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Full text of "Dictionnaire Provençal-Français ou Dictionnaire de la langue d'oc ancienne ..."

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THE NEW YORK PUBUC LÏBRARY 
REFBilENeË DEPARTMENT 






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DICTIOMAIRE 

PROVENÇAL-FRANÇAIS 

OU 

DlCTIOMrVAlBE 

DE LA LANGUE D'OC, 

ANCIENNE ET MODERNE, 

SUIVI D'UN VOCABULAIRE FRANÇAIS-PROVENÇAL, 



l^Toas les mots de ses différents dialectes que Fauteur a pu connaître (plus de 100,000) ; leur prononciation figurée, 
leurs synonymes, leurs équivalents italiens, espagnols, portugais, catalans, allemands, etc., quand ils ont le même radical; 

leurs définitions et leurs étymologies : 

2o les radicaux avec Tindication des langues qui les ont fournis et la liste des mots principaux qu'il ont concouru à former; 

30 les prépositions elles désinences, avec rexplicalion du sens qu'elles ajoutent aux radicaux ; 

4» rénuméralion des parties qui entrent dans la composition de chaque outil , instrument, meuble, machine , arme, habillement , etc. ; 

50 les provençalismes et gasconismes corrigés ; 

6» les origines des principales coutumes et institutions ; 

7» les dates des découvertes et des inventions les plu^ remarquables , avec le nom de leuer auteurs : 

8» les noms provençaux , français et scientifiques des différents êtres dont se composent les trois règnes ;de la nature, 

avec rmdication des genres, des ordres et des classes auxquels ils appartiennent ; précédé d'une grammaire 

qui contiendra un traité sur l'origine et la formation de la langue: un traité sur l'orthographe 

et un traité sur la prononciation , avec une notice bibliographique sur les ouvrages 

les plus remarquables, imprimés dans celle langue ; 

Par S-. J. BONNOR AT j Docteur en médecine. 

TOME DEUXIÈME, 

PRBMIÈIIE PARTIE. 



E-0 



►«•q» g M 



I 
DIGNE, 

REPOS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, COURS DES ARES, 5. 

1847. 

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Digne, Imprimerie de Rcpos. 
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DICTIONNAIRE 



PROVENÇAL FRANÇAIS 



ou 



DICTiON\AIRE DE LA LANGUE D'OC. 



\ 



E 



lid, i. m. (è). B» la cinquième lettre de l'al- 
phabet y et la seconde des Toyelles. V. pour 
sa prononciation et pour son orthographe 
la grammaire. 

E, conjonction* Et est souvent employé 
sans I devant les consonnes, il le prend ordi- 
nairement devant les voyelles, plusieurs d'en- 
tre les modernes ont 4igaleaient supprimé le 
t, même devant 4e8 mots oommençantpar une 
vjovelle. V. Et et m. 

La langue romane employait le e seul, 
comme conjonction deicant les consonnes » 
etel ou ex, devant les voyelles: 

Aprei aquata cofulativa e deu hom pou- 
zar i au tper etqutvar hiai, eanJa êequem 
dktianê eamenêaper vocal. FI. del gay. sab. 

E, Dans l'ancien langage est quelquefois 
employé pour ai. 

Uaiio qu'im âHg vot e. 

E, Dans I ancien langage est souvent em- 
yé pour em» dans on vers. 

^ la maiion^ dana la maison. 

E vidadurable^ en la vie étemelle, etc. 

M fai e éhaitiveia itar, me fait en cap^- 
vité être. Cette suppression n'a lieu que de- 
vant les mots qui commencent par une con- 
sonne. 

E'mo iouen, dans ma jeunesse. 

SiwMt tênga la ferra e aia eùpâéUUf4. 
Que âknon tienne la tefte «t qu'il en soit le 
chef. Hist de la Crois* contre les Âlb. vers 
3548w . ?• 

B ou ■§; Pris dit lat». e ott«r, marque dans 
la compositionséparaUon,extractioa.y. £#. 

TOM. II. 



E 

E CAS, vl. Parce que. 

EA 

EA,pvon. de la troisième pess.d. m. Lui: 
£%ea,c'estlnî. y. £f. 

EAO 

BACH , S. m. (eàdgi). Y. A^. 

BAR 

, S. m. pi. (eârrésj. V. Etre, 



, s. f.-vl. Ebène. V. Ebtna. 

EBAFAT, ADA, adj. et D. (ebafô, àde). 
Ebahi, ie; étonné, surpris. Gare. 

EBALADZIB, V. a. vL Abasourdir, é1)a- 
hir. hébéter. 

fity.de 6a2tte, imbécile. 
. JBBALAUnT, IDA, a(y. et p. vl. Aba- 
sourdi, ébahi, hébété. 

EBANAR, ir.-a.<d>ona)9 d. bas lîm; Écor- 
ner. V. Desbanar et Ban, R. 

EBANAT, ADA , adj. et p. (ebonà, àde), 
d. bas Um. Ecorné, fig. poltron, parce que 
les animaux qui ont perdu leurs cornes sont 
plus timides. Y. Desbanat et Ban, R. 

BBANHAR 8*, V. r. vl. S'ébattre. 

BBARBAB, V. a. (eborbà) , d. bas lim. 
Faire tomber au froment ou à l'orge baièu 



cette espèeeâe Kty M ipii accompagne le grain . 
Béron. Y. Egtarar et Esbarbar. 

Ëty. de e priv. de ^ttrba et de ar, ôter la 
barbe. Y. Barb, R. 

EBAROOIR, Alt. de 0ibar(mvrir. Yoy. 
Et^Hnir^. 

BBAUCBA, Y. Eêbaueha. 

EBAUCâAR, Y. Eêhauekar. 

EBAZI8 , s. f. Vl. BUBAtti. ÉbasU, figure 
ée rhétorique, sorte de digression. 



EBDMIABIBR, s. m. vl. HêhdmÊUidan, 
ca%. Hebâmnadaria,e8p. port. Ebdmnada" 
rto. ital. Semainier. 

ety. du Jat M)domadaHM$. 



BEE, Espèce d'interjection, d'approbation 
qu'on doit écrire ile-5en, r. c. m. 

BBEOEA, dL Y. Entêgta. 

BBELAR, Y. a.^ebelà), d. bas lim. Ras- 
oéréner, rendre serein. Y. Sirenar. 

Lou îemp9 e'ee ebekU oere lou miejour, 
le temps s'est mis au beau vers midi. 

fity. de «, de ^el et de ar, devenir beau. 
V. Bel, R. 

EBEI^BC, a. m. (ebelùc), dL Hème sign. 
que EêluCf v. c. m. 

EBBNA, s.f. (ébine); SBonoJlal. esp. 
port. cat. Ebène, bois d'où noir iNioé, fourni 
par des arbres du genre Dioipyroi et parti- 

Digitized by vnU/V^V ic' 



2 EBE 

culièrement par le Diospyroi ebenum, Lin. 
qui croit à Tlle de France. 

Êty. do lat. ebênus, déoivé do rhébreti, 
e6efi, qui signifie pierre, selon le Dîct. de 
Ti^v. à cause de la dureté de son bois; ou de 
son nom arabe éhnout, d'après Gollius éOe* 
nou$$,.âbenouâ$^ 

Pompée apporta, dit-on, le premier, Tébè- 
ne en Italie, à son retour d'Asie, après la dé- 
faite de Mithridate. 

BBENIy 8. m. vl. Ébénier et ébène; Voy. 
Ebena. 

BB£NiaTARIA«8. f. (ebenistarie). Ebé- 
nisterie, ouvrier, ouvrage, commerce de 
1* ébéniste. 

BBENI8T0, s. m. (ébéniste) ; Ebeniilay 
ital.£6antJ<a, ital.esp. port. Ebéniste, ou- 
vrier qui travaille de l'ébène ou qui fait des 
ouvrages en ébène. 

Êty^ de ebena et de i$lo. 

EBERGHAR, d. bas lim. llème sign. que 
Bereaty v. c. m. et J5rec,.R. 

EBERIT,.IOA, adj, (eberi, ide), d. bas 
lim. Eveillé, gaillard, égrillard. V. Revelhai, 

Eli eberits, yeux vifs. 

Esprit ebertf,.esprit vif» pénétrant. 

Ëty. de aperilus, inus. pour apertui, ou- 
vert. V. Aper,i{, 

EBERIiAR, V. a. (eberlà), d. bas lim. 
Ébrécher, éguculer* V. Brecar et Espou- 
îerlar. 

Éty. Eberlar, vient du mot prov. berla, 
qui désigne un éclat de bois ou de pierre,.et 
de l'act. ar, 

EBERI«AT,ADA,adj. et part, (eberlà, 
àde), d. bas Hm. Ebrécbé, égueulé. Voy. 
Brecat. ^^ ^ 

EBBTAT, \. Abetat et Beeli^ R. 

"^ BBI 

EBIZADI, 6. n. (ebidzôdi), d. bas lim. 
Gerçure causée parle vent ou parle froid. 
y. Crebaêsa. 

EBUAR S', V. r. (ebidzà) , d. bas lim. 
Gercer. Y* Eeerebauar s\ 

LouvetUm'a ehigeaL Uupotaê, le vent 
m'a gercé les lèvres. 

Éty. de e augm. de hiMa et de ar, 

EBIZAT, ADA, adj. et p. (ebidzà, àde), 
d. bas Km. Gercé» ée. V. EserebautU. 



BBIiOUUi , et oomp* V. Eshlouir. 
EBO 

EBORIC, S. m. vl. Ebolj cat Ehdù^ ital. 
port. Hièble. 

Éty. du lat. ebiilut, m. s. 

EBOSIOAR , et 

EB08I0AR, vl. V. Bousigar. 

EBOUI<...< On trouvera à Esboul les 
mots qui manquent à Eboul. 

EBOUUEEAR, v. a. (eboullià) , d. bas 
lim. Démolir, détruire, V. Enealar; on ledit 
aussi pour écraser. V. Eêcrasarj EspoouHr 
elBouleg. 

EBOULHAR S' , ▼. r. md. S'ébooler. 
V. Eteratar t' et Btmleg, R. 

BBOUIaS, 8. m. (èbotus) ; Ebd, cat.£&ti- 



EBO 

la, ital. Nom gascon de Fhièble. V. Saupu- 
den, 

EB0URIS8ADA, s. f. (ebourissàde) , d. 
bas lim. Roulée qu'on donne à quelqu'un en 
le traînant dans la poussière. V. Ronada et 
EbourasModa, 

EBOORiaSAR ,.v. a. (ebourissà), d. bas 
lira. nooBAitAK. Battre quelqu'un, le traîner 
dans la poussière. V. Tiraesar. 

Èty. de e pour en, dans, de bowri, (>ous- 
sière, etde l'act. or. étriller quelqu'un, iron. 
faire sortir la poussière de ses habits en le 
battant, secouer. Y. E$poutiar. 

Dans ces dernières signif. ebourinar , 
vjent de epour ex, au-dehors, foire sortir la 
poussière. 

EBOURISSAT , ADA , adj, et p. (ebou- 
rissà, àde), d. bas lim. Battu, traîné, secoué,, 
selon le verbe. 

EBOUR£HAR , V. a. (ebourllià); d. bas 
lim. Eborgner, on le dit de tout ce qui blesse 
les yeux et nuit à la vue. Y. Embamiar. 

EB0URRAS8ADA, s. f. (ebourrassàde), 
d. bas lim. moorasiada. Roulée qu'on don- 
ne à quelqu'un en le traînant par les cheveux. 

EBOURRA88AR,. V. a. (ebourrossà) , 
md. BsovAAtfAB. Battre quelqu'un en le ti- 
rant par les cheveux. Y. Ebouriuar, 

Éty. Y. Etbaurraaar. 

EB0URRAS8AR S' , V. r. md. Se battre 
en se traînant par les cheveux. Y. Eêcarpi- 
nar #• et Esbourrassap s\ 

EB0URRAS8AT, ADA , adj; et part, 
(esbourrossà, àde), md. Ëchevelé, ée; ébou- 
riffé. 

EBOU8, s. m. (ébous). Un de» noms lan- 
guedociens de l'hièble. V . Saupuden, 

Éty. £6ou#est une altér. du lat. ebutus. 



BBRAIC, ICA, adj. vl. Hébraïque. 

£ty. du lat. hebraicuê, m. s. 

EBRAIÀHAR, V. a. (ebrailla),.d.ba»lim. 
DBBBAUiiAii. Débrailler. Y. Despeitrinar el 
Bram,K. 

EBRALHAR S', v. r. md. Se débrailler. 
Y. Despeitrinar se et Bram^ R. 

EBRALHAT, md. Y. DesptUrinai et 
Bram, R. 

EBRANGRAR, d; bas. Uin. Y. J?j6rafi- 
car et traite,. R. 

EBRA8IOULAR, V. a. (ebrasioulà), d. 
bas lim. Ebrasioular hu foe, remuer ou 
écarter la cendre pour découvrira braise. 
Y. BshraMr et Braz, R. 

EBRATZ, n. prop. vl'Ebérari et Ébrard. 

EBRAVA8GHAR, v. a. (ebravostsà), d. 
bas lim. Epouvanter, effrayer. Y. Esira^ 
vachar, 

EBRAT,adj. vl. Hehraic, C9i. Hebraico, 
esp. port. Hébreux, hébraïque. 

Ëty.d u lat. hebreus. 

EBRE, vl. BBBBti L'Èbre, fleuve^ 

Êty. du lat. iberus^ m. s. 

EBREI<BAT.ADA,adj;etpi (ebrelHà» 
àde), d. basJim. On le dit des habits qui sont 
usés et qui, à la moindre -secousse, s'en vont 
en lambeaux. Béron. 

BBRB.lOUDAR^ V. a. ( ebielloadà ). 
Sa|)pl. à Pellas. Eblouir. Y. EsUetmgear. 

Éty. de brtliandayhctïut,ei de an 



FM 

EBRES, S. m; vl. L'Êbre, fleuve. Yoy. 
Ebre. 

EBRI, osai , ntf , radical pris du latîn« 
ebrius, ivre, dérivé de bria^ vase à boire. 
Charisius, cité par Yossius, lib. 1. Hebria 
est vas iHfiartiim , unde ebrius et ebria d i- 
cUur, ebriosusfue et ebriosa, sicut à negotio 
negoiiosus et negotiosa^ cui emUrarium egt 
.sobriwi. D'où Ébriacus, ivre: Ebri-asa^ 
Ebri-at^ Ebri^ax , Ebri-ay , Ebriag-as , 
Ebri-etaty Ebrius;. par apoo. ebri, d'où : 
En-ebri-ar. En-en^r-iat, Des^enebriar , 
Ebrp-ae, Ébri^aria, Ebri-aga. 

De ebri, par le changement de en u » 
ubri; d'où: En-ubri-adurai Ubri, Ubri- 
ae, Ubri-ag-ar^ En-vibriad-urafEn-ubrU 
ar, En-ubri-al^ Des-enn-mbriar , Des^en" 
ubriar^ Em^brt-aygcu 

De ebri , par changement dé e en a : 
Àbri-agAy Des-em-briag-ar , Em-bri-aga, 
^ Embriag-ad^issa , Em^-bri^gat, Em-bri- 
ai, Em-bria-hibr^. 

De ebri, par le changement de e en t « 
ibri , ibr ; d'où : Ibr-ougna , Ibrougn-assa^ 
Ibr-e, Ibri, Ibri-al, /&rt-ac, Ib-rogno, 
Ibr-ougn-ard , ibrougn^ria, Rrougn-as^ 
Ibrougnrasso , Ibraugnass-oun , /evr-e , 
Ivr-os. 

I EBRIAC, 9i et adji vl. BwiAïc, smaïAK, 
^iBRiAc, iMUAie. Ivre et ivrogne. Y. Ubri et 
Ubriae. 

Éty. du lat. ebriacus, m. 8i et£6H, R« 

EBRIACkA , Y. Ubriae t Aga et Ebri, 
Rad. 

EBRIAOA8,, ASSA^ (ebriagàs, àsse). 
jGros ivrogne. Y. Ubriagas et Ebri, R. 
^ EBRIAIC, vl. Y. Ebriae, Ubriae et 
Ebri, R. 

EBRUJEL, Y. Enubriar.. 

EBRIARIA, S. f. wuAiA, ouam. vl. 
Ivrognerie, ivresse. Y. Ibrougnaria et Ebri, 
Rad. 

EBRIA8A, 8» f* vl. sniASA. Ivrognerie. 
Y. Ibrougnaria»^ Ebrl,.ÏL. 

fityvdu lat ebriositast 

EBRIAT, Même sigQ. que Bnubriai, 
▼« c. m. et Ebri, R. 

EBRIAX, adj.. vl. Ivre. Y. Ubri, Bim- 
briatteX Bbrii» R. 

EBRIAT, samiATs , adv. dl. tvre. Y. Ubri 
etE&H.R. 

^ EBRIAX A . s. f. vl. Ivrognerie. Y. Ebria- 
riaeiEbH,K. 

EBRIETAT, S. fi y\, Bbriedad, esp. 
Ebfiedade, port. Bbrietà, ital. Ivresse. 

Ety. du lat. ebrMatit, gén. de ebrietas. 
y. Ebri,.Bu 

Alnuttist, peira moui dura , 
J^ebrietatasM^iira. 

Brev. d'amer. 

L'améthyste , pierre très-dure, garantit 
d'ivresse. 

Deus nos donei vi per alegrexa de cor, 
non per ebrieiat. Beda, 25. 

BBBIBU , ». m. vl. Y. Hebru. 

EBRIUS, ». m. vL Ifiogoe. Y. Ibrou-^ 
gno, 

Éty. do lat. e6Hu#, ivre. V. Ebri, R. 

BmOOUTAR, V. a. (ebrooQtà), d. bas. 
lim. mmmmtéM. fig. Diminuer ^jrogoer.. 



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EBD 



EBU 

BBOUiUaO , VI. V. €MIUion. 

BBOIxmON , 8. f. (ebulîtie-n), par corr. 
ABootinow , BBvujvnii* EboUinone , ital. 
£bnUiei9n; csp. EbuUiçâo, port. Pour éboï- 
lition. mouvement d'un liquide qui bout, 
V. BouthimenU: pour ébollition de saug. 
V. EêboulhamefU. 

Éty. du lat. ebuUire et de iUm, action 
^e bouillr, ou de ebulliHonii,. géa. ée ebul^ 
lUh. V. Bulh, R. 

EBUSCAOI, V. Ethuseagi. 

EBU8CAR , V. Eêbuêcar. 

KG 

EC , Kv, ATB. désinence celtique» unie le 
plus souvent à des noms d'arbre, de plan* 
tes, etc. dont elle indique le rassemblement 
dans un lieu quelconque. 

Aulnay, lieu planté d'aulnes. 

ECC 

ECCE-HOBIO , 8. m. reccè-hômo) ; Ecee- 
homo , esp. cat. Ecce-nomo , image de 
J.-C. lorsqu'il fut présenté au peuple par 
Pilate , on le dit d'une personne défi- 
gurée. 

ECCLES^ Bouf , «ui§ y radical oris du 
latin eccUêxa , église , et dérivé m .grec 
èxxXr^aCa (ékklèsia), congrégation, as8eml)lée| 
formé de èxxaXécD (ddcaléù), j'appelle, j'as- 
semble, parce que l'église est 1 .assemblée 
des fidâes, d'où: eceUnaitUmu 

De eccle#iaittctc«, ecclésiastique, qui con- 
cerne l'église , par apoc. EeeUiiatiiQU-e , 
Eglii-a. EglUt-a, (rlei-a, Gleiê'(h uieû- 
ataei, Gleis-eta^ Gleya^ Gleiz-a, Qr(iei-a, 
Gliei-a, Glis-ia^ Glyeia. 

ECGLE8IA8TIC, a4j. vL EccleHoitiei 
cat. V. Eeclestoitique^ 

ECCIiE8IA8TiqilE,8.m. (edesiastiqué); 
EedeiiatUe ^ cat. EceleHaêtieo, ital. port. 
EcUiioêtieo, esp. Ecclésiastique, prêtre, 
V. Capelan; un des livres de l'ancien tes- 
tament. 

Êty. du lat. eeeletiaitieus, dérivé du grec 
exxXT.atoiTrixbc (ekkiêsiastikos), qui appar- 
tient à l'église. V. EeeUs, R. 

ECCLESIASTIQUE, ICA, ad], (eclesias* 
tiqué, iqne): £cclena<ttc, cat. EcUêiasHee, 
esp. port. Eecleiiastico, ital. Ecclésiastique, 

3ui appartient à Féglise. Y. le m. précé- 
ent. 

EGCLESIASTO , S. m. (ecdesiàsfe) ; 
Eecleiiaiteêy cat. esp. port. EcdesiaiUf ital. 
Ecclésiaste, nom d'un des livres sapientiaux 
de l'ancien testament. 
Êty. du lat. tecUHasUê^ m. s. 

ECE 

ECEFfDRE , vl. V. Eêcendre. 
BGEEVEI^T , Ecervettat^ cat V. De- 
cervtUU et Cêrvel, R. 
EGES , vl. y. Enceni. 
EGES, adj. vl. Rehaussé. 

1, vl. V. Eneemof. 



EGH 



EGH 

EGHABABTAT, ADA, a4j. et part, 
(elchabartà, kle),dg.? 

EGHAFFAUD, S. m. (etchafiaou); chat- 
FAUT, acMATAOD. Echafoud , assemblagc de 
bois de charpente élevé en amphilhéâlre où 
l'on se place pour mieux voir , mais plus 
particulièrement assemblage de charpente 
dressé pour l'exécution d'un criminel. 

Éty. de Tall. ichauhctuê, m. s. 

EGHAITAUDAOE , et 

BGHAFPAUDAOI , V. -Pjto^a. 

EGHAlJkTAT, ADA, acy. et p. (etobe- 
latà, àde). Déguenillé, ée. 

ECHALOTA, s. f. (etchalote) ; cnABftojrA. 
Scalogno, iUl. ^icaltmia, esp. SOialiot, 
angl.Ewalunya, cat. Echalote. W.Rocam- 
bola. 

Éty. de (ucalomk», qui a -été formé d'As- 
calon , ville de la Palestine , seton Plme , < 
Kv. 19, chap. 6. , . „ 

EGHANCa, V. Eichangi et Camo», R. 

ECHANSOUN, S. m.iechanséun) ; Escan- 
^âOfpori. Ecbansen,^cier qui«ertà boire 
à un roi on i UB grince. * 

Cet emploi est très-ancien, chacun sait que 
Jimiter enleva Ganimède pour en faire son 
é^ansoB. 

Éty. de rail, ichenk , m. 8. formé de 
schenchefiy verser à boire , de iotmtione, 
abl. 4e êcanUOj oui en basse lat. a la même 
sign. que notre eehansoun, 

EGHANTETOUN , d. arl. V. Echan- 

lilhoun. . . .^ N 

EGHANTII<HOUN,8.n. (etchantilloun): 

siMAirruHOini, BCBAimoini , ncBAHnuwim, 

BCBAirmovii, cwumwïïUÊOjm, ScampoUtto/Asd. 

Échantillon , petit morceau d'une marchan- 
dise quelconque qui sert de montre ; petit 
ouvrage pour fme coraialtre le mérite de son 
auteur. . 

Éiy do grec xdvdoc (kanthos), le com de 
l'œil, d'où Ton a fait canton, coin de rue, 
etensoitecafileI,qui,dan8 notre langue,sîpi- 
fieun coin • unangle, parce qu'un échanUIlon 
est ordinairementcoupé dans un coin, ou de 
canUUo, dim. de<an(ic«, coin. 

BGflABFA, s. f. (etchàrpe) ; ccuta , 

CBUPA, CHWA, BICBUPA, UCBKHTA. (/tOfpa, 

iUl. Charpa, port. Sehaerpe, ail. Echarpe, 
large bande d'étofife que certains magistrats 
portaient autrefois de la gauche à la droite en 
forme de baudrier et qu'ra porte aujourd'hui 
en ceinturon. 

Élj. du celt. ^eherpf ou du lat. eœearpo, 
oouTcarpOf couper, diviser, d'où l'ital. ciarpa^ 

écharpe. . . ^ . . u 

L'usage des écharpcs est fort ancien, enes 
furent longtemps portées par les guerriers , 
et comme notre cocarde, leur couleur semit 
à désigner le parti auquel ils appartenaient, 
ce qui a fait dire à Lafontaine : 

A AfMrtBU dMiB«n oui aonvcnt bit la fipw : 
ht «ag* «lit , Mion les twnpa , 
.Vive le roi,. vi»« U liguée 

EGBABEAT , ^h ^t p. vl. maummaet. 
Inquiet, tourmenté, soucieux. 
EGHABRET , adj. vl. V. Echarrat 



EGHABBET , am. vi. v . x.c«»rru». ,, V^ ; — 

SGBEANÇA , S. f. (eicheince) ; Scanden^ \ (échos) , son. 



ECH 3 

ta , ital. Echéance , jour où échoit le paie- 
ment d'une 8omme«tt le terme d'un traité. 

Êty. du lat. exHden, tom1)er. V. Cad, R. 

Pagar à Vecheança, payer à l'échéance. 

ECHEC , s. m. (etchèc). Echec, se dit au 
jeu des échecs quand le roi ou la reine sont 
en prise; on dil'^c^ec et mat ^ quand le roi ne 
peut ni se couvrir ni se retirer, fig. -perte 
considérable^ déroute . en persan êchaêh , 
signifie roi, et mat, mort, échec et mat veut 
donc dire^ le roi est mort. 

ECHECS, s. m. pi. (etchècs); ScaecM>^ 
ital. Scaccorum luauê , lat. Sehach , ail. 
Echecs, jeu qui se joue, entre 4eux person- 
nes, 8inrnn damier , avec seize pièces decha^ 
Sue côté, consistant en un roi, une reine, 
eux chevaliers, deux tours, deux fous cft 
huit pions, pièces qui, prises collectivement, 
portent aussi le nom d édhecs. 

Éty. du persan schaîreng, jeu de roi, on 
dn celt. «cftad, cavalier. 

Les poëtes font remonter l'invention du 
jeu des échecs au siège de Treye, et l'attri- 
buent à Palamède , mais la générahté des 
historiens s'accordent à dire qu'il fut inventé 
dans rinde, porté ensuite en Perse, de la en 
Afrique, etensuite en Espagne, pariesMaures, 
d'où il s'est répandu en France* 

Les annales de la Chine font menUon de 
ce jeu 154 ans, avant J.-C. , 

Preret a soutenu qu'il n'avait été mvente 
qu'au commencement du V"« siècle par un 
bramine nommé Sissa. 

EGHEBMEN8, S. m. pi. vl. Sarments. 
V. Essermentê, 

ECHERRA, Gare. V. Echarpa. 

ECHEVINAGil , S. m. (etchevinàd^i) ; 
coomuLAT. Echevinage, charge déchevin, 
temps que durait l'exercic j cette charge. 

Êty. de echevin et de otff. 

ECHEVINS, s. m. pi. 'etchevïns); acoo- 
Uni, iUl. Echevin», anciens officiers muni- 
cipaux de la Provence, qui avaient droit de 
se trouver, en qualité d'assesseora, aux au- 
diencesdes comptes; on nommait «chmitafle, 
la charge d'échevin et le temps de sa durée. 

Éty. de l'ail, ichaben ou tceben, homme 
savant, d'où Ton a fait »caMni»et eehebinuM» 
en basse lat. rusage des échevins fut apporté 
dans nos pay8, de 1 Allemagne, par les Francs, 
lorsqu'ils firentla conquête des Gaules. Il est 
fait mention de cenx de Digne, selon Achard, 
dans une charte de 580, et de ceux du diocèse 
d'Aries . dans un acte de 845. V. Consou. 

Les échevins furent institués a Paris, en 
1185 , par Philippe U , qui fit les murailles 
de Paris. César de Rochefort, Dict. Gén. 

ECHIROAITAR , v. a. vl. bscotmacba». 
Epier, guetter, être en embuscade, surveiller. 

Ê^. de eehtr et de gaitar, faire le guet. 
V. Gait, R. 

ECHO , S. m. (écô) ; «co. Eco, ka\, cat. 
esp. port. Echo, répétition distincte d'un son 
réfléchi par un corpi. En musique, pièce dans 
laquelle on répète un trait en le radoucissant, 
en poésie, vers dont le dernier mot a un sens 
qui répond 4 la question proposée, exemple : 

Pour voM en dire plo», U fetnlrolt tous poiwolr. . . . ,nir. 
AmA-cllc pitié a» mon mai Inoai ? .... on/. 

Éty. du lat. écho , dérivé du grec îixo< 



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ECH 



On nomni^r 



ÉCHO SIMPLE, mIiiS qd m rép4i« q»'«M fbfc. 
ÉCHO BfULTIPLE , etlai qai rapdi* pImImv» fab. 
ÉCHO STLLABIQVE , cmiwt <pi fait, mund 

•ylhbM. 
ÉCHO TOIflQlIE , mIoI <|id m tt Ut tntandre qu'à an 

eertaln toa. 
ÉCHO TAUTOLOGIQUE , eelol <i<ii répéta pliul«nra fois 

Ih mknm syllabw , 1« mimm mm» M Im nMoin mou. 

ECHOUAR, V. n. (e(chouâ). Échouer, 
eu parlaot d'un vaisseau, donner contre un 
rocher ou sur du sable, dans un endroit où 
a n'y à pas asseï d*eau pour Qotter, ûf^. ne 
pas^réussb dans me entreprise. 

Ely. Suivant Mènaffe, duhrt. barbare fV9- 
futàrty fait de seopmus, qui dérive du grec 
êkopéloSf écueil, rocher caché sous Tean, oo 
plutôt de cadere, tomber. Y. Cad, R. 

Dérivé: 

ÉCROUAOC«lleaottn«»lMewp«M<elMMM»nM te* 



ECHUOAR, y!. Essayer. Y. BêM»yar, 
Pana r et S ec, R. 

ECQURRE , V. n. (etcliûrré) ; «ovmab. 
Echoir,, arriver par sort, par Succession ou 
par hasard. 

Ety. du lat. eweidefê, tomber de. Y. Caà^ 
Rad. 

ECHUT, UA, UDA, aé}. et p. (etcbà^, 
ùe, ûde); weaw, «a. Bdm, ue. Y. €ed, R. 



EGIBRAQA, S. f. (edbrâde), à. bas Um. 
Déchirure. Y. Esearchaêuro. 

En hodinan mo ^f «fia ètlo eeièrado 
o moun dovontal, Béron. e*^est-à-ëire , En 
badinant m*a faeh una 6#Ma eHbrada à 
moun davantaU 

ECIBRAR, V. a. (ecibrà), d bas Km. 
Déchirer , au jposit. comme au fi^. Yof . 
Esearehar et E$pelhar, 

Ety. du lat. dUcerpere, m. s. fl^ de dit, 
marquant séparation, et de eerpert, prendre. 

BGIBRAT, ADA, adj. et p. (ectbca^àde), 
nié. Déchiré» ée. Y. Esearehat. 

BCB&M, vl. Y. Eiciin. 

ECIEXtTBR, ad> vl. Sagement. 

Ëty. du lat. $ap%en(ir, m. s. Y. Smp, R. 
ou de seirê. Y. Set, R. 

ECIRPAR, V. a. (edrpàV, d. bas liok 
Déchirer la peau^. les chairs. Y. Espelhaw et 
Grafignar. 

Èty. Y. Eeihrar. 

ECIRVEI^AR , V. a. («cirvelà) , d bas liok 
Importuner par trop d'instances, Y. Enfeiat, 
fatiguer à force de hruiC: Ojqnelai eloUas^ 
oqfuu tambour , oquMU bra^Ulaire nCseir- 
velou , Beron. c'est4-dire^ aquelas doehas, 
aqueou tambour , aqueou hraOïaire m'^ecer^ 
vftoun^ces cloches, ce tambonr, ce bcaiJieur 
me fendent la tète. 

Ély. de e pour ex, de ct'rve/, ait. de arvet,. 
cerveau, et de Tact ar, enlever le cerveau. 
Y. Cervel, R. 

ECIRVEL4T. ADA, adj. et p. (ecirvelà, 
àde), md. Ecervelé* Y. Decervelatei Cervel, 
Rad. 

BCL 

ECLBBIÂBnqOE^y.EeeUêiattique. 



ECL 

BCUPCIAR, vl. et 

ECUPSAR , V. 9. vl. Eclqpser. Yoy. 
Eêctipiar. 

msLtPÊé^m , I¥A , adj. vl. Edipmtif, 
ayant la vertu d'éclipser. 

Ëty. de eelipiat et de iu, 

BCUPSnr, s. m. vl. EeUpHê, «ne. cat 
Eclipse. Y. Eseluisi, 

ECLWnC , Y. Ediptiqm. 

EGUPnQUB , s. m. (ecltptlqué); Edip- 
tieus, lat. EdipHeo, esp. port. EeeHttUo, 
ital. Ediplka , cat. Ediptique , ligne qui 
trace la route du soteîl sur le Zodiaque , 
qu'elle partage dans sa longue» en deux 
portions égales. 

Ély. du lat. edipticui , dérivé du grec 
SxXet^/cc (ékléipsis), éclipse , parce que les 
éclipses n'arrivent que lorsque la lune est 
dans ou très-près de ce cercle. 

On assure qu'Anazimandre de Milet, est 
le premier qui ait observé l'obliquité de 
l'écliptique; ce mot est aassi adjectif. 

ECXUSA, s. f. (eclùse); mcuha. Eeluse^ 
clôture, barrière ÛÀIe de terre , de pierres , 
de bois , etc. , sur une rivière, sur un caQal,etc. 
ayant une ou plusieurs portes qui se baissent 
et se lèvent ou qui s'ouvrent et se fetnient, 
pour retenir et pour lâcher l'eau , ott le dit 
pKis partieulièffement de la porte. 

Dam une écluse on appelle : 

BAJOTEB&. iMaUMdamaçowwriiBjpamëtcatUelMn. 

bra d'aiM écluM. 
VANTAIL , la porOta de ta povia» fànatt par èewt fOtamx 

garpandimlairM, l'iin citérlrar e» Tautre dit Ammé/'/oi» , 

•nr kcpMl roule le vcntaU, il ft deaa 0ntnHois0i. , mm an 

haat et Tautra eo baa. 
GVICHETTE , Ufettu oarniM* da VMtfatt «yi'oik Cimie 



PORTES BUSQUÉES . eelW tptt Hmm 

un angle en f(MiMd*avant<bec, oa appelle yorte* dit tele^ 

eellee qol aont en amont^ et porte» de moaÂSCt. eeMct ^ui 

aoBt en aval. 
CflAMBME , U baMiii qne fonna rdetnaa. 
ENCLAVES , lea eafimecocnu pratiqn^ daoe l«a faajoyars 

pnnr recevoir le» porte» ya d ellce tma onvcrtas. 
AAOIER , le pl.nelier de L'ieliue. 
SEUIL , b partie qui te trouve «one le* portvt.. 
ÉCLI.SÉE, U (|MotM d^eaa i|iirt'ëcoalë dTane Mwt qModl 

on l'ouvre. 
BALANCIER « I» gMMae bam «pdiiert pow Vtovrir ek la 



BRACON , la pièee de Car glac^ dla^pnelemeofr am portas 
de r^liue , pour en nuiutcnir L*MBembittge. 

CAJf ONNIÊRE. roMvtriiire pratiqua oivromL d-'une &l«fe 
ponr en ^vacoer IVan. 

JOtlERESoo JOUILLlÉBIS^Iesnnra iplbnll*d»aaa 
oui lunt plaeéea lea portée. 

SAS , le baMin qal ckl> twuiinr par une éetnaei. 

PALE • £icoe de bols q^ii sert à retenir les eana. 

On appelle : éduêe 

A VANNES, ealle qni e*t (ennèt par des vannes i eonllatt. 
CARRÉE , eelle* dont les portes n'ont qii'nn sonl vantail,. 

et qui se Termant earréiuent. 
AVIS , relie dont l'can sort par nn on deai taons pratiq^f^ 

dans le terrain pf r le me; en d'nne vis qpi. agit an^ milien 

de oe Iroa, 
DE CHASSE on DE FUITE, eelle qui sert i introduire 

Tean de U mer dans les plaees de guerre on dans l«s 

p^irts de marée. 
A TAMBOUR , «aUe qiirt'emplir^ se vide par le «lojen i 

de deux caoaus voûtés , Msnaés dana les jwmilières des 

portes. 

BCX> 

EGO, V. Echo. 

ECONOME, OUA, adj. (econdmé, éine) ; 



■comimu, mm^Mmmm. Economo^ ital. esp. port. 
Econome, ménager* oaénagère. 

Ety. V. Eeonomia, 

BCONOmiA, s. f. (ecounoaniie); *t^. 
MOMiA. Eeonûmia, ital. esp. port. cat.-Ëeo- 
nomiq, ordre émm I» eonduiie et la dépense 
d'une maisons barafeonle entre les éiffiBrealea 
parties d'un tout. 

Éty. du lat. efcontmria , dérivé du grcc 
olxovojjLi'a (oikonomia), formé de otxo< (oikos), 
maison, et de vn^fitoç (mymos), loi, règle, o» de 
vspitd (ném6) , distribuer. 

ECONOMIQUE , ICA, adj. et p. (écoir* 
noumiqué, ique) ; sc^iAoïmii^K Éamomico, 
Ital. esp. port. Eeemomic, eat EœnomiqQe, 

2ui concerne l'économie, le gonvemement 
'une famille, qui épargne la dépense. 
Éty. du lai. œeonomieui. 
BGONOMISAR, v. a. (econnoumisà); 

■cooMoiMasAm , wiw Ê m Aa m AM , rAms MBUfAot , 
cooMVAVMKA», MVAaoBAm. feoviosifMr, port. 
Economiser, administrer avec économie. 

Êty. de economia et de «r,h!f, est euf^- 
nique. 

ECONOMISAT, ADA, adj. et p. (econ- 
noumisà , àde) ; ■opoMoatAT. Eeonomiêodo, 
port. Economisé, ée. 

ECONOMI8TO , S. na. (ecounouroiste) ; 
■c«iimNwu«o. Economiste^ ceHri q.ur s^occupe 
d'économie politique. 

EGONOMO,s. m. (ecounémé) ;bcotoom, 
BcoiioMi. EeonôWÊa, ital. esp. port, cat Eco- 
nome, celui ou eelle qui » la conduite d'nne 
maison. 

Éty du lat meonomm^, m. s. T. Eeonomia. 

ECOaSA, (écosse) ; Seôsia , kal. Bseo- 
do, esp. port. Ecosse, contrée Septentrio- 
nale de rângleterre , nommée Jadis Calédo- 
nie , et séparée de l'Angleterre, proprement 
dîte^ar |a Twed, te Tay, le Don, la Clyde, 
ta Dée , I Esk f etc. 

Éty. du lat. scotià. 

BCOUNOMB, V. Rconomo. 

ECOUNOUMIA, V. Eeonomia. 

ECOUNOPMlCAHlENTy (ecounoomlca- 
raéin) ; Econmnêeamenie , ital. esp. port. 
EeonomieameMf eat. Economiquement, d'une 
menîere économique. 

ECOONOIIMISAB , V. ^conomitar. 

BGOUTUROUN , 8. m. dg t 

Soun l'ecoahiroun dé amn or y. 
. Lou cabinet de $oun tetor. 

D'Astros. 

Eca 

ECRAN, S. m. (ecrànjli. Ecran,, espèce de 
rideau qu'on tient devant Ite fev pour se ga- 
rantir de son ardeur. Il y en a à pjed et d'au- 
tres qu'on tient à la main. 

Éty. du grec ^^pov (schiron) , ombrelle» 
Ml de crai»i, parce que ce meuble glisse sur 
des écrans. 

Celui à pied est composé d'un béUie^ for- 
mé d'un patin et de dieux montam , dans 
lesquels coule un chaêsii garni d'étofle. 

ECRO0 , V. Eicrou, 

EI^ 
ECUBlsH , S. m. (ecûeîlÇ ; mcvu. Éenelt , 



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ECO 

rocher dhhs la mer m les TaÎMeMi» pea* 
vent toucher. Fij^. oangcr, péril pour les 
moeurs ou pour hi fortune. 

ECUlKNiQaB, adj. m. (ecumeniqoé) ; 
Beumenieo Jtal. port Ecumemie, cat. OEcu- 
méuM|ue , uni?ersel , général • concile œcu- 
méniqpie, coocite géséral auquel tous les 
évèques de l'église catholique ont assisté ou 
du moins ont été tovités. 

Éty. du lai. acuwaiÊims^ m. s. dérivé du 
grec oixCM (oikéé) , habiter , d'où l'on a fait 
otxouiiivY) ( oikouméné ) , tefte habitable , 
c'est-à-dire, récondo par toute la terre. 

Dérivet français . OBCuménicilé , qualité de 
ce qui est oDcuméniaue ; oecoméniquement, 
d'une manière oBCumeniqne. 

Le nom d'œcuménique fut employé, pour la 
première fois, au conale de Calcédoine , tenu 
ran451. 

BCDTEB , s. m. (ecuyé) ; Scftdiere , lUl. 
Ècufor, autrefois gentilhomme qui accom- 
pagnait «n chevalier pour lui porter son écu ; 
intendant de l'écorie d'un pnnce ; maître 
d'équitalion ; cehii qui donne la main à une 
dame ; honune qui monte bien à cheval. 

Ely. du laL equuê , cheval , et de la term. 
/fr, V. c. m. et Equ^ R. ou du lat. acu- 
tifer. , . 

iA charge de grand écoyer de la couronne . 
qn'on nommait anciennement , Maître de 
l'écurie du rot, ne remonte qu'au X11I"« 
siècle, Royer« surnommé l'éeuyer . fut le 
premier quren porta le titre sous Philippe- 
le-Bel. 

ECV 

EGVOft, adv. vl. ntvoi. Voici, voîlà. 
Éty.dulM.fcrevo«^ 

BD 

ED. mnm^ radical dérivé du latin edere , 
edo, esum , e<liim , manger , dérivé du grec, 
Uiù (edù), m. s. d'où : comedere , maoger ; 
deiti, dent ; obeeUas^ obésité. 

£iy. 2, radical pris du latin œde$ , œdis, 
maison ,teii|ple, dérivé du grcc,atxocfaito8), 
habiution , demeure , d'où les sous-radicaux , 
latins, JBdifieare^ édifier, bétîr une mai- 
son ; jEdificmm i édifier, Remàifkare , bâ- 
tir de nouveau , réédifier , Jisddt/icor , JRe- 
édi'^eatUm, 

BD , conj. vL Quelquefois employée pour 
et. 

BD ».pr. pers. m. troisième personne, vl. 
UJui. 

EDA 

BDAl et 

EDAT, 8. f. vl. Bdai, cat. Edaê^ esp. 
Age. V. À9i. 

EDB 

EDEN, S. m. (edéin). Nom delieadont 
il est souvent fait mention^ dans l'écriture ; 
c'était l'endroit où était k paradis terrestre , 
d'où lui est venu le nom de jardin d'Eden. 

Ét^ de rhébittt eieii^qui signifie délices.. 



Em 

EDI 

BU , S. m. vl. Petit bouc , bouqoet. 
Éty. du lat. hœdu$, 
EDIGT , 8. m. vl. Édit. V. EdU. 
EDIFIANT , ANTA . adj. (edifiàn, ânte) ; 
Edi/teatU , cat. EdifieanU , ital. port. EdU 
(icativo , esp. Edifiant , ante , qui porte à la 
venu , qai édifie. 

EDIFIAR, V. a. (édifié) ; bditicaii. Edifi- 
tare , ital. Edifiear , esp. port. caL Edifier , 
au propre , bâtir , construire ; en provençal , 
on ne l'emploie qu'au figuré , dans le sens de 
porter à la piété, à la vertu, par ses discours 
ou par son exemple. 

Êty. Edifiar est une syncope de edifi- 
car , formé du lat. œdifieare , formé de<sde#, 
maison, bâtiment, et de fieare, pour fa- 
cere , faire. 

BDIFIGAMENT , S. m. vl. Edifica- 
ifimto, port. ital. Fortification, édifice, bâ- 
tisse. V. Edifice. 

BDIFICAR, vl. Edifiear, cat. Y. Edt- 
fiar. 

EDIFIGATIO, vl. V. 
EDIFIGATION , S. f. (edificatie-n) ; bdi- 
ncATtmm, Edi^cazUme , ital. Edificacion , 
esp. £dt/lcarao, port. Edificaeiô , cat. Edi- 
fication; au propre, action de bâtir, au 
figuré , sentiments de piété et de vertu que 
l'on inspire par l'exemple ou par les dis- 
cours. 

Éty. du lat. œdifieaiianis , gén. de adifi- 
catio , m. sig. V. Edifiar. 

EDIFIGATORI, ORIA, adj. d. vaud. 
Edificalori, cat. Edificatotio , esp. Edi- 
fiant, anle.V. Edifiant 

EDIFIGATOUR, S. m. ( édificatoor ) ; 
Edificator et Edificador , cat. esp. port. 
Edifieare , ital. Edificaleur, celui qui élève 
un édifice , terme de prédicateur. Ach. 
Éty. du lat. œdificator , m. s. 
EDIFICI , s. m. (edifici) ; sAmMA. Edi- 
fizio , ital. Edificio . esp. port. Edifici , cal. 
Edifice , tout monument considérable , tel 
qu'une église , un grand palais , un hôtel-de- 
ville , un arsenal , un arc de triomphe ; ma- 
chine de guerre , en vl. 
Éty. du lat. œdificium ,m. sîg. V. Edifiar. 
EDIT , s. m. (edi) ; Edicté , cat. Edicl , 
ail. EdiUo, ital. Edicto^ esp. port. Edit. or- 
donnance , constitution d'un souverain. 

Éty. du lat. edictum , le mèn^e , formé de 
edieercy ordonner ou défendre avec autorité 
légitime. V. Dire ^ R. 

Le corps de droit romain renferme treize 
édita de Justinien , et nos rois de la l^* race 
donnaient le même nom à leurs lois. 

L'édit de Nantes , dont il est si souvent 
question, et qni donnait aux religionnaires 
la permission d'exercer librement leur culte, 
fut rendu par Henri IV, en 1S98. Louis 
XI V , le révoqua au mois d'octobre 1685. 
EDITIO , vl. V. Ediiim. 
EDITION, s. f. (editie-n); sDitioim, 
BDnm. Ediiim . ail. Èdieià , cat. Editione, 
iUL Edicim^ esp. Ediçào, port. Edition , 
ce mot est relatif au nombre de fois que l'on 
a imprimé un ouvrage , ou à la manière dont 
il est hnprimé. La première , la seconde édi- 
tion ; une belle édition. 



EDI & 

Oîi appelle une édiiitm : 

la pttrtkipaïkMi àê l'mOmr, 
R.iftE , celle faite fv ^mtùm maMuents . doM U i 

peii (t'exeniplairca. 
I^Xl}N4BLE8 « odlct 4» 




Éty. du lat. editionis , gén. de edtlio. 
V. /WrcR. 

EDITOUR, S. m. (edîtôuO: BéUore, 
ital. Editer , esp. port. cat. Editeur , celui 

2ui prend le soin de publier les ouvrages 
'un autre. 
Èty. du lat. edilor^ m. s. V. Dire, R. 

EDM 

EDMOUND , nom d'homme (edmôun ) ; 
£diiumiido , esp. Edmond. 

Êiy- , ... 

Patr. L'Kglise honore trois saints de ce 
nom, les 29 avril , 16, 20 , 22 novembre et 
9 juin. 

EDO 

EDO , S. m. (ède). V. Ajuda. 

Ély. Ce mot est français, et la langue pro- 
vençale ne peut pas même l'écrire d'une ma- 
nière régulière, parce que atda se pronoD*> 
ceraitatde. V.iidjiid,R. 

EDO-DE-GABIP , 8. m. Aide de camp. 
V. Aido-de-camp et Adjud , R. 

EDO-MEAJOR, S. m. Aide-major. Voy. 
Aidomajor et Adjud , R. 

EDOOURDl , V. a. (edoouH), d. bas lim. 
et mieux edourtr. Essorer, exposer le linge 
au soleil pour le foire sécher. V. Eisêaurar. 

Éty. de ed, pour fx, de auro, vent , air, 
et de ir , exposer au vent. V. Aur , R. 2. 

EDOOmUT , IDA , adj. et p. (edoourt, 
ide ),md. On le dit du linge qui n'est pas 
encore bien sec , qui est encore humide. V. 
Aur , R. 2. 

EDOS, s. m. pi. (èdes). Aîdtes, subsides 
établis sur le vin et sur les autres boissons, 
pour aidera soutenir les dépenses de l'Eut, 
d'où le nom d*atde«. V. Adjud t R- 

Les impôts connus sous ce nom furent le- 
vés régulièrement par Chartes V , pour payer 
la rançon du roi Jeaa son père, fait prison- 
nier h la bataille de PoiUers, par les Anglais, 
en 1356. Avant , ces subsides étaient momen- 
tanés. , .^ , 

Cour deii edoi , cour dcs-aioes^, cour ou 
Ton jugeait en dernier ressort les aflliires 
concernant les subsides ou aides. 

Jusqu'à François ^» , il n'y avaU que des 
généraux des aides . pour la perception de 
la répie. Ce prince les réunit et les éngéa 

en tnbunal. , / » . i \ 

EDOUARD * nom d'homme (èdooar) , 
Eduard , ail. EdoatdiOy ilaL Edouard. 

Ély. Ce nom est teutonique et signiOe dé- 
fen^Hirde la félicité. 11 est composé, selon 
Men. de l'anglo-saxon ead, bonheur, feliate, 
et de ¥>ari , gardien , conservateur, curateur. 
On honore deux saints sous ce nom , 
Saint Edouard , roi d'Angleterre, surnommé 
le confesseur , mort le 4 janvier , iwi6 , 
dont on célèbre la fête natale le 5 Janvier, 



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6 EDO 

et ceHe àe sa Irandatioii, le 13 octobre; et 
Saint Edouard , aussi foî d'Angleterre , qui | 
fut assassiné l'an 978. L'Eglise en fait mé- 
moire, «le 18 mars à Rome et -le 19 à Paris. 

EDOmiQiBA ff nom de femme (edouidge) , 
Eduige , jtal. MeduvigU^ esp. JSaouige. 

Ély. 

CDK 

BDBA, 8. f. yI. Hedra^ cat. Fedra, 
esp. Htra , port. Edera^ ital. Nom ancien 
du lierre. V.EowKe. 

Ély. da lat. hedira , m. s. 

EDRBG, adj« ^l Droit.» envers. V.ltey, 
Rad. 

ED8 , pron. pers. d. anc. i>éai!ii. Eax. 
V. Eloui. 

BDUCAR, ▼. a. (edocà) ; muvas , mmo- 
ÇA». Eduear , port. eat. Edueare , esp. 
Eduquer y ^lever^ instruire les enfants « faire 
leur édocatioD. 

£^. du IM. «edueare , m. 'S. V. Due , R. 

EDUGAT, àDA^ adj. et p. (educà , àde) . 
«MMAr. gdueado . port. Eleré^ JBstniU: 
mau ^dueai , sial âeié. 

Ély.V.i)Mc,R. 

EDUCAIXON , s. f. (eâoeatie*n) ; bboca- 
nm. EduetUBione 9 Mi\. Educamom, esp. 
Ed^cacSio,noH. Sd«ieacté,4at. Education, 
soin i>our élever , tnstmire ^ ^ur former 
l'esprit et Jes «leurs ;înstniction; esprit qui 
dirige réducalioB. 

Éif.énL 4at. ^duouUonU, gén. de ^dwM- 
Ho , formé de edueare. V. Due , R. 

BF et EPF.... On trouvera à Esf...^ les 
mots qui manquent à Ef. 

BTA 

EFAIMAR^vl. V. i4/ai««af. 

BFAUaAT, part. vl. Accablé sous le 
tâh • affiûssé. 

EFAN , vl. Enfant. 

EFAlflBflT , vl. Tu enfantas. 

EFAN8A, vl. V. Enfonça et Fa , R. 

EFANT y s. m. d. bas lim. et vl. sm. 
Enfant , sot , sliiy>1e. V. Fa . R. 

EFANTA • s. f. vl. Enfanta , JCài. esp. 
port. Petite flile. 

EFANTAMEN , vl. V. £jiAifKaiiie9i( et 

n-ÂNTAR » vl. V. BnfanUir et Fa , R. 

ETANTET^ S. m. (éfanté), dl. PeUt en- 
fant. V. EnfanUmn et Enfantet. 

EFANTIL , adj. vl. V. Fn/Mîfi et Fa , 
Rad. 

EFANTILHAOE , s. m. (efonUliadsé) , 
d. bas lim. V. Snfantilhagi et Fa , R. 

EFANTOinUSAOE , s. m. (enfontou- 
liàdié) , d. bas lim. Eut d'imbéclUté appro- 
chant de l'enfance. Y. Enfança et Fa, R. 

BFAt , s. m. pi. (éfans). Enfant. V. En- 
fanU 



EFA 

Xes'Languedocieos mntf habitude de ne 
pas prononcer le n final , le suppriment 
même dans leur orthographe , c'est ainsi 
qu'ils «écrivent les mots-smvants sans jcette 
lettre. 

EFASA, vl.V. Enfama. 

EFATEOEAR, Y . Enfankgeor. 

EFATEL , s. m. dl. et 

EFATOU, V. Enfantoun. 

EFATODBÎBI. , V. Enfantouneh 

EFATSSAR, vl. V. Affaissât. 

XFB 

EFEBUNAB, vl. V. Mffeminor. 

EFEMINAT , vl. V. Effeminai. 

EFENHETAT, s. f. vl. Dissimulation. 

Ëty. de fegner , feindre. 

EFERlf , vL vum, wnmmm. V. In- 
firme. 

EFBRBIARIA, s. f. vl. V. Infirmaria. 

EFERMETAT , «.f. vl. V. InfirmUat. 

EFERBOER , vl. V. Infirmier. 

EFERHL, a. m. vl. Enfer. V. Infem et 
/n/èr,R. 

EFEBNAL , adj. vl. V. Infemed. 

EFF 

BFFAÇADGRA^ V. Eêfa^adura. 
EFFAÇAB , V. Esfaçar. 
£FFAN,s. m. vl. et 
EFFANT , vl. V. EnfafU. 
EFFANTAR , vl. V. EnfanUur et Fa, R. ' 
EFFANTI, a4i. vl. V. Enfantin etFa,R. 
EFFARAI, V. Eifarar. 
EFFARAT» V. EtfaraA. 
EFFE, s. m. vl. Enfant. V. Efant. 



EFFECTIF, iyA.a(y . (efletif , ive); i 
. Effettivo^ ilai. Èfectivo,e8p. Effee- 



tivo , porl. Effectu^C9X. Effectif^ ive , qui est , ; 
quiexisle réellement, et de fait. 

Éty. de effectue et de if, iva. V. Fae , R. 

EffTECTIO, IVA, a(\j. vl. EfecUUj cat. 
Bfectivo , esp. Effettivo, ilal. V. Effectif et 
Fac, R 

Ê^r. du lat. effecHvuê^ m. s. 

EFFECTIVABIENT , adv. (efiettiva- 
méin ) , et par corrup. rKmvAmamw. Effettiva- » 
mente f ital. Efeclivamente ^ esp. Effectiva- 
mente, port. FfecftvamenI , cat. Eflective- 
ment, réellement, en effet. 

É ly. de effectiva et de ment. V. Fae , R. 

EFFECTUAR,, v.a. (effectua); Effectua- 
re , ilal. Efecluar^ esp. cat. Effeituar^ port. 
Effectuer, mettre a effet, en exécution. 

Ë ty. du lat. effieerty m. s. V. Fae^ R. 

EFFECTUAT, ADA, adj. et part(eflec- 
tuà, àdeV; Effèctuado, port. ESeotoé, ée. 
V.Fac,R. 

EFFEIT^ a* m. vl. V. EffeteiFoCy R. 

EFFEldNAR, v. ^. (e^feminà); Effemi- 
nare, ital. Afeminar, esp. cat. anc. Affemi- 
nar, port. Eflémlner , rendre faible et délicat 
comme une femme. 

Éty. du lat. effeminare^ m. s. V. Femn^ R. 

EFFEMINAT , AIIA , adj. et p. (eflemi- 
nà, àde); anmAT. Effeminado^ port. E£R^- 
miné, ée. V. Femn, E. 

EFFERMERIA, vl. V. Infirmaria. 

E FFE RW, S. m. vl. Enfer. V. Infem. 

EFFERVE8GENÇA,a.f.(efikrve8cèince}; 



EFF 

Aoo Booum. Efferveêcenzay ital. Ehulieion^ 
esp. Efferveeeenda , port, ^erveecencia^ 
cat. Effervescence, léger mouvement, res- 
semblant à celui d'4m liquide qui t)OUt , causé 
par le dégagement d'un gaz de l'intérieur d'us 
liquide. 

Éty. du lat. ^eroetceiifta, fermé de e^<pr- 
vece, qui vient de fervepe^ bouiUir. Soy. 
Ferv, R. 

EFFET, s. m. (efét) ; Efecte , cat. Effect^ 
ail. i^DVCto, Jtal. Efeeto, esp. Effeito, porU 
Effet , ce qui est produit j>ar unecau8e,xe qui 
résulte d'une action ; l'exécution d'une pro- 
messe, d'un projet; lettre de change, billet; 
ierre,i)ien, domaine. 

Éty. du UL^eetue. V. Fae ,1k. 

mm rnmx , adv. Fil efecte ,.caL En ^eeto , 
esp. It^attiy ital. Eneffst, réellement. 

EFFETS, s. m. pi. (effé^. EffeU , ba«- 
gages. 

EFFICA^ , s. f. (efficace) ; wncAct, n- 
cAci. F/icaeta, cat. esp. F/)l<;acta, ital. port. 
Efficace, la force , la vertu «de quelque^uiose 
pour produire son effet. On le ditjwssi, en 
provençal, pourl>on senSy-caractère: agi$ 
d*eff^aça. 

Ety. du XeLeffieaeia, Isfce, ^erHi, pro- 
priété. V. Fae , R. 

EFFICACE, AÇA, adj. (efficace, âoe); 
Fj}lcas et EJieaz , port. Efcace, iul. F^ieat, 
cat. Efficace. 

EFFICACI, vl. V. Effcaça. 

Éty. du lat. efficax, m. s. V. Fœ, R. 

EFFIÇACIA, vl. Eficocia^ cat ^p. Efi" 
eacia , ital. V. Effieaça. 

EFFICACITAT,^.^. (eficacità) ; Fillea- 
eia y ital. Eficax. esp. Effeat , port. Effica- 
cité, même signification que F/)icapa, v. c. m. 

Êty. du cat. efficacttatisy gén. de e/Heaci- 
tas. y. Fae, K. 

EFFIOIA. S.X. (efidgie) ; mwnmn. Efigiêy 
ital. port. Efigiey esp. cat. Effigie, figure , re- 
présentation d'une personne. 

Éty. du lat. effigies y m. s. V. Fig, R. S. 

Fendre i€n sffigia , exécuter en effigie ; 
efigier. 

L'usage 4'eiécnter en effigie nous vient 
des Grecs, cbei lesqods cette pratique était 
familière. 

Henri II est le premier des rois de France , 
qui ait fait mettre son effij^ sur les monnaies, 
avec l'année de leur £ibncation. 

EFFIMER. V. Efimer. 

EFFLAT, ADA , adj. et p. vl.Enflé»ée. 
V.Fii/ralet;ï'i,R. 

EFFONDRAT, ADA, adj. et part. Vl. 
Effondré, ée. V. Foutid, R. 

EFFQRMAR, vl. V. Informar. 

EFFORT, V. Brfart. 

EFFRAIONER, vl. V.Esfranger. 

EFFRANCHEMENT, vl. Infraction. V. 
EnfrangemeiU. 

EFFRANHER, vl. V. Esfranher. 

EFFROUTAT. ADA, a^j. et p. (effroutâ, 
àde) , dl. Abîmé, ée. Dnmège. 

EFFUOAT, ADAf adj. et p. vl. Incen- 
dié, ée. 

Êty. dee/pour<fi.4efiij^,!eu, et de al, 
mis au feu. V. Foe,n. 

EFfftJSIO, et 

EPFimON, p. f. vl mmnMB. F/bit6,cal. 



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ËFF 

r/tuiioH, esp. Éffuiao, port. Effasionê, ital. 
Effusion, action de répandre un liquide. 
£tj. du lat. effuiiomê, gén. de effusio. 

BIT 

wanASsADÉB, 9. m. (elToIodl), d. bas lim. 
Fils ôtés du tissu d^une toile, charpie. Yoy. 
FU.H. 

BfnuULAR. V. a. C^fî^}* TBsd^ £fiUe'- 

EFIAI.AT, ADA, adj. et p. (efiolàyàde)^ 
d. bas lim. Effiler étiolé. On le dit des per- 
sonnes qui ont la taille, te nez , la main , etc. 
trop effilé» i Oquel dxooune homme es e^ola. 
Bér. e'est-l-dîre, aquel jouin'hame^ es e»f^ 
hi,V.DeifilaUiFU,R. 

EFIGIENT, a(l(l. vl EfUkni ^ chi. Efi- 
ctenfc , esp. EfjicienU^ port. ttal. Éffieient. 

Ëty. du lat. e/Scten(û , gén. de effieieni. 

EFIdBNTlA, s. f. vl. i?/ld«ncia, esp. 
EMeienda, poct. £/|lct6nsi,^ital. Puissance 
efi^iente. 

Ëty. du lat. eflUientiiL. 

EPlOlAa« V. a. vt. Efigiar, anc. cat. 
MMgiaref Hah Egigier ^ représenter en 
emgie. 

EFDIER^aâ^ vl. Hvuna, T%wauu Ef- 
merOytB^, Efemero, port. E/fmêro, haL 
tphémère , de peu de durée, 

Êty. du lat. ephemeruê^, m. §. dériré du 
grec éiri (epi), et de ^[nt^ (hèmera), jour, 
i*un jour. 

BniiEBON».8; nu vU tphimeBoa, sorte 
depoisson. 

Etj.. du lat. 9]ih€mer<m^ 

EFL. 
EFLAMAGIO, vL Yoy. BHflàmation et 

BFLABIAT, ADA,^ adj, et p. vl. Enflam- 
mé, ée. V. Enfiàmmat et Flamm , R. 

BFIaAIIATIII , IVA« adj» ▼!. Infiamati- 
m», Ual. JAi^loifiiiiatf/J i«e, propre a enflam- 
mer. V. Fkimm, R. 

BFLAMBIC vK V. ilFii/lZifiiaiifi 

EnuJA , vt. V. £n/Iar et FI , R. 

EFI^AZOv vl. V. Enfiwra et JTI, R. 

SFliB, Alti lang. de En/U^ y. c. m» 

BffT4>nEAR , y. Aflourar. 



BFa 

, vl; V. Jsiformar. 



BTBACTimt, 8. f. (efhictie-n); 
nmm. V. IT'ractiaii et Frag, R. 

JBTB AOWBB, vl. V. Es(rangeT. 

ETRAIS^ part vl.Enfireint, violé* Voy. 
Frag^ïL 

BrBANOER, V..4I* vl. Rompre. 

Ély* du lat. frangera , m. s. V. Arag, R. 

BFBBDAV; a^j* et p. vK arviM». Eftayé, 
^avanie. V. Eifirayat et Frem^ R. 

BFBEr« t. m. Tl.mmit^ «sn, BVrHr, 
srmsnA», mnmAT* Efifroi , angoisse* 

fily. V. IVem, R. 

BWUns, vl. V. EfrêL R ou eUe effir^yA. 

ICrBBNABi vl. Y. Snfimar. 



BFRËTZ, s. m. vl. Y. EfreU 

EFR£VOLITS,adj*(efrevolis}, vl. In- 
firme. V. Infirme, 

EFBUN , adj. vl. BMrmai. Sombre , triste , 
morose, refrogné ; avide. 

EFBUNAMENa, adv. vl. Avidement ,. 
gloutonnement. 

EFa 

EFUNDAR , vL Y. Eifcnârav et Fomà. 
Rad. 

BG: 

ECE.... Chi trouvera- en £#^... lies mots q.ui 
ne figurent pas en Eg,.. 

BOA. 



E0A, S. f. (ègue) ; hsoa, bco. M. Avril dit 
que ce mot est masculin. Haras , lieu destiné 
à loger les juments et les étalons que Ton 
accouple pour en perpétuer les races. 

En Languedoc , ce mot désigne une eavale, 
' une jument, et M. de Sauvages le fait dériver 
de equa , ce qui est tiés-probable. 

Éty. Ce mot est d'origine ligurienne , se- 
lon l'auteur de la Stat. des R.-du-Rhône » ou 
Slutôtilest dérivé de equa^ cavale. Yoy. 
. ^4-, R, 

EOAILLAR, V. a. vl. Egaler, comparer. 

Éty. Y. Equ, R. 

BGAIi^ Y. Egau, plus usité, et E^^ R. 2. 

EGAIiAMENT ,. adv. (egalaméin); »a* 

lUMMBHT. Egalminit cat. mod. EguakttMmi^ 
' anc. cat. EgualmenU , ital. Içualmente , esp. 
port. Egaleo^nt, d'une mamère égale, um- 
I forjne. 

Éty. du lat. œqualHer , ou de- égala et de 
ment. V. Equ, R. S. 

EGAI«AR , V. a. (égala) ; bmaium , mn» 
pjuum, BOAv, ASABiAa. AgguagUart, ital. 
/i90alar,esp. port. ^j^nakir, cat. Egaler, 
rendre une chose égale à une autre ; être au 
même degré; atteindre, rendre uni. 

Ëty. dee^iet de or, rendre égal, de 
œquare, laL Y. Equ, R. â. 

EGALAT, ADÀ, adj. et part, (égalé, 
àde ); Igualado, port. Egalé, M. 

Éty. V. Equ , R. 2. 

BOALECœ, dl. Gorrup. de aigaUge. 
Y. E goûtai et Satea. 

BGALEB , V. a. et n. vl. naA&BAB. Equa- 
. iar, cat. Igualar^ esp. port. Egaler, égali- 
ser, comparer, équivaloir. Y. Bqu^ R. 2. 
, BGALBKA, S. f. vl. Igwdexa, anc. esp. 
Égalité , façon , espèce. Y . Mau^ R. 2. 

BGALI8AB, V. a. (égalisa). Egaliser, 
rendre égal,. pareil, semblable. 

BGAIJTAT,s. f. (egalità); UgualUà , 
ital. Iguàldadyesp.IgwMade,^n. Iguai- 
' toi , cat. Égalité , conformité , parité , rapport 
entre des d^oses égales ; unifoimité* 

Éty. do lat œqualitatiê^ gép. de mpudi- 
to«. Y. £9tt,R. 2. 

EGAIXANtA, vl. Y.EgaUUU et Eqiê, 
R.2. 

BGAUOBrr, adv. yL Y. BgàlammU 

BOAB , V. a. vl. Egaler. Yoy. Egalar et 
JBffii,R.2. 

BGAT, part. vl. Égalisé. Y. Em, R;.2; 



EGA 7 

BGATADA., S. f. (egitàde) , dL Haras de 
juments. 

Ëty. de ega et de ada ou tada. Yoy. 
Equ , R. ' 

BGATiBa, s. Oh vl. Eq!uatèr , anc. cat. 
F«^ttsro , esp. Egoariça, port. Gardeor dé 
juments. 

Éty. du lat. equariuê^ 

EGAO, ALA, adj. (egâou, âlej; mm^L, 
vAMBs, UOA&, fuiBLABiji. Egtuile, ïuH, Iguoi, 
esp. port. Egual , cat. Ëgal, aie , paieil , sem- 
blable , au même degré ; uni. 

Ëty. du lat. eequalii , m. a. Y. Epi , R. 2. 

BGAOZIB, V. a. v4. Réjouir, féliciter. 
y.Gaud^R. 

BGB^ 

BGBANGAT , ADA , adj. et p. (edzongà , 
àde ) , d. bas lim. Déhanché : Oquel home 
mfirtso coum'un edxonga , Réron. c'est-à- 
dire. Aquelhome marcha coumounegeangai. 

EGmAR, ElAR, lAR. Désinences pnses 
^ du lat. icare , dérivé probablement du grec 
2tx(i> (éikô) , être semblable , ressembler. 
, On peut donc re^tder cette division des 
verbes en egear, eiar , iàr , comme des di- 
minutiferQui n*expriment l'action que comme 
commencée , imitée. 

Blanqu^egear, aUneare, tirer sur le blanc, 
' imiter le blaînc. 

Verd-egear , tirer sur le vert; 

Bouit-egeary marcher comme les boitenxi . 
imiter les boiteux. 

BOBABAR, V. a. (edzorâ), d. bas lim. 
Estropier quelqu'un d'une jainoe, lui en ôter 
l'usage. 

BGBARAR , V. a. md. bbabbab. Ébar- 
ber; on le dit du blé noir ou de Forge, qu'on 
frotte , pour leur ôter, ou les pellicules ou les 
stilets inutiles. Réron. 

BGBARAT, ADA, ad|j. et part, (edzorà . 
. àde ), md. Estropié d'une jambe. 

BGBSTlO^s. f. vl. Évacuation, d^«*- 
tion, eicrément. Y. Jaci, R. 

BGI 

BQllVIAR,y. a. vl. Machiner i inventer, 
des engins. Y. Oen, R. 
BGIT » a. f . d. vaud. Egypte. 

BGL 

EGIiA, 8. f. (ègle), d. béam. Aigle. Yoy;^. 
Aigla. 

BGI«AGBAR,.v. a. (eglodzà) , d. baslim. 
Rompre , briser, séparer par éclats. Ce verbe 
est aussi réciproque. Y. Fendre eiEeglandar. 

Éty. de glage, glaïeul ou feuille de glaïeul, 
et de Tact, ar^ réduire en éclats ou en lameSf 
comme les feuilles du glaïeul.. 

BGLAIAB> dl. m. Se que Esglariar , , 
7. c. m. 

BCULBGBARs ^1- V. Etglairas\ 

:3GLBGBAT, ADA, adj. et p. (egledjà, 
àde) , dl. Enragé. Sauv. Y. Enrabiat. 
. BIH.ISA. S. f. (église); «wa, «uua,. 

WMWflVl «IXTA, «aSTSA» BOUMA. EcClesitt f . 

lat. CMefa, ital. Egleeia, esp. Eareja, port. 
Église, lieu où s'assemblent les fidâes pour 
prier et assi^r aux oflSces divins; l'assem^^ 



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gk 



8 



EGL 



l|> 



bléede8fldiIe8,gooferDéeparIepape; éUt 
du clergé. 

Éty. do laL eeeUHa. V. Beéhs. R. 

Eglisa dmindiout, ginagogue. 

Eglisa deU huganauds, temple. 

EgUêa deis Indiens idoulâtreê, pagode. 

Egliia deU Tura , mosquée. 

On nomme : église 

EN CROIX GRECQtE, rcU* duot U toopMar 6» 1> 

croûce est ëgal« & c*ll«,dc la neC. 
EN CROIX LATINE , celle dont U nef «tt pins large que 

la croisée. 
EN ROTONDE , «elle qn! ofiir* m cercle parfait. 

La première église ()ui ait été bâtie publi- 
quement par les Chrétiens, est celle de Saint- 
Sauveur, par ordre de l'empereur Constantin. 

La coutume de bénir les églises pe s'intro- 
duisit qu'en 314, et on ne commença à Jes 
dédier qu'en 483. 

Les couleurs des ornements de TEglise 
représentent les mystères qu'on veut honorer, 
et les fêtes qu'on célèbre à Ropie. Le blanc 
est réservé.au^ mystères glorieux de J. -C. et 
aux fêtes des Vierges; le rouge aux.martyrs; 
le violet aux jours de la pénitence; et le noir, 
au service dés morts. Le vertest pouries jours 
ordinaires; mais jces couleurs varient selon 
les églises. 

On diêtingue les églises en : 

BIËTROPOUTAINES , erllet qui tinmm mi veh*. 

CATUÉ^BALES , a» «Wdi^v 

PAA(»9SULCS , tpÊad allée ibcfwat U efaeCUMurnne 

pHP^ssa. 
ANNEXES ,.a«nea qui HftpAmt a'nue cgllM^aroietf^lo. 
ttCCÏJRSALES , celles qui sont régies par un deasenrant. 
ORATOIRES Je» chapelle ^npacicnaoU 

partkabfr. 

.On donne ,fe nom de 



BASILIQUES , a quelques <g)|s«s ^rlnçlpaW, 
>iM-Plc^ 4 à .Rovf», 



Icljes^ 



4)n ncmme^ 

PORCHE t'^BBTIBIJLE on PERISTYLE , un bangar 
avancenefit de Mit qni couvre le portÉlI an Jel twa , 

TAMBOm^reppaca couvert , en aedaaa duportaU 
•rdlnalrenaent^uslenrs portée. 

VAISSEAU . reB9en|lile4e i'intéHe^r. 



ajani 



NEF , U part^ çoo^rjse entre ^ porte priocipala 

ebcBur. H j a sottrenl des nefs tattnJ^, 
CHOEUR , la partie oh l'on chante rofl^ee. 
SANCTUAIRE «.la partie o^ ut situé le nutiire^ttfl. 
JUBÉ , l'espèce de tribune , entra Xa iief et le chonv , «A 

ie diave «liaiHe rÉvaagile. 
fX>NTS^APTISMAUX , !• gnwlMii tm Vtm eopserra 

l'fafi qui a servi pour baptMsr 
BÉNITIER , le vase qui contient reaa-b^rita. 
TRIBUNE , U patrie ph» jm ^aoim ilavde ^uV» voit 



^toOT ém d^çenr. 



ORGUE , V. Otj^t, 

CHAIRE, V.€«0ef«. 

jlOLRS , Jea bqétras ; on les nouMne t 

I108ACE8 , ^qnaad allée en ont la foni^ 

VpUTE , V. routm. 

STALLE Jes sittce de bols qui eont 

y.Stmfa, 
AUTEL, y. ^«rar. 



SGUf lA, S. f. d. anc. béam. Église. Yoy, 
Eglisa, 

BOXsOOA , s. f. (egWgue) ; Egloga , ital. 
esp. port. Eclo(fa,£Sii, Kglogue , poâie pas* 
torale ou petit drame dopt les acteurs soqt 
desibergers, et le lien de la scène on paysage 
agreste « des bols ou des prairies. 



EGL 

Éty.dulat. egloga^ formé du grec tKli^ftù 
(eklégô],choix9 ou de egloga^ dérivé de «tS 
(ail)» chèvre , et de ^cJ^oc (logos), discours. 

Le premier oui s'exerça dans ce genre de 
poésie» fut Théocrite de Syracuse , 270 ans 
avant l.-C. Après lui , Mosehus, Bion , Ftr- 
yt7e, parmi les anciens, et Ronsard, Raean, 
Ségrais, Léonard, LamoUe, Arnaud, Flo- 
rian , Berquin et Jv^'^e^boult^ee, chez les 
Fjrançais. 

EGO 



EGOE, anc. béam. Egoa, port. Ovale. 
y.EgouatiEqu^n, 

EGOISME , s. m. (egouismé) ; poooismb. 
Egoisme , cat. Egoismo , ital. esp. port. 
Egoîsme, amour propre qui consiste à tout 
rapporter à soi. 

Ày. du lat. ego, moi, je, et de tente. 

EG0I8TO, ISTA, S. et adj. (eçouist^,; 
BfK>vtsTA, ^nfTA-^oLBT. EgoUtà, itsl. esp. 
port. cat. Egoïste^ celui ou cçlle qui a le vice 
de régoîsme. 

E90i • s. m. pi. (égoa). Nopi qu'on don- 
ne, à Vallensoles , à Tibéride pipnée. Voy. 
Brama- fam; pour haras. \.Efa, 

EOM, s. f. pi. (ègpes). Les juments et 
ânesses des haras. V. E^u, R. 

•EGOTOGA, s. f. (egotôque). Ombre que 
forme un rocher au soleil couchant et à la- 
quelle les paysans connaissent qu'ils peuvent 
quitter le travail. Ach. 

SGOn,^. m. (ègou); Engos, port. Up des 
noms lang. de l!ii|èble. y« Saupuden. 

EGOIIA , s. f. d. aac. béam. mob. Egoa, 
pqrt. Yegwi, esp. Jument. 

Ë*y. duJat. eqwi,m, s, Y. Bqu, R. 

EGOUA88ER, s. m. md. MOAUHi. Con- 
ducteur de juments. 

Ély. dulat.e9iiartue,m.6. V.Equ, R. 

EOOinsiIE , V. Egoisms. 

COOUIflTO, V. ^^otefo. 

EGOUSn.HAR S' , V. Es^oimlhar s\ 

BGOUTTAIs , s. m. (egoutâl) , dl. mai^- 
OB, AMAuoB. Même sign. que Sassa, v.c. m. 

£ty- de e^ottf et de 4>I« servaat à égouler. 
V. Qom, ^. 

EGA 

EGRB88IO, S. f.^1. EgressUmt 900. esp. 
Sortie; évacuation. 

Êty. du lat. egressio. 

EGRIIVIR, V. n. vl. Gémir, soupiver. 

Éty. Ce mot parait ôtre une altération de 
aigrir,on a dit eonui,{K>ur acerbe. V. Aer, 
Rad. 



EGOA, fi. f.<iga) ; ma. Egoa, port. Egua, 
cat. Yegua, esp. Cavale, jument. 

Ëty. du lat. igua, m. s. V. Bgu, R:; 

EGUAIs, ach. vl.ilFoica{,.cat V. Egau et 
^^. R.2. 

EGHALEJAB, Tt y. Bgalisar et Equ^ 
Rad. 2. 

EGQAUlElV^adT. vL J^^Moteienl, cat. 
¥. ^^I^menl eiEqu, R. 2. 

POUANiA, s. f. vl. Egalité, comparaison. 
V. Equ,ÏL. 2. 



EGO 

. EGUAR, V. a. vl. b«ab , bmas . 
Egaler, comparer. V. Egalât^ 
Ély. du lat.a^iHire, m.fi. V. Eqm^ R. 2. 
EGUAR, V. a. (çguâ). Paire la potDfe â 
un outil, à un instrument, etc. Gare. Voy< 
Apounchar. 

EGUABIA , s. f. vl. Troupeau de jgtos 
bétail. 

Éty. de e^tce, cheval. V. Equ, R. 

EGUAU,adj.vl. V.Egau. 

BGUIEniA, s. f. (eguieïre), d. bas liai. 
Aiguière. V. ^i^uterà et Aigu, R. 

EGtJIETRA., s. f. (eguièîce)« dL Égoul 
des eaux du lavoir. V. itputer et Ai§m^ R. 

EGUIsAR S* , V. r. (s'égula) , d. baa lim. 
S'égueuler. V. Esgousilhar s' et Goul , R. 

BGlll«HA,d. bas lim. Pour timon. V07. 
Limoun, Agulha et Agu, R. 

BGDliBAPA, d. bas lim. Même sign. 
que Agulhada^jv.e. m. et Agu, R. 

BGUlsHIER^ s. m. d.èas Jim. V. Cour" 
durada, Aqulhada et Agu, R. 

EGULLBTA, s. f. vl. Y. Açulheta et 
Aigu, R. 

EGDT , VDA y UA, adj. (egû. ûde, èe] ; 
MO. Aigu, ue: Accent egut^ accent aiga, o^ 
qui ira de droite à gauche. V. Ponndbtcf. 

Éty..âuJaLiieii(tie, m. s. 

EGT 

EOTPANI , 8. m. vl. Égipan , espèce de 
sonneur d'instrameuts. 

EGTPTA, (edgypte); mrta. f ^iCfo et 
Eaisio, ital. Egypto, esp. port. Egypte, con- 
trée située au N.-E. de f Afrique, et iKNiiée 
au N. par la Méditerranée ; à l'E. par la 
mer Rouge, et Isthme de Sues; au S. par la 
Nubie, et à l'O. par les déserts de Lybie. 

Éty. dulat.£^î^(ife. 

JPGTPTIEN, lENE, S. et a4j. (eg7ti.en, 
ène) ; Egypciano, port. Egyptien, ienhe ; qui 
est d'Egypte. 

l^ty- dttjat agypHacus^ m. a. 



El, inteij. JSH holà j V. ffd. 

El , vl. Prenne personne 4u aiog. d« 
présent de l'ind. du nedie aœr, avoir : £i, 
J'ai, on dit maintenant ai. 

El, d. m. Est souvent employé dans la 
^composition de mots, comme prépositif, au 
lieu de ee, eiehau faire, au lieu de escaufeUre, 
eiehaufar,au lieu de eecau/ar, etc., èibar- 
lugar pour esbarlugar; eiflourar pour «a- 
flourar, surtout danis le d- da Manoscme el 
d'Apt. ^ 

El, d. ari.Pouree. 

JHsf^eï UUda coumapeca. 

Proues de Carmentran. 



EIRABARNAR, d. de Maooaque. V. 
Deeôodamar et Bad, R. 

EIBARBATAR, Gaïc. V. Espondir ^ 
Estendre. 

EIBARCBADURA, S. f. d. deManosqoe. 
Rrèche faite à nn iastrument tranchant. V» 
^ercaduraet J^reCyR. 



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EIB 

FifBâRCHAB, y. Etbreehar et BreCy 
Rad. 

EIBAIII.UGAR, d. de MaDosque. Voy. 
Emberlugar. 

EIBAUCAR 8\ V. r. ( eibaoucà ) , dl. 
S*égayer, se dissiper pour se délasser d'une 
occupation d'esprit. Sauv. 

EIBLOn , s. m. (èîblou). Ëcale, coquille 
des noix et des amandes. Avril. V. Crou^ 
veou et Gruelha. 

EIBLOUAB, T. a. (elblouà). Ëcaler. Avr. 
Y. Detgrouvelhar, 

EmOUDENAR , Garc. V. Abadamar, 

EIBOUCELAR, W.Desboueelar ei£ous, 
Rad. 

EIBOUFFET, Gast. V. Botf)fel#. 
, EIBOU88ELADA , s. f. (eibousselàda). 
Égrenage, action de ramasser les toiiflès de 
graine du chanvre et de certaines autres plan- 
tes. Avril. V. Bouts, R. 

EIBOUS8ELAR, V. a. Egrener, étêler, 
enlever les touffes des graines de certaines 
plantes, etc. Avril. Voy. Desbouiselar et 
Bouts, U. 

EIBRIAR,Garc. V. Eshriar et EmbH- 
gar, 

ElBROUTAR, et 

EIBUSGADA , 6. f. (eibuscâde). Emon- 
dage, action d'émonder les arbres , et princi- 
palement les oliviers; temps, saison où Ton 
emonde, Avril ; notez que émondage^ n'est 
pas français, émonder est le terme qui con- 
viendrait Je mieux. 

Ëly. de ei priv. de buse et de ada^ action 
d'ôter le bois. V. Bosc, R. 

EIBUSCAGNA, S. f. (eîbuscâgne). jSmo»- 
dilles, Cast. V. BroundUhas. 

EIBUSGAIBE, s. m. (eibuscàire). Êmon- 
deur, celui qui émonde les arbres, et princi- 
palementles oliviers. Avril. Y.Bebroundaire, 
Gare. 

Ély. de eibuseaT et de aire. V. Bose, R, 

EIBUSCAIRE, Gare. V. RebroundaiTe. 

EIG 

EICA, V. Aità. 

méàl^y. Aiçai. 

BlCAUN.y.Aiçalin, 

EIGAMOUN, V. Aiçamùnt 

EICANARS', ?. r. d. lim. S'éreinter. V. 
S'esquinar, dont ekanar, s'est qu'une alté- 
ra tfon. 

EIÇATA, V. Aiçà, 

EIGAVAD , V. Aiçavau. 

ElClEI^,\,Aissela. 

IRICET A, y. Aissela. 

EIGH..., 11 faut chercher par £jtfi, Aiss 
ou EiCy les mois qu^on.ne trouvera pas par 
Eich. 

EICHA., Auh. V. Aissada. 

EICHABENGAR, V. a. ( eichabeincà ) , 
expr. du Fpgeret. Elaguer, ^monder. Voy, 
TalhaT. 

Éty. de <i\priv.-de ehabene^ tête, et de ar, 
couper 4a lêle. V. Cap, R. 

QGHADA, Aub. V. Aissada. 

EIGHADOUN, V.Aissadoun. 

EICHAGAR, V. IchagaT et IssagaT. 

EIGHALA, d. lim. yJscaîa el Escal, R. 

EIGHALARD, s. m. (cichalâ). Pioche 
de jardinier. Aub. 

TOM. U. 



£(C 

EIGHABiENAR,d. m. V. Eissanunar. 

EIGHAMP, d. m. V. Eissame. 

Ê|y, de etc/iampar, eichampai, répandu. 

CIGHANGLA, d. m. V. Èsplenta. 

EIGHANDILHAU , d. m. V. Esean- 
dilhada et Cal, R. 

EIGBARA, d. m. V. Escala. 

EIGHARAGNAR, v. a. ( eicharagnâ ) ; 
uGUABAoïnAm, d. m. Eparpiller. 

EIGHARABOAR, V. EscaramiaT. 

EICHARAR, d. m. V. Escalar., 

EIGHARDA, 8. f. (^eichàrde). Echarde. 
V. Esplenta. 

EIGHARIER, d. m. Y. Escalier et Escal, , 
Rad. 

EIGHAROUN, d. m. Y. Escaloun. 

EIGHARQOIAIRE , s. m. (cicharquiÂi- 
ré). Celui qui effondre une terre. Aub. 

EIGHARQUIAR , V. a. (eicharquià). Ef- 
fondrer Aub. 

EIGHA8SAS, d. m. Y. Escassas. 

EICHAV, y. Aissada. 

EIGHAUDAR^ d. m. Y. Escaudar. 

EIGHAUDILHAR , Y. Eissaudilhar , 
Eicouire et Cal, R. 

EIGHAUFAIRE, Y. Escaufaire. 

EIGHAOTAMENT, Y. Escaufamenl. 

EIGHAUFAR. Y. Escaufar. 

EIGHAUFESTRE, d. m. V. Escau- 
fesire, 

EIGHAOPRE , d. m. V. Escaupte. 

EIGHAVEL, s. m. (eichavél), d. m. Yoy. 
Eissaveou. 

EIGHE A , ucBst, v1. Même, mêmes. 

EIGHENS ou Biitsnt, S. m. pi. (cichéins 
ou eisséins). Nom qu'on donne, dans la 
Haute-Prov. à la grande absinthe. V. En- 
cens. 

Ély. Ce mot ne parait être qu'une altéra- 
tion de encens. 

EIGHERPA, et 

EIGHIERPA, V. Eckarpa. 

EIGHINA, et comp. V. Esquinn. 

EIGHIROUER, d. m. V. Eequirocu. 

EIGHOP, d. m. Y. Eissop. 

EIGHOUBLIAR , d. m. Oublier. Yoy. 
Oublidar. 

EIGHOUTLAMENT , 

EIGHOUFLAR) ei 

EIGHOUffXAT, d. m. V. cm. par Eis- 
êou, 

EIGHOUN , d. m. Y. Aissoun. 

EIGHOURAR, d. m. Y. Eissaurar. 

EIGHUGA,s.f. (eichùgue). Aub. Voy. 
Sua et Sugea. 

EIGHUAIAR, Aub. Y. Issagar. 

EIGI , adv. Alt. de Aicit, v. c. m. 

EiaT, Y. Aicit. 

EIGITO, V. Aiciio. 

EIGIVIERAS. V. Civierat, 

eiGLIARSlEIRA, s. f. vl. Lim. L'aube, 
l'aurore, le point du jour. Y. Clar, R. 

EIGOT, y.Aiçot. 

EIGOT,et 

EIGOTA, V. Aiçoi et Oto. 

EIGOURGHERA , 8. f. d. lim. Yoy. 
Etcourcha. 

EIGREISSENÇA, AU. de Escreissença, 
V. c. m. 

EIG RIRE , vl. lim. Y. Escrioure. 

EIGUMAR, d. lim. Alt. de Escumar, 
I V. cm. 



EIC 9 

EIGUNLADA , d. lim. Y. Eseudelada. 
EiGUPlT,s. m. d.'lim. V. Escupiegna 
el Crachat. 

EID 

ElbAR , V. a. (eidà), d. bas lim. Aider. 

EIDAT, ADA, (eïdâ. àde), md. Oui-dà, 
volontiers: VouU me beilat un cop de mo? 
Béron. c'est-à-dire, voulez me bailar un cop 
deman. 

Eida, volontiers. 

EIDUGIAR, V. a. (eidudgià), dl. Corri- 
ger, châtier. V. CasUgar. 

Etf 

EIFLEOUPAT, d. de Manosque. Voy. 
Fleoupat. 

EIFLOURADA9, Garc. Y. Eifloura- 
duras. 

EtTLOORADURAS, s. f. pi. (eiflouradw* 
res). d. de Manosque. «uxonBAtoAt. Gerçures, 
rha^des'du mamelon. Y. Crebassas. 

Êty. de eiflourad, dont on a ôlé la fleur, 
etdeura*. V. F/or, R. 

EIFLOURAR . v. n. d. de Manosque. 
(eîflourà). Pour couler, Y. Desflourar, ef- 
fleurir, on le dit de la chaux qui tomt^ en 
efflenrescence. Y. F/or, R. 

EIFLOURARELA, s. f. (eïflourarèle). 
Nom qu'on donne, aux Mées, aux ceps qui 
âont sujets à la coulure. 

Èty. de eiflourar pour esJlourar, et de 
e/a.V.F/or,R, 

EIFOUGASSAT . Garc. Y. Esfougassat. 

EXFOURGHADURA , s. f. d. de Manos- 
que. V. Enfauchadura et Pourc, R. 

EIFOURGHAR, Garc. Y. Enfauchar. 

EIFOURNIAR) Garc. Y. Esfourniar. 

IIIFRATUNAR , V. a. (eifraïunà). Emiet- 
ter et s'émietter, réduire en miettes. Avril. 
y.Embrigar. 

Éty. deei augm. et de frayunar, pour 
fragunar, ait. de frangunar, inusité, der4vé 
defrangere, rompre, briser. 

EIG 

EtG , On trouvera à Aig, les mots qui ne 
figurent pas à Eig, <;es mots sont presque 
tous des dérivés de aigua ou aigre, et doi- 
vent par conséquent s'écrire par ai et non 
parei. 

EIGADA , Alt. de Aiguada, v. c m. 

EIGADIERA , V. Aiguadiera. 

EIGAGNA, Alt. de Aiguagna, v. cm. 

EIGAGNADA, V. Aiguagnada, 

EIGAGNAU, s. f. (eigagnàeu), et mieux 
AïooAGHAoo. V. Aiguagnodu. 

EIGAGNOLA, y. Aiguagnola. 

EIGAGND119, V. Aiguagnous. 

EIGAIER , s. m. (eigaié) ; bioaib. Celui, 
qui dirige les chevaux qui foulent la paille. 
Aub. 

Ely. de eiga, pour ega, el det«r. Y. Ega. 

EIGAIER, S. m. (cigaïé) ; sioahis. Epar- 
pilleur, arrangeur (ces mots ne sont pas 
français), homme de peine, qui , dans une 
aircc, a soin, pendant que les chevaux fou- 
lent les blés , de tourner la gerbée, avec la 
fourche, pour qu'elle passe tour à tour sous 



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h^gle 



ta 



BIG 



tespîedsdes-chevaux; il est fôrmé dâ> deux 
taolê: Eiga-iero, Avril. 

EIGAL^ ALA, adj. vl. Voy. Egal et 
Egau. 

EIOAR» vv a. (eîgà). Arranger, réparer. 

Éty. C'est ainsiqu'il faudrait écrire ce mol 
m dérive du grec epY^(<> (ergaô), Iravailleri 
V. Aiguar. 

EIGARDENT, V. Aiguardenê.' 

EIOARIER, V. Aiguarier, 

EIGA990US, V. AiguaêMOUS. 

EIGAURIGNAR, d. de Manosq^e. V. 
Eêgaurig^ar» 

EiaWA, y.Aitma. 

EIGLARI , V. Esglari. 

EIGLARIAT , Y. Esglariai. 

EIGLOUAIRE, ARELA, 6. (eiglouàîré, 
arèle). Celui, celle qui égrène le chanvre^ qui 
détache les olives deTarbre, à la main. Gare. 

EIGI«OUAi|j V. a. (eiglouâ). Egrener le 
chanvre, cueillir lesolives^ la maii^ et non < 
du bout des doigts. Gare. 

EIGOOURIONAR , d. de Manoaf|iae« V. 
Etgawrignar et Chareutiar» 

EIGRAGEAR , Cast. V. Aigregtat. 

EIGRA8, V. j4tora<« 

EIGHEGEAR, Y. Aigregear, 

EIGRETA.et 

EIGRETTA. V. Aigreta. 

EIOROUVELHAR, Gar.c. V. Esçrou- 
vilhar* 

dGROI^HAR, v.a. (eîgrulà)î stoRoiAB. 
Gruety monder, enlever h certains grains, tels 
que le blé,rorge, etc., la petite peau qui les 
recouvre, pour, les rendre propres à élre man- 
gés en soupe. 

Éty. de et .priv. de oruta, peau, et de ar. 
V. Gtulh, R. 

EIGRUI^AT , ADA , adj. et p. (eipiîà, 
aie), md. ««(BiioiAT. Gruéf mondé. V. Grulh, 
Rad. 

EIOUIER , V. Aiguier. 

EIL 

EII.A, V. Ax\k. 

EP^AMOUP; , V. Axlamoun, 

EILANDRAR, Y. a. (eilandra). Déûhir/er, 
on ne le dit que du linge et des étofTes usés, 
ou de mauvaise qualilé , qui se mettent en 
pièces sitôt qu'on les touches ou qu'ils s'ac- 
crochent Avril. 

Éty. de ei augm. et de laniar, déchirer? 

EDLANDRE, s. m. (eilàndré). Déchirure, 
accroc, rupture faite à une étoffe Oii à du lipr 
ge. Avril. V. EtcQrehadura^ 

EILAVAU, V. Ailavau^ 
, Eli.IAn,8. m^(eili6u}« d. de Carpenlras*. 
Éclair. V. Eêlious. 

EILISSAR , S*, Cast. V. Esnissar #'. 

EIIXA , Alt. de ailà, de ce côté. 

EB» 

EUf..., I^ plupart des mots qui com- 
mencent par£tm..., ont Am, Amar^ pour 
Rad. il /aut donc les chercher à Am.., ou 
Aim,.. 

EIQIABLB^, V. Aimablef, 

EIMADI, d. bas lim. (eïmodi). Voy. 
Eimaiin. 

EmAGI, V./ma^t. 



ElU 

sniARl, d. bas lim. AIL de AhMri, 
V, c. m. 

EIBIATIIt^ adf . (eiinoti) ; biémoi, mmoti. 
Cematin: JEtiiMitdo6oMro, Béron. c'est-à- 
dire, i|^e«( matin débànhomrafOenmiisk, 
de bonne heure. 

Éty. de et, ce, et de matin. V. Malin, R; 
. EIIIATINA8, s. f. pk (eimatlnes). Alpha^ 
biBt. Cast. V. Fa6eltM> 

EmATU, adj. d. lim. Irrité. 

EIME^ V. E$mek 

EIME ^ s. m. dg« (einé). Éf ent, mauYaise 
odeur que contractent les viandes, et parti- 
culièrement celle de porc quand elle reste 
trop longtemps exposée à l'air. Poumarède. 

EIME , s. m. d. lim. Esprit, y. c, m^et* 
Eyme. 

ElMEN , vl. N ous fûmes* 

EIMOOUVER, V. E,Êmooure4 

BUHOVCBSTAM'i Cast/ V. èhuékutas^ 

EmoUN j nom d'homme (eimôun) ; Eû-^ 
mund, ail. Edmond. 

ElY. de Saint Edmond , roi d'Angleterre 
ou d Eastangle, en 858, qui fut martyrisé par 
les JOanois, le 22 novembre 890^' jour auquel 
OR célèbre sa fêle, celui de sa translation est 
fixé au 29 avril. 

EUf 

EINANAR S* , V. Emnaf e*. 
EINANT, y. Avant. 
EINAT,et 

EINE, EA,V. i4ina(. 

EINE A, V. Ainada. 

EINEOU. Alt. de a\n€Ou. V. Chahavi. 

EINESSA , Gare. V. Ain€t9a. 

EINETA, V. Ainada, 

EINIER, V. i4titer. 

EIP 

EIPEIA, S. f. d. lim. £pée« V. Eêpasa. 
JVeipéio vau màï gu'tin eypjngo., 
Foucaud. 
EIPINGO , vl. lim. V. E^pinglo, 

EIQ 

EIQUAI«AS, pr. rel. f. (eiquàles). Aux-v 
quelles. V. Atqualas et Qual,i{. 

EIQUALEIS, pr.r. des deux genr.(eiqua- 
lei). Auxquels, auxquelles. V. Q^^ R- 

EIQUAUS, pr. rel. pi. m«(ciquàous). Aux^ 
quels. V. Quai, R. 

EIR 

EIR, d. lim. Pour e#, il esti 

CIRA , s. f. vl. Grange, grenier, magasin, 
aire. V. tera. 

Ëly. du lat. area. V. Tera. 

EIRA , V. Ara et Hour, R. 

EIRA , V. Ara. 

EIRANCHAT, ADA , adj. d. limi. Boi^ 
teux, euse. V. Goi, 

Ély* de eir pour es priv. de aneha ,ei de' 
at. 

EIRENAR , et dér. V. Derenar. 

EIRESEL , s. vl. Plante dont il estrdiOlr; 
cile de déterminer l'espèce. 



BItUBffàR , Y. HHretar. 

EIRIAL , s. m. (eïriàl), d. bas lun. Sou- 
pirai. V. Soupiràlh. 

Éty. C» mot est dit ponr airial, de air^j 
air, et de o<, pour l'air. V. Aer, R. 

BiRlAIi, s: m. md. BnuAiK» d* bas* lim; 
Terrains vacans qui sont à l'entour des mai- 
sons, des'grangeset autres bâlîmentBy «1 qui 
sont nécessaires* pjDur léor* ex^oiUiioii. 
Béroo.i 

Étyi V. Air, R. 

EIRIBR, Ait de i4trier, y, c« m. Jimui- 
datre et Air, R. 

EIRITIER« y. BMeHérr. 

BXRim«,H^ 

EIROHEB, V. iUiHHm^at i4it*, R^ . 

EIRUGE , s. m. (eirûdge). Nom arléaieit: 
ile la sangsue. V. Sangsug(u 

Etdou:satkd£ mi frérot»,, eirugc; inêaUabiie^ 

Coye. 

Ély. Alt.déMfHciId, m. s. 

EIRU8CAR, Y. a. (eiruscà). Eirutcar un 
aul^ey Cast. écorcer un arbre. 

EtVi da ei^prii^. M,mêcai ééorc», et da 
ar, oier l'ècorce. . 

El8,pron.jiid.mj.vl.'BPt«//ao et JS^so,- 
ilal. Mème4 

Ély. duJail. tpfe. 

Eia,.s«^m« pi. vl. lim. Teux^ 

EIS f vl. su»A, Jl ou eUâ soK,* de issir , j^ 
sors, que je sorte, qu'il sorte. 
; EI8..., V. à Ais..., les mots qui man- 
quent à ^jj^.. . 

EI8, vl. impératif du verbe issir : Eis ds: 
la terra, sors de la terre, exi de terra tua. 
. EI9» art. des deux genres au datif. Aux, 
Il elles. 

EI8, EIMA,^vl. BTs,pr. ind. «■■..Même, 
propre : Mi ete,smoi-mèiDe, le ooème, la mir 
me^ V.M^tetf. 

Et eis, lui-même. 

Ély. du lat. tpfa, ipserm.3.^ 

EISA . V. Lèxa. 

ElSABELOUN,nom de femme (dsabe- 
lôun). Dim. de Elisabeth, v. c. m. 

BISAREOU, non* de fbmme (élsabèoo). 
AU. de ElUabeik, y. c. m. 

EI8ADAMENT, Gare V. Aisameni. 

EI8AMEN . adv. vl. Egalement. 

Ély. du lat. tpeam^, lui-même, ^ même. 

EISANSA , y. Aisansa. 

EI8AT, V.Aisat. 
• El8AT,ATA,d. bas Km. Exact, yoy. 
EisacL 

EISAURAR, V. a. TMAVIU^ USAOUAB. 

Essorer, exposer à T air pour faire sécher; 
élever. 

Êiy . de ete, de anr et de ar^ mettre à Tair. 
y.^ur. R. 

EI8AI788AR, vl. y. Esalsor^ 

EISERBIEN, jB. m. vl. iMBM«i. Sarmeul^ 

EISH,Yl.Mème. \.Eis, 

EI8INA, V. Aitina. 

EI8INAR, y. Enginarti Adoubar. 

EU0R. d. bas lim. V. Ainr. 

EISIR 8*, v. r. d. bas lim. Ce mot signt^ 
ûe encore se metUre à son aise, prendre ceqin ^ 



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EIS 

peut sertir, acbeteree quiesl cottmode, etc. 
V. Enginar^', 

Éty. V, ^t»,R. 

BISIT.d. bas Km. V. AtHi. 

EI8NEUUKBNT, adv. vl. «muahui. 
PromptemenU 

Êty. de ViidA.vnéîlamenêt, agilement. i 

EUO, Gare. V.leso. 

EISOOURETA» 8, f. (eisoouréte), d.^du 
Var. Un des noms de l'immortelle ou gna- 
phale d*Orient. V. ImmorUla et Saureta, 

EIS8A» pron. ind. f. vI. bma. Même. 

Ëty. d.lat. ip«o. 

laSBAyàdv.V.Àiçfk. 

EMSA. V. Aiça. 

nsSABAS, V. Aiçahm. 

EIS8ABORUI, vl. et 

EISSABORZIR, vl. V* Eiêêùboiir. 

EI8SABOZ1R, V. a. ?l. miuAmomxm, su- 
uABomm. Etourdir, abasourdir. 

EIMABOKIT, adj. et p. «masobsit. Aba- 
sourdi. 

EI88AG, s. m. (ei8sà);^iMX:, dl. Partage 
de bétes à laine, qui se feit entre le proprie- 
taire d'une métaineet le fermier. Saur. 

EISSADA, V. Aiisada. 

EUWADETA, V. Aitsadeta. 

EM8ADOUN . V. Aittadoun. 

EI88ADOUNET, V. Aissadounet. 

EMSSAOâR, Pouressenger le linge. Voy. 
lisagar. 

EISSAlïîMft, V. a. (éissagâ) ; wêbmamm , dl. 
Faife le partage des bêtes. 

£ty. de eitsaga et de ar, 

EI88A-HORA, vl. Sur le champ, au mê- 
me instant, à-cette heure. 

Éty. du lat. ipëa-hora. 

EI8SAI, V. Aitiai. 

EI8SALANCAR. dl. V. Aisftlancar. 

EISlAUkNGAT, md. Déhanché. Voy. 
Desanchat. 

EIB8AI.ATAR, V. a. (eissalatè), dl. Ro- 
gner les ailes. 

Éty. de m pri v. de alal, aile, et de Fact. ar, 

Bi»SAI.ATAB, v. n. vl. Déployer. 

Éty. de eis pour ex^ de alat et de ar^ 
étendre les ailes. V. Al, R. 

BÊBëAJLATAT r ADA , adj. et p. (eissala- 
tâ, àde), dl. Qui a 'les «îles rognées. V. M, 
Rad. 

EI88ALE, s. m. (eissàlé). Vent opposé 
au vent largue. Gare. 

EIS8AL1HAR, V. a. (eissaillà) ; usAo&iui, 
McmjkMAm, Ce nmt n'est probablement qu'une 
altération de esealhar, casser des œufis peur 
les faire cuire sans autre préparalion à la 
poêle ou dans un plat, pocher des œufs. 

Éty. de ^stalh pour escalh el de ar, rom- 

Î)re l'écaillé, la côquiHe, par opposition à 
aire cuire à la coque. V. Escalh, R. 

EI8SAI.HAT, ADA, adj. et p. (eissaillà, 
àde). D'uous €is$alkatêj -des œufis au plat. 
\. Escalh, i\. 

EISSABI, vl. V. Eissamt. 

EI8SAMAR, Avril. V. Eiêsamenar. 

EI88AME, s. m. (eissàmé); nmàM»f 
bicbahv, bimam, msaii. Examy cat. Emam' 
bie, esp. Exame, port. Sciante, \Ul Essaim, 
jet ou jeton de ruches d'abeilles, volée de 
jeunes abeilles qui se séparent de la ruche 
matemellc, suivant une ou plusieurs femel- 
les, pour former une société particulière. 



EIS 

Cutlfttr «in et#9aifie, ramasser obl^ssaim. ; 

'Êty. ducelt. f^xotm, ou de l'ancien verbe 
HsHr, exire, sortir, ou enfin du hi.examina" 
re, de exatiun. V. Exam, R. 

D'après les expériences de Reaumur, les 
essaimspèsentde 5 à 8 litres et sont compo- 
sés de 26,880 à 43,108 abeilles. 

EISSAMENAR, v.n. (eissamena); sxt- 
tAMAB, ucMAiUHAB. ^xamcHar, cat. Enxamr 
hrar, esp. Enxamear, port. Sciamart^ ital. 
Essaimer, produire un essaim. 

Éty. du lat. examinare. V. Exam, R. 
^ISSAMENAR , V. a. Eparpiller, répan- 
dre, dissiper , disperser, comme un essaim. 
V. Exam, R. 

EISSAMENT, adv. vl. bmamht, uma- 
Mm, ArtAMsuv. Eissament, anc. cat. De mê- 
me, pareillement, aussi, également. 

Éty. du lat. ipsameL 

EIMAMOON, V. Aiçamoun. 

EI88ANGA, V. Einauga, 

BtS9ANTILHOUN , V. EchaniUhowi. 

ElflSARIADA, Gare. V. Reitialhada, 

EUSARIADURA , S. f. (eissariadùre). 
Absence d'esprit, de jugement, distraction 
en parlant. Gare. 

4BIS8ARIAR S*, V. r. (s'eissarià). Rester 
court, battre la campagne ; parier hors de 
propos. Gare. 

EISgARMAR S', v.r. (s'eissarmà). S'é- 
poumoner», s'égosiller, crier de toutes ^es 
forces. Ach. V. EsgouHlhar #'. 

Éty. de et# pour eœ, hors, de arma, âme, 
soufDe, et de ar, jeter4out son souffle dehors. 

EtflSARNtR, v. a. vl. Discerner, distin- 
guer. 

Ëty. du lat. ditcemere, m. s. V. Cem, R. 

EÛMIARMT , adj. et .p. vl. BntAimm. 
Intelligent, judicieux, avisé. V. Ceffn,R. 

EIS8AROP, S. m. vl. y. Sirop. 

EI8SARPA. s. f. (eistfàrpe). d. de Rare. 
Echeveau. V. Eêcagna. 

EtSSARRAR, vl. V. Enserrar. 

BI8SARRIADA,s. f. (eissarriàde). Plein 
un double cabas, une charge de ensarrioê, 

EI89ARRIADA, V . Utiisalhada. 

EI8SARRIADURA, S. f. (eissarriadûre). 
Absence d'esprit, distraction ; Quiproquo. 

ÉQr. de eisêjpow m ou ex^ augm. de arri 
et de adura, qui a fait un grand écart. 

EtUARRIAR, V. Reissalhar. 

EI8SARRIAR B\ V. r. (s'eissarrià). Res- 
ter jcourt, se tromper, battre la campagne. 

Ety. V. le mot {)récédont. 

EISSARRIA8, V. Ênsarrias, 

EI8SARRION9 , S. m. pi. (eissarrie-ns). 
Manncs-à-bat. V. Begnas, 

EI8SARRI9 , V. Ensarriai. 

EIS8ART, s. m. (eissà); itsiui, uttAnv, 
pi. MtART. Essarl, terre dont on a arrache les 
•broussailles, terre nouvellement essartée ou 
défrichée; on le dit aussi d'un ravin que la 
ravine a creusé. 

Éty. du lat. tarrircy sarcler, ou de la bas- 
«e4at. extarlum, m. s. 

Dérivés: Eiêiatts, nom de lieu; Deseë- 
iart$, nom propre; Eissari-ar, 

EIS8ARTAR, v. «. (eissarlâ) ; KicttAMAB. 
Essarter, défricher en arrachant les bois et 
les plantes ; pour greflêr. V. Entar, 

Ety. de ei#, hors , et du lat. ^arrirt^ sar- 
cler* 



Efê 



11 



EIMATA, V. Aiçk. 

EIS8AT9, Alt. de aicH, de ce côté. 

EISSAU, Gare. V. AUtada et MagaU. 

EISSAUCHABIBN, S. m. vl. Elévatiou, 
avantage. V. Essalsamen, 

Éty. Alt.de etauff amenl, exhaussement. 
V. AU, R. 

EUttAUDILHAR, Alt. de efeaudilhar. 
V. Escouire et Cal, R. 

EISSAUDILHAT, AIL de eêcauéilhat. 
y.Escuech et Cal, R. 

EUSAUGA, S. f. (eissâougue); ^ittAMA, 
BT«siMA. AiMamge, emtcmgue eX etsaugue , 
nom d'une espèce de filet et du bateau qui le 

{»orte. C'est une espèce de seine ayant au mi- 
ieu de sa largeur une espèce de Sac ou de 
poche. 

Éty. du grec iiai^ta (éisagô), conduhre 
dans, introduire. 

EI88ADRAN , Gare. VEisêugan. 

EI8SAURAR, v. a. (eissaourà) ; msMwo- 
■AB, BDoooBm, ncmovuAM, Essorer, exposer 
à l'air, aérer. 

Éty. de eis, de aura, air, vent, et de ar, 
exposer au vent. V. Aru, R. 2. 

EISSADRAT, ADA, adj. et p. (eîssaou- 
râ, âde); aoomt. Libgequi'n'estpas edcore 
bien sec quoique exposé à^'air. V. i*ttf,R. 2. 

EISSAURELHAR, V. a. (eissaouriUâ), dl. 
Essoriller, couper les oreilles à un animal, 
HDrétauder^n cheval. V . Detaurelhar. 

Ëty. de ei$ priv. de tmrilhu et de ar. V. 
Aurelh, R. 

EI88A0RILHAT, ADA, adj. et part, 
(eissaourillà, àde); «cwKiMuukT, moomot. 
A qui on « coupéto oreilles. V. Aurelh, R. 

EIS8AURIR, v. a. vl. Entendre, mettre 
à l'air. V. Aur, R. 2, et Eissaurar. 

EIS8AU8AR, v. a. vl. Exhausser, exal- 
ter, approuver. V. AU, R. 

Ëty. du lat. eSbalUSre. 

EISSAUBSAR, v.a.et n. vl. Être trans- 
porté, tressaillir de joie, hausser, élever. 

Éty. du lat. exsuUare. V. AU, R. 

flU8AUVIR,v.a. vl. Exaucer, écouter. 

Éty. du lat. exaudire, m. s. V. Aud, R. 

EIS8AVAU, V. Aiçavau. 

EISSAVEL, s. m. (eissavèl), d. m. Voy. 
Eissaveau, comme plus usité. 

Éty. Eistavel est dit pour e$cabèl, de es 
augm. et àeeabel, cheveu. V. Capill, R. 

Dérivés : Èiisatfel-ar, Etsêavel-ai, Eis- 
savel'Oun, 

ElflSAVBbAR, V. a. (cissavelà) ; hcbavs- 
&AB. BccAMAB. Mcttrc cti échcvcaux. 

Ëty. de eisMOvel et de ar. V. Capill, R. 

EIMAYELAT, ADA, adj. et p. (eîssa- 
velà , àde) ; mcOAT^LAx , mca«miat. Mis en 
écheveaux. V. Capill-, R. 

EIsaAViaônN,s.m. (clssaveloân). Pe- 
tit echeveau. V. Escagna, Escagneta , Flot* 
taeiCapiU,R. . 

EIS8AVEÔU, s. m. (eissa^èou): m»- 

«VOV, BIMAVM, CICHATW.y BSCAQRA, aiABAMSA. 

Eehée ou écbevetfo plus gros que ceux qu'on 
nomme ordinairement Escagna , v. c. m. et 
Capill, R. 

EIS8EOAT , ADA, adj. et p. vl. Aveu 
gl^. ée. 

fity. ded pour es, âc^tmcus, aveugle, et 
de ai, fait, qui est rendu aveugle. V. Cee, 
Uad. 



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12 



EIS 



EISSEGEAR , V. Àisiegear et Sustar, 

EISSELH, 8. m. vl. Retour. 

EI98ELHAR, V. Esquilhar. 

EISSELLA, V. Aiaela, 

EISSEMy vl. Demèmc, pareillement. V. 
Simil, i\. 

EISSEMENAR, v. n. (eissemenà) , dl. 
Gbémer, maigrir, tomber en consompLion. 

Ély. de rilal. scemare^ diminuer, pour 
essaimer. V. Eissamenar. 

EI99EN, tI. Part, de eissir, sortir. Voy. 
Eisient, 

EISSENDOLjS. m. vl. Latte, bardeau, 
volige. 

BISSENT , (eissèin) ; uttsn. Participe du 
verbe eis$ir, sortant, sortent ; c'est aussi un 
des noms de l'absintbe. V. Encens, 

EISSERENAR, s.^tfferetiar, cat. Voy. 
Serenar, 

EISSERBIENT, 8. m. (eisserméin) , dl. 
Sarment, V. Avis, fagot de sarments. Voy. 
Gaveou, 

EISSERNIR, V. a. vl. «tsMui, ittraïui. 
Seernere, ital. Discerner, distinguer. 

Ety. du lat. secernere, 

EISSERNIT, adj. vl. Distingué; sage, 
prudent. 

EISSEROG , s. m. ( eisserôc ) ; utnaoT , 
UMBM. Nom qu'on donne , dans la Basse- 
Provence, à un vent de mer qui vient du S.-E. 
ou du Midi. 

Ély. de l'ital. scilocco et sctroeco , m. s. 

EISSERTIAIRE, s. m. (eissertiàïré). 
Piocbe à bec. Gast. 

EISSERVA,s. f. (eissèrve). Action de 
bien gouverner un vaisseau dans sa route : 
Cùurrer la bella eisserva, aller au gré du 
vent, n'obéir plus au gouvernail, en parlant 
des vaisseaux ; fig. perdre la tète, s'égarer. 

Ély.î 

EîSSES, vl. il OU elle sortit^ . du verbe 
issir. 

EISSES, pi. vl. Mêmes. 

EISSETA, V. Aissela. 

EISSETS OU MiBsmn, (eissés ou 
dJ^ Si ce n'est, ou excepte. Sauv. 

EISSI, y.Aicil, 

BISSIAM, s. m. (eisslàm). Mélange de 
plusieurs herbes qu'on fait cuire et qu'on 
mange en guise de salade. Gar. 

EISSIEN , s. m. vl. Escient. V. Sei, R. 

EISSIGNAR , v. a. (eissignà). dl. Voy. 
Eissingear, 

EISSIGNE, adj. et p. (eissigné), dl. V. 
Eissingeat. 

EISSILH.s. m.vl. Exil. 

EISSINGEAR, V. a. (eissïndjà), dl.uf- 
tiftRAB. et mieux ucoiokam. Dépêtrer, dépé- 
cher, délivrer, dégarnir, dépourvoir, priver 
do quelque chose. Douj. 

Êty. de ei priv. et de ssingear, pour ctn- 
gear ou ceinchar, ôter de la ceinture. V. 
Cenchrl^. 

EISSINGEAT. ADA , ad], et p. (eissïnd- 
jà, àde), md. ussigmb.. Délivré, privé : M'en 
soun eissingeat, je m'en suis défait. Voy. 
Cench, R. 

EISSIOU, s. m, V. E^siou^ 

EISSIR, V. n. vl. BTit» , Mgm, Tftlib 
ism. Exir, caLanc. esp. Escireel Uscire, ital. 
Sortir., saillir, former éminence, provenir. 

Ëty. du lat. exire, m. s. V. /r, R. 



EIS 

EISSIRMEN, s. m. (eissirméin), d. toul. 
Le cep de la vigne, les sarments. 

EISSISSETZ, vl. Que vous sortissiez. 

EISSIVIERAS, s.f. d. mars. V. Ctvte^ 
ras, 

RISSOLA, V. Aissola. 

EISSOLAR, V. AUsolàr. 

BISSON, vl. Ils ou elles sortent, du verbe 
issir. 

EISSOOURAR, V. Eissaurar. 

EISSOOURETA« V. Saureta. 

EISSOP , s. m. (eissép)) d. m^^ bkbop, 

machAwmovmt cocloobbiim, bsciuitidoi», pbta- 
Doim, BflcuQvsT, BoviiBABDB&A. Ganonnicrc, 
s. f. petit cylindre de sureau privé de sa moë<* 
le, dont les enfants se servent pour lancer de 
petites balles d'étoupeou de papier, en^com* 
primant l'air de l'intérieur du tube avec un 
refouloir. 

EISSORBAR, V. a. vl. btmouab, «ttoa- 
■AB, BCBORBAB. Avcuglcr, ôtcr la lumière, 
perdre la vue. 

Ety. du lat. exorbare, priver, priver de 
la lumière. 

EISSOT , Ceci. V. Aiççt. 

EISSOUBLIAR, d. m. Oublier, Voy. 
Oublidar. 

EISSOUFLAMENT , s. m. (eissoufla- 
méin) ; BicBocriJumrr. EssoufQement , état 



pénible et laborieux de la respiration,. qui 
provient ou d'une maladie ou d une exercice 
trop violent. 

Ëty. de m, hors, outre, de soufiar, et 
de ment , souffler outre mesure. V. FI , R. 

EISSOUFLAR , v. n. (eissouflà) ; bicboo- 
ixAB, BMoorLAB. S'cssouffler, perdre l'haleine 
en courant. 

Éty. de eis de soufle et de ar. V. FI, R. 

EISSOUFLAT, ADA, adj. et p. (eissou- 
flà , àde) ; ucBOorLAT, sitoori^T, obsbauebat, 
BMABBLAT. Essoufflé , éc, quî est hors d'ha- 
leine pour avoir couru ou fait quelqu'autre 
mouvement violent. 

Éty du lat. exsuffocatus^ Mén. V. FI , 
Rad. 

EISSOUFLE , S. m. (eissôuflé) ; bicb»oit>. 
Souffle , soufDement des serpents. V. F/, R. 

EISSOUN, V. Aissoun. 

EISSOUR, s. m. (eissour). Bouillon, pe- 
tite source , surgeon d'eau qui sort de la 
terre. Gare. 

EISfllOURBAR, V. a. (eissourbà) , dl. 
Aveugler; étourdir, incommoder à force 
d'instances. 

Ély. Alt. de Aissourdar, v. c. m. et Surd, 
Rad. 

EISSOURBAT , APA, adj. et p. (eis- 
sourbà, âdc) ; md. Étourdi, ie. V. Eslourdit, 
Eissourdat et Surd , R. 

EISSOURD, s. m. (eïssôur); sufoim. Pe- 
tite source , lieu où l'eau soud de la terre 
en petite quantité : Beoure à Veissourd , 
boire où l'eau soud. Avril. 

EISSOURINtR, d. m. V. Ensourdar et 
Surd, R. 

EISSOUflDIT,IDA, adj.etp. feissourdi, 
ide); Ensurdeeido, port. Assourdi, ie. V. 
Surd, R. 

BISSOUROOUS, ODSA, ad|. (eissour- 
déus, ôuse), dl. Etourdissant, importun, 
incommode , par trop de paroles ou par 1 
trop de bruit. ' 



EIS 

Ëty. de Eissurd, R. de eissourdàr et de 
ous, de nature à étourdir. V. Surd,Vi. 

EISSOURELHAR, et. 

EISSOUREI«HAT , d. m. bbiaobbabat. 
Desorelhado, poiL V. Deeaurelhar et Au- 
relh, R. 

EISSODRENGA, s« f. (eissouréingue) , 
d. m. Seringue. V. Seringa.. 

EISSUC , s. m. vl. AsciuUo, ttal. Sèche- 
resse 

EISSUG , adj. V. Eissuch.^ 

EISSUCH, 8. ra. vl. Issue, hasard, 

Éty. demtr. V. /r, R. 

EISSUCH , A L BicBCB. cxp. adv. (eisùtch). 
vl. A l'insu, sans qu'on en ait connaissance: 
JuecsàVeiswh défendus, Stuts. de Pr. expr. 
que Julien traduit par jeu de hasard, défendus. 

Ety. Ge mot ne paraît être qu'une altéra- 
tion de insu y formé de m, négat. et su, 
V. Sec, R. En vl. à sec. 

EISSUCH, UGHA, adj. (eissùtch, ùtche) ; 
Bittoc, BMtmr, BMocB, Bfsu. Scc , essaye, 
privé d'humidité; fig. maigre, exténaé. 

A ped eissuch naun si prend langousias, 

Prov. 

Éty. de eis pour es priv« et du ht. suceus^ 
suc, privé de suc^ privé d'humidité. Voy. 
Seec , R, 

Après que Teissucb a régnai 
Es fouerça de veire un delugi. 
Brueys. 

EISSUGADOUR , ». m. (eissugadéuf) » 
d. de Garpentras. V. Eissugau. 

EISSUGA-nAN, V. Panaman. 

EISSUGAN , s. m. (eissugàn). Essui, lien 
où l'on étend une chose pour la faire sécher. 
V. Estendidour. 

Ëty. de eissuch, et Sue, R. 

EISSUGAR, V. a. (eissugà); Aseiugare, 
ital. Enxagar, esp. port. Essuyer, sécher, 
V. Panar et Seecar, fig. endurer, souffrir 
les affronts. 

Éty. de l'ital. asciugare, m. sign. ou de 
Eissuch, V. c. m. et de la term. act. ar, litt. 
priver d'humidité. V. Seee, R. 

EIS9UGAT, ADA, adj. et p. (eissugà, 
àde). Essuyé, séché. V. Panât, Secat et 
Seec, R. 

EISSUMAR, lou linge, Gast. V. Eis- 
sagar. 

EISSUT , V. Eissuch. 

BIT 

EITA , adv. de comparaison, (&îte), 
d. bas lim. Pour citant. V. Autant. 

Aussi, oquelas donas dronlas sou eito 
dzolias Vuno coumo t*auiro , Béron. c'est- 
à-dire , aquelas donas drolas soun eitani 
joîias l'una coumo VatUra, ces deux filles 
sont aussi jolies l'une que l'autre. V. Tant, R, 

BIT AL, adv. (eïlàl), d. bas lim. Ainsi, 
de celle manière, de cette façon. V. Ansin. 

Êtyi du lat. ita,m,B. ^ ^ 

Oquei pas eital que Van fai , Bér. , c est* 
à-dire , Aquot es pas eitat que Von fai , 
ce n'rst pas ainsi que l'on fait. 

EUal fosen, Bér. c'est-à-dire ,Fttol 

Coumo vous pourtas? tout-eital; c*est-a- 
diic , Coumo vous pourtax, tout eital, com- 
ment vous portci-vous? pas trop bien. 



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ElT 

Aquel vi u iovÀ tiUiX^ ce vin cil plutôt 

mauvais que bon. . „ . j ^ 

EITANDAIID, d. lim. Alt. de EiUindardy 

V c in 
'ktÂnT, adv. AuUm. V. i4ii<aiil et 

BITIO , «. m. d. lim. V. ^#ttott. 

EITOBE, exp. adv. (eïlobe), d. bas lira. 
Pour auianben; pareillement, aussi bien , 
aussi. V. Tanben. ,, ^ . 

EIT0UMAG, d. liin. V. Eiloumae, 

EITREGH , EGHA., adj. d. lim. Voy. 

ifa< si ïau sà'ipU à Vi-iiti , Foucaud. 
mais ai je suis plus à l'étroit. 

EIK 

BIVAGHAR , V. a. (eivalcbà). Percer, 
faire des trouées , c'est percer dans un champ 
de blé en y coupant par-ci , par- là ce qui est 
mûr. Avril, on dit ailleurs, lauror , irati- 
quilhar, , .x ^ v 

EIVACHAR, V. a. (eivatcha). Couper ça 
et là le blé qui est mûr. Gare. 

BIVAGHAR 8' , Garc. V. Esboulat # . 

EIVBNTAT, ADA , adj. d. lim. Etendu, 
ue. V. Etiendut, 

Èty. de eî, de vtrd et de ai, étalé au vent 

V. rf«e,R. 

BIVERIT, IDA, ad}« d. lim. Eveillé. 
V. EsvelhaL 
BIVIS^ d. lim. V. Avis. 

BIX. 

BUCABIPLB , vl. y. Exemple^ 

BUDRIBR, IBRE, adj. d; lim. Voy. 
Usurier^ 

BJA 

BJAUZIR, vl. V. Esgauiir^ 

BIO 

EJONCAT, adj. et p. vl. Jonché. 

Éty . de e-, de jonc et dé ai , nnini , pourvu, 

ruvert de jonc. Y. Jounc, R. 

BI^ 



couvert 



EL , vl. Employé quelquefois pour en el, 
en lui, dans le, pour et el , et le. 

ELy BLA, Boo, désinence diminutive , prise 
du lat. ellus, ella, qui représente en petit, 
l'objet désigné par le radical, comme : ^at- 
gr^in-el, Jouv-enç^l, Pastour-elf Tin-el, 
Tourdour-el, Tourl-el, elc, qui sont de vé- 
ritables diminutifs de Maigre, Jouve, Pasn 
tour, Tina^ TourdourafJourta, etc. 

Tels sont les diminutifs dont personne n*a 
jamais contesté Fexistence, .mais il en est une 
longue série d'autres qi^i ne nous paraissent 
plus tels, parce que leurs positifs étant tombés 
en désuétude, ils sont devenus- eu xr mêmes, 
en apparence du moins, des positifs ; de ce 
nombre sont agnel, agneoUf dérivé du lat. 
agneUus, dim. de agnus; ,ceUula, dim..de 



EL 

eelîa, hLespalula, dim. de spata, lat. ma- 
mella, dim. du lat. mamma: Anel, ée Annu- 
lus; Virgula de Virga; Burel, Bureou, de 
Dura; Toumbel, Toumbeou, de Toumba, 
ctc elc 

EL, s. m. (èl)^ dh et bas lim. Pour œilv 
V. Uelh, 

La sou non gausa pas s^aprocha de son el. 
Borgoing. 

Aheliselsbesens, devant tout le monde; 

EL , vl. En, au, dans: Prexicans el deserê, 
préchant dans le déserti 

El», art. vl. El, esp. Lui, eli, eux, eou, 
eu,el meseis, lui-même, elh, vL 

Ety. du lat. iUum, ellum, 

EL,pron.pers. sig. blka, f. sîng. blow, 
m; pi. BixAT, f. pi. BUEu. pi. des deux genres. 
El, esp. EU, cat; Le, lui, elle, eux, elles, eau 
est formé de il, par le changement de Ten ou. 

Ëty. du lat. iUe, Ula. 

EL , vl. Est souvent employé comme art. 
m. au datif. 

El eapitolif lèndéma el dia clar. 

Au Capilole, le lendemain au jpur clair. 

EL , BiA, désinence qui a son analogue 
dans le latin alis, comme al, et qui ajoute la 
mèmesigniGcation aux mots qu'il sert à 
composer. V.AU 

Carn-el, de camalis , formé de eam , 
chair, et de et, qui tient à la chair. 

Mori-el, de morialisy qui tient, qui appar- 
tient à la mort. 

Sensu-el, de sensualisy qui tient aux sens. 

Ttmpour-el, àeiemporalis, q^i a rapport 
au tempSé 

BLA 

^L^, désinence qui sert à former des noms 
ordinairement abstraits, et exprimer des sui- 
tes, des séries, ce qui suppose des développe- 
ments ultérieurs et snbséquens, ce qui les a 
fait appeler <u6<^cuft/i, parfiutet, de ce nom- 
bre sont : 

Tui-ela, de iulum, tueri^ défendre. 

Curai' tla, de curaium, curare, soigner. 

Sequ-ela, de sequi, suivre. 

Quer-ela, deguert, se plaindre. 

Parent-ela, de parentis, gén. de parens, 
parent. 

Cand-ela, de eandere, être embrasé.- 

ELA, pron« pcrs. s. f. (éle);BUiA, bua, 
vl. Ella, caU esp. port. ital. Elle. 

Êly. du lat. illa, elia, 

BLACIO, s. L vl. BftAciofl. ElaxioneyilAl. 
Elévation, hauteur, orgueil. 

Éty. du lat. elaiio, m . s. 

BLAOAOB, 8. m^. (elagàdge). Elagage, 
l'action d'élaguer, son produit. Garc. 

ELAOAR, V. a. (elagâ). Elaguer, retran- 
cher les branches inutiles. Garc. 

BLAINA^s. f. (élaîne). Elain&y principe 
immédiat qui ressemble à de l'huile incolore 
et presque inodore, qu'on retire de la graisse 
de porc, d'homme, de mottteo, de bœuf, du 
beurre, de. l'huile, etc. 

Êly. de élaine, formé du grec '^Xoiov 
(élaion), huile. 

M..Chevreul, découvrit ce principe vers la 
fin de l'année 1813, dans la graisse de porc. 

BLAIS9E rAiBB, (fàïré elàlssé), dl. Faire' 



ELA 



t3 



elaisse, pour tira ei laissa, tenir au filet, te- 
nir le bec dans l'eau; expressions figurées, 
dire, faire attendre longtemps quelque chose, 
eten attendant, laisser en peine; faire endé- 
ver ou dépiter un enfant. Sauv^ 

BLAM , vl. Pour e(a-me, elle me; 

BLABiBIG,vl. V. Alambie, 

BLAMBa, 8. m. vK Eléments. V. Ele^ 
meni. 

ELAN , Gare. V. Eslan. 

BLANÇAMENT , 8. m. (elançaméin); 

BI&ARÇAMKBT, LAMÇADA , BLABt. E^anCemCnt, 

mouvement impétueux, douleur pulsalive et 
aiguë. V. Van elEsvan. 

Ély^deeiatiforetdelaterm. ment. Voy. 
Lanç, R. 

ELANÇAR 8% T. r. (s'élança) ; êuMULm^éM, 
s'bi.aii9ar. Lanciare, ilal. S'élancer, se lan- 
cer avec impétuosité, dans le sens neutre, il 
signifie senlir des élancements. 

Ely. de lança, lance, et de la term. act. 
ar, jetler comme une lance. V. £anc, R. 

ELANÇAT, ADA, adj. et p. (elançà, 
àde) ; bslabçat. Elancé;.ée ; qui a la taille ef- 
filée ; efflanqué, en pariant d'un cheval. 

ELARGIR, V. Eslargir. 

BLA8, pron; pers. f. pi. (èles); bums, 
BixAt, vl Elles, cat. EUas, esp. port. Elles^ 

ELA9TIGITAT , S. f. (elasticità) ; Elas- 
ticttô, ital. Elasticidad,e8p. Elastieidade, 
port. EUisticitai,JCQU Elasticité, propriété de 
certains corps qui leur fait- reprendre leur 
forme naturelle après Tavoir perdu par l'efiet 
d'une violence quelconque. 

Ëty. du lat. lasticHas, taiis. 

Saint Gravesande est le premier physicien 
qui ait étudié les lois de l'élasticité (XVIIl>*< 
siècle). 

ELASTIQUE , ICA , adj. i?/ailtc , cat. 
Elaslieo, ilal. esp. port. Elastique, qipia du 
ressort. 

Éty. du lat. elasticus, m. s. dérivé du grée 
èXaçT^ (élaslês), formé du verbe i^avven» 
(élaunéin), pousser, agiter: 

BLAURAR S', v^ r. (s'éloourâ), d. bas > 
lim^ el impr. s'blooobb. S'égueuler, ouvrir 
outre mesure la bouche pour crier plus fort ; 
s'égosiller. V. Esgousilhar s', 

Mesei elôoura per vous souna , Béfoa. 
c'est-à-dire, me siou elaurat per vous sou* 
nar, je me suis égosillé pour vous appeler; 

Éty. de € priv. ûeaura, pour labra, lèvre, 
et de l'act. ar, se déchirer les lèvres. Voy^ 
Lebr, R. 

ELAUilAT,ADA, adj. et p. (eloourà, 
àde), et impr. bmovba, d. bas lim. Qui a une 
grande bouche. V. Labr, R. 

ELAURIT,IDA, adj. et p. (eloouri, ide), 
d.. bas lira, et impr. bmoobi, oloocbi. On le 
dit du bois vermoulu, dans lequel on observe 
de gros 4rous. V. Labr, R. 

BLAVA8SA , S. f. (elavàsse) , et 

BLAVASSI) S. m. (elavàssi), d.bas lim. 
Averse. V. Lav, R. et Baissât 

ELAVAT, s. m. (clovà), d. bas Km. La 
première des quatre espèces de panaris, qui 
n'occupe que les téguments, Mald'aventure. 
Béron. 

ELAVAT, ADA, adj. et p. (elavà, àde), 
d. bas lim. et impr. bmva. On le dit des sou- 
pes et. des ragoûts dans lesquels l'eau abonr- 
de, qui sont lavés, V. Lav, R» 



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ï£B 



U 



BLBA» (èlbe); Elba , iUl« esp. Elbe, 
grand fleuve d' AliemagDe, qui a sa source au 
MoDl-des-Géauts» sur tes confins de la Bohè- 
me et de la Silésie, et se jetle dans la mer 
d' Allemagne an N.-O. de Hambourg. 

Éty. du lat. Albii. 

EIiBORClR, T. a. vL Forcer. 

Per la porta Cerdana cuideron elborcir. 
V. 5189. 

Par la porte Serdane ils crurent forcer. 
Hist. de la Crois, contre les Albig. 

EI«BUF,s. m. (elbûf). Elbeuf, drap fa- 
briqué dans la ville de cenoiQ. 

BIJIE88A, nom delleu, tT. pour ^a^ist- 
sAM. Audessan, ancien château de Provence. 

BI.B 

ELB , vl. Elle. 

BIaECRUM, s. n.^Tl. Nom d'une plante. 
W.Eborie, 

EI«BGTIO, vL V. Election. 

ELECSnON , s. f. (electie^) ; Bi^Tm. 
Eleeciàf cat. ElesUme, ital. Eleeeion, esp. 
EUiçâOj port, j^lection, action d'élire, choix 
fait par plusieurs personnes; action, par la- 
quelle Dieu a prédestiné ses élus; chou d'un 
domicile. 

Éty. du lat. elecHonii^ gén. de eleclto. V. 
Leg, R. 2. 

Dans les élections» ceux qui acceptent les 
charges, dont ils ne sont pas capables, sont 
autant blâmables que ceta qui les leur don- 
nent à la volée : les uns témoignent peu de 
sagesse et de probité en leur élections, et Jes 
autres beaucoup de folie en<la benne opinion 
qu'ils conçoivent d*eui-mémes , et tous en- 
semble témoignent peu ^l'alTection et moins 
d'attachement à la cnosc publique, que nous 
devons toujours préférer à nos propres in- 
térêts. C ésar de Koqueibrt , Dict. Général* 

EI«BGTID, IVA, adj. vl. ElecUu^ cat. 
Electivo, esp. port. EUUivo, ital. Electif, 
ive. 

ELECTOUR, 8. m. (électeur); Eleltore, 
ital. Elector, esp. cat. £lettor, port Elec- 
teur, qui a le droit de concourir a une élec- 
tion. 

Éty. du lat. elector, m. s. V. Leg, R. 2. 

EL|SCTOIJRAI., AI^»adj. (electouràl, 
éle); wLBcwwmAB. Eletlorale, iia\. Electoral, 
esp. cat. Eleitoral, port. Electoral, aie ; qui 
appartient à l'électeur ou aux électeurs. 

Ëty. du lat. eledoraliêy m. s. Voy. Leg, 
Rad. 2. 

ELEOTR^, 6. m. tI. EleeUre, aoc. cat. 
EUetrOy esp. Eleliro, ital. Electre, composi- 
tion d'or et d'argent. 

Ëty. du lat. eleetrum , ambre. 

ELEÇTRICITAT , 8. f. (électricité]; 
Elutricitai, cat. EUUricUà, ital. EUdrici' 
dod, esp Elecêrieidade^ port Electricité, 
propriété d'attirer ou de repousser qu'acquiè- 
rent certains corps par le frottement; effet 
du feu électrique, ce feu même. 



ELE 

Éty. do lat electmm.^ dérivé du grec 
i^XexTpov (électron), nom qui désignait l'am- 
bre, substance sur laquelle on a reconnu les 
premiers phénomènes électriques. 

C'est du temps de Thaïes, contemporain 
de Plaloa, que cette découverte fut faite, 
c'est-à- dire, qu'on s'aperçut qu'en frottant 
l'ambre elle acquérait la propriété d'attirer à 
elle les petits corps qu on lui présentait ; 
mais ce n'est qu'en 1746, qu'on a fait le pre- 
mier essaiides grands effets que peut produire 
le fluide électrique. 

AupC VI«« siècle, Gilbert,physicien anglais, 
découvrit plusieurs substances qui ont la mê- 
me propriété que l'ambre. 

Au XVH"« Otto de Guesicke, boarmestre 
de Maffdebourg , inventa la première ma- 
chine dectrique , qu'il lit avec un globe 
de soufre. Il découvrit l'attraction et la répul- 
sion de l'électricité, ainsi que le pétillement 
et la lumière électrique. 

En 1720 , Gray, reconnut qu'il y avait des 
corps conducteurs durfluide électrique, tandis 
que d'autres ne jouissent pas de cette pro- 
priété, il inventa l'isoloir, soupçonna l'identité 
delà foudre avecle fluide électrique et s'aper- 
çut de la propriété des pointes. 

En 1740, Boze, substitua un globe de ver- 
re à.celui de soufre, ^et^il ajouta un conduc- 
teur-métallique isolé. 

Dufay , reconnut l'existence de deux flui- 
des qu'il nommai vitré eiréiineuœ, 

JRn 1746, Muschenbroeck, découvrit par 
hasard la bouteille de Leyde. 

A peu près à la ^éme époque, Noilet et 
Jalabert découvrirent l'influence de l'éleclri- 
,cité sur l'économie animale et végétale. 

En 1746, Ramsden, •substitue le plateau 
de verre au globe, dans la machine électrique. 

Eranklin, démontra que le fluide électrique 
était le même que celui du tonnerce; il inventa 
le paratonnerre, dent la première expérience 
fut faite en 1752, par M. Dalibard, il ne re- 
connaissait qu'un fluide, j)ositif ou négatif. 

Les autres^découvertes sont moins impor- 
tantes. 

BliECTRlQUE, ICA. adj. (électrique, 
ique); Eletlrico, iU\, Electric , c^U Electric 
co, ésp. port. Electrique, qui xeçoit et com- 
munique l'électricité ou qui y a .rapport. 

Éty. du lat. eleetricus. 

EUBCTRISABLE, ABLA, adj. (electri- 
^ablé, àble) ; Eleclris^hle, cat. JBlectrizable, 
esp. Electrisable, qui peut être électrisé, qui 
en est susceptible. 

Ély. de eleetriê et de able. 

EUSCTRISAR, v. a. (electrisà) ; £/«e- 
trisar , cat. Eletlrizsare, itaL Electrixar^ 
e^p. port. Electçiser, communiquer la faculté 
électrique. 

Ëty. du lat. eleetrum^ t, électricité, et de 
ar, avec le f euphonique. 

ELECTRISAT, ADA, adj. et p. (electri- 
sà, àde] ; Eleetrizado^ port. Electrisé , ée ; à 

2ui on a communiqué de l'électricité ; 6g. en- 
bafïté, ravi, enthousiasmé. 
BIJBGTUARI. s. m. (electuâri) ; Slectua- 
rio, esp. port. ElecHtari, cat. Elettuaiio, 
ital. Electuaire. 

Ëty. du lat. eUetuariumy ah eUclione re- 
rum piibuê conficHwr, dictum; de eliger£, 
choisir. V. Leg,R. 



ELE 

BUHmiABIfl, vl. 
LACTOAM. V. Eleeiuari, 

BLEPANCIA , vl. JElephanlioeis , e«p. 
cat. \ ,*Elephacia ei Elefancia. 
BUBFANT, Elefanl, cat. V. Eleplutni. 

ELBCbàMMENT , «dv. .(elegamméin)^ 
Elegantmènt, cat. ElegaïUemenie, ital. esp. 
port. Elégamment, aveoélégance. 

Ëty. du lat. eleganUr, ou de elegania et 
de ment, par la euppression de la syll. ia» V. 
Leg, R. 2. 

ELBGANÇA,8.f. (élégance) ; «mama. 
'Eleganza, ital. £leganeia, esp. porl. Elé- 
gance, recherche dans la parure, aigrement 
dané le&formes, délicatesse dégoût, tactdaiM 
les arts, choix, politesse, grâce des expres- 
sions, 

Étv. du lat. éUganlia, m. s. formé de If^e- 
re, dioix. V. Leg^ R. 2. 

ELBOANT , ANTA, a^j. (elegàn, ànte); 
AUMAmr. Elégant, .cat. Elégante, ital. ê^. 
port. Elégant, ante ; qui a de l'élégance, on 
le dit subst. d'un homme recherché dans sa 
parure. 

Éty. du lat. eUgantis, gén. de élegans. V. 
Leg,Vi.± 

ELECkANTUIA.8.f. (ele^ntise)Xlégiii- 
<ce outrée, vice de l'élégant. Gare. 

ELBGBR , vl. Mleger , anc. cat. TQy. 
^legir. 

ELBOIA, s. f. (eledgie); Elegia, îtaL 
esp. port^rcat. £légie, poëme dont les plain- 
tes et la douleur sont le principal caractère. 

Ëty. du lat. elegia, formé du grec IXe^oc 
(élégos), complainte. 

On attribue l'invention de-ce poëme, ies 
uns àCallimaque, grec , les autres ï un cer« 
tain Théocles, de Naxi, et le motfrançais, élé- 
gie, à Lazare dcBaïf^ sous le règne de l'ran- 
çois l*». 

Tibulle, Ovide, Properce, se sont distin- 
gués dans ce genre de poésie parmi les latins;, 
et l'abbé le Blanc, Arnaud, Ménage. M»«. de 
Ja Sufe,Desportes etM*M.Deshoulières,cbex 
iious. 

ELBGIDOR, s. m. vl. suoibob. EUgi-- 
4or, anc. esp. Electeur. Y. Electour. 

BLEGIMEN , 8. 40. vl. Eleggimento , 
4tal. Election. 

ELEGIR, V. a. vl. Buom, muon, anns, 
xtMB. Elegir, cat. esp. Eleggere, ital. EU-- 
ger, port. Elire, choisir. V. Élire. 

Etj. du lat. digère, m. s. V. Leg, R. 2. 

ELEGIT, adj. et p. vl. but, blmot. Elo. 
V. Leg, K. 2. 

ELEGRON, vl. Ils OU elles élurent. Voy. 
Eligir, 

ELBGDT, vl. V. EligUei Leg, R. 2. 

EI«BI8 , pron. pers. pi. des «deux genres. 
■u, M, I, sLBi. Eux, elles. 

ELEI8H,part. dee<e^{r,vl. Élu. Voy. 
Elegit^iLeg,Vi.2. 

ELEBIENS, s. m. vl. BUMsimsBs. L'air, 
Icciel. V.J^f^menl^. 

BI.EMENT, s. m. (élément); .Elmeiif, 
ail. cat. Elemento, ital. esp. port. Eléinent, 
corps simple, qui entre dans la composition 
des autres; état ou situation naturelle d'une 
chose. 

Ëty. du lat. elementum, m. s. 

EM^nENTALf adj. vl. V. EiiWmtCl^U 



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l 



ÉLE 

ÉliEllENTAR.adj. ?l. BunuTiUL. Ele- 
fnentar, cat. V. Elementari. 

ELEHENTAR, V. a. vl. EUmêiUart anc. 
cap. Elementare, ilal. Composer d'étémenlSi 

ELEMENTAIU> ARIA, adj, (elemenlà- 
ri, àr\») ; Elemenlare > iUl. Elemenlar, cap. 
cal. Af «mental^ port. Elémeotairew 

Éty. du lat. eiemffiian<# 

ELEBIEMTflt, a. m. pi. (éléména). Elé- 
mens, Ica anciens ne regardaieiil comme élé- 
meiUs ou corp^ simples, que Fâir, i*eaiH la 
terre et le feu. La chimie et la physique moder- 
nes, en décomposant cescorps^ont prou?é 
[u'ils n'étaient point élémentaires, mais bicD 
Jes composés plus ou moins complexes» V. 
Er^ Terrai Ai^pm el Fueehé 

ELEMENTAT^ ADA, adj, et p. t1. Gora^ 
posé d'éléments^. 

EUBMENTlERa» S; n. pi. vl. Les élé- 
ments. V. Eléments^ 

ELEKOaiNA, 5. f^ vl. BUMMii*. Elemo- 
aifia, anc. esp. LimoHnat ital. Aumône.. 

Ety. da lat elcmoiina. 

EUBNA , Y. Helena» 

EI.ENEOAB, , V. n« \\j Perdre* hMetm, 
liialeiner, haleter. V. Halen, R. 

EI.EONORA, Dom.de femme (eleonôce) ; 
MMomomA, I.OWA. EUonoraf ital. Enenor, cat. 
Eleonor, esp. Ëléonore» 

Éty- 

Pair. Sainte Éléonore, marlyreenlrlande^ 
que l'Eglise honore le 29 décembre. 

ELEPHAKGIA, S. f. vl. butaiicia. EU- 
fancia, cat. esp. Ehffhancia , pprt. Eleft^n- 
2ta,ital. Eléphantiasis, maladie de la peau 
qui^ la rend rude comme celle de l'élépliant. 

Éty. du lat. tUphaniiasis,^ 

ELEPHANT, S. m. (éléfàn); AurAs^mu:^ 

FAUT, AIAVAHV.^ ^^^1 ^ Ut. EUphaiit^ d\\. 

£le/anl«, ital. esp. Elefani, cat. Elephanter 
port. Eléphant, Elephai maximus. Lin. 
mammifère onguiculé < de la fam. des Pachy- 
dermes dont on distingue deux espèces : 

L'éléphant des Indes» dont la surface des 
dents mollaires présente des rubans placés à 
côté lea uns des autres, et l'éléphant d'Afri- 
que dont> té» mêmes parties offrent des lozan- 
ges au lieu de rubans. 

On trouve la première espèce dans toutes 
les parties Méridionales de I Inde et dans les 
liés voisines ; et la seconde depuis le Cap^do^ 
bonne-Espérance jusqu'au Sénégal.* 

Éty. du lat. elephan(u#, .dérivé du grec 
&X&pa^(elepha^.«. 

L'éléphant est le plus ^gros dds quadrupé^ 
des connus ; Bea pkits portent le nom de 
fan$^ son cri celui de barète ou harrel, et ses 
dents caniMi ou cnllères, qui fournissent 
l'ivoire, celui dedéfenses; sa femelle se nom» 
meéléphanle^ 

On prétend que le* premier :éléphantquç 
Von ait vu en France, fut envoyé a Charte* 
magne, en 786 ou 797>p9r le calife Baroon- 
Al-Raschid.: 

Les dents deréléphant non débitées por- 
tent le nom de mat fit ou morfili . 

ELBPHANTA^ s. f. vl. x&svvaiivmsa. 
Eléphanleila femelle d» l'éléphant. 

ELEPHAICTESSA^ S. f. vl. ElefanUê^ 
#a, caL.V. Eltphanta.i 

ELBPHANTIN , adj. vl. Elefanîi , cat. 
£fe/;iiiUino,esp.^ital. £f^Jpl^nli1H d'éléphant. 



pLE 

Éty. du lat. eîephantinuif m. s. 

EIJS8CA, vL Ou' il ou qu'elle choisisse. 
V. Eligir. 

EI.E8IR, vl. V. Elire et Leg, R. 2. 

ELEST, ESTA, adj. vl. Elu, ue. Voy. 
Leg, R. 2, 

Ëty. du\il. eUeta: 

ELEVAGiCvl. £Ievadô^ cai; V. Ble- 
vacion* 

ELEVAHENT, VI. Y. EsUvament: 

ELEVAR, V. a. (elevà) ; sawai^ tMWAm 
BAvssAB, BsaAostAKv EUvarc^ Itsl.' Eltvarp 
esp . port. Eslevar, cat. Elever, lever e» haut? 
d«iiiiier<p]u8 d'élévation, accorder des hon- 
neurs, des dignités-, doaner des louanges: 
Levar ou elevar la voix, élever la voix, par- 
ler plus haut q^e de^ootume, Presser, bâtir, 
faire naître une contestation; pour nourrir, 
éduqtiar^ V. Eslevar^ Edmear^ 

Ëty. du lat. elevare^ m. s. V. />9:1t.^ 

ELEVAR S' , V. r. t'muvAB. Elevar ta» 
port. S'élever, se pprttr plus haut ; se pro- 
neneerj se déclarer contre. Y» Lev, R. 

ELEVAT, ADA , a^jw et p. (elevà, âde) ; 
■•uYA«« Elevado, .esp. port. JEtèvod, cat. 
Elevé, èe% haut placé» pouls ékvé, dont les 
battements sont plus vifs el plus forts en 
parlant du ppuls;£g. grand , sublime. 

Éty. du lat. letaUiêi mvs. Y. Lev, R* 

ELEVATIO^ vl. \. Elévation. 

ELEVATION, 8. f. (elevatie-nV; bmsva- 
now, Bi^vAviBii. Eievation^ ail. Elevàsione, 
ital. EievacUm, esp. Eievoçào^pori. Eleva- 
eià, cat. Elévation, action d'élever ou état de 
ce quiest élevé; action^le s'élever, de parve- 
nir; grandeur de courage, noblesse de senti- 
ments, action de lever l'hosUe consacrée. 

Éty/ du lat^ elevationis gén. de elevatior 
Y. Lev, R. 

ELBVATin, IVA , adj^vk EiUvoHfy pro- 
pre à élever, à soulever. 

ELEVO, Y. Eslêvo.' 

ELEXIR) Gare. Y! Etixirr 



ELI 



15 



ELB^art. mi s. vK etpr^pe». Y. EL 

ELHA, vl.Y.£/a. 
*' ELHAUGEJAR, V. imp. vl. Eclairer ^ 
faire des éclairs. V , Edioutêiar. 
, Éty. de «l^u, formé de elh^ œil, de au et 
de fiar. V. 0««/,R. 

ià:.HOUN , s. m. (eilléun), d.basiim. Pe- 
tit œil, œil mignon. Y. Velhoun et (kuly R. 

ELH8 , arU m. pi. vl. Y. Elt.^ 



ELI r dli Pour Us. Y. Fert. V 

EU, pr. vl. Eux, on le trouve aussi pour 
Héli. Elle. 

ELI sAovAMi S. mrNom que porte, dans 
Ms département de l'HéraulV: le Pancratium 
martiimum. Lin.. 

EUAZAR, n. pc;^vl. Eléaiar.^ 

ELIGIBLE, IBLA, adj* (elidgiblè, ible);. 
Elegible^CBLesp. EUgivel, port. EligiMe, 
ital. Eligible, qui peut être élu, qui a les con- 
ditions requises pour cela^ , 
* ELIGIBLE, adj. m. Jelidgible); JiCt^.- 
hiU, ital. ElegihU, esp. Elegivel, port, Eli- 
gible. 
^ Éty. dulaU eligere. Y, I>^,.R.â. - 



ELIGIDOR,vl. Y. EUgidor. 

EUGIR, vl. V. EUger. 

ELOONAR, v.a; (élimina); Eîiminar, 
port. Expulser, mettre dehors; retrancher, 
ôterde. 

Éty> du lat eltminaf e-, dé e priv. de limen^ 
•nia; aeuil, «t de ar, mettre hors du seuil, a 
la porte. Y. Lim^ R;2« 

BLUIINAT , ADA , ad|. et p/ (eleminà, 
àde) ; £limtMulo, port. Eliminé, ée. Y. Km, 
Rad. 2. 

ELIM08MA ) vl. Y. Elemoeina: 

ELIO,nom d'hoDune (elle); Elia/\U^ 
BUaSy e^. Elie. 

Éty. de l'hébreu J^toftoo, qui ^signifie 
mon Dieu et Jéhovah. 

Patfoa.-L'£gli6e honore 19 saints de ce 
nom.^ 

ELIONOR, nom de femme, vl. J^lionor, 
cat. Eléonore. Y. EUonorai 

ELIO0^ dt.- Même sign^ que^ EMùue , 
V. c. m. 

ELIPSE,s. m. (elipsé); Elipse^ cat.en>. 
EUi8$€t ital. Ellipee, porL Ellipse, courbe 
qu'on forme en coupant obliquement un 
cône. 

fin termode granmiaire; i?ltpm,cat. esp. 
ellipse, retranchement d'un ou de plusieurs 
mots qui seraient nécessaires pour la régula- 
rité de la construction. 

Éty, du lat. eltpm, m. s. 

ELIPTIQIIE,ICA, adj. (éHptfqûé,icà); 
Elipiie, cat. Elipiico, esp. EUiUico, ital. 
^mplico, port. Elliptique, qui tient de l'el- 
lipse. 

ELIRE,' va. Relire); mimum, caAewn, ku- 
oa. Eleggere, ital. Elegir^esp, EUgtr^ port, 
anc. cat. Elire, faire une élection ; choisir un ^ 
doroidlej 

Ëty. du lat* eHgert, m.«.-Y; Lèg ^ R. 2. 
' EUAA, nom de femme (elisà) ; EHea^ ital. 

Éty^ 

Patr.^ 

ELISABETH, nom de femme (elisabèt) ; 

BUABBOV, BABBOO, BABBT, ItABSIAA, ItABKOO, 
dim. BABBLO«ll,BUABBU>VW, BBLOOII. i?lÛa6ef- 

toj^ital. /Môei, esp. Elisabeth. • 
' Éty., Ce nom est composé de deux mots *- 
hébreux, qui signifient I>i«tt4tt««r«i#iit on 
mon Dieu ett le terment. M. 

Patr. L'Eglise honore 10 saintes de ce nom ^ 
tnais la patronne ordinaire est sainte Elisa- 
beth, mère de saint Jean-Baptiste, dont on 
fait la fête le lafévrier et le 3 novembre. 
:' ELISEO, nom d'homme (elisée) ; £ltiffo, ^ 
ital. esp. Elisée. 

Éty. 

Pair. Saint Elisée, prophète en Palestine, • 
dont l'Eglise honore la mémoire, le 14 juin. 

EUSION, s. f. (elisi-ein) ; Elieione^ ital. 
EliiâOy port. Élision. 

. Éty. du lat. eliiionû gén.de elieio^ m. s. 
V. Lm,R. 
, ELISSAT,dl. Y. £»/biiiw#al. , 

ELITO, s. m. (élite). Elite, choix, ce qril 
y a de meilleur, de plus parfait, de plus van* 
font. 

^ ELITROPIA^ S. f. vl. HdiùirùjM^ esp. 
Heliolropia, port. EUtropia, iUl. HcBotro- - 
pe , sorte de pierre, 
s Elitropia et peira veri. Elue. • 



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IG 



EU 



Ely. du grec ^Xtoç (hélio^, ^i^çiéizoç 
((ropos). 

EUX, s. m. vl, IJ6 blanc. V. 

ELCaR, 8. fO* (élixir) ; BUMm, ma.sfni. 
Elitire, ital. Eiixir, esp. port. ail. ca(. 
Liqueur spirHucufie phis ou moins chargée 
dé principes résineux, de principes odorants, 
etc. 

Éty. du grec îi^w (elkô) , je lire, fex- 
traîs , ou de àAE^tu» (alexeô) , secourir ; 
James fait dériver ce mot de Tarabe al-eair 
ou al-ekHr t chimie, préparation chimique. 

On croit «que les ^ixirs ne furent inventés 
qu'après qu'Arnaud de Villeneuve eut fait 
connaître l'esprit de ?in. 

EUZADURA, s. r. vl. Enduit, chose 
qui rend uni, Lis. V. LU, R. 

EU. 

EU., vl. V. £i. 

EU.A , SLA, BUiA, II., UX, lUi, I.BI, &SIf , 

uBM , i.Ts<*. Pron. pers. fém. de la troisième 
personne au sign. employés indistinctement 
conune sujets ou régimes, dans le vl. avec 
ou sans préposition , elle. On trouve aussi ce 
mot dans le sens de de et la. 

EU.A , pr. pers. fém. de la troisième per- 
sonne (éle); Mla, ital. esp. port. Elle. 

Ély. du lat. illa, ipsa, 

EU^EBOM, s. m. vl. V. EUeboro. 

ELI«EBORO, s. m. EUeboro, port. ilal. 
£/f6oro, esp. Elebor, anc.cat. V. Varairt. 

£ty. du AaLhelleborui, m. fi. et dérivé du 
grec e^eiv (éléin] , faire mourir, et de â>p0 
{bora) , alimenf , aliment qui tue. 

Klil.Elfl , pr. pers. pi. des deux genres, 
employé au Jieu de filous et de ellas. Eux, 
elles. 

Èty. du lat. ilhi. 

.EI.UP3E, s. m. (ehpsé): Ellissi, Hal. 
Elipu , esp. Ellipse, port. Ellipse, ligne 
courbe, appelée vulgairement ovale , et qui 
est une des sections du cône ; en terme de 
grammaire, retranchement d'un pu de plu- 
sieurs mots dans le discours. 

Ëty. du latin ellipiis^ dérivé du grec 
IX).ei4/ic (elléîpsis), défaut, dérivé de Xéiiccu 
(léipô), manquer, être moindre, parce que 
les carrés des ordonnées , dagis Tellipse, sont 
moindres que les rectangles. 

EUJPTIQUE, IGA^ a^j. (eliptiqué, 
Ique); EUiUico, ital. Eliftico , esp. Ellip- 
tico, port. Elliptique, qui tient de l'ellipse. 

Ëty. du lat. tïlipticus, m. s. V. EUifie, 

EU.OUS , pr. pers. pluriel de el fO|i. 
Eux. 

EU.IJMENAR, vl. V. Jlluminar. 

EU.UBaNAR, V. a. (clluminà), dl. IHu- 
miner. V. lUuminar, éclairer, V. Esclarer; 
enluminer, V. Eniuminar. 

EU.UMINATRE, vl. V. Illuminador. 

ELM 

ELM, s. m. (èim); Elm,cai, Yelmo, esp. 
Elmo, ital. V. Elme. 
ELUE, s. m. vl. KLM. ElmOy ital. Heaume^ 

{nèce de l'armure défensive dealioéeà couvrir 
a tète et la face. 

Elm de salut, galea salutisg casque de 
fialut. 



ELSf 

Ëty. de la batse latinité helmus, qui se 
trouve dans les lois ripuaires , pour gaka , 
casque. 

JELO 

EI.OGEO, S. m. AU. é'Elogi, v. c. m. 

ELOGI, s. m. (elédgi); bsujoi, umjovo, 
B&ooK. Eiogio, ital. esp. port. Elogi, cat. 
Eloge , louange d'une personne ou d'une 
chose; discours à la louange, panégyrique. 

Ëty. du lat. elogium, dérivé du grec 
iXXo^itû (ellogueô) , imputer , mettre en 
ligne de compte , dont la racine est Xéyu) 
(légô), dire, parler. V. £o^, R. 

ELOQUEN, adj. vl. Eloquent^ cat. Yoy. 
ElouquenL 

ELOQUENCIA, et. 

ELOQUENSA, vl. V. Elouquança. 

ELOQUENT, vl. V. Elouquant. 

ELOQOENTIA, vl. V. Elouquança. 

ELOUAGNAMENT , Gare. V. Eslue- 
gnamenl. 

EI.OUCAMMENT, Y. Elouquemment. 

ELOUG^NSA, y. Eloucama. 

ELOUCANT, V. Elouquent. 

ELOUQUANÇA, S. f. (elouquànce) ; 
SMOC4111A , su>ii90A«$A. Eloquenza , ital. 
Eloquencia, cat. esp. port. Eloquence, l'art 
de bien dire , de toucher , de persuader. 

Ély. du lat. eloquentia, le même, formé 
de eloqm, dire, parler s'énoncer. Y. £ocu(, 
Rad. 

Platon exposa les lois de l'éloquence dans 
son Gorgias ; et Aristote, dans son Jivre 
4e la Rhétoriqvfi, 

Les Grecs attribuent J'invention de cet art 
à Hermès ou Mercure , qu'ils élevèrent au 
rang des Dieux , il leur enseignait cet art 
vers l'an 1846, avant J.-jQ. 

ELOUQUÂNT , ENTA, adj. (elouquânt, 
ànte); uoocaiit. Eloquente, i(a\. esp. port. 
Eloquent, ente,, qui a de l'éloquence. 

Éty. du lat. eloquens, enlis. Y. Locut, R. 

ELOUQUEMMENT « adv. (elouqueim- 
méin); sMoc^MMBirr. Eloquentemente ^ ital. 
esp. port. EiocuelfuerU y cat. Eloquemment, 
avec éloquence. 

Ëty. Sync. de elouquentamerU , fait de 
elouquenta et de meni^ d'une manière élo- 
quente , ou du Ut. eloquenter, même siffn. 
Y. Locut, R. 

ELOUQUENT, ENTA, adj. (eloucan , 
ânte) ; EloeuetU , cat Elocuente , esp. Elo- 
quente, ital. Eloquent, ente, qui a de l'élo- 
quence. 

ELOUS^ pron. pers.pl. (élous); Eleis^ es. 
Ils, eux. 

ELR 



8. m. vl. Lierpe. 
Éty. du lat. hereéa, m. s. 

EL8 

EL8, art. m. pi. vl. xun. Les, aux. 

ELS , pr. pers. m. troisième pers. du pi. 
vl.^{/#,cat. Ellos^ esp. Elles, port.lls, eux, 
les. 

ELA, vl. Pour e los, et les, et leur. 

E lospes e las cambas e los braces elsditx, 
V.p8a6. 



ELS 

Et les pied et les jambes et les bras et les 
doigts. Hist. «le la Crois, contre les Albig. 

EL8AMENS, adv. (elsaméim); vl. Insie- 
me, ital. Ensemble. 

Ëty. du lat. inHmul. Y. Simil, R. 

ELU 

ELU, S. m. (elù) ; EUcto , port. Elu , 
prédestiné à la vie étemelle; tout homme 
qui a été choisi à la pluralité des voix , 
dans un corps ou une assemblée , pour 
remplir quelque fonction ou exercer quelque 
charge. 

Éty. du laL eleclus, choisi: Leis élus, les 
élus, les bienheureux. Y. Leg , R. 2. 

ELU, s.^m. d. bas lim. Autrefois, un grand 
nombre de journaliers, qui n'avaient pas d'asi- 
le, et qui couchaient <lans les avant fours 




explication: Elticidari de las proprietd?- 
de totajs res naturals , est le titre d'un'^p- 
vrage en Jangve romane, souvent cité. *' 
ELUDAR , Y. Esquiwur. '''^ 

ELUGORAR , T. n. vl. wuQmmMM. lUu- 
miner. Y. Alugorar et Lue, R. 

ELUBfENAR, vl. Y. IHuminar ti Lu€ , 
Rad. 

ELy 

ELVE , s. m. (èlvé). Nom nicéen , du 
choucas: Corvus monedula. Lin. oiseau de 
l'ordre des Passereaux et de la fam. des Plé- 
nirostres (à bec plein). 

ELVIRA, nom de femme (èlvire). Elvire, 
on ne connaît pas de sainte de ce noiQ. 

ELT 

ELTTROPIA, vl. Y. Heliolropo., 

ELZ 

ELZE, di. V.Eouse. 

ELZEAR, nom d'homme, EIzéar. 

Ëty. du lat. Elzearius, 

Patr. de saint EIzéar de Sabran, 18 juin 
et 27 septembre. 

ELZIEilA , dl. Y. Eousiera. 
IBM 

EM .... Cherchez par /m ... les mots 
qui manquent à Em . . . 

EM , vl. employé pour sem , nous som- 
mes, du lat. sumus, siam, 

Éty. du grec e^î (éimi), m. s. 

EAf, ^MTT, radical pris du latin émert ^ 
emo, emtum, emplum, lever, enlever, ôter, 
acheter, qu'on fait dériver de e et de meuSf 
quia qui quid à me émit, è meo facit suum, 
ou du grec ^p^< (émos), mon, ma, mien, 
d'où: redemptour, rédempteur , ffdemph'o, 
rédemption, exemptus, exempt, exemplio, 
exemption. 

De exemptus, par apoc. Exempt, Exemple 
ar, Exempt'Ot. 

De exempHoniê , par apoc. Exemption. 

De redemptor, redemptour: Red-emer, 
Red-ebre , Red-ems , Redim-ar, Re-emr 
ador, Reembr-e, Re-em-er, 



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EM 

De Ttdemptianiê, par apoc Btden^lion, 
Redempcio, Redempt-or, Rtndtndo, Arr- 
embr^ar, Ra-encion^ Ra^ençon^ Ra-amon, 
Re-ems-Oêy Re-enzon, Rex-en-son, R-an- 
çùun, R-ançoun-ar t ile-ieuM-oiii , Res- 
empS'Oy Rex-em-ut, Rez-esm-tr, R-^czoti, 
Rf-eêm-eTy Rez-em-er^ Rez-em-^dor, Rez- 
tm-eire, Rez-em-it, R-eim-ar, il-ctm-er, 
R-eim-ut, R-emps-it, R-en-dor, Rez-esm-ot, 

EM , pron. pers. d. béarn. Em, cai. Me. 
V. JU4t et Mû 

BMA 

BmAOE , 6. m. ?l . BMAoniA. Image, statue, 
idole. V. Jmigû 

EMAOBNA, vl. y. Imagt et Tmagena. 

EMAOENAR, vl. V. Imaginar. 

EMAGENA8SIO , 8. £. vl. V. Imagina- 
"{ion, 

EMAGENCAR, v. a.(emodzeincà),d. bas 

n. Ebourgeonner, supprimer de la vigne 

s bourgeons surnuméraires, Y.Esbroutar; 

jple dit aussi pour ^amprer. V. Despampar, 

j^ij. Ce mot parait dériver de « priv. de 

'uajenCf de mai, et de or, parce que cette 

Vf.éralion se fait en mai. 

BMAGINAR , vl. Y. ImaginoT. 

EBIAGREZIR, V. n. vl. BUMoasxm. Sma- 
^rire, ital. Amaigrir, maigrir. V. Emmai- 
Srir. 

BBffAIBS , s. f. pi. (emàïes); vl. Idoles. 

EMAI.H, s. m. (email); kimau. SmaUOt 
ital. Etmalle, esp. port. Estnalt, cat. Email, 
composition de verre et d'oxydes métalliques 
qu'on applique sur la terre, l'or, le cuivre, 
etc. comme embellissement ; substance dure 
«t blancbe qui recouvre ks 4ents. 

Ély. de l'ilal. smaUo , le même , dérivé, 
suivant Mén. du lat. maltha, espèce de ci- 
ment; Caseneuve le fait venir de Thébreu 
hasmal , et Denina , de Tallem. schmelzen. 

L'art d'émailler ou Tart de l'émailleur est 
très-ancien ; on assure que les briques dont 
les murs de Babylonne étaient construits 
étaient émaillées. 

L'art de peindre sur émail , avec toutes 
sortes de couleurs, fut découvert en 1632, 
par un orfèvre de Ghateaudun , nommé Jean 
Toulin, et en 1678, Jean PeliXo de Genève, 
le porta h sa perfeclion. 

Les Etrusques ou Toscans connaissaient la 
peinture en émail en l'an 620, avant J. -G. 
et elle élait déjà perfectionnée du temps de 
Porsenna. 

EMALHAR , v. a. (emaillà) ; mmuammam. 
Stnaltare^ ital. Esmaltary esp. port. Ëmail- 
)er, travailler en émail. 

Ê(y. de emalh et de Tact. ar. 

EMAN, s. m. vl. Amende, amendement, 
réparation. V. Esmenda, 

Éty. du lat. emendalio et Mend, R. 

EBIANAR, v. n. (emanà^ ; ducbiidbk, 
DBAiTAn. Emanare , ital. Emanât , esp. 
port. cat. Emaner , sortir , découler de, tirer 
son origine. 

Ëly. du lat. emanare ^ formé de e pour eœ^ 
hors de , et de manare , couler. 

EBIANATION , s. f. (emanalic-n) , prov. 
m. BMAiiATiBii. £mana2ton«. ital. £mana- 
cton , esp. EmanaçâOy port. Emanaçiô , caL 
Kmanation , action de sortir ou de tirer son 

TOM. U. 



EMA 

origine, de s'exhaler. V. SeuriittlEwa' 
pourar. 

Ély. du la*, emanacionis, gén. de emanada. 
V. Émanât. 

EMANGIPAR, V. a. (émancipa) ; >•■«>- 

ClTiMI, Df^HAHCSVAB, DCntAKClVAB. EmanCX- 

pate, ital. Emandfat , esp. port. cat. Eman- 
ciper, mettre un uls ou une fille hors de la 
puissance civile que le père et la mère exer- 
cent sur eux pendant leur minorité, et les met- 
tre à même de jouir de leurs revenus. 

Éty. du lat. emaneipare, formé de e, priv. 
de mancipium, sujétion, et de att, ôler de 
la sujétion ; mancipiwm , était le nom que les 
Romains donnaient aux esclaves pris à la 
guerre, matiu-captt. V^ilfm, R. 

EBIANGIPAR 8, v. r. (s'emancipà) ; s'ss- 
BtABcirAB. S'émanciper , se donner trop de 
liberté, trop de licences ; sortir des t>onie8 du 
devoir. 

EMANCIPAT , ADE, adj. et p. (émanci- 
pa, àde); esmamcipat. Emaneipado, port. 
Émancipé, ée, qui n'est plus sous le pou- 
voir paternel, quand aux intérêts civils. 

Êty. du lat. emancipatus, m. s. V. Man, R. 

EMANGIPATIO, vl. \. Emancipation. 

émancipation; s. f. (emancipalie-n): 
DBMAncir ATion , bmakcipatibu. Emancipaxi' 
otie, ital. Emancipation, çsp. Emancipaçâo, 
port. EmancipaliàyCzL Émancipation, acte 
juridique qui met certaines personnes hors 
de la puissance d*autrni, on le dit particuliè- 
rement des mineurs. 

Éty.du-lat.fmanctpotfonw, gén. de «man- 
cipatio. V. il/an, R. 

EMANIR, V. a. (emoni), d. bas lim. 
Éveiller quelqu^un de bonne heure. loou vous 
emonirai doumo doboura, Béron. c'est-à- 
dire, toi» vous emanirai douman de bona 
houta : réveiller, exciter. 

Éty. de e , pour ex , du lat. mano, matin, 
et de r^ct. ir, réveiller dès le matin. V. Ma- 
(in,R. 

EMANIT, IDA, adj. et p. (emani, ide) ; 
md. Éveillé, spirituel: gaillard, en parlant 
d'un propos libre. V. Revelhat^ Lest et Ma- 
tin, R. 

EMANT, V. Àmanl. 

EMARGEAMENT , et 

EMARGEAR, V. Esmatgeament ei Es- 
matgeat- 

EMATI9TE , S. f. vl. V. Amelisla. 

EMAUGNADA, S. f. (emoouniade) , et 
impr. BMooomAoo, d. bas. lim. Sourflet ou 
coup de poing donné sur la figure. V. Souf- 
flet. 

Éty. de e, de mougna et de ada, fait sur 
la mâchoire, 

EMAUGNAR,v.a.(emoounià); et impr. 
BMoooGWA, d. bas lim. Rompre, déroanli- 
buler la mâchoire , donner un soufllct, un 
coup de poing sur la figure. 

Ély. dee,en, sur, de maugna, raâchoîre, 
joue, et de l'act. ar. frapper sur la joue. 

EMAUGUT^ UDA, dl. V. EsmougtU* 

EMB 

EMBABIAR, dl. V. Emhabouinar. 
EMBABIAT , dl. V. Embabouinat. 
EMBAB0UCHIT, dl. V. Enrhoo^mat 
doou cerveou» 



EMB 



17 



EMBABOmmiAIRE, s. m. ( eimbaboui- 
nàïré). Flatteur, celui qui caresse pour 
tromper. 

EMHABOUINAR , v. a. ( eimbabouinà ) { 



RAM, BHaOOBOOMAa , ■■■■■■€ â«, ■MBOIIBOOUIAS, 

Bnjooi.Aa J&m6a6outrfr, engager par de vai- 
nes promesses, par descaresses ; tromper en 
flattant, enjôler. 

Éty. de en , de babouin, enfant, et de aty 
traiter comme un enfant. V. Babj R. 

EMBABOUINAT, ADA , adj. et f%Ti, 
(eimbabouinà , àdc ) ; msABom , bwsabia't, 
BMBAsoouT , BMsocBuiinr. Embobouiné y ée. 
\.Bab,K. 

EMBABOUIRE , d. m. V. Embaho^nat. 

EMBABOUTIR, dl. V. Embabouinat et 
Bab, R. 

EBIBABOUTIT, dl. V. Embabouinat et 
Bab^ R. 

EBIBACOUNAR, V. n. ( cimbacounà ) . 
dl. BmAconAa. Parfumer, répandre une bonne 
odeur. V. Embaumai. 

EMBACOUNAT, ADA, adj. et p. (eim- 
bacounà, àde) , dl. MBAcoiuiT. Salé comme 
un jambon ,* coupé par quartiers. 

Éty. de en , de baeoun , morceau de porc 
ou de lard , et de at, mis en morceaux. 

EBIBADA, coDJ. V. Debadti, 

EMBADIMENT , vl. V. JSnvazimeni. 

EMBADOUCAR, v. a. (eimbadoucâ). 
Mellre le fourreau à la faucille ; mettre la 
bad0c^ 

EMBAGANAU, adv. (eimbaganàou) , dg. 
En vain. 

Enbaganau à bels pateils 
Autels bousaus sesjou Ions oueUs 
Ornes embaganau la lerto 
De sas flous kare lant de merro. 
D'Astros. 

EMBAGASSAT , adj. et part. \1. Livré 
aux prostituées. V. Bagass, R. 

EMBAGUASSAR, v. a. vl. Embagassir, 
anc. cat. Livrer aux prostituées. 

Éty. de «n, de bagassa et de «r. V» Ba- 
gassy R. 

EMBAHIT, IDA,e4j. dL V. Esbahit et 
Esbaloutdit, 

EMBAICHADOR, S. m. vL V. Emhas- 
sadour. 

EMBAIMAR, V. Embaumât, 

EMBAI9CAR 8', V. r. vl. Se soncier , 
s*embarrasser, avoir 4u souci. Voj. En- 
chaute s* 

EMBAldSA, s. (eimbàisse); msAioiA. 
Xare;«acs, cordages, etc. qui ont servi d'en- 
veloppe aux marchandises qu'on pesait , et 
dont on prélève le poids sur celles-ci : La 
balla pesa 100, levaz n*en 1res d'embaissa , 
resta 97 , le ballot pèse 100, ôlea-en 3 de tare, 
reste 97 ; embarras, embages. 

Ety. de en, en, et de baissa^ pris pour 
moins ; l'embaissa . Venmoins, V. Bais, R. 

EMBAIS9A, S. f. d. liffl. Tournure, parti,, 
mojen. ^ 

EMBAISSARIA , v1. V. Embaissat. 

EBIBAISSAR S* , v. r. (s'eimbaïssâ) , vl. 
Se lasser. V. Lassât se et Bas, R. 

EMBAIS8AS,S. f. pi. (eimbàïsses) Ëche- 
lette à sac ; espèce de châssis en carré long , 
qu'on attache sur un bit. A chaque bout de ce 



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18 



EMB 



châssis , on pend un sac, ouvert des deux 
bouts, pour charrier du sable, du gravois, etc. 

E1IBAIS8AT , ADA, adj. et p. (eimbais- 
sâ» ède ) , vl. Ussé, fatigué. V. Bas , R. 

BMBAIflSAT.S. vl.nnABMAn. Message, 
cmbassade. V. Embassadour, 

BMBâJSBAT, vl. V. Ambaissat. 

ERiBAlT, adj. m. (eimbaî), dl. Etonné , 
surpris; évanoui » pâmé. Sauv. V. E$b<t- 
lourdit. 

EBIBALADOUIRA ,s. f. (eimbaladéuïre) ; 
BMPAUJU900IBA. Aiguillc à emt)aller ou ai- 
guille d'emballeur. 

Ety. de embalad et de outra , qui sert à 
emballer. V. Bal, R. 

EMBALADOUIBA , s. f. Corde longue 
et niince dont on se sert pour emballer , et 
particulièrement pour corder les outres quand 
tlles sont remplies. V, Bal, R. 

EMBAIiACa, s. m. (eimbalàdgi) ; nnA&- 
&Af». Lo imballare, ilal. El embalar , esp. 
Emballage, action d'emballer, tout ce qui 
sert à emballer des marchandises. 

Éty. de embalar et de agi. V. Bal, R. 

EMBALAIRE, s. m. (eimbalàlré) ; mba- 
LOB, BMAixuM. Imballolore , ital. Embala- 
dotf esp. Emballeur, celui dont la profession 
est d'emballer. 

Êty. de embal et de ain. celui qui em- 
balle. V. Bal, R. 

EMBALAR, v. a. (eimbali); sMaAixAB. 
Imballare, ital. Embalar, esp. cat. Embal- 
ler, faire des ballots, empaqueter; emmener ; 
avaler. Thomas. 

Éty. du grec Itiô^XXw (emballô), mettre 
dans, insérer, ou de m, en, de bala, ballot, 
•t de Tact, ar , lilt. mettre en ballot Voy. 
Bal, R. ^ 

EMEALAS, s. m. (eimbalàs), dl. Civière, 
un bar ou civière renforcée. Sauv. 

Éty. du grec âfA^iXXw (emballô), mettre 
dedans. V. 2?al, R. 

IMBALAT , ADA, adj. et p. (dmbalà , 
âde). Emballé, ée, mis en ballots. 

Ety. de em, de bala et de at. V. Bal, R. 

EMBALAU8IR, dl. V. Esbalaurdir. 

EMBALAunT , IDA , adj. et p. (eimba- 
lapusi, idc), dl. EmerveiUé, troublé. Voy. 
Esbalourdit. ' 

EMBAIiSAB , V. a. vl. ■»*&•*■. Préci- 
piter, jeter dans un précipice. 

Êty. de em , dans, de da/t pour &aii# , 
précipice, et de ar. V. Bans. R. 

BBIBALUN , 6. m. (eimbalGn) , d. m. 

BMSABvn, mAMMn,mmmAU.vn,mtÊmovwnn. Branle, 
grand volume fait par des choses légères. 

AiHuot fax fur ta embalun, cela fait un 
grand branle. 

Éty. de bala. V. Bal, R. 

EMBALUR, \,Embalaire. 

EMBANADOUIBA, s. f. (eimbanadôuTre); 
BHtAHcniA. Tournure, manière de se vêtir, ae 
se parer. Aub. 

BmbanameN , s. m. vl. Ouvrage & cor- 
nes , partie d'une fortification. 

Ety. de em, de bana, corne, et de men , 
ouvrage en forme de corne. V. Ban, R. 

EMBANAR, V. a. d. de Manosqoe. Pren* 
dre , accrocher avec la corne : Lou buau 
anava Vembanar, le bœuf allait raccrocher 
avec les cornes. Encorner , que M. Avril 
donne comme équivalant û'embanar, n'est 



EMB 

pas français dans ce sens, il ne slj^fieque 
garnir de cornes, encore l'Académie ne l'ad- 
met-elle pas , cosser , donner de la corne. 
V. Buêsar. 

Ety. de en, de bana et de ar, V. Ban, R. 

EMBANAR, v. n. (eimtiana) ; mtnmnMm , 
iutoavm, «KTABwcAs. Entêter, se préoccuper, 
se prévenir en faveur d'une opinion ou d une 
personne. 

Êty. Bana , est ici pris fig. pour tète. 
V. ^an,.R. 

EMBANA8TAR, V. a. (eimbanastà). 
Charger sur une bête de somme, des pan- 
niers ou mannes à fumier, mettre dans des 
mannes ou banastaê , fig. faire porter son 
fardeau à un autre. 

Ety. de en, en, ou sur, de banoêta et de 
la term. act. ar, litt. mettre les mannes sur. 
V. BanaH, R. 

Que maugrat sia de la frema 
Que m'en venguel embanastar. 
J. M. Pr. 

EBIBANAT, ADA, adj. et p. (eîmbanà, 
àde). Encorné, ée, qui a des cornes; fig. 
entêté: Quand a embanat, quand il a entêté. 

Éty. de em, de bana et de at, pourvu de 
corne. V. Ban. 

EMBANC, s. m. vl. Dépense, embarras. 

EBIBANC, dl. Auvent. V. Balel. 

EMBAND AR, v. a. feimbandà) . Renvoyer, 
se débarrasser de quelqu'un ou de quelque 
chose; importer, voler, ravir, enlever. Gare. 

BMBANEIRA, s. f. (eimbanèfre). Aub. 
V. Embanadouira, 

EMBAOUI, s. m. (eimboôui), d. bas lim. 
BBBooin. Cuiller , pièce de fonte qu'on en- 
chasse dans le bouton des roues et dans la- 
quelle roule l'essieu. Béron. 

EMB'AQUOT, Avec cela. 

EMBARAGNAR , v. a. (eimbaraguà) ; 
ci^vtoMA«, cLAoïmiuui. Au positif, enclore un 
champ de haies ; au ûg, embarrasser, inquié- 
ter. V. Embarratsar, 

Êty. de en, de Baragna, v. cm. et de 
ar. mettre dans une haie. V. Baragn,K. 

Embaragnar un aubre, encager. 

EBIBABAONAR S*, v. r. S'embarrasser 
dans des buissons , dans une haie ; fig. se 
surcharger de marchandises qu'on ne peut 
pas vendre, s'enfourner dans une mauvaise 
aflàire. V. Embarranar. 

EMBARAR, V. Refjalarei vl. Embarrar. 

EBSARAT, ADA, a<U. et p. (eimbarâ, 
ade). Emporté par le vent, par le courant 
d'eau, etc. Gar. 

EMBARATAR, y. a. (embaratà). Embâ- 
ter , tromper , vendre une mauvaise chose 
pour une bonne. V. Enfouterlar. 

Éty. de en, de baral, tromperie, et de ar, 
faire donner dans l'erreur. V. Baral, R. 

EMBABATAR S', v. r. S'attraper dans 
un achat ; vl. s'embarrasser , s'intriguer , 
s'aventurer. 

EMBARATAT, ADA , adj. et p. (emba- 
wta, àde). Attrapé, dupé, trompé. V. Bavai, 
Rad. 

EMBARBAGHAR S« , v. r. (s'eimbar- 
batchà). Se masquer. Gare. 

Ety. de em, de barbacha, pour barbana, 
et de ar^ se couvrir la figure d'une vilaine 
barbe. 



EMBARBADODR, s. m. (eimbarbadoù). 
>mA«BA9oo. Lieu où l'on met des plants pour 
qu Ils prennent racine. Gar. 

Éty. de em, dé barba et de admir. 

EBIBARBAR, V. Abarbar et Barb, R. 

EMBARC, s. m. vl. icAM. Embarg, 
anc. cat. Embargo, esp. port. Imbarco , 
liai. Embarquement, obstacle. V. Embargo. 

EMBARG, s. m. anc. béarn. ObUgaUon. 

Loi biésquilamolhèhaporUUx aumarU, 
no son obhgalx per los embarcs deu marti 
^ ForsetCost.deBéam; 
Rubrica de Marit et Molhéc. 

Éty. V. Embargo. 

EMBARGADODR, s. m. (eîmbarcadéur); 
Embarcadero, esp. Embarcadour ou embar- 
cadaire, lieu propre à s'embarquer. 

Êty. de resp. ou de em dans, de barcaH 
de our,oQ l'on se met dans la barque. Voy. 
Bare, R. 

raiBARGAMENT, 8. m. (embarcaméin); 
Embarcaeion, esp. Embarquement , action 
d'embarquer quelque chose ou de s'embar- 
quer soi-même. 

Êty. de em, de barca et de ment, action 
ou manière de se mettre dans la barque. 
V. Bare,K. ^ 

EMBARGAR, v. a. (eimbarcà); Embar- 
car, esp. cat. port. Jmbarcare, iul. Em- 
barquer , mettre dans un vaisseau, fig. s'en- 
gager, se lier, en vl. empêcher, embarrasser. 

Êty. de em, dans, de barea et de la term. 
act. ar, mettre dans la barque. V. Bare, R. 

EMBARGAR 8', ▼. r. (s'eimbarcà) ; £m- 
barearse , esp. S'embarquer , se mettre dans 
un vaisseau pour vovager sur mer ; entre- 
prendre une affaire douteuse. V. Bare, R. 

EMBARGAT, ADA, adj. et p. (eimbarcé, 
àde); Embareado, a, esp. port. Embarqué , 
ée. engagé. 

Éty. de em, de barea et de la term. pass. 
at , ada , qui est dans la barque. V. Bare , 
Rad. 

EMBARGATION , S. f. (eîmbarcalie-n) ; 
niBABCATicfi. Embarcaçâo, port. Embarca- 
tion. 

Êty. de em, de barea et de ation, action 
de s'embarquer , choses embarquées. Voy. 
Bare, R. 

EMBARDAR, ▼. a. (eimbardà); sAWAm. 
Abardar, port. Bardare, ital. Enalbardar 
et Aïbardar , esp. Mettre l'espèce de bât 
qu'on nomme 5arda. 

Éty. de en, de barda et de ar, mettre la 
barde en ou sur. V. Bard, R. 

EMBABDAB, V. n. Einbarder, t. de mar. 
Faire faire un mouvement de rotation à un 
vaisseau qui est à l'ancre. 

EMBARDAT, ADA, adj. et p.(eimbardà, 
àde); Albardad, cat. Abardado, port. Enal' 
bardado, esp. Qui a la barde. V. Bard, R. 

EBIBARG, vl. y.Embare. 

EMBABGAMENT , S. m. vl. Embarras, 
empêchement, arrétement. 

Ety. V. Embargo. 

EMBARGAR, v. a. vl. Emhargar, cat^ 
esp. port. Embarrasser , empêcher. 

EMBARGO , s. m. (embargo) ; Imbareo, 
ital. Embargo, esp. port. Embargo, défense 
ux vaisseaux de soi tir des ports. 



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EAIB 

Ëty.dereip. embargo, Bèqaetitej ou du 
portugais emharaarf s'opposer. 

Dérivés: Em-iarc, Embarga-ment. 

BMBAIIOUE , yI. Qu'il ou qu'elle em- 
pêche. 

BBlBAIim,d. baslim. V.Boumhir, 
EMBARLUOAR, V. Emberlugar. 

BlIBARNAOI, S. m. ( eimbarnàdgi ); 
■uAniA«B. L'aclioQ de nouer l'aiguillette. 

Éty. de embarnartide agi. 

BMBARNAIRE, 8. m. ( eimbamàïré). 
Sorcier, celui qui peut jeter un sort sur quel- 
qu'un. V. Sourcier. 

liiY.deEmbamar, t. c. m. et de aire. 

EMBARNAR, V. a. (eimbarnà). Jeter un 
sort sur quelqu'un, nouer l'aiguillette. Voy. 
Emwuiêear. 

Éty. Ce mot paraît dérivé du lat. 6aro^ 
haronUf stupide, hébété, niais, d'où l'on a 
fl^i 6arofi, par apoc. et ham, par la suppr. 
de 0, et Em-barn-ar, par l'add. de la pré- 
position em, et la désinence acUve ar ; em- 
ôamar, signifierait donc littéralement, jeter, 
mettre dans la stupidité, dans l'impuissance. 
Le mot barot latin, pourrait bien, dans ce sens, 
être dérivé du grec ^«po^ (baros), poids, 
charge, bernât^ dans la langue romane, a la 
Ukème signification que le lat. baro ; en y 
ajoutant la préposition, on a fait embernat, 
rendu sot, stupide. 

EnaARNAT, ADA, adj. et p. (eimbar- 
nà, àde). V. Emmoicat et le mot précédent 
pourPétymologie. 

EMBARNI89AR, y. a. (eimbarnissà] ; 
£m&ani«««ar, cat. Émôartitsar, esp, Ver^ 
nieare, ilal. Au propre, vernisser, enduire de 
vernis, et par eit. gluer, couvrir de quelque 
chose de poisteum ou de gluant. 

Êty. de en, de bamisy vernis, et de ar, 
Miettre do vernis sur. V. Bamu, R. 

EMBARNISSAT , ADA , adj. et part, 
(eimbamissà, àde). Vernissé, poissé, ée. V. 
Bamis, R. 

BHIBARBAR , V. a. (eimbarrà) ; Embar- 
rary est esp. port, imbarrare, ital. Enfer- 
mer dans le bercail : Embarrar Vaver, en- 
lermer les brebis; serrer, renfermer. 

Ëly. de en, en, dans ou avec, de 6arra, 
barre, et de la term. act. ar, litt. fermer avec 
la barre. V. Barrarei Barr, R. 

EMBARRAR, v. a. khmayab. Enrayer 00 
arrêter une voiture par les rais, en sorte qo'el- 
le ne fasse que glisser, pour prévenir Taccé- 
lération du mouvement aux descentes rapi- 
des. 

Lty. Embarrar ou mettre la barre, parce 
que c'est par ce moyen que Ton empêchait la 
roue de marcher, avant Tinvention de ce 
qo'on appelle aujourd'hui la mécanique. ' 

EMBARRAR S', v. r. S'embarrasser dans 
un passage sans issue, au milieu d'un rocher, 
d'où l'on ne puisse se tirer qu'avec beaucoup 
de peine^ On le dit plus particulièrement des 
chamois ejt des brebis, qui restent enfermées 
dans quelque précipice. 

Ety.de en, dans, de barra, nom que por- 
tent les bancs de roeher, et de ar. V. Barr, 
Rad. 

Eb Languedoc , ce mot signifie aussi que le 
temps se couvre : Lou îemp$ s*embarra; Es 
embarrai de perlout, il est pris partout, par- 
ce que les muges ressemblent souvent à de 



EMB 

grosses barres, fig. S'einbarret lou cor, U 
eut un saisissement de cœur, s' embarrar, 
signifie encore, en dl. s'enfermer. 

EMB A R RAR, V. a. (eimborà), d. bas lim. 
Nouer l'aiguillette. 

Ëly. de en, de 6a rra et de ar, mettre une 
barre entre, c'est-à-dire, entraver. V. Sarr,R. 

EMBARRAS , S. m. (eimborà) , d. bas 
lim. Forfanterie, étalage de fortune, de cré- 
dit ou de pouvoir. 

Ëty. de em et de barras. V. Barr , R. 

EMBARRAS, s. m. (eimbarràs) ; tabaui, 
■AMBAui, voocmoo, FACKioo. Embaroixo , 
ital. EmbaraBo, esp. Embaraço, port. Em- 
barras, ce qui empcche la facilité d'un mou- 
vement ou d'une action ; ce qui nuit à l'expé- 
dition prompte d'une affaire, a la commodité 
ou à la tranquillité delà vie ; irrésolution, in- 
quiétude, incertitude. 

Éty. de en, dans, et de barras, barres, dans 
le sens d'obstacle, d'entraves. V. Barr, R. 

Faire sous embarras, eipr. prov. trad. 
faire de l'embarras, faire l'important et non 
faire ses embarras. 

EMBARRASSANT, ANTA, adj. (eim- 
barrassàn , ànte). Embarrassant, ante ; qui 
cause de l'embarras. V. Barr,R. 

EMRARRâSSAR , V. a. (eimbanrassà) ; 
ncoiumAB , nmrwwwukM. Imbarazzare , ital. 
^m6araiar, esp. Embaraçar, port. Em- 
barrasser, causer de l'embarras. 

Éty. de embarras et de ar. V. Barr, R. 

EMBARRASSAS S*, Y. r. bmbabaomab s'. 
S'embarrasser, se mettre dans quelque em- 
barras; la poitrine s'embarrasse quand les 
crachats se suppriment; se charger d'une 
affaire, de quelque chose qui embarrasse ; se 
souder. V.Harr, R. 

EMBARRASSAT, ADA, adj. et part, 
(eimbarrassà, àde); bmvwtat, btcoiibbat , 
nmATscAT. Embaraçado, port. Embarras- 
sé, ée , qui est dans l'embarras : Femna em- 
barrassada , grossa ou enceinta , femme 
enceinte. V. Barr, R. 

BMRARRASSIOPS, OPSA, adj. (eim- 
barrassiéus, éuse); Enibaraçoso, port. De 
nature à embarrasser, gênant. V. Barr, R. 

EMBARRAT , ADA , adj. et p. (eimbar- 
rà, àde). Enfermé, enrayé , selon le verbe ; 
Sentir l'embarrat, sentir le renfermé, le re- 
lent. V. Eslueh et Barr, R. 

EMRARRETINAR, v. a. (eimbarretinà). 
Embéguiner, garnir la téled'un bonnet, d'un 
béguin : S'embarretinar^ s'cmbéguiner, em- 
bonneter, que M. Avril emploie comme équi- 
valant, est un barbarisme. 

Éty. de em, de barrelin et de ar. 

EMBARRIAR , v. a.(eimbarriâ). Entou- 
rer de murailles. Aub. 

Ëty. deem, de barri et de ar. 

Neutr. paraître de gros nuages sur Tho- 
rizon. Gare. 

EMRARTA8SAR, v. a. (eimbartassà). 
V. Embouissounar. 

Ëty. de en, de bartas, buisson, et de ar. 
V. Barlas, R. 

EMBARTZ, vir Que tu couvres ou endui- 
ses de boue. 

EMRARUN,d. m. y. Embaînn, Balans 
H Bat, H, 

EMBASMAR , v. n. et a. vl. Embaumer. 
V. Embaumar et Baum, R. 



EMB 



19 



EMBASSADA , Embaiœada, port. Em- 
baxada, cat. V. Ambassada. 

EMBASSADOUR , Embaixador, port. 
Ewftaxador, cat. V. Ambassadour. 

Éty. de l'esp. en ou em, et de baxo, bas, 
l'homme que la cour de Castille envoyait en 
bas, dans les autres villes, selon Denina. 

EMBASSADBIÇA, Embaixadora, port. 
Embasciatrice, ïtaC Embaxe^dora, cat V. 
Ambassadriça, 

EMBASTAR,v. a. (eimbastà) ; bastas . 
Imbastare, ital. Bastar, anc. cat. Bâter, 
mettre le bât à une bêle de somme. 

Ëty. de en, en ou sur, de bast et de Tact. 
ar, mettrele bât sur... V. Bast, R. 

L'Académie, même la dernière édition, ne 
dit que bâter dans ce sens, et elle définit 
embdter, faire un bât pour une bête de som- 
me, et cite cette façon de parier à l'appui . 
<c Cet ouvrier est fort adroit à bien embâter 
les mulets, n Les autres dictionnaires em- 
ploient bâter et embâter indistinctement, 
mais ils ont tort , parce qu'il ne leur reste 
aucun mot pour désigner Faction de faire les 
bâts. 

Parte pas lou Jour qWembasta , il ne part 
pas le jour qu'il se botte, ou il se botte de 
grand matin pour coucher en ville, se dit do 
quelqu'un qm est lent dans l'exécution de ses 
projets. 

EMBASTAR, v. a. mmmmMUMm. Pris dans 
un sens figuré, embâter, signifie charger 
quelqu'un d'une chose qui l'incommode, 
d'un double, d'un triple écot, par exemple, 
d'une mauvaise marchandise, etc. 

EMBASTAR V, V. r. Jouer à l'acqm't, 
jouer entre les perdants pour savoir qui 
paiera le tout. 

Éty. du grec paar^w (basiazô), porter. 

EMBASTARDIR, MBAnAimui, vl. AMvm 
PB. Embastardir, anc. cat. Imbastardire, 
ital. Bastardear, port. esp. caL mod. Voy. 
Abastardir et Bastard, R. 

EMRASTARDISSAMBNT , V. Abas- 
tardissament. 

EMBASTARDIT, V. AbastardU et Bas- 
tard,R. 

EMRASTONAR, ▼• t. Vl. Armer, équi- 
per, garnir. 

Ëty. de en, de hasUm et de ar, poonroîr 
de bâtons. V. Boston, R. 

EMBASTOUNAT, ADA, adj. et part, 
(eimbastounà, àde), dl. Armé d'un bâton. 

Ety. de en, de bastoun et de «L V* Bas- 
ton,b. 

EMBAT , s. m. (eimbàt), dl. Lieu détour- 
né, commodités. 

Uno niœh entre dor et velho. 
Se levet per an' à l'embal. 
Et d'abord qu'aget tout rtikfal,etc« 
Michel. 

A Vembat, à l'écart. 

EMBATRE, v. a. vl. Embatir , ane. esp. 
Jmbattere, ital. Battre, attaquer, élancer. 

Éty. de em et de batre. V. Batr, R. 

EHIBATRE S', v. r. vl. Se jeter, se lancer. 

EMBATTA6l,OE, S. m. (eimbatlàd- 
^i, dge); nBArrASB. Emballage, applieitioo 
ides de f 



deband 



I fer sur une rooe* 



Ëty. de em, de dafirs et de agi, action de 
battre sur. Y. Batr, R. 



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20 



EMB 



EMBATTOIR} OIBA, 8. pr. mod. (eîm- 
battoir, oire) ; BMa^rrooAa. Embattoir, fosse 
daBS laquelle les charrons meltenl les roues 
qu'ils veulent couvrir de baodes de fer. V. 
Batr, R. 

EMBATTRE, v. ». (eîmbâllrê); rMMR 
«niA moDA. Embattre, couvrir les jantes d'une 
roue de bandes de fer. 

EMBATTRE, v. a. et n. dl. et împr. xhsa.. 
ns. Digérer. V. Digérât, 

EBIBATTRE S\ Y. r. dl. S'ébattre» se 
divertir. 

EMBATTUMAR. ▼. a. ( eimbalumà }• 
Cimenter, bâtir ou boucher avec du ciment. 
V. CifMntar, 

Éty. de en ^ de hatum et de ar, mettre du 
ciment dans. 

EBIBATUT,in>A,adi. et i^ vl. Battu» 
battue. V. Batr, R. 

EMBATUTZ . adj. et p. vl. Lancé, préci-> 
pité. abattu. V. Bair, R. 

BMBAUCHAOI. 8. m. ( eimbaoutchà* 
dgi); BHBAocaAm. Embauchage, action d'en- 
rôler furtivement des soldats; repas qu'un 
compagnon artisan paye à ses camarades 
lorsqu'il est admis à travailler chez un autre 
maître. 

Ety. de hawhê w^bauge, selon Roq. 

EMBAUCHAR. V. a. ( eimbaoutchà ) ; 
■■■oocHAa. Embaucher, engager un garçon, 
l'accepter pour ouvrier dans sa boutique 
quand il est présenté par ses compagnons; 
enrôler furtivement; pour ébaucher. Voy. 
Mihauchar. 

Éty. de en, dans, de hauehay vieux mot qui 
signifiait boutique, et de ar^ mettre dans la 
boutique. 

EMBAUCHAT, ADA« adj. et p. (ein- 
baoutchà, àde). Embauché, ée. 

EMBAUCH0R, S. m. ( eimbaoutchù ) ; 
BMBoovcmm. Embaucheur, celui qui engage 
ou qui enrôle. 

EMBAUDrr, IDA, adj. vl. kobahms. Ré- 
joui, joyeux. V. Baud, R. 

EBOBAUONAR, dl. V. Sngaugnar. 

EMBAUMABIENT , S. m» Teimbaouma- 
niéin) ; bmbavha» von. Lo imbaX^marê, ital. 
Ei embalsamar, esp. embalsamar, port 
Embaumement, action d'embaumer un corps 
mort. 

Êlv. de embaumar et de men(, manière 
d'embaumer. V. Banni, R. 

EMBAUMAR, v. a. (eimbaouma) ; BAot- 

•SMAB, BMBACOmiAS , KMBOtlIlAV, ■■BOOIMAII, 

et impr. mBAvisBitAs. Imbalsamare , ital. 
Sfnhaisamar, esp. port. cat. Embaumer, 
remplirnn corps mort d'aromates» de bau- 
mes, etc., pour en. prévenir la corruption; 
parfumer, remplir de bonnes odeurs, 

Éty. de en, dan.vde baume, et de la term. 
act. ar, mettre du baume dedans. 

L'usage d'embaumer les morts remonte à 
la plus haute antiquité, récriture nous ap- 
prend que Joseph flt embaumer Jacob, et 
qu'on employa quarante jours dans cette 
opération. 

Les Egyptiens apprennent cet osage des 
Atlantes, vcrsl'an 3020,. avant J.-C. 

EMBAUMAR, V. n. uwêmammam. Embau- 
mer, répandre une odeur agréable. 

EMBAUMAR S' , w. T. (s'eimbaoumà).; 



EMB 

s'MTBAocAm. Se terrer, gagner le terrier, 
se cacher dans une groUe. 

Ety. de en, dans, de bauma, grotte , et de 
la term. act. ar, litt. entrer, se mettre dans 
une grotte. V. BcUm, R. 

EMBAUMAT, ADA, ad), et p. (eim- 
baouma, àde); Embalzamado, port, Embau- 
mé, ée; ou lerré, selon le verbe. 

Ëty. de en, dans, de bawme, pour Tun, et 
de bauma, pour l'autre» avec la term. pass. 
at, ada, mis dans le baume ou dans la grat- 
te. V. Baum et Balm, R. 

EMBAURAR, v. a. (eimbaoura), dl. £f- 
(armicher. V. Esfarouchar, 

Éty. Embaurar est dit pour empaurar, 
donner la peur, mettre en peur. V. Paaur, R. 

EMBAURAR S', v. r. dl. Se troubler, 
s'épouvanter. V. Espavantar a* et Patmr, 
Rad. 

EBIBtAURAT, ADA , adj. et p. (eimbaou- 
ra, àde), dl. Epouvanté^ troublé. V. Esfa- 
reuehal et Panur^ R. 

EBIBAUSSAR^, v. a. (eirabooussà), d. bas 
lim. Empiler, mettre plusieurs choses les 
uneasur les autres, on le dit particuUèreiaent 
en parlant du bois. 

Éty. de en, en, de 6cr, laa de bo», et àe 
ar, mettre en tas. 

En vl. poursuivre. 

EMBAU8SEMAR , V. I?m6auinar. 

EBIBAVADA,8. f. (eimbavàde), d. de 
Carp. Soufflet. 

EMBATADIS, s. m. (eimbaïadis) ^ dl. 
Baisure du pain. V. Emboucheira, 

EMBATMAR, vl. V. Embaumar. 

EMBATS8ARIA , 8. f. vl. V. Ambaicha- 
fia. 

EMBE, prép. (éimbé), et par contraction, 
sas, s», Bs,dl. Avec. V. Âme. 

Partissez emb'aq^uel temps? tous partez 
parce temps-là? 

Éty. du lat. <un6o, deux. 

EMBEFI, ad}, (eimbèfi), dl. Difforme, 
contrefait de visage, qui a la bouche de Ira- 
vers : Fartas venir tous eats embêfu, vous 
feriez enrager un saint. V. Difforme. 

Ëty. de l'ital. beffevole, qui mérite d'être 
gaussé, raillé, d'où ôe/bna, maneqoin. 

EMBEFIAR S\ v. r. (s'eimbeGâ), dl. Se 
contrefaire, so défigurer, faire une laide gri- 
mace pour faire peur aux petits enfants ; se 
rendre difforme par trop d'afféterie , grima- 
cer pour se donner des grâces. Sauv. 

Éty. de l'ital. beffeggiarre, gausser, railler. 

EMBEFÉAT, ADA, adj. et p. (eimbeûà, 
àde) ; ooscba-tisat. Contrefait. 

Ëty. de rital. beffato, moqué, raillé. 

EMBEOAT, ADA, adj. et p. reimbcgà, 
àde). En parlant d'un liquide qui s est éva- 
poré, V. Esbequi, on ledit aussi d'une cou- 
lure qu'on a laissé boire. Gare. 

EMBEGEA, dl. V. Envegea. 

EMBEGEAS8A, dl. V. Envegeaaa. 

EMBEGEOUS^ vl. V. Envegeaui. 

EBiBBGBTA, dl. V. Envegeta. 

Faire embegttat, exiter l'envie» V. Liga 
et Faire liga^ 

EMBEGUINAR, ▼. a. (eïmbeguinà). Em^ 
béguiner, envelopper la tête d'un béguin ou 
d'un linge pour en tenir lieu; fig. mettre 
quel<)ue chose daus L'esprit de quelqu'un, 
Tenteter. 



EM0 

Ety. de e>i, de béguin ei de ar^ litt mette 
un béguin en ou sur. 

EMBEGUINAR S*, T. r. S'enMnitoufl^er» 
s'empaqueter la tête avec des Kttges, des bon- 
nets ou des fourrures : 5'em6e^nar êe- 
quauqu'un y se coiffer de quelqu'un!» , s'en 
amouracher, s'entêter. 

EMBEGURAR, dl. V. J^mdtiyaret Em- 
bibar. 

EMBEGURAT » ADA , adj. (eimbegorà, 
àde), dt. Imbibé. V. Embibal; ivre. Voy. 
Ubri. 

Ëty. du ht. imbulus, m. s. V. Bev, R. 

EMBEGUT , UDA, adj. et p. (eimbegû, 
ùde) ; sMssooGCT^ BflBBfivr, siBssov. DessécEé, 
pompé, en parlant d'un liquide, amaigri ; en 
vl. imbibé, imbu, enivré. 

Elf . de en et de begut^ bu en dedans, absor- 
bé. V. Bev, R. 

EBOBEL, EIXA, prép. (eimbéi, éle) ; 
AMBB&y dl. Avec lui, avec elle. 

Éty. de em&e, avec^ et de el. 

EMBEL , s. m. (eimbél). dl. ahsai.. Une 
pièce ou morceau de cuir paré que les save- 
tiers; attachent à ime crevasse de L'empeigne. 
Sauv. 

EBIBELIC , 8. m. vL Ombilic. V. Efn- 
^ bjDurigotk. 

EMBELINAIRB, 8. m. (eimbelinàlré) : 
BBua, di. EmbelecadoTy cat. esp. Enchanteur,, 
fourbe, trompeur. 

Éty. de em, de Betin^ %. c. m. et de aire.. 

EMBELINAMENT , S. m. (eimbelina- 
méin) , dl. Charme y enchantement.. Voy. 
Charme. 

Ëty. de embelina et dé ment. 

EMBELIMAR, V. a. (eimbelinà), dl. Bé- 
liner, en roman, ensorceler^ enchanter, char-* 
mer. 

Éty. de em^elin et de ar. 

EMBELUSZIR, V. a. vl. Embellir. 

EMBELUR, T. a. (eimbelir) ; abbus, 
ABSLAs. Embellir, cat. Abbellire eilmbelli^ 
re, ital. Embellir, orner, rendre plus beau. 

Éty. de en, de 6eiet detr, mettre en beau, 
faire devenir b^u. V. Bel, R. 

EMBEIxnt, T. n. Embellir, devem'r 
beau, augmenter en beauté. 

EMBEIXUAAMENT , a. m. (eimbelis- 
saméin) ; smbsuchabibst. AbbellimentOt itaL 
Embellissement, action par laquelle on em- 
bellit, la chose même qm fait eml)ellissement. 
V. Bel, R. 

EMBELLIT, IDA, adj. et p. (eimbeli, 
ide). Embelli, ie. V. Bel R. 

EMBEMIAR,v. a. (eimbemià), dl. Enjô 
1er; attraper^ tromper. Sauv. 

EMBENCAR S' . v. r. (s'émbeincà). & 
percher sur une pointe de rocher nommé be> 
on benc. 

Éty. de en, de6enc et dear, se mettre sut 
unepointc. . ,, ,. x 

EMBENDELAR, V. a. ( eimbemdela ) 
Bander, serrer avec une ou plusieurs bandes. 
Gare. 

Éty. de em, de 6enda et de ar. 

BMBBNTA-BOULOFAS , dl. V. En- 
venta-boulofae. . 

EMBENTAR, V. a. (eimbeintà)» dl. Even- 
ter, inventer. V. Jnventar et Yen, R- 

EMBEOUGUT, dl. V. Embegut. 

6MBE0URB, ▼. n. (dmbeéuré); smmv- 



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EMB 

ma, MtémovÈm, bsouia, mmmocAMA. Faire eut- 
bioure^ faire boire une étoffe, terme de coif- 
turière, la faire froncer en la cousant avec an 
autre, de maDière i^ ajuster parfaitenent les 
deqx lès quoique de longueur inégale. 

Ety. Embeoure, boire en, parce qu'une 
chose qui a bu eu qui s'est imbibée, se gour 
de cl perd de sa longueur. V. Bev, R. 

EMBEOUBE S*, V. r. UBcovaa, m'bibsov- 
{ AS, t'suouiA. Enibeber-ie, port. Esabeurer,. 
I cal. S'emboire, s'imbiber, terme de peinUire, 
se dessécher par imbibition ou par évapoia- 
don. 
I Éty. du lat. imbibere, boire ea dedans. 

I EMBERBE8IT, IDA^ adj. et p. (cim- 

I berbesi, îde), dl. Triste, languissant. Voy. 
Triste, 

Éty. de m, de berbe$r pour 6«r&M,et de tl, 
couvert de dartres. 

EIIBERCAR» V. a. vL wbbkak. Chas- 
ser, tirer, poursuivre, rechercher. 

EMBERGAR . T. a. vL Embrécher. V. 
Bercar et Bree, R. 

EMBERCHAH, d. baslim. V. Berear. 

EMBBRENJiT , AH. lang. de Enverv- 
nat, V. c. m. et Fetieti, R. 

EMBERLAR ,. dL V . Brêoar. 

EMBERUITGOinLAR 8V v. r. (s'eim- 
berlificoulà),d. baslim.EstuadinL de s'em- 
berlucar. Béron. 

EMBERLUCAR, v. n. (eimberlucàj , d. 
bas lim/ Donner, causer La berlue.. V. Em- 
berlugar et Berfut, R. 

BMBERLUCAR flf, T. r. d. bas lim. Se 
remplir la tête de chimères* 

EMBERUIOAR, v. a. ( eimbcrlugà >: 

AB&OOVBAM, A B tlO O V ^M AM, Aa&OOVOIB, BISBBf 
M7«AB, «SSLBOOOKAa, Mi»4«tgCA«, KSBMUUUI- 
»A% MMUMMiJO^AU, BSAUVBIMIVA», B9CA1.00AII, 
SII«Bm.OCA», BMAAOOOmi., SSSBIAVDA», KS- 

■««ov&HAa^ «wAB&vcAB, EWPwi.roAm Eblouir, 
«flîisquer, empêcher Fusage de la vue par 
une lumi^e trop vive, 1» neige produit sou- 
vent cet effet; surprendre l'esprit par quel- 
que chose de brillant. 

Èty. de en, dans , de berluga et dé or, 
mettre dans la berlue on donner la berlue. 
V. Bering, R. 

Lou groê munde m'embarlugavav 
La poussier m'estoufegavo» 

Gros. 

BMBBRI.UGAT'. ADA , ad], et p. (eiin- 
berlugà, àde); ntiLsaATyMiaAiuvttAT, sMUjt- 

•AT, BtaAU>0«VlT, BSSlSaOOBAT, KtSBBMIOAT, 

ABLsoofiSAT. Ëbloui, doul U vue est offusquée 
au point de ne pas y voir. V. Jkrlug, R. 
^ EMBERLUGAT , ADA , dl. Enchifrené. 

y. Enrhoouttuit.dmnjt cerveau. 

EMBERS , prép. (eimbèrs), dl. Envers, 
au pria, en comparaient etc. Douf* 

BMBBRTOUUAR, AIL lang. V. En- 

* vtrtoulhar et Vert, R. 

EMBESG.dl.V. Fi«c; 
^ EMBESGAR , dl. V. Enviâcar. 

^ EMBEftCAT , md. et û, béam. Éprit. V. 
Enviseat^ 

CMBE8TIAR,.v. a. (eimbestîà) ; am*», 

* ummaxAU, babstam , BBasTA». Abestialii<vr^ 

esp. Abbestiare, ital. Abêtir , rendre béte, 
' jlupîde, hébéter. 

Ety. de e m, âebesUa et de ar, ou du lat. 
hibeiem rtddere,^ V. BestU H, 



EMB 

EIIBE8TIAT , ADA, adj. et p. (eîmbes- 
lia • àde) ; uAmtnAXf ■bktat. Abêti. Voy. 
Besti, R. 

EMBETAR, Y. Embestiarei BesH, R. 

EBIBETARa', v. r. (s'eimbetà). Se cons- 
tiper en mangeant du lait trop frais : Aquel 
aaneou s* es embêtât, cet agneau a été constir 
pe par le colostruoL 

Éty. de «n, par, de bet, colostrun^ et de 
or. V. Bestiy R. 

EMBETAT, ADA, adj^ et p. (eimbetà, 
àde). Constipé, ée^ par le colostrum. Voy» 
Besti, R. 

EBIBEDRB , vl. Enibeurer, cat. V. £m- 
bibarelBev,¥i. 

EBlBEirEBlEN, S. m. vl. Elision. Voy. 
Elision. 

Éty. de beaure. V. Bev„ R» 

EMBEZETA, dg. V. Envegetct. 

EMBETA^ 8. L d. béarn. Envie. V<^. 
Envegea, 

Le este yen a soie embeje. 
Lasotte gent{a sotte envie. 

Fables de la Font. Béam. 



EMB 



21 



EBIBIBAR , v. a« (eimbibà) ; 
nuMWAs, mmmwQvmAw, Rmbeber , esp. port. 
Embeurer, caU Imbivere, ital. Imbiber, pé- 
nétrer dune liqueur; donner à la mèche une 
première couche de cire. 

Ély. do lat. tffi6e6er0, formé de in, dans, 
et de bibere, boire, dérivé du grec è(i.ê(^C(i> 
(embibazô), injecter dans, faire entrer. Voy. 
B4^,R. 

EMBIBARiS-S V. r. ^%M9ovwtrm, Imbe- 
versi, ital. Embeberse, esp. port. S'imbiber,. 
se pénétrer d'une liqueur. 

EMBIBAT, ADA, adj. et p. (eimbibà, 
àde) ;. ■—■■■■ t, maumamAr, EmbebidOj poct. 
lmbibé,ée. V. iTev, R. 

BMBIBER, vl. V. Embibar et Bev, R.. 

EMBIGOU8SAT, ADA, adj. et part 
(eimbigoussà, àde), dl. oBBiooottAT. Mis de 
traders en désordre,, mal ajusté. Sauv. 

BMBICUOT , V. Ambig^k 
i EAIBUOIINAR, V. a. ( eirobidjoanà ). 
Oindre avec l'espèce de térébenthine qp'on 
nomme BHoun, v. c. m. 

Éty. de en, de bijoun et de an 

EMBOAAR, V.Embulhar. 

EMBINADOUIRA^ AlU lang. V. Envi- 
nadouira et Vin^ R. 

EMBINAORAB, dl. Pour Envinaigrar, 
V. c. m. et Fin, R. 

EBIBINAR, AU. lang. V. ^vi nar et Vin, 
Rad. 

EBIBINA88AR2, Alt. lang. V. Envinas- 
sar et Vin, R. 

EBIBIO0, prép. (eimbiou), dl. ambioo. 
Avec moi. 

Ély. de embe, avec, et de tott, moi. 

EBIBISGAR S\ v. r. (s'eimbiscà). S'em- 
porter, se fâcher. Aub. 

Éty. de émet de Bi#car,.v. c. m. et En- 
viscar. 

EBIBI8CAT , md. V. Enviscai. 

EBUMLADA D', adv. (d'emblàde). D'em- 
blée • de plein saut , sans difficulté , sans 
obstacle. 

Ëly. du vl. emblar , ravir , soustraire , 
formé selon Nicod, du grec sji^àXktv 
(emballéin), mettre la main sur. 



EMBLADAR, v. a. feimbladà^ Embla- 
ver, semer une terre en blé, attirer les oiseaux 
en leur donnant du blé. 

EBlBLAIfllAR, Y. a. (eimblaîmà), dl. bm- 
BBATMA». Epouvanter, étonner» faire pélir de 
peur. 

Éty. de en, de blaime, brame, et de Tact., 
or, faire devenir blême. V. Blav, R« 

EMBLAIMAR 8', v. r. md. Se troubler, 
s'étonner, devenir pâle de frayeur. V. BÎav, 
Rad. 

EBIBLAIBIAT , ADA , adj. et p. md. 
Etonné, ée; pâle de peur. V. JGtIav, R. 

EMBLANQUEZIR, v. a. vl. Emblan- 
quir et Emblancar^ cat. Imbianecure^ ital.. 
Blanchir. V. Blanchir. 

Éty. de em, de blanc et de exir^ faire de- 
venir blanc. V. Biane, R. 

EBIBI.ANQUEZIT, IDA, adj. V. Em- 
blanquit. 

EBraLANQUimENT , bnbuuiqvimbbt, 
Emblanquiment , cat. Blanchiment. Voyr 
Blanchiment et Blanc, R. 

EBIBLANQUIT, adj. et p. (eimblanqui). 
Devenu blanc. V. Blanchit et Blanc, R. 

EMBLAR, v. a. vl. BMBLAn, mmmijLu, Em- 
blar, anc. cat. EmbeUezar, esp. Voler, pren- 
dre, 6(er, enlever, dérober, soustraire, ravir; 
s'éloigner, s'envoler, s'enfuir. 

Ëty. de involare, selon Mén. ou de evel- 
1ère, selon d'autres. 

On lit dans les coutumes d'Alais. 

Tôt om et tota femna que aquesta costu- 
mas emblara, tolra, la maudicia de Die» 
et de sa maire sobre el capaura. 

Cette ancienne formule subsiste dans quel» 
^ues livres, dit M. de Sauv. sur lesquel» o» 
écrit : Celui qui le trouvera le rendra ou le 
diable l'emportera. 

EMBIiâftMAR, V. n. BfBLAMiAs. S'éva- 
notiir. 

Éty. de em, de blasm, blau, bleu, et de ar, 
devenir bleu ou blême. V. Blav, R. 

EMBLASMAT, ADA, adj. et part. vl. 
Évanoui, ie. V. Blav, R. 

EBIBLAT, ADA, adj. et p. vl. Dérobé, 
volé. V. Amblar et Amblat, 
. EBIBLAU8IR , V. a. vl. bmblavsib. 
Eblouir, ébahir. 

. EMBLAUSIT, adj. et part. BHBi^kosir. 
Ebloui,, éb ahi. 

EMBLAUZIR, vl. V. Emblausir. 

EMBLAUZIT , vl. V. Emblausit. 

EMBLEIMAR, V. n. (eimblèimà) , dl. 
Pâlir, s'évanouir : A embleimat, il s'est éva- 
noui. 

Ëty. dé em, de bleime et de ar, devenir 
blême. V. Blav, R. 

EMBLEMAR, dl. V. Esbalourdir. 

EMBIiEMAT, dl. V. EabalourdiU 

EMBLEMATIQUE, ICA, adj. (emble-^ 
maliqué, i(juc) ;^i7i6/ema(ico,ital. esp. port^ 
Emblématique. 

EBSLEME., s. m. rèinblèmê) ;Emblema, 
cat. ital. esp. port. Emblème, Ggure symbo- 
lique, ordinairement accompagnée de paro- 
les sentencieuse». 

Éty. du lat. emblema , dérivé du grec 
1(1^7^^ (emblèma), ornement ajouté, dérivé 
e^ji^XXetv (emballéin) , jeter dessus, ajouter. 

BMBUDAR, dl. Oublier. V. Oublidar. 

EMBLUDAR, dl. Oublier. V. Ouhlidar. 



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22 



EMh 



EMBLUE, Hâbleur. 
cur, 

EMBOISAR, V. 



V. Hahlur et Cra^ 



.Embouesar, 

EMBOISUrI V. Embouetur. 

EMBOIiBESIR , v. n. vl. » 

F.xciler, émouvoir: Lespritde luiembolbe- 
«ta, Il se scnUitèmueD lui-même. 

EBIBOIiCAR S*, V. r. raaoi.cAB. Se vau- 
trer. 

EMBOLISMAL, adj. vl. Emboliimal, 
esp. port. cat. Embolismique, année qui a 
treize lunaisons. 

Ë(y. du lat. embolitmaliSi m. s. 

BMBOLISBIE , S. m. vl. wBOunn. Em^ 
holUme, cat. Embolitmo, esp. port. ital. 
Ëmbolisme» intercallation. 

Embolisme et lunacio de \\%jomê pro- 
Vinentper exceide Van solarêobr'el lunar» 

Elue. 

Éty. du lat. emboliimus, m. s. 

EMBONILH, S. m. vl. Nombril. Voy. 
Embourigou, 

EMBOOUFUHAB, V. a. (eimbooufumà), 
Empuantir, répandre une odeur infecte, fl^. 
enjôler, tromper par de belles paroles. Avril. 
V. Empestar, 

EMBORIGOL, vl. V. Embourigou. 

EMBORlLH,S. m. vl. mmmomuM, kpbo- 
mi., sMBoiucoi.. V. Embourigou. 

BMBORNIAVENT , s. m. (eiffibournia- 
méin). Action d'éborgner « éblouissement. 
V. EsbUougiêtameni. 

Ety. de embormar el de mstd , manière. 
V. Bom.K. 

EMBQRIVAR, V. a. (eimboamià) ; m- 
■omwMJi) AMOvmamém , «uoonoAB. «mm>ob- 
emAM I mmmovmmâM • «aoowwAii. Eborgoer , 

priver un œil de la faculté de voir, du moins 
pendant quelque temps ; élever une muraille 
[ui ôte la vue k une maison ; Emboumiar 
J peira visla , jeter du mortier dans les 
trous des murailles , maçonner grossière- 
nent. 

Êty. de en y de bomi^ borgne « et de la 
terminaison active ar; lilt. faire borgnt en ^ 
rendre borgne. Voy. Bom , R. 

Et trovi qu'avMP prowi de kcMugtM id^M 
StM'anw *9mbourniar pcr l^(ir amoaii d'hall. 
Snoa , Inéd* 

EMBOIINIAR, V. a. (eimborniâ); £m- 
houmiar, Etboumiar , ]Èmbourgnary En- 
lugrar. Eborgncr, rendre borgne « priver 
d*un œil • et par exagération , faire grand 
mal à rœil. 

Éty. de en , de borni et de ar , rendre bor- 
gne. V. Bom , R. 

, EBIBORNIAR 8E , V. r. S'éborgner, 
se crever un œil. 

EMBORNIAT , ADA , adj. et p. (eim- 
borniâ , âdej ; bmoomiiat , vnboomui at. Ebor^ 
gné» ée, privé d'un œil. V. Born^ R. 

E1IB08GAR, V. a.(eimbousca), dl.sM- 
•ootcAs. Monter un fusil , y mettre un aflKit. 

Èty. de en , de bote et de ar , mettre ei^ 
bois. V. Bose, R. 

EHBOSCAR 8' , V. r. vl. Embotcar , esp. 
eat. Embutear » port. Imboscare , ital. 
S'embusquer , s'enfoncer dans le bois. 
V. Enibusear $' et Bo$c , R. 

EMBOSCAT . ADA, adj. et p. V. Em- 
buiêat et Bo$e , R. 



2' 



EMB 

EIIB08SAR S', V. r. ( s'eimboussâ ) ; 
ft'sMBovtfAft. S'cmbosser, se fiier, s'amar- 
rer contre le vent ou le courant. T. de mar. 

BMBOTIR , V. a. vl. Embotir , cat. /m- 
boUire , ital. Garnir , enchâsser. 

Éty. «le em , dans , et de hotir , pour hotar , 
mettre. V. Bout, IX. 

EMBOUAR , V. a. (eiffibouà); sovAm. 
Calfeutrer des portes, des fenêtres, des ru- 
ches , avec la bouse de vache. 

Ëty. de en, de bousa ou boua et de ar , 
mettre de la bouse dans. V. Bov , R. 

EMBOUARA , Gare. V. Embeoure. 

E1IIBOUA8AR. Garc. V. Embouetur. 

EMBOUAT , ADA, adj. et p. (eimboui, 
àde). Calfeutré, ée, avec de la bouse. V. 
Bov,ï(. 

BMBODBINAR , v. a. ( etmlMKibinà ). 
Dévider du fil sur une bobine. Garc. 

Éty. de en, sur, de 6ott&tna et de ar, met- 
tre sur la bobine. 

EMBOUBINAR , V. a. d. bas lim. Em- 
babouiner. V. Embabouinar. 

EMBOUBINAR 8' , V. r. md. Prendre 
une passion pour quelqu'un, pour quelque 
^hose. 

EMBOUBINAT, ADA, adj. et part, 
(emboubinà, àde), d. bas lim. Engoué, ée. 
Oquel dzaoune nome es emboubtna opté 
sous tsovaou , Bér. c'est-à-dire , aquel 
jouine home es embombinat après sous ca- 
vauê , ce jeune homme ne pense qu'à ses 
chevaux^ il en est engoué. 

EMBOUBOUNIAR, V. Embabouinar. 

EMBOUCAR, V. a. BMoociiAa. Emboear^ 
esp. port. cat. Emboucher, mettre la trom- 
pette, ou un autre instrument dans la bouche 
pour en jouer ; ouvrir el regarder la bmnehe 
d'un animal pour en exammer les dents et 
reconnaître son âge. V. Bouc, R. 

SIMBOPCAR, v. n. (eimbonci). Embou- 

3uer, t. de roar. entrer dans un détroit, 
ans un canal. 

Êty. de yem, de bouca et de ar, entrer dans 
la bouche. V. Boue, R. 

EMBOUCAR, V. a. (eimbooci); atas- 
«oBAm, vmmovrmAM, WA^wnm- Pour manger, 
avaler, V. Mangear, Avatar et Eng^mrar, 
pour appâter. V. Poisser et Berne , K. 

Éty. de en , dans , de bouca , bouche, et 
de ar, mettre dans la bouche. 

EMBOUCAR, V. a. Emboeary esp. port. 
Emboucher, mettre à sa bouche un tnstro- 
mcnl à vent, afin d'en tirer des sons. 

Éty. de la basse lat. imbuceare, ou de 
em , dans, 4e bouca et de ar^ mettre dans 
la bouche. V. Bouc y R. 

EMBOUCAT , ADA , a^j. el p. (eimboucâ, 
âde); bmboochat. Mal emboucat, mal em- 
bouché, qui parle d'une manière imperti- 
nente. V. Bouc , R. 

EMBOUCHADIS, s« m. (eimboutsadi) , 
d. bas lim. Baisure. V. Embouchât et Bouc, 
Rad. 

EMBOUCHAR, 
Rad. 

EMBOUCHAT , 



V. -Eiii6oucarctB(me, 



s. m. (eimboocbà), dl. 

■A , aAItAOOIIA , BMBOO- 

Baisure, l'endroit où un 
pain en touche un autre au four, la cicatrice 
qui résulte de leur séparation , ce piot est 
aussi adj. 



CBAOIT, KBlOBniA. 



EMB 

Ëlv. de en, de èoiic^ et de al. (aite en 
bouche , ou en manière de bouche. Yoy. 
Boue, R. 

EMBOUCHEIRA, d. m. Baisure. Voy. 
Emboudiat et Boue, R. 

EMBOUCnaOIR , s. m. (eîmboutchéir) ; 
sMBAocBoni , nnoocBovAm. Embouchoir et 
embauchoir, espèce de jambe de bois com- 
posée de plusieurs pièces dont on se sert 
pour élargir les bottes ou pour empêcher 
qu'ellea ne se rétrécissent. 

Ëty. de en, de 6oiic^ et de otr.Y. Bouc, 
Rad. 

L'embauchoir est composé de trois pièces, 
deux portent le nom de demi formes , dont 
une de devant qui se sut>divise en ^enoïc, 
devant de la jambe , eo%^e'pied et pied: 
et une de derrière dans laquelle on distingue 
le derrière du genou, le moUet et le talon. 

La troisième partie se nomme clé, c'est 
une espèce de coin, garni de deux languettes, 
qui passent dans les feuillures des demi- 
formes , qu'elle sert à écarter. 



CLEF. I« 

r 



On 

d* bols qu« la 
poorAv^ir la» bolica. 



■ daaa 



EMBOUCHURA, 6. f. (eîmboutchùre) ; 
BovcA. Imboccatura , ital. Embocadura , 
esp. cat. porL Embouchure, le partie d'un 
instrument à vent qui entre dans la bouche , 
manière de tirer les sons de ces instruments: 
bouche d'un canon. 

Éty. de en, de &oye^ et de ura^ ce qui 
entre dans la bouche. V. Hcmc, R. 

EMBOUCMURA , S. f. ^oca , ivtiiada. 
Imboccatura , ital. Boca et Emboeadero , 
esp. Embouchure, rentrée d'une rivière dans 
la mer, ou une autre rivière. V. Boue, R. 

EMBOUDEIaAR, v. a. (eimboudelâ) ; b»- 
PooMiAB. Kmbouer , salir avec de la boue ou 
toute autre chose sale, particulièrement avec 
des excréments. 

Éty. de em et de houdelar, pour bouar. 
V. Bov, tt. 

EMBOUDELAR 8*, ¥. r. •'■momsAB. 
S'embouer, s'embréner, se salir avec de la 
boue , ou avec des excréments. 

EMBOUDELAT , ADA , adj. et part, 
(eimboudelâ, âde). Embréné, ée, emboui. 
\.Bof),R. 

BMBOUBOU8GLAR , T. a. (eimboudoos- 
clâ) ; KwiMHMraMAB. Embourber , endinra 
quelqu'un ou quelque chose avec le résida 
du miel Garc. 

Ëty. de em, dans, de boudousela , réméa 
du miel , et de ar. 

EMBOUDRA8CAR 8», dl. S'ébouler. 
V. Esboular i. 

EMBOUE8AR, v. a. (émbouesà) ; sMMf 
•AB, smooAMB. Emboiser, engager quel- 
qu'un par de petites flatteries, nar des cajo- 
leries et par des promesses, à taire ce qu on 
souhaite de lui. 

Éty. de em, dans, de bouts, tM>is, et d^ 
ary mener dans le bois , c'est-à-dire, faire 
tomber dans le piège ; tmèoseare, selon le 
Duchat. V. Bose, R. 

, s. m. (embouesùr); m- 
iBovAtva. Emboiseur, euse, celui, 
celle qui emboise. V. Bose , R. 

EMBOUETAB, T. a. (ehnbooetâ) , dl. 



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EMB 

En lerme de charroii .élargir les trous des 
moyeus des roues trop lâches, pour y faire 
entrer à force, une pièce de bois qu'on perce 
ensuite d'un trou plus proportionne ht l'essieu. 
SauT.add. 

Ëty. Ce mot est sans doute dit, pour 
êmbauUar. V. BouU, R. 

BMBOUFINAR r, dl. V. Gavarse. 

BMBOUGBAR , dg. AU. de envouyar , 
mander, envoyer. 

BIIBOUOIAR, V. Bauffiar. 

EMBOmiIAR, ▼. a. (eimbouïmà), dg. 
Enjôler, tromper comme font les bohémiens. 

Ely. Ce mot parait être employé pour 
embooumianar, rausité. 

BaDOUIBICAR S*, v. r. (s'étmbouiricà). 
S'empiffrer, se farcir de viande, se remplir, 
se gorger , on le dit plus particulièrement 
des enuints. V. Gavar $e. 

BUOUISiODNAR, V. a. (eimbouissou- 
nà); sMSAmTAMAM, SMaooistovmii , mmuom* 

coonHAB. Encager un arbre, entourer sa tige 
(de buissons pour le garantir conlre les at- 
teintes des passants, enclore an champ. 

Èty. de m, en, de 6oiim«q«ii, buisson, 
et de la term. act. ar , litL mettre des buis- 
sons en ou sur. V. Bouts , B. 

BMBOUISaOUNIR , ▼. mmmomMaémm^, 
■■•onoMomm. S'ew^bouiisounir, s'entraver, 
sengager dans les ronces et les buissons ; 
fig. s'engager dans une affaire pénible. Avril. 
V. Bouts, R, 

EMBOUISSOUNIT , IDA , adj. et part, 
(eimbouissini, ide). ttabougri, ie, sembla- 
ble à un buisson, en parlant d'un arbre, et 
non chiffonné, comme l'écrit M. Avril. Voy. 
Agarrus sU et Bouis^ R. 

EMBOUrr ADORA, (eimbouitadùra), et 

EMBOUITAIIENT, s. m. (eimbouita- 
méin) ; nmuommuk. Ëmbolture, l'endroit ou 
les choses s'ombollent, l'articulation des 
membres. 

Éty. de embuUad et de tira. V. BouU, R. 

EKBOmTAR, V. a. (eimbouità) ; booitab. 
Emboîter, mettre ou serrer dans une boite , 
mettre dans des boites ; enchâsser dans une 
(^vité, une chose dans une autre. 

Éty. de en, dans, de bouUa, boite, et de 
«r. V. BouU, R. 

EBIBOUITAR8', V. r. S'embolter, s'en- 
cbasser l'un dans l'autre. 

EMBOUITAT, ADA, adj. et p. (eim- 
bouità, àde). Embolie, ée. V. BouU, R. 
. EMBOOrrORA, V. rntôoutladiira. 

EMBOUL , V. Émbulh. 

EBIBOUU>RAR 8*, dl. Y. Enfangar s\ 

EMBOULEOARyd. bas lîm. Mêmesign. 
que embulhar, 

EMBOULEOAT , ADA, md. Yoy. Êm 
bulhat. 

EMBOULHAR , Y. Embulhar. 

BMBOULHENTADURA , adj. (eimbouil- 
leintadùre). Echaudure. Cast. 

EMBOULHENTAR , Y. EsbouXhtntar 
e4BMl^,R. 

BBIBOULHENTAT , Y. EslùulhaUai 
et Bulh, R. 

EMBOHUQKNT , Y. Bmhourigou. 

EMBOULZENNAR S' , ▼. r. (s'eimboul- 
leinnà), dj. Se lézarder, se fendre, en par- 
lant d^un^^nr. 

Ety. du bas breton Mimm^ fente d'une 



EMB 

muraille , d'oii èotsennetn , se crevasser , 
bohonare ou bolcionare, signiûe en ital. 
se ruiner, topaber en ruine, de dolione ou 
boleionsj bélier, machine de guerre qu'on 
employait pour abattre les murailles. 

EBIBOUNIOOn, et 

EBIBOUNIL^ dl. Y. Embaurigou. 

Far Vembimntly d. bas lim. lier le nombril. 

EMBOUNIR, V. a. (eimbounir). Ennuyer, 
fatiguer l'esprit , Y. Ennuyar , on le dit 
plus particulièrement en parlant des aliments 
qui excitent le dégoût. 

EBIBOUNIT. IDA , adj. et p. (eimbouni , 
ide). Dégoûté, ée ; rassasié , ennuyé. Cast. 

BMBODNIT , m. s. que Embourigou , 
V. c. m. 

EMBODNNAR, dl. Y. EstHpar. 

Éij, de em, comme priv. de bounnada , 
tnpaille , et de Tact, ar , lilt. enlever la 
tripaille. 

EMBOUNS , s. m. pi. (cimbéuns). Fer- 
mures, couples, planches de franc bordage 
entre les preceintes. t. de mar. 

EMBOUQUETAR, v. a. (eimbouquetà). 
Garnir de bouquets. Aub. 

EMBOUQUINAR , v. a. (eimbonqninft) , 
dl. Couper les quignons d'un pain, v . Es- 
broundslar. 

EMBOUR, s. m. (eimbôur). Y. aussi 
Embourda. 

Qoaa lire aa pt\ m bnile per-potm , 
QoM OH balumi , qiua m Vemhotr « 
QoM «s cuufle coamo un un Jmw. 

L'EmfavfM d« U fi«re <!• Sant-MieheiMi. 

CBIBOURCIDA, S. f. ( eimbourcide ); 
£m6r(mnetda , d. bas lim. Pinçon. Yoy. 
Psssue. 

EKBOURCIR, V. a. (eimbonrci); sm- 
MKNmcui, d bas lim. Pincer. Y. Pessugar. 

EMBOURBA, S. f. (eimboûrde), dl. Ta- 
mis, sas. V. Tamis. 

Dérivés : £ifi6ourd-ada , Embourd-ier. 

EBlBOURDADA,s. f. (eimbourdàde) , dl. 
Plein un tamis. 

Ëty. de eiN6oiirda, tamis, et de ada, 

BMBOURDIBR, s. m. (eimbourdié) , dl. 
Tamisier. V. Tamisier, 

EMBOURDIT , IDA , dl. m. S. que En- 
rhooumat doou eerveou , v. c. m. 

EMBOURGINAR , v. a. (eimbourginà). 
Prendre dans ses filets 

Ëty. de fM, dans , de bourgin^ espèce de 
fliet , et de ar , mettre dans le brégin. 

Mai per que fugue pus durable 
Duvex fembourginar de fiours. 
Truchet. 

Vuleain , lou pus fin deis pemards , 
Fabriqueila granda panUna ^* 
Jf'ouiU'emlMMirginet per sa pena 
Venus y escoutanl lou diou Mars. 
Truchet. 

EMBOURONAR, dl. Y. Emborniar. 
BMBOIIRIOA , Cast. Y. Embourigou. 
EMBOURIGOU, S. m. (eimboungou) ; 



EMB 



23 



•ovsiT , voimua , khboiiucov , bmbooiiioa , 



■Bii.. OmbligOj esp. J?fii6t^o, port. Ôm- 
ftteci, ital. Nombril ou ombilic, espèce de 
bosse ou de nœud qui reste au milieu du 



ventre de l'homme et de la plupart des ani- 
maux, après la chute du cordon ombilical. 

Êty. du lat. umbilieus , de bourilh . an- 
cien mot qui signifiait ventre, et de fit, dans ; 
d'où : Embiiicou , Emboulieou et Embouli- 
gou et dim. de umba, bosse. 

M. l'abbé de Sauvages a consigné une 
.obsenration très-judicieuse sur le nombril 
d'Adam et d'Eve , dans son Dictionnaire 
Languedocien. 

« C'est sans doute faute d'attention que 
des peintres et des sculpteurs représentent 
avec un nombril Adam et Eve , dont la for- 
mation rapportée dans la Genèse, exclut, 
dans leur représentation, le besoin du cor* 
don ombilical, et rend au moins inutile et 
contre le costume , le reste , ou le vestige de 
cet organe. » 

EMBOURIL, Nombril. Y. Embourigou. 

EMBOURNAMENT , S. m. (eimbour- 
naméin ) ; Gare. Alt. de esboumiament , 
éblouissement causé par une trop vive lu- 
mière. Y. Esbleougeament. 

EMBOURNIAR, v. a. (eimboumià). 
Ourder, terme de maçon, mettre le premier 
enduit. Pour rendre borgne. Y. Esborniar 
eiBom^a. 

EMBOURRAR 8' , T. r. (s'eimbourrà) , 
dl. m. s. que 5'eiii6o«trtear et 5e hourrar , 
V. c. m. et Bourr , R. 

EMBOURRI88AR, v. a. (eimbourrissà), 
dg. Mêler , en parlant des cheveux , Y. En- 
goussir , et en parlant d'un écheveaul Yoy. 
Embulhar, 

Êty. de em , de ôotirra et de issar , met* 
tre comme de la bourre. Y. Bourr , R. 



L* niMlMbo ■'«nabnHnil» et pa fort qne dm/. 
Beloa b deanujU , Vembouhsscun qac maj. 

EMBOURRI88AT, ADA, acfj. et p. (em- 
bourrissà.àde), md. Brouillé, ée. Y. En- 
goussit et Bourr , R. 

EMBOUR8AR, v. a. (eimboursà); «■• 
■ovttAM, smpoocbab. Imborsavs , ital. Em- 
boUar^ esp. port. Embourscr, mettre de 
l'argent dans sa bourse , mettre de l'argent 
dans le sac. 

Èty. de en, dans, de hoursa et dear, 
mettre dans la bourse. Y. Bours , R. 

EMBOURBAT, ADA, adj. etp. (cim* 
boursà , àde ) ; sHBootiAT , bmpoocbat. Em;- 
boursé, ée. Y. Bours , R. 

EMBOURUN , Gare. Y. Embalun. 

EMBOU8CADA , Gare. Y. Embuseada, 

EMBOU8CAR, Y. Embosear et Em- 
buscar s\ 

EMBOU8ENAR S' , dl. Y. Esboular s\ 

EMBOUSINAR, V. n. ( cimbouzinà ) ) 
d. bas lim. Faire éprouver un sentiment doo^ 
lourcux accompagné de cuisson. Y. Bousi' 
nar , Eseoser et Escousinar. 

EMBOUSOUNADURA , dl. Éboulement. 
Y. Esboulamenl. 

EMBOUftOUNAR, et mmmovêmmAm, dl. 
6'ébouler. Y.JBtftouter*' 

EMB0US8BLAR, T. a. ( eimbousselà). 
Égrener , enlever la graine de certaines plan- 
tes. Gare. 

Éty. de em, priv. de bousséla, petite 
bourse , et de ar. 

EMBOU8SURA, S. f. ( eimboussùre }. 



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24 



EMB 



Embossare, nœod que Ton fait but uae ma- 
nœuvre et auquel on ajoute un amarrage. 

EMBOUTAIRE , 6. m. (eimboutairé) ; 
mmrovmuM, BHroimu. , BHroomuiA , butooha- 

DOOM , SMBOT , BBTOmiOni , CmOBBIXT , TOOK- 

TBiBooo. Entonnoir , instrument avec lequel 
on entonne une liqueur. 

£ty. de en, dans , de bouta , tonneau » e{ 
de la term. aire , qui serl à mettre dans les 
tonneaux. V. ^out, El.2. 

On distingue dans un £ntonnoir : 

LE TUYAU «t LE PAVILLON ou partie èvauÇc. 

Emboutaire per remplir leis boudins, 
boudinière. 

Emboutaire que forme Vaigua en virant, 
gouffre. 

EMBOUTAIRE , S. m. Nom du nomisril 
de Vénus, selon M. Castor. V. Eseudet. 

EMBOUTAR, V. a. (eimboutà) : mmtov 

nUMMMartAM , mmmovnm , BMBirrAfi. Imbottare , 

ital. Embotar , cat. Entonner , mettre du vin 
dans un tonneau, 

Ety . de .en , dans , de bouta , tonneau , et 
de Tact, ar , mettre dans le tonneaa. Voy. 
Bout, R, 2. 

EMBODTEIjHAR , ▼. a. (einnlt)Outeînâ) ; 

B OVJWHMJkM , .BHBOOTAJI , XMSOVKaVAB. Imbot^ 

tare^ ital. Embotellar^^iiLesp. Entonner, 
ce root que tous nos dictionnaires donnent 
pour équivalant de emboutelhar^ ne signifie 
que verser, mettre dans un lonneau. Em^ 
boÈUelhar doitse traduire par xneltre en boix- 
ieilles. 

tiy, de en , dans , de boulelha et de «r , 
mettre dans une bouteille. V. Eoul , R. 2. 

EMBOUTIDURA , S. f. (eimboutidùrc) , 
d). Bosse faite à un ustensile de cuivre , 
d'étain ; bouffissure au visage. Sauv. add. 

Ély. de emboutit et de tir^i. 

EBIBOUTIGAR , V. a. {eimbouligà} , dl. 
Renfermer dans une boutique, rentrer dans 
un magasin ce qui n*a pas .été vendu au 
marchés 

Éty. de en , dans . de houtiga et de or , 
mettre dans une boutique. 

EMBOPTIGNAR S' , dL V. ^n^roti- 
gnars* 

EMBO UTIG NAT, dl. V. fngrougnat. 

EMBOUTIR , v. a. (eimboutir)^ dl. £m- 
botir, cat. Pour bossuer , faire des bosses, 
V. Encussar, Amboutir , en terme d'orfè- 
vre , rendre une pièce de métal concave d'un 
côté et convexe de l'autre ; cambrer , renfler. 

Ëty. de en et du grec ^Oè<; (bulbos) , le 
fond, profondeur, et de ir, creusé en pro- 
fondeur. 

EMBODTIR , V. a. Contrepointer , on 
^e dit des toiles et des étoffes qu on pique des 
deux côtés avec du iil ou de la soie. 

EMBOUTIR, V. a. dl. Pour entonner, 
V. Emboutar ; Emboutir de saucissa , 
faire de la saucisse , dont on entonne les in- 
grédients dans un boyau. 

Ëty. de en, de botdt creux, et de ir, 
mettre dans un creux ; ou de l'esp. imbutir^ 
mettre un e chos e dans une autre. 

EMBOUTIR , V. a. dl. Pour écacher, écra- 
ser , froisser. V. Espoutir et Escafagnar, 

EMBOUTIT , IDA, adj. et p. (eimbouti, 
ide), dl. Pour bossue. V. Encussat, 

Serraiha emboulida, Serrure à bosse 



EMB 

dont le pêne entre dans J'auberon du DMNrail- 
Ion. 

Crous esnbetUida , <UFoix emboutie , croix 
bosselée. 

EMBRAOAR, v. a. (eirobragà). Em- 
braguer, tirer à force de bras une corde dans 
un vaisseau. 

Éty. de en , dans, de bras et de la term. 
act. ar , tirer dans , avec le bras. V. Bras, R . 

EMBRAOAR , v. a. vl. Empêcher, met- 
tre obstacle , entraver : ^atanas vos em- 
braguet , Satan vous en empêcha. 

EMBRAIGAR , dl. Enivrer. V. Enu- 
briar. 

EMBRALHAR, v. a. (eimbrailla). Voy. 
EmbrayareX Brag, R. 

EMBRALHAT, ADA , adj. et part. (eim. 
brailla , àdc) A qui Ton amis laculotte. Voy. 
Embrayai et Brag , R. 

Cadun avio soun habilhagi^ 
Et coumo geniero embralhat. 
Dioul. 

EBIBRAIVGABiEBnr , s. m. (eimbranca- 
méin ) ; kmbiuuicbamsiit. Embranchement ; 
carcefeur , réunion de plusieurs chemins ; 
division d'un arbre -en branches; dessin qui 
imite celle division. V. Branc, R. 

fiMBRANGAR, v. a. (eimbrancà) ; «m- 

MWOCAm , BMFAOtBLAII , Jk^MAM , BMMIOimBAm , 

oABDocufAn. Ramer des pois , des haricots , 
y mettre des branches autour desquelles ils 
puissent grimper. 

Ëty. àe tn, de branea et de ar , mettre 
en ou sur branches, V. Branc, R. Étron- 
çonner, couper toutes les Jiranches d'un ar- 
bre. Gare. V. Esbrancar, 

EMBRANDAR, v. a. (eimbrandà). 41. Al- 
lumer , embraser, mettre en feu. 

Èly. de en,àe l'ail, brand , feu, embra- 
serocnl, et de ar , mettre ^ feu. V. Brand, 
Rad. 

Amour de tous fioeè tard tious 
Embrandes même tous dious. 
Rigaud. 

EMBRANDAR 8* , v. r. md. S'enflam- 
mer , devenir éperdurocnt amoureux. 

EMBRANDAT, ADA. adj. et p. (eim- 
brandâ, àde), dl. Embrase « enflammé, tout 
en feu. V. Brand , R. 

EMBIIANI« , Gare. V. Esbranie. 

EMBRANLABiENT, Gare. V. Esbran- 
lament, 

EMBRANUUft, Gare. V. Esbranlar. 

EMBRASAMENT , S. m. (eimbrasa- 
méin) ; bmbraxamxii. Abbraciamcnto , ilal. 
^//ra#amtento , esp. Abrasamento , port. 
Embrasement , grand incendie. 

Ëty. dé embrasa et de nien<. V. Brax , R. 

EMBRASAMENT , Pour embrasure. 
V. Embrasura, 

EMBRA9AR4 V. a. (eimbrasà); pavLAm , 

BMBlUiSAa, CBSMAm, BMBVAiniAB. AbbrUCiaTe , 

ital. Ahrasar , esp. Abraxar , port Embra- 
ser . mettre en feu. 

Ély. du grec éjA^pàÇetv (embrazein), mettre 
en feu , ou de en , en , de hrasa , braise , et 
de ar , réduire en braise. Y. Braz , R. 

EMBRASAT , ADA, adj. et part, (eim- 
brasà , àde); bbiilat, cbbhat, bhsbahdat. 

Abrasado, port. Embrasé^ ée. y. fira^, R. 



EMB 

EMBRASSADA, s. f. <ekDbrtt8ade) ( 

■BAStABA , «BAStAV , BBAttAV, BMBBAMAHBBT. 

AbbraeeiiUaj HaA. A hrozo, esp. Abra^o, pert. 
Embrassade et embrassement, action d'em* 
brasser ; l'embrassade est un témoignage d'«r 
naitié, et l'embrassement, une marque de bien- 
séance entre gens qui ne «e sont pas \ us 
depuis quelques temps. 

Éty. de eM , devrai et de«d«, mis entre 
les bras. Y. Bras, R. 

EMBRASSAMENT , S. m. (eîmbrassa- 
méin); i4b&raeciamen(o, ital. Abraeasnienio, 
esp. V. Embrassada et Bras, R. 



ij V. a.'(eimbrassà);, 
•AB. /m&raectareet^66raectar«,ital. Abra^ 
xar, esp. il6ra(ïar,jport. Embraxar, anc 
esp. Abrassar , cat. Embrasser , serrer avec 
les liras ou dans 4es bras ; ceindre , environ- 
ner, prendre une état, une profession. 

Éty. de«n, de bras et de ar, dans iet 
bras. Y. Bras , R. 

EMBRASSAR S' , V. T. Abraxarse , esp^ 
Abraçar-se , port. S'embrasser , se presser 
dans les brasi'un de l'autre. 

EMBRASSAT, ADA, adj. et p. (eim- 
brassâ, àde) ; Abraxado, esp. Embraçado, 
port. Embrassé, ée. Y. Bras , R. 

EMBRASURA , S. f. ( eimforasûre ) ; bm- 
BBASAMBBT. Embmsure , ouverture par où 
l'on tire te canon ; ouverture d'une muraille 
pour y faire une porte , une fenêtre ; élargis- 
sement ou évasement que l'on fait intérieu- 
rement aux jambages des portes et des fe- 
nêtres. 

Éty. de em, de hrasa et de ura , d'où 
l'on embrase, d'où l'on tire. Y. Brax , R. 

EMBRATADURA , s./, (eimbrayadùre) ; 
BMBBATAUBMT. Agcncemeut , parure , Avril 9 
manière de s'ajuster, de se parer. Garcu 
Y. Brag , R. 

EMBRATAMENT , Garc. Y. Embraya- 
dura, 

EMBRATAR , v. a. (eimbreià) ; bbatab , 

BB^lA» , BMBBA&HAB, BMBBAIAB. CulottCr, dOUr 

ner la culotte à un enfant , la lui mettre ou 
la remettre; ramer les vers à soie. Gare 
Y. dansx^ sens , Embrugar, 

Éty. de em , en , de braya, culotte , et de 
ar, litt. mettre en culotte. Y. Brag, R. 

Ènculotter , n'est pas français. 

EMBRATAR S' , v. r. ou sb bbatab. 
Se culotter , mettre sa culotte ou se mettre la 
culotte , et non les culottes. 

EMBRAYAT , ADA , adj. et p. (ehn- 
bràïà , àde) ; B«BBiMJiAT. Qui a la culotte ou 
qui s'est mis la culotte. 

Ëtv. de em , de braya et de at , ou du lat. 
6raccaliie, d'où répilhèle de Gallia-brae- 
càta, donnée à la Gaule, qui comprenait : 
la SaFoie^ le Dauphiné, la Provence, les 
Cevennes, le Comté de Foix et le reste du 
Languedoc. Y. Brag, R. 

EBOUIAZAMEN, vl. Y. Embrasament. 

EMBRAZAR, vl. Y. Embrasar. 

EMBRECAR, V. a. (eimbrecà). Ebrécber. 
Y. Breear. 

EMBREOAR , v. a. et r. vl. Embregar , 
esp. Jm&ri^are, ilal. Embarrasser, empê- 
trer , engluer. 

Ély. de em , dans , de breg , piège > et de 
ar, mettre , donner dans le piège. 



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EMB 

àT y ADA, ady. et p. t1. Em- 
pêtré» ée, embarrassé. 

EOAR, V. Bmbrigar. 

^, Y. a. (eimbrèna) , dl. m- 
B. Embrtmr , salir avec des 
natîères fécales ; gâter. 

Êty. de en , de bren et de Ar, t. c. m. 

BMBRENAR, dit pwr «muMm, dl. 
Infestery od le dit des herbes véoéneoses 
qoaiid dles pallolenl dans ud champ. 

BHBRBNAT , ADA , adj. et p. (eimbre- 
nà^ àde) ; AvmAT , — wniT. JKmdren^, ée^ 
Éih avec des matières fécales ; fig. embourbé. 

EMBBENICAR, dl. V. Embrigar. 

BMBREOULIT , V. Gobi et Gue$. 

BMBRESCAR 8*» V. r. vl. bmwucab. Ce 
mot parait signifier s'engluer, dans le vers 
«vant : 

Ane no vîiUi êUôm que $î enbresca. 

gMBRlAOA , S. f. (eimbrià^e) ; «salai* 
aoowf, raiAisu^ cav-moos. Lotier comîculé, 
Lot%u eomieukUuê, Lin. plante de la fam. 
des Légumineuses, commune dans les 
4:bamps et dans les prés. 

Ëtf . de embriagar^ enivrer, parce qu'on 
a probablement attribué dans un temps une 
frertu enivrante à cette plante. V. Ebrt, R. 

M. Gare, dans son Dict Pr. dit embriago, 
4]oronie (plante), il n'^ a point de plante de ce 
nom, que nous connaissions. 

fiMBRiAGA, s. f. Perche ou espèce de 
bondon oui bouche le trou de la cuve ou fer- 
mentent les raisins. 

Étf . de embriaga^ ivrogne. V. Ebri^ R. 

EIIBRIAGADI89A, s. f. (eimbriagadis- 
se), en d. arlésien. Ivresse, emphase. 

Éty. y. Embriaga et Ebri, R. 

A la tritta embriagadîssa. 
Deis vutjeêtuoui et grande vert. 
Truchct. 

BlIBBIACkAT,dg.y. Enubriai eiEbn, 
Rad. 

EMBRIAI, aiy. (eimbriàl), dl. Ivre. Voy. 
Ubri et Ebri, R. 

EMBBIAIG, dl. V. Dbriae. 

EMBRIAIGA, md. V. Ubriaga et Ebri, 
Rad. 

EMBBIAIOAR 8* , dl. V. Enebriar $\ 

EMBRIAIOAT, Y. Ebri, R. 

BMBRLàR, V. a. vl. Augmenter, hâter, 
empresser, approcher, perfectionner, ache- 
ver. 

Éty. deem, de dm, valeur, impétuosité, 
et de ar, donner de l'ardeur. V. Briu^ R. 

fMBBIAYQA,s./. (eimbriàigue). Nom 
qu'on donne, dans le Languedoc, k lOrehU 
kia?i/Iora,Lam.(orchis à fleurs lâches, qu'on 
trouve dans les prés humides, plantes de la 
famille des Orchidées, et au lotier à petkes 
cornes, selon M. Gouan. V. Embriaga. 

Embriayga, est encore l'un des noms 
lang. de l'inule visqueuse. V. Herba-^Lei' 
maeeaê. 

Éty. Ce mot signifie littéralement, qui 
enivre, ce xiui fait croire qu'on a attribué 
cette propriété aux plantes, dont il est ques- 
tion. V. £&rt, R. , 

EMBRIGALBAR, dl. Émier. Y. ^m- 
brigar. 

EMBRIGAR, V. a. (eimbrîcà), d. baslim. 

TOM. II. 



EMB 

Embâtér, charger quelqu'un d'une diose qui 
l'incommode. Y. Embaêtar et Enfonterlar. 

Éty. de en, de briea, chose de nulle valeur, 
et de ar. 

BMBRIGAR S', v. r. (s'eimbricà); »■- 
nmmcAM» Se prendre en gnppe ; se prendre 
de grippe contre..., se brouiller, se prendre 
de bric et de broc. 

Éty. de en, do brie et de ar, 

EMBRIGAR, Y. Eibriar, Eêbriar et 
Eifrayuirar, 

BMBRIMAR, dl. Y. Embngar. 

EMBRINGARS'.d.m. Y. Embriear$\ 

BMBRINOAR, v.a. (eimbrïngâ). Salir, 
embarrasser. Aub. 

EMBRIO, s. m. vl. KMno. ^m6no,cat. 
Embrion, esp. Embriâo, port. Enibrione, 
ital. Embryon, fœtus. 

Éty. du grec^ix^puov (embruon). 

EMBRIVAMENT, S. m. vl. Violence, 
impétuosité, vébéoience. 

Ety. Y. Abrivar. 

EMBROGAGIO, S. f. vl. Embrocation, 
fomentation faite sur une partie malade avec 
un liquide gras, huileux, émoUient 

Ëty. deem, avec, sur, de 6roc, yase, et de 
aeio, action d'arroser. Y. Broc, R. 2. 

BMBROGAR, v.a. vl. Laver, versera 
broc, c'est-à-dire, en grande quantité. 

Éty. deem, avec, de6roc et de ar, verser 
avec un broc. Y. Eroe, R. 2. 

EMBROGAT , ADA, adj. et part. Lavé 
abondamment, è pleins brocs. Voy. j^roe, 
Rad. 2. 

EBIBROGHAR, V. a. (eimbroulchà) ; bit- 

■■OOCMAB , BKAfTAa , ASBOCAm. EuibrOChcr , 

mettre en broche ou à *' broche; par ana- 
logie, passer l'épée à . /ers le corps. 

Éty. de en, dans, de broeJ^etde ar, met- 
tre la broche dans. Y. Broc, R. 

EMBBOGHAT, ADA, adj. et p. (eim- 
broutchà, àde) ; smsboomat. Embroché, ée. 
Y. ^roc, R. 

EBIBROI, S. m. (embrol). Solficilude, 
souci, embarras, cassement de tète. Voy. 
Embroulh. 

EMBROINONAR, T. n. ▼!. Revêtir la 
cuirasse. 

Éty. de esn, de broingna, cuirasse, et de 
ar, se mettre en cuirasse ou mettre la cui- 
rasse sur... 

EMBROLH , s. m. (eimbrôil). Gobes ou 
ancettes, cordes fort courtes, qui sont join- 
tes à la ralingue des voiles des vaisseaux. V. 
Embroulh, 

EMBROLHS, s. m. pi. ( cimbréills ). 
Breuils, petites cordes qui servent à carguer 
les voiles des vaisseaux. 

EMBRONG , adj. vl. Courbé, triste, cha- 
grin; sombre, rêveur. Voy. Embroncat et 
Brone, R. 

EMBRONGAR, V. a. vl. Rcfrogner, ca- 
cher , voiler. V. Embrcncar s* et Bronc , R. 

BMBR0NGAR8', •'nBaosacHA^ •*>«- 
pBomwAm, sHBMiiKAs •'. Sc rcfrogucr, rechi- 
gner, se mettre en colère ; se couvrir, mena- 
cer de la pluie, en parlant du temps, heurter 
contre quelque chose de dur. 

Êty. de em, en, de 6rone, âpreté, humeur, 
etdear, ou du lat. obumibrare^ ombrager, 
obscurcir, ou du grec ^oxao*Aai (brokao- 



EMB 



25 



mai),tfrideo, t^X^^ (d>rucha(ô), il était 
courroucé. 

EMBRONGAT, ADA, adj. et p. k«>MMii- 
CHAT, BHaaooiicAT. Bfoiic, cat. Broneo, esp. 
Broneio ei Imbrociato, ital. Refrogné, colé- 
rique, bourru, inquiet; couvert, en parlant 
du temps. Y. Brone, R. 

EMBRONGHAR, V. vl. Se refrogner, 
faire la mine, enfoncer. Y. Ewhronear, 

EMBRONQUIT, adj. vl. smsmwqvits. 
Soucieux, sournois, rechigné. Y. Embrovok- 
cat et Brone, R. 

EMBRONSrr, adj. vl. Y. Embroncat, 
m. s. et Brone, R. 

EMBROUGAR, ▼. a. ( eimbroucà ) , dl. 
Ramer des pois. Y. Embrancar. 

Ëty. de em, de broca, broche, et de a¥. 
Y. Broc, R. 

EMBROUGHAR , Y. Embrochât. 

EMBROUGHAT, Y. Embrochât. 

EMBROOI8GLAR, dl. V. Brecar. 

EMBROUI8GLAT, dl. Y. Brecat, 

EMBROUIaH , s. m. (eimbréuill) ; m- 

■M>u , «M»aoi , MMmuomMMMÊmr , bmsohji , 

sMraoouuMi. Imbroglio, ital. EmhnMo, esp. 
Embrulhada, port. Embrouillement, confu- 
sion, trouble, embarras, souci, sollicitude, 
cassement de tête. 

Éty. de en et de broulh, ou de Fesp. ein- 
brollo. Y. Bronîhar. 

Sous-dérivés : Embroulha-ment , JE^in- 
broulh-ar, Embroulh-at, Enîbroi. 

E M B R OU l i HAMBN T , Même sign. cpie 
Embroulh, v. c. m. et Embrouiament. 

EMBROULBAR, v. a. (eimbrouillà); 
wuwA&oAB, sMuiooiAm. ImbrogHarc , ital. 
EmbroUar, esp. cal. Embrulhar, port. Em- 
brouiller, mettre de la confusion, du trouble, 
du désordre. 

Ëty. de en, de broulh et de or, mettre dans 
le trouble. 

EMBROULHAR S', V. r. S'embrouiller, 
perdre le fil de ses idées, de son discours. 

EMBROUIAAT, ADA, adj. et p. (eim- 
brouillà, àde). Embrouillé, ée. 

BMBROUMAR S' . Y. Enibrumar. 

EBIBROUMAT, Embromod, cat. Voy. 
Embrumât 

EMBROUNGAR, Yoy. Embroncar, et 
pour heurter, Y. Brouncar. 

EMBROUNGAT , Y. Embroncat. 

EMBROUNGHAR, Garc. V. Brouncar. 

EMBROUNDAR, T. a. (eimbroudà). Ra- 
mer des légumes. Avril. Y. Embrancar. 

Éty. de en, de brounda et de ar, Yoy. 
Brond, R. 

EMBRUDIR, Y. EsbruUr et Brut, R. 

EMBRUOAR, v. a. (eimbrugà). Yoy. 
Encabanar et Bruêc, R. 

EMBRUOIR, ▼. a. vl. Ébruiter, procla- 
mer, Y. Eibrutir. 

Éty. de em, de brug pour bruit, et de ir^ en 
répandre le bruit. Y. Brut, R. 

EMBRUGIT, wamiam. ■rommir. Ébrui- 
té, dont on a fait bruit. V. Brut, R. 

EMBRUMAR, V. a. (eimbrum^), dL mir 
■■omiAB. Dorer, attraper, tromper sur quel- 
que marchandise ; indisposer , altérer la 
santé. 

Éty. de en, dans, de bruma, brouillard, 6t 
de ar, mettre dans le brouillard. 

EMBRUMAR S', V. r. ssuBOmiA». . Se 



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26 



EMB 



tromper , pécher en eaa trouble , gagner 
quelque maladie honteuse. 

WMBWOJMAT, AD A, adj. et p. (embru- 
ma, àde); waMOHAT. Embrumé, chargé de 
▼apeurs obscures, en parlant du temps ; vais- 
seau attaqué par les vers; affecté de quelque 
Incommodité ou de quelque maladie grave, 
dupé, trompé dans un achat. 

OufVingrato et sotiobesougno 
Qu'aqueilo de voulher rima, 
Amariou mai estre embrouma. 

Gros. 

EMBRUNIR, V. a. (eimbrunir); «m- 
nvinm. Embrunir, rendre brun un tableau, 
rendre plus sombre. 

Éty.deffit et de brunir. V. Bruit, R. 

EMBRIINIT, IDA, adj. et p. (eimbruoi, 
ide);BM9Mnn,iA. Rembruni, obscur, som- 
bre, en parlant du temps. V. Soume. 

Ëty. de en, de brmn et de U^ devenu brun, 
sombre. V. Brun, R. 

A Vimbrunil^ Gare, sur le tard, à l'entrée 
de la nuit, sur la brune. 

EMBRUSSIDA, s. f. (eimbrusside) , d. 
lim. Pincée. Y. Pinçada et Peisuc, 

EHBRUTAR, v. a. (eimbrutâ) ; smsv- 
Toi, tAum, rsan, AOsstAa, AVMOAa, covmcmab, 
cAatAM. Embrutar, cat. Salir, tacher, souiller. 

Étj. de en, dans, de brut, sale, et de la 
term. act. ar, mettre dans la saleté, salir. V. 
Brut, R. 2. 

A faire $eie affairée degun i'emhruta Ui$ 
manê, Pr. 

Enfantf capelan et gau, 
Enibruloun (ou< unhouêtau. Pr. 

llaisJaeo6, retenhen lou prouverhi que 
dis: 

Que qu $e lauso 8*embrutis. 



r , ADA , adj. et p. (eimbru- 
tâ, àde) ; mmtVTiT, rBBiT, sau, cba«ooviat. 

Sali,ie. V. Bru<,R. 2. 

EMBRUTIR , EmbruUrse , cat. Même 
sign. que EmbnUar, v. c. m. et Brut, R. 2. 

EMBRimT, Voy. Embrutat et Brut, 
Rad. 2. 

EMBRUTAR , et 

EMBRUTAT , T. de Thorame. Y. Em- 
hulhar et EmbuUiaL 

EMBD, Alt. de Emhut, ▼. c. m. 

EMBOG, y.Emhut. 

EMBUG , S. m. (eimbùc); smsvt. Est le 
nom qu'on donne^ dans plusieurs parties de 
la Provence, aux issues naturelles d'un lac, 
d'un marais, etc.; à Conssols on désigne 
par ce mot l'espèce de gouffre où vont se 
réunir les eaux des deux torrents de TËcros 
et de Saint-Lambert. 

Ëty. de en, dans, et de bue, hueca, trou. 

EMBUG , s. m. MTomst, S. m. pi. Trous 
pratiqués dans les champs et remplis ensuite 
de pierraille pour absorber les eaux. 

EMBUDEIiAR, v. a. vl. Eventrer, écra- 
•er les boyaux. Y. Eeburbar. 

Ëty. de en priv. de budeL boyau, et de ar, 
enlever les boyaux. Y. Bua, R. 

EMBUEIâH , d. m. EmbuU, cat. Yoy. 
Fmbulh, 

BMBUffTAB S', v. r. (s'eimbufa), dl. sie 
■«TA». Se mettre en colère. Sanv. 



EMB 

Ëty. dé em et de huffar, comme si Von 
disait souffler de colère. V. Bouff, R. 

EMBDFFIT, IDA, adj. (eimbufii, ide), 
d. bas lim. Roufii, le. Y. Boudoufte et Boujf, 
Rad. 

EMBUOADAR, Y. Bugadar. 

EMBUOAR, V. a. (eimbugâ); aanovA^ 
BHBBsomiUi, aooMani, bhoadas. Combuger, 

remplir les futailles d'eau pour les imbik)er, 
lorsque les douves en ont été relâchées par 
la sécheresse ; on dit aussi abreuver. 

Éty. de en, dans, et de bugar, mot celti- 
que qui signifie abreuver, humecter, ou du 
lat. imbuere, 

EMBUOAR 8*, v. r. t'siroovAB. Se com* 
buger, s'humecter, en parlant des douves; 
tig. et iron. s'enivrer, boire outre mesure. 

EMBUGAT, ADA, adj. et p. (eimbugâ, 
àde); bmdooav. Combugé, ée; abreuvé, îm^ 
bibé. 

EMBUI, Y. Embrilh. 

EBraui^R 8', Y. Embullan*. 

EMBUIéHAR, v.a. (eimbuillà) ; sMBVTiui, 

SMBViAB, mmmovMMAM, nmuiBoouiAm, smbil- 

■AB, WUHÊMVtMAM, MAHMAUIAW. Embullor, Cat. 

Mêler, brouiller le fil , les cheveux, obscur- 
cir, compliquer une affaire. 

Éty. de embuelh, et de la term. act. ar. 
faire un embuelh. 

EBIBUIiHAR 8' , V. r. t'niBOouiAm, dl. 
Se brouiller, s'embarrasser dans le discours. 

EBIBUUEUJI, v.a. (eimbuillà); 

■AB, wmmovt.meAM , siiaoïmiMiUi 
wukmmmjKUkM. Embullar, cat. Rrouiller le fil. ' 

Éty. du port, butha, embarras, foule. 

BMBULHAR8', V. r. Pour les syn. Y. 
le mot précédent. 

EMBUIaHAT, ADA , adj. et p. (eimbuil- 
là, àde); wukmmvtMAT , BaaorAT. Mêlé, ée; 
brouillé ; compliqué. 

Éi Y.dee mbuelhei delà term. pass. at, ada. 

EMBULLAR, v. a. (eimbulà) ; bhbouui. 
Ambolare, ital. anc. Au propre, charger 
d'une bulle, et au fig. tromper, séduire, en- 
jôler, duper, donner l'apparence pour la 
réalité. 

Éty. de en, de buUa, bulle, petite bouteille 
qui s'élève à la surface d'une eau agitée , et 
de la term. act. ar, litt. donner dans les bul- 
les, c'est-à-dire, dans des choses qui n*ont 
aucune valeur. 

Les Romains désignaient par les noms de 
Bullatœ nugœ, les riens pompeux elles mots 
vides de sens. 

EBIBULLAR 8', V. r. Se tromper dans 
un marché, faire une mauvaise acquisition 
croyant en faire une bonne , un mauvais 
mariage au Neu d'un bon qu'on s'était pro- 
mis. 

EMBULH , s. m. (eimbùill) ; bmbv^ui , 

SMBOVL, aABDOBLBA, BMBIII, BHBVlIi. EmbuH, 

cat. En t. de dévideuse , un brouiUis de fils 
noués, mêlés, tortillés, paquet ou peloton de 
fils brouillés, chose à laguelle on ne comprend 
plus rien, mélange confus, démêlé. 

Éty. du grec ejji^Xiov (embolion) , petits 
filets qui servaient à la chasse des petits ani- 
maux. 

Dérivés; Emhulhar, Embulhat, Deibul- 
har, Deshulhat. 

EMBULMBNT,s. m. vl. Fcrvtur, bom1- 
lonncment. Y. Bulh, R, 



ËMB 

EMBUNIR, v.n. (eimbonir). Ètia dé- 
goûté. Aub. 

EMBUNIR 8', V. r. S'ennuyer. Aub. 

EMBUROAOE8, 8. m. pt. (eimburgâd- 
zés), d. bas lim. Difficultés, entraves qu'on 
suscite dans une afiaire pour en arrêter la 
conclusion. 

Éty. Alt. du lat. ambaaes,m. s. 

BMBUROAR , v. n. (eimburcà) , d. bas 
lim. Embarrasser, mettre des obstacles, au 
propre comme au figuré. 

EBIBU8GADA, 8. f. (eîmbuscâde) ; bh- 
BooscABA. imboscata, ital. Ewàhoecada^ esp. 
Einhuêcada, port. Embuscade. 

Éty. de em, dans, de buse, pour 6oee, bois, 
et de ada, mis, placé, caché dans un bois. 
Y. Bose, R. 

EMBU8GAR 8', ▼. r. (s'embuscâ). et 
mieux, s'bhbomab. Iwhosearsi, ital. Embos- 
car se, esp. Emhuscarse, port. S'embusquer, 
se mettre en embuscade, se cacher dans on 
bois pour épier. ' 

Ëty. de en, da/hs, de buse pour 6oee,bois, 
et de la term. act. ar^ litt. se mettre dans un 
bois. Y. Bose, R. 

EMBU8GAR, v. a. (eimbuscâ) , et mieux 
BCMMsimcAB. Enlever les herbes qui obstruent 
les caneaux. 

Éty. de em&tfectim, nom de la tùtisneria, 
plante qui croit dans les fossés, et de la term. 
ar. Y. ioec, R. 

EMBU8GAT, ADA, adj. et part, (ennbos- 
cà, àde); BMBOMuiT. Emboseado, port. Em- 
busqué, ée ; caché dans un bois. 

Ëty. de en 6oieet de la term. aet. ol, ado. 
Y.Bo#e,R. 

EMBU8GUM , S. m. (eîmbuscûm). Nom 
avignonnais et arlésien de la valisnerie , 
Vaiisneria spiralis, Lin. plante de la fam • 
des Hydrocharidées, qui vit dans les rivières, 
les fossés et les fleuves et particulièrement 
dans le Rhône. 

Ëty. de embuscar, mettre du bois dans. 

Cette plante offre le phénomène le plut 
extraordinaire que Ton connaisse, dans la 
fécondation des végétaux. Elle croît au foDd 
de l'eau, mais à l'époque de la Qeuraison, les 
hampes des fleurs femelles se déroulent et 
leur fleur vient flotter à la surface, celles des 
hampes mâles ne pouvant point s'allonger 
pour y arriver, se détachent, s'élèvent au- 
dessus de l'eau et en voRuant autour de la 
femelle elles en opèrent la fécondation. Ce 
mistère opéré, la fleur femelle se retire et va 
au fond du fleuve mûrir en repos le fruit 
qu'elle porte. 

EMBUT, s. m. (eimbû); bmbo, bmbvc, tu- 
B«, BMooT, MABBAB. Imbouto, iul. Emhudo, 
esp. Embut, cai. Chante pleure, gros enton- 
noir de bois servant à mettre le vin dans les 
tonneaux, fig. ivrogne. 

Ëty. du lat. imbutus, fait de imbuere ^ 
abreuver, remplir, formé de en, et du grec 
pùb) (buô), remplir, ou de en, selon Mén. et 
de butta, tonneau, ou de a\t.^il (ambix), cou- 
pe. Thomas. 

Embul deis boudins, boudinicre. 



, Avec. V. Ame, 
Ëty. du grec ^^ (êmé), moi. 



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EUE 

."BlfSG ba ottM (omég oo omég). Aa mi- 
lieu : Emeg lor, au milieu d'eux. 

Ély. Alt. du lat. inmedio. V. Mtdi, R. 

EMEIHIT, d. bas lim. V. Esmoougut 

BMEI, tI. Au milieu» dans. V. Medi, R. 

EHEIANSEtt, 8. m. vl. smcmosii, oulah- 
m. Réformateur, médiateur, correcteur. 

Ét y. du l at. emendator^ qui corrige. 

EBIEITADAT, Part. vl. BMsiTAOAn. Par- 
tagé, mi-parti. V. Medi^ R. 

BMELAN8ER, a. m. vl. Médiateur. V. 
Emeianser. 

EMELAR , y1. V. Enmelnr. 

EBIEIiAT, ADA, adj. et p. vl. Emmiel- 
lé, ée ; mêlé de miel. V. Mel, R. 2. 

EMEBIDA, vl. V. Esmenda. 

EMENA , 8. f. tI. Hémine. Y. Ennina et 
Medi, R. 

EMENAR, tI. y. Amenar et Men, R. 

EBIElVDAaO, 8. f. vl. BMBifoAcios. 
Emendacià, anc. cat. J^mendacton , esp. 
Emendazioney îtal. Amendement. 

Ély. du lat.emenda(to, m. s. V. Mend, R. 

BMENDAGION , vl. V. Emendacio. 

BMENDAMENT, 8. m. vl. uKcmAimiT, 
MMBimA»». £mendamten/o , anc. esp. 
£mendamenlo, ital. Amendement. Y. Jlfend, 
Rad. 

EMENDAN8A, 8. f. vl. Réparation, ré- 
formation, amendement. Y. Mend, R. 

EMENDAR, t. a. vl. smiiDAii. Esme- 
iKir, cal. mod. Emendar, esp. port, et anc. 
cat. Emmdare, ital. Ck>rriger, reformer, ré- 
gler, réparer, remplacer. 

Éty. du lat. emendarey m. s. formé de e 
priv. demenda, défaut, faute, et de ar, ôter, 
corriger les fautes, y. ilfefid,R. 

EMENDAH, y. a. vl. Imposer une 
amende. 

BHENDAR S', V. r. (s'emeindà), dl. Se 
dédommager. Sauv. Y. Deidaumagear se. 

Éty. du lat. emendare, racheter ses défauts 
par de bonnes qualités, on a fait i'emendar, 
se racheter ou racheter ses pertes. 

EBIENDA80,8. f. vl. mmamAxo, «■»- 
»AatA. CorrectioB, réparation, réformation. 

Êty. Alt. de emendation, dérivé du lat. 
emendaHo, correction, amendement. Yoy. 
Mend, R. ^ 

EKENDAT , ADA , adj. et p. vl. Détour- 
Dé,ée; corrigé. Y. Mend, R. 

CTBWDOLAt et 

EUBHDOfSLA , Y. Mendola. 

E1IEN9R08, s. m. vl. Enhydre, espèce 
de couleuvre. 

fity. du grec ^v ^w^ Çen hud6r). 

EHEOURE , d. bas lim. Emouvoir. Yoy. 
Emumare el itfouv, R. 

EMERAR, V. a. (emerâ), d. bas lim. Ëcu- 
rer,neUoyer la vaisselle. V. Eêcurar, 

EMERAR, V. D. vl. Briller. 

Éty. du grec èfiipa (hemera), jour, himiè- 
re du jour. 

EBIBRAIIDA, 8. f. (emeràoude). EtmB- 
ralda, port. Eméraude. 

On appelle : 

JARDUIECSEf «dl* qnl «t aaoAtn et peu nttu. 

EMERDAR, vl. Y. EmwMrdar. 
EMERGER, v. n. vl. Enurgir^wc. cat. 
Emerger, sortir, apparaître. 
Éty. du lat. emer^ere. 



EME 

y 8. m. (émérO); b«mi. Smeri- 

glio, ital. Eimeril, esp. port. Eméril, subs- 
tance brune, grise, bleuâtre ou rougeâtre, 
d'une extrême dureté, que les minéralogistes 
considèrent coomie une variété du corindon, 
qu'ils ont nommée corindon granulaire ou 
ferrifere. Il se trouve abondamment dans 
riIedeNaxos^àSmyrne, en Allemagne, en 
Espagne, en Italie, en Saxe, etc. 

Ély. du lat. smirU, formé du grec <ïFpU 
(smiris), employé dans le même sens par Dios- 
coride. 

L'éméril réduit en poudre est d'un grand 
usage dans lesafts pour polir les corps durs. 
, EMEBMAR, v.a. (emermà), d. bas lim. 
Émietter. V. Embrigar et Min, R. 

EmERVELHAR, Y. Eimervelhar. 

EBIB8TRAR, V.a. (emeslrâ), d. bas lim. 
Décruer, préparer le fil de chanvre ou de lin, 
en lui donnant une forte lessive, dans laquel- 
le on mêle du savon, du suif ou tout autre 
matière grasse. Y. Deicrusar. 

EBIETINA, s. f. (éméline): Ëmétine, nom 
donné à un principe immédiat particulier , 
que MM. Magendie et Pelletier, ont décou- 
vert dans les diverses espèces d'ipécacuanha, 
et qu'ils ont décrit dans un mémoire présen- 
té à l'Académie des Sciences en 1817. 

Éty. du français émétine, formé du grec 
àjiéb) (éméô), vomir, parce que c'est particu- 
lièrement dans cette substance que réside la 
propriété de faire vomir dont jouissent les 
végétaux qui la possèdent. 

EMETIQDE, s. m. (émétique); mn^m. 
EuuUc, csiUEmelieo, ital. esp. port. Eméti- 
que, médicament qui a la propriété de provo- 
2uer le vomissement; mais par ce mot on 
ésigne plus particulièrement et presque 
exclusivement le tartre slibié, tarlrate de po- 
tasse et d'antimoine , sel composé d'acide 
tartrique, de potasse et de proloxyde d'anti- 
moine. 

Éty. du lat. emeiicui, formé du grec sh-^c» 
(éméô), je vomis. 

On n'a commencé à faire usage de l'émeli- 
que, proprement dit, que vers le milieu du 
XYII»* siècle. M. Tbénard place sa décou- 
verte en l'année 1631, et cite Adrien Myn- 
secht comme le premier qui fait fait con- 
naître. 

Conune l'antimoine, l'émétique eut de 
grands partisants et de grands détracteurs ; 
condamné plusieurs fois par les parlements 
et la faculté de médecine, il n'en est pas moins 
resté comme l'un des plus puissants remèdes 
que la nature ait donné à l'homme. 
Boquillon, Dict. des Inv. 



EMI 



27 



EBIFAG, vl. Pour en fag, de fait, réelle- 
ment. 

Éty. de «m. en, et de fag pour fac, fach, 
fait, en faîL Y. Fac, R. 

EMI 

EMIEGH, EMIEGEA, adj. (emiécbt , 
emiédge). Demi, demie ; quoique celte maniè- 
re d'écrire s'approche davantage de l'étymo- 
logie, l'usage a trop prévalu en faveur de 
Mieh, Miegea, pour être préféré, v. c. m. 



Ëty. du grec ^(xt (émi), moitié. Y. ifedt, 
Rad. 

EMIEIA, vl. Au milieu. Y. Medi, R. 

EBUC»ANEA, 8. f. vl. Y. Migrana. 

EMIGRANT, ANTA , adj. (emigràn, 
ànte) . Emigrant, ante ; celui, celle qui émigré. 
Y. Emigrar, pour l'étymologie. 

EBIIGRAR , V. n. (emigrà) ; Emigrare^ 
ital. EmgraVy cal. esp. port. Emigrer, quitr> 
ter son pays pour aller s'établir dans un 
autre. 

Éty. da lat. emigrari, fait de migrare, 
changer de demeure, de miare-agros. 

EMIGRAT, ADA, s. (emigrà, àde) ; Emi-, 
grad, cat. Emigrado, esp. port. Emigrato, 
ital. Emigré, ée ; celui ou celle qui abandonne 
son pays pour aller s'établir dans un autre. 

S'e9 emigrat, Trad. il a émigré. 

EMIGRATION, s. f. (emigratie-n) : bm- 
oiuiTini. Emigrazione , ital. Emigraeionf 
esp ^mi^ra(rSo,j)ort. Emigration, action de 
sortir de son pays pour aller s'établir dans 
un autre ; passage annuel et régulier des 
oiseaux qui émigrent. 

Éty. du lat. emigrati<mis, gén. de emi- 
gratio. 

EMIUA , nom de femme (emilie) ; Emi- 
lia, ital. esp. Emilie. 

Ély. 

Pair. Sainte Emilie, martyre à Lyon, 2 juin. 

EMILO, nom d'honune (emile) ; Emilio, 
ital. Emile. 

Ély. 

Pair. L'Eglise honore cinq sailits de ce 
nom, les 2*2 et 28 mai, 6 octobre, 18 Juin et 
6 décembre. 

EMINA, dl. L'hémine était anciennement 
une mesure de vin, en Languedoc, pesant 
trois livres. 

EMINADA, vl. y.Esminau. 

EMINAL, dl. V. Esmina. 

EMINAIjADA, dl. Y. Eminau. 

EMINAIT, dl. Y. Esmina, Esminau et 
Minot, 

EMINEISSER, V. n. vl. S'élever, saillir, 
être éminent. 

Éty. du lat. eminere, 

EMINENÇA , s. f. (eminéince) ; Emi- 
nenza, ital. Èminencia, esp. port. caLEmi- 
nence, titre qu'on donne aux cardinaux. 

Ëly. du lat. emineniia, élévation. Y. Mas, 
Rad. 

LucHolstein, dans un discours public , 
ayant traité le cardinal François Barberin, 
de eminentissimey tous les autres cardinaux 
voulurent depuis être traités de même, ce qui 
donna lieu au décret par lequel le pape Ur- 
bain YIll, ordonna, le 10 janvier 1630, que 
les titres de eminence et de eminentissimâf 
seraient attribués aux cardinaux. 

Dict. des Orig. in 8<», de 1T77, 
EMINENCIA, vl. Y. Eminença. 
EMINENSIA , vl. Y. Eminença. 
EBQNENT, ENTA, (eminèin, èinte); 
Eminente, ital. esp. port.i?ifiinen<, cat. Emi- 
nent, ente. 

Éty. du lat. eminentis, gén. de eminens. 
y. Mas, R. 
EMINETS8ER,vl. Y. Emineisser. 
EMIR , s. m. (émir). Emir, nom de digni- 
té chez les Sarrasins et chez les Turcs. 
Éty. Ce mot est arabe, et signifie prince. 



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28 



EMI 



commandant; il Tient du ?erbe amara, com- 
mander, ordonner. Mén. 

EBOSSARI, 6. m. (emissàri); Emîssa' 
riOf ital. |>ort. Emitario, esp. £mi$$ari, 
cat. Emissaire, celui qu'on envoie pour épier, 
pour sonder les sentiments d'autrai. Voy. 
Espian, 

Boue emisiari, bouc émissaire, chez les 
Juifs, bouc qui était envoyé dans le désert 
après l'avoir chargé des malédictions qu'on 
voulait détourner de dessus le peuple, fig. 
personne sur qui l'on fait retomber toutes les 
fautes, tel est un éditeur responsable de nos 
jours. 

Éty. du lat. eiiii#«artic#, m. s. formé de 
emiUere, envoyer, mettre dehors. V. Jf«ttr, 
Rad. 

^EMISSIO, s. f. vl. Emision, esp. Emii^ 
«So, port. Emiitione, ital. Emission, éjec- 
tion, évacuation. 

Ëty. du lat. emUsio, m. s. V. Mettre, R. 

EMIS8IO, adj. vl. EmUiif, productif. 
V.JIfear«,R. 

B1II880LA, V. MHiida. 

EMM 

EMBIA, nom de femme (eimmà) ; Evma^ 
ital. Emma. 

EMMA ChAfliN AIRE , S. m. (eimmagasi- 
nàïré). Accapareur. Aub. 

EMBIAOASINAR, v. a. (eimmagasinà) ; 
MAGAMMAa. i^muifiiiar, porU Emmagasiner, 
mettre en magasin. 

Ëty. de en» dans, de magaiin et de at^ 
mettre dans le magasin. Y. Magasin, R. 

EMMAGASINAT, ADA. adj. et part, 
(eimmagasinà, àde). Enunagasiné, ée. Voy. 
Magasin, R. 

EMMAOENAR , V. n. vl. et dl. wiiajb- 
iiAa. Réfléchir : Apres que a^ti( pro emma^ 
genat en so cas, après avoir bien réfléchi, 
Sauv. imaginer, réfléchir. V. Imaginar et 
Imag, R. 

EMMAIORESIR S', y. r. dl. V. Mai- 
grir, 

EMMAlCUiESlT, dl. Voy. Maigril et 
Maigr, R. 

EMMAIORm, Ammagrire, ital. Emma- 
grecer, port. V. Maigrir. 

EMMAIGRISSAMENT, s. m. (eimmai- 
grissaméin). Amaigrissement , état de celui 
qui a maigri. V. Maigr, R. 

EMMAIORIT, ^mmaprectdo, port. V. 
Maigrit et Maigr, R. 

EMBIAIjAOAT , et 

EMMAI.AGBAT, adj. et p. vl. Enve- 
nimé, devenu plus malade. 

Ëty. de em, demalag pour malaut, et de 
ai, devenu pl us ma lade. Y . Mal, R. 

EMMAIâAUTlR, V. n. vl. Ammalare, 
ital. Rendre malade, devenir malade. 

Ëty de em, de mal, de aut et de îr. Voy. 
Mal, R. 

EMMALEZIR , v. a. vl. Irriter, courrou- 
cer, envenimer. V. j|fa(, R. 

EMMALHOTAR, V. a. (eîmmailloutà) ; 
BHMAiooTAs , B«iiAi.BoirrAa . Emmaillotcr , 
plier dans un maillot. 

EMMALHOUTAT, ADA, adj. et part, 
(eimmailloutâ, àde) ; bmmaummitat. Emmail- 
loté, éé. 
EMBiALiÇARyT. a. (eimmaliçà}j d.bas 



EMM 

lim. «itâf.lMA% mSMAUMAB, 

MJkMâjkMu Irriter, mettre une personne en fu- 
reur. 

Éty. de en, en, de maUça, colère, et de 
Tact, ar, litl. mettre en colère. V. Mal, R. 

EMMAUGAR 8', V. r. md. S'irriter, se 
mettre en colère, on le dit aussi des plaies 
qui s'irritent, du temps qui s'agmve, etc. 

EMMALIGAT, ADA, adj. et p. (eim- 
maliça, àde), md. bsmabkhat. Irrité, en fu- 
reur. V.JUal, R. 

EMBIALIGAT , (eimmaligà) , 

EBIMALIONAT, (eimmalignà), et 

EMMALIT, adj. et part, (eimmali), dl. 
Irrité, courroucé. V. Indignait Courrouçât 
etJfa(,R. 

EMMANGHAIRE, S. m. (eimmantchàl- 
ré); EMMAuttAwm». Emmancheur, qui enunan- 
che les instruments. 

Ëty. de en, de manche et de aire , qui fait 
on met les manches. V. Man, R. 

EMBIANGHAR, T. a. (ehnmantchà); ma»- 

CBAB, mmmAMQêM, HABGAm, HAOttUAB, AMAHAH. 

Emmancher, mettre un manche à un outil, à 
un instrument. 

Éty. de en, de vUinehe et de ar, mettre un 
manche dans ou à... V. Man, R. 

EMMANGHAT, ADA, a^j. et p. (eim- 
mantchà , àde) ; mawcwat, noiABOAT, amaxat. 
Emmanché, ée ; pourvu d'un manche. Voy. 
Man, R. 

EMBIANCHORA, S. f. (ammantchûre). 
Emmanchure, ouvertures d'un habit, d'une 
robe, oà Ton adapte les manches. Gare. 

EfllMANDAR , V. a. (einmiandà) ; mdiaii- 
DAn. Rimandare, ital. Renvoyer, congédier, 
éconduire, donner le congé à un domestique. 

Emmandar $a femna, répudier sa fenune. 

Éty. de en, en, au loin, et de mandar, V. 
Mand,ÏL. 

EBIMANDAT, ADA, adj. et p. (eimmau- 
dà, àde). Congédié, ée ; renvoyé, econduit. 
V. Jfand, R. 

EMMANELHAR , T. n. feimmaneillâ). 
Anser, mettre l'anse. V. Jlfan, R. 

EMMANBTAR, V. Emmenoiar. 

EMMANETAT, V. Emmenoiai. 

EMMANTELAR 8', V. r. (s'eimmantelà); 
•'AMAimKi&AB, «'AMAaTAB. AmmanUirsi, ital. 
S'envelopper dans un manteau. 

Ëty. de en, dans, de maniel, manteau, et 
de Tact, ar, V. Jlfafif,R. 

Emmanteler, n'est conservé en français 
que dans l e nom de corneille emmantelée'. 

EMMANUEL, nom d'homme (eimma- 
nuèl) ; MAmw.. Emmanuel. 

Ëty. Ce nom, que le prophète Isaîe donne 
au Messie, est devenu nom propre , il est hé- 
breu, et signifie Dieu avec nous, étant com- 
posé de im, avec, de nou, nous, et de el. 
Dieu. Mén. 

EMMARAGNAR 8\ Y. r. (s'eimmara- 
gnà), d. m. Emmaranhar se, port. Emma- 
ranarse, esp. S'embarrasser, s'embrouiller. 

Ëty. Ce mol parait être une altérât, de 
Embaragnar, v. c. m. et Baragn, R. 

EMMARAGNAT, ADA, adj. et part, 
(eimmaragnà, àde); Emmarannado, port. 
Embarrassé, ée. V. Baragn, R. 

BMBIARAR 8' , V. r. (s'eimmarà). Au 
propre, tomber on s'enfoncer dans un marais, 
ng. s'égarer, se tromper. 



EMM 

Éty. de en, de mara, mms, et de ar. V. 
ifar,R. 

Conmo s'emmaret Aristoio 
VouUni comprendre Um refluê? 
Brueys. 

EMMARDAR, Alt. de Enmcrdar, v.c. 
m. etiferd, R. 

BBIMARDOUIRE , V. J^nmerdoMire et 
Merd, R. 

EMMARGAR , V. Emmanehar et Man, 
Rad. 

EMMARINAT, part, (einmiarinà): Lou 
iimps es enitnartnal,,le vent est au Sud, le 
vent de mer souffle, la pim'e n'est pas loîa 
y.Marinar. 

Éty. de en, de marina éiée aï, produit en 
mer. V. Mar, R. 

EMMA8GAR, Y. a. (eimmascà) ; mmÊOtmem» 



• A Ci m i â K, «ACWAm, KOTAWâW, mCUNIIIYAB, 

nc&AOMB, cBAMiAs. Eusorceler, donner des 
maladies par sortilège, jeter un sort surqud- 
qu'un. 

Ce mot ne signiGe point, faire devenir sor- 
cier, on dit dans ce cas paeharame Um de- 
moun. 

Éty. Ce mot ne serait-il qu'une eorroption 
du grec Pa(ncaCva> (baskainô), ensorceler, on 
de son prem. aor. ^^(nci^va (ébaskéna), on 
bien de en, de masea, sorcier, et de ar, faire 
l'action d'une sorcière. V. Mase , R. 

KMMAgGAR 8', T. r. Ammoêchararii, 
ital. Se masquer. V. Mascar se. 

EMMA8GAT, ADA, adj. et p. (eimmas* 

Cà, àde) ; mfOmiCB&AT, ■MBASVAT, BBCAVrAT, 

■momiciuiAT. Ensorcelé. V. Mase, R. 

EMMATIXOTAR,vl. Y . Emmalhoior. 

EMMEARAR 8'^ V. et S. r. (eimmearàj. 
Emmieller et s'emmieller. 

EMMED08AT , ADA, adj. et n. (eimme- 
duzà, àde); ■anmosAT. Pétrifié, ée; stupé- 
fait. 

E dé véyré un objet tant gras, 
iïeel^on conmaemméduxas. 

Fabre. 

EMMEIGRIR, V. Maigrir. 
EMMEIGRIT , V. Maigrit. 
EBIMELHER , S. m. (eimmeillé). Nom 
Gascon de l'amandier. V. i4mendter. 
EMMENAR, Emmenar, cat. V. Jfenar. 
EMMENAT , V. Afenal et Jfen, R. 
EMMENOTAR , v. a. (eimmenoutà) v 

BMMAIIOllTAm , BMMBHOIITAa , HAmTAB , BMMA- 
«CTAS, ■MMAMOUTAB, MBHOnAB. EmmCnOtCr, 

mettre les menottes. 

Éty. de en, de «lenola el de or, mettae 
dans les menottes. V. Man, R. 

EMMENOTAT, ADA, adj. et p. (eim- 
menoutà, àde); chmakowat, anmiowAT, 
■mAiisTAT. Emmenoté, ée. V. Jlfan, R. 

BMMERDAR, V. a. (eimmerdà), et impr. 

cooscAM». Embrener, salir avec des matières 
fécales , fig. mépriser souverainement. 

Ëty. de en, dans, de merda, merde, et 
de la term. act ar , litt. mettre dans la 
merde. V. JHerd, R. 

S'embrener., se salir avec des 
excréments. 



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EMM 

É^. de ai, de «Mfda et de Ouïrai V. c. m. 
iiU. se salir avec de la merde* 
EMMERDAT , ADA, a^j. et part, (eim- 

ÉotoBA». Embrené, sali avec des matières 
ftcales. V. Merd, R. 

EMMERDÔUl , V« Enmerdai. 

BMMEIIDOUIIIE , V. Emmerdar et 
Merd, R. 

EMMERDO08IR, et 

EMMERDODSIT, V. Emmerdar, Em- 
merdai et Merd , R. 

EMMEUTAR, V. Jferitar. 

EMMERSAR, T. a. (eimmçrsé), dl. et 
■. Employer, loger, établir, 
Sauv. 

S', ?. r. dl. ■'nmatAs. 
S^établir, se marier. 

EMMIDOUNAR, V. a. (eimmidoonâ), dl. 
Empeser. V. Empisar. 

Ety. de en, de otnldotm et de ar^ nwttre 
dans TamidoD ou Tamidon dans. 

EMMCMXAR, T. a. (eîmmoullà), dl. et 
impr. smocuAB. Mouler. V. Maular, 

Stmmomll0C Hm $m mm mi Itm à» têngo rooMo. 
HiUctJ 

BMMOIXB , S. m. (eimméllé}, dl. Moule. 
V. Jfoneie. 

M il «or ^M hTm pM bit i TtmmêW» M eoor, 
ll'«MOMièo , pr ta , qM U bou à» YmÊom. 



;OUCHOUNAR , T. a. (elmmout- 
cbounà); mo bcmo w a». Chiflbnner, bouchon- 
ner, froisser; se blottir dans un lit ou dans 
un coin pour s'y tenir caché. Gare. 

Ét7. de en, en, dans , de wèouehoun et de 
or, litt. réduire en un pelotton, froissé. V. 
Ckiffounar et Chaupinar, 

EMMOOQUETAR 8*, T. r. (s'eimmou- 
quetà). S'enrhumer du cerveau. 

EMMOURESCAR 8*, Y. Maiear $$. 
IOORE8GAT, V. MatcattiMtmrou. 
lOURODNAR, Gare. V. Amim- 

unar. 

Éty. de en, de mourtmh et de ar, mettre 
en tas. V. Mol, R. 2. 

EMMOURRAIaHAR , y. a. (eiromour- 

-raillà); AMOmUUUMAa, moubmauiab, amooo- 

■ftlHÉW , «M OP — A lA», AHOOVBATA*. DonUCr 

du foin aui mulets dans le sac à foin ; dans 
le Morwii, leur mettre les morailles. 

Êty. de en, dans, de mourrau, sac à fofn, 
et de or, litt. mettre dans le miowrrau, V. 
Maarr , R. 

l, d. du Var. V. Amtmfar. 
lOURSOIR, V. AmouçolT^Mechy 
Rad. 

IOU8TAR, dl. V. Emmou^tmin. 
IOU8TOUIRE , T. a. ( eimmous- 
téufré) ; nwoofVAa , BHWMnovni. Salir de 
moût , abreuver de moût. 

Éty. de en, de miO)v^i et de wkire. Voy. 
Jfùnjl, R. 

BMMOll8TOOlRE8',v. r. (s'eimmous- 
téuîré) ; %mmmomtQjnm, S'engluer de moût 
les mains ou les habits. 

EMMOU8TOU8IR 8* , dl. V. Emmoui- 
Undrei' fXMouêt.ï^. 

BMM0irrA8SlR8', ▼. r. (eimmoutassir); . 
v mmw mm •'. S'eogrumeler , se mettre en: 
gnuAcaux, 5e mt^re en Mgadeaus^ 



EMM 

Ety. de en, de HMutas et deir, se rassem- 
hier en mottes. 

BMMOIITA88IT , IDA , adj. et part, 
(eimmoutassi , ide) ; Mmounvm. Engru- 
me lé éfi 

EMmÛralhar, V. Murathar et ifiir, 
Rad. 

EMO 

EMOLA, adj. et p. d. vaud. Aiguisé, 
ée. V. Mol, R. 

EMOUSZIR, ▼. a. vl. Amollir, adoucir. 

EMOLOGUAR, y. a. vl. Aws&oamcs, kmo- 
to«AB. Homoluguar, port Homologuer. 

Ety. du lat. homologus* 

EMOLUMEN , S. m. vl. Emolument, caL 
V. Emoulumeni. 

EMOOOODT, dl. V. Esmoougui et 
Mouv,R. 

EMOOURE , dl. y. Etmooure et Mouv, 
R. Emoire, en vl. 

EMOPTOIG, adj. vl. svrroïc, sMvnoic. 
Hémoplyaue , qui crache le sang, qui est 
atteinte d'hémoptysie. 

Éty. du grec Si(&ai (haima) , sang,'etde 
TTiiSaiç (ptysis). 

EMORROTDAL, adj. vl. V. Hemour- 
rouidal. 

EMORROTDAE, S. f. pi. vl. Y. Hemour- 
rouidas. 

EMOUUENT , £moUten<e, port. Yoy. 
RemouUimenl et JbToZ, R. 3. 

EMOULOUOAR , Y. Homologar, 

EMOUUDMENT, 8. m. (emouluméin) ^ 
Emolument, cat. Emolumento , ital.. esp. 
port» Emolument , appointement et autres 
proGts que Ton retire d'une charge , d'un 
emploi. 

Ety. du lat. emolumintum , formé de 
mola ou molere, profit du moulin, et par 
est. toute sorte de profit. Y. Mok:, R. 

EMOUNAR, V. a. (emounà). d. bas lim. 
Couper les cheveux de la tête très-eourts, et 
par analogie , raccourcir les branches d'un 
arbre, émonder; épointer. Y. Espounchar. 

Éty. de e, comme, de mauna, singe, et de 
ar, rendre semblable à un singe, parce que 
ces animaux ont les cheveux ties-courts. 

EMODRGHAR, ▼. D. (emourtsà), d. bas 
lim. Moucher une lampe, une chandelle. 
Y. Mouear , Mou^iar et Meth, R. dont 
emourehar est une ait. donner ou éter le 
tranchant à un instrument. 

EMOORGHARas V. r. md. Se hewter 
contre quelque chosa^, Y. Aêsipar s' , se 
cogner. Y. Lecar $'• 

EMOURCHETA8, S. f. pi. (emourtsétes)» 
d. bas lim. Mouchettes. Yôy. Mouchelas et 
Mtch,f{. 

EMOuamXAR, y. a. (emoosbilà). 
Emoustiller , stimuler, donner de la gatté , 
de la vivacité. 



EMP 



29 



EMPA, Car. Y. Noumpoê et Au luee, 

EMPACAR, V. a. (eimpacâ), dg. Enfon- 
ceravec les pieds pour foire contenir davan« 
tage. Y. Eneaear, 

EMPACARRAR, Aub. Y. Acaparrar. 

EMPAG0 , s., m. (eimpâtch) ; ■ 



B0Acn. EmpaU, cat. Empaéko. port. esp« 
Impaeeio, ital. Obstacle, empêchement, em- 
barras, difficilté : JPoirf empaeh , incom- 
moder. 

Éty. du lat. impedteamenftiin pour impt- 
dimenlum, dérivé du grec l(iiictôiov (empo- 
dion) , entrave , obstacle , formé de ev , 
dans, et de in^ (podos), gén. de itoû< , 
pied. Y. Ped, R. 

EMPACBA , s. f. vl. Y. Empaeh. 

EMPACMADOUIRA, Gare. Y. Empa- 
cJUimenl et Ped, R. 

EBIPACHAMEBIT , S. m. (eimpatcha* 
méin): wan»a^, nvAauu>ovauk. Empowa^ 
meni, caL Empaehamento , esp. port, /m- 
poectamenlo, ital. Empêchement, opposition, 
obstacle k l'exécution. 

Êty. de empaeh et de menf , manière d'em- 
pêcher. Y. Fed, R. 

EMPAGHAR, v. a. (ennpatchâ); mco- 
mtujkm. Impaeciare , itaL Impedir et Empa^ 
ehar, esp. port. Empaixar, cat. Empêcher, 
faire ou mettre obstacle, s'opposer, gêner ; 
en tI. enter, grefier. 

Éty. du lat. impedieare, dérivé du grec 
l(jL7coo(|Z(i> fempodizô) , empêtrer, ou de em- 
paeh , et de la term. act. ar, mettre un em- 
pêchement. Y. Ped, R. 

EMPAGHAR 8', T. r. «nFOBouui. hn- 
paeciarse, ital. S'entraver, s'enlacer, s'en- 
chevêtrer, en parlant des bestiaux, se mêler 
d'une afibire, se gêner mutuellement. 

EMPAGHAR , v. a. Noomier , appeler. 
Gast. 

EMPAGHA-«mRALHA8 . s. m. (em^ 
patche-serriiilles), dl. Un brouillon, un fâ- 
cheux. Sauv. Y. Ped , R. 

EBIPAGHAT , ADA , adj. swAnmoAT , 
nvAiTAT, aiTBsvAT. Impedîdo , csp. EmpO" 
ehado, port. Empêché, entravé, selon le 
verbe* 

Éty. de empaeh et de la term; pas ai, 
ada, Y. Ped,R. 

dans le d. bas linh on le dit aussi pour 
enceinte, en pariant d'ttne femme. Y. Embar- 
raeeada, et dans le vl. pour enté. 

EMPAGHATIOU, lOUVA , adj. (eim* 
patchatiou, iouve). Embarrassant, ante. 

Êty. de empaehar. Y. Ped, R. 

CtmMoa. hovttm «a loat àê doonm mi^eAmtiom» 
IMIdU IW infiat. 

EMPAGHER, s. m. vl. nvAcnn, bwpag. 
Obstacle, ente, greffe. 

EMPACHE8 , s. m. pi . (eimpâtches), pinr. 
de Empaeh, v. c. m. Embarras, tout ce qui 
incommod e. Y. Ped, R. 

EMPAGHIER, s. m. (eimpatchié) ; sm- 
PAcmn. Embarras, obstacle, opposant, 
rival, importun. 

Éty. de empaeh et de ter. Y. Péd, R. 

EMPAGHIOU8 . lODVA , adj. (eimpat- 
chious, iouve). Embarrassant, ante. AvriL 
Y. Ped, R. 

EMPAGHOORI.OU8« OUA, adj. (cim- 
palchooffléus , ôuse). Difficile, embrouillé. 
Avril. Y. Ped, R. 

EMPAGHUOARr, V. r. vl. S'embar- 
rasser. 

Éty. du lat. impedire, ou de empack* Y. 



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30 



EMP 



EMPACHOOAT , fi. V. Empochai et 
P«i, R. 

BMPAGHOlf , Gare. V. Empaekiir, 

EMPAFAT , dl. V. Enubriat. 

BMPAO, et 

BMPAH, vl. V. Empach. 

EMPAIGHA , 8. r. vl. V. EmpacK 

EMPAIGHAR, V. a. vl. Y. Empaehar. 

EMPAIO, vl. V. Empach. 

BMP AIT» s. m. vl. mmwjuxA. Empêche- 
ment : Poder $ens empail, pouvoir sans 
empêchement. V. Empach. 

Ety. dukt. impedimentum. V. P^d» R. 

EMPAITA , 8. f. vl. V. Empach. 

BMPAITAR , V. a. vl. GoHer » joindre , 
réunir, greffer. 

Ety. de em , dans , et de paitar , pour 
IMUtor. V.Pa#l,R. 

BMPAITAR , vl. y. Empaehar. 

BMPAITAT, ADA, adj.et p. (ehnpdlà, 
âde) ; bmwtat , dl. Embarré , empêtré , 
troublé , embarrassé. V. Entravai , Émpa- 
dMieiPêd.fi. 

Femna empaUada , femme grosse. 

EMPALANGAR » v. a. vl. Briser, frois- 
ser , éreinter. 

EMPAIiAR » V. a. (eimpalà) ; vullêbam. 
ImpalarCf ital. Empalar, esp. port. cat. 
Empaler , ficher un pal aigu dans le fonde- 
ment d'un homme et le faire sortir sous Tais- 
selle, faire subir le supplice de l'empale- 
ment. 

Éty. de la basse lat. impalan , on de en , 
dans , de pal et de ar , mettre un pal dans , 
polo afigcn. V. Pal, R. 

EMPAI.AR, y. a. dl. Prendre avec une 
pelle : Empalar lou pan , mettre le pain sur 
la pelle pour Tenfoumer , détourner le pain 
avecla pelle, pourpalissader. V.£tm)alM«ar. 

BMPALAT , ADA, a4j. et p. (eimpalà , 
àde); Empalado, port. Empalé, ée. Voy. 
Palf R. 

EBiPALHAIRE , V. Empalhur. 

EBIPALHAR , v. a. (eim(Miillà); smAïAm. 
Impagliarc , ital. Empalhar^ port. Empail- 
ler , ^amn* de paille ; empailler ou remonter 
des oiseaux; congédier quelqu'un avec mé- 
pris. V. Palhada 

Étjr. de en , de palha et de ar, mettre de 
la paille dans. V. Palh , R. 

EMPALHAT , ADA , adj. et p. (eim- 
paillà , àde) ; Empalhado , port. Empaillé , 
ée. V. Palh, R. 

BBiPALHOniRE 8\ T. r. (seimpail- 
lôuïré). Se vautrer sur la paille , s'en remplir 
les cheveux. 

Ëty. de em , de palha et de outre. Voy. 
Palh.Vi, ^ 

EMPALHUR , USA , adj. (eimpaillur , 
use) ; sarAuiAun. Empailleur , euse , celui 
ou celle qui empaiHc les chaises , qui re- 
monte les animaux morts pour leur conserr 
ver leurs formes naturelles. 

Êty. de en , de palha et de ur , celui qui 
met la paille dans. V. Palh y R. 

EBIPALIFIGAR8' , V. r. (s'eimpalIQcà). 
Se carrer dans un fauteuil. 

Éty. de en , de pâli , de ait et de ficar «e, 
se mettre comme sous ou dans un dais. 

EMPALltnAR, V. a. (eimpalissà) ; ^m^ 
Palificare, ital. fimpalUar ^ esp. 



EMP 

Palissader, dresser des palissades. V. Pa- 
lisiodar et Palissounar. 

Éty. de en, depoZw et de ar. Y. Pal, R. 

BMPALUNAR , v. a. feimpalunà), dl. 
Pousser dans le bourbier, oans le marais. 

Ety. de en , de palun , marais . et de ar > 
mettre dans les marab , dans la boue. 

EMPANELA, s. f. (eimpanèle). Empen- 
nelle , petite ancre qu'on jette pour empê- 
cher la grosse de chasser. 

Éty.T 

Dérivés: Empanelar^ Empanclagi. 

EMPANELAGI, S. m. ( eimpanelàdgi ). 
Empennelage , assemblage de deux ancres 
amarrées Tune à l'autre par un bout d'aus- 
sière , à quelque distance Tune de l'autre , 
dans la direction du cable. 

Éty. de empanela et de agi. 

EMPANELAR. V. a. (eimpanelà). Em- 
pennelerj Caire Y empennelage. 

EMPANElâAR, V. a. dl. Duper, trom- 
per, Caire donner dans le panneau. 

Éty. de en , dans, de |Nine( , panneau , et 
de Tact. ar. 

Ptr mUâ m'empmntlUr^ann mm ariMlio. 

I^hfHandtfrt. 

EMPANOUN, S. m. fempanôun) ; et impr. 
AiCTANoiui. Empanon , cnevron qui ne va pas 
jusqu'au faite , mais qui s'assemble dans 
l'arctier , à tenon et mortaise , terme de char- 
pentier , extrémités postérieures des côtés 
du brancard qui passent entre le lissoir de 
derrière et reçoivent les consoles de fer qui 
soutiennent les liiontons de derrière, en 
term. de charretier. 

EMPAN8AMENT, s. m. d. vaud. Le 
vêtement ou l'action de vêtir , de passer un 
habit : L'empamament de la vesHmenta 
ôfanea.D. vaud. de 1100. 

EMPAN8ELAR, v. a. dl. Embranear. 

EMPAPILHOTAR , v. a. (eimpapil- 

loutà) ; mvAriUiooTAm , MmwAnovTMM. Cou- - 

vrir , orner de papillotes. 

Éty. de em , de papilhota et de ar. 

EMPAPII^OTAT , ADA , adj. et p. 
(eimpapilloutà , àde) ; mmrAvnjomukr , XMTOo- 

uoMAT. Embéguiné , qui a encore les papil- 
lotes. V. PopiTii, R. 

EMPAPOULAR , v. a. ( eîmpapoulà ). 
Empiffrer , faire manger la soupe , la bouil- 
lie , et par extension , faire manger , fig. re- 
paître de chimères. 

Éty. de papola, bouillie. V. Pa/>,R. 2. 

BMPAQUETAR , v. a. ( eimpaquetà ) ; 
Empaquekar , esp. cat. Empaqueter, mettre 
quelque chose en un paquet. 

Êty. de en , de pa^ei et de ar , mettre en 
paquet. V. Paquet^ R. 

EMPAQUETAR 8' , V. r. t'AooviiAiir ab , 
•'uTAfootiAm. S'envelopper dans son man- 
teau , dans ses couvertures. 

EMPAQUETAT, ADA, adj. et p. Em- 
paqueté, ee. V. Paquet f R. 

EMPARADOR , vl. Y. Amparador, 

EMPARAR, y. n. (eîmporà); n'cMPAmAB, 
d. bas lim. Fuir, en parlant d'un vase, d'un 
tonneau qui laisse échapper la liqueur qu'il 
contient par quelque fente. V. Èspirar et 
Raiar. 

Oquelo petieirOy aquelo harieo n* empara , 
Séron. c'est4k-dire Aquela peliera , aqnela 



EMP 

6arrtea n*empara , ce pot , ce tonneau (bit 

JIfo hourso n'o empara, Béron. e'est-à- 
dire , m*a hoursa n'a emparât , mon argent 
est parti , ma bourse a fui. En anc. béam. 
apprendre. 

EMPARAR , V. a. vl. AfAïuiu Proté- 
ger , défendre, ordonner, soutenir , com- 
mander. 

Éty. de la basse lat. emparare , soutenir, 
endl. V. Par. R. 3. ' 

EMPARAR 8', v. r (s'eîmparà) ; iloo- 
oeroree , esp. port. Imipadronirsi , Ual. 
S'emparer, se rendre maître d'une chose eo 
prévenant les concurrents ; asservir, doini- 
ner ; s'appuyer, en dl. 

EMPARATGIR, V. a. vl. Ennoblir. 

EMPARAULAT, ADA. «dj. et p. vl. 
Bavard. ^ * r 

EMPARGHAR , V. a. vl. Empêtrer , em- 
barrasser. 

EMPA1IEIS80UNAR , V. a. (eimpareîf* 
sounâ). Êchalasser. Avril. V. Pal, R. 

EMPARENTAR8',v.r. (s'eimpareintà) ; 
^tnparenlar , cat. esp. Imparentarei , ital. 
S'apparenter, former par le moyen du ma- 
riage des liens d'aflSnité avec une fiunille. 

Ëty. de en, de parent et de ar. Y. Pa- 
rent, R. 

Qa leoH endinta leou emparenta. 
Prov. 

EMPARENTAT , ADA , adj. et p. (efm- 
pareinlà , àde) ; J?m|iarenlado , porL Appa- 
renté , ée , bien ou mal apparenté. V. Pa*- 
rent^ R. 

EMPAROAR , V. a. vl. Empêcher. 

EMPARliAR » V. a. vl. avroMAa. /ni^- 
rolare, ital. Apprendre, emboucher, in- 
former. 

EMPARIâAT . adj. et p. ?1. mm^tâin. 
Doué du talent de It parole, éloquent. V. Pib' 
rou/,R. 

E es ^enl emparlaix, V. 9814, il est 
agréablement parlant. 

Hist. de la crois, des Alb. 

EMPA8GHAMENT, 8. m. aoc. béam. 
Empêchement. Y. Empachamint. 

EMPA88AIRE , S. m. (eimpassàiré). U 
pharynx, l'entrée de l'oesophage, c'estrà-dir^ 
du conduit des aliments qui va s'ouvrir dani 
festomac, à l'endroit qu'on nomme le cardia. 

Éty. de empaeta et de aire , qui avale on 
sert i avaler. Y. Pae#, R. 

EMPA88AR, V. a. (eimpassà) ; EmpoM^ 
sar , cat. Avaler ; gober • faire descendra 
dans l'estomac. Ce verbe désigne phu par- 
ticulièrement l'action de faire francfav la 
pharynx aux aliments. En imposer en vl. 

Éty. 4e en, dans , et de pasear. Y. Pau , 
Rad. 

EMPA9TAMBNT,s. m. (eifflpaStaméin). 
Empâtement, action d'empâter, état de ce qui 
est empâté. 

EMPA8TAR , V. a. vl. sivAsniAa. Im^ 
pattare , ital. Empasiar , esp. port. anc. 
cat. Empâter, remplir, couvrir de pâte, 
rendre pâteux , coller. 

Ëty.deen, dans, deimefa^, pâte, et de la 
term. act. ar, mettre dans la pâte. Y. Paeê, 
Rad. 

J?mpae(ar la vontelObn, empâter la volaâle, 
lui donner de la pâte pour l'engraisser. 



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EMP 

.fiMPASTAR S*, v.r.s'BHPAftttAB. S'em- 
bourber, s'enduire de pâte , et fig. s'empé- 
ir)er dans une mauvaise af&ire. 

Lw mtmlin t*e$ empastat^ quand le grain 
qu'on moût n'est pas assex sec , au lieu de 
farine , il forme une pâle qui arrête les meu- 
les du moulin. 

EUMPASTAT, ADA , a4]. et p. (eimpastà , 
àda ) ; BMTASTB&ATk £m^#todo , port. Empâ- 
té, couvert 4e pâte ; empêtré , mou comme 
de la pâte. 

Ëtj. de en, dans , ôtpasta et de la term. 
pas8. al, ada , qui est dans la pâte. V. Pa$t, 

bÎmVASTAT , s. m. Vl. ttFAnATs. Pâté , 
pâtisserie, y. Pa«(,R. 

BMPA8TBI.AR, dl. V. Empadar et 
Past, R. V. aussi Bmàaitar^ dans le sens 
figuré. 

BMPA8TWES, vL EmpaHrê, cat. Yoy. 
Emptoêtre. 

BMPATAR, T. a. (eimpatà) ; mwatôohas. 
Couvrir décompresses ou débandes une par^ 
tie du corps qui a été blessée. 

Éty. de eHi étpata , chifioDi et de ar. V. 
Pat, R. 

Empatar hh$ dit, mettre tme poupée au 
doigt. 

EMPATAT , ADA , adj. et p. (eimpatâ , 
àde). Couvert de cbiflbns ou de compresses. 
V.Pfll.R. 

EMPATOULHAR, V. a. (eimpatouîllâ) , 
d. m. Envelopper dans de vieux linge; en- 
velopper avec trop de soin. 

Ety. de en, de patoulh. fait de pata, 
vieux linge» et de ar. Y. Pai , R. 

BiyPATOULHAR , V. a. (eimpotouîllà), 
d. bas lim. Embarrasser, encombrer un en- 
droit eu y déposant plusieurs choses sans 
ordre, 

Éty. V. le mot précéd. parce que le vieux 
Imge s'entasse ordmairement et ne fait qu'em- 
barrasser. V. Pat y R. 

BMPATOUNAR, v. a. Y. Empatar, 

Èty. de en, de pataunaf petit cbi£fon, et 
de ar. Y. Pat, R. 

EMPATRODNAR 8* , v. r. (s'eimpa- 
trpunà); /mpadronirei, ital. S'impatroniser, 
s'introduire pour dominer, se rendre le maître 
d'une maison , la commander. 

Éty. de en, en , de patron, maître, et de 
01?^ s'établir en maître. Y. Pater , R. 

EBfPATRODNAT, ADA, adj. et part, 
(eimpatrounà, àde). Impalronisc, ée. Voy. 
Pater, R. 

EMPAUBREZIR , T. a. vl. Appauvrir. 
Y. Empaurir, 

EMPAUBRIR • V. n. vl. mmrAtiuwmtm , 
umrAvmaMum. Appauvrir. Y. Empaurir. 

EMPAUMAR, V. a. Empaumer, se rendre 
maître de l'esprit de quelqu'un; lui en faire 
siccroire. 



L* rw q«i'#Mf««me mal ^m Icli fc» 

Empaumar , se dit aussi pour donner un 
soufflet du plat de la main. 

Éty. de pauwm , paume de la main , dear 
et âe en. y. Palm, R. 

BMPAORADOUR , dl. Y. Empauva- 
dour. 

SMPAVIURi dl. Y. BmpaufMr^^ 



£MP 

EBIPAOREnR , vl. Y. £tiipaaf:tr. 

EMPAURESIT, Y. Apaurit. 

EBIPAURIR , V. n. (eimpoourir) ; atao- 
wam , BiVAimstiH. Impoverire , ital. Empo- 
brecer, esp. port. Empobrir, cat. S'appau- 
vrir, devenir pauvre. 

Éty. de en, dans, de Paur, rad. de pau- 
vreté, et de la term. ir, litl. aller dans la 
pauvreté. Y. Paur, R. 

EMPAUHIT , IDA , part, (eimpaouri , 
ide) ; A^Mnmn, BiVAiniBfiT. Appauvri, tombé 
dans la misère. 

Éty. du lat. aporiatus, m. s. Y. Paur, R. 

EMPAUSAR, V. a. vl. bmpaosau, uwahsas. 
Impoear, cat. Imposer, appliquer. Y. Pau$, 
Rad. 

EMPAUTAR 9', V. r. (s'eimpaoutâ). 
S'embourber. Y. Enfangar s. 

Éty. de en, dans, de pauta, boue , et de 
ar, se mettre dans la boue. Y. Pat, R. 

ENPAUTAT , ADA. adj. et p. (eimpaou- 
tâ, àde). Embourbé, ée. V. Enfangat et 
Pal,R. 

EMPAUVADODRjS. m. (eimpaouvadéu); 
Fosse à tan. 

Éty. de em, de pouvar et de adaur, lieu 
où l'on dépose les peaux. Y. Pau$, R. 

EMPADVAR, V. a. (eimpaouvà); ■■vao- 
■AB. Tanner, mettre les cuirs dans la fosse 
où est le tan. Y. Paur, R. 

EMPAUIAMENT, S. m. vl. «waosacio. 
Imposition : Empauzament de lae mas , im- 
position des mains. Y. Pau$, R. 

EBIPAUZAR , vl. Y. Empausar. 

EMPATTABIENT , vl. Y. Empacha- 
ment. 

EMPATTAR, vl. Y. Empachar. 

EMPEAUT, dl. Y. Ente. 

EMPEBRAR 8*, V. r. (eimpebrà). Manger 
qoelqucaliment trop poivré, et fig. se poivrer, 
gagner la maladie sipbilitique, la gale; pren- 
dre des poux. 

Êty. de en dans, éepehre, poivre, et de la 
term. act. ar, se mettre dans le poivre. Y. 
Pf6r, R. 

On emploie aussi ce verbe activement, et 
il signifie alors poivrer. 

EMPERRAT j ADA , adj. et p. (eimpebrà, 
àde). Poivre , ée. 

Ety. de en, de pebre et de at, ada, litt. 
mis dans le poivre. Y. Pf6r, R. 

EBIPEGHAR,vl. Y. Empachar. 

EBIPEGOinrAT , ADA, aà^. et p. (eim- 
pecouîà, àde). Accouplé, ée; en parlant des 
animaux, particulièrement des chiens qui 
restent attachés l'un à l'autre. 

Éty. de en, de pecouy pour peeoul, et de 
at. V. Ped, R. 

EMPEDA0, dl. Y. Emperau. 

EUPEDEGAR, ▼. a. vl. Empêcher. Y. 
Empachar et Ped, R. 

EMPEDIMEN, S. m. vl. iMmom, «i- 
rsoiMBv. Impediment, cat. Jotpedimento , 
esp. port. ital. Empêchement , difficulté , 
obstacle. 

Éty. du lat. impedimentum, m. s. Y. Ped, 
Rad. 

EfliPEDIR, d. m. Y. £iiipedoiitre et 
Ped, R. 

EMPEDTT. IDA. adj. et p. vl. Empêché, 
irrésolu, indécis. Y. Empedoui et Ped, R. 

B1U»BD0DI, qpiA, a4j* et p. (eimpe- 



m? 



31 



dôui. 6uie), d. m. mmnon. Empêtré» embar- 
rasse d'une chose qui incommode. 

Éty. Y. JEmpedottire. 

EMPEDOOIRE, v. a. (eimpedéuiré); 
■MFSDui. Empêtrer, embarrasser, mettre des 
eatraves, donner de l'embarras. 

Éty. du lat. tmpedire, m. s. ou du grec 
è(Aice$éu> (empédéô), entraver, mettre des iers 
aux pieds, formé de ^v (en), et de iré$7| (pé- 
dé), entrave. Y. Ped, K. 

EMPEGAR, V. a. (eimpegà); apmas, 
KAMTBOAa. Impeciare, ital. Empegar, port, 
esp. cat. Coller, poisser, gluer ; et fig. em- 
barrasser, empêtrer. 

Éty. de en, dans, ùepega, poix, et de la 
term. act. ar, mettre dans la poix, enduire de 
poix, ou du lat. impieare, le même. Y. Peg, R . 

EBIPEOAR S^, V. r. •AwmméM. Se coller, 
se prendre à quelque chose, et fig. s'enivrer, 
parce qu'un homme ivre ne peut pas plus se 
remuer que s'il était collé avec delà poix. 

EBIPEGAT, ADA, adj. et p. (eimpegà, 
àde) ; AasAPAT, BHracomAT. Empegodo, port. 
Collé, poissé, et fig. ivre. 

Éty. de en, de pega et de la term. pass. 
at, ada, qui est dans la poix. Y. Peg, R. 

EMPBONA, s. f. (empègne); nmoifA. 
Empeyne, esp. Empeigne, ce qui forme le 
dessus du soulier et couvre le coude- pied, 
peau tannée qui conserve beaucoup plus de 
souplesse que le cuir, et dont on forme le 
dessus des souliers. 

Éty. étimpUia, qui était, selon Brisson, 
une espèce de chaussure de feutre. 

EMPEONAIRE, Y. Empegneire. 

EMPEONAR, W.Empegnef, pour ratis- 
ser. Y. Empurar. 

EMPEONAT , ADA , adj. et p. (eimpe- 
gnà, àde), dl. Engagé, obligé. Y. Empeneh. 

EMPEGNEIRE , s. m. (éimpegnèïré) ; 
CMrcoiiAiiiB, BMVBioiiBiKB, mmwatuutovu. Brouil- 
lon, qui excite des querelles, Gar. provoca- 
teur. 

Éty. de empegner et de aire, qui excite. 
Y. Pag , R. 

EMPEGNER, Y. a. (eimpégné); nvs- 

OMAM, BaruafiBa, sMnoHsa, mvionAA» Impi" 

gnere, ital. Empenyer, cat. Pousser avec 
violence ; fermer une porte à demi, et fig. 
pousser, exciter, frapper, heurter. 

Éty. du lat. impingere, m. s. Y. Pag, R. 

EMPECK>0I , Y. Empegounitei Peg, R. 

EMPEGOUIRE 8' , v. r. (s'eimpegôui- 
rè); BarBootmiAn. Sc poisscT, se coller, se 
salir avec de la poix. 

Êty. du lat. imptcore, poisser, ou de en, 
dans, de pega, poix, et de la term. /re, v. c. 
m. sc mettre dans la poix. Y. Peg, R. 

EMPEGOUMIT, IDA, adj. et p. (éim- 
pe^oumi, ide); bmfboooi. Sale, crasseux, en- 
duit de poix, ou noir comme de la poix. 

Êty. de en, dans, de Pegaumae, v. c. m. et 
de la term pass. it, ida, qui est dans la poix 
ou sali par la poix. Y. Pe^jf, R. 

EMPEGOUMIT , IDA , adj. et p. (eim- 
peçoumi, ide|, dl. kmtboobi. Sale, crasseux^ 
noir comme ae la poix. Y. Peg, R. 

EMPEGOURIAR, Gare. Voy. En^e- 
gouire. 

EMPEGODRIR, v. a. (elmpegouriiO- 
Poisser. V. Empegouxre. Aub. • 



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32 



EMP 



mPBOUAIBE , Gare. V. Empegmin. 

BBIPEOU4R, Gare. V. Empegner. 

EMPBOIJIR. V. a. W. Empêguir, anc. 
cat. PoUser^coller. s'embarrasser, avoir hoD- 
te, s'embrouiller. V. Empegar. 

EUPEOmssON, vl. Us 00 elles devien- 
nent sols ou sottes. 

BMPEGUIT, IDA, adj. et p. vl. Yoy. 
Empegat. 

BMPEOUNTAR, V. a. vl. Empegun- 
far, cat. esp. Poisser, enduire de poix, fig. 
embaumer. 

£ty« du lat. impicare^ poisser, ou de em, 
avec, dans, de pe d, poix, et de uittor, oindre, 
enduire avec de la poix. V. Peg^ R. 

EBIPEOUNTAT, ADA, adj. et p. vl. 
Empoisséyée. V. Empegat^Pegat eiPegy R. 

EMPEIGERf V. p. vl. Echouer, pousser 
à terre. 

EMPEIGNAR, V. a. vL Mettre en gage. 
V. EmpenKar. 

Éty . du lat. oppigneran^ m. s. 

EllPEINGBA,s.f.vl. Penchant, incU- 
natioo, poussée. V. Empeneha et Pag, R. 

BMPEINaAmJBA , S. f. vl. Engage- 
ment. V. Pagy Ks 

EMPEINHER, v. a. vl. Jeter, pousser. 

EMPEINHORADURA, s. f. vl. pvmaA- 
DniA. Droit de gage, d'hypothèque. 

Ety. do lat. pignuif gage. 

SMPEINNORAR , vl. V. Impignorar. 

EMPEIRAMENT, S. m. (eimpeiraméin). 
Empierrement, lit de pien^ qu'on recouvre 
de gravier pour consolider les routes. 

EBlPEnuOi, V. a. (eimpeir^); Empier- 
rer? pétrifler, garnir de pierres. Y. Petrifiar. 

Ëty. de «M, de peira et de ar , changer en 
pierre. V. Pêir, R. 

EMPBIRBZIR, T. a. et r. yl. Impietrirê, 
ital. Pétrifier, djirdr. 

Éty. V. Peira. 

CBIP^IREXIR , V. a. vl. Pétrifier. 

EMPEIREZIT,IDA,adj.etp. vl. Pétri- 
fié, ée ; durci, ie. 

EMPEIS, vl. Il ou elle pousse, excite» 
poussa, excita. V. Empenher. 

EMPElSSEI.AH»v- a. (eimpeisselà) , dl. 
Ëchalasser, garnir une vigne d'écbalas. Yoy. 
Gardounar et Pal, R. 

EMPElSSES.vl. Qu'il ou qu'elle pous- 
sât, lançât. Y. ly empenher, 

EMPEISSOUNAR, V. a. (eimpeissouna); 
zMTXicwovfukM. Aleviner, empoissonner, peu- 
pler, garnir de poissons un étang, une ri>- 
vière, etc. 

Éty. de en, dans, de petiioun, poisson, et 
de ar. mettre du poisson dans. Y. Peissoun, 
Rad. 

EUPEISSOUNAT, ADA, adj. et part, 
(eimpeissouna, âde). Empoissonné , ée; ale- 
viné. Y.Pfûioun, R. 

EMPEITAT , ADA, adj. et p. (eimpâtà, 
àde),d. bas lim. Embarrassé. Y. Embarras- 
taL 

Veàtae eiou eei prou empeUado, mo tillo 
surlotetîo éun efonteademo. Béron. C'est- 
à-dire. Veux se iou Hou proun empeitado, 
mo tUho êur lo testo et un enfant de cade 
man. Y. Ped, R. 

EMPELUE, vl. Y. Impellir. 

EBIPELTAE, vl. ^mpeltor, cat. Yoy. 
Empeutar. 



EMP 

EBlPBNADA,~a(y. (eimpenÂde),dg. Tou- 
te entière. 

EMPENAR, vl. Y. Empennar. 

EMPENAR S*, ▼. r. dg. Se mettre en 
peine. 

Éty. de en, de pena et de ar^ mettre en 
peine. Y. Pen, R. 

De que s'empene-l-< carême. 
Proue, de Carm. 

EMPENAT, ADA, adj. et p. vl. et mieux 
xmnmrnAT, Empenné, ée, garni de plumes. 

Éty. de em, avec, de peima, plume, et de 
af, garni avec des plumes. Y. Penn, R. 

EMPENAT , ADA, adj. et p. vl. Condam- 
né à une peine. 

Éty. de en, ûepenaei de ai. Y. Pefi,R. 

EMPENAT, ADA, adj. et p. (eimpenà, 
ède), d. bas lim. Eff^var un home foui em- 
nenaf, enlever un honmie tout brandi, c'est- 
à-dire^ dans l'état où on le trouve, comme si 
l'on disait en volant, au vol. Y. Penn, R. 

Très hourae empenadae, trois heures en- 
tières, dg. 

EMPENGM, ENCMA, adj. et p. (eim- 
péintch, éintche) ; wmnmmAx. Entrebaillé, ée ; 
on le dit d'une porte, d'une fenêtre qui n'est 
pas entièrement fermée, k demi-poussée, en 
vl. poussé, lancé. 

Ely. de empegner. Y. Pag, R. 

Gaveou emp^eh, sarment attisé. Yoy. 
Empurat. 

EMPENGHA , s. f. (eimpéintefae) ; lai- 
r9f^euA,m»rumcmA, vl. Secousse, mouvement 
ou effort que l'on fait pour remoer un corps, 
impulsion, poussée. 

S^ me 4ounav09 una empeneha* 
Brueys. 

Éty. du lat. impingere, pousser* heurter. 
Y. Ffl^,R. 

Courant d'un fleuve, coup, vl. 

EMPENDRE , V. a. vl. fmpeiidrer, cat. 
Emprender, esp. /mpr^ndi^'e, ital. Entre- 
prendre, avancer, pousser. Y. Empegner. 

EMPENH, s. m. anc. béam. Entreprise, 
engagement, contrainte; en vl. il ou elle 
pousse^ laqce, 

Z>/ eonirfutede empenhsiio eepagara eapeoô 
Fors, de Béam. 
Rubrica de contracta. 

EMPENHADO,8.m. anc. béam. et 

EMPENMADUBA, vl. Y. Empeinho- 
radura, 

EMPENBAR , V. a. vl. mmm&iAM. Em^ 
penyar, cat. Empefiar, esp. Empenhar, 
port. Impegnare, ital. Mettre en gage,hypo^ 
théquer. 

Ety. de em, de penh, ait. de pignus, gage, 
et de ar, ou du lat. oppignerare, m. s. 

EMPENHKI , V. a. vl. BtmnB, nvu- 
o»B,siiPKmB9. Pousser, élancer, jeter. Yoy. 
Empegner, ^ 

Éty. du lat. impingere. Y. Pag. R. 

EMPBNHORAR , vl. Y. Imptgnorar. 

EMPENNAR, V. a. vl. Empennar, port. 
/iiij»etiiiarf, ital. Ëmpeener, eiiplamer. 

EMPENNAT, ADA, adj. et p. vl. &n* 
penné, ée ; empkmé, ée. 

EMPENRE , vl. Y. Emprendre. 

EMPEN8AT , ADA, adj. et p. (eimpen- 



EMP 

sa, âde), dl. Pensif, mélancolique. Y. Pen- 
eatiouê et Pend, R. 

EMPENTIR, V. a. et n. vl. Repentv, 
aflOiger. 

EMPENTIT,IDA, adj. et p. vl. Affligé, 
ée; repentant, ante. 

EMPENTOI», OU8A, adj. (eimpein- 
téus, éuse). Repentant, ante. Y. Pentous. 

EMPEOU , Y. Empeout. 

EMPEOIII.HIR S , V. r. (s'empeoodllr}; 

mraotiiB, mmnrojnxm •'• Prendre des POUS* 

Aub. 

EMPEOUNAR, Gare. Y. Apeounar, 

EMPEOUT, s. m. (eimpèou), dl. et bas 
lun. mmrmABw, ■■■sm. Empelt, cat. Greflb* Y. 
Ente. On le dit aussi pour sujet sur lequel 
on grelfe, Y. Sujet, et iron. d'une petiteen- 
taille faite à la main. Y. Empeou, R. 

EBIPE0I1TADI8, S. m. (eimpeootadis), 
d. bas lim. La trace qui reste sur un arbre h 
l'endroit où la grefife a été insérée: L' empeou^ . 
tadie, d^un bœ, est la partie neove qu'4Nii a 
ajoutée. Y. Emert et Émpeou, R. 

EMPEOUTADOUR , ad). ( eîrapeoula* 
dôur), d. bas lim. Si;get asseï fort pour être 
gr^. 

Ety. do empeoiif et de adour. Y. Empeout, 
Rad. 

EMPBOUTAR, V. a. (empeontà), dl. el 
bas lim. Greffer. Y. Entar et EmpeouL R. 

EMPEOUTAT, ADA, adj. et p. (eim* 
peoutà, àde)} md. GràEI, ée. Y. En$mi et 
Empeout, R. 

EMPER, s. m. vl. Empire, ▼• c. m. et 
/fiip«r,R. 

EMPEBADOR, vl. Yoy. £iiip«roMr et- 
Imper, R. 

EMPERAIRB, vl. Emperaire, cat Yoy. 
Imperour et Imper, R. 

EMPERAIRITZ, 8. f. vl. Impératriee. 
Y. Imperatriça et Imper, R. 

EBIPERAR, T. a. vl. nmaïAs. Com- 
mander, ordonner. 

Éty. du laL îinperare, m. s. Y. Jmper, 
Rad. 

EMPERATOPH, Y. Emperour et Im^ 
per,K. 

EMPERAIBIÇA, s. f. (eimperabice) | 
Impératrice, iia}. /mperatrt*, esp. Impera^ 
trit, port. Emperatru, cat. Inapératrice. 

Éty. du lat. imper atriw, m. s. Y. Imper, 
Rad. 

EMPERAU, S. m. (eimperiàou) , dl. ■■• 
rpoAv. Seconde journée qu'un ouvrier ou un 
paysan fait après ceHe pour laquelle il avait 
été loué : Soubrejoumada, travail bit aprètf 
la journée obligée ; Lougar à Vemperau » 
traiter du temps qui n^te après la journée 
ordinaire du laboureur: 

Éty. du grec ejjltcsWcj» (empedaô) , [traiter, 
convenir. Thomas. 

Meetre travalunjour trop lot de eajoumadit 
Se décida apafa Cemperau. 
Era rare que fagueese 
lAiJoumada et Cemperaq. 

A. Tandon. 

EMPERAU , a4j. vl. Impérial. Y. Impe- 
riau et Imper, R. 

EMPERATRE , vl. Emperayre, cat. Y. 
Emperaire. 

EHIPERCAIRAT, dl. Y. Imprecoirot. 



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EMP 

L S*, Emperesir, cal. Voy, 
imperevouire $\ 

EHPERE8IT , IDA » dl. V. impertvoui 
et Pigr, R. 

Lachtw^ereiit^ lait durci, gramelé dans la 
mamelle. 

EMPEREVOm, adj^dl p. (eimperevôui); 
«MrswsiT. Devenu paresseux, fainéant. 

Ëly. de€n, dans, deperevous^ paresseux, 
•et de la Içrm. t, litt. devenu paresseux. V. 

EMPBREVOUIRE S', v.T. (s'eimpcre- 
véuiré}; t'BMVBnfui, ft'ArrsnsAiiTaa. Devenir 
ou ^ rendre paresseux insensiblement. 

Ety. de^n, de perevousei de tre, lilL de- 
venir paresseux. Y. Pifr^ R . 

EMPERI, s, m./cHnpèri); «won, vira- 
«BToi. Mot conservé dans cette phrase pro- 
verbiale: Faire ^emperi, pour dire faire 
merveille, se donner les airs du commande- 
ment, faire plus qu'on n'avait droit d'atten- 
dre ; empire, autorité. 

Éty. du 4at tay^erium, autorité, empire. 
V. imper, R. 

ElCPBRI,8.m. vj. V. Empira. 

EMPEBIAI«, adj. V. Emperiau. 

EMPERIAR, V. Emperar. 

EBIPEIlIAll, AliA, adj. (eimperiâou, 
aie) ; uvchai.. Impériale, ital. Emperiàl, 
csp. port, anc cat. impérial, qui tient à J'em- 
pire ou h Fempereur. 

Éty. du Jat. imperialie, m. s. V. Imper^ 
Rad. 

EMPERIAU, s. m. (eimperiâou). Nom 
qu'on donqe, à Nice, à la ugue de Versailles, 
qui est grosse , blanche , presque ronde et 
miellé^. 

Éty. Dit poor emperiala, V. Imper, R. 

EMPERIER, 8. m. vl. Empereur. 

BBiPERILABlEN , 6. m. vl. Péril, dan- 
ger. 

EMPERIT, 8. m. (eimperi), dt. urALLAT, 
«•«vniAv, rAo-Mcm. Obéré, insolvable, un 
gneax,un homme qui n'est bon à rien ; em- 
barras. 

Tout ye tomba, tout ye perte, 
Sem una banda iTemperis. 

Fabre. 

Vête atal vottre eementeri 
Vole voue tira de Temperi. 

A.Tandon. 



. prép. (etmpére); wmmo^ vl. 
Emperé, cat. Empero, esp. Cependant, c'est 
pourquoi, de plus, pourtant, mais, néan- 
moins. 

BMPEROUII, 8. m. (empereur); mmn- 
*mm, nvsBATooi , Asvamova. Imperatore, 
ftal. Emperador, esp. port. cat. Empereur, 
chef souverain d'un empire. 

Éty. du lat. imperator, tà\i de imperart, 
commander. V. Imper, R. 

Les Romains, dit fauteur du Dict. des 
Orig. de 1777, en 6 vol. in 12, donnaient ce 
nom ^ tous les généraux 4'armée, et particu- 
lièrement 4 celui qui avait pris une ville im- 
portante, ou gagné une bataille, dans laquel- 
le les ennemis avaient perdu dix mlUe hom- 



Jiile8-Cé8ar,s'étantfait nommer dictateur 
perpétuel, l'an 708 de la fondation de Rome, 

TOM. II. 



EMP 

doit être regarda comme le premier empe- 
reur romain. Le peuple tuî déféra ce titre 
pour marquer l'autorité absolue dont il jouis- 
sait dans la république. 

EMPEROUR, s. m. BM»BIIATOVB , rw-BS- 

rAïA. Empereur, poisson empereur, espadon, 
^pce de mer, j^Iane espadon , Xiphias glu- 
diue. Lin. poisson de l'ordre des Holobran- 
ches et de la fam. des Pantoptères (tous na- 
geoires), dont la chair est d'un goût exquis. 

Êty. L'arme 'dont ce poisson est armé, son 
courage et sa force, hii ont fait donner les 
noms qu'il porte. V. Imper, R. 

EMPERIJB, V. Emperour, 

EBfPES, s. m. (eimpés). Empois, colle 
laite avec de Tamidon, dont on imbibe le lin- 
ge qu'on veut repasser, afin qu'il soit ferme, 
famidon même. 

Éty. du eelt. ampes, m. s. selon le DicL 
deTrevoux, ou du grecev (en), dans, et de 
^i9(jm (pissa), pois. 

EMPESAGI, S. m. (eîmpesàdgi) ; xm- 
■Ac». Empesage, faction d'empeser, façon du 
linge empesé. 

Ély.de€mpe««t âeagi, 

EMPESAR, V. a. (eimpesà) ; mnonooiiAB. 
Empeser, mettre de l'empois au linge pour 
le rendre plus roide; baseer , tremper la 
chatne d'une pièce d'étoffe dans une colle pro- 
pre è rendre les fils glissants. 

Ëty. de empee et de i'act. ar, mettre de 
Fempois. 

EMPESAT, ADA, adj. et p. (eimpésà, 
àde). Empesé, ée ; et fig. affecté, roide comme 
du linge empesé. 

Èty. de empes et de ai, où l'on a mis de 
Tempois. 

EBIPE8TAR, v. a. (eimpcstà) ; rimm, 

BSUITAM, BnBBLXTAm , BMBOOOTOIAB . ImpeS' 

tare, ital. Apestar, esp. Empestar, cat. port. 
Empester, répandre la peste, répandre une 
odeur lœtide, empuantir. 

Ëty. de€n,depetla et de «reporter la pes- 
te ou répandre la peste dans. V. Ptsi, R. 

EMPESTAT, ADA, adj. et p. (eimpos- 
tà, àde); Empeetad, cat Apeelado, esp. 
Empestado, port. Empesté, ée ; empuanti, ie. 
\.Pett,R. 

EMPESUR, USA, s. (eimpesùr, use); 
BOTKssiMs. Empeseur, euse ; celui, celle qui 
emp^. 

Éty. de empes et de ur, 

EMPETEGAT,ADA, adj. et p. (eim- 
petegà, àde), dl. Pris, embarrassé. Sauv. 

EMPETOUIRIR,v. a. (eimpetouiri), d. 
bas liin. Empiffrer. V. Gavar. 

EMPETRAOOR, s. m. vl. BanmwAism. 
Impetrador, esp. Impetratore , ital. Impé- 
trant, obtenteur. 

Éty. du lat. tmpetrofor, 

EMPETRAIRE . vl. V. Impeiraire. 

EBIPETRAR, v. a. vl. mrsTmAm. Empe- 
trar, cat. Impetrar, esp. port. Impetrare, 
ital; Obtenir, impétrer. 

Éty. du lat. in^lrare,m, s. V. Pater, 
Rad. 

EMPETRAR S' , v. a. et r. (eimpe- 
trà). Embarrasser et s'emliarrasser. 

EMPETOAR S', V. r. (s'eimpetuà). S'em- 
barrasser, se surcharger, se mettre dans 
l'embarras. Gare. 



EMP 



33 



EMPETOOSAMEN, vL V. Impetuoêa- 
men, ■ 

EMPEUT, s.m.vl. V. Empeout. 

EBIPEUTAR , V. a. vl. ■arauTAii, bmtbi.- 
TA«. Empeltar, cat. Greffer, enter. 

EMPEUTAT, \l V. Empeoulat. 

EMPEVODLIR, Cast. V. Empeoulhir, 

ENPEZAR, vl. V. Empegar. 

EMPHASA, s. f. (eimphàse); £fi/afî#,esp. 
JBmfam. cat. fifi/bft, ital. Emphaeie, porU 
Emphase, énergie outrée dans l'expression, 
dans le ton ou dans le geste. 
^ Éty. du lat. emphaeie, dérivé du grec 
?|x<pajic (emphasis), de è|Ji<pa{vcD (emphainô), 
faire briller, dérivé de «pafvb) (phainô). Je 
montre, lilt. action de mettre en évidence. 

EBIPHATIQUE, ICA, adj. (eimphaU- 
qué, iqiie); Enfantieo, ital. esp. Empha- 
tico, port. Emphatique, qui tient de 1 em- 
phase. 

Éty. du lat. emphaticue, m. s. 

EMPBAZI, vl. V. Emphaea. 

EMP HETI S,adj. vl. y.EmphyUoUque. 

EMPHITEOTA, 6. vl. mannnoncAsi. 
En/Uéata, cat. EnfUeuta, esp. Enphiteutaf 
port. EnfUeuiieario, ital. Emphytéote, celui 
ou celle qui jouit d'un fonds par bail emphy- 
téotique. y.EmphUeosa. 

Éty. du lat. emphiteutieariue, 

EMPHITHEOSm, 8. f. vL V. Em- 
phyteoea. 

EMPHITHEOnCARI, 8. m. vl. £n/i- 
teolo, cat. Etifiteuta^esp. EnphyteuUif port. 
En^teutico, ital. Emphytéote. 

Ety. du lat. emphyteuticariue , m. s. 

EMPHTTEOSA, S. f. ( emphytéose ) ; 
Enfileusis, cat. esp. Enfiteusi, ital. Emphy^ 
teosis, port. Empbytéosii, bail à longues an- 
nées qui peut durer jusqu'à qualre-ringt* 
dix-neuf ans. 

Ëty. du lat. enqthybeuiie, formé du grec 
l|jL(p6xeu7ic (emphuteusis), ente, greffe, déri- 
vé de ^v (en), dans, et de <paxe6w (pbyteuô), 
planter, enter , parce guc ces sortes de con- 
trats n'avaient lieu originairement que pour 
des terr es qu'on donnait à défricher. 

EMPHYTEOTIQUE , adj. (empbyteoti- 

2ué); Emphyteotico, port. Enfiteutie, cat 
hfiteutico, esp. ital. Emphytéotique, qui 
appartient à l'emphytéose. V. Emphyteoea, 

Éty. du lat. emphyteutieus. 

EMPDBONA, s. f. (eimpiègne). V. Em-^ 
pegna ; pour viande filandreuse. V. Pelhan^ 
dra, 

EBIPIEONA, s. f.Gage, action de pré* 
ter sur garantie. 

Éty. de en, sur, et du lat.^tyiitM, gaffe. 

EBIPIEONAR, T.a. (eimpiegnà). Met- 
tre Fempeigne. Gare. 

EMPIEI«AR, V. Empilar. 

EMPIELOUNAR, V. a. (eimpielounà). 
Élayer. CaSl. V. PU, R. 

EMPIER, S. m. vl. BHviBB. Empire. V. 
Empirô. 

EMPIERAR, Pour empirer, Y. J^mpt- 
rar; pour empiler. V. Empilar. 

EMPIERAft,v.a. (eimpierà). Entoiser, 
entasser certaines choses pour être toisées. 
Gar. 

Éty. de en, en, de piera pour ptia, pile, 
et de ar, mettre en pile. V. PU, R. 

8 



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34 



EMP 



EMPICTAIIBNT, 8. m.(eiaipietaaièin). 
Empiétement, acUoo d'empiéter ou effet de 
cette action. 

Éty.de emptefar et de ment, V. Ped, R. 

BMPIETAR , V. a. (eimpictà). Empiéter, 
usurper, prendre, qui prend un peu sur la 
propriétédu voisin, ou sur les attributions 
d'un autre. 

Éty. de en, depted et de Tact, ar^ mettre le 
pied dans. V.Ped,R. 

SMPIFRAR 8*, ▼. r. (s'eimpifrâ) ; aiirir- 
rmAM. S'empiffrer. V. Gavarse. 

Éty. de en, de pifre, pour estomac, et de 
ar, 

EKPlONAil , V. é. (eimpignà). Pousser 
àmal faire. V. Empegner et Po^, R. 

EBfPULAR, V. a. (eimpilà); smimiAB, 

AM&AB, A^AVB&iUI, ACCOCHAm, BMVnnAK. .Etfl- 

pilhar^ port. Empiler, mettre du bois, des 
planches, des cabas, des fromages, des écus, 
etc.,, en pile. 

Éty. de en, de pila et de ar, litt. mettreen 
pile. V. Pi/, R. 

BBiPIIâAT, ADA, adj. et p. (eimpilà, àda); 

ATAtWLAXt AVfLAT, BOTniAT, AOOCCBAT. Em^ 

pilhaAot port. Empilé, amoncelé. 

Ëty. de en, de pila et de at^ litt. mis ta 
pile. V. PU, R. 

EHPIMENTAR, V. a. t1. Embaumer. 

EHPmPABHAR, ▼. a. (eimpTmparà], 
dl. Pour parer, orner, plaquer, enduire de 

Îoelque chose de mou, salir un drap. Voy. 
HmparartiPar^R.S, 

EMPmPOUNARS', dl. S'enivrer. V. 
Enubriar e*, et Pin, R. 2. 

EHPIMPOUNAT, y. Enebriat, Vbri 
et Ptn , R. 2. 

EHPIRAR, ▼. n. (eimpiré); BMmiuui, 
BMBVMM. Pey^orare, ital. Empeomr, esp. 
EmpHorar, port. Empirer, devenir pire, être 
en plus mauvais état. 

Ety. du lat. inpejus ruere ou de en, en, de 
pire et de ar. 

EBtPiRAT, ADA, adj. et p. (eimpirà, 
âde). Empiré, ée. 

EMPIRET, s. m. vl. V. Emjfyreo. 

EMPIRIQUE , s. et adj. (eimpirlqué); 
Empirieuty lat. Empirien, ital. esp. port. 
£mpirte.cat. Empirique, médecin quin'exer- 
ce que d'après Texpérience, qui n a aucune 
théorie , souvent ce mot est synonyme de 
Charlatan. 

Éty. du lat. empiricut, m. s. dérivé du grec 
>|jLic&ipt)c^c (empéirikos) , savant par expé- 
rience, de it&tpa(péîra), expérience, essai. 

EBIPIRISME, (eimpirismé). Empirisme, 
la science de l'empirique. V. le mot précé- 
dent. 

EMPIRO , s. m. (empire) ; ïmperio, ital. 
esp. port. Empire, étendue des état d'un em- 
pereur ; commandement, puissance, |K>uvoir 
absolu , droit de commander, domination 
wr.les passions. 

Éty. du lat. tmpertum , le même. Voy. 
Imper^ R. 

Empire des Assyriens, fondé par Nem- 
brod, l'an 1800 du monde, finit en 3257 ; du- 
rée 1457 ans. 

Empire des Mèdes, depuis Arbace qui en 
jeta les fondements Tan du monde 32S7. jus- 
qu'en 3i68, que Cyrus le réunit k celui des 
iabyloaiens eldes PerseS| durée 211 ans. 



EMP 

Empire des Perses, depuis 3168, jusqu'en 
3674, durée 206 ans. 

Empire des Grecs, depuis 3674 jusqu'en 
3681, durée 7 ans. 

Empire des Romains, depuis 3956, 48 ans 
avant la naissance de J.-G. Constantin en 
transporta le siège à Bysance, l'an 334 de 
notre ère. 

Empire décrient, depuis l'an 802 de J.-C. 
jusqu'en 1453, durée 651 ans. 

Empire d'Allemagne ou empire d* Occi- 
dent, depuis 802 jusqu'à présent, avec beau- 
coup de changements. 

Empire bas, on appelle ainsi les derniers 
temps de l'Empire romain, qui ordinairement 
date de Valérien. 

EWOraRO , s. m. (eimpire) ; bimu, wms, 
AivniB. Imperio, ital. esp. port. Empire, 
pouvoir absolu, droit de commander; domi- 
nation sur les passions, ascendant, pouvoir de 
convaincre ; état politique d'une vaste éten- 
due, qui a un empereur pour chef. 

Éty. du lat. imperium, m. s. V. Imper, 
Rad. 

EMPIS , vl. Je poussai, il ou elle poussa. 

Éty. du lat. impegi, impegit, 

EMPLAÇABIENT. s. m. (eimplaçaméiu); 
nACA. Emplacement, lieu considéré sous le 
rapport des avantages, des commodités qu'il 
orne pour y élever un bâtiment, y former un 
parc, un jardin, une manufacture, etc. 

Éty. de en, de plaça et de ment, manière 
de placer ou d'être placé. V. Plaç, R. 

EMPLAGETZ , S. m. vl. Emplâtre. Voy. 
Emplastre. 

EMPLAIDEZIR , V. n. vl. Faire un pro- 
cès, mettre en justice. 

EMPLANAR , v. a. (eimplanà). Empla- 
nar un soufflet, appliquer un soufflet. 

Ëty. de em, de plana et de ar, appliquer à 
plat. V. Plan, R. 

EMPLANAR 8', ▼. r. S'étendre, se met- 
tre à Taise; s'éparpiller dans les lieux où ils 
passent, en parlant des moutons. 

Ety. de en, de plana et de ar, s'étendre, 
comme la plaine. 

EUPLANCO, s. m. d. lim. Un présomp- 
tueux. Foucaud. 

EMPLASTRAR , ▼ a. (eimplastrà) ; tim- 
WLAM, toovrwTAA. Emploslar, esp. Emplas- 
trar, port. Impiastrare, ital. Mettre, appli- 
quer un emplâtre, et nonenip(afrer,qui n'est 
pas français dans ce sens, souffleter, donner 
des soufflets ; salir avec quelque chose de 
gluant, d'emplastique; boucher une fente, un 
trou, avec un emplâtre; Og. embâter, endos- 
ser à un autre quelque chose de désagréable à 
faire ou à supporter ; on le dit aussi pour 
bâter. V. Embas^ar. 

Éty. de Emplastre, ▼. c. m. et de la term. 
act. ar, me ttre u n emplâtre. 

BMPIASTRAR, V. a. (eimplostrà), d. 
bas lim. Ravauder ; Qne me vtnes emplostraf 
Béron. Cest-âi-dire. Que me venez emplas- 
trar f que venez-vous me ravauder? 

EMPLASTRAR 8*, V. r. (s'eimplastré). 
S'engluer, s'empâter, s'embrener dans quel- 
que chose de gluant, Qg. faire une mauvaise 
acquisition, prendre un emplâtre. 

E1KPLA8TRA8, S. m. (eimplastràs). 
Augm. dépréc. de emplastre, gros et laid em*- 
plâtre. V. Emplastre. 



EMP 

BBfPLA8TRAT , ADA, adj. et p. Teim- 
piastre, àda) ; Emplastado, esp. port. À qui 
l'on a mis un emplâtre, emplâtre, n'est pas 
adopté par l'Académie, qui a reçu un souf- 
flet. 

Éty. de emplastre, v. c. m. et de la term. 
pass. ai, ada, qui porte un emplâtre. 

EMPLASTRE, S. m. (eimplâstre) ; m- 
ooBT. Emplastrum, lat. Empiastro, ital. 
Emplaslo, esp. Empiastro, port. Bmplas^ 
<re,cat. Emplâtre, topique de la consistance 
de la cire, susceptible de se ramollir par la 
chaleur, fig. homme incommode et qui 
n'est bon à rien, objet interposé qui nous 
empêche de voir. 

Ety. du lat. emplastrum, dérivé de 
ÈjjLwXa^xpov (emplastron), formé deèfxitXaatTw 
(emplassô), enduire par-dessus, parce qu'on 
étend les emplâtres sur un morceau de peau 
ou de linge avant que de les appliquer ; Gg. se 
dit d'une personne qui n'est bonne à rien, 
ennuyante, d'un importun. 

Dérivés : Emplaslr-ar, Emplastr-at, Em- 
plastr-oun, Emplastr-os. 

ENPI«A8TRE, S. m. vemmat. Soufflet 
appliqué sur la joue : Tihailarai un emplas* 
tre, je l'appliquerai un soufflet. 

EMPLASTRE , S. m. dl. Ecusson, espèce 
de greffe. V.£n(e. 

Ensartar à Vemplastre, greffer a écusson. 

EMPLASTRE, s. m. d. bas lim. Niaise- 
rie, fadaise : Perque nous vénes pourta oti 
tous emplastres, Béron. c'est-à-dire, pergue 
nous ventes fourtar aquit tous emplastres, 
pourquoi viens* lu nous importuner de tes 
niaiseries. 

EMPLA8TROUN,s. m. (eimplastrèun). 
Dim. de Emplastre, v. c. m. petit emplâtre. 

EMPLAU8T,et 

EMPLAU8TRE , S. m. vl. Emplâtre. V. 
Emplastre, 

EHPLAUT , s. m. vl. V. Emplastre, 

EMPLEAR, d. de Barcelonnette. Voy. 
Emplegar et PUc, R. 

Ety. del'esp. emplear, 

EMPLEO, s. m. feimplég); M»»oi, «■- 
»u>oA. Impiego, ital. Empleo, esp. Emprego, 
porl. Emploi, application d'une chose à un 
service ou à un usage particulier, commission 
charge, office, en vl. qu'il ou qu'elle emploie. 

Éty. du lat. implicatio. V. Plec, R. 

EMPLEGAR, V. a. (eimplegà); w&saa* 
■HvuoBAA, BMMAttAa, Kii»uiTAB. Imipugare, 
iUl. Emplear, cat. esp. Empregar, port. 
Emplegar, cal. Employer, en parlant des 
choses ; appliquer à un usage, à un but parti- 
culler, en parlantdes personnes; donner une 
occupation, un emploi, du travail. 

Éty. du lat. implieare , impliquer, formé 
du grec ètiitXéxojjiatt (emplekomai) , s'appli- 
quer fortement à. V. PUc, R. 

EMPLEGAR 8' , V. r. ^mpreyaree, porl. 
S'employer pour, agir, solliciter en faveurde. 

EMPLEGAT , ADA , a^j. et p. (eimple- 
gà, éde) ; butliniat. EmpUado, esp. Empre- 
gado, pori, Emplead, cat. Employé, éc. V. 
Ptee, R, 

EMPLEGAT , S. m. Employé, qui a mi 
emploi déterminé, autrefois on ne donnait 
guère ce nom qu'aux employés delà douane. 
Y. Fdmranatrei Douanter et PUc, R, 



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EMF 

EMPLSOBAR, V. EmpUgar et Plee, 

EMPLEIAR. V. a. vl. Employer. >oy. 
EmpUgar et P/«c, K . 

EMPI.EIBAR, d. m. AU. de Etnpurar , 
▼ cm. , _ 

EBIPIXITAR, V. a. VI. ntruoTA». ua- 
ffner , faire emplelle , ac(lucrir. 

EMPLENAR a*, v. r. dl. Se remplir. 
V. Emplir i'eiPlen, li. 

Que »empfeM i bel toi per deMut !• gergwnlo. 
Uillct. 

EMPLETA, 8. f. («impléle); aotuta, 
cBOMVA, SMPUTTA. emplette , acbdl de mar- 
cbandiaes ;>8 marcbaodîaes achetées. 

Ély. ia lat. impUta , fait du verbe tm- 
«/ere , emplir, parce que les marchands em- 
plissent leurs magasins »Morin. ou de emp- 
Us, achat. V. P(«i, R. dans le premier sens. 

ElfPLIGAR , ▼. a. (eimplicà^ ; Impli- 
care,ital. ImplUar , esp. port, impliquer, 
engager dans un soupçon , dans une affiiire , 
dans une accusation ; être contradictoire. 

Éty. du lat. implicare , formé de in et de 
oitcare, plier dedans , ou du grec èp-irXgxw 
(emplekô) , entrelacer. V. Plec,R. 

EMPUGAT, ADA, adj. et p. (eimplicà, 
âde). Impliqué, ée. V. Plec, R. 

EBlPIilR» V. a. (eimplir); mampl» , «m- 

VUm I rLKAS , rtSTAM , PtMtMM f vmrujM, Em" 

piere , iul. Umplir , cat. Emplir , combler 
exactement la capacité d'une chose , de ma- 
nière qu'il n'y reste point de vide. 

Éty. du lat. implere , dérivé du grec 
l(ji7cXe<Su> (empleoô) , remplir , rassasier. 
V. PleyK. 

EMPLIR 8' , V. r. M iMum». S'emplir, 
devenir plein. 

EBfPLIT , IDA , lA , adj. et p. (eimpli , 
ide . ie) ; «a^ut. Empli, ie. 

Êty. du lat. impUtus, dérivé du grec 
e|jLirXeoç (empleos) , m. s. V. Pi« , R. 

EHPUSSAOI , sMviMSAo. V. Ramplii- 
tagi et PU , R. 

EMPLOI, V. EmpUg. 

EMPLOUGIR, V. a. dg. Mettre k la 
pluie , S'empUmgir,y. r. se mettre à la pluie> 
en parlant du temps. 

Ety. de en , de plongea et de ir. V. Plui, 
Rad. 7 

Leoûo lous crums^ ne pleyo Vayre , 
S femplouj^icl^ §e$ triga gouayre, 
P'Astros. 

EMPLOUMBADURA, 8. f. (elmplomn- 
badùre) ; ^piitùre, entr^acement de deux 
tKHits de corde, au lieu d'un nœud, enterm. 
de mar. 

Ély.? 

EMPLOUBIBAR, ▼. a. ( eimploumbà). 
Cptsser, entrelacer les bouts d'une corde 
avec ceux d'une autre en mêlant leurs fils ou 
cordons; pour plomber. V. PUmmbar et 
Ploum , R. 

Ély. 

EMPLOmiAR. V. a. ( eimplourà] ; Im- 
plorare , ital. Implorar , esp. port. Implo- 
rer , demander avec toutes les marques de 
l'insistance , avec larmes et pleurs. 

Éty. du lat, implorart , m. s. V. Pior , R. 



EMP 

EMPLOURAR , V. Empurar. 

EMPLUOAR, dl. V. EmpUgar. 

EMPL0OAT, dl. V. Emplegat. 

EMPLUIRAR, Aub. V. Empurar, 

EMPLUBIÀCHAR , V. a. (eimplumatchà). 
Empanacher , garnir de panaches. 

Ëly. de en, de plumachou et de ar, Voy. 
P/um.R. 

EMPLUMAR, V. a. ( eimplumà ) ; Em- 
pennar , port. Emplumar, garnir de plumes. 

Ëty. de en , de pluma et de ar , garnir en 
plumes. V. Plum , R. 

EMPLUMASSAR , V. a. (eimplumassà). 
Emplumer , garnir de plumes. 

EMPLUHIAT, ADA, adj. et p. (eim- 
plumà , àile) ; Emplumado , port. Emplumé, 
ée , garni de plumes. V. Plum , R. 

EMPLUMATCHAR , v. a. d. béam. Em- 
plumer. V. Emplumaehar et Plum , R. 

EMPLUMATGHAT , adj. et p. d. béam. 
Emplumé. Y. Emplumat et Plum , R. 

EMPLDN , s. m. (eimplun),dl. Term. de 
meunier , le remplissage ou la quantité de 
blé ou de farine qu'on lâche entre ou autour 
des^ meules, d'une mouture ht l'autre. 

Ety. de emplir y remplir, et de la term. 
un , ce qui remplit. V. Pie , R. 

EMPLDRAIRE, Aub. V. Empuraire, 

EMPLURAR , V. Empurar. 

EMPLDTAR , d. lim. V. EmpUgar. 

EMPOCMAIRE , S. m. (eimpoutchàlre) ; 
BMPovcHAiHi. Celui qui met dans ses poches, 
voleur. Aub. • 

EMPOCHAR , V. a. (eimpoutchà) ; bm- 
rooiiiijiAm. Empocher , mettre en poche. 

Ely. de en, de pocha et dear, mettre 
dans la poche. 

EMPOESTAMEIf, S. m. (eimpoesU- 
méin). Autorité, puissance, pouvoir. 

EMPOizONAR , vl. V. EmpouUounar. 
EMPOLVERAT, ADA, adj. et p. vl. 
BMPoi.vKmAT. Saupoudré, pulvérisé, ée, ré- 
duit en poudre. V. Poudr^ R. 
Empolveralt , saupoudrée. 
EMPOOUTAR , Pour Empautar et En- 
fangar. 

EMPOOUTAT,Pour BmpautaL Voy. 
Enfangat. 
EMPORTAMENT, 8. m. (eimpourta- 

méin) ; nuuiftvoinr , wumiA , roBOOB t povTAVA, 

BwomffABRHt. Emportement , mouvement 
déréglé, violent, causé par quelque passion. 

Ëty. de empourtare^ et de ment. V. Port, 
Rad. 

EMPORTA-PEÇA , S. m. (eimpôrte- 

pèce); BUrOVKM'A-rBÇA , «»rOWA«TA-»«ÇA. 

Emporte-pièce. 

EMPQRTAR, V. a. (eimpourté) ; n- 
vovnAB. Imporlare , ital. Emporter , enle- 
ver, ôter d'un lieu , porter hors d'un lieu , 
porter avec soi; entraîner, arracher; obte- 
nir , avoir le dessus, vaincre. 

Éty. de en et de pouriar , porter en ou 
ailleurs. V.PorI, R. 

BBfPORTAR Wy V. r. S'emporter, se 
mettre en colère. 

BMPmlTAT. ADE, adj. et p. (eim- 
pourté , âde) ; tioolpmt, rcmioof , sHromiTAT. 
Emporté , ée. V. Port , R. 

EBfPORTUNAMEN , adv. vl. sirvoBTv-> 
iiAmi. Emportunamtnly cat. Imporiuna^ 
menu , esp. port. ital. Imporlunément. 



EMP 3$ 

Éty. du lat. importunui et de ment 
EMPORTONITAT , S. f. f I. V. /m- 
portunitat, 

EMP0RTU8 , adj. vl. mmwowen§. Impor- 
tun , déplaisant , ennuyeux. 
EMP08ICI0, vl. V. Jmpoêition. 
EMP05T , adj. vl. nttron. Organisé, 
bâti , constitué. Subst. contrefait , infirme. 
Ëty. du lat. impositut. 
EBIPO0BOULAR , V. a. (eimpouboulà), 
dl. Pourvoir de mauvaise marchandise. V. 
Enfouterlar, 

EMPOOBOULAT , ADA , dl. Pourvu de 
mauvaise marchandise. V. Enfouterlat, 

EMPOUCHAR, d. bas lim. Pour ensa- 
cher. V. Bnsacar. 
EMPOUCHAR , V. Empochar. 
EBIPOUGHINAR 8' , v. r. (s'eimpout- 
chinà). Se rouler , se griser, s'enivrer. Gare. 
V. Bnebriar s\ 

BBIPODGNAR , V. a. ( eimpougna ) ; 
BMvovoNAs. Impugnare , ital. Mmpuiiar , 
esp. Empuharf port. Empoigner , prendre 
et serrer avec le poing; attraper, prendre, 
voler. 

Ëty. de en , de pougn et de ar, prendre 
avec le poing. V. Pugn , R. 

EMPOUONAR 8 , v. r. S'empoigner, 
se saisir l'un l'autre pour se battre, en venir 
aux mains. 

EMPOUONAT , ADA, adj. et p. (eim- 
pougna , àde) ; Apuiiado , esp. Empoché , 
ée. V. Pti^n . R. 

EMPOUIOEOUNAIRE , V. ^ffipottt- 
iounaire. 

EMPOUIOEOUNAMENTjY. £iiipotct- 
iounameni. 

EMPOUIOEOUNAR, Y. Empouiiou- 
nar. 

EMPODIOEODNAT, V. Empouitou- 
nat et PouUoun , R. 

EMPOIIIO0NAR,A]t. de Empoiiùou* 
nar y v. c. m. eiPouisoun, R. 

EMPOUISOUNAIRE, S. m. (eîmpousou- 
nairé) ; ■iivovioBoiwAiHi,mpo«iisooiniii. Em- 
poisonneur, euse, qui empoisonne, et fig. 
qui corrompt la jeunesse ; mauvais cuisinier , 
mauvais marchand de vin. 

Ëty. de em « de pouisoun et de la term. 
aire, celui qui empoisonne ou qui met le 
poison dans. V. Pouisoun, R. 

EMPOUISODNABtENT , S m. ( eim- 
pouisounaméin) ; mmrovicsovmAmmrr , ««- 

pmnovfiAumrT, Empoisonnement , action 
d'empoisonner , ses eflêts. 

Éty. de en , depotiûoun et de ment , dans 
l'intention du poison , ou intention d'empoi- 
sonner , le a n est ici qu* une lettre euphoni- 
que. V. Pottifoun , R. ^ 

Ce crime , qui a été inconnu a Rome , 
tant que l'innoceace des mœurs s'y est con- 
servée , n'a commencé à fixer Tatlention du 
législateur que l'an 304 , et était bh f ITTO , 
puni en France par le feu , conformément à 
la déclaration de Louis XIV , du mois de 
juillet 1682. 

EBIPODISOUiNAR , v. a. (eimpouisou- 
nà ) ; mHrooicsoiwAm, bwooiooiiarjSmvovsoo- 
fiA* , mmrovoimAM. Empeconhentar , port. 
Empoisonner , donner du poison , faire pé- 
rir par son moyen ; fig. infecter. 

Éty. deem, de pouieoun et de la term. 



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$6 



EMP 



act ar, donner du poison. V. Pouisoun , B. 

Toui lou pays n'es empouisounat , toul le 
pays en est infecté. 

EMPOUISOUNUR » V. Empouitou- 
naire. 

EBIPpUISOUNAT , ADA, adj. et part, 
(eimpouisounà , àde) ; bmpovicbovtat , km* 
vomomiAT. Empoisonné , ée , qui a pris du 
poison en assez grande quantité pour per- 
dre la vie : Aqueou champ e$ empiMisounai 
de marrideii herbas, ce champ est infecté 
4e mauvaises herbes. Lou pays es empoui- 
sounat de vermina , le pays est infecté d'in- 
sectes. 

Éty. de fil , de pouisoun et de al, Ktt. qui 
a subi l'actioii du poison. V. Pouisoun, R. 

EBOPOULA, s. f. (eimp6ule)y dl. Empola, 
port. Fiole ou topetle de sirop ou de médecine 
et non ampoule. V. Ampoulla. 

EMPOULIONAT. ADA, adj. et part, 
(eimpoulionà , àde) , dl. Embeguiné. Sauv. 
V. EmpapilhoulaL 

EMPÔOMADAR 8?, V. a. et r. Mettre 
ou se mettre de la pommade. Aub. 

EMPOQBIPn' > IDA , adj. (eimpoumpi ^ 
ide), d. bas lim. Boufi&nt, qui bouffe, qui 
parait gonflé» enflé, gras, replet, rebondi; 
gonflé d'orgueU. V, Gounfle. 

EMPOUNOANAR, v. n. (eimponnganâ), 
dl. Fermer le gosier. Sauv. 

EBIPOURRAGAH j v, n. (eimpourracà) ; 

BHrVDKAAS , BHBACAB . BHrumUllAB. lufeCtCr , 

empuantir, sentir très-mauvais. 

Ety. de en, de pourraea et de «r, sentk 
comme la plante nommée Pourraea^ v. c. m. 

Sente qu'empourraca, il infecte. 
. EBIPOURTABUi ,. ABLA , adj. et part, 
(eimpourtàblépàble), dl. Intolérable. 

Éty. de em priv. de peurUsr et de able, 

Îui ne peut pas être porté ou supporté. V. 
'ort, a. 
EBIPbURTAMENT, V. Emportamsni. 



EMPODRTAR, V. 



Èmporlar. 

EMPOURTAT, V. Emportaê et Po^l, 
Rad. 

EMPOURTUNAR, d. bas lim. V. /m- 
potcrlunar. 

EMPOUaiBIAR 8% T. r. (»'eimpoQsiiià), 
d. de Barcel. S'embourber. 

EBIPOUaiNAT , ATA, adj. et p. (eim- 
pousinà, àïe). Embourbé, ée. 

EIIP0U80UAR, v. a. d. béarn. Enpoî- 
somier. V. Empouisounar. 

EMP OOSSIB UB, V. jfmpoussible. 

EMPOUSTUMIR, Gast. V. ApousUmir, 

EMPOUSTllMIT , IDA, àcy. et p. Cast. 
V. ApoustemiL 

BMPOUTEGAR, v. a. (eimpoatecâ) , 
d. bas lim. Charger quelqu'un d'une chose 
incommode, et parUculièrement d'aune feomie 
ifiOrme. V. Hypouihecar. 

Éty. Béronie dérive ce mot de pùukque 
OU pouteca , qui désigne une personne usée 
par rage ou par les infirmités. 

EMPOUTENT, d. bas lim. V. ^fHm- 
tsnt. 
. EMPOUZODNAR , et 

EMPOOZOUNAT, dl. V. Einpouisou- 
ww, Empouisounat et Pouisoun, R. 

EMPBBCA I BA T , ADA, a^j. et part, 
(cimprccaïrà, àde), dl. bv»u:a«at. Hypo- 
théqué» engagé; ^Mté, noyé de dettes. 



EMP 

chargé de mauvaises affaires. C'est propre- 
ment celui dont la fortune est précaire , ou 
d'emprunt, ou dont les biens sont inprecario. 

Ëty. du lat. precarius , précaire. 

EBIPREONANS, 8. f. vl. Femme encein- 
te : Gai à tas empregnans , malheur aux 
femmes enceintes. 

Éty. du lat. prœgnans^ m. s. V. GenJR. 

EBiPREONAR, V. a. (eimpregnâ); Èm 
prenyar, cat. Empreàar, esp. Emprenharj 
port. Impregnare, ital. Engrosser, féconder, 
faire ou devenir enceinte, concevoir; et en 
parlant des terres, féconder , fertiliser. 

Éty. du lat. prmgigna, et de eti. V. Gen, 
Rad. 

EMPREONAT, ADA., a4j. et part, 
(eimpregnâ, àde), dl. Fécondé. V. Gen, R. 

EMPREONER , V. a. vl. nmoucm. 

Forcer, engrosser. 
EMPRBINAR, vl. V. Empregnar. 
EBIPREISO, s. f. vL V. Entreprisa, 
EBiPREISON, s. f. vl. MraBunaar. 

Entreprise. 

EBIPREISONAR, v. a. vl. mmwwMwaomém. 

V. Emprisounar, 

EMPREISSAR, V. n. et a. vl. Presser, 
venir en hâte. V. Empressar et Ptess, R. 

EMPREIZO, vl. V. Empreiso, 

EMPREMIER, V. Premier, En-premier, 
Dtn-premier et Prim , R. 

EBfPREN, vl. Il ou elle allume, embrase. 

EBiPRENABLE , vl. V. Imprenable. 

EBfPRENDAMENT , et 

EBIPRENDEMENT,S. m. vl 

■■■■•» miàWMtmmMVSMMM, KMFBBMBMBIIT, 1 ^ 

mmwwMMmmm. Imprendimenlo , ital. Accord , 
parti, résolution, chose arrêtée, détermina- 
tk>n prise, convention, dessein; jonction, 
ajustement, accusation, attaque, noédisance. 

Èij.dulBi.apprehendere.V.Prendr, R. 

EBiPRENDRE, V. a. vl. nvums, n- 
nnms., Bitrann. En^rendrer, cat. Em- 
prender, esp. port. Imprendere, ital. Ea- 
treprendre , commencer ; poursuivre , se 
mettre aux trousses; prendre, choisir; im- 
primer, empreindre: s'enraciner, s'attacher, 
s'habituer. V. Prendr, R. 

EBIPRENDRE, ^NipreiMirfr^eat. Em- 
prender, esp. port. Iti^rendere, ital. Pour 
apprendre, V. Apprendre; pour entrepren- 
dre , V. Entreprendre el Prendr, R. 

En vl. il sign. s'éprendre d'amour, disposer, 
allumer, prendre feu. 

Èty. du grec ifucpitOco (emprélh6), dont 
la racine est 7cpi{0a> (prètbô). 

EBIPRENEMEN, S. m. vl. mmwmmm m u w . 

Dessein, projet. 

EMPRENEMENT , vl. V. Emprends- 
ment, 

EMPRENER, V. B. (empréné), dl. Mettre 
une condition k un marché. 

EMPRENER, V. n. dl. S'alhuner, pren- 
dre feu. V. Prendre et AUumar s\ 

Éty. du jjrec iiAicpiiOco (empréld) , brûler, 
embraser , incendier. 

BMPRENBAMBNT, S. m. vl. mmwwmmm^ 
mamt. Grossesse. 

EMPRENHAR, vl. V. Empregnstr. 

EMPRENRE, vl. V. Emprnidre. 

.EMPRENRE , vl. Àvian empres, eons^ 
ptraverani, ito avaient convenu entre eux# i 
Sauv. I 



EMP 

EBIPRENTA, vl. V. Imprenta. 

EBIPRENTAR, d. bas liou Alt. de Bmh 
pruntàr, v. c. m. 

EMPRENTAT, md. V. KmpruntaiL 

EMPRES, EAA, adj. et p. (eimprés, 
ése), dl. MiniM. Entrepris, résolu, conclu. 
V. Entrepres , Entreprenur el Prendr , R. 

EaiPREft , part, de Emprener, v. c. m. dl. 
Empres, cat. Allumé, embrasé. 

EMPRESONAMEICT , aiic. béarn. V. 
Emprisounament. 

EBiPRESOUNAR , Empresonar , cat. 
V. Emprisounar, 

EBiPRESSAllENT, S. nw (eimpressa- 
méin) ; ArrovcAomiA. Apresuramiento , esp. 
Pressa, port. Empressement. V. Affouga^ 
dura. 

Éty. de en, avec, de pressa et de mnU, 
d^une manière pressée. Y. Press , R. 

EaiPRESSAR 8? , v. r. (s'eimpressâ) ; 
■'ArroiwAs, BêkrrMMMM. Apresurarse , esp. 
Apressarse, port. S'empresser» V. S'agou^ 
gar et Press, R. 

EMPRESSAT, ADA, adj. et p. (eim- 
pressa , âdc) ; 



Voy. 



Ely. V. Affougjol et Press, R. 
EBIPRESSIO, s. f. vl. mmnmi 

Empression. 

EMPRETSmiAR, vl. V. EmpHsounoT. 

EMPRIGEOUNAR, et comp. d. m. V. 
Emprisounar et Prendr, R. 

EMPRIGODNDIR, V. a. (eimpregoua- 
dir) ,dl. Creuser profondément, enfoncer bié» 
avant , approfondir , ait. de appr on fondit:.. 

EMPRIGOUNDIT, IDA, adj. et part, 
(empregoundi, ide), dL Creusé, apprpfondL 
V. Found. R. 

EMPRIMAR, V. Emprimar. 

EMPRIS , vl. Entrepris , convenu. Tojr. 
Empres. 

EBIPRlSOUNAMEl«r , ». m. (eimpri- 

■SUT. Emprigionamento, ital. Emprisoooe- 
ment, action par laquelle quelqu'un est mis^ 
en prison ; état d'une personne emprisonnée. 

Ety. de ffi , de prisestn et de ament. Y. 
Prendr, R. 

EMPRISOUNAR, V. ». (eîmprisooilâ ]t 
mmrmmaomum, rnmrmàemovHAm, bvoamab, c«r- 

niAB, rsMAm. Empresonav , anc. cat. £m- 
prigionare, ital. AprisUmar , esp. port. 
Emprisonner, mettre en prison. 

Éty. de en , de prisoun et de ar, mettre 
es prison. Y. Prend, R. 

EMPRISOUNAT , ADA , àâi. et part, 
(eimprisounâ, âde) ; »■? witmiiAT, ■MniMou- 
«AT. Aprisionado, port. Emprisonné > ée.. 
V. Prendr, R. • 

BMPROBIES, ad|. d. vaud. Promis, fse. 
Y. Proumes et Mettre, R. 

EMHIOMES8ION, S. f. v!. Promesse. 
Y. Prouts^ssa et MeUr, R. 

BMPROMBTRE, v. a. vl. npMOMs. 
J^promeOere, ital. Promettre. 

EMPRONT» s. m. anc. béara. Y. £m- 
prunt, 

EBKPRimiPT, vl. Y. Emprunt. 

EMPRUNT , 8. m. (eimprùn) ; Imprestiio, 
ital. Emprestido, esp. Emprunt, action 
d'emprunter et chose empruntée. 



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EMP 

Far un emprfÊtiî^ d. bas Km. donner a 
dîner à phisieurâ personnes. 

Éty. de la basse lat. impretttim , formé 
de tn et de prest, ou du lat. mntuum ptiert^ 
iRttliivm date, Denina. 

Daos l'ancienne Egypte , on ne pouvait 
emprunter qu'en engageant le corps mort 
de son père» et c'était tout à la fois une 
iropiélé et une infamie de laisser trop long- 
temfis le créancier dépositaire de ce gage 
précieux. Chez les Perses, on se couvrait 
d'opprobre en vivant d'emprunt: parmi les 
JuifSy les débiteurs insolvables étaient exposés 
en vente, etc. V. Débiteur. 

BHRBUNTAIRB, s. DU (eimprontâîré) ; 
MA&sMoiB. Emprestador^ port. Emprun- 
teur, euse, celui ou celle qui emprunte» 
qui est dans l'babitude d'emprunter. 

Êty. de emprunt et de la term. aire , 
eelulqui emprunte. 

BimuiNTARy v. a. (eimpnintà); bh« 
njkM, MAuvAB» MAUBAB. ImprmUare , 
Emprestar, port. Emprunter, recevoir 



ilal. 



qoelt{ue chose en prêt pour le rendre dans 
la smte. 

Éty. de emprunt et de la term. «cl, faire 
on emprunt. Gattel, fait dériver ce mot de 
la basse lat impreelare, qui signifie la même 
chose, d'autres de promptare, imprantare, 
employé dans le ménoe sens. 

EMPRUNTAT, ADA , adj. et part, 
(eîmpruntâ, àde); nnsnAT. Emprestado^ 
port Emprunté , ée , qu'on a reçu d'em- 
prunt, qui n'est pas naturel, qui est déguisé, 
qui est faux; on le dit aussi d^une personne 
qui a dans la société un air emprunté. 

Ëty. de emprunt et de la term. pass. at, 
ada. 

jBilPTHOlC, vl. BWToic. V. Emoptoie, 

BMPTICI , adj. vl. Achetable, acheté. 

Ëty. du lat. emplUiui. 

BMPTOIG , vl. V. Emoptoie. 

EttPmoEGAR, Empudegar, cat. V. 

BMPinrasnfAR, v. n. (eîmpudegà et 
ehnpudissinà), dl. BiWPiciirAB. Empuantir, 
infecter. V. Empourracar et Pud, R. 

Put Àlbid^uno kgo, empodiclno» empe$to. 
Hillet. 



If V. Q. vl 

Monter. 

Éty. de #f», àepug,pui, et de ar, aller sur 
la montagne. 

(^KOfi enpngieî sus el har mertat. 

G. Rainols d'Apt. 

Quand je montai sur le rempart crénelé. 

fiMPOfllfAR, y.Empougnar et Pugn , 
Rad. ^ 

BHPOlAB , V. n. vl. Monter , sTéiever. 

fiaiPtlNAifllR 8'» V. r. (s'eimpunafeir); 
Hwiwaui. Se remplir, s'infester de punaises. 

tt y. de e n , de punaisa et de ir. 

BlIPUNAl8IT,tDA,IA, âdj. et part 
(eimpunaisi, Ide» le); MmAim». Rempli, in- 
feste de punaites. 

fB MPUN HAR, vl: V. Empugnar. 
: ratfTOAOOOR, V. Empuraire. 

EBomBADOOR, s. m. ( elmpuradéu ). 
Urouillonj oui excite des querelles, qui port0 
k fairedes choses Uâmabks. 



EMP 

Êty. de empurar et de adour. V. Pur, R. 

EMPURAIRE , s. m. (einnittràïré) ; sami- 
hadoos , sHwmsv, bmpobov*. Tisonneur» euse, 
qui aime à tisonner ; tisonnier , tige de fer 
avec un crothet au bout, qui sert» dans les 
forj^es, à attiser le feu. 

Ety. de empur et de aire. V. Pur^ R. 

EMPURAIRE, s. m. (eimpuradôu et eim- 
puràïré); bmviauaak. Attiseur, celui qui 
attise; ug. celui qui excite, qui provoque les 
autres à faire des choses blâmables. 

Éty. de empurar el de aire. V. Pur, R. 

Bon empuradour fa mangeur lou malaut, 
un homme persuasif décide un obstiné. 

EMPmiAR , V. a. (eimpura) , et impr. n«- 

riAnUtR, BHTVtAK, SMTVtAa » BMPMIBA» , BM- 

riAOBA». Attiser le feu , pousser le bois dans 
le feu pourqu'il brûle : Empurar lou gaveeu ; 
ûg. exciter, pousser, fomenter les divisions, 
souffler la discorde. 

Éty. du grec Ifiscuf stSu» (empureuô) , allu- 
mer le feu; formé de iv (en), dans, de irôp (pur), 
feu, et de la term. act ar; litt. mettre dans 
lefeu. V. Pwr,R. 

Et ce que fougue lou pu heou 
Quand erideroun tous ajudo Voulo vesso , 
De veire Jupiter empura tou gaveou. 
Germ. Bourr. 

Anavê proun ben jusqu^aqui 
Si lou hiagistra plaidejaire 
A^'empuresse pa mai l'affaire. 
La pata enlevada. 

BMPURfiT»et 

EMPUROUN, Gar. V. Empuradour 

EMPU8AR , dl. y. Empurar et Pur , R. 

EMPTEMO , s. m. (empyèmé) ; Empye- 
ma, port Empyème, epanchement d'un li- 
quide quelconque dans la cavité des plèvres , 
dans la poitrine. 

Èty. du lat. empyema, dérivé du grec 
l(X7ruT)(jis (empuéma) , formé de ev (en) , dans, 
et de 7CU0V (puon) , pus. 

EMPTREO, s. m. (empyrée) ; Empireo » 
ital. esp. cat. Empvreo, port. Empyrée, 
partie du ciel la plus élevée, que les anciens 
regardaient comme le séjour des divinités cé- 
lestes, et où les théologiens placent celui des 
bienheoreux. 

Éty. du lat. efnpyrmum , dérivé dn grec 
Iv(en), dans» etdeicûp (pur), feu, pour 
marquer l'éclat et la splendeur du ciel. Voy. 
Pur^ R. 

EMU 

EMUIJLCIO , vl. Emulaeiàj cat Voy. 
Emulation. 

BMUI^TION, S. f. (emulaUe-n) ; aoHA 
▼oi».ofiinrAT , mmmMtam, Emutaiione , ital. 
EmUlaeion^ esp. ^mulai^So, port. Emulacià, 
cat. Émulation , sentiment vit qui porte à faire 
de généreux efiforts pour surpasser, égaler , 
ou même suivre de près ceux qui font quelque 
chose de bien, de louable , d'honnête. 

Ëty. du lat. mmuUUionis, gén. de wmUan 
fio,m,ê. y. Emula. 

BMULATOUR, ATRIÇA, S. (emolatôur, 
atrice). J^mnlateor , alrice , eeloi , celle qui 
prend quelqu'un pour modèle et sTeâbrce de 
limiter. Terme de prédicateur. 



EMU 37 

Éty. du lat. œmulator, m. s. V. Bmuta. 

EMULO, s. m. (emùle) ; Emulo, ital. esp. 
port, cat Emule, rival , concurrent; il ne se 
dit que dans le style élevé. 

Éty. du lat. œmulus, dérivé du grec &{AtXX« 
(amilla), combat, contention, émolatioo» 
rivalité. 

Dérivés : Emulation, EmuUUour. 

Marstlha era Vemalo d'Athenos. 

EBlUl.SlON,s. f. (emulsie-n); Emutsia- 
ne, lUI. £mtc/#ioti»esp. Emulsià,Cài. Emut' 
sQo , port. Emulsion , liqueur aqueuse , d'ap- 
parence laiteuse, tenant une substance grasse 
en suspension; réroulsion d'amandes est la 
plus commune, oelie que tout le monde 
connatt. 

Éty. du lat emutsionis, gén. de emulHo , 
formé de emulgere, traire le lait de la ma- 
melle , parce que les éoBolsions ressemblent 
en général h du lait. 

EBIDBIDAGIO, s. f. vt smmoAmi. Puri- 
fication , épurement. 

Éty. du lat emundafto, m. s. 

EMUNDAMEN, S. m. vt Expiation. 

Ëty. du lat. emundatto» purification. Voy. 
MoundyB. 

EMURAR , vl. V. Enmurar etMuralhar. 

EMURAT » ADA , part. vl. mmnmAn. En- 
fermé» ée. 

Ëty. de e pour en, dans, de mur, mu- 
raille, et de at, mis dans ou entre des mu- 
raitt es. V. iftcr,R. 

EMUTA, s. f. (emùte); amuTA. Àmmu^ 
ttnamentOt ital. Moti, esp. Motim , port. 
Emeute, mouvement passager d'une petite 
partie du peuple , causé par quelque léger 
mécontentement. 

Ëty. de e et de motus, mouvement : «a? 
motUf motiva, M trouve dans Grégoire (de 
Tours, dans le sens d'émeute^ V. Mouv, R 



EMTSPERI^, s. m, vl. V. Uemisphera, 



EN,... Cherchez en /n.... les mots qui no 
se trouvent pas en En,.,. 

EN, prép. vl. employé pour em, am^ ab. 
Avec. 

EN , Souvent empl(^é comme privatif, aa 
lieu de de, ou des : Ennasicaff priver du^ 
nez ; ^nyrunal » égrené, 

tSN, ady. Delè^, d'ici : N'en veni, j'en 
viena. 

Ëty. du lat inde^ 

EN , vl. Pour sur : E monta ^ un caval^ 
et monte aur un cheval. 

EN , pr. rel. vl. £p ^ <ie » di|, 4elà , de cela,, 
de lui , d'elle. 

N*en preni, j'en prends.. 

N'en volif j'en feu\. 

JTen demandi, j'en demande^ 

fil de p^r e^y vl. à ps^rt aoj , aeul, sépa- 
rément. 

En es âemàeg, vl. dans cet intervalle. 

3d fi lojom A vl. le jour n^ènie, le même 
jour. 

En es h pas, vl. tout de snite. 

flft « Est quelt^uefois ei mai k ptopos 



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38 



EN 



employé pour un: Dounaz m'en en paue 
pour un paue. 

EN, est quelquefois aussi employé comme 
temps de verbe, esse ou eHre, siam : En pro 
gens per nos défendre, nous sommes assez 
de monde pour nous défendre. 

EN, dans les anciens actes est souvent 
employé pour moeten, dont il est l'abrégé: 
En Peire Bermond, moi sieur Pierre Ber- 
mondy il était quelquefois précédé d'un d' , 
comme ab eonsH d'en Éarlee d*en Peire 
Cabano, de l'avis de sieur Charles, de sieur 
etc. Sauv. Le même usage était suivi dans 
Its actes latins où Ton lit par exemple : 
Pratum d'en Audemard , le pré de sieur 
Andemard ; on ne l'employait qu'au masculin , 
devant les noms fém. on mettait Na, dans le 
même sens, v. c. m. on élise souvent le e et 
l'on écrit n. 

EN, prép. (éin); /n, ital. En, esp. Un, 
port En, cette préposition indique le motif, 
la manière, la situation, les rapporta au temps 
et au lieu, elle prend les difiérentes signiflca- 
lions de en, dans, comme, avec, durant, 
par, à, sur, de, entre, etc. 

En vl. elle indique la contenance, la di- 
rection, le but, l'époque, la localité, la ma- 
nière d'être • l'attribution , la gradation , le 
changement de temps, la cause, la distance, 
etc. 

Ëty. du lat. in, ou du grec ev (en), m. s. 

On rend cette préposition en français par 
à, dans les phrases suivantes: 

En Arles, en Avignon, en fiera de Beou^ 
taire , à Arles , è Avignon , à la foire de 
Beaucaire, 

Anar de dous en dous, de quatre en quatre, 
aller deux à deux, quatre à quatre. 

An un varlelde dous en dous, ils ont un 
▼alet à deux. 

Sauta les escaliers de quatre en quatre, 
il saute les degrés de quatre à quatre. 

En fet d'aquot, quant à cela. 

On supprime cette prép. en français dans 
les phrases qui suivent : 

An^r en quauqu'endrech, tr» aller quelque 
part. 

Es à vous en qu parti, c'est à vous que 
je jparle. 

On ne doit Jamais ne servir de en pour 
désigner |a matière dopt upe chose est faite, 
ainsi traduise^ : 

Una n^ouestra en or, par une montre d'or, 

UnQ, çhafnineya efi marbre, pair une che- 
minée de marbre. 

Un collier en or, par un collier d'or, etc, 

EN, est parfois employé au lien de es 
priv. comme dans Enlugrar, v. c m. 

EN , employé pour eme. V. Ame. 

En tan de peno, en tan d'esfor , avec ^i^t 
de peine et tant d'effort. Âubanel. 

EN, pour i4m« , dg. Avec. 

EN , d. lim. Souvent employé pour avep 
parFoucaud. 

ENA 

ENA, S. f. (ène). Haine. V. Hena et Odi. 
ElVAOEAR. et 

ENAGUOEAR , v. a. vl. Ennuyer. V. 
Ennuyarei Ertfffn, 
ENAIORIR, hrif^qrirte, cat. V. Aigrir, 
^piAItaBIT, V. AgriteiAer,^, 



ENA 

ENAIGUAT, ADA , adi. et p. ( enaiguà , 
àde) , dl. Aqueux , imbibé d'eau , inonde. 
V. Aigassous, Aigagrwusti Aigu , R. 

ENAIN8, pr. vl. V. Avani, 

ENAIRAMENT, s. m. ( enairaméin ) , 
dl. Orgueil , élévation. 

Éty. de enairar et de ment. V. Aer , R. 

Ara MmUo , ea tramblMi , et ««iirfMit {dctromcn « 
Lvur dcaunda pOTilua i1'w|mcI tmit mi nmtm, 
HUlrt. 

ENAIRAR, V. a. (énairé) ; FutnAs , dl. 
■mBiuui. Joncher les gerbes à l'aire, les y 
dresser , et les ranger pour les faire fouler 
par les pieds des chevaux. 

Ëty. de en , de aira , aire . et de ar, met* 
tre, ranger dans l'aire. V. Aer, R. 

ENAIRAR, V. a. (énaîrà): BnATBAK, 
MMMÂM, rAiBB wwotMumm LAm. Orear , esp. 
Arejar , port. Aérer , mettre ou exposer è 
l'air. 

Ëty. de en , de air et de ar , mettre è 
l'air. V. i4er,R. 

ENAIRAR 8* , V. r. md. MMUAtmjkM ■'. Se 
guinder, s'élever. 

ENAIRAT, ADA. adj . et p. (enaïrà , àde), 
md. MmATmAT. Exposé è l'air ; élevé , sus- 
pendu en l'air. V. i4fr , R. 

ENAI8AR, dl. Rouir. V. Naigear. 

ENAI88I , vl. Ainsi , de même. 

EN-AI88I-PERO, adv. vl. Pourvu, 
cependant. 

ENAIUNAR , V. a. vl. Faciliter. Y. Ais, 
Rad, 

ENALUMENAR, V. a. vl. Aluner. Voy. 
Alunar et Alun , R. 

ENALUMENAT , ADA, adj. vl. V. Alu- 
nat et Alun , R. 

ENABIAR, V. a. vl. Aimer. V. ilmaret 
Am, R. 

ENAMARZIR , v. a. vl. Inamarire , 
ital. Rendre amer , attrister. 

Éty. du lat. inamarescere , ou de en , de 
amar et de ir, le z est euphonique. Voy. 
Amar , R. 

ENAMORAHENT , S. m. vl. Enamorfi- 
ment , cat. Enamoramiento , esp. Nemora* 
mento , port. Innamoramenlo , ital. Amour, 
attachement. V. ^m , R. 

ENAMORAR « V. a. vl. Enamorar , cat. 
esp. port. Innamorare , ital. Aimer, chérir, 
affectionner, amouracher, donner ou pren- 
dre de l'amour. V. Amourachar s\ 

Éty. de en , de amor et de ar , aller dans 
l'amour, être pris d'amour. V. Am, R. 

ENAMORAT , ADA , adj. et p. vl. Ena- 
morad, cat. Enamorado, esp. InnamoralOf 
ital. Amouraché , ée. V. Amour CLchat et 
Am,U. 

ENAMOURAT , V. Amourqus. 

ENAmouRENT , d. du Var. En dimi- 
nuant. V. Mourent en. 

ENAIWPS , ady. vl. Avant, ^nsuiie, aus- 
sitôt. 

Ëty. de en eideamps, pour Ant, v. cm 
et^nl.R. 

ENAN , adv. vl. Au contraire , au lieu de , 
plutôt iqqe; ava^t , devapt , auparavant, 
plutôt, préférablemenl. avance. V. Ant,R, 

ENAÇAR 9^ 9 y- Ff (s'enanà) ; bihavak ■' , 
juMésiAM/ Andiarsene , ital. ïrse , esp. port. 
S'en aller , quitter un lieu; partir, surtout 
si c'est pour retourner chez soi. II ne si^i«- 



ENA 

fie souvent qu'aller» comme daosje m'ca 
vais k la chasse : Faire enanar , laîre e 
aller , chasser ; S'enanar d^una ceiria , se 
aller d'une carte , la jouer. 

Éty. de anar et de en • aller en » aller ad 
leurs. V. ^n, R. 

S* es enanat , Tr. il s'en est allé ei non i 
s'est en allé. Dans tous les temp* cooiposéc 
en doit précéder l'auxiliaire être. Noos nom 
en sommes allez , vous vous en éies ailes, ctc 

ENANAT , ADA, adj. et p. (enanà; âde 
Parti , ie. V. An , R. 

ENANÇAR, v.a. (enançà),d.basiin 
Hâter ,diligeuter. V. Pressar et D^wpmdm, 

Aquot s'enança , cela sera blcntèc fioL 

Ëty. de enant , en avant, et de or. V.ai» 
i4ncin(tr et Ant, R. 

ENANS , s. m. vl. Avancenienl » SBcns. 
avantage , je célèbre. V. Ant , R. 

Fas mt grans BMVTillMS eo vol Dkmi ao ««au T %tSt. 

Fait à moi grande merveille , coduneveii 
Dieu son succès. 

ENANS , adv.(enans). Tantôt, seolcDe^ 
term. du Fugeret. V. i4nl , R. 

ENANSADOR , V. 

ENANSAIRB , s. m. vl. Prônev. 

Éty. de en, de ans et de atrr, celai fi 
met en avant. V. Ant , R. 

ENAN9AMEN , S. m. vl. Avancemefll. 
avantage. 

Éty. de en, de ansa et de wtm, pur 
ment. y.Ant,R, 

ENAN9AR, v. a. et n. vl. Enamiar,9K. 
cat. Avancer, exalter, élever, smpissa, I 
vanter. 

Ëty. de en , de ans et de ar. V. Ant, R. ' 

ENANSAR , V. a. vl. Exhausser, élm 
y. Enaussar. 

Ëty. de en, de ans et de ar, mettred 
avant. V. Ant , R. 

ENANSAR S', v. r. vl. S'élever, s'd- 
hausser , et 6g. devenir plus puisant ; se 
faire honneur, s'enipresser , avancer. 

ENANSAS 9IIÈ , conj. vl. wiâWBwi fo. 
Avant que , plutôt que. 

Éty. de en, de ans et de as. V. Ami • S. 

ENANSEIS, adv. vl. Plutôt V. Ensft 
et Ant , R. 

ENANT, prép. vl. Enani, cat V. Ava^ 

Ëtv. du lat. in et anU. V. i4nl, R. 

ENANTAR, V. a. vl. Déshonorer, Um 
honte. V. Antar. 

Ëty. de en , de ant et de ar. V. Amta , E. 

ENANTIMENT, S. m. vL uuk«nM, 
muMnmmm. Avantage , avancement , célébrdé. 
V:^nl,R. 

EHANTIR , V. a. vl. wiiimuun. A«li- 
tar , cat. Relever, célébrer, louer, avaooer; 
augmçnt^r, exalter. 

Ety. de en, de ant et de tr, aller, mettie 
plus en avapt. V. AnJt , R. 

ÈNANTIT , adj. et p. vl. njjnm. Avan- 
cé , ayant eu bonne réussite. V. Ant ^ R. 

ENAN2AR , vl. V. Enansar. 

ENAP, s. m. vl. Nappo, iul. Coope, 
tasse , verre ^ gobelet , vase. 

Ëty. du vieux français kanap , qui est k 
même que schnapps , mot usité chez le bai 
peuple pour dire un petft yerre d'eaq de vie- 
Demna. 



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ENA 

BNARBORAB , v. a. vl. Snarbolar , 
tat esp. Inalberare , ilal Arborer , élever , 
planter haut et droit. 

Bty. du lat. arboreicere » s'élever comme 
un arbre. V. i4r6r , R. 

SNABCUR 8' , V. r. (enarcâ ). Se cour- 
ber, se voûter; on le dit particulièrement 
des vieillards qui se courbent, et de toutes 
les choses qui en se pliant forment un arc ; 
se percher sur un lieu élevé. 

fety. de en , de arc et de an 

BNARGAT, ADA, adj. et p. (enarcà, 
âde). Acre , ée ; élevé . haut perché. Cast. 

ENAROIR , \ 1. Enardir , cat. V. JtnAar- 

ÈnarOUAR Û' , V. r. (s'cnarguà). Gar. 
V. S^enourgulhir. 

ENARQUILHAR 8, V. r. (enarquilla) ; 
B'mmMmcAm, •'■MAa^oiAik Se relever, se re- 
dresser , monter sur ses ergoU » se glorifler , 
marcher la tête haute* 

Èty. de en, en , de arc , litt. se lever, se 
tendre comme un arc. V. Arc , R. 

Martin • Um goodera qa'apptiomi Im emrlMro , 
S^itarjutt cMMilM ioa iHriant a« vipcro. 

BNARQUILHAT, ADA, adj. et part. 
Cènarquillà , àde) ; wm^tc^vukr. Fier , superbe, 
hautain, monté sur ses ergots. 

Ëty. de enarquUha et de la lerm. pass. 
aï , tendu comme un arc. V. ilrc , R. 

ENARRAR , ?. a. vL Expliquer, inter- 
préter. 

Ëty. du lat. tnarrarB , m. s. 

BNARRIERAR, d. mars. V. Àrritra et 
Endarreirar. ^. ^ .. 

ENART , s. m. (enart) ; mum , dl. Echa- 
faud de maçon. V. Eitagiera. 

Éty. de en, en , et de art, qui est une ait. 
de ait, hauL V. .4(I,R. 

ENARTAR , v. a. dg. Elever , ériger. 

ENARTAR S' , v. r. (s'einnartâ) , dg. 
atAfVAK, BmAMAB, AMtMM, Enùstor ^ auc. 
cat. S'élever. V EHevar «' et i4il , R 

Vu bel joar towaNTM MM C^mmmUmrm. 

ENARTOfl , adj. vl. Altîer , hautain , or- 
gueilleux. 

Éty. de en, de art^ pour ait, et de ot, 
V. .411, R. 

ENA8ANSA, S. f. vl. Avancement. Yoy. 
i4nl, R. 

ENA8TAR, v« a, (enestà), et impr. whla»- 
YAB, dl. smuMTAa, BMBKocBAB. Enaitar , cat. 
Embrocher, mettre à la broche, vL attacher 
à une lance. 

Éty« de €n, d*en on à, de a«Ce, broche, et 
de ar, litt. mettre, passer à la broche. Voy. 
Ait, R. / 

ENASTRAR, vC a, ▼!. Dooer d'une heu- 
reuse étoile* 

Êty. de en, de aHrt et de ar, Y. Aêtr^ R. 

ENASTRAT, ADA, adj. et p. vl. mas- 
vBATz. Heureux. V. Astr^ R. 

ENAUBRAR S', V. r. (s'enooubrà), d. 
bas \m. On le dit au propre, des chèvres qui 
se lèv^ contre un arore poiir en brouter les 
feuil^ et au figuré, de toute éiévation qu^on 
gagne au moyen d'un appui. 

Ety. de en, de aubre et de ar^ monter sur 
un arbre. V. i4r6r, R, 



ENA 

BNAUBRAR 8', V. r. (s'enaoubrà). Se 
percher sur un arbre. Gare. 

Ëty. de en, dans ou sur, de att6re, arbre, 
et de la term» act. ar, litt. aller sur un arbre. 

BNAUCAR, v.a.et 

ENAOCAR S', V. r. (enooucà), d. bas 
lim. Elever la voix, parler avec hauteur, par- 
ler haut en se fâchant. 

Éty. de en, deanc pour haut, et de ar. V. 
Aut. 

ENAURAR, V. a. vl. Inaurart, itak 
Dorer. V. Daurar et Aur, R. 

BNAURAR 8', V. r. (s'enauré). S'élever 
dans les airs, prendre son essor. 

Éty. de en, dans, de anra, air, et de l'act. 
ar, aller dans l'air. WAur, R. 

ENAURAT, ADA, adj. et p. (enaourâ, 
âde). Exhaussé, ée ; tout en l'air , bouffant. 
On le ditd'un Usde paille, de foin, etc., qui 
n'est pas serré et se tient comme en l'air. A vr. 

Ety. de en, de aura et de <U, placé dans 
l'air, V. Aur, R. , « • 

ENAURATGEAR, ▼. a. dg. Rendre 
orageux. , ,, ^ 

Ëty. de en, de auratge et de ar. V. Aur, 
Rad. 2. 

BNAURISLAT, ADA, adj. et p. (enaou- 
relà, âde), dl. Dissipé, coureur. V. Aurtvel, 
ela. 

Éty. de en, de aura a de lat, formé du 
la». ïatiw, porte, porté en l'air. V. Awr,K. 

Loi chambrieiros enanrelados 
Couriiion eoumo d'endtabladoe. 

Michel. 

ENAU8AR, vl. V. Enautsar. 

ENAU8, vl. Hou elle engage, commence 
le combat. ^ 

ENAII8IR , V. a. (einaousir), dl. Exaucer: 
Diau vous enauge, Dieu le veuille. Y. AuHr 
et Aud, R. 

BNAU8aAR, V. a. (enaoussà) ; niAottAB, 
wHmtkvtêMM. InnaUare, ital. Alsar, esp. Al* 
car. port. Exhausser, élever plus haut. 

Éty. de en, en, de aui pour haut, et de ar, 
faire plus haut. V. AU,n. 

BNAU88AR 8', v. r. On le dit en par- 
lant des nuages qui s'élèvent, Lout nivoult 
i'tnauêsoun. Y. AU, R. 

ENAU88AT, ADA , adj. et p. (eneoussà, 
âde). Exhaussé, ée; relevé. V. Alt, R. 

ENADTIT, IDA, adj. et p. vl. wAmms. 
Exhaussé. Y. AU, R. . ^ .. 

ENAUVIB, V. a. (enoouvi), d. bas lim. 
Causer une grande surprise, stupéfier. 

Ëty. de en, comme privatif, et de auetr, 
entendre, entendre des choses inouies, qui 
étonnent, etc. Y. i4ttd, R. 

ENAUVrr, IDA, adj* et P- (enoouvi, 
ide), md. Stupéfait, aite. Y. Aud, R. 

ENAUXELAB, V. a. t1. Elever, dresser 
un oiseau. 

Ëty. de en, deauxet etde«r. Y. Aueel, 

ENATANÇAT, adj. et p. d.vaud. Avan- 
cé, achevé, terminé. Y. Ant, R. 

BNATANT , S. m. (enavàn). Allnre, vi- 
gueur, activité, c'est l'opposé d'indolence : 
Aver dtnavam, étire actif, vigoureux. Yoy. 
Ant, R. 

> Senta tnavatd, sans force et sans vigueur. 
Avril. 



ENA 



39 



ENATANTIB, V. a. vl. Célébrer, mettre 
en avant, prôner. 

Éty. de en, de av pour ad, de ani et de îr, 
aller ou mettre en avant. Y. Ant, R. 

ENAVIBON , prép. vl. et par corrup. 
lang. HUkTwo. Yers, environ : Anavironei, 
au tour de soi. Y. ^nriroiin. 

ENATMA,adv. vl. Gomme, ainsi; en- 
suite. . . 

ENAT88I,vl. Ainsi. 

ENAZIBAB, V. a. vl. Détester, haïr. 

ENAZIBAT, adj. et p. vl. Haï, détesté. 

ENB 

ENB..., vl. Y. les mots qui commencent 
ainsià£m5... 

ENBAGONAT , vl. Y. Embacounai. 

ENBAONAU, dg. D'Astros. 

ENBANABlEN,s. m. vl. Ouvrage à cor- 
nes, partie de fortification. 

Ëty. de en, de bana et de men. 

ENBABOAMENT, vl. Y. Embarga- 

ment, „ , 

ENBA8MAB, vl. Yoy. Embaumar et 
^aum, R. ^ , 

ENBA8TAB, vl. Y. Embaêtar. 

ENBA8TABDIB, vl. Y. Embastardir. 

ENBATBE, vl. Y. Emhatre. 

ENBAT8ADOB , vl. Y. £m6ae»adottr. 

ENBEOUT , vl. Imbu, Y. Embibat; suf- 
foqué. Y. Embegutei Bev, R. 

ENBENDBLAB, V. a. vl. Bander, enve- 
lopper. Y. Bendar. 

Ëty. de en, de bendel et de ar, mettre un 
bandeau, une bande sur... Y. Bend, R. 

ENBEBCAB, V. a. vl. Ebrécher. Y. fer- 
caret Bree,R. . « , . 

ENBBTUIIAB, V. a. vl. Embetunwr, 
cat. £in6e«iinar, esp. i46e«ttinar, port. /mW- 
lumare, ital. Enduire de bitume. 

Éty. de en, de betum, bitume, et de ar, 
enduire avec du bitume. 

BNBETUMAT,ADA, adj. et part. vL 
Enduit de bitume. . . 

BNBEVEIIEN , 8. m. vl. Elision. 

ENBLANQinMCNT,s.m.vl. Blanchi- 
ment. _ ,, 

ENBLAB, vl. Y. Emblar. 

ENBLA8]ilAB,T.n. vl. S'évanouir. Y. 
Etblaêmar. ^ , 

ENBLASMAT;, ADA, adj. et part. vl. 
Évanoui, ie. _ ,, 

ENBLAUZIB, vl. Y. Em&lauetr. 

ENBOLI8BIB, vl. Y. £m6oltfme. 

ENB0Ii8AB, V. a. vl. Embolicar, cat 
Embolêar, esp. port. Envelopper, englouUr. 

Ëty. du1at.{nroIoere. 

ENBONnx, vl. Y. Embourigou. 

ENBOQUIPABIJLT,adj. vl. Blagueur, 

hâbleur. , ^ . 

Èty. de en, de boqui pour baea et de par- 
loi, qui a la parole en bouche. Y. Bouc, R. 

^BOBIOOL,vl. Y. EmbùuHgou. 

BNB08GAB, vl. Y. Emboicar. 

ENBBEOCAB , vl. Y. Embregar. 

ENBBIAB, vl. Y. Embriar. 

BNBBiCvl. Y. Embno. 

ENBBOCACIO , vl, Y. Embrûcado. 

ENBBONGAR, vl. Y. Embronear. 

ENBRDOm , vl. Y. Embrugtt. 

ENBUDEUUEI , V. a. vl. Eventrer , écra- 
ser les boyaux. 



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40 



ENC 



BNG 



ENC, ENC A , terminaison qui n'esl pro- 
bablement ^'one contraction du moi latin 
iweola , habitant , qui demeure , qui fait son 
s^our, qui, ajoutée à un nom de lieu, en 
désigne 1 habitant , comme orf » u. 

Arlai-tne^ de Àralatu-ineola ^ habitant 
d'Arles. 

Àv%pum%-€ne , de AvtnianU inoAm , ha- 
bitant d'Avignon. 

Colmarê-ene , de CoUis-maHiê ineola » 
habitant de Colmars. 

M. de Sauvages avait déjà compris la si- 
gniGcation de cette terminaison , car il dit, 
dans son Dictionnaire , au mot Éneo : an- 
cienne terminaison de noms propres de lieu 
qui en marquent la banlieue, le voisinage ou 
1 arrondissement: tels sont : 

Anduseneo , des environs d'Anduze. 

SaUndreneo . 

Qardounenca , arma Gardounenea , du 
sable du Gardon. 

ENGA, s. f. (éinque). La cannelle d'un 
tonneau y d'une cuve de vendange. V. Ca- 
nela. 

Éty. L'abbé de Sauvages dit que ce mot 
est celtique. 

Anar eaumo una ênea , aHer fréquem- 
ment è la selle , aller comme un robinet. 

Enta de Uxmpa , dl. tuyau de vidange d'un 
bassin ou réservoir d'eau. 

Baffnar Venea^ boire , humecter le gosier. 

ENCA^V. Encart 

ENÇA , adv. de lieu (ein ça); mçai. En- 
deçà : Pu$ tnçà , pui enlà , plus en deçà » 
plus en delà. Deipei un an et^à , depuis un 
an passé. Det-ara^ençà, dorâiavant 

ENÇABAI., dl. V. Aipatal eiAiçavau. 

ENGABALAR , V. a. vl. RendK piutssant, 
donner la dominalioa 

Éty. de en , en ou sur , de eàbal » pour 
tête , chef, autorité , et de ar , donner l'au- 
torité sur. V. Cap , R. 

ENGABALAT , ADA, ad], et p. vl. Rendu 
puissant. V. Cap « R. 

ENGABAUR, V. a. vl Distinguer , per- 
fectionner* 

Éty. de «n , de eahal , pour tête , autorité , 
et de îr , rendre plus distingué dans le pre- 
mier sens; de cabal, Qn, bout , dans le se- 
cond. 

ENGABALIT, IDA . adj. et p. vl. Par- 
fait, accompli ; distingue , èe* V. Cap , R. 

ENCABANAOI, S. m. (eincabanàdgi) ; 
■HCASAiiAcs. Ramage , Cast. rameaux que l'on 

Ï^lace dans les magnaneries pour faire 01er 
es vers à soie. 

ENGABANAR, V. a omoms , nmov- 
cAs. Ramer les vers à soie; former avec des 
rameaux de divers arbustes , et particulière- 
ment avec de la bruyère , du genêt ou du 
thym, des allées de berceaux, appelées ca- 
banos , sur lesquelles vers à sole se placent 
pour faire leurs cocons. 

EfVGABANAR, V. a. (eincabanâ) ; siioa- 
màMÂM , sRTsmmAB, acckatak, crnam , casa- 

«AB. Encbausser , enfermer le jardinage dans 
des espèces de cabanes qu'on fait dans la 
terre pour le préserver de la gelée ^ le cou- 
vrir de fumier on de paille. 



ENC 

Éty. de en, dans, de «akuMi«tde«r, 
mettre dans une cabane. V. Cap, R. ± 

BNGABANAR 8' , V. r. S'encapuchon- 
fier, se couvrir d'un caban ; en parlant du 
ciel , se couvrir , devenir nuageux , sombre. 

Éty. de en, de cadanet de ar , se mettre 
sous le eaban^ 

ENGABANAR S' v. r. S'enchevêtrer: 
on le dit, au propre, d'un cheval qui s'engage 
le pied dans la longe de son licou ; au fig. 
se cabrer , se roidir contre quelqu'un, s'em- 
porter de dépit ou de colère. AvriL 

Éty. Ce mot signifie littéralement se met- 
tre dans une cabane , se couvrir , et ce ne 
peut être que par altér. qu'on lui a donné les 
significations ci-dessus. 

ElfGABANAT, ADA, adj. et p. <éinca- 
bana , àde). Encapuchonné ; sombre , cou- 
vert, nuageux» en parlant du ciel , comme 
si l'on disait couvert d'un manteau, d'une 
cabane. 

Ety. de en , dans , de cahana , et de al , 
mis , placé dans une catiane. V. Cap , R. 2. 

ENGABE8TRAR, v. a. (eincabestrà) ; 
mcBABBtTnui. Encaheitrar, cat. esp. Aeca- 
peiirare » ital. Encabe$trar , port. Mettre le 
Hcou et non enchevêtrer, qui ne se dit que 
du cheval qui a engagé le pied dans la longe 
du licou. Plusieurs auteurs recommandables, 
emploient cependant le mot enchevêtrer » 
pour mettre le licou. 

Êty. du lat. incapistrare , ou de fn , dans 
ou à , de eahettre , licou ,etde ar , litt. met- 
tre le licou à-... V. Cap, R. 

ENGABE8TRAT , ADA , adj. et p. (ein- 
Cabestrà, àde); KmtmAumafwmAr ^ ciiAnmvAT. 

EeabeetradOy port. Enchevêtré , qui a le 
licou. V. Cap , R. 

EMGABRAR 8' , v« r. (s'eiDcabrà). S'en- 
chevêtrer; fig. se cabrer, se roidir contre 
quelqu'un. Gare. 

ENGADAI88AR , v. a. (eincadeissà ) ; 

CA^AïaïAB, BRCAOnftaAa, cabbicmab, shca- 

Buciuui. Parer , biuser^ encoller , mettre la 
colle ou chas it une chaîne de fiL 

Ély. de ifti , de codât et de ar^ mettre le 
chas dans ou sur. 

ENGABAI89AT , ADA , adj. et p. (ein- 
cadaissà , àde) ; cadahmat , mcADcutAT. En- 
collé, ée. 

ENGADAR 8' , v. r. (s'eincadà). S'en- 
dormir profondément; on le dit plus parti- 
culièrement d'une toupie que la rapidité de 
son mouvement fait paraître immobile. 

Ëty. de fn,de Cad, R. de eadere, tom- 
ber , et de ar , tomber de sommeil , être im- 
mobile , ou du catalan aeadar, appaiser , 
calmer. V. Cad^ R. 

ENGADA8TAR, v. a vl. Enfoncer, en- 
châsser , enclaver. 

ENGADA8TAT, ADA, a^. et p. vl 
Enfoncé , enchâssé , enclavé. 

ENGADAT, ADA, adj. et p. (eincadà , 
àde) ; sinxiiimMiT. Profondément endormi ; 
immobile en apparence , en parlant d'une 
toupie qui tourne. V. Cad, R. 

ENGADEITAR, V. a. vl. Enchâsser, 

ENGADEIf AMEN , s. m. vl. Eneadena- 
miento, esp. ^ncadenamefil , cat. Enchaî- 
nement. V. Enchainamenl. 

Ëty. de en, de cadena et de ment, Y. Ca- 
den,ïi 



ENC 

BNGAOBNAR , v. a. (eîneadeiii) ; ». 

CHAaiMJI , BVCHADMAa , CASKRAlk /llfa(eiiar#y 

ital. Encadenar , esp. cal. Encodeur , port. 
Enchaîner, lier, attacher avec des chaînes ; 
fig. captiver, 

Ëty. de en , de cadeiia et de ar^ mettre 
dans les chaînes ou lier avec une chaîne, oa 
du lat, tftcalenarf. V. Caden , R, 

BNGADENAT , ADA , adj. (eincadenà , 
àde); kmcbaihat. j^ncadea do, port. Enchaîné, 
ée. V. Cadfii . R. 

ENCADRAMENT , t. m. (etncadramein). 
Encadrement , action d'encadrer. V. Ouadr^ 
Rad. 

ENCADRAMENT, s. m. (eincadramein). 
Encadrement. 

ENGADRAR, v. a. (eincadrà). Encadrer, 
placer dans un cadre. 

Éty. de en, dans , de cadre et de la terni, 
act. ar , mettre dans un cadre , in qnadrum 
inclaudere. V, Quadr , R. 

ENGJJmAT, ADA, adj. et part, (ein- 
cadrà , àde). Encadré , ée. 

Ety. de en , de cadre et de al , ada , mis 
dans un cadre. V. Quadr, R. 

ENGAFOURNAR , V. a (eincafoumà) ; 
AHAOAB, nfCASMAK. Cachcr avcc soitt , serrer 
dans un lieu secret et difficile à trouver ; i) 
est aussi réciproque. 

Ëty. de en , dans , de eafoumoun , petit 
réduit , et de l'act. ar , mettre, cacher dans 
un lieu retiré. 

ENGAONAMENT,s. m. (eincagnaméin). 
Irritation , excitation , provocation. 

Ëty. de eneagnar, et de la term. menl. 
V. Can, R. 

FoM^rta d^amourouif eneagnamevi 
d'amour. Prov. 

Encagnameni de nervie , on désigne par 
ces mots, à Cuges, selon M. le docteur Rei- 
monen , les distensions des ligaments et la 
rupture de quelques fibres musculaires. 

ENGAONAR , V. a. (eincagnà) ; oms- 
«MAB, BMonniAa, acagiiab^ BinrsKiiiAa. Pro- 
voquer , indter , exciter , irriter , engager à 
se battre , enflammer, en pariant des plaies, 
envenimer. 

Ëty. de en , en , comme , de cagn , eaniSs 
chien, et de la term. act ar, faire comme 
les chiens, sous-entendu, qui se battent 
V. Ciin,R. 






vcwst tmemgmmU et toajoon md bramuit , 



rariJtngL 



Dkml. 



EN6AGNAR 8' , V. r. ■'«»»»». S'irri- 
ter, se provoquer, s'exdter , s'enflammer , 
en parlant des blessures , s'acharner , se li- 
vrer avec opiniâtreté à quelque chose. 

ENGAONAT , ADA , adj. et part, (einca- 
gnà , àde) ; BmiiAT. Irrité , excité, provoqué ; 
courroucé , orageux , en parlant du temps. 

Éty. de entagn et de ai, ada, irrité, com- 
me un chien. V. C^in , R. 

ENGAI, adv. (einsàl). Vers ici, de ce 
côté : Fat tt enfat , approche toi. 

ENGAIRA, Alt dudg.def neora, v.cm, 

BNGAHIELLAR , V. a. vl. Accabler, 
percer de traits. 

Éty. de en, avec, de eairel, carreau, trait, 
et de ar , atteindre , percer avec des traits. 



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ENC 

BNCAI80NAR, ?. a. vl. Àccttser.re- 
prodier. 

Éty. de en , de causa et de anar , pour 
ar , mellre en cause. V. Cdua, R. 

BNCAISSAMBNT , 8. m. (einqoetssa* 
néio) ; Encaxamento , port. Encaîademeiit , 
actMMi d'encaisser, ou le résultat de celte 

SICtiOB. 

Èty. de en , dans, de caina , caisse , et de 
menL V. Cais$ , R, 

BNCAISSAR , ▼. a. (enqoaissÂ); mcAi- 
csAM , BVQimistAB. Incoisart , itol. ^ncaxo- 
nar, esp. cat. Encaixar, port. Encaisser , 
mettre dans une caisse , et fig. metire dans 
!a panse , manger beaucoup et a?idement ; 
comprendre , conccTOir. Gare. 

Éty. de en , dans , de eaind , caisse, et de 
ar, y. Caiis, R. 

Endigutr, réduire ou fixer une rivière 
par le moyen des digues. 

BNGAIS8AT, ADA. adj. et p. (einaoeissà, 
âde) ; Encaixado , port. Encadra» , cat. 
Encaissé, ée, mis, enfermé dans une caisse. 
V. aitee,R. 

ENGAinvrr , IDA, adj. et p. vl. w- 
cMnvm. Devenu cbélif, mauvais. V. Cap, 
Rad. 3. 

ENCALANAT , ADA , adj. et p. vl. m- 
cALAMMn, Echauffé. Y. Cat, R. 

BNGAIaAB, V. a. (eincalà); ncAïuia, 



om. Démolir , abattre , ren- 
verser. 

Éty. de en, de eala, fonds, ctdear, 
aller ou jeter en bas. V. Calar, R. 

ENGAI.AR B\ T. n. etr. t'nicALiui, s'a- 
cHAMovriB. Incagliare , ital. EncalUir , esp. 
Engravars' et Enealhar , port. Echouer, 
s'engraver, se jeter dans un lieu d'où Ton 
ne peut se tirer ; être cassé , se courl)er de 
viallesse ; fig. rester court. 

Ëty. V. le mot précédent , dans le sens de 
rester court , enealar vient de l'esp. calhar , 
se taire , dérivé aussi de calar , dans le sens 
décéder. V. Calar, R. 

Sntm tHtulmr funtil pM br Im viafi. 

BNCALAT, ADA, adj. et p. (eincalà, 

ade) ; nCMMAX , ACOtmCOUttOVIIIT , A«mAUTOi||- 

nr. Démoli , ie, abattu ; échoué, engravé, 
et fig. penaud, attrapé; courbé par l'âge. 
V. Calar, R. 

ENCALAT, s. m. dl. Fromage mou, 
(irais. V. Touwml. 

Ëty. Parce qu'il s'aflaisse , ê'encala. Voy. 
Calar, R. 

ENGAIâEISBAB. v. a. (einealeisbà), dl. 
KwcAtKLw. Parer, ajuster. 

Ëty. du grec xoXè; (kalos), beau, ou de en, 
de xaXXtoo) (kallioô), rendre plus beau, et de 
Tact. ar. 

BNCALELHAR, v. a. (cincaleillà) , dl. 
Parer, ajuster. V. Encaleiêbar. 

BNCALBT S', vl. 11 ou elle s'écbaufla. 

ENCAL8AR, vl. y.Encaui$ar. 

BNCALT , s. m. vl. BKALTx. Fuite, pour- 
suite. 

ENGAIIARADAMEN, S. m. vl. Intro- 
duction. 

ÉtY. de encamarada et de mtn. Voy. 
Cambr, R. 

TOM. II. 



ENC 

ÉHÛàMàAÂMÈNf 8. m. vl. Introduc- 
tion. V. Cambr, R. 

ENGAMARAR, V. a. vl. Eneamorrar^ 
cat. Encamarar^ esp. Renfermer dans la 
chambt*e) liltroduire, mêler, dénaturer. 

Éty. de en, dans, de eamara, chambre, et 
dear, mettre dans la chambre. V. Cambr, R. 

BNgAWlABAl^, ADA, adj. et part. vl. 
Dénaturé, ée : introduit. V. Cambr, R. 

ENGAMBADA , s. f. (ehicambàde). En- 
jambée, espace qu'on peut enjamber, et pas 
que l'on fait à cet cflet. 

Éty. de en, avec, de eamba et de ada, litt. 
fait avec la jambe. V. Camby R. 

ENGAMBALAB, V. Encambar. 

ENCAMBAB , v. a. (eincambà) ; ostcouit- 
rAMAB, ucAMBAB. Enjambcr, franchir un ruis- 
seau, un fossé en ouvrant les jambes plus 
qu'à l'ordinaire; enfourcher un cheval. 

Êty. de en, avec, de cambo, jambe, et de 
ar, franchir avec la jambe. V. Camb, R. 

ENCAMBAB 8*, V. r. ■'BllCA▼Auu^ ■ w- 
CATAMAM, t'ACAHBAB. So mcttTc à califour- 
chon ; aller à cheval jambe deçà, jambe delà . 

ENCAMBARLAT, V. Éicambarlai et 
Camb, R. 

ENGA1IBAT,ADA> adj. et part (ein- 
cambà, àde). Enjambé, ée ; haut en jambe. 
V. Camb, R. 

ENCAMINAB, V. a. (eincaminà); atias, 
acubmirak , ABisBAii. Eticaminar , cat. esp. 
£ncamtn^r, port, /neammtnare, ital. Ache- 
miner, mettre en chemin, mettre sur la voie. 

Ëty. de en, dans, de eamin, chemin, et de 
ar. V. Camtn, R. 

ENCAMINAR 8', v. r. (s'eincaminà) ; 

ACflSMOlAB ■' , ACAMWA •' , AVIAB •' . InCammi^ 

narsi, ital. Encaminane, esp. £neaintn^f- 
ee, port. S'acheminer, se mettre en route, 
entrer dans une carrièiîs. 

Éty. de en, de camin et dear, se mettre en 
chemin. V. Camtn, R. 

ENGABANAT, ADA, adj. et p. (enca- 
minà, àde) ; smuuBAT, aviat. Encaminhado^ 
port. Acheminé, ée. V. Camtn, R. 

ENCABIPAB, V. a. (eincampà), dg. Éta- 
ler devant ou près de soi. 

ENGANALHAR8'. v. r. (s'eincanaillà) : 
•*. Se mésallier, s'encanailler, avoir 



ENC 



4t 



On nomme: 

PHIS^E, W pr4s qu'on met, m ùûaamt PlATMlalrr, aux clio* 



commerce avec de la canaille. 

Éty. de en, avec, de canaUia et de ar, 
aller avec la canaille. V. Can, R. 

ENCANEZIB, v. n. vl. Blanchir, deve- 
nir blanc. 

Ëty. da lat. incaneseere, m. s. V. Can^ 
Rad. 3. 

BNGANT , S. m. (eincàn) ; sucnAirr , et 
mieux iii«oAiiT,BNCA]i. /neanlo, ital. Entante, 
esp. port. Entant, cat. Encan, vente de meu- 
bles ou autres effets qui se fait publiquement 
au plus offrant et dernier enchérisseur. 

Ety. du lal.tn quantum, à combien? Les 
enchères se faisaient anciennement par de* 
mandes et par réponses; l'officier qui fai- 
sait l'adjudication demandait à ceux qui se 
présentaient pour enchérir : in auantum rem 
dicebant, et l'enchérisseur répondait une 
somme. Ency. 

Paire un entant, vendre aux enchères. 

ENCANT, adv. vl. Autant que: Entant 
poiran, autant qu'ils pourront. 



•M tpii «UiivMit écr» ifiiëBt i «Ml I 
PRISECR om HUISSIER PRISELR , celui ^m net U 
prix aux cliuac* qn'oo vend a«s cucbrr«. 

ENGANTADOB, vl. Entoniador, cat 
esp. V. Entantaire et Cant , R. 

ENGANTAIBE, S. m. vl. bmuuitammi. 
Enchanteur, magicien. Y. Sourcier , Ma$ca 
etCanl,R. 

Entanteur, huissier priseur. 

ENGANTAIBE, S. m. mcAirnuBs. dl. 
Crieur public. V. Troumpeto. 

Éty. de entant et de aire , celui qui fait 
l'encan. V. Cant, R. 

ENGANTAIBE, s. m. (eincantàîre) ; m- 
cAiffABoa. /ncanlador, cat. esp. port. ïncan' 
tatore^ ital. Enchanteur, enchanteresse, au 
fém. celui ou celle qui enchante par des pa- 
roles magiques, ou Gg. qui trompe au moyen 
de beaux discours. 

Éty. de en , de tant et de la term. aire , 
celui qui enchante, ou du lat. intantaior, 
le même. V. Cant, R. 

ENGANTAMENT, 8. m. (eincantaméin) ; 
wmcwuunAMMMT, Eneantament, cat. Eneanta- 
miento, esp. Encaniamento, port, /ncanfe- 
iimo, ital. Enchantement, sortilège , magie , 
l'effet de prétendus charmes, ou de paroles 
magiques , et Gg. chose merveilleuse et sur- 
prenante. V. Charme, 

Éty. de encantar, et de la term. ment, ma- 
nière d'enchanter, ou du lat. incantomenlum, 
m. s. V. Canl, R. 

ENGANTAB, Pour ensorceler. V. £tn- 
masear. 

ENGANTAB, v. a. (eincantà) ; Entantar, 
cat. esp. Incantare , ital. Vendre à l'encan 
ou aux enchères ; proclamer , en dg. 

Éty. du lat. ineantare, crier haut, ou de 
in-quantum et de ar , dire à combien. Voy. 
Cant, R. 

ENGANTAB, v. a. ncnAnAft. Intan- 
(ar«, ital. Entantar, esp. port. cat. Enchan- 
ter, ravir, charmer, captiver les affections 
d'autrui par des paroles ou des actions. 

Ëty. du lat. intantare , qu'on a dit pour 
tanlare , ravir par le chant : Vcteres tantare 
de magito carminé ditebant. Servius. Voy. 
Cant, R. 

ENCANTAT, ADA, adj. et p. (eincantà, 
àde}. Qui a été mis aux enchères, à l'encan. 

Ely. de entant et de aL V. Cant, R. 

ENGANTAT , ADA, adj. et p. Entanta- 
do, port. Entantad, cat. Enchanté, ensor- 
celé : Entourtelat, ravi, charmé. 

Éty. du lat. ineaniaiuê, m. s. V. Cant, R. 

ENCANTATIO , s. f. vl. ^ncdnZacton . 
esp. Entantat^o, port. Intantazione , ital. 
Enchantement. V. EntantamenI, 
Èly. du lat. intantatio, V. Cant, R. 

BNCANTATBB , S. m. vl. Enchanteur. 
V. Enthantaire et Cant, R. 
ENGANTELAB, V. n. vl. Chanceler. 
ENGANTUNAB 8*, v. r (seincautiinà). 
Se fâcher , s'inquiéter, s'impatienter. Gare. 
V. Bittar, 

Éty. Je ne comprends rien à ce mot que je 
rap|)orte d'après M. Garcin. 

ENGANUZIB, v. n. vl. ncAimia. Enca^ 
neter, esp. port. Incanutire, ital. Blanchir. 



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42 



ENC 



ENCAP, 8. m. (eincàp); ncAs, uiciiava- 

DouniAs, MARTKixiBA. Aifc, marteau de fau- 
cheur , sur lequel et avec lequel il rebal la 
lame de la faux pour en réparer le tranchant. 
V. Marteleira. 

Éty. de en, dans on surjet de eap^, tète , 
extrémités V. Cap, R. 

ENGAPAIRONAIt, y. a; et n. vl. Cou- 
vrir, se couvrir d'un chaperon. V* Encapei- 
raunar s' ^ 

Éty. de en, on, ou sur, de eapairon et de 
ar, mellrc le chaperon sur . . . V. Cap, R. 

ENCAPAR, v. a» (eineapâ); bichapas., 
BRCHAFLAm. Eo tcrmc de faïencier, redresser 
une pièce ; on terme de faucheur, rebattre la 
faux sur l'aire ; tailler, rebattre la meule d'un 
moulin. à farine, en battre la meule avec un 
marteau pointu pour lui redonner le grain. 

Éty. de en, sur, de cap et de ar, frapper 
sur la^tétA, sur le tranchant, ou de encap 
et de ar. V. Cap^ R. 

ENCAP AU, v. n. Commencer une affaire, 
rencontrer, choisir bien ou mal: Ai mat en- 
capat, j'ai mal réussi' dans^ mes vues, dans 
mon but. V. Cap, 

ENCAPARRAlREj's. m. d. de Carp.Y. 
Aecaparrur. 

ENCAPARRAMENT, s. m. (eincapar- 
raméin). Arrhement, convention que l'on fait 
pour l'achat de quelque marchandise, sur le 
prix de laquelle on paie quelque chose d'a- 
vance. 

Éty. de encaparrar et de ment. V. Arra, 
Rad. 

ENCAPARRAR, v. a. (eincaparrà). Ar- 
rher, s'assurer de quelque chose en donnant 
des arrhes , accaparrer. V, Accaparrar, 

Éty. de en, de l'ilal. caparra, arrhes, et 
de ar, s'assurer par des arrhes. V. Arra, 
Rad. . 

faverliiii, mai senso rire. 
De /'encaparrar lou premier , 
Et gueirai de tout lou cartier. 

Gros. 

ENGAPARRUR, V. Aecaparrur et Arra, 
Rad. 

ENGAPEIROUNAR 8*, v. r. (s'einca- 
peirounà). S'cncapuchonner, se couvrir la 
tète d'un chaperon. 

Êly. de en, de capeiroun et de ar. Voy. 
Cap.R. 

ENGAPELAR,y. a. (eîncapelâ). Capeler 
ou capellei* les haubans , les passer par des- 
sus la tète du mât pour les mettre en place. 
V. Cap, R. 

ENGAPOTAR S' , v. r. (s'eincapoutâ) ; 
•'sscArocTAB, BncAroocuocnAn, bbcapocboiab. . 

Se couvrir soigneusement ; mettre une ca- 
polle. 

ENCAPOUCHOUNAR, Gare. V. Enea- 
potar $*. 

ENCAPUCHOONAR S% V. r. (s'einca- 
putchouna) ; t'jEacAPooTAB. S'cncapuchonner. 

ENCAR , adv^ vl. MMCABA» , 
Encore. V. Encara et Hour, R. 

ENCARA, adv. (eincàre); me 

UVCOOC, BHCCCItS, BNCAB, DBKOOBTIKA, 9MMCVMMA, 

MCA , BBKSBAt. AncoTo , ilal. Encara.^ En- 
quer cl Enquera, cal. Encore, une autre ou 
une, seconde fois, outre cela, de plus. 
Ety. du lat. in hanc horam^ ou de l'ilal ■ 



ENC 

aneora, fait de anehe ara, aussi, à présent. 
V. Hour,ïi, 

Encara beat, fort heureusement, heureux 
encore, on dit aussi encara gau, dans^ le 
môme sens^ 

it mat encara/ exclam.. quoi, encore f 

Ne mai encara, dl. il n'est pas encore 
tcnnjps. V.. Encareta, ûinu 

Encara yiou mounet ou toujour viou , 
encore vit-il, ou petit feu toujours vit. Jeu 
qui se fait avec un papier allumé que l'on fait 
passer de main en main en disant, tant qu'il 
n'est pas éteint : Encara viou mounet , la 
personne entre les mains de qui il s'éteint 
met un gage. 

Quand on dit encara un pauc, on con- 
tracte ordinairement la phrasé de cette ma- 
nière • encan pauc, 

ENCARAMEL , S. m. vl. Chalumeau. 

Êty. du lat. calamus, m. s. 

ENCARAR, V. Encalar et Calûr, R. 

ENGARA8,adv. vl. V. £ncaraetJIoMr,R. 

ENCARAT , adj. et p. Pour démoli , 
abattu. \. Encalat et Calar, R. 

ENCARAT-, ADA, adj. et p. (eincarà, 
âde); Face , ée : Homme hen ou mau encarat, 
homme bien ou mal face, inquiet> bourru, 
rechigné, d'un abord désagréable. 

Ety, de en, de cara^ face, mine ,. et de at, 
V. Cara,R, 

ENCARGACEIâAR 8' , v. r. (s'eincarca- 
celé). Se percher, se jucher sur un lieu élevé. 

ENGARCERAR , v. a. vl. Encarcerar , 
anc. cat. porf. Enoarcelar,.es^, Incarcerare, 
italt Incarcérer, metire en pnson. 

Éty. du lat. inearcerare , même sign. ou 
de en, dans,, de eorcer, prison, et £ ar. 

ENCARGERAT, ADA, adj. (eincarcerà, 
âde) ; Encarcerado , port. Incarcéréj ée , 
emprisonné. 

ENCARCERATION, 8. f. vl. Encaree- 
lotion, esp. Incarcerazione , ital. Incarcé- 
ration. 

Éty. du lat incareerationis , gén; de tn^ 
oarceratio. 

ENCARENAR, v. a. (eincarenà); BtrA«- 
M49. Suiver , espalmer ou brayer im vais- 
seau, enduire sa carène de suif fondu. 

Éty. de en, de oarcna et de ar, agir sur 
la carètic. 

ENCARESIR , V. n. (einoareair) , dl. 
Enchérir. V. Renchérir et Car , R. 

ENCARE8TIR, v. n. (eincarestir) , dl. 
Enchérir. V. Renchérir ci Car, R. 

ENCARETA , adv. dim. de encara , 
(eincaréte). Employé seulement avec la nég. 
paê , pancareta , formé de paê-encareta , 
pas tout à fait encore, dans un moment. 
V. Rour , R. 

ENCARGAR, v. n. vl. Encarregar, cat. 
port. Encargar, esp. incaricare, ital. Char- 
ger , devenir enceinte, concevoir : charger 
quelqu'un d'une chose. 

Éty. de en et de cargaL V. Carg, R. 

ENGAROAT, ADA^ adj. et p. vh Char- 
gé, ée. enceinte. V. Carg^ R. 

ENCARITAT, v. a. vl. Assisté, secouru. 

Ely. de en, de cart^ rac, de caritatieei 
de ar, exercer la charité. V. Car, R. 

ENCARNAMEN, s. m. vl. Encarna- 
miento, esp. Incarnation. V. Encarnation 
ot Cam, R.. 



ENC 

ENCARNAR 8', v. n. Cl r. vl. Encarnar, 
cat. esp. port. Incamare, ital. Incarner et 
s'incarner , on le dit particnlièrement de 
l'incarnation de J.-C. ; faire chair, devenir 
chair , en pariant d'une ble^ure qui guérit , 
qui pousse des bourgeons charnus, prendre 
racine dans les chairs- comme un chancre. 

Éty. de en , de cam et de ar , ce changer 
en chair. V. 6'am,.R. 

ENCARNAT, ADA,, a^j. cl part. vl. 
Encamadip, porl. Encarnad, cat. Incarné, 
ée. V. Cam., R. 

BNCARNATia, vl. et 

ENCARNATION, 8. f. (eincarualie-n) ; 
£'neartiaet6 , cat. Eneamacùm, esp. J^n- 
carnaçâo, port, ifieamaiiofie, ital; Incaiv 
nation.,, action de la divinité qui a'ineame , 
ou le résultat de cette action. 

Ety. dw lat. incatmaHonie , gén. de inear- 
natio, ou de en, en., de eam, chair, et 
de ocfton-, action de se faire chair. Voy. 
Cam, R. 

BNCARNATID, HTA., adj^ vl. Inear- 
natif, qui engendre , qui fait revenir la 
chair. 

Ély« dé en, en., de cam, chair, et de 
aitu , propre à mettre en chair. V. Cam , R» 

ENCARNILHAR8',v.r.(8'eincamillà); 
•'■cARHiAa, •oMfimKmujaAm. En* pariant d'un 
(H troptordu , se rouler sur lui«>méme, s'em- 
brouiller , on le dit aussi par extension des^ 
cheveux qui se brouillent. V». Engouair #r. 

ENCARNILHAT , ADA , adj. et parti, 
(eincarnillà, àde); MCAnoAT. Roulé. 

ENCARRAIRAR , ^ a. (eincarreirà) , et 
impr. BTCAusiiuuu Mettre sur la roule,, sur 
la voie ; on le dit plus particulièrement d'un 
troupeau de brebis qii'on veut mettre en 
marche. 

Éty. de «I, en, de Carraira, ?. c; m. 
et de la term. act. ar, litt. mettre dauA^ le 
chemin. V. Carr, R. 

En dl. faire prendre son courant h l'eau 
d'un ruisseau. 

ENCARRAIRAR 8» , T. r. Se mettre 
en chemin , partir. 

Eogcrbcr, mettre les tonneaux les uns sur 
les autres-, lorsque la cave est trop petite 
pour les contenir autrement. 

ENGARRELAR , v. a» (cîncarrelà) , d. de 
Barcel. Etendre sur le carreau, tuer d'un 
seul coup. 

Éty. de en, deearrel et de ar. 

ENCART AMEN, S. nu vl. ncASTAminr. 
Encartamiento, esp. Charte, titre. 

Éty. de en, en ou sur, de carta et de men, 
chose mise sur le papier, écrit. V. Car£ , 
Rad. 

ENCART AR, v. a. vl. Encartar , cat. 
esp. port. Incartare, ital. Inscrire, enre- 
gistrer, rédiger en litre. 

Éty. de en , de car(a et de ar, litt. mettre 
sur le papier. V. Cart, R. 

ENCARTAR, V. a. Gommer, apprêter, 
cylindrcr , donner de l'apprêt avec de la 
gomme, de la colle ou par le moyen du 
cylindre. Avril. V. Cart, R. 

ENCARTAT , ADA, adj. et p. vl. Inscrit, 
itc, enregistré. V. Cart, R. 

ENGABZIR, v. a. vl. Enchérir, renchérir, 
prier, presser. 



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ENC 

Éty. de en , de eart et de ir^ devenir 
cher. V. Car, R. caHor fieri^ lat. 

ENCAS8AB, \I. V. Encauêêar. 

ENCASTJJIENT , 8. m. vl. Agrafe. 

ENGASTAR, v. a. \l. mcAmiiAB. £n- 
cbasser. V. Eneattrar. 

Bneastar lous agneU, parquer. 

ENGA8TBIAR , V. n. (eincastelà). C'esl 
au jeu de tnerdle , poser la première mar- 
que. 

ENGASTOiNAR^ v. b. \\. Engastonar , 
esp. Eneattoar, porl. Incastonare^ ital. 
Enchâsser. V. Encastrar, 

ENCAftTRAR, v. a. (eincastra); Enccu- 
tar, cat. Engaitar, esp. Encaixar^ port. 
Incastrare, ital. Enchâsser. 

ENCASTRAR , v. a. (eincastrà] ; sncAt- 
TAR. Séparer les agneaux de leurs mères, pour 
les sevrer^ 

Ety. de en, dans, ^eeaêWmm, lieu fermé, 
et de ar. 

ENCASTRAR, vl. Châtrer. V. ^Oêtrar 
et Creitar. 

ENCASTRAT, adj. et p. m. vl. Châtré. 
V. Castrai et Cre$iat. 

ENCASTRET, S. m. (eincastré}, dl. 
Pièce de charpente, qui, selon sesdlfierents 
usages , a différents noms. Sau?. 

Éncaêlret de pout , rouet de charpente 
sur lequel i)n bâtit le «ur d'un j)uils, et 
le mur de douve d'un iiassin de jardin. 

Encaetrel de motitin, châssis de charpente 
qui entoure le gîte d'un moulin à farine. 

Eneastrei de Uech, châssis d'un ciel de lit. 

Encastrei de (tnecm, xercledc charpente, 
d'une cuve h vm. 

ENCATAFDBNAR S*, v. r. (s'eincata- 
fumà). Rentrer chez soi , s'enfermer. Cast. 

ENCATONAR S' , V. r. (s'eincatunà). Se 
fâcher, s'inquiéter, s'impatienter, s'enrager. 
Gare. 

ENCAUNARS', V. r. (^ eîncaounâ] ; s'kh- 
coohhak. Encauane , cBi, Encavar$e, esp. 
Se tapir? se cacher dans un trou, dans un 
cfapier , en parlant des lapins. V.J^nea/bur- 
nar s* et Entraucar i\ 

Ëty. de €fi, dans, de-eauna^ crône, IroB, 
et de ar. 

ENGAUS, s. m.teineàous) ; jmcAvtAaivirr, 
%1. BncAOTs. Persécution, accusation, chasse, 
poursuite, attaque; ennemi. 

E(y. du lat. ÂnciMa(to,,m. sign. ou de^en, 
cl de cauta. V. Cau$, R. 

ENCAUSAR, v.^. \J. Presser. Y. En- 
caussar, 

ENCAUSAT» adj. cl o. Yl. Poursuivi. 
V. Caus, R. 

ENCAUSSADOR, ej 

ENGAU^AJRE^s. m. ;v1. Persécuteur, 
ace usa leur. 

Éty. dulat. încuêaior. V. Caus, R. 

ENCAU93AMENT, Seacciamenlo, ital. 
Même sign. que Encans, persécution^ v.<î. 
m. et Cas$,Vi. 

ENCAUSSAR, V. a. vl. ^c«AottAB, n- 
CAMAB, bugaosak, BHCivuAii. Jncalzarf, ilal. 
Persécuter, chasser, mettre en fuite : Si mi 
encausseron, e vos eneausserariy s* ils m*ont 
persécuté, ils vous persécuteront. 

Ëty. du lat. incusare, accuser, hlâmcr, 
dans un sons, et dc^ncatu, chasse, persécu- 
tion, dans l'autre. 



ENC 

ENCAU88INAR, (eincaoucinà): mmc£0' 

CIRAS, BHCHAVttWAK, BIICHOOUSMIIAB. Echaulcr, 

chauler, arroser le blé au'on veut semer 
avec de Teau de chaux, dans l'intention de 
prévenir le charbon. 

Ë|y. deen, de eauseina et de «r, mettre 
^ans la chaux. V. Cal, R. 3. 

On nomme z 

CHAlTLAGE, l'«etbm^ chnUr. 

ENCAUSSINAT , ADA , adj. et part, (em- 
caoussinà, àde). Chaulé, ée. V. Cal, R. 3. 

ENGAUT, s. m. vl. Eneausto, esp. Jn- 
ehinstrOj itari. Encre. V. Ancra. 

Ety. du lat. eneaustum, 

ENGAUTAR, v. a. (eincaoutà). Notifier, 
-signiOer. V. Signifiar. 

ENGAUTAR, ^. a. ^l Préserver , pré- 
voir. 

Éty. de en, en ou sur, de taut, caution, 
précaution, et de ur, agir avec précaution. 
V. Caut, R. 

ENGAUTAT, adj. et p. vl. Précantionné, 
réservé, sur ses gardes, prudent, avisé. 

Ëty. dulat. eau/ti#,'m. s. V. Caut, R. 

ENGAUTATIU, IVA, adj. vl. Préserva- 
tif, prévoyant. 

Éty. de encaut et de ntiu. V. CaUl. R. 

ENGAUVA, s. f. (eincàouve); bvcaima. 
Cause, sujet, il n'est guère employé que dans 
cette phrase : N'en siou pas Vencauva, Je 
n'en suis pas la cause. V. Caus, R. 

ENGAVALAR , v. n. (eincavalà). Même 
sign. que EncavcUcar, v. x. m. eiCaval, 
Rad. 

El lou Jour pougnent miieveri 
JPei sur noun ay m'encavaleri. 
Suou, Inéd. 

tlemot signlGe aussi amonceler, mettre 
entas, entasser. V. Accuchar» 

ENGAVALAR.v. a. (eincavalà). Entas- 
ser la grosse paille, former les meulesi<gti'on 
appelle cavalels, V. Caval, R. 

ENGAVALAR S% v. r. •mmcAVAvcjkm, 
Chevaucher, tse^ettre à ^califourchon, eiyam- 
ber un cheval. Avril. 

ENCAVALCAR g* , V. r. ^«'cincavali à) ; 

•'««CAVAUiK, BBCATAOCAS ■', SB GAVALA». Eh^ 

cavatcar, cat. Au propre, monter à cheval, 
et par ext. se mettre à califourchon «ur quel- 
que chose élevée. 

Ëty. de f net dc^avalcar^ aller à cheval 
sur. V. Cuvai, R. 

ENCAVALCAR, v.a.etn. vl. mmcawam.- 
OAK. Encavakar, ancrât. £nca6a/^ar, esp. 
£ncava/^ar, port. Incavalcare, ilal. Che- 
vaucher , enchevaucher , pourvoir de che- 
vaux. 

Ëty. de tn, en ou sur, de cavo^, «heval, et 
de car pour ar» V. Caval, II. 

ENCAVALCAT, ADA. bhcatamav. Che- 
vauché, monté à-cheval, pourvu de chevaux. 
V.Cacal, R. 

ENCAVALOAR, vl. V. Encavalcar. 

ENGAVAUGADURA , s. f. (eincavaotica- 
dùre) : xmrAvsniiA. Enchevaucnure, jonction 
par feuillure ou recouvrement. 

Ëty. de encavaucad et de iera, ce qui 
chevauche. V. Caval, R. 

ENGAVAUGAR, V. Encavalar. 



ENC 



43 



^ENGAYTIVAR , v. a. vl. Encativar, 
anc. cat. Tenir captif, emprisonner. 

Ëty. de en, de tc^liVj captif, et de ar^ 
mettre, tenir captif. V. Cap, R. 2. 

ENGATTIVAT, ADA, a^j. et^). vl. Cap- 
tif, ive. V. Cap, R. 2. 

ENGECA, adj. et p. vl. Aveuglé. 

£ty. de «n, de cec, aveugle , et de a pour 
ûl, fait. V. Cec, R. 

ENCEGAR, V. a. vl. bmbgad, brcegam. 
Aveugler. 

Éty. de en, derec, «veugle, et de ar, ren- 
dre aveugle ou mettre dans l'aveuglement^ 
ou du lat. cœcare. V. Cee, R, 

Vers q*amors homen encega. 
Vrai est qu'amour arveugle l'homon. 
Roman de Flamenca. 

SNGEGAT , ADA , ai^ . et p. vl. «cuat. 
Aveuglé, ée. V. Cec, R. 

ENCEGAR , vl. V. Enoecar. 

ENCEORE , V. a. et n. vl. Parvenir, réus- 
sir, atteindre le but. 

Ëty. de en et de eegre pour segre, suivre 
Klans, jusques, sous-entendu, qu^on ait at- 
teint. V.^tf^, R. 

ENGEI , s. m. d. hksxa. Encens. Voy. 
^neern, 

ENCEI«AR , T. a.^1. Geler, -cacher-; pour 
mettre la selle. V. Sellar, 

Éty. de en et de eelar, cacher. 

ENGELAT, ADA, adj. et p. vl. Cache, 
ee ! ceie, ee. 

ENGEN,GaFc. Pour ensemble, V. En- 
eeme; pour encens. V. Encens, 

ENGENGHA^ S. f. (eincéintolie). Flottai- 
son. 

ENGENDI ,s. m. ^1. Y. incendia, 

ENCENDRAR, V. a. vl. mcmmAB. En- 
Cfndrer, cat. Eneender, esp. incenerare , 
ital. Itéduire en cendres. 

Éty. de en, en, de cendres et de ar, mettre 
en cendres. V. Cendr, R . 

ENGENDRAT , ADA, adj. et p. ^1. Ré- 
duit, uite, en cendres. V. Cendr, R. 

ENGENDRE, v. a. vl. Encendrer, cat. 
Allumer. V. Encensiar, 

ENGENDROURIT, IDA, adj. et p. (ein- 
ceindrouri, ide), d. m. Couvert tle cendre. 
V. Cendrous et Cendr, R. 

ENGENHER, v. a. vl. Incignere, ital. 
Engrosser. 

Ety.de «i^t de cenher, ceindre. Voy. 
Cench, R. 

ENCENS , V. Ensems. 

ENCENS, s. m. (eincéin) ; Aott», biicbm 

D'uBLItA, BMCBS, «fCMIt, MICBI, VMKII. EnCCnS, 

cat. Jncienio et Axeujo, esp. Incensso et 
Assensia, ital. Encenso, port. Encens, gom- 
me résine qui découle par incision d'un ar- 
bre de l'Arabie heureuse. 

La boite dans laquelle on tient l'encens à 
l'église, se nomme navette. 

Ety. du lat. ineensum, m. s. de incensus, 

Farlicipe de imcendere, brûler, à cause de 
usage qu'on en fait. V. Cun, R. 3. 
Les Grecs, les Arabes et presque tous les 
peuples ont connu Tencens, dont il se ser- 
vaient pour parfumer leurs temples. Les Chré- 
tiens delà première église ne pouvant célébrer 
leurs mystères que dans les lieux souter- 



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u 



ENC 



rains, ils en adoptèrent l'usage sous prétexte 
de désinfecter Tair qu'ils y respiraient. Quand 
leur culte fut bien établi et qu'ils purent 
l'exercer publiquement, ils le continuèrent 
pour les porter à élever leurs pensées vers le 
ciel avec sa fumée. 

Cette oblalion sanitaire d'abord, religieuse 
ensuite, finit par devenir honorifique, et on 
offrit de l'encens à la créature comme on en 
offrait au créateur. 1^ premier exemple con- 
nu de cette profanation eut lieu en faveur ées 
empereurs de Constantinople. 

Dérivés : Encens-ar, EiSit, Esseuer^ 
EssesS'ier. 

ENCENS , s. m. (eincéins) ; bmu , ocasn, 
oatBif, (wos xiicsiit, ciMna, BicBsut, svttsiiti 
A0iMii,ncKra.BiicBi.^Meiiio. ital. Aêentioi, 
esp. Àmnthium, arab. Absinthe , absinthe 
des boutiques, armoise amère, etc., Artemi- 
sia àbsinthium , Un. plante de la fam. des 
composées Corymbifères , commune dans la 
Hajite-Prov. V, Gar. p. 4. 

Ety. De la ressemblance qu'on a cru trou- 
ver entre son odeur et celle de l'encens. V. 
Can, R. 3. 

ENG£N8-rxm, S. m. Nom qu'on donne, 
aux environs de Brignoles, à l'absinthe. V. 
Encens. 

ENGENS-oaot, S. m. omoa ncBut, nNivA- 
MjkMDA, rAucov&A-nBA. Où douuc souvcnt, 
par erreur, ce nom à la santoline, petit cyprès 
ou garde robe, Sanlolina incana, Dec. plan- 
te de la même fam. que la précédente, dont 
elle se distingue facilement par ses fleurs jau- 
nes arrondies en forme de bouton. On la 
trouve communémenl le long des chemins, 
dans la moyenne et Basse-Prov. 

ENGENS-MAa», S. m. Armoise ou ab- 
sinthe maritime, Arlemisia martttma. Lin. 
plante de la même fam. que les précédentes, 
commune sur les côtes maritimes. V. Gar. 
Ab$inlhium $eriphium, p. 3. 

Cette plante est très-amère et répand une 
odeur de camphre remarquable; elle a un 
goût moins désagréable que l'absinthe ordi- 
naire, et est employée aux mêmes usages. 

ENCENS-ricaoT , S. m. ricnoT-ivcna , 
ENcsH MEROT. Petite absinthe, Arlemisia pou- 
tica. Lin. plante de la même fam. que les 
précédentes, cultivée dans les jardins, et em- 
ployée aux mêmes usages que l'absinthe 
commune. V. Garidel, Absinthium ponticum 
tenuifolium incanum, p. 4. 

A Arles, d'après M. Laugicrde Chartrou- 
^e, on donne le même nom ou celui de encens 
petU, à l'armoise palmée, Arlemisia palma- 
ta. Dec. 

ENGENSADA , S. f. (einceinsâde) ; mcsH- 
■AMnrr. Encensada, cat. Encensement , ac- 
tion d'encenser pendant le service divin , 
Tantel, le clergé, le peuple; fig. louanges. 

Ety. de encens et de ada. encens donné. 
V. Can, U. 3. 

D^ailhurs si sau qu^hatssez Tencensado. 

Gros. 

ENCENSAMENT, Encensament, cat. 
V. Encensada et Can . K. 

ENGEN9AR, V. a. (einceinsâ) : Encensât, 
cat. port. Incensare, ital. Jncensar, esp. En- 
censer, offrir de l'encenâ dans l'église, avec 
certaines cérémonies ; fig. donner des louan- 
ges, dire des flatteries, flagorner. 



ENC 

Êty. de encens et de ar^ donner de l'en- 
cens. V. Can, R.3. 

ENCENSAT, ADA, adj. et p. (èinceînsà, 
âde); Encensada , pori. Encensé, ée. Voy. 
Can, R. 3. 

ENGENSIER, 8. m. vl. mn^tmm. En- 
censer, cat. V. Encensoir, 

ENCENSOIR, s. m. (eînceinsôir): m- 
cBKaim, ncBifflouBB, bvcbmsouab. incensiere, 
ital. Incensario , esp. port. Encenser, cat. 
Encensoir, sorte de cossolette suspendue à 
de petites chaînes, dont on se sert pour 
encenser. 

Éty. du lat. incensum, encens, et de la term. 
otr, qui sert à encenser. Y. Can^ R. 3. 

Dans un encensoir on nomme : 

VASE, la putle qui conUMa la hnim. 

DOME on iM>2<NET, b eomaraU. 

PORTE CHAINE. U roua ump»l aoni fit^ l« chaMtt 

pw le haut. 
PIED, le pied An vaM. 
CHAINES, lc« diawettee qui s'étendent da tim an porta 

rkaince. 
BOtTOIf, la pwtle arrowHe du Ma», 

L'usage des encensoirs est venu des Juifs. 

ENGENSOUER , dg. Encensoir. Voy. 
Encensoir, 

ENGENT, vl. Il ou elle brûle. Y. Can, 
Rad 3. 

ENGENTA , 8. f. (eincèinte) ; sranoDA, 
BRcsniTA. Enceinte, circonférence, contour, 
clôture. 

El y. de en, de dneta, Y. Cench, R. 

ENGENTA, cacsniTA. Femme enceinte. 
Y. Grossa et Emharrassada, 

Ety. de cincta, ceinte, parce que la gros- 
seur du ventre se fait particulièrûnent remar- 
quer autour de la ceinture , comme si l'on 
disait in cincta, Y. Cench, R. 

ENGENTAS, s. f. pi. (eincèintes). Cein- 
tes, préceintes, ehaintes, pièces de bois que 
l'on met bouta bout l'unede l'autre, en ma- 
nière de ceinture, dans le corps d'un vais^- 
seau, pour lier les membres et les pièces de 
charpenterie dont le corps du bâtiment est 
formé. 

ENGEPAR,v. a. (eincepà). Assommer, 
donner un coup violent sur la tète. Yoy. 
Ensucar. 

Ëty. de en, sur, de cep pour cap, tète, et 
de ar, Y. Cap, R. 

ENCENS, vl. Y. Fiiceni. 

ENGEQUE8TA, et 

ENGEQUBTAT, S. f. d. vaud. Aveugle- 
ment. Y. Cec, R. 

ENGERAR , v. a. vl. Encerar, cat. esp. 
port. Incerare, ital. Cirer, enduire de cire. 

Ëty. de en, de cera et de ar, mettre de la 
cire, ou du lat. incerare, m. s. Y. Cer, R. 

ENGERAT, ADA, adj. et p. vl. Encera- 
do, port. Ciré, ée ; enduit de cire. Y. Cer, 
Rad. 

ENGLUA, adv. d. vaud. Relativement. 

Êty. du lat. cirea, à l'égard. 

ENGERGABLE, ABLA, ad], vl. Cher- 
chable, compréhensible, qu'on peut cher- 
cher, 

Éty. de en, de eercarei de alla. Y. Qucr, 
Rad. 

ENGERGADOR, 8. m. vl. E.spion. 

Ëty de an, de cerc et de ador, celui qui 
cherche dans... Y. Quer, R. 



ENC 

BNGBRGAR , v. a. d. raud. Rechercher. 
Y. Recercar et Quer, R. 

ENGBRGAT , mcncA, adj. et p. d. vaod. 
Recherché, ée. Y. Recercaîd Quer, R. 

BNGBRTBLAB, s. f. dl. S'inquiéter, 
rêver, songer. 

Cependan îou prince encervelo 
De quauquo fachouso nouvelo, 

Trad. de Virgil. 

ENGERVEI«AT, Y. Decervelat. 

ENGBS, Pour encens, ait. lang. de En- 
cens, Y, c. m. 

ENGESSAR, ▼. a. vl. smuiab, acutAB. 
Encenser. V. Eneensar. 

ENGESTUOS,vl. et 

ENGESTUOUS, adj. vl. Y. Incestuous. 

ENGHABANAR, Y. Encabanar. 

ENGHABBSTRAR, Y. Eneahestrar. 

ENGHABOURNIR S', (s'eintchaboumi). 
Aub. Y. Encabanar s\ 

ENCHADENAR, d. bas Km. Y. Enca- 
denar, 

ENGHADRAR, v. a. (einisadrà), d. bas 
lim. Action de blanchir le fil en le passant 
dans la charrée, ou d'échauler le froment par 
le même moyen. 

Êty. de eng dans, de efcadra, charrée, et de 
l'act. ar, 

ENGHAINAMENT, 8. m. (eintchèina- 
méin) ; Concatenasione, ital. Encadenamien- 
to, esp. Incadeamento, port. Enchaînement, 
liaison de plusieurs choses qui dépendent les 
unes des autres. 

Éty. de en, de chaina et de ment, en forme 
de chaîne. Y. Caden^ R. 

ENGHAINAR , Y. Encadenar. 

ENCHAINAT, Y.£ficad<tiatet(7adeB,R. 

ENGBU^«GRAR,Garc. Y. Eschancrar. 

ENGHANTAR , et comp. Y. Encantar. 

ENGHAPADOUIRAS, Aub. Y. Enca§. 

ENGHAPAR, \,Eneapar. 

ENGHAPAR.et 

ENGHAPIaAR, V. a. (eintchaplà). Battre 
la faux. Y. Encapar et Cap, R. 

La nork m à mU pè yi' ewd Upftm aona éajmm, CMfm. 

T. de lliorame, attacher un fagot ou un tas 
de bois pour traîner dans la chalancha. 

Éty. de en, de chareira et de ar, mettre 
dans la carrière, dans la voie. Y. Carr, R. 

ENGHARIR , d. bas lim. Y. Enchérir. 

ENCHASSA, s. f. (eintchàsse). Enchâssa 
(Tiina carrela, châsse d'une poulie, Y. Chas- 
sa; Enchâssa per Iou fouit, Y. Chassa et 
Caiss, R. 

ENGHASSAR, v. a. (eîntchassâ); tsana. 
Incastrare, ital. Encaxar, esp. Encaixar, 
port. Enchâsser, mettre dans une châsse; pla- 
cer, (aire entrer dans un discours. 

Ety. du grec iv (en), dans, et de xi^j/x 
(kapsa), caisse, ou de en, de chassa et de ar, 
mettre dans une châsse. Y. Caiss, R. 

ENCHASSAT , ADA , adj. et p. (eintchas- 
sà,àde); tcanT. Encaxado, da, esp.Eochâs- 
se, ée. Y. Caiss, R. 

ENCHASSURA , S. f. ( eintchassùre ) ; 
Ineaslratura, ital. Encaxadura, esp. En- 
caixadura, port. Enchâssure, action par 
laauelle une chose est enchâssée ; ce qui ré- 
sulte de cette action. 



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ENC 

Éty. de enehaital et de ura, la chose en- 
cbâssée.V. Cai#«. R. 

ENCHATBLAR S' , V. r. (6*eintch«tclà), 
; d. de Barcel. Entrer en race, former le noyau 
I d'unchepteLV. Cap. R. 

ENCHAURB 8', ▼. r. (s*einchâourè); 

■'mCBAUVIIB, s'niCHAOTAB, t'mCBAUUm, •*«!* 
CBAVTAB* SMBAItCAS ■', t'BIICHAIiriAm. SC SOU- 

der, s'enquérir: n'en enekautipas, je ne 
I m'en soucie pas , je ne m'en enquiert pas. 
Éty. de en, dans» et de chalker, chaure, 

falloir, ou du bas bret enehalar, se soucier. 
( V. Cal, R. 4. 

Oh! per lou bonhome Battian, 
Eou €$ tout uniment chrestian, 
S'enchau pasd^ettrephUosopho. 
Morel. 

BNCHAU88iLS,Tl. V. Eneausiar. 

ENGHAU88INAR, d. m. V. EneausH" 
nar et Cal, R. 3. 

ENCHAUTARS*, V. f. (s'eînchioutà). 
V. Enehamre et Cal, R. 4. 

EM€HAIIVARr, V. Enehawre, 

ENCHAUVIAR B\ V. Emchaure et Cal, 
Rad.4. 

BNCHATAR,v.a. (etolchaïà), dl. £n- 
caTer, mettre en cave, (ig. boire. 
' Kty. de en, dans, de âiay et de or, mettre 
dans la cave. 

' Tant n'encbayo degloups VaUeradohaecanlo. 
; Hillet. 

! BNCHATAT , ADA , adj. et p. (eiocbiâé, 
àde], dl. Enca?é, ée. 

Blf CHAS , ad}, et p. vl. Souillé. 

ENGHE , s. m. dl. V. ÀMha. 

Bagnar Cenefte, boire on coup. 

BlfOHEINAMENT, 8. m. (eintcheina- 
méin). Enchaloeiiient, fig. liaison, connexion 
dans les événements. 

BNGHEINAR , d. m. V. £neadfn«r. 

BNGHENILBIAB S* , T. r. KnpiAa if. 
Se brttiiâler, se déclarer contre quelqu'un et 
réciproquement. 

BMGHBPWT,adj. dg. (eintchepri). Em- 
prisonné. 

ftty. de en et de ehep^ cept fecs, entraves, 
prison. 

Youer encbeprit. D'Astros. 

EMCHERA, V. Enchiera, 

BNGHERm, T. n. (eintdierir) ; ncmA- 
■ni. Ineararê , ital. JEncareeer , esp. port. 
Enchérir, faire une ofiire en dessus d'une au- 
tre déjà jfaite; devenir plus cher, Kncbérir. 
y.,Bencherir, 

Ety. de en» de c^er et de ir, faire devenir 
plus cher. V. C ar, R . 

ENCHEIII88im,s. m. (eîntcherisi^r) ; 
wmcmmmtêmamm , mmetumtMêOvm^ Encarecedorj 
port. Enchérisseur, celui qui cnehérii ou qui 
met on prix à un objet mis aux enchères. 

Ety. do enchérir et de ur, qui enchérit. Y. 
Car, R. 

BffCHETZOUN, S. f. (eintcheUou)., d. 
lim. Prétexte, motif. 

BNCmCHINARS', ?. r. Gac V. Enu- 
briar $\ 

ENCHIERA, s. f. (eintchiérc); ncAUT, 
B«cmiA. Enchère, offre que l'on fait en des* 
80S d'une autre : Mettre eU encftierot» mettre 
à Tenchère. 



ENC 

Éty. de en, de ehier et de a, à qui payera 
plus cher. V. Car, R. 

ENCHUOURLAR 8', v. r. (s'eintchid- 
joorlâ). Même sign.que5*entt6nar, v.c.m. 

Et tant brifet, et tant froulet 
Pantaloun, que s'enchijourlet. 
Favre. 

ENGHOATIO, IVA, adj. vl. Ineoatiee, 
cat. JncoativOy csp. itaL hiehoatif, commen- 
çant. 

Ëty. dulat.tne^atimie. 

ENGHOI, vl. V. £nc/»iit. 

ENGHOUSGI«AR, V. a. (eintchouscU) ; 

Bffciiotci.AB, cBotc&AB, cmm&A«, mmCOVQAVmAU, 

BffjutcLAs. Empoisonner ou engourdir le 
poisson par le moyen du lait des euphorbes 
ou tithymales, nommées choueelaê en pro- 
vençal. 

Ëty. de en, dans, de ehouselay euphorbe, 
et de la term. act. ar. V. Lach, R. 

ENGHOUSGLAR S*, V. r. Pour s'enivrer. 
V. Enubriar »\ 

ENGHOUSGI-AT, ASA, adj. et p. (eint- 
chousclâ , àde). Engourdi avec l'euphorbe , 
nommée choMfda, pourenivréw V. Emubriat 
et Laeh, R. 

BliGHOUTAR B* , ▼. r. dl. m., s. qoe 
S* enubriar, v. c. na. 

ENGHOT , s. m. d. vaud. Aujourd'hui. 
V. Enchui. 

BNGHaTA, S. f. (enchùle); a«kota. 
Aeciugaj ital. Anchoa, esp. Anehova, port. 
Anchois , s. m. 

ENGHDI, adv. ( eincoï ); mmcn. Aujour- 
d'hui. V. Enqu'hui et Hui. 

Éty. du lat. in hoc hoàie, en ce jour. 

ENGIA, etcomp. Gare. V. EnHar. 

ENGIA, V. Entia. 

ENGIAR, WEnsiar. 

ENCIAN, ANA , adj. (cindan, àne). Y. 
Ancian, 

Avez couneiêsul meslre Pierre 
Doou terradour lu pus encian? 
Gros. 

ENGIAN8, V. Aneiane. 

ENCIOIAR, V. a. vl. insiar, cat. csp. 
port. Imidiare , ital. Ineidier, dresser des 
embûches , épier , surprendre 

Éty. du lat. ineidiari, 
. ENGIDIAT, ADA^ adj. et p. vl. /nct- 
dié, ée. 

ENGIBBADA, V. Eneirada. 

ENGIERAT, V. Enciratei Cir, R. 

ENGIMAR 8', V. r. (s'éncimà), impr. 
a'sfwuiAik Se percher sor un arbrol. Yoy. 
Ctmeou. 

Éty. de en , de ctmeott et de ar, V. Cim^ R. 

ENGIRADA,s. f. (eincirâde); ewcmapa , 
TSLA ncMADA. Toilc ciréc , en term. de mar. 
Prelart^ toile goudronnée qoe l'on met sur 
les eaiiebotê et les escaliers, poor empêcher 
que Teau n'entre dans le vaisseau. 

Éiy. de an-, deeîra et de ada. V. Cir, R. 

ENGIIIAR,v. a. (eincira). Enduire de 
cire, Aub. encirer. 

ENGIVIEBA, Aub. V. Citierai. 

EliGIVOUS , V. Bnmoue. 

ENGlJkBAR et 

ENGLABAT, Alt. lang. de enclararet 
defnc^acaf, v. c. m. et Clat ^ R. 



ENC 



45 



BNGLA8TRA , s. f. ( einclàstre) ; aiciuka- 
ms. Porte -tringle , cadre ou châssis de tK>i8 
auquel on adapte les tringles qui doivent 
porter les rideaux d'un lit ; chatoU d'une 
bague. 

Ety. du lat. etauetrum^ enclos, et de en. 
dans , qui enferme, qui forme un enclos, qui 
enchâsse. V. C/aue, R. 

Sur Vencldstrt d'an liedt d'an jargon t«aUreo« 
LabdUodièr*. 

ENCLA8TBB , V. Endaêira. 

BNGLAU, vl. V. Enclaui. 

ENGI«AUBB, V. a. (eindâouré) ; mclav- 
■w, cLAiMiB, mmciJkvwAm, Inehiudere , ttal. 
Enelourer^ cat Ineluiry esp. port. Clore, 
enclore, former une clôture autour; enfer- 
mer , mettre dans un lieu d'où l'on ne puisse 
sortir; renfermer, enfermer de nouveau ou 

fdus étroitement : £nclatire Vaver, enfermer 
e troupeau ; Anem te endaure, rentrons ches 
nous. 

Éty. du lat. ineludere, ou de en , dans , de 
c/otire, fermer, fermer dans. Y. Clams, R. 

Enclaure lou moulin, édorre, cesser de 
moudre. Gare. Éclorre n'est pas français. 

ENGLACBE 8' , V. r. S'enfermer dans 
quelque lieu pour se cacher , soit pour jouer, 
pour boire, ou pour toute autre action qu'on 
veut cacher. 

ENGLAUS, s. m. vl. Navire , vaisseau. 

ENGLAU8 , AUSA, adj. et p. (einclàous, 
éouse) ; etjM» , tmctMo. Enclos , lieu entomré 
d'une clôture. Y. Claus» 

Éty. de en et de clatu, fermé , fermé dans, 
enfermé. Y. C/atM,R. 

ENGLAU8, AUSA, adj. et p. ( dàous, 
àooae). Clos, fermé, enfermé. 

Éty. du lat. ineluiui , m. s. Y. Claus, R. 

ENGLAUSIB, v. a. (eindaousir), dl. Pour 
clore. Y. J^nelaore et Claus, R. 

ENGLAU8IB,v.a. dl. Charmer, enchan- 
ter, ensorceler, user de maléûce. Y. £n#oiir- 
celar, Embamar et Charmar, 

Ety. de en , dans, de elaui., clos, lieu fer- 
mé, et de Tact, ir , enfermer, c'est-à-dire , 
mettre hors d'usage. Y. Claue, R. 

BNGLAU8IT, IDA, adj. et p. (eindaou* 
si, Ide) , dl. Charmé , enchanté, ensorcelé. 

Tettament que tous pue hardis 
N'en fougueroun coumo cnclausits. 
Fabre. 

Éty. de en, de claus et det(, mis dans un 
lieu fermé, rendu impuissant. Y. Claus , R. 

ENGULUSSAT, ADA, adj. et part, (ein- 
claoussà, àde). Enclos, fermé. 

Êty. de enclaus et de al. Y. Claus, R. 



tnrlûotaMt pcr nriiaii. 
lUnf , Mrs un mieeh cttan^. 



Qmi lu« j<Mr d« la 
Oo«» l«ie«li <l*Mtre un 



ENGLAUVAOI , s. m. (cinclaouvâdgi ) ; 
BMMjMnrAOB. Nouement de l'aiguillette. Gare. 

ENGIaAUVAB, V. a. (einclauouvà). Ensor- 
celer , nouer l'aiguillelte. Gare. Yoy. Em- 
mcecar. 

Ëty. de en , dans ou sous , de clau , clef, et 
de la term. act. ar , mettre dans ou sous la 
clef, fermer, empêcher d'agir. Y. Claus, R. 

Pour clore , enclore. Y. Enclaure, 

ENGLATADURA. 8. f. (einclavadure). 
^cLAVAiMA, Encravadura , port. Jnchiava-j 

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46 



ENC 



fura» ïlàl. Enelavûdura.-caLcBp.Enerwa' 
dura f porl. Ënclouure, blessure faile au pied 
d'un cheval, ou de tout autre animal qu'on fer- 
re, avec un clou; 6g. obstacle, empêchement. 
Ely. de endavad el de la lerm. ure, bles- 
sure faile avec un clou. V. Ctav, R. 

ENCLAVAIRA.s. f. (eioclavéîre). Voy. 
Enelavadura et Clav^ R. 

ENCXAVAR, V. a. (einclavà); bhclabab, 
nrsiKAa. /ncModaff , lia I. Encravar , pot i. 
Clavar , esp, Enclavar y cat. Enclouer, pi- 
quer le pied -d'un animal avec un clou , en Je 
ferrant; en terme d'artitlerie, enfoncer avec 
force un clou d'acier dans la lumière d'an 
canon , pour qu'on ne puisse plus s'en servir. 
Ely. de en , dans , de clav , contr. de da- 
vfou, et de la term. act. nr , metlre un dou 
dedans. V. Clav, R. 

Cette ruse de guerre est presque aussi an- 
cienne que l'usage des canons. Le chevalier 
Deviile, en attribue l'invention à Vimercatus 
de Brème, qui encloua le canon de Sigis- 
mond Malalesta; mais Juvenal des Ursins 
parle d'un canon encloué au siège de Com- 
piègne , par Charles VI , en 14i5 , un an avant 
la naissance de Malatesta. Dict. des Orig. de 
lT77,cn6voI. in-J2. 

ENGLAVAR, V. a. vl. Enclaver, engager 
dans, comprendre parmi; on nomme enclave, 
la chose enclavée ; enfermer , resserrer. 

Ely. du fat. in, dans, et de dauder€, fer- 
mer. V. Clav, R. 

ENCLAVAT , ADA . adj. et part, (eincla- 
và, àde) ; Encravado , porl. Encloué on 
enclavé , selon le verbe. 

Êty. de en . de dav et de la term. pass. 
at.\.Clav,l\. 

ENCXESIS, s. f. vl. Endéiiêy en \fitm. 
de gram. transposition de l'accent : Enclesis 
io e$ endinatioi que fax endinar e mudar 
Vaccen de son loe. Rayn. Voy. Clin, R. 
Éty. du greceYxXiji<(egklisis), inclinaison. 
ENGU , vl. V. Enclin, 
ENCLIN , MA . adj. (einclïn . ine) ; en- 
clin, anc. cat Indinato, ilal. indinad», 
esp. port. Enclin , ine , porté à. 

Ëty. du lat. indinatus, dérivé du grec 
ixKXiv^a (ekkiinês). Incliné. V. CUn , R . 

ENCLI, adj. vl. Courbé, penché; par- 
tisan. 
Êty. du lat. dinare, incliner. V. JClin, R. 
ENGUNACIO , s. f. vl. imcluiatio , bhcu- 
HAMurr. Inclination, penchant. V. Inclina- 
ItonelCItn.R. 

ENGUNAMEN , s. m. d. vaud. wcu- 
MAMsirr. Endinamentf anc. cal. Inchinamento, 
liai. Inclination, penchant. V. Inclination et 
Clin, H. 

ENGLINAR, V. a. etn. (inclina) : ihcuha*. 
7nc/inarf,ital. Indinar , esp. port. Endi- 
nar, anc. cat. Incliner, pencher, tendre vers^ 
coiirber. 

Ely. du lat. indinar e , dérivé du 
iYxXtvcn (egklinô) , m. s. V. Clin, R. 

ENGUNAT, ADA, adj. et part. (einclinà, 
âde). Incliné, ée, penché, ée. V. Clin, R. 
ENGLINATIO, et 
ENGUNATION, V. Inclination. 
ENGLOIDOR , S. m. vl. Lapidaire, 
joailler. 

Ëty. de ett, de do pour c/au« , et de idor, 
celui qui enclaud. V. Claus, R. 



gr^ 



ENC 

ENGLOOUVAR, m. s. que eiMourceltff , 
emmascar, 

ENGLOSTRAR,^. a. vl. aoltrcr. 

Ely, de ^n , dans , de dottr , pour claus- 
(rum, cloître, el de ar, metlre dans un 
«lollre. V. .aaii*,R. 

ENGLOUS, acy. vl. V. Enclaue^ m. s. 

ENGLODTADURA , «. f. (einclouladùre) ; 
MMmovTADvwkA. Bossc faltc à un ustensfled'ar- 
gent , d'étain , de cuivre, etc.... Cesl aussi 
l'action de bossuer. 

Ëty. de endoutar et de «ra^ ftsrmé^e dot, 
plan ou creux. V. Clol, R. 

ENCXjOITTAR^ V. a. (einclouta); ncu»- 
Tw, ACMima , nisu>OTA« , «xcmitak. Aplanir, 

rendre uni ; raffermir une table qui chancelle, 
mettre une cale sous Je pied d'un meuble pour 
l'afiermir, etc. 

Ëty. de en, de clouel, plan , et de la lerm. 
act. ar, rendre plan. V. Clôt, R. 

Endoutar, pour bossuer. V.Eneussar. 

ENGI.OUTAT, ADA, part, (eincloulà, 
àde) ; Biici.oimT, ioa, b«gi.ootat. Aplani , ie, 
rendu plaL y.Êneuuat, pour i)ossi:é ; en- 
foncé, lias, dans la plaine, «dl. V. Clôt , R. 

ENGI.OUTIR et EBICI.OIITIT , Voy. 
Endoutar, EncuteareiClot, R. 

ENGLOUTIR, v. .a. (eindoutir). Bos- 
suer. Avr. V. Eneunar et dot , R. 

ENGLODTISSURA , s. t (eindoutls- 
-sùrc) , Gare. V. Encussadura el CUA , R. 

J3NGI«0UTIT,IDA, adj. ei p. Bessué. 
V. Mncussat cl Clôt , R. 

ENGLUGHAR, CasL V. Aceuchar. 

ENGLDGET, s. m. vl. Enclume. V. En- 
-clumi, 

ENÇLUOI, j. m. (eindùdgi). \. En- 
.dumi, 

mVGLEmi£,dLY. 

ENGLUMI, s. m. (einclùmi); «mm», 

BvcLou , SRci.inn , Biici,uti , Bsiicuit. Incu- 

dine , ital. Endusa , cat. Enclume , masse 
de fer , diversement configurée, sur laquelle 
on bal le fer et autres métaux. V. Bigorna, 

Ety. du lat. incu$,incudis ,Je |nèipe. 

Teita d*endumi , tête dure. 

A gros enclumi , gros marteau, Prov. 
, M» Egyptiens attijbtjiaiept l'invention de 
renclume, comme .cçlle du iparleau et des 
rtenailles à Vulcain ; les Grecs en font hon- 
jicur à Cyniras, roi de Chypre, 1240 ans 
avant J.,-C. Il est d'ailleurs parlé de l'en- 
,dume et du marteau dans Job. 

Dans une enclume on nomme : 

TADLE , U partie .do nijli«u qui ajta fomie d'un parallè* 

(«tgnimiue 
ARÊTE , M* konk tranekants. 
BILLOT , l« troRçon d« buta qui la tontltnt. 
EMBASE , l« rcasaut dmit quelque» une* «ont maniM. 
ESTOMAC , te pilattre de fer qid en furtifia le devait. 
B1GOH5E , Ua dmix t%iféuH\n. 
«TOC . la base. 
TRAIVCUET , rctpèee de daaan qn'uo.placc dans ia «rou 

d« l'enclume pour couper 1« 1er. 

On ()onne le npm de bouterolle à une en- 
clume bombée sur laquelle op emboutit Iqs 
métaux, et celui d'eticlumeau à cc^que nous 
nommons ^tyortia, v.c. m. 

ENGLCTRE , v. a. vl. Endour£r , cat. 
Induire, esp. port. Inchiudere, ital. En- 
clore, enfermer. V. Endaure, 

Éty. du lai. indudere, m. s. V. Clau, R. 



ENC 

, adj. 



vl. IndiK, use. 



ENGLm, 

V. Claus, n. 

ENGLUS, s. m. dg. V. EndumL 

ENGLUSA, dg. V. Edusa. 

ENGLU8I , dg. et 

ENGLUTOE, v4. V. Endumi, 

ENÇO , prjon. dém. d. vaud. Ceci. 

ENCO , prép. Chez^ parmi. V. Aguot et 
Eshçuot; pour quand, V. Quand , Qwhouru 
et Sinco, 

Éty. du grec àv SUtu (en eikè) , dans la 
dnaison de..«. Thomas. 
ENGOBIR, V. a. vl. Convoiter, désirer. 
Ely. de en, et de 4;oMr,'fait de cupidus, 
cupide, convoiteux. V. Cupid, R. 
ENGOBIT, adj. vl. désiré. V. Cupid, R. 
ENGOBLAT , v. a* vl. Accoupler. Vov. 
Accoublar el Coubl, R. 

ENGOBI.AT, ADA, fi. V. Àccoublia, 
ade el Coubl, R. 

ENGOBOlaAifEN,8. m. vl. Empêche- 
ment, obstacle. 

ENGOBOIaAR« v. a. ^eincoboTâ) . dl. 
Empêcher , embarrasser. V. Empaehar. 

ENGOG, s. m. vl. Encoche. 

ENCOGGAR, v. a. (eincoucâ) ; «rcovcas. 
Etourdir, enivrer ou empoisonner le poisson 
au moyen de la coque du Levant. V. <^ooea, 

Ëly. de«n, dans, de €ocea, changé dans 
la comp. en.cQue et de la tenu. act. or. Voy. 
Cocc.tt. 

Encoquer , en français, est un terme de 
marine , qui désigne l'action d'enfiler le bout 
d'une vergue dans quelque boucle de cor- 
dage. 

ENGOGGAT r , v. r. f. S'enivrer. Voy. 
lEnebriar; fig. -se presser, s'entasser. 

ENGOGGAT , ADA, adj. et p. (eincoucâ, 
àde) ; bhooucat. Enivré , empoisonné avec de 
la^coqne, V. Cœca; fig. ivre, en parlant 
d'un homme , V. Ubri. 

Es encoccat, il est ivre, on le dît aussi 
fig. pour engoué. V. Coce, R. 

ENGOERA, adv. anc. béam. Encore. 
V. Encara, 

ENGOFFRAR , T. a. (eincouffrâ) ; mmeoor- 
niAK, coraiMi, cQvrwukm, Encofrar, cat. En- 
coffrer, serrer dans un coffre, serrer pour 
conserver. 

Éty. de en , de coffre et de ar, metlre dans 
un coffre. V. Coffr, R. 

ENGOFFRAT, ADA , adj. et p. (eincouf^ 
frà, àde) ; xwcovmiAT. Encofire, èe. Voy. 
Coffr, R. 

ENGOGOTAT , adj. et p. vl. Frisé. 

Éty. de Cogote, esp. occiput, d'où eog^- 
fera , chevcuj^ frisés de derrière la tète. 

ENGOI, vl. Aujourd'hui. V. Enchui, 

ENGOUAR , vl. V. Encuirar. 

ENGOIaA,s. f. vl. Gaufre; Fers d*encola, 
gaufrier 

ENGO|.AT,8. m. (eincolà), dl. V. Toififia. 

ENGOLPADO, adi. et s. vl. Coupable , 
dévoué , sujet : Encolpat e$ de mort , il mé- 
rite la.mojrt. 

Éty. du lat. cuîpatus,m, sîgn. V. Culp, 
Ra^. 

ENG(HJ»AR , V. a. vl. Condamner, ac- 
cuser, inculper. 

Éty. du lat. culpare, m. s. V. Culp, R. 

ENGOlaPAT, ADA, adj. et p. >1. Voy. 
Inculpât ei Culp, R. 



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ESC 

ENGOUIRA, ». f.(eiDeoii!ûre); mmamammA. 
Encolure. 

BNCOLURA, 8. f. (eincoulùre); mmcow 
iMBA. Encolure, la partie du cheval qui s'étend 
depuis la tête jusqu'aux épauleset au poitrail ; 
fig. air» maintien, pri^eoi mauvaise parL 

Ëty. de en , de col et de ura r ce qui est 
danslecol.V. Col, R. 

ENCOMBR\ sous-radical'. V. CwmA, 

BNCOMBRAUENT, S. m^ (eincounibra- 
méin). Encombrement, action d'encombrer. 

BNCOMBRAMENT, 8. m. nicoimnmA- 
mnrt, Ingombramento , ital. Encombrement, 
encombre , empêchement. 

Et;, de enoon^r^reetéement. V. Cumul, 
Rad. 

ENCOMBRAR, v. a. (eiucombrà); mm- 
covMBBAK. Ingambrare, ital. Encombrât, 
aoc. cat. Encombrer, obstruer, V. Embar- 
roisar^ on le dit aussi, d'après M. Avril, pour 
heurter, choquer. 

Ëty. de la basse lat fiicom&rare,m. s. ou de 
Encombre et de ar, R. comol, combri^ en 
basse lat. signifiait abalis de bois* V. Cumul, 
Rad. 

ENCOMBRAT, ad}, et p. vl. kmcombhats. 
Encombré , embarrassé. V. Cumul, R. 

ENCOMBRAT , ADA , adj» et p. (ein- 
coumbra, âde). Encombré, ée. V. Embar^ 
rassatet Cumul, R. 

ENGOMBRATGB, S. m. vl. 

ENCOMBRE, s. m. (• eincômbré^ ; br- 
covwMdi, BMcooMBBi. Ifigombro, ital. Encom- 
bre, embarras, obstacle, empêchement. 

Êty. du celt. combri ou eombrur, qui dési- 
gne un abatis de boi8,.et de en. V. CUmul, 
Rad; 

ENCOMBRER, S. m; vl; Y. Encombre 
et Cumula R. 

ENCOMBRIAT, ADA, ULHAT , ADA, 
adj. et p. (eincombriâ, àde, illà; àde) ; n- 
covHBsiAT, maeoQummtAT. Encroué , éc ; OU le 
dit d'un arbre qui en tombant est resté enga- 
gésur un autre par ses branches^ 

Ety. de encombre et de iat V. Cumul , 
Bad. 

BNCOMBRIER, s. m. vl. ncoMaaM , 
BMOMSM». Encombre, V. Encombre^ diffi- 
culté, détresse. V. Cumul, R.. 

BNCOMBROS, OSA, ad|. vl, Brcoimaoa. 
Embarrassé, souillé,, embarrassant. 

Èty. de«ncom6reetdeo«. V. Cumul, R. 

ENCOMBCRIR, V. a. vl. BriMer, embra- 
ser. 

ENCOMENSANZA, 8. f. v|. Commence- 
ment. V. Coumençfiment et Càumenç^ R. 

ENCOMODITAT, vl. V. IneoumodUat 
et Càumod, R. 

ENCOMPANHAR, V. a. vl. Accompa- 
gner, associer, entourer. 

ENCOMPRENDRE, v. a. vl. ucoMrKn- 
Bu, mcomnmuumm. Enflammer, allumer, exci- 
ter, brûler, éprendre. 

ENCONOOUT, UDA , ad|j. vl. Inconnu, 
ue. V. Incounut. 

ENCONPRES , part. vl. Entrepris, exci- 
té, enflammé. 

ENCONTENENi, adv. vl. Incontinent, 
cat ineoniinente, esp. port. ital. Incontinent, 
aussitôt. 

ENCONTRA, prép. vl. Encontra, anc. 
cat. esp. Incontra, ital. Contre, vis-k^vis. 



ENC 

Ter», en comparaison de, à l'opposite, à ren- 
contre. 

Êly. de contra, lat. m^ s. V. Contra, R. 

liêir encontra, aller au-devant, à la ren- 
contre de quelqu'un^ 

ENCONTRADA , S; f. vl. ncoimA. 
Cont€ada, esp. ital. Pays, région, contrée, 
V. Contrada ; rencontre, oocurrence. 

Negue profeta no es receubutt en la tua 
encontrada, aucun prophète n'est bien reçu 
dans son pays» Sauv. 

Ety. de la basse lat. contrôla, m. s. 

ENCONTRAMEN-, S. m. vl. Encontra- 
meti(,anc. cat. Incontramento, ital. Rencon- 
tre, occurrence. 

Èly. de en, de contra ei de mem Y. Con- 
tra, R. 

ENGONTRAR, V. a.vl. Eneontrar, cat. 
esp* pori. Incontrare, ital. Rencontrer, aller 
au-devant, prévenir, s'opposer. V. Reicojh- 
trar. 

Ëty. de en-, de contra et de ar, aller con- 
tre. V. Contra, R. 

ENCONTRE, s. m. \1. Encontre , cat. 
Encuenlre, ts^. Encontro, port. Incontro, 
ital; Encontre, rencontre. 

Éty. de en et de contre. V. Contra, R. 

ENCONTREA, vl. Y . Encontrada, 

ENCONTRES,s. m. pi. d. vaud. Hasard, 
contrariétés. V. Contra, R. 

ENCOP A V, exp. adv. dl. A la fois : Au 
coou, à Vencop. 

ENGOPENAT, adj. etp.vl.siicorBiiATX. 
Empanaché. 

Ély. de enco et de jjienat pour penncd, em- 
penné. V. 

ENGORAGEABIENT , 8. m . (eincourad- 
Xaméin) ; BncooKAosAïuirr. Incoraggiamento, 
ital. Encouragement , ce qui encourage, ac- 
tion d'encourager. 

Êty. de encouragear et de ment. V. Cor, 
Rad. 

ENCORAGEANT, ANTA, adj. (ein- 
couradjân, ànte); smoubamamt. Encoura- 
geant, ante. 

ENCORAGEAR, v. a. ( eincouradjà ) ; 
BwcooBA», mmcomékioMAM, Incoraggiare , ital. 
Encourager, ranimer, exciter le courage. 

Ëly. de en, sur, de cour, cœur, et de eyear, 
agir sur le cœur. V. Cor, R. 

ENCORAR, v. a. vl. Encorar, cat. En- 
courager, exciter, affliger, fécher. 

Ëty. de en, de cor et de ar, dans le pre- 
mier sens, donner du cœur; encourager; dans 
le second; en, est priv. décourager. V. Cor, 
Rad; 

ENGORAT, ADA^ adj;etp^vl. Excité, 
éc. V. Gor,Vi. 

ENCORATJAR, vL V. Encourageât. 

ENCORBAR, V. a. vl. Eneorvar , cat. 
esp. Incurvare, ital. Courber, renverser. V. 
Courbar. 

Ëty. du lat. incurvare, m. 8. 

ENCORDA^ a* f. vl. Encordé, garniture 
d^ara 

Ely. de en et de corda. V. Cordr, R. 

ENGORDAR,.?. a. (einooardà) ; 



ENC 



47 



Eneordar^ cat. esp. Corder, entourer, lier 
avec une corde ; mettre la ficelle autour de la 
toupie pour la faire tourner en la déroulant 
avec rapidité; cordcler, accouplons en forma 



dé corde; mettre une corde à mi cheval en 
forme de licou. 

Êty. de en, de corda et de ar , litt. mettre 
en eorde, mettre une corde ou sous la corde. 
V. Cord, R. 

ENCORDAT , S. m. (encourdâ) ; cooiwat, 
MALBAv, ncoiNHiATv Grossc toîlc à tîssu 
croisé. 

Éty. de en, de corda et de at, litt. mis en 
corde. V. Cord, R. 

ENCOREIXAR, vl. V. 

ENCORIUiAR, v.a.vl. Affliger, fâcher, 
se plamdre. 

Éty. de en priv. de cor et de ar ou illar, 
ôterdu cœur. V. Cor, R. 

ENGORNELHAR, V. n. (eincoorneillà); 
McpomMAB, dl. Planter des cornes sur le front. 

Éty. de en, de courneli, cornu, et de ar, 
rendre cornu. V. Corn, R. 

ENCORPORAR, vl. Eneorporar, port. 
Rapport. V. Incorporarei Corp, R. 

ENCORPORAT, Rap. ncooMoumAT. En- 
corporado, port. V. Corp, R. 

BNCORRE, V. n. vl. Encourir. Voy. 
Eneourrer. 

ENCORREOUT, UDA, adj. et part. vl. 
l^corrf^ud, cat. Accusé, ée ; qui a encouru. 
V. Courr, R. 

ENCORREMBN , 8. m. vl. Incorriment, 
C9iï. Incurrimiento, esp. Confiscation. 

Éty. de en, de corre et de men. V. Courr, 
Rad. 

Encorrement d^heretguia , confiscation 
pour cause d'hérésie. 

' ENCORRER, vl. Voy. Eneourrer et 
Courr, K. 

ENCORROnTZ, adj. m. pi. vl. Sobri- 
quet que les Albigeois donnaient aux Croisés. 
' V , Encorroxit, 

ENCORROZIT, adj. et p. vl. Détesté. 
V. Courrouê, R. 

ENCORB, adj. et p. vl. Poursuivi. Voy. 
Courr, R. 

ENCOR8A, s. f. vL Recours. V. Courr, 
R;>d. 

ENCORTEZIR, T. n. vl. Devenir cour- 
tois, poli. 

Ëty. de en, de eorlet de fstr, devenir com- 
me à la cour, c'esl-à-dire, courtois. 

ENGORTINAMEN, S. m. vl. Tenture 
de draperies. 

Ély. de en, dé cortina, rideau, et de men, 
couvrir de rideaux. 

ENCORUNAR , V. a. vl. Incortinar , 
anc. cat. esp. Incortinar e, ital. Tendre des 
draperies, mettre des rideaux. 

Ély. de en, de corlina et de ar, mettre des 
rideaux sur. 

ENCOT , dl. Pour chez, V. Aquot, il si- 
gnifie aussi quand. V. Singuot 

ENCOUARA^, d. béarn. Pour encore. Y. 
Encara. 

ENCO0A8, Alt. de J^ncouei, v.c. m. 

ENCOUATAR, V. n. (cincouaLi). Don- 
ner des lalochos, des coups du plat de la 
main sur le derrière de la tête. 

Éty. de en, de covata et de ar, 

ENCOUBIR , V. n. (eincoubir). Prendre 
k tic, assaillir quelqu'un. Gare. 

Éty. du lat. incunUfere, menacer, se jeter 
sur...' 



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48 



ENC 



EN€OnBIT,IDA,adj. et p. (etncoubi, 
ide). Assailli , ie par les enfaiils, les chîeDs, 
les puccSyCtc. Gare. V. AcemlhU, 

ENGOUBULR, v. a. (eincoublà) ; Tra- 
6or^esp. Travas, port. Entraver, mettre des 
enlraires, on le dit particalièreinent de celles 
que Ton met aux jambes des bestiaux et qui 
consistent le plus souvent k les attacher en- 
semble, à peu de distance l'une de l'autre ; 
pour accoupler, tresser. V. Accoublar, 

Et j. du lat. eopulare ou de en, de eovbla 
et de arj lier deux à deux. V. Om6l,R. 

ENGOUBLAR, v. a. En terme de jardi- 
nier, tresser des ognons ou des aulx, pour en 
faire des glanes. V. Ârrett, 

Ély. de en, en, de eoubla, couple, et de ar. 
V. Caubl, R. 

ElfCOUBIiAS, s. f. pi. (eincùubles);»- 
rmMMÈA» f KimiourAt , nnmAVAt , bscovmuu. 

Trabatp esp. Entraves, liens qu'on met aux 
jambes des bestiaux qu'on veut empêcher 
d'aller Uop vite. V. Coubl, R. 

On nomme: 

EKTRAVON, U pwtk <l* TentraTe qvi cbUmw* la janU 



BNGOUBLAT, ADA, adj. et p. (eincou- 
blà, àde). Entravé, ée. V. Coubl, R. 

BNGOUGAR, Pour empoisonner, enivrer 
avec delà coque. V. Encoecar et Coce^ R. 

ENGOUGAR, V. a. (eincoucà), dg. Em- 
mailloter, presser. 

ENGOUGAR B\ V. r. md. bimocas. Se 
presser les doigts ; se presser. 

ENGOUGAT , ADA , Y. Encoecat et 
Coce, R. 

ENGOUDEBIIT , IDA , adj. et p. (eincou- 
deni, ide), dl. Gras, sale. V. Viscouê. 

Éty. de en, de coudena et de i(, sali avec de 
la couenne. 

ENGOUE, adv.dg. Encore. V. Eneara. 

ENGOUES, s. m. (eincèucs) ; bvcovbmss, 
au pi. McovAt, ABcovst. &lal dc cœur, peine, 
douleur; drôle, méchant, effronté ; moelle 
des os. Gare. 

Lou mau-s-eneauei, maladie de langueur. 

Cadun a $ti$ encoues, chacun a ses mi- 
sères. 

Éty. du lat. in coxa, dans l'articulation, on 
de in aue$, dans les os, dans la moelle des 
os. V. Os, R. 

ENGOUFAR , v. a. (eincoufà) ; xvcoinri- 
«AU, MCABAt. Emplir une manne. V. Coufa. 
Gare 

Éty. de en, de coufa et de ar, mettre dans 
une manne. V. Couiff, R. 

ENGOUFFRAR, V. Eneoffrar. 

ENGOUFINAR, v. a. (cincoufinà). M. 
Gare et M. Avril, après lui, traduisent ce 
mot par eneabasser^ qui n'est pas français, 
mettre dans un cabas. V. Eneoufar, 

Éty. de en, de coufin et de ar» 

ENGOUGNAR , V. a. (eincougnà). Enfon- 
cer, presser dans un coin. 

Ëty. de en , dans, de eougn^ coin, et de ar, 
litt. mettre dans un coin. 

BNGOUONURA, s. f. ( eincongnûre ) ; 
BRcovifiiraBA , CAIITOII1IIBBA. Encolgnurc, en- 
droit où se rencontrent intérieurement deux 
idurt qui forment un coin. 

Êty. de en, de coii^ne< et de tira, la chose 
qui est dans le coin. Y. Cougn,lX, 



ENC 

ENCOUOOURDARS', T. r. (s'eincou- 
gourdà). C'est un des nombreux synonynaes 
de S'enubriar , v. c. m. 

M. Garcin donne à ce mot les significa- 
tions de s'attraper et se blouser, qu'd écrit 
mal à propos belouser. 

Éty. de en, dans, de congourda, courge, 
et de la term. ar, litt. se mettre dans une 
courge, ou en état de rouler comme une 
courge, ou boire comme une courge, qui de- 
mande beaucoup d'eau pour végéter. Yoy. 
Cougourd, 

ENGOUOOimiâAR S' , V. r. (s'eincou- 
gouflà),dl. Boireàla gourde. Sauv. 

Éty. de en, de cougourlOf gourde, et de 
ar. Y. Cougourd, R. 

ENGOUUL, s. f. Teincôule). Contre-fort, 
mur ou pilier butant, éperon, construction en 
maçonnerie destinée k soutenir un mur qui 
déverse, une voûte qui joue, etc. 

Éty.? 

Faire im'eneotila, buter un mur au moyen 
d'un pilier. 

ENGOUI«AR, V. a. (eincoulà). Accoler, 
jeter les bras au cou de quelqu'un qu'on 
aime. 

Éty. de en, de coul pour eoly et de la term. 
act. ar, litt. prendre au cou. Y. Col, R. 

ENGOULAR , Encolar, cat Y. CoHar. 

ENGOUIâAT , Y. CoUat. 

ENGOULERIT , IDA, lA, adj. et p. dl. 
(eincouleri, Ide, ie). Enflammé de colère. 

Éty. de en, de coulera et de U. Y. Coler, 
Rad. 

ENGOULOUGNAR, V. a. ( eincoulou- 
gnà) ; mmcovmovQMAMf cpTriAU^iisAm, sura&ov- 

êAM, couMvciiAii. Charger, coiffer ou monter 
une quenouille, y attacher les matières qu'on 
veut filer. 

Êty. de en, de coulougna et de ar, mettre 
en quenouille. Y. Coulougn, R. 

ENGOULOUGNAT, ADA,a(U. et part, 
(eincoulougnà , àde) ; ncouBoucHAT, aittia- 
toosAT. Chargée, coiflee, montée. Y. Cou- 
lougn, R. 

Elf COUI47RA, Y. Encolura. 

ENCOUBIBRAR, Y. Encombrar. 

ENGOUMBRAT , Y. Encombrât. 

ENCOUMBRE , et 

ENGOUMBRI, Y. Encombre. 

ENGOUMBRIAT, Y. Encombriat. 

ENGOUNSOUBUR, dl. V. Endormir. 

ENGOUNSOUMIT» dl. Y. Endormit. 

ENCOUNTINENT, adv. (eincountinèin); 
Encontinènt, cat. Incontinente, esp. Inconti- 
nent, soudain, aussitôt. Y. Ten. R. 

ENGOUNTRADA, S. f. Eneontrada , 
cat. Contrée. Y. Countrada. 

ENGOURAGEAR, et comp. Y. Enco- 
ragear, etc. 

ENCOURAR , V. a. (eincoura), dl. Yoy. 
Encorar. 

ENGOURGHIR, Y. Escourehar. 

ENCOURGHIT, Y. Etcourcha et Court, 
Rad. 

ENGOURDAR, et comp. Y. Encordar, 
etc. 

ENGOURDELAR, V. a. (eincourdelà), dl. 
uKoumoAft. Enlacer des papiers, enfiler des 
cemaux, des cocons, des grains de chapelet, 
etc. Y. Enfilar et Cord, R. 



ENC 

BNGOURDEIAAR, v. a. (eincoordeOlâ); 
BvcouBosKAm, BvcovuoBUiAii. E^ntortiller, en- 
fi^lacer. 

Ély. de en, de courdela et de ar, litt. net- 
tre en cordelle. Y. Cord, R. 

ENGOUROUGNAR, Y. J^neoiOMi^nar 
et Coulougn, R. 

ENGOURRER , T. a. (eiocéurre), et impr. 
sacooMui. Encorre , cat. port. Incorrere , 
ital. Ineurrir, esp. Encourir, attirer sur soi, 
mériter, subir, tomber en. 

Éty. du lat. incurrere, formé de tn et de 
currere, counr dans. Y. Cowrr, R. 

ENGOURTINAR, v. a. (eincoortinà). 
Mettre la pâte des olives dans les «conrltns 
pour la presser ensuite. Y. Etcourtinar. 

Éty. de en, de courlin pour eseourlin, et 
de ar, litt. mettre dans les cabas. 

ENGOUTli'FUAR , V. a. (eincoutifllà). 
Souffleter. Y. Souffletar. 

ENG OUTR ADURA , Y. j4ccoiflradicr«. 

ENGOUTRAR, Y. Accoutrar, 

ENGOT , adv. de temps, d. vaud. Aujour- 
d'hui. Y. Enchui. 

Yo die verameni à tu, que tu $erè$ encoy 
con my, en paradis. 

De la temor del segnor. 

ENGRAGI, Y. Ancragi. 

ENCRAR, Y. Ancrar. 

ENGRASSIR 8', Y. J^ncraMOtitVe $\ et 
Crass, R. 

ENGRA880UI, OUÏT, IDA , adj. et p. 
(eincrassôui, ùuit, ide). Sali, rendu crasseux» 
rempli de crasse. Y. Cran, R. 

ENGRA880UIRE S', V. r. (s'eincras- 
Séuire) ; cbamu , ■acsAisim ■' , cmAttAB ss , 

•AUB as. Se remplir de crasse, s'encrasser, 
fig., se mésallier. Gare. 

Éty. de en, de craua et de outre. Yoy. 
Crass, R. 

ENGRE, GRA, adj. (éincré, cre) ; Obs- 
cur, re; foncé en couleur, on le dit p«rti- 
culièrement de la couleur verte des végetiox 
qui ont beaucoup de vigueur. 

Éty. du roman encre, dur , fort. 

ENGREER,v. a.vl. Faire accroire. Yoy. 
^neretre et Cred, R. 

ENGREIRB , v. a. et n. (eincrèiré). Ac- 
croire, il n'est usilé qu'avec leverbe/atr#,cii 
provençal comme en français: Fatre eneret- 
re, faire accroire, dans ce sens il est actif; 
N'en faire encreire, en faire accroire. 

Éty. du lat. eredere et de en, litt. croire en. 
Y. Cred, R. 

ENCREIRE 8', V. r. S'en faire accroire, 
être glorieux; présumer de soi-même. 

ENGREIS8ER, V. a.vl. Increscere, ital. 
Accroître, augmenter. 

Éty. deenaugm. et de creiêser, croître, 
Y. CreUs, R. 

ENCREMUTA, 8. f. Nom de l'épinglier, 
àThorame. Y. Enerena. 

ENGRENA , S. f. (eincréne). Cran, entall- 
lure dans un corps dur. Y. Breca, 

Éty. du lat crena, m. s. Y. Cren, R. 

ENGRENA , S. f. BucBBmnrA, mmtMmnmM. 
Ëpinglier, espèce de fourche garnie de cro- 
chets qu'on ajoute à la broche d'un tour k 
ûler et qui sert à rouler le fli sur la bobine. 

Ëty. decrena, entaille, au lieu de crochets. 
V. Cren, R. 



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ENC 

KNOM»fAT,AOA,adj.étp. (eiDcrenà, 
àde). Crénelé, ée ; denté, ée. 

Ëly. du lat. cretuUui, m. 8. V. Cren\ R. 

BNCRENIER, 8. m. (eincrenié) . d. de 
Barcel. Epinglicr. Y. Enerena elCren, R. 

BNCRBNnJOAR S\ Gare. Y. Enear- 
nilhar. 

ENCREPAR,?. a. ▼!. Blâmer. Y. 7n- 
trepar. 

Ènerespar, en catalan, signifie qaereller. 

BNCRBPAT, ADA , adj. et p. Blâmé, ée. 
V. Cufp, R. 

ENGRBPrCAT^JUlA, ac|j. et p. (eîn- 
crépita, àde). Impotent, ente; quia .perdu 
r usage de ses jambes. 

Ëty. de en, et du lat. decrepitus, décrépit, 
qui est toml>é dans la décrépitude. 

ENCRE80I*, OLA, 8. (eincresôl , oie) , 
dl. incrédula. Y. Incredukét^Crtâ, R. 

ENGRESTAOB, (eîncrestâdge), et 

Elf GRESTAMENT , 8. m. Teincresta- 
méin), dl.X.e«€hapevon d'un mur de clôture. 

Éty. de eiiy^de evesla etdMiieiil,^en >f6rme 
décrète. Y. Crtf«l,R. 

ENCREflTAR , y. a. (eincrestà), dl. En 
erestar una miiratUe, chaperonner un mur, 
en faire leefaaperon. 

Êty. de en, de ereiêa et denir , former en 
crête. Y. Crest, R. 

ENGRE8TIR B\ T. r. (s'eincresti), d. bas 
lim. Parier avec colère, d-'un tonfier et élevé, 
se tenir, monter sur ses ergots. 

Ëty. de en, en ou sur, de cre#to, crête, et 
de ar, relever la créte>comme on coq quand 
il faitile Jer. Y .^r m(, R. 

ENCRE¥MAlIENT,s. m. d. Taud. Bn- 
vie 

ÊBrCRCmBR, ?l. Y. Enereiêser. 

EN CREZENSA , 8. f. vl. Excroissance, 
auçnentation. 

Éty. de en pour eap, en dehors, et de 
crezensa pour ereUtença. W.Crtiêê , R. 

ENCREZOUI, a4j. m. pi. vl. Incrédules, 
-mécréants. Y.^nereifu<e et Cred, R. 

ENGRIM et 

ENGRIMA, vl. 11 on elle accuse. Ypy. 
Crim^ïi, 

ENGRIMAR , V. a. vl. Accuser , inculper. 
Y. fnertmtnar et Crtm, R. 

EFfCRISONAR , v.«. (ernertminà) ; wcmu- 
■niAa. Aeriminar, esp. Encriminar , cat. 
incriminer , accuser d'un crime , en exagérer 
la gravi(é. 

Éty. du lat. «crtmtnare, avec'la ^prép.^n. 
Y. Crtm. R. 

ENCROONAT , ADA , a^j.vetp. (eincri- 
roinà , àde ] \j£ncTminai ,^at. i4crtminado, 
esp. Accusé d'un crime. S.iCrim , R. 

BNGROCAR , v. ^ . (eincroucà) ; ■rckiii- 
CAM. Accrocher, attraper ^lar ruse ou par 
linesse. Gar. Y.J^^erocar. 

ftly . de en , de cr^iie pour croc, et de «r , 
prendre^vec on croq. Y. Cr^c, R. 

ENGROGARr, v. r. S'accrocher, Gare, 
devenir crochu , infirme , courbé. 

ENCROGAT, ADA, adj. et p. (eincroucà, 
àde) ; mcMmcAv. Infirme, dont les membres 
ankilotéê ne peuvent plus se redresser, et 
qui restent pour ainsi direcrochus. Yoy. Èn^ 
crépitai et Croc , R. 

ERCROGUR , Car. Y. Escroc et Croc , 
Rad. 

TOM. U. 



ENC 

ENGROUAR S' , ▼. r. ( s'eincrouà ). ^n- 
croar , c^t. Se croiser, rester pris, embarras- 
sé dans les branches, en parlant d'un bâton , 
etc. S*encrouar ieispeds, croiser les .pieds. 

Ëty. Alt. de incrouar, y.*€row , R. 

ENGROUR, s. f. (eincroù). Yerdeur, luxu- 
riance de la végétation. Aub. 

BNGROUAAR, oMotAs. Encruxar, port. 
Y. Crouiar, 

ENGROUSAT, emmâr. Encruxado , port. 
Y. Cros, R. 

ENGROU8IADURA, 8. f. (cincrousiitaû- 
re). Term. de tisserand, ûl qui se croise en 
tissant; crote/e. 

Éty. de encrotiflaii et de ura , ce qui se 
croise. W.Croe, R. 

ENGROU8TAR, Enerostar , cat. esp. 
Y. jKncrujfar et C;n*et,R. 

ENGROUTASRE, •«. m. (eincroutàîré). 
Encaveur , celui qui encave. G^. 

Éty. de en, de croula pour crota^ et de 
aire, celui qui met dans la cave. Y. Crol, 
Rad. 

ENGROUTAR, T. a. (èincrGutâ}. Mettre 
dans la cave , encaver. 

Êty. de en, de croula^ de cr^Ua et de ar , 
-mettre dans la- cave. V.Vrùl, R. 

ENGRUMIR, ?. a. (eincrumir),dg. Obs- 
curcir, éteindre. 

ENGRUMIR 8', T. T. md. S'obscurdr. 

ENCROMIT, IDA, adj. et p. (eincrumi, 
ide ) , dg. Obscurci , ie. 

ENGRUNGECHI , S. m. (eîncruncèou), à. 
de Barcel. Archet de berceau. Y. Escroun- 
ceou et Arcide. 

ENGRUSTAR , v. a. (emcru^)i khcbovs- 
TAB. enerostar, cat. Jncro«tore, ital. /n- 
eni«tor,esp. Incruster, couvrir , recouvrir 
d'une croûte, d'un enduit, etc. 

Éty. du lat. tncruetore , m. 6. Y.'CrMtl , 
•Rad. 

ENGRU8TAT , ADA , adj . etp. (eincrus- 
tâ,âde). Incrusté, ée. Y. Cruel, R. 

ENCRU8TATION , s. f. (eincrustàlie-n) ; 
'Incrottalura, ital«Jncriietaeton, esp. Incrus- 
talion , croûte ou enveloppe de pierre qui se 
forme peu à peu autour des corps qui ont 
séjourné pendant quelque temps dans des 
eaux incrustantes. 

Éty. de incrutlalwnie , ^n.^e încrtieto- 
ao,m. s. Y. Cruel,R. 

ENCUBIR . V. a. vl. Convoiter. 

Éty. du lat. conc^piecere, m. s. Y. Cupid, 
Rad. 

ENGUBIT, ITA, adj. et p. vl. J)ésiré, 
convoité, ée. Y. Encubir. 

Tant ay ê*amor encubida , 
En mon cor albergadu, 

ENGUERE , adv. dg . Y .^neam. 

ENGUET, vl. Aujourd'hui. Y. Enchuiei 
Hui. 

ENGlJI,Y.£ncftut. 

ENGUIRAR, v.a. vl.'«fco«AB. J^netiy- 
rar , ^cat. Encorar , esp. Encourar , porL i 
Couvrir, garnir de cuir. 

£ty. deen,de eiiîr et de ar^ garnir en 
cuir. Y. Cor,R. 

EMGUIRA88AR 8' , v. r. (s'eincuirassà). 
Se^uirasser, se couvrir d'une cuirasse. 



me 



Ay 



S*eneùira$ier , signifie devenir dur comme 
une cuirasse. 

ENGULOUTAR, Cast. Y. Emhrayar. 

ENGULPAR, V. a. (eincùlpà } ; accwa*. 
IncoUpare^ ital. Culpar , port. Inculper, 
accuser quelqu'un d'une faute. 

Ëly. de en, de ctilpa et de ar. Y. Culp, R. 

ENGULPAT, ADA, adj. et p. (einculpâ , 
^éde.) ; Culpado, port.inculpé, et. Y. Culp, 
Rad. 

ENGDNTAR, V. a. (eincuntà). Publier les 
bans d'un mariage. Y. Publicar. 

ENGURA88AR 8', ▼. r. ^'éculer. Yoy. 
Accular. Gare. 

ENGU8AGI0 , s. f. vl. .^eciudlîon, V. c. 
m. et Caue, R. 

ENGU8AD0R,8.in.^l. Accusateur. Y. 
Aecusatour. 

Éty. de en , en . de euta, pour eotiea, cause , 
^t de ador, celui qui met en cause, qui 
accuse. Y. Vaut , R. 

ENGU8AIRE, vl. Y. Encusador. 

£NGU8A1IEN,^. m. vl. Accusation. Y. 
AecuidHon. 

Éty. de en , de enta et de men , action de 
-mettre en cause. Y. Caut , R. 

ENGU8AR ,T. a.^LAccuser. Y.i4ccuear. 

Ëty. de en et de-etteo. litt. mettre en <:ause. 
Y.Caue, R. 

ENCU88AD0RA, s.T ( èincossadùrc ) ; 
«icvMBimA , sMc&ovnMOBA. Lcs bosscs faites 
4 la vaisselle , aux ustensiles de cuisine. 

ENG088AR, T. a. (eincussà) ;4»souTfli , 
vxiicuHmB. Bossuer , faire des bosses à la vais- 
selle de cuivre , d'élain , d'argent , etc. par 
des coups ou des chutes. 

Ëty. du lat. ^incutere , dont ie ^uptn est 
incuitum , frapper. Y. Cul , R. 

ENGU88AR 8' , V. r. Se bossuer ; s'écu- 
1er. Y. Accular i\ 

ENGUSSAT , ADA , adj . et p. (eincussà , 
àde) ; bmbovtit , s«cm>vtit. Bossué, ée, vase 
auquel on a '/ait des bosses. 

Ety. du lat. incuweus , incutsa ,' battu , pi- 
qué avec le marteau. Y. Cul, R. 

ENGUZAMEN, 8. m. vl. Accucaliony v. 
c. m.ct Caut, R. 

ENGUZAR, T. «. y1. Accuser, incrimi- 
ner. Y. J^neueâr , Accutar et Caut, R. 

ENGTGLOPEDIA, S. f. nKrc&ooraMA. 
Encyclopedia, esp. ital. port. J^nctc/opedta, 
cat. Encyclopédie; ce mol est particulière- 
ment affecté au titre d'un ouvrage qui traite 
de toutes les sciences. 

Ély. dugrec^fx«xXo7c«i$€ia (egkuklopai- 
déia, ench»tneBent4e toutes les sciences , 
formé de é^ (eç), «n, dexiSxXoç (kukios), 
cercle, et de 7rxioe{x (paidéia), science , ins- 
iruction , dont la racine est ^aTç (pais), en- 
fant. 

La publication de l'Encyclopédie, parordre 
a^abétique , ^ate de 1759. 

ENGTGLOPEDIQUE , IGA , adj. (Ency- 
clopédique, ique) ; ^ncidopedtco, ital. esp. 
Encyclopedico , port. Enciclopedic , cat. 
Encyclopédique , qui appartient à l'encyclo- 
pédie ; qui concerne toutes les sciences. 

Ëty. deencyclopedicus, lat. WEncyclope* 
dia. 



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50 



END 



END 



ENDACAR , dl. V. Endicar. 
ENDAGON, dl. V. Entoucon. 
ENDAGNERA, dl. m. S. que lîiUaif^ 
V. c. m. 

ENDAI88AR , T. a. (endcissà) ; mmomÈmékm, 
Arranger Therbe qu'on fauche , de manière 
qu'elle s'aligpe en endains. V. Andan* 

ENDAI.A0UA8>, 8. m. dg. 

Quantis bareis, quanti haoulas. 
Na pourM mon endalaouas?: 

Que bouUmn touis lou$ crum$ a bas^ , 
E hen cessa Tendalaouas. 

D'Aslros. 

ENDAMEISEUT, adj, el p. (eindamei- 
seli). Paré, ajusté comme une demoiselle, 
comme un damoiseau. V. Demi», R. 

ENDAN.,y..4ndaii. 

ENDAIIIIEIItAGIS,£ii(iarrerfal^e, cat 
V. Arreiragis el Reir, K. 

ENDARREmALHAS. 8. f. pi. (eindar* 
reiràilles), dh. Le» mars ou les grains que 
l'on sème au mois de mars. V. Marsenc,^ 

Ély. de endarreîrar, arriérer-, parce que 
ces grains se sèment après le blé. V. Heir , 
Had. 

ENDARREIRAR 8* , ▼. f. (s'eindarreiré); 
■*APa«wniA« , n damuioas. Endarreirir , 
cal. S'arriérer, demeurer en arrière , ne faire 
les choses qu'après leur saison; on le dit plus 
particulièrement en parlant des semences; être 
en arrière pour un payement : Siou en^r- 
reiral de dous ans , je suis arriéré, de deux 
années. 

Ëty. de en, de arrêt r et de ar^ rester en 
arrière. V. Reifj K. 

ENDARREIRAT, ADA , adj.et part., 
(eindarreirà , âde ) ; vnmmnfukx. Relardé, ée, 
resté en arrière. V..^etr, il. 

ENDARRENAR » dl. m. s. que Derenar, 
V. c. m. et Hen , R. 

ENDARRER,.ei 

ENDARRIER» dl. Voy. Darrier, En et 
ITeir^R. 

ENDARRIERA8,s. f. pi. (eindarriéres) , 
dç. rauoAa. fctrier , ustensile de cheminée, 
fait en forme d'étrier, qu'on accroche à U 
crémaillère, et sur lequel on pose un pot^ une 
casserole, etc. Il est composé: d'un et/ye, 
d'une ou de deux branches el d'une anse. 

ENDARVA, s. f. (eindarve) ; ssosbva.. 
Nom languedocien de la renoncule douve. 
V. Dauva. 

ENDAUMAOEAR, V. ». (etndooumadjà); 

Danmegeare, ital. Damnificar , c8pu port. 
Endommager, causer du dommage à quelque 
chose, l'altérer : Un plat endaumageat, un 
plat fêlé,. 

Ëly. de en, dans>et de daumageart .porter 
dommage. V. Dam, R. 

ENOAUBIAGEAT, ADA,adj. et part. 
(eindouraa<Vé' , àde ) ; impr. sivooiiiiAasAT* 
Endommagé y ée. V..Dam,R.. 

ENDAyAI.AR, V. a. (eindavalà), dL V. 
Atalar. 

Aqudlaparet s' es tndavalado, Tr. ce nmr 
a croulé bas ou &'e8t écroulé. 



END 

Ea branea s* es endavalada, lài branche a 
rompu sous le poids. 

Aquel fai ma endawlat Vespala, ce far- 
deau m'a démis ou disloqué l'épaule; 

Éty. V. Avalarel Val, R..2.. 

EliDAVANT ,. prép* .(eindavèn) ; dL, En- 
davantfC^L Même sign. que dorant. Voy. 
Davanij Avaniti Ânt , R.. 

Et Nestor embe soun enffini 
Ye venguet vite à TendavanL 
Favre. 

EBIDE, (endé). Dans une partie du Lan- 
guedoc , k Nismes particulièrement , on dit 
ende, pourem^e , ou Ame y v. c. m. 

ENDERADAai, dl. Endebades^ cat. V. 
Debada. 

Endebadas noun , non sans cause , ce 
n'est pas sans soj^et. Douj; 

ENDEBAT, adv« dg. Dessous ^ v. c. m. 

EIWEBENIR, V. a. (emdebeni); Alt. lang. 
de £nderentr, v. c. m et Vén, Ri 

ENDEBENIR8', V. r. md. V. Endeve- 
nir s\ et Ven^ R. 

ENDEBERA8 j (eindebéres), dl. A malas 
endeberas, expr. proT. A l'élourdie. 

ENDEBIA, s. f. (eindébie). Nom lang. 
de l'endive ou chicorée. V. Endiva. 

Ély. de l'esp. endt6ia , m^ s* 

ENDEG , dl. V. EsUeea. 

ENDEGAT, ADA, dl. V. EnUeat. 

ENDECHAT, ADA, adj, d. lim« Blessé, 
ée. V. Endecat. Taré,, vicieux «.ea^vl. 

ENDEGIO, s. f. vl. V. Indktion. 

ENDEGREPITAT, adj. et p. vl. Dé- 
crépit. 

ENDEGUN., adj. (eindecùn), dL Cdco^ 
chyme, mal constitué, noué, rachitique, en 
parlant des enbnts. 

Éty. de endee, vice , défaut. 

ENDEDENS, expr. adv. dg. (eindedéins). 
Lendedens, le dedans, la partie intérieure. 

ENDEDIRE, V. Dèsdire et /Hre, R. 

ENDEGAR, V. a. (eindegà). Agencer, 
ajuster, mettre en ordre, conclure, terminer^ 
fig. maltraiter, injurier. Gare. 

ENPEGESnO^ vL V. liidigestiùn. 

ENDEGNANSA^ vl. mtmmmAmmw, mm- 
nmiAmA. Endignation. 

Ëly. du lat. indigtiaiicnis , gén. de îndt- 
gnatio, V. Dign , R. 

ENDEGNAR, dl. V. Encagnmr. 

ENDEGNOU8, OUiA, adj. (eindegnoûs, 
oûse),dl. Délicat, susceptible, quia les fibres 
irritables, à qui la moindre égratignure cause 
un ulcère. Sauf. 

ENDEI88AR , V. Andaissar, 

ENDEJORN , s. m. anc béanu Lende- 
main* V. DL 

ENDELA,y.Z>eIà; 

ENDEUIBIS, et 

ENDELUVIS, dl. V. De(il^. 

ENDEMEfl^ adj. vl. Fixé, étabU. VoTi 
ifelIre.R. 

ENDEIOS^ adv. vl. mmmmu. Tout d*un 
élan , avec, vitesse.,, à l'instant , tout-de- 
suite. 

Ely. de en^ de*4e et de «ie#^ pour menê^ 
dans le moins , sous-cotendu , de temps pos> 
sible. 

ENDEMESI , s. jn. (eindemèsi) , wm—wi. 
dl. m. s. que Ensia, v. c. m* 



END 

AquU es per endemuit c'est par jaloosiet 
par envie ; gageure. 

ENDEME8IT , IDA^ adj, et p. (einde- 
mèsi, ide), dl. Arrêté,. ordonné. 

Cm- droa «mummUm b* , tut kM Am àtgUtit , 
qfi'iio« M tottiida OMU jonn mm Uno* tmJemtsft. 
OU pu- Sut. mms noai d'anlMir. 

Aquot es unendemesit, c'est une gageure» 
ou il seml>le que o'est fait exprès. 

ENDEMEMA, S. f. vl. Limite, division, 
borne. V.lfeUre,R. 

ENDEMIAR, V. Vendumiar. 

ENDEMIQUE, ICA, adj. (eindemiqué, 
ique), Endemio, ital. JSndemteo^ esp. port. 
EndemiCj cal. Endémique, qui est particu- 
lier à un peuple, à une nation ; on le dit 
particulièrement en parlant des maladies. 

Èty. du lat. endemiciM , m. s. dérivé 
du grec èvSi^ioç. (endémios), formé de ^v 
eo), dans, et de ^(ao< (dtaos), peuple. 

. Dem, R. 

ENDEMIfl , vl. V. Endemu. 

ENDEMOINA, Pour endemoniat, a^J- 
d; vaud. Démoniaque. V. Dewwun. 

ENDEMONIAT , ADA , adj. et parL vl. 
En' 



V 



£ndemonûil,. cal. 
esp. Endemonihado , port. Indemoniato^ ital. 
Possédé , démoniaque. 

ENDENATRAR., V. D^ vl. Réaliser , 
convertir en espèces. 

ENDENH^.s. m. vl. V. Desdegn. 

ENDENBAMEN^ et. 

ENDENHANSA, 8. f. vl. Fndignotion, 
V. c. m. et Dign, R.. 

ENDENH08., adj. vl. Délicat ,.8usceptî* 
ble. V. Dign, R. 

ENDENTA&, ?> D..(eindeintà], Blettre ou 
pousser les dents.. 

Éty. de en, de dent et de ar. V«DenC , R. 

Ou Uott. eidenC», kou empeirenta. 
Prov. 

ENDENTAT, dl. Edenté^ V. Desdentat 
et Déni, R. 

ENDENTELHAR , V. n. vl. Créneler, 
denteler. V. Dent, R. 

ENDENTELHAT, ADA, ad}, et p. vl. 
Dentelé , ée , crénelé , ée. V. Déni, R. 

ENDEDOUDAR, d. bas lim. V. £fideoti- 
tar et DeK R. 

BNDEODTAR., V. a. (eindeoutà); n- 
DM>o«iiNka. Indèbitare^ ital. Endeudàre, esp. 
j^ndmdar, port. Endeutar, cat. Endetter, 
charger de dettes , engager dans des dettes. 

Ëly. de en,. de dotile et de ar, engager 
dans des dettes. V. X>e5, R. 

ENDEODTAR S*, V. r. •ovmwmjkM. En- 
deudarse , esp. Endeutarse^ cat. indebitarsi, 
ital. S'endetter , contracter beaucoup de 
dettes. 

ENDEOUTAT, ADA, adj. etp.ildetcdad, 
adà, esp. Endetté, ée. V. Deb, R. 

Prend lou camin dos endeoutas, il prend 
le chemin des écoliers , c'est-à-dire , des 
détours comme, les mauvais débiteurs. 

ENDEPTAR , V. r. vl. obbiipab. Endet- 
ter s'. V. Endeoutar s\ 

ENDEPTAT., ADA, adj. ct part. vl. 
V. .Endeoiiidi. 

ENDER, d. IIdk Pour endort Y. En- 
a^frme. 

ENDER, dl. V. Trespeds. 



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END 

.BNDBRDIIE, Y. a. y1. Élever, dresser, 
monter, diriger. 
£NDEROA , y1. 11 oa elle dresse, élète. 
JBNDEROG , S. m. t1. Renversement , 
choc, contrecoup. V. Jlœ, R. 

ENDERROCAR, ▼. a. y1. Enderr0C9r, 
cat. Dtrreear , csp. Diroeeare, ital. Dé- 
molir , abattre , ruiner , culbuter , faire la 
culbute. 

Éty. de en , de roea et de -or, précipiter 
d'un rocher. V. Jl«c, R. 

ENDER8, adj. et p. vl.£levé, exhaussé, 
monté, dirigé. 

ENDERS, s. m. Vl. EléTatîon, réhausse- 
ment. 

ENDERVA, s. f. (eindèrve). Un des 
noms lang. de la douve. V. Douva. 
SNDERVI., dl.Dactre. Y. Dartra. 
Ëty. du bas breton derout ou derouU , 
qui vient du celt. derwi ou deruU y el qui a 
la m. s. m, est l'art, le^ la. Astruc. 

ENRBS, 6. m. (eiodès). Un trépied. Voy- 
Tntpeds. 

On donne particulièrement lenom deendes 
k un trépiedè quene,4iattt d'environ uo^emi- 
mètre , servant à soutenir la poêle sur le 
feu. 

BNDESEmP ARAR , vl. Abandonner. 
V. Désemparât, 

ENDE80NRAR , T. a. vl. Y. Deshou- 
nourar. 

ENDE8FRBZAR, V. «. y\. Mépriser, 
dédaigner. 

EMDESPREZAT^ ARA, adj. vl. Méprisé, 
ée, dédaigné, ée. 
ENDESTI, s. m. vl. Signe, augure. 
BNDESTINADA, S. f. vl. Destinée, au- 
gure. 

ENDESTUIAR, V. vl. Jndestinaref ital. 
Destiner. 

ENDESTINAT, ADA, adj. et part. vl. 
Destiné, ée. 

ENDESTINTAIIEMS , adv. vl. Y. Jn- 
didinetamenL 

ENDEDTAR 8*, V. r. vl. Endeutaue , 
cat. Y. Endeotar et EndeouUr. 

ENDEVAR 8*, V. r. (s'eindevà); csAn^a, 
msAB. Endever , avoir un grand dépit. 
V. Énrahiar ê\ 

Éty. de la basse lat. indeifiare , formé de 
deviare, être égaré, bons du ^ns. V. Via, 
Rad. 
ENDEVEING , vl. Y. Endetenh. 
ENDEFE, vl. Jl.eu eUe arrive. 
Êly. Alt. de endeven. Y. Feti, R. 
ENDEVER,. s. m. vl. Succès, réussite, 
^énement,. chose qui arrke,qui survient. 
Y. Yen, R. 

fiNDEVENH,«. m. vl.BinvBisia. Avenir, 
cuite. V. Ven. H. 

ENDEVBNIDOR, adv. vl 



END 



£ND 



AiiiM loa puiolMM . eviM la coUro • 
Et ba qoaad i,'eikkfem qnauqaosilH bonno cher*. 
MicbcU 



Eidevenidor , cat. Qui est à venir, avenir , 
futur. Y. fen, R. 

ENDEYENGIIT , UDA , adj. et p. vl. 
Devenu , ne. V. Devenguti arrivé, «ée. Y. 



Arribatei Ven, R 

ENREVENIR , v. n. (eiadevenii^ , dl. 
Bamacimi. Eêdevenir , cat. Convenir, et en 
vl. arriver, rencontrer, advenir, réussir. V. 
Vem,ïi. 



ENDEVENIR S' , V. a. dl. ■ 

S'accorder : Per dansar H fau endevenir , 
il faut s'accorder pour danser : Lours na- 
turels s'endevenoun, ^eursuaturels sympa- 
thisent; se rencontrer. 

IJuinarai se s'endeten, j'irai si l'occasion 
^ présente , si cela se rencontre. 
Se s^tndwen, s'il arrivejamais. Sauv. 
"ENDEVENSAR, V. a. (eindeveinsâ). Met- 
tre en défends. Aub. 

£^. de en , «n , de deven^ défends, et 
de ar, act. 

ENDEVIA, Nom de l'endive à ^smes. 
Y. Endiva, 

ENDEVISIRLE, \1. \ . Endivisible. 

ENDI, \l. V. Indi. 

ENDIABLAR, V. a. (cindiablà] ; Endia- 
Ular, cat. csp. .Endtal^rar, port. Indtavo- 
lave, ital. ^Ëndiabler quelqu'un, le tour- 
menter pour obtenir deJuixe qu'on désire, 
et dans le sens n. faire endiabler , faire don- 
ner au diable. 

Èty. de fn , de diable et de ar^ donner au 
diable. Y. Diabl,1X. 

ENDIABLAR 8' , V. jr. Endiabler, se tour- 
menter, endéver , se ficher. 

ENDIARLAT , ADA, a^j. et p. (eindia- 
blà , àde) ; Endiabrado , port. Endiablé, ée, 
enragé. V. Diabl, R. 

ENDIAMS , s. f. vl. Endiadis, figure de 
grammaire. 

Ëty. du ^ec ^v 8ia 8wotv j[en dia^uoin). 

On s'en est servi. pour désigner la figure 
où l'on met deux substantifs au lieu d'un 
seul , suivi d'un adjectif, pateris et auro , 
pour pateris aur^s, Rayn. 

ENDIANA, Y. Indiena. 

ENDIGH, IGHA, adj. et p. vl. Imposé, ée. 

ENDIÇA, Endici, cat. Y. Indiça. 

ENDIGAR^ Y. Indicar, 

ENDIGAT , Y. Indicat. 

ENDIGAnON , Y. Indication. 

ENDIGATIU, s. m. vl. V. Indicatif. 

Endicatius es apelatz quar demostra lo 
fait que om fai si eûmes ««, eu chant , eu 
escriu. Donat. Provinc. 

EMMENA , Y. Indiena. 

ENDIERER, V. a. (eindierQ, dl. Impo- 
ser, taxer. V. Taxar. 

ENDIGENÇA , S. f. (eiodidgèince) , dg. 
Indigeance. V. Misera et Pauretat. 

Blo«r« MM gloriu M la aonlo tnJfgemço , 
Itich* «• aqual qu'a ramplU Miin àthi, 
Jasokia. 

É^. du lat. indigenlia, m. s. fait de 
indigere , avoir besoin. 

ENDIGE8T , V, Indigett. 

ENDIGE8TION, V. Indigestion. 

ENDIGNACIO, Vl. Y. In(tignation. 

ENDIGNAMEN, vl. V. Indignament. 

ENDIGNAR, dl. Y. Indignar. 

ENiUGNOUS, OUSA, adj. (rindignôus, 
ôuse) , dl. A qui le moindre petit coup fait 
une plaie; délicat. 

ENDILH, s. m. (eindill). Hennissement , 
cri naturel du cheval. 

Èty. du lat. hinnitus. 

ENDILHAR, V. n. (clndînà); 



51 

, , Hennir, faire 

un hennissement, en parlant 4lu cheval. 

Èty. du lat. hinnire. 

ENDILLAR, vl. Y. Endilhar. 

ENDIMAR, V. a. (eindimà), d. bas lim. 
Poisser, pegar, salir avec de la poix, ou 
avec quelque chose qui y -ressemble. Yoy. 
Empegar et Emplastrar. 

ENDIMENCHAR 8* , v. T. (eindimeint- 
chà) ; •'moMHBiioBAS, •KHommmaMM, Broanv- 

OAB , BsoioouMBsaAB •'. EnUimanchcr , se 
mettre les habits du dimanche, ses plus 
beaux habits. 

Éty de en , de dtmenc^e et de or, litt. se 
mettre «n dimanche. V.Domtn, R. 

ENDIfllENGHAT , JU>A^ a4). et part, 
(eindimeintcbà, àda]. Endimanchée 'ée , qui 
a pris ou mis ses habits de dimanche. 

Éty. de en, de dimenche et de «1 , -oda, 
litt. mis en dimanche. V.Domin, R. 

ENDIMENGEAR 8', Voy. fndtffien- 
éhar^\ 

ENDIMENGEAT, Y. Endimenchat et 
Domin, R. 
ENDIN, d. bas lim. V. Engin. 
ENDINNAR8', dl. Pour s'irriter, s'en- 
flammer. y.Encagnar s\ 

ENDirai AT , ADA , adj. et p. (eindinnà, 
àde), dl. Redressé, rengorgé, tendu. 

ENDIOOUMEROAR 8', V. r. d. bas lim. 
S'endimancher. Y. Endimen^ar «*, et Do- 
min, R. 
ENDIR , W. Hennir. Y. Endiïhar. 
ENDIRE, V. a. vl. Imposer, assigner. 
Éty. du lat. tndtcere. 

ENDI8, adj. vl. Violet; inde, couleur 
bleue que l'ontire^e l'indigo. Y. Indis, 

ENDI8CaiPLINAR, V. Vl. Punir parla 
discipline. 

ENDI8CIPLINAT , adj. et p. vl. Tuni 
par la discipline. 
ENDI8POtJSAR, Y. Indisposar. 
ENDI8POU8AT, V . Indisposât, 
ENDI8POU8ITION , Y. Indisposition. 
ENDIUEL, dl. Y. Andoulha. 
ENDIVA , s. f. (endive) ; xAmê, BamnnA^Bir- 
BBUA, smisvii. Endivie, ail. Indivia, ital. 
port. cal. Endibia, esp. Hendibeh, arab. 
Endivia, anc. cat. Endive, Cichorium endt- 
tîta, Lin. plante de lafam. desComposécs Chi- 
coracées, cultivée partout, avec «es variétés, 
pour l'usage de la cuisine , elle fournit une 
des plus agréables «alades, et en même temps 
des plus salubres que Ton mange. 
On en cultive k présent plus de six espèces. 
Éty. du lat. endiota, m. s. 
ENDIVIA, €. f. (eindivie). Nom ariésien et 
ancien de la chicorée. Y. Endiva. 

ENDIVI8IBU3, IBLA, adj. (emdi visi- 
ble, ibie). V. indirt^iWe. 

ENDOGTRINABIEN, 8. m. \1. Endoc- 
trinament, cat. Doctrine, enseignement. 

ENDOGTRINAR, vl. £ndoc(rtnar, cat. 
Y. Endoucirinar. 

ENOrOLCrr , adj. et p. vl. Radouci, adou- 
ci. V. Adoucit et Douç, R. 

ENDOLOIRABIEN , S. m. vl. Souffrance, 
douleur, tourment. 

IENDOMENGADURA, S. f. Domaine, 
possession. 
ENDOMENIAT , adj. vl. KRBOMsmAn. 
Sujet, tenancier, vassal. V. Endomenjet. 



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5% 



END 



Êly. de en eiâtdomeniat, Y. Homtti, R. 

ENDOMENJAT, adj. \1. nooMSMATy 
sMDOMmAT. Serf, homme lige, soumis, inlime, 
tenancier. 

ENDOMEROAT, adj: vl. Vby. J?ii<{o- 
menjat, 

ENDOOUBAR ^ v. a. (.eindoonbâ). Emr 
barrasser qpelque chose, saiîK 

ENDOOUBAT, ADA, adj: et p. fein- 
dooubà,àde). Embarrassé, ée; sali, le. Cast. 

ENDOOUMAGEAR', V. Éndauwuigear, 

BNDOODMACffiAT, V. Bndatmageat. 

ENDOODTRINAR, V. Endouctrinar. 

ENDOOUTRINAT, V. EndouHHnaU 

ENDOOnVERAT, ADA, adj, et part. 
(eindoouYerà, àde), d. t>as lim. Enflé, la pav- 
tie enflée. 

Èijy Béron. pense que ce mot peot venir de 
rttre, parce que la partie enflée est luisante , 
on dit en provençal aveirit; ou de vere^ ve- 
nin. V. Vitr, R. ' 

ENDQRABLETAT , 8. f. ▼!. Éternité: 
l^t mania aquestpan viêuraendorahUlaty 
celui qui mange ce pain vivra éternellement. 

Ëty. £iidora&ieto<, est dit pour fiuiura5/e- 
îat. 

ENDOROUET, 8. m. (eindorgué). Nom 
qu'on donne, à Niâmes, à Toronge. V. jRoii- 
manel, 

ENDORMATORI, 8. m. (einJounnatéri); 

SmWOKHATOBI, DOWATOAI, MABCOimQUB, Bl- 

oomnnoovisAf , kiisbomai, oonHirosn». DoT" 
mitorio, port. Somnifère, narcotique, remède 
ou poison qui endort; fig. livre ou discours 
ennuyeux. 

Êty. de endormir et de atori, ou du Iat. 
dormilorium. V. Dorm^ R. 

ENDORMIDA^ S. f. (eindormide) ; bk- 
oommiDA. Endormida de pregadiou, nid de 
mante. Cast. 

ENDORMIDOUIRA, S. f. Est aussi le 
nom par lequel on désigne, aux environs de 
Montpellier, Jes Jusquiames, blanche et noire. 
V. Jusquiama, Carelhada et Dorm, R^ 

ENDORMIDOUIRA, s. f. (eindourmi- 
douire). Un des noms languedociens de la 

e>mme épineuse. Y. Darbousêieraei Dorm, 
ad. 

ENDORMIDOUIRAS , s.f. pi. (eindôur- 
midéuires), dl. Profond sommeil causé par 
certaines maladies ; toute sorte de narcotique , 
et en particulier, le pavot et le laudanum : 
A près las endourmidouiras , il a. pria un 
somnifère. Y. EndormeUori. 

Éty. de endourmir et de outra, ce qui eB>> 
dor. V. Dorm, R. 

ENDORMILHOUA, s. f. (eindourmil- 
lôue). Un des noms de la> torpille. V. Dor- 
milhousa et Dorm, R . 

ENDORBOR, V. a.(eindourmir);B«coini- 
tOfnum, snooimiiui, snoBOimuii, BsovBais, mmr 
MAmrm, ADKovHiB. Addormenlars et hidor* 
mire, ital. Adormecer. esp. port. Endormir, 
procurer, le sommeil ; flatter, amuser, afin de 
tromper, engourdir. 

Ëty. de en etde Dormir, v.c. m. eiDorm, 
Rad. 

ENDORMIR 8'., V. r. pour les synonymes, 
Y. le mot précédent. Adormecer'se , portj 
S'endormir, se livrer au sommeil ; négliger 
une affaire : S*endormir una camba^ s'en- 
gourdir une jambe; Ai hu fed endormU, 



END 

mon pied est engourdi, le'pMme fdormilf e. 
ENDORMIT, IDA, adj. et part, (ein- 
dourmi^ ide)i;'. bmmmut, ncofonooMiT , 
Aamovmm.AàbrwMcido, port. Endormi, ie; 
engourdti. 

Ëty. de «11^ de dorm et de il , litt. entré 
dans^le dormir, c'est-à-dire, dans le sommeil- 
^Y. Dorm, R. 

ENDORTA, 8. f. (eindérte), dg. I2en de 
branches flexibles. 

Éty. Alt. de redorta, retorta. Y. Tors, R. 
, ENDORZIR, V. a. vl. Cemot, ditM. Eaur 
rier,estnn de ceux, qui ne so présentent 
qu'une fois>(dans l'Histoire de la Crois, con- 
tre les^Albigeoi^, et<parlantincertainet obs- 
cur,, parait signiiSer ici, rendre plus dar^ 
plus cruels endurcir. 

Éty de enaugm. ded^pour dt»r,otdefr^ 
(aire devenir plus dur. Y. Dur, R. 
^ ENDORZIT, adj. et p. vl. Endurdi énroa- 
vé.V.D»r,R. *^ ^ 

END088AMENT ,. 8. m. (elndoussa- 
méin), et impr. mMBouMAanarc Èndoso, esp. 
Endosêo, port. Endossement , l'écriture que 
l'on met au dos d'une lettre de change pour 
qu'elle soit payée aune autre personne. 
Ëty. de endossar etde menl. Y. Dbsi 
END088AR , V. a. (eindoussà) ; BaBoos- 
•Aii^ £fidos«ar,.cat. port, ^ndotar, esp. Ad- 
doêsare, Ital. Endosser, jnettre sur.son dos; 
en terme de commerce mettreau dos d'une lel« 
tre de change l'ordre de payer à4]n autre. 

Éty. de en, de dos et de ar^ litt. mettresur 
le dos. V. Dos. 

' ENDOSSAT, ADA, adj. et n« (eindos- 
sà, Àde), et Impr. bhsovmat. Endossé, ée. 
Y. Dos. 

ENDOSSnR,8.m (eindoussùr), et impn 
!nBo«ftini. Êndosador, esp. Endossador^ 
port. Endosseur^ celui q\ii a endossé ime 
lettre de change. 

Ëty. de en, de dos et de tir, celui qui a mls^ 
sur le dos. Y./>o«. 
ENDOTAR , V. a. vl. Doter. Y. Dotar, 
ENDOTAT, ADA^ adj.etp. vL Dolé,ie. 
Y. Dotât. 
ENDOUAR et 

ENDOUART, Y. Embug^r^ Eàkbufat 
et Dùug, R. 

ENDOUCTRINAR, V. a. (elndouctrinà); 
■MD^oomuui. AddoUrinare, ïiMÏ.Doctrinar, 
esp. Doulrinar^ port. Bndoetrinar, cat. 
Endoctriner, instruire; faire le bec, la leçon. 
Éty. de en, de doueirina et dear. \!J)oe. 
Rad. 

ENDOUGTRINAT , ADA, adj, et paK. 
(elndouctrinà, Àde) ; nDooormaiAT. Doutri^ 
nado, port. Endoctriné, ée. W.Doc, R. 

ENDOUIXNTIR, v. a. (eindoulelntir) ; 
BiDooLooMii , sMDovasiiruu. Rendre doulou- 
reux, p)us sensible que de coutume. 

Ëty. do en, de doutent et de ir, devenir 
dolent. Y.Do(,R. 

ENDOULENTET, IDA, adj. et p^ (ein* 
doulenti, ide) ; adooiavit, moBLoiMUT. Do- 
loridOf port. Devenu douloureux, endolori, 
très-sensible : Ai lou bras tout endoukntU , 
mon bras est devenu tout douloureux; Moun 
corps es tout endoulentit, je sens du mai aise 
dans tout le corps«^ Y. Dol^Vi. 

ENDOULOUMAR, v. a. (eindouloumâ), 
dl. MeurUrii, assommer de coups. Sauv. 



ÊND 

Ëty. Ce mot parait être une altér. de en- 
dotiiourtr, rendre douloureux^ Y. Dot, R. 

ENDOUU>UMAT, ADA^ adj. et part, 
(eindouloumâ, àde), dl. et g. Meurtri, ie; rom- 
pu de coups. Y. Dot, R. 

ENDOULOUR^, Y. BndauUntir. 

ENDOUI.OURIT, Yoy. Endoulentit ei 
I>oi,R. 

ENDOUM^ 8. m« d« béaro» Amas , toIu- 
me. V. CucKoun, 

ENDOUMA, Alt. gasc de endouman^, 
Y. Ehdtman. 

ENDOUMAISEIiENGAR S', V. r. (s'eio- 
doomeiselelncà), dl. S'habiller, se mettre en 
demoiselle. 

Étyv de en, de downaisela et de enear^ m 
parer en demoiselle. Y. X>o»Mn,.R. 

ENDOURENTIR, Y. MndoulenUr. 
> ENDOORMIDOIIIRA, Y. Endormi- 
dùuira. 

ENDOmUMBUBOUA. Y. Endormilhoua. 

ENDOURMIR, Y. Endormir. 

ENDOURMIT , Y. Endormit. 

ENDOUSSAMENT, Y. Endossameni. 

ENDOUSSAR:, Y. Bndôêsmr^ 

ENDOUSSAT , Y. Endossât: 
I EHDOIISSUR, Y. Endossur. 

ENDRACA^ }L^draear. 

ENDRAGAT , ADA , 9^: f¥pmi. (cindrat 
ca,âde). Séché à moitié. 

Ét2« de>la.préposltlon ^y (çn)» etde $p^c 
(dh>sos). rosée. Thomas» 

ENDRALHARJL', V. r. (s'^eiodlaillâ). Y; 
Endrayar. 

ENDRATAR, v. a. (éindfalâ) ; MMÉiMt«> 
«■BBAiAM, Acheminer, mettre sur la voie , 
diriger quelqu'un dan8 sa^outo^ 

Ety. deen,dedrayaet^ar»Jitt mettre 
dans le chemin; Y. JDrali.R» 

ENDRATAR S\ V. r. ■'«muuuMm. S'a- 
oheminer, se mettre en marche, s'introduire, 
se diriger. V. DfaiyR.. 

ENDRE', Y. Endref^. 

ENDREGH, 8. m. (eindrétch); bhmb, 

BMDBST, nmxïï, MMOi, DmsvT. j^noreC, cat. 

Endroit, lieu , place, pvrât , passage d'un 
écrit, époque, circonstance; le beau côté 
d'une étoffe, celui qui est opposé à l'envers ; 
le recto d'Un feuillet. 

Éty. du Iat. <ndtreciufi»|.m. s. Y. Reg, 
Rad. 

ENDRECHIERA., adv. (eindretdiiére) ; 
m»BBcmmA, ■RDmsiMSM. Directement, en 
droite ligne. Y. EHreetameni et Reg, R. 

ENDREGHURA, Y. Endreéki«ra, Gare, 
et Reg, R. 

ENDREO,prép. vl. ■HOMnca, mammm, 
B»BBir. Vers, envers, à l'égard de ; sentier, 
lieu, place. 

ENDREIGADOR , 8. m. d. vaud. GoQ- 
«docteur, correcteur. 

Ëty. de en, de dretc et de ador, celui qui 
indique la voie droite, directe. Y. Reg, R. 

ENDREIGH,et 
' BNDRBIT, prép.vl. Y. .Endre^. 
^ ENDREIT , s. m. vl . Y. Endreeh. 
. ENDREIZAR, Y. J^ndrestar. 

ENDREPETAR , V. a. vl. Expliquer. 

ENimESSA pourniMusAT, adj. et part, 
d. vaud. Adressé, ée. Y. Jle^, R. 

ENDRE8SADOR,vl. Y. Endressayre. 

ENDRESSAMEN, S. m. vl. Endressa- 



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END 

wunîy ane. eat Enieretandento^ esp. En- 
dereçamento, port. IndirixxametUo y ilal. 
DirectioD, enseignement, Yoie. 

BlfDBBMAB, Y. a. t1. Mn>usA% m- 
MBisAs. Endreisarp. cal. Enderetary esp. 
Endereçar, port, /ndtmsare, ital. Dresser, 
lnene^ goider, diriger^ rétablir,, réformer, 
indiquer. V. Règ, R. 

BNDBBMAB, V. a: (eîndressâ), d. bas 
lim. Redresser quelque ohoseqoi est courbé, 
fig. Endreua un ofa^ BéroUi o'est-k-dtre, 
Éndretsar un a/ar, commencerei conduire 
une affaire ;. pour adresser. Y. Adreêiar et 

ENDBE8SJUR, T. Si vH Dfesser, mener,. 

S rider, diriger, adresser. V. Adreuar et 
egiK. 

ENDBESSATBE; s. m. vl. nronMABom. 
Endertfjcodor, esp. /itdtrtszoiore, ital. Re- 
dresseur, directeur, conducteur. 

E1€DBB88IEBA, adv. (eindressiére) , 
d. m. Vis-^?is..V. Endrechiera. 

BNDBET , s. m. dg. Endroit , ait. de 
Bndreehj v. a m. etAe^, R. 

ENDBBT8SAB, Y. ai vi: Diriger. Vè^ 
RègiK. 

BNDBETT, prép. vl. V. Endreg, 

ENBBEZAB, ?l. V. EndTe$$ar. 

ENDBIGNAB 8', V. r. (s'eindrignà), dl. 
SMnqoiéter^'^niligneri.Voy. Endig^f^r et 
Dign.K. 

ENDBIOUBETA, V. Airoundélà. 

ENDBOMJJI LAS, s. f. pi. (las eindrô^ 
mes), dg. Sortilège,, somnifère. V. Endor^ 
matari. 

Ëty. de endfomi'r, qu'on dit en gascon, 
pour endormir. W^Dorm, R. 

BNDBON^ dg. U.endorti V. Endormir 
et Endorme, 

ENDB08, s.f. vl. Espèce de pierre pré- 
oieose. 

Éty.dtt grec ^v (en)ret deûScDc ( hudés ) , 
eau. 

Endroi etpauea pegra totx Umpt disHl- 
lant goUas. Elue. 

ENDBOBMlRVvi: V. Endormira 

ENDBOmmSQIJET 8', Jasmin Vèttk* 
ploie pour ê'endormet, il s'éndormiL 

ENDBOUmT, V. fndormtl et i>drm, 
Rad. 

EPmBOBNAV Ail« dé Androuna^ v. c m. 

ENDBUAB , T. a. (eindruà) ; noammu 
Engraisser les terres au moyen des fumiers, 
et par ext. les hommes avec une bonne table. 

Êly. dé m, dedmûa et'dèar', ou de en, 
de df^ etde ar, rendre drn. V. Dru. R. 

ENDBDDIB, V. Endrumr eti>ni»R. 

ElfDUGAB , V. Edu€ar. 

EliDUCH, V. rndua. 

BNDUEGHA, V. Andoulkai 

ENBOOEAB, v. a. (eindudjà); mmÊmsâm. 
Gonbuger une futaille. Aub. 

BNDIIIH0,,s«m^-vl. Enduit. V. En- 
dueh, 

ENDUniEV vv a> ( eindùTré) ; rmrTAB. 
•rpAB, mÂ!ïï9mMM, aBBovcAs. Enouire» le mot 
endutre, est du provençal moderne, on le rend 
liar les suivants; enduire do cbaux, pai- 
sarun.Uuh de tous; enduire doplâtre, gjfpar; 
enduire de ciment., 6a(iim«r; enduire de 
mortier» -reôotfcar. 

Éty.. du lat. indueere, m. s. V. Due, R. :. 



END 

BNDUIT ; s. ma (eindùi) ; 

Enduit, couche d'une matière appli- 
Iquée. 

£(y. du lat. tndiicflo: V. DUc, R'. 

BNDinLGENCIA, et 

ENDUEGENSA.vl. V. Indalgeneiai 

ENDUiilADA-,.mi'SS'qiie Vênditmi,'T. 
cm; 

ENDOBUAB, Alt. dé Vmdumiar, v.c.m. 

ENDUNA,expr. adv. (eindùne), d. bas 
lim; Eu un met : ^ndiino guVco finisso' 
oti, Bér. c'est-à-dire, Enduna qu'aguot fi^ 
nisse aquU, en un met que cela finisse \k. 

Éty. £iid,.est pour en, eme, et de una» V. 
Un. ii. 

ENDUB', s. m. vl. nniimAT. Manque, jeu* 
ne, souffrance. V. Dur, R. 

ENDUBA, s. f. vl. smnmt. Manque, souf- 
france. V. Dur, K^ 

ENDUBANT, ANTA , adj. (einduràn, 
ente) ; vATtBirr, ■•«rrBx>Dovu>oBs. Endurant, 
ante; qui endure, gui souf&e avec patîence^ 
des duretés^ des injures, des contradieiions. 
^ Étfi de endurar et de ant: V. Dur, R. 

BNDUBAB, V. a. (eindurè); tovmum, 
■urovKTAB. Endurar, esp. cat. Alurar, port. 
^ Endurer, souffrir, éprouver quelque chose de 
douldureuxv de^énible, de facheur; suppor- 
ter avec patience. 

^ Ety. de efid«ira,^soiiffirince, et de ar, owde 
dtfrare; dont on a fait indurare, qui signifie 
la même chose. V. Dur^ R. 
• ENDUBAB^ V. n. vl. mwomwaaam, Endu- 
. ro^jrr, anc oei« ^nddroi% anc? esp. Inéura^ 
'rr, ital. Endurcir, devenir dur, 

Èty. du lat. ffidurare. 

ENDUBAT, ADA, adj^^tp.vl^. Endor- 
ci, ie; 

ENDUBAT, vl. V. Endur. 

BNDOBGIB, V. a.^ (eindurcir); dvmw. 
Indurare et /fidiirire,ital. Endurecer, esp. 
port. J^ndttrir et Enduretzir^ cat. Endur- 
cir, rendre dur, fig. en parlant des hommes, 
, les rendre forts, robastes, propres à suppor- 
ter toutes les fatigues, et en parlant du cœur, 
émousser sa sensibilité, le rendre impitoya- 
ble. 

Éty. du lat. tndiirare, ov de en et de dur^ 
cir. V. Dur, R. 

ENDUBCIB S', V. r. S'endurcir, devenir 
dur, au physique comme au moral. 

ENDUBGI88AlfENT, S. m. (eindurds- 
saméin): «nwmcm— mwit. Induramento, 
ital. Endurecimienlo, esp. Endureeimento , 
port. Endurimeni, cat. Endurcissement, état 
de ce qui est dur, fig, dureté de-cœur. Voy. 
Dnr.R. 

ENDDBCIT,IDA, acy.'èt p. (eîndurci, 
ide) ; £ndureetdo,port. Endurci, ie ; devenu 
dur. y.Dur,R. 

ENDUBMIB , V. Endormir et X>orm,it. 

ENOUBBE,. V. Enduire.- 

ENDUBS^ expr. adv. vL A jeun, qui souf- 
fre, qui endure la faim. V. Dur, R. 

ENDUBZEZIB, v|. V. Endurar. 

ENDUBUMENT, vU V. Endurtiêêa- 
mentti Dur, R. 

ENDUBZIB^ V. a. vl. nmou». Affermir, 
fortifier, endurcir. Y. Endurcir, 

Éty. du lat. indurueere. V. Dur, R. 

ENDUBznr, IDA , adj. «tp. yl. Endor- 
ci>ie. V.I2ifr,.R.. 



END 



53 



ENDn8TBIA,vl. V. InduHria. 
ENDU8TBIT, IDA, adj, d. duRouergue. 
Industrieux, euse; adroit. 
Êty. du lat. induilrius. V. Stru, R, 



VoUf oins Ion Lengodbe, 
Së-brj.'pM-d'itnprimv pua tmdiutnl qw bout. 

Pcyrot. 

ENDUT; y. Enduit. 

ENDOTA, s. f. vl. Enduit, apparence, 
dehors. 

É(y. du lat. tndiaà. 

Hom'fa de pauc iolatSy de pauhra enduta, 
e depaïui vailUmen, Pistolets. 

ENDDXt s. -mi vl. Indice. 

Ety. du lat. indieium, m. s. 

ENDTMION, personnage de la fable (etn- 
dimiôn); Endimiimei, ital. Endymion , fils 
d'EthliusetdeChalyce, etpetit fils de Jupi- 
ter, souvent cité à cause de sa beauté* 

ENB 

ENEBIB, V. a. (enebir), dl. Défendre, 
prohiber. 

Êty. du lat. inJit6ere, m. s. 

ENEBBANÇA , S; f. (énebrànce)* Mé- 
moire, souvenir. Y. JHem, R. 

ENEBBIAB , Y. Enubriar. 

ENEBBIAT, Y. Enubriat 

ENErrET, En effet. 

ENEGBEZIB, v. a. vl. Ennegrecer, esp. 
port. Noircir, rendre noir. Y. Ennegrir. 

ENEGUBTIB FAIBE, (faire eneguè- 
tir), dl. sMswmn. Faire endever. 

ENEI, vl. J'envie, j'allai. 

BNEIGOUB 8', Y. Enaigrir i\ 

ENBJAB, dl. Y. Ennuiar et Enfetar. 

BNEJOUS^ dl. Y. Ennuiouif Enfetaire 
eiNuir,li. 

EWEMBBANÇA, S. f, (eneimbrànce); 
iMMiAMiA. Souvenir. Y. Souvenença et 
JIÊem, R. 

ENEMBBAB 8', v. r. (s'eneimbra) ; bb- 
■MiMAs. Se souvenir, Y. Souvenir te et 
Afem, R. 

Fe n'embrez dete patcrei eigaloe 
QWeme^ouÀieoupjoLviazleis aloe. 

Gros. 

ENEMIA, s. f. (enemie); EnemigOy cat. 
esp. /ntmt^«, port. iVemica^ ital. Ennemie. 

Éty. du lat. inimiea on de en priv. et de 
emio- pour amia, dont le a a été changé en e, 
Y. Am, R. 

ENEUe., lA, IGA, S. (enemi, ie , 
igue); Aemtco, ital. Enemigo, esp. /mmt* 
gOf port, Enemig^ cat. Ennemi, 

Ety. du lat. inimicus, m. s^ Y. Am, R. 

ENEMIG, IOA> lA, 8. (enemi, i^e, 
ie) ; Bmnwi, aiiwbw, BMnnac. Nemico, ital. 
Enemifo, esp. Inimigo, port. Enemig, cat. 
Ennemi, ie; celui ou celle qui haït quelqu'un, 
qui lui veut du mal,, qui est disposé à cher- 
cher et II saisir toutes les occasions de lui 
nuire, celui avec qui l'on est en guerre, 

Êty. du lat. tmmîette, m. s. Y. i4in, R. 

ENESIG, lOA, lA. adj. mmtumc. Ne* 
mieo, itak Ènentigo , esp. Inimigo, port. 
Ennemi, ie; qui a de l'aversion, qui est oppo- 
sé, contraire. Y. ^m, R. 

ENEMICAB S', V. r. (s'einncmicà) ; i 



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54 



ENE 



MCAs. Se brouiller, se faire des ennemis. 
Gare. 

É(y. de eitfiémû; et de la term. act. ar, liU. 
faire des ennemis. V. i4m , R. 

BNEMIO , s. m. vl. Ennemi. V. £nemie 
et Am, R. 

ENEMISTANSA , S. f. \i. bumutat. 
Inimitié, haine. V. Inmitii. 

Ëty. du lat. tmmtct/ta, m. s. Y. Am, R. 

ENEMISTAT , s. f. vl. EnemUiat, cal. 
Enemiitadf esp. Jnimizadif port. Inimitié, 
rupture. V. Inimitié, 

É(y. du lat. inimicilia, m.s. V. Am, R. 

ENEN08, s. m. et adj. (enenés). Inno- 
cent, niais, hébété. V. Niais, 

Ély. du grec liXst^c (êleos), sol, niais. 

ENEO , personnage de la fable (énée) ; 
Eneo, ital. Èneas, esp. Enée, fils d'Anchise 
et de Vénus, héros de J'Euéïde. 

ENBQUEUMENT, V. Nequelimeta. 

ENEQUEUT, et. 

ENEQOERIT , V. NequelU. 

ENEQUE8TA , et 

ENEQUITAT, vl. V. iniquitat. 

ENEQUITOSAMEN, adf. vl. Inique- 
ment. 

Éty. du lat. inique^ et de OMamen, d'une 
manière inique. 

ENEQUITOZAHEN. adv. vl. /fitfiia- 
tnent, cat. IniguamenU, esp. port. ital. Ini- 
quement, injustement. 

ENERGIA, s. f. (enerdgie); Energia, 
ital. esp. port. cat. Energie, force, vertu <^. 
cicnle ; fig. fermeté de caractère, vigueur de 
style. 

Éty. du grec ev£pYeia (energeia), fait deev 
(en), dans, et de tp-^ov (ergoi^, ouvrage, 
action. 

ENERGIGABfENT« adv. Energieamentj 
cat. EnergicamenU, ital. esp. port. Energi- 
qucment, avec énergie. 

Éty. de energica et de nunt, 

ENERGIQUE, ICA, adj. (encrdgiqué, 
ique) ; Energie, cat. Energieo, ital. esp. p»ort. 
Energique, qui a de l'énergie. 

ENERGUBIENO , S. m. (energmoène^ ; 
EnergumenOf ital. esp. port. cat. Encrgume- 
neen théologie, possédé du démon, fig. hom- 
me qui se livre à des mouvements excessifs 
d'enthousiasme, de colère, qui parle et s'agite 
violemment. 

Éty. du lat. energumenut, m. s. «t dérivé 
du grec èvep-)fou(ievo< (énergouménos), du 
verbe ivep-f &ui (énergéô), travailler au dedansy 
dérivé de Iv (en), dans, et de Sp-yov (ergon), 
ouvrage. 

ENESGAR, T. a. vl. Amorcer. 

Ëty. du lat. esea tfutrttere,ou de en, de 
esea et de ar, mettre l'appât à... V. Ese^ R. 

ENET 8ANT, (ènè), dl. Saint Honet. 

Éty. du lat. Honestut, Honet, piètre de 
Toulouse, confesseur ou martyr du Ill>« 
siècle. Sa fête se célèbre à Toulouse, le 12 
juillet. 

ENET8I, conj. vl. Ainsi, comme. 

ENF 

EBfFA,vl. V. Enfant. 
ENFAGHAT, ADA , V. Enfachinai et 
Fa$e, R. 



ENF 

ENFAGHINAR, dl. m. s. 4|ue Fackimër^ 
Emmascar et. Emoureelar , t. x. «m. Fas- 
ciner. V. Fase, R. 

ENFAGHINAT , ADA , a<y . «t p. (eînfit- 
chinà) , dl. snrAcaAT. Infatué. Y. Fachinat 
et Faic, R. 

ENFAGIARS', V. r. (s'einfacià). Devenir 
joli. Aub. 

Êty. de en , de faça et de ar. 

ENFAGIAT , ADA , a<lti. et p. (einfacià , 
àde) ; nrAii<jiAT. Face, ée, bonmie bien faoé, 
mal facé^ qui a le visage plein et agréable. 

Èty. de en, de /oa, face, et de Mt. Voy. 
Fari,ft. 

ENFADESm 8*, V. r. (s'einfadesir) , dl. 
■RTAOBsui. S'acoquiner. V. Aeouquinir: de- 
venir niais : A Venvielhir Venfadesir, Voy. 
Padf R. Affoler, dégoûter. 

ENFADE8IT, IDA, adj. et p. (einfa- 
desi, ide), dl. Aflbié, ou excessivement 
passionné. V. J'aii,R. 

ENFADEZm, V. o. et«. vl. Enfadeir^ 
cat. Faire le fou ; boufibnner, rendre fou. 
V. Fat, R. 

ENFADIT , é. béam. AQadit V. Fad , 
Rad. 

ENFAFARNAR, V. a (einfafarnà) , dl. 
Plitrer. tacher, salir. V. Enfanfamar. 

ENFAGOTAR , v. a. (einfagoutâ) ; biva- 

BMOVTAII , MirAOOOTAB , «HFâBWOinrUUU FagO' 

ter, mettre en mauvais ordre , mal arranger^ 
mal habiller, faire an fagot de ce qui devrait 
être arrangé avec soin. 

Êty. de en , de fagot et de ar, mettre en 
fagot. V. Fat#,R. 

ENFAGOUTAR, V.Enfagotar, 

ENFAGOUTAT, ADA, adj. et p. (eiofa- 
goulà , àde) ; fWMQfivtê^, Fagoté , ée. Voy. 
FaitjR. 

ENFAIMONAR, Gare. V. Eefriounar. 

ENFAI88ADURA , V. Enfaissagi. 

ENF AI88AGI . S. m. (emfaissàdgi) , dl. 
BKrxisflADiimA , snrAiif ADoiui. Fagotage , fe 
travail d'un foiseur de fagots; fig. manière 
dé s'habiHer. 

Ély. de etifaissarei de agi, V. Fait y R. 

E^FAI89AR, v. a. (einfeissà); sursusAs. 
Enfaixafy port. Fagoter , faire des fagots, 
mettre en fagots^ fig. mal arranger. Voy. 
Fagoutar. 

Ety* de en, de faista et de ar, mettre 
en fagots. V. Fat*. R. 

Enfagoter, est un barbarisme, c'est fagoter 
qu'il faut dire. 

ENFAIS8AT, ADA, adj. et p. Fagoté. 
V. Fagoutat et Fais, R. 

ENFAMAR, v. a. vl. Difiamer. V. In- 
famar et JHfamar, 

Éty. du lat. Infamare, m. s. formé de 
tn, priv. de fama, réputation, et de.ar, 
priver de la renommée. 

ENFAMI, adj. vl. V. Infâme. 

ENFAN, vl. V. Enfant et Fa, R. 

ENFANGA , S. f . (einfance) ; wriuivotiuiA- 
SB. Enfance^ le premier âge de la vie, jusqu'à 
sept ans; état d'imbécilité qui, dans un âge 
avancé, approche dé l'enfance. 

Éty. du lat. infantia , formé de in, pour 
non, et de fari, parler, qui ne parle pas. 
V. Fa, R. 

ENFANFARNAR, V. a. (einfanfama) , 



EÎVF 

dl mmrjutMmmÊm. Plitrer, em|flâtrer, entacher, 
souiller entièrement. Douj. 
ENFANGAR0>, v. r. (s'einfangâ) ; ««- 

•OOIABABS , ■WAOTAB »* , SKTArOBAB •*, Mi- 
WAWMM ■ , rABaOVMaOBMI, WAWCVmmMAM. En" 

fangane, cat. esp. JnfangarH, ital. S'em- 
bourber , se crotler, et fig. s'engager dans 
une mauvaise afiàire. 

Ély. de en, de fanga et de ar , Ktt. «e 
mettre dans la honc. V. Fang, R. 

ENFANGAT , ADA , ad), et p. (eînfangâ, 
ade); «mpaotat, wmvMmwuLx, amiAciiAT. Em- 
bourbé, ée, crotté, sali par la boue. 

Éty. de en , de fanga et de la term. pass. 
iU, ada, litt. mis dans la boue. V. F&na, 
Rad. 

ENFABTILH, S. m. vl. Vagin, voie qu« 
suivent les enfants pour venir au monde. 

Èty. de en fan. 

ENFANSA, vl. V. Enfança et Fa, R. 

ENFAN8A, s. f. vl. EnfantiUiage, v. c. m. 
etFa.R. 

ENFANSO, s. m. vl. Petit enfant. 

Ëty. de enfam , enfant , et du dim. o 
pour an. V. Fa, R. 

ENFANT, s. m. (einfân);»^»», r^mr,, 
oovTAT, ■AWAffB. infatU, cal. InfanU, esp. 
port. Ital. Enfant, ce mol, en français, s'ap- 
plique indistinctement au fils ou à la fille, par 
rapport au père ou à la mère, mais, en nn>- 
vençal, il ne désigne que le garçon , qui est 
dans l'enfance ; 4;'est aussi un terme de ca- 
jolerie «l de familiarité. 

Éty. du lat. infans, formé de /aH, Tenanl 
du grec <p«tD (pliaô)^ parler, et de la néga- 
tion tn, qui ne parle pas. V. Fa, R. 

Le mot enfant , ne désignant point les 
deux sexes, en provençal, doit toujours être 
traduit en français par aar^çon, afin d'éviter 
une faute commune, même chez les prédica- 
teurs, qui disent souvent: Mes chers enfaads 
et mes chères fUles. 

Enfant en ntmrriça , nourrisson. 

Enfant vengut doou eoustat gauch, pour 
dire un enfant naturel. 

Ce dicton tient à la croyance où Ton était» 
dans le moyen âge , que la Sainte Vierge 
avait conçu par l'oreilleet par l'oreiile gauche, 
témoin cette prose : 

Gaude, rirgo, mater ChrisH, 
Qum per aurtm ç<mcepisti. 

Enfant mou vengut. Y. Mau vengut et 
Bastard. 
"Enfant troubat , enfant trouvé. 

La méthode barbare d'exposer les enfants 
était àèjh en usage chez les Lacédémoniens, 
et Remus et Romulus, fondateurs de Rome, 
avaient été eux-mêmes exposés sur le Tibre. 

Pichoi enfant, arrere (Hh, petit fils, le 
fils du fils ou de laiille. 

Enfant de naissença,'TT. enfant nouveau- 
né*, et non enfant dé naissance. 

En jurisprudence on appelle lenfani 

LÉCrriME , Miai M a*Mi mviafe MfHiaM. 

I«ATUBEL , ediii ntf hor» da •mUg». 

ÀDLLT£ai?i , Miai M a« fumu m^Ê^ê» • mm antm 

pcracNuw par U marNft. 
nCCESTCEL'X , celui qot prorlent d'an idomm. 
TROL'VÉ , eclol qal • <të txposë. 
ABANDONIIÉ* ctlvi dimt laper* «t U mer* coumm, a 4ti 



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me 

ni «Ml |icr«ni m mers* 
HITŒLR . duî qipi u*« pM «Udat Vig» dé U omjàrii*; 
BlAJEtn , eelfcrqnî y e»ttp«r»«iw. 
ÉMANCIPÉ , e«lol qni «1 nflnmdU p»r on •«♦a» r«oH». 

rite pat«nnB«w 

ENFANTJaiENT, EnfantamenU^ ano. 
cal. EnTanlemenl. V. ÀeeouehametU. 

BNFANTARyV. a. (einfaDlà) ; accoocbab» 
rAsvooaui. EnfatUat:, anc. oaL Infantare , 
itaL Eofanter, accoucher d'un enfant. 

£ly. de enfant ti de ar , faire un enfant. 
V. Fa,R• 
BNFANTARIA, 8. f. .(einfantarîe) ; /n- 
fantaria , ilai. esp. porl. lofaoterie, gens de 
guerre qui vont et combatlenl à pied. 

Êty. de enfant et de la term. mull. aria, 
parce que la première infanterie fut composée 
de jeunes gêna levés en différents pafs| et 
qu'on nommait enfçinti de PariSy d'OrleanSi 
de Picardie , elo^ d'autres font dériver le 
même nom d'une infante d'Espagne qui , à la 
tête de gens de pied, sauva le roi son père, \ i^ 
vement pressé par les Maures. V. Ba, R. 

ENFANTAS, s. m. (einfantàs). Gros enr 
fant , ou personne âgée qui fait TenfanL 

Éty. de enfanl et de ae. V. Fa , R. 

ENFANTAT, ADA, adj. et p. (einfantâ, 
àde). Enfanté, ée, mis au, monde, pourvu 
d'enfanU. V. Fa^ R. 

ENFANTATBITZ , S. f. vl. Celle qui 
enfante. 

Éty. du lat. iikfantaria. Y. Fa, R. 

ENFANTEGEAR, v. n. (einfantedja), dl. 
BTAinruBAK, MAiaovBiAm. Faire l'enfant, s*a* 
muser à des jeux d'enfont, à des choses pué- 
riles^ 

Éty. de enfant et de egear, faire comme 
lesenfants« V. FiijR. 

ENFANTELET, Garc; Y. Bnfanioun. 

ENFANTERIA, Y. Infantaria, 

ENFANTE8A, vi. Y. EnfantUhagi. 

ENFANTBT,Dim. deen/aiif. V. £n* 
/antoicifetEa, R. 

ENFANTEEA^ S. f. vl. InfanUsa^ anc. 
cat. Enfance, jeunesse. Y. fb^ R; 

ENFANTIA, vl. Enfance. V. Enfança et 
-Pa,R. 

ENFANTIcn>E,.8. m/ (einfanticidé). 
Infanticide, mort violente et préméditée d'un 
enfant sur le poini de naître ou n^ vivant. 

Ety. du lat tn/am, enfant^ et de cœdo, je 
tue. V. Fà, R; 

ENFANTII.HAOE , S. m. vl. sinrAim- 
uiATis. V. Enfqntilhagi^ 

ENFANTILHAOI, s. m. (einfaotillàdgi); 
MWAnnsA , rAf^"*^ , mmrâtmAUâ^Fanciuli' 

laggine, ital. Enfantillage . discours, maniè- 
res, actions d'enfant, que l'on reproche à des 
personnes qui ont déjà l'âge de la raison. 

Êty. de enfanlilhei de agi. Y. Fa, R. 

BNFANTILHAROA, 8. f. vl. Y. Enfai^ 
tilhagi et Fa, R. 

ENFANTILHATJE,8. m. vl. Enfance, 
jeunesse. Y. Enfantillagi et ES^ R. 

ENFANTII.HORGA , vl. Y. Enfan- 

Ulhagi. 

ENFANTIN,INA. adj. (einfantin^ ine); 
Infantile, ital. /n/anfii, esp. port. Eofanliu, 
me: qui tient de l'enfant. Y. Fa, R. 

ENFANTIAA, \ . EnfantUhagi ei Fà,R. 



ENF 

ENFANTODEIER, Y. Bnf0inlourier. 

Éty. de enfantoul, dim. de enfant et de ter, 
qui s'oecupedes enfiints. Y. Fo .>Rw 

ENFANTOUN, &.mi (eiofantéun) ; ■»- 
rAmroimBL, BiirAirTBi, , mmr AtmtMr , srAinvr, 

srAinoo. MTABmmtKïï, wmwAm^om, Jeune enfant, 
joli petit enfant. 

Êty. du lat. infantuUiê^on de infant etûu 
dim. OMm V. Fà, R. 

ENFANTOUNEL^ S. m. (einfantounèl), 
dl. BTAiiTooiwi.. Autre dim. de enfiint, Yoy. 
Enfantoun et Fa. R. 

ENFANTOURIER, s.«tadj« (einfanlou- 
riè), dl. KOTAivosLum. Qui aime les enfants, 
qui les caresse, les amuse souvent. 

Êty. de enfantour pour enfantoun, et de 
ier; qui s'occupe- des enfants. Y. Fa, R. 

ENFANTOmUT, IDA, adj. (einfantou- 
ri, ide). Puéril, ilc; frivole . léger. Gast. 

ENFANTS TROUVATS, s. m. pi. En- 
fants trouvés^ off nomme ainsi ceux qui ont 
été exposés et abandonnés par leurs parents. 

Cette coutume barbare, qui éprouve que 
l'homme peut devenir plus cruel que l'animal 
le plus-féroee, aété pratiquée de tous temps 
et presque toujours impunément» 

La plus ancienne trace d'une institution en 
faveur de ces malheureux, est celle de l'établis- 
sement qae saint Goard avait fondé à Trêves 
dan» le YlB* siècle. - 

On4it'dans la vie de saint Mambœuf, mort 
h Anger, en 654, qu'il avait fait construire 
plusieurs édiûces pour y recevoir les enfants 
abandonnés. 

En 787. rarchiprètre Dathens, fonda à 
BlUan, un hospice de ce genre. 

En 1070 , Olivier delaTrau, établit à Mont- 
pellier, l'ordre des hospitaliers du Saint- 
Esprit, dont le but était de soigner lès mala- 
dtSi les enfants trouvéa-et les orphelins:^ 

(Ses fiertés d'établissements se multiplièrent 
partout et se perfectionnèrent par les soins 
de saint Yincent de Panle, qui convoqua , en 
1640. une assemblée de Dames charitables 
aQn d'améliorer le sort des enfants trouvés. 
Ce projet favorablement accueilli par le roi, 
eut lés résultats les plus heureux. 

ENFANZON, s. m. vl. Petit enfant. Yoy> 
Enfantoun et Fa, R. 

ENFARA, s. f. (einfare), dl. Restes de 
l'amnios: m. s. que Crespina, v.c.m. 

ENFARGIAT , Alt. de Enf^ciaLy. c. m. 

ENFARIGOUTAR, Avril. V.Ehfàgou- 
taretFaû. R. 

ENFARINADOUIRA, 8. f. (einfarina- 
dÔuYre) : BifrAmMADOuiiui , rAmnmsA. BoHe à 
farine, boite dans laquelle on farine le pois^ 
son ou les autres objets que l'on veut faire 
frire. 

Éty, de ea, de farina et de la term. dout- 
ra, litt. qui met dans la farine. Y. Fàr. 

ENFARINAR,v,a.. (einforinâ); bottaii- 
MUk Affarinar^ anc. ital. Enfqrinar et En- 
/arn/iar, port. Enfariner, jeter de la farine 
sur du poisson avant que die le faire frire, cou- 
vrir de farine; fig. tcompjpr en promettent. 

Êty> de en/ dans, de farina, farine^ et de 
la term. act. ar» litt. mettre dan» la farine. 
X.Far,^. 

ENFARINARS', v^ n S'enfariner, se 
couvrir de farine. 

ENFARINAT, AOA,adj. et p. (einfari-. 



ENF 



55 



na; àde); nvABiiAr. Enfarinhado, port. 
Fariné^ ée ; enfariné, poudré de farine, fig. 
entiche, enfariné d'une opinion. 

Ét^. de en, de farina et de at, ada, litt. 
mis dans la farine. Y. Far, R. 

Fentr ame la goula enfarinada, venir se 
présenter avec une grande conûanoe. 

ENFARINIERA, s. f. ( einfariniére ). 
Huche d'un moulin à farine. Garo. Y. Farin^ 
Rad. 

BNPARNAOOUIRA , s> fi (einfama- 
dôulre). Seditpar syncope pour Enfarina^ 
domra, v. cm. et Far, R. 

ENFARNAR. Alt. de Enfernuir, v. c. 
m. Estremar et Fartn, R. 

ENFARNAR, v. a. (einfarnà). Syncope 
de Enffirinar, v. c. m» et Far, R. 

ENFARNAT , Y. Ffifartnolet Fàr^ R. 

ENFARRIAR., Y. Enffrrier. 

ENFARRIAT, ADA, adj^ ( einfarrià , 
àde}» Enfermé, endialné. 

Si ven qu'ee accusât 
De qu^auque gros affaire 
Subit ee enfarriat. 

La Bellaudière. 

ENFARROOLHAR 8', Y. Enferrou- 
Ihar e\ 

ENFASTIGkAR, v. a. vl. Enfatiijar , 
''cat. Dégoûter. 

ÈlVj de en, eo) avec,. de fattijsfy dérivé du 
lat. faitidium, dégoût, répugnance , et de 
OTy donner du dégoût. 

ENFATOUNIR S', V. r. (s'cinfatounir), 
dl. Ce mot est dit par ait. de enfantounir, 
fairel'enCant. Y.Fa, R. 

Elo a eout éls tut lou marmot 
Lou tarra contre ta petfinv 
S^enfatoonîs et t'engolino. 

Trad. de Yirgile. 

ENFATRABaAT, ADA, dl. Y. Fatrat- 
tat, 

ENFATRIMELAT, dl. Y. Fatratsat, 

ENFATUAR, Enfatuar, port. Y. /n/a- 
t%tari 

ENFATUAT, Enfatuadà, port. Infatua^ 
tut, lat. Y. Infatuat. 

ENFAUCHADURA, S. f. (einfaoucha- 

dÛre); «OWIICHOOII^ kbtOVIICHADVKA, BfrOOO- 

cMULDvuA. Foulure. 

Éty, de /iduchar, faucher, parce que c'est 
ordinairement en fauchantbu en moissonnant 
que le poignet se foule. Y. Falc, B. 

ENFAUCHAR 8!, V. r. (s'einfaoutchà) ; 
Arroo&Aii, BirAoncBAB, urooocaAB. Se fou- 
ler, s'endolorir l'articulation du poignet par 
un exercice violent auquel on n'était pas 
encore habitué, ce qui arrive fréquemment à 
ceux qui commencent à moissonner ou à fau- 
cher. 

Éty. de en eidefauchar, faucher, que l'on 
gagne en fifuchant. V. Fàle, R. 

On nomme vulgairement gambarot, la 
douleur ou l'indisposition dont il estqucstion, 
et on donne le même nom au bracelet d'écar- 
late dqnton cntourele poignet ppur s'en pré- 
server . 

ENFAUCHAT, ADA,. adj. et p. (ein- 
faoutchà, àde). Eudolori, foulé par un exer- 
cice violent. Y. Falc, R. 

ENFEBLEZIR, V. n. eta. vl. nncra- 



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56 



ENF 



cm. Faiblir, plier, aflkîblir, iiiûmicr, invalider. 

ENFEBLIR, v. Q. v|. Faiblir, plier. 

ENFECIR, V. a. (eiofecir); umcn. In- 
fester, coufrir de pous, de vermine; se rem- 
plir de mauvaises herbes, en parlant d'un 
champ; infecter, empuantir. 

£ty. du lat. infUere. infecter, empoison- 
acr. V. Fae. R. 

ENFECIT, IDA, adj. et p (einfcci, 
ide). Infesté : JEnfecil de peoulhs, couveft 
de pous ; De rougna, de gale, etc. , infecté, 
empuanti. 

Ety. de en/ècl et de tl,ida, atteint d'infec- 
tion. V. Foc, R. 

Aquella cambra e« enfeddHy cette 4:bam- 
bre est Infectée. 

ENFECnyAR, V. a. vl. y. ifffectar, 

ENFEDIR , V. a. vl. Inféoder. 

ENFEOEAR,Jr. a. (einfedjâ); ^htuab. 
Indisposer contre. Aub. 

ENFEGNATRIG,adj. d. vaud. Pares- 
seux, euse. 

Ety. de entéefe pour/atrA de nwfr pour 
néant, et de te, term. pass. qui ne -faitTien. 
V. Fac, R. 

ENFEIGHAR, Aub. Y. Enfausar. 

ENFEIGNA, 8. f. \l. Feinte, qu*il ou 
qu'elle feigne. V. Fetnto. 

ENFEINTA, s.f. d. taud. Feinte, diose 
simulée. V. Feinta, 

ENFEI8SADUIU, \ .Enfaiisage. 

ENFEI8SAR, V. Enfaitsar, 

ENFELONIR, y. a. vl. Kiin;uoBini. AîgCÎr, 
irriter, mettre en colère. 

S'enfelanir, v. r. se rendre cruel, 

ENFELONIR, T. ^. \l. Irriter , rendre 
croel. 

Ëty. de en, de félon et de ir, devenir félon. 

ENFEITAMENT, adv. d. vaud. sHrBUf- 
TAMBiiT. Feinfemenr, d'une manière feinte. 
V. Feinta. 

ENFEMELAR, V. a. (einfemelâ) Enfe-; 
melar una plancha, emboîter une planche. ^ 
Cast. 

ENFEMENAR, v. a. vl. et 

ENFEMINAR,Eaeminer. V. femn»^* 

ENFENAR, V. a. (einfenâ), d. t)as lim. 
Couvrir, envelopper quelque chose avec du 
foin. Vialle. 

Ety. de en, dans, de /en, foin, et de Tact. 
ar, mettre dans le foin. V. Fen, R. 

ENFENAT , ADA, adj. et p. (einfenà , 
âde), md. ^ui est enveloppé dans du fojn. 
Tournas enfenadat, Y. Fen, R. 

ENFENEIRAGI, s. m. (einfeneiràdgi). 
L'action d'enfermer le foin. Aiib. 

ENFENE8TRAR 8', v. r. ( s'cinfenes- 
trà) ; s'siirnicsTBAK, dl. Se mettrez |afei)èlre« 
mettre le nez h la fenêtre. 

Éty. de en, de fenestra et de,ar. Y. ^e- 
nestr, R. 

ENFENIEIRAR , Avril. Renfermer le 
foin. V. Feneirar et Fen, R. 

ENFENIERAR, V. a. (einfenierà}. Ser- 
rer ,enfermer dans un grenier à foin. Gare. 

ENFENIT, vl. Y. JnfinU et Ftn, R. 

ENFENITAT , vl. V. InfinilaL 

ENFENITIF , vl. Y. Infiniliu et Ftn, R. 

ENFEOURAR, v. a.(einfeourà), d. bas 
lim. Donner, causer la fièvre ; mettre en co- 
lère^ en fureur ; rompre la tète à force de 
bruit. 



ENF 

Ély. de en, de feoure, fièwt, <l de ar. y» 
Fehr, R. 

ENFEOUTRIR, v. a. (einfeoutrir). Em- 
brouiller, Aub. faire devenir comme du feu- 
tre^ 

Ety. de en, de feoutre et de tr, ^emr en 
feutre. 

ENFER, Y. Infer. 

ENFERIA8, d. bas lim. Y. EnferriaM. 

ENFERM , a4j. d. vaud. Inficme, malade. 
Y. Firm, R. 

ENFERMAR, ^. a. (eofermà); jpirAii- 
M^M. Enfermer, «mettre quelqu'un 6u quelque 
<cbose dans un lieu qu'on ferme. Y. Eêtri- 
mar, Enclaute et Firm, R. 

^NFERmAR, vl. y.Mnfirmar. 

ENFERMAT, ADA, acH. et p. (einfer- 
mà, àde); mAmmMir. Enfermé, ée. Y. Eitre- 
mat, Enclaus, Serrât et Ftrm , R. 

ENFERBIER, vl. W. Infirmier. 

BNFERMETAT, vl. Y. infirmUat et 
Firm R 

ENFÊrn, s. m. d. vaud. Y. fnfem et 
Jnfer,,^. 

ENFERNAR, T. a. vl.nvMuiAs. Damner, 
mettre dans l'enfer. 

Ety. de en, dans, de enftm et de.ar. Y. 
Jnfer, R. 

ENFEROUNIR, V. a. (eînferouni) , dl. 
Enflammer, rendre furieux. 

Êty. de en, de feroun, dérivé de feruê, fé- 
roce, et de tr, faire devenir féroce. Y. Fer, 
.Rad.;2. 

ENFER01INIR8', v.T. md. S'enflam- 
mer de colère, entrer en fureur. 

ENFEROUNIT , IDA, ad], et p. (einfe- 
rouni^Jde),rod.. Furieux, ardf^nt, tfaosporlé 
decolèi-e. Y.^er, R.JÎ. 

Mèi guin home es. aquel qve ben enferounit, 
De CQuler.o etderaujo.ee tout estaiboumit. 

Hillet. 

^NFEBRAR , dl. incnouiB. m.^. que 
Enclavar, v. c. m. enlacer un -cheval, iui 
mettre Las enferriae, v. c. m. 

Ely. de en, de ferra et de ar. V. Ferr, R. 

ENFERRIAR, v. a. (einferrià), dl. Treil- 
lisser une fenêtre, Ja garnir d'un treillis, Y. 
.JrefMi^ar, mettre les en^tr aves, Jes^Xers, à 
un animal qu'i)n lâche dans les champs pour 
qu'il ne s'écarte pas trop. Y. Ferr, R. 

Ely. de en, de ferre et de ar^ mettre ou 
garnir en fer. Y. Ferr, R. 

l^^iFERRIAp, s.f. pi. (einfèrries). dl. 
BnrsfiAs. Entraves, ier. \.^ncoublas,Jam' 
bieràs et Ferr, R. 

ENFERRIAT, ADA, adj. et p. (einfer- 
rià, àde) ; SMCABWAT. Enfermé, enchaîné, mis 
aux fers. \.Ferr, R. 

ENFERRIS, 8. f. pi. (einferris), d. de 
Carp. Entraves. 

ENFERROULHAR, v. a. (etnfourrouil- 
là); MMTovmmovn^juat. Engager ujae clef, dans 
la serrure, et fig. Y. Ferr, R. 

ENFERROULHAR S' , V. r. Vmromi- 
motiMMAM^ f'anrAKKoviJiAii. S'enferrer, se nui- 
re à soi-même paries pacoles ou par sa con- 
dtiite ; se surcharger.de marchandises , prêter 
de l'argent à un mauvais débiteur. Gare. 

Éty. de en , dans ou sous, de ferroulh, 
verrou, et de l'act. ar, litl. se mettre sous le 
verrou, s'emprisonner soi-même. Y. Ferr, R. 



g«r 
Fee 



ENF 

BNFBSTOUUiAR 8', V. r. (s'eîifes* 
touilla) ; f 'simsToviuAS, •wmnmmmcmkM. S'en- 

dimancher, sf orner, se parer conune les jours 
de fête. 

^ty. de^en, de fesla et de oulhar, s'arran- 
r, se parer comme les jours de fête. Voy. 

^eet, R. 

ENFE8TOUURAT , ADA , adj. et part. 
. (einfestoutllà, àde) ;.sm«rd«uat. Unie, paré, 
î(ju6té, ^endimanché. Gaie. 

Éty. Y. Feet, R. 

ENFETAIRB , AREIXA , 8. (einfetàTré. 
arèle); smsjooi, Bvmnoim. Ennuyeux, euse^* 
imiiortun. 

Ety. du lat. fœtent, puant , infect, pris fig. 
parce qu'un ennuyeux incommode par ses 
j^arolesiHi par saprésencexommele fait une 
mauvaiseodeur. 

ENFETANT, ANTA, adj. Ennoyaot, 
ante. 

ENFETAR, V. a. (einfeta) ; mmovab, jhia- 
«*4B^ mmMmvmmMM, «hciab, smiiiiAm. Ennuyer, 
imporluner. 

Ety. Y. le mot précédent, «u du grec 
fiEfA^pexat (memphetai), troisième <4>er8. de 
(AE{A<p(D{Aact(memphômai), se plaindre , incul- 
per^ 

rarFETARlA,8.f. (éinlétarie). ^Enmii, 
inquiétude, souci. 

Èlj. de enfetar et de arta, tout ce qui 
ennuie. 

ENFETAT, ADA, adj. et p. (eûifetÂ, 
ide). Ennuyé, -ée. 

ENFI, Alt. de Enfin, n,, c. m. 

ENFIALOUSAR , dl. m. 8. que Eneam^ 
hugnar, v. c. m. et Fil, R. 

fiNFICAIAAR, Aub. Y. Ficaîhar. 

^NFljCCSUAR, V. a. ( einficelà ). Ficeler , 
^rrer le has de4a forme d'un chapeau avec 
une ficelle ou un cordon^ à l'endroit que les 
chapeliers nomment le lien. 

Êty. de en, de ficeUa et de^ar, serrer avec 
la ficelle. \.^id, R. 2. 

ENFIGELAT, ADA, adj. et p. (einC- 
celà. àde). Ficelé, ée. Y. Ftd, R. 2. 

ENFIGIR , d. bas lim. V,Enfecir. 

ENFIGLAR, Y. J^ffA^^ et Ft(, R. 

ENFIEIRAR , v. a. et n. (einfieîrà), d. 
bas lim. Exposer des bestiaux sur un pré de 
Ibire pou^es^vendre. 

Ély. de en, en,vde feira, 4oirc, et de oi^ 
exposer en foire. 

ENFIELAONAR, V. a. Enfiler , Avfil. 
Y. ^n/î/ar et ^t7,R. 

ENFIERBOS . Y. Infirme. 

ENFIERMITAT, V. Infirmitat. 

ENFIOOURI.AR, v. a^ (einfigonrlà), d. 
bas Ijm. Enfoncer l'instrument qu'on nomme 
Ftrpottn,^v.<;. m. et:fig^ s'inlrodoire quelque 
part par force ou par ruse. 

ENF^ILADA . s. f. (einfîlâde) ; halaba. 
Enfiada, port. Ertfilada et Jnfilzaia, cat. 
Enfilade, longue suite de choses sur la même 
•ligne,, et particulièrement de chambres , de 
phrases, etc. 

Êty. de en, de fil et de«da, comme passé 
dans un fil. Y. Fil, R. 

ENFnUAR, v.,a. (einfilà); moijmy v 
.-GVLBAp, vms&ASHAm. InfUare, ital. Enfiar^ 
port. Enfilar, cat. Enhilar, esp. Enfiler, au 
propre, passer du fil dans l'œil d'une aiguil* 
le, prendre un chemin et le suivre , ûg* 



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ENF 

commencer imdiaeoaneitecoiiliiMien trom- 
per, dup^ quelqu'un. 

ËtT. de en, de /U et de ar, passer le fil 
dans... V. Fa, R. ^. ...... x 

ENFILAT, ADAt «4l- etp. (emfilé,ède); 
pOTfB&Av. Enfiado, port, enfilé, éei trompé, 
selon le verbe. V. Fil, H. 

ENFUfTIUR fl', V. r. (dnflltré s'| ; m- 
runusi*. S'infiltrer, passer comme a tra- 
vers un filtre. 

ENF|I«TRATlON , s. f. (einfiltratie-n); 
«prunATiM. Infiltration, action de s'infiltrer. 

ENFDIBRIAR, ▼. a. vl. Franger. 

Ëtv. de en, du lat. fimbria et de ar^ mettre 
une frange, /Im6rtam atêuere. 

ENFIN , ady, (eintin] ; spn, Aim, niiA&4- 

MBMT, A LA VM. TAST-V-A. Infifie, ïlàU J^K/IH, 

esp.J^m /in, port. Enfin, en finissant, pour 
finir, en un mot, pour conclusion. 

Ély. du lat. in fime, m. s. V. Fin, R. 

ENFINE8TRAR S* , dl. Y. Enfhiii' 
trar t\ 

ENFINITAT, ?1. V. InfinilaL 

ENFINIDAl^N , vl. V. InfinUamenL 

ENFIOUCAR 8', v. r. (s'einfioucà] , dl. 
S'animer, prendre feu : S'enfiouquêt, le feu 
lui monta au visage. 

Ély. de en, de fume pour /ioc, et de ar,se 
mettre en feu. V. Foc, K. 

ENFIOIII«AR,v. a. etn. (einfloulâ), dl. 
Entonner une liqueur ; bien boire, sirotter ou 
boire k petits coups ; duper, tromper. 

Ëty. de en, dans, de fiola et de ar^ mettre 
dans la fiole. 

ENFimiAR, vl. V. Enfermât. 

ENFIRMAR , V. n. vl. sursiMAj». Enfer- 
mar, esp. port. Infermare, ital. Emmaladir, 
rendre malade, débiliter. 

ENFIBMB , adj. (einfirmé), dg. Loc en- 
/irme, lieu infecté ou suspecté de l'être. 

ENFIZBL , vl. y. Infidèle. 

ENFLABOT, s. m. vl. Flambeau. 

ENFLADURA. V. Enflura et F/, R. 

ENFLAIRADET,ETA, adj. d. béam. 
Un peu enflé, un peu enflée. V. F/, R. 

ENFLAMAGIO, vl. Y. EnflammatUm et 
Flamm, R. 

ENFLABIAR , vl. Yoy. Enflammât et 
Flamm^ R. 

ENFLAMENT, S. m. vl. cnAMsif, bmtia- 
spii.sfXAxo. Enflure, irritation. \,In/lacio. 

BNFLABIMAR , V. a. (einflamâ) ; alvumm, 
Aa«As, MiAMAB. ln^mmareAi^\, influmat, 
esp. cat. Inflammar, port. Enflammer, ap- 
pliquer le feu à un corps combustible, pour 
qu'il produise de la flamme, fig. écbaufier, 
causer de la chaleur, de l'ardeur: faire naître 
de l'amoor. 

Ëty. du lat. infiammare, formé de in, en, 
de flamma, flamme, et de Tact, ar , mettre 
en flamme. Y. Flamm, R. 

BNFLAMBIAR 8* , v. r. S'enflammer , 
prendre colère, s'échaufler d'amour , devenir 
éperdument amoureux. 

ENFLAMMAT, ADA, ad{. et p. (einOa- 
roà, àde). Enflammé, ée ; qui est en feu, qui 
donne des flammes ; en médecine , qui est 
atteint d'inflanmiation. 

Ély. de en, dans, de flamma, flamme, et de 
la term. pass. at, W. Flamm, R. 

BNFUOmATION, S. f. (dnflamatle-n); 
In/lamacià, cat Jnflamaeion, esp. Jnflam» 

TOM. 11. 



ENF 

WM^a, port. Infiammanom, ital. InOam- 
malion , l'action d'enflammer une matière 
combustible; état d'une partie du corps dans 
laquelle il est survenu un gonflement plus on 
moins considérable, accompagné de chaleur 
et de douleur. 

Ély. du lai. inflammatio, m. s. Y. Flamm. 

BNFLANCADA, s. f. (einflancade) ; n- 
r&ARQOABA. Algarade, bourrasque, reproches 
violents. Avril. 

Éty. de en, dans ou sur, et de fianeada, 
part, de flaneat, frapper. 

ENFLAQUIR, v. a. (dnflaqnir); Am- 
Bua, Bviiovuii. Enerver, diminuer les for- 
ces. 

Éty. de en, de flae et de tr, devenir mou, 
lâche. Y. Flace, R. 

ENFIfAR, V. a. vl. KWLAM , vnjM. Inflat, 
cat. esp. Infiate, ital. Enfler, gonfler. 

Éty. du lat inflare, de /lare tn, souflQer 
dedans. 

ENFLAR, V. a. (einflà); amotAB, stlav, 
wM9f vwwuk». Infiate, ital. Inehat, esp. 
port. Inflar, cat. Enfler, donner une plus 
grande extension à une capacité en la rem- 
plissant de vent ou d'une autre substance ; 
enorgueillir, rendre vain. 

Éty. du lat. infiate, formé de in, dans, et 
de flare, souffler. Y. FI, R. 

ENFI.AR S', V. r. (s'einflà). S'enfler, de- 
venir plus volumineux par... 

ENFLAT, ADA, adj. et p. (einflà, âde) ; 
■prix, ov&AT, MuraiAT. Enflé, ée; gonflé, 
bou£B, boorsoufflé, et non en/le, qui n'est pas 
français : E$ fonl enfiat, il est tout enflé. 

Éty. du lat. inflatue, m. s. Y. FI, R. 

ENFLAUMAmiRA, S. f. (einflaouma- 
dùra), dg. Enchifrènement, rhume gui n'at- 
teint que la membrane muqueuse qui tapisse 
les fosses nasales. 

Éty. Enflaumaduta, ne parait être qu'une 
altération de en/Iammaduro, inflammation. 

ENFLAUMAT , ADA , adj, et p. (einflaou- 
mé, àde), dg. Enchifrené, ée. 

ENFLAZON, s. f. vl. Enflure. 

Éty. du lat. inflatio, m. s. Y. PI, R. 

ENFLE, FLA, adj. feinflé, fle), et impr. 
«VLB, wnMjWovmon. Enflé, Y. Enflât et Fl, 
R. Ee enfle , il est enflé ; Enflât, part. On 
dit e'ee enflât et ee enfle : Enfle eoumo un 
ouite, enflé comme nn ballon. 

ENFLEAT, s. m. d. m. Pour enflure. 
Y. i5n/laraetFi,ii. 

ENFLEBBGIR , vl. Y. Enfeblexit. 

ENFLOUR , Y. Enfluta. 

ENFLOURAT , ADA . adj. et p. (em- 
flourà , âde); ruA» a. Fleurissant, qui se 
porte bien. 

Éty. de en , de /lotir et de al , qui est en 
fleur ou dans sa fleur. Y. Flot , R. 

ENFLUAR , Y. Influât. 

ENFLDBNÇAet 

ENFLDENSA , Y. Influença. 

ENFLURA, s. f. (einflùre]: «niAoi, 
■OT^AMBA , snruAV , vnjktomi. Eofiure, gon* 

flement on tuméfoction d'une partiequelconr 
que , produite par un amas de sérosité. On 
la nomme ôonreon/fiire , quand elle a lieu à 
la figure; MMme,qvand elle est bornée à 
quelqn'antre partie du corps ; et anaearque 
ou leueopkUffimUie, qoand la généralité en 
est atteinle. L'enflure prend le nom de em- 



ENF 



57 



pfcye^nie,lorsqii'elle est occasionnée par fin* 
filtration de l'air dans le tissu cellulaire. 

Éty. du bt. inflûHo, m. s. Y. F/ . R. 

BNFLUSCAR, V. a. (einfloscà), dl. Ra- 
vir • enlever. 

Êly. de la basse lat. inflteare , de in fle- 
cum tedigere , confisquer , mettre dans le 
fisc ou le trésor. Sauv. Y. Ftee , R. 

EIVFOGIR , V. a. et r. vl. smvooi. S'en- 
fuir, mettre en fuite. 

Éty. du lat. effugere, m. s. Y. Fug , R. 

ENFCHUESIR, V.a. vl. Bmrounmi, rni^i.- 

usm. EnfoUeir, cat. anc. Ensorceler. 

Ëty. de en , de folee et de tr , rendre fou. 
Y rol R. 

ENFOLBTIR , vl. Y. Enfolir et Fol, R. 

ENFOLEZIR , V. n. vl. Affolir , devenir 
fou , aflbier , rendre fou. 

ENFOLHETIR , v. n. anc. béam. Ren- 
dre amoureux fou. Y. Fol , R. 

ENFOLHIR , vl. Enfollir , cat. Y. £n- 
/oliretFol.R. 

ENFOLIR , V. a. vl. BprouvTm • siiroL- 
tMnm , cmrouja , BHtouna. Enfollir , cat. 
Infollire, ital. Afibler, rendre fou. Y. Fol i 
Rad. 

ENFOLLETIR , vl. Y. Enfolir et Fol , 
Rad. 

EBIFOLLEZIR , V. a. et n. vl. suroixsiB. 
Aflbier, rafibler , ensorceler , charmer. 

Ëty. de en , de fol et de estr , devenir fou. 
Y.FoI.R. 

ENFOLLIR , vl. EnfoUit, cat. Y. En- 
fi}liteiFol,li. 

ENFOOUCHAR , et comp. Y. Enfau- 
^iat. 

EBIFORG, s. m. vl. BvroKs. Chemin 
fourchu. 

Éty. de en et de fote , en fourche. 

BNFORGAR, V. a. vl. i?n/brcar, port, 
anc. cat. Enhotcat, esp. mod. Snforcare , 
ital. Enforear , cat. Enfourcher , mettre aux 
(bnrches patibulaires. 

Éty. de en, de força et de ar, mettre à 
la fourche. 

ENFORCIAT , ADA , adj. et p. (einforcâ , 
àde). Mis aux fourches , pendu. 

BNFORMAGIO,vl. Y. Information. 

ENFORMAR , vl. Y. Informar. 

ENFORME , Y. Informe. 

ENFORNAR, vl. Enfomat , cat. Yoy. 
Enfournât. 

ENFORTWENT. S. m. vl. Enforti- 
ment , anc. cat. Enfortaleeimiento , esp. Ren- 
fort. 

Éty. de en, de fotti et de miul. Y. Fott , 
Rad. 

BliPORTIR, V. a. vl. Enfortir, cat. 
Enforleeer, anc. esp. Inforiire, ital. Forti- 
fier , renforcer. 

Ëty. de en , de fort et de ir, faire devenir 
fort. 

ENF0eK2UIR , V. a. vl. Enfoequir , cat. 
Obscurcir. 

Éty. du lat fuecare , obsonrcir , ou deen « 
dtfoequ^ dénvé de fuecue, sombre, et de 
ir , devenir soml>re. 

ENFOUETRIGOm , OOSA, et mleux 
■nroomcpm, dg. Foireux, euse. 

Éty. de en, de foueric et de eus, couvert 
de foire. Y. Fouir, R. 

BNFOUOODNAR, T. a. (einfoogouné). 



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58 



ENF 



d. de Barcel. Porter à la tèCe, eiUéter. Voy. 
EnteHar, 

Ély. de fougoun, fourneau des cardeura de 
laine, de en et de ar, parce que la vapeur, ou 
plutôt l'acide carbonique qui s'en dégage 
porte à la tète. V. Foc, R. 

ENFOUGOUNAT, ATA, adj. et part, 
(einfougounà, àïe) ; Entêté, ée. Y. EnUitat 
et Foc, R. 

ENFOUniAR, A?ril. V. Etfouirar et 
Fouir, K. 

ENFOUIRAT, Gare. Y. Emmerdât. 

Éty. de fit, de /outra et de al. Y. Fotitr, 
Rad. 

ENFOUIRICAT, ADA , adj. et part, 
(einfo'uiricà, àde), dg. sMrovmrsicAT, mtonm- 
«AT. Foireux, merdeux. 

Éty. de en, dans, de fouira^ foire, et de 
icai pour /icof, plongé dans la foire. Yoy. 
Fouir, R. 

BNFOUNGEAR, d. m. Y. Enfountar. 

ENFOUNIL, s. m. (einfounil), d. bas 
lim. siiro«iiii.a, BMromnuM. Tourbillon, gouf- 
fre d'une rivière; pour entonnoir. Y. EmboW' 
taire, 

Éty. de en, de foun pour found, et de tl, 
qui mène, qui conduit an fond, ou du lat. 
infundibulumy m. s. Y. Found^ R. 

ENFOUNIIiH, et 

IÇNFOUNILHA,dl. Y. Emboutaire. 

Ety. du lat. tn/undt6tt(imi. Y. Found, R. 

ENFOUNULHAR , T. a. (einfounillà ). 
Empocher, Y. £iitpocftar; entonner. Yoy. 
Embo%Uar et Fotind, R. 

ENFOUNSAMENT. 8. m. ( einfounça- 
méin) ; sifrooHÇAMBiiT. Enfoncement, action 
d'enfoncer, endroit enfoncé. 

Éty. de enfounçat et de menf. Y. Found, 
Rad. 

ENFOUNSAR, T. a. (einfounçà) ; Anow- 
•AB, xiiroiwoBAB. Aff&ndaTe, ital. Affundar, 
port. Enfoncer, pousser vers le fond, faire 
pénétrer dans l'intérieur, briser une porte , 
une fenêtre; en terme de eorroyeur, apprêter 
une peau qui n'a pas été graissée ; donner une 
baie. Avril. 

Éty. du lat. tn/iindtcare, m. s. Y. Found, 
Rad. 

ENFOUNSAR 8', v. r. l'AmoinMAa. En- 
foncer, aller au fond. 

ENFOUNSAT, ADA, adj. et p. (einfoun- 
çà, àde) ; apix>ii«bat. Enfoncé, ée : Terra 
enfimneada, éboulis, terrain éboulé. Yoy. 
Found, R. 

ENFOURCAMENT, 8. m. (einfourca- 
méin). Enfourcbement, bifurcation d'un che- 
min. Gare. 

ENFOURGAR, v. a. (einfoorcà) ; sinrpai- 
cBAm. Enfourcher, monter à cheval jambe 
deçà, jambe delà, de manière qu'elles fas- 
sent la fourche. 

Éty. de en, de foure et de ar, se mettre en 
fourche. Y. Fourc, R. 

ENFOORCAR, dl. Y. Enreaar^ m. 8. 

ENFOUBGOURAR, ▼. a. (etnfoiircou- 
rà). Soutenir avec des fourches, Fotircorae, 
el par extension avec des perches. Aub. 

ENFOQRNADA, S. f. (einfournàde). En- 
pDurnéè't acUon de mettre le pain dans le 
four. Gare. 

ENFOIANAMENT. S. m. feinfourna- 
méin).^iifo4imeiNen(, action de placer la po- 



ENF 

terie, la Critoce, les briques, etc., dans fe 
four. Gare. 

ENFODRNAR, V. a. (einfoumà); Infor- 
•tare, ital. Enhomar, esp. Enfomar, port, 
cat. Enfourner, mettre dans le four ce qu'on 
veut y faire cuire; ûg. manger avec aviffité, 
remplir ses poches. 

Êty. de en, dans, de foum , (bur, et de la 
term. act. ar. Un. mettre dans le four : lin 
fumum immitere. Y. Fotim, R. 

BNFOURNAR 8', V. r. S'introduire ou 
s'engager dans... 

Xou vent e' enfourna dine la cMiiNtneîa, le 
vent s'entonne dans la dieminée. 

S'enfoumar dine un affaire, s'engager 
dans une affaire. 

ENFOURNAT, ADA , adj. et part, (ein- 
fournà, àde); £n/brnado, port. Enfourné, 
ée; engagé, entonné, engouffré. 

Ety. de en, de foum et de la term. pass. 
al, ada, mis dans le four. Y. Foum, R. 

ENFOURNIAR, Y. Esfoumiar et NU, R. 

ENFOURNIAU, \. Esfoumiauti NU, 
Rad. 

ENFOURNER 8', Aub. Y. Eifoumiar. 

ENFOURNUR, S. m. (einfoumùr). £n- 
foumeur? celui qui enfourne. Gare. 

BNFOURROULHAR, \ . Enferroulhar. 

ENFOUTERLAR, v. a. (einfouterià); 
BurooBoiiuui, nuAiuiTAii. Tromper, donner 
de la mauvaise marchandise pour de la 
bonne. 

Éty. de en, de Fouterla, v. c. m. etde ar , 
donner une mauvaise plante pour une 
bonne. 

ENFOURTUNAR, T. a. (einfourtunà). 
Favoriser par la fortune. Aub. 

ENFOURTUNAT, Y. infourtunat. 

ENFRA, prép. vl. Durant, pendant, tan- 
disque, dans. 

Éty. du lat. tn/ra, sous, dessous. 

ENFOUTERIaAT, ADA, adj. et p. (ein- 
fouterià , àde) ; BMFOVBOinUiT , BMBAmATAT. 

Trompé, ée; dans un marché, pourvu de 
mauvaise marchandise. Y. FotUerla, 

ENFRA, adv. vl. En bas, dessous, pen- 
dant. 

Ëty. du lat. infra, m. s. 

ENFRACHANIAR, V. a. (einfratcbanià). 
Embrouiller. Aub. 

Ëty. de en, de frachan et de t ar. 

ENFRAGTIO,vl. Y. Infraction. 

ENFRAGANAR, Avril. Y. Empeetar. 

Éty. du lat. fragrare, exhaler une odeur 
bonne ou mauvaise. Y. Empestar. 

ENFRAIN8, adj. et p. vl. Cassé, annulé. 

Éty. de en, et du lat> fractue, m. s. Yoy. 
Frag, R. 

ENFRANGBBIENT, S. m. vl. Bmuui- 
cammmtn. Infraction, dérogation, interruption. 

ENFRANHER, v. a. vl. Enfreindre. 

ENFRE, prép. Enfre, cat. Entre, Avril, 
ait. de Entre, t. c. m. 

BVIFREDAMENT, s. m. (einfVedamén) ; 
m§rmmatmaan, wmwmmDAmmm: EefriomentO, port. 
Refroidissement, maladie contractée pour 
s'être trop longtemps exposé au froid, Ée un 
enfredameni. Y. Refredameni et Fred, R. 

ENFREDAR 8',v. r. (s'einfredà); Affre- 
darei, ital. Prendre froid, gagner une mala- 
die à cause du froid qv'oo a essayé. 

Ety. de en,de fred etdear. Y. JFVed, R. 



ENF 

ENFR8DAT, ADA, 9^, dp. (elnfMi,* 
àde) ; Eefriado, port. Refroidi, qui a souflèrt 
de froid. Y. Fred, R. 

ENFREGANAR, v. n. (eiDfregaDà).Pm>, 
avmr une odeur infecte. 

Éty. de en, de fregau pour fragrame, eC 
dear. 

ENFREGIDAR, vl. Y.Refredar. 

ENFREGOUUR 8', T. r. (s'einfregoQ* 
lir) ; ■'siinuMovu», ■' Am»tfoonm, •mmrmumvo ■ 
■a. Prendre le froid insensiblement. 

Éty. de en, de freaoul, froid, et de ir, 
aller dans le froid. Y. Fred, R . 

ENFREGOUIilT, IDA, adj. et part, 
(einfregouli, ide) ; AmnoBovuT, nuMaonurr, 
ramnmijoCf sirrBBioouT , «MrasJovuAT. Frileux , 
transi de froid , très-sensible au froid ; 
accouvé, ée, qui garde toujours le cohi du 
feu. Y. Fred, R. 

EMFREJOUUT, Yoy. Enfregoutit et 
Fred,R. 

ENFREMETAT , vl. Y. EnflrmUat. 

ENFRENAR, v. a.vl. nrnoiAii. Enfre» 
nar, cat. esp. Enfrear, port. Enfrenare^ 
ital. Brider, réfréner, mettre un frein, enfrér 
ner, dompter. 

Èty. de en, de firen et de ar, mettre le 
frein, ou du lat. refrenare, m. s. ou infre^ 
nare. 

ENFRENARi v.n. (einfrénà). Puer, ré- 
pandre une odeur fétide, selon Achard. 

Éty. deenfrenar, arrêter, pris fig. 

BNFRENAR 8', v. r. S'arrêter, se trou- 
bler, s'étonner, être interdit. 

Êty. de en, dans, de fren, frein, et de la 
term. act. ar, se mettre le frein ou dans le 
frein. 



A pcM si b plnnia • la mam 
Qm m'tufrciUt UmmmI «t proii 



par ^avan! 
OnN. 



ENFRENAT, ADA, part (einfrénà, 
àde). Troublé, étonné, interdit. 

Ëty. de en,de/ren etde la term. pass. ai. 
ada. 

Eetre enfrenat, être troublé^ au point de ne 
savoir ce que l'on fait. 

ENFRENAT , ADA , adj. et p. vl. Bridé, 
enchaîné. 

ENFRE8QUEIRAR, T. a. (einfresquei- 
rà). Abreuver, arroser, humecter la terre. 
Avril. Y. fempetraret Fred, R. 

ENFRE8QUEIRAR, v. n. Refroidir, de- 
venir froid. Avril. Yoy. Refredar el Fred , 
Rad. 

ENFRE8QUIBRAR, ▼. a. (einfresquierà). 
Arroser, humecter la terre, lui donner le de- 
gré d'humidité nécessaire. Gare. 

ENFRE8QU1BRAR 8', T. r. Se refroi- 
dir, en parlant du temps; se mettre au froid. 
Gare. 

Éty. de en, de freequUra et de ar. 

ENFRETUtRI8, I88A, S. Usufruitier, 
ière. Avril. Y. Ueufmitier et Frueh^ R. 

ENFRBUUR, v. a. vl. Inflrmer, détruire. 

ENFRBVOLIR , T. n. f 1. Faiblir, s'afbi- 
blir. 

Éty. dulat. frtvoJne. 

ENFRIGIDITAT , 8. f. v\. <Froid, froi* 
deur. Y. Fred, R. 



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ENF 

BNnuOimâft , t. ». (eftfnooiiii) ; 

MàMf mmwAMÊÊOVÊUkMf ■mrmiomuui. Rédoire €11 

poiulre avec les doigts. 

Ély . de e«, de frioun et de ar. • 

ENIHIOUNAR, V. a. (eiBfrioQoè}. Gare. 
V. EifrUmnar. 

BNFROCAR, T. a. (einfroocà^ ; nrraov- 
CAB. Eofroquer, faire moÎDe^ il ne se dit 
qu'en plaisantant on en mauvaise part. 

Éty. de en, de froe et de ar, mettre dans le 
froe, 

ElfFBOOONAT, ADA, adj. et p. (ein- 
firongnà, àde). m. s. que tngrougnat, 

ENFROUNDJL0A, s. fV (einfroundâde). 
Effondrement, tranchée que Ton fait dans un 
jardin, dans un champ pour mieui tourner la 
terre ou pour y planter la vigne ; détViche- 



tif. V. F<nmdy R. 

BNFROUNDUI, V, a. (einfroundâ). Dé- 
foncer, effondrer, remuer, rouiller les terres 
profondément; ouvrir des tranchées. Avril. 

BNFROI7NDAT, 40^ , adj. et p. (ejn- 
firoundà, àde). Effondré, ée. V. Found , U. 

BNFMF,v|, W.Efirun. 

BNFRUCHADA, adi. f. (einfrulchàde). 
Ondit, en t>as lim. que las chaHagna$ $oun 
enfruchaiaê, quand le fruit est bien formé. 

Et y. de en, de frueha et de ada. V. Frueh, 
Eaâ. 

ElfFBUN.adj. vl. ^Mnio«, wKwmo. Avide, 
glouton; renfrogné. 

Éty. Barbazan pense que ce mot pourrait 
venir du lat. infrunilus, qui, dans benèque, 
signifie fou, ou plutôt deen pnv. et de frun 
pour frein, sans frein. 

ENFRUNAUENT, adv. vl. Gloutonne- 
men t. V. Enfrun et Enfrus, 

ENFRIJNAR 8', v. r. Se gorger, se ^u- 
ler. 

Êty. de enfrun et de Ar, v. c. m. inanger 
sans frein. 

BNFRUNEZA, s. f. vl. Gourmandise, 
avidité, goinfrerie, démence, folie. 

Éty. de en priv. de frun, dérivé du latin 
frenum, frein , et do eza , état de ce qui n'a 
point de frein. 

ENFRUNTAR, V. Fruitar. 

ENFDADAR, (einfuadà), et 

ENFUAR, V. a. (einfuà). La manière de 
rouler le fil autour du fuseau, de faire la 
fusée. 

Éty. de en, de fuada et de ar, mettre en 
fusée. V. Fus, R. 

BNFDOIR . V. a. et n. vl. EnAiir, emme- 
ne r, réfug ier, faire sauver. 

BNFUCUR S*, V. r. S'enfuir. V. Fugir et 
^ ^,R. 

BNFDLHIR, V. n. vl. ByiroLMii. Se gar- 
nir, de feuilles, feuiller. 

Ety. de en, de fulh et de ir. 

ENPULUR, vl. V. Epfulhirei Fulh, 
^id. 

BIiFIIMAGAT,dl. Enflammé dc colère. 
V. Enfumâ t eiFum,l^. 

BNFDMAR, v. a. (einfumà) : ^êrvui^»AM, 
ArroiiAM. A/fumieare, ital. Ahumar , esp. 
Defumar, port. Enfumer, noircir par la fu- 
mée, incommoder par la fumée : Enfumar 
ItiêobeUhai, enfumer les abeilles; fn/umar 
la 6ii^ada,e88aBger. Y. iuagar. 

Ety. du lat. infumare, m. s. V. Fwn, R. 



ENF 

BMPimAR 8', V. r. S'eiposer è la fumée. 

BNFinfAR 8', V. r. dl. •mtnnukmum. Se 
mettre en colère. V. Fum, R. 

BNFDMARDAR 8' , dl. m. S. que 
Enfumar, v. c. m. et Fum, R. 

ENFUMAT, ADA, adj. et p. ssrviuttMT. 
Affumato, ilal. Defumado, port. Enfumé, ée. 
V. Enfumar. 

Ély. du lat. fumatus. V. Fum, R. 

BNFDMAT, ADA, adj. dl. nmniAÇAT. 
Enflammé de colère. Y. Fum,R. 

ENFONDRE, V. a. vl. Infundir, cat. esp. 
port. Infondere, ital. Infuser, tremper, verser. 

Ét y. du lat. infundere. 

BNFUNDOT , part. vl. Yersé, infusé. 

B WFPR OUNAR 8*, (einfurounâ) et 

BNFDROUNIR 9', v. r. (einfurounir), dl. 
Enfuritmarse, cat. Enfurecer^ esp. Infuria- 
re, ilal. S'enflammer de colère. 

Ély. de en, defuroun pour furour , et de 
ir, se mettre en fureur, v. Fur, R. 

BNFUROONAT , ADA * ( einfurounâ , 
àde), et 

BNFDROUNIT, IDA • adj. et p. (cinfu- 
rouni, Ide), dl. Transporté de fureur, furibond. 
Y. Fur, R. 

BNftIS, adj. vl. Y. Infusai, 

BNFU8T , s. m. (einfùst). Hampe, le bois, 
je manche d'une hallebarde. 

Êty. dc en eidefust, bois. V. Fuet, R. 

ENFUST, s. m. Fut de couteau, pièce de 
bois sur laquelle est fixée la lame d*acier 
dont les relieurs se servent popr rogner les 
livres. Y. Fuei. R. 

ENFIJ8TAR.v.a. Teinfustà) ; nrBfTAit. 
Pour mettre des nabils de fête. Y. Endimen- 
char et F est, R. 

BNFU8TAR , V. a. Phicer les poutres 
d'un plancher. 

Éty. de en, de fusta, poutre, et de ar. Y. 
Fust, R. 

Qu hastisse de terra et enfusta de pin , 
Ih soun houêtau ves leau la fin, Prov. 

BNFUZIQ, v|. Y. Infusion. 
BNO 

BpiGA.vl. Il ou elle aille. 

Ifereadtere ^ut enga en Fransa, mar- 
chand qui aille en France. 

ENGABAGBAT. ADA, adj. et p. (oinga- 
badjà, àde)* dl. Y. Engavaissat cl Gav, R. 

Vn looD f{a*aTl« d'i^n m k mayMa cof «bageada. 
Tandon. 



ENG 



59 



BNGABELAH,A11> lang. Y. 
lar et Engahioular, 

ENGABELAR, v.n. (eingabelâ). Rem- 
plir son ventre , son assiette , ses coffres. 
Gare. 

Éty. de en, de gabela et de ar, lilt. mettre 
dans la gabcle. 

BNGABIAR, v. a. (eingabiâ) ; waABi- 
^opLAm, BiwAMoiiu^i. Ingabbiurs , ilal. En- 
jaular, esp*. Engaiolar, port. Engahiar, 
cat Encager, mettre, renfermer dans uùe 
cage; par dérision, emprisonner. 

Éty. de en, de gabi et de ar, mettre en 
cage. Y. Cav, R. 

BNG4BIAT , ADA , adj. et p. (eingabiâ , 
àde) ; mmuAmmovaja» Encagé, ée. Y. Cav, R. 



L'home maridat 

Es un aueeem engablat. 

ENGABINOULAR, Gare. Y. Engahiar 
et Cav, K. 

ENGABIOULAR, V. a. Encager. Yoy. 
Engahiar et Cav, R. 

ENGAGHA , s. f. vl. Guet, V. c. m. 

Ëty. de Engacluir, v. & m. 

ENGAGHAR, v. a. (eingalchà). dl. Yoir. 
regarder dedans, faire le guet. Y. Gueilar. 

Ëty. de en et de Gaehar, v. c. m. 

ENGAFFETAR, v. a.feingofetà), d. bas 
lim. BHGArsTAB. Mclcr, embrouiller, accro- 
cher deux ou plusieurs choses, de façon qu'il 
soit difiicile de les séparer. 

Ëty. de en, de gafela, dim. de gafa, cro- 
chet, et de ar; engafetar, en caU signiiic 
garnir de crochets. 

ENGAGEAMENT, 8. m. (eingadjamén); 
mmoLAMSMT. Engagement, obli^tion que l'on 
contracte envers autrui; l'action d'engager 
ou l'effet de celle action ; enrôlement d'un 
soldat. 

Éty. de engageât ei de ment, manière dont 
on est engagé. Y. Gag, R. 

ENGAGBAIHT, ANTA, adj. (eingad- 
jàn, ànte). Engageant, anle ; qui (laite, qui 
attire, qui engage insensiblement. Y. Gag, R. 

ENGAGBAR, v.a. (eingadjà);BiMiMfcnui. 
Ingaggiare, ital. Engaljar, anc. cal. Enga- 
ger, mettre en gage, donner pour assurance, 
donner son cœur, aimer; amener quelqu'un 
à faire quelque chose; obliger, commencer, 
enrôler un soldat. 

Ély. de en, de gapi et de ar, donner en ga- 
ge, comme devadium, nous avons fait ^aye; 
ainsi, nous avons formé engager.de tnvadta- 
re, employé dans ce sens en basse lat. Case- 
neuve. Y. Gag, R. 

Engagear una elau dins la serralha, 
mêler une serrure, égarer une clef, remt>ar^ 
rasser dans la serrure. 

ENGAGBAR 8', v. r. l'cmAHcoA*. S'en- 
gager, promettre de faire une chose , entrer 
dans une entreprise, s'avancer trop, s'embar- 
rasser, s'empêtrer, s'enrôler. Y. Gag, R. 

ENGAGEAT , ADA, adj. et p. (eingadjà, 
àde). Engagé, ée, selon le verbe. Y. Gag,K. 

ENGAL, adj. vl. Aligné, égal, aie ; juste, 
précis , eladv. précisément. Y. Equ, li. a. 

Per engal, également. 

ENGAI'ArATARS', v.r. (s'eingalafalà), 
dl. S'engouer. Y, gngavaissar s\ 

ENGALAGI , s. m. (eingalàdgi). Engal- 
lage, l'aclion d'engaller, terme de teinturier. 

VJj. de en, de gala et de agi, action de 
mettre dans la galle. Y. Gai , R. 2. 

ENGAUIMBNT , s. m. vl. ««AtAmT. 
Igualament, anc. cat. Igualamienio, ano. 
esp. IgualamênUi, port. Agguagliamento, 
ital. Egalisation, comparaison, égalité. Y. 
Kqu, K. 2. ^ 

ENGALAMENT, adv. vl. Tops de file, 
tous sur le même rang. Y. Equ, R. 2. 

BNGAI.ANTAT, ADA, adj. et p. (eb- 
galatà, àde), dl. Enjolivé, rendu galant? 

Éty. de en, de galani et de ai. Y. ffai;f(. 

^t noroii de la ehalelainou, 
Soun imh engalanta de /lotie. 

Byac.MoreL 



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60 



ENG 



BNGAI.AR, V. a. (eingalâ). EngaUer, 
faire bouillir les étoffes dams une décociioD de 
noix de galle. 

Êly. de en, de gala et de ar , mettre dans 
lagaile.V. (?aH,U.2. 

ENGAIA, vl. V. Egaltt Eguaî. 

ENGALHAR, vl. Voy. Egalar et Equ, 
Rad. 2. 

ENGALHARDm, V. a. vl. Ragaillardir, 
ranimer, forUfier. 

Éty. de en, de gaUiard et de tr, rendre 
gaillard. 

ENGALIAR S', v. r. (s'eingaliâ). Se ma* 
rier. N.Maridar teelEqu, R. 2. 

E qu^yeu fouisso en eeliU de me tourna engalia 
HeUxs aquesU toul*m pourio fa $ania» 
Bergoing. 

ENGALIER, adj. vl. Egal, semblable. 
\.Equ,H. 2. 

ENGAUNARS', v.r. (s'eingaUnà), dl. 
S'acharner avec fureur. Sauv. 

Ë(y. C'est probablement une aller, de en- 
calinar, s'échauffer. 

ENGAUMEN , adv. vl. Egalement. Voy. 
J^^u, U.2. 

ENGALTAT» 8. f. vl. Y. Egalitat et 
Equ, R. 2. 

ENGABIA, V.Engana, 

ENGAMACHAR S', V. r. (s'eingamatcbà). 
S'empêtrer, se brouiller; s'entre couper dans 
éa déposition; se surcharger de marchandises, 
Gare, brouiller une sernire. V. Engavachar. 

ENGAMAR S', V. r. (s'eingamà). S'en- 
rouer, s'engouer. 

Éty. de en, de Oam, R. de gofnoun et de 
ar, avoir la voix comme ceux qui ont le 
goitre. 

ENGAHAT, ADA , adj. et p. (eingomâ, 
âde), et 

ENGABtBA, S. f. (eingàmbe). Coque, 
faux pli qui se fait à une corde qui est trop 
forte ou qu'on n'a pas pris soin de détordre. 

ENGAMBI, s. m. (etngdmbi) ; iii«a«m. 
Détour, prétexte, difiieulté qu'on élève, croc- 
en-jambe , raison spécieuse. V. Engama, 

Lty. de en, dans, et de gambi pour gam- 
ba$ et eambas, jambes ; sous-entendu entra- 
ves : Qu'a fa la lei a fa Vengambi; leget am- 
bagei. V. Camb, R. 

ENGAMBI , adj. Leste, bien dispos. 

Éty. de en, en, et de gambi, sous-entendu 
bien,qui a de bonnes jambes. V. Camh, R. 

ENGAMOI7NAR8',v. r. (s'eingamounà), 
d. de Barcel. S'eropifiVer, manger excessive- 
ment. V. Gavar se, 

ENGAMOU^AT, ATA, adj. et p. (ein* 
gamounii, aie), md. Empîifrè, ée. V. Gavai. 
ENGAN^ rad. pris de l'italien tn^fanno, 
r>u èk reapagnol tngaàot tramperie, fraude, 
mo^m crasil, qu'on fait dériver du celtique 
mgantma^ m. s. 

De Te^pagnol engano^ par apoc. engan; 
d*où: i^ngan, Engan^^t Engan-ar, Engan- 
a t, Enga n-a dorj Engan * o i r r, /f n gan^ iritz, 
Mngan-iou, Inganiou, Engann-ar, Enga- 
nament^ E-cnganu, 

ËMGAN , ê' m. v[, Knev^fi, £«iiji,biijaiia- 
MEif, sRcoAiiA. £n^an, anc. cat. Engano, 
csp. £n^ono, "port, /nj^anno, ital. Fraude, 
tromperie, surprise : Ab engan, par surprise. 
V.£n^an,R. 



ENG 

BNGAlf A, t. f. (dngàoe); smama, wamém. 
IngoMne, ital. Enàahol esp. Engawo^ port. 
Engany anc. caL Iromperie, fraude, mioyen 
évasif. 

Éty. du celt. engamma, fraude. V. Engan^ 
Rad. 

Qu a faeh la Ui a fach Tengana. 



ENG AN A, s. f. (eingàne) ; 
fBT. Nom qu'on donne, en Languedoc, à Tan- 
sérine ligneuse, Chenopodium frutieotum, 
Lin. sous-arbrisseau de la fam. des Chéno- 
podées, qu'on trouve à Narbonne , à Mont- 
pellier, etc. 

On donne le même nom, à Arles, selon M. 
Laugier de Cbartrouse, à la salicorne ligneu- 
se, Salicornia fruticosa. Lin. plante de la 
même fam. 

ENGANABLE, ABLA, adj. vl. Capable 
de tromper, insidieux. Y. Ingan, R. 

ENGANADOR, noiUDUàoom, et 

ENGANAIRE , s. m. vl.£n^anador, anc. 
cat. port. Enganador , esp. Ingannador | 
ital; Trompeur, séducteur , hypocrite. 

Éty. de engan et de aire, V. Engan, R. 

ENGANAIRm, 8. f. vl. EnganarUt, 
anc. cat. Ingannatrice, ital. Trompeuse. V. 
Enganaire ei Engan, R. 

ENGANAMENT, s. m. vL Enganameni, 
cat. Travestissement, tromperie. Y. Engan, 

ENGANAR, v. a. (einganà); raooMTAiu 
/nyannare, ital. Enganar^ esp. Enganar, 
port. anc. cat. Tromper, abuser, duper; don- 
ner de mauvais lait à un enfant, selon Gros. 

Êly. de Engana, v. e. ra. et de Tact, ar^ 
tromper. Y. Engan,ïi, 

ENGANAR 8', v. r. dl. Se tromper à son 
préjudice: Vou$ enganex pas, ne vous ou- 
blie! pas dans le partage , ne vous trompez 
pas à votre préjudice. 

1^ partis et s'engana. 
N'a pas bana semmana. 

Qui choisit et prend le pire est maudit de 
révangile. Sauv. 

La goura Va enganat , la friandise Ta 
tenté, il a tout mangé, Gare. V, Engan, R. 

ENGANAR, v. a. (einganà), dg. Engager 
une clef. Poumarède. 

ENGANAT, ADA, adj. et part, (einganà, 
àde) ; Enganado, port. Trompé, ée ; abusé ; 
enganatx, vl. joué, surpris, pris par surpri- 
se. \.Engan,\X. 

ENGANAT, ADA, adj. et p. d. béam. 
Qui ne peut plus contenir. 

ENGANATRITZ, vl. Y. En^anatrtfs. 

ENGANGHA, S.f. vl. umommba. Egalité, 
justice, comparaison. 

ENGANCHAR, Engager, Avril, aller. 
de Engagear, v. c. m. 

ENGANIOU, lOUVA, adj. (einganiou, 
iéuye). Séduisant, ante; trompeur, fourbe. 

Éty. de enganar et de iou. Y. J^nyan, R. 

ENGANNAR, v. a. vl. Tromper. Yoy. 
Enganar et Engan, R. 

ENGANNADOR, S. m. vl. Y. Enga- 
nador. 

ENGANMABIENT, adv. vl. EnganO' 
samenl, anc. cal. JEn^onoeamenfe, esp. En- 
ganosamente, port, /fij^anfiepolmenle, ital. 
Trompeusement. Y. Engan, f(. 



ENG 

BNaABKMNMMJi, dl. Engouer. V. En- 
gavaissar, 

BNGANSAR, v^ a. (eîûgaosà). AtUcher 
avec une ganse. 

BNGANSAT, ADA, adj. et p. (eingaosà, 
àde). Accroché comme à une gaose^ embar- 
rassé, arrêté. 

ENGAR, v\,\. Egalât. 

BNGARAFATAT < dl. Y. Fairassai. 

BNGARAMBRi AR j Y. Èngaûehiré 

ENGARAKBRIAT, d. du Var. Y. En- 
gauchit, 

ENGARIJAR^ v. a. (eingarbà), Gerberei 
eogerber, mettre en gerbes, 

Êly. de en, en, de gûrba, gerbe, et de 
l'act. ar. Y. Garb, R. 

ENGARRBIRAR^ v^ ». (eingaib^lffà); 

movmAM. Dresser un gerbier, entasser les ger- 
bes en pyramide. 

Èty. de en, de garba oagarbeiraum, et de 
ar, mettre en gerbier. Y. Garb, R, 

ENGARBEIROIINAR, Y. £n^af6eifar 
et Garb, R. 

ENGAHDA, s.f.vU Avant-garde. Yoy. 
&ar,K. 

BNGARDABU0», adj. vl. Remarquable, 
distieguèir 

BNGARDAR , Echalasser, garder, garan- 
tir. Y. Gardounar^ 

Êly. de en, de garda et de ar, pourvoir en 
échalas. Y. Gar, R. 

BNGARDAR S' , V. r. (s^eingardà). Se 
garder, se donner dé garde, se préserver de 
qœlqite chose. Y. Gar, R. 

ENGARDOUNAR,v.a. (eingardoinà). 
Mettre des gardes aux plantes grimpantes. 
Aub. 

Éty. de m, de gardou/n et de ar, 

ENGARGALHAR S', v. r. dl. Se garga- 
riser en buvant. V. Cr ar^artear e e et Garg, 
Rad. 

ENOAROA88AR 8', v. r. (s'engargas- 
sà). Segorger, s'engouer, manger trop. 

Èty. de en, de gargassoum etdear,en 
mettre jusqu'au gosier. Y. Garg, R. 

ENGARGATAR 8', dl. S'engouer. Yoy. 
Enaavaissar s\ 

Ely. de en, de gargala ou gargaUera, et 
de ar, embarrasser le gosier. Y. Garg, R. 

ENGARUINDAT^ADA, adj. et p. (ein- 
garlandà, àde), dl. Orné d'une guirlande, en- 
vironné de quelque chose. Sauv. 

Ëty. de en, de garlanda et de of . 

ENGARNAR, v. a. (eingarnà); dl. Cou- 
per du fruit par tranches et le faire sécher 
pour rhiveri peler des prunes dans le même 
but. 

Élv. de en, de gama et de ar, mettre en 
tranciies. 

ENGAROONAR , dl. Y. Engarrounar 
et Garr, R. 

ENGAROUNAT, dl. Y. Engarroumai 
et Garr, R. 

ENGARRANGIT, IDA, ad), et p. (ein- 
garranci , ide) , dg. BmAMiAmir. Qui a la 
crampe, qui est faible, impotent. 

Que da couratge flou vin) ausMés CronetU, 
E força aux mes eogarraosits. 

D'Astros. 



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fitjr. de tu » de ^fora ou tfOrré JioÛK, et 
de tl| qui cet prie [Mur les jioibea. V. tiforr, 
Rad. 

ENOAlHUAylr.e. (eingarrà), dl. Bles- 
ser tu Yîsege ; couper ou blesser au jarret, 
oflènseruQ muscle, ud tendon ; (aire entrer 
les thons dans les dernières chambres de la 
madn^^ue. 

Étj. de en, de gara. Jambe, jarret, et de 
•f.Y.tf«rr,R. 

ENOARRAT , ÂBA , adj. et p. (eingOTii, 
àde), Bid. Blessé au jarret, et par extension, 
dans un muscle qui empêche de mouvoir la 
partie blessée. V. Garr, K. 

BNGABROUNMi,T.a. (einf^arrouné), 
di. ■■«■■cwÉB £culer les souliers. Voy. 
Aêêêiar. 

Éty. M. Astroc regarde ce mot comme 
celtique. V. Garr,R. 

ENGARBOUNAT , ADA , adj. et p. (ein- 
garrounà, éde), dl. bmaamosat. £culé, ée. 
Y.AtiHateiÔarr^Vi. 

ENOASGONIR, v. n. vl. Engaseonnir» 

ENGASTIERAS, dl. Echeleltes. Voy. 
Begnoê, 

ENOATOAR . T. a. t1. nMiATttAB, bmat- 
sàmi BMVATjAs. Y. Engageât et Gag^ E. 

BNCkATGE, S. m. vL Enjeu. 

ENCkATJAR, vl. V. Engageât et Gag^ 
Rad. 

ElfISATJAR, vl. Engatjatf cal. Y. En- 
gageât. 

ENOAU, adj. vl. Egal, aie. Y. Egau et 



EN6 



ENG 



61 



J?0tc,R.2. 
iSNCkâ 



fCkAIIBA,s.f. (eingàoube), dl. Terre 
à foulon. Y. Tetta deparaite. 

ENCkAUBIAT , ADA, adj. (eingaoubià, 
âde) ; MooovBiAT. Adroit| rempli d'adresse: 
Mal engauhiat, maladroit. 

Éty. de <ii, de ^auôiet de al, qui a l'adres- 
se. Y. ^«M, R. 

ENOAUGHIAR S', (s'eingaoutchié), dl. 
S'amouracher f 

Vèndta quauque sàbawmafm^ 
Que ({oand veirk ta manida 
Degagead^et etpoulida 
Leou s*en engaoucbiarà 
Pioi te la proufUatk. 

Rigaud. 

ENGAUCHILHADURA, 8. f. (eingaoot- 
chilladùre), dl. Enjouement , galté de Pesprit 
qui oalt d'une imagination riante. 

Êty deen, depauefcjoie, et de aduro, 
qui porte à la joie. V. Gaud, R. 

ENGAUGHII.HAT,ADA, adj. et part. 

Sigaootchillé,^de);BMjowitT, — ■■ag o nu r. 
joué, ée ; qui a de l'enjouement. V. Gauâf 

Rad. 

ENGAUCBIR 8', T. r. (s'eingaoutchir); ■■ 

Se déjeter, on le dit du bois lorsque, par trop 
de sécheresse ou trop d'humidité, ou plutôt 
parce qu'un côté est plus sec que l'autre, il 
se renfle, se gauchit ou se courbe. 

Éty. de #11, de yaace^ et de it, qui devient 
gauche. V. (raMeA,R. 

ENGAIKIHIT, IDA, lA, adj. et part 
(eingaoutchi, ide, ie) ; amoovchit, noASAH- 
•aiAT, DKJiTAT, BiiTBAmAT. Déjclé, éc; gaucho. 
Y. G&mih, B. 

El fGA i l lI W ABMB, S. m, et adj (eingaoo- 



gnilré); n— iwwi , iiMiamwanie, Celui 
qui en singe un autre, qui imite ses gestes, sa 
voix, etc. 

Èty. de en, de gaugna et de aite. Voy. 
Gaugn^ R. 

ENGAUGNAR, T. a. (eingaougnà) ; m- 

•■OVOMAB, DBSPMOAB, DB««AO«liAa, nMAraïAB, 



wMMf mênomnAM, bmaimwas, vmoAvmmMM, bm- 

«oooiiAm. Gontreiaire^ imiter le ton et les ges- 
tes de quelqu'un , singer avec un ton mo- 
queur. 

Éty. de en, en ou avec, et de gauifna, 
mâchoire, parce qu'on appelle plus particu- 
lièrement engauffnat, ce mouvement latéral 
de la mâchoire inférieure qu'une personne 
exécute avec rapidité pour annoncer le mé- 
pris qu'elle a pour ce qu'on lui dit. Voy. 
Gaugn, R. 

ENGAULRAR S', ▼. r. fs'eingoouillà), 
d. tiaslim. Mettre le pieddansVeau, de façon 

Qu'elle entre dans le soulier, s'enivrer. Voy. 
^nubtiat. 

Éty. ùegantha, petite mare d'eau, de en 
et de at. 

ENGAURANIER, S. m. d. du Yar. Yoy. 
ffaranteret ViouUet, 

ENGADSENT, s. m. vl. bmavsmv. Ré- 
joui. 

Êly.dulat. gaudentiê^ gén. de gaudenSf 
etde en, V. Caud, R. 

ENGAUSIR 8' , V. r. vl. m%Mm*Mm. Se 
réjouir. 

Êly. de en, de gaus et de <r, mettre en 
joie. V. Gaud, R. 

ENGAUTAR , V. a. (eingaouté); asao- 
Appliquer un soufflet : Bn- 



gaulât un fuiiau, mettre un fusil en joue. 

Éty. de en, en, de ^auta, joue, et de Tact. 
at, litt. mettre en joue. V. Gaut^ R. 

Mtengauli, quiehi, ctolloufuiUmmifachi. 

BeUol. 

ENGAUTAR 8', vl. Mettre le fusil en 
joue. 

ENGAUTEGBAR 8' v. r. (s'eingaou- 
tedjâ), dl. Se barbouiller les joues de ce que 
l'on man ge. Y. Gaut,ïi, 

ENGAUZILHAR, ▼. n. (eingaousillâ) , 
dl. Rendre gai, mettre en belle humeur Sauv. 

Éty. de en, de gau$ et de ilhat, mettre en 
joie. V. Gaud, R. 

ENGAYAGHAR, V. a. ( eingavatchà ). 
Engavaehar la clau dim la $etralha, mê- 
ler une serrure, y embarrasser la clefl Yoy. 
pour les autres signiûcations J^n^avalsear s' 
et Gav, R. 

ENGAYAGHAT, ADA, adj. et p. Yoy. 
Engavaiisat et Gav y R. 

ENGAYAGEAR 8', ▼. r. Y. Engavaiisat. 

ENGAYAGEAR, vl. Y. EngavaUeat. 

ENGAYAGEAT; Y. Engavaiêêat, 

ENGAYAIAR, Garc Y. ^n^avalesar et 
Gav, R. 

ENOAYAIGHAR 8*, d. m. Y. EngO' 
vaiêtatttGav,!^. 

ENGAYAI88AR 8', V. r. (lÉ'eiogaveissâ); 

fl'sMAViUaiAB, t'BMAVBICBAB, «'bMATAIAB, 
•'■■•ATACBAB, it'wKmATâM, •'■■•ATIAS, s'h 
t'sMAMAVAB, t'eMAMWMB , 



<otmaân, • wamAMJ^MitâMf • «oté— owiAn, a — - 

•AOABf'. S'engouer, s'embarrasser quelque 
chose dans le gosier, en mangeant ,* s'engor^- 
ger, en parlant d'un tuyau qui se remplit de 
racines ou d'autres objets qui empêchent les 
liquides de couler. 

Éty. de en, de gavaie et de aty s'embar- 
rasser dans le gosier. V. Gav. h. 

ENGAYAI88AR, ▼. a. (eingavaissà). Y. 
pour les syn. le mot suivant. Embarrasser, 
engouer. 

Éty. de en, de ^aiMit, gosier, et de Tact. 
aty litt. agir dans le gosier, le remplir. Voy. 
(vao,R. 

ENGAYAI88AT, ADA, adj. et p. (ein- 
gaveissà, éde); «««atacbat, ««AvAioiAT, 



kT , ■stmAiiaoo&AT , BarmAiMOvaAT. 

Embarrassé , engoué et engorgé, selon le 
verbe. 

Éty. de en, dans, de gavai, gosier, et du 
pass. al, oda, litt. arrêté dans le gosier. Y. 
Gav, R. 

Câlina enyaiNiweada, poule ensouée. 

iluceou de foucounaria engavaueal^ oi- 
seau empeloté. 

Càtnen^avaùeafper un os, chien crosse. 

Boutneau engavachat, tuyau engorgé. 

ENGAYAR 8', Gorger. Y. Gavât ie. 

ENGAYAT , Y. Gavai et Gav , R. 

ENGAYELAR, V. a. (eingavelâ) ; bmma- 
wmijkM • BMOAaviAB , ASAwwMjm. Engavelat , 
port. Faire des ùigots, enjaveler, lier des ja- 
velles de blé ou de sarments. 

Éty. de en, en, de^aoel, fagot, javelle, et 
de Tact, at, litt. mettre en fogots. V. GaveL 
Rad. 

ENGAYELAR 8' , T. r. Y. EngavaU- 
iat e*. 

ENGAYEIâAT, ADA, adj. et p. (einga* 
velà. àde); muatblat. Engavewdo, port, 
«aveie, ee. 

ENGEA, S. f. (eindge), d. bas lim. Race, 
espèce de quelque animal, de quelque plante. 
Y. Raça. 

Éty. de en et de^ea, ait de geno, engen- 
drer. V. Gen, R. 

ENGEA1IOONAR8*, T. r. (s'eindjamoo- 
nà), d. de Barcel. Se mal habiller, se fagoter. 

ENGEAMOqNAT, ATA, adj. et part, 
(eindjamounâ, aie), md. Fagoté, ee. 

ENGEANÇA, S. f. (eindjànce) ; baca. En- 
geance, race, il se prend toujours en mau- 
vaise part. Martida engeança. 

ENGEANGAR, Y. Ajuitat. 

ENGEARBEmOUNAR, Yoy. 
6atrar. 

ENGEAR,T. a. reindaà\d.lim.Dooneri 
quelqu'un, d'une^espèce d'aiumaux, de graine. 

Éty. de engean, race, et de at^ mettre en 
race, ou du Iat. genetate. Y. Gen, R. 

ENGEAR 8', V. r. md. Naître dans un 
climat et y pulluler, il se dit des animaux : 
Lai tignai i*end%ou din las iitofoi, Voui 
peaui ïendtou din lo ioloupotio , Béron. 
c'est-à-dire. Lai lignai ^engeoun dim lai 
eilofaiy loue peam ïengefmn dim la iaUm* 
patia. 

ENGEADGNIAIRB , AREI.A, S. (ehld- 
jaooniàlré, arèle); mm o w wam». Moqueur, 
euse; qui contredit les actions, la vou, les 
gestes desautrcf. 



Engat* 



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&2 



ENG 



Pour réty. V. Engaugnar et Gamgn, R. 

ENGBAUNIAR» V. Engaugnar. 

ENGEAVELAR , Voy. Engavelar et 
Gavel, R. 

ENOEBIT, IDA, adj. et p. (eiodgebi, 
ïde).CBSi.\.AgibU. 

ENOEGNAIRE » adj. v). Trompeur. 

Êty. deY\{d\Angannare. 

ENGEIN, vl. Engin. V. Engin. 

ENGEINGNAR, vl. V. Enginhar, 

BNGELOZIR, T.n. vl. Engeloêir, caL 
Ingelosire, ital. Enjalouier^ devenir jaloux. 

ENGEMBRIAR, v. a. ( eingeimbrià ) , 
d. m. wMMjkMMWMAM. Organiser, monter, arran- 
ger une chose, une machine tant bien que 
mal. 

ENGEN . vl. V. Engin et 6fen, R. 

BNGENAIRm, s. (. vl Engendreriêii. 
V. Gen, R. 

BNGENDRAR, v. a. ( eindgeindrà ) ; 
oBonAn, comoBBAB. /ii||fM«rare,ital. Engen- 
drât, esp. cat. Gerar, port Engenrar^ anc. 
cat. Engendrer, produire son semblable par 
voie de génération ; par est. produire, faire 
naître. 

Éty. du lat. ingenerare, V. Gen, R. 

ENGBNDRAR 8' , d. bas lim. Entrer 
dans une maison en qualité de gendre. 

ENGENDRAT, ADA« adj. et p. (dnd- 
ffeindrà,âde). Engendré, ée; procréé, pro- 
doit. 

Éty. de en et du lat. generaîui. V. Gen, 
Rad. 

ENGENERATRITZ , S. f. vl . Inginera- 
Irt'cf, îtal. Génératrice, mère. 

Éty. du lat. generatrix. V. Gen, R. 

ENGENH, s. m. vl. Adresse. V. Gen, 
Rad. 

ENGENHADOR. s. m. vl. Qui dresse 
des embuscades. V. Gen, R. 

»iGBNlA , V. 6mo. 

ENGENIOU8,OU8A,adj. (eindgeniôus, 
(msa}. V. ingenUmt. 

- ENGEiaOUSAIfENT, Y. Ingeniouta- 
menlet Gen, R. 

- ENGmonXAR 8', V. r. anc. béam. 
8'agenouiller.V. Ginoulh. 
-ENGBNRADOR, s. m. vl. nosmiAmB. 
Mngmtêrador^ cat. egp, Ingeneratore, ilal. 
Créateur, procréateur, prodîucteur, père. V. 
fiffii R 

ENG^NRADURA, S. f. vl. Progéniture, 
naissance. V. Gen, R. 

ENGENRAIRE, vl. Y. i^n^enrador et 
GtnjK. 

ENGENRAMEN, S. m. vl. Engendra- 
miento, anc. esp. IngeneramentOy ilal. Pro- 
création, génération, production. Y. Gen, 
Rad. 

-.'RNOBlfRARr vl. Engenrar ^ anc. cat. 
Vi Engmdrar et Gen^ R. 

■HiinN8« S. m. pi. vl. Engins. Y. En- 
ginjé Gmi R. 

o: ENGrauiAA, v. a. vl. Agencer, embel- 
lie ô . . ^ ' ^ 

^ENGEORCUADORA, 8. f. . (eindgeord- 
g^|dÙ|tf?iHP«paim«AB<niAi r AttonTAo, snr Au- 
iA«i,T^tage,élat d'une personne mal ha- 
)^i)le^„{agpt^ enwïincée. 
^.'l^ffj^OIIGIiA, V, a. (eindgeordgiè) ; 
yyy»,^^p wii fi< Pj ottajmab. Fagoter, mal 



ENG 

Éty. de tu, de fsor^ el de or, se mettre, 
s'habiller comme un George. 

ENGEORGIAT , ADA , fi4. et p. (eind- 
georgià, éde). Mal habillé, fogoté, engoncé. 

ENGERRIAGR, s. m. (eindgerbiàdgé), 
d. arl.? 

Mé loupés anmfant et aaupl engerbiage 
De centpichoUenfan dedtn $eii aeoutrçtgp. 

BNGE8, s. m. vl. Yase, auge, coupe. 

ENGIEN,et 

ENGIENH , vl. Y. Engin et Gen, R. 

ENGIMBRADURA , s. f. (eindgimbra* 
dure). Mauvais accoutrement. Gare. 

ENGUmRAR, V. a. (eindgirobrà); m- 
siMBBtAB. Mal accoutrer, mal agencer. Gar. 

ENGIMERRAR 8', V. r. (eindgimerrà), 
dl. Rechigner, faire quelque cnose en rechi* 
gnantet de mauvaise grâce; agir par caprice. 
Sauv. 

Éty. de gin^erri , hybride, 

ENGIN,s.m.(eindie;în); 
BiiDiii, mmvÊM. Ingegno, ital. Engenho, port. 
Engeny, anc. cat. Ingenio, esp. Engin, ma- 
chine pour soutenir ou élever des fardeaux; 
attirail et instruments nécessaires pour la pè- 
che ou pour la chasse; en vl. industrie, adres- 
se, artifice, piège, dol, fraude. 

Ëly. du lat. tn^enttini, génie. Y. G en, R. 

L'engin pour élever les fardeaux est u ne ma- 
chine en tnangle soutenue par des arcs-bou- 
tants, dans laquelle on distingue : Le* bra$, le 
cable, le fauconneau ou étoumeau , la four- 
cheUe, le haUement, tajambetU, leêlien$, les 
moises, le poinçon, les poulies, Y. Carrela, le 
rancher ou escalier, les tanches ou chevilles 
du rancher, la sellette, la soUe, le treuil ou 
tour, et le verboquet. 

ENG|N » s. m. mmtmm. Esprit , génie , 
adresse, talent, industrie. 

Èty. du lat ingtnium. Y. Gen, R. 

£giea vm mai qot Ibrfo es qa m* •'entraîna. 

ENGINA, dl. m. 8. que Ai^na, v. 
cm. 

ENGINABfEN, vl. Bngignament, anc. 
cat. vl. V. Engin ei (fen,R. et Enginhamen. 

ENCUNAR 8', V. r. (s'eindginà), et impr. 

f'siionrAii, s'auiiiab, «'sudiAB, f 'buib, •mm' 

«auAm. Enginyar ^, cat. Engenar s\ esp. 
Éngenhar s\ port. Ingenarsi, ital. S'ingé- 
nier, chercher , tâcher de trouver dans son 
esprit quelque moyen pour réussir, pour rem- 
placer ce qui manquç. 

Éty. de engin, engin, pris dans le sens de 
génie, et de ar,exercer son génie. Y . Gen, R. 

ENGINAR, dl. Pour ajuster. Y. Asengar, 
Parar et Ajustar. 

BNGINHADOR, S. m. vl. nittiniAimB. 
Ingénieur, machiniste. Y. (iren, R. 

ENGINpAIRE, s. m. vl. Ingénieur. Y. 
Enginhadorel Gen^ R. 

ENGINHABIEN, s. m. vl. bummamii. 
Engignament, anc. cat. Tromperie, artifice. 
V.Gen,R. ^ 

ENGINHAR, V. a. et n. vl. mmcmMmmsm. 
Engegnar, anc. cat. EngeHar, anc. ^p. 
Engennar, port. Ingegnare, ital. ingénier, 
machiner, tromper. Y. (ren, R. 

ENG|NHAR 8, vl. mmommtmAm^ Y. En- 
ginçtr «''et Gen, R. 



ENG 

RNGINH08, adj. ▼!. Engignos^ anc. 
cat Habile, ingénieux, artificieux. Y. Snge- 
nious et Gen, R. 

ENCHNIAR, v.a.vl. Machiner, tramer* 
Y. Gen, R. 

ENGIN0U8, Bngignoê, anc cat Yoy, 
Ingenious. 

ENGIP4R, V. a. (eingipè), dl. Plaquei 
du plâtre avec une truelle ou avec la main, 
l'appliquer contre un mur, fig. IJingiparia% 
contra la parei, on serait tenté de le plaquer 
contre un mur; Vos que l^engipi? veax-Itt 
que je t'applique up soufOet? 

Ety. de en, de gip et de ar, mettre do pUk 
tre en ou sur. Y. Gyp, R. 

ENGIRONAMENT , s. m. vl. Enceinte. 

Êty. de fil , en , de ^rotia et de menl, 
qui est environné. Y. Ftr, R. 

ENGITAR , V. a. (endgité), d. deCarp. 
Engitarun témoin, récuser un témoin. 

ENGIV008 , Cast. Y. Ingénions. 

ENGI«ACH. S. m. (eiuglàtch). Frayeur, 
épouvante. V. Esglari. 

Qnê Id diable »ia von*, tant de poon m'av« fM|i) 
Jania^ plut n**j a|nt pi) tan fnaons »ng(meJL 

g»bc«d«rabWdeVa>l. 

C'est-à-dire; 

i^ Irb diabici me vooa, tant depacnn' m'arM kdt \ 
Janipl plus n'ai açat an ti)U iurioiu 0i^i«ck. 

ENGLAGIABIENT , vl. Y. Esglari. 

ENGLANDAR, v. a. (einglandâ), dl. 
Abattre ou gaulerdes glands, faire la glandée; 
fig. assommer ou écarbouiller. Sauv. Voy. 
Aglanar, 

Éty. de en, de gland et de ar. Y. (rton, 
Rad. 

ENGLANTAR,v.a.et 

ENGLAfITAR 8'» v. r. (einglantàl^d.bas 
lim. Gagner au jeu, augmenter sa fortune par 
son industrie. 

Éty. de en, de gland et de ar,se pourvoir 
degland, ce fruit étant la principale richesse 
des anciens Gaulois, le mot s^englantart de- 
vint synonyme de s'enrichir. V, Glan, R. 

ENGLANTINA, S. f. (einfflantine), Nom 
toulousain de l'ancholie. Y. Galantina. 

ENGLANTINA, S. f. (ehiglantine) , dl. 
Eglanline, fleur de l'églantier, ou rosier sau- 
vage. V. Agourender, 

Ce mot se prend souvent au figuré, pour les 
jeux floraux, parce que l'un des trois (Mincie 
paux prix était une églantine, 

ENGLA8l,s. m. (einglàsi), dl. Frayeur. 
Y. Esglarû 

ENGIA8IAR, v. a. iQd. Efirayer. Yoy, 
Esglariar. 

ENGLASIAT, Y. Esglariat. 

ENGUITERR A , s. f. vl. Angleterre^ Y. 
Anglaterra, 

ENGLAZIAR, vl. Y. Esglayar. 

ENGLAZIAT, vl. Y. Esglaziat. 

EIHGLE8, vl. V. Angles. 

ENGLETETRA» S, f. vl. Angleterre Y. 
Anglaterra. 

ENCH.ORAR,v. a. (eingloubà); nuov- 
•AH, luumk vu aiAc. AgglobareeiCfonglobare, 
ilal. Conglohar, esp. port. Englober, réunir 
plusieurs choses pour en former un tout 

Ëty. du lat. conglohar é, ou de en, degloho 
et de ar, mettre en un globe, ensemble. 



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ENG 

BN0M>S4T» ADA , ftdj.et p.(eiagloiiliè» 
Àde). Englobé, ée. 

KtY. de «n, de globo et de ai^ mis, réoni en 
ao globe. 

BNOLOBA.dl. Un des nomsda létard 
gris. V. LaffruwMia. 

ENGLOrm , tI. V. Engloutir. 

BNOLOTONiai Y. a. vl. Rendre glouton, 
affiriander» devenir glouton. V. Ghui, R. 

BNOIXHIDADORA» dl. V. EneMadu- 
ra et Clot,K. 

BNOUmTAR» et 

ENOLOUTAT, dl. Y. Enelotar, En- 
cMateiCloî,K. 

BNOLOUTIDOUR» dl. V. Àbyme , Gour 
et Glout, R. 

BNGIiOUnayT. a. (eingloutir), dl. ■■- 
ooiiuB. InghioUire, ital. Englutir, cat. anc. 
etp. Engloutir, engouffrer, entonner, sabler, 
avaler goulûment; dissiper ses biens. 

Étj. du lat. inghUire, avaler^ engloutir. 
y.èflaut.Vi. 

ENGUIDAR, T. a. f K Coller, engluer. 
V. Envisear, 

BNOLUT, s. m. vl. Glu. V. Vise. 

BNai«irr,s.m. vl. Enduit, glu, onguent, 
pommade, bûnc de l'œuf. 

Ah Venglui d^un oo boMé 
Avec le blanc d'un enif batto. 

Aogier. 

BnffifUTINAR, V. a. vL Gonglutiner, 
rendre visqueui, pétfif. 

BNGIiUTIR, V. a. vl. Engluer, enduire. 

ENGOFI. s. M. (eingoû), d. de Barcel. 
Contusion. Y. Baioca, 

fiNGOGE , s. m. (eingôdzé); aROAtt, d. 
bas lim. Noue, l'endroil où deux combles se 
joignent à angle rentrant : Las goulieiraê de 
las eoumadas vsnou mai que mai din lous 
engadxif Béron; c'est-à-dire. Las goutierois 
de las eoumadas venoun mai que mai dins 
lous engages, les goullères des toiU se for- 
ment presque toujours dans les noues. Etran- 
glement, 1 endroit où un canal, un conduit se 
resserre; embarras » diflkulté dans les afial- 
res. 

ENGOIGHAR, V. a. vl. Tourmenter, 
serrer de près, affliger. 

Éty. du lat. angustare, serrer, resserrer. 
Y. AngoisSf R. 

BNGOIGHOS, adj.et p. vl. Contristé, 
affligé. Y. Àngoiss. 

Êty. du lat. afi^ii«<ii#, étroit, resserré. Y. 
AngôisSfïi. 

ENGOf CHOKâWBNS , adv. vl. Doulou- 
reusement. 

Ety. de êngoiehosa et de msiis. Y. Angoiss, 
Rad. 

ENGOIMA , s. f. vl. Dore nécessité, éUt 
malheureux, désespoir. 

Éty. du lat. aii^iiffta, détresse. Y. An 
goissjïi. 

ENGOI88AB, vl. Y. Angoissât et An 
goissf R. 

ENGM89AT , adj. etp. vl. Affligé, acca- 
blé. Y. ilii(rot#s»R. . 

ENGOISSO0,vl. Etroit. Y. Angoissoê, 
Angoissa et i4ii^att#. R. 

BNGOiifOlAimfig, adv. vl. AnguHio- 
samenli^ anc esp. Angoêciosamtnte ^ ital. 
Avec angoisse, amèrement. 



ENG 

Éty. de oH^OMiofa et de mtiif pov «ml. 
Y. Angoiss, R. 

ENGOIâBIME , s. m. vl. BiieoiMMB. An- 
gouléme. 

ENGOLIR,vl.£tij70lîr,cati Y. £n^ott- 
lar. 

ENGOL1IE8 , nom de lîeo, vl. Angou* 
mois, 

ENGOLMEZI, S. et adj. vl. i4ft^oiifiioi- 
sin. 

ENCK>1IBBER, vl. Y. Eneombrier. 

ENGONAR, vl. Y. Angonar. 

ENGOOUBIAT , Y. Engaubiat et Gau- 
W,R. 

ENGOOUGNAR, AlL de Engaugnar, 
V. c. m. et Gaugn , R. 

ENGOOU8S1R, Y.Engoussir. 

ENGORCS , vl. Que tu le gorges. 

Ëty. du lat. ingurgites. 

ENGORDIR , vl. Yoy. £fi^0ttrdjr et 
Gourd. R. 

ENCK>RG, dl. Y. Gourgat. 

ENGORGAR, v. a. vl. bummuab. Engor- 
jar, cat. Ingorgare, ital. Engorger, obstruer, 
engouffrer. 

Èty. deefiydans, de gorga, goofiire. et de 
ar, mettredans le gouffre. Y. ùorg^ R. 

EWGORJAMEW , S. m. vl. Ingorgamen* 
(0, ital. Goinfrerie. Y. Gorg, R. 

ENGORJAR, vl. Engorjar, cat. Y. En^ 
gorgar et Gorg, R. 

ENG<mzEI«A, adj. et part. d. vaod.w- 
•oBsm&Av. Engorgé, abondamment pourvu. 
y.Gorg.K. 

ENGOOACHAT, ADA, adj. et p. (ein- 
gouatchà,àde), dg. Saisi, ie; réduit à une es- 
pèce d'engourdissement par la force de la 
douleur ou par la surprise. 

ENGOUAAAR, V. a. (eingouasà). Trom- 
per, duper, surprendre par de belles paro- 
les. 

ENGOUEGHAR , V. a. d. béam. Causer 
des engoisses. V. Engoissar et Angoiss^ R. 

ENGOUER , s. m. d, béam. Onguent. Y. 
Ounguen t, 

ENGOUFFRAR S', V. r. (s'eingooffré) ; 
Ingcifarsi^ ital. Engolfatse^ esp. port. S'en- 
gouffrer, se précipiter dans un gouffire, on le 
dit des rivières qui disparaissent en se précipi- 
tant dans un gouffre; on le dit aussi du vent 
qui pénétre dans une cheminée, dans on pas- 
sage étroit, etc. 

Ety. de en, de gouffre et de at^ entrer dans 
un gouffre. Y. (iorg^ R. 

ENGOUFFRAT, ADA, adj. et p. (ein- 
gouffrà, àde). Engouffré, ée. V. Gorg, R. 

ENGOUGNAR, Avril. Alt. de EngoM- 
gnar, v. c. m. 

ENGOUIGHAS,et 

ENGOUIS8AS, S. f. pi. (eingouisses) ; 
i^n^oma. ital. i^ft^nwlta, esp. port Angois- 
ses, grandes peines de l'espntetducorps. 

Ety. du lat. an|^iMlia,d'oùrital. angoêeia^ 
et le prov. engouissa. Y. Angoiss, R. 

ENGOUIflSÂR S' , V. r. dl. Y. Enga-- 
vaissars'. 

BNGOULAR, V. a. (eiogoolâ) ; iio— â», 
■Muuuu Bngouler, prendre tout d'un coup 
aveclagueufe. 

Étv. decn.de ^otila et de ar, litt. mettre 
dans la gueule. Y. (vom/, R. 

ENGOULIDOUR» 8. m. (eingOQlid6Q)i 



EXG 



63 



dl. Pour gooffire, Y. Ahyme et Ootir, flg. un 
avaloir, un large gosier. 

Ety. de en, de gouli pour goula, et, de dour, 
qui fait tout passer par la gueule. Y. Goul, 

BNGOULIR, v.a. dg. Y. Engloutir. 

ENGOUIXAR, V. a. vl. bhoolui. Engolir, 
cat. mod. Engotar, anc. cat. Enauliir^ esp. 
^n^iiftr,port. Avaler, engloutir. V. Engou- 
larelEstrangl, R. 

BNGOUliOUBlR. v. a. dg. Engloutir. 
Y. Engloutir eiGoul,ïi. 

ENGOUI«OUBIT,IDA, adj.et part. dg. 
Englouti, ie. Y. (f (m/, R. 

Qaantos ithos le iou rabit? 
Quantos bilos engouloubit? 
Combien d'Iles je lui ai ravies? 
Combien de villes j'ai englouties f 

D'Aslros. 

ENGOUNGAR, v. a. (eingounçà^ ; mot* 
•uoAm, BiraoviMovnua. Engoncer, on le dit 
d'un habit, d'une rotie qui montant trop ca- 
che^ le cou et gène ses mouvements. 

Éty. du lat. abseondere, cacher. Yoy. £#« 
eoundf R. 

ENGOUNÇAT,ADA, adj. etp. (eingoun- 
ça, àde); MooinMoiniMT. Engoncé, ée. Voy. 
Eicound, R. 

BNGOUNGOUINAR, d. bas Ikn. Yoy. 
Engounçar. 

ENGOURAR, AIL de i^n^oiOar, t.c. 
m. et Goul, R. 

ENGOURDIR, V. a. (eingoordir) ; su- 
DooMMoi. Engourdir, causer sur le corps, ou 
sur une partie du corps, une sorte de pesan* 
teur qui diminue la £MÛiité d'exercer les mou- 
vements. 

Éty. de en, de gourd et deir, devenir 
lourd. Y. Gourd, R. 

ENGOURDIR 8', T. r. •'■mmum. S'en- 
gourdir. 

ENGOURDUSAMENT, s. m. (etngour- 

dissaméin); m» ■!■!■■■■■■. Engourdisse- 

ment, stupeur qui paralyse momentanément 
une partie du corps ou plusieurs de ses par- 
ties en même temps : Jle «ion endormit lu 
eamba, j'ai la jambe engourdie; etfig.élatde 
ce qui est engourdi, au physique eomme a» 
moral. 

Ëtv. de en, de gurdus et de ment, d'one 
manière engourdie, stupide. Y. Engourdir 
ei Gourd, ïi. 

ENGOURDIT, IDA, lA, aé^. et part, 
(eingourdi, Ide , ie); smoanv, «om» En- 
gourdi, ie. Y. Goura, R. 

ENGOURCMR, V. a. (dngoorgà). Em* 
piffrer, (aire manger on boire à l'exâs. Avril. 
V. Engourgear et Gorg, R, 

ENGOURGEAMENT, S. m. (eÎBgonid- 
jaméin). Engorgement, augmentation de vo- 
lume d'une partie ou d'un organe nnMe. 

Ëty. de en, dans, de gorgea, gorge, et de 
la term. menf, kxNiché comme la gorge» le 
mot gorge se prend ici pour canal. Y. Gorg, 
Rad. 

ENGOURGEAR , T. a. (eingoordUÉ) ; aa- 
moômmMM. /nyor^re. Haï. Engorger, ob6« 
truer le passage des tuyaux ; submerger, en 

K riant d'un moulin dont tes rooes sont dé- 
niées par l'eau; engooflïer, (Ure oit pâté 
d'encrci raviner, Aub. îlestaossî réoproqne. 



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64 



ENG 



ENG 



Êtj. àten, àeçùrga ou gouergm^ etderact. 
ar,litt. an^er dans le canal. V. Gora^ R. 

BiMOU ingaurgat, dl. canal ensablé. 

ENOOUROEAT, ADA, adj. el p. (ein- 
gourdjà, àde) ; sa«o«MAT. Engorgé, obatrué. 
V. Gorg, R. 

ENGOUROBT» S. m. (eingoordgé), d|. 
Pâle d'encre. V. Pore el Gorg^vi, 

ENGOUROOUUkR 8' . r. r. dl. m. S. 
que S'enubriar, v. c. m. el Gorg, R. 

ENOOURGOqsiT, IDA, adj. el part, 
(eingourgoosi, ide), dg. ■«•oomovcit , En- 

S ourdi, ie; saisi par le froid, Y. Enregimi; 
isposé à pleurer, à s'allendrir. V. Gourd. R. 

ENGOURaiANDIR, V. Agourmandtr. 

ENOOUBMANDIT, V. ^^ourmandt! el 
Gourmand^ R. 

ENOOUBRINIT, IDA, adj. el p. (ein- 
gourrini, ide), dl. Aceoquiné. V. Ac<mquinU. 

Éty. de «H, de gourrin el de tf. V. Gour- 
rin, R. 

ENCK>IIRT, adj. m. (eingdor). Avide, 
gourmand. V. Gord, R. 

BNGOUSILHAT, ADA, adj. el p. (dn* 
gousillà, àde), dl. Gai, enjoué. Saur. 

ÈiY.A\i.&eengausilhat. V. Gaud, R. 

BNOODMIR, V. a. (eîn^oussir) ; myov 
BU0AB, BTOoovM». Soibrouiller les cheveux, 
mêler, brouiller ensemble. 

Èij.deangoiua. V. AngoU$ , R. 

BNGOUSSIT, IDA, U. adj. el part, 
(eingoossi. Ide, le) ; saBoomiMAT, BoaoooMtT. 
Embrouille, ée; en parlanl des cheveux. V. 
Apgoisê^ R. 

BNGOTB, adj. vl. n«oiMOfl. AngoUieux^ 
affligé. V. Angoiêêf R. 

BNOOTSSAMEN, S. m. Angoieiamento, 
liai. Angoisse. V. Angoina, 

Él]r.de sM^otaia el de men pourmenl. V. 
Angoiêif R. 

ENGOTBSAT, AOA , adj. vl. Souffranl, 
anle. V. AngoUi, R. 

BNGRACHAT, ADA, adj. etp. d. béarn. 
V. Engraisioi el CratM, R. 

ENOBAPATAT, ADA, adj. elp. (einm- 
£ilâ, àde), dl. Empêché, accroché, engagé de 
manière à ne pouvoir se dépélrer. Douj. 

BNORAFIAT , adj. el p. (eingrafià). dl. 
Collé sous bande, au jeu de billard. Voy. 
Collât. 

ENOBAFOUUT, IDA , adj. et p. (eip- 
grofouli, ide), d. bas lim. Hénssé de piquants; 
mêlé, brouillé. 

Êty. de en, de grafel^ houx, el de U^ hé- 
rissé comme le houx. 

ENGRAFODNIT, IDA, adj. elp. (ein- 
grafouni, ide), d. bas lim. Hérissé, ée ; en 
parlant des animaux qui hérissent leur poil 
quand ils sont en colère. 

Élj. y. EngrafoulU. 

ENORAONBIRA, dl. V. Eêcouha. 

ENOilAI,el 

ENGRAICH, AU. de Engrais, v. c. m. 
el Crasê, R. 

ENORAIONAR,v.a. (eingraTgné) , d. 
béarn. Mignarder , gâter les enrants par des 
soins trop complaisants. 

ENaRAI01«AT,ADA,adj. et p. (eîn- 
gràïgnÀ, âde), dg. Mignoté, ée. V. GaUat. 

ENGRAMMBRA, dl. V. EêCOuha, m. s. 

BNGRAIGUS» 8. m. pi. (eingràlgus) , 
(Ig. Mignolîses, ipignantise^. 



^ s. «. (einmniâTré). 

Grainetier, marchand de grains ou de graines. 
Gare 

ENGRAIS « f. m. (eingràls); amusai, 
Mwuu. Herbages oà l'on met engraisser le 
bétail ; fumier ou autres matières avec les- 
quelles on amende les terres; cochons, mou- 
tons qu'on engraisse. 

fely.de «H et de iiral«a«, engraisse. Voy. 
Cra$$, R. 

L'art de fumer les terres est attribué à Pi- 
cumnus, roi desRutules, 1350 ans avant J.-C- 

BNGRAIOH, s. m. vU Engrais. Voy. 
^fii7rat«eirfaj«,R. 

ENGRAIUA-iwvToiim, S. m. Nom lan- 
gued. du psoralier bitumineux. V. BaUcoî- 
fèreiCroâi, R. 

BNGRAl8flA-voM, S. m. (engràtsse-por). 
Nom languedocien de Tandryale de Niâmes. 
V. Hirba-rousMa. 

ENGRAïaSA-Monc, S. m. Nom du pis- 
senlit, à Cuges, selon M. le docteur ReiOQ- 
nen, V. Pourein; du pied de veau, suivant 
M. Castor. V. FuguHroun. 

BNGRAisaA-iAVMA, s. m. Nom qu'on 
donne, à Digne , au laier de France , parce 
qu'on croit que les âoesses s'en engraissent 
V. BaUouira, 

ENGRAIsaAMENT , S. m. (eingraissa- 
JBû^ù);Engrewaw^entf cal. Engraissement, 
action d'engraisser les bestiaux. Gare. 

ENGRAUMAR, V. a. (eingraissà), et 
impr. BMmMAa, Bngroêar, esp. Engraaar^ 
anc. cal. Ingranare, ital. Engramar , port. 
Engraisser, donner aux animaux une nour- 
riture meilleure ou plus abondante afin de les 
faire devenir gras ; en parlant des terres, les 
rendre plus propres à la végétation au moyen 
des engrais; tacoer, oindre avec de la graisse, 
graisser. 

Éty. de en, de graiua el de ar, mettre en 
graisse. V. CriMi,R, 

ENCURAISSAR,?. n. Ingra$$ar$f ital. 
Engraisser, devenir gros, prendre de l'em- 
bonpoint 

ENGRAI8SAR B\ V. r. S'engraisser, se 
couvrir dégraisse; devenir sale, crasseux; 
s'enrichir. 

ENGRAISSAT, ADA. adj. et p. (ein- 
greissà, âde); mummikmAj. Engrawado, port 
Engraissé, ée. V. Ora*$^ R. 

ENGRANA , dl. V. Etcouha. 

ENGRANAGI, S. m. (ein^ranâdffi) : »- 
— âPâ«B. Engrenage, disposition de plu- 
sieurs roues qui engrènent les unes dans les 
autres. 

Éty. de en, dans, de grant dent de roue, 
dit pour erati, et de la term. agi. lilt. mettre 
les dents les unes dans les autres. V. Cran , 
Ra^. 

ENGRANAR , V. a. (eingranâ). Engre^ 
fier, conmiencer k mettre son blé, son grain 
dans la trémie du moulin. 

Éty. de en, dans, de pran, grain, cl de la 
term. act. ar, lilt mettre le grain dans. Voy. 
Gran, R. 

Qu premier es au Moultn premier engrana . 
Prov. 

On emploie aussi ce mot pour dire donner 
du grain aux oiseaux. 

On dit aussi que Lou fficmZtfi s^engrana, 
qu^ il s'engoue par une trop grande quan- 



ENG 

lilédeblé tombée entre les menles ou par le 
manque d'eau. 
Engranar un fusU, d. bas lim. amorcer. 

SNORAMAR , dl. V. Eseoubar. 
y. de engranera, balai, el de Tact or. 

ENGRANAR S', v. r. dl. Se laisser ça- 
gner à la vermine; s'enrichir, en d. bas lim. 

BNGIUNAT , ADA, adj. a p. (eingranâ, 
éde) , dl. Bngrana$ de mangeança , farci , 
rempli de vermine; lÀeeh engranai de pu* 
naisaSf lit infesté de punaises. 

Éty. de en, de grana el de al, pourvu de 
graines. V. Gran, R. 

ENCnANERA , 8. f. (eingranère), dl. m*« 
«iuàaii«KA. Balai. V. Eseouba, 

ENGRANGEAR, v. a. (eingrandji). En* 
granger, serrer des grains, du fourrage dans 
la grange. 

Ëty . de en, dans, de grangea el de ar, met- 
tre dans la grange. V. Gran^ R. 

ENGRANGEAT, ADA, adj. et p. (ein- 
gran4ià, àde). Engrangé, ée. X.Gran, R. 

ENGRANIR, V. n. vl. Grener. V. Granar. 

Éty. de en, de gran el de tr, venir en 
grain. 

ENGRANS ee mettre en ^ vl. Se mettre 
en frais , s'efforcer. 

È(y. du rom. engrans , bonne volonté , 
empressement. 

ENGRANS, adj. vl. Soucieux, inquiet, 
en peine. 

ENGRANURA, S. f. ( eingranùre) ; n- 
«mvKA. Engrenure, dents des roues qui 
entrent dans les intervalles des dents d'une 
autre. 

ENGRIlSOIII'A, s. f. (eingrosôule), d. 
bas lim. Nom du létard gris.V.Xotframtiea. 
Far las inaroeotilae , se réchaufrer au so- 
leil. 

ENGRAU , S. m. (eingràou) , d. de Carp. 
Coulisse. 

ENGRAUnGNAR , et comp. V. Grafi- 
gnar et Graf^ R. 

ENCOIAUGNAR, pour contrefaire, Voy. 
Engaugnar. 

ENGRAUGNAR, v. a. (eingroougnà), 
d, bas lim. Pour égratigner, V. Grafignar, 

ENGRAUMOtJUT , dl. V. Agroumoulit. 

ENGRAUTADA, dl. V. Grafignadura. 

ENGRAOTAR, dl. V. GraRgnar, 

ENGRAUTAT, dl. V. Grafignat. 

ENGRAVAlIBNT,s. m. (eingravaméin). 
En^ravemenl , étal d'un bateau engravé : 
action de couvrir de sable. 

ENGRAVAR, v. a. (eingravà) ; smamas,^ 
ncALAii. Engraver, engager un bateau, un 
vaisseau dans le sable de manière k ce qu'i^ 
ne flotte plus ; couvrir de sable , sabler. 

£ty. de en , dans , de grava , sable , et de 
l'act ar, mettre dans le sable ou mettre le 
sable en ou sur. V. Grav , R. 2. 

ENGRAVAR S' , v. r. l'BiitAB&Aii , •w- 
cALAB. S'engraver , s'enfoncer dans le sable 
ou se laisser couvrir de sable; se repentir. 
V. Gravar. 

ENGRAVAT, ADA , adj. ist p. (eingravà , 
àde) ; busablat, ««caiu^t. Engravé , ée. Voy. 
Grav, R. 3. 

ENGRATSHAMENT , S. m. Engrexa- 
meni, cat mod. £n^e#ea«ienl, anc cat. 
JngressamentOt ital. Engrais. V. Engrais 
el CraeiyR. 



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ENG 

ENGRAT88AR,V.a. vl. V. Engraiisar. 

BNORE4R 8*, v. r. (s'eingreâ). S'en- 
duire, 8e couvrir de larlre, eo parlant d'uo 
tonneau. 

Ély. de en , de gréa tt de ar, 

ENaBEICH,dg. V. Engraisei Cran, R. 

ENGRBI8SAR , AU. de Engraitsar , 
▼. c. m. el Crasê , E. 

ENGREISSm , vl. Engraisser , salir. 
V. Engraisiar. 

ENORELHARyGarc. V. Engrtlhar et 
anih, K. 

EliORENIT j IDA, adj. vl. ? 

\ Quar 9ol mi danhit ialudar , 

Delplaser me soi engrenilz. 
Ventadorn. 

BNOREPEflIT, IDA, adj. et p. (ein- 
grepesi, ide) , dl. Engourdi par le froid. 
V. Gobiei Gués, enraciné en vl. 

BNOREPIAR 8' , v, r. ( s'eingrepiâ ) , 
d. du Rouerg. Se mettre à table. V. Aeru- 
piars*. 

BNGREPIAR 8', dl. V. Agrupiar «' et 
Crup^ R. 

ENGRES, adj. vl. snoait. Avide; irrité ; 
inic|oe, injuste, enclin, ardent; indigné, 
funeui , fàcheui, arrogant , opiniâtre : En- 
grès de mal faire, avide de malfaire. 

Èty. du lat. ingruens, qui menace, iiqmi- 
Dent. 

1 , 8. m. le violent , le faoï. 



ENGRE8TARA, 8. f. vl. Agression, 
félonie. 

Ëty. En catalan « engresear, signifie dis- 
puter , attaquer. V. Engre^. 

ENGRILHAR, v. a. (eingrillà) ; ^co- 

CBiUI • BIIOBBLBAK , SflTATBIJUI , ATATBLAB. 

Empiler des planches , des solivaox. Gari 
Ély. de en , de grilha et de ar, n^eltre en 

pile. V. 6Vi7A,R. 
ENGRULHAT, ADA. adj. el p. (ein- 

griUà.âde); mmrAwmMJkx, Empilé, ée. Voy. 

eriWi,R. ^ 

ENGRIMA, s. f. (eingrime),dl. Attaque, 

Escrime, V. Escrime^ dont engrima^ est 

une altération. 

Et me eau tourna moun engrimo 
Contro Valcado de primo, 
D'Astros. 

ENGRIMAR 8' , V. r. (s'eingrimà) , dl. 
S'escriiper. V. Escrimar s', 

quin plaxed'estre à Voumbreto^ 
E fa eambadoM sur Vherbeto . 
Mentre qu*a eops de gargaillols 
S'engrimon trento roussignols, 
Goudelin. 

ÇNGRI8AR4', 3'enivrer. Avril. Voy. 
Enebriar s\ 

ENGROI88AR, vl. Y. Engrossar et 
Gross , R. 

ENGROLA , s. f. dl Lézard-gris. Y. En- 
grasoula et Lagramusa. 

ENGRONDEILLAR, y. n. vl. Gronder, 
plaindre. 

Engrondeill , il ou elle gronde murmure. 

ENGR088AGIO,s. f. vl. W Ingrossa- 
cioeiGroMs, R. 

ENGROSSAiHEN, s. m. vl. V. Ingrossa- 
ment et Oross, R. 

TOM. II. 



ENG 

ENGR088AR, v. a. (eingroussâ) ; n- 
oaovffAB. Engrosser, rendre une femme en- 
ceinte. 

É\y. de en, de grossa el de ar. V. Gross, 
Rad. 

L'action par laquelle les femelles des dif1%- 
rents animaux sont fécondées portant des 
noms différents, nous croyons devoir les réu- 
nir ici. 

En parlant des femmes, engrosser. 

En parlant des oiseaux, cocher. 

En pariant des quadrupèdes en général , 
coui^rtr. 

En parlant d'une louve ,h'^er. 

En pariant d'une brebis, luter. 

En parlant d'un lièvre, bouquiner. 

En pariant d'une belle chienne avec un 
vilain chien, maiiner. 

ENGROUGNAR, V. a. Pour imiter, con- 
trefaire, se moquer, V. Engaugnar, dont il 
est une aller. 

^ ENGR0UGNAR8', v.r. (s'eingrougnâ); 
f 'siuovTiciiAii. Se refrogner , se mettre en 
mauvaise humeur. 

Ély. de en, dans on en, et de grougnar, 
grogner. V. Grougn, R, 

ENGROUGNAT, ADA, adj. bmooti- 
asAT, viiraovNWAT. Refrogné, ée; de mauvai- 
se humeur, rechigné, fâché. 

Ély, de en. de Grougn , R. de grougnar 
et de af, ada, qui grogne. V. Grougn, R. 

ENGROUMANDIR, Gare. V. Agrou- 
mandir, 

ENGROUS8AR, Engruxar^ cal. Voy. 
Engrossar. 

EBfGROUVEI.AR, v. a. (eingrouvelâ) , 
dl. Entasser des noix. Sauv. 

ENGRUAISSAR, vl. V. Engraissar et 
Crass^ R. 

ENGRUEI88AR, v. n. vl. Grossir. V. 
Engroussar el Gros, R. 

ENGRUBIELAR 8', ¥. r. (s'eingrumelà); 
naMVTAun r. S'engrumeler, se mettre en 
grumeaux. 

Éty. de en, de^rumel et de or. V. Orum, 
Rad. 

BNGRUMELAT , ADA, adj. et p. (ein- 
grumelà, àde), dl. sHMovrAsuT. Amoncelé, 
accroupi. V. Accuchat et Qrum, R* 

ENGRDNAR, dl. Engrunar, cal. Pour 
égrener. V. Desgrunar. 

Engrunar una bouta, dépecer une futail- 
le : Engrunar de paters, déûler ].>s grains 
d'un chapelet ; briser, mettre en pièces; pu- 
blier, divulguer. 

Ély. de en, de grun et dear. V. Grum, R. 

ENGRUNAR 8', v. r. d. bas lîm. S'égre- 
ner, se défiler : Moun tsopelet s* es engruna, 
Béron, c'est-à-dire, Moun chapelet s*es en- 
, grunat, mon chapelet s'est déQIé. V. ^s- 
grunar el Grum, n. 

ENGRUNAT» ADA» adj. elp. (eingrunà, 
àde), dl. V. Desgrunat. 

Bouta engrunada, futaille dépecée. 

Chapelets engrunats , chapelets défilés. 
Seul, isolé, en d. bas lim. V. Urum, R. 

Cebas engrunadas, vl. oignons sièparé^. 

ENGOAL, ALA, adj. moai.. Egal, égale. 
Y,EgaueiEqu,K.2. 

Adv. Per engual, également. 

ENGUAI.QADA, adj. vl. Égalisée. Voy. 
£9u,R. 2. 



ENG 



65 



ENGUALUEN, adv. vl. V. Egalameni 
et Equ, R. 2. 

ENOUAN , vl. V. Engan. 

ENGUANA, vl. V. Enguan, Engana et 
Engan, R. 

ENGOANADOR, et 

ENGUANAIRE, vl. V.Enganaire. 

ENGUANAIRITZ, vl. V. EnganairiU. 

ENGUANAR, vl. V. Enganar. 

ENGUATGAR, et 

ENGUATJAR , vl. V. Engagear et Gag, 
Rad. 

ENCKIE , d. de Garp. Aine. V. Engues et 
Lengue. 

ENGUEINAR,d. baslim. Engalner. V. 
Engainarei Gain, R. 

ENGUElRA,adv. d. lim. Encore. Voy. 
Encara. 

ENGUEiTAR,d.baslim. V. Gueitarti 
Gait, R. 

ENGUEN, vl. et 

ENGUENT, V. Oungueni, 

ENGUENTAIRE, Aub. V. Engueniier. 

ENGUENTAR, v. a. (eingueinlà). Frot- 
ter avec un onguent ; fig. tromper, enjôler, 
gourer, Avril, il est aussi réciproque. 

Êty. de enguenl et de ar. 

ENGUENTAT, ADA, adj. et p. (ein- 
gueinlà, àde), dl. Parfumé, pommadé. 

Éty. de enguent el de ai, où l'on a mis de 
l'onguent. 

ENGUENHAIRE, s. m (einguentiâîre); 
niGOBirraB. Trompeur, charlatan, vendeur 
d'orviétan , Gare, goureur. 

ENGUENTIER, S. m. ( eingueintié ) ; 
novciiTAnui. Trompeur, enjôleur. Avril. 

Éty. de enguent et de ter. 

ENGUE8, s. m. pi. (eingués); mm, 

SMtlIB, U>llAniA, WOOB, AINMIBL, «AU». i4n^Ut* 

naja, ital. IngU, esp. Aine, partie latérale de 
la région hypogastnque où se fait la Jonction 
de la cuisse eldu bas ventre. 

Ély. du lat. tn^^uen, m. s. 

ENGUETA , s. f. (einguéle), dl. 

En Vespécen lou parfun que s*exhalou 
jyun enguetla fai passa lou chouquet. 
Desanat. 

ENGOETAR, Guélrer. V. Guetar. 

ENGUEYSHAMENT, S. m. vl. Angois- 
se, tourmenL 

Ëty, du lat. angustia el de n^ent. 

ÇNGIIET88HA, S. f. Angoisse, anxiété. 

Ely. du lat. angustia, 

ENGUET88HAR , V. a. vl. Mettre en 
angoisse, affliger, tourmenter. 

Éty. de engueyssha et de ar. 

ENGUIALA, Nom bas limousin de l'an- 
guille, V, AnguUa. 

ENCHJIEROUN , 8. m. (einguieroun). 
Vent de bise, diin. D*aquiloun, v. c. m. 

ENG0ILA* dg- V. AnguUa. 

ENGUILOUN ,8. m. (einguiléu) ; nopi- 
tjov. Nom gascon de la lotte. V. Lùta. 

Êty. Enguiloun , est un dim. de an-- 
guila. 

ENGUITRANAR, V. Enquitranar. 

ENGDLAR. V. Engoular el Goul, R. 

ENGULHAR^ V. n. (einguillâ), d|. el bas 
lim. Enfiler upe aiguille. V. Enfilar. 

Ély. de en, de gulha pour agulha, el de 
ar, mettre dans l'aiguille. V. Agu,ïi, 



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66 



ENG 



S'itngmlhar, d. bas lim. 8*enfller dans une 
affaire. 

ENOUURy T. n. (eingalir). Pénétrer 
adroitement, atec justesse, atteindre par le 
jet de quelque projectile une ouTerlnre qui 
sert de but, l'y placer comme avec la main. 

Ê(y. de en, dans, degula^ gueule, bouche» 
et de Tact, tr, ou s^lon M. Thomas, du grec 
è^YuccXt^o) (eggualizô), placer dans la main, 
présenter, etc. 

ENOU8AIRE, s. m. (eingusàïré) ; ixa* 
cAsttu, Biioutim. Enjôleur, qui trompe par 
des paroles flatteuses, homme de mauvaise 
foi., 

Ety. de engusa et de atre, qui enjôle. Y. 
Gui, R. 

ENOUSAR, T. a. (çingusà); smovui». 
Enjôler, attirer, tromper par des paroles 
flatteuses. 

Ety. de en, de gus et de ar, agir en gueux, 
y. (fu#, R. ou selon M. Thomas, du grec 
èvsYY^TQ** (enegguêsa) , aoriste de èYY<>a^ 
(egguaô), promettre, donner parole, etc., de 
Y^i^c (goès), enchanteur. 

ENH 

ENHAMTABLB, vl. V. InhahUable. 

ENHAGNAT, part. d. béam. Embourbé. 
V. Enfangat. 

fity. de en, dans, et de hagnat pour fagnaU 
V.Fanjr,R. 

ENHARDIR, V. a. (einhardir) ; nicoiniA- 
ocAs, MMOÊMM, Eohardîr, rendre liardi, inspi- 
rer de la hardiesse, de la confiance dans ses 
forces. V. Eneouragear et Animât. 

Éty. de en, de ^rdif et de tr, faire devenir 
hardi. V. Hard. R. 

ENHARDIT, IDA, lA , adj. et p. (enhar- 
di, ide, ie). Enhardi, ie. V. Hard^ R. 

ENHAUSSAR , V. Enauêâar. 

ENHEBIR, V. n. (enebir). Défendre, pro- 
hiber. 

Êty. du lat in^i6ere, défendre avec mena- 
ces, retenir. 

Loujoc me perdria , me lou vole enhebir. 

Morel. 

ENHERBAR, m. S. que Eerhar^ v. c. m. 
et ^erd,R. 

ENHONE8T, adj. vl. EnhoneilOy esp. 
Inoneito , ital. Malhonnête , inconvenant. 

Éty. du lat. inAone#(ii# , m. s. 

ENI 

ENIA , a4j. vl. BsioA, BinjA. Fâchée, en- 
nemie. 

ENIG , lOA , IGUA , adj. vl. Triste , 
affligé, fâché; contraint; méchant, inique, 
injuste. V. Me. 

Éty. du lat. iniquut, m. s. V. Nuir, R. 

ENIERAR , Gare. AU. de enairar. 

ENIEURAR, vl. Y. Enubriar. 

ENICOIA , s. f. vl. Enigma , cat, esp. 
V. Enigme- 

ENIGMAIIQUE, Enigmatico, esp. port 
EnigmaUe^ cat. Enimmatieo, ital. Enigma- 
lique, qui tient de l'énigme. 

Éty. du lat. œnigmaiicui, V. Enigme. 

ENIGME, s. m.(enlgmé) ; Enigma^ esp. 
port. cat. entmina, ital. Enigme, s. f. dis- 



ENI 

cours obscur qui renferme un sens caché 
qu'on propose à deviner, discours peu intel- 
ligible. 

Êty. du lat. emigma^ dérivé du grec 
a?vi*f(jL3 (ainigma), formé de atvoc (ainos), 
apologue, proverbe. 

Les sages de l'Orient, pour se réserver le 
domaine des sciences, imaginèrent on langa- 
ge mistérieux et énigmatique, et on vit leurs 
rois mêmes se faire une gloire de proposer 
et de résoudre des énigmes. 

Les énigmes étaient depuis longtemps dans 
l'oubli le plus profond, lorsqu'elles reparu- 
rent, dans le xVll"* siècle, ornées des grâces 
de la poésie. 

ENILHAR, vl. y. Endilhar. 

ENIMIGABLAMENT,adv. vl. Eninà- 
gablamenî, anc. cat. Irréconciliablement. 

Éty. de enimigyde abla et de ment, d'une 
manière ennemie. V. Am, R. 

ENIN8, prép. (enîns) , dl. En dedans, 
bien avant, bien profond. 

ENINTRAT, ADA, adj. et p. (enintrà, 
àde), dl. 

Aqui la fam, toula enintrada, 
Magra, palasea^ esfouliaada 
La 9My$$a toujcun en îraval, etc. 
Fabre. 

ENIOIiAR, V. a. vl. Violer un asile. 

ENIOIIIâAT,ADA, adj. et p. (enioulâ, 
àde), d. bas lim. On donne cette qualiûca- 
tion au blé altéré par une cause quelconque, 
excepté à celui qui est carié, qu'on nomme 
couatj et le seigle ergoté qui porte le nom de 
eomut. 

On donne aussi le même nom aux person- 
nes rachitiques. 

ENIOURAR , V. a. (eniourà), d. bas lim. 
Enivrer. V. Enubriar et £6ri, R. 

On le dit aussi des vertiges qu'on se donne 
en tournant sur soi-même; ennuyer, impor- 
tuner. 

ENIRAR , V. a. (enirà) ; aotbam, tsuasab, 
TBBtsnuui. Répugner, repousser un aliment, 
en avoir le dégoût. 

Éty. de en, de ira et de ar, avoir en haine. 
V./r,R.2. 

ENIRAT, ADA, adj. et p. md. (enirà, 
àde). Qu'on répugne, qu'on a dégoûté. Voy. 
/r, R. 2. 

ENIURAR, vl. y. Enubriar. 

ENJ 

ENJAMBRIAR, v. a. (cindjambrià) ; «i- 
jooatBAïAs. Ajuster, accoutrer. Gare. Voy. 
Ajuttar. 

ENJAN,vl. V. £nyan. 

Un paies enjan, une tromperie ouverte, 
manifeste. 

ENJANAmrai, s. m. vl. V. Engan et 
£ii^an,R. 

ENJANAR, V. Enganar. 

ENJARRAB, V. a. (eindjarrâ). Mettre 
dans des jarres. 

Ëty. de en, dans, dejarra et de ar, 

ENJAU, nom de lieu. L'Anjou. 

ENJAURIR, V. a. (eindjaourir), dl. Efla- 
roucher, épouvanter. Douj. 

ENJAURIT , IDA , adj. et p. md. (cind- 
jaouri,ide). Eperdu, épouvante. 



Voy. 



ENJ 

ENJITAR, Gare. V. Engauehir. 

ENJITAR 8', Se déjeter. \.EngauMfè\ 
Mar $e et Jeet, R. 

ENJOGLARIR, V. n. et a. vl. Devenir 
jongleur, rendre jongleur: Enjoglaeca, qu'il 
crée, qu'il fait devenir jongleur. 

Êty. de en, dejoglar et de ir, devenh*, se 
faire jongleur. V. Joe, R. 

ENJOGItARIT , adj. et p. smotslawts, 
vl. njoGLAnm. 11 se ût jongleur, fait, deve- 
nu jongleur. y.JoCy R. 

ENJONCAR , V. a. vl. Joncher. 
Jouncar. 

ENJONGAT, ADA, adj. et p. vl. Jon- 
ché, ée; couvert de joncs. 

ENJONGHAR, vl. V.EnJ(m€ar. 

ENJONGER, f . â. vl. siuiiMn. Eiymn- 
dre, ordonner. 

Éty. du lat. injungere. 

ENJONHIT, adj. et part. vl. Enjoint, 
assigné. V. Jougn, R. 

ETJOOULIVAIRE, d. bas lim. V. En- 
Joulivaire et Joli^ R* 

ENJOOULIVAR, md. V. ^iijoulivar et 
Jo(t,R. 

ENJ08, adv. vl. nsovTê. La bas, en l>as, 
au-dessous. V. Ba$ en. 

ENJOUGAR, dl. m. 8. que AJoucar, v. 
c. m. mettre sur, entasser. 

Que pcr Uni clal etl les pr«n»l«r« cataJMM 
Emjotiftirt Palkm amr la graoi doM» 4'Oim. 

GuiMirlio. 

C'est-à-dire« 

Qnt per tîrar M wl Idt premlrra MUgeanU 
Emjomqu0t Pelloa uu 1* grand clma <I*Om«. 

ENJOUGAR 8', T. r. md. V. AJouear $\ 

ENJOUGAT , ADA, adj. et p. (eindjoa- 
cà, àde), md. V. AJoucat 

EN JOOI«AR , V. a. (eindjoulà). Enjôler, 
surprendre par des paroles flatteuses. \.Em- 
babouinar et Cav, R. 

ENJOULIVAIRE , s. m. (eindzoulivàlréj; 
MuoovuTAHis. Enjolivcur, qui a la manie 
d'enjoliver. V. Joli, R. 

ENJOUI^IVABiENT, S. m. (eindjouUva- 
méin) ; aukabiwa. Enjolivement, ce qui sert 
à enjoliver. 

Ety. de enjoulivar et de ment. V. /oit, R. 

ENJOULIVAR , V. a. (eindjoulivà) ; au«- 
cAm, MJoovuTAB. EnjoUvcr, rcudrc joll, plus 
joli. 

Éty. de en, dejouli et de ar. V. Joliy R. 

ENJOUUVAT, ADA, adj. et p. (eind- 
joulivà, àde). Enjolivé, ée. 

ENJOUBIBRIADURA, S. f. (eindjoum- 
briadûre). Agencement, manière et façon de 
s'ajuster, de s'arranger ou d'arranger quel- 
que chose. Avril. 

ENJOOMBRIAR, Voy. Enjambriar et 
Ajastar. 

ENJO0NGAR 8', V. r. (s'eindjouncà). S'en- 
rhumer, particulièrement du cerveau. Gare. 

ENJOURGIAR, V. Engeorgiar. 

ENJOUT8,(eindjouts), dl. ^ bas. Voy. 
Bas en et Enbas. 

ENJOUVIN.s. m. (einjou^în). Un des 
noms de la linotte, et particulièrement des 
espèces qui sont grasses en automne. V. IÀ9 
nota. 



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ENJ 

BIMOUVIN DOOU MES D'ABRIOU, 

s.iD.Nom qu'ondonne, au printemps, selon 
M. Roux, aux vieux mâles de la fringiUe linot- 
te. V. Linota. 

BNJODTIN GAVOUBT, 8. m. Nom 
commun, selon M. Roux, au sizeraio boréal, 
Lmaria borealii, Viellot. FringiUa flavi- 
roMêrii, Lin. et au sâxerain cabaret, Linaria 
rufeseens, Viellot; Carduelii rufescens, 
Risao ; oiseaux de Tordre des Passereaux et 
de la fom. desGonirostres ou Conorampbes 
(à bec conique), qu'on nomme dans quelques 
lieux Tarin, Y. cm. 

ENJII ou mmm, ad?» de lieu. Là bas, en 
bas. \k Ba$ en. 

BNJOBG, s. m. (eindjuéc); «ma, avaht 
josc. Enjeu, ce que 1 on met au jeu pour être 
pris par celui qm gagnera. 

Éiy. de «neldejnee, au jeu. V. Joe, R. 

ENJUELHAR, v. a. (eindjuillà) ; «mw.- 
BA», MijucBAB, ujoiAii. Au propTC , cuivreT 
avec de l'ivraie, et an fig. étourdir. 

Éty. de en, dans, de jieef^, ivraie, et de 
Tact, ar, Kll. mettre de Tivraiedans. 

ENJUGEAR, Gare. Alt. de Enjuelharj 
V. c. m. 

ENJUGUIT, IDA , adj. (eindjugui. tde). 
Enjoué, ée; folâtre, qui aime beaucoup à se 
divertir. Gare. 

ENJUI-HAR, V. Eniuelhar. 

ENJUNHER» vl. V. Enjager. 

ENJUNT, ONTBA, adj. et p. vl. Ea- 
joint, ointe. 

ENJURIA, vl. V. Injura. 

ENJUBIAR, vl. V. Injuriar. 

ENJURIOS. vl. et 

BNJURIOUS, V. Injurioui. 

ENJURIOZ, vl. V. Injurioui, 

ENJU8GA8, prép.vl. Jusques. 

BNJU8CLAR 8', v. r. (s'eindjusclà). S e- 
nivrcr. W.Enehriar $\ 

Éty. Ce mot est une ait. de Enehoutclarf 
V. c. m. 

Tout heou jut un matin 
Gatarino s'cnjuscio eme â^aqueau bouentin. 
Contes en vers. 

ENK 

EliKUl, V. Httt. 

ENL 

ENI«A,adv. (cin là). V. En la. 

ENLA, FaU'erUà. V. En4a. 

ENLABRAR, V. a. (einlabrà). Souffleter. 
Car. V. Souffletar. 

Êty. de en, délabra, lèvre, et de ar, don- 
ner sur les lèvres. V. Labr^ R. 

ENIiAH8, s. m. vl. Obstacle, embarras, 
empêchement. 

Ëty. de en et de lahi, liens, dans les liens. 
\.Lae,Bi. 

EN-I«AI , adv. (cilaO ; sp-la. En-delk : 
Fai'U en-lai f recule, range-toi en-delà; 
D'aictt-en-Iat, entre ci-là, d'ici en avanL 

ENI«AIOIR, V. a. (einleïdir) ; bulbumb, 
i.Ai»ni. Enlaidir, devenir laid, 

Éty. àem, ûelaid et de ir, V. Leê, R. 

ENI.AIDIT, IDA, lA, adj. et p. (einlel- 
di. ide» lf|; MiuwtT. Enlaidi, ie. Y. Iks, R. 



ENL 

KCTJIIMAB , vl. V. Enlauar. 
EN1.ARDAR, v. a. vl. EnUardar^ cat 
Enlardar, esp. Larder, barder de lard. 
ENLASSABIEN , S. m. vl. Mi-âttâMMi. 

Enllaêiamenty anc. cat. EnlaxamitntOy esp. 
Enlacement, réunion. V . Zac, R. 

ENLAS8AR, v. a. vl. wlamms. EnUai- 
sar, anc. cat. Enlazar, esp. Enlaçar^ port. 
Inlacciare^ ital. Enlacer, lier. V. Lac^ R. 

ENLA88AR, v. a. (einlassà); miaça». 
Allacciare, ital. Enlatar, esp. Enlaçar , 

f)ort. Enlacer, mêler, passer des cordons, des 
acets l'un dans l'autre, tresser plusieurs 
choses ensemble, étreindre. 
Ëty. de f n, de lat et de ar. V. Lac, R. 
ENLA88AT, ADA, adj. et p. (einlassà, 
àde) ; £niaeado, port. Enlassé,ée. V. £aic, 
Rad. 

ENLA8TAR, V. a. (einlastà), dl. Embro- 
cher. V. Enastar. 

Séria ben à soueta 
Que tout aquelee que i'engrayaoun 
Ounte devonpa i*engray$$a^ 
La ley loue faguene enlasta, 
Dison toujour que loui founs haynon, 
Aior beleou haynarien pa$. 

A. Tandon. 

Éty. de en, de laste et de ar, mettre à la 
broche. V. Ait, R. 

ENLATINAT, adj. et s. vl. Savant, tru- 
chement. 

Éty. de en, de latin et de at, versé dans le 
latin. 

ENLE , expr. adv. (einlè), d. bas lim. En 
aucun lieu. \,Enluec. 

N*ioud^oumbroenlè, Réron. c'est-à-dire. 
N'y a d'oumbra en luee, il n'y a de l'ombre 
nulle part. 
ENLENm, T. a. vl. Adoucir, oindre. 
ENLEVABIENT, s. m. (einlevaméin). 
Enlèvement, voie de fait dont on use pour 
ravir quelqu'un ou s'emparer de quelque 
chose. 
Éty. de enlevar et de ment. V. Zev, R. 
ETVIjEVAR, v. a. (einlevà) ; haumab, u- 
VA». Elevar, esp. Enlevar, port. Enlever, 
lever en haut, controuver, inventer. 

Êty. de en et de levar, lever en, sous-en- 
tendu haut. V. Lev, R. 

ENLEVAR, V. a. Elevar, esp. Levar, 
port. Voler, enlever, ravir. V. Jtaubar. 

ENLEVAT, ADA, adj. et p. (einlevà, 
àde); Enlevado, port. Enlevé; volé, ravi, 
selon le verbe. V.£<v, R. 
ENLHUMENAR , vl. Y. Enlumenar. 
ENLIABIAR, V. a. vl, Attacher, lier, en- 
lacer; empaqueter. V. EnHauarei Lig, R. 
Éty. de en, avec, de Itame, lien, et de ar, 
Gxer avec un lien ou une attache. 

ENLIAS8AR, v. a. (einliassà); snuiiAm 
BMUAMAB. Accoupler le menu linge, mettre 
des papiers en liasse. 

Éty. de en, de liaua et de Tact, ar, litt. 
mettre en liasse. V. Lig, R. 

Enliaster, n'est pas français , on dit met- 
tre en liasse etaccoupler. 

ENLIGNAMENT , S. m. (einltgnaméin). 
Enlignement, état de ce qui cstenligné. 
Éty. de etUignar et dément. V. Lign^ R. 
ENLIONAR, v.a. (einlignà). Enlîgner, 
terme de cbarp. donner à une pièce de bois 



ENL 



67 



exactement la même forme qu'à une antre, 
en sorte qne, mises bout-àJmnt, l'une ne 

nisse que la continuation de l'autre. On 
it aussi des pierres, et des lignes , dans 
l'impr. 

Éty. de en, de liffna et de ar^ mettre en li- 
gne, y. Lign, R. 

ENUONAT, ADA, adj. et p. (einlignà, 
àde). Enligné, ée. V. lÂgn, R. 

ENLOC , vl. Nulle part. V. Enluêcti Loc, 
Rad. 

ENLOURDIR, v. a. (einlourdir) ; ngwtw^ 
MB , BSBAïAuaBn , ABMMJOVwaum. Alourder , 

étourdir, rendre lourd ; abasourdir. 

Êty. de en, de lonrdet de ir, faire devenir 
lourd. V. Lourd, R. 

ENLOURDIT, IDA. adj. et part, (etn- 
lourdi, ide). Etourdi, le ; engourdi. Yoy. 
Lourd, R. 

ENU7GRAR 8', v. r. (s'eînlqcrà). Pren- 
dre un violent rhume de cerveau. Gare. 

ENLUEC, (einluéc) ; nii.fi«cq. Contraction 
de en degun luee, enlè, en aucun lieu, nulle 
part. V. Loe, R. 

ENLOEGA, prép. (einluégue): miloosa, 

BIlUnBS. MLOBC, MUIUA. AU llCU, à U plaCC 

de, au lieu de... V. Loe, R. 

ENLUGRAR, V. a. (einlugrà), dl. Pocher 
les yeux. V. Eâbomiar. 

Ety. de en pour ee priv. de lugre, œil, et de 
ar, priverdes yeux. V. Imc, R. 

ENMJlfENA, pour MiLiiiaaiAT, adj. et p. 
d. vaud. Illuminé, édairé. V. Lue, R. 

ENLUMENABIENT, Y. Enluminamenl. 

ENLUMENAR, V. a. vl. bhutombiiab. 
^nMttmtnar, anc. cat. Illuminer, V. lUumi- 
nar; enluminer. V. J^nlnminor et I«c, R. 

raiLUBIENAT , ADA, adj. et p. vl. Illu- 
miné, éclairé, ée. 

ENLUBONAIRE, 8. m. vl. Père de lu- 
mière. V. llluminador ei Lue, R. 

ENLUMINABiENT, S. m. vl. sm-mnirA- 
MDir. Mluminamem, anc. cat. Illumina- 
mento, ital. Lumière, îHumination, éclairage, 
splendeur, èdat. V. Itic, R. . ^ „ , . 

ENLIHMINAR, v. a. (einlumma). Enlumi- 
ner, colorier une estamne, y mettre les cou- 
leurs convenables; rendre le teint rouge et 
enflammé. 

Éty. de en, en, de lumen, luminii, et de la 
tcrm. act. ar, litt. mettre en lumière, en cou- 
leur. V. Lue, Rr ^ . . . . 

On donne le nom de enlumineur et de en- 
lumineuse, à celui ou celle qui s'occupe de 
l'enluminure. 
ENLUMINAT, adj. et part vl. alumine, 

éclairé. V. Luc, R. «„.... 

ENLOBIINATIO, v1. £nl(ttm<naet<!i, cat. 
V. Illumination. , ,. x j, 

ENLUSIMENT, S. m. (einlusunèin) , dl. 
EnduH,clarté. Douj. V. Lue. R. 

ENLUSIR, V. n. (enlusir), dl. et g, Fwre 
briller, éclairer, illuminer, V. Lutir; enduire. 
V. Aliiar elXue, R. . , . . . .^ , 

ENLUSIT ,|DA, ad], et p. (einluxi, m); 
r. Fasciné, ée. Jasmin. 



ENM 

ENBIAILLDLAB, v. a. vl. EmmaillQter,et 
QNMAILLORAR, vl. V. Emênalholar. 
HNIIAISTRIT, adlj. etp. vl. Endoctriné, 



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gk 



68 



ENM 



savant , maître en son art. Y. Mag , Rad. 

ENMàlsl&MSR, v.n. vl. DeTenir mauvais. 

Ëty. de eiip de fnal et de esir, se changer 
en mauvais. V. Mal, R. 

ENMAIiHOTAR,vl. V. EmmaJhotar. 

BNMALIGNAR» T. a. vl. ■hmaumi. Ir- 
riter, envenimer, et neutr. devenir mauvais. 
V.J#al,R. 

ENBIAT8TBIT,adj. vl. Habile. 

ENMB , vl. Amène, emmène. 

ENMBI, vl. Au milieu, parmi. V. Medi, 
Rad. 

BNMEIIxnRAR, V. a. vl. Améliorer» 
corriger» réformer. V. Milhy R. 

ENWKIiâB, V. a. vl. mmmLAm. Emmieller, 
enduire de miel. V. Met, R. 

ENBIERGBR, v. a. vl. Plonger, enfoncer. 

Éty. du lat. immergerty m. s. 

ENMONTAGNAR 8' , V. r. (einmonU- 
gnàs'); Amonlaney esp. Gagner la monta- 
gne, aller dans la montagne. 

Éty. de en, de mantagna et de ar. 

ENMONTAR , V. n. vl. Monter. Voy. 
Montar, 

ENMDRAR, V. a. (enmurà); smibab. 
Emmuur, fortiOer. V. Muralhar. 

ENN 

ENNAIRAIIENT , V. EnairameiU et 
Àer, R. 

ENNAIRAR, V. Enairar et Aer, R. 

ENNAIRAT, V. EnairaX et Air, R. 

ENNART . V. Enart. 

ENNARTAR, V. Enarlar. 

ENNA81CAR, v. a. (einnasicà), dl. Cou- 
per lenei; enchifrener. V. Danarrar, 

Éty. de en priv. de nat et de icar, couper 
le nez ou priver du nez. V. Nat, R. 

ENNA8ICAT , md. V. De$narrat et Na$, 
Rad. 

ENNAYRAR, dl.V. Enairar. 

ENNEGRAR, V. a. (einnegrà), d. bas 
lim. Epucer. V. Èsniarar* 

Ëty. de en priv. de negra, puce, et de ar. 
V. Negr, R. 

Ennegra $oun îse, Bér. c'est-k-dire, En- 
negrar soun chin, épucer son i:hien. 

Ennegrar quauqWun, expr. adv. pour 
dire éplucher les actions de quelqu'un. 

ENNEGRAT, ADA, adj. et p. (einnegrà, 
àde), dl. Vêtu de noir. 

Ëty. de en, de nègre et de a<, mis en noir. 
V.Ae^r,R. 

ENNEGRE8IR, dl. Voy. Ennegrir et 
iVe^r,R. 

ENNEGRIR , v. a. feinnegrir) ; wMmBsui, 
—iwowBtni, HAicABAa. i4nnertr»i,ital. Nègre- 
eer, esp. Ennegrecer, port Ennegrir, cat. 
Noircir, peindre ou barbouiller de noir. 

Éty. de en, de nègre et de ir, faire devenir 
noir. V. Negr, R. 

Lou temps $*ennegreHs, dl. le temps de- 
vient sombre. 

ENNEGRIT, IDA, lA, adj. et part 
(cinnegri, ide, le). Noirci, ie; sali avec du 
noir. Sf.Negr,ïi. 

ENNEI , lA, adj. vl. Parfait, aile. 

ENNEIAR , vl. Ennuiar et Nuir, R. 

ENNEOmWAT, ADA, adj. et p. (ein- 
neoussà, àde), dl. BmmvAMAT. Neigeux, cou- 
vert de neige, blanc de neige. 



ENN 

Ety. de en, de neau, neoue, neige, et de 
ai, couvert de neige. V. Nev, R. 

ENlfEVASSAT, dl. V. £nneoii##a< et 
iVev,R. 

ENNEVODLIR 8', V. J^nntvouttr #' et 
Nebl, R. 

ENNEVODUT, IDA, adj. et p. (einne- 
vouli, ide), dl. Nébuleux, euse; sombre, on 
ledit du temps. V. EnniwmHt eiNebl, R. 

ENNET, s. m. vl. EnnMi, v. c. m et 
i^ufr.R. 

ENNETET, Pour ainsi. Y. Ansin, 

ENNILHAR, dl. V. ^ndti^r. 

ENNITAR, V. a. (einnità). Couvrir de li- 
mon. 

Ëty. de en, de nita et de ar, 

ENNIVOULAR 8', d. bas lim. Y. Enni- 
voulir s\ et JVeW, R. 

ENNIVOUULT, d. bas lim. Y. J^nnt- 
voii(tletiVe&l,R. 

ENNIVOnUR 8', V. r. et n. (einnivon- 

lir s') ; smnroimA», — « yonij» •* , BtHnroii- 
ukM •*, •WÊMk'Wftmjm , sMnvovuK. Ennevoar, 
port. AnuUane, esp. Ennuvolane, cat. Se 
couvrir de nuages, devenir sombre, en par- 
lant du ciel et du temps. 

Ëty. de en, de ntvoul, nuage, et de ir, se 
couvrir de nuages. V. Nébl, R. 

ENNIVODLIT , IDA, ac^. et p. (einnl- 
VOalî, ide); wammvovnxw, atiinrooiifT, Btmvoo- 
■AT, smmrooiAT, ■nmvovi.iT, BsnvovmiT. £n- 

nevuado, port. Couvert de nuages, sombre, 
nébuleux, on le dit du temps. V. Nehl, R. 

ENNOBLIR, V. a. (einnoublir) ; Amoii- 
■UB. £nno6(tr, cat. Ennohieeer, esp. Enno- 
brecer, port AnnobiUre, ital. Anoblir, faire 
noble, et ennoblir, rendre plus noble, plus 
illustre. 

Ëly. de en, dans, de noble et de ir. Yoy. 
Nobl, R. ' 

ENNOJABIENT, d. bas lim. Y. Ennui 
et Nuir, R. 

ENNOOUJAR, d. bas lim. (einnooudzà). 
V. Ennuiar et Nuir, R. 

ENNOUBIAT, ADA, adj. et p. (einnou- 
bià, àde). Habillé comme un nouveau marié, 
comme une nouvelle mariée. 

ENNOUBLI88ABiENT • s. m. (einnou- 
blissaméin) ; Ennoblimènt, cat. Ennoblici^ 
miento, esp. Anoblissement , action d'anoblir. 

Éty. deennott6ltrctde laterm. ment, ma- 
nière ou façon d'anoblir. Y. Nobl, R. 

ÏJk coutume d'anoblir était déjà pratiquée 
par les empereurs Romains, et elle s'établit 
en France sous Philippe 111 dit le hardi , par 
les lettres dites d'anoblissement. 

Raoul, l'orfèvre, est le premier qui fut ho- 
noré en France, du titre de noble, en vertu 
de lettres d'anoblissement, expédiées par or- 
dre du roi, en 1283. 

BNNOUBLIT,IDA, adj. et p. (eînnou- 
bli, ide); Mmmovmur. Ennobrecido, port. Ano- 
bli ou ennobli, selon le verbe. 

Éty. de en, de no6le et de la term. pass. 
U, ida, rendu ou devenu noble. Y. Nobl, K. 

ENNOVAGIO, S. f. vl. Y. Innouvation. 

ENNUEI,d. bas. lim. Y. Ennui. 

ENNUI, s. m. (ennui); «mniBi, mmajA- 
MSNT, AMVttBi, LAvsoiTom. Enuig, cst. Enojo, 
esp. port. Noia, ital. Ennui, langueur d'es- 

Ï^rit causée par le manque d'intérêt de ce que 
'on voit ou de ce que l'on entend. 



ENN 

Éty. du greclwota ( ennoîa ) , forte appli- 
cation de l'entendement à quelque chose, lan- 
gueur. Y. Ntiir, R. 

ENNUIANT, ANTA, adj. (énnuiàn, 
ànte); wmmvtémt. Ennuyant, ante; qui en- 
nuie. V.iVtftr, R. 

ENNUIAR, V. a. (einnuïà); wmvtAm, bto- 

eSAS, nUAM, SMAOUCBAS, ■mOOOJAB , ■»»<- 

cm AS, wmmjai,waÊmoinnm.. Enojar et Ennujar, 
cat. Enojar, port. Annoiare, ital. Ennuyer, 
causer de l'ennui. Y. Enfeiar. 

Éty. de ennui et de ar. Y. Nuir, R. 

ENNUIAR 8', V. r. S'ennuyer, languir en 
attendant, c'est le contraire de s'amuser. 

ENNUIAT, ADA, adj. et p. (einnulà. 

àde) ; SMiniTAT , Smni«SAT, lATAT, BarCTAV. 

Enojado, port. Ennuyé, ee. Y. Nuir, R. 

ENNUIOU8, OU8A, adj. ( einnuïéus , 
éusa); smjovf. Ennqjoêo et Noioso, ital. 
Enujoi, cat. Enojoto, esp. port. Ennuyeux, 
euse ; qui cause de l'ennui par sa nature, en 
quoi cet adj. diffère d'ennuyant, qui en cause 
par ses actions. 

Éty. de ennui et de (ma. Y. Nuir, R. 

ENO 

ENOBLEZIR , vl. Y. Ennoblir. 

ENOG , s. m. vl. smiM. Ennui, malheur, 
disgrâce; qu'il ou qu'elle irrite, ennuie, soit 
féché ou fichée ; injure, outrage, envie, ja- 
lousie, peine, chagnn, chute, désastre, infor- 
tune, haine, inimitié. Y. Enneg et £nnut. 

Ëty. Altér. de Ennui, v. c. m. et Nuir, R. 

ENOG8, vl. Y. Enugers et iV^utr, R. 

ENOI, vl. Altér. de Ennui, v. c. m. et 
Nuir, R. 

ENOIADA,adj. vl. Ennuyée. Y. Ennuiai 
et Nuir, R. 

ENOIAR, vl. Y. Ennuiar. 

ENOIAR8E, v1.m.s. que Ennuart^y^. 
c. m. être paresseux, différer, tarder. Yoy. 
iVutr, R. 

EN0I08, adj. vl. BiiojOT, mojo», mamos, 
B«vsYo«,B«oBJo». Fâcheux, pénible, difficile, 
ennuyeux. V. Enneg et Ennui. 

ENOJAR , vl. Enujar, cat. Y. £nnttfar. 

EN0J08,Y. £notoe. 

EN0J08 , adj. vl. Y. Ennuioui. 

ENOLIAGIO, & f. vl. Onction, chrême. 

Éty. de en, de oli et de acto, action de 
mettrede l'huile. Y. Oit, R. 

ENOLIATIO, s. f. vl. Onction, action 
d'huiler. Y. OK,R. 

ENOMBBAR, V. n. et a. vL Inombrare, 
ital. Faire ombre, ombrer, obscurcir, cacher. 

Ëty. de en, de onibra et de ar, mettre à 
l'ombre ou dans l'ombre. Y. Oumbr, R. 

ENOMNAB, v.a.vl. Dénommer, énon- 
cer, mentionner. Y. Nom, R. 

ENONCTIO,s. f.vl. mviKTio, Onction. 

Éty. du lat. tnunctto, m. s. 

ENONGI.AR , V. a. vl. Attacher, s'atta- 
cher, river, accrocher, cramponner. 

Éty. de en priv. de onyla et de ar, ôter les 
ongles. V. Ottn^(, R. 

ENONHER, V. a. vl. Oindre, faire Touc- 
tion. 

Éty. du lat. tnun^ere, m. s. 

ENOOUIRAR, V. a. d. bas lim. Erelnter. 
Y. Derenar et Esnoumblar, 

ENOOUIBAT, md. Y. EenoumbloL ' 

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ENO 

BNOOmLHAR, ▼. a. (enooulià), d. bas 
lim. Enlever le brou des noix. V. EseraU' 
veUuir. 

Ély. de en pm. de naulh, broo, cl de ar. 

BN0R€K>LH08IR, v. a. et r. vl. Enor- 
ouiltr, caU Enorgueillir. 

BNORIGOLARftE, T. r. vl. m. S. que 
S*enargulhir, y. cm. , 

ENORMAMENT, ady. (enormamein) ; 
Enormément, cal. EnarmemenU, esp. iUl. 
Enormément, excessivement. 

Ély. de enorma et de ment. 

ENORME , OBMA , adj. (énérmé, orme); 
Enorme, ital. esp. port. cal. Enorme, qui est 
d'une grandeur ou d'une grosseur déme- 
surée. 

Ély. du lat. enormii, m. s. formé de nar- 
ma, prœter normam, outre mesure, ou de en 
priv. et de norma, sans mesure, sans règle. 

ENORBUTAT, S. f. (enourmilâ) ; et 
impr. BaounoTAT. Enormità, ilaK Enormi- 
dade, port. Enormidad, esp. Enarmitat, 
cal. Enormité^ qualité de ce qui est énorme. 

Ély. du lat. enormitatii gén. de enarmitae, 

EN08SAR S\ V. r. (enoussà s'),^ d. bas 
lim. et tmpr. bhoomab. On le dit de l'embar- 
ras ou amas de noyaux de cerises qui se for- 
me dans les intestins de ceux qui en avalent 
une grande quantité. 

Ély. de en, de o#, noyau, et de ar. V. Os, 
Bad. 

ENOUNÇAR »' , Voy. Ànomçar § et 
Noufiç, R. 

ENOUNCIATION. 8. f. (cnouncîatie-n) ; 
MfomiciATm. ^nunctaztone, ital. Enuneia- 
€i(m, esp. Enuneiaçâo, port. Enunciaeié, 
cal. Enonciation, action d'énoncer ou les 
termes qu'on emploie pour énoncer quelque 
chose, manière de s'énoncer. 

Éty. du lat. enuneiationis, gén, de enun* 
eiatio. V, Nounç, K. 

ENOUROUIiBIR 8' , v. r. (s'enourguil- 
lir); f'BvooMvtB. EnorguUir, anc. cat. S'é- 
norgueillir. 

Ely. de en, de ourgulh et detr. 

ENOU8SAR 8', V. Enostar. 

ENP 

BNP , y. les mots qui commencent ainsi h 
Emp. 

raiPAGIENCIA, vl. V. Impatiença. 

ENPAIGHAR, et 

ENPAITAR , vl. V. Empaichar et Em- 
paehar, 

ENPARAGIR, v. a. vl. Rehausser, 
illustrer, élever. 

Éty. de parage, extraction, rang. 

ENPARAmLAR, V. a. vl. Apprendre, 
informer. 

ENPARADLAT , ADA. adj. et part. vl. 
Appris, ise. 

ENPARENTAR, V. a. vl. Emparentar, 
cat. esp. port Imparentare. ital. Apparen- 
ter, donner à quelqu'un des parents par al- 
liance. 

BNPARLAR, vl. V. Emparlar. 

ENPAMAR . vl. V. Empanar. 

ENPA9TAT, S. m, vl. P4té. V- Past, 
Rad. 

ENPAUBiWtm, vl. y. Empamkrtrei 
Empaurir, 



ENP 

ENPAUBREZIT, adj. et p. vl. Appau- 
vri. V. Paur, R. 

ENPAUSAG10,s.f. vl. Y. Empauxa- 
ment. 

ENPAUZAR, vl. y. Empachar. 

ENPEGAR, vl. V. Empegar. 

ENPEGUIR, vl. V. Empeguir. 

ENPENDRE, vl. Y. Empenher. 

ENPENHEMEN, 8. m. vl. Empenyi- 
ment, cal. Impulsion, émission. 

ENPEN8AMENTIT, IDA, adj. (eim- 
peinsameinli, ide). Soucieux, euse ; pensif. 
Cast. 

ENPEREZO , vl . Pour cela. 

ENPERFEGTIO, vl. V. Imperfection 
eiFac, R. 

ENPERI , vl. y. Empiro et Imper , R. 

ENPBRIAI», vl. y.Emperiauei Imper, 
Rad. 

ENPERIAU, vl. y.lfmpenauet/mper, 
Rad. 

ENPERO . vl. y. Empero. 

ENPETUOSABIEN , vl. V. Impetuo- 
iament. 

ENPEUT , vl. y. Empeout. 

ENPEUTAR, vl. y. Empeltar. 

ENPEUTAT, vl. Y. Empeoutat. 

ENPEZAR, vl. Y.^mpe^ar. 

ENPLEGADABIEN, adv. vl. Implicite- 
ment. V. Plec, R. 

ENPOLVERAR, V. a. vl. Empolvorar, 
esp. Empolvoritar, port. Impolverare, ilal. 
Poudrer, saupoudrer. 

ENPM^VERAT , ADA , adj. et p. vl. En 
poudre. V. Pulvérisât, Trissat eiPoudr, R. 

ENPORTAR , vl. Y. Emportar. 

ENPORTO , vl. et 

ENPORTUN, adj. vl. Y. Impourtun. 

ENPORTUNABIEN,adv. vl. Importu- 
nament, cat. Importunamente,esp. port. ilal. 
Importunément. 

ENPORTONITAT , vl. Y. /mpotirltt- 
nttal. 

BNPOMTION , Y. /mj>on<ton. 

ENPOST, Y. ^mpo#(. 

ENP08TAMEN, adv. vl. Âdjonctive- 
ment, par adjonction. 

ENPOTZONAR, vl. Y. Empouisounar. 

ENPOTZONAT, vl. Y. Empovisounat. 

ENPOZinO, vl. Y. Imposition. 

ENPREGIO, vl. Y. Empressio. 

ENPREGNAGIO,vl. Y. .Empre^aeto. 

ENPREGNATIU, IVA, adj. vl. nip»- 
GRATiii. Fécondalif, fertUisatif, propre à fé- 
conder, à fertiliser. Y. 6'en, R. 

ENPREINHAR, vl. Y. J^mpren^ar. 

ENPRBBIAR , vl. Y. Imprimar. 

ENPRENDEDER, vl. V. Enprendeire. 

ENPRENDEIRE,s.m. vl. Èmprende- 
doTy esp. Imprenditote , ital. Entrepreneur. 

ENPRENDEMEN, \\. et 

ENPRBNBMEN, Y. Emprenemen. 

BNPRENGNAGIO, vl. V. Impregnaeio. 

ENPRBNHAR , V. a. et n. vl. m^rast- 
nrnjkm, aonrauMUiAB , wmrwmMmAM. Y. Empre- 
gnar. 

ENPRBNRE , vL Y. Emprendre. 

ENPRB88IO • vl. Y. Empressio. 

ENPREZA,vl. V. £ntreprtsa. 

ENPROMETRE , Y. Emprometre. 

ENPROMI88ION, luà «wmA m, S. f. vl. 
La terre de promissions la terre. Y. Mettre, 
Rad. 



ENP 



69 



ENPROPRIAMEN,vl. Y. Impropria- 
ment. 
ENPUGNAR, vl. Y. Impugnar. 
ENPUIAR,vl. Y. Empuiar. 

ENQ 

EN-Q0AI.-BIANEIRA. vl. Comme, de 
la même manière, de la manière que. 

Kly. du lat. qnemadmodum, m. s. 

EN-Q0AM-1IIAIORMENT, vl. mmqvAm- 
MAJOAMSM. El particulièrement, d'autant plus: 
Quanto magis, combien plus. 

ENQ0ANSA, s. f. vl. Chance, égalité. 
\.Equ,n.2. 

ENQUANT , vl. Encan. Y. Encant. 

ENQOANTAR , vl. Y. Eneantar. 

ENQUE, (einqué). dl. qvm ob. 5'ere engu€ 
vous» si j'étais que de vous ou si j'étais à vo- 
tre place, je ferais telle chose. Sauv. 

ENQUEIRADA, s. f. (einqueiràde) ; at- 
TACACMAs. Enqueirade, combat à coups de 
pierres. Ce nom étail donné aussi au lieu où 
l'on se rendait habituellement pour s'y battre 
de celle manière ; l'art. 101 du règlement sur 
la police de la ville d'Aix, de 1569, porte : n 11 
est aussi inhibé et défendu à tous les habitants 
du dit Aix. de porter frondes, ni en user et 
tirer aux lieux et terres appelées les Enquei- 
rades. » 

Éty. Y. Esqueiregeada, Esqueiregear et 
Querr,R. 

ENQUEIRAR, V. a. (einqueirà). Lancer 
des pierres avec la fronde, |)oursuiTre, chas- 
ser à coups de pierres, lapider. Y. Esquei- 
regear. 

ENQUEIRAR 8*. v.r. Pour se battre à 
coups de pierres. V. Esqueiregear. 

ENQIJEI88AR, Garc. Alt. de £neat##ar, 
v.c. m. 

ENQUER, vl. Il ou elle cherche, s'infor- 
me, demande. 

ENQUER, vl. Enquer, cat. Encore, et 

ENQUERA,dg. Enquera, cat. Pour en- 
core. V. Encara el Hour^ R. 

ENQUERAS^adv. vl. Yoy. Enearatt 
Hour, R. 

ENQUEREDOR, S. m. vl. kmqubiubiw, 
ciiQOKAiDo». Inquiridor, esp. port. Inqui* 
sitore, ital. Inquisiteur, enquéreur. 

Ëly. du lat. inquisitor, m. s. Y. Quer, R. 

ENQUEREIRE , vl. Y. Enqueredor. 

ENQUEREMEN, s. m. vl. /iigutertmen- 
tojilai. Recherche. V. ^uer, R. 

ENQUERBNGIO, S. f. vl. Recherche. 
Y. Quer, H. 

ENQUERER, vl. Enquerer , anc. cat. 
V. Enquerrer. 

ENQUERIDOR, vl. Y. Enqueredor. 

ENQUERIR, V. a. vl. Converser, deman- 
der. Y. Enquerrer, m. s. et Quer, R. 

ENQUERIT, IDA, adj. et p. vl. ikqiu- 
•rr, IDA ; Bii^vBt, BXA. Ënquis, ise. 

ENQUERRE , et 

ENQUERRER , v. a. vl. siiqiiu»n, shoub- 
wn, KMQQMuii, m^uBiix», BMQVBBm. Enquer* 
re, anc. cat. inguirtr, esp. port. /n^uerire, 
ital. Informer, enquérir, interroger, deman- 
der, solliciter. 

Êly. du lat. tngutrere, inquœrere, m. s. 
Y. Quer, R. 



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70 



ENQ 



ElfQUES, adj. et p. vl. m^osimt. Requis, 
demandé. sollicité. V. Quer,Vi. 

ENQOESTA , 8. f. (einquèste) ; Enqueê- 
la, cat. Inehieâta, itaU Inquiriçàù^ porL En- 
quête, recherche judiciaire. 

Ëty. du lat. inffiimtîo, recherche; on don* 
ne le non) d'enquêteur, au juge commis pour 
faire une enquête. V. Qii^, U. 

ENQim9TIQ, s. f. vl. Réflexion. Voy. 
QuerA^' 

ENQOEfllTIOUNAR, d. ba9 lim. m. s, 
que Enquitir, v. c. m. et Quer, H. 

ENQOET , vl. U ou elle commença, 

ENQU^Z , adj. vl. Paisible, trauquille. 
V. Quiet, R. 

ENQO'HUI, adv. (eiqquQ. AuJQurd'l^ui. 
V. Hui, 

Êty. du lat. J^cce hodiè, 

ENQUIA D', adv. (d'einquie) ; mmqvn »*, 
BHçuiA» o*. Jusqu'à, jusqu'à ce que : D'en- 
quia ailà^ jusques-là, 

ENQ0IGA, adv. (einquiçà): mquiçai, u- 
«vifliA. De ce côté, du côté où l'on est. 

ENQUIÇAMODN, adv. (einquiçamùim). 
Du côté d'en haut, parlant d'un lieu peu éloi- 
gné qu'on montre et vers lequel on se 
trouve. 

Êty. de «fit en, de qui pour aquit, là, de 
ça, en deçà, et de moun pour amont, en haut, 
iitt. en haut, de ce côté-ci. 

ENQUIÇAVAU, adj. (einquiçavàou). En 
bas, au-dessous du lieu ou l'on est. 

ENQDIESflML^ , v. a. (einquiessà). Con- 
cevoir, comprendre, saisir le sens de cequ'qn 
nous dit. Gare. 

ENQUIET , Enquiet, cat. V. Inquiet, 

ENQ0|fiTAR , Enquiftar , cat. Voy. 
Inquielar. 

ENQUIETAT , V. Inquiétai et Quiet, R. 

ENQUILA, (ejnquilà) et 

ENQUILAI, adv. Teinquilài). De ce côté, 
en delà, de l'autre côté. 

ENQUILAMOUN , adv. (einquilamôun). 
Là-haut, par là-haut, çlu côté d'en haut, sans 
déterminer le lieu. 

ENQUILAVAU , adv. (einquilavàou). Là 
bas, par là-bas, sans bien déterminer l'en- 
droit. 

ENQUIIiENS,adv. (çinquiléins] | sn^vi- 
Lui. Là- bas, là-dedans. 

ENQUILHAR, V. a. (cinquillà) ; brqoiaii. 
Empiler. Cast. V. Accuchar. 

ENQUIQUIRICAR S', v. r. (s'cinqui- 
quiricà), dg. Se percher : Loupoul que ïen- 
quiquirico. le coq qui se perche en chanlanl. 
V. Coq, R. 

Loupoul que s'enquiquirico 
Sul drapeou dei Ôrleam, 
Çantoplui d$ repubUco! 

Jasmin. 

ENQOIS, vl.II ou elle interroge, deman- 
de, enquiert; deenquerrer, 

ENQUI8, adj.etp. vl. Requis, sollicité. 

ENQUI8 D*, vl. Jusqu'à ce que. V. En- 
quia d\ 

ENQUISICIO, vl. V. Ifiquiiiciù. 

ENQUISIR8', V. r. (s'einquisi), d. bas 
Km. BHQVBSTiooiiAB. S'enquéHr, chercher des 
renseignements. V. Entrevar $' et Quer, 
Rad. 

ENQUI8TAD0R , vl. V. Enquistaire. 



ENO 

ENQUISTAUB, s. m. vl. Demandeur, 
solliciteur, qui cherche, qui s'informe. 

Éty.du lat. inquititor, m. s. V. Quer^K. 

EN^OITAIRE, s. m. vl. Pemandeur, 
poursuivant. V, Quer, R. 

ENQUITRANAR, V. a. (einquitranâ); 
KRaotTSAKAa. Enquitrunar, cat. Alquitranar, 
esp. Incatramare, ital. Akatroar , port. 
Goudronner, enduire de goudron. 

Éty. de en, de quitran et de ar. V. Qui- 
tran, R. ^ 

ENQOITRANAT, ADA,adj.el p. (ein- 
quitranâ, àde); BneoiTmAMAT. Alquitranado, 
esp. Goudronné, ée; epduit de gQMdron. V. 
QuUran, R. 

ENQUOT, Chez. V.Aquot. 

ENR 

BNRABI,s. m. (einràbi). Chagrin, désa- 
grément, inquiétude violente. 

Éty. du lat. en, dans, et de rabi, rage, Iitt. 
dans la rage. \,Rabi, R. 

Es un enrabi, c'est une misère. 

ENRABIADA AL', adv. (à l'einrabiàde). 
A la précipitée, avec une espèce de rage, d'une 
manière enragée. 

Éty. V. Enrabiat et Rabi, R. 

ENRARIADA, s. f. Nom de la dentelai- 
re, selon M. Castor. V. Herba-deis-ra^cae. 

ENRABIANT, ANTA, a^j. (einrabiàn, 
ànte) ; smAOBAirr, viooLDiT. »m»m»rMMMxrf. En- 
rageant, ante ; qui cause beaucoup de cha- 
grin. V. Rabi, R. 

ENRABIAR, V. a. et n. (einrabiâ) ; bvba- 
GBAm, «Avosiui. Arrabiare, ital. Rabuir, esp. 
Raivar, port. Faire enrager, tourmenter, 
exciter. 

Éty. de en, dans, de rabi, rage, et de la 
term. act. ar, Iitt. mettre en rage. V. Rabi, 
Rad. 

ENRABIAR 8', V. f. ^s'einrabià) ; rirsAs, 

•s MKWAM, «'siniAOBAII, • WmOmWÂM, CHASVAB. 

Raivar, port. Enrager, avoir un violent dé- 
pit, une grande douleur, se tourmenter d'une 
manière extraordinaire. 

ENRABIAT, ADA,adi. et p. (einrabiâ, 
àde); snmAOBAT, bsuobav. Rabidus, lat. Ar- 
rabbiato, ital. Rabioio, esp. Raivoso, port. 
Enragé, ée; qui est atteint de la rage, d'une 
douleur extraordinaire^ d'un mal violent, d'une 
colère furieuse. 

Éty. de en, dans, de rabi, rage, et de la 
term. pass. at, ada, Iitt, qui est dans la rage. 
y.Rabi,ï\. 

ENRAGAR, V. a. (einracà), et impr. km- 
«AQfiA», dg. Infecter. V. ^mpotirrocar et 
Rae, R. 

ENRACAT, ADA, a^j. et p. (einracà, àde), 
dl. fiouché, obstrué ; on le dit do la cannelle 
d'un cuvier de vendange, d'où le vin ne peut 
couler, parce que le trou s'est rempli de marc; 
De vin enracat, du vin épre, qui a un goût 
de rafle, pour avoir trop séjourné sur le 
marc. 

Éty. de en, de raea et de al, rempli avec 
du marc. V.Rae, R. 

ENRAGINAR 8', V. r. (s^einracinà) ; u 
«uGM». Radieare, ilal. Arraygarse , esp. 
Arraigarse, port. S'onradner, prendre ra- 
cine« 

Éty. du lat. radiscere, ou de en, de raci- 



ENR 

na et de ar, prendre par la racine. V. Mmik, 
Rad, 

ENRAGINAT, ADA, adj. (eînrai», 
àde) ; ■auaav , mis^at. Arraifuée , port 
Enraciné, ée ; flg. invétéré. V. Radie, A. 

ENRADA, s. f. vl. Obstacle, embams. 

ENRAGEAR , V. EnrMar et MUAi, R. 

ENRAGEAT , V. Enrahiai et Rabi, 1 

ENRAIQAR, vl. Y. EnroMiffar et£a- 
racinar, 

SINRAIQAT, adj. et p. vl. Eandné. Y. 
Radie, R. ^ 

ENRAiSAR, V. a. vl. Ulumiiier, èdàm 
par des rayons de lumière. V. Radi, R, 

BNRAIIAR, v.a. vl. Enrawtar.cêLtt^ 
port. Planter, garnir de branches, da n- 
meaux. 

ENRAIIELAR, v. n. (eioramelâ}, df. £a^ 
ramar, çat. psp. port. Couvrir de liaUlcs oa 
de fleurs. 

Ëty. de en. de rwnêl, raineaa, a de or, 
pousser des rameaux, V. Ram , R. 

ENRAMEUkT, ADA.adj. el p. (eiin- 
metâ, àde), md. Orné de bouqueU, de ra- 
meaux, et par ex t. paré, agencé. V. Bam, R. 

ENRAMPIR 8', V. r. (s'einrampir). V07. 
Sendormir, 

ENRAPJAR , vl. y . Enragear. 

ENRA8AMENT, 8. m. (einraeaiéiB ). 
Arasement, l'action de mettre à la rate 
hauteur. 

ENRA8AR,v. a.(einrasâ). Ara»er,net- 
tre de niveau. 

ENRATJAR, vl. V. ^nragêar. 

ENRAUC0IR 8', v. r. (s einraoolchirp 
•'simAiiQUBnm. £nroii4p4ecer,port. S'enrooer, 
perdre la nétetéde sa voix, qui devient rauque. 

Éty- de en, de rauch et de ir^ dercnr 
rauque, ou du lat. ra%teir€. V. Ramc^ R, 

EffRAUGHlT, IDA. adj. et p. ^msm- 
qvn, «muàOQVBMT. Enrouc, ée. V. Âaiic, R. 

ENllAUJAR,vl. y.Enragwr. 

ENRAUBIAB 9' etc., V. fnrAooitaiar 1 
etl{^,R. 

ENRAUHIAR, V. Enrhooumar. 

ENRAUlliA88AT , dl. et 

ENRAUMAT, V. ^nr^oumof et Aà. R. 

ENRAUMEZAR , v. p. ft n. Enrouer. V. 
J?nr/iooiimar. 

ENRAUMEZAT, AD^ vl. V. Emrhom- 
mat, 

ENRAUmT , IDAi adj, et p. vl. Rangé, 
ée; mis en ordre. 

Ëty. Alt. de enraumU, formé de en, de 
rang et de il, mis en rang. 

ENRAUQUE8IR 8', dl. V. Enramckù 1 
etAaue, R. 

ENRAUQUEaiT , dl. V. Enrauchii et 
|{attc,R. 

ENRÀU8ELAT, AlL de Enroseîat , 
V, c. m. 

ENRAVAONAT , ADA, adj. et p. (ets- 
ravagnà, àde). Enrhumé, ée. 

Éty. de ravuê, voix enrouée. V. Rauc, K. 

Meimo qu*emhé lou tem baignai 
Tout lou mounde ee enravagnat. 

Mîdici. 

ENRATAR, T. a. (einrayâ). Eonyer. V. 
Embarrar et Radi, R. 

ENRAZIGAR, V. a. et n. irl. smu 
Enraciner. V. Enradnar et ItadkyR. 

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ENR 

ENBAZI0AB, ?l. Voy. Bnraeinar et 
Radie, R. 

ENIIAZIOAT,ADA,y1.V. EnraeinaL 

ENRASONAR, v. a. il Enrahonar, 
cal. Raisonner, endoctriner, entretenir» ques- 
tionner, instruire. 

ENRAZONAT , adj. m. et s. tl. Raison- 
neur, éloquent, judiciaire. V. Aa#on,R. 

ENRE, dl. V. Enreirtf Arreir et Reir^ R« 

Fai Venret retire-toi, éloigne-loi. 

ENREARyV. a. d. m. Syncope de £n- 
regar^ v. c. m. et Radiy R. 

ENREDAR,Y.a. vl. i^nredar, cat. esp. 
port, inretare^ itaU Envelopper, entourer, 
attraper, eml>arrasser, prendre dans les ûlets. 

Éty. du lat. trrf (tre, m. s. ou de en, dans, 
de red pourret, Glet, et de ar. 

ENREDAT f ADE| adj. et p. vl. Envelop- 
pé, ée. 

ENREDEIRAT, ADA, adj. (einredeirà, 
*de). Arriéré, ée. Gare. V. Endarreirat. 

ENREDE8IR, dl. V. Enregauire. 

l^NREDESIT, dl. V. Enrtgoui, 

Eiy . de en, de rede, raide, et de tr, devenir 
raide.V.i2t^,R. 

ENREDIR, y.Enngauire et Rigt R. 

ENREDIT, V. Enre^outet Rig, R« 

ENREDONIR, v. a. vl. Arrondir. 

Ëty< de en, de redon, rond, et de tr, faire 
devenir rond. V. Rot, R. 

ENREDOUNIR, V. a. (einredounir). Y. 
Bnred(mir. 

ENREGADA , s. f. (einregàde, cH. m. s. 
que SUhaun, v. c. m« et Radi^ R. 

ENREGAR, v. a. et n. (einrcgà) ; BinBAB, 
ftmMBAB. Enrayer, tracer le premier sillon, 
la première raie, planter en raies ou sillons. 

Ëty. de en, de re^, sillon, et de la terni, 
act. ar, mettre en raie, sou»-entendu com- 
niencerè* V. Radi, R. 

Enregar un eampHment^ enfiler un com- 
pliment. 

Enregar, se dit aussi pour enrayer une 
roue. V. Embarrar 

ENREGE8IR,\I. Raidir. Voy« Enre- 
gouire. 

ENREGIMENTAR, V. a. (einredgtmein- 
tà)« Enrégimenter, incorporer dans un régi- 
ment, et par ext. dans un corps quelconque. 

Éty. de en, de régiment et de ar, mettre 
dans un régiment. V. Reg, R. 

ENREGUIENTAT, ADA, adj. et part, 
(einredgimeintà, àde). Enrégimenlé , ée. V. 

Reg. R. 

ENREG18TRAMENT , 8. m. (einred- 
gistraméin). Enregistrement, action d'enrc 
gistrer; bureau où Ton enregistre, Tadminis- 
Iration mème« 

Éty. du lat. regiita ou regiitrum, regis- 
tres, et de la préposition, in, dans, mettre, 
insérer dans le registre. V. Reg, R. 

L'enregistrement des actes royaux ou im- 
pérbui, est de toute antiquité. Le premier 
diplôme que l'on connaisse, qui est de l'em- 
pereur Galba, marque expressément à la fin, 
qu'il a été enregistré et homologué auCapi- 
tole. En France , il n'a commencé que sous 
Saint-Louis. 

Noos croyons faire plaisir à nos lecteurs 
en transcrivant ici l'avertissement que M. Bon- 
nefoni a mis en tête de sa Physiologie 4e l'em- 
ployé de renregistremcnt. 



ENR 

a Avant de commencèrcette Physiologie, je 
dois tracer rapidement T historique de l'enre- 
gistrement, et faire connaître l'origine de cet 
impôt, qui donne à la Société de si grandes 
garanties. 

« L'insinuation remonte à Constantin le- 
Grand; la formule (le timbré), à Justinien; le 
contrôle des actes, qui en est la conséquence, 
nous vient de Henri III, oui créa, par un édit 
donné à Blois, en juin 1581 , un office de con- 
trôleur des litres en chaque siège royal du 
royaume. Enfin, en mars 1693, un édit or- 
donna que tous les actes seraient reçus par 
les notaires royaux, notaires apostoliques et 
ceux des seigneurs dans retendue du royau- 
me, et enregistrés dans le bureau le plus 
prochain, à la diligence de ceux qui les au- 
raient reçus, quinze jours au plus tard après 
leur date. 

« Le 9 janvier 1780, le ministre Necker, 
par un arrêt de règlement, fit réunir la per- 
ception des droits de contrôle, comprise jus- 
qu'alors dans le bail de la ferme générale, à 
celle des revenus du domaine, confiée h une 
compagnie formée sous le nom d'Adminis- 
tration générale des Domaines. 

(c Par une loi du 19 décembre 1790, le 
droit d'enregistrement a été substitué au 
contrôle. 

ce Enfin, la loi du 22 frimaire an VU ( 12 
septembre 1798) qui forme encore aujour- 
d'hui la base de ta législation sur l'enregb- 
trement a modifié celle de 1790. 

« Le contrôle que l'enregistrement exerce 
sur les actes publics, et les services réels qu'il 
rend en assurant et conservant les intérêts des 
familles, facilitent la perception de cet impôt, 
et loi ont fait traverser intact les temps péni- 
bles et orageux de nos révolutions. 

n Cette branche de nos finances dépasse 
aujourd'hui 200 millions, et les frais de per- 
ception et de régie, sagement répartis, arri- 
vent à peine à 5 p. Vo » chifire bien minime 
en regard de celui des autres parties finan- 
cières. » 

ENREGI8TRAR, V. a. ( einredgistrà ) ; 
Regiitrar, esp. cat. Regiitrare, ital. Rigit- 
trar, port. Enregistrer ou enregilrer, mettre 
quelque chose sur un registre. 

Êty. du lat. reyûfrare, ou de registre, de 
la préposition en et de la term. act. ar, mettre 
dans le registre. V. Reg,^. 

ENREGISTRAT, ADA, part, (einred- 
gistrà, àde) ; Regittado^ port. Enregistré, ée. 
V. Reg, R. 

ENREGOUI , OUIA , adj. et p. (einre- 
gôui, Ôuie) ; nmcosnT, Kmmovmmovcn, sfras- 

mr, ABAvuT, AMIA1IUT. Eugourdl parlcfroid. 

Éty. du grecèvpiY<Jw (enrigoô), être transi 
de froid, formé de iv (en), dans, et de ft^o« 
(rhigos), frisson. V. Rig, R« 

ENRECrOUIRE, V. n. (einregôuiré) ; m- 
MBMM, wKvn, «BVBnik ÈnregtUirse, port 
Engourdir, rédir, rendre raide, en parlant du 
froid. 

Ety. deenreyont et de ir^ devenir raide. 
V. Reg, R. 

ENRBGOUNAR , ▼. a« (einregooné), dg. 
Biilonner, labourer en faisant des billons, 
c'est le contraire de labourer plainier. 

BNREns, (enrèiré). Ponr en arrière, 
V. Arreire^ en vh autrefois, jadis. V. iietr,R. 



ENR 



71 



ENRELHAR, v. a. (einreillà); bubia», 
BiiMBitxAB. Mettre le soc à la charrue, piquer 
les bœufs avec la pointe du soc en labourant, 
on dit aussi pou^ner, dans ce dernier sens. 

Ëty. de en, de relha, soc, et de or, piquer 
avec le soc ou mettre le soc en place. 

ENRELHAT, ADA, adj. et p. (einreillà, 
àde), dl. Engourdi, ie : manchot : A lou bra$ 
enrelhat, quand cal faire la eambada, il a lo 
bras engourdi lorsqu'il s'agit de suivre sa 
tâche. 

ENREBIETER • v. n. vl. S'entremettre. 
V. Mettr, R. 

ENREOUMAR , d. béam. Enrhumer. V. 
Rh,ï{. 

ENREOUMATjd. béam. Enrhumé. V. 
Rh, K. 

ENREQUEZIR, V. a. et r. vl. Enreque^ 
cer, esp. port. Enrichir, s'enrichir, devenir 
riche. 

ENREQUIR 8', v. r. vl. Profiter, s'enri- 
chir. V. Enrichir #' et Rich, R. 

ENRESSAR, v. a. (einressà), dl. nrrou»- 
CAB. Enreaar lou fé, mettre le foin en men- 
ions. V. .^mottlottiiar. 

ENRE8TAR,v. a. (einréstà); «mstfAii. 
BRroimcAm, bmcovbla». Corder, tresser avec 
de la paille, des ognons, des aulx, en faire 
des glanes. 

Ëty. de en, de rest, glane, et de ar, mettre 
en glane* V. Rest, R. 

ENREVIRONAR, v. a. vl. En\ironner, 
aller au tour, faire le tour, parcourir. V. Vir, 
Rad. 

ENREiroi.0MAR,v. a. vl. Rassembler, 
pelotonner, tourbillonner, mettre en désor- 
dre. V. Voulu, R. 

ENRHOOUMAR, v. a. (etnroonmà); 

MIKOOVMAm, SlUOLAm. SlmAmA», ■KMAimiAMA», 

sRMovHAa, KiraimiHAm. Enrhumer, causer un 
rhume. 

Éty. de en, de rhoaumas et de ar, Y. Rh, 
Rad. 

ENRHOOUMAR 8', v. r. s'BiimAVMACflA». 
S'enrhumer, gagner un rhume. 

ENRHOOUMAT, ADA, adj. et p. (eîn- 
rooomà, àde) ; smiAoaAtiAT, smiAOMAT. Ën.- 
rhumé, ée. 

BmnMovMAT ooov camvBoo , sasABOVcair , 



BIIBBBMI«AT, KinOO«DlT, BSSAVIIAT 

«AT. Enchifrené. V. It/i, R. 

ENRHUMAR 8*. v. r. d. béam. Enrhu- 
mer. V. Enrhooumar et Rh, R. 

ENRIBANTAT, dl. Voy. Ribantat et 
Rubr, R. 

ENRICHIR, V. a. (einrifchir) ; ^ftrt^utr, 
cat. Jnricchire, ital. Enriquecer, esp. port. 
Enrichir, rendre riche. 

Éty. de en . de riche et de tr, faire devenir 
riche. V. lltc^,R. 

ENRICHIR 8*, V. T. S'enrichir, devenir 
riche* 

ENRICHIT, IDA, lA, adj. et p. (ein- 
ritchi, ide,ie) ; £nriguectdo, port. Enrichi, 
ie. V. RUh, R. 

ENRIQUIR , vl . Monter en puissance, de- 
venir fier. V. Enrichir et Rich , R. 

ENROGE8IR,v. n. vl. nmocssi», nimo- 
jum, AoioMAii. Rougir, devenir rouge« V. 
Rog, R. 

ENROGEJCIR, 

ENIUMUAR, et 



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72 



ENR 



ENROIEnR, tI. V. Enro^esir. 

ENROIâAMENT , 8. m. (einroulaméin) ; 
■momuuuKT. ArrolamentOj ital. EDrôlemeot 
action d'enrôler des troupes. V. Engagea- 
menUiRotyH. 

ENROLMI» V. a. (eînroulà); smoviuui. 
Arrolare, ital. Enrôler, mettre, écrire sur le 
rôle. V. Engageât et Rot, K. 

Éty. de en, de roU et de ar, mettre sur le 
rôle. 

ENROLAR8', v.r. t'nraouLAm. S'enrô* 
1er, s'engager. V. Engageât s\ 

ENROLAT , ADA , adj. et p. (eînroulà) ; 
sraovLAT. Enrôlé, ée. V. Engageât et Eot, 
Itad. 

ENROOnCAR S\ Y. r. S'enrouer. Cast. 

ENROOUBIAR , V. Enrhooumar. 

ENROSAR, vl. KMmosAa. V. Arroiar, 

ENROSELAT, ÂDA, adj. et p. (einrou- 
Bf\à, àde), et impr. mmmAvmMJkr, Paré de ro- 
ses , entouré, enveloppé, 

Ëty. de en, de rosa et de al^lel est cupho- 
pique, couvert de roses. V. Rot, U. 2. 

ENROST, s. m. vl. Rôti. V. Roustit. 

ENROUAR, V. a. (ciarouâ), d. m. mwukv 
Bmukm, Envelopper. V. Envelopar eiRot, U. 

ENROUAR S', v. r. En parlant du temps, 
du ciel, s'obscurcir, se couvrir, s'cn>cIopper 
rte naagp9. 

Ëty. de fil, de roua et de ar, s'envelopper 
comme une roue qui tourné autour d'un 
essieu. V. Rot, R. 

ENROUAR, ûarc. V. Enrawhir. 

ENROUAT, ADA, adj. et p. (einrouâ, 
âde),dm. Enveloppé, ce; roulé, ée. 

ENROUGBAT, ADÀ, adj. et p. (einroud- 
jà, àde), dl. Vêtu de rouge, 

Ëiy. de en, de fouge et de at, Y. Rtibr, 
Rad. 

ENROUI8SAR, V. a. (oînrouissà) ; bv- 
ppoMKYBAB, wtmovmAm» Garnir, couvrir de 
ronces. Gare. V. Enrounsar i\ 

ENR0UU8AT, ADA, adj. et p.,(einrouis- 
sa, àde). Pris, emt>arrassé dans des ronces. 
V. Enrounsatei Embouitsounit. 

Éty. de en, de rouUsa et de a(, pris dans 
des broussailles. 

ENROUIaAR, et comp. V. Enrolar. 

ENROUI^HAT, V. Enrouthit et Roulh, 
Rad. 

ENROULHIR, v. a. (einrouillir) ; Bnoii- 
vxuB, Kimovw, BiniOTiuui, bubboolhi», bou- 
iriuMB, BUBODUMvims: Arrugginire, liai. En- 
rouiller, rouiller, faire venir de la rouille. 

Êty. de en, de roulha et de tr, se changer 
en rouille. V. Ruhr, K. 

ENROUI«HIR 8', V. r. SB bosilbab, •*sr- 
BBOViim», '%^ nohwuMAM, s'biiboouiooibb, s'bm- 
nooTomaB, •% boouiab, tm bovuab. Se rouil- 
ler, se couvrir de rouille. 

ENROUI«^IT,|DA, adj. et p. (einrouil- 

li, ide); BMBOOUIOOI, BBBBOVLHAT, BOOVILHAT, 

"iSmoviMAr. Rugginoso, ital. Rouillé, ée ; cou- 
vert de rouille, 

Éty. du lat. rtt6t^tno#u«, ou de roulh, de 
n et de al, changé en rouille. V. Rubr, R. 

ENROUMETRAR, Gare. V. EnrouU- 
sar. 

ENROUMIAR 8', v. r. Se prendre dans 
fies ronces. Y. Roumi et Enrounsar #'. 



en < 



ENR 

BNROUN8AR 8', v. r. (s*einrounsâ), dl. 
_» ^^ S'emlwrrasser dans des ronces. 



Ëty. de en, de rouma et de ar. 

ENROUN8AT, ADA, adj. et p. (eînroun- 
sà, àde) ; mtmpm^êAr. Pris, arrêté, embarras- 
sé dans des ronces. 

ENROUTAR,v^ a. (einrootà), d. baslim. 
Mettre en mouvement, en action : Enroutar 
un prouceSf commencer un procès ; Enrou- 
taz'li, dit-on, pour donnez-lui une citation. 
V. Encaminar, Enregar et Coumençar. 

Ëty. de en, en, de rotUa, route, chemin, et 
de Tact, ar, mettre en chemin, commencer. 
V. Roump, R. 

ENROUTAR 8', V. r. md. Se mettre en 
train avec violence : Lo pledzo i'enrouté, 
Bér, c'est-à-dire, La piégea 8*enroutet, la 
pluie commença avec force; Ma den se sou 
enroutada, Bér. c'es^-à-dire, Afoe dents se 
soun enroutadas, un violent mal de dent m'a 
pris. 

ENROUVELIR , d. arlés. Y. EnrouUiir, 

Ety. Alt. de l'inusité enrubelir, rendre 
rouge. V. Rubr, R. 

ENROZAT , ADA, adj. et p. Y. Afrq- 
sat, 

ENRRI^UIR, vl. Y. Enrichjr, 

ENS 

EN8, vl. Pour e nos, et nous, et il nous. 

Quenidestrui entabaicha ens amermals 
balans, qui nous détruit et nous abaisse et 
nous diminue notre sort. 
Uiât. de la Crois, contre les Alb. Vers 4172. 

Il signifie quelquefois nous sommes, 

ENS , adv. vl. Delà, en. Y. Ent. 

Éty. du lat. tnd^. 

ENSA, s. f. vl. Epée, glaive. 

Ëty. du lat. ensis, 

ENSABATAT, vl. Y. Sahalat et Sabat, 
Rad, 

ENSABLABIENT, s m. (einsablaméin). 
Ensablement, assablement, amas de sable 
formé par un courant d'eau ou par le vent ; 
sablement , action de sabler un chemin. Gar. 

ENSABLAR, v. a. (einsablà) ; b|iobatab. 
Ensabler, faire échouer sur le sable, plonger, 
cacher dans le sable, recouvrir de saple. 

Ëty. de en, de sabla et de ar, aller dans le 
sable. V. Sabl, R. 

Ensablar quauqu'un, frapper sur la poi- 
trine à quelqu'un avec un sacnet de sable, ce 
qui occasionne une lésion mortelle, selon la 
vulgaire croyance. 

EN8ABRAT, ADA, adj. et p. (einsabr|i, 
àde), dl. Pourvu, armé d'un sabre. 

Ensabratcoumoun mameloue. 

Boufounados. 

Éty. de en, de ea6re et de at, pourvu d'un 
sabre. V. 5a6r. R. 

ENSAGADOUIRA, s. f. (einsacadôuïre). 
Garrot de meunier, pour ensacher la farine 
en la foulant dans le sac, bâton court et épais 
avec lequel on presse la farine. dans les sacs. 

Éty. de en, dans, de #aca, sac, et de «louira 
qui serlà. Y. Sac, R. 

EN8AGADURA, s. f. (einsacadùre), dl. 
Le refoulement, lorsqu'on fait tomber de haut 
le grain dans une mine, le refoulement en 
augmente le poids d'environ une livre, il 



ENS 

Paugmente de trois si Fon secoue la mesure, 
Sauv. on le dit ailleurs pour afiàissemenl des 
terres. V. Sac, R. 

BN8AGAIRB, S. m (dosacàfré). £n#a- 
eheurl celui qui remplit les sacs ; cheval dont 
le trot dur, fatigue beaucoup. Gare. Y. Sae, 
Rad. 

EN8AG4R, v. a. (einsacà); maccmm, ■■• 

•ACHAB, BttACAB, WÊÊÊ^VCméM, BMTACAB, «AÇVB- 

TAB, BAMACAB , tABAcvAB. insocears , ital. 
Ensacàr, esp. cat. Batsaear, cal. Ensaecar^ 
port. Ensacher, mettre dans des sacs , entas* 
ser en secouant le sac afin d'en faire entrer 
davantage, serrer, presser, cacher. 

Ëty. de en, dans, deeae et de Tact, ar, litt. 
mettre dans le sac, Y. Sac, R. ou du grec 
tiTL-jHd (esacha), parfait de votxu) (sattô), dbar- 
ger, farcir, l^mas. 

.Éneoear lou dinar, faire de l'exerdce 
apr^ le dtner pour faciliter la digestion, pour 
abattre les morceaux. 

Ensacar la terra , battre la terre avec un 
instrument quelconque pour U rendre plus 
dure et plus unie. 

ENSACAR 8', V. r. Se tasser, se serrer 
davantage par son propre poids. 

EN8AGAT, ADA» adj. et p. (einsacà, àde): 
BMiAcaAT. i?n#acca do, port Ensaché, ée; mis 
dans des sacs, tassé, engoncé. V. Sae, R. 

ENSACHAR , d. m. et bas lim. Y. Snao- 
eareiSap, R. 

ENSADOULAR, Aub. Y. Sadoular. 

I3N8AFRANAR, y. a. (einsafranà) : Aça- 
froar, port. Ensafranar, cat. Azafranar, 
esp; S^franer, jaunir avec du safran. 

Éty. de en, de safran et de ar. 

ENSAFRANAR 8', v. r. Se barbouiller la 
figure avec du safran ou avec une couleur 
jaune ; ironiquement gagner la siphilis. 

ENSAFRANAT , ADA, adj. et p. (einsa- 
frauà, àde); Açafroado, port Jauni avec du 
safran. V. Safran, 

ENifAOEARi V. a. (einsadjà), dl. Voy. 
Assagear. 

Vole ensagear moiin saupre faire. 
Fabre. 

BN8AONETAR, T. a. vl. Ensanglanter. 
Y. Sang, R. 

ENSAI , V. Ençai et Sounsai. 

EN8AIAR, vl. Ensajar, cat. Y. Etsaiar. 

ENSAiAR, Ensajar, cat. Y. Ensagear 
et Astagear. 

ENSAJU8, adv. vl. Ici-bas. 

BN8AI«ADA , dl. Y. Salada et Sal , 
Rad. 

EN8ALIR, V. a. (einsalir), d. arl. Salir. 
Y. Salir et Brutar. 

Despiei hifr ye travaye, 
Eme Voli doou couideaimoun Diou tant-freta 
Qu*e^ peca d'ensali ce que m'a tant cousta. 
Truchet, La Pastressa. 

EN8ANOLENTAR, v. a. sfitABcuurrAB, 
BBtAiwiGAB. Ensagrentar, cat. esp. Ensan- 
gueniar, port. Jnsanguinare, ital. Ensan- 
glanter. Y. Ensannousir. 

Éty. de en, de sanglent et de ar, Y. Sang, 
Rad. 

EN8ANHTIR, vl. Y. Ensantir. 

ENSANNAR, dl. Y. EnsannouHr. 



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.ENS 

BNSANNAT, dk Y. EsamwusiUi Sang, 
Rad. 

BN8ANNIR, (eiQsaouiiir)^ et 

bNsaNNOUIRS» y. Ensannouiir et 
Sang, R. 

EN8ANNOU8IR, V. a. (einsannousir), dl. 



miAi}iK>oni,Bf(BAViiMuui,BiitA«o&AirrAB. Insan' 
guinar$, \ià\. Emangrtntar, tsp. cal. En- 
ianguentar, port, ËQsanglaoleryfi ouiller» ta- 
cher de sang. 

Èty. de en , de êanfums^ saignant, cl de tr, 
rendre saignant. \.Sang, R. 

£N8ANN00SIT,IDA, adj. et p. (einsan- 
nousl, ide); miAvmT, mmtMomm, ■mAHiAT, 
mtAOHoiiMTy iMAvmt. Ensanglanté, taché» 
souillé de sang. X.Sang^ R. 

ENSANTIR , V. a. et r. \l mmusMwnm. 
Sanctifier, se sanctifier. 
. Éty . de en, de tant et de ir, devenir s^int. 
V. Sanl, R. 

ENSAPAGAR, V. n. ri. Regimber. 

EN8APAR, V. n. vl. Broncher, bnlter. 

EN8APEGADOR, S. m. vl. Piège. 

EN8ARDINAR, V. a. (einsardinà)^ Châ- 
tier quelqu'une coups de gaules, lui faire sur 
la peau des sillons comme des sardines. 

Èty. de en, de tardina et de ar, Y. Sard, R. 

EN8ARGA8, dl. Y. Entarriai. 

EN8ARIADA,d. de Marseille. Y. Rais- 
êalhada et Rh, R. 

ENSARRAR , ▼. a. (einsarrâ) , et mieux 
MmaAa. Serrer, enfermer. Y. Estremar^ 
Fermât, Barrar etSerr, R. 

EN8ARRAT, ADA,adj. et p. (einsarrâ, 
âde), et mieux «rnsmiAT. Serré, fermé. Yoy. 
EttremaU Barrai eiSerr, R. 

EN8ARRIADA, s. f. (cinsarriàde) : m- 
ÉABaiAT. Ce que peuvent contenir les en#(irrû. 

ENSARRIAS , s. f. pi. ( einssàrries ) ; 

BIVSABaU,miABOAS, BIMABIA», Mit AAAl». ScrOn, 

esp. Espèce de besace, formée par deux ca- 
bas de sparte réunis , qu'on place sur le bât 
des botes de somme de manière qu'il en pen- 
de un de chaque côté , servant à transporter 
de petits objets. 

Ce mot. désignant une espèce de harnais, 
qui n'est d'usage qu'en Provence, n'a comme 
beaucoup d'autres, point d'équivalant français; 
enfourche, av forges et bouges, n'étant point 
adoptés par l'Académie, eiyssare, enserre , 
dont se sert M. Avril, ne l'étant par personne. 

Ély. du grec UapTàui ^exartaô), suspendre 
à... cl de serrer, contenir. Y. Serr, R. 

EN8ARRIA8 LONOA8 , s. f. pi Grand 
pnnier d'osier à deux cavités qu'on place sur 
Je \yàt, et dans lequel on transporte le fumier. 

ENSARRI8 , s. m. Y. Ensarrias. 

EN8ARRI8-IIIAR8ELHE8A8, s. f. pi. 
EisiAftau-HABtcuiu, S. m. Doiiblc cabas de 
voyage, plus petit et plus élégamment cons- 
truit que les ensarris ordinaires. 

EN8ARTAR, Alt. de ensertar. Y. Entar, 
J^ntertor et Ser.R. 

ENSAUBIADAIRE . s. m. (einsaouma- 
dàïre). dl. Chargeur de vendange. Y. Gru- 
daire et Saum, R. 

BNSAUIIADAR, v. a. (einsaoumadà), dl. 
Charger la vendange, faire les charges. 

Éty. de en, de laumada . charge . etdear. 
partager, diviser en charges. V. Saumy R. 

ENSAUNIOAR, Gare. Y. Ensanglantar, 

TOM. If. 



ENS 

BN8AUNIGAR, Gare. Y. J^neauNOiMtr. 

Éty. de en, en, de saun, pour sang, et de 
igar pour e^eai , mettre en sang. Y. Sang,Vi. 

EN8AUNIR, d. prov. Y. J^neaunoitetr. 

ENSAUNIT, d. prov. Y. EsaunousUti 
Sang, R. 

EN8AUNOUI , d. m. Y. EnsaunousU. 

EN8AUNOUIRE, d. m. Y. Emaunousir 
et Sang, R. 

ENSAURBNGAR, v. a. (einsaoureingà). 
Faire blanchir la viande d'un ragoût. Gare. 

EN8AUJBIE , ion , ( einsaousié , iou ). 
Exclamation qui a la même signification que 
Dieu m'en préserve, que Dieu m'en garde. 
Ach. 

Ëty. du lat. in sainte sim ego, ou de en, de 
sau pour sauve, et de sie, que je sois en sûre- 
té, ou que j'en sois préservé. Y. Salut, R. 

ENSADVAR 8'. v. r. Se sauver, fuir. Y. 
Descampar et Salut, R. 

EN8ATNAR, v. a. vl. Y. Ensanglentar. 

EN8ATNAT, ADA, vl. Y. EnsannouHt. 

ENSCRIOURE , Y. Inscrioure et Eseriv, 
Rad. 

EN8EAR, V. a. (einseà). d. de Barcel. Fê- 
ler, fendre sans que les parties se désunissent 
entièrement. 

Ëty. de en, dans, et de secare, couper, par 
apoc. etsync. du e. Y. 5ec, R. 

EN8EA8, d. d. Barcel. \.Ensias. 

ENSEAT, ATA, adj. et p. (einseà, àïe), 
md. Fêlé, ée. 

Éty. de en et de seeatus, coupé dans. Y. 
Sec, R. 

EN8EDAR, v. a. (eînsedà); •mdam. En- 
soyer le ligneul, mettre une soie à son extré- 
mité afin de l'introduire plus aisément dans 
le trou qu'a fait l'alêne. 

Éty. de en, deeeda et de ar. Y. Sed, R. 2. 

EN8EOADOR , 8. m. d. vaud. Imitateur, 
qui, suit la même route, la même marche. 

Ely. de en, àeSeg, R. de srgre et deador, 
celui qui suit dans... Y. Sequ, R. 

ENSEGNA, vl. Y. Enseigna. 

ENSEGNADOR , s. m. \ I. buibciiaiiu. vI. 
Qui montre, qui instruit, successeur. Y. Sign, 
liad. 

ENSEGNAIRE , 8. m. vl. uiBnaAiAs, ch- 
•siiiBAiBa, KntneMADO», AstBinAoo». Enseûa- 
dor, esp. Insegnaiore, ital. Maître , institu- 
teur, précepteur. Y. Sign, R. 

Ensegnaire de la lei, docteur de la Loi. 

EN8ÊGNA1ISEN, s. m. vl. miERaAMN, 

■nSKIORABIBR, aSfBCnAMKII, Ktf BMIAMBBI. EdUCa- 

lion, politesse. W Ensegnament, 

ENSEGNAMENT, s. m. (einsegna- 
mcin) ; crsucmambut. Enseignament , anc. 
cat. /n«f^amen(o, ital. Ensrnamento, esp. 
Enseignement, rinstrucliou en général , la 
manière d'cnseignrr. 

Éty. de ewee^iiaret de ment, Y. Sign, R. 

ENSEGNAMENT MUTUEL, Enseigne- 
ment mutuel, méthode par laquelle les élèves 
s'instruisent mutuellement, sans le secours 
du professeur. 

Cette méthode qu'on a tour-à-tour trop 
vantée et trop blâmée, fut inventée en France, 
par Pollel, en 1780, introduite en .Angleterre, 
vers 1811, par Bell et par [encastre, d'où le 
nom de méthode lancastrienne, qu'on lui a 
aussi donnée. 

Ce mode a l'avantage incontestable de la 



ENS 



73 



célérité et le grand Inconrénient de ne pas 
graver assez profondément les choses qa'îi 
enseigne ; on apprend vite et on oublie promp- 
tement. 

Bell, prêtre anglican, créa uœ nonvdk 
méthode,en août 1812, elle consiste à em- 
ployer les écoliers eux-mêmes à se surveiller 
et à s'instruire mutuellement 

On croit avoir trouvé des traces de cette 
manière d'enseigner, non seulement dans la 
Bible, mais encore chez les Brames. 

ENSEGNAR, v. a. (einsegnà) ; omiaïAB, 
BUMOMAB, A9wwpammu, wnmiukm. Ensenyar^ 
cal. Ensefiar, esp. Ensinar, port. Insegnare, 
itaK Enseigner, mstruire, indiquer. 

Éty. de la basse lat. tnst'^re, formé de 
et^um , signe , comme si l'on disait per 
signa docere, ou de tneîniiare, selon Sau- 
maise. Y.Sign, R. 

EN8EGNA8, S. f. pi. v]. Signes, présages. 
Y. Sign, R. 

EN8EGNAT , ADA, adj. et p. (einsegnà, 
àde); Jb'netnado, port. Enseigné, ée. Y. Sign, 
Rad. 

EN8EGNORIR 8* , v.r. vl. 
Se rendre maître et seigneur, dominer. 

Éty. de en, de segnot et de tr, aller, com- 
mander en seigneur. Y. Segn, R. 

EN8EGRE , vl. Y. Enseguir. 

ENSEGUIR, v. n. et r. v|. bmxouib, kh- 
MOBa, BtisoBs. Enseguir, cat. Ensuivre. Y. 
Ensuivre. 

Ély. du lat. insequi, m. s. 

ENSEGURAR, v. a.vl. V.Assegurar, 

EN8EGURAT, ADA, adj. vl. Y. Assegu- 
rat. 

ENSEI L', d. bas lim. ïjc soir même. Y. 
5er. R.2. 

ENSEIGNA, s. f. (einségne) ; Bifi«iiA, m- 
iBCRA. lusegna, ital. tnsegnia, esp. port. cal. 
Enseigne, marque, indice pour faire connaî- 
tre quelque chose, tableau qu'un marchand, 
un aubergiste, etc., suspend devant sa porte, 
bouchon de cabaret. 

Éty. du lat. insigne, fait de signum, signe. 
Y. 5i^, R. 

ENSEIGNA , s. f. Enseigne, signe mili- 
taire sous lequel se rangent les soldats d'un 
même corps ou d'un même parti. 

Êty. Y. le mot précédent. L'enseigne 
prend le nom de drapeau. Y. Drapeau, pour 
l'infanterie, et celui d'étendard, pour ta cava- 
lerie. 

On ignore l'époque h laquelle on a com- 
mencé à faire usage des enseignes cbei les 
Egyptiens qui paraissent en être les inven- 
teurs. Une branche de verdure, la tête d'un 
animal, un oiseau, étaient les enseignes ordi- 
naires des anciens. Les Romains n'en eurent 
pas d'autre pendant longtemps, qu'une botte 
du foin, k laquelle Manus substitua l'aigle. 
Y. Drapeou. 

ENSEIGNA, 8. m. Enseigne, officier qui 
porte le drapeau ou l'enseigne. 

ENSEIGNA, s. f. \l kbsmba, bbsbtba, 
BBsxBHA, BtssBHA, Y. U mot suivaot. Marque, 
indice; signe, constellation, enseigne, ban- 
nière. 

ENSEIGNABLE, v|. Y. Ensenhable. 

ENSEIGNADOR, vl. Y. Ensegnaire. 

ENSEIGNAIRIER, s. m. vl. bmsbicbai- 
BisBs. Gonfulonier. V. 5t^n, R. 



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74 



ENS 



ENSBIGVIAIIBN, 8. m. f l. Enteigna- 
ment, cat. lostrucUoD. V. Enngnament et 

ENSEIGNAS, 8. f. pi. (eioségnes) ; mmu- 
êmomjkêt wtKtmmumcmm, mMrmmëHom, La ceinture 

d'OrioD, on nomme ainsi troia étoilesdc pre- 
mière grandeur, placées en ligne droite et h 
une égale distance Tune de Fautre, qui se 
trouvent au centre de la constellation méri- 
dionale connue sous le nom d'Orion. 

Éty. Enseignas est dit par syncope pour 
entre eeignas et mieux entre signes, fait de en, 
en, de très, trois, et de signum, qu'on prend 
quelquefois pour étoile, litt. en trois étoiles. 
V. 5iyii,R. 

EN8EINAIRE, \h \ . Ensegnttire. 

ENSELàR, V. a. vl. Ensellar^CAi, Seller, 
équiper, harnacher. V. Sel, R. 

EN8ELHAR 8', v. r. vl. V.SelareiSetK. 

Epus Vus Vautre s'enselha. 

Rudel. 

ENAELHOUNAR, T. a. et n. (einseif. 
lounà) ; ntsioimA». Tracer des sillons. Âub. 

ENSELLAR, v. a. vl. V. Enselar. 

ENSEMBLE L*, s. m. (eiosèimblé);; »- 
um. Ensemble, ce qui résulte de la réunion 
des parties d'un tout. 

Êty. du lat. m simul. V. Simit, R. 

EN8EBIENÇAR , v. a. (einsemeroçâV En- 
semencer, mettre la semence nécessaire a une 
terre, la cultiver convenablement. 

Éty. du lat. insendnare, ou de en, de se- 
mençaeiôear, mettre la semence dans. V. 
^efnen, R. 

ENSEMENÇAT, ADA, adj. et p. (einse- 
meinçà,âde). Ensemencé, ée. V. Semen , R. 

ENSEBIP, d. vaud. V. Emems et Simil, 

BNSEMS,adv. (einséins); wnm, racn, 
aMCsm, m— mm», ambui, siisch«lb, nran. Insie- 
me, ital. Ensems, anc. cat. Ensemble, anc. 
esp. Ensemble, Tune avec l'autre, les uns avec 
les autres, de compagnie. 

Ë(y. du lat. in et sûnut, V. Simil, R. 

ENSEMS, s. m. V. Ensemble, 

ENSEN , khcxh. vI. Il ou elle allume, em- 
brase, anime, excite, échaufle, irrite. 

Éty. du lat. incendit, m. s. 

ENSENATRIER , s. m. vl. Portc-cnsei- 
gne. V. Sign, R. 

ENSENGHA. adj. f. et p. vl. Enceinte. 
V. Encenher et Cenek, R. 

ENSENDRE,v. a. vl. Incendier, brûler, 
enflammer. 

Ëty. du lat. incendere, m. s. V. Can, R. 3. 

ENSENGAT. s. m. (einséngà),dl. Con- 
fiture d'orange sèche. Sauv. 

ENSENHA, s. r. anc. béarn. V. Ense- 
gna. Enseigna et Sign, R. 

EN8ENHABLE , ad}, vl. ntstcsABu , 
KttnnABLB, MstionAsts. Ensc^bls, anc. cat. 
Enseignable, capable d'être enseigné, digne 
d'être instruit. V . Sign, R. 

EBISENHADOR, s. m. vl. Maître, doc- 
teur, instituteur, habile. V. Sign, R. 

ENSENHAIRE, vl. V. Ensegnaire. 

ENSENHAIRITZ, S. f. vl. V. 

ENSENHAMEN , vl. V. Ensegnamen. 

ENSENHAMEN, s. m. Enseignement, 
épltre des troubadours qui avait pour objet 
instruction de ceux à qui G " 



y Sign, R. 



i qui elle était adressée. 



ENS 

BNSBNHAR, vl. Ensentfar, cat. Ense- 
nar, esp. V. Ensegnar et Sign, R. 

ENSENHARITS, s. f. vl. mmwMmrnumu. 
Ineegnalrice, ital. Institutrice, maltresse. V. 
Sign, R. 

^ >?««BNHAT,ADA, adj. anc. béarn, IM. 
Iruit, poli, bienéle^'é. V. Sign, R. 

ENSENHER. vl. V. £iureii^. 

ENSBNHIERA , s. f. vl. Enseigne, ban- 
nière. V. Enseigna. 

ENSBNHORIR, vl. V. Ensegnorir et 
Segn, R. 

ENSENS.vl.V.fneeiit. 

ENSENTIR, V. Eselar. 

Ety . de en et de sentir, avoir senti les effets. 

EfiSJWTrr, IDA, adj. et p. Cast. Voy. 
Eselat. ' 

ENSBQUESTRAR, v. a. (eÎDseqoestrà). 
Séquestrer. V. Sequestrar. 

Éty. de en, de séquestre ei de or, litt met- 
tre en séquestre. V. Sequ, R. 

ENSERAT,ADA,adj. et p. vl. Enfer- 
me, ee. 

Éty. Pour enserrât, serrât en, fermé dans. 
V.S€r,R. 

ENSERGADWI, s.m. Espion, V. Quer, 
Rad. 

EN8ERGAR, v. a* vl. stcBmcAB, mMsacAB. 
Eneerquar, anc. cat. Rechercher, examiner, 
scruter. V. Cerear. 

Éty. de en eide serear pour cerear, fait de 
cercle, cercle, aller tout au tour. V. (h^r, 
Rad. 

ENSERCAT, ADA, adj. et p. vl. mm- 
CBAT. Recherché, ée. V. Quer, K. 

ENSERIA. dl. V. Ensia. 

ENSERINGAR, Gare V. Seringar. 

ENSERIO0S, dl. V. Envegeous. 

ENSERRAR, v.a. vl. kmbmuui, bioum, 

SMAMBAB, CIltABRAII , BVltAMUUI, ■WâWWa». 

Enserrar, anc. cat. Encerrar, esp. port, 
/ntfrrare, ital. Enfermer, enserrer, endore, 
envelopper. V. 5err, R. 

ENSERRAR , v. a. vl. Enserrar, cat. 
Assiéger, serrer de près. V. Serr, R. 

ENSERRAT, ADA , adj. et p% vl. Enfer- 
mé enserré. 

ENSERRAT , ADA, adj. et p, vl. Enfer- 
mé, ée ; serré de près. V. 5irfT,R. 

ENAERT, s. m. (einsèrt) : bmbii Enxer- 
to, esp. port. GreOe, ente, pièce rapportée. 
y.Ente. 

Êty. du ht. ineitum, insertum. V. Ser, 
Rad. 

ENSERTAGI, s. m. (cinserlâdgt) ; mn- 
TAOB. Entetnent action de greffer , d'enter. 
Gare. 

ENSERTAR, v. a. (einscrtà) ; mitJkmmAM, 
niiAB«A»i imauta», itssBTA». Pour greffer un 
arbre. V. EnlarelSer.n. 

Ensertar un debas. empiéter et rempiéter 
un bas, ime paire de bas. Sauv. 

Ensertar ou issartar un rawnas, ajouter 
un nouveau rhume «k celui dont on a' est pas 
encore entièrement guéri. 

ENSERTAR, V. a. (einsertà); Enxer- 
tar, esp. port. Grefler. V. Entar, 

Ëty. du lat. inserere ou insertare^ mettre 
dedans, insérer. V. Ser, R. 

ENSERTAT , ADA, adj. et p, Grefle. 
V. Entât. 

Ëiy. du lat. insertatus^Y. 5«r, R. 



ENS 

BNSBRTIR , V. Eniar et Ser, R. 

ENSES,vl. V. Eneeiw. 

ENSBSOUNAR, v. n. (cmsesooiià). Pro- 
fiter d'un temps favorable poar les ïsionmi; 
saisir le moment propice poar les semeoco, 
Aub. faire à temps. 

ENSBSSAR, vl. y.Enemueesr. 

BNSBT , vl. S'en eH, is'en soit. 

ENSEVELIR, V. a. (einsevellr) , proi. 
mod. SeppeUiref ital. Ensevelir. V. Emier- 
rar. 

Êty. du lat. sepemre,m, s. 

ENSETNA, vl. V. Enseigna. 

ENSETNAR, vl. V. Ensegnar, 

ENSETNAT, ADA, adj. et p. vl. Enaâ- 
goé. V. Ensegnat et Sign, R. 

ENSEZENS, adj. et p. vl. Assis. V. Sei, 
Rad. 

, s. f. (einsie); ■■■—■. n t im. 
Envie, jalousie : Portar emsia,^ 
porter envie. 

Ëty. de l'esp. ansia, désir Yioleni. 

Paue de ben, petue d^ ensia 

Vau mai faire eneia que pieUÀ^ Prof . 

Dérivés: Ensiar, Esisi-oue, Enee-riau, 
Enseria. 

ENSIAR, V. a. (einsia); bkimu Désirer, 
envier, souhaiter,, ambitionner le rang, k» 
honneurs, tarante, la fortune de quetn^'ao. 

Éty. de en«ia, envie,, et de l'acL or, aw 
envie. 

ENSIAS , s. m. (erasiàs} ; covonntA, m- 
MiAt, coooiiiBmA. Ventisquero, esp. Onéemtt 
ce nom dans la Haute-Provence, aux las de 
neige que les vents amoncellent dans tes Tir- 
ions et dans les lieux bas et enfoncés. 

Éty. de en, dans^ et du lat. sisCert, r^ 
nir, arrêter. 

Ce mot, comme beauconp d^aolres, n'kmk 
en usage que dans quelques pa]fs mena- 
gneux, n'a point d'équivalent en français; 
fondrière de neige serait celui q.ui pocrai 
en approcher le plus. 

ENSIBLE, dl. (eînsiblé). Y. EnsoMa. 

ENSIENMENS, adv. vl. B«mTAu»t 
stMEiiMBii. EscientementCf anc. esp. SdcB- 
ment, à bon escient. V. 5a6,R. 

ENSIGNA, s. f. (einsigne), d. bas Ga^ 
Pour enseigne. V. Enseigna. 

Les bijoux que les femmes portent an coi 
s'appellent aussi «luttai. 

A la boucherie on donne le nom de emst- 
gna , à la marque qui distingue le mouloade 
la brebis. 

Ëty. du lat. signum, signe. V. Sign, R. 

ENSIGNAR, md. V. Enseignar etStfV 
Rad. 

ENSUOAR a', Gare. AIL de Encimar t\ 
V. c. m. 

ENSIN , Pour ainsi . et 

ENSINTA,^Garc. V. Ansin. 

ENSIN0AR, vL V. Insinuar. 

ENSIO. s. f. vl. Intention. Y 

ENSIOUS, OUA. OUSA, adj. (einsiôas. 
6ue, ùusc). Jaloux, ouse; envieux^ euse. V. 
Envegeous. 

Éty. de ensia et de ous^ litt.. de la natare 
de la jalousie. 



InUmiies^ 



QMnd Jm 



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Gmn- Bmht. 4tb Dim. 



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ENS 

BNSmilBNT» 8. m. (rinsinnéiD), dg. 
MSMMsa. Sarment de vigDe. V. Fû. 

ENSIRMENTAR , v. a. ( einwrmeiiUà \ 
dg. L'aclioo de ramasser les sarments coup^ 
de la veille el de les mettre en poignées. V. 
Gavtou, 

ENSIVADAR , V. Endvadar. 

EU«8IVOn8,OUSA, OOA» adj. (einsi- 
vous, ôuse, ôuc). V. Kntiêmê, 

ENSOOnCAR, V. a. (einsooncâ). Espa- 
cer, tracer les sillons d'espace. V. Soouca et 
Vessana, Avril. 

EN80UBLA, S. f. (ansôuble); juaovui^, 

Msiir», «i..ii.«, w.«i^. Nom de deux 
rouleaux de bois dont l'un est placé devant le 
métier du tisserand, et l'autre derrière; Tun 
porte la chaîne et l'autre le tissu. 

Éty. du lat. insubula, qu'on trouve dans 
les anciennes glauses a%ec la même signiu- 
cation. 

EN80UGAMENT, S. m. reinsoucaméin) , 
dl. Le mouton d'une cloche. V. Bassegue, 

Éty. de «n , de souca et de mtrU, la sou- 
che. 

ENSOOGIAR, V. Souciar rX Soullidl, 
Rad. 

EN80ULENT, ENTA, S. et adj. Voy. 
Intoulent et Sol, U. 3. 

EN60UIJSNTAR, V. a. (einsouleintà), 
d. baslim. Humiler quelqu'un par des pro- 
pos ou des gestes insolents. 

Éty. de ensoulenl el de or. V. Intoultnl 
et5o(. R.3. 

EN80inLENTARIA8,s. f. pi. (einsou- 
leinlaries), md. Paroles ou gestes indécents. 
V.5oi,R.3. 
EN80UPIJS , Y. Ensoubla. 
EN800PRAR, v. a. (einsouprà) ; loo- 
r»A». Açufrar, esp. Enxofrar, port. Insou- 
frer, enduire de soufre, soufrer. 

Éty. de en, de toupre el de ar, mettre du 
soufre sur, ou tremper dans le soufre, ou du 
lai. iulphurare. V. Soupr, R. 

ENSOOPRAT, ADA, adj. et p. (einsou- 
prà, àde) ; loiivmAT. Enœofrado, port. Ensou- 
fré, ée ; soufré. 
Êty.dulat. f«îp^t«ra(ii#. V. Soupr, R. 
ENSOURCCLAMENT, V. Mascaria et 
5or<,U. 
ENSOURCELAR, Voy. Emmanar et 

SotU r. 
ENSOURGE&AT, V. Emmascal cl Sort, 

Rad. , . 

EN80URGILBAIRE, AIRA, S. (em- 
soucillâïrc, àîre), dg. Sorcier, icrc; enchan- 
teur, enchanteresse. 

ENSOUBCII-HAR,v.a. dg. (ensourcil- 
là). Ensorceler. V. Emmaicar^i Sort.W. 

ENSOURCn-HAT , ADA , adj. et p. dg. 

Ensorcelé, éc. 
EN80IIRDAR, v. a. (einsourda) ; busoub- 

DIB, ICHOVBOl», «l«»OC»I>A«, BMtOOllD&a, AMOOm- 

BA», itfovBOAB. A$$oTdaT€, ilal. Emordeeer, 
csp. Ensurdecer, port. Assourdir, abasour- 
dir, rendre sourd a force de crier. 

Éty. du lat. exsurdare, ou de «n, de sourd 
et de ar, rendre sourd. V. Surd, R . 

EN8017RDIR,V. Ensourdar ciS urd, 
Rad. 



ENS 

E.S SOURTUVENT» v. Aêêourtmeta et 
Sort,l\. . 

ENSOmiTIR, Ce mot signiGe aussi éle- 
ver, instruire jusqu'au bout. V. Asiourtir, 
EnsortireiSort,^, 

EN80iniTIT, Achevé, complété, élevé. 
V. Assourtit ei SoH, R. 

EN80USSIAR 8' , et 

ENSOCS8ITAR S\ Garc. Y. Sousiiar 
s'en el SouUicit, R. 

ENSOUVENIR 8', v. r. (s'cinsou venir). 
Garderie souvenir d'une chose passée; on 
dit se souvenir, quand îl y a peu de temps, el 
se ressouvenir , quand l'époque dont on veut 
parler esttrès-éloignée. 

Éty. de en, en, ou de, el de souvenir, se 
souvenir de. Y. F^n, R. 

ENSTRt)MENT , Y. Instrument. 

ENSTRUSIT, adj. dg. Y. Instruit. 

ENSUBRAR, v. a. (einsubrà). Mettre du 
liège à un Glet. Garc. 

Éty. de en, de subre^ liège, cl de ar, gar- 
nir en liège. 

ENSUCADA, Y. Sucada, Gare. 

ENSnCAR, v. a. (cinsucà); bbbochab, 

ASSVCAB, ATOSAB, BBCBTAB, DBStUCAB, A'W.IAB. 

Assommer, tuer quelqu'un en lui frappant 
sur la télé avec un corps contondant. 

Ély. de en, de suc, sommet de la tête, et de 
l'act. ar, frapper sur la tète. 

EN8UGAR 8', v.r. Se casser la tète en 
tombant, S*es ensucal en toumhant. 

ENSUCAT, ADA, adj. et p. (einsocà, 
àde); bbiocbat, atocat. Assommé par un 
coup sur la tète. Y. Suc, R. 

ENSUITA, adv. (einsuile); apbbs, »bi, 
rm. Ensuite, apr^, à la suite de. 

Ély. de en et de suita, à la suite. Y.Scqu, 
Rad. 

ENSUIVRE 8', v. r. (s'einsùïvré) ; «bib- 
•BBt', «isKovui •'. J?n#e^ui r, anc. cat. S'en- 
suivre; résulter, dériver d'une chose comme 
d'une conséquence : S'ensuit que, il s'ensuit 
que. 

Éty. de en et de suivre, ou du lat. inscqui, 
m. s. Y. Sequ, R. 

EN8UPERBIR 8', V. r. vl. Ensuperhir, 
cat. £n#o6er6efer, esp. port. Insuperbire, 
ilal. S'enorgueillir, devenir superbe. Yoy. 
Super,K. 

Ély. du lat. «uperfcia, orgueil, et de tr, de- 
venir. 

BNSUS, dl. EnsuSy cal. En- haut. Y. 
Sus-en. 

ENT 



ENT 



75 



ENT, adv. (eint), vl. sut, eh. Endc, esp- 
mod. Ains, en vieux français, plutôt, avant» 
auparavant, delà; dedans, vers, devant, de- 
vers, près. 

Ély. du lat. antè et indè, que Denina fait 
venir du grec evOev (enlhen); Ent'erbe, mais 
bien plutôt c'est, Douj. il signiGe aussi dans, 
et il vient alors de intus. 

ENT , vl. Qu'ils ou qu'elles aillent. 

ENTA, prep. et adv. (einlâ), dg. Yers, 
jusqu'à? des environs. 

Uno onibo, un tr.oatoini , un porc redoun tU krt, 
S'en anabon enta la finv. 

Brrgejret. 



ENTA81«A1IENT, s. m. (dntablaméîn). 
Entablement, saillie en haut des murs d'un 
bâtiment. C'est la troisième el supénewe 
partie d'un ordre d'architecture qui repose 
sur la colonne. 

Ély. du lat. tabuJatum , assemblage de 
planches , d'où intahulatwm, on de en, en , 
de tabla, planche, et de tnenl, chose faite 
en planches, ce qui fait penser que les pixs- 
raiersenlablemenU furent construits en bo». 
Y. Tabl, R. 

renlablemenl se compose de 

L'ARCHITRAVE, pHncipJe pontrccn poilrwl q«U port» 
borixoDulrment lur dei coluonw el qni Wl U prwawte 
parti* de l'entableroent. ^ 

LA FRISE . grende face pUw qui .^w l'ercbiime d atee 
la eoniiche. « j v 

LA CORKICHE, qui ttx la pertle U pl« «evée. >. 
CounacAm. 

ENTABI4AR 8' , Y. Entaular s\ 

ENTACAR , V. a. vl. «htachab, «ttbcab. 
Entacar, anc. cat. Intaeeare, ilal. Entacher, 
souiller. 

ENTACHAR, vl. Y. Entaear. 

ENTACON , Y. Enticon. Sauv. 

Le mot enticon manque, il arrive sou- 
vent à M. de Sauvages de renvojrer amsi * 
un autre mot qu'il a oublié de faire Ogurer 
dans son dictionnaire. 

ENTAI, Garc. Y. Entalha el Talh, R. 

ENTAnXAR , vl. Y. Entalhar. 

ENTAILLEMENT, s. m. d. vaud. Sculp- 
ture. Y. Talh,K. ,..,.. M lyv.rA 

ENTAINAR, v. a. (eintaïnà), dl. Faire 
endèver. Sauv. ,. ^ ^ •«i..:«a 

ENTAINAT, ADA , adj. et p. (eintama . 
àde), dl. Mutin, emporté, endevé. 

ENTAIRE, s. m. (einlâïrè). Celui qui feil 
profession de greffer. 

Éty. de ente el de aire. 

ENTAIS, vl. Il ou elle jette dans la boue. 

ENTAI. , adv. (einlàl) , dl. Jusque-là ; en- 
viron, vers quelque lieu. 

Éty. de en(ai«ndfech. jusqu'à tel endroit. 

ENTAIUkNTAMBNT, vl. Y. ^nttt(en- 

tament. , 

ENTALENTAIUENT, 8. m. vl. "^^V^ 
TA-cBT. Goût, désir, penchant, affection, 
disposition. V. Talent. 
ENTAI.ANTAR, V. Entalentar. 
ENTALENTAR, v. a. et n. ^'-.«f'e*"' 
TA.. £n(alen«ar. cal. /ntalentare, Uaj. Don 
ncr , prendre goût; être emp':^?»^; <iisposer, 
désirer, rendre désireux. Y. ■*« ^ViS«n 
ENTALBNTAT, ADA. adj. el p. («n- 
talcnlâ, àde), dl. Désireux, e"se. qui a 
conçu le désir, la volonté. V. raient. 

ENTAUSNTIS, adj. vl. Intentionné, 
disposé, désireux, empressé. ^ 

ENTA1-ENT08, adj. vl. Désireux, em- 
pressé. V. Talent, R. ^ ,^ . 
ENTAUI , s. m. vl. Enlalhz . anc.^ cat. 
Entalle, anc. esp. Entalho, port. Intaglto. 
ilal. Entaille; forme; gravure, sculpture. 

V. Talh, R. 

ENTALH , Y. £n(afca. 

ENTALHA, s. f. (einlailhe) ; Intaglio, 
ital. Entalho, port. Cran, petite enUille 
pratiquée sur un corps solide. 

Éty. de en, dans, et de talha, Uillc dans. 
Y. Talh, R. 



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76 



ENT 



ENTAIiHA, 9. f. (eiotàille); nrAiA, sa- 
TAUi, nTAi. Intaglio, iul. Entalho, port. 
Entaille , coupure faite aux chaire avec un 
iDstrumeDt tranchant ; ouverture que l'on 
fait à une pièce de bob pour la joindre ^ 
une autre. 

Éty. de en, dans, et de tailha, coupure. 
V. Talh, R. 

ENTAI.HAIIENT , 9. m. vl. Enlatta" 
mienU) , esp. Iniagliamento , ital. Sculp- 
ture. 

ENTATiHAB , v. a. vL bktaiab. svTAUAAm. 
Entallar, esp. Entalhar, port. Intagliare, 
ital. Graver, sculpter, entailler» tailler, bles- 
ser; faire une entaille, soumettre à la taille, 
à rimposition. 

Éty. de en, dans, et de talhar. V. Talh, 
Rad. 

ENTALHA8, s. f. pi. (eintàilles). Entail- 
les, dents d'afiB&l de bord. t. de mar. coches 
qu'on pratique dans les flasques, au derrière 
de l'anût des canons, pour y mettre le tra- 
versin sur lequel on place le coin de mire. 
Ach. V. Tal^, R. 

ENTALHAT, ADA, adj. et p. (einUillà, 
^àe);Enlalhado, port. Entaillé, ëe. V.Talh, 
Rad. 

ENTALHAT, ADA, adj. et p. vl. Sculpté, 

ENTAbÎenadURA , s. f. (einlamcna- 
dure) : BirrAMBimBA . nrcAMAoniiA. Enlamure, 
première partie enlevée d'un tout; écor- 
churc. 

Ety. de entamenad et de ura , chose en- 
tamée, y. Toum, R. 

ENTABOSNAR, v. a. (einlamenà); sm- 
mMMAM. Entamer, couper une partie d'une 
chose entière, commencer à couper, h di- 
viser; commencer un discours, une histoire, 
un conte ; blesser : A leis mans entamenadas, 
il a les mains déchirées, Ai la gorgea enla- 
menada, j^ai le palais, le gosier tout écorché; 
mettre un tonneau en perce, commencer 
quelque chose. 

Ély. du grec Ivt«îxeTv (entaméin), couper, 
formé de iv (en) , dans, et de tsjaveiv (lem- 
néin) , couper ; xat^etv (taméin) , se trouve 
aussi. V. Tounit R. 

ENTABIENAR 8' , v. r. Se faire une 
légère blessure, ce qui arrive souvent aux 
malades qui restent longtemps couchés sur 
la même partie. 

ENTAMENAT, ADA, a<Ij. et p. (einla- 
menà , àde) ; BinsMcnAr. Entamé , ée , qui 
n'est plus entier, qui est commencé. V. Toum, 
Rad. 

ENTAMENEIRA , d. m. V. Enlamena- 
dura et Toum, R. 

EffTAMENS , adv. vl. Par la même rai- 



Tampauc et Paue, 



a. 



(eintanlchà) . dl. 
.Hâter, dépé- 



son, par cela- même 

ENTABIPAUG, V 
Rad. 

ENTANCHAR, V. 
coiiiTAa , Auumii . •*& 
cher. V. Despachar. 

Tuât r«t«mplc dcl inrsu^ eatomcAo Iuim LorI«u. 
Pfjro». 

Ély do grec iv (en), et de tàyjx (tacha), 
vile, promptemenl. Thomas. 
ENTANCHAR ST, v. r. Se dépêcher. 



ENT 

Sus soun eitandart ieêcouveri 
L'ou veiia t^umbar d'un couvert 
Un manobra que #*entanchava 
Coumo $e la causa pressava. 
Favre. 

ENTANGHAS, s. f. pi. (enlàntches) , dl. 
Des mouillettes, tranches de pain longues 
et étroites, avec lesquelles on mange un œuf 
a la coque. 

ENTANDI8, d. béam. Tandis-que. 

ENTANDOOmiENS, adv. cependant, 
dans cet intervalle. V. Entanterin. 

Ety. du lat. intérim , dum. 

ENTANOEAR 8*, dl. V. Entanchar i\ 

Faran ben de «*entangea. 
Rigaud. 

ENTANT, loc. adv. d. vaod. AuUnt, 
d'autant : Entant cani , autant que , tant 
que; Eutantplus, d'autant plus. Y. Tant, 
Rad. 

ENTANT m qvamt , dl. et impr. otas- 
mcAM, niTAM m'iucas. De près ni de loin, en 
aucune façon, Sauv. V. Tant, R. 

ENTANTERIN, adv. (einUnteifn); m- 
mrsABr, krtamtakiii , TAirnmii, «irrAiiuooii- 

WÊmmt, BVTKAiii. En attendant, dans ces entre- 
faites, cependant. 

Ély. du lat. intérim. 

ENTANTOU , adv. (eintântou); Intanto, 
ital. Néanmoins, toutefois. 

Ëty. du lat. intantum. Y. Tant, R. 

EBÎTAR, V. a. (eintà); kimbstab, mtAm- 

TAa, ■■rBOOTAir, m IABTAB, BHtBVVni, BIMABTAa, 

usBBTiA. Greffer, faire l'opération delà greffe. 
V. Ente, 

Éty. du lat. intue et de ar, mettre dedans. 
V. Enter, R. 



On onto , CMio sësnp , d^ mû d'à 
Eatr'Mtréi en troampetto , co rendo , co mcmmo*. 
PeyroU 

ENTARRAMENT, V. EnterramenL 

ENTARRAR, V. Enterrar. 

ENTARRAT , V. EnUrrat et Terr , R. 

ENTART0GAR , v. a. (eintartugà) ; n»- 
TASTAOAii. Enivrer , donner k la lète , en par- 
lant du vin ; Es de vin capable de nous en- 
tartugar. d. de Thoraroe. V. Tartuga. 

ENTARTOOAR S* , v. r. (s'eintariugâ) ; 
S'eniêlcr, ou entêter à..; Pour s'enivrer. 
V. Enubriar. 

Ely. de en , de tartuga , tortue et de ar. 

ENTARTUOAT, ADA, adj. et p. fein- 
lartugâ . éde). Etourdi par le soleil. Gare, 
enlèlé. V. Tartuga. 

ENTASCAR B\ V. r. (s'cinlascâ) , d. m. 
S'enivrer. V. Enubriar s\ 

Éty. de en , dans , de tesca , mot que les 
latins employaient pour désigner un lieu 
couvert de ronces , où Ton ne peut marcher 
que difficilemcnl, et de Tact, ar, un hom- 
me ivre marche en effet comme s'il avait les 
pieds entravés 

ENTASCAT, ADA. a($. et p. (einUscâ, 
«ide), d. m. V. Enubriat. 

ENTAT, ADA, adj. et p. (eralâ, âde); 

BlIfraTAT, BMTBOOTAT. Grcffé, éC. 

Éty. de tn(u# et de al, mis dedans. 
ENTAU , adv. d. lim. De même , ainsi 
que. 
ENTAUIiAR, V. a. (eîntaoulâ) ; Entau- 



ENT 

Xar , cat. Entaular Vwairt^ terme de Thch 
rame . monter la charrue , Tarranger, la dis- 
poser pour l'espèce de labour qu'oo se pro- 
pose de faire. 

ENTAUI.AR, Y. a. vl. Caser, ao jeode 
trie.- trac , mettre sur la table. 

Ety. deen, detottlaetdear. V. TabtX 

ENTAUIaAR 8', V. r. (s'eiotaoulà) ; «V 
TAnuui, «'ATAinuMi, •'savoovLAS , m'mnom- 
■AS, BinABAAM»'. Efdmutor^ anc. caL Ewês- 
blar , esp. Entabotare , port. Intavotan, 
ital. S'attabler, se mettre k table po«; 
rester longtemps. 

Ëty. de en, à , de taula , table , el defad 
ar, litt. se meUre à table. Y. Tahly R. 

ENTADIiAT , ADA , ac^. et parL (eis- 
taoulà , âde) ; wmrjkvmAx. Assis à table ; noa* 
lé , ée , en parlant de la charrue , garai, ea- 
castré. 

Ëty. de en . de taulaei du pass. ot, ado, 
mis à table. V.Tabl, R. 

ENTAVELAR, ▼. a. (einUvdâ); ^. 
Empiler. Y. Engrilhar et Acuehar. 

Éty. de en, de tavel , pile , et de ar , met- 
tre en pile. 

ENTAVELAT, ADA, Y. BngrUk^ 

ENTAYERNAR, v. vl. Entavemer. 

ENTAVERNAT, adj. et p. vl. £nla- 
vemé, 

ENTATRAIN , vl. Y. Intérim et integr, 
Rad. 

ENTE, s. m. (einté); 



Greffe, mode de reproduction des \égé<aai 
ligneux, qui consiste à (aire adopter par as 
individu une branche ou bourgeon d'à» 
autre individu; opéralfon que l'on pratiq» 
à ce sujet : la petite branche que l'on ente. 
Éty* du lat. tn^ue; dedans, ou du grec 
h^oL (entbema) , selon d'arbre greSê sa 
un antre. Y. Mer, R. 

Onnowtme : 

GREFFE ^ le boargMa «m riniM« qaW trampInM. 
SUJET , l'arbre sur lr<|Mcl oa l'inaèrc. 

On connaît aujourd'hui plusieurs wusnikes 
de greffer , dont les principales sont : 

LA GREFFE EN FENTE, téU qnreoMbic à imAn ■■ 
pe«iri brancha dUns mm (nM praUi|««* nr le wui pi » 
d'un* brinehe «m d'an tronc , ec <|a*oa pan< Ur* • 
funnc de poupée , de croix , de eottronme , 
« l'anglaùe , de couronne « oranger , etc. 

LA GREFFE. EN ÉCUSSON , qa'oa fmH 

rent dans le CNJet, un OMWceaa d'é«orce OHMi d'an «2 
deoe MM milieu. On la Ufc eo mil potasmmt et es cil 
dormant. 

LA GREFFE PAR APPROCUE SIMPLE, cdk i|«i rrni» 
d« la rëténion que eontraclent deux troncs t\vi aa Machm 
iincnédiatcmenl. 

LA GREFFE PAR APPROCHE COMPUQCÉE . 
celle qnl dificee de U pr^eédcnU en e« «{«'ua liai ^ 
MMaiite k ehaenn des anjats. 

LA GREFFE PAR JLXTA.POSITION ; èmm «ue 
capctfc , la greffe ee louche dam t«*iites ac« |ini liei «««e 
le sujet : on la prati<{Me ta/tule, en c^aAuncaa, ^ em* 
nom , «n tujrau , en anneau , oa ekepilit , em tpntmh . 
eta. 

ENTCRE . l'eiidroil oti l'on place la fi«Gb. 

Théophraste , Lucrèce et Pline, attribuent, 
avec raison , au hasard , l'invention de la 
greffe. Nous avons vu nous même une greffe, 
non seulement due au hasard , mais une 
greffe que Fart n'a pas encore su imiter, 
celle du mélèze. On peut en voir rhistoire. 



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ENT 

dans le premier fecuell publié par la So- 
ciété des amatears des sdences physiques et 
naturelles. ^ 

Virgile parle déjà de la greffe en fente et 
de la gr^een écusson dans ses Géorgtques. 

Cm art • Jeu» »w«tt » i<mX VMel Ml pwtil. 
Tantôt , <Uiu r«i»aroi».roéiiie , o4 U boutoo Tcnnefl 
D<l)« hhM échappOTM fmUl* prirnint^ . 
Ou fah B«M VtMtr «M f«M« Mgir* . 
Là iTun arbra f^nlla m iMir««o bMton , 
D« l'arbrp <iui l'adopte « aitfa «owriMoa. 
TanUc daa eoiu atgiM «•tr'oavrcni avac Corea 
Un tronc doM aMaa Mand m b^rUaa Vicorm ; 
A aac bnuMbaaanccètla un raouan ploa hearaiix ; 
BbMildt ea trooe ê'Uif en arbre vigoarenx « 
Et ae eativrant de* (rahe d'one race étrange , 
Admire wa enfanU dMit il nTart paa le ^if* 
Trad daDeIKU. 

Hésiode ni Homère ne faisant aucune 
mention de la greffe , il n'est pas probable 
qu'elle fut connue de leur temps. Macrobe 
en attribue l'invention à Saturne , qui l'ap- 
porta selon lui en Italie. 

Caton décrit parfaitement les manières 
d'enter en fente, pour la vigne ; sous l'écorce, 
pour les arbres; et en écusson, pour le flguier 
et l'olivier. 

ENTE, adv. de lieu(einté). OiLVoy. 
Ounie. 

ENTE , prép. dg. Veis : EnVcra , yers 
elle. 

ENTE , S. m. Mouvement , espace. Aub. 
V. Andi. 

ENTEARRAR, et 

ENTEARRAT , d. m. V. EnUrrar, 
EnierrateiT€rr,n. 

ENTEC, s. m. (eintèc),dl. noBci. Voy. 
Endeca. 

ENTEGA, s. f. (eintéque), dl. wmvmc ^ 
mmnc. Tare, vice, défaut y langueur, vice 
intérieur. 

Ely. Mot celtique , selon M. Astruc. 
M. Dumège le dérive du grec aveOt^xa (ane- 
theka),aor. tiré de avatiOi)(jLi (anatilhémi), 
imposer, exposer. 

Dérivés : Endee-ary Endee-alfEndec-un» 

ENTECAR , v. a. (eintecà) , dl. ubacab, 
KTOBCAB. Estropier , rendre maladif, maléû- 
der ; infecter , empuantir. ^ 

Ëty. de endeca et de ar, 

ENTEGAT , ADA , adj. et p. (eintecà , 
àde), dl. niDBCAT , MMomemAT, EnUcQdo , 

esp. Entecal , cat. Estropié , éclopé , malade, 
maléGcié , maladif, morfondu. 

El y. de endeca et de a( , ou du grée 
avam^xu) ( anatékô) , exténuer. Thomas. 

Es enaecat per ea vida , il est estropié 
|K>ur le reste de ses jours. 

Un enfai^t endecat, lin enfant noué, en 
charte. 

Ai las mans entecadas , J'ai les mains en 
compote. 

Es toui endecat , il est tout contrefait. 

Aubre endecat , arbre entiché. 

Plantas endeeadas , plantes chétivcs , 
languissantes. 

Soixanlo, qaatre-vingts , cent corps 
S'entemmn emb'una joumada , 
Tant nostro villo es endequado* 
Le Sage. 

ENTBORADAMBNl , adv. ». V. Bn- 
Ugrament et Integr^ R. 



ENT 

ENTBORAnAMENS, adv. vl. Y. Ente-^ 
grament. 

ENTEGRAMENT . adv. vl. uiTMaA- 
mrr , vmomABAaBm. Entegrament et /lUe- 
grament, caL Integramente , esp. ital. Inté- 

5ralement, entièrement. V. EntUramentei 
ntegr, R. 

ENTEGRAMENT, adr. vl. Inteara- 
menti cat. IntegramenJU , ttal. esp. Intégra- 
lement , entièrement. 

ENTEGRE, vl. Entegre,eài.\. InU- 
gre. 

ENTEGRITAT, EnUgritai, cat. Voy. 
InUgriiat et ItUegr , R. 

ENTEGUE, s. m. (eintégué). Intelli- 
gence , bonne volonté. Cast. 

ENTEIR, EIRA , adj. vl. Entier, v. c. m. 
et Integr , R. 

ENTEIRADAWBNS , adv. vl. Y. £ti- 
tierament et InUgr , R. 

ENTEIRABIENT, adv. vl. Entièrement. 
V. Entierament. 

Ely. de enteir et de ment, V, Integr, R. 

ENTEIRAR , v. a. vl. Entegrar , cat. 
Integrar ^ esp. Inteirar^ port. Integrare , 
ital. Intégrer, renouveler. 

Éty. du lat. integrare. Y. Integr ^ïi. 

ENTELAGI , S. m. (eintelàdgi) ; bhtb&a- 
«L, MmtQmmLAvm , mmtoiMjkOM. Entoilage ; toile 
qui soutient une dentelle ou tout autre tissu 
plus fin. 

Éty. de en, de tcla et de a^î , mis en toile 
ou sur toile. 

ENTELAR , dl. Ourdir. Y. Ourdir et 
Tel, H. 

ENTELLEGTIO, S. f. vl. Intelkctiên, 
esp. Intellezione , ital. Synedoche , figure de 
rhétorique. 

Éty. du lat. intellectio. 

Intellectios.... cant una parts es pausaéa 
per matas. Leys d'Amors. 

ENTELUGENGIA, S. f. vl. Y. Mel- 
ligença. 

ENTELLIGENT, ENTA, adj. (eintel- 
ligéin, éinte) ; Entelligent, cat. Intelligent , 
ente, qui a de l'intelligence, qui comprend 
facilement 

ENTEMENAR , dl. Y. Entamenar et 
roum.R. 

ENTEMENOU , s. m. (eintemenôu) * dg. 
Baisure du pain. V. Embouchaira. 

ENTEN , s. m. vl. But , avis, fin , des- 
sein. V. Entenla et Tend , R. 

ENTENA , Enlena , cat. Y. Antena. 
Entena de moulin a vent. Volant , aile d'un 
moulina vent. 

ENTENA8, s. f. pi. (einténes). Anten- 
nes , et non entennes , comme l'écrit Ach. 
nom que Ton donne aux trois mâts plantés 
sur le c6té d'une machine à mâler. 

ENTENCIO , s. f. vl. Entendu , cat. 
hitention , v. c. m. et Tend, R. 

BNTENDABLAMEN8, adv. vl. Intelli- 
giblement. 

ENTENDABLE , ABLA , adj. vl. Intel- 
ligible, compréhensible. Intelligent. Voy. 
Tendon. 

BNTBNaAMENT , S. m. (etnteinda- 
méin ) ; Intendimento , ital. Entendimiento, 
esp. Entendimento, port. Entendement, «**l. 
Entendement , faculté de comprendre et de 
concevoir» 



ENT 



77 



Éty. de entendre etde menl, faculté d'en- 
tendre. V. TendjR. 

ENTENDEDOR. vl. Entendedor , cat 
Employé comme régime de Entendeire , 
v. c. m. et Tend y R. 

ENTENDEIRE, s. m. (einteindèïre) ; ■■- 
TBMDoii Entendedor, cat. esp. port. Inten^ 
ditore , ital. Entendeur , qui entend , qui con- 
çoit bien quelque chose ; en vl. amant, ga- 
lant , qui fait sa cour, confident. 

A bon entendeire paue paraulas. Prov. 

Ëty* de entendre et de être , qui entend 
bien. Y. Tend , R. 

ENTENDEIRE, vl. mmwmmmom. Pour- 
suivant , amant , amoureux. Y. Tend, R. 

ENTENDEMEN, vl. Entendement , cat. 
Y. Entendament et Tend y R. 

ENTENDEMENT , S. m. vl. smrBmB- 
mm , EMTmmnmKm. Désir , entendement , but , 
dessein , projet. V. Tend, R. 

ENTENDEMENT , s. m. vl. nnms. 
■su, mrwamtMÊm. Entendement, cat. Enten- 
dement, iutelligence , explication, avis« in^ 
terprétalion , intention , projet , but , afifec- 
tion , inclination. 

ENTENDENS, adj. vl. Savant , intelli- 
gent ; amant. V. Tend , R. 

ENTENDEN8A , s. f. vl. Intendcnso , 
cat. Intendenxa , ital. Idée , pensée , avis ; 
attente ; affection, tendresse, inclination, 
contentement, jugement, entendement. Y. 
Tend, R. 

ENTENDER, ▼. n. vl. Aller à... Avan- 
cer vers. 

Ëty. du lat. intendere, m. s. Y. Tend, R. 

ENTENDRE, V. a. (eintèndré) ; «mu. 
Intendere, ital. Entender , esp. port. £n- 
tendrer , cat Entendre , être frappé des sons , 
Y. Ausir , comprendre, prétendre, deviner : 
Entendi et Prétendi, j'entends et prétends. 

Éty. du lat intendere, m. s. savoir, avoir 
le talent . L'expérience. Y. Tend, R. 

A douote entendre , à double entente , qui 
offre équivoque , qu'on peut expliquer de 
deux manières. 

On dit double entente , et non double en- 
tendement. 

ENTENDRE 8' , Entender se , port. 
S'entendre , se deviner, se comprendre, 
être d'intelligence, agir de concert : S'en- 
tendon coumo larrouns en fiera, ils s'en- 
tendent comme larrons en foire. S'entendre 
à une chose, la savoir bien faire : Se U en- 
tende , il s 'y entend. 

ENTEBIDRE, V. a. vl. Entendrer, cat. 
Outre les significations du mot précédent, ce 
verbe avait encore les suivantes dans l'an^ 
cien langage: Apprendre, supposer, imagi- 
ner, viser, avoirdu penchant, et récipr. s'af- 
fectionner, s'appliquer. 

ENTENDODA, s. f. (einteindùde), d. bas 
lim. Dessein formé entre deux ou plusieurs 
personnes; intelligence, complot 
Éty. de entendre s\ V. Tend, R. 
ENTENDUDA, vl. Interprété. Sauv. 
ENTENDUR, Y. Entendeire. 
ENTENDUT, UDA, adj. et p. (einléndû, 
ùde); Entendido, port Entendu, ue; intel- 
ligent, savant dans son art, qui voit bien les 
choses. 
Éty. de entendre et de ut. Y. Tend, R. 
ENTENDUT, S. m. Aquot es un enten^ 



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78 



ENT 



dut, c'est une chose concertée, c'est fait à la 
main ; Ben entendut^ ad?, bien enlendo» sans 
doute, assarément; Mau entendtU^ s. m. mal 
entendu , siqet de division provenant de ce 
que les parties se sont mal entendues. Voy. 
Tend.R. 

ENTENEBBAR, v.a. et n. vl. Obscur- 
cir, couvrir de ténèbres. 

Ëty. du lai. oUenebrare. 

ENTENER, v. a. d. béam. Entendre. 
V. Entendre et Tend, R. 

BNTBNERC, vl. U ou elle attendrit, 
adoucit. 

BNTBNERG, adj. vl. Obscur, ténébreux. 

Éty. de tenebras, 

ENmfCm, UA. adf. et p. d.vaud. Te- 
nu, ue; o bligé, ée. V. Ten, R. 

BNTEN8A, s. f. vl. Ententa, anc. cat. 
/Mltfnsa, ital. Attente, pensée, réflexion, idée, 
soin, attention, application, volonté ; il ou 
elle aspire, dessein : No me$ en als $a enlen- 
sa, il ne met en autre chose son attention, il 
ne s'occupe que décela. Y. Tend^ R. 

ENTENSAR,?. n. vl. nmnAm, Avoir 
intention, disposer, appliquer. 

Ëty. de intention et de ar. 

BNTEN8AT , ADA , adJ. et p. vl. Dispo- 
sé, ée ; intentionné. 

ENTENSION, s. f. vl. bktwcio, nmM- 
MO. Attention, intelligence. Y. Tend, R. et 
IntenHon, 

ENTEN88I0. vl. Y. EnUnHoei Inten-^ 
iion. 

BffTENTA, s. f. vl. nmi, simii. En- 
(fnia, anc. cat. Entente, but, intention, des- 
sein : Per venir à lar intenta, pour venir à 
leurs fins. 

Éty. du lat. intentio, ra. s. Y. Tend, R. 

M*enîenta, mon entente. 

ENTENT AR, Y. Inlentar. 

ENTENTION. Y. Intention et Tend. R. 

ENTENTIU,IVA, adj. vl. Attentif. Y. 
Tend,ïi. 

ENTENDT , part. d. béam. Entendu. 
Y. Entendutei Tend, R. 

ENTER, prép. anc. béam. Y. Entre et 
Inter, R. 

ENTER, ENTERI. adj. vl. Enter, cal. 
Entero, esp. Y. Entier eilntegr, R. 

ENTERADOR. vl. Y. Enteraire. 

ENTERAIRE , s. m. vl. sRTAmAniB. Fos- 
soyeur. V. Enterra-mort, 

ENTERAR, v. a. vI-kutswaii. Enterar, 
cal.esp.ConOer. 

ENTERAT , ADA , adj. vl. nmaukr, n- 
rmmAtz. Confident, instruit, mis entièrement 
au fait. 

BNTERBESGHE, s.m. vl. Le zeste. 
ENTERIOA, s. f. (einterigue) ; nrruuoov. 
LBimLBA, nrncA, BpraïaA. L'agacement des 
dents; perte de l'appétit : Ai Venteriga, j'ai 
les dents agacées ; on dit par ironie de quel- 
qu'un qui a bon appétit, A pas Venteriga, 
faire enteriga, Y. Entrigar, 

ENTERIOAT. ADA, adj. et p. (einteri- 
gà, àdeV Agacé, ée ; en parlant des dents. Cast. 
ENTERIGOU . Y. EnUriga. 
KHTERIM. Y. Intérim. 
ENTEBIN , adj. vl. «irrATaAM. Inierino, 
cat. esp. port. Entier. Y. Integr. R. 

ENTERINA, adj. f. vl. Entièrement, in- 
tacte, immaculée. 



ENT 

Éty. du lat. intégra, m, s. Y. InUgr, R. 

ENTERINAHENT , s. m. ( einterina- 
méin); Inttrinamento, esp. Entérinement, 
disposition d'un jugementqui donne un plein 
et entier efiet à un acte qui ne pouvait valoir 
autrement. 

Éty. de enUrinar et de ment Y. Inlegr, 
Rad. 

ENTERINAR. V. a. (einterinâ). Enté- 
riner, ordonner l'eiécution de certaines let- 
tres du prince. 

Ëty. de la basse lat. interinare, employé 
pour integrare, formé de integer, donner à 
une chose son entier ef&t. Y. Integr, R. 

ENTERINAT, ADA, adj. et p. (einte- 
rinâ, âde). Entériné, ée. Y. integr, R. 

ENTERBOET , adv. d. bord. Au milieu. 

Éty. de enter, entre, et de miey, milieu. 
Y. Inter, R. 

ENTERNAR 8', v. r. (s'éinteraà). dg. 
S'enfoncer. Y. Enfounsar s' et Inter, R. 

ENTERNAT,ADA. adj. et p. (einteroà, 
âde), dl. Enfoncé, ée. Y. Enfounçat et Inter, 
Rad. 

E puey boste medoc es un camin de diaple , 
On es à chaque pas enternat dtns lou sapié, 

Yerdier. 

BNTERPOSITIU , ITA , adj. vl. Inter- 
positif, qui s'interpose. Y. Pous, R. 

ENTERPOZITIO, vl. Y. Inlerp^siHo. 

BNTBRPRETAGIO, vl. Y. Intirprtta- 
iion, 

ENTERPRETADOR , et 

ENTERPRETAIRE . S. m. Interpréta- 
dor, anc. cat. esp. port. Interpretùtore, ital. 
Interprète, traducteur. 

Ëty. du lat. inter pretator, m. s. 

ENTERPRETAMQV , S. m. vl. Inter- 
pretamento, iiaU Interprétation, traduction, 
explication. Y. Interprétation, 

ENTERPRETAR, v. a. (einterpretà). 
Y. Interpretar, 

ENTERPRETAT , vl. Y. Interprétât. 

ENTERRAIRE, s. m. (einterràiré). dl. 
BirTBnA-BiOATs, BiiTumA-aoïmmTs, nrrBBMATVB, 
ACLArA^MoimiiTfl. cosAu». Enterratove, esp. 
port. Fossoyeur, celui dont la profession est 
de faire les fosses pour y ensevelir. 

Éty. de en, dans, de terra, terre, et de aire, 
litt. celui qui met dans la terre. Y. Terr, R. 

Que diantre anax faire? 
Poudei pas plus plaire, 
Qu*emlmn enterraire, 
De que voulez fa d'tiit galant ? 
Favre. 

ENTERRAMENTjS. m. (eintarraméin); 
saTBMiAOO, BirrBAimAmirr, wtnAmmAmMmr, En- 

tierro, esp. Enterramento, port. Enterra- 
ment, cat. Enterrement, funérailles, inhuma- 
tion, action d'enterrer les [morts; derniers 
devoirs qu'on leur rend. 

Éty. du lat. in terra et de ment, manière 
démettre dans la terre. Y. Terr, R. 

La nécessité d'inhumer les cadavres a été 
sentie dans tous les temps et chez tous les 
peuples, mais le mode qu'on a employé a 
varié selon les lieux et selon les circons- 
tances. 

Les Egyptiens enterraient ou embaumaient 



ENT 

pour les mieox conserver, les restes de ceux 
qu'une vie irréprochable rendaient dignes de 
cet honneur. Les pyramides qu'ils élevèrent 
pour servir de tombeau à quelques-uns de 
leurs rois nous donnent une haute idée de 
leur magnificence en ce genre. 

Les Grecs, du temps d'Homère, brûlaient 
les morts et en renfermaient les cendres dans 
des urnes plus ou moins magnifiques, selon 
les rangs. L'inhumation n'avait lieu que pour 
le commun des honmies. 

Les Assyriens , les précipitaient dans les 
fleuves ; les Scythes les ensevelissaient dans 
la neige ; les peuples voisins de la mer, les y 
précipitaient; les Germains, dans les forets, 
les faisaient consumer par les flammes. Les 
Juifs avaient recours à renterrement : Adam 
fut enseveli dans la ville d'Hébron, et Gain, 
couvrit de terre le corps de son frère, ce qui 
prouve que l'inhumation est aussi ancienne 
que la mort. 

Les Romains mhumaient, et dans la suite, 
vers le IV»* siècle, la coutume de brûler 
s'était aussi introduite parmi eux. 

Les Gaulois, faisaient consumer leurs cada- 
vres par le feu. 

Gomme on le voit sur plusieurs marbres 
antiques, les anciens étaient ôéj^ï dans l'usage 
de porter un grand nombre de flambeaux aux 
funérailles. 

L'antiquité attribue à Cecrops. l'institotion 
des cérémonies funèbres dans la Grèce. Go-v 
guet. Orig. des Lois, t. 3. p. 42. 

On n'a commencé d'inhumer dans les 
Églises qu'en l'an 1200. 

Dans le Bas-Limousin, dit M. Béronie, les 
enterrements sont ordinairement accompa- 
gnés chez les paysans, d'un repas où fon 
boit autant de bouteilles que l'on a allumé de 
cierges ; pendant ce repas on propose ordi- 
nairement un nouvel époux ou une nouvelle 
femme au veuf ou à la veuve. 

On a vu, continue-t-il, autrefois porter l'in- 
décence de ce repas de «umrtofAat, jusqu'à 
porter le cadavre dans le cabaret et chanter 
ce mauvais couplet, moitié français, moitié 
patois. 

Il est mort 

Ou bien il dort : 
Pour le reveiller, irineons un veirt, 
Mort, mort! t'en iras lu sensbueaure. 

ENTERRA- MORTS , Enterra morts , 
cat. Y. Enterraire et rerr,R. 

ENTERRA-MOUERTS,d.m. Y. En- 
terraire et Terr, R. 

ENTERRAR , v. a. (einterrà) ; biitabhak, 

BKTBAMIAB. KMtBTBUa, ■UOimDm, tOBATYmA», 

scpsuBB. Enterrar, cat. esp. pont. Sotterra- 
re et /nterrare. ital. Enterrer, ensevelir, met- 
tre en terre, cacher dans la terre, inhumer, 
tenir caché. 

Éty. de en, dans, de terra et de ar, mettre 
dans la terre. Y. Terr, R. 

En terrar la raeina de is plantas, butter. 

ENTERRAT, ADA, adj. et p. (einterrâ. 
àde) ; nrABBAT. nmiAnAT. ■«■ooimvT, sb- 
rcuT. Enterré, ée ; enseveli, inhumé. 

Éty. de en, de terra et de at, mis dans la 
terre. Y. Terr, R. 

ENTERRINAMBN, 8. m. Inttrinamtn- 
to, esp. Entérinement. 



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EPÎT 

ENTBRROaACIO, vU V. InUrrogoHo, 

ENTERR<MAR,tI. V. IiOerrogar. 

BNTBRROOATIOy vl. EnUrrogaeié , 
cat. V. Interrogaîio. 

ENTERBOGATID , IVA , adj. vl. Inter- 
rogatiu, cat. ItUerrogativo, esp. port. ital. 
InleiTOgatoire. 

Ëty. du lat. Merrogatorius, m. s. 

ENTERROUOAR, V. Interrougear. 

ENTERROUOATION» V. Jnierrouga" 
fton. 

ENTBRROUOEAT, V. InUrrouQêai et 
Rog, R. 

ENTERROUIR 8' , T. r. (eÎDterrouYr) ; 
mnrnmmovmiam. Se salir avee de la terre, acqué- 
rir, acheter dea terres, devaûi propriétaire 
lerrier. ATril. V. Terr, R. 

ENTERTENIMENT, a. I». aoc. béam. 
EtttretieD. V. Tm, R. 

ENTBRTBNIR, T. a. atic. béam. Eo- 
tretenir. V. Entretenir et Ten, R. 

ENTERDSCLB, 8v m, vl. onr. Zeste, 
écorc e. 

ENTBRVA, 8^ f. ?l. Demande, question. 

ENTERVAR, V. a. ?1. Interroger. Voy. 
Bnirevar a^. 

ENTERVAB B\ Gare. Alt. de Ei^e- 
var i\ T. e . m. 

BNTERVENIR, ▼!. Y. Intervenir. 

EBlTEa, BBA, adj. vL Entendu, ue ; à 
condition. V. Tendy R. 

ENTBSAR, ▼. a. vl. HmsAm. Entnor, 
C8|). port. Tendre, diriger. V. Teend, R. 

ENTESAT,. ADA, adj. et pw vL Tendu, 
Handé, dirigé. V. TenA , R. 

ENTEflTAMENT, S» Dk (einteataméiu). 
Entêtement* attachement obstiné à son opi- 
nion, à ses sentiments ou à des personnes en 
lifeur desquellesronest prévenu. 

Êly. de «», 4e kato et de mnU. V. r«#f, 
Rad. 

ENTEVrAR, V. a. (eititestà); BntMiooo- 
■M. Entêter, reinpiir la tète de vapeurs, Té- 
loordir, la faire tourner : Afulla oondaur 
ênUêta f cette odeur porte à la tète ou en- 
tête. 

Ëty. âtet^de tnta et de ar. aller à la tète. 
V .ra#l,R . 

ENTESmjK, V. n. BHTWTAaom. Sdote- 
■irobstinément son opinion, faire tête. 

ENTESTAR 8', V. r. S'entêter , prendre 
de f opiniâ treté, s'obstiner. 

ENTB8TAR, v. a. vl. Persécuter, tour- 
menter, étêler, décapiter. V. EHeHar et Test, 
Rad. 

El«TE8TARlMR,Garc. Y. Mkteitmr. 

ENTEaTARDIT, Gare. Y. Enteêtatei 
Test, R. 

BIiTE8TAT , ARA, adj. et p. (eintesta, 
àde) ; mmvmgtAmmaCf «STAmmsAT , ovatmiAT , 

•vviMiMTmAT. Entêté, ée ; opiniâtre^ obstiné, 
prévenu, il est aussi substantif,, et il désigne 
alors un homme ayant ces lâcheuses qualités. 

V. rMe,R. 

ENTE8TAT,ADiA, adj. et p« (einteslà, 
àde) ; mmwavmovméx. Entêté, rendu louffd par 
Il vapeur du charbon ou autre. Y. Teit, R. 

BNTBBTINAI«, adj. des deux genres, vl. 
inîeitinal, esp. port. hUestinaU, ital. Intes- 
tinal. 

Éty. êà lat. inteitinut. 



ENT 

ENl^TINADA, adj. (emtetinâde) , d. 
bas lim. Femme, fille qui a une grosse gorge. 

Ëty. de en, de tetina et de ada, pourvu d'un 
gros sein. Y. Jet, R. 

ENTEUNEZIR, v. a. vK Atténuer, amai- 
grir, rendre plus mince. 

Ëty. du lat. aUenuare, m. s. 

ENTEZAR, vl. Y. EtUesar. 

ENTHOUSIASMAR 8', V. r. (s'eintbou- 
siasmà) ; Enthusiasmar se, port. S'enthou- 
siasmer, s'extasier, prendre oe Tenthousias- 
me pour quelqu'un ou quelque chose. 

Éty. de enthousiasme et de ar. 

ENTHOUSIASMAT, ADA, adj. (ein- 
tousiasmà, àde); Enthutiasmado , port. 
Enthousiasme, ée. 

Éty. de enthousiastne et de la term. pass. 
at. 

ENTHOUSIASME, s. m. (eintousiàs- 
mé); Entusiasmo, ilal. esp. Enthusiasmo y 
port. Enthousiasme, feu, sorte de fureur pro- 
phétique ou poétique, qui transporte l'esprit 
et enuamme l'imagination. 

Éty. du grecèvOou<Tiaj^bç (enthoiisiasmos), 
formé de Iv (en), dedans, de ôèoc (théos). 
Dieu, et de VvxT^fxi (hislêmi), je fixe, ou de 
Ivôeoc (enthios) , divin. 

ENTHOUSIASTO,s. m. (eintoosiàste); 
Entusiaste, ital. esp. Enthusiasta, port. En- 
thousiaste, visionnaire, fanatique, qui se croit 
inspiré, celui qui montre une admiration 
excessive pour des choses ou des personnes, 
qui en mériteraient moins. 

ENTI, prép. (einti), d. béam. Jusqiw: 
Enti a, jusqu'à. Y. Jusqua et Dentro, 

Des ^ch lou matin enti au béspe. 
Depuis le malin jusqu'au soir. 

Fabl.de la Font. 

Fnli-ara, jusqu*^ présent. 

ENTIRAISSA, s. f. (eintibàîsse), d. bas 
lim. Obstacle, emt>arras, difficulté qu'on fait 
naître dans une af&ire. 

ENTIGLE, Gare. Alt. de Bericle, v. c. m. 

ENTICON? 

Ben souven li'n eosto la vido^ 
Per estre tomba* enticon. 

Michel. 

ENTIEm, USIRA, adj.. vl. Y. Entier et 
Jntegr, R. 

ENTIEmAMENT, adv. vl. Entièrement. 
Y. Integr, R. 

ENTIER, lERA, adj. (eintié, ière); bh- 
ncYmA. Intero, ital. Entero, esp. Inteiro , 
port. £nter, cat. Entier, ière; (|ui n'est point 
entamé, auquel il ne manque rien,, qui a tou- 
tes ses parties ; fig. entêté, opiniâtre. 

Éty. du lat. integer, m. s. Y. Jntegr^ R. 

Cavau entier^ un cheval entier, qm n'est 
pas hongre. 

ENTIERAMENT, adv. (eintieramèio) ; 
Interamente, ilal. Entercunente , esp. Intel- 
ramente, port. Enterament, cat. Entière- 
ment, toul-àt-fait, en son entier^ sans excep- 
tion« 

Ëty. de entiera et de ment, d'une manière 
entière, complète. V. Integr, R. 

ENTIETR,vl. Y. Entier. 

ENTIGA, Gare. Y. BsUengiH. 



ENT 



79 



ENTILHA8, dl. Alt. de Lentithas y 
V. c. m. 

ENTIMAR, Y. Intimar. 

BNTBHAT, \. Intimât. 

ENTIME , Y. Intime. 

ENTDMIDAR , Y. Intimidar. 

BNTnnDAT, Y. Intimidât, 

ENTINAR, V. a. (eintinà); smnnLAa, ai- 
■BTAB. Encuver, mettre les raisins dans la 
cuve. Y. Entinelar. 

Éty. de en, dans, de tina, cuve, et de ar, 
M. mettre dans la cuve. Y. Tin, R. 

ENTINDAR, V. a. (eintïndà), dl. Parer, 
ajuster^^ 

ENTINDOUNAR, V. a. (einttndounà) , 
dl. Préparer, disposer, mettre des muids sur 
le chantier ; mettre du bois en pile, fig. dis- 
poser ou établir une afibire. Douj. 

ENTINDOUNAT, ADA, adj. et p. (ein- 
tj'ndounà, àde), dL Préparé, ée; disposé. 

Mm •'•quel boas parës d'otirgui emponsoniMt, 
Aqaetu »vl caprid «»aeMuo tntindouttat. 
UiU«t. 

ENTINELAR , v. a. (eintinelà) ; EirmiAB , 
TnmLAM, AMBTA». Eucuvcr, mcttrc le linge 
dans le cuvier, tinet ou tineoUy entinar, se 
dit plus particulièrement pour mettre dans ta 
cuv^. Y. Tina. 

Éty. de en, dans, de tinel, envier, et de ar, 
\. Tin, R. 

ENTINELAT, ADA, adj. et p. (eintine- 
là, àde) ; nrmiAT, asibxat. Encuvé, éc ; mis 
dans le cuvier. 

Éty. de en, de tinel et de at, mis dans le 
cuvier. Y. Tin, R. 

ENTINTERIN , Gare. Y. EntanUrin. 

ENTIPOUNAR, dl. Empiffrer. V. Ga- 
var, 

ENTnK>IJNAT , Y. Gavât. 

ENTIPROUS , O08A , S. et adj. (einti- 
prôus, éuse), d. bas lim. De mauvaise hu- 
meur, chagrin, grogneur. 

ENTIRANOIiAR, V. a. (eintiranglâ). 
T. de Thorame, dit pour Entnanglar, atte- 
ler au moyen d'un Triangle, v. c. m. et 
Très. R. 

ENTIRAR, v.a. (eintirà). Entraîner, (ai- 
re pencher la balance , peser davantage que 
ce que l'on a mis pour contre poids. 

Ely. de en et detirar. Y. Tra, R. 

ENTITAT, s. f. vl. Entitat, cat. Enti- 
dad, esp. Entidade, port. Entità, ital. Enti- 
té , ce qui constitue l'être ou l'essence de 
quelqjue chose. 

Ëty. du lat. entis, gén« de en». Y. Ser, 
Rad. 3. 

ENTITIGNAT, ADA, adj. (einlitignà, 
àde), d. bas lim. Se dit de plusieurs choses si 
fortement mêlées ensemble qu'on ne peut 
plus les démêler, trop pressé, trop serré, ei^ 
parlant des plantes. V. Tignassa. 

ENTITOIâAR , vl. Y. EntUular. 

ENTITUIiAR , V. a. vl. nmvoLAm , mvi- 
TotjkM. Intitulary cat. esp. port. Intitolare, 
ital. Intituler, nommer, donner, recevoir un 
titre. 

Ëty. du lat. intitulare,m, s. 

ENTITULAT, ADA, adj. et p. vl. Inti- 
tulé êe 

ENTOn.AGI , s. m. (eintoiJàdgi). Yey. 
Entelagi. 



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80 



ENT 



ENTOIAAR, V. a. (eÎDtoisà): 
EDtoiser, meltre en (as carré pour toiser. 
Gare. 

ENTOMAR, V. a. vl. Sodomiser. 

ENTONAR, T. a. (cinlounà); sanovm/km, 
Intonarey ital. Enionary esp. cat. Entoar, 
port. Entonner, commencer le chant d'une 
nymne » d'un psaume. 

Ëty. de en, de Ion et de ar, donner le 
ton. V. Ion, R. 

ENTOR, vl. V. Entorn. 

ENTORGHAS , 8. m. ( cintértcbes ). Nom 

3u'on donne au bouillon blanc, à la Motbe- 
u-Caire, près de Sisteron. 

Ëly. de en cl de torchai, s'élevant comme 
des torches. 

ENTORCHE, dl. m. 8. que Torca, torche, 
V. c. m. 

ENTORN , \]. sirroB. Entom, cat. An- 
tour, entre, à l'entour, environ. V. Enîaur. 

Éty. de tornare, V. Tom, U. 

ENTORROLAR, v. a. vl. Entortiller. 

Éty. de en, de tor et de rolar, rouler en 
tordant. V. ror<,R. 

ENTORSA, s. r. (eintôrse); mtoaia, ■•- 

TOAtUDA , SHTOmiODA , BSTOVMODA , BSTOVStl- 

DusA, TomwioiwA, AToviADimA. StOTtilaturay 
ital. Toreedura, esp. port. Entorse, exten- 
sion violente d'une articulation avec ou sans 
déchirement. 

Éty. du lat. tntor^uere, ou de en, dans, 
et de lors, lorsa , tordu, m. s. V. Tors^ R. 

5e faire una entorsa , tr. se donner une 
entorse. 

Le résultai de la distension forcée ou du 
déchirement qui constitue l'entorse , étant 
toujours d'attirer sur les parties qui les ont 
soufferts une fluxion d'humeurs ou une in- 
flammation qu'il faut chercher à prévenir; on 
conçoit combien est préjudiciable la pratique 
de ceux qui font exécuter, aux parties foulées, 
des mouvements plus ou moins violents; qui 
font passer le pied sur un rouleau, etc. Le repos 
le plus parfait est au contraire indispensable 
pour accélérer la guérison et prévenir les sui- 
tes fâcheuses que de simples foulures mal soi- 
gnées peuvent avoir. L'immersion de la partie 
dans l'eau très-froide, immédiatement après 
l'accident, peut prévenir l'engorgement, si 
l'on a le soin de la renouveler de temps en 
temps, et cela, pendant quelques heures. 

ENTOR8EZIR , v. a. \1. bhtoaiscsui. 
1 ordre, entortiller, lier. V. Torser, 

ENTOUGON , (eintoucén), dl. et bas lim. 
snoAcou, cRDAcoH. QucIquc part, sans dé- 
signer le lieu. 

On dit, je vais quelque part et non en 
quelque part. 

ENTOUINAR, v. a. (eintouinà) ; nrroot- 
MAB. Agencer , ajuster, accommoder , ar- 
ranger. Avril. 

ENTOULHABIENT , 8. m. (eintouilla- 
méin). EnGlement du cable, t. de mar. 

Êly. Entoulhament , est dit pour enver* 
toulhament, action de rouler, d'entortiller. 

ENTOUNADOURyS. m. dl. Entonnoir. 
y. Emboutaire et Toun, R. 

ENTOUNAR, V. Entonar, 

BNTOUNOIR, pr. mod. V. Emboutaire 
et Toun, R. 

laVTODPINAR, V. a. (eintoupinâ), dl. 
Mettre au pot. 



ENT 

Ëty. de en, dans, de toiiptna, pot, et de 
ar. V. Toupin, R. ^ » »^ • 

ENTOUPINAR S», v. r. dl. S'enfermer, 
se clore, comme dans un pot; se dorloter. 

BIm qm diuta a'aqnel , bouffit de aalSêmco , 
Qm ê'eiHoupino mmI dint Mon aiean* tdcn^. 



ENTOUR, S. m. (eînlôur); £n(om,cal. 
Entours, environs , circuit d'une ville; en 
parlant des personnes, celles qui vivent dans 
l'intimité de quelqu'un. 

Ëty. de l'ital. intomo. 

Et toujour à moun entour, il est toujours 
autour de moi. V. Tom, R. 

ENTOUR A I.' , adv. DHntomo , ital. 
A l'entour, aux environs. 

ENTOURAGI, s. m. (eintouràdgi) ; ■■- 
ToomACB. Entourage , tout ce qui entoare , 
ornements qu'on met autour de.. 

ENTOURAR , v. a. (eintourà). Entoorer. 
V. Cencharj Envirooutar et Tom, R. 

ENTOURCHOUNAR , v. a. (eintourt- 
chounà) ; bumbcboohab. Froisser, plier mal 
adroitement, mettre en un torchon. 

Ëty. de en , de tourchoun et de ar, V. 
Tourcy R. 

ENTOURGHOUNAT, ADA, a^j. et p. 
(eintourtchounà, àde). Froissé, éc. V. Tourc, 
Rad. 

ENTOURNAR, v. a. (eintournà); Atlor- 
narcy ital. Ritornar, esp. Retourner, reve- 
nir sur ses pas, rapporter. 

Éty. de re, ilér. et de tournât. V. Tom, 
Rad. 

ENTOURNAR S» , V. r- Ritomarsene , 
ital. Tomar atras, port. S'en retourner, 
revenir, retourner sur ses pas. 

ENTOURTEIJàR , V. a. (eintourtelà). 
Réunir plusieurs prunes pelées et privées 
du noyau, pour en faire ce qu'on appelle, 
dans les fiasses- Alpes, des TotirreoiM. Voy. 
Tourteou. 

Éty. de en, de tourtel et dear. V. Tors y 
Rad. 

ENTOURTILHABIBNT , 8. m. (eintour- 
tilhaméin) ; BirroBTiiJuuiBirr , TOBnuiAmnnr , 
nrrocBTiAMXKT , ERToiiToujttAMBinr. Entortil- 
lement , action d'entortiller, ou état qui ré- 
sulte de cette action. 

Éty. de entourtilhar et de ment. V. l'on, 
Rad. 

ENTOURTILHAR, ▼. a. (eintourtilhà) ; 

SBTOOBTIAB, BRTOIIBTOVBIUM», KBTBBTOVUUUI, 
BmrABTBOAB, BBTIBOVLAB, BB«O0BTfU|AB , TOUB- 
TBLHAB, BMTOVBTXB, BBTOPBTIAB, fIfitOrtoUi' 

gar , caL Entortiller , envelopper tout au- 
tour en tortillant , tordre plusieurs fois. 

Entourtilhar una clau, fausser une clef. 

Éty. de en et de tourtilhar, tortiller en 
ou autour. V. Tors, R. 

ENTOURTILHAR 8' , V. r. S'entortil- 
ler, se tordre ou envelopper autour. 

ENTOURTILHAT , ADA , adj. et p. 
(eintourtillà , àde) ; bbtovbtovbiuiat, bbtovb- 
TiAT. Entortillé, tortillé; 6g. embarrassé, 
diffus. V. Tore, R. 

ENTOURTiR , T. a. (eintourlir) ; bbtba- 
VACAB, BBTouBvooiB. Tortucr , rcudrc lorlu : 
Entourtir una elau, fausser une clef; En- 
tourtir un claveoUy plier ou tordre un clou , 
et non eroeuer, comme dit M. Gare. 



ENT 

Éty. de ^, de tourt, pour, fore, tordu, 
et tr, deven ir ou rendre tor». V. Tors. R. 

ENTOURTIT , IDA , adj. et p. (ein- 
tourti, ide). Tortue, tors, faussé. V. Tors, 
Rad. 

ENTOURTOUBILHAR , dl. V. En- 
tourtilhar et Tors. R. 

ENTOURTOUBILHAT , dl. V. En- 
tourtUhat et Tors, R. 

ENTOURTOUIR, Cast. V. EnsourUr. 

ENTOU»! ASHnS , Entusiasme, cal. V. 
Enthousiasme. 

ENTOXIOAT, ADA, adj. ei p. vl. 
BBTOTMBOAT. Empolsouné, ée. 

ENTOXIGUAR , v. a. vl. bbtotmbbab» 
BBnvwsAB. Empoisonner. 

Ëty. du lat. toxieum, poison. 

ENTOT9SEGAR, v1. V. Bntoxiguar. 

ENTRABAT , dl. V. Entrevat. 

ENTRABn.HAR, dl. V. Eniratacar. 

E^TRABOULHAR, v. a. (einlrabouiUâ), 
dl. Dévider un échevean ; colbrouiller. V. 
Debanar et EmibuUhar. 

ENTRABUCADOR , vl. Qui tombe, qui 
fait tomber, trébucher. V. Trabuair. 

ENTRACH , ACHA , adj. (eintratch , 
àtche) , d. m. Elevé , ée , qui peut se passer 
de sa mère, qui peut se suffire à lui-même; 
tiré d'un mauvais pas. Gar. 

ENTRAGHEIRAR8*, f. r. Se fagotter, 
86 mal ajuster. Gare. 

Éty. de en , de traehsr pour trachel, et 
de or. 

ENTRAGOR , S. m. vl. Gonvenlkm ré- 
ciproque. 

Ëty. de entre , entre , et de acùrA. V. 
Cor, R. 

ENTRACORRER , V. H. vl. Sonrenir. 

Éty. du lat. înlerenfrere. 

ENTRACTE, 8. m. (eintràcte). Entracte, 
intervalle qu'on met entre la représentation 
de chaque acte d'un drame. 

Éty. de enire el de ade. 

ENTifACTO, s. m. (eintr'acte). Entr'acle, 
espace, intervalle entre les actes d'une pièce 
de théâtre. V. EntracU, 

Éty. de entre et de acte, entre l'acte. Voy. 
Inter, R. 

Les Grecs ne connaissaient point les en- 
tr'actes, d'après J.-B. Rousseau, c'est aux 
Romains qu'il faut en attribuer Tinvention. 

ENTRADA» S. f. ibtbaoa. Enirada, cat. 
esp. Entrata, ital. Entrée: Aver Ventrada, 
avoir ses entrées quelque part. V. Inter, R. 

ENTRAFEGAT, dl. V. Intrigant, En- 
trafigat. Inter et Fich, R. 

ENTRAFIOAR , v. a. (einlraGgé) . d. bas 
lim. Au propre , se dit des choses pointues 
qui se mêlent et donnent ensuite de la peine 
à démêler ; au flg. on l'applique k toute espèce 
d'embarras. 

Éty. de enira, dans, et de figere, planter, 
enfoncer. V. Inter et Fich, R. 

ENTRAFIOAT, ADA, a4j. et p. dl. et 
bas lim. V. Embarrassât et Fich, R. 

BNTRAOOE, s. m. vl. Entrée. V. /n- 
tragi et Inter, R. 

ENTRAOI, V. Iniragi, 

ENTRAIONAR, V. a. (eintraignà). Met- 
tre en train. V. Entrainar et Tra , K. 

ApodloMi CatMU vaqidl que Iris entn^na. 

Bwinlda cUis DioM. 



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ENT 

ENTBàiaUAB y nom de lieo (eîntràlgae) ; 
TPAM«-AMOA«» vl. Nom qu'on rend en fran- 
çais parEntragoe, lieu situé entre deui ri- 
vières au-dessus de l'endroit où elles se 
joignent. 

Ety. du lat.trU^ aquas, m. s. V. Aigu^ 
Rad. 

ENTBJJNAMENTyS.m (ein^inamcin); 
mmtmmmABmir. Entrainement, action d'entrat- 
Dcr ; fig. force, attrait, charme qui entraîne. 

ENTRAINAR, v. a. (eintreïnâ); «msi- 
■AM, mraAiGKAs. Mettre en train, commen- 
cer, exciter les autres; acheminer; ajuster, 
agencer. 

£ty. de en, de train , Iran , et de ar, 
mettre en train. Y. Tra, R. 

ENTRAINAR 8', ?. r. wmrmmMm •'. Se 
mettre en train, se mettre en voie de faire quel- 
que chose, commencer; se parer, s'agencer. 

ENTRAINAT, ADA, adj. et p. (ein- 
treinà, âde); sutuiiiat. Commencé, mis 
en train. V. Ira , R. 

ENTRAIRE , ?. a. (einlràîré). Extraire, 
retirer quelqu'un ou quelque chose d'un lieu 
ou d'une affaire dangereuse; élever un jeune 
enOeint jusqu'à un âge où il puisse se suffire. 
V. AUfiar. 

Éty. de en et de traire, tirer d*en ou de 
dedans.y. Tra.R. 

ENTRAIRE 8' , V. r. S'adresser, avoir 
recours, aller trouver directement quelqu'un. 
Avril. 

ENTRAIJBA8, S. f . (einlrâilles) : wanuAMAê, 
mwnuuujkê. BfUrafioêy esp. Bnlranhas, porL 
Entrailles, les intestins et tous les viscères 
de l'homme ; quand il s'agit de ceux des 
animaux, on dit, budêouSf burbalha, tri- 
paUui. 

Ety. du lat. inUralia , formé du grec 
SvTtpov (enteron) , intestin , entrailles. 

ENTRA1.I88AR, v. a. (eintrolissâ), d. 
bas Ifm. y. EtUrelaçf^r et tae, R. 

ENTRAM AMI , V. EntremaiU , h Bwr^ 
celonnette on donne oe nom au filet dans 
lequel on ramasse le ibin. V. BarrUm , 
Trouêsa et Malha. 

BNTRAlilAR 8* , V. r. (etntramàs*). S'en- 
traimer, s'aimer réciproquement. 

Éty. de enire et de amar. V. Am, R. 

ENTRAME, AMEA, adJ. vl.Toos deux, 
toutes les deux. 

Ëty. de entre et de amb. V. Amby R. 

ENTRAMBIiAR , v. n. (eintramblà). 
Embarrasser, engager, on le dit propre- 
ment des pieds et des chevaux qui ont les 
jambes empêtrées ou embarrassées dans leurs 
traits ; on remploie aussi avec le pronom per- 
sonnel. Avril. 

Êty. Ce mot ne parait être qu'une altéra- 
tion de Entrevar^ ?. c. m. 

ENTRANT , adv. (einlràn), d. bas lim. 
Entrant, cat. Entrante, esp. ital. Le com- 
mencement de quelque chose: La semana 
entrant^ la semaine qui va commencer; d'où 
caramaniran, ou carema entrant. V. tnter, 
Rad. 

^ ENTRAPAR 8' , V. r. (s'eintrapà). Tom- 
ber dans une trappe, donner dans un piège. 
V. Eniravar $\ 

Éty. de en, de trapa et de ar. Y. Trap, 
Rad. 

TOM. II. 



ENT 

ENTRAPAT, ADA, adj. et p. (eintràpâ, 
àda). Tombé dans une trappe. Y. Trop, R. 

ENTRAR, Entrar, cal. Y. Intrar. 

ENTRAR 8E N' , v. r. d. bas lim. Ren- 
trer chez soi, se retirer; on le dit aussi pour 
maigrir, dépérir. Y. Mer, R. 

ENTRAS , adv. vl. En arrière : Entrai 
$à, jadis, ci-devant. 

ENTRA8GITAR, ?. a. vl. Entremêler. 
Y. Entremetclar. 

ENTRAT, ADA, adj. et p. (eintrà, àda); 
B9ITBACH. Elevé, qui peut se suffire. Gare. 
\,AUfiattiInier,K. 

ENTRATGE,s. m. vl. Début, commen- 
cement. Y. Inter, R. 

ENTRAUCAR, v. a. (einlraoucà) , dl. m- 
novcAK, nmiooucAM. Enfiler , embrocher. 

Ély. de en, dans, de traue, trou, et de ar, 
faire un trou dans... Y. Trauc, R. 

ENTRAUCAR 8', v. r. (s'einlraoucâ); 
•'sfCAroonuyi, •'■ncAronanAB. Se cacher dans 
un trou, dans la terre, se clapir, en parlant 
des lapins. 

Ëty. de en , dans, de traue, trou , et de la 
terminaison act. ar, se mettre dans un trou. 
Y. Trafic , R. 

ENTRAUGAT,ADA,adj.etp. (eintraou- 
cà, àde). Caché dans un trou. 

Ély. de «n, dans, de traue, trou, et de 
at , a da, mis dans un trou. Y. Trauc , R. 

ENTRAUIiAR 8*, V. r. (s'eintraoulà),dl. 
S'enfuir. Sauv. Y. Deicampar. 

ENTRAUPAR, V. a. (eintrooupà) , d. bas 
lim. Heurter, Y. Astipar ; mettre des en- 
traves, Y. Enamblar eiEntrevar, 

ENTRAUPAR 8', v. r. md. Tomber 
dans une embûche, dans les entraves, ou se 
les créer soi-même. 

ENTRAUPAT, ADA , adj. et part, (ein- 
trooupà, àde), md. Empêché, entravé, en- 
chevêtré. Y. Entrevat, 

ENTRAUSIR, v. a. (eintraousir); n- 
n'Ainm. Entr'oujfr, outr imparfaitement, à 
peine, à demi. 

Éty. de entre, presque, et de ausir, en- 
tendre. Y. Aud, R. 

ENTRAUSIR^. a. (eintraouiir) ; mmuLv- 
vm, «vnoovTiM. ^n/routnr, port. Ouïr im- 
parfaitement , à peine, à demi, entr'ouïr, 
sous-entendre. 

Éty. de entre et de ausir , litt. entre en- 
tendre et ne pas entendre. Y. Aud, R. 

ENTRATAGADURA, 8. f. (eintravaca- 
dùre), dl. Enchevêtrure. 

Ëty. de entravaead et de ura. 

ENTRATAGAR, v. a. (eintravacà); sfi- 

nupujiAB. Entravacar una clau, égarer 
une clef, mêler une serrure. 

S* entravacar lai cambai, Y. S' eniravar, 

Éty. Alt. de entraveaar. 

ENTRATAR, V. a. (eintravà); BunuivAB, 
nmiBVAB, rmABJkM., bitibabas, wmrtuiWACAm, 
mtnwumACAm, wmeonmiAm., Traïor, esp. Tra- 
var, port. Entraver, mettre des entraves, 
des liens aux jambes des animaux ; faire tom- 
ber quelqu'un en lui donnant le croc en 
jambe; fig. mettre des obstacles. 

Êly. de entrava et de ar, mettre des en- 
traves; de (ratt, |>ootre, parce qu'on mettait 
les jambes des prisonniers dans des ouver" 
tures faites à des poutres. 
Entrevaruncavau, empêtrer un cheval. 



ENT 



81 



ENTRATAR 8', ?. r. •'mmnmwAm, .'n- 

jkBJkM, 9mwïïmAWMCAm, «'iinmABACAm. S'em- 
pêtrer , s'embarrasser les jambes en mar- 
chant. 

ENTRAVAS, Y. Eneoubloi. 

ENTRAVAT, ADA, a«]j. et p. (eintravà, 
àde); bbtbsvat, mmrnMWMMn, tbasat, bmtai- 
TAT, savACBAv, wanMABAT, WÊrtwunnAf, Trava- 

do. port. Empêtré, entravé» embarrassé. 

On le dit aussi des bancroches ou bancals, 
des pieds bots. 

ENTRAVER8ADAMEN8 , adv. vl« 
Transversalement. 

Ëty. du lat. venui. 

ENTRAVESflAR, v. a. (eintravessà ) ; 
Ati^vetar, esp. Mettre en travers. 

Éty. de en, de trava et dear. Y. Vert,B. 

Entraveaar leii touUtn , éculer les 
souliers , quand c'est le derrière qni tombe, 
et tourner, auaod c'est le côté qui s'incline , 
et non aculer comme on dit souvent. 

ENTRAVE88AR 8' , ?. r. Se mettre en 
travers, [prendre le contre-sens d'un mot, 
d'une aflàire; agir par caprice* par esprit de 
contradiction; tenir taverne, vendre du vin 
en détail, parce que ceux qui voulaient faire 
ce commerce, suspendaient un rameau vert 
ou un pot , au travers de la rue. Avril. 

ENTRAVE8SAT, ADA, adj. et p. (ein- 
travessà, àde); i4(ravei«ado, port. Mis en 
travers; fig. capricieux : Etpritentraveaat , 
esprit de contradiction; Et entravenat 
coumouna barra de porta, il est capricieux 
comme une mule; A Varna enlravenada 
dint loucorpi, il a l'âme chevillée dans le 
corps. Y. Vert, R. 

ENTRE, prép. (eintré) ; £n(re, esp. port, 
cat. /n(ra, ital. Entre, au milieu, parmi, 
dans, en. 

Éty. du lat. inier , inlra. V. Inter, R. 

Entre que, dès-que, tandis-que. 

Entre aver dinat, d'abord après-dlner. 

Entre qu'aurai fach, aussitôt que j'aurai 
fait. 

Entre-iou, en moi-même ; cette expression 
sert encore aux femmes à désigner leurs par* 
ties naturelles* 

Entre-branci , k bras ; Pourtar entre 
brattet, porter à bras , ou à la braaau. 

Entre-cambai, Y. Entrepedi. 

Entre-mam, entre les mains, dans les 
mains , à disposition. 

Entre-pedi, sous les pieds, qui embarrasse, 
qu'on rencontre partout ; mal arrangé. 

ENTREBAI8AT, adj. et p. vl. Enlre- 
baisés, embrassés. Y. liUer et Baie, R. 

ENTREBAT.Tf AR , v. n.vl. Eondir au- 
tour , sauter autour. 

Éty. de entre , parmi , autour, et de baU 
har , pour ballar. Y. Bal,K, 

ENTREBA6T , S. m. (eintrébàst). £nfrf- 
bdt. y.IntereiBait,H. 

ENTREBE8GAR. v. a. vl. Entremêler, 
entrelacer. V. Enlremeiclar et Entrebree- 
car. 

ENTREBE8GAT , ADA, adj. et part. vl. 
Entr emêlé , ée. 

ENTREBE8QUIL , S. m. vl. umnBM««i. 
Rrouillon. 

Êty. de entre et de breeq , piège , qui veut 
faire donner dans le piège. 

ENTREBIG, s. m. (eintrebic) , dl. Lafraise 



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Cbogle 



82 



ENT 



4'unporcoa deqaelqa'aalre animal. Voy. 
Fresa. 

ENTREBODIRAR, ?. a. (eintrebooM), 
d. bas lim. Entremêler, et S'etUrebouirar , 
s'entremêler. V. Meiclar et Meselar se. 

ENTREBOUUR, dl.el 

ENTBEBOURIR. V. Treboular. 

ENTREBRESCAR» v. a. etr. ?l. nma- 
mmêcMM. Embarrasser , embrouiller. 

fity. de entre, de hrese et de ar. 

ENTRE-GAMBIABUS , vl. Motoel, sem- 
blable. 

ENTRE-GAP-ET-GOL, 8. m. dl. La 
nuque. V. CouleL 

ENTREGAPIADAMENB, ad?, vl. Par 
des malheurs réciproques. 

Ëly. de entre , de eapiada et de mens, cap- 
tif de même. V. Cap, R.2. 

ENTREGAR, v. a. vl. Renverser. 

ENTREGAU8SABIEN, S. m. vl. W.En- 
trepourchas. 

Èty. de entre, de cause , chasse, poursuite , 
et de men. V. Cass , R. 

ENTREGELAR, v. a. vl. Avertir, pré- 
munir , empêcher. 

Éty. de entre , parmi , et de celar , cacher 
ensemble, c'est-à-dire, communiquer, faire 
connaître. V. Cet , R. 2. 

ENTREGEI.AT, ADA, adj. et part. vl. 
Prémuni , averti , ie. V. Cet, fi. 2. 

ENTREGELI, adj. m. vl. Sournois. 

Éty. de entre, de Cet , R. de celar et de t , 
désinence. V. Cet , R. 

ENTREGHAT, S. m. (eintretchà); 
CHAUT, et par corr. abticbaot , sm 
Entrechat, saut léger et brillant pendant le- 
quel les deui pieds du danseur se croisent 
rapidement, une, deux ou plusieurs fois, pour 
retomber à la même place. 

Éty. del'ital. cabriola intreeeiata, d'où 
supprimant la désinence et sous-entendanl 
cabriola t il resie entreccial, cia(, que nous 
rendons toujours par chat. 

ENTREGHAUT , Garc. V. Entrechat. 

ENTRE-GHIN8-ET-LOUP8, On em- 
ploie cette phrase pour désigner la fin ou le 
déclin du jour ; cette heure où les chiens ren- 
trent, et à laquelle les loups commencent à se 
mettre en campagne ; d'où l'expression , En- 
tre-chins-et-loups ; et non comme le dit 
Rochefort , parce qu'il ne fait plus assez clair 
pour distinguer un chien d'un loup. 

ENTREGHOUGAMENT, s. m. (eintret- 
choucamein ) ; mmrmMcmovqvAmMM , d. arl. 
L'action de se choquer l'un l'autre. 

Éty. de entre , de chaucar et de ment. 
V. Choc. 

s* diif to— lo« pu per d'tÊttneAoufjumÊtêm. 
Coye. 

ENTREGHOUGAR 8' , v. r. ( s'eintre- 
tchoucà). S'entre-choquer, se choqoer l'un 
l'autre , fig. se contredire avec aigreur. Garc. 

ENTREGIAR, Y. a. vl. Accabler, tour- 
menter. 

ENTREGILH , S. m. vl. Intracciglio , 
ital. Entrecellas, cat. Entrecejo , esp. Ta- 
roupe, le poil qui croit entre les sourcils. 

Éty. de entre et de cilh, entre les cils ou 
sourcils. 

ENTREGDf, 6. m. vl. nnmcnia. Cime, 
sommet. 



ENT 

Éty. de entre, vers, au, et de cim, som- 
met. V. Cim , R. 

ENTREGIMAMEN , S. m. vl. Entrela- 
cement. 

Éty. de entre , parmi , de cima , sommet , 
bout , et de men , choses mêlées. Y. Cim , 
Rad. 

ENTREGIMAR, vl. V. Tressimar. 

ENTREGIMSy s. m. vl. Sommet. Voy. 
Entrecim. 

ENTREGOUGHAR,v.a. (eintrecoutchâ). 
Devancer, accélérer, hâter la mort de quel- 
qu'un par de mauvais traitements ; faire 
user la chandelle en agitant l'air. 

Ëly. de entre et de couchar. 

ENTREGOOGHAT , ADA, adj. et p. 
( eintré-coutchà , âde). Dont on a hâté la 
mort. 

ENTREGOUELA , s. f. ( eintreouéle) ; 
Entremont, parties de terrain entre deux 
montagnes, Avril. Notez que entremont n'tsi 
pas français. 

ENTRE-GOULOUNA, s. m. ( eintre- 
coulôuna); Entte-columnio, port. Entre- 
colonne , ou entre -colonnement, espace qui 
est entre deux colonnes. 

Éty. du lat. «iUercoIttifiiitttifi,m. s. V. /n- 
ter et Colon , R. 

ENTREGOUPAR , v. a. (eintrecoupà) ; 
BMTVBcorAm. Entrecouper, détruire la con- 
tinuité , interrompre ; couper en plusieurs 
endroits. 

Éty. de coupar-entre. V. Cop , R. 

ENTREGOUPAR 8' , v. r. s'anBco- 
VAH, fs covrAB , •« DBOOorAm. Se couper 

dans sa déposition , dans son discours , et 
non s'entrecouper , qui n'est français qu'en 
parlant des chevaux qui se blessent ou se cou- 
pent la partie interne du paturon , en mar- 
chant ; se contredire. 

ENTREGRID AR 8' , v. r. S'entre-appe- 
1er . s'appeler l'un l'autre. Avril. V. Crid , 
Rad. 

ENTREGU JAG , adj. et s. (eintrecucj(jà) , 
dl. Téméraire, présomptueux; outre-cuidé, 
en vieux français. V. Cuid, R. 

ENTREGULHIR , v. a. ( eintrecnillir ) , 
EntrecuUir , cat. Cueillir avant la saison. 
Sauv. V. Desverdegear et Leg , R. 2. 

ENTREGULHIT, IDA , adj. et p. (ein- 
trecuilli , ide) , dl. Cueilli avant la saison. 
V. Desverdegeat et Leg , R. 2. 

ENTREDIGH , s. m. vl. EntredU , cat. 
Entredicho , esp. Interdicto , port. Inter* 
detto, ital. Interdit 

Ëty. du lat. interdictum. 

ENTREDIRE, vl. Entredir, eat. Y. 
Interdire. 

ENTREDORinR, vl. et 

ENTREDOURMIR, v. n. (eintredour- 
mir) , dl. Sommeiller. V. Dorm, R. 

ENTREDOU8, s. m. (eintré-dous) , n- 
TBBBovx. Entre-deux , ce qui est moyen en- 
Ire deox choses. 

Ëty. de entre, entre, et de dmu, deux. 
V. l>tt,R. 

Etre-dous deis saumiers , travée , espace 
qui est entre deux poutres. 

Entre- dous deis travetas , entrevoux. 
V. Entrevaux. 

Entre 'dous deis lignas , interlignes. 

Eêtre entre-dou* , être en balance , incer- 



ENT 

tain , en donte sar le parti qoe Ton prendra: 
Es entre dous , il est d'une taille moyenne. 

ENTREFEGAS, s. f^l. (eintrefégues), 
dl. Pommes de terre. Y. Truffa. 

ENTREPERIR, v. a. vl. sirnwrMHiiB. 
Entreferir , cat. Entre-frapper. 

ENTREFERIT, adj. vl. Entre-choqoé. 
Y. Fer, R. a. 

ENTREFETA8, S. f. pi. ( eintrefèles] ; 
Entrefetas , cat. Entrefaites. 

ENTREFIEL , dl. m. S. que Libre, 
V. c. m^ 

ENTREnOL , s. m. ( eintrefiol ). Nom 
qui est commun, à Nismes, à plusieurs es- 
pèces de trèfles et même au fraisier. Yoy. 
Treoute. 

Ëly. de «n , de <re, pour très, trois , et de 
fiol, feuille, en trois feuilles. Y. Très et 
Fulh , R. 

ENTREFCMRE, dl. Y. Entrefouire et 
Fotr,R. 

ENTREFORCAR, V. n. vl. Fourcher, 
tergiverser. 

ENTREFOOE8, OOE88A, adj. et part, 
(eintréfôues , ouesse). Serfoui , dont on a 
remué la terre avec la serfouette. Y. Foir, R. 

ENTREFOUGEAR » dl. Y. Entrefouire 
etFotr,R. 

ENTREFOUIRAIRE , s. m. (eintre- 
fouiréïré) , dl. Un intrigant , un entremetteur. 
Y. Entrigant et Entremetaire. 

ENTREFOUIRAR 8' , v. r. ( s'einire- 
fouira), dl. •'■««»«&*». S'ingérer , s'entre- 
mettre , s'intriguer partout mal k propos, de 
dioses où l'on n'a que faire. 

ENTREFOUIRE, v. a. (eintreféulré^; 
nmsronB , nmarovosAS. Serfouir , ser- 

fouetter et béquiller, remuer la terre autour 
des plantes avec la serfouette. 

Éty. du lat eireum fodere, m. s. Y. Fotr , 
Rad. 

Entrefouire un vase , mouvoir un pot à 
fleurs. 

ENTREFODUT, IDA, lA, adj. et p. 
(eintrefouli , ide , le). Folâtre , badin. Y. Fou- 
ligaudeiFol.K. 

ENTRECkAMENT, 8. m. v]. Enireffa- 
ment y anc. cat. Eniregamiento, esp. Trêve» 
paix , repos , suspension d'armes. 

ENTREGAR, v. a. ( eintregà K dl. En- 
tregar las cambas au ciel , lever les jambes 
en Pair. Sauv. 

ENTREGAR, V. n. vl. BirmoiiAii, n- 
TMBfioAa. intreguarcy Ital. Entregar, caL 
Avoir trêve , faire paix. 

ENTREGAT , ADA , adj. et p. vl. Trêve, 
paix faite. 

ENTREGELAR , v. n. ( eintredgelà ). 
Entregeler, congeler, on le dit des liquides, 
et particulièrement de l'huile, qui prennent 
une consistance plus ou moins dure , par 
l'action du froid. Y. Gel, R. 

ENTREGELAT , ADA , adj. et p. (ein- 
tré-gelà , àde). Congelé , pris; saisi par le 
froid , en parlant des personnes. Y. Gel, R. 

ENTREGNAR, vl. \. Entregar. 

ENTBBII.IAR , vl. Y. Entrelhar. 

ENTREINAR, Y. Enlrainar, 

ENTREINAT , Y. Entrainat. 

ENTRELAÇAMENT , 8. m. (eintrela- 
çaméin). Entrelacement. 

ENTRELAÇAR, V. a. (eintrelassâ) ; nu 



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ENT 

IJ^1A■• wmuuitfAB. Intneeiarê , îlal. En- 
fretasar, esp. £iilre/apar, port. Entrel- 
lassar^ cat. Enlrelaoer, enlacer l'un dans 
faotre. 

Ety. de tnfre , de lac et de ar. V. Lae, R. 

EWTBBfiâCAT , ADA , adj. et p. (ein- 
Irélaçà) : wmu^^r. Entrelacé, ée. V. Zoe , R. 

ENTBELAISAAIIBNT , 8. m. ?l. «r- 
nsiATiAMsvT. Diacontinoation , relâche , in- 
terroption. V. Laeh^ R. 2. 

BWTBBIiAISftâB » ?. a. 1^1. Interrom- 
pre, discontinuer. V. Laeh , R. 2. 

ENTRBLARDAB, V. a. ( eintrelardâ ). 
Entrelarder, piquer une viande avec du lard ; 

§g^. mêler quelque chose d'étranger à un ré- 
t. à une composition quelconque. 

Éty. de cfUre, entre, et de (ardar, larder. 
V.Iard.R. 

BNTRBLARDAT , ADA , adj. et p. 
(eintré»Iardà, àde). Entrelardé, ée, viande 
mâéede gras et oe maigre. Y. Lard , R. 

ENTRELAT8AMENT , S. m. d. vaud. 
Interruption. V. EnlrelaUsamen et Lach, 
Rad. 2. 

BNTilBIiHAR , V. n. vl. simanuAm. 
S'étendre comme la treille, s'élancer, grim- 
per, s'étaler. V. Trelha. 

ENTR ELHOWAB, v. a. vl. Eloigner. 

BNTRELIàR, v.a« vl. Entrelacer, nouer, 
e mbarrass er. 

ENTRB-IiUSIRy v. n. (eintré-losir). En- 
tre-luire, luire à demi, à peine, faiblement. 
V. Lue, R. 

BNIHEHALH, s. m. (eintre«-màill) ; su- 

TBXHAUiASA, MTAIIDA^, ■rnSV^O, KfmiAliAUl, 
CKAMAUi, VmAIIAt., T«AMAU|ADA, rWUkMAV, AK- 

BBT. Tremail ou tramail, filet composé de 
trois rangs de mailles dont celles du milieu 
sont ordinairement plus fines et plus lâches. 
Éty. du lat. barb. tramaUum pour tréma- 
ettim, formé de tre$, trois, et àemacula, mail- 
le, avec la prép. en, en ; Glet en trois mailles, 
ou peut-être de entre , entre, de mailha, 
maille, entre les mailles, parce que la nappe 
da milieu est placée entre deux autres nap- 
pes oui sont a mailles plus grandes. Voy. 

B NTR BMAI.HâOA, V. Entremalh. 

BNTRBIIARGHAR, V. a. (eintremart- 
chà) ; rmEMAMcmAM. Détourner , faire dispa- 
raître furtivement une chose en se la faisant 
passer de l'un à l'autre. Avril. V. Mareh, R. 

BNTRBMAU, nom de lieu. Le même 
que EiUraiguaSf v. c. m. 

Êty. du lat. inter-amnee, entre deux ri^ 
vlères. 

BlfTREllBOH,adv.v|. Moyen, mitoyen, 
du milieu. 



t, v. a, (eintremelà); En- 
îrewuêelar, esp. Meeclar, port. Pour mêler, 
brouiller. V. Meeclar, EmlroulhartiMescl, 
Rad. 

BNIBBXELAR 8', V. r. S'insérer dans 
les choses où l'on n'a que faire. V. ^fi(re- 
fouirar e\ 

BOTmBMBLAT, V. jfficl, R. 

BNTBEUBNAR, v. a. d. vaud. Intro- 
duire. V. Men, R. 

ENTREMEN8, Y. ErUrement. 

BNTRBUENT, conj. (einlreméin^ , dl. 
OTBB-vAPT, BnmnsM. Mentre. ilal. mien' 
treeque, esp. En attendant, tanc&sque : £n- 



ENT 

irement que H eiax, tandis que vous avez hi 

main à la pâte ou que vous êtes en train de... 

Êty. de fn et dementre, ital. renversé. 



ENT 



83 



La ralsMa vai trnir 
Et mowi ounelt ttttnmem pourra bclaou venir. 

TnKhrt, La Pastraasa. 

ENTREMESCLAPAMEN , adv. vl. Pê- 
le-mêle, entremêlé, confusément. Y. MescL 
Rad. 

ENTREMESGLAMENT , S. m. vl. En- 
tremeselamiento , esp. Mélange, confusion, 
mixti on. Y . Meecl, R. 

ENTREMESCLAR, v. a. (eintremesclà); 
Entremeeelar fCiiii Entremeseîar,e8g. Inira- 
mt«c/»tare,ilal. Entremêler, mettre pcle-mêle. 

Êty. de entre et de metclar, Y. Afe«d, R. 

ENTREMESCLAR, V. n. vl. Entremee- 
elar, esp. cat. S'entremêler, combattre pêle- 
mêle. V. Mescl, R. 

ENTREMESGlaAT, adj. et p. vl. Brouil- 
lé, entremêlé. Y. Metcl, R. 

ENTREBIE8SA, S. f. vl. Y. Enlremisa 
et Mettre, R. 

ENTREMETRE , V. a. vl. Entremetrer, 
cat. Entremeter, esp. Entrameler, port. In- 
trametterey ital. Entremettre, tenter, mêler, 
essayer, placer. 

Éty. du la t. inte rmittere, m. s. Y. JVefIra.R. 

ENTREBIET8, S. m. pi. (eintrem&s); 
Tramesso, ital. Entremedio, port. Entremets, 
service particulier qui est entre le rôti et le 
fruit, selon la plupart des auteurs. 

Éty. de entre et de metx, entre les mets, 
entre les viandesetle dessert. Y. Mettre, R. 

ENTREM^TTEIRE, s. m. (eintreme- 
teïré); nrrBBrovnuumB, butbioaiit, siMuumB, 

mwnwmrniB, «muMBrrora. Entremetteur*, 
intrigant, qui intervient dans les afiaires peu 
délicates. 

£ty. de entre f de mettre et de etra, celui qui 
se met entre. V. Mettre, R. 

ENTREMETTRE 8', V. r. EntremeUr- 
se, cat. esp. S'entremettre. 

ENTREMETTOSA, s. f. (eintremetûse). 
Entremetteuse, celle qui s'entremet, qui faa- 
lite des intrigues de galanterie. 

Éty. Y. J^Mlremettttf et Jfettre, R. 

ENTREMETS, adj. et p. vl. Engagé. 
V.JJfettre,R. 

ENTRBMEZA, S. f. dg. Trémie. Yoy. 
£nlreinte;a. 

ENTRBMESAR, V. d. vaud. Entremet- 
tre. Y. Entremettre et MeUre, R. 

ENTREMIA, d. mars. Y. Eniremueja. 

ENTRE-MIEGH, s. m. (eintré-miélcb). 
L'entrerdeux. V. Éntre-doue. 

ENTRE -MIEJA, S. f. (eintré-miédge); 
■irrmsMBXA, ■MnaunnA, bwtvbmija, tbbmumba, 
TmAMBOB, nmwovuiA, snmsavBVA, simiB- 

■tA. Trémie, grande auge carrée dont le fond 
est terminé en cône tronqué et percé d'une 
ouverture pour laisser couler le blé sur la 
meule. 

Éty. du lat. (remodta, parce que cette ma- 
chine contenait trois boisseaui, modium. Y. 
Mfdi, R. 

On appelle : 

TRÉBflONS, les deux billots qni potent «or la* conrer- 

^aaiu, tl portent la tr^oiia. 
AVGET Ml SABOT, Vmfif a« eanal qvt ra^t la Ui 

da la trÀnla at va la varaar dans l'oUlard da la OMsla 



BNTREMIEJA8, S. f. pi. (eintre-miéd- 
jes). Entrefaites, dans ces entrefaites, pen- 
dant ce temps. Y. Medi, R. 

ENTREMISA, S. f. (eintremise) ; Tra- 
me$$a , ital. Mediaçâo^ port. Entremise, 
action d'une personne qui s'emploie à trai^ 
ter une affaireentre deux personnes éloignées 
l'une de l'autre. 

Ét y. de etiire et de iiiwa,mis entre. 

ENTREMITAN , s. m. (eintremitàn). 
L'entre-deux, le milieu, entre deux choses. 

ENTREMOULHA, Y. Entremiefa. 

ENTREMOUIJT,et 

ENTRBMOUNIT, IDA, adj. (entremou- 
ni, ide). Entrepris, chancelant, embarrassé, 
trouble, tremblant, frileux. Y. Enfregeoulit. 

Éty. du grec ëvxpofjLOc (entromos), timide, 
effrayé. 

ENTREHIU8AR, v. a. vl. Attendre, mu- 
ser. Y. Afttt,R.2. 

ENTREMUTA, d. m. Y. Entremi^a 
et Jlfedt, R. 

ENTRENANT, adv. vl. nmnua. En 
attendant, auparavant. Y. Antrenant. 

Éty. de entret de eiittw. Y. Ant, R. 

ENTRENAR, v. a. (eintrenà) ; themaii. 
Intrecciare, ital. Trenear, esp. TVatifar, 
port. Entrenar, cat. Tresser, enlasser, faire 
une tresse, natter des cheveux. 

Éty. de en, en, de Irena, tresse, et de Tact. 
ar, litt. mettre en tresse, ou de (re«, trois, 
parce que les tresses se font ordinairement 
avec trois branches. 

ENTRENAT, ADA, adî. et p. (eintrenà, 
àde) ; 7renf ado, esp. Tresse, ée. 

ENTRENCAMEN, S. m. vl. Bris, cas- 
sure, rupture, coupure. Y. TrenCt R. 

ENTRENCAR, V. a. Séparer, retrancher. 

ENTRE-NOU8 , s. m. (eintré-nous). En- 
tre-nœud, en t. de relieur, espace qui est en- 
tre les cordons qu'on voit sur le dos des li- 
vres. Y. JVbu#,R. 

ENTREOCIAR , vl. Y. Entrecelar. 

ENTREOULAR 8^ V. r. (s'eintreoulà). 
Se météoriser, prendre une indigestion ven- 
teuse, en parlant des animaux ruminants. 

Éty. de en, de (reott(e, trèfle, et de ar, par- 
ce que c'est plus particulièrement en man- 
geant du trèPe mouillé qu'ils gagnent cette 
maladie. Y. Jret, R. 

ENTREPA8,s. m. (eintrepàs); Trapae- 
«0, ital. Entre-pas, allure du cheval qui ap- 
proche de l'amble. 

Èty. de entre-pat y c'est-à-dire, entre le pas 
et l'amble. Y. Pau, R. 

ENTREPAU8, S. m. (eintrepàous) , et 
non BimuopoT, qui est pris du français. Entre- 
pôt, lieu où l'on met des marchandises en 
dépôt. 

Éty. de entre, parmi, et de pausa, poser, 
poser parmi, dans ou ensemble, per entre- 
pau«,pour un moment. V. Pam, R. 

ENT^EPAUSAR, V. a. feintrepaousà); 
BMTmBPoootAm, nmnpAVTAB. Entrepor, port. 
Interpoëar, cat. mod. Entrenotar, anc. r^t. 
Entreposer, mettre des marchandises en dé- 
pôt, poser en atlei^dant. 

Ëty. de entre, dans, et depanear, poser, 
ou du lat. «nterponere, m. s. Y. Paue, R. 

ENTREPAU8AR, V. a. vl. urawAvsA*. 
Jnterpoiar ei Entrepoiar f ceX. Interposer, 
intercaler. Y. Paus, R. 



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u 



ENT 



ENTREPAUftAT, ADA, adj. et p. wmwwm- 
rânwAr. Enlreposto^ port. EntrefNMè, ée ; mis 
d«ii8 un entrepôt, poâé pour un moment. 

Éty. de eiiffvpaiM et de alyOtfa y mis dans 
un entrepô t. 

ENTRBPAUSUR, 8. m. (eintrepaousùr); 

Muomwi. Entreposeur, coomus à l'en- 



;ty. deeiilr«paii# et de iir, l'acteur, l'ou- 
v rier de l' entrepôt. V. Poacf, R. 

B WTB BPAUEAB, vl. V. Entrepa%uar. 

ENTREPELLADOR, 8. m. d. vaud. In- 
tercesseur. 

EIfTREPELLATION, 8. f. d. vaud. In- 
tercession, médiation. 

ENTREPETTRAB, T. a. ▼!. Interpré- 
ter. 

ENTREPRENDRE 8' , v. r. (s'eintre- 
préindre). S'attaquer, se disputer, se cher- 
cher noise, se couper dans son discours, dans 
sa dé posit ion. Gare. 

ENTREPRENDRE, v. a. (eintreprein- 

re, ital. InUrprender^ esp. Enireprender^ 
port. Entreprendre, prendre la résolution de 
faire, s'engager à faire quelque chose sous 
certaines conditions» entreprendre quelqu'un, 
le Quereller. 

Ety. Prendre entre. V. Prendr^ R. 

ENTREPREIVENT , ENTA, adj. (ein- 
treprenèin, èinte); m^mm. Entreprenant, anle; 
hardi à entreprendre. 

Éty. de entreprener et de eni. V. Prendr^ 
Rad. 

ENTREPRENER, V. Entreprendre et 
Frendr.K. 

ENTREPRENUR , S. m. (eintreprenùr) ; 

ital. i^mpreiidedor, esp. impreUeiro , port. 
Entrepreneur, qui se charge de faire quelque 
chose k certaines conditions. 

Ëty. de entreprener et de «ir, celui qui 
entre prend. V. Prendr, R. 

ENTREPRE8, EflSA, adj. (eintreprés, 
ésse); omM. Entrepris, ise; embarrassé, 
qui ne sait comment s'y prendre, commen- 
cé, ée. 

Ét y. de prg# entre. V. Prendr^ R. 

ENTREPRIBA, S. f. (eintreprise); wm- 
msA. Impreea , ital. Empreea , esp. cat 
Entrepreza, port. Entreprise, dessein d'eié- 
cute r quel qu e cho se, ou l'eiécution même. 

ENTREQUITAR , ?. n. et r. vl. Enire- 
qmtUr^ entre-acquitter. 

ENTREROUPRE, v. a. vl. Entre-divî- 
se r, sépar er, délimiter. 

ENTRESARMAB, s. f. pi. (eintresàrmes), 
dl. TBaaTA-M-i.'M«o«iiAc. Les bouchers don- 
nent ce nom au diaphragme des boMils et des 
autres animaux qu'il débitent. 

Éty. Sauvage, fait venir ce mot deaifre,et 
du latarmut, épaule, entre les épaules, ou de 
arma,éme, entre lésâmes ou les parties es- 
sentielles à la vie. 

ENTREKA,8. f. vl. Arrangement, com- 
binaison, composition. 

BNTBESEIONA, vl.et 

ENTRE9EINH, vl. V. Entreeeiiha. 

BNTRB8ENH , adj. et p. vl. Ceint, en- 
touré. V. Cenehai,hU€rei Cench^ R. V. aussi 
Ei^etenha, 

ENTRE8ENHA, S. f. vl. 



ENT 

Emireêe* 

gnay anc. eat. Entreeêàa, anc. esp. Inêrase- 
gna, anc ital. Démonstration, enseigne, in- 
dice, signe, signal, étendard, bannière. Voy. 
Inter et Sign, R. 

ENTRE8ENHAR, V. n. vl. Mettre les 
euMignes. 

Éty. de entreeenha et de ar. Y. Jnier et 
Sign, R. 

ENTRE8EIGNA8, et 

ENTRESEIGNE , V. Enugnoê. 

ENTRE8E1GNE8, V. EntreHguiS. 

ENTRE8ENT , S. m. vl. Témoignage. 

ENTRE8ENTDIENT, S. m. Garc. V. 
Ressentinunt. 

ENTRESENTIR 8', V. r. Ressentir nne 
secousse, se former une fêlure. Garc. 

ENTRE8IGNAR, v. a. (einlresignà), d. 
bas lim. Indiquer quelque chose à quelqu'un, 
lui donner 1^ signes auxquels il pourra la 
reconnaître. 

Ëty. V. /nier et 5t>i,R.. 

ENTRE8iaNA8, S. f. pi. V. EntreH- 
gnes, 

ENTREHGNE0, s. m. pi. (etntresignés), 
BnmnoPAs. Marques, preuves, indices qui 
n'ont qu'un léger degré de certitude. 

Ety. de entre, comme signe dubitatif, et de 
signes, signes, marques. V. Intérêt Sign, R. 

ENTRE8M. , s. m. (eintresôl); Entre- 
suelo, esp. Entresotho, port Entresol, petit 
appartement pratiqué dans la hauteur d'un 
étage. 

Èty. de enire et de sol, entre le sol et le 
plafond. V. bUsr, Sol, R.Snspenta et Mes- 
soulier. 

ENTRE808PIR, S. m. vl. Soupir entre- 
coupé, sanglot. V. 5ptr, R. 

ENTRE8 8ENHA , vl. V . Intreseigna. 

ENTRE88BNHER, V. a. vl. Entourer, 
enceindre. 

Ëty. de entre, parmi, autour, et de stnker, 
ceindre. V. inter et Ceneh, R. 

ENTRE8TEZIR, V. a. vL Attrister. V. 
Atristar et Trist, R. 

EBITRE8SAR , V. a. vl. Entrensar, esp. 
Entrançar, port /nlrseciarf, ilal. Entrela- 
cer, tresser. 

ENTRETALHAR, V. a. vl. Entretallar, 
cat. esp. Eniretalhar, port. Sculpter, dseler, 
entailler, découper. V. Talh, R. 

ENTRETAIAAT. ADA, a4j. et p. vl. 
Découpé, ée; sculpté, ée. 

ENTRE-TANT, adv. (eintré-tiin). Ce- 
pendant, entr'autres choses. V. Enttetnent. 

ENTRETELA, S. f. feintretéle). Entre- 
toile, Aub. partie d'un habit 

ENTRETEIIP8, adv. (eintretèlm) ; m- 
nwm, dg. Cependant 

ENTRBTENAMENT , S. UL Entretien, 
y. Entre tien t i Ten, R. 

ENraETBNEIRE,S.m. (dntreten^bv); 
MiMiMu» . Entreteneur, celui qui entretient, 
qui est chargé d'un entretèoement 

ENTRETENENCIA8, s. f. pi. (eintrete- 
ncincies) , dl. V. Entretien et Ten, R. 

ENTRETENGDT, DDA , adj. et p. (ein- 
treleingù, ùde). Entretenu , ue; on donne le 
nom de PUoto entretengut, pilote entretenu, 
à celuiqui a sa paye à terre coomie pendant 
la campagne. 
Éty. de enlfftffitr. Y. Ten, R. 



ENT 



, V. a. (eintietenir). En- 
tretenir, conserver en bon état fournir de 
quqj subsister. V. Jfonteiitr et Tem, R. 

ENTRETENIR, v. a. nra. Intrattmo- 
re, ital. Entretenir, esp. Entretêr, port En- 
êrelenir, cat. Entretenir, entrer en confercn ce 
avec quelqu'un, amuser quelqu'un par de 
fausses promesses ; vl. se mâer, se confondre. 

Ély. deentreetdefemr. V. Ten, E. 

ENTRETENIR 8', V. r. S'entretenir, 
discourir avec quelqu'un, se conserver dans 
un bon état, fournir k son propre entretient ; 
en vl. ten irrun k l'autre. 

ENTRETIEN, S. m. (eintretién) , dL 

wêento, port. £nlretfiii«tieiifo,e8p. Entrelien, 
conversation, discours sur des choses sérieu- 
ses; soin qu'on prend pour maintenir une 
chose en état ; subsistance, ce qu'on donne k 
quelqu'un pour s'entretenir. V. 7fii,R. 

BNTRETOI8A, S. f. (eintretôise). Entft- 
toise, pièce de bois de charpente placée entre 
deux autres et assemblée avec elles; dans les 
voitures, pièces de bois façonnées qu'on met 
derrière pour soutenir les deux mootoos. V. 
lou a. 

ENTREDGAR , v. n. vl. mrhvab. Faire 
trêve. V. Treva et Entregar. 

ENTRE VADI8 , S. m. (eintrevadis) ; «a- 

▼wgâMâ, msvovnrvA, miYOOBBVA, •AanmasA» 

■ASAITA, anJASA, BBOO«BBTA. NOUIS qo'Ott 

donne k deux espèces de clématites , à la dé* 
matite proprement dite ou herbe aux gueux, 
Clematis vitalba. Lin. V. Gar. CUmatitiê, 
p. 119, et à la clématite odorante, ClewuUiM 
flawmma. Lin. plante de la fam. des Renon- 
culacées. V. Gar. CUfmatiUiê, p. 120. 

La première espèce estcommune partout, la 
seconde ne l'est que dans la Pr. Mérid. Elles 
sont Tune et l'autre caustiques et vénéneuses. 

Éty. de fiiIreiMir, parce que ees longs jets 
rampants, entravent V. Trab, R. 

ENTREYAI., s. m. vL V. /nfervotto. 

ENTREYAR, V. a. vl. m i mm i a ». Inter- 
roger, demander. 

ENTREFAR, d. m. Yoy. fintrnoor et 
Trab, R. 

ENTREVAR 8', V. r. 9wmwamwMM. H signi- 
fie aussi s'enquérir, s'informer, prendre des 
renseignements. V. ^'enlravor. 

Éty. de en et de Ireoor, aller, fréquenter. 

ENTREVARIR 8', V. Airwùorir s\ 

ENTREVAT, ADA , adj. et p. (eîntrevà. 
àde).V.£iifrav«letrraè,R. 

BNTREVAUn, S. m. (eintrevéous). En- 
tre-vous, intervalle d'une solive à l'nntredans 
un planc her. V . Val^ R. 2. 

E NTBEVBG A, vl. Il ou elle arrive. 

ENTREVEIRE, v. a. (eintrevèire^ ; En* 
trever, port. Entrevoir, voir k demi, pies^ 
sentir. 

Éty. de ottre-enfre, ou inUrtrioere, lat. 
V. Fû,R^ 

ENTRE VENIR, vl. V. /fiterventr. 

Proe«r«doiir non enireven depuis dons 
forins en bas. Stat Prov. 

Ély. de venir entre. V. Ven, ft. 

ENTREFIGE, S. m. (dntrevidgé). Un 
des noms langued. de la clématite flammule. 
V. Entrev adis. 

ENTREVU, s.nL (eintrevis), d. bu lim. 



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ENT 

EfHêrm, cil. La fraise d'an porc, le mésen* 
tère. 

BNTBEVUA, 8. f. (eÎDtrevùe); mmtwmvmA. 
EntrwiMa, port cal. esp. Enlrefue, visite, 
reooootre concertée entre deux ou plusieurs 
personnes, pour se voir ou pour parler d'af* 
nûres. 

Éty. deima entre. V. Tis, R. 

BNTRI0ANAN,8.m. vl. Emehevébre- 
wumi , croisement , eojambemenL 

KNTBKIAR , V. a. vL nnmicAs. Entriear, 
cat /«Irtear, esp. Suspendre, enlrennêler , 
entre>couper, entortiller, enjamber. 

Ety. do kt. inirieare , m. s. V. Trie , R. 

BNTRICAT , ADA , adj. et p. vl. EntH- 
Cad , cat. Entre-^mélé* ée; entortillé, enjambé. 

BNTRIOA, V. EnUnga. 

ENTRIGA , V. InUriga. 

ENTRIGAR, V. n. (eintrigà), dl. vau» 
BramBMA. Agacer les dents. 

Ëty. Entrigar est dit par svnc. de enteri- 
yar, composé deiiUeriga et de ar, 

BNTUGAR, V. Inlrigar. 

BNTRIGAT, V. IfUrigat. 

ENTBMNCÂU 8% v. r. Se parer , s'ajus- 
ter, s'accoutrer. Cast. V. S'alrinear. 

SNTRINGAR, ▼. a. (eintrincà). Mettre en 
train : Lou fioe e$ enlrtncol, dl. le feu est en 
train de brûler; former, ourdir quelque 
projet. 

Ety. de en,de<rtfic et de ar. V. Trin. 

ENTRI8TEZIR , v. a. et r. vl. EtdriHir, 
cat. J?fi<rwtecer,esp. port. IrUriêtire^ ital. 
Attrister, Affliger. 

BNTBISTEIIT,IDA,adj. et part. vl. 
Attristé, ée. 

BNTBO, prép. (eintrô) ; EMro, cat. Jus- 
ques : EMro la fin, jusqu'à la fln;. Entra 
fae oi êi nowmat, vl. pendant que dure ce 
teinps que l'écriture appelle aujourd'hui. 

Ei Uro^ eora, vl. jiràques à quand. 

BNTROBLIDAR , v. a. vl. Oublier inté- 
rieurement. V. Oublidar. 

BNTROBLIR, V. a. vl. Troubler, agiter. 

BNTROBUT, IDA, adj. et part. vl. 
Troublé, ée. 

ENTROCAR, v. a. (eintrocâ), dg. Ra- 
masser, enfiler, tresser. 

Et lou puple , gu*aymo à eanta, 
Bons entroquo , sans ^en douta , 
De groipugnaU de poesio. 

Jasmin. 



lUCno , vl. V. Inirouduction. 

BNTRODUIRB, vl. slmioBOTu. Voy. 
I ntraudm re. 

BNTROIIBS , s. m. vl. DiTBOMM. Intro* 
meito , ital. Sonde. 

ENTROMBTRB, V. a. vl. Enirometrer, 
cat Enirometer, anc. esp. ErUromeUer, 
port iniromettere , ital. Introduire. 

Ëty. du lat. intromiUere , m. s. ou de entra, 
dans ,etd e mettre , mettre. 

ENTRONAR, V. n. (eintrounà) ; mmrmov 
jiAB. Puer, infecter : Sente gu'entrana , il 
se nt à ne pouvoir pas y tenir, 

BNTRONIR, V. n. (eintrounir);aMTsoinnB. 
S'obscurcir, en parlant du temps : Lou det 
ê'enironU , le ciel se couvre , s'obscurcit. 

Êty. de en, de tron , tonnerre, et de iV , 
tourner vers les tonnerres , vers Torage. V. 
rro». 



ENT 

ENTRONiaAR, V. a. (eîntrounisà) ; En- 
traniear, cal. Entronizar, port esp. In- 
troniser. V. Trône. 

ENTRONI8AT, ADA, adj. et p. (ein- 
trooisà, àde) ; Entranixada, port Intronisé, 
ée. V. Trane. 

ENTRONI8ATION, s. (eintrounisatien) ; 
Entronùaçào , port. Entranisaeié , cat. En- 
traniiaeion, esp. Intronisation. V. Trône. 

ENTROOUCAR, dl. Enfiler ensemble. 
Douj. V. Entraucar et Trauc, R. 

ENTRO-QU'ORA , vl. Jusqu'à quand, 
quo ueque. 

ENTRODDUCH , Y. Introduch. 

ENTROUDUIRE , V. Introduire. 

ENTROUNAR, V. Entronar. 

ENTROUNIR, V. Entronir. 

ENTRUANDAR, V. n. Gueuscr. Voy. 
Truand, 

ENTRUBraiT, adj. vl. En$rabert, cat. 
Entr'ouvert V. Aper , R. 

ENTRUBRIR, V. a. vl. Entrohrir , cat. 
Entre rabrir, esp. Entr'ouvrir. Voy. Entre- 
durbir. 

Éty. de entre et de ubrir. V. Aper, R. 

ENTRIIEII«, s. m. vl. aMTsinuu.. Entre- 
œil , espace qui sépare les yeux. 

BNTRUMIR et •mtnrnmm, V. n. et r. 
(einirumi) , dl. Obscurcir et s'obscurcir. 

Êty. Alt de Entronir , v. c. m. 

BNTUICEGAR, V. a. vl. nmnrncuui. 
Entpoisonner. V. Entoœigar. 

Ëty. de en , avec , de tut , if , et de cegar , 
tuer avec Pif. 

ENTUSAR, dl. V. Empurar et Tieaun. 

ENTUTAR 8' , v. r. (s'eintutà) , dl. S'en- 
fermer dans une tanière. 

Ëty. de en et du lat tutare , garantir, 
mettre en sôreté. V. Tut, R. 

ENTUTAT, ADA, adj. et p. ( etntutâ , 
àde), dl. Enfermé dans sa tanière; mis en 
sôreté. V. Tut,^. 

B WTUVEL IR S' , V. r. ( s'eintuvelir ) ; 
B mu r v w KÊam . S'incruster de tuf; se pétrifier. 

Étf . de en , de tuve et de tr ; le i est eu- 
phonique. 

ENTUTSEGAR, V. a. vl. Empoisonner. 

Éty. Probablement du lat. tnlui et de se- 
care, couper, blesser en dedans, ou de en, 
de tuy, if, et de segar. V. Tui. 

ENU 

BNUBRIADORA, 8. f. ( enubriadùre ) ; 
BMSBMADVBA. Enivremcnt, peu usité. 

Ëty. de enubriar et de ura. V. Ebri, R. 

ENUBRIAR, V. a. (enubrià). /nfie6rtare,* 
ital. Embriagar, esp. port cat Enivrer, 
rendre ivre. V. pour les syn. le mot suivant. 

Ëty. du lat. tne6riafe, ou du grec ^làcD 
(briaôj, rendre robuste, par dérision. V. 
Ebri, R. 

ENUBRIAR 8' , V. r. t'nnianAr.AM , •mn- 

■■lAB, •' BMPSaAll , f 'bMCSOUMIJUI , f 'BHTAfCAM, 

f'sinrucAB, •'■MsaiAOABjf'uFiMroimAB, f'm- 
9ovcmaukm , t'viicoiiQoiiaBAm ,t'BMcoocAB , •'■■- 
cmemmAM, a'BMcauiMnujui , •'smcbovtaii , •'■!- 
«oiNiaovuàm, a'BiiTAmvottAB, 9 mtÊBu t m Am , •'«- 
MwmwacÊUkM, t'iMiitciAm, •' 



ENU 



83 



.. S'enivrer, boire jusqu'à l'ivresse. 
Ëty. du lat. tnebrtart , m. s. V . Ebri, R. 
EN0BRIAT, ADA, adj. et part (enu- 
brià, àde); BnaMiAT, mmfmmAt, bmwmf ob- 

■AT, SaCOOOOlIBVAT , BUCBOOtCLAT , KMCOTOWAT, 




ICmiAT, BMCOVCAT, 
■AT, BHCBUOVBLAT , BIICBOOTAV , ■ 
LAT , BHTAKnr&AT , MmnrWWUkT, ■HVAVAT. Eolvré, 

ée, pris de vin. 

Éty. de en, de udriet de at. V. Ebri, R. 

ENUEGH, s. m. Ennui : A enuetx, à 
contre-cœur, à regret V. Enueg, ennui , et 
Nuir, R. 

ENUGO, 8. m. fenùque); bpoqvb. Eunu- 
que, homme mutilé; garde du sà'ail. 

ENUEG, s. m. vl. nim, wanwsw, wansmn , 




, SMOIAMBHT. EunUÎ , 

souci , peine , chagrin. V. fntmi et Nuir, R. 

ENOEIA, vl. V. Enuiia. 

ENUEIAR, vl. V. Enoiar. 

ENUEIT , s. m. vl. Ennui. V. Ennui et 
Nuir, R. 

ENUEJA , vl. V. Emui. 

ENUEJAR, V. a. vl. Ennuyer. V. Emmiar 
etiVÎMr.R. 

ENUEJ08, 08A, adj. vl. Ennoyeoz, 
euse. V. J?nnuyoiie et Nuir, R. 

ENUET, vl. et 

ENUET , vl. V. J?nue^ et EwMui. 

ENUET08, vl. V. Enoioi. 

ENUGAR, V. a. vl. Enujar, cat. Enyar, 
esp. Ennuyer, V. Ennuiar ; fâcher, V. 
Fachar et iVutr, R. 

ENUGEB8, s. m. vl. bmm, wmaun , 
mmvmm, mmn, mmwxam. Ennui, chagrin, vexa- 
tion. V. Ennui et Nuir, R. 

ENUIA , vl. V. J^nnut. 

ENUIAMENT, vl. V. Enujament et 
Ennui. 

ENTOAR, V. a. vl. sinjAii, wouab, 
mmmâJkM, bwojaii, ■voiam* V. Ennuiar. 

ENUIAT, adj. et p. vl. Tourmenté i fa- 
tigué. V. Nuir, R. 

ENDI08, vl. Enujoê, cat. V. Enoiae. 

ENUIT , vl. V. £ntte^ et Ennui. 

ENUJAMENT, s. m. vl. noiAMBiiT. Àn- 
noiamento, ital. Ennui, déplaisir, chagrin, 
fatigue. V. Ennui. 

ENUJAR , vl. V. Ennuiar. 

ENUJOS , adj. vl. BiHMOs , nviOB. V. 
Ennuiaui. 

ENUliA, s. f. vl. J^nuto, port. iUl. V. 
Inula eampana. 

ENUMBRAR, V. n. vl. Avoir peur de 
son ombre. V. Enoumbrar et Ottoior, R. 

ENUMBRAR, v. a. (enumerà); £iiiime- 
rar, cat. esp. Ëoumérer, dénonibrer. 

Ëty. du lat. enumerare, m. s. 

BNUMERATION , 8. f. (enumeratie-n) ; 
mtnmmmArnm. Enumeraxione , ital. Nwnera^ 
etoA, esp. Enuineraçâo, port. Enumeraciù, 
cat. Enumération. V. I)enoiim6raflienl. 

éty. du lat enumeraHoniê, gén. de enti- 
meratia. V. Num , R. 

BN-UNA , «MTAii. V. Una. 
BNUNA , utTAs n. expr. adv. (énùne). 
Rester tranquille, ne pas bouger, ne pas 
ÎDOomnKNler les antres. 
Éty. En una, soos-entradu plaça, t 



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86 



ENU 



ENV 



BNUNGTIO, v1. V. EnoncHo. 

ENUOI9 8. m. vl. Ëonai. Y. £iinttt et 
JVtttr, R. 

ElVUOS, OSA, adlj. ?l. Déplaisant, ante, 
ennuyeux. V. Nuir, R. 

ENUT, 8. m. \\, Ennui, tourmepl. V. 
Enugers, JSnnui et Nuir, U. 

ENV 

BNVA, ad?, vl. En vain. Y. Van, R. 
ENVADIR, y. a. anc. béarn. Y. Envahir, 

Qui envadirà ourcat , p*gui quoaie Icyt majors. 

Fors et cost. de Béarn. Rubrica de penas.lQ. 
Qui envadirà degun en eamy, ete, 
Ibid. 23. 

Ëly. de en et de vad, aller dans. Y. Vad, 
Rad. 

ENVAHIR , V. a. (einvahir) ; Invadir , 
anc. cat. esp. port, invadere, ital. Envahir, 
usurper, prendre par force, assaillir. 

Éty. du lat. invadere, m. s. Y. Vad, R. 

ENVAHISSAMENT , S. m. (einvahissa- 
mein). Envahissement, l'action d'envahir. 

SNTAIA, et 

ENVAIDA , s. f. vl. Elan , assaut , at- 
taque. Y. Envaziment et Vad, R. 

ENVAIDOR, s. m. vl. nvAsiooB. En- 
vahisseur, ennemi , assaillant. Y. Vad, R. 

ENVAIHENT, 8. m. vl. Y. Envaiaei 
Vad, R. 

ENVAIR, vl. Y. Envazir et Vad, R. 

ENVALAR , dl. Avaler. Y. Avalar et 
Val, R.2. 

ENVAIilR, dl. m. 8. que Avarir , v. 0. m. 
et Val, R. 

5e veêéi iaouUja lei$ graços^ 
l,a trisUito alor e'envalis. 

Aubanel. 

ENVAN, 8. m. (einvàn). Auvent, élan, 
Y. Eicouita: pour en Tain, Y. Van en et 
Van, R. 

ENVANESIR, V. a. vl. Saisir : Envane- 
zida las avia pavor, la peur les avait saisies , 
Y. Envatir , abolir , anéantir ; faire éva- 
nouir. Y. Fan,R. 

ENVANOIR, vl. Y.Eivanexir. 

ENVANT , s. m. (einvàn) : taouui, TAomAB, 
TAouMooa , vAvmAL. Auvent , petit toit en 
saillie qu'on place sur les portes des bouti- 
ques pour les garantir de |a pluie. 

Ety. du lat. in ventum, contre le vent. 
Y. Vent , R. 

La toile qu'on ^uspend à l'auvent s'ap- 
pelle 6ane. 

Envani d^una iaulina , sévéroncfe, partie 
du toit qui déborde le muraille. 

ENVARAIRAR, v. n. (einvaraïra) , dl. 
Empester, empoisonner par la mauvaise 
odeur. 

Éty. de varaire, ellébore, et de ar, Y. 
VarMre. 

ENTARG1ÇIRAR, T. a. (einvardgeirà) » 
et mieux sprciuiBiBAB. Former un verger, 
complanter un terrain en arbres fruitiers ou 
en oliviers. Avril. Y. Verd, R. 

ENVARGEIRAT , ADA , adj. et. p. 

ieinvardgeirà , àde). Complanté, ee, trans- 
omjk eij verger. V. Verd, R. 



Y. EwvêrêoMar et 
,^ \, EnverîouJhar 



ENVARTEGAR 

Vert, R. 
ENVARTOULHAR 

et Fer(, R. 

SNTAB • prép. vl. Envers. Y. Vert, R. 

ENVA8AMENT , Y. Eivasament. 

ENVASAR, Y. Etvatar. 

ENVÉMASf V. a. vl. »iTAsnaB. Envahir. 

Éty. du lat. invadere, m. s. Y. Vad, R. 

ENVASUIEN^ vl. Y. Bnvaximent. 

ENVAUR , vl. Envaeir, cat. Y. Envaiir 
et Vad, R. 

ENVASOR, s. m. anc. béarn. Qai en- 
vahit. V. Vad, R. 

ENVAZENIR, vl. Y. Envatir et Vad, 
Rad. 

ENVAZIA, 8. f. vl. Attaque. Y. Envasi- 
ment et Vad, R. 

ENVAnDOR, vl. Y. Envaidor. 

ENVAZIMENT , S. m. vl. wmwAMtmmm, wm- 
wamuêmm, BmrAxiA, WAMmmtn, MMmvntmmHt, bm- 

vAiA. Envahissement, invasion, attague, as- 
saut, courage, audace, élan, occupation, éta- 
blissement. Y. Fad,R. 

ENVAZIO, vl. Y. InvaHon. 

ENVAZIR, V. n. et r. vl. mwAam. S'éva- 
der, s'échapper. Y. Vad, R. 

ENVAZIR, V. a. vl. mmwAMmmMM, mmuMMM, 

mmvAMmm, butams. AttaGuer, ravir, enlever 
de force, assaillir, prendre, entamer, trans- 
gresser, 

Ety. du lat. tnoaiere,m. s. Y. Vad^ R. 

A V envazir, à l'attaque. 

ENVEA , d. de Barcel, Y, Envegea et 
Vis, R. 

BNVEADAS, 8. m. (einveadàs) ; Hnr>pAf . 
Augmentatif de Enveat, v. c. m. et Vis R. , 

ENVE ADISA , S. f. (einveadise) ; butsa- 
Dim. Inquiétude d'un enfant gâté, mauvaise 
humeur. 

Éty. de enveat et de isa. Y. Vis, R. 

ENVEADUN, S. m. (einveadùn) ; »ai?a- 
P1I1I. m. s. que Envea4iia, v. c. m. et Vis, 
Rad. 

ENVEARAR ,d. m. Y. Env^lar. 

ENVBARAT , Y. Envelat. 

ENVEAT, AI>A, adj. vl. sim^n;. Gai, 
gaie. 

ENVEAT, ADA. S. et adj. (emveà, âde) : 
■HTART oAflTAT. luquiétudc d'un enfant gâté, 
enfant trop exigeant, boudeur, euse; rechi- 
gné. Avril. 

Éty. de envea, envie, et de at, quia des en- 
vies. Y. Vis, R. 

ENVEG,vl. Envie. Y. Envegea et Vis, 
Rad. 

ENVEQEA. 8. f. (einvédje) ; imA, nr- 
▼BiA. UB6SA, BM|if«BA. tMwtA. Invidiu, ItaL 
Envidia, esp. Inv^à, port. cat. Envie, dé- 

[>laisir qu'on a du bien d'autnii, désir, vo- 
onlé. 
Ëly. du lat. invidia, le même, Y. Vit, R. 
Envegea de frema grossa, malacie, envie 
de manger des choses extraordinaires qu'ont 
souvent les femmes enceintes . 

Envegeas d*anar, des épreintes ou besoins 
pressants d'aller à la selle. 

Qui se sarro daban Vembejo 
Bailo as méchant un pan d*aygQ de may. 
Jasmin. 

Envegeat de vcaumir^ nausées. 



ENV 

ENVEGEA, 8. f. Eofle, nmvut des La- 
tins, tafches que les enfants apportent en ve- 
nant aip monde, et que le peuple, par on pré- 
jugé tiès-répandu, attribue k une envie non 
satisfaite qa a eue la mère pendant sa gros» 
sesse. 

Étt. de envegea, envie, cause supposée 
de ces marques. 

BifVBGEAR, T. a, (einvedjà); taÊwvm, 
sMTBAm, BMSBttAm. Iiivûltare, ital. Enviéiar, 
esp. invejar, port Envdar, cat. EoTier, dé- 
sirer les choses que possèdent les autres avec 
un chagrin secret de ce qu'ils en jooieseot 
préférablement h nous. 

Éty. du lat. tnmdere on de wvegea et de 
ar, avoir envie. Y. Vit, R. 

SNVEGEASSMk, S. f. (einvedjèsse), et 
imnr. BMaBOBA««A. Folle envie. 

Ety. de ewegea et de l'augm. atta. Y07, 
m,R. 

Mi» qu*iwi piooel poorrlo te piqtra VfmteJfU$q 
Qm porloo à qMl^'un pcrba^t d'aï» plaço. 
HUIft. 

I^NVBGEOUS, OU9A, adj. (einvecUôos, 
ôuse); ipi«Ti*|oof, arnivouf, «vctTovs, mmemr 
mioiif , BMiom , Butnivoop. invidioso , îtal. 
Envidioso, esp. Invejoso, port, jpnvejot, cat. 
Envieux, euse; qui envie, qui porte envîe, 
désireux. 

$ty. du lat inmdiotut, m. s, on de eiire- 
gea et de ot^e. Y. Fte» R. 

ENVEGBTA, s. f. ( einvedgéte ) , et 
impr. BMBBGBrrA, dl. BMBv^^sTA. Faire env$r 
apia, faire venir l'eaa à la bouche. Y. £tca- 
Jica. 

Éty. de envegea et du dim. eta. Y. Vit, 
Rad. 

ENVEIA, s. f. vl. BiTBiA, BVB4* V. En»€<^ 
gea, 

ENVEIADOR, S. m. vl. nmoAm. Qui 
désire, convoileux, soupirant. Y. Fis, R. 

ENVEIAIRE,vt Y.^nvetador. 

ENVEIAR,v.a. vl. Envoyer, Y. Via^ R. 
pour envier. Y. Bnvegear et Vit, R. 

ENVEIIXEZIR.v.n. vl. Yîeillir. Yoj. 
Fte/Aif et Fie/fc,R. 

ENVEIIXIR, vl. Y. EnvUir. 

ENVEI08, adj. vl. Bnrssot, spnoc. Yoy. 
Envegeùûs, 

ENVEIZAT, AOA, adj. vl. sur^nAn. 
Gai, joyeux, de belle humeur. 

Éty. deFital. vezzoso, agréable, mignon. 

ENVEJA, s. f. vl. Zèle : Avw tWHJa. 
imiter. Y. Vis, R. 

ENVEJADOR, 8. m. vl. S^lé. Y. VUy 
Rad. 

ENVEJANSA, 8. f.vt Jalousie. Y. Fis, 
Rad. 

E^YEJAR. vl. Y. Envegear et Vit, H. 

ENVEJÔ8, adj. vfi, vl. £nvej6tf cat Dé* 
cireu x. V. Vis, R. 

ENVELAR, ▼. n. (einvelà); nnrsABA*. 
Déjeter, cambrer, se yoiler, se tourmenter, 
se déverser, en pariant des planches et des 
pièces de bois qui se courbent en se dessé- 
chant, Y. Engauchir. 

Éty. de en, dans, de vel et de ar, se met- 
tre dans ou sous un voile. Y. Vel, R. 

ENVELAT, ADA. acy. et p. (einveU, 
àde): mwnAMAt. Déjeté. cambré, tourmenté, 
voilé. Y. Tel, R. 



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ENV 

ElWBIâAT, ADA, adj. et p dl.Enlre- 
pri8 ou résolu légèremeDt. Saa?. V. Vel, R. 

ENVEUMEN, S. m. vl. AfîliMement. 
V. Fa,R. 

BNVEUiElIR,V.a. s\. Mvuosm, n- 
vBunna. EnveUir^ cat. EnvtjêceVy esp. En- 
velheceTt port. Inveed^iare, ital. Ëovieillir, 
faire paraître vieui. 

Ety. de en, de vell^ vieux, et de esir, deve- 
nir. V. Vielh, R. 

BNVELOPA , 8* r. (eiovelépe); cvsnTA, 
BMTBiAVPA. Enveloppe, ce qui sert à envelop- 
per, on le dit purticulièrement de la feuille 
qui recouvre une lettre et de la peau ou écaille 
M fruits. 

Éty. du lat. involuerum, m. 8« et de en, de 
vel, voile, et de opa, mis comme un voile. 

BNVELOPAR , v. a. (einveloupâ) ; ■>▼■- 

ftOOPAM, AOOVIXMVAB, A&OOPAB, MmOllAB, WmWK' 

MjuwwMMu Iwnluppare, ital. £nvolt>er^ esp. 
port. Envelopper, couvrir une chose d'une au- 
tre qui s'applique exactement sur la première et 
qu'on nomme enveloppe; comprenore. 

Éty. du lat. involvere , ou de inveU>pa et 
de ar, mettre une enveloppe, un voile. Voy. 

ENVEI«OI^AR 8', v. r. S'envelopper. V. 
Agouloupar i' et S'enrouar, 

BNVELiOPAT, ADA, adj. et p. (einve- 
loupâ, àde) ; asov&oovat, simoiiAT, Bimuoii- 
rAT. Enveloppé, ée. V. Vely R. 

ENVEI.SIR, V. a. vl. Avilir. V. VU et 
Envilir. 

ENVENOUT, UDA, adj. et p. (einvein- 
gù, ûde). Revenu, ue; retourné, part, de en- 
venirs\ V. Fen, R. 

ENVENIMAR, V. EnveHnar. 

ENVENIR 9', V. r. (s'einvenir). S'en re- 
tourner, s'ébouler, tomber en ruines, se ren- 
verser, en parlant d'un mur, d'une terre, etc. 
V. Vtn R, 

EnVenTA BOULOPA8, s. m.(einvéin- 
te boulôfes) , dl. impr. bmsbmta souftorAf , 
dl. Conteur de sornettes, diseur de baliver- 
nes. V. Ven. 

ENVENTAR, V. Inventar. 

ENVENTAT, V. Inventât. 

ENVENTRAR, Gare. V. Eivenlrar. 

ENVERENAR, d. bas lim. V. Enveri- 
nar et Venen^ R. 

ENTERGARjV. a. (eînvergâ); Enver- 
gar^ esp. cat. Enverguer, attacher les voiles 
aux vergues. 

£ty. de fn, de verga et de ar, mettre en 
vergues. V. Verg^ R. 

Énvergar lou manteou, s'emmenteler. 

Envergar de eoous de nervi, recevoir des 
coups de nerf. 

ENTERGONHAR, vl. V. Enverganhir. 

ENVEROONHAT, ADA, a^j. et p. vl. 
saiTBBaoïnBT. Honteux, euse ; humilié. Voy. 
Vergougna, 

BNVEROONHEZIR, vl. Voy. Enver» 
gtmhir. 

ENTERGONHIT , IDA y adj. vl. Y. En- 
vergonhat. 

ENVERGONIR,v. a. et n. vl. bmthi- 
•omBsn, MvsMoi«AB. Enverganifir y cat. 
SfoergognareyilaU Vergogner, humilier, rou- 
gl r, abais ser, déshonorer, rendre honteux. 

ENVERGUETAR, V. a. (einvergueta). 
Gamir de gluaux. Avril. Y. Yerg, R. 



ENV 

ENVERGURA, S. f. (einvergùre). Enver- 
gure, manière d'enver^uer tes voiles, leur 
largeur, étendue des ailes d'un oiseau qui 
vole. 

Êty. de en, de verga et de tira . V . Verg, R. 

ENVERINAR, v. a. (einverinà) ; chca- 

G«AM, ACAOHAm, BRTSVBRAB, WIVBIUMA ». AWe' 

lenarey ital. Envenenar, esp. port. Enveri^ 
nar, cat. Envenimer, irriter une personne, 
un animal ou une plaie ; aigrir ; il est aussi 
réciproque. 

Ety. de en, de vérin, venin, et de Tact, ar, 
litt. mettre du venin dans. V. Venen, R. 

ENVERINAR 8', v. r. Enverinane, cat. 
S'enrager, se mettre en colère. 

ENVERINAT , ADA , adj. et p. (einve- 
rinà, àde| ; bmcaiuiat, ihutat, em b bw mat. En- 
venimé, irrité. V. Venen, R. 

ENVERNI88AR , dl. JSnvemmar, cat. 
V. Vemiuar et Bamis, R. 

ENVERS, adj. yl. wvmm; Inven , cat. 
Inverto, esp. port. ital. Renversé, culbuté, 
opposé, contraire, injuste, faux, maladroit, 
embarrassé, allongé, étendu ; subst. envers, 
rebours. 

Ëty. du lat. inversus, m. s. 

ENVERS, ERSA, adj. adv. vl. Con- 
traire , à la renverse, du côlé de... auprès, à 
regard. V. Vert, R. 

ENVERS, S. m. (einvès); Birvct, bam- 
VBM, Bvsf . Jnvee, cat. Rovetcio, ilal. Enves^ 
esp. port. Envers, le côté le moins beau 
d'une étoffe, celui qui est destiné a rester ca- 
ché, celui qui est opposé à l'endroil; le verso 
d'une page. 

Éty. du lat. inversa, sous-entendu /bciee. 
V.Fert,R. 

ENVERS, prép. bvb«. Envers , cat. Ver- 
so, ital. Vers, envers, à l'égard de... 

A Venvers» adv. à l'envers, à la renverse. 

ENVERSAR, vl. V. Eversar. 

ENVERTOULHAR, v. a. ^einvertouillâ); 



ENV 



87 



OOOBDBBlUiAB, ▼ABTOOUIAB, BBTABTOIIIAB. EU- 

velopperen roulant, entourer, entortiller. V. 
Fer«,R. 

ENVERTOULHAR S', V. r. S'envelop- 
per dans ses habillements ou dans ses cou- 
vertures, s'emmitoufler, s'envelopper la tète 
et le corps. 

ENVERUGEAR, T. n. (einverudzà), d. 
bas llm. Propager les mauvaises herbes : En- 
verugear lo tronuge, propager le chiendenL 

Éty. de veruae, de en et de ar. 

ENVES,prèp. vl. vBt, vbbi. Enves, cat. 
Inverso, ital. Vers, envers, contre, du côté 
de. 

ENVESAR, vl. V. Envexar. 

Ëty. du lat. versus. V. Vert, R. 

ENVESCAR , V. a. vl. Envescar, cat. 
Engluer. V. Envisear et Vise, R. 

ENVESULE , vl. V. Invisible. 

ENVESINAR, V. n. et r. (einvesinà); 
BBTBxniAB. Avoisiner, Aub. s'entourer de 
voisins. 

ENVESINAT, ADA, adj. et p. (einvesi- 
nÂ, àde): avbubat. Envoisiné, ée ; qui a des 
voisins de terre : Ben au mauenvestnai. 

Ëty. de en, de veein et de at, pourvu en 
voisins. V. Vie, R. 2. 

ENVE8SAR, V. a. (einvessà). V. Des- 
vessar, Revessar, Versar et Vert^ R. 



ENVESTA, vl. Qu'il ou qu'elle investisse. 

ENVESTIGUAR, vl. V. Investiguar. 

ENVESTIR, V. a. vl. Investir, cat. port. 
Envestir , esp. Investire, ital. Rechercher, 
tâcher de trouver, investir. V. Fe«(, it. 

Éty. du lat. invesHre, m. s. 

ENVESTIT, IDA, adj. et p. (einvesti, 
ide). Investi, ie. 

ENVESTITURA , s. f. vl. Investidura, 
cat. port. Enveslidura, esp. InvestUura, 
ital. Investiture, acte par lequel on investit 
quelqu'un d'un fîef oud'uue dignité ecclèsias- 
Uque. V. Vest, R. 

ENVETA, vl. Y. Envegea. 

ENVETAR, vl. V. Envtiar. 

ENVETOS, vl. V. Envegeaus. 

ENVETRIAT, ADA, adj. et p. vl. De 
verre. 

ENVEZADAMEN , adv. vl. Gaiement , 
joyeusement. 

ENVEZADURA, S. f. vl. Joie, gaieté. 

Ëty. de l'ital. vexxoso. 

ENVEZAR , V. a. et r. vl. bmtbbab. Ré- 
jouir. 

ENVEZAT, ADA, adj. vl. Gai, gaie, gail- 
lard, réjoui. 

ENVEZOS, adj. vl. Voy. Envegeaus et 
Ftr. R. 

ENVIA, d. m. En vl. zèle, il ou elle en- 
voie. Y. Envegea, 

ENVIAR, V. a. vl. Enviar, cat. esp. port. 
Inviare, ilal. Envoyer. 

ENVIAR, V. a. vl. Renvoyer. Y. Envidar. 

BNVlAH,Enviet.y.Envegearei Ft#,R. 

ENVIAR S' , V. r. (einvià). Se mettre en 
chemin , prendre la route, la voie. 

Éty. du lat. tnmare, ou de en, devûiet 
de ar, se mettre en chemin. Y. Via , R. 

ENVIAT , ADA , adj. et p. vl. Enviad , 
cat. Envoyé, ée. vl. Joyeux. 

Étjr. de en , de via et de at , litt. mis en 
chemin, mis dans la voie. Y. Via, R. 

ENVIDADOUR, V. Envitadour. 

E NVID AR , Envidar, cat. Y. Envitar. 

ENVIDAR. V. a. vl. BBviAB. Renvier, 
terme de jeu. 

ENVIDAT , adj. et p. vl. Renvié. 

ENVIELHIZIR, vl. Y. Envieltexir. 

ENVII«ANIR, V. a. vl. Outrager , inju- 
rier , insulter. Y. Ftl , R. et Invilir. 

ENVIIiANIT, IDA, adj. vl. Outragé, 
ée , avili , ie. 

ENVIUBNT , p. pr. vl. smnuB. Outra- 
geant, avilissant. Y. Vil. 

ENVnJBZIR, vl. y.Envilir. 

ENVDLIR, V. a. vl. BBVBUAOI , BHVBUIB , 
BMTIUUUB, BmnUBUl, BBnLAMm, BtTl&AHIB. 

^nvilecer , esp. port. Invilir e, ital. Envi-- 
lir , cat. Avilir , outrager, 

ENVILIZIR , vl. Y. Envilir. 

ENVINAGHAR , Y. Envinassar. 

ENVINADODIRA , S. f. (einvinadôuire) , 
et impr. shbibadoviba. Nom languedocien 
de la courge bouteille , gourde des pèlerins : 
Cueurbita lagenaria, J. Bauh. dont le fruit, 
étranglé vers le pédicule , représente une 
bouteille; celle qui est toute renflée porte le 
même nom. V. Boutelha. 

Éty. de en, dans^ de vin , de adoutra , 
litt. qui sert k contemr du vin. Y. Vin , R. 

ENVINAGRAR, vh Envinagrar^ çat. 
V. Envinaigrar. 



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88 



ENV 



BNVINAGIIAT , ÂDA , adj. et p. ?]. 
Mêlé de vinaigre. 

BfiVmàiQMàM, V. a. (einvtoaîgrÂ); 
EwniAOBâB f KMwtmmMnmAM, Envinagrar , anc. 
cat. esp. port Arroser de vinaigre , jeter du 
vinaigre sur le visage de quel()u'un qui s*est 
évanoui , pour le faire revenir à soi ; assai- 
sonner avec du vinaigre. 

Éty. de en, de vinaigre et de Tact, ar, 
mettre du vinaigre dans on sur. V. Vin , R. 

BNTINAR , V. Avinar , Enmnauar et 
Vin , R. 

ENVINASSAR, cmmiACHAB, péjor. de 
Avinar , v. c. m. Aviner, tacher , salir avec 
du vin. V. Ftii,R. 

ENVINASSAT , ADA . adj. (einvinassâ , 
âde); nmow. Teint ou taché de vin. V. Vin, 
Rad. 

ENTINASSAT , 8. m. ▼nrovs , cahva- 
6iioui| CAMVAçmovtmr f cam^agmoulibb. NoRl 

qu'on donne , dans les pays voisins du Lan- 
guedoc , au champignon de couche : Aga- 
ricus fiwuiarimi, à cause de sa couleur. V. 
Vin , R. 

BNVI08 , adj. vl. V. Envegeoui et Vie > 
Rad. 

ENVIRAGAR , y. a. vl. Remplir , infec- 
ter d'ivraie. V. Viraga. 

BNVIBO , prép. vl. Autour. V. Envi- 
foun. 

ENVIRON , vl. y. £fivtrotiii. 

ENVIRONAR, vl. Environar, cat. V. 
Envirounar. 

ENVIROOUTAR , v. a. (einviroouté) ; 
■mrAmrAii , ravmooiiAm. Entourer , mettre à 
rentour ; cerner. V. Fïr , R. 

ENVIROClIâAR , V. a. (einviroolà) , dl. 
Rouler, entortiller. V. Entourtilhar et ftr, 
Rad. 

ENVIROnN» adv. ( einvirôun) ; bua^i- 
Boa. Environ, à-peu-pres , un peu plus , un 
peu moins. 

Ety. Comme nous avons tiré virer de 
gyrare, il est aussi certain que nous avons 
fait environ de in gyrum, qu'on a employé 
pour environ, autour. V. Vir, R. 

ENVIROUNAR, v. a. (einvironnà) ; bh- 
▼imoooTAii» mirrovmAB» bivoootab , anww w»- 
tMMM. Environar,9Xic, cat. Entourer, envi- 
ronner. V. Ftr, R. 

ENVI8 A, adv. comp. vl. Malgré soi. 

Ëty. du lat. invitus, 

BNVI8, dl. V. Vite. 

ENV18AGEAR, V. a. (einvîsadjâ). Envi- 
sager, regarder une personne au visage, fig. 
considérer une chose sous un aspect. 

Éty. de en, de visage et de ar, regarder au 
visage. V. Vis, R. 

ENVISAGEAT, ADA, adj. et p. (einvî- 
sadjâ, àde). Envisagé, ée. V. Vis, R, 

ENVISC.dl. V. Fî#c. 

ENVISGAR , V. a. (einviscà) ; bhbbsca», 
BBTBKAB. J^nvûcaf, auc. cat. esp. port, /n- 
veicare, ital. Engluer, frotter, enduire de glu. 
faire des gluaux. 

Éty. de en, de tiic, glu, et de ar, mettre 
de la ghien ou sur. V. Viec, R. 

ENVI8CARS*, v. r. Enviicane, port. 
Envetearse, cat. Inveicarsi, ital. S'engluer, 
se prendre ou se salir à la glu ; gagner quel- 
que maladie contagieuse. 

ENVI9GAT, ADA, adj. et p. (einviscà. 



ENV 

àde): bhbbmat. Enviseado, port. Englué, ée. 
V. vise, R. 

fity. de en, de vise et de ai^ ou du lat. in 
eideviscatus. 

ENVIT , s. m. vl. EnvU, cat. Envite, esp. 
Invita, ilal. V. Invitation et VU, R. 

BNVITADOUR, V. InvUadour et VU, 
Rad. 

ENVITAR, V. InvUar. 

ENVITATION, V. InvUotionei FW, R. 

ENVOCATION , V. Invoueation. 

ENVOGATIU, IVA, adj. vl. Invoeatif 
ive , propre à invoquer. 

ENVOI, s. m. (anvouà), pr. md. bbpb- 
BiTioB, BBTpoA. Invio , ital. Enviada, esp. 
Envoi , action par laquelle on fait transpor- 
ter une chose d'un lieu dans un autre ; chose 
envoyée. V. Via, R. 

ENVOLAR, V. a. vl. Involare, ital. 
Dérober, enlever. 

Ëty. du lat. involare, m. s. 

ENVOLAR S» , V. r. (s'einvoulâ) ; •wm- 
▼POI.AB. Involarti, ital. Volarse, esp. S'en- 
voler, prendre son vol, s'enfuir en volant. 

Éty. du lat. evolare et involare. V. Vol, 
Rad. 2. 

.ENV0L0NT08, a4j. vl. Résolu, déter- 
mmé. 

ENVOLOPAMENT, 8. m. vl. btoi^ba- 
PEBT , BBvoMBAMBpi. Inviluppamcnto , ital. 
Enveloppement, enveloppe 

ENVOLOPAR, vl. V. Envelqpar. 

ENVOLOPAT, ADA, vl. V. Envelopat. 

ENVOLUCIO, s. f. vl. iBvoi«TiQ. Enve- 
loppe; Tourbillonnement. 

ENVOLUPAMENT, s. m. vl. Langes. 
V. Fe/,R. * 

ENVOLUPPAR, vl. V. Envelopar. 

ENVOLUPPAT, ADA, adj. V. Enve- 
lopat. 

ENVOLVER, V. a. vl. Envolver , esp. 
port. Involvere, ital. Envelopper, entourer. 

tty. du lai. involvere, m. s. V. Voulu, R, 

ENVOOUTAR, v. a. (einvooutà); bptaii- 
TAB. Entourer, ceindre. V. Envirooutar et 
Foti(tt, R. 

ENVOUIJLR 8', V. Envolar #' et Vol, 
Rad. 2. 

ENVÔUT, OUTA, adj. vl. BBvoinrs. En- 
veloppé, ée. V. Fouitt , R. 

EI^OUTAR, pr. mod. V. Mandar. 

BNZ 

ENZAUZEN, vl. Qu'ils ou qu'elles pour- 
suivent. 

ENZENGAT, ADA, adj. et p. (einzeingà, 
àde), dl. Agencé, ée, paré, ajuste. 

EOL 

EOLO, divinité de la fable, {e6]o);Eolo, 
ital. esp. port. Eole, arrière petit fils d'Eole, 
fils d'Helien , qui donna le nom d'Uéoliens 
à ses sujets , qui s'appelaient Helléniens, fils 
de Jupiter et dieu des vents. 

Ety. du lat. aolus. 

nov 

EOU, désinence de la langue moderne 
qui remplace, dans plusieurs dialectes, le 



ECU 

el de l'ancienne, par la changement de 
I en oti , comme de vedtl , eoiilel , pel , 
veùu. eduteo^n, peou. Cette désinence est 
remplacée généralement, en français , par 
eaii,veaii, couteau, peau; eicepté pourtant, 
tuyeau, qql se rend par tuyau , mais c'est 
parce que ce mot ne vient pas de tuyeU 

EOU, m. BIA4, f. Bftoof, m. pi. BM^a, f. pi. 
BiASM, pour les deux genres, pr. pen. de la 
troisième pers. (éou, ele, élons, elea, èlei). 
Lui, die, eux, elles, eux. 

Éty. du laL iUe, Ula. 

Desper-eou, adv. de lui-même, de sa propre 
volonté. 

EOU, m, JBO. Est souvent employé dns 
les anciens titres, pour /ou, v. c. m. Je on 
moi : Eou Jon , moi Jean. 

EOU, s. m. d. bas lim. et f . Pour mof. 
y.Uou. 

BOUE , (éoué ). Un des noms lang. de 
l'yeuse. V. Eouse. 

EOUFA, s. f. (èoufe). Un des noms 
lang. de l'hièble, V. Saupu4en; pour sparte 
V. A ufii. 

BOUFFE , a. m. (eouflé). Nom qu'on 
donne au blé rouge , a Gogolin , Var. V. 
Blad-rouge. 

EOUIIRANIBR, S. m. (eongranié). Nom 
qu'on donne , dans le département du Var, 
selon M. Avril, aux diflèrentes espèces de 
violiers ou girofliers. V. Vioulier. 

EOUBIE , nom d'homme (eoùmé). Eras- 
me ou Elmc. 

Ély.î 

Patr. Saint Erasme, vulgairement Saint 
Elme, évéque el martyr en Campanie, vers 
le commencement du 1V">« siècle, 303, dont 
l'Église honore la mémoire le 2 et 3 jm'n. 

EOUNA , s. f. ( é6une ). Un des noms 
lang. et bas Km. du lierre. V. Eoure. 

EOUNAS , s. m. (éounàs) , dl. Angm. 
de Eouna , grande et large plante de lierre 
qui couvre tout un mur. 

EOUNB} 8. m. (eôuné). Un des noms 
languedociens du lierre. V. Eoure. 

EOURE , s. m. (e6uré) ; boubbb, boosb, 

BOUTBjBOmiA. BOOBB, BOBA, UDBA. Edera Ct 

Ellera, ital. Tedra, esp. Hera, port. Lierre, 
lierre grimpant, Hedera hélix. Lin. arbris- 
seau de la fam. des Caprifoliacées qui crott 
spontanément dans toute la Provence. 

Éty. du lat. hederœ, gén. de hedera, d'où 
eoure, par le changement de d en ou. 

Nous devons faire observer de nou- 
veau ici, que les voyelles se transforment arbi- 
trairement les unes dans les autres, mais qu'il 
n'en est pas de même des consonnes. Le chê- 
ne vert et le lierre, portent en divers lieux 
les mêmes noms, mais dans le premier, le s 
de Hieis, se rencontre dans eoute, et le r de 
hederiB, dans eoure, lierre, ce qui ne laisse 
aucun doute sur le nom à adopter; comme le 
d a souvent été changé en l par les Latins, 
Denina, pense que les Toscans firent de 
hedera, ellera , d'où viendrait notre eoure, 
parle changement éel en ou. 

Les anciens avaient consacré cet arbrissean 
à Racchus, parce qu'ils croyaient que ceDieu 
avait appris aux hommes qu^en s'en faisant 
une couronne elle empêchait de s'enivrer; il 
servait aussi h couronner les muses et les poë. 
tes comme le laurier. 



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EOU 

j. Il Elle de Bcaornont, cite on lierre qui a 
^ 450 aD8 d'existence. 

BOURRE, 8«m. (éoarré). Nom qu'on don- 
ne, \ Avignon, au ch^ne-vert, V. J?ou«e, et 
dans d'autres endroits au lierre. V. Eourfi. 
Éty. Alt. de hedera. 

BOOSByS. m. (éousé) ; povsi, mwm, boo- 
VB, m»nua, SUES, soi», bouiia, c^Aon-vcao. 

Teuse, chéne-vert, Quercui ilex^ Lin. arbre 
de la fam. des Amentacées, commun dans la 
PfOfence Méridionale. V. Gar. Jlex folio 
Mongo, etc. p. 24$. 

Éty. du lat. ilex, ilieis, iliee, k Fabl. par 
sjne. ilee, d'où elce, ital. et par le change- 
ment de l en OM, eauee et eouiê. 

Son bois est l>eaucoup plus dur que celui 
dochèoe ordinaire; sonéoorce est employée 
pour tanner les cuirs et son charbon est des 
plus estimés. 

Dérivés : Emu^iera , Baui-ina , Eouv- 
ifra. 

BOD8B. s. m. Est aussi un des noms du 
lierre. V. Eour0. 

DériTés : Eouri9ra^ et les noms propres 
Deleouxe, Deleuse^ qu'on trouve écrit dans 
les anciens titres de Leuze. 

BOUHBRA, s. f. (eousi)^); iwwnnA, 
■uiBBA* Chênaie, lieu planté de chénes-verts. 

Éty. de eoutê et de iera. 

B01ISIIfA,s. f. (eousine), dl. Gland du 
diène-vert : Cam d'eausina , chair ferme de 
pourceau nourri de ce glaqd. 

éty . de Jg otMe, v. c. m. 

EOUVByS. m.Pourchène-yert, V. Eouse; 
et pour lierre. Y. £otire. 

EOUVIERA , V. EouHera, 

BOUZE, V. Eoute. 

EP 

EP » d. bordelais. Vous. 

Are ep eouneehi t(nU$. 

Hourcastreine. 

EPA 

EPACTA, s. f. (epàte); spaita, vava, 
rATTA, AVATA. Epucta^ port. esp. cat. Epatta, 
ital. Epacte, on nomme ainsi le nombre de 
jours qu'on aioule à l'année lunaire pour 
régalera l'année solaire,ou en d'autrestermes, 
le nombre de jours dont la nouvelle lune pré- 
cède le conmiencementderannée; ce nom- 
bre est onze. 

Éty. du Idi.epacta, dérivé du grec inoncK^c 
(épaklos), étranger, sur ajouté, dérivé de 
eici-fd) (épagô), ajouter, introduire. 

Quand temm d'epacta, combien avons 
nous d'épacte. 

L'épacte servant à connaître les phases de 
la lune, sans le secours de l'almanach, nous 
alfons décrire le moyen de s'en servir. 

L'épacte indiquant la diflérence des années 
lunaires, d'avec les années solaires, et cette 
différence étant de onze jours, il faut ajouter 
chaque année ce nombre 1^ celui qu'on avait 
d^i, et quand ces nombres dépassent trente, 
on ne conserve pour l'épacte que le surplus. 
On ajoute à ce nombre celui des jours du 
mois qui se sont écoulés, et depuis mars, le 
nombre des mois passés, et l'on a l'âge de la 
lune. 

TOM. II. 



EPA 

Si l'on voulait connaître, par exemple, 
rage de la lune au 4 septembre 1834, on di- 
rait: l'épaclede 1633, étaitde9: celle de 1834, 
est de 20; puisqu'il faut ajouter 11 chaque 
année; 20 et 4 des jours du mois, font 24. et 
6 des mois écoulés depuis mars, valent 30. 
La lune est donc nouvelle depuis quelques 
heures. Si l'on voulait connaître la même 
chose pour 1835; au même jour, on forme- 
rait répacte en ajoutant 11 à 20, ce qui don- 
nerait 31, dont on soustrairait 30, d'où il ne 
resterait qu'un d'épacte pour cette année, 
ajoutez 4 de jours et 6 de mois, vous aurez 
11 pour l'âge de la lune au 4 sept. 1835. 

Au XVI»* siècle, Geraldi, mathématicien, 
ital. inventa les épactes astronomiques. 

EPATIC, adj. vl. Hepatieo, esp. port. 
Epatico , ital. Hépatique , qui est malade du 
foi, qui concerne le foi. 

Ëty. du |at. hepatieuê, m. s. 

EPATTA, Alt. de EpoUa , v. c. m. 
EpaUa, ital. 

EPE 

EPEDEMIA, S. f. vl. y. Epidemia. 

^PEI, adv. (épéi); mu, r rs|. Puis, 
ensuite, d'ailleurs. 

Ëty. du grec ï-kû (épèi) , ou ïmixoi (épèita), 
Icipème. V. Pe«. 

Epei avex îroou de reeoun , 
Troou de bouen sens et de genio , 
Per tirar vanilat de voueetre vielh blaetn^n* 
Dioulr 



EPI 



89 



EPELAR , pr. md. Ëpeler. V. Comptar 
leUleUras. 

EPENTHEZI8, S. f. vl. Epenthe$U,,poTi. 
Epenieiiiy cat. esp. Epenusi, ital. Epen- 
thèze. 

EpeniheeU et ajustamens e ereytihemeni 
de lèUra o de iUlaba en lo mieg de diclio. 
Leys d'Amor. 

Ëty. du lat. epentheeU, m. s. dérivé du grec 
ènevOedic (epenthesis). 

EPHEMERIDAB, S. f. pi. (ephemerides); 
Elfemeride, ital. Efemerxdee^ esp. EpKe^ 
meridei, port. Ephémérides, en astronomie, 
tables qui font connaître , pour chaque jour, 
le lieu où une planète se trouve à midi, dans 
le zodiaque ; livre qui contiennes événements 
de chaque jour. 

Éty. du grec l<pY)(xepi(; (éphêméris), journal 
formé de lid (épi), dans, et de ^{j.tpQ((hémera), 
jour. 

EPI 

EPICICLE , vl. V. Epicyde. 

EPI, Initiatif pris du grec l-pX (épi), sur, 
il éveille l'idée de position supérieure. 

Epi'demiat de epi, sur, et de démos , 
peuple, maladie qui sévit sur la multitude. 

Epi'derma , de epi et de derma , peau , 
surj>eau. 

Epytodo, de epi et de eitodos, entrée , 
histoire incidente. 

EPICTAFI , s. m. vl. y. Epitapha. 

EPICURIEN , s. m. vl. Epieureo , cat. 
esp. ital. Epicurien, qui professe la doctrine 
d'Epicure. 

Éty. du lat. epicureus. 



EPIGTCLE, s. m. (epiciclé);BnctcL«,Tl. 
Epiqfclo, port. Epidcle, cat. Epicielo^ 
esp. Ital. Epicycle , petit cercle imaginé par 
d'anciens astronomes pour expliquer les sta- 
tions et les rétrogradations des planètes , et 
dont le centre est dans la circonférence d'un 
plus grand cercle. 

Éty. du grec ità (éoi) , sur , et de xùxXoc 
(kukios), cercle, cercle placé sur nn autre. 

EPIDmiA , V. Epidemia. 

EPIDEIOA , s. f. (épidémie) ; ^wtJumrA. 
Epidemia t\BL esp. ital. port. cat. Epidémie, 
maladies qui attaquent en même temps un 
grand nombre d'individus. Voy. Maladia, 
Ouand ce sont les animaux qui eo sont at- 
teints, elles portent le nom d'épizootie. 

Éty. du lat epidemia y formé du grec M 
( épi ) , sur , et de StIijkk (démos ), peuple , 
r^ndu parmi tout un peuple. 

EPIDEMIQUE, IGA , adj. (epidémiqué , 
ique); Epidemicut^ lat. ÉpidemicOf ital* 
esp. port. Epidémiqué , qui règne épidémi- 
quement, qui tient à l'épidémie. 

Éty. V. Epidemia. 

EPIDERl|E,s. m. (epidermé); wwmA. 
Epidermfiy port Epidermida^ itat ^jn- 
dermiê , esp. cat Epiderme. 

EPIDDHIA, s. f. vl. V. Eptdem{a. 

EPIFANIA, s. f. vl. maAMA. Epifania, 
cat. esp. V. Epiphania, 

EPIGI.09, s. m. vl. EpigloHi,caiU esp. 
Epiglottis, port. EpigloUa , ita\. Epiglotte. 

Éty. du lat epiglotiie. 

EPlGRAMA.s. f. (epigrâme); Epi- 
gramma, ital. pori. Epigrama y cat esp. 
Epigramm, ail. Epigramme , trait piquant, 
bon mot ordinairement rimé. 

Êty. du grec My^otikm (épigraoran) , ins- 
cription , formé de l«d (epi) , sur, et de f paocu 
( graphô ) , écrire. Les épigrammes , chez les 
anciens, n'étaient que de simples inscriptions 
qu'ils mettaient sur des monuments , sur des 
tombeaux , etc. Voy. Gramm , R. 

Les épigrammes des Grecs étaient de six 
ou de huit vers au pkis ; |es Latifis dépassè- 
rent ces bornes auxquelles Boileau a voulu 
ramener, lorsqu'il a dit dans son art poétique : 

L'ëpigrunoM plat librt (qne !• toimet) m Mm tow plat boni , 
N'Mt «Hivoit qa'an bon mot de deux rimM oroë. 

L'anthologie offre un long recueil des 
épigrampnes des anciens : Catulle et Martial , 
parmi les latins, Qément Marrot, De 
Saint-Gelais, Maynard, Brebeuf , Combauth , 
Chapelle, Boileau, J.-B. Rousseau, Piron, etc. 
se sont distingués , dans ce genre, parmi les 
modernes. 

EPIGRAMATIQUE, IGA, adj. (epigra- 
matiqué, ique); Epigram(Uie, cat Epi- 
grammaticoy ital. esp. port. Epigrammati- 
que, qui tient de l'épigramme. 

Éty. du lat. epigrammaiieui. Y. Gramm^ 
Rad. 

BPIGRAPHA, s. f. ( épigraphe ); Epi- 
grafe, ital. esp. cat. Epigraphe , port. Epi- 
graphe, inscnption placée sur un bâtiment , 
pour marquer le temps de sa construction , 
le nom de son fondateur, etc. C'est aussi une 
sentence ou devise , tirée d'un auteur connu , 
qu'un écrivain met au frontispice de son 
ouvrage, pour en indiquer l'objet. 



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G6ogle 



90 



EPI 



Ëty. da grec ImYpa?^ (épigraphe ), ins- 
cripUoD; de lirt(épî)» sar, et de ^p^^ 
(graphô), j'écris. V. Graf, R. 

EPILEOTIG , ▼]. et 

BPILECTIU , ?1. V. EpiUpHque. 

EPILEMGIA, vl. V. EpikpHa. 

EPILEMnc, ▼!. V. EpiUplique. 

EPILENCIA, vl. V. Epiùpiia. 

EPUiENTIG , tL V. EpiUpliqui. 

EPOiEPCIA, ▼!. Epiûpiia, cal. Voy. 
EpUepsia. 

EPILEP8IA f 8. f. (epOepsia); mmjo m ia 

nUURA • MAO-CADOC | MAHOT-MAO. EpHtSêia p 

ilal. EpUepsia , esp. port. cal. Epilepsie. 

£(y. du lat. epiUpsia, dérivé du grec 
eirtXT)^(a fépilépsia) , formé de lia (épi) , sur , 
et de AafjLMvo) (lamlNind) , prendre, surpren- 
dre , parce que cette maladie saisit , surprend, 
ceux qui en sont atteints , sans qu'ils s'y at- 
tendent. 

Dérivés : Epilept-ique , EpiUuUe, 

BPIUBPTIC, adj. et s. mutmc,Bn- 
ÈMmTK.EpUectiutiEpiUHiCfyiL V. EpUep- 
tique. 

BPILEPTIQUB , IGA, 8. et adj. (epi- 
leptiqué , ique) ; Epiietico , ital. Epileptieo , 
esp. port. ÈptiepliCfC^L Epileptique. Voy. 
Epileptia. 

£ty. du lat. epileptieus , m. s. 

EPOLEUTIG , s. etadj. vl. V. EpUepti- 
que et EpUepsia. 

BPILOGO 9 s. m. (épilogue] ; EpUogo , 
cat. esp. ital. Epilogue • la dernière partie on 
la conclusion d un poëme , d'un discours. 

Éty. du lat. épilogue ^ m. s. 

EPlUHUlSy 8. m. vl. V. EpUogo. 

Epilogue es uno figura que^ en hreus 
mots compren generalamen récita et replica 
tôt aquo de que ha parlât e tractât en espe* 
ciaX. FI. del gay sab. 

BPIPHANIA, s. f. (épiphanie); txu 
■Bit. Epiphania^ lat. port. Epifanta AisA. 
esp. cat. Epiphanie ou la fête des Rois, 
fête chrétienne, ainsi nommée parce que 
c'est le jour où le Messie se manifesta aux 
Gentils. 

Ëty. du grec eict^pt^via ( épiphania ) , for- 
mé de liri<pîveia ( épiphaneia ) , apparition , 
manifestation , dérivé de lia (épi) , sur , au- 
dessus , et de <p«tvco (phainô) , paraître. 

EPI9UE, IGA, adj. (epiqué, ique); 
Epico, Ital. esp. port. Epicus^ lat. Episch, 
ail. Epie , cat. Epique , genre de poâne où 
l'on célèbre une action héroïque , qu'on em- 
bellit de fictions et d'événements merveil- 
leux. Le poëme épique raconte , le drama- 
tique représente. 

Ety. du grec , litoç ( épos ) , parole , vers , 
dérivé de Sica> (épù), je dis , je parle. 

EPISGOPAIi, ÂMJL, adj« (episcoupàl, 
aie); Episeopale^ ital. Episeopat, esp. port. 
cat.Episcopal. 

Ëty. du lat. episcopalis. Voy. Evesque et 
Episeopat. 

EPI8GOPAT, s. m. (episcoupâ),etimpr. 
BPucoorAT. Episcopatusj lat. Èpiscopato^ 
ital. Episeopado, poii. Ohispado, esp. Epis- 
eopat, digmlé d'evéque; temps pendant le- 



EPI 

quel nne personne est revêtue de cette di- 
gnité. 

Ëty. du grec im«coitoc (épisicopos), sur- 
veillant, inspecteur, dérivé de lia (épi) , sur, 
et de crxoicéo) (skopéô) , je regarde, je consi- 
dère, parce que les évêquessont chargés delà 
surveillance de leur diocèse. 

EPI80D0, s. m. (épisode). Episodio, esp. 
ital. port Episodium, lat. Episodo, cat Epi- 
sode , ail. Episode , histoire incidente ou 
action accessoire qu'on ajoute à l'action prin- 
cipale dans un poème épique ou dans un ro- 
man, pour y jeter de la variété on pour l'em- 
bellir. 

Ëty. du grec iicet^c^iov (épeisodion), le mê- 
me, formé de ira (épi), par-dessus, et de 
èi768ioc (êisodios), qui arrive, qui survient, 
dérivé de êiç (eis) dans, et de <tô({< ( hodos ) , 
chemin, d'où eCaoooc (éisodos), entrée. 

EPISTOLA , s. f. d. vaud. Epistola, esp. 
ital. port. cat. ËpUre. 

Éty. du lat. epistola. 

BPI8T0LAR, vl. Epistolar, cat Voy. 
Epistolari. 

EPI8TOLARI , adj. m. (epistoulàrt): 
Epistolare, ital. Épistolar, esp. cat port. 
Epistolaire, qui concerne les épitres, les let- 
tres que l'on écrit 

Ëty. du lat. epistolaris. 

BPITAFI, s. m. vl. Epilafi, cat ËpiU- 
phe. V. Epitapha. 

E ditx el epitafi eel quil eah ben legir. 
Et dit répitaphe, celui qui la sait bien lire. 
Hist de la Crois, contre les Alb. V. 8683. 

EPITAPHA, s. f. (epitàphe); EpUa^ 
cat. EpitapMo, lat Epitaflo, esp. port Epi- 
tàphe , inscription gravée sur un tombeau 
ou que l'on suppose faite pour y être gravée. 

Ëty. du lat epîtap^itiffi , formé du grec 
imxstpiov (épltaphion), de lia (épi), sur, et de 
Ti^< (taphos), tombeau, sépulcre. 

Ce mot désignait autrefois les vers que f on 
chantait en l'honneur des morts et que l'on 
répétaittous les ans k la même époque. Morin. 

L'usage de mettre des épitaphes sur les 
tombeaux, remonte à la plus haute antiquité. 
La formule sta vialor, par laouelle elles com- 
mencentsouvent, vient de l'habitude où étaient 
les anciens d'enterrer le long des grands che- 
mins. 

Une des plus célèbres est celle d' Alexan- 
dre par Aristote: 

Snlfidt huio tMunlM, col non Mffiderat orblt. 

EPITHALAMO , 8. m. (epithalàme); 
EpUalamiOy ilal. esp. EpUhalamio^ port. 
£pitalamo, anc. cat Epithalàme, petit poè- 
me en l'honneur d'un mariage ; chant nuptial. 

Éty. du grec iTctOoXàfjiiov (épithalamion) , 
le même, formé deâTcl (épi), sur,etde6sXafAoc 
(thalamos), lit nuptial. 

Cette espèce de poëme fut inventée chet les 
Grecs, suivant quelques auteurs, par Stesi- 
cbore, vers l'an 612 avant J.-C. Elle était 
connue chez les Juifs du temps de David. 

EPiTHETA, s. f. (epithète}; EpUhetum, 
lat. Epiteto, ital. esp. cat. Epitheto, port. 
Epithete , terme ajouté h celui qui contient 
l'idée principale pour restreindre cette idée 
en l'embellissant 



EPI 

Éty. du grec Iic(6stoç (épithétos), ajouté^ 
du verbe êmtCOt^iu (épitithêmi) , ajouter , im- 
poser. 

EPlTHUn, s. m. vl. Epithyme, fleur du 
thym. 

Epithimi, $s fiorede la herba tkinmL 
Elndd de las propr. 



ENTRA, s. f. (epitre) ; urtnA. EpietolOy 
ital. esp. port. Episiol, aU. Epitre, lettre nà^ 
me; on ne le dit guère aujourd'hui que des 
lettres des anciens ou de celles qui sont eo 
vers. 

Étv. du lat. epiêtola « le même. 

L'epltre, chex les Troubadours, était une 
poésie oui ne se chantait pas, et dont les vers 
étaient réguliers, sans être divisés eo couplets, 
comme dans les chansons. 

Francisque Handet, p. 246. 

EPITRA, s. f. Epitre, partie de la messe 
qui précède l'évangile. 

Éty. L'épUre est une lecture de fÉcriture* 
Sainte, tirèie ordinairement de quelque épitre 
des Apêtres, d'où son nom. 

EPimADEDlGATOIRA, S. f. ËpItre 
dédicatoire, épttre qu'on met à la tête d'un 
livre et qu'on adresse à celui à qui ce livre 
est dédié. 

L'estime et l'amitié ont émis l'épUre dédi- 
catoire^ et la flatterie en a continué et avili 
l'usage. 

ÊPO 

EPOCA, S. f. (époque); Epocha, lat Epo* 
ea, ital. esp. port cat ail. Epoque, point 
fixe dans l'nistoire, événement marquant 

Éty. du grec i^x^ (épochéV action d'ar- 
rêter, de retenir, du verbe lirext» (épéchô), 
arrêter, parce que les époques sont comme 
des lieux de repos. 

Onnotimei^oque 

DES ObTttPlADES , k tMopt à» nmOHÊÛam Jm i«u 

ol^mpiqiiw, 776 Ms wnM J.-C 
DELA FONDATION DE ROME, 75S m» mwM J.-C 
DE NABONASSAR, 447 «m mnM J..C. 
DES SELEUQDES, 31S «h ««mu J-C. 
ii:UÉNN£, 45 MS MMi j.-a 
CHRÉTtENNE, ISS «m «p^ J.-C. 
DE UAHOBfET, m ^d* lli^W, 092 «m 
GRÉGORIKNNE, 
DE LA RÉPVBUQUE FRANÇAISE, SI 

EPOPEA, S. f. (épopée); Ei 
Epopeya, esp. cat. Epopea, poK 

Éty. du lat. epos^ m. s. dérivé 
Stco^ (épos), parole, vers, dérivé 
(épê), je dis, je raconte, et de itoié(i> 
je£us. 



J.X. 



179i. 

, ital. 
popée. 
du grec 
de iicb» 
(poiéô), 



EPS, BP8A, prép. vl. Même, la même. 
Epsa Vora, sur l'heure. 
Éty. du lat. «pia, if sa. 
EPSAMENT, adv. vl. llêmemeot, de 
même, pareillement. 

EPD 

EPUBT , dg. Pour Et'pei, et puis. 

EPIIRAR,v. a.(epurà), pr. mod. Piir- 
^are, ital. ^purar, esp. port. Epurer, ren- 
dre pur. 



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EPU 

Êty. de € augm. de pur et de ar » rendre 
plus par. V. Pur, R. , ^ i.^ v 

EPURAT, ADA, adj. et p. (eporà , àdej. 
Épuré. ée.V. Pur, R. 

EPURATION, 8. f- (cpuratie-n); swmA- 
vmi. Epuration, action d'épurer. 

BPT 

EPTDIOGEZIS , 8. f. ▼!. Épidiocèse. 

Epydioe€xU es eani hom remov et oita lo 
gue premier amen ha dig. . 

EPTMONB,8.f.vl.iB;ptimme, esp. ital. 
Êpimone. 

Epymone es eani hom, pet gran atriuer 
per gran affeclio retarna una meteyuha 
dMio. 

Ély. du îal. epimoney m. s. 

EPTNAI^N8I8, 8. f. vl. Epanaïepse. 

Epynalensis c# eant una meteyssha die- 
tiot eê enio eomenêamene et en la fi del 
verset. ^y^d'Amors. 

EPTNAUMPHA , 8. t. vl. Synalèpbe. 

Seneretie, en autra maniera dicha epy- 
nalimpha, et ewnltrariaa dyerete. 

ÉlT. du grec<rovaXonpTi (synaloiphé). 

BPYTHBTON , 8. f. vl. V. jÇpit^efa. 

EiPYZEOZMB, 8. f. vl. BTUBuxu. Rédupli- 
caUon. 
' Senher^ êenher^ voe nos gardait^ etc, 

Ély. du lat. epyteuiie , m. 8. 

E^U 

EQO, radical prisdu lat. equue, t, cheval, 
qui vient, selon Isidore , de œquui, quod^ 
quando quadrigU jungebanturt œquaban^ 
tùr, paresque forma^ e(fiiiiil«i cunu, eopu- 
lahantur; J. Scaliger et Nun. Valentinus, 
le dérivent du grectinco<(îppo8), cheval, par 
le changement du tt en q^ comme on a fait de 
x£xop« (tetora), quatuor, de X(7tu) (lipô) , K- 
quo, et ensuite Itn^iio; de i^^vxe ( pente) , 
quinque^ et de itcJxoc (polos), quotue, V. Vos- 
sios; d'où : equeê , equUiSf cavalier ; equee- 
trié, équestre; egtiiiatto, équitation ; d'autres 
le dérivent de ox^(»(okéô), porter, ce qui 
confirme cette origine ; c'est quet^x^w (okéô), 
signifie aussi aller à cheval. 

De e^uei, par apoc. et métagr, de q en ç, 
eeu; d'où : Ecu-ter, Eeu-yer. 

Veequitationiê, par apoc. EquUation. 

De equettriSf par apoc. incompl. Eques- 
tre, Escur-a. 

De equU, par 8ync. de i et changement de 
^en e et de f en d, etadd. de« • ffnid;d'où: 
EseudrieTy Escud-e, Escuder, Ega. Egn- 
aria, Egu-at-ada, Eg-oe^ Eg-os, Eg-oua^ 
Egou-asser, Egura. 

BQUACIO,et 

EQUAR, vl. V. Eguar. 

EQUATIO, vl. V. Equation. 

•EQUATION , 8. f. (equatie-n) ; sQUAmii . 
Bquaeià, cat. Equacion, esp. Equaçao, 
port. Equasione,\u\. E<iuation, égalisation, 
l'expression de la condition d'égalité établie 
entre deux quantités algébriques. 

Ëty. du lat. €Bquatio,m. s. 



On nomme; 



EAOXfE. 1» Tdear àê h i|«nUU 



SOMME, raMembUgc de tons 1m tera^et, fcUu on mem- 
hn, de manière que l'antre membre soit 0. 

EQUATOUR,s. m. (equouatôur) ; mm u- 
GMA. Equaiore, ital. Equador^ esp. port. cat. 
mod. Équator, cat. anc. Equateur, cercle de 
la sphère qui est également distant des deux 
pôles et qui, par conséquent, partage le globe 
en deux parties égales, l'une méridionale et 
l'autre septentrionale. 

Ëty. du lat. œquator^ le même, formé de 
œquare, égaler, rendre égal. 

L*équateurou|ali|;ne équinoxiale fut dé- 
passé , pour la première fois, par les Portu- 
gais, en 1471. 

EQUESTRE, ESTRA, adj. (equèstré, 
èstre); ^qupstr^^ ital. esp. port, équestre. 

Éty . du lat. Equestris, m. s. Y. Equ, K. 

EQUI , Bto , MO , M , wmûo , nngo , 
Aoiii., radical dérivé du latin œquus, égal, 
pareil , semblable, plat, uni, constant, juste, 
d'où: œqualis, égal, iniquus, inique. 

De aqui, par le changement de <v en e, 
equi; d'où: Èqui-librey Equi-noxo , Equi- 
valent, Equi-voeo. 

De egitt, par la suppression de t , e gu ; 
d'où : EqU'Uat, Equ-U-ahle. 

De eqUf par le changement dnqu eugu, 
g, egu, eg; d'où: Egu-al-ejar , Egu- 
ansa, Egu-ar, J^n-au-oi, JPg-al, Eg-ala- 
ment, Eg-al-itat, fn-eg-al, Jn-eg-al-Uat, 
Eg-al-ar, 

De eau, par l'interposition d'un n, engu; 
d'où: Én-gu-al, £}i-g«i-af^-a(ia ; par celle 
d'\ïns: Esg-al, Egg-al-ar, 

De iniquus , formé de in prîv. et de iquus, 
pour œquus, juste, qui n'est pas juste, in- 
juste ; par apoc. iniqu ; d'où : Iniqu-e , 
Iniqua-ment, Iniqu-ilat. 

De eg, par le changement de eena^ ag; 
d'où: Ag-ul-acio, Ag-ul-ar^ Ag-ul-at. 

EQUIDI9TA|«T , adj. vl. Equidistani, 
cat. Equidistanle , esp. ital. Equi-distant. 

Ély. du lat. œquidistantis ^ gén. de aqui- 
distans. 

EQUn^IBRE, s. m. (équilibré); Equili- 
brio, ital. esp. port. Equilibre, cat. anc. 
Equilibre, étal des choses qui étant pesées, 
sont d'un poids si égal , qu'elles n'entrai- 
pent point la balance d'aucun côté. 

Ëty. du lat. œquilibrium, formé de œquus, 
égal, et de libra, balance. V. Equ , R. 2. 

EQUINOCCl , vl. Equinoeei , cat. Voy. 
Equinoxo et Equ , R. 2. 

EQUINOGCIAL , vl. Equinoecial , cat. 
V. Equinoxiaï. 

EQUINOZIAL , adj. (equinoxiàl) ; Equi- 
noecial, cat. esp. port. Equinoxiale, ital. 
Equinoxiaï, qui a rapport à l'équinoxe. 

Ëty. du lat. œquinoxialis, m. s. 

EÇUINOXO, s. m, (cquinoxe); Equi- 
noziù, ital. Equynoeeiô , esp. port. Equi- 
noeei, cat. Equinoxe, on nomme ainsi les 
deux époques de l'année où les jours çt les 
nuits se trouvent exactement d^ la même 
durée , ce qui arrive lorsque le soleil passe 
à l'équateur , le 21 mars et le 22 septembre. 

Éty. dq lat. mquinoctium, formé de aqua 
nox, sous-entendu diW, nujt égale au jour. 
V. Egw,R. 2 et iVbcl. 

Anaximapare avait fixé les équinoxes, 575 
anS| avant J.-C 



EQU 91 

Hipparque est le premier qui ait remarqué 

Sue ces deux points s'avancent tous les ans 
'Orient en Occident, et a découvert ainsi ce 
2ue les astronomes appellent précession des 
quinoxes , 280 ans avant J.-C. 
EQUIP, 9iqjm, n«oiv, radical pris du 
latin seapha , esquif, chaloupe , et dérivé 
du grec oxicpT) (skaphé) , m. s. formé de 
cnciTTcu) (sl^aplô), fouir, creuser, parce que 
les premiers canots n'étaient autre chose 
qu'un tronc d'arbre creusé , d*où Tallem. 
schiff, vaisseau. 

Dérivés : Equip^gi , Equip-ar , Equip- 
ât, A-eup-age, Aquip-age, Aquip-ar. 

EQUIPADA, s. f. (equipàde). Equipée, 
action , démarche indiscrète , imprudente ; 
entreprise téméraire. 
EQUIPAGE, s. m. (equipàdgi); Bs^m- 

rATGS, ACOTAOB, AQUITAOI, KQOIVAttB. Equi- 

paggio, ital. Équipage, esp. port Equipa- 
ge, train, suite, carrosse et chevaux né- 
cessaires ; en t. de roar. les soldats et les 
matelots d'un vaisseau. 

Éty^ de Esquis , v. c. m. et de la term. 
agi. V. Equtp, R. 

E9DIPAMENT , s. m. (equipaméin). 
Équipement , action d'équiper , ce qui est 
nécessaire pour cela. 

EQUIPAR , v. a. (équipa) , et impr. 
AQowAii. Equipar , esp. port. cat. Equiper, 
pourvoir quelqu'un des choses qui lui sont 
nécessaires , on le dit aussi d'un vaisseau , 
d'une flotte. 

Éty. de esquif, et de la term. act. ar , 
munir , pourvoir un vaisseau. Y. Equip, R. 

EQUIPAR 8' , V. r. S'éqm'per, se pour- 
voir des choses nécessaires; fam. séparer, 
s'habiller. 

EQUIPAT , ADA , adj. çt p. (eauipà , 
âde) ; Equipado , port. Equipé , ée. Y. 
Equip , R. 

EQUIPOIiBNT, ENTA, adj. et p. vl. 
■«oiroixni. Equivalente, port. ital. esp. 
EquipoUeni, cat. Equivalent, ente, égal en 
valeur. V. Equ, R. 2. 

Ëty. du lat. osquipoUeniis , m. s. 

EQUIPOIXEN, Y. Equipoleni, 

EQUITABIiAMENT , adv. (equitabla- 
méin) ; josviiMBirT. EquUàblament, cat. Eaui* 
tablement, avec équité et justice. 

Éty. de équitable et de ment, d'une mi|- 
nière équitable. Y. Equ , R. 2. 

EQUITABLE, ABI«A, adj. (eouilàblé, 
âble): jvstb, mBitooHABu. Equitable, cat. 
anc. Equitable , qui a de Téquité ou qui tsi 
conforme aux règles (le l'équité. 

Éty. de equitat et de dblf , susceptible 
d'équité ou remarquable par son équité. Y, 
£^.R. 2. 

EQUITAT, 8. f. (équité): jfunci. Equilà, 
ital. Equidad,e3p. Equidade,poTi. Equitat, 
cat. Equité, vertu pr laquelle nous rendons 
à chacun ce qui lui appartient justement. 

Ëty. du lat. esquitatis , gén. de aguitas. 
Y. l?^u,R. 2. 

EQUITATION, $. f. (equitatie-n): Equi- 
tasione, ital. Eauitaçào, port. Equitacié, 
cat. Equitation, l'art de monter i cheval. 

Éty. dp lat equitationis , gén. de fquita-: 
tio, m. s. Y. Equ, R. 

EQUfTAIiENT, ENTA^ adj. (equiva- 
lèin, èinte); Equivalente, ital* esp. ppr(f, 



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92 



EOU 



Equivalent, cat. Equiralent, ente , qui a la 
même valeur , la m&ne force et les mêmes 
eBets qu'une autre choâe. 

Éiy. de œquif égal, et de valeiU, valant 
U même chose, ou du lat. mquivaUnH$.m. s. 
y.JS^,R.2. 

EQUIVALER , V. n. (equivalêr) ; kqvi- 
▼AUB». Equivalere^ îtal. Equivalêr , cat. 
esp. port. Equivaloir, être de même prix, 
de même valeur que quelqu'autre chose. 

Éty. du lat œquivalere. V. £gu, R.2. 

E9€IV0G . OGA , adj. vl. EquivoCf cat. 
Equivoque. V. Equivoque, 

Mot equivoCf mot homonyme. 

Eqoivoa e# un meteyih molf , 
Engale e é*aeeen e de votx^ 
Que divers eignificati pouia • 
Segen qui par en esta pauta: 
Trenta sols e plus me costa 
Le rompemens de ma eoito. 
Que Vautre Jom prexi eosia 
2a forest qu*es en la costa, 

Flors del gay sab. 

BmnvOCATIO, s. f. vl. Equivocadàt 
cat. iquivocaeion, esp. EquivoicaçSio, porL 
Equi vocan one^ ital. Équivoque. 

BOunrOQOiB, oc a, adj. (équivoque, 
ôqne) ; tAwmmmom, Equivoeo , m. esp. port. 
Epduoe, cat. Equivoque, double sens a une 
puite f d'un mot. 

Ety. du lat. esquivoeum, de esquif égal , et 
de voeum, dans le sens de mot; mot qu'on 
peut prendre également dans nn sens ou 
dans un autre. V. Equ^ R. 2. 



ER^ s. m. (ér) ; a», au, mmbm, Aure, esp. 
Aère, liai. Ar^ port. Air, fluide élastique, 
pesant , insipide , inodore et invisible par 
petites masses, qui forme une atmosphère 
autour de la terre, d'environ 15oui0 lieues 
de hauteur. 

Étv. du lat. oéT, Eût du grec a^p (aer), 
le même. V. i«r, R. 

Dans le XVU-« siècle, Galilée démontra la 
pesanteur de l'air, que longtemps avant lui 
Aristote , Empédocle et d'autres avaient re- 
connue. Elle est d'une once, trois gros et 
trois grains par pied cube. 

En 1643, Toricelli décrivit les efleU de sa 
pression et trouva qu'au niveau de la mer elle 
est égale à celle exercée par 28 pouces de 
mercure , ou par 32 pi^ls d'eau. Héron 
d'Alexandrie avait déjà fait servir l'élasticité 
de l'air pour la construction de la fontaine 
qui porte son nom , et Ctesibius, la mit à 
prout pour l'exécution d'un fu^ à vent , 
130 ans avant J.-G. 

Quoique les anciens , et EDppocrate en 
particulier, eussent pressenti que l'air n'est 
point un corps simple, il était réservé à 
PHestley et surtout à Lavoisier d'en démon- 
trer la nature, et c'est ce que ce dernier Ot, 
pendant les année 1773, 1774 et 1775. Des 
expériences de ces chimistes et de celles (aites 
ensuite, U est résulté que l'air atmosphérique 
est composé de 79 parties d'azote, de 21 de 
gaz oxygène, d'une très-petite partie de ffaz 
adde carbonique et d'une quantité variable 
de Tapeurs aqueuses , et qu'il contient en 



ER 

outre du calorique , de la lumière et du 
fluide électrique. 

L'air existe rarement dans un état de pu- 
reté, surtout dans les lieux habités où il ac- 
quiert quelquefois des propriétés délétères. 
Guyton-Morveau, fit connaître en 1773, un 

Srocédé facile pour le désinfecter au moyen 
u gaz acide muriatique oxygéné, ou chlore 
des modernes. 

BR , Se dit aussi pour vent : Fai un pau 
d^er^ il fait de l'air. 

ER , vl. Temps du verbe être. Sera , il 
sera. 

No er, il n'arrivera pas, il ne sera pas, il 
n'est pas possible. 

ER, adv. vl. Alors, vers, à présent, main- 
tenant. V. Ara. 

No er quieu nom «tr, il est impossible 
que je ne m'attriste. 

ER, vl. J'étais. 

ER , Pour physionomie* V. Aire. 

ER, s. m. Aria, ital. port. Ayre, esp. 
Air, manière, façon ; et en musique, suite de 
tons qui composent un chant. 

Êty. Dans ce dernier sens, Saumaise fait 
dériver le mot er de osra, nombre ou marque 
du nombre , qu'on a employé ensuite pour 
chant. 

ER, «dv. vl. Hier. 



, art. fém. sing. pour <Ua, elle. 

Ma causa es en rasous ta richo 
Qu'tro parla d'ero mcdicho. 

D'Astros. 

ERA, adv. vl. bbas, m. Maintenant. Y. 
Ara, 

Éty. du lat. hora. Y, Haut, R. 

ERA, (ère). Troisième personne du singu- 
lier de l'imparfait, ton m, j'étais, tu eres^ 
tu étais, eou era, il était. 

ERA , s. f. Era , ital. esp. port. cat. 
Ère , point fixe de chronologie d'où l'on 
commence à compter les années chez les 
diflerents peuples. 

Éty. du lat. era , formé de l'arab. arad^ 
ou erach^ qui signifie on a fixé le temps, 
ou du lat. ara^ que l'on croit avoir été for- 
mé des lettres initiales a, «, r, a, ab initio 
regni Augustin du commencement du règne 
d'Auguste , parce que les Romains commen- 
cèrent k compter de ce règne , ou selon 
M. Ferri de Saint-Constant, de oera, œ , 
cuivre, parce qu'on gravait, chaque année, 
l'histoire sur des tables de cuivre et que 
chaque plandie faisait une époque. 

Chaque peuple a eu pour ainsi dire son 
ère; les cnrétiens font partir la leur de la 
naissance de J.-C. ce qui l'a fait appeler ère 
chrétienne qu'on nomme aussi ère vulgaire. 

« Cette ère ne commence pas, comme on 
le croit vulgairement , à l'époque fixe de la 
naissance de J.-C. qui arriva, selon la croyance 
commune, l'an 753 delà fondation de Rome, 
et 4700 de la création du monde, mais cinq 
ans plus tard, le Concile de Leptine, tenu en 
743, est le premier où l'on ait compté les 
années depuis l'incarnation. Denis le Petit 
est l'auteur de cette ère, qu'il proposa l'an 



ERA 

526 » ou pour mieux dire l'an 531 , car fl 

fit alors une erreur de calcul de cinq ans. • 

Boquillon , Dict. des Inv. 

Cette ère n'est cependant devenue volgaffe 

que vers l'an 800. Carloman commença !• 

{>remier en 743 à dater les actes publics de 
'année de l'incarnation. 



Ère 



aoisi 



rJ.-C 



asss. 



lyABRAHAll.fiiéiMf 
DES JUIFS , 189 da I 
DES GRECS, 15 nmn a« l'ui ém i 
iULIEHNË, 4S amê •*»! J.-C. 
DE LAODICÉE , l'an im rnood» 3800. 
DE NABONASSAR , 747 am , a«aM fin ebi^tlaiat. 
DE TROIE , 1909 ana , mnm J.-C. 
DES TTRIENS, li5 •minmx J.-C. 
DE LA FONDATION DE ROME , 756 mm «vmI J.-C 
D'AUTIOCUE , 48 aM avant J.-C. 
DES OLYMPIADES , 776 a» arM J..C. 
ARB1ÉNIENI9E , 9 juiUet . 551 aM. ayt^ J.G. 
DES ASMOD^ENS, IS mai 580S, et Mnda. 
ASTRONOMIQCE , Î85 aM , avant J.-C 
DE LA CAPTIVrrÉ . ran àm nmàê 544». 
CHRÉTIENIIE OU VULGAIRE, l'aa d« «»«• 4700. 
D'ESPAGNE , 30 aM avM« J..C 
DE DIOCLÉTIEN , S84 a« la (mmImIm 6$ Roaw. 
GELALEENNE, mIW aaa pan>M, 14 man 1075 «m 
apr^ J..C. 

La Convention nationale établit nae nou* 
velle ère par son décret du 5 octobre 1793 , 
qui comptait de la fondation de la répebKqoe^ 
et qui avait commencé le ifôseptemore 179Î, 
jour auquel le soleil arrivait àl équinoxe vrai 
d'automne, à 9 b. 18 m. 30 s. du matin, 
pour l'observatoire de Paris. Cette ère fut 
noBunée républicaine oo l'ère des Francafs, et 
elle a cessé d'être en usage , le 1«* janvier 
1806. V. Calendrier. 

ERADIGAGIO, S. f. vl. DéracincBeia , 



£ty. du lat eradicatiOf m. s. 

ERADICAR, vl. V. Esraigar et Dera- 
cinar. 

BRALD, s. m. vl. MAL. HérauU d'armes. 

Éty. de la basse lat. eraldus. 

ERAM , Nous étions ; en vl. cmvre, lat-* 
ton. V. i^raai. 

BRAN , vl. y. Aram. 

BRANH.et 

ERANHA , S. r. vl. Araignée. V. Aragna. 

ERA8,adv. vl. Maintenant ; tu étais. V. 
Ara, 

BRAflMO, nom d'homme (erasme) ; Bras- 
mo, ital. esp. Erasme. 

Éty. 

Patr. L'Eglise honore trois saints de ce 
nom , le 35 novembre, S et 3 juin , 5 et 19 
septembre. 

BRATIG , vl. V . ErraHe, 

BRATAM, vl. Nous étions. 

BRR 

SRBA, et tous ses composés. V. Hertm 
etlIer6,R. 

BRBARIA, s. f. vl. Herberie, marché aux 
herbes. V. Herb, R. 

BRBATGE, vl. V. Herbagi et Herb, 
Rad. 

BRBE, s. f.dg. y. Herba. 

ERBECnsAR, y. Berbegear. 

BRBETA8, £tprtf d^erbetas, d. bulim. 
esprit superficiel, v. Herbetas et Herb , R. 



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ERB 

1, 8. m. y\. Lieo herbo » abondant 

eo herbe : P$f Cerhat, parmi l'herbe, V. Herb^ 
R. gaion,f>eloime. 

BRBUT> VDAf adj. vl. Herbo, ne, her- 
beux. V. Herb, R. 

ERG 

SBC, vl. n on elle élère, redresse. 

ERD 

BBDRE, T. a. y\. £reer, anc. esp. Erge- 
re, ital. Hansser, élever, exalter exhausser. 

ERE 

BBB » S. m. vl. ma. Héritier. 

Éty. du lat. J^re#, m. s. V. Hereâ, R. 

ERE, s. m. (ère) ; ■■■, mmm. vl. Héritier. 
V. HHriÉiêr. 

S, J'étais. V.£n et J^ro. 

l, V. a. ▼!. auan, iwm. Ra- 
cheter, réchapper, ravir, arracher, dter, en- 
lever. 

Èty. dniat.mpere. 

BRBBIT, MURS, adj. et p. vl. mmmmn. 
Sanvé, échappé. 

EREBRE , vl. y. Erebir. 

BREBDT, adj. et p. vl. V. ErebU. 

EREGE, vl. anja. Pour hérétique. Voy. 

EREGIA , vl. V. Bereêia, 

EREN, Jasmin l'emploie pour eram ou 
eriam, nous étions. 

ERENAR, d. bas lim. Ereinter. Y. Dere- 
nar et Aen, R. 

ERENTAR, md. Y. Erreniarf Dermar 
et Ben. R. 

ERENTAT, md. Y. Derenal et Ren, R- 

ERES, s. m. vl. Héritage : Zeret, l'héri- 
tage. Y. Hered, R. 

ERE8IA, Y. Heresia. 

ERETAMEN,vl. Eretammt, anc. caU 
Y. Heritagiei Hered, R. 

ERETAR, V. a. vl. Paire, donner, former 
un héritage à quelqu'un ; rendre l'héritage, 
rétablh'. Y. Hered, R. 

ERETAT , s. f. vl. Hérédité, patrimoine. 
\.Hered,R. 

ERETAT, vl. Y. HHritagi. 

BRETGE, s. m. vl. Hérétique. 

BRETGA , s. et a4i. f. vl. Hérétique. 

ERETGE, vl. Y. HerHique, 

ERETGIA, s. r. vl. Hér&ie. Y. Eeregi 
et Heresia. 

ERETIER, vl. Y. Héritier et Hered, R. 

ERETJA, ERETJE, S. m. et adj. vl. Hé- 
rétique. 

EREI7BUT,adj.etp. vl. Sauvé miracu- 
leusement, dégagé, délivré, racheté. 

Éty. du lat. ereptui, sauvé du naufrage, 
pafl. de eripere, arracher. 

EREUP , vl. 11 ou elle délivra, arracha. 

ERG 

ERGADA, 8. t vl. Bande, troupe, assem- 
blée, société, compagnie, fréquentation. 
ERGANA, 8. f. vl. Société, compagnie, 
ERGNA, s. f. (èrgne), dl. Inquiétude, dia- 
grin. Y.i7<rma, R. 



ERG 

ERGNOUB , CMMA , adj . (ergnéus^ ôuse); 
nmoiw, vl. Hargneux, inquiet, chagrm. 

Éty. du lat. hemioiusj atteint d'une her- 
nie, ou du grec àp^otXéocTargaléos), fâcheux, 
difficile ^ supporter. Y. Irémta, R. 

ERGOIL , et 

ERGonx, s. m. vl. Orgueil, insolence, 
témérité, injure, affront. Y. Ourguelh. 

ERGOIilOfilR, V. a. et r. Kwmuoini, 
nMOLBOBn. Enorgueillir, s'enorgueillir. 

Ëty. de ergol, orgueil, de iae et de ir , de- 
venir de la nature dfe l'orgueil. 

ERGOT, s. m. (ergô); aboot. Ergot, 
excroissance cornée et pointue qui vient aux 
jambes de certains oiseaux. 

Ëty. du lat erigere, dérivé du grec i^pY«» 
(heirgô), repousser. 

ERGUEUâ, vl. Y. Ourguelk. 

ERG0ELH , m. s. 

ERGUELHAR , vl. Y. Orguelhar. 

ERGUELHIR 8*, V. r. vl. S'énorguefllir. 
Y. Orguelh. 

ERGUELH08, vl. Y. Or^îhoê. 

ERGCIR, s. m. vl. Dépouille deser|>ent. 

ERGOLlf IKUR , V. n. vl. Enorgueillir. 
Y. Enourgulhir. 

ERGUnXOS.'OAA, adj. vl. Orgueil- 
leux, euse. Y. Ourguelh. 

ERGUUaOBAMENT , adv. vl. uoii- 
MMWAmmt. Orgueilleusement , fièrement 
Y. Ourgulhausament et Ourguelh. 



ERI 



93 



BRI, maov, an, désiuences qui caractéri- 
sent le passé du prétérit défini , tou agueri, 
aguerou, aguere ; ameri, amerau, amere, 
j'eus, j'aimai, selon les dialectes. 

ERI, BM>, UB. J'étais. 

ERIER, s. m. (érié), dl. Van, v. c. m. 

Éty. de iera etde ter, qui sert k l'aire. Y. 
Air, R. 

ERIGEAR, V. a. (eridjà); Erigere, ital. 
Erigir, esp. port cat Eriger, élever, établir, 
hausser. 

Êty. du lat envers. 

ERIGEAR 8', V. r. (s'eridjà) ; S'ériger, 
s'attribuer une autorité, un droit, une qualité 
qu'on n'a pas. 

Êty. du lat. erigere et de te. 

ERIGEAT, ADA, adj. et p. (eri^jâ, àde); 
Erigido, port Erigé, ée. 

Éty. du lat erectue. 

ERIGIR, vl. £n^>,cat. esp. Y. Bri- 
gear, 

ERIQUIT, adj. et p. vl. Fier, enrichi. Y. 
Rieh,K, 

EIII8, S. m. vl. Hérisson ; il ou elle s'élè- 
ve. Y. Eritom. 

ERISIPELA, t1. Brissipela, cat. et 

ERI8IPILA , Y. Bryeipela. 

ERI80N , s. m. vl. BBit. ErixOy esp. Hé- 
risson. Y. Erisioun, 

ERI88AR 8', V. r. vt S'élever. 

ERI88AR, vl. BouMAB, «mab. Y. Hs- 
riuar. 

ERI880 , vl. Hérisson, machine de guer- 
re, et quadrupède, hérisson. Y. Eriesnun. 

ERI880UN, s. m. (erisséunj^; ■auMom, 
MMMê. Eriisàf cat Erizo, esp. OuriçOf port 
ittcdo, ital. Hérisson, hârisson commun, 



Brinaeeui etiroponw. Lin. mammiftre on- 
guiculé, de la fom. des Plantigrades^ qui est 
couvert de piquants etqui jouit de la liMuilté 
de pouvoir se rouler en boule pour se sous* 
traire aux attaques de ses ennemis. 

Éty. du lat. erinaeeue , formé du grec 
è^Tvoc (échinos), qui désigne le même animal. 

Le hérisson passe l'hiver dans Tengour-* 
dissement 

ERI880UN,6. m. J?Hf#6,cat Héris- 
son, est aussi le nom de l'enveloppe épineuse 
des châtaignes. 

ERITA , poûTherilat, d. vaud. Héritage. 
Y. Hered, R. 

ERITAMEN , vl. Y. Heritagi. 

ERinER, vl. Y. Héritier d, Hered, R. 

ERM 

£1111, radical pris du lat eremme , i , dé- 
sert, solitude, dérivé du grec {pY)(Aoc (érànos), 
désert ; d'où : eremita, ermite. 

De eremiM, par apoc. erem, et par la supp. 
de e, enn ; d'où : £nii, Erm-e, Erm-ae^ 
Erm-ar^ il-erm-ar, ii-erm-ol, Arerm-ir^ 
Ai-ermar. 

De eremita, par la soppr. de e : Ermita^ 
ErmU^nfErmU-agifErmU-ùri ; et par le 
changement de e en a : Armito , ArmtUan , 
ArmU-agi. 

De erm, parle changement de e en a, arm; 
d'où : Arm-ae, Armaee-ir, Armasse, 

ERM, adj. vl. Erm, cat. Termo, esp. 
Ermo, port. ital. Désert, privé, abandonné. 

Éty. du lat. eremue. 

ERM, et BmMm,rap. Hermas. Y. Erm, fi, 

ERMAGE, s. m. vl. Désert, lieu aban- 
donné, friche. Y. Hermae. 

ERMANEZIR , V. vl. Déserter, abandon- 
ner. 

EllMAR,v. a.vt ErmoT^teX. Désoler, 
rendre désert ; délaisser. Y. Erm, R. 

ERMARI , d. lim. V. Armari. 

tBMÂB, Y. ffermoiet£rm, R. 

Ëty. du grec ëpr^ixoc (erémos), désert in- 
culte. 

ERBIE, adj. et s. vl. Abandonné, désert, 
solitude. 

Éty. du lat. eremtii, m. s. Y. Erm, R. 

ERMENI , s. et adj. vl. Arménien. 

ERMI • vl. et 

ERMIN, W.Ermina. 

ERBIINA , s. f. (ermine) ; AsaniA, nam- 
■A. Arminyo, cat. Armmo, esp. At^ninKo, 
port Ermellino, ital. Nom qu'on donne aux 
Fourrures faites avec la peau préparée de la 
belette à queue noire ou hermine, Mueiela 
erminea , Lin. mammifère onguiculé de la 
fam. des Digitigrades ou Carnivores, com- 
mun dans le Nord, surtout en Russie et en 
Laponie. 

Ëty. de arminiey parce que les Arméniens 
font un grand commerce de ses peaux, ou de 
hermeiin, ancien nom gaulois de l'hermine. 

ERMITA , s. m. (ermite) ; mamnâm, wui- 

mno , AMuto , —■Mi T A ii. Eremita^ ital. Er^ 
Mtfailo, esp. ffermita, cat Ermite, solitaire 

2ui s'est retiré dans un désert pour y servir 
>ieu. 

ÉtT. du lat eremita. Y. Erm, R. 
Samt Paul, sumonmié, l'hermite delhèbes, 
est regardé généralement, conune le pre- 



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94 



ERH 



mier bomme diiétieD qui w soit relire dau 
un désert poar s'y livrer à la prière et k la 
contempiatioii. Saint Jean-Baptiste s'y était 
retiré des son enlance et y a vécut Jusqu'à 
l'âge de 30 ans. 

ERMITAGI 9 s. m. (ermitâdgi) ; HAaMi- 
vA«i. AvnvAAi. Ermitaige, cat. ErewtUàgoiOy 
ital. ErwiUorio, esp. Eremitario, port. £r- 
mitage, habitation d'un ermite , et fig. lieu 
iOlitaire, maison isolée, 

Éty. de £rmîla, v. cm. et de la term.aoî. 
V. Erm, R. 

Les défrichements faits par les anciens er- 
mites, dans leurs ermitages, ont donné nais- 
sance à plusieurs villes ou villages qui n'exis- 
teraient peut-être pas encore sans eux, et 
l'agriculture en général leur a les plus gran- 
des obligations. 

ERMITAN, V. EmUta. 

BRMITATGB , S. m. vl. msmmgwAn, Er- 
mUatge, cat. V. ErmUagi. 

BRBaNI , s. f. vl. Hermine. V. Ermina. 

BRMITORIiVl. V. Hermitagi^ Erm, 
Rad. 

ERMCKMI8 , s. m. pi. ErmoUi, port. Ar- 
roche. V. Armoues. 

BRN 

BBNB88E8 , S. m. pi. (eméssés) ; amss- 

ntf. Halliers, buissons, haies, broussailles. 

Éty. Selon M. Thomas, du grec Spvo< epc 
(emos eos), dat pi. Ipve<n (emesi) , rameau, 
plante, branche. 

BRNE8T , nom d'homme (emès) ; fr- 
neslo, ital. Ernest 

Ëty. Wachter dit que ce mot sîgniQe la 
même chose que le grec^Krco; (aristos), très- 
fort. 

Patr. L'Ëglise honore la mémoire de ce 
saint le 7 novembre. 

BRNB8TiNA,nom de femme (emesti- 
ne). Emestine. 

Pair. Probablement Saint Ernest, honoré 
le 7 novembre. 

BHO 
BROS, nom d'homme, vl. Herde. 



ERPI, V.Herpi. 

BRR 

ERR, radical pris du lat. errare, erro, 
errer ; dérivé du grec 2^^ (errhô), quod est, 
dit Vossius, œgre eo^vagar; d'où: error, 
erreur ; errata , fautes , errata ; errmuus , 
erronné. 

De errare, par apoc. err; d'où : Err-ar, 
Err-ant^Err-ansayErr-a, Err-ada, Err- 
ât, Err-ata, 

Dé erroneui, par apoç. erroti ; d^où : Er- 
ron^ien. 

De error : Error, et par le changement de 
o en ou : Errour, Ab^err'CUUm» 

BRRA , s. f. dg. Erre, manière de vivre, 
train dévie, route, chemin. 

Tountem noun aro» à not t-erro 
ParUm de Vayire édela terro. 

D'Astroa. 
fity, du lat, errare, V. Err, R. 



ERR 

BRRADA, $. r. vl. Errada, cat ane. esp. 
ErraliO^ ital. Erreur, égarement V, ErratMa 
et Err, R. 

BRRADIQUAR, vl. V. Eradiear. 

BRRAMAR, $. m. vL Errameni, anc. 
cat. Erramenio, ital. Errements. V. Err, R. 

BRR^NSA, s. f. vl. nwABA. Errfi^ta, 
anc. cat ital. erreur, égarement, mécréante, 
Ciute, péché. 

Êly. V. Err, R, 

BRR^kNT, AKTA, adj. (erran, ànte); 
wM/oMMomm, BooftAflu. ErranU , ital. esp. cat 
port Errant, ante; vagabond, qui erre de 
côté etd'autre, quin*est pas fixe; Jm/erraiil, 
ehivàlier errant. 

É^. du lat. çrrantii, gén* de erran^. V. 
Err, R. 

BRRAR, V. n. (erré) ; mosab. Errare, 
ital. Errar, esp. port cat. Errer, aller de 
c6té et d'autre sao^ but déterminé. V. Ro4ar, 

Éty. du lat. errare. V. Err, R. 

BRRAT,s. et adj. vl. Hérétique. V. Err, 
Rad. 

BRRATA, s. m. de tout genre. Errata, 
cat esp. ital. ^rrato, port. Errata. 

Éty. du lat errata, pi. de erralMniyerreur, 
fait de errare, V. Err, R. 

BRjRATIC, adj. vt bbatk. Errottco, esp. 
port. ital. Errant 

Ëty. du l{it errQti€U$,pï. s. Y. Err, R. 

, s. m. (erré) ; sAmn, pluriel mmamB, 
M. Ervo, ital. Herbum , arab. Er- 
ven, ail. lervo, Yero et Yeroi, esp. Er, cat 
Ers, allier, orobe des boutiques, j|M>is de pi- 
geon, Ertwm erviUa, Lin. Vicia ervilia, 
Dec plante de la fam. des Légumineuses, 
cultivée partout Y. Gar. p. 163. 

]^ty. Erres n'est qu'une corruption du lat. 
ervum, ou du grec Spo^ (orobos), m. s. ou 
peut-être dérivé de lp« (éra), la terre, où de 
IpaÇe (érazé), adv. à terre, par terre. 

On fait avec la farine des ers, délayée dans 
de l'eau bouillante , une espèce de bouillie 
qu'on nomme pattef, dans la H,-P. etou'on 
mange sans inconvénient. 

ERRO , adj. vi. Yagabond. 

Èty. du lat erro. V. i?rr,R. 

BRRONIBN,adj.d.vaud. Erronné, ée. 

Ëty. du lat erroneui, Y. Érr, R. 

ERROR, s. vl. £rror. cat esp. Doute, 
erreur, embarras, perplexité. Y. Érrour^ 

Éty. du lat, error. Y. Err, R. 

ERROCR, s. f. (erreur), et impr. oonooi. 
Errore, iial Error, esp. port. cat. Erreur, 
écart de la raison, fausse opinion qu'on adop- 
te: déréglementdans les mœurs, faute, mé- 
prise. 

Éty. du lat error, Y. Err, R. 
BRR8, s. m. pi. vl. Ers. Y. Erres. 

ER8 

ERS, ERTZ, adtj. vl. Dressé, élevé, exal- 
té, petite rivière du haut Languedoc, le Lers. 

BR8E. s. m. (èrsé). d. d'Aries. Rosée 
que produisent les vagues agitées et qui 
mouille les personnes qui se trouvent dans de 
petites barques comme celles des pêcheurs. 

Ëty. du grecfp<n) (ersê), rosée. 



£RS 

Nous devons ce mot et celle étymologie, 
à M. Bfaxer. 

ERSES, s. m. pi. (èrsés). Un des noms 
languedociens des ers. Y. Erre. 



BRT,vL Don elle éUit 

BRTATB, s. m. d^ béam. VoQtBsrUigi, 
V. c. m. et Hered, R. 

BRTE, s. m. BMM,d. béam. Pour Jlert- 
fter, V. c. m. et Hered, R. 

ERTS, s. m. vt Nom ancieo du Igts, 
rivière. ^ 



BRUGA, s. f. vl. BMSB, BvcA. Eruea, ital. 
JSni^a,cat. Oruga, esp. Chenille. Y. Toûera 
et Chenitha. 

Ëty. do lat emea. 

BRUGA, s. f. vl. BBosA. £ni^,cat Orû^ 
ga, esp. port. Eruea, ital. Roqoette. Yoy. 
Rouqueta. 

Éty. du lat. eruea, m. s. 

BRDCTATIO , S. f. vl. Eructation, rot. 

Éty. du lat eructatio, m. s. 

BRUblT, àdj.ets.m. (erudi); Bruêito, 
ital. esp. port. Erudit, cat. Erudit, qui a 
beaucoup d'érudition, docte, savent 

Éty. du lat erudUus. V. ErudUUm et 
«ud^R. 

BRUDITIOlf , s. f. (eruditie-n); n«m- 
rtam. Erudieiù , cat. Èrudiiione, ital.'J^ru- 
dicion, esp. ^mdt^o, port Erudition, 
graqde étendue de savoir. 

Éty. du iat. eruditionis, gén. de emdtfîo, 
fait de erudire, instruire, fomié à son tour de 
la particule èxtractive e et de rudis, ignorant, 
sans culture, tirer de l'ignorance, ou de em- 
dit et de la term. ion . de àetio , aetùmis , 
acÙon de l'èrudit. Y. Rud, R. 

BRUOA, s. f. (erùgue) ; Eruga» cat Che- 
nille. Y. ChenUha. 

Éty. du lat emca, roquette. Y. Rouqueta, 

BRllGB,s.m. vl. Chenille et sangsue. 
Y. Eruea et Sangsua. 

BRUGINAR S', V. r. vl. Arruginire,îi^. 
S'enrpuiller, jaunir, verdir. 

Ety. du lat. œruginare, m. s. Y- RouUh 
Rad. 

BRDGINOS, OSA, adj. vl. mimams. 
Eruginoio, eisp. port Yert, verdâtre, cou- 
leur de verl-de-gris. 

Ëty. du lat <vni^nof«ii, m. s. 

^RUOUA, s. f. vl. Y. Sçtngsua. 

ERUPTION, s.f. (eruptie^n); Brweiù, 
cat Eruxione, ital. Erupçâo, port. Erup* 
eion , esp. Eruption, en terme de médedoe, 
sortie abondante déboutons ou de pêtéchies 
àla surface de la peau; éruption d^un volcan. 
Éty. du lat. eruptUmis, gén. de eruplio. 
V. Roump, R. 

ERT 

BRTSIPEIâA, S. m. (erisipèle); 



Erysipelas, lat. Erisipela, 
esp. port. ital. Eriss^pela, cat. Erysipèle, in- 



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ERY 

flammaiion superficielle de la f^eau, avec rou- 
geur, chaleur, etunetrès-légke tuméÊicUon. 

Éty. du grec if^icéXoe< (erysipélaa) , for- 
mé de ip&<i>(er7ô), j'attire» et de mXac(péla6), 
procbe, parce que cette Inflammation s'étend 
souvent de proche en proche sur les parties 
environnantes. 

Erysipèle est mlascùlin, il faut par consé- 
quent dire un érysipàle pustuleux et non une 
erysipèle pustuleuse. 

BRT8IPBLATOU8, OU»A, ad>. (erysi- 
pelatèus, éuse) ; Erytipelatoio, port. Erysl- 
pîlatettz, éuse ; qui tient de l'érysipèle. 

Éiy. de erfiîpefoet ààouê. 



BS^part. prép. qui ajoute différentes si- 
gnifications aux radicaux auxquels elle s'allie. 
Elle est privative, dans, Es-faç-ar, Ei-eomp- 
f«, Ei^eouorTf Ei-gonl-^ir^ Eê-pelh^ur, £>• 
pîmneha-r ; car ces mots signifient ôter fa 
race ou la trace, ôter du compte, la queue, 
joSQu'à la dernière goilte, la peau, la pointe ; 
quelquefois cette particule s'âide» ce qui arri- 
ve lorsque le mot auquel elle se joint , com- 
mence par es, dans eiiuina, ei^utnar, signifie 
rompre ou ôter Féchine, comme s'il y avait 
esesquinar. 

Napoléon Landais, dit que la préposition 
e ajoute une idée de sorte au mot auquel elle 
est jointe, et il cite pour exemple : Èeosttr, 
faire tartir la eoue^ c'est le grain et non la 
cosse qu'on fait sortir, puisquela cosse le ren- 
ferme, c'est enlever la cosse. 

Bile est employée au lieu de en dans les 
mots suivants : Ei-bauUunlrart Es eaud-ar, 
Es-elap-ar. 

Cette analogie, entre f« et ai, se prouve par 
lilusîemrs mots qui ont été écrits mcKflfihem- 
meiiC de Tune ou de Fautre manière, comme: 
Eêsacar^ Ensaean Essem. Ensemi; Eue- 
çnar^ Ensegnar; Euem, Encenit elle rem- 
place souvent le eu? latin, et qui , comme cette 
prépos. marque tantôt pnvation et tantôt 
augmentation, comme : Et^balanp'ar , i?s- 
hùuth-ir. 

£8, pron. dg. Eux. V. EUmi ti EleU. 

Et eadun â^ts n'en badra douite 
A la gsurto eonmo a^ban^U. 

Jasmia 

S8, Est souvent employé par les Langue- 
dociens e( les Gascons au lieu de tteg^ tu es. 

En êffH U demandiyà tnqu'estanthabiUé 

HiUet. 

Es miêcounM un ieignwr. 
Tu es mb comme un seigneur. 

Verdier. 

B8 et B, prép. qui vient du lat. eœ, dont 
elle conserve presque toutes les significations, 
elle peut sigmfier à, après, avec^ contre, dans, 
de, dehors, depuis, dès, en, entre, par, pour, 
seion, sur, comme. 

Eif dans le vieux français, a souvent encore 
la même signification que dans £f-eaifip-ar, 
jeter dans le cbamp, répandre; Ee-frontai, 
JSs-velKai. 



ES 

JB8 , troisième personne du singulier de 
l'ind. prés, du verbe e ffre, il est. V. Ei, 

Eif singulier , est souvent employé pour 
lottm , sont , ce qui fait faire bèiocoup de 
fautes à ceux qui traduisent littéralement. 

Et elUme que v'an fach^Tr, Ce sont eux 
qui l'on fait et non c'est eux, etc. 

Toutes les fois que e» est suivi d'un pluriel, 
il faut se servir de ioun, sont» au lieu deei, 
il est. 

B8 , pron. pers. d. béam. Pouris: Et ya^ 
ter, se coucher ; D'et, de se. 

B8 , vl. Êtes : Dan et^ d'où étes-vous^ il 
signifie aussi il y a. 

E8, vl. Poure#e, etse« 

ES, ESSA, désinence passive qui carac- 
térise les participes passés des verbes en 
ettrei d'où : met, etta, de meUre ; tournée , 
eetOy de toumeUre ; permee, etta, de per- 
meUre ; proumet , et ta, de promeUre*^ et» 
coumet, etta^ de eùmmeUre. 

ES, ENS, ENT. terminatift dérivés di- 
rectement ou par altération du laL ent, entw, 
part, irrég. de #um, je suis. 

£S. ES A, terminaison qui, jointe à un 
nom de lieu, en indique l'habitant; elle parait 
dérivée par contraction, du latin entit, qui a 
la même signification; ou n'être tout simple- 
ment que la troisième personne du singulier 
de l'indicatif présent du verbe ettre^ es, il est. 

Martelh-et, du latin Jfaeetlteiieie, ou de 
Martelha et, et de Martelha, il est de Mar- 
seille ou marseillais. 

TotUoun^et, et de Tauloun. 

Ginouv-et, et de Crtnova. 

Foti(oifii-ee, qui est de Pologne. 

Ba4 

E8AGAR, Vl. V. Entaear. 

B8AGBAR, V. a. vl. Essayer. V. Âttaiar. 

B8AIAR, V. n. vl. Essaver. V. Attaiar. 

B8AIâAR, V. a. (esolà), d. bas lim. Cou- 
per, casser les ailes, fig. casser les bras. 

fity. de ee priv. de ala, aile, et del'act. ar, 
priver des ailes. Y. Al^ R. 

B8AL8AR, v. a. vl. bxalvab, bimaumui, 
tstAOfiMi, isAOMAOB. Esaltav, cat. anc. esp. 
Exalxar, port. /na(iare,ital. Elever, exhaus- 
ser, accroître, augmenter. 

Éty. de et pour eâP, de ait pour aK, et de 
ar, âever en haut. V. ^411 , R. 

E8A1IIBN , V. Examen. 

EBAMiNàR , y. Examinât et Examen, 
Rad. 

B8ANGHAR, d. bas lim. (esontsâ). Yoy. 
Detanehar, Derenar et iliie, R. 

B8ANCHAT, d. bas lim. (esontsâ). Voy. 
Detanehat, Derenai et Ane, R. 

E8ANNAT, dg. Ensanglanté. V. San- 
glant ei Sang, R. 

B8ARIE8, dl. V. Darrier en. 

Ëty. de es et de ariet, qui est en arrière. 
V. -Reîr, R. 

E8ARPAB, V. a. (esorpÂ), d. bas lim. Dé- 
chirer avec les ongles, égratigner. Y. Gra- 
fignar. 

Ëty. de ee augm. de arpii et de ar. Yoy. 
Harp,f^. 

B8ABPAT, ADA^ a4j. et p. (esorpà), 
md. Y. Orafignat et Harp, R. 



ESA 



95 



B8ART, S. m. vl. Défrichement, ettart. 
V. Sare, R. 
B8AT, Y. Exact. 
B8ATAMEarr, Y. Exactament, 
B8AUVIR, V. a. vl. Entendre, exaucer. 
Ety. du lat. ea?aiultre , m. s. Y. Aud^ R. 

B8B 

E8BADAR, V. n. vl. Y. Badar. 
Éty. de ee augm. et de badar. Y. Bady 
Rad. 
B8BADARNAB, V. a. (esbadarnâ) , d. m. 

«■■ALAMÇAM, mMmMMàM^MMf BAOAniAB. OUVrif 

complètement les portes ou les fenêtres. Y. 
Bad, R. 

Éty. de e# augm. de badar et de ar. 

B8BADARNAT , ADA , adj. et p. (esba- 
damà , àde) ; «■■alaiiç av , w «âwçAT , badibb, 

ABADASMAT , BAVABMAV , ABA9AIJMT, DBISADAII- 

■AT , ABSAUiAT. Tout ouvcrt, cu parlant de» 
portes et des fenêtres , et même des habille- 
ments, particulièrement du gillet. Y. Bad, R. 

B8BAHI, s. m. (esbÀÏ); bébai, bsbaboov- 
^n , BSBABAvovi. Elonnemeut , surprise. 

Êty. du celt. ee6ay, Ach. Y. Bad, R. 

£8BAHf , lA , adj. vl. bsbav ata. Stupide, 
ébahi, hie, émerveillé, surpris. Y. Bad, R. 

E8BAHIR 8% v. r. (s'esbahir) ; b«baib •'. 
Sbadigliare et Sbaire, ital. Etbalair, cal. 
S'ébahir, s'étonner, être surpris. Y. Etba^ 
lourdir. 

Éty. de la basse lat. exbadire et exba^ 
date. Y. Bad , R. Espèce d' onomatopée, 
selon Denina. 

B8BAHIT, IDA, lA, ad}, et p. (esbahl, 
ide , ie} ; BMBAmr. Ebahi, ie , surpris, étonné. 
Y. EsbalourdU et Bad, R. 

B8BAILIT, BtBAiu». adj. et p. vl. Em- 
porté, fougueux, lancé. Y. Bal, R. 

B8BAIR, vl. Y. Etbahir. 

Êty. de ee et de balant. Y. Bal, R. 

B8BALANÇAR, V. a. (esbalança); bma- 

BAIIÇAB, BIBABABMAB, BSBADAUIAB. OUVrir UUO 

porte è deux battants, l'ouvrir entièrement* 
V. Bal , R. 

B8BALANGAT, ADA , adj. et p. (esba- 
lanca, àde) , d. m. Battant ouvert. Y. Et- 
baaamat , Badier et Bal , R. 

B8BAIJkU8IT, Y. EtbalourdU, ida. 

E8BAI.AIIZIR, vl. Y. Etbalourdir. 

B8BAI.AUZIT , vl. Y. ^e6a/otird»l. 

E8BALDIR, vl. Y. Etbaudir. 

Éty. de l'ital.6aIdo, hardi. 

ESÊ^U^TTy IDA, adj. et p. vl. Enhardi^ ie. 

Êty. de rital. baldo, hardi. 

B8BAI«OOUVia , V. a. (esboioouvi), 
d. bas lim. Eblouir, Y. Emberlugar; étour- 
dir , étonner , Y. Etbalourdir et Lourd. R. 

BSBALOOUVIT, Y. EtbalourdU, ida. 

E8BALOdUVIT , IDA , adj. et part, 
(esboioouvi, ide), d. bas lim. Ebloui, Y. 
Emberlugat, ébahi, étonné. Y. Etbahit^ 
EtbalourdU et Lourd, R. 

B8BAI.0UilDIR , V. a. (esbalourdir) ; 

BSBAlilB, BMBAIAOMB, BkBIBIfcâB. Etbolair , 

anc. cat. Abbalordire, ital. anc. Etourdir , 

étonner^ surprendre, émerveiller, ravir, faire 

tomber des nues, abasourdir. Y. Enlourdir. 

Éty. de ee, en , de balourd, et de Tact, tr, 



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96 



ESB 



faire tomber dans la baloordiae. T. Lomrà^ 
Rad. 

ESBALOUBDIT , IDA , adj. et p. (esba- 
lourdi , ide) ; bmait 




•LAT » 
BHPAIT » BarOOIIAT , 

EtODDé, ébahi, pétrifié, élourdi 
par quelque coup, ébaubi. Y. Lourd, R. 

rjiBâBâIiI.A, 8. f. y1. Querelle, tour- 
ment. 

Êty. de ei, de haralh, trouble, et de alha, 
tout ce qui trouble. V. Baralh, R. 

ESBARANÇAR . Alt. du d. m. Eêhalan- 
car. T. c. m. et Bal, R. 

E8BARATOUI , OUIA , adj. et p. (esba- 
ra?ôui , éuie) . d. m. Etourdi , stupéfaiL V. 
Esbalourdit et Lourd. R. 

ESBABBAL^AR S', V. r. (s'esbarbaillà). 
Se crevasser. Aub. 

ESBABBAI.HAT , ADA . adj. et part 
(esbarbaillà , àde). Crevassé, ce. Aub. 

E8BABBAR , ▼. a. (esbarbà) : swAmaAm , 
WAMAM, Terme d'orfèvre, dégrossir un ouvra- 
ge qui sort du moule; ébarber, enlever les 
parties excédentes du papier d'un livre, d'un 
cahier, etc. 

Éty. de es priv. de harba, pris pour ba- 
vures, et de ar , ôter les bavures, les inéga- 
lités. V. Barb, R. 

ESBARBAR, V. a. d. m. BsaAra4B, m^- 
BABSBuoi. Egrener les gerbes. V. Eicou- 
mouêtar. 

Ety. de es priv. de barba et de ar, àiet 
la barbe , le grain. V. Parb, R. 

E8BABBAB L*, 9. m. d. m. Ledépieage, 
l'action de faire tomber les grain des gerbes. 

E8BARBAT , ADA , adfj. et p. (esbarbà. 
àde) ; Desbarbado, port. Dont on a été la 
baroe, égrenées, on parlant des gerbes. 

E8BARBAV0UÎRA, s. f. (esbarbavéuTre)^ 
d. m. urovMAflui. Planche, pierre, tonneau 
ou table sur laquelle on frappe les gerbes 
pour faire sortir le grain de l'epi. 

Êty. de esharbar. V. Barh, R 

E8BARB0UI.AT, Garc. V. Aharboulat. 

ESBABI^OOAR, V. Emberlugar et fier- 
lug,R. 

E8BATOU8, QU8A , adj. d. bord. Folâ- 
tre, qui prend ses ébats. V. Batr, R. 

E8BATRE, V. a. etn. vl. Sbattere, ital. 
Ebattre , battre. 

Éty. de es et de halre. V. Batr. R. 

E8BAUBIT , IDA , adj. et p. (esbaoub), 
idc], dg. Enchanté, ée , étonné. 

Ety. du français ébaubi, étonné, surpris 
d'admiration. V. Baud, R. 

E8BAUCHA , S. f. (esbàoutche) ; bbaocha. 
Abbotio, ital. Bosquejo^ esp. port. Ébauché, 
ouvrage qu'on n'a pas poli , auquel on n'a 
pas encore mis la dernière main. 

Éty. Ce mot, dont Ménage avoue ignorer 
l'origine , nous parait venir de notre bau , 
grossier, niais, imbécille, de es priv. et 
de a , caract. du fém. Es-bauch-ar , si- 
gnifie, litt. déniaiser, dégrossir, et par con- 
séquent ébaucher. V. Esbauchar. 

E8BAUCHAR, V. a. (esbaoutchà) ; uav- 
C9AB. Abbozzan , ii9l, ^osquejar, esp. port. 



ESB 

Tracer grossiéfement quelque oovrage, faire 
une ébauche. 

Éty. de e«&aiie^ , de ar, ou de et, priv. 
de hosc. bois , et de ar, eshoscar, Àter le 
premier boif, dégrossir l'ouvrage; il fondrait 
dans ce cas écrire ce mot Esbocmehar. 

ESBAUDEIAR; ▼. a. vl. Réjouir. Y. 
Esbaudir et Baud, R. 

B8BAI7DEJAR, vl. V. Eshaudêiar. 

E8BAIIDI1IBN, 6. m. vl. Gaité , joie , 
allégresse. 

Ety. de es augm. de haud, joyeux , et de 
men. V. Baud, R. 

E8BAI7DIR , mba&oui , V. a. vl. Réjouir, 
égayer, et v. r. Se réjouir , s'ébaudir s^é- 
battre. 

Éty. de es ^ngm* et de baudir , réjouir, 
y. Baud, R. 

Lou rossignoleî sauvage 
Ày auxit que «'esbaudia. 

G. Faydit. 

E8BAUDIT, adj. et p. vl. Ébaubi, réjoui. 
y. Baud. h. 

E8BAT , TA , vl. Égaré, ée. y. EshahU 

E8BATR, vl. y. Esbair. 

EÇBEGirr , d. m. y. Embegut et Bev, 
Rad. 

E8BELUAB, (esbeluà) , d. m. et 

E8BELUOAB, V. n. (est^elugà). Jeter des 
étincelles. 

Éty. de e« , de 6elfi^a et de ar, jeter des 
étincelles hors. y. Belug , R. 

E8BEOIIRE , y. Embeoure et Bev , R. 

E8BERCHAB, y. Bercar. 

E8BERCHAT, y. Éfrcat. 

EàBER|T , IDA, adj. ( esberi, ide). 
Éveillé, ée. 

Ela que mey a Vair esberide è countente 
Souben arribe aei que n'a rés dens lou bente, 
yerdier. 

E8BERLAR , dl. Rompre, briser , fendre. 
y. Esbrechar et Brec. 

Éty. du cat. e^erlar. 

E8BE8 , adi. et part. ?1. Borné, bouché , 
émoussé , hébété. 

Éty. du lat. hebes , m. s. 

E8BEURB , vl. y. fmbeoure et Bev, R. 

E8B1AI , 8. m. (esbiàï) , u«oirA mm. d'b*- 
BiAi OU BM Bf aiAi , Débiais ou en biais, obli- 
quement, de travers. 

Éty. du gaulois bihai, obliquité, yoy. 
Biais, R. 

E8BIAI8^, V. Q. (esbialsà). Biaiser, 
prendre de biais. 

Éty. y. Btaû,R. 

ESBIEBROO , y. Esbirrou. 

E8BIONAIRE , 8. m. (esbignàïré). Celui 
qui s'esquiche , au jeu derev'ersi. Garc. 

E8BIONAB n\ V. r. (s'esbignà), dl. S'en- 
fuir , prendre la fuite, s'esquicher , au jeu de 
reversi , ne pas s'eiposer à faire la levée. 

E8BILHOUNAR, V. a. ( esbillounà ) , 
d. m. Diviser un tronc d'abre en billots ; plou- 
trer, passer le billot sur un guéret pour en 
briser les mottes, y. Esterrassar. 

Éty. de es, de btlfcotmetde ar, réduire en 
billots, briser avec le billot, y. PU, R. 



ESB 

8. m. ( esbirrou); Sbirro , 
ital. esp. port Huissier, reçors • gendarme. 
Ety. de l'ital. sbirro, nom qœ pprtent, à 
Rome, les sergents , gendanpes , etc. 

E^BLAMIT, IDA , adj. et part d. bord. 
Esblaimad, cat. Flétri, ie, pâle. V.EMa^i^, 
eiB!av,R. ' 

, vl. y. EwMasmar. 
, IDA, adj. et p. d. bord.M- 
Esblaimad,C9X. Pâli ; on le dit d'un 
vin vieui ^ui a perdu sa couleur, y. Blav , 
Rad. 
E8BLEOUGBAB, d. m. V. Bmberhtgar, 
E8BLBOU9BAT, \oj. Ewiberlugai et 
Belug , R. 
E8BIJ50DOI88A1IENT, 8. m. (esbleood- 

Eblouissefoent , action d'éblpu|r , de troubler 
la vue par un trop grand écli^t. y. Belug, 
Rad. 

E8BI.0UIR, y. Emberlugar et Belug , 
Rad. 

E8BLOUI88ENT, ENTA, adj. (esblouis- 
^in , einte) ; qvmmmûmvutk. mMMiJomemn. 
Éblouissant, ante, qui éblouit, qui trouble 
la vue p^r une trop grande himière, y. Bç^ 
lug , R. 

E8B0IINIAB , y. Embomiar et Bom. 
Rad. 

ESBODDEUOI 8' , V. r. d. m. yoy. £«- 
6ott/ar s' , Esboudenar et Bud, R. 

E8BOI7DENAR, v. n. (esboudeoà ) , dL 
BtBoopsLAii , BiaovBnAB. Sbtidellars , ital. 
Esbudellar. cat. Crever d'embonpoint, cre- 
ver dans sa peau , s'ouvrir, se fendre , en par- 
lant des fruits. 

Éty. dedM, de boudena pour bedenB^ 
ventre , et de ar, sortir du ventre, y. Bud , 
Rad. 

E8BOUI«AliENT,8. m. (esboulaméin) ; 




DV0A , TAccA , vBosov , voouii. Éboulement , 
chute de la chose qui s'éboqle ; éboulis, chose 
éboulée. 

Éty. de esboular et de mené. 

E8BOinLAR8', V. r. (s'esfaoulà) , i 
•BiiAm*',x«aootBiAa, bivachab •', 

• MBtwmmmiJkM , • ssBOototniAm , •'] 
CAB, t'mvnnB, •'bsbovvbiab , t'i 

• BtaovuiiAm , «■ MoouiiAii, • BtBovoBHAm. S'é- 
bouler , tomber en s'a£&issant, couler, en 
parlant des terres ; «'écrouler, s'il s'agit d'une 
maison, d'un mur. 

Éty. du grec io&X^ (esbolé) , éruption,^ 
l'action de s'étendre , de s'allonger ; ou de 
es augm. de bo^la , et de ar , rouler coomie 
une boule , s'étendre. 

E8BOinLAT , ADA , adj et p. (esbottlà , 
àde) ; cssoviooiiat. Éboulé, ée. Y. Esboular. 

E8BO0I.If AMKNT , s. m. (^bouillar 
méin) ; Bsoixinoii , mbouitioii. Ébullition , 
éruption instantanée de petits boulons sur 
toute la surface du corps. 

Éty. y. iïulA,R. 

E8BOIILHBNTAR, V. a. (esbouillenU); 
M»mvMj^mmwâM, BiisovunnrrAm , ^pcbaoiiab , >•- 

CBAOMAA, BSCAVDAB , BMOVnonrAm. Echaudcr, 

faire passer par l'eau bouillante , ou jeter de 
l'eau bouillante ou un autre liquide dessus : 
Esboulhenlar un pore per lou pelar , échau- 
der un pourceau pour le dépiler. 



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ESB 

Ety. de ef 9 de houlheiU et de ar , jeter ioul 
bouillant. V. Bulh.R. 

Ébouillanter n'est pas français, c'est 
échauder qu'il faut dire. 

ESBOULHCNTAR 8'. V. f. S'écbauder, 
se brûler avec un liquide chaud ; fig. recevoir 
uo dommage dans une affaire. 

E8BOUUBENTAT , ADA , adj. et part, 
(esbouillentà , |tde); BacaAOMATy escavdat, 
BMBovunaiTAT. Echaudé f ée. 

ESBOULHIR, V. n. fesbouillir); «uivutta, 
■uovia, MMom. EboUire, ital. Èbouillir» 
diminuer à force de bouillir ; fig. échauffer , 
animer. 



Ëty. de ff angm. et de boulhiff trop 

R. 

f oe 



:ty. d 
bouiUir , ou du lat. êbuUire. V. Bulk , R 



BSBOOIâHIR S\ V. r. s 
consumer en bouillant. 

ESBOUIiHIT • DA , adj. et p. (esboullli , 
Ide). Eboulli, le, consumé en bouillant trop. 
V. Bulh, Rad. 

E8BOULIDRAR , V. n. (esboulidrà) , dl. 
Se crevasser, se vider, comme il arrive h 
une pomme fondante qu'on met cuire à la 
braise. V. Bulh.K. 

ESBODUNAB 8' , dL m. S. que Eibou- 
lar^ V. c. m. 

E8B0UBNIAR, V. Embomiar et Bom, 
Rad. 

ESBOURRA88AR 8', V. r. ( s'esbour- 
rassà), dl. Se houspiller : NoHreis eati se 
êoun esbourrauati, nos chats se sont hous- 
pillés , ils ont laissé du poil à la querelle. 

ély. de es priv. de b<mrras9 grosse bourre , 
et de ar , ôter , enlever la bourre , le poil , 
V. Bourr , R. 

E8B0niiBIFAT , ADA, adj. et part. 
(esbourrifà,àde), dl. Ebouriffe, ée, qui a les 
cheveni , la coimire en désordre. 

Éty. de baurrils , celt. bonrgeons^de laine 
ou de soie. Astruc. V. B(mrr « R. 

B8BOU8ELAR , v. n. d. de Barcel. Alt. 
de Esboular , v. c. m. et Bav , R. 

B8BOUSOnNADimA , s. f. dl. Éboule* 
ment. V. Esboulament. 

E8B0U80UNAR 8' , ▼. r. dl. S'ébouler, 
s'écrouler. V. Esboular. 

B8BOUSOUNAT , ADA, adj. et part, (es- 
bousounà , àde). Éboulé , ée. V. EsboulaL 

E8B0USSELAlBE,s. m. (esbousselàîre); 
BtTMUinB. Drège. 

E8BOUTRIOAR , dl. V. Espoutrigar et 
Espoutilhar. 

ESBRADBI , vl. Il on elle s'évertue. 

E8BRAIRE , V. a. vl. Chanter. V. Bram, 
Rad. 

E8BRAI8SAR, V. n. fesbraîssà), d. m. 
Leis aubres esbraissoun ae fruit , les arbres 
rompent de fruit. 

Ety. Esbraissar^ paraît n'être qu'une alté- 
ration de esbranear , rompre les branches. 
V. Branc, R. 

FffFBAM A^AB , et 

E8BBLABIEGBAR, v. a. (sbramassà et 
sbramedjà), BtcAMtTBAa. Galvauder, gronder 
quelqu'un, lui faire de vifs reproches, l'é- 
poijivanler par des menaces. 

Ety. de es augm. de Bram , ▼. c. m. et 
de egear , faire de grands cris. V. Bram, R. 

E8BRANGABIENT, S. m. ( esbraoca- 
méin), AaBAKAMSffT,MBBAiK«AMHiT Esbrati- 
caNMiU, caL Ebrancbement, action par la- 

TOM. H. 



ESB 

quelle les branches d'un arbre sont coupées 
ou rompues. V. Brane , R. 
ESBRANCAR , v. a. (esbrancà) , ubiuui- 

BHBMAMCAM , AMUMMCAM , BS^BUSAM » Bt- 



ESB 



97 



CAS , BIBBASCAB , V^VAB , DBBmABICAll, BBBOOAB. 

£i6ran(;ar, cat. Ebrancher, dépouiller un 
arbre de ses branches. 

Ety. de es priv. de branca , branche , et 
de ar : lilt. ôter les branches. V. Branc, R. 

BSBRANGAT , ADA, adj. et p. (esbran- 
cà , àde) ; BtBmAiicaAT, dbbbamcat. Ebranché , 
ée. V. Branc.lX. 

E8BIIANGHAR , d. m. V. Eshrancar 
et Brane, R. 

B8BftANLAlIENT , 8. m. (esbranla- 
méin ) , pr. mod. Ebranlement , mouvement 
donné par une secousse ou des secousses 
réitérées. 

Éty. de es , de branle et de ment , mis en 
branle. V. Brand, R. 2. 

E8BRANLAR , v. a. (esbranlà) ; mma- 



Ebranler , 

communiquer du mouvement par des secous- 
ses réitérées ; frapper , toucher , émouvoir , 
en parlant des personnes. 

Éty. de es , de branle et de ar , mettre en 
branle. V.irrandjR. 2. 

E8BRANLAT, ADA, adj. et p. (es- 
branlà , àde ) ; dbssaabovblat. Ebranlé , ée. 
V. Brand. R. 2. 

E8BRA8GAMENT , S. m. (esbrasca- 
méin). abbamaob. V. Brase, R. 

ESBRA8IAR , v. a. (eshrasià) , d. m. 
BBBAMooLAm. Rcmucr ou écarter la cendre 
pour découvrir ce qui reste de braise. 

Éty. de es , pour ex , hors , de brasa et 
de Tact, tar, mettre la braise dehors, la 
faire paraître. V. Brax , R. 

E8BRA88IAR 8' , v. r. (s'esbrassià) ; 
SB BBBBAssAB, BBiJBUBftB . Bfacejar, poti. 
Remuer, agiter les bras. 

Éty. V. Bras, R. 

E8BRAVACHAII, V. a. d. m.fesbravat^ 
chà); BBBATAtcvAB. Épou Vanter, effaroucher, 
traiter avec une rudesse qui épouvante. 

Éty. de es augm. et de brava^ar , dit 
pour bravar, V. Brav, R. 

E8BRAZAR , vl. V. Embratar. 

E8BRECHAR, V. a. (esbretchà); bsbab- 

CHAB, BSBBBIJUI,BI|BBBIAB, BIBAKBAB. ËCOr- 

ner, ébrécher, égueuler. 

Ëty. de es en • de bree , brèche , et de 
Tact, ar , litt. faire une brèche en ou à. V. 
Brec , R. 

On écorne une pièce de bois, la corne d'une 
pierre de taille, un ouvrage de plâtre, etc. 

On ébrèche les bords d'un plat, un instru- 
ment tranchant ; on égueule un broc , une 
cruche elc 

ESBREOULHAq, d. de Rare. V. Es- 
bleougear et Emberlugar, 

ESBREOUNAR 8* , V. r. ( s'esbreounà ), 
d. m. Se fouler tout le corps par une marche 
forcée, ce qui arrive lorsqu'on la fait après 
avoir été pendant longtemps en repos. 

Êty. Ce mol parait être une altération de 
esbrigounar^ etorior, briser, se briser. V. 
Brec, R. 

E8BRE0UNAT , ADA, acQ. et p. (es- 



breounà, àde). Foulé, brisé par la marche. 
V. BreCy R. 

E8BRIAR, d. m. V. Embrigar et Brec, R. 

E8BRIADDAR, V. a. et n. (esbriaoudà), 
dl. Eblouir. V. Emberlugar et Brilh, R. 

E8BRIGALHAR, V. a. (esbrigaillà), dg. 
Briser. 

Éty. Itér. de esbrigar ou Embrigar. 
V. c. m. et Brec , R. 

ESBRIGAR , V. a. (esbrigà) ; micovbb- 



BBBBICAII, BHBBICAUIAB, BMBB 

Brésiller, émier, émietter, réduire en miettes : 
briser, rompre. 

Éty. de en, en, de briga^ miette, petite 
parcelle, et de ar, V. Brec^ R. 

E8BBIOAR 9, V. r. •'bmbiab, smbbioab s' . 
S'émier,s'émietter, se réduire facilement en 
miettes, se fracasser, se moudre en faisant 
une chute. 

E9BRIOAR,m. s. que Embrigar, v.c. m. 
et Brec, R. 

ESBRIGkAT, ADA, adj. et p. (esbrigà, 

àde); BSBBIAT , BtBBMIAT , ABBBfOAT , BMBBIBAT , 

•ABQVTiT. Emié , émietté , rompu , brisé , 
brésillé, ùg. cassé, fatigué : Siau tout esbri- 
gat, je suis tout moulu. V. Brec^ R. 

B8BRIOOURAR , v. a. (esbrigourà). 
Itér. de em6rt^ar, émietter, réduire en pe- 
tites miettes. 

Éty. de es, de brigoura et de ar, réduire 
en miettes. V. Brec, R. 

E8BRn.H AND AR , V. EsbUùugear. 

Êty. de es , de brilhand et de ar , blesser 
avec le brillant. V. Emberlugar eiBrilh, R. 

E8BRIVAR 8* , V. r. vl. S'élancer. V. 
Abrivar «'. 

E8BRONDAR, V. a. vl bmonder, abat- 
tre ; ébourgeonner. V. Esbranear, 

Éty. de es priv. de brandelh, rameau, 
branche, et de ar, enlever les branches. 
V. Brond, R. 

B8BROIIF, s. m. (esbrôuQ. Bruit, tapage, 
rumeur , on le dit particulièrement de celui 
que fait un cheval quand il s'ébroue. V. Es'^ 
brou/far, 

Enfin fes pas d'esbrouf . 
Sibour, 

ESBRODFFAR , v. n. (sbroufiH); avovr- 
FAB, «srooffTAB, BBBBoorTA** Sbuffars , ïid\. 
Ebrouer ou s'ébrouer, on le dit d'un cheval 
qui £iil un ronflement particulier, connu sous 
le nom d'ébrouement , à l'aspect d'un objet 
qui le surprend ou quand il veut jeter dehors 
quelque cnose oui lui irrite les naseaux, on 
le dit aussi pour éclater de rire. V. Espoujfar. 
Mén. 

Ëty. Ce mot est une onomatopée ou imi- 
tation du bruit produit par le cheval , ou de 
brut , de es aug. et de l'aeL ar. 

ESBROUNDELAR, v. a. d. m. (esbroun- 
delà) ; BMBooQoniAa. Couper les quignons, les 
croulons d'un pain. 

Ëty. de es priv. de brouniel, croûton, et 
de ar. V. Brond, R. 

E8BROUNDELAT, ADA, adj. et part, 
(esbroundelà , àde) ; ummott^vm^r. V. Brond , 
Rad. 

E8BROtlTAOI, m* 8. (esbroutàdgi). 
Ebourgeonnement. Aub. 



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Gô'ogle 



98 



ESB 



E8BROÙTAIIIE , ARBLA , 8. (esbrou- 
tàïré , arèle ). Celui , celle qui ébourgeonne la 
y igné. 

ESBROOTAR , v. a. (esbroutà) ; dcbmni- 

TABy tBsnrcAa ^ smajbhcaii , uBSOvrAm y uamo- 

TAII, DBtaaOïrrAB , •«OOlTABy tUlMBIICAB. Et'' 

brotar, cat. Ëbourgeonner, rompre les bour- 
geons ou les derniers rameaux des arbres, de 
la yigne en particulier. 

Ély. de es priv. de brout^ bourgeon, et de 
ar, ôter les bourgeons. V. Brtmt, R. 

ESBROUTAT, ADA, adj. et p. (esbroutà, 
âde) ; Dssa«o«TAT. Ëbourgeonné, ée, abrouti , 
ie. V. Brout, R. 

ESBROUTOUIRAS , 8. f. pi. (esbrou- 
léuïresV Nom cja'ondonneàrononis arbris- 
seau , à La Javie , près de Digne. V. Lebre- 
tins, 

Ély. V. Brou t, R. 

ESBROUTUN , S. m. (esbroutùn). Ebour- 
geonneroent. Aub. 

E8BRUDIR, V. Esbrutir et Brut, R. 

E8BRUDI8S11R , S. m. ( sbrudissùr ) , 
d. arl. Babillard , grand parleur , avanta- 
geux. 

Éty. de esbrudir , répandre des bruits , et 
de la term. ur, celui qui répand les bruits, 
qui donne des nouvelles. V. Brut, R. 

Avem aieit quauqueit jouvents 
Ben vantaireê , ben suffisentt, 
Grands esbrudissurs de tendresta. 
Truchet. 

ESBRUNIR • V. a. et r. t1. Brunexir , 
anc. cat. Brunir, rendre sombre, s'obscurcir. 
V. Embrunir, 

Ëty. de es augm. de brun et de ir , rendre 
plus brun. V. Brun, R. 

E8BRUNIT , IDA, adj. et p. vl. Rembruni, 
obscurci. V. Brun, R. 

E8BRUTIR, V. a. (sbrutir) ; Masimui, 

BtamutTAii, ■•psaam, sMamiDni, ABaviDia, ac- 

aauoiB. Ebruiter, divulguer, répandre une 
nouvelle , un bruit. 

Éij, de es y pour en, de bruit, etdeir, 
en faire bruit. V. Brut, R. 

E8BUDELAR, V. a. vl. EsbudeUar, cat. 
Etriper. V. Estripar, 

Ëty. de es priv. de budel , boyau , et de 
ar , enlever les boyaux. V. Bud, R. 

E8BUERBAR, d. m. V. Esburhar. 

E8BUERNAR 8', V. r. vl. S'obscurcir, 
se noircir, en parlant du ciel. 

Ëty. de es , de buerna , brouillard , et de 
ar, se couvrir de brouillards. 

Il signifie aussi le contraire, c'est-à-dire, 
s'éclaircir, dissiper le brouillard. 

ESBDLHENTAR, d. m. V. Esboulhtn- 
tar et Bulh, R. 

E8BUIJaiR 9 , V. EsbfmlhiT «' et BuJh, 
Rad. 

ESBDLIR, vl. Bouillonner. V. Etbulhir. 

Ëty. du lai. ebuUire, m. s. V. Bulh, R. 

ESBIILUGIO,vl. V. EbullUion et Bulh, 
Rad. 

E8BUIJJmON, V. Esbulhament et 
Bulh. R. 

ESBURBAR, V. a. (esburbà) ; ssTaivAa, 
BtauaaaAa, atavaaAB , asainrAa. Vider un 
poisson , habiller ou vider une volaille , en 
général enlever les boyaux ; éventrer. V. Es- 
tripar et Esventrar. 



ESB 

Éty. de es priv. de hurba, les boyaux, et 
de ar, 

E8BIT8€!AOI, 8. m. (esbuscàdgi) ; aavt- 
cAci. Emondage, l'action de tailler les arbres, 
de leur enlever le bois inutile ou nuisible. 

Éty. de es priv. de htuc, pour bose, et de 
agi. 

E8BU8CAR, V. a. (esbnscà),d. m. siau*- 
CAS , saotcAa. Gouper toutes les branches 
d'un arbre abattu ; on le dit aussi pour émon- 
der , selon M. Avril. 

Ëty. de es priv. de huse, pour bosc, bois, 
et de ar, enlever tout le bols. V« Bosc, R. 

E8BU8GHATZ , S. m. vl. 

Noi causis fust ni peirOf murs ni escats, 
Mas cortinas de seda et esbuschatz. 
G. de R. 

B8G 

ESCy radical dérivé du latin esca, aliment, 
nourriture , appât , amorce , formé de edere , 
edo, esum, manger. 

De e«ca, par apoc. esc; d'où: Esc, Esc-a, 
Ese-ar , En-ese-ar , Ar-ese, Ar^esc-ar, 
Ad-esCy Adesc-ar, A-esear, Esqu-ier, 

E8C, s. m. vl. Esea, ital. Amadou; la 
nourriture. V. Esea et EsCy R. 

E8CA , s. f. Isca, port. Esea , ital. cat. 
Tesea, esp. Amorce, appât dont on garnit les 
hameçons pour prendre des poissons ; on le 
dit aussi de l'appât que l'on met dans les 
pièges. 

Ely. du lai, esea y aliment, dérivé proba- 
blement du grec ^<'xa(husca) , m. s. tison 
pour allumer le feu. 

Esearleis mouselaus^ amorcer les hame- 
çons. V. Esc, R. 

Les pécheurs du département des Bouches- 
du- Rhône emploient de préférence pour ap- 
pât, deux espèces d'annélides, de l'ordre des 
Antennes, connus sous les noms de Hesions 
festivaeiPantera. Sauv. 

Neptune qu'a pas besoun d'esco, 
Per faire quand voouboueno pesco. 
Germ. 



E8GA, s. f. (êsque); •»•*. Fetca, esp. 
Esca, cat. ital. On donne ce nom à deux 
espèces d'amadou, au linge brûlé oa mèche 
préparée pour prendre le feu au moyen d'une 
étincelle et à l'amadou proprement dit. Voy. 
Sinsa et Amadour. 

Ëty. du lat. esca , tison , quasi pabulum 
ignis, aliment du feu; de l'hébreu etc^, feu, ou 
du grec Gvxa (huska) , aliment , tison pour 
allumer du feu, V. Esc, R. ou de ë^^^apx 
(eschara), foyer. Thomas. 

E8GA, Est aussi le nom que l'on donne, 
dans la B.-Pr. au bolet amadouvier, champi- 
gnon ou agaric de chêne, Boletus ungulatus 
et igniarius, Bull. Boletus ohtusus , Dec. 
plantes de la fam. des Champignons qu'on 
trouve sur le tronc de diflêrents arbres et par- 
ticulièrement sur le chêne. 

Après avoir enlevé l'écorce ou épîderme de 
re champignon, on le coupe par tranches min- 
ces qu'on Dat pendant quelque temps et qu'on 
fait bouillir ensuite dans une dissolution de 
nitre ou nitrate de potasse. Ces tranches bien 
séchécs sont famadou du commerce, qu'on 



ESC 

rend plus susceptibles de prendre 1c feu en les 
roulant dans de la poussière de poudre à 
canon. 

E8€!A A cAaAH, S. f. Nom qu'on donne, 
dans le département des Bouches-du-Rhène, 
selon l'auteur de sa Stat. à la Terebella cùn- 
ehilega, Lin. annélide de l'ordre des Séden- 
taires. 

E8GA^ vl. Il ou elle avale. 

E8GA , (esca). Alt. de Escach, v. c. m. 

B8GA-M-BOf, s. f. (ésqiie-dé-bôî), d. bas 
lim. Morceau, éclat de bois propre à mettre 
au feu. V. EêUla. 

E8GABA , s. f . (escàbe), dg. Senne , filet 
simple, semblable au tramail, ayant h chaque 
bout des cordes appelées bras pour le hâler. 

ESGABARTAR^v.a. (escaibatà), dl. Chas- 
ser loin ; perdre, égarer : Ai escabartat moun 
coutel, j'ai égaré mon couteau : Soun loch 
s* es escabartaty elle a perdu son lait. Voy. 
Perdre. 

ESCABARTAT, ADA, adj. et p. (escabar- 
tà.àde), dl. Avorté, ée: Cabra €scabartada, 
chèvre avortée. V. Perdut, 

E8CABA8SAR, Alt. de eseabessar. Voy. 
Destestar et Ckipf R. 

E80ABA88AT, Alt.de escahessat. Voy. 
DestestattiC4ip,R. 

E8GABECEIRA , S. t vl. Chevet, oreil- 
ler , traversin. V. Cap, R. 

E8GABEL, V. Eseabeou, plus usité. 

E8GABEIJEiTA,s« f. (escabeléte) ; bmiak- 
aaun^aKABaawTA. Sellette, siége sur lequel 
on fait asseoir un accusé devant les juges. 

Ety. de escabel et de «to , dim. 

E8r.ABEI.HAR, v. a. vl. Eseabellar, cat. 
Deseabellar^ eap. SeapigliarSy ital. Ëcheve- 
ler. V. Capill, R. 

E8CABEOD , 8. m. (escabèou) ; ascAasA, 
BMUkaoT. Escambel, cat. EscabeUo, port. 
Escabelo, esp. SgdbeUo^ ital. Escabeau, esca- 
lielle, petit siège de bois carré . qui n'est ni 
couvert, ni rembourré et qui n a ni bras ni 
dossier. 

Éty. du lat. fea(eZ2i»m, formé de tcamniiiii, 
banc. 

E8CABE8GEIRA, 8. f. vl. Chevet, oreil- 
ler. V. Cùuissin, 

Ély. de es, est| pour, de cahes, la tète, et 
deetra, chose servant à la tète. V. Cap, R. 

E8<:abE88AR, v. a. (escabessà) ; sma- 
TAa, BWAaAatAB. Etèter, couper la tète d'un 
arbre, décapiter. V. Destestar. 

Éty. de es priv. de cab ou edbessay tète, et 
de l'actif ar, priver de la tète. V. Cap, R. 

E8GABESSAT, ADA, adj. et p. (esca- 
bessà, àde) ; atcAaAttAT, amtTAT. Etèté, en 
pariant d'un arbre. V. Destestat. 

Ëty. de es priv. de eabessa eiûeat, ade, 
privé de la tête. V. Cap, R. 

E8CABE8TRAR, dl. V. Descahesîrar 
et Cap, R. 

E8GABI0SA> s. f. vl. Eseabiosa, cat. esp. 
port Seabbiosay ital. V. Eseabiousa, 

Lerba dicha scabiosa 
Es erba mot virtuosa. 

Brev. d*Amor. 



E8GABIOU8A,s. f. (scabiôuse]; 
Escabiose, ^W. Scabbiosa , ital. Escabiosii, 
esp. port. cat. Scabieuse, genre de plantes de 



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ESC 

la fam. des Dipsacées aaaez nombreax en es- 
pèces. 

Éty. da lat. seàbiosa^ formé de scabies, 
gale, parce qu'on allribuait à celle des 
champs la propriété de guérir celte maladie. 

Les espèces que l'on emploie en médecine 
et qui portent plus particulièrement le nom 
de scabieuse, sont les suivantes : 

La scabieuse des champs, 5ca&to#aarven- 
$iij Lin. Gar. !'• Seabio$a de la page 429. 

La scabieuse colombaire, Scabioia eolum- 
(aria, Lin. Gar. Scahiosa, 4 et 5 de la p. 429. 

La scabieuse succise ou mors du diable, 
Seahiota succisa. Lin. 

On donne encore le nom de eseabUmsa, 
dans la Haute-Provence, à la centaurée sca- 
bieuse. V. Marsourau, 

ESGABIOUSA DE JARDIN, Scabieuse 
pourpre, veuve ou fleur des veuves, Seabio^ 
sa purpurea, plante du même ^enre que les 
pr^édentes, qu'on croit originaire de l'Inde, 
et qu'on cultive dans tous les jardins comme 
fleur d'ornement. 

E8GABISSAT, ADA, adj. et p. (esca- 
bissà, àde). Ruiné, qui n'a plus rien. V. Aca- 
bat, Rouinat eiDetereditat. 

Ëty. du grec i(rj(éxr^ (eschatè), fin. 

Es un lairs, un escabissaU Gros. 

E8CAB0T, d. bas lim. Escabeau. Voy. 
Eseaheou. 
BSCSABOT, s. m. (escaboué) ; bkasboubt, 

BtCASOVBT, BtCASOUA, i|tCAaOimS, SKABQflAT. 

Au propre, troupeau de brebis ou de chèvres, 
et au fig. multitude, grand nombre. 

Êty. M. Féraud dit dans son Dict. Prov. 
Inéd. si eseabrouet est le mol primitif, ce nom 
vient de cabra^ chèvre , une prononciation 
plus douce a mtroduit ensuite escabouet, 
selon l'auteur delà St. des B.rdq-Rh. ce mot 
est ligurien. 

ESGABOTA$ , S. m. (escaboutàs) ; pma- 
■ooTAs. Augin. de escàbouet, gros troupeau. 

Éty. de escaboî et de l'augm. as. 

E8CABOTOIIN , 8. O). (escaboutôun) ; 

StCABOVRCHOUH, MCABOVTOOII. Pctît trOUpeaMf 

dim. de escabot ou Bscabouet, v. c. m. 

ESCABOUCHOIÎII > Aub, V. ^scobou- 
toun, 

E8CABOUR, adj. (e8cab6or),dl. Sombre, 
obscur : Jour escabour , le déclin du jour ; 
lÀ saremàjour eseabour^ nous y serons 
rendus à U brune, à l'entrée de la nuit. 

E8GAB0URNIR8',v. r. (escaboumir), 
dl. S'obscurcir : Loujov^r coumença à s'eS' 
eaboumir, le jour commence è tomber, à de- 
venir sombre. V. Bomi. 

ESCABOU8SAR, dg. AU. de Escabsuar^ 
V. c. m. 

E8GAB0U880Ij. S. m. (escaboussôl), dg. 
Nom d'une petite fête que donnent les pro- 
priétaires des campagnes à leurs ouvriers, en 
Gascogne, quand le dernier grain de blé a 
été enlevé de Taire. 

E8CABR0US, OUSA, adj. Tescabrôus, 
ùuse); BtciMJiBiioos Scabroso, ital. Escabro- 
so, esp. port. Escabrôs^ cat. Scabreui^, euse; 
rude, raDotenx, difficile en parlant d'un che- 
min, et fig. d'une affaire. 

Éty. d u lat. scabrosus. m. s. fait de scaber, 

EBCABOSSàB.y.Eseàbessar et Cap, 
Rad. 



ESC 

ES€!AG,s. m. vl. EseaqueSf esp. port. 
Seaceo, ital. Jeu des échecs, pièce du jeu. V. 
Echecs. 

E8GAG, 8. m. vl. Tache, marque, par 
allusion aux échecs qui sont noirs et blancs. 

ESCAC , s. m. vl. Butin, part, portion. 

ESGAGAONAR. AH. de Escareagnar, 
V. c. m. 

ESGAGAMIAR 8', v. r. (escacamià). Ecla- 
ter de rire. V. Escarcathar. 

Éty. du grec àvoxa^X»?*»» (anakagchazô), 
m. s. 

E8GACAT, ADA, adj. et p. vl. Tacheté, 
marqueté. 

E8GAGE8 , vl. Il arriva, il advint. 

Élv. de Escaer^ v. c. m. et (7a#, R. 

E8GACH, s. m. (escàtch) , dl. mcat. et 
impr. BtcA. Une partie, terme de commerce : 
Un epcach de seda , de ficela ^ de moutouni, 
c'est-à-dire, une partie de soie, de ficelle, de 
moutons, etc. ; un reste, une bonne partie. 

B8GAGHOU, Alt. languedocien de 

ESGAGHOUN, S. m. (escatchôun) , dl. 
Dim. de f«eac/i, petite f)artie : Uneêcachoun 
de lana, une petite partie de laine. 

E8GAGKBR, vl. V. Eseassier. 

E8GADER, T. H. vl. Echoir, arrivei». Y. 
Escaer et Cas, R. 

E8GADRA« S. f. (escadre); Esquadra, 
esp. Escadre, plusieurs vaisseaux réunis sous 
un seul commandant; l'une des divisions 
principales d'une armée navale, ordinaire- 
ment djvis^ en trois escadres. 

Êty. du lat. quadra, portion d'une chose 
divisée en quatre, d'où : exquadra et esca- 
dra.y. Quadr.^. 

E8GADRILHA, 8. f. (escadrille). Esca- 
drille, petite escadr«. 

Ëty. Dim. de eseadra. 

E^GADROUN, S. m. (escadrôun). Esca- 
dron, troupe de cavalerie, copiposée ordinai- 
rement de quatre poippagnies. 

Éty. de l'ital. squadrone^ formé du latin 
fauadro, qu'on a dit pour ^uodro, carré. V. 
Quadry R. 

Charles-Quint, est le premier, selon La- 
noue, qui ait formé sa cavalerie en escadrons. 

E8GADROUNAI| , V. n. (escadrouqâ). 
Escadronner, se ranger par escadrons. 

Ety. de eicadrpun et de la term. act. ar. 
V. Quadr, R. 

E8GAEN9A , vl. V. Escazensa et Cas , 
Rad. 

E8GAER, y. n. vl. «scaobs. Convenir, 
tomlier à propps , arriver , échoir. V. Cas , 
Rad. 

E8GAFADURA, S. f. V. Esfaçadura. 

E8GAFAONADUH4, sf. Gar. V. Esfa- 
fadura. 

ESGi^TAONAR, V. a, ( escafagnà ); u- 
wovnm> Écacher , écar))ouiller , écraser. 

Éiy.? 

E8GAFAGNAT • ADA , adj. et p. ( esca- 
fagnà , àde). Ëcaché , écarbouillé , écrasé, 
selon le verbe. V. EspoQutit. 

Êty. Alt. de esfaçat, 

E8GAFAII , d. m. V. Esfaçat, 

ESGAFÂBNEIi , S. m. ( escaùimèl ) , dl. 
Désordre , accident. 

Ëty. de Escafar, chose efibcée. V. Faei , 
Rad. 

E8GAFAT , d. m. Y. Esfaçatei Fan, R. 



ESC 



99 



E8GAFEIRA , d. m. Y. Esfaçadura et 

E8GAFI, 8. m. (escàfi) ; stcAm. Chagrin , 
inouiétude. V. Chagrin, 

Parlar d'eseafi . parier d'une manière iro- 
nique; Ach. femte , semblant, moquerie. 
Avril. 

E8GAFIAR, v. a. ( escafià ) ; ucaitiaii. 
Mépriser, Y. Jlfe#|>H«ar; contrefaire, singer. 
Avril. 

Éty. de escafi et de ar, 

E8CAFIGHA,et 

E8GAFIDA . adj. f. vl. Potelée. ^ 

E8GAFIONAR, v. a. (escafignà). Écra- 
ser, écacher. y.Espooutir, 

E8GAFIONOUN , s. m. [ escafignéun ) : 
cAn«io«m. Puanteur qui s'exhale des pieds Je 
certaines personnes ; espèce de soulier dont 
se servent les danseurs de corde. 

Ély. de searpinus, selon Mén. ou plutôt 
de scaphium , scapha, parce que les souliers 
avaient la forme crun petit vaisseau. 

E9GAFINAR . Y. Chaupinar et Mes- 
prisar. Chiffonner, friper, bouchonner. 

E8GAFIT , IDA , adj. et p. Potelé , ée. 

ESGAFrr, IDA, adj, et part, (escafi, 
ide) , dl. Èseafida, cat. Etroit, étranglé. 

E^GAFOUIRAR , V. a. (escafouirà) , dl. 
Cacher avec soin. Sauv. 

ESGAFUEG,Garc. Y. Chafuee. 

ESCAG, 8. m. vl. Surplus , excès. 

E8GAOAGNAR 8' , v. r. (s'escagagnà) , 
dl. s'iscAGAssAB. Grimaccr en tempêtant, 
s'égueuler, à force de crier : Qui prumier 
gaigna darrier s'escagaigna , qui gagne le 
premier, s'éçorcbe le cul le dernier. Douj. 

Éty. de es , de eagagn et de ar , Y. Cac, R. 

E8GAOANAI» 8' , v. r. (s'escaganà) , di. 
Grimacer ; s'égosiller. 

E8GAOAROI4, s. m. (escagarél). Un des 
noms lang. du escargot. Y. Escargot. 

E 8ÇA Q A 8 8 AM ENT , S. m. ( escagassa- 
mein). Af&issement d'up mur, d'un bâtiment 
quelconque. Gare. Y, Cac , R. 

E8GAOA8SAR , v. a. (escagassà) ; ucui- 

f AS , BnrO«»AMAS , Uf 4pBIIAa , ACOVAttAII , 

•'stcBAiiciiAa. écraser , déprimer , rendre 
épaté , affaisser, 

Ëty. de e# , en , de Cagas , v. c. m. et de 
l'acl. ar, lilt. ineltre ei^ tas, écrasé, Y. Cac, 
Rad. 

S*eseagassar de rire , dl? Se pâmer ou 
s'étouffer de rire. 

E8GAGA88AT, ADA, adj. et part, (es- 
cagassà , àde), BfCUifAT, rOOCAttAT , ArOO • 

CASSAT. Y. le mot précédent. Surbaissée , en 

Karlant d'une voûte qui est nioin^ courbée que 
i plein-ceintre ; écrasé , quand il s'agit d'un 
bâtiment, d'un appartement trop bas pour sa 
largeur ; épaté , lorsqu'il est <)ueslipp d'un 
nez écrasé. Y. Cac , R. 
E8GAGNA, s, f. (escàgne); mapacqa, m»- 



f^BATCL, BISt AVSOV, r&OTT A, 
BSCAOTA , BUSAKfA , HADAUSA. EchCVCdU , fil , 

soie ou laine plies en plusieurs (ours , qu'on 
fixe avec une espèce de lac, formé avec l'ex- 
trémité du fil . et qu'on nomme centaine. 

Dans la montagne, on ne donne le nom 
de escagna , qu'à ce qu'on nomme flotte , ou 
petit écheveau , et l'on appelle eissavel ou 
ete^veoti, les grands écheveaux. 

Étyî 



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100 



ESC 



M. Garcinfait observer qu'à Grasse, on 
donne le nom de escagna à i'Escagnaire, 
▼. c. m. 

Dans le$ fahriqvêê on mmniM : 

PANTINE , «trtal» nombM 4'éekc««Mn liés «nHinble. 

DémèsiEicagn'aire, Eêcagn-ar, Er 
eagn-eta , Escan, 
ESCAGNAraE, s. m. (escagnàiré) ; kkav, 

DBBAIIAïaB, ■AmAUUB, MCAVBIi, OBBAMADOCW , 

BWACiiA , à Grasse, tamaboto., TmATovu., ram.. 

Dévidoir à main , pour mellre le fil en écbe- 
véaux. 

Èty. ûe escagna, écbeveau,et de aire, qui 
sert a mettre en écheveaiix. V. Escagna. 

Cet instrument se compose d'une tige , de 
deux chevilles ou travouUletles ^ placées en 
croix , Tune vers le haut et l'autre vers le bas 
de la lige. 

E8CAGNAR , v. a. (escagnà) ; bimavblab, 
rAifts d'sscaoia*. Mettre le fil en écbeveaux ; 
travouiUerf quand on les fait sur le travouil; 
éekevoler , que M. Avril donne comme équi- 
valent français, est un barbarisme. 

B8CAONBTA, s. f. ( escagnéte); ixota, 
sBfSATBMoii. Dim. de escagna , Petit éche- 
veau. V. Escagna. 

ESGAHZ, s. m. vl. Morceau d'étoffe, 
lambeau. 

ESC Al , MCAis , radical pris du grec 
9X210C (skaios), gauche , maladroit^ sot, im- 
bécile; sinistre, qui est de mauvais augure. 

De skaios, par apoc. skai, et par Taddit. 
d' un e et le changement du Ac en c , escai, esc ; 
d'où : Escai , Escai-noum, Esc^aire, Es- 
caiss'ur, Escaiss^es, Escar^ier , Esearr^ 
ter; Esquer, Esquer-ichaun , Esquer-in- 
ckoun , Esquêrr-a , Esquerr^as , ÈsquerV' 
ter. 

E8GAI , s. et adj. (escàî) , vl. Gauche , côté 
gauche. 

Éty. du grec ^ai^c (skaios), gauche. V. 
Escai, 11. 

ESCAI, d1. 11 ou elle échoit, convient, 
V. Escapouloun. 

Ëly. de noum escai , nom gauche. V. Es- 
cai, R. 

E8CAIENÇA, S. f. (escatense) : bscajeuça, 
d1. Hasard , rencontre. V. Cas , R. 

ESCAOIEL, s. m. vl. V. Escabeou. 

ESGAI-NOUM , s. m. Sobriquet , V. 
Soubriquet. 

ESCAlOLAjS. f. (escayéle). Talc. Voy. 
Escalh,V\. 

ESGAIOLA, s. f. (scaîôle). Voy. Grana- 
longa, 

ESCAIRA, 8. f. (escàïre). Nom qu'on 
donne, à Nice, à la vesce cultivée , Fteta- 
saliva. V. Vesota. 

ESCAIRAR , V. a. (escaTrà) ; bs^vabbis. 
Squadrare , ital. Eêquadrar , esp. Escai- 
rar, cat. Quailrar, port. Equamry mettre 
une pièce d'équerre en tout sens. 

Ély. du lai. quadrare , ou de et priv. de 
eaire , côté, et de ar , enlever les côlés; 
c'est ce que Ton fait en équarrissant , ou de 
êSj pour en , encairar , former les côtes. V. 
Ctttr,R. 

ESGAIRAT , ADA , adj. et part, (escaîrà, 
àde) ; biquamit. Equarri, ic. Y. Cair, R. 

E8CAIRE , s. m. ( scàîré ) : Esfuadra , 
esp. iul. Esquadria, port. Escaxre , cal. 



ESC 

Equerre , instrument pour tracer des angles 
droits. 

Ély. du çrce oscoi^c (skaios), gaudie , ou 
de caire , colé gauche , et de la part. priv. es, 
qui n'est pas de côté, qui est droit, ou du 
lat. quaara , sous-entesdu norma , règle 
carrée, d'oùeo? quadra. V. Esea et Quatr, R. 

L'invention de cet instrument est attribuée 
h Pythaçore, qui le lira de la 47»« proposî- 
tion du livre I , d'Eudide ; d'autres disent que 
Théodore de Samos l'inventa pour construire 
le temple de Junon , 718 ans avant J.-C. 

L'équerre des canonniers a été inventée par 
Nicolo Tartaçlia , mathématicien de Bresce , 
États de Venise. Dict. des Origines. 

Plantar à Cescaire, planter en échiquier 
ou en quinconce. 

Véquerre s* appelle : 

FAUSSE , ^NMid as brMMÉM sont mobil«. V. Smufrwf; 
A ÉPAULEMENT , ^laml «U* ■ mm bnnolM uob UM 

pin* éfiu€ ^UM t'aatrv. 
DOUBLE , f|uuMl «n« rai formfc f«r dc«x ptaoclie* qui 

sVmboîtciit rnne <1nim Tautra. 
TRIPLE , iiwmd alla eat §anuêt par àem% pbndict . acr> 

«ant à plaear le aijla dca eadraaa. 
D'ARPEKTELR , tpmuà dla cOTiaiat* en um mrth de 

enivra , ilivia^ e» qoatre panit» ëf»lea par denm lifnea 

qui M eoapent ■ an^ ikvk. 
A ONGLET , qamaà l'éqnerre ordhi^re porte nn ongtcC 
MOBILE , CROIX MOBILE on COMPAS A ELUPSE , 

(|inn<l elle eat tleatinée à Iracar dca ovalea. 
CHARIIIÉRE,U 



E8GAIRE, AIRA, a^j. vl. Gauche. V. 
Escai, R. 

ESGAIRE , ▼. a. etn. (escâîre), dl. bscav- 
ms, mêCASëM, Rencontrer, arriver, échoir. 
V. i4rri6aret Cas, R. 

ESGAIRE S' , V. r. dl. Se rencontrer, 
arriver. V. Cas,R. 

ESGAIRIA, vl. Il ou eRe ad>lendrait, ar- 
riverait. V. Cas, R. 

ESGAIRIBAR S' . V. r. d. béarn. S'ar- 
ranger , se parer agréablement. 

E8CAISSAR , V. a. (escatssà) , dl. Donner 
un sobriquet; écuisser, faire éclater un arbre , 
en l'abattant. 

Ély. de escai et de ar. V. Escai , R. 

ESGAISSE , s. m. vl. Moquerie, bêtise, 
niaiseiie. X.Escarn, R. 

ESGAISSES, s. m. pi. vl. Sobriquets, V. 
Escai, R. qu'il ou qu'elle arrivât. V. Cas, R. 

E8GAJAR, V. a. (escodzâ), d. bas lim. 
Casser des œufs. V. Éscalhar et Escalh, R. 

Escodza lo testo, Bér. c'est-à-dire, Esca- 
Jar la testa, rompre, fendre la tête. 

ESCAJEN8A, s. f. (escadgèince), dl. Ha- 
sard, rencontre. V. Cas, R. 

ESCAJOIaA, V. Eseaiola. 

ESC AL, BMHAB, BSCAB, 9CJLL, T^dlCà] priS 

du latin scala, a, échelle, qu'on fait dériver, 
les uns de scandere, monter, les autres do 
grec ficncipa (eskara), grille, à cause de la con- 
formité de la forme, ou de xàXov (kalon), 
bois ; d'où: scalaria, escalier. 

De scala , par addition euphonioue de e, 
escala; et par apoc. escai; d où : Èscal-a, 
Escal-as, Escala-barris, Escal-ada, Esca- 
lad-ar, EscaUar, Escala-peroun, Escala- 
sagna, Escat-assa, Escalass-aun, Escal-e, 
Escai ey, Escal-ier, Escal-oun, Escal-os, 
Escai abert , Escal-abrar , Escal-abrat , 
Escal-ambr-ar^ Escal-er, Escal-eta. 



ESC 

De escai , par le changement de es en et et 
de c en eh, eick;à*oiï : Eich-ara. 

De escai , par le changement de I en r , 
e#car ; d'où : Eichar-a, Eiehar-ar, Eicha^ 
r-ier, Eickar-oun, Escar-a, Esear-agn^ 
ar, Escar-alh-ar, Esear-alhat, E^ear-as, 
Escar-CLSS'Omn, Escar-oun. 

De escai , par le changement de e en db , 
esckar, d'où : Esehalro, BsduU-a, Esehal» 
ancar, Eschal-at, Enhal-on, Esckai-€mm, 
Scal-a, Scal'^. 

ESGAla, s. m. (escâl}. dl. Pour écaille, V. 
Escalha; pour brou de noix. V. GrueUia et 
Escalh, iU 

E8GAI.A , 8. f. (eseâle); umumA, BUSAM^ 
BscBAïuk, BtMAMA. Escola , cso. poTt. cat. 
Echelle, inslriunent composé oe deux mon- 
tants, traversés, d'espace en espace, par dea 
bâtons nommés échelon», servant à monter 
et à descendre^ 

Èty. du lat. scala. V. Escai, R, 

On donne le nom : 

D'ÉCHELLE DOIJBLE , • celle «luTeaC eompoaéa àt dcna 
édirHca rénniea par le bani, puovMit f'ëearter par le piedU 

D'ÉCHELLE CARRÉE on ÉCHELLE CUARIOTE, m 
celle <{al e&i portée anr qnatre ronea. V. Etemnusotin- 

D'ÉCHELLE DE MEUMIEI^. i «elle duot ha marehee 
aooi plaiea- et largaa, 

La simple est composée : 

DE DEUX MCXfrANTS, DES BAMIEAUX, DES ÉCHE- 
LONS, 

EirrHETOISES, laa 4Attom phta qn'ov dW«ilk Ana cka- 
qne rocintMit puw en prévenir l'ôeartciBent. 

PIED, la partie <pil porte à term. 

BOUT, l'exirônlté oppoaéa. 

Les Grecs attribuent l'invention de VM^ 
le à Capanée, l'un des sept héros qui assié- 
gèrent Thèbes. 

Faire escale, faire escale, relâcher dans 
un port, 

Escala de toulur, nom qu'on donne m>n. 
aux échelles de corde. 

Me fariat momAar on del tensa eseala, 
vous me ferrez sauijer aux nues. 

ESGALA , s. f. Echelle, marelle, espèce de 
jeu. Cast. V. 

ESGAIaA, s. f. vl. Il signifie quelquefois 
troupe, garde, escadron, t>ataillon. 

De i'escala del dijous son dauradors. 
Cartul. de Montpelfier. 

Les doreurs sont de la troupe de jeudi 
V. Escai, R. 

E80AUk-PB-McoBAmB, S. f. dl. Rancher. 
V. Escalassoun. 

ESGAIaA-BAGOUN, 8. m. (escâle-ba- 
côun). Un des noms que porte, en Langue- 
doc, le petit grimpereau. V Escala-peroun. 

ESGALA-BARRi», 8. m. 



OtI »A«TV», CBBCA AHAWIIA», IXCCA-ASASBA*. 

Grimpereau de muraille, pie de muraille, 
échelette, Certhia muraria, Lin. oiseau do 
l'ordre des Passereaux et de la fam. des Té- 
nuirostres ou l^toramphes (^ bec grêle), 
qui habite les rochers des montagnes pendant 
l'été et le voisinage des maisons pendant 
l'hiver. 

Éty. Le nom de escala barris, grimpe 
remparts ou murailles lui vient de son genre 
de vie qui l'oblige à chercher sa nourriture 
dans les trous des murs. 



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ESC 

BSCAUUBBRT, EBTA, S. (escalabèr, 
èrte); «•ca^abij», bscasabbast. Etourdi , ie ; 
extravagaDt, ante. 

Ély. Probablement de êcala apirta, échel- 
le ourertei qui meDace ruine. V. Eseal, R. 

BSr.âVâBIMàB } dl. a. 8. que Espar- 
raUstar, ▼. c m. 

BSOJJLABBAR, dl. EieoMrar, cat V. 
EseaUmbrar. 

BSf.AI.ABBAT. ADA,adJ. et p. (escala- 
brà, àde) • dl. mcamaibav. btourdi, Sauv. 
léger, évaporé. 

EBCAMsàBBOVa, OU8A, a^j. (escala- 
bréoa, ouae). Raboleux, euse. 

Élf« AU. de Eseabrouê, v. c. m. 

B8Cil&ADA, 8. f. (escalade): Scaktta, 
ilal. Eteulada, eap. port. cat. Escalade, ac- 
tion d'escalader. 

Éty. deeaeala et de la tenn. al, aia. V. 
Eical, R. 

BSCALADAB^^v. a. (escalada); ^calar^, 
ital. Escalar, esp. port. cat. Escalader» mon- 
4er avec des échelles sur les murs d'une place 
4|o'on assiège. 

Éty. de êêcala et de la term. acL ar, mon- 
ter au moyen d'une échelle. V, Escal, R. 

BSCAIaA-rBNOD, 8. m. Le petit grim- 
pereau. 

EMCàMéAGHA, 8. f. (escalàgne) , d. de 
Berre. Brou de l'amande. V. Gruelha. 

BSHAKAHIBBABB'. ▼. r. (s'escalambrà); 
BscAijbBmAB t', S'écarquiller, écarter les jam- 
bes, flg. se gendarmer. Y. S'escambarlar et 
Eêcal, R. 

ESCAT.AMRNT, S. m. vl. Escalade. Y. 
Escalada. 

EBCâMsAMPADAB d', adv. (d'escalam- 
pÂde). dl. De biais, en passant. Douj. 

EBCAUiNCrr, IDA , adj. et p. (escalan- 
ci,ide)«dl.Long, fluet. 

Éty. M. Dumège Tait dériver ce mot du grec 
oxiXoc (skélos), la jambe; mais il nous parait 
venir plus naturellement de tseala^ échelle, 
long comme une échelle ; en le prenant 
du grec il vaudrait mieux le tirer de ffxlXXu» 
(sketld), rendre maigre, amincir. 

ESGALA-PBBOUN, S. m. Awt 



Petit grimpereau ou ^mpereau d'Eurone, 
Certhia /amtitartf, Lm. oiseau de l'ordre 
des Passereaux et de la fam. des Ténuirostres 
ou Leptoramphes (à bec étroit), presque aus- 
si petit que le roitelet. 

Ëty. On le voit toujours grimpé sur le 
tronc des arbres, d'où le nom de eseala-pe- 
raun, grimps-trone. 

Ce petit oiseau est de couleur grise et sa 
femelle pond cinq , six ou sept œuts blancs 
avec de petites taches rouges. 

EBCAIâAB, V. a. (escalà); bsca&abrab, 
micBABAA. Scalare, ital. Esealaty esp. port, 
Monter en grimpant, gravir sur un rocher, 
grimper sur un arbre , escalader les murs, 
montera une échelle. 

Ét^. de et, ^, de escala^ échelle, et de l'aet. 
ar, btt. monter à ou sur une échelle. Yoy. 
£fca/, R. 

ESCAfiAB, V. a. (escalà) ; nemMMMM^ am- 
VLAVAB. «BuiyAB, itf— i.â«, EscaUir^ cat. esp. 
port. SealoTty ilal. Echelonner, disposer par 
échelons; monter, eagriader; grioàper, en 



ESC 

langue moderne, monter eo grain, en parlant 
des plantes. 

Ély. de esralaetde ar, monter en échelle. 
V. Escaly R. 

ESCAIâAB, V. n. (escalà), dg. Couler, en 
parlant de la vigne qui fleurit sans produire 
de Truit. Y. Desflourar, 

ESGALA8. s. f. pi. (escalàs). Ridelle de 
charrette. Y. Parabandoun. 

ESGAIiAS, s. m. (escalàs); bscasiot. 
Copeaux. 

Éty. M. Dumège , ft»t dériver cemot du 
grec (JxaXCc (skalis), sarculum, Y. Ribans. 

E8CALA-SAONA, S. f. (escàle-sàgne). 
Nom qu'on donne, en Provence, selon M. 
D'Anselme, à la fauvette aquatique, Sylvia 
afuaticay Lath. Moiadlla aqualicaf Lin. 
oiseau de l'ordre des Passereaux et de la fam. 
des Subulirostres. V. Bosearidadeispaluds, 

Ëty. Cet oiseau passager n'habite parmi 
nous que pendant la bonne saison, et il ne se 
montre que dans les lieux marécageux, où 
on le voit toujours grimpé sur des plantes 
aquatiques, sur des typha, par exemple, ap- 
pelés sagna, en Provençal, d'où le nom de 
seala-sagna^ grimpe ma^se-d'eau. 

BBCAIiAMA, S. f. (escalàsse). Augm. 
de tseala, grosse ou vilaine échelle. Yoy. 
Escal^ R. 

EBCALASSE8 , dl. Y. Cacalas, 

B8CAI«A880UN, s. m. (esealassôun); 

BICHABAMOVW, SKABAMOOli, aAMOnSS, BKAlUà 
DB BBCDBAniS, CAWMMMW, ■MAaAAtMNIII, COUBIBB, 

sftABBAt^ MêcMMMMÊwov, fichelicr , raucher, 
longue pièce de bois garnie de deux rangs de 
chevilles, un de chaque côté, servant d'éche- 
lons pour grimper sur les arbres; ces chevil- 
les portent le nom de ranehes. 

Éty. Dim. de escalassaj grosse échelle. Y. 
Escal, R. 

ESCALBAIBAT, ADA, a^j. et p. (escal- 
beïrà, àde), dl. Etourdi, léger, évaporé. Y. 
Escalabral. 

E8GAIXIB, V. a. (escalcir), dl. Escaîcir 
la soupa, tremper la soupe. V . MiUmnar, 

Êty. de es priv. de eale, chaud, et de iV, 
priver la soupe de sa chaleur. Y. Cal, R. 

ESGALDUFAT, adj. et p. (escaldufà), dl. 
SKAMOTAT. firasitlé, grille légèrement sur 
la braise; faire brasiUer une pomme. Sauv. 

Ëty. de es augm. de caldu, dérivé de cali- 
dus, chaud, et de /al, exposé à la chaleur. 
Y. Cal, R. 

EftCALE, dg. Pour escalier. Y. Escalier 
ti Escal, R. 

E8CALENGIA, Alt. laBg.de£#^naiieîa, 
▼. c. m. 

BSGAUBR, s. m. d. béam. Pour Esca- 
lier , V. c. m. et Escal, K. 

E8CAIXTA, s. f. (esealéte); Escadinha, 
port Escaleta, cat. Escalertta, esp« Sca- 
Ma, ital. Petite échelle. 

Éty. de eseala et de la term. dim. sto. 
Y. Escal, R. 

Far le pHàescaUtas, dl. bretauder, faire 
le poil inégalement. Y. Escal , R. 

BSGALBTA, 8. f. en term. de mbanier, 
mnnomi. Nompareille , petit ruban fort 
étroit 

ESGALBTA, Alt. de Esqudeta , v. e. m. 

EIGALETA, 



ESC 



101 



rnn. Du croquet : sorte de gaofl're plate 
et carrelée. Sauv. 

ESCALETA , s. f. dl. capbua. Jugar 
à la capeleta ou â la capela , espèce de 
jeu de mérclle où l'on pousse avec le pied, 
en sautant, k cloche pied, un palet d'un éche- 
lon h l'autre , sur une échelle tracée à terre; 
au haut de celte échelle est un lieu où le 
joueur se repose , qu'on appelle la capela , 
s'il peut reconduire son palet d'un échelon 
à l'autre sans toucher aux lignes tracées , il 
gagne la partie. Y. Escal, R. 

E8GALET, S. m. dg. AM. de Escalier, 
V. c. m. 

E8GALFALIETT , dl. Y. Escaufaliech 
et Cal,l\. 

ESGALFAMENT , S. m. vl. Y. Escau- 
famsntei Cal, R. 

E8GALFAB, vl. Escalfar , Oit Y. Es- 
caufar et Cal, R. 

E8GALFAT, dl. Y. Escaufai et Cal, R. 

ESCALFETA, dl. Esealfeta , cat Y. 
Eseaufela, Banquela et Cal, R. 

E8GALFUBAB, v. a. (escalfurâ) , dl. 
Échauffer. Y. Escauffar. 

Éty. de es augm. de col , chaud , et de 
furar. Y. Cal, R. 

E8GAUFTJBAT,dl. Y. £#eaii/alct (7ai,R. 

EftCALOATT , vl. Y. Scalgayt. 

ESCALE, BtcAint, radical pris du latin 
sq%Mmula, petite écaille, diminutif de «^tia- 
ma; dérivé de scahere, fouir, gratter, racler, 
parce qu'on racle les écailles , et pris du 
grec (jxdhmi) (skaptô), fouir, creuser, ou de 
i'allem. sehale , écaille. 

De squamnla , par add. de e initial, et- 
quamufa , par svnc. de mu , esquala , et par 
le changement de çu en c, escalà , escalha; 
d'où: Escalh-a, Escalk-ar, Escalh-oun, 
Escalh-at, Eseaiol-a, Escal, Esealh-M, 
Eseal'Oufar. 

De squama , par métath. de a du milieu 
et add. de e init. escauma ; d'où : Escauma, 
Escaum-ar , Escaum-esoun , Sclaum-a , 
Ese-aumessoun, 

De escalh , par le changement de esc en 
en eiss, eissalh; d'où: Eissalh-ar, Eis- 
saUi-at, Escaiol-a, Escai-ar, Eschat-a , 
Eschat-ar, Eschat-as, Ichai-ar, R-eseal- 
ab, Scal-a, Seaum-a. 

ESCALHA, s. f. (escàHIe); bkau^a , 

■•CA& , BKATA , UCAHI , « i CAHIl A. SCOglta , 

ital. Eseama , esp. port. Sehale, ail. Ecaille, 
substance cornée , laminée et luisante, qui 
couvre la peau des poissons et celle de quel- 
ques reptiles , parcelles plates qui se déta- 
oient de certains corps , etc. Y. Escalh, R. 
Éty. du lat squamula, ou de l'ail, sehale, 
écaille. 

f. BscATAM. Écaille, test de 



la tortue , qu'on appelle carapace en histoire 
naturelle. On donne aussi le nom d'écaillé à 
des lames minces, brillantes, que l'on prépare 
avec l'écaillé d'une tortue d'Amérique, connue 
sous le nom de caret. 

E8GAI.HAB , V. a. (escaîllà) ; bscataii , 
■ •« r a i A M , BACAvaAK , DBacAVKAB • ScagHarc 
ital. Ecailler, ôter les écailles, séparer , par 
écailles ; en vl. rompre , briser , fendre ; 
fig. mentir, divulguer. 

Éty. du lat squammare, ou dt scaiha et 
de la term. act. ar. Y. Escalh, R. 



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]02 



ESC 



ESC 



Faire enalhar d^uouif faire cuire des 
œufs au plat , les casser pour les mettre à 
la poêle. 

Èsealhar d$ noses, écaler des noix. 

E8CALHAR 8', V. r. (s'escaillâh ^ca- 
gliarti, ital. S'écailler» tomber par écailles. 
V. Esealh, R. 

B8GALHAT , ADA, adj. et p. (escaillà, 
àde); ScagUatOf ital. Ecaillé, ée. 

Ëty. de escalha et de at, V. Esealh. 

ESCAUSER , s. m. (escalhè) , dg. Y. 
Etealier. 

E8CALHOUN , 8. m. Petite écaille et 
quelquefois grosse écaille, ooand il s'agit des 
blocs de pierre qui se détacnenl d'un rocher, 
d'où le nom de escàlhoun, qu'on donne a 
certains passages taillés dans le roc. 

Ety. de escalha et de oun. V. Escalh, R. 

ESCALHOUN , S. m. (escailléun) ; no- 



BKAYooK. Cerneau , la moitié de l'amande 
d'une noix fraîche. 

Éty. de escalha et de Taugm. oun , grosse 
écaille. V. Escalh , R. 

ESCALHOUN, 8. m. d. béam. bscauxovm, 
bûcheron. 

Ëty. Parce qu'il fend le bois, qu'il en fait 
des écailles. 

ESGAUBZ , s. m. pi. vl. Pièces , mor- 
ceaux. V. Escalhf R. 

ESGAUAR , yl. V. Escalar. 

E8GALlEB,s. m. yl. Echelle. V. J?«eala. 

ESCAlilEB,s. m. (escalié) ; sscalby st- 
cALKm, «If Hawn« , mwcjkmmm» Èscalera, esp« 
Escada , port. Scala , ital. cal. Marche , 
degré d'un escalier , la partie sur laquelle on 
pose le pied pour monter ou pour descendre ; 
en y|. compagnie, troupe. 

Éty. de escala^ échelle, et de la term. ier, 
ou dulat. scalartat sealarium^ de scendere, 
monter. V.^fcal» R. 

Dans une marche on nomme : 

COLLET , la partit qol m jolat Mn noyuui o« limoM. 

COTÉ , oeil* qui Mt Mtll^ lUm !• mur. 

HAUTEUR , 1« darant , l'cipaca qui Ict i^para Vmv» à» 

l'autre. 
ClROTf , »a largrar. 
C0!9TRE>M ARCHE , la partit pokét vtrtlcalcmtnt «pi 

CaU It iltvant ou la tiautaur de la marche. 
PALIÈRE , la première marche. 
QLELE , la partie la plus large du ^ron d'un etealier à 

nojan. 

L'escalier, en français, est l'assemblage de 
toutes les marches , on fait donc une faute 
toutes les fois qu'on dit , j'ai sauté trois 
escaliers , au lieu de trois degrés. 

Ai regoulat leis escaliers, Tr. j'ai roulé 
l'escalier. 

ESCALIERS , s. m. pi. «iMABiBM. Scala, 
liai. Escalera, esp. Escada , port. Escalier, 
partie d'un édiGce qui sert à monter et à 
descendre, pour communiquer entre les dif- 
férents étages. 

Ëty. V. le mot précédent. 

Dans un escalier on nomme : 

APPLl-RAMPANT, lea pircet de piem ou de boit qui 

tout i hauttnr d'appui le long de la rampe. 
CAGE , enceinte dans hupielle il et! eominUt. 
COLLET , V. Etealitr, 
CONTRE- MARCHE , V. Esealitr. 
COQUILLE . le d»>sona de F ti t e m b lage dct masdwt qui 



ÉCHAPPÉE , la hauiav qui ati airtrt demi 

hooMiM doit aitcracat peeter de bout. 
E8CAUER EN CARACOL ou EN LIMAÇON , eelui qui 



ÉCHAPPÉE , la dlttanae qui tel mtrt deui rao^pM. 
ECUYER , la perche de bob arnmdit , qu'on poee tur dtt 

erampoM de fer • le long det mm d'un ttcuNtr |Mral. 

lèlemcnt à la pente det Umoat, pour mnk d'appui è cau« 

qui montent ou det^endeut. 
PATIN , l'ab (un igtiê qu'on plaça tout la eharpei^M d'un 

etealier. 
QUARTIER . tootet let marcbet a tt e ib l éw dant un nojau 

par leur collet. 
TAMBOUR « nom de ehacmie det pierrtt pleinat 9U per- 

cëet dont le nojrau d'un etealier ett compote, 
f RISE , It large champ que l'un peint en couleur fo^c^ au 

bat dct murs d'un etealier. 
DOS DE LA RAMPE , ta partit tuptfricnrt. 
ÉCHIFFRE ou PARPAIN D'ÉCHIfFRE, rttttmUage 

de loulM let partiet qui ferment le pied d'un atealicr , 

eomput^ ordioMTcniM^ d'un JwA'n, 4'"" f^»f ¥ » ^'"" 

moyau et d'un limon. 
ECU VER, la Uingle de boit arrondie, ajiMt^ tur le haut de 

la rampe, en place de la plate>bandc en fer. 
GIRON , V. Eicaiier. 
UMON , la t*mp«de pirrra ou daboit qni portt Utmar. 

cbet et tur laquelle pott la rampt , aérant dat cnta^jet 
qu'tm appelie tmmarckem»nt. 
MARCHES. V. Etcfiiier. 
NOVAU , le cylindre de pierre 00 de bob , qui porte de 

fond, et qui ett formé par la bout det marjshet glroonéta 

d'un etealier à vb. 
PALIER ou REPOS, l'etpaoe nui et horiaoniBl , entra let 

rampet. que l'on trouve à chaque étage. 
CARRE , le palier tur leipel t'ouvrent lut portât dct ap- 

partemenu. 
PATIN , U pièce de bob poeée de niveau tur It parpaiag 

dt ehiifra. 
RABfPE. la tultt dt dtgrét, aniM dtnv palitrt tC la balfft. 

tradt, thautcur d'appui, couronna» par une maiu'Ouulaote. 
REPOS . V. Paiier. 
VIS , l'arrangement det niarchet autour d'un pilier qu'on 

appelle novau de la vb* 
VOLUTE . la partie ronde du bat du limon tur laquelle 

poee le piltatrt de la rampe en fer. 
)£BiMARCUEM£NT , let enUiUet faitet dant Ici limont , 

pour recevoir l'ratréi^té det marcbet. 
MAlN.COULANTE. pièce uuie et Ibte que couvre le 

lomniet de la lampe. 
PUISARD , «ide qui règne quelqucTob de haut ei| bat dant 

le nojau d'uu etealier à vb. 
TRAPaN , haut de l'eteaibr où finit la charpente. 
EAUX-LIMON , la pièce rampante, poeèe conue un mur. 

laquelle ne reçoit pat le l^it det marcbet comme le vrai 

limun . mab qui est découpée pour letWttr en dettout 

et en tppoyer let contre- marcbet. 

ESOALIN , 8. m. (escalin). Monnaie des 
pa^s de Suisse, etc. dont la valeur varie 
suivant les localités. 

E9CAIJ8, s. m. vl. Escalin. 

ESCAUUERGNAR , dl. Eblouir, (if. 
aveugler , endurcir aus vérilés de la reli- 
gion. Sauv. W . Emberlugar. 

E8GÀLO, vl. et 

ESGAItON, V. Escaloun. 

EàCAItONA, nom de lieu, vl. Âscalon, 
Escalone, en Espagne. 
'* ESCAItOS, s. m. pi. vl. tcAJLot. Echelons. 
V. Esql, K. 

ESGALOUFAR , V. a. (escaloufà), d. bas 
lim. Enlever l'écale, V. Escalhar ; le brou. 
V. Enoulhar et Esgruelhar, 

EscaUmfar un home^ le faire disparaître, 
letuer. V. £fcaI/i,R. 

ESGAItOUN, s. m. (escal6un); ^ABsomi 

nUêCMMJL, UVAUBOm, ■CCMABOVW. ScoHnO, liai. 

Escalon. esp. Jscalà, cat. Echelon, chacun 
des pas de l'échelle, ou petits barreaux po- 
sés en travers, entre les montants ; fig. ce qui 



sert k mener d'un rang I un autre plus 
élevé. 

Éty. de eeeala et du dint omi. V. JSaeol, 
Rad. 

E8CALOUPETAR. v. a. (egfCaloQpetâ), 
dl. Effleurer, friser en passant, toucher légè- 
rement. V. Prisar, 

ESGAIiOimiR r, V. r. (s'ettaloorir), 
dg. Reprendre sa chaleur. V. Reicamfar se. 

E8GAIJ>AR, V. a. vl. Scalper, écharper. 

ESCALOZOïf. f. vl. Sauce. 

Éty.î 

En cat. et en esp.eaUo, signifie jii8| boni- 
Ion. 

ESCAItUDAR^dl. Eblouir. Y. Emèer- 
lugar. 

Éty. de ef pour pn^ de caUsd et de ar, don- 
ner le tournis. 

E8CAUI8TRADA, s. f. «va m»oocM- 

IIAI>4, lUàTADA, CmiDMTA, CAtVtTBAOA. VOC té* 

primande, une mercuriale. 

Éty. de escalustrar et de ada, 

BMAItUSTRAR. T. a. (escalostrâ); ss- 
cA«otT«Am, cAiXBTwukM, Réprimander, rembar- 
rer, efFirayer^ repousser brusquement, meDa- 
ccr, rebuter, mépriser. 

Escalustrex pas leispùulûSp n'effirafei pas 
les poules. 

Éty. Probablement du grec «miXtuêpov 
(skaleu(hron) , sarcloir, instrument avec le- 
quel on remue la braise. 

Vont prefui, houen laetour, de m'attfv ■" fM pr ou pid . 
Pe pat tteaiusira^ ni trata de peilhout 

De pauf at enfante vergnugnout. 

Que ma niuao encart noinriei 

Diiit l'atlilt deb Truubad4«rt 

A ia naiitt dt ma 



prot. 

ESGAItVAIRAT, ADA, adj. vl. V. Estai- 
vinateiCalv, R. 

ESCAItTINAR, V. a. vl. Rendre ehaore. 

Ëly. de es. de calvin pour colv, et de or. 
V. Calv, R. 

ESGALVINAT, ADA. 9^. et p. ucai.- 
TAiMAT. Chauve, rasé. V. Calv^ R. 

ESGAMACHOU, S. m. (escamâtcfaoo),dL 
Terme de fileuse à la quenouille, le peignoo 
ou la partie grossière des cocons de graine 
Ôlés, qu'on en sépare, et qui déparerait la filo- 
selle ou le fil qu'on tire dé ces cocons. Saav. 

ESGABIÂL, adj. vl. Squammeux, à ècaih 
les, qui a des écailles. 

Ëty. du laf. squamatus, 

E8GAMANDRA8, 8. m. (eçcamandris), 
dl . Une dévergondée. 

Ëty. de escamandre et du péj. as. 

ESGAntANDRE , S. m. (escamàndré). dl. 
Une marrie chiffon, une dé^ueniDée, une dé* 
vergondée ; vieille femipe décharnée, ressem- 
blant à un squelette. 

:Éty. du Scamandre , rivière de Phrygie , 
prèsdeTrpie.ll semble qu'en appliquant ce 
mot aux filles peq chastes, on veuille rappe- 
ler l'usage dans lequel étaient les anden- 
nes Pl^ryffiennes, qui allaient, la veille de leur 
noces, se baigner dans ce Qeuve, d'où le Dieu 
les conduisait dans sa grotte. 

ESCAMBAR, Aub. V. Eneambar. 

ESCAHmARliAR B\ v. r. (s'escambarlâ); 

•'sSCAMCAMIAB • •^■■CAIH.Wil», ■■CâWt a—lTa», 

Enjamber, écarquiller les jam- 



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ESC 

bes, en mettre roDed'uD côté et ràalfederàa- 
tre. les écarter aatautque possible. 

Ety. de es pour ex, dehors, en dehors, de 
eamoa, jambe, et de la lerm« act. ar, mettre 
les jambes en dehors, les écarter. V. Camb, 
Rad. 

BSÛAMBABULT , ADA, adj. et part, 
(esctmbarlà, àde) ; ■ ■ c a m a m iat, ducambab- 
Mot. Ecarqaillé : Anar à ehivau escandMr^ 
lai oo d'eecambarlounêf etsobst. E$ un et- 
eambarUUi c'est un traître, un indifll&rent,en 
matière de religion ; Mourala etcambarladaf 
dl. morale relâchée. V. Camb , R. 

B8GA1IBAIIIXTA FAIRE V^ dl. Don- 
ner le croc en jambe. V. Cambeta faire la et 
Camb^ïi. 

OGAMBiATAR, v. «. et n. (escambatà), 
dl* BKAMBOfiTAm. Etcamarse , çat. Rompre 
lesjambes, courir à toutes jambes. 

Ëty. de e$ priv. de cambai, iambé, et de 
ar, pmer des Jambes. V. Cami, R. 

BSCAMBI, V. Eschangi. 

BSGAMBIAIIEN, S. m. vL Seambiumen- 
to, ital. Echange. V. Etehangù 

Ety. de eeeawbiar et de men. V. Camhi , 

ESCAMBIAR » V. Eichangear el Cambi, 
Rad. 

BseAMBlLHAR , d. \m \m. V. £$eam^ 
hartar $* el Camb, n. 

BSGAIIBU, Yl. V. Bsehangiti Cambi, 
Rad. 

SSCAMBiraoRNATi S. m. dl. Un ban- 
croche. V. Chambard. 

Ëty. de et, il est, de eambi, jambe, et de 
tournai, tournée. V. Camb , R. 

ESGAMBOUTARydL V. Etcambalar ti 
Camb, H. 

BBCAUEL, S. m. ▼!. Escabeau, marche- 
pieds 

ESGAinTA, s.f. (escamite). Eseamette, 
toile de coton éa Le? ant, plus iécbe que la 
demie. Gare 

BSCAMONEA, vl. Ëtcamoma, cal. V. 
Eteamounea. 

ESCAMOTAOl, S. m. (escamoutâdgi) ; 
«MAiMVTAM. Escamotage, l'action d'esca- 
moter. 

Ety. de eteamoUir et de agi. Y, Mut, R. 

ESGAMOTAR, V. a. (escamootà); bm*- 
HovTAm. Escamoter, faire disparaître subtile- 
ment, dérober avec subtilité. 

Êty. de resp« eamodar, changer les choses 
de face, jouer des gobelets; dérivé du latin 
commutare et de la part. prép. et. V. Mut, 
Rad. 

EflCAHOTUR, s. m. (escamoutùr); rAn- 
rABTAiBB, atcAiMBTVB. Escsmoleur, joueur 
de gobelets, escroc. V. JlfiO, R. 

ESCAMOUNEA,s.f. (scamounée); £f- 
eoBumea, port. esp. cat. Scamonea , ital. 
Scammonée, eztracto résine, dont on distin- 
gue deux espèces , la scammonée d'Alep , 
qu'on croit provenir par incision du liseron 
scammonée , Convolvulut teammanea. Lin. 
plante de la fam. des Convolvulacées, com- 
mune aui environs d'Alep; et la scanmionée 
de Smyme , qu'on dit être produite par le 
Periploca teammonea, Lin. 

Ëty. du lat. teammonea, dérivé du grec 
9xa(i.(M0v{a (scammônia). 

Hippocrate, connaissait déjà la scanmio- 



ESC 

née, à laquelle il attribuait plus de vertus que 
l'expérience ne lui en a constatées. 

ESGAMOUSaAR, V. a. (escamoussà). 
Achever de filer le chanvre delà quenouille. 
Gare. 

Ëty. Probablement du languedocien e#ea- 
maehou, peignon, et de ar. 

ESGAMOUSSOUN, S. m. (escamoussôun). 
Commencement d'un peloton qu'on forme 
ordinairement sur un gros étui ou sur un 
tuyau de roseau. Gare. V. Coumençoun. 

ESCAlkPA, s. f. (escàmpe) ; mcamvi, bm- 

•AHBI, BSCUSA, BtCAVATOBl, B0CAVADOUB. ËXCU- 

se, prétexte, évasion, foux-fuyant: Cerear 
d*etcampat, chercher des excuses, de faïu- 
prétextes, un échappatoire. V. Camp, R. 

Far eteampa de fe, dl. Disparaître. 

E8CA1IPA-AIOUA8, S. m. (escàmpe- 
àîgues), dl. Décharge du ventre. Sauv. 

E8GABIPA-BARRIOU. S. m. dbscabba- 
BABBiov. Jeu d'enfant. V. Peirtn-goula. 

Ëty. Ainsi nommé parce qu'on tourne les 
pieds en l'air à ce jeu. 

Ce mot signifie aussi prodigue. V. ProM- 
digue. 

E8CAMPADABIEN, adv. vl. Eteam- 
pâment, cat. Epartement, Rayn. épanche- 
ment. 

Éty. de etcampada et de men. V. Camp , 
Rad. 

ESGAMPADOR , vl. V. Eteampaire. 

E8GAMPADODIRA, s. f. (escampadéul- 
re) , dl. L'épanchoir d'un canal. 

Ëty. de etcampada et de ouire, ce qui 
épanche. V. Camp , R. 

E8GAMPADOUIRAS , s. f. pi. (escam- 
padôuïres) , dl. Les oreilles de la charrue. 
V. Aurelhat de Varaire et Camp , R. 

ESGAMPADOUR , S. m. (escampadoù) ; 
Etcampador, cat. Prodigue. V. Proudt^e 
et Camp, R. 

A bon aeeampadour bon escampadour. 

Prov, 

E8CAMP AGI , s« m. ( escampàdgi ) ; aa- 
CAWAMBHT. Coulagc, pcTteou diminution qui 
se fait des liqueurs contenues dans des ton- 
neaux. 

Êty. àeeteampar et de agi. V. Camp, Us 

E8GAMPAIRE, S. m. vl. Seampatore, 
ital. Etcampador , cat. Dissipateur, 

Ety. de etcampar et deatre. V. Camp, R. 

Apret un amattaire ven un eteampaire. 
Prov. 

ESCAMPAIRE, 6. m. ( escampàïré ). 
Hé Garcin , dont nous empruntons ce mot , 
lui donne pouréouivalents, dans son Diction- 
naire, deux barbarismes , épaneheur et ré" 
pondeur de liquide , et il renvoie à i>e#cam- 
paire. V. Protidt^. 

Éty. de etcampar et de aire, qm' répand. 
Y. Camp, R< 

ESGAMPAMENT, 8. m. (escampaméin) ; 
Etcampament , cat. Etcampamento , esp. 
Scampamento , itaL L'action de répandre , 
eflfbslon, fuite. 

Éty. et etcampar et de ment. V. Camp, R. 

ESGAMPAR, V. n. vl. Echapper, décam* 
per , fuir. V. Eteapar et Camp, R. 

ESGAMPARi V. a. ( escampà ) ; tbmab. 
Scampare,\ia\. Etcampar , cat. esp. Ré- 
pandre , verser malgré soi ; dissiper son bien. 

Éty. deet I en ou sur, de camp , champ f 



ESC 



103 



terre , sol , et de ar, jeter à terre, ou de et 
priv. et de camp , s'échapper du champ où 
l'on est renfermé. V. Camp , R. 

Etcampar d^aigua, épancher de Teau, 
uriner. 

Etcampar la toupa , répandre la soupe. 

Aquel lume eteampa foli, aquet touneou 
eteampa lou vin, cette lampe , ce tonneau 
fuit. 

Aquella femna a eteampa brouqueta , 
dl. Cette femme ne compte plus , elle est sur 
le point d*accoucher. 

Eteampa lo ioo%Millo tur lo taoulo , Bér. 
d. bas lim. c'est-à-dire, Etcampar latoualha 
tur la taula , Etendre la nappe sur la table. 

Etcampar toun argent, disperser son 
argent. 

Etcampar una nouveUa , répandre une 
nouvelle. 

E8CAMPAR B' , V. r. Se répandre. 

ESGAMPAT , ADA , adj. et p. (escampa , 
àdeh ▼utAT,B«wBAT. RépaudUyUc. V. Camp, 
Rad. en vl. ^rs , arse. 

ESGABiPETA, S. f. (escampète); roiTA, 

mWttA , BfCABVA, rV«»«lBA , BSCATAOA. FuîtC, 

évasion, escampette : Jugar deit etéam^ 
petat ou prendre de poudra d*etcampeta, 
prendre la poudre d'escampette , pour dire 
s'enfuir promptement. 

Ëty. Dim. de eteampa. V. Camp , R. 

E8GAMPI , s. f. V. Eteampa et Camp , 
Rad. 

ESCABiPIEOEAR, dl. V. Etparpilhar, 
Etcampar et Camp, R. 

Éty. de et , deeatnpi et de egear. 

ESGAMPILHAR, v. a. (escampillâ); 



CâBftlJlAB , DUVBBSAB , BMAMMAB. DiSOCrSer , 

éparpiller, répandre partout; dissiper : Etcam» 
piUhar lou femt, éparpiller le fumier. 

Éty. deet, sur, de camp, champ, et de 
ilhar, répandre sur le champ. V. Camp. 

EMAUPILHAR S' , v. r. S'épandre. 
Douj. *^ 

E8GAN , s< m. (escàn) ; bkavbov , bscav. 
Travouil. V. Eteagnaire et Eteagna. 

E8CANA , s. f. (escàoe). Crémaillon qu'on 
suspend à la crémaillère avec la marmite. 
Gare. V. Cumateloun, Sarventaei Manelha 
deVoula. 

ESCANAR^y. Etcannar. 

E8GANA8 . S. f. pi. (escànes). Crémaillon , 
double crochet de fer qu'on suspend à la 
crémaillère avec la marmite. Gare 

ESGANAT, V. Etcannat. 

ESGANAT , ANA,adj. et part. d. béam. 
Etranglé , éloufié. 

ESGANAUUT , IDA , adj. ( escanaouli , 
ide ). dl. Maigre, défait , fluet. 

ESGANCELAR, V. a. vl. bmabtbiab. Et- 
eanceitof , anc. cat. Scaneellare, ital. Dé- 
truire , rompre, abattre un quartier. 

Éty. de et augm. et de eanceUar, biflèr. 

E8GANGELI.AR , vl. V. Etcancelar. 

ESGANCI , Gare. V. Caneet. 

E SCANDA L , bmabbau, radical pris do 
lat tcandalum. et dérivé du grec 9xdv^«Xov 
(skandalon), piège, pierre d'achoppement, 
trébuchet , formé de 93cat<i> (dcax6) , boiter. 

De ce radical sont dérivées deux familles : 
eteandau , balance , et eteandale , scandale , 
qui n'ont de commun entre elles qoe l'action 



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104 



ESC 



de tomber : la balance trébuche et le scan- 
dale fait trébucher. 

Descandalumf parapoc et add. d'un e, 
eseandal: d'où, dans le sens de balance : 
Eteandal^ Eteandal-ier , Eseandal-har ^ 
Eteondalh-ar ^ Escandalh'-aire, Eteand-oly 
Eseandau, 

De eseandal f dans le sens de scandale : 
Eicandal-a, E scandai- e , Escandal-ous , 
Eseandal^izar , Escandal^ixat , Eseanda- 
lousa-fMnîf EseandoUf Eseandutl-i, Es- 
eandol. 

E80ANDAL , d. de Thorame. V. Esean- 
dau ti Eseandal ^ R. 

ESCANDÂLA , V. Eseandale et Esean- 
dal,K. 

ESGANDALE , 8. m. ( escandàlè ) ; icaii- 
DALB. Seandalo , ital, Eseandalo , esp. 
port. Escandol , cat. Scandale , toute parole 
ou action qui peut faire tomber les autres dans 
l'erreur ou dans le péché, Téclat que produit 
une chose honteuse ou diffamante ; indigna- 
lion qu'elle excite dans ceux qui en ont con- 
naissance. 

Ëty. du lat. seandalum. V. Eseandal, R. 

ESGANDALH , vl. V. Eseandau. 

ESGANDALHADA, bmiardiada. V. Es- 
eaudilhada» 

ESCANDAIâHAIRE , s. m. (escandaillà!- 
ré). Ktalonneur , vérificateur des poids et 
mesures. 

Éty. de eseandaJhar et c|e aire. V. Esean' 
dal,R. 

ESCANDALHAR , V. a. ( escandaillà ) ; 

BtCAWDUBAB , AUSX.A« , BSCAIIDAIAII , KATAII , 

jAoaKAB. Eseandalhar , esp. port. Seanda- 
aliare, ital. Jauger, mesurer, étalonner, 
echantiller les poids et mesures. 

Éty. de la basse lat. eschantillare , m. s. 
ou du cat. escandallar , sonder, de esean^ 
dau et de ar, peser, mesurer. V. Eseandal, 
Rad. 

On jauge un muid, un tonneau, pour sa- 
voir ce qu'il contient ; on étalonne un bois- 
seau , une mine , pour constater , par une 
marque qu'on y imprime , qu'elle est de me- 
sure requise ; on échantillonne une mesure 
avec la matrice originale ou l'étalon. 

ESCANDALHAR, dl. V. Eseandalisar. 

E8CANDALHET, 8. m. fescandaillé); u- 
cAHDAuwvii. Peson, petite balance. Gare. 

ESCANDALHOUN.Garc. V. Eseanda- 
Ihet. 

ESGANDALIER.s. m. (scandalié). Celui 
qui mesure à scandai; qui vend le vin à pot 
et \ pinte. 

Éty. de eseandal et de ter. Y. Eseandal , 
Rad. 

E8CANDALISAR , V. Eseandalixar, 

E8CANDALIZAR , V. a. (escandalizà), et 
impr. sscAHDAutAM. Scandalizzare, ital. ^s- 
eandalizar, esp. Eseandalisar , port. cat. 
Scandaliser, donner du scandale , il est aussi 
réciproque. 

Ëtv. de eseandale et de tzar; ou du grec 
ïxxvSatXtÇo) (skandalizô), m. s. V. Eseandal, 
Rad. 

Eseandalizar qjiauqu'un , dl. couvrir 

3uel(|u'un de confusion, le faire rougir ; le 
écrier en public. 

L'ai eseandulitat dewmi DUm et tout lou 
moMiuZf Je lui ai fait bonté publiquement. 



ESC 

E3CANDALI2AR B\ v. r. Se scandali- 
ser, prendre du scandale, avoir de l'indigna- 
tion pour une action malhonnête. 

E8CANDAUZAT , ADA , adj. et p, (es- 
candaliEà,àde); bkamdauiat. Eseandalisar 
do, port. Scandalisé, ée. V. Seandal, R. 

ESCANDAIX, vl, V. Eseandau. 

E8CANDAI<OIia,OUSA, adj. (scanda- 
léus, ùuse) ; Seandaloso, ital. Eseandaloso, 
esp. port. Eseandalàs, cat. Scandaleux, euse; 
qui porte, qui cause du scandale. 

Éty. dee#canda(eetde ous.Y. Eseandal, 
Rad. 

E8CANDAU>USAlfENT, adv. (escan- 
dalousaméin) ; Seandalosamente , ital. esp. 
port. Eseandalosament, cat. Scandaleuse- 
ment, d'une manière scandaleuse. 

Ëty. de eseandahusa et de ment. Y. Es- 
eandal, R. 

ESGANDAR, vl. Échauffer. Y. Eseauffar. 

E8GANDAU, 8. m. (scandàou): salahça, 
sscAiiDAi.« uovBAft. Escandall, cat. EseandaU 
lo, esp. Seandaglio, ital. On donne plus par- 
ticuli&ement le nom de eseandau , en pro- 
vençal, à la romaine ou balance à un bassin. 
Y. Balança. 

Éty. du grec îixavSaXov (scandalon), piège ^ 
Ircbuchct. Y. Eseandal. 

Dans cette espèce de balance, on nomme : 

VERGE ou FLEAU, U tfgc tnr la<{nell« «ont niw«|ii^ 

1m divisions du poUU: oo tiomme eàti MM9 l'cxtrésiilé 

où «ont fixées 1m gardM, tt «Ati fort, k bout oppokë. 
GARDE-FORTE, la mcnibnire on pièee d« 1er m (orma 

de cliaMe, avec un annean Mrrant à peter an graa poids. 

elle Mt munie d'un annean et d'un crochrt. 
GARDE.FAIBLE, celle qui sert a peMr au |>el!l poids. 
CROCHET, fer crochu qui c»t atUcb^ par nn touret an 

boidon, fixé i la ^rde. 
BROCHES, cbcviilM de fer qui 6icntlM gardM à la varfe. 
AIGI^ILLE. bnguette fixée qn fainot partie de la verge 

et «rrvant à ëtablir l'équilibre. 
AimEAU COULANT, le crochet i bec de oorbin qui 

gllut «or U verge et soutienàltf contre- poids. 
DASSIN, pbt dans lequel on place ce qu'on veut peser. 

E8ÇANDAU , s. m. Mesure des liquides, 
pour l'huile en particulier, en usage dans la 
Basse-Provence, qu'on nomme aussi seandaL 
C'est le quart de la millérole. 

Ëty. Ce mot est ligurien , selon Tauteur 
de la St. des Bouc.-du-Rh. ou plutôt dérivé 
de Eseandal , v. c. m. 

E8GANDEIsIIAR, vl.Y. Eseandalhar. 

E8GANDIADA, Alt. de ^jcandi/^da. V. 
Eseandilhada. 

E8CANDILHADA, Y. Eseaudilhada. 

ESGANDILHAR, Y. Eseandalhar et 
Eseandy R. 

ESCANDILHOUN8, s. m. pi. (oscandil- 
loùns); KKAiiDioviit. Chenevotte. Aub. Y, 
ChandxJh^uns. 

E8CANDIR, vl. Y. Escantir. 

E8GANDOIj, BtcAVDOu, MCAiroov, st- 
cAmms. Escandol, cat. Esclandre, accident 
ui fait de l'éclat Y. Scandale et Eseandal, 

ad. 

E8CAND0U, 8. m. (escandou). Esclan- 
dre, mayieur, perte, accident qui fait de 
l'éclat , et est accompagné de quelque honte. 
Y. Esclandre. 

Èly. C'est une aller, du lat. seandalum. 
Y. Esclandre, Eseandale et Eseandal, R. 

ESCANDOUIsA,8.f.(escand6ule). Echan-^ 



l 



ESC 

dole , chambre d'une galère destinée aux ar- 
gousins. 

E8GANDR15, s. m. vl. Esclandre, esean- 
dale. Y. Esclandre. 

E8GANDDEI,Ij, S. m. (escanduèlî). Mot 
générique qui désigne, dans la Basse-Pro^ 
vence, toutes les petites iQesures. Y. Es^ 
candau et Eseandal, R. 

ESCANDUELI, s. m, (escanduèli). Nom 
commun à toutes les petites niesures de 
l'huile et des autres liquides en général ; 
d'où le proverbe : Mangear soun ben en 
escanduèli , dissiper son bien pe» k peu. 
Gare. 

E8GANH , 8. m. vl. EIscanu , anc cat, 
Escano, esp. Scanno, ital. Escabeau, baoc^ 
Y. Escaheou. 

Ëty. du lat. scamnum. 

E8CANJAR, vl. Y. Eschangear et Camhi, 
Rad. ' 

ESCANlfA-GAT, 8. m.(escanne-câ), dl. 
Usurier. V. Usurier. 

ESCANNAR, v. a. (escannà), dl. «caka». 
Seannare , ital. Escanyar , cat. Egorger , 
\. Esgourgear; étrangler, Y. Estranglar ; 
poignarder un mouton, selon Tusage des 
bouchers juifs , qui tuent ainsi les animaui 
de boucherie et la volaille pour qu'il n'y 
reste pas une goutte de sang , qu'il leur 
est défendu de manger. Sauv. 

Me siou escannai de cridar, je me suis 
égosillé à force de crier : ^oiii escannai de 
set . j'étrangle ou je meurs de soif. 

Ëty. de l'ilal. seannare ou tagliar la canna 
de la gola, couper la trachée artère, ou du 
grec iTxstivb) (iskainô), dessécher. Thomas. 

Rizié que presque s'escanara. 
Fabre. 

ESGANNAT , àDA , adj. et p. (escannà, 
àde), dl. Egorgé, étranglé, étouflR^. 

ESGANOUEL, 8. m. vl. mcami,smuum.. 
Siège de bois, escabeau, escabelle, tabouret. 
Y. Escaheou. 

Ëty. du lat. sçawinum , ou du bas breton 
escamU, m. s. 

E8GANSI , m. s. que Cha;nsia, v. c. m. 

ESI:an80I7NAMENT, s. m. (esconsou- 
naméin), d. bas lim. Ebrasement, élargis- 
sement du cdté intérieur du jambage d'une 
porte ou d'une fenêtre. Y. Embrasemtni. 

E8GAN80UNAR, V. a. (esconsounà) , 
nod. Ebraser , élargir en dedans la baie d'une 
porte ou d'une fenêtre, 

ESGANTA-BARNAT , 8. m. (escànte- 
bamà). Bandi, scélérat, mauvais sujet. 

E8GANTEI«AR , v. a. vl. Eseanielar , 
cat. Seantonare, liai. Tailler, ébranler. 

Ëty. de es priv. de eantel et de ar, ôtcr 
les coins , les angles. 

E8GANTIO 8' , vl. Il ou elle s'éteiiit. 
Y. Ca»,R. 3. 

E8(UNTUIENT , s. m. vl. stcAimMBM. 
L'action d'éteindre le feu , et flgurémenl Ja 
colère, les passions. 

Éty. de escanHr et de ment. V. Can, R.3. 

ESCANTIR, V. a. (escantir); itcAimm, 
BtcAMpm. Eflàcer , éteindre , amortir ; flg. 
Escantir lou set , étancher ou appaiser n 
soif : Avez alueat un gran fuee que jamai 
noun si escantirà. 

Éty. de ef priv.de Catif,R.etdecaiidaift#, 



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ESC 

ardent, el de tr, éteindre ce qoi était enflam- 
mé. V. Can,R. 3. 

ESGANTITy adj.etp. vL Eteint. V. Can, 
Rad. 3. 

E8GABIU8 , n. pr. t1. Ascagne. 

B8GAP y adj. de deux genres (escàp) ; st- 
cATA, MCAToo. Sauf, auvc , qui est hors de 
danger. 

Es e$eapf il est sauvé. 

Éty. V. Eicapar et Camp, R. 
* B8CAPADA , s. f. (escapade) ; bkoobbb- 
•«•A. Seappaia, ilal. Escapada^ cat. esp. 
port. Escapade , échappée , fredaine ; fuite, 
èf asion. ifeteapada , k la dérobée. 

Èty. de Fital. teappata Terbal de teap- 
pari y dit pour seampare , aller dans les 
champs, atoir la clef des champs. V. Camp, 
Rad. 

En langage de berger, on ne donne le nom 
de enapada qu'aux invasions des troupeaux 
dans les Inens d'aotrui , sans la volonté du 
berger , on dit échappée; quand c'est volon- 
tairenient , à basUmn plantât , de garde 
faite. 

*~ ESCAPADOOR , dl. Eseapador , oat. 
m. s. que Eseampa, t. c. m. et Camp , R. 

E8CAPADIIRA , S. f . (escapadùre^. Esca- 
pade • dommage causé par les bestiaux 
qu'on fait voyager; sans qu^il y ait de l'in- 
tention de la part du propriétaire. C'est pour- 
3uoi le règlement de police, pour la garde 
u terroir d'Aix de 15T4, art. 10, ne prononce; 
nuUê peine pour Ut eeeapadmrei. 

Éty. de eseapada et de ura. V. Camp, R. 

B9CAPABlEBiT,s. m. (escapaméin). ^#- 
eapament,cii'Èteape,esp, Evasion, action 
d'échapper, de prendre la fpite, d'éyiter un 
danger, un péril. Gare. 

ESCAPAMOVNTÂDA y 8. f. (escépe- 
mountàde). Emportement, moi|vement vio- 
lent de colère. Y. Camp, R. 

E8GAPAR, V. n. (escapâ); rvAm» du- 

CASTAB, «AATAII-rai^A , SfQOlUIAA. ScOp- 

pare , ital. Eseapar , esp port. cat. Echap- 
per, s'enfuir, sortir d*unlieu pu d'une cir- 
constance où l'on était retenu malgré soi ; 
sortir du danger , se tirer d'une maladie , 
n'en pas mourir ; résister à la rigueur du 
froid , en parlant des fruits de la terre, 

Éty. On a fait dériver ce mot de ecapha, 
seaphare , s'enfuir dans un esquif, mais la 
véntable élym. de ce mot est conservée dans 
rital. $eampare,ei dans notre descampar; de 
etpriv. de camn, champ, et de ar, V.Camp, 
R. Quitter le champ, c'est-à-dire, le lieu où 
Ton était , ou de et , dans , de camp et de 
ar, courrir dans les champs. 

On dit échapper à , et échapper de, mais 
dans des sens difTérents. 

Le premier signifie qu'on a évité d'y aller: 
Etcapar i la galera, échapper aux galères, 
et le second, qu'y étant, on a trouvé moyen 
d'en sortir : Etcapar de la galera , échapper 
des galères. 

Etcapar d^una maladia , Tr. réchapper 
d une maladie , et non échapper. 

PSCAPAR 8' , v. r. Etcappare , ital. 
Eteaparse, esp. port. cat. Echapper, s'en- 
fuir. 

B8GAPAT . ADA , adj. et p. (escapà , 
àde) ; Étcapaao, port. Echappé, ée. sauvé. 

TOM. U. 



ESC 

Etcapat de galera, mauvais sujet, fripon, 
échappé des galères. V. Camp, R. 

ESCAPATORI , s. m. Etcapatorxa, eso. 
port. Echappatoire. V. Eteampa et Camp, R. 

ESGAPEL , s. m. (escapèl). ScalpeUo , 
ital. port. Etcarpèll, cat. Escarpelo, esp. 
Scalpel , instrument de chirurgie , composé 
d'une lame, fixée sur un long manche, ser- 
vant à disséquer. 

Ety. du lat. tcalpellum, m. s. 

ESGAPELATAAL' , adv. (à l'escape- 
làte). A cloche-pied, terme de Draguignan. 
Gêrc.y. Ped'CouqueL 

E8GAPITAR , dl. V. DeteapUar, 

Èty. de et priv. de capUit, gén. de caput 
et de ar, priver de la tète. V. Cap, R. 

E8CAPITAT, ADA, dg. V. DetcapitaL 

E8GAPOLARI , vl. V. Etcaptdari. 

ESCAPOUIaAR , V. a. (scapoulâ) , dl. 
BMAFovBAM. Ebauchcr, dégrossir un ouvrage 
à la cog'qèe; hacher, trancher, couper la 
télé. 

Ëly. de et priv. de capoul, tète, commen- 
cement, et de ar. V. Cap, R. 

Deit doctet enfante d'Eteulapo 
Penetrarai pat Ifis tecreit , 

Vun escapoulou en HypoerataUy 
1,'autre attattinou en Gallien. 
Coye. 

Dérivé, etcctpouloun, 
ESGAPOUIjOUN , s. m. (scapouloun) ; 

BSGAI , BSCAT , BSCArO««OVII , CArOlll.0011. Et" 

capulo, cat. Coupon, reste d'une étoffe, 
ironiq. commis marchand, un reste de mar- 
chandise. 

Ety. de etcapoular, hacher, couper, et 
du dim. oun, petit morceau. V. Cap, R. 

E9GAPSAR, V. a. vl. bmabcmam. Et- 
captar, cat. Scavexzare, ilal. Detcabezar, 
esp. Décapiter , etêter , couper la tète. 

Ëty. de et priv. de cap, tète, et de ar, 
priveir de la tête, le t est euphonique. V. 
Cap, R. 

ESGAPULAIU , s. m. (scapulàri) ; bka- 
pouno. Scapulier, ail. Scapolare, ital. Et" 
capulario, esp. port. Etcapulari, cat. Sca- 
pulaire, deux petits morceaux d'étoffis bénite, 
joints par un ruban, qu'on porte, l'un sur la 
poitrine, l'autre sur le dos ou sur les 
épaules. 

Éty. du lat. tcapularium, fait detcapulœ, 
arum , épaules , parce que, dans l'origine, 
c'était un petit habit qui couvrait les épaules. 

L'usage ou la dévotion du scapulaire fut 
introduit, vers le Xlll»* Siècle, par Simon 
Stock, carme anglais et général de son ordre. 

La matière du scapulaire est de laine, em- 
blème d'humilité; il est léger, pour représenter 
la légèreté du fardeau que la Sainte Vierge 
impose à ceux qui le portent ; les galons fi- 
gurent les nœuds que lient Marie avec ses 
enfants, et la couleur brune ou noire, rappelle 
la mortification que doivent pratiquer ceux 
qui en sont décorés. 

ESCAPUUERA, Garc. Y. Eeeapulero. 

ESGAQUIER, S. m. vl. SeœMere, ital. 
Échiquier, damier. 

E8GAR, V. a. (escà): Etear, port. Mettre 
l'appât à un hameçon, amorcer. 



ESC 105 

Ëty. deetca, amorce, et dear. V. Eté, R. 

ESGAil, V. a. vl. Manger. V. Etc, R. 

ESGARA, V. Etcala et Etcal , R. 

ESGARA-BARRIS , V. Eteatabarrit, 

ESGARABAS , Douj. Escarbot. V. Et- 
earabai. 

E8GARABAS8A, V. Crébatta. 

E8CARABA9SAT , Gare. V. Eterehat- 
tat, 

B8GARASAT , 8. m, (escarabà) ; bmaba- 
▼Acp, BtcASATAi, cABMoiiA«. Etcaravelho , 
port. Escarbot , scarabée ; on désigne plus 
particulièrement par ce nom, les insectes du 
genre Aleuchut, Fab. Déj. qu'on trouve le 
long des chemins dans le fumier. 

Êty. du grec cncoepé^eioc (skarabéios), m. s. 

Les Egyptiens honoraient particulièrement 
une espèce de ce genre, le scarabée sacré , 
Ateuchut tacer, de l'ordre des Coléoptères 
et de la fam. des Lamellicornes, qu'on voit 
figurer sur presque tous leurs monuments. 

E8GARABERT, d. m. V. Etcalabert, 

E8GARABIAT, ADA, adj. V. Etcara- 
bilhat. 

ESGARABIDA, S. f. (escarabide).Nom 
languedocien du chervi. V. Charui. 

ESGARABIG, S. m. (scarabic). Nom 
toulousain du panais cultivé et du panais 
sauvage. V. Pattenarga et Jaeareya. 

g8CABABn.HA , S. f. (scarabille). Nom 
toulousain de VAgarieut eantharellut. 

ESGâRABnjffAR 8* , v. r. Se donner 
du mouvement, se réjouir, s'égayer, s'éver- 
tuer , tâcher de se ravoir. 

Éty.î 

Coumença à t*escarabilhar , dit-on d'un 
jeune homme timide qui conunence à se dé- 
niaiser. 

Veirat coumo V etcarabilharai , tu verras 
comme je te dégourdirai. 

ESGABABIf.HAT , ADA , adj. et p. 
(escarabillà , àde) ; mcamuat, stcABAsiAT, 
BscAssABiuiAT. EtcarbUlord , arde ; gai, 
enjoué, plaisant , badin , fin , rusé , éveillé , 
dégourdi , sémillant. 

Et etcarabilhai coumo un rat degranier, 
il est éveillé comme une potée de souris. 

Éty. Probablement do etcarhilhat, petits 
morceaux de braise éteinte. 

ESGAB ABI1.HBTA , s. f (escarabilléte). 
Un des noms du jeu de colin-maillard. V. 
Muliera. 

B8GARABII4, S. m. (escarabili). Un 
des noms du chervi, en Languedoc. V. Cha- 
rui. 

E8GARABI88A , S. f. ( escorobisse ). 
Nom de l'écrcvisse , dans le Ras-Limousin , 
que M. Béronie appelle improprement un 
poisson. V. Etcrevici. 

E8GARABI8SA , s. f. et 

E8GARABI8SE , S. m. ( escarabissé ). 
Nom de l'écrevisse, en Languedoc. V. Et- 
crevicù 

ESGARABOT, S. m. (escorobô) , d. bas 
lim. V. Etcargot. 

E8GARADA88A , V. Crébatta. 

ESGARAGNAR, V. a. (escaragnà), d. de 
Garpentras : Eecaragnar guaugu'un, lui (aire 
la moue, le singer. 

ESGARAGNAR 9' , v. r. (s'escaragn4) , 
dl. S'irriter, se mettre en colère, prendre feu, 
d. de Garpentras, faire des grimaces. 

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106 



ESC 



Ely. Ce mot parait formé de f «cara, échel- 
le, de aragna , araignée , et de Tart. ar^ 
monter sur une échelle ou sur ses grands 
chevaux , comme une araignée sur sa toile , 
quand on l'irrite. V. Escal, R. 

Qu'es aeo qu'avé jUa eilà? 
Veguen un pau , es une pale : 
Tou d'abor vous escaragna, 
Li apa de que tan s'encagna. 
La Pata enlevada. 

ESGARAGOIj, Nom lang. du colima- 
çon. V. Escargot. 

Escaragol ïibarol^ colimaçon-borgne, 
nom d'un jeu d'enfants. 

E8CARAGOOU, s. m. (escaragoou). Nom 
qu'on donne, à Marseille, a l'hélice aspergée. 
V. Escargot. 

E8GARAGOT , bkabagqov. Crachat. 
Avril. V. Escargot. 

ESCARAGOOU, V. Escargot. 

E8CARAI. , s. m. (escarâl) , dg. Large 
balai d'aubépine. Jasm. 

El coumo un escaral. 
Balfjo de sous crins lou terren inégal. 
Jasmin. 

BSCAIUI.HAR, V. a. (scaraillà) ; mca- 
■ATAB, BMAMiAM. Eparpiller, écarter, jeter 
çà et Û , étendre, déployer. 

Escaralhar loufueeh, éparpiller la cendre, 
la braise. \ . EscampUhar. 

Êty. de escaralh^ peu usité, et de la term. 
ar, écarté comme les montants d'une échelle. 
V. Escal, R. ou du grec <ncaXevu) (skalenô), 
fodio , sarculo circumcirca. 

BSCARAI.HAR B' , v. r, S'étendre , 
s'agrandir. 

E8GARALHAT , ADA , adj. et p. (sca- 
raillà, àde). Eparpillé, ée, étendu, déployé. 
y. Escal , R. 

ESCABAMIAR , T. a. Tescaramià) ; mca- 
viiui, mMCMAMAMiAM. Contretaîre , singer, co- 
pier , par moquerie et en grimaçant les pa- 
roles, les actions et les manières de quelqu'un. 
Avril. V. Engaugnar. 

Ety. de es , de cara et de tniar, contre- 
faire la figure V. Cara, R. 

ESCABAMIAR 8* , v. r. (s'escaramià). 
Se refrogner , froncer le sourcil , en signe 
de mécontentement. V. Refrougnar se, 

Êty. de es , de cara et de miar , faire 
mauvaise mine. V. Cara, R. 

E8GARAMIAT, ADA, adj. et p. (esca- 
ramià , àde). Refrogné. V. Refrougnat et 
Cara , R. 

E8CARAMOUGHA,8. f.(es€aram6utche); 
BscAïuuioocaABA. Scaromuccia , ital. Esca^ 
ramuxa, esp. Esearamuça, port. Schar- 
mutxelf ail. Esearamussa, cat. Escarmou* 
che, combat de quelques soldats détachés de 
l'armée. 

Èty. Caseneuve pense que ce mot pour- 
rait venir du grec Y^H^^ (charmé), combat, 
mais Ménage le dérive de I ital. êcaramuc- 
cta, fait de l'ail, schirmen, escrimer. 

ESGARAMOUGHADA , Gare. V. Esca- 
ramoucha. 

ESC AR AMOUCHAB , v. n. (escaramoot- 
chà); Searamucciare , ital. Escaramuxar, 
esp. Escaramuçar , port. Escaramussar , 
cat. Escarmoucher , combattre par escar- 
mouche. 



ESC 

Éty. de escaramoucha et de ar. 

E8CARAMOUCHAR , V. a. Gronder, 
battre, renvoyer avec menaces. 

ESCARAMOUCHO , S. m. (escaraméot- 
che).Nom qu'on donne à un acteur bouffon 
du théâtre italien. 

ESCARAB, V. Escalar. En vl. orner, 
pourvoir. 

E8CARA8, s. m. (escaràs), dl. Un porte- 
clayon ; meuble de magnanerie , châssis en 
carré long , qui porte sur chacun de ses deux 
montants un rang de bâtons saillants* d'en- 
viron deux pieds : c'est sur ces bâtons que 
posent les clayons, au nombre de sept à huit, 
lors(|ue le porte-clayon est de bout ou qu'il 
est incliné et appuyé contre un mur. Smiv. 

Êty. de eseara , échelle • et du péj. as ; 
c'est une corruption de escalassa. V. ascal^ 
Rad. 

EBCARA880UN , V. Escalassoum et 
Escai , R. 

ESGARASSOUN , S. m. Ce mot signifie 
échalas , à Antit>es , d'après M. Duval , qui 
nous en donne l'élymologie suivante , du 
grec x^P^'^^^^^ (charakion), échalas. 

ESCARASSOUN, S. m. (escarassôun), dl. 
Fromage sec de caillebottes , propre aux 
Cevennes , il est en pelolte et d'un goût pi- 
quant ; on le râpe sur le potage. Sauv. 

E8GARAUBRIAR , v. n. (scaraoubrià) ; 
MCAMooBMAm. Mootcr, grîmpcr sur les ar- 
bres. 

Éty. de escarar , de auhre et de iar. 

E8CARAUONAR , Alt. de escarougnar. 
V. Grafignar. 

Éty. du grec <rxapi«piva) (skariphenô) , 
scarifier. Thomas. 

E8GARAVAI, S. m. Nom de VAteuchus 
sacer , aux environs d'Ail. V. Escarahat, 

E8GARAVAI , mababat. C'est aussi le 
nom qu'on donne, dans les environs du Fu- 
geret , à la blatte ordinaire. V. Fourtiet- 
roott. 

ESCARAVAICHAR, v. n. (scaravaîchà) ; 
BMASAvsicMAB. Faire de gros crachats. Aub. 

E8CARAVAI8 , vl. V. Escaravat. 

ESCARATART db rovmii, et 

E8CARAVAS , S. m. Blatte. V. Four- 
neiroou. 

ESCARAVAT, S. m. vl. mcabatam. Es- 
carahat , cat. Escardhajo , esp. Eseara- 
velho, port. Scarabeo^ ital. Scarabée. Voy. 
Escarahat. 

E8GARAVAGH, dl. V. Escarahat. 

ESGAflATAI, s. m. Jeu d'enfant. Ach. 

ESGARBALHAT, ADA, adj. (escorbol- 
Iià\ d. bas lim. Qui a les jambes arquées en 
denors. 

ESGARRASSA, V. Crehassa. 

E8CARBOUTAR , V. a. (escarbootà), dl. 
Escarboular lou fuec, élargir le feu pour y 
donner de l'air et le faire mieux brûler; four- 
gonner la braise. Sauv. 

BSCARBUTA,s.f. (escarbûte). Canon- 
nière, Avril, par extension, fusil. V. Eissop. 

Éfy. Alt. de arquéhusa. 

E8GARGAONAR, V. n. (scarcagnà); 

ffirâ«c<iHi*«, Bflctjum, BirovrAm, bscabca- 

oMAii UM MU. Rire à gorge déployée. 

Éty. do grec ï-çMtr^x^r,^ (cgkagclMutô),rirc 
aux éclats, ou de xap^a;<i>(karchaxû), écla- 
ter le rire. 



ESC 

BBCARGACUVAS , s. m. (âcarcagnàs). V* 
Escarcavai. 
Éiy. V. Eserae, R. 

E8CARCAI, y. Escarcavai e\ Escrae,ïi. 
E8CARGALAS, dl. V. Escarcavai. 
Éty. V. Escrac, R. 
ESCARCALBADA, 8. f. (escarcainàde) ; 

MCABCAMIAII, BtCALA* , CACAfcA», VOtCOLAD*. 

Carcajada, esp. Gargalhada, porL Grand 
éclat de rire^ 

Ely. y. Escareagnar. 

B8CARCALHADA, Y. EseaTcoXhoMi 
plus usité. 

E8CARCAI JfAR , v. H. (escârcaillà), d. 

m. •'ucABCAiiiAB* BsrosrvAm, far^lAMA», M- 

cAwuMOMAm, «f ■fliiMÉM Faire de grands 
éclats de rire« 

Éty. du grec Y*PY*^tî<»> (gargaliiô), titiller, 

ESCARCAT.HAR , V. Escawtbarimr i et 
Sescarcaiar. 

ESCARGAIiHAR, V. n. (escareaiUà) , d. 
lim. Briser en éclats. V. Escareagnar. 

ESGARGAI.HAR S', V. r. dl. Se crever, 
se crevasser 

ÉSCARGLALHAT, ADA, adj. et p. (escar- 
caillà, àde), dg. Bancroche. V. 

E8CARGALHAU, S. f. (escarcaillàou), 
d. m. V. Escarcalhada. 

E8CARGA8, dl. m. 8. que Escarcuvait 
v. e. m. 

Éty. V. Escroc, R. 

ESCARCAVAI , S. m. (escarcavàl). d. ra. 

MCAMCAS , ■•CAMCAUi* t BtCAmATAI. Gr08 Ct 

épais crachat qui remplit la kM>ucfae. 

Èty. V. Escrac, R. 

ESCARCELA , s. f. (escarcèle) : ucamk- 
&A, ucAMBUA. Escarcela, esp. Escarsella, 
ital. Escarcelle, petit sac ou grande bourse 
dans laquelle on serre son argent ; avare vé- 
tilleux, personne difficile à contenter ; mau- 
vaise monture, haridelle; squelette. 

Êty. de l'ital. searsella, bourse, dérivé de 
scarso, avare, chiche. 

ESCARCELLA , vl. Y. Escarcela. 

ESC ARCH ADORA, S. f. (escartcbadùre). 
Déchirure, acroc. 

ESCARCHADORA , S. f. (escartcbadùre) ; 



TMAÇASIIBA, B«goniSAO«l«A, BILAIOniB, BCISSABA, 

Déchi- 



rure, acroc. 

Èty. de escarchada et de ura, diose déchi- 
rée, que Ménage dérive de carduus^ char- 
don. V. Carp, R. 

ESCARCHAR, V. a. (escarchà); i 




rAB, SSTMAÇAII, BSTHIVAS, DBcmmAm, 
BtQinintAB, BtQOlMAa, BSrSLAaAMAa, 

■igAmiwiiâM, vmuBHCAB, BsvAUiAB. Sçuartia 
re, ital. Déchirer, mettre en lambeaux;, aono- 
1er ou anéantir un écrit. 

Éty. du lat. exearpere pour carptre^ fen- 
dre, diviser, couper. V. Carp, R. 

ESCARCHAT, ADA, adj. et p. (escart- 
chà,àde); BtraAfAT, srimwAT, MKBoaAT, ses- 

■■AT, SCrBUIAT, DVniBMCAT, OS^AHAT, ■■!■! 

Déchiré, mis en lambeaux. V. Carp, R. 

ESGARCHOFA, s. f. (escartcbôfe) , dl. 
Pomme ou tête d'artichaut. V. Ârtichau. 

ESCARCINAR S', v.r. (s'escardoâ). S'è- 
poumonner à force de pleurer ou de crier. 
Gare. 



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E8GA1ICINAT, ADA, adj. el p. (escar- 
sioà,àde); BscAMaiAT. Desséché, ee, parte 
feo. V. Calcinai et CaUR. 3. 

E8GARCOUN , Alt. ûeCalçoum, v. c. m. 

E8GAR6a88AR, V. a. (escardassà); 
Seardauare , ital. m. s. que Etearranar^ 
V. c. m. fig. t)attre, étriUer quelqu'un. Yoy. 
Ctor(l,R. 

Ély. du grec oitapoLlaç (sparaïaa), velliea* 
re, dilaeerare^ déchirer. 

E8CAIIDIIFAT,dl. V. Esealdvfat. 

ESGAROUS8AT, ADA, aij. et p. (escar- 
dussà, àde),dl. Eveillé, gentil, propre: Mour- 
re etcarduisat,}oH minois, physionomie fine. 

BTCABJBTAS. S. f. pi. (escarétes). Ridel- 
les de charrette. Aub. 

BSGARFADURA , AU. de Eêfaçadura 
OQ de Eseafadura, v. c. m. 

B8CARFAR, v.a. (scarfà); bmata». Efla- 
ca, V. Esfaçar. 

De meU fautos, de mHipeccati, 
Per meis lagremos escarfats, 
Escarfaz finpie la memori. 

Pageville. 

éty. du grecxQtptpu) (karphô), effacer, dé- 
truire. 

B8CARFB89AR, Gan Effacer. V. Es- 
façar. 

ESCARFUBO, V. Chafuec. 

E8CAROAONAR 8', dl. V. Escambar- 
lar$'. 

ESCAROAR.et 

B8GAR€K>T , 8. m. (escargô) ; «tcAaaoï., 

njkTBUà , CACAI.A1ISA , CACALAP » CAOilBAVIA, 
COVCAaSI^ BSCASASO!., SSCOOliaOl., ■tCABAOOOVy 

■prawcoT, cASAGoou, sscAaaoou, uhaça» ■a- 
JAMA. Caragol, esp. Escargot, nom qu'on 
donne k plusieurs espèces d'hélices, mais 
plus particulièrement à l'asperse, Heliis at- 
perea. Lin. qu'on nomme contar,\ Arles et à 
Avignon; mollusque Gastéropode, de la fam. 
des Adélobranches (à branchies non appa- 
rentes). 

B8CAROUAR , vl. V. Escargar. 

BSGARIA, s. f. vl. BKAsmA. Faveur, for- 
tune, aventure, sort, destin, lot, partage. V. 
Cae. R. 

E8GARIA, vl. Il arriverait, il adviendrait. 

ESGARIDA, 8. f. vl. BscHAiimA. Fortune, 
destinée, condition, aventure. 

Ëty. de e$t de car pour c(i#, et de ida, n^ise 
au hasard. V. Ca$, K. 

ESGARIER, V. Escalier. 

B8GARIER , vl. V. Esquerrier. 

B8CARIER, lERA, adj. (escarié) , dl. 
Étrange, difficile. Pour gaucher, V. Gau- 
chier, 

Éty. du grec (rxaioc ( skaios ) , gauche , et 
deier. V. £icat,R, 

ESGAHIFIAR, V. a. (escarifiâ) ; rra». 
Scarificare, ital. Scarifier, inciser, Taire de 
légères incisions h la peau. 

Ëty. du lat. scarificare , dérivé du grec 
oxopwpeùeiv (skaripheuein) , inciser, formé de 
oxipupoç (skariphos) , burin. 

E8CARIFIAT , ADA , adj. et p. (escari- 
fia, âde). Scarifie, ée. 

Ëty. du lat searifieatuê. 

E8CARIF1GATIO, vl. et 

ESCABIFICATION, s. f. ( escarifica- 
lié.n)j Scarifkaxionef ital. Scarification, 



ESC 

légère incision faite b la peau avec une 
lancette ou avec n bistouri , pour donner 
issue au sang ou à un liquide quelconque. 

Ëty. du lat. icarificatianis , gén. de sca^ 
rificatio, 

ESGARILHA8, V. Eseavilhas. 

ESGAUOLA, V. Esearola. 

ESCARIOT, dg. V. Escalas. 

E8CARIOT, s. m. (escariôt), dl. Traître, 
inhumain, déloyal. 

Éty. par allusion à Judas Iscarioth , qui 
trahit J.-G. 

E8CARIR , v. a. vl. Chérir, apprendre , 
enseigner, garantir, préserver , former, dé- 
laisser, abandonner. 

Èty.de«#,de car et de tr, devem'rplus 
cher. V. Car, R. 

ESGARIT, IDA, adj. et part. vl. bscamts. 
Chéri , précieux , privilégié ; abandonné , 
délaissé ; familier , privé , secret , rare , gai , 
joyeux ; effrayé , éperdu , échu ; départi, des- 
tiné; dépourvu, dénué, délaissé, seul. V. 
Car, R. 

ESCARJAR, vl. V. Eseargar. 

E8GARJAR, V. a. vl. Décharger, dé- 
ployer. 

Ety. de es priv. et de cargar. Y. Carg, 
Rad. 

E8CARJ0FA , s. f. (escardjôfe) : bkabio- 
TLA. Un des noms lang. de l'artichaut. V. 
Artichau. 

EgCARIiAMBAT, d|. de Escamharlat , 
par roétathèse, v. c. m. 

ESCARLAMBfCAR 9' , dl. Y. Escam- 
barlar s\ 

ESC ARI. A WB1COUN8 ', adv. (escar- 
lambicéus) , dl. A califourchon , et non à che- 
vochons, comme l'écrit Douj. 

E3GARLAT , s. f. vl. Ecarlate. Yoy. Et- 
carlata, 

E8GARLAT, adj. (escarlà) , dl. Fendu, 
bois fendu. Sauv. 

ESCARI#ATA , s. f . (scarlàte) ; Scarlala , 
ital. Searlei, angl. Scarlaei, ail. Escarlata , 
port. esp. cat. Écarlate, couleur d'un rouge 
vif dont la base est la cochenille ou le kermès. 

Éty. de la basse latinité scarlatum , scar- 
lala , qui désignent la même couleur , mots 
celles, selon Wachter, et que M. Astruc fait 
dériver de yi, article , de quer , chêne- vert , 
et de tif ou leif, couleur. Ainsi, ysauerleif, 
signifie littéralement la couleur du Kermès , 
parce que cet insecte se nourrit sur le chêne, 
d'où yxquerlat , arabe , qui a aussi la m. s. 
ou de l'ail, scarlaet 

Drebbel , alchimiste hollandais , est le pre- 
mier, dit Boquillon, Dict. des Inventions, 
qui ait découvert celte couleur qui ne s'atta- 
che qu'à la soie, à la laine et aux autres ma- 
tières animales, et non au coton , au lin , au 
chanvre, etc. Il vivait dans le XVI"» siècle. 
Gilles Gobelin perfectionna les procédés de 
Drebbel , et parvint à donner à l'écarlate lé 
plus brillant éclat, en 1Ç32. 

ESGARlâATA, s. f. Nom gascon du fe- 
nouil odorant. V. Aneth, 

E8GARLATAT, adi. m. (escorlatà), d. 
bas lim. Serein, parsemé d'étoiles» en parlant 
du ciel. 

Ëty. de escarlala et de al , brillant comme 
l'écarlate. 

E8CARLATINA mn , 8. f. (scarlatine); 



ESC 



107 



Esearlatina, cal, Scarlatina, ital. Scarla- 
tine , fièvre scarlatine , fièvre rouge , plileg- 
masie ou inflammation cutanée, consistant 
dans l'éruption de taches plus ou moins lar- 
ges, de la couleur du cinabre on de l'écarlate, 
et propre aux enfants. 

Ety. du lat. scarlatina , de Scarlala , 
V. cm. 

Cette maladie , que peu de personnes évi- 
tent de nos jours, parait avoir été inconnue 
aux anciens. On en attribue les premières 
notions à Jean Coy ttar , médecin de Poitiers, 
qui la décrivit en 1578, sous le nom de fièvre 
pourprée , épidémique et contagieuse. 

E8G ARUBIP AD A , S. f. (escarlimpàde) , 
dl. CABUMTAOA. Fsux pas, glissade. Y. Res- 
quilhada. 

Éty. Ce mot est composé, comme Macari, 
V. c. m. de deux autres, appartenant h des 
langues diflérentes et qui ne sont que la tra- 
duction l'une de Tautre. Escar signifie la 
même chose que limpada , l'un est français 
et l'autre roman. 

E8GARI.I1IPAR , V. n. (escarlimpà) , dl. 
Faire un faux pas. Y. LimpareiResquilhar. 

Êty. de escar, écart, et de limpar, glisser. 

ESGARMENAR, V. a. (escarmenà ), dl. 
Battre • étriller. \,Rossar ei Eslrilhar. 

ESGARMENTADO. adj. et p. vl. Escar- 
mentad , cat. Escarmentado , esp. Instruit , 
repris , corrigé. 

Éty. de l'espagnol etcarmentado, m. s. 

ESCARMODNIR S* , v. (s'escarmounir). 
Se confiner, mourir d'ennui, d'impatience, 
d'amour. Gare. 

E8GARBIU88A, 8. f. vl. Yoy. Escara- 
moucha. 

ESCARN, KMc^mm , radical pris de l'italien 
«c^erfitr6,se moquer, ou du portugais es- 
eamecer , m. s. dérivé de l'allem. schcm , 
moquerie, ou du lat. sperno , je méprise. 

De schem, par le changement de che en 
ca, escarn; d'où ; Esearn-aisser, Escarn- 
ar,Etcarn-idor, Escarn-ieres, Escarni- 
ment, Escam-itf Escarn-itfEscharn-ire, 
Escham-s. 

De scarn, par le changement de a en o , 
f eorn ; d'où : Escom-a. 

ESGARNADOUR, S. m. (scarnadour) ; 
Escamador , port, Drayoire , couteau de 
corroyeur qui sert à drayer les cuirs. 

Ëty. de «fcarnar, décharner, et de la terro. 
our , instrument propre à décharner. Yoy. 
Carn,R. 

ESGARNADURA8, S. f pi. sscamibuuu. 
Écharnures, restes de chair qu'on enlè\e aux 
cuirs avant que de les tanner. 

Éty. de ««camat, décharné, et de uras , 
tout ce qui provient de l'opération d'échar- 
ner. Y. Carn , R. 

E8GARNAI88ER, v. n. (escarnâïssé), dl. 

BtCAMIUI, rAUUB B«€ABHAIMUt. Mettre qUCi- 

qu'un en peine, lui mettre la puce à l'oreille. 
V. Faire cercar. 

Ety. Faire esearnaisser , signifie littéra- 
lement faire naître un écart , supposer une 
chose perdue , ou du portugais eseamecer , 
se moquer. Y. Escarn , R. 

E8CARNAR , v. a. vl. Tuer, massacrer , 
faire un grand carnage. Y. Carn, R. 

E8GARNAR , Esearnar , esp. port. 
Seamare , ital. Y. Descarnar. 



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108 



ESC 



Êly. de ei prîv. de eam , chair , et de ar , 
priver de la chair. V. Carn , R. 

E8GABNAR, t. a. vl. bscama. Eicame- 
Yer , porl. Railler, se moquer. y.Eseam,R. 

ESCARNIDOR, adj. m. vl. mca»». 
Eicamidor , ènc, cài. esp. Eseamtador. 
port. SchemUare , ital. Moqueur. 

Èty.V. £*carfi,R. 

BSGARNIEBE , 8. m. vl. Moqueur, blas- 
phémateur. V. Esearn^ R. 

ESCIARNUIENT, s. m. Eicamindento^ 
esp. EicamicimefUo , porl. SchemimeniOf 
ital. Moquerie, dérision, imitation du geste; 
injure, outrage, insulte. V. Escam, R. 

BSCA RN »,v. a. (escarnir), dl. st^imm- 
m. Schemire, ital. Escarneeer, port. esp. 
EicamiVy cal. Railler, imiter, contrefaire, se 
moquer; blasphémer, en vl. mépriser, vili- 
pender, en d. bas lim. V. Engaugnar, 

Ëty. de sehemire, se moquer, ou de Ei* 
quem, v. c. m. et Eicam, R. 

E8GARNIT, IDA, adj. et p. (^escarni, 
ide), dl. BscAmnTs. Escamecido, port. Aver- 
ti, le; attrapé, échaudé, battu de l'oiseau, mé- 
prisé, bafoué, y. Escam^ R. 

ESCAROIjA , s. f. (escaréle) ; macAmoLA. 
Eêcaroîa, esp. port. cal. Espèce d'endive ou 
de chicorée h larges feuilles. 

On donne aussi le nom de esearola, en 
Languedoc, à la laitue sauvage, suivant le 
Suppl. de Sauv. 

ESGAROUONADA,s. f. (escarougnâde). 
dl. Egratignure, écorchure. Y. Grafigna- 
dura, 

B8CAR0UONAR, V. a. (escarougnà) , 
dl. Egratigner. V. Grafignar. 

Êty. dee#priv. de car, chair, et de roti- 
gnar, enlever, ou du lat. excoriare, 

E8CARODIRE , V. a. 

Per leis faire escarouire 
Menaci de leis ensocunouire, 

Reymonenq. 

ESGAROUN, y. Etcaloun et Eêcal^ R. 

E8CARPA, d. ari. Pour Carpa, v. c m. 
d. de Berre, pour écaille de poisson. Yoy. 
Esealha. 

E8CARPA, s. f. (escarpe) ; Scarpa, ital. 
Eêcarpa, esp. port. cal. Escarpe, en t. de 
fortiGcations, pente du fossé du côté de la 
place; la ligne qui termine le fossé du côté de 
la campagne, se nomme contre-escarpe, parce 
qu'elle est opposée à l'escarpe. 

Ëty. de l'ital.f carpa. 

ESCARPA, S. f. Paillette d'or ou d'argent, 
qii^on trouve dans quelques rivières et dans 
les mines de ces métaux. 

ESCARPABIENT , 8. m. (escarpaméin). 
Escarpement, pente raide, t. de fortiGcation. 

ESCARPAR, dl.m. 8. que Desgrapar, 
V. cm. 

EMARPAT, ADA,adj.etp. (escarpé, 
àde); £#carpai{, cal. £#earpaao, esp. Es- 
carpe, ée; en pente rapide. 

ESGARPENAR 8' , V. a. et r. (escarpe- 
nà s'), dl. Escarpear, port. Carder, se pren- 
dre aux cheveux, y. Carpignar et Carp, R. 

E8GARPIDA, s.f. (scarpîde) ; cmabra. 
CarpU^ ail. Charpie, vieux Imge effilé, dont 
on fait des plumasseaux pour panser les plaies 
et les ulcères. 

Éty. Les uns font dériver ce mot du lat. 



ESC 

earôcMMs, les antres do cdt. éhirpiU, d'ao- 
très de la basse laL earpia, formé de carpere, 
amasser: d'antres enfin, du grec xap<po« 
(karphos), brin, fétu ; mais sa véritable ori- 
gine vient du verbe escarpir, dont il est le 
participe, cardé, eharpi. \. Carp, R. 

E8GARPIGNADA, Gare. y. Grafignada. 

E8CARPIONAR, Y. Carpignar ei Carpy 

ESCARPDLHAR. V. a. (escarpillà) , dl. 
Eparpiller. Y . Eêparpalhar. 

Êly. de escarpida et de ar, V. Carp, R, 

E S C A RP IN , s. m. (escarpin) ; Searpino, 
ital. Esearpim, port. Escarpm, soulier ài sim- 
ple semelle; chausson de peau qu'on met dans 
les sabots pour n'en être pas blessé. 

Ety. du lat. carpitculus, sorte de chaus- 
sure découpée. 

E8CARPINADA, 8. f. (escarpinàde). Dé- 
chirure faite avec les grifl^, avec les ongles, 
y. Grafignada^ Avril, et Corp, R. 

ESGARPINAR, V. n. (escarpinâ), dg. Pié- 
Imer, marcher avec vitesse, courir légère- 
ment 8ur la pointe des pieds. 

Ety. de escarpin et de ar, 

E8GARPINAR, V. a. et n. (escarpinâ), 
dl. Echeveler. y, Etearpignar; égraligner, 
y. Esgrahgnar; se sauver, donner du pied, 
déchirer. V. Eêcarehar. 

Êty. de escarpin^ escarpin, .et de ar, cou- 
rir avec les escarpins, parce qu'on court 
mieux, y. (7arp,R. 

E8CARPINAR 8', V. r. BMAUEiiAm. S'é- 
charper, se déchirer on phitôts'enlredéchirer. 
Gar. y. Etearpignar ei Carp, R. 

ESGARPINAT , ADA, adj. et p. (escar- 
pmà,âde). Echevelé, ée. Y. Carp,R. 

Etcarpinai de sort, juron populaire, pes- 
te soit de ma desU'née. Avril. 

E8CARPIR, V. a. (scarpir); siMAmna, 
■•raMs. Etcarpir, cal, Charpir de la laine, 
des cocons, du vieux linge, les dilater, les 
étendre : Escarpir de lana, chiqueler de la 
laine, démêler ce qui est brouillé. Y. Des- 
bulhar, 

Ély. du grec axopicKw (scorpiiô), disper- 
ser, éparpiller. Y. Carp^ R. 

Escarpir la pasta, eseocher la pâte. 

B8CARPIR, v. a. (escarpir), dl. Ravir, 
enlever, déchirer, mettre en pièces. Y. Carp, 
Rad. ^' 

ESGARPIT , IDA, adj. et part, (scarpi, 
ide). Ouvert, éparpillé, écarté, en pariant de 
la laine et des poils. Y. Carp, R. 

E8GARPOUI88AR8', V. r. (s'escarpouis- 
sâ). Faire tout son possible, s'eflbrcer. Voy. 
Appouirar s\ 

E8GARPOULETA. s. f. (escarpoulé- 
le). Nom que porte, k Nismes, l'urosperme 
wusse picride, &ro«permNm/n'crotdM,Desf. 
Tragopogan picroides, Lin. plante de la fam. 
des composées Chicoracées, qu'on trouve au 
bord des chemins et des vignes, dans la Bas- 
se-Provence. 

E8GARPOUN, 8. m. (escarpéun). Car- 
peau. Y. Carpilhoun. 
Éty. de esearpa et de oun, Y. Carpa, 
E8GARQUIIAAR, Y. Esparpalhar. 
ESCARQUILHAT, Y. Esparpalhai et 
Etcarealhai. 

E8GARRA, S. f. (escàrre). Écart, faute, 
erreur. Avril. V. Eseart^ R. 



ESC 

BSCARRABOAAT, dg. JKsearrofttl- 
lad^ cat. Y. EsearrabilhoL 

E8CARRADA , 8. f. (escarràde). Un es- 
cadron, une troupe, une multitude. 

Ptr anar trop per escaradas 

Lous eHoumeous ê<mn desgraissaU. Pr. 

Éty. du vieux mot «car, troupe. 

E8CARRADOUN, s. m. (escarradéon) , 
d. m. Petit troupeau de brebis, de chèvres. 

Éty. Dim. étescarrada. 

ESGARRADORA, s. f. anc. béam. 

Etsiyka plaganoiabUqueno Ha esear-^ 
radmra. Fors e| Cost. de Béam. Robrica de 
Homicidis . 5. Ecorchure? 

E8CARRA1IAGNA, ». f. ( escarramâ- 
gne), dg. Ridelles de charrette. 

EBCARRANA8 , S. m. (escarranés) ; «n- 
m. Précipice, chemin rapide et très-ralde. 
Gare 

E8GARRANCaAR 8', ▼. r. (s'escarrant- 
cfaà). S'erreinter, se déchirer en glissant sur 
un terrain inégal ou sur quelque corps rabo- 
teux, ébrancber. Aub. 

E8GARRA8, dg. £fcarrat«oiiii et i^seo- 
lassoun. 

E8CARRA88AONA, 8. f. (escarrassi- 
gne). La quantité de laine oo'od carde à 
la fois : cardée , cette quantité, quand die 
est cardée. 

Éty. de escarrassa et de agna» Y. ^searf, 
Rad. 

E8CARRA88AlRE,8.m. (escarrassttré). 
Cardeur à la drousseUe. 

Éty, de esearrassa et de airf , qui droosse. 
Y. Éseart, R. 

E8GARRA8AAR, V. a. (escarrassâ) ; m- 
cAMWAWâ», KBiMn. DrouêS9r, carder la l»ne 
avec les drouss^ies ^ et non eardosser, 
comme le disent MM. Gardnet Avril. 

Éty. de esearrassa et de ar. Y. Eseart^ 
Rad. 

E8GARRA88A8, 8. f. pi. (escanrâsses) : 

tCMMUAMtmB, CAS0AMS. DrOtMfftlef , gTOSSCS 

cardes de fer destinées a ouvrir la laine 
brute , à la mettre en état d'être passée par 
des cardes plus fines. La carda#fe mot par 
lequel M. Garcin traduit esearrassa , est 
une carde particulière à la soie. 

Ëty. Alt. de esearîelar, séparer, diviser. 
Y. ^#earl,R. 

E8CARRA88(HIN, Y. J^fcaloâSOttU, ran- 
cher ; pour roidillon. Y. Jfountada. 

E8CARRAUONAR, V. a. (escarraoogirii), 
dg. Egratigner, écorcher. Y. Esgrafignar. 

May lous depulats begnon gras, 
May la charto #'escarraougnabo. 
Jasmin. 

E8CA1IIIE , s. m. (escàrré) , d. bas lim. 
Escarre, ouverture qui se fait dans un corps 
avec violence et fracas ; tumulte , sédition » 
querelle. Y. Eseart, R. 

E8CARRIER, lERA , adj. (eiscarrié , 
iérre), dl. Gaucher, étrange, qui ne vient 
pas bien à main: Man-esearrier , gaucher. 
V. Escai, R. 

E8GARRIR, Y. EsquarHr. 

ESCARRI88AGI , S. m. (escarrisâdgi). 
Equarrissage. Y. Esqnarrissagi, 

E8GARROinRE, v. a. (escarrooîré) ; ■•• 
cAMm. Eloigner , écarter , chasser au iom. 

Éty. du lat. scart/icare , ou de £fcal,R. 



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ESC 



L, êdi. tI. mcas. Starso, 

liai. EseaSi'cai. Eseaio, esp. Eteoêso^ port. 
Avare , chiche , mesquin. 

Ély. du vieui français échars, dérit é du 
lat. êxpareus; d'aulres le font venir du 
teuton hirg , avare. 

ESGABS, m. s. que Esea$f v. c. m. 

E8CSARSAS , Alt. de Eicatsaty v. c. m. 

E8GAB8EDAT, vl. V. Etcanetat. 

BSCARSELA, S. f. (esearcèle). Taauin, 
vétilleux, chiche • avare. V. E Harcela et 
EsearSf pour Tély. 

■SCUR8BT, y. Pourtaiour. Avril. 



E8CAII8ETAT , 8. f. vl 
cASHtoAT. Eseang • esp. Eseassez , port. 
Seariità, ital. Mesquinerie, avarice, parci- 
monie. 

tor.âBlWPWBRA , Nom qu'on donne, à 
Niâmes, à la scorsonère. V. Eicoursounera. 

ESCART, MÊUkmm, radical que Nicot dérive 
do latin eœ , hors, et de eharla, carte, carte 

2u'on met hors du jeu , è l'écart; liénage 
e 9X parte, hors de la part, et GebçHn 
de eœ^ hors» et de tear, troupe. Roque* 
fort dit : Eeart^ action de s'écarter; distance, 
séparation , qui vient du verbe éearteler » 
mettre en quatre quartiers^eJCArt, serait dans 
ce cas no so«s-dérivé de Quatr, v. c. m. 

Dérivé: E$eari^ Enari-a^ Eecarta-mêni, 
Eeeari'QT, Eecart-ai, 

De eteart , par la suppression du I , esear ; 
d'où : Setarr-^j Eêcarr^esary Escarratê^ 
ar, Eicarrais-agna, Eêcarrais-aire, E$» 
tarr-êy Esearr-ouire. 

E8CART, s. m. (escà); Scarto ^ ilal. 
DeeearU, esp. (K>rt. Ecart, action de s'écar- 
ter d'une direction donnée ou d'une con- 
duite prescrite; espèce de dislocation ac- 
cidentelle que le cheval prend en faisant un 
écart, qu'on nomme entr'ouverture , quand 
elle est considérable. 

Éty. éeexparte, selon Mén. par le change- 
ment ordinaire dup en e, eêcartar te : expar- 
tare te , c'est sortir de sa part , c'est-à-dire, 
do lieu où l'on est. V. Eteart , R. 

A Veteat^ expr. adv. In dûparie, ital. 

A C écarts en un lieu détourné. 

B8CART, s. m. Ecart, cartes qu'on 
dépose à certains jeux , pour en prendre 
d'autres. 

Éty. \. Eteart, R. 

BSCART.m.s. Ecart, disjonction acci- 
dentelle du bras d'avec le corps du cheval. 
V. -Bcarf, R. 

E8CART-UMW, s. m. En terme de mar. 
écart-long, jonction de deux bordages , qui 
diffère un peu des autres écarts ou joints. 

B8GAT, adj. vl. Tenace, opiniâtre. 

BSGARTA, s. f. (escàrte). Solandre , 
éparvin. V. Etprevim et Eteart, R. 

E8CARTA , s. f. Gerçure , crevasse. 
Y. Crebatta eiBteart, R. 

E8CARTAIRAB. dl. Fendre, séparer en 
éclats, en d. bas lim. V. Etearttlar et Quair, 
Rad. 

ESCARTALHAR, dg. V. Eteartelar. 

ESCARTAMBNT, s. m. (escarUmein). 
Ecartement, action d'écarter, état de ce qui 
est écarté. 

Ëty. de etcarl-a-tiMiil, manière d'être de 
ce qui est écarté. V. Eteart , R. 

ESOARTAR y v. a. (sscarlé) ; Apartar, 



ESC 

esp. Deteartar, port. Ecarter, séparer, di* 
viser, éloigner un objet d'un autre ; mettre à 
part qoeloues cartes pour les remplacer par 
d'autres, a certains jeux. 

Ëty. de Eteart , v. c. m, et de ar. V. 
Eteart, R. 

ESCARTAR S' , v. r. S'écarter, se sé- 
parer, s'éloigner, s'égarer, se disperser. 

ESGARTAT, ADA, adj. et p. (escartà, 
àde). Ecarté, ée, selon le verbe. V. Eteart, 
Rad. 

ESGARTAT , S. m. (escartâ) ; commurr. 
Jeu de cartes qui se joue ï deux personnes 
qui prennent trois cartes chacune, avec la 
foculté de les écarter toutes ou quelques 
unes seulement pour en prendre d'autres si 
la partie adverse y consent. 

Ëty. de etcartar , mettre à l'écart. Voy. 
Eteart, R. 

ESGARTEIRAR, d. m. Y. Etcartelar 
et Qualr , R. 

E8CARTEI<AR, V. a. (escarlelà); bsoui- 
TBouB, mêCAKfAiMMM. Etquartart , ital. Det^ 
muirtixar, esp. Etquarlelar, port. Écarte- 
fer, mettre en quatre quartiers, supplice 
qu'on faisait subir à des criminels de lèse- 
migesté au premier chef. 

Ëty. de et priv. de cartel, pour quartier , 
•t de ar, 6ter les quartiers. V. Quatr, R. 

E8GARTELAT, ADA, adj. et p. (escar- 
telà , àde) ; Etquarteiado , port. Ecartelé , ée. 
V. Quatr, R. 

ESCARU8TRAR, Y. Etcaluttrar. 

E8GARVAI8, S. m. vl. Escargot. 

E8GA8, ASSA, adj. (scàs, àsae); bkau. 
Eteato, esp. Etcat , cat. Etcatto, port. 
Rare , qui manque de quelque chose , qui est 
en défaut; étroit; ûg. avare, chiche. 

Ély. du lat. fcarfu#, le même, ou du grec 
âxàç (ékas), loin de, de loin. 

Sciença etcatta, science bornée. 

Etcat d'argent, court d'argent 

E8GA8, adv. Tout etcat, à peine, non 
loin, il n'y a qu'un» moment. 

Éty. du grec o^>c âxàç (houk bekas), non 
loin, tout près. 

Mal etcat, le même que. 

i. Estropié, 



E8GA8AN.S. m. vl. 
mutilé; béquillard. 

Éty. de et, de cot et de an, qui est sujet 
à tomber. Y. (Tôt , R. ou du grec axà^eiv 
(skazèin), boiter, clocher, ou de etcattat. 



E8GA8ENSA, S. f. 



, dl. 



cAmsMtA. Hasard , rencontre , événement , 
chance, échéance. 

Éty. de etcat, par hasard, et desnsa, chose 
qui arrive inopinément. Y. Cat, R. 

E8GA8ER, V. n. dl. (escasé); bmasbb. 
Rencontrer, arriver, échoir. Y. Etcaire et 
Arribar. 

Éty. de et, de catut, cas fortuit, accident, 
et de l'act. er. Y. Cat, R. 

E8GA8EZA , s. f. vl. Btcatteta, eat. 
Etcaceia , esp. Eteatteia, port. Etearexxa, 
ital. Avarice. 

E8CAWT , UDA , adj. et p. dl. Arrivé, 
rencontré. Y. Arrihat eiCat^R. 

EMCàMWA, adj. f. vL Maigre, efaétiva. 
Y. Cas, R. 



ESC 109 

EMAOEO, S. f. vl. Sauce. 

Éty. de caldo, qui en esp. et en cat. si- 
gnifie bouillon. 

E8GA8SA, s.f. (escàsse). Eteatte,p\kce 
de bois sur la contre-quille d'un vaisseau ; 
échasse. Y. Etcattat. 

ESCAMAM E NT, adv. dl. (escassamein); 
MCAMAMn,BscAMApmA. Scartamentt , lit} . 
Etceittamente, port. Eteattament, cat ^f- 
catamente , esp. A peine ; tant soit peu ; 
expressément. Avril ; chichement. 

Éty. du vl. eteartement, ou de etcatta et 
de ment, 

E8CAS8APENA, dl. Y. Eteattament. 

ESGA88AS, S. f. pi. (escasses) ; ucoAMAt, 
BscAMAs, BioA*. Echasses , dcux longs bâtons, 
munis vers le bas d'une espèce d'étrier sur 
lequel on pose le pied , servant à passer les 
rivières. 

Ëty. du grec <TxàCeiv (skazèin) , lK>iler , 
clocher, selon Gaseneuve, ou de tcalacia, 
augm. de tcala. 

Une échasse se compose : de la tige ou 
bâton, et de Vélrier. 

Dérivés: Etcat-an, Etcatt-ier, Etcatt- 
el'ier. 

E8GA88EDAT, vl. Y. Etcartetat. 

E8GA88ElilER, S. m. vl. Faiseur d'é- 
chasses. V. Etcattat, 

E8GA8SIER, s. m. vl. Estropié, béquil- 
lard, monté sur des échasses. V. Èteeutat» 

ESGASSOUNAR , V. a. (escossounà), d. 
bas lim. Briser les mottes de terre dans les 
champs. V. Trittar moutat, 

Ëty. dee#priv. deeoMOunof, dim. deeat- 
tat, mottes, et de Tact ar. 

E8GAT , dl. m. s. que Etcapùuloun, v. 
c. m. c'est aussi un reste de marcnandise, de 
grains, de fruits, etc. 

E8GAT, dl. m. s. que Etcach, v. c. m. 

E8GATA, s. f. vl. Semence, race, lignée, 
qualité. 

Étv. de l'ital. tehiatta, m. s. de l'ail. 
tdialat , part, de tchlagen , de tehlacht , an 
lieu de getchlêcht. 

E8GATA, s. r (escàte}, dl. mata. Etcat- 
ta, cat. Ecaille. V. Etcalha. 

E8GATAI.AR, v. a. d. bas lim. (escotolà). 
Y. Detcatalanar. 

E8CATABlENT;S.m. (escataméin). Dé- 
rive, l'action de dénver, en pariant des vais- 
seaux. 

E8CATAR, V. n. (escatà). Dériver, n'al- 
ler pas directement dans le sens de la quille, 
en parlant des vaisseaux; se laisser gagner 
par le vent. 

E8GATAR, dl. Etcalar, cat. Pour écail- 
ler. V, Etcalhar. 

ESGATAMENT, et 

ESGATAR , V. Dériva et Derivar. 

Ce dernier mot signifie aussi tirer l'eau 
d'une source pour la conduire. 

ESGATMAT , vl. Ëchec et mat. 

E8GAT08 , a<U. vl. Eteatot, cat. Écail- 
leux, qui est couvert d'écaillés. 

Éty. de tquawMtut, m. s. 

E8GATSAR, V. a. (escatsà), dl. hcazab. 
Couper, au jeu de cartes, trancher, parier 
franchement. Y. Coupar. 

E8GATI , vl. V. Etbutehaig. 

BMAUDADllRA, S. f. vl. EteoUoiura, 



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liO 



ESC 



port. Eehauâmre, brûlure, on le dit aussi de 
l'eMi qui a servi à écbauder. 

Éty. de eseaudaâa et de ura. chose écbao- 
dée.V. 6^,R. 

On le dit aussi, en Gascogne, de l'allération 
du vin poussé. 

BSCAUDAR, ▼. a. (escaoudà) ; «mn!»- 
Tém, wic^âwiawj KsaoiiuBin>4M, BscASTAm. Es- 
caldar, esn. cal. porl. Sealdart, ilal. Ëchau- 
der,échau[rer,chaufler, ûg. tromper, attra- 
per : Eicaudar la vianda, blanchir la 
viande. V. Esbulhentar, 

Éty. de es augm. de caud et de ar, rendre 
plus chaud. V. Cah R« 

ESCAUDAR, V. n. On emploie ce mo| 
pour désigner Taction de dessécher acciden- 
tellement les fruits et les empêcher de parve- 
nir à leur maturité. 

Éty. de €s augm. de caud* chaud, et de ar, 
V.CalK. 

BSCAUDAT , ADA, adj. et p. (escaoudà, 
àde) ; bscaoiu^t. Mscaldado , port. esp. Et- 
ealdad^ cat. m. s. que têhaulhenlaL échau- 
dé,ée. V.Cal,^. 

Cat eseaudat l'aigua freda li faipaour. 

De vin escaudat, dl. du vin poussé ou 
tourné. 

Figai eseaudadat, figues avortées. 

E8GAUDILHADA , s. f. (escaudillàde) ; 

MCAMPlUiADA, BtCAimiABAy BtCAUDALHiUlA. Mt- 

cmjkMDïïÈMAn. Echappée de soleil; se dit lors- 
que le soleil, ne paraissant que par interval- 
les à travers les nuages^ darde ses rayons 
avec plus d'ardeur que de coutume, ce qui 
est ordinairement une annonce de pluie. 

Ety. de eecaudUhar dim. de escaudar, 
échauder, et de ada. V. Cal, R. 

ESCAUDII^HAR , ^tAmniJua. V. Et- 
eouire et Cal, R. 

ESGAUDILHAT, ADA, adj. et p. (esr 
caoodillâ, àde);sw0A9muAT, BMimca. Brûlé 
parle soleil. V. Cai,R. 

E8GAin>UN, s. m. (escaoudûn), dL Vet- 
eoMdun doou vin, la pousse du vin. V. Cal, R. 

E9CAUDDRAR, ▼. a. (escaoudurà), dg. 
Echauffer, réchauffer. V. Eicaufar, ReteaU" 
far et Cal. R. 



tsetiuJuro l'ccpaço, 

n et U neÎD 9% la §ta^. 



De tout rioaa 
El l»y iouudn m 



ESGAUFADOUR, (escaoufadùu) , et 

ESCAUFAIRE , S. m. (escaoufaîré) ; coo- 
tomÊAM , cAurADOim , mncov , BicHAvrAimB , 
momjovKm. Eêcalfador, esp. port. Bouilloire, 
coquemar , vase de métal ou de terre pro- 
pre à faire chauffer de l'eau. 

Éty, de etcaufa et de aire, qui échauffe, 
V. Escaufar et Cal , R. ^ 

ESCAUFA-UBCa, S. m. (escèoufe-liè) ; 

OAOrA'USCB, CBAOTA-USeO, mVWWA' uc% mi^A- 

UMB, tcAOBo-uBrr. SealdaleUo^ liai. Escal* 
dador et Eicalfallilê, cat. Bassinoire, usten- 
sile propre à chauffer le lit. V. Cal, R. 

Chauffe-lit. n'est pas français, pas plus 
que chauffer le lit ; c'est échauffer le lit qu'il 
faut dire. 

E nou y a milhou scauho-liey t. 
Ses poou que la calou s*eybente, 
Qu*un picherrqun de hin eou hente, 

D'Astros. 



ESC 

BSCADFAIBNT, S. m. (sceoofliiméin) ; 
■KMAvrAMBVT , — cAirâiwinr. Esealdamenio y 
ital. Esealfaiment, cat. Echaufiement, l'ac- 
tion d'échauffer et l'eflet de celte action ; in* 
disposition consistant dans une irritation 
générale, causée par la fatigue ou l'abus des 
choses réputées échaufi^tes, échaufiaison, 
éruption qui en résulte. 

Éty. de escauffar et delà term, ment, V. 
Càl, R. 

E9GAUFANT, ANTA, adj. (escaoufaq, 
ânte). Echauffant, ante. 

ESCAUFAR, V. a. (escaoufà) : ucBAvrAB, 
■•cAurvmAm, bsca&voka», ACAbombui, acauio- 

wjkM, Scaldare, ital. Acalarar, esp. EscaU 
far, caL Echauffer, donner de la chaleur; fig. 
animer, exciter. 

Éty. du lat. calefacere, 6iire chaud. Voy. 
Cal,n. 

ESCAUFAR flf' , V. r. Escalfairse^ cat. 
S'échauffer, idevenir chaud, se causer irae 
échauffaison; s'animer au combat, au jeu, 
au travail; entrer en rut. V. Cal, R. 

ESGAUFAT, AQA, adj. et p. fescaoufô, 
àde). Ec hauffé , ée; qui est en rut. V. Cal, R. 

ESCAUFESIRE , s. m. (escaoufèstré) ; 

BfCaAVrBSTBB, UCOUTBfmB, et impr. KKOOU- 

rssnis. Risealdamento, ital. Escalenlamien' 
(o, esp. Echauffaison, plutôt morale que 
physique , accident malbeureui qui n^el en 
émoi, mouvement violent de colère. 

Ëty. du lat. exealefacere, ou de escaufar 
et de estre, être échauné. V, Cal, R. 

BLi ye tonqucn» ■ peiw, bo ciel, qaint esea'ifesbè^ 
Qu'*retut per km pce d'an paswgier l e t iw M e 
Lmi poMotoaa ileigleiU «'cniomifa iiu(|u*cU boftU. 
Coye. 

ESCAUFBTA, S. f. (escaouféte); khcmau». 
Escalfador, esp. Réchaud, meuble de cui- 
sine dans lequel on met du feu pour réchauf- 
fer les plats; homme bouillant, qui se met 
facilement en colère; lèle, ardeur, empresse- 
ment : Jugar d'escaufeta, dl. se piquer, s'ani- 
mer, s'échauffer au jeu. 

Éty. de e«catf/a et du dim. eta. V. Cal, R. 

Séuè<|ue en parle comme d'un ustensile 
très- utile de son temps. 

ESCAU, s. m. (escaou). Dévidoir à main, 
aspe. V. Escagnaire. 

ESCAUFIGNAT, ADA, adj. et p. (es- 
caoufignà, àde). En parlant du fruit, meur- 
tri. V. Macat et Espoautit. 

ESCAOFIT, s. m. (escaoufi); sMAvrstiT. 
Sentir Veseaufit, sentir le relent, on dit aussi 
Sentir Varmari ou Venfarmat. V. Esluch et 
Cal,R. 

ESGAUGNAR , v. a. (escaougnà) , dg. 
Singer. V. Engaugnar, 

E9CAUMA, s. f. (^càoume) ; Escama, 
esp. port. m. s. que Escalha, v. c. m. fig. 
vaurien, ruiné, qui est sans argent. 

Ëty. du lat. squama. V. Escalh, R. 

ESCAUMAR, Eêcamar, port. Y. Esca^ 
lhareiEscalh',n, 

ESCAUMASSI, (escaoumàssi), dl. Voy. 
Calimas et Cal, R. 

ESCAUME , s. m. (escaoumé). Échome, 
sealme ou tolet, cheville placée sur le plat- 
bord, où l'on passe l'anneau qui retient l'avis 
ron dans les bateaux. 

Ét^. du grec oxaXjjiâc (scalmos), m. s. 



ESC 

BSG^UinssauN, s.f. (escaonmeséon). 
^cremure du verre. Gare. 
Ëty. du lat. squama. V. Escalh. 
ESCAUPRE, s. f. (escàoupré); bichav- 

rKB, ICHAVPKS, miMASPBB, CIMOII, CUSI.. SCOST" 

pello, liai Escoplo, esp, Escopro, port Ci- 
seau, instrument de menuisier dont la lame 
est longue, plate, avec un tranchant en biseau 
h l'extrémité, pourvue d'un manche, sur le* 
quel on frappe ^veç uq qiaillelt V. fermoir 
piBedanQ. 

Éty. du lat. scalprum, m. a. 

ESC AUPRB , s. m. Echoppe, pointe peur 
graver. 

ESGAUPRE-DE-RARRILHET, ». tt« 
Clou^, petit ciseau de tonnelier, dont on se 
sert pour enfoncer la neiZ/edans le jable. 

ESGAUSSEIi, s. m. (escaouss^), dl. Trou 
ou fouille au pied d'un arbre, pour y mettre 
du fumier; c'est un déchaussement. Sauv. 

Ëty. de es priv. de cau^s et de et, ce qui 
déchausse. V. Cale, R. 

BSGAU9SELADOUR, s. m, (escaoQBse- 

ladÔU), dg. UCAUMSIABOP, CASQOSTA. EmCi" 

toir ou casse-mottes, massue de bois dont op 
se sert pour briser les mottes. 

L'^mottotr est composé de la massae pro- 
prement dite, d'un œil, dont elle est per-* 
cée,eldu manche qu'il reçoit. 

ESCAUfifSEUAR, V. a. (escaousselà), dl. 
oBscAottAs. Déchausser le pied d'un arbre. 

Ëty. de es priv. et de causselar pour causr 
sar, chausser. V. Calç, R. 

ESCAUSSELAR, v. a. ( escaousselà ) ; 
CAMAB, dg. Emotter, casser, briser les mottes 
avec l'émottoir. 

ESCAUSSELAR, V. a. (escaousselà), dg. 
Emotter. V. Trissar-moutas. 

ESCAUTA, 9. f. (escàoule), dl. V. Esca-- 
gna. 

ESGAUTAR, V. a. (escaouU) ; imcavioo- 
HAs, dl. BMMuuostBLAm. Pelotonuer, mettre 
du fil en pelotons. V. Debanar. 

Éty. de escautoun, peloton, et de ar. 

BSCAUTAS, s. f. pi. (escàoutes), dl. 
Ecailles de poisson. V. Escalhas. 

É(y. du ceH. selon M. Astmc. 

ESGAUTAT, ADA, adj. et p. (escaoutà, 
àde), d. béam. Echaudé, ée. V. Eseaudai et 
Cal, R. 

ESCAUTOUI9, s. m. (escaoutéun), d. m. 
Peloton. V. Cabudeou. 

Amoulounat eounio un escautaun, accrou^ 
pi, mis en peloton. 

ESCAUTOUNAR, d. m. Q^.s.que Seau- 
tar, V. cm. eiDebanar, 
, E8CAUVIAR, d. bas lira, (escoouvîà). 
Echancrer. V. Eschancrar elEscourtegear. 

ESCAUZIR, V. a. vl.BMAi»nu Remarquer^ 
prendre garde, distinguer. 

Éty. de eiaugm.etdecatfstr, choisir, bien 
distinguer. V. Caus, R,% 

ESGATA, s. f. (escàve), d. basiim. tAscu- 
lABA, TaAmA. Seine ou tratne, long filet de 
pécheur. Béron. 

ESCATADURA, S. f. (esoavaddre) ; >•- 
cBAiicmmA, stcATBnA , acMAMMintA. Ineava^ 
tara, ital. Escotadura, esp. Chaufradura, 
port. Echancmre, coupure taite en dedans en 
forme de demi-cercle ; on ne le dit qu'en par- 
lant do drap et de la toile. 



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ESC 

Ëtj. de êseavada^ échancrée, cremèe, et 
de lira, chose creusée dans. V. Cav, R. 

Escavadura d'una mancha, entovraure» 
échancrare d'une manche, dans la parlie qui 
touche k répaule. 

BSCAVAIiCAR, V. n. vl. Descendre de 
cbeYal. V. Caval, R. 

E9CAVALCHAR, V. a. et n. tI. Chevau- 
cher, V. Cavalcar , dont eseavalchar , est 
une altération, et Caval, R. 

E8CAVAR, V. a. (escavà); mchavouui. 
Incavarêf ital. Escorlar, eêp. Chanfrar, 
port. Echancrer, tailler, couper en dedans, 
évider. 

Ëty. du \ai. excavare, m. s. V. Oav, R. 

E8GAVAT, ADA, adj. et p (escayâ, àde); 
mtcuMMcw ukx. E chancnfe, évidé. V. Cav^ R. 

E8CAVEL. dl. V. Debanaire. 

B8CAVENA, s.f. (escavéne). Nom qu'on 
donne, dans le département des Bouches-du- 
Rhône, selon M. Négrel,au LycorUenavena^ 
Annélide de Tordre des Antennes, qui sert 
(f appât. 

E8CAVEOU, V. Dehanain. 

ESGAVIA, s. f. vl. Scahhia^ ital. Gale. 

Ëty. du lat. icahiei. 

ESGAVILHAS, S. f. pi. (scavilles) ; ska- 
muaAt, jAOMMUM-rB*, «amOTouiit jbbcbhil. 
Jasmin jaune, Jaiminum fndicans , Lin. 
arbrisseau de la fam. des Jasminées, com- 
mun dans les lieux secs de la Prov.-Mérid. 
V. Gar. Jasminum luUum, p. 245. 

B8CAT, s. m.anc. béatn. Coupon? 

Per ehaseune peste de drap gros ef escay, 
très diners morlaas; per escay de drap fin a 
vendre, etc. 

E8CATAR, v. a. d. bordel. Espionner. 
V. Espiounar. 

ESCATORA, s. r. (escay ère) : Eseayola, 
cat. Nom de Talpiste ou graine à canari. 

E8CATRAOI, V. Escairagi. 

ESCATRAR, V. Escairar. 

ESCATRE , vl. V. Eseaire. 

E8CATS8AR. v. a. vL Eseaxalar^ cat. 
Rompre la mâchoire. 

Éty. de ee priv. decaie, dent, mâchoire, et 
de ar. V. Cais, R. 

B9GAZECHA, S. f. fl. Cberance. 

Éty. de es, de caz et de echa, litt. qui est 
échue par hasard, par la destinée. V. (ku, R. 

BSGAZBOUT, UDA, adj. et p. bkasb- 
mon, vl. Echu, arrivé. V. Cas, R. 

BSGAZENSA, V. Eseaser ei EsehaMer. 

BSGAZUTA, vl. V. Escasensa. 

B8GAZ0TA,s. f.vl. Chute, abaissement. 

Éty. de ee, de cas et de uta, chose qui est 
tombée. V. Cae,R. 

ESCEMIR, v. n. vl. Diminuer, s'éva* 
nouir. 

BSGENDRE, v. a. vl. BMBNsma, bcskobb. 
Attiser, allumer le feu, embraser quelque 
chose, incendier, fig. animer. V. Cad, R. 3. 

B8CERCAR, vl. Rechercher. V. Enser- 
car et Cercar. 

B8CHA , vl. Qu'il ou qu'elle sorte , se 
retire. 

BSCHABOUIAAR , V. a. (estsoboulià), 
d. bas lim. Effeuiller, enlever les tiges à cer- 
taines plantes. 

Éty. deee priv. de ehabel, tige herbacée, 
et de ar. 

BSCHAFENADA , s. f. (estsofeoMe)» d. 



ESC 

bas Itm. Roulée qu'on se donne en se tirant 
par les cheveux. V. Pignada, 

E8CHAFBNAR, V. a. (estsafenâ), md. 
C'est prendre un homme aux cheveux et les 
lui mêler de manière qu'ils ressemblent k du 
foin ; battre, rosser. 

E8CHAFENAT, ADA, adj. et p. (estso- 
fenâ, àde), md. Echevelé, ée. V. Espeloufit. 

B8CHAI.A, d. bas. lim. V. Recala et 
Esealy R. 

BSGHAIiO, s. f. vl. Altér. de eschaUm^ 
échelon. V. EseaUmn et Escal, R. 

ESCHALANÇAR 8* , v. r. (s'eschalançà). 
Se précipiter. V. Preeipilar s\ 

Ëty. de esehalonf précipice, et de ar. Voy. 
Esealy R. 

ESGBAIaAT, ADA, adj. et p. (estsolâ, 
àde), d. bas lim. Etiolé, ée; blanchi, allongé 
par manque de lumière. V. Blanchit. 

Détruit paréchelons, c'esl-^ dire, d'espace 
en espace. 

Ëty. de escha et de ol, monté comme è une 
échelle. V. Eseaiy R. 

ESGHALON , S. m. (eschalon ) , dl. Pré- 
cipice. V. Predpiei et Escalf R. 

E8CHAI.OUN, d. bas lim. (estsoloù). V. 
Esealoun , Barroun et Eseal , R. 
* BSGHAMA, 8. f. (eslsàme), d. bas lim. 
Fils qu'on tire d'une toile en fil ou en coton : 
Per bien fa un orsol , ttal de Vestsamo , 
Bér. c'est-a-dÀre , Per ben far un ortol chai 
de Vesehama , pour bien faire une reprise , 
il faut du fil efliié. 

EâCHAUAR, T. a. (estsamà). Effiloquer. 
V. Esfilar. 

E8GHABIBAR , V. a. (estsombà) , d. bas 
lim. Au propre , rompre les jambes , et au 
fig. arrêter , empêcher d'aller en avant. 

Ëty. de es priv. de diam6a, et de ar. 
V.Camb, R. 

BSGHANCRAINJRA , 8. f. (stchancra- 
dûre). Aub. V. Escavadura. 

ESÇHANCaAR, v. a. (estchancré) ; cniut- 
cRAiu Échancrer. V. Escavar. 

Ëty. Ce mot a été fait de celui de cancer , 
chancre , dit Ménage , k cause que les cancers 
rongent la chair en forme d'arc. V. Cancer , 
Rad. 

B8CHANGRAT, Y. Escavat et Cancer , 
Rad. 

BSGHANGRURA, Voy. Escavadura et 
Cancer, R. 
En eschangi , en échange, 
rruc-jper-lme , pièce par pièce , l'un pour 
l'autre. 

B8CHANOBAR, ▼. a. ( estchan^jâ ) ; 
auuraBAa,rAnm chainu, noocAm, mcabsiab. 

Seambiare, ital. Echanger, foire un échange ; 
troquer, permuter. 

Ëty. de ee, de changi et de ar. Y. Cambi, 
Rad. 

E8GHANOBAT, ADA, a^J- et p. (es- 
chandjà, àde). Echangé, ée. V. Changeât et 
Cambi, R. 

B8GHANOI , s. m. (estchàngi) ; aciiAmi , 

VaVC , BtCBAiraB • CHAIMt,TaOC, B0CAMM. ScaM" 

kio, ital. Eseambio , port. Eehangium , basse 
lat. Change , troc que l'on fait d'une chose , 
d'une marchandise contre one autre. 
É^. du kt« emeambium^m. s. Voy. Com- 

BSGHAliTILHOIIlf , V. BchmMhaun. 



ESC 



111 



BSCHAlfTlR, ▼. a. (estsonli), d. bas Km. 
Au propre, éteindre le feu, V. Atupir et 
Tuar; fig. apaiser, éteindre une passion. 
On le dit aussi d'une espèce d'animal ou dé 
plante qui disparaît d'un pays; on le dit en- 
core poiiir diiisiper son bien : O estsmm bien 
delooesaunio, Bér. c'est-à-dire, a eschantU 
ben de besougna, il a dissipé beaucoup de 
tuen. 

E8GHANTIT, 8. m. (estsonti), d. bas 
lim. Feu follet. V. Ficee f<nHet. 

E8CHAPADA, d. bas lim. V. Escapada. 

E8GHAPAR, (estsopà),d. bas lim. Echap- 
per. V. Eseapar. 

E8CHAPAT, d. bas lim. V. Escapat. 

E8GHARIDA, vl. V. Escarida. 

E8CHARIR , vl. V. EscaHr. 

E8CHARNIRE, s. m. vl. Railleur, mo- 
queur • dédaigneux. 

Ëty. de l'ital. eehemtre, se moquer. V. 
Escam , R. 

E8CHARN8, adj. vl. Ridicule. Y. Escam, 
Rad. 

E8CHAROUGNADA, S. f. (estsorougnà- 
de) , d. bas lîm. Ecorchure qui enlève la peau. 
V. Grafignadura, 

E8CHAROtlGNAR, v. a. feslsorougnâ), 
d. bas lim. Déchirer la peau, V. Grafignar 
et Espelhar^ enlever l'écorce. V. Espeara^ 
gnar. 

E8GHARPAR, v. a. (estsorpà), d. bas 
lim. Faire une grande blessure avec un cou- 
telas, un cimiterre, etc., écharper. 

Éty. du lal. carpere ^ fendre, déchirer. 
V. Carp, R. 

E8CHARPIDA, S. f. (estsorpide), d. bas 
lim. Rixe dans laquelle les combattants se 

Prennent aux cheveux, se déchirent. V. Carpf 
iad. 

E8CHARPILHA, S. f. (estsorpille} , 
d. bas lim. Copeau. V. Jttôan, Bessuelha 
et Carpf R. 

ESCHARPnLHAR, v. a. (estsorpillà) , 
d. bas lim. Rompre par éclats , enlever des 
copeaux; charcuter. V. CharcutiareiCarp, 
Rad. 

E8CHARPILHAT , ADA , adj. et p. 
md. (estsorpillià , àde). Charcuté , char- 
penté , on le dit de la viande mal découpée. 
V. Charculiatei Carp, R. 

E8CHARPILHOUN , S. m. (estsorpil- 
liôu), d. bas lim. Dim. de eseharpilhat petit 
copeau. V. Carp , R. 

E8CHARP1R, V. a. vl. Ëcharper, déchi- 
rer, mettre en pièces. V. Carp, R. 

E8GHARPIR, V. a. (estsorpi), d. bas 
lim. Charpir. V. Éscarpir et Carp , R. 

B8CHARPIR 8', v. r. md. Se threr par 
les cheveux. V. Carpignar s* et Carp, R. 

B8GHARPIT, S. m. (estsorpi),d. bas lim. 
Charpie. V. JSscarpida et Carp , R. 
. E8GHATA, S. f. (estsate) , d. bas lim. 
Écaille de poisson. V. Èscailla et Bscalhy R. 

B8GHATAR , v. a. (estsotà), d. bas lim. 
Eseatar, cat. Ecailler, enlever les écailles 
d'un poisson. V. Escalhar et Esealh, R. 

B8GHATA8, S. f. pi. (estsàtes), md. Dar- 
tre farineuse. V. Berbis et EscaU^, R. 

E8CHAlJDAR,v.n. (estsooudà), d. bas 
lim. Causer une douleur cuisante par l'attov- 
chement ou la grande proximité d'an eorps 
chiudi f'eee^nilar, s'attraper» Y. Eecau^ 



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tfor , dont iê^audar^ est iin^ aHératfon. 
V. Cal, a. 

EMSAUDAT » d. m. et bas lim. V. Si- 
eaudat et Cal, R. 

ESGHAUDAT, 8. m. (eslsootidà), d. bas 
lim. Farine de sarrasin délayée dans de Teaa, 
qu'on fait cuire en Tagîtant toujours Jusqu'à 
ce qu'elle ait la consistance d'une pâte, qu'on 
assaisonne ensuite avec du sel, et qu'on 
mange avec du lait, du miel , ou fritte dans 
rbuile de noix, on l'appelle alors Esehaudat 
fricasiot, c'est une espèce de poUenlft. Voy. 
Cal, R. 

ESGHAUDEflAR , d. bas lim. Échauder. 
y. EêboulKentar, Eseaudar et Cal, R. 

E8GH4UFALIEGH, 8. m. d. o). et bas 
lim. V. Escaufalieck. 

BSCHAUFAH, md. V. Eicaufar. 
ESGHAUFAT , md. Y. Eicaufai et Eê- 
îuch. 

E8GH4UFETA , d. m. et bas 11m. Voy. 
Eseauftta» 

ESGHAUHURAR, V. a. dg. Ait. de e#- 
eaufurar. V. Eicaufarei Cal, R. 

ESCHAUR^R, Y. a. (estsoourà), d. bas 
lim. Ëchaufier, réchauffer par une chaleur 
douce, comme celle du lit : Oquel vi est taou- 
roVestowfia, Bér. c'esUè-dire. Aquel vin es- 
ehaura VetUmmae, ce vin échauffe l'estomac. 
V. Cal, R. 

EBC^AVBILHADA , s. f. (estsoouril- 
liàde), d. bas lim. Tirement d'oreilles : Liai 
beila une 6<mno êilsoçurilliado, Bér. c'est- 
à-dire, L'y ai bailaturia bona eschaurUha- 
àa, Je lui ai bien tiré les oreilles. V. Aurelh, 
Rad. 

EflGHA17RII«HAR , V. a. (estsoourillà), 
d. bas lim. Essoriller, V. Eissaurilhar; on 
le dit aussi pour tirer les oreilles. V. Aurelh, 
Rad. 

E8GH4UTA, s. f. (estséoule), d. bas lim. 
Pelote de Gl. 

E8CHAUTOUN , S. m. (estsooutôu) , 
d. bas lim. Peloton de fll. V. Cabudeou. 

E8GH4VEI«,s. m. (estsovéh, d. bas lim. 
Dévidoir, on le dit aussi Gg. ae tout ce qui 
tourne en rond, qui fait la pirouette. V. Vin- 
dou et Debanaire, 

E0GHAVEI.AT, àDA, adj. et p. (estcha- 
velâ, éde). Echevelé, ée. Aub. 

E8GHAZENZA, vl. V. Eteazenxa. 

E8CHAZBR, V. n. vL Scadere , ital. 
Échoir, arriver, convenir. 

Ety. de es et de chazer, tomber en ou sur. 
V. Cas, R. 

E8CBœNILBAGI,s. m. (estchenillàdgi). 
Écheniilage, action d'écheniller. 

Éty. de es priv. de chenilha et de agi. 

Cette opération si utile et si négligée dans 
nos contrées, fut ordonnée par la loi du 26 
ventôse en IV. 

E8CHENILHAR, v. a. ( eslchenillâ ). 
Ëcheniller, ôter, enlever les chenilles. 

Éty. de es priv. de chenilha et de Tact. ar. 
On nomme : 

ÉCHENILLOIB* un ifMtnunci^t dont on ce tort pour éch«* 
nUIer. 

E9GHENTT, lA, adj. et p. d. bordel. 
BtcHBTiii. Dépourvu, débarrassé, ée; exempt. 

E8CHERINOA, 8. f. d. bordel. Serin- 
gue. V. Seringa. 



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, ADA, adg.etp. (estche- i éla-fir, Ese^rondrt, Eêtkm-irfEMdeki'U, 
velà,àde). Echevelé, ée. | EscUtira , EseUemba. 
E9CHETNI, lA, adj. et p. d. bordel. I De êsel, par le changement do c en ^, 
té^.AA «, V i?^L^..# 0sgl;à*oik:Esgl-andrar,Esglranâ-€d. 

ESGI«A , s. f. ait. de esea. Bolet aipa* 
âouvier. Avril. 

ESCLA , 8. f. Agaric amadouvier, on 
mieux bolet. Selon M. Garcin» c'est luije lalt. 
de J^sfia , V. c. m. 

Ëty. du grec Akitnç (klasis), roptare» 
fracture. V. Escl, R. 

BSCi.AiiHMiAB,dl. Aasommerdeeoops. 
Y.RossareiEsdfK. 

ESGUABOUSSAR . V. a. ( esdaboossà) ; 
nrovfC4ji. Eclabousser, fym rejaiWr de la 
boùé sur quelqu'un ou sur quelque chose. 

£ty. de êsclat , de bausa , boue, et de ar , 
faire un éclat de boue. V. Escl^ R. 

B8GLABOU8SAT . ADA . adj. et part, 
(eiclàboussà , àde). Eclaboussé , ée. Voy. 
Esel,fi. 

E8CI.ABOII8flrURA, 8. f . (eaclabonssûre); 
Bwowc. Eclaboussure ; boue qui rejaillit sur 
quelqu'un ou sur quelque chose. 

Éty. de êselaboussar et de «ira. V. Escl, 
Rad. 

B8GI.AGA , 8. f. (esdàque), <)l. Qiiekmes 
gouttes. Peyrot. 

E0CLACHAR, v. a. (esclatchà)» 4g. 
Ecraser. V. EspmUir, 

E8aAD4BllT, V. EscladenU^ EscUi- 
nUeiEsel,yi. 



Eiempt, te ; dépourvu. V. Esehenui, 
ESCHUU , vl. v . Esshimi. 
E8GHIRGAS, dl. V. Esehirpas. 
ESGHIROT, 8. m. (eschîrét). Nom ni- 
céen d e l'écu reuil. V. Esquiroou, 

E8GHIRDA8, 8. f. pf. (estchirpes) ; n- 
cvmcAs, dl. Détour ou sentier pratiqué dans 
lés pays montuenx, pour éviter, surtout en 
hiver, le passage d'un ruisseau débordé, le 
gué d'une rivi&e, ou enfin, un mauvais pas^ 
lorsqu e l'anc ien chenun a été rompu. 

BiCPipPET, s. m. (estchirpé). Un des 
noms languedociens de la courtilière. Voy, 
Courtilhiera, 

ESGHtS, ISA, adj. et p. (estciiis, ise). 
Déchiré, ée. V. Escarchai. 

Ëty. M. Dumège, de qui j'emprunte ce mot, 
le dérive du grec ^t<7a (schisa), fissure. 
ESGHiaAR, V. a. (estchisà). Déchirer. 
Éty. M. Dumège, le dérive du grec 9^C(7u) 
(schiso), édndo, V. Esearchar. 
E8CHIUL4R, vl. V. Siblar. 
ESGtirFAR, vl. V. Esquivar. 
E8GHOURDAR , T. a. Assourdir. Voy. 
Eissourdar. 

E8GHDFLADA , S. f. (estsuflâde), d. bas 
lim. Coup de sifflet, coup bu à la bouteille. 
V. Sib l, R. 

E8CHUFLAR, ▼. n. (estsuflà) , d. bas 
lim. Pour siffler, V. Siblar; pour boire, 
fioula r.y.S ibl,ïk. 

E8GHUFLE , (estsùfle), 
ESC HDfX ET , (eslsoflé), et 
ESCHUFLOI*, S. m. (estsuflôl), d. bas 
lim. Sifflet. V. Siblet et Sibl, R. 

E8GHUOAR,v.a. d. l>éarn. Essuyer. V. 
Secar et See, R. 2. 

ESGQUGAT, ADA, adj. et p. d. béam. 
Essuyé, ée: V. See, R. 9. 

E9GIEBf|T , expr. adv, vl. wtcMstma^, En 
secret. 

ESGIEN , s. m. vl. Mê9m, acisii. EsciefU, 
anc. cat. Escient, sens, esprit, aîvis, discerne- 
ment, il est quelquefois employé adverbiale- 
ment : Trencar escien, rompre sciemment. 

E8GIENT, s. m. (es^ièin) ; ski». Escient, 
anc. cat. Savoir, connaissance de ce qu'on 
fait : A soun escient, à son escient, le sachant 
de sa pleine volonté ; en vl. jugement, avis, 
habileté. ^ 

Ëty. du lat. seientis, gén. de sciens, déri- 
vé de scire, savoir, ou de es et de scient, V. 
Sab, R. 

E8CIENTER, adv. vl 

prudemment. V. Sab, R. 

E8GIENT08, adj. vl. Consciencieux, de 
bonne foi. 

E0GIRIOL, vl. V. Es^iroou. 

ESCL , AscL, syai., radical dérivé du grec 
xXàjt» (klasis) , rupture , fracture. 

M. Astruc regarde ce mot comme celtique. 

Dérivés : Es-cla , Es-el-adura, Es-cl-ar, 
Es-el-at , ^#-c^etra, Es-cla-bissar, Esela- 
boussar, Escla-boussat, Esçia-bouss-ura, 
Esela-douii, Ascl-a, Ascl-aire , Asel-ar , 
Ascl-ats , AseUat , EscUata , Eselat-ar , 
Esclad-anit, EscUadura, E scia- far, Es- 
clat'aSfEsclat'idour, Mêcla-fidour, £#- 



Scienmient, V. EscieiU; savamment, ^îf'»^" 



jyavaniquerepassar la barçHaeçcladenido. 
Labellaudière. 



E^GLADURA . 8. f. (escladùre) ; 
Fêlure, fente peu considérable. 

Ëty de escla et de ura. V. Esd^ R. 

EftGI-AFAR , V. a. ( esclafa ). Appliquer, 
frapper rudement ; on le dit particulierrâient 
d'un soufflet; éc9cher,v.n. flaquer, rejaillir, 
en parlant de l'eau. 

Ety. Ce mot parait être formé par onoma- 
topée. 

EflGLAFARt V. a. (esclafà) ; nurAriui. 
Ecacher , écraser. V. Escl , R. et £«pooMlir. 

Éty. do grec ^Xac^D (glaphô) , cavo,fodio, 
Duinège. 

E8GLAFAT , ADA . adj. et p. ( esdafa . 
àde). Ecaché , ée ; épaté. 

ESGLAFIDOnR , 8. m. dl. bmxatidoob , 
ucw«ii«T. Canonnière, V. Eissôp; un épan- 
choir, une baie, ou l'ouverture par où l'on 
fait écouler l'eau d'unbiexde moulin. Voy. 
Escl, R. 

ESGLAFIDOUR , dl. V. Jlfarlelîera et 



E8GLAFIR, V. a. (esclafir), dl. Désem- 
plir, lâcher la bonde d*un étang; hausser la- 
vanne à l'eau d'un moulin ; fig. Esclafir la 
paraula, articuler, prononcer distinctement; 
Qu a tout esclafit, il a tout découvert. 

Éty. de ei priv. et de cta/ir, remplir, dé- 
semplir, y, Escl, R. 

ESCLAFIR 8', V. r. dl. S' esclafir de rire, 
foire rire aux éclaU. V. Escarcagnar et Escl , 
Rad. 

E8CLAIRADA. S. f. (escleîradà) , dl. V. 
Eselar siéra et Clar , R. 

ESCUORAOI, S. m. (scleiradgi); mcui- 
Eclairage, mot nouveau» inventé pour 



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désigner TactioD d'éclairer, et particuliire- 
meot par les moyens chimiques. 

Ety. de e«, de elar et de la term. agi^ je 
rends clair. V. Clar^ R. 

On n'employa d'abord pour sf éclairer, 
qnedjes morceaux de bois résmeux,V. Thea, 
auxquels les Égyptiens substituèrent les 
lampes; il en existait déjà à l'époque de Moïse. 
Dans ces derniers temps , on s'est senri uti- 
lement de rbydrogèneau lieu derbuile^. 

BSdâAIRAOI, s. m. (escleïràdgi). éclai- 
rage; ohdést^ parce mot, les divers moyens 
que rindustne emploie pour se procurer que 
lumière artificielle. 

Ëty. de eiclairar et de agi, litt, f éclaire. 
V.Cter.R. 

Outre les divers moyens de produire de 
la lumière» qui sont depuis longtemps connus, 
celui .par le gaz, que l'on doilà Af. Lebon, 
ingénieur français, qui employa à cet usa^e 
les gaz hydrogène carboné des 1799, mérite 
de fixer l'attention des propriétaires et des 
directeurs des grands établissements. 

Ce fut en Angleterre que l'on fit les pre- 
mières applications, en grand, de ce procédé. 

En Iw9, Mardoch, anglais, appliqua le 
gax hydrogène tiré de la houille, 2i l'éclairage. 

BSGLAlilABiEN, S. m. vl. EtdaHmentj 
cat. Eclaircissement. 

éty. de esdairar et de men. V. CZar, R. 

BSCfiâfBâB, V. a. (esclairà) ; ACfjuiAm. 
Sehiarare et Riichiarar, ital. Adarar, esp. 
Aeelarar, port. Éclairer, illuminer, répan- 
dre de la clarté , donner des lumières à l'es? 
prit ; instruire de ce qu'on ignore, détromper. 

Éty. de ei augm. de clair pour c2ar, clair, 
et de la term. act. ar, litt. rendre plus clair 
ou très-clair. V. Clar^ R. 

ESCÏiâlBAR , V. n. ■trmmrAm. Ëclairer . 
apporter de la lumière è quelqu'un pour lui 
faire voir clair , éclairer à monsieur , et non 
éclairez momieur, qui a un sens tout difR^ent. 
V. lume, la lune éclaire et non U fait lune. 
V. Xunaet Ciar, R. 

ESCMéÂXRAR r , V. r. S'éclairer, s'infor- 
mer, prendre des renseignements. 

Le 17 novembre 1813 , F. A. Windsor , 
anglais , emploie pour éclairer les rues 
de Paris le gaz hydrogène carboné, tiré 
du charbon de terre des mines de France, 
et obtint un brevet d'invention. 

Le 14 août 1816, les rues de Londres 
ont été éclairées avec le gaz hydrogène. 

E8GLAIIUR, V. a. vl. Esclair, cat. Et- 
claraer, esp. Sehiarare, ital. Égayer, ré- 
jouir ; luire , dissiper ; signaler , illustrer ; 
laver, nettoyer. V. (7/ar, R. 

ESCLAIRAT, ADA, adj. et p. (cscleirà, 
àde); aclabat. Eclairé, ée. 

Éty. de et, de clar et de at, ada, rendu 
clair. V. Clar, R. 

E0CUURE , s. m. (esclàiré), dl. Clarté. 
V. Clartat; éclair, en dg. V. Eeliout et 
Clar, R. 

On le dit , dans le Bas-Limousin , du bois 
•ec qui sert iallumer le four, allume, /lam- 
hart. 

E^CLAIRB , S. m. d. bas lim. Esprit , 
intelligence , on dit : Un home d*esclairê , 
pour un homme éclairé. V. Clar, R. 

ESCLAMATION, V. Exclamation. 

ESGLANDILHADA, s. f. (esclandiU&de) ; 

TOM. U. 



Éclat de soleil pmdnt un 
temps couvert. Aub. Ei^umiilnada, ait. de 
Eêcandilhada. 

ESGLANDIR, Aub. V. EsdatiUir. 

E8CLANDOU, V. Esclandre. 

E0GI«ANDaE, s. m. (esclandre); ■•car- 
Doo, B«c&Ain>ttA, «scLAmov. Esclandre, acci- 
dent qui fait de Téclal et que la honte accom- 
pagne. 

Ëty. du grec xXàa> (klaô), briser, ou de 
xXàCcD rklazô) , faire du bruit , ou du lat. 
tcandatum , qu'on trouve souvent employé 
dans le sens de esclandre. V. Escl, R. 

BBOLANTOI, V. n. (sdantir); 



ESC 



113 



Résonner , retentir , produire un son écla- 
tant. 

Êty. du la^ clangOy dérivé du grec xXdcYyo) 
(klaggô), faire rententir, sonner de la trom- 
pette. 

A quella harmounùmso gamo 
Que resclantis au fond de l'amo. 
Dioul. 

HaCJLAPJ^ , s. f. (esclàpe) ; cila»a , bklat, 
«MXA, cukr. Eclat, grana quartier de k>ois; 
bûclie • copeau ; ûg. Una hella esclapa de 
filha, on beau brin de fille ; Una beUa clapa 
^homme^ un beau corps d'homme. 

Éty. y. Clap et Clap , R. 

E9GLAPAIRE, 8. m. (sclapàîré). Nom 
arlésien du blongios de Somw : Ardea mi- 
nuia , Lin. oiseau de l'ordre des Echassiers 
et de la fam. des Cultrirostres ou Ramphor 
copes (à bec tranchant). C'est le plus petit des 
hérons qui se montrent dans nos contrées. 

Ëty. Ainsi nommé à cause d'une espèce 
de Aa , ^, au'il fait, et qui imite assez bien 
celui des fendeurs de bois , esclapaires. V. 
Clap, R. 

E8GLAPAIRE , s. m. (sdapâîré). Nom 
qu'on donne, dans)e département des Rouc- 
du-Rh. selon l'auteur ae sa Statistique, au 
crabier vert, Ardea viridiSy oiseau de l'or- 
()re desEchassiers et de la famille des Cullri- 
roslres (à bec tranchant). 

E8CLAPAIRE , s. m. (eçclapàîré) , c^a- 
fAiiiB. Fendeur de bois. 

Ëty. de e< . en, de c/ap, éclat, et de aire > 
celui qui fend. V. Clap , R. 

E8C.LAPAR , v. a. (esclapa) ; cH4rAB. 
Fendre du bois , le dépecer en quartiers , en 
bûches. 

Éty. de eselap, éclat, et dear, litt. ré- 
duire en éclats. V. Clap, R. 

Eselapar una fusla, dl. équarrir une 
poutre. 

Bote esclapat, dl. bois de quartier, bois 
refendu. 

Eselapar la testa , dl. fendre la tète. 

E8CLAPAR 0* , V. r. S'entr'ouvrir , se 
fendre. 

E8GUMRAT, ADA, adj. et part, (es- 
clapi , àde) ; csata» , M^mBUjiT. Fendu , ue ; 
demi-rompu. 

Éty. de es , de clap et de cU , ada , mis en 
éclats. V. Clap, R. 

E8CLAPETA , 8. f. (esclapéte) . dl. La 
petite vérole volante. V. Yairoia-folla. 

ESGLAP0UN8, 6. m. pi. (esclap6us ) , 



dg. Copeaux» V. B^ns; peiiu moroeam 
de bois que détache la hache, V. Bessuelhas 
et Clap , R. 
EftCf lAB , V. a. (esclà); otc&Ai 



AMLAK. Asclar, cat. Aseiare, itaL Fêler, 
fendre quelque chose dex:as8ant sans que les 
morceaux se détachent. 

Éty. de esela, fêlure, fente, et de or. 
y.Escl,ïi. 

ESGULR 0' , V. r. ( s'esclà). Se fendre. 

£ty. de esela et de ar, faire une fente. 
V. £icl,R. 

ESCLARGIDA, V. Esclargivouera. 

E8GLARCIR, V. a. (esclarcir); Schia- 
rare , ital. i4e/arar , esp. Esclarecer, port. 
Eclairdr une couleur, la rendre moins som- 
bre: édairck mi tx>is, le rendre moins toufli», 
éclaircir la voix, la rendre plus sonore. V. 
Eêclairar^ 

Éty. du lat. elarare. V. Cfar , R. 

BaCLARGIR ft' , V. r. Esclareeer-se , 
port. S'édaircir : Lou temps s'eselareisse. 
le temps s'éclaircit , O tempo esdareeeo , 
port. Edairci, ie. V. Clar , R. 

ESCI.ABC18«AMKNT , s. m. (esdards* 
saméin). Eclaircissement, explication d'une 
chose obscure ; explication nue l'on demande 
d'une parole ou d'une action dont on se 
trouve oflensé. V. Clar , R. 

ESGLARCrr , IDA, adj. et p. (esdarci, 
ide) ; Eselarecido, port. Eclaira, le. V. Clar^ 
Rad. 

ESCLAROIVOUEBA. V. Esclarcir. 

ESCXABIR , dg. Eclairer. V. Esclairar 
et Clar, R. 

E8GLAR9IADA , s. f. (esclarziàde) ; caai- 
SARA. Rayons du soleil, jets de lumière qui 
se font jour tout h coup, à travers les nuages; 
éclairs qui se manifestent pendant la nuit , 
durant l'été, par un temps serein. AvriL 
\,Clar,K. 

E8CLAII8IDDIIA8 , S. f. pi. (esdarâ- 
dùres), d. bas lim. C'est le nom d'une 
certaine quantité de vin qu'on donne, en sus 
de la mesure , aux propriétaires des monta* 
gnes du Limousin , qui viennent en chercher 
avant qu'il ail fini de fermenter, pour 
tenir lieu probablement de ce qu'il perd en 
s'éclaircissant. V. Clar^ R. 

E8GLAil8I£RA , S. f. ( esdarsière ) ; u* 

CLABttlVllA , BfC|.ABClVpVi;pA , «IC^AISAPA , U- 

cLAmsisMA , MGuniMBmA. Clairière , espace 
dans un bois qui est dégarni d'arbres. 

Éty. de es augm. de clar et de %$ra , très- 
clair-semé. V. Clar, R, 

EaCLABMR, V. a, d. bu lim. Êcurer, 
en parlant de la vaisselle , V. Eseurar ; en 
pariant des armes , Fourbir y égayer, quand 
il est question d'un arbre. V. Clar , R. 

ESCMIIZEZIB , et 

E8CLJLIIZIA, S. f. vl. Éclaircie. V. Clar, 
Rad. 

E8CLARZ1ADA , S, f . ( esclarziàde). Jet 
de lumière à travers les nuages. V. Gare. 

E8CLARZIBIEN, S. m. vl. Eclaircisse- 
ment. V. Etclardssament et Clar, R. 

E6GI«ARZIR , V. a. vl. Esclarir , cat. 
Esclarecer , esp. port, éclahrir , clarifier , 
nettoyer, purifier, purger, expliquer , éclai- 
rer. V. ^#clairaret Clar, R. 

Ëty. de es augm. de clar et de ir , faire 



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lu 



ESC 



de?«iir clab » rendre plus pur, le i est 
euphonique. 

EaCLABXrr , IDA , adj. et p. t1. Éclair- 
cit , clarifié » luisant V. Cuir , R. 

E8GLAT , s. m. (eaclà). Eclat , fragment 
qui se sépare avec violence d'un corps dur ; 
bruit, fracas, lueur, clarté vive, splendeur 
physique ou morale. V. Esdapa. 

Ety. Dans le premier sens, du grec xXuUa 
(klaôj , briser ; et dans le second, de àC^X?) 
(aigle), splendeur. V. Escl^ R. 

Qu'es bella fia sagessa) qu'es aimabla l 

Hurous qu la eounout hen! 

Sa douçour es preferabla 

Au faus esdat ae Vargen. Gros. 

E8GI.AT , s. m. ( esdà ), d. bas lim. La 
splendeur, le brillant, le lustre de quelque 
chose : Oeoo mai d'esela que de volour; Ber. 
c'est-à-dire, Aquota mai d* esdat que de 
vcUour ; rumeur , éclat. 

ESGI^T, ADA, adJ. et part, (esclà . àde); 

AtC&AT, rmMJkT, CHATAT, BMIimT. Fêlé, éo , 

fendu ; et fig. fou. 

Éty. de esela et du bass. at, qui est fêlé. 
V.£id,R. 

E8<XATA,s.f. vl. Rejeton, lignée. V. 
Esd, R. 

ESCI^TABIT, ANTA, adj. (esclatân, 
ànte). Eclatant, ante , qui a beaucoup d'éclat. 

B8GI.ATAR . ▼. a. et n. (esclalà) ; Sdiian- 
tare , ilal. Esclalar, cat. Eclater, se fendre 
avec grand bruil, fendre, gercer , réduire en 
éclats, briller, luire, devenir public. 

Éty. de esela, éclat, et de Tact, ar, réduire 
en éclats , en morceaux ; faire briller , dans 
l'autre sens. V. Escl, R. 

E8CXATAR8', v. r. S'édater, se fendre 
par éclats. 

E8GI.ATA8, s. f. pi. (esclâtes), dl. Ger- 
çures, crevasses. V. Crmassa et Esely R. 

Médecin das eselatas , médecin d'eau 
douce ; variole discrele. Gast. 

E8GI4ATIDOIIR, dl. V. Eselafidour et 
Esd.R. 

E8GI4AU , s. f. vl. Trace, route , vestige , 
exemple : Esdaus delafe, les traces de la 
foi; Vestigia fidei. Bruit do pas. 

Seguen son esclau, suivant son exemple. 

B8GI.au, s. m. vl. Bsdau, anc. cat. Es- 
clave , V. Esdave; brigand , pirate. V. Clav^ 
Rad. 

B8CIjAnRB,T. a. (esclàouré), d. bas 
lim. Sevrer. V. Iksmamar. 

Tsal mas esdaure tous efon quan podou 
mortsa; Bér. c'est-à-dire. Chai mas esdaure 
lous enfanis quand podoun marehar , il ne 
faut sevrer les enfants que lorsqu'ils peuvent 
marcher. 

Éty. Ge mot n'est probablement qu'une 
ait. du lat. excretua, m. s. d'où excretare, 
inusité. V. Claus, R. 

E8GLAURE , vl. y. Esdure. 

E8CLA08, AUSA, adj. vl. Exclus, use. 
V. Claus, R. 

B8CLAU8BIIA , S. f. dg. scluia. V. Res- 
dauva et Claus, R. 

Quan et drubie las esclauseros 
De las granos gourguos aqueros. 

Quand il ouvrit les écluses 

Des grands réservoirs de l'eau. D'Âstros. 1 



ESC 

8. f. vl. Bseiava , cat. esp. 
Escrava . port. Sehiava^ ital. Esclave» 
femme qui est dans l'esclavage. 

E8GULTABLE, vl. Qu'on peutsuivreàla 
trace, compréhensible. V. Clavable. 

B8GLAVAOI, s. m. ( esclav&dgi ) ; n- 
cMukmvDA. Schiavitudinef ital. EseUmlud, 
esp. Eseratidào, port. Esclavage, servitu- 
de, état de celui qui est esclave. 

Èty. de esdave et de la term. Agi^ v. & m. 
et Clav, R. 

Il est déjà parlé de l'esclavage dans l'Iliade 
d'Homère. 

<x G'est, dit Gogoet, de V Origine des lois, 
dans l'abus que les premiers vainqueurs firent 
de leurs victoires, qu'on doit chercher l'ori- 
gine du droit d'esclavage; ce droit odieux 
(]u'on voit établi d'une antiquité presque 
immémorable. Originairement, on ne faisait 
aucun quartier aux vaincus; cependant, l'ava- 
rice, qui trouve place même dans les âmes 
féroces et sangunaires vint au secours de 
l'humanité. » Les vainqueurs, vendirent les 
esclaves oh ils les occupèrent à des travaux 
ptoibles. 

Ghez nous , Louis-le-Gros donna l'exemple 
de l'aflranchissement des serfs en 1135. Louis 
VIII, en 1223, signala le commencement de 
son règne par un semblable affranchissement, 
et Louis X, déclara par un édit du 3 juillet 
1315, que tous les habitants du royaume des 
Francs, devaient l'être de fait comme de nom. 

B8<XAVAlltADO, adj. m. vl. Ghauve 00 
rasé. 

Êly. de esdave et de aire, air et ado, qui 
ressemble à un esclave, parce qu'on ne per- 
mettait pas aux eschives d'avoir les cheveux 
longs. V. Clav, R. 

B8GI.AVAR, V. a. vl. Esdavitar, esp. 
Enfermer, rendre esclave. 

Éty. de es pour en, dans, et de davar, fer« 
mer dans. V. Clav, R. 

B8ClJkVAR, V. n. (sdavà). Éclore. Voy. 
Espellir. 

Ëty. du lat. excludere, mettre dehors, ou 
peut-être ûees priv. et de davar, fermer, ce 
qui signifieraitouvrir, donner passage: Exclu- 
dere ova, éclore des œufs, se trouve souvent 
dans Golumelle. V. Clav, R. 

B8CLAVAT, ADA, adj. et p. (sclavà, 
àde). Eclos, ose. V. Espelit, 

Éty. de es priv. et de clavat, fermé, ouvert. 
V. Clav, R. 

B8CLAVE, AVA, S. (esclàvé. àve); bs- 
c&Ao. Schiavo, ital. Esdavo, esp. Escravo, 
port. Esdau, anc. cat. Esclave, celui, celle 
qui est en servitude et sous la puissance ab- 
solue d'un maître. 

Éty. du lat. sdavuSf esdavon, sclave, 
habitant de la Sclavonie ; car, dit Gaseneuve, 
durant les grandes et longues guerres que 
Gharlemagne et Louis le Débonnaire eurent 
contre les Sclaves, il y en eut un si grand 
nombre qui subirent le joug de la captivité 
française, qu'à la fin, toute sorte de serfs et de 
captifs, de quelque nation qu'ils fussent, fu- 
rent appelés esclaves; d'autres le font venir 
du grec ê<ncXe(c0 (eskleiô), fermer sous clef, et 
Ménaffe. de l'ail, flaef ou fiave, qui a la même 
signification. V. Clav, R. ] 



ESC 

On appdU : 

HANtBUSSION, rMtioa 3t dooacr U libcrU i m n- 
etav*. 

BSdâAYINA, S. f. vl. Esdavina, cat. 
esp. |N)rL SchiavinOf ital. Sanan, vêtement 
grossier, ca pe. 

E8CLAVITIJT, 8.L(esdavita); Esda- 
vituL cat. Esdavitud, esp. SekiavUù, Uak 
V. Ésdavagi, 

E8GLATRAR, vL V. Esdairar. 

B8GLATaB, dg. Pour éclair. V. Esliaus 
et Clar, R. 

£8aL£INA 8*, V. r. (s'esdeinir) ; m«a- 



«ovTiB, A«i.ADim. Se disjoindre, bailler, s'en* 
tr^ouvrir, on le dît des futaiOes dont les dou- 
ves, ayant éprouvé un retrait par la séche- 
resse, cessent de se joindre, Lou somleou fara 
esdeiniraqueou tonneau, 

Éty. du grec <7)cXiu) (skl^), durcir, par la 
sécheresse ; ou de ffxX?lv«t (aUênai) , aor. 2 
inf. de cncX^i (skJêmi), on de êsda et de 
tmr. V. Esd, R. 

E8GLBINIT, IDA, adj. et p. (escleini, 

ide) ; saoutir, BMunv, adauv, *naur^ n** 

■•«, ■scMBonr, p— riraaMw. Disjoint, ou- 
vert, par la sécheresse : Es eseUwU, il esl 
élique, dit-on de quelqu'un qui est excessive- 
ment maigre. Y.Èsd, R. 

B8CLBIBA, s. f. (esclèire). Fente que la 
sécheresse produit dans le bois, les pbnches^ 
les meubles, etc. V. Esda. 

Éty. V. Esd, R. 

E8GLBIRAB, V. Esdairar, 

E8GIiEIRAT, Y. BsdairaL 

B8GLEifBA, s.f. (esdèimbe). Echarde. 
\.EsplentatiEsd,f{. 

B8CLEN, vl. Qu'il ou qu'elle abatte, dé- 
truise, renverse, ruine. 

B8CXBRGIERA, s. f. Gare. V. Eidor- 
siéra. 

E8GIJBT, adj.d. bas lim. Y. Eseret; en 
vl. pur, net. 

B8CLIBIBA, s. f. (esdimbe), d. de Garp« 
Echarde. 

B8GLIN8AR, V. n. (escitnsà), dl. Rejailfir. 

B8CL1P0T, s. m. dg. Tire-tire. Y. Ca- 
eha-malhas. 

E8GLIP8AR, v.a. (escljpsà); bcumaiu 
Edipsar, caL esp. port. EecUssare, ital. 
Eclipser, cacher, couvrir en tout ou en par- 
tie, Il est aussi réciproque. 

Éty. de esdipsi et de ar^ d'où eclipsan, 
en basse lat 

E8GLIP8AT, ADA, adj. et p. (eadipsà, 
àde); Edipsado, port. Eclipsé, ee. 

Ëty. Edipsatus, en basse lat. 

BSGLIP8B, s. m. vl. Eclipse. Y. Esdusn. 

B8GLOP, S. m. (esclé) ; mcmt, sabot, tow. 
Esdap, cat. On donne le nom de esclop^ aux 
sabots ou chaussure de bois faîte toute d'une 
pièce et creusée de manière à pouvoir y loger 
commodément le pied, et à des souliers four- 
rés • dont la semelle est garnie d'une antre 
semelle de t>ois, ou qui est même toute de 
bois. Y. Chaussoun. 

Éty. Ménage fait venir ce mot de soecuSf 
soeculus, soceuloUus, esdoL 

Faire de brut ame Uis esdaps, saboter. 

Que fai ou porta d'esdops^ sabotier. 



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ESC 

EséUipê àlaUtapidaf dl. sabots à labe- 
saigne. 

BarçiêHoê das eselops^ dl. Talons des 
sabots. 

Dérivés : Eselap-at , Eselop-egear, Es- 
dop-el, Eiclop'ier. 

Les Romains connaissaient les sabots ou 
chaussores de bois et ils en faisaient usage. 

hà lanière de tuir qi/on met aux sabots 
pour empêcher que le coude-pied ne se blais- 
86 s'appelle bride. 

BSGI«0PEGB4R, v. n. (escloupedjà) ; 
sK&ovKMA». Saboter, faire do bruit avec 
ses sabots, en marchant 

Êty. de iselop et de egear, faire sonner les 
sabots, 

BMIiOPET, s. m. (esGloupé); mcloo- 
m. Petit sabot ; la faséole, espèce de haricot 
quia la forme d'un sabot. 

Éty. de eichp et du dim. et, 

BSGIiOPET, s. m. (escloupé). Dîm. de 
««eiop, sabot, petit sabot. 

^CLOPBTfll, s.m.çl. (escloupés). Nom 
qa'on donne h une variété de hancols en 
graine, dans le Languedoc, parce qu'on a cru 
leur trouver ouelque ressemblance avec un 
petit sabot. Y. Eselopet, 

BsèliOPIBR, s. m. (escloupié} ; Bfctoo- 
rm. SalH>tier, l'ouvrier qui fait les sabots, 
celui qui les porte, le marchand qui les vend. 

Éty. de eselap et de ier. 

WiBCLOT , y. Esclop, 

E8CLÔUPAT , ADA, adj. et p. (esclou- 
pé , àde) ; sfCMrAT. Ecloppé , ée , irapolant, 
infirme , et non escloppé , comme l'écrit 
M. Gare 

Éty. de clopper , vieux mot qui signifiait 
boiter; d'où etopin-clopani , formé du lat. 
claudicare. 

BSCXOUPEGEAR, V. Eselopegear. 

E8GLOUPET , V. Eiclopet 

E^GLOUPIER , y. Esclopier. 

ESGLUIIIA , s. f. Aub. y. Eeeleira, 

ESGIiURE, vl. EtcLAvn. Exduir , anc. 
cal. esp. port. Eseludere , ital. Exclure, 
défendre , renvoyer , retrancher quelqu'un 
d'une société, d'un corps. 

fity. du lat. exdudere , fait de ex priv. et 
decmudere, fermer, enfermer, y. Çlam. 
Rad. 

E8CLUSA , Gare. y. EcHea. 

ESCLU8ADA , s. f. (esclusàde). Eclusée, 
ce qu'une écluse contient d'eau, ce qui s'en 
écoule quand on l'ouvre. Gare. 

ESGLU8IF , V. Exclusif. 

ESGLUSIVAMEl^T, y. E^vclusivament 
eiClaus,^. 

ESCLOSSI , s. m. ( sclùssi ) ; Mclipsis , 
lat. Ecclifse , ital. Eclipse, esp. port. Eclip- 
se , s. f. Disparition totale ou partielle d'un 
astre par son passage dans 1 ombre d'un 
autre ou par l'interposition de cet autre. 

L'éclipsé de lune a lieu lorsque la terre se 
trouve directement interposée entre elle et le 
soleil, ce qui ne peut arriver que lorsqu'elle 
est pleine, y. Luna. 

Celle do soleil s'efTectne au contraire lors- 
que lalune est placée entre cet astre et la terre. 
Elle ne peut être complète , comme celle qui 
eut lien , en 1706 , le 12 mai , à 8 heures du 
matin , que lorsque la lune est nouvelle. 



ESC 

Éty. du grec SxXeitpic ( ékléipsis ) , éclipse, 
formé de iï XeCirco ( ex léipô) , manquer. 

Faire eselussi , s'éclipser. 

Les Chinois savaient calculer et prédire 
les éclipses de soleil , dès l'an 2160, avant 
J.-C. 

Les Grecs attribuent à Palamède l'honneur 
de la découverte des causes qui produisent 
les éclipses. 

L'annada de Vesduisi , l'année de la 
grande éclipse , arrivée le 12 mai 1706 , k 
huit heures du matin ; l'obscurité devint telle 
qu'on ne se reconnaissait plus, et que la 
consternation était générale. 

En 1996 , avant J.-G. , les Égyptiens cal- 
culaient déjà les éclipses. 

En 184$, avant J.-G. Apollon enseignait 
aux Grecs à les prédire. 

La première éclipse de l'une dont il soit 
fait mention , dans les livres des Grecs, date 
de 720 ans avant J.-C. 

En 585, avant J.-C. Thalet de Uilet, pré- 
dit une éclipse de soleil qui déconcerta deux 
armées et les détermina à faire la paix. 

ESf:OBik,BtcouiAA, s. f. vl. Escoba, 
esp. Balai, y. Eseouba et E$coub, R. 

E8COBAR, V. a. vl. Nettoyer, purger, 
balayer, y. Escoubar et Pscoub , R. 

E8C0BILH, 8. m. vl. Poussive, ba- 
layure. y. Escoubilhas et Eseoub, R. 

E8COBILH4,s. f. \\. Efcobilha, esp. 
y. Escoubilhas et Escoub , R. 

ESGOBOLER9, 8. m. pi. vl. y. Escow 
balier, Escoubilhas ei Escoub, R, 

E8GOBOUER, S. m. vl. Bajayeur. 

Éty. du lat. scoparius, m. s. y. Escoub., 
Rad. 

E8C0BUT, s. m. vl, Pouvoir, disposi- 
tion. 

ESCODIR, V. a. vl. y. Escodre. 

E8CODRE, V. a. vl. mgoo». Délivrer, 
racheter. Rescourre, envieux français. 

E8COFEIXAR, vl. y. Escofenar. 

E8G0FENAR, V. a. vl. EscorsixAB. Es- 
clofollar, port. Ecosser, écalcr. y. Esgovar. 

ESGQFIRyV. a. vl. Escoffier, tuer, défaire. 

E8COF|T, IDA, adj. et p. vl. ucorns. 
Déconat, détruit. V. Fae, R. 

ESG0G088AR, V. a. vl. Cocuûer, hon- 
nir. 

Ëty. de es , en, de eogos, pour coeu, et de 
ar. y. Cçuc, R. 

E8GOCmirO, s. m. (escogrlfe) ; e^coo- 
GBirov. Escogriffe, terme injurieux qu'on 
donne aux avares et aux escrocs, et par ironie 
à gne personne de grande taille et mal bâtie. 

El y. Huet dérive ce mot de hypogryphe, 
par corruption , hypogryphe vient du grec 
ùTî(Î7pu7roc (hupogrypos) , qui sjgniGe un peu 
crochu ; n^ais Ménage croit qu'il vient de es- 
croc, et dégriffé. 

EacOICHElHimB, V. a. vl. Fendre, ou- 
vrir, y. Escoissendre. 
I58GOILAT, s. m. vl. Eunnqoe. 

Éty. de es priv. de coIeu#, testicule, et de 
of , privé des testicules. Enn%ithus , lat. 

BSGOIIiL, s. m. vl. Genre, sorte, es- 
pèce : confrérie : avis. 

B8G0IIIE, dl. y. EseimireeiCouire. R. 

E8GOI8GHENDRE, vl. V.Eseoissendre. 

E8GOI88EI«DRE, V. a. vl. smoicbciidu , 



ESC 



tl5 



Seoscendere, ital. Déchirer, rompre, fen- 
dre , arracher , écorcher : Eêcoissendens lor 
gonelas , déchirant leurs robes. 

E8COI88ER, ▼. a. vl. Écraser. 

ESCOL, ucom. , Bfcoim, radical pris du 
latin scholam , école , dérivé du grec (t^oXt^ 
(scholé), loisir, parce que l'étude demande 
ae la tranquillité et du repos. Ab obtio verù 
seholm nomen indUum , ^ia otio opus ii$, 
qui studiis vacare volufU, yossius, d'où: 
scholaris, écolier; scholasticus , scbolasti- 
que. 

De schola, par apoc. schol, et par le chan- 
gement de ck en c, et l'add. de e, escol ; d'où : 
EscoUay Escol-asire, Escol-ier^Eseol-^n, 
Ey-eoul'ier, Escouri-an, 

De scholaslicuê : Escolastiqurts 

B800LA, s. f. (scéle)uco«A. SchuU, 
Ail. Sciiofa, ital. Eseuela, esp. EsetÀa , port, 
cat. École, lieu où l'on enseigne les lettres , 
les sciences et les arts ; en term. de peinture , 
différentes manières des peintres fameux. 

Ëty. du lat schola .\. Escol , R. 

Dédarar Vescola^ dire les secrets de l'é- 
cole. 

Les écoles paraissent être aussi anciennes 
que les connaissances humaines ; celles de 
la Grèce seront è jamais célèbres. Rome en 
eut un peu plus tard , et la France ne com- 
mença a jouir de ce bien fait, que sous 
Charleipagne. 

Escola d'architedura , école d'architec- 
ture. M. Blondel en jeta les fondements en 
1740. 

Escola deis arts et mestiers , école des 
arts et métiers ; comme recueil de modèles 
d'instruments de mécanique et de toutes 
sortes d'outils , elle date de 17S2 : comme 
école d'enseignement, elle n'a été établie 
qu'en 1810. 

Eseolas d^artUharia, écoles d'artillerie; 
elles furent fondées par Logis Xy , pour 
l'instruction des officiers et des soldats de 
rayal-arlUlerie. 

Escola de eavalaria , école de cavalerie ; 
elle ne date que du commencement de la 
révolution. 

Escola especiala de coumerço, école spé- 
ciale de commerce ; la première idée d'une 
école de ce genre a été conçue dans le Nord 
et particulièrement^ Hambourg; en 1816, on 
établit à Paris une école sous le nom 6* Aca- 
démie de commerce, ei en 1819, elle prit celui 
d'école spéciale de commerce qu'elle porte 
aujourd'hui. 

Escola de drech, école de droit La pre- 
mière école de ce genre, dont 1 histoire lasse 
mention, est celle qui fut fondée à Béryte, 
ville de Phénicie, à une époque qui n'est pas 
déterminée ; la seconde le fut à Constantino- 
pleen 425, la troisième è Rome. La première 
que l'on ait vue en France fut érigée h Tou- 
louse. Les écoles de droit actuelles le furent 
le âl septembre 1804. 

Escola d^ application deis ingeniurs geou* 
graphos mihtariSy école des Ingénieurs géo- 
graphes militaires : elle date du 30 vendémîai- 
Ire, an ly. 
Escola de medeeina , école de médecine, 



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116 



ESC 



elle fol oaverte à Ptris» me de la Bâcfaerie » 
en 1472. 

Eêcota ntyàla esp^eialm milUaria , école 
royale spéciale milkaire. Elle fiil instituée en 
l'an XI. On TéUblit ^ FonUinebleati à celte 
époque , et on la transporta à Saint-Cyr» près 
de Versailles en 1809. 

Etcola royala milUaria preparatoira , 
école royale militaire préparatoire, fondée en 
1814. 

liicola royala deii minas, école royale 
des mines , son origine est due aux soins 
de M. Sage, et date de 1778; son institution 
définitive eut lieu par une loi du 30 vendé- 
miaire an IV. 

Eseola royala de musiea H de deelama- 
Uon, école royale de musique et de cjécla- 
mation, elle doit sa première institution à 
la réforme qae firent subir au chant Oluch, 
Picdni, Sacchini. etc. réforme qui obligea 
de créer une école adhoe^ ce qui fut foil 
en 178». 

Bicola nourwMlay école normale, créée 
par un décret de la convention , du 9 bm* 
maire , an 111 (31 novembre 1794). 

Eseola de pxntura etd*archiUetura, école 
de peinture et d'architecture, fondée en 1667 
par Louis XIV, d'après les conseils de Gol- 
berl. 

Eseola polyîeehniea, école polytechnique, 
sa première organisation, sous le titre d'école 
centrale des travaux publics , est du 26 no- 
vembre 1794 , et elle ne prit le nom d'école 
polytechnique que le 21 mars 1795, d'après 
un décret du l^^ septembre. 

Eseolas primartas , écoles primaires. 
Henri 11, en 1598, en avait déjà organisé 
quelques-unes, mais leur création moderne 
ne date que de l'an XI (18(^2). 

Eseola de theomUmgia, école de théologie, 
les anciens enseignaient la théologie dans 
toutes les églises, mais ce n'a été que sons 
François !«'. et même sous Henri 111, qu'il y 
a eu des chaires de théologie proprement 
dite. 

Eseola veUrinaria^ école vétérinaire. On 
doit a Bonrgelat le premier établissement de 
ce genre , fondé k Lyon , le 16 février 1762. 

B8G0LA . est encore le nom que les Juifs 
d'Avignon, donnent à leur synagogue. 

ESCOLAN, s. m. vl. êtouk. Ecolier, 
apprenti, élève. 

ESCOLAB. V. a. vl. Eseolar, cal. Cou- 
ler, égoutter, épm'ser, chitrer. V. Col, R.2. 

B8G0I-AR, s. m. vl. Eseolar, esp. V. 
Eseolier et Eseol , R. 

E8GOLAB , V. a. vl. ucoiATAm. Décol- 
leter. 

Êtv. de es priv. de eol et de ar. ôter le 
col. V. Col, R. 

BSGOIaASSA, nom de femme en Langue- 
doc (escolàsse).Scolastique. V. Eseolastiea, 

BSGOLASnc, vh Escolaslic, cat. V. 
EscolasUgu e. 

ESCOlâASTIGA, nom de femme, (escou* 
lastique) ; stcoLAMA, co&amica. Scholastique. 

Pair. Sainte Scholastique . vierge, soeur 
de saint Benoit, morte vers l'an 543, dont 
PEglise honore la mémoire le 10 février. 

ESGOIiASTIQUE, ICA, adj. (escoulas- 
tique, ique) ; Escolaslic, caL Seholaslisch, 
atl. EseolasHeo, port. esp. ital. Scolastique, 
qui lient de l'école, des principes de l'école. 



ESC 

Éty. de fat. scholastieus. V. Bseol, R. 

ESGOLASnUB , s. m. (escoulàsiré) ; m- 
covijitm. Ecolâtre , on donnait autrefois ce 
nom k un chanoine jouissant d'une prébande 
qui l'obligeait à tenir école de théologie pour 
les ecclésiastiques pauvres. 

Éty. du lai. sehola et de astre. V. Eseol , 
Rad. 

E8COLAT , 8. m, (escolé). Nom qu'on 
donne, en Languedoc, au troisième ouvrier 
des fonderies en fer, k celui qui est chargé 
de la conduite du feu. 

BSGOI^TAR , V. a. vl. DécoNeter. V. 
EseolareiCol,n. 

E9GOIJBAR, V. a. vl. Châtrer, Ôter les 
testicules. 

E8COLHAT, adj. et p. vl. Châtré. 

B8COLIAN , s. m. (escouliàn) ; mmcovumm, 
■MoraïAs. Maître d'école, instituteur primai- 
re ; on le dit aussi pour écolier. 

E8COUER , lERA , s. (escoolié, iére) ; 
ncooijBs , BtcoimixB , btcooub». Seolaro , 
ital. Sehdar, ail. Eseolar, port. esp. Eseola, 
cat. Ecolier,ière, celui ou celle qui va à l'école. 

Éty. de eseola et de ter. V. Eseol, R* 

BSCOLOPENDRA, S. f. (scolopàndre) ; 
•AUMA. Eseolovendra , esp. port. Eseolo^' 
pendra , cat. Nom commun à toutes nos 
scolopendres qui sont des insectes de l'ordre 
des Aptères et de la fam. des MiHepieds ou 
Myriapodes, remarquables par la longueur 
de leur corps qui est très-aplati et pourvu 
d'un bout à l'autre d'un très-grand nombre 
de nattes. 

Ety. du lat. scolopendra, qui désigne les 
mêmes insectes. 

ESCOLOPENDRA , s. (escolopàndre) ; 
■nsA os LA «ATA. E scolapcndra , port. Sco- 
lopendre oflScinale. Seolopendriumogûinale, 
Smith. Aspleniumseolopendrium, Lin. plante 
de la fam. des Fougères qu'on trouve dans 
les lieux humides et couverts, dans les grottes, 
dans les puits , etc. 

ESCOLORlABTiK, adj. vl . Kfco&ouAMca. 
Glissant, rampant, insinuant. 

Êty. de es augm. de eohriar , ilér. de 
colar , glisser, et de able. V. Col, R. 2. 

E8GOLORIAR, v. a. vl. Glisser, ram- 
per, s'insinuer. 

Éty. de es, de color et de iar^ V. Col , 
R. 2 

ESCOLORm , V. a. vl. Décolorer. V. 
Descoulourar, 

Ëty. de es priv. et de colorir, colorer, 
V. Color, R. 

E8COLORIT, vl. Décoloré, pâle. V. 
Descoulourat et Color, R. 

ESCOLS, vl. Que tu vides, tarisses, etc. 

ESCOLTAR, V. a. vl. Eseoltar, cat. 
Ecouter, entendre. V. Escovlar eiEscouL 
Rad. 

BSGOHAUOUT, 0DA , adj. et p. vl. 
Emu, ne. 

ESCOMBATRE, v. a. vl. Dompter, 
vaincre. 

Êty. de e« et de eomèaire. V. Batr, R. 

ESCOMENEGADOR , adj. vh Exécrable. 
y.Mun,R.2. 

ESCOMENCkAR , vl. V. Escumengat et 
Escoumuniar, 

ESCOMENIAR, vl. V. Escuwmçar et 
Escomuniar, I 



boC 



, vl. V. Esewner- 
gamen et £aeoiiMttfitcaKofi. 

ESGOMBROAT, adj. vl. Abominable. 
V. Eseoumunia$ et Mim, R. 2. 

ESCmiES, EUA . adj. et p. vl. Défié ^ 
provoqué. V. Mettre , H. 

E8G01IETRE, V. a. vl. Êscometrer, caL 
Scommetlere , ital. Gager , parier , défier , 
provoquer. V. Mettre, R. 

E8C0MINID, vl. V. EateomuMio et 
EseoumunieaiUm. 

EK01IINI8, s. f. vl. EieommuttcatioQ. 
V.Jficfi,R.2. 

EflCOREIS , Vf. J'entrepris. 

ESGOMOGia, s. f. vl. Commotion, agi- 
tation, emportement. 

EacQilOOilT, ad), vl. Ému, épouvanté. 
V. Uùutf, R. 

E8GOIIONEA, s. f. vl. Scammonéc. 

EBCOlIOOnRE, V. a. (eseomôouré) , dl. 
McoMovBB, McoMOTBs^ Ëmouvolr, réveillcr» 
exciter. 

iÀ JusiH eseomùgUeron , les juife soulevè- 
rent. V. MoHv , R# 

ESCOMOVEIIBN , S. m. vl. Èmotioo , 
agitation, soulèvement 

E8CC»lOVBR,v. a. vL bmmovm. Emou- 
voir, exciter. 

ESCOMOVRE, Vl. V. Escimover. 

BSCOMPREWPREy V. a. vl. Allumer, 
embraser. 

EflCOMPRBS, BSAr, adj. et p. vl. En- 
flammé, ée. 

E8C0M9TAR, ▼• a^ (eacoumtà); v 
covMVTAB. SeontarSf ital. Denontare, port. 
Escompter, faire l'escompte. V. Comj^, H. 

ESCOMPTAT. ADA, adj. etp. (escoufn- 
tà, àde). Escompté, ée« V. C'ompt, R. 

EflCOMPTBi s* m. (escdmté) ; Seomio , 
hal. Deseonto, port. Escompte, remise que 
fait le créancier, ou perte k laquelle il se sou- 
met en faveur du paiement anticipé qu'on lui 
fait d'une somme avant l'échéance du terme. 

Éty. du lat. e«-eo«iptitem , m. s. V. 
Compt, R. 

E8GOBIUNIAR,vl..V. Bscumengar. 

E8CON, s. m. vl. BKovA, s. f. Pique, 
javelot; huche, buffet. 

E8GONA,V.£«eoii. 

E8GONMDAMENT, adv. vL V. Esam- 
dudamen et Bseound^ R. 

E8C0BIDIO, S. m. vl. Eseomâigz es ut 
dictait de compas de chanso, cant a laseo^ 
blas ealso,edeu traelar de dezeneuxatio, 
en contradisen se^ en son dictât, de so 
de^s estât» acuzati o lautenjats, am sa 
d(ma de os am son eapdel, FI. del Gay Sab. 
Vescondtg est une composition de la mesure 
de la chanson, quant aux couplets et au chant, 
il dbit traiter de justification et doit contre- 
dire, dansson ouvrage, ce dont il a été accusé 
ou loué à regard de sa dame ou de son sei- 
gneur. 

ESCONDIO, s. m. vl. ■scovDiT. Justifica- 
tion, pièce de vers dans laquelle les trouba- 
dours se défendaient d'une accusation envers 
leur dame; excuse, justification. V. Escound, 
Rad. 

B8GON0IR, V. a. vl. MooaMM. Bscon^ 
dir, cat. Défendre, disculper, cacher, justî. 



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ESC 

fier, eicoser, caMHMmer, gMmitir, reAtter, 
dédkre. Y. Sse&¥mdr9H Bieowaâ, R. 

■MIONBUI r, V. r. f I. 

BSGONDHUB, tI. V. Bseondir^ s'exou- 
ser, se josdfier, se disculper^ cacher sa faaie. 
V. Escouné, R. 

ESCONDIT, adj. et p. ?l. Caché. Yoy. 
Esem/md^ R. 

BSGOBfDIT, S. m. yI. sKOomn. Justifl- 
cation, refus. V. Ss€<nmd, R. et Scondig. 

BMOBIDRB, Yl. V. Eiomndre et Et- 
eoiNui,R. 

BSCONMDAXBN, ad?, vl. awoimM- 
Mnv. EêûondiéAmmU. esp. port Secrète- 
ment, en cacbelte, furthement V. Bscawi^d, 
Rad. 

EflCOFIDUT , IHIA, yI. V. Etanmdmi et 
Eic&miâfK. 

BflGONJOBMi, t1. V. EêCimi^urar. 

■MONS, a4j. et p. ▼!. Caché. V. £scoiiii- 
dtUet Eteaundf R. 

BSOONTEliTAR B\ ?• r. vl. Se conten- 
ter. V. CounUiOar i\ 

Ély. de a angn. et de eonkntar. V . Ten, 
Rad. 

BSCONnR, T. a. (escontt), d. bas Ihn. 
Mettre à l'écart, cacher. Voy. Eêamndre et 

MêC9UHdj R. 

■MONTRMi r. (s'escoontrÀ); t'n- 
covnnniùui. Se raqu^iêf des aranocs faites oo 
reçoes, rendre les journées de travail qu'on 
devait : Faire d^e$unUr€ês se prêter des jour* 
nées. Gare. V. (kmtraj R. 

B8CONTRE,s. n. (escéntre), et impr. 
■scMAans. Journée de travail que Ton se 
prête mutueUement. Gar. 

£ty. PoorrefeofUre, rencontre. V. Conira, 
Rad. 

BflCOOU , On trouvera à Enau , 

les roots qui ne figurent pas k Escoau ; 

ces flwts ayant presqae tous Camd^ chaud, 
pour radical. 

BSCOOOFBSTRB , Alt. de Eteomftêire, 
▼• c. m« 

E8GOOIIIIE880IIN, s. m. (escooumes- 
sôuq). Ecremure du verre, terme de verrier, 
Gare. V. Escaumesaun^ dont ce root est 
une altération et Escalhy R. 

B8GOP, s. m. McvraïA. (7ii#po,port. 5ptt- 
to, ital. Crachat. V. Eseup. 

Éty. dulat. spuhtm, m. s. 

B8COP, vl. V. Eêcup. 

BSGOPAR, vl. y. Eicobar. 

EBCOPHOÊBST^ s. m. vl. Scanfiggi" 
mento, ital. Défaite. V. Fae, R. 

E8C0PILH08, adj. vl. V. Escupêite et 
Etcup^ R. 

E8GOPIIIBN, s. ro. vl. V. EêCttp. 

BSCOPIR, V. a.v|. Cracher. V. Escupir 
et Eêcup, R. 

Qui vol del toi vituperar una pertmuif H 
èêcopU en la eara, qui veut entièrement avi* 
lir une personne lui crache à la figure. 

B8GOPIT, IDA, adj. et p. vl. icoms. 
Conspué, ée. V. Escup, R. 

BSCOIUII.I.AB, vl. V. DeicoralKar. 

E8CORÇA, s. f. (esc6ree) ; moticA. Scona^ 
ital. Gorleia, esp, (hrUça^ port Eseorea, 
eaU Ecorce, enveloppe générale et extérieure 
des végétaux; et par extension, ce qui recoo* 
vre. ce qui est extérieur, apparence^ en vl. 
voile. 



ESC 

Ety. du kt. ewtes, formé probahtaient 
de cor, contraction de eorpui et de «a?, hors, 
dehors, corps extérieur. 

Lécorce des plantes et des arbres en par- 
ticuHer, ulcotnposée de plusieurs parties, 
qui sont t en procédant de (^extérieur à 
hnUrieur : 

L'ÉPIDERBfE, mambraM nànoê t Martnt tnMpartot* 

qui M prétCBtt la premicre. 
LE TISSU CELLULAIRE m PAREN CHTBS . mU. 

taaoe piw o« amiiw vcrU plaçai immÀUatcnMol M«a 

l'^pkUrmt. 
LES C0UCBE8 CORTICALES, aiuimum» le Um» cal* 

lulaira ou enveloppe brrbacéa. 
LE LIBER, qu'un trouve eoanlie aoui Canne d'tme meiii* 

brane mince, appliquée tmt le bois. 

Voyez en outre les articles ÀubrCy Bose 
etPerotm. 

Au printerops et en automne il se forme en- 
tre récorce et le lK>is un nouveau tissu , 
d'abord mucilagineux, quiexpliquepourquoî, 
è ces deux époques, Técorcese sépare facile* 
ment du bois, et ensuite dur, qu on nomme 
aubier, à cause de sa couleur blanche. 

Quand on veut favoriser la séparation de 
récorce d'avec le bois, on la tanne , c'est-à- 
dire, qu'on la bat légèrement avec un corps 
dur et poli, après quoi elle se détache facile- 
ment. 

Eicorça de nose, broo de noix. 

E8COBCHAR, v. a. anc. béam. Ecor- 
cher. 

Éty. de es priv. de eorch et de ar, enlever 
la peau. V. Cdr,R.2. 

ESCOREOUT, adj. et p. vl. Encouru, 
confisqué. V. Corre^ulet Ctmrr, R. 

E8GORBRIENT, s. m. vl. Attroupement. 
V. Courr et Escorrewuni. 

ESGORFl, a(g. (esc6rfi), dl. Fruit avorté, 
méchant, mutin, sec, maigre, décharné. Voy. 
Deseamat. 

Ëty. de l'ital. seorionef et seorsu, en cat. 
serpent, vipère. 

B9GORGAR, vl. Écorcher. V. Eseorjar 
et Cor, R. 2. 

BMCmOAT, ADA, adj. et p. vl.ficorché, 
ée, V. Espelhai et Cor, R. 2. en vl. é^orce. 

Êty. du lat. «cor(<ca(ic#. 

BSGORGBAR, V. a. vl. Ecorcher. Voy. 
Cdr,R.2. 

BSCOBOBA-BOflSAS, s. m. dl. Voy. 
Espelha-chins et Cbr, R. 2. 

Ëty. Eseorgea est une ait. de eseoreha. 

E8G0RIADUBA, S. f. v1. V. Excoria- 
tion et Cor, R. 

ESCORJADOR, s. m. vl.Ecorchoir, bou- 
cherie. V. Eseourtegadour. 

Ëty, de s«cor;ar, écorcher, et de odor, 
lieu où l'on écorche. V. Cor, R. 2. 

ESGORJAB, V. a. vl. MMKOUQAMymacomÈAM. 
Escorxar, cat. Escorehar, esp. port. Scor- 
ticare, ilal. Ecorcher, arracher la peau, dé- 
pouiller. V. Espelhar et Eseourtegar. 

Ëly. de es priv. de Cori, R. de corium, 
cuir, peau, et de ar, dter la peau. V. Cor, 
Rad. 2. 

B8G0RNA , S. f. (escéme) ; Scomo, ital. 
Affront. V. AffroM. 

Êty. de rital. scomo. V. Eseom, R. 

B8G0RNAR, V. a. (escoumà) ; bmov«ab, 
BBaoovTiUi, BStcoMUB. JSfCOfliaf , CSt. ScOT" 



ESC 



117 






nare^ itd. Deseomar^ esp. Êooaer, au pro- 
pre, rompre les cornes, et par ext rompre 
ies angles d'un corps, d'une tal^, de la cou- 
verture d'un livre, etc.» diminuer sa fortune, 
l'écorner. 

Éty. de es priv. de cofna et de or, ôter 
les cornes. V. Cdni,R. 

BSGORNAT, ABA ,»](]. et p. (escoomà, 
àde); bmoomav. ikorné, ée; honteux de 
n'avoir pas réussi dans quelque entreprise, 
d'avoir été mal accueilli, penaud. V. Corn, 
Rad. 

BSCOBNIFIeAfilE , s. m. (escoomiflàï- 
ré); ucoviunruMi. JScorniOeur, celui qui man- 
ge chez les autres sans y être invité, un pa- 
rasite. 

Êty. de escomiftar et de aire, celui qui 
écorne, sous-entendu , des repas. V. Com. R. 

EflCOBNIFLAR, V. a. (escourniOà) ; 
Êeomiiler, prendre des repas aux dépens 
d'autrui ; chercher des franclies lippées ; es- 
croquer quelque chose. 

Éty. des« priv. de corna, corne, et de ni- 
fiar , flairer , litt. écorner , sous-entendu , re- 
pas, en flairant, en quêtant. Sauvage suppose 
3ue ce mot pourrait venir de es^ours-nijlerp 
àirer aux cuisines des cours. V. Com . R. 

B8COBNIFLIIR , s. m. (éscomiûûr). 
V. Eseoumifiaire et Com, R. 

BSGORNUBA, s. f. (escoumùre); imp. 
wuiommvwuk. Kcornure, éclat emporté de Tan- 
gle d'une pierre, d'un marbre. 

Éty. de es priv. de coma et de ura, chose 
privée de la corne. V. Corn, R. 

B8GOBP1, s. m. (scérpi). Nom arlésien 
du cormoran. V. Coniioraii. 

B8GORPIO , s. f. vl. Escorpi, cat. Tei- 
gne, ver; machine de guerre. 

BSCOBPION , s. m. (scourpie-n) ; m- 
coonnomi. Scorpion, ail. Scorpione , ital. 
^icorpton , esp. Escarpiâo, port. Escorpi, 
cat. Scorpion , nom d'un genre d'insectes 
Aptères , de la famille des Acères , dont on 
connaît deux ou trois espèces en Provence. 

Ély. du lat. «corpt«i#, scorpio, formé du 
grec (ncopic(o( (skorpios) , le même. 

Escorpion ourdinari, scorpion commun 
ou scorpion d'Europe : Scorfio europœus, 
Lin. Gu'on trouve sous les pierres d^ns les 
lieux humides et abrités. 11 n'atteint guère 
qu'un pouce de longueur. 

Sa piqûre, plus redoutée que dangereuse, 
n'est runeste qu'aux très-petits animaux. 

Escourpion rouge , nom par lequel on 
désigne, dans la Basse-Provence, le scorpion 
roussâtre : Scorpo oceitanus , Dict. Se. Nat. 
qui atteint jusqu'à deux pouces de longueur, 
et dont la piqûre est plus venimeuse que 
celle de l'espèce précédente. 

B8GORPION, s. m. Scorpion, huitième 
signe du xodiaque. 

BSGORPIOUN, s. m^ (soourpl-oon). En 
lang. selon M. de Sauvage , on donne aussi le 
nom de scorpion à la grosse espèce de sco- 
lopendre jaune. 

ESGOBPlOUN,s. m. Nom qu'on donne, 
à Digne, aux caoricornes et particulièrement 
au capricorne héros, Cerawuiix héros, Lin. 
insecte de l'ordre des Coléoptères et de la 
fam. des Tignivores ou Xylophages. 

Cest à cause de ces longues pattes qu'on 
lui donne improprement le nom de scorpion. 



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118 



ESC 



B8GOBPORAR , v« a. vl. Incorporer. 
V. Encorparar et Corp , R. 

B8G0IIP0RAT , AOA , adj. el p. vl. 
Incorporé» ée. V. Corp, R. 

ESCORRE , V. n. %l. Escorrere , ital. 
Eseorrer, cat Écouler, échapper, échoir; 
et act. conGsquer , acquérir , courir sur. 

Ély. de es et de eorrê. V. Courr^ R. 

ESGORREifENT , 8. m. vl. Ccmcoura, 
écoulement, flux; rassemblement. 

Ély. de tif de eorre et de m«nî, action de 
8*écouler. V. Courr ^ R. 

BSCORaA, vl. V. Eseorça. 

ESGORSAR, vl. Eseortar, cat. £cor<- 
cher. V. Eseorjar, Eipelhar et Cor, R. 2. 

E8COR8SA, vl. V. Etcorça. 

ESCORTA, s. f. (escorte): Scarta, ital. 
Escorta f esp. port. Escorte, troupe qui ac- 
compagne un officier , un convoi pour le 
mettre à l'abri de l'ennemi ; réunion d'amis 
qui accompagne quelqu'un pour sa sûreté. 

Ëty. de l'ital. seorta, que Ménage dérive 
du lat. scorgers, V. Cort, R. 

ESGORTAR, V. a. (escourtà); wcovmr^. 
5cor(are, ital. ^seollar, esp. port. Escorter, 
accompagner par précaution. 

Ëty. du lat. seortare^ ou de escorta et de 
ar. V. Cortj R. 

ESCORTAT , adj. et p. vl. Ecourté. 
V. Court, H. 

ESCORTAT, ADA, adj. et p. (escourtà, 
àde): EscoUado, port. Escorté, ée. V. Cort, 
Rad. 

ESCORTEGAR, V, a. vl. Escorxar ^ 
cat. Escorchar , esp. Ecorcer, écorcher. 

Éty. du lat. decorticare, 

ESCORTEGAR, v. a. vl. Ëcorcher. V. 
Escourtegar et Cor, R. 2. 

E9CORTEGAT , vl. V. Espelhat et Cor, 
Rad. 2. 

E9CORZONERA, 6. f. (scorzonère) , 
sacoBfowsPA. EscorsonerçLt cat. ^scorfonera, 
esp. ital. Scorzonère, scor^nère d'Espagne, 
Scorxonera hispanica. Lin. plante de la fam. 
des Composées Cbicoracées , originaire des 
montagnes delà Uaute- Provence, et cultivée 
dans les jardins comme plante potagère. 

Éty. du lat. scorxonera , formé de l'ital. 
seorza, écorce et de nera , noire, écof ce 
noire , qui est aussi un des noms de celle 
plante. 

M. Théis pense que ce mot est dérivé 
de scurxon, nom de la vipère, en catalan, 
parce que cette plante passe pour un remède 
a.(isuré contre sa morsure, dans ce pays. 

ESCOS, vl. 11 ou elle écouta. V. Escotar, 

ESCOS, OSSA, adj. et p. vl. Secoué, 
baltu. V. Cut, R. 

ESCOSA , s. f. vi. BtcosiA. Escousse. 

ESCOSA, s. f. vl. Alt. de eseorça, écorce. 

ESCOSER, d. bas lim. V. Escouire ei 
Coutre, R. 

ESCOSSA , V. Eeossa, 

ESCOST, OSTA,adj. et p. vl. Caché, 
ée. V. Escot eiEseound, R. 

ESCOT, s. m. (escô) ; Scotto, ital. Escote, 
esp. Escot, cat. Ëcot, la quote-part que cha- 
cun doit pour un repas commun ; dépense 
qu'une ou plusieurs personnes ifonl dans unç 
auberge pour un repas. 

Èty. flu lat. exquota , pour quota parf , 
ou de l'anglo-saxon, scot, espèce de tribu. 



ESC 

BRGOT, S. m. ÉtoOi àê laise dont les 
religieuaes font leurs robes. 

ESCOT, s. m. vl. Ecossais» habitant 
d'Ecosse : esquif, nacelle. 

ESCOT, adj. et p. vl. ucotr. Caché, mis 
en lieu secret, part de escoiidrs. V. Eseound, 
Rad. 

ESCOTA, S. f. (scôle); mcotta. Seotia, 
ital. Eseata, esp. port. cat. Ecoute, cordage 
qu'on amarre au bout des voiles par en- 
bas, pour servir à les déployer et a les 
étendre. 

ESCOTA , s. f. dl. Latte, sorte de mairin 
de châtaignier sauvageon, refendu cfi lames 
de deux ou trois liffnes d'épaisseur. On s'en 
sert, au-delà de la Loire, pour y accrocher la 
tuile plalte et pour y clouer l'ardoise des 
couvertures des maisons. Sauy. 

ESCOTA, s. f. dl. Eseata de bargeiris, 
espade ou espadon de broyeusç. 

Éty. Ce mot parait dériver, dit Saov. du 
lat. exeutere, secouer, qui est l'usage qu'en 
font les broyeuses. V. Cut,R. 

ESCOTAU, vl. V. Escoutar et Escout, 
Rad. 

E8COTAS, s. f. pi. (escétes) ; waoÊtAM, 
Escotas, port. Couets, s. m. on donne ce 
nom à quatre grosses cordes dont deux sont 
amarréeÎB aux deux points d'en bas de la 
grande voile , et les deux autres aux deux 
points d'en bas de la misaine. 

ESCOTAT, ADA, part. vl. Ecouté, ée. 
V. Escout, R. 

ESCOTm, Y. a. vl. Scuotfn, ital. Se- 
couer, agiter. 

Éty. du lat. exeutere, m. s. 

ESCOTISSOUM, s. m. Pique-nique, re- 
pas ou chacun paie son écot. V. Pie-nie, 

Ëty. do lat. de cuisine, scoti, gén. de seo- 
tum, et du verbe sum, je suis de Técot, cha- 
cun est de l'écot. 

Maiaieit, tous sensafaçoun, 
Digueroun, Jupiter serem escotissoum. 
Germain, Bourrida deis Diou^. 

E6COU , Gare. V. Escouta, 

ESCOUADA, s. f. (escouade) ; kkouadba. 
Squadra, ital. Esquaàra, esp. port. Escoua- 
de, huit fantassins et un caporal, composent 
une escouade. 

Éty. Ait. de eseouadra et de escadra, V, 
Quadr, R. 

ESCOUANTRE, Gare* AU. 4e Escontre, 
V. c. m. 

ESCOUAR, V. a. (escouâ); «kovatam, 

DBSCOOAm, COTim, DS1C01IATAA. EsCOar , CdX* 

Pescolar, esp. Equeuterf courtauder, ecour- 
ter, couper la queue h un cheval; écouer, cout 
per|a queue à tout autie animal. 

Ëty. de es priv. de coua et de ar, priver 
de la queue. V. Coua, R. 

i;S|COUAT, A9A^ adj. et p. (escouà, 
âde) ; DB0COO4T. Ecoue, écourté, courtaude. 
V. Coua, R. 

^SCOOATAR} dl. Ecourter. V. Escouar 
et Côua, R. 

ESCOUATAT, dl. V. Escouat et Coua, 
Rad. 

ESCOUB , rad. pris du lat. seop(B, arum, 
balai, formé de scabere, abo, gratter, ^tisser, 
dérivé du ffreç (rxu^XCÇu) (skubalizô), rejeter 
Comme de l'ordure. 



ESC 

De saop«, par apoe. HOp^ d par aMilioii 
de e et changement de o en ou, et de p en 6, 
escoub; d'où : Escoub-a, Esooih^ Sse^mb' 
ar, Eseoub-atf ada; Eseouhad^ura, Es- 
coub-alhoHnyEscQub-aVhifr, Eseoub-aire, 
Eseoub-eta, Eseoubet^r, J^êcoub-ier, Et- 
coubTilh-ar^Escoub-Uh-as, J^aeonètlMrr» 
Eseoub'Uh-oun, Eseoubilhoun-Qr, Escoub- 
al, Escoubas. Escoubrassa, Esetn^iik- 
aire, EscoHb-ithas, Eseoub-iU^l Eseoh^a, 
Eseob-ar, Éscob-otêrs, Sf^-aft EtcuU-ûi. 

BSCOUBA , s. f. (escoube) ; ualama, Hi<r< 
•mJkMmmmA, baiav, a^UNOi, aasvAui, mosjkf 

Seopa, iUl. Eseota, esp. )^lai, poignée et 
verges, de genêt, debruyère|de crin, de pla* 
mes, etc., propret balaytc. 

Éty. du laL seopm, m. s. Y, Eseomb, R. . 

Eseouba de bruse, balai da bruyère. 

Eseoubade sagna, bqlai bit a?ec leoiiile^ 
à balais. V. Sorga. 

Eseouba dijoumquina, balai de kme dTE^r 
pagne. ^ 

Eseouba de crin, balai 4« ortn* 

Eseouba de plumas, plumait, pIufRorl, 

£#cou6a per tels mottes, houssoir. 

Eseouba de foum,y, Esco^balhoun. 

Eseouba nova fa beou soou ou 6eoii foum^ 
un domestique fait bien aoq devqir pendant 
les premiers jours. 

ESCOUBA-inERA, S. f. Un des noina 
du bouillon blanc, selon Bl. Castor. V. Bcm^ 
Ihoun-blanc, 

BSCOUBAmiRA , 8. f. (escoobadùre). 
Ralayure. Gare, V. Escoubilhas. 

ESGOUBADURA, m. 8. que Escoubi- 
lhas, V. c. m. et Escoubf R, 

ESCOUBAGI, s. m. (escoubàdgi). L*ac-. 
tion de balayer ; ce qu'il en coûte pour i'exé* 
cuter. 

ESGOUBAIRB , ABBLA, S. (escott- 
bàïré, arèle); BscovsiuiAn» , ncoiNniJttm.' 
Scopatore, ital. Ralayeor, euse ; celui, celle 
qui est chargé de balayer; on noaune aosaî 
boueur, le balayeur des rues. 

Ély. du lat. seoparius, ou de eseouba et de 
aire, V. Escoub, R. 

E9COUBAL , s. m. (escoubil) , dl. Voy. 
Escoubalhoun et Escoub, R. 

ESCOUBALHIER, V. EseoubUhas. 

ESCOUBAIAOON, S. m. (escoubail- 
loûn); BfcooBiLBOini, mtcmmAi., «scoubas, «•* 

COOBABOOII, BABAttA, rBBAlB, WATéVWm, BCOU- 

villon, haillons attachés au t>out d'une perdbe 
pour balayer le four, après qu'on en a retiré 
la braise avec le fourgon. 

L'auge dans laquelle on lave récoarilkm 
s'appelle lauriot. 

Ëty. de escoubal et de Paogm. oun, grand 
balai. W. Escoub, K. 

ESCOOBA-MAT, S. m. (escoube-mè); 
5copamart, ital. Bonnettes. V. Bfnmetas, 

ESCOUBAR, V. a. (esconbà); momnmm, 
mmumMMMM, mjktAoïum, baumab, BtcovBicaAa. 
Scoparf , ital. Escobar, esp. Escombrar, 
cat. Balayer, nettoyer avec un balai ; enlever 
tout, tout emporter. 

Éty. du kt. seopare,m, s. ou de eseouba 
et de ar, dont Torigine peut venhr du grée 
, (ncufoXf^u) (skubalizô), rejeter comme de 
î l'ordure. Y. Escoub, R. 



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ESC 

BMO0BA8, 8. n. (eieoobÀfl}, dl ÉeoB- 
f lUon. V. Eêeoubilkaun, 

Ëty. de têcouba et de raofni. «t| gros 
bakû. V. Eêcomb, R. 

EacomÂB,âMBA,$. (escoubâf» àeee). 
Gros btlai ^ ioog maocbe poor balayer le 
ÙMTt balai mal ùif oté. V. Esemib, R. 

BSGODBAflSOLA, 6. f. (escoubasaôle)» 
dg. La clôture des moissoDs. 

B8COUBAT, ADA, adj. et p. (eacoubà, 
JMie). Balayé, ée. 

Éty. de eêcemba et de ot V. Bseoub^E. 

■0COIIBBTA,8.r.(e8OOobéte); Seipeê- 
f<H ital. i?Mov<tiA«, port. Petit balai, broaae, 
booflsoir. 

Éty. de êêCimba et do dim. etm. V. Es» 
€0ii6, R. 

BMOUBBTAR, ▼• a. (eacoubetà); £#- 
€war, port. Epooaseter , nettoyer avec une 
épooflaette ; vergeler, brosser. 

Éty. de êicaubeta et de ar. V. EsewOf^ R. 

BSCOOBIBR, s. m. (escoabié) ; vovmoo- 
msft. Cbèvre-feaille-xylosteoD , Lonieera 
myloiUum^ Lin. arbrisseau de m fam. des 
Gaprifoliacées, commun dans la Haute-Pro- 
Tenoe. 

Ëty. de «f cott6a, balai, et de la term. ier, 
qui sert > faire des balais. V. Eêcoub^ R. 

EflCOmniiH , s. m. Tescoubill), dg. et 
béam. Brosse, vergelte, V. Brossa et ver» 
g0èa: balai. V. ^looiida. 

Éty. de Eseo/uba^ ▼. c. m. et Esamb, R. 

ESGOUBDLHAIIUB, S. m. (escoubillàl- 
ré). V. Escoubairs ti Eseoubj R. 

B8CODBILHAR» v. a. (escoubillà). Ba- 
layer les rues. V. Èseoubar. 

Éiy.deescimbUhas et de ar. V. Eseaub, 
Rad. 

ESGOUBILHAS, S. f. ( escoubilhes ) ; 
maconmuk», ■•covannAS, BtcovsAmnuM, sscon- 



TA, BOmiDlUiA, 9AiMA»f «ABOAVAUi, 

iA§. Escobilhay esp. Escombra- 
rias, cat. Balayures, inunonaices qu'on ra- 
masse-en balayant. 

Éty. de escouba et de ilhas^ tout ce que 
ramasse le balai; ou du grec oxu^aov 
(skubalon), fumier, ce que l'on jette au coin 
de la borne. V . Ese aub, R. 

BSCOUBILHIBB, 8. m. (escoubillié) ; 
Eseombradar, cat. Boueur, balayeur de rue. 
V. Eseoubaire, 

Êty. de la basse lat. scobaUriuSf m. s. ou 
de escoubUha et de ier, V. Eseauby R. 

B8COUBILHOUN , EseobtUà, cat. m. s. 
que Escoubalhoun^ ? . c m. et Eseoub. 

BSCCNIBILHOinV, 8. m. (escoubilléun); 
BseobiUà^ cat. EseobÛlony esp. Ecouvillon, 
instrument d'artillerie au moyen duquel on 
nettoie et rafraîchit le canon quand il a tiré. 
V. Bseoubalhoun et Escùub, R. 



UAMÉEmHAMPE. u 
BOITE, UbootiU la 



On appeUê: 



BSGQOBILHOUN , 8. m. vl. Booeor, or- 
durier. V. Ese oubilhoun et Eseùubf R. 

BSGOOBILHOIINAR, V. a. ( escoubi- 
ttionnâ); EcouTilionner, nettoyer le four ou 
le canon avecl'écouvillon. 

Éty. de eseoubilhoun et de or. Y. Bseoubf 
Rad. 



ESC 

B8GOOBLADA8. S. f. pi. (eMOoUàdes), 
dl. Côtelette de porc salé. y. Coustiihouns, 

BSCOUBOIBAS, Aub. E seombr arias ^ 
cat. V. Escoubilhas. 

B8GOOGOUONAB 0', ▼. r. Se blottir. 
Gare. V. Acoueounar s\ 

ESGOOOA, s. f. (escôude); Eseoda, cat. 
esp. Smille» marteau tranchant de tailleur de 
pierre et de maçon, qui sert à piquer le 
moellon et le grès. 

Éty. du laL exeuUre, battre, frapper. V^ 
Ciil, R. 

ESGQUOAIBB, S. m. (escoudâîré), d. bas 
lim. Batteur en grange. 

Éty. de eseoudre, battre, et de aire, ou du 
laL êxeutere. V. Cutj R. 

ESCOUDE , s. m. (escôude). Instrument 
en fer, propre k extraire les {)ierres des car- 
rières, et à remuer la terre , il est pointu de 
chaque côté. 

Éty. du lat. eweussorius. qui sert à secouer. 
V.Ciil,R. 

B8GOUDEN, s. m. (escoudén); bmoiiiii, 
covon. Dusse, première et dernière planche 
qu'on tire d'une bille, bUhoun , elle n'est 
sciée que d'un côté; on voit de l'autre la fla- 
che, c'est-à-dire, la surface sur laquelle était 
appliquée l'écorce. 

Ëty. de S9Xttto< (escbatos), le dernier, qui 
est à l'extrémité, ou devxÙTOc (skutos), cuir, 
peau, parce que les dusses semblent servir 
de couverture ou de peau au tronc. 

Marrit ««eonden, cantibay. 

Levar un eseouden ame le serra, laver 
une poutre. 

ESGOUMGAT, ADA, dg. V. Eseouai 
et Coua, R. 

BSCOODOUllAB, V. a. (escoodoumâ) , 
dl. Ebrancher un arbre. V. Esbranear. 

ESCOUDBE , V. a. (escéudré) , dl. Battre 
le blé. V. Escoussegear. 

Éty. de la basse lat. eseoâare bMum^ for- 
mé du lat. exeutere. V. Cut, R. 

E8COUBFBGBAR, Alt. de E seau far , 
V. c. m. 

E0GOUET, s. m. (escoué). Gourson, 
crosselte, sarment de l'année auquel on laisse 
un oBil ou deux et un peu du liois de l'année 
précédente. 

Éty. de es, de eoua et de et, petite queue. 
V. doua, R. 

ESGOUFA. s. f. (escôufe), dl. Un écrou 
de pressoir. V. Eserou. 

ESGOUFBSTRB, dl. V. Eseaufestre et 
Cal, R. 

E8C0UFFAR , ▼. a. (eseoufa), d. de Car- 
pentras. Eseouffar de noses, etc. , écaler des 
noix, des haricots, des fèves, etc. 

ESCOUmOUN, s. m. dg. Bseoflion, 
sorte de coiffe de femme. V. Couiff, R. 

lou lehéou de moun dU sapioun 
Un ta bêlé riche escouflRoun. 

D'Astros. 

ESGODFIAB, v. a. (escouflà). Terme de 
jeu d'enfant, mettre à sec, gagner à quelqu'un 
tout ce qu'il avait sur lui , Avril ; gagner jus- 
qu'à la coiffe. 

Éty. de es priv. de confia pour couiffa, et 
de ar. V. Couiff, R. 

BSGOUFIAT , (escoufià), et 



ESC 



119 



BMOOFIBB, S. m. (escoufié), dl. Plein 
une assiette de potage. Sauv. V. Sietada, 

ESCOOFIONARr, V. r. dl. Se renco- 
gner, se presser, se réduire en un coin on 
dans un petit espace. 

ESGOUnONAR, v. a. (escouGgnâ), dl. 
Serrer, presser, entasser. V. Escahnar. 

E8GOUFIGNAT, ADA, adj. et p. (es- 
couGgnâ, àde), dl. Acculé, tapi, rencogné. 

ESGOUFIT.adj. et p. (escouti), dl. Dé- 
confit, mis à sec, se dit d'un joueur qui a per- 
du tout son argent. V. Esculhit et Couiff, 
Rad. 

E8COUFREIA, s.f. rescoufrèie). Eco- 
frai ou écofroi, grosse table dont se servent 
plusieurs artisans pour tailler et préparer 
leurs ouvrages, particulièrement les cordon- 
niers pour tailler les empeignes. 

ESGOOGODMAR, dl, m. 6. que Esbran^ 
car, V. c. m. 

E9COUGBIFOU, Garc. V. Escogrifo. 

BSCQinDUBA, s. f. (escouîdûre}. Exco- 
riation, écorchure. Cast. 

BSCOOILHE, dl. V. Eseoulier, 

BSCOUIN , s. m. (escouin). Est dit par 
syncope, dans la Haute-Provence, pour £s~ 
couden, v. c. m. 

BBGQinBAT, a<lj. d. bas Ihn. V. Encoui- 
rai. 

ESGOUIBE, V. n. (escôuîré); 



J^icozer, port. Brouir, 
brûler, en parlant de l'action du soleil sur les 
plantes et sur les fruits après une gelée ou une 
légère pluie. 

Éty. de es augm, et de eouire, cuire. Voy. 
Couire, R. 

B80O01RB, v.n. Bfconn. Causer une dou« 
leur brtUante, V. Couire. Gar. a employé ce 
mot dans le sens actif pour rosser, bétonner. 
V. JSstrUhar et Eossar. 

Éty. de contre, dans le premier sens, et de 
eorium, dans le second. V. Coutre, R. 

ESCOUIRE 8', V. n. et r. S'excorier, s'é- 
corcher, en parlant des personnes trop cras- 
ses, et particulièrement des enfants qui ont 
trop d'embonpoint, et chez qui la peau s'enta- 
me dans les plis des cuisses et des aines. 

Éty. de es et de cortimi, cuir, peau, enle- 
ver la peau. 

ESCOUIRE . dl. Poor battre le blé. V. 

E8COUIS8AR. d. bas lim. V.Esquissar. 

ESCOUISSENDRE, v. a. (escouissein- 
dre), dl. Rompre à force, déchirer du drap. 
V. Fendre et Escarchar. 

E8COUISSENDUT,UDA,adj. et part, 
(escouisseindù, ûde),dl. V. Escarehat. 

E0COUI«ADOUR, s. m. (escouladôu) , 
dl. Un ecotflotr ou envidoir; instrument de 
dévideuse de soie pour envtder sur un rochet 
la soie d'un écheveau; broche de fer avec 
un volant qui tourne horizontalement sur 
deux poupées portées sur un plateau de bois. 
Sauv.V. C6t,R.2. 

E8COULADOUR, S. m. (escooladôo); 
McvDsuBs. Egouttoir, planche sur laquelle 
on fait égoutter la vaisselle, quand elle est 
lavée; saladier d'osier pour taire égoutter la 
salade. 

Éty. de escomlar et de adour, qui écoule. 
V. Col R 2 

'BSCOUiJkDURA» s. f. (escooladûre); 



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no 



ESC 



quetures, effondriUes, égoatlures , restes de 
l'eao dans laquelle oo a fait bouillir des her- 
bes, des légumes, etc, 

Éty. deeseoulada et denra. V. Col, R.S. 

BTCOmLAMENT , s. m. (escoulaméin) ; 
KKovmmnnaiT. ScorrimeniOf ital. Etcofameni, 
cat. Ecoulement, mouvement d'un fluide qui 
passe ou qui s'échappe d'un lieu où il élait 
ramassé. 

Éty. de Eteoula, R. de acoular et de 
«efK. V. Co(,R.2. 

ESCOUI.ANGIIAR, V. EêCfmranehar et 
Col , R. 2. 

E8GOUI«ABrGHOUIRA,s. f. (escoulant- 
chôuîre) , d. de Barcel. Lieu où l'on fait fflis- 
serle bois d'une montagne. Y. Col, R. 2. 

E9GCN7LAR, V, a. (escoulà); kkoobam, 
cftcooaass, bsbuub. EscoaTy port. Ecouler, 
égoutter, vider, mettre à sec; flg. gagner 
tout son argent à quelqu'un, le mettre à sec, 

Ëty. de es pour ex, et du lat. colare, cou- 
ler dehors. V. Col, R. 2. 

ESCOmLAR, V. n. uco^mAm. Seorrere, 
îtal. Eteoar, port. Eicolar^ cat. Ecouler et 
s'écouler, perdre tput son sang ; s'égoutter. 
V. Col, R. 2. 

ESGOULAmiE , V. Eêcolaatrê. 

ESGOULET9,s. m. dl. et bord. Dernière 
gouttes d'une lioiieur qui s'écoule. V. Es- 
€Ourrilka$tiCol, R.2. 

E8GOUI4A, V. EiCOurrOh^s, çt Col, 
Rad. ?. 

ESGOULIAN , V. Euolian. 

E9CQDUER, V. Escolier, 

ESGOUI«OU|RA , s. f . (sf^ulouïre) ; sync. 
de icooLAToiiuiA. On donne ce nom, à Barce- 
lonnelte , à une rigole qui sépare deux pro- 

Priétés dont ell^ trace les Uinites, et qui sert à 
écoulement des eaux. 
Ëty. de etcoular , écouler , et de la term. 
Outra, V. c. m. parce que celte sorte de ri- 
gole fournit un écoulement aux eaux. Voy. 
Col, ¥i.2. 

E8GODLOURIB8', v. r. (s'escoulour^r) ; 
Perdre sa couleur. V. Descoulourqr et Cq* 
lor, R. 

Toula beoutat «'escoulouris. 
Et bon renoumjamai péris. 

Prov. 

E8CO01.OUR|T,IDA, adj. V. Pescou- 
lourat et Color , R. 

E8GOUBIBOUIRADA,s. f. (escoumbouT- 
ràde). Augm. de Eicoumbouire, v. c. m. 
Gare. 

E0GOIJ1IBOUIIIAR, Gare. Y, Eseoum- 
boulhar. 

B8GOUMBOUIIIE, S. m. (escoumbouire); 
Alerte, trouble, chagrin, désagrément. Gare. 

ESGOUMBOmUBAR 8', V. a. ^t r. fes- 
coumt>ouillà) ; sfcooMBomaAii. Troubler, 
effrayer , s'épouvanter ou se troobler , etc. 
Gare. 

ESGOinilBOIlLHlR, ▼. a. et r. (e$coum- 
bouillir). Consumer ou se consumer par Té- 
bullition. Gare. Y. Esboulhir. 

B8GOD1IIBOURIR8' , v. r. (s'escoum- 
bourir). S'effrayer, s'alarmer, prendre de 
répouvante. Gare. 

E8GOUMBRE8,s. m. pi. (escôumbrés) ; 
dl. ScombrOf ital. Décombres. Y. Curun, 



ESC 

BMOlIMBRlAt , Y. JSnewmkriat. 

B8QOUMENGB, s. m. dl. Y. Eicoumu- 
nieation et Mun, R. 2. 

EaGOimCNOEAB, dl. Y, Escoumu- 
niar. 

ESGOUIIEIVOBAT, dl. Y. Eteownu- 
nialeiMun, R.2. 

ESGOUBfBSSA, s. f. (escoumésse) ; «a- 
GvuiA, vABi, riuuAOB. Scommessa , ital. Ga- 
geure, pari , convention sur une chose dou- 
teuse et incertaine, pour raison de laquelle 
chacun dépose, eqtre les n^aios d'un tiers, 
une somme ou des gages convenus. 

Ety. du lat. commUtere ; m eommissa. 
Y. MeUre, K. 

E8GOUl|IÇTTR|?,v. a. etn, (escoumé- 
tré); BtcoviisTTAm. SeommeUerty ital. Etco* 
meUrer, cat. Gager, parier, faire une ga- 
geure, un pari. 

Éty. de l'ital. $eommeUere, fpnné de con, 
avec, et de mellere, mettre, mettre avec 
up autre. Y. Eicoumessa et Mettre, R. 

^oumetU que ma presend 
féi fague perdre countenenei. 
Gros. 

QSGOOMOUIR^ , d. m. Y. Escnmadoui' 
raeiÉieum,K, 

E8GOIIMOU88AR , v. a. dl. (escôumous- 
sa) ; uamjkMBMm» Egrener les gerbes , en faire 
tomber le grain, soit en les t>attant contre 
le tonneau ou la planche , soit en frappant 
dessus avec un fléau qu avec un battoir. Y. 
Eêbarbar, 

Ëty. du lat. eweutere. Y. Cut, R. 

Goaune cette opération n'enlève pas tout 
le grain , on soumet ensuite les gerbes àù 
(Mittage ou au foulage. 

ESGQUIIPETAR , Y. a. (escoumpetà} , 
dg. Tapir. 

ESGOUIIPETAR 8*, v. r. md. Se tapir. 

E8GOIIBIPI88ADOUR, S. m. (escoum- 
pissadôu) ; m. s. que Espouscaire , v. c. m. 
etPû#, R. 

B8GODMPISSAR , V. a. (escoumpissà). 
Salir avec de l'urine , pisser sur qp^lqUe 
chose de propre qu'on saljt. 

Éty. de es, de coum , avec , en, et de 
pissar, en pissant, ou avec le pisser, Y. 
Piss, R. 

E8G0imiPI8SAT, AOA , adj. et p. 
(escoumpissà , àde^. Sali avec de l'urine. 

Rauha escoumptisada, robe salie ou tachée 
du pissat de quelque animal. 

Aquel chinm*a tout eseoumpissat , ce chien 
a pissé partout sur moi. 

ESGODMPTAR, Y. Escomptar. 

ESGOUM|»TAT , Y. Escomptât. 

ESGOUMIINIAR, V. a. (escoumunià) , 
«•coimMaAii y Mco^nicBiiMB , bscoomsusbam , 
BtcummAB, McvMssoAB. Scomunicare , ital. 
Exeomulgar, esp. Excommun gar , port. 
Escomuniear , cat. Excommunier, séparer 
de la communion des fidèles et de la parti- 
cipation des biens spirituels de l'Eglise. 

Éty. du lat exeommunicare , fait de la 
prép. ex, hors, et de eommunicatio , com- 
munication, communion; mettre hors de la 
communion. Y. Mun, R. 2. 

E8GOUBIinaAT , ADA , p. (escoumuniâ, 

âde); stcvaivasAT, MMcnmmm9mAT, EicooMBir* 

«BAT^ BfCVMBBATf «fGVMBMAT, ftC y i W lT , 



ESC 

iv. Bseomuniead , cat. Bseoama- 
iiié , ée , celui , celle contre qui on a lancé 
une censure eedésiastique. 

Éty. du lat. exeommunieaiui. Y. tfiiti, 
Rad. 2. 

Sembiar un escoumuniat, aver la figura 
d^un escoumuniat t avoir un visage d'e^co»- 
munie , être défait , pâle , jaunâtre , parce 
qu'on dit vulgairement, que les excomma^ 
nications font pâlir et maigrir. 

ESfGOUMUNIGATION , S. f. (escOOIBB- 
nicatie-n); Mtwww , fscovMaraa , stco* 
■ncps. ïseoimiiitcacté , cat. Exeommnkmf 
esp. Scomunicagione , ital. Escommtinkào , 
port. Excomniunication , censure ecclésiaa^ 
tique par laquelle on excommunie. 

Éty. du lat. excommunieatio , de excam^ 
munieare et de acito, l'action d*exoomminiier. 
Y. Mun, R. 2. 

L'excommunication majeure , retranche 
de toute communion avec les fidèles, et la 
mtiietcrs , n'interdit que l'usage des sacre- 
ments. 

L'priginede ]'excommunication,dit l'autenr 
4u Dict. des Orig. de 1777, en 6 vol. in-12. 
est de la plus haute antiquité , les prêtres des 
Païens infligeaient cette peine en plusieurs 
circonstances , et c'était ce qu'ils appelaient 
sacris inlerdicere , ex seerUri, Les Grecs 
en trasmirent l'usage aux Romains, et les 
Druides ne faisaient point participer à leurs 
mystères ceux qui n'étaient pas entièrement 
soumis. 

E8GOUIIUROAR, dl. Y. Escoumuniari 

pssGOUaiUROAT , dl. Y. Escoumuniat. 

E8GQUf«GEI., et 

E8GOUNGEOU, d. m. Y. Aresda. 

EI^OUNÇEOn, Y. Eserouneeouei Ares» 
ela. 

ESCOUNDj sous-radical, dérivé du latin 
ahscondere, cacher, couvrir, dérober aux 
yeux, formé deabs, de eum et de do, ne 
pas donner. 

De abscondere, par apoc. abscond, par 
changement de abs en es , et de o en ou , 
e^cound; d'où: Escound-ut, uda, Escoun- 
dud-as , Escound-age , Éseound-alhas , 
Eseound-alha, Escound-edour , Escound- 
idour, Eseound'ilha, Escound-ilhas, Es- 
cound'Ouns,Escound-re, Escound-ut, Es* 
eound'Udas, R-eseound-re , Tra-scoundre, 
R-escound^da, Rescound-ouns, En-gounç- 
ar, En-gounç-at, Escoun-ut, Escond-ig, 
Escond'ir^ Esçond-ire, Escond-it, Escond- 
te, Escounduàa'men,Escond'Ut, Escons, 
R'escondre,Escont'ir, R-escond-ut, Escost, 
Escot, Ra-scundr-e , R-eseo , R-escosta- 
ment , R-escouns-alha , R-escoust-iera , 
Scond-ir. 

ESGOUNDAGE , s. m. (scoundadgé). Y. 
Eseoundalhas, 

Ëty. de escoundre et de âge, Y. Eseound, 
Rad. 

ESGOUNDAGI, BfCOOHDAOB, SfCOimDAQBA. 

m. s. que Eseoundalhas, v. c. m. et Eseound, 
Rad. 

B8GOnNDALHA, s. f. (escoundàille) ; 
Bfcooipmuà , sfcoimDuaA, lOvmKBA, matcomi- 

DAl., BSCOOliOBDOOM, ■SCOOimiBOVIA , BS«C01ITni- 

BA. Nascondiglio, ital. Escondrijo , esp. 
Eseondeduro , port. Cache , lieu retiré et 



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ESC 

com» propre à s'y cacher. V. Bseomd, 



BSGOmWALHAB, 8. f. pi. (scoundàil- 
les) ; ■scommAftB , ««conpdiiui^f , BMoimooBi^, 
■wcoonvBAff rfAOïnrv* c|«q«vt, cosobt. Gli- 

gne-musette ou cacbe-cacbeUe, jea d'enfantt 
oana lequel oo ferme les yeux à celui qui 
fdt , pendaut que lea auUres se cachent. Il 
faut eRsutte qu'il en prenne un aTant qu'il 
ail touché au but pour être relevé, celui qui 
s'est laissé prendre» prend la place de celui 
qui l'a pris, ainsi de suite, 

Éty. de escoundrt et de alha , jeu où tout 
Je monde se cache. V. Eicound, R. 

Qu elucha , qu s'escounde ou qu pluga? 
à qui est-ce à faire? 

Dans le Bas- Limousin , pendant que les 
enfants se cachent, la personne qui bande les 
yeux à celui qui fait, répète les Biots suivants, 
moitié latins» moitié gaulois ; 

Vn ftmltÊr énm UUat la himm , nu/f campot qid 3t al 
qui <U lo. T" -nr- -i 

BSGOUNDBDOUR , V. Eicoundidour, 

ESCOUNDE-iroilCHOIR , S. m. (es^ 
côundé-moutcbôir) ; cAcaB-TAMvoii , cac»- 
MRoouis. Sorte de jeu d'enfant. Avril. 

ESCOUNDIOOUR , m* S. que JSseaun- 
dalha., V. c. m. et Eseound, R. 

ESGOUNDIBRA, Aub. Y. Etcoundatha. 

ESGOUNDILHA. \. Eêdoundalha. 

ESGOUNDILHAB , V. Escowdalhas et 
Eseound, R. 

E0COUNDOUN8 D' , adv. (d'escoun- 
déuns) ; db mMacommomn, n^tcommomi, »m 
cACBA-cAc«MB|i. En cachettc, sans être aper- 

ri : Anar d*e$couniauns, aller secrètement, 
la dérobée. 

Êty. de eiCowÊdre, cacher; ou du lat. 
abseondUè, abseondUus. V. Eseoundf R. 
E8GOUNDIUB, ▼. a. (escéundre); m- 

■OIUUWB, CACHAS, ClULAB, SfCOPimB, IMfCOlWU, 

uMovpm, AMAAAB. Àscondere, ital. Eêcon- 
der, esp.port. Eseandir, c^i. Cacher, mettre 
dans un lieu où il soit diflScile de trouver; 
nier : Abtiii podespas v'eseoundre, dl. tu ne 
saurais le nier. 

Êty. du lat.a6«eondere,m. s. V. E$cound, 
Rad. 

Tira la peira e$eoHnde lou hras ; Tira la 
pitdra y eseonde la mano, esp. il tire la 
pierre et cache la main. 

B8GOUNDRE 8', v. r. (s'escôundi-é) ; 
Eêconder-ie, port. Se cacher, se mettre dans 
un lieu où l'on ne puisse pas être découvert, 
se blottir, se tapir. 

BSOOUNDUDAS, s. f. pi. (scoundùdes). 
Cligne-musette, V. Eicoundalhai; dans le 
Bas-Limousin, on donne aussi le nom de es- 
coundudas, aux entrevues secrètes de deux 
amoureux. V. Eêcound, R. 

Que H metio dins leis eoumudoi 
Quand jugavias Ht escoundudos. 
Gros. 

ESCOUNDUT, UDA, adj. et p. (escoon- 
dù, Ùde); ucomnrr, mBaooiiDirr, cachât, ata* 

FA», ACATAT. Bscondido, port. Caché, ée. V. 
EiCùund, R. 

BSGOUNILHAR 8>, v. r. Se blottir dans 
un recoin pour s'y tenir caché. Gare. 

Éty. de e$ , de counilh et de ar , faire 
comme nnlapin. 

TOM. II. 



ESC 

BSCOmvJtnuMBNT, GarcV. 5#eoim- 
juraiian. 

ESGOUNJmiAR, V. a. (esconndjurâ); 
AiMOBAB. Scongiurare, ital. dmjurar^ esp. 
Esconjurar, port. Conjurer, chasser, détour- 
ner des calamités, des maux, par des prières, 
des paroles sacrées, ou par quelques prati- 
ques superstitieuses; exorciser les démons. 

Éty. de es, et du lat. conjurare, m. s. V, 
Jur, R, 

Eseonjurer et etcon/urottoni ne sont pas 
français. 

E9GODNJnRAT|QN, s. f. (escoundju- 
ralie-n) ; ADjimAnsp, Etcoiiiijinii4v|ip, mcoup- 
«miAiniiT. Conclura, ital. CmjuracUmf 
esp, Conjuraçâo^ port. Conjuration, paroles 
et cérémonies par lesquelles on invoque ou 
l'on chasse les esprits malins, on détourne 
les tempêtes, les maladies , et par lesquelles 
aussi, on exorcise les démons. 

Ety, du lat. emjuratianiê^ gén. de conju- 
ratio et de eiaugm. V. Jur,R. 

E8GOUN8EOU, Gar. V. Aretela. 

E8CODNTRAR, Gare. V. Retcountrar, 

E8ÇODNUT, UDA, adj. et p. (escounù, 
ûde), dg. et bordel. Caché. V. escoundut et 
Eteaund, R. 

ESCOUPETA* s. f. (escoupéte); Schiop- 
po, ital. Eteopeta^ esp. port cat. Escopette, 
espèce de carabine que l'on portait ordinai- 
rement en bandoulière. 

Éty. del'ital. tehioppeUo, petit fusil. 

E8GOIJPETAII, d. bas lim. m. s. que 
Deseoupetar^ v. c. m. trancher la tête, 

E8G0UPETA8 , S. f. pi. (escoupétes), d. 
bas lim. Ricochets, bonds que fait une pierre 
plate que l'on lance obliquement sur l'eau. 

ESGOUPICa, s. m. dg. Crachat, v. c. 
m. Eicu piegng et ^«ctip, R. 

E8COUPIDOIIR, Voy. Eêcupidaur et 
Eseup, R. 

E8C0UPILINA, 41t. lang. de Bsçupie- 
gna, v. c. m. eiEieup, R. 

E8GOUPIR, V. Eteupir. 

ESGOUPIT, s. m. (escoupi), dg. Crachat. 
y. Eteupiegna, Crachat eiBseup, R. 

E8GOUR, Cast. V. Bassa-cour, 

B8G0€IIADIi, Avrq. V. Eecourrilhas 
et(7o^R. 2. 

ESCOURANGHAII, ▼. n. (escourant- 
chà), d. m. Glisser sur la glace ou sur la nei- 
ge. Y. ^(,R.i. 

ESCOURAR, V. Eecoular et Col,R. 2. 

ESCOURBirr, s. m. (sconrbû). Scorbut, 
maladie caractérisée par la mollesse, la tumé- 
faction et le saignement des gencives; par la 
fétidité de l'haleine, les lassitudes spontanées, 
les taches livides de la peau et les dispositions 
aux hémorragies. 

Ëty. du lat. #cor5tttu«, de l'esclavon teorh, 
maladie, ou du danois schorbect, déchire- 
ment ou ulcère de la bouche. 

E8COURBUT1QUE, adj. (scourbotitiué). 
Scorbutique, comme subst. ce mot désigne 
ceux qui sont atteints du scorbut, et comme 
adj. ce qui est relatif ^ cette maladie* 

Éty. du lat. scorbuticus. 

ESCODRBimQUE , ICA , adj. et s. (es^ 
courbutiqué, ique) ; Seorbutieo , ital. Eseor- 
butico, esp. port. EicorhutiCf cat. Scorbuti- 
que, qui tient de la nature du scorbut, qui 
est atteint du scorbut. 



ESC 121 

Éty. dtt lat, êcorbutieus, 

ESGOURGHA, s. f. (escôurtche) ; accovh- 

^JA, ACCOVBCIMAIISBT, DBMfUBA, BUOnnA. 

Escorço, port. Accourcissement, chemin plus 
court. ■ 

Ély.V.C5[mrl,R. 

ESCOURCHADimA, 8. f. (escourtcha- 
dùre). Ecorchure. 

ESCOURGHAIRE.et 

E8COURGHAB, pr. mod. V. £n>eUbaî- 
reeiEspelhar. 

ESGOUaCHAR, v. a. (escourtchâ) ; i 



Accorciare, ital. Acoriar, 
esp. Eneurtar, port. Aceunar, cat Accour- 
cir, rendre plus court, diminuer la lonffueur : 
Escourehar lou eamtn, accourcir le chemin, 
prendre un chemin plus court. 

Ety. de es pour ex, par, de coureh pour 
court, et de l'act. ar, litt. prendre le plus 
court. V, Court, R. 

Escourehar la vida, Tr. abréger la vie. 

Escourehar una rauha, rapetisser une 
robe. 

ESGOiniCQAR, Gar. Pour écorcher. V. 
Espelhar. 

ESGOOUGHAR 9', v. r. t'AccoimaiA». 
S'accourcir, devenir plus court : L'on ac* 
courchaper aquit, on accourcît parti. V. 
Court, R. 

E8GOURCHAT, ADA, adj. et p. (es- 
courtchâ, àde) ; accoubchat, accoobchit, Bt* 
cpuBCHiT. Aeortado, esp. Accoure!, ie; deve- 
nu plus court. V. Court, R. 
• E9GOURGHIR, V. Escourehar. 

ESCOUHGHIT, V. Escourchatei Court, 
Rad. 

EBCOJmc^OhA, Voy. Acourchola et 
Court, R. 

E8CODRCQOIIA, S. f. (scourtehùre) ; 

BABHAOA», BAMmOAS-mpOTAIr-ncpOir, BAmTOII, 

TABpAOAs TnvHf. Nom quo porte, dans le 
département des B.-du-Rh. l'écorcheur ou 
pie-grièche-écorcbeur, lanius eoUurio, Lin. 
oiseau de l'ordre des Passereaux et de la fam. 
des Crénirostres ou Glyphoramphes (à bec 
dentelé), qu'on nomme Uapinur, dans le 
département du Qard. 

Cet oiseau fait son nid dans les buissons, 
où il pond cinq ou six œuGs obtus, roses, ta- 
chetés de rougeâtre. 

ESGOURDAR , Oublier. V. Oublidar. 

Ëty. de l'ital. scordare. 

BSCOUREGUT, V. Eseourregut. 

B8COURER, V. Escourrer. 

ESGOURGEADOUR, dl. (escourdjadéu), 
S, m. Voirie. V. Prad-6a(a(Mer et Cor, R. 2. 

E8COUROEADURA, dl. V. Escourte- 
gadura, 

Éty. Alt. de escourehar. V. Cor , R. 2. 

E8GOUROEAII , dl. V, Espelhar et Cor, 
Rad. 2. 

ESCOORGBAB, v. a. (escourdzà), d. bas 
lim. Ecorcher, V. Espelhar, fig. déchirer 
quelqu'un par des médisances ou par des 
calomnies. V. Cor, R. 2. 

ESCOUROOKi, s. m. dl, V. Escargot. 

E8COURIAN , s. m. (esoourian) ; mcov- 
UAM , et mieux bkouan. Ecolier, maître d'é- 
cole, dans quelques pays. V. Escol. R. 

ESGOIIRIAT , adj. et p. (escouriâ), dl. et 



16 

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ogle 



122 ESC 

béarn. sscoormAT. Poarécorché.y. Espélhat 
et Cor, R. 2. 

Escouriat tant d^anUUpar éstre ben vengut 
Que U iol reialio del sang qu'avio begtU. 
fiergoiog. 

Ëly. du lat. excoriare , écorcber. 

BSGOURIOA, AU. de eseourrida. Cour- 
se. V. Courr, R. 

BSGOURIER, V. Eseaulier. 

ESCOURNAR, V. Escornar et Com,R. 

ESGOORNIFLAIIIE , V. Escornxflaire, 

ESGOURNIFIiAR, V. Eicorniflar et 
Corn , R. 

ESCOURNIOULAT , AOA, S. et adj. 
(eacouruioulà , àde) , d. bas lim. Personne 
qui a un cou long et décharné ; on le dit 
aussi de ceux qui ne portent point de cra- 
vate. 

Ëty. de es augm. de eourniola, œsophage, 
et de ar. 

ESCQURPENAy 8. f.cicovmri, kascasia- 
■ooGSA» cAPovn, à Nice. Scorpend, port. 
La truie ou scorpène truie : Scorpœna scrofa^ 
Lin. poisson de l'ordre des Uolobrancbes 
et de la famille des Géphalotes ( à grosse 
tète), il est de couleur rouge et n'a que deux 
baroillons à la lèvre inférieure. 

E0COURPENA , On donne encore ce 
nom, à Marseille, selon M. Roux, à la 
Scorpœna massiliensis , Lacép. du même 
genre que le précédent. V. Lemia, 

E8COURPENA , s. f. (scourpéne). Cra- 
paud de mer. V. Rascassa. 

E8GOURPENA , 8. f. (escourpéne). Y. 
Capoun. 
ESCOURPIOUN , V. Escorpion. 
ESCOURRAR, V. a. (escourrà), dg. 
Ëtayer , appuyer. 

Ëty. Il est difficile , a?ec l'orthographe 
donnée à ce mot par Jasmin , d'en découvrir 
une étymologie satisfaisante, tandis qu'on 
en donnerait une plosible en l'écrivant par 
un seul r; escourar , de es augm. de cour, 
et de ar , donner plus de cœur, et fig. plus 
de force. 

ESGOURRAU, s. m. (escourràou^ d. m. 
TUBBBiiTilui. Nom qu'on donne, dans la Haute- 
Provence , h la térébenthine du mélèse. 

Ëty. du grec U (ex) , hors , et de ^ita 
(rhéô) , couler, ou du lat. ex, hors, et de 
cwrrere^ courir, V. Courr, R. d'où le verbe 
excurrere, m. 8. 

ESGOURREOEADA , 8. f. (escourredjà- 
de). Ecorchure. Avril. V. Escourtegadura 
et Cor, R. 2. EslaGlade. Cast. 

E8GOURREGEAR , v. a. (escouredzà) , 
d. bas lim. Oter les 61s des pois goulus , des 
haricots verts; écorcber, déchirer. Avril. 

Éty. de es prîv. de eorregea, courroie, fil, 
et de ar , ôter les fils. Y. Cor,R. 2. 

E8CQURREGUDA,s. f. (escourregùde). 
Échappée , Y. Eseapada , traite de chemin. 
Y. Èstiraei Courr, R. 

ESCOURREGUT , UDA , adj. et p. (es- 
COUrregÙ, Ûde); McomisciiT, Mcoimmrr. ES" 

corregut, cat. Eseorrido, esp. Ecoulé, ée , 
qui a lâdié, qui est devenu rare, échappé, 
ee , tombé, en parlant d'une maille. Y. Cor, 
Rad. 2. 
E8G0URRENÇA, S. f. (escourréioce) ; 



ESC 

micovBmnçA, wcoumiçA. Yideboorse, écou- 
lement. 

Ëty. de Escowrrer, v. c. m. et Col, R. 2. 

Bêla houstessa, eseourrença de boursa. 

Prov. 

ESCOURREN8A, 8. f. (escourrèince) ; 
ucoi»m{A. Course ; cours de ventre , diar- 
rhée. Y. Courrenta , Diarrhea , Courr et 
Cot,R.2. 

Ëty. de e«, de courrer et de ensa, dont 
l'essence est de courir ou de fanre courir. 

Et Vautre dis, mal escourenço 

Prenguo counsuls et eounseliex, 

Michel. 

E8COURREN8AR 8^ , v. r. (escourrein- 

sà s'), dl. Aller du ventre, avoir la diarrhée. 

Ëty. deeseourrensa et de ar. Y. Col, R. 2. 

Tant sur aquel que l'escourrenea, 
Coumo sur un qu*es eoustubeU, 
Michel. 



E8COURRER , v. n. (escôurré) ; 

■n. Escorrer, port. cat. Ecouler, égoutter; 
échapper, tomber, en parlant des mailles 

Îui tombent et qui s'échappent d'un tricot : 
ïna malha eseourruda, une maille échappée 
ou tombée ; on le dit aussi des étoffes qui se 
décousent, parce qu'on n'avait pas fiché Tai- 
guille assez avant pour les retenir, d'une 
corde qui lâche parce qu'elle était mal fixée. 
Y. Escoular et Col, R. 2. 

Éty. de es ei de courrer, pour courir, 
couler. Y. CoI,R.2. 

E8COURRIDA , s. f. (escourride) ; ■■coonr 
DA. dl. Traite de chemin. Y. Estira, 

Éty. de es, de courre et deida, qu'on fait 
en courant. Y. Courr, R. 

El s*agandis <funa escourida, 
Aou huissou que la rescoundie, 
Couma espingeava s*el veniè. 
Rigaud. 

E8G0URRIDURA8 , Y. Escùurrilhas. 
E8COURRIGUDA , 8. f. (escoorngùde). 
Course, échappée. Cast. 
E8COURRILHA8 , S. f. pi. (escourrilles) ; 

SOULACB , BSCOOBADIIVAfl , rOIWXIUWl, rOO»««- 
■ALHAS , BfCOVBADIt , BtCOOTIA , rOimOBAUMf, 
ClOA, KSCOOIXTt , «OUBAOI, COOV , rOOOlOl. Es^ 

corralhas, port. Escorriallas, cat. Eseurrif 
duras, esp. Sédiment d'une liqueur quelcon- 
que; baquetures, vin qui tombe dans le ba- 
quet , sous le tonneau , lorsqu'on remplit 
des bouteilles; effondrilles, dépôt qui reste 
au fond d'un vase, où l'on a fait cuire ou 
infuser quelque chose. 

Ëly. de escourrer, écouler, et de ilhas, 
tout, toutes choses écoulées, ou du grec 
9xu)pia (skôria) , ordure , scorie. Y, Coi, 
Rad. 2. 

ESCOORRIMENT , Gare. Y. Eseou- 
lameni. 

E8GailRSIERA8 , 8. f . pi. (escoursiéres) ; 
BtcooMiuuu. dl. Remparts d'une ville sur les- 
quels on peut se promener , rues qui Ion • 
gent les remparts. 

Éty. de es, de coiir#a et de iera, où Ton 
peut courir ; qui est destiné a ou pour y courir, 
marcher, ou du grec Ir^aviç (eschotos), le 
dernier. V. Cour, R. 



ESC 

E8G0I1R80IINEI.A , S. f. (esoDursott-» 
nèle) ; ■•coobsoiik&a. Nom toulousain de la 
scoraonère lacinée : ScorMornera laeiniata. 
Y. GaUineta. 

E8G0UR80UNERA , 8. f. (escoursou- 
nère); aMA»fovina*. Seononire. Y. Escor^ 
sonera. 

E8COIIRTEGADOUR, S. m. (escourte- 
gadou) ; Escorxodor, cat. Scoriieatore, itaTv 
Yoirie , tuerie y écorcherle ; hôtellerie , odi 
l'on fait surpayer. Y. Prad-Batalhier, Dou^ 
badour et Cor, R. 2. 

E8COURTEGADURA , 8. f. (escourte- 
gadure) ; mMcuvvuMAnvwuk, — cow— lafiii, ■r-' 

coonnsBAPA. Escorxadura, cat. Seortica- 
tura, ital. Ecorchure, enlèvement superficiel 
de la peau en quelque partie du corps d'un 
animal ou de l'homme. 

Éty. de escourtegaâa et de lira , partie 
écorchée. Y. Cor, R. 2. 

E8COURTEGAIRE, Y. Esvelhaire. 

E8C0URTEGAR , V. a. (escourtegà); 
Eseorxar, cal. Escorehar, esp. Seortiearef 
iUl. Ecorcber. Y. Espelhar et Cor, R. 2. 

E8COURTEGAT ^ Y. Espelhai et Cor g 
Rad. 2. 

E8GOIIRTIAR, d. Xù. Ponr éconrter, 
Y. Eseourckar; pour éeorchef. Y. Esf 
pelKar et Cor , R . 2. 

ESCOURTlIf , s. nr. (escoarOo) ; ■tronh' 
TV, mcovwrm, tcoorun. GBkbas de sparte dans 
lequel on pressure la pâte des olives ; ««eor- 
tin et escouffhi, ne sont pas français. 

E8GOURTINAR,v.a.(e9Courtinà). Rem- 
plir les cabas (eseourtins), y mettre la pite 
des olives pour la pressurer. 

Éty. de escowrtin el de ar^ 

E8G0U8EN8A , (escoQseince} eC 

E8G01I8ENT0UR, dl. Y. EseoUÊùur tï 
Couire , Rv 

E8GOUSINAR, v. n. (escoiisinà). d. bas 
lim. Dim. de eseouire et de eseoser. Y. BrU" 
$ar, Bousinar et Couire , R. 

E8C0U80nR,8. f. (escouséu) ,dl. sicov- 
•sin««ni. Cuisson, sentiment de chaleur in- 
commode et douloureuse qu'on ressent dans 
Îuelque partie da corps; brusour. Yoy. 
'ouiff , R. 

E8G0088A, S. f. (escôusse); vas, asw- 

VADA, COUMA, VAMADA , mmWMM. ESCOUSSC « 

mouvement ou course qu'on fait pour mieux 
sauter ou pour s'élancer avec plus de force. 
Pour traite, Y. -Eiftra. 

Prendre escoussa , prendre son élan , 
prendre son escôusse. 

Éty« de exeussa , fait de exeuHo. Yoy. 
Cut,R. 

ESGOUSKOEAIRE , S. m. (escoussed- 
jâYré ); strooMAmB , njuRAm. Batteor en 
grange ; celui qui bat le blé« 

Éty. deenoussegear et de aire, ce qui 
escôusse gea , qui bat. Y. Cut , R. 

E8COI»8EGBAR,T. a. (escoossedjà) ; 



Battre le blé avec on fléau, 
et non dépiquer. 

Ëty. de Escoussoun, ▼. c. m. et de la term. 
egear , agir , battre avec Yescoussoun , ou do 
lat. excutere, secooer , battre. Y. Cut, R. 

E8GOU88ET,s. m. (escoussé). Corset. 
Cast. Y. Corsiihoun. 

E8G0U88IERA8, s.f. pi. (escoossiéres)» 



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ESC 

dl« m- s* qpitEie<mriiera»,v. c, m. et Cbtirr, 
Bad. 

B8C0U880I1N, S. m. (escoosséun) ; m- 
cooMoni» naoo, rLAssi.. Fléau dont OD se 
•ert pour battre le blé. 

Ety. de excutere, quanum, battre. Yoy. 

Daiu un fléau on nomme : 

PtJCUE , l« pMtle qn* le Uttear tient dans la nwlo. 

f OUET , edl^ qui frappe ew le» gerbe» pour ëgrcncr le 

nOBUD , l'atiacbe qol lie cee imn partice. 

E8C0II880IIA, a. f. (escoussùre), 

Lapiou nous eoui de Tescoussuro. 
Epitro à M. Gbansau. 

BSCOTOTARRâB, v. a. (escoustarra), dl. 
VBtcowTiuimA. Ereinter, en parlant d'un cbe«- 
vat V. Derr^nar et Cost^ R. 

B8G0U8TARIIAT, ADA , adj. et part, 
(escoustarra , àde ). Ereinté , ée. V . Derrenat 
et Coity R. 

ESCODT^ mâcor y macoLT, radical pris du 
latin auêcultare , écouter , entendre : dérivé 
du grecoDcoucD (akou6) , m. s. On disait acou- 
Ur f anciennement. 

De auicuUare, par apoc. aueeull, par le 
changement de aus en es, eseuU, par sync. 
de l, eseut et escout, par le changement de 
« en on, d'où : Eseout-ar, Eseout , Eseout- 
a , Escoui-ea , E scout' oun , EscoU-ar , Es^ 
eoi^aVy Escot-aL 

EaCOVT, s. m. EscoUar,cai. Eseucha , 
esp. Eseuta » port. AscoUa , ital. Guet, ac- 
tion d'écouler, 

Pâtre Veseout, Gare, faire la sourde 
oreille. 

ESCQOTA , s. f . (escôute) ; bkoot, Btcoo. 
Écoute , lieu où l'on peut écouler sans être 
vu : Faire Vescoula » Tr. (aire la sourde 
oreille. 

Élj.ôeEseoutar^v, c. m. et Escaut fV^. 
Escouta^ pourécroudepressoir, V. Escrou, 

ESCOUTADA8, s. f. pi. ( escoutàdes ) » 
dl. Reprises, boutades. Intervalles. Ploou 
per escoutadas , il pleut par ondées ou par 
reprises. 

ly escoutadas, des ondées de pluie. Voy. 
Mamadas, 

Sourtiremà la première escoutada^ nous 
sortirons au premier intervalle. 

Dourmir per escoutadas, dormir à bâton 
rompu. Sauv. 

Éty. Escoutadas est dit pour esgoutadas, 
de es priv. de goûta, goutte, et de ada, 
cessation de pluie. 

ESCOUTADOR , S. m. vl. Escuchador , 
esp. Eseutador , port. AscoUatore , ital. 
Ecouteur, espion. 

Éty. du lat. auscultator, m. s. 

B8C0UTAIRB , USA, s. m. et f. (escou- 
taîre,ûse). Celui, celle qui a l'habitude d'é- 
couter, d'espionner. 

ESGOUTAII , v. a. (escéutâ) ; Ascoltare , 
ital. i^#cuc^r, esp. J7#cti(ar,port. EscoUar, 
cat. Écouter, pr^er l'oreille pour ouïr ; suivre 
les conseils qu'on vous donne. 

Èty. de auscuUare, m. s. V. Eseout, R. 

Quparla semena, qu escouta recueilhe, Pr. 

E8G0UTAR 8' , ▼. r. Escutar se , port. 
S'écouter , donner une attention minutieuse 



ESC 

à la conserfation de sa santé; parler avec 
afiectation et lentement. 

ESGOUTARAT, dl. Voy. EseouUlatei 
Coutel, R. 

E8GOUTEA, Tl.Pourj^«coulada,v. cm. 
ei E scout, ii. 

ESCOUTELAR , v. a. (escoutelà). Egor- 
ger à coups de couteau ; massacrer avec un 
ms)ruipent tranchant ou pointu. 

Éty. de e«, avec, de coutel, couteau, et 
de l'act. ar, agir, frapper avec le couteau. 
y.CouUl,R. 

E8G0irrEI«AR 8*, V. r. S'égorger, se 
poignarder, se massacrer à coups de couteau. 
E8G0UTELAT,ADA, adj. et p. ( es- 
coutelà , àde) , dl. BscooTAïuiT. Ereinte, à qui 
on a cassé les reins ou les côtes, V. DerrenaL 
Ëty. de es priv. de coutel , pour coustela , 
côte, et de at. C'est une ait. de escoustelat. 
V. Cost.ïL. 

E8GOUTELLAT , adj. et part. vl. mcoo- 
TBixATx. Coupé , châtré. 

Éty. de es , de coutel et de at , privé avec 
le couteau. V. Coutel, R. 

ESCOinriFLAR , V. a. (escoutifla) , dl. 
Payer, compter de l'argent ; donner des 
coups. Sauv. 

E8GOUTILHA , s. f. (scoutille) ; coonuiA , 
QOAmnxa. Escotilha , port. Ecoutille , ouver- 
ture carrée, faite en forme de trapue, au pont 
d'un vaissau , pour descendre au fond. 

Éty. du lat. scutella, dim. de«cu(um, tar- 
ge, bouclier, à cause de la ressemblance qu'on 
a cru trouver entre cette arme défensive et le 
couvercle de l'écoutille. V. Escut,R. 

Ecoutillon, petite écoutille, pratiquée seu- 
lement pour le passage des hommes. 

ESCOUTILHAIRE, AIRA, s. (escou- 
tillàïré , àire) , d. bas lim. Ecosseur, euse. 

ESGOmnuaAR, V. a. ( escoutillà ) , d. 
bas lim. Ecosser des pois , des fèves , etc. 
V. Esgouvar, faire disparaître des choses , 
l'une après l'autre. 
E8C0UTIR , dl. m. s. que escoussegear. 
E8C0IITIR, V. a. (escoutir) , dl. Amener 
à bien. V. Abarir, 

E8ÇOUTIT, IDA, adj. et part, (escouti, 
ide) , dl. Remis, rétabli. V. Remes. 

E8G0UTIT,IDA, V. AharU, dans le 
sens d'élevé. 

E8GOUTOUN,s. m. (escoutôun). La sœur 
écoute, celle (jui, dans les couvents, assiste 
aux conversations que les pensionnaires font 
au parloir. 

Anar d* escoutôun, être aux écoutes, écou- 
ter aux portes. 

Qu vai d* escoutôun ause seis doulours. Pr. 
on est puni de sa curiosité. 

Éty. Dim. de ^scouta , v. c. m. et Escoui, 
Rad. 

E8C0VIDURA, s. f. (escovidâre). Suppl. 
àPellas. V. Grapier. 

E8COTAR, V. a. vl. Écorcber, ôter la 
peau. V. Cor,R.2. 
ESCOTCENDRE, vl.V. Escoyssendre. 
E8GOT88ENDRE, ▼. a. vl. Arracher. 
V. Escoissendre. 

E8COZ , adj. et part. vl. Bason , ntcoot . 
Délivré sauvé 

E8GOZER/d. bas lim. V. Escouire et 
Couire, R. 
E8COZE8 , adj. pi. de escot, vl. Sauvés. 



ESC 



123 



ESCRAC, BfcmACH, c«ACH, radlcdl pris 
du lat. screare, screo, cracher, mot formé 
par onomatopée. 

De screare , par apoc. iiicomp. on fait 
sereae, et paradd. de e et sync. de la même 
lettre au milieu scrac; d'où : Escrac-ar , 
Escrac-at, Ecrach , Escrach-ar , Escra^ 
ehad'issa , Escras , Escrat , Eserac-ar , 
Escrac-at, 

De escrac, par métath. de a, esearc; d'où : 
Escarc-agn-as , Escarc-alas , Esearc^as , 
Escare-avai , Escarc-ai. 

E8CRAGAR, v. a. vl. Escarrar, port. 
Cracher , couvrir de crachats. V. Escupir 
et Crachar. 

Éty. de escrac et de ar , pousser hors 
les crachats. V. Escrac, R. 

E8GRACAT, adj. et p. vl. Couvert de 
crachats. 

Ély. de escrac et de at. V. Escrac, R. 

ESCRAGH, s. m.(escratch), dl. V. Cra- 
chat et Escrac, R. 

E8CRACIIADIS8A, s. f. (escratcbadisse), 
dl. Crachement fréquent. V. Escuparia. 

Éty. de escrachad et de issa. V. Escrac, 
Rad. 

E8CRAGHAR, ▼. a. et r. (escratchà), 
dl. Ecacher. V. Escramachar , Espoutir et 
Crachar. 

Un*autro l'escracho lou det. 
En voulen tira la pastiero, 
Michel. 

E8CRAGHAR, v. a. (escratchà), d. bas 
lim. Cracher. V. Escupir et Crachar. 

Éty. du lat. escreare, ou de escrach et de 
ar. V. Escrac, R. 

E8CRAFFADURA , s. f. (escraflndûre); 
BscATTAimA , BtcArrAovKA. EfiTaçurc , raturc. 

Ély. de escraffar et de ura, ce qui est 
effacé. V. Graf, R. 

E8CRAFFAR, v. a. (escraffa) ; sscaftak, 
urAçAm. Effacer , ôter les marques de ce qui 
était écrit, gravé ou rayé. 

Èty. de es priv. de craff , pour graff, 
du grec fpi<pu) (graphô), écrire, et de Tact. 
ar , lilt. ôter , enlever ce qui est écrit ou 
gravé. V. Graf, R. 

On raye un compte dans le livre d'un 
marchand; on barre dans un acte judiciaire 
les mots ou les lignes qui y sont de trop^ et 
les juges condamnent une écriture à être 
biffée. 

E8GRABIAR, y. a. (escramà); «tcmsMAm. 
Écrémer, enlever la crème de dessus le 
lait. 

Éty. de es priv. de crama et de Tact, ar, 
ôter la crème. V. Crem, R, 

E8CRAMAT, ADA, adj. et p. (escramà; 
àde). Ecrémé, ée, à qui fona ôté la crème. 
V. Crem, R. 

B8CRANGADURA, s. f. (escrancadûre) . 
d. mars. Ecarquillemênt. 

E8CRANCAR, v. a. (escrancà). Écar- 
quiller, écarter, ouvrir; on le dit plus par- 
ticulièrement en parlant des jambes. V. Es^ 
camharlar. 

E8CRANCAR 8' , ▼. r. Écarquiller ses 
jambes, les étendre en les éloignant; se 
rendre, s'élargir, succomber sous le poids, 
affaisser. 



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124 



ESC 



Un «M viel mlMt* Cl «U pto— paan iqlM 
Qm teserêitqamm , choot loa pas , 
Gwntavm pM d'— p p iH ««m muàtU, 

A. TandMÏ 

BMRAFIGAT, ADA , a4j. et p. (escraocâ, 
àde). EcarquiUé, ée: Caminar ueraneat, 
marcher avec les jambes écarquillées; trop 
ouvert; trop fendu, en parlant d'une plume 
à écrire; impotent, écloppé. 

B8GRANCHAR0', Gare. V. Etfiagoi- 
tar f*. 

B8CRAPOUGHINAR , ▼. a. (escrapout- 
china) , dl. C'est une espèce de superlatif 
de Eêcafagnar^ ▼. c. m. 

B8CRA8 , s. m. (escràs). Gros crachat. 
V. Crachai et Eicrae, R. 

BSGRASAR , ▼. a. (escrasà) ; nrooons. 



Sehiaeeiarê , ital. Ecraser , briser et apla- 
tir au moyen d'un poids , d'un effort ; 
harasser de fatigue ; rumer par des impôts , 
ou autrement; éclipser , confondre. V. Es- 
poulir. 

Êty. du grec xpa^o) (kraiô), faire du brait, 
crier ; Jault. dans Ménage, pense que le mot 
écraser vient des langues du Nord, krolan, 
engothi({ue; krossas, en suédois; focmaft, 
en anglais; gruiien, en ail. 

BSGRASAR 8>, v. r. Se ruiner; s'abjmer ; 
se fatiguer excessivement. 

E8CBA8AT, ADA, adj. et p. (escrasà, 
àde). Ecrasé, ée, ruiné, etc. selon le verbe. 

E8GRA89A, S. f. (escràsse), dl. Papier 
brouillard. V. Ùrass, R. 

E8CIIA8SADOUIBA , et. 

BSGRA88ADURA, s. f. (escrassadùre), 
dl. m. s. que Giradouira , y. c. m. Es- 
cumouira et Crass, R. 

BSC R ASSA B 0', V. r. (s'escrassà). S'ef- 
facer, tenir le corps dans la position qui 
donne le plus de grâce. Gare. 

B8GRAT , d. bas Um. V. CradM et 
Eserae^ R. 

B8GIIAIIBIAR, V. a. (escraoumà), dl. m. 
s. que EsboulhetUar^ v. c. m. 

Un eausignéqu*un kart escraumo. 
En iravaiUan sans y pensa. 
Michel. 

E8CIIAUNAR 8', d. bas lim. V. Esgou- 
silhar si'. 

B8GIIAIIRA8 , V. Escrolas. 

B0CRATI88A, S. f. dg. (escrabisse). 
V. Eseretnssi. 

B8CRBBANTAR, V. a. vl. mêemmwMnMM, 
Renverser, atmttre. 

Étj. de ss et de erebantar , aogm. de 
crebar , crever , percer. V. 0«6, R. 

BSGRBBAMAR 8', V. r. (s'escrebassà) ; 

BBISAB • , CSBBAStAB fB , rwmUiâB fB. SC OTe* 

vasser, se fendre par la dessiccation ou par 
l'excès de maturité. 

Éty. de is pour eœ, de erebassa et de ar^ 
se fendre en dehors. V. Creb^ R. 

B8CRBBA88AT, ADA, adj. et p. (es- 
crebassà , àde) ; bbibav , cbbbai0at , nuiiT , 

BIftALAT, rSBBBUUiT, BtCABABAftAT. CteVaSSé, 

ée, fendiUé. V. Cre»,R. 

BSCREBOUUT, Aub. Chétif, rabougri. 
V. AersbtmrU. 

B8CRBOUDA, S. f. vl. Crue. Y. Creiss, 
Rad. 



ESC 

B8GRB1IIAR r,T. r. (s'escreidà). S'é- 
crier. Gare V. Eseridar r. 

B8CRBI88ENGA, 8. f. (escreissèince) ; 
BKBBuiBBÇA , BtcBucoptA. Esersscenta, itaK 
esp. Escreseisncia, port. Excroissance, tu- 
meur charnue ou graisseuse qui se manifeste 
sur les animaux, espèce de loupe qui croit 
sur les arbres. 

Éty. du lat. esereseenlia, formé de exeres- 
eere, composé de ew, et ne cretcere, croître 
en dehors. Y. Creiss, R. 

B8GREIIAR, Cast. Y. Escramaf. 

B8GIIBMENT8 , s. m. pi. (screméins); 
Escrements, eat. Excréments, matières féca-* 
les, déjections alvines. 

Ety. du lat. tacrewunium, le même, du 
verbe excemers , séparer. 

BSCRmiR 8', V. r. et a. vl. Se dérober, 
assaillir, batailler, guerroyer, s'escrimer, con- 
tester. 

A la mort no s pot escremîr 
Rets, m comSf ni duex , ni nuirqis, 
A la mort ne se peut dérober 
Roi, ni comte, m duc, ni marquis. 

B8GIIEOIJRB , d. ark Y. Escrioure. 

B8CRET , BTA , adj. (escrèt, ète) ; b#- 
cwv. Pur, sans mélange : Crachava lou sang 
eserst, très-ressemblant; Es saun paire es- 
er«l, c'est son père tout craché. 

Éty. du lat. exeretmSf criblé, tamisé. 

B8CRBTION , 8. f. (escretle-n). Excré- 
tion^ action par laquelle les matières molles, 
liquides ou aériformes, devenues Inutiles, 
sont expulsées des corps vivants ; on le dit 
aussi de ces matières elles-mêmes. 

Éty. du lat. e^a*f(t<mi« , gén. de exereHo. 

E8GREVANTAR, V. a. vl. Renverser, 
abattre. Y. Eserebantar, 

B8GBBTANTAT , ADA, adj. et p. Ren- 
versé, ée. 

B8GBByiGI, 8. m. (escrevici); 



i , ■■! ji^MPiiB». Gatnbero et 
Granehio, ital. Cangrefo^ esp. Krebs, ail. 
Ecrevisseou écrevisse de rivière, s. f. Can^^ 
eer astaeust Lin. Astaeus fluviatHis , des 
modernes, Crostacé de l'ordre des Astacoï- 
desetdela fam. des Longicaudes ou Ma- 
croures (à longue queue), çu'on trouve dans 
plusieurs rivières et particulièrement dans 
celle de Yaucluse. 

Chacun sait que les écrevisses rougissent 
par l'action du feu ; mais on a ignoré pen-^ 
dant longtemps la cause de ce phénomène 
sur lequel on a beaucoup disserté. Il parait 
que M. Lensaigne a démontré que cela tenait 
h l'existence de celte couleur, dans l'intérieur 
de ranimai, que la chaleur fait répandre dans 
le test 

Une autre particularité que présentent ces 
animaux, est qu'au temps et avant que leur 
meu sTopère; on trouve, sur les cotés de 
leur estomac, deux corps calcaires qu'on 
a impropranent nommés yeux d'écrevissSf 
ces corps disparaissent après la mue. 

Éty. Nicot dérive ceukoi de l'ail, erebs, ou 
du lat. earabus^ m. s. 

B8CREVI0U, Y. Espremer. 

B8GBIAB, v.n. vl. Crier. Y. Eseridar 
etCnd,R. 

B8GBIBAN, Y. Eicnvon. 



ESC 

■aw«MMH, vl. anc. béam. Ecrire. Yoy. 
Escrioure et Escriv^ R. 

BSCaUBO, s. m. (escribe) ; bbcmbb. Scri- 
ha, itaL port^ cat. EscrUnenUy esp. Scribe, 
chexles anciens Juifs, docteur qui enseignait 
la loi de Moïse, et qui l'interprétaK au peuple ; 
en terme de mépris^ copiste, homme qui g»- 
gne sa vie à copier, à écrire^ 

Éty. dulat.«cri6a,m. s. Y. ÉseriH^ R. 

Ghex les Romains, le scribe était un oâcîer 
subalterne de justice eui tenait les registres 
des arrêts, des lois et des ordonnances, com- 
me le font h peu près aujourd'hui les grefiOers 
des tribunaux. Cet emploi fut aussi méprisé 
par les Romains, quil était honoré chez les 
Grecs. Sous les empereurs les scribes por- 
tèrent le nom d e iioCartî. 

B8CRISIIT , part, de escrioure , dg. 
Écrit. Y. Escrieh et Escriv^ R. 

B8GRICA^, ADA, adj. et p. (escricà, 
àde), dg.Ner,etee. Y.M(. 

BSCaUGH, s. m. (escriteh): bkbr, b«- 
cwuBww ^Eserit, ui.SerU1o, ital. £#cfillo,esp. 
port. Ecrir, ce qui est écrit, acte, mémoire 
portant promesse, convention. 

éty. du lat. «ertjUmii, m. s. Y. Escriv, R. 

E8GRIGH, ICHA, 9^. et p. (escntch, 
itche) ; Eserilo, port. Ecrit, ite ; qui est tracé 
à la main, on le dît aussi, en général, pour 
imprimé. 

Ely. dior lat. «er^ii#, m. s. Y. Escriv , R. 

flour eseridWf fleur panachée. 

Figa esericha, fiffue gercée. 

Fayoou escrià^, haricot bariolé. 

B8CRI(»8, s. m. dl. (escritchs). Écrits, 
ouvrages d'esprit, livres , manuscnts. Yof. 
Escriv, R. 

B8CBIDALAB, V. tt. vl. BCTiPâWâB. 
Brailler, criailler. 

Ëty. de es augm. et de eridahr, itér. de 
eridar, crier. Y. Crid, R. 

B8CBIDAT.HAB, vl. Y. Eseriialar. 

E8GBIDAIIBN , S. m. Cri, criaillerie. 

Éty. de es, de mdar et de «len, manière de 
crier souvent. Y. Crid^ R. 

B8CRIDAB, v.a. et n. vl. «acbdaiu Sgri- 
dare, ital. Publier quelque chose, s'écner, 
pousser un grand en, huer. 

Éty. de es augm. et de cridar. Y. Crid, 
Rad. 

BSCB1DA88ADA. S. f. (escridassàde) , 
dl. Huée. Y. Badada et Cnd, R. 

E8CBIDA88AR, v.a. ( escridassà ) , dL 
Huer quelqu'un ou aprè» quelqu'un. 

Éty. Augm. dépr. de eridar. Y. Crtd, R. 

E8CBIDAT , ADA, adj. et p. vl. Crié, 
publié. Y. Crid, R. 

E8CBIBCIBB, vL Y. Escrioure, 

E8GBIO, vl. m. S. que Escrieh, v. c. m. 
et Escriv, R. 

B8CBI1I, s. m. vl. Combat. 

B8CBlifA, s. f. vl. Esgrima, cat. esp. 

Sort. 5c^erma, ital. Adresse, escrime, ruse, 
euret. 

E8GB1MAB 8', v. r. (s'escrimà) ; bhobi- 
HAB •'. 5cfcfnfiire,ital. Esgrimir, esp. Es- 
grimar, port, cat S'escrimer, se débattre, 
suer sang et eau , pour venir à bout de quel- 
que chose, s'époumoner. 

Éty. de escrime et de la term. act ar. 

B8GBI1IB, s. m. (escrimé); ib u bimé. 
Cherma, ital. Esgrima, esp. port cat. Es- 



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ESC 

crime, irt de tirer oo Cure désarmes; mallre 
d'escrime, matlre en foil d'annes, et non 
wuLiir9 ^ armai. 

6ty. de l'ital. icherma^ le même, dériféde 
TtU. «cMmieti, se tuttre» escarmoocher . 

Da temps de Blootaigoe, l'art de faire des 
armes était regardé conmie une chose capa- 
ble de porter atteinte aux bonnes moeurs, etc. 
Dîct. des Orig. de 1777, en 6 vol. in 12. 

EflCRIMIR, V. a. et r. vl. maocuam. Se 
ddendre» s'escrimer, s'exercer, garantir, 
échapper, soustraire. 

Étj. de l'anc. ail. t cMniMii, m. s. 

BSGBimiR, s. m. (scrimùr). Escrimenr, 
fSerrailleur, qui entend l'escrime. 

B8GRlN,s. m. vl.£«eHfiy,cat. Scrigno, 
ital. £crin, boite, layette. 

Éty. du lat. êerifUum. 

BSCBINftBf.âlUIRA, S. f. (escrïnsela- 
dure), dl. Gravure, telle que la font les ber- 
gers avec la pointe d'un couteau sur des sa- 
bots, sur une quenouille, etc. 

£ty. de tterimeUida et de «ra. 

ESCBDiaELADURAS, S. f. pi. (escifnse- 
ladûres), dl. Gerçures que la pluie ou la ro- 
têt produisent sur des figues mûres. Voy. 



V. a. (escrfoselÀ), dl. 
Graver sur le bois ^ la manière des bergers 
ou des sauvages. 

Êly.M. de Sauvagesditquecomme les gra- 
vures les plus recherchées et les plus soignées 
en ce genre, se font sur les archets des ber- 
oeanx nomroése#crcmii«ei#, eserinsitar^ pour- 
rait venir de là ; mais alors il aurait fallu écri- 
re iêcrincelar et non e$erini9lar comme il 
ratait. 

B8CIIIN0BLAT. ADA, a^j. et p. (escrin- 
sdi, àde), dl. Gravé, sculpté. 

B8GRIQ0, dg. Pour écrite V. EstrUh et 
JSseriv, R. 

E8GBIOinEU5,v. a. et n. (scriônré); ■•- 

rmmmm, maemtmmm», Eêerturer^ cat. Scftve- 

r«, ital. Bicribir, esp. Eserwer^ port. Ecri- 
re, tracer des lettres; orthographier, mander 
par lettre ; composer un ouvrage, etc. 

Ëty. du lat. êcribire. V. Eicrw^ R. 

Eserioure coumo un angi, écrire comme 
un ange. C'est la belle plume de at||fiior An- 
gdo VtrgeeOt qui a donné lieu à ce proverbe, 
selon Prosper Marchand , Dict. Hist. 

On nomMe: 

SCRIBOHAIIIB. b oMiIt o» An» d'^orfcv. 
SdUBOIlAlfE, «M tfàmm rtiihl. 

B8CRIOUT , S. m. dg. y. Escrieh et 
EseriVyR. 

B8CRIPA, s. f. vl. Bourse, besace, vafise, 
dans le d. lim. petite boite dans un coffire. 

B8GBIPT, adj. et p. vl. Ecrit. 

Êty. do lat. teripliiiN. Y. Eserieh et Jff- 
crie,R. 

BICBIPTIO , S. f. vh Inscription, légen- 
de. V. Inscription. 

BSCBIPTOBA, s. m. pi. vl. Les scribes. 

B8GRIPT0RB , s. m. vl. Scribe. 

Éty. V. Eseriv, R. 

B8GRIPTORI, s. m. vh EêcHpiari^oA. 
Eicriptoria^ esp. EKrtIorto, port. Serittoio, 
ital. Bureau, étude, comptoir. 

Éty. do lat. êcripioriui, V. Etcriv, R. 



ESC 

, S. f. vl. fcarvOTUà. ES' 

cHpCtira, cat. Escritnrat esp. port Scrit^ 
tura, ital. Ecriture, rficriture Sainte, l'An- 
cien et le Nouveau Testament; écrit, livre. 

Éty. du lat. êcripiura, l'écriture par excel- 
lence. V. Aver, BUAa et Eseriv, R. 

EacRlPTnRJJL , adj. vl. A écrire, pour 
écrire. V. Eseriv, R. 

BSGRIPTURAT, S. m. vl. Savant en 
écritures, lettré. 

E0GRIT , s. m. vl. EserU, cat. Ecrit, Y. 
Eserieh, dépeint, et Eseriv, R. res€rit,ordon- 
nance. 

E8CB1T, s. m. vl. Bniil, cris. Y. CHd, 
Rad. 

E8CBITBOU , S. m. (escritèou) ; famab- 
VA, AmcBA. Ecriteau, inscription destinée à 
indiquer au public une chose k vendre ou à 
louer, la demeure d'un artiste, etc. ; le crime 
pour lequel un condamné est exposé au pu- 

Êty . de iserit et de #(, sou. Y. Eseriv, R. 

B8GRIT0BI , s. m. ( escritéri ) ; mcm- 
voiBo, AKOttHu Eseriimio, esp. port. Ecri- 
toire, s. f . botte destinée à renfermer les cho- 
ses nécessaires pour écrire ; mais phis parti- 
culièrement, encrier, vase qui contient l'en- 
cre. 

Éty. de eserU et de ort, qui sert à écrire. 
Y. Esenv, R. 

L'écritoire de poche est composée d*un 
éiui à mettre les plumes qu'on nomme eaU 
mar et d 'un com al. 

E8GRITIIBA,S. f. (scritûre); sKunnut 
M MAS, AOBoonmA. SeriU^ra, ital. Escri* 
iura, esp. cat. EserUa, port. Ecriture, ca» 
ractèfes écrits qu'on produit pour défendre 
sa cause, et absolument parlant, les livres 
sacrés, la Sainte Ecriture. Y. Eêeritma- 
Santa. 

fity. du lat. acHpdira. Y. Eseriv, R. 

SeUm la forme des earadères, on nomma 
éeriture : 

FRANÇAISE m RONDE, edia qal tir* aoo origlM àm 
carMtérM gotklqvM nodaract qol prirou mlawct émê 
U Jotijg» AUim ; om !'• «omm^t franyl— pt— y 'dl» 
était pTMqaa la Mvla wM» an Franaa. 

ITAUENNE o« BATARDE, aaUa qalaMaapUanr 
las aaraatJrat daa aMiaaa Hnailai Oa arolt ^aa Pépi* 
thàiadaUiardale!» ivk iimmim pM«a ip'alla B*4ialt 
pafakt aa Franaa rfallaia naïkaiala- 

COULÉE <M da PERMISSION. aalla<|ai ast la plaa «il. 
t^ an FrMMa at la plus axp^tira. 

ANGLAISE, adla qai MNM viam «ka Aaglak. 

G0TIUQI2E. aaUa «w tllplla*, et «ipa d« Gotl». la- 



ESC 



125 



L'ierUMrt tH: 

• *....* Cal art InfaaiaaB 
Da paludra la parola at 3a paHar aai yaas ; 
Qal par daa traita dWari, da fi^araa tcaete, 
P o— ■ da la aa a laa at da aarpa ai pwitàw. 



Ces difiBrenles inventions se perdent dans 
la nuit des temps ; il parait que la première 
écriture n'a été autre chose que la repré- 
sentation des objets mêmes dont on voulait 
conserver la mémoire. Les hiéroglyphes ont 
été inventés ensuite par les Egyptiens, et 
après les hiérogly|>hes parurent les lettres ou 
caractères qui pàgnent les sens an Ueo des 
choses. 

Tboot, égyptien, est regardé comme Fin- 



venteur de ces derniers. Cadmns porta la 
connaissance des caractères grecs en Europe^ 
vers l'an du monde 2620, et les Latins, les 
reçurent dçttx cents ans après, d'un nommé 
Evandre. 

BfCBRVBA fAWA, Is Salutc fcriturc on sim- 
plement l'Ecriture, est le nom générique de 
tous les livres de l'Ancien et du Nouveau 
Testament. 

On nomiiM : 

l'i 



ABLVER, l'aetloB da &Ira 
uajaa d'aaa |{^ 

n parait que le (linceau fut employé pour 
écrire tant que l'écnlure fut hiéroglyphique, 
qu'on se servit ensuite du stylet,, tant qu on 
écrivit sur des corps durs, et enfin de la phime. 

Dans les manuscrits trouvés è Hercula- 
num, les mots ne sont pas séparés, l'écriture 
est continue. Wlnckelmann. 

3400 ans avant J.-G. Henoch ou Edris, 
inventa la plume et l'écriture. 

C'est à 1600 ans avant J.-G. oue plusieurs 
auteurs placent Invention de l'écriture cou- 
rante. 

Onoppelfo: 

UAISON» lat tralla fiaa qÉlliaM aaa lattia 4 aM aaira. 



, V. a. vl. Eseriurer, cat. 

Écrire. Y. Eseriaure et Eseriv, R. 

E8GRIII8EN , vl. Ils OU elles toivent. 

BSCRUrr, adj. anc. |>éam« Ecrit. E$- 
eriuts et non eseriuts. Ecrit et non écrit. 
Y. Eseriv , R. 

ESdUVAet 

ESCRIYAIN, vl. Y. Eserivan. 

E8GBIVAN , S. m. (escrivàn) ; mêcmxvwm. 
SerivanOy ital. Eserikano, esp. EserivàOp 
port Eseritêr , Eseriba eiEseribent , cat 
Ecrivain, maître k écrire; auteur, éorivaih 
public. 

Éty. du lat. ac r le o r tn a, nom qiie les an- 
ciens donnaient aux écrivains publics et aux 
archivistes qu'on appelait aussi seriniarii. 
Y. Eseriv, R. 

EBGRnrAlOA, s.f. vl. Enribania. cat. 
esp. Eserivania, port. Expédition, rédac- 
tion, y. Eseriv, B. 

B8GB1VA8MAB , V. (escrivassii) ; ekbi- 
VAMAB. Ecrire beaucoup et mal, foire l'écrî- 
vassier. 

ESGRIVAfiSIEB, lEBA, S. (escrivMsié, 
iére); Ecrivailleur, écrivassier, terme de 
mépris, pour désigner un auteur qui écrit 
beaucoup et mal. 

Éty. de ^icrto , R. de a## et de lar. 

EBCBMWEN, m. S. que J^aeriMNi, v. c. 
m. et^ #mt? ,R. 

E8GRIVBO,S. m. (escrivée); wmrM». 
Nom qu'on donne, à Nice, selon M. Risso: 

!• Au foucon émérillon, Foleo msaUm. 
Gm,284. 

2» A la cresserelle. Y. RaHer. 

3« A kcresserellette, Folce Hnmiciikiidsf. 
Risso. 

4» Au faucon aux pieds ronges, Faîeo 
vesperUnus, Gm. 982. Fako ruâpês, Risso. 

S*Arautour,Y.i4iiloiir. 

6* Au busard de montagne, Cireui «on- 
taguif Risso. 

Oiseaux de Tordre des Rapaces et de la 
fom. des PlumicoUes , à cou recouvert 



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126 



£lKji 



ESCRIVEO-DE-MAR, S. m. Nom nic£en 
de la chevêche méridionale , Noctua meri- 
dionalUy Risso, oiseau de l'ordre de Rapa- 
ees et de la fam. des Nocliimes. 

ESGRiyiGI, V. Eicreviei. 

ESCROC , s. des deux genres • ( escroc ) ; 
mmcmovcjm. Seroecone , iià\. Escroc , qui fait 
des tours d'escroquerie. 

Ély. de l'ital. scroceo , ou peut^tre de es , 
il est, et de croe^ crochu, c'est-à-dire , sujet 
à prendre. Lancelot fait venir ce mot du grec 
du^poxEpÇ^c (aicbrokerdès), celui qui fait un 
gain sordide. 

E8GR0CAR, V. a. (scroucà) ; bichoucab. 
Seroceare , iUl. Escroquer , voler en em- 
ployant la ruse , l'artifice ou la fourberie. 

Éty. de eteroe et de ar , faire Ve$erQc , ou 
de l'Ual. icroccare , ou peut-être du grec 
alff^poxep^éo) (aischrokerdeô), occupé d'un 
gain sordide ; formé de «t^r^poc ( aischros ) , 
honteux, déshonorant, etdexép8oç(kerdos), 
intérêt , proQt, ruse , astuce. 

E8CROÇARIA , s. f. (escroucarie) ; impr. 
BicBoocABiA. EscroqueHe, action d'escroquer. 

Ety. de escroc ci de aria^ tout ce qui est 
relatif h V escroc , ou du grec «bvpoxipSeia 
(aischrokerdeia) , gain sordide , tranc. 

f»CROFA, s. f. (escrofe). Scrofuleqx, 
terme de mépris. 

Ety. du lat. scrofa , truie. 

ESCROIGHIT, s. m. vl. Btcaoïcmn. 
Choc. 

Eêins volon atendre er aitat l'escroîchit. 
Et s'ils nous veulent attendre sera tel le choc. 
Hist. des Crois, contre les Albig. V. 8819. 

ESCROI8IR, vl. V. EscroUsir. 

ESCROIS8IR, v.a. vl. stcBoum. Ëcraser, 
briser. 

Ét^. de es augm. et de croissirt pour 
cruetr. 

E8CROI8SIT , IDA , sicaouir , adj . et p. 
vl. Froissé, ée. 

ESCROLAS, s. f. pi. (scrôles) ; bicmomas, 

OBAOOIIAS , CmOMMJkB , iMfQKAM , BSCBOOVmAS , 

mêcmmmiJkB , bcmoobs fubdas. Scrofole , ital. 
Eserofulasy porL Ëcrouelles, variété du vice 
scrofuleux, ^i affecte particulièrement les 
glandes cervicales. 

Ëty. du lat. scrophula , scrophulœ, dérivé 
de scrofa, truie, ou du grec X^^?^^i ^^^^ 
(choiras , ados) , écrouelles , pris de x^^P^^ 
( chohros ) , porc , pourceau ; de alcx^pog 
(aischros), laid, difforme, honteux, ou en- 
core, soit parce qu'on croyait que les truies 
y étaient sujettes , soit parce que leur chair 
y donnait lieu. 

Nos anciens rois prétendaient avoir le don 
de guérir les écrouelles par l'attouchement. 
Il parait que Robert est le premier qui se 
soit crut doué de ce don. 

ESGRORA8, Alt. deEscrolas^ ▼. c. m. 
Sorte d'insecte crustacé, Gare, désignation 
qui n'apprend rien. 

E8CROSBNA, s. f. (escrouiéne). Nom 
nicéen du marteau pantouflier: Zygœna 
i^des. Risso. V. Pantou/lier. 

A Toulon, on donne ce nom au Squalus 
tiburo. V. Pantoufiier, 

£ty. Ce nom parait venir du lat. scrofa, 
truie. 



ESC 

ESCROU, S. m. (escroù) ; stcoorA, bcmu» 
BfcaovsA. Ecrou, trou cannelé en spirale dans 
lequel le filet d'une vis entre en tournant. 

Ety. du lat. scrobs^ fosse; ou du grec 
lYxpouù) (eçkrouô), pousser dedans ; le Du- 
cbatfait dériver ce mot de l'ail, sehrauhe, vis, 
fait de schrauben, tordre, tourner. 

On nomme : 

PAS, la ligne «piralc que dierii récroa, d'une eircf à 
l'antre. 

ESGROUAR, V. a. (escrouà). Ëcrouer, 
inscrire le nom d'un prisonnier sur le regis- 
tre des emprisonnements. 

Ëty. de Escrou, v. c. m. et de ar. 

ESGROUAT, ADA, adj. et p. (escrouà, 
ade). Ecroué, ée ; enregistré au nombre des 
prisonniers. 

Ëty. de escrou et de at, 

ESCROUBA, s. f. dg. V. Escrou, 

ESCROUCAR, V. Escrocar. 

E8CROUCARIA, V. Escrocaria. 

ESCROUELAS, s.f. pi. V. Escrolas. 

E8CROUISSIR, dl. Y. Esclar. 

E8CROUI«AMENT , S. m. ( escroula- 
méin) , pr. mod. Ecroulement , action de 
s'écrouler. 

ESCROUI«AR S', ▼. r. (s'escroulà), pr. 
mod. S'écrouler, tomber en s'affaissant. 

ESCROUNCEL, et 

ESGROUNCEOU, S. m. (escrouncéou) ; 

BtCOimCBOO, AIUSC1.A, AMEfCLB, ABISLS, AMEl, 

dans le Var, selon M. Gare, ucooucboo, mm- 
cmnicBov. Archet de berceau, cercle qui sou- 
tient la couverture du berceau et l'empêche 
de toucher la tête de l'enfant qui y est couché; 
on le dit aussi de celui qu'on met sur une 
jambe malade pour soutenir les couvertures. 

Éty.? 

ESCROUPAT, ADA, adj. et p. (escroupâ, 
àde), dl. Déhanché, ou dont la tète du fémur 
est déboîtée, ce qui peut avoir lieu par acci- 
dent ou par maladie, qu'on nomme alors luxa- 
tion spontanée du fémur. 

Ëty. de es priv. de çroupa et de at Voy. 
Croup, R. 

ESGROUPUIjOim, y.Escrupulous. 

ESGROUSSAU, Gare. V. Arescla. 

ESGROU88IR, dl. V. Esclar. 

ESCROUSTAR, Scrostar, cat V. Des- 
croustareiCrust,^. 

ESCROirrADOURA , s. f. ( escrouta- 
dôure), dl. Décrotoire. V. Crust, R. 

ESCROTGPEDI9 , S. m. vl. Froisse- 
ment. 

Ëty. de es augm. de crotc^ et de edis. 

ESCRUD,IJOA, UA, adj. (escrù, ùde, 
ùe) ; cBiis, Bscaoi, RoottsT. Crudo, ital. esp. 
CrU, port. Écru, ue; (il qui n'a pasètédécru- 
sé, ni misa l'eau bouillante. 

Éty. du lat crudus, m. s. V. Crud , R. 

E8CRUMENTIR,Gar. Pour grincer les 
dents, V. Cfussir: s'impatienter, être exté- 
nué. Gare. 

E8CRUMENTIR, Avril. V. Crenilhar. 

ESCRUPTADOR , 8. m. vl. Escrutador, 
esp. port. Scrutaiore, ital. Scrutateur, qui 
recherche, qui poursuit. 

Ëty. du lat. scrutator, m. s. 

E80RIIPTAIRE , vl. V, Eseruptador. 

ESCRUPUL, rad. pris du lat. scrupulus, 
petite pierre qui entre dans les souliers et 



ESC 

empêche de marcher, et flg. embarras, peine 
d'esprit, scrupule, dérivé de «cru/m#, petite 
pierre, caillou, qui vient probablement du grée 
ffxXTjpiç (skiêros), dur. 

De scnipulus, par apoc. f erviml, et nar 
addition de 0, escrupul ; d'où : Eseruput-e, 
Escrupul'ous, ousa, Escrupulousa-mmU. 

E8GRUPULE, s. m. (escrupùlé) ; ncmo- 
roLo. Èscrupol, cat. SerupolOy ital. Eseru' 
pulOf esp. port. Scrupule, doute, inquiétude 
qui trouble la conscience; grande exactitude 
à remplir ses devoirs religieux ; sorte de répui> 
gnance qu'on éprouve à faire quelque chose 
qu'on ne croit pas bien légale. 

Ëty. du lat. scrupulus. V. Escrupul, R. 

ESCRDPOLE, s. m. Escrupol^ cat. Scru- 
poto, ital. Escrupulo, esp. port. Scrupel, 
ail. Scrupule, le tiers d'un gros, ou le poids 
de 24 grains. 

Ëty. du lat. ^crupulum. V. EscrupuUR. 

ESGRUPU]i«OII8 , OUSA, adj. (escrupu- 
lôus), et impr. sfcBooFiiuiiit. Scrupulosa ^ 
ital. Escrupuloso , esp. port. Scrupuleux, 
euse; qui est tourmenté par des scrupulesw- 

Ély. de ^scrupule et de ous. V. Escrupul^ 
Rad. ^ 

ESGRUPULOmAMENT , adv. (escru- 
pulousaméin) ; ScrupulQsafneni, cat. Scru^ 
pulosamente y \i9\. Escrupulosamente , esp. 
port. Scrupuleusement, avec scrupule. 

Élv. de escrupulousa et de ment, d'une 
manière scrupuleuse. V. Escrupul, R. 

ESGRUSSIR , V. vl. Grincer. 

ESCRUSSIR , V. a. (esçrussir) , dl. Ecra- 
ser. V. Escafagnar, ^scrussir las dénis ei 
Crussir. 

ESCRUTAR, V. a. vl. Escrutar , caU 
port. Escu^riiiar^ esp. Scrutinare, ital. 
Rechercher , scruter. 

Ëty. du lat. scrutari , m. s. 

ESCRUTATOUR , S. m. (escrutatôur ). 
Scrutateur, examinateur , clairvoyant , mem- 
bre d'un bureau chargé de l'examen du 
scrutin. 

ESGRUTIN , s. m. (SCruan) ; stcoimar. 
ScruUino , ital. Escrulinio, esp. porL Scru^ 
tin , manière de procéder par suffrages se- 
crets, dans laquelle on donne plié le billet 
qui contient l'opinioq de celui qui vote; 
cette opération même. 

Éty. du lat. scrutinium. 

Les Romains commencèrent h s*en servir 
dès l'an 614 de Rome , pour rendre plus li- 
bres les votes du peuple » qui n'aurait pas 
osé se prononcer à haute- voix contre les 
grands. 

E8CRimNAR, ▼. a. (escrutinà). Scru- 
tiner. 

ESGRUVEGEADURA , S. f. (escruved- 
jàdure) ; BscmnrBuiADiimA , novurcLOADOBA* 
Eraflure, légère écorchure. V. Gra/igna' 
dura et Crouveou. 

ESGRDVEOEAR» V. a. (escruvedjà) : 
BtcBovBx.HAB , BiGBvvBiAB. EffleurcF , eiileveT 
l'épiderme. V. Grafignar. 

Éty. de es priv. de emveou, dît pour en- 
veloppe , peau, et de egear, enlever la peau. 

E8GRUVELET , S. m. (escruvelé). Dim. 
dee«cruveou,épervier, petit épervier. 

Plumet traU un rivau <{nand s'agU d'amonrtHv 
Coamo no ticruvtlet traie no toI d'aioMias. 



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ESC 

ÈSeRUVBLHABS', ▼. a. et r. Mcmi- 
vBiAm. Ecorcber légèrement, ou s'écorcber 
. à [>eiDe la peaa ; écosser des pois, écaler des 
Dois. Cast. V. Ésgrouvelhar. 

E8CII , V. Escut. 

ESGUAR, Gare. Racqaitter. V. Resquetiar 
et Repatiar, 

ESGUBERBIENTyS. m. ▼!. Révélation. 
V. Cobr, R. 

E8GUBIAR, ?. a. (escubiâ), d. bas lim. 
Cacher, mettre auxoublietles. Y . E$eoundre. 

Éty. de escubiai et de ar. 

ESCnJBIAR S', V. r. md. S'esquiver, se 
retirer précipilemment d'une compagnie; 
s'évader. V. Esquivar s* , F^gir et S'e«- 
ccmndre. 

EBCUBlASy s. f. pi. (escùbies), md. 

Jjm veirez pltu Van boutât à las eteubias^ 
TOUS ne le verrex plus on l'a mis aux ou- 
bliettes. 

BM^BILL, s. m. vl. Balayures. Y. £«- 
caubilhtiê et Escob, R. 

ESCUDAR , V. a. vl. Eseudejar, anc. cat. 
Ei€ftdar, esp. port. Scudarê, ital. Couvrir 
d'un bouclier, faire bouclier. V. Seut, R. 

E8CODARIA, 8. f. (escudarie), dl. Ecurie, 
élable. V. Estable. 

Éty. de l'esp. eseuderia. V. Equ , R. 

BSG1IDEI«A, s. f. (escudèle) ; ucvsua , 
MaenmmMjLA, Seodellaf ilal. EscudiUa, esp. 
Eêcudita^ port. EseudeUaf cat. Ecuelle,va8e 
d'argent, d'étain, de bois, de terre, etc. 
dans lequel on met du bouillon, du potage, 
etc. pour manger. 

Éty. du lat. scutella, m. s. V. Escut, R. 

On donne le nom de capucine à une petite 
écnelle de terre , qui a une queue. 

Escudela fermada , écuelle couverte. 

Escudela à botutcmn, écuelle à goulot , 
biberon. 

Eicudeta doou nègre , gueuielte, écuelle 
oogodet. 

Faire escudela ^ mettre la soupe dans les 
écnelles. 

Se faire eeeudela, se faire la part du Kon. 

Aupeiroou dei eept doulours 
Cadun a eoun escudela. Prov. 
Eeeudela Saglan, d. bas lim. la coupe 
ou cupule du gland. 

Onnomme: 

CREOLE, U$ a«M a* f^oMll*. 

B8GUDEI.ADA, S. f. (escudelàde); u- 
cvttAo. Ecuellée, plein une écuelle , ce que 
contient une écuelle remplie. 

Êty. de escudela et de ada. V. Escut^ R. 

E8GUDELAR , Vider Técuelle , disposer 
des c hoses . V. Eeeudela et Escudelar. 

E8C17DEI«AR, V. a. (escudela) ; bic«iaa% 
puruAB. Escudellar, cat. EseudUlaryesp. 
ScodeUare» ital. Dresser le polage, tremper 
k soupe; verser dans les écuelles ; déguiser, 
divulguer un secret , lâcher toutes sortes de 
mauvais propos, vider Técuelle. 

Éty. de escudela f écuelle, et de fact. ar^ 
mettre dans l'écuelle et ôter de l'écuelle , ré- 
pandre , dans le dernier sens. V. Escut, R. 

E8GUDELAMA, s. f. ( escudelâsse ). 
Grande ou laide écuelle. 

Éty. de escudela et de Taug. assa. Y. 
Escut, R. 

BSCUDELAT, ADA, adj. et p. (escudela, 



ESC 

àde). Déjoisé, ée, dévoilé: A tout eseudelat^ 
il a tout dévoilé , tout fait connaître, il a 
découvert le pot aux roses, c'est-à-dire , le 
mystère. V. Èscut , R. 

Éty. de escudela et de at , sorti de 
l'écuelle,, du lieu qui la renfermait. 

ESGUDELETAjS. f. (escudeléte) ; ucu- 
omMJovn , BCBouMBBTA. PcUte écuelle. 

Éty. du lat. scutula^ ou de escudela et 
du dim. eta. Y. Escut, R. 

ESGUDELETA, s. f. Un des noms du 
nombril de Vénus, selon M. Castor. V. Es- 
cudet, 

Éty. Ses feuilles, à bords retroussés, res- 
semblent à une petite écuelle. 

ESCUDELETAS, S. f. pi. Avril. Voy. 
Resquilheta. 

ESGUOELIER , S. m. (escodelié)'; dbss- 
sAnB,BfcoiiLADooa. EscudeUèr, cai. Dressoir, 
égouttoir , espèce de buffet sur lequel on 
range les écuelles et la vaisselle en général. 

Ety. de escudela et de ter. V. Escut , R. 

ESCUDBLOUN, s. m. (escudelôun). Dim. 
de escudela, V. Escudeleta et Escut, R. 
en dl. ce mot désigne un cageron , une 
faisselle, Y. Faisella , tesson ou tét , selon 
M. Garcin. Y. Clap. 

ESGUDER, vl. Escuder, anc. cat. Y. 
Escudier» 

E8CUDET , s. m. et mieux ESCUTBT , 
(scndéet SCUté); cabiwsbla, bbbba-db-mooub, 
macmnaxtA, bmbobtaibb , ardbb, campabbta, 
catbubta, covcabbla, coocovmb&a, coocoo- 
BBftBTA. Escudeles, esp. Nombril de Vénus, 
Cotylédon umbilicus , Lin. Umbilicus pen- 
dulinus , Dec. plante de la fam. des Cras- 
sulacées qu'on trouve sur les vieux murs 
un peu humides , dans la Basse-Provence. 

Èty. Escutet dim. de escut, écu , petit écu, 
à cause de la forme arrondie de ses feuilles. 
V Escut, R. 

E8CUDET, Escudet, cat. Escudillo, 
esp. Scudetto, ilal. Pour écusson, épithème. 
Y. Escutet. 

E8CUDIER, s. m. (escuyé); scmnoi, bb- 
cmrBB. Scudiere, ital. Escudero, esp. Escu- 
deiro, port. Escuder, anc. cat. Ecuyer, an- 
ciennement , gentilhomme qui faisait le ser- 
vice militaire à la suite des chevaliers, avant 
Que de parvenir à cette qualité lui-même ; 
I intendant de l'écurie d'un prince; maître 
d'équitation ; celui qui donne la main è une 
dame pour la conduire ; valet au jeu de cartes. 

Éty. du lat. scutiger , qui porte un écu , 
pour la première signification, et de eqiMs, 
pour la seconde. Y. Escutet Equ, R. 

ESCUDIER, s. m. tI. bkvdibbb. J?«cudier, 
homme de guerre armé d'un écu. 

Ety . de escut et de ter. V. Escut, R. 

E8GUDRINHAR, ▼. a. vl. Escudrinyar, 
cat. EscudriHar, esp. Scrutinare, ital. Fouil- 
ler, scruter, éplucher. 

Éty. du lat. scrutari, m. s. 

E8GUEGH , HEGHA , adj. et p. (eseuétch, 
étche ) ; BniAUBUBUàT , sfCAvoiuiAT. Dcml- 
pourri , en parlant du bois ; brûlé par le 
soleil. 

fity. de e«, il est, et de eueeh, cuit. Y. 
Coui re, R . 

ESGUEiIiH, BscoBUi. S. m. vL Classe, 
espèce, façon. 

BSCOEIIX, fl. Y. Escuelh. 



127 



ESC 

ESCUELH, 8. m. (escoéil); «««•», 
cinni , BfTBOB. Scoglio , ital. Escollo , esp. 
Escolho, port. EscoU, anc. cat. Ecueil , roc. 

Ëty . du lat. scopulus , probablement formé 
de l'hébreu sekôl, rocher. 

ESGUEnx, vl. et 

ESCUEIX, Y. Escuelh. 

ESCUELLA, S. f. (escuèle) , d. m. Dit par 
sync. pour Escudela » v. c. m. et Escut, Ré 

ESCUERATAR, V. a. (escueratâ). Acculer, 
et éculer. Âub. 

ESGUER8AR 8' , V. r. Se retrousser, 
relever ses habillements. Aub. 

ESGUETLL, s. m. vl. Y. Escuelh. 

ESGOGET , Gare. V. Escutet. 

Éty. de escutet , par le changement du e 
en g. Y. Escut, R. 

ESGUICHAR, V. a. (escuitchâ). Ébran- 
cher. Aub. 

E8CUIGHAR S' , Y. r. Avoir les jambes 
trop écartées, Aub. Se démettre les cuisses. 

Ety. de es priv. de cuicha et de ar. 

ESGUIER, s. m. vl. BBCBOBB, BCmiBB. 

Y. Escudier et Scut, R. 

ESGOILAU , (escuilàou), d. m. Y. Eseu- 
delada et Escut, R. 

ESGUI8SAT, ADA, adj. vL Ereinté, ée, 
déhanché. 

Ëty. de es priv. de cuissa et de al, qui 
est privé de la cuisse. Y. Cuiss, R. 

E8GULAPO, Dieu de la fable (esculàpe); 
Esculapio, ital. esp. Esculàpe, Dieu de la 
médecine, fils d'Apollon et de Coronis; fig. 
habile médecin. 

Éty.î 

E8GIJI.HAR , V. a. et n. (eseuillà) , dl. 
Dresser le potage: Faire escudela, tremper 
la soupe ; fig. déguiser , dévoiler un secret , 
lâcher toutes sortes de mauvais propos. Y. 
Escudelar. 

Éty. de escuela et de ar. Y. Eseuty R. 

Qaand Un l'ecprit noua rin us* ApigruMi , 
Ce qn'apcUB tm mot p l aa wi , 
Ea rare que nonn VetetUltn 
A (ptau que aiega que parient 
A. Tandov. 

ESGUIiHAR , T. n. dl. AccoQchar : Es* 
etilhet un gros enfant, elle accoacba d'uD 
gros garçon. V. Accouchar. 

Ëty. du bas breton efciiltor, verser. SauT. 

Quinte sera nostre sort 
Se soun engença pullula , 
Se sa fenna nous escuHa 
Quatre ou dnq sourels de may. 
A. Tandon. 

ESCULPlR,v.a. vl. .E«e«l|)tr, cat. esp. 
Scolpire , ital. Y. Esculptar, 

ESGULPTAR, v. a. (escultâ) ; bicvltat. 
Scolpire, ital. Esculpir, esp. port. cat. Sculp- 
ter, tailler quelque image de pierre, de mar- 
bre, de bois, de métal, etc., graver. 

Ety. du lat sc^pire, m. s. Y. EscuUura. 

E8GUIiPTAT, ADA, adj. et p. (escolptà- 
àde) ; bicoltat. Sculpté, ée. Y. Esculptura. 

E8GUIJPT0UR, S. m. (escnlptôur) ; bs- 
cvwTva, BBC01.TBB. EscuXtùr, csp. cat. Scutr 
tore, ital. Sculpteur, ouvrier, artiste qui 
sculpte. 

Éty. du lat. seulptore, m. e. 

ESGULPTDR , Y. Esculfttmr. 



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128 



ESC 



BSCDLPTIIRA, 8. f. (sculpture) : 
TUBA. Biculturat cat. esp. porU SeuUura , 
ital. Scolpture, art etooYrage doscalpteur. 

Éty. du lat. sculpiura. 

Dérivés : Sculptar, SeulpUmr^ Sculptai, 

Moïse parle d ouvrages de sculpture faits 
dans des siècles bien antérieurs è ceux où il 
écrivait. Les Egyptiens s'en regardent comme 
les inventeurs, et quoiqu'il paraissedifficile de 
croire qu'un art qui exige une connaissance 
exacte des formes soit né dans un pays où ton- 
te recherche anatomique était interdite, il est 
{)lus diflScile encore de savoir quels en ont été 
es inventeurs; ici comme ailleurs, l'art a com- 
mencé par des ébauches si imparfaites qu'on 
n'a pas tenu compte de celui qui en était l'au- 
teur, et les perfectionnements ont été si lents 
qu'il a été impossible de les suivre. 

809 ans avant J. -G. Invention de la plasti- 
que on de la sculpture en terre molle, que Ton 
faisait cuire ensuite, par Dibutadès, potier en 
terre, à Sicyone. 

335 ans après J. -C.Nicolas Pisan perfec- 
tionna la sculpture en Italie. 

1504 ans même ère, Michel Ange, illustra 
l'architecture, la peinture et la sculpture. 

ESCUM, itcpiw, radical pris du lat. ijm- 
ma^ écume, dérivé deipuere, cracher, reje- 
ter, qui vient du grec^xtSci) (ptuô), m. s. ou de 
IXxu9(Aa (hellcusma), écume de l'argent, 

Denmma, par apoc. spum, par change- 
ment die p en e, et addition de e init. eseum; 
d'où : Eteuma^ Escum-ar, £«cutii-al, ada, 
Escumad'Ouiray Eseum-oui, Eteum-airtf 
Eseum-ur ^ Eseum-ouira, Eseum-egear, 
Eieoum-ùuira. 

ESCUMA, s. f. (escùme) ; auuiA. Schiu- 
ma et Spuma, ital. Espuma, esp. Escuma, 
port. cat. Ecume, mousse blanche qui surna- 
ge sur un liquide agité, bave mousseuse qui 
sort de la bouche de quelques animaux quand 
ils sont échauffés ou irrités ; sueur blanche 
qui s'amasse sur un cheval qui a fait une cour- 
se pénible. 

Ety. du lat. #ptifiia. V. Eseum, R. 

E8GUMAD0UIRA, s. f. (escumadôuirà); 
stcoHABomi, weomxmmÊJkf ■«cvwoviba, et impr. 
stcvHoiBA. Seumaruola, ital. Bspumadera, 
esp. EtcumadHra, port. Eseumadora, cat. 
Ecumoire, ustensile de cuisine, fait en forme 
de cuillère plate, percée de plusieurs petits 
trous, servant k écumer. 

Éty. de escumad et de outra. V. Eicum, 
Bad. 

EBCmnADOUn , s. m. d. bas lim. Y. Et- 
eumadauira. 

ESCimiAiiiB , m. s. que ^scumur de 
mar, v. c. m. 

Éty. V. Eseum, R. 

ESCUMAR , (escumà) , v. n. aaraAs , 9m- 
ummmMM, Eschumare, ital. Espumar, psp. 
Escumar, cat. port. Eseumegear , lang. Écu- 
mer , jeter de l'écume. 

Étv. du lat. spumare, ou de eseuma et de 
ar , faire de l'écume. V. Eseum , R. 

E8GUMAR» V. a. (escumà); Eseumar^ 
^t.port. Espumar, esp. Sehiumare, ital. 
Écumer, ôler l'écume qui se forme sur un 
liquide qui bout ou qui est agité ; fig. mettre 
quelqu'un à sec en jouant; prélever, e£Qeu- 
rer. V. Ese um , R. 

E8CXI1IAT, ADA, adj. et p. (escumà, 



ESC 

àde) t BseuwMdOj port. Êcumé, ée, dont on 

a enlevé l'écume. 
Éty. de eseuma et de a<, on du lat. expu- 

matus ou despumatut, Y. Eseum , R. 
ESCUMEOEAR , dl. Y. Eseumar, 
ESGDMQUXRA, d, m. dit par sync. pour 

Eseumadouira^ y. c. m. et Eseum, R. 
ESCUUUR DE BfAR, S. m. (escumùr dé 

màr) ; ncvMAm. ICcumeur de mer, corsaire, 

pirate qui écume, qui prend ce qu'il trouve 

sur la mer. 
E9CU1IARELA, Anb. Y^Eseumadouira^ 
B8CUBIEI4 , s. m. (escumél). Nom qu'on 

donne , en Languedoc, au duseau , champi- 

fnon du genre des Laminés, blanchâtre et t>on 
manger. Le dessus est légèrement peluché ou 
écailleux; il porte un anneau on collet, vers 
le milieu du pied. Sauv. 

C'est probablement de l'agaric élevé. Âgar 
rieusproeerus, Schœff. Agarieusolubrinus, 
fiull. dont M. de Sauvages veut parler. 

ESGUBtfNEOABUB , adj. vl. Exécrable , 
réprouvé. V. if un, R. 

E8GU]IIENEOAT,ADA, adj. et p. vl. 
Profane, excommunié. Y. Mun , R. 2. 

ESCUMENOAR, V. a. vl. McmoEpaAB, 

cp Mw oâ M , mKcvmwmni^m, ^xconmiunier. Y. 
Eseoumuniar, 

ESCDMENOB, 8. m. Hurlements d'un 
chat irrité : Jita d'eseum$nges, Gare, il pousse 
des hurlements. Y. Eaeouwiunieatian et 
Mun, R. 

BSCIJMENOEA. s. f. (escuméindje), Ex- 
communication. Y Escoumunieation. 

Gros a employé ce mot dans le sens d'a- 
nathème, dans ses Stances contre la poésie. 
Y.Jfttii,R. 

Lanças eonlro ma erUteo, 
L'escumengeo ehimerieo 
D'un repupiare ApouUoun, 
La eauvo es ben naturela^ 
Ou ehéris la bagatello 
Poou mespresar la resoun. 

ESCOMENGBAR, Y. Eseoumuniar. 

ESCUMENOEAT , Y. Eseoumuniai. 

ESCDMENIAT, ADA, adj. et p. vl. Ex- 
communié. V. JIfttii, R. 

E9CU]llENIAZON, vl. Y. Eseomunioei 
Eseoumunieation. 

ESCUMENIO, vl. Y. Eœeomunio ef Es^ 
eoumunicatûm. 

ESOUMENJAH, vl. Y. Sseumenjar, Es- 
eoumuniar et Jlfttti, R. 

E8GIIBIENJAZ0N, S. f. vl. Excommuni- 
cation, action d'exconununier. Y. ifiin, R. 

E9Gini|EIIAR, dl. Y. Eseoumuniar. 

E8CUBIERAT, dl. Y. Eseoumuniai et 
Mun, R. 

ESGUBIERGAMENT, S. m. vl. ucom^b- 
fAVBn. Eûpeomulgamiento , esp. Seomuni- 
eamento , ital. Abomination, excommunica- 
tion. Y. Jlfun, R. 

ESGUfl|EROAIVSA,8. f. vl. Abomina- 
tion, anathème. Y. Mun, R. 

E8CUMEROAR,v. n. (escumergà); «§- 

cviuKttBAB , «xcomnimAK, BfcovMimtÀa. Faire 

des imprécations ; vl. détester, abhorrer. Y. 
Jlfttti,R. 

ESGUMEBGAT, 8. m. vl. Scélérat, im- 
pie, Y. Jtftcn, R. 



ESC 

E^CDMfeRGEARi, Y. ir#cumer^ar. 

B8GUIIERGIIE , S. m. dl. Y. Escoumm^ 
njeaiion et Jlfuti , R. 

B9CUM|NGEAT,d.ba8lim. Y. Escout 
iniifiiaf et Afuti , R. 

BflCDMOUIRA, Y. gseumadouira. 

ESGUMOini, OiraA, adj. (escuiié08, 
ôose) ; Sehiumoso, ital. Espwnoso, esp. Es- 
eumoso , port. EcumeuK, euse, qui jette, qui 
pousse de l'écume. 

Éty. du laL spumosus, m. s. ou de Eseut 
«M et de Ou9. V. Eseum , R. 

E8C;d|«l01IN9 s.m.Dim. de eseuela, d. 
bas lim. Y. EseudeUmn et Eseut, R. 

ISSCniOILL, s. m. vl. Sorte. 

ESCUP , radical pris du lat. spuere , spuo, 
sputum , cracher, dérivé du grec ircuu> (ptuô), 
m. s. 

De sp%Uum, par apoc spui , par add. de a 
init. esput, et par changement du p en e , et 
du I CQ p , eseup ; d'où : Eseup , Eseup-eire , 
Eseup-agna,Eseup-id-^mr, Eseup-iegna, 
Eseupign-egear , Eseupign-oun, Eseup- 
ir, Eseup'Ounirar, Eseup-ii, Escup-aria , 
Eseup-uhar, Eseop-ir, Eseop-it, Èseoup-^ 
ieh, Eseoup'idour , Eseoup-ilina, 

ESquP , s. m. (escùp) ; Sputo, ital. Cus- 
po, port. Crachat. Y. Escupiegna et (7ra- 
ehaU 

Êty du lat. sputum, Y. Eseup , R. 

B8CUPAGNA, dl. Y. Sseupiegna. 

Éty. Y. Eseup, R. 

E8CUPARIA , S. f. (escuparie), d. m. w/ê- 
csAcqAmtiA, ^miCBADMiA. Crachotement ou 
crachement fréquent. 

Éty. de eseup et de aria. Y. Eseup, R. 

ESIIUPEIIIE , E|RI8 , S. (escupeiré , éi- 
ris); BscvrAiiw. Sputator, lat. Cuspidor , 
or a, port. Cracheur, euse, qui crache sou- 
vent , qui a l'habitude de crachoter. 

Èty, de Eseup, R. et de eire. 

E8GDPET8, 8. m. (escupés) , dg. Coque 
ou coquille de l'œuf. Y. Crouveou. 

Êly. du grec (txvtoc (skutos) , Cuir, peau , 
selon M. Domège. 

E8CUPIDOUii,s. m. (escupidéu); u- 
covwmovm,cuAcmoaL, Escupxdera, esp. Es- 
eupidora, cat. SpulaMera, ital. Crachoir, 
vase où Ton crache. 

Èty. de eseupir et de our. Y. Eeup , R. 

ESCUPIEGNA, s. f. (scupiégne) ; ucou- 

riCB, StCOVMMA, BtCVrVlOMA , Bf CVT , ■•corA- 

fiMA, BfcovnuxA, BtcoriRA. ^ICIfptdttfa, ilsl. 

Cugpxdura, port. Eseupina, cat. Crachat 
composé de salive seulement; quand il est 
épais on 1ç nomme Crachat, ▼. c. m. et quand 
il est très-gros, Escarcavai , v. c. m. 

Ëly. de Eseup, R. et de iegna. 

E9CUPIGNA , Eseupina, cat. Y. Escup^ 
iegnaei Eseup, Vi. 

E8GUPIGNEGEAR, ▼. n. (escupine^jà); 

BtCOTOOmAB , BtCVPIinOBAB , BfCVPIOMAB , Bf- 
CVPOVmAB , BfCOriMiAB , BfCVnUttBAB. Cus» 

pinhar, port. Crachoter, cracher peu et 
souvent, 

Éty. de escupigna et àeegear, ou du celto- 
breton , skopigella , m. s. V. Eseup, R. 

ESCUPiGNOtJN , s. m. (escupignoun) ; 
Petit crachat , crachement. 

Éty. de escupigna et du dim. oun. Y. 
Eseup , R. 



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ESC 

IPnUBUUI» d. baslim. V. £jCMp<- 
gmgear et Éseup , R. 

B8G0PIUOEAR , d. bas Hnr. V. Escupi^ 
gnegear el E$eup , E. 

BSGUPKNA, dl. EtcupituifeaU V. Ei- 
eufde gna t i Etcup, R. 

BSGOPIB • V. a. (escupir) ; sMora . csa- 

CHAB » CaOtTAB, BSCMACHA». SpUtortf , iUl. Et' 

tupify esp.port. cat. ScopeineiSkopar, bas 
breL Graitber , rejeter la salive ou les cra- 
chats par la bouche. 

Êty. du lat. ipuere. V. escup, R. 

Escupir paue et souvent, crachoter; fig. 
jeter dehors. 

Aqiu<m drap etatpe VM , ce drap rejette 
l'bnile. 

EseupirVaigua^ rejeter l'eau , parlant de 
certaines étoffes qui ne s'en laissent pas im- 
bit>er. 

Escupir ves sus , fi. cracher en l'air. 

ESOUPIT, s. m. d. bas lira* BacomovAy 
oLMaAT. V. Escup , R. 

ESGUPOUNIAR, V. Escupignegear et 
Eseup,^. 

ESCUR • OKVB , radical pris du lat. obs- 
eurus , obscur , sombre, ténébreux , noir. 

Êty. de obscurus , par apoc.^ obscur : 
Ouhscur, Oubscurc-ir, Oubscurcissa-menty 
Oubscurc'it, Oubscur-iiat. 

De obscur , par le changement de ohs en 
êSf eseur; d'où : £fciir, Escur-a, Escur^ 
ada 9 Escur-aigna , Eseur-^ar s' , Escurc-ir, 
Eseur-iat, Escur-esina , Escur-ilat , Es- 
ctir-n-«iefil, Eseur^x-ir. 

ESCUR, URA, adj. Oscuro^ ital. Obs^ 
mro , esp. EseurOf port. Eseur , cat. Obs- 
cor ,ure, sombre, privé de clarté. On ne le 
dit gue du temps et des couleurs ; vl. mauvais. 

Ety. du.lat obscurus, m. s. Es eseur 
eossmo la goûta doou Ump, il fait noir comme 
dans un four. 

A V eseur j adv. A escuras, esp« sans lu- 
mière ^àja sourdine. 

ESCUR, s* m. Ai.'Btc«m , dans l'obscurité. 
\^ Oubscuritat et Eseur , R . , 

ESCURA , S. f. vl. BtcmnA. Écurie. 

£ty. de la basse lat. scuria , dit pour 
equOCf <|ni l'a été, pour equus. V. Eseur, R. 

Leibnitz fait venir ce mot de l'anc. allem. 
sekur , éta ble, 

ESCURA, s. f. vK Eseuro et Escuridade, 
port. Obscurité. 

Selh qui crup en Vescura. 

Celui qui croupit dans l'obscurité. 
Marcabrus. 

BSCURADA, s. f. (escuràde) , dg. Eseu- 
ridade . port. Obscurité. V. Eseur, R. 

ESCURAOI, s. m. (escurâdgi); BscoaAaa. 
Eseura, cat. Ecurage, action d'écurer, net- 
toiement. Gare 

ESCURAIONA, s. f. ( escpràlgne ) , dg. 
Obscurité. V. Oubscuritat. 

Él y. de eseur et de aigna. V. Eseur, R. 

BSCURALHAT , ADA, adj. et p. (escu- 
raillà, àde), d. bas Um. On le dit des per- 
sonnes et des animaux à qui il ne reste que U 
peau et les os, 

fitv. de es , de eurali , peau , et de ol , ré- 
duit a la peau , ou de curalhat, creusé , ré- 
duit au dernier degré de maigreur. Voy. 
Ciir,R. 

TOM. U. 



ESC 

ESCURAMBN . adv. vl. Obscorément. 

ESCURAR, V. a. (escurà); Escurar, cat. 
Ècurcr , polir , rendre luisant : Escurar lou 
wiainagi ou emerar , écurer la vaisselle ; 
Escurar un ferre roulhous, polir. 

Éty. de es et de curar , pour vider , net- 
toyer, prendre soin : Exeurare rubiginem , 
se trouve dans Faustus rheginensis, dans le 
sens d'ôter la rouille. V. Cur , R, 

ESCURAR B\ V. r. Expectorer, faire des 
efforts pour débarrasser les bronches. 

ESCURAR S', V. r. vl. S'obscurcir. Voy. 
Eseur , R. 

ESGURAT, ADA,adj. et p. (escurà,âde). 
Ëcuré , ée ; poli , ie. V. Cur, H. 

Les vignerons donnent l'épithète de ei- 
eurals , aux raisins qui sont lâches sur la 
rafle , ou éloignés les uns des autres. 

ESCURCIR S', V. r. (s'escurcir) ; l'oroi- 
coBcni , •'mcAPAMAB. Escureeer se , port. 
S'obscurcir . devenir obscur , sombre , en 
parlant du ciel. V. Eseur , R. 

ESCURCITAT , S. f. vl. Obscurité. Voy. 
Eseur. 

ESCURDAT, s. f. vL Escuredaty cat. 
Tache, obscurité. V. Eseur, R. 

ESCURESINA, S. f. (escnresine) , dl. 
Obscurité. V. Oubscuritat et Eseur, R. 

ESGURET, S. m. ( escuré ). Nom de la 
prèle , Equiselum limosum , à Toulouse. 
V. Coussauda. 

ESCURET,dl.Alt. de £feiiiel, v.c.m. 

ESCURETA , s. f. (escuréte). Un des noms 
languedociens de la prèle. V. Coussauda. 

Etv. Parce qu'on s'en sert pour éclaircir 
laraisselle. V. Escurar ei Cur , R. 

ESCUROACH, vl. V. Scalgayt. 

ESGUROACHAR , vl. V. Echirgaitar. 

ESCURIA, vl. V. Eseur a. 

ESCURIOOU, Cast. V. Etquiroou. 

ESGURITAT. Escuritat, cat. V. Oubs- 
euriiai et Eseur , R. 

ESCUROI. , vl. V. Esquiroou. 

ESGURPULE, dg. Ait. à^Esérupule, 
V. c. m. 

ESCURSAR S', V. r. (s'eseursà), d. de 
Barcel. bscoma». Escursar, cat. Se retrous- 
ser, relever sa robe , sa soutane, ses man- 
ches, etc. V. Reiroussar se. 

Ëty. Escursar parait être dit pour Es- 
courchar , v. c. m. 

ESCURSAT , ADA , adj. et p. (escursà , 
àde), md. Retroussé, ée. V. Retroussât. 

ESCURSETAT,vl. V. Oubscuritat. 

ESCURTAT, vl. V. Oic6«cttri(af et Es- 
eur, R. 

ESCURZnHENT, S. m. vl. Obscurcisse- 
ment. V. £«cur,R. 

ESCURZIR, V. a. et n. vl. Obscurcir, 
brunir. W. Eseur , R. 

ESCURZIT, IDA, adj. et p. Obscurci, ic. 
V. £#cttr, R. 

ESCUS , sous-radical pris du lat. excu- 
sare, dérivé de ex priv. de cauta, par sync. 
de u et de are , âler l'accusation , la cause 
qu'on reprochait, excuser. 

Êty. de excusare , par apoc. excus . et par 
le changement de x en «, escus; d'où : Es- 
cus-a, Eseus able, Escuia-ment, Escus^ 
aryEscus-at, Escus-ivolf In-escusable. 

ESCUSA, s. f. (escùse); Scusa, ital. 
Excusa , esp. Escusa, port. cat. Excuse , 



ESC 



129 



raison ou prétexte qu'on domie pom s^excn- 
ser , pour se disculper ; terme de civilité dont 
on se sert envers quelqu'un pour le porter 
à avoir de l'indulgence pour quelque faute 
légère. 

Ëty. du lat. excusatio , excusa , nu s. ou 
de es pour ex , hors, et de cusa pour coûta, 
hors de cause. V. Escus , R. 

Demandar escusa , faire des excuses ou 
demander pardon , et non demander excuse. 

Vous demandi escusa, Trad. je vous prie de 
m'cxcuser. 

Dérivés: Escus-ablejEseus-ar, Escus-aî. 

ESCUSABLB,ARLA, adj. (escusâblé, 
âble) ; Scusabilet ïial Excusable, esp. cat 
Escusavel, port. Excusable, qui peut être 
excusé, qui est digne d'excuse. 

Étv. du lat. excusabiliSy ou de escusa et 
de able, de nature à être excusé. V. Escus, R. * 

ESCUSABIENT , S. m. vL Scusamento , 
ital. Excuse. V. Escusa et Escus, R. 

ESCUSA- PET , s. m. (escùse-pé), dg. 
Rapporteur. 

ESCUSAR S' , V. r. mxmtAM is. S*ex- 
cuser, faire des excuses, s'excuser de 
faire une chose , ea français , signifie s'en 
dispenser. 

Ety. du lat «e excusare, m. s. V. Eseus, 
Rad. 

ESCUSAR, V. a. (escusa) ; hkcvia». 5ctt- 
sare, ital. Exeusar, esp. Eseusar, port, 
cat Excuser , trouver dans les circonstances 
d'une action répréhensiblo ou d'une faute , 
ou dans les intentions de celui qui l'a com- 
mise , des raisons pour croire que cette ac- 
tion , que cette faute ne doit pas lui être re- 
prochée avec sévérité ; pardonner. 

Éty. du lat. excusare, m. s. ou de excusa 
et de ar. V. Escus, R. 

Escusax-me , excusez-moi , pardonnez 
si je vous contredis. 

ESCUSAT, ADA, adj. et p. (esciisà, 
àde). Excusé , ée. 

Êty. du lat excusatus , ou de escusa et 
deat V. Escus, R. 

ESCUSIVOI* , Bdj. d, vaud. Excusable. 
V. Escusable et Enus , R. 

ESCUS8AR , V. a. (escussà) , dl. Retrous- 
ser, replier, relever ce qui pendait, il est 
aussi réciproque. V. Escursar, 

S'escusseroun même sei manche 
Per poudémieu s'enbarbouilla. 
La pata enlevada. 

ESCUSSOUN , s. m. Écusson , plaqne 
d'argent ou de fer blanc à laquelle on adapte 
les cierges que les marguilliers portent à la 
procession. V. £«cu(,R. , 

ESCUSSOUN , s. m. Écusson , en terme 
de jardinier , morceau d'écorce, garni d'un 
œil, qu'on enlève d'un arbre pour le greflcr 
sur un autre. V. Escut, R. 

Entar en escussoun , écussonner. 

ESCUSSOUN , s. m. (escussoun) ; Escu- 
dete, port. Ecusson , platine de fer ou d'au- 
tre métal qui sert à orner les heurtoirs des 
portes, les boutons, les entrées des serru- 
res, etc. 

Éty. du lat. scutum , m. s. V. Escut, R. 

ESCUSSOUN , S. m. Scudo , ital. Escudo, 
esp. port. Ecusson , en terme de blason , 
écu chargé d'armoiries. V. Escut , R. 



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130 



ESC 



ESGU880UNAR, T. a. ( cscussounâ ). 
Ëcussonner, enter en écusson. 

Éty. de eseusêoun et de ar. V, Egcut , R. 

ESCUT, ucot» , BtcooT , radical pris du 
latin scutum^ i, bouclier, écu, dérivé du 
grec axutoc (skutos) , cuir , peau , parce que 
les premiers boucliers en étaient faits. L'écu 
monnaie a été ainsi nommé parce que l'écu 
de France y était empreint. 

De sculum , piar apoc. icut, et par add. 
de e «uph. tscut ; d'oà : Escut , Etcut-et. 

De eseui , par le changement du ( en d , 

,eteud: d'où : Eteud-ela , Eteudel-ada , 

Etcudel'àssa , Escudel-eta , Eêcudel-ier , 

Escudil-oun , Escudel-ar , Eêcudelax , 

E^eud-et^ Eêcudier,Scud'ar^ Eicug-et. 

De eseudf par la suppr. du d, eseu; d^où : 
£«cu, Eicu-ella, Escu-ilau, Escu-lh-ar^ 
£scus$-oun , Escuséoun-ar , i4-cu6-ter , 
^leunt-otin, Ey-cunl-al^ Aieud'ila, Es- 
eout-Uha. 

ESCUT, s. m. (scû); Seudo, liai. Es- 
cudo y esp. port. ECU , ancienne pièce de 
monnaie de trois ou de six livres , por- 
tant l'empreinte de l'écu de France. 

Éty. du lat. seutum. V. Eicui , R, 

Pichot escut, petit écu, ou écu de trois 
livres» réduit à 2 fr. 55 c. et ensuite dé- 
monétisé en 1835. 

Escui noQu , écu neuf ou écu de six livres, 
réduit à 5 fr. 80 c. et démonétisé en 1835. 

Les écus d'argent ne datent que de 1641, 
sous le régne de Louis XIV. Ceux qui exis- 
taient avant étaient en or et avaient une 
valeur bien supérieure. 

On dit, en parlant d*une personne oui a 
beaucoup d'argent : Qu*a d*escuts au souleou, 
rappelant par là les écus d'or au soleil que 
Louis XI fit frapper en 1475, ainsi nommés, 
parce qu'ils portaient un soleil au-dessus de 
la couronne. 

L'écu d'or , sous le roi Jcam , en 1350 , 
valait de notre monnaie . . . . 13 fr. 66 c. 

L'écu d'or au soleil , de 1443. 11 66 

L'écu d'or de François l'^de 
1519 Il 35 

L'écu d'or au soleil, de 1561. 11 

L'écu d'or au soleil , de 1599 .11 14 

L'écu blanc de Louis XIV, de 
1649 5 59 

L'écu d'argent d'Henri IV. . . 7 92 

L'écu d'argent de 1599. ... 7 -97 

E8C0T, s. m. Escudy cat. EscudOy esp. 
port. ScudOy ital. Écu, espèce de bouclier 

Sue portaient autrefois les chevaliers, la figure 
e ce bouclier sur lequel on peint les armoi- 
ries. 
Ëiy. du laL #cu(tim, m. s. V. Eseut, R. 

On appelle: 

TOLTiTt , U fvù» loTÀlMT* qiU m unaint otaïadrcoMiu 

ea poinM. 
QL ARTIER , ane des qiiatrt paiikt i« celui «fui «kt éear- 

iclé. 



ESGOTET , S. m. (escuté) : 

CtRST, BSCVOST , BtrUCBST. ÈsCUdcte , CSp. 

Épithème, emplâtre de forme ronde au'on 
applique ordinairement sur l'estomac ; l'ecus- 
son d'une greffe. 

Êly. du lat. Seul, R. et de H dim. ^m- 
plastrum seutaîum, 

ESOUTER , V. Eseudier. 



ESC 

EftCUTSSAT, vL y.Escuissal. 

E8CI1ZAN8A. vl. V. Escusa. 

E8CUZAR, vl. V. Eseusar. 

E80UZET, ET4, adj. (escusé , été). 
Dissimulé, ^, traître. 

M. Dumège fiit verar ce mot du grec 
•xwTx^ci) (fikutastô), fe^ro, je couvre. 

ESCUZOU,s. f.(escuz6u). Cuisson: Z'es- 
cuxou doou grand fred^ le piquant du grand 
froid. 

Éty. du grec ffxwîui (scuzô) , irriter. Du- 
mège. 

EflD 

1Ë8PADH , s. m. vl. Dédain , refus. Y. 
Dign, R. 

ESDARAVAT , ADA , adj. et p. vL Ar- 
raché, ée. V. Derrabat. 

E8DE1IB8 , exp. adv. vl. D'un même 
^lan , h bride abattue ; abandonné. 

E8DBME8SA, S. f. vl. Efibrt , élan, 
déploieme nt. V. meures R. 

E8DEMETRE, v. a. vl. Abandonner, 
renoncer, confier, déployer. 

ESDENH , s. m. vL V. Desdegn. 

E6DENTAT, a()j. et p. vl. Êdenté. J^f* 
dentegad, cat. V. Desdentat, 

Éty. du lat. edenkUus. V. Denl,R. 

E8DEVE, vl. Alt. de esdeven: M n*et* 
devo, m'en revient. V. Esdevenir et Yen, 
Rad. 

E8DEVENDEDOUB , OORA , adj. (esde- 
veindedôu , dure) , vl. Esdevenidor , cat. 
Fentdero, esp. A venir: Tems esdevende^ 
dour , temps k venir, k l'avenir. 

Présents -et <esdevended<mrs, présents et 
avenir. V. Fen, R. 

Ëty. du lat. veniurus. 

E8DEVENIDOR, vl. Esdevenidor, cat. 
Devant arriver. V. Endevenidor. 

ESDEVENIMENT, s. m. vl. Esdevenù 
ment, cat. Événement, aventure. V. Fefi, R. 

ESDEVENIR, V. n. vl. mnAorAm, EsdevS' 
niry cat. Arriver , survenir , venir, réussir, 
parvenir. 

Per pagar las dickas soumas et autras 
causas et despensas que occurriran au paur^ 
rian oecurre ait dits luecs^ qu'esdevenon et 
pourrian esdevenir , pour payer les dites 
sommes et autres choses et dépenses qui 
surviendront ou pourraient survenir dans les 
dits lieux qui se rencontrent ou pourront 
se rencontrer : Car souvent si esdeven^ car 
il arrive souvent. St. Prov. 

Ëty. de M, il est, de de et de venir. V. 
re«,R. 

E8DIG , vl. Il ou elle nie. 

E8DICH, IGHA, a^j. \L sum, mstnt. 
Dédit, ite. V. />ire,R. 

E8DIG, vl. s. m. Dédit. V. Esdit. 

E8DILOV1, s. m. vl. V. Delugi. 

.E8DIR, vl. V. Esdire. 

EffMR^i V. a. vl. MWBtm. Nier , protester, 
rejeter, éviter, disconvenir, disculper, dé- 
dire. 

Êty. Hle es priv. ^t ûe dire , dire le con- 
traire. V. Dire, R. 

ESDIT, vl. V. Esdich et Esdig. 

ESDOLEVI, et 

ESDOLIBRE, s. m. vl. et 



ESD 

BSDOLinn , Déluge. V. Esddovî et 2>e.^ 
lugi. 

ESDRAGAR^ Y. a. (esdracâ); BwiuMAa. 
Eidracar la bugada , Cast. Essorer, séchar 
à demi le linge de la lessive; parlant de la 
terre , ressuyer. 

BSDRAGAR, ?. a. (esdracÂ). Essorer, 
ressuyer. Cast. 

ESDREG, S. m. vL Endirti, cat En 
jusHce. 

Êty. de es priv. et de drvg^ pour itreeJ^ 
droit. V. Ueg, R. 

ESDROIITA,s. f. (e8dr6ole),d. deBarcel. 
Rossée. V. ÛMsada. 

ESDROUYAR, ?. a. (csdroulà), md. 
Rosser. V. Eossar, 

fiSDUGH , HCHA , p. «t adg. tI. Retiré, 
rejeté, rejetée. V. /Mr, R. 

ESDDI, s. m. vl. Manière, «rf d'icon- 
duire. 

BSmiIRE , «t 

ESDURRB, Y. a. \1. Écarter, éloigiier, 
emmener, ècondaire. 

Èty. du lat. educere. V. D«e, ft« 

SSDUTBB , vl. V. EsduHrê. 



fiSEMPLARI, S. m. Vl. -rai 
Exemple , modèle. 

Éty. du lat. exemplaris, n. s. 

ESENHAMBNT, S. m. vl. Politctse« 
V. ^t>i , R. 

ESER, V. a. (esé), dg. Faire: Per eaer, 
pour faire. 

Èty. C'est nne altér. de/kser, ou do lat. 
facert, 

IBSERAR, vl. V. Enserrar. 

ESERNIR, Yl. V. Eissemir. 

ESERVIOAR , Y. n. vl. et mieox mhi* 
▼iftAm. Devenir lunatique. 

Éty. de es priv. de servig pour terviM , 
cervelle , et de ar , perdre la cervelle , le 
bon sens. V. Cervel^ R. 



^FAÇABI.E, ABLA, adj. (eslaçâble,, 
âble). Efljiçable, qui peut être eflboé. 

Ëty. de EsfaÇf R. de esfaçar et de aôle, 
susceptible de . • . V. Faci, R. 

ESFADOm, lA, adj. (esfadoul, le), 
d. de Carpentras. Fade, insipide. V.Fads, 

ESFADOURIT, IDA, adj. et p. (esfa- 
douri,ide). Evaporé, ée; éventé. Cast. 

ESFAMAR, Y. a. vl. Difiamer. V. J&m, 

ESFANELAT , ADA , adj. et p. (dwplè, 
àde), dl. Essoufllé. V. Eissouflat. '^ 

Éty. du lat. anhelatus, m. s. 

ESFANOASSAR S', Y. r. (s'esfangassà), 
d. de Rarcel. S'affaisser, s'aplatir, comme 
ferait un tas de boue. 

Êty. de «1, de fangas et de ar. V. Fang, 
Rad. 

ESFANGA88AT , ATA, adj. et p. (es- 
fangassâ, aie), md. Affaissé, ée. V. Fang, R. 

ESFARAR, V. a. (esfaré) ; mrwMMMm. EAh 
rer, épouvanter. 

ESFARAT , ADA , a^j. (esCirà, àde) ; w. 
wMmAx, Epouvanté, effrayé. 

Éty. du lat. efferatus, m. s. V. Fer, R. 2' 



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ESF 

ESFABFAtAAR, Y. a. (eiù^hi\\k).ÉhûU' 
rifferj déranger, éparpiller les cheveux. 

Éij.deeSf et de Tilal. farfalla, papillon, 
léger, évaporé, éventé, et de ar, rendre lé* 
gcr, éventer, eiposer ao vent. 

E8rAIIFAI.EIAT, ADA, ê^ et p. (es- 
farfaillà, àde). Ebouriffé, ée; on le dit particu- 
lièrement des cheveax qu'un accident a rele- 
vés, rendus flottants, oui peuvent voler com- 
me on papillon, /ar/alia, en ital. 

BSr ARNODRAR 8', v. r. (s'csfarnonrà); 
•'alatsab. On le dit des poules qui se vau- 
trent dans la poussière pour se débarrasser 
des poux qui les fatiguent. 

Éty. de eê pour en, en, defarn pour /arina, 
poudre, et de l'aet. ourart se couvrir de pous- 
sière, de farine. V. Far, R. 

B8PARN0URAR 8', V. n. Se réduire en 
farine, ei\ parlant des pommes de terre; on 
appelle fiffinousas ou farnaufat, celles qui 
jouissent de cette qualité. 

E8FAROUCHAB, V. a. (esfaroutcbâ), 
dm* mmAinuui, urATAHTAs. Effrayer > épou- 
vanter, effaroucher. 

Èty. du lat. e/ferate, rendre farouche, ou 
des es. de farouche et de ar. V. Fer, R. 2. 

Etfanmhar Um gibier, effaroucher le 
gibier, ou de exferociare, suivant Ménage. 

E8FAR0UCH4T,ADA, adj. etp. (es- 
faroutthâ, àde); shpaveat. Ef&roucné, èe. 
V. Fer, R. 2. 

B8FA8AR, vl. V. Esfaçar. 

E8FA8ENT , p. pr. vl. Effaçant. 

E8FA80ULIT, IDA, adj. (esfasooli, 
ide), dl. Maigre, «xténué. V. Maigre et See. 

B8FA88AR , vl. V. Eefaçar. 

ESFATAR, V. a. (esfatà), dl. Dépecer, 
déchirer de vieux linge sans ef^rt : Eeiri- 
oar, au contraire, indique qu'il dut employer 
oeaticoup de force. 

K8rATRfllfF>I.AB> v, a. (esfatrimelé), 
dl. Déchirer en lambeaux. 

ESTAUCHADURA, V. Enfawhadura 
et Fale, R. 

BSFAUGHAR, ■•rooccuAa. Avril. Voy. 
Enfanehar et Fale, R. 

BSFADIâAR, v.a. (esfaoulà),dl. Flétrir 
quelque chose. Sauv. V. Paair, 

ESFEILLAT, vl. V. Eifulhol et Fulh, 
Rad. 

E8FELENAR S', V. r. vl. S'obstiner, de- 
venir cruel, félon, se piquer, s'irriter. 

Éty. Y. FeUm, R. 

B8FELENAR , V. a. vl. rsuBUA*. Rendre 
cruel. 

E8FELLENAR, v. a. vl. Forcer, irri- 
ter , rendre cruel. 

ESFELNEZUI, V. a. vl. Altérer, rendre 
mauvais. 

E8FELNIR, v. n. vl. S'cfpporter de co- 
lère, devenir furieux. V. Félon, R. 

IBSFELNIT , adj. et p. vl. Courroucé, en 
colère. V. Félon, R. 

E8FEOWPAII 9\ v. r. (a'esfeoupà), d. m. 
S'effiler. V. Detfilar. 

E8FEOUPAT , ADA, adj. et p. (esfeou- 
pà. àde). Effilé, ée. V, Desfilat. 

66FEIIA , ÎEsfera, cat ital. Y. Esphera, 

E8FERAR , v. a. vl. Effrayer, effarou- 
cher. Y. Fer, R. 2. 

BliPEREZIR , V. a. vl. ptrBuim. £«/e- 
rfir, cat. Courroucer, effrayer. Y. Fer, R, 2. 



ESF 

BSFEaiQDE , Esferie, cat. Y. Eêphe- 
Tique, 

E8FERVIR, V, a. et n. vl. Échauffer, 
bouillonner, animer, rendre fervant. 

Éty. du lat. fervere^ m. s. Y. Ferv, R. 

ESFERZIR, vl. Y. Eiferttir ci Fer, 
Rad. 2. 

ESFERZIT, adj. etp. vl. mêrmmMnx. Fu- 
rieux, effarouché, emporté, devenu cruel , 
effrayé, consterné. Y. Fer, R. 2. 

BSFIALAT, ADA, adj. et p. (esfialà, 
àde), dl. Aquel fai m'a esfialat, ce fardeau 
m'a éreinte. Y. Esquinat. 

ESFIARAR , d. m. Y. DesUlar et FU, 
Rad. 

E8FILAR, V. a. (esfilà); dstibbab. Effi- 
ler. Y. I>e«/!(ar et Ft7, R. 

E8FILAT , ADA , adj. etp. (esfilà, àde) ; 
nuLAiioovi. Effilé, ée. Y. Desfitat ei Fil,Vi. 

ESFINIR, V. vl. Terminer, achever. 

E9FIDLAR, dl. Siffier. Y. Siblar, 

BSFmuST, dl. Y. FiouleteiSiblet. 

BSFLANGAJEI, v. a. (esflancà). Effianquer, 
rendre maigre, au point d'avoir les flancs creux 
et abattus, en pariant des chevaux. 

Éty. de es priv. de flanc et de ar, priver des 
flancs. Y. Flanc, R. 

E8FUUVGAT, ADA, (esflancà, àde). 
Efflanqué, ée; quia les flancs maigres et abat- 
tus ; long etmince. Y. Flanc, R. 

EaFI^OURAIRE, s. m. (esflouràiré). 
Arbre dont les fleurs sont sujettes à coulcry 
à tomber sans laisser de fruit. Aub. 

Éty. de es priv. de flour et de aire, qui perd 
les fleurs. 

•E8FL0URAR,v. a. (esflourà); 
«A, ffovnkouiiAK, DBSAor&omuui, riiOt 
nooKAK. Effleurer, enlever la superficie dé 
quelque chose, ne toucher que légèrement ; 
enlever la fleur, prendre ce qu'il y a de mieux 
' dans une chose, l'écrémer, prendre le dessus 
d'un panier; pour couler. Y. Desflourar, 

Éty. du lat. éfflorare ou de es priv. de 
flour et de ar, enlever la fleur. Y. Fior, R. 

ESFLOURARELA, S. f. (esfloorarèle). 
Yigne dont les fleurs sont sujettes à couler. 

E8FLODRAT, ADA, adj. et p. (esflou- 
rà, àde). Effleuré, ée ; dont la superficie a été 
enlevée; qui n'a été touché que légèrement; 
dont on a pris la fleur; on le dit.aussi pour 
herniaire, en parlant des enfants. Y. Relas* 
loletF/or, R. 

ESFLOUTAR, v. n. (esfloutà), dl. Déche- 
veler, arracher la coiffure. Y. Descouiffar et 
Carpignar, 

ESFLOUnONAR, dl. Décheveler. Yoy. 
Carpignar, 

E8FLOUTIUNAR,dl. Écheveler. Yoy. 
Carpignar. 

E8FOIIXAR, vl. Y. Esfulharel Fui , R. 

E8FOLHAR,vl. W.Esfulhar eiFulh,^. 

E8F0NDAR, vl, Y. EsfondrareiFound, 
Rad. 

B8F0NDRAR, v. a. vl. mwotmAm, si>«nc- 
DP AS. Enfoncer, abattre, effondrer, démolir. 
Y. Foufid, R 

WFONDRAT,a(|i. et p. v|. Effbndré. Y. 
Found, R. 

E8F0RGENAR, v. a. et n. AroBCKii4B. 
Etre forcené, le devenir. 

E8FORCENAT, ADA , adj. et p. vl. 
Forcené, ée. 



ESF 



131 



E8F0RGÈ8, dl. m. 8. que Four fie , v. c. 
m. et Fore , R. 

BSFOR8, s. m. (sfor); nrroBr, bitobt. 
E8for$,CBLSforzo, ital. Esfuerio, esp. Es- 
forço, port. Effort, action faite en s'eîforçani, 
résultat de l'effort, maladie ou lésion qui ré- 
sulte d'un effort. 

Éty.deftf. de/(»r(,poar/braa, beaucoup de 
force.Y.For(,R ^ 

On donne aussi le nom de esfore, à un tour 
de reins, parce qu'on le gagne ordinairement 
en faisant un effort ; à une courbature. 

E8FORSADAMENT, adv, vl. ■■toma- 
DAMBii. Esforsadament, cat. Esforxada- 
menie, esp. Esforçadamente , port. Sforxa- 
lamente, ital. Avec effort, à marche forcée. 
Y. Fort, R. 

ESFQR8AMENT, 8. m. vl. Esforta- 
miento, anc. esp. Sforxamenlo, ital. Effort. 
y. F or s, R. 

E8FOR8AR8', y. r. (s'esfoursà) ; •'«•- 
rovaçA». Esforzar se, cat. esp. Esforçar 
10. port. Sforzarsi, ital. S'efforcer, faire des 
efforts pour venir à bout de quelque chose ; 
faire en sorte. 

Éty. de esfors et de ar. Y. Fort, R. 

En vl. fortifier, rafi^rmir, et act. vl. for- 
tifier. 

E8F0R8ET, 8. m. (esfourcé) ,^l. et 
imp. Mêwomem. Petit effort. 

Ety. de es fore et du dim. et. Y. Fort, R. 

ESFOR8IU,IVA, adj. vl. Faisant effort, 
fort, te, violent, ente, opiniâtre. Y. Forf,R. 

Una dolor esforsiva, une douleur violente. 

E8FOR8IVAMENT, adv. vl. Opiniâtre- 
ment, violemment. Y. Fort, R. 

ESFORT, vl. Force, troupe. Y. Esfors 
et Fort, R, 

ESFORT , S. m. dg. Hernie. V. 

ESFORZADABIBN, vl. Y. Esforxada- 
ment et Fon, R. 

ESFORZAR, V, a. vl. Renforcer. Y. Fort, 
R. et Esforsar. 

ESFORZAR S' . v. r. vl. Esforzar , cat. 
Devenir fort, prendre de l'énergie, s'animer. 
Y. Fort, R.etS'ei/brpar. 

ESFOUGHADURA, Gare. Y. Enfaucha- 
dura, 

E8FOOGALHAR 8', Y. Agrouar <' et 
Foc,n. 

ESFOUOALHAT , ADA, adj. et p. (es- 
fougalhà, àde), dl. Accroupi. Y. Agrouat et 
Foc, R. 

ESFOOGA88AR S', v. r. (s'esfbugassà); 
BiroocAMAB. S'affaisser, s'applatir comme un 
gâteag. 

Éty. de es augm. de fougassa, gât«au, et 
de arjitl. faire devenir comme un gâteau. 
Y. Foc, R. 

. ESFOUGAS8AT , ADA , adj. et p. (esfou- 
gassà, àde) ; ssroooAtf at, atodgassat. Appla- 
ti, écrasé, épaté, en parlant du nez, écache. 

Éty. de es, de fougassa et de at, ada, litt. 
fait comme un gâteau. Y. Eoû, R. 

ESFOUIRAIRE. S. m. ' ( èsfouirairé). 
Gouet, sorte de raisin blanc dont les grains 
très-doux, ont la peau si fine qu'ils foirent et 
laissent échapper ce qui est dedans, si peu 
qu'on les presse et môme lorsqu'on les déta- 
che de la grappe. 

Ély. de es, de /outra et de ar. Y, Fouir, 
Rad. 



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132 



ESF 



. EWOOIRàm AIXA , V. FouiraUiada et 
Fouir, R. 

EM^UIRALHAU, d.m. V. Fùuiralha- 
da et Fouir y R. 

BSFOUIilAN , s. m^. ( esfoulràn ). Nom 
qu'on donne, à MootpeIKer, à un raisin noir. 
V. Fouir, R. 

ESPODIRAR S', V. r. et n. (s'esfouirâ). 
Avoir la diarrhée, foirer: Aqueou ehin ïes 
etfouiraU ce chien s'est vidé ; fig. recder de 
peur, saigner du nez, faire un trait de lâcheté. 

Ëty.deef,en,de/mitra, foire, et de l'aet. 
ar, titt. se changer en foire, s'en aller en foi- 
re. V. Fouir, R. 

ESFOUIRAT, ADA, adj. et p. (esfouirà, 
éde). V. Fouirous et Fouir, R. 

ESFOULI8SADA, s. f. (esfoulissàde), dl. 
Fougue, vivacité, emportement» V. Foï, R. 

^VtKIUSaAR S?, V. r. (s'esfoulissà) , 
dl. Se mettre en colère , se courroucer, se 

gendarmer, monter sur ses grands chevaux : 
*ېfoulissaperparei, il s'emporte pourrien. 

Trambla, ven pale, s'esfoulissà. 

Favre* 

Ëty. de es, de foui, fou, et de inar, se 
hérisser comme un fou. V. Fol, R. 

ESFOUUUUAT , ADA , adj. et p. (esfoo- 
lissa, àde] ; bumat. Ebourifié, on le dit des 
cheveux quand ils sont hérissés oy en désor- 
dre. V. Carpignat ti Fol, R. 

ESFOUNDRAR , v. a. (esfoundra) , d. de 
Barccl. Efifondrer. V. Eêlrucar, 

Ëly. de exfnndulare , par le changement 
ordinaire de l enr, selon Ménage. V. iFound, 
Rad. 

ESFOUNOEX.AR S', d. HL t'umun. Y. 
Eihoular ei Found, R. 

Ëty. de ej^augm. de foungel et de ar, 

ESFOURNIAR , v. a. (esfournià) ; tooba- 
civah, BvrotmwKiMt) siroomiA», roDuiiA». Sni" 
dore, ital. Desanidare , esp, Desanihhar , 
port. Dénicher, ùter du nid, et par ex(. faire 
sortir, tirer par Xbrce de quelque endroit^ sur? 
prendre €|uelqu'un qui s'était caché, il est 
aussi réciproque. 

Ëty. de es pour ex, de four, qui signifie la 
même chose, hors, de ni, nid, et de ar, tirer 
hors du nid : Ex nido deripere, V. Nis, R. 

ESFOURNIAT, ADA, adj. et p. (esfour- 
nià, àde). Déniché, ée : An isfoumi(U, les oi- 
seaux sont dénichés, pour dire que les choses 
qu'on croyait trouver n'y sont plus. V. Nis , 
Rad. 

ESFOURNIAU, srm. (esfouroîâou) ; ca- 

CA-Kif , Ei«>oiiiaiiAO, xnrpuiunAo, roomMO. Oi- 
seau branchier, celui qui sort à peine du nid. 
V.Aw,R. 

ESFRAINER, 

BSFRAINONER , et 

ESFRAINHER, V. Esfranhêr. 

ESFRANDAI4HAR, v. a. (esfrandaiHÀ)^ 
BsrBAMDAiAB. Mettre en lambeaux, déchirer. 
Aub. V. Espelkar. 

ESFRANPALIIAT,ADA, adj. et part, 
(esfrandaillâ, àde). Déchiré^ée. V. Espelhat. 

E8FRANOA , vl. Qu'il OU qu^elle rompe. 

ESFRANOEH^et 

ESFRANHER^ V. a« vl. srnuunmi, /n« 
fragnere, ital. Rovpre, détruire, briser. 

ESFRATjS.m. (esfrài); muruAH, M^nàr, 



ESF 

BSTKAi. Effroi, frayeur, épouvante, terreur 
soudaine. 

Éty. de es, avec, et de Frayour, v. c. m. 
et Frem, R. 

Faire esfray, être horrible, épouvantable, 
hideux à voir. 

De V esfray, adv. d'efBroi. 

LeU oumbrBs de Vesfra/ fagiaaaaii dins 1m ers. 
Céy.. 

E8FRATABI.B,ABUI, adj. (esfreyà, 
blé, àble); BsraooAMx. Effroyable, qui ef- 
fraye. 

ESFRATANT, ANTA, adj. (esfreyàn, 
ânte). Effrayant, ante. 

ESFRATAR, v. a. fcsfreîà); srmDMi, 
BirmATAB. Effrayer, inspirer de la frayeur. 

Ëty. de ê^ray et de Tact. ar. Y. Frmn, 
Rad. 

ESFRATARS'. V. r. asusasab. S'ef- 
frayer, éprouver de la frayeur. 

E8FRATAT, ADA , adj. et p. BirBAVAT, 
ABA. Effrayé» ée; saisi de frayeur. V. Frem, 
Rad. 

ESFRATOUS, 0U8A, ad], (esfralous, 
énse), d. aH. Effrayant, aate. 

Ëty. de esfray et de ous, V. Frem, R. 

DfaM md Mwng'M/ni/oM ay vtê lel Mombreis bords. 
C«j«. 

E8FRE , 8. m. v1. Sans frein. 

ESFREDAR, vl. V. Esfrayat et Frm, 
Rad. 

E8FREDAT, ADA, vl. V. Esfrayat et 
Frem, R. ^ 

E8FREDEZIR, V. D. vl. sfrasu. Rç- 
froidir. 

E8FRED1R S' , dl. V. Refredar se et 
Fred, R. 

BSFREOiniENT, s. m. (esfredgimein). 
Refroidissement. V. Enfredament ti Fred, 
Rad. 

B8FRBGIR 8', dl. V. Enfredar «*, JTe- 
fredar se et Ffed, Rad. 

ESFREI • s. m. vl. BKfm, bwab. Effroi , 
Trouble, épouvante. V. Esfrag et Frem, 
Rad. 

E8FREIDAR, vl. V. Esfrayar eiFrem, 
Rad. 

ESFREVOL8IR, V. a. vl. Affaiblir. 

E8FREVOLZIR, v. a. vl. Affaiblir. 

ESFRET, vl. V. Esfret. 

E8FRETAR, vl, \. Esfrayar cl Frem, 
Rad. 

E8FREUR, vl. y. EsfredeHr et Fred, 
Rad. 

E8FREZIT, IDA, B^. et p. vl. Refroi- 
di, io. V. Fred. R. 

E8FRONDAR, et 

ESFRONSAR.v. a. vl. Effbndrer, pef- 
cer,. enfoncer. V. Found, R. 

E8FRONTAT, ADA, adj. (esfrountà, 
àde); urBocmA*. Sfrontalo, iisH. Effirenté,. 
ée; qui n'a ni honte, ni pudeur. 

Éty. de effrous, qui se trouve dans le même 
sens dans Vopiscus, d'où l'on a fait le latin 
barbare effrontatus. V. Front, R. 

E8FROIINDADA, S. t (esfroundâdc). 
Terre nouvellement effondrée. 

E8FROG0AB , v. a. vL Rendi:e. stérSft, 
appauvrir, dépouiller^ 

ESFUELRAR, vL V. Esfulhar. 

WiBFVLHAR^v^su (es&iillàl; SfoglUare, 



ESF 

ital. Dishfijar et EsfMar, port. Esfullar, 
caL Effeuiller^ enlevex les feuilles. 

Éty. de es priv. de fulh et de ar. Y. Fulh, 
Rad. 

ESFDLIA , 8. f. vl. Injure, outrage, tra- 
casserie, sottise. V. Fol, R. 

ESFOUAR. v.a. vl. Outrager, injurier» 
tracasser. V.Fô^R» 



B8GA, 8. f. vl. Maladie de» oisetui. de 
proie. 

E8GAGNOO, AU. de Aiguagna , v. c. m. 

BSOAIMENÎTARyV. D. vl. KtcAMsxrA». 
Gémir, se lamenter. 

ESCkAUAR, V. Egalât et Egu, R. 2: 

ESGALAUCHIT , IDA , a4i. et p. (esga- 
laoutchi, ide), dg. et béam. Contrefait, aité ; 

Sii esl de travera». V. Enêravessal et Gauch,. 
ad. 

ESGAMBIAR^ ?. a. (esgambià), d. m. 
Rendre boiteux. V. Gàyar. 

Éty. de es priv. de gamba et de ar, priver 
de la jambe ou de son usage V. Cawib, R. 

E80ABIBIAT,ATA,adj.etp. (esgam- 
bià, été). Rendu boileUx, priv^ de l'usage 
d'une jambe. Y. Cajii5,R. 

E&OAMEHTAR , vl. V. Esgaimeniar. 

E8GANURRAR 8^, V. r. (s'esganurrâ)» 
dg. et béam. S'égosiller. Y . Esgousilhar s' . 

Ëty. Ce mol est probablement une altécar» 
tion de esga%ignurar, inus. s'égosiller. Voy» 
Gaugn, R. 

E8CkAR, 8. mw ¥l. Proteetion, regarc^ 
avis, résolution, motif. 

Éty. de la basse lat. esgardium, m. s. 

ESOARAGNAR, V. a. (esgaragnâ); m- 
cABAsttBAB. BscAmAsoiAB» EgratigucT légère- 
ment, uc déchirer que répîdenne. V. Egraf-- 
fignar. 

Ëty. de f s;, de garajjnoun et de Tact, ar. 
Ce mot vient du celtique, selon M. Astnic. 
II. Latouche le dérive de l'hébreu garad^ se 
gratter, ou de gara, raser. 

E80ARABIENT, 8. m. ( esgaramein ). 
Égarement, action de s'égarer. 

E80ARAR, V. a. v1. sfMABAB. Regarder; 
garantir,, préserver. 

ESGARAR,v. a. (esgarà); kam», bviua- 
viAB, BtTBAUMB. Egarer, fourvoyer, tirer hors 
du droit chemin, jeter dans l'erreur. 

Ëty. de es pour eos, hors, et de vararê, 
courber, s'éloigner de la droite Mgne. Voy. 
r8r,R.î2. 

ESGARAR 8', ▼. r. S'égarer, se tromper 
de chemin, tomber dansrerreur,se fourvoyer. 

E8GARAT, ADA, adj. et part, (esgarà. 
àde) ; BfcuuBAT, DsoAntT. Egaré, ée, on le 
dit aussi pour fou. V. far, R. 2. 

ESGARADGNAR , V. a. dl. Y. Esgarà- 
gnar. 

E8GARD, S. m. (esgà); bgapd, bb«abo. 
Itiguardo,\tài.Esguardo, port. Egard, at- 
tenlion particulière à quelqu'un ou à quelque 
chose, relativement à ce qu'on dit ou à ce 
qu'on fait } considération, déférence. Y. Oor, 
Rad. 

E8GARDABLE , a4j* ▼!• B;Kposé aux pe- 
gards. Y. Gor, R. 

mGABDAD0Rr.8.jn. vL 



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oo^ 



i\^ 



ESG 

Sgmriatore^ ital. Regardeor, seotioelle, 
saulateor. V. Gar^ R. 

BSGARDAliœNT, 8. m. v1. sMAnAn», 
sMOABDAmi. Eêguardameni , anc. cat. 
Souardamenio^iièU Reffard, aspect; examen, 
déomon , résoluUoD; éçard, considération; 
observation, spectacle. Y. Gar, R. 

BSUrABPAR, V. vl. xmoabdab. smoa- 
BA«, stoABAm. EêgardaTf cat. BMuardar, 
esp,voTL Sguardare^ ilal. Regarder, voir, 
considérer, avoir égard, prendre garde; vl. 
•'abstenir. V. Engardar §', 

Étj. de e$gard^ regard, dans on sens, 
d'égard, dans l'autre, et de ar, V. CUtr, R. 

BSGîàllDmBNT', s. uu^fk Rrotectioa 
V. Gar, R. 

E8GAROA1IIEUAR 8', ?. r. Esgaroa- 
Me2ar«e, caL S'égosiller. Y. S^isgoutilkar 
el Gmrg. 
EBOAROUBSIT 
Sont à pàoH prèfeoume cTidcfr, 
Davanlou grem Dieou que t'ttnmole, 
Ou ben dim un esgaroossi 
Qu*(mffknH maixiue non dent. 

Boissîer. 
EflOARRANADORA, &f. (esgarrasadû. 
re). Eraflure. Cast 

BSOARTyS. m. vl. Esguard. cat. Fi- 
guarde, esp. 5yuardo, ital. Re^d^ aspectf 
coup d'œil. appiarence, appréciation; qi^ard, 
eoBsidéraUon. V. ^àr, R. 

E8GAURIONAR, v. a. (ésgaourigna) ; 
MMw wMK A», moovaiGirAB. Décbirer, V. Es^ 
carckar et Esgraffignar; découpermaladroî- 
temeni, charcuter. V. Graf, R. 

B80AURIGNAT, ADA, a4j. et p. (CS- 
gaourignà, àde); bioooobmmav. Charcuté, ée; 
découpemalproprement. V. Graf^ R. 

BSGAUSILHAR SP , (s'esgaousîllà ). Y. 
EigouHîhar s', 
B9GAU8IR SK, ¥. r. (s^esgàoasir) ; »st- 

•Avzu, BOAVUuAa , s'ssoAvxiAm. Alt. vl. Se 

réjpoir: jtf'en en^auiti, j'en ai bien de la 
joie. 

Ëty. de <« aasm. de gaui, joie, et de tr, 
•0 du lat. gaudere. Y. éSaïul, R. 

B8OA0ZIMBNT, S. m. vl. ciJAVstMnr. 
Joie, iouissance y. contentement. Y. Gaud, 
Rad 

EaGA]DZIR,?L Y. Eijaugir. 

B8GATAR, Y. a. (esgueià). Egayer, ren<- 
die gai, rendre moins triste, moins sombre. 

Éty. de «X, de yol et de iar\ rendre plus 
gai. 

EgO AYAH 8*7 V. r. S'égayer, se réjouir. 

BSCkATEft, s. m. (esgaîé). Celui qui 
conduit les chevaux sur Taire » quand ils 
foulent. Aub. 

Éty. de êga et de 1er, t. c. ro. 

E8GAT1IENTAR, vl. Y. Eigaimentar. 

ESOSAVENTADA,s. f. (esdjaveinlade), 
dl. Criarde, criailleuse. Sauv. 

E80EAVENTAR, v. a. (esdjaveintà), dl. 
Alarmer, Y. Alarmât i cpooventcr, Y, Es- 
pavfntor;.intimider,. Y. Enlimidar. 

BfiOlOUNIAlRB.^ s. m. (esdgiouniàîré), 
d. d.c Bar ce). M oqueur. 

E8GIOUEIIAR^aL m* V. Engaugnar et 
Gaugn, R, 

BSOlBBAB, T. a. (esdgîrbà), dl. Briser 
les motte» d'un champ. Y. Reuegre, 

SftOITAR, vi. Y. Jwjelar. 



ESG 

E8GLAI,et. 

EsaiiAlAR, vl. Y. Esglayar. 

ESGIâAIS^s. m. vl. SM1.AS. Esglay, cat. 
Frayeur, épouvante, trouble, terreur. Y. 
Esglari, 

E8GLANDAR, ?. a. vl. Abattre les 
glands, frapper. 

E8GI«ANDAR S', V. r. (s'esglandà), dm. 
■AUMBAM s' , rKassB. SB. Sc fcndrc l A^fUCOU 
bosc i*e$ tout esglandat, ce bois s'est tout 
fendu ; vl. assommer. Y. Esel, R. 

E8GLANDAT, ADA, adj> et p. (esglan- 
dà, àde), md* FeiMiu, ne. Y. Eselj R. 

ESGLARI , s. m. M. Garein dit que 
c'est un des noms de l'effraye, Y. Beou^ 
f^li, et M* d'Anselaie, du ébat huant. Yoy> 
Machota, 

ESGIâARI, s. m. (esglàri) ; muât, «olau, 
mmmajkn, nrciiAOïAMsinr, siiOLAca, ucujm. Peur, 

effroi, épouvante, grande frayeur ; accident 
fâcheux, désastre, alarme. 

Ety. de aglago^ vieux^mot esp. qui a la 
m. s. 

E8GI.ARIAR , V. a. (esglarià|, dl . so&aiab, 
MUMBA», wmâMAii. ËurayeT, étonner* 

Éty. de eeglari et de ar. 

ESGLARIAT , ADA , adj. et p. (esglariâ, 
àde) ; uouuibat , bkolasiat , ■oiroBâT. Ef- 
frayé , emporté , hors de soi , troublé; fou, 
folle: Cridar eoumo un eeglariat ^ crier 
comtne un fo»; revenant, fantôme. 

Ety. de l'esp. aglayado, da, ou de e<- 
glari, et de la term. pass. al, ada: selon 
M. de Sauvages, de es- priv. et de glaria, 
pour ghria, âme privée de gloire. 

ESGLAS, s. m. d. bordel. Epouvante. 
y. Eêglari. 

ESGLAS , vl. Y. Msglaii et EêglaH. 

E90LATIR , V. n. vl. Rendre le dernier 
soupir, pousser le dernier gémissement; 
éclater. 

ESGLATAR, v. a. vl. bmuaiab, bb« 
oLABiAB, BMiABiAB. Eiglaguty cdt. Ëffraycr, 
. affliger, tourmenter. 

ESGI.AZIAR, vl. Y. Eêglayar. 

EBGLAZIAT, adj. et p. vL Maltraité, 
blessé , frappé du glaive. 

E8GI«AZIAT, adj. et p. vl. Damné, 
tourmenté. 

ESCOiENMLLAR S' , V. r. vl. S'égo- 
siller. 

ESGOALAT , ADA , adj. et p. anc béam. 
Egalé, ée; réparti. Y. Éigalatti Equ^ R.2. 

ESGOARD, s. m. anc. béam. Y. Esgard, 

E8GORGEADOUR, s. m. (esgordjadôu) ; 

«•AOOBOBADOVB, BtGOfnUADOVB. TUCHC « liCU 

OÙ Ton égorge les bestiaux; coupe gorge, 
pacage dangereux. 

Éty. de esgorgear et de adour, où l'on 
égorge. Y. Gorg, R. 

ESGORGEAR, v. a. (esgour^jà), bmouii- 
OBAB, BioooKniAm. Sgoxtare, ital. Egorger, 
couper la gorge; tuer de quelque manière 
que ce soit ; assassiner. 

Êly. de es priv. de gorgea et de ar, priver 
de la gorge , c est-à-dire , la couper* Y. Gorg^ 
Rad. 

E8G0RGEAT, ADA, a^L et p. (es- 
gourdjà , àde) ; BMoraoMT. Egorgé , ce , 
assassiné. Y. Gorg, R. 
, E8G0TAR, v. a. vL Esaotar, anc. cdt. 
Ejfoutter. V. Begquttar et (rouf^R. 



ESG 



133 



E8€K>mRA , S. f. (esgéoTre), t. de Tbo< 
rame. Espèce de peHe creuse, emmanchée 
d'un long manche , servant à jeter de feau 
pour arroser. 

ESGOUSILBAR 8>, V. r. (esgoosillé) ; 

BMOOOf lAB •' , BfOOOOflULBAB , BBCOUSIAK , t'Bf- 
OABOABRUUI, BQOLAB »' , BMIÉBMAB s' , B&AV 

HA»-s . S'égosiller, s'enrouer, perdre la voix 
à foree de crier. 

Ëty. de es priv. de gousW^ pour gousier, 
et de Tact ar, déchirer le gosier, l'enlever 
en quelque sorte. Y. Gorg, R. 

, ESGOUT, s. m, (esgéut); sAarA, mm*. 
Egout, canal destiné à recevoir et à emporter 
les eaux sales, et les eaux de pluie; gout- 
tière, eau qui tombe des toits quand il pleut. 

Éty. du lat. eœguttum, formé de ex, hors, 
et de gutta, goutte, qui tombe hors ;^u plutèt 
de aquœductus, Y. Goutt^ R. 

ESGOUT, s. m. ABovr, amnjtava. Action 
de mettre à sec le lit d'une rivière, en détooN 
nant l'eau , dans l'intention de prendre le 
poisson qui s'y trouve. 

Ety. de es priv. et de goul, mettre à sec, 
ne pas laisser une goutte. Y. GouU, R. 

E8GOOTAR , v. n. et. 

ESGOUTARS',v.r.(s'esgoutà); Agoiarse, 
esp. Esgotar, port. anc. cat. Egoutler , 
toml)er goutte à goutte : s'écouler jusqu'à 
la dernière goutte. En ter. de charp. dres- 
ser ou enformer un chapeau sur la forme de 
t>ois. 

Éty. de esgout et de or. Y. GouH, R. 

ESGOUTAT, ADA, adj. et p. (esgoulà, 
àde); Esgotado^ port. Egoutté, ce, qui s'est 
écoulé jusqu'à la dernière goutte. Y. Goutt, 
Rad. 

ESGOVAR , Y. Escrouvelhar. 

ESGRAFIGNAR, v. a. (esgrafignà) ; 
Esgratinyar, anc. cat. Sgaffiare , tlal. Egra- 
ligner. Y. Grafignar et Graf, R. 

ESGRAFIGNAT, Y. Grafignat ti Graf, 
Rad. 

ESGRAIWAR, vl. Y. Esgrafignar et 
Graf, R. 

ESGRAMAR, V. a.> (esgramà). Ëcumer , 
Dumège. Y. Grama. 

ESGRAPAR, V. a. (esgrapà). Y. Degra-^ 
par et Grap , R.. 

ESGRAPELAR, v. a. vl. Erailler. Y. 
Graf, R. 

ESGRAPEIJ^T, ADA, adj. et p. vl. bs- 
oBArBijiTs. Eraillé. 

Ëty. Probablement de esgra, pour esgarat, 
de pel et de at, qui a la poil égaré, dérangé. 
Y. Peï,R.2. 

BSGRAT , vl. Gratuitement. 

Ety. de es et de gratis, contracté en grat, 
y.Grat,K. 

ESGRATIGNAR, v. a. Esgratinyar^ oat. 
Y. Esgrafignar. 

ESGREMIR, V. n. vl. Se fâcher, se 
brouiller, se prendre de querelle, guerroyer. 

ESGREOmiAIRA , s. f. (ésgreourèire) , 
d. m. Rainurefaite avec l'outQ nommé e«^reou- 
rotre. 

ESGREOURAIRE , S. m. (esgreouràïré), 
d. m.Outilde charpentier qiû sert à faire une 
rainure aux planches qu'op emploie pour 
couvrir les maisons. 

ESGRfiOURAR, v. a. (esgrcourà^, d. m. 
Faire une rainure à chaqqe côté des planches, 



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134 



ES6 



DOD loin du bord, afin de fadlîler l'écoale- 
roeot de l'eau quand on les emploie pour 
couvrir les maisona. 

ESORIDAR , V. n. vl. Crier. V. Cridar. 

ESGRIS8AR, ?. a. (eagrissà). Egriser, 
froUer deux diamans ensemble pour ébau- 
cher les facettes qu'on veut leur donner. 

ESGROUVELHADURA , S. f. (esgrou- 
veilladùre) ; BimouTnAiiinn. Ecorcnure. 

BSOROOVELHAR , v. a. (escrouveillâ) ; 



Ecosser, écaler; on écosse des pois, des 
haricots , en les tirant de leur cosse, et l'on 
écale des noix , en enlevant le brou qui les 
recouvre; cerner, enlever l'épiderme, lacroûle 
d'un ulcère# V. Escrouvelhar. 

Ëty. de es priv. de crouvelh , écale, et de 
Tact. ar. liu. priver de Técale. 

E8GROUVELHAT , ADA , adj. et p. 
(escrouveil lâ, àd e). Ecalé, écossé. 

ESQROD VI I iH APURA, stoBoomAOOBA. 
V. Grafignadura. 

ESOROUVILHAR,V. Grafignar. 

E8GRULAR, et. 

E8GR0LHAR , sMansAB. V. Eâcrouve- 
Ihar et 6rrul^, R. 

E80RUNAR , V. a. (esgrunà) ; Esgrunar^ 
cal. Sgranare, ital. Desgranar, esp. Egre- 
ner, faire sortir le grain de l'épi ; bnser, met- 
tre en petits morceaux. 

Éty. de ei, en, de grun, grumeau, petit 
morceau, et de ar, mettre. V. Grum^ R. 

E8GRIINAT, ADA, adj. et p. (esgrunà, 
àde). Egrené, ée; mis en petits morceaux. V. 
Grum, R. 

E80UJIN8A, vl. V. EgalUat et Equ, 
Rad. 2. 

EbGUAR, S. m. vl. Regard. V. Regard 
et Gar, R. 

ESG0AR, vl. Je regarde. 

E8GUARAR, v.a. vl. Préserver, garan- 
tir. V. Gar,R. 

ESGUARAR, vl. V. Esgarar et Regar- 
dât. 

E8GPARPAHIENT , 8. m. bsmabdambii* 
Eiguardamentj cat. V. Esgardament, 

E8GUARDAR, vl. V. Èsgardar et Gar, 
Rad. 

ESGUARDAT , ADA , adj. et p. vl. Re- 
gardé, ée. V. Gar, R. 

ESGUART, s. m. vl. Eeguard^ eat. Re- 
gard, vue, apparence. V. (Sar, R. 

E8GUIRAR, V. a. vl. Déchirer, égrati- 
gner, estropier. 

ESGUIRE, adj. vl. Déchiré, estropié. 

ESGurr, s. m. d. bordel. Leguit aeuêou, 
le lever du soleil. 

ESGU8PERAR, v. a. (esgusperà), dg. 
Dépouiller un fruit de sa peau sèche. Dumège. 

Ety. Ce mot a été formé comme euidnier 
maearif ver f^^af, etc., c'est-à-dire, d'un mot 
radical qu'on a traduit et qu'on a conservé ; 
car il est formé de e priv. de $gm, ait. du grec 
oxùxoç (skutos), cuir, peau» de per pour pel, 
et de ar, enlever la peau. 



E8HERBELAR, ?. a. vl. Ecervekr. Y. 
Eaervelar et Cervel, R. 

SNT, 8. m. vl. Exil, V. c. m. 



ESH 

E8HIBII , tI. y. Eiihimi. 
ESHIMIA , s. f. vl. Guenon, la femelle du 
singe. 
E8HIULAR, V. D. vl. Siffler. Y. Siblar. 

En 

E8IENTAL1IEN, adv. vL Y. Emien- 
mens, 

E8IEBiT08, adj. vl. Gonsdendenx , de 
bonne foi^^ 

E8IENTRE,8. m. vl. Escient, selon moi: 
Segon mon eiten(r«, selon moi, à mon escient. 

Ety. V. Sab, R. 

ESIPERA, et. 

ESIPERI, d. baslim. Y. Erysipelo. 

E8ITACIO, vl. Y. HeyssUacio. 

E81 

E8JARRATIAT, ADA, adj. et p. (esdjar- 
ralià, àde). Mal coupé. Aub. 

ESJAuaDA, s.f. vl. Joie, réjouissance. 
Y. Gaud, R. 

ESJAUZIMEN, vl. Y. Esgaufiment ei 
Gaud, R. 

E8JAOZIR, V. a.et tma^vm, V. r. vl. 
uoAoum. Réjouir et se réjouir; féliciter, ap- 
plaudir. V. 6raiid,R. 

E8JAimRB,adv. vl. Joyeux, content, 
heureux. Y. Gaud, R. 

E8L 

E8I.ABRAR, V. a. (eslabrà) , dl. Fendre 
lesjèvres. 

Ety. de es priv. de labra, lèvre, et de ar, 
ôter les lèvres. Y. Labr, R. 

E8LABREIAR, vl. Y. Eslabrejar. 

E8LABREIAR, ▼. n. vl. uiasmiab. £f- 
labissar , cat. Hésiter, vaciller, chanceler, 
glisser, tomber, dégénérer, se délabrer. 

E8IAI8, s. m. vl. Elan, course, vitesse, 
trait, eflbrt. Y. Lanç, R. 

ESLAI88AR , V. a. et n. vL Élancer, pré- 
cipiter, aventurer. 

ESLAI8SAR,vl. Enlacer, Y. Enlaçar; 
s'élancer, V. Eslançafs'; relâcher. Y. Lanç, 
Rad. 

E8LA1IAR, v. a. d.béam. Brûler, en- 
flammer. 

Èly. Alt. de enflammar. Y. Plam, R. 

ESLAMBREC , S. m. d. bordel. Eclair. 
Y. Eslious et Lambrec, 

E8LANÇA1IENT, Y. Elançament. 

E8LANÇAR, Y. Elançar. 

E8LAMPAR, V. n. vl. Glisser. 



E8LANEGAR , v. n. vl. 



Es- 



leneaar,càL Sortir, échapper, descendre, 
tomber. 

ESLANEGAT, ADA, adj. et p. vl. Tom- 
oe , ee. 

ESLANS , s. m. ( eslàns) : ucooitA , tan. 
Elan, mouvement subit, fait avec eflbrt, 
pour sauter, se le^er ou se débarrasser de 
quelque entrave. 

Éty. de eslançar. Y. Lafiç, R. 

ESLAN8AR, V. a. vl. Lanciare , ital. 
Elancer , pousser , jeter. 

E8LAN8AR S' , v. r. (s'eslansà). S'élan- 
cer, se porter en avant avec impétuosité, 



KSL 

T. B. élancer y faire éprouver des élance- 
ments 

ESL4N8AT, ADA, a<y. et p. (eslansà . 
àde). Elancé, ée, en parlant d'un arbre, 
qui n'est pas chargé de branches. 

E8IJkRGAR, V. a. (eslargà) ; esiamb , 
Ai^uioAs. Eslargar, esp. Slargare, ital. 
Elargir, rendre phis large ; élargir un trou 
de muraille avec le marteau, ewibraser ou 
ébraser. 

Éty. de es augBk de larg , large , et de ar, 
litt. rendre plus large. Y. Larg, R. 

E8LARGARS', V. r. •'msMj^Mmm, «'ala»- 
OAB, l'AumoAuB, Alargatse , esp. Devenir 
libéral, donner, répandre, prodiguer. 

La ren de tau qu'unpouerc quand #'f#- 
larga, 

E8LARGIR, Y. Eslargar et Larg, R. 

E8LARCa88AMENT, s. m. (eslargis- 
saméin) ; sLAMiMAHnT. EUrgissement , dé- 
livrance , mise en liberté ; agrandissement. 

E8I.AS8AHIEN , vl. V. Enlassamen, 

E8LA88ABIEN8,s. m. pi. vl. Charmes, 
attraits. V.JLm,R. 

ESLAVAR, V. a. vl. Laver, nettoyer, pu- 
rifier. 

E8I«ATB,vl.Y. Estais. 

E8LEG, vl. Il ou elle choisit. 

E8LEGI, KA, adj. d. vaud. Êlo, ne. Y. 
Leg,R.^. 

E8LEGUT , UDA , a^j. et p. d. bAm. 
Êlu,ue. Y. />y,R. â. 

ESLEIT,d. vaud. Élu. Y. Leg, R. 2. 

ESLENEGAR , v. n. vl. Perdre haleine. 
Y. Alenegar, Beshalenar et Halen , R., 

E8LENEGAT, ADA ,adj. et p. vK Epui- 
sé, ée , essoufflé. Y. Halen, R. 

ESLENGAR, V. a. vl. Arracher la langue. 

Éty. de es priv. de lengua et de ar, pri- 
ver de la langue. Y. Lengu, R. 

ESLEOUCOR, d. m. V. Aleaugir ei Lev, 
Rad. 

ESLEOUPAR, V. a. Tcsleoupâ), d. de 
Barc. Singer quelqu'un. Y. Engaugnar. 

Èty. de ftfotipa, farceur, moqueur. 

E8LER, V. a. vl. Élire , choisir. Y. Leg , 
Rad. 

ESI^EVAMENT , s. m. vl. muTAinn. 
Elevamiento, esp. Elevamento, ital. Éléva- 
tion, haussement. 

E8LEYAR, v. a. (eslevà) ; butab, bbo- 
CAB , AMAmm. Allevare , ital. Elever, édu- 

2uer , prendre soin d'un enfant et ué son 
dueation ; nourrir des animaux , mhiver 
des plantes ; pour aller en haut. Y. Elevar 
et Lev , R. 

E8LEyAR 8' , v. r. •'■pakab. S'élet^r, 
se nourrir , faire son éducation dans un lieu : 
Se siam eslevats ensems , nous avons passé 
notre jeunesse ensemble. 

E8LEyAT, ADA, adj. et p. (eslevi , 
aie) ; sutat. Elevé , nourri , jusqu'à ce 
qu'il puisse se suffire à lui-même ; pour haut. 
Y. Elevât et Zev , R. 

E8UEVATION, Y. ElevalwnetLeviïi. 

E8LEVO , 8. m* (eslève) ; bixto , mcoo— 
UBB. Allievo , ital. Elève , celui <jui est ins- 
truit et élevé par quelqu'un , quj est formé 
par im autre dans un art. 

Èty* de eslevar. Y. Lev , R- 

E8LHDGIADA, S. f. vl. Eclair. Y. Er- 
liaus. 



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ESL 

Ëty. de lueii , gén. de luœ et de ada. 

BSUMI, vl. Délier. V« Detliar et iÂg , 
Rad. 

B8UOUPAT. îâI>A, ad), et p. d. bord. 
Ëchappé sans effort. 

ESLIOUS , s. m. (esliéus) ; auoi 



FST , mêtâMmmmc , «lav , M1.AI1, uaoi, uovn 9 



oaïuciAOA, ■oit«Ao, TiAv. 5/iict| pièiii. Eclsir 
4le lumière qui brille dans le ciel au moment 
de l'explosion électrique , et qui précède 4e 
bruit du tonnerre. 

Éty. du grec %^toc (hèlios), soleil, qui 
•brille comme le soleil , ou du lat. tlueere , 
luire • fait de ea luee, 

Voyei au mot lumière où l'on fait con- 
naître la mélbode pour calculer la distance 
•qu'il y a entre le tonnerre et le lieu où Ton 
«c trouve. 

En 1757, Franlinn démontra Fidentitédu 
feu électrique et de l'éclair. 

Bai<IOIJ08lAR , T. n. (esHoussià) ; mioiif • 

AHMAB , OaiOCIAB , 3BtBOBAB, fJ^»' 

■AB, 110 wâ» , -ssuouftAB. Ëclaircr ^ 
ûire des éclairs : Eêliouuia , il éclaire* 

Ety. de «Wiont-et de «r. 

B8LI0U881JJI Sr , ▼. r. « MJOuiMui. 
S'irriter t-s'eC&roucberi sauteur aux nues. 

ESUR,?!. et 

ESLMBE,xlW.meifir. 

E8LlRB,?.a. «1. Distinguer 9 choisir, 
^re. 

Ély. do lat. eligere, élire , trier , choisir. 

ESLITf part. tI. Pour eleoul , vrai , par- 
ticipe des vertïes esHr , tJegir ^ cboisir , 
élire. V. Leg,ïi, 2. 

ESLOIONilR, vl. V. Eiluegnar. 

E8U>NOANSA , s. f. vL Délai , prolon- 
gation. V. Long , R. 

E8LONHAR , vl. Y. Eiluegnar. 

B8LOUONAR, d. arlésien. V. Eilue- 
gnar et Long, R. 

ESIaOORDIR , V. Enlourdir , .E#(OMrdir 
et Lourd, R, 

E8L1OUS , s. f. pi. d. bord. Fleurs. Voy. 
:F{o«retF(or5R. 

Egechoun lou$ Imtocs ^ermU que lae eehui. 
Ilourcastreine. 
Sortent les épines avant que les fleurs. 

E9LUC , s. m. (eslùc) ; mBuc et loi»a , 
en lang. Un rayon , un jet de lumière qui ne 
parait que pour un moment et pendant le- 
quel il cesse de pleuvoir. 

éty. de et et de lue , radical de lueii , 
gén. de lu»^ lumière. V. Lue^ R. 

ESLUCHA , vl. H ou elle éloigne. 

E8L0GHAR8', V. r. vl. i'mldoab. S'é- 
daircir , devenir serein. 

ESLUCIADA,s. f. vl. Éclair. V. Lue, R. 

BILUCIDARI, s. m. vl. Eclaircissement, 
explicayon. 

Elu^detri de loi j^roprietalx de êotat ree 
naturali, 

BSLVECmAlIBNT , S. m. (esluegna- 
meîn): wMwaMiâMiwi. AUontanamento^ ital. 
AlejamieniOf esp. Apartamento^ port. Bloi- 
gnement , action par laquelle on éloigne 
une personne, ou I on s'éloigne soi même ; 



ESL 

l'effet de cette action ; antipathie, aversion ; . 
distance. 1 

Ëty. de eeluagnar et de ment, V. Long, 
Rad. 

ESLUEGNAR, Y. a. (esluegnà) ; bilou- 
ocAB , B&ooAOff A« , Bi&ooAOHAB. Allontonare, 
ital. Alejar, esp. Apartar, port. Eslongar , 
anc. cat. Eloigner , écarter une personne, 
une chose d'une autre. V. Alunchar. 

Ëty. de ei , pour tx, marquant éloigne- 
ment, de luec, lieu , et de l'actif ar , écar- 
ter du lieu. V. Long , R. 

ESLUEGNAR S' , V. r. S'éloigner. V. 
Eiluegnar pour les syn. 

ESLUEONAT, ADA, adj. et p. (eslue- 
gnà, àde) ; biooaomat. Eloigné, ée. V. Long, 

SSLUEINGNAR . \1. V. Eiluegnar. 
ESLUGAR, s. f. Eclairclr. V. Eiluchar. 



ESM 



1^5 



XSMADMT. adj. Étonn