier. V. cosTOG5il.De
là les noms propres Castan, Chastan, etc.
CASTANÉDO, v. costognal.
'CASTE, o, adj. Chaste. (Lat. ca^slus, it. et esp.
casto, m. s.)
CASTRE, V. TRIÈL.
CASTROS, s. m. €astres, ville du Tarn.-
Étoiïe fabriquée dans cette ville. t-noraûbùU.
câHros, une robe d'étoffe de Castres. On disiit
aussi anciennement ûno eostréso, pour désirer
une robe de cette étoile.
CAT, GAT, Vill. s. m. Chat. Dim. cotôo, co-
TOUNÈL. Chaton. V. minôd. Augm. corls, cotoi-
RAS. Matou, gros chat. V. grup. (R. C'est nn
mot primitif, sax. cat, lat. catus, it. gaito, esp.
gato, m. s.) Quond lou cat biro lou guiou ol fm
debigno lou frech, quand le chat tourne le de^
rière au feu il présage le froid. — Prov. C^i
escolldt l'âyo tebéso H fo pou, chat échaodé
craint l'eau froide. — Prov. Que nouyris patlm
cat, nouyris lou rat, qui ne nourrit pas le chat,
nourrit le rat. — Prov. Lou cat es be gourmôni
mes mônjo pas lo part de degus, le chat est biea
gourmand, mais il ne mange la portion de pe^
soone, ce qui veut dire que chacun doit aroir
ses peines dans la vie.
CAT SOÛBAGE, v. joîfÉTO. .
CATO, MfNO, s. f. Chatte. Dim. cotéto, co-
TôuNo, MiNÉTo. Petite chatte, minette.
CATOGHIRME, s. m. Catéchisme. OHret»
béntre côumo*n calochirme, n'avoir pas de
ventre.
CATOJANO, s. f. Sorte de bonnet de femme.
Aub. (R. p. ocdto Jâno, couvre Jeanne. T'fli.)
CATOMIAC,-do,-no,-o, s. m. et f. et adj. Chai-
temite, sainte-nitouche, f. personne hypocrite,
qui affecte une contenance humble, qui a U
parole douce, flatteuse pour tromper. Calio;
matois, rusé. (R. Ce mot est composé de càto,
chatte, et de miaU, miaulement.)
CATOPÙÇO, s. f. Euphorbe épurge. ou épurge,
vulg. catapuce. — Cévadille. Belm, V.cbbodiuo.
1. CAO, s. m. Chou. CaU copiis, chou cabus.
Caû d*hibèr, chou vert. Caû dliouôli, caû w*
lonés, chou frisé, chou de Milan. Caû-flfirii.
caû-fléur, coûlét-flourlt, chou-fleur. Caû-rdh
chou rave ou colza. Dim. Coùlet, Jeune chou
(Lat. caulis, esp. col, m. s.)
2. CAO, CAûs, s. m. Chas, trou d'une aiguille-
Tête d'épingle. Douille d'un outil. V. Déiiuo.
CAY
— 77 —
CEL
CACçXGXO, s. m. Fainéant. Es un caûcfigno,
c'est un fainéant. C'est le mot fr. cocagne qm,
dans l'expression de pay« de cocagne, emporte
l'idée du bien être gratuit, si cher aux fainéants.
CAOD, t. cal.
CAO-D'i.SE, CAû soûBÂGE, s. m. On désigne
sous ces noms plusieurs espèces de plantes à
larges feuilles, entre autres les molènes dont
le bouillon blanc fait partie (v. boulôu), et la
digitale pourprée.
CAÛFO-PÂXSO, CALPO-PÉrïso, s. f. Contre-
cœur, plaque de fonte placée dans l'atre ou
foy«r contre le mur. V. porbdôu, 2. — N. Le
mot fr. chauffe-panse signifie cheminée très
basse.
CAÛFO-PÈ, s. m. Chaufferette, chauffe-pieds.
CAÛMO, s. f. Petite meule de chanvre, de
blé noir. Mont.
CAÛ-MORiN, V. PORODÈLO.
CACPRE, V. n. Tenir, être contenu ; aller.
Ypouotpas caûpre, il ne peut pas y aller, y
entrer, y être contenu. (Lat. capi, it. capere,
m. s.)
CAÛS, V. CALS ; CAO, 2.
CAÛSO, s. f. Cause. (R. du lat. causa, m. s.)
— Chose. Ocouô's ûno caûso plo drouôllo, c* est
ttne chose bien singulière. — Raison, motif.
Affaire ; objet. — Hardes, effets,
f Causse, s. m. Causse, région des terrains
et plateaux calcaires. Dans notre déparlement
les terrains calcaires comprennent le canton de
Villeneuve et uno partie de celui de Villefran-
-the, le canton de Peyreleau, le Larzac, Millau
;}asqu'à Saint-Affrique , et enfin le plateau qui
'«'étend depuis les environs de Marcillac jus-
P|u'à Sévérac. C'est ce dernier spécialement que
|ttous désignons par C, dans cet ouvrage. (Lat.
«ir, pierre à chaux.) — Causse Coumtâl, Causse
Comtal, l'ancienne comté, de Rodez àBozouls.
[Caùste nègre. Causse noir, le canton de Peyre-
leau.— Pèyro de Causse, pierre calcaire.
CACsSOS, v. CALSOs.
CAYDE p. CAYiiB, s. m. Tas de pierres ramas-
sées dans les champs. Vill. V. CLOPÂs.
l CAYRE, s. m. Carno, f. angle ou arête d'une
Ifierre, d'une pièce de bois. Angle d'un bâtiment,
jtfiin meuble. Câyre bieù, vive arête. S'es toillât
manlro lou câyre d'oquélo pèyro, il s'est blessé
Icontre la carne ou l'angle de cette pierre. (Lat.
Pj^^'rMm, quarré.)— Côté, sens. Ûno câno de
W^étentout câyre, une canne de muraille en
IJf^^ sens. — Pierre angulaire. V. contôu. —
W^rtier ; fragment ; partie. Un câyre de rouoc,
p quartier de rocher Ficre un câyre, jeter une
iPosw pierre. Fiqud d'un câyre, ennuyer, fati-
guer. Larz. Pierre basaltique. Lag. In câyre de
pa, un gros quignon de pain. Un câyre de be, un
lopin de terre. — Carreau, carte de ce nom.
Biro de câyres, il tourne de carreaux. — Coin,
recoin. Per toutes tous câyres, dans tous les
coins et recoins. - Côté, iVonâ de câyre, aller
de côté. — De câyre, obliquement, de biais.
Coupa de câyre, couper obliquement. V. bis-
CAYRB.
CAYS, s. m. Mâchoire. Dent molaire. boun
cays, il a bonne mâchoire, bonne dent, bon ap-
pétit. (Grec Ti^iç, coup de dent.)
Sul trepiè Vôxûo orribo, et d'obôrd s'escolcls ;
Lo fourchélo d'Odàm pdrto ol cays lous boucls.
(Pbyr.)
CAYSSiDO, S.'Sem, V. dkntâdo.
CAYSSO, s. f. Caisse. (It. cassa, lat. capsa,
coffre.) — Fig. Poitrine. bôuno câysso, il a
bonne poitrine. —Bière, cercueil. On dit encore
par périphrase bêsto, raûbo de pibôule, veste,
robe de peuplier ; Vhoustâl qu'ombé lou nos
tôuquou, la maison qu'on touche avec le nez.
CAYTIEÛ, fBo, adj. arch. Chétif. V. qubyti-
BIÈ.
CE, CE, ço, ÇA, pron. Ce. Cal poguâ ce que
Vouon dieu, il faut payer ce que l'on doit.
CEANS, adv. Céans, dedans. Oyci ceâns, ici
dedans, ici céans. Arch,
CEBÉN, s. m. Gros bouton qui suppure, fu-
roncle. (R. cébo, ognon, bouton comme un
ognon.)
CEBIEYRO, s. f. Ognonière, carreau d'ognons.
(R. cébo.)
CEBLNCÔU, s. m. Bouton, petit furoncle.
CÉBO, s. f. Ognon. Un rèsde cébos, une corde
d'ognons. Ûno couéto de cébo, les feuilles d'un
ognon. (Lat. cepa, esp. cebolla, it. cipolla, m. s.)
— s. f. pi. Cheval fondu, jeu d'enfants qui con-
siste à se mettre plusieurs appuyés l'un derrière
l'autre de manière à former une sorte de che-
val sur lequel d'autres s'élancent et qui se
/bndlorsq^ue la charge est trop lourde.
CEBODILLO, CATOPÙço, Belm. s. f. Cévadille,
graine du vératre cévadille qu'on emploie en
poudre pour tuer la vermine de la tête.
CEDA, V. n. et a. Céder, cesser de résister.
Rétrocéder, accorder. (En lat. cedere, se retirer.)
CEL, CI EL, s. m. Ciel. Lo beriût es lou comi
del cèl, la vertu est le chemin du ciel. (Esp. it.
cielo, lat. cœlum, m. s.). — N. Ces mots n'ont
pas en pat. de pluriel.
CELEBRA, V. a. et pr. Célébrer. Se célébrer.
CÉLÈBRE, o, adj. Célèbre, illustre, fameux.
(R. du lat. celebris, m. s.)
CÏN - W
CELIBAT, s. m. Célibat. |
CELIBOTÀRI, s. m. Célibataire.
CELIÈ, y. cAbo.
CELIÉÏO, CBLIÈT9, y. CIRI6YO, CBRiftTS.
CEMETÈRI, CBMBNTÈRi, s. m. Cimetière, champ
des morts. Mepourtoroû lèû ol cemetèri, on me
portera bientôt au cimetière, je n*ai pas long-
temps à vivre. (R. it. cimiterio, du lat. cœmete-
rium^ dortoir, lieu 011 dorment les morts jusqu'au
jour de la résurrection.)
CE.V MAGE, s. m. arch, pour sbx. La grande
cloche d'un lieu. (En lat. du moyen âge signum
maJHs.) V. Touoco-sÉN.
CE.VÂCLE, s. m. Cénacle.
CEXCHÂ, V. a. Ceindre, passer une ceinture,
une corde aux reins. (It. cignere, lat. cingere,
m. s.) — V. pr. Se ceindre.
CÉ.VCHO, cÉNjo, s. f. Ceinture, ceinturon.
Sangle. Cercle de grande cuve composé de plu-
sieurs pièces. (It. cingolo, en lat. cincUis et ctn-
giilnm, m. s.)
CENDRADO, CBNRiDo. s. f. Charrée, les cen-
dres qui ont servi à la lessive. Cendres.
CENDRÀS, CBNDROULÂs, cbnrJLs, CBNROULàS,
s. m. Amas de cendres. Charrée. Cendrier. —
Fig. Personne qui est toujours au coin du feu.
Cendrillon, f. servante malpropre.
CENDRES, s. f. pi. Cendre, cendres. Fraisil,
cendres de la houille. Lou mècres de loy cendres,
le mercredi des cendres. (R. it. cenere, lat. cinis,
cineris, m. s.)
CEXDRIË, CBNRiÈ, Mont. s. m. cbndriètro,
Camp, CBNDRÉTo , Mill. cbxréto, Sall.-C. s. f.
Cendrier la partie d'un fourneau, du potager oîi
tombent les cendres ; trou dans le mur près du
foyer et oU Ton met les cendres. N. Ne dites
pas en fr. cendrière, mais cendrier.
CENDROSSÔU, CRWROssôu, s. m. Cendrillon,
f. une enfant qui est toujours sur les tisons.
CENDRÔUS,-o, adj. Cendreux, couvert, sali
de cendres. Cendré, qui a la couleur ou la con-
sistance de la cendre.
CENGLÔU, y. cinglôc ;o:miÈT.
CENQUENA, V. CRNTBNi ; cbnchJL.
CENQUÉNO, V. CBNTÉNO.
CENRXDO, V. CBNDRADO. Cendros que l'on
fait bouillir avec le linge grossier pour le lessi-
ver. Mont.
CENROULIÈ, s. m. Celui qui est toujours
dans les cendres, sur les tisons. V. cbndroulas.
CENSAT, ÀD(», adj. Censé, réputé, regardé
comme. Sou censât ou ignourâ, je suis censé
l'ignorer. Ocoué's censdt pogât , c'est sensé
payé.
ÇBNT, adj. num. Cent. Cent pistouélos, mille
— CBR
francs. Quatre cents ans, quatre cents ani.
cento, lat. centum, m. s.)
*CENTENÂ, CB5QiiBifi, y. a. Mettre la
taine à uu écheveau, lier un écheveau. — C<
dre, lier.
CENTENÂT, s. m. cbwté^o, f. Centaine^
nombre cent.'^n centenât defroncs, une cent
de francs.
CENTÉNO, y. centenIt.
CENTÉNO, CBjfQCÉNo, s. f. Centaine, brii
jQl qui réunit tous les fils d'un écheveau. Pi
Un housldl sons cap es ûno modàysse sons
une maison sans chef est un écheveau si
centaine. — Fig. Chef de majson, la perso!
qui gouverne dans une maison.
CENTfMO, s. f. Un centime, le 5«dîi
CENTRE, s. m. Centre, milieu d'une ch(
Poris es lou centre deys ofàs, Paris est le cci
des affaires.
CENTTRO, s. f. Ceinture, spécialement
ture ecclésiastique. (Lat. cinctura, m. sH]
CÉNCHO.
CENTURÔU,-N. s. m. Ceinturon.
CEOUCLÀ, çoOclA, Cari, çaûcla , M. r.'
Cercler, mettre des cercles , des cercci
Ceouclâ ûno horrico, cercler une barrique.
Embattre, cercler une roue de véhicule.
CÈOUCLE, CÈRCLB, ÇArcLB , Af. Car\. s.
Cercle, cerceau. Cèoucle de costoniè, cerceau^
châtaignier. Cercle de ferre, cerceau de fer,
cle de fer. (Esp. cerco, circulOy it. cireolo,
circuluSy angl. drcle, m. s.) — N. On dit mit
en fr. cerceau pour désigner les cercles de
taille, surtout ceux en bois. — Frette, f. cei
de fer dont on entoure le moyeu des roues,
— Jeu du cerceau. Fa ol cèoucle, jouer auc|
ceau.
CEP, ossocMODôu, s. m. Assommoir, pw
pour prendre les gros rats. Il est en fofl
d'auget surmonté d'un lourd couvercle qui!
tombant assomine le rat. (II. ceppo, lat. ftppi
ceps, entraves.) — Qqf. cep désigne une ralif
en général.
CEP, y. FÔONGB.
CEPENDÉN, adv. Cependant — Qqf. «
Un peu de temps. Ocouô foré pêr un eept
cela fera en attendant, provisoirement.
CERÀT, s. m. Cérat, onguent pour lespU"
fait avec de la cire et de l'huile d'olive. (R«
lat. cera, cire.)
CERBÈL, s. m. Cerveau. Oquéi bi m(méntoi
cerbèl, ce vin est capiteux, il monte à l***''
(It. cervello, lat». cerebeUum, m. s.)
CERBÈLO, s. f. Cervelle. Monfd de cfft^^^
manger de la cervelle. — Tôte, esprit, jug»"**^
ŒS
— T» —
cm
iko IrdssodeeerbèlOy une pauvre tète. Cap sons
ecrbèlo, tâte sans cervelle, sans jugement.
CÉPiBi, s. m. Cerf, quadrupède. Depuis près
de cent ans, il a disparu de nos forêts. (Xt. cervo.
Ut. certus, m. s.)
CÉRCIO, s. f. Biche, femelle du cerf.
CÈRCO, s. f. Recherche. Es o lo cèrco d*ûno
Mirbénto, il est à la recherche d'une servante,
il cherche une servante. Fa cèrcos, faire des
recherches. Y. tECÈaco.
CÈRCO-BRÉGOS, ovàsso-brAgos. s. m. Que-
relleur, qui cherche noise, querelle.
CÈRCO-PÔUS» s. m. cltRCos, f. pi. graOpis,
il. pi. itt6. Crochets, ensemble de crocs dont
on se sert pour pécher un seau dans un puits.
CEREMOUNIO, ccaiiocNJo, s. f. Cérémonie.
— PI. Façons. Fogués pas tôntos de ceremounios,
fte faites pas tant de façons. Y. fotçou.
CÈftF-BOULÉNT, s. m. Cerf-volant, jouet
l'eofant.
CERFUL, s. m. Cerfeuil, plante potagère bonne
r donner du ton à la salade.
CERIÉYO, CKLiftTO, ciÈYO, Cam. s. f. Cerise,
it da cerisier. On distingue entre autres es-
es le bigarreau, BiaoRafeû, la guigne, guLno,
griotte, COGORfeLO.
*CERIÈYRÂT, CELiÈYRAT^ cifeYRJlT, Cam.
.m. Les cerises d'un cerisier.
CERIÉYS, CBLiÈTs, cifeTs, Cam. s. m. Cerisier.
tcerasut, it. eiriegio, esp. cerezo, m. s.)
CERMOUNIÔ, V. CERBMOUNIO.
CéRQUA, v. a. Chercher. Cerqud brégo, cher-
r querelle. (Roum. cerka, ii. cercareyOi, s.,b.
drcare, tourner, lai. circuire, aller autour.)
CERTÉN,-o, ajj. Certain. — Plein en parlant
noix. Néuses certénos, noix pleines. Marc,
CERTE\OMÉN, adv. Certainement.
CERTIFIA, V. a. Certifier.
CERTIFICAT, s. m. Certificat.
CERTITÛDO, s. f. Certitude.
RTO, cftRTos, adv. Certes.
CBPiÛSO, s. f. Céruse.
CÉSE, EBCÙT, s. m. Pois chiche, légume.
P^réyode céses, une purée de pois chiches.
debecûts, café de pois chiches. (RR. Le 1«'
se rapproche du lat. cicer, m. s. Le 2« signi-
¥û a an bec, parce que ce légumo présente
sorte de nex de mouton qui Ta fait surnom-
lirielinus par Linnée.)
CESIÈYRO, s. f. Carreau, champ de pois
es.
ŒSSi., V. D. et a. Cesser.
OïSSIEÛ, s. f. Cession, action do céder.
ŒSSO, s.L Rente. (It. censo, m. s. lat. cessio,
du terme d'une dette.)
CÈSSO, s. f. Cessation, repos, répit. N'a pas
ni paûso ni cèsso, il n'a ni trêve ni repos. Sons
chf;o, sans cesse.
CESSOU, s. m. Gousset, petite pièce de toile
qu'on met a la manche d'une cîiomise h l'endroit
de raisselle. Pièce semblable qu'on met à l'ou-
verture d'un sac pour l'élargir. (Lat. accessio,
ajout.) — Os intérieur de la corne des animaux.
Oquél buoû s'es debondt, mes lou cessôu s'es pas
coupât, ce bœuf s'est cassé une corne, mais l'os
a résisté. V. sucèl.
CIÏA ! BATODu ! Mots qu'emploient les rou-
liers pour faire aller les chevaux à gauche.
CHÀCO, PATo-NÊGRO, s. f. La litorne, espèce
de grive. C'est un oiseau voyageur, qui vient
avec le froid, ce qui l'a fait aussi appeler tr^o
DR MOUNTÔGNO. Il a les pittes noires et fait en-
tendre en volant le cri de chac, chac. V. grIbo.
CBÂDRE, jàdrb, Laiss. rôsipo, rompugno,
RAMPAGNO, M. possÔNTo, HOGOGNO, S. f. Maladie
courante, épidémie, surtout épidémie ptMi dan-
gereuse. Ocou(ysûno rômpo que passa, c'est une
maladie courante. (U. La plupart de ces mots
signifient la maladie qui rampe, qu» passe, que
l'air charrie.)
CUAFRA, V. n. Faire du bruit on mangeant.
Se dit surtout du porc. \ill.
CHAFRE,v. CAFRE.
CHALE, CHAL, Mont. s. m. ChUe.
CHALOTE, s. f. ÉclialoUe, espèce d'ail origi-
naire de la Palestine.
CHANCRE, s. m. Chancre, cancer, ulcère
qui ronge les chairs. (R. du lat. camer, m. s.) —
Chancre, ulcère des arbres.
CHANGE, V. CBONGB.
CHANTRE, s. m. Chantre.
CHARME, s. m. Charme.
CHEF, s. m. Chef, celui qui commande.
CHER, V. GARE.
CHÊRO , s. f. Chère. Bôuno chèro, bonne
chère.
CHÈRT, s. m. Vertige. Fa chèrt, donner le
vertige. Y. bncbbrta. — Horreur, impression
pénible que cause la vue d'une chose horrible.
CHÈSTRE, s. m. Colline, monticule maigre,
inculte.
CHÈS, CHA, Vill. prép. Chez, chès el, chez lui.
(Lat. casa, b. lat. chesa^ maison.)
1. CHI, s. m. Chien. V. co.
2. CHI, CHIC, s. m. Chien d'un fusil, pièce qui
tenait la pierre d'une arme à feu, il a été rem-
placé par la capsule.
3. CHI, s. m. Bruant zizi ou bruant de hai©,
vulg. zizi. — Bruant jaune. Y. qrato-poliè.
CHIBORTOSSIÈ, s. m. Bruant fou.
fc« -
1
cm
— 80 —
cm
CmBOLlè, s. m. Chevalier, d'un ordre de
chevalerie. — Chevalier d'industrie.
CHICAXO, CBicéxo, s. f. Chicane. Lo chicdno
rusâdo^ la chicane rusée. Peyr
CfliCHE, o, adv. Chiche, grigou, avare.
Prov. Jombiè de plèjo chiche
Fo lou pogés riche.
« Janvier avare de pluie enrichit le paysan. »
CHICHÉT, V. GÔxTo.
* CmCOMÉYO, s. f. Basse viande, viande de
qualité inférieure.
CHICHORÀLLO (OLO), adv. À la coque, (n
uoûo lo chichorâllo, qu'on mange en suçant.
(R. chiqua, chuquâ.)
CHICHÔU, s. m. Lait. C'est le mot des petits
enfants et des mères. Comme ils ne peuvent
pas prononcer le l pour dire lochôu, dim. de
lach, ils disent chichôu, quand ils demandent
du lait ou le sein maternel.
CHICO, s. f. Chique da tabac.
CHICOILLA, V. CHIQUA.
CHICONA, CHICANA, V. n. et a. Chicaner, user
de chicane, de ruse. — Tromper, tricher au
jeu.
CHICONÂYRE , o, chicôïco, s. et adj. Chica-
neur, qui chicane dans les affaires. — Chica-
nier, qui chicane, qui vétille sur les petites
choses. — Tricheur, qui triche, trompe au jeu.
CHICÔXO, V. CHICA50, chico.nIyrb.
CHICOUNEJÂ, V. CHIQUA.
CHICOURÈYO, V. cicouRÈYO.
CHICOUTÀp.CHiPouTÂ.
CHIFÉR, BUOÛ, BONÀSTO, COUPORTfeL, Séç.s,
m. Cerf-volant, gros insecte coléoptère, remar-
quable par ses mandibules longues et branchues
comme les cornes du cerf, d'où ses noms de
bctuf, béte à cornes, bôno.
CHIFÉRXO, BACO, s. f. Cerf-volant femelle.
CHIFOUNÂ, V. a. Chiffonner, bouchonner,
froisser. — Fig. Chiffonner, contrarier.
CHIFRA, V. a. et n. Chiffrer exprimer par des
chiffres. Faire des chiffres ; calculer.
CHIFRO, s. f. Chiffre, m. signe des nombres.
Counôuyspas los chifros, il ne connaît pas les
chiffres.
CHIGOXÂ, V. GIGOUCBJA.
CfllMÀ, V. n. Bouder, v. bouta, 3. — Cuire
trop longtemps, être trop longtemps sur le feu.
V. CHOOVÂ.
CHIMÀHRO, V. chouMarbou.
CHIMÈL, s. m. Houpe, tête feuillue d'un ar-
bre, bout d'un rameau feuillu. Bouquet de fruits.
(Lat. gemellus, jumeau, qui naît avec un autre
ou avec d'autres : gemella poma, fruits venus
par paires.)
CHIMÉLO, CHIMBLADO, PINfcLO, P1!CBLAB0,S.I
piNÈL, m. Trochet, glane, bouquet de fraits.
Ûno chimèlo de péros, un trochet de poires. Ûm
pinèlo de cerièyos^ une glane de cerises. [R. Lei
derniers mots viennent de pin, parce que lei
feuilles du pin sont toujours en bouquet à Fa*
trémité des rameaux.)
CHmiNÈYO. s. f. Cheminée.
* CHIMPÂ, V. a. Plonger dans un liquide el
retirer aussitôt, tremper. Chimpâ un bisetiit,
tremper un biscuit. Chimpâ louspès, plonger les
pieds dans l'eau et les retirer. (R. onom.)
CHIMPOURLÂ, CHOXPOURLA, CHOHPOURlli,
Mont, coohpourlbjâ, v. n. Patrouiller, patauger,
tripoter, remuer l'eau, surtout Teau sale. Les
enfants, les canards, les cochons patrouilienl
(R. chimpâ.)
CHIMPOURLADO, s. f. Patrouillage. Sau»
répandue.
* CHIMPOURLIÈ, CHOMPOURLIÈ, èïro, sa.
et f. CHOM péuRLO, s. des 2 g. Celui , celle qd
patrouille, qui patauge. On devrait dire en t
patrouilleur ou pataugeur^ mais ni l'un ni l'autn
ne se trouvent. On dit pourtant tripotier pour
désigner celui qui s'amuse avec de la bouc-
Fig. Tripotier, ère, qui fait, prépare malpropre-
ment. V. POSTUSSIÈ.
CHINA, CHINÂDO, V. POUSQUINA, POUSQUIKÂM»
CHINAN6ADÔR, S. m. arch, MilL 4414. M. Âfire,
archiviste, croit que ce mot signifie chevaUer
ou écuyer. Ne serait-ce pas piqueur, celui qui
dirigeait une meute de chiens ?
CHINAS, s. m. augm. de chi Proyer, cspèw
de bruant, le plus gros du genre. — Gros chieB.
CHINCHA (SE), V. s'oclinqda.
CHINCHI, chinchi'n, s. m. Grincement, bniil
strident qui agace les nerfs, comme le bruit di
la lime. (R. onom.)
CniNGÂ p. GINGA.
CÏIINO, V. pocsQuiNo ; côgno.
CHIOCCHOUÔLOS(FA), fa choûchocôlos, fa
chaOcholos. Faire une soupe au vin. V. sobo-
RouÔT. — Tremper du pain, un biscuit dans an
vin. V. CHIMPA.
CHIOÛPÉt, s. m. Piston de pompe. (R. choûpi)
CHIPA, v. a. Chiper, apprêter les peaux.
CHIPELÉT, CHOPELÉT, Larz. Chapelet, i' «•
m. Chapelet. Récita lou chipelét, réciter le cha-
pelet. Li diguèt tout soun chipelét, il lui ditsei
quatre vérités.
CHIPELETAYRE, o, s. m. et f. Palenôtrier,
ère, fabricant, marchand de chapelets.
CHIPELETEJA, v. n. Réciter souvent le cha-
pelet.
I En chipeletejin lou gousiè se sequèt ^^^'i
CHO
CHIPÈLLE, V. GIPÈLLB.
<. CHIPOUTA, chicoutA, v. a. Ruiner, tail-
lader la surface d'une pièce de bois pour que
le plâtre puisse y faire prise.
2. CHIPOUTA, CHiPOUTEjÂ, V. a. Patiner, ma-
nier sans précautions, déflorer un fruit en le
maniant.
CK[IPOUTi.YRE , CHiPouTEJÀYBB, o, s. m. et
f. Tripolier, ère, qui manie malproprement, qui
prépare mal. — N. Le mot fr. chipotier signifie
qui chipote» lanterne, lambine, barguigne ; vé-
tille, chicane.
4. CHIQUA, GHicouNBjJL, V. n. Chiquer, mâ-
cher du tabac.
2. CHIQUA, CBicoiLLÂ, Y. n. Buvoter, siroter,
boire souvent à petits coups. Bald.
CHOBÂL, GHABAL, M. s. m. Cheval. (Lat. ca-
hallm, m. s.) Chobâl de corréto, cheval de trait.
Jusqu'ôl bintO'Clnq de may lou chobâl trômblo
olo grépio, jusqu'au 25 mai le cheval tremble à
la crèche, c'est-à-dire qu'il faut l'affourager jus-
qu'à cette époque.
CHOBOLOU, s. m. Petit cheval. — Claquet de
moulin lorsqu'il figure une tête de cheval.
CHOC, V. CHouoc.
CHOCÂT, V. MOQUÂT.
CHQCOLi., s. m. Chocolat.
CHOGRIN, s. m. Chagrin.
CH0GBIJ5^À(SE), V. pr. Se chagriner, se livrer
au chagrin, à l'inquiétude ; se lamenter.
CHOMBRÀLLE, chambrâlle, M. s. m. Cham-
branle, cadre de porte, de fenêtre, de cheminée.
CHOMBRIÈYRO, chambrièyro , s. f. Cham-
brière, bonne, servante chargée de la propreté
des chambres et non de la cuisine.
Los chombrièyros n'oQ qu'un mal :
Disou lou secret do l'houstdl.
« Les chambrières n'ont qu'un défaut : elles
disent le secret de la maison. » — Chambrière,
bâton qui sert de support aux brancards et au
derrière d'une charette. — Chambrière, usten-
sile de cuisine. V. quèrdos. — Chevrette, autre
ustensile à trois pieds surmonté d'une tige à
crochets et servant à soutenir la poignée ou
queue de la poôle à frire.
CHOMOUÈSORIÔ, s. f. Chamoiserie, mégis-
serie. Mill.
CHOMOUÈSL'R, s. m.Chamoiseur, mégissier.
CHOMPO , séupo , Camp, sôui^ipo , S. -A.
i TzéuMPo, pouzACo, POuzoRACo, Ség, s. f. Petit
puits, creux pratiqué ordin. dans un jardin ou
au bord d'une propriété pour recevoir les eaux
pluviales et arroser. Mare, flaque d'eau. (R.
des derniers poiw.)
— 81 —
CHO
CHOMPOURLA, v. chimpourla.
CHOMPÔURLO, V. CHiMPOuRLi*.
CHONFRIN, s. m. Chanfrein, pan étroit formé
sur une arête ou sur un angle. — Chanfrein de
cheval.
ClIONFRINÂ, CHANFRiNA, V. a. Chanfreiner,
faire un chanfrein, couper une arête.
CHÔNGE, CHANGE, CONGE, S. m. Change. Ûno
létro de change, une lettre de change. — Échange,
troc. Perdre ol congé, perdre au change.
CHONJÂ, V. COMBIA.
CHONTIÈ, CHANTIÈ, s. m. Chantier , atelier
de travail.
CHOPELÉT, V. CHIPELÉT.
CHOPITÈO, s. m. Chapiteau, couronnement
d'une colonne.
CHOPITRA, V. a. Chapitrer, réprimander.
CHOPITRE, CHAPITRE, M. s. m. Chapitre.
CHOPLÀ, V. a. Hacher, couper en morceaux,
fouler fortement l'herbe, le blé. Lo grèlo ou o
tout choplât, la grèlo a tout haché.- S.-Gcn. (Lat.
capulare, couper, tailler)
CHORCUTÂ, CHARCUTA, V. a. et u. Charcuter.
— Fig. Couper maladroitement ou malpropre-
ment en parlant des bouchers, des chirurgiens,
etc. V. SOGOGNÀ.
CHORIBÀRI, V. CORIBARI.
CHORLOTÔN, CHARLATAN, M, s. m. Charlatan.
CHORMA, charma, m. v. a. Charmer, enchan-
ter.
CHORMÉNT, CHARMENT, adj. Charmant, aima-
ble.
CHORMONTINO, s. f. Mouchoir dont se coif-
fent les femmes. Nant.
CHORNIÈYRO, charniéyro, s. f. Charnière,
assemblage de deux fiches pour les volets, les
portes légères, les couvercles de bureau.
CIIORPÂNTO, CHARPANTo, S. f. Charpente,
gros bois d'un couvert.
CHORPONTIÈ , CHARPENTift, M, SERPANTIÈ,
Vill. FUSTiÈ, Camp, s. m. Charpentier, ouvrier
qui fait les charpentes. Menuisier de campagne.
CIIORRÔUN, CHARRÔUN, M, s. m. Charron,
artisan qui fait et répare les charrettes, voitures,
etc.
CHORRUÂ, CABESSA. Villn. Labourer avec la
dombasle ou tout autre charrue à versoir. V.
loOrâ.
CHORRÙO, Môcsso, Ség. s. f. Charrue. La
charrue diffère de l'araire en ce qu'elle est
montée sur des roues. Elle n'est guère possi-
ble ni usitée dans notre pays si accidenté. Mais
on donne encore le nom de charrue à la dom-
basle et autres araires à versoir de récente in-
17
CHO
— 82 —
CHU
vention avec lesquels on laboure plus profon-
dément et on retourne mieux la terre. (R. Môuhso
est dit par allusion à la brièveté du soc qui est
bien plus court que lo réillo mobile de l'araire.)
CHOSSELÂ, chassblJi, s. m Chasselas, es-
pèce de raisin blanc.
CHOUDARBAL, V. SOUBORBAL.
CHÔUCHO (0 LO) , adv. En appliquant les
lèvres contre le goulot. V. chucha.
CHOCCHOUÔLOS, V. chioûchodôlos.
CHOÛDÈL, CHAÛDÈL, s. m. Échaudé. Unchoûdèl
o très bônos, un échaudé à trois cornes.
* CHOUDELAYRO, s. f. Marchande d'échau-
dés.
CHOUICHIC (pr. chou-ichic), s. m. Gobe-mou-
ches noir. C. (R. onom.)
CHOUIT (pr. chou-it), v. clujJLyre.
CHÔULE, v. NicuôuLB.
* 1 . CHOÛMA, coûmâ, cniMA, Mont, rima, Aub.
V. n. Trop mitonner, se trop mitonner, rester
trop longtemps sur ou devant le feu et perdre
de sa bonté par une cuisson trop lente et trop
prolongée. Ocouô o choîlmdt, ocouô balpasres,
c'est resté trop longtemps devant le feu, cela
ne vaut plus rien. V. coCma pour Tétym. — Mi-
tonner. V. cocFi ; coûMÂ.
2. CHOOMÂ, COÛMÂ, caOmà, y. n. Chômer,
manquer d'ouvrage. — Croupir en parlant des
eaux stagnantes.
CHOUMARROU, choumarro, Peyrl. chimIrro,
Montb. s. m. qqf. le dernier f. Jumart, animal
métis ou hybride , né d'un taureau et d'une
ânesse, ou comme disent les paysans : es esco-
pât (Vûno saUmo et un braû Vo fach. On trouve
quelquefois de ces ânes hybrides , à la tête
grosse et au large poitrail. (B. lat. gemerdus, m.
s., \ài. geminus, double, de deux espèces.) —
Fig. Rebours, rétif, indocile ; capricieux ; plus
souvent sournois, boudeur.
CHOUOC, CHOC, CHOUOT, CHOT, COÏNÔU, VUl,
s. m. Petit duc, espèce de hibou. (R. onom. ; le
dernier mot signifie petit criard.) — Chouette.
Elle fait entendre un cri semblable à celui du
crapaud.
CHOUOL,-o, adj. Se dit d'un mouton, d'une
brebis qui a le haut de la tête pelé. (Lat.
calttis, chauve.) — Fig. Niais, imbécille.
CHOUOT, s. m. Creux d'un pressoir à huile,
oh l'on met le sac qui renferme les amandes
des noix, etc. — Creux en général. V. socot. —
Petit duc. V. CHOUOC.
CHOOPI, choOpinâ, v. souncL
CnOÛPIQUA, V. POSTUSSBJA.
CHOUQUA comme chuquJL.
CHOUROULI, y. NICHÔULB.
* CHOURRA, V. n. Être sournois, morne, si-
lencieux et rêveur. Rêver, avoir Tair rêveur.
Bouder dans un coin.
Oqul chàurro l'hibèr loas très quarts de
(Pbïr.) [ronaado.
— Chômer. V. coOma.
CIIOCTA (SE), SB CHOtJTf , SB CHAÔTÂ, T. {ff.
Se soucier, faire peu de cas, se moquer. V.
BIRA (sb).
CHOÛTAS, toDtas, bodillas, goûliIs, MixL
s. m. Mare, flaque d'eau sale ; amas d'eau qui
sert d'abreuvoir.
Prov. L'âyo del toûtds
Fo lou buoû gras.
« L'eau de la mare engraisse le bœuf ; » elk
est préférable à l'eau vive. (RR. Tous ces mots
sont des augm. ; le 1^' vient de chouôt et signi-
fie grand creux, le 2« n'en est que l'altération ;
le 3** est p. boulidds, de boulidôu, et le derofer
vient de gaûle^ gâté.)
CHOÙTO, V. blbdbrabo.
CHUC p. suc.
CHUCA, V. CHUQUA.
CHUCAYRE, o, s. m. et f. Suceur, celui, celle
qui sucé, suçote.
CHUCHA, v. CHUQUA. — Boire en appliqua*
le goulot contre les lèvres.
CHÙCHO (0), adv. En appliquant le goulot
d'un vase contre les lèvres. Bieûreoch^t
boire de cette façon. Nant,
ClIUCnO-Bl, V. chuco-bL
CHUCHORAÛ, V. TBTO-LiCH.
CHUCIIORÈLO, v. gônto ; tbto-lach.
* CHUCO-BI, CBUCHO-Bi, Est. Bourgeon gou^
mand de la vigne, le plus rapproché du cep, on
venant sur le bois vieux, et qu'on est dans IV
sage de supprimer, parce qu'il stue levvh c'es^"
à-dire qu'il prend la sève sans donner du r«-
Sin. V. TRABÔURRB.
CHUÈYRO, S. f. Lien de rameau, hart. V.uo.
CHUGALp.JOUYAL.
CHUQUA, CHUCHÂ, V. a. Sucer, suçoter, ex-
primer le suc d'un fruit, d'un morceau de viafldfl
en le pressant avec les lèvres. (R. chucf.i^-i
— Humer, aspirer un liquide. Boire, en parl«B»
du pourceau, etc.
CHÙRGO, v. LIMA8B.
CHURLA, v. a. et n. Siroter, buvotter, boiw
avec plaisir et à petits coups répétés. S.-Ser^-
CHUT, s. m. Chut, silence. Fa chut, setwre,
faire silence. Quond un popièpârlo unobom
fo chut, quand un papier parle l'avocat se tai
Toutes foguèrou chut, tous se turent. C'est i
Conticuere omnes de Virgile.
CID
— 83 —
CIL
lo fénno lou chut es un boun boucliè.
(Coc.)
CIALO, V. cigàlb.
* CIBADIÈYRO, s. f. Champ d'avoine.
CIBADO, gibàro, S.'Sern, Avoine. Cibddo
pelûco, couyôulo, folle avoine, avoine vide. V.
cooTÔcLo. Cibâdo morsénco^ avoine de mars.
Cibddo hibeménco, avoine d'hiver. Gognâ lo
cibddo, gagner l'avoine. Se dit ironiquement des
ânes qui se roulent à terre pour se gratter le
dos. (B. lat. cibada^ civata, sivada, m. s., du lat.
dbus, nourriture, ce qui doit fixer pour l'ortho-
graphe du mot patois.)
GIBET, s. m. Civet, ragoût fait avec de la
viande de lièvre. Per fdyre un cibét cal ûno lèbre,
pour faire un civet, il faut un lièvre. Pour qu'un
civet soit bon, il faut qu'il cuise à petit feu et
mitonne longtemps, et qu'il soit assaisonné de
couennes de lard et de petits ognons, tels que
la cive, la ciboule, la ciboulette ou civette. (Lat.
tepa, ognon, cepula, petit ognon, it. cipolla.)
CIBÉTO, V. DOMÉTO.
CIBIÈJO, V. CORTÔUTRO.
CIBIÈYRO. s. f. Civière, brancard. — Espèce
de brouette en corbeille. V. cortôuyro. — Qqf.
la brouette ordinaire. — Corbeille de l'arrière
d'une charrette.
CIRIL, o, CI BILLE, 0, adj. Civil. L'acte cibille,
Tacte civil du mariage. From.
CIBlLISi., V. a. Civiliser, polir.
CIBODILLO p. CBBODfLLO.
CIBOUÈRO, s. m. Ciboire, vase sacré pour
conserver les saintes espèces.
CIBÔUILLO, ciBouLÉTo, s. f. Ciboule, espèce
d'ail ou d'ognon cultivé comme épice.
CIBOURNIÈ, s. m. Dolmen. Lo mot pat. qui
est lang. signifie cendrier. Les dolmens, anti-
ques monuments des Celtes et qu'on trouve
encore sur tous nos plateaux calcaires, ont été
ainsi appelés parce qu'on y a souvent trouvé
des cendres ou débris de corps inhumés. On les
•ppelle encore selon les lieux pèyro lebâdo,
.pierre levée ; taUlo, houstàl de los fodorèlos, ta-
Me ou maison des fées.
CICLÔPO, s. m. Cyclope, qui n'a qu'un œil
ili milieu du front. On dit d'un borgne di.sgra-
^^[ixisemblo un ciclôpo , on dirait un cyclope,
•n dirait d'un cyclope. (R. du lat. cyclops, it.
<wiop«, m. s.)
CICOTRIÇO, V. CRiôuLE.
CiCOTRISi, V. CRELLl.
CICOUBÈYO, CDicoDRftYO, s. f. Chicorée
■•■rtre, plante tonique et apéritive. (It. cicoria,
kt ckhorium, m. s.)
ClDOBAN,s.m. Matamor, fier à bras. Ce mot,
de création récente, est l'ait, du fr. révolution-
naire ci-devant, ci-devant un tel. Les sans-cu-
lottes l'ayant sans cesse à la bouche avec un
ton d'arroprance et de mépris, il s'est conservé
pour traduire l'idée de pourfendeur.
CIERGE, s. m. Ciergo. Cierge poscdl, cierge
pascal. (R. du lat. cereus, m. s.)
CIEYO, CIÈYS, V. CERIÈVO, CERIÈYS.
1. CIGALE, o, ciALO, ciolIo, S.-Sern, s. f.
Cigale, insecte aux ailes transparentes qui, du-
rant les fortes chaleurs, fait entendre un chant
aigre et strident. Cap de cigale, tôte légère, tête
do li.iotte. (It. dgala^ du lat cicada, m. s.)
Prov. Quond lo cigàlo cénto en setémbre
Noun croumpéspasblatper rebôndre.
« Quand la cigale chante en septembre n'ache-
tez pas du blé pour le revendre, » parce que son
chant à cette époque annonce, dit-on, un hiver
doux et favorable à la récolte.
2. CIGALE, o, longàste, oloxgâste, conto-
RÈLO, s. f. coosi, Nant, m. Éphippigère des vi-
gnes, espèce de locustaire assez grosse ayant
sur le dos de courtes écailles arrondies et con-
caves avec lesquelles elle produit une sorte de
chant. Elle se tient dans les vignes, sur les ge-
névriers et les buissons. (RR. Lo 2® et ^^ de ces
mots se rapprochent du lat. et it. locusta, sau-
terelle ; le 4* signifie chanteuse.)
3. CIGÀLO, CIGÀLO BOCLÉNTO, V. LONGÔUSTO.
CIGÂRRO, s. f. ciGÀRRE, m. Cigare. Fuma ûno
cigârro. fumer un cigare.
* CIGOUGNEJA, cigounejà. Mont. v. n. Es-
sayer maladroitement de faire aller un méca-
nisme ; brouiller une serrure, tourner et retour-
ner la clé sans pouvoir ouvrir. (R. cigouôgno,)
— Charcuter. V. sogogna.
i. CIGOUÔGNO, E, s. f. QUIBÛ-NÉ6RE , m.
Cigogne, gros oiseau de passage à bec, cou
et jambes très longs, plumage blanc, dernière
partie des ailes noire. (R. du lat. dconia, m. s.
formé par onom. du cri de cet oiseau d'après
saint Isidore.)
CIGÙDO , CIGÛO, I JAÛBBRJÂTO , JAÛBERTÂSSO ,
Villn. s. f. Ciguë, plante vénéneuse. Il y a la
grande et la petite ciguë. La grande ciguë,
conium maculatum, L. a la tige tachée de rouge
brun et se trouve dan» les décombres. La petite,
œthusa cynapium, L. vulg. persil de chien, per-
saille, ressemble beaucoup au persil, sauf l'o-
deur, et vient dans les jardins. (Lat. et it. cicuta,
m. s. Les 2 derniers mots sont les augm. de
jaûbèrty persil.) V. persIl soûbâge.
CIL, s. m. Cil, poil des paupières. (Lat. cilium,
m. s.)
CIM — 04 —
CILÉNDRE, s. m. cylindre. — Pressoir à
ris horizontale, usité dans le S(!»gala pour le
cidre.
CILLA, V. n. Ciller, remuer souvent les pau-
pières. (R. cil.) — V. a. Frire. Cilla d'uoûs, frire
des œufs, les verser tout entiers dans la friture
de manière que le jaune, demeurant au milieu
du blanc qui se frange, figure un œil entouré de
ses paupières garnies de leurs cils. De là Tex-
pression cilla,
CILLÂT, ADO (les II sont mouillées, excepté
à 5».-.4.), issoLÂT, ADO, Larz. part, etadj. Frit en
parlant des œufs. Vous cillais, œufs frits. Quawd
on y ajoute un filet de vinaigre, on dit plus com-
munément uoûs lo binogréto, œufs frits au
vinaigre. Qtiand ils sont réunis en un corps
par les glaires, on dit uoûs o Vestufléio, parce
qu'il faut les verser promptement de leur coque
dans le vase à frire. V. bstcpléto.
CILLE, o, s. f. Sourcil, poils qui forment un
arc au-dessus des yeux. Place de ces poils.
Soquâ un pic sus los dllos, frapper un coup sur
le front.
CIMÂL, s. m. Le haut, la tôle d'un arbre. Lou
cimdl fora de légno, le haut donnera du bois
pour le feu. (R. cimo.) — Le haut, la partie su-
périeure d'une pièce de terre qui est en pente.
Lou cimdl es mdgre, le haut est maigre.
CIMBOUL, ciMBÔuR, Cam. s. m. cimboulo,
S.'Sern. Sonnette évasée qu'on met aux mulots,
aux botes à corne. (Lat. cymbalum, clochette.)
CIME, cInze, S.-Gen. s. f. Punaise des lits.
Oqiiél lièch es pie de cimes, ce lit est plein de
punaises. Cap de cime, tôte de linotte, tôte lé-
gère. (It. cimice, lat. cimex, m. s.)
CIME DE TÈRRO. Géocorise , punaise de
terre. Il y en a un grand nombre de genres et
d'espèces dont la plupart répandent une mau-
vaise odeur au toucher.
CIMÈCO, V. COMÈLO.
CIMÉN, s. m. Ciment.
CIMEXTA, V. a. Cimenter, appliquer du ci-
ment.
CIMO, s. f. Cime, haut, sommet. Lo cimo del
puèch, le haut de la colline. De founs en cimo,
de bas en haut. (n. lat. it. cima, m. s.) — Gre-
nier, haut d'une maison.
CIMÔUS, s. m. Lisière, bord d'une étolîe,
d'un tissu quelconque. (It. cimossa, m. s.) —
Bout d'un tissu. De quône cimous boules coupa
oquél hobillomén ? De quel bout voulez-vous
qu'on coupe cet habit ? — Ardoise du bord laté-
ral d'un toit.
* CIMOUSSÂ, V. n. et a. Faire la lisière d'une
pièce de toile ou autres. Cimôusso pas bien, il 1 dre de neige.
CIR
fait mal la lisière, il l'unît mal. (R. ctmdui.)—
V. a. Lier, bander un enfant au maillot avec des
lisières. — Écumer l'airée, enlever la couche
de paille déjà dépiquée.
CIMOUSTÀ, V. a. etabs. Frapper la téted'ane
gerbe contre une pierre pour en faire sortir li
grain. larz.
CIMÔUSSES, s m. pi. cmôcssos, SaM.-C.
ttoiLLOuÔLOS, Mill. MoiLLÂNOs, MoM. f. pi. Bas-
delettes d'un enfant au maillot. Elles sont ainsi
appelées parce que C3 sont souvent des lisières.
* CIMOUSSIÈYRO, s. f. Extrémité latérale
d'un toit. Ardoise du bord latéral.
CIMÔUSSO, s. f. Lisière. Ardoise du bord la-
téral d'un toit.
CIXDRA, CINTRA, V. a. Cintrer, placer dw
cintres.
CIXDRÂGE, s. m. Cintrage.
CINDRE, cIntrb, s. m. Cintre, arceau. Cow-
bure d'une voûte.
CINGLA, V. a. Serrer un lien ; lier fortement
(R. clnglo,) — Cingler, frapper avec qnelqne
chose de pliant, comme un fouet.
CIXGLO, s. f. Sangle, sous-ventrière, cour-
roie qui passe sous le ventre. (Lat. cingulm,
ceinture.) — Pli de la pellicule intérieure de 11
châtaigne qui entr^ dans le corps du fruit.
CINGLÔU, s. m. Filet qu'on tend en trarcR
d'une rivière et qu'on assujettit à des pieoL
(R. cingld.)
CLXQ, adj. num. Cinq. Esbertât céufnoaycifiq
dets câdo mo, c'est vrai comme j'ai cinq doigts
à chaque main. (It. cinque, m. s.)
CINQUÀNTO, adj. num. Cinquante. (ït.cin-
quania, m. s.)
CINQUÉXO p. CENQUÉNO. — Hart, lien de
corde pour un fagot, etc. S.-Sem.
CLXQl'IÈME, o, adj. Cinquième.
CIXQUONTÉXO, ciî^QUANTÉifo, s. f. Cinquan-
taine.
CINTRA, CfXTRB, V. CINDRA, CIXDRB.
CINZE, V. ciMK.
CIOUTÀT, s. f. Cité. Lo pldço de ciouUt, la
place de cité. (Esp. ciudat, it. citla, lat. «ttW».
m. s.)
CIRA, V. a. Cirer, frotter avec de la cire-
Cirer, enduire de cirage.
CIRAGE, s. m. Cirage.
CIRCOUSTÉNÇO, s. f. Circonstance.
CIRGOTÈL, s. m. Nom de plusieurs oiseaux
de rapine. Aub. V. busorat ; BSPoliBii, 3.
CiaO, s. f. Cire. Condèlo de ciro, cierge. Tiro
jaûno, cire jaune. (Lat. it. cera, m. s.) — Chassie
des veux. Cérumen des oreilles. — Givre; poo
Et*
— 69 —
GLà
CIR6uS,-o, lspégcs, 0, Entr. lup/bs, 6, li-
FIDÔUS, GRUPBLÔUS , MUl. L0GO6NÔtJS,-0 , adj.
Chassieux, qui a les paupières pleines Ue chas-
sie. (RR. Le 1^' mot vient de ciro, les suivants
se rapprochent du lat. lippus, m. s. ; le 5« si-
gnifie qui a des grumeaux à la paupière, pelôu ;
le 6* vient de logégno.)
Goujat, sou lî fosquèt un bièl tout gnipêlôus.
De toun pàyre sios fil del cap jusqu*6s tol6us.
(Pbyr.)
CiRUHGIÉX, s m. Chirurçien. (R. du gr. x«i/5,
main, wyov, ouvrage.)
CISAILLES, os, s. f. pi. Cisailles, grands ci-
seaux pour couper le fer. Ciseaux pour tondre.
CiSCLE, s. m. Euphorbe cyprès, plante. Larz,
(R. Noos croyons que ce mot est Taltér. de cis-
tro, qui désigne une autre plante à folioles li-
néaires comme le sont les feuilles de cette eu-
phorbe.)
CISÈL, cisÈû, s. m. Ciseau de maçon, de me-
nuisier, etc. (Bret. kizel, m. s.)
CISELA, V. a. Ciseler, graver avec un ciseau.
CISÉLÔU, m. Ciselet, petit ciseau. (It. cesello,
m. s.)
CiSÈOUS, s. m. pi. Ciseaux. Un porél de ci"
rious.xxne paire de ciseaux.
GltÊRNO, s. f. Citerne. (Lat. cistema, m. s.)
CtStRO, ». f. Méon athamante, athamania
^um, L. vulg. cistre (v. Tabbé Cariot), plante
ombellifère des montagnes , aromatique. Les
troupeaux la recherchent ; leur chair en est
meilleure et leur lait plus parfumé. Mont,
CITA, V. a. Citer ; actionner.
CITODÊLO, s. f. Citadelle.
CITODIN,-o, â. m. et f. Citadin, habitant d'une
fcîté, d'une ville.
CÏTOTIEÛ, s. f. Citation.
CrrOUYÈX,-o s. m. et f. Citoyen, ne.
CiTRO, s. f. Cidre, m. Jus de pommes. Citro
^péros, poiré, cidre de poires. (It. sidro, du lat.
«cêra, m. s.)
CITRÔUN, s. m. Citron, fruit des pays chauds.
M suc est efBcàce contre la carie et hi gangrène.
W (te ces fruit» mangé avec Técorce neulra-
toe le poison des animaux venimeux, comme
▼îpères, mouches dangereuses.
*. CITROUNÈLO, s. f. gi-nestét. Mont. m.
Armoise aurone, tnlg. aurone, citronnelle, sous-
W)risseau arootatîqae, à feuilles très divisées,
fofc son dernier nom de ^yetit genêt.
8. CITROUNÈLO, s. f. Mélisse officinale, vulg.
*ronnelle, thé de France, plante labiée à odeur
•h eilron.
CITROUNIÈ, s. m. Citronnier, arbre qui porte
•8 citrons.
CLA..., v. cid...
CLABELÉTO, s. f. Arçon de bât. C(M.
CLABIs, v. clobéhc.
CLAC comme clic.
CLAN , s. m. Force, mesure, mouvement,
moyen. Prén'e sous clans et so%^ ûionyèks, pren-
dre ses mesures et ses moyens. Belm,
^I.CLÂNCO, clJLpo, CLÀPÂnno, if. covfeli^Ot
S.-Ch. s. f. Large sonnaille de forme un pëù
aplatie. (RR. Les premiers mots sont des onom.
du son de cette sonnaille ; le 4' rappelle sa
forme carrée.)
2. CLÀNCO, è. f. Rocheï- qui s'avance et sur-
plombe. Belm.
CLAOU..., V. claC...
CLAP, s. m. Blocaille. V. réplé. Stms-sol
pierreux . V. clobéiIc.
. CLAlPÂRDO, V. CLiNto.
CLXPO, 1. f. Sonnaille. V. ciiirco. — Sous»-
sol pierreux. V. clobénc. — Copeau. V. Atb-
LÔU.
CLAR, o, adj. Clair, serein. Lou tms eft dar
côumo un uèl de sèrp, — un iot de peys, — im bis-
souôl, le temps, le ci^el est clair comme \in teil
de serpent, de poisson, comme un boulon. Ces
comparaisons ne sont pas de mise en frataçaiâ.
(Lat. clarus, m. s.) — Clair, Kmpide. — Clîiir,
évident.
CLARIO, v. GLiTtO.
CLAROMÉN, adv. Clairement.
CLÂROS, CALLos, caOdos, s. f. pi. Lessive
reposée et claire. Bersd los clâros, arroser le
linge dans le cuvieravecla lessive chaude ei re-
posée. V. COLLKii.
CLAS, s. m. Glas. Sound un clos, sotiti«run
glas. (Lat. classicnm, signal donné par la trom-
pette.
CLASSO, s. f. Classe.
CLÂSTRE, s. m. Cloître. (R. tlu lat. clansirum,
m. s.)
CLASTRO, s. f. Cloître. — Presbytère. Làrz.
y. côïhikado. — Péro de cldstro, poire sauvage,
appelée ailleurs péro de sâlo. Camp. V. siLO.
CLAÔ, s. f. Clé. Los dents d*ûno claû, le pan-
neton d'une clé, la partie qui entre dans la ser-
rure. Les deux autres parties sont la tige et l'an-
neau. Bondât lo clan, ivre, entièreriabht soûl.
Lo claû d'ouor durbis ptrtôut, la clé d'oi* ouvre
partout. (Lat. ôlatis, esp. llxtce, it. ehiane, m. s.)
— Clé pour dévisser les écroas. — Clé de voûté,
dernière pienfe placée aune voûte, à xin arceim.
— Traverse des ridelles d'un char. V. codes. —
Tout ce qui sert â ffermer, à retenir un coHîbr,
etc.
CLAÛ DE Ï'ÛSTO. Ancro, tiraftt pl%cé à l'ex-
eu
-H-
CLO
tréxnité d'ano poutre pour empêcher récarte-
ment d'un mur.
CLAOPÈYDE, V. CLOBÉTO.
CLàDPRË, y. CAÛPRB ; claûhb, S.
1 . CLAÛRE, CLAUSE, PeyrL essorrI, Larz, km-
borrJL, Belm. v. a. Enfermer, ramener les bes-
tiaux à rétable. Bay claûre, ramène le troupeau
à la bergerie. Uoû claûs^ on Ta emprisonné.
(RR. Les premiers mots se rapprochent du lat.
claudere, fermer ; les autres dérivent de sorrd,
borrd.)
S. CLADRE, CAÛPRB, CLAÛPRB, V. u. Tenir,
aller, être contenu. Lou sac es pie, n'y pouotpas
claUre may, le sac est plein, il ne peut pas y en
aller davantage. S'il est question d'une chaus-
sure on dit : Y pouôde pas claûre, je ne poux
pas y entrer, mon pied ne peut pas y tenir.
CLAÛS,-o, part. Enfermé. Fermé, clos. —
s. m. Enclos, pré clos, champ clos.
CLADSI, V. claOrb.
CLACSO, s. f. Clause.
CLÂYRO, V. glAtro.
CLÉCH, V. GLUÈCH.
1. CLEDIS, s. m. Claie sur laquelle on fait
sécher les noix, les châtaignes dans les gran-
des cheminées et dans les séchoirs. (R. clédo,)
2. CLEDIS, cLBDôu, s. m. CLfino, CLBDfsso, f.
Claie. On les met en guise de ridelle à droite et
à gauche d'un char pour le transformer en tom-
bereau.
CLÉDO, s. f. Claie, claire-voie semblable à
une claie de parc et qui sert à fermer l'entrée
de certains lieux clos, comme bergerie, jardin,
champ. (B. lat. cleda, bret. kloued, m. s. ou du
grec xXitç, x^seSoç, clef.) — Clédo de pdrgue, claie
de parc pour parquer les troupeaux. V. auno.
— Claie à passer le sable ouïe gravier. —Clédo
de cdrri, claie de char. V. clbdis, 2. — Claie à
battre la laine. — Fig. Personne à la démarche
gauche. — Clédo romddo, claie faite avec du
bois pliant qui a encore ses feuilles.
CLEDOU, s. m. Petite claire-voie ; petite
claie. — Clayon, natte d'osier.
CLENCHA^(SE), V. OCLINQDl (s').
CLÉRGUE, s. m. Clerc d'église. Clerc de no-
taire. — Narcisse. V. gôxto.
CLERJlT. s. m. Clergé.
CLIC, s. m. Clic , onomatopée de certains
bruits , du claquement du fouet , du bruit
d'une goutte d'eau qui tombe dans un liquide.
Ormdt de clic et de clac, armé de toutes pièces,
ayant la repartie vive et prompte. Duv,
CLIC CLAC, s. m. Le claquement du fouet.
CLIMAT. s. m. Climat.
CLINCLÂN, s. m. Clinquant, feuille de cuivre
f brillant. Fig. Ornement plus brillant que solide
ou précieux.
CLIQUÉTO, s. f. Cliquette, castagnette, jea
d'enfants qui consiste en deux morceaux d'os on
de bois dur plats et qu'on place entre les doigb
pour les faire claquer.
^ CLOBÂ, claba, v. a. Fermer à clé. CM
lou gardo-raUbo, fermer l'armoire à clé (R.
claû.) — Placer la clé de voûte. Finir un ou-
vrage. — V. pr. Se fermer à clé. Oquélploc&ri
se pouotpas clobd, ce placard ne peut pas si
fermer à clé.
CLOBÈL, clab6l, s. m. Clou de petite dimen-
sion tels que les caboches. V. capmortèl. (LiL
elaeus, m. s.) Pour les clous de grande dimeo-
sion, V. tIcbo. — Fade elobèls, caqueter, jaser,
babiller. — Clobèl de girouôfle, clou de gérofla
ou girofle ; c'est le bouton de la fleur du giro-
flier.
CLOBELÂ, CLABBLJl , V. a. Clouer, attacher
avec des clous. (R. clobèl.) — Garnir de cloai,
ferrer. Clobeld tous esclouôps, ferrer les sabots.
CLGBELIÉ, CLABELiÈ, s. m. Cloutier, celai
qui fait dos clous.
CLOBELIÈYRO, clobièyro, s. f. Cloutière,
instrument percé de trous pour faire des dons.
CLOBÉNC, CLABfs, S,'Sem. clap, s. m. ciipo,
f. Sous-sol pierreux formant comme un paré
naturel. (RR. Les 2 premiers mots viennent de
clobd, fermer ; le 3* est un mot primitif qni si-
gnifie pierre.) V. tap ; cron.
Lous gels qu'ol cap des puèchs semblibon de
[peadéns,
Se destiiquou des rocs, et férmou de toarréns,
Que quaûques cops, des comps besi3 do los
[rebièjros,
Boou jusqu'ôs ol clobénc, boloji los corrièjros.
(Pbyi.)
CLOBÉTO, bsclobéto, S.^Bauz. gla0dbsb5î-
pfeYRB, claOpëtdb, VUL bngrouôlo, MiU. 0*
ORÈûLO, Nant, bnglôro, S.-/.-Br. iNGa6iio,iP«JfW'
ENGRisouôLO , Camp. engourtIno , Cam» oao*
CHÔULB, Aub. SBRPOULÉTO , Entv. s. f. Léuri
gris. Màgre céumo ûno clobéto ; on diteafr.
maigre comme un hareng, comme une sardine
(RR. Les 2 premiers mots signifient petite clé:
les deux suivants clé de St-Pierre , à caus»j
d'une ressemblance grossière de ce reptiii
avec les clés rouillées du temps jadis ; les cim
qui suivent signifient la petite grise, etlede
nier petit serpent.)
CLOBIÈYRO, iNTRiDo, s. f. Entrée, Iroud'ua
serrure par oh Ton introduit la clé. —V. ci
BBLIÈTRO.
CLOCH, V. CLCJÈCH.
CtO — 8T —
CLÔCHO, GLOUÔCHO, s. f. Cloche, ustensile de
cuisine en cuivre ou en fonte avec poignée et
couvercle, et oti Ton fait cuire des aliments.
Prov. Très cléchos dins un houstàl, gr6ndo
Très fénnos, grôndo tempèsto. [fèsto ;
< Trois cloches dans une maison (au feu) ,
grande fête ; trois femmes, grande tempête. »
CLÔCO, V. CLOcéco.
CLOFÂ, V. n. Frapper violemment , écraser.
Usité dans cette phrase : Ploû que cldfo, il pleut
à torrents, à verse. On dit aussi ploû que clàpo,
V. ClOPA.
CLOFÂDO, s. f. Averse violente.
Los pénos, d'ûno elofâdo
Réjou sus càdo fournèl,
Sus lo cobéno clujédô
C6umo sul riche costèl.
GLOFÉL, s. m. Se dit dans le sens de peste,
fléau, épizootie. Ocouô's un clofèlj c'est une
psste, une contagion, une mortalité générale.
Se dit surtout au sujet des épizooties qui font
des ravages.
CLOPA, glapJL, V. a. et n. Battre , frapper
liolemment. (Sax. clap^ ail. clappen, m. s. C'est
dareste une onom.)
Crése que jusqu'oycf
Soon fouet n'o pas clopit sul gosc6u GoudouH.
(Pbyr.)
— Gauler. V. dbbatrb. — Bûcher. V. copua.
— Tousser d'un toux sèche et saccadée. — v.
pr. Se tasser, se durcir en parlant de la terre.
GLOPÂS, GLAPAS, M. s. m. Tas de pierres,
surtout des pierres ramassées dans les champs.
(R. clap.) Prov. Los pèyros boû os dopasses, var.
tègou lous coroilldsseSf les pierres vont aux tas,
c.-à-d. l'eau va au ruisseau, la fortune aux ri-
ches. —Gros éclat de bois. Aub.
1. CLOPÉT, s. m. CLOPÉTO, clopouôto, MilL
s.f. Clopo.te, m. Espèce d'insecte qui se tient
sous les pierres dans les lieux humides et obs-
«ors.(R. ctep.)
i. CLOPÉT, s. m. Torchis, cloison faite avec
du bois et du mortier.
CLOPISSO, s. f. Décombres ; pierraille. (R.
^opis) S,'Gen.
CLOPODÔU, V. soDC. 2.
CLOPOSSIÈYRO, V. eoocoyeouôlo.
CLOPÔU, V. BSTBLÔU.
CLOPÙT, 6do, adj. Membru, qui a de gros
•embres. Lou pes dopût del troupil, c'est-à-
*w le bœuf. Coc,
CLOQUA, CLAQUA, V. n. Claquer. Fa cloqvA
^foM, faire claquer le fouet. (R. onom.)
CLO
GLORIFIA, V. a. Clarifier. — v. pr. Se cla-
riGer.
CLORTAt, s. f. Clarté. V. bsclatbb.
CLÔSCO, V. CLésco.
CLÔSQUE, V. CLouosc.
CLOT, s. m. Creux, fosse. Ce mot, peut usité,
quoique resté nom propre, est du midi. V.
CRODOT.
.
Que foras, que diras se quelque mort subfto
Sans abé coufessdt al dot te precipito
Et del dot en ifèr ? (Cant.)
CLOUCÂ, V. CLOUQUA.
CLOUCÂDO, PODLziNADO, s. f. Couvée d'une
poule, les petits d'une couvée. (R. dôuco.)
* CLOUCEJÂ , CLouciNBJA, V. n Avoir une
petite toux sèche. Se dit des personnes âgées.
Dépérir de maladie ou de vieillesse. (R. doud.)
•CLOUCHÂRD, o, s. m. et f. Sonnaille longue
et cylindrique. Larz. (R. onom )
CLOUCI, CLOUQUA, v. n. Glousser, faire en-
tendre des gloussements comme les poules
mères. (Lat. glodre, angl. duck ail. glucken,
gr. xXw{«v, m. s.) — Se plaindre, être maladif.
— Casser une coque , une noix, un œuf. V.
CLOUSQUA.
CLOUCIÈYRE, o (pr. doud-èyre), s. m. et f.
Personne maladive, qui tousse toujours ou se
plaint sans cessa.
1 . CLÔUCO, s. f. Glousse, poule mère. (Koum.
doca, m. s.) — Fig. Personne qui se plaint sou-
vent et pour le plus petit malaise. — Pomme
de pin. V. coucorèco. — Petit cône de mortier.
V. POSSBRÀT, 3.
"^ 2. CLÔUCO, s. f. CRKSTou, MilL roscas, 5.-
Ch. s. m. Pierre de chaperon, pierre formant
le chaperon ou couronnement d'un mur de clô-
ture. Ces pierres sont tantôt posées à plat fc'ZJucoj
et couvrent les autres pierros comme une glousse
ses petits : tantôt posées de champ (crestéu) et
forment la crête du mur.
3. CLÔUCO, adj. f. Blette. Oquélos péros sou
dôucos, ces poires sont blettes. V. blbt.
CLOCFI, claOpi, v. a. Couvrir entièrement,
remplir.
CLOOFIT, cLAÛpfT, foo, part. Couvert, plein.
Bisâge doûftt de mal, visage tout couverl de bou-
tons, de croûtes. Fournie doûfitde péumos, pom-
mier très chargé, tout couvert de pommes.
Et de pàillo ou de fe lous polies sou doûfits,
(Pbyr.)
CLOOSÙRO, 8. f. Clôture ; enclos : terre clô-
turée.
* CLOUÔCO, CLÔCO, M. s. f. Coup de cloche,
coup du battant sur une cloche. OU sounddos
l
GLU
— 88 —
COB
très cU>u6eo$, on a frappé trois coaps de ôloche.
N. Le mot fr. tintemont ne rend pas le mot pa-
tois ; il signifie action de tinter, c'est-à-dire de
frapper la cloche du même côté. (R. cloûqua.)
CLOUOSC, CL0U05, CLOS, VilL clouôssb, gl6s-
QUE, s. m. Écale. f. coque d'œuf. Un uoû sons
elouos, un œuf san3 coque, un œufhardé. (B
lat. elosus, fermé, lat. clausus, fermé.) — Coque
dure de certains fruits, noix, amandes, etc.
Noyau des fruits à noyau. Engoulà lous clouasses^
avaler les noyaux.
CLOUÔSCO. V. CLÛsco.
CLOUP, COUP, Mont, coupét, p. m. Forme
d'un chapeau, la partie qui est au dessus des
bords. Los dlos et lou cloup , les bords et la
forme. Le haut de la forme s'appelle en fr.
carne. (Lat. cupa, coupe.)
1. CLOUQUi, V. a. et n. Tinter, frapper du
battant plusieurs coups sur le môme côté de
la cloche. Clouqud lo mésso, tinter la messe.
(R. sax. dock, horloge.) — Glousser. V. CLoucf.
8. CLOUQUÂ, V. n. Clocher, boiter. (Lat.
eiaudicare, m. s.) — Locher. Se dit d'un cheval
dont le fer tient peu et bat.
3. CLOUQUÀ, V. a. Fermer l'œil. V. cuta.
4. CLOUQUÀ, Y. a. Choyer, dorloter. Clouqud
un efàn, trop choyer un enfant. Bdm.
CLOUQUIÈ, 6, s. m. Clocher.
ProT. 01 clouquiè de Roudéz quond beyrés
{un copèl,
N'pupUdes pas de préne lou mon^èl.
« Quand tu verras un chapeau (de nuages, de
brouillards) au clocher de Rodez, n'oublie pa^
de prendre le manteau. » — N. Le clocher de
Rodez, très remarquable comme chef-d'œuvre
d'architecture ogivale, a été bâti de 1540 à 4526 ;
il a 78 mètres d'élévation.
CLOUQUIÈYRÔU, clouquioyrôu, s. m. Cam-
panile, petit clocher. — Clocheton.
CLOUSQUÂ, CLoucf, CLuci. Mont, cru ci ^
Camp. V. a. Casser une coque, une écale, un
noyau. Se dit des œufs et des fruits à coque et
à noyau. (R. douose ; roum. kluska, ouvrir.) —
On dit aussi trinqud pourles noix en particulier.
4. CLOUSQUÉT, s. m. Petit coup donné avec
le doigt, avec un bâtonnet. Chiquenaude.
«. CLOUSQUÉT, V. CRUCÉMT.
CLOUSSÛT, ÛDO, PKTRÛT, 6j)o, adj. Pierreuse.
Se dit des fruits, des poires, par exemple, qui
ont des parties dures et comme pierreuses dans
la pulpe. Péro doussûdo, poire pierreuse.
* CLOUTEJA, V. n. Présenter un creux en par-
lant du sol. (R. douot.)
*CLUC, s. m. Coup de vin. Ne toumbd un duc,
boire un coup de via. Bald. V. pic.
CLUCHI, y. CLWÈCHA.
CLUCHXDO, s. f. Tpitde chaume. (R. cty^t*.)
CLUCHIÈ, V. poLit.
CLUCi, V. CLoucI ; clocsquI.
CLU^CH, GLÈCH, YilL cloch, S.-A. s. m. Gloi;
chaume, paille non brisée. Botte de glui : »
cluèch.
* CLUÈCHÂ, CLfcCHi. nu. CLucHi,CLCji.¥ffl.
S.-Gen. Couvrir de glui , de chaume, faire m
toit de chaume. Mettre en meule des bottes di
paille. (R cluèch.)
CLUÈCHO, s. f. Personne mal mise, mal Tè>
tue. (R. cluèch.)
CLUJÂ, V. cluèghJL.
CLUJÀYRE, CHODÏT, s. m. Pouillot, espèw
de roitelet surnommé siffleur. (RR. Le \^ non
lui vient de ce qu'il niche dans les toits di
chaume ; le S^ de son chant.)
CLÙSCO, CLOUÔSCO, IfiZ/. CLÔsco, U.Uoid.%.
f. Crâne ; tête. Ûno clouôsco de mouor^ un crio^
une tête de mort. (R. douose.)
CLUTÀ, clutJLdo, V. cota, cutIdo.
CLUTO-MAÛO, V. CUTO-BODÔRLHO.
CO, CHi, M. s. na; Chien. Augm. coghas.Gtos
chien. Dim. cognôu, cognodî^èl. Petit chien. C{
courti, chien courtaud. Co de càsso, cWendl
chasse. (Lat. canis, it. cagno, bret. *i, m. s.)-
Prov. Cap de co bièl o pas rousigât unbounwot^
vieux chien n'a jamais rongé un bon os, c'esl-^
dire qu'un pauvre vieux ne reçoit pas les meil-
leurs morceaux, ce qui ne fait pas l'éloge d«
descendants. — Prov. Co d'hibèr, cat tfoW»
ce qui veut dire que la saison d'hiver est pl«^
favorable pour la naissance des chiens, clctf»
d'été pour les chats. — Fig. Ladre, grigou.
ÇO p. CE.
COBÂ, càbI, V. a. Creuser, pratiquer ua creux*
une excavation. (Esp. cavar, it. et lat. catvh
m. s.)
COB Ado, s. f. Le contenu d'une cave. Bj*
cobddo de bi, une pleine cave de vin. — »
cobddo de peys, tout le poisson qui se troW*
dans une retraite.
1. COBÂL, CÀBAL, coBOLfN, S. m. coBOiiso,!.
L'espèce chevaline. (Lat. caballus, cheval.)
2. COBÂL, CABAL, Jf. s. m. Les chevaux d'us»
ferme. Les bestiaux d'une ferme. On dit darf
notre pays les cabaux^ mais ce motn'eslp**
encore admis dans les vocabulaires français.
3. COBAL, V. couMPÉs, 2.
COBALO, V. ÈGO.
COBÂRBOU, cobJLrguk, cobIs, v. coniPÉS»**
COBAS, cabas, s. m. Sorte de panier natté.
* COBASSO, bscabasso, S.-A. .s. f. ArbJ'
ébranché et étôté. On réduit (ûnsi h ïM •»
COB
— 89 -^
COB
tronc plusieurs espèces d*arbre pour obtenir
delaraméetous les trois ou quatre ans. (R. cap.)
COBÉC, V. coBEc6u.
COBÈCO, CABÈco, s. f. Chevêche, espèce de
chouette. Es sourd côumo ûno cobèco, il est sourd
comme une bécasse. V. nicbôule. — Fig. Ni-
gaud, imbécile.
* COBECÔU, CABECéu, VilL coBftc, s. m. Petit
fromag« fait surtout au printemps avec le lait
des chèvres et des brebis. (R. Dans TAuvergne
OQ appelle ce fromage cabnllou, v. Bescherelle,
mot qui vient de càbro, d'où nous pouvons con-
chre que notre terme a la môme origine par la
perte du r.)
COBEUÈYRO, s. f. Tresse, cordon plat. V.
itTO, 2.
COBELÙDO, v. coBESSÔxo.
COBÉNÇO, CABÉxço, S. f. Espace, capacité
d'an bâtiment Oqui y o fouôrço cobénço, il y a
là beaucoup d'espace.
COBÈRNO, s. f. Caverne. Peyr. Peu usité. V.
lÂÛIO.
COBESSA, V. CHORROi.
\. COBESSÂDO, s. f. Lutte. Ni fa ûno cobes-
iWo, faire une lutte. If on^. (R. cobésso)\, tt-
cao.)
t. COBESSADO, tiràdo, s. f. Charge de bois
^a'on fait traîner aux bœufs sur le sol. Mont.
COBESSAL, CABEssÀL, M. cochâl, s. m. Cabes-
%ti,Bt$cherelle. Tortillon, coussinet improvisé et
lt)alé que Ton met sur la tète pour porter un
brdeau. (B. lat. cabessalus, 1360, m. s. dérivé
ihcap.) — Coussin qu'on met sur les épaules
foor porter un fardeau. — Bourrelet. V. cobes-
16x0. — Tortillon de paille. — Essuie-mains,
torchon.
<. COBÉSSO, coxÔNO , Mill. s. f. Collet. Usité
ïaDs ces locutions : Otopâ pel lo cobésso, pel lo
^éno, saisir au collet. (R. cap.)
. 1 COBÉSSO, cabésso, s. f. Dombasle, charrue
versoir. Villn. V.cdorrijo. — Tète. N. On as-
que ce dernier sens est d'importation es-
oie et date de 1830, esp. cabeza, tête.
COBESSÔNO, coBEsséuNO, Ség, copelùdo, co-
CDO, Camp. CABILLÀDO, S.-A. s. f. COBESSAL,
COCHAL, coxÂL, Ség. coxAD, Viad. s. m.
urrelet, coussinet circulaire que l'on met sur
Wte pour porter un fardeau. (RR. La plupart
ces mots viennent de cap, les derniers de
.)
COBESSÛLO, V. coPEsséLO.
COBÈSTRE, CABfesTRB, M. s. m. Licou, autre-
Aevôtre. (Bret. cabestr, lat. capistrum, esp.
iro, it. capestrOf m. s.)
COBÊYSSOÛ, V. copoTSsouôL.
COBI, CABf, M. V. a. Cacher, caser, serrer
dans un coin, dans une cachette, dans un trou.
(R. cibo.) — V. pr. Se caser, se rencoigner.
S'établir, se marier.
COBILLÂ, CABiLLA, M. V. a. Cheviller, faire
tenir avec des chevilles.
COBILLO, CABfLLO, M. s. f. Cheville, bro-
chette de bois. (B. lat. catilla, it. catiglia, lat.
cfavicula, m. s.) Chobâl en cobillo, cheval placé
avant le limonier dans un attelage. S.-A. —
Malléole, cheville du pied.
COBILLÔT, v. ESTOFf.
COBILLÔU, CABiLLéu, s. m. Chevillette, petite
cheville. — Fig. Celui qui a l'esprit petit, qui
est pointilleux. — Jeu d'enfant. V. roustït.
COBIXÉT, CABINET, s. m. Cabinet, petite cham-
bre.
COniRÔU, V. COBRÔU.
COBIROULÂ, V. n. Cabrioler, faire des ca-
brioles , spécialement faire des culbutes on
roulant sur soi la tôle la première. (R. cap,
bird.)
COBIROUNÂ, V. COBROUNÂ.
COBIROUÔLO, V. ESCROBISSÔCNDO.
COBIS, V. ROBis.
COBLSSÔUXDO, V. escrobissoundo.
COBISSOUÔL, V. copovssouÔL.
COBISSOUÔLO, s. f. Aissette de première
grandeur dont se servent les charpentiers, les
charrons, et qu'on manie h deux mains. Montb.
Ailleurs on l'appelle copoyssocôl, oyssôto.
COBIT, cab/t, foo, part. Casé, serré, caché,
rencoigné ; placé. Établi, marié.
COBOLEJÂ, PARussA, S.'Sem. isprimI, S.-A.
V. a. Maquer, tilloter le chanvre, le lin, les pas-
ser aune maque moins grossière. (RR. cobolét ;
parûssos ; prim, mince.) V. borga ; b.4RGos.
COBOLÉT, s. m. Chevalet, établi qui varie
selon les métiers, et sur lequel on tient l'ou-
vrage pour travailler. C'est sur un chevalet
qu'on pare avec la plane. V. sèlo, 3.
COBOLÉTS, V. BARGOS.
COBOLIÈ, CABALiÈ, M. s. m. Cavalier, qui va
à cheval, est habile à monter un cheval. — Lous
quatre coboliès. On appelle ainsi Jourgét, Saint-
Georges, 23 avril, Morquét, S. -Marc, 2a avril,
Crousét, riavention de la Sainte-Croix, 3 mai,
Jonét, S. -Jean, 6 mai; parce que ces jours sont
souvent signalés par un dérangement brusque
de température. Le plus souvent on dit lous très
coboliès, et on entend les trois premiers jours
sus-mentionnés. Saint Georges étant représenté
à cheval, le peuple a étendu le nom de cavalier
18
t-
n
COB
— 90 —
COB
aux autres personnages ou jours. — Fàyre un
coboliè, c'est se tromper quand on dévide du
fii pour faire un écheveau.
COBOLl, COBOLINO, V. COBÂL.
COBOLINS, s. m. pi. Les clievaux, mulets.
CUBOLISCO, V. oBon'sco.
COBOLOBIÈ, ô, s. f. Cavalerie.
* COBOXÂDO, s. f. Produit du laitage d'une
vacherie, comme fromage, beurre. (R. cobôno,
pris dans le sens de buron.) — Tout le fromage
qui est dans une cave.
COBOXiT, V. BOÛMAT.
COBONÂYRE, s. m. Propriétaire ou fermier
d'une cave à fromage. Roquefort.
COBONEL, DUGONÈL oHLCo, Camp. s. m. Hu-
lotte, espèce de chouette ou de chat-huant.
(RR. Le <" mot signifie habitant des creux, le
S* petit duc, et le 3*^ huant.)
COBONIÈYRO, LOCHiÈYRO, s. f. Celle qui ma-
nipule le lait , qui fait le fromage. A Roque-
fort, toutes les personnes du sexe employées
dans les caves à soigner les fromages portent
le nom de cobonièyros. (R. cobônojach.)
COBOXO, CABANO, s. f. Cabane, hutte. Cobôno
depdstrey cabane portative de berger. Cobôno
de gobHs, tas de fagots de sarments disposés de
manière à former un abri. (B. lat. cabana, it.
capanna, m. s.) — Cave pour le fromage ; grotte,
caverne.
COBONÔU, CABANÔu, s. m. Cabanon, petite
cabane. — Feu de la Saint-Jean. V. jonâdo.
COBORBOLÂYRE, s. m. Sonneur. Mot usité
autrefois à Espalion. Af. (R. cabdrboL) V. com-
PONIÈ.
COBORDÉT, s. m. Mauvais bidet. (R. bardôL)
COBORÉT, CABARfiT, s m. Cabaret, auberge.
Es loujuur ol coborél, peu coboréts, il cabarète,
il est toujours au cabaret, c'est un pilier de ca-
baret. (B. \^i,cabaretus, caparelum, m. s.)
COBORÉT p. coBOLÉT. Meule de gerbes en-
tassées en carré long et formant comme une
sorte de chevalet.
COBORETIÈ, ÈYRo, s. m. et f. Cabarelier,
ère, qui tient un cabaret.
COBORGNÀT, V. boOmât.
COBÔSSO, V. coBouôsso.
COBOSSÔU, V. COLLOTOD.
COBOSSOUXÂ, V. BMBKRGÂ.
* COBOSSOUÔL, coBossÔL, s. m. Tête d'a-
gneau ou de chevreau. (R. cobôsso.)
COBOSSOUÔLO, v. CAPGRouôs.
COBOSSÙDO, V. coBoussûno.
1. C030STEL, coNosTÈL , Laiss. corostèl,
coRNOSTfeL, s. m. coRCASso, f. Carcasse, squelette
d'un animal, Lous loups où monjdt lo car, où pas
doyssdt quelou cobostèl, les loups ont mangé les
chairs et n'ont laissé que la carcasse. £s mà^
côumo*n conostét, il est maigre comme un sque-
lette. (R. On disait en vieux fr. canastcl, b. laL
canastellus, es p. canasto^ lat. canistrum, panier,
corbeille. Il y a unecetaine ressemblance enbe
le corps d'une carcasse et un panier non tresii
ou dont il ne reste que les côtes.)
2. COBOSTÈL,-o, s. m. et f. Haridelle, che-
val , jument maigre et usée. Ocou&s pat qu'im
cobostèl, ce n'est qu'une haridelle, une rossi-
nante. — Personne maigre et dont la maigreur
fait ressortir les défauts physiques. OcouôyéM
cobostèlo, c'est un squelette.
3. COBOSTÈL, s. m. Petit coffre adapté inté-
rieurement à un plus grand.
COBOT, V. coBouoT.
COBOUILLO, CABÔuiLLO, v. cobooôsso, 2.
COBOUILLÔU, CABouiLLôu, s. m. Petit bulbe,
bulbile ; petit caïeu ; gousse d'ail.
* COBOUÔRGXE, o, adj. Qui a la tête lourde,
qui éprouve des vertiges. V. folôcrd.
COBOUÔRGXO, CABORGNO, M. s. f. Creux d'u^
bre. Lou dugonèl se ten dins los cobouorgnoi,\»
hibou se tient dans les creux d'arbres. (ÏAlcir
verna, caverne.)
1. COBOUOSSO, CABÔsso, M. s. f. Caboche,
tête. Bôuno cobouôsso, boun testomén^ hom
tôte (fait) bon testament. (R. cap, esp. cabe^
m. s.) — Qqf. se prend dans le sens de lôtu, ré-
tif. V. COPÙT.
2. COBOUÔSSO, CABdsso, M. cabôcillo, S.-
Sern. bé.xo, Larz. s. f. Bulbe, m. tôte d'ognon,
d'ail, etc. Ûno cobouôsso d*al, de cébo, une tête
d'ail, d'ognon. (R. cap. Les Latins disaientde
même capitulum cepœ, tôte d'ognon pour dési-
gner le bulbe.)
1. COBOUÔT, CABÔT, Af. s. m. Chevanne,
chevaine, meunier, poisson d'eau douceàgrossc
tôte. Le chabot est un tout petit poisson. V.
CAP-BBRNÂT.
2. COBOUÔT, coBÔT, M. cblièyrôo, s. m.
Caveau, petite cave oîi l'on tient les vins en
bouteille.
3. COBOUÔT, Bouture de vigne. V. bout,!
COBÔURD, V. FOLéuRD.
COBOURDEJA, v. folourdeja.
* COBOURDENIÈ , gourintouniè , SrSern.
6RO.«ouLi6, S.-Beauz. ogrimouliè, E7r6ROi'ii<i«
Séc. BNGRBMOuLié, S. m. Groseillier épineuif
commun dans les haies des terrains calcaires,
•
et dont les baies jaunâtres à maturité sont si
recherchées des enfants. Le groseillier àmaque-
reau, cultivé dans les jardins pour ses baies
plus grosses, n'est qu'une variété du précédent
COB
— 91 —
COB
— N. Les mots cobourdeniè, engremoulié, dési-
gnent aassi en certains lieux le groseillier des
Alpes, à baies rouges, et les mots correspon-
dants de rarticle suivant les fruits de cet ar-
buste. Vez. Nant. V. oLouQuife ; olouôco, 1.
*COBOURDÉNO, gromôulo, S.-Beaus. ogri-
lÔDLO, BPrGRéUMO, Séo. s. f. OGRIMÔUL, BN6RB-
lOUL, BNGRÈMOUL, ONGRÈHOU, GOURINTÔU, S.-SerM.
S. m. BODTBiLLfiTo, Peyrl. f. Baie, fruit du gro-
seillier épineux. Monjd de cobourdénos, manger
des baies du groseillier épineux. (RR. Le l*^*"
mot vient de cap, tôte, boule ; la plupart des
antres se rapprochent du lat. grumulufi, petit
grumeau ; le dernier signifie petite bouteille.)
COBOURDIÈYRO, s. f. Tournis. V. coluco-
IIÔ.
COBOURTÔUYRO, v. couBERréuf ro.
COBOUSSÂ, coBussA, CAPBXÂ, Ség. cobus-
souNA , Belm. cabissounâ , S.-A. mergouillâ,
Est. Marc, proubovnà, Marc. v. a. et n. Provi-
gner, coucher en terre un cep de vi^ne ou une
branche pour rajeunir le pied ou en faire de
noureaux. (RR. Les premiers mots viennent do
tap et signifient enfoncer la léte (du cep en
terre) ; le 6« rappelle le lat. mergulus, dira, de
w«rgiw, plongeon, et a le môme sens que les
précédents ; le 7® c'est le fr. provigner.)
COBOUSSÂ DO , cobussâdo , proubayne, o,
JfarC. s. f. PROUBACHB, I cabissôo, cobussûu, co-
icssÉT, coBussÂT, coBCSSÔL, S. -.4, S. m. Provin,
marcotte de vigne qu'on fait en couchant le cep
ou un sarment vigoureux. Fdyre un cobussél,
Wio proubayne, faire un provin. (RR. La plupart
de ces mots viennent de cap, les autres du fr.
provin.)
COBOUSSÙDO, coBOSsuDo, cabassùdo, S.-.4.
8. f. CAP-D*ÂSB, Ség. PBTO-Roussi, Rign. s. m.
Jacée ou centaurée jacée, plante dure, fleurs
rouges en capitule, d'oîi la plupart de ses noms.
Elle est commune dans les prés. Le dernier
nom suppose qu'elle donne des vents aux
Aoes.
COBOYSSOUÔL, V. copoyssouôl.
COBRA. V. a. Dresser. Cobra ûno bàlo defo-
f^, dresser une balle de farine. V. quillâ. (R.
tàbro,) — V. pr. Se cabrer, se dresser sur les
pieds de derrière eu parlant des animaux. Mon-
ter sur les chaises, sur les meubles en parlant
des petits enfants. ^
Cd seed^ro per tout, Téoutre se tràyno o tèrro.
(From.)
— Se cabrer, s'emporter, se gendarmer.
COBRADO, cabrâdo, m. s. f. Cabriole, saut
semblable à celui d'une chèvre. V. cobirouôlo.
— Action de se cabrer en parlant d'un chenal.
— Giboulée du printemps. Les giboulées sont
appelées cobrâdos à cause de leur brusque arri-
vée et de leur courte durée. Ség,
COBRAOD, péj. cobroldas, s. m. Fille cou-
reuse, éhontée, qui a de mauvaises mœurs. (R.
cdbro.)
COBRÉ\C,-o, adj. Rude, grossier, de la na-
ture du poil de la chèvre. Liino cobrénco, laine
grossière. (R. câbro.)
* COBRETÂYRE, s. m. Joueur de cornemuse,
ménétrier qui joue de la cornemuse. Mont.
\. COBRÉTO, s. f. Petite chèvre. — Fruit du
buis V. QuiLLÉTO. — Cornemuse, instrument
très usité sur les montagnes d'Aubrac et de
Laguiole. Il est fait avec l'estomac d'un animal.
Il est ainsi appelé à cause de ses sons perçants
et un peu criards, comme la voix d'une jeune
chèvre.
2. COBRÉTO , CABRO, s. f. toillûr, S.-A.
GARDo-FÔUN, Ség, GuiRAL-PBSCÀTRB, Marc. S. m.
Gerris dos lacs, insecte qui se tient sur la sur-
face des lacs, des étangs, do l'eau des sources.
(RR. Les 2 premiers mots lui viennent de ses
longues pattes et des sauts qu'elle fait sur l'eau ;
le 3" de ce qu'on la dirait assise sur l'eau ;
le 4® de ce qu'elle semble garder l'eau des creux
de sources, et le 5® de ses longues pattes.)
COBRIDÂ, CABRiDÂ, M. V. n. Chevroter, met-
tre bas en parlant des chèvres. Lo cobrido o ce-
bridâtj la jeune chèvre a chevroté.
* COBRIDO, cabrCdo, M. s. f. Chevreau fe-
melle, jeune chèvre. Prov. Quond lo cdbro saûto
Vhouort, se lo cobrido sèg n*o pas touort : Quand
la chèvre pénètre en sautant dans un jardin, si
le chevreau suit il n'a pas tort ; ce qui veut dire
que les parents sont bien blâmables de donner
mauvais exemple à leurs enfants.
COBRIÈ, s. m. Chevrier, gardeur de chèvres.
Prov. Fo porld d'el côumo lou cobriè de Nimes^
il fait parler de lui comme le chevrier de Nî-
mes.
COBRIÔLO, V. COBIROUÔLO.
COBRIT, CABRiT, s. m. Cabri, chevreau, petit
do la chèvre. Ûno pcl de cobrlt, une peau de
chevreau. (B. lat. capritus, it. capreto, m. s.)
COBRÔU, coBiRÔu, CABiRÔu, M. coBRiôu (pr.
cobri-ôul Mill. s. m. Chevron, soliveau appuyé
parle haut sur un autre pour porter la volige
d'un toit. Les deux réunis portent aussi le nom
de chevron comme le prouve la langue héraldi-
que et militaire. (B. lat. capro et cabiro, lat. ca-
preolus, bret. kebr, m. s.)
Fo do ràfes to bèls que sémblou cobriôus.
n
COC — 98 —
COBROUNA, cobirounâ, y. a. Chevronner,
faire ou placer des chevrons. — Faire le souf-
flet, plier les jambes au lit de manière à soule-
ver les couvertures : cobrounâ los cémbos.
* COBROUNÀDO, s. f. Action de faire le souf-
flet , de plier les jambes au lit et de soulever
les couvertures. Fa lo cobrounâdo, faire le souf-
flet.
COBROUNEJÂ, V. n. Rôder, flûner, aller de
maison en maison comme font les chèvres re-
pues laissées en liberté. Sév.
COBROUNEJÀYRE. v. roudàvrb.
COBUCÈL, s. m. Couvercle de pot. (B. lat.
caburcellus, m. s.) — Le haut du crâne, de la
tête, l'occiput. Oquél bi mouônto ol cobueèl, ce
vin est capiteux. — Abat-voix d'une chaire.
Belm.
COBUCÈLO, V. COBBRTODÏRO.
* COBUSSÂ, V. n. Piquer une tête, se jeter
dans Teau la tôte la première. (B. lat. accabvs-
sare, m. s.) — Plonger. — v. a. Provignor. V.
COBOUSSi.
* COBUSSÂDO , s. f. Plongeon , action de
plonger, de piquer une tête. Fa ûno cobussddo,
faire un plongeon. — Provin. V. coboussàdo.
COBUSSÀT, s. m. Bouture de vigne, maillolo.
V. CAP.
Des sirméns obottûts obônt fa de gobèls
Perfa de cobussits causissès lous pus bèls
(Pbyr.)
— Provin.
Aurids bel cependén fdyre de cobussâlSy
Se de nourri ious jets lous soucs èrou lossàts.
(Pbyr.)
COBUSSÂYRE, s. m. Plongeur. Téne Vholé
eàumo *n cobussiyre, retenir la respiration comme
un plongeur.
COBUSSÉT, CiBussÊT, s. m. Plongeon, action
de plonger. Fdyre un cobiissét, faire un plon-
geon. (R. cap.) — Plongeon, oiseau. V. mer-
GÔUL. — Provin. V. coboussâdo.
COBUSSÔU, V. coBouss.iDo.
COBUSSOUNA, V. coboussâ.
COCAY, CACÂT, s. m. Caca, terme do nour-
risse et de nourrisson pour désigner tout ce
qui est ordure et saleté. — Fig. Ignorant, inepte.
CÔCHA, s. f. Hâte, besoin pressant. Àrch. V.
céucHu.
i. COCHA, càxJL. m. QuiCHA, V. a. Presser ;
blesser, pincer. Lou souliè m'o cochât, le soulié
m'a blessé. (Lat. coactare, pousser, forcer.) —
V. pr. Se presser, se serrer. Se blesser , se
meurtrir par une pression.
2. COCHÂ, V. n. Échalasser, remettre, enfon-
COD
eer les échalas. Est. V. POTSBBti. — S'apporer,
s'incliner sur le timon en parlant des bœuts at-
telés. V. Lt'CHÂ, 2.
3. COCHA, v.a. Cacher, serrer. i\ré6l. î.
RBSCÔUNDRB.
COCHÂL, GAXÂL, S. m. Meurtrissure, pinçon,
pression violente. — Tortillon ; coussin. Y.
COBESSÂL.
COCHET, CAXÉT, M. s. m. Cachet ; sceau.
COCHETA, CAXBTÀ, M. v. a. Cacheter.
"COCHODÛRO, cocHODOUYRo, Montb. caxabôio,
M. s. f. Meurtrissure, blessure reçue àuBpid
par défaut de chaussure ou par une cbaussm
trop petite ou par une marche forcée. V. cocflii.
COCHÔU, V. COURCBÛN.
COCHOUÔT, s. m. Cachot, prison.
COCHÔUS.-o, adj. Importun, fâcheui.
COCO, V. couéco.
COCO, s. m. Coco, fruit du cocotier.
COCOLEJÂ, V. coscouiJÂ.
COCOLICO, RouÈLO, Mill conroso. ViU.if
PÉGUB, Est. T0GL(P0 RÔDGBO, PLOUR DBSfilM
f. ROUSOCÔL, PIBÛLÂS, Ség. POBÔT SOÛBAGl, Jf<Mi
S. m. Coquelicot, ponceau, plante à grande fleur
rouge ponceau, étalée, éphémère, commane
dans les blés. La fleur est sudorifique. Lajeaafl
tige peut se manger en salade. {RH. Le 4** nwl
vient du fr. coq par allusion à sa crête rouge;
le 2® est pour roudèlo, petite roue» par allasioi
à la forme de la fleur ; le 3* signifie rose des
champs ; le 4® huppe par allusion à la huppe
rosée que cet oiseau porte sur sa tète ; le 1*
grosse rose, etc.)
COCOLUCHAt, v. copussat.
1. COCOLUCHO, coucouLÛCHo , coucocRot-
CHo, Mill. s. f. Coqueluche, maladie qui attaque
les enfantsjeunes et qui est caractérisée parone
toux violente ei convulsive qui a quelque rap-
port avec des cris de coq.
2. COCOLUCHO, V. copûsso, 2.
* COGOLUÈCH, s. m. Chant des poules lor^
qu'elles chantent plusieurs à la fois. (R. oboo.)
— Fig. Bruit de voix.
COCOROCÀ, v. coucoRÈco.
COCORAÛ, Y. NOOSAû.
CODÂBRE, CADÀBRB, M. s. m. Cadavre, corps
mort. (Lat. cadaver, m. s.) — Corps hnmàin
vivant nu. — Corps humain bien développé,
robuste.
CODAÛLO, CADAÛLO, M. s, f. Cadolo, clinclie,
loquet d'une porte composé de deux parties
d'une poignée qu'on tourne ou d'une coquille
que l'on presse avec le pouce, appelée aussi
clincho, et d'un battant retenu à une êitrémit^
par un clou, mobile à l'autre par un cramponflp*
COD
— 93 —
COD
•t se fixant dans un mentonnet quand on ferme.
Soullebd, onolsâ lo codaûlo, lever, hausser la
cadole. Boyssâlo codaûlo, presser avec le pouce
la clinche ou coquille du loquet. (B. lat. eadula,
m. s. en lat. codere, tomber.) — Fig. Qqf. terme
injurieux. Ex. obarb. »
CODÀSTRE, CADASTRE, M, s. m. Cadastre.
Bièl eôximo'n cadastre, bien vieux.
LovLCOddstre estripdt èro mut per oquél,
Et per réltre bufèc ; anf(, quun espesél !
Perescoutf Tembôul et lo difîcuUét
Un eoddstre noubèl ben d'èstre executdt.
(Bald.)
CODÂYS, s. m. Chas, colle des tisserands
faite avec de la farine et dans laquelle ils trem-
pent les chaînes des tissus pour rendre les fils
plus fermes et les empêcher de bouchonner.
(R. COdk.)\. BNCODOYSSA.
CODE, cou6de, s. m. Code, recueil dos lois.
(R. du lat codex, m. s.)
* CODÈL, CADfeL M. s. m. Jeune chien. (En
lai. catulus, petit d'un animal.) — Chien en géné-
ral de moyenne ou petite taille.
Prov. En besén lou codèl
Pas bes6un de béyre lou contèl.
< En voyant le chien pas besoin n'est de voir
le pain ». c'est-à-dire qu'en voyant un chien il
•st facile de voir si on fait bonne ou maigre
chère chez son maître. Val. Se dit aussi au fig.
des personnes. — Drageon, rejeton qui s'élève
des racines ou du collet d'un arbre. S.-À.
CODELÂ, CADBLA, M. V. n. Chienner. V. co-
woutA. — Dragconner, pousser des drageons.
Etre dévoré parles charançons. Oquél blat co-
dèh, ce blé est attaqué par les charançons.
CODELÀDO, V. coGNooTÂDO.
CODELÂHD, s. m. Jeune et gros chien. —
Kg. Blanc-bec, jeune garçon, jeune homme
sans expérience.
"" CODELÂT, ADO, part. Dévoré par les cha-
îfançons. Lon blat bièl es codelàt, le blé vieux
est dévoré par les charançons.
* CODELIÉYRO, s. f. Vache portière, qui porte
chaque année. (R. codelà par comparaison avec
la fécondité des chiennes.)
* 4. CODÈLO, CADÈLO, s. f. Jeune chienne.
1 GODÈLO, CADÈLO, 9. f. cussôu, Montb. m.
Cadelle, v. Bescherelle, Charançon, calandre
<*cs grains, chevrette brune C'est la larve du
Iwgossite bleu ou mauritanique qui dévore les
grains.
* CODELÔU, CADBLôu, s. m. Jeune chien de
petite taille. Un poulU codelôu, un jeune et joli
P^tït chien. (R. oodèl.)
CODENXSSO, V. CODBNÉDO.
CODENÀT, CADENÂT, M s. m. Cadenas, ser-
rure mobile. — Anneau de fer qui, dans l'araire
ou la charrue, rattache les deux parties du ti-
mon articulé ou la haie à la lancette.
* CODENÉDO, cadbn£do, codenâsso, s. f. Lieu
couvert de genévriers. (R. cdde.)
* CODENÈL, cadenèl, M. s. m. Courte chaîne.
Lien de bois pliant. V. codés. (En lat. catenula,
petite chaîne.) — Lous codenèls del couol, les
vertèbres du cou. V. quèrbos.
* CODENÉLO, s. f. Baie du genévrier.
CODENÉTO, CADBNfiTO, 9. f. Chaînette, petite
chaîne.
CODÉNO, CADÉNo, M. s. f. Chaîne. (Lat. et it.
catena, esp. cadena, m. s.) — Chaîne d'un tissu.
Ourdi lo codéno, ourdir la chaîne.
CODÈRS, V. CODÉS ; àse, 8.
* CODÉS, CODRÉS, CODÈRS, CODÈfiTRE, Ség.
CODENÈL, Mont. 8. m. tIro, Ség. claO, Cam. f.
Rameau pliant et tordu avec un anneau à chaque
bout pour tssujétir les ridelles d'un char.
Courte chaîne servant au même usage. Pièce
de bois pour le même usage. V. asb, 8.
CODERSX, v.
CODESSÂ, CODBRSJL, S.-Baux. codestra, co-
DRESSA, Rp, V. a. Serrer etassujétir les ridelles
d'un char, d'une charrette avec une traverse de
bois, une chaîne, un lien quelconque. (R. codés.)
CODÉSTRE, V. CODÉS.
CODÈT, V. coTÈT.
CODIÈYR.iYRE, cadièyravrr, M. s. m. Chai-
sier, ouvrier qui fait des chaises. (R. codièyro,)
— Loueur des chaises d'une église. Lou codPy-
râijre pâsso pcndén louerido, le loueur de chai-
ses circule pendant le Credo.
CODIÈYRAYRO, s. f. La femme d'un chaisier.
— Chaisière, celle qui loue les chaises d'une
église. On dit mieux loueuse de chaises.
CODIÈYRO, CADiÈYRo, M. s. f Chaire d'é-
glise, etc. Sus lo codièyro de beritdt, sur la
chaire de vérité. (Lat. cathedra, it. cattedra, bret.
eador, m. s.) — Chaise pour s'asseoir.
CODIÈYRÔU, CADiÈTRôu, s. m. Petite chaise,
petit fauteuil pour les petits enfants.
CODILLO comme codèlo, â.
CODIÔYSSO, V. coDuÈYsso.
CODIS, s. m. Cadi, étoffe de laine. Laine filée
pourfairecetteétoffe. (R, codéno, chaîne de tissu.)
CODÔRNO, s. f. Vieille vache, ifo»^ — Terme
injurieux.
COD0STRi(L,-o, CADASTn.\L,-o, adj. Cadas-
tral, qui concerne le cadastre.
* CODOÛLÂ, cadaOla, M, v. a. Fermer au
loquet, à la clinche. (R. codaûlo.)
COG
CODOClXS, péj. de godaGlo, s. m. Grande
clinche. — Fig. Femme sale et fainéante. Séo,
CODRÂ, CADBÂ, V. n. Cadrer, concorder. —
Vivre en bonne intelligence, s'accorder.
CODRÂN, coDRÔN, s. m. Cadran, surface ou
sont marquées les heures soit par une aiguille,
soit par l'ombre comme dans le cadran solaire.
(R. du lat. quadrum, carré.) — Fig. Bête maigre.
CODRONDÂS, péj. de codrôx, s. m. Personne
de haute taille, mal conformée ou mal vêtue,
et effrontée. Terme injurieux.
CODRONDEJi, V. n. Rôder, vaguer par dé-
sœuvrement. (R. codrôn, par allusion au mou-
vement de l'aiguille d'un cadran.) V. rondou-
LBJÂ.
CODUÈYSSO, coDiÔYSSo, M. s. f. Cosses des
légumineuses. Fourrage sec ou vert des légu-
mineuses, vesces, gesses, haricots , etc. Larz,
COFÈ, CAPE, s. m. Café, fruit du caféier. —
Liqueur de ce fruit. Débit de café.
COFETIÈYRO, cafetièïro, M. s. f. Cafetière,
rase pour faire le café. Tout pot semblable.
(It. eajfettiera, m. s.)
COFETIÈYRÔU, cogoroOlôu, toupinôu, s. m.
.Petit pot à bouillir, à faire chauffer un peu
d'eau ou autre liquide. (RR. Tous ces termes
sont des dimin.)
COFETISTO, CAFBTfsTo, s. m. Cafetier, limo-
nadier, débitant de café. N. Ne dites pas en fr.
cafétisie.
CÔFO, s. f. Coiffe. V. couôypo. — Fâyreûno
côfo mal toillâdo est altéré pour fdyre ûno côio
mal toillâdo, faire une cote mal taillée, un ar-
rangement à l'amiable.
COFOUYE, v. bscoOfbguiè.
COFUÈL, s. m. Fane, feuilles des raves, ca-
rottes, etc. (R. C'est l'abrégé d^escofuèl.)
COGA, CAGÂ, V. n. et a. Chier, aller du ventre,
faire les gros besoins. Cogd dins los calaos, faire
dans ses culottes. En fr. on évite le mot propre.
(Bret. cac'ha, lat. et it. cacare, esp. cagar, m. s.)
— Fig. S'ébouler en parlant d'un mur, d'un ter-
rain. Se défaire en parlant d'une fusée mal pelo-
tonnée. — V. a. Mépriser, se moquer. Te câgui,
je me moque de toi. S.-Sem.
COGADO, cagado, s. f. Chiure, chiasse, ex-
crément de mouche ou autres insectes.
COGAyRE, cagâtrb, o, s. m. et f. Chieur,
euse, qui va souvent du ventre. Mino decogâyre,
figure grimaçante, visage fatigué, défait.
1. COGNA, V. a. Mordre, riposter vivement
river son clou à quelqu'un. L*ay cognât côumo
cal, je lui ai rivé son clou comme il faut. (R. co.)
2. COGNA, V. ROBBJi ; COGNOUTÂ.
COGNADO, V. GOGNOUTADO.
— 94 — COI
* COGNAS, GoussÀs, s. m. Gros chien. (R.
augm. de co.)
COGNASSO. s. f. Grosse chienne.
COGXÀYRE, V. ROBBjiVRB.
1. CÔGNO, CAGNO, GHiNO, MUL Génsso, s.{.
«Chienne, femelle du chien. (Lat. canis, it. caj^M,
m. s.)
2. CÔGNO, cÂGNO, FLfiMO, Mill. s. f. Paresse,
fainéantise. Obûre lo câgno dins loti béntrt, être
pris par la paresse. — N. Il esta remarquer qoi
le fr. a des mots tirés de la môme source aree
une idée semblable : cagnard, fainéant ; caginh
der, cagnardise,
* CÙGNOS, BNGÔussos, s. f. pi. Petite machia»
à deux branches courbes et mobiles dont on S9
sert pour assujétir par les deux bouts un fuseiq
dont on dévide la fusée. (R. co, gous, paralli-
sion à la pose des pattes de devant d'un chienj
COGNÔTO, GAGNÔTO, s. f. Petite chienoe.-
Bonnet de femme. V. cognouôto.
COGNÔU. s. m. Chiennet. V. co.
COGXOU.Xi, V. COGÎ^OUTA.
COGNOUÔTO. GAGNÔTO, s. f. Bonnet de femma
surtout pour la nuit. — Espèce de dévidoir cob-
posé de deux planchettes percées de trous «t
réunies par des chevilles. On s'en sert pour
dévider des bobines et mettre le fil en pelotoL
(R. côgnos.)
COGNOUTÂ, cognounJL, codblJL, coGNi,C«.
V. n. Chienner, mettre bas en parlant descllie^
nés. (I{. cognôu, codèl.)
COGNOUTADO, gognounâdo, cogbado, Cû».
coDELÂno, s. f. Chiennée, portée d'une chienDe.
COGÔGNO. s. f. Diarrhée ou besoin fréqueil
d'aller à la selle.
COGONIS, V. CACHONIBÛ.
CO(;ORAOLO, s. f. Limaçon, escargot. Jftl
Ex. BORRÔUL. (R. cogâ, par allusion à la traîné!
de lave gluante que le limaçon laisse sur soi
passage. Ce qui confirme cette étym. c'est b
mot rabelaisien caquerole, m. s. et rappelaal
plus directement le lat. cacare, chier. {V. «sco-
BOBOUÔL.)
COGORÈL, s. m. Nain, pygmée, courte-botte,
m. — Terme injurieux.
COGORÔL, V. BscoBOBOuéL.
COGORÈLO, CAGARÈLo, il/, s. f. Crotlifld»
brebis, de chèvre. V. croutorèlo. — Griotte,
petite cerise sauvage.
COGORÔTO, GAGARÔTO, M. s. f. Crottin des
vers à soie.
COGOROOLÔU, cagaraOlôu, s. m. Limaço"»
petit escargot. — Très petit pot. V. coFBTïmôr.
COIIIÈ, GAHifc, s. m. Cahier.
COILLÂ, cailla, V. n. et pr. Cailler, secail-
COI —os-
ier, se coaguler en parlant du lait, du sang.
(Lat. et ital. coagulare, cailler.)
COILLÂDO, caillIdo, s. f. Caillé, lait caillé.
Monjd de coillâdo, manger du caillé.
Sus un fuoc tomperàt, obôntfa locoillddo,
Lou lach ris un moumén et lo crèmo es
(Pbyr.) [triddo.
\. COILLAT, CAILLAT, ADO, part. Caillé, coa-
gulé.
N'es pas pulèou coilldt, que ndstro cobonièyro
Y met, per Tocolé, sous brÂsses retroussdts.
(PEYft.)
2. COILLAT, s. m. Cailleteau. V. coilloutôd.
COILLAÛ, s. m. Caillou, silex, pierre dure
qui donne des étincelles au briquet. (Lat. calcu-
lus, petite pierre.) — Pierre en général. Te sâque
un gros coillaû, je te jette une grosse pierre. —
Morceau de certaines choses , de sucre, par
exemple. S. -il. i
COILLÉT, s. m. Vidangeur, qui vide les lieux
et fosses d'aisance.
Oquoèro des coilléts lo pudénto boitùro
Que de quâouque pribàtcorrejdbo l'ourdûro.
(Peyr.)
COILLÔL, V. coiLLocôL.
COILLOULÂ, CAiLLouLÂ, V. n. Mêler, prendre
h couleur qui annonce l'approche de la matu-
rité en parlant de certains fruits, châtaignes,
taisios. Cependant pour les raisins et les petits
fruits on dit plus communément boyrâ.
COILLOUOL, COILLÔL, CAILLÔL, Af.COLIOO,-
ft, Mont. adj. Blanc et d'une autre couleur, blanc
etnoir, blanc et roux, etc. (B. lat. calhus, bi-
garré, du lat. colore alto, de deux couleurs.) N.
le mot fr. bigarré ne correspond pas exactement
mot patois, parce qu'il désigne une diver-
lité de couleurs quelconques . L'adj. fr. pie non
|las, parce qu'il n'indique que de petites taches
Manches. V. pigossat. Cependant le mot coillouél
iigDilje qqf. pie. — Qui est taché de blanc à la
queue ou près de la queue. Mont, — Fig. Déloyal,
yii manque à sa parole. Toqué, timbré. — Sot,
imbécile. — Singulier, étrange, gris, de toutes
touleurs. Ne dis de pla coillouélos, il en dit de
pises.
COILLOUÔLO, V. coucÙDO.
COILLOURÀDO p. coiLLooLADO, s. f. Bourde;
WraTagance ; parole plaisante, conte singulier,
WQezion grotesque.
* COILLOUTADO, s. f. Nichée de cailleteaux.
COILLOUTÔU. COLLOTÔU. MiW.CALLATÔU, S,'À,
Cailleteau, jeune caille.
COL
COIX (pr.6o-in), adj. m. Acariâtre, hargneux,
insupportable, d'une humeur massacrante.
* COINÂ (pr. co-inâ), v. n.;Crier d'union aigu
en parlant des petits enfants. Lan.
COL, V. couoL.
1. COLA, CALA, Af.v.n. Taire, n. se taire. Fay
cola oquél efon, fais taire cet enfant. Colas-siaU^
taisez-vous. (Esp. cai/ar, m. s.)— Cesser ; se sou-
mettre, bouquer. Ombé un porél de soufléts lou
foguèt cola, avec deux soufflets il le réduisit au
silence, il le fit bouquer. — Se cola, s'ocolâ, y
pr. Se taire, cesser de parler. Plus souvent s'a-
paiser , cesser de pleurer ; rester tranquille
Calo-ié, tais-toi.
2. COLA, BSCROBiLLÂ, v. a. Parer, orner. —
v. pr. Se parer, s'orner. Mont,
COLÂDO, CALÂno, M, colotado, s. f. Caillou-
tage, pavé fait de cailloux. Pavé fait de moellon
non piqué. On emploie ces sortes de pavés
pour les rues et les chemins en pente. (B. lat.
caladiatia, chaussée, il. calala, descente.)
COLÂT, ADO, part. Paré, orné. Mont.
Ùno nfbou del cèl o sous pès orrestado
Li met dobént lous uèls ùno dàmo colddo.
(Coc.)
COLBAYRE, colbèro, s. m. Calvaire.
* COLCADO, coCcâdo, s. f. Airée battue par
les pieds des chevaux. V. colqva.
COLCIC, colcidJIs, colcigâs, cordobJIs, coni-
BAL, Sév. s. m. Chardon, principalement les
grosses espèces, comme le chardon lancéolé,
le chardon porte-laine, le chardon parviflore, le
chardon penché, le chardon lacustre, le chardon
Marie, l'onoporde.
COLCIDO, COLCfoUB, CAÛCfDO, S.-A. s. f. COL-
ck, m Chardon, particulièrement le chardon
des champs, cirsium arttfnse, commun dans les
moissons, la chausse-trape, v. calsotrén ; la
carline vulgaire , le chardon roland, v. pocni-
cal ; Bonis.
COLCIÈ, s. m. GORÂLDo, f. Gamache, espèce
de guêtre ou de bas sans pied, qui couvre toute
la jambe et dont l'introduction du pantalon fait
perdre l'usage. (B. lat. calcia, m. s., lat. calx,
calds, talon.) Peyrot dit en parlant du maître-
valet :
Sous colciès dejôul bras, courris o lo fenèstro,
Sôuno borlét, chombrièyro, efons, fillos etmès-
[tro ;
Soun cays se bârro pas qu'oun béjo paouc o
[paouc
Sos gens derebeillàts et solfts de leur traou«.
COLCIQ, V. coLcfc.
COLCIGÀ, CAiciGi, PRAûsf, Yill. v. a, Fouler,
COL
- W-
COt
marcher dessus. Marcher sur le pied de quel-
qu'un. M*as colcigât, tu m'as marché sur le pied.
COLCIGUE, v.coLCÎDo.
COLCINÂ, coLziNil, V. a. Calciner, réduire
par le feu à l'état de charbon ou de chaux. (R.
calx.) — Chaultir. V. colzikà.
COLCODIS, s. m. Action de fouler aux pieds.
Mêlée, batterie.
COLCOSÔU, coûcosôc, s. f. Dépiquage, action
de dépiquer le blé avec les chevaux. (R. colquâ,)
COLCUL, CALCUL, coRCCL, àlilL s. ra. Calcul.
COLCULA, CALCULA, coRCULÂ, Mill. V. a. Calcu-
ler.
COLÇÙRO, s. f. Chaussure. Monl.
Dins ùno destricho coîcuro
Sous pès emprisounén
Prétend courrijà lo notûro. (Coc.)
COLDIÈYRO, s. f. Chaudière. Cass. V poy-
ROUÔL.
COLÉ, CARRÉ, M. V. impors. Falloir. Cal, il
faut ]coliô, il fallait; colru, il faudra ;colriô, il
faudrait ; que câlgue, qu'il faille ; colgût, fallu.
COLÈCIOp. coLÈssio.
COLEILLA, CAREiLLÂ, M. v. n. Luire, briller,
spécialement scintiller, produire un point lumi-
neux rayonnant. Se dit des yeux de certains
animaux, loups, chiens, chats, qui brillent dans
l'obscurité. Se dit aussi des personnes qui ont
les yeux brillants. Lous uèls H coléilloUy il ou
elle a les yeux brillants. (R. colél.) — Qui a des
yeux. Lo $6upo coléillo, le bouillon a des yeux.
COLÉfLLO, s. f. Lampion , petite lampe à
douille, lampe à queue.
COLEILLOU, s. m. Lampion ; petite lumière
pour éclairer. (R. coléL)
\. COLÉL, CARfiL, M. s. m. coléillo, R. f.
Calel , calen , v. Bescherelle. Petite lampe à
queue. Lampe à queue ordinaire appelée plus
souvent lun. C'est un vieux système de lampe
très simple. Pouôrto lou colél, apporte le calel.
(Lat. calena, gobelet qui pouvait servir de lam-
pion.)
Prov. Que môuquo pas lou colél
Lou colél se m6uquo d'el.
< Qui ne mouche pas la lampe, la lampe se
moque de lui, » c'est à-dire ne l'éclairé pas.
— C'est un jeu de mots sur les verbes. N. Se
mouquâ dans le sens de se moquer est peu
usité. On dit se trufâ.
â. COLÉL, carêl, s. m. Œil du chat, du loup,
etc., qui brille dans l'obscurité. Clarté du ver-
luisant.
* COLENDÂ, coLBNDAT, s. m. Grande provi-
sion de pain que Ton fait au mois de décembre
par précaution contre le mauvais temps. V. CA*
LBNDOS.
* COLÉNDOS, TiMPôuLos, s. f. pi. HOdoitr,
s. m. Les douze jours qui précèdent Noël.
Sound coléndosy sonner les cloches tous les
soirs pendant les jours qui précèdent la fête de
Noël. (RR. Le 1*' mot vient du lat. caltndd.tv
lendcs, premier jour de chaque mois. Les La-
tins comptaient les 17 ou 18 derniers jours de
chaque mois sous le litre de calendes ; aiim
le 31 décembre était le 2* jour des calendes de
janvier (avant les calendes de janvier), le SI,
le 3% le %^ le 25 décembre, appelé ancienuemeit
outàbo de coléndos en patois, et ainsi de soili
en reculant jusqu'au 13, jour des ides. Or il est
intéressant de remarquer que du 13 au ^, ilj
a les douze premiers jours des calendes de jaa-
vier. Le mot timpôulos est pour tempâuras» les
Quatre-Temps, parce que les Quatre-Temps de
cette saison précèdent Noël. Le dernier mot si-
gnifie le petit Noël» le prélude do la grande fête.)
COLERÀ. s. m. Choléra.
COLERÈTO, couLBRÈTo, s. f. Collerette, es-
pèce de collet blanc dont les femmes se cou-
vrent le cou et la gorge. Collerette frisée ^
tuyautée La mode de cet ornement est déjà
passée.
COLÈSSIO, CALfessio, M. colèsso, Aub.s.i
Calèche. — Fig. Personne du sexe ennuyeuse
et importune qui fait sans raison de longues el
fréquentes visites.
COLGJT, v. colé.
COLIBADO, v colikO.
COLIUOUÔT , coLiBOT , BRODS, S.-i. s. m.
Caillebotte, masse de lait caillé. S'emploient
surtout au pluriel dans le sens de caillots, d
désignent les grumeaux de caillé retirés par 11
cuisson du petit-lait. Recuite, débris de recuit^*
Cal gordi sùsque tout lous colibôls pelpastre.
(Pbyr.)
— Bescherelle admet le mot brousses dans le
sens de recuite.
COlIbRË, CALfffRB, s. m. Calibre, dimeasioe
d'un tu^'au, etc.
COLICë, CALfCB, s. m. Calice, coupe à pied.
* COLIEÛ, roscobieû. Mont, s. m. colibJIoo,
CALiBÂDo, AL s. f. Braise mêlée de cendres,
cendres vives et mêlées de charbons ardents.
(Lat. ealidm, it. calido, chaud.)
COLLMÀS, V. BSCOLOMASSI.
COLIOO, V. COILLOUÔL.
COLITRE, CALfTRB, s. m. Décalitre, mesare
de dix litres. Se dit pour les grains. Lesdii
décalitres font l'hectolitre repésentant sixqu^'
COL
— 97 —
COL
tes ou un setier et une hémine de Tancienne
mesure. (R. C'est le moi fr. abrégé, comme en
fr. kilo p. kilogramme.)
COLLÂTO, CALLÂTo, V. tih6d.
COLLËBÂ, CALLBBi. M, GouLLBBA, Camp. V.
a. etn. Faire faire bascule, faire la bascule.
CoUebd un cârri, faire faire la bascule à un char
en pesant sur rexlrémité opposée au timon. Fa
eoullebâ un bonc, faire faire bascule à un banc.
(R. Ces mots sont pour cap lebd, faire lever la
tête, un bout.) — v. pr. Faire la bascule, se
lever d'un côté et s'abaisser de l'autre. Lou
^éu se collèbo, le timon fait bascule lorsqu'il
se lève par suite du poids qui rompt l'équili-
bre sur l'arrière du char — Jouer à la bascule.
On dit plus souvent fa o lo collebélo.
COLLEBÉTO, coullbbéto. Camp, collèbo,
Rign. s. f. Icolli-collëbo, colli-collèD, Mont,
TRINTRÂN, Vill, TRANTUS, S.Sem, JOUSIPÉT, AspV.
;8. m. Balançoire, branloire, jeu de bascule ou
de tape-cul, qui consiste à se balancer per-
pendiculairement à deux sur une planche, une
pièce de bois posée en travers et en équilibre
sur un point d'appui élevé. Fa o lo collebélo,
f€o collebélo^ jouQT à la bascule, au tape-cul.
(BR. Les premiers mots viennent de collebây
les autres sont des onom. du balancement. V. le
dernier mot en son lieu.)
<• COLLÈBO, V. COLLEBÉTO.
2. COLLÉBO, s. f. Fosse à bascule pour pren-
dre les louçs, les renards. V. loûcièyro.
3. COLLEBO, couLLÈBo, pousolôngo , S.-J.-
Br, pocLiÈGB, PeyrL s. f. Bascule de puits. C'est
'"nno pièce de bois mise en travers sur un pied
fourchu oîi elle fait l'office de levier, ayant à
rcxtrémité du long bout une perche perpendi-
culaire à laquelle on accroche le seau, et à
l'autre bout plus gros et plus court une pierre
dont le poids fait remonter ou aide à faire re-
monter le seau plein. (R. Le 3« mot signifie
longue perche qmpuise ; le 4® poulie.)
* COLLEJÀ, coOdbjà, caOdbjà, M. v. n. Ver-
rier la lessive chaude et reposée sur le linge
«Btassé dans le cuvier. On dit aussi bersâ Los
■eillos, loscaûdos, los clâros, V. ce dernier mot.
(Lat. calidiis, chaud.)
* COLLËJÀDO, coûDBJÂDO, caOdbiâdo, M. s.
1 Action de verser la lessive chaude sur le linge.
fiyre une collejddo, verser la lessive, lessiver.
COLLET, coûDÉT, CAÛDÉT,-o, M. adj. dim. de
■ «^. Un peu chaud.
Et del caûdét zéphyr déjà lo dôuço holéno
Des rious emprisounats o foundût lo codéno.
(Pbyr.)
COLLOBÂL, adv. p. en obal. Eu bas. Belm,
COLLOMÔUN, adv. p. en omôun. En haut.
1. COLLOTÔU, V. COILLOUTÙL*.
2. COLLOTÔU , CALLATou , Béq. copbrgôu ,
coBossou, Ség. s. m. bérgo, Mont, f. Bout de la
latte à battre le blé. Ce bout opposé à la poignée
est composé d'un seul brin plus court. Voilà
pourquoi les quatre premiers mots sont des
dim. (HR. Les 2 premiers mois sont pour cap
lato, tôle, bout de la latte ; les deux suivants
signifient petite tête, petit bout de la latte.)
COLMA, V. a. Calmer. On dit plus souvent
OPOSUIÂ.
CÔLO, V. couÔLo.
COLODÀ, CALABÂ, M. coLOTÂ, V. a. Paver avec
des cailloux ou avec du menu moellon.
COLODÀYRE, s. m. Paveur qui pave avec
des cailloux.
COLOMINO, s. f. Chalumeau.
Lou tombeur o lo tèslo ombé lo colomino,
Fosion, tout cominén, petd lou pistoulét.
(Pbyr.)
COLOMITÀT, CALAMiTiT, s. f. Calamité, grand
malheur.
COLOMITÔUS, calamit6us,-o, adj. Calami-
teux, malheureux, désastreux. Tems colomitéus,
temps désastreux pour la récolte.
COLOXDRIÈ, CALANDRiÈ, s. m. Calendrier.
COLOTÂ, v. COLODÀ.
COLOTADO, v. colado.
COLÔTO, CALÔTO, s. f. Calotte. — Taloche.
— Bouse ou crottin durci et adhérent au poil
des animaux. Mont.
COLÔU, CALÔUR, M. s. f. Chaleur. Fo trouop
de colon, il fait trop chaud. Lo colôu del four, la
chaleur du four. (R du lat. calor, m. s.)
COLOUMNIÂ, v. a. Calomnier.
COLOUMNiO. s. f. Calomnie.
COLOUMNIOTÙR, s. m. Calomniateur.
COLÔUNO, s. f. PELÀRD, Espl. S.'Gen. roscâl,
Mill. rascâl, S.-A. s. m. Brou, enveloppe verte
des noix, des amandes. Lo colôuno ennegresis
losmos, le brou noircit les mains. (RR. Le 1*'
mot se rapproche du grec xàXuppa, enveloppe
des fruits ; le Sl« du lat. pellis, peau, et signifie
grosse peau; les autres, derûsco, sonlp. ruscâl,
et signifient écorce épaisse, d'oîi aussi rdsclo,
mauvaise teigne.)
COLOUÔS, v. coLOUs.
CULÔUR, V. COLÔU.
* COLOURADO, calourado. M, colourinado,
s. f. Moment de forte chaleur ; chaleur passa-
gère dans Tatmosphère comme avant un orage.
* COLÔUS, calôus, COLOUÔS, calôs, S.-A, s
19
COL
— 98 —
COM
m. coLôusso, f. Chicot de petit arbre, d'arbuste,
de buisson, de plante à forte tige, de maïs, etc.
Un colôus de ginèst, un chicot de genêt. (B. lat.
calosus, tronc, du grec xoXoû<re£v, tronquer.)
COLOUSSADO, V.
* COLOUSSÂL, s. m. coloussâbo, Mont, toîi-
cÀDo, Ség. s. f. Blessure qu'on se fait aux pieds
en marchant sur des chicots d'arbustes ou de
plantes dures. Ay près ûno coloussâdo, je me
suis blessé sur un chicot.
COLÔUSSO, V. COLÔUS.
COLOUSSUT, ÛDO , càloussût, ûdo, il/, adj.
Plein de chicots, hérissé de chicots eu parlant
d'une terre oii l'on a coupé les arbustes, les
bois taillis, les arbres. — Fig. Fort et court,
trapu ; redoutable, riche.
Mûso, as fôrço enemfcs, omiy de coîoussrits.
(Balb.)
COLOUTÀ, V. a. Calotter, donner des calottes,
des taloches.
COLOUTÙT, ÙDo, adj. Crotté. Se dit des ani-
maux qui ont du crottin, de la bouse durcie et
prise au poil. Mont. (R. colôto.)
COLQUA, coOquà, càûqua, M. v. a. Dépiquer,
battre les gerbes avec les pieds des chevaux.
Fouler aux pieds. (Lat. et it. calcare^ roum.
kalka, fouler aux pieds.)
COLQUIÈ, CALQuiÈ, M. adj. et s. Calcaire;
terrain calcaire. — Qqf. chaufour. V. colziè.
COLQUIÈYRO, s. f. Tannerie, mégisserie.
Mill.) R. colquâ, parce qu'on foule et presse les
peaux dans un bassin pour les préparer.)
CÔLRE, V. a. arch. Célébrer ; chômer. (R.
du lat. colère, m. s.)
COLSA, coûssÀ,CAOssi, M. v. a. Chausser, don-
ner, mettre une chaussure. Câlso lous escloudps,
chausse les sabots. (Lat. calceare, it. calzare,
m. s.) — Chausser, faire des chaussures. Oquél
courdouniè câlso pla , ce cordonnier chausse
bien. —Recharger, ajouter du fer à un outil, à
un instrument usé pour le remettre en son pre-
mier état. Colsâ un fessôu^ recharger une houe,
une pioche. Caûssâunays, recharger un essieu.
— coOssBLA, S.-R, Butter, entourer, couvrir de
terre. Colsd, coûsselâ Vâpi, butter le céleri pour
le faire blanchir.
COLSÂDO, coOssADO, caGssâdo, M. s. f. Chaus-
sée, levée de terre, de pierres, digue pour ar-
rêter l'eau, la détourner, en élever le niveau.
(B. lat. calceala, m. s.) V. poyssièyro.
COLSÔU, s. m. Caleçon. Chausson. — Chaus-
sette , espèce de demi-bas. Chaussure du ta-
lon.
COLTÈÛNO, V. TAYTÀY.
COLTÔRSE, o, adj. Au cou tordu ; qui a U
pédicelle, le pédoncule tordu, en parlant de«
fleurs, des fruits, des figues. S.-A.
COLTÔRTO, coLTÔsso, v. taytây.
COLÙC, ÙGO, CALÎTC, ÛGO, y. adj. Myope, qm
a la vue basse, courte. On dit plus souvent su]^.
(R. Dans le pat. lang. calû signifie myope, ce
qui rappelle le mot lat. caligo, obscurcissement)
— Qui a le tournis en parlant des bêtes à laiae.
V. coLÛT. — Fig. Qui a des vertiges. — Fou. V.
FAT. — Le plus souvent nigaud, imbécile. (^
sios colûc ! que tu es nigaud !
COLUCORIÔ, COLUQUifcYRO, COBOURDIÈTaO, 8.
f. Tournis, maladie des bêtes à laine. Celte af-
fection est causée par des vers dont une moa-
che dépose les œufs dans les naseaux ou prèi
des naseaux de l'animal. Ces vers, après l'é-
closion des œufs, montent dans les sinus fron-
taux, y font des ravages et causent à la victima
des vertiges et des mouvements convulsife.
L'animal tourne sur lui-même en baissant 1^
tête et souvent meurt dans le délire. (R. colûc]
V. coLÙT. — coLOGORié, fc, S. f. Niaiscric, bèlisa,
imbécillité.
COLUDAS, C0LU6AS,-'S0, adj. et s. Gros ai-
gaud, gros imbécile.
COLUGORIÔ, fc, V. coLocoRiô.
COLUQUIÈYRO, v. colucoriô.
COLl-T , ÛDO , COLÛC , ÛCO, ÛGO, FOLéCRB^-O,
Mill. TouRTis,-so, adj. Qui a le tournis en pa^
lant des bétes à laine. Fédo colûdo, brebis quia
le tournis. Moutéu folôurd^ mouton atteint da
tournis. — Qqf. colût signifie imbécile.
COLZA, s. m. Colza, espèce de choudontla
graine donne une huile du môme nom.
COLZIÈ, s. m. Chaufour, fouràchaux.(R.wi«.)
1 COLZL\A, coLCiNA, V. a. Calciner, réduira
à l'état de chaux ou à l'état de charbon. (It. coi'
cinare, m. s.)
2. COLZINA, coLCiNÂ, Mont, bxcalzirà, S.-â*
BNCoOsiNÂ, V. a. Chauler, échauler, arroser oa
tremper d'eau de chaux le blé de semence ponr
prévenir la nielle ou charbon. L'eau de chani
est encore plus efficace si on y mêle du vitriol
COLZINIÈ, s. m. Chaufournier, ouvrier qui
fait la chaux.
COMARD, camard,-o, adj. et s. Camard, ca-
mus, qui a le nez court et plat. Peyrot emploie
ce mot pour désigner la mort dans la pièce inti-
tulée Mort de Froncesôu :
Ah ! qu'èro el récurât quond oquélo comàrdo
L'es bengûtesconà !
1. COMBÂDO, cambJIdo, s f. Enjambée, es-
pace qu'on franchit d'un pas. (R. cômbo.)
-.k
j
COM
— 9t —
COM
2. COMBÂDO, s. f. ouÔRBRB, Marc, possagb,
Corn. s. m. Écbant, enjambée, espace de terre
compris entre deux rangées de ceps de vigne.
C6umo el as ol repas lo dent prou degotgeédo,
Et lou bras enreillat quond cal fa lo combâdo.
(Peyr.)
COMBÂGË, s. m. Jambage.
COMBE, V. coMBi.
COiMBËJÂ, V. n. Gambiller, brandiller les
jambes. (R. cômbo,) — Chanceler, avoir la dé-
marche chancelante.
COMBELli. (SE), V. pr. Mettre ses jarretiè-
res.
COMBELIÈ, 6, CAaBBLiÈ, M. gombolkS, Est. s.
f. Jarretière, cordon pour faire tenir les bas
ious le genou. (R. cômbo, lio, lien de la jambe.)
COMBÉT, càmbét , gàmbetou, M. s. m. Haie,
partie inférieure du timon de l'araire lorsque
ce timon est articulé et composé de deux pièces
comme dans le Ségala.
COMBÉTO, CAMBfiTo, M. s. f. Petite jambe.
Petite tige.
Lo combéto del blat de dous pans s'es haussado.
(Peyr.)
— Flèche, timon de Taraire lorsqu'il est d'une
seule pièce, comme dans le Causse.
CÔMBI, cosRE, càmbe, m. s. f. Chanvre. Semenâ
de combi, semer du chanvre, du chènevis ,
nom de la graine. V. conobou. (Lat. cannabis,
ta. s.)
COMBIÂ, CÀUBIÀ, M. CONJA , CHONji, V. a.
Changer, échanger ; troquer ; permuter. Combiâ
ûno caûso ombe ûno aûtro, il faut dire on fr.
changer une chose pour ou contre une autre,
et non avec. (B. lat. et it. cambiare, lat. cambire,
m. s.) — V. n. Changer, quitter une chose pour
une autre. Combiâ de comlso, changer de che-
mise. Combiâ de bido^ changer de vie, se con-
tertir. Combiâ demèstre, changer de maître. Se
Et des domestiques, des ouvriers, des élèves.
-■ V. pr. Se changer, être changé. Lou song se
sembla en dyo, le sang se change en eau. Chan-
. fer de logement. Se sou combiâts, ils ont changé
i» logement. — v. n. et pr. Changer d'habits.
(Mu eombid, onâs bous combiâ^ allez changer.
COMBIÀYRE, CAXBiAYRB, M. s. m. Changeur,
•gentde change. Celui qui change, troque.
COMBIE, s. m. Échange, troc. V. ghônge.
COMB10DIS,-so, adj. Changeant, inconstant.
COMBIOMÉX, CONJOMÉK, CHONJOMfiX, CHANJO-
*t!t, M. s. m. Changement. Combiomén de bido,
Rangement de vie, conversion.
COMBIRÔU, s. m. Environ. SM. Mill. V.
ttiiidc.
Lous echôs de Luns6u n'oou gemtt dins lours
(bàoumos ;
Toutes lous combirôus robdlou l'offlictiôu.
(Peyb.)
CÔMBO. ciMBo, M. s. f. Jambe. Pied. Cômbo
gorrèlo, jambe boiteuse. Cômbo de boues, jambe
do bois. On dit aussi un cômbo de bouès^ un
homme à la jambe do bois. IJno taûlo o ires
côîubos, une table à trois pieds. Pouôde pas métré
ûno cômbo dobônt Vaûtro, je ne puis pas mettre
un pied devant l'autre. (It. gamba, m. s. lat.
gram^a, jarret.) — Pied d'un arbre, tronc, tige.
Oquél aûbre o ûno poulido cômbo^ cet arbre a un
beau pied, une belle tige ; voilà un beau brin
de bois.
COMBOBIRA, CAMBABIRA, COMBOBIROULÂ, V.
a. Culbuter, renverser la tête en bas, renverser
ce qui est porté sur des pieds. (R. cômbo, birâ,
tourner les jambes.) — Retourner de façon que
ce qui était dessous soit dessus. Déplacer, bou-
leverser, mettre sens dessus dessous. Ou o tout
combobirât, il a tout bouleversé. — v. pr. Se
renverser les pieds en haut. Lou boncs'es combo-
birdt, le banc s'est renversé les pieds en haut.
S'il s'agit des personnes, on dit en fr. culbuter,
n. Il a culbuté dans l'escalier. Dans ce sens
combobiroulâ s'emploie neutralement.
COMBOBIRÔLO, combobibouôlo . v. escro-
BISSÔUNDO.
COMBOBIROUTÂT, S. m. Champignon véné-
neux au pied tordu. Nant.
COMBOJÔU , CAMBAjôu , S. m. Jambon. Un
bouci de combojôu^ un morceau de jambon. (B.
\dX. cambaionus, m. s.) — Bolet comestible. V.
FOUNGE.
COMBOJOUNÉT , s. m. Jambonneau, petit
jambon.
* COMBOLEBÂ, V. a. Donner un croc en
jambe et renverser quelqu'un.
COMBORÂDO, V. coMORADo.
COMBORÈLOS(O), v. bscomborlhétos.
COMBO-RÔUGEO, s. m. Nom donné à plu-
sieurs plantes qui ont le pied ou la tige rouge,
comme la renouée pèrsicaire, le poivre-d'eau.
V. OMORÔU.
COMBRÀDO, cambrJLdo, s. f. Chambrée, nom-
bre de soldats, de personnes qui logent dans
la même chambre.
COMBRÉTO, GOMBRÔTO, M. s. f. gombrôd,
coHBRiL, combrillôu, crahbil, VUl. S. m. Cham-
brette, cabinet.
CÔMBRO, GAMBRO, M. grambo. VUl. s. f. Cham-
bre. Cômbro topissâdo, chambre tapissée. Côm-
bro dey deputdts^ chambre des députés. (Lat.
it, caméra, m. s.)
— I
COM — <00 —
COMBRÔU, V. COMBRÉTO.
COMÉL, CAMÈL,-o, s. m. et f. Chameau, cha-
melle. (R. lai. camelus, it. cammello^ esp. ca-
mello, m. s.) — Fig. Badaud, e, imbécile. Paûre
comêl ! pauvre nigaud ! Quônlo comèlo ! quelle
imbécile ! N. Les formes disgracieuses du cha-
meau, son long cou fléchueux et la petite tête
qui le termine lui donnent un air niais et jus-
tifient le sens métaphorique de ces mots.
COMELEJÂ, V. n. Badauder, niaiser. Mill.
COMI, CAMf, s. m. Chemin. Missent comi,
mauvais chemin. Grond comi, grand chemin,
grande route. Prov. tous bous comU sous lous
pus courts, les bons chemins sont les plus courts.
(B. lat. caminus, 7« siècle, it. camminOy esp.
camino, m. s. sax. corne, venir, kymrique, cam,
pas.) — Voie. Dound de comi os ûno rèsse, don-
ner de la voie à une scie, c'est-à-dire en écarter
les dents avec la rainette, afin qu'elle joue plus
facilement.
COMIÂS, BiSÀÛD, s. m. BiSAÛuo, S.'A,Larz.
fr. Sarrau, souqueniile, espèce de surtout lâche
de grosse toile ayant à peu près la forme d'une
chemise , et que portent les bergers et les
paysans pour se défendre du froid. Dans cer-
tains lieux, S.-A., lo bisaûdo ressemble à une
dalmatique sans couture sur les côtés. (RR.
comio, biso.)
COMINÂ, càhinâ, m. V. n. Cheminer, mar-
cher, aller dans un chemin.
COMINÂDO, cÛRo, qqf. clastro, S.- A, s. f.
Presbytère, maison du curé. (RR. b. lat. cami-
natay chambre à cheminée, du lat. caminus^
foyer, parce qu'anciennement il n'y avait guère
que les presbytères et les châteaux qui eussent
pour le maître une chambre à cheminée. Le 2*
mot vient de curât, et le 3« du lat. claustrum,
cloître, et rappelle la maison du prieur, du col-
lège des chanoines ou des religieux chargés
du soin d'une paroibse.)
COMLXÂL, s. m. Landier. V. LOXDift. (R. b.
lat. caminale, m. s. du lat. caminus, foyer.) Esp/.
Prov. 01 sieû houstàl
L'ouon met un pè sus càdo cominâl ;
l'houstél d'un âltre
Un ginéul touôco l'dltre.
€ Chez soi on met un pied sur chaque landier ;
chez autrui un genou touche l'autre », c'est-à-
dire qu'on se met plus à l'aise chez soi. Dut.
COMINIÈYRO, v. coifOBiÈYRO.
COMLNOUÔL, CAMiNÔL, M. cominôu, Mont. s.
m. Petit chemin, chemin étroit.
COMJO, V.
COMISO, camIso , M. coxfjo , Mont, com/o ,
Entr. s. f. Chemise. Comiso de coutôu, chemise
COM
de coton. Pourtd douas comisos oeouô défend fk
del frech, porter deux chemises , cela défend
bien du froid. (Lat. vulg. camisia^ it. camkia,
esp. camisa^ m. s.)
COMISOULÉTO , s. f. Chemisette, chemi»
sans manches. Petite chemise.
COMLSOUÔLO, CAMisÔLO, Jlf. s. f. Camisole,
vêtement semblable à une chemise et qu'on met
sur la chemise ou sur les habits. Camisôloéi
fôrço, camisole de force pour les fous furicoi.
COMOMILO, camom/lo, comocmilo, Mill. s.f.
Camomille, plante radiée dont plusieurs espè-
ces sont bonnes pour faire de la tisane avec
les fleurs qui sont pectorales, calmantes et lé-
gèrement amères. On doit éviter la camomille
puante, commune dans les champs. La meil-
leure est la camomille romaine, petite plante
aromatique qui vient sur les coteaux arides;
mais elle est assez rare. La plus employée est
la pyrèthre cultivée dans les jardins.
COMORXDO, comborâdo, Mont. s. m. Cama-
rade, compagnon, condisciple.
COMORDÀS,-so, adj. et s. péj. deconwfd.
Grand camard. Lo comordâsso, la mort. Pe^r.
COMORDÉT,-o, s. et adj. dim. Petit camard.
En fr. au f. on dit camuson. Oquélo comord^t
celte petite camuson.
COMOUFLÉT, CAMOUFLET, s. m. Camouflet,
affront, avanie ; déception.
COMOUSi, V. MousL
COMOYÂ, CAMAY.i, V. a. Charbonner, noircir
avec du charbon, avec de la suie. Barbouiller.
— V. pr. Se noircir, se tacher de noir, se ba^
bouiller. S'es tout comoydt lou bisâge, il s'esl
noirci la figure. — Mêler, tourner en parlant
du raisin.
Lo bfgno se comâyo et lou saint olimén
Se prépare o rojé pel conàl del sirmén.
(Pbyr.)
COMP, CAMP, M. s. m. Champ, terre cultivée.
Comp grond, champ grand ; c'est le nom sons
lequel on désigne ordinairement le champ 1«
plus étendu d'une métairie, quand il y en *
d'une grande étendue. Comp redôund, champ
rond ; on appelle souvent ainsi un champ oa
peu arrondi (Lat. campus, it. esp. campo, œ-
s.)
Prov. Per Touxôns
Lo nèû pes comps.
« A la Toussaint la neige dans les champs. *
COMPÀGNO , CAMPAGNO, M. s. f. Campagne»
dans tous les sens du mot fr. lo compagnon
milldus efdns qu'o lo bilo, à la campagne les
gens sont plus généreux qu'à la ville. ^^^
COM
— i
tompigno, aller en campagne faire un court
Toyage.{R. comp.)
* COMPÂT, càmpIt, s. m. Un plein champ.
Vncompâtde trufos^ un champ de pommes do
terre.
COMPEJÂ, V. n. Courir les champs, se pro-
I mener dans la campagne. — Chanceler, tituber.
— V. a. Galoper, poursuivre quelqu'un. — Dé-
penser. V. COMPIJÂ.
COMPEJÀYRE, o, s. m. et f. Coureur, euse,
I qui aime à courir, à voyager, à se promener.
; COMPÈSTRE, s. m. La campagne, les champs.
[Onàencompèstrey aller dans les champs, dans
I la campagne.
\. * COMPÉT, CÀMPÉT, s. m. Petit champ.
[ 2. COMPÉT, càmpét, s. m. Campêche, bois
résineux qui sert pour la teinture rouge et
noire . — Lie du vin. V. pôultro.
COMPIJÀ, V. a. Dépenser, prodiguer. Compijd
forgén, dépenser l'argent, le prodiguer, Mont.
L COMPIS.-so, adj. et s. Têtu, indocile, diffi-
cile à gouverner, en parlant des personnes, com-
nssÔDjdim. se dit des enfants. (R. dans le vieux
lang. campis, signifie bâtard , enfant abandonné
dans les champs, in campis ; en v. fr. ehampi,
bâtard.) — Rétif, rebrousse, en parlant des che-
vaux, mulets , ânes. — Quinteux, capricieux.
Umo œmpisso, muse quinteuse. Peyrot, après
tToir invoqué Apollon au début de ses Géorgi-
ques, dit au noble coursier Pégase :
Soubén sios pus campis qu'un ase del Mounna.
2. COMPIS, coMPissoy, compissouol , s. m.
Papule, f. petit bouton rouge, douloureux, qui
l'élève et se dessèche sur la peau. — Bourgeon
tlérile de vigne.
COMPISSÀDO, s. f. Ruade ; ébats, bonds de
joie que fait un cheval, un mulet. Friponnerie.
COMP06NARD, càiipàgsard,-o, s. m. et f.
Campagnard, habitant de la campagne.
COMPOGNOUÔL, V. ourôunjo.
COMPONEJÀ, V. a. Courir, vaguer, courir les
thamps. (R. comp.)
COMPONÈLO, conpoNfiTo, campànéto, M. s. f.
Qochette, sonnette. — Fleur à corolle campa-
mlée telles que les campanules, les liserons.
(R. tompàno.)
COMPONIÈ, GÀHPÀNifc, M, souNiÈ, s. m. Cam-
Hûier, v. Bescherelle, sonneur, celui qui
ionne les cloches d'une église Carillonneur.
Campanier, admis par Bescherelle , est bien
pétérable à sonneur.
* COMPONIÈYRO, souNiÈYRO, s. f. Femme
*i campanier, femme qui sonne les cloches.
Oi — CON
COMPÔNO, coMPANo, CÀMPiNO, M. s. f. Cloche
d'église. Compôno de relouége, timbre, cloche
qui sert de timbre à une horloge. Sound los
compônos per destoumâ Voûrdge, sonner les
cloches pour détourner l'orage. Il est impru-
dent de sonner les cloches à toute volée lors-
que l'orage est sur le clocher ; on doit les son-
ner avant ou tinter pendant l'orage, afin d'invi-
ter les fidèles à la prière dont la vertu ainsi que
celle de la bénédiction des cloches peuvent
écarter les fléaux du ciel. (R. lat. et il. campana,
m. s. parce que, dit-on, les cloches nous sont
venues de la Campanie ou ont été inventées
dans cette partie de l'Italie.) — N. Le mot pat.
est bien plus beau, plus précis, plus ecclésias-
tique que le mot fr. d'origine allemande et qui
désigne en même temps un ustensile de cuisine
et divers autres objets. — Prov. Que n*oûsis pas
qu'ûno compôno , n*oûsis pas qu'un soun, qui
n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son :
pour bien juger d'une affaire il faut entendre
toutes les parties intéressées.
Prov. L'orgén de compôno.
Se fleuris, jomây noun grôno.
Prov. Be de compôno.
Ni noun fleuris ni noun grôno.
Le sens de ces proverbes est que les biens
d'église ne portent pas bonheur aux acquéreurs,
non plus que les biens acquis par les ecclésias-
tiques avares qui devraient être les pères des
pauvres. — Ohûre compôno, From. Réussir. Celte
expression, qui signifie mol 5 mot avoir cloche,
est une allusion à l'ancienne manière de fondre
les cloches, opération difficile et délicate qui
se faisait dans les campagnes au milieu d'un
rassemblement religieux. Lorsque le fondeur
réussissait (ce qui n'arrivait pas toujours ,
comme le constate le prov. français : penaud,
honteux comme un fondeur de cloche), on s'é-
criait : Nous avons cloche, et l'on rendait grâces
au ciel par le chant du Te Deum. Val.
CON p. QUON, QUÔNB.
CONÂ, CANA, M. V. a. Canner, mesurer à la
canne.
CONADO, canâdo, s. f. Plein la mesure ou le
vase appelé côno.
CONAILLO, canaillo, s. f. Canaille, vile po-
pulace, gens sans honneur, sans probité, sans
respect. Se fade lo condillo, hanter la canaille."
(II. canaglia, m. s. de cane, chien, comme si on
disait : race de chien, vile engeance.)
CONÂL, CANAL, s. f. Chéneau, conduit de
chêne ou d'autre matière, tôle, zinc, qui reçoit
les eaux d'un toit. Cal ploçd oqui 'Ano condl, il
CON
— 402 —
CON
faut placer là un chéneau. (Lat. canalis, tuyau,
coït, can, chéneau, hébreu, kane, tuyau.) —
Canal ou tuyau de descente qui prend les eaux
dos chéneaux. — Gouttière, tuyau court mis à
un chéneau pour écarter les eaux du mur ,
comme font les gargouilles. — Canal en bois
ou autre matière pour conduire les eaux. —
Canal en bois pour donner le sel aux brebis,
etc. — s. m. Canal , lit artificiel fait à un cours
d'eau. — Tuile cannelée ou en gouttière dont on
se sert en guise d'ardoises pour couvrir les mai-
sons. S.-A.*
CONARD, rit, VUL Nant. s. m. Canard. V.
HfTO.
CONB..., V. coMB...
CONCAN, CANCAN, H, s. m. Cancan, commé-
rage.
CONCÈL, V. BfGo.
CONCÈR, V. CHÂNCRB.
CONCOXIÈ, CANCÀNife, ÈYRo, S. m. Cancanier,
ère, celui, celle qui fait des cancans, des com-
mérages.
CÔNDE, G, càndb, o, adj. Limpide, clair. Bi
cdnde, vin limpide. Transparent, diaphane.
Poli, luisant. (Lat. candidus, it. candido^ blanc.)
— Candide, dont la figure exprime la candeur,
rinnocence, l'ingénuité. Figûro côrido, figure
candide, figure limpide et comme transparente.
— Do bonne race, de bonne espèce. Fédo côndo,
brebis de belle espèce.
CONDELÂBRE, s. m. Candélabre, chandelier
à plusieurs branches.
CONDELAYRE, cànbelàyre, s. m. Chandelier,
artisan qui fait les chandelles, les bougies. —
Cirier, fabricant de cierges.
COXDELÂYRO, s. f. Femme d'un chandelier,
d'un cirier. Marchande de chandelles, de cier-
ges.
CONDELÉTO, candkléto, s. f. Petite chan-
delle, petite bougie. — V. aObre-dréch.
CONOELIÉ, CÀNDBL16, s. m. Chandelier.
CONDÈLO, CÀNDfeLO, M. s. f. Chandelle, mè-
che recouverte de suif pour Téclairage. (Lat.
esp. it. candela, m. s.) — Cierge, bougie, chan-
delle de cire. — Glaçon pendant. — Stalactite,
m. concrétion pendante à la voûte des grottes
calcaires humides. — Roupie, humeur qui pend
au nez — Arbre ou axe d'une meule de moulin.
— Poinçon dans une charpente.
CONDELÔU, càndblôu, s. m. Bougie, petite
chandelle de cire.
CONDIOLÉTO, V. aûbrb-drécïi.
CONDOLIÈYRO,CANDARiÈYRo, M. s. f. La Chan-
deleur , fête de la Purification de la Sainte
Vierge au S février.
Prov. Par Nouôstro Dimo lo condoriè^
Pdro lou prat de lo ribièyro.
« A la Chandeleur, écarte les troupeauides
prés qui sont dans les vallons. » S.-R.
COXDÔU , CANDÔu , M. s. f. Candeur, biu-
cheur éclatante. (Lat. candor, m. s.) Limpidité;
transparence. — Candeur, innocence.
CONDUCHÈR, s. m. arch. Prêtre sécuUer.
attaché à un prieuré, à une église et payé park.
couvent ou le prieur qui est chargé de celte
église. Ail//. (R. du lat. conducttis, loué.)
CÔNE, V. QUÔNB.
COXÈL, CANÈL, M. s. m. Canal, tuyau qal
porte l'eau sur la roue d'un moulin. Lan, Y.
BÔucflB. — Grand espolin, grande bobine sor
laquelle on roule le fil d'une chaîne. VUL
COXELÂ, CANELA, M. V. a. Canneler, fain,
des cannelures, des rainures. — Faire des es-
polins, de petites fusée* pour tisser. — v.n.
Monter en tuyau en parlant de certaines plantes,
comme les ognons. V. tonâ. — Hâbler, direda
menteries, des bourdes. VUL
CONELÀDO, CANBLADo, s. f. Fusée, fil qm
recouvre un espolin, une bobine. — Bourde,
menterie.
CONELÀT, ADO, part. Cannelé. Retrait, ridé
en parlant du blé.
CONÈLO, CANÈLO, M. s. f. Espolin, tube de
roseau, de tige fistuleuse, comme la gentiane,
que Ton met à la broche du rouet et surleqnel
on fait la fusée de la lainei qu'on file. C'est une,
espèce de bobine. (Lat. et it. canna, roseau, it
cannella, cannelle ; petit tuyau.) — Cannelle,
cannette, grand .robinet d'une cuve vinaire,
d'un tonneau. Béndre lou bi lo conèlo, vendre
le vin à la eannelle, au moment delà décuvai-
son. — Tuyau d'une fontaine, par oîi l'eau s'é*
coule. — Cannelure, rainure. Nant. — Cannelîei
écorce aromatique du laurier cinname qnisert
d'épice. — Craque, hâblerie ; menterie.
CONELÔU, CANELÔc, s. m. Petit tube. -Bo-
bine, espolin sut lequel on dévide le fil poa^
faire une trame. Fa de conc/dws, préparer les
bobines, les espolins pour le tisserand. — RO"
binet d'un tonneau.
CONÉTO, s. f. Canette, espèce d'amande effi-
lée et pointue.
CONFLOBÂR, V. fobar.
CONHAT, s. m. arch. Cousin. MilL (Lat. «or
natm, m. s.)
CONI, CANi,-NO, adj. Rabougri. (R. co.) — R^
vêche. V. coNis. — Acide. Apre. Acre. Y.ispi»
CONIL, s. m. arch. Lapin. (It. conigîio, W»
cuniculu^, m. s.)
CON
— *03 —
COX
L CONILLÂT, gànillIt, ado, adj. Couvert
de chenilles. — Véreux. Se dit spécialement
des pommes et dos noix. (R. conillo.) V. bermo-
TAT.
2. CONILLÂT, cxNiLLÀT, s. m. Les chenilles.
Nouôstre êurdt èro fouort pel conillfity notre curé
était redoutable aux chenilles (par les exorcisâ-
mes).
CONILLO, cakIllo, s. f. Chenille, larve des
papillons. Le ver à soie est une chenille pré-
cieuse dont les cocons donnent la soie. Chaque
papillon provient d'une chenille et a Tinstinct
de déposer ses œufs sur la plante ou sur Tarbre
dont la chenille aime la feuille. (It. ciniglia, m.
CONIS,-so, adj. Rabougri, bâtard, petit. Fuèillo
tonisso, feuille petite des arbres non greflés.
(R, eo,) — Revéche, indocile ; têtu. Oquél efén
m eonis, cet enfant est revéche.
CONISSÔ[J,-xo, coNissooÔT,-o, adj. dim. du
précédent. Revéche, mutin. Se dit des petits
ihiens et des petits enfants. Ône^ conissôu, al-
lons, petit mutin.
C0N7A, V. COMBIA.
CÔNO, CANO, M. s. f. Canne, ancienne mesure
de longueur, valant deux mètres. Ûno côno de tèlo
lae canne, deux mètres de toile. Douos cônos de
ncho^ deux cannes de planches. (Lat. canna,
seau, qui servait de mesure ; v. câno.) — Me-
e de quatre litres pour les liquides. — Vase
canule pour le vin.
CO.XOBÀL, V. GOMOBIÈYRO.
COXOBËRO, CANABÉRO, if. CONOBÈLO, MUL
OBùao, Nant. s. f. Roseau. Tige de roseau.
nne à ligne de roseau. (R. du lat. canna vera,
eau vrai.) — Grande plante à tige fistuleuse,
me la berce qui se trouve dans nos prés,
kum Lecokii, do Godron. — Fig. Fusil,
ÎDsi appelé à cause de la ressemblance du
OQ avec une tige de roseau. Mont,
CONOBIÈYRO, coMiNiÈTRO, Larz, s. f. cono-
L, CANABAL, VUl. m. Chènevièro , champ ou
ie de champ semé de chêne vis. Oconà's plo
ûno conobièyro, c'est plat comme la main.
dit d'une terre bien émoltée, bien unie. (R.
bôu.)
COXOBOU, GANABÔu, s. m. Chènevis, graine
chanvre , gracieusement appelée par Peyrot
ode la tèlo. (Lat. cannabis^ it. canapa, chan-
♦)
conobièyro es presto, omAy lou conobôu ;
terrédo es coufido ombe un paouc de migéu.
(Pbyr.)
CONOBÛRO. V. coNOBfiRo.
COSÔL, V. QUILLtT.
CONOLA, cahala, m. V. a. et p. Tracer un
fossé pour l'eau. (R. condl.)
CONORI, CANAR^ M, s. m. Canari, serin dos
îles Canaries.
* CO.XORLnO, canarino. s. f. Femelle du ca-
nari.
CÔNOS, cÀNOs, M, s. f. pi. Fleurs du vin, es-
pèce de moisissure composée de molécules
blanches qui se forment à la surface du vin.
Y de cônos dins oquél bi, il y a des fleurs dans
ce vin. (Lat. canus, blanc.) — On dit du vin d'une
futaille quand elle est presque vidée : es o los
cônos, parce qu'alors le peu qui reste est mêlé
de fleurs. — Fig. Èsse o los cônos, signifie qu'on
est ruiné, qu'on a perdu tout son avoir, tout
son frusquin.
COXOSTÈL, V. coBosTÈL.
COXOSTÈLO, V. GufRBo, 2.
CONÔT, s. m. Courson, bois de vigne taillé
court.
CONOTILLO, CANATfLLo, M, s. f. Cannetille,
bouillon, fil d'or ou d'argent tortillé.
COXÔU, CANou , M, s. m. Canon. — Un litre
de vin. En fr. canon ne désigne qu'un huitième
ou quart de litre. — Tube ; tuyau de plume. —
Porte-plume creux.
COXOUNA, CANouNA, V. a. Canonner, tirer le
canon. — v. n. Monter on tuyau, pousser la
tige en parlant des blés et autres plantes. Lous
blats conôunou, les blés montent. V.tonâ.
CONOUNÂDO, CANOUNADo, s. f. Canonnade.
— Tuyau de poêle, l'ensemble des pièces.
CONÔUXGE, CANÔDNGE, s. m. Chanoine.
CONOUNIÈ, CANouNiÈ, s. m. Canonnier.
CONOUNISÀ , CANouNisÀ , V. a. Canoniser,
inscrire au rang des saints.
CONOUNISOTIEO, canounisatibD, s. f. Cano-
nisation.
CONOUÔLO, CANÔLO. s. f. Canule, petit tube,
petit tuyau. V. conèlo. — Gouttière ; chéneau.
V. co?rÂL.
CONRÔSO, V. cocoLico.
CONSÔU, CANséu, s. f. Chanson. Ocouôsoupas
que de consôus, chansons que tout cela.
CONSOUNÀ, CANsouNA, V. a. Chansonner,
faire une chanson sur quelqu'un, contre quel-
qu'un, le chanter et le critiquer dans une chan-
son. — V. n. Chanter des chansons. — Ramager,
gazouiller en parlant des oiseaux.
Loyssen-lôuss'egoyé, qu'o lourdyso consôunou.
(Peyr.)
CONSOUNÉTO, cansounéto , s. f. Chanson-
nette, petite chanson.
CONT, CANT, s. m. Chant. Plain-chant. Cou-
CON
— 104 —
CON
néuysse lou eont, connaître le plain*chant, le
chant d'église. (It. et esp. canto, lat. canius,
m. s.)
CONTA, CANTA, V. a. et n. Contd lou golés,
chanter àToctaye, faire le fausset. (R. lat. et it.
eantare, esp. cantar, m. s.) — N. Le français a
un assez grand nombre de mots pittoresques
pour désigner le chant de bon nombre d'oiseaux
et autres ôtres qui chantent. Ce sont des ono-
matopées qui peignent leur chant. Voici les
principales : Coqueriquer, coqueliner se disent
du coq. Caqueter, crételer, de la poule. V. cos-
coLEJA. Roucouler, du pigeon, de la tourterelle.
Caracouler, du pigeon mâle. Glougouter, glou-
gotter, du dindon. Jargonner, du jars. Gratiter,
de l'oie. Cancanner, nasiller, du canard. Can-
queter, de la cane. Glousser, de la glousse.
Caccaber, de la perdrix. Carcailler, courcailler,
de la caille. Coucouler, coucouer, du coucou.
Pupuler, de la huppe ou puput. Jacasser, de la
pie. Jaser, du geai. Glottorer, craqueler, de la
cigogne. Craqueler, de la grue. Huer, de la hu-
lotte, des hiboux. Huiler, du milan. Brailler,
criailler, du paon. Trompeter, do Taigle. Gla-
pir, de l'épervier, du n^nard. Croasser, du cor-
beau. Coasser , de la grenouille. Pépier, du
moineau, des jeunes oiseaux. Ramager, du ros-
signol. Gazouiller, de la fauvette et autres petits
oiseaux. V. brbsillà. Grisoler, de l'alouette.
Fringuler, fringuloter, fringoter , gringolter ,
du pinson et autres petits oiseaux. Tintiner, de
la mésange. Claqueter, de la cigale. Grilloler,
grésillonner, du grillon. Y. grioulà.
CONTÀDO, CANTADO, s. f. Séance de chant;
air, roulade. Ne fa ûno contddo, chanter quelque
temps sans s'interrompre. (R. conta.)
CONTÀGE, CANTÂGB, contIgi, Mont. s. m. On
appelle tnéssodel contâge, la messe que les nou-
veaux époux font célébrer le lendemain de leur
mariage pour leurs parents défunts , pratique
aussi belle par l'idée religieuse que par le sen-
timent de piété filiale qui l'inspire. C'est ainsi
que les défunts peuvent participer à la joie de
leurs parents et de leurs proches vivants. (R.
contd.)
CONTÂYRE, o, s. m. et f. Chanteur, euse,
celui, celle qui chante. Lou bonc de los contdyros,
le banc des chanteuses. Cantatrice en fr. signi-
fie une chanteuse de théâtre.
CONTE, V. QUÔNTB.
CONTÊL, CANTÈL, M. s. m. Chanteau, partie
d'un gros pain , gros pain entamé. Lou contèl
8'ocdbo, le chanteau touche à sa fin. (Angl. cantle,
m. s. celt. ou bret. kant, circonférence.) —
Prov. Téne lou contèl et lou coutèl, tenir le cou-
teau et le chanteau ; gouverner, être maître. — j
Métré de contèl, poser, placer de champ anM
pierre, une brique, la dresser en la posant son
la face la plus étroite. 1
* CONTELÉT, CAXTBLÉT, s. m. Petit chanteaaJ
gros quignon de pain. I
CONTESIÔU, s. f. arch. Contagion.
CONTINIÈYRO, cantiniètro, s. f. CantinièreJ
CONTINO, CANTfNo, s. f. Cantine, baraqueJ
étalage d'une cantinière. I
CONTIQUË, CANTIQUE, M. s. m. Cantique, odJ
sacrée qu'on chante dans les églises, dans leJ
cérémonies religieuses. (It. cantico, lat. canlH
cum, m. s.) I
CONTOLÉS, I CONTOGNÉS , CONTOÛÉS, BOCHltJ
Mont. s. m. Vacher chargé à la Montagne dm
soin des vaches et de la confection du fromageJ
(R. Cantal^ parce que c'est du Cantal qae nons
vinrent les premiers ouvriers qui enseignèreal
à nos montagnards à manipuler le fromage. Lm
dernier mot vient de bdco.) 1
COXTOLÉSO, b/jo négro. Mont. s. f. Bise, vend
du nord-ouest. (RR. Le premier mot désigne iJ
vent qui vient du Cantal, le second indique qnm
ce vent amène les nuages et les frimas.) I
CONTOPERDISE, contorèl, ropèl, s. eu. Ap-I
peau, espèce de sifiOict avec lequel on imite lm
chant de la perdrix pour l'attirer dans quelque!
piège. ^ j
CONTORÈL, s. m. Appeau. V. contopbrdisbJ
— Petit tas de pierres empilées dans les champs!
calcaires. Ces petits tas sont ainsi appelés parcel
qu'ils servent de perchoir aux oiseaux. 1
1. CONTORÈLO, CANTARÈLO, COROMfeLO, FtFO,l
Sall.'C. s. f. Chalumeau, trompette d'écorc^l
que font les enfants à l'ascension de la sève et!
dont un bout est taillé en anche. Empieûtà m
contcrèlo, greffer en trompette. Cette greffe se!
pratique pour les châtaigniers, les noyers et les!
cerisiers. (Les premiers mots sont des dimioa-l
tifs formés de cont, le 3^ rappelle le lat catomnf,!
roseau.) 1
2. CONTORÈLO, cantarèlo, s. f. Chante-I
relie, la corde supérieure du violon qui donoel
le mi. — Voix humaine aiguë et claire. — 1
Ephippigère des vignes. V. cigâlb, 2. I
CONTORIDO, B, CONTORILLO, B, CÂNTARiLLO,!
s. f. Cantharide , insecte coléoptère d'un vert!
brillant, qui se tient sur les frênes et qui, réduit!
en poudre, s'emploie pour faire des vésicatoires. 1
(Lat. cantharis, it. canterella, m. s.) 1
CONTORRÔLLE, v. countorouôllb. I
CONTÔRTO, V. BiBÔLÉTO. I
CONTÔU, CANTÔu, s. m. Coin, recoin. Loam
eontôu del fioc, le coin du feu. Cerqud per tentes 1
COP
— 405 —
COP
lous coniâus, chercher dans tous les recoins.
(It. cantone, ail. kante, m. s. lat. canthus, angle,
coin.) — Pierre angulaire. — Canton, espace
de" territoire. Ciirdt de contôu, curé de canton.
— Lopin, lambeau de terre. Ch contôu de be,
un petit bien. Un contôu de comp, un lopin de
terre. — Morceau. Vn contôu de pa, un quignon
de pain.
* CONTOUXÂDO , CANTouîïADo, s. f. Angle
d^un mur, d'un bâtiment. Mountd lo contounddo,
bâtir l'angle.
* CONTOUNÀT, CANTouNÀT, s. m. Ce qui est
entassé dans un coin. Contoundt de trûfos, pom-
mes de terre amoncelées dans un coin.
CONTOUXEJÂ, V coNTussKj.i.
i . CONTOUXIÈ, CANTouxiÈ, s. m. Cantonnier.
2. CONTOUXIÈ, ÈYno, cantouniè, èyro, s. m.
et f. et adj. Celui, celle qui est au coin, à Tex-
trémité. Se dit des personnes et des choses.
S'il est question d'une barrique, on dira lo con-
tounièyro, celle du coin. — s. f. Femme d'un
cantonnier.
CONTURLEJA, conturlbjâyrb , v. contus-
SBJÂ...
COXTÛRLO, s. f. Tête ; raison. Perdre lo con-
tûrlOy perdre la tête. Nant.
CONTUSSEJÂ, coNTouNEjJl, co:<(ti]rlbjà, cak-
TouRLEji, VilL y, n. Chantonner, fredonner,
chanter à demi voix. (K. contd.)
* CONTUSSEJÂYRE, contocnejâtrb,contur-
LBJATRE, CANTOURLEJATRE, VUL S. m. Qui SimO
à chantonner, à fredonner.
COXTUSSIÈ, CAXTDSsiÈ, LUTRfx, fiéoL s. m.
Lutrin, pupitre des livres de chant d'une église.
Onâ ol contussiè, aller au lutrin.
COXÛT, s. m. Canut, bonne qualité de rai-
sin.
CONÙT BLOXC, V. gomét.
COOU..., V. coû...
COP, V. couop. Èstre a cop, être prêt. SrSem.
COPÂPLE, o, adj. Capable.
* COPAS, s. m. Grosse tête. (R. cnp.)
* COPEJA , CAPEJÂ, BEQCÂ , Mont. v. n. Ho-
cher, remuer la tête d'impatience ou par me-
nace, comme font les taureaux. (R. cap,) —
Baisser la tête quand on est pris par le som-
meil.
Qaond, enfi, del colél lo fldmo trombloutéjo
Et qu'on birén soun fus lo chombrièyro copéjo,
Onon fa lo pregdrio et nous jouqu6n ol iièch.
(Pbyr.)
COPËL, CAPfcL. M. s. m. Chapeau. Copèlgonsdt^
claque, m. chapeau tricorne des officiers d'ar-
mée et ministériels, des gendarmes, dos gens
de la police. Copèldepdillo, chapeau de pailU.
(It. cappello, b. lat. capellus, m. s. de cap.)
— Prov. Quond Contai pouérto copèl,
Pâstres, prenès bou6stre montèl.
« Lorsque le Cantai porte un chapeau (de nua-
ges), bergers, prenez votre manteau. ».
— Prov. Cddo copèl troûqudt trôubo soeouôyfo
troûquddo, chaque étourdi trouve une étourdie
qui l'épouse.
* COPELÀDO, CAPBLADO, M. s. f. Salut qu'on
fait en ôtant le chapeau. Fa lo copelddo, tirer
le chapeau, saluer en ôtant le chapeau. Los
fénnos foû pas lo copelddo, mes lo reberéncio,
les femmes ne saluent pas en tirant le chapeau,
mais en faisant la révérence (léger fléchisse-
ment des genoux). C'était pour les femmes l'an-
cienne façon de saluer. (R. copèl.) — Cuir
adapté au point de jonction des deux bâtons
d'un fléau.
* COPELÀT, CAPBLÀT, s. m. Un plein chapeau.
Un copeldt de nôuses, un plein chapeau de noix.
* COPELEJA, v. n. Saluer par des coups do
chapeau réitérés.
* COPELÉT, CAPELÔu, M. s. m. Petit chapeau.
— Coiffe en cuir du fléau. — Ombilic, plante.
V. BSCUDBLÔU.
COPELIÈ, ËYRO, CAPBLIÈ, «TRO, M. S. m. et
f. Chapelier, ère, celui, celle qui fait ou vend
des chapeaux.
COPELIXAT, v. coposbAt.
COPELfXO, capelIko, s. f. Chapeau de paille
à larges bords. V. poillouôlo. — Chapeau de
carton recouvert d'un tissu. — Têtière. V. co-
piËYRO. — Fig. Vieille femme. — Èstre de cope-
lino, être homme d'exécution, de résolution.
COPELÔ, CAPBLÀN, M. s. m. Prêtre. (R. du b. 1.
capellanus, chapelain, qui dessert une chapelle.)
— Prov. Entre ùno ffllo et un copM
Sap pas ount onorô monjd soun po.
« Une fille et un prêtre ne savent pas oii ils
iront manger leur pain, » fixer leur séjour.
COPÊLO, CAPftLo, M. s. f. Chapelle. (R. b. lat.
capella, m. s.)
COPELÔU, v. COPBLÉT.
COPELÙDO, V. COBB886NO.
COPERGÔU, V. BOTfLLo ; collotôu.
COPESSÛLO, copsùLo, coBEssùLo, Ség, ca-
GDCRLO, Réq. BMBÔuRso, Aspr. s. f. Capsule.
COPEYRÔU, s. m. Chaperon, bande de ve-
lours que les ofiiciers municipaux portaient sur
l'épaule.
COPIÈYRO, coPELfNO, ccBÈRTo,/}. S. m. Tê-
tière, espèce de housse ou fourrure d'agneau,
20
COP
— i
de chien, etc. dont on couvre la tête des bœufs
au travail. (R. cap.)
COPIGXÂ, copiGNBJÀ, Montb. picagna, S.- A.
V. a. Tracasser, taquiner, asticoter. (RR. Les 2
premiers mots viennent de cap, parce qu'on se
prend souvent à la tête , aux cheveux. Le 3«
vient de pigud.) — v. pr. Se taquiner, s'astico-
ter, se picoter, se donner des petits coups, se
faire de petites querelles en parlant des en-
fants et des femmes. Se pointiller, se quereller
sur des riens.
COPIGNÔUS, piCAGNÔus,-o, S.'A. adj. Taquin,
tracassier, querelleur. Oquél efôn es copignôus,
cet enfant est taquin. Pointilleux; méchant.
1. COPIÔL, CAPIAL, S.-i. I COPIÈL, COPIOÛ,
Mont. s. m. Pignon, partie du mur d'un bAti-
ment qui se termine en pointe. Cal métré lou
copiai sus lo corrièyro, il faut placer le pignon
sur la rue.
2. COPIÔL, s. m. Chef, capitaine. Copiôld'or-
mâdo, chef d'armée. Peyr. V. copitôni.
COPIRÂ, V. CAPBIRÂ.
COPITÂ, CAPiTÂ , S.-A. y. n. Rencontrer;
réussir. pla copitât, il a bien rencontré, bien
réussi. (Lat. capture, saisir. Jonq)Y. endebbnî.
V. pr. Se rencontrer ; arriver. Se copitèt que,
il arriva que.
COPITÂL, CAPITAL, M. s. m. Capital.
— Prov. Que mônjo soun copitdl
Prend lou comf de l'hespital.
« Qui mange son capital
Prend le chemin de l'hôpital. »
copitAgne, V.
1. COPITÔNI, COPITANI, COPITÔGNE, CAPITA-
GNB, s. m. Capitaine. Prov. Dieûs nous presèrbe
d'un copitâni nouhèl et d'ûno bârco hièillo. Dieu
nous préserve d'un capitaine nouveau, sans
expérience, et d'une barque vieille.
2. COPITÔNI, copitJLni, couliè, Mont. s. m.
Chef d'une bande de moissonneurs, d'ouvriers.
V. COUÔLO.
COPITÔNO, s. f. Nom donné aux vaches qui
ont l'air fier et déterminé. Mont.
COPITÔU, copiTÔuL, s. m. arch. Ferme d'un
chapitre. Ce nom qui s'est déjà perdu avec
la chose se conserve encore dans cette locu-
tion : monjâ copitôu, avoir un grand appétit,
manger sans pouvoir se rassasier, comme si
l'on disait manger le revenu de la ferme d'un
chapitre. (R. capitulum, chapitre )
COPIUT, ÙDo, part. Tenu, pu tenir. Oûriô
copiût dins Vôulo, il aurait tenu dans la mar-
mite.
06 — COP
COPOCITÂT, CAPACiTÀT , M. s. f. Capacité,
talent.
COPORRAS, coporldas , S.-A. s. m. Mauvaise
grosse tôte, gros têtu.
1. COPÔU, CAPÔu, copoRLHÔc , S'A. s. m.
Petite tôte.
2. COPÔU, CAPÔU, s. m. Chapon. (It. capponê,
lat. capo, gr. xàTrwv, angl. capon, ail. kapaun, m. s.)
* COPÔUILLO, s. f. Arbre rabattu, dont on a
coupé toutes les branches. Monta. V. cobasso.
COPOUNÂ, CAPOUNA, V. a. Chaponner, châtrer
un jeune coq.
COPOUÔTO, CAPOTO, M. s. f. Capote.
COPOURÀL, CAPOURÀL, M. s. m. CaporaL
COPOUTÀGE, CAPOUTÂGB, M. s. m. Capotage.
COPOYSSOUÔL, coBOYSSouÔL, Aub. cobis-
souoL, Montb. cabayssôl, S.-A. cobèyssoû, MonL
s. m. Aisseau, grosse aissette qui se naanie à
deux mains et qui a un marteau à l'opposé dn
tranchant. (R. cap, oyssét, aisseau à tête.) —
Oqf. aissette à main, à un ou deux tranchants.
V. OYSSÉT.
COPOYSSOUÔLO, V. CAPGROués.
COPRIÇA (SE), V. ENCOPRIÇA (s').
COPRICE, CAPRICE, M. s. m. coprIço, Mont. f.
Caprice, fantaisie. Plus souvent entêtement pro-
voqué par l'amour-propre.
COPRICIE0S,-o, capricibOs,-o, M. adj. Ca-
pricieux. Entêté, obstiné.
COPSÙLO, V. coPESstiLO.
COPUÂ, copDSÂ, Camp. copujJL, Mont, clopa,
Ség. Cari. v. a. Charpenter, menuiser, tailler,
travailler une pièce de bois avec la hache ou
l'aissette. On disait en vieux fr. chapuiser. (Gr.
xfwrrstv, couper. V. le dernier en son lieu.)
* COPUAYRE, copusÂYRB, Camp, copujatre.
Mont. CLOPAYRE, Ség. Cari. s. m. Celui qui char-
pente, menuise , bûche , taille une pièce de
bois. — oplechJIyre. Celui qui fait et répare les
instruments aratoires.
COPUCHÂT, V. copussAT.
COPUCHLN, CAPucHiN, s. m. Capucin, reli-
gieux de l'ordre de S. François d'Assise. Obûr$
ûno bârbo de copuchin, avoir une longue barbe.
— Capucin, ustensile de cuisine avec lequel on
flambe le rôti.
COPUCHInO, CAPOCHfNO, M. s. f. Capucine,
plante d'agrément. — Légumes cuits à l'huile.
Cam.
\ . COPÙCHO, CAPÙCHO, s. f. coPCCBÔc, m. Ca--
puce, m. Capuchon, partie d'un vêtement qui
couvre la tôte, ou qui retombe en pointe der-
rière les épaules. Corgd lo copûcho, mettre le
capuchon sur la tête. — Huppe, touite de laine,
qu'on laisse sur la tête des brebis. V. copôsso.
COP
2, COPÙCHO, s. f. Caboche, tôte.
Mais quond... quàlquo b6uno copûcho
Lî rebiro un paouc soun clobàl,
Oppe olàro s*y fo !... (Pbyr.)
COPUCHODÔU, s. m. Tête de marteau d'une
petite hache.
COPUCHÔU, s. m. Petit capuchon. V. copû-
cho.
COPUJÂ, V. copcÂ.
COPUJODÔU, V. copusoDou.
COPUJpRIÔ, V. copuoDÔu.
* COPÙLLO, copuRLo, s. f. Morceau de toile,
de calicot que le parraia ou la marraine donne
au prêtre au moment d'un baptême et que ce-
lui-ci met sur la tête du nouveau-nô à ces mots
accipe vestem candidam, reçois ce vêlement
blanc. Cet usage n'existe que dans une partie
du département. S.-A. (R. cap.)
COPUODÔU, copusoDÔu, copusal, S.-à. s. m.
copujoRié, Mont, f. Atelier, hangar où Ton char-
pente, où Ton menuise, où Ton bûche. (R. co-
pUSà.) V. THEDOLÔSSO.
COPÙRLO, V. copûLLo.
COPÙS, adj. Cabus. V. caû.
COPUSA, V. copuÂ.
1 . COPUSODÔU, COPUJODÔU, Mont, s. m. Cou-
teau à lame do poignard, et qui ne se ferme pas.
(R. copusâ.)
2. COPUSODÔU, s. m. Billot de sabotier sur
lequel il fait les sabots. — Billot sur lequel on
coupe la viande. — Pièce de bois avec une en-
taille dans laquelle on ûxe une autre pièce pour
la menuiser. — V. copuodôu.
COPUSSÀT , copucHÀT , Ves. cocoluchât ,
Cafnp. coPELiNAT, Larz. tuf.ît, Ido, S.-Sern.
adj. Huppé, qui a une huppe ou touffe de plu-
mes sur la tête. Lou pupût es copussât^ la huppe
est huppée. Golino cocoluchddo, poule huppée.
(RR. cap ; cocolûcho ; iûfo.) — Qui a une touffe
de poils, une sorte de huppe sur la tête.
* COPUSSEJÂ, TocouNKJA, Mont, v. n. Me-
nuiser en petit, s'amuser à travailler, à ame-
nuiser de petites pièces de bois. (RR. Le 1®'
mot est le fréq. de copusd ; le 2® vient de tocôuo )
COPUSSEJÂYRE, TOCouNEJAVRE, Mont. s. m.
Celui qui s'occupe souvent à amenuiser de pe-
tites pièces.
COPÙSSO, COPÙCHO, Vez. cocolûcho. Camp.
COPELINO, Mill. Larz. tûfo, S^-Sern. s. f. Huppe,
touffe ou bouquet de plumes, de poils que cer-
tains oiseaux ou autres animaux portent sur la
tôte. (RR. Les 2 premiers mots signifient capu-
chon ; le 4° petit chapeau, le 5° tête hérissée.
Le 3« veut dire le brillant du coq, en lat. lucere,
briller, parce que, quand il est huppé, à chaque
— 407 —
COR
mouvement do tête il fait briller les couleurs
chatoyantes de sa huppe.)
COPLÎT, CAPÛT, ûuo, adj. Têtu, entêté. (R.
cap, tête.)V. PUGNÂSTRE.
COQUET, CAQUET, M. s. m. Caquet, babil.
Sobént coquet, parole facile et éloquente, dis-
cours éloquent, Peyr.
COQUETÂ, CAQUET.Â, V. n. Caqueter, jaser,
babiller.
COQUETÂGE, s. m. Caquetage, babil.
COR, s. m. Cœur. (Lat cor, m. s.) V. cur.
Prov. Bal maydounâde boun cor ce que l'on pot
pas refudâj il vaut mieux donner de bon cœur
ce que Ton ne peut refuser. Tey-ylou cor, v«il-
les-y bien. S.-Sern.
CORAÛLO p. coDAÛLo.
CORBÀTO, CARBÂTO, M. coROBÂTo, S.-J.-Br.
s. f. Cravate. (It. cratatta, m. s.) — Anneau de
couleur différente autour du cou d'un oiseau.
— Fanon. V. boldono.
(JORBOLIN, V. coribJLri.
CORBOTÀ, V. a. Cravater, mettre la cravatée
quelqu'un. — v. pr. Mettre, se mettre la cra-
vate.
CORBOTÀT, CARBATÀT, ADO, part. Cravaté.
Qui a un anneau de plumes d'autre couleur au-
tour du cou en parlant des oiseaux.
1. CORBÔU, CARBÔu, M. s. m. Charbon, bois
brûlé. CORBOU, corbôu de pèï/ro. Houille, char-
bon minéral. Brullâ de corbôu, brûler de la
houille. (Lat. carbo, ii. carbone, m. s.)
2. CORBÔU, JAS, jiAS, Mont. s. m. Charbon,
fièvre charbonneuse , maladie dangereuse et
contagieuse qui atteint surtout les animaux. On
la désigne aussi sous le nom de missent mal.
CORBOUNÀ, CARBOUNi, M. v. u. Charbonner,
se former en charbon. Se dit du bois qui brûle
mal, comme le châtaignier, le bois venu à l'ex-
position 4ii nord. Se dit aussi des mèches. —
Se nieller en parlant des blés.
1. CORBOUNÀT, couÀT , ado, part, et adj.
Niellé; charbouillé, charbonné en parlant des
céréales dont le grain est réduit à l'état de pous-
sière noire.
2. CORBOUNAT, s. m. Nielle, carie des blés.
Blé niellé.
Et perte gorontf del trdyte corbounât,
N'y jètes pas un gro que noun sio colcinàt.
(Peyr.)
CORBOUNEJÂ, V. n. Charbonner, ne donner
que des charbons noirs. V. corbouna.
CORBOUNIÈ, CARBouNïÉ, ilf. s. m. Charbon-
nier, celui qui fait, qui vend du charbon. —
Mineur qui extrait de la houille. Nègre céwno un
corbouniè, noir comme un mineur.
1
COR
— 408 —
COR
COHBOUNIÈYRO , cahbounièy^o, s. f. Char-
boDDière, lieu où Ton fait du charbon de bois.
Houillère, carrière de houille — Femme d'un
charbonnier.
CORCAN, s. m. Carcan, cercle de fer qu'on
met au cou des criminels. Terme de mépris.
CORCASSO, CARCisso, M. s. f. Carcasse. V.
GOBOSTÈL.
CORCi, GARcf, QUERcf, S. m. Quercy, dépar-
tement du Lot.
CORCI , CAac( , QUBRc/,-No, s. et adj. Du
Quercy, venu du Quercy. Se dit des pourceaux,
des brebis de ce pays, qui sont plus petites.
CORCOILLÂ, V. BODOILLA.
CORCONÂS, s. m. Jeu du colin-maillard. (R.
corcdn,)
CORCÙL, GORGULÀp. COLCÛL, GOLCOLA.
CORDA, GARDA, M. V. a. Carder les étoffes
avec la cardère à foulon, espèce de chardon.
(It. cardare, m. s. de car do ^ lat. cardutis, char-
don.) — Carder la laine avec des cardes et la
préparer pour le rouet. — Filer en parlant du
chat. V. rbnA. — Se blesser les chevilles du
pied avec les sabots. VilL
CORDADO, gardado, m. s.f. Cardée, la quan-
tité de laine cardée en une fois et qui forme
une feuille appelée ploque, loquette.
CORDÀYRE, o, s. m. et f. Cardeur, euse,
celui, celle qui carde la laine, les étoffes.
CORDÉTO, s. f. Petite carde pour carder la
laine.
CORDI, V. GORDINB, \ .
CORDINÀL, CARDINAL, M. s. m. Cardinal.
4. CORDIXE, O, GORDOUNILLO, s. f. CORDI,
Mill. m. Chardonneret, gentil oiseau qui aime
les graines des chardons, d'où ses noms.
2. CORDINE. s. m. Merrain du bois de hêtre.
SalL-C.
CORDINÈLO, V. GORDQBÈLO.
CORDilVO GRISO. Linotte. Serin.
CORDOBÀS, V. GOLUG.
CORDOBÉLO, GORDINÈLO, CORDÔUILLO, COR-
DÔULO, Sév, GORLIIfÉTO, S. f. GORDOBÈL, GORDÔUL,
S. m. Carline à feuilles d'acanthe, carUna acan-
thifolia, d*AUioni, vulg. chardousso, artichaut
sauvage, espèce de chardon sans tige, à grande
fleur, commune sur les plateaux calcaires in-
cultes, et dont on mange la pulpe du réceptacle
comme celle de l'artichaut. Cette plante est en-
core remarquable par ses propriétés hygromé-
triques. Elle s'étale ou ferme les divisions de
l'involucre selon que le temps veut se mettre
au beau ou à la pluie. Cette plante, qui est bi-
sannuelle, porte les noms àecordobèl, de cordôul,
surtout la première année. Monjd de cordobèlos,
souffrir de la faim, parce qu'on ne mange guère
la carline crue à moins d'être pressé par la
faim. (RR. Lat. carduiLs, dont le dim. était cardu-
lus, d'oîi cordôul, et autres termes semblables.
Cordobèl est p. cordôu bel, gros chardon.)
CORDOMÔN, V. coRDÙs.
CORDÔUILLO, GORDÔULO, gorpôcl, y. coi-
DOBÈLO.
CORDÔUL, GARDÔDL, S. m. Carline à feuilles
d'acanthe. V. cordobèlo. — Chardon roiand.
V. POUNIGAL.
4. CORDOUNILLO, gardôuillo, s. f. Chardon
des prés, des lieux humides, chardon lacustre.
2. CORDOUNILLO, s. f Petit chardouDeret
Chardonneret en général. Menu gibier à plume.
— Prov. Cosséyre de cordounillo,
Et pescâyre o lo Ugno
N'oû jomay croumpàt ni comp ni bfgno.
« Chasseur de menu gibier, pécheur à la li-
gne n'ont jamais acheté ni champ ni vigne. »
CORDÛS. GORDOMÔN. Sét. s. m. PBXCH15È10,
S.-Sem. PENCHE DB SfeRP, BSPOUSSÉTO DE SÈBP,
S.'Beauz. s. f. Cardère sauvage, dipsaeus «/f«-
tris,deMiller, espèce degrand chardon brancha,
à tige dure, à tête ovale conique garnie de pail-
lettes piquantes, commun dans les champs cal-
caires. La cardère k foulon, qui ne croît pas
dans notre pays, à moins qu'on ne l'y sème,
comme à Salles-la-Source, a les paillettes cro-
chues et sert à faire les cardes pour carder les
draps. (RR. Le 1" mot se rapproche du lil.
carduus, chardon ; le 2*^ est un augm. ; le 3* si-
gnifie petit peigne, et les autres sont des termes
de mépris ; peigne, vergotte du serpent.) Cordw
désigne aqf. la bardane. V. loporâsso.
CORDUSSES, s. m. pi. Grands chardons.-
Cardes grossières qui servent à dégrossir It
laine quand on la carde.
COREILLÂ, V. COLEILLA.
COREL, V. GOLÉL.
CORÉMO, CARÉMo, M, s. f. Carême, m. temps
d'abstinence et de jeûne qui précède Pâques.
OmièjocorémOj à la mi-carême. Sémblo ûnoco-
rémo, il est lent, long dans ce qu'il fait. (R.it.
quaresima, du lat. quadragesima, quarantième
jour, parce qu'il y a 40 jours de jeûne.)
CORESSÂ, CARESSA, M, V. a. Caresser, flatter
de la main.
CORESSÂYRE, carkssayre, s. m. Qui a l'ha-
bitude de caresser.
CORÉSSO, CARÉsso, s. f. Caresse.
CORESSÔNT,-o, adj. Caressant, prévenant.
CORESTIÈ, é, GARESTiÈ, 3f. s. f. Cherlé. pm
excessif. (Lat. carita^, it. careslia, m. s.)
COR
— <09 —
COR
CORESTIÔUS, CARESTiôus.-o, .V. adj. Cher,
qui vend cher. Oquél merchônd es coresliôus, ce
marchand est cher.
CORGA, CARGÂ, V. a. Charger, uiottre uno
diarge, charger un char, un mulet, un plancher,
mur. (Bret. carga, m. s.) — Mettre. Cor{jd
Il copcly lo bèstOy lous esclouops, mettre le cha-
au, la veste, les sabots. — Appliquer un
chisquc, un seton à un animal. V. bmboroyuâ.
Charger, déposer contre quelqu'un. — Char-
r, donner une commission. — v. n. Donner
aucoups de fruits en parlant des arbres, se
r^erde fruits. — v. pr. Se charger.
CORGAt, ado, part, et adj. Chargé. — Qui
fesl pas net, ou il y a beaucoup de mauvaises
aines en parlant des céréales. Blat corydt, blé
i n'est pas net.
CORGODOU, CARGADÔu, M. s. m. Chargooir,
eu où Ton dépose les raisins d'une vigne
ouren charger une bête de somme ou un char.
.cargâ.) — Enceinte oii l'on entasse le fumier.
CORGOMÉX, CARGAMÉx, s. m. Chargement.
CORGUÉT, coRGUBTou, MESCRÉT, S. m. Ce qui
n à mesurer une charge de poudre, de plomb
ur le fusil.
CORIBÀRI, CH0RIB.4RI, TARRABALI, S.Sem.
MOLfx, Mont. s. m. Charivari, bruit tumul-
euide sonnailles et d'ustensiles que l'on fait
veufs et aux veuves qui se remarient. (R.
b.lal. chahjbarium, vase d'airain, du lat. cha-
, acier. Ce qui prouve l'exactitude de cette
m. c'est la variante lang. calib.iri. C'est donc
pure perte que les étymologistes du Nord
nt chercher l'origine de ce mot dans le bret.
lu môme le vieux celt. Que n'étudient-ils un
u mieux nos idiomes méridionaux ; ils y trou-
eraient la solution de plus d'une difficulté de
inguistique.)
*C0RIBORÀYRE, corbolixayre, Mont. s. m.
«lui qui fait charivari, qui prend part à un
arivari.
CORICOTlRO, caricatl'ro, M. s.f. Caricature,
re grotesque. (R. it. caricatura , de câro
ois, visage.)
CORILLÔUN, GARiLLÙuN, s. m. Carillon.
CORILLOUXÀ, CARiLLouNÂ, M. v. n. Caril-
oner.
CORILLOUNÀYRE, s. m. Carillonneur.
CORITAT, CARiTÂT, s. f Charité, amour de
eu et du prochain. Lo coritdt es lo pus gronda
tànioilos bertûts, la charité est la plus grande
toutes les vertus. (R. it. carità, du lat. caritas,
• s.)— Aumône. Fa lo coritdt, donner l'au-
ne. — Compassion, pitié. Prov. Corilnt et
^r sou poréns, pitié et amour sont parents.
COHITAPLE, o, CARiT.iPLB, o, adj. Charita-
ble.
CORITAPLO.MÉX. adv. Charitablement.
CORLIXÉTO, v. coRDOBfîi.0.
CORLODÉS, s. m. Carladez, partie du Cantal
et du Rouergue, ainsi appelée du château de
Cariai, dans le canton de Vic-sur-Cère (Cantal.)
Chez nous lo Carladez comprend le canton de
Mur-de-Rarrez.
CORLÔX, s. m. Amande , noix avortée ou
vide qui sèche sur l'arbre. Mill. — Fig. Femme
hardie, elTrontée.
CORLOUÔTO . coRLÔTo , c.vrlôto, M. cor-
RouoTo, S. f. Carotte, racine potagère. (Lat. et
il. enrôla, m. s.)
CORMAL, cremAl, Mill. Espl, cromàl, Montb.
CROL'MAL, Mont. s. m. Crémaillère, ustensile de
cheminée. Nègre c6umo loucremàl, noir comme
la crémaillère. (B. lat. cremale, m. s. lat. cre-
mare, brûler ou gr. x^oepàv, suspendre. — Penjâ
lou cremàl, suspendre la crémaillère, donner un
repas d'installation dans une nouvelle maison
ou quand on se met en ménage. — Ces mômes
noms servent à désigner plusieurs plantes à ra-
meaux étalés et ascendants, comme les crochets
de certaines crémaillères , telles sont le ga-
léope piquant, vulg. cramois, le galéope des
champs , les ouphraises, les mélampyres , la
mercuriale annuelle commune dans les jardins.
CORMÀS, coROMis, Mont. \ cromàt, cramât.
Vin. s. m. Tison, le plus souvent tison qui
charbonne, qui s'éteint. Oquéles cormàsses negré-
jouy ces lisons charbonnent. Es toujôur pes cor-
m'haes, il est toujours sur les tisons, il garde
les tisons (Lat. cremare, briller.)
CORMÈL p. COROMÈL.
CORMOGXOUOLO, carmaonolo, M. cormoyo-
Lo, H. s. f. Carmagnole, veste sans basques
portée à la campagne parles hommes du peuple.
CORMOILLÔU, CREMOiLLÔu, Mill. cromoillou,
Montb. CRpuMOiLLÔu, Mont. s. m. Crémaillon,
petite crémaillère, ou tringle à crochet que
l'on suspend à la crémaillère. — Poignée à
crochet pour dépendre la marmite, etc.
CORMOXÀT,v. MONÀT.
CORMOXTRÂvS, V. carmantràs.
CORMOUÔL, V. KNCLÀSTRB.
CORMOYÔLO, V. coRMOGxouoLO.
CORXASSO, CARxÀsso, M. s. f. Grosse viande,
viande de qualité inférieure. (R. péj. de car, it.
carnaccia, m. s.)
CORNIÈ, 6, soLODÔu, s. m. Charnier, appar-
tement oîi l'on sale les viandes et ou on les
conserve. Ce qui a lieu surtout pour la viande
de porc. (RR. car;solà.)
1
COR
— MO —
COR
CORNIFÂILLO, V. cornlfàillo.
CORNISSÔU, V. coRNussôu.
CORXOBAL, CARNABAL, M. S. m. Carnaval, le
temps qui s*écoule depuis l'Epiphanie jusqu'au
mercredi des Cendres. Fa comobàl, se livrera
la bonne chère. (R. it. carnovale, m. s. du lat.
carni vale^ adieu à la chair.)
Prov. Dins lou cornobâl
Se morfdo lou rofotdl.
« Dans le carnaval le rebut se marie, » ce
qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre.
— Fig. cornobâl, péj. cornobolâs , personne
grosse ou obèse et mal mise.
CORNOBOLÂDO, carnabalado, Al. s. f. Fes-
tin, divertissement de carnaval.
CORNOSSIÈ, CARNASSiÈ, ÈYRo. adj. Carnas-
sier, qui aime la chair.
CORNOSSIÈYRO, s. f. Carnassière, gibecière.
CORNUFÀILLO, corxifâillo, s. f. Viande
maigre, de qualité inférieure.
Mes gdro quond pouyrày chiqud de comufdillo.
(Bald.)
CORNUSSÔU, coRNissôu, s. m. Carnosito ;
caroncule, excroissance charnue.
CORXÛT, CARNÛT, ÙDO. adj. Charnu, oîi il y a
beaucoup de chair.
COROBÀCHO, CROBÀCHo, s. f. Cravache.
COROBÉRO p. CONOBÉRO, v. postoîsaco.
COROBIXÂDO, s. f. Excès de vin. Ne fa ûno
corobinddo, faire un excès de vin.
COROBINÂT, ADO, adj. À bords relevés. V.
COPÈL.
COROBIRÀ, CARiBiRi, M. V. a. Bouleverser,
mettre sans dessus dessous. (R. de caro, birâ,
face, tourner.) — v. pr. Se bouleverser, être
bouleversé, éprouver une forte émotion. OJère
un tal esfrây que tout moun song se corobirèt,
j'éprouvai un tel effroi que tout mon sang fut
bouleversé, se glaça
COROBISSÔUNDO, V. bscrobissôundo.
CORÔLLO, V. FOURCODÛRO.
COROMBIROUÔLO, v. escrobissôundo.
COROMEL, CARAMEL, M. CORMÈL, S. m. CORO-
MÈLo, f. Espèce de chalumeau. V. trôumpo. (Lat.
calatnus, roseau.)
Lou mojourdl, en miech de soun troupél.
Sus un tertre elebàt, j6guo del coromèl,
(Peyr.)
— Lou coromèl de la cobréto, le chalumeau
qui sert d'embouchure à la cornemuse.
COROMÉLO, s. f. Sifflet d'écorce. V. trôumpo.
— Fig. Fille, femme hypocrite, qui affecte des
airs de dévotion.
I 1. COROMILLO, CARAMfLLO, s. f. Calville, L
pomme blanche ou rouge à chair en partie
rouge et d'excellente qualité.
2. COROMILLO (comme pour les mots pré-
cédents et le suivant les deux II se proDOQceat
sans se mouiller), gerIllo, Larz, BoucoiXGutu,
Entr, oOreilléto, s. f. rocssil, S.-Scm. h
Chanterelle comestible, vulg. oreillette, boud»;
de lièvre, jaunelet, petit champignon jaune, i^
régulier, parfumé et très bon à manger.
COROSTÈL, V. coBosTÈL.
* CORPÂ, CARPÀ, V. n. Achever de mûrir»
parlant des fruits qu'on cueille avant d'êtrt'
prêts à manger. Oquélos péros corporoû m k
pdillo, CCS poires mûriront sur la paille. \R.:
carpe.) — Blettir ou blessir en parlant àts
fruits qui ne sont bons que lorsqu'ils sontbleb
ou mous.
CORPÂL, CARPAL , CORPAN, CARPÂ5 , S. DL
Coup, volée de coups. (Lat. carpere, saisir.)
CORPÂÎV. s. m. Toque, f. bonnet de magis-
trat, de docteur. Un corprin d'auripèlmirgoillélt
une toque galonnée d'oripeau. Peyr. — V. coi*'
PAL.
CORPOXDÔU, s. m. Toquet, bonnet d'in
dienne pour les petits enfants.
CORRA, ocoRRÎ, V. a. Carrer, rendre carré.
Équarrir, carrer une bille pour en faire une pou-"
tre ou pour la débiter en planches. En ce sens
on dit plus souvent coyrâ. (Lat. et it. quadran,
m. s.) — V. n. Être à l'aise, être dans l'aisance.
Oquél houôme fapla corrâ so fénno, cet homiW'
procure l'aisance à sa femme. — v. pr. Se plaire.:
être bien placé, bien assis, se prélasser. 5f
corrâbo sus soun âse, il se prélassait sur soa
tlne. Être dans l'aisance, content, heureux. (B-
lat. .se carrare, voyager sur un véhicule. V.cim)
CORRÂDO, CARRADO , M. s. f. Le conlena
d'un char, un char. Ûno corrâdo delégno,\a.
char de bois. On dit aussi une voie de bois.
\. CORRÂL, coRRAS, Hp. coRRÉL, Belm, cagc-
FÈRRE, Afont. S. m. Mâchefer, scories ferrugi-
neuses qui se forment dans les foyers desfo^
ges. Cal téne un corrâl dins Vàygo de lospô^^
per qu'âjou pas lo pepido, il faut mettre du mi-
chefer dans le vase oîi boivent les poules afin
qu'elles n'aient pas la pépie.
2. CORRÂL, corraO, Mont. s. f. Chemin non
fermé à travers les bois, les pâturages et n'étant
souvent reconnaissable qu'aux ornières. (R-
cârri.)
3. CORRÂL, CARRAL, Vill. Chemin montant.
Montb.
4. CORRÂL, coRROTÂL , Villn. carretal, >*
Sem. s f. Chemin de service sur une propriété-
j
COR
CORRÂS, V. RouôssB.
CORRÀT, ADO, CARRÂT, ADO, part. Carré. —
s. m. Carré. Quatre pans en corrât, un mètre en
*arré.
CORREILLÀT, ado, adj. Œilîeté, poreux, plein
ii'yeux comme le pain bien levé. Plein de cham-
fcres et de soufflures, comme le mâchefer. Plein
jle bulles, comme le verre mal coulé. (R. corrèl.)
CORREJA, carreja, m. v. a. Charrier, char-
iroyer, transporter sur une charrette, un char,
WDi chariot, etc. Transporter en général. Cor-
f^âdepèyros, charrier des pierres, de la pierre.
p. lat. carrigare, conduire un char, de cârri.)
CORREJÂT, V. ouÔBRo, 2.
CORREJÀYRE, carrejayrr, M. s. m. Char-
"iftyeur, celui qui transporte sur un char, char-
tle, etc. — Porteur, celui qui transporte sur
sépaules la vendange, par exemple. — Chasse-
ulets, garçon de meunier, qui porte le blé, la
ne.
*C0RREJODÔU, adj. m. Qui sert à porter, à
nsporter. Poniè correjodou, panier propre au
asporl de la vendange. Pal cori'ejodôu, bûton
lODt se servent les porteurs de vendange.
* 1. CORRÈL, carrelièch, corroliè, caras-
ti, Vill. s, m. Échelle de char. On dit aussi
lo de cârri. (RR. Le \^^ mot vient de cârri ;
autres signifient lit de char.)
1 CORREL, V. coRRÂL ; costelét.
CORRÈLO, CARRÈLo, s. f. Poulie. (It. carru-
, m. s.) V. pouLÉiLLO. — Petite roue —
uelte. S.'Sern. V. corruôl. — Trochet, bou-
«tde noix, de noisettes. Ûno corrèlo de nôu-
; un trochet de noix.
CORRÈOU, carrèou, M. s. m. Carreau, verre
fenêtre. — Carreau, carte de ce nom. — Car-
u, fer à repasser des tailleurs.
CORRETADO, carrbtado, M. s. f. Charretée,
4116 peut contenir ou porter une charrette.
CORRETEJÂ, CARRBTBJÂ, M. v. a. Charrier
ecune charrette, un chariot.
,-CORRETIÂL. v. CORRAL, 4 ; carretiàl.
CORRETIÈ, CARRETiÈ, M. s. m. Charretier,
i qui conduit une charrette.
,C0RRÉTO, CARRÉTO, M. s. f. Charrette, char à
Taux et à brancards. — Char à bœufs. Belm.
carrela, charrette.)
CORRETOU, GARRÉTou, s. m. Chariot, petite
eUe.
CORRÈYRÔU V. coRiÈYRÔu.
*CORRIÈYRIJAyRE, o, s. m. et f. Celui,
«qui fait paître son petit troupeau dans les
ÎQS. Mont,
CORRIÈYRO, CARRiÊYRo, M. s. f. Rue. Cal
^^<i roudd tous efôns p^l los corrièyros, il
— i\\ —
COR
ne faut pas laisser errer les enfants dans los
rues. — Chemin clos latéralement
CORRIÈYRÔU, coRRÈYRÔo, corrôtrou. Camp.
CARRATRÔu, M. S. m. Souticr. Lous corrièyrôtis
de Vhouort, les sentiers du jardin. Fa corrèyréu,
aller souvent au môme endroit. Peyr.
CORRIOL, s. m. Chariot; petit char; char.
L'Estiôusus soun corrid/ orrfbo ol grondgolôp.
(Peyr.)
— Brouette. V. corruôl.
CORRIOLO, CARRiôLo, M. s. f. corriôx^ m.
Carriole, petite charrette couverte d'une toile en
berceau. — Brouette. V. corruôl.
C0RRI0ULA,corriourA,.S -Sern. v.a. Brouet-
ter, transporter avec la brouette. Voiturer dans
une carriole.
CORROBIRÀ p. coROBinÂ.
CORROILLÂS, s. m. Gros morceau de mâ-
chefer. Pierre à minorai. Chemin plein de mâ-
chefer, plein de pierres. — Tas de pierres. V.
CLOPÂs. — Champ maigre et plein de pierres.
* CORROMÔGN'O, corromôugno, Ilp. escoro-
MÔGNO, C. CORRÔHO, Vilhl. POLifeVRO, PARIÈYRO,
Héq. TARiÈYRO, Cam. s. f. Pièce supérieure des
ridelles d*un char, parallèle au montant et tenant
en état tous les pieux d'un côté. Fa unporél de
corromôgnos, faire les deux pièces supérieures
des ridelles. (RR. Les premiers mots se rap-
prochent du lat. carrus magnus, char grand,
parce qu'on n'en met qu'aux chars plus grands,
tels que ceux du Causse. Policyro et ses varian-
tes dérivent de 2;a/, pieu do o.liar.)
CORROSSÂ, V. ROUSSEGÂ.
CORROUGNÂDO, corrouôgno, carrôgno, M.
s. f. Charrogne, cadavre d'un animal. — Terme
injurieux.
CORROUXIÈ, s. m. Propriétaire qui nourrit
mal ses bestiaux et les laisse mourir de faim.
Celui qui n'a que des hôtes maigres et des ros-
ses. Larz.
CORROUÔGNO, V. corrougnado.
CORROUSSIÈ, s. m. Carrossier, celui qui fait
des carrosses, des voitures.
CORROYRÔU, V. CORRÈYRÔU.
CORRUGO, coRRÛo, s. f. Tombereau à bœufs,
à un timon. (Lat. carriica, sorte de véhicule.)
CORRUÔL, CORRlÔL, CARR1ÔR, Vill. CORRUÔr,
Mont. s. m. CORRÈLO, C. carrèlo, S. -Sern. cor-
RiÔLo, CARRiÔLo, M, BRouÉTO, nt^ol. S. f. Hrouello,
petit tombereau à bras, à une seule roue. (Lat.
carrulus, petit char.)
CORRUOLÂDO, coRRioLÂDo, s. f. corrlolat,
etc. m. Brouettée, le contenu d'une brouette.
CORRÙRO, CARRCRO, s. f. Carrure.
1
cos
* CORRUSSÂT, s. m. Petite charretoo, demi
char, demi tombereau. (R. ciirri.)
CORS, V. coL'ous.
CORTAPLE, CARTAPLB, s. m. Sous-maiii, car-
ton sur lequel on écrit et dans lequel on serre
ses papiers. N. Cartable n'est pas fr. (R. du lat.
charta, papier, it. cartabello, cahier.)— Modèle
d'écriture.
* CORTEJÀ, V. a. Mêler les cartes. Marc.
CORTÔU, s, m. Carton.
CORTÔU, CORTOUNÂDOp. QUORTÔU...
CORTÔUCHO, s. f. Cartouche, f.
CORTOUYRÀ, V. a. Couper en quartiers, par
exemple, un fruit.
CORTOUYRÂDO, s. f. Lo contenu de la ci-
vière appelée cortouyro.
CORTÔUYRO,coRTÔCYDO,/?p. cibièyro, S.-A.
ciBiÈJO, Entr, s. f. boyàrt, m. Espèce de civière
dont le milieu est une corbeille et dont on se
sert pour transporter lo fumier à bras hors des
étables. (R. Les 2 premiers mots se rapprochent
du lat. cartallum, corbeille, Jonq.)
CORTOYRADO, cartayrâdo, s. f. Ancienne
mesure de surface valant neuf arcb. Delm. (R.
cârto.)
CORZi, v. n. Enchérir, renchérir, devenir
plus cher. Lou blat o corzit, le blé a renchéri.
(R. câre.)
COS, V. machos.
COSÂ, CASA, M. V. a. Caser, placer, procurer
une place ; marier. (R. Lat. casa , maison ; it.
casare, marier.) — v. pr. Se caser, se placer.
COSÂCO, CASÀco, M. s. f. Casaque, espèce de
veste. Ne soquâ sus lo cosdco , donner sur le
casaquin, battre. (B. lat. casaca, it. casacca, m.
s.)
COSAL, casal, il/, s. m. Masure, maison en
ruines, bâtiment en ruines. Ocouô's pa^ qu'un
cosâl, ce n'est qu'une masure. (It. casale, ha-
meau.)
COSCADO, cAscÀDo, s. f. Cascade, chute d'eau.
* COSCÂGE, s. m. Broutilles, menues bran-
ches, débris de bois. — Plus souvent menus
décombres ; gravois , pierraille. (Basq. casca,
gravier.)
* COSCÂILLO, s. f. Bruit de voix de poules
qui chantent, de moineaux qui pépient. (R.
onom.) V. GOSAiLLo.
* COSCÂL, s. m. Débris de pierres, éclats de
pierres ; gravois. V. gospel.
COSCÂRROU, V. GOLXGÔUILLO.
* COSCOBÈL , s. ni. bourrôumbo , Séc. re-
BOUMBO, BARRIANO, S.-A. ARIOLO, RIÔRO, Réq . S. f.
Gros grelot que portent sur le poitrail les bêtes
de somme des meuniers. Corgâloucoscobèl, met-
— Wi — COS
I
I
tre le gros grelot pour avertir les gens du passage;
ou de l'arrivée du chasse-mulets qui porte k|
farine ou va prendre le blé. (RR. Le \^ molesl|
osp. cascabel, grelot. Les deux suivants viennerfj
dQrebou7nbl, rosonier sourdement.)— CosraW
au fig. signifle babillard et étourdi. Conq,
COSCOBELÂ, C0SC0LE4A, v. a. Posséder, pous-
ser, tourmenter. Lou diâples lou coscol^o, tel!
coscobèlo, le diable le pousse. Lou souon mt cati
cobi'lo, le sommeil me renverse, me culbute, i
COSCOBÈLO, V. GOLNGÔCILLO. [
COSCOGNÂ, coRCOGNA, Nant. v. a. Taquiner.;
V. copiGNA. —V. pr. Se taquiner, se chapitrer,;
se chamailler.
COSCOGXÀYRE,. coRCOGNÂYRK , 0, s. m. *
f. Taquin , e, tracassier, querelleur. V. cori-
GXOL'S.
COSCOLEJÂ, cocoLEJÂ, CACAREJÂ, 5.-.I. coH
coRELEj.i, V. u. Caqueter en parlant des poules.;
La poule caquette quand elle a faim ouqtt'eDt|
veut pondre ; elle fait entendre ce cri répété:;
ca, ca.ca. Se dit aussi du coq, non pas quafî^|
il coqueriqueou fait entendre son chant de in«î^
tre, mais quand il appelle les poules. La poab
crételle lorsqu'elle fait entendre son chant*
joie après avoir pondu. -Fig. Caqueter bniyMJ-j
ment en parlant des femmes. — V. coscobîlL|
— V. pr. Se quereller, se chapitrer. Se coico/^*
côumo dous gais, ils ou elles se querellent etie;
chapitrent comme deux coqs.
COSCOLEJÂYRO, s. f. Fille, femme babil-
larde.
COSCOREJÂ p. COSCOLEJÂ, v. n. Clapper, fairt
entendre un bruit sec avec la langue en la dé-;
tachant du palais. Rp.
COSCORÈL,-o, s. m, et f. Petit babillart,
petite caqueteuse, petit taquin, petite taquine.
COSCORELEJÀ, V. coscoleja.
COSCORRÔU, V. GOUNGÔUILLO.
COSCÙT , SEDÔu , s. m. tourtôdyro, S.-i-
TOÛRfxo,. Van«. rasclo, rôugno, s. f. Cuscute.t
vulg. rogne, plante parasite qui fait périr les
fourrages artificiels, et les arbrisseaux m^a^'i
auxquels elle s'attache et qu'elle étouffe dans
les multiples anneaux de ses longs filaments.
La chaux et le pissat des animaux la détruisent
(RR. Le 1^»" mot rappelle le lat. cuscuta, m. si
le 2*^ signifie séton et fait allusion à ses fila-
ments ; le 3^ veut dire qui étreint dans ses,
tours, et les deux derniers signifient rogne.)
COSÈLO, s. f. cosÈL, Mont. m. Cabane de an-
tonnier , de vigneron, de berger. (B. lat. etit
casella, maisonnette.) — Pile, amas de choses
empilées. Cosèlo depèyros, pile de pierres. C^»*
sèlo d'escûts, pile d'écus.
j
COS — i
COSÊRXO, CASÈRFco, M, s. f. Caserne, bâti-
ment oîi logent les soldats.
COSIÈYRO, s. f. Espèce d% corbeille oU l'on
met égoutter les fromages.
COSIX, s. m. cosiNo, f. Cassine, maisonnette
isolée. (R. it. casina, m. s.)
* COSODÙRO, s. f. Ensemble des construc-
tions d'une ferme, d'une métairie. (Lat. casa^
maison.) — Maison vaste et multiple.
COSOOUIN, CASAQuiN, M. s. m. Casaquin, es-
pèce de casaque, de surtout. .\e soquâsul coso-
quln^ donner sur le casaquin, battre.
COSQUi., V. n. Percher, ôtro placé haut. Mill.
— V. pr. Se percher, se placer haut.
COSQUËT, s. m Képi, espèce de casquette
militaire.
COSQUÉTO, càsquéto, M. s. f. Casquette.
Làlo de lo cosquéto, la visière de la casquette.
COSSÂ, CAssi, V. a. et n. Chasser, aller à la
chasse. Es defendût deeossâ on lo nèû^ il est dé-
fendu de chasser en temps de neige. (IL cacciare,
m. s. lat. coactare, pousser.) — Chasser, pour-
chasser ; éconduire , bannir. Cossâ o couops de
bolàios, chasser à coups de balais. Cossd lous
pessoméns, bannir les chagrins. — N. Pour dire
casser, y. coupa.
COSSÀDO, s. f. Plein la coupe appelée cdsso,
COSSÂGNO, dim. cossognéto, s. f. Noms pro-
pres de lieu très communs, signifiant dans le
principe chênaie, lieu couvert de chônes. V.
60RRÎGO.
COSSÂYRE, o, CASSAYRB, o, M. s. m. et f.
Chasseur, chasseresse : un boun cossdyrej un
habile chasseur. — Braconnier, celui qui fait un
métier de la chasse et Texerce sur les terres
d'autrui.
COSSER..., v. cossoR...
COSSIBRÀILLO, CASsiBBiiLLO, M. s. f. Ra-
caille, canaille, gens sans aveu. — Qqf. mar-
maille.
COSSILLO, CASSÏLLO, M, s. f. Menu gibier.
(R. cassa.)
M. '
COSSINO, s. f. Race dégénérée, rabougrie.
Se dit des animaux et des personnes. Messiônio
eossino, mauvaise race. Mont, (R. co, comme qui
(lirait race de chien.)
COSSOL, s. m. arch. Consul. V. couôssou.
COSSOROULADC», cassaroulâdo, cosserou-
^•ÂDo, s. f. Une casserole, une pleine casserole.
COSSOROUÔLO, cossBRouÔLo, gassarôlo, M.
cossoRÔLo, Mont, cassotrôlo, s,' a, s. f. Casse-
ï'ole, ustensile de cuisine. (It. casserola^ m. s.
*>• lat. ca<«a, poêlon.) —V. capgrouôs.
COSSOU, céssocL, V. couôssou.
43 —
COS
COSSOULÉTO, s. f. Cassolette, juliennt des
dames double, plante d'agrément.
COSSOUNÂDO, CASS0UN.4D0, M, s. f. Casso-
nade, sucre non raffiné.
COSSOUÔL, CAPSÔL, s. m. arch. Droit qu*il
fallait payer à un propriétaire pour extraire do
la pierre sur ses terres. H,
1. COSSOUÔLO, COUPÈLO, COUPÉTO, s. f. cou-
pfiT, m. GROSALO, Entr. griâlo, pollJLsso, ^font,
TOLiÈYRo, Ség. qqf. gaûdo, s. f. Jatte, vase rond
et évasé ou Ton met crémer le lait, etc. Jarre,
vase pour le môme usage. (RR. Le 4*' mot rap-
pelle le b. lat. cassa, pof^lon ; les trois suivants
le lat. cupa, coupe, it. coppo, jarre.)
î. COSSOUÔLO, CASsoRO, M. s. f. Auget qui
reçoit le blé de la trémie pour le verser sur la
meule. V. coOcfeLO, 2.
COST. V. couosT.
COSTÈL, CASTÈL, M. s. m. Château, castel,
grande habitation flanquée de tours. Los tôurres
del costêl, les tours du château. Sios pas noscût
dins un coslvl, tu n'es pas né dans un château.
Se dit à quelqu'un qui affecte des airs de gran-
deur, ou qui est trop exigeant pour le service.
(Bret. castel, angl. castle, it. castello, m. s. lat.
castellum, fort.) — Gros nuage orageux.
* COSTELEJA, castelbjâ, v. n. Hanter, fré-
quenter les châteaux. (R. coslèl.) — Se former
en parlant des nuages orageux.
* COSTELEJÀYRE, castblbjaybb, s. m. Qui
aime et fréquente les châteaux.
COSTELÉT, BoscoLÉT, coBRÈL,Pei/r/. quillôu,
Mill. s. m. Châtelet, jeu dans lequel on dispose
quatre noix eu pyramide une sur trois, comme
un petit château, qu'on tâche d'abattre avec une
autre noixq^u'on jette contre.
COSTETAT, CASTBTÀT, M, s. f. Chasteté, conti-
nence.
COSTIÀ, CASTiÀ, cosTiGA, T. B. Châtier, cor-
riger, punir. (Lat. et it. castigare, m. s.)
COSÏIOMÉiN, CASTiOMÉN, cosTiMÉN, Cass. s.
m. Châtiment, correction.
CÔSTO, V. couôsTO.
* COSTOGNÂ, CASTAGNÀ, M. V. n. Ramasser
les châtaignes. Obèn ocobàt de costognâ, nous
avons ramassé toutes nos châtaignes. (R. costô-
gno:)
COSTOGNADO, v. bojonac.
COSTOGNÂL, ICOSTONÉDO, castanêdo, costo-
GNORÉDo, S.'A. s. f. Châtaigneraie, lieu planté
de châtaigniers.
* COSTOGNAYRE, gastagnàybe, o. M. omos-
saybe, o, Réq. s. m. et f. Celui, celle qui est em-
ployée à ramasser les châtaignes.
21
COT — <
COSTOGNÈ, C0ST0GN6 , Mill. castaniè , M.
cosTONiô, cosTOGXÉT, XatH. CASTÂN, Cam. s. m.
ChAtaignier, arbre qui produit les chAtaigncs.
(Gall. castan, lat. castanea, esp. casUinno, it. cas-
tagnaro , bohémien caslan,m. s.) Le bois de
chAtaignier assez bon pour charpente est très
médiocre pour le chauffage ; de là le proverbe :
Lou boues de costoniè
\'es pas» un boun corbouniè.
COSTOGXÉT, s. m. signifie châtaignier et
châtaigneraie. Nant.
COSTÔGNO, CASTAGNo, M. s. f. Châtaigne,
fruit du châtaignier. Coslôgnos obouriboSy iordi-
bos, châtaignes précoces, tardives. Costufjnos
tf^toSy châtaignes fraîches qu'on fait cuire dans
leur peau et qu'on mange en les suçant. Costô-
gnos grouilla gros ^ marrons, châtaignes bonnes
à rôtir.
Quond lou brouillard couménço o coubrf los
[mountôgnos
Que lo plèjo et lous bens obdttou los costogmis
On bojoust costiigniês ocompélous pel6ns.
Et de poou de jolàdo on ne fo de moulons.
(Pkyr.)
— Les espèces de châtaignes les plus esti-
mées chez nous sont lo gèno, la génoise, lo
doûphinéncOj la dauphinoise, lo cemenouôlo, la
cévennoise. Les deux premières sont bonnes
pour là grillade, mais la seconde est peu culti-
vée parce que l'arbre produit peu. — Prov. 01
mes iVost lo costogno dieu êsse dins un four, ol
mes de setémbre ditis un pous, pour dire qu'il
faut à ce fruit beaucoup de chaleur en aoiU, et
de la pluie en septembre. — Lo costogno del nas,
le bouton du museau du chien, le bout du nez.
— Chiquenaude, petit coup donné avec lo doigt
majeur raidi contre le pouce. Nasarde, croqui-
gnole, chiquenaude donnée sur le nez. — Nom
donné aux vaches d'un noir châtain. Moni.
COSTOCrXÔU, V. oOriôl.
COSTOXIÈ, V. COSTOGNÈ.
COSTRÔU, CASTRou, M. s. m. Petit parc. V.
CASTRE. — Lit. Cabane. Costrôu de cluèch, ca-
bane de chaume. Pegr. — Case, casier; petit
compartiment ménagé dans une armoire.
COSUEL, CASuftL,-o , adj. Fragile, cassant.
Lou béyre es cosucl, le verre est cassant. — Chan-
ceux, qui peut ne pas réussir. N. Ce serait une
grosse faute que dire en fr. cabuel dans ces di-
vers sens. — s. m. Casuel, revenu d'une cure.
COTAL, V. BossiKû.
COTA LU, arch. v. coutâl.
COTARRE, V. CAPGRouos.
COTARRI, coTARRK, s. m. Catarrhe, douleur
44 —
COT
ou gros rhume qui résulte de raccumulationdi
humeurs.
COTEDRÂLO , CATEDRÂLO , s. f. Calhédrali
église principale du chef-lieu d'un évéché.
cotedralo de lioudez, la cathédrale de Rodez.
* COTÈL, s. m. Bout de ficelle qui termi
les longes du joug. V. jûlho.
* COTELÂ, V. a. Faire tenir à la corne dajoi
le bout do ficelle qui termine une longe S.-iî.
COTÈT,-o, CATÈT,-o, M. s. m. et f. Cadet,
dette, celui, celle qui vient après Faîne d'ni
famille. (It. cadetto, roum. cadet, m. s.)
COTftTO, CATÉTo , M. s. f. Petite chatte.
CÂTO.
COTLMELEJÂ, C0ÛT13IELBJ.i, GOTIXELEJÂ, t
Cajoler, caresser.
COTIMÈLO, COÛTIMÈLO, GATIMÈLO, GUITOXÈK
S.'Gen. GoxDiMÈLo, s. f. Cajolerie, caresse. Ci
resse déplacée, agacerie amoureuse. Ombé lâi
tos bouoslrob cotimèlos gastds oqvél efiSn, n\
toutes vos cajoleries vous gâtez cet enft
(W. cat, chat, l'animal domestique le plus e«
ressé, et dont le nom est devenn un terme
tendresse, puisqu'on dit petit chat, petite ehai
dans le môme sentiment que petite biche. Ile!
à remarquer qu'on dit gatimèlo là ou le clii
s'appelle gat.)
CÔTO, V. couÔTO.
COTOPLASME, cataplalmb, M. .s. m. Catî
plasme, topique de la consistance d'une boui
lie épaisse, fait avec de la farine de lin, du son,
du pain, qu'on applique sur la peau comme cal-
mant pour abattre une inflammation. Après h
farine de lin les mauves sont le calmant le pli
eflRcace. (It. cataplasma , m. s. gr. xorrdbr>a9^«|
enduit.)
COTOPÛCHIO, oOriôlo, s. f. Euphorbe dci
bois, plante. Le mot fr. catapuco désigne Feu-
phorbe épurgo.
COTORÀTO, TÂco, s. f. Cataracte, Uie oi
tache de l'a»il. — On appelle encore coiorâtoé\
les paupières intérieures des oiseaux. S.-Sem.
COTORRÂLO, CATARRALo, adj. f. Calarrhale.
Fièbrt cotorrdlo, fièvre catarrhale.
COTORRÔUS, coTARRÔus, catarr6us,-o, adj.
Catarrheux, sujet aux catarrhes.
COTÔU, cÂTou, s. m. Chaton, petit chat. Com-I
bid lous cotôus, changer de confesseur. Se ditij
par allusion à la chatte qui change ses petits
quand elle s'aperçoit qu'elle les a mal placés.
(R. cat.) — Fig. Chaton, fleurs des conifères et|
des amentacées qui viennent en épi serre el
souvent duveteux.
iMais lousàlze es en sàbo et pousse sous colàus
(Pbtr.)
cou
— H5 —
COU
— Poupée de laine qu*on file au rouet.
COTOULiC, fQUE, co, adj. et s. Catholique. Lo
f^igieû cotoulico, la religion catholique.
; * COTOULISÀ (SE), V. pr. Se faire catholique,
je convertir à la religion catholique.
: COTOUXA, catoun , M. v. n. (^hattor, motlre
en parlant de la chatte. — \. Ne dites pas
fr. chatonner pour chalter ; chatonner signi-
enchâsser une perle dans un chaton de ba-
e. — Pousser les chatons en parlant des ar-
es.
, COTOUXADO, catounàdo, M. s. f. Chattée,
^rtée d'une chatte. (R. cotôu.)
COTOUXEJÂ, V. n. Piétiner. Se dit du lapin
du lièvre lorsqu'ils font des tours et des dô-
urs et brouillent leurs traces.
COTOUMÈYRO , catounièyro, peteliéyro,
mp. s. f. Chatière, et non chatonnière qui
'est pas français. Trou pratiqué à une porte
ur laisser passer les chats. Bàrro lo cotou-
yro, bouchola chatière. (U. cotôu,)
COTURÀ, ocoTuni, MilL v. a. Capturer, oin-
igner, prendre en flagrant délit.
COTZÔU, V. couRCHôu.
COUA, V. a. Couver. Fa coud d*uotis de ritoos
Muco faire couver des œufs do cane à une
eusse. (It. cocare, m. s. du lai. cubare, se
toucher.)
! COUADO (mot de 3 syll.), s. f. Couvée, œufs
l|ue couve une poule, un oiseau. (R. coud.)
f * COUADO (mot de 2 syll.), s. f. Coupe 5
quoue pour puiser de l'eau. (Lat. caudata, qui
aune queue.) V. bossi'no. — T(Hard. V. càp-
«toués.
COUÂL , s. m. Queue, cheveux de la tête
réunis en queue comme on les portait ancien-
nement. (Lat. cauda, queue.) — Houppe, tAte
d'arbre. V. pounchàl. — Queue de cheval.
COUARD, -o, adj. Couard, poltron, lûche.
(11. coctorrfo, b. lat. codardus, m. s. lat. cauda,
queue, soit parce que les lâches se mettent à la
queue et senties derniers à l'attaque, soit parce
que les animaux lâches mettent la queue entre
les jambes.)
COU.ARROU, s. m. Le maître, le bourgeois,
le propriétaire, le chef d'un atelier. Ce mot usité
sur la Montagne a été importé de Catalogne
parles scieurs de long. Quoiqu'il ne soit pas
injurieux, il ne se dit pas au maître. V. moussu.
COUAT, Ido, part, et adj. Couvé. Couvi, gâté,
l'oû coudt, œuf couvi. La dilTércnce entre couvi
et couât, c'est que tout œuf gâté est un œuf
couvi, tandis que un œuf couat est un œuf qui a
été couvé, mais qui n'était pas fécond et qui
s'est gâté ou qui étant fécond a avorté. V. bo-
TORfeL. — Xiellé, charbouillé en parlant du blé.
V. CORBOUNAT.
COUBÂRROU, v. couMPÉs, 2.
COUBÉN, s. m. Couvent, maison religieuse.
Lo nouôstro oynido houol ond ol coubén, notre
aînée veut se faire religieuse.
COUBENÉNÇO, s.f. (lago, salaire. Gégnoxino
brabo coubenénço, il a un bon gap^e.
COUBÈRT, cuDÈRT, s. m. Couverture, toit
d'une maison.
Prov. Que demouôro joust soun coubèrt.
Se res noun gogno, res noun perd.
« Qui demeure chez lui, s'il ne gagne rien, ne
perd rien. » — N. En fr. couvert signifie asile,
logement, mais non toit.
COUBERTÂ, V. a. Couvrir, faire le toit d'une
maison. Couvrir un pot, y mettre lo couvercle.
V. OCOT.\.
COUBERTIN, s. m. Balin, grand drap de
grosse toile dont on se sort pour transporter le
fourrage. Larz. (R. coubèrto.) V. bourras.
COUBÈRTO, s. f. Couverture de lit. V. flbs-
SADO. N. Couterle p. couverture en fr. serait une
grosso faute. — Passage couvert. S.-Sern.
COUBKRTÔU, ocoTODÔu, Mill. conucftL, Peyrl.
s. m. Couvercle d'un pot, d'un vase moyen. (R.
coubcrt.)
COUBERTÔUYRO, cobourtolvro, coBucfeLo,
s. f. Couvercle plus grand, comme ceux des
chaudrons, des marmites. — Timbale. La tim-
bale en effet a quelque ressemblance avec un
grand couvercle.
COUBÉS,-o, adj. Avide, qui demande trop,
qui prend trop. Moussu lou trouop coubés, n'oûrés
pas res, monsieur qui êtes trop avide, vous n'au-
rez rien. Se dit aux enfants qui demandent ou
prennent plus que ce qu'il leur faut pour leur
nourriture. {Cupidus, avide, angl. cotetous, con-
voiteux.)
COUBESEJÀ, V. a. Convoiter, désirer une
chose. Jalouser, envier, porter en vie à quel-
qu'un.
COUBESÉNÇO, couBESiÈ, 6, s. f. Avidité, con-
voitise, cupidité, envie d'une chose. (R. coubés.)
COUBIDÂ, v. a. Inviter à manger. Me coubidèt
de lach, il m'invita à boire du lait.
* COUBIDÂYRE, o, s. m. et f. Celui, celle
qui invite souvent, qui aime à inviter, à offrir à
manger. Es jms coubiddyre, il invite fort peu.
COUBÎS, s. m. Lieu de réunion des femmes
d'un village qui s'assemblent pour jaser sur les
nouvelles du jour. Sév.
COUBISÀ, V, n. Visiter les voisins pour de-
viser, caqueter. Deviser, cancaner. Mont.
cou
— 446 —
COU
COUBIT, s. m. Invitation à manger. Fa lou
eoubit de Mounpeliè en dobolén Vescoliè, faire
l'invitation de Montpellier quand la personne
descend Tescalier.
COUBRI, V. a. Couvrir. (It. coprire, lat. coo-
perire, m. s.) V. ocotà. — Ensemencer les ter-
res, semer les céréales. S.-A. V. cubh/.
COUBRI-CÈL. V. ccBER-cfeL.
COUBRIDO, V. SBMBXÂDO.
COUBRISÔU, V. CDBRiséu.
COUBRO-PÈ, s. m. Couvre-pieds, petite cou-
verture qu*on met sur les pieds. — Courte-
pointe, couverture de couleur. V. courto-p6un-
CHO.
COUC ^FA). Tomber dans l'eau, chavirer.
COÛCA, V. coûQuJl.
COÛCÀDO, V. COLCADO.
COUCÂRDO, s. f. Cocarde. Piqui lo coucàrdo,
monter à la tôte en parlant du vin. Frapper è la
tête. Nant,
COUCÂRROU, péj. coucobrAs, s. m. Gueux,
coquin, fripon. Se dit aussi des animaux rétifs
ou indociles.
* COUCÂYRE, s. m. Celui qui fait des coches
à un fuseau. V. couqua. Ex. gus.
1. COÛCÈLO, s. f. Tète de chevreau ou d'a-
gneau écorchéo. Petit crâne. (R. C'estFabrégé de
cobucèlo, r. cap.) — Corps d'un enfant mort avant
l'âge de raison ou avant la première communion.
Sound per ûno coûcèlo, sonner les cloches pour
un enfant défunt. On dit qqf. coûcèl, m. pour
un petit défunt. Est. Enlr. — Petite boîte ; ta-
batière. — Fig. Personne niaise.
2. COÛCÈLO, POPUOLO, Ville, cossouôlo, cas-
sôRo, M. s. f. Âuget mobile placé au-dessous
de la trémie et qui verse le grain sur la meule.
4. COUCHA, V. a. Chasser, pousser devant
soi, faire avancer. Coucha lou bestial, pousser,
faire avancer le bétail. Uno idèyo côucho Vaûtro,
une idée chasse l'autre, suit l'autre de près.
(Lat. coactare, pousser.) — v. pr. Se poursuivre.
2. COUCHA, v. n. Coucher. On dit mieux
jàifre. — V. pr. Se coucher, se mettre au lit.
Que se côucho ombé set en sontdt se lèbo, qui se
couche sur la soif se lève en bonne santé. Lou
soulél s'es couchât, le soleil s'est couché.
Prov. C6umo lou lièch forés
Te couchords.
C'ost-à dire : Ton avenir sera tel que tu le pré-
pareras. — s. m. Le coucher.
COUCHÂDO, s. f. Couchée, séjour que l'on
fait la nuit dans une maison, une auberge, quand
on voyage. Pogâ lo couchddo, payer la couchée.
Hospitalité pour la nuit. Demondd lo couchddo,
demander l'hospitalité pour une nuit.
COUCHAYRE, s. m. Celui qui conduit, qd
pousse devant soi des bestiaux. Chasse-muleU.
V. PORINËL.
CÔUCHO, s. f Hâte, action d'être pressé, dt
n'avoir pas le temps. Obûre côucho, être pressé,
n'avoir pas le temps. (Lat. coactic, action de
pousser.) — Couche de certaines choses. Co'ucào
de nèû, couche do neige. Peyr. Peu usité.
COUCHÔXT, coDCHANT, s. m. Couchant, ouest
COUCHOUÔL. V. COUNOUILLÂDO.
COUCHOUYRÊL, couchotrèl, s. m. Premîw
vin qu'on tire de la cuve, ou qu'on fait à la
hdte avant l'ouverture des vendanges.
COUCHOYRÈL, s. m. Petit chien de berger.
COUCi, adv. Comment. Coud boules que fâçof
comment voulez-vous que je fasse ? — Pour-
quoi. Coud benès to lèû ? pourquoi rencz-vcos
sitôt? — conj. Comme. Besès coud s'es obimdt,
voyez comme il s'est sali. — Coud qne^ est-ce
que. — Couci'coud, couci-couci, comme ci,
comme ça, tant bien que mal.
CO0COLÉT,-o, adj. Façonnier, cérémonieux
MilL
COUCOMÈLO, V. BsccDBLÔu, 2.
COUCORÈCO, CLOcco , s. f. CACA.RÂCi, Xani,
m. Pigne, m. strobile, m. pomme de pin el d'au-
tres conifères. (RR Le <*^est le dim. de coucou:
le 2® signifie glousse, parce que les pignes,
quand ils sont secs, se hérissent comme la
glousse devant le danger.)
COUCORÈLO, V. coucôoRLo.
COUCORRÙX, s. m. Coquînerie, esprit, ha-
bitudes de coquin. (R. coucdrrou.) S.-Gen.
4. COUCOU, s. m. Cocon, enveloppe que file
le ver à soie et dans laquelle il s'enferme pour
se transformer en papillon. Cocon d'autres che-
nilles qui s'enferment dans une enveloppe sem-
blable. — Fig. Œuf. Se dit surtout aux petits
enfants. Cdlo que te dounordy un coucou^ tais-
toi, sois sage, je te donnerai un œuf. (It. cuc^,
m. s.) — s. et adj. Nigaud, niais. Quônte coucôul
quel nigaud ! — £n fr. coucou se dit aussi d'an
homme à qui sa femme n'est pas fidèle.
2. COUCOU, FiLiPÔo, Aub. Haricot rond.
Coucou blonc, haricot rond blanc. Coucou de bi,
haricot moitié blanc, moitié couleur de vin. —
N. Les haricots longs blancs portent en fr. le
nom de flageolets. V. hodngéto.
* COUCOULÀDO, coocouNADO, s. f. Tas de
cocons. Tas d'œufs. Oqui y o be ûno tâlo coucou-
Iddo, voilà bien des œufs. (R. coucou.)
COUCOULÔUS (DE), adv. 1 croupetons, à
crouptons, d'une manière accroupie. 5e métn
de coucoulôus, se mettre à croupetons. Morchi
de coucoulôusj o coucoulôus, marcher à croupe-
cou
— H7
COU
^ons. (R. eoxicàu, par aliusion à la position ac-
OTOupie de la poule qui pond.)
COUCOULÛCHO, V. cocoLûcHO.
COUCOUMÂR, BLOucÀR, s. m. Espèce de pi-
ohet, vase en terre ou en bois pour le vin,
cijrant une anse latérale et un bec pour verser le
liquide, et contenant de trois à quatre litres.
MÊill. Peyrl. — N. Le mot fr. coquemar désigne
i]iii pot pour faire bouillir de Teau.
COUCÔUMBRE, GOUNCéUMBRB, goolôumrrb ,
Mâarc. cocDôuMBRB, couDouHB, s. m. Concom-
bre, espèce de cucurbitacée à fruit jaune, long
ovale. On le mange cru comme excitant; on
peut le cueillir jeune et le conserver dans le
vinaigre comme cornichon. (Lat. cueumis ,
couine.)
* COUCOUNÉT, coucooNÈL,s. m. Petit cocon.
Petit œuf. (R. coiicdu.)
COUCOUNIÈ, ÈYRO, s. m. et f. Coquetier, co-
quetiëre, celui, celle qui achète et vend des
ceufs. (R. coucou,)
i. COUCOUNIÈYRO . s. f. Magnanerie. V.
MOGNONDORiô. — Lieu où pondent les poules.
2. COUCOUNIÈYRO, choOdblayro, s. f. Mar-
chande d'échaudés.
COUCOURÀLLO , s. f. Narcisse jaune. V.
coucûBO. — Narcisse poétique. Conq. V. g6nto.
* COUCOURLÂDO, s. f. Œufs cuits h l'eau. —
Tas de champignons blancs à forme ovoïde. —
Raves, pommes de terre que les bergers font
cuire sous la cendre dans les champs. Fa ûno
coueourlddOj faire cuire des raves ou des pom-
mes de terre en improvisant un petit foyer en
pleine campagne.
-1. COUCÔURLO, s. f. dim. coucourlôu, m.
Oa appelle ainsi les champignons à chapeau
ovoïde ou sphérique, et qui en naissant sont
enfermés en boule dans un volva ou enveloppe,
qai forme ensuite un anneau à leur pied. Cou-
êdurlo foiiàlo^ fausse oronge. Coucéurlo rôugeo,
la vraie oronge. V. uurôonjo. — Petite rave
crue ou cuite.
2. COUCÔURLO, coucoRÈLo, couôyno, couyno,
Atlb. SOlfT-XIQUÈLO, SONT-MIQUOLÉNCO, HIQUO-
LÉNCO, SBXT-MORTiNO, S. f. MIQUÈL, MIQUBLÔU,
Marc. m. Oronge blanche, vulg. coucoumelle,
y. Bescherelle, amanita alba, de Persoon, cham-
pignon blanc , dessous du chapeau lamelle,
violet, brunissant avec Tâge, anneau au pied.
Ce champignon, bon à manger, est assez com-
mun dans les bruyères, les pâturages, les prés
secs, depuis la Saint-Michel (29 septembre) jus-
qu'à la Saint-Martin (H novembre). De là la
plupart de ses noms.
3. COUCÔURLO, GOUcoRbLO, s. f. prodèl,
PRODBLÔu, PRODBLÉT, S. m. Agaric comestible,
amanite comestible ou champignon de couche ;
agaricus esculentus, Wulf^ chapeau couleur d'ar-
gile, lames blanches. Ce champignon, le seul
vendu et mangé à Paris oU on le fait venir arti-
ficiolloraent dans l'obscurité sur le fumier de
cheval, se trouve à l'entrée de l'hiver et au
printemps dans les lieux herbeux, les bruyères,
les friches, les prés» comme ses derniers noms
l'indiquent.
COUCOURÔUCHO p. COUCOULÛCHO.
COUCUDO, COUCOURALLO, COILLOUÔLO, S. f.
coucûT, m. Narcisse jaune ou faux narcisse. Il
vient au printemps dans les bois.
1. COUCÛT, s. m. Coucou, oiseau qui ne
vient dans le pays qu'avec la belle saison, pond
dans le nid des autres oiseaux, et fait entendre
un chant bien connu qui lui a valu son nom dans
toutes les langues. (It. cuculo, esp. cuco, lat,
cuccus, grec xôxxuÇ, m. s.) On dit d'un habit usé,
surtout d'un vieux chapeau : Ion dounorây ol
conçût, je le donnerai au coucou , sans doute
pour qu'il lui serve do nid.
Prov. Trempe lou motf, lou ser ossût,
Tems de conçût,
€ Mouillé le malin, ressuyé le soir, temps de
coucou, » c'est-à-dire que dans la belle saison
l'humidité causée par la pluie dure peu.
Prov. Per Sont-Benesét
Lou coucût conto per soun drct ;
Se per Nou6stro-Ddmo o pas contât
Es tuât ou nsconât.
« A la Saint-Benoît (21 mars) , le coucou
chante de droit ; si à Noire-Dame (25 mars) il
n'a pas chanté, il a été tué ou il est mort. » Ce
n'est guère qu'en avril que le coucou fait son
apparition dans notre pays. Ce proverbe doit
être importé du midi.
2. COUCÛT, BRÂGOS DE COUCUT, CàLSOS de COU-
CUT. La primevère, vulg. pain de coucou, plante
à fleur jaune qui vient au printemps à l'époque
de l'arrivée du coucou.
3. COUCÛT, s. m. Massue dont on se sert
pour écraser la pâte des noix ou la graine du
lin dans le sac qu'on met sous le pressoir pour
en extraire l'huile. — Traverse de bois qui
maintient les jumelles d'un pressoir.
COUCÛT DE PIBOUL, v. hèrbo de fic.
COUDAT, V. OCOUDiT.
COCDEJÂ, V. COLLBJA.
COÛDEJÂDO, V. COLLEJADO.
COCDEJODÔU, V. BUGODiÈ.
COUDENÂS, s. m. Grande couenne. (R. cou-
déno ) — Fig. Femme de mauvaise vie. — Mau-
cou
— 418 —
COU
vais pré ou l'herbe est courte, oU Ton fait paître
les chevaux.
COUDÉXO, s. f. Couonne, peau de certains
animaux, surtout du porc. BaiUo-mé ûno cou-
dénopergroijfisd lo rèsxo, donne-moi une couenne
pour graisser la scie. (B. lat. culena, it. colenna,
m. s. lat. cutw, peau.)
COUDÈRC, s. m. Petit pré, petit enclos situé
près de la maison et oii on laisse aller la vo-
laille, les agneaux, etc.
Prov. Que demou6ro dins soun coudèrc,
Se res noun giSgno, res noun perd.
« Qni reste dans son enclos, s'il ne fçai^ne
rien, ne perd rien. > — Pacage communal situé
près d'un village, d'un hameau. (B. lat. codercum,
m. s.)
COCDÉT, V. collet.
COUDÉT , s. m. Faucillon, petite faucille.
Prov. Conél l*ouon 7niss6uno ombe un coudât,
à Canet (-de-Salars) on moissonne avec un fau-
cillon, ce qui veut dire que les récoltes y sont
ché'ives, parce qu'il n'y a pas beaucoup de
terres arables, comme dans beaucoup de loca-
lités dites du Ségala.
COUDÉTO, s. f. Petite pierre à aiguiser. (R.
dim. de coût.)
COUDIAL, coudiôl, s. m. Coyer. V. couDife.
— Fig. Femme suspecte et sans honneur.
COUDIÈ, COUDIOL, Larz, coudûl, coubiJLr,
S.-A. s. m. Coyer, coffîn, étui en bois oli le fau-
cheur tient sa pierre h aiguiser. — Espèce de
laitue qui se forme en pomme ovale allongée
comme un coyer.
COUDIS, T. cocTfs.
COUDÔUBRE, v. coucéuMBRK.
COUDOUONÀC, s. m. Cotignac, confiture de
coings ; gelée de coings. (R. couduun.)
COUDOUGNÂT , s. m. Confiture faite avec
des poires et du cidre. Cari. — Pommes écra-
sées destinées au pressoir pour faire du cidre.
Villn.
COUDOUGNÈ, V. couDouMitî.
COUDÔUGNO, V. couDôuN,
COUDÔUMBRE, cogdôume, v. coucôuhbre.
COUDOUMIÈ, couDOcjNiÈ, Est. coudocgnè, 6,
s. m. coLDouGNÈYRO, S.-A. f. Coignassicr, arbre
qui porte les coings. (R. coudôun.)
COUDÔUN, s. m. coud6ugno, S.Sern. f. Coing,
fruit du coignassier dont on fait la liqueur et la
confiture du môme nom. (It. cotogno, lat. coto-
newn, m. s.)
COUDOUNIÈ, V. COUDOUMIÈ.
COUDOUÔL, V. COUNOUILLADO.
C0UD6URS,-o, s. m. etf. Aide berger. S.-Sem.
Y. rogAs.
COUDRIL, y. côutrb.
COUDRILLÔUX, s. m. Espèce de bateau avec
cabine.
COUÈL , s. m. Œuf qu'on donnait autrefois aa
berger qui apportait sain et sauf ua agneau oa
un chevreau né au pâturage. (R. couè, cri du
chevreau nouveau-né.) Mont. — Cadeau que
Ton fait à une femme pour les soins qu'elle a
donnés à une malade.
COUETEJA, v. n. Quoailler, remuer toujours
la queue. (R. couéto.)
COUETIÈYRO, adj. f. birouno couBTifevRO. Ta-
rière de moyenne grandeur à longue tige. (R.
couéto.)
COUÉTO, couiTO, cuÉTO, MilL couo. Mont.
cûo, S.'A. s. f. Queue. Fa lo couéto, rebessindlo
couéto os uno ègo, trousser la queue à une ju-
ment. Coupa lo cûo os u7i chi, couper la queue
à un chien. Trémblo côumo ûno couo de bdco,
il tremble comme un voleur. Lo couéto d'MQ
fuèillo, le pétiole, la queue d'une feuille. (IL
coda, lat. cauda, v. fr. coue, m. s.) — N- Dans
les pays où l'on dit cûo, les mots couéto^ cuéto,
qui sont dim. ne s'emploient que dans le sens
de petite queue, comme celle du pourceau, etc.
COUETO, céusTio, Vill. coclce, Larz. cocl-
cÉRo, S.'A. s. f. Couette, matelas de plumes, lit
de plumes ou de feuille de maïs. (RR. Les deux
premiers mots se rapprochent du gr. xocnj, lit ;
le vieux mot fr. cousle signifiait courte-pointe ;
les deux derniers du lat culcilra, paillasse ; it.
coUrice, couette.)
COUÈYF..., V. couYF...
COUÈYNO, V. coucôuRLo, 2.
COUÈYSSi, V. cooYSsf.
COÛFÀ, caDfJL, càlfa, S.-A. y. a. Chauffer.
Coûfâ lou four, chaulîer le four. (Lat. calfare p.
calefacere, m. s.) — v. pr. Se chauffer, se ré-
chauffer.
COUFÂ, V. COUYFA.
COUFÂDO, V. bonJLdo.
COÛFÂGE, caOpàgb, calfâgb , S.-A. s. m
Chauffage.
COUFÈL, s. m. Vieux chapeau. Ocoué's pas
qu'un coufcl, lou dounorây ol coucût, c'est un
vieux chapeau, je le donnerai au coucou. S.-Ch.
Pourl'étvm. v. couôyfo.
COUFELO, qqf. coFfcLo, s. f. Vieux chapeau
de femme. S.-Ch. V. cufëlo.
COUFESSÂ, V. a. Confesser, avouer ses fau-
tes, confesser, entendre la confession de quel-
qu'un. (R. it. confessare, m. s. du lat. confiteri,
avouer.) — v. n. Se confesser, accuser ses fau-
tes. Ou dise côumo se coufessâbo, je le dis sincè-
l rement comme si je me confessais.
cou
— i\9 —
COU
Prov. Se confessa, so courrcjé
Sous dous mesliès bous o fa.
« Se confesser, se corripjer sont deux choses
bonnes à faire. » — v. pr. So confesser. Per pla
se confessa se cal pla exomint, pour bien so con-
fesser il faut bien s'examiner.
COUFESSÂT, ÀDo, part. Confessé.
Prov. Pecat confessât
mièch perdounàt.
« Péché confessé (est) à moitié pardonné. »
COUFESSAYRE, o, s. m. et f. Pénitent, o,
qui se confesse. — adj. Qui se confesse sou-
vent. V. ocoufbss/t.
COUFESSIEÛ, s. f. Confession, aveu de ses
péchés. Qîie rombouôijo so confessieû s'espaûso
perdre Dieû^, qui renvoie sa confession s'ex-
pose à perdre Dieu.
COUFESSIEÛNAL, s. m. Confessionnal, siège
du confesseur.
Prov. Quond ouon dfntro ol coufessieûnàl,
Se cal confessa coumo cal.
€ Quand on va au confessionnal, il faut se
confesser comme il faut. »
COUFESSÔU, s. m. Confesseur. Cal pla coûsl
sonn confessa u, il faut bien choisir son confes-
seur. Coufessôu de lo fe, confesseur de la foi,
qui souffre ou qui a souffert pour la foi.
COUFI. V. a. et n. Mijoter, faire cuire lente-
ment h petit feu. Mitonner, n. So mitonner,
cuire lentement, laisser un temps dans le bouil-
lon. Doyssâ coufi lo sôupo, baisser mitonner la
soupe. (Lat. conficere, achever ; diriger.) — v.
n. Fermenter, s'assimiler, en parlant du fumier
qu'on môle à la terre avant de semer. — v. a.
Déliter, briser la pierre. Se dit des effets de la
chaleur et de la gelée sur certaines pierres.
Lousoulél et lo jolddo coufisou lou sobèl, le so-
leil et la gelée délitent et brisent la mauvaise
qualité de pierre du grès bigarré. — v. n. Éprou-
ver longtemps du chagrin. — v. pr. Se miton-
ner. Fermenter. Se déliter, se briser.
COUFIDÔU.BSTouFOufen, Rign, fournét, Laiss,
s. m. poutIno, Larz. coOquîîlo, Am6. qqf. clouô-
CHo, s. f. Cloche de fonte, à trois pieds et à
poignée avec un couvercle. Cette cloche ronde
ou ovale est très commune et très commode
pour faire une étuvée ou estouffade, pour faire
cuire les viandes ou autres aliments sans éva-
poralion sensible. Fa conôyre ûno gigo dins lou
fournc't, faire cuire un gigot dans la cloche de
fonte. (RR. Le 1*'" mot vient de coiifi, cuire len-
tement; iQt^d'estoufd, empocher l'évaporation ;
U 3« de four^ four ; le 4* de ponti, fonte, et le
0* signifie coquille.) Coufldôu signifie encore
étuvée, viande cuite dans la cloche. Li cal de
coufidthis, il lui faut des étuvôes. Coc.
COUFIGNA, ENCOUFiGxÂ, v. a. Confiner, relé-
guer dans un coin. S.-À. — v. pr. Se faire une
place dans une foule compacle, se caser ; s'ou-
vrir un passage. — Se rencoigner.
* COUFIGNÈ, couFiGNOMÉN, s. m. Foule com-
pacte. S.'A,
* COUFIGNÈ. Tas do fruits à moitié gâtés.
* COUFISOU, s. f. Cuisson lento. .
COUFIT, /do, part Mitonné, cuit lentement.
Sôupoconfido, soupe mitonnée. — Délité, brisé,
réduit eu terre. Pèyro confido pel gel, pierre
réduite en terre par la gelée. — Pourri. Fûsto
confido, poutre pourrie.
COUFLÂ, V. a. Gonfler, enfler, soufiîer. Lou
legûn côuflo, les légumes gonflent. Confia ûno
bessigo, gonfler, souffler une vessie. Confia un
bedH, souffler, bouffer un veau. (Lat. conflare,
souffler.) — V. pr. Se gonfler, enfler, n. s'en-
flc'r. Se météoriscr en parlant des ruminants
qui mangent trop de luzerne ou de trèfle sur pied.
COUFLAT, ADO, part. Gonflé, plein de vent.
Météorisé. V. coustlgat.
CÔUFLE, o, adj. Gonflé ; plein et rebondi.
CÔUFLE, COUFLÉÏ, KSCOUFLÉT, BUFÉT, BUFO-
Dou, Entr. s. m. Soufflet pour souffler au fou.
(RR. confia, bnfâ.)
COIFLIT, Pegr., p. cloOfIt.
CÔUFLO, s. f. couFLOs, pi. Cloche, ampoule,
boursoufflure. Bulle d'eau.
COUFLOBÔUGRES, s. m. pi. Nom grossier
qu'on donne aux pois et aux haricots.
CÔUFLOS, s. f. pi. Robe bouffante, crinoline.
Pouôrto las conflos, elle porto la crinoline.
COUFLOSÔU, s. f. Gonflement, tel que celui
que produisent les légumes.
COCFODiS,-so , CAiJFADis,-so , adj. Chauffé
souvent. Un four coUfodis, un four souvent
chauffé.
COÛFODÔU, adj. m. Qui échauffe. Vàstre
coufodnu , l'astre réchauffant, le soleil.
COUFOUÔHLIIO, s. f. Cupule des noisettes,
enveloppe verte et festonnée qui les couvre en
partie. V. cufèlo.
COUGÉT, s. m. Boîte ou sac à poudre.
COUGNÀ, V. cuGNÂ.
COUGNÂT, ADO, s. m. etf. Beau-froro, belle-
sœur, cousin, cousine. S. A. S.-J.-Br, (Lat.
cogna tus, m. s.)
COUI (pr. cou'i), adj. m. Petit. Se dit des
doigts et des orteils. Lon det con'i, le petit doiirt
L'ortél conï, le petit orteil, lléq. (R. Ce mot veut
dire qui sê plaint.)
cou
— 120 —
COU
* COUINA (pr. cou-ind), v. n. Crier d'une voix
aiguë. Se dit du porc quand on le langueye,
qu'on le pèse en le suspendant, ou qu'on le tue.
(R. onom. du cri de l'animal, qui se plaint.)
Prov. Per Sénto-Cotorfno (25 novembre)
Lou pouorc coiiîno.
C'est-à-dire qu'à partir de la Sainte-Catherine
on tue les porcs gras. Larz,
COUITO, V. coufiTo.
CÔUJO, V. Gôcjo.
COUJORASSODE SÈRP, s. f. Bryonedioïque,
vulg. couleuvrée, vigne blanche, vigne vierge,
plante sarmenteuse à grosse racine fétide.
Vill.
COUJÔU, V. Goujôu.
i. COUL. s. m. couLoséu, f. Décuvaison, ac-
tion de transvaser le vin de la cuve vinaire ou
il a fermenté dans les tonneaux. Lou tems de lo$
eoulosôus, l'époque de la décuvaison.. (R. coula,)
2. COUL, V. couLODÔu, 2.
^. COULA, s. m. Collier pour les animaux.
V. coulàrd. — Fig. Terme injurieux. Missent
coula, petit drôle, mauvaise tête. Michânt coula,
mauvais sujet.
2. COULA, V. a. Mettre le collier à une béte
de trait. Bay covld lou chobâl, va mettre le col-
lier au cheval.
3. COULA, V. a. Coller, faire tenir avec de la
colle. (R. couôlo) — Arrêter court, réduire au
silence, soit par une vive réplique, soitpar une
question embarrassante. — Arrêter court une
béte de trait, soit en augmentant la charge, soit
en faisant ou laissant passer la charrette contre
ou devant un obstacle. coulât lou chobâl, lo
corréto. Ces mots sont intraduisibles dans leur
généralité. Il faut dire, selon les circonstances,
engager dans, empêtrer, embourber, accrocher,
etc. la charrette. — v. pr. Se coller, s'arrêter
court, ne pouvoir plus avancer.
4. COULA, V. a. Couler, passer au couloir, à
l'élamine. (Lat. colare, m. s.) — Couler, trans-
vaser, verser d'un vase dans un autre. V. rk-
couLÂ. — Décuver, transvaser le vin delà cuve
dans les tonneaux. — Verser le métal fondu. —
V. n. Couler, dégoutter. V. roja. — Couler en
parlant de la vigne et autres arbres dont la flo-
raison est contrariée par la pluie et qui per-
dent le fruit naissant.
5. COULA, ocouLi, Entr. coûta, S.-A. MilL
CROUTÂ, Larz. v. a. Caler, mettre de niveau.
Coula lo taûlo, caler la table. Caler, fixer, arrê-
ter avec une cale. Cotitd los rouédos, caler les
roues. Croutâlo corréto, caler la charrette.
6. COULA, V. a. Raser, effleurer. Could lo
porét, raser la muraille, s'appuyer contre. Coula
lo porét, s'appuyer contre la muraille.
7. COULA, V. n. et a. Coûter. Qxiond bom ■
coulèt oquél copèl ? Combien vous coûta ce cha-
peau. V. coustJL.
COULÂDO, s. f. Salut fait par une incliDation
de tête. (R. couoL)
So tèsto de bounéts et de béndos corgàdo
01 bouj Al soun besl fo may d'ûno coulddo,
(Coc.)
COULÀNO, s. f. Collier de bois très larige pour
les veaux. S.-A. (It. collana, collier.) — cocla-
rIbo, Cam, Large collier des bœufs auquel sont
attachées les clarines ou sonnettes.
COULARIO, s. f. Espèce de carcan qu'on met
aux chèvres. Ség.
COULARD, COULA, Mill. s. m. Gorgerin, col-
lier de fer ou de cuir garni de pointes de fer
que l'on met au cou des dogues, des chiens de
parc pour qu'ils puissent se défendre des loups.
(Lat. collare, m. s.) — Collier de chien en géné-
ral. — Collier des brebis et autres animaux q\ii
portent des sonnailles ou des grelots. — cocufc,
Jf. s. m. Collier de bête de trait.
COULAS, HÈRLE CORBOTAT, aÈRLS B*ATO, S.
m. Merle à plastron blanc ou merle d'eau. Il
habite les montagnes. Il est ainsi appelé à cause
du plastron qui forme comme un collier ou une
cravate à son cou.
COULAS-ÔC. Notez ceci, notez le point ; re-
marquez bien. Car/. Oui, c'est cela. Est-ce le
ch3min do tel endroit ? Coula$-éc, moussu, oui,
monsieur.
CÔULCE, V. couÈTO.
COULCÉRO, couLCÉDO, Up. couyssImo, VUin.
I BORAFO, barJLfo, garâfo, S.-A. poillasso, Lars.
Paillasse, sac plein de paille qui sert de lit ou
qui supporte le matelas. Dans bien des endroits
les deux premiers mots, le 4*, le 5® et le 6*
désignent une paillasse ou matelas garni de
balles d'avoine ou de paille de maïs, appelé en
fr. balasse, v. Bescherelle. (RR. Les 2 premiers
mots se rapprochent du lat. culcitra, m. s. ; le
3® de couyssi ; les trois suivants sontpour balaft^
de balle ; le dernier vient de pàillo.)
COÛLÉILLO, CAÛLÊiLLo, M. coÛLiLLo, Moni.
coûRÎLi.o, Larz. s. f. coOlét, caOlêt , Jf. m.
Chou d'hiver ; jeune chou qui n'a pas pris tout
son développement. {Caulis, m. s. fut emprunté
par les Latins aux Gaulois.)
COÛLEJÂ, V. a. et abs. Dépouiller les choux
de leurs feuilles.
COULERÉTO, s. f. Collerette, fraise, orne-
ment du cou pour les femmes.
cou
— m —
cou
COULERINO, y. coulor/no.
COULÉRO, 8. f. Colère, emportement. Prov.
Pêr dintrâ en coulèro cal sourii de roséu, pour
entrer en colère il faut sortir de la raison.
Prov. Coulèro de Porfs
Côuro plôuro côuro ris.
« Colère de Paris, tantôt pleure, tantôt rit. »
Se dit des personnes au caractère léger et mo-
bile, sensibles ou susceptibles à l'excès.
COOLÉT, V. coOléillo.
COULÉT, s. m. Collet, partie d'un habit qui
entoure le cou. V. corésso. — Collerette. S.-A,
COULETÂ, V. a. Colleter, saisir au collet
pour secouer, maltraiter. — Laisser un collier
de laine à la brebis quand on la tond. V. frapo.
-- V. pr. Se colleter, mettre un collet. — Se col-
leter, se saisir au cblle.t et se secouer.
COULIANDRO, s. f. Piquette, mauvais vin.
COULICO, s. f. Colique.
COULICÔUS,-o, adj Coliqueux, sujet à la
colique, ou qui donne des coliques.
COÛLIÈ , ÈYRO , adj. Qui aime les choux.
Prov. Cat coûliè, co robiè, le chat préfère les
choux, le chien les raves. (R. coûlét,)
i, COULIÈ, s. m. Collier, ornement pour le
cou. Collier de chien ou d'autre animal. V. cou-
lard. (R. couoL)
2. COULIÉ, s. m. Chef d'une bande de mois-
sonneurs, appelée coudto. V. copitôni.
COOLIÈYRO, caDlièyro, M. s. f. Carreau,
planche de choux. Choux en général.
Onnédo de coûlièyro,
Onnédo de poûrièyro.
< Année de choux, année de misère, » parce
qae les choux no réussissent bien que par des
pluies fréquentes d'été qui compromettent les
principales récoltes.
CIOULINDRÔU, couLiNTÔu, goulintôu, s. m.
Groseille sauvage, celle du ribes alpinum spé-
cialement.
COULINTÔU, couRiNTéu, s. m. Groseille.
5.-A. V. GROOSÈILLO.
COULISSO, s. f. Coulisse, rainure. — Cou-
lisse, rempli fait à un tablier, à un rideau, etc.
pour le serrer, le desserrer au moyen d'un cor-
don ou lacet passé dedans. — Qqf. lacet. V.
BÉTO.
COULLEBÂ, COULLBBÉTO, V. COLLEBi, COLLB-
BfiTO.
COULLÈBO COUMBAYSSO. Mots dont se ser-
vent les enfants en faisant au jeu de bascule.
V. COLLEBÉTO.
COULLÈGE, couLLÈGi, Mont, s. m. Collège.
(R.dulat. eollegium, m. s.)
COULLETÔU , TQILLAYRB , S,'A. COUÔ0SOU ,
Espl. s. m Percepteur, receveur particulier.
Cal onâ troubd lou coulletéuper croula lo tâillo,
il faut aller chez le percepteur pour achever de
payer les impositions de l'année. (RR. Le i^
mot du lat. collector, qui recueille ; le 2® de
tâillo, le 3^^ du lat. consul ^ consul, magistrat
d'une ville. Les consuls ayant été remplacés
par les maires, leur titre s'est conservé en cer-
tains lieux pour désigner les percepteurs.
COULLIRE, s. m. Collyre, Uniment pour les
yeux. (R. du gr. xo)l<jpiov, m. s.)
COULLOTIEÛ, s. f. Collation , léger repas
qu'on fait le soir quand on jeûne.
COULLÔUC, s. m. Service, soins. S.-Gen,
COULLOUQUÀ, V. a. CoUoquer, placer, éta-
blir. (R. du lat. collocare, m. s.) — Servir, don-
ner ses soins. S.-Gen.
1. COULODÔU, couLADéu, M. s. m. Couloir,
passoire, ustensile de laiterie tantôt en forma
d'étamine, tantôt en forme de chausse ou de
capuchon (v. bstbbIgno) pour passer le lait et en
séparer les saletés. (R. couli.)
2. COULODÔU. Chaudière oh l'on fait cailler
le lait. V. GftRLo.
Tout de suite es jetAt (le lait) dins un grond
[coulodôu,
Etper lou fàyre préne on y tray lou presôu.
(Pbyr.)
COULOLÂCH, s. m. Étamine, linge qui sert
de passoire pour couler le lait. Ség,
COULORDÂ, V. ENCOULORDÂ.
* COULORETÂT, ado, adj. Qui a une colle-
rette, un collier blanc autour du cou.
* COULORINÂT, ADO, adj. Q\x\ a un beau fa-
non, qui a un collier, une collerette. V. fropvt.
COULORINO, V. BOLDÔNO ; frapo.
COULÔU, s. f. Couleur. (Lat. color, m. s.)
COULOUMBÉT, s. m. Pain qu'on donne le jour
de Noël à chao[ue membre d'une famille. S.-R.
COULOUMBINO, s. f. Colombine, fiente de
pigeon.
COULÔUMBO, s. f. Colombe , pigeon. (R. it.
Colomba^ du lat. columba, m. s.) — Colombo,
grande varlope renversée sur laquelle les ton-
neliers parentles joints des douves.
COULOUMBÔU, s. m. Pigeonneau, petite co-
lombe. Plus souvent petit pain qu'on donne au
fournier.
COULOUNÈL, CODROUNÈL, MW. s. m. Colonel,
officier qui commande un régiment.
COULOUNFOBÂRT, v. fobArt.
COULÔUNO, s. f. Colonne. (R. du lat. eo-
lutnna, it. colonna, m. s.)
22
cou
— 488 —
COU
COULOUÔBRE, couLÔBRB, s. m. D'après un
préjugé populaire c'est un serpent ailé qu'on
suppose éclore d'un œuf de coq si on le cache
dans un fumier. S.-Ch, (It. colubro, lat. coluber,
esp. cuïebra, couleuvre.)
COULOURÂ, V. a. Colorer, donner de la cou-
leur en parlant de la lumière qui colore les
fruits. Colorier, appliquer des couleurs. (Lat.
et it. colorare, m. s.) — v. pr. Se colorer,
prendre de la couleur.
COULPOURTÀ, V. a. Colporter. (R. Ces mots
signifient porter sur le cou^ sur le dos.
COULPOURTÛR,s. m Colporteur.
COOMÂ, caOhJL, y. n. Chômer en parlant des
brebis. V. ocoûmà. (Gr. xawpa, lat. cauma, forte
chaleur.) Mitonner, cuire lentement, aune douce
chaleur. Fa coHmà lo crèmo, lou bûrre^ tenir la
crème, le beurre près d'un feu doux pour les
manipuler, avec plus de succès. — Rester trop
longtemps sur le feu en parlant de certains
mets. y. CHOûvJL.
COUMANDO, V. COUMÔNDO,
COOMÂT, caûvàt , ÂDo. part. Mitonné. Sôiipo
eoûmâdo, soupe mitonnée. V. coupfr.
COUMÂYRO, s. f. Commère.
Prov. Quond coumâyros s'ommollçou
Los bertAts se descoubrlssou.
« Quand commères s'irritent et en viennent
aux récriminations et aux insultes, les vérités
se découvrent. »
COUMBA, V. PORA, 8.
COUMBÀL, V. cëuMBO.
COUMBÂDO, s. f. Rafale, coup de vent. Fo
ûno8 coumbâdos de ben que tout ne tràmblo, il
fait de telles rafales que tout tremble, des rafa-
les qui ébranlent tout. (R. càumbo : on suppose
que le vent décrit des courbes sur le plan d'une
combe.)
COUMBÂT, s. m. Combat, petite bataille.
COUMBATRE, V. n. et a. Combattre.
COUMBÂYRE, V. porayrb.
COUMBAYSSO, V. COULLÈBO.
COUMBENAPLE, o, adj. Convenable.
COUMBÉXCRE, V. a. Convaincre.
COUMBENI, V. n. Convenir.
COUMBENTIEÛ, s. f. Convention. Talos sou
nouôstros coumbentieûs, telles sont nos conven-
tions.
COUMBERSA, V. n. Converser, causer.
COUMBERSIEO, s. f. Conversion, change-
ment en bien
COUMBERSIECS p. CODMBULSIBÛS.
COUMBERSÇTIEO, S. f. Conversation.
COUMBERTI , V. a. et pr. Convertir. Se con-
vertir.
COUMBERTÔU, V. couMPOuôETo.
* COUMBÉT, s. m. arch. Petit pain qu'on
donnait dans les familles à chaque membre le
jour de Noël.
* COUMBINA, V. n. Se servira deux et alter-
nativement d'une chose, par exemple» d'ona
béte de somme.
COUMBLA, v. a. Combler, remplir jusqu'au
bords ou par dessus les bords. (Lat. cumulan^
m. s.) — Coumbld d'hounestetdts y combler de
politesses. — Remblayer, faire un remblai, un
terrassement.
CÔUMBLE, s. m. Remblai. Comble. Y. couMéoL.
CÔUMBO, s. f. COUMBAL, Rp, m. Combe, pe-
tite vallée, dépression de terrain. (R. bret
komb, vallon. Guir. ; grec xOttSoç-, creux, b. laL
cumba, m. s.) — N. Dans un pays accidenté
comme le nôtre, le mot combe, usité autrefois
en fr. est inévitable et d'un usage fréquent
Aussi il a donné naissance aune foule de noms
propres : Combes, Combis, Combattes, Lacombe.
Combelongue, etc.
COUMBÉTO, couMBORÈLo, s. f. Petite combe,
enfoncement, dépression de terrain.
COUMBÔUL, cousBouLÛN, V. coumocl» cou-
MOULÛX.
COUMBOUQUA, V. a. Convoquer, réunir.
COUMBRÔN, s. m. Articulation d'une bran-
che, bois de l'enfourchure. Espl. (R. du b. lat
cum branca, avec la branche.)
COUMBULSIEOS , couMBBRSiBûs, Be/m. s. f.
pi. Convulsions, spasmes, crise nerveuse.
COUMENÇA, V. a. et n. Commencer. Cou-
mençi lo journâdo per pregd DieUs, commencer
la journée par la prière. Coumençâ un efon,
commencer un enfant, lui donner les premières
leçons. Couménço de troboilld, commence à
travailler. Couménço de porti qu'ieû baU béni,
pars le premier, je vais venir. (R. it cominciare^
b. lat. coninitiare, m. s. du lat. inUium, com-
mencement.) — Provoquer. L'o coumençdt, il
l'a provoqué.
COUMENÇAYRE, 0, s. m. et f. Apprenti, ie,
débutant, commençant.
COUMENÇOMÉN, coumbnçôu, S.--Gen. s. m.
Commencement, début ; exorde. Origine ; prin-
cipe.
COUMERÇA, V. n. Commercer, trafiquer.
COUMÈRCE, s. m. Commerce, trafic. Lou
coumèrce bo pas, le commerce ne va pas, est en
souffrance. (R. du lat. comwerdum, m. s.) —
Commerce, relations.
COUMESSIEÛ, s. f. Commission.
COUMESSIEÛNARI,-o, s. m. et f. Commis-
sionnaire.
F
COU
{. COUMÉTRE, V. a. Commettre, faire, trans-
mettre. Coumétre ûno faûto, commettre une
faute. (R. it. commettere^ lat. committere, m. s.)
â. COUMÉTRE, OCODMÊTRB, BSCOUMÉTRB, OBOU-
chà, Mont. V. a. Exciter, lancer un chien contre
quelqu'un. (R. lat. committere, mettre aux pri-
ses.)
COUMIS, s. m. Commis.
COUMISSÂRI, s. m. Commissaire. Loucou-
missdri de pouliço, le commissaire de police.
CÔUMO, conj. adv. Comme. Es testût céumo
un âsBy il est têtu comme un âne. Que ses céumo
tal! que vous êtes simple I Belm, — Que. En to
touqui céumo Itis, il est aussi espiègle que toi.
Vefén es to brâbe céumo lou pâyre, l'enfant est
aussi brave homme que le père.
C0U.\IODITÂT, s. f. Commodité. bouéstro
toumoditdt, à votre commodité.
COUMONDÂ, couMANDA , V. a. Commander,
ordonner. Donner un ouvrage à faire, donner
une commande. Prov. Que couméndo pdgo, celui
qui commande paye.
COCMÔXDO, couMANDo, s. f. Commande.
COUMONDOMÉiV, goumandamén, s. m. Com-
mandement, précepte ; ordre. Per èstre boun
tresUè cal oubservà tous coumondoméns de Dieûs
^delo Glèyso^ pour être bon chrétien il faut
observer les commandements de Dieu et de
llglise.
4. COUMOUL, COUMBÔUL, COUBERTÔD, BSCAYRB,
Mill. locHiÈ, S.'Gen, modiè. Mont, modriè, ^.-
'Ch. pousTiL, Larz. toOliè, Espl. s. m. poûfi-
jCiÈTKO, Ség. t. Couvercle du pétrin ou de la
4uche. Ce couvercle, sur lequel on donne quel-
quefois la dernière préparation à la pâte, sert à
k porter au feu. Quelquefois on a un grand
ylateau qui sert aux mômes usages sans être
le couvercle du pétrin. Il est désigné par la
plupart des noms réunis ci-dessus. (RR. Les
deux premiers mots signifient comble ; le 3« cou-
▼ercle ; le 4« équerre , parce que ce plateau est
«oupô à angles droits ; le 5® vient de mach ; les
ieux suivants signifient madrier ; le 8' plateau ;
fc?* grande table, et le 10* vient du lat. panem
Aare, faire le pain.)
1 COUMOUL,-o , qqf. couMBéuL,-o , adj.
Comble, rempli par dessus les bords. Ûno
f^rto couméulo de cibâdo, une quarte d'avoine
«omble. Eseudèlo couméulo^ écuelle comble.
(Mt. cumulus, le comble, l'excédant.)
COUMOULÙN, qqf. couMBULUPf, s. m. Le com-
«0, ce qui peut tenir par dessus les bords
tfttue mesure, d'un vase déjà plein. Me tourno-
^^ucoumoulûn, vous me rendrez le comble
ftt dessus le marché.
— 123 — COU
COUMOUÔDE, couMÔDB, o, M. adj. Commode,
aisé, facile. Ocoué's pas coumovkôde, ce n'est pas
aisé. Se dit des personnes dans le sens de pro«»
pre à, disposé à, à portée pour. Oyci sou pas
coumouéde^ ici je ne suis pas à portée, je n%
suis pas en main. — N. En fr. commode ne se
dit des personnes que dans le sens de doux,
complaisant, facile. (Lat. commodus, m. s.)
COUMOUÔDO, cocMéDo, M. s. f. Commode,
meuble.
COOMOUSI, V. coMousl.
COUMPÂGXO, s. f. Compagne. — CompagniSf
personnes qui sont avec celle qu'on salue.
Bounjéur, modâmo^ et lo coumpdgno, bonjour,
madame, et la compagnie.
* COUMPANEJA, V. n. Manger quelque chose
avec le pain, au lieu de manger le pain sec. (R:
coumpondge.)
COUMPÀS, s. m. Compas. (It. compâsso^ m.
COUMPELl, V. a. Forcer, obliger, contrain-
dre. (Lat. compellere, m. s.)
COUMPÈNDI, V. coump/llb.
COUMPENSÀ, V. a. Compenser.
COUMPENSOTIEC. s. f. Compensation.
4. COUMPÉS, s. m. Contre-poids, poids qui
sert à contrebalancer une force opposée. —
Équilibre. Es pas de coumpés, il n'est pas en
équilibre.
2. COUMPÉS, souc, MODTÔu, cobargou, S.'Ch.
COBÂRGUE, COBÂRBOUy COBÀRROU, COBATS, COBÀL,
coDÀLBRB, Réq. S. m. Mouton de cloche. (RR.
Le 1«' mot est pour countro-pés, contre -poids ;
le 2« signifie gros billot. Le 3« est français. Les
autres sont des variantes du vieux mot cabar-
bel. V. ce mot.)
3. COUMPÉS, s. m. Cadastre. Belm. V. co-
dJIstrb. — N. Compoix s'est dit en Languedoc
p. cadastre.
COUMPETÉNÇO, s. f. Compétence.
COUMPILLE, COUMPÈNDI, Mont. s. m. Déran-
gement, tracas, embarras, peine. Dounàde coum-^
pille, causer du dérangement, être à charge,
exiger beaucoup de soins. Se dit des petits en-
fants, des malades. Larz. Dins oquél koustâl, y o
fouérço coumpèndi, dans cette maison il y a
beaucoup d'embanas. Mont.
* COUMPISSÂ, V. a. Uriner contre quelqu'un
ou quelque chose. Lou>s cos te coumpissoroû, se
dit à quelqu'un qui n'a pas le sou à la poche et
et qui est par conséquent exposé au mépris de»
mendiants. (R. céuntro pissâ.)
* COUMPISSÂL, s. m. Endroit oh un animal
a l'habitude d'aller uriner. — Pissat de bête
puante, de renard, etc. — Urine répandue,
k
cou
COUMPISSO-CÔ , Pi8so-cé, htét, S.-Sern,
s. m. CH<co, s. f. Clifoirc, petit© seringue de
sureau qui sert d'amusement aux enfants.
COUMPISSODÙRO, s. f. Pissat ; urine.
CQUMPLÂYRE, v. n. Complaire, faire plaisir
à quelqu'un
COUMPLÉNTO, s. f. Complainte.
COUMPLESÉNÇO, v. coumplosénço.
COUMPLÈT,-o, adj. Complet, oU ily a toutes
les parties.
COUMPLETi, V. a. Compléter
COUMPLÈTOMÉN, adv. Complètement.
COUMPLEXIEC, s. f. Complexion, constitu-
tion.
COUMPLICE, ço, s. m. et f. Complice.
COUMPLICOTIEÛ. s. f. Complication.
COUMPLIMÉN, s. m. Compliment.
COUMPLIMEîN[TÂ, v. a. Complimenter.
* COUMPLIMENTEJA, v. a. et n. Faire beau-
coup de compliments.
COUMPLIMENTÔUS,-o, adj. Complimenteur,
•use, qui aime à faire des compliments.
COUMPLIOS, s. f. pi. Compiles, partie de Tof-
flce ecclésiastique qui suit vêpres.
COUMPLIQUÂ, V. a. Compliquer.
COUMPLOSÉNÇO, coumplbsénço, s. f. Com-
plaisance.
COUMPLOSÉNT , coumplbsént , coumplà-
8ÉNT,-o, adj. Complaisant, commode, facile,
serviable.
COUMPLOUÔT, couMPLÔT, s. m. Complot.
COUMPLOUTA, V. a. Comploter, tramer.
COUMPOGNIÔ, È, 8. f. Compagnie.
COUMPOGNÔU, s. m. Compagnon.
COUMPONÂGE, cocmpànJLge, pitIkço, s. f.
Pitance, co qu'on mange avec le pain. — N. Le
mot fr. pitance n'a ce sens que comme terme
populaire, disent les vocabulaires , car il signi-
fie nourriture. Ce serait donc une lacune du
français, car ce terme est nécessaire. Prov. Lou
pa estrongiè bal coiimpondgey le pain d'autrui
est meilleur que le nôtre. (R. it. companatico^
m. s. du lat. cum pane^ avec I0 pain.)
COUMPORÂ, comiPARi, v. a. Comparer.
COUMPORÀPLE, couMPARAPLB, o, adj. Com-
parable.
COUMPORÉTRE, v. n. Comparaître.
COUMPOROSÔU, couMPÀRASôu. s. f. Compa-
raison.
COUMPORTI, V. a. Partager, répartir.
COUMPORTIMÉN, coumpartihén, s. m. Com-
partiment.
COUMPOSSÂ, RBSCOUMPOSSÂ , TRAGOUMPOSSÂ,
V. a. Franchir, sauter, passer d'un bond. Coum*
— 424 — COU
posid ûnoporét, franchir une muraille d'un bond.
(R. eoumpàs.)
COUMPOSSIEO, coumpassibû, s. f. Compa§-
sion, pitié. Fa eoumpassieïH^ exciter la compas-
sion.
COUMPOTi, couMPATf, V. n. Compatir.
COUMPOTISSÉNT , cocmpatissé.^t.-o , adj.
Compatissant.
COUMPOUÔRTO, couMPÔRTO, s.f.couMBMréu,
m. Espèce de benne ou corbeille à fond mo^
bile, et dont on se sert pour transporter le fa-
mier, les pommes de terre, etc. sur les bétes
de somme. V. bonJLsto. — Les premiers mot»
signifient aussi tine. Entr. V. sbmal.
COUMPOUÔTO , couMPÔTo, s. f. Compote,
fruits confits. Une compote d'abricots.
COUMPOURTA (SE), V. pr. Se comporter, sa
conduire.
COUMPOÛSÂ, coDMPousJl, V. a. Composer.
COUMPOUSITIEO, s. f. Composition.
COUMPOYRÂGE, coumpbtra(}b, cocmpatragl
s. m. Compérage , affinité entre les parraios
d'un enfant. Le parrain et la marraine d'un en-
fant. Coûsi lou coumpoyrâge, choisir le parrain
et la marraine pour le baptême d'un enfaat
(R. poyri.)
COUMPRÉNE, V. a. Comprendre, entendre.
— V. pr. Se comprendre, être compris.
COUMPRENÈLO, coumprbnbsôu, s. f. Intel-
ligence. Opas ges de coumprenesâu^ il n'a point
d'intelligence.
COUMPRÈSSO, s. f. Compresse.
COUMPROUMÉTRE, v. a. Compromettre.
COUMPROUMIS, s. m. Compromis.
COUMPTÂ, V. a Compter, calculer. Qu$
cdumpto sons Vhovôste càumpto dous eoucps^ qui
compte sans son hôte compte deux fois. (Lat. et
it. computare, m. s.) — Planter dans un siUou,
c'est-à-dire y mettre des graines l'une après
l'autre comme on fait les légumes. — v. n.
Compter, se fier, se reposer sur. — Penser,
espérer, croire.
CÔUMPTE, cooôMPTB, s. m. Compte, calcul.
Prov. Errôti de couàmpte fo pas couômpte : Er-
reur ne fait pas compte.
COUMPTODÔU, s. m. Comptoir.
* COUMPTORÈL, s. m. Petit compte.
COUMÙ,-No, coDMÛT, Afonift. adj. Commun.
Dont l'usage est à plusieurs. Pous coumû, puits
commun. (Lat. communis, m. s.)
COUMUNÀL, s. m. Bien communal, qui ap-
partient à une ou plusieurs communes, on à
une section de commune. N. En fr. on ne dit
pas un communal^ on dit cependant les commu-
naux pour les pâturages, les bois communaux.
a. Commanier, recevoir la
COU
COUMimiA, V.
sainte Eucharistie.
COUMUNIEO, s. f. GommaDioD. Falopremièyre
eoumunieû, faire la première communion.
COUMUNIQUÀ. V. a. Communiquer.
COUMUNOMÉN, adv. Ordinairement.
COUMUNOÛTÀT, s. f. Communauté.
COUNÇaCPRE, coDNÇAûftEp V. a. Concevoir.
COUNCEBÂPLE, o, adv. Concevable.
COUNCERNÂ, V. a. Concerner, regarder.
COUNCÈRT, s. m. Concert.
Mais quuQ councèrt to bel se fo dins lou bous-
[cétge !
D'un regimén d'aussèls entendèn lou rométge :
Oquf lou repetft, Tauriôl, lou roussignol,
Jous un noyssén fuillétge, Mou lou gorgoillôl.
(Pbyii.)
COUXCERTÂ (SE), v. pr. Se concerter, s'en-
tendre pour un but.
COUNCESSIEO, s. f. Concession.
COUNCILli., V. a. Concilier, accordor.
COUXCILIOTIEO, s. f. Conciliation.
COUNCITOUYÈN, s. m. Concitoyen.
COUNCLÙRE, V. a. Conclure, terminer une
affaire.
COUNCLUSIEO, s. f. Conclusion.
CÔUNCO, couÔNCo , Mill. cônco, M. s. f. Con-
que , seau peu profond , aux bords évasés.
(It. conca^ baquet ; b. lat. seau ; lat. concha, co-
quille.) — N. Le mot fr. conque signifie coquille,^
vase en forme de coquille. — Creux en forme
de seau évasé à la surface d'un rocher. — Bé-
toire, m., creux naturel elliptique ou circulaire
dans les plateaux calcaires du terrain jurassi-
que. — Oasis, petite vallée circulaire dans les
mêmes terrains.
COUNCOGÀ, V. a. Embrener, salir de matière
fécale. (Lat. concaeare, m. s.)
COUNCOUÔRDO, coDNCÔftDO, s. f. Concorde,
anion. — Violette. Aub, ; p. contôrto.
COUNCOURDA, V. n. Concorder.
COUXCÔURS, s. m. Concours,
COUNCURRÉNÇO, s. f. Concurrence.
COUNCURRÉNT, s. m. Concurrent, compéti-
teur.
COUNDICIPLE, s. m. Condisciple.
COUNDITIEÛ, s. f. Condition. Cadûn se dieu
btstiseléunso counditieU, chacun doit s'habiller
selon sa condition. counditieû que^ à condi-
tion que.
COUNDITIECNÂ, V. a. Conditionner, mettre
en état. Consolider, bien faire un ouvrage.
COUNDONNÂ, cooNDÀNNi, v. a. Condamner,
infliger une peine, déclarer que quelqu'un a
tort. (It. condannore, lat. condemnare, m. s.)
COUNDONNOTIEO, coundannatibû, s. f. Con-
damnation.
COUNDOURMI (SE) , v. pr. S'astoupir, dor-
mir légèrement. (R. dourmi.) V. ocoûMf.
COUXDÛCHO, couNDÛCTo, Mill. couNDUfio,
s. f. Conduite. Fa lo coundûcho, guider, accom-
pagner, escorter.
COUNDUJRE, V. CODNBtjRtE.
COUNDUIT, s. m. Conduit, aqueduc, tuyau.
COUNDUÎTO, V. couNDÛCHO.
CGUiNDÛRRE , couNDuiaE, v. a. Conduire,
diriger. (It. condurre , lat. eonducere, m. s.)
COUNDUTÔU, TRiço, s. m. et f. Conducteur,
conductrice.
COUNEGÛT, V. couNouscuT.
COUNEL, s. m. Espèce de nasse faite avec
des éclisses de bois pliant. V. nasso.
COUNÉYSSE, V. couNouYSSE.
COUNEYSSÉNÇO, v. codnouyssénço.
COUNFERÉNÇO, s. f. Conférence.
COUNFIÀ, V. a. et pr. Confler, se confier.
COUIVFIDÉNÇO, s. f. Confidence.
COUNFIÉNÇO, s. f. Confiance, espérance.
Crédit, vogue. Assurance. Ûno perséuno de coun-
fiénçOy une personne de confiance, sur laquelle
on peut compter.
COUNFIRMÂ, V. a. Confirmer. — v. n. Rece-
voir le sacrement de confirmation.
COUNFIRMOTIEÛ, s. f. Confirmation.
COUNFISCOTIEÛ, s. f. Confiscation.
COUNFISQUA, V. a. Confisquer.
COUNFIT, s. m. Confit, eau sure ou acidulée
dans laquelle le mégissier mot confire ou trem-
per les peaux.
COUNFITÙRO, s. f. Confiture.
COUXFLOBÀR, COUNFOBAR, v. FOB.iR.
COUNFÔRME, V. counfolôrmk.
COUNFÔUNDRE, v. a. Confondre.
COUNFOUÔRME , counforme , o , adj. Con-
forme, semblable, identique. Lo tâsto es pas
counfouôrmo ol bi que pourtds, Téchanlillon n'est
pas conforme au vin que vous portez.
COUNFOURMÂ, V. a. et pr. Conformer. Se
conformer.
COUNFOURMOTÔU, s. m. Instrument à res-
sort pour prendre mesure des chapeaux.
COUNFOURTI, V. a. et pr. Conforter, forti-
fier. Se fortifier.
COUNFOURTIMÉN , s. m. Fortifiant, toni-
que.
COUNFRÂYRE, s. m. Confrère, qui est du
même corps, de la môme confrérie.
COUNFRÔUNT , s. m. Confront, limite d'une
propriété.
CCUJiNFROUNTÂ, v. a. Confronterdes témoins,
n
COU
— 426 —
COU
par exemple. — v. n. Confronter, confiner, se
toucher.
COUNFROYRIÈ, counfrayriè, counfrètriè,
couNFRORiô , S. f. Confrérie, association pieuse.
COUNFÛS,-o, adj. Confus, honteux. V. mod-
QUÉT.
COUNFUSIEC, s. f. Confusion. V. bergôugito.
COUNGELÀ, V. joLÂ.
COUNGELÂ (SE), v. pr. Se congeler, se geler.
Lou forrdt otobé se coungèlo o l'eguièyro.
(X)
COUXGESTIEÛ, s. f. Congestion.
COUNGÈT, s. m. Congé, vacances ; permis-
sion. — Passe-devant, permission de transpor-
ter des liqueurs. — Congé, bouvet do menuisier
propre à faire la moulure appelée congé.
COUNGIÈYRO, counièyro, Larz, cunièîro,
ploungiètro, /?. s. f. Fondrière, amas de neige
entassée dans un lieu bas, un creux. (RR. Le \^^
mot rappelle le lat. cong&ries, amas. Les deux
suivants sont des variantes. Le dernier signifie
aussi amas.) — Fondrière dans le sens de lieu
marécageux se dit uoulénc.)
COUXGREGÂ, coungrbJi, coungria, v. a. Pro-
créer, favoriser la multiplication. Los fénnos
coungrégou los nièyros, les femmes favorisent
la multiplication des puces. (Lat. etit. eoncreare,
créer ensemble.) — v. pr. Se procréer, s'en-
gendrer, se multiplier, naître, provenir. Lo ber-
mino se coungrégo dins lo biloniè^ la vermine
naît dans la saleté. — N. Tout être dans la nature
naît de son semblable, et il n'y a point de gé-
nération spontanée, car alors un être pourratt
se créer tout seul, ce qui est absurde et con-
traire à Texpérience des siècles. Mais les êtres
existants ne sont procréés et ne se développent
que dans certaines conditions favorables à leur
procréation et à leur multiplication. C'est dans
ce sens que la saleté procrée la vermine.
COUNGREGOTIEÛ, coongrbgàtibû, s. f Con-
grégation, confrérie. — Procréation, produc-
tion.
COUNGRÉL, trobJLl, forrodôo, s. m. Tra-
vail, machine dont on se sert pour maintenir
ou suspendre les animaux qu'on ferre. (RR. Le
1^'mot est pour coungril^ à cause d'une cer-
taine ressemblance entre un gril et les premiers
travaux qui se composaient de deux pieds droits
parallèles contre lesquels on assujétissait les
animaux. Le 2« vient du lat. trabale, poutre, et
le 3« de forrâ.)
COUNGRÉLS, V. poump/ls.
COUNIÂ, V. CUGNA.
COUNIÈYRO, s. f. Ouverture pratiquée aux
jambes des porcs tués et oti l'on cogne du sel.
Couse los eounièyros, coudre les incisioos. —
V. COUNGIÈTRO.
COUNIOL, couNioû, s. m. Pain de beurre.
Un couniôl finirai, un pain de beurre guilloché.
Mont, (Lat. cuneiis, coin.)
COUNISSE, V. couNéoYssB.
COUNOUILLÂDO, fialodsado, s. f. counécL,
V'î7/. COUDOUÔL, S^flf. COUCHOUÔL, TROCHÈL, .tfOlU.
m. Quenouillée, poupée de filasse doat on gar-
nit la quenouille.
COUNÔUILLO, QUBNéuiLLo, pia.l6uso, s. 1
Quenouille. Fiolà o lo counàuillo, filer à la que-
nouille. fB. lat. eunucula, m. s., lat. colus, m. s.)
COUNOUL, V. couNouiLLÂDo ; trochèl, 2.
COUNOULIÈ, s. m. Cormier, sorbier domes-
mestique, arbre qui produit les cormes ou sor-
bes mangeables quand elles sont blettes.
COUNOUSCUT , couNBsciJT , godnbgût, ci»,
part. Connu. V. coukôcjtssb.
COUNÔUYSSE. couNÉïssB, Ség, cooxèsse.
Mont, coun/sse, S,'Gen, v. a. Connaître. (IL
conoscere, lat. cognoscere, m. s.) Prov. Que U
counôuys que te crôumpe, que celui qui le connaît
t'achète. Se dit ironiquement d'un aaîoial vi-
cieux. Se dit aussi des personnes. Counôuys pla
soun mestiè, il est habile dans son métier ~
v. pr. Se connaître. — v. impers. On voit que.
Se counôuys qu*o begul un couop, on voit qu'il a
bu un coup.
COUNOUYSSÉNÇO , counbyssékço , courbs-
sÉNço, J/on^ Connaissance. Foréncounouyssénço,
nous forons connaissance. i4i/ p(» l'hounourdê
bouôstro counouyssénço, je n'ai pas l'honneur
de vous connaître. 0qu4l molaûte o perdûdo U
couneyssénço, ce malade a perdu connaissance :
raison, intelligence. Oquél efén o pets encdro lo
counouyssénçOf cet enfant n'a pas encore l'usage
de raison.
COUNQUÉTO, s. f. Petit seau à bord évasé.
Petit bétoire, petit creux. Petite oasis. (R. côunco.)
COUNQUÈTO, s. f. Conquête.
COUNSCIÉNÇO, coosciÉNço, s. f. Conscience.
Opas ges de cousdénço, il n'a point de cons-
cience, de probité. (R. it. coscienza^ du laL
conscientia.)
COUNSECROTIEÛ, v. counsocrotibO.
COUNSëILLÂ, counsél, v. coussbilla» cocs-
s£l.
COUNSENTEMÉX, coonsbntomén, s. m. Con-
sentement.
C0UINfSÉNT,-o, couNSBNTfiNT,-o, adj. Consen-
tant, qui consent.
COUiNSENTI, v. a. et n. Consentir.
COUNSEQUÉNÇO, s. f. Conséquence. Impor-
tance.
cou — i
COUNSEQUÉNT,-o, adj. Conséquent, logique,
constant. — Important, considérable. Coumèrce
eoumequént, commerce important.
COUNSERBÀ, V. a. Conserver, protéger. Coun-
urbâslosontât, conservez la santé. Lonèû coun-
I tèrbo lous biais, la neige conserve les blés. (R.
' ht. tonscrtare, m. s.) — Ménager ; garder. —
T. pr. Se conserver ; se garder ; ne pas vieillir.
COUNSERBOTIEÛ, s. f. Conservation.
COU.XSÈRGUIS, V. cocssÈRGUBs.
I COUXSIDERA, V. a. Considérer, observer.
' Priser, estimer.
I COUNSIDERAPLE, o, adj. Considérable.
COUXSIDEROTIEÛ, s. f. Considération, es-
time.
COUNSIGXA, couNSiMNA, V. a. Consigner.
COUNSIGNO, codiïsInno, s. f. Consigne.
COUXSISTÂ, V. n. Consister.
COUNSISTÉNÇO, s. f. Consistance, fermeté,
solidité.
COUNSISTOUÊRO, counsistôri, s. m. Con-
«isloire.
COUNSOCRÂ, couifSÀCR.\, v. a. Consacrer. —
T. pr. Se consacrer, se dévouer.
COUXSOCROTIEO, counsbcrotibO , counsa-
CiàtikO, s. f. Consécration.
COUNSOULÂ, V. a. et pr. Consoler, se conso-
ler. Sepouot pas €ounsoulâ, il ou elle est incon-
solable.
COUNSOULIDÂ, V. a. Consolider, rendre so-
lide.
COUNSOULOTIEÛ, s. f. Consolation.
COUNSOUMÂ, V. a. Consommer, achever.
(R. du lat. consUm^nare, m. s.)
COU.XSOUMf (SE), V. pr. Se consumer. Périr,
égaler, en parlant des fruits, du bois. (R. du
hl. eonsumere, consumer.) — S'assoupir. V.
•cocssocmI (s*).
COUNSOUMIT, (Do, part. Péri, gâté. Assoupi.
COUXSOUMOTIEÛ, s. f. Consommation.
COU.XSÔUNO, s. f. Consonne.
COUNSULTA, V. a. Consulter. — v. pr. Pren-
iw avis pour une affaire , consulter un avo-
jeat.
COUNSÛLTO, couNsuLTOTiBû, s. f. Consulta-
Bon d'avocat, de médecin. Ordonnance de mé-
decin.
COUNSUMÂ, V. Consumer. Peu usité.
COUXTA, V. a. Conter, raconter, narrer. —
pt. con(are, gaël-irlandais kounta, m. s.)
COUXTAYRE, o, s. m. et f. Conteur, euso.
COUXTAYRO, V. countodôuno.
COUXTE, V. COLÔNTB.
COUXTEMPLÀ, V. a. Contempler.
COUXTEMPLOTIEC, V. a. Contemplation.
27 — COU
COUNTÉXE, V. a. Contenir, renfermer. Con-
tenir, retenir. — v. pr. Se contenir.
COUXTEXÉNÇO , s. f. Contenance, capacité;
étendue. Oquël conip o ûno coutenénço dedouos
sestoyrâdos, ce champ a une étendue de deux
sétérées.
COUNTÉXT,-o, adj. Content, aise, satisfait.
Èsse mal couniént, être mécontent. (Lat. eonten"
tus y it. rontenlo, m. s.)
COUXTENTÂ, V. a. Contenter, satisfaire. —
V. pr. Se contenter, être satisfait. — Être ré-
signé, content de son sort. Prov. Que se coun^
ténto sap pas que gôgno, qui est contint de son
sort ne connaît pas le prix de son gain.
COUNTENTOMÉX, s. m. Contentement. Prov.
Countentomén pdsso richéso^ contentement passe
richesse.
COUXTESTÂ, couNTBSTBJA, V. a. et n. Con-
tester, nier ; discuter, disputer.
COUXTESTOTIEÛ, s. f. Contestation, débat.
COUNTIXÉXÇO, s. f. Continence.
COUXTIXÉXT, adv. Incontinent, de suite. CarL
COUNTODÔU, V. couMPTODôu.
* COUNTODÔUNO, countàyro, s. f. Dernière
bouteille qu'on boit pendant le règlement ou la
conclusion d'une affaire. (R. cownptd.)
COUXTOGIEÛ, s. f. Contagion.
COUNTOROULLÂ, v. a. Enregistrer
COUXTOROULLÂYRE, countoroullûr, s. m.
Receveur de Tenregistrement.
COUNTOROUÔLLE , countorôlle, s. m. En-
registrement.
COUNTÔRTO, V. BiBÛLÉTO.
COUNTOUGNA, v. countugxâ.
COUNTÔUR, s. m. Contour, détour.
COUNTRADO, s. f. Contrée, pays.
C0UXTRÀRl,-o, adj. Contraire, opposé. Es
lou countrdri, c'estle contraire. (Lat. conlrarius,
m. s.) — Contraire ; nuisible. L*âyo H es coun^
trârio, Teau lui fait mal.
COUNTRÀT, s. m. Contrat, convention.
COUNTRIBUÀ, V. a. Contribuer.
COUNTRIBUTIEÛ, s. f. Contribution.
COUNTRISTÂ, V. a. Contrister, affliger.
COUNTRITIEÛ, s. f. Contrition, regret de ses
fautes. Sons countritieû pas de perdôu, sans con-
trition pas de pardon à espérer.
\. CÔUNTRO, prép. Contre. Côuntro lo porét,
contre le mur. Countr' ieû, contre moi.
(Lat. conlrà, m. s.) — De côuntro, tout près.
2. CÔUNTRO, s. f. Contre-partie. Opposition.
Fa lo côanlro, faire une contre-partie, faire la
hautre-contre. Faire de. Topposilion. N. On no
dit point en fr. la contre, mais le contre : Enten-
dre le pour et le contre.
cou
— 4M —
COU
COUNTROBAnDO, s. f. Contrebande, com-
merce défendu. Tobdt de countrobândo^ tabac de
contrebande.
COUNTROBÉN. s. m. Contrevent.
COUNTROBONDIÈ, s. m. Contrebandier.
COUNTROCORRÂ, v. a. Contrecarrer, con-
trarier, s'opposer.
COUNTRO-COUÔP, cocMRo-côP, s. m. Con-
tre-coup.
COUNTRO-CUR (0), adv. À contre-cœur,
malgré soi.
COUNTRODICTIEC , countradixieO , s. f.
Contradiction.^
COUNTRODIRE, countradIrb, y. a. Co^^e-
dire : être contraire. ^^
Oquél lengàtgo V
Pot èstre bertodiè, mais countrodisVnsàigQ.
(From.)
COUiVTROFA, codntrofJLtrb, v. a. Contre-
faire, imiter le langage, les gestes de quelqu'un.
COUNTRO-FOUORT , countro-fôrt, s. m.
Contre-fort ; mur, pilier d'appui.
COUXTRO-JÔUR, s. m. Contre-jour. countro-
jôur^ à contre-Jour.
COUNTRO-MÈSTRE, s. m. Contre-maître,
sous-mattre.
COUNTRO-PÂS, s. m. Faux pas. fach un
eountro-pis et es toumbàt, il a fait un faux pas
et il est tombé.
COUNTRO-PÈL (0), o countro-piol , adv.
À contre-poil, à rebrousse-poil, contrairement
à la direction du poil.
COUNTRO-PÉS, s. m. Contre-poids. V. codm-
pfis.
COUNTRO-POUÉNTO, v. countro-p6uncho.
COUNTRO-PÔUN, couNTRo-pùx, s. m. Contre-
point, point opposé.
COUNTRO-POUÔCHO , countro-pouchiéydo,
s. f. Poche intérieure d'un habit.
COUNTRO-POUYSÔU, s. m. Contre-poison,
antidote.
COUNTRO-PROUÔBO, s. f. Contre-épreuve.
COUNTRO-PÛN. V. CODNTRO-PÔUN.
COUNTRORIA, v. a. Contrarier.
COUNTRO-SÉX, s. m. Contre-seing, signa-
ture de celui qui contre-signe.
COUNTRO-SÉiVS , s. m. Contre-sens, faux
sens.
COUNTRO-SINNÂ, v. a. Contre-signer.
COUXTROTA , couNTRÀTl , V. a. Contracter.
COUNTRO-TÉMS, s. m. Contre-temps.
COUXTR'OUÔRDRE , countr'ôrdrb , s. m.
Contre-ordre.
COUNTUGl\Â, codntougnà, couifiiifui, v. a.
Continuer, poursuivre. — y. n. Se hâter,
presser. S. -A.
COUÔ, cûo, s. f. Queue, grande qaetie.
COUÉTO.
COUO-BLANCO, v. RoucovRotÔLO.
COUOCHO-GACH, v. MIRGASSB. '1
\. COUÔCO, COCO, s. f. Coche, hoche, raim
en spirale pratiquée au bout d'un fuseau pc
y passer le fil. (It. cocca, m. s.)
2. COUÔCO, coco, s. f. Coque du Levant dt
on se sert pour enivrer et prendre le pois!
pour empoisonner les rats.
3. COUÔCO, coco. Pain blanc. Petit pain oti
ou long. Pain cuit sous la cendre, fait qaeh
fois avec de la farine et des œufs. Couâco
chàdo, pain sans levain, fait à lahâteetd
sous la cendre. (Roum. coaca, miche, it. cMt
lat. coquere, cuire.)
4. COUÔCO, céco, coLÛco, Villn. s. f. Épi
maïs.
COUÔDE, V. CODE.
COUODÈL (DE), adv. Du coin de l'œil ij
chd de conodêl, regarder du coin de l'œil. ^'ï
(R. C'est pour d'un couop d'èl.)
COUO DE RAT, v. hèrbo de cinq cor4sT«
COUO-DE-RATO, COCO-RÂTO, S.'BcaUZ. SOIf^ÔCS
MilL LABO-piNTO, Marc, frèto-piicto, S.'\
FRÈïO-BOYSSfeLO , CURO-CÔUPO , FtW». BSCiH
COUPO , VilL BSCURÉTO , Est. BfeRBO-D'lSTiH
Réq. HfcRBO-DBL-QtiNT, Nunt. S. f. Prêle, f
queue de cheval, plante dont les espèces vit
nent dans les lieux frais, tantôt en épi nucomi
une qjieue de rat, tantôt en tiges à rameaMll
néaires nombreux, imitant une queue dechr
val. Une de ces espèces est rude aapoioli
faire saigner les mains et de servir aux ébémi
tes à polir le bois. Toutes peuvent servir à tel
le verre, à ëcurerlBi vaisselle, les coupe» oaplî^
la vaisselle d'étain, si commune autrefois, (i
sonna, lobâ, fréta, etc.)
COUÔDOU, s. m. Caillou roulé, gros caille
Bosti ûno porét on de couàdous, bâtir un
avec des cailloux. (Lat. cos, cotis, m. s.)
COUO-FOURCÀT, V. busorat.
COUÔFRE, cÔFRB, s. m. Coffre. Bahut.
COUOL, COL, s. m. Cou, col. Touôrst l^
couoî, tordre le cou. Los quèrbos, low codm
del couol, les vertèbres du cou. Lom confia
pè, le col du pied, le cou-de-pîed. (H-^**
lat. collum, cou.) — Col. Lou couol delo <x^'
le col de la chemise. — Goulot. Lou coud rf»'
boutéillo, le goulot de la bouteille. - N-Oo"^
dit plus en fr. col pour cou excepté daûsq^w
ques expressions consacrées, et par cuplioniN]
cou
— 129 —
COU
imme dans eol court. — Gorge. Ay mal ol
lol, j'ai mal à la gorge.
^COUOL-DE-BÂCO. Se dit des bœufs qui ont
lia ou point de fanon. Oquél buoQ es couol-de-
:o, ce bœuf n'a point de fanon.
fCOUOL-DE-SÈRP, v. tàytJIy.
I. COUÔLO, cÔLO, s. f. Colle pour coller.
llo fouôrto, colle forte, colle de menuisier.
colla, gr. xô^)7, m. s.)
. COUOLO, c6lo, s. f. Compagnie de mois-
ineurs ou autres ouvriers employés aux tra-
des champs. (R. couol^ cou, comme qui
^ait gens accolés.) Ex. esclouôp. — Bande
ia^riers qui vont deux ou trois ensemble.
couôlos de ressâyres, trois bandes de scieurs
long.
|8. COUOLO, couÔTO, côTO, S.-A. crouôto,
rz, s. f. Cale, pierre, morceau de bois qui
à caler une table, une roue.
k COUOLO, céLo. Champ ou partie de champ
terrasse. Belm,
>. COUOLO, cÔLo, Rigole, fossé pourTécou-
lenldes eaux. S.-À.
:0U0-LÔUNGO, V. posTouRÈLo.
lOUO-LOUNGUÉTO, s. f. xMésange à longue
me.
lOUOL-ROUSSÉT, v. barbo-rouch.
lOUOMÉL, couGOMÈL, s. m. Champignon en
léral. V. MoussoRéu. — Qqf- coulemelle, co-
^melle, boutarot, noms vulgaires de Tagaric
N.
;OUÔMPTE, V. CÔDMPTK.
lOUÔMTE, s. m. Comte, titre d'honneur.
ÎOUÔNTE, cécNTE. s. m. Conte, récit fabu-
^x, fable.
.COUOP, cop, s. m. Coup ; meurtrissure ,
itasion. Un couop de rouoc, un coup de pierre.
cottop mourtdl, un coup mortel. (Celt. coh,
Hi dans le b. lat. colpus, it. colpo, m. s.) —
ip, verrede vin ou d'autre liquide. Cal hieûre
outre couop , il faut boire un autre coup. —
rson, partie du sarment qu'on laisse à la
le en la taillant. Tailla a très couops, laisser
[Î8 coursons. — Moment, temps.
Aro es lou cop, pogés, do repréne l'estébo.
(Pbyr.)
Sul couop, sur le coup, à l'instant,
t. COUOP, COP, s. m. FBS, Nant, f. Fois. Un
lop, une fois. Quatre fes, quatre fois. Oquésie
^ cette fois-ci. Oquél couop , cette fois-là.
cotiop, de temps en temps. Cop-séc, de
», à l'instant. Vill, — Il est à remarquer,
que les vocabulaires fr. omettent de dire,
le mot fr. fois ne prend jamais l'article
immédiatement devant lui, et que par consé-
quent on ne peut pas traduire en bon fr. lou
couop que benguèt par la fois qu'il vint, quoiqu'on
dise la première, la dernière fois. Il faut dire :
le jour qu'il vint, lorsqu'il vint. On ne dit pas
non plus des fois. Il faut dire : parfois, quelque-
fois. Des couops qu'y o y béàC pas res, parfois je
n'y vois pas. D*ûsses couops lou cap me douol,
quelquefois la tête me fait mal. Y. obegJLdos.
COUÔPIO, s. f. Copie. — Citation. Auh.
\, COUOR, COR, s. m. Cœur. V. cur. — Se
dit spécialement du cœur ou partie intérieure
d'un arbre. Couor de rôube^ cœur de ch(^ne. —
couos, s. m. Tuyau fait de cœur de bois ou en
terre cuite pour conduire l'eau à une fontaine.
Drain, tube, tuyau pour le drainage.
2. COUOR, COR, s. m. Cor. V. couôrno.
COUOKDÂ, couÀRDA , V. n. Couarder, être
couard, poltron.
COUOR DE COPÔU. Bigarreau, espèce de ce-
rise qui affecte la forme d'un cœur de chapon,
S.-Sern.
COUÔRDO, coRDo, s. f. Corde. Un bouci de
couôrdo, un bout de corde. Couôrdo de cdrri, de
corréto, câble de char, de charrette. Côrdo billo-
dôuyro, corde avec laquelle on bille à la fois la
charge et la béte de somme. Couôrdos bolo^
dàuyros^ cordes qui assujettissent les balles sur
une bête de somme. (It. corda, roum. coarda,
lat. chorda^ m. s.) — Vermille, f. corde, cordeau
garni d'hameçons et de vers dont on fait usage
pour prendre des anguilles, du poisson. Tendre
los couôrdos, tendre les vermilles. — Cordée,
V. COURDÂDO.
COUÔRNO, cÔRNo, s. f. Cor, instrument fait
d'une corne de bœuf ou de toute autre matière.
Sound de lo couôrno, sonner du cor. (R. du lat.
cornu, corne.) — Corne ; chausse-pieds. — Pour
désigner la corne des animaux ruminants on dit
bàno ; bdto. — Corne du pied des solipèdes.
COUORS, CORS, s. m. Corps. Trdsso decouors,
pauvre corps , corps maladif, chétif. Couors
mouort, corps mort, cadavre. (Lat. corpus, it.
corpo, esp. cuerpo,) — Corps, principale partie
d'une chose. Couors de bostimén, corps de bâti-
ment. — Corps, compagnie. — Force du vin.
Oquél bi o de couors, es coursât, ce vin a de la
force, est alcoolique.
* COUORSÉC,-o, adj. Cuil et desséché jusque
dans l'intérieur. Costégnos couorsécos, châtaignes
bien sèches. (R. Ce joli terme veut dire dont le
cœur est sec.)
COUORSEG^L p. coussEGAL.
COUORSEQUÂ, V. n. et pr. Se sécher jusque
23
cou
— «30 —
COU
dans rintérieur. Se dit des châtaignes qu'on fait
sécher à la fumée.
COUOSSOU, couossouL, côssou, Mont. s. m.
Ce mot signifiait autrefois consul II est encore
usité aujourd'hui en certains lieux dans le sens
de percepteur. V. coulletôu.
On càdo moumén lou cosséu me tiréillo.
(From.)
COUOST, cosT, couôsTi, s. m. Coût ; frais,
dépenses. Lous couôstes d'un proucès, les frais
d'un procès. (Bret. coust^ roum. kost, it. costo,
m. s.)
1. COUÔSTO, côsTo, s. f. Côte, os des côtés
du corps. Ay ûno douléu o los couôstos, j'ai une
douleur au côté. (Lat. et it. costa, m. s.) — Fig.
Côte, nervure des feuilles. — Côte, brin de char-
pente d'un panier, d'une corbeille. — Côte,
penchant d'une montagne. Coteau , penchant
d'une colline. — Rampe, chemin montant. Cal
un ronfouôrt per mountâ oquélo couôsto, il faut
un renfort pour monter cette rampe. Oquélo
couôsto tiropla, cette rampe, ce chemin est très
raide. Dans ce pays on dit toujours côte en ce
sens.
2. COUÔSTO, césTo, orésto, s. f. orSstb,
m. Dos de la lame d'un couteau, d'une faux. (R.
V. orésto.)
COUÔTO, cÔTo, s. f. Cote, impôt. Couôto per-
sounèlo, cote personnelle. — Cdto mal toillddo,
cote mal taillée, transaction à l'amiable. — Cale
V. CODÔLO, 3.
COUOY, V. NICHÔULE.
COUÔYFO , couftTFO, cÔYFO, Ség. côfo, VilL
s. f. Coiffe, ajustement de tôle pour les femmes.
(It. cuffia, b. lat. cuphia, coifa, celt. coeff, m. s.
roum. koïph, casque.)
COUÔYNO, V. coucéuRLo.
^ COUÔYRE, couÈYRB, Mont, coyre, côyde, Vill.
V. a. et n. Cuire, faire cuire. (It. cuocere^ lat.
coquere, cuire.)— Prov. Sap pas ce que couoy
dins Vôulo, il ne sait pas ce qui l'attend, il ne
connaît pas les peines du métier qu'il veut em-
brasser. — Dévorer, consumer, miner. Lou
chogrln lou couoy, le chagrin le dévore, le mine.
COUP, V. CLOUP.
COUPA, V. a. Couper, diviser avec un instru-
ment tranchant. Coupa de pa, couper du pain.
Coupa lo couéto, couper la queue. Coupa lou
pèl, couper les cheveux, faire los cheveux. (B.
lat. copare, gr. xÔTrrstv, m. s.) — Couper, châtrer
un animal. — Briser, casser. Prov. Que côupo
lou béyre lou pâgo, qui casse le verre le paie.
Coupa lous esclouôps, briser les sabots. Coupa
lo compôno, casser, fendre, fêler la cloche.
Coupiûno cômbo, casser une jambe. Cette ex-
pression signifie aussi couper une jambe, c'esl-
à-dire l'amputer. — Rompre. Coupa lo couàrd$
signifiera à la fois rompre la corde et couper là
corde. — Couper,* interrompre, arrêter. Coupi
loporaUlo, couper la parole. Coupa loucrtf/t^
arrêter la croissance. — v. pr. Se couper. Ir
sou coupât un det, je me suis coupé un doigt
— Se couper, se blesser avec un instnioieftl
tranchant. V. toillâ (sb). — Se casser, se ron-
pre, se briser. S'es coupât un bras, il s'est cassé
un bras. Lo couôrdo s'es coupddo, la corde s'ef|
rompue. — Se couper, se contredire. — N. Oi
voit par ce qui précède la différence du fr. co%
per avec le patois coupa. C'est une grosse tèxM
de français que d'employer le mot couper daa|
le sens de casser, briser, rompre.
COUPAPLE. o, adj. et s. Coupable.
COUPÀYRE, o, s. m. et f. Coupeur, eus*,
celui, celle qui coupe ; vendangeur qui codimi
les grappes en vendange. Ay louât d/nq cov-
pdyres et sètpourtâyres, y^d loué cinq coapeon
et septhotteurs.
COUPÈLO, V. cossouÔLO.
COUPÉC, s. m. Copeau. Pour désignerles
petits copeaux qui tombent de la varîopeon
des bouvets, on dit plus communément Rii6sif
1. COUPÉT, s. m Petit coup de vin. Bub^
n'un autre coupét, buvez-en un autre petit coup.
{Couop.)
2. COUPÉT. Plat rond et profond en teir»,
V. COSSOLÔLO.
3. COUPÉT. Coupé, premier compartiment
d'une voiture.
4. COUPÉT. Chignon, nuque, derrière de It
tête. Tral coupét, à la nuque, derrière la tét«.
— Partie extérieure de la douille d*ujie pioche.
— Forme d'un chapeau. V. cloup.
COUPIÂ, V. a. Copier. Calquer.
COUPIÈ, 6, s. et adj. m. Tarière en cuillier ei
sans vis comme celle des sabotiers. On &
aussi torâyre coupiè.
COUPiO, s. f. Copie. Calque.
COUPLE, s. m. Couple, m. Le mari et h
femme ; le mâle et la femelle des animaux. (Ut
copula, liaison.)
CÔUPLO, s. f. Les mulets d'un muletier. Avant
le percement des routes, les denrées et les ma^
chandises étaient transportées dans nos pavsà
dos de mulet, et les mulets de chaque muletier
(coûtai) portaient le nom collectif de coupla,
\. CÔUPO, s. f. Coupe, art, manière de cou-
per un habit, etc. — Coupe, fourrage, bois qu'on
coupe.
2. CÔUPO. Angle rentrant de deux toits qui
se réunissent.
cou
— 431 —
COU
3 CÔUPO. Coupe à queue. V. boss/no. —
Faisselle. V. foyssèlo. — Boisseau. Ûno càupo
deblat, ua boisseau de blé. — Le quart de la
sétérée, ainsi appelé parce qu'il faut un quart
duselierou un grand boisseau ou quarte pour
l'ensemencer.
C0UP0OiS,-so , adj. Cassant, fragile. (R.
eoupâ.)
COWODÙRO, s. f. Fracture. Uno estouârso es
toubén pus missdnto qu'ûno coupodûro, une en-
torse est souvent plus difllcile ou plus longue à
Jûérir qu'une fracture. — N. Ce mot ne signifie
pas coupure qui se traduit par toillfîdo.
COUPO-FÙX, s. m. Rétrécissement, étrangle-
ment ménagé au bas d'une cheminée pour la
rendre bonne, et l'empêcher do fumer.
COUPOMÉX, s. m. Brisement. Casse-tête.
Coupomén de cap, brisement de tête, fatigue
causée par le bruit, par les affaires. (R coupa.)
COUPORÈLO, s. f. Petite coupe. Coque de
noix. V. CLODOS. — Cupule du gland. V.copelôd.
— Ombilic, plante. V. copBLÔtj.
COUPORRÔ, s. m. Couperose, f. sulfate de fer.
(ft.da lat. ca/?nro5, rosée, eau de cuivre. Cous.)
* COUPOSSEJÂ, V. a. Couper, diviser en mor-
•aanx.
COUPÔDN, s. m. Coupon, morceau qui reste
tune pièce tissée.
COÛPUT, ÛDO, adj. Creux, profond en parlant
dés plats, des assiettes. Plat coupât^ plat pro-
fond. Ossièlo coûpûdo , assiette à soupe. (R.
Mpre.)
COCQUA, T.COLQUA.-
CODQUA, BNCouQuJl, V. a. Cocher, entailler
«i fuseau, pratiquer au bout supérieur une rai-
rJwre en spirale pour recevoir le fil. Couquâ un
A^e, cocher un fuseail.
COUQUÈL, s. m. Grumeau. Se dit de la farine,
"4» riz qui se grumelle dans la cuisson ou s'ag-
putine en grumeaux. — Flocon. Covquèl de nèû,
ïocon de neige. — Bouchon de foin, de paille
çû s'est agglutinée. V. PLfeco ; biouchèl. — Fille,
fcfDme mal mise. Larz.
COUQUELA, bncouquelâ, Larz. v. a. Mettre
^Ingrumeaux, en boule, en bouchon. (R. couquèl.)
•"V. pr. Se grumeler, s'agglutiner en parlant
'•la farine, du riz qu'on fait cuire.
.,COOQUELiN,-o, adj. Câlin, doucereux, cajo-
«ttr.
COCQCÈLO, V. couFiDÔu.
COUQUÊLO, s. f. Petit pain. S.Sern.
CODOUELÔUS,-o, adj. Grumeleux, qui s'est
\^ en grumeaux.
COUQUÉTO, s. f. Petit pain ovale. V. couôco.
COCQUI,-No, s. m. et f. et adj. Coquin, vo-
leur. (R. du lat. coquus, cuisinier, coquinus, de
cuisinier, parce que les cuisiniers et les cuisi-
nières peuvent aisément voler leurs maîtres en
détail s'ils manquent de probité ; de là le dicton
fr. qui leur est appliqué dans ce sens : Faire
danser l'anse du panier. — Plus souvent malin,
espiègle ; lutin, pendard. Es couqui que nâdo,
c'est un petit malin, un petit espiègle. — N. Ne
dites pas en fr. coquin en ce sens. Coquin ne
signifie que fripon, voleur.
COCQUILLO, CAÛQufLLo, M. s. f. Coquille.
Plegâ SOS coûquillos, mourir. Peyr.
COÛQUILLÔU, CAÛQuiLLou, s. m. Petite co-
quille. — Fig. Fille, femme de petite taille.
COUQUINÂILLO, s. f. Coquinaille, canaille,
bande de coquins.
COUQUINAS,-so, s. m. et f. Maroufle, gros
coquin, gros fripon. CopH o lo couquinâsso,
chapeau dont le bord est relevé par devant à la
manière de celui d'Henri IV, ce qui aujourd'hui
donne un air de coquin.
COUQUINORIÈ, 6, s. f. Coquinerie, impro-
bité. Malice, méchanceté mêlée de ruse. Los
bestios où lour couquinoriè, les animaux ont
leurs méchantes ruses, leur malice. — Espiè-
glerie, lutinerie.
* COUQUINÈL, couQCîNocÔT, cocquinôt, s.
m. Petit espiègle, petit lutin.
COUR, s. f. Cour. Fa lo cour, faire la cour,
avoir des respects ou des assiduités auprès de
quelqu'un. — Basse-cour. V. court.
COURADO, s. f. Fressure. V. lebâdo, 4.
COURAGE, s. m. Courage. Confiance. Ojds
boun courage, ayez confiance. — Santé, vigueur.
Coud bo lou courage, comment va le courage ?
(R. couor.)
1. COURAL, s. m. pebr/no, S.-.4. f. Poivron,
vulg. corail des jardins, poivre long, piment
annuel, plante de la famille des solanées, accli-
matée en Europe et cultivée comme piment
pour ses fruits rouges ou verts d'une saveur
acre et piquante. — Fig. Pebrino signifie aussi
mégère, femme acariâtre et méchante.
2. COURAL, couroillâs, s. m. Branche morte,
tronçon de branche mort sur l'arbre. V. ton.
COURANDAT, s. m. Cloison. S.-Sern.
COURBA, V. a. Courber, baisser; plier. Courba
lou cap, baisse la tête. (Lat. etit. curvare, m. s.)
— V. pr. Se courber, se baisser, se plier ; se
voûter.
COURBADO, s. f. Corvée. Chose pénible à
faire.
COURBÈOU, V. MANDE.
\. CÔURBO, s. f. Courbe, ligne courbe. Pièce
courbe. (Lat. curvus, it. curro, courbe.)
cou
— m —
cou
â. CÔURfiO , TÀÛLO , gobIllo, Mont, s. t
FBTRÔo, S,-Ck. m. Jante, pièce courbe d'une
roue. Oquî y o de poulit boues per fa de céurbos,
voilà du beau bois pour faire des jantes.
3. CÔURBO, couRBOTÛRo, s. f. Courbature,
lassitude douloureuse.
COURBOUILLÔU,-N, corbouillôu, corgouil-
l6u, goorgouillou, s. m. Court-bouillon, es-
pèce de matelotte, manière de préparer le pois-
son avec du vin, du pain, des épices. (R. Ces
mots signifient bouillon court, diminué par la
cuisson.)
COURCENTÉXO, v. crdcenténo.
COURCHÀ, V. a. Accourcir, raccourcir. Cour-
chd ûno pouôsse, raccourcir une planche. (It.
accortare, lat. curtare, m. s.) — Rogner, rac-
courcir un peu. Courchd lou pèl, rogner les che-
veux. — V. n. Raccourcir, devenir plus court.
Lous jours côurchou, les jours raccourcissent.
— Abréger sa route, prendre le chemin le plus
court. — V. pr. Raccourcir, n. se raccourcir.
Lous jours se côurchou, les jours se raccourcis-
sent ou raccourcissent.
COURGHÉT, GOPÉT, s. m. Agrafe. Crochet. V.
CRouQuâT. (RR. Le i^^ mot vient de croc^ dont il
est le dim. avec métathèse du r, pour crouchét,
le 2« de gofâ,) — Targette. — Fermoir pour les
livres.
COURCHETA, crouchetà, v. a. Agrafer, faire
tenir avec une agrafe. — Fermer avec une tar-
gette, avec un crochet, avec un fermoir.
* COURCHÉTO , CROUCHÉTO, gopéto , s. f.
Porte -d'agrafe, petit anneau dans lequel on
passe le crochet d'une agrafe.
CÔURCHO, couRCHiÈTRo, Mont, trobèrso, s.
f. Traverse, chemin de traverse, chemin ou
sentier plus court que le grand chemin. Prenès
lo côurcho, prenez la traverse et non le rac-
courci, qui ne s'emploie que dans le sens d'a-
brégé.
COURCHOU, cooRxdu, M. crouchôu, Larz.
CROUQUËT, VilL REBiRÔu, Ség. cuN, cuGNÔu, Rign.
CCGNÉT, CIfRE, CONTÔU, CRIN, S. m. CRIGNO, MUl.
s. f. Quignon de pain, morceau de pain. N. On
appelle grignon enfr., et non grigne, un quignon
coupé du côté le plus cuit et le plus appétissant.
(RR. Les 3 premiers mots viennent de courchd;
le 4*^ de crouquâ ; le 5® de rebirâ, refouler la
faim ; les trois suivants signifient coin, de la
forme ordinaire dans laquelle on le coupe ; le
9«, qui signifie pierre à aiguiser, est dit par
plaisanterie ; les derniers signifient angle vail-
lant, par allusion à l'endroit oîi on le coupe.)
COURCHÛN, I cocHôu, coxôu, escochôo, bs-
coxôu, Ség. s. m. Bout coupé d'une pièce de
bois, d'une planche trop longue. ÏM antrMm
depouésse, de fûsto^ un bout de planche, de «k
live. (R. courehi,) :
COURCOCRÀ, cocrquichI, bscroquicba» t.-
a. Presser fortement, serrer fortement — (H,
Les premiers mots signifient presser court, k
3« écrcLser presser.) — v. pr. Se fouler, se ùOÊrs
tusionner, se blesser par un coup, une pressio»
En townbéns'es courquichât los qiièrbo^deicowûi,
en tombant il s'est foulé les muscles da cen.
COURCOCHÂDO , courquichIbo, sscroqei<-<
CHABo, S. f. courqcichJLl, m. Foulure, eonUisîei
pression violente , blessure causée par ust
pression. Ay otropâdo ûno bràbo eoureochâdo,
j'ai reçu une forte contusion.
COURCOURÀLLO, s. f. Oronge. Conq. \. oi-
RÔUNJO.
COURCOUYSSÔU , couRÀSséu , VilL s. &
CREHOséu, Camp. f. Fer chaud, soda, pjrosis,
autrefois gorgossét, crémason, chaleur violeoli
qu'on éprouve à la gorge et qui vient de l'esto-
mac, ce qui arrive, par exemple, quand oa
mange beaucoup de châtaignes bouiUies saa»'
ôter le germe. Aigreurs et chaleur d'estonue'
causées par des aliments indigestes. (RR. L»
1'*^ mot, dont le second n'est qu'une aUératJ<»i,
signifie courte cuisson , chaleur passagère ; le
3® vient de cremâ.) — Fig. Déplaisir, dépit qa'oa-
éprouve contre quelqu'un.
COURDÂ, V. n. et a. Corder, faire de la cordé.
Mettre en corde.
COURDÂDO, cocéRDO, ruèysso. Mont. s. f.
couRDBiLLÂT, m. Cordée, suite et continuité de
certaines choses mises en corde, en ligne, en
rang. Ûno courdddo de fe, une cordée de foit.'
Ce n'est pas l'andain qui s'appelle reng^ mais
le foin séché et amassé en cordée pour iecfas^
ger sur les chars.
COURDEILLÔU, s. m. Cordonnet, petit co^
don.
COURDÉL, cocRDfL, s. m. Cordon, cordeao.
COURDELÀ, V. BNCOURDELÂ.
COURDELÀDO, s. f. Enfilade, suite de cer-
taines choses enfilées, comme champignons,
figues, petits poissons.
COURDÉTO, s. f. Cordelette, petite corde.
COURDIÈ, s. m. Cordier, celui qui fait ott
vend des cordes. — V. tolouôs.
COURDIL, v. COURDÉL.
COURDuU, s. m. Cordon.
COURDOUNÉT, s. m. Cordonnet, lacet.
COURDOUMÈ, couRDouGifÉ,-é, s. m. Cordon-
nier, faiseur de souliers. — Capricorne. V.
CÂBRO.
COURDURÂ, côcsB, V. a. Coudre, faire temr
cou
— 433 —
COU
parune couture. Opréneocourdurd, apprendre à
coudre. Cause on de boun fiol, coudre avec de
boD fil. (B. lat. cusire, lat. consuere, it. cucire^
esp. cusir et eoser^ valaque cose, kouase, m. s.)
COURDURÀT, ADO, part, et adj. Cousu. Cou-
tare, qui a des cicatrices semblables è des cou-
tures. Um bisdge tout courdurdtj il a le visage
tOQt couturé.
COURDURIÉYRO, s. f. Couturière. Modiste.
COURDÙRO, s. f. Couture. — Fig. Couture,
cicatrice semblable à une couture.
4. COURENT, s. m. Courant, fil de Teau.
Conrant, cours des choses.
2. COURENT,-© , adj. p. cocLfiNT. Coulant,
bcile, accommodant.
COURENTIÈ, couRiNTiÈ, goulintiè, goolin-
Tifc, S. m. Groseillier, surtout les espèces sau-
Tages et non cultivées.
COURÉNTO, courInto, s. f. Courante, diar-
ikée.
COURENTÔU, V. coDLiNTéo.
COURÉT, s. m. Cœur, spécialement cœur
4tm animal, cœur de veau, de bœuf. Monjd un
bmi de courét, manger un morceau de cœur.
^. diffl. de couor,)
.COÛRJLLO p. coûLÉiLLo.
COURINO p. couLfNO. Colline. Oquél comp es
M/Htcourinos, ce champ est plein de buttes, de
flis de terrain. S.~Sern.
COURNX, V. n. Corner, sonner du cor. —
Mugir BQ parlant du vent.
' COURNÂYRE, s. m. Celui qui joue du cor.
COURNÈILLO, V. giiOlo.
COURNELIËYRO, COUaifOLltYRO, BERLiftYRO,
'z. Douve à oreille, c.-à-d. munie d'un chicot
branche qui lui était attenante. On met deux
ves de cette espèce aux deux côtés opposés
plus écartés d'une tine (semdl) pour la por-
à deux avec des bâtons ou avec la main. (R.
Rrfmo.)— L'oreille elle-même. Ounnascôumo
coumelièyro, il a un nez énorme. — Poignée
fer d'une tine, d'un baquet.
COURXICHÔUN, s. m. Cornichon, fruit d'une
corbitacée du même nom. Fruit naissant du
ncombre qui peut se conGre comme le corni-
0. — N. Le premier sens du mot cornichon
petite corne : cette vache n'a encore que
cornichons, oquélo bdco o pas encdro que de
ios.
CODRNISSO, s. f. Corniche. Tablette de che-
ûée. V. TiiPLO.
COCRNÛDO, V. sbmJLl.
♦. COURNÙT, iJDO, adj. Cornu, en croissant
parlant de la lune. Prov. Se seménos trûfos
coumikto» trifoi coumûdos orronquords,
si tu plantes des pommes de terre avec la lune
nouvelle, tu arracheras des pommes de terre
cornues.
2. COURNLT, s. m. Tine, grand baquet de
douves, plus grand que la cournCdo (ou sbjiàl),
mais ayant comme celle-ci deux poignées en
forme de corne baissée.
CÔURO, adv. d'interrogation. Quand, à quelle
heure, quel jour. Côuro loy boules ond ? Quand
voulez-vous y aller ? Côuro boules que bèngo ?
A quelle heure voulez-vous que je vienne ? (R.
contracté p. o quôno houro.)
COUROCHÔUS.-o, adj. Courageux.
COUROSSÔU, V. couRCOUYsséu.
COUROUNÂ, V. a. Couronner. — v. pr. Se
couronner.
COUROUNÀ (SE), SB DBSPODBLÂ, Mont. v. pr.
Se couronner en parlant des chevaux, se blesser
aux genoux en tombant. (R. pod?lo,)
COUROUNÈL p. couLouNÈL.
COUROUNTENIÈ p. colrbntiè.
COURPOTÀS, V. GouoRP.
COURPULÉNÇO, s. f. Corpulence.
COURQUIChI, v. courcochà.
COURQUICHÂL, COURQUfCHB, v. courcochado.
COURRÀL, s. m. Lieu oh l'on rassemble les
vaches pour les traire près du parc des veaux.
Mont,
COURRE, couRRf, M. v. n. Courir, marcher.
(It. correre, lat. currere, m. s.)
COURRECTIEÛ, coorrbxibû, s. f. Correction.
COURREDÔU. s. m. Corridor, galerie, pas-
sage. — V. laxb-coorrrd6u.
COURREGÙDO, courr^do, M. s. f. Traite,
marche, course.
COURREGÙT, ÛDO, courrît, Ido, part. Couru.
COURREJA, v. a. Corriger ; châtier ; tempê-
ter. Courrejd l'dygo ombé un paûc de bindgre,
corriger la crudité de l'eau en y mêlant un peu
de vinaigre. (It. corregere , du lat. corrigere, m.
s.)— V. pr. Se corriger, s'amender, se guérir de
ses défauts.
COURREJADO, bscourrbjâdo, codrrbjodôlo.
Camp. s. f. On désigne sous ces noms plusieurs
espèces de plantes volubilos grimpantes ou
rampantes, telles que les liserons, la renouée
des oiseaux. (R. courréjo.)
COURRÉJO, s. f. Courroie, lanière de cuir.
(It. corregia, \dii. corrigia, m. s.) — Viette. V.
ouôbro, s.
COURREJÔU, s. m. Cordon en cuir des sou-
liers, de la bourse.
Prov. bôurso de jougôdous
Cal pas de courrejéus.
€ A b6tiirie de jotienr il ne faut pas de cor-
don. »
COURREJOUÔLO , cocRRBjéLO, cooRiiuino,
tAttRo, hirbô de poum-e, hèrbo nousido, s. f.
Kenoiiée ded oiseaux, vulg. traînasse, plante
dbUchée, eointiiane dans les jardins, le long
des chemins, aimée des oiseaux et des pour-
ceàtab L'infU^iôn en est bonne contre la diarrhée
de t'hoinme et des animaux. (RA. tourtëjo,
* GOURREJÔUNÀ, r. a. Nouer les cordons^
des souliers, nouer un eordon. (R. tontrején,)
COURRÈLO, V. I^OULAtLLO.
COURRÉNT, couRÉ!fT,-o, adj. Courant, cou-
lant^ <tuî coula.
Prov. L'àyo courénto
N'es pas sdlio ni pudénlo.
€ L'eau courante n'est ni sale ni puante. »
— comme courAkt.
C0URRËNTC»14ÉX, adv. Couramment.
COUR RETS, s. m. Collier des bœufs auquel
on suspend la clarine ou sonnette. Sall.-C.
COURRÉYRË, o» couRRiÈTRB, o, s. m. et f.
Coureur» rôdeur» euse.
COURRI, V. céiJRRB.
COURRIBOUL, a4} Coulant. Nous courriboul,
nœud coulant. V. làxb-courridôu.
COURRIDO, V. couRRBGéno.
COURRIÉ, s. m. Courrier, messager qui porte
les dépêches.
CÔURRIJOUÔLO, V. CODRRRjJlDO.
* CÔURRIOS, s. f. pi. Le premier lait qui sort
de la mamelle après l'accouchement. Cal as-
eompd los edurrios, il faut jeter le premier lait.
COURRIOULÂ, couRRiouÀ, v. ocoursà.
CÔURtlOTIÉ» ô, s. m^ Mesureur de vin, celui
qui mesure le vin.
COURRÔUBIO, cooRRéupio, Cam. s. f. Ca-
roube, m. fruit du caroubier, arbre qui crott en
Orient et dans le midi de l'Europe surtout sur le
bord de la mer. Ces mots usités seulement dans
le midi du département nous sont venus du
Languedoc. On les emploie souvent sans savoir
ce qu'ils signifient. Ou ignore que les caroubes
sont de longues siiiques ou cosses qui ont jus-
qu'à trois décimètres de longueur et renferment
une pulpe sucrée bonne à manger. Mon^ords de
courrôuàios^ tu mangeras des caroubes : se dit
ironiquement à un enfant importun qui demande
à manger quelque chose de bon. (R. it. caruba^
m. s.)
COURROUILLÂ, V. a. Corroyer, préparer les
cuirs.
COURROÏJILtORlÔ, s. f. Corfoirie. Mill.
COURROUItLÛR, s. M. Côrrôyëur. qnij^fé-l
pare les cuirs tannés.
COURRÔUMPRE, v. à. Corrompre , gâtéh — |
V. pr. Se corrompre, se gâter.
COURROUMPUT , ôdo, part. Corrompu, sta-|
gnant, croupissant.
COURRÔUPIO, V. couRRôuRio.
COURS, s. m. Cours, dans tous les sens M
fr. Los pèços de trénto soûs n'oû pas pus de eownj^
les pièces de trente sous n'ont i^lus de coon.
Lou cours del blat, le cours, le prix du blé. (L8t|
carsus, cours, course.)
COURSA, V. ocouRSJl.
COURSàGE, s. m. Corsage, taille da corps.
COURSÂT, Ino, adj. Qui a dti cor^, dek|
force, en parlant des vins. Bi eoursdt^ vin qui
du corps. (R. eouors.)
COURSÈGRE, V. ocoursI.
COURSÉT, s. m. Corset.
CÔURSO, s. f. Course, action de coarir, ms
che plus ou moins longue. Oiropd o lo c6nTts\
prendre à la course.
COURT, -o, adj. Court, e, qui n'est pas lODgj
Oquél courdôu es trouop eour't, ce cordon
trop court. Court d'orgén, court d'ai^ent. Coui
de tdillo, court de taille. Court d'holé , eoi
d'haleine. Court de poraHlôs^ court de paroles.
(It. Gorto, lat. curtus, m. s.)
8. COURT, COUR, s. f. Cour, préan. — Bas<
cour, cour des animaux, de la volaille. (It. et
lat. cors, eortis, gr. yfipr^ç, m. s.)
COURT-BOUILLÔU p. cooRaucilLda.
COURTÉTO, COURTÔTÔ, M, COtlRTONfrLO, s.
Préau, petite cour intérieure. Petite basse-cour]
C0URTH0LÉ,couRTHOLÉNo, coortboGé, coi
THOUÉHO, s. f. Haleine courte, asthme. Mi
V. Arbb.
C0URTi,-N0, adj. Courtaud, e, k qui on
coupé la queue. (It. eorto, lat. curhis, court.)
Prov. Birbo rôusso, co courH,
Gardo-lf.
€ De barbe rousse, de chien courtaud gard<
toi.»Les chîensdo garde desmarchahds de bej
tiaux étant ordinairement courtauds et peu fa*
miliers sont cause de la mauvaise réputatioi
qui s'est attachée à tous les chiens courtaude
Quant à l'homme à barbe rousse, il est Tobje^
d'une prévention injuste, fondée sur la rarel
du fait et sur la croyance que telle était la barbi
du traître Judas : rufus erat.
COURTIXO, s. f. Courtine, pente de lit, bandai
d'étolTe qui pend du tour de l'impériale ou il
ciel du lit. Aujourd'hui impériale, ciel de lit,]
pentes, tout disparaît pour faire place à un sys-
tème plus simple avec rideaux.
€0U
-m-
qou
COURTISA, V. a. Courtiser, faire la cour.
COURTISAN, s. m. Courtisan, qui fréqueutci
la cour des rois pour plaire au souverain.
COURTOiXÈLO, V. coubtéto.
C0URTO-P6uNCHO, cpuNTRO-PoiJiNTo, Nauc,
liifo^S^.s.f. couBEo-pft, m. Une courte-pointe,
eoaverture d'ornei^ent, ordinairement piquée
ifjnétriqaement et qui se m^t sur les autres
couvertures. Le couvre-pieds ^n diilère en ce
(ju'il ne couvre pas tout le lit.
COURTÔTO, V. couRTfiTO.
COURTOCREILLOS, s. m. Surnom du loup,
l'Animal aux courtes oreilles.
eOURXÔU, V. couacBuiu.
, . COUSA, V. a. Causer, ô^e cause. CoUsi ds
\4ûumige, causer du dommage^
; COUSCÉNÇIO, cousciÉNço, s. f. Conscience.
Y.couNSCiÉNÇo. — Poitrinière, morceau de bois
on d'autre matière qu'on appuie sur la poitrine
llfos certains métiers pour faire jouec un
outil.
COUSCÔUILLO, s. f. Cosse, gousse des légu-
ilôueusos. (Lat. quisquiliœ, épluchures.) Y.
I^ÔLso. — Brou des amandes, enveloppe verte.
". COUSCRIPTIEC, couscRixiBû, s. f. Conscrip-
non, tirage au sort.
COUSCRIt, s. m, Con&crit. (R. du lat. eons-
f^tus, inscrit avec d'autres sur les rôles.)
^CODSCUÈILLO, s. f. Gousses sèches des pois,
if^ haricots S.-R. V. couscôuillo.
COUSE, V. COGllDORi.
COUSÉXT,-o, adj. Cuisant, violent. Frechcou-
, froid cuisant, violent.
iÇOUSESÔU, s. f. Cuisson. V. cuècho. —
^ chagrin ; dépit.
ÇOÛSI, V. a. Choisir. (R. ail. kiesen, m. s.)
COUSI.-NO, s. m. et f. Cousin, ine. Cous^
cousin germain. (It. cugino, lat, consan^
,m. s.) — s. m. Cousin, moucheron. V.
IL. — Grillon. V. grbl. — Ephippigère des
s. V. CI6ÀLK, 2.
*C0USiBOUL, cousiBÔcL, adj. des Si g. Facile
r^, de bonne cuisson, qui cuitbien. Oquéles
SQU plo cousiboiUs, ces pois cuisant bien.
s dentillos sou pas coutslbouls, ces lentilles
jCniseot pas, ne sont pa^ de bonne cuisson.
coquibilis, m. s.)
SIXA, cousii^BJÀ, V. a. et n. Cuisiner,
la cuisine ; préparer les aliments. Cousi-
M plo, préparez-le bien.
SINADO, FouikTADo, s. f. Châtaignes, ou
s de terré cultes sous la cendre. Fa ûno
do, faire cuire sous la cendre. S.-A.
SINÀGE, s. m. Cousinage, parenté entre
> L'ensemble deis cousjiiis^ les précisée.
COUSINXJ^ V. n. et pr. C<»i|sineri »e traiter
de cousin. Ss cousinéjouy ils cousinent.
COUSINIÈ,-ftTao, s. m. et f. Cuisiai^r, ère«
celui, celle qui fait la çui^in^, prépigre les ali**
ments.
COUSINO, s. f. C^isi^eK appartemant oU Ton
prépare les aliments ; Tart d^ les préparer,
Prov. Pichouéio cousino fa baun homldli, petite
cuisine fait bonne maison, c'est-à-dire qi^e ré<-
conomie de la dépense fait prospérer la maison.
(B. lat. çusina, it. cudna, esp, cçein^, va}aqt^.
kuhnie, lat. coquina, m. s.)
COOSSÂ, y. a. Chausser. V. cotsÀ^ -^ Faire
des tètes d'épingle. (R. caiis.)
COÛSSÂGE, colsIgb, s. f. Action de chausser.
Action de recharger un outil. V. colsâ.
COUSSEOAL, couoRssaÀL, aooéu» s. m. Mé*
teil, passe-méteil, mélange de froment et de
«eigle. (B. Ce mot veut dire avec du seigle,
ségo.)
COUSSEILLÀ, ocousssiLLi, coonsbillI,^ v. a.
Conseiller, donner un conseil ; engager, exhor-i
ter.
COUSSElLLÈ« couNSj^iLtii, s. m. Conseiller.
COUSSÉL, couN^ÉL, s. m. Conseil. Préne coun-
sély prendre conseil. Prov. Cent psrsounos^ cmt
counséls, autant de têtes , autant d'avis. Prov.
Caûso fâcko, coussél près, chose faite n'a p-lus
besoin de conseil. Larz. (Lat. consilium, it.
consiglio, m. s.)
CO0SSENÀBD,-o, coOssi6Nouôi.,-a, s. m. et
f. Habitant des plateaux oalcaires que nous ap-^
pelons Causse. V. caûssb. Lous coUssenards sou
de bous houémes, un paûc testûts ; les hommes
du Causse sont vigoureux et de haute taille ,
mais un peu têtus.
COUSSER6ÔUS,-*o , adj. Chateuille^x , très
sensible au chatouillement.
COUSSERQUEJA, coussBLEanijBji, grotilU^
EGROTiLLi, V. a. Chatouiller, causer, par un
léger attouchement, dos mouvements, des tros*^
saillementsqui portent à rire. — Fig% Chatouil-
ler, plaire, flatter. Oqué me cous»ergu^ Vàmo,
cela me chatouille l'âme. Feyr.
COUSSÉRGUES^caiTLsftRGUBs» S.*(7^ | CiUisÉji-
Gusa^ causArgoss, S.-A. \ gouns^rguisi €0«i«flitA*
BIS , Mont, GOUSSBLiditiUBS, suçoLfiaoD^s, Nw%t^
s. m. pi. GROSSIBOJJL, GROSSldoL, VUl. S. VBk. G^elJ**
MfiTO, Enir. f. Chatouillement, action de ch^Unullr
1er. Fa de coussérgues, fa groûméto, chatouiller,
N. Faire des cfia^ouillôs n'est pas fr., le mot
chatouilles ne se trouvant dans aucun, vocabur
laire.
COUSSlp. couçi.
COÛSSIGNOUÔL, v. CQîis^ifiiiD.
cou
— 436 —
COU
COCSSONÉLO, loûssoNfcLo, onsonèlo, ronso-
NÈLO, Mill. COCPONÈLO, MOTlt. CAÛCàNÈLO, VUl.
OGRUNfiLo, S. f. Cenelle ou senelle, vulg. poire
d*oiseau, fruit de Taubépine, du houx.
COUSSÔU, COUSSOUNA, V. CUSSÔO, CUSSOUNÀ.
COUSSÙT, ÙDO, adj. Cossu, riche. Plus sou-
vent qui s'élève au-dessus de son rang et veut
paraître plus riche qu'il n*est. S.-À.
COUST, V. couosT.
COUSTA, coula, V. n. et a. Coûter. (Bret.
eousta , esp. costtir , it. costare, lat. constare,
m, s.)
Prov. Ocouô que câusto
Me degôusto.
€ Ce qui coûte me dégoûte. >
Prov. Bigno plontàdo, houstàl fach,
Degûs sap pas ce qu'où comiât.
« Vigne plantée, maison bâtie, personne ne
sait ce qu'elles ont coûté. »
COUSTÂL, s. m. Coteau, penchant d'une col-
line.
COUSTÀT, s. m. Côté. Un mal de constat, un
point do côté, une fluxion de poitrine. Metès-6u
de constat, raottez-le de côté. (Lat. costa, côte.)
COUSTÈLO, cousTBLÉTO, s. f. Côte, côtelette.
COUSTÉNÇO, s. f. Constance, persévérance.
COUSTÉNT,-o, adj. Constant. .
COUSTERiNÀ, V. a. Consterner.
COUSTERNOTIEC, s. f. Consternation.
COUSTÉTO, s. f. coDSTOLÔc, m. Petite rampe
très escarpée, partie de chemin très raide. (R.
couds to.)
CÔUSTIO, V. couÈTO.
COUSTIPÂ, V. a. Constiper. (R. du lat. consti-
pare, m. s.)
COUSTIPOTIEO, s. f. Constipation. Le meil-
leur remède pour guérir la constipation c'est un
purgatif. Les moyens de la prévenir sont le
pain de seigle, le pain d'orge, les pruneaux et
l'exercice. -
COUSTITUÂ, V. a. Constituer.
COUSTITUTIEO, s.f. Constitution.
COUSTOLÔU, V. cousTÉTo.
COUSTOTÀ, V. a. Constater.
COUSTÔU, s. m. Côte de panier. V. couôsto.
— Bâton de râtelier. V. puo.
COUSTOUI,-No (pr. cousTOu-f), s. m. Habitant
des coteaux, du Ségala oh le pays est plus acci-
denté. (R. couôsto,)
* COUSTOUNÂ, V. a. Faire la charpente d'un
panier, d'une corbeille. (R. coustôu.)
C0UST6uS,-o. adj. Coûteux, dispendieux. Un
proucès es tonjôur coustôus, un procès est tou-
jours coûteux. (R. const.)
C0USTRÉ6NE, coustr^ngb, v. a. Contm-
dre, forcer. Resserrer, mettre à l'étroit. (U
costrignere, lat. constringere, m. s.)
COUSTRÉNCH . cousTRfîfCH,-o . MorU. coc^
TRÉNT,-o, M. part, et adj. Contraint. Étroit,»»-
serré, trop petit. Ocou&s trouop coustréneh, t'fà
trop resserré, pas assez spacieux, en paiiiÉ
d'un bâtiment, d'un appartement. — Qniesti
l'étroit. Y sèn eoustrénehes, nous y sommes i
l'étroit.
COUSTRÉNCHO, codstrénto, s. f. Contraiiili
par corps, arrêt ou action de saisir qaelqa'a
pour l'emprisonner. — s. m. Gamissaire, soiàt
imposé à un particulier pour obtenir le pdc*.
ment de l'impôt ou la reddition d'un consoi),
d'un déserteur. — Huissier. S.-R, V. bItli.
COUSTRUIRE, V. a. Construire.
COUSTRUCTIEC, coustruxirD, s.f.Constre^
tion.
COUSTUOÀT, ÂDo, adj. Gonflé, météorisé,tt
parlant des ruminants. V. coupla (sb).
COUSTUMÀDO (OLO), adv. A l'ordinal».
Réponse fréquente à ces mots : Coud onki
comment allez-vous 1 lo coustumddo, à DKt
ordinaire.
COUSTÛME, s. m. Costume.
COUSTÛMO, s. f. Coutume ; usage. Habitude
Selôun lo coustûmo, selon la coutume. MisM0
coustûmo, mauvaise habitude. Un couopn'e$ftt
coustûmo, ce qui n'arrive qu'une fois n'est p»
une habitude. (Bret. kustum, angl. cuslom/té
b. lat. costuma, 705, m. s.)
COUT, océuT, MilL s. f. Queue, f. queuxt»*
affiloir, pierre à aiguiser. Ûno coût dedoiUé^
une queue à faux, que le faucheur tient dans if
coyer ou coffin. V. coudiè. Ûno coût d«mtt»w-
nié, un afliloir de moissonneur. V cirii-^
N. Le fr. queue est plus usité que queux (J*
signifie aussi cuisinier. (It. cote, lat. cos, coA,
m. s.)
COUTA, V a. Accoter, appuyer décote.-
Caler. V. coula, 5.
COUT Al, s. m. Muletier; chasse-mulets. Do-
mestique chargé du soin des mulets et cbevanx.
Lou mèstre coûtât, le maître muletier. L^-
Muletiecou voiturier qui transporte du vin.(B'
L'abbé do Sauvages, Dict. lang., tirecemotdï
b. lat. cota, qui. d'après lui, signifiait sarra«t
souquenille, surtout de grosse toile.)
COUTAT, ADO, part, et adj. Accoté, app'iré.
Calé, fixé, arrêté. — Coté, rangé. Qui alejop-
ment droit et sûr ; qui possède bien sa matièw*
ferré ; habile.
COUTÈL, s. m. Couteau. (Bret. kountel;\^
coltello, lat. cultellu^, m. s.) Coutèl poun^
cou — i
MQteao pointa. Coutil btreàl, couteaa ébréché.
fhittil osimdl, conteau qai ne coupe plas, qu'il
fiul râmoudre. Cotilil birdt, couteau an tran-
chBDt rebouché. Coulèl o éouoi mot. Plane. V.
nino. Coulil-rèut. Scîolte , seie h main. —
httant de porte.
COUTELà, t. □. Produire, pousser les goua-
les, en parlant des tkaricots. Les fdboi oQ pla
toulelàt oqu^tt on, les haricots ont bien donné
celle année. — Qqf. soulever avec la charniO
de très longues mottes de terre.
■ COUTBLiS, 8. m.coiiTÉLo, f. Couperet, cou-
Mas, grand coateau de boucher, de cuisine,
Blo. qui ne se ferme pas.
COUTELEJA., V. a. Faire un ouvrage su cou-
lesu. Donner des coups do coateau.
COUTELIÈ, 6, s m. Coutelier, qui fait des cou-
teaux.
OOUTÈLO, s. f. Coutelas. — Gousse, sili-
qae des haricots. V. nouÛLso. — On désigne
encore par ces mots les plantes é feuilles lan-
eéolées, comme les iris, certaines espèces de
nseaui, de laiches. — V. lÀtco. — Longue
Hotte de terre soulevée par la charrue lorsque
Il lerre est grasse. Lebd de brdbot coulèloi, sou-
lever de très longues mottes.
* COUTEtôU, s. m. Petit couteau, tel que
tmi qu'on donne aux enfants. Sent OntouèHo da
Ifoddu, fo»ès-mé lo grdcio de Iroubd lou eoutelôu,
«aint Antoine de Padoue, faites-moi la grâce de
VoQTer mon potit couteau. Telle est la prière
■dressée à ce saint pour retrouver tes petits ob-
jets perdus, coutume constatée du temps de
iiint François de Sales dans la vie de ce saint.
COOTÈRO, CAÛTkio, s. m. Cautère.
COUTÉTO. V. P01IL6TO.
1. eoUTl'. s. m. Coutil, espèce de toile sér-
iée. — Espèce d'indienne.
i. COL'Tl, couTi»6t:, pouLôu. Mots donlonse
lert pour appeler les poussins, les petits poulets.
' COUTICOUTÉSCO, coconisTs, s. m. Chant
de la poule qui vient de pondre. (R. onom.)
COOTIEO, CAÛTieû, M. s. f. Caution. Prov.
J'oûfo eoûtieû et moloûlduso noun irtàubo gdyre
■iembej6u»ts , caution pauvre et maladive ae
•rouve guère d'envieux.
COUTILLÔU, s. m. Cotillon, jupe légère faite
leplus souvent de coutil. Robe.
COOTIMÈLO, V. COTIMÈLO.
1. COUTIS, cooDfs, aoDsfs, counssâo, s.m-
Brouillementdeûl.V.BMBHÔiiL. Flocon de laine,
d'éloupes, de cheveux embrouillûs et qu'on
ae peut démêler. Qnônle coulis I quel brouille-
nent 1 Dernior flocon d'étoupes qui reste à la
qoeDonille. Laine courte ou brouillée
celle de la qt
carder, Ocoûé
que de la mi
queue.) — Fi
peignée.
2. COUTÎS,
SILAFOCH, PB1
S.-A. s. m.Lo
ces noms déi
fruits épineux
lent la laine o
et font ainsi c
rons ou capiti
lampourde, li
noncule des c
mots qui com
mordre, saisit
sont l'altératif
COUTISSÂ,
COUTÔU, s
net de coton.
COUTOUN^
ton.
COUTÔUNO
blanc pâle.
COOTOURj*
lade, un enfar
COUTOURL
Est. Cnjulier,
bois, espèce
les arbres (d'i
Gmel.) et a an
cette alouette
elle fait enten
coutrAl,
capricieux, ei
gaud. Ce mot
sniveal comm
qui les rend n
1. CÔUTRE
SOQUi.
D'un nèrbi big
8. CÔUTRE
tre, m. instrui
pour faire les
(It. coltro, m.
COUTRILLJ
Troupe, trou]
irillddo de féé
COUTHILLC
quantité. Ûnoi
de vers.
COUTRILLt!
cou
— 438 —
COT
COUTROILLÂ, V. a. Élaguer ; tailler. Peyr.
V. rbcurà ; poudJL.
COUTROLÂ, V. BODiNÂ, 2.
COUTROSSEJÂ, COUTROSSEJA.YRE p. FOUTROS-
SBji ; TOUNDROSSBJÂ. . .
COUTTIÔNDO, couTTiÔNTO, s. f. Personne
importune qui mendie sans un vrai besoin.
Montb. — Personne de mœurs suspectes. Aub,
COUTZAT, coutziat, Ido, adj. Cotonneux. (R.
côutzio, courge.) V. bogonât.
COUUMIÉ (pr. cou-umiè\ s. m. Couvée d'in-
sectes, œufs d*insectes, comme ceux des four-
nis. Cam.
CÔUYDE p. côuYRB.
COUYDEJÂ, couYREJA, V. a. Coudoyer, heur-
ter, presser du coude. (RR. côuyde ; côuyre,) —
V. pr. Se coudoyer, se toucher, se presser du
coude. Noussèn couydejâts pendën cinq ons, nous
avons passé cinq ans côte à côte (sur les bancs
de Técole).
COUYFÂ, couÈYFÂ, Mont, coufà, M. v. a.
Coiffer, couvrir la tète, mettre une coiffure. (R.
du celt. coeffj coiffe, it. cuffia, m. s. ) — v. pr.
Se coiffer. — Fig. S'enivrer. V. bonda. (se).
COUYÔUL, V. PBLÛc.
COUYÔULO, couYÔDRo, s. f. Folle avoine. On
appelle ainsi plusieurs espèces d'avoine peu
pleines et non cultivées, et quelques graminées
du genre brome et du genre fétuque. On dit
aussi cibâdo couyuulo. (R. couyôun.) — Digitale
pourprée. Vill.
COUYÔUN, s. m. Gredin, cuistre, bélître,
drôle, pendard, fripon. Ce terme est grossier
ainsi que ses dérivés. Bescherelle a eu tort de
les admettre sous la rubrique coion, coïonner,
— Dupé, trompé.
COUYOUNA, V. a. Tromper, duper. Se mo-
quer, berner. V. hodinà, 2. — v. pr. Se tromper,
s'attraper.
COUYOUXÂDO, s. f. Tromperie, moquerie,
mauvaise plaisanterie. Bourde, hâblerie.
COUYRÂSSO, s. f. Espèce de marmite, de
petit chaudron à couvercle. (R. côuyre, cuivre.)
— Cuirasse, arme défensive qui couvre lebuste.
1. CÔUYRE, s. m. Cuivre. Bièl côuyre, vieux
cuivre. (Lat. cuprum, m. s.)
2. CÔUYRE, cÔLYDE, Vill. s. m. Coude. (It.
cubito, lat. cubitus, m. s.)
COUYREJA, V. couYDEjÀ.
COUYRÉTO, s. f. Petite marmite en cuivre
ou en fer blanc ; petit chaudron. (R. côuyre,
cuivre.) — Décalitre, chapeau à haute forme.
Se ditpar mépris, comme en fr. tuyau do poêle.
COUYRixO, côuYRo, s. f. Espèce de marmite
en cuivre ; espèce de petit chaudron à couver-
I de, plus petit que la couyrdsso, plus grand que
la couyréto.
COUYROSÔU, s. f. Couche de certaines cho-
ses, do sable, de mortier, de fruits.
COUYROSSÔU comme codyréto.
COUYSSÀL, s. m. Canon , l'une des den
parties d'un pantalon. (R. cuèysso.)
1. COUYSSI, couÈYSsl, couÈssf , Honf. s. a
Coussin. Traversin, oreiller. (It, cuscino, alL
kissen, angl. cushion, m. s.) — Coussin pourpo^
ter des fardeaux sur les épaules. V. cobbssIl.
2. COUYSSI. Cal, durillon qui vient aux mains
des travailleurs. — bmpôclo, pôulo. s. f. ADh
poule, cloche qui vient aux mains par le ma-
niement d'un outil ou aux pieds par une marche
prolongée. (It. ampolla, m. s., lat. ampulk,
fiole.)
* 3. COUYSSI, cuLiÈ, BODOûssB, Marc. BODtoc,
s. m. CDFÈLB, Ség. cufèrlo, Héq. gorlIfo, Yiai.
GARLiôPo, S.'Sern. goOgâillo, Camp, grôulo,
S.'A. MEMSOUÔRGO, MBSSÔURGO, Vill. S. f. AvortOI
de châtaigne, châtaigne avortée où il n'y a que
l'enveloppe. Yomaydecouyssisque de costôgnoi,
il y a plus d'avortons que de châtaignes. (RR.
Plusieurs de ces mots ne sont que des cata*
chrèses. La châtaigne avortée sert aux autres
de coussin ; elle a un peu la forme d'une cuiller;
elle est vide ; c'est une simple enveloppe, une
savate, un mensonge.)
* COUYSSINi, V. a. Causer des durillons,
des ampoules ou cloches. Lo lato H ocouyssinât
los mos, la latte, ou la gaule lui a causé des
ampoules aux mains. (R. couyssi.) — v. pr. Se
faire des durillons ou des ampoules.
COUYSSINÂT, Ado, part, et adj. Calleux, quia
des cals ou durillons. Qui a des ampoules.
Mos couyssinâdos, mains calleuses ou mains qui
ont des ampoules.
COUYSSINIÈYRO , s. f. Carreau , oreiller
carré.
COUYSSiNO,v. couLCÉRO.
COUYSSÔU, couYssouNA, v. cussôi;, ccssouhâ.
COXÂL, COXAÛ p. GOCHAL ; CUBBSSO.^O.
COY, V. DCGONÈL.
CÔYDE, V. COUÔYRE.
COYRÂ, CAYRi , M. V. a. Équarrir, rendre
carré. Coyrâ ûno fûsto, équarrir une poutre.
Carrer. Coyrâ ûno pèyro^ carrer un bloc de
pierre. (R. càyre.)
COYRÂDO, V. clJLnco.
\. COYRÂT, ADO, part. Équarri, carré, coupé
à angles droits.
2. COYRÂT, s. m. Grosse sonnaille carrée
que portent les vaches de la Montagne. Elle
est plus grande que la coyrddo.
î CRA
I CÔYRE, V. COUÔYRE.
COYRÊL, s. m. Espèce de fronde. (R. cdyre,
pierre.) — V. quetrèl.
COYRELÉT, V. coyrôc.
COYRELIÉYRO, qubyrilièyro , Mont. s. f.
I Petite ouverture étroite pratiquée au mur d'une
i maison près des angles pour éclairer les coins.
l(R.c(fyrc, angle.) — Ouverture étroite des éta-
bles. V. BEYRiÂL. — Qqf. chatière. V. coxou-
KIÈTRO.
COYROU, CAYRÔU, M. COYRELÉT, QUEYRRLÉT,
8. m. Petit quartier, morceau de certaines cho-
ses. Uncoyrôu depa, un quignon de pain.
* COYRÔUSO, s. f. QUEYRÈL, Mont. m. Lieu
pierreux. (R, càyre.) V. grès.
* COYSSADO, s. f. Le contenu d'une caisse,
d'un coffre. Ûno coyssddo de blat, un plein coffre
de blé.
COYSSÂL, CAYSSAL, CAYssiAL, VUL S. m. Mo-
laire, mâchelière, dent molaire. Derrohà un
ioyssdl, extraire une dent molaire. (R. cays.)
COYSSARDO, s. f. Pièce de bois placée à la
poue d'un bateau pour le garantir des effets du
Aoc.
COYSSIÈ, CAYSSiÈ, s. m. Caissier.
COYSSOLÂT, V. GOURJÂDO.
^COYSSÔU, CAYSsoc, M. quèyssôu, Mont. s. m.
isson, petite caisse, caisson de voiture, do
larrette. Petit coffre ; cassette. — Panneton de
alanger, vase en bois en carré long pour
rttrelapâtedes pains.
CRACHÔFO, s. f. Chardonnette, cardonnette,
ipècede chardon cultivé dans le Midi pour sa
icinesousle nom de chardon d'Espagne. S.-A.
4. CRACO, s, f. Craque, bourde, menterie.
2. CRACO, dim. croqcéto, s. f. Vieille femme.
CRÀCOU, s. m. Pou. V. pesoul. — Gueux,
tendiantsale et déguenillé (R. Catalan caracou,
s.)Cemotimporté par les Espagnols pauvres
servi aussi à«les désigner.
CRi^IPO, s. f. Crampe. Se dit surtout de la
" pe du cheval. Quand il frappe du pied la
t. OD dit qu'il a la crampe. V. grapo, 2.
CRAXp. GRAN. V. TRONÛGO.
<. CRÂNE, s. m. Crâne. On dit mieux clusco.
8. CRÂNE, o, adj. Élégant et fier. On dit pop.
'""Td. N. Crâne en français signifie rodomont,
i«geur.
CRANTO, adj. num. Quarante. Crdnto jours,
nte jours. M'en chaûte côumodeVan crdnto,
m'en moque comme de Tan quarante. De
"ds malheurs et môme la fin du monde avaient
prédits pour Tannée 1740; mais rien n'ar-
et l'on rit depuis des faux prophètes et de
prédictions.
— <39 —
CBE
CRÂPO, s. f. Rafle de raisin. V. grapo. —
Trognon d'un fruit. V. curJLl.
CRÀSSO, s. f. Crasse , saleté. Scories des
métaux fondus.
CREA, V. a. Créer. Dieûs o credt lou môunde
dins sièys jours, Dieu a créé le monde «n six
jours. (R. lat. et it. creare, m. s.)
CREÂN'ÇO, s. f. Créance.
CREBÀ, V. a. Crever, percer. Cnbd un ôuyre^
crever une outre. Crebâ un depouôt, percer un
abcès. (Lat. et it. crepare, crever, n.) — Crever,
excéder, ruiner. Crebâ un chobâl, crever, excé-
der un cheval. — v. n. Crever, périr. V. esconâ.
— V. pr. Crever, éclater, se percer. Lou bolôun
s'es crebdt, le ballon a crevé — S'excéder de
fatigue, prendre mal en faisant des efforts au-
dessus de ses forces, contracter une hernie.
CREBÀSSO, V. ESCRORÂsso.
CREBÂT, ADO, part, et adj. Crevé, percé. —
Mort, qui a péri. — Qui a une hernie. — Ruiné,
fourbu, excédé, qui a perdu ses forces, sa vi-
gueur.
CREBÂT, v. EOUYRÈLO, 3.
CRÈBO, s. f. Mort. Usité dans cette locution :
Es de missônto crèbo, il a la vie dure. Lous cats
sou demissônto crèbo, les chats ont la vie dure.
CRÈBO-CO. V. NEGREPÛT.
CRÈBO-COUÔR, CRÈHO-coR, s. m. Vive émo-
tion , profond sentiment de compassion qui
serre le cœur. Lou crèbo-couôr m*o près, Témo-
tion m*a gagné. — Crève-cœur, grand déplaisir,
profond dépit.
CREBODÔU, s. m. Crevaille, pop. repas où
l'on mange avec excès.
CREBOSSÂ (SE), V. pr. Se crevasser, se fen-
dre.
Del grond caoud, joust sous pès, lo tèrro se
(Peyr.) [crebâsso.
CRÈCHE, V. CRIEÛLE.
CRÈDl, s. m. Crédit. Fa crèdi, faire crédit,
donner à crédit. Demondd crèdi, demander cré-
dit, demander un délai pour payer ce qu'on
achète.
1. CREDO, s. m. Le Credo, le symbole des
apôtres. Recitd lou Credo, réciter le Credo, le Je
crois en Dieu. — s. m. et f. Le Credo, symbole de
foi, dressé au Concile de Nicée et qu'on chante
aux messes des dimanches et fêtes. Conta lo
Credo, chanter le Credo. On ne doit pas s'éton-
ner que ce mot soit féminin en pat. puisqu'il est
de ce genre dans Joinville, historien de saint
Louis.
2. CREDO, s. f. Bruit que fait le chat quand
il file. Y. RONRON.
CRE
CREDO, V. ceiiOlb.
CRÉDULLE, o, adj. Crédule, qui croit trop
facilement. (R. it. credulo, lat credulus^ m. s.)
CREDULLITÂT, s. f. Crédulité.
CRÉGNË, crbntà, OPRIONDÂ, V. a. Craindre,
appréhender. Cal crégne loupeccdt, il faut crain-
dre le péché, craindre d'oiïenser Dieu. Oquél
mèstre se fo pas prou crentày ce maître n'inspire
pas assez de crainte à ses élèves.
CRÉGUE, CftBL, CRfiLLB, Y. CRIBÛLB.
CRELLi., y. a. Cicatriser ; co^turer. Lo picàio
li crelldt lou bisdge, la petite yérole lui a cica-
trisé le visage. S.-A. — v. pr. Se couvrir de
cicatrices ; se couturer, se couvrir de cicatri-
ces qui ressemblent à des coutures.
CREMÂ, v. n. et qqf a. Brûler. Oquél boues
crèmo pla, ce bois brûle bien. (Lat. eremare,
m. s>)
CREMÂL, V. CORVÂL.
1. CRÈMO, s. f. Crème du lait. V. crôusto. —
Crème, ce qu'il y a de mieux. Lo crèmo del brdbe
mdunde, la crème des braves gens. Se dit de
quelqu'un qui a une vertu éminente, une bonté
rare. Lo crèmo del rosin, la mère-goutte, le vin
qui coule du raisin avant qu'il soit pressuré.
Peyr. Ex. espiràl.
* 2. CRÈMO, s. f. Qualité du bois de chauf-
fage. Oquél boues es de bôuno crèmo, de missônto
crèmo, ce bois brûle bien, brûle mal.
CREMOILLl, V. a. Brouir. V. ruma.
CREMOILLAT, v. ruwàt.
CREMOSÔU, V. couRCouYssôu. — Fig. Crève-
coeur, grand déplaisir, profond dépit.
CRENTÂ, V. CRÉGNB.
CRENTiB,-o, adj. Craintif. Peyr. Mot douteux.
V. CRENTÔUS.
CRÉiNTO, s. f. Crainte. Lo crénto de Dîeûs es
ûno bertût, la crainte de Dieu est une vertu. —
Timidité. crénto, il ou elle est timide ; il, elle
n'ose pas. N. On ne dit pas en fr. avoir crainte.
CRENTÔUS,-o, adj. Timide, craintif. Es cren-
tous côumo un loup de sèt ons, il est timide
comme un loup de sept ans, comme un vieux
loup, c'est-à-dire pas du tout.
CRENTOUSÉT,-o, adj. dim. Timide, craintif.
Se dit des jeunes enfants.
CRÉO, V. CRIBULB.
CREONCIÈ, CRBANCit, s. m. Créancier.
CREOTIEÛ, CREÂTiBû, s. f. Création.
CREOTOU,-R, CREOTÙR, CRIATÔD, M. S. m.
Créateur. Dieils es lou creotôu del del et de lo
tèrro. Dieu est le créateur du ciel et de la terre.
CREOTÛRO, CRBATÛRO, s. f. Créature, être
créé. Se dit surtout des personnes et des êtres
animés.
-^ 440 — ORE
CREPI, pbrbocqdJI, Ség. Crépir, enduire w
muraille de mortier , donner an crépi. (R-ib.
lat. crepido, creppa, fissure , fente, parce qoeh
crépi est donné pour fermer les fentes, les joitb
des pierres ; c'est ce que signifie le synonym*
perbouqud, fermer les ouvertures, les trous, 4i
bâuco. Nous ne croyons pas que le mot fr.ri
son semblable pat. crépi, dérivent du lat. mqwi^
crépu, parce que le patois aurait conservé lef
comme il le fait toujours, comme on le voitdM
crespd, créspe.)
CREPISSAGE, s. m. Crépi, revêtement d»
mortier. Action de crépir. N. On ne dit ptseft
fr. crépissage, mais crépi.
CRÉRE, V. créyrb.
CRÈS, s. m. Rocher qui affleure, qui sorla
peu de terre. Terrain maigre oii lesroehcA
affleurent, ce qui arrive souvent dans lestep
rains calcaires. Fa lou^crèsses, piocher la tem
qui est au milieu des dents du rocher ou coatrt
les rochers, la labourer avec la pioche ou k
houe.
Jûsquo^ jour folit, pièy s'en boon fa Ions
(Pbyr.) [cràm.:
Quond lo primo es plubiôuso, lou blat des erà-
ses es lou pus bel , quand le printemps est pla-
vieux, le blé des terrains maigres etrocbeni
est lo plus beau. (R. Ce mot est primitif, et si-
gnifie pierre, comme le sax. crag, rocher, etl»
bret. krag, caillou.)
CRESÂNO, s. f. Cresane ou crassane, peiw
d'automne.
CRESÂPLE, o, adj. Croyable, digne de foi.
CRESCÙDO, V. CRBYs.
CRESCÙT, 6D0,part.deCRÉY9SB. Crû,quiacrt.
CRESÉNÇO, s. f. Croyance, opinion, senti-
ment. Créance, foi, religion. (R. it. credenu, b.
lat. credentia, m. s. de créyre,) — Crédit, con-
fiance. — Présomption, fierté.
CRESINAL, s. m. Point de jonction d'untoif
contre un mur. SaucL
1 . CRESPA (SE), V. pr. Se geler légèremeatà
la surface en parlant des liquides. (R. *i \^
crispare, crisper , rider. Lorsque la couche i«
glace est très légère, elle est comme crispée.)
2. CRESPÂ (SE), V. BOGONi.
CRÉSPE, s. m. Crêpe, m., dentelle noire qn'ott
porte en signe de deuil. (R. it. crespa, ride, fron-
cis, crespo, et lat. crispu^s, crépu.)
CRESPI (SENT), s. m.t Saint Crépin, saco*
les cordonniers portent leurs outils. A^if-
Pourtd soun sent Crespi, porter avec soi lontce
qu'on a, tout son avoir.
CRESPINO, s. f. Crépine, frange à jour pen-
dante. — Petite crêpe. — Obscurité.
j
CR£
— 444 —
CRI
CRESTiT, Ido, adj. Crête, qui a une crête.
Galpla crestât, coq bien crête. (R. crésto.)
CRÉSTE (DIEOS TE) p. Dieùs te crésco. Dieu
t'accroisse, te favorise : souhait qu'on adresse
à celui qui éternue. 5.-^4 . — N. Dieu tous croisse
foi se dit encore n'est plus fr. parce que ce
, Terbe n'est plus actif.
CRESTlÈ,-No, s. et adj. Chrétien, -no. Lou
totème nous fo cresliès, le baptême nous fait
; ehrétiens. Se cal toujdur fa des bous crestiès, il
; faut toujours fréquenter les bons chrétiens.
I CRÉSTO, s. f. Crête, partie charnue qui sur-
Imontela tête des coqs et autres oiseaux. Oquél
gai ûno poulido crésto, ce coq a uao belle
crête. (Esp. et it. cresta^ lat. crista, m. s.) —
fig. Figure rubiconde. lo crésto rôugeo, il a
la face rubiconde. — Chaperon. V. rostèl, 2.
— Panne. V, gonèl, 1.
CRESTOBÉS, V. crestodôuple.
CRESTO-DE-GÂL , bouchIngub , Viad, s. f.
jClayaire coralloïde, espèce de champignon à
crêtes ou mamelons nombreux, qui ressemble
iun morceau de corail. Il est bon à manger.
CRESTODÔUPLE, o, cre8tobés,-so, adj. Quia
kcrôte double en parlant des volailles. (R. du
hLcrista, crête, duplex, double, bis, deux fois.)
•-Qqf. s. lo crésto bésso pouond may, la poulo à
'{réte double pond davantage.
" ' CRESTÔU, s. m. Pierre d'un chaperon. V.
eiéuco, 2.
CRESTQUXÂ, Y. a. Chaperonner, couronner
un mur avec des pierres posées de champ et
coupées en toit, ou arrondies. (R. crestéu.)
CRÈTO. Usité dans cette locution béyrepas
ffèto, ne voir personne, ne rencontrer personne
Ldans les rues, dans les chemins. Larz. On dit
fks communément ay pas bist cap d'âmo, je
•*ai rencontré âme qui vive.
CRETÔUNO, s. f. Cretonne, toile blanche.
CRÉYRE, CRÉRB, Mont. v. a. Croire. Penser,
er, opiner. (Lat. et it. credere, m. s.) — v. pr.
croire. Se créy molhurôiis, il se croît malheu-
tti. — Sen'créyre, s'en faire accroire, être fier,
6UX, présomptueux. N. Ne dites pas en fr.
w croire.
CREYSSE, v. n. Croître, pousser, prendre son
éveloppement. (Lat. et it. crescere, m. s.) —
.Ciottre, grossir, s'élever en parlant de l'eau
Juiie rivière. — Qqf. v. a. LHeûs bous crésco,
«u vous accroisse. Se dit à une personne qui
niae.
CREYSSELÔU, cressodn, s. m. Cresson. On
ifcîgne sous ces noms plusieurs espèces de
tes qu*on peut manger en salade et qui
lOBt bonnes pour rafraîchir et épurer le sang.
1® Lou creysselàn nègre , le cresson de fon-
taine, à fleurs blanches, à feuilles pinnatifides.
%^ Lou creysselôu blonc, la véronique mouron,
à fleurs bleues, à feuilles non divisées, tendres.
3^ Lo cresson de cheval ou de chien, véronique
becabunga, à fleurs bleues, feuilles épaisses, et
peu mangeables comme ses noms l'indiquent.
4'' Lou creysselôu pichôu, le petit cresson, ou
monlie des fontaines qui vient dans les rigoles
des prés montueux. 5** Lou creysselôu de prat,
cardamine des prés ou cresson des prés. 6<> Lou
creysselôu soûbâge, cardamine velue qui vient au
premier printemps dans les lieux frais.
CREYSSELOUNIÈYRO, cbessounièyro, s. f.
Cressonnière, lieu oîi croissent les cressons.
CREYSSÉNÇO p. crevs.
CRÉYSSES, s. m. pi. creyssesôus, f. pi. bou-
TocRÉvs , S.-Ch. s. m. Douleurs de la crois-
sance que les jeunes gens éprouvent aux aines,
au haut des hanches quand ils grandissent trop
vite.
CRI-CRI, s. m. Cric-crac, bruit que font cer-
taines chaussures quand elles sont neuves.
Des souliers au cric-cac.
CRIC, s. m. Cric, instrument pour soulever
dos fardeaux. Instrument pour ouvrir l'abée d'un
moulin ou l'écluse qui donne passage à l'eau.
CRIC CRIC, s. m. Cri-cri, chant du grillon.
Déjà de soun cric-crlc lou grel issôurdo prou.
— N. Le grillon porte aussi en fr. le nom de
cri-cri, et on dit qu'il grillote ou grésillonne.
CRIDÀ, v. n. Crier, pousser des cris. V.
BROMA. (B. lat. cridare, it. gridare, m. s.) —
Gronder, gourmander, réprimander. Cridas-ll,
grondez-le. —V. a. Proclamer, publier. Cridâ
los onôunços, publier les bans (de mariage). —
Réciter tout haut. Cridd lo pregârio, réciter la
prière à haute voix.
CRIECLÂ, crieDdA, crhllà, S.-A, terga, Ség.
y. a. Cicatriser ; couvrir de cicatrices. (R. V.
crieOle.)
CRIEÛLAT, crieOdàt, Espl. crellàt, tergat,
ÂDo, part, et adj. Cicatrisé, couvert de cicatrices.
Couturé, couvert de cicatrices appelées Coutu-
res. V. couRDURAT. — Balafré, qui a une grande
cicatrice au visage.
1. CRIEOLE, o, s. m. et f. crieûde, Espl.
CRÉGiJE, Marc, crégo, créo, credo, Mont, térgue,
Seg. cicoTRfço, Vill. s. f. crel, crélle, cr«cbe,
Nant, s. m. Cicatrice, trace d'une blessure,
d'une plaie. Cicalricule, petite cicatrice, comme
cc^lles des boutons de la variole. Balafre, cica-
trice d'une taillade reçue au visage.
2. CRIECLE , criol6u , S.-K. PETO-Roussf,
CRO
U2 -
CRO
Mont, s. m. Silène enflé, plante caryophyllée, à
fleurs blanches, à calice enflé que les enfants
s'amusent à faire éclater, ce qui lui a ralu la
dernière dénomination. Elle vient sur les murs
'et dans les labours, et peut se manger en sa-
lade.
CRIGXXSSO, V. MORRÉGO.
CRIGXIÈYRO, CRiNiÈYRO, s. f. Crinières long
poil du cou des chevaux, des lions. (R. crin.)
— Longue chevelure.
CRIGNO, V. couRCHÔu.
* CRIGNÛT, liDo, adj. Qui a beaucoup de
crin, de longs poils. Delà nature du crin, raide,
grossier comme le crin. (R. crin.)
CRIME, s. m. Crime. (R. du lat. crimen, m. s.)
\. CRIN, s. m. Crin, poil raido et long. Lou
crin de lo cûo, le crin de la queue. (It. crine, lat.
crinis, m. s.)
2. CRIX. Quignon, grignon. Crin de pa, qui-
gnon de pain. V. courchôu.
CRIXCÂYRE, s. m. Un casse-noisettes.
CRIXCO, V. GRIN.
CRIXIÈYRO, V. CRIGNIÈYRO.
CRIXQUÂ, y. TRINQUA, 2.
CRIOLÔU, V. crikOle, 2.
CRIPLÂ, V. a. Cribler de coups. Mot douteux.
Soun enemfc criplât longufs qu*oc6 s'opdyse.
(Bàld.)
CRIQUÂ, V. n. Craquer, produire un bruit
imitatif de cric, crac. Fa criquâ /o« dcns, faire
craquer les dents, grincer des dents.
CRIQUIQUi , QuiRiQuiQui, VilL caracaca,
Larz. s.- m. Terme des enfants pour désir^nor
Tamande entière do la noix dépouillée do la
coque et du zeste. Chacun des quatre quartiers
s'appelle en pal. cuéysso, gàrro,
CRISO, s. f. Crise, accès.
CRISPA, V. a. Crisper. — v. pr. Se crisper.
CRISPOTIEÛ, s. f. Crispation.
CRIST, s. m. Christ, effigie, image en relief
de Xotre-Seigneur Jésus-Christ en croix. Se dit
aussi de quelqu'un qui est maigre, paie et a
l'air souffrant. (R. du lat. Ckristus, m. s.)
CRISTAL, s. m. Cristal.
CRISTÔU p. CRBSTOU.
CRIT, s. m. Cri. soquât un crit soûbertôus,
il a poussé un cri effrayant.
CRITICO, s. f. Critique.
CRITIQUA, V. a. Critiquer, blâmer,
CROBlCHO, coROBACHo, Mill. s. f. Cravache.
CROBASSO, V. BscROBÂsso.
CROC, V. CRouoc.
CROCÂXDO, CRACÂNDo, s. f. Nougat, espèce
de gâteau fait d'amandes au caramel. (R. croqua,)
CROCÀYRE, V. CROCÛR.
CROCHÂ, CRACHA. If. V. a. etn. Cracher, «•
pectorer. V. ksccpi. Crochd lou song, regomj
le sang.
CROCHÂT, ESCRACHB, Nant, s. m. Crachat.
CROCHOULAS, crupoulas, s. m. péj. de
chat. Gros crachat.
CROr.OMÉX, CRACOMÉN, s. m. Craquement
CROCO-SAL (0), o CRoco-sfcL, adv. A croqoe
au-sel , c'est-à-dire avec du sel seulement
Manger un ognon cru à croque-au-sel.
CROCCR, crocâyrb, s. m. Craqueur, hâbleur^
CROMA p. CRBHÂ.
CROMAT, V. cormâs,
CROMBOULA, cramboulâ, M. v. n. Can
boler.
CROMBOULAGE, cramboulagb, s. m. Cai
bolage.
CROMÊL p. COROMÈL.
CROMILLO p. coROMiLLO.
CROMPÔU, s. m. Crampon.
1. CRON, CRONC, Ség. cran, cromas, teoiI
Mont, TRONS, itfarc. tromâs, tap, s. m. Soas-so|
dur ou rocailleux entre la roche vive et la coi
che vég'itale. Lorsque le sous-sol est composa
déterre qui n'a jamais été remuée on l'appellj
tèrro crudo, ou crûo, — N. On peut emploji
notre mot cron en fr. dans son sens pat. paisi
qu'en fr. il est déjà employé pour signifier sabU
à coquillages ; gravois, plâtras.
2. CRON p. CRAN p. GRAN, V. TRONÛGO.
CRONETAT, s. f. Crânerie, fierté, hauteur.
CKONTÉNO, s. f. Quarantaine. Lo séntocron^
tciio, la sainte quarantaine, le Carême, consairi
à la pénitence. (R. crânto.)
CROPAL-BOULÉXT , s. m. Crapeau-volanl
engoulevent, oiseau crépusculaire qui vole i(
bouche ouverte pour saisir les insectes dont
fait sa nourriture.
CROPOULAS, v. crochol'las.
CROPUAL, v. cural.
CROPÛLO, CROPÙLLO, Larz, Crapule, débau-
che. Lie du peuple. Personne débauchée.
CROQUA, V. n. Craquer, hftbler, dire de«
bourdes, des menteries.
CROQUO-PRÛNO, s. m. Tailleur. (R. crouquà\
V. ex. BSCRUPL'LLÔUS.
9
CROS, V. CROUOT.
CROSCAGE, frocagb, S.-Ck. s. m. Gravier,
cailloux amoncelés par les eaux débordées,
CFiOSCAL, s. m. Terrain maigre et pierreux
(|{. crès.)
CRÔSES, s. m. pi. Nom d'un jeu composé de
neuf trous disposés comme un quillier et d'une
petite boule. (R. cros,) Vill,
CRÛ - <
CRÔSO, s. f. Creux, abîme; fosse. Ex. mouni.
V. CROooT. — Trou, cachette.
CROSSI, V. a. Crasser, en parlant des armes
à feu. Salir, tacher, rendre crasseux. — v. pr.
Se crasser, se dit des armes à feu. — Se salir ;
perdre son lustre ; devenir crasseux.
CRÔSSO, V. CROuôsso.
(:aOSSÔUS,-o, adj. Crasseux, sale. Sordide.
CRÔTO, V. CROUÔTO.
CROUCnÉT, caoucHETÂ, v. colrchét, cour-
chetà.
CROUCHÔU p. couRCHÔu.
j CROUCILLO, V. CRODssfLLo.
r CROUCORÈL, BOYARD, s. m. Crochet dont
I
on se sert pour ramener l'extrémité (i;»s bran-
ches et cueillir les fruits des arbres. (Ei. crouoc.)
2. CR0UCORÊL,-o, adj. Agaçant, qui agace,
qui excite. Vèl croucorèl, œil, regard agaçant,
séduisant.
CROUCÛT, CDD, adj. Crochu, en crochet. —
— ENCRouCAT, ÂDo , adj. Courbé, voûté. Mdrcho
Jl/mi croucût, il va tout voûté.
CROUÈS, s. f. Alphabet, petit livre pour ap-
endre les lettres. Es encâro o lo croius^ il en
I encore à Talphabet. (R. Ce mot signifie croix,
e placé en tête de certains livres de ce genre.)
CROUMAL, V. coRMÂL.
CROUMBÉT,-o, s! m. et f. Nom qu'on donne
bœufs et aux vaches qui ont le pelap^o un
u gris ou cendré. Vill. (R. Ce mot doit être
ntracté pour couloumbét, couleur do pigeon.)
CROUMBIMBO, v. escrobissoundo.
CROUMPÂ, V. a. Acheter. (It. comprare, csp.
prar, roum. koumpara, m. s. lat. comparare,
procurer.)
Prov. Que crôumpo sons orgén
01 luoc de croumpâ hénà.
< Qui achète sans argent, au lieu d'acheter,
Tcad. » — On Vorgén o lo mo se trouboriô pas
eroumpâ un boulûr, avec l'argent à la main on
trouverait pas à acheter un voleur. Se dit
and on ne trouve pas à acheter une denrée
Ique prix qu'on en offre.
CROUMPAyRE, o, s. m. et f. Acheteur, euse,
ni, celle qui achète.
CRÔUMPO, s. f. Achat, emplette. Fa ûno
umpo, faire un achat. S.- A.
CROUMPODiS,-so, adj. Qu'on achète tout fait
parlant d'un habit. Mill.
CROUOC, CROC, M. s. m. Croc. Ay un tolén que
^jorié de crouocs de roumôno, j'ai tellement
que je mangerais des pierres (des crocs de
«ine). Penjâ ol crouoc, suspendre au croc.
-Refuser l'absolution.
43 —
CRO
CROUOL, v. crouot.
CROUÔLLO, CRouÔLo, crôllo, s. f. Chicot de
branche, tronçon débranche qu'on laisse sur
un arbre qu'on ébranche. Enfourchuro d'un ar-
bre. V. FOIIRCODIJRO.
\, CR0U(3SS0, CRÔSSO, bequIllo, néol. s. f.
Béquille , bAton à crosse pour les boiteux.
Mdrcho pas qu'ombé de crouôsses, il ne peut
marcher qu'avec des béquilles. On disait autre-
fois croce en fr. , comme on le voit dans Join-
vilie. (R. it. croce, lat. crucis, croix, la béquille
étant une espèce de croix dont le croisillon est
au sommet.)
2. CROUOSSO, s. f. EscoRRAS, s. m. Espèce de
crosse dont se servent les scieurs de long pour
soutenir le bout d'une forte bille placée sur lo
baudet. V. poulino.
CROUOT, CROUOL, Aub. crouos, cros, Villn,
CROT, Mont. CLOT, M. souoT, MilL sot, s. m. crôso,
s. f. Creux, trou dans la terre naturel ou fait de
main d'homme ; fosse pour enterrer un cadavre
ou planter un arbre, etc. De là les noms pro-
pres r.eCros, Les Croses, Delcros, Duclot, etc.
(R. Ces mots sont primitifs ; celt. clod, dot,
crauy fosse, creux.)
1. CROUÔTO, CRÔTO, s. f, Voôte. Fa lo crouôto
de lo gUyso, faire la voûte de l'église. Réduit
voûté, réservoir voûté , tunnel, passage voûté.
(B. lat. crota, m. s. ISo'i ; gr. x/jÛTm?, voûte sou-
terraine.)
2. CROUÔTO p. couÔTO, v. couôlo, 3.
CROUOY, adj. Creux en parlant des arbres.
Marc. V. roûmat..
CROUP, GROUP, s. m. Croup, maladie dange-
reuse qui attaque les petits enfants.
CROUPÀL, s. m. Grosse croupe de montagne,
l'extrémité d'un sommet prolongé. (R. crôupo.)
Prèp d'oqul sul croupâl d'ùno loungu'esplonddo,
Que d'un fuoc demesft dej6ust èro corgàdo
Coum'un lac olucdt, un dltre regimén
De fourndsses bostis un grond olignomén.
(de r.)
CROUPI, V. n. Croupir, être stagnant.
CKOUPIÈYRO, s. f. Croupière. (R. crôupo.)
Prov. En dobolén toutes tous sents ojûdou, en
mountén lo croupièyro y fo pas res ; à la descente
tous les saints nous aident ; à la montée la
croupière ne fait rien.
CROUPIÔU.\, s. m. Croupion, extrémité de
l'échiné des oiseaux. (R. crôupo.)
CRÔUPO, s. f. Croupe, extrémité du dos de
certains animaux, surtout des soiipèdes. (It.
groppia, angl. croup, m. s.) — Dos.
i.
CRO
— 444 —
GRO
Boulguén crouquà lo grôno, ûno tioulo perfido
Lour tôumbo suslo erôupo etlourdôusto lo bido.
(Pbyr.)
— Croupe de montagne. V. croupIl.
CRÔUPOS, V. BSCOLÉTO, 1.
CROUPÔU, 8. m. Petite croupe. — V. empk-
riàlo, 3.
* CKOUPÙT, ÛDO, adj. Qui présente des crou-
pes en parlant d'une montagne, d'une colline,
d'un monticule. — Ramassé ; courbé.
CROUQUÂ, V. a. Croquer, manger des choses
qui craquent sous la dent. Manger avec appétit.
Crôuquo pla loupa, il croque bien le pain.
CROUQUÉT, s. m. Crochet, hameçon. (R.
erouoc,)Ex. pindoulà. — Quignon de pain. V.
COURCHÔU.
CROUQUÔN^CRouQuÀN, s. m. Croquant, men-
diant, gueux, fripon. N. Le nom de Croquants
avait été donné aux paysans de la Guienne qui
se révoltèrent sous Henri IV en 1593. Plus tard
au commencement du règne de Louis XIV, il y
eut dans plusieurs villes du Rouergue, telles
que Yillefranche , Sauveterre , Ëspalion, une
^ révolte dont les autours prirent aussi le nom
de Croquants.
CROUCONDISO, s. f. Vagabondage, vie de
gueux, de vagabond, de croquant.
CROUS, s. f. Croix. Lo sénlo Croiix, la sainte
Croix. Fa lou sinne de lo croies, faire le signe de
la croix. Cadûn cal poxirtâ so crous, il faut que
chacun porte sa croix. Métré en crom, uiviUro
en croix. Y poikos fa lo crous, tu peux y faire
une croix, c'est-à-dire tu n'y reviendras plus
comme on ne revient plus sur un compte rayé.
(It. croce^ du lat. cr\u, m. s.)
CROUSA, V. a. Croiser ; ^disposer en forme de
croix. — Croiser, rayer. Crousàs oquél côumpte,
rayez ce compte. Crousâ lo tâillo, achever de
payer les impositions d'une année. — Croiser,
traverser. — Rencontrer en chemin. Riner, la-
bourer en croisant les sillons. — Croiser les
animaux. — v. pr. Se croiser, passer au même
lieu qu'un autre en allant dans des directions
différentes ou opposées. Se dit aussi des lettres.
— Se croiser, s'accoupler en parlant d'animaux
de variétés ou races différentes.
CROUSlDO (0 LO), adv. À travers, en tra-
vers, en traversant. Possds oquél comp o lo crou-
sAdOy traversez, coupez ce champ. S.-A.
CROUSÊL, GORBOYRÔU, GÀRBIÈYRÔU, S. m.
Gerberon, petite meule composée de douze
gerbes empilées en croix comme l'indique le
premier mot. Le mot gorboyrôu, s'applique à
toute petite meule de gerbes ou de javelle. (R.
gdrbo.) — N. Le mot gerberon me semble si
bien dérivé de gerbier déjà admis dans le seai ;
de meule pyramidale, et si utile pour àésigo^i
nos petites meules, que je n'hésilo pas àTeA-!
ployer pour traduire les mots patois qui kt
désignent.
CROUSÉT, V, DOHÊTO.
CROUSÉTO, s. f. Croisette, petite croix.
CROUSIÈYRO, s. f. Cadre de fenêtre.
CROUSILLÔU , s. m. Croisillon , travcnê
d'une croix.
CROUSSILLO, s. f. Crossetle ou crossillM,
seconde poignée d'une faux placée an mibei
du manche et courbée à angle droit conunc k
crossillon d'une béquille. (R. crouôsso.)
CROUSTI, V. n. Créraer, se former en parlai
de la crème du lait. — Se croûter, se durcira
croûte en parlant d'une plaie, des boutons de
la variole.
CROUSTÂDO, s. f. Tourte, espèce depM
qu'on fait cuire dans une tourtière et qui ren-
ferme des viandes hachées ou des abattis df
volaille.
CROUSTILLA, V. n. Croustiller, manger dt
petites croûtes pour boire. V. CBOCSTouifiii. —
Manger avec appétit. Croquer.
CROUSTILLO, v. croustounét.
1 . CRÔUSTO, s. f. Croûte, revôtemenl, croate;
du pain, d'un pâté, etc. (II. crosUi, lat. crusta, m
s.) — Escarre, croûte d'une plaie. Àugm. cioc»']
TAS.
2. CRÔUSTO, bdràdo, ooIbo (pr. ou-lèo)»
Mont. ciiftMo, s. f. Crème du lait. Lebd lo créuii9,
écrémer le lait. Monjd de crâusto, manger de U:
crème.
CROUSTOLERÂ, n. sb croustolibI, v. pr.
Grincher, se détacher de la mie en parlant delà
croûte supérieure du pain ; ce qui a lieu quand
la chaleur du four est trop vive. {R.créusto^Ubé.)
CROUSTOLEBÂT, ioo, part. Grinché. Se dît
du pain, lorsque la croûte supérieure s'est dé-
tachée de la mie par suite d'une trop vive cha-
leur, ce qui arrive surtout au pain de seigle.
* CROUSTÔU, s. m. Croûte de pain. Morceaa
de pain, croûte. Monjâ un crôv^tou^ casser 11
croûte. N. Ne dites pas croûton, mais croûte.
CROUSTOUNEJÂ, croustilla, v. a. CronstiK
1er, mangor de petites croûtes de pain, aimer
la crouLo.
* CROUSTOUNEJÀYRE, o, s. m. el f. W
aime la croûte, qui mange des croûtes de pais
pour boire.
CROUSTOUXÉT, s. m. croustillo, f. Crons-
tille, croûtelette, petite croûte de pain,
1. CROUTÂ, V. a Voûter, faire une voûte.
Crouti lo càbo, voûter la cave. (R. crouôto.)
CRU
— 1
i. CROUTà, V. n. Chier, on parlant du cheval
9t autres solipèdes. — v. a. Crotter, salir de
îrolte, de boue délayée. Peyr.
3. CROUTÀ p. coLTi.
CROUTORÈLO, cogorèlo', cogorôto, fobo-
léio. Mont. s. f. Crotte, crottin de brebis, de
lapin, etc. (RR. Tous ces mots sont des dim.
iODtles radicaux sont créto, cogâ, fàbo.)
CROUTÔU, s. m. Caveau, cachot, petit réduit
routé. (R. crouôto.)
CROY comme grouoy.
CROYÔUN, CRAYÔuN, CRBYÔUN, S. ui. Crayou.
CROYOUNA , V. a. Crayonner , tracer au
crayon.
CROZIER, s. m. arch. Fossoyeur. Mill. (R.
woi^ cronos.)
CRU, s. m. Crû, terroir vinifère. — Fig. Fonds
Del cru de soun cerbèl
Ben de fayre espeli quelque oubrAtge noubèl.
(Peyr.)
CRUCÉNT,-o , CLOusQUÉT,-o , S.-Sern, adj.
Craquant, qui craque sous la dent. Cassant, qui
est ferme quand on le mange, comme certaines
espèces de poires, de cerises (les bigarreaux).
(RR. cruel ; clouosc.)
CRUCEXTÉNO, courcknténo, Mill. s. f. Ten-
iron, cartilage tendre, comme celui de la poi-
trine des jeunes animaux. Monjâ un bouci de
erueenléno, manger un morceau de tendron, des
tcndroDS. (R. cruel.)
r CRUCI, V, a. Casser, briser les coques ou
les noyaux des fruits à coque ou à noyau. Cruel
tnlos dens, casser avec les dents. (B. lat. crus-
cire, écraser avec bruit, faire craquer.)
2. CRUCf, CRiQuÀ, Mont. v. n. Craquer, se
briser avec bruit comme les coques, les noyaux.
CRUEL,-o, adj. Cruel, barbare.
CRUOOtAT, s. f. Cruauté.
CRUP, CRUPORLHÂS, V. HOTÔD.
r CRUS,-o, DO, cribD,-o, Mont. adj. Cru, e
qai n'est pas cuit. Monjâ de car crmo, manger de
laviande crue. (It. crudo, lat. crudus, m. s.) —
Cru, e, en parlant de la terre qui n'a pas été
pénétrée par Tair et le soleil. — Écru, non lavé
en parlant de la laine, non bouilli on parlant de
la soie, non blanchi en parlant de la toile. Ldno
crûso, laine écruo.
2. CRUS, s. m. Creux. Xe se dit guère que du
creux de Testomac : lou crus d$ i*estoumàc. On
l'appelle aussi fountonUo. — En fr. ou appelle
fossettes les creux des joues et du menton
qu'ont certaines personnes.
CRUSA, V. a. Creuser, faire un creux. — v. pr.
Se creuser. Se crusd lou cap, se creuser la tète
45 — €UB
CRÙSCOS, cîfscos, s. f. pi. Pelures, épluchu-
res, restes non mangeables du repas. Se dit
des perdonnes et des animaux. Par exemple, les
pelures des châtaignes, dugland, les débris me-
nus du fourrage. Y opas que los crûscos, il n'y a
que les épluchures, que les débris. (It. crusca,
b. lat. cruscha, so:i de farine.)
CRUSIFIÂ, CRUCIFIA, arch. v. a. Crucifler,
faire mourir sur une croix. (R. du lat. crucifia
gère, clouer à la croix.)
CRUSIFIC, s. m. Crucifix, croix sur laquelle
est en relief l'image du Sauveur du monde.
Boysà lou crusific, baiser le crucifix. (R. du lat.
crueifixus, cloué à la croix.)
* CRUSQUÂ, V. a. Manger les fruits et ne
laisser que les coques, les noyaux, les pelures.
Se dit des personnes et des animaux. — Manger
les restes, les débris, les épluchures. — Manger,
croquer avec appétit. — Enlever de la crèche
les débris de foin. — Casser des œufs. Bign.
V.CLOUSQUA.
CUÂ, V. CUTÂ.
1. CUBA, v.a.Cuber,mesurerun corps solide.
2. CUBA, V. n. Cuver, séjourner dans la cuve,
en parlant du vin.
CUBÂDO, s. f. Cuvée, le contenu d'une cuve,
d'une tine.
CUBERCÈL, cuBRicÈL, Mont, coubricèl, ciel-
OB'LiÈCB, s. m. Ciel de lit, impériale, cadre garni
placé au-dessus d'un lit. (R. Les trois premiers
mots signifient couvert du ciel.)
CUBERCÈLO, 8. f. Natte d'osier, espèce de
claie sur laquelle on fait sécher les prunes et
autres fruits. S.-R. V. cledis.
CUBÈRT,-o, part. Ensemencé. V. cubrI. —
s. m. V C0UB6RT.
CUBÈRTO, s. f. Champ nouvellement ense-
mencé, — Couverture de lit. V. flbssàdo. —
Housse qui couvre la tête des bœufs. V. co-
piÈYRo. — Pierre plate qui couronne un mur. V.
CLÔuco, 2. — Le dessus du pied.
CUBÉTO, s. f. BOTJÀT, CarL m. Bassin d'une
fontaine à laver les mains. Cuvette.
CUBIÈ, s. m. Cuvier, grande cuve, à l'usage
des tanneurs et autres métiers.
C JBO, s. f. Tine dont on se sert pour le trans-
port de la vendange. Elle est plus grande que la
tine appelée sbmIl. Cuve vinaire. V. foulièyro.
— Grande auge en pierre. V. pi'so.
CUBRi , cuÈBRB, Vill. V. a. Ensemencer.
Obèn cubèrt ou cubrit lou comp grond, nous
avons ensemencé le grand champ. (It. coprire,
lat. cooperire, couvrir.) — Semer. Cubri de
froumén, semer du blé.
25
CUF
— U6 -
CUL
CUBRICÈL,V. CUBERCÈL.
CUBRIDO, V. SEMBNÀDO.
CUBRISÔU, couBRisôu, s. f. Ensemencement,
emblavure. los cubrisuuSy à Tcpoque des se-
mailles. (R. cubri.)
CUC,-o, adj. Obscur, sombre, noir, en par-
lant du temps, de la nuit. Es eue, il fait nuit
sombre. Mont, Conq. Bel m, \^ escûr.
CUCÂ p. ciiQUÀ.
CUDILLÔU, V. cxRxL.
CUÈBRE, V. CLBRf.
CUÈCH,-o,Qui6cH.-o,3/. part. Cuit.V.couÔYRB.
CUÈCIIÂDO, cuÈCBARO, s. f. Plusieurs four-
nées de pain, grande quantité de pain.
CUÈCHO, s. f. Cuisson, et non pas euite qui
n*est pas fr. Entre de bôuno eiûcho, être, de facile
cuisson, facile à cuire, cuire bien. (Lat. coctioi
m. s.) V. cousfBOUL. — Quantité de pain qu'on
fait cuire en une fois. Fa ûno bôuno euècko, faire
une bonne provision de pain.
CUÈR, QuiOR, Belm. s. m. Cuir, peau épaisse
et préparée. Un sac de cuèr , un sac de cuir.
(Lat. corium.m. s.) — Fa de cults, corroyer, pré-
parer les cuirs. Fig. Allonger les bras et les
jambes en bâillant. Peyr. La raison de cette
locution est qu'un cuir préparé en entier pré-
sente une partie des quatre membres étendus.
CUÈYRE, V. couÔYRB.
CUÈYSSO, V. QuiÔYSso, M. s. f. Cuisse. (It.
coscia, lat. coxa, m. s.) Fa cuèysso, se serrer
pour faire place à quelqu'un soit sur un siège
soit au lit. Cuèysso de nôuse, cuisse de noix, le
quart do Tamande de la noix divisée en quatre
quartiers par le zeste. Douno-m'én ûno cuèysso,
donne m'en une cuisse, un quartier. — N. En
fr. on appelle cerneau la moitié d'une noix
fraîche extraite de la coque, de cerner couper
en rond. Eplucher des cerneaux, servir des
cerneaux.
CUÈYSSO-DE-DAMO, s. f. Cuisse-madame,
espèce de poire allongoe obliquement.
* CUÈYSSuT , ÛDo, adj. Qui a de grosses
cuisses. Se dit des personnes et des animaux.
En fr. pour désigner de grosses cuisses hu-
maines on dit fam. des gigues.
CIJFÂ, cuRLf, S.'Sern. RASPf, ràspiâ, .S.-/1.
V. a. Mettre quelqu'un à sec, gagner tout son
enjeu, ou tout l'argent qu'il avait sur lui. (R.
cûfe ; culi ; rospâ.)
CL'FE, O, CUFAT, ADO, Séff . ClJRLh', i\)0,S.-A.
adj. Vide en parlant des fruits, des légumes, des
graines qui n'ont que la coque ou la peau.
(Grec xoyyoç, léger.) V^ bupëc ; pelûo.
CUFELE, 0, coiFÈLo, cufèrlo, perlodopo, Est.
s. f. Enveloppe, peau, pelure de certains fruits
et graines, comme châtaignes, glands, raisios,
groseille, etc. (R. càfe ; ptlôufo)
CUGXA, coufiNA, Mont, cunia, C0L'!cii, t. i
Cogner, frapper pour faire entrer, faire enlw
de force. (Lat. cuneare, serrer avec un coin.)—
Serrer, presser. Cacher dans un coin, dansm
trou. — v. pr. Se cogner, donner delà lêle contre.
Se rencogner, se mettre dans un coin.
CUGNÂT, ÀDo, part. Serré. V. pignat.
CUGXÉT, cuGNÔu, s. m. Petit coin. CugnAê
pa, petit quignon de pain.(R. cun.)
CUGXÈYRO, cuxiftYRo, counièyro, s. f. Foft*
drièro. V. coungièyro. — Fossette ovale creuséi
avec un pic dans une pierre que l'on veut partf
ger avec des coins. Cal faoqui ûno cnni^tfro^t
faut creuser là une fossette pour y mettre ni
coin. (R. cun.)
CUJÀ, cuNJA, H. V. n. Faiblir. maDqaff,
comme dans cette façon de parler : Pai fiîlfi
tomber, ay cujdt toumbâ. — Penser, croire,
s'imaginer. ïeU cujibo que bendriâs, je crojas
que vous viendriez. (B. lat. cuiare, vieui fr.
cuider, m. s.)
CULA, V. a. Culer, aller en arrière ; recnlir
en parlant d'un bateau.
CULÂDO, s. f. Culée d'un pont, massifAf
maçonnerie qui arc-boute la première etk
dernière arche. — Culée, partie d'un cuir ?0h
sine de la queue.
CULASSO. s.f. Culasse.
CULHIDO, s. f. Cueillette, récolte des frnitt
CULI, cuLHf, V. a. Cueillir, ré col 1er les fmi^
les fleurs. {IL cogliere, lat. colligere^ m. s,)-l
Accueillir, recevoir quelqu!un.
* CULIDO, s. f. Salut de t4te, inclination éi
tête pour saluer. Fa ûno culidOt saluer de li
tête. — Qqf. comme ccloido.
CULIÈ, s. m. Cuiller et cuillère, tous les
deux f. en fr. et ayant la même pronboci«tioi
cui'lher^ Baylo-mé lou culiè , donne-moi ta
cuiller. Vn culiè de boues, une cuillère de boii
CULIÈYRADO, colioyrâdo, s. f. Plein mi
grande cuillère, le contenu d'une louche, na»
grande cuillerée.
CULIÈYRiT, coLioYRAT, s. m. Cuillerée, c«
que peut contenir une cuiller.
CULIÈYRO, s. f. Louche, t. grande cuilte
cuiller à potage.
* CULIÉYRÔU, coLiOYRÔu, s. m. Petite cnil-
1er, cuiller à café.
* CULIÊYROUNÂT, culioyrounât, s. m. Pe-
tite cuilhîrée, le contenu d'une cuiller à café.
CULÔTO, s. f. cuLÔTOS, pi. Culotte,
CULTE, s. m. Culte.
CULTIBÂ, V. a. Cultiver.
i
CUR
— U7 —
CUR
CULTIBÀYRE, cdltibotôd, s. m. Cultivateur.
*€niple cultibâyre, dur cultivateur. Peyr.
CULTIEÛ, s. f. Culture, soins. En parlant
l'une jeune vigne Peyrot dit :
!tn*essoublfdes pas qu'obès un jduyne efon
la'o beséun de culUôu très ou quatre cops l'on.
CULTÛRO, s. f. Culture.
eux, s. m. Coin. (Lat, cunetis^ m. s.) Cun de
kre, coin de fer. Cun de bouèn, ébuard, coin
« bois. Cun de bûre^ pain de bourre. Cini de pa,
nignon de pain. V. courcbùu. Téne loa cun,
arder le secret. Bondât côumo un cun, ivre-
lort, qui ne peut se tenir sur ses jambes pas
lus qu'un coin sur la partie amincie. — bourso,
ég. s. f. Châtaigne avortée en partie, et qui par
Il même afTecte la forme d'un coi», est vide
Qmme une bourse.
CUMÀ, V. CUGNÀ.
CUMÈYRO, V. CUGNÈYHO.
CU.N7A, V. cujÂ.
CUO, V. COLÉTO.
CUOC, s. m. arch. Cuisinier, queux. (Lat.
oeus, m. s.)
CUOMÈTZO, s. m. et f. Qui a un œil fermé
^'autra ouvert quand il vous regarde, comme
«Brtains crétins ou idiots. S.-Sern. (R. cutd o
%ièch, cligner à demi.)
CUPIDITÂT, s, f. néoL Cupidité. V. coueisiô.
CUQUA, V. cuTi.
{. CuR, c<»LOR,coR, M. s. m. Cœur. (II. cwor^,
%lcor, m. s.) Boun cur, bon cœur. Missônt car,
Hauvais cœur. Ou ay sul cur, j'ai cola sur le
«Bur, je ne puis l'oublier. — Cœur, nom d'une
larte.
2. CUR, s. m. Chœur, partie d'une église oîi
st lo maître-autel. Troupe de chantres. (R, du
at. c/iorMs, chœur de danse.)
CURA, V. a. Curer, vider un puits, un fossé,
fne rigole. — Cura tous bourgnôus , tailler,
shâtrer les ruches, enleverune partie des rayons
le miel. — Cura lous uèls, arrachor les yeux. —
lelloyer, enlever le fumier dos étables. Cura
*0slâple, nettoyer l'étable. V. focmeoejA. —
Cribler, nettoyer le blé. Curd lou blat. V. cur-
nU, MouNDÀ. — V. n. Jeter, en parlant des
•kevaux jeunes, éprouver un écouloment par
fis naseaux. — v. pr. Se curer, ôlro curé, vidé,
leltoyé.
CURAILLE, o. s.f. Arrière-faix. V. mryrigâdo.
■'Trognon. V. coral.
^- CURAILLES, os, curodûros, curbelodl-
^os, s. f. pi. BSPiGÂLS, Héq. gropios, MilL m. pi.
Criblures , pailles, débris d'épis, mauvaises
jraines et autres ordures que le crible sépare
des grains. (RR. curd ; curbeld ; esplgo ; grépio.)
2. CURAILLES, os, rbcurillos, s. f. pi. Éplu-
chures , pelures des fruits, des légumes. V.
PO LA IL LOS.
CURAL, CURIL, CUDILLÙU , S. m. CURAÎLLO,
MilL recurIllo, S. -A. crâpo, s. f. cropuâl,
ESCABfL, VilL I grabâl, garbàl, S.Sem. gjlkgLl,
S^ig. HOCRSÎL, MOUSSIGOT, MOLSSIOT, | ROUSIGÔU,
RousiGOT, RASiÔT, S.-.l. S. m. Trognoo, partie
intérieure d'un fruit, pomme, poire, qui com-
prend les cartilages et les pépins et qui reste
entière quand on a mangé le fruit à belles dents.
(RR. Les o premiers mots viennent de curd; le
8® semble être composé des mots latins esca
vilis, vile nourriture ; los derniers viennent de
moursâ, moussiyd, rousigd, mordre, manger en
mordant dans le fruit.)
1. CURÂT, ioo, part. Curé, vidé, nettoyé,
etc.
2. CURAT, s. m. Curé, desservant, recteur
d'une paroisse. (R. du lat. curator, qui prend
soin.) — Prov. Quand ploû sul curdt, degôusto
sul bicdri, quand la pluie tombe sur le curé,
elle rejaillit sur lo vicaire.
* CURÂYRE, adj. et s. Crible propre à net-
toyer le grain des mauvaises graines, des me-
nues graines et du grain retrait, avorté : on dit
aussi curbèl curâyre. — s. m. Cribleur. V.
MOUNDÂYRB. — Curour, qui cure les puits, les
fossés.
CURBÈL, s. m. Crible, instrument pour net-
toyer le blé. On dit d'un vase percé : len l'dyo
c6umo*n curbèl, il tient l'eau comme un crible.
(It. critello , m. s. lat. cribellum, tamis.) —
Tamis pour passer du sable, de la terre glaise.
CURBELA, V. a. Cribler, nettoyer les grains
avec le crible. Tamiser, passer au tamis. (R.
curbèl.) — V. n. Tourner, tournoyer en planant
dans les airs, comme les oiseaux de rapine.
Tourbillonner en parlant du vent.
CURBEL^YRE, s. m. Criblier, celui qui fait
et vend des cribles.
CURBELÉT, s. m. Petit crible. Tamis ; sas.
— Gaulre, oublie. MilL — Vol tournoyant des
oiseaux de proie, etc. Fa curbelél, planer en
décrivant des cercles. — Tricot. V. dolillèto.
CURBELODÙROS, v. ccraillbs, \,
CURBICÈL, V. CUBBBCËL.
CURÉTO, s. f. Curette, outil pour nettoyer,
curer, vider. Curette, petite cuiller qui sert au
mineur à nettoyer la mine qu'il fait. (R. curd.)
— Curette, curoir de laboureur. V. londi's. —
Rouanne de sabotier. — Couteau recourbé dont
on se sert pour retirer le miel des ruches, pour
tailler les ruches.
eus
— U8 —
CUT
CURGÉT, s. m. Cruchon pour le vin. VilL
CURIEOS,-o, adj. Curieux, indiscret.
CURIEÛSETAT, s. f. Curiosité.
CURIL, V. CURAL.
CURILLOS, V. TRIÂiLLOS.
CURLI, V. cuFÀ.
CÙRO, s. f. Cure, guérison, opération. (R. lat.
élit, cura, m. s.) — Travail, peine. Èslreolo
$ûro, étr« au travail, à l'ouvrage. Larz. — Soin,
peine, souci.
Mais lous efôns sou pas bénéfice sons cûro,
(From.)
— Presbytère. V. cominado.
CURO-BOYSSÈL, s. m. Grand buveur, ivro-
gne.
CURO-DÉN, s. m. Cure-dent.
CURODÔU, s. m. Petite aissette de tonnelier,
quisert à parer l'intérieur des futailles. (R. cura,)
— Balin, grand drap sur lequel on reçoit le
grain lorsqu'on le vanne, qu'on le crible, sur
lequel on le fait sécher. V. bourras. Il sert en-
core au transport des feuilles, du fourrage.
CURODOUNÂT, s. m. Ce que peut contenir
un balin. Un curodounât de fiôillos, un balin de
feuilles. S.-Sern.
CURODÛROS, V. CURAILLES, i.
CURO-FUÔC, s. m. Tisonnier, tige de fer
pour remuer le feu.
CUROILLÔU, cuRîLLÔc, s. m. Petit trognon,
petite épluchure. V. curAl. Zeste de noix. V.
MBJÔNO.
CUROLUOO. V. DBLARGOBUOÛ.
CUROSTRÔUN, V. papostr6un.
CUROORÉILLO, s. m. Cure-oreille, m. petit
outil pour nettoyer les oreilles. —Perce-oreille,
forfîcule, m. insecte.
CÛSCO, s. f. Enveloppe, pelure de certains
fruits. V. CRÛscos. — Écorce d'arbre. V. rûsco.
CUSSOU, coussÔG, couYssôu, Qiiissôu, Mont.
s. m. ÀRNO, Montb, f. Ciron, acarus, petit insecte
qui dévore le fromage. — Artison, cosso.i ou
cusson, ver qui ronge le bois. Ce sont les larves
de plusieurs espèces d'insectes, surtout de la
vrillelte. (Lat. cossus, m. s.) — Qqf. calandre,
insecte qui dévore le blé, les légumes. V.
C0D6LO ; GOURGÔUL. — Vermoulure, poudre du
bois dévoré par les arlisons.
* CUSSOUNÂ, coussouNÀ, couvssouna, quis-
800NA, V. a. Percer, dévorer le bois. Se dit des
vers ou larves d'insectes qui rongent le bois et
y tracent des galeries. Lou missunt bestial o tout
cussounlt oquél boues, los mauvaises bêtes ont
criblé ce bois. (R. cussôu, etc.) — v. n. Se ver-
mouler, ôtre artisonné. Oquél mouôple couménço
de quissounà, ce meuble commence à se ?et.
mouler. — v. pr. Se vermouler, être artisoDDé,
criblé par les ariisons. — Fig. Se creoscrU
tôte.
Que d'doutros pus lettrùts...
5e cussôunou lou cap per cerqué lo rosôu.
(Peïr-)
CUSSOUNÀT, coussodnat, couyssochat. Qnt-
souNÂT, ado, part. Vermoulu, artisonné, dévoré
par les artisons en parlant du bois et des fom^
rares. Ay olropâtun gourpotâs qu'obiô lourbk
tout coussounât, j'ai pris un gros corbeau qui
avait le bec tout vermoulu.
CUTÀ, CLUTÂ, CL'QCA, JHoni. CDA, S.-Sem. T.
a. Cligner ; fermer les yeux. Ay pas cutàt M
de tôutolo nuèch, je n'ai pas cligné l'œil dunai
toute la nuit. Cuà Viol, fermer l'œil, s'endoi^
mir ; trépasser. (RR. Le 1*^' mot est celtiqw
kuta;\ç:^ deux derniers viennent de ru€.)'^\
Boucher, bander les yeux.
CUT Ado, cldtado, s. f. Somme, court som-
meil.
N'es pas mièjo nuèch piquâdo.
Tu rèbos, omdy coumo cal ;
Laysso-mé fa 'n'ântro cutâdo,
Qu'onori6n fayre ol posturdl.
(Vieux Noël.)
CUTÂT, CLUTAT, CUQUAT, CUAT, JLDO, paît
Cligné , à demi-fermé en parlant des yeoi.
Fermé, bandé, bouché. Espigocutddo, épi fermé,
vide.
CUTÂYRE, CLUTAYRB, CUQUAYRB, CUAÎBB^ 0»
S. m. et f. Celui, celle qui cille , qui clignote,
qui cligne fréquemment les yeux. V. libûssâtii.
CÛTO, s. f. Cligne-musette. Fâyre o lo cûiû,
jouer à la cligne-musette. V. rescodkbcdocs.
— Antoque. V cûtos. — Écu de cinq francs.
CUTO-ROUÔRLHO, cuto-barbo, cato-mcsso,
Mill. CLUTo-MAÛo, Mont, s. f. coto-borbic, yHi'
s. m. Colin-maillard, sorte de jeu où celui qni»
les yeux bandés poursuit ses camarades jusqa*i
ce qu'il en ait pris et reconnu un qui est obligé
de prendre sa place. Fâyre o ciUo-bouôrlhOf
jouer h colin-maillard ou au colin-maillard.
(RR. cutâ ; clutd, etc.)
CUTÔR80S, V. RRSCOUNDUDÔUS.
CÙTOS, s. f. pi. Anloques ou lunettes des
chevaux, calottes de cuir dont on leur boaehe
les yeux au manège, sur l'aire ou quand ils
tournent la meule. (R. cutd.) — Bandeau qn'oB
met aux bêtes à corne pendant la nuit pourles
empêcher de sortir du pâturage. — Espèce de
masque en fil de fer dont on se couvre le visag»
DAM
— U9 —
DAN
pour se garantir de la piqûre des abeilles, soit
quand on veut tailleries ruches, soit quand on
▼eut recueillir un essaim. — La brune, Tentrôe
de la nuit. Bendrô proqul bos los cûlos, il vien-
dra à la brune. Marc.
CUTOUXEJÀ, CLCTouNEJA, V. n. Sommeiller,
fermer souvent les paupières par tic ou par
besoin de sommeil. (R. eutâ.)
CUTOUHLEJÂ, COTOUYBTZA, PELOUNBTZA, VllL
Ciller, clignoter, remuer fréquemment les pau-
pières. (RR. Les premiers mots viennent de
cutd dont ils ..sont des fréquentatifs ; le 3* de
pelôu.) — N. On dit libCssà lorsque le mouve-
ment des sourcils accompagne celui des pau-
pières.
D
Di quatrième lettre de l'alphabet.
DA..., V. DO...
DABâNA, V. a. Dévider. Ai, (Bret. dibuna, it.
Epanare, esp. devanar , m. s.) V. birâ. — Pe-
lonner. S.-A. V. bscoCtà.
DABANADÔU, v. bscorèl.
DABANADÔUYROS, v. birodouyros.
DABID, s. m. Davier, espèce de lirtoir à dou-
lle crochet dont on se sert pour cercler les
hlailles.
. DAGO, s. f. Dague, poignard.
. DAILLË, o, s. f. Faux, instrument pour fau-
r. Berqud lo ddilLo, ébrécher la faux. Osugâ
diilley aiguiser, affiler la faux. Lou temsde lo
Ulo, la fenaison, Tépoque de la fenaison. (B.
i dalka, du celt. dalh, m. s.)
f. DALpour DEL, employé quand il y a idée
départ, de séparation. Dal mali jusqu'âl ser,
JKpuisle malin jusqu'au soir. Vill.
2. DAL, s, m. Pied. Usité dans cette lOx-iUion
iios quatre data, s'enfuir à toutes jambes,
odre le galop. Mill.
DA.\ï. s. m. arch. Dam, perie, dommage.
DÀMBLE, V. L.iaBLR.
I. DAMO, s. f. Dame, nom d'honneur donné
toe femme mariée, à une religieuse et même
iwe fille d'un certain âge. Moddmo, madame.
ï»(It. donna, lat. domina, maîtresse.) — .Y9i/.'/'.<-
Dàmo, Notre Dame par excellence, 1 1 sainte
ige Marie. Les églises dédiéesàMariesontdé"
nées sous ce nom, ainsi que toutes ses fêtes
c l'addition du nom du mois oii elles arrivent.
Prov. Fer Nouôslro Ddmo de febriè (2)
Àjo toun pouorc entiè ;
Mièjo môuto et micch groniè
Et miè^h foumeriè.
^t A Notre Dame de février, aie ton porc salé
«ntier, ta moitié du fourrage, du blé et du
ier.
2. DAMO, V. DOUMOTSÈLO, 2.
3 DAMO, nisio-FRÔNCo , s. f. Princesse,
amande plate, large et à coque peu résistante.
DÂXNE, s. m. Imprécation dans laquelle
entre ce mot. Dire de ddnnes, dire des impréca-
tions ou entre le mot damner. C'est une coupa-
ble et vilaine habitude des gens du peuple peu
éclairés ou peu chrétiens, surtout dans le sud-
est du département où elle paraît avoir été im-
porl.''.é du Languedoc. S -A.
DAXXGJÂ, V. n. Dire des imprécations oii
entre le mot ddnne. S.-/1.
DÀNSO, s. f. Danse.
Acôs donne fait de jou sénse cap d'esperanço
Per abé tant aymdt les plasés de la ddnço.
Ma banitdt a fait le saut de Lucifer
Que del oèl a sautât al fins founsr de Tifèr.
Quand pense clucàl'eil madoul(5use rebéîllo,
Milo diables al tour me côrnon à l'auréilho ;
Que me cridon tout haut s'aquél branle me
[plai,
E que bôlgoi ou nou, nou finira jaméi.
Ah filhos se sabiôts le gran mal que jou péssi !
lou môri càdo jour, e jaméi nou trespdssi,
lou bési dins Tifèr de fflhos c6umobous
Qu'y lôumbon en dansén coumo de mous-
(cailhôus.
(Extrait d'un gros recueil de cantiques patois,,
approuvé et publié àTolose «Toulouse» en 16721
et composé par le R. P. Arailha, chanoine de
l'église cathédrale de Pamiers.) — N. Nous
avons fait cette longue citation pour donner un*
idée du patois du XVII® siècle et de son ortho-
graphe, sauf l'accent, chez nos voisins du Midi.
La ressemblance est frappante entre le patois de
cette époque et celui de l'époque actuelle daas
les mômes régions. On voit que Vh était souvent
employée pour mouiller le l comme dans Ter*
1
DEB
— 150 —
DEB
thographe du nom ancien de notre ville de
Milhau. Les diphthongues ay, eij, oy, sonl plus
souvent écrites par i que par y. Le y est i et;
comme dans la langue fr. de celte époque ; joii
est pour iou quand ce mol n'est pas en tête du
vers. L*u seprononceoa dans la diphthongue au.
DAOU... V. daC
DARD, s. m. Dard, trait, aiguillon. V. Fisfuk*.
DARTRE, s. m. dârtro, f. Dartre, f. De dartres
forinôuses, des dartres farineuses. On dit mieux
BNDÈBBI.
DATO, s. f. Date, indication d'une époque.
DATO, s. f. Datte, fruit du palmier.
DAU... V. DoO.
DAÛ, daCs, prép. Vers. Daû Vhoustàl, vers la
maison. V. bos.
DAÛLO, s. f. Dalle, grand pavé. MilL V. po-
SIMÉN.
DAÛNO, V. BAÛMO.
DAYSSOMESTÂ.s. m. Faiblesse, abattement,
langueur; dégoût, paresse. (R. Ce mot est p.
Iays80-mé esta, laisse-moi en repos.)
DE, prép. De, Voynâl de Rigâl, Taîné des
Rigal, de la famille Rigal. Lo fénno de Pribtîl, la
femme Privât. Pierréu de Courtidl, Pierre, fils de
Courtial. Loupelôu deVuèl, la paupière de l'œil.
Loscînûa de Vhoustàl, les clefs de la maison. Lo
couo de lo podéno, la queue de la poêle à frire.
De nuèch, de nuit, pendant la nuit. De jour,
avant la nuit. De boun* hôuro, de boun hôuros, à
bonne heure. De ser ou de niotl, lo soir ou le
matin. De que ? quoi ? comment ? que ? pourquoi ?
De que fosès ? que faites-vous ? De que boulh dire ?
que voulez-vous dire ? De que brômo ? pour.jaoi
crie-t-il ? De que renègos ? pourquoi jures-tu ?
De que repoutègo ? pourquoi murmure-:-il ? De
que te plâgnes ? de quoi te plaintes-tu ? — Del,
contracté pour de Iou, du, devant une consonne
autre que Vh. Lo râjo del soulél, les ardeurs
du soleil. Vâyo del rieû, l'eau du ruisseau. —
PI. des, dey, deys. Des. L'hèrbo desprals, l'herbe
des prés. Los bonus dey buoUs, les conios des
bœufs. Los fuèillos deys aûbres, les foaili(îs des
arbres. — De pes, de pey, depeys, du milieu de,
d'entre, de devant, de. Ou mo près de pey dets,
il me Ta enlevé des mains, d'entre les doigts.
GarO'té de pes passes, ôte-loi de là, mot-à-mot
du milieu des pas.
DE, s. m. Dais, espèce de baldaquin sous
lequel on porte le Saint-Sacrement.
DËBALA, V. DOBOLÀ.
DEBANTIÈYRO, v. dobontièvros.
1. DEBÀS, s. m. Le bas d'une maison, la
cave, le rez-de-chaussée. On dit aussi l'enbds,
Vendebds,
â. DEBAS, s. m. Bas, vètemeot de laioeqi^
couvre la jambe et le pied. Un porél de debétm,
une paire de bas. Un bièl debds, un vieux bu.
V. TROBÛc. Essorti de debâsses, reprendre des
bas, refaire le pied.
DEBAT, s. m. Débat, discussion, contesti*
tion.
1. DK15ATRE, abatbb , S.-À. clopâ , %
OLOTA, S.-J.-Br. oBOToiLLÂ. Belm. v. a. Gauler,
battre un arbre ou des fruits avec une gaalê
pour les faire tomber. Debdlre lousnouyès, gath
1er les noyers. Clopâ Voglôn, gauler le glami
(RR. Les 2 premiers mots viennent de bàlTt\\t
4* de lato ; le 5* paraît un fréquentatif de hàin.
V. le 3« en son lieu.)
2. DEBÀTRE. v. a. Débattre, discuter. Dé-
hailre lo prix d'une chose.
DEBACCHO, s. f. Débauche, dérèglemenl,
excès de vin et de bonne chère.
* DEBEDELÂ, v. n. et pr. Avorter en parlant
do la vache, mettre bas avant terme. Lo téuqm
pas que lo foriôs debedelâ, ne la touche pas, ta la
ferais avorter. S'es debedelddo , elle a avorté.
(R. bedèlo,)
DEBIvXGlT, ldo, part. Devenu.
DEBEXi, V. n. Devenir, avoir tel ou tel sort.
De que debendray-ieû ? que deviendrai-je? /te
qu'es debengât ? qu'est-il devenu 7 Couci e$ de-
bengût mdgre ! comme il a maigri ! (R. bm.]"
S'en debeni, v. eï^debem'.
DSiîENTRÀ, V. BMBEXTRA.
DE3ÉR, s. m. Devoir, charge, office, ccqu'oa
est obligé de faire. Fdyre scun debér, faire soi
diîvoir. (II. dotere, m. s. lat. debere, devoir,
verbe.)
DEBERGOUGXÀT, debergouxjàt, dbbregocv
j.iT, ÂDO, adj.ÉhontJ, eiîronté, sans honte, saos
pudeur. (R. de, particule négative, et bergôugM)
DEBERILLÀ, v. a. Ôter les vrilles et le bois
suporllu aux sarments dont on veul faire dfs
boutures ou des marcottes. Belm.
DKIERLHÂ, V. a. Casser les bélières qui
linnneat l'anse d'un chaudron, d'une marmite.
(R. berlièyro.) — v. pr. Se briser, se défaireen
parlantde l'anse oudes bélières d'une chaudière,
d'une marmite.
DEBERTi, V. DIBERTI.
DEBÉS, s. m. Dcvois, pâturage pour les bre-
bis. S.-Bcauz. (R. V. debêso.) — Pâturage clos
pour les bêtes à corne. V. debéso. — Boiscor
m'.inal qui sert do pâturage. Belm,
DEBÉSO, s. f. Devèse , pâturage clos el
réservé aux bétes à corne, surtout aux b^^'^"*
(R. b. lat. devesia, de decetare, défendre, ^ése^
ver, par conséquent pâturage pr^^erc^ des tfoa-
j
DEB
— <6« —
DEB
i«aux transhumants, brebis, chèvres, cl re&ctn?^
Bx bœufs ; en esp, dehesa, Guîr.) — N. Le mot
[«rr«6 appartient è la vieille langue fr., ot on ne
'oit pas pourquoi on ne le conserverait pas
lans les provinces oîi existe encore la chose
[u'il désigne comme chez nous. Nous doman-
lons la mémo tolérance pour detois, traduis aat
te6.'«. — Jachère, friche. Doyssd un comp en
lebéso, laisser un champ en jachère, en friche
>endanl quelque temps. Ség. Vill, Belm. V.
rHocHlBo.
DEBIGXÂ, DBBi.N.\ , Vi7/. V. a. Deviner. Que
iebigno gégno, qui devine gagne. (It. indorinare,
Belt. edeicin, m. s. Dut.)
DEBIGXÂYRE, dbbinàyrb, o, Vill. s. m. ot f.
Derîn, devineresse, celui, celle qui dovim»,
ijui pratique la divination, qui prétend connaître
les choses cachées ou l'avenir. — N. Les devins,
les magiciens, les sorciers sont ou des charla-
tans et des imposteurs qui exploitent la crédu-
lité publique, ou des misérables, ce qui est
plus rare, vendus au démon, et qui, en vertu
d'un pacte fait avec Tennemi du salut, peuvent
connaître certaines choses cachées. Dans l'un
etTautre cas l'Église catholique les condamne
et défend à ses enfants d'avoir commerce avec
eux et de les consulter.
DEBIGNÀYRO, prègo moriânxo, pr6go-bbr-
KiDo, s. f. Mante. On désigne par ces mots
plusieurs espèces d'insectes, entre autres, la
mante religieuse , assez commune au sud de
notre département, et ainsi appelée parce qu'on
la voit souvent posée sur les pattes de derrière
dans une position verticale joindre les pattes
do devant comme une personne dans l'attitude
de la prière. (R. pregl , prier ; la marianne
qui prie, la bemarde qui prie. Il est à remar-
quer que le mot fr. qui vient du grec signifie
detin.)
r
DEBIGNO. s. f. BBBiGTvouÔL, m. Divination.
S^obiô un bouci de debignoucH, si j'avais l'esprit
de divination. Qnâ o lo debigno, aller consulter
un devin, une sorcière. V. ce que nous disons
au mOtDEBIGWAVRB.
DEBIGNO YROUÔLO, DBaiG^oioLO, dkbignôlo.
BBBiGNOOo, Mont, s. f. Pouléto de Nouôstre-
Ségne, bobaû de Nouôstre-Ségne. Coccinelle ,
insecte à espèces nombreuses, demi-sphérique,
ordinairement rouge avec des points noirs. Les
enfants s'amusent à le prendre sur la main, et,
selon qu'il s'envole promptement ou non, il
annonce le beau ou le mauvais temps. De là la
plupart de ses dénominations qui signifient qui
rfecme le temps.
DEBIGOUSSAT, ÀDo, adj. Estropié, éclopé ;
dégingandé, sans contenance V. BscLOBissit ;
TOURAT.
DEBlLLE,o, adj. Débile, faible, chétif.
DEIULLORDÂ, v. a. Débillarder, dégrossir
une bille, une longue pièce de bois brute.
DËHIXÂ, DKBINÂYRK, V. DBBSGNÂ, DBBIQNÀTRB.
Di^lî.GNÂT, V. GORRÈL.
DEBIllA, V. a. Retourner, tourner dans un
autre sens. — Dévider. V. bira.
DEBIRODÔUYROS, v. BiROtoéuyRos.
DEBIS, s. m. Devis, état détaillé de ce que
doit coi^ter une construction, un ouvrage.
DEBISÀ, V. a. et pr. Diviser. Se diviser.
DEBISIEÛ. s. f. Division.
DRBISO, s. f. Devise.
DEÎUSSÂ, V. a. Dévisser, ôter les vis.
DEBIT, s. m. Débit.
DEBITA. V. a. Débiter, vendre en détail.—
Réciter ; parler ; déclamer.
DEBITOU, DKBiTLR, s. m. Débiteur.
DEBITRIÇO, s. f. Débitrice.
DEBITROUILLA, v. debolitra.
DEBÔL, v. DKBÔs.
DEHOLA, DEBALÀ, M. V. a. Déballer, étaler les
marchandises.
DEBOLINDRÀ, v. debolitra.
DEBOLISÂ , dbbalisa, M. v. a Dévaliser.
Disperser, dissiper. — v. pr. Dépérir, dispa-
raître, ^Ire dispersé, détniit.
DEBOLITRA (SE), sedebitroiillA, se debo-
LirvDRÂ, se dbbolotrinà, se debitrouâ, Mont.
SE debroilla, v. pr. Se débrailler, défaire les
habits à la gorge, à la poitrine contrairement
aux bienséances et à une bonne tenue.
DEBOLITRAT, âdo, otc. part. Débraillé. Dé-
penaillé, dont les habits sont en désordre.
DEBOLOCsi, V. a. Étourdir ; étonner ; cons-
terner. Pegr,
DEBO.NA, debanA, v. a. Écorner, rompre une
corne ou les cornes à un animal (R. bôno.) —
V. pr. S'écorner, se rompre une corne ou les
cornes en parlant des animaux. Oqnél buoû s'es
debonut d'ûno bôno o l'estâple, ce bœuf s'est
rompu une corne à l'étable.
DEBOXÀT, DEBANÂT, JlDo, M. part. Écorné,
qui a perdu les cornes, qui s'est rompu les cor-
nes. Se regdsso côumo tin buoû debonât, il écar-
quille l(is yeux, il fait de gros yeux comme un
bœuf qui a perdu les cornes.
DEBOXÇÂ, DBBANçi, M v. a. Devancer, dé-
passer ou précéder. (R. dobôni.)
DEBOXCIÈ, s. m. Devancier, ancôtre. Xouât-
très deboncirs, nos devanciers, nos anc(>tres.
1. DEBONDA (SE) , v. pr. Sortir de l'ivrcsso.
DEB
Se debéndo pmjomdy, il est toujours ivre, il est
toujours dans le vin.
2. DEBONDA (SE), v. pr. Se débander, rompre
les rangs et s'enfuir.
DEBONDÀDO, s. f. Débandade.
Lou souldat et lou chef prenioQ lo debondddo.
(Bald.)
DEBONDAT, ado, part. Débandé. Déchaîné,
lâché. I>ins lous airs dcbondâts, déchaînés dans
les airs. Peyr,
DEBORDA, V. a. Débâter, ôterle bât, la barde.
V. DEBOSTA.
DEBORIA, V. a. Harceler, presser sans re-
lâche. V. DBSTBRMiNÂ. — Gâter, manquer, mal
préparer, par exemple, le pain. — Dissiper,
émanciper, gâter. — v. pr. Se dissiper, s'éman-
ciper.
DEBORIÂT, ado, part, etadj. Harcelé, pressé ;
qui se donne beaucoup de peine et de mouve-
ment. — Manqué, gâté, non réussi. — adj. et
s. Évaporé, écervelé, fripe-tout.
DEBORQUÂ, DESEHBORQU.\, V. a. Débarquer.
DEBORRÂ, V. a. Débarrer, ôter la barre qui
fermait.
DEBORRAS, s. m. Débarras, cessation, dis-
parition de ce qui était un embarras.
DEBORROSSA, v. a. Débarrasser, déblayer,
rendre libre.
DEBORROWLLÂ, DEBOLRRouiLL.i , V. a. Dî-
verrouiller, ôter le verrou.
DEBÔS, prép. De, vers, du côté de. Debus
oqul, de ce côté-ci. Debôs periéut, de tout côté.
Debôs ieU, de mon côté. Debôs tu, de ton côté.
Debôs naûires, de notre côté, chez nous. Debôs
lo porét, du côté de la muraille. — DebôL pour
debôs lou, devant une consonne autre que Vh.
Debôl soulél, vers le soleil. Debôl couchôn, vers
le couchant? — dobôns.
DEBOSTA, DESRMBOSTÂ, Mill, V. a. Débâter,
ôter le bât. Prov. 01 debostâ l'ouon counôuys las
eockodûros, en ôtant le bât on connaît les meur-
trissures. (R. bast.)
* DEBOTÈYRË, olotAyre, CLOP.iTRB, abatail-
lIyre, S.-.4. s, m. Celui qui gaule les arbres
pour en faire tomber les fruits. On devrait dire
gauleur en fr. Huèy obèn lous debotèyres, aujour
d'hui nous avons les gauleurs. (R. v. drrâtrr.)
DEBOTIFLA(SE), v. pr. Perdre les onglons.
Fig. Perdre les sabots. (R. botillo,)
* DEBOTOILLA, v. a. Ôter le battant d'une
cloche, d'une sonnette. — v. pr. Tomber, se
casser en parlant du battantd'une cloche, d'une
sonnette. Lo compôno s*es debotoillâdo, le battant
de la cloche est tombé ou s'est cassé.
452 — DES
DEBOUA, v. a. Dévouer. Peu usité.
DëBOUCAT, degourjat, ADO,péj. DEBoecoiii^<
Asso, adj. et s Bavard, qui parle beaucoup!
tort et à travers. (R. bôuco.) — Libre dans
paroles.
DEBOUCHA, V. a. Débaucher, entraîner
désordre. — v. pr Se débaucher, se \mm
aller à la débauche, au libertinage.
DEBOUCHA, DBBOUCHOCNÂ, V. a. Déboucte
V. DESTOPÂ.
DEBOUCLA, V. a. Déboucler, défaire
boucle. — V. pr. Se déboucler.
DEBOUÈTA, v.dbcigouillI.
DEBOUILLA (SE), V. pr. Se déranger, se «
rouler, se défaire en parlant de certaines chose!
enroulées ou mises en anneau, comme le
d'archal.
\. DEBOULA, DEBOORA, Larz, v. n. Jouer I
premier, mettre la boule en mouvement au j«
du mail. (R. bôulo.) V. màillou.
2. DEBOULA, V. a. ôter, enlever les boraeî
des propriétés. — v. pr. Se perdre, disparais
en parlant des limites des propriétés.
3. DEBOULA, v. degorrouilla.
DEBOULI, v. a. Blanchir, faire preodre
bouillon préalable aux légumes, au jardinap
Cal debouli tous coâléts, las fâbos, il faut bl
chir ou faire blanchir les choux, les haricott
S.'A, V. BOCHONÂ.
DEBOULiC, uEBOURfc, adj. et s. EnditUi
MorJaiit, malin. Dégourdi^alerte, découplé. (8*
p. diaboulique.)
DEBOULZA, V. a. Dévider un peloton,
fusée. — Fig. Proférer beaucoup de parole»!
beaucoup d'injures, etc. Vill.
DEBOUNDA, v. a. Débonder, débondonaer,
ôter le boudon d'une futaille, le tampon d'Di
étang.. — V. n. sbdeboundâ, v.pr. Se débonder,
s'échapper avec impétuosité par la bonde;
s'epancher brusquement ; se déborder.
Prov. Te fises pas o los âygos moudrlos,
Quond se debuundou sou los pus fouôrtos.-
DEBOUORI, DEBÔRi, s. m. Déboire, déplaisir,
mécompte.
DËBOUÔT, DEBÔT,-o, adj. Dévot, pieux.
DËBOUOTOMÉN, dbbotomén, adv. de^ott
ment.
DEBOURA , DEBOCRi , Mill. V. a. DJvorer,
manger avec avidité. Consumer ; dissiper. 0»»
toutdebourdt, il a tout dévoré, dissipé tout soi
bien, (Lai. decorare, m. s.)
Et l'hibèr deboaris ce qu'on o mes dedins,
(Pkïi.)
J
DBB —
— Importuner, harceler, tourmenter, veier,
ne laisser aucun repos. — pour dbboulI. —
t. pr. Se tourmenter, se tracasser, s'inquiéter
mem^nX. Se longuis que se debouàro, il s'ennuie
% mourir.
i DEBOURDÂ, DBSORRiBA, S.-Gen, v. n. Débor-
ier, sortir de son lit en parlant d'un cours d'eau.
^. Ces mots signifient sortir des bords^ des
\ DEBOURI, V. dbbourI ; debous/.
I DEBOURIC p. deboolIc.
' DEBOURÔN» DEBOURÂN, s. m. Grand mangeur,
I DEBOURRA, V. a. Débourrer, ôter la bourre
une arme à feu. — ôter la bourre, le poil ;
épiler. — Ébourgeonner. V. bmbourrâ. — v.
r. Se dépiler, perdre le poil en parlant des
aax, du linge, etc.
DEBOURRÂL, s. m. Volée de coups ; mauvais
itement.(R. bôurro, enlèvement de la bourre,)
BOCRRAL.
■ DBBOURRILLÂ, v. a. Dépiler, ôter la bourre.
. bourril.) — v. pr. Se dépiler. Se dit du vieux
e dont les fils se détachent.
DEBOURRILLÂDO, s. f. Bagarre, mêlée ,
oh l'on se déchire les habits, ou Ton s'ar-
eles cheveux.
Sul teitre songlént de lo debourrillddo.
(Bàld.)
DEBOURROUILLA, v. dbborrouillâ.
DEBOURSA, V. a. Débourser, tirer de sa
rse, contribuer de son argent.
DEBOUSELA, ebousela , Peyrl. v. a. Démo-
b •
-Bea ombé sous mortels ebouseli l'oubrÀtge.
(Bald.)
— S'iIBOOSBIfi, Mili. SE DB60USENA, Moni.
iBODRifBGÂ, S.'A, s'iGi, Entv. s'endobola, v.
r. S'ébouler en parlant des murs et des terres.
iwqu'ujie muraille s'écroule sur un point
dit aussi par catachrèse powKnd, bedelâ, fa
bedèL (RR. bôuso, embournénc, igo, dobold.)
S'écrouler en parlant de choses empilées,
klassées.
DEBOUSt, DBBouRf, Mont. v. n. Trop cuire.
I^dit des viandes, des mets qui par trop de
"won perdent toute fermeté et se divisent,
Hetlent. (R. bôuso,) — v. pr. Être pourri de
, perdre toute consistance par trop de
won. Oquélo car s'es tôuto debousido, cette
ide est pourrie de cuire.
I^DEBOUSIGÀ, OBousiGÂ, Mill. abousïgà, S. -A.
C Défricher une terre, couper, arracher les
«8 — DEB
arbres et les broussailles et la mettre en cul-
ture. V. BOUSlGi, 2.
DEBOUSIGO, obousIgo, s. f. Défrichement. V.
BOUSfGO.
* DEBOUSIT, debourIt, foo, Mont, part. Pourri
de cuire.
DEBOUTA, V. a. Débotter, ôter les bottes. —
V. pr. Se débotter, ôter ses bottes.
DÉBOUTÂT, ADO , part. Débotté, déchaussé.
Sémblo un cat déboutât, il est pieds nus comme
un chat.
* DEBOUTEILLA, v. a. Déboucher du vin en
bouteille. V. dbbouchA.
DEBOUTIEÛ, s. f. Dévotion.
DEBOUTIEÛS,o, adj. Dévot, dévolieux. Oquélo
fénno espla deboutieUso, cette femme est très
dévole, très dévotieuse.
DEBOUTOUNÂ, v. a. Déboutonner, défaire
les bouto'ns. — v. pr. Se déboutonner.
DEBOUYA. v. bousiga, 1.
DEBÔUYO, V. BousfGO.
DEBRALLÂ, v. a. Ébranler ; troubler. Debralld
lou cap, troubler la raison, faire perdre la tête.
S. 'A.
DEBREMBÂ, berma, v. n. Décroître, rentrer
dans son lit en parlant d'un cours d'eau débordé
V. bbrmâ. — N. Debrembd dans l'albigeois signi-
fie oublier. Y. dblembra.
DEBRENÂ, V. a. Bluter, séparer le son de la
farine avec le blutoir ou bluteau. (R. bren,)
DEBRENÂYRE, s. m. Bluteau ou partie du
bluteau où se retire le son.
DEBRETÂ, V. a. Débiter des madriers ou une
pièce de bois en chevrons, en poutrelles. Belm,
DEBRIDA, V. a. Débrider, ôter la bride. —
Fig. Avoir bon appétit. Peyr.
DEBRfS, s. m. Débris, restes. Branchage d'un
arbre abattu.
DEBRISQUA, V. a. ôter la ruilée ou couche
de mortier placée sur l'arête d'un toit. (R. brisco.)
DEBROGA , DBBROTA, DEBRAYA, M, V. a. Dé-
chausser, ôter les culottes, le pantalon. N.
On ne dit pas en fr. déculotter, quoique ce mot
paraisse plus propre et sans équivoque. — v. pr.
Se déchausser, ôter les culottes, le pantalon.
(R. brdgos.)
DEBROGAT, dbbrotat, part, et adj. m. Dé-
chaussé, dont les chausses ou le pantalon ne
sont pas fermés, ne tiennent pas ou tiennent
mal.
DEBROILLA, v. dbbolitra.
DEBRONQUA, dbbranquA , v. a. Ébrancher,
couper les branches d'un arbre.
DEBROUTA, v. a. Ébourgeonner ; emporter,
26
DEC
— 454 —
DED
faire tomber les boutons , les bourgeons des
arbres, surtout des arbres fruitiers. (R. brout.)
DEBROYÂ, y. dbbrogà.
DEBURGOILLÂ, v. a. Débusquer ; chasser.
DEBURRÂ, V. BCRi.
DEBUTA, Y. n. Débuter, commencer. Entre
debutd, en débutant dès le début. Peyr.
DECABËSTRÂ, v. dbscobbsteâ.
DECEDA . V. n. Décéder, découvrir. Ex.
QUILLÀT.
DECEMBRE, s. m. Décembre, dernier mois
de Tannée. (R. du lat. december, de decem, 10,
parce que c'étaitle 1 0* mois de Tannée romaine.)
Prov. Décembre
Bouol lou pa dur et noun tendre.
« Décembre veut le pain dur et non tendre. »
Comme en hiver le pain ne moisit pas, on est
dans Tusage d'en cuire une grande quantité par
économie non moins que par précaution, selon
cet autre dicton :
Lou pa dur
Te Thoustàl segtir.
DECÈOUCLA, deçoGclI, dbçaûclâ, M. v. a.
Décercler, ôter les cercles, les cerceaux d'un
tonneau, d'une futaille. — v. pr. Se décercler.
DECERBELAT, ado, adj. et s. Écervelé, éva-
poré, hurluberlu, berluberlu. (R. cerbèlo,)
DECES, s. m. Décès. Acte de décès, acte do
décès.
DECÉSO, s. f. Pertes causées par une épidé-
mie. Se dit surtout des animaux. S.- A. Ocouô's
ûno decéso , c'est une épidémie qui emporte
les animaux. (Lat. decessus, décès, mort.)
DECESSOUNA , v. a. Courtauder , écouer,
couper la queue (les dernières vertèbres de la
queue) à un cheval, soit pour le guérir de quel-
que maladie, soit pour tout autre motif. (R.
eesséu, ajout.) V. dbscoubtI.
DECHET, s. m. Déchet, déperdition, diminu-
tion dans le volume ou le poids d'une chose.
* DECHETA (SE), V. pr. Éprouver du déchet,
diminuer de poids, de volume.
DECHUT, DEPiÛT, ÛDo, Belm, part, do dibOre.
Dû, qui est dû.
DECIDA, V. a. Décider, résoudre, régler. —
V. pr. Se décider, se résoudre, se déterminer.
DECIDAT, ADO, part, et adj. Décidé, résolu,
déterminé ; hardi, intrépide.
DECIGOUILLA, dbcigoclà , decioulA, Larz.
dblouquà, dbliouquâ. Mont, dislouqua, néol.
V. a. Disloquer, démettre, déboiter, luxer, faire
sortir un os de sa place. (R. Les trois derniers
mots sont composés p. de loc, sortirde son lieu.)
— V. pr. Se disloquer, se démettre. Me sou deci-
gouilldt ûno espdllo , je me suis démis une
épaule. Se déranger, se détraquer en parkil
d'une machine, d'un mécanisme.
DECIGOUILLODÙRO, s. m. Dislocation.
DëCILLA, v. a. Meurtrir le front, les sonrcils.
(R. cillos,) — N. Le mot fr. destiUer signifie on*
vrir les paupières, les yeux ; désabuser.
DECIMA, V. a. Décimer, ôter le dixième.^
Écimer. V. descopità.
DËCIXDRA, v. a. Décintrer, ôter les cintns
d'une voûte. (R. dndre,)
DECINGLA, v. a. Dessangler, relâcher kf
sangles. Desserrer, relâcher ce qui était troy
serré. (R. cingla.) — v. pr. Se dessangler ; s»
desserrer.
DECIOULA, v. DBGIGOniLLÂ.
DECLIN, s. m. Déclin. Décadence.
DECLINA, V. a. Décliner. — v. n. DéclijMr,
tendre à sa un.
DECLORA, DECLARA, M. T. a. Déclarer, rêvé*
1er ; affirmer. — v. pr. Se déclarer.
DECLOROTIëO, dbclaratieO, s. f. Déclan-
tion.
DEÇOLA, v. a. Déceler, révéler.
DECOMPA, DECAMPA, DEFILA, DBGUBBPi , V. B.
Décamper, déguerpir, s'en aller. Decompà $am
tombôur ni troumpéto, décamper sans lamboiff
ni trompette.
DECÔUMBRE, s. m. Décombres ; plâtras.
DECÔUNTRO, DBCÔNTRO, adv. Tout près, toil
auprès.
DECOUPA, V. a. Découper.
Tondf sque tout lou m6un de oquél piot regordibo,
Etqu'o lou decoupd degûs noun s'hosortâbo.
(X.)
DECOUPAt, DECouPLiT, ÂDo, adj. Découplé,
leste, alerte, vigoureux.
DECOUPLA, v. desocodplà.
. DECOURA, v. a. Décorer ; orner.
DECOUROTIEO, s. f. Décoration.
DECOUSCOUILLA, v. descodscouillJL.
DECRET, s. m. Décret ; arrêt.
DECRETA, V. Décréter.
DECROUTA, v. descroutà.
* DEDAL, s. m. Dé à coudre, in deddl de
loutéu, un dé de laiton, de cuivre jaune. (Lat
digital, it. dilate, m. s.) — Espèce de dé vissé à
l'ouverture du sac à poudre qu'il ferme et dont
le chasseur se sert pour mesurer la poudre.
DEDENTA, v. a. Édenter, rompre les dents.
DEDINS, adv. Dedans. — prép. Dans, en. —
s. m. Le dedans.
DEDIRE, V. a. Dédire, désavouer quclqu'nn,
contredire. — v. pr. Se dédire, retirer sa parole,
ne pas tenir sa promesse.
J
DEF — 455 —
DEDOLÂT, dbdalAt, s. m. Plein un dé, le
contenu d'un dé à coudre. Un dedoldt de grôno,
un plein dé de graine. (R. deddL)
DËDOULSi, V. DBSCUFBLÂ.
DEDOUMOCHÀ, v. a. Dédommager.
DEDOUMOCHOMÉN, s. m. Dédommagement.
DEDOUPLÂ, V. a. Dédoubler, ôter la doublure ;
ouvrir, diviser en deux.
DEDOÛRÂ (SE), V. pr. Se dédorer, perdre sa
dorure.
DEFÀ, DB9FÀ, dbsfAtrb , V. a. Défaire. Defd
un croucfiét, dégrafer. V. DBscRoccnBTÂ. Defâ
tous boutôtÂS, déboutonner. V. dbboutounâ. —
▼. pr. Se défaire ; se détacher ; se délier ; se
dégrafer.
DEFALI, V. n. arch. Défaillir.
DEFAO, s. m. Défaut. Besèn millôu lous defaûs
deys autres que lous nouôstres, nous voyons
mieux les défauts des autres que les nôtres.
(It. difetto, lat. defectus, m. s.)
DEFÈCI, BBFÂsTi, s. m. Dégoût que cause la
vue de quelque chose de sale, de repoussant.
Ocouô fo defèci, cela inspire du dégoût, cela
fait horreur. (RR. Le i^ mot se rapproche du
lat. deficere, défaillir ; le 2« du lat. fastidium,
dégoût.) V. LONGiÈ. — Déplaisir, désagrément.
DEFECIEOS, V. LORDIGNÔUS.
DEFELCI, DESFBLCf, MUL v. a. Délayer, ré-
duire en liquide épais, en pâle liquide. — v. pr.
Se délayer, se réduire en pâte liquide.
DEFENDRE, v. a. Défendre, prohiber. Dé-
fendre , protéger, abriter ; secourir. — v. pr.
Se défendre, résister à une attaque.
DEFÉIVSO, s. f. Défense, prohibition. Résis-
tance. Plaidoyer.
DEFENSÔU, s. m. Défenseur, avocat.
DEFIARANGÀ, v. dbfiolobgà.
DEFILA, V. n. Défiler, aller Tun après l'autre.
— S'en aller. V. decompa.
DEFINI, V. a. Définir. Régler, terminer.
DEFINITIEÛ, s. f. Définition. Fin, conclusion.
iVe cal ohûre ûno definilieû, il faut avoir une
conclusion, il faut en voir la fin.
DEFIOLÀ,v.
DEFIOLORGÂ, dbsfiolonga , dbsfiolâ , Mill
dbfulA, S.-4. DBFiARANGA, VUl. V. a. Efliler^
effilocher, éfaufiler, défaire un tissu en ôtant
les ûls ; effiler un ruban, effilocher un chiffon,
éfauûler une toile. (R. fioldrgo ; fiol ; fiardngo,\
— Eplucher des haricots verts, des pois goulus
ôter les filaments des bords.
DEFIOUSÂ, V. a. Défigurer, dévisager, abî-
mer ; dévorer en partie, mordre, blesser. Si un
Wp se jette sur une personne, et qu'il la morde,
DEF
lo defiôuso ;*s'il se jette sur une brebis et en
dévore une partie, lo defiôuso, S.-Sem.
DEFLOURÂ, V. DBSSONFLOURA.
DEFLOURI, V.DBSFLOURf.
DEFOILLÉNÇO, s. f. Défaillance, faiblesse.
DEFÔRO, V. DBFOUÔRO.
1. DEFOUNSÂ, V. a. Défoncer, ôter le fond.
2. DEFOUNSÂ , DBSFOUNSÂ , bstrossà , dbs-
TRossA, Mill. FOLGÀ , S.-Ch, V. a. Défoncer,
retourner profondément une terre pour l'amé-
liorer. (RR. Les premiers mots viennent de
founs, le 3« et 4« de trassd.)
DEFOUNSOMÉN, desfounsomén, s. m. Dé-
foncement.
DEFOUNSÛSO, DBSFOUNSûso, s. f. Défonceuse,
charrue pour défoncer, pour labourer profon-
dément
DEFOUÔRO, DBFÔRO, adv. Dehors. En de-
(ouôro, en dehors. Demourd defouôro demeurer,
dehors. (Lat. /bm, it. fuora, m. s.) — s. m. Le
dehors ne s'emploie qu'au singulier et au phy-
sique. Pour dire des dehors de vertu, il faudrait
se servir du mot oporénços.
DEFOURMÀ, DBSFouRMi, V. a. Déformer, faire
perdre sa forme à un objet, v. pr. Se déformer,
perdre sa forme.
DEFOURQUÂ (SE), v. pr. Se défroquer, jeter
le froc aux orties, renoncer à la vie religieuse
ou ecclésiastique et en quitter l'habit. (R. Ce
mot, qui dans son sens naturel devrait signifier
casser une fourche, ou désarmer d'une fourche,
est altéré par euphonie et se dit pour defrouqud,
DEFOURQUAT, Ido, part, et adj. Défroqué,
qui a jette le froc. Ohdt defourqudt, abbé défro-
qué.
DEFOURTÙNO, v. dbsfourtûno.
* DEFRESCUNA, v. a. ôter son odeur à la
la viande fraîche, surtout au gras-double, aux
tripes, en les lavant avec de i'ognon ou des
herbes fortes. (R, frescûn.)
DEFROBITÂ, dbfrabita, v. a. Briser ; dissi-
per, dévorer. Ou o tout defrobitdt, il a dévoré
tout son avoir, il a tout fricassé. (R. ofrobd,) —
V. pr. Se briser, périr ; être de mauvaise qua-
lité et donnez' de mauvais résultats en parlant
de certaines choses, comme la houille, la chaux.
DEFROUNZi, V. dbsfrounz^.
DEFRUCHÂ, V. a. Défricher. S.-A, V. mbou-
SIGÂ.
DEFUÈILLÀ, DEFUoiLLÂ, DBPioiLLi, M, V. a.
Effeuiller, ôter les feuilles. {Fuèillo,) — v. pr.
S'effeuiller, être effeuillé. Cal que lo blederdbo
se defuèille pergroussi, il faut eiïeuiller la bette-
rave pour qu'elle grossisse bien.
"^ DEFUMELÀ, V. a. Arracher le chanvre mâle
1
DE6
— 456 —
DIG
qui est mûr avant le chanvre femelle. Cal d^fu--
melâ lo cômbi, il faut arracher le chanvre mâle.
— N. Ce mot signifie matériellement le contraire
à cause de la confusion que le peuple fait des
sexes de cette plante. Y. fevenKlo.
DEGANAC, V. higounàO.
* DEGARGAILLÀ, v. a. ôter le trognon d'un
fruit, c'est à-diro le cœur ou sont les pépins et
les cartilages. (R. gargâl, v. cur>l).
DEGAT, s. m. Dégât, dommage.
DEGAÛ... DEGoû...
DEGAYNOS. s. f. pi. Manières, gestes. — N.
Dégaine, en fr. signifie manière ridicule ; atti-
tude niaise ou gauche.
DEGEL, s. m. Dégel, fonte des glaces.
DËGEO... BEJo...
DEGLEBÂ, V. BODSiGA.
DEGLÉN, s. m. Laisser-aller, sans façon, fa-
miliarité : négligence. Lou deglén de mo plàmo,
le laisser-aller de ma plume, de mon style.
DEGLEXDÂ (SE), v. pr. Se dissiper, s'éman-
ciper. (R. deglén.)
DEGLENDÂT, ado, part, et adj. Léger, volage ;
évaporé ; dissipé.
DEGLÉNDE, o, adj. Dispos, ingambe, alerte.
DEGOCHAT, JLdo, adj. Alerte, leste.
DEGOILLÂ, degàillà, v. a. Gâter, perdre.
Oquô seriô degoiUâ de pêpiè, ce serait vouloir
gâter du papier. Peyr. — Gâter, produire mau-
vais effet, faire qu'une chose va mal. Ocouôboxis
degâillo, cela gâte votre mise, votre tenue, cela
va mal.
DEGONÀSSI, s. m. Mêlée, confusion, désor-
dre.
Dfsou que s'es pas bist encàro joui soulél
Dins un coumbàt multriè degondssi porèl.
(X.)
DEGONÈSTO, s. f. Dispute, querelle où Ton
pousse des cris confus. S.-Gen,
DEGONISSA (SE), v. n. Se battre, s'acharner
au combat. Se dit surtout des chiens.
DEGONSÂ, V. a. Délacer, défaire un lacet,
une ganse, un cordonnet. — v. çr. Se délacer,
se défaire en parlant des lacets, des ganses.
DEGONSILLÂ, v. a. Délacer. — Fig. Dissiper,
émanciper, entraîner à l'insubordination. — v.
pr. Se délacer. — Fig. S'émanciper. Espl.
DEGOOU... DEGOÛ...
DEGORAT, ado, adj. Égaré ; hagard, effaré ;
fou, toqué ; écervelé, turbulent.
DEGORÈSTO, s. f. Rixe oU il y a beaucoup
de bruit, de cris, d'insultes. Sév.
DEGORGOMELA (SE) , se dbgargamblà, M.
V. pr. S'égosiller, s'égueuler, s'earoiuer à tmt
de crier. (R. gorgomèlo.)
DEGORNI, DBGAENf, V. a. Dégarnir, ôterk
garniture ; désemplir, vider ; ôter les meubles.
— v. pr. Se dégarnir.
* DEGORROUILLÂ , dbgoriuidlà , S.-SenL
DBBOULÂ , V. a. Détacher une branche , u
rejeton, un bourgeon de manière à emporta
l'empalement ou base de la branche. (H. gor-
rôuillo , béulo.) — Arracher des chicots d'»*
bre. — Disloquer, désarticuler un membre.—
V. pr. S'arracher, se détacher en parlant d'où
branche, d'un bourgeon.
* DEGORROUNÂ, v. a. Couper le jarret. (B.
gorrôu.)
DEGOTÂ, V. DBSCUPBti,
* DEGOOCHI, DEGAÛcai, M. v. n. Être dansli
ligne droite, dans le même plan, être d'aplomb.
Oquélo rèclo degoûchis, cette règle est droite.
Oquélo rèclo degoûchis pas, cette règle est ftas-
sée, n'est pas droite. Oquélo poréi degoûchis pu,
cette muraille n'est pas d'aplomb, ou n*est pis
droite. Belm. (R. de, part, négative, gaûeke.)
DEGOUÉSA, V. n. Dégoiser, deviser.
DEGOOGNÀ, v. escoOgna.
DEGOÛGNAYRE, v. escoûghatrb.
DEGOUILLÂ, V. DBSCUFELÂ.
DEGOUNAC, v. higoun au.
DEGOUNELÂ, v. a, Dégaîner , tirer de U
gaîne, du fourreau. (R. gounèlo, gatne.) — v. pr.
Se dégaîner, sortir de la gaine. Se détacher efl
parlant de ce qui fait gatne. Lo bôno s'es de^oisr
nelàdOy la corne s'est détachée de l'os. Oquû
bioû s* es degouneldt d'ûno bôno, ce bœuf s'est
démis une corne qui s'est détachée commeao
étui. Mont, V. CESséu.
DEGOURA, V. a. Dévorer, avaler avec avidité.
(R. Ce mot estpourdetyotiM, en lat.^uto, gueule.
V. DEBOURA.
DEGOURACD,-o, adj. Glouton, vorace.
DEGOURDI, v. a. Dégourdir, donner du moo-
vement, mettre en jeu. (R. gourd.) — v. pr.Se
dégourdir, se donner du mouvement.
DEGOURDIT,-fDO, adj. et part. Dégourdi»
leste, agile. On dit ironiquement de quelqu'un
qui est lourd et gauche Qu'es dégourdit côumo
un porél de bdrgos.
DEGOURGOUILLÂ, v. descufblà.
DEGOURJÀT, v. DEBOuciT.
DEGOUSENA (SE), V. DBBOUSBLi (sb).
DEGOUSILLÂ (SE), v. dbgorgoxbla (se).
DEGÔUST, s. m. Dégoût, aversion du goût
pour une chose, aversion en général de ce qui
déplaît fortement.
DEGOUSTÂ. V. a. Dég;oûter. Prov. Ce qv*
DE6
— <57 —
DEJ
céuàtomi degéusto, ce qui coûte me dégoûte. —
Eanuyer, importuner. Me degéuslos, tu m'en-
nuies. — y. pr. Se dégoûter, se fatiguer d'une
nourriture, etc.
DEGOUSTAt. Ibo, part, el adj. Dégoûté;
fatigué. — Désœuvré ; difficile pour la nourri-
ture.
• MGOUSTÂYRE , o. adj. Importun, qui en-
nuie, qui fatigue.
DEG0USTOUS,-o, adj. Ennuyeux, qui fatigue,
importune.
DEGOUTA, V. n. Dégoutter, couler goutte à
goutte. — V. a. Égoutter, faire écouler goutte à
goutte. Égoutter ou faire égoutter |le linge, la
galade, le fromage, etc. V. bstourra. — Boire
jusqu'à la dernière goutte, mettre à sec.
Per pldidegoutdloxi goubèl
Bfro lou m6ure daû ciel.
* DBGOYSSÂ, DS6ATSSA, V. a. Détacher les
drageons, les rejetons d'une plante. Degoyssâ
ièui orchichaûs, débarrasser les artichauts d'une
pirlie de leurs drageons. Belm, (R. gays.)
* DEGREPI, V. a. Donner avec peine de l'ar-
gent, délier difflcilementles cordons de la bourse.
Se dit des avares qui ont les maios gourdes
pour donner. Quond cal que degrepigo d'orgén,
9eou6'8 eéumo se H tirâbou lousong de los bènosy
faand il faut qu'il délie les cordons delà bourse,
fui comme si on lui tirait le sang des veines.
tR. grep, onglée, et de négatif ; ce mot signifie
jionc mettre en mouvementlesdoigtsengourdi&.)
DEGRIGNÀ , DBSGRIGNÂ , DESCRINQUA , V. a.
Scorner un angle, ébrécher, briser une arête.
Snrouoe es toumbât sus oquéio grdso etVo degri-
t^do, une pierre est tombée sur cette marche
•t en a brisé la vive arête (RR. grin ; crinco.)
DE6R0DA, V. a. Dégrader, gâter, abîmer.
DEGRONA, dbgrana, dbgronoutâ, v. a. Égre-
r, ôter les grains, la graine. Degrond d'espi-
!, égrener des épis. Degrond de millds, égre-
du maïs. (RR. grôno, gronôu.) — Écosser.
.BiscQFELA. — V. pr. S'égrener, tomber en
int des grains, de la graine.^On dit mieux
'iHGROlfi.
DEGROPÂ, DBGRAPi, GRUPBLA, MUL bngrunJL,
î^ V. a. Égrapper, dégrapper, séparer les
ins de raisin ou autres fruits à grappes des
es qui les portent. Degroppd de rosins, égrap-
des raisins. (RR. grdpo, grup.grûno,)
DEGROULLA, dbstrompola , v. a. Déranger,
quer, dépenaiiler une machine, un char.
^- pr. Se déranger, se détraquer, perdre sa
Wité en parlant d'une machine, etc.
WtOROUSSi, r. a. Dégrossir, ébaucher au
propre et au figuré. Dégrossir une pièce de bois,
dégrossir un enfant. — v. pr. Se dégrossir.
DEGROYSSA, dbgrayssa, v. a. Amaigrir, faire
perdre l'embonpoint. Peyr. — Dégraisser. — v.
pr. Maigrir, perdre l'embonpoint.
DEGRUDÂ, grudâ, v. a. Egrapper. (R. grut.)
V. DBGROPÂ. — Égrener. V. degroka. — Écos-
ser. V. DESCUFELA.
DEGUERPI, V. decompA.
DEGUISA, V. a Déguiser. — v.pr. Se déguiser.
DEGUISOMÉN, s. m. Déguisement.
DEGÛNO , arch. f. de degûn , aucune. V.
DBG us.
Prov. Qu'oublijo coumûno
N'oublljo degûno.
« Qui oblige, qui administre commune, per-
sonne n'oblige », c'est-à-dire ne peut contenter
tout le monde.
DEGÛS, pron. indéf. Personne, nul, aucun,
pas un. Y o pas degûs, il n'y a personne. Degûs
sappas quond mourirô, personne ne sait quand
il mourra. (R. Ce mot se trouve tel quel dans le
b. lat. et est composé de neque unus, pas un,
comme le prouve le syn. negus de la môme lati-
nité.)
DEGÛT, ÛDO, part. Dû. V. dibOrb. — s.m.
Dette.
DEJA, ODEJÂ, adv. Déjà. — Presque. Es dejd
ol mièch, il est presque au milieu.
DEJOLÂ, DBJALÀ, M, V. n. et a. Dégeler, fon-
dre en parlant de la glace, de la neige. — v. a.
Fig. Échauffer moralement, fondre la glace de»
cœurs, ramener aux pratiques religieuses.
DEJOLÀDO, s. f. Dégel.— Gourmade donnée
à quelqu'un. —Renouvellement intérieur.
DEJOUGNE, V. DBJOUNGE.
DEJÔUL, prép. et art. p. dejôust lou. Dejôul
bonc, sous le banc. V. joul.
* DEJÔUNGE, DBJôoGîfB, V. a. et abs. Décou-
plerles bœufs, leur ôter le joug. (Lat. disjungere,
m. s.) — N. Dételer en fr. signifie détacher du
char, de la charrette, se dit de tous les animaux
de trait el se traduit en pat. par desoiold.
DEJOUNTA, dejuntâ, v. a. Déjoindre ou dis-
joindre, séparer ce qui était joint. Lo secddo o
dejounlddos oquélospouôsses, la sécheresse a dis-
joint ces planches, ces ais. — N. DéjoinUr en
fr. serait un barbarisme inutile. — v. pr. Se dé-
joindre, se disjoindre.
DEJOUQUA, V. a et n. Déjucher. Déloger. (R.
joue)— V. pr. Se déjucher, ou déjucher, n.,
sortir du juchoir, du poulailler.
DEJÔUST, adv. qqf. prép. Dessous. Sous. —
s. m. Le dessous,
DEL
— <58 —
DEM
DEJÙ, v,jd(db).
DEJÙN, s. m. arch. Jeûne. V. jûnb. ^
4. DEJUNÂ, ORDEJUNÂ, Mont. v. n. Déjeûner,
faire un petit repas le matin.
2. DEJUNÂ, ORDEJÙN, Mont. s. m. Déjeûner,
le déjeûner. Onén fa lou dejund, allons faire
le déjeûner, allons déjeûner.
3. DEJUNi., V. n. S'est dit et se dit encore
qqf. pour^unci, jeûner. Cal d^und Ions Quatre-
Téms, il faut jeûner aux Quatre-Temps. Cat.
De^ûno eôumo ûno câbro o Vhouort , il jeûne
comme une chèvre dans un jardin.
DEL, V. DE.
DELÀ (DE), adv. Au delà. 01 deld, au delà ;
beaucoup.
DELAGNÂ, V. a. Ennuyer ; vexer, contrarier.
Ocd me deldgno, cela m'ennuie. S.-J.-Br. (Lat.
dilaniare, déchirer.) — v. pr. S'ennuyer. Se
delàgno, il s'ennuie.
DELA-HIÈRC, adv. Avant-hier.
DELARGOBUOO, curobuoû , Est. oûriôl ,
Mill. oûRuÔL, Mont. s. m. Loriot, oiseau qui
par l'éclat de ses couleurs oîi le jaune vif do-
mine est un des plus beaux de l'Europe. Il ar-
rive au printemps et nous quitte en automne
(RR. Le 1^' mot signifie élargit le bœuf, le 2e
soigne le bœuf. Au reste ces mots sont des onom.
du chant de cet oiseau. Les autres mots vien-
nent du lat. aureolus, de couleur d'or, et rap-
pellent le jaune vif de son plumage.) Coulôu
d'oUriôl , couleur de safran , jaune d'or. —
Voûniôl claûs los fédoft^ gito lotLs buoûs, le loriot
enferme les brebis, élargit les bœufs, c'est-à-
dire que dans la belle saison oh chante le loriot
on enferme les brebis au milieu du jour, à
cause de la chaleur, et on élargit les bœufs
pendant la nuit. On peut aussi entendre cette
phrase du chant de l'oiseau, comme on lui fait
dire ailleurs ce refrain : Compère loriot mange
les prunes et laisse les noyaux.
DELAÛ... DBLoO...
DELEMBRÂ, v. ouplidI.
DELIA, v. a. Délier, défaire les liens. — v.
pr. Se délier.
DELIÂDO, V. JÔuifCHo.
DELIBERA, y. n. Délibérer, consulter.
DELIBRÀ, V. a. Délivrer. — v. pr. Se délivrer.
DELIBRÉNÇO, s. f. Délivrance.
DELICE, s. m. Délice.
Estems d'onà goustd lou s délices del port.
(Bàld.)
DELICIEUS,-o adj. Délicieux.
DELIECRÀ, v. a. Délivrer ; vider, débarras-
ser, V. libOrâ. v. pr. Se délivrer.
DELIO, s. f. Déliaison, défaut de liaison d«
pierres dans un mur, ce qui arrive lorsque tes
joints coïncident dans les assises au lieu d'être
couverts.
DELIOUQUi., V. DBCIGOUlLLi.
DELIRA, V. n. Délirer. V. dbsporlâ.
DELIRE, DBLfRi, s. m. Délire.
DELLÀ, V. a. Perdre. 5.-A. (Lat. delere, effacer.)
DELOBRÀ, V. a. Délabrer. — v. pr. Se déla-
brer.
DELOBRÂT, JLdo, part. Délabré.
DELOCHA, V. DBSTBTi.
DELOMPÀ, V. n. Galoper en parlant duc)»-
val. Courir, s'enfuir à toutes jambes. (R. lompi.)
Aurids espoufîdàt de tont que saupetibo,
Despobdbo lou sol del biays que delomp^.
(Bald.)
1. DELORGÂ, DBLÀR6Â , OCOMPA, Aub. GITA,
Mont. OLOTÂ, Rign. v« a. Élargir le bétail, mener
paître. Bay delorgd los fédos, va élargir les bre-
bis, va paître les brohis. As delorgdtgdyrefnotif
As-tu mené paître le troupeau bien matin ?(RR.
Les deux premiers mots signifient mettre ao
large ; le 3* mener aux champs, aux pâturages;
le 4*, enlat. agitare, pousser devant soilebétail;
le 5« mettre au large, dans le sens des premiers.)
— V. pr. S'élargir, être lâché.
2. DELORGA, v. n. Décamper. Sortir du nid.
— V. pr. Se répandre en paroles. Couci wd^
Idrgo ! quel torrent de paroles 1
DELOSSA, V. a. et pr. Délasser. Se délasser.
DELOSSOMÉN, s. m. Délassement.
DELOUCHÂ, V. a. Déloger.
DELOUQUi., DBLoûQcl, y. dbcigouillà.
DELOUYAL, v. JODYiL.
DELOYA, v. a. Distraire, égayer, procurer du
délassement. (R. loyd^ de, nég.) — v. pr. Se dis-
traire ; s'égayer.
DELOYSSA, DELiiYssJl, v. a. Délaisser, aban-
donner.
DELUGE, s. m. Déluge ; grande pluie, grande
inondation.
1 . DEMÂ, V. a. Dtmer, soumettre à la dîme,
retirer la dîme. Demd lou fe, dîmer le foin.
2. DEMÂ, V. DBM6.
DEMÀRCHO, s. f. Démarche.
DEMËFISÂ, V. DBHBSFISÂ.
DEMELOUÈR, destrbnâyrb. Est. s. m. Démê-
loir, peigne à dents écartées pour démêler les
cheveux.
DEMEMBRA, v. a. Démembrer. Briser les
membres ; briser de coups ; fatiguer beaucoup
* DEMEMOURlA (SE) , v. pr. Perdre la mé-
moire. S'égarer, se désorienter, ne poufoir
DEM
plus se reconnattre, ne savoir oîi Ton est. (R.
da lat. de, part. nég. et memoria, mémoire.)
DEME.\À(SE), V. pr. Se démener, s'agiter.
DËMENl, dbhugnI, A. dbsiigna, demingà, Vill,
y. a. el n. Diminuer. (Lat. diminuere, il. dimi-
nuire, m. s.)
Prov. Quondploû per Sent-Médard,
Lo recouôlto demûgno d'un quart,
Se Sent-Bornobè
Li côupo pas lou pè.
« Quand il pleut à la Saint-Médard (8 juin), un
[qaart de la récolte est perdu, à moins que la
aint-Barnabé (14 juin) ne ramène le beau
ftemps. > V. BERuA. — v. pr. Diminuer, devenir
moindre. — Ébouillir. V. DRUBsf (se). — Se
dissoudre. V. dbmes( (se).
DEVIENT!, V. n. se démente, v. pr. Se dé-
mentir en parlant des murs, des charpentes.
Perdre de sa solidité, céder, fléchir, se déver-
ler.
DEMESCOUNÔU YSSE , dembscodnéyssb, v. a.
Jléconnaître, ne plus connaître. Peyrot dit en
farlanlde la marcotte de >igne :
Oquf creys, met de bdrbo, et quond es fier,
[goillârd,
Demeseounéys se méyre, et fo fomiUo o part.
— v. pr. Devenir méconnaissable ; être mé-
connaissable.
DEMESCOUÔMPTE , dbmescoumpte, v. mes-
COCélPTE.
DEMESFISÂ (SE), v. mespisa (se).
DESiESI , V. n. Ébouillir, diminuer. (Lat.
Mminuere, m. s.) — Fig. Dépérir, sécher. Me
is demesi, vous me faites sécher. — v. a. Ré-
ire en pâte, en bouillie, par exemple, des
mmes de terre. — Bien pétrir la farine. — ^
. pr. Ébouillir, diminuer par Tébullition. Lou
fi 8*68 trouop demesit, le pot au feu a trop
ouiUi. — Dépérir, dessécher ; se dépiter, se
wmenter. — Dépérir , se dissoudre ; se bri-
lereu morceaux en parlant d'une farce.
DEMESIMEN, dembsissbmén , s. m. Dépéris-
iement, déperdition.
DEMESiT, fDO , part. Diminué, ébouilli;dé-
ri. — s. m. Dépit, inquiétude ; contradiction.
rz.
DEMÉST, prép. et adv. Au milieu, parmi,
s. Demùt lou blat, dans lo blé. Âyme lo»
j6o« d^miei los trûfos, j'aime les raves mêlées
pommes- de terre. Oquél blat es pas net, y o
(ibddo demést ; ce blé n'est pas net, il y a de
'tvoine mêlée. 5.-A. (Angl. amid^t, it. mezzo,
. s.)
— 489 — DEM
DEMÉTRE (SE), v. pr. Se démettre.
DEMINGA, v. DEHBifi.
DEMINGË, DiHÉNGB, DiMfcRGUB, S. m. Diman*
che, jour de repos consacré aux œuvres de re*
ligion. Corgd Vhobillomén del diménge, s'endi*
mancher, mettre Thabit du dimanche. (R. du
lat. dominica sous-entendu diss^ le jour du
Seigneur.)
DEMISSIëO, s. f. Démission.
DËMÔ, DEMA, DBMAN, Natit , adv. Demain.
Demô moti, demain matin. Les deux premiers
mots prennent le n euphonique dans certains
cas, surtout devant une voyelle. Demôn o ser,
demain au soir. Demôn possât, ou oprès demô^
après demain. (R. du lat. de manè, dès le matin.)
— Prov. Jomdy demô nous ronde ù riches, demain
ne nous enrichit jamais, c'est-à-dire qu'il ne
faut pas compter sur les chances du lende-
main.
DEMOJENQUÂ, v. a. Épointer la vigne. Camp.
V. DBSPODNCHA, 2.
DEMOILLOULÀ , demailloulà , M, v. a. Dé-
mailloter, ôter un enfant du maillot. (R. moih
louôl.)
DEMOJENQUA, v. a. Émonder. V. récura, 2.
— V. pr. Se meurtrir, se faire beaucoup de mal
en tombant. V. obissJL (s').
D£.\10LUQUÂ, DESONQUA, V. a. Déhancher,
démettre, ou briser une hanche, les hanches.
(RR. omolûc, ônco,) Plus souvent.
DEMOLUQUÂ (SE), s'bmoluquâ, s'bmboluquI,
SB DESB3IB0LDQUA, s'OflOLUGÀ, SB DBSONQCÀ, V. pr.
Se déhancher, se disloquer ou se rompre une
hanche, les hanches. Oquél buoû s*es demolu"
quât, ce bœuf s'est déhanché. — Se meurtrir les
hanches, se faire beaucoup de mal aux han-
ches. V. OMOCLBNQDÂ (s*).
DEMOND^i, DEMANDA, M. DOMONDA, MOHl. V. a.
Demander. Demondà Vomouômo, demander
l'aumône.
DE.\IONDÂYRE, demandayrb, o, s. m. et f.
Demandeur, qui demande souvent.
DEMÔNDO , DEMiNDo , M, s. f. Demande.
Selôun lo demôndo lo respôunso, selon la de-
mande (on fait) la réponse.
* DEMOQUÂ, DBMAQUA, V. a. Guérir une meur-
trissure, une contusion. Se dit mémo des ar-
bres. (R. moqud.) — v. pr. Se guérir d'une
contusion, d'un coup.
DEMORDRE, v. dbmourd£.
DEMORGÂ, V. a. Démancher , ôter le manche
d'un outil. (R. màrgue), — Démonter une ma-
chine, un char, etc. — v. pr. Se démancher. Se
démonter, se détraquer, se défaire.
DEMORIDÀ, dbkaridâ, v. a. Démarier, se-
parer deia époiox. (R. rnorHd-) — v. pr. Se dé-
marier ; divorcer.
DËMORIDXYRE, s. m. Celui qui dé mari e ,
celui qui déclare ou pourrait déclarer un ma-
riage nul et séparer des époux.
S'iiuèy beniô lou démoriddyre.
Oh I coucf loy s'ocouxsorié. (Bàld.)
DEMORMOILLÀ (SE), v. pr. Se déboutonner,
relâcher ses habits quand on a trop chaud ou
qu'on est trop serré.
DEMORRIMÂ (SJE), v. pr. S'égarer, se perdre.
Se dit des personnes, des animaux et des cho-
ses. (R. morri,)
DEMORRIMÂT, ado, part, et adj. Perdu,
égaré. Troublé, ému, bouleyersé. Éperdu, affolé,
désespéré.
DEMOSQUi. , V. a. Démasquer. — v. pr. Se
démasquer, jeter le masque.
DEMOTI, fs, adv. Ce matin. (R. du lat. de, de,
matutinus, du matin.)
DEMOUEYSÈLO p. dodmoysèlo.
* DEMOUFÀ,v. a.ôterlamousse. {R.môufo.)
DEMOULI, V. a. et pr. Démolir. Se démolir.
DEMÔUN , DEMOUÔNI , dim. demounét, péj.
democnàs, s. m. Démon, diablotin, gros démon.
(R. lat. dœmon, il. demonio, démon.) — Fig. Dé-
mon, personne , ou bête méchante, intraitable.
* DEMOUNEDA, y. a. Prendre ou gagner à
quelqu'un toute sa monnaie. (R. mounédo,) —
y. pr. Donner ou perdre sa monnaie.
DEMOUNIAQUE, o, adj. Démoniaque, possédé
du démon.
DEMOUNTÂ, V. a. Démonter, défaire une
machine. Démonter, renverser son cavalier. V.
pouLiNÂ. — Démonter, tourmenter, ne laisser
aucun repos.
DEMOUÔNI, v. DBMouN.
DEMOUÔRDRE, v. DBMOORDf.
DEMOUÔRO, DBMÔRO, s. f. Demeure.
DEMOUPLA, v. a. Démeubler, ôter les meu-
bles. (R. mouôple,)
DEMOURÂ, V. n. Demeurer, rester. Demouéro
oqui, reste là. Ount demoiiàro, ou reste-t-il ? On
disait autrefois en fr. de^nourer comme on le
voit dans Joinville. (R. du leX. demorari, tar-
der, it. dimorare, demeurer.)
DEMOURÂ (SE) p. SB dbmoluquà.
DEMOURDI, DBMOUORDRÉ , DEMORDRE, V. U.
Démordre, cesser de mordre, lâcher prise. (R.
mourdl.)
Un hourrfble grapàl, estacàt a moun cor.
Me rônjo nèch et jour, et jamây noun demôr,
(Cant.)
— Démordre, céder, cesser de résister.
*M — DJïN
DEMOURRA, v. a. Meurtrir, abîmer le
seau, la figure. (R. mâurre,) v. pr. Se mentor
le museau, la figure en tombant.
DEMOUTÂ, V. BSTORRUSSA.
DEMOYRÂ, DEMATRÀ, V. a. Sevrer. V. dbstvI
*DEM0YRA(SE), SB DRMAYRÀ, V. pr. Kpmt»
le renversement ou la chute de la matrice oii4
vagin. Se dît des vaches auxquelles ces teà*
dents arrivent avant ou après la partuntioi.
On est obligé de les surveiller et de leur appli-
quer des bandages. {R. mâyre, matrice.) — Si
séparer de sa mère, perdre sa mère. Sesépanr
do la racine, de la souche d'un végétal. Ognâf
trûfos se sou tàutos demoyràdos, ces pommes#
terre se sont toutes détachées du pieddeb
plante.
DEMOYRÂT, DEMAYRAT, ADO, M. part. Qui al
séparé de sa mère, de la plante mère. Qmi
éprouvé la chute de la matrice.
* DEMOYSSÂ, DBMAYSsi, V. a. Disloquera
briser la mâchoire. (R. mdysso.) — v. pr.Sl
disloquer, se briser la mâchoire.
DEMPIÈY, V. DBSBMPiftT.
DEMUROILLÀ, v. a. Démurer, enlever il
mur de clôture.
DEN, s. f. Dent. (Lat. dens, m. s.) DcnrfeMr
dent de lait. Dent de dôbont ou pdlo, incisive.
Dent de lo sogésso, dent de la sagesse, dent n»-
laire qui perce tard à l'extrémité du râtelier,
lorsqu'on a déjà ou qu'on est censé avoir acqail
la sagesse.
Prov. Lou mal de dens
Onôunço gens.
On croit que le mal de dents est un signe d»
grossesse.
DENARRIDÀ,v. a. Sérancer, affiner le lin, 1«
chanvre par une première opération qui fa|
tomber les chènevottes. S.-Sem. (R. narfidot)
V. BROUSTIA.
DENAÛT, DBNALT, adv. En haut, dans le haut
(Lat. de alto, m. s ) — s. m. Le haut, le dessus,
le plus haut étage, ou les étages supérieurs M
rez de-chaussée ou à la cuisine.
DENDESPÈY, v. dbsbmpièt.
DENEGÂ, v. a. Dénier. (R. du lat. derugart.
m. s.) V. ESCODNDf.
DENEJAR, v. a. arch. Nettoyer, arracher les
mauvaises herbes. A.
DENIE, s. m. Denier.
DENISA, V. DBSONisl.
* DENONTOURi, dbïiantouea, DBSOifTOOii,
DBSONTOuRf, V. R. Cuoillir trop tô^, cueillir aranl
le temps. — N. On devrait dire en fr. «r^
cueillir.
DEO
Qa^jpetdmoniouré los g^èyssos delLarzéc
Lo cràinto de logrèlo oun sio pasun proteste.
(Pbtr.)
— Faire tomber les fruits, les ébranler avant
la maturité. — v. pr. Tomber avant la maturité,
toe détaché par le vent avant la maturité. —
A?orter en parlant des femelles des animaux.
S.-SéJfti.
*DENOSSÂ, DBNASSA, M. V. a. Couper le nez,
casser, meurtrir le nez. (R. nos,) — N. Le fr.
émer, que les vocabulaires déclarent inusité,
e serait pas sans emploi. — v. pr. Se couper,
meurtrir le nez.
DENÔU, s. m. Dédit, rétractation de sa parole,
Iction de se dédire. Ainsi on dira de celui qui
E ait promis d'épouser une personne et qui se
vise et lui envoie qu'il retire sa parole : Li o
mbmiyài loti denôu^ il lui a envoyé le dédit. —
!^adr. Non. Diras pas denôu, tu ne diras pas
jkn, tu ne le nieras pas.
■ DE.NOUGOILLA, v. nodgoillâ.
DEXOUNÇÂ, V. a. Dénoncer.
; DENÔUNÇO, s.f. Dénonciation. — N. Dénonce
est pas fr. quoique annonce soit très usité.
DEN'OUSA, V. a. Dénouer, défaire un nœud.
uaà un courdël, dénouer un cordeau. (R.
I.) — V. pr. Se dénouer.
DEBOUTA, V. a. Dénoter, annoncer, présa-
. Ocouô denéuto pas res de &ou, cela n'annonce
de bon.
DENSOUÔL, V. LBNSouÔL.
* DENTÂ, V. n. Être à l'époque de la denti-
n en parlant des enfants. Oquél maynâtcou-
de dentd, les dents commencent à percei
cet enfant. (R. den. ) — v. a. Denteler, faire
entailles en forme de dent.
ENTÂDO, s. f. Dentée, coup de dent. Se dit
ut des chiens.
ENTÂL, s. m. Sep, partie de l'araire ou de
arme qui pose à plat sur le sol, qui se ter-
6 en dent ou pointe et porte le soc, lo réillo,
j|l. etit. dentale^ m. s.)
iNTÂT, ADO, part, et adj. Denté, qui a des
Is.
NTEBENi. p. ENTEMBNÀ.
NTÈLO, BONTtLo, s. f. DeateUe. (Roum.
4, m. s.)
NTlLLE,o, LENT^LLo, EifTkLO, S. f. Lentille,
légume fort estimé. Los dentillos se seménou
ious crèsseSf les lentilles se sèment dans les
iaspierreux et peu profonds. (Lat. lenticula,
ta, 19. s.)
y V. NUT.
DRE, DEVOIE, V. DIEÛEE, DIEÛTE.
— i«!i •- DER
DEPENDRE, V. n. Dépendre, être fuberdonné,
être au pouvoir de. Ocouô dépend de bous, cela
dépend de vous.
DEPISTA, V. a. Dépister, découvrir à la piste.
— Faire perdre la piste.
DEPIUT, V. DECHUT.
DEPOUÔT, DÉPÔT, chose confiée à quelqu'un.
— Dépôt, abcès.
DËPOOSÂ, DEPÀÛsi, V. a. Déposer, faire un
témoignage.
DEPOUSITIEÛ. s. f. Déposition.
DÉPUTÂT, s. m. Député.
DEPUTOTIEC, s. f. Députation.
DE QUE, V. DE.
DER... BEaE...
DEREYSSÂ, V. DERETSSÀ.
DERIFLA, V. a. Dérider,
DERRAO... dbrroO...
DERRÀYC, go, adj. Tardif, de l'arrière-sai-
son, qui vient tard.
DERRÉ (0 LO), o DERRfe, o deerèc, adv. Par
ordre, comme les cboses se présentent^ sans
choisir. Prenès oquélos péumos lo dêrrè, prenez
ces pommes sans choisir. Y. tàl (o bel). — De
suite, sans interruption. Fiyre ûno eaûso à lo
derrè, faire une chose sans interruption. Larx,
V. TiftVRO.
DERREBEILLÀ, v. a. Éveiller, réveiller. (Lat.
evigilare, m. s.)
Prov. Que derrebéillo lou co quond douor,
Se l'ogÀfo n'o pas touort.
€ Qui éveille le chien qui dort, si celui-ci le
mord, il n'a pas tort. » On dit en fr. il ne faut
pas réveiller le chat qui dort, pour dire il ne
faut pas réveiller la haine d'un ennemi.
DERRECLI, v. a. et pr. Dérégler. Se déré-
gler.
DERRECLOMÉN, s. m. Dérèglement.
DERREILLÀ, v. a. Dégonder, enlever de ses
gonds. M. (R. réillo, penture.)
DERREMÂ, V. DBRRBNQUi.
DERRENÂ (SE), v. pr. Se quereller, se dis-
puter. Nant.
DERREXGÀ, DBRRENji, V. a. et pr. Déran-
ger. Se déranger. (R. reng, renc.)
DERRENGOMÉN, dbrrenjamiKn, s. m. Déran-
gement.
DERRENQUÀ, derrbntâ , Montb. derremâ,
Belm, DBRROMÂ , S.-A. v. a. Éreinter, casser,
fouler, meurtrir les reins. (R. rens.) — v. pr.
S'éreinter, se rompre, se fouler les reins. Se
fatiguer au point d'avoir mal aux reins.
DERREYGÔPI, s. m. Retardataire, traînard,
celui qui est en retard. (R. dorrè.)
[
DER — 462 —
DERROBÂ , BBRRABÂ, ORROBÀ, /?. DBRROVl,
VUln. ORRONQUÀ, DERRONQuÂ, TRATRB, V. a. Ar-
racher, extraire. Derrobd ûno dén^ extraire une
dent. Derrobd de pèyro, extraire de la pierre.
(RR. Les premiers mots se rapprochent du lat
de, rapere, saisir, tirer de ; le 5® et le 6« du b.
lat. arrancare, esp. arrancary arracher, et le 7*
du lat. trahere, tirer.) — v. pr. S*arracher, ôlre
arraché. Oqui lo pèyro se pouot pas derrobd sons
pôudro, là on ne peut pas arracher la pierre
sans employer la poudre.
* DERROÇi. (SE), V. pr. Cesser les relations
de parenté, ne se regarder plus comme parents.
(R. rdço.)
DERROCINA, DBRRACiNi, V. a. Déraciner,
arracher avec les racines. Lou ben o derrocindt
oquél aûbre, le vent a déraciné cet arbre. (R.
rodno.) — v. pr. Se déraciner.
1. DERROMA, V. a. Émonder, couper la ra-
mée. (R. rdmo.) V. rrcurJL. — Effeuiller, ôter
les feuilles. — Défaire les andains et éparpiller
le foin pour le faire sécher : Derromd lou fe.
(Esp. derramar, éparpiller.)
2. DERROMA, v. a. Éreinter. V. dirrbnquA.
DERROMÂT, ADO, part, et adj. Émondé ; ef-
feuillé. Étendu, éparpillé en parlant du foin.
— Éreinté, déhanché. Mdrcho côumo un derro^
m&t, il marche comme s'il était éreinté. Y.
TOURÀT.
DERROMÀYRO, s. f. Faneuse, machine qui
éparpille le foin.
DËRROMBOILLÂ , dbrrambouillâ, desbn-
ROMBOiLLÂ, V. a. Débrouiller, démêler ce qui
était brouillé, commeunécheveau, des cheveux.
(R. rômboxd.)
DERRONQUÂ, v. dbrrobâ.
DERRONQUA (SE), v. pr. S'arracher, se ren-
verser. Mont.
DES
Presto se derronqud lo glèysô fosiô rdxio.
(From.)
*DERRONTELÂ, dbrrantblâ, SM. dbrron-
TOLi, Mill, V. a. ôter les toiles d'araignée. (R.
rontèlo.)
DERRONTELODÔU, dbrrantbladôu, M. s. m.
Houssoir, balai à long manche pour ôter les
toiles d'araignée. Tête de loup, houssoir de
crin au bout d'une perche.
DERRÔOU... DBRROû...
DERROSOUNA, dbrrasouna, M. v. n. Dérai-
sonner, raisonner faux, ne pas entendre raison.
(R. rosôu,)
DERROSOUNÂPLE , o, adj. Déraisonnable,
qui n'entend pas raison.
DERROSQUÂ, V. a. Défaire, démolir un mur
dont les pierres sont posées de champ. V. m»-^*
Gis.
DERROSTOUILLA, v. BosTOciLLi.
DERROTA, DBRRATELi, M. V. a. Dérater, (te
la rate. (RR. râto, rotèlo.)
DERROTÂT, derratblJIt, ado, part, et ^
Dératé, à qui on a ôté la rate. Mdrcho côufM
derotdt, sémblo un derotât, il court comme û
dératé, il va vite et longtemps sans se fatigy«r«
Onn'ôte point la rate aujourd'hui, maisoosif'
pose qu'autrefois on le faisait à ceux qui étd
destinés à la course.
DERROOBÀ, dbrraûba, m. v. a. Dérobi
voler. (Lat. rapere, saisir, it. rubare, esp. roi
angl. ro6, dérober.) — Prov. Quederraûho
mouori derraûbo lou bibént, qui vole aux moi
vole aux vivants. V. roûba ; PoxÂ.
DE[lROUILLA,v.a. Dérouiller, ôterlarouiIlé%
* DERROUMEGA, v. a. Ôter une ronce,
ronces qui se sont accrochées aux habits,
toisons des brebis, qui infestent les champs
(R. roumèc)
DERROULLÂ, v. a. Dérouler, déployer, éi
1er.
DERROUQUÂ, V. orrouqca.
* DERROÛSÂ, DERRAÛsÂ, V. a. Parer l'in
rieur d'une futaille pour enlever la couche
tartre et de lie déposée par le vin. (R. raûso.)
DERROUTÂ, V. a. Dérouter.
DERRÔUTO, s. f. Déroute, fuite désordonn
DERROYA, V. dbrrobA.
* DERRUSCÂYRE, s. m. Celui qui écorce
chênes pour les tanneurs.
DERRUSQUA, rusqoa, v. a. Écorcer,
récorce.(R. rûsco,] — v. pr. S'écorcer, s'enl
ver en parlant de l'écorce.
DES, prép. et art. m. pi. Des p. de les.Âufi
on dit de Los. Lo car des perdigdls es ptis
qu*oquélo de los aûcos, la chair des perdreuff!
est plus fine que celle des oies.
En bien des lieux, des se change en
devant une voyelle, une h, et en dey devant
et les consonnes douces. Lou be deys aûtra^Vj
bien d'autrui. Los leys deys houômes, les 1
humaines. L'dygo dey rieûs, l'eau des ruisseau!
Los bônos dey bioUs, les cornes des bœufs. — •
Lo patois met de au lieu de des, quand il o'
pas précédé d'un substantif. Yo depérosoquâ
on, il y a des poires cette année. lïkouôt^
côumo de rouis, des gaillards vigoureux, mot-i*
mot des hommes gros et grands comme d#
billes à refendre.
DÈS, prép. Dès. Dèshuèy,dhs aujourdkBfc^
Dèsdemô, dès demain, à partir de demain.
DÈS QUE, conj. Dès que, sitôt que. Dh ?*
DES
— 463 —
DES
t6 bengût, dès qu'il sera venu, dès qu il vien-
«. — Paisque. Dès que loy debès onâ, puisque
ras devez y aller.
DESAFAYRI (SE), v. pr. S'égarer, se p'>.rdre
I parlant d'une chose.
DËS.4STRE, s. m. Désastre, calamité, grand
aihear.
DESAC-desoû...
DESiTRE, s. m. Malaise. de desdyre, il a
imaJaise. (R. de, nég. âyre, air, manque d'air,
licaltéde respirer.)
SESC, s. m. Grande corbeille pour la ven-
ttge.
DESCABEILLi, v. a.Ôterles feuilles, couper
jftne d'une racine potagère, comme carotte,
ire, etc. (R. cabél.) S.-Sern.
DESCABUSSÂ, V. DBSCOPITA, 2.
IffiSCÂDO, s. f. Corbeillée, le contenu d'une
prbeille. Ûno descddo de pôumos, une corbeil-
nne corbeille de pommes. (R. désco.)
£SCALS, ALso, dbscaOs,-so , adj. Déchaux,
ihaussé qui ne se disent plus que de certains
isreligieuxdontles membres vont nu-pi«ds:
les déchaux ou déchaussés. — Nu-pieds,
nus. N'y o pas peys descâlses, il n'y en a
pour les derniers venus. Se dit d'une chose
ou d'une faible quantité et dont on ne peut
mer à tous ceux qui en demandent. La rai-
de cette expression est que ceux qui veu-
arriver plus vite quittent les sabots et cou-
pieds nus, et le sens est : Il n'y en a pas
le pour tous ceux qui arrivent les premiers.
ICArGO, s. f. Décharge, allégement. —
irge des armes à feu. — Décharge, lieu de
ItoUl'on serre les objets qui embarrasse-
itou seraient déplacés dans les apparte-
ICArT (0), adv. À l'écart.
>CAÛ... DBSCOC...
JCÉXDRE, V. n. et a. Descendre. Es des-
oysifèrs, il est descendu aux enfers. On
imfflunément dobola.
lÉNTO, s. f. Descente. On dit plus sou-
Ibobolàdo.
ÏÏIFRA, v. a. Déchiffrer.
ILGBÂ, DBSCLÂBA, M. V. a. Ouvrir avec
Ay engonddo lo claû dins lo sordillo, et
pas desclobây j'ai brouillé la serrure et
kjuis pas ouvrir la porte. (R, clobâ.)
ILOBELÂ, DBSCLABBLA, M. Y. a. Déclouer,
clous. (R. clobèL)
tSCLOUSQUA, V. a. ôter le noyau d'un
t(R. cUmose.) — Briser, meurtrir le crâne.
!0, BtBsciDo» Entr. s. t dbsc, s. m. Cor*
heille, panier sans anse ; manne. (B. lat. desea,
m. s., lat. discus, plat.)
DÉSCO, s. f. Fig. Personne à la démarche
lourde et gauche.
DESCOBESTRA, dbscabbstba, M. v. a. Déche-
vétrer, ôter le chevôtre ; délicoter, ôter le licou.
— V. pr. Se délicoter, se déchevêlrer.
DESCOBESTRAT, dbscabbstrat, Ido, M. part,
et adj. Délicoté. — Fig. Libertin, sans frein,
sans pudeur. Écervelé.
DëSGORILLA, descabilla, v. a. Décheviller,
ôter les chevilles. (R. cobillo,)
DESCOBOSSA, v. bscobossa.
* DESCOBRIDA, v. n. et pr. Avorter en par-
lant de la chèvre. (R. cobrido,)
DESCOCHETA, DEscACHBTi, V. a. Décacheter,
ouvrir une lettre, un paquet cacheté.
DESCODENA, dbsgadbna, v. a. Déchaîner, dé-
faire les chaînes. (R. codéno.) — v. pr. Se dé-
chaîner.
DESCODENAT , ADO , part. Déchaîné. Lous
bens descodenàts, les vents déchaînés.
DESCODONSA (SE), v. pr. Avoir un langage
décousu, sans suite dans les idées. Nant.
DESCODOXSAT, Ido, part. Décousu, sans
suite. Décontenancé, troublé, qui n'est pas dis-
pos.
DESCODOÛLA, v. a. Déclencher , lever la
clenche ou clinche d'une porte pour l'ouvrir.
(R. codaûlo.)
DESCOFIDA, s. f. Défaite, ou comme on disait
autrefois déconfiture. La descofida dels Englés,
la défaite des Anglais. Àrch, HilL 1428.
* DESCOLODA, vbscaladà, M. v. a. Arracher
ou défaire un pavé do cailloux, de petites pier-
res, un parquet de tuiles ou carreaux de terre
Cuite. (R. colodâ.) — v. pr. S'arracher, se dé-
grader en parlant d'un pavé de cailloux.
DESCOLOUNA, bscolouna, despblordX, Camp.
ESPELORDÂ, DERROSCOLi, DERROSCOILLA, ROSCOLI,
V. a. Écaler des noix, des amandes, ôter le brou
ou enveloppe extérieure. As descolounâdos de
néuses qu'as los mos négros côumo un corbouniè,
tu as écalé des noix, car tu as les mains noires
comme un charbonnier. (RR. colôuno, peldrd^
roscdl.)
* DESCOLOUiVA.YRE, dbspblordatrb, rosco-
LÂTRE, ROSCOILLÂYRE, O, S. m. Ct f. Celui, CCllO
qui écale des noix, qui enlève le brou.
DESCOLSA, DBscoûssi. v. a. Déchausser, ôter
la chaussure. (Lat. discalceare, m. s.) — Dé-
chausser, ôter la terre qui est au pied d'un ar-
bre, d'un mur. — v. pr. Se déchausser, ôter la
chaussure.
DESCOMBA, dbscambà. v. a. Fatiguer quel-
DSS
qn'uB et le réduire à rimpuissance en le faisant
marcher trop vite ou trop longtemps. (R. eômbo.)
Y. n. Se fatiguer par uoe marche trop rapide.
Me fas dexcombdy vous m'éreintez. — v. pr. Se
harasser, se fatiguer par une marche trop ra-
pide.
DESCOMB-IÀ, DBSGONJÂ, EscoNii, V. a. Échan-
ger de l'or, de Targent, des billets de banque.
Dtêcombiag-mé oquél eseût, échangez-moi cet
écu. (R. combid, it. scambiure, roum. skimbd,
esp. eambiar, m. s.)
DESCOMBORLHETOS, v. I8COmboblhétos(d').
DESCOMPÀ. V. DicoMPi.
DESCOMPILLÂ, V. xscompilU.
DESCONILLÂ, DBSCANiLLA, M. V. a. Échenil-
1er, ôter les chenilles. (R. conillo.)
DESCOlNJÂ, V. DBSCOMBIA.
DESCONTÀ, V. n. Déchanter, chanter faux,
perdre le ton. (R. eonlà.)
DESCOMf, V. BscoNTf.
DESCOPÂ, V. Bscopi.
DESCOPEYROUNÂ (SE) , v. pr. Quitter le
chaperon, se démettre des fonctions municipa-
les. Arc/i. V. COPBTBÔU.
4. DESCOPITÂ, DBSCAPITA, if. V. a. Décapi-
ter, couper la tête.
8. DESCOPITÂ, DBSCOPOUTA, bscopouta, dbs-
copouiLLÂ, bsgopouillà, dbsCabussà, Rign. qqf.
DBSPOUNCHA, SBCifli, V. a. Écimer, étôter, éhou-
per, déshonorer un arbre, c'est-à-dire lui cou-
per la tête, la cime, la houppe. (RR. cap, pdu -
cho, cimo.) — v, pr. Être étôté. Se casser en
parlant de ce qui est censé la tête.
DESCOPOUILLÂ. V. dbscopitJL, 2.
DESCOPqUTÂ. V. DBscopiTi, 2.
DESCORÂ, V. a. Dévisager, abîmer la figure.
V. DBFIOUSi ; DBSFlGURi.
* DESCOREMÂ (SE), sb dbscarbma, M. v. pr.
Manger de la viande après Tabstinence du ca-
rême ou après un temps d'abstinence. (R.
corémo.)
DESCORGÂ, MscARGi, V. a. Décharger, ôter
le fardeau, la charge ; soulager en allégeant le
fardeau. (Bret. diskarga, m. s.) — Décharger
quelqu'un d'un soin, d'une affaire, d'une dette.
— Décharger son cœur, se soulager en confiant
ses peines à quelqu'un. — v. pr. Se décharger,
se soulager; ôtre déchargé.
* DESCORGÂYRE, s. m. Celui qui décharge
une charrette, etc. Porte-faix.
DESCORNÂ, DBSCARNA, V. a. Décharner, ôter
les chairs. (R. car,) — Écharner, enlever avec
l'écharnoir les restes de chair qui adhèrent aux
peaux qu'on prépare. — Dégarnir de terre, ôter
la terre végétale
~ 4«4 — DBS
DESCORNÀT, BBscAKiriT, Im, part.fiétteii^
maigre. Dégarni de terre.
DESCORPI, BscoRpf , V. a. et n. Charpir,
de la charpie en effilochant du vieux linge,
du lat. ex, carpere, prendre, diviser.)
DESCOTÂ, V. DBsocoTÂ.
* DESCOTOUNA (SE), V. pr. Avorter en
lant de la chatte, chatter avant terme. ^
tound.)
DESCÔU, V. DBSQUÉT.
DESCOUÀ, BBScui, MilL bbscouita,
V. a. Éconer, couper la queue à un animal.
coud, cûo, couélo.) — N. On dit en fr. co
der surtout quand on n'en coupe qu'une
Courtauder un chien, un cheval. V. hbcbsi
— Rompre, casser la queue d'un ustensile, A
pot. — V. pr. Perdre la queue, se rompre, s'
racher la queue. Se dit aussi de la queaedi]
poignée d'un ustensile.
DESCOUBÈRT,-o , part. Découvert. V.
coubrI.
DESCOUBÉRT (0), adv. À découvert. On
tement.
DESCOUBERTÂ, v. a. Découvrir, ôter le
vercle ; enlever le toit d'une maison. (R.
beriôu.)
DESCOUBÈRTO, s. f. Découverte.
DESCOUBÉS, V. DBscouPÈs.
^DESCOUBIDÂ, V. a. Contremanderaneii
tation. Descoubidà lous nouôbis , contremi
l'invitation des jeunes mariés. (R. coubidi.)
DESCOUBRI, V. a. Découvrir, ôter un
vercle, ôter untoit. V. DBscoiiBEmTA.(R.cotti
— Découvrir, ôter ce qui courrait ; trooTer
qui était caché. — v. pr. Se découvrir. Y.
SOCOTA.
DESCOUDENÂ, v. a. Découenner, ôter
couenne, la peau d'un porc tué, d'un mo
de lard. (R. coudéno,)
DESCOUETÂ, V. DBscouA.
DESCOUEYFÂ, dbscoupâ, v. bBsconTPi.
DESCOUIŒLÀ, V. DBSCCFBLÀ.
DESCOUFÉS, Èsso, dbscoobés,-o, Dtsoorf
TÉ^-so, S^^.adj. Indiscret, indélicat, qaip
ou veut plus qu'il ne convient ou qu'on ne
donne.
DESCOUFESSIT, ino, adj. Qui ne se conf(
plus, qui a perdu l'habitude de se confe
(R. coufessd.)
DESCOUFLi, V. a. Dégonfler. (R. co^)-^
V. pr. Se dégonfler. — Fig. Dire tout ce ^M
a sur le cœur. J
* DESCOUFOUILLÂ , dbscoufooblba, v. d
Écalerdes noisettes, ôter l'enveloppe extéiîtii4
qui les couvre en partie* (R. coufouàrlho) Sll:
j
ms
— «61 —
DIS
DSSCOUGOURLHi^ v. dbscofblà.
DBSCOUILLi. V. DBSCDFBLi.
BESCOUILLIYRE, V. bsgoobilUtrb.
PESCÔUILLO, s. f. Gousse, cosse des pois,
B haricots.
I. DESCOULÀ, V. a. Décoller, détacher ce
i^étaîtcoUé. (R. couôlo,) — y. pr. Se décol-
l. DESCOULA, dbscouta, S.-A. v. a. Décaler,
)r la cale. Descoulâ ûno rouàdo^ décaler une
le, dter la cale ou les cales qui l'empêchaient
francer ou de reculer. (R. eouôlo, couôto,)
f'DBSCOULANÂ, y. a. ôter à un yeau le col-
rappelé couldno, S,'A. — v. pr. Se détacher
^.parlant d'un yeau attaché à la crèche ayec
[.large collier de bois appelé coulàno,
bESGOULOURi, y. a. Décolorer, effacer, ter-
rles couleurs. — y. pr. Se décolorer.
ftESCOUMBEI^I, y. n. Disconvenir.
DESCOUMBLÂ, y. a. Ôter le comble, ôter ce
i fait comble : la charpente d'un toit, le toit
^ôme ; le coaible d'une mesure. (R. càum"
►.) — Décombrer, ôter les décombres ; dé-
pgrer, ôter la terre qui couvre quelque chose.
pESCOUMONDÂ, DBsconMÂifDÀ, y. a. Décom-
Kider ; contremander.
DESCOUNÂDO, s. f. dbscounàt, m. Petite cor-
allée, le contenu d'un corbillon, d'un mani-
iiu.
jjttSCOUNSOULÀT, ADO, adj. Inconsolable,
^n ne peut consoler. S.-Sem.
DESCOUPETAT, ado, adj. Mal tenu, mal mis,
praillé. Larx,
I^ESCOUPëTëJÀ, y. n. Vider la coupe, boire
imcoup. Bald. (R. eôupo,)
* DESCOUQUA, y. a. Casser la coche d'un
leaa. V. couôco.
î DESCOCQUILLÂ, y. a. Ôter la coquille,
0r de leur coquille les animaux ou les choses
é en ont une. (R. coûquillo.) — Écaler les
MX. V. DBScoifOUNÂ. — ôtor ce qui forme co-
ûlle, par exemple, la terre qui entoure les
pumeg de terre. S,"Ch.
(«SœURCHETi, y. dbscrquchetà.
[DESCOURDURA, y. dbscôusb.
BESCOUROCHÀ, dbscooracba, M. y. a. Dé-
IWrager. (R. courage.) — y. pr. Se décourager,
Wre courage.
DESCOUROCHOMÉN, dbscoorachamén. s. m.
icouragement.
iDESCOURREJOUNA, y. a. Délier les cordons
B8 souliers, delà bourse. Âro qu*obèn pla dindt
9^à deseourr^ounà lo bôurso, maintenant que
^s a?0Qs bien dîné, il faudra délier les cor-
to» de la bourse. (Courr^àu.)
DESCOURTÉS, y. DBScouvfts.
DESCOUSCOUILLA , y. a. Écosser. Écaler.
Peler. Retirer de la coquille. Se dit des pois,
haricots, des noix, amandes, des châtaignes,
des limaçons, etc. S.-i. (R. couscôuiilos.) V.
DBSCUFBLÀ ; DBSCOLOUNÂ ; DBSCOÛQUILLÂ.
DESCÔUSE, DBscouRDDRÂ, y. a. Découdre,
défaire une couture. (Couse.) — Fig. Deseôuse
l08 cdUos o qualqu'ûn^ déchirer quelqu'un, mé-
dire, attaquer sa réputation. — y. pr. Se décou-
dre, ôtre décousu.
DESCOOSI, y. a. Presser, harceler. V. dbboriâ.
DESCOCSSA, y. dbscolsA.
DESCOUSSEILLi, y. a. Déconseiller, dis-
suader. (R. cousseiUd.)
DESCOOSSELÂ, y. a. Déchausser un arbre,
une plante, ôter la terre du pied. Y. dbscolsâ.
DESCOUTÂ, y. dbscodla.
DESCOOtA, y. a. Dévider un peloton de fil.
(R. escoûtd.) — Dérouler. — v. pr. Se dévider.
Se dérouler.
DESCOUTELA, y. a. Écosser lus haricots et
les pois à longues cosses. (R. coutèlo.) — Fig;
Déchirer la réputation d'autrui. — v. pr. S'é-
cosser, s'entrouvrir en parlant des cosses des
haricots. Fig. Se déchirer en paroles. — Se
hâter, se presser en faisant un ouvrage.
DESCOUTI, DBSOCOUTi, escoutI, descoutissâ,
BSGOuTissi, y. a. Démêler, débrouiller ce qui
était mêlé, comme les cheveux, du fil. (Lat. dis'^
cutere, débrouiller une affaire.) V. cooTfs. —
— Déchirer laréputation dequelqu'un. — Dire à
quelqu'un ses quatre vérités. — DescouH signi-^
fie aussi démêler, découvrir une chose que l'on
tient à savoir. — v.pr. Se démêler, se débrouil-
ler. Se peigner, arranger sa chevelure. — Fig.
Se quereller, se disputer, se dire ses quatre
vérités.
DESCOUYFA, dbscoubtfI, dbscoufI, M, y. a.
Décoiffer, ôter la coiffure.- (R. couôyfo.) — v. pr.
Se décoiffer.
DESCREMA, y. BESCROUSTÂ.
DESCRIDA, y. a. Décrier, faire perdre l'es-
time, la réputation, ôter le crédit, décréditer.
DESGRIDAT, ADO, part. Décrié, ^erdu de ré-
putation. Décrédité, qui a perdu le crédit.
Prov. Perséuno descridddo
Es mièch penjàdo.
« Personne décriée est à demie pendue. »
* DESCRIGNA, y. a. Arracher le crin de la
queue ou de la crinière d'un cheval.
DESCROSSA, dbscrassâ, M. v. a. Décrasser,
nettoyer une arme à féu. — Dégraisser^ en-
lever les taches graisseuses.
DES — 166
DESCROUGHETi., DBSCOUECHBTi, Mill. v. a.
Dégrafer, défaire une agrafe. {Crouchét,)
DESCROUPi. V. ESCROUPi.
i . DESCROUSTÂ,DB8CRousTouNÂ, V. a. Écrou-
ler, ôter la croûte du pain, d'un pâté, etc. (R.
crôusto.) — N. On dit en fr. chapeler lorsqu'on
n'enlève que la partie supérieure de la croûte.
— V. pr. S'écroûter.
2. DESCROUSTÀ, descrbmâ, dbburrâ, Larz.
V. a. Écrémer, ôter la crème formée sur le lait.
* DESCROUTÂ, V. a. Enlever, défaire une
voûte. (R. crouôlo,) — Décrotter, ôter la crotte
des souliers, des habits.
DESCROUTUR, s. m. Décrotteur.
* DESCRUCI, V. a. Battre une airée pour la
première fois. Pour indiquer la continuation
de l'opération quand on a retourné la paille, on
dit rebâtre, S.-Sern.
DESCRUSA, V. a. Décruer, lessiver le filécru,
la toile neuve.
DESCUÀ, v. DBscouÂ.
DESCUÉILLO, s. f. Dépouille. (It. seoglia,
dépouille de serpent.)
DESCUFELÂ, DESCOUFBLA , DBSCUFBRLA, DBS-
CUFBRLHA , DJBGOUILLÀ. , DBGODRGOUILLÂ , DBS-
couillà, desgouscouillà, Belm. dbscougourlhâ,
DBDouLsÀ, Cam. dbgota, Mont, dbgrudà, dbgrona,
DBSBNGRONÂ, DEGRONOUTA, v. R.ÉcOSSer, dépOUÎl-
1er les pois, les haricots, les fèves de leurs cos-
ses OU gousses. (RR. cufèlo ; gourgôul ; cous
céuillos; douôlso ; gâta ; gréno; gronôu,) — v. pr.
S'écosser, sortir des cosses en parlant des légu-
mes. — S'égrener en parlant du blé. Lougrose
descufèlo, les épis s'égrainent. Peyr.
DESCUFELÂT, Ido, etc. part. Ecosse. —
Descufelât signifie aussi défoncé en parlant d'un
chapeau. Copèl descufelât^ chapeau défoncé,
dont le î^ommet a disparu.
DESCUTI, v. DiscuTi.
DESEMBOLÂ, dbbola, dbbalâ, v. a. Débal-
ler, défaire les balles et ballots de marchan-
dises.
DESEMBOLUQUA, v. dbmoluqoâ.
* DESEMBONOSTÀ, desbmbanasta, M. v. a.
Ôter les bennes ou paniers de dessus une bête
de somme. (R. bonâsto.)
DESEMBRENÂ, v. a. Désempoisonner, neu-
traliser l'effet du poison. Se dit parliuulièrement
d'une pluie bienfaisante qui remet en bon état
les plantes et la terre frappées par la gelée.
Belm, (R. emhrenà.)
DESEMBROUTA, V. DESPOUNCHi.
DESEMPARADA, adj. f. Veuve. Arch. Mill.
(R. du lat. par, paire, compagnon, et desem du
pat. qui est négatif.)
DES
"^ DESEMPEGA, v. a. ôter la poix. Dégjhifl;
ôter la glu; ôter ce qui est visqueux, glaaoL
pégo.) — V. pr. Se dégluer. ôter de ses
ou d'autres parties du corps ce qui est vis
gluant, résineux, comme la poix.
DESEMPESA, v. a. Désempeser, ôtcrli
pois du linge en le mouillant. (R. empesé.)
pr. Se désempeser en parlant du linge qui
son empois.
DESEMPEYTRA (SE), SB DBSBMPETTi, SI
pbttrI, SB DBSPEYT.v, Peyrl. v. pr. Se dép
se dégager, se débarrasser. (R. empeyUri)
DËSEMPIÈY,DBMPIÈT, DBSPIÈT, DESPléf,
DENDESPÈT, Vîll. prép. Dopuis. Desempièy
depuis hier. Despièys quai sap lou tems^ qù
depuis combien de temps. — adv. D
Despièy Vobèn pas plus bist, depuis nous ne
vons plus vu.
DESEMPOQUETA, dbspoqobta, dbsufaq
dbspaquetI, m, v. a. Dépaqueter, défaire ai
quet.
* DESEMPOSTA, desempasta, M. v. a.
la pâte qui couvre les mains ou autre cki
Dégluer, ôter la glu, ou ce qui est gluant
DBSEMPEGÂ.
DESEMPOUTA, v. a. Dépoter, ôterunepl
un arbuste d'un vase ; ôter d'un vase, d'au
ce qu'il contient.
* DESEMPRIMA, v. a. Manger les prenu*
herbes d'un pré, les faire manger. Det
un prat , faire manger les premières h
d'un pré. (R.priwo.)
DESEMPUSA , DBSENTDSÂ, V. a. Détiser,
les tisons. Cal desempusà lou fuocper
lou boues, il faut détiser le feu pour écona
ser le bois (R. empusâ ; entusd.)
DESENCOBESTRA, v. DE8C0BBSTRÂ.
* DESENCOBOLA, desencabala, y. a. Yei
les bestiaux nécessaires à une ferme. — ^•
Se défaire des bestiaux nécessaires à 1'
tation d'une métairie. (R. cobdL)
DESENCODENA, v. DBSCODBN.i.
* DESEîVCOUNGIÈYRA, v. a ôter U oi
qui obstrue un passage, une porte. Mo^
coungièyro.)
DESENCOYSSA, dbsbncayssa, M. v. a.
caisser, tirer d'une caisse. (R. càysso.) —
ver un char de son essieu. — v. pr. Se dét*
de l'essieu en parlant d'un char.
DESENCROUTA, v. dbssoustorrJL.
DESENCÙSO, s. f. Excuse , prétexte ;r
Peyr.
* DESENFIÈYRA, desenfiayra, M. dis»
FioYRÂ, V. a. ôter, retirer du champ de {o^-9
fièyro.)
w
DES
— m —
DES
DESENFOURNÂ, despournI, v. a. Défoarner,
9tirer le pain du foar.
DESENGÀ (SE), v. pr. Céder la place, se dé-
loger, se retirer, s'écarter, s'en aller.
DESËNGOGHÂ, dbsbngàchà, v. a. Dégager sa
arole. (R. engocfiâ.) — v. pr. Se dégager, dé-
Bger sa parole, son concours.
* DESEXGOLOUCHi, v. a. Détacher la neige
ui s'est prise à la chaussure. (R. golouôcho^
trce que la neige prend sous la chaussure la
irme d'une galoche,)
DESENGONA, v. a. Dégager une clé d'une
errure ; dégager un objet pris dans un méca-
isme. (R. engond.)
DESENGOUDOFÀ, v. a. et pr. Désobstruer ;
B désobstruer. Se dit surtout du passage des
liments. Vill. (R. engoudoufii.)
DESENGOOGNÂ (SE) , V. pr. Reprendre un
isage naturel quand on faisait la grimace ou
[a'on se refrognait. S.-Gen,
DESENGOURGÀ, dbsbngourjà, v. a. Dôgor-
|er, désob^ruer, déboucher un tuyau, un con-
hiit, un aqueduc. (R. engourgd.)
DëSENGRONÂ, v. a. Ëcosser. W. dbscufblâ.
- Suspendre le jeu d'un moulin, interrompre
I mouture. — Balayer le grain sur les bords
le l'aire. S.-C/i.
DESENGROPOUNI (SE), V. pr. Se chauffer et
le remettre quand on est engourdi par le froid,
pand on a l'onglée. S,-Gen.
î DESEXGUEYNÀ, dbsbngoynI, v. a. Dégaîner,
brer l'épée de la gatne.
I DESENNUYA, V. a. Désennuyer. On dit mieux
IBOTÂ.
DESENREDENA, v. a. Déraidir, rendre la
souplesse aux membres. (R. enredend),
DESENROMBOILLÀ, dbsbnrombouillâ, y. der-
toïBOlLLÀ.
\ DESENTORRÂ, dbstorrà, destàrrà, M. y. a.
déterrer, exhumer un cadavre. Déterrer en gè-
lerai, ôter, emporter la terre. Los dygos où de-
^Un^rdls oquéles aûbresy les eaux ont mis à nu
fes racines de ces arbres. (R. entorrâ.)
DESENTOURA, y. dbsontoura.
DESENTOUYSSAT, bntouyssât, dbbigodssat,
liBIGOUSSÂT, TOURÀT, TROUSSÂT, ADO, ^font, adj
Mpart. Déhanché, qui botte sensiblement d'une
Hi des deux hanches. (R. tôuysso, tête du fémur,
ionl le fémur est mal emboîté ; le 3« et le 4«
tiennent de bingo, jambe. Voir les autres en
leur lieu.)
DESENTRIGÂ, dbsintriga, v. a. Guérir l'aga-
Wmeal des dents causé par les fruits verts. Les
kemèdes sont do mâcher de l'oseille crue, du
lel, des noix. (R. enlrigo,)
DESENTROBÀ, desbntrabJL, M. y. a. Dé-
sentraver, ôter les entrayes. (R. entrohâ.) — y.
pr. Se désentrayer, se dégager des entrayes.
DESÈRT,-o, adj. Désert, non habité. Lous
hoMstdh sous déserts, les maisons sont désertes.
(Lat. désertas, m. s.) — s. m. Désert, lieu non
habité. Onâ dins un désert, aller dans un désert.
DESERTA, y. a. Déserter, quitter, abandon-
ner.
DESERTIEÛ, s. f. Désertion.
DESERTÔUS,-o, adj. Désert, sauvage.
DESERTÙR, s. m. Déserteur, qui déserte.
DESESPERA, y. n. et a. Désespérer. (R. lat.
desperare^ it. disperare, m. s.) — y. pr. Se dé-
sespérer, se livrer au désespoir, se tourmenter,
s'agiter dans la douleur. Brômo et se desespèro,
il crie et se désespère. — Se démettre un mem-
bre, s'estropier, se tuer dans une chute. Villn.
DESESPOUÈR. s. m. Désespoir.
DESEYBÂ (SE), v. pr. S'abîmer en se coupant,
en se meurtrissant.
DESFA, y. DEFÂ.
DESFÀDO, s. f. Grande dépense. Se dit d'une
affaire oii il faut beaucoup d'argent. Ocouô's ûno
desfddo d*orgén^ c'est une affaire qui cause de
grands frais, c'est un gouffre qu'on ne peut
combler. Mill,
DESFÈCI, y. dbfèci.
DESFELCi, y. DBPELcf.
DESFIGURA, y. a. Défigurer, dévisager, abî-
mer la figure. V. descora. — Déformer, dégra-
der. — y. pr. Se défigurer. Se déformer.
DESFIOLÂ, DESFI0L0R6Â, V. DBFIOLORGÂ.
DESFISÀ (SE), y. pr. Se défier, montrer ou
avoir de la défiance.
DESFLOURA, v. dbssonfloura.
DESFLOURI, y. n. Défleurir, perdre les fleurs.
Par suite nouer, n. en parlant des fruits qui, à
la chute des fleurs, commencent à se former.
(R. flouri.)
DESFORRÀ, DESFARRA, M.\. a. Déferrer, ôter
le fer, les ferrures. (R. forrâ.) v. pr. Se défer-
rer, perdre les fers. Se dit surtout des animaux.
DESFoCFILÂ, y. a. Éfaufiler, ôter les faufi-
lures ou fils à longs points qu'on avait passés
pour maintenir les pièces on état. (R. foûfilâ.)
— Éfaufiler, effilocher, ôter quelques fils d'un
tissu pour en examiner la qualité.
DESFOUNS.\, y. a. Défoncer, ôter les fonds.
— y. pr. Se défoncer.
DESFOURMA, v. a. et pr. Déformer. Se dé-
former, perdre sa forme.
DESFOURTÛNO, dbfourtûno, s. f. Dépéris-
sement, maladie de langueur ; maladie inconnue.
Se dit des animaux surtout des brebis. Oquélo
1
DK9
— «(» —
DBS
fédù périt de defàurtûno, cette brebis a péri
d'une maladie de langueur, d'un mal inconnu.
(R. fourtûno.) — Malheur, accident, événement
fâcheux. Contre*temps. De poû de desfourtûno,
de peur d'accident, de contre-temps.
DESFRISÂ, y. a. Défriser, défaire la frisure.
— V. pr. Se défriser.
DESFROUNZi, v. a. Défroncer, déplisser. (R.
frounxi.) — v. pr. Se défroncer, se déplisser.
DESFUÈILLA, dbsfclhâ, v. a. Effeuiller, dé-
pouiller un végétal de ses feuilles. (R. fuèillo.) —
V. pr. S'effeuiller, perdre ses feuilles ; perdre
les pétales en parlant d'une rose ou autre fleur.
* DESGOCLA, v. a. Détruire le jable d'un
tonneau. V. gaûlb.
DESHERBA, hbbbbia.isshbebJL,/}. v. a. Ëher-
ber, arracher, extirper les mauvaises herbes.
(R. hèrbo.)
DESHERITA, V. a. Déshériter, priver de l'hé-
ritage. (R. heritâ.)
DESHOBILLÂ, BBSHiiBiLLJL, Jlf. v. a. Déshabil-
ler, ôter les habits. (R. hobilld.) — v. pr. Se
déshabiller.
DESHORNESQUÂ, v. a. Déharnacher, ôter les
harnais.
DESHOUNÈSTE, o, adj. Déshonnôte, contraire
à l'honnêteté. (R. hounèste,)
DESIGNA, BESiNifÀ, V. a. Désigner, indiquer,
marquer. (R. signd, sinnd.)
DESLNTRIGÀ, v. dbsbmtriga.
DESIR, s. m. Désir.
DESIRA, V. a. Désirer.
DESIRÔUS,-o, adj. Désireux, qui désire.
DESISTA (SE), V. pr. Se désister.
DESOBÉN, DBSABÉN, M. DBSOBiÉN, S. m. Mé-
saventure, accident, événement fâcheux. Mé-
compte. Sons desobén, sans accident. Li es orri^
bdt un fier deeobén, il lui est arrivé un bien fâ-
cheux accident. (R. obeni.)
Se per un desobién tous budèls se coufldbou.
(Bald.)
DES0B0NTÀ6E, dbsabantagb, M. s. m. Désa*
vantaçe.
DESOBORl, DESABARf, M. V. a. Gâter, ruiner,
abîmer, ravager, détruire. Se dit surtout des
fraits, des récoltes ravagées par les vents ou
autres accidents. (R. obori.) — v. pr. Périr, se
gâter. Être gâté, mal préparé. Ne pas réussir en
parlant d'une couvée. —Faire de fausses cou-
ches.
DESOBUSÀ, DESABUSA , M. V. a. Désabuser,
dégoûter. — v. pr. Se désabuser ; se dégoûter.
DESOCÀRT, s. m. Part d'héritage. Préne sotin
desocArt, prendre sa part d'héritage. Camp,
DBSOCIÈYRÂ, DBSACtftTBi, Rp, t. a. Désaeié-
rer, faire perdre l'aciération au fer. (aeièyrà,) —
V. pr. Se désaciérer, perdre l'état d'acier
l'acier qui avait été ajouté à un tranchant.
* DESOCOCHOULI (SE), v. pr. Se séparer di
sein, du giron de la mère ou de la nourrice,
parlant d'un enfant qui n'a plus besoin qu'on It
porte. (R. ocoehouli.)
DESOCORTÀ, V. BSCOBTA.
DESOGOTÂ, DBSACATi, DESCOTA, V. a.
vrir, ôter la couverture, le couvercle, ce q«
couvre. Desoeotâ loutoupi, découvrir le pot. (IL
ocotd.) — V. pr. Se découvrir, ôter ou perdm
les couvertures quand on est au lit.
DESOCOULA, V. dbscoula, 2.
* DESOCOÛMÂ, V. a. Disperser les brebis qs
chôment à l'ombre. (R. coûmd.)
DESOCOUPLÀ, DESCOUPLA , dbcodpi.a, v. a.
Découpler, séparer ce qui était uni par coapLos.
(R. ocoupld.)
DESOCOUTA, V. dbscoola, 2.
DESOCOUTI, V. DBSCOUTf.
* DESOFOUGÂ, V. a. Fatiguer un traochaatp
lui faire perdre sa bonté. (R. ofougâ.)
* DESOFOUGAT, âdo, part. Qui a perdn
bonté en parlant d'un tranchant. Oquélo dàiOê]
es desofougddo, lo colré toumd piqud, cette fait
ne coupe plus ; il faudra la rebattre. Y. osivir.
DESOFRUCHÀ, desprucha. v. a. Couper te
arbres avant qu'ils n'aient pris tout leur déve-
loppement, de sorte qu'on n'en retire point to^
le profit qu'ils donneraient si l'on retardait tat
la coupe ou la vente . — Doit se dire aussi des
récoltes des fruits emportés par un accident <M
un orage. (R. frûcho.)
DESOGREÀPLE, desagebIple, o, adj. Désa«
gréable, déplaisant ; contrariant, fâcheax.
DËSOGRODÀ, DBSAGBADÂ, V. u. Déplaire. (IL
ogrodd.) — Abandonner le nid en parlant de»!
oiseaux qui l'ont construit. V. osiai.
DËSOGROMÉN, dbsagbamén, s. m. Désagré*
ment. (R. ogromén.)
DESOMEYRI, v.
DËSOMOYRÂ, DESOMETBf , MonL DBSAMBTRl,
M. V. a. Sevrer, séparer de la mère. Se dit sur-
tout des veaux. -(R. mdyre,) — v. pr. Ne vouloir
plus allaiter ses petits. Se dit aussi des petit»
quand ils cessent de tôter etde suivre leur mère.
DESONÀT, DESAKAT, Jf.DBSENÀT, ADO, S.-Sef».
adj. Délabré, affaibli, défait, exténué; niioé.
Ay l*eUoumdcde8ondt,ysi\ la poitrine faible, dé-
labrée. (R. ond,) Se dit aussi d'un édifice déla-
bré, en ruines, ou en mauvais état. Houstàids-
sondt, maison délabrée. — Dépourvu. Desanàè
d'orgén, dépourvu d'ai^ent. Peyr.
MES
— le» —
DES
DESOXFLi, DESENFLA, DE9UPLA, V. 8. et tl.
Désenfler. (R. onflâ, ufld,) — v. pr. Se dôseu-
fler, desenfler, n.
DESONFLOURA, v. dessonflourâ.
DESONIÈLA, DESONiLÂ, dksanilâ, M. v. n. et
pr. Avorter en parlant de la brebis. (R. onièl.)
DES0XISA,DESONlA,SeV/.DESAXI.;, Vill, denisa,
SrA. V. a. Dénicher, chasser du nid. (R. nis.) —
MLORGA, V. n. Dénicher, sortir du nid, quitter
le nid en parlantdcs jeunes oiseaux.
DESOXISÂT, DESONIÂT, DESAÎÏIAT, DENISÂT,
AIK), part. Déniché, qui a été chassé du nid, ou
Iqui a quitté son nid en parlant des jeunes oi-
seaux. Sans gîte, qui ne sait où se réfugier.
I DESONQUÀ, V. DEMOLUQlLi.
; DESOXTOURÂ, DESBNTooRÂ, V. a. Cerner un
ilffbre, enlever la terre qui est autour du pied,
lolever ce qui est autour. Déclore, ôter un
jsiur de clôture. (R. entoura.) — V. de.xontodra.
; * DESOXTOURi, v. a. Cueillir avant maturité.
T. DBXOXTOURA.
i DESO.VTOURIT, Ido, part. Cueilli trop tôt,
létaché, tombé avant maturité.
DESOPOREILLÂ, desapareillâ, M. v. a. Dé-
eiller, séparer les choses qui sont pareilles,
areiller des chevaux, des volumes, des mou-
r$. (R. porél.) — v. pr. Se dépareiller.
DISOPOREILLÀT, desapareillAt, ado, M.
. Dépareillé.
MSOPORlA, DE8APARIA, M. V. a. Déparier,
parier, séparer un couple d'oiseaux, sé-
rie mâle de la femelle. (R. oporid.) — Dé-
ler, séparer les choses qui vont par paires,
lis, souliers, etc. ; les mêler. — v. pr. Se
arier.
DESOPORIÀT» DB5APARIÀT, ADO, part. Dépa-
, dépareillé, qui n'est pas encore avec son
eil. Pouôrto de eouliès desoporiâts, il porto
souliers dépariés. Oquélen biioUs sou deso-
te, ces bœufs sont dépareillés.
ESOPORTÉNÇO, DBSAPARTÉxço, s. f. Limite,
alion en parlant des propriétés. Lou rèc fo
de$oporténço, le ravin fait la séparation,
^re (ces propriétés).
«SOP(>RTi,DESAPARTi,M. V. a. Séparer, tra-
la limite de séparation, partager. (R. portl,)
parer des personnes, des animaux qui sont
prises.
RDRE, y. DBSouéaDRE.
RGEXTA (SE), T. pr. Se désargenter,
e l'argenture.
MA, sBSAJixÂy V. a. Désarmer, enlever
n&es.
DB80RQDETA, v. a. ôter la demi-gaîne qui
couvre le tranchant d'une faucille. De$orqu0tâ
lou boulon, dégaîner la faucille. (R. orquét.) —
V. pr. S'ôter on parlant de celte demi-gaîne. Lou
boulon 8*eH desorquetât, la faucille s'estdégaînée.
Mill.
*DESORRUQUA, desarrlqlâ, M. v. a.
ôter ce qui est appuyô, appliqué contre. (R.
orruquâ.) — Fig. Détacher d'un ouvrage celui
qui y est fortement appliqué. Ouon lou pouol pas
desorruquâ d'oqul, on ne peut pas l'en détacher.
— V. pr. Cesser de s'appuyer contre. Se déta-
cher d'un ouvrage oîi l'on était fortement appli-
qué.
DESORSA(SE), se DESoasiN.i, Mont, se desos-
sorga, Peyr, v. pr. Se désaltérer, étancher la
soif. (R. des nég , lat. ardere, arsi, brûler, être
brûlé.)
DESORSAT, DESORSir^AT, desossorqât, ado,
part. Désaltéré.
Pcr èstre desossorgddo
Te coliô de song rouyél.
(Peyr.)
DESORTA p. DESERTA.
DESOSSORGÂ, V. desorsâ.
DESOSSOSOUNÀ, v. a. Dessaisonner, faire
un labour à contre-temps quand la terre est trop
humide, ce qui est cause qu'on ne peut pas en-
suite l'ameublir pour les semailles. {R. oss9'
sounâ.) — N. Dessaisonner signifie aujourd'hui
changer l'ordre des assolements ou faire venir
hors de saison ; mais le sens du terme pat., il
l'avait autrefois, et nous ne faisons que le lui
restituer.
DESOSTRÔUS, DESASTRÔus,-o , adj. Désas-
treux, calamiteux.
DESOTOLA, DESATALÂ, M, v. a. Dételer, dé-
tacher les chevaux d'une voiture, les bœufs
d'un char. (R. olold.) — N. Ce serait une grosse
faute que de dire en fr. désalteler.
DESOTOPÀ, DBSATAPÂ, M. DESOTROPA, V. R.
Détacher, décoller , séparer. (R. otopâ.) — v.
pr. Se détacher, se décoller.
DESOUBEÎ, V. n. Désobéir.
DESOUBEISSÉNÇO,s.f. Désobéissance, indo-
cilité.
DESOÛBIRA, V. a. Bouleverser. Se dit sur-
tout de l'autan ou vent du midi Ih plus violent
dans nos contrées. Fo un ben que ou desoûbiro
tout, il fait un vent à tout bouleverser. (R. birà,
tourner.)
DESOUBRÀNÇO, dhsubrânço, s. f. Désœuvre-
ment, oisiveté. Métré lou cays en desubrdnço,
garder la diète. Peyr,
27
DES
— 470 —
DES
DESOUBRÂT, ÀDO. adj. Désœuvré, désoccupé,
oisif.
DESOULÂ, V. a. et pr. Désoler. Se désoler.
DESOULOTIEC, desoulatieO, s. f. Désolation.
* DESOUXGLÀ, V. a. Arracher les ongles, les
onglons , les griffes, les serres. (R. ôunglo.)
— V. pr. S'arracher les ongles, les perdre,
les user. Perdre les onglons, les griffes.
DESOUNRA, V. DISOUNDRÂ.
DESOUÔRDRE, désordre, s. m. Désordre ;
confusion.
DESOUPLIJÂ, V. a. Désobliger, faire de la
peine. (R. ouplijà,)
DESOUSSA, V. a. Désosser, ôter les os. (R.
ouos.)
DESOYRÀ, DESAYRA, M, y. a. Troubler, dis-
perser un troupeau. Oquélcodèl m'o desoyrât los
fédos, ce jeune chien m'a effrayé et dispersé les
brebis. (R. osoyrà.)
DESPÂCHO, s. f. Hâte, précipitation. lo
despdcho, à la hâte. — Dépêche, message.
DESPAMPÂ, V. EMBOURRA.
DESPÂRT, s. m. Départ. Èstresuldespdrt, être
sur son départ. — arch. Séparation, division.
DESPÂRT(O), adv. À part, de côté. Mettès-ôu
despdrt, mettez-le à part.
DESPEÇÀ, DESPJiCEjA , V. a. Dépecer, mettre
en pièces, en morceaux. Couper, découper. (R.
pèço,)
DESPEÇAGE, s. m. Dépeçage, action de di-
viser en morceaux.
DESPECOUILLÀ. v. a. passer un pied ou
plusieurs pieds d'une table, d'une chaise. (R.
pecôul.) — V. pr. Se casser, se briser, en par-
lant des pieds d'une table, d'une chaise. Oquélo
codièyro 8'es despecouillâdo, un pied, les pieds
de cette chaise se sont cassés.
* DESPECOUILLAT, ado, part. Dont un ou
plusieurs pieds sont cassés en parlant des ta-
bles, desjchaises, des bancs.
DESPELA. V. a. Dépouiller, ôterla peau d'un
animal. Despelâ un bedèl, un cobrit, dépouiller
un veau, un chevreau. (R. pèl, peau.) On dit
aussi EscouRGi. — Qqf. écosser. V. descufbla.
* DESPELE.\QUA, v. a. Écobuer un terrain
couvert d'une pelouse. Lan. (R. pelénc, V. bou-
SIGA.
DESPELORDA, v.DEscoLonNÂ.
DESPELOUFÂ. V.
* DESPELOUNA, DESPELOUFÂ, DBSPELOUTA ,
BSPELouTÂ, Espl. V. 8. Écalordes châtaignes, les
retirer ou les faire sortir de la bogue ou enve-
loppe épineuse. (R. peléu.)
DESPENJA, v. a. Dépendre, décrocher une
chose pendue ou suspendue. (R. penji,)
DESPÉNJO-CREMAlS , DBsnftifJo-couii
s. m. Huissier. Ce mot signifie qui dépend
crémaillères et fait allusion aux saisies.
DESPËNS, s. m. sing. et pi. Dépens. OuofH
drds toun despéns , tu rapprendras à
dépens. Coundonndt oy frdysses Hoy
condamné aux frais et dépens.
DESPENSA, DBSPÉNDRB, ViU. T. a. Dépeaset
Prov. Que despénso et côumpto pas
M6njo soun be et lou t&sto pas.
€ Qui dépense sans compter
Mange son bien sans le goûter. »
DESPENSIÈ, ÈYRo, adj. et s. Dépensier, èi
qui dépense beaucoup.
DESPENSIÈYRO, s. f. Vache qu'on garde
été pour fournir le lait à la dépense du mém
tandis qu'on envoie les autres pâturer sar
Montagne.
DESPÉNSO, s. f. Dépense, nourriture.
de despénso, manger beaucoup. Se dit des
sonnes et surtout des animaux. — Dépeâ!
lieu où l'on serre les provisions.
DESPENSÔU, V. ormJLri.
DESPERBESl, v. a. Dépourvoir, enlever li
provisions. (R. perbesi,) — v. pr.Se dépourvoi
se dépouiller de ses provisions, des choses n^
cessaires.
DESPERTI, DBSPORTf, Mill. DBSPAETf, 1
s. m. Goûter. En hiver c'est le second repas
a lieu à midi et demi ou une heure» le dtn
ayant lieu le matin à huit heures. £n éta
dans les longs jours loudesperti est le troisîèi
repas de la journée que Ton prend vers h
deux ou trois heures. De là le proverbe :
Per Sont-Miquèl
Lou degperti mouônto ol cèl.
A la Saint-Michel (29 septembre), il n'j
plus de goûter pour les travailleurs. C'est
troisième repas qui porte plus spécialement fa
nom de desperti. Quand il n'y en a que troisl
en hiver, le second s'appelle de préféreoccl
goustd, (R. du lat. vespertina, repas du soir. Cel
qui confirme cette étymologie c'est la vanaataj
esperti du Tarn et du Lang. Il n'y a aucune pi
habilité que le mot desperti vienne du lat. di$A
pertire, distribuer, car à tous les repas on dîsH
tribue la nourriture, et cette circonstance ne c«-|
ractérise pas plus l'un que l'autre.)
DESPERTINA, DBSPORTiifÂ, MiU. DisPâarixl,
VilL V. n. Goûter, faire le repas de l'après-midi,
qui est le troisième dans la belle saison. (B.
desperti,)
DES — 474 —
* DËSPESEILLÂ, y. a. ôter les pois de leurs
liges. {R.pése.)
DESPESEILLi (SE), v. pr. S'effilocher. Se
dît surtout des habits. (U. espesél.)
DESPESEILLÂT, Ido, part. Effiloché ; déchiré,
vis eo loques, en lambeaux. V. bspbillJLt.
DESPESOUILLÂ, v. BSPSsouiLLi.
DESPETEGÀ (SE), t. pr. Se dépêtrer ; se
tirer d*UQ embarras, d'une môlée, d'une cohue.
(R. petégo.)
DESPETRÂ, V. DBSBMPBTTRÂ.
DESPÉY, V. DBSBMPIÈT.
DËSPËYRÂ, BSPBTRÂ, BSPBYRI6A, MUL BSPB-
ii«i, BSPBRii (pr. esperi-d), S.-A. v. a. Épier-
rer. ôler les pierres d'une terre. (R. pèyro,)
r- V. pr. Être épierré. Lotis eomps del Causse
i'espèyrou pas^ on n'épierre pas les champs des
terrains calcaires. Ceci veut dire que les pierres
ne nuisent point aux récoltes en blé pourvu
^'il n'y en ait pas en trop grande quantité.
DESPEYTROILLA (SE), V. pr. Quitter le har-
nais, l'attirail, le costume. Se dit plaisamment
des personnes. Se découvrir la poitrine. (R.
peytràl.)
, DESPIÈCH, DBSPifex, M. s. m. Dépit, mécon-
tentement. De despièch ou soquèt oldy, de dépit
H le jeta. (Auf^lais despite, ital. dispetto, bret.
iesped, despet, esp. despeehOy m. s., lat. despectm,
mépris.)
. DESPIÈY, V. DBSBMPIÈY.
DESPILLÂ (Les deux l ne se mouillent pas),
T. a. Dépingler, ôter les épingles. (R. espillo.)
* DESPIOLORGÀ, V. a. Écaler les amandes,
ôter le brou ou enveloppe verte. (R.pioldrd.)
DESPIQUÀ, V. a. Tondre les brebis près des
mamelles, afin de les traire plus commodément.
SM. [Pièx, pis.)
DESPITÂ, V. n. Abandonner le nid et la cou-
vée. (R. despièt p. despièch.) V. osirà.
^ MSPITA (SE), V. pr. Se dépiter, s'impatien-
ter. — Abandonner le nid, n'aller plus pondre
au même endroit. Se dit des dindes et autres
Volailles, et des oiseaux. S.-/?.
DESPLÂYRE, V. n. Déplaire, Atro désagréa-
ble. L'orgûl despldy o tout loti môunde, l'orgueil
déplatt à tout le monde. (R. pldyre,)
DESPLEGÀ, V. a. Déplier. Déployer, étaler,
dérouler, déplisser. (R. plegd.) — v. pr. Se dé-
plier, s'étaler ; éclore, s'épanouir.
Qne per el lou rousiè se desplègo ob6nt l'Jiduro.
(Pbyr.)
— Se développer, grandir, enforcir. Se dit de
tons les êtres. Oquél efàn s'es pla desplegdt, cet
enfant s'est bien développé.
DES
DESPLÈGO, s. f. Étalage, action d'étaler.
DESPLEQUÀ, DBSPLissÂ, néol. v. a. Déplis-
ser, défroncer, défaire les plis. (R. plequd.) —
V. pr. Se déplisser, se défroncer.
DESPLOÇi., dbsplaçà. M, v. a. Déplacer,
changer une chose de place. (R. ploçd.) — v.
pr. Se déplacer, changer de place.
DESPLONQUi, DBSPOONDA, S.-A. v. a. Dé-
plancher, ôter les planches, défaire un plan-
cher.
DESPLONTA, dbsplantJL, M. v. a. Déplanter,
changer une plante déplace, repiquer les jeunes
plantes.
DESPLOSÉ, DBSPLJLSÉ, M. s. m. Déplaisir, dé-
sagrément, peine. (R. plasé.)
DESPLOSEGÙT, udo, dbsplasbgût, ûdo, M.
part. Déplu, V.dbsplàvrb.
DESPLOSÉNT,-o, dbsplasént, o, adj. Déplai-
sant, désagréable.
DESPLOYSSi (SE), sb dbsplatssa, v. pr. Se
meurtrir en tombant sur le dos, se fouler la
colonne vertébrale. (R. pldysso,)
DESPOBA, despabI, m. v. a. Dépaver, ôter
les pavés. (R. poôd.)— v. pr. Se dépaver s'en-
lever, se briser en parlant des pavés. — v. n.
Être dans un accès de colère, de fureur.
DESPOCHÂ, despachJL , M, v. a. Dépêcher,
hûter. — V. pr. Se dépêcher, se hâter.
* DESPODELA(SE), v.pr. Se briser la rotule,
se blesser au genou. Mont, (R. podèlo,)
* DESPOILL.\, dbspaillJI, M. v. a. Dégarnir
une chaise de la paille qui la revêt, etc. (R.
pâillo.) — V. pr. Se dégarnir de la paille en
parlant d'une chaise, etc.
* DESPOILLÀT, DBSPAiLLAT, ino, part. Dé-
garni de sa paille.
DESPOlSA, DBSPAisi, V. a. Dépayser ; exiler.
(R. pots,) — V. pr. Se dépayser ; s'exiler.
* DESPOLA, dbspalJL, M. v. n. Perdre les
dents de lait de devant en parlant de certains
animaux, brebis, taureaux, chevaux. Oquélo
bedèlo despoldt, cettegénisse a perdu les dents
de lait. (R. pdlo,)
DESPOLLÂ, DBSPALLÂ, M. V. a. Épauler, bri-
ser ou démettre une épaule. (R*. espdllo,) — Dé-
molir le haut d'un mur, d'une maison. Enlever
les couches supérieures d'une butte de terre —
V. pr. S'épauler, se briser ou se démettre une
épaule, ou la clavicule. Oquél chobdl s'es despol--
idt, ce cheval s'est épaulé.
DESPOLLAT, bbspallât, âdo. If. part. Épaulé,
démoli dans le haut.
* DESPOLSA, DBSPALsJL, M, v. a. ôter les
pieux ou bâtons latéraux d'un char. Cal despolsd
lou earripsr pôuyrs eorgd oquél mouôplef il faut
DBS
— «M —
DBS
6ter les pieux du char pour pouvoir charger ce
meuble. (R. pal.) — v. pr. S*ôter, se briser en
parlant des pieux ou bâtons d'un char.
DëSPORLÀ, despàrlà, y. n. Délirer, rado-
ter ; déraisonner, extravaguer. (R. porld.) V.
RBPOPiÂ. — N. Déparler en fr. signifie ne pas
cesser de parler, parler toujours ; on dit en
pat. Porld dpuos hôuros sons escupi.
DESPORTI, DBspoRTiNÂ, y. despbrti.
DESPORTOMÉN, dbspartomén, M, s. m. Dé-
partement. Lou Rouèrgue fouôrmo lou desporto-
mén de l'Oboyrâu, le Rouèrgue forme le dépar-
tement de l'Aveyron.
DESPOSSÂ, DBSPÂSSA, V. a. Dépasser, devan-
cer.
DESPOSTELA, ESPosTBLi, Peyrl. v. a. Ren-
verser, démolir, ruiner. (R. poste, planche,
comme qui dirait ôter les planches, défaire un
plancher.)
Pus tard lou bieillûn Vespostèlo,
(Balb.)
DESPOUCELi,, v. n. et pr. Avorter en parlant
de la truie. S.-Sern. [K.poucèl.)
DESPOUDELÂ, BspouDBLi, v. n. et pr. Avor-
ter en parlant des femelles des animaux. Daysso-
Id que lo foriôs despoudeld, ne la tracasse pas,
tu la ferais avorter. S'es espoudelâdo, elle a
avorté.
DESPOUILLA, v. a. Dépouiller, déshabiller,
ôter les habits. De^pôuillo oquél efôn, déshabille
cet enfant. — Dépouiller, ôter les biens, les
ressources. — v. pr. Se dépouiller, se désha-
biller, quitter ses habits. Se dépouiller de ses
biens. — Se dévêtir, mettre des habits plus lé-
gers. Se cal pas despouilld trouop lèou^ il ne faut
pas se dévêtir trop tôt.
DESPÔUILLO, DEscuÈiLLo, S,-Ch. s. f. Dé-
pouille ; bardes, nipes d'un défunt.
1. DESPOUNCHA, despunchâ, v. a. Époînter,
casser la pointe. Despounchd uncoulèl, épointer
un couteau. (R. pôuncho.) — Écimer, couper la
cime, emporter l'extrémité d'une chose qui se
termine en pointe.
L'autô desourdounàt de sous réddes bufàls
Despéuneho lous clouquiès , ebrànlo lous
(Pbvr.) [houstàls.
— V. pr. S'épointer, se casser à la pointe,
perdre la pointe. — N. Dépointer n'est pas fr.
dans lesens du pat. ; il signifie couper les points
qui retiennent les plis d'une étoffe.
2. DESPOUNCHA, DBSPouNJÂ, S.-A.dbbourra,
Mill. besbmbroutà, Broq, espoGna, Ség. v. a.
Épointer la vigne, couper l'extrémité des pam-
pres et les élaguer pour procurer au raisin plus
de sève et de soleil. (RR. pAmcho ; bâwm;
brout; espaûne,)
DESPOUNDi, V. a. ôter, enlever un plan-
cher. (R. pôunde.)
'' DESPOUÔNDRE, dbspôdnsrb , S.-A, v. n.
Cesser de pondre en parlant des poules, ceqû
arrive quand elles muent. (R. poudndre,)
DESPOUSSEDi, v.a. Déposséder.
DESPOUSTÂ, V. a. Enlever un planeher. (R.
poustdt)
* DESPOUSTEILLi, v. a. ôter le» atlolles ou
éclisses qui affermissaient un membre bctnié.
(R. poitstéillo,)
DESPOUTÂ, dbspoutbrlha , DESPeuTORiai,
Mill. V. a. Égueuler, casser le goulot, ^ouve^
ture d'un vase, d'une cruche, ébrécher le bord
par oUTon verse l'eau. (R.pouol.) — v.pr.S'é-
gueuler, se casser, s'ébrécher en parlant 4*
l'ouverture d'un vase à bord rétréci.
DESPOYSSELÂ, DBSPATssBi.!, JV. ¥. a. Décha»
lasser ; ôter les échalas d'une vigne. (PifyuU.!
DESPREClA, V. a. Déprécier, ravaler le mé^
rite de quelqu'un, le prix, la valeur d'une ohose.
DESPRESÂ, V. a. Dépriser, priser au desttWj
de la valeur.
DESPROUBESi, v. dbspourbbsC.
DESPROUFITÂ, V. a. Gâter, mal emplojerJ
mal travailler, ne savoir pas utiliser, ne savoil
pas tirer parti par maladresse oupar négligeDca.j
Charcuter, découper mal. (R. proufUé.)
DESPUNCHÂ, V. PBSPouNCHA.
DESPUPLÂ, V. a. Dépeupler, dégarnir
bitants. Se dit des personnes et des êtres aoi'
mes, gibier, poisson. (Pupld.) — v. pr. Se
peupler, être dépeuplé.
DESPUTA, v. disputa.
DESPUTA (SE), S. -A. pour »bsi»itJL (m).
* DESQUERBA, v. a. Briser Tanse d'ua pi
nier, d'un chaudron, etc. (R. guirèo.) — t.
Se briser, se casser en parlant d'une
Lous pontés se sou desquerbdts, signifie qu'on
porte plus de présents à quelqu'un qui en
cevait précédemment.
DESQUÉT, DBSQcfTÔu, BBSCén, brvovI
Entr, BRESQOBTéu, BRBscoDÔQ, 8. iB. Gorbîl
petite corbeilie. (RR. désco; brésoo.—Ujmx
petit panier, sans anse. — Petit clayoA sur 11
on sert les crêpes.
* DESQUILLÀ , V. a. Abattre des
Abattre, renverser ce qui étJ|it dressé C(
une quille.
DESSARRO, s.f. Desserre, action de deî
rer les cordons de la bourse. Es de
dessdrro, il est dur à la desserre. Le mot
a un sens un peu plus étendu, et signifie
DBS
— «78 —
DES
Faction d'approcher, d'en Tenir à un accotnmo-
dement, etc. Pejrot, dans les vers suivants, l'a
élégamment employé au fig.
Lo colcddo couménço, et déjà lous flogèls
Del fébre sus l'encIûme imftou lous mortels,
En bottén lo seguiôl, qu*es de dûro dessârro,
Tondlsque sûl froumén des miols trétto lo
[gârro.]
DESSAOCLÂ, y. decèouclà.
DESSELÂ, V. a. Desseller, ôter la selle.
DESSÉN, s. m. Dessein, projet. — Dessin,
action de dessiner.
DESSËNTÉRI, s. m. sentëgno. Camp, ssif-
TfcTifo, S'A. Larx, s. f. Dyssenterie, dévoie-
ment sanguin. (R. Ces mots sont formés du mot
fr. qui vient lui-môme du grec Suonvrip^oe, dou-
lenr d'entrailles.) L'émpe es bou côuntro lo sm-
îègno, la grande consoude est bonne pour la
d}ssenterie.
DESSEPORÂ, dbssepabJL, M, v. a. Séparer des
combattants. Séparer en général. — v. pr. Se
séparer.
DESSBRBI, V. a. Desservir, ôter les mets
'servis. (R. serai.) — Desservir, rendre un mau-
vais office, désobliger ; nuire par dt^s rapports.
- Prov. Es un grond mal de gronds serbf.
Un pus grond de lous desserbi;
Lou bounhàf es de lous counôuysse.
« C'est un grand mal de servir des grands,
un plus grand de les désobliger ; le bonheur est
**4^ les connaître. »
* DESSERT, s. m. Dessert.
Prov. Entre Pdscos et Pontocéusto
Lou dsêsèrt es àno crôusto.
< Depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte, le des-
• sert est une croûte de pain. »
DESSILLA, DBSSBiLLA, Mont. v. a. Dessiller,
-tiser d'illusion, détromper.
* DESSOBOURÂ, V. a. Ôter la saveur aux
^fruits, comme font les brouillards, les pluies
continues. (R. sobéùr.)
* MSSOLÂ, DBSSALÂ, M. V. a. Dessaler, ôter le
,1a salure. Caldessold lo merlûsso perlopàude
fi, il faut dessaler la morue pour la pou-
it manger. (R. sal.)
DESSONFLOURÂ, sonflourâ, dbsflourâ, db-
oii,S.-iâ. V. a. Défleurir, patiner des fruits,
aire perdre en les patinant ou maniant le ve-
buté. — Ecrémer, cueillir les plus beaux fruits,
isir les plus beaux. Lous doumestiques 7n*oû
rédos toutes los péroa^ les domestiques
écrémé toutes mes poires. (R. flour : les part.
des, son p. sorvs, sans, sont négatives. Ces mots
signifient dotic prendre la fleur.) — Brouter la
plus belle herbe. — Gâter, dégrader, entamer
une pièce de pâtisserie.
DESSOXFLOURÀT, ado, etc. part. Défleuri,
patiné. Écrémé, d'oU on a pris la fleur, ce qu'il
y avait de plus beau.
DESSORRÂ, DBssARRÀ, M. v. a. Desserrer,
relâcher ce qui était trop serré. (R. sorrd.)
DESSOÛCLÀ p. DEÇOOCLA, V. DECÈOUCLi.
DESSOCDÀ, v. a. Dessouder, défaire la sou-
dure. (R. soûdâ.) — V pr. Se dessouder.
DëSSOULEILLÂ (SE), SB dbssoureillâ, v. pr.
Se déhâler, fai rendis paraître les eiïets du soleil,
de la chaleur sur le visage. Plus souvent se
reposer à l'ombre. (R. soulél.)
DESSOUQUÂ, V. a. Dessoucher, arracher les
souches d'une forôt, qu'on défriche, d'un ter-
rain oh il y avait des arbres, d'une vigne qu'on
détruit ou qu'on replante.
DESSOUSTORRÀ , dbssousterrâ , dessous*-
TARRi, M.. DESTORRÀ, DESENTOERA, DBSBNCROUTÂ,
Mont. V. a. Déterrer, mettre à découvert ce qui
était caché dans la terre, particulièrement un
cadavre. (RR. soustorrâ ; torrd, crouot.)
DESSOUYRÂT, àdo, adj. Dévergondé, éhonté.
(R. sôuyro, cri qu'on pousse contre le loup
pour le faire fuir. Le sens du mot est donc :
Qui n'a pas môme la pudeur du loup, qui est
plus effronté que le loup.)
* DESSUCELÀ, V. a. Débotter une corne. (R.
sucèL) — V. pr. Se déboîter une corne. Se dit
lorsque la corne, au lieu de se rompre, sort
comme un étui de l'os qui lui sert d'appui.
* DESSUPLA, v. a. Rompre un rameau, un
jet de bois de manière que l'écorce se rompe
plus haut ou plus bas que le bois, et qu'on ait
d'un côté ou de l'autre comme une sorte de
trompette. (R. sûple,) — v. pr. Se rompre en la
manière indiquée ci-dessus.
DESSURJÂ, v. a. Dessuinter, enlever par le
lavage le suint de la laine. (R. sûrje.)
DESSUS, adv. Dessus. Dejôust dessus, sens
dessus dessous. Per dessus, pardessus. — s. m.
Le dessus.
* DESSUSÀ, V. n. se dessusa, v. pr. Se re-
poser et cesser de suer. Daysso-lôu dessusd,
laisse-le reposer afin qu'il cesse de suer. Es-
suyer la sueur. (R. susâ.) — N. On ne dit pas
en fr. se dessuer, et cependant ce mot serait fort
utile pour traduire l'idée exprimée parle patois.
DESTAC... destoO...
* DESTEILLÂ, V. n. Tomber en parlant des
fruits avortés ou piqués qui n'arrivent pas à
maturité. Los pôumos destéillou, les pommes
DES
— 474 —
DES
avortées ou yérenses tombent. (R. destéL)-- Se
dit aussi d'une couvée, d'une bande d'oies,
dont il périt quelques têtes. S.-A.
DESTÉL, s. m. Fruits avortés ou véreur qui
n'arrivent pas à maturité et qui tombent des
arbres.
DESTÉNDRE, v. a. Détendre, relâcher ce qui
était tendu. (R. tendre.)
DESTÉNTO, DBTfiifTO, s. f. Détente de fusil.
DESTEOULÀ, V. dbstibOlâ.
DESTËRHINÀ, DBSTiEMiNi, S.-A, v. a. Har-
celer» tourmenter. (Lat. extertninare, chasser,
détruire.) — v. pr. Travailler avec la plus grande
ardeur, s'excéder, se tuer de travail. Se tour-
menter, se désoler outre mesure.
DESTERMINAT , DBSTBBMINAT , ADO, S.-À.
part, et adj. Emporté, violent. Querelleur, ta-
pageur. Résolu, déterminé, hardi.
DESTETi, DBLocHi, TORf , R. oTORf, Mont.
dbmotrI, v. a. Sevrer, priver de lait un enfant,
le petit d'un animal , le séparer de sa mère.
(RR. tetd ; lach ; tori; mâyre.) — v. pr. Se se-
vrer, ne plus tôter.
DESTIEOLÂ, dbsteoula, Belm. dbstoûla, y.
a. ôter les ardoises ou les tuiles d'un toit. (R.
tieûld. — V. pr. Tomber, disparaître, être enle-
vées en parlant des ardoises, des tuiles.
DESTILLi. (les deux l ne se mouillent pas),
V. a. Distiller, passer à Talambic. — v. n. Dis-
tiller, couler goutte à goutte.
DESTIN, s. m. Destin, destinée.
DESTINA, V. a. Destiner.
DESTINOTIEÛ, s. f. Destination.
DESTlNTi, V. a. Déteindre, faire perdre la
teinture, la couleur donnée à un tissu. (R. tintd.)
DESTITUA, V. a. Destituer, révoquer quel-
qu'un de sa charge, de ses fonctions.
DESTITUTIEC, s. f. Destitution.
DESTOBELÀ, dbstabelI, M. v. a. Débiller,
relâcher le câble d'une charrette au moyen des
tavelles. (R. tobèlo.)
DESTOCOMÉN, DESTAConfiN, s. m. Détache-
ment, désintéressementdes choses de ce monde.
DESTOLOUNÀ, destalounâ, v. a. Talonner,
marcher sur les talons à quelqu'un. -- Blesser
quelqu'un au talon. Se dit aussi des animaux
qui sont blessés sur le derrière des pieds. Des-
tolound ûno ègo, talonner une jument.
4. DESTOMPÂ, DESTAMPJl, DBSTONQUÂ, DES-
TANQui, M. V. a. Débâcler, ôter la barre ou le
bâton qui bâclait une porte, une fenêtre. (R.
tempo, ténco.)
2. DESTOMPi, DESTAMPi, V. a. Déboucherune
bouteille, un vase. V. destopa. — Débonderun
tonneau. Débondonner un étang, un tonneau.
DESTONQUÂ, V. dbstompa, 4.
DESTOPÀ, DESTAPi, M. V. a. Déboucher, *tèr^
le bouchon. (R. tap,) — N.Le fr. détaper sigin-'
fie ôter les tapes de liège qui ferment la boueke^
des canons. — v. pr. Se déboucher.
DESTOQUÂ , DESTAQUA , V. a. Détacher, dé-'
lier. (R. estoqui.) — v pr. Se détacher, sedé^
lier ; se déprendre.
DESTORRÀ, DESTARRi, V. a. Déteirer. Mânjé"
que destârro, il mange comme un ogre, il mattga
à faire peur. V. dbssoustorbI.
DESTOÛLA, v. destibûla.
DESTOUÔRSE, dbstôrsb, Jf. v. a. Détordre;
défaire ce qui était tordu.
DESTOUPÀ, V. a. Détouper, ôter rétonpc qd
garnissait quelque chose.
* DESTOÛPÂ , BESTOUPETRA, DESTOUFIETlA,'
Jlfarc. BSTOÛPOYRÂ, Mill. bstoûpibtrâ, Mont. v. a.'
et abs. Raser les taupinières ou monticules <fc
terre buttée parles taupes. Cette opération se
fait dans les prés au printemps avant qae Theri^
pousse. fRR. taûpo ; toûpièyro.)
DESTOUR, s. m. Détour.
DESTOURNA, y. a. Détourner, dissuader.
DESTOURNELA, v. a. Cerner, enlever un
anneau d'écorce, de peau. Destoumeldun avtbrti
cerner l'écorce d'un arbre. Larz. — Déchaus-
ser un arbre, une plante.
DESTRAL, s. f. Hache. V. hâcho.
* DESTRÂL, s. m. trossIdo, s. f. Direction que
l'on fait suivre aux vendangeurs dans la récolta
du raisin ou de certain plant. Sègre lou desiriè^
suivre la direction indiquée.
DESTRASSOUNA, v. a. Éveiller quelqu'un
de grand matin ou brusquement. — v. pr. Se
lever de grand matin. Te eios pas destra^otmdt
huèy, aujourd'hui tu ne t'es pas levé bien matiQ.
S.'A, —Travailler avec une ardeur fiévreuse;
se prodiguer, se tuer de travail. V. dsstros-
SODNÂ.
DÊSTRE, o, adj. Habile, entendu. (R. du lit
dexter, m. s.)
01 goubèr bous obèn bisttrop dèstre.
(Pwa.)
DESTRÉCH, estréch,-o, adj. Étroit, resseiré,
petit, juste. Souliès trouop destréehes, souliers
trop petits, trop justes. (It. stretto, lat. district
tus, serré.)
DESTREFELÏ (SE), v. pr. Se fouler. S» dat-
trefeliun pè, se fouler un pied. V. ESTOoéass.
DESTRÉG!VE,DESTRÉNGE, BSTRÉGNB, EStaÊHGB,
ESTRÉNGi, Mont. Serrer, étreindre. Prov. Que
trouop embrdsso, mal destrénch, qui trop em-
brasse mal étreint. (Lat. it. stringere, m- s.) —
V
DES
— 475 —
DET
Serrer, mettre dedans. Destrénge lou linge, ser-
rer te linge. Desirénge la iaûlo. desservir, en-
lever iout ce qui était sur la table, et mettre tout
nappes et assiettes dedans. — Nettoyer ; débar-
rasser. Destrénge l*e$tdple, nettoyer Tétable. —
▼. pr. Se retirer, rentrer chez soi, se cacher.
Boy te de^trégna, va te cacher. S*en destrégne,
s'en cacher, se cacher pour ne pas faire une
chose. Oquél que s*en destrén^ celui qui s'en
cache. Bald.
DESTREMINA, v. dbstermiîïâ.
DESTREMPÂ, v. a. Essanger. Destretnpâ lou
Ungc essanger le linge, passer à Teau le linge
sale avant de le lessiver. (R. trempa.) — Détrein-
p^er, délayer. Deslrempd lou mourtièy détremper
le mortier. — Fig. Boire en mangeant. — Dé-
ti;emper, faire perdre la trempe, ramollir par le
feu le fer trempé. — v. pr. Se détremper, perdre
la trempe.
DESTRENi., v. a. Détresser, défaire ce qui
était tressé, une corde, des cheveux. — v. pr.
Se détresser ; démêler les cheveux avec le dé-
mêloir. V. DBSCOUTf.
DESTRENÂYRE, v. j>imei.ouèr.
"^ DESTRÉNCHO, s. f. Action de resserrer le
cerele d'uae roue. Fa ûno destréncho,^ resserrer
lacercle d'une roue devenu trop grand parla
dessication du bois. (R. destrénge.)
DËSTRÉNGE, v. dbstb«gnb.
DËSTREYCI, DssTROTc/, DBSTRBcf, V. a. Étré-
cir, rétrécir, rendre plus étroit. (R. destréch.) —
Amaigrir. — • v. pr. S'étrécir, se rétrécir. —
Maigrir.
DESTRIC, s. m. Dextérité, adresse; souplesse
du corps ; maintien dégagé. S,-Gen.
DESTRIPÀ, V. BMBBNTRÂ.
DESTRIQUA (SE), v. pr. Aller vite, se hâter,
fitre expéditif, faire vite un ouvrage. S.-Gen,
DESTRIQUÂT, ado, part, et adj. Preste, lé-
ger, agile, qui va vite. Se dit aussi des choses,
mobouèturo destriquddo, une voiture légère.
DESTRISSÔ, v. BSTRissô.
DESTROBOILLÂ , dbstrabaillà, v. n. Chô-
mer, cesser de travailler ; interrompre un ou-
trage. Se mettre en grève. (R. troboilld.)
DESTROLÔU, V. pigossôu.
DESTROMPOLA, bbst rampa la, M. v. a. Dé-
traqua, déranger.
DESTROMPOLÂT , dbstrampalât, Ido, part.
Détraqué, dérangé, dépenaillé; délabré. £)9'n9im
^tiple desêrampaldt^ dans une étable délabrée.
Cat. — adj. et s. Brise-tout, maladroit, qui agit
avec précipitation et maladresse. Qui a trop de
laisser-aller, de sans façon ; étourdi, écervelé.
V. BBflTDFBLAT.
DESTROPÂDO, s. f. Incartade ; faute.
Lou pdoure poguèt cher oquélo destropâdo,
(Bâld.)
DESTROSSÀ, V. ESTRossÀ.
DESTROSSOUXÂ comme destermina.
DESTROUÎ, V. DKSTRUIRE.
DESTROUÎDÔU, s. m. Destructeur, dissipa-
teur, prodigue.
DESTROUMPÂ, V. a. Détromper, tirer d'er-
reur. (R. troumpd.)
DESTROUNÂ, V, a. Détrôner, chasser du
trône.
DESTROYCi, V. destrkvci.
DESTHUCTIEO, destruxieC, s.f. Destruction.
DESTRUIRE, destrouî, v. a. Détruire. — v.
pr. Se détruire ; se tuer, se suicider.
DESTUFELÂT , estuferlat , desturbelat,
VSTORLUCÂT, TRBLLCAT, Mont. TURLUCÂT, ADO,
adj. et s. Écervelé, étourdi ; toqué, timbré ;
inconsidéré, hurluberlu. (RR. Les 2 premiers
mots viennent de tûfo, et signifient sans tête ;
le 3® de desturbd. V. treluquI.)
DESTURBÀ, v. a. Déranger, détourner, trou-
bler. (Lat. disturbare, m. s.)
Lou Rey per un edit supprime lo courbddo,
Que l'o (l'agriculture) de sous trobdls to
[soubén desturbddo.
(Peyr.)
— V. pr. Se déranger de son travail.
DESTURBELAT, v. dbstufblat.
DESUBRÂNÇO, desubrat, v. desoubranço,
dbsoubrat.
DESUFLA, v. dbsonfla.
DESUIHÂ (SE), V. pr. Se fatiguer la vue à
lire, à faire un ouvrage minutieux, à pleurer.
{R.uèl.)
DESUNI, v. a. Désunir, séparer.
DESUNIEÛ, s. f. Désunion.
DET, s. m. Doigt. (Ital. dito , du lat. digitus,
m. s.) Cal obûre tonjôur l'or g en pey dets, il faut
avoir toujours l'argent à la main.
Prov. Lou mal d'un det
01 couors se met.
« Le mal d'un doigt au corps s'étend. >
Voici les noms patois des cinq doigts de la
main. L'auriculaire ou petit doigt s'appelle lou
det pichôu» lou det menèl, lou menôu, lou coût
(celui qui crie et se plaint.) L'annulaire : lou
paponèt, paporèl, regdssou, regossounèl, (Le 4®'
mot est pour pdlpo onél, qui palpe, qui porte
Tanneau ; le 2^ est une altération du premier.
Les deux derniers mots signifient qui regarde,
qui a un œil ouvert, par allusion au chaton de
DIA
— 47« —
DIB
la bague.) Le majeur ou médius : rey de Ukites,
longue giilhâdo, S.-i4. L'index ou indicateur :
papopôuceSf capopôuces, c'esl-à-dire qui palpe
le pouce. Le pouce : ton del grouos, lou pouce,
lou croquopesôuls^ c'esl-à dire le croque-poux,
avec lequel on écrase les poux.
* DETÀDO, s. f. Trace , empreinte du doigt.
DETÂL, s. m. Détail. Béndre en detdl, vendre
en détail.
DETÉNTO, V. DESTÉNTO.
DETESTA, V. a. Détester, abhorrer, haïr. —
V. pr. Se détester, se haïr.
DETESTÀPLE, o, adj. Détestable.
DETESTOTIEO, s. f. Détestation.
DETOILLA, DETAILLA, V. a. Détailler, vendre
en détail.
DETOUNOTIEP, s. f. Détonation, bruit d'ar-
mes à feu.
DETRAS, adv. Derrière. Pel detris, par der-
rière. (R. esp. delras, m. s.) — s. m. Le derrière,
la partie de derrière d'une chose.
Prov. D'oQcèl de rebièyro et d'osttSng
Prend lou delrds, noun lou dobont.
Ce proverbe doit s'entendre de la bécasse et
d'autres oiseaux semblablus que l'on met à la
broche avec une rôtie.
DEUS, s. m. usité dans cette phrase : Coun-
tént côumo 'n Dèiis, content comme quatre, très
content. C'est le motlat. qui signifie Dieu. Aub.
DÈX, DfeCH, adj. num. Dix. (Lat. decem, m. s.)
DEXIEME, DBCHiÈiiE, o, adj. Dixième.
DËYME, DÈMB, s. m. Dîme, la dixième partie
des revenus, payée aux ayant droit. C'était l'im-
pôt de l'ancien temps. Pogà lou dêyine, payer la
dîme. (R. du lat. decimus, dixième.)
DEZIFILHÀT, part, ou adj. Banni. Arck. MUL
DL4, s. f. Jour. (R. lat. dies, m. s.) Arch. Mill.
DIACXOSTIC, s. m. Diagnostic , discerne-
ment dé l'état d'un malade d'après les symptô-
mes qu'il offre.
D'oprès lou diacnostie.
Rostre meliôurseriô de prendre un boumitic.
(From.)
DIACRE, s. m. Diacre, qui a reçu l'ordre du
diaconat.
DIANTRE, DiÂNTaEs, diàntro,diaCcrbs, S.-A.
DiÂNCis, niAÛcis, interj. et s. m. Diantre. Tous
\;es mots se disent comme diantre en fr. par
euphémisme pour éviter le mot diable, Augm.
Dio>'TRÀs. 01 diântres ! au diantre ! Oquél diantre
d'houôme, ce diantre d'homme. Diontrds de ca-
bra! diablesse de chèvre ! (Esp. diantre, m. s.)
DIAPLE, duplrs, s. m. Diable, démon. (R.
du lat. diabolus, m. s.) — Augm. dioplâ»,
diable ; diablesse. Dioplds d'houôme, grand
pie d'homme. Dioplds de fénno, diablesse
femme. — dioplotôu , DioPLooRfcL, diablol
petit diable, petit espiègle. — Prov. Qtu
didples ben ai didples touômo, qui vient da
ble au diable revient. Se dit du bien mal a(
lequel ne profite pas au voleur.
Prov. Del didples ben l'onièl,
01 diâples touorno lo pèl.
« L'agneau vient-il du démon par le vol, ij
peau retourne au diable », c'est-à-dire len
porte malheur. — Diable, machine hérissée
pointes dont on se sert pour ouvrer la lali
— Camion, charrette à roues basses et forte]
pour le transport des lourds fardeaux. — Wî
ble, hochet, jouet d'enfant composé d'une d4
ble toupie creuse, traversée d'une ficelle mm
à chaque bout d'un bâtonnet. En imprimaot
ce jouet un mouvement de rotation an moT<
de la ficelle plus ou moins tendue, on obtic
un bruit sourd de diable, Y. braO.
DIBëXDRES, adv. et s. m. Vendredi. Ilestl
remarquer que la part, dt, du lat. die», jour,
termine $ix mots fr. des jours de la semaii
les commence tous en patois. Dilvs, diî
dimècres, dijoûs, dibéndres, dUnàte, dimhi
L'étymologie en est la même, et tous,àrexe«|
tion de dimanche, die^ dominica^ jour du
gneur, ont conservé le nom dos divinités pal
nés appliqué aux planètes connues des anciei
Ainsi dilîis^ lundi, signifie jour de la iuoe,
lunœ ; dimàre, mardi, jour de Mars, dite Jfart»!
dimècres, mercredi, jour de Mercure, die$ Jff
curii ; dijoûs, jeudi, jour de JupiteJ*, dies /oftf|
dibéndres, vendredi, jour de Vénus, diee yenehi\
dissàte^ samedi, jour de Saturne, aies
Le dimanche était appelé chez les Latins i
dies, le jour du soleil. — Les termes pal
commencent par di sont substantifs et se preoi
nont aussi adverbialement. Benguèt dibéndi
il vint vendredi. Mais les six premiers penrn
perdre le radical di et alors ils sont toujours
uniquement substantifs : lou lus, iou mars, et
On dira également bendrdy dilûs, iêu iUéà
lou lus.
DIBERTI, DBBERTi , V. a. Divertir, réci
réjouir.— Divertir, dissiper, dilapider.—
divertir, se réjouir, se régaler.
DIBERTISSEMÉN, s. m Divertissement,
jouissance.
DIBIGNÀ, DiBiGNo, etc. V. bsbmsna.
DIBIN, o, adj. Divin. Lou dibin SoUbùr,
divin Sauveurs (R. laL ditinus, m. s.)
DIP
WBWITÂT, s. f. Divinité.
DIBINOMÉN, adv. Divinement.
DÏBISÂ, V. a. Diviser ; partager ; mettre la
iésnnion. — v. pr. Se diviser.
DIBISIEÛ, s. f. Division ; désunion.
DICH,-o, part. Dit. V. dIrb.
DICH, DITS, s. m. Dire , propos , parole, ru-
eur. Bouldriô pas que seguèsso lou dieh que
vs ou ay doundt, je ne voudrais pas qu'on dit
e je vous l'ai donné. Sur lours dits et redits^
rieurs dires et leurs rapports. Peyr,
DÏCflÛT, DECHUT, DBPicT, tiDo, S.-A. part, de
re. Dû, ce qui est dû. Ce qu'es prmimètût es
ût, ce qui est promis est dû.
DICÔUN, DicôuifT, DicôuND, adv. Oîi, là oh.
iQ couqui de deméun te tentèt, paûro mèro !
idiés be dayssà 'sta la pôumo dicâund èro.
(X.)
|WC0U6N{EN) p. BNDICOUÔN.
iDICTÀ, DiTA, V. a. Dicter, I&U U dictâbe, el
Ibié, je lui dictais, il écrivait. Peyr.
BICTIEÛNÀRI, dixibOnâri, s. m. Diction-
ire, vocabulaire, glossaire.
ttENTRÔU, DiONTRÔu, s. m. Diablotin, petit
»le; lutin, petit espiègle. Y. diântr^.
IfiSTO, s. f. Diète, abstention de nourriture.
lo diètOj garder la diète.
:OCÈSE, s. m. Diocèse.
SÛRE, deôurb , Belm, v. a. Devoir. (Lat.
î, it. dovere, m. s.)Prov. DieUre o cats et o
devoir à tout le monde, être criblé de
î.— Devoir, être tenu à quelque obligation.
iroboillâ o nouôslre solût, nous devons
îUerà notre salut.
[EUS, DIEU , s. m. Dieu. (R. du lat. Deus,
.) ùieûs bous aUjo, Dieu vous entende. Do-
DieQs sio soun âmo, devant Dieu sait son
vœu qu'on forme pour les défunts dont on
•
Prov. Que per Dieûs dôuno soun be
L'omendHs pas de re.
Qm pour Dieu donne son bien ne Tamoin-
inllement. »
fTË^ DBÛTE» s. m. Dette. (It. débite, lat.
tm, m. s.) — Prov. Que pdgo sous dUUtes
h qui paie ses dettes s'enricbit.
[tJTORÉL, DBOUTOEÈL, Bclm. a. m. Petite
dette criarde.
ŒRÂ, V. a. et n. Différer, retarder. — Dif-
être diiïérent.
IN, s. m. Différend, différence de prix.
lou diferén, partager le différend. —
md« débat, coat^atatioa.
— ♦« —
SIMF
* DIFERENClA (SE), v. pr. Ceiïser d'être pa-
rents par la mort de celui qui nous alliait à une
famille.
DIFERÉNÇO, DiFERÉNçio, s. f. Différence.
DIFERÉNT,-o, adj. Différent, dissemblable.
Ocouô *s diferént , c'est différent , c'est autre
chose.
DIFERENTOMÉX, adv. Différemment.
DIFICILLË, o (les deux l ne se mouillent pas)«
adj. Difficile.
DIFICULTAT, s. f. Difficulté.
DIFICULTÔUS,-o. adj. Difficile, qui offre des
difficultés. — N. Le fr. difficuUueux signifie qui
trouve des difficultés h tout, et ne se dit que des
personnes.
DIFOMA, dipàhà, v. a. Diffamer, décrier.
DIFOMOTIEÛ, DiFAMATi«u, s. f. Diffamation ;
calomnie, médisance qui fait perdre à quelqu'un
sa réputation.
DIFOUÔRME, DisFOuéRHB) Di FORME, o, adj.
Difforme, qui n'a pas les pTV)portions ou la
forme naturelle.
DIFOURMITAT, s. f. Difformité.
DIGERA, DfGiR^ V. a. Digérer, faire la diges-
tion.
DI6ESTIEÛ, s. f. Digestion. Fa lo digesHeû,
faire la digestion.
DIGNE, dInnb, o, adj. Digne. (R. du latv dig^
nt£«, m. s.)
DIGNITARI, s. m. Dignitaire.
DIGNITÀT, s. f. Dignité.
DIGO, s. f. Digue.
DIGÙS, V. DBGUS.
DIJOOS, S. m. Jeudi. V. biȎndies.
DILAYÂ, V. a. et n. arch. Différer, mettre du
délai, du retard.
DILIGÉNÇO, s. f. Diligence, activité. — Di-
ligence, voiture publique.
DILIGÉNT,-o, adj. Diligent, actif.
DILÙS, s. m. Lundi. Y. DiBfiNDRES.
DIMÀRS, s. m. Mardi. V. dibéndrbs.
DIMÈCRËS, s. m. Mercredi. V. dibéndrb».
DIMëNSIEO, s. f. Dimension, longueur, me-
sure.
DIMERGÀL, adj. m. Du dimincbe.
Mèstre, mèstro, goujdts, chombrièyr^ et
[mojouré^l
Sou dejd rebestjHs de l'horfrés dinurgU. .
(Pbyr.)
DIMÈRGUE y DiKfiKJB, s. ni. Drmanche, jour
de repos consacré aux exercices de roligion.
V. DiBÉNDREs. — Lou diménje [[rgovdor&s en ser-
bién Dieûs debouotomén.
DIMINUA, Dixipsni.y. demistî.
Dm
DIMINUTIEC, s. f. DiminutioD.
DINA, Y. n. Dtner, faire le prÎDoipal repas de
la journée. (It. desinare, m. s. grec ^wnh, man-
ger.)
Pror. Qu'6 bien dindt,
Crey tout orribdt.
« Qui a bien dîné croit tout lo monde repu. »
— s. m. Dtner, principal repas de la journée.
Contrairement à Tusage de Paris et des grandes
villes oii on dîne le soir, le dîner a lieu de neuf
heures à midi selon les diverses classes de per-
sonnes. De là vient que l'expression après dind
signifie après midi, dans la soirée.
Prov. Pichou6t dind plo otendût
N'es pas donnât, mes pla bendût.
« Petit dîner qu'on fait attendre est plutôt
vendu que donné, »
DINÂ.DO, s. f. L'heure du dîner. Souônou lo
dinddo, on sonne le dîner. — Dîner.
DiNCOS, V. DfNQlTIOS.
DINNE. Y. DfGIfB.
DINQUIOS, Dfncos, iûsqcos, adv. Jusque.
Dinquios que^ dincos o Uml que, jusqu'à ce que.
(Laî. usque, m. s.)
DINS, prép. Dans, en. Dins lo tèrro, dans la
terre. Dins ieû mêmes, en moi-môme. Dins ûno
hôuro, dans une heure. — Dins d'oldy, de là,
quand le point est éloigné. — Dins (Toqui, de là,
quand le point est proche. — Dins d'oyci , d'ici.
DINTRÂ, NiNTRÂ, ïîTtRJl, V. n. et a. Entrer
Dintrds un paûc, entrez un peu, venez vous re-
poser. Dintrd lou fe, mettre le foin en grange,
au fenil. (It. entrave, lat. intrare, esp. entrar,
m. s.)
DINTRÂDO, NiNTRÂDO, i.NTRÀDo, S. f. Entrée.
Rentrée. Lou jour de lo dintrddo, lé jour de la
rentrée. — Rentraiture, fine reprise.
DIOBOULÎQUE, 0, DUBOoLfQLE, o. M, adj.
Diabolique ; endiablé ; méchant. (R. du lat.
diabolicus, m. s.) V. beboulic.
DIOLÔOUE, DIALOGUE, s. m. Dialogue.
DIOMÀN, DiAMÂN, s. m. Diamant, pierre pré-
cieuse.
DIONTRÂS, s. m. Gros diable.
DIONTRÔU, DIONTROUNÈL, DIANSOUNÈL, M. S.
m. Diablotin ; lutin, petit espiègle.
DIOPLÉSSO, BiAPLÉsso, M. s. f. Diablesse. V.
BIAPLES.
DIOPLOGNAS, s. m. Gros diable.
* DIOPLOTADO, diaplatado, s. f. Troupe de
diables.
DIQUANT p. nicJlNT, v. dicôuiy.
DIRE, v. a. Dire. (Lat. et it. dicere, m. s.)
Ocouô fo bôun dire, c'est fort aisé à dire, vous
— \n -^
DIS.
hii
n
ii
en paries h votre aiae. Ocoud'^bwptr
c'est pour plaisanter. Wou soûprés odire^ m
soûprés dir€, vous me le ferez savoir, oa
m'en direz des nouvelies. Sap que bouùl
sait ce qu'il en coûte. Soulidièl, luidil-il*
dis, dit-il. Quicouôn ou me dt>id^ j'eA avi
pressentiment. Quieouén media^ite,,., je
quoi me dit que... Dirv denâu, refuser. -P
tre. Lou temps ou dv$ pas^ le temps, ne le p
pas, n'est pas favorable pour tel travaiLi
Troubd o dire, regretter. Lou troubèfipU>9
nous le regrettons beaucoup, nous sentons
vement sa perte ou son absence. Se dit
personne défunte, absente» ou même d'un
qu'on n'a plus. Aub. Montb. * s. m. Dira,
gage. Es de dous dires, il a deux langages.
DIRfiOTiBD; BiBBXiBû, s. f. DiifectiDQ.
DIRÈCTUMÉN, DiaÈToaÊN, adv. Diredei
DIRÈT,^o, adj. Direct.
DIRET6u, DjRBTiifa, s. m. Directeur, -m
DIRIJA, DiRiTzi, V. a. Diriger. < '^ >'.
DISCIPLE, s. m. Disciple, élàve; ^ 'iti
DISCIPliNO, s.f. Discipline, règle, ardreui
DISCOUMBËNC, V. DiscouMBsifi. d
DISCOUNTUGNA , V. a. et n. DiscontifiH
cesser, interrompre. (R. countugué,)
DISCOUÔRDO, DiscôRDo^ s« f. Disconh^tf
faut d'union, de concorde.
DISCOURS, s. m. Diseours.
DISCRÈT,-o , adj. Discret, délicat;
DÏSCRETIEC, s. f. Discrétion, dé«ca
prudence, réserve. — dtscretia6» à discr
autant qu'on veut.
DISCRÉTOMÉN, adv. DiserèUoMOt, 4
discrétion. f*'
DISCULPA, v. a. Disculper, jusIiSer.-r
pr. Se disculper, se justifier.
DISCUSSIEC, s. f. Discussion, débat, disp
désaccord.
DISCUïi, DBscoTi, V. a. Discuter, déba«WÎ
contester.
DISÉNO, V. DixÉNO.
DISÈTO, s. f. Disette, pénurie, manque
vivres.
DISF0U6rME, v. BirondaHB.
DISGRACIO, disqràqo» s. f. Disgrâce, d
veur.
DISGROClA, DISGRACIA, V. a. Disgracier
DISGROCIEOS,-o, awij. Disgraeieaff , *
gréable. ^ -
DISLOUQUA, V. DBCIGOUILLA.
DISOUNDRA, DISODNRJI, DBSOUIlli,^^^'
Abîmer, dégrader, ravager; enlaidir. l^P*'
H disounrdt lou bisdge, la variole lui a ^^
le visage. Lou ben ou o tout desounritA^'^^^
i
DOB
— «9 —
DOB
I^Vt abtmé, tout ravagé. (R. Ce mot est l'altér.
IKi mot fr. déshonorer.)
"MSFÉNâO, s. f. Dispense. Demofidd lo dis-
Ênso 4e los dorriè^ros puplieolieûs , demander
i^spense des deux dernières publications des
MIS de mariage.
rdISPËRSÀ, T. a. Disperser. — v. pr. Se dis-
àner, se dissiper, se séparer.
mSPORÉTRE, T. n. Disparaître.
hfiISPOUiViPLE, o, adj. Disponible.
WISPOOSÀ, T. a. Disposer.
^1)ISP0USITIË(J, s. f. Disposition.
ISPROUPOURTIEC, s.f. Disproportion.
ISPUTÂ, V. a. Disputer, discuter. — v* n.
ttre» contester. — v. pr. Se disputer; se
«relier.
DISPUTÂYRE, o, s. et adJ. Disputeur, qui
à disputer» à discuter.
DISPÛTO, s. f. Dispute, querelle ; débat.
DISSÂTE, s. m. Samedi. V. DiBÉNDftBs.
DISSÉRT, V. BBSSËat.
DISSIMULA, V. a. et n. Dissimuler, feindre.
DISSIMULOTIEÛ, s. f. Dissimulation, feinte.
ISSIPA, V. a. Dissiper. — Déranger, détra-
ane machine. — v. pr. Se dissiper.
ISSIPOTIEO, dissipatibC, s. f. Dissipation.
SSUODÀ, DISSUADA, V. a. Dissuader.
ISTÉNÇO, s. f. Distance.
ISTILLÀ, V. DBSTlLi.
TINCTIëO, DfSTiNXisO, s. f. Distinction.
STINGÀ, DisTBNGÀ , V. a. Distinguer, --- v.
distinguer, se faire remarquer en bonne
ITÔUB, DtSTOVa-NÀ, V.DKSTÔVa, l»BST0URNÂ.
kISTRACH,-o, adj. Distrait ; volage.
;TRÀ¥RB, t. a. Distraire, détourner l'at-
Bon. Distraire, ôter. — v. pr. Se distraire,
Icréer.
ISTRIBUA, V. a. Distribuer.
RIBUTIëO, s. f. Distribution.
[STRIC, s. m. District.
;TR0XI£Û , DisTRAxiBû, s. f. DÎ5tra[otian,
rertanoe ; défaut d'attention.
'A, V. DICTA.
INO, DisfiNO; s. f. Dizaine. Ûno dixénode
il, on dizain de chapelet-.
f, prép. p. DB. De. Do demô pouyrày pas ou
^Hfifir je ne' pourrai pas lo faire.
i£K>ÀDOS, adt. Parfois, quelquefois, et
ieifois. (6. lat. vegada, fois, lat. vice, m. s.
jtMit est composé de de.o begàdôs.)
kSÉ^, adj. Écervelé. MiU, V. dbstufblat.
Ô, dabalJL, Af. V. n. Descendre, dé Va-*
ûêTMtr. DoMlo oyci^ descends ici. Do-
cAoMi, descendre de cheval, mettre
pied à terre. (B. lat. devaltare, m. s.) -^ N. Dé--
valer^ qui appartient an vieux fr. mérite d'être
conservé ; J.-J. Rousseau et Chateaubriand ont
essayé de le rajeunir. On trouve aussi aoa/er,
m. s. dans Joinville. — v. a. Descendre. Dobold
lo compôno, descendre la cloche. — Abattre ;
renverser ; démonter un cavalier.
Et lours ploumbs
Pes comps escompîllÂts dobâlou lous pijéuns.
(X.)
— Avaler. V. endobolâ.
DOBOLÂDO, dabalado, s. f. Descente, chute.
Ce que may lou piquet d'oquélo dobolâdo
N'èro pas lou tustàl qu'en toumbén se iiquët,
MaisTinsultént hounou que cadun li fosquèt.
En benguén touro tourombe ûno grond'godisso
De l'dlo del copèl li bolojé lo plaço
(Peyk.)
* DOBOLODÔU, DABALÀDÔu, M. s. m. Petite
descente raide. C'est le contraire de mouniodôu.
On dit missent dobolodôuy mauvaise petite des-
cente, mauvais pas.
DOBÔN, DABAN, DOBÔNS, DOBONT, DABÀNT, adv.
et prép. Devant, avant. Dobénù tu, devant toi.
Possâ dobônt, passer devant. Dobôn hièrc, avant-
hier. Dobâns ontôn, debôs antân, Yilln., il y a
deux ans. Dobdnt el, devant lui. Dabânt ieU,
devant moi.
DOBÔN QUE, DABÂN QCK, conj. Avant que.
Dobén aue béngo, avant qu'il vienne.
DOBON, DABAN, M, s. m. Le devant. Bolojà
loudobénidelopouirto, balayer le devant de
la porte. Ond o soun dobônt, aller au devant de
lui.
DOBONCIÈ, DABAIVClft, V. OBBONCift.
DOBÔNS, V. DOBÔN.
DOBÔNT, V, DOBÔîi.
DOBONTÀL, domontJLl, Camp, bontàl, Nant,
MONTÂL, HANTÀL, S.-4. | POÎJDAL, FAÛDÂL, PADdÂB,
Vill. s. m. Tablier de femme, d'ouvrier. (RR.
Les premiers mots sont formés de dobôn. devant,
tèlo, toile, le tablier étant souvent en toile. Les
derniers viennent defdllo , fâldo, giron, comme
en ital. âfrew^ia^e, m. s. vient du hlgremium,
giron, sein.)
Prov. Es bien omio de l'houstAI
Que s'y fréto ol foUddL
« Il est bien ami de la maison celui qui es.suie
les mains au tablier (de la maîtresse). »
Ombé so céyffo unido et soun hlanc domonUU
LIso esKço Vesclat de tout jour otlirài.
(Pbyb.)
DOBONTIÉTROS, s. f. pi. DôBoiiTifttiiD, i>b-
BAifTiÈTKo, S,-A. S. f. Devanttère, longue jape
fendue par derriàre et que les femmes porient
à cheFal. (R. dobént,)
DOCHA, V. a. Dénicher des oiseaux. V. db-
soNiaJl.
DOCOUO, DOCon69, docô, docôs, bacô, dacôs,
M. s. m. Cela, ceci, cet objet, la chose. S'em-
ploie dans Tarr. de St-AlTrique, comme le mot
éstre, dans celui de Vill. pour désigner un ob-
jet qu'on ne nomme pas, soit parce que le nom
ne vient pas à l'esprit, soit par l'habitude de
remplacer le mot propre par un terme général.
(R. du lat. de hoc quod, décela que.) V êstbe.
DOFÈT, adv. Tout-à-fait, entièrement.
péno tout lou fruit es dofèt reootÂt.
D060, V. DonôGo.
DÔGOU, T. DOUéGOD.
D06UEJÂ, DA6UBIA, V. a. Piquer, piquer sou-
vent, aiguillonner. (R. ddgo^ dague.)
DOILLÂ, OAiLLi, M. sbgI, Ség. v. a. Faucher.
Cal doilld oquélo trèflo, il faut faucher ce trèfle.
(B. lat. dali^ire^ m. s., bret. dala, couper. Le
dernier mot se rapproche du lat. setare^ couper,
et signifie aussi moissonner.)
'*' DOILLÂDO» BAiLLÂDo, Af. s. f. Ce qu'un
faucheur peut couper sans affiler la faut.
DOILLAYRE, daillât^b, H, sbgâybb, Ség, s.
m. Faucheur, celui qui fauche les fourrages.
* DOILLÂYRO s. f. Celle qui fauche. Lo doU-
Idyro borbdro, la mort. Ptyr,
DOILLÈ, V. TOILLÈ.
DOILLOSÔUS, DAiLtASôus, s. f. pi. Fauchai-
son, temps oh l'on fauche.
DOL, V. DOUOL.
D0LÉ6B, dolb;i1, V. NouGoittA.
4. DOLICÀT, DALicÂT, ÀBo, 3/; adj. Délicat,
faible, frêle, souffreteux, qui exige dès soins.
— Délicat, délié, finement fait.
2. DOLICÀT, IdO, HtGNÂBD,-0, tf0G5rJlG, MA-
GNÀc, JIgo, S.-A. adj. Délicat, difficile pour la
nourriture et les soins.
DOLICODOUÔT,-o, dalicad6t,-o. itf. adj. et
s. Délicat, qui mange peu et ce qu'il 7 a de
mieux, difficile pour la Aourriture. Se dit des
jeunes enfants.
DÔLRE, V. DondLBB.
DÔLSO, V. DOuôLso.
DOMÀ, DAHi, M. V. Damer , battre avec le
pilon, appelé dame ou demoiselle, les pavés
que l'on vient de placer afin de les bien unir.
— N. Hier signifie spécialement enfoncer un
pieux ou un pavé de cailloux avec un pilon
semblable appelé la hie.
♦80- IWR ^
DOHÀSSO, DAÉiséè, Jf. s. f. Dotidon, g|
dame.
* DOMBLÂ, i^AVBLA, V. n. Aller ramuJ
cher l'amble eh paHantdu cheval. V. iin
DOMÉTO, CIBftTO, s. f. CBOUStT, ^«6.1
Effraie, espèce de chouette remarquable 1
beauté et la finesse de son plumage, eti
collerette qu'elle porte autour de la tête,]
lui a valu le nom de dométo, petite daaJ
tille dame. Le mot crouséê est le cri qa'ell
entendre trois fois répété d'un totiplail
effrayant. I
DOMONDÂi V. DEMON Di. \
DOMONTÀL, V. DOBDNTÂL. I
DOMOSSÉTO, BOTÉTo, s. f. Petit damas,
prune blanche et jouge. !
DONDIiNÂ (SE), V. pr. Se dandinelr. (j
mieux se bbbssa. j
D0N6È, DONoiB, DAKGiÈ, Jf. s. m. DàdM
DONGÉYRÔUS,*o , DOivjo\Bén8,-o, bjjJ
BÔDs,-o, M. adj. Dangereux. DangereasJ
malade. -^ N. On ne dit pas en fr. danfl
dans ce sens, mais dangereusement malu
DONNA, DANNi, M. V. a. Damner. — j
monter, vexer. — GAter, sabrer, sabrenJ
mal faire un ouvrage de main. V. aossod
— V. pr. Se damner, se perdre. j
DONNÂYRE, V. HossicBB, 2.
DONNOTIEO, DANNAtiBO, s. f. DamaatiJ
r 1
DONO, S. f. Dame. Usité d»ns unepin
Tarr. de Vill. oîi Ton dit dàno jéiibe, podrl
gner la bru. (Ësp. dona, it. donna, m. s., M
mina, maîtresse.) V. nouôbo. ]
DONRËYOS, ONDBÈTÔS, ONDBÈOS, RTtN
f. pi. Denrées, vivres. Loi donrèyot lovd
les denrées sont chères. j
DONSÀ, DANSA, 1/. V. n et a. Danser, j
DONSÂYRE, o, DANSÂTBB, o, s. m. etf.
seur, euse. 1
DONTÈLO, V. bbhtBlo.
DOOU... DoO... j
DOPAS, DAPÂs, dim. dopossêt, bapassM
possÉTou, adv. Doucement, lentement, g
pas, avec précaution. Bay dopdsqueloulii
pas, va doucement pour ne pas le laisser!
ber, le verser, etc. (R. pas.) J
DOPOSSIÈ, ÈTBO , BAPA681B , ftYBO, adj. I
qui va d'un pas lent. Lous bnoQs sou dùpci
les bœufs vont d'un pas lent. (R. dopés.) 1
DORDÂ, DABDA, M. V. a. Darder, laocer.
Phebûs sus nôstres com'ps d'espigos herisi
Dârdo toutes lous traits de soféço embrosj
(Pnd
DORDÂNO, s. f. Ribotte, bamboche. Sêl
DCW
— ♦« —
DOU
A en dorddno, il» »e mpUaient à riboter.
^RDOBELiC, r. n. Briller, 6tre en feu. S»
^fèio dordobèlo, sa tête est en Eeu. (R. dordd.)
PORÊC, V. BBRBÈC.
DORNIÈ, V. DORRIÈ.
pORRÊ, DARRft, DARRife, M. S. II). Derrière, la
5tie postérieure. Sul dorri, sur le derrière. —
«4 dorrè, se métré dorrè o qualqu'ûn, pour-
lyre quelqu'un, lui donner la chasse. — adv.
Mrrière, en arrière.
DORRIÈ, DARRift, DORNlt, ÈYRO, RODIÔ, lÈYRO,
M. adj. Dernier. Lou dorriè noacût, le dernier
\^Lou$ dorniès n'oû ou n'êstou, les derniers en
li bu s'en passent.
PORRIÉYROMÉN, darriëyromên, DonNiftYao-
ik, adv. Dernièrement, récemment.
DORTOUÈR, s. m. Dortoir.
S, prép. p. DR. De. Dos huèy, d'aujourd'hui.
OS, f. de nous. Deux.
6S0, V. DOL'OSO.
î)OSO-HUÈCH, adj. nam. Dix-huit.
rPPSO-HUÈCHlÈME. o, adj. num. Dix huitième.
;POSO-NaÛ, adj. num. Dix-neuf.
IpOSO-NOUBIÉMEjDoso-NURifeME, o, adj. num.
ijL-neuvième.
DOSO-SÈT, adj. num. Dix-sept.
DOSO-SÊTIÈME, o, adj. num. Dix-septième.
: DOT, s. f. Dot. On dit mieux legit/mo.
^fiOURÀT, s. m. Douvin, pièce de bois desti-
à h fabrication dos douves, surtout des
sses douves, des douves des grands ton-
îwiux, des tines, des cuves. (R. dôubo.) — MLa-
Ber. Y. FLOTftou.
ï)ÔUBO, Douao, DÔuo (pr. déu-o), s. f. Douve,
ilanche, ais dolé qui foroie le corps des ou.*
^^ de tonnellerie. Y foguèren talomén quê
^9ystèren lo borrico d*ûno dôugo, nous bAmes
eUementque le vin baissa dans la barrique de
a largeur d'une douve. (B. lat. dova, doga, doa^
Ii.doga, roum. doaga, m. s., lat. doga^ mesure
es liquides.)
l;I)OUBRi. V. DURBI.
i.DOUÇi.S,-so, adj. Douçâtre, d'une douceur
>exi agréable. (R. dous,)
;.,|)OUCÉT,-o, adj. Doucet, un peu doux.
^DOUCHE, DéuxR , adj. num. Douze, Proy.
WuchemeUiès, tréche misèros , douze métiers,
Wiie misère?. Se dit de ceux qui essaient plu-
«eurs professions ou plusieurs métiers sans
Nnroir réussir à échapper à la misère. .
WUCBÉNO, RouxÉNo, ». i D«>uzaiiie. mèjo-
*>^to)^o, demi-douzaine.
r POUCHIÉHEi i>aoxitxB, o, adj. num. Dou-
nime.
DOUCiLLS,-o (les deux / ne &e motâllent
pas), adj. Docile, obéissant. (Lat. dodlis, m. s.)
— Doux en parlant des liqueurs. Oquélo aygor^
dén est doucillo, cette eau-de-vie e&t douce,
n^est pas violente.
DOUCILLITÀT, s. f. Docilité (les 8 ^ ne se
mouillent pas).
DOUCINO, s. f. Doucine, espèce de moulure.
— Doucine, bouet pour faire les moulures d«
ce nom.
DOUÇOMÉN, DooçoxBNTÔu, adv. Doucement.
V. DOPAS.
DOUÇOMÈRO, djouçomèlo, djouçamèlo, Jf. s. f.
Douce-amère, plante ligneuse de la famille des
solanées, ainsi appelle parce que l'écorce en
est amère tandis que le bois a la douceur de la
réglisse.
DOUÇÔU,-R, s. f. Douceur. Lou cal préne pel
lo douçôu, il faut le prendre par la douceur, il
ne faut pas lo rudoyer.
DOUCTÔU,-», Doyrôu, douctûr, s. m. Doc-
teur. Médecju qui est docteur en médecine. (R.
du lat. doctor, m. s.)
*DOUCTRINÀL, DouTRiNAL, s. m. Manuel d^
doctrine.
DOUCTRINO, doutr/no, s. f. Doctrine, en-
seignement religieux, instruction religieuse.
*DQUÇÛ80,8. f. .Adoucissement de la tempé-
rature se manifestant par l'humidité des pierres
et des murs dans les appartements. S.-Sern.
DOCDÂNO, daûdano, s. f. Petite levée ou
chaussée de terre en talus. S -J.-Br. (R. Ce mot
viout du fr. dos d'uue.)
DOOÈLÀ, T0.BBLÀ, TABBLi, VxlL V. a. Voligcr,
placer sur la charpente d'un toit la volige ou
planches qui doivent porter les ardoises ou les
tuiles.
POUÉLO, s. f. Volige, f. planche légère ou
de qualité inférieure dont on se sert pour volî-
^(ix les charpentes des toits. Les dosses et la
plus mauvaise qualité de planche servent chez
nous à cet usager. (B. lat. doela, esp. duela,
douve.) V. BscouDÊif . — - En fr. le mot douelle
signifie douve, petite douve. — Pierre de taille
ou moellon piqué d'un arceau. — * En fr. douelle
signifie aussi la partie courbe d'un arceau ,
d'une voûte. -*Fig. DouftLo, péjr.iM>€fetÂ88o. Per-
sonne de haate tailla, Rual faite , flasque .ou
gauche.
DOUGÂN ,. BOvai^Tt s. m. Dou^vain, bois pour
douves. S.r.i. V. i^uB/kr.
DÔUGO, V. p(>«»o.
DOUILLÉTQ. s, f. qiiRm»«T, Rp. s. m. Tri-
cot,. Là oh IjB tricot e&t appelé ourMét Le mot
douUUto aiguifi^ gilet de flane.lU,
1
DOU —488^
1 . DÔUILLO, s» f. DooiUe, f. tr^u d'an ins-
trumenty d'un outil» etc. par oU oa reoaimaii-
che. Douille de pioche, de hache, de cro&se
d*évéquô, etc.
2. DÔUILLO, s. f. aOrb, s. m. Douve plus
épaisse que les autres et dans laquelle est pra-
tiquée la principale ouverture d'un tonneau.
Conq. (Lat. dolinm, tonneau. Le mot aûr$^ ar-
bre, exprime Timportance de cette pièce.)
3. DOUILLO, s. f. Marc de noix. (Lat. oleum,
huile.) V. NooftiT.
DOUJLL, V. dousIl.
DOÛLÀ, daOlâ, V. a. Doler, parer, polir avec
la doloire.
DOOLÀGE, daClâge, s. m. Dolage, aotion de
doler.
DOULANT, dourant,' adv. Où. Cal onâ doutant
es, il faut aller où il est. V. dicôck.
DOULCÉTO , DOCCÉTO, EMPOULtTO, OMPOO-
LÉTO, S,-Beauz. poumâcho, oiiassop6ulo, Mill.
8. f. Mâche ou doucette ; c'est la valérianelle,
petite plante qui vient dans les jardins et les
champs et qu'on mange au printemps en sa
lade. (RR. Les mots pat., comme les mots fr.
vulgaires, expriment la bonté, la douceur de
cette plante , facile à mâcher, dont les feuilles
tendres et un peu grasses, lui ont valu d'être
distinguée des autres plantes par les termes
affectueux de empouléto , ompouUto , ampou-
leite p. poulette.)
DOULÉNT,-o, adj. Pénible, douloureux. Es
doulént de quitta soun houstâl, il est pénible de
quitter sa maison. (Lat. dolens, qui se plaint.)
— Éploré, qui se plaint, qui pleure. — s. m.
Malade, infirme ; convalescent. Lou>s doulénts,
les malades.
DOULÔU, s. f. Douleur. (Lat. dolor, m. s.)
— pi. Rhumatismes. Oquél houôme o de doulàus,
cet homme a des rhumatismes.
DOULOURÔUS.-o , adj. Douloureux, où l'on
éprouve de la douleur.
* DOULSAT, s. m. Rangée de gerbes dans
une aire. Oyrddo de tréxe doulsits, airée de treize
rangées S,'Ch,
DOUMAGE, s. m*. Dommage , préjudice. Es
doumdge que, de, c'est dommage que...
DOUMÂYNE , s. m. Domaine, grande pro-
priété avec château ou grande maison bour-
geoise. (Lat. dominium, propriété.)
DOUMÈGE, Bo, DouMftRGUB, o, Vill, Ség. adj.
Domestique, né, nourri dans la maison ; privé,
apprivoisé. Se dit de certains animaux par op-
positionà sauvage. Lopin doutnège, lapin domes-
tique. (B. lat. domigena^ né dans la maison.) —
DOO
Doux, docile, complaisant eo parlaitt4esp«iy
sonnes et des animaux. — Douillet, incapiUi
d'un travail rude ou pénible. — De bonne
de belle venue, en parlant des jeunes ànioiH
— Franc, greffé , de bonne qualité Se àî
arbres et des fruits. Sôuses doumègeàs,
noix, noix de belle qualité. — Franc, bon,
exposé, facile à travailler, è ameublir énp
d'un terrain. — Doux, beau en hiver enp
du temps. Lou tems es doumège, le tempf
doux. De ces termes patois viennent les
propres Dominge, Dumège, Domer^e.
DOUMEJÔU, s. f. Douceur du vin, des
du temps. Belm.
DOUMENGAL, V. OURÔUNGB.
DOUMESTIQUE, doumest^quo, S.-A. s. a
moslique, valet ; serviteur. FUa^-bôus oi
doumestique, bous rondrô doumestique, li
vous à un domestique, il vous rendra son
viteur.
DOUMICILlA (SE), V. pr. Se doraiciner,
son séjour.
DOUMICILE, DOUMicfLLB (les 2 I ne se wM
lent pas), s. m. Domicile, habitation.
DOUMINÀ, V. a. Dominer.
DOUMINOTIEÛ. s. f. Domination.
DOUMOYSELÉNC,-o, adj. Féminin, de*
moiselle. Figûro doumoyselénco^ figure
nine.
1. DOUMOYSÈLO, dodmatsBlo, doobw
s. f. Demoiselle, fille jeune, non mariée. le
pat. ne se dit que des filles de bonne mais
d'une mise soignée. Ainsi fa la doumoy^l^
gnifie porter un peu de toilette an lieu depoi
l'habit de paysanne, et se refuser aux travaux
nibles. (It. damigella, m. s.) — Ploçd ûno
en doumoysèlo, placer dans un mur une pi
de manière qu'elle présente la plus belle
au dehors. — Demoiselle, libellule. On dés^
sous ces noms plusieurs espèces dlnsectti
ailes gazeuses qui fréquentent le bord deseï
— Bergeronnette. V. postodrIilo.
2. DOUMOYSÈLO, damo, s. f. La hie,
dame ou demoiselle, espèce de gros pilon
paveurs.
\, DOUîf, s. m. Don. Lou doun dèsogàio,}»
don de sagesse. (Lat. donum^ m. s.)
2. DOUN, adv. D'autant. Doun may ToifO^tofl
flâlo doun pus didple be, plus on le flatte, pM
il devient intraitable.
DOUNÀ, V. a. Donner. (Lat. et it. rfonart,».
s.) — Prov. Res n'es doundt o mms que &itf»*
préngo, on ne donne rien sans être payé de i»^
tour, excepté qu'on ne donne à un vilain oit
un ladre. Val,
•♦^f-*
J
DOU
— 483 —
DOU
b'
Prov. Ce que Touon déuno flourfs
Ce que Touon mônjo pouyrls.
€ Ce que Ton donne fleurit, ce que l'on mange
Doarrit. »
^ 'ÛOCXÀ (SE), V. BOGONA.
. DOO.XÂT, V, BOGONÂT ; BOÛMÀT.
^DOUNAYRE, o, s. m. et f. Donneur,- qui
bnne souvent ou qui aime à donner.
■ DOUNC, DéuNcos, adv. Donc.
L^DOUNDÂ, V. a. Dompter ; dresser (Lat. do-
miare, fréquent, de domare, m. s.)
^jDOUXDÀÎRE, s. m. Dompteur, ceJui qui
lompte.
DOUNO, Douéîio, s. f. Donne, distribution
te cartes à jouer.
r DOUXO-DOUÔSTO. DouNo-DÔSTo, s. m. et
i Celui qui redemande ou reprend d'une main
^ qu'il donne de l'autre. V. dolstâ.
; DOUXOTIEÛ, dounàtikO, M. s. f. Donation.
LPIOUXT, pron. rel. Dont, de qui. L'houôme
mnt porlâbes, l'homme dont vous parliez,
LPOUXT p. 1>'0UKT, V. OUXT,
\ DOUNZEL, s. m. Damoiseau.
DOU.NZÈLO, s. f. Donzelle. fille légère, ou
e moralité équivoque.
UÔGME, DÔGXE, s. m. Dogme, vérité do foi.
lUÔGO, d6go, qqf. i^ôbo, m6ro, S,- A. s. f.
BFÀT, s. m. Daube, f. étuvée, assaisonne-
\ employé pour certaines viandes, surtout
le bœuf qu'on fait cuire avec du vin, etc.
un vase fermé. — Viaude cuite à la, daube.
à ûno douôgo, manger une daube. La diffé-
le entre la daube et l'etuvée, c'est que dans
remièreon daube, on bat la viande.
>U0GOU, DouÔGUB, DOGUE, M, S. m. Dogue,
ce de chien renommé pour sa force. (R.
dog, m. s.)
WL, DOL, s. m. Deuil.
UOLRE, oÔLRE, V. n. Faire mal. Lou cap li
^, la tète lui fait mal. Ay un det que me douol^
un doigt qui me fait mal. (Lat. et it. dolere,
îr.) — V. pr. Souffrir, avoir mal. Se douol
càmbo, il souffre d'une jambe, il a mal
6 jambe.
L DOUÔLSO, DÔLso, S.'À. gato. Mont, cous-
liLio, S,-Sem, couTÈLo, Camp, s. f. Gousse,
, silique des légumineuses, pois, haricots,
. Métré un plonpôun de coutèlos o lo sôupo,
une poignée de haricots verts à la soupe.
DOUÔLSO, V. ouéLso.
roONDE, o, DÔuifDB, o,adj. Dompté, dressé
ail. Oquéles braûs sou pas douôndes^ ces
«ux ne sont pas dressés au travail. (R.
"•)
DOUORMIS, DORMfs, DouRMfs, prép. Hormis,
excepté. Douormis tu^ hormis toi. Dormis que,
excepté que. (R. C'est le motfr. qui signifie mis
hors, et dont l'aspiration de Vh est remplacée
pard.)
DOUÔSO, Déso, s. f. Dose.
DOÛPHl, s. m. Dauphin. Chabot. V. càf-
BERNÀT.
* DOÛPHIIYÂGE, s. m. Dignité de dauphin.
Dans certaines paroisses de notre diocèse, il
est d'usage, le jour de la fête patronale, de dé-
cerner la royauté au patron du lieu en lui of-
frant un grand cierge. Cette royauté porte le
nom de roy.nâge. V. ce mot. S'il y a un autre
saint qu'on veuilla honorer d'un cierge et du
second rang, on emploie le mot de doûphindge,
par allusion au dauphin ou héritier présomptif
do la couronne de France, le dauphin étant
le premier après le roi.
DOUPLA. v. a Doubler, mettre le double. (B.
lat. duplare, m. s.) — Doubler, plier en double.
Doupli ûno serbiHo, doubler une serviette, la
plier on deux. — Doubler, mettra une dou-
blure. — V. pr. Se doubler, se plier. Plus sou-
vent grandir beaucoup, se développer. Oquél
efôn s'es doupldt dempièy que Vobiô pas bist, cet
enfant a grandi beaucoup depuis que je ne l'a-
vais vu.
DÔUPLE, o, adj. Double. Pouôrio dôuplo^
double porte. Oquél houstàl es dôuple, cette mai-
son est douplo, est divisée en deux par un mur
de refend. (Lat. duplec^ m. s.) — s. m. Le dou-
ble, deux fois autant.
DOUPLÉNC, V. DouPLÔu.
DOUPLIDA, V. oupudJL.
* DÔUPLO, s. f. Espace étroit entre deux bâ-
timents, deux maisons, servant quelquefois de
passage ; ruelle, galerie voûtée.
DOUPLÔU, doupl6un,-o, douplbnc,-o, adj.
Antenois, e, qui est d'antan, de l'année précé-
dente, qui a par conséquent un an et plus, quia
près de deux ans. Se dit des animaux de larac«
bovine et surtout de la race ovine. (R se dou-
pld.)
DOUPLOYRÔU, s. m/ Défaut d'un tranchant
qui se fêle et se dédouble. .S.-C/i.
DOUPLÙRO, s. f. Doublure.
DOURÂ, daGra, V. a. Dorer. (Lat. deaurare,
m. s.)
DOURBl, V. durb(.
* DOURBIÉN, s. m. Habitant des sources do
la Dourbie ; ignorant.
* DOURCÀDO, s. f. Plein une jarre, le con-
tenu d'une jarre à huile.
DÔURCO, DÔQRifo, HuilETRO, S. f. Huilièr«,
DOO
-4ai -
Mà
espèce de jarre destinée à contenir de l'huile.
(B. lat. dM^rga, duma, Ui. orca, m. s.)
DOOftËJÂ, DÀÛaKiÀ, V. n. Reluire, briller»
ftFoir récUt de Tor. B(Ud. (R. doûrd.)
DOURÉT, V. piNÈL, 3.
DOURMÉX, s. tu, Montant d'une obarrette
dont r^trémité de devant forme le limon.
DOURMI, DURMJ, Mont. v. n. Dormir. Dourmi
càumô'n souc^ eôuîno 'no missdrro, dormir d'un
bon sommeil , mot à mot comme un billot,
comme un lérot. On dit en fr. dormir comme
un sabot, comme une marmotte. (Lat. et it. dor-
mire^ m. s.)
Por dourmi segûr
N'y o pas res de tal qu'un béntre dur.
« Pour bien dormir il faut avoir l'estomac
plein. » — V. pr. Dormir. Lou derrebéilles peu
quê se douor, il dort, ne l'éveillez pas.
DOURMIDO, FLONGIÈYRO, s. f. PLOlfGlÈTRÔU,
Mont, HiÈCHJÔuR , Nant, s. m. Sieste, somme
que Ton faitsurtout au milieu du jour. Ay fàcho
ûno dourmido, j'ai fait un somme. Ben de fa
mièehjôur^ il vient de faire la sieste. (Le \^' mot
vient de dourmi^ les deux suivants signifient
plein jour, sommeil fait en plein jour, comme
le prouve la dernière expression.)
DOURMIGUÈYRE, o, douuièyre, o, Mill. s.
m. et f. Dormeur, qui dort beaucoup ou sou-
vent.
DÔURXO, s. f. Cruche, jarre. V. i>6drco.
1. DOUS, m. Douos, dos, et qqf. nous, f. adj
num. Deux. N'orribo pas ûno sons douos, un ac-
cident n'arrive pas sans être suivi d'un second.
On dit aussi pas un molhûr sons dous, OquéLos
dous ou très fénnos, ces deux ou trois femmes.
Loudous dejun, le deux de juin. (Lat. duo, m. s.)
S. DOUS, Douço, adj. Doux. Oquél bi es dous,
ce vin est doux. ûno boues dôuço, il ou elle
aune voix douce. Prov. Que bieû dgre, escupis
pas dous, qui est piqué, provoqué, insulté, ré-
plique vivement. (Lat. dulcis, m. s.)
DÔUSE, ODôusE, 3iiU, ooéus, adôus, M. s. f.
Petite source à fleur de terre. Tôutos los dôuses
sou toridos, toutes les sources sont taries. (Gai.
dos, goutte d'eau, sax. oose, couler doucement.)
4. DOUSIL, douj/l. Mont. s. m. sonnéto,
BBSPiLiÈTRo, s. f. Douzi], trou pratiqué ordinai-
rement sur le devant d'un tonneau avec un foret
pour goûter le vin ou en tirer une petite quan-
tité. Tômpo lou dousil, ferme le douzil, le trou.
bist Nouôstre Signe pel dousil, et âro ris éme
tous dnjos, se dit de ceux à qui le vin donne de
la gaîté et qui sont un peu dans l'ivresse. (R.
diuse, b. lat. ducillus, duciculus, clé de robinet.)
S. DOUSIL, BODjiL, Mont, ispinglôq, i
BROUQUtT, s. m. BSPÔUlfCHO, S.-J.-Br. s. f.
zil fausset ou fosset, brochette de bois dor
sert à fermer le trou pratiqué à une douve i
un foret pour go A ter le vin. Lou dousil «j
toumbut dins loupechiè, le douzil est tombé d
le pichet ou pot à vin. (RR. Le 3* mot si
épingle, le 4® brochette, le 5® pointe.)
DOUSTA, v. a. ôler, enlever. L&u li o
de pey dets, il le lui a ôté des mains. (Angl.
m. s.) — V. pr. S*ôter, se garer,|se serrer, se
tirer. Dousto-ié d'oqui, 6te-toi de là.
DOUTA, V. a. Douter, être dans le d
(Lat. et it. dubitare, esp. dudar, m. s.) —
çonner, présumer. — v. pr. Se douter, co
turer, pressentir, présumer. M'en douiàbo,']
soupçonnais.
DÔUTË, s. m. Doute, incertitude.
DOUTÔU, V. DOocTÔu.
D0UT6uS,-o, adj. Douteux, incerUio.
DOUTRINÀL, DOOTRiNO, v. DOnCTRIXiL, w
TR^NO.
DÔUXË, DOUXÉNO, V. DÔUGHB, DOUCBft.HO.
DOUYÉN, s. m. Doyen, le plus âgé.
* DOUYRA, OUTRA, Peyrl. v. a. Battre,
per à coups redoublés le corps d'une chè
d'un bouc tué pour briser les os, détacher
chairs de la peau, afin de faire sortir le tovt
le cou et d'avoir une outre. (R. ôuyre)^
Battre, rouer de coups. — v. pr. Se daul
boxer, se battre à coups de poings.
DOUYRÀT, OUTRAT, ADO, part. Battu, roué
coups.
Ouyrdt o cops de pals hurlàbo c6umo 'n bi
(Balp.)
DOYSSÂ, V. LOYSSA.
DRAC, s. m. Lutin, follet, esprit follet, e
de démon espiègle qui, d'après la crojaoce
perstitieuse du peuple, tourmente les vi
pendant la nuit, fait du bruit, déplace les
blés, détache les animaux, tresse la criaière
chevaux, etc., etc. Le drac diiïère de la
en ce qu'il est espiègle et plus malin qae
faisant. (Mot primitif. Bret. drouk, malio, m
faisant ; ail. drack, gr. lat. ital. draco, ài
serpent, b. lat. dracus, espèce de démon.)
Nous fosquèt créyre un ser qu'obié troabil
[lou
Déguisât en chobdl que fosi6 pototréc.
(Pbîi.)
DRACO, V. TRfcco
DRÀGO, V. TIRORÉNO.
DRÂGOS, V. BSTRlL, 4.
r
DRE
— 485 —
DRO
* DRAL, s. m. Crible de peau à cribler le blé.
Râjo cdumo 'n dral^ il tient l'eau comme un
crible. {l>reU, treillis en ail.)
DRAP, s. m. Drap, étoffe préparée.
DRACSSO, V. KSTRÂL,4.
DRAU... DRor...
DRAYXO, V. TRIO.
DRAYO, s. f. Voie romaine, chemin vieux et
i: large attribué aux Romains. (B. iat. draya, vieux
,fr. draie, chemin de traverse, du ^r. 8/)aefv, cou-
;rir.) —Chemin de traverse pour les troupeaux
: de menu bétail. — Chemin tracé dans la neige.
l— Sonnailler. V. glIdo, 2.
\ BRECFI, »RBx,-o, adj. Droit, direct, en droite
fHgne. Oquélo rèclo es pas drécho, cotte roj^lo
ÏU'est pas droite. (Lat. directus, m. s.) — Droit,
'dressé, debout. Te-té drech, tiens-toi droit.—
; Droit, placé à droite. Det constat drech, du côté
'droit. Omodrécho, à main droite. — adv. Droit,
^directement. Bays-y tout drech, vas-j tout droit.
Vers, au. Drech lou mièch, au milieu. — s.
iffi. Le droit, la justice. Cal fa lou drech, il faut
bserver la justice.
DRECHIÈ, lÈYRo, DRExfe, ÊYRO, adj. Droitier,
, qui se sert habituellement de la main droite,
n'est pas gaucher. (R. drech.)
DRÉCHO, DRÉxo, M. s. f. Droite, main droite,
ié droit. Sus la drécho, sur la droite. Tirds o
'ho, prenez à droite.
DRELlè, ARiÈ, Cam. arbiè, Belm. otift, Corn.
l6,i/i7/. OLIGUIÈ,AUGLIÈ, S.-A. OLIGUIO ROLGE,
.•fiMMJ. OÛBORIQUIÈ, S. m. BÂYSSO BLONCO, S. f.
ier, OU allouchier,^appelé encore vulg. dans
pays de montagnes drouiller , galoufrier,
t^(jm aria de L., arbrisseau ou arbre à bois
ant et solide. Il estreconnaissable à ses bel-
feuilles blanches cotonneuses en dessous et
s petits fruits rouges. Un hostou dedreliè,
bâton d'alizier. C'est surtout de ce bois que
Montagnards font leurs bîltons et leurs pans
ts. V. PAL. (RR. La plupart de ces mois se
prochent du lat. o/ea, olivier, qui a aussi le
îUage blanchâtre. Ariè, qui se retrouve dans
om spécifique adopté par Linnée, et arbiè
em être p. aliè, oliè ; oliguiè p. oliiè, et
'gnic p. albaolea, olivier blanc.) V. oûbo-
ilÈ.
BELO, ÀRio, Cam. arbio, Belm. ôlio. Corn.
10, OLiGuio, S.-A. oObeuigo, s. f. Alizé,
e roucçe de Talizier. Ces baies, recherchées
merles comme celles du sorbier des oi-
^nx, sont bonnes à manger.
'RES(EN), adv. En état, en bon état. Èstre en
, être en état, capable de.
Tout côumo à'èsire en dres quondious housléls
[sou Usses,
Bal may lous rebosli qu'y mettre de pelasses.
(Pbvr.)
DRESSA, V. a. Dresser, planter droit. V.
QL'iLLÂ. — Dresser, rendre droit. Dressa ûno
rvclo, dresser une règle qui était faussée. —
Dresser, former. Dresaâ un co o sègre loy libres,
dresser un chien à la chasse du lièvre. — v. pr.
Se dresser, se planter tout droit. Se dressa sus
los cômbos de detrâs, se dresser sur les pieds
de derrière. Lous pèlses se dressdbou sut cap, les
cheveux me dressaient à la tête.
DRESSIÈYRO, s. f. Sentier montant, chemin
de traverse en droite ligne. V. courciio.
DRESSODOU, dressadôu, ressodôc, Lag. s.
m. Dressoir, meuble à plusieurs étages oh Ton
dresse la vaisselle plate.
DRILLO , drIllb , Peyr. s. m. Drille. Boun
drillo, bon drille , bon vivant. Paûre drillo,
pauvre drille, pauvre diable.
DRIXDRIX, s. m. Drelin, bruit de sonnettes.
Lou drindrin deys esquilôus, le drelin des son-
nettes. (R. onom.)
* DRLXDRÔN, drindran, s. m. Son d'une ou
plusieurs cloches mises en branle et sonnant à
la volée".
DRINTÂ p. DINTRi.
* DROCADO, s. f. Quantité, masse de marc
de raisin. V. trèco.
DROGEYO, DRAGÈYO, s. f. Dragée, sucrerie.
DRÔGO, v. DROUÔGO.
DROGÔU,-N, s. m. Dragon, serpent ailé, ani-
mal fabuleux. — Démon. Lou drogôu infernal,
le dragon infernal. — Dragon, cavalier de ce
nom. — Frelon. V. groûlôu. — Bourdon. V.
boundoulaO.
DROGOUNO, s. f. usité dans celte expression
monjâ lo drogéuno (MilL), faire sa dépense
dans des auberges ou des restaurants divers,
au lieu de fréquenter le môme lieu, pendant le
séjour qu'on fait dans une ville. — N. C'est là un
souvenir des dragonnades de Louis XIV. L'ex-
pression fr. à la dragonne signifie cavalière-
ment.
* DROILLÂ, V. a. Cribler le blé avec un cri-
ble do peau ou avec un van pour en séparer les
pailles et les épis. (R. dral.)
DROILLÈ, droliè, s. m. Van, espèce de cri-
ble à larges voies qui laisse passer le grain et
retient les petites pierres, les épis et autres or-
dures. (R. dral.) V. briè ; trespeyrâyre.
DROLLE, V. DROUÔLLB.
DROPA, drapa, m, V. a. Draper, donner à
28
DRO
— 486 —
DUR
une étoile la façon des draps , ce qui se fait en
la foulant, en la cardant et en la tondant.
DROPÈOU, DRÀPÈou, M. s. m. Drapeau, éten-
dard.
DROPIËt GORDO-RAÛBO, 6ARD0-RALB0, If . S m.
Armoire, f. pour serrer les habits, les hardes,
le linge. Un poulit gordo-raûbo, une belle ar-
moire. (R. drap, parce que anciennement la
plupart des habits étaient en drap du pays.) —
N. On ne dit pas en fr. garde robe, pour dési-
gner ce meuble. La garde-robe est un cabinet
oii Ton tient Tensembie des vêtements.
DROUÉT, s. m. Serge croisée.
DROUGA, V. a. Droguer, préparer avec des
drogues. Médicamenler avec des drogues, don-
ner à un malade trop de drogues.
DROUGÂT, JIdo, part. Drogué, préparé avec
des drogues.
DRÔUGXO, V. FÔUGNO.
DROUGUiSTO, s. m. Droguiste, marchand
de drogues, d'ingrédients. — Épicier.
DROUILLÂ, DRoCiLLÀ, V. a. Fouler, presser.
Louon 8*olâ$so de drouilld lo nèou tout lou jour.
On se fatigue de fouler la neige, de marcher
sur la neige tout le jour. Mont, V. trouillà
dont ceux-ci sont des variantes.
DROlJILLÉ\C,-o, adj. Pliant, flexible. Gorric
drouillénc, chêne dont les rameaux flexibles ser-
vent à faire des redondes. (R. dreliè.) V. re-
DOUaNDÂT.
DROUILLO, s. f. Souillon, enfant qui salit
souvent ses habits ; servante mal propre. V.
SONSOUILLO.
DROULLÉT,-o, s. m. et f. Drôle, polisson.
Oquéldroullét d'efôn, ce polisson d'enfant.
DROULLÔT, V. DRouÔLLB, r
DROULLÔU,-No, DRouLLouNÈL,-o, adj. Drôle,
singulier, bizarre ; simple, un peu idiot. Se dit
des enfants et des hommes de petite taille. Oquél
hcumenôu es droullôu, ce bout d'homme est
singulier.
DROUÔGO, BRÔGo, s. f. Drogue.
i. DROUÔLLE, o, DRÔLLK, o, adj. Drôle, sin-
gulier, bizarre, extraordinaire. Simple, naïf.
t, DROUOLLE, o, drôlle, o, droullôu,-no,
DRocLLÔT,-o, s. m. et f. Enfant, petit garçon,
petite fille. Lous droites se pôrtou pla, les en-
fants se portent bien.
DROUOLLOMÉN, DR0LL0MÉN,adv. Drôlement,
d'une façon singulière.
DRO0SS.\, V. ESTROLÀ.
DROYÂ, V. n. Aller sans s'arrêter. (R. drâyo.)
— Marcher en tête, ouvrir la marche en parlant
d'un mouton, d'une brebis, etc.
DROYÂYRE, o, s. et adj. Lo mouton, la bre-
bis, la chèvre qui marche en tête du tronpeai]
S'il a une sonnaille on l'appelle en fr. soni
1er, V. souNÂL, 2.
DUA, V. n. Bayer aux corneilles , regardi
niaisement. S.-Sern.
DUBÈRT, DouBfeRT,-o, part. Ouvert.
DUBÉT, s. m. Duvet, menue plume des oi
seaux.
DUBRf, V. DURBf.
\, DUC, s. m. Duc, titre de noblesse. (R.li
dux, chef.)
2. DUC, GRONDDUC, DUCiS, DUGOHBLAS, £l
coîNis, Vill. s. m. Grand duc, grosse espèce
hibou. On distingue trois espèces de dac.
premier mot peut les désigner toutes ; mais:
désigne de préférence la plus grosse espi
comme les suivants qui sont des augmentatif
Coïnds veut dire grand criard.
DUCHÉSSO, s. f. Duchesse.
DUÈBRE, V. DURBi.
DUÉGXO, BouÔGNO, s. f. Vieille dame, vieille
femme, femme laide, ou mal mise. C'est ufi
mot importé d'Espagne oh il signifie matrone.
DUEL, s. m. Duel, combat singulier.
DUÈRP p. DUREES. Ouvre, il ouvre.
DUGONÈL , DUONÈL , Entr. cot, VUL s. a.
Moyen duc, espèce de hibou. Se regâsso côumo'M
dugonèl, il ouvre de grands yeux comme m
hibou. (RR. Les 2 premiers mots sont des di-
minutifs de duc ; le 3® est un onom. du cri de
l'oiseau.) Le mot dugonèl désigne aussi laho-
lotte, autre espèce de hibou, qui hue d'un cri
prolongé. V. coeonël.
DUGONÈL DES ROUOCS*, oOcèl db lo MonotT,
Est. Hibou qui habite les rochers. On croit que
son cri présage la mort, parce qu'il est triste et
plaintif.
DUGONÈLO. V. NiCHouLE.
DÛNSES, DUSSES, pr. pi. Quelques, quelques-
uns, d'aucuns. Dûnses cops, quelquefois. Xy^
dusses qu'où crésou, il y en a qui le croient. (R-
C'est le pluriel de un précédé de de, comme en
fr. dans d'aucuns.)
DÙNTROS comme ofNQuios.
DUONÈL p. DUGONÈL, s. m. Hibou, hulotte,
chat-huant. — Le derrière, le postérieur. V.
BUFO.
DUPA, V. a. Duper, tromper, friponner.
Lou be de lo fourtuno es un be que nousdil^-
(Bald.)
DUR,-o, adj. Dur, forme, résistant, difficile *
travailler. Pa dur, pain dur. Pèyro dura, pierre
dure. Dur coumo lou mâlbre, dur comme le ^w^
bre. (Lat. durus, it. et esp. duro, gall. dur, m. s.)
J
ËBE
— 487 —
EBE
— Qui apprend difficilement. Oquél efôn es dur,
esdurosopréne^ cet enfant appronddKficilement,
n'a aucune disposition pourl'étudo.
DUKÂ, V. n. Durer, persister, continuer.
S'oquéHe tems diiro, si ce temps continue. (Lat.
et it. durare, m. s.) — Être d'un bon user, durer
longtemps. Oquél drap durorô que ne beyrés pas
lo fi, ce drap est d*un si bon user que vous n'en
Terrez pas la fin.
DURADO, s. f. Durée, user. Èstre de durâdo,
durer longtemps ; être d'un bon user en parlant
des tissus.
DURÂPLE, o, adj. Durable, qui dure.
DURÂYCE, s. m. Abricotin, espèce d'abricot
précoce, petit et de mauvaise qualité. (R. dur,
dijce, dur, acide.) — Pêche. Est.
DURBI, DUBRf et DOUBRI, iWiZL DOCRBI, 5Î.-A.
DKRBf, Camp. I DUÈRBK, DUÉBRE, VUL V. a. Ou-
vrir. Durbi lo pouôrto, ouvrir la porte. Duèbn
lom èls, ouvrir les yeux. Lo claû d'ouor dubris
pertôuty la clé d'or ouvre partout. — v. pr.
S'ouvrir. S'éclaircir, se rasséréner en parlant
du ciel.
DURCI, V. a. Durcir, rendre dur, ferme. —
v. pr. Se durcir, devenir dur.
DURETÂT, s. f. Dureté.
DURMI, v. DOURMf.
DÙSQUO, DÛSQUOS, V. JLSQUO.
E
E, cinquième lettre de Talphahet. Cette lettre
dans le patois du Rouergue, n'a que deux sons :
\^ Le son de l'è plus ou moins ouvert, comme
dans béni, viens, benês, venez, montèl, manteau,
eoBlèl, château, pourtrèt, portrait ; nous le mar-
quons alors et toujours d'un accent grave, ex-
cepté dans la conjonction el qui se prononce è.
^ Un son propre au patois entre refermé fr. et
Tt. Ce son, inconnu du français, se trouve dans
le breton, l'allemand, l'anglais et l'espagnol.
Comme il est le plus fréquent des doux sons de
l'c en pat., il n'y a aucune raison de le distin-
guer par un accent, et c'est à tort que Peyrot et
autres auteurs le marquent do l'accent aigu.
C'est induire le lecteur en erreur et lui faire
croire que le patois a un ^ formé semblable à
celui du français, ce qui n'est pas. La difficulté
qu'ont les instituteurs à apprendre aux jeunes
enfants do la campagne h prononcer Yé du fran-
çais prouve assez l'absence de ce son dans leur
langue maternelle. Xous n'employons l'accent
aigu que pour indiquer l'accent tonique de la
voix sur une syllabe, à moins qu'elle ne soit
déjà marquée de l'accent grave ou du signe -.
C'est par l'emploi de ces accents que les
syllabes et les mots semblables se distinguent
facilement les uns des autres, comme on peut le
voir aisément en comparant les mots suivants à
ceux qui sont cités au début de cet article : béni,
venir, bénes , tu viens; orlél, orteil, porét,
muraille.
E, V. BH ! ; BT.
EB.^NGILO, V. EBONGÈLI.
EBÉ p. et be, adv. Et bien, ou eh ! bien. —
N. On doit éviter d'employer en fr. cette ex-
pression patoise , ce que beaucoup Ifont par
inadvertance ou vieille habitude.
EBÉJO, EMBÉJO, iBfjo, Mont. s. f. Envie, désir
d'avoir. Tout li fo ebéjo, il a envie de tout, il
désire avoir tout ce qu'il voit. (It. et lat.'tnm'dia,
esp. envidia, m. s.) — Envie, désir vif et ca-
pricieux, goftts bizarres qu'éprouvent les fem-
mes enceintes. Lorsque ce goût est dépravé, on
l'appelle en fr. le pica. —Envie, tache, marque
qu'un enfant porte en naissant sur la peau,
comme une cerise, une grappe de raisin, uno
tachû» formée de la peau et du poil d'un animal.
EBEJÔUS, EMBKJôus, iBiJÔus, o, Mont. adj.
Envieux, qui a envie, désir d'une chose. Qui a
dos désirs violents ou capricieux de posséder ce
qui flatte la vue ou le goftt. Se dit surtout dei
petits enfants. Que sios ebejhis ! quelle envie
que tu as. !
EBENEMÉX, bbenosién, s. m. Événement.
EBEXiSTO , s. m. Ébéniste, menuisier qui
travaille l'ébène et autres bois précieux.
EBÈNO, s. m. Ebène, f. bois noir./précieux.
* EBÈRS, ebès, s. m. Exposition au nord, le
nord. Ocouô's Vebèrs, c'est exposé au nord.
l'ebh lous costognôs binon pla, mes lou boues
es de missônlo crèmo, à l'exposition du nord. les
chAtaigniers viennent bien, mais le bois brAle
mal. (Lat. hibernus, de l'hiver, du froid.)
EBERSÀ, V. LoûRÂ.
EBESCÂT, s. m. Éyôché.
EBÉSQUE, s. m. Évoque. Dieûcèse sons ebés-
que, troupèl sons pâstre, diocèse sans évoque,
troupeau sans pasteur. (R. it. vescovo, angl.
bishop, lat. episcopus, m. s. dugr. fTrtTxoTretv, veil-
ler, surveiller.)
n
ECL
— 488 —
EFO
EBESQUÉSSO, s. f. arch. Abbesse mitrée.
EBIDÉNÇO, s. f. Évidence.
EBIDÉNT,-o, adj. Évident, clair.
EBIRÂ, V. birA.
EBISSOÛÀ (S'), V. pr. Se rouler par terre. Se
dit des chevaux, des tlnes, des entants. Mont,
(R. bissoû p. bissouôly bouton. La raison de
cette expression est que quand il y a des bou-
tons à la peau, il y a ordinairement démangeai-
son, et quand le dos démange h une bête de
somme, elle se roule à terre.) V. cibàdo.
EBITA, V. a. Éviter.
EBOXGÉLI, oBONGÈLi, Mill. brongilo, eban-
GiLo, M. s. m. Évangile, m. tous quatre êbon-
gèiis, les quatre évangiles. Quand sou abitdt a
la glèyso èrou a Vebanf/ilo, quand je suis arrivi)
à l'église on en était à l'évangile. (R. Le mot
évangile vient du gr. evayyAtov, et signifie bonne
nouvelle.)
EBOXGELISTO , obongelIsto , ebàngel^sto,
M. s. m. ÉvangéJiste, l'auteur d'un évangile. Les
quatre évangélistes sont saint Mathieu, saint
Jean, saint Marc et saint Luc.
ÉBOUL, V. lEÛLE.
EBOULl (S'), V. pr. S'échauder. S.-Sern, V.
ESCOLLÂ (s')
EBOUSÉL, s. m. Éboulemenl, écroulement.
Mill. Y. embousenàdo.
EBOUSELÂ, V. DEB0DSKLA.
ERRÂY, ebriJLy, ebriayc, ebriè, ebriètc, e»-
BRiÈY,-o, S.-Sern. adj. Ivre, pris de vin. (It. ebrOy
lat. ebrius, esp. ebrio, m. s.)
De moust lou tôurdre ebrièyc joust lo s6uco
[trontôlo,
« Ivre de moût lo mauvis chancelle sous le
cep. » (Peyr.]
EBRENA (S), V. EMMOULINA (s').
EBRIDOULÀ, V. 0BRiD0UL.i.
EBRIÉYGÂ, EBRiAYGÀ, EMBRiEYÂ, V. a. Euivrer.
— V. pr. S'enivrer. V. bonda (se).
EBROLLÂ, EBRALLÂ, jlf. V. a. Ébranler, se-
couer.
EGHAY, V. SÂYQLE.
ECHO (se prononce ecô) s. m. Écho , réper-
cussion du son. L'echô del besinâge, l'écho du
voisinage. Peyr.
ECHONTILLÔUN, echantillôln , M. s. m.
Échantillon. Prov. Vechontillôun Vouon cou-
nôuys lo pèço^ par un seul fait on peut juger
quelqu'un. Pour les grains on dit mieux mouôs-
TRO, pour les liquides tasto.
ECIGOLÂ p. ESSIGOLÂ, V. SIGOLA.
ECLESIOSTIQUE, ECLEsiisTfQUE, o, adj. et
s. Ecclésiastique.
\. ÈCLO, ACLO, Mont. s. f. aclôc, S.-Sers
aOclou, Cam. s. m. arco, Bp. oacôNo, s. f. a-
CANÈL, Belm. ARCANCÈL, M. ORCO^iCIÈL, BEL, J/MÎj
s. m. Arc-en-ciel. (RR. Presque tous ces mots
se rapproclient des mots lat. arculus, arcus, ar\
arc-en-ciel. Le dernier est une antonomase et
veut dire le phénomène beau par exceUence)
Prov. Veclo de lo serddo
Met lou bouyè o Foràdo ;
L'k'lo del moti
Lou met en comi.
« L'arc-en-ciel du soir annonce le beau temps
pour le lendemain et remet le bouvier aulabour,
l'arc-en-ciel du matin présage la pluie et l'o-
blige à reprendre, avant l'heure, le ctom»de
son habitation. » — Les couleurs de Tarc-en-
ciel au nombre de sept sont disposées daas
Tordre suivant : violet, indigo, bleu, vertjaun*,
oranger, rouge.
2. ECLO, v. ACLO, 1.
ECONOMISA, v. a. Économiser. On ditmieui
ESPORGNÂ.
ECONÔMO, s. m. Économe.
EDIFIA, V. a. Édifier, porter par ses paroles
et surtout par le bon exemple à la piété et àU
vertu.
EDIFICOTIEÛ, EDiFiCATiEÛ, M. s. m. Édifica-
tion, exemple de piété.
EDIT, s. m. Édit.
EDITIEÛ, s. f. Édition, publication d'un ou-
vrage.
EDUCOTIEO, educatieO, M. s. f. Éducation,
instruction. Ûno bôuno educotieû balmayqun*
héritage, une bonne éducation vaut mieux qu'un
héritage.
EDUQUÂ, v. a. Élever, former, instruire.
EFANTÀ, V. a. arcfi. Enfanter.
EFARENÂ(S'), V. esfolexa (s').
EFÈT, s. m. EtTet, produit, résultat d'une
cause. — Titre, billet constatant un© créance.
— Au pi. il signifie effets, objets mobiliers.
EFÈT (EN), adv. et conj. En effet.
EFETIBOMÉN, adv. Effectivement, réellemeal
EFICÂCE, ço, adj. Efficace.
EFOLENÂ (S'), V. ESFOLENA (s').
EFÔN, BFÂN, s. m. Enfant. Lous ef6ns sou ci
que lous poréns lous fou, les enfants sont bons
ou mauvais selon la bonne ou la mauvaise édu-
cation qu'ils reçoivent de leurs parents. Esefén
de sounpdyre, il est fils de son père, il ressem-
ble à son père, il en a les défauts ou les bonnes
qualités. Molhûr ol pdyre que dôuno lou misséM
exemple o sous efôns, malheur^au père qui donn«
EGO — I
ie matirais exemple à ses enfant. (Lat. infans,
DQ.S .)
• EFO.VTÂS, HFANTÂs, M. s. m. (îros enfant.
EFOXTÔU, BFAMOT, .1/. EFONTODSfiL, S. m.
Potit enfant, mioche, poupon, tianiliin, moutard,
marmot.
• EFO\TOU.\1É, tïRO, adj. et s. Qui aime les
enfants, qui seplaEl avec les enfants. ,;,s 'fontou-
miè p, es efontouni?, il aime les ijnfanls. (H.
efonléu.)
EFOCEXA {S'), V. HSFOLBNi (s").
EF01j\DRE(S'),v. pr. S'oiîronUcr. Plus sou-
vent s'ébouler. V. BXBOURNEai (s').
EFOL".\DIJD0, s. f. Effondrement. Éboulc-
ment de terres. V. bxbousenàdo.
EFRÂY, V. ESFiiv.
EFREOi. V. ESPERci.
EFHOU-VT.iT, V. oFROUNTii.
EFROYX, V. ESFROïi.
EFU.M.V v.isFL'Jii.
EGAL, !iL,-o , Yill. adj. Éçal, pareil, sem-
blable. SoueifilU, ils sont éi^auï. .Ici* 's ûil, c'est
égal. {Esp. ii/unt, it, egtiate, lat. (rqiintix, m. s.)
EGAI.OMÉN, adv. Également, pareillement.
EGL-iCIl, V. EXGLÀCH.
EGLANTÎNO. s. f. Églantine, fleur de l'églan-
tier ou rosier sauvafio. S.-.4. V. oolektiè.
E(JLO(:ll.i, V. ENGLOCHÂ.
EGO, C0B.iLo, Mitl. CABÀLo, .1/. s. f. Jument,
cavale. (KR. I,o 1" mot rappelle le lat. e7Ma,
111. s. et le 2* caballa, m, s.)
Prov. Que préRO
Rend pas i'è'jo.
« 0"i prie l'acheteur no vend pas. »
Prov-. Dins tout potn y o d'hjos bouiirlhos, il
y a partout pays des gens bornés. — l.eltâ l'ègo,
assister à un repas, prendre part à un banquet.
On trouve dans un livre patois, imprimé à Tou-
louse en 1672, intitulé Tableu de la bidodelpar-
(et ehrislia et terminé par ijueUiues pages do
dictionnaire r « Ltba-lr'jiio, se reposer, respir
des vignerons qu'ils prennent pour se délasser,
ou le temps de leur réfection. » Tel était donc
alors dans le midi le sens de cette e.xpres-
sion que nous croyons mal orthogr,i]iliiée par
l'auteur. Mais cette explication sulTit pour que
nous puissions on comprendre le sens ot la rai-
son : elle signifie soula^'er, laisser reposer la
bêle de somme, c'est-à-dire le corps, lui don-
ner sa réruclion et du repos. Le mol /eW a ici
le sens de son original latin Irrarr, soulager.
EGOJÂ, V. n. Muer en parlant dos oiseaux.
V. icocD*. — Fig. Perdre les feuilles en parlant
des arbres
ï — ELE
EOOL.\, EGALA, V, a. Égale:
— Égaler, atteindre, imiter p
EG0L1S.\, EGALISA, W. V, a
rendre égal, uni.
EGOLITÀT, EiiALiTiT, M. s
d'egolilih que dobiint Dteûs
n'y a d'égalité que devant Di
'• EGOSSIÈ, s. m. Valet cl
la garde des juments. V tou
' EGOT.VDO, s.f. Troupoai
EGOUTÂ, ï. a. Égoutter. V
EGOL'TÀL, s. m. Écopo,
creuse pour rejeter l'eau d
bateau.
EGOYÀ, EttAïÀ. y. a. Égay
ser. — v. pr. S'égayer, se rt!
Loyssen-Idus s'egoyd (les o
(Phïb.)
EGREDÔllS;, 9. m. Édredoi
EGROTILLÂ, v. coussbrcui
EGI'IÈYRO, V. oGuiÈTRO.
Eli ! interj. Eh \ Eh ! be. el
EL, ftLO, GUEL, GUÉLo, Slonl
11, elle. ËLES, ËLSES, GUÛLSBS
LOS, Mont, f. Ils, eux, elles.
sonnels sujets se retranche
en pat, comme on lai.
EL, v. ufiL.
ELElli, V. a. Élever, port.
former, donner de l'éducatio
mitlo dieu, pla elebà, sous eft
mille doit bien élever ses enl
ELEB.i, Ado. part, et adj.
— Élevé, qui a de l'éducatio.
pla eleb'ils, ces enfants sont I
ELÈBO, s. m. ot f. Élèvi
est dans une école ou fréqu
BSCUlJLlE.
ELEBOTIEÛ, blebatieD, s.
leur. — Élévation de la saint
eieux sang. Ol'elcbolieû se ca
lévation il faut s'incliner pro
ELECTIEO, elexibû, s. f.i
tieûs noummâs de briibe mi'/ui
bermts, aux élections faites
vous serez, bien gouvernés.
ELECTÙU, BLBTdu, ELECT
qui a droit d'élire.
ELECTRiCiTÀT, s. f, Élec
trique.
GoucI pel fretomén foii
Et prineipalotnén sus i
— 490 —
EMB
ELRMÉN, s. m. Élément.
Toutes lous eleméns se decldrou lo guèrro.
(Pbyr.)
ELEPHAN, s. m. Éléphant, le géant des ani-
■laux terrestres.
ÉLI, V. LfDB.
ELIXIR, s. m. Élixir, inédicamont à base al
eooliquc. Liqueur de table, espèce do ratafia à
môme base. Tel est Télixir de Ga^us, elixirde
Gorrûs. Cette expression a été prise au figuré
pour dire des coups de bâton par allusion au
mot ^ornc, chêne.
Se lou coyssél te prus
Y te forày rojà Velixlr de Gorrm.
(An. espl.)
ELLAY p. EISLÂV.
ELLE, s. m. Le sens précis de ce mot nous
est inconnu. On dit es drech côumo un Hle, il est
droit comme un i. Se rebouti côumo '» elle, écar-
quiller les yeux. S.-Sern.
ELLEBÙRO, s. f. poRPoiLLouÔL,m. Enlevure,
morceau qu'on enlève à la pièce d'un gant pour
faire la place du pouce. Mill.
ÊLLO, s. f. Elle, f. lo, m. nom do la lettre l.
ELLUÔC, ELLiôc, ELLÔc, Vill. adv. p. en luoc.
Quelque part. Avec la négation nulle pari, en
aucun lieu. Pouot pas demourd elluuc ou de-
mourâ*lluoc, il ne peut se fixer nulle part. (R.
luoc, Hoc.)
ELORGI, elàrg^, m. v. a. Élargir, rendre plus
large.
ELOSTIC-o, BLASTic,-o, M. adj. Élastique.
ELOUÈGXÂ, ELOUOGNA, MilL ellègnâ, elo-
GNÂ, V. a. Éloigner, écarter, placer loin. (R.
luèn,)
ELOUÈGNÂT, ÂDo, etc. part. Éloigné, loin.
ELOUÔGE, BLÔGB, s. m. Éloge, louange.
ELOUQUÉNÇO, s. f. Éloquence.
ELOU0UÉXT,-o, adj. Éloquent, qui touche,
émeut par la parole.
ELÙGO, s. f. Grosse chenille. (Esp. oruga,
lat. eruca, chenille.)
ELUÈGNÂ, BLUGNÂ, V. ELOUËGKÂ.
EMAILLOURA p. EMAILLOULi, V. MOILLOUTA.
EMBACÏIELA, v. obrossblà.
EMBAÛ... EMBoO...
EMBARANDÂ, v. a. Entreprendre, embras-
ser. Aquélhôme embardndo tropper poudr rnssl,
cet homme entreprend trop pour pouvoir réus-
sir. S.'Sern.
EMBARANDÛS, s. m. Mouvement, balance-
ment, branlement d'une charrette. S.-Sern,
EMBARDOUNA, v. bostâ.
EMB
EMBARGO, s. m. Oisif qu'on trouve parlont,
et qui est à charge à sa famille. Conq.
EMB.VRRO, s. f Barre des rouliers pouren-
rayer la charrette aux descentes.
EMBARTAvSSA, v. exbodtssocnà.
EMBÈBI, v. K^IBfeFIE.
EMBE(]|LLE. o, adj. Imbécile, nigaud. V.sici.
* EMBÈFÏE, 10, E.MBtiFi, 10, Espl. E!«DIFI, lO.
S.-Ch. EMBfaBi, 10, Monl. GuÈFiE, 10, RIqu. adj.
et s. Dont une lèvre avance sensiblement piusl
que l'autre ; dont la mâchoire inférieure s*H
carte latéralement, ou qui a la bouche contour-
née. Se dit des personnes et des animaai.[
Oquél bedèl es ernbcfie, lou cal béndre ; cauii
a une lèvre trop longue, il faut le vendre, ft
coHop Ires einb^fis dins un houstul poMqutTO^\
pas jomdy hri ûno ronde lo, il arriva une foi!
dans une maison que trois personnes ne pureol
jamais venir à bout de souflïer une chaDd?Ile:|
par un triple défaut de conformation danslei
lèvres aucune ne soufïlait directement devani
elle ; l'une souillait en bas, l'autre en haut,
la troisième de côté. (Esp. belfo, lippu, qaiail
lèvre inférieure plus grosse.) — Simple, idiot
Viad. — Se dit aussi des vases dont le gouk
ou l'ouverture est irrégulière et mal faite.
EMBEGUL\A, v. embocmiâ.
EMBEGURA, embibubI, Réq. r. a. Cémbuge!
imbiber une futaille en y mettant de l'eau, sur
tout de l'eau chaude, afin que les douves .M
rejoignent. — Imbiber en général. Lonèottn
begûro lo lèrro, la neige imbibe la terrn.
EMBEGURÀT, ado. embiborat, ado. pari Ie
bibé, pénétré.
S'elèbo, en pa de sucre, un ontlque cosièl
Embegurât de gfbre et mosticat de gèl.
(Pbyi).
EMBEJA, EBEJA, V. a. Jalouser, porlerenvie
quelqu'un. Envier, avoir envie d'une chose.
EMBhJO, EMBEJOUS, V. EBÉJO, BBEJOCS.
EMBÈL p. EMBÈRS Loi',prép. et art. Vers li
Embèl mièch, vers le milieu, au milieu.
EMFîELOrÔî'O, EMBKLÔPo, s. f. Enveloppe.
EMBELOUPA, v. a. Envelopper.
EMBÈLS, V. baOs.
. \. EMBK\TÀ, iMBENTÂ, V. a. Inventer, imagi-
ner.
2. EMBENTÂ, V. a. Éventer, laisser à l'air:
laisser transpirer une liqueur qui perd ainsi s»
forcée ou son bouquet. — v. pr. S'éventer, trans-
pirer, perdre sa force en parlant d'une liiueur.
— Prendre mal à l'air ou au vent en parlaDl
d'une personne.
EM«E\TÂRI, iMBEKTÂRi, s. m. InveQlaire,
r
EMB
— 491 —
EMB
EMBENTIEÛ, imbentieû, s. f. Invention.
4. EMBENTRA, dbbbntra, v. a. Éventrer,
ouvrir le ventre d'un animal pour Tétriper ou
vider. (R. béntre.)
2. EMBENTRÂ, ESFECBi, MilL v. a. Éventrer.
déchirer le ventre, blesser au ventre. On dit
aassi métré los trlpos ol soulél, (RR. béntre ;
féche.) — V. pr. S'évontrer, se blesser au ventre.
EMBERBESiT,-fDO, adj. Exténué, faible, lan-
guissant, triste. TrâssiO(Vemberhesit,\nhixQ cor\}s.
De souns emberbesits, des sons tristes. Peyr,
(Lat. imberbis, sans barbe, jeune.)
EMBERENÂ, v. embrbnà.
* EMBERGÂ, cobossouna, Cass, v. a. Remet-
tre le gros bout à une latte à battre le blé. (RR.
bérgo ; cobouôsso,)
* EMBERGODÂ, v. n. Prendre plus ou moins
de largeur avec le fléau en battant les gerbes.
Embergodâ pas prou, mesurer trop peu de lar-
geur. Embergodâ trouop, battre sur une trop
grande largeur. (R. bérgo, partie du fléau.)
EMBÈRS, prép Envers, à Tégard.
ËMBERSÂ, V. BERSi.
EMBESQUÂ, V. a. Engluer, enduire de glu.
(R. besc) — V. pr. S'engluer, se prendre à la
glu.
01 bord d*un ribotèl, sus un pont de peyrétos
Ounchddos on de besc on mot quâouqos
[poillétos :
De set miècb ogonit entre se dejouqud
L'aussèl bey ràygo,yb6lo, etse ben embesquâ,
(Peyr.)
EMBESSÀ, V. a. Expédier, congédier, se dé-
livrer. (R. Ce mot est p. emmessâ, lat. irninittere,
envoyer.) — Employer, dépenser. Ou o tout
embessàt, il a tout dépensé. Mill, S.-A.
EMBESTIÀ, V. a. Ennuyer , assommer. N.
Embêter en fr. se dit beaucoup, mais il est très
trivial. (R. bèstio.)
EMBESTIÀYRE, o, s. et adj. Ennuyeux, as-
somant, fâcheux, insupportable.
EMBIBURA, V. bmbbgurà.
E.HBIG0USSAT, ado, adj. Bancal, bancroche,
qui a les jambes torses. (R. bingo.)
EMBIN.4, EMBiNossA, V. a. Avincr, imbiber de
vin une calebasse, une futaille neuve, une outre
trop sèche. (R. bi,) — Fig. Faire boire quelqu'*un
à l'excès .
EMBINÂT,B»BiifossiT. ADO, part, et adj. Aviné,
qu'on a imbibé de vin. — Qui sent le vin, qui a
trop bu. Qui peut boire beaucoup sans être
incommodé.
EMBIO, s. f. Envie. V. ebéjo.
EMBIÔUS, o. adj. Envieux.
EMBIOYSSi. (S'), s'embiètss.î , s'embiàyssâ,
V. pr. S'ingénier, chercher les moyens de réus-
sir, avoir recours aux expédients , à l'adresse,
à l'industrie. Se cal embioyssâ per réussi, il faut
s'ingénier pour réussir. (R. biays.)
4. EMBIRÔU, coMBiRÔu, Mill. cambirôu,S.-.4.
s. m. Environ, alentour, les lieux circonvoisins.
Lous embirôus, les environs, les alentours.
2. EMBIRÔU, adv. Environ, à peu près.
3. EMBIRÔU, s. m. Foret. V. birôu.
EMBIROUNÀ, V. a. Environner, entourer. On
dit plus souvent entoura.
EMBITi, IMBU À, v. a. Inviter. Le vrai mot
pat. est couBiDÀ, quand il est question d'un
repas.
EMBITOTIEÛ, IMB1TATIEÛ, s. m. Invitation.
V.couBfx.
EMBLANQUi, v. emblonqci.
EMBLIDA, V. ouPLiDÀ.
EMBLONQUI, emblanqu/, M. v. a. Blanchir.
Pla lènlous pessoméns etpla lèn lous chagrins
Queturméntouloucur, cm6Îangtti««oitlous crins.
(X.)
E.MBLUÂ, V. a. Teindre en bleu, peindre en
bleu. (R. blu.)
EMBLUAT, ado, part. Peint en bleu ; cou-
vert de bleu ; vêtu de bleu. — s. m. Gendarme.
Ex. moxotos.
EMBOBOUCHI , embabodchî , M. emboucha,
Mont, bntrbboûcha , entrefouillà , C. v. a.
Troubler, faire perdre la suite, le fil des idées.
(R. Les trois premiers mots sont des onom.
quand on est troublé, on bredouille, on bé-
gaye, on fait bo bo bou,) — v. pr. Se troubler,
se brouiller, s'embarrasser, et perdre le fil de
ses idées. Être surpris, troublé, interdit. Se dit
aussi des animaux.
EMBOBOUCHIT, îdo, EMBOûCHfT, Ido, Mont.
ENTREBOCCHÀT , ADO , ENTREPOUILLAT , ADO, C,
part, et adj. Surpris, troublé, interdit, inter-
loqué ; éperdu, qui a perdu la tête, qui ne sait
plus ce qu'il fait par suite du trouble oîi il est.
EMBOBOURINA, engabolrina, Vill. v. a. En-
têter, porter à la tête. Se dit des vapeurs chau-
des et extérieures comme celles d'un four, du
charbon. (RR. bobôvr ; gabôur.) — v. pr. Être
entêté, incommodé par la vapeur du charbon,
par la chaleur d'un poêle, etc.
EMBOLA, embala, v. a. Emballer, mettre en
balles, en paquets ; charger, expédier des effets,
des meubles. (R. bâlo.)
EMBOLÂGE, embaUgb, i/. s. m. Emballage.
EMBOLÂS, bmbolats, embalIys, s. m. Bard,
bayart, civière, espèce de brancard pourle trans-
£MB
— 492 —
EMB
port des pierres et autres matériaux qu'on porte
à deux. (R. bcilo.)
EMBOLIDE, V. imbolido.
EMBOLIXÂ p. KMMOLINA, V. ENDINNA.
EMBOLOSCÀDO, s. f. Frayeur.
EMBOLOSQUÀ, v. emboûrâ.
* EMBOLOSSÂT, s. m. Ce que peut contenir
le bard ou civière. Omb*ûn autre embolossdt
n'y oûrô prou, avec un autre bard il y en aura
assez. (R. embolâs.)
EMBOLOCSÎ , V. a. Surprendre , troubler ,
étonner, étourdir. Séi). V. bmbobouchi.
EMBOLSÂ, V. BMBoGssA, obolsâ.
EMBOLUC, BxoLLC, omollc, MilL molûc, moîc
(pr. mo-iic), Mont. s. m. La hanche, et plus spé-
cialement la tète du fémur ou os de la cuisse qui
entre dans la hanche. Obûre ûno donlôu o Vomo-
lue, avoir une douleur à la hanche, avoir une
sciatique. (R. Le mot amaluc est arabe et signi-
fie croupion.)
EMBOLUQUÂ, V. dbmollqua.
EMBORBÀ (S'), V. pr. Mettre des racines en
parlant des boutures, surtout des chevelées.
(R. barba.)
EMBORGA, EXBAR6Â,5.-.4. v. a. Embarrasser.
EMBORGAT, exbargât, âdo, part. Embar-
rassé.
EMBORGÀT, EMB0RG0GN.\T, ADO, adj. Déloyal,
de mauvaise foi. Larz. (R. embârgo.)\. trofe-
CÂT.
EMBORGÀYRE, s. m. Celui qui fait le com-
merce de plusieurs choses diverses, spéciale-
ment des vieilles rosses. Larz, — Oisif et ivro-
gne, qui en entraîne d'autres dans le désœuvre-
ment.
EMBORGLNÂ, v. a. Tenter des expériences,
faire des essais hasardeux. Séc.
EMBORGLXÂYRE, s. m. Fantasque, qui tente
des expériences, qui poursuit des inventions
bizarres. Sév.
EMBORGOGNA, v. a. Embrouiller une affaire.
* EMBOROYRÂ. v. a. Mettre un ou plusieurs
sotons à un animal avec la racine de vératre.
borâyre. Là ou manque cette plante, qui ne se
trouve que sur les montagnes du nord de notre
département, on se sert de rdlcbore f^^tide ou
de l'ellébore vert, meilleur, mais plus rare. On
établit ces sétons que la science vétérinaire
appelle trochisques, aux oreilles pour l'espèce
ovine et porcine, au fanon et au poitrail pour
les autres animaux domestiques. — Empoison-
ner avec du vératre. On fait une décoction avec
la racine de vératre et du blé noir ou autre
grain. Le grain ainsi cuit tue les animaux qui
en mangent. Emboroyrâ lous rats, los pôuîos,
empoisonner les rats, les poules avec do véra-
tre. Mont. — V. pr. S'empoisonner en mançeaBt
du vératre ou du grain cuit avec cette plante.
Les signes de cet empoisonnement sont le mil
de ventre et l'écume qui vient à la bouche de
l'animal.
EMBORQUÀ, EMBARQUA, M. Y. a. Embarqutîr,
mettre sur une barque, un vaisseau, ou menas
sur un véhicule. — v. pr. S'embarquer, moa-
tcr sur une barque, un vaisseau. Partir sur un
véhicule quelconque. Prov. Que s*embàrquo%9 '
pas tonjour bH tems, qui s'embarque n'a pis
toujours beau temps.
EMBORRÀ, BMBARRÂ , v. a. Enfermer. (R.
borrâ.) V. clalrb. — Enrayer une charrette ea
serrant une barre contre une roue pour Tem-
p(^cher de tourner. — v. pr. S'enfermer. — De-
venir très mauvais , neigeux, en parlant da
temps. Lou tems s'es emborrât, le mauvais temps
ne permet plus de voyager.
EMBORRÂS , EMBARR.is, M. s. m. Embarras.
EMBORRÂT, BMBARRÂT, ADO, part. Enfermé.
— s. m. Enfermé. V. bscloûfit, 2.
EMBORRIQUÂ, bjubarriqua, M. v. a. Enton-
ner, enfutailler, mettre le vin dans des futailles.
(R. borrico.)
EMBORROSSA, embarrassa, M. v. a. Embar-
rasser.
EMnORROSSAT, âdo, part. Embarrassé. In-
certain, hésitant. £*« emborrossât côumo'n rat
ombé très nôuses, il est dans un grand embarras
et ne sait quel parti prendre.
EMBORROSSIBÔUL, adj. Embarrassant, qoi
embarrasse ; difficile à porter avec soi en par-
lant de certains objets.
* EMBORRUGA , v. a. Causer des verrues,
des durillons , des excroissances charnues.
Séc. (R. borrûgo.) — Gâter un ouvrage.
EMBORRUGÂT, ado, part, et adj. Verruqueux,
couvert do verrues. À surface raboteuse, iné-
gale. On dit d'une carrière de pierre qu'es em-
borrugddo, quand elle ne présente plus que des
parois inégales et aucun banc de pierre facile à
extraire. Marc.
EMBORROOÂYRE, s. m. Mauvais ouvrier qui
gtUe un ouvrage, dont on ne peut corriger l'ou-
vrage .
EMBORTOSSÂ. v. enroumega.
EMBOSTÂT, ADO, adj. Xiellé , gâté parle
brouillard en parlant des fruits. MilL V. neplIt.
EMBOSTORDI, embastardi, v. obostordj.
EMBOUCAT, ado, adj. Qui a bon appétit, qui
manp:e bien. Se <lit surtout des animaux de. l'es-
pèce porcine. (R. bôuco.)
EMBOUCHA, V. a. Ensacher dans de gros
EMB
— 193 —
EMB
lacs. Emboucha de lôno, de blat, ensacljer do la
laine, du blé. (R. boiukho.) V. e.nsoqiâ. — ^ Mèt-
re son argent dans des sacs, faire le magot, la
)oule de neige.
EMBOUFÀ, EsiBouFELÀ, V. a. Engloutir, avaler
[loatonncmenl. (R. boufo.)
Emboufèlo lo soupo et broussolous coûKUs.
(Bald.)
embouillâ, v. romboilla.
embôul, v. embrôll.
EMBOL'LIDÔU, V. BOULiDÔu ; MOiLfiNC.
EMBOULIDOUXA, v. a. Embourber, enj^ager
laos un bourbier, dans un terrain gras, dans
ine fondrière. Emboulidounâ lo corréto^ em-
ïDurber la charrette. (H. bouliddu.) — v. pr.
^embourber, s'enfoncer dans un bourbier, dans
me fondrière. Dans ce dernier cas on dit mieux
hriXOULENQUÂ.
EMBOULZEXi (S'), v. pr. S'embrouiller en
parlant d'une certaine quantité de fil. V. rom-
ioiLiÀ.
; EMBOULZENAT, ado, adj. Qui a la respira-
n embarrassée par suite de l'asthme ou de
embonpoint, qui respire avec effort et avec
it. (R. bôiilzos.) — Part. Embrouilhi en par-
t du fil.
EMBOCMÂ, embaOmâ, m. v. a. Embaumer.
Iianner, enchanter, séduire.
Mèstre de sous désirs, bey pas res que
(Bald.) [V embaume.
EMBOUMIÀ, EMBOUHEMIA, Mont. V. a. Emba-
iner, embobiner, embabeliner, amadouer,
oler, séduire par des caresses et dos men-
ges. (R. bouômi.)
E.HBOU.\\A, V. ESTRiPÂ ; exalolti.
ÎMBOUWÂDO comme bextrjIdo, 1 .
EMBOUQUÂ, V. a. Invoquer, prier.
'iMBOUOyA {SO, v. EMBOYÀ (s').
^ÏMBOÛR.V, emoaCra, embolosquà, exjoOra,
V. a. Effrayer, effaroucber ; écarter en
ayant. Oquél co m'o emboûrados los fe'dos ,
chien a elTrayé mes brebis et les a dispersées.
métré im houôme dins lo conobièyro per
ûra lous posnerâts, il faut mettre un man-
uio dans la chènevière pour écarter les
neaux. — v. pr. S*effrayer, avoir peur, s'ef-
ucher, se disperser, fuir de peur. S'inti-
r, se troubler, perdre le fil de ses idées
t3ne impression de frayeur.
BOCR.VDO, e3ibaOrâdo, s. f. Reproche, ad-
estation par laquelle on intimide, on effraie.
ioquddo ûno emboûrado, il Ta vivement ad-
«sté, il Ta fortement grondé. (R. emboûr'i.)
EMBOCRAT, âdo, etc. part. Effrayé , qui a
pour, qui est sous une i;nprossion do frayeur.
On dira de quelqu'un (['li a d(i l'assurance et
qui garde son sang-froid : Es pas embolosqunl
oquél d'oqul. il n'est pas timide celui-là, il ne
s'iiiliinide pas celui-là.
EMBOCRAYRE, o, s. m. et f. (îrondour, euse;
qui cause des frayeurs, qui fait (b's menaces.
EMiiOURDE.SCAT, ado, adj. Hargneux, de
mauvaise humeur; sournois, boudi'ur. (R. bour-
dcsc, qui, dans le pat. du Tarn, signifie brusque.)
EMHOURDrFAT, âdo, adj et s. Déguenillé;
gueux, mendiant. (R. bourdnfdillo.)
EMBOUROXA, embourlhâ, v. oaouRLni.
EMROrRXEG.i (S'), v. pr. S'olTonler, s'écrou-
ler. Bclm. V. DEBOrSELÂ (s Kl.
I
EMBOrilXEGADO, emboi îixénc, kmbourxen-
cAdo, v. embocsexado.
emrorrra, debourra, desl»amp.v, .1/. espom-
PEiii, ESPAMPEGÂ, ESPOMPEI.Â, Viad. ESPALMV, S.-
Sern. espalmâ, escoC.ma, Est. moje.nqlâ, eîio-
jEXQiJÂ. V. a. Lbourgeonner, cMer los bourgeons
inutiles. Épam}>ror , <Mer les bourgeons déjà
grands, le pampr^, inutile. Les neuf premiers
termes ne se disent que de la vigne dont on
enlève les bourgeons et l.'s pampres (jui ne
porttmt pas de raisin. (RR. bourre; pàmpe ;
espaûm e ; m ojmc. )
EMROrRRÂ(iE, DEBoiiiiRu^E, s. m. Él^our-
geonnemont, épamprot^e de la vigne.
* EMB01:RR0LjMBÂ, v. a. Mettre le gros gre-
lot à un mulot. (R. bourruumbo.)
*EMROrRROLiM!^ÂT, ADO, pfrt. À qui on a mis
le gros grelot. — Fig. Embarrassé en parlant de
la poitrine. Estoumdc embourroumbàt, poitrine
embarrassée. Larz.
EMROrRSO, V. (:oPEs:;iLo.
EMBOIJSEX (S'), V. DEBousEi. (si:).
EMBOUSEXÂDO, | embouk.nejûdo, embotr-
NENCADO, Belm. HîÂDo, qqf. hkîâdo (avec h. as[».),
Entr. EMBROULÂDO, Conq. s. f. E.'iinoiJBNÉNC ,
Belm. EBOusÈL, Pcfrl. s. m. Kboulis, aiuas de
terres, de mafères él»ouK):)s. É!)Oulement, ac-
tion de s'ébouler. (RR. buuao, hlqo.) — On dit
aussi par calaclirèse bed?:l , utDfcL, truèjo,
lorsque c'est une partie d'un mur qui s'est
éboulé, avec les terres qu'il soutiuiait. Oquclo
porét fach un bedl, ûno tru'jo, mot-à-mot, ce
mur a fait un veau, une truie.
^EMBOCSSÂ, em.jaDssâ, emijolsI, v. a. Pousser
dans un précipi/^o, jeter dans un cr.'ux, .I:\tis un
abîme. (R. baûs, bals.) — Fig. .Jeter d.ins un
mauvais pas, dans une mauvaise affaire. — v.
pr. Tomber dans un abîme, dans un précipice,
[
1
EMB
— 494 —
EMB
dans un croux, dans un enfoncement. — Fig.
S'engager dans une mauvaise affaire, conclure
un contrai désavantageux ; s'enfoncer, se ruiner.
EMBOÛSSÀDO, BMBOLsÀDo, s. f. dim
EMBOOSSODÙU, s. m. Précipice, creux,
fosse. Mauvaise affaire où Ton s'est engagé.
EMBOUTÀ, EMBUTÀ, S. Sern. enfounillà, Vill.
V a. Entonner, verser une liqueur dans une
futaille, dans des outres. (R. bôuto ; embût ; en-
founil.) — Plus souvent v. n. Remplir ses bar-
riques ou ses outres de vin en parlant d'un
charretier.
EMBOUTA (S'), s'bmboutorrà, Est. — s'em-
BouTiNÀ, s'embrounqcâ , Bslm. v. pr Bouder
faire la moue, se renfermer dans un silence
boudeur, v. bouta, 3.
1.EMB0UTÂT, EMBUTAT, ENFOLNILLÂT, ADO,
part. Entonné, mis dans des futailles ou dans
des outres.
2. EMBOUT AT, bxboutorrât, bxboutinat,
BMBROCXQLÂT, ÂDO, part, et adj. Boudeur, sour-
nois ; mécontent de mauvaise humeur.
* EMBOUTEILLA, v. a. Mettre en bouteille,
entonner une liqueur dans le verre. (R. bou"
téillo.)
EMBOUTEILLÂT, ado, part. Mis en bouteille.
EMBOUTI, V. EMBOUYRIQUÂ.
EMBOUTODÔUYRO, s. f. Grand entonnoir en
bois ou en for-blanc. (R. emboutd.) v. exbût.
EMBOUTORRA (S'), v. embouta (s').
EMBOUTUMÀ, V. a. Obstruer, engorger, Jlfo»^
V. BXGOURGA. 1.
EMBOUTUMiT, ado, part. Engorgé. Touèl
ernboiUumât, acqueduc engorgé. — Gorgé, trop
repu, qui a une indigestion. Obère Vestoxunâc
emboutumât, avoir l'estomac trop plein, avoir
une indigestion. Mont.
EMBOUYÀ, V. a. Envoyer.
EMBOUYODÙRO, v. embovodûro.
EMBOUYRIQUÀ. embout/, Sét. v. a. Empiffrer,
gorger, faire manger avec excès. (R. bôuyre p.
ôuyre. Le 2® mot vient de bôuto.) — v. pr. S'em-
piffrer, se gorger, manger beaucoup et grossir.
Un houôme que mônjo pla et que fo pas res s'em-
boutlSf un homme qui mange bien et qui ne
travaille pas, s'empiffre.
EMBOUYRIQUÂT, Ado, emboutit, foo, part.
Empiffré, trop repu. Gros et gras, qui grossit et
ne grandit pas. Trâsso d*embouyriquât, gros
marmot, gros marmouset.
EMBOUYSSEL, embouysselâ, v. boutél, bou-
tbilla.
EMBOUYSSOUXÂ, | bmbortossa, bmbartassà,
S.'A. V. a. Clore de buissons, entourer de buis-
sons , garnir de buissons, protéger arec dn
buissons. (RR. ^ouyssJu; bortds.)
EMBOXELÂ, V. a. Mettre le foin, la paille m
grosses bottes qu'on fait traîner aux aoimnt
(R. boxêl.)
EMBOYÀ (S'), s'embouqua, ViU. s'oion
Aub. SB poutouna, s'bmpoctousbja, MofU.y.
Se baiser en parlant des pains qui se loa<
au four et portent ensuite l'empreinte de
contact. Oquélos tôurtos se sou emboyàdos,
gros pains se sont baisés. (RR. Le \
rappelle le lat. ftcwiarc ; les deux autres tiet
nent de bôuco, et les deux derniers depoïilk\
EMBOYÀT, ÂDO, etc. part. Baisé, qui s'ei|
touché au four en parlant du pain.
EMBOYODÛRO, bayadlro, M. bmioccob
Vill. oboucodûro, Aub. s. f. pouTÔu.lfant. s.
Baisure ou biseau, endroit par lequel un
en a touché un autre dans le four.
EMBRANQUA, v, roma, 1,
EMBRASSELÀ, v. obrossbla.
EMBRAYA, V. embrèta.
EMBREGOUNÂ (S'), v. pr. S'encanailler, k
venir canaille, polisson, vaurien. (R. brégon.)
EMBREGOUNÂT, ado, part. Encanaillé; pi
lisson, vaurien, fripon.
Tràsso d*embregoundt t'openriô toun mesfl
(X.)
E.MBRÈYÂ , EMBRIÈYA , BMBROTA, EIllàfH
EMBRAYA, M. V. a. EnivrcT, griser. (R. (bru]
Plus souvent entêter, donner dos ve
des pesanteurs de tête, étourdir en parlant
vapeurs et des odeurs qu'on respire et qni
fectentle cerveau. Lou fun del bi cmMjfO, I
vapeur du vin entête. Los flours embrff^
les fleurs portent à la tête, entêtent. — ^-t
S'enivrer , so griser. — Être entêté, étouri
avoir des vertiges causés par des vapeurs «(
des odeurs.
EMBREYÂT, embraygat, ado, etc. part. U
tête, étourdi, enivré.
EMBRIÈYC, lÈYGo, adj. Enivré ; étourdi, à
teint d'un commencement d'asphyxie. (R^^
EMBRIQUÀ, BuiQUA, V. a. Émier. émlm
réduire en miettes. (R. brko.) — v. pr. S'émie?
s'émielter, se réduire en miettes.
EMBROGÂ comme broga.
* EMBROGOGNiT, ado, adj. Mal culotté]
contraint, serré, m«l à Taise dans le pantalo»
Trdsso d'embrogogndt, terme injurieux. {R**
brogd.)
EMBRO.NCOMÉN, bmbrancamén. s. m. »
branchement, point de jonction d'une Toi«l
une autre.
j
EMB
— 495 —
EMM
EMBRONDÂ, BMBRA-NDÂ, V. a. Enflammer, em-
raser. (B. lai. branda, torche, du sax. hranâ,
m.) V. pr. S'enflammer, s'embraser.
EMBROXQUÀ, BMBRANQUÀ, M, V. a. etpr. Em-
incher. S'embrancher.
EMBROSÀ, EXBBÀSÂ, M. v. a. et pr. Embra-
\r. S'embraser.
'EMBROSOMÉN, bmbràsomén, M. s. m. Em-
isement.
iIMBROSS.V, embrassa, M. v. a. etpr. Embras-
\ S'embrasser.
-EMBROSSADO, v. brossado, 2.
[IMBROSSOMÉN, E.'BBRAssoaiÉ.N, M. s. m. Em-
issement.
r
EMBROSURO, e.vbrasuro, M. s. f. Embra-
re, retrait dans un mur au bas d'une fonôtre.
fEMBRÔUL, EXBOUL, s. m. Embrouillement,
dit du fil, des choses brouillées. (It. imbro-
10, m. s.) S.-A. y. ROMBAL. — Fig. Embrouil-
lent, brouillamini ; affaire embrouillée. —
j^rdwi se dit aussi delarenoncule des champs
de quelques autres plantes à graines crochues
li brouillent les fils où elles se prennent. V.
ISIFÔ.^.
fiMBROULÂ (S'), V. pr. S'ébouler. Conq. V.
lOUSELÂ.
tEMBROUXQUÂ (S'), v. pr. Broncher ; faire
lechule. (R. brounquâ.) — S'offenser; bouder.
Im.X. EHBOUTA (s').
LÎMBUC, s. m. Petit entonuoir pourgorgerla
daille.
MBUFA (S'). V. pr. Se fâcher, s'irritor, se
mterla tête. Belm.
[ïMBUFAT, ÂDO, part. Filchô ; exalté, qui a la
montée.
IMBUFERLi., V. ensoitrcelI.
[EMBULLÂ, V. ESTRiPA, I.
SIBULLÂDO comme bentrado, 1.
EMBUQUÀ, embutâ, Mont. v. a. Gorger les
^8 et autres volailles. On dit en fr. appâter,
ipâler lorsqu'on gorge un animal avec de la
t. (RR. embue, embût.) — Gorger, empiffrer,
manger avec excès.
[KIBUT, s. m. Entonnoir. C'est ordinairement
ilonnoir de petite ou moyenne dimension qui
>rlelc nom d'ernbût. Dans bien des lieux l'en-
moir de grande dimension porte un autre
5©. V. FouîfiL (B. lai. embutxtm, it. imbuto,
^•tinbudo, V. fr. embut, 135i, basque embu-
^1 m. s. du celt. bot, vase pour le vin, d'où
buta, tonneau, b. lat. bola^ tonneau, basque
petite outre, v. fr botte, tonne, esp. bote,
ineau île vin d'une certaine mesure, bota,
lîe, tonneau, it. botte, tonneau. V. Bullet
U*<m. cêlt, au mot bota. — Boudinière, enton-
noir pour faire les boudins, pour entonnerla
saucisse.
EMBUTÂ, V. a. Entonner le vin. V. embolta.
— Entonner la saucisse ; entonner le sang pour
faire les boudins. — Appâter. Mont. V. eubuqua.
ÈME, V. ÈYME.
EMÉXDO, oMfiNDO, AMÉNDO, M. S. f. Amende,
peine pécuniaire. Es estAt coundomiât o l'$méndo,
il a été condamné à l'amende.
E.METIC, emeïIque. s. m. Émétiquo, vomitif
EMIGRÂ, amigrâ , V. n. Émigrer , quitter son
pays.
EMINÂL, V. MiN.vL.
EMIXO, V. bem/no-
EMMAXOUILLÀ, v. a. Bottoler, lier par petites
bottes, le chanvre, les sarments, etc. S.-A. (R.
manôul.)
* EM.M.W'DIXi (S') p. s'KMMOYRiNi, V. pr.
S'accoutrer comme une vieille grand'mere,
comme une vieille femme. Vill. (R. moydino p.
niojjrlno, marraine, grand'mere.)
EMMEXA, V. a. Emmener. Pe;/r. Mot douteux.
EMMERDA, V. a. Embrener, salir de matières
fécales. (R. mèrdo.) — Mépriser au plus haut
degré.
EMMERSA, EMJiKSsÂ, C(un. embbss.4, S.-à. v.
a. Employer ; utiliser. Emmersd lo seménço,
employer la semence. Peyr. Obcn etnmessddo
tôuto lo caûs, nous avons employé toute la
chaux. (Lat. immittere, immissus, envoyer, met-
tre.) — Marier, placer, établir. — v. pr. S'em-
ployer, être employé. — Se marier, s'établir.
EMMOGXOGUÎ, emmagnagui, M. v. a. Délica-
ter, dorloter, choyer trop, traiter avec trop de
délicatesse, mignarder, rendre douillet, mignard.
Se dit surtout des mères qui par une tendresse
mal entendue et des soins exagérés gâtent leurs
enfants. (R. mognâc.)
EMMOGOSIXÂ, EMMAGASIN.Î, V. a. Emmaga-
siner, mettre en magasin.
EMMOGRIÂ, EMMAGRiÂ, M. y, a. Amaigrir,
rendre maigre. Lo corèmo m'o emmogriât, le
carême m'a amaigri. (R. mngre.) — v. pr. Mai-
grir, amaigrir, n. devenir maigre.
EMMO(iRIÀT, emmagriAt, Âno, part. Amaigri.
EMMOILLOUTÀ, V. moii.loutà.
EMMOLIÇA (S'), s'bmmaliçv, v. pr. S'irriter, se
courroucer. S'envenimer. (R. moliço.)
EMMOLIXÂ, E.WM0LINNA, V. ENDINN.4.
EMMOXOUTÀ, EMMANOUTÂ, M. V. a. Emme-
notter, mettre les menottes. [K.monouôlo,)
EMMONTELÂ, emmantelA, M. v a. Emmante-
1er, couvrir d'un manteau. (R. montèl.) — v. pr.
S'emmanteler, se couvrir, s'envelopper d'ua
manteau.
EMP
— 196 —
EMP
EMMORGAT, ado, adj. Qui a des manches.
(R. mârgo.)
EMMOHIXA p. EM.MOLi>'Â.
EMMORIXA (S). s^EMMARi.NÂ, V. pr. Tour-
ner au su(i en parlant du vont. .S.-J. (H. mori.)
EMMOSQt'A, KMMASQi'Â, Y. a. Masquer, cou-
vrir d'un masque. (H. mdsco.) — Ensorceler. V.
BNSOURCKLÂ. — V. pr. Se masquer. V. mosqlâ (sf).
EMMOSQUAT, kmmasqu At, ado, M. {)art. Mas-
qué, couvert d'un masque. — Ensorcelé. — s.
m. Olui qui est masqué. Lous emmosqudu, les
gens masqués .
EMMOSTIQUÂ, KMMASTiQi Â, y. a. Mastiquer,
joindre avec du mastic, fermer avec du mastic
ou une paie fîluaute.
EMMOULEXQUÀ (S'), s'omolleyâ, Se(/. v. pr.
S'embourber, particulièrement s'enfoncer dans
un terrain gras, une fondrière. (KR. moulénc ;
mOUOl.) t. EMBOULIDOtN.l.
EMM01:LL\A(S'), s'ebrenâ. Mont. v. pr. S'é-
mier, s'émietter, se briser. Se dit de tout ce qui
s'émiettc, se brise en petits morceaux, comme
une farce, iofromaj:^^ nul pr/'paré. Oquél fnrçnn
s'csiout emmoulindt.c.Mo farci* s'est toute émiet-
tée. Oquél fronmdfje es gros cl s'chrnio tout, ce
fromage est friable et se brise. (RR. Le I" mol
viejit de mouli, parce qu'un moulin moud ou
concasse ; le 2*' de brcn.)
* EMMOUNEDÂ, omoinehâ, v. a. Mettre en
monnaie, pourvoir de monnaie. (R. monnnl >.)
— V. pr. Se pourvoir île monnaie, recevoir de
la monnaie.
EMMOL-WÂ, v. ENGLOLTI.
EMM0Uf{R01LLA, v. sioiruoiî.lâ ; mi sei.â.
EMM01:RT0YRA , EMMonnif^ivnv , KUMori-
TAYDÂ, M. v. a. Crépir, ^'arnir de niorli.T. .Vssu-
jétiravec du mortier. (R. inourliè.)
EMOILLA, V. a. Émailler. Peur. Mot doulv^ux.
V. MIUGOILLÂ.
EMOILL.VT, ADO , part, Émnillé. Ûno bdijo
emoUlàdo, une bague émaillée. (Froni.)
EMOJEXQUÀ, V. RECCRA, 2.
EMOLÛC, V. embolih:.
EMOLUQUA, V. desemboluqua.
EMOXniPA, V. a. Énnnciper.
EMOXCIPOTIEf:, s. f. Émancipation.
EMOULÔU, EMÔL'N, V. V.OrLÔL\
r
EMOUXIL, oMorML, mounil, S. -A. s. m. Om-
bilic, nombril, trace ou cicatrice laissée au mi-
lieu du ventre par la clrite du cordon ombilical.
— Trou pratiqué au milieu du sep pour fixer le
soc de l'araire. Cam.
r
EMOUSSA, V. CAPESCOL'DRE.
EMPACII, s. m. EMP.ÎCHO, f. Obstacle. Fa em-
pdeh, fa' mpdch, euibarrasser, empocher, gêner
la circulation, n'être pas à sa place en parij
d'un objet. (It. iwpaccio, embarras.) — Pi
Quand ocouo des antres nous fo embéjo. «si
nouôstre nous fo enipdchy quand le bien ifaal
excite notre envie, nous sommes méconl^i
de notre sort. — Au pi. empdches sigmûe thm
objets qui embarrassent.
EMPARA, V. EMPOLÂ.
ÉMPE, h. m. Ilf-RBO DE LO SB.MÈGXO, OCatll
d'vse. Grande consoude, plante astriQîïen'.e
tonique, cultivée pourses propriétés. Le sec
nom lui vient de son efficacité contre ladj
senterie, le 3® de ce que ses feuilles sonli<
gués et ovales comme des oreilles d'àue. L'ai
plication de sa racine guérit les gerçures et Tj
ritalion des seins. (R. cmpe//d, s'attacher roaa
de la poix, ce que fait la racine dont le suc
gluant.)
EMPECADAT, ado, adj. Chargé de péchi
ploni^'é dans le péché. Vill. (R. pecàt.)
EMP£(»Â, V. a. Empiger, poisser, enduirej
poix. (R. ;^^70.) — Fig. Salir avec une mali^
gluante. — v. pr. Se poisser. Se salir ai
quelque chose de gluant ou de gras, (yjj
pirhnu s'es anpegdt. oinb' oquélos counjitùi'Oi,
enfant s'est poissé avec ces confitures.
EMPLCiXO, s. f. Enipeigne, dessus du soulij
EMPELA, V. a. Engloutir, dévorer, ev,
glou tonne ment. Lan chi n empeldi un povlX
cliitMi a «'iiuflouti un poulet. S.-Sern.
EMPKLÂL, V. soDÔuL, 2.
EMPKOlî, lîMPËoinÀ, V. empieTt, bspieîUj
i.EMPERIÂLO, iMPERiÂU), s. *. Imporiî
le dessus d'une diliirence.
2. EMIM":RLVL0, imperiâlo, s. f. pox,
cnorpôr. Mont. s. m. Croupe, partie d'ua
qui couvre un pignon tronqué et qui eslji
aiu f u*es ou é;.'Ouls par les art^tiers.
EMPLiitiSSAP^E, iMPERiss.iPLE, o, adj. Im]
EM[M:[U'T, i'Do, adj. Obéré, insolvabK
péri.) — InVi^lide, ruiné, qui a perdu savigui
et est incapable de travailler.
Un li crido : pelaûd, et l'autre : tougoillàs|
Lous autres : bièl rofart, empei^ii, secoilU^
(Dald.)
EMPKRSOUXÂT, ado, adj. Qui a une bs
taille, (Iv^ la prestance, qui est beau, gailii
(R. pers'Uino.)
EMPERTR, V. OMPERi'R.
EMPES , s. m. Empois, colle faite avec
l'amidon et dont on se sert pour rendre leliî
plus ferme et plus lisse.
EMP
— 197 —
EMP
.EMPESA, V. a. Empeser, accommoder avec
Tempois.
lEMPESÂT, ADO, part.ot acij. Emposé. — Em
;é, prétentieux, trop ro('hcrché dans sa misj
;ses manières.
LMPESAYRE, o, s. ni. et ï. Empos(Mir, (miso,
empèse.
E.MPESOUILLA, v. a. Donner, communiquer
poux. (R. peaouL) — v. j)r. Contracter de la
line, ôtre atteint de vermine.
WPESTA, V. a. Empe.ster, infecter, empuan-
Pnl qy'cmpêsto, ça em[)este.
LMPETEGÀ, V. a. Empêtrer, embarrasser,
»liqa"r, engager dans une alTaire dôsai^réa-
[W. peléffo.) — V. pr. wS'emp«Hrt'r, s'enibar-
;er , s'enp:ager , s'enj^luor. Peyrnt dit en
lant des oiseaux (jue l'on premi avec un
leau et de la glu :
Sepossoro pas cap qu'oun holguo ripousla
Il troumpàyre coubft de bostre roppelayre ,
It de s'empeteguâ noun lordoro [>as gdyre.
UPETf{AT, .\Do, adj. arch. Cachet/; avec de
[eiro ou de la piUe. Létro empêtra do, lettre
;i cachetée.
[PEVSSOUXA, V. a. .Vleviner, em|»oisson-
peupler d'alevin, de petit poisson. (Peys.)
[PEYTA, KMPEVTRA, V. a. Empêtrer, embar-
ler, entraver. (Lat. impeditare, m. s.) — v.
►'empêtrer.
iPEYTAT, EMPEYTRÂT, ÂDo, part. Entravé.
[PÈYTOS, EMPÈYTROs, s. f. pi. Eutravcs ;
fesqui embarrassent, qui empêchent d'agir,
mcombrent.
IPiEÛ, E.MP1ECt, EMPfeOU, GROFIEÛ, iS.-/l.
(RTiDôu, s. m. 6.NTO, o.^so, qqf. flaûjo, VilL
fe, ente, scion qu'on grelTe sur un sujet.
'edc poulits empèous, avoir de belles grelïes.
y un grofieû pla goiUàrd, voilà une grelîe
vigoureuse. . •
IPIECTA, empeol'tâ, o.nsâ, onta, Mill. es-
\U issoBTÂ, V. a. Greffer, enter. On grelîe en
I, en couronne, en fltite ou trompette, en
Isoa, etc. (R. voir les mots précédents.)
\vL que per hosdrd aoutres cops un postrou
|èt, en petossén so pichoto.chaumièyro,
iroutôu destocat d'ûno bronco fruchièvro,
lou trounc d'un bouyssou noubèlomén
[rcssat ;
l'oqnél sutjèt fronc, per lo sabo poussât,
lofondo del souc prenguètûno aoutro bido.
lonièro d'o/ifa d'oqui dounc es soli.do.
Mo, oquô se sap, de may d'ùno foyçou,
r'éoutros , en troumpéto , en féndo , en
(Peyr.) [escussdu.
EMPILA, v. a. Empiler, mettre des choses
Tune sur l'autre. (U. pilo.)
EMPiUO, v. oMPiiU).
EMPL.VSTllE, s. m. EmpliUre. Empldstre de
pé'jo, empMtnMle poix. In emphtstrtt de contoril'
los, un vesicatoire. (It. iinpinslro, gr. ^aTTÀaoroov,
m. s.) — Prov. (koui) y fo côumo un empldstre
sur uno combo de bonis, so dit d'un remèiie qui
ne produit aucun elTt't. — EmpbUre, soufllet. —
EmpbUre, [lersonne invalide, faible, ou embar-
rassante et ennuyeuse.
EMPLEGA, EMPLOI YA, v. a. Employer. — v.
pr. S'emplover; être employé.
EMP LEGAT, k.mploiiyât, âdo, part, et s. Em-
ploya'.. L'emplcfjdl de tdillos, le percepteur, l'em-
plovi' di's contributions dirt^ctes. Peyr.
E.diMJ, V. a. Em[)lir, remplir. (Lat. implere,
m. s.)
EMl'LOCOML.X, ehplaçoméx, M. s. m. Eninla-
cernent.
"* EMPLOSTU.i, EMPLASTRÂ, M. V. a. Couvrir
d'empbUres. — Couvrir d » mUières [nolles ,
les jeter contre. — Donner un soufllet, des souf-
flets.
EMPLOSTKIQUA, v. a. fréq. du précédent.
Appliquer, alïicher. Mont,
D'obord o lo mairio on es emplostricuL
(From.)
EMPLOUllA, V. a. Implorer, prier, conju-
rer.
EMPLOUY.V, EM?i.oLYÂT, V. E«?' r.(;.\.
EMPOCHA, EMPACHÂ, V. a. ^-iiiP-êcher. (R. em-
pnch.) — \\ pr. S'eîiîpêcln^r ; se contenir. PowJdc
pas m'en empocha, ou m'en poudde pa' mpochd,
je ne puis pas m'en empêcher.
EMPOCHOMLN, empacîio^kln, .5/. s. m. Em-
pêchement, obstacle.
EMPOLA, EMPAuv, M. V. a. Empaler, enfoncer
un pieu dans le corps. (II. paL) — v. abs. En-
foncer plus ou moins un levier sous lo fardeau
qu'on veut mouvoir. As trop emparât, tu as trop
enfoncé le levier. Empàlo may, enfonce davan-
tage le levier.
EMPOXOCIIA, E'iPAXACHÂ, M. v. a. Empana-
cher, nii'ttre un panache.
EMPOXOCHÂT, ÂDO, part. Empanaché, huppé.
Lou yal emponochilt, le C()'[ empanaché. Coc.
EMPOPLLLOrXÂ, V. a. Embéguiner, coiffer
d'un béguin ou d'un liii^^e (*n (orme de béguin..
Lo béguin était une es()èce de ca[)Uchon ou do
coiffure que portaient les béguines. (R. popil"
loun, lat. papilio, papillon.)
EMPOPILLOUXÂT, .\do, empapillounàt, àdo,
part. Embégainé, encapuchoné.
EMP
— 498 —
EMP
Mais qu'es oquôl bobdou mountét sur de floiitos,
Qu'o lou cap dins un sac, et lous uèls joust
[de cùtos?
Noun serio pas oyçô qualque furgo-bourgiîôu ?
Qu*es empopillounàl ! Sayque o poou del û^ou.
(Peyr.)
Dans la 5« édition des œuvres de Peyrol,
page 93, on lit empopouillounât ; mais ce doit
être une faute de typographie, puisque le dic-
tionnaire qui est à la fin du volume porte empo-
pillounàl f et la traduction albigeoise empa-
pilloundl.
EMPOQUETÀ, EMPAQUETA, 3/. V. a. Empaque-
ter, mettre en paquet. Envelopper comme un
paquet. (U. poquét.)
EMPOQUETAT, âdo, e.^paqiîbtat, ado, M. part.
Empaqueté. Enveloppé , emmailloté. Ay! qu'es
ernpoquetdt ! Comme il est emmailloté I /*ei/r.
C'est une variante du premier hémistiche du
dernier vers de la citation précédente.
EMPORA p. EMPOLÂ.
EMPORÀ (S'), V. pr. S'emparer, prendre.
EMPORROUSINÀ, emparrolsinâ, v. a. Mettre
de la poix résine, employer de la poix résine
pour pratiquer certaines soudures. (R. por-
rousino.)
EMPOSTÂ, BHPASTÂ, M, BMPosTiQuÀ, v. a Em-
pâter, couvrir de pâte; rendre pâteux. (R.poiitl.)
— V. pr. S'empéter, devenir pâteux, se remplir
de pâte. Se dit d'un moulin lorsque le blé n'est
pas sec et qu'il se convertit en pâte au lieu de
donner de la farine. ^Lou moull s'empdsto, le
moulin s'empâte.
EMPOSTAT, ÀDO, EMPASTÂT, ADO, part. Em-
pâté, couvert de pâte.
EMPOTUFÂ, V. EMMOSQUi.
EMPOUCHA, V. a. Empocher, mettre dans sa
poche. (R. pouôcho.)
EMPOUDRIÈ, V. poTOLÂFo.
EMPOUDRO, V. coL'Tis, 2.
EMPOUGNA, EXCREPÂ, Conq. v. a. Empoigner,
saisir fortement (RR. Le 1^' mot vient de
pôugno ; le t^ du gai. crap, celt. crep , prise,
saisie). — v. pr. S'empoigner, se saisir forte-
ment l'un l'autre.
EMPOULÂ, V. a. et n. Causer ou contracter
des ampoules. (R. empôulo,) V. couyssina.
Per màrgues au soubén bist empoulâ loursmos.
(From.)
EMPOULA (S'), V. folillocla(se).
EMPOULÉTO, V. DOLLCÉTO.
EMPOULIÉ, V. NESPOULIÈ.
EMPÔULO, s. f. Ampoule, v. couvssi, 2. —
Cloche. V. FouiLLouoLo, 1 . — Nèfle, v. nbspoulo.
EMPOUNGUXA, v. a. Étouffer, suffoquer. Pro^
voquer une toux violente. Lou fun m'empom
QÔno, la fumée me suffoque. S.-Gen. — y, p.
S'étouffer, s'embarrasser la respiration.
EMPOUXGONÂT. ado, part. Etouffé, suffo^
Asthmatique, qui respire avec difficulté. V
MOT I QUE.
EMPOUXGOXrÈYRO, s. f. Embarras, diffi
de respirer. S.-Gen,
EMPOUÔRTO-PÈÇO, s. m. Eraporte-piè
petit ciseau circulaire dont on se sert pour
tiquer des trous dans le cuir, pour faire
œillets.
EMPOURTÂ, V. a. Emporter, enlever.
EMPOURIÀ (S'), V. pr. S'emporter, semé!
dans une grande colère.
EMPOURTOMÉN, s. m. Emportement, g
colère.
EMPOCRUGÂ, v. a. Intimider, inspirer
crainte. (R. pou,) — v. pr. S'intimider, v\
peur.
EMPOCRUGÂT, EMPArRLGÂT, iDO, Jf. piïl
Intimidé, qui a peur ; effrayé.
EMPOUSÂ, V. osoGÀ, 2.
EMPOfJSÀ, V. iMPof SA.
EMPOUSITIEC, v. IMPOLSITIBÛ.
EMPOUTEGÀ. V. a. Couvrir d'emplâtres,
vésicatoires.
EMPOUTEGÂT, ado, part. Couvert d'em
très.
EMPOUTOUNEJÀ (S'), v. emboya (s').
EMPOUTUMÂT, ÂDO, adj. Lippu, quia
lippes ou grosses lèvres. Q\x\ a une là
figure, lléq,
EMPOUYLÀ (S'), V. pr. S'attraper, se trom:
rencontrer mal. Peyr.
EMPOUYSOUXÂ. V. a. Empoisonner, do
du poison. (R. pouysôu.) — Empoisonner, i
ter, répandre une odeur infecte. — Empouym
lou blat, asperger le blé de semence arec
vitriol étendu d'eau pour prévenir la nielle
V. pr. S'empoisonner, prendre du poison.
EMPOUYSOUNÀYRE, o, s. m. etf. Empo
neur, euse.
EMPOYSSELÀ, empaysselâ. v. a. Échalass
V. poysselâ. — Ramer les légumes. SA-
R0.MÀ.
EMPREMIÈ (DE L'), adv. Dès le principe
d'abord, au commencement. (R. premiè.)
EMPRENABLE, imprekâplb, o, adj. Imp»
nablo.
EMPRÉXE (S'), V. pr. S'allumer. Lou J^
bouol pas s'empréne, le fou ne veut pas sâf
mer. [R. préne.)
EMPRÉNE (SEX'), v. pr. S*en prendre. Sf
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f quai sen' empréne, il ne sait à qui s'en
îndre.
5MPRÉS, o, part. Allumé, qui a pris en par
it du feu.
5MPRESSÀ (S')i V. pr. S'empresser.
5MPRESS0MÉX, s. m. Empressement.
EMPRESURÂ, V. a. Mettre la présure dans
lait pour le faire cailler. (R. presûro,)
SMPRI5JA, V. IMPRIMA.
ÎMPRIOUNDÎ, V. a. Approfondir, creuser
)foadément. (R. priound,)
SMPRISOUNÀ, iMPRisouNÀ, V. a. Emprison-
r.
EMPRÔUNT, iMPRÔUNT, EMPRUNT, S. m. Em-
anl.
BMPROUNTA, improunta , emprunta, v. a.
îprunler, se faire prêter de l'argent, ou un
jet. (Roum. emproumoutâ, m. s.)
KMPROUXTÀYRE, o, etc. s. m. et f. Emprun-
ir, qui a la manie d'emprunter.
KMPROUNTODÔU, adj. Emprunté, d'emprunt.
Prov. Montèl emprountodnu
Missent escoiifodou.
f Manteau d'emprunt réchauffe mal. »
*EMPRUNji (S'), V. pr. Manger trop de pru-
ts et en avoir une indigestion. (R. prûno.)
EMPRUNT, emprunta, v. bmprount.
KMPUDISSINA, Y. a. Empuantir, infecter,
Jtout en hichant de mauvais vents. (R. pudis.)
EMPUSA, BNTCSA, Esp. Vill. bspénge, Vill.
PÉNji, Mont. V. a. Attisor, rapprocher les ti-
ns, rallumer le feu. Empûso lou /"aoc, attise
feu. (R. Le i"^^ mot se rapproche du grec
rupcÇicv, allumer ; le 2* de tusôu p. tisiiu^
ion, les autres de l'ital. spingere, pousser.) —
Jnner de la mèche à une lampe.
f EN, prép. En. En naût, en haut. En bas, en
is. Que fost's en omôun ! Que faites-vous par
ihaut? En otendén, en attendant. S*enoni, s'en
1er. De luèn en luèn, de loin en loin. De may
^maI/, de plus en plus. — À. De doub en dons,
mx à deux. — En que, en quoi, de quelle ma-
ère. En que souy pus hurôus ? En quoi suis-je
lus heureux? — En que, de, à la place.
Ifo en que bous ou for iô pas, si j'étais de vous,
j'étais à votre place je ne le ferai pas. N. —
n n'est pas pronom en pat. comme en français,
est ne qui correspond h en pron. Men dounorés,
oas m'en donnerez, est p. me ne dounorés, et
oit être orthographié ainsi qu'il suit men' dou-
orés. V. NE.
S. EX, fiNo p. Un, ûno. En home, un homme.
^*«.V.UN.
enaû... enoû...
ENCANELA, v. entroumpa.
E.VCÂRO, ENQUÈRo, Vill. adv. Encore , de
nouveau, davantage, du moins. Pas encâro,
pa* ncdro, pas encore. Encdro es lèou, c'est en-
core à bonne heure. S'encdro èro sdge, si du
moins il était sage. Encdro touôrnos ! tu reviens
de nouveau ! (It. ancora, m. s.)
ENCAROUSIT, /dcencarrat, ado, adj. Garni,
bien arrangé en parlant du feu dans le foyer.
S.'Seym, (RR. Le {''^ mot doit être pour enco-
lourit, échauffé, en train de brûler. Le 2® si-
gnifie carcé, formant un carré.)
ENCARREYRA, v. a. Mettre quelqu'un sur sa
route, lui montrer le chemin qu'il doit suivre.
(R. carrièyro,)
ENCARTELAT, ado, adj. Vagabond, coureur,
qui s'écarte, qu'on ne peut c