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Full text of "Dictionnaire étymologique Latin"

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LES 



MOTS LATINS 



GROUPES D'APRES LE SENS ET L'ETYMOLOGIE 



COURS SUPERIEUR 



I . . 

*- 

1 



m.x , s. 



Les Lemons de Mots comprennent : 



10 HOTS LATINS : 

Cours eUmentaire, a Tusage des classes de Grammaire. 1 vol. in-16 

cartonne 1 fr. 25 

Cours intermddiaire, a I'usage des classes de Grammaire. 1 vol. in 16 

cartonne 2 fr. oO 

Cours superieur, a I'usage des classes de Lettrss. 1 vol. in-8o cart. » » 

20 MOTS GREGS, a I'usage des classes de Grammaire et de Lettres. 

1 vol. in-16 cartonne 1 fr. 50 



Paris. — Typ. Geor^res Chainerot, 19. rue des Saint8-P(>res. — IV396. 



''J- i f'M 



LEgONS DE MOTS 

COURS SUP^RIEUR 



DICTIONNAIRE 



ETYMOLOGIQUE LATIN 



PAR 

MICHEL BRIBAL 

ft.. 
PROF ESSE UR KM COLLEGE UE FRANCE 

ET 

ANATOLE BAILLT 

PROFESSEL'K AL LYCl^E d'oR LEANS 






c ♦ 



•• • I 



• a * 



» « - ■> a >• . ». 



PARIS 

LIBRAIRIE BAGUETTE ET C 

79, BOULEVARD SAINT-GEUMAIN, 79 

1885 

To»is ilroits r^serv^s. 






/^/3/ ' 




t 



* • * 



PREFACE 



Nous donnons aujourd'hui,.apres un travail qui a ete plus long et 
plus laborieux que nous ne le pensions, le Dictionnaire etymologique 
que nous avions promis.Il n'a pas ete aise d'arreter le plan ni de fixer 
le niveau de cet ouvrage, pour lequel les modeles nous manquaient, 
et ou la mesure a garder etait la grande difficulte. Trop resserre, le 
livre etait obscur ou rendait peu de services; trop etendu, il pouvait 
depasser le but et egarer les etudiants, au lieu de les guider. 

Avons-nous reussi a rester dans les justes limites ? C'est au public 
de prononcer. Mais quelques courtes explications prealables ne seront 
pas superflues. 

En depit des apparences, I'etymologie n'est pas Tobjet principal 
que nous avons en vue. Sans aucun doute, il est utile de savoir a 
quelle origine appartient tel ou tel mot, et de pouvoir placer a cote de 
chaque racine les vocables qu'elle a produits. Nous en fournissons les 
raoyens a nos lecteurs, quoique nous ayons evite de reunir sous un 
seul chef d 'article des termes trop nombreux et de parente trop eloi- 
gnee. Mais il est un autre point qui n'a pas moins d'importance : c'est 
de retracer Thistoire du mot et de disposer la serie des sens dans 
I'ordre veritable ; nous nous y sommes appliques avec un soin parti- 
culier. Un vocabulaire etymologique qui se contenterait d'indiquer la 
racine sans autre accompagnement serait a peu pres aussi instructif 
qu'un dictionnaire de biographie qui se bornerait a fournir le nom et 
la date des personnages. Avant tout, nous demandons aconnaitre leur 



VI PREFACE. 

vie et leur caractcre, ainsi que la part qu'ils ont prise aux evenements 
de leur temps. S'il fallait sacrifier quelque chose, on aimerait mieux 
ne rien savoir des commencements. L'essentiel est ce que Littre 
appelle la filie?*e et Vhistorique, Nous avons tache de donner, a eel 
egard, en restant dans les bornes que nous nous etions tracees, ce qu^ 
etait necessaire. 

Une de nos preoccupations a ete de montrer, toutes les fois que 
cela etait possible, a quel ordre de notions, k quelle face de la vie Am 
peuple remain, a quelle portion de la culture antique appartenait pri- 
mitivement chaque terme. Les divers emplois du mot s'en trouvenl^ 
toujours eclaircis. La religion, le droit, Tagriculture , la guerre, la- 
marine, les metiers manuels ont donne naissance a quantite d'expres- 
sions qui, apres avoir ete usitees dans un sens restreint, sent entrees 
ensuite dans la langue generale. On observe de la sorte ce qui a ete 
improprement appele la vie du langage, mais ce qui est en realite 
la vie de la nation avec sa variete et ses contrastes, empreinte dans 
la langue. 

Aussiavons-nous attache un soin particulier au choix des exemples 
Nous avons voulu qu'ils fussent significatifs plutot que nombreux. Oi 
sera frappe sans doute de la quantite de passages empruntes a Virgile^ 
C'est qu'en effet, de tons les ecrivains latins, il est celui qui s'applique 
le plus a employer les mots en leur acception propre et leur sens pri- 
mitif. Quand, au debut des Georgiques, il ecrit : Quid faciat laetas se- 
getes, Tadjectif lastusesi le terme memedont se serventles agronomes; 
il s'agit des grasses moissons. C'est aussi I'agriculture qui lui a fourni 
le mot recidivus dans ce vers : Kt recidiva manu posuissem Pet^gama 
victis, Faisant la description d'un cheval de course, il met au nombre 
des signes caracteristiques : Argutum caput, ce qui veut dire, non 
une tete elegante, mais une tete effilee. Le vers si connu : Silvestrem 
tenui musam meditaris avena nous presente meditari au sens primitil 
et technique : « exercer ». Hostis est encore pris dans son anciennt 
signification d'etranger, h6te, en ces paroles de Didon : 7, soror, atqm 
hostem supplex affare superbum, L'etymologie montre que Tadverbc 
sponte a ete d'abord un terme de signification religieuse ; Virgile fail 
sentir cette origine, quand il dit : Me sifatameis paterentur ducere vi- 
tarn Auspiciis, et sponte mea componere curns. 



p.' 



'Tl 

q 

e 



PREFACE. VII 

Outre les ecrivains des differents ages, nous avons quelquefois mis 
I a profit les inscriptions, qui ont Tavantage de presenter un texte sur, 
\ en une langue dont les termes sont, pour ainsi dire,consacres et fixes 
de maniere invariable. 

Nous nous sommes abstenus de modifier Torthographe recue quand 
les changements a introduire concernent des points d'importance se- 
condaire. Les seuls mots pour lesquels nous n'ayons pas craint de 
rompre avec de vieilles habitudes sont ceux ou une orthographe adop- 
tee a tort peut induire en erreur sur le sens et la filiation. Nous ecri- 
vens, par exemple, cena et non ccena, condicio et non conditio, pre- 
tium et non preciurriy contio et non concio. 

Pour guider le lecteur, il etait indispensable de rappeler certaines 
regies grammaticales : nous avons resume ces regies sous une forme 
simple et breve, et apres les avoir donnees a Toccasion d'un mot qui 
peut servir de type, nous y renvoyons toutes les fois qu'un cas ana- 
logue se presente. 

I Les linguistes de profession nous reprocheront sans doute de 
n avoir pas toujours serre d'assez pres nos rapprochements : mais il a 
fallu se borner. Un grave defaut en un livre de ce genre serait d'exce- 
der la mesure et de lasser Tattention. Pour la meme raison, nous avons 



»' 



I .• 



- 



prefere ne rien dire et laisser tel ou tel mot sans commentaire, quand 
, aucune des conjectures emises jusquW present ne nous a paru vrai- 
) semblable. 

' En composant ce livre, les auteurs ont eu toujours presents a Tes- 

prit les professeurs de nos lyc6es : c'est a eux que s'adresse particu- 

lierement cet ouvrage. Non pas que tout ce qui s'y trouve doive etre 

^ enseigne aux eleves. II appartient aux maitres de reconnaftre ce qui 

\ est a Tadresse de la classe et ce qui s'adresse a eux seuls. 11 va sans 

• dire, par exemple, que les mots sanscrits ne figurent point dans 

; notre ouvrage pour etre cites devant des enfants. lis sont la 

I pour confirmer certains rapprochements, pour abreger des explica- 

/ lions qui autrement auraient demande beaucoup de place, ou pour 

ecarter des hypotheses erronees. 

Une autre categoric de lecteurs a qui ce dictionnaire sera sans doute 
utile, ce sont les etudiants de nos Facultes des Lettres : le manque 
d'un ouvrage de ce genre a ete mainte fois signale. Nous esperons qu'en 



VIM PREFACE. 

e parcourant plus d'un jeune homme prendra, gout a la philologie ■ 
latine et sera tente de continuer Tetude d'une langue et d'une littera- 
ture aujourd'hui trop delaissees. 

Avant de finir, nous voudrions pr6venir quelques malentendus. 

Le livre que nous offrons au public n'a la pretention de remplacer 
aucun 'des dictionnaires ni lexiques actuellement employes. Ce qu'il 
donne manque le plus souvent a ceux-ci, et, d'autre part, ce que ces 
ouvrages conliennenl, nous nous sommescrus dispenses de lerepeter. 

Encore moms croyons-nous que ce livre doive etre en classe Tobjet 
d'une etude suivieet d'un enseignement ex cathedra. Ce qu'il renferme 
pent trouver sa place au cours des exercices habituels, qui en de- 
viendront plus nourris et plus instructifs. L'explication des auteurs, 
surtout quand un terme se presente avec un sens peu ordinaire, sera 
I'occasion la plus naturelle de donner aux eleves des idees justes sur 
le developpement des sens et sur la portee des mots. 

Le present livre n'est pas le dictionnaire etymologique que Fun 
des deux auteurs a autrefois commence avec ses eleves a I'Ecole des 
hautes etudes, et dont, a diverses reprises, il a fait paraitre des frag- 
ments. Sans doute nous nous en sommes inspires ; mais tel qu'il est, 
. nous le repetons, cet ouvrage a ete compose expres pour les maitres 
de lajeunesse, auxquels nous dirions volontiers, au moment ou nous 
le leur remettons : Usez-en, n'en abusez pas. Raites-en passer peu a 
peu la meilleure partie dans vos lecons, afm que les etudes classiques, 
penetrees de I'esprit de la science moderne, gagnent sans cesse en 
interet. C'est en se montrant ouvertes a tons les genres de progres 
qu'elles conserveront dans I'estime du public ^claire, comme dans I'or- 
donnance de nos lycees, la place qui leur est due. 



LES 



MOTS LATINS 



GROUP£S DIPRES L'£TVM0L0GIE 



/ 



ab, abs et a, pr^p., en partant de, d'oii 
les sens H° de ; 2° hors de ; 3^ par. 
En composition, 

!• ab se reduit a a- devant m, s et 
V : a-mitto, je perds ; a-spe)moi\ je 
d^daigne; d-verto, je detourne; 
2® ah est remplace par abs devant c, 
g, < : abs-condOf je cache ; abs-que, 
sans; abs-tineo, je m'abstiens; 
a6s se r6duit a as devant p : as- 
porto^ j'emporte loin de ; 
3® ab devieht au devant f : au-f^ro, 

j'emporte. 

Cette proposition marque le point de 

depart dans I'espace et dans le temps. 

C«s. B. G. I, 7. Maturat ab urbe pro- 

lidsci, Cic. Fam. i, 7. Gloria, adquam 

« pueritia inflammatus fuisti, EUe 

marque la cause consid6r6e comme le 

lieu d'ou vient une action. Cic. Att. 

II, 6. Eratostfieiies ab Hipparcho repre- 

kendilur, De ia certaines locutions au 

fond desquelles se retrouve Tidee du 

poJDtde depart. CaBS. B, G, ii,23. Tota 

fere a fronts et a sinistra parte nudata 

tunt castra,.H\ri, B. AL 66. Secimdus 

Mots latins. — Cours sup. 



a rege. Plant. Cist, i, i , 62. hoJeo ab 
animo, doleo ab oculis, doleo ab xgritu- 
dine. En composition, i'idee du point de 
depart a conduit a celle d'eloignement 
et de privation : amens, abnormis. Quel- 
quefoisdu sens negatif on a passe au 
sens pejoratif : abator, absonus, absur- 
dus. Ausujet de Vs qui s'ajoute quelque- 
fois k nb, cf. ob, sub, ec, qui prennent 
la m6me lettre. — L'allongement de 
I'a dans les composes comme d-mitto, 
d-mens, ou quand la preposition est sui- 
vie d*un mot commengant par une con- 
so nne {d principio, d tergo), est ce 
qu'on appelle l'allongement compen- 
satif : la longueur de la voyelle rem- 
place celle de la syllabe. — Au lieu 
d'un a nous avons au devant f dans 
au-fugio, au-fero. Cic. Orat, 47. Ab- 
fugio, abfero turpe visum est veteri- 
bus, AS'porto est pour * abs-porto, — 
Ab correspond au grec ar.6. Le latin 
laisse tomber les anciennes voyelles 
breves finales : cf. r.zpi et per, dor. 
ayovTi et agunt. Apres la perte de la 
voyelle, le p s'est change en 6; cf. 



ABDOMEN. 



O-o el sub. — La m^me preposition 
existe avec le m6me sens dans toules 
les langues de la famille : c'est l*anglais 
of, Fallemand ab, le Sanscrit apa. Elle 
raarque toujours le point de depart. 

abdomen, minis (n,), bas- ventre. 

La partie du corps qui, ch^z les 
animaux, est en retrait ou qui conlient 
les entrailles : de abdef*e, Entre abdi- 
tus et abdomen le rapport est le m^me 
qu*entre cognitus et cognomen. On 
trouve aussi Vo dans sacerdOs et dos 
(v. ces mots). 

ibies, etis (/".), sapin; 

dbiegnuSy a, urn, de sapin. 

Le derive abiegnus renferme une 
syllabe -gnus qui se raltache k gi- 
gno, Cf. mali-gnus, beni-gnus. 

aceo, 68, uiy ere, 6tre acide; 

1 iXcesco, is, ere, devenir acide, s'ai- 
grir; 

2 dcidus, a, urn, acide; 
Ctciditas, dtis (f.), acidite ; 

3 ilcetum, i (n.), vinaigre; 

4 dcerbus, a, urn, acide, acerbe, non 
mtir; 

acerbXtas, dtis (Z'.), ficrete ; 
ex'dcerbo, as, aigrir. 
Laracine dc- qui est commune k tons 
ces mots signifie « 6tre pointu, 6tre 
piquant ». — Acetum est proprement 
un ancien participe pass6 de acere:n ce 
qui a tourn6 k Taigre ». Mais ces par- 
ticipes sont sortis del'usage. V. pour- 
lant oleo « grandir ». — La m6me racine 
ax existe en grec, ou elle a donne, entre 
autres, ax-[xy[ « la pointe », ax-cov « ja- 
velot», ax-po; « pointu, §leve ». — V. 
acies et acus, ainsi que I'adjectif acer, 

acer, eris (n.), erable; 
dcemus, a, um, d'erable. 

acer, acris, acre, vif; 
\ dcriter, adv., vivement; 
2 dcritudo, -dinis (f.), vivacite; 
dcrXmonia, ae (f.), vivacite. 



Le sens primitif est « piquant 
racine est la m6me que dans dee 
sujet de la difference de quantii 
j)dciscor et pax, pacts; dgere e 
bdges ; cdreo et cdrus. — Un aut 
riv6 est acrSdo, dinis « terete », 
comme didcedo, putretjk). 

&cervus, i (rw,), monceau; 
iXcei'vo, as et c6-dcervo, «s, enlf 
ncervdiio et c6-acervdtio , oni 

entassement; 
ilcervdtim et cd-dcervdtim, ad 

monceau. 

&cie8, iei (/*.), i° pointe en gin 
2° pointe d'une 6pee ; 3° lig 
bataille, armee en ligne. 
AC'ie-s est un substantif ab 
(mdme formation que se 
sprc-iP'S, progen-ie-s), — V. 

acipiter ou accipiter, -tris (m.), 

vier. 

Co compost renferme dans s 
conde partie une racine pet « v< 
qui se trouve aussi avec le m^mi 
danspra?/}e5, propitius {wpeto), L 
mi^re partie dci- pent 6tre rappr 
du grec oV/u; « rapide », du sa 
d^M-s (m6me sens). Au sujet du i 
blement du c, comparer succm 
cina, hicce, ou les deux c n'oi 
plus de raison d'etre. 

acus, us (f.), pointe, aiguille ; 
i dcMo, is, t, dcutiim, acuvi 
guiser; 
eX'dcuo, is, aiguiser; 
d^cutus, a, um, aigu ; 

2 dcumen, -minis (?i.), pointe 

pril, finesse; 

3 dculeuSy i (m.), aiguillon; 
dculedtus, a, wm, pourvi 

aiguillon. 
Acus est un des nombreux m( 
nant de la racine dc (v. aceo). 
tour, il a forme acuo, comme < 



^QUUS. 



3 



itiUus oni forme tHbuo,statuo. Aculeits 
peut 6tre rapproch6 de nucleus et de 
mnulea. 

ad, prep,, vers. 
En composition, ad s'assimile. ha- 
bituellement devant c, f, g, /, p, r : 
ac-curro, j'accours; af-f^ro^ j'ap- 
porte ; «gf-g^ro,j'entasse; aZ-iwrfo, 
je joue pres de ; ap-pe//o, je pousse 
vers ; at-ripio, je saisis ; 
ad reste ou s'assimile devant n et 
s : ad-nltor ou an-nltor, je m'ap- 
puie contre; ad-sisto ou ossisfo, 
je me tiens prds de ; 
ad reste ou se reduit a a devant 
scr, sp : ad-scribo ou a-sci'lbo, 
j'ecris aupres; ad-sptcioou. a-spX- 
do, je vois. 
Ad marque I'idee d'approcher, soit 
dans i'espace, soit dans le temps. Cic. 
Verr. vii, 49. Cum ego ad Heracleam 
accederem. Liv. XL, 50. A pnma luce 
ad sextam horam diet pugnare, — II 
marque souvent une direction ideale. 
Cic. Amic. 5. Esse sapientem ad nor- 
mam alicu^us. Id. Q, Fr, i, 3. Ut ea 
potestate, quam tu ad dignitatem per- 
misissss, ad quxstum uteretur, — En 
neux latin, ad se changeait assez Ire- 
quemment en ar, surtout devant un v : 
arvorsum, arvehant, ai*vocatiis, arfue- 
runt, arferia. Ar a disparu du latin 
classique, excepte dans ar-biter et ar- 
cmo. 

adeps, adipis (/.), graisse ; 
adipdtus, a, um, gras. 

ador, 6ris (n.), ble; 

adoreus, a, um, de ble. 

Adorea designait un present en bl6 
que dans les premiers temps de Rome 
on avait coutume d'offrir aux citoyens 
qui avaientbien merite delar^publique. 
Plus tard, le mot a signifie « recom- 
pense, honneur)). V. Pline, Hist. Nat, 
xvm, 3, 3 et 8, i9. On peut comparer 
les changements qui sont survenus 



dans le sens (Vemolumentum, salarium, 
Hor. Od, IV, 4, 39. Pulcher fugatis Ille 
dies Latio tenebris Qui pnmus alma 
risit adorea, 

adulor, aris, flatter ; 

1 ddulatio, onis (f,), flatterie; 

2 iXdiiJdtor, oris (m.), flatteur. 
Nonius, p. i7. Adulatio est blandi- 

mentum proprie canum ,quod et ad homi- 
nes tractum consuetudine est. L'actif est 
employ^par Att. ap. Cic. Tusc. ii, U), 
24. Sublime avolans Pinnata cauda 
nostrum adulat sanguinem. 

adytum, i(n.), sanctuaire d'un temple. 
Mot emprunt6 (grec a^utov, inac- 
cessible). . 

sedes, is (f.), temple; plur. -es, ium 

(/.), maison; 
i 3edilis, is (m.), edile, magistrat 

charge des batiments publics; 

aedilitas, Citis {f.), edilite; 
2 3edX'ficium,ii{n.), maison, Edifice; 

xdifico, as, construire une mai- 
son; 

xdificdtio, onis (f.), construction 

d*une maison; 

addXficdtor, Oris {m.), constructeur 

d'une maison. 
Le sens propre est « maison ». Mais 
le singulier signifie ordinairement 
« maison des dieux, temple)). 

sB^er, -gra, -grum, pialade ; 
\ xgre, adv., avec peine; 
2 xgrotus, a, um, malade; 

xgroto, as, ^tre malade ; 

aegrotdtio, onis (f.), maladie. 

semulus, a, um, rival, emule; 

semUlor, dris, ^tre rival ; 

aemiildtio, onis [f.), rivalit6. 

De xmulus les noms propres Mmi- 
lias, Mmilianus : i pour u comme dans 
familia a c6te de famulus. 

sequus, a, um, uni; egal; juste, equi- 
table. 



AER. 



I Comp. : in-iquiiSj a, ww, inegal, 

injuste ; 
II D§r. ; 1 aequitas, dtis (f.), 6galile, 
equite ; 
tn-lquUaSj dtis (^.)» inegalite ; 

2 aequo, as et aequi-paro, as, ren- 
dre egal, 6galer; 
sequdhilis, is, e, egal ; constant; 
aequdbilitas, dtis (/.), egalite, 
6quite ; 

3 aequdlis, is, e, egal, de mSme 
age, contemporain ; 
ddqualitas, titis (f,), egalite; 

4 aequor, 6ris (?i.), surface; sur- 

face de la mer; mer; 
ajqudreus, a, um, de la mer; 

5 composes en sequX- p\i aequ- : 
aequi-noctium, ii{n.), equinoxe; 
wqU'dnimus, a, um, qui a I'toe 
egale ; 

aequdmmitas, dtis (f,), egalite 

d'dme ; 

3eqU'3evus, a, um, de mSme ^ge. 
Le sens propreest« uni, en plaino). 
Cic. C3BC, 17. iEguMS et planus locus, 
Li v., V, dS. Facilem'in sequo campi 
victoriam fore, — De 1^ I'idee d'6- 
galit6. Virg. ^n, ii, 724. Dextrx se 
parvus lulus Implicuit, sequiturque 
patrem non passibus aequis, — L'idee 
d'egalite a conduit a celle de, justice. 
Cic. Fin. iii, 2. Mquissimus aestimator 
et judex, Mquumjus, aequa porlio, Ini- 
quus s*emploie pareillement au propre 
et au figure. Iniquo loco pugnare; 
fatum iniquum, 

aer, aeris (m.), air; 

denus, a, um, aerien. 

Mot emprunt^ au grec, comme le 
prouve I'accusatif a forme grecque d^ra, 

aerumna, m (f.), misdre, peine; 

aerumnosus, a, um, maJheureux. 

jErumna parait avoir d6signe d'abord 
un faix, une charge, et particulidre- 
ment la charge que portaient les soldats 
ou les voyageurs. V. Festus, au mot 



aerumnula, Mrumnula^ Plautus 
furcillas, quibus religatasmrcini 
tores gerebant. Comparer le ch 
ment de signification qui a eu liei 
le mot frangais travail, lequel 
gnait d'abord une sorte d'entrave 
les chevaux. 

aes, aeris (n.), airain, cuivre; moc 

1 aereus, a, um, d'airain ; 

2 aerdtus, a, um, garni d'airaii 

3 aerdrium, ii (n,), tresor put 

4 aerugo, -ginis [f.], rouille; 
aemgXnosus, a, um, qui a I'a 
de la rouille; rouille; 

5 composes en aeri- : 
aeri-fer,-fera, -ferum, qui pr 
du cuivre; 

aeri-pes, -pMis, adj,, aux 

d'airain ; 

aert-sdnus, a, um, au bruit 

rain. 
L'airain a 6t6 le plus ancien i 
servant aux ^changes : ainsi s'( 
quent les mots aes-timo, ob-aer 
et les locutions aes alienum, per 
libram. — Au lieu de aes, on ti 
en vieux latin ais, Une forme non i 
ancienne est * ahes, qui s'est cons 
dans les adjectifs*a/ie(s)-nM-s, ah 
aheneus, et dans le nom propre A 
barbus, — Sanscrit ajas (neutre) 
tal )). 

aBsculus, i (f,), ch^ne; 

{ aesculeus, a, um, de ch^ne ; 
2 aescuUtum, i (n.), chSnaie. 

aBstimo, as, apprecier; 

1 Comp. : ex-istimo, as, pens 
II Der. : \ aestimdtio, onis (f, 

preciation ; 

ex-istimdtio, onis (f,), app: 

tion ; croyance ; 

2 aestimator et ex-istimdtor, 
(/».), appreciateur ; 

3 aestimdbilis, is, e, apprecia 
Ms-timo se compose du substanti 

tre aes, dans le sens de monnaie, 



AGO. 



*(iino« apprecier tKMstimare litem, c'est 
fixer le prix que doit payer, apres juger 
menl, le perdant. JEstimare frumentum 
111 denariis. — Le verbe a pris ensuite 
line signification plus generale, et il a 
fini par marquer, c.omme son compost 
existimare, une appreciation morale. 
En vieux latin, xstumo. — Au sujet du 
changement d'a? en I, dans existimo, cf. 
Ixderecollidere, caedere occidere, xquus 
imquus, 

astos, us (m.), bouillonnement, cha- 
leur ; 

1 2Bstuo et ex-adstuo, as, bouillonner ; 

2 wstudHum, ii (n.), partie du ri- 
A'age baignee par la mar^e ; 

3 wstuosuSj a, um, bouillonnant, 
chaud ; 

4 sstX'fer, -fira, -ferum, brOlant; 

5 xstds, dtis (f,), et6; 
xstlviLS, a, urn, d'ete. 

Substantif form6 d'un verbe inusite 
en latin, mais qui est rest6 en grec : 
aWw « briiler ». — JSs-tas est pour 
*se$ii'tas « le temps de la chaleur » (au 
sujet de la syllabe supprimee, v. sti- 
pndium). 

ather, ens (m.), region elev^e de 
Tair: 
sMrius, a, um, celeste. 

Mot empruDte : grec alOrJp de m^me 
origine que atOw ; v. aestus, 

Jwnm, i (n.), dur6e en gi^n^al, duree 
de la vie ; 
j 1 2stas, dtis if.), Age; 
I sdldtiila, a? (f.), dge tend re ; 
I 2 setemuSj a, um, eternel ; 
) dstemitas, dtis (f,), eternity ; 
f xtemo, as, eterniser; 

3 grand-aevus et long-aevus, a, urn, 

d'un age avanc6. 
En vieux -latin, il y avait un mas- 
culin aevus, Lucrdce, iii, 603. Omnem 
pw«f durare per aevum, Plaute, Pom., 
V, lY, 14. Per quern vivimus vitalem 
num, — En grec, aiwv « temps, eter- 



nite », pour * ai Fwv. L*adverbe ae^ ou ahi 
(dans d'anciennes inscriptions aiFsi}, 
laconien aU; «toujours », estdelamSme 
famille de mots, ^tas est pour * aevi-tas, 
aeternus pour "aevi-ternus. Dans ce der- 
nier mot le sufflxe est le m^me que 
dans hes-temus, sempi-temus. 

ager, &gri (m.), champ ; 

1 dgellus, i (m.), petit champ ; 

2 dgrdrius, a, urn, agraire ; 

3 dgrestis, is, e, champ6tre,agreste; 

4 composes en Hgri- : dgri-cdla, w 
(m.), laboureur; 

ligri'Cultor, oris (m,), agriculteur ; 
iigricultura, ae (f,), agripulture ; 

5 p^r-dgro, as, parcourir ; 

6 per-egrS, adv., au dehors, au loin ; 
perdgrlnus, a, um, qui voyage au 
loin, toanger; 

per^grinXtas , dtis [fJ], condition 
ou goClts, moDurs d'etranger; 
peregrlnor, dns, voyager au loin ; 
per^grlndtio, onis (f.), voyage loin- 
tain; 

p'eregrindtor, Oris (m.j, qui al'ha- 

bitude des vbyages Joinlains ; 

peregrlndbundus , a, um, qui 

voyage au loin. 

Peregrinus vient de percgre, comme 

repeiitinus de repente, — Ager est un 

mot tres ancien : c'est le grec aypo; 

« champ », le Sanscrit agra-s « plaine, 

paturage », legothiqucf/Ar-s « champ ». 

agnus, i (m.), agneau ; 

1 agnellus, i (m.), petit agneau ; 

2 agninus, a, um, d'agneau. 

ago, is, fgi, actum, ageve, 1' pouss(M- 
devant soi ; 2° agir, faire ; 
I Comp. : 1 Verbes en ago, is, -ryi, 

-actum, dgere; 

circum-dgo, mener autour; 

per- ago, achever; 
2 Verbes en -igOy is, -€gi, -actum, 

-igere : 

djj'igo, eloigner; 

adrigo, pousser vers ; 



AGO. 



amb-igo, balancer; 

ambiguus, a, urn, Equivoque ; 

amhiguUas, dlis (/.), ambi- 
guile ; 
eX'igo, pousser dehors ; exiger ; 

exiguus, a, wm, exigu ; 
prod'igo, pousser devant ; d6- 
• penser ; 

prodiguSj a, um, prodigue; 

prodigium, ii (n.), prodige; 
red-igo, reduire; 
suh-igo, soumettre; 
<raws-igfo,pousseratravers,finir; 
avec contraction : 
cogo, is, cdegi, cdactum, cogire, 
pousser ensemble ; forcer ; 
dego, is, digi, degire, conduire 
au terme ; 
II Der. : 1 dgtlis, is, e, agile; 
dgllitaSy dtis (f.), agilite; 

2 agm^n, -minis (n.), i* mouve- 
ment en avant; 2® troupe en 
marche ; 

ex-dmerif -minis (n,), 1* essaim; 
2<» pesage ; verification ; 

3 actio, onis (f.), action judiciaire ; 

4 ac^o?*, 6m (w.), eel ui qui intente 
unproces; acteur; 

5 actiia, ws (m.), action, acte; 
actutum, adv., sur-le-champ ; 

6 dgito, as, pousser vivement, 
agiter ; 

cogito, aSj agiter dans son es- 
prit, penser; 

cogitdtio, onis (f.), pens^e; 
exdgito, as, tourmenter; 

7 derives en -ex (gen. -igis) : rB- 
mex, rameur, etc. ; 

derives en -igo : remtgo,ie rame, 
navigo, je navigue, mitigo, j'a- 
doucis, etc. ; 

derives en -igiiim : rermgium, 
rang de rames; lUigium, pro- 

8 amb-dgeSj um{f,), detours; 

9 ind-dgo, ims (f.), battue; in- 
dago, (IS, rechercher; indCigd- 
iio, onia, (^.), recherche. 



Le sens primitif est « pons 
Virg. Ed. 1, 13. En ipse capella 
tinussegerago. Id. G. ii, 334. A 
turn ccelo magnis Aquilonibus in 
Au fig. Id. JSn. Ill, 4. Diversai 
rere terras Auguriis agimur c 

— Par suite afaire avancer ». 
agmen, vineas, cuniculos. Et a 
ment : Agedum « avance » . — 
duire, mener ». Au propre. 
exercitiim . Au fig. Agere otia, i 
adolescentiam, dies festos. Ager^ 

— Ceci explique la differen* 
agere et de faccre. Agere ej 
I'activite dans son exercice cc 
facere I'activite prise sur le fait 
un certain instant. Quid agis ? 
fie : a quoi vous occupez-vous^ 
/'aci5? quel acte executez-vous? 
s'oppose k quiescere. Cic. De Nai 
53. Aliud age7idi tempus, aliud 
cendi. II n'y a point de terme ; 
facere puisse s'opposer direct* 
Varron remarque que inficiens 
dire « inactif » est impropre. — U 
arrive k ce sens general, agere 
des acceptions tres diverses, S( 
langue particuliere danslaquelle 
employ^ : par exemple, dans la ] 
du theatre, agere partes, et absol 
agere, signifie « jouer ». Dans c( 
droit, agere causam, ou absol 
agere « plaiderw. Dans la langi 
gieuse, af/e>'e signifie « sacrifier > 
ne ? « dois-je frapper ? » est la qu 
posee au pretre par le sacrifu 

— Ces sens se sont transmis a 
riv6s : ainsi actor, actus et actio 
ploient tout a la fois et avec des 
tions tres differentes dans la i 
du droit et dans celie du tl 

— Le frequentatif agito p 
les diverses significations du 
simple : agitare equos, greges, 
xvum, bellum, consilium, etc. — 
allons maintenant passer en re\ 
principaux composes. On verr 
tout reparaitre en premiere lig 



ALA. 



i< pousser ». — Adigo « pousser 

Adigere claviim in arbwem, 
\ in viscera; adigere naves in 
De Ja : adigere in jusjurandum, 
? aliquem jiirejurando, et abso- 

adigere « faire jureD), d'ou 
? in verba alicujus. — Cogo, 
* co-ago) « pousser ensemble » . 
'd. II, 3. Omneseodem cogimur, 
assembler ». Ovide, Met. ii, 1 1 4. 
qiiarum agmina cogit Lucifer, 
A% 1, 13. Bucina cogehat priscos 
>a Quirites. L'id6e d'assembler 
e a conduit a celle de n pousser 
raindre». — COgito n'est pas, 
dre les choses exactemenl, le 
itatif de cogo, mais la reunion 
n + agito . — Dego est pour 
go : le sens de la preposition 
)nserve dans ces deux passages 
ute : Aul. II, i, 43. Laborem de- 

deminuam tibi, Epid. I, i, 63. 
rcorium deter go meo. DansTem- 
plus ordinaire du mot, elle ne 
us qu'i ajouter I'id^e de conti- 
cf. demoror) : Degere bellum, vi- 
tatem, Exigo « pousser dehors » . 
reges. Par suite «faire sortir, 

Exigere poBnas, Ex prend le 
tensif. Hor. Od. in, 30, i . Exegi 
entum aere perennius, Virg. 
, 78. Omnes ut tecum.., annos 
. — Exigo signifie encore 
». Le simple ago a dd avoir ce 
fest ce que permettent de sup- 
Temploi de a-^bi en grec (i6v 
jraOfjLov ar^ziVy peser le m^me 
litteralement « entrainer une ba- 
tgale )>; tiojov otYst; « combien 
il?))) et en latin le mot a^ma 
asse » dans laquelle joue le fleau 
jalance. Suet. Cxsar, 47. Mar- 
'um pondus sua manu exigere. 
En, IV, 476. Decrevitque mori : 

secum ipsa modumque Exigit, 
ns de it peser » se rapporte exd- 
•ur * exagmen « balance, examen , 
le ». Mais, d' autre part, examen 



« essaim w'vient de ex -f- agere « pousser 
dehors w.En ce qui concerne ea?i(/MU5,on 
pent se demander §i c'est I'idee d'exac- 
titude dans la pes6e ou celle de Ta- 
mincissement par traction qui a donne 
le sens de « petit, mince ». — Prodigo 
« pousser devant soi )).Varron,R.R.ii,4. 
Prodigere pecus, Au fig. « jeter devanl 
soi, dissiper)). Plaute, Merc, v, 4,10. 
Egebit qui suum prodegerit, — Prodi- 
gium ((ce qui doit 6tre 6loign6)) ou 
peut-6tre « ce qui depasse la mesure 
normale ». — Au sujet de la voyelle 
longue, dans ambages, indCigo, v. dce^\ 
— Grec flCYw « je pousse, je conduisw, 
Sanscrit agdmi « je pousse ». 

ahenus ou senus, a, um, d'airain ; 
dheneus ou deneus, a, um, d*airain ; 
V. a?s. 

a-io {dissyll.), a-is, dire. 

Le verbe defectif aio est pour * agio 
comme meio pour * megio, Ce verbe 
* agio signifiait « dire ». II en est reste 
deux formes frequentatives , enfer- 
m6es dans les deux derives axamenta 
et indrigitamenta. Ces mots designent 
les invocations qu'on adressait aux 
dieux, en les nommant successive- 
ment de leurs differents noms. Festus, 
p. 8. Axare^ nominare ; p. 114. Indi- 
gitanto, imprecanto, — De aio vient 
aussi le nom du dieu Aius Locutius, 
qui avait, disait-on, un jour parle aux 
Romainspour leurannoncer I'invasion 
des Gaulois. — Aio signifie plus spe- 
cialement «affirmer, dire oui». Ter. 
Eun, II, 2, 21. Negat quis? nego. Ait? 
aio. Cic. Off. iii, 23. Diogenes ait, An- 
tipater negat. Au sujet du g, v. mains, 

ala, ae (f.), 1® epaule; 2° aisselie; 
3<> aile ; 

1 dldtus, a, um, aile ; 

2 dldris, is, c et didrius, a, um, 
qui appartient aux ailes d'une 
armee ; 

3 dles,dlitis {m,f.), oiseau; 



4 axilla, x (f.), aisselle. . 

Ala est pour 'ax-la. Le sens pre- 
mier est n fipaule ». Liv., xxx, 34. 
Ala deinde ettanbonibus pulsantes... 
« poussant Tennemi de I'Spaule et du 
bouclier". La forme axilla ayant prt- 
valu dans le sens d'epaule, a'dasigni- 
fi6 -lailea. On peut rapprocher mala 
el maxilla, tcdus et taxillm, velitm el 
vexillum. — Aks est formfe de tiia par 
le mSine suffixe qui a donn6 cxlites 
I'Jes dieux », equites « lea cavaliers >•. 
ilftcer, -ficrii, -Acre, vif, joyeux. 

1 dl&crtter, adv., vivement, joyeu- 
sement; 

2 uHcrHos, dtis [f.), vivacil^, alle- 
gresse. 

ilauda, a {f.), alouelte. 
allras, a, nm, blanc ; 

1 aibeo, es. Sire blanc ; 

2 albesco, is, blanchir ; 

3 albidw:, a, um, blanchfttre; 

4 albUSdo, -dXnis (A), arch, blan- 

La forme grecque est xkfii. Hfisy- 
chius : «).9oi;' ).eui:ou;. Mais le mot 
n'est restfe iisit6 que dans la langue 
de la medecine. — Ombrien <dfus 
.( blanc ". 

alea, « (/.). 'l^.; hasard; 

aleiUor, Oris (m.), joueur ; 

aledtMus, a, um. de joueur o« de 

jeu. 
alga, n (f.), algue, herbe marine; 

algCsus, a, um, rempli d"algues. 
algso, es, alsi, algSre, €Lre glacS', 

1 algor. Oris (m.), froid glacial ; 

2 idgidtts, a, um, glao6. 

Le grec aX^o; a le sens de douieur 
en gSnSral. Les idees de froid, de mi- 
sfere et de soufTpance sont souvenl 
exprimfies dans les langues anoiennes 
par les mfiraes mots. On peut compa- 
rer le grec ^i-jdiu, qui signifie " avoir 
froid » et ccBouffrir» : Tadverbe ^fT'o*- 



dans Homfere, signifie frigidi 
acerbiits. 



2 alia, par un autre lie 

3 alias, ailleurs ; 

4 dllbt, dads un autre end 

5 oflfer, autrement ; 

6 o/teu6ioualiu6i, quelqm 

7 dUamde on aliunde, d'ai 

8 oiiquo,quelqueparl,acec! 

9 aliqud, par quelque end 
10 allquando, quelquefois ; 
H allquandiu, pendant q 

temps ; 

12 Mquantmn,aliquanto, ei 
que quantity ; 

13 Mqudties, plusieurs fois 

14 dlioqui, tUioqmn, d'wllei 
11 adj. ; 1 alX-quis,-qua,-quod, 

-quid, quelque; quelqu'ur 
que chose; 

2 alt-iiuof (indScl.), quelqi: 

3 aliSmts, a, um, d'autrui, 
ger; 

dli^no, as, aligner. 
En vieux latin, il y avail une 
conlractee alis, alid : Lucr. v, 
SicaHdexaliopepmt discordia 
CatuUe, Lxv[,28.QiMnon fortii 
alis. — Au lieu de aliter on disa 
anciennement aliuta (cf. ita) : 1 
p. ^.InlegibusNumxPampili: 
aliKta faxit, ipsos {ipse)Jovi snci 
— La premiere partie de oi-twi 
mSme que dans al-ter {v. ce n 
Grec Skkoi pour ' SXioj. comm 
!|juH.ov en regard de folium. ] 
scrit prSscnte un n au lieu de / 
uaiiuS". — Dans lea langues 
niques ce pronom existe £gal( 
gotbique ali-s "autre"; vieus 
allemand ali-tanti « Lerre elrt 
exil " el par suite •' detresse > 
rallemand moderne elend <• mi 
alliuin 



X aUnm, ii (n.). 



AMBO. 



9 



alniu, i (A), aune (arbre). 

alo, is, dlui, altum (rar. dlitum), alette, 
nourrir ; 
{ alimentum, i (n.), aliment; 

2 alumnus, i (m.), nourrisson ; 

3 almus, a, um, nourricier; 

4 dtas, rt, um, qui a grandi, haul; 
profond ; 

allitudo, -dtnis (^), hauteur; 
altdre, is, d'ord. au plur. altdna 
(n.), autel; 
composes en altt- : 
alti'Sdnus, a, um, qui resonne 
dans Tair ou avec force ; 
dti'tdnans, antis, adj, qui tonne 
d*en haut; 

5 cd-dlesco, is J cddlui, cddlesc^re, 
grandir ensemble, se r6unir. 

A cdt6 du sens transitif « nourrir », 
do parait avoir eu anciennement le 
sens neutre «se nourrir, grandirw. 
Cette signification neutre s'est main- 
lenue dans alesco, co-alesco, — Un 
ancien pa.rticipe moyen du m^me verbe 
est alumnus, qui s'emploie ordinaire- 
ment dans le sens « d'el^ve », mais qui 
peut aussi designer V « 6ducateur » : 
Plaute, Mei^c, iv, 5, 7 : Hems atqiie 
(Uumnus tuus. — Dans ce dernier 
emploi il est synonyme de almus : 
Virg. Gr. 11, 330. Parturit almus ager; 
Id. ib. 233. Vitihus almis; Id. ib, i, 7, 
Liber et alma Ceres, Almus est ensuite 
devenu une 6pithete ordinaire des di- 
vinil6s. — Alius, qui a commence par 
Stre un participe pass6 de alo, s'est 
beaucoup 6loigne de sa signification 
primitive : on peut rapprocher les sens 
divers pris par magnus (v. ce mot). — 
Dans un certain nombre de derives, 
Ya est remplac6 par o ; v. oleo « gran- 
dir». — En grec, le m^me verbe est 
resl6 dans le compos6 av-aXio? « insa- 
tiable ». 

alter, -§ra, -erum, Tautre (en parlant 
de deux); 



1 alter-utei', -utra, -utimm, Tun ou 
I'autre ; 

2 alternus, a, um, alternatif ; 

3 altrorsus, altrorsum, d'un autre 
cdte (voy. verto) ; 

4 altercor, dris, se quereller; re- 
pliquer; 

altercdtio, onis (f,), altercation, 

replique ; 
aMro, as, alt^rer, falsifier; 

dd'UMro, as, alterer, corrompre ; 

dduMrium, li {n,), crime d'adul- 

tere ; 

iXdulterinus, a, um, 1® alter§, fal- 

sifie; 2* adulterin. 
Alter est un comparatif comme 
uter: de la son emploi en parlant de 
deux objets seulement. II signifie aussi 
« le second ». — Le verbe alterare 
arendre autre" a 6te employ^ par 
Ovide. Fafites, i, 373. IWe suam faciem 
transfoimat et alterat arte, Le compose 
adulterare a le m^me sens : adulterare 
colorem, nummos, gemmas, rationes do- 
minical, jus. II a passe ensuite au sens 
de « corrompre », etspecialement« cor- 
rompre une femme mariee » : d'ouadul- 
terium, et le nom verbal adulter, — 
Les langues germaniques presentent un 
n : gothique anthar « I'autre », anglais 
other, allemand andcre. 

alvus, i {f.), ventre; 

alveus, i (m.), creux; lit d'un 
fleuve ; 

■alveolus, i (m.), d* lit etroit d'une ' 
riviere ; 2* petite auge. 

amarus, a, um, amer ; 
dmdrUudo, -dints (f.), amertume. 

amb-, am-, an-, proposition insepa- 
rable, autour; v. ambo, 

ambo, SB, o, les deux. 

Ambo est avec duo le seul reste du 
duel qui soit demeur6 en latin (cf. 
ajjL^w. L'accusatif ambos, le datif-ab- 
latif ambobus ont emprunt6 les desi- 
nences du pluriel. — Ambo, reduit a 



10 



AMBULO. 



la syllabe am-, an-, forme la premiere 
partie du compose an-ceps « qui a deux 
I6tes ». — n y a parente entre ce nom 
de nombre et la preposition insepa- 
rable amb', itm-, an- (cf. ifx?^* ^"^ 
montre encore clairement sa signifi- 
cation primitive dans amb-igere, amb- 
iguiis. Festus : Ambiguum est quod in 
ambiis agi partes animo potest. Amb- 
s'est r6duit a am-, an- dans am-sancti, 
am-segetes, am-termini, am-puto, an- 
quiro, an-fractus, etc., ou il exprime 
toujours rid6e «autour)). 

ambulo, as, se promener; 

I Comp. : 1 de-ambiilo, as, aller se 
promener; 

2 In-ambulo, as, se promener dans. 
II Der. : \ ambuldtiOy Onis (f.), pro- 
menade ; 

2 ambulator, oris (w.), \^ qui se 
prom^ne ; 2® colporteur ; 

3 flrw6w/acrMm,i(7i.), promenade; 

4 /iwn-am6M/MS,i (/».), funambule. 
Ambulo est un derive de la preposi- 
tion amb- (v. le precedent) : il signifie 
« aller de cdt6 et d'autre ». — II a pris 
de bonne heure le sens de« aller ». 
Ambulare in jus. Cic. Att. IX, 4. 
Si enim recte ambulaveint is, qui hanc 
epistolam tulit, in ipsum diem tuum 
incidit. 

amentum, i (n.), courroie servant k 

lancer le javelot ; 

dmcntOy as, garnir un javelot d'une 

courroie. 
Probablement pour * ap-mentum. V. 
apiscor, 

amnis, is [m.), fleuve ; 

1 amni-culus, i (m.), petit fleuve ; 

2 amni-cdla, a?, adj., qui habite ou 
croit sur les bords d'un fleuve. 

Amnis est contenu dans les noms 
propres Interamna, Antemnx; Inte- 
ramna repond done pour le sens au 
grec MsaaiTTioi. 

amo, as, aimer; 



1 dmdbtlis, is J e, aimable; 

2 amicus, a, um, ami ; in-imicm, a, 
um, ennemi; 

dmldtia, %((<), ami tie; 
in-mlcUia, se {f. ), inimiti§ ; 

3 amor, 6ns {m.), amour; 

4 dmiFHuSy a, um, agreable (en par- 
lant d'un lieu); 

dmcBnUas, dtis (f.), agrement 

d'un lieu. 
Amosnus s'emploie ordinairement en 
parlant d'un lieu, mais on le trouve 
aussi dans un sens plus general. Tac. 
Ann. XV, 55. Amcma vita. Ibid, u, 64. 
Amomum ingenium. Gell. vii, 8. Puer 
delphino amoenus. 

amphdra, » (/.), amphore, mesure {de 
26 litres environ) pour les liquides; 
ampulla, ae {f.)y fiole; plur. ampullae, 
arum{f.)y enflure, style ampoule; 
ampullor, aris, 6crire ou parler avec 
emphase. 

Mot emprunt6 : grec afx^opsu;. — 
Ampulla est un ancien diminutif de 
amphora, qui remonte a Tepoque ou le 
9 grec 6tait represents en latin parp: 
cf. sur d'anciennes inscriptions DIO- 
PANTVS, DIPILVS, PILEMO, STE- 
PANVS pour Diophantus, DiphiluSy 
Philemo, Stcphanus. Ampulla est pour 
* ampolla, * ampor-la. 

amplus, a, um, ample; 

1 amplius, adv., davantage; 

2 amplitUdo, -dinis (f.), ampleur; 

3 amplXfico, as, amplifier, augmen- 
ter; 

ampltficdtio, ohis {f.), amplifica- 
tion. 
Le suffixe est le m^me que dans 
sim-plus, du-plus, tri-plus, quadru- 
plus. La syllabe am- est probablement 
Fancien adverbe amb-, am- (v. ambo) 
signifiant« autour ». 

amussis, is (f.), equerre ; 
addmussim et exdmussim, adv., h, 
Tequerre, exactement. 



ANGO. 



a 



) 



Amussis est probablement un mot 
(i'origine elrang^re, L*accusalif amits- 
sim est lui-m6me employe adverbia- 
Jement. 

an ? particule employee dans les pro- 
positions interrogatives ou disjonc- 
tives, ou est-ce que ? 
Comp. : forS'dn ) . 

fonlt-m i ™y- /^'•*- 
An s'oppose ordinairement k utrum 
ou a num, Cic. Veri\ i, 47. Ut)nim su- 
perbiam prius memorem, an crudelitct- 
tern ? Hor. Sat. u, 5, 58. Num fans , an 
prudens ludisne obscura canendo ? — 
Quelquefois I'adverbe exprimant J*in- 
terrogation dans le premier membre 
de phrase peut 6tre sous-entendu. 
Sail. Citt, XXV, 3. Pecuniae an famx 
minus parceret, haud facile discerneres. 
— Enfin; les deux membres de phrase 
peuvent commencer Tun et I'autre par 
an. T6r. Eun., ii, 3,90. An id fUxgi- 
Hum est... an potius hasc patri aequum 
est fieHy ut a me ludatur dolis, — An 
se trouvant toujours exprime dans les 
interrogations de ce genre, tandis que 
utrum, numy ne, peuvent 6tre sous-en- 
tendus, an est arrive a 6tre le signe 
special dudoute. Tac. Ann., i, 5. Ti- 
knus, incerlum an offensus, tantoque 
magis iram premens. — Dans les lo- 
cutions nescio an, haud scio an, le 
doute revdt une nuance proche de 
Taffirmation. L'origine de cet emploi 
se voit dans les phrases comme la 
suivante : Cic. De Leg,, ix. Quas fuit 
tmquam in uUo homine tanta con- 
stantia ? constantiam dico ? nescio an 
melius patientiam possim dicere. De 
\k les tours comme : Liv., XXIII, 
16. Ingens eo die res, ac nescio an 
maxima illo bello gesta sit. — Ainsi 
s'explique forsitan (pour fors sit an), 
locution qui marque la possibilite de 
Hdee qui suit, primitivement opposee 
sans doute a une autre alternative. 
Forsitan avec le verbe sous-entendu 



donne forsan. Parall^lement k forsan 
on a fortan {forte an). Fortassis est 
pour fortan sis = forte an, si vis. 
De la fortasse (cf. magis et mage, ama- 
ris et amare), et en ajoutant encore 
une fois le signe du doute, fortassan, 
— Sur Torigine de an, v. J. Darmes- 
teter, Mdm. Soc. ling. V, p. 292. 

ancilla, m {f.), servante. 

Andlla est le diminutif d'un vieux 
mot ancus signifiant « serviteur ». — 
II y avait aussi dans le ciel des anci 
ou anculi, c'est-^-dire des divinites 
d'ordre inferieur qui servaient les^ 
grands dieux. Peut-6tre le nom d'An- 
cus Martius est-il le nom d'une de ces 
anciennes divinites latines. 

ancora, m (f.), ancre. 
Mot emprunte ; grec a^-A^^x. 

ango, is, anxi, ang^re, serrer; 

1 angfma, a? (^), an gine; 

2 angor, oris (m.), angoisse ; 

3 angustus, a, um, etroit, resserre ; 
angustiae, drum {f.), defile ; 

4 anxius, a, um, anxieux ; 
anxietas, dtis {f.), anxiete ; 

5 angulus, i (m.),coin; 

6 unguis, is (m.), serpent; 
anguilla, a? (/'.), anguille; 
composes en angui- : 
angui-comus, a, um, qui a des ser- 
pents pour chevelure ; 
angui'fer, -f^ra, -f^rum, qui porte 
des serpents ; 

7 angt-portus, Us (m.), ruelle. 

Le verbe anger e wetreindro) se 
prend a la fois au physique et au mo- 
ral. Virg. Mn, vni, 260. Coi*ripit in 
nodum complexus et angit inhaerens 
Elisos oculos et siccum sanguine gut- 
tu)\ Cic. Q. Fr. Me ilia cura soUicitat, 
angitque vehementer. — L'une et 
I'autre signification se retrouve dans 
les derives. Ainsi angor peut se dire 
d'une affection de la gorge et des an- 
goisses de I'dme. Ac6te de angor il a 



12 



ANIMA. 



du exister anciennement un substantif 
neutre * an</ws, d'ou angus-tus (cf. 
onus et onusttis). Get adjectif, a son 
tour, donne angustia, qui est surtout 
usit6 au pluriel. Anxius est tire d'un 
musii^* anxus, us. — Anguis, littera- 
lement acelui qui 6treint». — Le ra- 
dical ang- est employe dans loute 
la famille. Grec ocy/w « 6treindre », 
ayoiLai «6tre oppress^, afflige ». Alle- 
mand : Angst « anxiet§, crainte ». A la 
mfime origine appartiennent aussi I'ad- 
verbe grec 01^7^1, aY/^ou « prds » (cf. le 
frangais pris, qui vient du latin pres- 
sus) et Tadjectif allemand eng « eiroil ». 

anima, » (/*.), souffle de Vie\ anXmus^ 
i (w.), &nie, esprit; 

1 dnimo^ as, animer; 
dnimans, antis, adj,, anime; 

2 animal, dlis (n.), 6tre anime, ani- 
mal; 

dnlmdlis, is, e, d'etre anime ; 

3 adj. comp. : ex-dnimus, a, um, 
ou 'is, iSy e, inanime ; 
exdnimo, as, tuer; 

in-dmmus et in-dmmdtus, a, um, 

inanime; 

semi-dnimus, a, \ 

um. ( ' J • 

_ ' > a demi mort: 

semt-animis, is, i ' 

e, ) 

Hn-dnimus, a, um, unanimc ; 

undmmitas, dtis{f.), unanimity; 

4 dmmosus, a, um, i ° courageux ; 
2° irrite ; 

5 dnim-adverto , is, appliquer son 
esprit k, remarquer; 
animadversio, onis {f.)j l°remar- 
que ; 2® bMme. 

Animus et anima avaient, k I'ori- 
gine, le sens de « souffle, haleinew 
comme spiritus, C'est ce sens qu'on 
trouve encore dans le vers de Virgile 
Mn, X, 487 ; Una eademque via san- 
guis animusque sequuntur, Mais la 
plupart du temps anima a ete reserve 
pour Tacception physique et Ton em- 



ploie animus avec la signification mo- 
rale. — Le derive animal est propre- 
jnent un adjectif neutre pour * animale ^ 
« ce qui a vie ». — Afiimadverto signifie 
prendre garde » : Gell. vi, 2 : Animad- . 
vertere ad verba, Dans la langue judi^ 
ciaire « veiller a, punir ». Cic. Ferr. iii,' 
il : Tu qui institueras animadverten 
in eos qui perperam judicassent. Sal). 
Cat, 52 : animadvertere verberibus in 
cives. Dans la langue ordinaire, siin- 
plement « remarquer » ; par un oublt ' 
de r6tymologie {animum advertere 
alicui rei), il se construit avec I'aceu- 
satif : Cic. Qat, i, 8 : Quid est, Catilina? 
ecquid attendis ? ecquid animadcertis 
horum silentium ? — Animus est le : 
grec avEfjLo;. La mSme racine se trouve | 
dans le Sanscrit anila-s «vent». — ! 
Inversement le grec Oufxo; a pris la i 
signiflcation abstraite, au lieu que le i 
latin fumus a gard6 Tacception phy- 
sique. 

annus, ancienn, * amnus, i (m.), i*' an- . 
nee; 2° ancienn, cercle; 

I {sens d'annee) : 1 annuus, a, um, 
annuel ; 

2 anndlis, is, e, de chaque annee; 

3 annosus, a, um, charge d'ann^es; 

4 comp. p^r-ennis, is, e, eternel; 
p^rennitas, dtis (f,), 6ternite; 
soll'emhis, is, e, de chaque ann.ee; 
solennel ; 

sollemmtas, dlis (f,), solennit6; 

5 quot-annis, adv., chaque annee; 

6 bi-ennium, tri-ennium, it, etc., 
duree de deux, trois ans, etc. ; 
adj. eorresp. en -enndlis, is, e: 
bienndlis , trienndlis, etc., de 
deux, de trois ans, etc. ; 

7 anniversdrius, a, um, anniver- 
saire ; 

8 annona, x (f.), {^ recoite de Tan- 
nee; 2® prix des vivres; 

II {sens de cercle) : annulus, i (m.), 
anneau. 

Annus pour "amnus (cf. le groupe mn 



ANTE. 



13 



llemnis) signifiaitd'abord <( cir- 
rcle». Ce sens est atteste par 
lutif annulus et par le temoi- 
le I'osque ou amnud est un ad- 
i gnifianl « ci'rcMm, circa». V. 
arron de L. L. vi, 8 : Tempus 
1 ad hrumam, dum sol reditu 
annus, quod ut parvi circuli 
sic magni dicebantur circiteH 
vie annus, Virg. Mn. iii, 284: 

magnum sol circumvolvitur 
— Sollemnis signifie « qui a 
3 les ans », v. sollus, — Un 
mpose du m^me genre est * pe- 
devenu plus lard pei^ennis, qui 
proprement « annuel » : Cic. 
or. II, 21 : Stellarum perennes 
itque perpetui, Les sacrifices 

s'appellent perennia sacra. 
be perenne est employe par 
lie, XH, 48, dans le sens atous 
') : Perenne fabricandas decimo- 
rimodix et fiscellse texendae. Ge 
)ris ensuite I'acception « per- 
eternel » : Horace, Od. in, 30, 
jyi monumentum wre peren- 
II semble qu'il y ait eu en latin 
e adjectif venant de per et am- 
c. Verr.w, 48 : aquae perennes. 
. Deor. II, 39 : adde hue fontium 
perennitates. — Annona, nom 
:omme Bellona, Pomona, a ete 
. une divinite presidant. aux 
)ns de I'annee et comparable 
nates. On a une inscription : 
s' AE SANCTAE (Orelli nH8iO). 
m a ensuite signifie « approvi- 
lent, prixdu ble, cherte')), a peu 
mme si les noms de Ceres et de 
'etaient Testes que dans le sens 
in» el de « vin)>. 

J (^.), anse; 

tus, rt. Mm, garni d'une anse. 

eris (m.), oie; 

nnus, ft, um, d'oie. 

ivait a Torigine une aspiration : 

er. Le suffixe cr est une addi- 



tion relativement r6cente. Cf. Talle- 
mand Gans uoio), le grec /Ti'/, le 
Sanscrit hansa « oie, flamant ». 

ante, adv. etpr^p., i^ devant; 2° avant ; 

I Com p. en ant^-, anti-, ant- : ante- 

cMo, ante-cello; anti-clpo, etc. 

ant'-ea^adv., auparavant; 

11 Der: 1 anterior, or, us, ini^rleur; 

2 antiquus, a, um, antique; 
antlquitas, dtis{f.), antiquite; 
antlquttus, adv., de toute anti- 
quit6 ; 

3 formes arch, en antid- : 
aniid-eo, je vais en avant ; • 
antid-ea f , 

antid^hac \ «'*•'• • ^uparavant. 

La preposition ante exprime a la 
fois Tanteriorite dans le temps et dans 
I'espace : ante oculos; ante paucos dies. 
Cette double signification s'est eten- 
due aux derives : ainsi Ton dit antiqui 
mores « les anciennes moeurs » et an- 
ticapars templiule devant du temple »; 
seulernent Torthographe n'est pas la 
m^me. Cf. posticus. — Anter-ior 
renferme un double comparatif comme 
poster-tor. — Sur la composition de 
ant-ea, v. post-ea. — La forme la 
plus archai'que de la preposition est 
anteid, antid, qui est restee dans les 
adverbes antid-ea, antid-hacy et dans 
le verbe antid-eo. II y faut voir une 
sorte d'ablatif comme marid. Le d 
etant plus lard tombe, la voyelle s'est 
abregee. — h'e de ante est remplace 
par I digms les composes comme anti- 
cipo, anti-stes, par la meme raison 
euphonique qui fait qu'on a donee et 
donicum, undi et iindi-que. — Le grec 
avT( est de m^me origine,quoique ayanl 
une signification quelque peu diffe- 
rente. L'idee de « devant » et celle de 
« vis ^-vis, contre » sont assez voisines. 
De m6me dans les langues gei-mani- 
ques, le prefixe anda ou ant signifie 
« contre » : allemand Ant-wort « repon- 
se». — En Sanscrit anti signifie «de- 



14 



ANTENNA. 



vant)) et « vis-a-vis ». — Onvoitdeja 
en latin ante se combiner avec d'autres 
propositions pour faire manf e, abante ; 
c'est le commencement de ce que nous 
avons en frangais : avant = ab-ante ; 
devant = de-abante. 

antenna, » (/".), antenne. 

antrum, i (n.), antre, grotte. 
Mot empruntO : grec avTpov. 

Sinus, us (/'.), vieille femme; 
dntlis^ is, e, de vieilie femme. 

aper, ftpri (m.), sanglier. 
Cf. allemand £6er « sanglier ». 

apex, apicia (m.), houppe; sommet. 

apis, is (A), abeille; 

1 tXpidnus, rt, urn, d'abeille; 

2 dplcUla, 3B if.), petite abeille. 

Hpiscor, toucher a, atteindre ; 
i aptus, a, um, propre a; 
m-eptus, a, urn, impropre; sot; 
ineptiw, drum (A), inepties; 
ineptio, is, Ire, parler ou agir 
d*une maniere inepte ; 
apto, as J ajuster; 
(Id-aptdtusy a, wm, adapte; 

2 dd'ipiscor, eris, ddeptus sum, ddi- 
pisci, acquerir; 

adeptio, onis (^.), acquisition ; 

3 cixpi, -isti {pf.)i se mettre a, corn- 
men cer; 

coiptus, us (m.), entreprise, com- 
mencement; 

4 copula, 3S [f.), union, lien ; 
copiilo, as et cCqmlor, dris, unir. 

II y avait en ancien latin un verbe 
ap^re«attacher)). Fest. p. 18. Com- 
ptehendere antiqui vinculo apere dice- 
bant, Serv. ad Virg. J5m., x, 270. 
Apere veteres ritu flaminum alligare 
dicebant. — De la le participe aptus, 
qui veut dire litteralement« attache ». 
Cic. Tusc. V, 21. Fulgentem gladium e 
lacunari seta equina aptum dcmitti jus- 
sit. Id. Or, 7 1 . Facilius est apta dissol- 



vere, quam dissipata connectere. 
V, 805. Crescebant uteri terrsi r 
bus apti, Le passage au sens 
« propre, convenable » s'est fait p 
locutions commecelles-ci: Cic. Fi 
19. Ordo rerum conservatus, et 
inter se apta et connexa. Id. Fi 
14. Cothurni laus est adpedem 
convenire. Id. Univ, 5. Mundi 
ita apte cohaeret, ut dissolvi 
modo queat, — Le deponent o 
a le sens de«s'attacher a». Lu 
1232. Nullo cessabant tempore 
Ex aliis alios avidi contagia mor 
la rid6e d'attraper, atteindre. I 
Epid. V, 2, 3. Sine me hominem 
Id. Capt, IV, 1 , 8. Sine sacris 
tatem sum aptus effertissima 
La mOme idee se retrouve d; 
compose ad-ipiscor, Liv., XLI 
Fugientes Gallos Macedones adef, 
derunt, De mOme adipisci ma 
turn, honores, laudem. — Le 
ccepi est pour co-epi; Lucrece, i 
emploie encore la forme c6-epi 
plenam spongiam aquai Si quii 
manu premere ac siccare coej 
participe coepf U5 est pour *co-ep 
con- feci, con-fectus), Le sens c 
est«se mettre a une chose, s'a 
k une entreprise ». Plaute empl 
core le present de I'indicatif et c 
jonctif. Men, v, 5, 57. JVegwe e 
gnas, nequelites ccepio. True, ii 
Ubi nihil habeat, alium quwsU 
piat, — Copula est pour *co-ap 
cogo pour "co-ago, — Autres co 
de apiscor : ind-ipiscor, red-iph 
On voit par ce qui precede qi 
n'a rien de commun avec in-c 
est probable qu'il y a parent 
apio et le 'grec a-Tw « j'attache 
gr6 I'esprit rude. 

apium, ii (n.), ache. 

ftpricus, a, um, expose au sole 
1 dpricor, dris, se chauffer 
leil; 



ARCEO. 



1 " 



ricdtio, onis (/'.), action de se 

luffer au soleil; 

ncitas, litis (f,), exposition au 

eil. 

is (m.), avril. 

r^p., aupres de; chez. 
ju de apiid on disait aussi en 
tin apor;cL ar, au lieu de ad, 
-cesserCy ar-biter. 

if.), eau; 

tapose : aquwductus, us (/».), 
leduc; 

'. : i dquor, dris, s^approvi- 
iner d'eau; 

•qudtio, onis (^), appro vi- 
ionnement d'eau; 
•qudticus, a, um, aquatique; 
/juosus, a, um, aqueux ; 
iquilentus, a, um, pluvieux. 
ot aqua existe dans toute la 

En grec, au lieu de qu, nous 
s un t: (v. linquo) : Miaj-a;:- 
ux qui habitent entre deux 
). De mSme en Sanscrit : dp- 
eaux ». Go 111 i que ahva « eau ». 

aB(A), aigle; 

ulinus,a, um, d'aigle, aquilin; 

ulifer, -fera, -ferum, porte- 

igle. 

inig(m.),aquilon, ventdunord; 
mius, a, um, de Taquilon. 

^.)» autel. 

obrien, as«. La forme asa est 
;Ile du vieux latin. Gell. iv, 
. ad Mn, iv, 2^9. Pour le 
nent de s en r, v. flos. 

SB (f.), araignee; 
niSj a, um, d'araignee. 
jmprunte : grec apiyyri. 

iris (f,), arbre; 
>d)'eus, a, um, d'arbre; 
tdresco, is, devenir arbre; 
mstum,i(n.), plant d'arbres; 
irerger ; 



4 arbuscula, se (f.), arbuste; 

5 arbutus, i (/.)» arbousier; ar- 
bouse. 

Forme ancienne : arbos, De Idi at'- 
bustum « lieu plants d'arbres », comme 
de salix « saule » on a salictum « lieu 
plants de saules». Arbustum a pris 
ensuite le sens d'arbre. 

area, m [f.), coffre; 
arcdnus, a, um, cache, secret; 
arcanum, i (n.), secret. 

arceo, es, contenir; ^carter; 
I Comp. : \ co-erceo, es, contenir, 
rep rimer; 
2 ex-erceo, es, dompter; exercer; 
exercitium, ii (n.), exercice, 

militaire; 
excrdtus, us (w.), armee; 
exercito, as, exercer frequem- 
. ment ; 
exercitdtio, Onis (^), exercice 

repute ; 
in-cxe rci tutus , a, um, non 
exerce ; 
n Der. : arctusoii artus, a, wm, en- 
ferme, serr6; 
arW et c6-arto, as, resserrer, 

presser, r^duire; 
coartdtio, onis [f.), action de 
resserrer, de condenser. 
Le sens propre di'arceo est « conte- 
nir, enfermer ». Cic. Somn. Scip, 4 : 
Orbis caelestis extimus, qui reliquos 
omnes complectitur, summus ipse Deus, 
arcens et continens ceteros, Ce sens se 
retrouve dans coerceo : Cic. Nat. Deor, 
22 : Mundus omnia complexu sua 
coercet et continet. — Appliqu6e k un 
fleuve, a une foule, aux passions, I'i- 
dee de « contenir » a donn6 naissance 
a celle de « refrener, r6primer)). De 
la, en general, « arr^ter ». Plin. xii,- i, 
5 : Platanus solem sestate arcet, hieme 
admittit, Li v. XXVI, 20 : Punica clas- 
sis Tarentum accita ad arcendos com- 
meatus praesidii romani, — Coerceo a 
le mtoe sens et y joint, en outre, ce- 



i(> 



ARCHITECTUS. 



lui de upunir)) : Cic. Or. i, 43 : coer- 
cere cupiditates; Id. Off. iii, 5 : morte, 
exsiliOj vinculis, damno coei'cere ali- 
quern. — £a?erceo « exercer ; eprou- 
ver )) : Cic. Tunc, v, \ : Eos casus in 
quibus me fortuna vehementer exer- 
cuit. Plaute, Amph. i, i, 167. Ges- 
tiunt pugni mihi. — Si in me exerci- 
tciru's, quaeso in parietem ut primum 
(/omcs. On a ensuite dit,avec unnom de 
chose, exercere arma, arlem, commer- 
cium, pacem, etc. Exerceo s'est em- 
ploye aussi au sens neutre. Cic. Orat. 
II, 7i. Cum J ceteris in campo exercen- 
tihus, in herba ipse recubuisset. — 
Exercitus, us semble avoir ete d'abord 
un substantif abstraitsigniQant n exer- 
cicc)). Plaute, Rud. ii, 1, 7. Pro 
exercitu gymmistico et palxstrico hoc 
habemus : Echinos, lopadaSy etc. Puis 
il a passe au sens concret de troupe 
sous les armes, et de troupe en gene- 
ral. — Certains sens du grec apx£o> 
se rapprochent de arceo : mais, par 
d'autres acceptions, les deux verbes 
sont si eloif^nes Tun de i'autre que la 
parente reste douteuse. 

architectus, i(m.), architecte; 
architector, Ciris, b^tir, construire. 
Mot emprunte : grec ap/t-s'xTwv. 

arcus, U8 (m.), arc; 

i arci'p6tens, entis, adj., puissant 

par son arc; 
2 urcX-ienens, entis, adj., qui tient 

un arc. 

arduus, a, um, qui se dresse, elev6; 
difficile. 

area, m (f.), sol uni, d'oii : i* empla- 
cement pour batir; 2® cour on ves- 
tibule ; 3® place publique ; 4* aire a 
battre le grain. 

arena ou harena, m (/.), sable; 

\ drSnosus, a, urn, convert de sable; 
. 2 drSni-vagus , a, um, errant k 
t ravers les sables. 



La forme usit^e chez les 
etait fasena, ce qui prouve I'ai 
de Vh. Pour la permutation de 
V. haedus. 

areo, es, ui, ere, 6tre sec; 

1 dresco et ex-dresco, is, s( 

cher ; 

2 ariduSf a, um, sec; 
arXditas, dtis (/'.), aridite, 

resse ; 
ardeo, es, arsi, arsum, 

6tre brftlant; 
ardenSy entis, adj., ardeni 
ardor, oris (m.), ardeur; 
ardeaco et ex-ardesco, is, 

s'enflammer ; 

3 drS'fdcio, is, dessecher. 
Au lieu de dridus, on trouv 

chez Plaute, Aul. ii, 4, 18 : 
non aeque est ardus atque hi 
nex, C'est cette forme (cf. 
pour calidus, valde pour vnlic 
donne ardeo. — Les formes ( 
sum supposent un verbe * ar 
la ^^ conjugaison. 

argentum, i (n.), argent; 

1 argenleus, a, um, d'argei 

2 argentarius, ii {m.), ch 

banquier ; 
argentana, ae{f.), banqu( 
Grec aoY'jpo; « argent ». 
ragata-m (mSme sens). Le ir 
sans doute transmis de peupl 
pie en m6me temps que le m( 
designait. 

argilla, m (f.), argile. 

arguo, is, ui, utum, uere, i 
accuser ; 
I Comp. : rcd-arguo , is, 

une accusation ; 
II Der. : i argiitus, a, um, 
clair ; 
argUtix, drum [f.), fine 
tilit6 ; 
2 argumentum, i (n.), in 
preuve ; 



ARMUS. 



!7 



argHmentor^ avis, prouver par 
un raisonnemenl; 

argumentdtio, onis (f,)^ raison- 
nemenl ; 

argumentosus, a, iim, p6nible- 
ment travaill6. 
Argutns doit le plus souvent 6tre 
tendu, non comme le participe de 
guo, mais comme un adjectif forme 
la mSme manidre que cqmiitus, 
rictus. Le sens le plus ancien parait 
*e celui de « pointu ». Virgile, 
org, in, 80, tragant le module d'un 
eval : lUi ardua cervix Argutumque 
put, brevis alvus^ ohesaque terga. 
'fjutum caput se traduirait en fran- 
is par « la t6te fine». Pallad. iv, 13, 
Aiirea breves et argutae. De la 
)erQant » en parlant du son : Ar- 
.tx aves, cicadae ; arguta serra. On 
mploie aussi pour Todeur et la 
veur. Pline, xv, 3, 4. Odor argu- 
)r. Pallad. in, 23. Argutus sapor. 
ous disons de mSme un cri per- 
int, un goClt piquant. — L'id6e de 
3inle , appliquee k Tesprit , a donne 
s sens de ufin, subtil ». Cic. Brut., 
vii (en parlant de Caton) : Quis illo 
nmor in laudando? acerbior in vitii- 
erando? in sententiis argutior, in do- 
mil) edisserendoque subtilior? — 
*ris en mauvaise part, « bavard,aslu- 
ieux, ruse » ; de Vh. nrgutix « finesses, 
rguties)). — Le verbe avgiio signifie 
denoncer, accuser)). Virg. Mn. iv, 
3. Ikgenerea animos timor argnit. 
AC. Rose. Amer. \ 3. Occidisse patrem 
kxtim Rosdus arguitur. — Mais un 
ens plus general « expliquer, decla- 
er» nous est conserve dans le mot 
ir(jumentum, qui s'emploie souvent 
wur designer un sujet a traiter. Quin- 
il. V, 10, y : Omnia ad scnbendum 
it^tinata materia appellatur argumen- 
^um; nee mirum, cum id inter opifL- 
■es quoque vulgatum sit. Virg. ^ni 
vm, 791. At levem cHpeum subla- 
^« cornibus lo Auro insignibat, jam 

Mots latins. — Coiirs sup. 



setis obsita,jam boa {Argumentum in- 
gena) et eustos Virginia Argua. — A/*- 
gUtus a quelquefois le sens de«clair, 
minutieux, precis )) : il y faut voiralors 
le participe de arguo. Argutae lilterx 
« des lettres ou toutes les circonslan- 
ces sonl marquees )),((r^w /a ea;<«<« des 
entrailles donnant un pri&sage precis )>. 
— Si Ton rappioche ces divers em- 
plois, on est amen6 k supposer un 
primitif de la quatrieme declinaison 
*rtr^Ms, signifiantwpointC)) : pou.r le 
developpement des sens, comparez lo 
verbc anglais io pointy qui veut dire u 
la fois « affiler )) et « indiquer )). 

aries, etis (m.), belier; 
drieto, as, heurter ou se heurler. 

arista, ae {f.), barbe d'^pi ; epi. 

armentum, i (n.), troupe d'animaux ; 
gros animal; 

1 armentdlis, is, e, qui fait partie 

d'un troupeau de gros betail ; 

2 armentdrius,ii (m.\ patre de gros 

betail. 
Armentum ne vient pas de arare, 
comme on I'a dit quelquefois. II desi- 
gne toute esp^ce de troupeaux de 
gros animaux. Par exemple, des cerfs : 
Virgile, ^n. i, 188. Tres littore cer- 
vos Prospicit err antes : hos tota ur- 
menta sequuntur. Des monstres ma- 
rins. Id. Geoi^g. iv, 395. Quippe it a 
Neptuno visum est, immania cujva 
Armoita et turpes pascit sub gurgite 
phocas . — Armentum est forme 
comme jumentum *< attelage )) : il vient 
d'un radical ar- « adapter, joindro), 
(v. artus). Armentum s'est pris quel- 
quefois par abus pour designer un 
seul animal. 

annus, i (m.), jointure du bras el tie 
r^paule ; 
1 armo, as, equiper, armer, d'oii ; 
ex-armo, as, desarmer; 
aima, orum [n.), armes; 



18 



ARO. 



armdtUra, se (/".), equipement; 

armure ; 
armdmentUj ovum (n.), agrds d'un 

vaisseau ; 
armdmentdnum, M(n.), arsenal; 
adj. en -ermis, is, e ou -ermus, 
a, um : 
m-ermis ou m-ermus, sans ar- 

mes; 
semi-ei'mis ou sSmi-ermus, a demi 
d6sarme ; 
composes en urmi- : 
armi-fer, -f^ra, -f^rum, qui porte 

defs armes; 
armt-ger, -g^ra, -girum, qui 
porte des armes; subst. (m.), 
ecuyer ; 
armi'potens, entis, adj., puissant 

par les armes ; 
armi-lustrum, i (n.), lieu ou Ton 
cel6brait la f6te de la purifica- 
tion des armes, ou armi-lus- 
trium; 
2 armilla, a? (/'.), bracelet; 
armUldtus, a, um, orn6 de brace- 
lets. 
Armus signifie proprement "join- 
ture » : il s'est pris de bonne beure 
dans le sens d'6paule et de bras. Nous 
retrouvons cette acception dans les 
langues congen^res, particuli^rement 
en allemand et en anglais, ou arm 
signifie « le bras ». Du substantif «r- 
wiw^ vientle veibe armare, litteralement 
« se couvrir les 6paules » (au moyen 
d'une cuirasse, d*un bouclier,elc.), puis 
en general « armer » . A son tour aimare 
a donne le nom verbal arma « les 
armes )>, sp^cialement les armes de- 
fensives, par opposition a tela « les 
armes offensives ». Sail. Catil. 43. 
Armorum atque telorum portationes. 
Id. Jug, 47. Arma, tela, equos et ce- 
tei'a instinimenta militix parare, 
A armus correspond, malgre I'esprit 
rude , le grec apjxo; « articulation, 
^paulew. En Sanscrit Irma-^ «bras)). 
V. d'autres d§riv6s de la Tntoe 



racine aux mots artus, arm* 
am, 

kvo, as, labourer; 

1 drdtio, onis (f.), labour; 

2 drdtor, oris (wi.), laboureui 

3 drdtium, i (n.), charrue ; 

4 arvum, i (n.), champ labou 
arvdlis, is, e, des champs. 

Grec otpou) « labourer » , a 
« charrue », S^oupa « champ ». 

ars , artis [f,), invention , art 
source, artifice ; 

1 tn'ei's,ertis, adj., iDhahileji 
inertia, x (f.), inertie; 

2 soll-ers, ertis,adj.,\Tx\en\M, a 
sollertia, se (f.), adresse; 

3 artX-fex, -fids (m.), ar 
artiste ; 
artXficium, il (n.), art, met; 

Ars signifie proprement « com 
son, invention ». Virg. ^n, i, 
At Cytherea novas artes, nova j 
versat Consilia, Id. JSn. V , 35 
clypeum effei'ri jussit , Didyr, 
artes. C'est en ce sens que ai's a 
ine7*s et sellers. — De la«arti 
Virg. ^n. II, io2. Ille dolis inst 
et arte Pelaaga. — « Art ». Am ii 
toria, rhetorica, Ars medendi. 
ingenuae. Le mot est de la mer 
mille que artus et remonte a un 
cal ar- « adapter, combiner)). 

artus, us (m.), jointure, articul 

membre [en prose, seul. auj. 

artXculus, i (/».), jointure, art 

tion; 
articulo, as, articuler; divisei 
articiildte, articulCitim, adv., 

maniere distinctfe. 
Ar-tuSf forme comme duc-tus 
tus, vient d'un radical ar- « ad 
joindre )) qui a laisse en grec de 
breux derives : ap-ap-i'axtu (aor. 
<5v) « adapter )), ap-Opov « articul 
membre )>, ap-^-jxcj «convenir»,{ 
« plaire », ap-z-'rl « aptitude, ve 



ASSIS. 



19 



etc. En latin, ce radical ar-, outre 

artus, a donne ars, armus, armentum. 

— Datif-ablatif pluriel: artubus, pour 

eviter la confusion avec ars. — Le di- 

minulif s'emploie dans des acceptions 

assez diverses : articuli digiti, sarmen- 

tommy montium, orationis, juris, tern- 

pris. — Articular e li diviseren petites 

parties, articuler ». Lucr. iv, 547. Hasce 

igilur penitus voces cum corpore nostra 

l3^rimiinus, rectoque foras emittimus 

m, Mobilis articulat verborum dwda- 

k lingua. 

arondo etharundo, -dinis {f.)j roseau ; 

1 drundineus, a, um, de roseau; 

2 drundX-fer,-fera,-ferum, quiporte 

on produit des roseaux. 

an, arcis (/".), hauteur; citadelle. 

Le sens primitif parait 6tre celui de 
« hauteur, sommet». Virg. i, Georg. 
240. MunduSy ut ad Scythiam Rhipaeas- 
que arduus arces Consurgit, premitur 
I%a? deoexus in Austros. Id. ibid. 
II, 534. Scilicet et rerum facta est pul- 
cherrima iloma, Septemque una sibi 
muro circumdedit arces. — De 1^, k 
cause de I'habitude de b4tir les cita- 
delles sur les hauteurs , « citadelle , 
forteresse)). 

a8,aMis(m.), 1° as, monnaie; 2° tout, 
unite ; 

1 sestertius, ii [m.), {p. semis-ter- 

tius)y sesterce (gen. pi. sester- 
tium, rar. sestertiorum) ; 

2 composes en -ussis : 
dic-ussis, is (/*.), dix as; 
cent'ussis, is (f.), cent as. 

L'as a etc la plus ancienne monnaie 
des Remains. A I'origine, on pesait la 
monnaie : Vas avait le poids d'une 
livre (as libral). A partir des guerres 
puniques les monnaies d'or et d'argent 
etant devenues le principal moyen 
d'echange, Vas fut r6duit au sixieme 
du poids primitif, puis au douzi^me et 
«Dfin au vingt-quatri^me. Vas libral 



se divisait en douze onces. Voici les ' 
noms quiexpriment ces subdivisions : 
uncia = 1 once ; sextans (participe pre- 
sent d'un vQvhQ* sextare u se diviser en 
six ») = 2 onces ; quadrans (d'un 
verbe quadrare) = 3 onces; triens 
(d'un verbe * triei^e) = 4 onces ; quin- 
cunx (de quinque et uncia) = o onces ; 
semis ou semissis (de semi et as) = 
6 onces ; septunx = 7 onces ; bes (pro- 
bablement une corruption de bis et 
triens) = 8 onces ; dodrans (de de et 
quadrans) = 9 onces ; dextans (de de 
et sextans) = 10 onces ; deunx (de de 
et uncia) = 11 onces. — Vas 6tait 
regarde comme I'unite par excellence : 
aussi les noms precedents s'appliquent- 
ils a toute esp6ce de mesure. Un h6ri- 
tier ex asse est celui qui recueille 
I'heritage en entier; ex semisse, celui 
qui a la moitie;. eoj triente, qui a le 
tiers, etc. — De la les locutions in 
assem, ex asse « en entier ». — Semis, 
reduit a la forme ses, se trouve en t^te 
d'un gratid nombre de composes qui . 
tous renferment une forte ellipse. — 
Sesquipes {pour* ses-que-pes)={ pied J, 
d'ou I'adjectif sesquipedalis ; sesqui- 
modius = 1 mesure^; sesquijugerum 
= i arpent 4. H y faut joindre ses-ter- 
tius, nom d'une monnaie d'argent qui 
i I'origine valait deux as et demi;litte- 
ralement « le troisieme as n'^tant qu'un 
demi as ». Des ellipses analogues se 
trouvent dans toutes les langues. — 
Decussis, centussis, semissis sont for- 
mes comme si le nominatif etait assis. 

asinu8,i(m.), ane; dsina, x [f.), anesse; 

1 dsellus, i (m.), anon; 

2 dsindrius, ii (m.), inier. 

asper, era, erum, 4pre, rude; 

1 asp^rXtaSy dtis (/'.), aprete, ru- 

desse ; 

2 aspero et cx-aspero, as, rendre 

rude, irriter, exasperer. 

assis, is (m.), ais; 



f 



22 



AURIS.. 



pour osculum, Prise, i, 52, H; auscu- 
/art pour osculari,Fesius, p. 28; auri- 
calchum pour 6pe^/^aXxo?, Festus, p. 9. 

anris, is (A), oreille ; 
i aurltus, a, urn, 1° qui a de lon- 
gues oreilles; 2° attentif; 

2 aunciila, ae (A), bout de Toreiile; 

oreille ; 

3 au'dio, is, Ire, entendre, §couter 

(propr, se mettre dans I'oreille) ; 
auditus, us{m.), ouie; 
audit io, onis (/".), audition; 
auditor, oris (m.), auditeur; 
auditorium, ii (n.), auditoire; 
audientia, a? (/".), action d'6cou- 

ter; attention; 
6b-oRdio, is, obeir; 
dbcBdiens, entis, adj., obeissant; 
dbosdientia, 3e(f,), ob6issance ; 

4 ausculto, as, 6couter; 

auscultdtio, onis [f.), action d'e- 
couter; 
auscultdtor, oris (m.), qui ecoute. 
Auris est pour * ausis, qui lui- 
m6me est pour un ancien monosyllabe 
*aus (cf. ou;, oreille). De 1^ * aus-dio, 
devenu au-dio « mettre dans I'oreille », 
aus-culto «recueillir dans roreille»; 
cf. ju-dex pour *juS'dex, * Ausis est 
done un de ces mots qui ont ajout6 
im i h. leur theme, comme mens-i-s, 
ndv-i-s, juven-i-s. — Le verbe dans 
audio est le m^me que dans con-dio; 
V. dio. — Aus-cultare renferme le 
frequentatif que nous avons dans oc- 
cultare; v. calo « cacher ». — Au lieu 
de oh-oidire on aurait plut6t attendu 
une forme ob-udire; mais les sons cb 
et u ^taient voisins, comme on le voit 
par COIRAVIT (C. I. L. 1166), COE- 
RAVIT (lb. 801) et curavit; mmrus 
Varr. L. L. v, 141) et mUrus. — Le 
mtoe mot pour designer Toreille 
se retrouve dans Tallemand Ohr, 
anciennement auso, et dans I'anglais 
ear, Le grec oS; faisait d'abord au 
g^nitif * oO'aTos pour * ouaaTos, sur 



le module de yoiSvaTo?, ooupaxo? : il 
en est reste le plur. homer. oSora, 
devenu, par contraction, dans le dia- 
lecte attique, wxa. — Pour exprimer 
rid6e d' « entendre », le latin a done 
renonce k I'ancien verbe *c/mo, qui 
n'existe plus que dans quelques d6riv§s 
comme cliens, inchUus, et il y a substi- 
tu6 un compose de son invention. On 
trouve dans H^sychius un compose 
grec analogue : waxwOrlaw • axoi- 

aurora, » (/".), aurore. 

Aurora est proprement un adjectif 
form6 comme sonorus, decorus, Le pri- 
mitif est un substantif inusite *aus6s = 
TQw;, eol. auw; « Taurore ». Sanscrit 
ushas (f^minin) « aurore ». — II est 
probable que Aurora etait d'abord le 
nom de la divinity qui pr6sidait k la 
naissance du jour : c'est ainsi qu'i 
c6t6 de flos on a le nom de la d6esse 
Flora. Puis le nom de la divinity s'est 
pris pour la chose elle-mtoe (v. an- 
nona), 

aurum, i (n.), or. 

1 aurdtuSy a, urn, dore; 

2 aureus, a, urn, d'or; 

3 composes en auri- : 
auri'Cdmus, a, um, a la chevelure 

d'or ; 
auri'fer, -fera, -f^rum, qui porte 

ou produit del'or; 
auri- f ex, -ficis (m.), orfdvre. 
Forme ancienne : ausum (Festus, 
p. 9). C'est la forme restee chez les 
Sabins. 

auster, -tri (m.), auster, vent dusud; 
austrdlis, is, e, du midi. 

austems, a, um, austere; 
austeritas, dtis (f.), aust6rit6. 
Mot emprunte : grec ouaxTi^oo;. 

autem, conj, 1° or; 2° mais; 
aut, conj,, ou. 
Au-tem est une particule affirma- 



AVIS. 



23 



live servant k faire ressortir le mot 
qu'elle accompagne. Quand il y a 
.opposition dans les id^es , il prend 
le sens de<(mais». Cic. Div: ii, 56. 
Crassm hostium viin se pei^versurum 
futavit : perverlit autem suam, — 
Au-iem est forme comme i-tem : la pre- 
miere partie est identique au grec au. 
~ Aut « ou )) avait egalement, i I'ori- 
gine, une valeur affirmative ; il doit 
sa signification disjonctive k la repe- 
tition, ou encore au sens general des 
phrases ou il etait employe. Liv. 
VI, 18. Audendum est aliquid uni- 
vei*siSy aut omnia singulis patienda. — 
La forme ombrienne pour « ou » est 
ote, la forme osque est auti ou aut. 

aQtnmnus, i (m.), automne. 

Autumnus ou auctumnus (rortho- 
graphe n'est pas certaine) 6tait d'a- 
bord un nom de divinity, comme 
VertumnuSy Portumnus, Flora ^ Au- 
rora, Annona. La desinence est celle 
d'un participe moyen. 

ave! salut! 

L'interjection ave appartient au 
verbs avere, dont elle est I'imperatif, 
et dont elle a conserve Tancienne si- 
gnification. AveOy en effet, voulait 
dire primitivement « 6tre en bonnes 
dispositions, se rejouir». Comparez, 
pour le sens, la formule grecque 
■/aipE. — Au lieu de ave les manu- 
scrits et les inscriptions ont souvent 
have, et c'est Ik, selon Quintilien (i, 6), 
la vraie prononciation. V. au mot 
holus d'autres exemples de mots ayant 
perdu leur aspiration initiate. 

avena, ae (/".), i® avoine; 2° chalu- 
raeau. 

avfio, es, ere, desirer vivement; 

1 dvidus, a, um, avide; 
dvtdUas,dtis (f,), avidit6; 

2 dvdrus, o, um, 1® avide ; 2® avare ; 
dvdntia,ae{f), i® avidit6; 2° ava- 
rice. 



Aveo est un de ces verbes a signifi- 
cation morale dont le sens precis est 
assez difficile k marquer exactement, 
parce que nous les voyons continuelle- 
ment changer de nuance. Cependant 
il semble que I'acception premiere soit 
« etre dispos, se rejouir » ; de la « 6tre 
en appetit, d6sirer». Aulu-Gelle 
(xix, 7) fait remarquer que le poete 
Laevius, qui vivait au temps de la 
jeunesse de Cesar, emploie avens au 
sens de libens, Le rheteur Claudius 
Mamertinus, qui avait ete salue des 
mots : Ave, consul amplissime, par 
I'empereur Julien, luir^pond {Gratiar. 
act. ad Julian., 29) : Aveo plane, Impe- 
rator, et avebo. Neque enim eventus esse 
potest optati hujus ambiguus, cum is 
aver e jub eat, qui jam fecit ut averem. 

— Le sens ordinaire est « desirer ». 
Cic. Att. I, 15. Aveo scire quidagas. 

— L'adjectif avidus participe a la va- 
riety des sens de aveo. II a signifie 
d*abord « qui se plait a, qui est porte 
vers)). Liv. XXII, 2i. Hispanontm 
inquieta avidaque in novas res ingcnia. 
De \k le passage au sens d' « avide » 
etait aise. Cic. Phil, v, 8. Avidus in 
pecunias locupletum. La construction 
avec le gmiiit {avidus laudis, opum) ou 
avec V'lnrimiif {avidus cognoscere aman- 
tern, Ov. Met. x, 472) n'a pas besoin 
d'explication. Sans regime aucun, avi- 
dus signifie « avide » ; c'est aussi le 
sens de son cong^nere avdrus. — 
Lucrece emploie avidus (u, 1066; 
V. 470) et Tadverbe avide, (v. 20i) 
dans I'acception de « large , abon- 
dant )) : il y faut voir un reste de 
I'ancien sens de aveo. V. ave, audeo, 
gaudeo; cf. Mdm. Soc. Ling., tome V, 
p. 193. 

avis, is {f.), oiseau; 
1 aU'Ceps, -cttpis{m.), oiseleur; 
auciipium, ii {n.), chasse aux oi- 

seaux ; 
aucHpor, CiHs, 1° chasser aux oi- 



24 



AVUS. 



seaux; 2° guelter, chercher; 
nuciipatfo, oniH (f,), chasse aux 
oiseaux ; 
2 au-gur, -yUris (m.), augure. 
auyurium, ii (n,), augure, pre- 
sage ; 
avgtiro, an et augiiror, dris, au- 
gure r; 
augHrdtio, onis (/l), action de 

prendre les augures; 
augurdtus, us (m.), dignite d'au- 

gure; 
iiugurdlU, ts, e, augural ; 
in-augurOy as, inaugurer; 
augustua, a, um, c6nsacr6 par les 
augures, auguste ; 
3 au-apex, -spicis (m.), qui observe 
les oiseaux; 
ausptdum, «(n.), auspice; 
ausptcor, dris, prendre les aus- 
pices. 
La science des augures avait pris u 
Rome une si grande importance et 
avait tellement pen6tre dans la vie de 
lous les jours, que nous trouvons le 
mot avis en tdte d'un certain nombre 
de composes ou on ne le soup^onne- 
rait pas d'abord,et ou sa presence est 
presque oubliee. Tels sont : aii-cu- 
pari qui veut dire « chercher, guetter » 
(litteralement « guetter un presage »), 
mi'tumare ^(esilmer^ juger, affirmer)) 
( litteralement «apprecier un pre- 
sage ))). — Dans au-gurium la seconde 
par tie est formee d'un verbe *guvere, 
*gufiere, qui signifiait«eprouver», et 
qui a donne le substantif gustua (voir 
ce mot). — II y avait anciennement, a 



cdte d'augurium, un substantif neutre 
augur, signifiant « presage » : Att.ap. 
Non, p. 488. Pro certo arbitrabor sor- 
ter, oracla, adytm, avgura. — Comme 
robur (ou plutdt * robus) a fait robus- 
tus, augur ou *augus a fait augus-tus, 
qui signifie litteralement «consacr6)). 
— Pour la contraction de * avi-ceps en 
aU'Ceps, v. faveo. — En grec, au lieu 
de I'tt de avis on a un o, et le mot 
s'est allong6 du suftixe wvo; : oi- 
wvo; « oiseau » (cf. uiwvo;, d6riv6 de 
ulo's). De m6me en frangais avis se re- 
trouve dans la diphthongue oi de oi- 
seau (= avi-cellus). 

avus, i (m.), grand-p^re, a'leul; 
I Com p. : 1 prd-dvus, i (m.), bis- 
aieul ; 

2 db'dvuSj i (m.), trisaieul; 

3 dt-dvus, i(m,)y quadrisaieul ; 
II Der. : 1 avia, ae (/".), grand'm^re, 

aieule ; 

2 avunculus, i (m.), oncle mater- 

nel (v. patruus) ; 

3 dvltus, a, um, d'aieul, d'an- 

c^tre. 
Avunculus est proprement un dimi- 
nutif, probablement un diminutif 
d' affection « le petit a'leul)). Le fran- 
gais oncle est pour une ancienne forme 
aoncle, 

axis, is (m.), i° essieu; 2° ais. 

Grec : a^wv. Vieux haut-allemand 
ahstty d'oij I'allemand Achse; Sanscrit 
akaha-s «axe)). Peut-6tre faut-iLre- 
connaitre le m6me mot dans le grec 
a{jL-aSa « chariot ». 



B 



bacca on mieux bilca, w (/*.), baie de 
fruit; 

Wici-fer, -f^ra, -ferum, qui porte 
ou produit des baies. 



baccar, aris (n.), nard sauvage,plante 
huileuse. 

Bacchus, i{m.), i^ Bacchus, dieu du 
vin ; 2° vin ; 



BALO. 



23 



i 



1 bacchar, driSj 1*» o§lebrer lesmys- 

t6res de Bacchus; 2° se livrer 
a des transports (de joie, de 
colore, etc.); 
de-bacchor, ana, se lirrer k des 
transports desordonnes ; 

2 bacchanal, dlis (n.), 1° lieu con- 

sacre k Bacchus; 2® d'ord. au 
plur., bacchanales, fStes de 
Bacchus. 
Motemprunte : grec Bix/o;. 

Wcfilnm, d*ou bdcillum, i (n.), baton; 

im-b^cillus, a, um, ou im-becillis, 
is, e, faible, infirme; 

imb^ciintas, dtia [f,), faiblesse. 

A c6te de baculum il y' a aussi un 
masculin baculus. . — Rapprocher le 
grec fiax-Tiov. 

bstooubeto, aller; 

I Comp. : { im-bito, is, arch., aller 

dans; 

2 per-bito, is, arch., perir; 

3 ri'bito, is, arch., revenir; 

II Der. : 1 arbiter, 'tn{m.), arbitre; 

t6moin ; 
arbitra, a? {f.), confidente; 
2 oi'bitror, dns, juger, penser ; 
arbitrdtus, ds (m.), volonte, au- 

torite ; 
arbitrium, ii (n.), jugement, de- 
cision ; 
arbXtrdrius, a, t^m,!® arbitraire ; 
2" incertain. 
Le verbe betcre (on trouve aussi bl- 
tere)u aller », avec ses composes, est 
employ6dansranciennelangue. Plaute 
Merc. II, 3, 127. Ad portum ne bitas, 
dicojftm tibi. Varr. ap. ?ion. p. 77. 
St ire Conor, prohibet betere. Ce verbe 
a une formation analogue au greo 
^r,T.eu> waller)) (a{X9i?-p7)T£w « se se- 
parerw). — Au sujet de la premiere 
syllabe de ar-bXter, voyez ad. — Voici 
comment les anciens definissent le r6Ie 
de Tarbitre. Cic. Rose. Com. 4. Aliud 
tM judicium, aliud arbitrium : judi- 
mm est pecuniae certx, arbitrium in- 



certae : ad judicium hoc modo venimus, 
ut totam litem aut obtineamus, aut 
amittamus : ad arbitriu7?i hoc animo 
adimuSy ut neque nihil, neque tantum 
quantum postulavimus , consequamur. 
Sen. Benef. in, 7. Judicem formula in- 
cludit, et certos, quos non excedat, ter- 
minos ponit : arbitri libera, et nullis 
adstricta vinculis religio, et detrahere 
aliquid potent etadjicere, et sententiam 
suam, non prout lex aut justitia sua- 
dety sed prout humanitas et misericor- 
dia impulit, regere. De cette latitude 
laiss6e k I'arbitre sont venus les sens 
de « pouvoir, bon plaisir » qu*ont pris 
arbitrium et le mot arbiter lui-m6me. 
Arbitrum imperii, rerum. — Arbitrium 
avait done primitivement un sens ana- 
logue k celui du frangais ((recourse). 
Arbiter s'explique par arbitrium , 
et doit 6tre entendu au sens passif : 
w celui qu'on va trouver, k qui Ton a 
recours)). — Pour la difference de 
quantite entre betere et arbiter, cf. 
nubere et inniiba. Sur Vw, v. scena. 

bajulus, i (m.), portefaix; 
bdjulo, as, porter a bras. 

balbus, a, um, b^gue; 
balbutio, is, ire, balbutier. 

balineum, balneum, i (n.) et balneae^ 
arum (f.), bain; 

1 balnedria, ium (w.), salle de baiil; 

2 balnedtor, oins (m.), baigneur. 
Mot emprunte : grec paXavstov. La 

forme ancienne etait balineum, qui 
s'est resserr^e en balneum comme 
valide, calidus en valde, caldus. 

ballista ou balista, ae {f., rar. m.), ba- 
liste, machine a lancer des projec- 
tiles ; 

arcu-balista, a? {f:), arbal^te. 
Mots emprunt6s au grec : paXXw, 

halo, as, b^ler; bdldtus, us (m.,\ b6le- 
ment. 



26 



BALTEUS. 



balteus, i (m.), baudrier. 

b&rathrum, i (n.), gouffre. 
Mot emprunte : grec papaOpov. 

barba, ae (^), barbe; 

1 barbdtus, a, um, barbu ; 

2 im-berbis, is, e, imberbe; 

3 barbi-ger, -gira, -g^rum, barbu. 

barbarus, a, um, barbare, stranger; 
i barbaria, % (f.) et -les. Hi {(,), 
1° les etrangers ; 2° rudesse de 
moBurs ; 

2 barbdrtcus, a, um, qui concerne 

les barbares ; 

3 barbdrismus, i (m.), barbarisme. 
Mot emprunt6 : grec papSapo?. 

basis, is (^.), base, fondement. 
Mot emprunte : grec paat^. 

basium, ii (n.), baiser; 
bdsiOy aSy baiser. 

bellua ou belua, ae (/".), b^te ^norme; 

1 belludtus, a, um, arch., ou sont 

represent6s des animaux ; 

2 bellulnus, a, um, d* animal ; 

3 belluosus, a, um, rempli d* ani- 

maux. 

beo, as, rendre heureux; 

1 bedtus, a, um, bienheureux; 
. opulent; 

2 bedtitudo, -dinis (f.), bonheur. 
Beatus se prend dans le sens de 

« riche ». Hor. Od, i, 29, 1. Gazde beatae 
Arabum. Id. ibid, in, 29, H. Mitte 
mirari beatae Fumum et opes, strepi- 
tumqueRomae. Quintil.XJ. Beatissima 
rerum verborumqiie copia. — De m6me 
beo signifie quelquefois « enrichir». 
Hor. Ep, II, 2, 12i . Fundetopes,Latium- 
quebeabit divite lingua, C'est proba- 
blement le sens primitif. 

bestia, ae {f.), b6te; 

i bestidrius, a, um, relatif aux 

bfites; subst. (m.), bestiaire; 
2 bestidla, a? (/".), bestiole. 



bibo, is, i, ere, boire ; 

I Comp. : i com-btbo, \^ boii 
semble ; 2* s'imbiber d 
com-bibo, onis (rw.), compj 
de bouteille ; 

2 e-bibo, boire enti^rement 

3 im-bibo, pomper; s'impr 

de; 

4 per-bibo, \^ boire enti^re 

2° s'imbiber ; 
II D6r. : 1 blbax, dcis, adj. 
veur ; 
2 bibaius, a, um, spongieu 
Bibere est pour une ancienne 
* bivere, Le v s'est change en 6 c 
dans bubile pour*6ovi7e. — V 

bilis, is (/".), bile ; 

blliosus, a, um, bilieux. 
Bilis est de mSme origine qu 
Pour le rapport qui existe er 

entre f et b, cf. rufus et ruber, 

bitumen, -minis (n.), bitume ; 
4 bttumineus, a, um, de bitum 
2 bUHmindtus , a, um, endi 
m6l6 de bitume. 

blandus, a, um, caressant; 

1 blandior, -Iris, -itus sum, 

caresser ; 
blandimentum, i {n,), 1« ca; 
2° charme; 

2 blanditi%, arum (f,), caresse 

3 d6riv6s en blandi- : 
blandi-dicus, a, um, \ 
blandi-Wquus, a, um, I flati 
blandi'loquens, entis, ) 
blandtldquentia, as (f.), dou 

gage. 

blatio, is, ire, arch,, et bldter 
dire des riens ; 
I Comp. : de-biatSro, as, 

bavarder ; 
II Der. : bldtero, onis {m.),hi 

bombus, i (m,), bourdonnement 
sourd. 
Mot emprunte : grec po{x6o^. 



BUBO. 



27 



P 



bSnns, a, um (cp. m^lior; sup. o'pti' 
mua), bon ; 
ben^, adv., bien, d'oii: 
hbii-gnus, a, um, bienveillant, bien- 

faisant ; 
Unignitas, atis (f.), bont^ ; 
hitni-ficus, a, um, bienfaisant; 
hin^-pcium, ii (n.), bienfait; 
• b^n^ficentia, ae (f,), bienfaisartce ; 
I 6ln^-vd/M.s, a, wm, bienveillant; 
' ben^dlentiay 3b [f.) , bienveillance ; 
helluny a, um, joli. 
La forme ancienne de bonua est dvo- 
nus (Festus, p. 67). Cf. dvis bin, dvel- 
lum helium. — A c6t6 de bonun a dd 
exister une forme * benus pour * dvenus, 
d'ou I'adverbe bene et le diminutif 
hellun (pour * benlus). — Sur benignus, 
V. gigno. 

boreas, ae (/».), bor^e, vent du nord. 
Mot emprunte : grec po.oaa;. 

bos, bovis (m.), boeuf ; 

1 bdvlle, is (n.), etable ^boeufs; 

2 boo et re-boo, as, retentir (propr. 

mugir); 
bodtus, US (m.), bruit retentissant; 

3 babulcus, i (m.), bouvier; 

4 bucina ou bucc'ina, ae [f.), cornet h. 

bouquin; trompette. 
Le datif bobus est pour* bou-bus, 
forme anterieure k I'insertion d'un i. 
Orec^oCI-5, g6n. poos pour* poFd;. San- 
scrit gnus « boBuf » ou « vache)), plu- 
riel gdvas. — Dans bucina, de* bous 
et canere, le c a ete redoubl6 sans rai- 
son. (Cf. hicce, succus, etc.) 

• 
biica, ae (f.), d*ord. au plur,, braie, 

sorte de pantalon chez les peuples 

du Nord et de TOrient. 

bncchimn, ii (n.),bras; 

1 bracchidlum, i (n.), petit bras, 

bras delicat ; 

2 bracchidlis, is, e, relatif au bras ; 

3 bracchidtus, a, um, branchu. 
Motemprunt6:grec ppa/^^wv «bras)). 



Le redoublement de la consonne 
comme dans Acchei'uns, 

bractea, as (/I), feuille de metal; feuille 
d'or; 

bractedtus, a, um, reconvert de 
feuilles de m6tal ; plaque d*or. 

br^Tis, is, e, bref, court; 

{ adv. brM, bient6t; brMte^\ bri^- 
vement; 

2 brMtas, dtis (f,), brievet6; 

3 brMo, as, abr^ger; 
brMdrium, ii (n.), abr^ge; 

4 brMcUlus, a, um, un peu court; 
br^vi'ldquens, entis, adj., bref, 

concis; 
brMldquentia, ae (f.), concision; 

6 bruma, 3e.(f.), solstice d'hiver; 
hiver ; 
brumalis, is, e, du solstice d'hiver. 

Vi de brev-i'S est une addition au 
theme primitif; en effet, brevis est 
pour * breguA-s, lequel correspond au 
grec ppa/jS-;. V. Uvis, — L'^ de bri- 
vis est bref, quoique primitivement 
suivi de deux consonnes : c*est 
ainsi qu'on a nix, nivis, quoique mvis 
soit pour *nigvis. — Bruma signifie 
proprement « le solstice d'hiver ». 
Cic. Nat. d. 7 : Possetne tot rebus ipsis 
se immutantibus solis accessus disces- 
susque solstitiis brumisque cognosci ? 
Ov. Fast. I, 163 : Bruma novi prima 
est, veterisque novissima solis. Bruma 
est probablement pour *brevima ou 
* brevuma, superlatif forme comme in- 
fimus, postumus. II veut done dire «le 
jour le plus court ». 

briitus, a, um, grossier, brut. 

Le sens primitif est « pesant, lourd ». 
Festus, p. 31. Bimtum antiqui gravem 
dicebant, Hor. Od. i, 34, 9. Quo bruta 
tellus et vaga flumina... Apul. De Deo 
Socr. Corpora neque tarn binita quam 
terrea, neque tam levia quam aether ia. 
De la « pesant d'esprit, h^betew. 

biibo, onis (m.), hibou, chat-huant. 



28 



BUCCA. 



bucca, 88 (/".), bouche, joue; 
buccula, ae (f,), i« joue; 2« menton- 

ni^re d*un casque ; 
bucciilentus, a, um, arch,, joufflu. 

bulbus, i (m.), oignon. 
Mot emprunt6 : grec poX6o;. 

bulla, ae (f,), \^ bulle d'eau ou d'air; 
2° bulle que les jeunes nobles 
Romains portaient au cou ; 

1 bullutus, a, um, l^gonfle; 2° qui 

porte la bulle ; 

2 hullio, iSy Ire, bouillir. 

* buo, d'ou : 
im-buo, is, impregner. 



De la mSme famille que bibere, pour 

* bivere. 

* buro, brdler, d'oQ ; 

i bustum, i (n.), bftcher; 

bttstudrius, a, urn, de bdcher; 
2 com-bUro, is, faire brdler. 

butynun, i (n.)> beurre. 

Mot empruijt6 : grec ^utupov. 

buzns, i (/".), buis. 

1 buxeus, a, um, de buis, qui a la 

oouleur du buis; 

2 buxetunty i (n.), lieu plant6 de i 

buis. 
Mot emprunte : grec j:;5Eo5. 



c&ballus, i (m.), mauvais cheval. 

Mot emprunte au grec : xaBaXXri;, 
spyaTT); t;:;:o; (Hesych.). Selon Meu- 
nier {M^m. Soc, Ling, i, 408) de 
xata-CaXXto « Qheval bas sur pieds ». 
II a donne le fran^ais cheval, qui est 
devenu le terme g6n6rique, et qui a 
fait sortir de 1' usage populaire I'ancien 
nom latin equus; c'est ainsi que Talle- 
mand a emprunte Pferd au bas-latin 
paraveredus. 

c&chinnus, i (m.), eclat de rire; 
cachinno, as, rire aux 6clats. 

cacumen, -minis (n.), sommet; 
CLlcUmlno, as, rendre pointu. 

cadaver, -veris (n.), cadavre; 
cdditv^rosus, a, um, cadav6reux. 

cade, is, cccidi, cdsum,cdd^re, tomber; 
I Comp. en -ado, is, -ctdi, -ctd^e : 

1 ac-ctdo et in-ctdo, arriver, sur- 

venir; 

2 de-cldo, tomber d'en haul; 

3 ex-ctdo, tomber de,disparaitre; 
't in-cXdo, tomber dans ou sur, 



rencontrer par hasard; surve- 
nir; 
mper-incidoy tomber sur; 

5 oc-cido (sup. oc-ctt5iim), tomber, 

succomber; 
occidens, entis (m.), Occident; 
occdsus. Us {m,), chute; 
occdsio, onis (/".), occasion; 

6 rH-cido et rec-cido ou rectdo , re: 

tomber ; 
II D6r. : 1 casus. Us (m.), i« chute; 

2« 6v6nement ; 
2 cddUcus, a, um, caduc, fragile. 
Autres derives : occiduus « qui tombe, 
qui se couche (en parlant du soleil)»; 
succiduus «< qui s'afTaisse » ; decidvm 
«qui descend)). II y faut joindre ca- 
dlvus « qui tombe )). Un compost de 
ce dernier est recidivus, lequel signiOe 
« qui renait )) : c'est une m^tapbore 
emprunt^e H Tagriculture. On appe- 
lait semina recidiva les semences qui, 
en tombant, produisaient une seconde, 
une troisitoe moisson. Pomponius 
Mela (ui, 6, 2) : Adeo agri fertUes, m 
cum semel sata frumenta sint, subindt 



C^LUM. 



20 



ncidivis seminihus segetem novanti' 
bm, septem minimum, interdum plures 
ttiam messes ferant, Cf. chez Virg. 
Mn, IV, Sii. Et recidiva manu posuis- 
m Fergama victis. Ibid, x, 58. Bum 

; Mum Teucri recidivnque Pergama 
(juserunt. Moretum, 61. Hortua erat 

. jwicUis casulae, quern vimina pauca 
Et cnlamo recidiva levi munibat arun- 
do, — Recctdo est pour * red-dido (cf. 
reddere). 

caduceus, i (m.) et caduceum, i (n.), 
caducee, baguette de h6raut; 

ciidUct-fer, -fera, -fSrum, qui porte 
le caduc6e. 

Mot emprunt6 : grec x7)pux«iov. Le r 
esl change en d : les noms tir6s des 
langues 6trang6res par voie populaire 
soDl exposes a tbute sorte d'alt^ra- 
tions. C*est ainsi que Ganymedes 6tait 
devenu en ancien latin CatamituSy et 
Smele Stimula, 

cJidns, i (m.), cruche, jarre. 
Mot emprunt6 : grec xaSo?. 

cscns, a, urn, aveugle; 

1 cxco et oc-c3eco, as, areugler; 

2 cxcttaa, dlis {f.), c6cite, aveugle- 

ment. 

cado, is, cecldi, caesum, caed^re, cou- 
per, tailler en pieces, massacrer; 
I Gomp. en -cJdo, is, -cidi, -cisum, 
-cidere : 
\ abs-cidOf tailler, rogner; 

2 con-cldo, oouper en morceaux; 
concisus, a, urn, morcel^; concis. 
concisiOyOnis (f,), concision ; 

3 de-cldo, is, trancher, decider; 
decisio, onis (/".), decision; 

•t eX'Cido, enlever en coupant;' 

raser; 
o in-cido, inciser; 

inclsio, onis {f,), entaille; 
6 occldo, tuer; 

occldio, Onis (^.), massacre; 

occisio, Onis (/*.), meurtre ; 



7 prdB-cidOy couper par devant, 

retrancher ; 

8 rS-cidOy retrancher; 

9 suC'Cldo, couper par dessous; 
II D6r. : 1 caedeSf is (f.), meurtre, 

carnage ; 

2 caesim, adv,, k coup de taille; 

3 caesura, ae {f.), ensure; 

4 caementum, i(n.), bloc de pierre, 

moellon ; 

5 subst. en -cida, ae [m,), et -ci- 

dium, ii (w.) ; 

frdtri-clda (v. friiter) ; 

hdmi'Clda, hdmi-cldium (v. ho- 
mo) ; 

mdtrl-cida (v. mater) ; 

parrt-cida, parrX-cidium (v. pa- 
ter) ; 

6 an-clle, is (n.), bouclier sacr6. 
Pour le changement de ae en i, v. 

laedere. — Homiclda est pour * homni- 
cida, parri-ddium pour * patri- ctdium, 
lapi-cida pour * lapidi-clda. — Remar- 
quer le sens figure pris par concisus 
eipraecisus. — Ancile (pour * an-cid-lv) 
renferme le pr^fixe amb- ou am- : ces 
boucliers avaient une forme 6chancree. 

cslebs, -libis, adj,, c^libataire; 
^Itbdtus, us (m.), c6libat. 

calo, as, ciseler, graver; 

1 cseldtor, oris (m.), ciseleur; 

2 caeldtUra, ae (/".), ciselure; 

3 caelCimen, -minis («.), ouvrage 

cisele. 
Caelo est un derive de caelum "ins- 
trument pour couper, ciseau », lequel 
estlui-m^me pouv * caed-lum (cf.pi/ww, 
pour *pins-lum), 

caelum, i (n.). ciel; 

i caeles, litis, adj., habitant du ciel ; 

2 caelestis, is, e, celeste; 

3 caeriileus '{p, * caeluleus), a, urn, 

bleu; 

4 caeriilus{p.*caelulus)y a, inn, bleu. 
L'orthographe caelum est attestee 

par le lemoignage des anciens. L'ety- 



32 



CALO. 



compter ante Nonas, pridie Nonas, In- 
tercalare it Brmoncer un jour ou un 
mois suppl6mentaire». Le livre oii 
6taient consignes les changements de 
lune s'appelait calendarium. Tous ces 
mots, qui faisaient par tie de la langue 
religieuse, s'ecrivaient aussi, selon 
Tancienne orthographe, par un k. — 
Pour la m6tath6se de cal en clCi, cf. 
xaX^w, yixXr^xa. Cldmare suppose un 
primitif * clnma forme comme fama. 
— Cldrus (forme de eld comme gnCirus 
de gnrl) signifiait d'abord « clair, ecla- 
tant (en parlant de lavoix))). Clara 
voce. Clariis sonor. Ovid. Met, xiii, 
806. Cervo clarU latratibus acto. Id. 
II, 625. Tempora discussit claro cava 
malleus ictu, Clanis a signifie ensuite 
« 6cktant (en parlant de la lumi^re) » 
et enfin « remarquable, illustre». — 
Classis est peut-^tre un mot emprunte : 
xX^at;, dorien xXaji;. — Le verbe 
xaX^w appartient a la conjugaison en 
e : dans calendae il s'est peut-6tre con- 
serve une trace de cette conjugaison. 
Ce mot doit s'entendre au sens actif : 
calenda « I'appelw. 

calo, onis (m.), 1° valet d'armee; 
2° homme de peine. 

calumnia, ae (f,), fraude, chicane; 
mauvais propos ; 

cdlumnior, dris, chicaner; 

cdlumnidtor, 6ns (m.), chicaneur, 
calomniateur. 

Cdlumnia vient d'un ancien verbe 
actif ou deponent calvere, calvi « trom- 
per, chicaner)). Ace. ap. Non. p. 6. 
Sedmemet calvor, Vosistum[ut]jussi, 
ocius Abstrahite, Loi des XII Tables : 
Si calvitur (s'il fait des chicanes) pe- 
demve struit,mamtm endojacito. Pac. 
ap. Non., p. 6, emploie calvi au sens 
passif. Sentio, pater, tevocis calvi simi- 
litudine. — Mais ordinairement calvor 
est deponent. Pacuv. Ibid. Sed quid 
conapicio? num me lactans calvitur 
^tas ? De l^le participe * calumniis (cf. 



alumnus, Vertumnus), qui lui-i 
donn6 le d6riv6 calumnia « frau( 

I 

cane, calomnie )). Cic. Verr. iv 
quo sestertium centum millia 
lumniam malitiamque petita s 
Le sens d'accusation a cone 
moyen ftge k celui de « prove 
d6fi)); c'est la signification di 
fran^ais chalenge, devenu en 
challenge. 

calvus, a, um, chauve ; 
calvities, iei (f.), calvi tie. 

calx, calcis (f.), chaux ; 

calculus, i (m.), caillou. 

De calx « chaux » vient Tadjn 
cdrim. — Calculus designe 
autres sens, soit les pions d'ui 
de jeu d'echecs, soit les pier 
servent* a calculer, soit les si 
dans les afTaires judiciaires. 
borne qui marquait la fin de la 
dans le cirque etait marquee d< 
de la I'expression ad calcem « 
la fin )). 

calx, calcis (/*.), talon; 

1 calco, con-culco, pro-culco^ 

ler aux pieds ; 
in-culco, 1° tasser; 2° inc 

2 calcar, dris (n.), eperon ; 

3 calceus, i (m.), calcedmc. 

(;i.), chaussure; 

4 calcltro, as, ruer. 
Calcar est form6 de calx « 

comme stellaris de Stella, ta 
talus. L'e final est tombe comi 
animal, pour*a;iima/e, cxempi 
* exemplar e. 

camelus, i (m.), chameau. 

camena, ae (/".), muse. 

Cdmena (et non CamcRna) i 
Casmena : Vs a disparu comr 
jubeo pour* jusbeo. C'est un 
mdme famille que carmen eX Ca 
Varron, L. L. vii, 26. Casn 
priscum vocabulumita notum ( 



CANO. 



33 



; alibi Carmenae ab eadem ori' 
nt declinatae, Les Cam^nes 
les divinit6s romaines qui pr6- 

I'avenir. On les identifia plus 
3c les Muses de la Gr^ce. La 

Egerie etait du nombre des 
s. 

se {f.)y voMe. 

probablement le grec xajxapa, 
igne toute esp6ce de toiture 

j,i(m.), 1° atre,foyer;2° forge, 
mprunte : grec xafxivo;. 

, i (??i,), plaine, campagne; 

estris, is, e, de plaine, de cam- 

,^ne. 

{tto; « champ, enclos, jardinw. 

., orum (m.),barreaux. 
IS, p. 40. Cancri dicebantur ab 
i qui nunc per deminutionem 
. Pour la formation du dimi- 
'. liber libelluSy ager agellus, 

cri (m.), 6crevisse. 

t etre de mtoe origine que le 

r/.i'vo; « ecrevisse ». 

, es, 'Uiy -ere, ^tre blanc; 

ididus, a, um, blanc ; 

ididdtus, a, um, v6tu de blanc; 

•8<. (?n.), candidal; 

xdor, oris {m,), blancheur, in- 

locence ; 

idela, 3e {f.), chandelle; 

ideldbrum, i (n.), chandelier. 

le suivant. 

{inus,), brCller, d'oH : 

cendOy is, -i, -sum, -dSre, 

nettre le feu h ; 

'iendo, is, -i, -sum,-d^€, incen- 

lier; 

cendium, m (n.), incendie; 

-cendoy is, -i, -sumy -c^re, 

netire le feu dessous. 

composes accendere, incendere, 
!ere font supposer un primitif 
re « brQler », qui semble 6tre 

TS LATINS. — CoUrS SUp, 



avec candere « 6tre brftlant » dans le 
mtoe rapport que pendo « peser » avec 
pendeo « 6tre suspenduw. II faut re- 
marquer loutefois que candeo s'em- 
ploie surtout en parlant de la couleur. 

canis, is [m., f.), chien, chienne; 

\ cdninus, a, um, de chien; 

2 cdnicula, 3e [f.), canicule. 

Canis est un de ces mots qui, comme 
juvenis et mensis, ont ajout6 un i a 
leur th6me primitif (v. levis); mais cet 
i n'a pasp6netr6 partout, ainsi qu'on le 
voit par le g^nitif pluriel canum. — 
Apr6s le c initial, il devait y avoir an- 
ciennement un v qui est lomb6, comme 
dans le pronom te pour * tve, se pour 
* sve. — Cf. xuwv (g^nitif xuvtJ;). Sans- 
crit gvdn (g^nitif cunas) « chien ». 
Allemand Hund (le d est ajout6, comme 
dans niemand, jemand), Sur Vh alle- 
mand = c, V. decern, 

canistra, orum (n.), corbeilles, paniers. 
Mot emprunte : grec xavaaipov. 

canna, ae (^.), roseau. 

cdndlis,is{m., rar. f.), tuyau, canal. 

Pour le rapport entre les deux mots, 
cf. mamma et mdmilla, of fa et dfella, 
currus et ciirulis. 

cano, is, cecXni, cantum, cdn^re, chan- 
ter; 
I Comp. : i con-ctno, chanter en- 
• semble ; 

2 oc-cino, faire entendre un chant 

de mauvais augure; 

3 prae-cinOy annoncer par -^son 

chant ; 

4 suc-ctno, chanter apr^s ; 

II D6r. : 1 cantus, us (m.), chant; 
ac-centuSy Us (m.), accent; 
con-centus. Us (w.), concert, 
accord ; 
2 canto, as, chanter; 
cantatovy oris (m.), -dtrix, -icis 

(^.), chanteur, chanteuse; 
in-cantdtio, onis (f.), enchante- 
ment, sortilege; 



34 



CANUS. 



3 cdnor, oris (wi.), chant; 
cdnorus, a, um, harmonieux, 

sonore ; 

4 noms en -cm (g6n. -^tnis) : 
ftdi'Cen, joueur de lyre ; 
tlbl-cen, joueur de fldte ; 

os-cen, oiseau dont le cri sert 
de pr6sage ; 

5 /«s-c-rma, » (A) ) „33i J 
luS'Cimus,ii[m,) \ ° ' 
6 vdti'Ctnory Ciris, annoncer Ta- 
venir; 
vdticinium, ii (n.) / pr6dic- 
vdticindtio, onis {f.) ) tion. 
Cano ne se disait pas seulement de 
la voix humaine, mais encore du chant 
du coq, du coassement des grenouilles, 
du bruit des trompettes et du son des 
instruments a cordes. 11 n'a 6tymolo- 
giquement rien de commun avec car- 
men, — Cic. De Div, u, 59. Canerevoce 
vel fidibus. Ibid, i, \1, Litiais quo ca- 
nitur. Sail. CatiL 62. Catilina signa 
canerejubet, — Le parfait canui etait 
employe en vieux latin b. c6te de ce- 
cini; il est rest6 dans les composes. 

' canus, a, um, blanc(partic. en parlant 
des cheveux) ; 

1 cdneo, es, 6tre blanc; 

2 cdnesco, is, devenir blanc ; 

3 canities^ iei (f,), blancheur.. 

caper, capri (m.), chevreau; 

cdpra, cdprea, capella, a? (/".), 
ch^vre ; 

1 cdprinus, a, um, de ch^vre ; 

2 cdpreolus, i{m,), chevreuil; 

3 comp. en cdprt- : 
c&pri-cornus, i (m.), lecapricorne ; 
cdpn-pes, 'pedis, adj., aux pieds 

de ch^vre. 

capio, is, cepi, captum, cap^re, pren- 
dre; 
I Comp. en -dpio, is, -cepi, -ceptum, 
-cipere : 



\ ao-dpio, recevoir ; 

2 con-cipio, comprendre; 

3 de-dpio, tromper; 

4 ex-dpio, accueillir; 

5 in-cipio, commencer; 
inceptum, i (n.), entreprise 

6 inter-dpio, intercepter; 

7 per-dpio, percevoir; 

8 pr3e-dpio , pr6venir ; re< 

mander ; 
pr%ceptum,i (n.), precepte 
preceptor, oris (m.), pr6 

teur ; 

9 ri-dpio, recueillir; 
r^ceptus, us (m.), retraite; 
r^ceptddilumyi (n.), lieu d 

traite ; 
10 sus-dpio, se charger de ; 
II D6r. : i cdpesso, is, ivi, itum. 
saisir ; 

2 cdpax, dds, adj., qui cont 

3 oc-cHpo, as, s'emparer de; 
prae-occupoy as, s'emparer 

vance de; 

4 pras-dpiius, a, um, princij 

5 cdpiilus, i{m.), poign^e; c( 

cercueil ; 

6 capto, as, chercher a saisii 
captdtio, onis (f.), captatic 

7 captivus, a, um, captif ; 
captlvitas, dtis {f.), capti\ 

8 d^riv^s en -ceps (gen. -c 

V. parttceps, princeps ; 

(g6n. -cUpis), V. auceps; 

derives en -dpium, v. m 
pium. 
Les composes comme au-cu 
anti'dpare, oc-cupare, ne viennen 
directement de capio, mais d'un i 
m6diaire conserve ou perdu. 
aucupari cet interm6diaire est at 
gen. aucupis. — Parmi les com 
en 'Ceps, nous citerons encore f( 
(pour* formi'Ceps) « instrument a 
dre des objets chauds, tenaille 
formus ((chaudw; manceps «a 
reur », d'ou mandpare « livrer », 
dpium « vente, propri6t6 » et sp6 



CARMEN. 



35 



ment « esclave » ; municeps « qui prend 
part aux charges, citoyeiD), d'oii mu- 
flidpiMwamunicipe ». — Deinceps, 
litter. « celui qui prend ou estpris en- 
suite », 6tait un adjectif declinable en 
ancien latin. Festus, p. 75. Deitwipem 
antiqui dicebant proximum quemque 
captum, ut principemprimum captum. 
Id. p. 71 . Deinceps qui deinde cepit, ut 
princeps qui primum cepit, Apul. Flo- 
rid. 16. Sine intermissione deincipe 
die perlecturus. Le mot est reste sur- 
tout usite comme accusatif neutre (cf. 
primum, rursum, iterum), — Ne pas 
confondre ces composes avec les com- 
poses de caput, comme an-ceps, prae- 
ceps, qui font leur g6nitif en -cipitis. 
— Capere a donne un derive capedo, 
dims « vase k boire » ; intercipere a 
fait m^ercapedo « interruption, inter- 
vallc)). — Les composes comme exci- 
pio, decipio, ont donne de nombreux 

. derives, tels que exceptio, deception 
deceptor, etc. — De mtoe capto a fait 
ihcepto, recepto, etc. — Capesso est 

. forme comme facesso, lacesso, 

capsa, ae (A), coffre; 
capsula, x{f.), coffret. 

caput, -pitis (n.), tete; 
I Comp. : 1 oc-cXput, -pUis (n.), 
derriere de la t6te; 
2 sin-ciputy 'pXlis (n.), moiti6 de 
la tete ; 
II Der. : 1 capitalis, Is, e, capital; 

2 cdpillus, i (m.), cheveu; 

3 adj. en-ceps (g6n. -ctpitis) : 
an-^eps, a deux tetes, double, 

douteux ; 
p7'3B'Ceps, qui se jette la t6te en 

avant; 
praectpUo, as, pr6cipiter. 
Autres derives : capitulum a petite 
Wle, subdivision, chapitre » ; capitatio 
«imp6t par teten; capita i< qui a une 
grosse t6te ». — Dans sinciput la pre- 
miere syllabe est pour sewi-. — Ne 
pas confondre les composes comme 



prx-ceps avec les composes en -ceps 
venant de capio (v. ce mot). 

carbasus, i (f,) et 
carbdsa, orum (n.),tissu delin(v6te- 

ment; voile de navire). 
Mot emprunte : grec xap;:aao; «lin». 

career, eris (w.), cl6ture, prison ; 

carcerdrius, o, wm, de prison. 

Career est probalDlement un mot 
emprunte du grec. 

cardo, -dmis (m.), gond ; pdle. 

On appelait aussi cardo la ligne tra- 
c6e du nord au sud par les agrimen- 
sores, et perpendiculaire au decimanus. 

carduus, i (tw.), chardon. 

careo, es, ui, ere, manquer de. 

Sur la nuance de sens exprim6e par 
careo, v. un passage de Ciceron, Tusc. 
1, 36. — A careo se rattachent cdritas 
et cdrus. V. ce dernier mot. 

caries, em, e, inus. aux autres cas (f.), 
vetuste, carie, pourriture; 
cdriosus, a, um, cari6, pourri. 

carina, ae (f.), carene de vaisseau. 

carmen, -minis (n.), formule, texte 

en vers, po^sie. 

Le premier sens se trouve, par exem- 
ple, dans ce passage de Tite-Live, I, 
26 : Lex horrendi carminis erat : Du- 
umviri perduellionem judicent. Si a 
duumvins provocarit, provocatione cer- 
tato; si vincent, caput obnubito, infe- 
lid arbori reste suspendito ; verberato 
vel intra pomosrium, vel extra pom(X- 
rium, — Les formules prononc^es par 
les chefs se devouant pour leur arm6e, 
par les f6ciaux declarant la guerre, par 
le pr6teur rendant la justice, s'appe- 
laient canwma. Les formules magiques, 
les predictions portaient egalement 
ce nom. Comme elles 6taient souvent 
en vers, le mot a passe au sens spe- 
cial de texte en vers, puis de po6sie. 
— De carmen vient Carmenta ou 
Carmentis, nom d'une deesse qui avait 



/ 



36 



CARO. 



un temple a Rome et qui passait pour 
Ja m^re d'Evandre; elle pr6disait Ta- 
venir. La forme primitive est *casmen, 
qui repond lettre pour lettre au San- 
scrit castnan « texte sacr6, invocation ». 
Cf. cdmena. — Le sens d' « enchante- 
ment » est reste dans le frangais i< char- 
me w. — II n'y a point de parents entre 
carmen et cano. 

caro, carnis (/".), chair; 

carni'fex, -ficis (w.), bourreau; 

carriifico, as, torturer; §gorger; 
^ camiftcina, [a? (f.), 1° lieu d*exe- 
cution; 2° office de bourreau; 
3° torture. 

On ne pent pas remonter en latin 
au del^ du sens de « chair ». Mais la 
comparaison de I'ombrien et de I'osque 
montre que le premier sens a et6 
((portion, ration)). G'est ainsi que 
le frangais viands signifiait d'abord 
victuaille en g6n6ral {vivenda), II n'y 
a done probablement pas de parents 
entre caro et/ps'a;. V. M.^m,,Soc. Ling, 
II, 380. 

carpentum, i (n.), voiture couverte a 
Tusage des femmes; "par ext., voi- 
ture. 

carpo, is, -psi, -ptum, -pere, 1° cueil- 
lir ; 2<> dechirer ; 

I Comp. en -cerpo, is, etc. : 

1 do-cerpo, cueillir; 

2 diS'Cetyo, dechirer; 

3 eaj-cerpo, extraire ; 

II Der. : 1 carptim, adv,, par mor- 

ceaux ; 
2 carptor, oris (m.), esclave qui 

decoupe les mets. 
Ca7*po a pris au figur6 des sens as- 
-sez divers. D'une part, il a pass6 de 
rid6e de « cueillir » a celle de « gotlter, 
jouir». Hor. Od.i, ii. Carpe diem,quam 
minimum credula postero. Virg. Mn, i, 
392. Carpere vitales auras, — D'autre 
part, le sens de (( dechirer » a conduit 
^celui de (( medire, vilipender )). Quin- 
til. XI, J. Carpere alterius carmina. 



cams, a, um, cher; 

cdritas, dtis {f.), tendresse. 

Le sens primitif est « qui coClte char, 
qui est k hautprix». Cic. Dom, 6. I/to 
ipso die carissimam annonam necopi- 
nata vilitas consecuta est, PI. Aul. u, 
8, 3. Venio ad macellum : rogito pis- 
ces; indicant Caros, agninam car am, 
caram hubulam^Vitulinamy cetum,por- 
cinam, cara omnia, — De 1^ « pr6- 
cieux ». Vita carior, oculis carior, au- 
ro carior, Plin. Frocem, 33. Aw^mA 
argentumcaelando cariorafa^ere. — Au 
fig. « cher, bien-aim6)). Cic. CatiL iv, 
6. Homo populo romano carus atque 
jucundus, — Le substantif caritas a 
passe par les mSmes significations. 
Caton, R, R, 3. Uti jubeat caritatem 
exspectare, Varr. R, R, 69. Quas servari 
possunt, ut tum vendas, cum caritas 
est, — L'association d'idees est la 
m^me que dans le frangais cher (cM- 
rir, encMrir), I'allemand theuer, C*est 
rid6e de disette (careo) qui a amene 
celle de chert6. 

casa, aB(^.), cabane; 
cdsula, 38 {f,), petite cabane. 

caseus, i (m,), fromage. 

cassis, idis (/".), casque de m6tal. 

cassis (seul. k I'acc. cassem et k I'abl. 
casse)j d'ord. cassei, ium (m.), rets, 
filet de chasse. 

cassus, a, urn, vide, vain; in-cassum, 

adv,, en vain. 

Le sens propre se trouve dans des 
locutions comme cassa nux^cassa canna, 
De (( vide » on a pass6 a « vain » : la 
m6me association d'idees se retrouve 
dans vacuus et vdnus (pour ^vac-nus). 
Lucr. in, i047. Sollicitamque gem 
cassa formidine mentem, 

castanea, as (/".), chataigne. 

castrum, i (n.), retranchement, lieu 
fortifi6 ; 
i castra, orum (n.), camp ; 



I 

\ 



CAUSA. 



37 



castrensiSj is, e, qui concerne un 

I camp ; 

.1 castrametor, ans{y, metor); 

I 2 castellumy i (n.), forteresse; 

I castelldnus, a, tim, qui concerne 

ft una forteresse; 

I castellatim , adv., par d6tache- 

f ments, par groupes detaches. 

/ Caatrum signifiait anciennement 
/ « champ » et « camp » : il designait un 
f terrain delimits. II y avail a Rome des 

'quartiers appalls castra tabellarioi*um, 
victimaHorum . En ombrien et en 
osque, castrum veut dire « champ » . 
Peut-^tre castrum est-il pour *caestrum, 
et vient-il du verbe cxdere (cf. JEscu- 
lapius pour 'AaxXT)7:id;, Si'tturnus et 
I'ancien Saetumus). On a de mtoe en 
frangais retranchement. — Un autre 
castrum signi&ant « couteau » a donn6 
castrare « couper » . 

castiiB, a, um, pur, chaste; 

1 Comp. : in-cestus, a, um, impur; 
II D6r. : 1 castttas, atis {f.), chas- 
te t6, puret6 ; 

2 castimonia, as (/".), puret6, chas- 
tete; 

3 castigo, as, chfttier; 
castigatio, onis {f.), ch^timent, 

r6primande ; 
castigdtor, oris {m.), qui r6prime, 

censeur; 
castigdbilis, is, e, reprehen- 
sible. 
Le sens primitif est«pur)). Casta 
mola d6signait une esp^ce de g&teau 
de froment offert en sacrifice.' Cic. 
?hU. xni, 4. Res familiaris, cum am- 
pla, turn casta a cruore civili. 

citdna, ae (A), chatne; 
i ccUBno, as, enchatner; 

2 «?!«"«'*/(•)«'•<'*•'{ petitechalne. 
catellus, I (m.), J ^ 

c&terra, » (/.), troupe ;bande ; 
catervdtim, adv,, en troupe. 

cathedra, ae (/.), sidge, chaise. 



Mot emprunt6 : grec xaOe'Bpa « si^ge ». 

catulus, i (m.), petit d'un animal; 
petit d'un chien ; 
i catulinus, a, um, de chien; 
2 catellus, i (m,), petit chien; 
cdtella, 38 (f,), petite chienne. 

catus, a, um, 1° aigu, per^ant; 2° fin, 

habile. 

Catus signifie proprement « aiguis6, 
piquant)). Varr. L. L. vii, 46. Cata 
acuta, hoc enim verbo dicunt Sabini; 
quare catus Mlius Sextus non, ut aiunt, 
sapiens, sed acutus, Ennius a employ 6 
le mot dans le sens de « per^ant » : Jam 
cata signa fera sonitum dare voce para- 
bant. La m^me association de sens se 
retrouve pour argutus, 

Cauda, ae {f.), qiieue. . 

caulis, is (tw.), 1° tige d'une plante; 
2° chou. 
Mot emprunt6 : grec xauXd;. 

causa, SB (f.), i° cause, proems; 2° cause, 
motif; 
i causdrius, a, um, malade, invalide 
(propr., qui pent all^guer une 
excuse) ; 

2 cauHor, dris, pretexter, all6guer; 

3 composes en -cuso, as ; 
ac-cuso et in-cuso, as, accuser; 
ex-cuso, as, excuser; 
r^-cUso, as, recuser, refuser; 

4 caust-dtcus, i (m.) (v. dico). 

On trouve souvent caussa dans les 
inscriptions. C'etait, au t^moignage 
de Quintilien (i, 7), Torthographe de 
Cic6ron et de Virgile. Le maintien de 
Vs entre deux voyelles prouve d*ail- 
leurs que causa est pour caussa (voy. 
flos) : autrements seserait change enr. 
Ce mot, qui a fini par prendre un 
senstr^s g^n6ral,puisqu'il a donn^ nos 
deux mots frangais « cause » et « chose » , 
a et6 k I'origine un terme de droit : 
causa etait Taffaire qu'on plaidait de- 
vant le tribunal. De 1^ causari, accu- 
sare, etc. II vient probablement de 



38 



CAUTES. 



caveo, Le passage au sens general peut 
s'observer dans des locutions comme 
quam ob causam, justis de causis, 
causam dare alicui, nihil causx habere, 
mea causa, etc. Dans la langue poli- 
tique, caiisa signi fie « parti ». Sequi 
causam Pompeii^ optimatum, 

cautes, is {f.), rocher, ecueil. V. cos, 
cotis, 

caveo, es, cdvi, cautum, cavere, pren- 
dre garde; 
I Comp. : prae-cdveo, se tenir sur 
ses gardes, se pr6cautionner 
contre ; 
n cautus, a,umy avis6; 

in-cautus, a, urn, imprudent; 
- cautio, onis {f.), action de se te- 
nir sur ses gardes ; garantie ; 
cautor, oris (/w.), 1° qui se tient 
sur ses gardes ; 2<> qui se porte 
garant. 
Pour la conjugaison de caveo, cf. 
fdveOffdvi. — Caveo peut se construire 
avec ut, Cic. Off. i, 39. Caveamus 
ut ea quae pertinent ad liber alitatem, 
moderata sint. Id.Fin, ii, 3i . Testamento 
caver e ut dies natalis ageretur. Quand 
ii y a negation, il se construit avec ne. 
Cave ne decipiaris, L'emploi frequent 
avec ne {cavere ut ayant ete remplace 
par curare ut) a donn6 au sens du 
verbe une nuance negative qu'il garde 
en Tabsence de ne, Ter. Phorm, v, 1 , 37. 
Caveresciscat aliquis, Hor. Ep. ad Pis. 
168. Commisisse cavet quse mox mu- 
tare laboret. — Caveo se construit avec 
ie datif de la personne ou de la, 
chose pour qui Ton prend garde. Cic. 
Leg, II, 24, 6. Sunt leges de sepulcris 
quarum altera privatorum aedificiiSj 
altera ipsis sepulcris cavet, — La chose 
dont on se garde est mise a I'ablatif 
avec ab. Cavere a vene7io, ab insi- 
diis, Quelquefois on trouve I'accu- 
satif : Lucr. vi, 406. Caveamus fuU 
minis ictum, — Cautus peut avoir le 
^ens passif. Hor. £p. ii, 1, 105. Can- 



tos nominibus certis deponere nui 
Mais plus souvent il est pris au 
moyen : «qui se garde ». Peu 
•les adverbes caute et cautim ( 
precede cautus en ce sens. PI. 
II, 2, 46. Caute et cogitate suan 
tractavit, — Le sens primitif c 
veo parait 6tre « avoir soin de, y 
i ». On en a rapproch6 le grec 
(pour * xoFitu) « faire attention 
nom propre Aaoxowv peut se trac 
qui populo cavet, 

C&VU8, a, um, creux; 

cdvema, ae (f.), cavity, caverne 

cede , imp^r. donne ! montre I 
cettS {p, * cedtte), donnez! moi 
T6r. Phomi. v, 7, 42. Demipho 
tu mihi argentum cedo. — Phoimfii 
vero uxorem tu cedo, Enn. ap. 
p. 84. Salvete^ optima corpora, 
manus vestra^s, measque accipii 
Du sens de « donne » est venu ce 
« montre, fais savoir ». — Cedo,c 
I'indique le pluriel cette, est un 
ratif : il est peut-^tre compo 
d6y pour da, et d'un adverbe 
* ce « ici >), qui est le m^me qu( 
avons dans ceteri (v. ce mot), 
serait pour * ce-ddte, * ce-dite, 

cede, is, cessi, cessum, cedere, 
retirer; 2° ceder; 
I Comp. : 1 abs-cedo, se n 
s'eloigner ; 
ahscessus,us (wi.},depart ; a 
abscessio, onis (f.), actit 
se retirer; 

2 ac-cedoj s'approcher; 
accessus, us (w.), appr 

arrivee ; 

accessio, onis [f.), arriv 

3 con-cedo, accorder; 
concessus, us (w.), cons 

ment ; 
concessiOy onis (f.), concei 
aveii ; 

4 dS'Cedo, s'en aller; mouri 
de-cessuSf M5(wi.),d6part ; i 



CELLa 



39 



dS-cessiOy onis (f.), depart; 

5 dis-cedOySe separer, s'6loigner ; 
discessus, us (m.), separation; 

I depart; 

discessiOy onis {f.), depart; 

6 ex-cedo, sortir; depasser; 
excesaus, us (m.)i 1° depart, 

disparition ; 2° digression ; 

7 in-cedo, s'avancer; 
incessus, us (m.), d-marche; 

8 inter-cedo, intervenif; interc6- 

der; 

intercessus, us (wi.) et 

intercessiOj onis if.), 1® inter- 
vention, opposition ; 2° entre- 
mise, intercession; 

intercessor, oris (m.), 1° qui fait 
opposition ; 2° qui intercede ; 

9 oC'CedOy arch., aller au-devant ; 
10 prae-ciido, marcher devant; 

i\ pro-cedo, aiier en avant; 
processus, us [m.) et 
processio, onis {f^, marche en 
avant; 
{% ri-cedOy aller en arri^re; se re- 
tirer ; 
recessus, Us (r».), 1° action de 
se retirer; 2° lieu de retraite ; 
13 suc-cedo, succeder; r6ussir; 
successus, us (wi.), denouement; 
successio, onis (/.), succession ; 
successor, oris (m.), successeur; 
succedCineus, a, um, arch,, qui 
remplace ; 
II Der. : 1 cessio, onis [f.), cession; 

2 cessim, adv,, en r6trogradant ; 

3 cesso, as, se laisser aller ; cesser ; 

faire defaut; 

cessdtio, onis {f.), reldche; 

cessdtor, oris {m.), nonchalant. 
Le passage du premier sens au se- 
cond s'explique par des phrases comme 
celle-ci : Plaute. Amph. in, 4^ i. Con- 
cedite atque abscedite omnes, de via 
decedite, Nee quisquam nunc tarn au- 
daxfuat homo qui obviam obsistat mihi. 
Laisser le passage libre k quelqu'un 
est devenu le symbole de toute conces- 



sion, de m^me que barrer le passage 
{ob'StarCy ob-sistere, op-poni) est de- 
venu le symbole de toute opposition. 
— Cedere, dansle sens d' « aller », se dit 
aussi des affaires qui r^ussissent bien 
ou msl,, Labor bene, parum, male, in 
vanum . cessit, Gesta quae prospere ei 
cesserunt. Plus fr^quemment on em- - 
ploie, dans le m6me sens, succedo. — 
Quelquefois de I'acception « se retirer » 
cedo a passe k celle de « finir », cedant 
curaeque metusque. Cette derniere 
nuance est celle du fr^quentatif cesso, 

celeber, -Sbris, -Sbre, 1° frequents ; 
2° ceiebre ; 

i c^lSbro, as, 1° frequenter; ^^ ce- 
lebrer ; 
cSlSbrdtio, onis (f.), i° affluence; 

2° celebration ; 
c^l^brdtort oris (w.), qui celebre; 
2 ciMrXtaSy dtis (f.), 1° affluence; 

2° pompe; 3° ceiebrite. 
Cic. Part, iO. Loci plant an mon- 
tuosi, celebres an deserti. Id. Ven\ vi, • 
48. Festos dies agunt celebemmo viro- 
rum mulierumque conventu. Id. Fam, 
VII, 2. Multitudo et celebritas judicio- 
rum. Id. GobI, 14. Celebrare viam, — 
L'idee de frequentation a conduit a 
celle de ceiebrite. 

celer, -eris, -ere, prompt, agile; 

1 c^Writer, adv., promptement; 

2 c^lirttas, dtis (f,), promptitude, 

agilite ; 

3 c^l^ro et ac-c^lSro, as, acceierer. 

*cello, monter, d'oii : 

1 ant^-cello, ex-cello, prx-cello, is, 

-ui, -^re, surpasser ; 

2 celsus, ex-celsus, a, um, eleve ; 
excelsUas, dtis (f,), grandeur, ele- 
vation ; 

3 culmen, -minis (n.), sommet. 
Remarquer la difTerence de conju- 

gaison avec le suivarit. 

*cello, frapper, d'oU : 
1 per-cello, is, per-mli, per-culsum. 



40 



CELOX. 



per-cell^re^ frapper; 
2 pHi'Cella, ae (/".), tempfite; 
prfkellosus, a, mw, orageux. 

cdlox, ocis {f,), petite barque. 

Celox, terme de mariDe d^signant 
une sorte de navire long et 6troit, est 
probablement le grec x^Xt)?. 

cena, » (f,), souper (le) ; 
ceno, as, souper; 
cendtio, onis (/".), i° souper; 2° salle 

k manger; 
con-cSndtio, onis {f.), action de sou- 
per ensemble ; 
cendticus, a, urn, arch., du souper; 
cendciilum, i (n.), chambre aux sta- 
ges sup6rieurs, mansarde; 
cenitOj as, avoir I'habitude de sou- 
per. 
L'orthographe c(Bna vient d'une 
fausse etymologie grecque (xoi,vt[). 
L'ancicnne forme latine est cesna, Fes- 
tus, p. 205 : Casmenas dicehant pro 
eamenis et cesnas pro cents. Ea om- 
• brien, on trouve cesna et cersna, 

censeo, es, -ui, -urn, -€re, estimer, 
6tre d'avis, penser; 

I Comp. : { ac-censeo, compter en 

outre, ajouter; 

2 per-censeo, passer en revue com- 

pleCement ; 

3 ri-censeo, recenser; 6numerer; 

II D6r. : 1 census, its (w.), cens, d6- 

nombrement ; 

2 censio, onis^ (f.), i^ Evaluation; 

2° amende; 

3 censor, oris (wi.), censeur; 
censura, a? (f.), censure. 

Census est pour *cens-ius, censor 
pour * cens-tor, le substantif de la qua- 
tritoe declinaison census pour *cenS' 
tus. En osque le censeur s'appelle kens- 
tur, — Le censeur 6tait a I'origine un 
magistrat charge d'estimer la fortune 
des citoyens : la surveillance de la 
conduite vint s'y joindre ensuite. Le 
sens primitif de censeo parait avoir 
6t6 « compter ». 



centnm, n. de nombre ind^cL, cent; 
{ centesHmus^ a, um, centieme; 

2 multiples en -centi, ou -genii, a?, 

a : dOcenti, trS-centi, quadrin- 
genii, a?, a, deux cents , trois 
cents, quatre cents, etc. ; 

3 centini, x, a, cent par cent; 

4 ceniies, adv., cent fois ; 

5 composes en centi-, centH- ou 

centum- : 
centi'Ceps, -cipitis, adj., k cent 

t6tes ; 
cenii-mdnuSy a, um, & cent mains; 
centH-plex, -plicis, adj. , centuple ; 
centuria, ae {f.) (v. vir) ; 
centum-gimXnus, a, t<m, centuple; 
cenium-viri, orum (m.j, centum- 

virs ; 
centum-vlrdlis, is, e, de centum- 
vir. 
Pour Taffaiblissement du c en (/ 
dans quadringenti, quingentiy cf. vi- 
gesimus k c6t6 de vicesimus, triginta 
a c6t6 de Tpiaxovta. — Le nom de 
nombre «cent» est le m6me dans 
toute la famille : Sanscrit ca(am, grec 
IxaTdv, ancien gothique hund (pour 
le changement de c en h, v. decern), 
ancien cymrique cant. 

cera, » (f.), cire ; 
{ cereus, a, um, de cire ; 

2 cerdtus, a, um, enduit de cire ; 

3 cirUla, a? (f.), petit morceau de 

cire. 
Grec : x7]pd(. 

cer&8U8, i{f.), cerisier; 
cerdsum, i {n.), cerise. 
Mot emprunt^ : grec x^paao?. 

cerSbrum^ i (n.), cervelle; 

ceribrosus, a, um^ 6cervele. 

Cerebrum est pour * ceres-rum (au 
sujet du changement de s en 6, voyez 
funebris). Le substantif *c^es signifiait 
« tSte » (cf. xapT), xapTjvov). Sanscrit 
ciras (neutre) « t6te ». Diminutif de 
cerebrum ; cerebellum. 



CERVUS. 



41 



irimdniay ou casrimojiia, se (f.), c6re- 

iQonie. 

Be cerus, anciea mot signifiant 
'Aeu », et du suffixe -monia (cf. cas- 
9ionia, sanctimonia), Le mot cents 
t reste dans la locution cerus ma- 
9, employee dans le chant des Sa- 
is et traduite par Festus (p. 122) 
recUor bonus ». La forme la plus au- 
nne parait avoir ete *cersus : par 
iimilation cerrus ou cerus. De IS. 
ritus « poss6de >>. A la mfime ori- 
le appartient le nom de la d^esse 
res, V. M^m. Soc, Ling, iv, p. 142. 
r a? au lieu de Ve, v. scena. 



mo, is (pf. et sup. inus.)» cem^rey 
trier, discerner, voir ; 

1 Comp. avec pf. en -crevi, sup. en 
-cretum : 
\ de-cerno, decider; decretuniy i 
(n.), decision; 

2 dis-cemo, discerner; 

3 %e<ernOy mettre de c6t6 ; secrB- 
tus, a, Mm, secret ; 

U Der. : 1 certus, a^ urn, decid6, 
certain ; 
certe, adv., l^sdrement; 2° du 
moins ; 

2 certo, con-certo et de-certo, as, 
d^battre ; combattre ; 

certdtio et con-certCiiio, onis {f.), 

lutte ; 
de-certdtio, onis (f.)j decision 

d'un combat; 
certdmen, -mtnis (n.), combat; 
certdtim, adv., k I'envi; 

3 crl-men, -minis (n.), grief, ac- 

cusation ; 

4 diS'Crlmen, -minis (n.), moment 

d^cisif, danger; difference; 

discrlmino, as, distinguer, dif- 

ferencier. 

L Le sens « trier » , d'ou cjnhrum, forme 

Iwmme flabrum, se trouve, par exem- 

J^i chez Caton, R. R. 107. Quam mi- 

issime per cribrum cemas . Plin^, H. 

S* xviii, H, 19. Artiore cribro cer- 



nere farinam. — Au fig. « discerner », 
soit avec les yeux, soit avec Tintelli- 
gence. Cio. Fam. vi, 3. Quern ego 
tam video animo quam ea quae oculia 
cernimus. Id. Orat. ni, 31. Neque 
tanta est in rebus obscuritas ut eas 
non penitus acri vir ingenio cemat, si 
modo adspexent. — Puis « d6cider », 
soit en nous-m6mes, soit materielle- 
ment par les armes. Virg. xii, 709. 
Inter se coiisse viros, et cernere fetro. 
En ce dernier sens, on emploie plus 
souvent decernere ou le fr^quentatif 
certare. — Compos6 : excemere, d'ou 
excrementum. — Certus est pris quel- 
quefois dans le sens aclif. Virg. Mn. 
IV, 563. Dirumque nefas in pectore 
versat Certa mori. Albinov. i, 291 . Cer- 
tus eras nunquam, nisi victor, Druse, 
reverti. — Crimen a design^ d'abord la 
decision judiciaire : in crimen vocare, 
adducere. De la « accusation, grief)), 
puis « crime )). — Discrimen, au sens 
materiel, si gnifie « separation, inter- 
valle )). Virg. ^n. v, 154. Post hos 
aequo discrimine Pistris Centaurusque 
locum tendunt superare priorem. Id. 
ibid. VI, 646. Obloquitur numeris sep- 
iem discrimina vocum. Au fig. « diffe- 
rence ». Id. ibid. 1, 578. Tros Tyrius^ 
que mihi nullo discrimine agetur. — 
((Moment decisif)).Cic. Phil, vn, \. 
Adducta estres inmaximumpericulum, 
et extremum paene discrimen. Cic. 
Brut. 1, 12. Maximo in discrimine res- 
publicaversatur. Cic.Dejot.,i. Addu- 
cere aliquem in discrimen capitis. — 
Grec xpivw (( discerner, juger )). 

cervix, icis {f.), derri^re de la t^te, 
nuque ; 
cervicula, ae (f.), petit cou. 

cervus, i {m.), cerf; 

cerva, ae{f.), biche; 

cervtnus, a, um, de cerf. 

Le radical cer siguifie (( corne )) ; il 
se retrouve dans x^p-as. Le nom du 



) 



42 



CESSO. 



cerf est done une sorte d'adjectif : 
cer-uus, 

*ce8so, is, forme d^rivee de do, d'oii : 
i ar-cesso, is, -ivi, Itum, ^re, faire 

venir, marider; 
2 in-cesso, is, ire, provoquer, harce- 

ler, attaquer. 
Le primitif est le verb* do ou deo, 
Cf. lacesso de lado,'facesso de fado, 
indpisso de indpio. Arcesso (v. ad) veut 
direproprement« citer en justice »,puis 
en g6n6ral « faire venir ». Sail. Jug. 
37. Arcessere aliquem pecuniae captas, 
Cic. Off. II. 14, Arces?iere innocentem 
judido capitis. On trouve dans les 
manuscrits une forme accersere, qui 
est probabiement une corruption. — 
Incesso se rapproche beaucoup des 
sens de indto, qui est lui-m6me un 
deriv6 de do. Bello, dictis protervis 
quempiam inces'sere, 

ceteri, as, a, les autres ; 

c€tirum, adv., du reste. 

Ceteri est un ancien comparatif : il 
vient du m6me pronom d^monstratif 
qu'on retrouve dans ce-ve, ceu, ds, 
dtra, dterior, qui est venu s'adjoindre 
comme enclitique aux mots hi-ce, hu- 
juS'Ce, hi-c, si-c, nun-c, tun-c, etc. — 
II est ordinairement du pluriel, mais 
on a des exemples du singulier : Cic. 
Att, VI, 2. Jam cetera jurisdictio nee 
imperita et clemens, — L'orthographe 
caeteri est vicieuse ; elle est due a 
une etymologic erronee : xai sTspot. 
— L'idee de comparaison ou d' oppo- 
sition qui est renferm6e dans ce mot 
vient du suffixe du comparatif. La ra- 
cine pronominale est la m6me que dans 
le grec i-xsl, xsl-vo;. 

charta, as (/".), feuille de papier; 

chartiila, ae (/".), petit ecrit. 

Du grec yapxris, ou « feuille de pa- 
pyrus ». 

chorda, sd (f.), corde. 
Du grec /.opBrj « boyau, corde ». 



chorus, i (m.), chorea, se (f.). 

de danse. 

Du grec y^poi, ou (6) « 
danse »• 

cibus, i (m.), nourriture; 
cXbdrius, a, um, relatif a la 
ture. 

cicada, ae (/".), cigale. 

cicatrix, icis (/".), cicatrice; 
cXcatricQsus, a, um, couvei 
catrices. 

cicer, eris (n.), pois chiche ; 
Cicero, onis (wi.), Cic6ron, 
de Torateur romain M. Tii 
Ciceronidnus, a, um, de Cice 

cicdnia, se (/".), cigogne. 

cicuta, ae {f.), cigue. 

cilium, ii (n.), cil ; 
sUper-cilium, ii (n.), sourcil 

cincinnus, i (m.), boucle de ct 
dndnndtuSy a, um, qui a les 

boucl6s ; 
Cindnndtus, i (m.). Cine 

nom propre. 
Mot emprunt6 : grec x^xtvvo: 

cingo, is, cinod, dnctum, dngi 
dre, entourer; 
I. Comp. : 1 ac-dngo, attac 
ceinture ; 

2 diS'dngo, detacher la c 

par suite rel§,cher ; 

3 in-dngo, ceindre, entoi 

4 prae-dngo, entourer, coi 

5 suc'dngo, 1 ° retrousser, 

2° ceindre ; munir ; 
sucdngulum, i (n.), ba 
n. Der. : 1 cingulum, i {n 
ture; baudrier; 
2 ductus, us (w.), 1° ma 
ceindre la toge ; 2® ( 
bandage ; 
, prodnctus, us (m.), * 
combat; 



CIS. 



43 



cinctutus, a, urn, v6tu d*une 
tunique ; 
3 cinctura, sb (f.), ceinture. 
kccinctus au fig. « serre, court ». 
fcrt. II, 4. Succincti qux sint bona, 
fbee, libelli. 

r' 

ftaj«, -neris (m.), cendre ; 
efne-factus, a, um, reduit en cendres. 

10 et cieo. 

I cio, cis, clvi, citum, are, mettre 
en mouvement ; 
ac-citus, a, um, appel6; ex-citus, 
a, um, pousse hors de. 

n cieo, cies, civi, dtum, ciere, met- 
txe en mouvement ; sqppeler 
en justice ; d'une mani^e g^- 
nerale, appeler; 

1 citus, a, um, mis en mouve- 

ment, d'oii rapide; 

con-citus, a, um, pouss6 en- 
semble ou avec force; 

eX'Citus, a, um, agit6 ; 

per-dtus, a, um, pouss6 avec 
force ; 

solll'Citus, a, um, agit6, in- 
quiet ; 

solitcUo, as, tourmenter; 

sollicttdtio, onis (fj), sollicita- 
tion ; 

solltcitudo, 'dtnis (f.), inquie- 
tude ; 

2 cito, adv., vite, promptement; 

3 dto, aSy 1° pousser; 2<> appeler, 
citer ; 

con-dto, pousser, exciter; 

condtdtio, onis (/!.), excitation; 

condtdmentum, i (n.), stimu- 
lant ; 

condtdtor, oris (m,), qui sou- 
I6ve; instigateur; 

ex'dto, exciter; 6veiller; 

in-dto, pousser sur ou contre; 

indtdtio, onis {f.), excitation ; 

indtdmentum, i (n.), stimulant; 

rMto, lire, reciter; 

rSdtdtio, onis (/!.), lecture a 



haute voix; lecture publique ; 
radiator, oris (m.), qui lit a 

haute voix ou en public; 
suS'dto, susciter. 
La forme do existe surtout dans les 
composes, comme acdo, exdo, condo. 

— Dans la langue du droit, deo et 
do signifiaient « appeler a compa- 
raitre, citer ». Ce sens a pass6 ensuite 
au fr^quentatif dtare. Dans une ac- 
ception plus g6n6rale, dere et dtare 
signifient « appeler ». Virg. iEn. iv, 67. 
Animamque sepulcro Condimus et ma- 
gna supremum voce demus. Corn. Nep. 
Praef, Magnis in laudibus tola fuil 
Graeda, vidm^em Olympiw citari. — 
Remarquer les sens pris par redto, 
qui indiquait d'abord I'appel des noms 
devant le tribunal, puis a exprim6 toute 
esp^ce de lecture ou de recitation. 
Cic. Verr. v. 10. Da, quaeso, scribae : 
recitet ex codice, — L'expression herc- 
tum dere signifie « provoquer un par- 
tage des biens ». — Une forme parti- 
culi^re de ce verbe est * cesso (v. ce 
mot), contenu dans ar-cesso, in-cesso. 

— Le verbe grec xi-vs'w vient peut- 
etre de la .mtoe racine. 

circus, i (w.), {° cercle; 2° cirque; 
i drcum, circa, adv, et pr^p., au- 
tour; 

2 drdter, adv,, environ; 

3 drcUluSfi (m.), cercle; 
drculor, dris, 1° se reunir en cer- 
cle, se grouper; 2° faire metier 
de charlatan; 

drcUldtor, oris (m.), marchand fo- 
rain ; charlatan ; • 

4 circensis, is, e, du cirque. 

La forme drcd a 6te faite sur le mo- 
dule de intra, extra, redd, — Au fig., 
drca signifie « au sujet de ». Suet. 
Claud. 22. Circa cerimonias correxit 
qusedam, Tac. Ann, xi, 2. Publica circa 
bonas artes socordia, Cf. le sens de la 
preposition mpi, 

cis, pr^p,, en deqk; 



44 



CISTA. 



i dtra , dtro, ado , e t ipr&p . , en deg^; 

2 compar. dt^rior, or, us, plus en 

deqk; superl. citimtis, a, um, tout 

k fait en deg^. 

Tite-Live, v, 33. Prius ds Apenni- 

num, postea trans Apenninum. Id. v» 

35. Cis Padum ultraque. Plaute. True* 

II, 3, 27. Cis diespaucos. — Cis a 6t6 

remp]ac6 par son comparatif dtra. Le 

contraire de ds 6tait uls, qui a 6te 

remplac6 par ultra. Cis derive proba- 

blementdumtoe pronomd^monstratif 

que nous avons dans ceteri (v. ce mot). 

cista, » (/'.), panier, corbeille; cas- 
sette. 
Mot emprunt6 : x^arri « corbeille ». 

cithara^ se (/".), lyre. 
Mot emprunte : grec xiOapa. 

clyis, is (m.), citoyen ; 

1 dvilis, is, e, de citoyen, civil; 
dvilttas, dtis (/".), 1° science du 

gouveraement ; 2° affabilite ; 

2 dvicus, a, urn, de citoyen, ci- 

vique ; 

3 dvitas, atis (/".), droit de citoyen ; 

cit6, 6tat. 
Cimtas marque I'etat d'etre citoyen, 
comme libeiHas T^tat d'etre libre ou 
paupertas I'^tat d'etre pauvre. Cic. 
Arc/i. 4. Dare alicui dvitatem. Id. 
Balb. i3. Donare aliquem dvitate. Id. 
ibid. 2. Furari dvitatem, genus suum 
, ementiri. Id. Caecin. 34. Civitatem 
amittere. — Dans une autre acception, 
dvitas marque I'ensemble des ci- 
toyens. Cic. Sext. 42. Tunl conventi- 
cula hominum, qvx postea civitates 
nominatx sunt; turn domidlia con- 
juncta, quas urbes didmus. Id. Acad., 
IV, 45. Aristoteles non dubitavisset 
quin et Roma urbs esset, et eam dvitas 
incoleret. — De \k le mot est arriv6 
k designer I'fitat. Cic. Off., i, 25. Ad- 
ministrare dvitatem. Caes., B. G. i, 12. 
Omnis dvitas Helvetiae in quatuor pagos 
divisa est. 



clango, is, ^e, retentir; 
clangor, oris (m.), bruit ret 
sant. 

Claude^ is, clausi, clausum, cla\ 
fermer ; 
I Comp. eh -cludo, is, -clusi. 
sum, 'ClaMre ; 
{ diS'ClUdo, enfermer en 
rant; 

2 ex-cludo, exclure ; 

3 in-cludo, enfermer ; 

4 tn^er-c/wdo, intercepter; 

5 oc-clUdo, boucher; 

6 rS-clUdo, ouvrir; 

II D6r. i claustrum, i {n.), bar 

2 clausula, a? {f.), 1° fin, c 

sion ; 2° fin d*une peric 

La diphthongue au se reduil 
dans les composes : cf. causa, 
sare. — Claudo est apparent^ 
cldvis « clef » et cldvus « clou 
d ayant 6t6 ajout6 au verbe c 
dans fundo, tendo, etc. — Cf. 
xXrifw « fermer ». 

claudus, a, um, boiteux ; 

claudico, as, boiter ; 
claudtcdtio, onis (f.), claudic 

claya, » (f.), massue ; 
cldvt-ger, -gera, -g^mm, p( 
d'une massue. 

clavis, is (/l), clef; 

1 con-clave, is (n.), appart 

(sous une m6me clef) ; 

2 cldvX-ger, -g^ra, -gerum, \ 

clefs ; 

3 cldvicula, X (f.), vrille de 

gne. 
Cf. xXsfs, xXsiBo's; ion. vXr^U', 
xXaf? pour *xXa^;. 

claviis, i {m.), clou. 

La plus ancienne mani^re di 
mer une porte 6tait de passer ui 
dans un anneau, v. claudo. — ( 
d^signe aussi le gouvemail. 
Mn. V, i76. Ipse gubernaclo 



CLUEO. 



45 



M, ipse magister : Hortaturque vi- 
os, clavumque ad littora twquet, 

femens, entis, adj., doux, clement; 
in-clemens, entis, adj., dur ; 
cltmentia, X'if.), bont6,cl6meDce; 
in-clementia, ae {f.), durete. 
Des expressions comme les sui- 
mtes : Tac. Ann. xiii, 38. Collis de- 
enter et molliter assurgens. Id. 
ist. in, 52. Explorari, si qua Apen- 
Ini juga clementius adirentur, peu- 
mt faire penser ^ une parents entre 
emenSj cllvus, cllno. Le sens primi- 
f de Clemens serait : « incline, d'un 
bord facile ». Pour la formation, cf. 
the-mens. 

ilino, as, arch., pencher, d'ou : 
I verbes, ac-clino, appuyer sur; 

de-clino, faire tomber; 

declindtio,6nis (A), action de se 
soustraire ^, deviation ; 

in-clino, as, incliner ; 

incllnatio, onis [f.), inclinaison, 
inclination, inflexion; 
2 adj., ac-cllnis, is, .e, qui penche. 
Clinare suppose un ancien substan- 
f * cllnus ou * cllnum « pente ». Le 
idical ell est le m^me que dans ell- 
us. On en pent rapprocher le radical 
d' de * cello « monter » (v. ce mot) : 
our la m^tathese de eel en cli, com- 
larez cei^-no et cri-men, ter-o et tri-vi. 
- Cf. le grec xXt dans xX^vw « je 
)enche », xX{-ai; « inclinaison », xXi- 
ri; « colline », xX(-[j.a « pente, expo- 
sition, climat », xX!-[xa5 « echelle ». 

cUpeus, i (w.), bouclier; 
clipeo, as, arch., armer d'un bou- 
clier. 

cHlellaB, arum {f.), bat ; 
ditellarins, a, um, qui porte un 
b4t ou qui sert de bdte de 
somme. 

cfims, i (m.), pente ; 
\ ac-clivis, is, e, qui va en mon- 
tant ; 



acclivitas, dtis (f.), mont6e ; 

2 de-cllvis, is, e, qui s'abaisse en 

pente ; 
dScllvUas, dtis (f.), pente, des- 
cente ; 

3 prO'Clivis, is, e, qui penche en 

avant ; 
procUvitas, dtis (f.), penchant, 
inclination. 
Cll'Vus pr^sente le m6me suffixe 
que gnd-vus, prd-vus. Pour le radical 
cli, V. clino. 

cloaca, SB (f.), egout, cloaque. 

D'un verbe inusite *cluo « purifier ». 
Cf. xXu^w a arroser, nettoyer ». — La 
V6nus Cloacina presidait a certaines 
ceremonies de purification. 

* clueo, as et * clue, is, entendre, d'oii: 

1 cliens, entis (m.), client ; 
clienta, ae (f.), cliente ; 
clientiilus, i (m.), petit client ; 
clientela, a? (/*.), clientele ; - 

2 in-ciatus ou in-clttiis, a, um^ c6- 

Idbre. 
II y avait en latin un ancien verbe 
duo ou clueo « entendre » (cf. xXuw) : 
le verbe audio ayant pris sa place, 
duo n'est plus reste que dans I'accep- 
tion speciale, 6galement usitee en 
grec, « s'entendre nommer, entendre 
parler de soi. » Plant. Bacch. IV, 9, 
1. AtriddB duo fratres cluent fecisse 
fadnus maxumum. Id. Trin., II, 2, 
29. Qui animum vincunt, quam quos 
animus, semper prohiores cluent. — 
Gliens est proprement celui qui obeit. 
Au sujet de cette acception speciale , 
on pent rapprocher oboBdire, qui est 
un compose de audire, et certains de- 
rives de I'allemand horen « entendre », 
tels que ungehoren « appartenir », der 
Honge « le vassal », Gehorsam « ob6is- 
sance ». — Inclutus ou, par change- 
ment de Vu en i, inditus (cf. lubet 
et libet), a et6 6crit i tort inclytus, 
comme si le mot avait 6te emprunte 
au grec. 



44 



CISTA. 



4 dtra , dtro, adv . et pr^ . , en deg^; 

2 compar. dt^rior, or, us, plus en 
deg^; superl. citimtis, a, um, tout 
k fait en deg^. 

Tite-Live, v, 33. Prius cis Apenni- 
num, postea trans Apenninum, Id. v» 
35. Cis Padum ultraque. Plaute. True* 
II, 3, 27. Cis diespaucos, — Cis a6t6 
remp]ac6 par son comparatif citra, Le 
contraire de cis 6tait m/s, qui a 6te 
remplac6 par ultra. Cis derive proba- 
blement du mtoe pronomdemonstratif 
que nous avons dans ceteri (v. ce mot). 

cista, SB (/l), panier, corbeille; cas- 
sette. 
Mot emprunt6 : x^arTj « corbeille ». 

cithara^ « (A)» lyre. 
Mot emprunt6 : grec xtOapa. 

clvis, is (m.), citoyen ; 

1 clvilis, is, e, de citoyen, civil; 
civUttas, dtis (f.), 1° science du 

gouveraement ; 2« affability ; 

2 clvicus, a, urn, de citoyen, ci- 

. vique; 

3 civitas, dtis (/l), droit de citoyen ; 

cit6, 6 tat. 
Civitas marque I'etat d'etre citoyen, 
comme libertas r6tat d'etre libre ou 
paupertas I'^tat d'etre pauvre. Cic. 
Arch, 4. Dare alicui civitatem. Id. 
Balb, 13. Donare aliquem civitate. Id. 
ibid. 2. Furari civitatem, genus suum 
, ementin. Id. Caecin. 34. Civitatem 
amittere. — Dans une autre acception, 
civitas marque Tensemble des ci- 
toyens. Cic. Sext. 42. TuM conventi- 
cula hominum, quas postea dvitates 
nominate sunt; turn domidlia con- 
juncta, quas urbes dicimus. Id. Acad., 
IV, 45. Aristoteles non dubitavisset 
quin et Roma urbs esset, et eam civitas 
incoleret. — De \k le mot est arriv6 
k designer I'fitat. Cic. Off., i, 25. Ad- 
ministrare civitatem. Caes.,B.Gr. i, 12. 
Omnis dvitas Helvetiaein quatuorpagos 
divisa est. 






clango, is, Sre, retentir; 
clangor, oris (m.), bruit rel 
sant. 

claudo^ is, clausi, clausum, cla 
fermer ; 
I Comp. eh 'ClUdo, is, -clusi 
sum, 'ClUd^e ; 

1 dis-clUdo, enfermer en 

rant; 

2 ex-cludo, exclure ; 

3 in-cludo, enfermer ; 

4 tnf er-c/wdo, intercepter; 

5 oC'Clado, boucher; 

6 rS-clUdo, ouvrir; 

II D6r. 1 claustrum, i {n.), bai 

2 clausiila, as (f.), 1° fin, c 

sion ; 2<* fin d'une peri( 

La diphthongue au se redui 
dans les composes : cf. causa, 
sare. — Claudo est apparent 
cldvis « clef » et cldvus u clou 
d ayant 6t6 ajout6 au verbe c 
dans fundo, tendo, etc. — Cf. 
xXrjf to (( fermer » . 

claudus, a, um, boiteux ; 

claudico, as, boiter ; 
claudtcdtio, mis (f.), claudic 

claya, » (f.), massue ; 
cldvi-ger, -gera, -g^rum, p 
d'une massue. 

clavis, is {f.), clef; 

1 con-clave, is [n.), appart 

(sous une m6me del} ; 

2 cldvi-ger, -g^a, -gerum, 

clefs; 

3 cldviciila, as (f.), vrille de 

gne. 
Cf. xX£{{, xXsiBo's; ion. vXrf.^ 
xXaf? pour *xXa^{. 

claviis, i {m.), clou. 

La plus ancienne mani^re d 
mer une porte 6tait de passer u 
dans un anneau, v. cUxudo. — < 
d^signe aussi le gouYernaiL 
Mn. y, 176. ipse 




CLUEO. 



45 



iniUty ipse magister : Hortaturque vi- 
10S, clavumque ad littora toi*quet, 

/emens, entis, adj., doux, clement; 
in-clemenii, entis, adj,, dur ; 
dementia, 35' if-), bont6,cl6mence; 
in-clementia, w (/'.), durete. 
Des expressions comme les sui- 
mtes : Tac. Ann. xiii, 38. Collis de- 
enter et molliter assurgens. Id. 
tsf. in, 52. Explorari, si qua Apen- 
mi juga dementius adirentur, peu- 
ent faire penser h. une parents entre 
lemens, dlvus, dino, Le sens primi- 
if de Clemens serait : « incline, d'un 
ibord facile ». Pour la formation, cf. 
Hihe-mens. 

cfino, as, arch,, pencher, d'oii : 
I verbes, ac-clino, appuyer sur ; 
de-cllno, faire tomber ; 
declindtio, onis [f,), action de se 

soustraire k, deviation ; 
in-clino, as, incliner ; 
inclinatio, onis (f,), inclinaison, 
inclination, inflexion; 
2 adj., ac-cHnis, is, .e, qui penche. 
Clinare suppose un ancien substan- 
f * cllnus ou * cllnum « pente ». Le 
idical cli est le m^me que dans cli- 
us. On en pent rapprocher le radical 
el- de * cello « monter » (v. ce mot) : 
>our la metathese de eel en cli, com- 
Mirez cer-no et cri-men, ter-o et tri-vi. 
- Cf. le grec xXi dans xX^vw « je 
penche », xXf-ai; « inclinaison », xXi- 
ri; « colline », xX(-{j.a « pente, expo- 
sition, dim at », xXT-[xa5 « echelle ». 

elipens, i (w.), bouclier; 
cJUpeOf as, arch,, armer d'un bou- 
clier. 

cfitellae, arum {f,), bat ; 
clltellarius, a, urn, qui porte un 
bdt ou qui sert de bdte de 
somme. 

Kfu, i (fi.), pente ; 
f se-c^vis, is, e, qui va en mon- 

• - tni; 



acclivitas, dtis [f.], mont6e ; 

2 de-cllvis, is, e, qui s'abaisse en 

pente ; 
decllvitas, dtis (f.), pente, des- 
cente ; 

3 pro-clivis, is, e, qui penche en 

avant ; 
procllvitas, dtis (f.), penchant, 
inclination. 
Cli'Vus pr6sente le mdme suffixe 
que gnd-vus, prd-vus. Pour le radical 
ell, V. dino. 

cloaca, SB (/.), egout, cloaque. 

D'un verbe inusite *cliu> « purifier ». 
Cf. xXu^w a arroser, nettoyer ». — La 
V6nus Cloacina pr6sidait i certaines 
ceremonies de purification. 

* clueo, 68 et * cluo, is, entendre, d'ou: 

1 cliens, entis (m.), client ; 
clienta, x (/*.), cliente ; 
dientiilus, i (m.), petit client; 
dientela, % [f.), clientele ; - 

2 in-dutus ou in-dttm, a, um, c6- 

Idbre. 
II y avait en latin un ancien verbe 
cluo ou clueo « entendre » (cf. %X^) : 
le verbe audio ay ant pris sa pUie^^ 
cluo n'est plus reste que dans Taeeefi^ 
tion speciale, ^galement tnitbtr «bu 
grec, « s'entendre nommer, iw H ^m6r*r 
parler de soi. » Plant. AiedL lY^ ♦- 
1. Atridae duo fratres dwuHL fmsmt 
facinus maxumum. Id. IMnl^ flL ^ 
29. Qui animum vincuml^ 
animus, semper probiurm 
Cliens est propremeoi 
Au sujet de cette 
on pent rapprocher 
un compose de 
riv^s de Tallemaiid 
tels que angehlimm^\ 
HoHge « le vi 
sance ». — 
ment de Vu tm 
et llhet), a a^ 
comme si le wm 
au gree. 




46 



COCLES. 



cdcles, itis, adj,, borgne. 

Alteration du grec x;jxX(0({>. Ennius 
parle des dix Coclites qui travaillent 
dans ies mines des monts Rhiph^es. 
Louis Havet, M^, Soc, Ling. V, 283. 

cdhors, rtis (^.), coh or I (environ 

400 hommes, dixi^me d'une legion) ; 

cdhorticUla, m {f,), petit detach e- 

ment. 

Cohors signifie proprement « un 
enclos ». II d^signe, par exemple, la 
cour d'une ferme. Varr. R. R. in, 3. 
In piano cohors, in qua pascuntur 
gallinae, Colum. viii, 3. Cohors ipsa, 
per qitam vagantur gallinae, non tarn 
stercore quam uligine careat. En 
cette acception, la forme contract6e 
chors ou cors a prevalu. — Dans la 
langue militaire, cohors a d^sign^ une 
division du camp, et, en general, une 
division de la 16gion. La legion com- 
prenait dix cohortes. — La seconde 
partie du mot est probablement de 
m^me famille que hortus, 

colaphuB, i (m,), soufflet, coup. 
Mot emprunte : grec xdXa905. 

coUis, is (m.), colline. 

De la m6me racine qui a donn6 le 
verbe * cello « monter ». Cf. xoXwv(i$, 
xoXoSvTi <( colline », xoXo^tov « som- 
met ». 

coUum, i (n.), cou ; 
colldre, is (n.), collier de chien. 

colo, is, cdlui, cultum, cdlSre, l^cul- 
tiver; 2° habiter; 

I Comp. 1 : eX'Cdlo, cultiver avec 

soin ; 
2 in-cdlo, habiter; 

II D6r. : 1 noms masc. en -cdla : - 

aC'Cdla, ae [m,), qui habite au- 

pres de ; 
in-cola, a? (w.), habitant ; 
Agrt'Cdla, ae (m.), v. ager; 
2 cdlonus, i (m.), laboureur, 

colon ; 
c6l6nia,3B (/".), colonie; 






cdldnicus, a, um, de col( 
3 in-quilintis, i (w.), hs 

locataire ; 
^ etdtio,dnis(f.),) ,, 

6 cultor, oris (m.) ; cultr\ 

(f,), io celui ou celle c 
tive, qui soigne, au % 
aufig,; 2« habitant o 
tante ; 3° adorateur ou 
trice ; pr^tre ou pr6tr« 
dgrtcultor, oris (w.), a 
teur; 

7 in-cultusj a, um, non < 

inculte ; 

8 cultus, ics (wi.) , mani^re d< 

soin, ornement. 
Colei'e est avec inquilinus ( 
mfime rapport, en ce qui conce 
voyelles, que locus avec illico 
le changement de c en qu, cf 
et quiris, quatio et concutio, 
contraire de inquilinus est 
linus, nom que portait une t 
Rome. On 6crit quelquefois 
xsquilinus, 

color, oris (m.), couleur ; 
i cdloro, as, colorer; 
2 adject, en -c6lor, ons : 
de-c6lov, adj.y qui a pei 

couleur ; 
dis-c6lor, de couleur diffe 
different. 

colnmba, s {f.), colombe ; 

cdlumbus, i (w.), pigeon; 

cdlumbinus, a, um, de pigec 
colombe. 

La forme palumbes appartien 
bablement k un dialecte osque, 
geant la gutturale en labiale. 
ainsi qu'on a popina a cdt6 c 
quere, 

columen, minis (n.), appui, souti 
cdlumna, ae (f.), colonne ; 
cdlumndtus, a, um, arch,, s< 

par une colonne ; 
cdhxmella, se (/*.), petite coloni 



CONTUS. 



47 



3 if.), chevelure; 

, . 1 qui a une che- 

_ ' '* /velure lonffue 

aatuSy a, urn, ) a«««««. 
' f ou epaisse ; 

aetes, ae (m.), com^te. 

rnier mot est emprunt6 du grec 

(s. e. aairjo) « astre chevelu». 

B, adv.^ de pr^s. 
J cominus et eminus il existe 
latioQ evidente, mais dont il 
LS facile de donner Texplication 
iticale. II faut sans doute sepa- 
nus qui peut ^tre compare k 
-tinus, dans hac-tenus, pro- 
a premiere partie est cum et e. 
i Torigine de ce *minus o\i*me- 
st peut-6tre un substantif neu- 
oe d*une racine *men « rester », 
t donne en latin maneo et en 
vw. 

is, e, poli; 

\as, atis (f,), politesse, dou- 

Lir. 

or, aris, se livrer au plaisir de 

Die. 

ssdtio, onis (f,), festin; 

sMitor, oris (m.), compagnon de 

ile. 

emprunt6 au grec. Le primitif 

lo;, ou « festin ». Les forma- 

n issare, assez ihaladroitement 

; des verbes grecs en i^w, 

frequentes dans le latin du 
d'Ennius et de Plaute. On avait, 
temple, badissare = paSt'^w , 
are = Tzaxp^^w, atticissare = 
a, etc. Comissor est un des rares 

qui ont surv6cu dans le latin 
ue : la forme grecque employee 
js auteurs n'est pas 7.w[xiJ;w, 

am, i (n.), d'ord, auplur., car- 
refour ; 

}Xtdlis, iSy e, de carrefour ; 
pitdlia, ium ou iorum (n.). 



Com pi tales, f6te en I'honneur des 

Lares des carrefours. 
De la racine pet" dans le sens de 
« tomber )>. V. le verbe peto. Nous 
disons de m6me : le point de coinci- 
dence de deux lignes. 

concha, as (/.), coquillage ; conque 
marine. 
Mot emprunt6 :y(.6f/ri « coquillage ». 

congius, ii (w.), conge, mesure (de 
3 litres 1/4, le huiti^me d'une am- 
phore) pour les liquides ; 
i congidlis, is, e, qui contient un 

conge ; 
2 congidriuniy ii (n,), distribution 
au peuple de conges remplisde 
vin, d'huile, etc. ;par ext. lar- 
gesses, en g^n&r. 
On appelait congiarium un don fait 
au peuple, et comprenant un certain 
nombre de conges de vin, d'huile, etc. 
Plus tard, congiarium a designe toute 
espece de lib6ralite faite au peuple ou 
a un particulier. II ne faudrait pas 
rapporter ici le frangais conge, qui 
vient de commeatus. 

Conor, aris, s'efforcer; 
condtus, m (m.), \ 
condtio, onis (/.), | effort. 
condmen, minis (n.), ) 

contumax, acis, adj„ recalcitrant. 
entdt6 ; 
contumdda, a? (^.), obstination, or- 
gueil. 

contiimelia, se (/.), injure, outrage ; 
contUmeliosiis, a, wm, injurieux. 

con^us, i (w.), croc, perche ; 
per-contor, dris, rechercher, s'en- 

querir ; 
percontdtio, onis {f.), recherche, in- 
terrogation. 
L'image est empruntee aux bateliers 
qui sondent I'eau avec des gaffes. II 
s'est 6tabli une confusion entre ce 
verbe et cunctor « temporiser » ; mais 



I 



48 



COQUO. 



Torthographe percontor est la seule 
bonne. — Contus est le grec xovT(i;. 

coquo^ is, coad, coctum, cdqu^re, 
cuire ; 

I Comp.: 1 con-c6quo, i® cuire ou 

consumer ensemble ; dig6rer ; 
2 d€-cdquo, i » faire cuire ; 2° r6-i 

duire par lacuisson; S^intr. 

se r^duire ; 
.'i rP.'Cdquo, faire recuire ; retrem- 

per (des 6p6e8) ; 

II Der. : 1 cdquus, i (w.), cuisinier; 

cdqua, 38 (f.), cuisinidre ; 
cdquinuSytt, um,arch.,de cuisi- 
nier ; 

2 cullna, x (/".), cuisine; 

3 prX'Cox, -cdcis,' adj., mdr avant 

le temps, precoce. 
Culindy pour *coquilina, * cocllna. 

— Coquerc suppose une ancienne forme 
*poquerc: il y a eu attraction des deux 
consonnes ; cf. quinque pour *pinque. 

— Un autre mot pour « cuisine » est 
pdplna, lequel est probablement d'ori- 
gine osque ; cf. le rapport entre pa- 
lumbcs et columba. La forme grecque 
est TrsTiTO), la racine sanscrite pac 
« cuire ». — Prx-cox nous montre le 
verbe coquere avec I'acception ^de 
<( miirir », cf. 7C£*j:wv « mClr ». 

cor, cordis (n.), ccEur ; 

1 adj. en -cors, cordis: 
con-cors, qui s*accorde avec ; 

Concordia, w (/.), concorde; 

concordo, as, s'accorder avec ; 
dis-cors, qui est en disaccord ; 

discordia, ae (f.), discorde; 

discordo, as, 6tre en disaccord ; 
misM-cors, misericordieux; 

mtsMcordia, 3e {f.), piti6 ; 
so-cors , sans cceur, lache; stu- 
** pide ; 

socordia,3e(f,), l§,chet6; sottise ; 
ve-cors, insense ; 

ve-cordia, ae (/".), d^mence; 

2 re-cordor, dris, se souvenir ; 



rScorddtio, mis (/".), resso 
souvenir ; 

3 prae-cordia, ium (n.), en^ 

du coeur ; coeur ; 

4 corddtus, a, ww, arch,, 

sage ; 

5 corcUlum, i (n. ) , petit ccBur, 

comme terme de tendres 
Tandis que chez les peuph 
dernes le coeur est regarde coi 
si^ge des affections et des senti 
il passait chez les anciens poi 
surtout celui de I'intelligence. '. 
Pseud. Ill, 1, 3. Quantum eg* 
corde conspicio meo. Id. Persa, 
7i. Dii istam pcrdant : ita co 
et callida. Habet cor: quamdici 
opus est, — De la cordatus, « a 
recordor « se souvenir ». — Soc 
pour *secors ; il y a eu assimilati 
voyelles. — Le radical cord- se re 
dans le grec xap8-{a, I'anglais 
Tallemand Hcrz (v. decern). 

corium, ii (n.), cuir. 

cornix, icis (/".), corneille; 

1 cornlcoVy drifi, bavarder (( 

une corneille) ; 

2 cornlcula, a? (/.), petite cor 
La premiere syllabe est la 

que dans le grec xdpaS « corbeai 

cornu, us (n.) et cornus, iis 
1° corne; 2<> cor; 
i corneus, a, urn, i , 
cornedlus, a, urn, \ ^® ^^^° 

2 coimi-cen, cinis (w.), tror 

(un); 

3 cornicUlum, i {n.), I ^ petite ( 

2® ornement de casque, i 
pense militaire. 
Cf. I'allemand Horn. Au sujet 
germanique = c latin, v. decern 

cordna, se [f.], couronne ; 
i cdronOy as, couronner; 
2 cdrondrius, a, um, propre t 
des couronnes; 



CRAS. 



49 



3 cdrolla, as (f.), petite couronne; 
cdrollarium, ii (n.), supplement 
de salaire, gratification. 

corpus, -poris (n.), corps; 
{ corpdreus. a, um,i , 

2cor^raiis,is,e, { «<''P°'fel; 

3 corpdro, as, donner un corps ; 

4 corpulentuSy a, um, grand et fort; 

5 corpuscUlum, i (n.), i® petit corps, 

corpuscule ; 2<» petit 6tre. 

oortex, -ticis (m. , poet. /".), 6corce; 

1 corticeus, a, um, d'6corce; 

2 corticdtus, a, um, garni d'^corce; 

3 corticosus, a, um, qui a beaucoup 
d'ecorce ; 

4 corttciUus, i (m.), 6corce mince; 

5 de-corttco, as, ecorcer; 
dScorttcatio, onis [f,), decortica- 
tion. 

cortina, ae (f.), i® chaudron; 2° par- 
tie sup6rieure du tr^pied d'Apol- 
lon ; 3® espace circulaire. 

coruscus, a, um, 1° vibrant; 2® etin- 
celant ; 
c^TMSco, OS, 1° faire vibrer, darder, 
brandir ; 2<» intr, vibrer, d'oii etin- 
celer. 
Le sens de « vibrant, tremblant », 
se trouve dans Virgile. Mn, i, 1(54. 
Turn silvis scena coruscis Desuperhor- 
rmtique atrum nemus imminet umbra, 
Ihid., XII, 701 . Quantus Athos aui quart- 
(us Eryx aut ipse coruscis Cum fremit 
mdhus.,. Appenninus, — Con£sco/<agi- 
ler». Ibid, viii, 661. Duo quisque Al- 
Vina coruscant Gsesa manu, 

•onmg, i (w.), corbeau; 
corvlnus^ a, um, de corbeau. . 

<!^lii8, i (/".), coudrier; 
€6ryletum, i (n.), coudraie. 
Mot emprunte : xdpuXo? « coudrier ». 

cirymbns, i (m.), 1° grappe de fleurs 
ou de lierre; 20 omement a Tar- 
ri6re d'un navire; 

Mots latins. — Cours sup. 



I 



c6rymbX'fer, -f^ra, -ferum, orn6 de 

grappes de lierre. 
Mot emprunte.: xopu{x6os « grappe 
de lierre ». 

cos, cotis (f,), pierre k aiguiser; 

coticula, m (f,), pierre de touche. 

Ce mot est de mtoe origine que 
cautes « pierre ». Pour le tjhangement 
d'au en o, v. faux. La contraction de 
cotes ou plutdt cotis en cos est la m^me 
que pour dos, pars, mors, sors, qui ont 
6galement perdu le suffixe ti au nomi- 
natif. — Le sens de « pierre, rocher » 
se trouve dans ce passage de Quinte- 
Curce, viii, 1. Multi per lubncasaxa, 
perque invias cotes praecipitati occi- 
derunt, 

costa, se (f,), c6te, c6te. 

Costse, peut-6tre pour * con-sitx 
« celles qui sont placees ensemble « . 
V. sino, 

cothurnus,! (m.), 1° cothume, haut 
brodequin ; 2<> brodequin d'acteur 
tragique, d'oii tragedie; 

cothmmdtus, a, um, chausse du co- 
thume tragique. 

Mot emprunte : xoOopvo;. 

cdtumiz, icis (/".), caille. 

coTlnus, i(w.), 1° char de combat chez 
les Bretons ; 2° sorte de voiture ; 
cdvindrius, ii (m.), [soldat qui com- 
bat du haut d'un char. 

coxa, se (/".), hanche, cuisse. 
crabro, onis (m.), frelon. 

crapula, as {f.}, ivresse, d6bauche ; 
crdpHldrius, a, um, d'ivresse. 
Mot emprunte : xpaiTcaXTj « ivresse)). 

eras, adv,, demain; 
crastinus, a, um, du lendemain; 
procrastino, as, remettre au lende- 
main; 
procrastindtio, onis {f.), remise au 
lendemain. 



CEASSUS. 



Le Euflixe de eras-Anus est le m€me 

que dans diu-tttius, sero'ltnus, 
pris-llnus, 

crautis, a, um, 6pai3, groa; 

1 eransUudo, iSnis (f.),6p&iBsear; 

2 erasscfco, is, s'^paissir. 

crator, Sria (tn.)i grande coupe (qui 
eervait au melange de I'eau et du 

Mot emprunt^ : Kpaiiip. 
cr9tas, is {f.), claie; treillis. 
crido, it, crididi, creditum, cridSre, 
i' croire; 2* confior; 
I (sens de croire) : 

1 crMlbim, is, e, croyable; 
in-credibXtis, is, e, incroyable; 
crgdibUiter, adv., d'une mani^re 

croyable ; 

2 cred&lus, a, um, crSdule ; 
in-crldiltits, a, um, incr^dule; 
credatitas, atis[f.), cr6dulit6; 
in-erSdHUlaSf dlis (/.], incredulity ; 

3 in-cre^tus, a, um, a qui ou k quoi 

Ton n'ajoute pas foi; 
II (sens de con/lcr) : 

1 cridilum, i (n.), crfeance; 

2 creditor, oris (m.), cr^Mcier. 
Crvdo est un compost du verbe dare, 

comme le montre le redoublement in- 
terieur au parfalt. Mais sans la com- 
paraison des langues cong^nfires de 
I'Asie, le sanacrit et le zend, il eQt etS 
impossible de reconnaitre les 6iements 
de la composition. La premiere parti e, 
ere, est pour 'cred, lequel est un sub- 
Blantif neutre signifiant << cceur, intel- 
ligence )i, identique avec 'cord, xapS-^i, 
xpaE-:a. 'Crcd-dere alicui signifie done 
« donnerson ctBurB,c'est-i-dire sa con- 
fiance t quelqu'un. La forme sanscrlte 
est prad-dadkami « je crois ». Nous 
avons ici un des plus anciens exemples 
d'un juxtapose, car la locution a dO 
existeravant la separation des langues 
de I'Europe et de I'Asie. V. J. Dar- 
mesteter, dans les Mim. de la Soc. de 



Ling., Ill, 5% oil Ton trouvera d'autm 
preuves de cetle eiymologie, — Le la- 
tin Iraile eredire comme ne faisaot 
qu'un seul mot; il en a tir6 erldulm, 
fonne comme bibulus. — La pareaU 
avec dare se rSveie encore par les 
formes creduam, creduis, employeeepar 
Plaute. 



crSmo, a>, faire brdler, brdler; 

I Comp. : cott'crlmo, 

entierement; 

II Der. : erimatio, onis If.), 

de brOler. 



creo, as, cr^er; 

1 Comp. : 1 pro-crco, as, enfanier, 

produire ; 

2 re-creo, as, i' crSer une seconde 

fois; 2* recr6er-, 
II Der. : i credtio, onis (f.), crea- 
tion; 
2 creator, fin's (m.), createur, au- 
leur, p6re ; 
crcdtrix, icis {f.), cells qui pro- 
duit, m6re, 
Creare est de la meme famille que 
crescere, dont il est, en quelque sorle, 
le causalif. - ^ Remarquer la doulile 
accepUon de recreare : » creer line 
seconde fois » et « r&cr6er ». — tn 
emploi special de creare estrelattf ila 
nomination des magistrals. Constdet 
ereatitur. Decern tnbunos plebis ereit- 
verunt. 

cropida, »(/.), Soulier, sandale; 

1 crPpidarius, a, um, de sandale; 

2 criptddtus, a, um, chaussfe de 

sandales; 

3 crUpidiila, x {(.), petite sandale. 
Mot eroprunta au grec : jtpr.jrf;, 

iSet; (\] « chaussure h. Le mot grec 
s'empioyait aussi dans le sens <> base, 
fondement • et il .avait, en cette 
acception, donne naisBance aux deri- 
ves KpumSifoi, Rpiij:(o(ufia. De \h le 
latin crepido, inis (f.) » base, tatx- 
che-pied, promontoire ». 



CRESCO. 



51 



crepo, as, -ui, -Xtum, -dre, 6clater; 
faire un bruit sec en 6clatant; 
r6sonner, craquer; 
1 Comp. :1 con-ciipo, as, \^ intr. 
retentir avec force; 2® trans. 
' faire retentir ensemble ou avec 

force; 

2 dis-cr^po, as, faire un bruit dis- 

cordant ; 
discr^pantia, 3B{f.), disaccord; 

3 in-criipo, as, gourmander, r6pri- 

mander ; 
^ per-cr^po, as, i^ int7\ r6sonner 
fortement; 2° trans, faire re- 
tentir ; 
partic. de-cr^pitus, a, um, decre- 
pit ; 
f II D6r. : 1 crepitus, us (m.), bruit 
sec, craquement; 
2 cr^ptio, as, faire entendre un 
bruit sec, craquer; 
in-crepUo, as, \^ battre avec 
force ; 2<» gourmander,exhorter.; 
cr^ttdcUlum, i (n.), sorte de 

hochet ; 
cr^pUdcillum, i (n.), arch.^ petit 
hochet ; 

3 cr^ax, dcis, adj., qui craque; 

4 crepundia, orum (w.), jouets de 

petit enfant. 
« Eclater » est le sens primitif . Virg. 
£n. V, 205. Acuto in murice remi 
Obnixi crepuere, illisaqueprorapepen- 
dU. Pallad. iv, 10. Si crepant poma, 
lapidem in media arboris radice sup- 
ponis. Cf. le frangais crever, C'est a 
cette signification que se rattache 
decrepitus, la vieillesse d6cr6pite 6tant 
eomparee a un mur qui se l^zarde 
OQ ^ un arbre qui se fend. — Par ex- 

; teasion, « faire du bruit en 6clatant, 

r crepiler ». Ov. Fast., iy, 744. Et 
etepet in mediis laurus adusta focis. 

^ Au fig. « se vanter ». Hor. JBp. 

/, 7, 84. Ex nitido fit rusticus, at- 

?tte Sulcos et vineta crepat mera. Id. 

&i^ II, 3, 33. Si quid Stertinius veri 

rrepat. 



crepusculum, i (n.), cr6puscule ; 

cr^perus, a, wm, obscur, douteux. 

Varron, L. L. vi, 2,52. Dicitur 
crepusculum a crepei^o. Id vocabulum 
sumpserunt a Sabinis, unde veniunt 
Crepusci nominati Amiterno, qui eo 
tempore erant nati, ut Lucii prima luce. 
In Reatino crepusculum significat du- 
bium, ab eo res dictae dubiae creperae. 
— Crepusculum suppose un primitif 
* crepus « obscurite ». De lal'adjectif 
creperus, dont le premier sens a dCl 
6tre « sombre, obscur », et qui n'est 
plus employe qu'au figure : « douteux, 
in certain ». Lucr. v, 1294. Creperi 
certamina belli. Att. ap. Non., p. 13. 
Nunc tu in re crepera tua quid capias 
consilii, vide. 

cresco, is, crevi, cretum, cresc^^e, croi- 
tre; 

1 Comp. : 1 ac-cresco, is, s'accroitre ; 

2 con-crescoy is, se former par agr6- 

gation ; 

concretus, a, um, agglom6re, 
durci ; 

concretio^ onis (f.), 1° concretion ; 
2*> substance formee par con- 
cretion ; 

3 de-cresco^ is, d^croitre ; 
decrescentia, as (/'.), decroissance; 

4 in-cresco, is, i° croftre sur; 

2° s'accroitre; 

5 suC'Cresco, is, 1® croitre sous; 

2° grandir a la suite de ; 3° re- 

naitre ; 

II Der. : 1 cre-mentum, in-^remen- 

turn, i (n.), accroissement ; 

2 creber, -bra, -brum, frequent; 

crBbro, crebre, adv., fr^quem- 

ment ; 

crebresco , is , 'bui , '\ 

-bresc^re, I 

-. . r . > croitre; 

in-a^ebresco, is, -but, i ' 

-bresc^re, ) 

crebrttas,dtis{f.), 
crebrXtudo, -dmis \ frequence. 

if.) [arch.], . ., 



Le suffi je de cran-Gnus est le mSme 
que dans diu~tinus, sero-tlnus, 
pris-tlnus. 

craistu, a, nm, 6pais, gros; 

1 cnissU&do, dlnis (/.), Spaisseur ; 

2 crassesco, is, B'^paissir. 

crater. Iris (m.), grande coupe (qui 
servait au melange de I'eau el du 
Yin). 
Mot emprunti : ipav^,?. 
crates, is (f.), clue; treiUis. 
crBdo, is, CTedidi, creditum, a-edire, 
I' croire; 2* confier; 
I (sens de croire) : 

1 crSdibXlU, is, e, croyable; 
in-crldibitis, is, e, incro^le; 
credlbUiter, adv., d'une roani^re 

croyable; 

2 erediilus, a, ton, cr6dule ; 
in-cred&lm, a, urn, inerMule; 
credHlitas, dtis[f.), cr6dulil6; 
in-eredulllas, dlis if.], incrtdulit^ ; 

3 in-creditus, a, um, a qui ou a quoi 

Ton n'ajoute pas foi; 
11 {sens de confUn-] : 

i cridllum, i (n.), cr^ance; 

2 crSditnr, oris (m.), crfeancier. 

Credo est un compost du verbe dare, 
comme le montre le redoublement in- 
l^rieur au parfait. Mais sans la com- 
paraison des langues congSn^res de 
I'Asie, le Sanscrit et le zend, ileQt et§ 
impossible de reconnattre les ^l^ments 
de la composition. La premiere partie, 
ere, est pour 'cred, lequel est un sub- 
stanlif neulre signifiant « cnur, intel- 
ligence)', identique aveo 'cord, x«p3-^a, 
xpaS-'.a. ' Cred-dcrc alicui signifie done 
u donner boo cteur n,c'est-a-dire sa con- 
fiance & quelqu'un. La forme sanscrile 
est <^ad-dadkdmi i< je croisn. Nous 
avons ici un des plus anciens eiemples 
d'un juxtapose, car la locution a dd 
exister avant la separation des langues 
de I'Europe et de I'Asie. V. J, Dar- 
mesteter, dans les Mim. dc ta Soc. de 



Ling., Ill, S2, ou Ton trouvera d' 
preuves de cette etymologic. — 
tin traite eredire comme ne f 
qu'ua seul mot; il en a tjr^ crE 
form£ comme bibulus. — La pi 
avec dare se rSvfile encore p; 
formes crcrfunm.creduis, employ^ 
Plaute. 

cremo, as, faire brfller, brCiler; 

I Comp. : eon-crlmo, (is, cons 

entiirement; 

II D6r. : crgmuho, onis (f.), i 

de brUier. 

creo, as, cr6er; 

1 Comp. : 1 pro-creo, as, enfi 

produire; 

2 TC-eren, as, 1" cr^er une sei 

fois; 2" rtcr^er; 
II Der. : 1 credtio, onis (f.), 

lion; 
2 crei'itor, oris (m.), createui 
leur, p6re ; 
crci'Urix, lets {f.), celle qu 
duit, mfere. 
Creare est de la mSme famill 
crescere, donl il est, en quelque 
le causalif. — Remarquer la ( 
acception de recreare : « cree 
seoonde fois » et « r^crfeer ». 
etnploi special de creare est relat 
nomination des magistrals. Co 
creantur. Decern tribunos plebis 
verunt. 

crSpida, a {f.), Soulier, sandale ; 

1 cr/^piddrius, a, um, de sane 

2 cripldatvis, a, um, chaus 

sandales ; 

3 crepXdiUa, s: {(.), petite san 
Mol emprunle au grec : > 

iSa; (fj) c( chaussure ». Le mo 
s'employait aussi dans le sens « 
fondement v et il .avait , en 
acception, donn^ naissanr.e aux 
v^s xpi]i[<3<!(u. xpijic^ouj^a. De 
latin erepido, inis (f,) « base, 
che-pied, promontoire >. 



CRESCO. 



51 



crepo, as, -ui, 4tiim, -tire, 6clater; 

faire un bruit sec en 6clataiit; 

r^sonner, craquer; 
1 Comp. :1 con-cripo, as, \^ intr. 

retentir avec force; 2® trans. 

faire retentir ensemble ou avec 

force; 

2 dL<-€ri^po, as, faire un bruit dis- 

cordant ; 
discr^pantia, x{f.j, desaccord; 

3 tn-cr^, as, gourmander^ r^pri- 

mander; 

4 per-crepo, as, <• intr. resonner 

fortement; 2* trans, faire re- 
tentir : 
partic. de-crepitus, a, iim, decre- 

^ uDer. : 1 cripitu$, us [m.], bmit 
i sec, craqoement ; 

[ 2 crtpiio^ a^j faire entendre on 
I bruit sec^ cracpier; 

in-cr^ffito, a<, 1* battre arce 

force : 2^ goormanderrexhorter.; 

crepUdcmlvm^ i n.^ sorte de 

hochet; 
rrepitdcUlum, i n. ,. ardk,^ petit 
hochet: 

3 a^pax^ dcis. odj.^ qui eraqoe: 

4 aip9tndmf tinoi n.u jooets de 

petit enfant. 

t Edater >> eat le sens prmiitif. Virg. 

M». T, 2^. AgMio im mmrvK nwki 

Obiturt rr'?puen^ilHsaqtief)rw9pepeM' 

at. Pallad. IT, 10. Si m>f0Tik^ f^^w^r 

lipidhn oi wuifSfi ttH^,ru nuiix mp^ 

fsnU. CL le fraD*;aK m?B^. C«t a 

cetle signifieatioii qiK- se rattache 

dnrvptlif^. la ruaEassft ^^erepctt*^ eCant 

CQQ|aree a sn mixr (^ » lezarrje 

Ha on arbr* qcff sefeid. — Pw at- 

tUsioD. >€ faire & brtst <*tL ^datant. 

iOiepiter ». ^- Fort., rr. Ti-i. IE/ 

^k^ m flKiiuf lamn» ^wtrnta f\rkn^ 

^ An fig*. «< se vTuiter >, ftir, ^, 

't 7, 81. £v jhM) )ft rmsftkjm . ^r- 

|lv Siifei!}<» €t 'wiimtfi Ttagat mtmru Id^ 

til. D, 2, 23. St *pad Sti^rtinim neri 



\ 



crepusculum, i (n.), cr6puscule ; 

cr^perus, a, wm, obscur, douteux. 

Varron, L. L. vi, 2,52. Dicitur 
crepusculum a crepero. Id vocal/ulum 
sumpserunt a Sabinis, unde veniunt 
Crepusd nominati Amitemo, qui eo 
tempore erant nati,ut Lucii prima luce. 
In Reatino crepusculum signiflcat du- 
bium, ah eo res dictx dubiae creperae. 
— Crepusculum suppose un primitif 
* crepus « obscurite ». De l^Tadjectif 
creperus, dont le premier sens a dQ 
^tre « sombre, obscur », et qui n'est 
plus employe qu'au figure : « douteux, 
incertain ». Lucr. v, t29L Creperi 
certamina belli. Att. op. Non., p. 13. 
Nunc tu in re crepera tua quid capias 
consilii, vide. 

cresco, is, crevi, cretum, crescere, croi- 
tre; 

1 Comp. : 1 ac-cresco, m, s*accroitre ; 

2 cfM-crescOy i>, se lontiaT par agre- 

gation; 
Cf/Mretm, a, um, agglom6re, 

durci; 
Cf/nerfAiff^ fmia T/.), !• concretion ; 
2^ substance formee par con- 
cretion; 
5 <l?-<r^*?o. M, decroitre ; 

deryeMxntia^ x /, , decroissance ; 
4 w-<?re.'#<r>, fci, i* croitre sur; 

2* s'aecroltre: 
-> .<M<5-<r^*R>, £*, I* croitre sous; 
2^ grutdlr a la suite de; 3<* ro- 
aaare: 
fl D^. : I ^'MMi^iiHi, uKri»m»»ti- 

tan^ t A, . aecroissement ; 
2 rrth^^r^-^/rir -^mw. frtquont ; 
-a^/iro, tjsrtbrit, adv., ft'6qum«- 

in-^^hm^eff, w, -Out, i * 



M'fi* 



Le BufBie de cras-ttnus est le mfime 
que dans diu-tlnus, sero-ttnus, 
pris-tlnm. 

CTBuns, «, nm, £pais, gros^ 
1 crossfiiido, iCnw (f.), ^paisseur; 



criUr, mis (m.), grande coupe (qui 
servait au melange de I'eau et du 

Motemprunte : KpanSp. 
craUs, it(f.], claie; treillis. 
credo, is, credidi, crcditum, eridSrc, 
{' cfoire; 2" confler; 
I (sens de croire) : 

1 cridibXlis, is, e, croyabie; 
in-erSdXbXlis, is, c, ineroyable; 
credibUiter, adv., d'une mani^re 

croyabie ; 

2 criditlus, a, nm, crfidule ; 
in-crSdtUus, a, urn, inorfedule; 
cred&lllas, alis{f.), crSdulit6; 
m-crediUUas, dth [/.), incrMulitS ; 

3 in-ereiElus, a, urn, a qui ou a quoi 

I'onn'ajoute paafoi; 
II (sens de confier) : 

1 credifum, i (n.}, crtance; 

2 credilnr, oris (m.), crfeancier. 
Credo est un compose du verbe dare, 

comme le montre le redoublement in- 
Iferieur au parfait. Mais sans la com- 
paraison des langues cong^n^res de 
i'Asie, le Sanscrit et le zend, il eQt eik 
impossible de reconnaltre les 6l6nients 
de la composition. La premiere partie, 
ere, est pour 'cred, lequel est un sub- 
stanUf neutre signiRant « cceur, intel- 
ligence ", identique avec 'cord, xapS-fa, 
»p«3-fa. 'Cred-dere alieui signifie done 
u donner son cceur »,c'e8t-a-dire sft con- 
fiance k quelqu'un. La forme sanscrite 
est i,r<id'dadhdmi «je crois ». Nous 
avons ici un des plus anciens exemples 
d'un juxtapose, car la locution a dQ 
exister avant la separation des langues 
de I'Europe et de I'Asie. V. J. Dar- 
mesteter, dans les Mim. de la Soc. dc 



Ling., Ill, 52, Oil Ton trouvera d'autns 
preuves de cette itymologie. — Le la- 
traite credire comme ne laisant 
'un seul mot; il en a tir6 creduba, 
forms comme bibulits. — La parenlt 
: dare se revile encore par In 
formes creduam, credwis, employes par ' 
Plaule. 

cremo, as, faire brdler, brdler; 

I Comp. : con-erimo, as, consumer 

entiirement; 

II D§r. : crimatio, onis {f.), aclion" 

de brOler. 

creo, as, cr^er; 

1 Comp. : 1 pro-creo, as, enfanler, 

2 re-creo, as, i" crter une seconde 

fois; 2° f6crfeer; 
11 Der. : 1 credtio, firos {f.}, crta- 

2 cre&tor, oris (m.), cr^ateur, au- 
teur, p^re ; 
eredtrix, Itis (f.), cella qui pro- 
dull, m£re. 
Crearc est de la mSme famiile qus 
erescere, dont it est, en quelque sorts, 
le causatif, — Remarquer la double 
acceplion de recreare : » crSer une 
seconde fois » et « r6cr6er ». — Un 
emploi special de weore estrelatif ill 
nomination des magistrats. Consu/M 
creantur. Decern tribunos plebis erta- 
verunt. 

cr£pida,a (^.), Soulier, sandale; 

1 creptddrius, n, urn, de sandale; 

2 crgpldatus, a, urn, chausse de 

sandales ; 

3 crlpldiila, x (f.), petite sandale. 
Mol emprunte au grec : xpiji;^;, 

tSof (i]) [i cbaussure ». Le mot grec 
s'employait aussi dans le seas « Inse, 
fondement » et il .av&it, en cette 
acception, donn£ naissanoe aux deri- 
ves xpi]iciS<i(ij. x;ii]nB(i}jiit. De lit It 
latin erepldo, inis if.) « base, mar- 
che-pied, promontoire ». 



CRESCO. 



51 



5po, as, -ui, -Itum, -are, 6clater; 

faire un bruit sec en 6clatant; 

r6sonner, craquer; 
i Comp. : 1 con-cii'po, as, \^ intr. 

retentir avec force; 2° trans, 

faire retentir ensemble ou avec 

force; 

2 diS'Cr^po, as, faire un bruit dis- 

cordant ; 
discr^pantia, ae[f,), disaccord; 

3 in-critpOy as, gourmander, r6pri- 

mander ; 

4 per-crepo, as, i ° intr. resonner 

fortement; 2<> trans, faire re- 
tentir ; 
partic. de-cr^pitus, a, um, decre- 
pit ; 
IID^r. : 1 crepitus, us (m.), bruit 
sec, craquement ; 
1 2 cr^pUo, as, faire entendre un 
bruit sec, craquer; 
in-crepito, as, i° battre avec 
force ; 2® gourmander,exhorter.; 
crepttdculum, i (n.), sorte de 

hochet ; 
crepUdcillum, i (n.), arch,^ petit 
hochet ; 

3 cr^ax, dcis, adj,, qui craque; 

4 crepundia, orum (n.), jouets de 

petit enfant, 
a Eclater » est le sens primitif . Virg. 
£n, V, 205. Acuto in murice remi 
Ohnixi crepuere, illisaqueprorapepen- 
dit, Pallad. iv, 10. Si crepant poma, 
lapidem in media arboris radice sup- 
iponis. Cf. le frangais crever. C'est a 
celte signification que se rattache 
deerepitusj la vieillesse d6cr6pite 6tant 
comparee a un mur qui se 16zarde 
ou a un arbre qui se fend. — Par ex- 
tension, « faire du bruit en Sclatant, 
crepiler ». Ov. Fast., iv, 744. Et 
etepet in mediis laurus adusta focis, 
^ Au fig. « se vanter ». Hor. JBp. 
, 7, 84. Ex nitido fit rusticus, at- 
lie Sulcos et vineta crepat mera. Id. 
kit. II, 3, 33. Si quid Stertinius veri 
repat. 



crepusculum, i (n.), cr6puscule ; 

cr^p^rus, «, Mm, obscur, douteux. 

Varron, L, L, vi, 2,52. Dicitur 
crepusculum a crepeiv. Id vocabulum 
sumpserunt a Sabinis, unde veniunt 
Crepusci nominati Amitemo, qui eo 
tempore erant nati, ut Lucii prima luce. 
In Reatino crepusculum significat du- 
bium, ab eo res dictae dubiae creperae. 
— Crepusculum suppose un primitif 
* crepus « obscurite ». De lal'adjectif 
crepeniSy dont le premier sens a dd 
6tre « sombre, obscur », et qui n'est 
plus employe qu'au figure : « douteux, 
incertain ». Lucr. v, 1294. Creperi 
certamina belli, Att. ap, Non,y p. 13. 
Nunc tu in re crepera tua quid capias 
consilii, vide, 

cresco, is, crevi, cretum, crescere, croi- 
tre; 

1 Comp. : 1 aC'Cresco, is, s'accroitre ; 

2 con-crescoy is, se former par agre- 

gation; 

concretus, a, um, agglom6r6, 
durci ; 

concretio^ onis (f,), 1° concretion ; 
2° substance form^e par con- 
cretion ; 

3 de-cresco^ is, d6croitre ; 
decrescentia, as [f,), d^croissance ; 

4 in-crescOy is, i^ croitre sur; 

2° s'accroitre; 

5 suc-cresco, is, 1° croitre sous; 

2° grandir a la suite de ; 3° re- 

naitre ; 
II D6r. : 1 cre-mentum, in<remen' 

tum, % (n.), accroissement ; 
2 creber, -bra, -brum, frequent; 
crBbro, crebre, adv,, fr^quem- 

ment ; 
crebresco , is , 'bui , '\ 

-bresc^re, ( n . 

in-a^ebresco, is, -bui, I ^^^^ ^^ ' 

-bresc^re, ) 

crebritas,dtis{f,), 
crebritudo, -dmis \ frequence. 

(f.) (arch.), ... 



52 



CRETA. 



Le participe critus s'emploie dans 
ie sens de « procr^e, mis au monde ». 
Virg. JEn. iv, 191. Venisse JEnean 
Trojano a sanguine cretum, — Creber 
signifie litt6ralement « qui croit », par 
ext. « abondant ». Plaute. AuL iv, 
6, 9. Lucus crebro salicto oppletus, 
Ov. Met^ XI, 190. Lucus Creber arundi- 
nibus. — Remarquer la perte d'un r 
au parfait crebui, pour * crebrui : cf. 
rufus pour *rufrus, 

creta, ae (f,)j craie ; 

1 cretdtus, a, urn, blanch! k la 

craie ; 

2 crSteus, a, um, arch,., de craie; 

3 cr€tdceuSy a, uw, crayeux; 

4 cretosuSy a, uniy abondant en 

craie. 

ciinis, is (m.), boucle de cheveux; au 
plur. cheveux; 
4 crtndlis, is, e, chevelu; 
crlndlej is (n.j, peigne ; 

2 crini-ger, g^ra^ g^rum, chevelu ; 

3 crinltuSy a, um, chevelu, feuillu. 

crispus, a, um, ondul^, crSp6, cr6pu; 
cnspo, as, 1° boucler, friser; 
2° brandir. 

crista, ae {f,), crdte, aigrette; 
cristdtus, a, um, orn6 ou garni 
d'une cr6te, d'nne aigrette. 

criticas, i, (m.), critique. 
Mot emprunt^ : xpixixd?. 

crocio, is, ire, croasser; 
crOcitus, MS (m.), croassement. 

crocodilus, i (m.), crocodile; 

crdcddllina, as [f.), sorte d'argu- 
ment oaptieux. 

Mot emprunt6 : xpoxoSeiXo; « le- 
zard, crocodile ». 

cr5ou8, i {m, et f.) et C7*ocum, i (n.), 
safran; 
'i crdceus', a, um, de safran; 
2 crdclnuSj a, um, de safran ; 



3 crdcdtus, a, um, Jaune < 

le safran. 
Mot empruute : xpo'xov et xpo> 

crudus^ a, um, cru; 

1 ^crUdesco, is, devenir cru ; 

grir, s'exasperer; 

2 cruditas, dtis (f.), erudite : 

3 crUdelis, is, e, cruel ; 
crudsltter, adv,, cruellemec 
cmdelitas, dtis [f.), cruaut 

II y a probablement une p 
entre craor et crudu^ : on dit a 
vulnus « une blessure saignante 
verbe *crueo « 6tre san giant >i 
donne Tadjectif "aniidus, d'ou a 

crumena, » (f.), bourse de cuii 

cruor, oris {m.), sang qui coule 
crUentus, a, um, sanglant; 
crUente, adv., avec effusic 

sang ; 
in-cruentus, a, um, non sani 
crdento, as, ensanglanter ; 
in-crUentdtus, a, um, non ( 

glant6. 
Voy. le suivant, dont cruor 
masculin. On pent comparer le n 
de fulgur et fulgor, onus et ) 
decus et decor, tempus et tepor, 

criis, cruris (n.), jambe; 
i crurdlis, is, e, de la jambe ; 

2 crUri-crepida, x (fw. ), ( 

dont les jambes resonnei 
bruit des fers) ; 

3 crurt'frdgius , ii (m,), arch 

a les jambes bris6es, estr 
Crus parait avoir signifie d' 
d'une faQon gen^rale la chai 
correspond au grec xpeas (pour * x 
« chair ». Sanscrit kravis (n 
« chair crue ». 

crusta, 8B (^), croClte; 

1 crusto, as, incruster; 

2 amstosus, a, um, 6cailleux. 
On trouve aussi o^ustum et C} 

lam, Virg. JEn. vii, il4. Et v 



CUCUMA. 



53 



iUy malisque atidacibus orbem Fa- 
s crusti. — Grec xpaora^vto « geler », 
rcaWo? « glace ». 

IX, criicis (A), croix ; 
I criicio, aSj mettre en croix; tor- 
turer ; 
ex-a*ucio, as, torturer; 
crucidtus, us (w.), torture; 
crucidbilis, is, e, douloureux,cruel; 
crucidbiliter, adv., par la torture ; 
ex-criicidbtlis, is, e, qui m6rite la 

torture ; 
crucidmentum, i (n.), arch., tour- 
ment ; 
2 cruci-figo, is, ixum, tgere, mettre 

en croix. 
Crucio vient de Tarchaique crucium 
» torture », employe par Lucilius. 

)iibitum, i (n.), 1° coude; S^ coud6e, 
mesure de i pied 1/2 remain (44 
ceniim. environ); 
cubitdlis, is, e, d'une coud^e. 

ubo, as, -Mt, -itum, -are, 6tre cou- 

che; 

I Comp. : i ac-ciibo, as, 6tre cou- 

ch6 aupr^s; 

accubitus , us 

(m.) 

acciibitio, onis i 
(f\ \ pour manger ; 

•2 ex-cUbo, as, i^ passer la nuit 
dehors; 2° monter la garde ; 

exciibi3e,arum (fJ), i^ action de 
coucher hors de chez soi; 
2° veille; garde de nuit; 

exmbitus, us (m.), garde^ fac- 
tion ; 

excubUor, oris (m.), sentinelle; 
3 in-cUbo, as, 6tre couch6 sur; 

incUbitus , Us \ 
(m.) f action d'etre 

incUbdtio, onis \ couchesur; 

(T-) ] 

super Ancf&bo, as, 6tre couch6 de 
tout son long sur; 



action de se 
/ coucher 



4 oC'Ciibo, as, i^ 6tre couch6 au-. 

pr^s; 2° 6tre etendu mort;. 

5 pr(J-cM5o, as, 6tre couch6 en 

avant ; 
pro-cUbitores 9 um (m.), senti- 
nelles avancees; 

6 r^-cabo, as, etre couche en ar- 

riere; 
II D6r. : 1 c&blmlum, i (n.), cham- 
bre k coucher ; 
cUbtculdnus , a, um, et cuWctf- 
Idris, is, e, de chambre a 
coucher; 
cabiculdrius, ii (m.), valet de 
chambre ; 

2 cabXtal, -dlis (n.), coussin, 

oreiller ; 

3 cabile, is [n.), i° chambre a 

coucher; 2° lit; 

4 cUbito, as, arch., 6tre couch6; 

5 *cumbo, is, se coucher, d'oii : 
ac-cumbo, is, -cUbui, -ciibitum, 
-cumb^re, se coucher pr6s de, 

se mettre k, table ; 
de-cumbo, is, aller se coucher ; 

se mettre a table ; 
diS'Cumbo, is, se s6parer pour 
aller se coucher; se coucher 
ou s'attabler de c6t6 et 
d'autre ; 
in-cumbo, is, se coucher sur; 
oc-cumbo, is, succomber k; 
pro-cumbo, is, se coucher en 

avant; 
re-cumbo, is, se coucher en 

arri^re ; 
suc-cumbo, is, succomber. 
Vm de cumbo est un renforcement 
comme Vn de pango, tango. — De 
m6me que ponere a pris en frangais le 
sens special « pondre », cubare a 
donn§ « couver ». 

cucuUus, i (w.), capuchon. 

cuculus, i (m.), coucou (onomatop^e). 

cucuma, ae (f,), bouilloire. 



54 



CUCUMIS. 



cucumis, is (m.), et ciicumer, ens (m.), 
concombre. 

cucnrbita, ae (f.), courge ; 
. c&curbitmtis, a, urn, arch.j en forme 
de courge. 

cudo, i8,i, cusum, cu<Ure, forger, bat- 
tre, frapp er; 

I Comp. : 1 ac-cUdOj is, arch,, for- 

ger en outre, ajouter; 

2 ex-cudo, is, faire sortir en frap- 

pant; forger; 

3 participe in-cusm, a, um, tra- 

vaille au marteau; 

4 pro-cudo , is , i^ marteler, 

2® produire en forgeant ; 

II D6r. : in-cus, udis (/'.), enclume. 

cnlcita, » (^.), coussin; 
culdtaia et culcitella, ae{f.), arch., 
cbussinet. 

culeus et culleus, i (m.), sac de cuir, 
outre ; 

cUledris et culledris, is,e, arch,^ de 
la grandeur d'une outre. 

culex^ icis [m. qqf. f.), moucheron. 

culpa, ae (f.), faute; 

culpo, as, accuser, bltoer ; 

culpdtio, onis (f.), bltoe ; 

culpdbUis, is, e, bltoable ; 

in-culpdtus, a^ um, irr^prochable ; 

culptto, as, arch., blclmer fortement. 

On trouve culpa dans le sens de 
mal purement physique chez Virgile, 
Georg, in, 468 (en parlant des brebis 
malades). Continuo culpam ferro com- 
pesce, priusquam Dira per incautum 
serpant contagia vulgus. 

culler, -tri (m.), couteau ; 

1 cultrdtus, a, um, en forme de 

couteau ; 

2 cultrdrius, ii (w.), aide du victi- 

maire ; 

3 cultellus, i (m.), petit couteau. 

cum, pr^p., avec; 



I En composition : 

1 cum devient com- dans quelques 

mots tels que com-itium,comice, 
et devant h,m,p: com-buro, je 
brCde; com-rnuto, je change; 
com-pdro, j'acquiers ; 

2 cum devient con- devant c, d, f, g 

suivi d'une voyelle, j, q, s, t, 
V : con-^ldmo, je crie en m^me 
temps ; con-dUco, je laue; con- 
fero, je compare ; con-gero, j'en- 
tasse ; con-jux, 6poux, Spouse ; 
con-quiroy je rassemble ; con- 
sfemo, jebouleverse; con-Hneo, 
je contiens ; con-vSnio, je me 
rencontre avec; 

3 cum s'assimile devant /, n, r : 

col-ligo, je rassemble; con- 
necto, je lie ensemble ; coT' 
ripio,ie saisis; 

4 cum se r6duit d'ordinaire a co- (le- 

vant une voyelle : co-eo, je 
m'unis k, et par suite se con- 
tracte dans ccetus (pour co-itus], 
assemblee ; cogo, je rassem- 
ble, etc, ; 
cum devant gn donne cogn-, qui 
se pronongait congn- : co-gmsco, 
j'apprends, etc.; 
II D6r. : con-tra, adv. et pr^., en 
face de ; au contraire ; 
contrdrius, a, um, contraire. 
En ombrien, com est toujours post- 
position : il est rest6 un souvenir de 
cet emploi en latin dans les locutions 
mecum, tecum, nobiscum, vobiscum, 
quicum, quibuscum. On trouve aussi 
des constructions de ce genre : fratre 
cum meo, II n'y a aucune parents entre 
la proposition cum et la conjonction 
quom ou cum, — Con-tra est un com- 
paratif forme de la m6me maniOre que 
in-tra, ex-tra, 

§ 

cumulus, i {m,), monceau ; 
cumaioei aC'Ciimulo,as, amonceler; 
ciimiildte et ac-ciimiildte , adv,, 
abondamment ; 



CURA. 



55 



.c-cumuldtor, oris (w.), qui accu- 
mule. 

a», arxmi (/'.), berceau ; 
cundbula et in-cundhula, orum (n.), 
berceau. 

mens, i (m.), coin a fendre le bois; 
\ cuneo, OS, 1° fendre ou boucher 
avec un coin; 2° disposer en 
forme de coin; 
cUnedtim, adv,, en forme de 
coin; 
2 cunedlus, i (m.), petit coin. 

cnnlculos, i (fw.), 1° terrier; 2^ sou- 
terrain, mine ; 
mntculdrius, ii (m.), qui travaille 
aux mines de siege. 

oipa, ae (^.), tonneau. 

cipio, is, -ivi ou -li, -Hum, -^re, d6- 
sirer ; 

I Comp. : per-c'&'pio, is, d6sirer pas- 

sionnement ; 

II Der. : 1 cUpidus, a, um, d6si- 

reux, avide; per-cHptdus, a, 
um, passionn6 pour ; 

cupide, adv., avidement, avec 
passion ; 

cupiditas, dtis [f.), d6sir; 

2 cupienter, adv.jurch., avec pas- 

sion; 

3 cupido, arch, cupedo, -dinis (^.), 

\ <^ desir passionn6, passion ; 
2" n. prop. Cupidon ; 
cUpidineus^ a, um, de Cupidon ; 

4 con'€upisco,is,'Cupivi ou-cupii, 
'CUpitum, 'Cupisc^re, d6sirer 

passionn^ment ; 
concitpiscentia, as (f.), d6sir pas- 
sionne, convoitise; 

5 cupitor, oris (m.), qui se pas- 

sionne pour. 
Kn ancien latin ii y avait un infini- 
f cupire. Lucr. i, 70. Effringere ut 
*ta Naturae primus portarum claus- 
a cupiret. Enn. ap.Cic. Divin. I, 
). Nee sese dedit in conspectum corde 



cupitus. — A cette conjugaison se 
rapporte la formation cuptdo. — Au 
lieu de cUp-, on trouve dans Lucr^ce 
cuppedo ou cUpedo, iv, i082. Ardes- 
cit dira cupedine pectus. — Cic6ron 
emploie cupp^dia ou cQpedia dans le 
sens de « friandise ». Tusc. IV, 11. 
Avaritia, ambitio, mulierositas, per- 
vicacia, liguritio, temulentia, cupedia. 
II existe aussi un pluriel feminin cu- 
pediae ou neutre cupedia signifiant 
» choses bonnes k manger ». Compa- 
rez le double sens du mot friandise 
en frangais. 

cupressos, i (f.), cypres; 

1 cUpresseus et chpressinus, a, um, 

en bois de cypres ; 

2 c&pressStum, i (n.), bois de cy- 

pres ; 

3 c&pressi'fer, -f^ra, -firum, qui 

produit des cypres. 
Mot emprunt6 : xujuapiaao;. 

cura, » [f.), soin, gouci ; 
1 cfuro, as, prendre soin de ; 
curatio, onis if.), action de soi- 

gner; 
cUrdturaj as (f.), arch., soin; 
curator, oris (m.), qui prend soin 

de; 
curdbilis, ,is, e, dont il faut s'in- 

qui6ter; 
in-curdtus, a, um, non soigne ; 
aC'CUro, as, donner des soins k, 

s'acquitter de ; 
accurate, adv,, avec soin ; 
accurdtio, onis [f,), soin ; 
part, ex-curatus, a, um, arch., 

bien soign6 ; 
per-curo, as, soigner jusqu'au 

bout, gu6rir; 
prd-curo, as, s'occuper de, pour- 

voir h. ; 
pr6curatio, onis {f.), action de 

pourvoir k, soin de ; 
prdcurdtiundila, x [f.), petit em- 

ploi ; 
prdcUrdtor, oris (m.), -dtrix, 



56 



CURCULIO. 



-dtiHcis {f,), celui, celle qui 
prend soin de ; 
2 cUfiosus, a, um, soigneux ; 

curiose, adv,, avec soin ; 

cunositas, dtis (f,), soin, recher- 
che ; 

in-€uria,3e{f.)j negligence, incu- 



ne ; 



incUriosm, a, um, insouciant, ne- 
gligent ; 
incuriose, adv., avec insouciance; 
per-curiosus, a, um, tr^s soigneux, 
tr^s vigilant ; 
3 se-curus, a, um, sans inquietude, 
con Rant ; qui est en sClrete ; 
secure, adv. , sans se troubler ; 
secUntas, dtis (f.), insouciance, 
tranquillite ; sftrete. 
Dans les vieilles inscriptions (par 
ex. G. I. L. 801), on trouve la forme 
COERAVIT et {ibid. 1166) COIRAVIT 
(cf. oiti, (Bti pour uti, mcenia, moinia 
et munire, etc.). Une inscription peii- 
gnienne a fait connaHre la forme COI- 
SATENS curaverunt, laquelle prouve 
que le r de cura tient la place d'un 
ancien s (sur le changement de s en r, 
voy. flos), II faut renoncer des lors ^ 
tout rapprochement avec curia « la 
curie ». 

curculio, onis (m.), charangon, in- 
secte; 
curciiliunciilus, i (m.), arch., petit 
charangon. 

curro, is, cucurri, cur sum, curr^re, 
courir ; 

1 Gomp. : i ac-cmro, is (pf. -curri 

et -ctLCUiri), accourir; 

2 con-curro, is, -cwri, 1® se rencon- 

trer en courant; 2° concourir; 
concursus, us (m.) jl® choc; 
concursio, onis (f.) 12° concours; 

3 de-curro, is, -curri, descendre en 

courant ; 
decursus, us (m.), action de des- 
cendre en courant ; defile mili- 
taire ; 



decursio, onis (f.), marche 
taire, defile; 

4 dis-curro, is, 'Curri, coui 

tous cdtes; 
discursus. Us (m.), course ei 

sens ; 
discursim, adv., en courant qi 

5 eX'Curro, is, -curri, courir he 
excursus, us (m.), course a 

hors ; 
excursio, onis (/'.), 1® excu 

2® attaque; 
excursor, oris (m.), 1® emij 

edaireur; 2^ tirailleur; 

6 in-curro, is, -curri, courir 

contre ; 
incur sim, adv., arch., a la c« 
incursus. Us (m.) ) i® choc: 
incur sio, onis (f.) \ 2° incur: 

7 inter-curro, is, -curri, coui 

tre, intervenir; 
intercursus, us (m.), l^ act 
se Jeter en tre ; 2*> apparit 
termittente ; 

8 oc-curro, is, -cunn, couri 

devant de ; 

occur sus, usim.) \ ^^"^^^ 

• - ' iJ\\ rirau-d 
occursio, oms (f.)]^^ r 

^' 72opreven 

9 per-curro, is, -curri et -a 

parcourir ; 
percursio, onis (f.), action c 
courir ; 
iO prx-curro, is, -curri et -ex 
courir en avant ; 
prascursus, us (m.), action c 

ceder ; 
praecursio, onis {f.), 1® ad 
preceder; 2° engagemen 
minaire ; 
praecursor, oris (m.), avai 
reur, soldat d'avant-garc 
li pro-curro, is, -curri, cou 
avant ; 

il<* cou 
avar 
2® COUI 
cipil 



CUTIS. 



57 



I r^-curro, is, -curri, revenir en 
courant ; 
i*^cursus, Us (m.), course retro- 
grade; retour; 
3 suc-currOy is, -cum et-ct^um, 
1® courir sous ou vers; 2® se- 
courir; 3° impers,, se presenter 
k Tesprit ; 
14 super-curro, is, d^passer; 
lo Irans-cuwo, is, -curri et -ciicurri, 
courir au del^; 
transcursuSfUs (m.), trajetrapide; 
II D^r. : { cursus, Ms(m.), 1° course; 
2® cours; 
curso, as, courir sans cesse ou 

wement ; 
con-curso, as, 4® courir qk et 1^; 
2® se heurter; 
concursdtio, onis {f.)y action de 

courir ensemble ; 
concursdtor, oris (w.), volti- 
geur; 
diS'Curso, as, courir ga et 1^ avec 
agitation ; 
discursdtio, 6m$ (f,), course, de 
c6t6 et d'autre, visites; 
ex-curso, as, sortir souvent ; 
in-curso, as, courir ou se jeter 

sur ; 
inter-curso, as, se jeter h. la tra- 
verse ; 
oc-curso, aSy accourir au-devant, 
s'offrir ; 
occur satio, onis (^.), visite em- 
pressee, provenance; 
pcr-curso, as, i ° courir ga et l^ ; 
2" parcourir souvent; 
percursdtio, onis {f.), tourn6e; 
pro-cur so, as, escarmoucher ; 
procursdtio, onis (f.), escar- 

mouche ; 
pr6cursdt6j*es, um (m.), soldats 
d'avant-garde ; 
r^-curso, as, courir en arriere ; 
cursito , as , faire des courses fr6- 
quentes; 

in-cursito, as, faire de fr6- 
quentes incursions; 



cursim, adv,, en courant; 
cursor, oris (m.), coureur; 
2 currus, us (m.), char; 
curric&lum, i (n.), i^ course, 

2'» carriOre ; 
ciirulis, is, c,> de char ; k la fa- 
qon d'un char. 
Au lieu de cu-curri on a aussi, en 
ancien latin, ce-curri (Aulu-Gelle, VII, 
9). — On appelait sella curHlis ou 
chaise curule un sibge transports sur 
un char. Cf. Tite-Live, ix, 46; Aulu- 
Gelle, VI, 9. CUrulis pour *curruliSt 
comme fdiHna pour *farrina, Ores 
pour * Cerres, — Remarquer la pre- 
sence du mot cursus dans les d6riv6s 
frangais tels que parcours, concours, 
secou7*s, discours, 

curtus, a, um, tronque, Scourte, court; 
curto, as, Ocourter, diminuer. 

curms, a, um, courbe, recourbO; 

1 D6r. : curvo, as, courber ; 

curvam-a. x (f.) I courbure; 
curvamen, -minis (n.)) 
II Comp. : 1 in-curvus, a, um, cour- 
b6; 
incurvo, as, courber; 
incurvdtio, onis (f.), courbure; 
incurvesco,is, arch,, se courber; 
2 r^-curvus, a, um, courb6 en 
arriere ; 
r^'CurvOj as, recourber. 

cuspis, idis if.) J pointe ; pointe de lance 
ou de javelot; 
cuspido, as, rendre pointu. 

Gustos, odis (m,), gardien; 
i custodiOy is, ire, garder; 
vi-custodltus, a, um, i^ non gar- 
de; 2® qui n'est pas sur ses 
gardes ; 

2 custodia, as {f.), garde. 

cutis, is (f.), peau; 

1 cuticula, ae [f.), petite peau; 

2 inter-cus, cUtis, adj., qui est sous 

la peau. 



38 



CYATHUS. 



Cf. xito; « peau », eptuT^ « jusqu'4 
la peau ». 

cyathus, i (m.), I'* coupe, tasse; 
2« mesure (J2« d'un sextarius) pour 
les liquides ; 

cydthisso, as, arch,, verser t, boire. 
Mot emprunt^ : xuaOo;. 

cycnus ou cygnus; i (m.), cygne; 
cycneus ou cygneus, a, urn, de cygne. 
Mot emprunt6 : xuxvo;. 

cymba, » (/l), barque; 
cymbUla, as (^), nacelle. 



Mot emprunt6 : xu[x6r). 

cysibalum, i (n.), (Tord. auplur. 

bales; 
cymbdlistria , x (/l), jouei 

cymbales. 
Mot emprunt6 : x;5[x6aXov. 

cynicus, a, um, 1^ de philosop 
nique; 2® $ub$t. philosophe 
que; 

cynice, adv,j en philosophe cj 
Mot emprunt6 : xuvixtJ;. 

cytisus, i (f,), cytise, arbrisseai 
Mot emprunte : xinao?. 



D 



dama, ae (f. qqf. in.), daim. 

damnum^ i (n,), dommage, tort, pre- 
judice ; au plur, prodigalit^s. 
\ damnosus, a, um, coftteux; nui- 
sible ; 

2 in-demnis, is, e, qui n'a pas 
6prouv6 de dommage; 

3 mots archaiques en damni- : 
damnt'ficus, a, um, qui fait du 

tort; 
damni-g^rMus, a, um, qui cause 
du dommage; 

4 damno, as, condamner; obliger; 
damndtio,6nis (f,), condamnation ; 
damndtorius, a, um, de condam- 
nation ; 

con-demno, as, condamner ; 

condemndtor, oris (m.), celui qui 
fait condamner, accusateur. 
Les anciens consid6rant un vgbu 
comme un contrat pass6 avec la divi- 
nity, on trouve souvent I'expression 
damnatus voto ou voti, qui d^signe 
celui dont le souhait a k6 exauc^. 
Virg. Eel, V, 80. Ut Baccho Cererique, 
tibi sic vota quotannis Agricolaefacient: 



damnabis tu quoquc votis* — I 
primitif de damnum parait av^ 
« depense ». La parente avec I 
est probable : damnum pour 
num, comme somnm pour *si 

daps, dapis {f,), nourriture; d* 
plur, ddpes, um, festin ; 
ddpinOj as, arch., servir k m 
On rapproche ordinairement c 
8audvY)..Mais le rapprochemen 
etre impossible, est cependan 
teux, car daps a le sens de « ; 
ture », plutdt que celui de « d6p 
Hor. Od, IV, 4, 12 (de aquila) 
in reluctantes dracones Egit 
dapis atque pugnss, Ov. Her. 
Efferus humana qui dape pavit 
— Dans la langue religieuse, d 
signe la nourriture ofFerte en si 
aux dieux. Cat. JR. R. 131. Daj^ 
bubus piro florcnte facito. Id. li 
pem hoc modo fieri oportet, Jovi 
culignam vini quantumvis pollu 
Au pluriel, dapes se dit soit d'ur 
offert aux dieux, soit d'un 
luxueux. 



DECEM. 



59 



, prep., lo du haut de; 2o au sujet 
• de; 

1 En composition, de s'abr^ge d'or- 
dinaire devant les voyelles {dS- 

^ inde, ensuite, etc.) ; en outre, il 
peut y avoir contraction (dein, 
puis; dego pour ^de-ago, je 

bm^ne ; demo pour *de-emo, j'dte) ; 
Der. : 1 de-hinc ou dehinc (mono- 
syll.), adv., de la, d6s lors ; 

2 de-in ou ddn (monosyll.), adv,, 
puis ; 

d^in-ceps ou deinceps (dissyll.) 
adv., d6sormais (v. capio); 

3 de-ind^ ou deindi (dissyll.), 
adv., ensuite; 

4 de-mum, adv., enfin, seulement 
alors ; seulement ; 

o deni-qu^, adv., enfin; 

6 de-nuo,adv.,de nouveau (v. no- 
I vus) ; 

7 d^-orsum ou deorsum (dissyll.), 
en bas (v. verto) ; 

8 de-supei^ adv., d'en haut; en 
haut; 

9 voy. en outre dans Vindex les 
composes tels que decurro, dela- 
bor, descendo, etc. ; 

III Compar. ; detMor, or, us, de 

qualit6 inferieure ; 
superl. deteirimus, a, um, tr6s 

mauvais. 
Cette preposition, qui ne se retrou- 
»e pas en grec, existe en osque sous 
la forme dat ou da : DAT SENATEIS 
TANGINVD « de senatus decreto »; 
DADICATTED « dedicavit ». La forme 
DAT donne a penser que le latin de est 
wiancien ablatif ay ant perdu sa con- 
wnne finale (cf .prod- et pro, sed- et se-) . 
- Benique est pour *dene'que (cf. 
^ique pour *unde-que) : *dene 6tait 
wie formation analogue a pone, su- 
P^ww. — Beterior est un comparatif 
tor^dede; cf. in-terior, ex-terior. De 
detenorvient le superlatif de^er-nmus. 
r Ikmum est un autre superlatif, for- 
nix comme primum. On en sent encore 



la signification temporelle dans des 
phrases comme celles-ci: Virg. JEn. 
I, 632. Me quoque per multos similis 
fortuna labores Jactatam hac demum 
voluit consistei'e terra. Ov. Met. xni, 
209. Decimo demum pugnavimus anno. 
Cf. nunc demum, turn demum. A c6t6 
de demum il y avait, en vieux latin, 
une forme demus, ^& m6me qu'on a 
rursus k c6t6 de rursum. — Sur la 
composition de dein, v. inde. — Les 
nombreux rapports exprimes par de se 
ram^nent en derni^re analyse k I'id^e 
d'extraction, d'origine et de cause. On 
peut observer la s6rie des sens dans 
les phrases suivantes: Priami de gente. 
Unus de illis. De publico. Signum de 
marmore. Be consilii sententia. Gravi 
de causa. Res de qua agitur. 

decern, n. de nombre induct., dix ; 

I D6r. : 1 dSc-ies, adv,, dix fois ; 

2 dScimus, a, um, dixi^me ; subst. 

d^cima, ae (/'.), dime; 
decimo, as, d^cimer; 

3 d€ni, X, a, dix par dix ; 
denarius, it (m.), denier; 

4 d^cem-ber, -bris {m.], d6cem- 

bre, 10® mois du calendrier 
romain primitif ; 

II Comp. : Composes avec decern 

premier terme : 

1 dec-ennis, is, e (v. annus) ; 

2 dec-uria, ae (f.) (v. vir)\ 

3 dec-ussis, is (f.) (v. as) ; 
Composes avec decern second 

terme (noms de nombre) : 
un-d^cim, onze; un-decimus, a, 

um, onzi^me; 

duo-decim, douze ; duod^cimus, 

a, um, douzitoe, etc. 

De decimus est derive decumdnus 

ou decimdnus (comme de primus, pri- 

mdnus) : ce mot a difFerents sens ; il 

d^signe, par exemple, les soldats de 

la dixitoe 16gion, les employes qui 

Invent la dime, le dixitoe sillon per- 

pendiculaire au cardo, etc. — Deni est 



60 



DECET. 



pour *dec'ni, comme lunn pour */wc- 
na. — Le denarius (s-ent. nummus) 
valait h. I'origine dix as. — Le nom de 
nombre « dix » est le mdme dans toute 
la famille : §£xa, Sanscrit dagan. En 
gothique, le d devient r§guli6rement t 
et le c devient h : taihun, d'oQ Tan- 
glais te7i, et Tallemand zehen, zehn, 
C'est, en effet, une loi des langues 
germaniques (gothique, anglo-saxon, 
anglais, danois, neerlandais, etc.) que 
les lettres douces primitives se chan- 
gent en fortes. Ainsi d, b, g, devien- 
nent t, j), At on a, par exemple, en 
anglais, two, teach, tame, tear, tooth, 
eat, neaty en regard du grec 8uo, 
8£ixvu[xi, 8a(xa(D, docxpu, 6do6;, edofxat, 
eBo;; know, knee, queen, yoke, work, 
en regard du grec y^T^^'''^^» yovu, 
Yuvrl, ^uyo;, Fs'pYov. D'autre part, les 
lettres primitivement fortes se chan- 
gent en aspirees : ainsi t, p, k de- 
viennent th, f, h, Exemples : three, 
thou, thin, the correspondent k xpsT;, 
Tii (forme dorienne), xavao;, z6', father, 
foot, first, full, h. Tzoi-zTip, Ko6;, 7up©to;, 
^:h\pr^i ; heart, hand, hundred a xapS'a, 
xu(ov, IxaTo'v. Enfin les aspirees 0, 9, •/ 
sont remplacees par les douces d, b, g, 
Ainsi k Or[p , Oupa , Oapao; , epuOpd; , 
t'Otiixi correspondent deer, door, dare, 
red, do ; a 9epa), (ppaxwp, 09p6; r^pon- 
diQnibear, brother, brow; ax^iv, x^P'^o^ 
ar/yxit^xi r^pondent goose, garden, an- 
gry. Ces changements, qui ont donn§ 
une physionomie k part aux langues 
germaniques, sont connus sous le nom 
de loi de substitution des consonnes, 
ou loi de Grimm. — L'allemand, au 
milieu des langues germaniques,occupe 
une position a part, en ce qu'il a fait 
subir aux consonnes germaniques un 
nouveau d^placement. C'est ce qu'on 
appelle la seconde substitution de con- 
sonnes ; elle est plus recente et moins 
g6n6rale que la premiere. L'allemand, 
dans les mots qui ont en anglais un t, 
met z ou tz; dans ceux qui ont en 



anglais th, il met d; dans cei 
ont en anglais d, il met t. Ainsi 
teach, tame, tear, tooth, seat il 
zwei, zeigen, zdhmen, zdhre, 
sitzen;k three, thou, thin, the 
pose drei, du, diinn, der; a door 
do, il oppose Thiir (le th se pro 
comme un t), roth, thun, II fau 
jours avoir presente a Tesprit 
double loi de substitution des 
sonnes quand on rapproche ui 
germanique d'un mot latin ou gr 

decet, decuit, decere, 6tre convei 
I Comp. : de-d^cet, il neco: 

pas; 
II D6r. : \ dicens, -entis, adj 
cent, convenable; 
in-dicens, entis, adj., inc 

nant ; 
d^center, adv., d6cemmen 

biens6ance ; 
in-decenter, adv., d'une m 

inconvenante ; 
dMcentia, ae (f.), d^cence, ^ 
in-decentia , a? (f,) , \m 
nance ; 

2 decus, -cdris (n.), honneu 
decdro, as, honorer; 
dB'dicus, -cdris (n.), d( 

neur ; 
dB-decoro, as, deshonorei 

3 decor, oHs (m.), grS,ce, b« 
d^corus, a, urn, beau ; 
in-dScorus, a, um, laid, ; 

venant ; 
dScore, adv., avec gr3,ce; 
ind^core, adv., d'une m 

inconvenante ; 
d^coro, as, embellir. 
Entre le neutre decus et le m? 
decor la relation est la ra6me qi 
tempus et tepor, onus et honor. 
m6me racine se trouve dans l 
80x^0), 8(i5a; I'idee premiere est 
bier, paraitre ». 

deleo, es, evi, Btum^ 5re, efface 
truire. 



DEUS. 



61 



3 parfait delevi est compos6 de 
jt de levi, parfait de lino « en- 
•e ». Du parfait dg/^ut, on a tir6 un 
sent deleo^ d*apr6s le module dere- 
), replevi. Le sens du verbe est 
sffacer ». Cic. Att, XV, 4. Hubeo, 
hi crede : sed jam scripseram ; de- 
c nelui. Id. Cluent, 14. Hac Dinea 
tamentum faciente, cum tabulas pre- 
ndisset Oppianicus, digito legata 
Imt. Ovid. Met. IX, 522. Scribit 
miatque tabellas, Et notat et delet, 
J fig. <c detruire ». Cic. Dejot. 13. 
naius vero judicia tarn honor ifica, 
s unquam vetustas obj'uetj aut qux 
\ta delebit oblivio? Id. Div. I, 5. De- 
e religionem. Cic. Rose. Amer. 45. 
bes delevit, f rages pei'didit. Caes. 
6r. Ill, 20. Delere omnem exercitum. 
On trouve aussi le participe delt- 
n. Cic. Verr. II, 55. Ex qua tantum 
torium vetus delitum sit et novum 
ductum, — Cette derni^re forme, 
n moins que la deduction des sens, 
livent faire repousser T^tymologie 
i de et oleo. 

)lphina8, i (m.), dauphin. 
Mot emprunt6 : BeX^^. 

ens, dentis (m.), dent; 

1 dentdtusy a,um, gami de dents, 

dentel^ ; 
e-dento, as, arch.j faire tomber 

ou casser les dents; 
e'dentaius, a, um, arch., 6dent6 ; 

2 dentio, is, ire, pousser, en parr 

lant des dents; 

3 dentdlia, turn (n.), partie de la 

charrue ou s'adapte le soc ; 

4 composes avec dens premier 

terme : 
dentirfrangibUlum, i (n.), arch., 

rinstrument pour casser les 

dents, c. d. d. le poing; 
denti-lSgus, i (m.), arch., qui 

ramasse ses dents, a qui Ton 

a cass6 les dents ; 
dmti'frlcium, ii (n. ) , dentifrice ; 



denti-scalpium , ii (n.), cure- 
dents ; 
Composes avec -dens second terme : 
bt'dens, entis, adj., qui a deux 
dents; subst. (f.), brebis; (m.J, 
hoyau k deux fourchons; 
bidental, dlis (n.), lieu frapp^ de la 
foudre que Ton purifiait par le 
sacrifice d'une brebis ; 
tri-dens, entis, adj^, qui a trois 

dents; subst. (w.), trident. 
Le mot existe danstoute la famille; 
dans le grec 6-8ou; (g6n. oSovtos) 
Vo initial est prosth^tique comme dans 
o-{x7£(D := mingo. Sanscrit danta-s, 
Lithuanien danti-s. Cymrique dant. 
Anglais, tooth. Allemand, Zahn. Pour 
la correspondance des consonnes ger- 
maniques, v. decern. 

densus, a, um, et con-densus, a, um, 
epais, serre ; 

1 dense, adv., frequemment; 

2 densitas, dtis (/'.), frequence; 

3 denseo, es, et 

con-denseo,es, 
arch., 
denso, as,eicon- 
den^o, as, 
Grec Saaii-s « 6pais » : mais le 
suffixe est different. 

dens, voc. deus, gr^n. dei (m.), dieu, 
et dea, » {f.), deesse ; 

1 divus, a, um, divin; subst. (m.), 

dieu; {f.), d6esse; 
divlnus, a,um, diwin; subst. {m.), 

devin ; 
divine, adv. 1® divinement; 2» par 

divination ; 
divinitas, dtis (f.), divinity ; 
divimtus, adv., de la part des 

dieux ; 
divlno, as, prophetiser; 
divindtio, onis (/'.), divination; 

2 dius, a, um, arch, divin; subst. 
(m.), dieu ; (/*.), deesse ; 

medius Fidius (s. e.juvet), propr. 



serrer, con- 
denser. 



60 



DECET. 



pour *dec-nij comme luna pour */wc- 
na. — Le denarius (s-ent. nummus) 
valait h I'origine dix as. — Le nom de 
nombre « dix » est le m^me dans toute 
la famille : dsxoc, Sanscrit dagan. En 
gothique, le d devient r§guli6rement t 
et le c devient h : taihun, d'oQ I'an- 
glais ten, et Tallemand zehen, zehn, 
C'est, en effet, une loi des langues 
germaniques (gothique, anglo-saxon, 
anglais, danois, neerlandais, etc.) que 
les lettres douces primitives se chan- 
gent en fortes. Ainsi d, 6, g, devien- 
nent t, p, k : on a, par exemple, en 
anglais, two, teach, tame, tear, tooth, 
eat, seat, en regard du grec Suo, 
8£ixvu[xi, 8a[xaa), Baxpu, oSou;, E^ofxai, 
Bo;; knoiu, knee, queen t yoke^ loork, 
en regard du grec y ly v«oaxw , ydvu, 
Yuvri, J^uyd;, Fspyov. D'autre part, les 
lettres primitivement fortes se chan- 
gent en aspirees : ainsi t, p, k de- 
viennent th, f, h. Exemples : three, 
thou, thin, the correspondent h Tpsl;, 
•:6 (forme dorienne), Tavao;, •:6; father, 
foot, first, full, h. T:aT7)p, tcou;, TupOTo:, 
rXrlpT); ; heart, hund, hundred a xapBia, 
x;5wv, IxaTo'v. Enfin les aspirees 8, 9, -/ 
sont remplacees par les douces d, b, g, 
Ainsi a Otjp , Oupa , Oapao; , epuOpd; , 
T^07){jLt correspondent deer, door, dare, 
red, do ; a (pipto, 9paTwp, o^p^; repon- 
deTiibear,brothei\broiu; ^/.'i^, x°P^°«» 
a-/vu[iai r6pondent goose, garden, an- 
gry, Ces changements, qui ont donn6 
une physionomie k part aux langues 
germaniques, sont connus sous le nom 
de loi de substitution des consonnes, 
ou loi de Grimm. — L*alleraand, au 
milieu des langues germaniques,occupe 
une position a part, en ce qu'il a fait 
subir aux consonnes germaniques un 
nouveau d^placement. G'est ce qu'on 
appelle la seconde substitution de con- 
sonnes ; elle est plus recente et moins 
g6n6rale que la premiere. L'allemand, 
dans les mots qui ont en anglais un t, 
met z ou tz; dans ceux qui ont en 



anglais th, il met d; dans ce 
ont en anglais d, il met t. Ainsi 
teach, tame, tear, tooth, seat il ( 
zwei, zeigen, z&hmen, zdhre, 
sitzen; k three, thou, thin, the 
pose drei, du, dUnn, der; a doo 
do, il oppose Thur (le th se pr< 
comme un t), roth, thun, II fai 
jours avoir presente a Tespril 
double loi de substitution de 
sonnes quand on rapproche u 
germanique fl'un mot latin ou g 

decet, decuit, decere, ^tre conve 
I Comp. : de-d^cet, il ne-cc 

pas; 
II D6r. : \ d^cens, -entis, ad 
cent, convenable; 
in-d^cens, entis, adj., in 

nant ; 
d^center, adv., d6cemmer 

bienseance ; 
in-decenter, adv., d*une n 

inconvenante ; 
d^centia, ae (f.), decence, 
in-decentia , ae (f.) , in 
nance ; 
2 decus, -c6ris (n.), honnei 
decoro, as, honorer; 
dB-d^cus, 'Cdris (n.), d 



neur; 



de-decoro, as, deshonore 
3 decor, ons (w.), grace, 1: 
d^corus, a, urn, beau ; 
in-d^corus, a, um, laid, 

venant ; 
d^core, adv., avec gr&ce 
ind^core, adv., d*une r 

inconvenante ; 
decoro, as, embellir. 
Entre le neutre decus et le m 
decor la relation est la m^me q 
tempus et tepor, onus et honor 
m6me racine se trouve dans 
8ox£w, Sd?a; Tidee premiere es 
bier, paraitre ». 

deleo, es, evi, etumy Bre^ efifac 
truire. 



t. 




DEUS. 



61 



.e parfait delevi est compost de 
et de levi, parfait de lino « en- 
re ». Du jparfait d€lBvif on a tir6 un 
aent deleo, d'apr^s le module de re- 
», repl€vi. Le sens du verbe est 
effacer ». Cic. Att. XV, 4. RubeOy 
Ihi crede : sed jam scripseram ; de- 
re nelui. Id. Cluent i 4. Hoc Dinea 
tUmentum faciente^ cum tabulas pre- 
tndisset Oppianicus, digito legata 
deoit. Ovid. Met. IX, 522. Scnbit 
^mnatque tabellds, Et notat et delet, 
lOfig. « detruire ». Cic. Dejot. 13. 
tiiatus vero judicia tarn honorifica, 
tSB unquam vetustas obruet, aut quas 
%ta delebit oblivio? Id. Div. I, 5. De- 
•e religionem. Cic. Rose. Amer. 45. 
'bes delevit, fruges pei'didit, Caes. 
G. Ill, 20. Belere omnem exercitum. 
On trouve aussi le participe delt- 
TO. Cic. Verr. II, 55. Ex qua tantum 
itorium vetus delitum sit et novum 
ductum. — Cette demidre forme, 
m moins que la deduction des sens, 
)ivent faire repousser Tdtymologie 
3 de et oleo. 

elpblnus, i (m.), dauphin. 
Mot emprunt6 : BsX^^v. 

lens, dentis (m.), dent; 

1 dentdtusj a, um, garni de dents, 

dentel6 ; 
e-dento, as, arch., faire tombcr 

ou casser les dents ; 
e-dentulus, a, um, arch., 6dente ; 

2 dentio, is, ire, pousser, en par- 

lant des dents ; 

3 dentdlia, ium (n.), partie de la 

charrue ou s'adapte le soc ; 

4 composes avec dens premier 

terme : 
denti'frangibUlum, i (n.), arch., 

rinstrument pour casser les 

dents, c. a. d. le poing; 
denti'l^gus, i (m.), arch., qui 

ramasse ses dents, k qui Ton 

a cass6 les dents ; 
dmU'frtciumj ii{n.), dentifrice ; 



l; 



denti'Scalpium , ii (n.), cure- 
dents; 
Composes avec -dens second terme : 
bt-dens, entis, adj., qui a deux 
dents; subst. (f.), brebis; (m.j, 
hoyau k deux fourchons; 
bidental, dlis (n.), lieu frapp6 de la 
foudre que Ton purifiait par le 
sacrifice d'une brebis ; 
trt-dens, entis, adj., qui a trois 

dents; subst. (w.), trident. 
Le mot existe dans toute la famille ; 
dans le grec o-Bou; (g6n. oSovto;) 
I'o initial est prosth^tique comme dans 
o-fxr/Ew = mingo, Sanscrit danta-s. 
Lithuanien danti-s. Cymrique dant. 
Anglais, tooth. Allemand, Zahn. Pour 
la correspondance des consonnes ger- 
maniques, v. decem. 

densus, a, um, et con-denstu, a, um, 
epais, serr6 ; 

1 dense, adv., fr^quemm^rit; 

2 densttas, dtis if.), Mjumtuur, 

3 denseo, es, et : 

con-denseOfes, I 
arch., *''\'''^ ''^" 

demo, as, Hiam- \ '^'^^'^* 
denso, a$, I 

sufBxe eft difUfftati, 

i ditm, a, wf$, 6rfm u mfM, 'm.,, 

dmnu$, a,um, ^mn,m0M. m, , 
devin ; 

divini, ad9. i* ^Wthm^M,^ y^ 

divioaiioo; 
divintias, dU$ if, , 4t¥i^A 
diviratm, tf*., 4^ >^ -^, <^ 

dieax; 

2 mu^ «, «gfg ^^^ ^.,^ 

naUtmtmm %.* ^^, 



»' 



60 



DECET. 



pour *dec-ni, comme luna pour */mc- 
na. — Le denarius (s-ent. nummus) 
valait h I'origine dix as. — Le nom de 
nombre « dix » est le mdme dans touie 
la famille : Ssxoc, Sanscrit dagan. En 
gothique, le d devient r§guli6rement t 
et le c devient h : taihun, d'oQ Tan- 
glais ten, et Tallemand zehen, zehn, 
C'est, en effet, une loi des langues 
germaniques (gothique, anglo-saxon, 
anglais, danois, n^erlandais, etc.) que 
les lettres douces primitives se chan- 
gent en fortes. Ainsi d, b, g, devien- 
nent t, j), k : on a, par exemple, en 
anglais, two, teach, tame, tear, tooth, 
eat, seat, en regard du grec Suo, 
Be{xvu[xi, 8a[xa(jD, 8axpu, oSou;, £§o(xaci, 
Bo;; know, knee, queen, yoke, work, 
en regard du grec yiYvaSaxw, yovu, 
Yuvr[, J^uyo;, Fspyov. D'autre part, les 
lettres primitivement fortes se chan- 
gent en aspirees : ainsi t, p, k de- 
viennent th, f, h, Exemples : three, 
thou, thin, the correspondent h. Tpsi;, 
Ti5 (forme dorienne), xavao;, xd; father, 
foot, first, full, h T:aT7)p, tuou?, JupcDio;, 
izki\pr^i ; heart, hund, hundred a xapS^a, 
x;5wv, IxaTo'v. Enfin les aspirees 0, 9, -/ 
sont remplacees par les douces d, b, g. 
Ainsi k OtJp , Oiipa , Oapao; , IpuOpd; , 
T^07){jLt correspondent deer, door, dare, 
red, do ; a 9ipw, ^partop, o^p;^; repon- 
dienibear, brother, brow; ^/.^v, xop^o?» 
ayvutiai r6pondent goose, garden, an- 
gry. Ges changements, qui ont donn6 
une physionomie k part aux langues 
germaniques, sont connus sous le nom 
de loi de substitution des consonnes, 
ou loi de Grimm. — I/alleraand, au 
milieu des langues germaniques,occupe 
une position h part, en ce qu'il a fait 
subir aux consonnes germaniques un 
nouveau d^placement. G'est ce qu'on 
appelle la seconde substitution de con- 
sonnes ; elle est plus r^cente et moins 
g6n6rale que la premiere. L'allemand, 
dans les mots qui ont en anglais un t, 
met z ou tz; dans ceux qui ont en 



anglais th, il met d; dans ce 
ont en anglais d, il met t, Ainsi 
teach, tame, tear, tooth, seat il 
zwei, zeigen, z&hmen, zdhrCi 
sitzen;k three, thou, thin, the 
pose drei, du, dilnn, der; a doc 
do, il oppose Thur (le th se pr 
comme un t), roth, thun, II fa 
jours avoir presente a Tespri 
double loi de substitution de 
sonnes quand on rapproche u 
germanique fl'un mot latin ou g 

decet, decuit, decere, ^tre convc 
I Comp. : de-dScet, il ne.c< 

pas; 
II D6r. : i decern, -entis, ao 
cent, convenable; 
in-d^cens, entis, adj., in 

nant ; 
decenter,adv., d§cemmei 

bienseance ; 
in-d^center, adv., d'une d 

inconvenante ; 
d^centia, ae (f.), decence, 
in-d^centia , ae (f.) , ii 
nance ; 

2 decus, -c6ris (n.), bonne 
decdro, as, honorer; 
dB-d^cus, -cdris (n.), c 

neur ; 
d€-decoro, as, deshonore 

3 decor, Ons (m.), grftce, 1 
d^corus, a, urn, beau ; 
in-d^corus, a, um, laid, 

venant ; 
dSc&re, adv., avec grto 
ind^core, adv., d'une i 

inconvenante ; 
d^coro, as, embellir. 
Entre le neutre decus et le n 
decor la relation est la m6me c 
tempus et tepor, onus et honor 
mtoe racine se trouve dans 
Sox^w, Sofa; Fidee premiere es 
bier, paraitre ». 

deleo, es, evi, €tum^ ere, efifac 
truire. 



DEUS. 



61 



e parfait deleoi est compost de 
Bt de levi, parfait de lino « en- 
re ». Du jparfait dg/^vt, on a tir6 un 
sent deleoy d'apr^s le module dere- 
0, replevi. Le sens du verbe est 
effacer ». Cic. Att, XV, 4. Rubeo, 
ifct crede : sed jam scripseram ; de- 
re nelui. Id. Cluent i4. Hoc Dinea 
tUimentum fadente, cum tabulas pre- 
tndisset Oppianicus, digito legata 
ikoit Ovid. Met. IX, 522. Scribit 
cmatque tabellas, Et notat et delet, 
lUfig. tt d^truire ». Cic. Dejot. 13. 
tnaUis vero judicia tarn honorifica, 
(SB unquam vetustas obruety aut quae 
%ta delehit oblivio? Id. Div. I, 5. Pe- 
•e religionem. Cic. Rose. Amer. 45. 
'bes delevit, fruges pei'didit. Caes. 
G. Ill, 20. Delere omnem exercitum. 
On trouve aussi le participe dell- 
TO. Cic. Verr. II, 55. Ex qua tantum 
^orium vetus delitum sit et novum 
\ductum. — Cette dernidre forme, 
m moins que la deduction des sens, 
3ivent faire repousser T^tymologie 
e de et oleo. 

elpbinus, i (m.), dauphin. 
Mot emprunt6 : SsX^^v. 

iens, dentis (m.), dent; 

1 dentdtus, a, um, gami de dents, 

dentel6; 
e-dentoy as, arch., faire tomber 

ou casser les dents ; 
e-dentulus, a, urn, arch., 6dent§ ; 

2 dentio, is, ire, pousser, en par- 

lant des dents; 

3 dentdlia, ium (n.), partie de la 

charrue ou s'adapte le soc ; 

4 composes avec dens premier 

terme : 
dentirfrangibulum, i (n.), arch., 

I'instrument pour casser les 

dents, c. d. d. le poing; 
denti-l^gus, i (m.), arch., qui 

ramasse ses dents, k qui Ton 

a cass6 les dents ; 
dmti'frtdum^ ii {n. ) , dentifrice ; 



denti-scalpium y ii (n.), cure- 
dents; 
Composes avec -dens second terme : 
bt-dens, entis, adj., qui a deux 
dents; subst. (f.), brebis; (m.j, 
hoyau k deux fourchons; 
bidental, dlis (n.), lieu frapp6 de la 
foudre que Ton purifiait par le 
sacrifice d'une brebis ; 
tri-dens, entis, adj., qui a trois 

dents; subst. (w.), trident. 
Le mot existe dans toute la famille ; 
dans le grec o-Bou; (gen. oSdvxo;) 
Vo initial est prosth^tique comme dans 
6-{jLi-/£w = mingo. Sanscrit danta-s. 
Lithuanien danti-s. Cymrique dant. 
Anglais, tooth. Allemand, Zahn. Pour 
la correspondance des consonnes ger- 
maniques, v. decern. 

densus, a, um, et con-densus, a, urn, 
epais, serre ; 

1 dense, adv., frequemment; 

2 densitas, dtis if.), frequence; 

3 denseo, es, et 

con-denseo,es, 
arch., 
I denso,as,eicon- 
den^o, as, 
Grec 8aa;5-5 « 6pals » : mais le 
suffixe est different. 



deus, voc. deus, g6n. dsi (m.), dieu, 
et dea, ae (f.), deesse ; 

1 divus, a, um, divin; subst. (m.), 

dieu; (f.), deesse; 
dlvlnus, a, WW, divin ;sm6s^ (w.), 

devin ; 
divine, adv. 1® divinement; 2® par 

divination ; 
divlnXtas, dtis (f.), divinit6 ; 
divinitus, adv., de la part des 

dieux ; 
divino, as, prophetiser; 
divindtio, onis {f.), divination; 

2 dius, rt, um, arch, divin; subst. 
{m.), dieu ; (f.), deesse ; 

medius Fidius (s. e.juvet), propr. 



serrer, con- 
denser. 



62 



DEXTER. 



que le dieu de la bonne foi me 
vienne en aide ! 
cKdlis, is, e, i° du jour; 2° de 
Jupiter ; 

3 JdviSj is (m.), arch,, ) Jupiter, 
Ju-pUe7\Jdvis{m.), \ divinity ; 

4 Jdntis (pour* Dianus), i (w.), 

Janus, divinit6; 

jdnudrius, ii (w.), Janvier, propr, 
mois de Janus ; 

Jdniculum, i (n.), le Janicule, 
propr, mont de Janus; 

f6m. Diana, « (/".), Diane, divi- 
nity ; 

5 JtinOj onis (/".), Junon. 
Junonius, a, urn, et Junondlis, is, 

e, de Junon ; 
Deus est une forme contract§e pour 
* deivus :\ev, entre deux voyelles, est 
tomb6, comme dans ditior pour divi- 
tior, MAVRTE (C. I. X. I, 63) pour 
Mavorti, IVENTA {Ibid, 1202) pour 
juventa, FLVIO [Ibid. 199, 9) pour flu- 
vio. La diphthongue ou voyelle longue 
de * deius s'est ensuite abr6gee : de la 
deus, et au pluriel dii, diis, — Mais a 
cdte de ce substantif contracts s'est 
conservee la forme adjective * deivus, 
divus, ainsi que le neutre dium, desi- 
gnation du ciel {sub dio « sous le 
ciel »). II y a, en outre, un adjectif 
dius « divin » (inusite au nominatif 
masculin). Virg. Mn. XI, 657. Dia 
Camilla. Hor. Sat, I, 2, 32. Sententia 
dia Catonis, — D'autre part, nous 
trouvons des formes en DIOV. Le 
nom du Dieu suprtoe 6tait a I'ori- 
gine* Dious, et cette forme est restee 
au nominatif * Diou{s)piter, * Jou{s)- 
piter, Jupiter, La langue ayant fait 
passer ce mot dans la d6clinaison des 
thtoes en t (of. juvenis, mensis, te- 
nuis), on a eu le nominatif *Diovis, 
Jovis, — L'adjectif divinus est regu- 
li^rement tir6 de dlvus, comme vici- 
nus de vidus, — Le f6minin Diana 
est form6 comme Silvdnus, oppidd- 
nus. Quant au masculin Janus , il est 



peut-6tre d'une 6poque plus ancieM 
(cf. le grec Zrfv). — Una formaal 
assez difficile k expliquer est /toid 
dont la premiere partie est sans dou^ 
* Diouna, a laquelle est venu s'ajouta 
un nouveau suffixe. II n*est pas don 
teux que Juno 6tait Tun des nomsdj 
la lune : on invoquait Juno naveUa'ii 
commencement de chaque mois (V» 
ron, L, X. VI, 27). — L'idee commimi 
renferm6e dans tous ces noms est cdlj 
de « briller ». * Deivus correspond 
exactement au Sanscrit d&vas « birf 
lant, divin » ; a * Djous-piter, Ju-piUi 
repond le Sanscrit hjdus-pitar « ]§ 
P^re Ciel ». Le genitif de Djdus est 
Divas. La forme grecque est ZaJ;, 
pour*Aj£i55, g6nitif Aid;, pour*AiF(fc 

— Le nom de divinit6 enferm^ daos 
Tanglais tues-day « mardi », dans I'll-: 
lemand Diens-tag (ancienn.' zis-tag),, 
est de la m6me origine : c'est le difeir 
anglo-saxon Tw, vieux haut-allemand 
Zio, lequel fut faussement identifi§ i 
r^poque romaine avec Mars. — Sur 
les consonnes germaniques, v. decern. 

— Irlandais dia « dieu ». Lithuanien* 
devas « dieu ». — C'est done le m^me 
nom de la divinity que nous trouvons 
au berceau de toutes les languei de 
la famille. — Une question tr^s. con- 
trovers^e est de savoir si Oed; appar- 
tient k la m6me origine. — V. les 
autres mots de la m6me famille a dies. 



dexter, -tera ou -tra, -terum ou -trum, 

qui est a droite ; 

1 subst. dexter a ou -tra, a? {f,), 

main droite : 
dextella, «(/".), petite main; 

2 dexter eo\x-tre, adv., adroitement; 

3 dextMtas, dtis {f,), dext6rite; 

4 dextrorsum, dextrorsus, adv., a 

droite (v. verto) ; 
superl. dexttmus, a, um, qui est 
k Textrtoe droite. 
Dexter signifie aussi « adroit, ha- 
bile ». Virg. Mn. IV, 293. Et quae 



DICO. 



63 



%a fandi Tempora^ qui rerum 
lodus. Certains presages 6tant 
helireux s'ils se presentaient 
dexter a signifi^ « favorable ». 
auspicia. On devait s'avancer 
it el en pr6sentant la droite. 
;n. VIII, 302. Et nos, et tm 
di pede sacra secundo, — Dex- 
i que sinistei*, sont proprement 
iparatifs. Le positif se trouve 
grec BsSid;, dans le Sanscrit 
« adroit ». — Le superlatif 
s est form6 comme intimus, 



, atis (n.), diad^me ; 

ndtus, a, urn, orne d'un dia- 

le. 

mprimte : 8taS7){xa. 

i [f,), 1° regime de vie; 2° ha- 

)n. 

mprunte : Uclixcl. 

;ti8, a, um, qui conceme la 

>sion; dialectique; 

lectica, 3B et didlectice, es (f.), 

i dialectique ; 

lecticCj adv., selon les regies 

e la dialectique. 

imprunte : BiaXsxTixo';. 

(f.), proems, 
mprunte: S^xt). 

, dixi, dictum, dic^re, dire; 

ip. : 1 adrdico, is, 1° adjuger, 
attribuer, livrer; 

iddictio, onis [f,), adjudication 
legale ; 

on-dico, is, convenir de, con- 
center ; 

f-dico, is, publier, ordonner; 

'dictum, i (n.) 6dit, ordon- 
nance ; 

idictio, 6nis{f,), arch,, procla- 
mation ; 

In-dlco, is, prescrire, assi- 
gnor; 



indictio, puis (f,), taxe, contri- 
bution ; 

5 inter-dicOj is, interdire ; 
interdictiOj onis (f,), interdic- 
tion ; 

interdictum, i (n.), 1° decision 
provisoire ; 2° interdiction ; 

6 praS'dico, is, pr6dire; 
prdedictio, onis (J.), prediction ; 
prxdictum, i (n.), 1* conven- 
tion; 2<»ordre; 3° prediction; 

7 pro-dico, is, 1° fixer d'avance; 

2* reculer, diff^rer; 

8 composes avec un element 

autre qu'une proposition : 
b^ne-dico, is, prononcer des 

paroles de bon augure ; 
b^nedictum, i (n,), belle ou 

bonne parole; 
mcHe-dico, is, prononcer des 

paroles de mauvais augure; 
male-dicenSf entis, adj., inju- 
rieux ; 
mdlMiccntia, a? (/.), langage 

injurieux ; 

• ,^ ,. . . / V / parole in- 
maleaictum, i (n.j, j r . 

mdlMictio, Onis (/.),) ^ , ' 
* ^' ''[ outrage ; 

vdl^'dico, is, dire adieu; 

9 composes participes : 
in-dicens, entis, arch,, qui ne 

consent pas : non me indi- 
cente, Ter. , non sans mon 
aveu ; 

in-dictus, a, um (a distinguer 
du participe de indico) : 
1® dont on ne parle pas; 
2° non plaide ; 
II D6r. : 1 dictum, i (n.), parole ; 
2 dicto, as, 1® rep§ter; 2® dieter; 
3° prescrire; 

dictator, Oris (m.), dictateur; 

prodictdtor, oris (m.), prodic- 
tateur; 

dictdtrix, ids (f.), arch., sou- 
veraine maltresse; 

dictdtorius, a, um, de dicta- 
teur, dictatorial ; 



62 



DEXTER. 



que le dieu de la bonne foi me 
vienne en aide ! 
didlis, is, e, i° du jour; 2° de 
Jupiter ; 

3 J6vi8yis{m,), arch,, ) Jupiter, 
Ju-pUer, Jdvis {m,)j \ divinit6; 

4 Janus (pour* Dianus), i (m.), 

Janus, divinity ; 

jdnudrius, ii (wi.), Janvier, propr, 
mois de Janus ; 

Janiculum, i (n.), le Janicule, 
propr, mont de Janus; 

f6m. Lldna^ « (/".), Diane, divi- 
nity; 

5 Juno, onis {f,), Junon. 
Junonius, a, um, et Junonalis, is, 

e, de Junon ; 
Deus est une forme contract6e pour 
* deivus :\ev, entre deux voyelles, est 
tomb6, comme dans ditior pour divi- 
tior, MAVRTE (C. I. L, I, 63) pour 
Mavorti, IVENTA (Ibid. 1202) pour 
juventa, FLVIO {Ibid. 199, 9) pour flu- 
vio. La diphthongue ou voyelle longue 
de * deius s'est ensuite abr6gee : de la 
dMSy et au pluriel dii, dXis. — Mais a 
cdte de ce substantif contracts s'est 
conserv^e la forme adjective * deivus, 
divus, ainsi que le neutre dtum, desi- 
gnation du ciel {sub dio « sous le 
ciel »). II y a, en outre, un adjectif 
dius « divin » (inusite au nominatif 
masculin). Virg. Mn. XI, 657. Dia 
Camilla. Hor. Sat, I, 2, 32. Sententia 
dia Catonis. — D'autre part, nous 
trouvons des formes en DIOV. Le 
nom du Dieu supreme 6tait a Fori- 
gine * Dious, et cette forme est restee 
au nominatif * Diou{s)piter, * Jom(s)- 
piter, Jupiter. La langue ayant fait 
passer ce mot dans la declinaison des 
themes en t (of. juvenis, mensis, te- 
nuis), on a eu le nominatif *Diovt5, 
Jovis. — L'adjectif divmus est regu- 
li^rement tir6 de divus, comme vici- 
nus de vidus. — Le ftoinin Diana 
est forme comme Silvdnus, oppidd- 
nus. Quant au masculin Janus , il est 



peut-6tre d'une 6poque plus a 
(cf. le grec Zrfv). — Una fo 
assez difficile a expliquer es 
dont la premiere partie est sar 
* Diouna, a laquelle est venu s 
un nouveau suffixe. II n'est p 
teux que Juno etait Tun des n 
la lune : on invoquait Juno not 
commencement de chaque moi 

ron, X.X.VI, 27). — L'ideeco 
renferm6e dans tons ces noms e 
de « briller ». * Deivus corr 
exactement au Sanscrit devas 
lant, divin » ; a * Djous-piter, J 
repond le Sanscrit hjaus-pito 
Pere Ciel ». Le genitif de Dj( 
Divas. La forme grecque esl 
pour*A/£;55, genitif Aiog, pour* 

— Le nom de divinite enferm 
Tanglais tues-day « mardi », da 
lemand Diens-tag (ancienn.' zi 
est de la m^me origine : c'est J 
anglo-saxon Tiu, vieux haut-all 
Zio, lequel fut faussement iden 
I'epoque romaine avec Mars. - 
les consonnes germaniques, v. < 

— Irlandais dia « dieu ». Lith 
devas « dieu ». — C'est done le 
nom de la divinite que nous trc 
au berceau de toutes les langi 
la famille. — Une question trdj 
troversee est de savoir si Oee^; ( 
tient k la mfime origine. — ' 
autres mots de la mdme famille i 



dexter, -tera ou -tra, -terum ou • 

qui est a droite ; 

1 subst. dextera ou -t7*a, a 

main droite : 
dextella, 3e (f,), petite main 

2 dextere ou -^re,adu., adroite 

3 dextMtas, dtis (f.), dexter 

4 dextrorsum, dextrorsus, cu. 

droite (v. verto) ; 
superl. dexttmus, a, tmt, qi 
k Textreme droite. . 
Dexter signifie anflilf j 
bile ». Virg. Mn* 




DICO. 



63 



ta fandi Tempora, qui rerum 
odus. Certains presages §tant 
letireux s'ils se pr§senlaient 
dexter a signifi6 « favorable ». 
luspicia. On devait s'avancer 
itel en presentant la droite. 
n. VIII, 302. Et nos, et tm 
a pede sacra secundo, — Dex- 
que sinistei^ sont proprement 
paratifs. Le positif se Irouve 
B^rec SeS'o;, dans le Sanscrit 
;< adroit ». — Le superlatif 
: est form6 comme intimus, 



, atis (n.), diad^me ; 

idtns, a, um, orne d'un dia- 

e. 

nprimte : 8iao7){ia. 

[fj), 1<» regime de vie; 2° ha- 
n. 
nprunte : Biaita. 

as, a, am, qui concerne la 
sion; dialectique; 
ectica, 38 et didlecticv, es (/".), 
dialectique ; 

ectice, adv., selon les regies 
3 la dialectique. 
DQprunte : otaXsxxixd;. 

(f.), proces. 
nprunte: Bixr,. 

, dixi^ dictum, dicere, dire; 

p. : 1 adrdico, is, 1® adjuger, 
attribuer, livrer; 

ddictio, onis (f,), adjudication 
legale ; 

m-dico, is, convenir de, con- 
center ; 

-dicoj is, publier, ordonner ; 

iictum, i (n.) 6dit, ordon- 
nance ; 

dictio, onis {f.), arch,, procla- 
mation; 

HifoOy. u, prescrire, assi- 




indictio, onis (f,), taxe, contri- 
bution ; 

5 inter-dlco, is, interdire ; 
interdictio, onis (f.), interdic- 
tion ; 

interdictum, i (n.), i^ decision 
provisoire; 2° interdiction; 

6 prsB'dico, is, pr6dire ; 
praedictio, onis {f.), prediction ; 
praedictum, i (n.), 1* conven- 
tion; 2<»ordre; 3° prediction; 

7 pro-dico, is, \^ fixer d*avance; 

2* reculer, diff^rer; 

8 composes avec un element 

autre qu'une proposition : 
bene-dlco, is, prononcer des 

paroles de bon augure ; 
Mnedictum, i (n,), belle ou 

bonne parole; 
mdle-dico, is, prononcer des 

paroles de mauvais augure; 
mdl^'dicens, entis, adj,, inju- 
rieux ; 
malHlcentia, ad (f.), Ian gage 

injurieux ; 

mdlMictum, i (n.), ( fuHeuso*" 
mdlMictio, dnis (f.), ^^^^^^^^ ] 

vcUi'dico, is, dire adieu; 

9 composes participes : 
in-dlcens, entis, arch,, qui rirt 

consent pas : mm me intU' 

cente, Ter. , non nam moti 

aveu ; 
in-dictus, a, um (k distingu^^r 

du participe de indlc/i) : 

i^ dont on ne parle pM; 

2° non plaid6 ; 
II DOr. : 1 dictum, i (n,), parole?; 
2 dicto, as, l® r6p6ter; VdkUf, 

3*» prescrire; 
dictator, (His (m.)^ dkitUur ; 
prodictdtor^ OrU («,), yrij6\f> 

tateur; 
dictatrix, ieU (fJ)^ ^rr.k,, ^^^ 

yeraine maltrefie; 
dietdtOrhUf Of wm^ <k (Ji^-t^ 

ieur, dietatiOfiaJ 



i; 



62 



DEXTER. 



que le dieu de la bonne foi me 
vienne en aide ! 
dtdlis, is, Cf 1° du jour; 2° de 
Jupiter ; 

3 Jdvis, is (m.), arch,, ) Jupiter, 
JU-pUer, Jdvis {m,), ) divinit6; 

4 Janus (pour* Dianus), i (m.), 

Janus, divinite; 

jdnudrius, ii (w.), Janvier, propr. 
mois de Janus ; 

Jdniculum, i (n.), le Janicule, 
propr, mont de Janus; 

f6m. Bidna, « (/".), Diane, divi- 
nity; 

5 Juno, onis (f,), Junon. 
Junonius, a, urn, et Junonalis, is, 

e, de Junon ; 
Deus est une forme contract§e pour 
* deivus :\ev, entre deux voyelles, est 
tomb6, comme dans ditior pour divi- 
tior, MAVRTE (C. I. L. I, 63) pour 
Mavorti, IVENTA {Ibid, 1202) pour 
juventa, FLVIO {Ibid. 199, 9) pour flu- 
vio. La diphthongue ou voyelle longue 
de * deius s'est ensuite abr^gee : de la 
dSus, et au pluriel dii, dXis, — Mais a 
cdte de ce substantif contracts s'est 
conserv^e la forme adjective * deivus, 
divus, ainsi que le neutre dium, desi- 
gnation du ciel {sub dio « sous le 
ciel »). II y a, en outre, un adjectif 
dius « divin » (inusite au nominatif 
masculin). Virg. Mn, XI, 657. Dia 
Camilla. Hot. Sat. I, 2, 32. Sententia 
dia Catonis. — D'autre part, nous 
trouvons des formes en DIOV. Le 
nom du Dieu suprtoe §tait a I'ori- 
gine * Dious, et cette forme est rest^e 
au nominatif * Diou{s)piter, * Jou{s)- 
piter, Jupiter. La langue ayant fait 
passer ce mot dans la d^clinaison des 
themes en t (cf. juvenis, mensis, te- 
nuis), on a eu le nominatif *Diom5, 
Jovis. — L'adjectif dlvinus est regu- 
lierement tir6 de dlvus, comme via- 
nus de vi6us. — Le f6minin Diana 
est form6 comme Silvdnus, oppidd- 
nus. Quant au masculin Janus , il est 



peut-6tre d'une 6poque plus 
(cf. le grec Zrfv). — Une i 
assez difficile a expliquer ( 
dont la premiere partie est s{ 
* Diouna, a laquelle est venu 
un nouveau suffixe. II n*est 
teux que Juno 6tait Tun des 
la lune : on invoquait Juno n 
commencement de chaque m 
ron, X. X. VI, 27). — L'idee ( 
renferm6e dans tons ces noms 
de « briller ». * Deivus co 
exactement au Sanscrit deva 
lant, divin »; a * Djous-piter, 
repond le Sanscrit hjdus-pi 
P^re Ciel ». Le genitif de I 
Divas. La forme grecque e 
pour*Aj£i55, genitif Aiog, poui 

— Le nom de divinit6 enfer; 
Tanglais tues-day « mardi », i 
lemand Diens-tag (ancienn.' 
est de la m^me origine : c'es 
anglo-saxon Tiu, vieux haut-? 
Zio, lequel fut faussement id( 
r^poque romaine avec Mars. 
les consonnes germaniques, v 

— Irlandais dia « dieu ». Lit 
devas « dieu ». — C'est done 
nom de la divinit6 que nous t 
au berceau de toutes les lanj 
la famille. — Une question ti 
trovers^e est de savoir si Oso; 
tient k la m6me origine. — 
autres mots de la m6me famille 



dexter, -tera ou -tra, -terum oi 

qui est a droite ; 

1 subst. dextera ou -tra, 

main droite : 
dextella, a? {f.), petite ma 

2 dext ere on 'tre, adv., hdroi 

3 dexteritas, dtis {f.), dext( 

4 dextrorsum, dextrorsus, i 

droite (v. verto) ; 
superl. dextXmus, a, urn, 
k Textrtoe droite. 
Dexter signifie aussi « adrc 
bile ». Virg. Mn. IV, 293. J 



DICO. 



63 



a fandi Temporay qui rerum 
}dus. Certains presages §tant 
leureux s'ils se presentaient 
iexter a signifi^ « favorable ». 
uspida. On devait s'avancer 
tel en presentant la droite. 
2. VIII, 302. Et noSy et tm 
[i pede sacra secundo. — Bex- 
que sinistei'y sont proprement 
paratifs. Le positif se trouve 
jrec 8e5td?, dans le Sanscrit 
( adroit ». — Le superlatif 
est form6 comme intimuSy 



atis (n.), diad^me ; 
idtusy a, um, om6 d'un dia- 

aprunte : 8iaor){xa. 

(f,), i° regime de vie; 2° ha- 

n. 

Qprunte : Biaita. 

[18, a, mn, qui conceme la 
>ion; dialectique ; 
?ctica, 38 et didlecticc, es (f,), 
dialectique ; 

ecticCy adv.y selonles regies 
5 la dialectique. 
npninte : SiaXsxnxo;. 

[f.), proems. 
Qprunte: B^xr). 

dixiy dictum, dicere, dire; 

p. : 1 ad-dico, is, 1° adjuger, 
attribuer, livr^r; 

idictio, onis (f.), adjudication 
legale ; 

m-dlco, is, convenir de, con- 
center ; 

dlcoy is, publier, ordonner ; 

iictum, i (n.) 6dit, ordon- 
nance ; 

iictio, 6nis(f,), arch,, procla- 
mation ; 

n-dicoy is, prescrire, assi- 
gner; 



indictio, puis (f.), taxe, contri- 
bution ; 

5 inter 'dtcOy is, interdire ; 
interdictiOy onis (f.), interdic- 
tion ; 

interdictum, i (n.), i^ decision 
provisoire ; 2° interdiction ; 

6 prse-dico, is, pr6dire ; 
prasdictio, onis {f.), prediction ; 
prxdictum, i (n.), 1® conven- 
tion; 2<»ordre; 3° prediction; 

7 pro-dicOy is, 1® fixer d'avance; 

2® reculer, diff6rer ; 

8 composes avec un element 

autre qu*une proposition : 
h^ne-dlco, is, prononcer des 

paroles de bon augure ; 
MnMictum, i (nj, belle ou 

bonne parole; 
mcHe-dico, is, prononcer des 

paroles de mauvais augure; 
mdl^-dlcenSy entis, adj., inju- 

rieux ; 
malediccntiay a? (f.), langage 

injurieux ; 

«iyj- * ' / \ i parole in- 
maUdictum, % (n.), jurieuse 
maXmctiOy onis (/'.),| outrage ; 

vdl^'dico, is, dire adieu; 

9 composes participes : 
in-dlcens, entis y arch.y qui ne 

consent pas : non me indi- 
centey Ter. , non sans mon 
aveu ; 

in-dictuSy a, um (a distinguer 
du participe de indico) : 
i° dont on ne parle pas; 
2° non plaide ; 
II DOr. : 1 dictum, i (n.), parole ; 
2 dicto, asy 1<> rep6ter; 2® dieter; 
3° prescrire; 

dictator y 6ris (w.), dictateur; 

prddictdtory oris (m.), prodic- 
tateur; 

dictdtrix, ids {f,)y arch.y sou- 
veraine maltresse; 

dictdtoriuSy a, um, de dicta- 
teur, dictatorial ; 



64 



DICTAMNUS. 



diclatUm, se (f,), dictature ; 
dicttto, as, rep^ter sans cesse; 
avec la voyelle brdve : 
3 *dex, gen. dicis, dans la locut. 

dicis causa, i ^ par mani^re de 

dire, pour la forme ; 2® pour 

le rite ; 
^jdicax, dcis, adj,, railleur; 
dicdciilus, a, urn, arch,, babil- 

lard; 
dicdcitas, dtis [f.), causticity, 

moquerie ; 

5 dico, as, d6dier, consacrer; 
dicdtio, onis {f,), declaration 

qu'on devient citoyen d'une 
villa; 

ab-dtco, as, abdiquer; 

abdicdtio, dnis (/".), abdication; 

de'dico,as, d6dier; 

de-dtcdtio, onis {f,), dedicace; 

prsB'dtco, as, declarer, vanter; 

praedicdtio, onis (f,), declara- 
tion; 

6 dicio, onis (f.), autorit§, puis- 

sance ; 
con-dicio, -onis [f,), convention, 
condition ; 

7 in-dex, -dicis, adj., qui indique ; 

indtco, as, indiquer; 
indicium, ii (n.), indice ; 

ju -dex, 'dicis (m.), juge ; pour 
ce mot et ses derives, v.jus, ; 

vin-dex, -dicis (m.), l® qui ga- 
rantit; 2° qui revendique, 
vengeur. Pour le sens primi- 
tif de ce mot et pour ses d6- 
riv6s, V. venum et vindex; 

8 noms en -dicus, d'ou adverbes 

en -dies : 
caust 'dicus, i (m.), avocat ; 
mdlS-dicuSy a, um, medisant; 

mdl^-dtcB, adv., par des me- 

disances ; 
jUri-dicus, a, um, relatif k la 

justice; juridique; 
fdtX-dicus, a, um, fatidique; 
vBri'dXcus^ a, um, v6ridique. 
Mco est pour une ancienne forme 



deico, qu*on trouve frequemm( 
les inscriptions. — II a quelqi 
de plus solennel que loquor. < 
32. Aliud videtur esse oratio, i 
loqui esse, quod dicere : disput 
tio el loquendi dialecticorum si\ 
mm auteAi dicendi et omand 
dico est-il employ^ frequemme 
me terme de droit : causam diet 
sententiam dicere; diem dicen 
dicere multam; dicere leges, c 
nes, etc. Une partie de ces 
passe au fr^quentatif dictare, J 
non ditio) est la formule qui mi 
souverainet6 ; condicio (et non c 
celle qui exprime Tentente enti 
personnes. Ces mots sont 
comme legio, regio, obsidio, ~ 
dicio, condicio, ainsi que dans 
index, vindex, causidicus, dicii 
nous avons une racine die i 
voyelle breve : sur cette doub^ 
de formes, Tune avec deic-, 
avec dtC', cf. fides, — Le se 
mitif parait avoir ete celui de 
trer, d6montrer », comme on 
par le grec Bsixvufxi et par. le i 
dicdmi « je montre ». Ce vert 
6ntrer de bonne heure dans la 
du droit, car nous le retrouvoi 
le grec 8ixr) et dans Tallemand 
« accuser », d*ou verzeihen « j 
ner » (pour les consonnes de 
germaniques, v. decern), 

dictamnus, i [f,) et dictam 
(n.), dictame, plante. 
Mot emprunt§ : B^xtafxvos. 

dies, ei (f. et m. au sing.; 
plur.), jour ; 
4 diecUla, as (f,), la courte 

d'un jour ; r§pit; 
2 mMdies (p * medi-dies), 
midi ; 
mirididnus, u, um, 1® de 

2° du midi ; 
m^rldio, as, faire la meri( 
la sieste ; 



• DIES. 



65 



merididtio, onis (f.), meridienne, 
siesle ; 
3 adv. en -die : 
hodle, adv., aujourd'hui ; 
hddieimiis, a, um, d'aujourd'hui ; 
postrt-die, adv., lelendemain; 
peren-die, adv., apres-demain ; 
pri-die, adv., la veille ; 
prididnus, a, um, de la veille ; 
quott-die, cotidie ou cottidie, adv., 

chaque jour ; 
quotididnus ou c6tididnus, a, um, 
quotidien ; 
4 dill, adv., i° de jour; 2° long- 
temps ; 
derives avec le sens de jour : 
inter-diu, adv., pendant le jour ; 
sub'diu, adv., arch., de jour ; 
diumus, «; um, de jour; 
derives avec le sens de dur^e : 
quam-diu, adv., combien long- 
temps ; 
tam-diu, adv., aussi longtemps ; 
diUtuimuSy a, um, de longue du- 

ree ; 
diuturn€, adv., pendant long- 
temps ; 
diutumUas, dtis (f.), longue du- 

ree ; 
diutinus, a, um, de longue du- 

ree ; 
liutim, adv., pendant longtemps; 
diutuli, adv., pendant assez long- 
temps ; 
H mots en -duus, -duum : 
hl-duus, rt, um, qui dure deux 

jours ; 
h'lduum, i (n.), dur6e de deux 

jours ; 
trhduum, i (n.), dur6e de trois 
r jours ; 

1 qualri-duum, i (n.), duree de qua- 
tre jours ; 
6 du'dum, jam-dudum, adv., de- 
puis longtemps ; 
pcr-rfMt/m, adv., depuis tr^s 
longtemps ; 
" molsen-dlnws ; 



^OTS LATINS. — Cours SUp. 



nun-dinse, arum {f.),]OMV de mar- 
ch6 (chaque 9® jour) ; 

nundinCdis, is, e, ) , 

nundindrius, a, um, i ® niarcne , 

nundinor, dris, 1° tenir marche, 
aclieter ou vendre ; 2° se reunir 
comme pour le marche ; 

nundindtio, Onis (/.), tenue du 
marche ; 

peren-dinus, a, um, d'apr6s-de- 
main ; 

comperendino, as, ajourner. 
Dies est masculin et feminin. Nous 
trouvons les deux genres dans une 
m6me phrase de la Lex repetundarum 
(1. 63) : Ubei ea dies venerit quo die 
jusei erunt adesse. Les differences de 
signification qu*on a voulu decouvrir 
entre les deux genres ne sont pas 
r6elles : il faut seulement remarquer 
qu'au pluriel le masculin est seul rest6 
usite. — A cette variety de genre vient 
se joindre une grande diversity dans 
la d^clinaison. Aulu-Gelle (ix, 14) cite 
quatre formes de genitif : die, dies, 
dii et diei. Cesar disait hujus die; 
Cic^ron avait 6crit illius dies pcBuas ; 
Virgile {^n. i, 640) munera laeti- 
tiamque dii. La forme du genitif dies 
est rest^e dans le juxtapose Dies- 
piter, accusatif Diespitrem. — II a dil 
y avoir, en outre, *un substantif neutre 
*dius (forme comme genus) : de la les 
composes perdius, interdius, et le de- 
rive diumus (avec changement de s 
en r devant une liquide, comme dans 
veternus, carmen). II y faut joindre 
sans doute un substantif masculin 
*diu-s de la 4° d6clinaison, d'ou I'ablatif 
din et la locution nudius tertius 
(c avant-hier » (pour nu7ic dius terlius). 
La m^me vari§te de d6clinaison se 
trouve dans les autres langues. Ces 
diff6rentes formes, encore modifiees 
par des accidents de prononciation, 
ont donn6 naissance t quantite d'ad- 
verbes et de composes, que nous allons 
reprendreun k un. — Hd-die est peut- 

5 



/ 



66 



DIGITUS. 



etre, comme Ta expliqu6 M. Louis 
Havet (Mem, Soc. Ling, V, 229), pour 
hoc'diei (cf. id temporia). Le derive 
hodiemus est une formation faite sur 
le modele de hesternus, aoternus, sem- 
piternus, Postridie et quotldie ren fer- 
ment comme premiere partie, non pas 
un ablatif, mais un locatif (cf. domij 
humi), II en est de m^me des locu- 
tions die ci'asHni, die quinti ; on 
trouve aussi die crastine, die quintc 
(pour *crastinei, *quintei). — Dans 
jnndie la premiere partie est I'adverbe 
pnua contracts en * pris (cf . primus), 
ou bien la preposition prae qui s'est 
chang§e en pri par analogic avec les 
mots precedents. — Perdiu, intej*diu 
renferment deux mots invariables joints 
ensemble ; cf. inibi, posthac, interea, 
— II est interessant d'observer comment 
diUj dius, qui signiQent litteralement 
« le jour » ou « tout le jour », ont pass6 
au sens plus general « longtemps ». 
C'est ainsi que dies lui-m^me pent 
designer d'une fagon gen^rale le 
temps : dies tempusque lenit iras, Diu 
a abr6ge sa voyelle finale dans diutur- 
nus ; il a elide sa premiere voyelle 
dans du-dum (la seconde syllabe est 
la meme enclitique que dans nec-dum, 
inter-dum), — Dans bi-duum, tri-duum 
ainsi que dans nun-dinae, peren-dinus, 
nous avons des formations adjectives. 
Mcntionnons, pour finir, le substantif 
men-dies, pour * medl-dies^ ou le chan- 
gement de c? en ?• a ete produit par 
dissimilation, et ou Vi long est dCl soit 
a la fausse analogic de prldie^ postri- 
die, quotldie, soit a la contraction des 
deux i ("medii-dies, comme* tibii-cen a 
fait tibi-cen), — Laplupart de ces for- 
mations ont leurs similaires dans les 
autres langues de la famille : ainsi 
« hier » se dit en Sanscrit piit^e-djus 
« le jour d'avant », « demain » se dit 
paredjus « le jour d'apres ». Le neutre 
Sanscrit divas « jour » correspond 
exactement au neutre latin inusite 



*dius qui se trouve a la base d( 
nus, 

digitus, i (m.), doigt ; 

1 digitalis, i$, e, gros com 

doigt ; 

2 digitdtus, a, mn, fissiped 

parlant d*oiseaux ; 

3 digXtulus, i [m.), petit doigl 
La syllabe initiale est la mer 

dans SaxTuXo;. Le c, entre 
voyelles, s'est affaibli en g, ( 
dans viginti, II semble qu'il y a 
parente entre ce mot et le n( 
nombre decem. Le rapport entre 
tus et decem se retrouve fide! 
conserve dans I'allemand Zehe <• 
de pied », et zehen, zehn « 
(v. decem), 

r 

dignus, a, um, digne; 

digne, adv,, dignement; 

1 dignitas, dtis (/.), merite; 

dignite ; 

2 adjectifs : con-dignus, a 

arch,, tout a fait digne; 
con-digne, adv., arch., toul 

dignement ; 
in-dignus, a, um, indigne; 
in-digne, adv,, indignemen 
indignitas, dtis (f,), demeri 

dignite ; 
per-dignus, a, um, tres digi 

3 verbes : digno, as et dignor 

1° juger digne; 2<» daign 
digndtio, onis (f.), 1° act 
juger digne; 2° action 
juge digne ; 
in-dignor, dris, s'indigner 
indigndtio, onis (f.), indigi 
indigndtiunciilay w (f.), de 
indigndbundus, a, um, pie: 

dignation ; 

de-dignor, dris, dedaigner 

dedigndtio, onis (f,), dedai 

Dignus et son contraire ii 

peuvent se dire des personnes 

choses, et se prendre en bonne 



lise part. Senec. Ira, iii, 18. 

s erat Maiim, qm Ula (cnidelia 
inda] pateretur; Sulla, quijubc- 
iitilina, qui faceret : sed indigna 
'Uca, qux in carpus mum pariter 
Hum et vindicum gtadios recipe- 
;r.£«n.v, Z.^^.Namsiegodigna 
onlumelia Sum maxime, el tu 
lus qui faceres lamen. Hot. Sat. 
103. Cue eget indigmis quisquam, 
jite. — L'idee renfermfee dans 
s est celle de convenance; la pa- 
avec decet est probable. Dionus 
'dic-nus, comme salig-nm pour 
■nus, seg-menlum pour 'see- 

*di», *dlre, plac?r, d'oit; 
a-dio (v. auris) ; 

m-dio, is, ivi ou it, Hum, ire, 
i" Diettre dans un liquide, con- 
fire; 2" assaisonner; 
•ndimenlum, i (n.)J aasaisoone- 
inditura, x(f.), \ ment; 
[) est une des formes secondaires 
rbe dafe. On trouve le participe 
us chei Lucrfece, tv, 7!i9. Vs,que 
;crle ut videamur cemeye eum 
Reddila vita, jam mors el terra 
est. 1) est probablement pour 
, c'est-ik-dire qu'il contient le ra- 
iu' conjugu* d'aprfts la 4" conjo- 
i',«(s'est rfiduitS.!, comme dans 
lit'fVio. Ce verbe se retrouve 
ibrien : pvrduvies h tu bffriras 
rifice ". 

a, nm, l^milheureux, maums; 
'terrible, cruel; 
(ns, alia {(.], 1° malheur; 
' cruautfe. 

f. ad £n. iii, 235. Sabini et Vm- 
IX nos mala, dira appellant. Ce 
jnement est d'aecord avec les 
8 du mot dlrus, qui signifie sou- 
mauvais, malbeureux », parli- 
ment en parlant d'un presage. 
dites « des oiseaux de mauvais 
! ». Cic. Dtu. t[, Iii. TrisHsnima 



txla sinelcapite, quibus nihil videttir 
esse dirius. Virg. Mn. ii, 519, Qax 
mens lam dira, miscrrime aitjux, Im- 
pulit his dngi leiis. Id. Georg. i, 37. 
Nee tibi regnandi venial tarn dira m- 
pido. — De niflrae diritas B'emploie 
dansle sens de <c malheur u. Cic. Tuse. 
Ill, 14 (trad. d'Euripide) : Ul si gua 
invecla diritas easu foret, Se me impa- 
ratum cwa laceraret repens. Diritas 
did se dit en parlant d'un jour r^put* 
de mauvais augure. — Dirus a ensuite 
signifie, surlout en poesie, " terrible, 
farouche, cruel ». 

dig-, prefixe marquant une id^e de s6' 

paration, de dispersion ; 
dis-sidSre, fitre sfipar^, 6tre en dfis- 

accord ; 
dj's-pont^c, placer de cdt6el d'autre, 

dis-cemire, discerner, distinguer ; 

dis-p^tdre, dSbattre, raisonner ; 

dis- devient souvent dl- : 

di-dUcSre, ^carter, ouvrir ; 

dl-glrire, porter Qk et la, distribuer ; 

dl-liibi, tomber ou s'echapper de cdt6 
et d'autre; 

di-mitl^re, cong^dier, renvoyer; 

di-rigSre, diriger; 

dirslinguere, distinguer; 

dl-vcrsus, a, um, different ; 

devant une voyelle ou ft, dis- de- 
vient dir- : 

dir-lm^e, siparer, trancher; 

dir-hlhSre, s^parer. 

Ce pr^fixe vient sans doute du nom 
de nombre « deux )> , l'idee de duality 
ayant, par extension, marqu6 toute 
espi^ce de diversity ou de separation. 
Ct.. 3ia qui a la mflme origine. Quel- 
quefois dis araird'avoirsimplement le 
sens augmentatif, mais l'idee de sepa- 
ration se laisse encore entrevoir. Dlri- 
gere « conduire 4 travers, diriger", 
diffitndere « r epandre de toutes parts n. 
Devant nn adjectif, dis- a le sens ne- 
gatif ; dissimilis, dis-par. 



68 



DISCO. 



disco, is, didici, discf^re, apprendre; 

I Comp. : i ad-disco, ajouter k ce 

qu'on sait, apprendre en outre ; 

2 con-disco, apprendre tout k 
fait; 

3 e-disco, apprendre a fond ; 

4 per-disco , apprendre jusqu'au 
bout ; 

5 prie-disco, apprendre d'avance ; 
d€-disco, is, desapprendre ; 

II D6r. : 1 disci-piilus, i [m.), disc'i- 
" pula, a? (/".), disciple, ecolier, 

6coliere; ' 
con-disctpUlus, i (m.), condisciple; 
disciplinUy 3b (f.), enseignement; 
6cole ; discipline. 
Disco est un verbe a redoublement 
comme gi-gno, si-sto (cf. en grec 
Y^-yvofxai, Y'-yvcoaxw, tti-ztw, ^''-Stujjii). 
Seulement la syllabe radicale, qui 
etait probablement dec, a disparu 
tout enti^re au present devant la syl- 
labe inchoative sco : di-sco pour * di- 
dec-sco. — y. doceo. 

dives, divitis (compar. ditior, superl. 
dltissimus), adj., riche; 

I Comp. : prx-dives, -vitis, tres 

riche ; 

II Der. : \ dlvXtix, par contr. 

arch, ditise, arum (f.), ri- 
chesses ; 

2 dlto, as, enrichir ; 

3 ditesco, is, s'enrichir; 

III Dis, Ditis (wi.), Pluton. 

Dives signifie originairement « bril- 
lant ». Virg. JEn. vi, 195 (en parlant 
du rameau d'or) : Ubi pinguem dives 
opacat Ramus humum. Lucain, ix, 659. 
Partu Danaes et divite nimbo Ortus 
(d'un nuage d'or). — De la « riche ». 
— La forme contractee dis, dite, existe 
en ancien latin et est demeuree en poe- 
sie. Hor. Sat. i, 7, 18. Bruto prxtore 
tenentem' Ditem Asiam. Prop, m, 3, 
1. Dites Indi. Lucr. i, 412. Largis 
haustos e fontibus amnes Lingua mco 
suavis diti de pectore fundet. Le nom 



mythologique Dis designs le dieu des 
enfers, le nXouitov latin. — Dives est 
form6 de divum, dans le sens de « lu- 
mi^re, ^clat », comme ales de a/a, 
caeles de cselum. — V. deus et dies. 

do, das, dMi, datum, dare, donner ; 
I Comp. : 
Composes en -do, -das, -dMi, -dOr 
turn, -dare : 

1 circum-do, placer autour, entou- 

rer ; 

2 pessum-do, envoyer k sa perte, 

perdre (v. verto) ; 

3 satis-do, donner satisfaction ; 

4 venum-do ou venun-do, mettre 

en vente; 
Composes en -do, -dis, -didi, 
'ditum, -d^re: 

1 ab-do, cacher; 

2 ad-do, ajouter; 
additdmentum, i [n.) , com- 
plement ; 

super-addo, ajouter par-dessus; 

3 con-do, fonder ; 

condttor, oris (w.), fondateur; 
abS'Condo, cacher ; 
abscondite, adv., d'une maniere 

cach6e ; 
re-condo, mettre k Tecart, en- 

fouir ; 
in-conditus, a, um, confus ; 
incondite, adv., confusement; 

4 de-do, remettre k discretion, 

livrer ; 
deditio, onis (f.), capitulation ; 
deditlcius, a, um, qui se rend 

a discretion ; 

5 di-do, distribuer, r^partir; 

6 e-do, mettre au jour, publier; 
editus, a, um, qui est en vue, 

elev6 ; 
editio, onis [f.) , action de 

mettre au jour, de produire; 
editor, oris (m.), auteur; 

7 in-do, mettre sur ; 

8 o6-do, mettre devant ; 

9 per-do, miner, perdre ; 



DO. 



69 



perdite, ndv,, 1° en homme 

perdu ; 2° eperdiiment ; 
perditor, oris (m.)^ desiruc- 
leur ; 
iO prX'dttus, a, urrij pourvu de, 

dou6 de ; 
H pro-do, livrer, trahir; 

proditio, onis (/".), trahison ; 
prodttor, 6ris{m.)y traitre; 

12 red'doj rendre; 

13 sw6-rfo, soumettre; 
subditicitis,a,um, ) suppose, 

[ substi- 
subdttlvus, a,um,) tu6 ; 
it trd'do, livrer; 

trdditio, onis {f.), action de 

livrer ; 
irdditor, oris (rw.), traitre; 
15 ven-do, vendre; 

venditio, onis [f,), vente"; 
vendXtor, oris (w.), vendeur; 
II Derives: 

Derives en d(i- : 
i ddtio,dnis {f.), ) action dedon- 

2 ddtus, 'us{m.)j ] ner ; 

3 ddtor,oris (m.), qui donne; 

4 ddto, as, donner frequemment; 

5 ddtivus, i [m.), le datif ; 

Derives en do- ; 
i donum, i (n.), present, don ; 

dono, as, gratifier de, donner; 

donatio, onis (f,), don, lar- 
gesse ; 

domltivum, i (n.), don des eni- 
pereurs aux soldats ; 

dondnum, ii (n.), 1° lieu du 
temple ou Ton conservait 
le tr^sor; 2° recompense mili- 
taire ; 

con-dono, as, faire present de, 
abandouner, remettre ; 

condondtio, onis [f.), largesse; 
2 dos, doiis [f,), qualite; 

dotdlis, is, e, de dot ; 

doto, as, pourvoir d'une dot; 

in-dotdtus, a, um, non dot6, 
non pourvu. 
Quoique dare ait Fair d'appartenir 



^ la 4" conjugaison, il en diff^re au 
fond, puisque Va fait partie de la ra- 
cine : c'est ce qui explique les diver- 
gences que ce verbe pr^sente, par 
exemple I'd bref de damns, ddtis, da- 
bam, etc. Dans la plupart des compo- 
ses, I'analogie de la 3« conjugaison I'a 
emporte, en sorte que I'a est devenu 
2, e, u: addis, addimus, addere, ad- 
dunt, et qu'a I'imparfait on a eu ad- 
debam. Les composes comme cirmmdo, 
venumdo, oii cette analogic ne s'est 
pas exerc6e, sontdedate plus r^cente, 
et doivent plutdt 6tre consid6r6s comme 
des juxtaposes. — Quand on examine, 
au point de vue du sens, certains com- 
poses, tels que condere d fonder », ad- 
dere « avancer » (Ov. Am, 1, 7, i,Adde 
manus in vincla meas), abdere (< eloi- 
gner » (Caes. B. G, V, 7, 79 : Pedestrcs 
copias paulum ab eo loco abditas), on 
constate que dare y figure avec le sens 
de « placer » etnoncelui de « donner ». 
C'est qu'en effet il y avait dans notre 
famille de langues deux racines qui se 
sont jusqu'a un certain point confon- 
dues en latin : da « donner », qui fait 
en Sanscrit daddmi « je donne », en 
grec 8/8ca[xi , et d'autre part dhd 
« placer », qui fait en Sanscrit^ da- 
dhdmi « je place », en grec TiOrjfxu 
Le latin, n'ayant plus Taspiree dentale, 
la represente souvent au milieu des 
mots par un d : c'est ce qui fait que 
dans abdo, addo, credo {v. ce mot), cdo, 
indo, obdo, prodo, subdo, trado,ioui ou 
partie des [sens s'explique mieUx par 
xiOr){xi que par 8iSca[xi. II y a aussi un 
certain nombre de locutions, telles que 
in fugam dare, in exsilium, in discri- 
men dare, in terram dare, ou dare serai t 
mieux traduit en grec par riOsvai que 
par 8i8dvai. — Anciennement ce verbe 
se conjuguait de differentes manieres : 
il y avait d'abord un verbe *diio, dont 
on a garde le subjonctif duam, per- 
duam, creduam, addnas,Vopiaiii duim, 
adduim, perduim, rimp6ratif duitor. 



TO 



DOCEO. 



le futur addueg, etc. En second lieu, il 
y avail un verbe dio (v. ce mot). Une 
autre conjugaison, sur le module de 
stemOf lino, avait donne danunt, Enfin 
la forme redoublee, correspondant k 
VZta'^i, a dd exister sur le sol italique, 
car elle s'est conserveeenombrien, ou 
Ton a, par exemple, le subjonctif didat 
« qu'il donne ». — Le substantif donum 
a son pendant exact dans le Sanscrit 
ddnam « don ». Dos pour * do-ti-s, est 
form6 avec le suffixe -ti, comme para, \ 
mors (pour *par-ti'S, *mor-tis), — 
Au sujet de la racine dAd, v. fado. — 
Tout ce qui se rattache au verbe do a 
et6 6tudi6 par M. James Darmesteter, 
Be conjugatione latini verbi dare. 

ddceo, as, ddcui, doctum, ddcere, en- 
seigner ; 
I Comp. : 
i BddceOj eSf enseigner a fond ; 

2 per-d6ceo, eSj enseigner com- 

pletement ; 

3 d^'ddceo, es, desapprendre qq. 

chose i qqn ; 
II Der. : 1 doctus, a, uniy savant; 

doctB, adv., avec habilet^; 

in-doctuSy a, um, ignorant; 

indocte,adv., avec ignorance; 

doctt-loquus, a, um, arch,, elo- 
quent ; 

2 doctor, oris (m.), maitre, pr6- 

cepteur; 

3 doctrlna, x (f,), enseignement, 

science ; 

4 ddcamen, ^mtnis . enseigne- 

(n.), arch., | ^g°^. 
ddcUmentum, i I loonn' 

5 dddlis, is, e, qui se laisse 

instruire, docile; 
ddcilUas, dtis (/:), aptitude a 

apprendre ; 
in-docilh, is, e, indocile. 
Doceo est avec le parfait didici 
dans le m6me rapport de sens et de 
forme que moneo avec le parfait wie- 



mini (v. dvico). — La syllabe radicale 
est k rapprochcr du grec 2ax dans 
dtdasxcu pour * Si-Sxx-Jxw. 

doleo, as, -Mi, -ere, eprouver une 
souffrance, soufTrir; 

1 ddlendus, a, um, deplorable; 

2 ddlenter, adv., p6niblement; 

3 ddlentia, x [f.), arcA., douleur; 
in-ddlentia, x (f.), absence de 

douleur, insensibilite ; 

4 dolor, oris (w.), i« douleur; 

2® ressentiment. 

dole, as, marteler, facjonner ; 
I Comp. S-dolo, as, degrossir; 
II Der. ddldbra, x (f.), dolabre, 
hache ; 

d6ldbella,x {f.), petite dolabre. 

Au lieu de dolatus^ on trouve aussi 

dolitus. Varr. ap. Nonius, p. 99. Scy- 

phus cxlo dolitus. — Ddlabra, cf. tere- 

bra. 

dolus, i (m.), ruse; 

1 ddlosus, a, um, trompeur; 
dolose, adv., avec fourberie ; 

2 se-dUlo, adv., soigneusement ; 
se-d&lus, a, um, exact, diligent, 

soigneux ; 
sediilitas, dtis (f.), soin assidu. 
Dolus, dans les vieilles formules, est 
ordinairement accompagn6 de Tadjeo- 
tif malus : SINE DOLO MALO ou SE 
DOLO MALO. On trouve une fois 
(C. I. L. 200, 1. 40) SE DVLO MALO. 
On a ici rorigine de I'adverbe sedulo, 
qui signifiait d'abord « sans faire de 
tort », puis « en conscience, exacte- 
ment ». L*adjectif sEdulus est post6- 
rieur a Fadverbe. — Grec Bo>.o? 
« ruse ». 

dome, as, ddmui, d6m%tum, ddmdre, 
dompter ; 

\ ddmituSy us (m.), action de domp- 
ter ; 

2 ddmilor, oris (m.), dompteur ; 
ddmitnx, -ids (f.), dompteuse ; 

3 ddmUo, as, dompter ; 



DRACO. 



71 



4 compos6 : in-ddmitus, a, um, in- 
dompt6, indomptable. 

Grec 8a[xa(o, 8a[JLV7]{jLi, oafjiva^oj «je 

domple ». Sanscrit dawjCimi (m6me 

sens). Gothique tamjan « dompter « 

(allemand zdhmen). Au sujet du t et 

du z germaniques, v. decern. 

domus, us (^), maison, demeure; 
1 ddmi, adv., a la maison, dans les 
" foyers, en temps de paix ; 

[ 2 dmes-ticus, a, um, de la maison, 
domestique ; 
3 dmi-cilium, ii (n.), domicile ; 
+ domtnus, i (rn.), maitre ; 
domina, a? (f.), maitresse ; 
domtnicus, a, um, qui appartient 

au maitre ; 
dominor, aris, 6tre le maitre, do- 
miner ; 

dommatus, us (m.)^\ 
ddmindtor^ oris (?».), dominateur. 
La declinaison de domus est sura- 
bondante d, plusieurs cas : datif domui 
etdomo, ablatif domo et domU, gen. 
plur. domorum et domuum, etc. Au- 
guste SB servait au g^nitif de la forme 
dmos (Su6t. Octav. 87), qui est pour 
*dmnous. Le locatif domf (cf. humi) est 
pour *domei : on I'emploie le plus sou- 
Tent seul.Tenerc se domi. Domi habere. 
On trouve toutefois des constructions 
comma deprehensus domi Caesaris. Ci- 
c6ron, ayant k faire rapporter k domi 
un adjectif, met celui-ci au genitif. 
Tusc. V, 39. Diodorus multos annos 
dmi nostras vixit. — Domesticus, 
forme comme rus-ticus, aqud-ticus, 
fait supposer un ancien th^me neutre 
'domes (cfi B^fjia; « structure »). — 
Domicilium pour *domicolium ? — Au 
lieu de dominus on trouve aussi sur 
ies inscriptions domnus : c'est proba- 
blement cette forme populaire qui a 
donn6 naissance a * dumbnus, d*ou 
dubcnus (Festus, p. 67). Le maitre est 
proprement Thomme de la maison. 



La forme do employee par Ennius est 
une imitation du grec hom6rique 8(5. 
— Au figure,, domus signifie « famille, 
race ». Virg. JEn. i, 288: Quum do- 
mus Asaaraai Fht/nam clarasque Myce- 
cenas Se7mtio premet. — Sanscrit dam 
ou dumU'S « maison )) . Dam-patt-s « le 
maitre de la maison ». Grec Bofjio;. 
En grec, il est rest6 k c6te du substan- 
tif le verbe Se^xo) « construire ». 

dormio, is, -ivi, -itiim, ?re, dormir; 

I Comp.: e-dormio, is, dormir jus- 

qu'au bout ; 

II Der.: i dormitor, oins [m.), dor- 

meur; 
dormitorius, a, um, relatif au 
sommeil ; 
2 dormlto, as, \^ avoir envie de 
dormir ; 2«» sommeiller. 
La partie initiate de dor-mio est la 
mtoe que dans le grec Sap-6a-v(u 
« je dors », dans le Sanscrit drd-mi 
ou drd-jCimi (m6me sens). 

dorsum, i (?i.) et arch, dorsus, i (m.), 
dos; 

1 dorsuidis, is, e, du dos ; 

2 dorsudrius, ou dossuarius, a, um, 

qui porte sur le dos. 
Dorsum n'est pas autre chose que le 
participe neutre pris substantivement 
du verbe devertor : il est done pour 
* deversum, *deorsum. On trouve dor- 
sum plusieurs fois employ6 adverbia- 
lement dans la Sententia Minuciorum 
(C. I. L. 199, 1. 3, 20) : Inde dorsum 
fluio Neviascai7i floviumProcaberam... 
Inde dorsum jugo recto in flovium Tu- 
lelascam. — Au lieu de dorsuarius on 
trouve fiussi dossuarius: c'est la mfime 
assimilation que dans prosus pour 
prorsus, susum pour sursum. V. vcrio. 

drachma, se, arch. dracMma, se (f.), 
drachme, monnaie d'argent. 
Mot emprunt6 : Bpa/jxTj. 

draco, onis (m.), serpent ail6, serpent ; 
1 drdconteus, a, um,de serpent', 



72 



DROMAS. 



2 drdcundilus, i (m.), !<» petit ser- 

pent; 2° estragon, planle; 

3 drdcOndrius, ii (m.), porte-eten- 

dard ; 

4 drdconi-g^na, ae [m. f.), n6 d'un 

serpent. 
Mot emprunt6 : 8pay.wv. 

drdmas, Sidis (m.) et drdmas cdmBlus 
(m.), dromadaire. 
Mot emprunte : Bpo'jLa;. 

dulcis, is, e, doux ; 

1 dulcUer, adv., doucement ; 

2 dulcSdo, -dinis (f.), douceur; 

3 dulcesco, is, dulcui, dulcesc^rCy 

devenirdoux, s'adoucir; 

4 dulcicUlus, a, um, un peu doux ; 

5 dalcitas, dtis{f.), j douceur de 

6 dulcUudo, 'dinis {f.)y caract^re. 

dum, cory., I** tandis que; 2° jus- 
qu'^ ce que ; 3° pourvu que ; 
I Comp. avec dum pour premier 
terme : 
i dum-rnddd, conj., pourvu que; 
2 dMn-^oarai, adf.,] usque-la, seu- 
lement ; 
II Comp. avec dum pour second 
terme : 

1 du-dum, jam-dudum, adv., de- 

puis longtemps (v. dies) ; 

2 inter 'dum, adv., pendant ce 

temps ; de temps en temps ; 

3 ne-dum, conj., loin de ; 

^ non-dum, adv., pas encore. 
Dum, par lui-m6me, exprime sim- 
plement une idee de concomitance : 
c'est le subjonctif dont il est suivi 
qui y a fait entrer les id^es « jusqu'^ 
ce que » ou « pourvu que ». Un fait 
de syntaxe analogue a eu lieu pour ut, 
ne, etc. — Dum-laxat ou dun-taxat est 
un juxtapos6 dont la seconde partie est 
un subjonctif aoriste du verbe tango 
(cf. les formations grecques telles que 
X^fr], X:5a7)); ii signifie « jusqu'a ce 
qu'il touche », d'ou le sens « pas au 
delk, seulement )>. Cic. Brut., 82. Sin 



autem jejunitatem, dummodo politn 
sit, in Attico genere ponunt, hoc recte 
duntaxat. Paul. Digest, xxvi, 7, H. ) 
Tutor non rebus duntaxat, sed etiam 
moribus pupilli praeponitur. — Dum 
est souvent plac6 apr6s des adverbes 
de temps comme vix, tantisper, etc., 
ou apr^s des imperatifs tels que age, 
mane, cedo. — Dum est d'origine 
pronominale, comme tum, quum, num j 
(v. M^m. Soc. Ling, i, p. 193). 

dumus, i (m.), ronce; 

\ dUmosus, a, um, convert de ron- 
ces; 

2 dumHum, i (n.), broussailles. 

Dumus est pour une ancienne forme 
*dusmus (cf. *posno,*resmus devenus 
pono, remus). II y avait aussi un ad- 
jectif dumus. Liv. Andr. ap. Fest. 
p. 67 : Dusmo in loco. 

duo, 86, 0, gen. -orum, -arum, -orum; 
n. de nombre, deux ; 
I Comp. : i du6-decim,n. de nombre, 
douze (v. decern); 

2 dii-centi, ae, a, deux cents (v. 

centum) ; 

3 dii-pondium, ii (n.) (v. pondo); 
II D6r. — lis se partagent en deux 

series, ceux en du (dualis, 
duellum), ceux en b par chan- 
gement de du en dv-, b-, 
{b'is , b-ellum) : 
derives en dw - : \ dix-dlis, is 
(m.) ou dUdle, -is {n.),\e duel; 

2 dii-ellum, i (n.), duel, guerre; 
perduellio, onis {f.), crime de 

haute trahison ; 

3 dabius, a, um, douteux ; 
dubium, ii (n.), doute ; 
dUblto, as, douter, h^siler; 
dubXtdtio, 6nis>{f.), doute; he- 
sitation ; 

4 duplex, gen. -plicis, adj., dou- 

ble ; 
dupliciter, adv., doublement; 
diJLplico, as, doubler ; 
diiplus, a, um, double; 



DURUS. 



73 



iriv^s en b : 
\ Ms, adv., deux fois; 
bini, 33, a, deux par deux ; 
blmiis, a, um, de deux ans ; 
composes : 
bi'Ceps ( V. ca^ut) ; 
hi'Color (v. col(yr)\ 
bi-dens (v. dens) ; 
bi-duum{y, dies); 
bigae, par contr. p. * bi-jugae (v. 
jitgum), etc.; 
2 bellum, i (n.), guerre ; 

bnllo, as, poet, bellor, Ciris, faire 

la guerre ; 
belldtor, ons (m.), guerrier ; 
bclldtrix. Ids if.), guerri^re;- 
de-hello, as, renverser ou sou-. 

mettre par la guerre ; 
de-belldtor, 6ns (m.), conqu^- 

rant, vainqueur; 
re-bello, as, se revolter ; 
rebelldtio, onis (f.), revolte ; 
rebelliOjOnis (f.), r6 volte; 
rebcllis, is, e, qui se revolte ; 
bnllicus, a, um, guerrier, belli- 

queux; 
belHcosus, a, um, belliqueux; 
Bellona, x {f.), Bellone, deesse 

de la guerre; 
im-bellis, is, e, impropre a la 

guerre, Mche ; 
belliger, -gera, -gerum, qui 

porte OM.fait la guerre ; 
belli-pdtens, gen. -en^is,^ puis- 
sant par la guerre. 
luo est, avec ambo, le dernier reste 
duel qui subsiste en latin ; encore 
final s'est-il abrege (cf. Suw, S-Jo) 
3resque tons les cas ont-ils adopte 
desinences} du pluriel. Au lieu de 
rum on trouve en vieux latin la 
ne plus simple duum (cf. lesg^nitifs 
m, sestertium) : Naev. ap, Charis. 
. 101. P. Salvi et fortunati duo 
m nostrum patres, Ce g6nitif est 
e enferme dans le compose duum- 
(cf. triumvir) : on a dit d'abord 
m virum arbitratu ou judicio. — 



Bubitare est le frequentatif . de Tan- 
cien verbe dubare (Festus, p. 67). On 
pent comparer la parente enallemand, 
de zwei « deux » eiZweifel « doute ». 
Duellum est encore employe, a c6te 
de bellum, par les 6crivains de I'^po- 
que classique. Horace, Ep. i, 2, 7. Grae- 
da barbaric lento collisa duello. Id. 
Of?., 1, 14, 1 S,Et cadum Marsimemorem 
duelli. Le changement de duellum en 
bellum (le v s'etant change en 6 et le 
d initial 6tant tombe) est pareil a 
celui de duonus en bonus. Le nom pro- 
pre Duilius est de m^me devenu Bi- 
lius. Dans perduellio, au contraire, 
le d est reste : remarquer le sens par- 
ticulier de ce mot qui, s'applique au 
crime de l^se-majeste ; per est proba- 
blement le prefixe pejoratif que Ton a 
dans perjurium, perdere, perire. — 
Bis est pour * dvis ; en grec, c'est le 
V qui a disparu (Si; pour * Bu^;). — 
Un ancien derive du nom de nombre 
« deux » est le prefixe dis (v. ce 
xnot). — Le nom de nombre « deux » 
est le m6me dans toute la famille : 
Sanscrit dua, dva (nominatif-accu- 
satif dvdu), a la me d'un compose 
dvi, par exemple dvi-pad « qui a 
deux pieds » ; zend dva, en t6te d*un 
compose bi-; goihiqne tvai (anglais 
tioo, allemand zwd) ; cymrique dou. 

durus, a, um, dur ; 

1 duritia, as {f.), durUies, ei {f.), et 
durXtaSydtis (A), durete; 

2 duriusculus, a, um, un peu dur ; 

3 duro, as, 1° rendre dur, durcir; 

2° durer ; 

Sendurcis" 
sement, 
durete ' 
durdbXlis, is, e, durable; 

4 comp. : in-duresco, is, s'endurcir. 
Durare pent s'employer fcomme 

verbe neutre dans le sens de « dur- 
cir ». Virg. Eel. VI, 35. Tum durare 
solum et discludere Nereaponto. — Au 



74 



( 



DUX. 



figur6 « s'endurcir ». Virg.^E/i. i, %{i, 
Durate, et vosmet rebus servate se- 
cundis, — De \k, « r^sister, durer ». 
Ter. Adelph, iv, 2, 15. Non hetxle hie 
quidem durare quisquam, si sic fit, po- 
test. Lucain, iv, 52. Non duraturae con- 
specto sole pruinx. Tite-Live, i, 9.1le.s 
romana hominis aetatem duraiura erat, 

dux, ducis (m.), guide, chef; 
D6riv§s et composes : 
I du radical diic- : 

1 re-dux, g6n. r^-ducis, adj, 

qui revient ; 

2 ^-diico, as, Clever; 
edUcdtio, onis {f.), 6ducalion ; 
ediicCitor, ons \ 

(m.), I qui 616 ve, 

ediicdtrix,'icis \ qui instruit ; 

if-), ' ■ 

II du radical due- : 
ducOy is, duxi, ductum, ducere, ti- 
rer; mener, conduire; calculer, 
estimer; 
Comp. : ah'duco, emmener; 
ad-duco, tirer k soi, amener ; 
circum-duco, conduire autour; 
con-duco, assembler, prendre h, 
loyer ; 
conductio, onis (f,), location, 

bail ; 
conductor, oris (m.), qui prend 
a bail, fermier; 
de-duco, tirer, emmener ; deduire; 
deductio, ojiis (f,), action d'em- 
mener ; diminution ; 
dl'duco, mener de c6t6 et d'autre; 
separer; distinguer; 
dlductio, onis [f.), separation; 
e-duco, faire sortir ; 
in-duco, Simenev a ou dans; 
inductio, onis (/'.), 1° action 
d'introduire ; 2° induction ; 
intro-duco, introduire ; 
introductio, onis {f.), introduc- 
tion ; 
oh-duco, 4° conduire devant; 
2<^ couvrir ; 



per-duco, conduire jusqu'au 

amener k\ 
prae-diico , mener devant ; 
prO'dHco, proionger, mem 
avant, produire; 
productiOyOnis (f.), allonge: 
r^-duco, retirer, reduire, 
ner; 

rMuctio, onis (f,), action < 
tirer, de ramener ; 
se-ducOj detoumer; 

sBductio,6nis (/'.),detourne 
suthduco, retirer, d6rober ; 
trd'duco, mener au dela; 
Der. : ductio, onis (/.), acti 

conduire ; 
ductor, oris (w.), guide, cl 
ductus, us (m.), action de 
de tracer, de conduire; 
aquae-ductus, Us (m.) (v. aqx 
ducto, as, conduire; 
ductilis, is, e, qu'on pent 

ductile ; 
ductim, adv., tout d'un trait. 
Duco, anciennement douco. C. 
1, 30. SVBIGIT OMNE LOVC/ 
OPSIDESQVE ABDOVCIT. Get 
gement reste k tons les tem] 
verbe, mais nous avons la v 
br6ve dans dux, ducis. V. fid 
Le sens premier de duco n'ej 
« conduire », mais « tirer ». 
s'expliquent quantite de locutioi 
les que: ducere lanam, remos,f( 
sulcos, sortes; ducere ferrum vi 
ducere exordium ah aliqua re ; 
originem ab aliquo; ducere noi 
aliqua re. Virg. JSn. vi, 849. 
dent alii spirantia mollius aei*a, 
equidem, vivos ducent de mc 
vultus. Sail. Sibi quisque duce, 
pere. — Buco se dit specialemei 
liquide qu'on boit ou de I'air 
respire. Ducere nectaris sucos, i 
spiritum, errorem cum lacte ni 
II se dit encore dans le sens d 
rer en longueur » : ducere bellu 
se duci intellexit. — Le sens d 



EDO. 



75 



er>» se montre encore plus clairement 
lans certains compos6s : produco 
i allonger » ; subduco « retirer, d6ro- 
ber » ; adduco « tirer h soi, contrac- 
ler B [lora, frontem) ; edUco « tirer de- 

►re » (gladium , ie/wm corpore) ; 
)o « retirer, reduire ». Ov. Trist. 

7, 65 : Meque ipse reduco A con- 
tu submoveoque mali, Plin. 

', 8, 30. Corpus sensim ad maciem 

centes. Senec. Benef, i, H. Nemo 

ita interpretetur, tanquam redu' 

liheralitatem^ et frenis arctiori- 

reprimam. Deduco « tirer, tracer » 
Ifem, versus, commentarios). Le de- 
re duciilis signifie « malleable, duc- 
ie » ; ductim « tout d'un trait » ; 
'ddus literarum « les traits des let- 
es » ; ductus oris « les traits du vi- 
Lge » . — Duco a ensuite pris le sens 
3 « mener, conduire ». — Une locu- 
on k remarquer est ducere sum- 
iflm, ducere rationes a faire ses comp- 
B8, calculer ». Lucil. op. Non. p. 283. 
ifife, nunc summam sumptus due, at- 
fut adde alieni aeris simul, De la du- 
Dere employe seul, dans le sens de 
■ compter, calculer ». Gell. i, 20. 



Sicuti fit, quum tcr tema ducuntur, 
atque idem ipse numerus triplicatur. — 
Ut peraeque ducam « pour faire unnom- 
bre rond ». Ainsi s'expliquent les lo- 
cutions parvi, magni ducere, et Tem- 
ploi de duco dans le sens d'apprecier, 
estimer. Ter. Adelph, Prol. 5. Vos 
eintis judices Laudin' an vitio dud id 
factum oporteat. — Ducere aliquem in 
numero hostium, loco affinium, — On 
pent rapprocher I'emploi du verbo 
frangais compter (computare) dans les 
locutions comme : compter pour vrai, 
compter pour ami. — Redux parait 
avoir signifi6 d'abord « celui quiram6ne 
sain et sauf » : il y avait i Rome un 
temple de Jupiter redux. Puis il a 
d6sign6, au sens passif, celui qui est 
ramen6, qui revient. Deux autres com- 
poses de m^me formation sont tradux 
« sarment conduit d'une vigne a une 
autre » et produx « rejeton ». — A 
duco correspond le gothique tiuhan 
a tirer » (v. decern), qui est devenu en 
allemand Ziehen : ce verbe, eh beau- 
coup de ses emplois, se rencontre avec 
le verbe latin ; ainsi Er-ziehung « edu- 
cation », Her-zog « due ». 



E 



ifciw, i (m. ^), i« 6benier; 2«» 
ib^ne. 
ilot emprunte : 'e'Cgvo;. 

^rtQs, a, um, ivre ; 
I Der. ; iebriStaSjdtis {f,)y ivresse; 

2 ehriosus, a, um, ivrogne ; 
ebriosXtas, dtis{f.), ivrognerie ; 

3 6bri6lus,a, um, un peu ivre; 

4 in-ebrio, as, enivrer ; 

II Comp.: sobrius,a, um, non ivre, 

a jeun ; sobre. 
Le rapport d'ebrius et de sobrius 



n'est pas encore clairement expli- 
qu6. 

*^!""'. '/"•?' ! hifeble, plante. 
ebulus, 1 (w.j, ) 

ebur, eboris (n.), ivoire; 
4 eburneus et eburnus, a, um, d'i- 

voire ; 
2 ebUrdtus, a, um, arch,, orne d'i- 
voire. 

edo, es ou edis, est ou edit, pf, edi, 
sup. esum, inf, esse ou edere, man- 
ger; 



76 



EGEO. 



T Comp. : i cdm-ido, is, manger; 

2 db-esuSytt, urn, ob6se; 

3 in-edia, ae {/'.), inanition; 

4 sdddlis, is (m.), compagnon 

de table, compagnon; 
II D6r. : i icUix, -ucis, adj. man- 
geur, rongeur; 
Mdcitas, -dtis (f,), voracite; 

2 edulis, is, e, bon a manger; 

3 esca, a? (/'.), nourriture; 
escdrius, a, um, 1° qui sert 

aux aliments ; 2*' d'amorce, 

d'appAt ; 
escdnum, ii (n.), app2,t; 
esculentus,a,um, l°mangeable; 

2° succulent; 

4 esUo, as, are, manger sou- 

vent; 

5 esurio, is, avoir envie de man- 

ger; 

esuries, -iei (f.), faim ; 

esuno, onis (m.)» goulu, goinfre. 
Ce verbeseconjuguait anciennement 
comme fero, volo, c'est-^-dire qu'il 
njinserait pas de voyelle entre la racine 
et la desinence : on avait done au pre- 
sent *edrs, *ed-t, et la rencontre des 
consonnes produisait les formes es, 
(St. Oh prononcait cs, est; dans les 
formes analogues, de sum, Ve etait 
bref. Plus tard, le verbe s*est con- 
jugue comme /eg'o. II est rest6 del'an- 
cienne conjugaison, outre ces deux 
personnes : le passif es-tur (pour * ed- 
tiir); la 2^ personne du pluriel es-tis 
(pour * ed-tis) ; I'imperatif es-to (pour 
* ed-to)', pluriel es-te (pour *ed-te); 
I'optatif edim, edis, etc. (Plaute. Aul, 
III, 2, 16. Quid? malum! curas Tu 
ulrim crudum, an coctum, edim; nisi 
ta mi hi es tutor?) ; Tinfinitif esse (pour 
*ei-se)',\e participe esz^s, pour ^ed-tus, 
*('s-(uH, *eS'Sus: rapprochez le parti- 
cipe comestus employe par Ciceron. 
Esurio signifie proprement « vouloir 
manger » : cf. partiino. — Esca vient 
probablement d'un inchoatif *ed-scerc, 
*escere. — Sddalis, dont r6tymologie 



n*est pas certaine, contient pei 
6tre le m^me prefixe sum, « avec 
que sUmere, sauf cette difference q 
la voyelle a 6t6 abr6gee : cf. jiA 
pour *jubeo. II suppose un primi 

* sodum ou * soda, avec lequel soda 
est dans le m^me rapport que eorA 
hernalis avec tabema. — Au vei 
edo « manger >* correspondent 
grec sSw d'ou eaOtcj « je mange 
en Sanscrit ad-mi « je mange » ; 
gothique it-an « manger » (angh 
eat). 

egeo, es, Mt, ere, manquer de; avo 
besoin de; 
I Comp. : ind-igeo, es, ^tre ind 

gent; 
indigentia, ae (/".), indigence; 
indigus, a, um, qui a besoin; 
II Der. : 1 ^genus, a, um, indigen 
2 Sgestas, dtis (f.), indigene 
Dans ind'igere le prefixe est indu: ( 
indU'perator, indi-gena, ind-oks. 
Egestas, de * egent- tas (cf . potestas 

* potent'tas). — L'adjectif indigus, ei 
ploye par Lucr^ce et Virgile, a ( 
tire de indigeo. 

eg6, mei, mihi, me, me, pi*on. pe 

je, moi. 

Le nominatif ego est d'une au 
origine que le reste des cas. II en 
de m6me dans toute la famille : gi 
eyfo, Sanscrit aham (pour *aghai 
gothique t^. — Le genitif mel n'l 
pas. autre chose que le genitif de 1'^ 
jectif meus, mea, meum (v. ce mot 
ainsi obliviscitur mei signifie propi 
ment « il oublie ce qui me concerne 
Au datif mihi correspond le datif oi 
brien mehe, ssinscTii mahjam. Surl'i 
cusatif et I'ablatif med, m€, v. B 
cheler-Havet, p. 213. 

ejulo, as, se lamenter ; 
^jaidlus, us (m.), lamentation. 

elementum, i (n.) , principe, el^me 



EMO. 



T7 



oglmn, i (rz.), sentence, epitaphe, 

formule. 

Mot emprunte : c'est le grec eXs- 
rtov. 

Inlnus, adv,, de loin (v. comintis). 

Ibo, is, emi, emptum, emere, ancienn, 
prendre, plus tard acheter ; 
I Comp. en -imo, is, -erhU 'emptum, 
-imere : 
i dd-imo, 6ter; 

2 dir-imo, separer; trancher; 

3 ex-imo, mettre a part, enlever, 

exempter ; 
eximius, a, um, qui doit 6tre 

mis a part, distingu6, re- 

marquable ; 
exemplum, i (n.), echantillop, 

exemple, module; 
exemplar, dris (w.), modele; 

4 inter-imo, tuer; 

5 per-imo, faire perir; 
peremptio, onis (/".), action de 

tuer ; 

6 redrimo, racheter; 
redemptio, onis (f,), rachat; 
redemptor, oris (w.), qui ra- 

ch^te ; 
avec contraction (parf. en psi) : 

7 demo, is, dempsi, demptum, de- 

mere, 6ter; 
vin-demia, x (f,), v. vinum; 

8 promo, is, prompsi, promptum, 

promere, produire au dehors ; 
locut. in promptu esse, 6tre k 

port6e de la main ; 
promptus, a, um, facile i 

prendre, ais6; prompt; 
d€-pr6m0f is, tirer de ; 

9 sumo, is, sumpsi, sumptum, su- 

m^re, prendre ; 
Comp. : ab'SUmo, 6puiser; 
ad-sUmo ou as-sUmo, prendre 

sur soi ; 
con-sUmo, employer ; consumer ; 
consumpiio, onis (/".), 1° emploi ; 

2** destruction ; 
d2'SUmo, dter ; prendre pour soi ; 



i7i'Sumo, employer; 

prx-sumo, prendre d'avance; 
prelever; anticiper; presu- 
mer; 

prxsumptio^ onis (f.), i° jouis- 
sance anticipee; 2° presomp- 
tion, attente; 

prO'Sumo, prendre d'avance ; 

re-sumo, prendre de nouveau, 
s'arroger; presumer; 

Der. sumptus, us (m.), frais, 
depense ; 

sumptuosus, a, um, coiiteux, 
somptueux ; 
10 como, is, compsi, comptum, co- 
rner e,a.Tra.ngeT; 

comptus, a, um, arrange, soi- 
gne; 
II Comp. en -^mo, is, -emi, -emp- 
tum, -(imere : co-emo, ache- 
ter en meme temps; 
III Der. : 1 emptio, onis (f,), achat ; 

2 emptor, oris (m.), acheteur; 

3 prxmium, ii {n.), avantage, 

r6compense, prix. 
Festus, p. 4. Emtre antiqui dicebant 
pro accipere. Pour comprendre le pas- 
sage du sens de « prendre » au sens 
d'«acheter)),onpeut comparer certaines 
locutions f ran raises, telles que a pren- 
dre un journal, prendre un billet de che- 
nain de fer ». On a dCl dire d'abord en 
latin pretio emere, emere per xs et 
lihram, etc. Ter. Adelph. ii, 2, \\, 
Ego spem pretio non emo, Le sens 
« prendre )> est rest6 dans to us les 
composes, except6 redimo et coemo, 
Interimo, cf. inter ficio, inter eo, Teri- 
mOy avec per p6joratif, comme perdo, 
pereo. Sumo renferme un prefixe tr6s 
rare en latin, sum « avec » (Sans- 
crit sam « avec »; cf. sddalis) : il 
est traite comme verbe simple, et 
donne k son tour naissance k de nom- 
breux composes. Pareil fait a eu lieu 
pour pono, prendo, sur go, etc. — 
Prxmium est la part qu'on prend 
avant les autres. 



78 



EN. 



en, adv.f voici, voila; 

ecce, adv., voici, voila; 

ec-qui, -38, -id,) y a-t-ilquelqu'un, 

ec-quis,-a, -od, f quelque chose qui? 

ec-quo, adv., y a-t-il un endroit ou 
(avec mouv.)? 

ec-quando, adv., est-ce que jamais? 

L'origine de en et de ecce, ainsi 
que le rapport qu'ils ont entre eux,ne 
sont pas encore clairement expliqu6s. 
L'accusatif, dans les tours comme en 
quatuor aras , vient de Tid^e de voir, 
d*accepter, de prendre, sous-entendue. 

ensis, is (m.), epee; 

1 ensicidus, i{m.), petite 6pee; 

2 ensi-fer, -fera, -ferum, qui porte 

une6p6e. 
Sanscrit asi-s « 6p6e ». 

eo,is, ivi, ttum, ire, aller; 
I Composes: 
A. Comp. en -^o, -is, -ii ou Ivi, 
-itum, -ire : 

1 db-eo, s'en aller ; 
ilbltus^ us (m.)> depart; 

2 dd-eo, aller vers ; 

aditus, us (m.)> abord, acces ; 

3 circum-eo, aller autour ; 
circiiitiis, us{m.), circuit; 

4 c6-eo (pour *com-eo), se r6u- 

nir; 
com-itium, ii (n.), cornice, 

assembl6e ; 
ccetus (pour co-itus), us (m.), 

assemblee ; 
o ex-eo, sortir; 
exttus, us (m.), sortie, issue ; 
exttium, ii (n.), ruine; 
exitidlis, is, e, funeste; 

6 Xn-eo, commencer, entrepren- 

dre ; 
' initium, ii (n.), commence- 
ment ; 

7 inter-eo, mourir; 
interitus, us (m.), mort; 

8 intro-eo, entrer dans ; 
intro-itus, Us (m.), action 

d'entrer dans; 



9 6b-eo, aller a la renc 
faire le tour, accomj 
dbitus, Us {m.), mort; 

40 pir-eo, p§rir; 

41 prx-eo, aller en avant 
praetor, -Oris (m.), chef 

teur; 
prxtUra, as (f.), pretur 

12 praeter-eo, passer ai 

oraettre ; 

13 prd(i-eo, s'avancer; 

14 red-eo, revenir; 
rMitus, MS (rw.), retou 

plur, revenus; 
\'6 sUb-eo, s'approcher de 
sUbitus, a, um, subit: 
siibitd, adv., tout a cou 
, 16 t7'ans-eo, aller au dela; 
transXlus, Us (m.), traj 
del^, passage; 
47 vcn-eo, is, -ii ou -?vt, 
6tre vendu (v. venum 

B. Composes en -io, -is, 

-Hum, -Ire ; 
amb-io, aller autour, 
tionner ; 

L • 

ambitiosus, a, um, sini 
ambitieux ; 

C. Frequent. Uo, as, aller 

vent; aller; 
II Derives : 1 Iter, ittmris 
1® marche, voyage; 2° ch 
route ; 
6b-iter, adv., en passant: 

2 sed-itio, onis (f.), secef 

sedition ; 

3 cdm-es, ttis (m., f.), cc 

gnon, compagne; 

cdmitor, ains, accompagn 

c6mitdtus,us [m.), action 

compagner. 

Eo est pour *eio, Is pour *e 

pour *eit; de m^me imiis pour * e 

ibam pour * eibam, etc. Mais 1( 

pin itum et les derives comme 



ERGASTULUM. ■ 



TJ 



nd-itus presentent la voyelle br&ve. 
Au particips present, les cas indirecU 
stmt en unt = ovt grec. Devant cet m 
la diphlhongue ei e'est chang6e en e 
{t-unt-is). De mfime t la 3" pers. plur. 
liifit. — Des traces d'une autre eon- 
jufaison dous sonl rest6es : Ennius, 
( employe prodtnunt, rcdinunt. — 
U compost comes {thfitoe com-i-t-) 
(s[ tormfe i I'aide dcla racine Buivie 
i'm t (v. supentes). — Com-i-tium, 
iii-i-titim,eir'i-tiumoni\esatiixe-lium 
flue nous avona dans exerdtiwn, sol- 
tU-lium. — It a da y avoir pareillement 
un subslantir femiDin, lequel est rest6 
dans le pluriel indutix « convention, 
irive » (pour ' endo-itix). — Obire 
difm supremum n s'acquilter de son 
dernier jour « r par abr^viation Ton 
3 dit obire diem, et absoluinent obire 
1 mourir ». — Subilus a ce qui vient 
irimproviste >>. — Sed-itio renferme 
le meme prfefixe que se-ponere, se- 
{jitgare, mais avec le d qui est tombS 
dans ces coropos6s. — I-ter a une dfi- 
clinaison surabondante ; le veritable 
ginilif eUt ete iteris, dont on trouve 
SlTectivement des exemples; mais la 
pluparl des cas se forment du th^me 
ilintr, qui est employ^ A. I'accusatif 
' par Lucrece, vi, 339. Obvia discutiat 

Ipltijis, ilinerque sequatur. Cf. la de- 
clinaison de jecw et de femur. — Eo 
M raltache k la mfime racine que le 
grec £i[ii « je vais » (pluriel Vftiv) 
ft que le Sanscrit, emi « je vais » (plu- 
j riel ifluu). La racine sous sa forme la 
' plus courte est simplement i. 

fpnlnm, i (n.), repas public; 
ipiiUe. drum [f.), Tes^n ; 
(p&lor, dris, faire featin. 
<;uni, i(m.), cheval; 
et{ua,x (f.), cavale; 

1 gqulnus, a, nm, de cheval; 

2 l-ques. His (m.), cavalier; cheva- 

lier; 
i:queiter, -tris, -tre, iquestre; 



fqiitto, as, aller ^ cheval ; 
circum-equilo, chevaucher au- 

db'Squito, cbevaucher au-de- 
vant de ; 
equUalw, Gnis (f.), Equitation; 
SquUatas, Us (m.), cavalerie; 

3 iguuleus, i (m.), jeune cheval; 
par mitaph., chevalet. 

Le radical de eques, equtlis est 
equil-: 11 est forme de equus comme 
de cxlum, de pes sonl formes cxlU-, 
pedit-. Le suffixe Iri en se joignant 4 
equit- a donne I'adjectiC eqtces-tris ; 
t cause de la rencontre des deux den- 
tales le premier ts'est chang6en s{c{. 
-festtts de fendere), et Vi, h cause des 
deux consonnes, est remplac6 par e (cf. 
princeps, principis ; vertex, verticis).— 
Equus correspond au Sanscrit agvax 
a cheval ». A ciJte du grec tjjjtoj il 
semble qu'il y ait eu une anciennc 
forme Vkko;. Etym. Magn. 474, 12 : 
hr.m 07][iafvsi Tov ij:j:ov. — Le nom de 
la deesae Epona, qui protege les clic- 
vaux et les bStes de trait, appartient 
peut-€lre ^ la mSme origine; mais 
comme il pr^senle un p, et non qu, 
on doil supposer qu'il est tirS d'une 
autre langue que !e latin. Cf. columba 
et palumbes, culina et popina. 
erga,prt^., al'egardde; primiliv. en 

regard, en face. 

Nous sentons encore la signification 
primitive de erga dans ce passage dc 
Plaute, True, i, 4, 32 : Toastrieem 
Suram gnovisti nostram, qux modo 
erga icdes habet (qui babite ici en 
face). — Ergi'i est avec ergo dans le 
mfime rapport que intra avec intra. 
II a &le probablement formS par ana- 
logic, comme cu-ca a ete fait d'apr6s 
circum. F. ergo. 
ergastalum, i (n,), maison de force 

pour les esclaves. 

Mot forme d'apres le grec ipT'"^'i" 



80 



ERGO. 



ergo, adv., done. 

Ergo est une ancienne locution ad- 
verbiale composee de deux mots, 
comme ex-templo, il-lico, II est pour 
* c-r(^)go, d'un ancien substantif * ri- 
gum ; il etait synonyme de la locution 
c regione « dans la direction ». La 
signification locale s'est^ perdue : em- 
ploye comme preposition, ergo mar- 
que un rapport de cause. Virgile. 
^n. VI, 670. Quae regio Anchisen, 
quishabet locus? illius ergo Venimus, 
et magnos Erehi tranavimus amnes, 
Cic. Att, III, 23. Si quid contra alias 
leges ejus legis ergo factum sit. Corn. 
Nep. Pausan, i. Ejus victoinae ergo 
Apollini donum dedisse. — Comme 
adverbe, il a des significations nom- 
breuses et diverses. « Ensuite. » Virg. 
Ciris, 29. Ergo Palladiae texuntur in 
or dine pugnae. — « En consequence, 
done.)) Ter. Phorm, v, 7, 55. Quidvos, 
malum! ergo me sic ludificamini? 
Liv. n, 40. Ergo ego nisi peperissem, 
Boma non oppugnaretur ? — « H6 
bien? » Plaut. Pseud, i, <,'38. Tace, 
dam tabellas pellego, — Ergo quid le- 
gis? — wMais)). Plaut. Bacch., i, 2, 17. 
Non hie placet mi omatus. — Nemo 
ergo tibi hoc appa7'avit : mihi para- 
tumst quoi placet. — II faut rappro- 
cher de ce mot Tancien adverbe corgo 
(pour*cw?nr^go). Festus, p. 37. Corgo 
apud antiquos pro adverbio, quod 
est prof ecto, ponebatur. Pour le pas- 
sage du sens local au sens de cause, 
rapprocher les adverbes prorsus, pro- 
fecto. La suppression de la voyelle a 
lieu pareillement dans surgere, per- 
gere. II n'y a done rien de commun 
entre ergo et le grec spT^» lequel, s'il 
existait en latin, devrait commencer 
par un u (anciennement * Fspyov). — 
V. erga. 

erro, as, errer, au pr. et au fig. ; 
I Comp. : 1 ab-erro, s'egarer ; 
2 de-erro, s'egarer; 



3 p^r-erro, errer a travers ; 
II D§r. : i errdtio, onis [f.), 
de s'egarer ; 

2 errdtuSj us (m.), 1° 

d'errer ; 2° en*eur ; 

3 er7*dbundus, a, um, errai 

4 errdticus, a, um, qui 

I'aventure ; 

5 error, oris (m.), 1° d 

2° erreur. 

essedum, i (n.), esseda, »(/".), 1 
de guerre des Gaulois ; 2' 
a deux roues ; 
esseddrius, ii (m.), soldat qu 
bat sur un char. 

et, 1° conj.y et ; 2° adv. mtoe ; 

et-iam (v. jam) ; 

it-enim (v. eniin) ; 

et-si (v. si). 

La signification premiere de 
(( par-dessus, en outre, encore ». 
Mil. 111. 32. Bursus et alterius j 
convellere vimen Itisequor... i 
alterius sequitur de cortice so 
Et, en ce sens, a 6t6 remplace 
compose etiam. — Et-si signific 
ralement « encore bien que ». 
est le grec £ti « encore » . La a 
finale esttombee en latin, comm 
est = saTi; ferunt = ^ipovxi, 

ex, d'ou e, prep., hors de; de. 
composition marque : 
idee de sortir {ex-ire, s 
2° une idee d'ache\ 
{e-bibire , boire jusq 
derniere goutte). 
I Forme. — En composition 
1° ea? s'assimile de\Q,ni f{ef 

je m'enfuis) ; 
2° ex se reduit a e- devant I 
j, I, m, n, r, v {e-bi 
bois entierement; e-d 
public; e-gredior, je 
B-jicio, je jette hors ; 
je choisis; e-mitto, je 
E-nitor, je m'el^ve a\ 



FACETUS. 



81 



fori; e-ripio, j'arrache; c- 
vddOf je m'echappe) ; 
3° ex reste ou se reduit k e devant 
p (ex-pello, je chasse hors ; 
e-potOy je bois enti^rement) ; 
I D6r. : i ex-ira, adv. et pr&p., 
dehors ; hors de ; 
exterior f or, us, ext§rieur; 
extremtis, a, urn, qui est a Tex- 

tremit^ ; 
extcrnuSy a, um, stranger ; 
extrinsecus, adv., du dehors ; 
2 extimuSy a, um, tout h, fait au 
dehors. 
]n ancien latin, il y avait une forme 
= EX. Eile s'est conserv6e dans ec- 
i, eC'fatus, ec se produnto (Cic. Be 
. Ill, 9). A cdte de ce ec on aeo? (ef), 
line a c6te de ab on trouve abs. — 
forme e doit son origine k la sup- 
ssion de la consonne c ou x, Tal- 
^ement de la voyelle servant de 
ipensation a cette chute. — Ex-trd 



est un comparatif, comme in-trO, con- 
tra, — Exter-ior renferme un double 
comparatif. — De ex-trd vient exlrd" 
neus. — Dans extr-in-secus la syllabe 
in est de m^me origine que dans ill- 
in-c, ist'in-c, —, Ex-timus, superlatif 
comme in-timus. 

ezta, omm (n.), entrailles. 

Probablement pour * ex-sita : Yi est 
tombe comme dans postus pour posi- 
tus, Dans la langue du rituel, exta 
etait oppose a intestina il designe 
le cceur, le poumon, le foie, la rate. 
Plin., Hist. Nat. xi, 37, 77. Exta 
homini ab inferiore viscerum parte 
separantur membrana. 

ezao, is, i, exutum, exUere, depouiller. 
EX'UO s'oppose a ind-uo. II y a 
peut-dtre une trace du verbe *uo 
« habiller » dans sub»ucula a v6te- 
ment de dessous ». 



F 



)a, » {f.), feve ; 

fabulis, is, e, 

fdhdginus, a, um, arch., \ de f^ve; 

fahdcius, a, um. 

La forme haba, au lieu de faba, 

listait en ancien latin. V. hxdus. 

B)er, fSbri (w.), 1*> artisan, 2<> forge- 

ron; 
1 faber, -bra, -brum, d'artisan ou 

de forgeron ; 
ifUbre, adv., artistement; 
3 fabrXca, ae (f.), i^ atelier, 2° fa- 
brication ; 
f&hricor, dris, fabriquer; 
fdbrXcdtio, onis (f.), fabrication, 

travail ; 
f^hricdtor, oris (m.),constructeur ; 

« 

Mots latins. — Coiirs sup. 



4 fdbrllis, is, e, d'artisan ; 

5 Fabricius, ii (m.), Fabricius, n. 

d'homme. 
Fd-ber vient de la racine fa- qui est 
k la base de fd-c-io (v. ce mot). II est 
forme comme mulci-ber. — Fabnca est 
proprement un adjectif pris substan- 
tivement « (la maison ou la science) 
qui appartient a Touvrier ». 

facetus, a, um, elegant, enjoue ; 
fdcete, adv., avec elegance, avec 

enjouement; 
fdcetia, x et fdcetix, arum (f.), 

grkce, enjouement ; 
in-ftcetus, a, um, sans esprit sot. 
Le sens propre de facetus semble 
avoir ete « brillant, elegant ». Hor. 

G 



82 



PACIES. 



Sat. I, i, 44. Molk atque facetum 
Virgilio annuenint gaudentca rure 
Camenae. Plaut. Most, i, 1, 41. Non 
omnes poasunt olere unguenta exotica, 
Si tu oles ; neque superior accumhere, 
Neque tarn facctis, quam tu vivis, vic- 
tibus. — De la les sens « spirituel, 
enjou6 ». — FacBtus suppose un verbe 
* faceOy comme acBtum vient de aceo. 
Nous avons ici la racine 9a « briller », 
d'od vient 9aos « lumi^re », mais 
augmentee du mfime c qu'on trouve 
dans facio^ jacio, glacies (v. ces mots). 

flicies, iei {f.), forme, en g6n6ral ; for- 
me du corps, face bumaine ; , 

super- fides, iei (/".), surface. 

Fades signifie « forme, aspect », en 
general. Plaute, Rud. iv, 4, 105. Cre- 
pundia qua fade sunt responde ex 
ordine. — Ensiculus est aureolus lit- 
teratus;post est securicula ariceps, etc. 
Sail, fragm. ap. Gell. Sardinia in Afri- 
co mari, fade vestigii humani. Plin. 
Ep. ir, 17. Intermissa tecta villaimm, 
qux prsestant multarum urbium fa- 
dem. Plin. H. N. xii, 14, 31. Nee ar- 
boris ipsius quae sit fades constat. 
A. Gell. X, 18. Ossa contusa in faciem 
pulveris. Virg. Georg. iv, 360. At il- 
ium Curvata in montis faciem dr- 
cumstetit unda. — II se dit surtout de 
la forme du corps humain. Senec. 
Ep. 33. Non est formosa, cujus crus 
laudatur, aut bracchium, sed ilia, cu- 
jus universa fades admirationem sin- 
gulis partibus abstulit. — Et sp6cia- 
lement du visage. Plin. H. N. xi, 37, 
51 . Fades homini tantum ; ceteris os, 
aut rostra. — Fades derive de facere 
comme figura de finger e. Aulu-Gelle 
emploie factura dans le m^me sens : 
Fades est forma omnis, et modus, et 
factura qudedam coi^oris totius (xiii, 
29). Le suffixe est le mtoe que dans 
efjlg-ie-s, progen-ie-s. 

I&cio, is, feci, factum, fdc^re, faire ; 



pass, flo, fis, foetus sum, fit 
venir; 

I Composes en -fido, is, 
-fectum, -fictre; 
pass. -fXdor, eris, -fectu 
-fid: 
i af-fido, affecter; 
affectus, us{m.), affectioi 

sion; 
affecto, as, ambitionner, i 
cher, tendre a ; 

2 con-fido, achever ; 

3 de-fido, faire defaut; 
defectio, 6nis{f.), defe 

4 ef-fido, effectuer, achev 
efficax, ads, adj., effica 

5 inter-ftdo, detruire, tuer 
inter fectio, onis (f.), me 
inter fector , oris (m.), 

trier ; 

6 of -fido, faire obstacle a, 

7 per-ftcio, achever; 

8 praB'ficio, mettre a la t6 
praefectus, i (m.), chef; 

9 pro-ficio, 6tre utile ; 

1 re- fido, refaire, restaurei 
re fectio, onis (f.), restaur 

11 suf-fido, suffire; 
Composes en -fddo, is, 

-factum, -facere; pass 
is, -f actus sum, -fieri, a 
premier mot autre qu'ui 
position ; 
pdtS-fddo, ouvrir (v. pat 
cdU-fddo, echauffer (v. ( 
mdd^-fddo, mouiller (v. m 
tep^-fddo, rendre tiMe 
por), etc. 
II Der. : 

1 factito, as, faire souvent 

2 fdc-esso, is, -ivi, -itum, 

1<* tr. accomplir, ci 
2° intr., s'en aller ; 

3 prd-ftciscor, ens, ^fectu 

-fidsci, partir; 
profectus. Us [m.), d6par1 
prdfecto, adv., assureme 

4 factum, i (n.), fait, actio 



FACIO. 



83 



5 faciiOy onis (/".), parti politi- 

que ; 
factiosus, tty um, homme de 
parti, factieux; 

6 fiXctnus, -ndris (n.), action 

§clatante (en bien ou en 
mal) ; 

7 fdcXlis, iSf e, facile; 
dif'fictlis, iSy e, difficile; 
fdcXlitas, atis {f.), facilite ; 
fdcultaSf dtis (f,), faculte, res- 
source; 

dif-fXcultas, dtis [f,), difficult^ ; 

8 in-fectus, o, um, inachev6 ; 

9 noms en -fex, 'ficium, -ft- 

cus, -flcentia; verbes en-fico, 
as; -ftcor, arts : 

arti-fex, auri-fex, dpi-fex, port- 
tXfeXy carnX'feXy etc. (v. ars, 
aurum, opus, pons, caro, etc.); 

sedi-fidum, arti-ficium, of-fi- 
dum (v. ce mot) ; 

hm^'ftcus, mdlM-fXcus, vSne-fi- 
cus, magni'ficus, muni-ficus, 
a, um, etc. (v. bdnus, md- 
lus, venerium, magnus, mu- 
nus, etc.); 

bene - flcentia , male - ficentia , 
magni- flcentia , muni- flcen- 
tia, etc.; 

xdtflco, ampli'flco, sacriflco, 
grdti'flcor, etc. 

10 flo, fls, f actus sum, fi^, de- 

venir; 
Comp. : con-Jit (seul. a la 3® pars. 

de certains temps), il estache- 

ve, accompli, consomm6; 

impers. de-fit, il manque ; 

in-fit, il commence. 
Ce verbe, k cause de la general! t6 
lie sa signification, est susceptible des 
ipplications les plus diverses. Ainsi 
iaos la langue religieuse, fade signi- 
ie « sacrifier » : Virg. Eel. iii, 77. 
ktum fadam vitula pro frugibus, 
lans la langue politique, il signifie 
6tre du parti de quelqu'im » : facer e 
rni aliquOf adversus 'aliquim. C'est 



en ce sens qu'il a donne factio, II 
peut 6tre employe comme verbe neu- 
tre (de la les composes suffido, offi- 
do, proficio, defido et le deriv6 pro- 
fi^scor) ou 6tre construit avec les 
complements les plus divers. — 
Snr la valeur du prefixe dans inter- 
fido, V. inter. Le sens general de 
« detruire » se montre dans ces vers 
de Virgile {Georg. iv, 331) : Quia age, 
et ipsa manu felices erue silvas, Fer 
stabulis inimicum ignem atque inter- 
fice messes. — II a donn6 naissance, 
en se combinant avec certains regimes, 
k des verbes comme arefado, tepefado, 
labefacio, etc. Pour comprendre la for- 
mation de ces verbes, il est bon de rap- 
procher quelques exemples ou les deux 
parties du compos6 sont encore s6pa- 
r6es. Lucr. vi, 962. Principio terram 
sol excoquit et fadt are. Cat. H. H. 
47, 157. Ferve bene fadto. Varr. B. R. 
II, 9. Consue quoque fadunt. Id. ibid. 
111,4. Excande me.fecerunt cupiditate. 
L'origine de ces composes doit 6tre 
cherchee dans des substantifs qui sont 
plus tard sortis de I'usage. Ue qui" 
6tait primitivement long peut faire 
penser h des substantifs de la troi- 
sitoe d6clinaison : * tepem-fado. Sur 
le module de ces verbes, la langue 
en a form6 d*autres qui ne sont peut- 
etre pastoujours tir6s d'un substantif : 
condoce-fado, experge-fado, commone- 
fado, etc. — Facesso est forme de fade 
comme Idcesso de lacio. — Prdficiscor 
est rinchoatif de la racine fac (cf . remi- 
niscor, de la racine men). Profecto a les 
sens de prorsus, qui marquait ^gale- 
ment a Torigine un mouvement en 
avant. — A cdte de fadlis il y a en 
vieux latin une forme facul : de la 
facul-tas. — Les composes en -fex, 
comme camifex, et en -fijcus comme 
magnificus, ayant donn^ naissance a 
des verbes en -ficare, cette formation 
s'est multipli^e, et Ton a eu, par une 
I imitation plus ou moins fidele, aedifi- 



84 



F^X. 



care, gratificari, terrificare, munifi- 
care, etc. — Le verbe facio, duquel il 
semble k premiere vue que le grec 
n'ait rien k rapprocher, est de la famille 
de t^Ot)[ji'.. Le c est une lettre adventice 
comme dans jacio, C'est le m6ine c 
qu*on a k Taoriste e-Orjx-a. On sent 
encore la parente avec t^Otjjjli dans ce 
vers de Virgile, Georg, iv, 273 : Est 
etiam flos in prati$, cui 7iomen amello 
Fecere agricolae. Le Sanscrit dadhdmi 
veut dire k la fois « placer » et « fairew. 
Sur^= 6, V. fera. — Nous avonsplac6 
ici le verbe flo, parce que dans Tusage 
il sert de passif k facio, auquel se 
rattache d'ailleurs d'une fagon 6vi- 
dente le parfait factus sum, Mais fio, 
avec les temps qui en sont d6riv6s, 
appartient k fuo (v. ce mot), conjugue 
d'une mani^re particuli^re. II semble 
que le present ait et6 * fuio. En om- 
brien, on a le participe fitom (pour 
*fuitom) et les formes fuiest « il sera », 
fuia « qu'il soit » (v. Breal, Tables 
Euguhines, p. 124). 

fsez, faocis [f,), saumure, lie; 

1 fmctdus, a, um, compos6 de 

lie; 

2 faecosus, a, um, charge de lie ; 

3 fxciila, se [f,), lie de vin ; 
faeculentus, a, um, plein de lie ; 

4 de-fxco, as, 6ter la lie, clarifier , 

tirer au clair, au pr, et au fig. 

fagus, i if.), h^tre ; 

fdgXnus, fdgXneus et fdgeus, a, um, 
de h^tre. 

Grec : 97170;. Allemand Buche «h^ 
tre », anglais beech, 

fallo, is, fefelli, falsum, fallere, trom- 
per ; 

I Comp. : re-fello, is, -felli, -fellere, 

refuter ; 

II Der. : 

1 falsus, a, um, faux; 
falsitas, dtis {f.), fausset6; 
fuM-dicus, a, um, menteur; 



faisl'ldquus, a, um, men 

falso, adv,, faussement 

2 fallax, dcis, trompeur ; 

fallaciter, adv,, avec ru 

falldcia, a? (/.), fourber: 

Au sujet de refello, compe 

rapport entre arguo et redar{ 

Fallo est peut-6tre apparei 

grec a<paXXa> « fairs tomber, 

per)). 

fabc, falcis {f,), faux, faucille ; 

1 falcdrius, ii (m.), taillandi< 

2 falcdtus, a, um, garni de fi 

3 falci-ger, -gera, -gSrum, qu 

une faux. 

fames, is (f.), faim, famine; 
fdmelicus, a, um, affam^. 

famulus, i (wi.), serviteur; 
fdmiila, a? (f.), servante ; 

1 fdmulor, dris, 6tre servitei 

2 famXlia, a? [f,), 1° ensemi: 

habitants de la maison; 

mille ; 3* patrimoine ; 
pater-familias (??i.), pere 

mille ; 
fdmtlidris, is, e, \^ des 

teurs ou de la famille ; 2' 

Her; 
fdmUidriter, adv,, famili6r( 
fdmilidritas , dtis (f,), h 

rite. 
Famulus est proprement aThi 
de la maison )>. Eh osque, ainsi 
le voit par des enseignes retroi 
Pompei, faamat signifie : « il ha 
La forme osque etait famel (I 
p. 87). — De famulus derive f( 
qui d6signe k Torigine Ten! 
des biens, meubles ou imm( 
enfants et serviteurs. Plus 
Texpression se divisa en deux, ( 
qua tantOt les. biens, comme 
familix emptor, familise ercis 
actio, tant6t les personnes. E 
juxtapose paterfamilias s'est co 
un exemple a peu pr6s unique c 



FASTUS. 



85 



. cien g6nitif en as, pareil au genitif 
' grec en a; ou en rj^. 

r finum, i (n.), lieu consacre, temple ; 

1 fdnuttcus, a, urn, inspir6 des 
dieux, fanatique ; 

2 prd'fanus, a, wm, profane ; 
prd'fdno, as, profaner. 

Fdnum se distingue de templum en 

ce qu'il d^signe un lieu consacr^, 

qu'il y ait construction ou non. Les 

anciens font venir fdnum de fdri. 

Festus, p. 88. Fanum a fando quod, 

dum porUifex dedicat, certa vei^ha fa- 

tur» Liv. X, 37. Fanum, id est locus 

templo effatus. Mais, d'apr^s Tosque 

fesna et fesnum « sanctuaire », on 

doit supposer que la forme primitive 

en latin etait * fasnum, ce qui semble 

conduire a fas (v. ce mot). — Prdfanus 

t la partie en avant du fanum », par 

extension « ce qui se fait ou doit se 

faire en dehors du Jieu consacre ». 

far, farris (n.), ble, froment; 

1 farina, a? (f,), farine ; 

2 farreufi, a, urn, de froment; 
confarredtio, onis (f,), confarrea- 

tion, c.'d'd. offrande d'un ga- 
teau de farine, manage; 

3 farrago, -ginis [f,), 1° melange de 
grains; 2° fatras. 

Farina pour *farrtna; cf. curulis 

pour *CMW//is. — La confarreatio est 

k forme de manage la plus solennelle. 

Serv, ad Virg, Georg,, i, 31 . Cum per 

pottti/icem maximum et flaminem Dia- 

km per fruges et molam salsam con- 

iungebantur, 

bvcio, i8, farsi, fartam, farcire, gar- 
nir, farcir; 

I Comp. : 1 con-fertus, a, um, serr6; 

confertim, adv,, en troupe ser- 
r6e; 
2 re-fertus, a, um, rempli; 

II D6r. : 1 fartum, i (n.), 1° le con- 

tenu, rint6rieur; 2° farce, 
hachis; 



2 fartor, oris (m.), charculier; 

3 fartilis, is, e, engraiss§. 
Fartum, fartus, refei'lus, etc., pour 

*farctum, *farctus, *referctus, etc. 

fascia, sb (f,), bande, bandeau, bande- 
lette ; 
i fascidtus, a, um, entoure de 
ban des ; 

2 fascidtim, adv,, enbandes; 

3 fascidla, se {f.), petite bande, ban- 
delette. 

fascis, is (m.), paquet, botte, faisceau ; 
plur, faisceaux port6s devant les 
hauts magistrats de Rome ; 
fasci-culus, i (w.), petit paquet, pe- 
tit faisceau. 

fastigium, ii (n.), faite, sommet; 

fastlgo, as,, elever en pointe; 

fastlgdtio, onis (/*.), action d'61ever 
en pointe. 

Fastigium s*oppose k vestigium, qui 
d6signe la base ou les fondations (v. ce 
mot). II est pour* far sti-stlgium. La 
seconde partie, qui est apparentee au 
grec <r:zi'/(D, drotyo;, a ici le sens 
d'6tage. La premiere partie correspond 
k un ancien bharsti « sommet » (San- 
scrit hhrishti), Au sujet de la sup- 
pression d'une syllabe, v. stipendium, 

fastus,us (m.), orgueil; faste; 
t 1 fastosus, a, um, superbe, d6dai- 
gneux ; 
2 fastidium, ii (n.), dedain, d6- 
gotit; 
fastldio, is, ire, avoir ou prendre 

en d6goftt; 
fastldiosus, a, um, qui 6prouve 

ou cause du degotit; 

fastidiose, adv,, avec d^goClt, avec 

d6dain. 

Fastus est pour *farstus; ii est for- 

m^ k Taide du suffixe abstrait -tu et 

d'une racine qui correspond au grec 

6ap5 ou Opa;, d'ou viennent Oapao; et 

Opflcao; « audace, orgueil », OpaoiS; 

« audacieux » . Sur ^ = 0, v. fera* 



86 



FATEOR. 



La consonne r a 6t6 supprim6e, comme 
dans tostus pour *torstus, — Fastus 
s'emploie toujours dans un sens d6fa- 
vorable. Plin. H. N., xi, 37, 5K Su- 
percilia maxime indicant fastum. On 
emploie dans le mtoe sens fastldium, 
lequel est pour * fastu-taedium : une 
syllabe a ete supprimee, comme dans 
stipendium pour ' stipi-pendium {v, ce 
mot). Pour la difference de conjugaison 
entre taedet et fastidio, v. lego, 

fateor, eris, fassus sum, fateri, parler, 
declarer, avouer; 
Comp. : 1 con-fiteor, -eris, -fessus 
sum, -fiteri, confesser; 
confessiOf onis (f,), aveu; 

2 prd-ftteovy eris, -fessus sum, 

-fiteri, d6clarer; 

prd'fessiOy -onis \f.), declara- 
tion; 

professor, oris (wi.), qui fait une 
declaration, qui fait profes- 
sion de; 

prd-fessoriuSf a, um, de rh6- 
teur ; 

3 dif-fiteor, ms, nier. 

Fdteor se rattache a la m6me racine 
que fdri. Au sujet de la voyelle brdv6, 
comparer le grec cpart; « parole, dis- 
cours ». Infitior « nier » (v. ce mot) 
appartient k la m^me origine. — Gic. 
Cwc. 9. Ita libenter confitetur,\ut non 
solum fateri, sed etiam profiteri videa- ' 
tur. 

fatigo, as, harceler; fatiguer; lasser; 
I D6r. : fdtlgdtio, onis (/;), fatigue ; 
II Comp. : \ de-fdtigo, as, epuiser 
de fatigue ; 
de-fdtigdtio, onis (f,), ^puise- 
ment de fatigue ; 
2 in-fdttgdbilis, is, e, infatigable. 
Fatigo est une expression tr^s ener- 
gique, qui a perdu peu h peu une par- 
tie de sa force premiere. Nous la trou- 
vons dans le sens de « bouleverser ». 
Virg. JSn. i, 280. Aspera Juno Quae 
mare nunc terrasque metu cwlumque 



fatigaU De \k le sens a accabler, bar- ^ 
celer ». Hor. Od., w. 11. Quid aetef' 
nis minorem Consiliis animum faU', 
gas? Virg. Mn., i, 320. Qualis eqtim 
Threissa fatigat Harpalice, volucren^ 
que fuga praevertitur Hebrum. Id. y, 
253. Tetoces jaculo cervos cursuque fur L 
tigat, — Par suite « fatiguer ». Com. 
Nep., Lys, 2. Ne de eodem plura enu- 
merando fatigemus lector es, — Fa^ 
est une formation comme casttgo,' 
II est ap parents k fatisco (v. ce mot). 
— Comme exemples de verbes dont 
la signification s'est affaiblie, on peat 
citer en frangais abimer, gdter, meur- 
trir; la cause de ces affaiblissements 
est Texag^ration , qui a pour efifi^ 
d'user ou de diminuer la valeur des 
mots. 

fatisco, is, ere, s'abimer, succomber; '• 
fessus, a, um, affaiss6, fatigu6; 
de-fessus, a, um, epuis6 de fa- 
tigue ; 
in-defessus, a, um, infatigable. 
Fatisco, au sens propre, signifie 
« s'entr'ouvrir ». Virg. JSn., i, 127.' 
Accipiunt inimicum imbrem, rimisque 
fatiscunt. Id. Georgi, ii, 247. Fing'm 
item quae sit tellus, hoc denique pacto 
Discimus : haud unquam manibus jac- 
tata fatisdt, Sed picis in morem ad 
digitos lentescit habendo, — De li 
<c venir d. manquer, s'6puiser ». Colum., 
VII, 3. Ovis fatisdt post annum septi- 
mum. Tac, Hist,, iii, 10. Donee fatis- 
ceret seditio, — On trouve aussi le 
passif en ancien latin. PacuV., ap. 
Non., p. 479. Vereor, nisi nunquam 
fatiscar facere quod quibo boni. — 
Fessus (la langue a evit6 la forme 
* fassus, qui se serait confondue avec 
fateor) est proprement le participe de 
fatiscor. Lucr^ce, v, 308. Delubradeum ' 
simulacraque fessafatisci, Plin., xxxvi, 
15, 24. Cardines fessi et turbati. Id,, 
II, 7, 5. Vespasianus fessis rebus sub- 
veniens. — De 1^ « accabl6, fatigue ». 



Virg., £n„ n, 396. Non prtws adspi- 
I ties ubi fessura wtate parentem Li- 
I queris Anchisen? — On peut conjec- 
I Uirer une parents entre fUl-isco, qui 
r suppose un substantif ' fMis ou 'fS-' 
I turn, signifiant « ouverture », el le 
' grec •/(tlviu, ■/iitia ■s'oumr». Sur 

/= ■/, V. Ivedus. 

ntnni, a, nm, 1° fade, insipide; 
2° fat, sot; 
f&tuUas, iitix (/,). sottise. 
Pdtuus se dit d'une bouillie ou 

d'un legume sans sel. Mart., xiii, 13. 

Ft sapiant fatuie, fabronan prandia, 

betx. — Belt B insipide, sot ». T^r. 

Em., V, 9, 49. Fatuus est, insuhus, 

tardus, stertit noclesgue et dies. — Cf. 

insulsttS. — II ne faut pas rapporter 
' ici la deesse Fauna Falua, dont les 

deux noms sont tires du verbe fuveo. 






» (/•■). 



bnx, fancis, 

gorge ; 

1 suf-foco, as, 6touffer, suffoquer; 
suffociUio, Onin [f.), suffocation ; 

2 focaie, is {n.}, cravate k I'usage 

des malades. 
Dans suffoco et dans fBcale, la diph- 
thoQgue au de faux (laquelle se pro- 
nooQaitaou) s'estcontractSeenfl. C'i- 
Uitla prononciation populaire. On a de 
mfme explodo, lotus, Clodius, codex, 
oifa. plostrum, cos, i. cOtfe de plattdo, 
kulus, Claudius, caudeiB, aula {auluUt- 
rifl), plaustrum, cautes. Festus p. 182, 
diCque les paysans prononsaient on*m 
pour aurum. La prononciation o a 
pass^dans les langues ramanes. Dans 
oa ouvrage grammatical connu bous 
le nom de Appendix ad Probum, on 
trouve cett«reconimandation qu'il faut 
dire auris (oreille) et non oricla. La 
prononciation o est aussi altest^e par 
['anecdote deVespasien(5u6t. Vespas. 
2!) : Mestrium Florum cmsularem, 
adrtumitus ab eo plaustra potUis quam 
plostra dicenda, die postero Flaurum 
sabitavit. 



87 

lireo, es, favi, faatnm, liivlre, £lre 
favorable ; 

1 filvor, t'lris [m.), faveur; 
fHvOrftbilh, is, e, qui donne la 

faveur, populaire ; 

2 fautor, oria {m.], celui qui favo- 

rise, partisan ; 

3 fauntus, a', um, bienvenu, pros- 

p4r.i 
fatiste, adv., avec succes; 
in-faustus, a, um, d&favorable, fu- 

neste ; 

4 Faimi, orum[m.), Faunes,' demi- 

dieux protecteurs des champs; 

5 FAvonius, ii (m.), propr. vent 

favorable, vent d'ouest. 
A cftte du masculin favor. ' favSs, il 
a do exister un substantif neutre 'fa- 
cds, qui, contracts en 'faus, a donnfe 
f<ius-tu-s; ct. jus-lu-s de jus, fas-tut 
de fas, onus-lM de onus. — Fautor 
esl pour * faciliir, faulum pour * favi- 
lum ; c'est la mfime contraction qua 
dans laulus, audeo, ampex, auceps, 
qui sont pour * lavilus, ' avideo, " avi- 
spex, 'avi-ceps. 

{avilla, EB [f.), cendre brdlante. 
favns, i(m.], gateau de miel. 
fax, fiicis (f.), torch e, flambeau. 
f^bria, is {f.), ftevre; 

1 fSbtictto, as, avoir la fifevre; 

2 fibricUlu, X if.], acces de fifevre; 
fibrie&tOsus, a, um, fievreux, 

'febnio, as, purifier; 

1 februiitio, 6nis (f.), purification; 

2 /■eftrwlriiis, it(n(.), ffevrier, le mois 

des purifications. 
Varr., L. L., v, 3. Februum Snbini 
appeUunt purgamentum. — De ce 
mot februum vient le verbe februare. 
On appelait, & Rome, februa divers 
objets servant aus purifications, tels 
que la branche de pin dont se couron- 
naient les flamlnes, ou la peau dechfivre 
dont on frappail les femmes a la ffite 
des Lupercales,— FefiruiiriMs (mensis). 



88 



PEL. 



parce que la fiSte des Lupercales avail 
lieu au commeDcemeDt de ce mois. — 
n y a probablemeDt parents entre 
febris et febrvo. 

f«l, lellis (n.), fiel; 

felleus, tty urn, de fiel. 

PareuU avec yoAo#, '/o'kr^ a fiel, 
bile ». Sur f= 7, v. hxdus. 

Idles ou leHs, is (f,\ chatte. 

Ce mot, qui est de la m^me famille 
que OtJau;, signifiait d'abord, d'une 
fagoD generale, « la femelie ». II s'est 
ensuite restreint a designer une seule 
sorte d'animal. C*est ainsi qu'en fran- 
gais pou^tn, faon, eten XdXmjuvencus, 
d^signaient primitivement, d'une faQon 
g^n^rale, « le petit ». Feles est forme 
de rinusit6 *f^la «mamelle». V. feh, 

fSlix, -icis, adj., \^ fecond; 2° heu- 
reux; 

I Der. : 1 fellciter, adv., heureuse- 

ment; 
2 felicltas, dtis (f.), bonheur; 

II Comp. : in-felix, -ids, adj., i^ ste- 

rile; 2° malheureux; 
in-felicitas, dtia (f.), malheur. 
Festus, p. 92. Felices arbores Cato 
dixit quxfructum ferunt, infelicea quse 
non ferunt. Liv. v, 24. Nulla felix arbor, 
nihil frugiferum in agro relictum. Hor. 
Epod., u, ^3. Inutilesque fake ramos 
amputans, Feliciorea insent. — L'ex- 
pression infelix arbor se trouve dans 
la vieille formule cit6e par Tite-Live 
(i, 26) : Arboriinfelici Huspendito.C est 
ce qu'on appelait au moyen slge YArbre 
sec, la potence. — Le suffixe -ic- sert 
d. former des f6minins : geni-tr-lC'S, 
viC'tr-lc-s. Fel'lC'S etait, a Torigine, 
un f6minin form6 de *fcla « mamelle » 
(v. felo), 11 a pris ensuite les trois 
genres : felix imperator, felicia arma. 
En mfime temps le sens s'est generalise 
et a pass6 de Tid^e de « nourrissant, 
fecond » h. celui d' « heureux ». 

fSlo, as, teter. 



Varr. op. Non., p. 113. Eton lot 
humanum felasse. Id., ibid., 242. Lu- 
pam alunmi felarunt oUm. — L'ortho- 
graphe fello est a rejeter. — Ce verbe 
suppose, comme primitif, un substan- 
iif *fela, qui n'existe plus en latin, 
mais que nous trouvons en grec, sous 
la forme Or^AYi « mamelle ». De 14 
d^A»; « femelie » , OrfXco « nourrice »} 
(h^Xa-[uav « nouixisson ». On a encore 
en grec le verbe Of-aOai « traire ». Les 
derives latins de *\f€la « mamelle v 
sont, outre felare, les substantifs /feks 
« femelie v, filius « fils», et Tadjectif 
fBlix M abondant, heureux ». V. ces . 
mots. — Sur f= 0, v. fera." 

femina, sb (f.), femme ; 

1 f eminent, a, um, de femme; femi- 
nin ; 

2 fenunlnus, a, urn, feminin; 

3 ef-femino, as, effeminer; 

4 femella, ae [f), petite femme. 
Femina peut se dire des animaux. 

Cic, Nat. Deor., 11, 51. Bestias alix 
mares, alias feminae sunt. Id. Leg. , 11, 
%2.Porcofeminapiaculumpati. Colum. 
VII, 9. Femina sus. — Femina est le 
participe moyen du verbe * feo « pro- 
duire, enfanterw qui a donn6 fetus, 
fecundus, fenum, fenus (v. ces mots). 
L'orthographe fasmina n'est pas an- 
cienne. — On pourrait aussi expli- 
quer femina comme celle qui allaite, 
en songeant a la racine qui a donne 
felo (v. ce mot). 

femur, oris {n.), cuisse. 

A c6te de femiir, femoris, il y avait 
un theme f^men, feminis. Virg. JEn., 
X, 389. Odus ensem... Enpit a femine. 
— On trouve m6me le g6nitif femino- 
ris, qui contient les deux d^clinaisons 
amalgam^es. Cf. la declinaison de jecwr 
et celle de iter. Sur ces formaUons, 
et sur une etymologic de femur, v. 
Mem. Soc. Ling. V, 157. 

*fendo, heurter, d'oii : 






PENUM. 



89 



ido, is, i, 'fensum, -fendlhre, 
•epousser; 2° d6fendre; 
mo, onis {f,), defense; 
isor, oris (m.), d6fenseur; 
ISO, as, repousseroud6fendre 
oureusement ; 

sito, as, defendre de toutes 
forces ; 

do, is, i, 'fcnsum, -fend^e, 
irter, offenser; 
•a, 3S {f.), offense ; disgrace ; 
?io, onis {(,), 1° action de 
jrter ; au fig. , offense ; 
&chec ; 

iiimcula, as (f,), leger 6chec; 
JO, as, heurter; 
1(7/10, onis [f,), heurt ; 
licUlum, i (n.), pierre d'a- 
)ppement ; 

nsus, a, um, ennemi; 
sv", adx),, avec acharnement; 
so, as, 1° trailer en ennemi; 
6tre ennemi; 
en 'fest- : 
tus, a, um, hostile; 
e, adv,, en ennemi; 
0, as, harceler ; infester ; 
ator, oris (m,), qui harc^le; 
-festus, a, um, manifeste 
e Ton touche de la main) ; 
*.stim, adv., sur-le-champ. 
1 » « repousser » . Cato. R. R. , 
'pnter, te precor, uti tu mor- 
itates prohibessis, defendas, 
que. Hor. Sat., i, 3, 14. 
defendere frigus, Quamvis 
ecd. Virg. Eel., vii, 47. Mus- 
s", et somno mollior herba, 
s vara viridis tegit arbutus 
Istitium pecori defendite. — 
dre ». Cic. ManiL, 0. Pro- 
ion modo a calamitate, sed 
netu calamitatis defendere. 
, VII, 6. Dum teneras def en- 
re myrtos. Ces deux signifi- 
ont la seconde derive de la 
par une sorte d'hypallage, 
vent en grec pour aprJYw, 



ajjLijvw. — Offensa est form6 comme 
repulsa. — In festus (pour ^infend-tus) 
est un participe d'une formation plus 
ancienne que infensus. II suppose un 
verbe infendere. On le trouve employ6 
aussi dans le sens passif. Cic. Rose. 
Amer., 11. Filii vita infesta, S3epe 
ferro et insidiis appetita. Id. Plane, 
1. Si hujus salus ob earn causam 
esset infestior, quod is meam salutem 
atque vitam sua custodia texisset. — 
Fur manifestus est le voleur pris en 
flagrant delit. — Confestim renferme 
la m§me image que le frangais tout 
a coup. — V. aussi festino. — 
*Fendo est avec le grec Os^vw a frap- 
per » dans le mdme rapport que tendo 
avec TE^vw. Sur f = 0, v. fera. 

fenestra, sb {f.), ouverture, fenStre; 

1 f^estro, as, garnir de fenfitres ; 

2 f^nestella, a? (f.), petite ouverture, 

lucarne. 
Le rapprochement avec <pctly(o n'est 
pas certain. 

fenum, i (n.) foin ; 

1 feneus, a, um, de foin ; 

2 feni'Sex, -s^cis (m.) / i. i 
feni-seca, se (m.) ( ^^ucneur ; 

fenistcia, x (f.), fenaison ; 

3 feniculum, i (n.), fenouil ; 

4 fenllia, ium (n.), grenier k foin. 
Litt6ralement « le produit ». D'un 

verbe inusite *feo ou Yeor «produire», 
qui a donn6 aussi fetus, fecunduSr 
fenus. Fenum est une sorte de parti- 
cipe pass6 en nus, na, num, comme 
plenus et donum. Cette formation n'est 
plus representee en latin que par un 
petit nombre d'adjectifs et de sub- 
stantifs. — Dans fenum qui signifiait 
d'abord « produit », et qui s'est Hmit6 
ensuite h. « foin », nous avons une res- 
triction de sens analogue a celle de 
frumentum, qui signifie « fruit » en 
general et qui s'esi limite au sens de 
« froment ». On trouve d6ji chez les an- 
ciens Torthographe f3enum:\. scena. 



90 



FENUS. 



lenus, oris {n,), inter^t, usure ; 

1 fenreor, aris, dip,, preter a inte- 

r6t; 
fen^dto, adv.y avec usure ; 
feneratio, onis (f,), usure ; 
fenerCitorf oris (w.), usurier ; 

2 fcnebriSy is, e, usuraire ; 

3 fenusculum, i (w.), petit interfit 

de I'argent. 
Litt6ralement « le produit » (toxo;). 
V. fenum. Le suffixe est le m§me que 
dans vul-nus, pig-nus. On disait au 
g6nitif fendHs et feneris ; de \k V^ 
dans feneror. L'actif fen^ro est 6gale- 
ment employ^. — Sur Torthographe 
faenus, v. scena. Sur le 6 de fenebris, 
V. funebris. 

leralis, is, e, de deuil, fun^bre ; 

ferdlia, turn (n.), f^tes en Thonneur 
des m^nes. 

Ovide, peut-6tre pourles besoins de 
Tetymologie qu'il propose, fait la pre- 
miere syllabe de Feralia hv^ve. Fast. 
ii, 567. HanCf quia justa ferunt, dixere 
Feralia lucem. Ultima placandis Mani- 
hus ilia dies. Partout ailleurs on a 
feralis. 

lerS, adv., presque ; ordiuairement. 

I6ria9, arum (f.), jours de loisir, repos ; 

1 ferior, Ciris, 1° ch6mer une f6te; 

2° se reposer ; 

2 festus, a, urn ) . p.. . 

, .. ' de f^teiioyeux; 

festivus, a, um ) '"^ -^ ' 

festive y adv., joyeusement ; avec 

esprit ; 

festivitas, dtis (f.), allegresse. 

La forme primitive 6tait * fesiae. 

Pour le changement de s en r, v. ftos. 

La signification du radical fes- est in- 

eertaine. 

ferio, is, ire, frapper. 

fero, fers, tttli, latum, ferre, porter. 
I Comp. : i a f 'fero, -fers, at-tMi, 
alldtum, af 'ferre, apporter; 
2 au'fero, -fers, abs-tiili, ab-ld- 
tum, aw-/(?rre, emporter ; 



abldtio, dnis (f.), enle\ 

3 circum-fero, e^c, porter 

4 con-f^ro, etc. (sup. col 

porter ensemble, coi 
col-ldtio, onis (f.), rap 
ment, comparaison ; 

5 d€'fero, etc., deferer, de 
deldtio, onis (f.), d^lati( 
delator, oris (m.), delat 

6 dif'fSro, 'fers, dis-tUli, 

turn, dif-fen*e, 1® po 

c6t6 et d'autre ; 2° d 

dl'ldtio, onis (f.), d61ai, i 

7 ef-fero, -fers, ex-tUli, e 

ef-ferre, porter dehor 
eldtus, a, um, 61ev6; 
eldtio, onis {f.), elevatio 
in-fei'o, etc. (sup. il-ldtm 

ter dans ou centre ; 
of'f^o, -fers, ob-tuli, oh 

of'ferre, ofFrir; 
ablatio, onis (f.), ofTran 

8 per-f^ro, etc., porter a 

ou jusqu'au bout ; 

9 prae-fero, etc., porter < 

preferer ; 
10 prO'f^ro, produire au d( 
\ \ rS'fero, rapporter ; 
12 tranS'fero, etc., transpo 
transldtio, onis (f.), i 

tion ; 

transldticius ou trdldtu 

um, qu'on peut trans 

13 impers. re-/'ef<, il imp 

II D6r. : 1 ferax, dcis, adj. 

fSrdcUas, dtis (f.), fertili 

ferdcUer, adv., ave(^fert 

2 ferciilum, i (n.), litiere, f 

mets ; 

3 fSretrum, i (n.), litiere b 

pour porter les depoui 

4 fertUis, is, e, fertile ; 
fertilitas, dtis {f.), fertili 

5 comp. en-fer, fera, -fer 
frugi-fer (v. fruor) ; 
igni'fer (v. ignis) ; 
luci'fer (v. lux) ; 
leti'fer (v. letum) ; etc. 



FERVEO. 



91 



^ero a conserve, comme volo et ^do, 
certain nombre de formes ou la d6- 
lence vient se joindre k la racine sans 
iterm6diaire d'une voyelle : fer-s, 
r-t, fei^tis, fer-te, fer-re (pour *fer- 
). 11 est defectif en latin comme en 
rec: v. au mot tollo les formes tuli 
L latum. — On n'est pas d'accord sur 
explication de Timpersonnel re-fert. 
de qui parait certain, c'est que la pre- 
m^re syllabe est un cas du substantif 
ts. Mais dans les phrases comme 
Rea refert, il y a doute sur la vraie 
sonstruction. — Grec ^ipto. Sanscrit 
bhar, qui fait au present bhardmi, 
bibharmi ou bharmi « je porte », go- 
Ihique bairan « porter », d'ou Tan- 
Ulais bear (m6me sens). 

inrrom, i (n.), fer; 
\ feireus, a, um, de fer, en fer ; 

1 ferrdrius, a, um, qui concerne le 
fer, subst. forge ron ; 

ferraria, a? (f.), 1* atelier de for- 
geron; 2° mine de fer ; 

3 ferrCitus, a, wm, garni de fer ; 

4 ferrdmentuniy i (n.), instrument 
en fer, outil, arme ; 

ferrugo, -ginis [f,\ rouille; 
ferrugineuSy a, urriy 1° de la cou- 
leur de la rouille ; 2° qui a le 
goiit du fer ; 
6 ferrumeriy -minis (w.), soudure ; 
ferrumtnOy as, souder. 

[.fciila, SB if.), sorte de plante k iongue 
tige, ferule. 

fens, a, um, sauvage; 
i f^a, 3d If,), b^te sauvage; 
f^invs, a, um, de b6te sauvage ; 
feritas, dtis {f.), naturel sauvage, 
cruaute ; 

2 f^ox, ocis, adj., fier, farouche; 
ferocUer, adv., 1° avec fougue, 

2» avec rudesse ; 

ferOcia, ae (f.), 1° fierte, fougue ; 
2® cruaute ; 

ferocitas, dtis (f,), 1® fiert6, fou- 
gue ; 2° arrogance ; 



ferocio, is, Ire, 6tre fier, farouche, 
cruel ; 
3 Gomp. : ef-fems, a, um, farou- 
che, sauvage, furieux ; 
effero, as, rendre sauvage, rendre 

furieux ; 
efferttas, dtis {f.), etat sauvage, 
grossi^rete. 
Grec 07[p. Vf latine, qui 6tait 
une sorte de souffle 6mis entre les 
levres (QuintiUen, xii, 10, 29), cor- 
respond tr6s souvent ^ un grec, sur- 
tout comme lettre initiale, ainsi qu'on 
le voit paries mots \dXins fumus,*fendo, 
facia, formus, fingo, felo, fores, suf- 
fire, fastus, rufus, qui sont de m6me 
origine que Oufxo; , Osivw , t^Ot){xi , 
Osp{xo;, OiYYotvw, OrjXrJ, Oupa, O^oif.0ipaoi, 
spuOpd; (v. chacun de ces mots). Des 
changements analogues ont lieu dans 
les langues modernes : ainsi en an- 
glais, dans les mots three, through, 
nothing, un etranger croit quelque- 
fois entendre un f. En grec m^me, 
des la plus ancienne 6poque, on 
trouve I'eolien 9r!p « b^te sauvage », 
a c6te de I'attique Orjp. Les inscrip- 
tions 6pirotes de Dodone, au lieu de 
0EOS, 0EA, 0YONTES, pr6sentent 
4)E0S, <I>EA, ^YONTES. Ghez Sap- 
pho, au lieu de IXOsTv, TroixiXoOpovo?, 
on avait eX^stv, TuoixiXd^povo;. En Cy- 
priote moderne, 'au lieu de UXta,, 
on a fiXuy. En russe, le nom prppre 
Theodore est devenu F^odor et FMor. 
Lk ne s'est pas arrete le changement 
en latin. Comme il arrive souvent que 
Vf, qui est une consonne labiale, de- 
vient dans la prononciation un 6, on 
trouve quelquefois un 6 en regard du 
grec. Ainsi uber, ruber, liber, corres- 
pondent k ouOap, epuOpd;, eXsuOspo; 
(v. chacun de ces mots). II est probable 
que c'est le voisinage de r qui a deter- 
mine ce dernier changement. 

ferveo, es, ferbui, fervere et fervere, 
6tre bauillonnant,' brillant; 



92 



FESTINUS. 



i fervesco, is, ere, bouillonner ; 

2 fervor, oris (wi.), bouillonnement, 

ardeur, au pr, et au fig. ; 

3 fervMus, a, vm, bouillant, ardent ; 

4 fermentum, i (n.), 1° ferment ; 

2° fermentation ; 3<> boisson fer- 

ment6e ; 
fermento, as, faire fermenter ; 
fermentesco, is, fermenter. 

festmns, a, urn, qui se hdte ; 

festino, as, se hater; 

festmanter, adv,, en hate ; 

festlndtio, Onis [f.), hate ; 

festinCibundus, a, urn, qui se hate. 

Festinus est tire d'un substantifinu- 
sit6 *festis, qu'on retrouve dans Tad- 
yerhe confestim: cf. canmus de canis, 
marintis de mare, Festinus est done 
« celui qui pousse, qui se hate ». 
V. * fendo. 

fetialis, is (m.), i^ fecial, heraut; 2°de 
fecial. 

L'orthographe par un t est attest6e 
par la transcription grecque ^riziiXsiq, 
La voyelle de la premiere syllabe pa- 
rait avoir 6te longue. On a vouiu rat- 
tacher fetialis au verbe fari ♦< parler » : 
mais celte derivation est loin d'etre 
demontr^e. 

fetus, a, um (partic. d'un verbe inus.), 
plein de ; 
i fetus. Us (m.), produit, fruit ; 

2 fetHra, a? {f,), 1° ponte; 2° gene- 

ration ; 

3 fecundus, a, um, fecond ; 
fecufiditas, Citis (f,), f6condit6 ; 
fecundo, as, feconder ; 
in-fecundus, a, um, sterile ; 
in-fecunditas, dtis [f.], st6rilite ; 

4 ef'fetus, a, um, qui a mis bas, 

6puise. 
Fecundus est form6 comme fdcun- 
dus, rubicundus, Le verbe est Tinusit^ 
*feo ou * feor wproduire » (v. fenum), 

fiber, -bri (m.), castor ; 
fibrinus, a, um, de castor. 



fibra,8B (f,), i® filament, lobe; 2^ 

ficns, us et i (f,), i"" figuier; 2® f 

1 flcarius, a, um, de figuie 

figue ; 

2 ficatum, i (n.), foie far 

figues; 

3 ftculnus, a, um, de figuier. 
Ficus est le m6me mot que le 

ouxov, ouxTj. lis viennent prol: 
ment tons deux d'un seul et i 
terme appartenant a une autre ft 
de langues. Sur la parente di 
entre la sifflante et f, v. funebr 
L'expression ficatum « foie gar 
figues )) se retrouve dans le 
ouxwidv, qui a le m6me sens. 

fides, is, mieux fides, ium {f.),c 
de lyre ; 

1 fidiciUa, ae (f,), 1° petite ( 

corde d'instrument ; 2° i 
ment de torture ; 

2 fidi-cen, cinis (m.), joueur d( 
ftdicma, 3b (f.), joueuse de 
Mot emprunte : a^iSs;. 

fides, ei (A), foi ; loyaute, credil 

1 fXdelis, is, e, fidele ; 
fideliter, adv., fid^lemeut ; 
fidelitas, atis (/".), fid^lite ; 

2 Fidius, a (m.), le Dieu de la 

foi; 

3 per-fidus, a, um, perfide ; 
perfidia, ae [f,], perfidie ; 

4 fido, is, fisus sum, fldere, 

foi; 
fldens, entis, adj., confiant 
fldenter, adv., avec confian 
fldentia, ae [f.), confiance ; 
con-fldo, is, avoir confianc 
dif-fido, is, se d^fier ; 

5 fldus, a, um, d^voue, sCir ; 
In-fidus, a, um, infid^le ; 
flducia, ae {f.), confiance ; 
fiducidrius, a, um, remis 

p6t ; 
t) fcBdus, ens (n.), trait e, all 
fxderdti, drum (m.), allies 



FINDO. 



.93 



con-fcRd^atU orum (m.), conf6d6- 
res. 
On trouve dans les inscriptions les 
rmes'FEIDA (C. L I. 1011), DI- 
EIDENS {ibid. 1175), FOIDERE 
bid. 206), FOIDERATEI {ibid, 196). 
y a done eu contraction de feido en 
Ido, de foidus en foBdus. La difference 
e quantite entre fides et feido, foi- 
ins est due a une loi de renforcement 
lont on ne trouve plus que de faibles 
xsces en latin, mais qui est encore tr^s 
risible en grec ; rac. Xi;: « abandon - 
acr », aor. eXi7:ov, pr6s. Xe{;:a>, parf. 
liXou:s, adj. verb. XoitccJ;; rac. ntO 
I persuader », aor. £;:tOov, pr6s. TcefOw, 
parf. 7:^::oiOa; rac. \vf « 16cher », 
pr68. Xs^/w; rac. cm-/^ « marcher », 
prfes. TQtiyta, substantif verbal orotyo; 
c rang, rangee » . On a de mSme en latin 
ncine fid « se tier », present feid^, 
Le substantif foidus est form6 comme 
iLonco?. En vertu de la m6me loi nous 
trouvons die (d'oCl dicax, causidicus) 
et deico. Les verbes qui ont un ii dans 
laracine, comme dOc (d'ou dux, dUcis) 
ffennent un renforcement analogue : 
pr6sent douco, dUco. Mais il faut ob- 
server que la conjugaison latine, plus 
rigide, plus uniforme que la conjugai- 
»D grecque, ne pr^sente plus de temps 
0(1 la racine se montre sous sa forme 
Hon renforc6e. C'est seulement dans 
les substantifs comme ftdes que nous 
[)ouvons encore en constater la pre- 
sence. — Per-ftdus est un d6riv6 de 
%des: le prefixe est leper p6joratif; v. 
je mot. — Le substantif fiducia sup- 
wseun adjectif*/7dwcMsform6 comme 
nducus, — liy a parent6 entre pdo et 
:i:Ow : I'aspiration s'est d6plac6e. 

igo, is, fizi, fixum, figere, ficher, en- 
foncer ; 
I Comp.: 1 af-figo,fixeTkf attacher; 

2 con-figo, percer de toutes parts; 

3 de-figo, enfoncer d'en haut ; 

4 in-figo, enfoncer ; 



o prae-figo, fixer en avant ; 
6 suf'figo, fixer en dessous ou 
derri^re ; 
II Der. : fibiila, a? {f), 1« agrafe, 

2^ crochet. 
On avait aussi anciennement une 
forme *figuere (cf. urgere eturguere) ; 
de Ikftvere (Festus, p. 92). C'est ainsi 
que vivi^re « vivre » est pour * vlguSre 
(d'ou vixi). — A c6te de fibula on a 
aussi fixula (Festus). 

filius, ii (m.), fils ; 

filia, a? (f.), fille ; 

filidlus, i (m.), filidla, m {f,), F^fils 
ou fille en bas dge ; 2® fils ch6ri, 
fille ch6rie. 

Sur les inscriptions on trouve FEI- 
LIVS. En latin classique, ce mot d6- 
signe le fils sans acception de Tdge. 
Mais iTorigine il a dd signifier « nour- 
risson ». G'est ce qui apparait par 
Tombrien, ou sus felius ou filius est un 
cochon de lait (v. Breal, Tables Eu- 
gubines, p. 116). L'etymologie nous 
est r6v6l6e du m6me coup : felius est 
un adjectif derive de *fela « le sein » 
(v. felo). L'g s'est chang6 en i comme 
dans subtilis venant de tela, dans man- 
tllium pour * mantelium, — Une pa- 
reille extension de sens s'observe en 
frangais pour le mot enfant, qui d'a- 
pr6s r^tymologie ne devrait s'employer 
que pour le premier %e. 

filix, icis {f.), fougere ; 
fXlXcdtus, a, um, garni de fougere. 

filum, i (n.), fil ; 
flldtim, adv,, arch,, fil k fil. 

fimbriao, arum {f,), frange ; 
fimbriutus, a, um, garni de franges, 

en forme de frange, dentel6. 
De m^me famille que fibra, 

fimus, i (m.), fumier, engrais ; 
fimetum, i (n.), fosse i fumier. 

findo, is, ftdi, fissum, findcre, fendre ; 



u 



FINGO. 



. J 1 



I Comp. : 1 con-findo, fendre en 
bloc; 

2S dif-findOy fendre en tous sens ; 
Sin-findOf fendre en enfongant; 

II D6r. : 1 fissura, a? (A), fente; 

2 fissUis, is, e, 1° qui pent 6tre 
fendii ; 2° fendu ; 

3 fissi'pes, 'pedis, adj., qui a les 
pieds fourchus ; 

4 Comp. hi-fidus, a, um, fendu 

eh deux ; 
tri'fidus, a, um, fendu en trois ; 

k trois pointes ; 
quadn-fidus, a, um, fendu ou 
divis6 en quatre. 
IJ'/ssMS. pour *fid-tus, * fis-tus. La 
racine correspondante en Sanscrit est 
bhid « fendre », laquelle insure 6gale- 
ment un n dans certains temps : 
bhind-mas « nous fendons ». 



fingo, is, finxi, fictum, fingere, pe- 
. trir, fagonner, toucher, arranger, 
inventer; 

I Comp. : 1 af'fingo, imaginer en 

outre, attribuer ; 

2 con-fingo, fagonner, concerter; 

3 de-fingo, d^crire ; 

4 ef'fingo, 1° essuyer; 2<> repr6- 

s enter ; 

5 dif-fingo, transformer, refaire ; 

II D6r. : i fXgulm, i (m.), potier; 

figHnua, a, um, de potier ; 
flgiildris, is, e, arch,, de po- 
tier ; 

2 figmentum, i (n.), formation; 

3 flgiira, a? {f,), figure; 
figuro, as, fagonner; 
figurdte, adv., au figur6 ; 
trans-figtii'o, as, transfigurer, 

transformer ; 

4 ef'flgies, iei (f.), image, fi- 

gure ; 

5 fictilis, is, e, de terre cuite, 

d'argile ; i 

ficttle, is (n.), d'ord. au plur., ' 
vases d'argile, vaisselle de , 
terre ; 



6 fictus, a, um, 1<* feint; 2^ f 
ficte, adv., d'une n 

feinte ; 

7 fictio, onis (f.), fiction; 

8 fictor, oris (m.), qui fa 

artisan; 
fictrix, ids (J,), qui fago 

9 fictlcius, a, um, travail 

mul4, faux. 

Fingo se dit du boulanger q 

trit le pain; les boulangers s 

laient anciennement fictor es. \ 

L. L. VI, 3. Fictores dicti a fin 

libis, Ennius ap, Varr. ibid, (e 

lant de Numa) : Mensas co) 

idemque ancilia,,. Libaque, fi 

Argeos et tutulatos, — II se dil 

du sculpteur qui fagonne Far^ 

le m^tal. Gic. Fam, v, 12. Ab 

pingi {Alexander), a Lysippi 

volebat, Ov. Trist, ii, 481. Al 

mum de qua fingantur pocula 

trat; Qaxque docet liquido ti 

apta mero. De 1^ figulus « le p( 

— II se dit pareiilement des j 

qui fabriquent leurs rayons. 

fingunt favos. On pent rapproc 

vers d'Horace {Od. iv, 2, 27 

apis Matinae More modoque,,. < 

parvus Carmina fingo, — « Ai 

les cheveux ». Virg. JBn. iv, 14 

lique fluentem Fronde premit 

fingens, atque implicat auro. Phi 

2. Cum se putaret fingi cura mu 

Calvus repente factus est, — « T 

presser ». Ov. Fast, v, 409. Saepi 

aegras manibus fingebat amic 

Her, XX, 137. Illemanus istas < 

et assidet aegrae, ^— Le comp 

fingo signifie « essuyer ». Cat 

67. Piscinas sponyia effing a 

Sext. 35. Corporibus civium '. 

compleri, cloacas referciri, 

spongiis effingi sanguinem, — 

d6e de « fagonner, arranger 

pass6 au sens « arranger la 

inventer ». Cic. Veir, i, 5, 

mihi magis timendum sit, ne mi 



FISTULA. 



95 



pi^ praetermittere, quam ne qua in 
kum finger e existimer. Ce sens [s'est 
ttache surtout au participe fictus. 
lie, Amic, 8. In amicitia nihil fictum 
Uj nihil simulatum, et quidquid est, 
i et verum est et voluntarium, — 
Hgura presente un suffixe -iira qui a 
i§ partout ailleurs remplac6 par -tura : 
unC'tura, mix-tura. — Grec Oiyyocvw 
t toucher » (aor. eOiyov). Sur / = 
r. ferus. — En gothique, deigan si- 
|i^e afagonner )> et « p^trir )). De 
A ga-dik « figure » et daigs « pdte » 
[lUemand moderne teig, anglais dough). 

Bus, is (m. , rarement f.), borne; 
fin; but; plur, fines, ium (m.), 
frontieres; territoire; 
• 1 ftnio, iSf ivi ou ii, Itum, Ire, bor- 
ner; finir; definir; 
de-finio, is, delimiter; definir; 
conciure ; 
I de-fmitio, onis (f,), definition; 
prae-finio, is, i^ fixer par avance; 

2° r6gler; 
infinite, adv., sans mesure; 
infinitio, onis (f,) ) 6tendue infi- 
infinitas, dtis (f,) \ nie; 
I finllXmus, a, urn, limitrophe, voi- 

sin ; 
% finitor, oris (m.), 1** arpenteur; 
2° qui borne; qui termine; 

4 flnitivus, a, um, qui d6finit, qui 
• determine; 

5 af 'finis, is, e, voisin; allie; 
affinXtas, dtis (f,), parente par 

' alliance. 

On a voulu rattacher finis k findo : 
mais cette etymologic est tr^s dou- 
teuse. 

fib (v. fa/no). 

finnns, a, um, ferme, solide; 

1 firmXtas, dtis (f,), et firmitudo, 

'dXnis (f.), fermete ; 

2 firmo, as, afFermir; 

firmdmen, -minis (n,) j appui; 
firmdmentum, i (n.) (support; 



firmdtor, oris (m.), qui afTermii; 
af'firmo, as, affirmer; 

affirmdtio, onis (f), affirmation ; 
con-firmo, as, confirmer; 
confirmdtio, onis (f,), confirma- 
tion ; 
in-firmus, a, um, feible; 
infirmXtas, dtis (f.), faiblesse; 
infirmo, as, affaiblir; 
infirmdtio, onis {f,), infirma- 
tion ; 
3 ferme, adv,, presque. 
Ferme signifiait d'abord « sdrement,. 
k coup sdr)). Tite-Live (xxxvi, 43) 
Temploie dans le sens de « beaucoup » : 
Ita numero non ferme impares futuros, 
Gell. xiv, 2. Eum constabat vii*um esse 
ferme bonum, notxque et experts fidei, 
et vitae inculpatissimx, — II y a eu 
pour ce mot un affaiblissement du 
sens analogue k celui qui a eu lieu 
pour Tanglais almost, I'allemand fast. 
Nous disons de mdme en frangais « sCl- 
rement, sans doute» lorsqu'il y a 
doute. — Firmus est pour une an- 
cienne forme *fermus, comme on a 
Virgilius pour Vergilius. — La ra- 
cine est la m6me que dans fretus (v. 
ce mot). 

fiscus, i (m.), 1° corbeille d'osier; 
2<* corbeille ou coffre pour Tar- 
gent; cassette, d'oii tresor public ; 

1 fiscina, x{f,), petite corbeille; 

2 fiscella, x (/".), petite corbeille; 

6clisse ; 

3 fiscdlis, is, e, qui concerne le fisc ; 

4 con-fisco, as, declarer propri6te 

du fisc, confisquer; 
confiscdtio, onis (f), confiscation. 

fistuca, ae (f,), hie pour aplanir le sol ;. 
fistdco, as, aplanir le sol avec Ja hie. 

fistula, 8B {f.), i^ conduit, tuyau; 
2<» chalumeau, fldte; 3° fistule; 

1 fistUldtus, a, um, muni de tubes; 

2 fistuldtor, oris (m.), joueur de 

flate. 



196 



FLACCUS. 



flaccus, a, urn, \^ aux oreilles pen- 
dantes; 2oflasque; 

1 flacceo, eSf Hre flasque; 

2 paccidus, a, um, flasque. 

fiagitiam, ii (n.), action honteuse, d6- 

sordre ; 
• fldgXtiosus, o, urn, i^ dissolu; 2<» in- 

fftme. 
Flagitium est employ6 par Plaute 
dans le sens de « bruit, scandale)). 
Pom. in, 2, 32. Hae fores fecerunt 
magnum flagitium modo, — Quid id 
est flagiti? — Crepuemnt clave, - 
aHonten. Ter. Eeaut. v, ^,49. Nonne 
id flagitium est, te aliis consilium dare, 
Foris sapere, tihi non posse auonlia- 
rier? — a Infamie ». Sallust. Catil. 24. 
Flagitiis atque facinorihus coopertus. 
— L'etymologie du mot est obscure : 
on le rapporte soit k la famille de /la- 
grum «fouet», -fligere abattrew, soit 
4 celle de flagrare «brftler». La perte 
d*un r peut s'appuyer sur Texemple 
de rufiis pour ^inifrus, increbui pour 
*increbrui, luculentus pour *lucrulen- 
tus, 

ilagito, as, solliciter; demander avec 
instance ou importunity ; 
I Comp. : ef'fldgXto, as, solliciter; 
II Der. : i flugUdtio, onis (/".), soUi- 
citation; 
2 flilgXtdtor, oris (wi.), J° sollici- 
teur; 2<» cr6ancier imperieux. 
De tous les verbes k sens analogue, 
fkigito est celui qui a la signification 
la plus energique. Cic. Plane, Etiam 
atque etiam insto atque urgeo, insector, 
posco atque adeo flagito crimen, — II 
est peut-6tre parent du precedent. 

flllgro, as, 6tre embrase; 

I Comp. : con-fldgro, as, 6tre em- 
brase de toutes parts; 
con-fl&grdtio, Onis (f,), embrase- 
ment general ; 
II Der. : i fldgrantia, a? {[,), em- 
fa rasement ; 



2 fl&grantissime, adv„ ai 
grfiuide ardeur. 
De mdme origine que fulgeo 
mot et fUimma, 

llftgnuiif i (n.), fouet; 
i fldgrdtor, ons {m,), qui f 

2 fldgri'trlba ,ae (m,), arch., 

qui use le fouet (k fore 
6tre frapp6) ; 

3 fldg-ellum, i (n.), fouet ; 
fldgello, as, {^ fouetter; 2® 

4 fligo, is, -ixi, -ictum, -igere, 

battre, d'oii : 
flictus, MS (m,), heurt, cho 
af'fligo, is, abattre; 

afflictio, onis (f,), abatt 
con-fligo, is, i^ beurter; 
heurter; 

conflictus, us (m.), heurt 
conflictio, onis (f.), chO' 

contre, conflit; 
conpicto, as, i^ heurter 

heurter; 
conflictor, dris, se heurt 
conflictdlio, onis (f,), 
choc; 
ef'pXgo, is, abattre, 6crase 
efflictim, adv., arch,, ^ 

ment ; 
efflicto, as, arch,, assom 
tnfligo, is, heurter violemi 

5 prO'fligo, as, abattre, ache 
profligdtor, oris (m.), pre 

dissipateur. 
Pour la difference de quantit( 
ftdg^nim et ftdgellum, cf. lucrum 
cellum, — Fllgere est probab 
pour une ancienne forme * fling 
La difference de conjugaison 
confligere et profllgdre est comm 
de prosteimere et constemari, sj. 
et aspemari, 

flamen, minis (m.), flamine; 
i fldmXnium et flamOnium, i 

dignity de flamine; 
2 fldmlmca, w [f,), prfitresi 
mine ; 



FLO. 



97 



3 Fldminim, ii (m.), Flaminius, n. 

d'homme ; 

4 FldminlnuSy i (m.), Flamininus, 

n. d'homme. 
On a voulu rapprocher flamen du 
Sanscrit brahman, qui d6signe le 
>rttre chez les Indous. Mais toutes 
lortes de difficult6s grammaticales et 
aistoriques s'opposent a ce rapproche- 
ment. La syllabe fla-, dont Torigine et 
La signification sont obscures, se re- 
Irouve peut-^tre, mais 6tendue en 
fala-y dans falacer (genitif falacris), 
qui est une epith^te du flamen, Varr. 
1. 1. VI, 3. diamines Volturnalis, Por 
latu(Uh, Furinalis/FloraliSf Falacer, 
FomonaUs, 

flamma, ae (A), flamme; 
1 flammeus, a, wm, de flamme; 
flammeum, i (n.), voile de jeune 

mariee, de couleur vive ; 
flammeCirius, ii (m.), fabricant de 
voiles ; 
[ 2 comp. en flammX- : 

flammX-fer, -fira, -/'erwrn, qui 

porte ou jette de la flamme ; 
flamml-gei^ -gei^a, -g^imm, qui 
porte la flamme; 
^flammo, as, 1° 6tre enflamm6; 
2<» enflammer; 
in-flammo, as, enflammer; 
inflammdtio, onis (/.), inflam- 
mation ; 
4 flammiila, ae (f,), petite flamme; 
petit drapeau pour la cavale- 
' rie. 

Flamma pour *flagma. Cf. 9X0?, 
^AOYo; « flamme », ^Xe'Yw « brCller >). 
V. flagro et fulgeo. 

fllTiis, a, urn, d'un jaune dore, blond; 

1 fldveo, es, ^tre jaune ; 

2 fldveacOy is, jaunir; 

3 fldvi'Cbmus, a, urn, qui a les che- 

veux blonds. 
Flaws est de m^me origine que ,91/- 
vusj helvus, galbus, lesquels marquent 
tous une couleur allant du jaune au 

Mots latins. — Cours sup. 



vert p^le. Au sujet de la permutation 
de f avec h et g, v. haedus. 

flecto, is, flexi, flexiim, fleciere, de- 
tourner, flechir; 

1 Comp. : \ de-flectOy 1° detourner; 

2° se detourner; 
deflexus, lis (m.), ecart, detour; 

2 in-flecto, inrtechir; 

inflexio, onis [f,), courbure, si- 
nuosite; 

3 re-flecto, detourner en arriere; 

II D6r. : 1 flexus, its (»n.), inflexion, 
detour ; 

2 /?!ea?ii7'a, a?(A),courbure,sinuosite; 

3 flexudsus, a, um, sinueux; 

4 flexiUfi, is, e, flexible; 

5 flexlbilis, is, e, flexible; 
in-flexihilifi, is, e, inflexible; 

6 flexio, onis {f.), courbure, de- 

tour; 

7 composes en flexi- ou flex- : 
fiexi'pes, -pcdifi, adj., qui grimpe 

en s'entortillant ; 
flexX-loqiius, a, um, qui parle 

d'une maniere enveloppee ; 
flex-animus, a, um, qui fait fle- 
chir, dirige ou emeut le coBur. 
Flecto est forme comme necto, 
plecto, pecto, c'est-^-dire que le t 
n'appartenait pas primitivement a la 
racine, mais a la flexion. Cf. en grec 
TJTi'-zoi, -£x-Tw. Seulement le latin n'a , 
pas conserve de formes qui, comme 
i'aoriste second en grec, presentent la 
racine sans ce t. 

fleo, as, flevi, fletum, fare, pleurer; 
I Comp. : 1 de-fleo, es, deplorer; 

2 in-fletus, a, um, non pleure; 

3 per-flctus, a, um, baigne de 

larmes ; 
II Der. : 1 fletus, ds (m.), pleurs; 
2 flvbilis, is, e, deplorable. 

flo, as, souffler; 

I Comp. : 1 af-flo, inspirer; 
2 con-flo, reun'w en soufflant, for- 
mer, composer; 



98 



FLOCCUS. 



3 de-flo, souftler d'en haul sur; 

dedaigner, faire fi de ; 
t df/'fln, disperser ou dissiper 

en soufflant; 
o in-flo, souftler dans, enfler ; 

6 per-flo, souftler k travers; 
per-fldtuSy us (w.), circulation 

de Fair, ventilation, vent; 

7 suf'flo, souffler dessous ; 

II D6r. : 1 flatus, us (m.), souffle; 

2 flamen, "inia (?«.), souffle; 

3 fldbriun, i (?2.), d'07'd, au plur, 

souffle du vent; 
fldhellum, i (n.), eventail; 
flabelUdum, i (n.). petit eventail ; 
flCibeUi-fera, a? {f.)y esclave qui 

porte Teventail ; 

4 fldbilifiy is, e, de souffle, d'air; 
per-fldbilis, is, e, ou Fair peut 

circuler. 
Fldbrum est forme comme cribriim 
(v. cerno), 

iloccus, i (m.), flocon de laine; objet 
sans valeur; 

1 floccosus, a. um, laineux; 

2 flocculus, I (m. ), petit flocon ; 

3 de-floccdtus, a, um, arch., degarni 

de sa laine, crst-d-dire de che- 
veux, d'ou use. 

flos,iloris {m.}, ileur; 

1 floreo, es, 1° fleurir; 2° (Hre flo- 

rissant ; 

2 floresco, is, commencer a fleurir; 
de-flOresco, is, perdre sa fleur, 

perdre sa fraicheur, se faner; 
rii'floresco, is, refleurir; 

3 floreus, a, um, de fleur; 

4 florfdus, a. um, fleuri ; 

^ floras, n, um, \^ fleuri; 2<> bril- 
lant ; 
Flora, X ifX Flore; 
Flordlis, is, e, de Flore; pluriel 
neutre, flordlia, lam, jeux tlo- 
raux ; 
I) composes en flor)- : 
florX-fer, -pira, -pram, qui porte 
des fleurs; 



flOrX'legus, a, um, qui recueille Ic 
sue des fleurs ; 

7 flosciilus, i (m.), petite fleur. 

Flos faisait anciennement au geoi- ; 
tif *fl^sis : mais a partir d'une cer-; 
taine 6poque, qu'on peut placer avaul 
le temps des guerres puniques, la pit- 
nonciation d'un s entre deux voyeltei " 
inclina d'abord vers notre z fran^ais,; ' 
puis prit le son'd'un r. *FI6sis demi 
done d'abord *flozis, puis flOris. Nouii 
avons h, ce sujet le temoignage des 
anciens. Varr. L. L. vii, 3, 26. In 
multis verbis quod antiqui dicebant s, \ 
postea dicunt r,.. fxdesum f(Bderum,\ 
plusima plurima, meliosem meliormf'i 
asena arena, Festus, p. 213. PigmsB 
pignora, eo modo quo Valesii, Auseliif 
Pinasii, Papisii dicebantur, — Ce fait 
de prononciation est connu sous le 
nom de rhotacisme, Aucun ancien 8 
latin place entre deux voyelles n'y a 
echappe : ainsi s'expliquent les formes 
comme arborem, roboris, fosdera, pkt- 
rima, meliorem, majoribuSy qui sent 
pour* arboseyn, "robosis, *f(Bdesa,*plvr 
sima, * meliosem, * majosibus, k cdt§ 
de arbus-tum, robus-tus, f<Bdus, plus, 
melius, maju^. Par le m^me change- 
ment s'explique la diff'erence entre 
uro, gero, queri et us-si, ges-si, que^ 
tuSy entre heri et hes-ternus, entre er- • 
am et es-t (v. ces mots). — Les scales ^ 
exceptions k la loi du rhotacisme sonl 
les suivantes : 1<» les mots composes * 
dont les deux termes sont unis par • 
un lien peu 6troit comme veri-simi- > 
lis, de-siderium, ante-signanuSy ve- 
sanus; mais on a dir-imoy dir-ibeo, 
pour *diS'imo, *dis-hibeo; 2° quands 
tient en reality la place de deux s : 
causa pour caussa, divisus pour *di- 
vissus, usus pour *ussus, hausi pour 
*haus-sl\ 3<> quand s tient la place de 
ns, rs, ou quelque autre groupe de 
consonnes : Megalesia pour * Meg alcn- 
sia, susum pour sursum, prosa pour 
*prorsa [v. ces mots);. 4° les mots 



FLUO. 



90 



le eirangere introduits k une 
posterieure : musice, poesiSj 
, pausa. — Ce changement de 
cialion a beaucoup contribue a 
IT I'aspect des mots latins et k 
igner des mots grecs, d'autant 
[u'en grec une loi non moins 
euse veut qu'un ancien a place 
ieux voyelles tombe. Ainsi s'ex- 
la difference entre le nomina- 
riel Y£V£((i)-a, devenu par con- 
>n yEVT], et le nominatif latin 
:-a, devenu gcner-d; entre le 
-. pluriel des noms de la pre- 
d^clinaison, comme *0£a-(a)wv, 
Li Osa-wv et par contraction 
et le latin *dea'Sum, devenu 
um et enfin dea-rum. — L'os- 
t Tombrien prennent part a la 
rhotacisme : toutefois en osque 
conserve des genitifs feminins 
Is en azum. — Quelquefois le 
ement de s en r a lieu en latin 
t une liquide : veter-nus, diur- 
ar-men, pour *vetes-nus, *dius- 
cas-men (v. |ces mots). — L'in- 
3 des cas indirects, comme 
is, honov-iy honor-em, etc., a eu 
•6sultat d'introduire aussi un r 
ninatif honor au lieu de la forme 
ne honos. Cependant il est reste 
'tain nombre de nominatifs en 
nme flos, mos, ros, lepos, os (la 
2). II est reste aussi en poesie 
les archaismes comme arbos et 
— De m6me, au comparatif, les 
iirects majoris, majori, etc., ont 
'au nominatif *ma/os est devenu 
; le r a fait abreger la voyelle 
ente. Au neutre majus, le s est 
On a robur, fulgur au lieu de 
, *fulgus; mais dans d'autres 
tels que decus, onus, le s s'est 
v6. II faut enfin remarquer que 
lie qui precede s n'a pu empd- 
ans certains cas le changement 
1 r. Ainsi majores est pour une 
ne forme *nnjjonses, — Pour 



revenir a flos, il y avait en dialecte 
sabin un mois appele Flusaris, ce qui 
equivaut au latin Floralis. 

fluo, is, fluxi, fluere, couler; 
I Gomp. : I af-fluo, couler vers, 
affluer; 

2 con-fluo, se reunir en coulant; 

affluer ; 

3 de-fluo, couler d'en haut; 

i dif-fluo, couler de cote et d'au- 
tre ; 

5 ef'fliio, s'^pancher; 

6 in-fluo, couler dans; 

7 mter-fluo, couler parmi; 

8 pro-fluo, couler en avant; 

9 re-fluo, couler en arriere ; 

re fluus, a, um, qui coule vn 
arriere ; 
10 trans- fluo, 1° couler au dela; 
2° s'ecouler ; 
II Der. : 1 fluxus, a, um, qui coule ; 
flottant, rel^che; 
fluxus, us (m.), ecoulement, 

flux; 
fluxio, mis {f,}, ecoulement; 

2 fluctus, us (m.), flot; 

fluctuo, as, et fluctuor, dris, 

flotter; 
fluctudtio, Onis (/*.), fluctuation ; 
fluctimus, a, um, houleux ; 

3 con-fluges (m.), arch., endroit 

ou se reunissent plusieurs 
cours d'eau ; 

4 fliimus, a (m.), fleuve; 
fliiviCdis et fliividttlis, is, e, de 

fleuve ; 

5 flumen, -mis (n.), courant d'uii 

fleuve ; fleuve ; 
flumXneus, a, um, de fleuve ; 
fluidus, a, um, fluide, liquide; 
7 fluito, as, flotter. 
Fluflre est pour *flugvcre, comme 
struere (v. ce mot) est pour *stru(j- 
vere. La gutturale est rest^e au par- 
fait fluxi pour *fluc-si,,ei dans un cer- 
tain nombre d'anciens derives, comme 
fluc-tus, confluges, etc. Au contraire, 



100 



FOCUS. 



les derives recents, tels que fluUarey 
fluidus ne presentent plus trace du g, 
— Lucr^ce emploie (ii, 464) un adjec- 
tif fluvidus : Sed quod amara vides 
eadem qux fluvida constant, 

focus, i (/w.), foyer; 

1 fdcidiiSy i (m.), petit foyer; 

2 fdcillo et refocillo, as, rechauf- 

fer. 

fddio, iSf fOdi, fossum, fdd^re, creuser; 
I Comp. : 1 con-fodio, creuser en- 
semble, de toutes parts ; 

2 de-fddio, fouir profond^ment ; 

creuser ; 

3 ef' fddio y faire sortir en creu- 

sant ; 

4 in-f6dio, enfouir; 

o per-fddiOy percer d'outre en 
outre; 

6 suf'f6dio, percer en dessous ; 

7 trans- fddio, transpercer; 
II Der. : i fossa, as {A)» fosse ; 

fossilis, is, e, qu'on tire de la 

terre ; 
f OS nor, oris (m.), qui bdche; 
• terrassier; 
2 fodXco, as, percer; piquer. 

foBdus, a, um, laid, hideux; 

1 fosdo, as, souillcr; 

2 foBditas, diis [f,), laideur. 

foBteo, as, ere, sentir mauvais; 

1 foitor, oris (m.), mauvaise odeur ; 

2 foRtidus, a, um, qui sent mauvais. 

folium, ii (n.), feuille; 

1 fdliosus, a, um, feuillu: 

2 folidceus, a, um, en forme de 

feuille ; 

3 tri-fdlium, ii (n.), trefle. 
Cf. en grec ^jXXov « feuille » pour 

*9yXiov. 

foUis, is (m.), soufflet, bourse; 

1 folllcidus, i (m.), petit sacgonfle; 

outre; gousse; 

2 follltim, adv. arch., de maniere a 

remplir un sac. 



fons, fonUs (m.), source, fontaine; 

1 fontdnus, a, um, de source, de 

fontaine ; 

2 fontXcUlus, i (m.), petite source. 

*for, faris, fatus sum, lari, dire, par- 

ler; 
I Comp. : 1 af-fdri, adresser la pa- 
role a ; 

affdtm, MS (m.), discours, en- 
tretien ; 

affdhilis, is, e, a qui Ton peut 
parler; abordable, affable; 

affdhXlitas, dtis (f.), affability; 
2 ef'fdri, \^ exprimer par la 
parole ; 2<* consacrer par les 
paroles des augures; 

effatum, i (n,), declaration ; r6- 
ponse ; 

effdbilis, is, e, qu'on peut ex- 
primer ; 

tn-effdhtlis, is, e, qu'on ne peut 
exprimer ; 

3 prae-fdri, \^ prendre la parole 

le premier; 2*» parler d'abord 
de; 3° predire, annoncer; 
4® commencer a parler ; 
praefdtio, onis (f,), i^ action de 
parler d'abord; 2*> formula 
preliminaire; pr^ambule; 
exorde ; 

4 pr6-fdri, !<> exprimer, dire; 

2® predire, annoncer ; 

prdfdtum, i (n.), maxime ; 

prdfdtus, ds (m.), parole, dis- 
cours ; 
II Der. : 1 fd-bida, a? (/'.), r^cit, 

pi6ce de thetltre; fable; 

fdbiilosus, a, um, fabuleux; 

af-fabUldtio, onis (f.), morale 
d'un recit, d'une fable; 

con-fdbiddtio, onis (f.), entre- 
tien, conversation; 
2 fdma, a? (f.), bruit, renommee; 

fdmosua, a, um, renomm6; 
fameux, eri mauvaise part; 

in-fdmis, is, e, de mauvais re- 
nom ; 



FOR. 



101 



in film ill, a? (/".), infamie; 
infdmoy as, dift'amer, deshono- 

rer; 
dd'fdmdtus, «, um, d6cri6; 
dif-fCimo, as, 1<> divulguer; 

2<* diffamer; 

3 fCi-cundus, a, um, eloquent; 
fdcundia, a? [f,], eloquence; 

4 fdtum, i (n.), destin ; 
fdtnlis, is, e, fatal; 
fdtX-fer, -fera, -fet*um, qui 

porte ou cause la inort; 
fdti-dXcus, a, um, qui annonce 

le destin, fatidique; 
fdtX-cXnus, a, um, qui annonce 

le destin; 

5 in- fans, antis (m., f,), enfant 

en bas dge ; 
infantia, a? (/'.), premiere en- 

fance ; 
infantulus, i (m.), diminutif de 

infans ; 

6 composes du participe fandus : 
in-fandus, n, um, horrible ; 
nv- fandus, a, um, sacrilege, 

criminel ; 

7 fas (n.), ind^cL, ce qui est per- 

mis par la religion ; 
n^fds (».), ind^cL, sacrilege; 
ne-fdrius, a, um, sacrilege; 

criminel ; 
fasti dies (p/.), jours ou si6- 

geaient les tribunaux ; 
fasti, o)*um (m.), fastes, calen- 

drier; 

nt^fastus dies, jour non faste, 

non permis par la religion, 

nefaste. 

In-fans d^signe proprement « celui 

li ne parle pas encore)). — Facundus 

L forin^ comme fecundus, rubicundus. 

Une s6rie-d'exemples pr6sente fdri 

ec un sens particulier : « parler par 

ipiration religieuse, pr6dire Tave- 

')). Enn. ap.Prob. adVirg. EcL, vi, 

. Atque Anchises doctu' Venus quem 

Icra dearum Fan donavit, divinum 

tiis habere. — C'est en ce sens qu'il a 



donne fatum, litteralement « ce qui a 
et6 declare, prediction ». Les predic- 
tions ecrites de la Sibylle s'appelaient 
fata Sihyllina. Cf. Cic. JV. D. i, 44. 
Ex fatis quae Veientes scHpta hale- 
rent, Pacuv. aj), Cic. Div,, i, 31. Ne- 
que me Apollo fatis fandis dementem 
invitam del. — Fatum a ensuite de- 
signe ce qui a ete prononce, decide 
par Jupiter. — Infandus, nefandus, 
« ce qui ne peut pas s'exprimer, hor- 
rible, impiew. Cesmotsse sontjusqu'a 
un certain point approch^s du sens de 
nefas, nefarius dont il va 6tre ques- 
tion. Mais ce sont des participes de 
fdri, — Locus effatus est un lieu con- 
sacr6. — Nous avons range fas dans 
le m^me article, parce que ce mot a 
6t6 interpr^te par les Romains comme 
un derive de fdn, Mais en reality il 
correspond au grec 0£[x'.; et il appar- 
tient a un primitif d/ia «etablir)), qui 
a donn6 dans toutes les langues de la 
famille des mots signifiant «loi)). Fas 
est repond exactement au grec Oijit; 
eaT(. (Ausujet de f= 0, v. ferus.) Fas 
designe chez les Romains le droit re- 
ligieux, par opposition k jus, qui de- 
signe le droit humain. Cic. Att. i, 16. 
Delere omne jus fasque. Liv. vu, 31. 
Legatos, sicut fas jusque est, ad socios 
precatum mittemus, Virg. Georg, i, 
268. Festis quaedam exercere diebus 
Fas et jura sinunt : vivos deducere 
nulla Relligio veluit,., Le contraire de 
fas est nefas, De nefds vient nefarius, 
par le moyen du m6me suffixe ius qui 
a donne injuria, perjunum. Sur le 
changement de s en r, v. flos, — Fas- 
tus vient de fas comme Justus de jus. 
Fasti dies sont les jours autorises par 
le droit religieux, nefasti les jours non 
autorises. — On appelait/asti des ca- 
lendriers ou etaient marqu6s les jours 
fastes ainsi que les autres particulari- 
tes de I'annee. Ce mot a designe en- 
suite toute espece de liste chronolo- 
gique ou d'annales. — II y a done eu 



102 



FORCEPS. 



confusion entre deux families de mots : 
les premiers viennent de la racine bhd 
uparlerw, qui en grec a donne (^T^[i.i 
«je parlew, ^a-jxoj «jedis», 9T[-{jLr| 
itla renommee». Les autres viennent 
de la racine dhd « poser », qui en grec 
a donne TtOr,(x'., Osjjli?. Nefmiiis est T^- 
quivalent, pour le sens comme pour 
Torigine, du grec aOs'ixiiTo?. V. Mem. 
Soc. Ling. V, p. 339. 

forceps, -cipis (m., f.). pince, tenailles. 
Pour * formi-ceps, de Tancien adjec- 
tif formus « chaud » et de capio, For- 
mus. qui est inusite en latin classique, 
correspond au grec Ospixo;; sur f= 0, 
V. ferus. On trouve aussi formucapes, 

fori, oxoim (m.), bancs (de rameurs, 
de theatre, etc.) ; 
fdnilij arum (m.), cases, rayons. 

foris, is, et d'ordin. f^res^ -um ou -ium 
(f.), porte ; 
i fdrlSy adv,j dehors; 

2 fdrila, adv., dehors, avecmouv.; 

3 foras-giTOy mis (m.), arch., qui 
porte dehors, qui degarnit la 
maison ; 

4 bi-foris, iSy e, qui a deux portes, 

deux ouvertures. 
Fores correspond au grec Oupa, 
mais il appartient a une autre decli- 
naison (sur /"= 0, v. f^nis). La forme 
la plus ancienne etait probablement 
monosyllabique : *for est devenu, for- 
i'Sy comme *jiiven, *mens sont deve- 
nus juven-i-s, mens-i-s (v. ces mots). 
En Sanscrit la porte se dit dvdr ou 
dur (feminin) ou dvdram (neutre). 
— Le grec a fait passer le primi- 
tif *Ojp dans la premiere declinai- 
son : Ojpa. II semble qu'il y ait eu 
aussi en latin un substantif feminin 
* fora : de la les adverbes forls eiforas 
sur lesqucls v. Biicheler-Havet, p. 
203. — En gothique, daur w la porte » ; 
anglais door, allemand Thor et Thure. 
Ancien irlandais dorus « porte ». 



forma, as (f.), forme> beaute ; 

1 formo, as, former, fagonner; 
formdtor, oris (m.), qui don 

forme, qui faQonne ; 
con- forma, as, fagonner, a 

ger ; 
conformdtio, onis {f.), confc 

tion, arrangement; 
de-formo, as, 1° ebaucher, 

crire ; 2** defigurer, alterer 

grader ; 
deformdiio, onis (/.), altera 

degradation ; 
in-formo, as, fagonner; 
informdtio, onis (f.), forma 

conception ; 
re-formo, as, 1° rendre a sa 

mi^re forme ; 2° reformer ; 
reformdtio, onis {f.), reforme 
rit formdtor, oris (m.j, refo 

teur ; 
trans-foimo, as, transformei 

2 formosus, a, um, beau; 
formositas, dtis{f.), belles foi 

beauty ; 

3 composes en -formis, is, e : 
de-formis, is, e, laid, hideux 
deformUas, dtis (f.), laideur 
in-foijnis, is, e, informe; 

forme ; 
bX-foi*mis, is, e, h double fori 
tri-formis, is, e, a triple fori 
multi-formis, is, e, a plus 

formes ; changeant ; 

4 formida, a? (f.), i<* forme 

cate ; 2° forme, regie, syst 
3° formule ; 
fo7inuldrius,ii (w.), legiste; 
ticien ; 

5 formdlis, is, e, qui a une f 

determinee ; conforme a 

modele. 
Forma parait appartenir a la i 
famille de mots que firmus, fi 
frenum. L'id^e commune renfe 
en ces mots est celle de « tenir, i 
tenir » (*cf. en francais tenue, i 
Hen, port). Cette idee de « tenir 



FORTIS. 



103 



3 en Sanscrit par la racine 
IT f = dh, V. feiiis, Le grec 
subi une m^tathese, comme 
mple en fi'angais etincelle = 
, oi^en grec oxst:, axo~ « voir » 
spec, * 

, ae (f,), fourmi; 
nicinus, a, um, arch,, de 
3urmi ; 

nicOf as, chalouiller, deman- 
;er. 

le grec (xup}i7)5 il y a eu assi- 
des consonnes ; Hesychius 
a forme popixa?. En Sanscrit, 
«fourmili^re)>. 

, -dinis (f,), crainte, eflroi; 
m^dOy as et rc-formtdo, as, re- 
louter ; 

middbiliSf iSf e, redoutable ; 
mtddlosus ou formldulosus, a, 
m, 1° peureux; 2<* effrayant; 
^oi*mlddtus, a, um, non re- 
loute. 

Idolosus a a la fois le sens actif 
e » etpassif apeureux)). Colum., 
ves nee auditii, nee visu pavidi, 
ngredienda flumina aut pontes 
lost. Varr. jft. H. i, 17. Maneipia 
rtet neque formidolosa, nequc 
, — u Terrible ». Cic. Cluent,,^. 
IS vestei' horrihilis Cluentio et 
losus. Id. Pis., 24. Formidolo- 
n helium, — Ce mot parait 
ur formidulosus , et deriver 
jien diminutif. 

Lcis (f.), voiite ; 

dtus, a, um, fait en forme de 

ite, cintre; 

mtio, onis (f,), action de cin- 

r, de faire une voQte. 

, trouer, percer; 
np. : per-fdro et trans- fdro, as, 
ranspercer ; 

r. : 1 foramen, minis [n,], trou ; 
*6rdhXlis, is, c, qui pent ^tre 
perc6. 



fors, fortis (f,), hasard ; 

1 forte, adv,, par hasard; 

2 forsdn, forsXtthi, fortassis, for- 

tasse, adv., peut-^tre; 

3 fortuitus, a, um, fortuit; 
fortuito, adv,, fortuitement ; 

4 fortdna, a? (f,), sort, condition, 

fortune ; 

fortuno, as, rendre heureux ; 

fortundtus, a, um, fortune, heu- 
reux ; 

in fortundtus, a, um, i n fortune ; 

in-fortunium, ii[n.), po^^, infor- 
tune. 
Fors est deriv6 de fero, Comp. la 
locution fors fert, fors tulit, — For- 
tdna est forme comme Neptdnus, Va- 
cuna (la deesse des vacances). On 
associe souvent les deux mots Fors 
Fortuna, comme on* a Fauna FatuUr 
Dea Dia, — Plusieurs des adverbes 
tires de fors equivalent a de petites 
propositions : fors an, fors sit, fors 
sit aji, forte an, forte an si ms. Ce 
dernier, contracts en fortassis, s'est 
ensuite altera en fortasse (cf. magis et 
mage) et a donne a son tour fortasse 
an, — Fortuitus est forme comme 
gratuUus, On doit supposer d'anciens- 
adverbes *fortu, *gratu, 

fortis, is, e, courageux ; 

1 forttter, adv., courageusement ; 

2 fortitddo, dlnis (f,), courage ; 

3 fortXcixlus, a, um, assez vigoureux. 
L'etymologie fero est douteuse, a 

cause de la forme forctis donnee par 
Festus, p. 84. Forctis, frugi et bonusr 
siv&validus. P. 102. Hortum et forc- 
tiim pro bono dicebant, P. 348. In 
XII cautum est, ut idem juris esset 
sanatibus {sanates quasi sanata mente) 
quod fordtibus, id est bonis et qui 
nunquam defecerant apopulo romano. 
— A ces renseignements il faut join-^ 
dre certains sens de fortis. II s'em- 
ploie comme terme dagriculture- 
Pallad. HI, 24. Flantx licet serius- 



104 



FORUM. 



comprehendant, fortiores fient, Pline, 
H, N, XVII I, 7, 10. Fortiora ad hiemes 
fnimenta. Virg. Georg., i, 65. Fortes 
tauri. II est done possible que le sens 
« courageux » ne soil pas le sens pri- 
mitify quoique ce soil celui que le mot 
a presque toujours en latin classique. 
Peut-etre I'acception premiere est- 
elle wrobustC)). — Une parents avec 
hortari (v. ce mot) est possible. 

fdrum, i (/{.), place publique;marche, 
barreau ; 
f6remi<y is, c, du forum, du barreau. 

fovea, as {f,), fosse. 

foveo, as, /oci, fotum, fovere, re- 
chauffer; 
I Com p. : re- fovea, es, r^chauffer 

de nouveau ; 
II D6r. : i fOmentumy i (n.), fomen- 
tation, rf'orrf. au plw\ ; 

2 foctila, arum (?i.), arch., petit 

fourneau, r^chaud; 

3 fomeSy -mUis (m.), bois sec, 

copeau; mati^re inflammable. 
Fomenturn, focula pour * fovimentum 
ou * foumenium, * fovi-cula ou *fou- 
cula, 

fraga, oxoim (72.), fraises. 

fragro, as, exhaler une odeur agrea- 
ble. 

Irango, is, fregi, fractum, frangere, 
briser; 
I Comp. en -fringo, is, -fregi, 
-fractum, -fringcre : 
i con- fringo, broyer; 

2 dif' fringo, arch., mettre en 

pieces; 

3 ef- fringo, faire etjlater en bri- 

sant; 

4 in- fringo, briser sur ou contre ; 

briser; 
infractio, onis {f.), action de 
briser; abattement; 

5 per- fringo, briser tout k fait, 

detruire; 



re-ffingo, ouvrir en br 

briser ; 
7 mf- fringo, briser par le 
II Der. : 1 frdgilis, is, e, fi 
M\e ; 
in-friXgilis, is, e, resi 

solide ; 
friigUitas, dtis (f.), fra 

2 f ragmen, -minis {n.), 1° 

ment ; 2« fracture , 
ture ; 
fragmentum, i {n.), fragn 

3 friigor, oris (w.), fracas ; 

4 frCigosus, a, um, l^casse, 

apre, raboteux; 2° bn 
con-friXgosus, a, um, rude 

raboteux ; 
confraga, orum{n.), four 
' o an- fr actus, us (m.), detoi 

chemin, circuit; 

6 composes en -frugus, 

gium, etc. : 
nau-frdgus, a, um, ) 
naufrdgium, ii (n.), J 
foddi-frdgus, a, um, qui 

un traite; 
saxi-frdgus, a, um, qui 

Ics pierres; 

7 der. ou comp. avec frag- 
suf'frdgium, ii (71.), suj 
suffrdgor, arts, voter 

appuyer de son suffra^ 
r^frdgor, arts, voter ( 

combattre par son \oU 
refractdrius, a, um, re 

chicaneur; 
Le verbe grec correspondant ( 
vu{i.i, anciennement* Fp^Yvj{xi,ou 
presente le f latin : cf. frigus = 
Engothique, brikan « briser, ror 
allemand brechen, anglais bre 
Dans an-fractm « circuit » le pre 
am, amb = i'x-^i. — Suffrdgar 
« voter pour », refrdgari (dat.) 
contre, resister », suffrdgium 
frage » se rapportent sans dou 
substantif perdu (* f rages ? 
ambages) d^signant les tess< 



FRENDEO. 



105 



ragmen ts de poterie avec lesquels on 
roiait. 

Hter, tris (m.), fr^re; 

i frdtemus, a, urn, de fr^re, fra- 
ternel ; 
frCUeimXtaSy utis (f,), fraternile, 
confraternity ; 

2 frdtrXcida, a? (m.), meurtrier <le 

son frere, fratricide; 

3 frdterculus, i (m.), 1<* jeune frere; 

2® frere cheri. 
Le mdme mot existe dans toutesles 
langues de la famille. Seulement en 
grec il a ete remplace dans Tusage 
ordinaire par aSsX^stJ;, iSsX^d;, qui 
est proprement un adjectif signifiant 
ttuterin, de la m6me in^rew. 4>paTijp, 
^ 9paTwp a pris un sens religieux et poli- 
tique : il designe le membre d'une 
■ confrerie ou phratrie. Sanscrit bhrd- 
iar « frere » ; gothique brotkar, an- 
glais brothei% allemand Bruder, ancien 
dave bratru, vieil irlandais brathir, 
Le sens primitif du mot parait 6tre 
celui de « protecteur » (racine bhar 
•porter, soutenirw). 

frtus, fraudis {f.), fraude, tromperie ; 
\ fraudo, cls et de-fraudo, as, frau- 
der, faire tort a; s'approprier 
par fraude ; 
frauddtio, onis {f,), fraude ; 
frauddtor, oris (m.), fripon; 
*2 fraudiilentus, a, um, quiagitpar 
fraude, frauduleux; 
fraudulentia, a? {f,), fourberie ; 
3 frustrd, adv., en vain; 
frmtror, arts, d6p,, frustrer; 
fi'ustrdtio, onis (f.), 
frustrdtus, us (w.), ) tromperie. 
II y a des restes d'un ancien verbe 
qui faisait au parfait frausus sum, 
Plaut. Asin.,u,'i,20,Metuo in commune 
ne quam fraudem frausus sit. Liv, xxiii, 
14. Qui capitahm fraudem frausi, — En 
vieux latin, au lieu de fraus, fraudis, 
on disait aussi frus, frudis, De 1^ 
Yu de frusirari, qui suppose un an- 



cien substantif en -trum, sur le type 
de claustrum, plaustrum. L'adverbe 
frustra est de formation assez obscure : 
peut-6tre a-t-il ete tir6 de frus- 
trdri. II signifie « pour rien ». Plaute, 
Men,, IV, 3, 20. Nisi feres argen- 
tum, frustra me ductare non potes, 
— Finistra esse «etre trompew. Sail. 
Jug,, 87. Quo mihi acrius anniten- 
dum est, uti neque vos capiamini, 
et illi frustra sint, — On rapproche 
ordinairement cette famille de mots du 
grec Opauoj (pour •Opauaw) : mais ce 
dernier verbe a une signification pu- 
rementmat^rielle « briser » ; il a donne 
le latin frustum, 

frazinus, i {f,), fr^ne; 
fraxXneus et fraxXnus, a, urn, de fr^ne. 

fremo, is, ui, ttum, ere, faire du bruit ; 
fremir ; 
I Comp. : 1 con- fremo, is, retentir 
de toutes parts; 
2 171' fremo, is, gronder, fr6mir; 
II D6r. : 1 freme-bundus, a, um, 
faisant du bruit, fremissant; 

2 fremXtus, its (m.), bruit, ru- 

meur, fr^missement ; 

3 fremor, oiis (m.), bruit, fr6- 

missement. 
Fremo est employe par Virgile 
{JEn., IX, 341) en parlant du rugisse- 
ment du lion : fremit ore cnienio, 
Des hurlements du loup : ix, 59. Ac 
veluti pleno lupus insidiatus ovili, 
Quum fremit ad caulas. Des hennis- 
sements du cheval : xi, 496. Emicat, 
arrectisque fremit cei*vicibus alte 
Luxurians. Des cris d'une assemblee : 
vr, ilo. Ergo omnes magno circum 
clamore fremebant. — Grec Ppefjico « re- 
tentir )). 

Irendeo, as, ere et frendo, is, fressum 
ou fresum, frendere, grincer des 
dents ; 

in-frendens, entis, participe, grin- 
gant des dents. 



106 



FRENUM. 



Fi'endtre, en vieux latin, «ecraser 
avec la meule ». Att. ap. Non. p. 447. 
SoiJPO fntfjes frendas. Varr. R. R. ir, 
4, 17. Fabam fi'cndere. Colum. vi, 3. 
Fressi et aqua macet'ali ervi sextarius. 

frennm, i (n.), plur. fnna et freni, 
frein ; 

1 freno, aSj mettre un frein; 
in-freno, as, brider; in-frenatus, 

a, M/w, qui a un frein (v. n^ 2); 
re-frenOj as, ramener en arriere 

avec le frein ; 

refrPmtiOy onis(f,)y repression; 
ef-frmo, as, 6ter la bride ; 
effrenCitio, onis (f.), absence de 

frein, licence effrenee ; 
ef'frenus, a, urn, sans frein; 

2 in- f rents, is, e et in-frenus, ttjum, 

sans frein; 
in-frendtns, a, urn, qui monte 
sans bride. 
Fremim, d'une racine fre-, fer-, si- 
gnifiant « tenir, soutenir)>, qui a aussi 
donn6 fretus, flrmus, forma (v. ces 
mots). 

frequens, entis,ad/.,assidu,nombreux, 
frequent; frequente; 
I Comp. : in-frcquenSy entis, peu 

nombreux; 
II D6r. : 1 frequenter, adv,, en grand 
nombre ; fr6quemment ; 

2 frequentia, x (f,), foule; 
in-frequentia, a? (/.), petit nom- 
bre; 

3 frequenio, as, frequenter ; rem- 

plir; repeter; 
frequentatio, oiiis [f.], 1» accu- 
mulation ; 2° usage frequent ; 
frequentdtivus, a, urrt, qui ex- 
prime la repetition d'une ac- 
tion. 
«Assidu)). Gic. Or, 4. Demosthenes 
frequens fait Platonis auditor. Tac. 
Ann. IV, 3. Sumitur in conscientiam 
Eudemus medicus, specie artis fre- 
quens seci^etis, — « Nombreux ». Cic. 
Veir, i\, 3. Videt muW>s equites ro^ \ 



manos, frequentes praetei^ea cives «<• 
que socios. Id. Fam,, x, 12. Senaim 
est continue convocatus, fi'equensqw 
coHvenit. — «Fr6quent6)). Cic. PhiL 
II, 41 . Frequens municipium. Ov. An 
am., I, 585. Frequens via. — Frequem 
a la forme d'un participe pr^ent; 
mais le verbe dont il vient est perda. 

fretnm, i (n.), bras de mer, d^troil; 

fretensis, is, e, de d^troit. 

On trouve aussi fretus. Us. Lucr., vi, 
364. Nam fretus ipse anni permiscA 
frigus et aestum. Cic. Verr., vii, ^ 
Perangusto fretu. 

fretus, a, nm, qui s'appuie sur, fort de. 
Fretus signifie, au sens propre, 
«soutenu)). Virg. ^n., iv, 245. Ea 
parlant de Mercure. Ilia (virga) flretm 
agit ventos et turbida tranat Nubila. 
— II est pris d'ordinaire au figur6. Q. 
Cic. Petit, cons., 7. Amicitiis f return ac 
munitum. Virg. JEn., v, 430. llle pe- 
dum melior motu, fretusque juventa^ 
PI. Cas., II, 538. Dis sum fretus : Deo$ 
sperabimus. — Fretus est le participe 
passe d'un verbe signifiant « tenir, sou- 
tenir», qui a encore donn§ en latio 
frenum, firmus, peut-etre forma; et 
qui se retrouve en Sanscrit sous la for- 
me dhar « tenir, soutenir ». Sur f=dh, 
V. fer us. 

frico, as, ui, frictum et fricdtum, -are, 
frotter; 
I Comp. : 1 ef'frXco, as, enlever en 
frottant; 
2 per-frico, as, frotter longtemps 
ou enti^rement; frictionner; 
II Der. : fricdtio et fnctio, onis (/.), 
friction. 

frigo, is, frixi, frixum et frictum, fri- 

gtre, faire rdtir. 
. En grec (ppuyw «r6tir». 

frigus, -goris (n.), froid; 
1 frlgeo, es, frixi, frhjfre, otre 
froid, glacial; 



FRUOR. 



107 



2 frtgesco, ?s, frigescere, se refroi- 
dir; 
per-frlgesco, is, devenir tr6s 
froid ; 
3 frlgMuSy a, jwm, froid ; 

per-frigXdus, a, wm, tr^s froid ; 
fngiddHus, a, urn, qui sert a re- 

froidir ; 
frigidulus, «, wm, un peu froid. 
Grec pT^o; (to) m froid « ; f ly^co « fris- 
aonner», piyow « avoir froid ». Cf. 
JiSYvv(it = frango, 

^0, as, concasser, broyer; 

frialjilU, is, e, friable. 

Fno appartient a la famille de fran- 
r- jere, comme sfm ^ stringere. 

I^'liitina, as {f.), sorte de bouillie pour 
les sacrifices. 

[faitmus, i {m,), cornet a des. 

[liTdliis, a, um, frivole, vain. 
Festus, p. 90. Fnvola sunt propric 
WMi fictilia quassa, 

Ions, frondis (f,), feuillage; 

1 frondeo, es, ere, 6tre feuillu ; 

2 frondesco, is, ere, se couvrir de 
feuillage ; 

3 frondeus, a, um, de feuillage ; 

4 frondosus, a, um, convert de feuil- 
lage ; 

frnndl-fer, -fera, -f^nim, qui porte 

des feuilles, feuillu ; > , 
C fronddtor, oris (m.), qui emonde 

les arbres ; 
7 in-frons, -frondis, adj., sans feuil- 
lage, sans arbres, 

Irons, frontis (f.), front; 

1 fronto, onis (m,), qui a un large 

front ; 

2 frontillia, ium (n.), fronteau, t6- 

tidre des chevaux ; 

3 hi-frons, -frontis; adj., qui a deux 

fronts ou deux visages. 
Fronto form6 comme capita (v. ca- 
out). 



fruniscor, eris, arch., tirer parti de; 

in-frunUus, a, um, qui n'est bon a 
rien; sot, niais. 

V. fruor. Gette sorte de formation 
parait avoir 6te plus frequente en an- 
cien latin qu'en latin classique. Ainsi 
les grammairiens citent danunt, nequi- 
nunt, inserinuntur, prodinunt, redi- 
nunt, obinunt, explenunt pour dant, 
nequeunt, insenintur, prodeunt, re- 
deunt, obeunt, explent. 

fruor, eris, fnictus ou frmtus sum, 
frui, jouir de ; 
I Comp. : per-fruor, -eris, -fructus 

sum, jouir completement de ; 
II D6r. : 1 fructus, us [m.], profit; 
fruit; revenu; 
friictuosus, a, um, fructueux, 
fecond ; 

in-fructu6sus, a, um, sterile; 
fructudrius, a, um, 1° qui con- 
cerne les fruits; 2° qui rap- 
. porte; 

2 frux, plur. fruges, um (/".). 

biens de la terre ; 
frUgl-fer, -fvra, -fcrum, fecond ; 
friigi-pdrus, a, um, qui produit 

des fruits; 
frugi-legus, a, um, qui ramasse 

des grains ; 

3 friigi {homo ou mulier), inddcl., 

frugal, econome, rang6; 
frugdlis, is, e (employe surtout 
au comp. et au superl.), fru- 
gal, de moeurs simples; 
frugtdXtas, -iltis (f.), fruga- 
lite, simplicite de mceurs; 
frugCdXter, adv., avec fruga- 
lite ; 

4 friimentum, i{n.), froment, ble ; 
friimentdrius, a, um, de fro- 
ment ; 

fritmentor, Ciris, aller s'appro- 
visionner de ble ; 
frumentCitio, onis (f.), action 

d'aller chercher du ble ; 
frumentdtor, oris (m.), i^ qui 



108 



FRUSTUM. 



va s'approvisionner de bl6; 

2* marchand de bl6. 
Fruor est pour *frugvor : v. struo. 
La gutturale est rest^e dans les d6ri- 
v6s les plus anciens, comine fruc-ttis, 
fruges; elle manque dans les formes 
plus modernes, telles que fmitus, frui- 
turus, etc. — On trouve en ancien 
latin fruor avec I'accusatif. Cat. R. JR. 
i49. Frui pabulum occipHo ex calendis 
Septembribus, Lucr., in, 938. Ea quae 
fnictus cumque es, — Fruendus pent 
avoir le sens passif. Cic. Fin, i, 1. Non 
paranda nobis solum ea, sed fruenda 
etiam sapientia est. Id. Senect,, 16. 
Agro bene culto nil potest esse ubenus, 
nee ornatius : ad quern fruendum non 
modo non retardat, verum etiam invi- 
tat senectus, — Fructus est primitive- 
ment un substantif abstrait (cf. ductus, 
raptus) signifiant la jouissance. Mais 
il a pris ensuite Tacception concrete 
<(r6colte, fruit)). Une restriction de 
sens analogue s'observe pour f rumen- 
turn, — Frugi est le datif, ou peut- 
^tre le genitif aviec perte de s final, de 
frux : homo frugi s'oppose a homo 
nihili, homo nequam, comme on dit en 
grec ypT(ai{xo;. Cic, Cluent. 16. Servus 
non incallidus, sed, ut ipsa res declor 
ravity fimgi atque integer. Hor., Sat., 
I J, 7, 2. Davus, amicum Mancipium 
domino, et frugi. Sej^vus frugi est un 
esclave de rapport. II s'est dit ensuite, 
en general, dans le sens de « 6conome, 
honn^te, range ». — On trouve aussi 
I'accusatif /h/f/em. Cic. Ca?/., \2.Emer- 
sisse aliquando,etseadfrugem bonam, 
ut dicitur, recepisse, PI. Trin,, i, 2, 79. 
Quid tu ? adulescentem quem esse cor- 
ruptum vides, Quin eum restituis? 
quin ad frugem corrigis ? De la fruga- 
lis, qui a les memes sens que frugi. — 
A c6te de fruor il s'est conserve des 
traces d'une autre conjugaison frunis- 
cor : V. ce mot. 

Irnstum, i (n.), morceau ; 



1 frustulerUus, a, um, arch 

de petits morceaux; 

2 frustdtim, adv., par more- 
frustiUdtim, adv., par peti 

ceaux. 
Frustum est un participe pa 
substantivement : le verbe dont 
est perdu en latin, mais existe 
sous la forme Opaiw «briser: 
*Opauaw, aor. ' e0pa6<j6T]v. Sur 
V. ferus. 

frutez, icis (m.), branchages, 

1 frutXcor, (iris, d6p., pous 

rejetons; 

2 frUticosus, a, um, couvei 

b rages; 

3 friitXcHum, i {n.) ) .... 

4 frutectum, i (n.) J ^""^' 

lucus, i (m.), frelon. 

fucus, i (m.), fard; 
i ftico, as, farder; 

in-fUcdtus, a, um, fard6; 
2 fucosus, a, um, fard6. 
Mot emprunte : 9'jxo;. 

fugio, is, fugi, fugUum, fugei 

I Comp. : 1 aU'fugio, s'eloi 

fuyant; 

2 con-fugio, s'enfuir ense 

en m6me temps ; 
de-fUgio, refuser en 
fuir, eviter; 

3 dif -f agio, iuirdecdi^ei 

4 ef'fixgio, s'6chapper en 

5 per-fUgio, se refugier ; 

6 pro-fiigio, s'enfuir; 

7 r^-fixgio, fuir en rever 

ses pas; 
suf-fUgio, 1<* se refugi 
2<> se soustraire ; 

8 trans 'fixgio, 1<* s'^ 

2® passer a Tennemi 

II Der. : 1 fUga, a? (f.), fui 

fiigo, as, mettre en fui 

2 fiigax, Cicis, adj., fuya 

3 fUgltivus, a, um, fu| 

clave) ; 



FUMUS. 



109 



4 composes en ^fugus, -fuga, -fii- 
gium : 
pro-fugus, a, wm, fugitif ; 
re-fugus, a um, qui se retire 

en fuyant; 
tranS'piga, a? (m.), transfuge; 
per-fugium, ii (n.) { ^^o^ . 
suf-fugium, ii (n,) \ ° ' 
regX-fixgium, ii (n.),f6teen sou- 
venir de Texpulsion des rois ; 
o fiigXto, as, 1° avoir Thabitude 
de fuir; 2® fuir. 
■ Grec ^suyw « fuir », ^oyrf « fuite ». 

pdo, is, falsi, fultum, fulclre, ap- 
puyer, 6tayer; 

I Comp. : 1 in-fulcio, is, enfoncer; 
2 suf-fulcio, is, soutenir en des- 

sous; 

II Der. : 1 fulcrum, i («.), support, 
particul. bois de lit; 

2 fultor, oris (m.) ; fultrix, -ids 

(/.), celui, celle qui soutient ; 

fultura, se {f.), appui, soutien. 

to' est pour "fulC'Si, fultum pour 

turn. De m^me fulcrum est pour 

k'Crum (cf. lava-crum, Simula- 

jeo, es, fulsi, fulgere, briller; 

I Comp. : 1 ef-fulgeo , sortir ou 
apparaitre en brillant; briller; 

2 of-fulgeo, briller aux yeux ; 

3 prae-fulgeo, briller d'un vif 

eclat ; 

4 rc-fulgeo, resplendir; 

II Der. : \ fulgesco, is, commencer 

a briller ; 

2 fulgor, oris (m.), eclat ; 

3 fulgidus, a, um, brillant; 

4 fulgur, iiris (n.), eclair; 
fulgiArat, impei*s., il eclaire; 
fulgUrdtio, onis (f,), apparition 

d'eclair ; 
fuigurdtor, oris (m.), interpr^te 

des eclairs, de la foudre ; 
fulgurio, is. Ire, 1<* lancer la 

foudre; 2<* frapper de la 

foudre ; 



5 fulmen, -minis (n.), foudre ; 

fulmXno, as, lancer la foudre ; 

dif-fulmXno, as, disperser par 
la foudre ; 

fulmXndtio, onis (f,), Amission 
de la foudre ; 

fulmXneus, a, um, de foudre. 
Fulsi est pour "'fulg-si, ful-men 
pour *fulg-men. — On trouve aussi 
un verbe fulgere. Lucr. vi, i60. Fulgit 
item, nubes ignis cum semina multa 
Excussere. Virg. JEn. vr, 827. I//a? 
autem, paribus quas fulgere ceimis 
in ai*mis, Concordes animae. — Fulgur 
(chez Festus, fulgus) est avec fulgor 
dans le m^me rapport que decus avec 
decai\ — Tous ces mots sont de la 
m6me famille que (pXcif, ^^Xi-^ta, La 
racine sanscrite est bhrdg « briller)). 
V. aussi {lagro, flamma. 

lulica, as (/'.), / foulque, oiseau 

et fulix, icis (f.), \ de mer. 

fuligo, -ginis (f.), suie ; 
fuUgineus, a, um, fuligineux, cou- 
leur de suie. 

fuUo, onis [m,), foulon; 

1 fullonius, a, um, de foulon ; 

2 fullonica, 3e (f.), metier de foulon, 

fulvus, a, um, fauve. 

fumus, i (m.), fumee ; 

1 fiimo, as, fumer; 

2 fumeus, a, um, 1° fumeux; "1" ex- 

pose a la fumee ; 

3 fiimidus, a, um, qui fume ; 

4 fumosus, a, um, couvertde fumee,, 

fumeux ; 

5 fumdrium, ii (n.), lieu ou Ton 

expose le bois ou le vin a la 
fumee ; 

6 composes en fdmX- : 

fdmX-fer, -fera, -ferum, quirepand 

de la fum^e ; 
fdmi'ficus, a, um, arch., qui fait 

de la fum^e, fumeux; 
fdmXfico, as, arch,, faire de la 



110 



FUNDA. 



fumee, paHiciiL brider de Ten- 
cens ; 
7 fumigo, as, 1° enfumer; ^^ dtre 

fumant. 
Le mot Sanscrit est dhuma-s «la 
fum6e». Le grec Outxd-; a pris une 
acception morale (cf. animus en latin). 
Sur f= 0, V. ferns. 

Innda, aB (/'.), fronde; 
funditor, oris (m.), frondeur. 
Grec '5:fzy^6w^, 

Inndo, is, fiidi, fiisum, fundere, re- 
pandre, fondre, disperser; 
I Comp. : i af-fundo, verser pres 
de ou sur ; 

2 con-fundo, confondre, boule- 

verser ; 
confusns, a, um, adj., confus; 
confmio, 6nis(f.\ confusion; 

3 de-fiindo, verser d'en haut, 

tirer (du vin) ; 

4 dif-fundOy repandre de c6t6 et 

d 'autre ; 

diffusio, onis (f.), action de se 
repandre ; epanchement ; 

diffiisilis, is, e, arch., expan- 
sible ; 

5 ef'fundo, epancher; 

effusio, onis (f.), action de re- 
pandre au dehors ; epanche- 
ment; profusion; 
• ^ in- f undo, verser dans ; 

infundibidum, i{n.), entonnoir ; 
7 of'fundo, repandre devant soi ; 

envelopper.; 
S per-fando, verser a travers, 

inonder ; 
pro-fwido, repandre au dehors 
ou en abondance ; 
profusio, onis (f.), profusion ; 

10 rc-fundo, 1° reverser; 2° ren- 

dre liquide; 3° refouler; 
4° rejcter; 

1 1 suf-fnndo, verser en dessous ; 

J 2 trans-fundo, verser par trans- 
fusion ; 
trans fusio, Onis (/".), transfusion ; 



II Der. : 1 f'Httlis ou fattUi 
futile ; 

futtlUas, dtis {f.), futilit 
2 *fiito, d'ou; 
con-fiito, as, repriraer; 
re-futo, as, refuter; 
r^fiitdtio, onis (/*.), refu 
' 3 "fiitio, d'ou; 

effUtio, is, ire, bavarde 
! des riens. 

Le participe passe de fum 

anciennement futus (pour *fi 

\ Festus, p. 81. Exfutieffusi, ut 

\ pro mersat. De ce participe s 

I Tusage d^rivent ^fUto, confuto, 

De m6me, il y avait un sul 

*futis « Taction de repandre > 

I *fudrtis), d'oa fiitire et futi 

I dernier mot s'emploie d'un vi 

! laisse couler Teau, d'un bavi 

' parle k tort et a travers et p? 

; aussi des choses inutiles et 

qu'il dit. — RefUto est enco 

dans un sens voisin de I'etymoli 

I ce passage de Ciceron, Prov. a 

\ Semper illas nationes nostn i 

' tores rcfutandas potius hello. 

lacessendas putaverunt. Confii 

pres Festus, c'est abattre un 

en ebullition. — Le verbe gr 

respondant est yito « repandre 

la racine est yu-. Sur f=y^, v. 

— Dans les langues germaniq 

trouve une s6rie de formes qi 

posent un ancien *ghud : g( 

giutan « repandre », allemand < 

De la Guss « fusion, fontew, 

pass6 en frangais dans le mot 

(masse de fonte brute). Pour k 

gement des consonnes, v. dei 

Sanscrit ghu, hu « repandre « 

de fiindo, qui se retrouvo dans 

gothique giutan. manque en j 

en Sanscrit : il en est de men 

tendn, fendo. 

! fundus, i (m.}. 1° fond; 2° f( 
terre ; 



1 fitndo, as, poser des Fondemenls, 

fonder; 
fundator, 6ris (m.), fondateur; 
fundSmen, -minis (n.) 1 fonde- 
(unddmenlum, i (n.) J menl; 

2 fundMuf, adv., de fond en com- 

ble; 

3 pfd-fundus, a, um, profond; 

4 liitX-fuTidium, ii (n.), vaste do- 
La premiere Byliabe du grec nu6.[iifv 
fond I' correspond & la premiere syl- 
ibe de fund-US. Pour le d^placemeot 
> I'aspi ration, of. ):£!0-(o=/7d-o. 

■gor, Jrii, functus sum, fungi, s'ac- 
quitler de ; 
I Comp. : 1 de-fungor, s'aequilter 
enti^remenl de; 
defunctus, a, um, qui s'est ac- 
quit!^, mort; 
S per-fangor, B'acquitter jusqu'au 
bout de; 
II Dir. : functio, onis {f,), accoto- 

plissement. 
Comme on disail : defunctus ftono- 
ius, defunctus tabore, on a dit 
ssti defunctus vita. Virg. Georg. iv, 
3. Defunclnque corpora vita Magna- 
mum heroum. De Ii, par eupht- 
sme, <imort». 
iguf, i (m.), champignon; 
funglnus, um, arch., de la nature 
du champignon. 
Grec : -s^^ai. 

Ill, if {m.), cAble, cordage; 

I funleitlus, i (m.), petit ciLble, 

! fandlU, is, e, attele par une corde 
(hors du timon], en parlant 
d'un cheval devolee; 
fitwile. is [n.], 1" corde; 2" tor- 

che; 
ffin-nmhidus, I (m.^ danseur de 
corde. 
OS, -ndria in.], cadavre ; funerailles, 
ia mort;* 



0. Ill 

1 funereus, n, um , de funerailles, 

de deuil ; 

2 funSro, as, rendre les devoirs fu- 

nibres; 

3 fUnShris, is,e, fun^bre; 
i fUnestun, a, um, funeste ; 

fUnesto, as, souiller, dishonorer. 
' Funcs-Ws eat devenu /uneii'is par 
un intermediaire oii le $ avaJt pris le 
son du (A anglais : ' fune^-n-s. Ce 
son du th anglais n'est pas reste en 
latin : le plus souvent il est devenu 
/ ou 6 (cf. /ecus, ruber], Ainsi ont etc 
iormka ftBiiehris, mutiebris des anciens 
th&Dies 'fienes, 'mulies. Le m^me 
changement de « en ft s'observe dans 
consobrinus, cerebrum, tenebvx {v. 
ces mots). — Le suffixe hris. ber s'esl 
ensuite ajoute a d'aulres mots, Lels 
que satuber. 

'fno, d'oii differentes formes du verbe 
substantif (fui, futurus, fore, fn- 

Ce verbe, qui est inusitg dans unu 
partie de ses temps, trSs usite en 
d'aulres , sert a completer le verbe 
sum. II a le m^me sens : de mSme, en 
Sanscrit, les racines bhU et as sonl sy- 
nonym es- Cependant, si I'dn tient 
compte de cerlarns derives de la ra- 
cine bhu en grec, tels que pioi; .Ja 
nature » , ?3n» « la planle » , ^inTti; 
II pouss^ » , ^ikov « race » , il semble 
qu'fL I'origine bhU se disait plus spe- 
ctalemenl des productions de la nature, 
tandis que an marque I'exislence en 
general. — Au parfait, au lieu de fiii, 
I'anciennB langue avait aussi la forme 
fuvi. Enn. ap. Cic. Orat. in, 42. Nos 
sumd' Romani, qui fuvimiis imlc Ru- 
dini. Id. ap. (jell. x», i. Magnum eiim 
laxfu' diet Partem fuvisset. — L'o de 
fore, forem est da au voisinage de I'c .- 
ct. Marcipor pour 'Marcipucr. ~ Le 
subjonctif funm est employ^ par Vir- 
gile,.iEn. X. 108. Troshultdusvcfuiil. 
nttllo discnmiiip knbebo. PI. €npt. i:. 



112 



FUR. 



3, 71. CavetOj mihi iratus fuas. — 
C'est ce verbe *fuo qui, soude aux 
autres verbes, et, pour commencer,aux 
verbes neutres, a clonn6 les imparfaits 
en -6aw, les futurs en -6o, les parfaits 
en -{f)ui, — II a donn6 aussi la 
plupart des temps du verbe fto « de- 
veniD) (v. ce mot). — En grec la ra- 
cine est 9U-. Parfait : 7:^9uxa « je suis », 
infinitif aoriste ^uvai « avoir 6te », par- 
ticipe 9'j; «6tant». Dans ^uw «pro- 
duire», qui a le sens causatif, il faut 
sans doute voir un verbe derive (pour 
*9'j-tw). — Sanscrit bhu «6tre». — 
La 1'® personne du verbe substantif 
en allemand, ich bin (ou anciennement 
ich bim)y et I'infinitif anglais be ap- 
partiennent k la m^me racine. 

fur, funs (m.), voleur; 

I Comp. : trX'fur, funs (m,\ arch., 

triple voleur; 
II Der. : 1 furor y ilris, voler; 

suf 'furor f aris, arch,, derober; 

2 furax, dcis, adj,, voleur, rapace; 
furdcUas, titis (f.), rapacite ; 

3 furlnuSy a, wm, arch., de vo- 
leur; 

4 furtum, i {n . ), vol ; 
furiim, adv.y en cachette; 
furtwus, a, um, furtif ; 
furtX-ficuSy a, urriy arch.y filou; 

fm*unciduSy i (m.), 1° petit vo- 
leur; 2** furoncle. 
Dans I'ancienne langue, furtum de- 
signe tout attentat contre la propriete 
et fur s'npplique au brigand aussi bien 
qu'au voleur. Virgile (iEn. viii, 20o), en 
parlant de Cacus, a laisse au mot son 
ancienne energie. At furis Caci mens 
effera,., Les editeurs modernes ont 
corrige a tort en furiis. — Le second 
sens de furunculus est peut-etre le 
produit d'une comparaison populaire : 
cf. en frangais compere loriot, — Grec 
9(op, g6n. ^wpo; « voleur ». 

furca, as (/'.), fourche; 

1 furcX'fery -feri (m.), qui porte la 



fourche(en parlant d'unes 

trt'fur^iifery -feri ^m.), trip 

rien; 

^ farcukiy se (/'.), 6tai d'un m 

furcillny x (/'.), petite fourc 

3 bi'furcuSy a, wm, qui se bif 

fourchu. 

furlur, uris (m.), son; 

furfureusy Uy um, de son. 

fumus, i (m.), four, foumeau; 

1 fuimdridy a? (/".), professi 

boulanger; 

2 fornaxy iicis (f.), 1® four 

2° four; 
forndciiliiy a? {f,}y fournaise. 
L'ancienne forme est *fornus 

luro, is, ere, 6tre fou, 6tre furi( 

1 ftiror, oris (wi.), folie, furei 

2 furisBy arum {f.)y les furies, f 
fiiriOy aSy rendre furieux ; 
furidliSy is, e, de furie. fu 
ficriosusy ay um, furieux; 
furibunduSy a, wm, furibon 

Hor. Ep, I, 2, 62. Ira furor bre 
— Grec O'jtij (^^tre inspire, 6t 
rieux» (qu'il ne faut pas con 
avec Ojio «< sacrifier »). Un a est 
entre les deux voyelies. En lalir 
est devenu r. V. flos . 

furvus, a, um, sombre, noir. V. / 

fuscina, as (/'.), fourche a trois 
ches; trident. 

fuscus, a, um, brun, sombre; 
fasco, aSy obscurcir; 
fuscdlor, oris [m.], qui obs( 
in-fusco, as, 1° noircir; 2° a 
corrorapre. 
11 y a peut-^tre parente entre 
et furvus (pour *fus-uus), ainsi q 
la famille de mots a laquelle 
tient le nom de la fum6e. 

lustis, is [m.), b&ton; 
fustudrium, ii (n.), bastonna- 

lusus, i (m.), fuseau. 



GEMINUS. 



11 



G 



lalbannm, i (n.)« sorte de r^sine; 
galbdneus, a, um, de r6sine. 
Mot emprunt6 : yaX6av7). 

galbus, a, urn, vert pd,le, jaunMre ; 
gcUbXnus et galbineus, a, um, jau- 

n^tre ; 
galbXnum, i (n.), robe d*un vert 
pale; 

galblndtus, a, wm, v6tu du galbi- 
num. 
V. fldvus. 

galea, » (f.), casque ; 
galedttis, a, um, qui porte un cas- 
que. 

galerns, i (m.) et gdlerum, i (n.), 
{^ bonnet de fourrure ; 2® perru- 
que; 

1 gdlentus, a, um, coiff6 d'un bon- 
net de fourrure ; 

2 gdlerlculum, i (n.), \^ casquette; 
2® perrufque. 

gallns, i (fn.)> coq; 
gdlina, a? (/'.), poule; 
galltndceus, a, um, de poule, de 
coq. 

ganea, as {f,) et ganeum, i (n,), taverne, 
bouge ; 

gdneo, onis (m,), habitu6 de taver- 
nes, de bouges. 

gannio, is, Ire, 1® grogner, murmurer; 
2« bavarder ; 

gannitus, us (m.), grognement, mur- 
mure. 

garrio, is, ire, bavarder; 
garriilus, a, um, babillard ; sonore ; 
garruTitas, dtis (f,), babil. 

gandeo, es, gdmsus sum, gaudere, se 
rejouir ; 
gaudium, ii (n.), joie; 

Mots latins. — Cours sup. 



per-gaudeo, resseniir une grande joie . 

On pent rapprocher yaUiy (pour * ya- 
F^stv) et -pfiitii «se r^jouirw. Le nom 
propre Gaius (osque Gaavius) parait 
appartenir & cette famille : c'6tait un 
nom d'heureux augure. Sur la possi- 
bility d'une parente avec have, aveo, 
audeo, v. M^m, Soc. Ling, v, 193. 

gausape, is (n.) et gausdpum, i (n.), 
6toffe k longs poils (pour v6te- 
ments ou couvertures) ; 
Grec fOLU'siTzrii, 

gaza, as {f,), 1® tr§sor royal de Perse; 
2<> tresor. 

gelu, us (n.), gelee; 

1 gMo, an, 1° geler, glacer; 2® se 

geler ; 
con-gelo, as, \ ® faire geler ; 2° se 
geler, se durcir; 

2 gelidus, a, um, glace, glacial; 
e-gUXdus, a, um, 1 ^ glace ; 2*» ti^de. 

L'allemand halt et I'anglais cold sont 
de m^me origine que gelu (pour la cor- 
respondance de la consonne initiale v. 
decern). En Sanscrit, galam signifie 
«eau)). V. aussi glacies, 

% 

geminus, a, um, double, jumeau ; 

I Comp. : ter-gemXni et tri-gemini, 
36, a, triple ; 

II Der. : 1 gemXno et in-gernXno, as, 
doubler ; 
con-gemXno, as, 1® redoubler; 

2° devenir double ; 
gemXndtio, onis [f,), redouble- 
ment; 
2 gemellus, a, um, jumeau, ju- 
melle ; 
gemellX-'pdra, % [f,), mere de 
deux jumeaux. 
Gemellus equivaut a *geminHus, 
comme asellus k *asinHus, 

8 



114 



GEMMA. 



gemma, »(A), i° bourgeon; 2<> pierre 
precieuse ; 

1 gemmo, as, bourgeonner; 

2 gemmeus, o, mwi, l^depierre pre- 

cieuse ; 2® orn6 de pierreries ; 

3 gemmdtusy a, urn, orn6 de pierre- 

ries. 

g£mo, Is, wi, Xtum, ^e, g6mir; reson- 
ner; 

I Comp. : 1 con-gSmOy 1*> g6mir pro- 

fondtoent ; 2'> g6mir ensemble 

sur; 

2 in-g^mo, i ® g6mir ; 2* g6mir sur ; 

11 D6r. : 1 g^mS-bundus, a, mw, ge- 

missant ; 

2 gemituSf us (m.), g^missement; 

3 g^isco, iSy ^re, commencer k 
gtoir ; 

con-g^isco, se meltre h, g6mir 

profondement ; 
in-gemisco, se mettre h, gemir. 

g«na, e (A), joue. 

Gena ne designe pas uniquement la 
joue. II signifie egalement les m^- 
choires. Plin. Hist, Nat. xi, 37, 58. 
Infr^a oculos malae hominis tantuim, 
quas prisci genas vocabant, — II desi- 
gne m6me les paupiferes. Enn. ap. 
Fest. p. 94. Pandite, sulti\ genas et 
corde relinquite somnum. Plin. Hist. 
Nat, XI, 37, 57. Nee gense quidem 
mnnibus ideo, neque nictationes, — 
Un mot de la 4« d^clinaison se 
trouve dans toute la famille, avec le 
sens de ((m^choire, mentonw : y^vu^, 
Sanscrit hanus, gothique kinnus 
(allemand Kinn, anglais chin). On 
pent rapprocher genutni dentes «les 
dents qui sont au fond de la m^choire, 
les molaires ». 

gener, eri (m.), gendre, 

Gener est de m^me origine que 
Ya{jL6p(J5. II signifie aussi quelquefois 
«le beau-fr6re ». 

genu, ug (n.), genou; 
gemculumy i (n.), genou ; 



gmiculatus, a, um, noueux, e 
de plantes, 

Datif genubus ou genibus, 1 
cien latin on trouve aussi le m 
gcnuSj us, — Le verbe congei 
« tomber sur les genoux » est c 
Nonius. Ge verbe renferme le d 
tif genuclum, qui a donne le fi 
genouily genou, — Grec yovu ; sj 
gdnu; gothique kniu (allemand 
anglais knee), 

gtrmanas, a, um, !<> vrai, na 
2° (avec frater ou soror, ex] 
ou sous-entendus) fr^re , sa 
germdmtas, dtis (f,), fratemi 
« Vrai, naturel)). Cic. Att. iv, 
me asinum germanum fuisse. 
Most, I, i, 38. Di te omnes pe 
oboluisti allium, germana illuvi 
Capt, II, 2, 38. Nam illic quidem 
doromedes fuit germane nomv 
« Frdre » : la locution complete 
etre a Torigine frater germanus, c 
eii grec ^ptHxtap a^iX^pt^?. Plus tan 
jectif a pu s'employer seul. Cic 
V, 1 . L. Cicero fmter noster, i 
Hone patruelis, amore germanus 
Andr, i, 5, 57. Si te ingermanif 
dilexi loco, — Virg. ^n. v, 412 
germanus Eryx quondam tuus 
gerebat, — Entre germen et gerr, 
(pour *germn-anus) il y a le m6m 
port qu*entre homo et humanus 
*homn'anus), Germanus signifie 
littSralement « qui est de la sou( 

germen, -minis (n.), germe ; 

germmo, as, germer; 

germmdtio, onis [f.), germina 

La racine de ger-men parait 

6tre gen-, — Mais les exempi* 

changement de Vn en r sont rai 

gSro, is, gessi, gestum, ger^e, p( 
ex6cuter, faire; 
I Comp. : 1 ag-g^, is, amon 
agger, Ms (m.), Iev6e, c 
see; 



aiGNO. 



115 



aggerOy as, remplir en amonce- 

lant; combler; 
aggirdtio, onis (/'.), digue; 

chaussee ; 
ex-agg^rOy as, rapporter des 

terres sur, amonceler; re- 

hausser; au figure, exage- 

rer; 
exaggerdtiOy onis (fJ), l^amon- 

cellement; S^ elevation; au 

figuriy amplification; 
2 con-gero, is, reunir en tas; 
congerieSy iei (f,)y amas, mon- 



ceau ; 



congestiOy onis (f,), amoncelle- 

ment; 
congestuSy Us (m.), monceau; 
congestieitiSy a, urn, form^ par 

amoncellement ; 

3 di-gero, is, 1® distribuer;2*»di- 

gerer ; 
digestiOy onis {(,), distribution ; 

classement ; 
in-dvgestuSy a, um, sans ordre, 

confus ; 

4 e-g&o, is, porter au dehors ; 
e-gestiOy onis (f,) et egestuSy 

us (m.), lo action d'enlever, 
de retirer ; 2« action d'^pan- 
cher, de repandre ; 

5 in^^Oy iSy porter dans, entas- 

ser dans ; 

6 og-gero, is, arch,, apporter, 

presenter; 

7 r^-g^rOy i«, reporter, reavoyer, 

aufr. et au figure ; 

8 sug-gero^ is, apporter sous ou 

a la suite; procurer; 
svggestus^ Us (m,), et sugges- 
tumj i (fi.), . leree de terre; 
tribune; ^ 
II Der. : 1 gesto^ as, porter; 

gestumeHj -fmnis (r.), i* ce 
qu'on porte, v^tement, ar- 
mure; 2^ moyen de trans- 
port; 
2 gestuSy us (m.), attitode du 
corps« gesie; 



gestiOy is, -ire, faire des gestes 
de joie, sauter de joie ; 

praB-gestiOy iSy trepigner d'im- 
patience ; 

3 geiUluSy a, uniy qui porte ou 

sert a porter ; 

4 composes en -gery -gerus, ou 

arch, -genilus: 

armi-ger (v. arma) ; 

bellX-ger (v. helium) ; 

comi-ger (v. comu) ; 

seti-ger (v. seta) ; 

morirgerus (v. wios); 

scutt-gerUlus (v. scutum). 
La racine est ges (v. flos), — Le 
sens de « porter » est le plus ancien : 
c'est aussi le seul qu'on trouve dans 
les composes. Les locutions comme 
magistratum gererCy rem mandatam 
genre, font comprendre comment on 
a passe du sens de « porter » a celui 
de « faire ». — Gestus, litt^ralement 
«le port)). 

gigas, antis (m.), geant; 
giganteus, a, umy de geant. 
Mot emprunte : yi'y*?, 

gigno, is, g^nuiy genltvm, gignSre, 
engendrer, produire; 

I Gomp. : i in-gffgno(seul.aup/'. et 

au sup,), inculquer des la irais- 
sance ; 
2 pro^ignOj is, i'* engendrer; 
2® produire ; 

II Der. : 1 g^nus, eris (n.), 1° nais- 

sance ; 2® race r, 3** esp^e ; 
g^^Oy as, engendrer; 

in-g^nerOy as, faire nattre ; 
g^nerosuSy a, um, de bonne 

race; g6nereux; 

generosUaSy atis (f,), g6n6ro- 
sit6; 

2 g^nitory oris (m.), pere ; 
genitrix ou genetrtx, ids {fJ), 

mdre; 

3 pro-genieSy iei (/".), enfant, re- 

jeton; ' 



116 



GIGNO. 



4r gens, gentis [f.), famille, race, 
nation ; 
genillis, is, e, de la famille de, 

propre k une race ; 
gentillias, dtis (f.), commu- 

naut6 de race ; 
gentilicius ou gentiltiius, a, urn, 
propre k une famille ; 
genius, ii (m.), g6nie protec- 
teur; 

6 in-g^iium, ii (n.), nature, ge- 

nie, caractere ; 
ingenidtus, a, wqi, port6 a; 
ingSniosus, a, urn, 1® propre 
k ; 2® habile ; 

7 in-genitus, a, urn, inn§, natu- 

rel; 

8 in-g^nuus, a, um, de naissance 

libre ; 
ing^uitas, dtis {f.), liberte; 
noblesse ; ing^nuite ; 

9 gSnuinus, a, um, nature!, inn6 ; 

10 composes en -gnus, a, um : 
b^i-gnus (v. bonus); 
mdli-gnus (v. malus) ; 
pnvi-gnus (v. privus) ; 
abie-gnus (v. abies) ; 

11 composes en -gena, 3S, ou -ge- 

nus, a, um : 
indi-g^na, 3e{m,,f. ; poster, w.), 

indigene ; 
amnX-gena, as (m., f,), ne d'un 

fleuve ; 
ruri-gena, se (m., f,), homme 

ou femme des champs ; 
dliem-gena, a? et 
dlieni-g^us, a, um, stranger; 

12 compose en -ges, -gStis : 
Indi-g^tes, um (m.), dieux in- 
digenes. . 

11 y avait, en ancien latin, un verbe 
* g^no, *genis, duquel sont restees 
les formes genunt, genitur, genendi, 
gem, Gi-gnO est un present a redou- 
blement, comme en grec tc^tutw, [xi- 
[xvw, Y^Yvo-fjiat, et comme en latin 
si-sto. — Gens suppose une ancienne 
forme de nominatif *(7en(^i)-5. G*est le 



plus ancien nom de la famille 
Cornelia, gens Julia. Ce mot 
ploie aussi comme synonyme d< 
lequel derive de la m^me ra( 
nascor). — Genius designe i 
divin presidant a la naissanc 
semo,de severe. — Ingenium « m 
Colum. HI, 1. Arbores silves> 
ferae sui cujusque ingenii poma 
Virg. Georg., u, ill. Num 
arvorum ingeniis : quae robora 
Quis color et quae sit rebus 
ferendis. De l^,en parlant de I'l: 
« esprit, caractere ». Cic. Fon 
Multum habet ingenii ad fing* 
Id. Or. 5. Vir acernmo inge\ 
Ingenuus ((naturel». Lucr. i 
Unde mare, ingenui fontes, exte 
large Flumina suppeditant? In 
diffdre de libei" en ce qu'il c 
Fhomme libre de naissance. - 
fin des composes comme be} 
malignus, privignus, la raci 
reduite aux deux lettres gn; 
presente la desinence. Ces coi 
doivent s'entendre tantdt de la i 
de la mani^re d'etre {abiegnus 
gnus) et tantdt de la naissanc 
vignus), Abiegnus «qui a la 
du sapin, qui est de sapin». 
gnus afils de Tun des epoux, 
fils » (v. privus). — Indi-ge-t-d 
a rint6rieur, nationaux » (en ] 
des dieux) de indu et de ge 
superstes. Ces dieux sont s 
opposes, dans TEneide, aux die 
les anc^tres Troyens ont aj 
avec eux, di patrii « les dieux 
p^res ». L'expression Di patri 
getes renferme done une enum 
analogue par le sens k celle 
exprimee chez Tite-Live (vui, 
moyen des mots : Di Novens 
Indigetes. — La racine grecq 
YEV, d'ou Y^vos, ifsvsflc, YEvsai? 
ttJp, etc. Fiyvoixai a le m^me 
blement que gigno, n[iais avec 1 
nence et le sens du passif . En s 



,GNARUS. 



in 



gau «mettre au monde», d'ou gani- 

tar c(pere», ganus «race)>, gaganmi 

« je procree », etc. Gothique kuni 

«race » (anglais kind « esp6ce », alle- 

mand Kind « enfant »). 

glaber, -bra, -brum, sans poll, glabre. 

glacies, ei (f.), glace ; 

i ghXcidlis, is, e, glacial ; 

.2 gldcio, as, glacer. 

La racine est gel (cf. gelu, gelare) 
avee m6tathese et addition d'un c. 
Cest la mSme addition que dans les 
. verbes fa-c-iOy ja-c-io, 

f gladins, ii (m.), glaive ; 

i gladiator, oris (m.), gladiateur; 
glddidiorius, a, mw, de gladia- 
teur ; 
2 gladiolus, i (m.), epee courte. 

glans, glandis (f,), gland ; 

1 glandt-fer, -f^a, -ferum, qui 

porte du gland ; 

2 glandium, ii (w.) et glandUlse, 

arum(f,), glande de porc,mets 
recherch6 ; 

3 Ju-glans, -glandis (f.), noix, 

propr. gland de Jupiter. 
Grec paXavo;. Le p = gf, comme 
dans Papu; = gravis, 

glarea, sb (f.), gravier. 

glaacas, a, uxii, de couleur vert de 
mer, glauque. 
Mot emprunte ; fXauxo;. 

gleba, a (/'.), motte de terre ; 
glehula, ae {f.), {^ petite motte; 
2" petit champ ; 3® petit morceau. 

glis, Iris (m.), loir. 

glisco, is, ere, i® flamber; 2° s'eten- 
dre de proche en proche. 

globus, i (m.), peloton, globe; 
i gldbo, as, pelotonner, arrondir; 
C07i'gl6bo , as , ramasser ou 
assembler en peloton ; 



2 gldbosus, a, urn, rond, sph6rique ; 

3 gldmus, -mens (n.), peloton; 
gWm^o, as, pelotonner, grouper; 

gliknerCimen, -wimis (n.), arch., 

agglomeration; 
ag-gl6mero, as, agglom^rer ; * 
con-glomSro, as, pelotonner. 
Dans globus et glomus il y a per- 
mutation de 6 et m, comme dans pro- 
boscis «trompe)), devenuchez Isidore 
de Seville promoscis. 

gloria, sb (/.), gloire, vanite ; 

1 in-glorius, a, um, sans gloire ; 

2 glorior, dris, se glorifier; 
glondtio, onis (/.), action de se 

glorifier ; 

3 gloriosus, a, um, vaniteux ; 

4 gl6n6la, a? (f.), faible gloire. 
Gloria vient d'un ancien substantif 

neutre *clovos, * clous, *c/os = xX^o; 
(pour *xX£Fo;). Ailleurs le c de cette 
famille de mots s'est maintenu sans 
affaiblissement {duo, indutus). Cf. le 
rapport de gracilis et de cracens. 

gluten, -tinis (n,), glu ; « 

glutino, as, coller; 
giatindtor, oris (m.), relieur ; 
ag-gldtmo, as, rapprocher en 

collant ; 
con-g latino, as, ^<* coller, souder; 
2^ combiner, arranger. 

glutio et gluttio, is. Ire, avaler, en- 
gloutir ; 

1 gldto et glutto, onis (?w.),glouton; 

2 in-gliivies,iei{f.), l<»poche, jabot, 

estomac ; 2<* voracite, glouton- 
nerie. 
V. gula. 

gnarus, a, um, qui sait ; 
i i-gndrus, a, um, ignorant; 

2 i-gnoro, as, ignorer ; 

ignorantia, x (f.), ) j^norance* 
ignordtio, 6nis{f.),\ ^ ' 

3 narro, as, raconter ; 

narrdtio, 6nis{f.), r^cit, narration ; 
naiTdtiuncUla, x (/.), court recit ; 



118 



aNASCOR. 



mm'dtor, oris (m.), narrateur; 
e-narro, 05, raconter tout au 
long; 

enarratU), onis (f.), d6veloppe- 

ment, enumeration; 

re-narro, as, raconter denouveau. 

La racine est gnd ou gno «con- 

naitre », d'ou gno-sco, no-sco (v. ce 

mot). — Festus, p. 95. Gnarigavit 

significat apud Livium narravit. 

*Gnargare s*est change en gnarrare : 

le g initial est ensuite tombe, comme 

dans nascor, 

gnascor, v. nascor. 

gnavus ou navus, a, um, diligent, actif ; 

1 i-gndvus , a , um , paresseux , 

lAche ; 
igndvia, ae (/'.), lachet^; 

2 ndvo, as, faire ou fournir avec 

activity ; 

3 ndviter, adv,, avec activite ; 

4 ndvXtas, dtis (/'.), activite. 

Du sens de « entendu , attentif » 
gndvus a pass6 k celui d'actif, dili- 
gent. Cic. Verr., v, 21. Homo gnavus 
et industnus. Id. ibid, 63. Gnavus et 
prudens et bonus filius, — Navo « con- 
duire k bonne finw. Cic. Fam., vi, 1. 
Nemo est tarn afflictus qui, si nihil 
aliud studeat, nisi id quod agit, non 
possit navare aliquid et efficere, II se 
construit habituellement avec operam 
ou opus, Cic. Fam, vi, 25. Navare 
operam reipublicw, — La racine est 
la mdme que dans gnd-rus, gno-sco, 

gracilis, is, e, arch, grUcilus, a, um; 
grdcilens, entis ; grdcilentus, a, 
um, gr^le; 
grdcUitas, dtis {(,), gracilit6, mai- 

greur. 
Ennius {ap, Fest. p. 53) a employ^ 
dans le m^me sens Je mot crdeens : 
Succincti gladiis, media regione cra- 
centes (il est probablement question 
des abeilles). Les mots pr6cit6s ont 
la forme de diminutifs. 



gr&culus, i (m.), geai. 

gradus, us {m,), pas, marche, de 
4 grddior, eris, gressus sum, gy 
marcher; 
Composes en : gredior, 

-gressus sum, -gr^di : 
ag- grddior, attaquer ; ei 
prendre ; 

aggressio, onis (f,), attaqu 
con-gredior, se rencontrer 
venir aux mains ; 
congressus. Us (w.), rencoi 
combat; 
de-gredior, descendre ; 
dl-grMior, se separer ; 
dlgressus. Us (m.), ) s6para 
digressio, onis (/.), ) digress 
e-gredior, sortir; 

egressus. Us (m.), depart ; 
in-grMior, entrer; 

ingressus. Us (m.), entree; 
prse-grMior, marcher devant 
prmgressio, onis (f,), actio 

devancer ; 
pro-gredior, s'avancer ; 
progressus. Us (m.), march 

avant, progr^s; 
progressio, onis (f.), ava 
ment, progres; 
r^-gredior, revenir en arriere 
regressus, Us (m,), retour; 
trans-gredior, passer outre; 
transgressio, onis (f.), a( 
de passer outre; trans 
sion ; 

2 gressus, Us (m.), marche ; 

3 grdddtio, onis (f,), gradation 

4 grdddtim, adv,, pas i pas, 

duellement; 

5 grdddrius, a, um, qui va { 

pas ; 

6 grassor, tlm, marcher, s'avai 
grassdtor, 6ns (m.), 1® r6( 

2** voleur de grand chemii 

Au lieu de aggressus, I'anc 

langue avait aussi les formes aa 

tus et adgretus (Festus, p. 6, 78 



QRATUS. 



119 



Entre graduB el grandis il existe pro- 
bablement un lien de parents. > 

gr&nen, minis (n.), gazon, hcrbe ; 
grdmXneus, a, um, de gazon. 

grandis, is, e, grand ; 
i composes en grand' ou grandX- ; 
grand-wvus, a, urn (v. SBvum) ; 
grandi'Wquu^, a, urn, qui a un 
langage 6lev6 ou pompeux; 

2 diminutifs : 

granditiscUlus, a, um, un peu 

grand; 
grandiculus, a, urn, assez grand ; 

3 grandesco, is, arch,, grandir; 

4 grandUas, dtis (f.), Elevation du 
style ; 

5 per-grandis et prae-grandis, is, e, 
tr6s grand. 

Grandio « grandir, faire grandir ». 
Cat. H. il. 1, 141 . Mars pater, te precor 
uti fruges, frumenta, virgultaque gran- 
ge, heneque evenire siris. Pacuv. 
ap. Non. p. 115. Nee grandiri frugum 
fetum posse, nee mitescere, Plaut. 
Aul. I, i, 10. Testudineum istum tibi 
^go grandibo gradum. — Mars, qui 
6lait k I'origine une divinity cham- 
p^tre [Mars silvanus, campestris, cus- 
to8, conservator), s'appelait gradivus 
(pour * grandivus) « le dieu qui fait 
grandir ». Plus tard, Mars a 6t6 assi- 
mile a "Apr,;, dieu de la guerre : mais 
son sumom lui est rest6. — V. gra- 
dus. 

grammatica, » (fJ), grammMce , es 
(/.), grammaire ; 

gramnuXticus, a, urn, 1® de gram- 
maire, grammatical; 2® subst, 
grammairien. 

Mots emprunt^s : YpafjL[jL«Ttx7(, ypafx- 
[xaTixd;. 

grando, -dinis (/.), gr^le ; 
grandXnat, impers., il grdle. 

granum, i (n.), grain, graine; 
I grdndria, orum (w.), greniers; 



2 grdni-fer, -fera, -f^rum, qui trans- 
porte des grains. 

gr&phiiun, ii (n.), poingon a <^crire, 
stylet; 

1 grdphidrius, a, um, qui concerne 

les poingons k ecrire ; 
griXphidrium, ii (n,), ^tui pour 
les poingons; 

2 gnXphicus, a, um, qui concerne 

la peinture; achev6, accompli. 
Mots emprunt^s : fpa9{ov, fpa^ixo;. 

grains, a, um, {^ agr6able; 2® recon- 
naissant ; 
I Comp. ; 1 in-grdtus, a, um, 
1° d6sagreable; 2® ingrat; 
2 per-grdtus, a, um , tres agr6able; 
II D6r. : 1 gratia, m (f,), 1® faveur; 
2° credit ; 3® reconnaissance ; 
in-grdtia, a? (/.), d^plaisir; 
grdtiis, d'ou grdtis, adv., par 
complaisance ; gratuitement; 
in-grdtiis, ^'omngrdtis, adv., 
a regret; 
grdtiosus, a, um, qui a du cre- 
dit; agreable; 

2 grdtes, seul. k Vacc. et k VabL 

pi. (A), actions de graces ; 
grdtor, dris, i^ feliciter; 2<* se 
feliciter ; 

3 grdtiilor, dris, feliciter; 
grdtiddtio, onis (f.), felicitation ; 

4 grdtultus et grdtuitus, a, um, 

gratuit; 

5 grdii'ficor, dria, complaire k ; 
grdtXficdtio, onis [f,), faveur; 

bienfait. 
La difference enivB-graius et jucun- 
dus est marquee dans ces deux passa- 
ges de Cic6ron. Fam *xiu, 18. Tale tuum 
judicium non potest mihi non summe 
esse jucundum : quod cum ita sit, esse 
gratum necesse est. Ibid, v, lo. Amor 
tuus gratus et optatus ; dicerem, ju- 
cundus, nisi id verbum in omne tempus 
perdidissem, Gratus implique done 
une id6e de reconnaissance. — Gratis 



420 



GRAVIS. 



et sine mercede aliquid facere nfa.\Te^ 
quelque chose par grftce et sans 
salaire » (gratis pour gratiis), — 
Grates vient d'un singulier inusit^ 
* gratis . — La racine de gra-tus 
^ est la m6me que celle de y.a^pto , 
yoepi^. — En Sanscrit har-jd-mi cje 
me r^jouis)). Allemand gem «avec 
plaisir». 

gr&vis, is, e, pesant ; grave ; 
i griiviter, adv., lourdement; gra- 
vement ; avec peine ; 

2 grdvXtaSf dtis if.), pesanteur; 

3 grdvo, as, charger, incommoder; 

ag-grdvo, as, surcharger; ag- 
graver ; 
grdvdte, adv,, a regret ; 
grdvdtim, adv,, 1° lourdement; 

2<» a regret ; 

4 grdvidus, a, urn, alourdi, pesant; 

5 grdvedOj-dinis (f.), lourdeur de 

tfite ; 
grdvedXnosus, a, urn, sujet aux 
lourdeurs de t^te ; 

6 grdvesco, is, se charger; aufig,, 

s'aggraver. 
L'adjectif Sanscrit correspondant 
est gurus « grave » (pour une ancienne 
forme *gaims, qui est restee au com- 
paratif garijdns), Le latin a fait passer 
*garus dans la declinaison des the- 
mes en i (v. levis) et change *garvis 
en gravis, Grec pap^-^. Le Sanscrit 
gm'u a i la fois le sens materiel 
((pesant)), et le sens metaphorique 
((grave, savant)). Le 6 en grec doit 
faire penser que la forme la plus an- 
cienne etait *gvarus. 

gremium, ii (n.), sein. 

grex, gregis (m.), troupeau, troupe; 

1 grcgdrius, a, um, du troupeau; 

de la foule ; 

2 gregdlis, is, e, 4° du troupeau; 

plur. gregdles, ium [m.), com- 
pagnons ; 2° commun, vul- 
gaire ; 



3 gr^go, as, assembler; 
ag-gT^go, as, rassembler ; 
con-gr^go, as, assembler en foule; 
congrSgdtio, onis (f,), reunion;' 

rassemblement; 
se-gr^go, as, isoler, sQparer; 
se-grex, gregis, adj., isol6, separ6; 
grSgdtim, adv., en troupe, en 

foule; 

4 e-gr^gius, a, um, qui sort du 

commun, remarquable. 
Lucr^ce, ii, 662, fait grex du f6mi- 
nin : Equorum duetlica proles Buee- 
riaeque greges. 

grundio et grunnio, is, ire, grogner; ^ 
grunnltus. Us (m.), grognement. 

*gruo, tomber, d'oii : 
i con-gruo, is, i, &re, coincider, 
s'accorder avec ; 
congruentia, se (f), accord, pro- 
portion, convenance; 
congruus, a, um, qui s'accorde 
avec; convenable; 
2 in-gruo, is, se precipiter sur. 

grus, gruis (f.), grue. 

gubemo, as, 6tre pilote; gouverner; 

1 giibemdtio, onis (f.), action de 

gouverner ; 

2 gUberndtor, oris (m.), pilote ; 
gixhemdtrix. Ids (f.), celle qui 

gouverne ; 
3' gUberndcUlum, i (n.), gouvernail. 
Mot emprunt§ : xuSspvaw. 

gula, SB if.), gueule ; 

gulosus, a, um, glouton. 

Le radical gul a avaler » se retrouve, 
avec metath^se, dans glutio, ingluvies. 

giirges, -gitis (m.), gouffre ; 
in-gurgito, as, engouffrer. 

gustus, us {m.), goClt; 
gusto, as, goftter; 
gvstdtus, MS (m.), 1® le sens du 

goClt ; 2® goftt, saveur ; 
in-gustdtus, a, um, dont on n'a pas 

go£lt6 ; 



HABEO. 



121 



de-gusto, as, goftter; goClter de, 

essayer de ; 

prx-gusto, as, goCiter d*avance; 

praegxistdtor, oris (m.j, degusta- 

teur . 

GuS'tu-s est un substantif abstrail 

lMm6 comme rap-tu-s, duc-tu-s : la 

le est gus-, doDt le sens primitif 

lit w essayer ». Nous retrouvons 

racine dans le verbe degunere 

m *de-gusnere) cite par Festus 

71) : Degunere degustare. Ici gus- 

conjugu^ sur le modMe de ster- 

•e, sper-nere. Nous retrouvons en- 

ire la mSrne racine dans le mot 

i-gur « celui qui essaye les oiseaux » 

^ avis). A c6te du masculin augur 

!pr6tre», il y avait anciennement 

substantif neutre *aU'gur, *au-gus 

ipresage », d'ou augustus « consacre ». 

Grec Y£uw (pour *ys6<j-co; cf. yeua- 

;, y£U(j-TT[piov) . Sanscrit gus « goMer » . 

rthique hiusan «goMer, choisirw 



(allemand kiesen , anglais choose). 

gutta, SB if.), goutte; 

1 guttdtim, adv., goutte k goutte; 

2 guttaia, as(f.), petite goutte. 

guttur, uris (n.), gosier, gorge. 

igymnasium, ii {n.), gymnase; 

1 gymnasticus, a, um, gymnastique ; 

2 gymmcus, a, urn, gymnique. 
Mots emprunt6s : yufjivaatov, YUfjLvaart- 

xd;, Yujivtxd;. 

gynsBceum, i (n.), gyn^cee. 
Mot emprunte : pvatxsiov. 

gypsum, i (n.), plMre; statue en pia- 
tre; 
gypsdius, a, um, couvert on enduit 

de piatre. 
Mot emprunt6 : futfo;. 

gyrus, i (m.), tour, circuit; cercle. 
Mot emprunt6 : p?o;. 



H 



UUl)eo, 68, ui, itum, ere, 1° tenir; 

2'» avoir; 
I Composes ; 
Composes en -hibeo, es, etc. : 
i ad-hibeo, placer aupr^s, appli- 
quer; 

2 cd'hlbeo, retenir, arr^ter; 
dir-tbeo, distribuer, trier, clas- 

ser, compter; 
diribitor, oris (m.), celui qui 
compteles suffrages; scruta- 
teur; 

3 eX'hXbeo, produire au dehors; 

4 in-hibeo, arrfiter; 
inhibitio, onis {f.), action d'ar- 

rfiter; 

5 per-hibeo, 1® fournir; 2<» dire, 

rapporter; 

6 prd-hibeo, empdcher; 



prdhibitio, onis if.), defense; 
red'htbeo, i° faire reprendre, 

rendre ; 2° reprendre ; 
rMhibXtio, onis (f.), action de 

rendre ou de reprendre un 

objet vendu; 

et avec contraction : 
debeo (* de-hibeo), devoir; 

debUum, i (n.), dette; 

debitor, 6ns (m,), debiteur; 
praebeo (p. *prae'hibeo), fournir; 
Composes en -habeo, es, etc. : 
ante-hdbco, mettre avant; 
post'hdbeo, mettre apr^s; 
II Der. : i MbXto, as, habiter; 

MbUdtio, onis {f.), habitation; 

2 habitus, us (m.), tenue, mani^re 

d'etre, etat; 

3 hilbUis, is, e, qui va bien ^ la 



123 



H^DUS. 



main, qui s'adapte, conve- 

nable ; 
hiibilttaSf ^dtis (f.), aptitude, 

convenance ; 

tn'Mbtlis, iSf e, qui ne va 
pas, inapte; 

de-bilis{p. * de'hahilis)fis,e, 
faible; 

dehUitcLS, litis (/.]» faiblesse; 

debtlito, hs, affaiblir; 
4 Mbma, a? (/'.), r6ne. 
Le sens primitif « tenir » se montre 
encore dans les composes comme co- 
hibeoy in-hibeOf pro-hibeo, et dans les 
d6riv6s habilis, habitus, habena, Habeo 
a ensuite exprim6 la possession d'une 
faQon gen6rale, et il a m6me fini par 
prendre le r6le d*un simple verbe auxi- 
liaire. Cic. Q. Fr., in, 9. Quod me hor- 
taris ut absolvam, habeo absolutum 
suave £7105 ad Caesarem, G'est ainsi 
qu'en espagnol et en portugais le verbe 
latin tenere remplit aujourd'hui la 
fonction de verbe auxiliaire. — Habeo 
s'emploie aussi comme verbe neutre, 
dans le sens de « se tenir, se trouver, 
^tre)). Varr. L. L. iv, 8. Apud wdem 
Junonis Lucinae, ubi aeditumus habere 
solet, Plaut. Men. prol, 69. Ille gemi- 
nus, qui Syracusis habet. (G'est en ce 
^ens qu'il a donne le frequentatif habi- 
tat,) Cic. JFom., IX, 9. Tullia nostra 
recte valet : Terentia minus belle ha- 
^uit, sed cerium scio jam convaluisse 
earn. Id. Mur,, 6. Bene habet, jacta 
sunt fundamenta defensionis. Hor. 
Sat,, I, 9, 52. Magnum narras, vix 
credibile : atqui sic habet, — C'est 
une question controversee de savoir 
si habeo est de m^me origine que le 
germanique haban , hafjan « tenir , 
avoir »; quoiqu'il y ait quelques diffi- 
cultespourlacorrespondance des con- 
sonnes (v. decern), la parent6 ne nous 
semble pas douteuse. 

hsBdus, i (m.), chevreau; 
1 hxdlnus, a, urn, de chevreau; 






2 hdddixlus, i (m.), jeune cb 
fisedUlea, ae (/.), petite el 

3 haedillus, i (m.), petit che 
Les anciens Romains disai 

dus ou faedus. Fest., p. 84. 
antiqui dicebant pro haedo, U 
holers, fostem pro hoste, fost 
hostia. On trouve de m^me fi 
fariolus, d. cdt6 de hordeum, h 
et haba, hanula, a cdt6 de faba, 
G'est qu'en effet la prononciati 
lettre f, au temoignage des 
6quivalait a une sorte de soui 
la boucbe entr'ouverte, Quini 
iO, 29. Nam et ilia, quae est se. 
trarum (litterarum), paene non 
voce vel omnino non voce, poti 
discrimina dentium efflanda i 
rius Victorinus, p. 2455. F i 
imum labium supremis impi 
dentibus, refiexa ad palati ft 
lingua, leni spiramineproferen 
permutations entre feth s'ol 
aussi en espagnol, en roumain, 
plusieurs de nos dialectes frar 
Midi. — La forme germanique 
pondant a hxdus est le gothiq 
« ch^vre » (anglais goat, a 
Geiss), Un gh primitif deviei 
grec et f en latin dans fel, 
fatisco, V. ces mots. 

hsBreo, es, haesi, haesum, haere 
attache a, adherer^; 
I Gomp. : \ ad'haereo, 6tri 
rent; 

2 cO'haereo, 6tre uni avec 

3 in-haereo, 6tre attache < 

4 sub-haereo, rester au foi 
II Der. : haestto, as, 6tre arr 

siter ; 

haesUdtio, onis [f.), en: 
hesitation. 
Haei'eo est pour * liaeseo (v, flo 
est reste au parfait et au sup 
qu'en realite il est pour deux j 
si, *haes-sum, De m^me haesi 
* haessito. 



*HBNDO. 



123 



exhaler un souffle, uneodeur ; 
p. : ex-hdlo, as\ rM-hdlo, 
\y arch., exhaler; 
: i hdlXtus, us (m.), souffle, 
ileine ; 

I'heltis, a, urn, essouffle ; 
nhelo, as, 6tre essouffle. 
an-helus, la premiere syllabe 
lie soil la parlicule privalive, 
Bmeul exprimee par in-, soil 
posilion correspondant h. ava. 

i(m.), hamegon, crochel; 

idtus, a, urn, arme d'un croc, 

rocfau; 

idtXlis, is, e, d'hameQon, qui 

3 fait avec I'bameQon. 

V. arena. 

ntrailles ; 

i-spex, -splkcis (w.), devin qui 
camine les enlrailles des vic- 
mes, haruspice; 
tspica, as (/.)» devineresse ; 
ispicium, ii (n.), science des 
iruspices ; 

ispltcinus, a, urn, d'harus- 
ce; 

'dlus, i (m.), devin ; 
dlor, arts, !<> pr6dire Tave- 
r; 2® deraisonner. 
L *haru n'est plus employ^ h 
)16. Mais oulre le compose 
X, form6 comme au-spex, exti- 
us le Irouvons dans harvlga, 
la victime donl les enlrailles 
dherenles (de * haru el jugus) 
hajn)ina ou arvina « graisse, 
• Un mol de m6me origine que 
hira (f.) wboyaux)), donl le 
r esl hillse « enlrailles ». — 
)n le voit par crrvina, V/i ini- 
ait pas prononcee forlemenl : 
e sur les inscriptions Torlho- 
irispex, arespex, arrespex, 

! (f.), pique, javeline; 

Mi, orum (m.), soldals arm6s 

'une pique ; 



2 hostile, is (n.), 1® hois d'une lance, 

baion, pieu; 2<» lance; 

3 sub'hasto, as, vendre k Tencan 

{propr, au pied de la pique du 
pr6teur). 

baud, n^g., non, ne; 
haud-qudquam, adv., nuUemenl. 

haario, is, hausi, haustum, haurire, 
puiser; 
I Gomp. : ex-haurio, is, epuiser; 
in-exhaustus, a, um, inepui- 
sable; 
II Der, : haustus. Us (m.), aclion de 

puiser. 
Haurio est pour *hatisio (v. flos). Si 
le s esl resle au parfail, c'est qu'il lienl 
la place de deux s (pour *haus-si). 

hebdomas, adis (f,), semaine. 
Mol emprunte : §68o{ia;. 

hebes, etis, adj,, emousse; 

1 hebetOy as, ^mousser; 

2 Mhesco, is, ere, \° devenir oblus; 

2*» s'^mousser. 

hedera, » {f.), lierre ; 
i Mderdceus, a, um, de la nature 

du lierre ; 
2 hederosus, a, um, couvert de 

lierre. 

helluo ou heluo, onis {m.), gloulon; 
. helluor ou heluor, dris, avaler. 

^hendo ou *hando, tenir, d'oii : 
prehendo (pour *pr3e-hendo), is, i, 
pr^hensum, prehendere, par contr. 
prendo, is, etc., saisir; 
prShensio, par conlr. prensio, onis 

(f,), aclion de saisir; 
Comp. : 1 ap-prShendo, par conlr; 
apprendo, is, metlre la main 
siir; comprendre, concevoir; 
2 com-pr^hendo, par contr. com- 
prendo, is, embrasser, saisir 
ensemble ; 
comprehensio, onis (f,), aclion de 
saisir ensemble ; 



124 



HER. 



compr^hensibiHSy is, e, conce- 

vable ; 
in-comprehensibitis, is, e, insai- 

sissable, inconcevable ; 

3 de-pr^hendo, par contr. deprendo, 

iSy surprendre ; 
deprShensiOf onis (f,), action de 
prendre sur le fait; flagrant 
d6lit; 

4 r^'priihendo, par contr. reprendo, 

is, reprendre, bitoer; 
rSpr^hensio, onis (/*.), bkme; 
r^rShensor, oris (m.), 1*» censeur, 

critique ; 2° r6forniateur ; 

5 *prS'henso, par contr. prenso, as, 

Baisir fortement; faire effort 

pour saisir ; 
prensdtio, onis (/'.), effort pour 

saisir . 
Le compos6 pre-hendo a fait sortir 
de I'usage le verbe simple, et il est 
entr6 k son tour en composition (ap- 
prehendo, etc.). Pareille chose est ar- 
riv6e pour sumo, pono et quelques 
autres. Le verbe grec correspondant 
est yavSoevto (aor. k'/aSov) «saisir». 

her, hens (m.), herisson ; 

henciiis ou'encins, ii {m,), 1® heris- 
son, animal; 2o h6risson, poutre 
garnie de pointes employee dans 
les sieges de villes. 

Grec y>Ip. 

herba, » (/.), plante ; herbe ; 
i herbidus, a, urn, plein d^herbe; 

2 herbosus, a, urn, herbeux; 

3 herbesco, is, pousseren herbe; 

4 herbi-fer, -fera, -ftrum, couvert 

d'herbe. 

herctum ou erctum, i (n.), partage. 

D'un verbe inusite *herco, is «par- 
tagerw, dont il est rest6 I'inchoatif 
hercisco ou ercisco. Fnmiliae herciscen- 
dx causa « pour cause de partage du 
patrimoine. » V. aussi cio, 

hSres, edis (m.), heritier; 
1 heredium, ii (n.), heritage; 



2 heredttas , dtis (f,), h6r6di 
- ritage ; 

3 MredUdrius, a, urn, here* 
Heredium signifiait ancien 

une propriety. Heres 6tait le p 
taire : ce mot est peut-6tre d€ 
origine que h^rus. On trouv( 
dans les inscriptions la forme i 

heri ou here, adv,, bier ; 

hestemus, a, um, d'hier. 

Heri pour */iesi(v. flos), gi 
(avec insertion d'un comm 
)(^OafjLaXo'€ = humilis). La form 
crite est hjas «hier». En go 
giS'tra (ou tra est un suffixe adv( 
allemand gestern, anglais yest 

heros, ois (m.), heros; 

1 herois, -tdis [f.), heroine; 

2 heroXcus, a, um, h^roique 

3 herous, a, um, relatif i la 

6pique. 
Mots emprunt6s : rjpws, 

fjpwixo^. 

herus ou erus, i (m.), maitre; 
i h^ra ou era, se (f.), mai 
2 herilis, is, c, du maitre 
la maitresse de maison. 

hen! e-heu! inter j., helas! 

heus! inter j,, he! h6 la! 

hic ou hic, haec, hoc, gen. huji 
il, elle; ce, cette; 
i hi'Ce, hae-ce, ho-ce, celui-c 
ci, ceci; 
hl'Cine, hse-cine, ho^ine': 
celui-ci, celle-ci, ceci? 

2 hic, adv,, ici; 

hiclne, adv., est-ce ici? 

3 hinc, adv,, d'ici; 
iib-hinc, adv., a partir d': 
de-hinc, adv., a partir d 

suite, par suitfe ; 
eX'hinc, adv., depuis ce 
ensuite ; 

4 hUc, adv., ici, avec mouv. 
M'hm, adv., jusqu'a pre 



HIO. 



125 



5 hac, adv,, parici; 

ante-hdc, adv., auparavant ; 

post-hac, adv., par la suite ; 

prseter-h<iCy adv,, en outre; en- 
suite ; 

hao-t^us, adu. jusqu'ici ; 
6 Mdie (v. dies), 

Nominatif ancien : hi-ce, hae-ce, ho- 
I. Dalif : hoi-ce. Ace. plur. neutre : 

•ce. Gen. plur. fem. : harun-ce, Des 
m* si^cle avant J.-C. on trouve con- 

imment avecces formes les formes 

5g6es hi-Cf hds-c, ho-c, hun-c, etc. 
^wtre part, Tenclitique -ce peut 

iquer absolument. Au nominatif 

iel feminin on avail has et hae-c : 
premiere forme a pr6valu, parce 
^u'elle se distinguait du neutre. — 
I'enclitique -be, -c est la m^me que 
nous trouvons dans les pronoms illi-c, 
M/«-e,etdans lesadverbes tun'C,nun-c, 
H-e; elle se retrouve en ombrien 
dans les formes pronominales era-h, 
Bsme-h. G'est un d6bris du th^me pro- 
Qominal qui a donn6 en latin cis, ci- 
tra; et en grec Ixst. Une inscription 
(C. 1. 1297) pr6sente la forme HEICEI. 
Gette enclitique sert k augmenter la 
force demonstrative du mot precedent, 
coomie on a en frangais celui-d, celui- 
(d.— Si nous passons k la declinaison 
de hie, haec, hoc, nous voyons qu'elle 
presents les mSmes particularit6s qu^ 
qui, quae, quod (v. ce mot). Le nomi- 
natif hi'C doit done s'expliquer comme 
§tantpour * hd-ei-c, le feminin hae-c pour 
*Aa-et-c, etc. Le neutre ho-c est pour 
*hod-c, II se pronon^ait avec deux c, 
fcoccera^, aut6moignage des grammai- 
riens. Au nominatif ftiasculin hie la 
royelle 6tait primitivement longue : les 
pontes I'ont quelquefois abregee. L'ad- 
rerbe heic, hie «ici» est un locatif. 
L'adverbe hii-c est peut-^tre une alt6- 
•ation de Tancien datif ho-c : cf. les 
dverbes eo, quo, alio, Wn-c est forme 
omme illin-e, istin-iCiin-de (v. ce der- 
ier mot). Sur le g6nitif hujus et le 



datif huie, v. /s.— L'orthographe hiece, 
haecee est r6cente et fautive : il en est de 
mdme de hieeine, au lieu duquel il faut 
hicine, Dans ce dernier mot VS de la 
second e syllabe s'est chang6 en i, 
comme dans undique venant de unde, 

hiems,-emis(/'.), lotemp^te; 2« hiver; 
i hiemdlis, is, e, de temp^te, d*hi- 
ver; 

2 hi^o, as, 1® hiverner; 2° 6tre 

froid ; 

3 hi-bemus, a, um, de temp^te, 

d'hiver ; 
hibei*no, as, hiverner ; 
hibemacula, orum (n.), tentes 
pour hiverner. 
Grec y i(uv « neige », /,£i[xa « tem- 
p6te». Sanscrit hima-m « neige », 
hima « froid » (d'ou Himalaja le « se- 
jour des neiges »). 

hilaris, is, e et hilarus, a, um, gai, 
rieur ; 
i hildritas, dtis{f.), gaile; 
2 hXldro, as el ex-hildro, as, 6gayer. 
Mot emprunle : lXap(i;. 

hilum, i (n.), petite raie noire au 

haut de la fdve ; par ext, un rien ; 

m-hilum, i (n,), d'ou m-hil, par 

conlr. nil, ind^cL, rien; 
niMlo-miniis, adv., neanmoins. 
Hilum est peut-6tre identique k 
filum : pour la permutation de f et 
h, V. haedus, 

hinnio, is, Ire, hennir; 
hinnltus, Us (m,), hennissement. 

hio, as, s'ouvrir, avoir la bouche 
b6ante ; 
I Comp : m-hio, as, rester bouche 

beantesur; 
II D6r. : hidtus, us (m.), ouverture 
b^ante ; 

2 Mulcus, a, um, entr'ouvert, 

b^ant ; 

3 hiseo et de-hisco, is, s'entr'ou- 

vrir, s'ouvrir; 



ISG HIB 

4 hiSto. (a, arch., avoir la bouche 
b6ante. 
Quintil. IX, 4 : VocalitoR concvrnK 
intm Mcidit, Mat et intertistH atque 
laborat oratio, 
Urcns, i (m.), bouc; 

1 hircima, a, um, de bouc; 

3 hireosus, a, um, qui sent le bouc. 



hiruda, -dinii (f.), sangsue. 
hirundo, -dinii (/.), hirondelle; 

himndtneus, a, ton, d'hirondelle. 

Grec )|_£Xi3ol» i hirondelle «, 
hispiduB, a, um, h6riss£, velu. 
hisUria, se {f.), hisloire; 

histHricus, a, vm, qui eoncerne 
I'histoire. 

Mots emprunt^S : iaiopfa, t«BpiiMii. 

hietrio, onis (m.), histrion, com^- 

kistrionalis, is, c, d'bistrion. 
tailus, gen. biHtia (n.), legume; 

hSKtor, oris (m-), qui cultive des 
legumes, jardinier; . 

kSlitorius, a, um, de legume; de 
potager. 

L'aspiration de holus, holUol- man- 
que souvent. Quintilien (i, S, 30) dit 
de la letlreA : Parctssime ea veteres tut 
in voealibus, cum xdos ircvsque dice- 
fcani.Noustrouvons, en effet, dans les 
plus vieilles inscriptions nrvspex, er- 
dsctmda, eredes, ostia, pour kams- 
pex, kerciscuitda, heredes, hoslia. 
Ainsi s'explique la disparition de ft 
au commencement de anser, ira, 
onus, omnes, arvina, ave (v. ees 
mots). Ainsi s'expliquent aussi les 
contractions de 'de-ldbeo,'prx-hibeo, 
'frx-hendo, ' ne-kemo, mihi, nihil, en 
debeo, prxbeo, prendo, nemo, mi, nil. 

homo, -minis (">-)> homme, femine, 
gtre bumain ; 



i nemo (gen. nuUtus, dat. 
ace. nemXnem, abl. nul 

3 h6mdmis, a, itm, d*hom 

in-h>manus,a,um, coi 
la nature de I'homtDi 
pir-humunus, a, um, pit 
manitg ou d'obiigean 
kumSnitas, atis {f.), hum 
tn-humSnXtas. «(ts (A! 
ment contraire a Is 
de I'homme ; 
3 himv-clda, x (m,), meurt 
ttliml-cldium, ii (n.), h 
meurtre: 
* diminutifs : 
Mmuliut, i, ((»■), 
h^uncio, onis, 

(m.), 
UtmunctUus (m.). 
En ancien latin, il y avait 
mSme trois d^clinaisoas : hom 
nts, AofRO kominis et hamo 
(v. omnis). — II y avait, ei 
a cAt^ de ftomo, une forme 
Priscien (p. 53* P.) : JfwWa) 
vetustisumi etUim in print 
mKtabiuU syllabis... humtnem 
minem proferentes. Ainsi s'< 
I'adjectif h^m-anus, qui est p 
anciehoe forme * kumn-iitats [c 
OHMS pour 'gemm-anm). Ei 
faut en croire Festus (p. II 
aurait eu une forme kemo, < 
sisterail dans nemo (pour * n 
— II exLste probablement 
de parents enlre komo et h 
est vrai que Quintilien (t. 
moque de I'^tymologie qui fi 
homo de humus ; « Btiamn 
nem appellari quia idt kumt 
Otwst vera non omttibus an 
eadem origo, out illi primi 
ante nomen imposuerint quan 
Mais nous voyons qu'en fran 
mcU s'oppose a homme, qu- 
souffle appartienne i I'un el i 



HORREO. 



127 



ii'est done pas impossible que 
D designe rhomme, comme habi- 
k terra, par opposition h CBBlites 
(tivi « les dieux ». — Le gothique 
n « homme », qui subsiste dans 
knand Brduti-gam <c fianc6 », litt6- 
Dent 'f homme des fiangailles », 
ispoDd au latin homo, Lithuanien 
c( sol », jmones uhommes)). 

r ei honos, -oris (m,), honneur; 
idnot^us, a, wm, 1® honorable, glo- 

rieux; 2° noble, imposant; 
n-hdnorus, a, wm, l** qui n'est pas 
en honneur ; 2° laid, repoussant ; 
iSnoro, as, honorer; 
n-h6noratus, a, wm, 1® non ho- 
nore, meprls^; 2® non recom- 
pense ; 
h^nordbilis, is, e, digne d'etre 

honors, honorable; 
hdnorarius, a, urn, honoraire, ho- 

norifique; 
hSnorit'fXdus, a, itm, honorable, 
flatteur ; 

m-hdnorificus, a, um, peu ho- 
norable ; . 
hdnestiis, a, um, honorable, hon- 
n^te; 

tri'-hdnestus, a, um, d^shonndte ; 
Mnesto, as, honorer, rehausser le 
prix de ; 
Mnestdmentum, i (n.), ome- 

ment, distinction ; 
de-hdnesto, as, !<> d^figurer; 

2» dishonorer; 
dehdnestdmentum, t (n.), 1® ce 
qui d^figure; 2« d6shonneur; 
In-Mnesto, as, dishonorer; . 
k5ne$tas, utis (f,), honneur, hon- 
n^tet^. 

ins una inscription de Gscsarea en 
iritania qui se trouve aujourd'hui 
L<mvre dans la galerie alg^rienne, 
lom propre Honoratus est deux 
^rit avec un e : Honeratus. Cela 
tre qu'i c6t6 de honos honoris il 
tait un neutre *honus *honeri$. 



Une autre trace du neutre subsiste dans 
Tadjectif honestus, qui en est derive 
comme funestus de funus. (Louis Ha- 
vet, M^. Soc, Ling., iii, 255.) — Le 
sens primitif de honos parait avoir 6t6 
« charge)). V. onus. 

hora, SB (f.), heure. 
Mot emprunt^ : copa. 

hordeum, i (n.), orge; 

1 hordedceus, a, um, d'orge; 

2 hordednus, a, um, qui concerne 

Torge. 

horreo, es, ui, ere, i^ 6tre h^riss^; 
2* 6tre horrible ; 
I Comp. : db' horreo, i^ avoir de 
Teloignement pour; 2^ 6tre dif- 
ferent de; 
iw-Aon*eo, es, 6tre h6riss6 ; 
pSr^horreo, es, redouter fort; 
II D6r. : 1 horrendus, a, um, hor- 
rible ; 

2 horresco, is, frissonner, avoir 

horreur ; 

eX'horresco, is, 1*» frissonner, 
fr§mir ; 2° redouter vi vement ; 

tn-horresco, is, se h^risser ; fris- 
sonner ; 

per-hovresco, is, se h6risser; 
frissonner; 

3 horror, dris (m.), frisson, hor- 

reur; 

4 horridus, a, um, h§riss6, hor- 

rible ; 
per-horridus, a, um, horrible, 

affreux ; 
sub'horrXdus, a, um, un peu 

grossier ; 
horrXdiilm, a, um, un peu h6- 

riss6, un peu inculte ; 

5 horrXbilis, is, e, horrible, ef- 

f ray ant; 

6 composes en horrX- : 
horrX'fer, -f^ra, -fSrum, ef- 

f rayant ; 
horrX-ficus, a, um, qui fait fris- 
sonner; effrayant; 



I2S HORR 

horrifico, as, 6pouvanter; 
horri-sSnus, a, urn, qui fwt un 

bruit horrible. 
Horreo "fitre hfirissfiii. Virg. JBn. 
SI, 601 . Turn late ferreus hastis Hotret 
ager, eamipique omits subUmibta ar- 
dent. Id. ibid, viti, 634. Romuleoque 
reeens korrebat regia eulmo. — " Avoir 
les cbeveui h^riss^s, nvoir horreur. » 
Varr, L. L. v, 6. Cum v(Ude timetur, 
in corpore pili, ut arista in npica hor- 
dei, horrent. Ovid. Fast, ii, 502. flel- 
tidit ille gradiis, homterunlque comte. 
Ter. EuH. i, 2, 3. Tolus Iremo horreo- 
que postquam aapexi Anne. Cic. Aft. 
.11, 21. Dominatio taitto in odio est 
omnibus, ut quortitm eruptura sit hor- 
reamus. — Horreo est pour 'ftorseo .■ 
il y a en Sanscrit un verbe han, qui se 
dit des cbeveux se dressant sur la 
tfite. — Sur rs devenu rr, v. (ojtbo. 
horrenm, i (n.), grenier, grange. 

Festus, p. 102. Horreum anUqui di- 
cehant farreum a farre. — II est pos- 
sible que .farreum et horreum soient 
)e mtoe mot; Bur h = f, v. lusdus. 
D'autres expliquenl horreum corotoe 
^tant le grec £>^cIdv. 
hortor, Irii, exhorter; 

1 horldtin, onis (f.), action d'encou- 

rager, exhorlation; 

2 hortalor, Oris {m.),l , . 

homirix, ia,(r.),\ 1"' »''°""' 

3 hortiimen, mtnis (n.),j exhorta- 
kortamentum, i («.), i tion; 

i composes : 
(W-ftoi'ior, adreaser des exhorta- 

adhortutio, Snis {f.), exhorta- 
tion; 

adhort&tor, oris (m,), celui qui 
exhorte ; 
cO-hortor, exhorter ensemble ; 

cShortdlio, onis (/.), exhorta- 

dS-horlor, chercher k dissuader; 
eX'horfor, exhorter; 



exkortStio, < 
tioD. 



' (A), e 



Hor(ari peut-fltre pour 'f 
cf. le sens du frangais r^co 
Festus, p. t02 : Horctum et 
pro bnno dicebant. V. forli 
celte 6tymologie n'est pas c 
Le grammairien Diomfede cite 
honlur, qui a el6 employ^ par 
dans le sens de hortatur. 
hortus, i (m.), jardin; au plu. 

hortaius, i (m.), jardiuet; 

hort&lanus, i (m.), jardtnier 

Hortas stgnifiait ancienoem 
propri^t^ rustique (Plin., B. 
4, 19). Grec yipioi « encloE 
Ihique gards <imaison, cour», 
garden « jardin », allemand 
Le frangais jardin vienl du n 
manique. — V. cohors. 
hospea, -pitis (m.), h6te; 

1 kospUa, x[f.). bfltesse; 

2 hospXtium, ii (n.), hospiti 

3 fwspUalis, is, e, d'hOte; 

lalit6; 
hospitmxter, adv., en hOI 

mani^re hospitaliire ; 
hospitdlitas, atis ir.), hof 

4 hospit&r, arts, r^sider en 

d'hOU; 

5 kospitus, a, um, hospital 
in-hospltus, a, um, in ho: 

La seconde parti e du mc 
mfime que dans sos-pes. Li 
pe-f-,pi-t-vient d'uQe racine s 
u prot^ger », laquetle a donn6 1 
substantifitd-sii uprotecteur, 
Le t est de meroe nature que 
super-sli-t-. Quant 4 la premii 
du compost, c'est le aubslan 
(v. ce mot) pris au sens d'6tr 
cause de la eomposition, un< 
s'est perdue : cf. nun-cupo [ 
men-cupo. — Hospes (pour " 
^lail done i. I'origine celui qu 
I'fttranger; de U kospifium, I 
Plus tard hospes 8'est dit &us 



HYMEN-^US. 



129 



& qui regoit Thospitalit^. Un passage 
logue de Tactif au passif a eu lieu 
sospes. 

I, tB(f.]y victime; 
^hostialus, a, unty arch., pourvu de 
victimes. 

is, is (m,), stranger; ennemt k la 
guerre ; 

1 hostllis, is, e, d'ennemi; 

hostiliter, adv., en ennemi; 
hostUXtas, dtis [f.), hostility*, 

2 hostXcus, a, um, d'ennemi. 
Hostis signifiait d'abord T^tranger. 

Sc. Off. 1, i2. Apud majores nostras 
fastis is dicebatur quern nunc pej'egri- 
ttim dicimus. De 1^ le texte de la loi 
les XII Tables : Adversus hostem seter- 
Ma auctorilas. L'idee d'etranger a con- 
Imt k deux seas tr^s diCf^rents, celui 
d'h6te et celui d'ennemi. Virgile (JEn. 
IT, 424) emploie hostia dans le sens 
d*h6ie : I soror, atque hostem supplex 
wfore superhum, — « Ennemi » et par- 
ticuU^rement « ennemi k la guerre ». 
|Cest Tacception qui apr^valu. Cic.lfa- 
ttif. 10. Qui saepius cum hosts conflixit, 

tem quisquam cum inimico concer- 
i. Id. PhiL XI, i . Omnes nos statuit 
Ule non inimicos, sed hostes. — Hostis 
correspond exactement au gothique 
.fiut(i)s «h6te», d'ou Tanglais guest 
mTailemand Gast. — V. hospes. 

liiieo ou mieux umeo, es, ere, 6tre 
humide ; 
humor ou iimor, oris (m.), humi- 

dH6; 
kMidus ou Umidus, a, um, hu- 
mide ; 
humXdiiltJis ou imid'&lus, a, um, un 

peu humide; 
humectus ou imectus, a, um, hu- 
mide; 
kumecto ou Hmecto, as, \^ humecter ; 

2* s'humecter; 
kumesco ou Urnesco, is, Sre, devenir 
humide. 

Mots latins. — Cours sup. 



humerus ou mieux umerus, i (m.), 

6paule. 

La forme primitive est *owiso-.s. II 
s'est intercale un e euphonique, d*ou 
*6mesos, et par Teffet du rhotacisme 
I (v. flos) *6mtros, umerus. La forme 
sanscrite est amsa-s « epaule », la for- 
me grecque wjxo-; (pour*o[jLao;, comme 
Taoriste ep){xa pour *z^a[t.(3oi.). H6sy- 
chius presente la glose : a{x^aa)*a)[xo7:Xa- 
xat. En ombrien, onsus « epaule ». — 
Vh est de date recente. 

humus, i {f.)f terre; 
i hiiml, adv., a terre; 

2 humilis, is, e, qui est a terre; bas, 
humble ; 

hUmXlXter, adv., humblement; 
humXlXtas, dtis (f.), I « petite taille; 
20 humilite ; 

3 hiimo, as, enterrer; 
Xn-hUmatus, a, um, non enterr6. 

Huml « a terre » est un locatif comme 
ddml. — Cf. le locatif grec yafxa'. A 
humilis correspond y0a(xaXo5,clem6me 
que humus est apparente k yji(6v. Le 
est une insertion sans valeur etymolo- 
gique, comme dans y Os; « hier » et 
comme le x dans tttc^Xi?. Lithuanien 
jeme « terre ». Sanscrit gam u terre ». 

hyacinthus, i (w.), hyacinthe, fleur; 
hydcinthXnus, a, um, d'hyacinthe. 
Mot emprunt6 : OaxtvOo;. 

hyalus, i (m.), verre. 
Mot emprunt6 : CaXo;. 

hydra, as [f.), et hydrus, i{m.), hydre, 
serpent d*eau. 
Mot emprunte : u6pa. 

hydria, as (f.), aigui^re. 
Mot emprunte : u8p(a. 

hydrops, opis (m.), hydropisie; 
hydropicus, a, um, hydropique. 
Mots emprunt6s : u8pwt|;, 6$pw;:ixo;. 

hymenaBus, i {m.), hymen, mariage. 
Mot emprunte : 6[iivaio;. 

9 



130 



IAMBUS. 



I 



iambus, i (m.), iambe, pied d'une 
br^ve et d*une longue ; 
iambeusy a, um, d'iambe, iambique. 

Mots emprunt6s : tafiSo;, lafxSsto;. 

• 

ico, is, ici, ictum, icere, frapper; 

ictusy us (w.), coup. 

Lucr. IV, 1042. Emicat in partem 
sanguis y unde icimur ictu, Plin. H. JV. 
XV, 30, 40. Fulmine laurus sola non 
icitur, Peut-6tre le present 6tait-il 
* icio. 

idoneus, a, um, propre &, convenable. 
Ido-neuSy comme Ta reconnu M. As- 
coli, est form6 avec le mtoe suffixe 
que extrd-neuSy ultro-neus : comme 
dans ces mots, la premiere partie est 
un adverbe. *Id6, qui est sorti de 
Fusage, mais qui a son analogue dans 
quando, a dii signifier «ici)) et «a 
present » ; ido-neus « ce qui est appro- 
pri6 au lieu ou au moment present)). 
Cf. Cic. AU. V, 6. Consilia idonea ad 
hoc nostrum negotium, Hor. £p. n, 
2, 7. Litterulis grxcis imhutusy idoneus 
arti Cuilibet, — De \k le sens « con- 
venable, capable)). Cic. Or. i, 34. 
Minus idoneis verbis utL Quintil. ii, 3. 
Idoneus rhetori puei\ 

idus, uum (/".), les ides, 13^ jour du 
mois (le 15® en mars, mai, juillet, 
octobre). 
Dans les inscriptions, on trouve 

souvent la forme eidus ou edus, 

igitur, adv.y done, ainsi. 

Igitur a ete d'abord une particule de 
temps signifiant «alors». Loi des 
XII Tables. Si in jus vocat, ito. Ni ity 
antestamino. Igitur em capito (saisis-le 
alors). PldiuLyMost.y ii, 1, 32. M/serwm 
est opuSy Igitur demum fodere puteum, 
ubi sitis fauces tenet. Id. Cos, ii, 2, 39. 



Mox magis quum otium mihi 
erity Igitur tecum loquar. — D( 
passe au sens de aconsequei 
dono). 11 peut 6tre Je premier 
la phrase, quoique plus sou 
soit apr^s un ou deux mots. Cic. 
1. HabeSy igitur y Tubero, conf 
reum. Plant. Merc, ii, 3, 20. 
hocine est amare ? — Igi-tur esl 
comme simi-tur, d*un ancien a 
et d'un suffixe tury lequel rapj 
'ter de prop-tery prae-ter. Lj 
mi^re partie est probablement 
cien locatif *eicei « alors )), d'un 
eico tr^s usit6 en osque, et < 
retrouve dans le commencem( 
ec-ce, Le c entre deux voyelle 
affaibli en ^, comme dans vigi 
digitus, 

ignis, is (m.), feu; 
i igneuSy ay um, de feu; 

2 ignescoy w, prendre feu ; 

3 composes en ignX- : 
ignX'fer, -f&ray -ferum, qui 

le feu ; ardent ; 
igni-fluusy a, wm, qui coule e 
igni-gSnay a? (m.), n6 du fei 
ignl-peSy -pedis y adj,y aux 

de feu ; 
ignX'pdtenSy -entiSy adj. mai 

dieu du feu ; 

4 igniculaSy i (w.), petit feu. 

celle. 
Get ancien mot s'est perdu en 
mais nous le trouvons en sans 
agni-s [masc.) «feu)); en lithi 
ugni-s (f6m.) « feu ». 

ilex, icis {f,)y yeuse, sorte de c 
iltceusy a, wm, d'yeuse. 

ilia, ium (n.), flancs. 

ille, a, ud, il, elle ; ce, cette, ce. 



IMPfiRIUM. 



131 



1 illlc, \k; 

2 illinc, de 1^; 

3 illuc, la (avec mouvement) ; 

4 iliac, par l^. 

Le nominatif masculin ille est sans 
feinence, comme iste, ipse, comme 
'article 6 en grec. — La forme olli 
©ur illi, ollis pour illis est frequente 
iez les pontes. L'ancienne ortho- 
raphe est par une seule /. Festus, 
► 19 : Ab oloes dicebant pro ab illis; 
ntiqui enim litteram non geminabant. 
"adverbs olim (v. ce mot) est un 
58te de cette orthographe. — Ellum, 
!tom, employes par les pontes comi- 
aes, sont pour *cn-illum, * en-illam. 

nago, -ginis (A), image; 

1 imdgindrius, a, um, imaginaire; 
Xmagmor, dris, se representor en 

imagination ; 
XmOgXndtio, onis [f.), imagination, 
reverie ; 

2 %mit(yi\ dris, imiter; 
imitdtio, onis (f.), imitation; 
tmitdtor, oris (w.), imitateur; 
imUdtrix, ids [f,), imitatrice; 
mXtdbilis, is, e, qu'on peut imiter ; 

m-imitdbilis, is, e, inimitable; 

imXtdmen, -minis (n.), ( imitation, 

imitdmentum, i (n.), ( copie. 

Quelques linguistes ont rapproche 

tmultis, mais le rapprochement n'est 

pas certain. 

ifflber, -bris (m.), pluie d'orage; 
\ imbricus, a, um, arch., de pluie; 

2 imbr'irfer, -f^a, -f^rum, qui 

amdne la pluie; 

3 imbrUcitor, oris (m.), qui appelle 

ou am^ne la pluie; 

4 imbrex, icis {f., qqf. m,), tuile 

faitiere, tuile creuse ; 

imbricdtusia,um, dispos6 en forme 

de tuiles creases. 

Imber peut aussi designer Teau en 

^neral. Lucr. i, 714. Quattuor ex 

*bus posse omnia rentur. Ex igni, 

rra atque anima procrescere et imbri. 



Virg. ^n. I, 126. Laxis laterum com- 
pagibus omnes Accipiunt inimicum 
imbrem, rimisque fatiscunt. Enn. ap. 
Serv. ad Virg, ibid, Ratibusque fre- 
mebat Imber Neptuni, — Grec o[x6po; 
<c pluie ». Sanscrit ambha-s «eau)). 

imperium, ii (n.), pouvoir; comman- 
dement militaire; empire; 

1 impero, as, commander ; 
imp^rdtor, ms (m.), general ; em- 

pereur; 

imp^rdtorius, a, um, de general; 

imperdtrix, ids [f,], maitresse; 

impMto, as, ordonner, com- 
mander; 

2 imperiosus, a, um, imperieux. 
Imperium marque le pouvoir du 

maitre sur ses esclaves, du p^re sur 
ses enfants, du mari sur sa femme, 
du magistrat sur le peuple. du 
general sur son armee. Cic. Senec. 
H. Appius et senex et cdecus tene- 
bat non modo auctoritatem, sed etiam 
imperium iii] suos. Plant. Amph, 
I, 1, 41. Ut gesserit rem publicam 
ductu, imperio, auspicio suo. Virg. 
Mn, I, 291. Imperium Oceano, famam 
qui terminet astris. — De 1^ il a d6- 
sign6 le pays soumis a une seule et 
m6me autorit6. Tac. Hist, t, 16. Im- 
mensum imperii COITUS stare ac librari 
sine rectore non potest. — Imperium 
designe aussi les prescriptions du 
medecin. Plin. Paneg. 22. JSgi'i quoque', 
neglecto medenlium imperio, ad con- 
spectum tui prorepere. — Impero a la 
plupart des sens dHmperium. II s*em- 
ploie en parlant du medecin. Sen. 
Ira. I, 1 6. St intrassem valetudinarium, 
non idem imperassem omnibus per 
diversa segrotantibus. — II se dit aussi 
du paysan qui cultive ses champs. 
Virg. Georg. i, 99. Exercetque fre- 
quens. tellurem, atque imperat arvis. — 
II signifie « commander ». Ter. Phorm. 
1,4, 46. Quin tu, quodfaciam, impera. 
— Imperator est le titre du magis- 



132 



IMUS. 



trat k qui a 6t6 conf6re Vimperium 
militaire. C*etait aussi un litre d'hon- 
neur d^cerne par les soldats h, leur 
chef apr^s une grande victoire. Par 
un s6natus-con suite, C6sar regut h, vie 
le litre d'imperator, — Lucr^ce emploie 
induperator ou endoperator, Sur une 
monuaie samnite on trouve la forme 
alter6e EMBRATVR. — Impenum el 
impero se sont r6ciproquemenl in- 
fluences, en sorte qu'il est difficile de 
r6tablir la filiation des sens el de de- 
terminer la signification primitive de 
i'un el Tautre mot. 

Imus, a, urn, tout a fail en bas ; tout 
k fait au fond ; 

imo oumieuxtmwo, adv., bien plus; 
au contraire. 

Imus a deux sens. II est employ § 
comme Toppose de mperus ou sum- 
mus,C\c,Somn, Scip. 5. Terraimmobilis 
manenSjima sede semper hdsret, Ovid. 
Fast. V, 665. Superis imisque Deorum. 
Phffidr. 11, 4. Ad imam quercum. Rhet. 
ad Her. iii, 18, 30. Nihil nostra inter- 
sit utrum a summo an ah imo an ab 
medio nomina eorum dicere incipia- 
mus. Hor. ad Pis. 126. Servetur ad 
imum Qualis ab incepto processerit. 
— D'autres fois, mais plus rarement, 
il signifie « au fond ». Virg. Qeorg. in, 
457. Quin etiam, ima dolor balantum 
lapsus ad ossa Quum furit, atque 
artus depascitur arida febris... Id. 
Mn. X, 464. Audiit Alcides juvenem, 
magnumque sub imo Corde premit ge- 
mitum. — L'origine de imus est incer- 
taine, ainsi que la question si les 
deux sens appartiennent a un seul el 
m6me mot. — L'adverbe imo ou immo 
(cette demi^re orthographe est la 
meilleure) s'emploie au commence- 
ment d*une phrase pour annoncer 
quelque chose qui contredit ce qui 
precede ou qui encherit sur Taffirma- 
tion pr6c6dente. Ter. Hecyr. ii, 1, 31. 
Non mea opera, neque pol culpa evenit. 



— Immo vera maxime. Cic. Att 
Causa igitur non bona est? — 
optima. Id. CatiL i, 1, 2. C 
tamen vivit. Vivit? Immo vero 
in senatum venit. — La pare 
Tadverbe immo avec Tadjectif 
616 conlesl6e. 

in, pr^p., 1® dans; 2<> (avec 1 
seulemenl) vers, contre ; 

I En composition, l® in- d 

im- devant 6, w, p : im- 
j'envoie sur ou contre 
pono, je place sur ; 2° ii 
s'assimiler devant i el r 
crimo, je pleure sur ; ir-t 
meprecipite sur; 

II Der. : 1 inter, pr^p., i^ 

parmi; 2<» pendant; — ei 
position inter s'assimile 
intel'lego, je comprelids; 
intei*-ed, adv., cependan 
inter-im, adv., dans Tintei 

cependanl ; 
inter'ibi,adv. arcA., cepei 
inter-dum, adv., de ten 

temps ; 
inter-divL (v. dies) ; 
intemus, a, um, inl6riei 

terne ; 
intra, pr^p., dans Tint 

de; pendant; 
iritro, adv., dedans; 

intrO'duco (v. duco) ; 

intrO'eO'{v. eo), etc. ; 

introrsum el introrsi 
verto) ; 
interior, or, us, int6rieur 
intimm, a,' um, tout a f 

I6rieur ; intime ; 
intro, as, enlrer; 
2 intiis, adv., h. Tinterieur 

fondement ; 
intestinus, a, um, int6rie 

testin. 
En ancien latin, ^n. En est a 
forme ombrienne. Quant au sens 
preposition repond k la fois k Iv 



IN-COLUMIS. 



(pour'iv():dans.Ie premier cas.elle se 
construit avec I'ablatif, dans le Becond 
iveo I'accuaatif, Toutefois il y a des 
irregular it^s. Pkut. Ampk., iv, 3, U. 
Mrorumpam in ledibus. Cic. Divin, 
Yen-., 2f. Ab exteris nationibus, qua: 
it amicitiam poputi romani didonem- 
jue essent, injurias proptdswe. Des 
irregularitSs analog-ues s'observent en 
grec pour Ev et pour tii- — Inter est 
line forme d^rivfie de in; on la re- 
trou»e dans le Sanscrit antar << k I'in- 
ttrieurn et Tallemand unler "parmi, 
SOUS". — Iln'exisle pas en latin d'ad- 
jectiE interns (cf. extenm) : la langue 
I'a remplac^ par interior,- qui a un 
double sufTixecomparatit.JTi-li'mus est 
UQ superlatif form6 comme ex-timus. 
— Dans in-tus le suffixe est le meme 
que dans sub-tits, cxU-tus (cf. ev-TiJi) ; 
intes-tlnus est forme comme matu- 
tlnus, avec changement de I'w en e (cf. 
Ketus, sceles-tus). — Endo, indu est 
line ancienne preposition synonyme 
de in. Endo foro. Endo cxlo. Indu 
nati. Elle est rest6e en tfite de cer- 
taiaa composes, tels que indu-stria. 
titdi-gena, ind-oles, etc. — Dans inler- 
«, inler-im, deux adverbes sont sou- 
dfe ensemble (sur la seconde partie de 
inter-im, v. inde). — II n'y a rien dp 
tommun entre le prifixe in signiCant 
'dsDSu on "contreiJ {in-fero, in- 
amy} et le prfefixe n^gatif in {in- 
%ius. in-cwia), donl il est question 
il'srticle suivant. — La forme com- 
plile en grec est tvf. Gothique in. On 
Mnstale en Sanscrit des traces d'un 
•dverbe de lieu 'mi (MM. Soc. Ling,, 
1,403). 

I in, prefise privatif et negatif, se met 
devant des adjectifs [in-sanas, 
in-commodiis), des participes {in- 
doc(ws, in-sciens), des aubstanlifs 
(tn-ers, im-bellis); 
in- devient im- devant 6, m, p [im- 
bellis, im-mitis, im-pius); 



in- peut s'assimiler devant J et r {il- 
liberalis, ir-rifus); 

in- Be r6duit t i- devant gn [i-gna- 
vus, i-gnotm). 

Ce prsrixe, qui est d'un emploi tr^s 
6tendu, correspond en grec ii. I'a pri- 
vatif (St exvoj), lequel est lui-m*me pour 
av (av-o'(jio(, av-i£pof, tiv-oijio;), en alle- 
mand au pr^flxe n6gatif un- [un-toif- 
send M ignorant B, Vn-gluch « mal- 
heurrt), en Sanscrit au pr^fixe nigalif 
a ou an (pad Kpiedn, a-pad usans 
piedn, anta-s «(in>i, an-anta-n "infl- 
ni »). II est quelquefois arrive en latin 
que le mfme mot a pris la proposi- 
tion in et le prifixe privatif in : im- 
mixlm I' m£li k «, im-mixtus a non 
mfelangS », ia-fectus « souillfi >:, in-fec- 
tus anon fait)'. 
ininig, Is, e, vide, vain; 
i intinifcr, fliu., vainement; 
2 inaitio, is, ire, rendre vide; 
ex-lnunio, is, vider entiereraenl, 
6puiser; 

exiadnltio, onis (f.), ^vacusr 
tion, ^puisemenl. 
. De in privaUf ei, Ji ce qu'on peut . 
supposer, d'un mot ' acnm, signifianl 
"fundus", qui n'existe plus en latin, , 
mais qu'on retrouve en onobrien : ce 
primiUfa donoe en latin iicnua, acna 
u mesure agraire de 120 pieds ». Le c 
a disparu dans inunis comme dans 
tuna pour 'luc-na, vdnm pour 'vm- 
nus. V. Mgm. Soc. Ling., ii, 340. 

in-choo, as, commencer. 

On trouve aussi I'orthographe inco- 
hare. Ce verbe parait avoir eu d'abord 
un sens religieux : nconsacrer, inau- 
gurer ". Virg. £n., vj, 232. Turn Sty- 
gio regi noctitrnas inchoat aras. Cic, 
Dom., '61. Novum delubrum inckoare. 
Plin. H. N. XI, It, 14. Inehoandx vin- 
demUe dies. — L'etymologie du mot est 
in certain e. 



a-colnmis, is, e, s 



Q et sauf ; 



1S4 IN 

iticSl&mttas, dtis [f.), conservation, 

bon etat, 
S'il faul en croire Isidore de Seville, 
il y a eu un simple colwnis signiOant 
usanus» ou usalvusn. Dans ce cas, 
il faut rejeler Teiplication d'aprfes 
laquelle la aeconde partie du compost 
' viendrait de la mgme racine que xo- 
Xoilo) <c blesser, nuire ». 

inde, adv., de Id; 

i pSr-indil, adv., de mSme; 

2 prS-inde, adv., de ni«me; par 

suite ; 

3 cx-inde, adv., de li; par suite; 

4 dS-indi; ou deindc (dissyUabc), 

ado., par suile; ensuile; 

5 sub-indU, adv., Buccessivement; 

en suite ; 

6 indl-dem, adv., du mfime lieu; de 

la mSme chose. 
Inde s'applique h I'espace, au temps 
ou A la cause. Ctes. B. G. i, 33. Ul in 
provindam eadrent, alque inde in Ita- 
liam contenda-ent. Id. S. C. iii, 9. 
Eodcm impctu allera contra sunt adorli, 
inde lertia, rfdnceps reliqua. Cic, Rose. 
Am. 27. Ex avaritia erumpal audacia 
neetsse est, -inde omnia scelera gignun- 
tur. — Inde marque toujours l'6Ioigne- 
ment, la sortie : mais il ne faudrait 
pas attribuer eette signification A la 
syllabe -de, qui est une simple encli- 
tique, comme -dam, -dem; cette syl- 
labe -de se retrouve par exemple dans 
quam-de, Bynonyme de quam. La par- 
lie essentielle du mot est im on in, qui 
veut dire ode \kn : nous retrouvous 
une formation analogue dans illim, 
istim, itlin-c, istin-c, hin-c, utrin-que, 
ainsi que dans cxim et interim. L'ori- 
gine de cette desinence est obscure. 
Mais de m€me que hin-c se rattache au 
pronom hie, hxc, hoe, il n'est pas dou- 
teux que in-de se rattache i. is, ea, id. 
Lem de ces formes s'est souvent chan- 
ge en 7i, non seulement devant une 
e.comme dans hin-c ou in-de. 



EMS lorequ'il eat final,: ex-in, j 
de-in. Ces trois derniers motf 
synonymes de ex-hine, pro-hin 
bine. Un-de nous presente enci 
ex em pie de cette ancienne form 
inde est a. unde comme ibi s 
— Dans in-didem I'e s'est change 
comme dans undi-que, venant de 
inda- (v. Ill, proposition). 
indnlgeo, es, -bi, -Itnm.-lgere, s 
ser aller h; 
indulgenter, adv., avec coi 

indulgentia, x{f.), complaiaai 

Indulgmtia est pour 'indu-lXe< 
la voyelle't a 6t6 supprimfie, c 
dans surgo pour "sub-rigo. et '. 
fitfi afTaibli en g (v. viginti). Le : 
pr6c6d6 le verbe, de sorle que It 
poa* indulgeo est devenu elranj 
sa conjugaison au simple licet. 
induo, is, ui, utum, aere, rev^ti 

Pour 'indu-iio (v. ex-uo). 
indiutrins, a, nm, actif, ingSnie 

industria, x (/.). activite, hal 

Indtistria signiiie proprement 
flexion, Tap plication. J)e induslr 
industria, ob industriam se di 
choses faites avec calcul, A dessi 
Fest.. p. 106. Induslnum antiq 
cebant indo-struum {c'est-a-dirt 
qui conslruit, qui combine da 
me). L'w s'est change en i, c 
dans cliens, libel (pour ctuens, . 
indutue, arum (/■.), trfive. 

L'orthographe avec le ( est la 
bonne; deendoet*i(fce. Gedernie 
qui vient du verbe co, se trouve 
dana le compose comitix employ 
le sens dew cornices H dans des it 
tions. La diphtongue oi est devt 
(v. w(oc). — Le sens prop re de v 
est done " convention ». 
inlerus, a, uin [cp. inferior; sup. 
rows), qui est en bas; 

1 infrii, adv. el prip., au-des 



i infSri, orum (m.), les eDfers', 
I infemus, a, urn, d'en bas, des 
1 enfers. 

I Inferus a la forme d'un comparatif, 
Unius celle d'un superlalif. Inferi 
^ ent, Di) par opposition k Superi. 
Dans inferior un nouveau sufQxe com- 
uratif est venu s'adjoindre : cf. supe- 
ior, posterior. — Infra est formS 
limine intra, extra. Infemus comnie 
ntemw, extemiM. — Inferix a sou- 
'ent le sens de « sacrifice aux dieux 
nfernaus » ; mais il signifie auasi quel- 
[Qefois sacrifice en g^n^ral. II vaut 
loDC mieux rapporter ce mot au verbe 
v^tro : cf. Plaut. Cure., i, t, 72. Jfe 
nferre Veneri jam vmi jenlaculum. 
Le Eubstantif arferix « ofTrande aux 
]ieux» presente la mdme formation. 
— En sanserif, odAara "int^rieum, 
aitiiama « super ieur » (sur dk = /, v. 
fervi). L'a Sanscrit correspond ici & in 
wrnme dans le pr^fixe n^galif. 
bfitis, seulement dans la locution tn- 
ftias ire, nier, denier; 
infitior, iiris, nier; 
infltidtio, onts (f.), dftnSgation ; 
ittfiimior, oris (m.), qui nie (une 
dette). 
II but partir du eubstantif in/Uix, 
qui est formS comme exsequix, suppe- 
ta, et qui se rattEiche au verbe fSteor. 
Ter. Adelph., in, 2. 41 . St hoc palam 
fr^erimus, ills infiiias ibit. — Ire joue 
id le m£me rdle que dans suppetias 
in. -— De in/itix derive /njifior (qu'il 
De faut done pas ecrire avec un c). 
.hfCiu, entia, adj., grand, puissant. 

II peut €lre employ^ en bonne pari. 
TiTg. £n., x[i, 229. Cut genus a proavis 
'tgens. Ibid., xi, 124. fama ingens, 
ngentior m-mis, Yir Trojane... Tac. 
fist., IV, 66. Vir ingens rervm. Id. 
.nn. I, 69. Femina ingens animi. — 
uelquefois il signifie simplemeiit 
considerable, grand », Cic. Yerr. v, 
i. Ingens immanisque prxda. Id. Or. 



AR. 135 

HI, 19. Ingens imfhensmque campus. 

— D'autres fois, il est pris en mau- 
vaise part. Ter. Adelph., iv, 7, 3. In- 
genlia pagitia. — La parents avec 
gignere est probable. Mais le sens de 
in n'est pas clair : peul-fitre corres- 
pond-il ici, non a iv ni i tl;, ni i l'a 
privatif, mais i ova •< en haul ». 
inquam, -quis, -quit, etc., dis-je. 

In-quam est une forme inttressanle, 
en ce qu'elle est la seule qui nous pr6- 
sente un exemple de I'ancien aoriste 
latin ; la desinence am correspond ici 
4 la desinence grecque on. La forme 
complete Stait probablemenl 'in-vt- 
qtiam, du verbe 'vequo ^ finai, ejhu. 
Sur le F = u, cf. vietis. Sur qu = r., 
V. linqvft. Le retranchemenl de la syl- 
labe vS est dil a I'accent tonique, qui 
etait sur la premiere syllabe : c'esl 
ainsi que I'on a pono pour *pos-stno, 
pergo pour 'per-rigo. — Dans celte 
phrase de Cicfiron {Pro Mwxna, 37) : 
Intus, initis, inquam, est equvs Tro- 
janus : a quo nunquma, me consult, 
dormienles opprimemini, i'incise tny 
qtMtn peut se Iraduire par « ai-je 
dit", aussi bien que par « dis-je". 
C'est griLce i cetle construction comme 
incise que I'ancienne forme d'aoriste 
s'est mainlenue. — Les formes mqius, 
inquil, inquiunt appartiennent au 
present. V. Mint. Soc. Ling., v, 34, 

— Pour les aulres mots de la mfime 
famitle, cf. vox. 

instar (n.), seul. nam. et ace., res- 
semblance ; 
ad instar oMjnslar, i la fagon de, 

comme. 
Le sens originaire de ce mot parait 
Stre «valeur». Cic. Tuse. r, 17. Terra 
ad universi <mU complexum quasi 
puTieti instar obtinet. Id. Off.,m. Oiania 
ex altera parte coUocata, vix minimi 
momenti instar habenl. Ovid. Her,, ii, 
29. Vnum in me scelus est, quodte, 
scclei'ate, recepi : Sed scelus hoc »e- 



136 



INSULA. 



riti pondus et in^ar habet. Hirt. B. 
Alex. i9. Cohortium trium instar in 
terram exposuit, Colum. xii, 8. Mm 
, cribratanif qum sit instar pondo quin- 
euncem et trientem. — II semble que 
€6 mot ait ete d'abord un terme tech- 
nique d6signant le poids legal ou le 
titre des monnaies. Ainsi s'explique 
Temploi metaphorique chez Virg. J5n. 
VI, 866. Quantum instar in ii)so est! 
— L'expression ad instar signifie 
propr. « d'apr^s la valeur de, d*apr6s 
le mod^e dew, d'ou « a la fagon de». 
Just. XXXVI, 3. Vallis continuis monii- 
bus ad instar castroriim clauditur, — 
L'accusatif instar, employ^ seul, a pris 
la m6me signification. Cic. Brut., 51. 
Plato mihi unus instar est omnium. 
Virg. ^n., II, i 5. Instar montis equum, 
divina Palladis arte, JSdificant. 

insula, sb {f.), ile; 
paen-insiila, ae (f.), presqu'ile. 

interpolo, as, are, remettre k neuf, 

reparer; changer, modifier, in- 

tercaler, alterer; 

inter pbldmenium, i {n.), interpo- 
lation; 

inteipdlatio, onis (/.), action de 
remettre h neuf; alteration, er- 
reiir. 

I 

inteiyolator, Oris (w.), celui qui 
remet a neuf; qui altere; 
^ intei^pdlis, is, e, remis a neuf, 

repare. 
Le verbe interpolo parait avoir fait 
partie d'abord de la langue du ne- 
goce. II est peut-^tre emprunt6 du 
grec : TrwXsa) «vendre». Cf . prdpo la 
«brocanteur)). 

interpres, -etis (m., f.), courtier, in- 
term6diaire, interprete ; 
interpretor, Ciris, interpreter; 
interprHatio, onis (f.), interpreta- 
tion. 
Le sens de« courtier, intermediaire, 
n^gociateur » est le sens primitif. 



Plaut. CurcuL in, 6L > (II s'a 
Tachat d'une esclave.) Quod ti 
sente isti egi, teque interpreti 
XXI, 12. Se pacts ejus interprets 
pollicetur. Cic. Fam. x, 11. D 
hac re (les n6gociations avec 1 
adjutoribus interpretibusque 
meo et Laterensi. Cic. Verr. 
Qui aut deponere, aut recipei 
polliceri, aut sequestres, aut in 
tes connxmpendi judicii solen 
(Asconius explique ici interpreU 
per quos inducitur pactio). Vir^ 
IV, 608. Tuque harum interpre 
rum et conscia Juno. — De la 
cheman, interprete, traducteui 
deriv6 intei'pretor n'a que cetl 
niere acception. — La racine 
mdme que dans pretium e 
« acheter ». Sur le t, v. supersti 

invito, as, inviter, appeler; 
invitatus, us (m.) j invitation 
invltdtio, onis {f,) \ pel; 
invitdtor, oris (m.), esclave 

des invitations; 
invitdmentumy i (n.), attrait, cl 
invitdbllis, is, e, qui attire, atti 
Invito a lout Tair d'etre un 

compost. Mais on ne sait rien 

tain sur Torigine ni sur le sens 

du simple *vito. 

invitus, a, um, qui agit malgre 
invite, adv., malgre soi. 
Etymologic inconnue. Est pe 

apparente au precedent. 

ira, as {f.), colere ; 

1 Irascor, eris, mitus sum, 

se facher; ^ 
sub-irascor, eris, se ftlcher i 
per-lratus, a, um, tr^s irri 

2 irdcundus, a, um, irascibl( 
irdcundia, 3e(f.), irascibili 

Ira est un doublet de hira « 
entrailles». Les anciens rega 
les entrailles, le foie ou I'e 
comme le siege de la colere 



IS. 



137 



re, accendere, acuere etaient h 
^ine des locutions semblables k 
B expression « ^chauffer la bile ». 
; cetle signification primitive 6tant' 
}6e en oubli, iva est devenu un 
le abstrait designant un sentiment 
&me. — Hlra, qui a donn6 le di- 
itif /ii//rt « entrailles » , est de la 
le famille que haru : sur la faci- 
ivec laquelle Taspiration est omise 
eneral, et parti culi^rement dans ce 
ipe de mots, v. holus et haruspex. 

;o, as, irriter, exciter; 
irrltCUiOf onis (/.), excitation ; 
vrltdtory oris (m.), qui excite ; 

irrltabiliSj is, e, irritable; 

irmamen -minis (n.) 1 ^^^^^^^ 
irritamentumf t (n.) ) 
rrlto semble avoir ete d'abord un 
ne de chasse, corame le frangais 
j'acer ». Him^ws^taitle grondement 
chiens en colere. Sur la perte de 
iitial. V. holus. 

ea, id, gen., ejus, il, elle; ce,cette, 
;ela; 

\ 1 %'dem, ed-dem, i-dem, le m^me, 
la m^me, etc. ; 

2 ipse, i'-psa,i-psum, m6me(moi-, 
toi-, lui-m6me, etc.); 

3 iS'te,iS'ta, is-tud, celui-ci ; d'oii : 
adv. isto, 1^-bas (avec mouve- 

ment) ; 
istic, la (sans mouvement); 
istinc, de la ; 

istiic, \k (avec mouvement) ; 
istac, par 1^ ; 
I Adv. : 1 tbt, ici; k ce moment; 
ibi-dem, adv., dans le mdme 
lieu; dans lam^me occasion; 

2 eo, la, avec mouv. ; 

eo-dem, la m6me; au mdme 

endroit, avec mouv. ; 
ad-eo, tellement ; 
id-eo, pour cela; 

3 e-a, par la; 

ed'dem, par le m6me endroit, 
par 1^ mdme ; 



inter-ed, v. inter; 
post-ea, V. post; 
prmter-ed, v. prseter; 
propter-ed ou ed-propter, v. 

propter ; 
ed-tenus, v. teneo; 

4 i-td, ainsi, tellement; 
itd-que, c'est pourquoi; 

5 i-tem, de m^me; 
ttX'dem, de mdme. 

Dans la vieille langue le nominatif 
singulier masculin etait is ou eis (C. I. 
I..I,^98,9,24,83).C'estcette forme avec 
I long qui a don ne zc?em pour i{s)'dem, 
Cf. la formule si usitee (C. I. L., i, 
377, 591, etc.) : EISDEM PROBA- 
VIT «le mtoe a approuvew. — Le 
neutre i-d est forme comm'e illu-d, 
isturdy quo-d, c'est-a-dire qu'il a pour 
desinence unrf : c'est ainsi que se ter- 
minent les neutres pronominaux dans 
toutes les langues de la famille ; seu- 
lement en grec le 8 final est tombe 
(to, 0, Ti). Le neutre idem est pour 
*idrdem, comme qui-dem pour *quid- 
dem. — Le ferainin ea est pour *eia, 
et de m^me eum, earn, ea?, eos, eas, ii, 
iis sont pour *eium, *eiam, *eiae, * eios, 
*eias, *eii, *eiis. — On pent done 
distinguer dans la d6clinaison de ce 
pronom jusqu'^ trois themes differents 
qui ont concouru a la composer; i^ i-, 
d'oii i-d; il y faut joindre quelques 
formes archaiques, comme Taccusatif 
i-m ou e-m, le datif-ablatif pluriel 
i'bus, ainsi que les adverbes i-bi, %-tem, 
I'ta. 2<> un th^me eis- qui a donne les 
nominatifs eis, Is et ei[s)dem. C'est 
ce th^me qui se trouve en t6te du pro- 
nom iS'te. La seconde partie de is-te 
est le m6me pronom qui a donne en 
grec Tarticle. ,3° un th^me *ei6', ed-, 
d'oii viennent les formes eum, earn, 
eo, eorum, etc. — Le genitif ejus est 
souvent 6crit sur les inscriptions 
EiVS, ElIVS, EliVS, et Priscien 
(vii, 19) dit que dans les anciens ou- 
vrages on ecrit eiiiis. II faut voir dans 



138 



ITERUM. 



cette forme la juxtaposition de deux 
g6nitifs : un genitif *el (comme boni), 
et un g^nitif * 105, *ius (comme les 
genitifs archaiques Cererus, Castorus) 
Tenant du thtoe t-, Le g6nitif *ius 
s'ajoute pareiliement aux genitifs illif 
isti, ipsi, etc., pourfaire illius, istlus, 
ipsius, etc., et le datif ei s'ajoute aux 
datifs illo, isto, ipso, pour faire illeU 
isteiy ipsei. Pour le detail, v. Meunier, 
M^m. Soc. Ling, i, p. 14. Cf. in, 
p. 187. — Ipse est un compost de is 
qui pr^sente un inter^t special en ce 
que, dans la suite des temps, il a 
chang6 sa declinaison. A Torigine, 
c*6tait la premiere partie du mot qui 
se declinait; au lieu de re ipsa Von 
disait re eapse, au lieu de ipsam 
Plaute emploie deux fois eampse. La 
seconde partie est -pse pour -^te, -pole, 
Mais Tanalogie de iste, ille a fait que 
la flexion . est venue se placer apr^s 
Tenclitique. — J5t pr6sente la m6me 



formation que tibiy sibi : e'est 
du th^me -i, qui a pris une 
adverbiale. — Eo est un ancie 
quiestdevenu adverbe. — Dans 
propter-ea, inter-ea, etc., il fa 
deux adverbes joints ensemble, 
regarder le second mot comme i 
le premier. — Sur la forime im, 
nue dans interim, exim, inde, ^ 

itemm, adv., de nouveau, une s 

fois ; 

Uero, as, faire une second 
recommencer ; 
iterdtio,6nis (f.), r6p6tition 

I'terum renferme le m^me 
du comparatif que al-ter, ^^ 
vient du th^me pronominal i- 
Le comparatif est employe toi 
fois qu'il y a une idee de dualil 
Tesprit. Cf. superus, inferus, 
extra, citra, ultra, dexter, s 
magister, minister, etc. 



jaceo, es, ui, ere, 6tre etendu, cou- 
che. 

Comp. : 1 ad-jdceo, toe etendu om 
situe aupr^s de ; 

2 drcum-jiXceo, ^tre 6tendu ou si- 
tu6 autour; 

3 inter-jiiceo, 6tre etendu ou si- 

tue entre; 

4 ob'jdceo, 6 Ire etendu devant; 

^tre expos6 a ; 
3 prX'jdceo, 6tre etendu ou situe 

en avant; 
6 sub-jdceo, 6tre etendu ou situe 
sous. 
Jaceo est avec jacio dans le mtoe 
rapport que pendeo avec penrfo, c'est- 
a-dire qu'il exprime I'id^e neutre ou 
passive. V. jacio. 



jacio, is, jeci, jactum, jdcere, 
lancer ; 
I Composes. — Comp. en -jC 
jeci, -jectum, rar. -jactu 
cere : 

super 'jdcio, jeter par-d( 
Comp. en -jXcio, is, -jei 
tum, 'jicere : 

1 ab-jicio, par contr. ( 

jeter au loin ou de c6 
abjecte, adv., humbl 

bassement ; 
abjectio, onis {f,), 1® si 

sion; 2° abattement; 

2 ad-jicio, ajouter; 
adjectus, iis.{m.), act 

mettre aupr^s ou dedi 
adjectio, onis [f.), addit 



JACIO. 



139 



^ ^ 



4 



8 



9 



10 



circum-jXcio, placer autour, en- 
tourer ; 

circumjectus , us (w.), action 
d'entourer; enceinte; 

con-jicio, par contr. con-icio, 
Jeter ensemble; conjecturer; 

conjectus, us (m.), action de 
Jeter ensemble, reunion; 

conjectiOf onis (/".), \^ action de 
Jeter; 2<* conjecture; 

conjector, oris (m.), devin; 

conjectnx, Ids [f.), arch,, devi- 
neresse ; 

conjectural % (f.), conjecture; 
conjectiirOlis, is, e, fond6 sur 
des conjectures; 

de-jiciOy par contr. deicio, jeter 
d'en haut ; 

dejectus, its (wi.), 1® action de 
jeter en bas, chute ; 2° pente, 
inclinaison ; 

dejectio, onis {f,\ i^ action de 
jeter dehors ou en bas; 
2° abattement; 

dis-jicio, disperser, dissiper; 

disjectus, Us (m.), dispersion, 
dissolution ; 

e-jido, par contr. eicio, rejeter, 
chasser ; 

tjectio, onis {f,), expulsion, 
bannissement ; 

in-jicio, par contr. inido, jeter 
dans ou sur ; 

injectus, iLs{m,),injectiOy 6nis{f.), 
action de jeter dans ou sur; 

super-injidOy jeter par-dessus ; 

inter-jido, jeter entre, inter- 
poser; 

interjectus, Us (m.), interposi- 
tion ; 

interjectio, onis (f,), insertion; 
parenthese ; interjection ; 

oh-jXcio, par contr. obicio, op- 
poser; 

objectus, Us (wi.), 1° chose 
offerte aux regards; 2* obs- 
tacle ; 

6bex, dbids (w.), obstacle ; 



11 pro-jicio, par contr. proicio, 

jeter en avant, prolonger; 
rejeter ; 

projectus, us (w.), action de 
jeter en avant ; 

projectio, onis (f.), extension; 

projecticius, a, um, arch,, ex- 
pose, abandonn6; 

12 re-jXcio, par contr. reicio, re- 

jeter; 
rejectio, onis {f.), rejet; 
rejiciiliis, a, um, 1" de rebut; 

2° perdu; 

13 sub-jido, par contr. sub-icio,. 

jeter sous, soumettre ; 
subjectio, onis (/'.), action de 
soumettre ; 

1 4 tranS'jicio et trd-jicio, par contr. 

tra-icio, jeter au del^ ; 
trdjectus, ms (m.), trujectio, onis 

{f.), traversee, passage; 
Comp. -en icio, is : 
dm-icio, is, dmicui ou dmixi, 
(imictum, dmXcire, jeter au- 
tour de soi (un manteau) ; 
dmictus, us (m.), dmXcdlum, i 
{n,), manteau; 
II Derives : 1 jactus, us (m.), jet; 
2 jacto, as, \^ jeter qk et 1^, bal- 
lotter ; 2° vanter ; 
jactantia, se [f.), jactance, 

vanite ; 
jactdtio , onis (/'.), 1 ° action de 
lancer ; 2° jactance , vanity ; 
jactdtor, oris (m.), qui se 

vante ; 
jactdbundus, a, urn, 1° forte- 
mentagit§;2° qui se vante; 
compose en -jacto, as ; 
super-jacto, lancer en Fair; 
composes en -jecto, as : 
con-jecto, as, P jeter ensemble, 
mettre en commun; 2<» con- 
jecturer; 

conjectdtio, onis (/".), conjec- 
ture ; 
conjectdneus, o, um, conjec- 
tural ; 



140 



JAM. 



diS'jectOf as, arch., disperser; 
e-jecto, as, rejeter; 

ejectdmentum, i (n.), ce qui 
est rejet6, rebut ; 
in-jecto, as, jeter avec force sur ; 
ob-jecto, as, \^ jeter ou placer 

vivement devant, opposer; 

2° objecter, reprocher: 
objectCitio, mis (f,), reproche, 

accusation ; 
pro-jecto, as, arch,, repousser, 

chasser ; 
r e-jecto, as, i ® rejeter ; 2^ ren- 

voyer vivement, r6percuter; 
jactXto, as, dire tout haut, 

vanter; 

3 jactura, 3e(f.), perte; sacrifice; 

4 jiXculus, a, um, arch., qui se 

lance, qu'on lance ; 

5 jdculum, i (n.), javelot"; 
jaculor, dris, lancer un trait ou 

des traits; 

jdculdtio, onis [f.), jet d'un 
trait; 

jdculdtor, 6ris{m,) I qui lance 

jCiciddtrix, icis{f,) ( un trait; 

jdculdbilis, is, e, qu'on peut 
lancer, de trait; 
e-jdculor, dris, faire partir un 

trait, lancer, darder. 
Les verbes commenQant par un j ou 
un t; sont sujets a se cpntracter avec 
les prefixes dont ils sont precedes : 
c'est ce qui est arrive pour jacio, Au 
lieu de rejicio, projicio, ejicio, on 
trouve aussi reicio, pi*oicio, eicio, 
Virg. Eel. Ill, 96. Tityre, pascentes 
a pumine reice capellas. De m^me, on 
a quelquefois abicio, obicio, pour abji- 
cio, objicio. Ovid. Pont, ii, 3, 37. 
Turpeputas abici, quia sit miserandus, 
amicum. Lucan. viii, 796. Cur obicis 
Magno tumulum? Ainsi s'explique le 
substantif obex pour *objex. — Amicio 
a pour pr6fixe amb : le 6 est tombe. 
II faut remarquer, en outre, que le 
verbe a change de conjugaison : mais 
le substantif amictus « v^tement » et 



le participe pass§ amictus 
sont formes sur le module di 
jacio. — Le c de jacio ne fais; 
primitivement partie de la ra 
quelle est jd : un fait analog 
lieu pour facio (v. ce mot). L 
ja se retrouve, avec redoul 
dans le grec i7i\li « jeter, 
(pour *j('JTi'\Li), 

jam, adv., i^ desormais; 2° 
nant, d6ji; 3° puis; 

1 jam-Jam, adv., bientdt; 

2 jam-did,, jam-dHdum, jam- 

adv., depuis longtemps 
jam-turn, v. tum\ 

3 U-iam, adv., mtoe; enco 

4 qu6n-iam, conj., puisque 

que; 

5 quiS'p-iam, quaepiam, qi 

et quidpiam d'ou qn 
quelqu'un, quelque choi 

6 us-piam, adv., i<* quelqt 

2** arch., en quelque cfc 
Jam est form6 comme tarn, 
nam : il est d'origine pronomi 
Quoniam est pour quomjam : 1< 
change en n, comme dans co 
pour *com-junQO. — Quispi 
^our * quis-pe-iam : Tenclitique 
la m^me que dans quip-pi 
*quid-pe), nem-pe. — Us-pi 
pour *us-pe-iam : cf. us-quam, 

janua, as [f.), porte; 

janitor, oris(m.), portier; 

jdnitrix. Ids [f.), portiere. 

Un passage ouvert s'appelai 
Liv. XLI, 27. Forum porticibu 
nisque claudendum, et janos 
ciendos locavit. Id. ii, 49. Inf 
dextro jano portae Carmenta 
fecti. Cic. Nat. Deor. 27. Trar 
peimae jani nominantur. Ce 
apparent^ a dies : c'est ains 
frangais on emploie «jour)> 
sens d'ouverture. — De la jai 
est une sorte d*adjectif, formie 
annuus de annus, patruus di 



JUBEO. 



141 



fFere de porta et de foj^es en 

designe simplement une ou- 

Virg. VI, 106. Quando hie 

cinua regis Dieitur. — Janitor 

e de janus comme portitor de 

:oris et -cmoris (n.), foie ; 
'ilium y i (n.), petit foie. 
eclinaison de jeeur presente 
•ticularites analogues t celle 
On a deux declinaisons : Tune 
ype jecur, jecoris; I'autro sur 
*jecen, "jecinis. Ces deux d6- 
ns se sont mfilees et combinees 
le. — Le Sanscrit jakrXt « foie » 
i6me un genitif jaknas. Grec 
ur :: = c ou qu, v. linquo. Le x 
)uve dans Tx-Tspo; « maladie du 
unisse» (v. Havet, Mem, Soc. 
V, 230). 

I, a, am, qui est a jeun ; 
unium, ii (n.), jeftne; 
mniiaSj dtis (f.), 1*> jeCine; 
2® manque. 

inus est pour *se-junus : la 
e partie fait supposer un ancien 
itif *juna (pour *diusna) d6si- 
le repas du jour, comme ves- 
designait le repas du soir. 
>oc. Ling, ni, 412. Cf. jento. 

18, dejeuner; 

kulum, i (n.), le dejeuner. 

) est probablement pour *jenito 

3pose un ancien substantif 

r, *diena designant le repas du 

i (w.), plur. -i et -a, plaisan- 
rie, jeu; 

5or, ttris, plaisanter, badiner ; 
?osKs, a, um, plaisant, enjou6; 
?u/ms, i (m.), arch., plaisanterie ; 
cOlam, antis, qui plaisante ; 
culdtorius, a, urn, plaisant, en 
parL de choses ; 
cuMrts.fc.e ( plaisant, badin. 



Jocm est le jeu en paroles, ludm le 
jeu en action. -^ L'ombrien iukiLS 
signifie «appel, invocation)) : il est 
possible que nous ayons ici une for- 
mation populaire de in et de vocare, 
M6m. Soc. Ling, v, 32. 

juba, as (f.), i® crini^re; 2<» cr6te; 
jUbdtuSf a, urn, qui a une criniere 
ou une crdte. 

jubar, aris (n.), rayon de lumi^re, 
6clat. 

jubeo, es, jussi, jmsum, jiibere, or- 
donner ; 

1 jtissum, i (n.), jussiia. Us (m.), 

ordre ; 

2 in-jussus, a, um, 1® qui agit sans 

ordre ; 2° non ordonn6 ; 
in-juasw^, ws (m.), seul. k VabLj 

absence d'oi'dre. 
On trouve lOVBEATIS dans le 
S§natus-consulte des Bacchanales. 
Nous en pouvons conclure que la 
premiere syllabe etait longue i Tori- 
gine. *Joubeo est pour *jousbeOf qui 
lui-m6me vient de * jous-habeo. La pre- 
miere syllabe du second terme a 6te 
supprim6e, comme dans pergo pour 
*per-rigOy sursum pour subversum. 
Pour la difference de conjugaison entre 
habeo et son compos6 jubeo , cf. lego 
et intellego, et les autres verbes cit6s 
t Particle lego, — L'^tymologie jus 
habeo fait comprendre les locutions 
jubere legem, jubere fundus, jubere 
pacem, Jubere legem se dit de Tadop- 
tion d'une loi par le peuple. Liv. Ill, 
34. Eos leges,, quas consensus omnium 
non jussisse latas magis quam tulisse 
videri posset. Cic. Balb. 17. Legem po- 
pulus romanus jussit de civitate tri- 
buenda. Id. Or. i, 14. Dicer e apud 
populum de legibus jubendis aut ve- 
tandis. Cf. la formule velitis, jubeatis, 
par laquelle les magistrats s'adres- 
saient au peuple pour obtenir de lui 
le vote d'une loi. Liv. XXI, 6. Roga-' 



142 



JUGERUM. 



tionem promulgavit : vellent, juberent 
Philippo regi helium indici. Gell. v, i 9. 
VelitiSy jubeatis, Quirites, uti L, VcUe- 
rius L. Titio jure legeque filius sit — 
Avec le temps, le sens de jubeo s'est 
g6n6ralis6, de sorte qu'il a d^signe 
touts sorte de commandemeat ou 
mfime d*exhortation. 

jugerum, i (?i.), arpent, mesure de 
240 pieds de long sur 120 de large, 
environ 23 ares. 

Une forme plus ancienne est juger 
(3« d6clinaison, qui s'est ensuite 61argi 
en jugeimm comme elephas en ele- 
phantus). De mdme qu*en frangais un 
joug d^signait autrefois une mesure 
agraire, il y a probablement parents 
entre juger et jugum, 

jugis, is, e, qui coule toujours; qui 
dure toujours. 

juncus, i (m.), jonc; / 

1 junceuSy a, urrif de jonc ; 

2 juncosuSy a, um, rempli de joncs. 

jungo, is, junxU junctum, jungere, 
atteler, joindre ; 

I Comp. : ^ ab'jungo, detacher du 
joug, deteler; separer; 
2 ad'jungo. adjoindre; 

adjunct iOf onis (/*.), !•* union, 
liaison; 2° circonstance ac- 
cessoire ou d'exception ; 
adjunctor, oris (wi.), quiajoute; 
:3 con-jungOy unir; 

cojijunctim et conjuncte, adv,, 

conjointement; ensemble; 
conjunctio, onis [f.), union, liai- 
son; 
cuncti (pour *cojuncti)y a?, a, 

tons ensemble; 
iCunctor, aris, combiner, tem- 
poriser ; 
cunctdtiOy onis (f.), calcul, 

temporisation ; 
.cunctdtor, oris (m.), calcula- 
teur, temporisateur ; 



cunctdbundus, a, um, 

cule, qui temporise 

cunctanter, adv,, en 

lant, en temporisai 

de- jungo, arch,, d6sunii 

rer; 
diS'jungo, disjoindre ; 
diS'junctio, onis (^), < 
tion, separation; 
in-jungo, 1° appliquer; 

joindre ; 
se-jungo, s6parer; 
sejunctim, adv,, sepai 

a part; 
sejunctio, onis (f,), \ 
tion ; 
sub- jungo, soumettre at 
soumettre ; mettre s( 
apr^s; ajouter; 
II D§r. (du radical j%-) : 

1 jugum,i{n.), 1° joug; 2 
pe d'une montagne ; 

2 jugo, as, joindre, unir; 
con-jUgo, as, unir en un 

conjugutio, onis (f.), 
conjugaison ; 
sub-jugo, as, subjuguer 

3 jUgdlis, is, e, de joug, 

lage ; d'union ; 

4 jugdrius, a, um, d*at 

5 jugosus, a, um, montue 

6 composes en -jugis, is 

-jixgus, a, um : 
bi-jUgis, is, e et bi-jiii 
um, \^ attele avec un 
2<» attele de deux ch 
bijugum, i (n.), bijug\ 
(m.), attelage a deu 
vaux ; 
blga{po\iTbijuga), ae; el 
bigx, dram (/.), attc 
deux chevaux ; 
quMrX'jugis, is, e et { 
jugus, a, um, 1° a 
quatre; 2<* attel6 de 
chevaux ; quadnjugi 
(m,), attelage a quatr 
vaux; 



JUS. 



143 



quddnga (pour quadrijuga), 
w; d'ord. quMrigx, drum 
(A), quadrige ; 

7 con-jux, 'jugis (m., f,), §poux, 
spouse; 

conjugaliSf is, e, conjugal; 
conjugium, ii (n.), union, ma- 
riage ; 

8 juxta, adv. etpr^., aupr^s; 

9 jumentum, i (n.), attelage; 
b^te de somme; 

iO jugulum, i(n.), jugiilus, i(m.), 
attaches du cou ; cou ; 
jugulo, as, 6gorger; 
juguldtio, onis (f.), 6gorge- 
ment; 
du radical jung- : 

11 junctio, dnis(f.), union; 

12 junctura, ae (f.), jointure. 
Fest. p. 50. Cuncti signifLcat qui- 

omnes, sed conjuncti etcongregati. 
rv. ad. Vv*g. Mn. i, 522. Cuncti usu 
significat quod omnes. Cicero 
e ait cuncti atque omnes: quia 
s nan statim sunt cuncti, nisi 
simul sint juncti. — Cunctari 
ttt pour * co'junctari, *counctari : la 
nbstantif cunctator designe propre- 
■eot celui qui combine. II ne faut pas 
ilpporter ici percontari (v. contiis), 
^i'on 6crit souvent, mais a tort, pc?'- 
tmctari. — JUgum a donu§ des com- 
poses et derives tels que jugare <* at- 
tacher, unirw, jugdlis (surnom de 
hnon^ comme pr6sidant aux ma- 
nages), conjvLgatio, « conjugaison d'un 
terbe » (traduction du grec ou^uy^a), in- 
f^cs kostiae [quae nunquam domitae 
ttUjugo subditae faerunt). — Biga pour 
^-juga est toujours employ^ substanti- 
^ment. — JUmentum est pour *jugmen' 
hm. Le sens premier est « attelage ». 
Pline. Ep. ii, 17. Iter arenosum, ju- 
nientis paulo gravius et longius, equo 
Ireve et molle. Cf. Lex. Tab. XII. Si 
in jus vocat, si morbus aeoitasve vitium 
escit, qui in jus vocabit, jumentum 
iato. Jumentum a d^sign^ ensuite la 




b6te attel6e, soit cheval, soit mulet, 
soit 4ne. — A jungere correspond en 
grec ^euyvufxi (aor. pass. IJ^uytjv), a ju- 
gum Cwyt^v. La racine sanscrite est jug 
« joindre », qui fait au participe jukta 
« joint », au present junaktia il joint ». 
Le joug en Sanscrit se dit jugam. 

juniperus, i{f.), gen6vrier; genievre; 
juniper eus, a, um, de gen^vrier. 

jurgo, as, plaider, querelier ; 

I Comp. : ob-jurgo, as, querelier, 

reprimander, gourmander; 
objurgdlio, onis [f.], r6pri- 
mande ; 

II Der. : jurgium, ii (w.), querelle ; 

jurgiosus, a, um, querelleur. 
Be jus eiago. Jurgo est pour *jiiri' 
go; jurgium pour *jiirigium; cf. liti- 
gium et litigo. Du sens de d^bat judl- 
ciaire ces mots ont passe au sens de 
contestation en general. 

jus, juris (/I.), droit, justice; jdre, k 
bon droit; 

I Comp. et juxtaposes : 1 juris- 

consultus ou jdris-perltus, i 
(m.), jurisconsulte; 

2 jUris-dictio, onis [f.], i® exer- 

cice de la justice; 2<» juridic- 
tion ; 

3 jurX'dXcus, a, um, {^ qui con- 

cerne la justice; 2<* qui rend 
la justice; 
jurXdXcidlis, is, e, relatif a un 
point de droit; 

II Der. : 1 juUus, a, um, juste, re- 

gulier ; 

in-justus, a, um, injuste; 

justUin, ae [f.], justice; 

injustUia, ae [f.], I® injustice ; 
2° s§v6rit6 excessive ; 
2 injuria, ae (f.), injustice ; 
injUrius, a, um, contraire au 

droit; 
injUriosus, a, um, 1° injuste; 

2<* injurieux ; 
injUrior, dris, faire tort k; 



444 



JUS. 



3 ju-dex, 'dXcis (m.), juge ; 
judico, as, juger; 

judtcdtio, onis (/l), action de 

juger; jugement; 
judicdtrix, %cis{f,)j celle qui 

juge; 
judXcdto, adv., de propos de- 

Iib6r6 ; 
judtcdtus, us (w.), office de 
juge ; 
ah-judico, as, enlever par un 

jugement ; 
ad'judtco, as, adjuger; attri- 

buer; 
dl'judico, as, decider par un 
jugement; discerner; 
dljudicdtio, onis {f,), decision , 
sentence ; 
prse-judico, as, 1° juger en pre- 
mier ressort; 2° pr^juger; 
judicium, ii (n.), jugement ; 

/ relatif h. 
judiddlis, is, e \ un juge- 
judicidrius,a,um i ment,ju- 

\ diciaire; 
•prx- judicium, ii (n.), 1** ju- 
gement anterieur; 2° juge- 
ment anticipe; 3° prejuge; 
4*> presage; 5° prejudice; 

4 juro, as, prononcerun serment, 

jurer; 
ah-juro, nier avec un faux ser- 
ment; 
adrjuro,'i^ adjurer; 2*> affirraer 

par serment; 
con- juro, jurer ensemble, se 

conjurer ; 

conjdrdtio, onis (f,), conju- 
ration ; 
de-jar et de-jero, jurer ; 
e-jdro et e-jero, repousser en 

jurant; renier; 

ejurdtio, onis if.), renoncia- 
tion; abdication; 
per-juro, per-jero eipe-jero, se 

parjurer ; 

perjdrus, a, um, qui se par- 
jure ; 



perjurium, ii (n.), p 
juS'jdrandum , juris - ^ 

(n.), serment; 
jurdtor, oris ,(m.), arch 

qui fait prater serm 

censeur ; 
in-jdrdtus, a, um, qui n' 

engage par un serme 
5 jU'SlXlium, ii (w.), vacar 

tribunaux (pour *jm- 

de sto). 
Jus, en vieux latin jous, corr 
au Sanscrit yaws. Ce terme, usi 
lement dans quelques ancienn 
mules, a une signification reli 
On le retrouve aussi, avec une 
tion sacr6e, chez les Perses, j 
forme jaos. On en peut conclu 
jus 6tait a Torigine un mot 
partie de la langue de la reli^ 
est rest6 quelque chose de c 
dans le verbe jurare. — Sur 
rium, V. per, prefixe pejoratif. 
tus est form6 de jus comme 
de fas, honestus de honos, — V 
jubeo, 

jus, juris (n.), jus, sauce ; 
jureus, a, um, arch., de jus. 

juvenis, is, adj. m. et f. (cp. j\ 
jeune ; 

1 juvenilis, is, e, de jeune h 

juvenile; 
jiivenililer, adv., en jeune h( 
avec pr^somption ; 

2 Juv^dlia, ium (n.), f^tes 

jeunesse; 

3 juvenor, dris, agir ou pai 

jeune homme ; 

4 juvenesco, is, 1° grandir; 

prendre de la force ; 

5 jixventa, ae {f.), jdventus, ut 

jUventds, dtis (f.), jeunes 

6 jdvencus, i (m.), jeune taui 
Ui de juven-i'S, comme ce 

menS'i-s et de quelques autrej 
(v. levis), n*est pas primitif, < 
explique le g^nitif pluriel juvi 



LABOR. 



145 



s derives tels que juven-tas. San- 
juvan «jeune)», gothique yt/gfg.s 
ne sens). — Dans le coraparatif 
or, on a la mtoe contraction que 
\ dltiar pour divitior : cette con- 
tion se retrouve dans jiinix « g6- 



», 



», as, juvi, jutumj jiivdre (part. f. 

juvdtia*us)f aider, plaire k; 

Comp. : ad-juvo, etc. (part. f. ad- 

jiivdturus et adjuturus), venir 

en aide a; 

adjutor, oris (m.), adjutrix, ids 

(f.), celui, celle qui aide; 
ndjutorium, ii (n.), aide, secours ; 
adjuto, as, aider, assister; 



adjutubXlis, is, e, arch., secou- 

rable ; 

adjumentum, i (n.), aide, secours ; 

II Der. : ju-cundus, a, i/m, agreable ; 

jucunditas, dlis (^.), charme, 

agrement; 

in-jucunduSy a, um, d6sagr6a- 

ble; 
in- jucunditas, dtis (f.), d6sa- 
grement. 
Le sens « aider » est le plus an- 
cien, comme on le voit par le com- 
post adjuvo et par des locutions 
comme Diis juvantibus « les dieux 
aidant)). — Baxis jd-cundus le suffixe 
est le mdme que dans ruhi-cundus, 
fd-cundus, etc. 



J>or, oris, lapsus sum, Idbi, tomber, 

glisser ; 
1 Comp. : 1 dlrldbor, tomber vers 
OM jusqu*^ ; 

(dlapsvs, ds (m.), approche, 
attaque; 
2 col-ldbor, s'affaisser; 
'^ de-ldbor, tomber d'en haut ; 
4 dl-ldbor, se dissoudre ; 
e-ldbor, s*6chapper en tom- 
bant; 

6 il-labor, tomber dans ou sur; 
illapsus, us (m,), action da tom- 
ber, de p6netrer dans; 

7 inierldbor, tomber entre; 

8 per-ldbor, tomber h travers ou 

le long de ; 

9 prae-ldbor, tomber d*avance ou 

en avant de ou le long de ; 
iO pr«<er-/a6or,^° longer, cdtoyer; 

2<> tomber au del^, 6chap- 

per; 
11 Tpro-ldbor, 1® tomber en avant; 

2® tomber, se laisser aller; 

Mots latins. — Cours sup. 



prolapsio, 6nis{f,), chute, 6crou- 
lement; 

12 re-labor, tomber en arriSre; 

retomber vers ; 

13 sub-labor, 1® tomber sous, pe- 

n6trer sous; 2® s'affaisser; 

14 super-ldbor, tomber par-des- 

sus; 

1 5 trans-lapsus, a, urn, qui a passe 

au de\k ; 
II Der. : 1 Idbes, is (f,), ruine, de- 
gS-t, tache, contagion; 
Idbecula, as (f,), tache 16g^re; 
2 Mbo, as, chanceler; 
Idbasco, is, Sre, arch,, commen- 
cera flechir, chanceler; 
col'ldbasco, is, arch,, s'6crou- 
ler; 
Idb^-fddo, is, ebranler; 
Idb^-flo, is, -fieri, 6tre 6branle, 
s*6branler ; 

col-ldb^flo, 6tre 6branle en 
m^me temps ou violem- 
ment ; 

10 



146 



LABOR. 



U'lahef actus, a, urn, non 
6branle; . 
Idb^facto, aSf ebranler forte- 
ment ; 

IdMfactdtio, onis (f.), ebran- 
lement profond, secousse 
violente ; 
col 'Idbe facto, as, Ebranler 
profondement ; 
3 lapsus, us (m,), 1° chute; 2° 
glissement, au propre et au 
figure ; 
lapsio, onis (f,), chute ; 
lapso, as, tomber sans cesse.' 
L'alternance de la voyelle br^ve et 
de la voyelle longue se retrouve dans 
liquare, liquere et liqui, pldcidus et 
pldcdre, etc. L'idee commune ren- 
ferm6e dans Idbi, Idbdre, Idbefacere, 
est celle de « tomber ». Virg. ^n. ii, 
693. Intonuit laevum et de caelo lapsa 
per umbras Stella facem ducens multa 
cum luce cucurrit. Caes. B. G. 53. 
Lapsus spe. Cic. Tusc, ii, 4. Pkiloso- 
phus in ratione vitse peccans, in officio, 
cujus magister esse vult,labitur, Virg. 
Georg, u, 133. Folia haud ullis laben- 
tia ventis, — Ldbes signifie « chute, 
ecroulement)). Cic. Div. i, 3o. Tantos 
terrsd motus in Italia factos esse, ut 
multa oppida corruerint, multis locis 
labes factse sint, terraeque desederint. 
Id. ibid. 1, 43. Delata ad senatum labes 
agri Privematis, cum ad infinitam al- 
titudinem terra desedisset, Lucr. ii, 
11 44. Magni modnia mundi Expugnata 
dabunt labem putresque ruinas. Ldbcs 
a pass6 ensuite au sens de « d^gdt, 
tachc)). C*est une degradation du sens 
qui peut 6tre rapprochee de ce qui a 
eu lieu, en frauQais, pour le verbc 
abimer, 

labor, oris (m.), charge, fatigue, tra- 
vail; 
1 Idboro, as, 6tre charge, dtre fati- 
gue, travailler, souffrir; 
al-ldboro, as,i° se donner un sur- 



croit de peine; 2*> ajo 

travaillant ; 
e-ldbdro, a^, 1° travaill( 

soin ; 2® produire par le 

eldbordtio, onis (f,), tn 
tentif, elaboration; 
il-ldboro, as, travailler a; 

2 Idboriosus, a, um, \ ^ qui 

la peine ; 2® laborieux, 
Idboriose, adv,, avec peir 

3 Idbori-fer, -fera, -fSrum, 

porte la fatigue ; 

4 il-ldbordtus, a, um, non t 

obtenu sans effort. 
Labor appartient ^ la fai 
mots dont il est parle a Tarticl 
dent. Le sens primitif parait 2 
« charge, poids)). Vitruv. n, 
sisi7itin locis tectis,sustinent i 
sin autem in apertis, friantm 
solvuntur. — Ce sens est re 
tout au verbe laboro, qui sign 
vent « 6tre charg6, plier sous 
ou sous le choc)). Hor. Od. 
Aquilonibus laborant querce 
gani. Id. ibid, i, 9, 1. Vides, 
stet nive candidum Soracte, 
sustineantonusSilvae laborant 
B. C. II, 6. Triremes adeo gra\ 
ter se incitatse confiixeimnt, \ 
mentissime utraeque ex concur, 
rarent. — De 1^, labor a pris 
de « fatigue, travail ». Laborer 
nere, tolerare, suscipere. Cic. 
Laborem levare alicui, Caes. B 
5. Ex labor e se reficere, — E 
de « fatigue » sont venues c( 
« douleur, maladie », et au figui 
ci, inquietude ». Laborare ex i 
a frigore. Laborare ex invidia, 

lac,lactis (71,), lait; 

1 lacteus, a, um, de lait; 
col-lacteus, i (m.), collactet 

frere, soBur de lait; 

2 lactdrius, a, um, de lait, '. 

3 lactans, antis, gonfl6 de k 
lactito, as, allaiter; 



LACIO. 



147 



4 lo.ctens, entis, 1° qui lette encore, 

d^Iicat; 2° qui est encore en 

s6ve; 
. 5 lactesco, is, ere, 1 ® se changer en 

lait; 2® commencer k avoir du 

Jait. 
iVomiuatif archaique lacte et lact, 
Oez Jes anciens 6crivains, lac est 
Hielquefols du masculin. — Le sue de 
^rtaines plantes 6tait assimil6 au lait. 
ib. V, 7. Lac caprifid, Ovid. Met. xi, 
06. Innumeraeque herbae, quarwn de 
icte soporem Nox legit. De 1^ lactuca 
laituew. Varr. i. L, v, 104. Lactuca 
lacte, quod olus id habet lac, — Lac 
)rrespond au grec ■>[£kot, YaXaxto;. Le 
remier a 6tant une voyelle euphoni- 
le, la fonne primitive 6tait *glag ou 
jlac, laquelle s'est conserv6e dans 
bycp(J; uabondant en laitw, ^Xcrfib} 
regorger de lait)). 

leer, era, drum, d6cbir6 ; 
Wce»'o, as, d6chirer; 
lac^dtio, onis [f), action de d6- 

chirer; 
dt'ldc^ro, as, mettre en pieces ; 
col'ldcerdtus, a, urn, mis en pieces ; 
il^dc^dbXlis, is, e, qui ne pent 
6tre d6chir6. 

ttenrna, » (A), manteau ; 
Ikematus, a, urn, couvert d'un 
manteau. 

i lUeerU, » [f,), et lacertus, i [m,), 1§- 
xard. 

Ifcertiis, i im,), muscle de la partie 
superieure du bras, bras ; 

l&ctrtosus, a, um, musculeux, ro- 
buste. 

Ce mot est, au fond, identique avec 
e precedent. Comme on pent le voir 
muB, le mtoe terme sert h. designer, 
Q beaucoup de langues, la souris et le 
uscle. Ici la souris est remplac6e par 
lezard, qui en a la forme allongee 
les mouvements rapides. 



Hicinia, » (/".), pi^ce, morceau, pan de 
v^tement; 
Idciniosus, a, um, decoup6, dentel6. 

lacio, tirer, attirer, d*ou : 

1 Idcesso, is, ivi, Itum, ere, harceler, 

attaquer; 

2 al-licio, il-JXdo, pa'-licio ou pel- 

licio, pro-licio, is, -lexi, -lee- 
turn, -licere, attirer, seduire; 

allice-fddo, is, attirer, seduire; 

allicefactus, a, um, attir6; 

3 e-licio, is, -licui, -IMtum, -licere, 

faire sortir; 

4 lacto, as, attirer, seduire, d'oii : 
de-lecto, charmer; 

delectdtio, onis (f.) j char- 

delectdmentum, i (n.) j me; 
delectdhilis, is, e, charmant; 
ob-lecto, as, charmer; 

oblectdtio, Onis (f.), 

oblectdmen, minis 
(w.) } charme; 

oblectdmenium , i 

(«•) 

oblectdtorius, a, um, divertis- 
sant; 
sub-lecto, as, arch., seduire, trom- 
per; 

5 de-ltciw, arum (f.), d^lices; 
delicdtus, a, um, d6iicieux, delicat ; 

6 il-lec^brae, arum (f.), attraits, 

charmes ; 

7 Composes en -lex, -IXcis : 
aqui-lex, -licis (m.), qui attire 

Teau, qui fait tomber la pluie ; 
il-lex, -licis (w.),appeau, amorce, 
appdt; 

8 pel-lax, 'Idcis {m.), fourbe, im- 

posteur ; 
pelldcia, a? (/".), fourberie. 
Festus, p. 117. Lacit, in fraudem 
inducit. Lax cnim fraus est. — Lucr. 
IV, 1200. Qux lajcerc in fraudem pos- 
sent vinctosque tenere. Le frequentatif 
lactare a egaletaent le sens « tirer, 
attirer ». Lucr. v, 1067. Aut ubi eos 
lactant pedibus, morsuque petentes. 



148 



LACRIMA. 



Ter. Andr, v, 4, 7. Adolescentulos 
impe^ntos remm in fraudem illicis : 
Sollicitando et pollicitando eorum ani- 
mos lactas. Id. ibid, iv, 1, 23. Nonne 
libi satis esse hoc visum solidum est 
gaudiurrtj Nisi me lactasses amantem, 
et falsa spe produceres? Plaut. Cist, ii, 
1, 9. It a me amor lassum animi ludi- 
ficat, fugat, raptat, retinet, lactat. — 
Lacessere est form6 de lacio comme 
facessere de /lacio, et arcessere de cio. 
C'est une sorte d'intensif . — L'adjectif 
pellax « trompeur » vient du substantif 
lax « tromperie » et du prefixe p6jora- 
i\f per (y. per 2). Par la declinaison 
de ce mot, nous voyons que le simple 
la>x avait un a long : cf. pax, pads, k 
c6te de pddscor. — Virg. £n. u, 90. 
Invidia pellacis Vlixi. Id. Georg. iv, 
443. Verum ubi nulla fugam reperit 
pellacia, victus In sese redit. — Tandis 
que lacere et lactare se prennent pres- 
que toujours en mauvaise part, les 
composes delecto, oblecto n'emportent 
avec eux aucune acception f^cheuse. 
— A c6t6 du pluriel illecebrae (form6 
comme latebra), Von trouve aussi le sin- 
gulier illecebra. Cic. Catil. ii, 4. Qu3B 
tanta in ullo komine juventutis ille- 
cebra fuit, quanta in illo? — Elicio, 
dans la langue des haruspices, s'em- 
ploie en parlant des ceremonies qui 
ont pour objet d'attirer la foudre ou 
la pluie : de la le surnom de Jupiter 
Elidus et la cer^monie nommee aqui- 
licium. Ovid. Fast, in, 327. Eliciunt 
caslo te, Juppiter : unde minores Nunc 
quoque te celebrant, Eliciumquevocant. 
Remarquez la di (Terence de conjugai- 
son de ce dernier compost et v. k ce 
sujet lego. 

lUcrima, »(/.), larme; 

1 Idcrtmo, as, ou -or, -aris, pleurer ; 
col-l&c7'imo, as, i^ pleurer en- 
semble ; 2® d6plorer ; 
colldcrmatio, onis (/.), action 
de fond re en larmes ; 



il-l&crimo, as, 1° pleur 
2° suinter; 
Idcrlmdbundus, a, urn, qui 

larmes ; 
l&crimdbilis, is, e, deplora 
mentable ; 

il-ldcrimdbilis , is, e, 
pleure; 2® inexorable 

2 IdcrXmosus, a, um, 1° p] 

2<> deplorable; 

3 IdcrmUla, a? (/".), une larr 
Lacrima n'est pas d'origine 

c*est la copie du grec 8axpu|i 
changement de genre, comme 
rive fr^quemment dans les sub 
empruntes k une langue etran^ 
changement en feminin a ei 
doute determine par la finale a 
grec. C'est ainsi que les plurie 
tres latins sont devenus des f 
frangais : vivenda, viande ; poi 
pomme; arma, une arme. Au s 
8 devenu /, cf. 'OSuaasu; = I 
Fest. p. 68. Dacrimas pro h 
Livius [Andronicus) saepe posui 

lacus, us (m.), bassin, lac, cai: 

i Idcuna, se [f.], fondri^re, 

Idcunosus, a, um, qui a des 

2 lacunar, aris (n.), lambris 

Idcuno, as, orner comme 

fond, lambrisser. 

La>cus designe non seulem 

reservoir d*eau artificiel ou r 

mais encore toute espece de ba 

de receptacle. La cuve oCi Tor 

le moM. Cic. Brut. 83. Novan 

quasi mustum de lacu, fervidat 

nem. Ov. Fast, iv, 888. Praei 

lacubus proxima musta tuis. Cs 

25. Finaceos conculcato in dolia 

vel in lacum vinarium picatum 

baquet ou Ton regoit le metal 

sion. Virg. Georg. iv, 173. A 

dentia tingunt Mr a lacu. — '. 

oil Ton regoit le marc d'huile, 

oil Ton prepare la chaux! — Pa 

gie,les cases du grenier ou sont 



LvETUS. 



149 



ies differentes provisions. Colum. i, 6. 
Sedet Iambus distinguuntur granarin, 
U separatim quxque legumina ponan- 
iir. Id. XII, 52. Itaque cum lacus, quem- 
dmodum diximus, exstruxeris, asser- 
ulos inter se distantes semipedalibus 
patiis supra solum ponito, — C'esl 
ar assimilation a ces cases que Ies 
lissons du plafond s'appellenl lacus 

I le plafond lui-m6me lacunar ou la- 
marium. Lucil. ap, Serv, Mn, i, 730. 
esultant asdesque lacusque, — La- 
ma, fonn6 de lacus, a donne k son 
)ur lacunar, qui est un adjectif neu- 
re pour * lacunars. Un autre mot pour 
esigner le plafond est laquear, qui 
Bt de la m^me origine. — Dat. abl. 
lur. lacubus. On trouve aussi lacus, 
:en. lad, 

Bdo, is, laesi, Ixsum, laed^re, heurter, 
blesser ; 
I Comp. en -lido, is, -llsi, -lisum, 
-Udere : 

1 al-lldo, heurter contre, briser; 

2 col-lido, entre-choquer ; 

3 e-lido, faire jaillir par un choc, 

^eraser ; 
ellsio, onis (f.), expulsion par 
suite d'un choc; 

4 il-lido, briser contre; 
illisus,iis (m.),choc,froissement ; 

5 ob-lido, ecraser en entourant, 

etreindre, ^eraser; 

6 il-laesus, a, um, non endom- 

mage, non bless6, intact ; 

II D6r. : laesio, onis (f.), choc, dom- 

mage. 
Le sens « heurter)), qui est le sens 
rimitif, est reste surtout dans Ies 
)mpos6s. Lucr. iv, 294. Ut si quis, 
'ius arida quam sit Cretea persona, 
lidat pilseve, irabive. Id. i, 532. Nam 
que collidi sine inani posse videtur 
Udquam, nee frangi, nee findi in 
na secando. Plant. Rud, iii, 2„ 45. 
ibe oculos elidcre, itidem ut sepiis 
ciunt coqui, — Mais ou trouve aussi 



le sens « heurter)) pour le simple Ide- 
dere. Lucr. v, 998. Turbidaponti Mquo- 
ra Uedebant naves ad saxa virosque. 
— De la « blesser, nuiro). — Le ter- 
me grammatical elisio signifie « ecra- 
sement, elision)). 

laetus, a, um, 1° gras, fertile; 2*> favo- 
rable, heureux, joyeux ; 
I Comp. : per-lsetus, a, um, tres 

joyeux; 
II Der. : 1 laetXtia, as (A), l°fertilite; 
2° joie'; 

2 laetor, Ciris, se rejouir ; 
lastdtio, onis (f.), .transport de 

^ joie; 

laetdbilis, is, e, agreable; 
il'laetdbllis, is, e, penible; 
laetdbundus, a, mw/, joyeux; 

3 laeti'ficus, a, um, qui r^jouit; 
laeti-ftco , as, 1° fertiliser; 

2° rendre joyeux. 
Laetus signifie proprement «gras, fer- 
tile )),en parlant des plantes et des ani- 
maux. De la, en parlant de la terre, lae- 
tare « engraisser la terre )) et laetdmen 
«engrais)). Cato. R. R, i, 6. Ubi ager 
crassus et laetus est sine arboribus, 
eufn agrum frumentarium esse oportet, 
Virg. Georg, i, 1. Quid faciat laetas 
segetes.»» Id. ibid, i, 73. Autibiflava 
seres, mutato sidere, farra, Unde prius 
ladtum siliqua quassante legumen. Id. 
ibid.i, 101. Hiberno laetissima pulvere 
farra T^tus ager. Id. ^n. in, 220. 
Laeta bourn passim campis armenta vi- 
demus. Id. Georg. ii, 520. Glande sues 
laeti redeunt. Id.ibid. in, 310. Quam ma- 
gis exhausto spumaverit ubere midcra 
Laeta magis pressis manabunt flumina 
mammis. Pallad. i, 6. Locasterilia be- 
ne ficio laetantur incendii. Id. ibid. In 
laetandis arbonbus crates faciemus, ter- 
ram prius trunco admoventes, et mox 
laetamen. Plin. H. N. xvni, 16, 46. Se- 
cale nascitur quallcumque solo, ipsum- 
que pro laetamine est. Pallad. i, 23. 
Anserum Ixtamen omnibus inimicum 



150 



L^VUS. 



est. Id. Ill, 1 . Praia sparso laetamine sa- 
turare. — Dans un autre sens « abon- 
dant, nourri» (en parlant du style): 
Tac. Dial, de Or. 22. Locos laetiores 
attentavit Laetitia s'emploie lui-m6me 
dans le sens de afecondit6». Colum. 
IV, 2i. Loci Uetitia plures palmites, 
exilitas pauciores desiderat, C'est dans 
ce sens qu'il faut aussi entendre le 
vers d'Horace : Sat, i, 8. Militia est 
potior. Quid enim? Concwritur : horse 
MomentOf cito mors venit, aut victoria 
laeta (la victoire avec son butin). — Au 
figure, « favorable, heureux, joyeux)). 
Lsetum augurium, Suo laetus, Frons 
Iseta, 

IsBYUs, ,a, nm, gauche. 
Grec Xaio?, pour *XaiFo; « gauche)). 

Higena, » (/;), sorte de fiole k ventre 
bomb6. 
Mot emprunte : XdeYr^vo;. 

lambo, is, i, itum, ere, 16cher; 

1 Comp. : 1 al-lambo, eflleurer en 

l^chant; 

2 de-lambOf 16cher de haut en 

bas; 

3 prae-lamho, gotlter le premier 

ou d^guster ; 
II Der. : 1 labium, ii et labrum, i 
(n.), l^vre; 

liXbiosuSf a, um, qui a de gros- 
ses Idvres, lippu ; 
2 labellum, i [(n.), petite l^vre, 
iSvre delicate. 

lamentnm, i (n.), lamentation ; 
i Idmentor, aris, se lamenter; 
Idmentdtio, dnis{f,), lamentation; 
ICimentdbilis, is, e, lamentable; 

2 Idmentdnus, a, um, arch,, qui 

cause des lamentations. 

lamina ou lamna, ae (/".}, lame, feuille 
de m6tal, plaque mince ; 
Zame//a,a? (A),petite lame de m§tal. 

lampas, adis (/".), flambeau, lumi^re. 
Mot emprunte : "koi^rAq. 



lana, as {f.), laine ; 

1 Idneus, a, urn, de laine; 

2 Idndtus, a, um, 1° c( 

laine; 2*>laineux; 

3 Idndrius, ii (m.), arch 

en laine; 

4 Idnitium, ii (n.), tonte d 

5 IdnHgOj -ginis (/".), poll 

6 Composes en Idni- : 
Idni-ficuSy a, urn, qui t 

laine ; 

IdnX-ger, -gera, -girum, 

une toison ; subst,, mc 

bis. 

Le grec Xay vt) « toison )) i 

ser une ancienne forme * lac 

lancea, » (f,), lance. 

Mot d'origine espagnole, 
ron (A. Gell. xv, 30); d'origin 
selon Festus, qui le ram^n 

langueo, as, ni, ere, langui 

1 languor, oris (m.), lan^ 

2 languidus, a, um, lang 
languidulus, a, urn, ui 

guissant ; 

3 languesco et e-languesc 

nir Ian guissant ; 

4 langue-fdcio, is, rendi 

sant. 
V. laxus, 

lanista, » (m.), celui qui 
gladiateurs. 

lanius, ii (m.), 1** boucher 
maire ; 

1 ICinio et di-lanio, as, d 
Idnidtio, onis (f.), actio 

rer; 

2 liinio, onis {m.), bouch< 
Idnionius, a, um, de b 

lanterna, mieux que Idter 
lanterne ; 
lanterndrius, ii (m.), qui 

lanterne. 
Mot emprunte : XafjLTzxTjp 
La forme sans n est recente 



hni, lancis (f.), plateau, plateau de 
iaiance ; 

[• hl-lanx, -lands (f.), qui a double 
piateau; balance. 

lanx d§signe un plateau large et 

mx, qui servait d'abord i' porter les 
'*lets. Cic. Att, VI, 1. In filicatis Ian- 
cibuSj et splendidissimis canistriSj olus- 
CMilis nos soles pascere : quid te in vasis 
fetilibus appositurum putem? Hor., 
Sfl^., n, 4. Inter lances mensasque ni- 
tentes, Virg. Georg,, ii, 194. Lancibus 
itpandis fumantia reddimus exta, — 
De la « plateau de la balance)). Virg. 
£n., XII, 725. Juppiter ipse duas 
^quato examine lances Sustinetj et fata 
imponit diver sa duorum, — Lanx est 
un mot emprunt6 : grec Xaxavrj ou 
A2xa«/T, « plateau)). 

lipis, -idis (m.), pierre ; 
\ /'KpTdo, aSy i ° lapider ou frapper 
a coups de pierre; ''1^' impers,; 
il pleut des pierres; 

dUaptdOy as, I'^criblerde pierres; 
2° dilapider, gaspiller; 

Utfiddtio, onis (/".), grdle de pier- 
res; 

IdpUdtor, oris (m.), qui lance des 
pierres; 

2 lapidms, a, um, de pierre ; 

3 lapid^suSy a, um, pierreux, plein 

de pierres ; 
i Ifipiddrius , a , um, charge de 
pierres ; 
: 3 Mpt-cida, 36 (m.),tailleur de pier- 
res-; 
Juprndinge, drum (f.), carrieres 
de pierres ; 
6 lapilluSj i (wi.), petite pierre, cail- 

iou. 
DJlapido a deux sens : cribler de 
pierres, ou d^truire pierre §. pierre, 
^piller. Colum. x, 329. Saepe ferus 
uros jaculatur Juppiter imhres, Gran- 
me dilapidans hominumque boumque 
bores, Ter. Phorm., v, 7, 4. Prius- 
uim dilapidet nostras triginta mi- 



nus. — Lapillus est pour *lapid4us. 

laquear, aris (n.), d*ord. au plur. Id- 
quedna, ium (n.), plafond 1am- 
brisse, lambris ; 

1 liiqueCUus, a, um, plafonne, 1am- 
briss6 ; 

2 Idqueans, antis, qui orne un pla- 

fond ; 

3 ab-ldqueo, as, dechausser un 

arbre. 
Laquear est un d6riv6 de lacus (v. 
ce mot) au sens de « caisson ». Pour 
la permutation de qu et c, cf. arcus 
arquitenens, incdla inquilinus, 

laquens, i (m.), lacet, lacs; 
Idqueo, as, entourer d'un lacet, en- 
lacer ; 

il-laqueo, as, prendre au lacet, 
enlacer. 

lar, laris, plur. IClres, -um et -ium (m.), 
lares, dieux protecteurs du foyer ; 
fover ; 

1 Idrdrium, u(n.), lieu consacre aux 

dieux lares; 

2 Idrua ou larva, ae (f.), fant6me ; 

masque de theatre; 
larvdtus, a, um, arch,, ensorcele, 

poss6de; 
larvdlis, is, e, de spectre, ef- 

f ray ant. 
Les Lares sont des dieux soit du 
foyer (domestici), soit de la ville (pu- 
blici), dont le nom est ordinairement 
associe a celui des Penates, et dont le 
culte a un . rapport etroit avec cejui 
des ancetres (v. Fustel de Coulanges, 
la Cit^ antique). Les f^tes en leur 
honneur s'appellent Larentalia ou La- 
rentinaha. Comme leur m^re on nom- 
mait soit la nymphe Larunda, soit la 
d^esse Acca Larentia. Le lararium 
etait d*abord un lieu consacre aux 
dieux Lares; par extension;^ lieu con- 
sacre a un culte quelconque. Lai'va 
d^signe une apparition, un fant6me : 
le mot est rapports par les anciens 



iSi 



LARGUS. 



)i law. 1-0 suHlixe serail le m^me que 
tUn* Mm^rfM. Mmtrc». — Dans 
(o ch^iml do$ Arvales on trouve la 
fx^rmo l«\SKS \sur le changement de 

liorfWi^ «« WB« abondant, g^n^reux, 

I iAunp. : prae-largus, a, tiiw, tr^s 

d>ondant ; 
II l>^r. : i largior et e-largior, -Iris, 
-itus sum, -tri, donner large- 
ment; 
largitio, onis (f,), largesse, li- 

b^ralit^ ; 
largitor, oris (m.), qui donne 

lib^ralement; 
largitor, aris, arch., faire de 

riches presents; 

2 larglter et large, adv,, large- 

ment, abondamment ; 

3 largitas, dtis {f.), largesse, li- 

b§ralit6 ; 
III Composes en largX- : 

largi'fXcufi, a, um, abondant; 
largl-fluus, a, um, qui coule 

abondamment ; 
laryt'l6quufi, a, um, bavard. 

l&ridum ou lardum, i (n.), lard. 

lascivus, a, um, fold,tre, petulant; 

1 lascivia, a? (f.), humeur foiatre; 

licence, exc^s; 

2 lascivio, is. Ire, 1® foldtrer; 2** s'a- 

bandonner k la licence ; 

3 lasctvi-bundus, a, um, arch,, fo- 

latre. 

lassus, a, um, las, fatigu6 ; 

1 lassitudo, dinis [f.), lassitude; 

2 lasso, as, lasser, fatiguer; 
de-lasso, as, lasser k I'exc^s, epui- 

ser; 

3 lassulus, a, um, un peu las. 

liteo, e8,*-Mi, -ere, 6tre cache ; 
i IdUhra, 38 (f.), cache tte, retraite; 
Idtehrosus, a, um, cache, obscur; 



2 Idttto, as, 1® essayer de se c 

2® se tenir each 6; 

3 latXhiilum, i (n.), retraite 

chette ; 

4 Idtesco, is, ^re \ 
de-litesco, is, -tui, -tere J se ca 
olhlitesco, is, -tui, -tere ) 

Lateo est lo pendant exact, { 
sens et par Temploi, du grec ).a; 
W me latet re pond a touto' (jle Xa' 
Mais le < = est peu conform" 
habitudes de la langue latine : 
serait attendu plut6t a un f (v. 
^ un 6 (v. rube)') ou ^ un d (v. me 
II existe toutefois deux autres < 
pies dans rutilus k c6te de inifu 
her, et dans pat-i « souffrir » i 
de l-naO-ov. — Corssen{Beitrdge, \ 
propose d'expliquer Idteo comme 
pour *lad-t€o (d'un ancien pai 
*lad'tus; cf. egretius) et riitilu 
*rud-tilus, 

later, ens (m.), brique; 

1 Idterc&lus, i (m.), petite b 

2 Idtericius, a, um, de brique 
later icium, ii (n.), magonnf 

briques; 

3 later amen, mis, arch. {n. 

vail en brique. 

latez,-icis(m.), touteespece de I; 
eau vive. 

Utro, onis (m.), 1*> soldat merc( 
2° brigand ; pirate ; 

1 lairocmium, ii (n.), 1° 
de soldat mercenaire; 
gandage ; 

l&trocinor, dns, 1*> servir 
mercenaire; 2° exercer 
gandage ; 

2 Idtrunciilus, i (m.), piece 
d'echecs ; 

Idtrunciildrius, a, um, rel 

jeu d'echecs. 

Le sens propre de lalro est ' 

mercenaire)). Fest. p. H8. L 

eos antiqui dicebant qui condu 



LAUS. 



153 



tabant oltzo t^; XaTpsiot?. Varr. L, L., 
11, o2. Latrones dicU, qui conduce- 
antur, ea enim merces grsece dicitur 
arpov. Pour le changement du sens, 
;f. le frangais brigand, qui d6signait 
i*abord un soldat a pied. — Lairo est 
lone un mot emprunt6. — C'est dans 
\m sens de « soldat » que latrunculus 
est venu a designer les pieces du jeu 
d*echecs. — Le c de latrun-c-ulm se 
"Wtrouve dans Jatro-c-inium (pour * la- 
tronc'inium). Sont formes de m6me 
^rocinium, tirocinium, ratiocinium, 

Mais tihi-cinium, vati-ci7iium renfer- 

inent le verbe canere. 

Utro, as, aboyer; 

I Comp. : 1 al'ldtro, as, aboyer vers 

ou contre ; 

2 di-ldtro, as, aboyer de c6t6 et 

d'autre; 

3 il-l&tro, as, aboyer contre ; 

II D6r. : Idtrdlus, Us (m.) , aboie- 

ment; 
2 Idtrdtor, oris (m.), aboyeur. 

Uitus, a, um, large; 
\ IdtUado, -dtnis (f,), largeur; 

2 Composes en IdtX- : 
Idti-cldvus, a, um (v. clavus) ; 
Idti'fundium, ii (n.) (v. fundus); 

3 di-ldto, as, 61argir de c6te et 
d'autre, dilater. 

L'origine de ce mot, qu'il ne faut 

pas confondre avec le participe Idtus 

«porte)) (v. tollo), est douteuse. Fes- 

lus, p. 312, donne la forme sllata ; 

mais la seule chose certaine qui res- 

' sorte de son texte, c'est que les Ro- 

mains appelaient stlata une certaine 

espece de navire. 

Utiu, ens (n.), cdte, flanc; 

1 lateralis, is, e, de c6t6, lateral; 

2 IdtuscUlum, i (n.), face d'un objet. 

lanms, i [f,), laurier ; 
1 laureus, a, um, de laurier; 
lauredtus, a, um, couronn^ de lau- 
rier; 



2 Composes en laur'i- : 
lauri'Cdmus, a, um, qui a la t6te 

ceinte de laurier; 
lauri-fer, -fera, -fSimm, 1° qui 

produit des lauriers; 2° orne 

de laurier; 
laurX-ger, -gera, -gerum, orn6 de 

laurier ; 

3 lauredla, x (f.), feuille de laurier; 

au fig, mince succ^s. 
Le bois de laurier servait, k Von- 
gine, aux purifications. Fest. p. 117. 
Itaque eamdem laurum omnibus suffi- 
tionibus adhiben soliium erat. De 1^ 
le caract^re religieux et symbolique 
qui fut ensuite attribue au laurier. 

lans, laudis (f.), merite, louange, 
gloire ; 

laudo, as, louer, approuver ; 
lauddtio, onis (f.), louange, pane- 

gyrique ; 
laudator, oris (m.), 1° pr6neur; 

2° temoin a decharge ; 
lauddbXfis, is, e, louable; 
il'lauddbUis, is, e, indigne d'6- 
loges ; 
col-laudo, as, combler de louanges ; 

collauddtio, onis {f.), eloge; 
di-laudo, as, louer en tout point; 
il-lauddtus, a, um, 1° non loue, sans 

gloire; 2° deteste, maudit. 
Gell. I, 6. Laudare significat prisca 
lingua nominare appellareque. Sic in 
actionibus civilibus auctor laudan di- 
citur, quod est nominari. Cic. Brut., 1 1 . 
Quern rerum romananim auctorem lau- 
dare possum religiosissimum, — Laus 
s'emploie frequemment dans le sens de 
«m6rite,valeur)).Plin.//.iV.,xxii,22,38. 
Peculiaris laus ejus [anthrisci),quod fa- 
tigato corpori succurrit. Id. ibid, xxxv, 
12, 46. Cois (amphoris) laus maxima. 
Cic. Brut,, 7. Pericles cum floreret 
omni genere virtutis, hac tamen fuit 
laude clarissimus, Virg. ^n., v, 355. 
Quae munera Niso Digna dabis, pri- 
mam merui qui laude coronam? Id. 



154 



LAVO. 



ibid. IX, 252. Quae vobis, quae digna, 
viri, pro laudibus istis, Praemia posse 
rear solvi? — L'origine de laus et 
laudo est douteuse. 

lavo, as, Idvi, liivd- J 

*Mm,/av«reetlavo, f u„«« k«;«««-. 
. , : . , ^ f laver, oaigner ; 

IS, lam, lautum ou ( 07 

lotum, Idvere ] 

I de lavo, as : i liXvdtio, onis (f.), 

1® lavage ; 2<> appareil d'un 

bain; 

2 Idmcrum, i (n.), bain; 

II de too, is : 1 lautus, a, urn, 

i ® propre ; 2® magnifique, somp- 

tueux ; 

lautitia, ae (/".), luxe, faste ; 

2 lotus, a, um, lav6, baigne; 
lotio, onis (f.), action de laver; 
il-l6tus, arch, illautus, a, um, 

non lav6, malpropre ; neglig6 ; 

3 I6mentum,i (n.), sorte de savon. 
A c6te de lavdre il existe en ancien 

latin un verbe lavere : c*est ce verbe 
qui a donn6 le parfait Idvi et le par- 
ticipe lautus. Lautus signifie done lit- 
t^ralement ulavew. Ter. Phorm, 11, 
2, 25. Unctum atque lautum e balneis, 
Hor. Sat, 11, 3, 381. Qui circum corn- 
pita siccus Lautis mane senex manibus 
cwrebat. — De 1^, par extension, 
((brillant, magnifique)). Cic. Or, 1, 36. 
Lauta supellex. Cic. Pis. 27. Nihil 
apud hunc iautum, nihil elegans, nihil 
exquisitum. Id. Fam. ix, 16. Magnifi- 
cum et lautum, — De lavere est derive 
labium « vase )) (forme comme crlbrum, 
ne pas confondre avec l&binim « l^vre))). 
Virg. XII, 417. Hoc fusum labris splen- 
dentibus amnem Infidt. Id. Georg, 11, 6. 
Spumat plenis vindemia labris. — Un 
autre derive est Idtrina (pour *lau- 
trina) qui designait d'abord un endroit 
pour se laver. — Par la contraction 
de au en (v. faux) on a eu lotus 
ulave)) et lotio « lotion )). Cf. luere 
« laver » qui est dans un etroit rapport 
avec lavere. 



lazus, a, um, \^ ld.che, 
2° large ; 

1 laxo, as, reldcher, d 

etendre ; 
di'laxo, relftcher de c6te 

tre, distendre; 
re-lajxo, reldcher; 

relaxdtio, onis (f.), 
recreation ; 
laxdmentum, i (n.), rela 

2 laxitas, dtis (f,), 6tenc 
chement. 

Laxus est un participe p? 
verbe sorti de Tusage. La r 
la mSme que dans langueo 
caput (Pers. ni, 58) signifie < 
languissantc)). De la «ldch 
« ample, vaste)). Laxa fre 
toga, habitare laxe et magnif 
verbe laxo signifie « relalcher : 
propre et au sens figure : laxa 
vincula, animum. — La m6n 
se trouve dans le grec Xay-ap 
l^chc)). 

lectns, i (m.), lit; 
i lectUlus, i (m.), lit; 

2 lectica, x (f.), litiere ; 
lectlcdrius, ii (m.), po 

litiere ; 
lecticiila, ae (f,), petit< 
civiere ; 

3 Iccti-sternium, ii (n.), re 

aux dieux dont on coi 
statues sur des coussii 
On trouve lectus, us chez 
ledum dans Ulpien. — Lectica 
comme lorica, — Ces mots 
mtoe origine que le grec 
Xr/'O? «lit)), d'une racine 
coucheD); gothique lig-an « 
ch6)), d'ou I'allemand liegen 
lie. 

lego, as, charger, 16guer; de 
I Comp. : i ab-lego, as, < 
releguer ; 
ablegdtio, onis [f,), acti 
voyer au loin ; 



LEGO. 



155 



-%o, aSy i^ depdcher. d6- 
puter; 2° alleguer; 
'egutiOy mis (/".), envoi, depu- 
tation ; allegation ; 
Ivgo, as J 1° envoyer d'un 
ndroit dans un autre ; 2° d6- 
'?guer ; 

^(jdtio, onis (/".), delegation; 
egOf as, i ° envoyer au loin, 
jleguer ; 2<> au fig. renvoyer 
, rejeter sur; 

gdtio, onis [f.], 61oignement; 
annissement; . 
IPgatm, i (w.),d616gue,rf'(W( 
lepute; 2° lieutenant; 
\tio, o?its(/'.),delegation,d'oM 
° ambassade; 2° lieutenance. 
} mots sont des derives de 

ne designe pas seulement 

par les pouvoirs publics, 
e toute espece de pacte, de 
et de condition. Cat., 
Gleam faciundam hac lege 
(ire : facito rede arhitratu 
z, Cic. Le Or, i, 39. Cum 
tidianus aedes Auratas ven- 
que semrequamdameanim 
tern in mancipii lege dians- 
iebamua, quidquid fuisset 
in mancipiOf id si vendit(yr 
que declarasset, praestare 
C'est en ce sens de « dispo- 
c condition » que lex a donne 
:uer » ou « charger ». Plant. 

Quin potius quod legatum 
cgotium, id curas? Cic. 
Usum fructum omnium bo- 
ennias legal, — On a dit 
ire aliqueinn charger qqn». 

24. Tres adolescentes in 
ifantur qui reges adeant, etc. 
II, 8. Privatae rei causa le- 
e 15. legatus «envoye, de- 
tio « ambassade ». Legatus 

en outre, le nom dii com- 
i second ou lieutenant d'un 

Allego « envoyer (pour un 
iin6)». Cic. Verr. in, S7. 



Petit a me RaboniuSf et amicos allegat : 
facile impetrat, Liv. XXXVI, M, Cum 
patrem, primo allegando, deinde coram 
ipse rogando, fatigasset, Au fig. 
«mettre en avant, all6guer)). Plin. 
Ep, HI, 15. Adhibes preces, allegas 
exemplum. Quintil. iv, 1. Allegarc 
dignitatem alicujus. Just, xv, 1. Prio- 
rem se petitum ab Alexandro allegat. 

lego, is, legi, ledum, leg^^e, i^ assem- 
bler, choisir; 2° lire; 
I Comp. — Composes en -IXgo, is, 
'legi, 'leetum, -IXg^e : 

1 col'ligo, rassembler, recueillir; 
colledio, onis {f.), recueil. 

reunion ; 

colleda, a? (A), collecte, ecot; 

colledlvus, \ .„• 

,, .- . / cf, um, recueilh, 
colledicius, I p^unj. 

colledaneuSy I 

re-colHgo, ramasser. rassem- 
bler de nouveau j 

2 de-ltgo, choisir; 

delectus, Us {m.), choix, levee 
d'hommes ; 

3 e-lXgo, trier, choisir; 
eledio, onis {f.) ) ^j^^j^. 
eledus, Us (m.) \ ' 
elede, adv., avec choix; 
elector, oris (m,), celui qui 

choisit ; 
eledilis, is, e, arch,, choisi. 
exquis; 

4 se-Ugo, trier, choisir; 
seledio, onis (f,), tri, choix; 

Composes en 4ego, is, -Icgi, -lec- 
tum,-lege)'€ : 

1 ad' lego ou al-lego, 1° choisir; 

2° adjoindre ; 

2 inter-lego, choisir qk et la ; 

3 per-lego, recueillir ou lirejus- 

qu'au bout; 

4 prae-lego, i^ annoncer ou com- 

menter ce qu'on va lire; 2« 
c6toyer, longer; 

5 re-lego, prendre ou lire de nou- 

veau ; 



156 



LEGO. 



6 sub' lego, i^ ramasser sous; 

2® soustraire; 3° 6lire k la 
place de; 

7 trans-UgOf passer rapidement 

en lisant, parcourirdesyeux; 
Composes en -%o on-l^goyisrl^, 
'ledum, 'IXgere ou -l^gere : 

1 di-ligo, ch6rir, soigner; 
dileclio, onis (/".), affection; 
dUigens, entis, adj., soigneux; 

dilXgenter, adv., avec soin; 

dlligentia, ae (f.), soin ; 
in-dWigens, entia, ad/.,peu soi- 
gneux; 

indlligenter, adv., sans soin; 

indiligentia, a? {f.), manque 
de soin; 
per-diligens , ends, adj., tr^s 

soignelix; 

perdiltg enter , adv. , avec 
grand soin; 

2 intel-ligo ou mieux intel-lego, 

recueillir dans son esprit, 
comprendre; 

intelligens, entis, adj., intelli- 
gent ; 

intelligenter, adv., avec intelli- 
gence ; 

int€Uigentia,'3e [f.), 1° entende- 
ment; 2° notion, idee; 

intelltgibtlis, is, e, saisissable 
par Tesprit, intelligible ; 

intellectus, us [m.), entende- 
ment, intelligence; 

3 neg-Ugo ou mieux neg-lego, n6- 

gliger, dedaigner; 
neglectio, onis (f.)) negligence ; 
neglectus. Us (m.))dedain,oubli ; 
negligens, entis, ac(;., negligent; 
negligenter, adv., avec negli- 
gence ; 
negligentia, 38 (f.), negligence', 
II D6r. : 1 leg-ulus, a, urn, qui fait 
la cueillette (des olives, du 
raisin, etc.) ; 
2 composes en -legus, a, um et 
en 'legium, ii : 
flori'legus (v. flos) ; 



(v. sa 



frugX-Uqus (v. frugcs 
spici'Ugium (v. spica) 
sorti-lSgium (v. sors) ; 
sAcri'l^gus 
s&cn-legium 

3 ISgio, onis (f.), legion 

lev6e) ; 
Ugionarius, a, um, de 
IdgiuncUla, ae (/".), petite I 

4 rS-ltgio ou relligio ,6nis (/ 

pule, conscience, reli 
rSligiosus ou relligiosus, 
sorupuleux ; 
religiose ou rellfgidst 
consciencieusement 
gieusement ; 
ir-rSligiosus, a, um, con 
la religion, impie; 
irreligiose, adv. irr^li 
ment; 

5 e-legans, antis, adj., 

elegant ; 
eUganter, adv., avec 
avec convenance ; ( 
ment ; 
elegantia, ae (f.), choi 
gance ; 
in-elcgans, antis, adj 

goM, grossier; 
in-eleganter, adv., sar 
per-elegans, antis, «< 

trds bon goOt ; 
pereleganter, adv., ave 

coup de goClt; 

6 supel-lex, g6n. -lectXli 

meubles, mobilier; 

7 Ug-Umen, minis (n.) i i 
legUmentum, i (n.) ) 

8 lectio, onis (f.), i° choix; 

ture; 
lectiuncUla, ae (f.), coui 

ture ; 
lector, oris (m.), lecteur 
lectUo, as, lire souvent: 

9 il'lectus, a, um, non lu. 
Au point de vue de la forme 

remarquer deux classes de con 
les uns, comme deligo, dlUgo, 



LEGO. 



157 



an gent 1'^ en %; les aiitres, 

relegOf perlego, praelegOf qui 
ent I'e. Ces derniers sont les 
ients. Sont ecrits tant6t avec e, 
ivec i : neglego et negligo, intel- 

intelligo, Mais I'orthographe 

est la seule autoris6e par les 
airiens anciens. — La diversity 
. qu'au parfait on a des formes 

elegi et des formes comme 
e retrouve pour d'autres verbes. 
*mo fait au parfait ewi, et de 

redimOf coemo font redemif 
mais promo, sw wo font prompsi, 
. Pasco fait pavi, mais compesco 
npescui. Habeo fait habui, mais 
pour jMS habeo) fait jussi. — Au 
ie vue du sens, il faut distin- 
leux acceptions princi pales : 
ibleD), qui est Tacception pri- 

et « lire » qui est une acception 
J. La premiere a donne les 
Qs legere oleam, flores, nuceSy 

comites : de la les composes 
iiSf frugilegus, spicilegium, et 
rives legio, legulus, Du sens 
Bmbler)),le verbeapass6§.celui 
loisiD) : legere judices, legere 
% in senatum. — L'expression 
vestigia « recueillir les traces » 
der a comprendre comment on 
issi legere viam « parcourir une 
; on trouve mtoe legere saltus 
urir les for^tsw, legere caelum 
urir le cieh). — II est plus dif- 
5 comprendre comment le mot 
! au sens de «lire)). C'^st pro- 
ent Tassemblage des lettres et 
•ts qui a amene cette significa- 
quelle doit d'aiUeurs remonter 
ipoque recul6e, puisque la loi, 
ce mot), en a tir6 son nom. — 
$ suppose un verbe de la 
jugaison : cf. appellere et ap- 

proJUgere et profligare, — In- 
«saisir les choses int6rieure- 
avec les yeux de resprit» : 
• non multum in illis rebus in- 



tellego. — De m6me, colligo a quel- 
quefois le sens de «r6fl6chir, jugCD). 
Cic. Att, II, 23. Ex eo colligere poteris, 
quanta occupatione distinear. — Diligo 
« choisir, soigner», puis « aimer )k Dili- 
gens officii, veritatis. Puis il s'est em- 
ploy6 absolument, pour signifier « scru- 
puleux, exact ». In omnibus rebus 
diligens. — Unanciensynonyme de cet 
adjectif est religens. Religio signifiait 
« le scrupule », et particulidrement « le 
scrupule pieux». Liv. VIII, 17. Religio 
deinde incessit, vitio eos creatos, Ter. 
Andr. v, 4, 38. Dignus es, cum tua reli- 
gione, odio : nodum in scirpo quaeris. 
Cic. Casein. 33. Alicui religionem inji- 
cere. Id. Biv, i, 35. Nee earn rem habuit 
religioni, Ter. Heaut, ii, i, 16. Hoc 
facer e religio est. — De ce premier, 
sens sont derives tous les autres du 
moi religio. « Religion)). Cic. Partit, 
22. Justitia ei*ga deos religio dicitur; 
erga parenteSy pietas, Cic. Invent, ii, 
53. Religio est, quad superioris cujus- 
dam naturx, quafn divinam vocant, 
curam caerimoniamque affei*t, «Rite, 
ceremonie. )) Cic. Leg. i, 15. Neque 
solum in homines obsequia, sed etiam 
in deos caerimoniae religionesque tol- 
luntur. Id. Dom. 40. Ut non putares 
deos satis posse placari, nisi etiam mu- 
liebribus religionibus te implicuisses . 
— Va.dieciii religiosus, dans Tancienne 
langue, signifiait « superstitieux » et 
s*opposait a religens upieux)). Un 
ancien texte {antiquum caimen) cite 
par Aulu-Gelle (iv, 9) dit : Religentem 
esse oportet, religiosum nefas. Plus 
tard, religiosus a signifie «religieux, 
sacr6». — Sacril^gium wrapt de 
choses sacr6es)). Horace, Sat. i, 3, 
117. Et qui nocturnus sacra divum 
legerit. — Sortilegus, de sortes legere 
(ttirerles sorts ». — A c6t6 du nomi- 
natif supellexil existe un nominatif 
archaique supellcctilis. Ce mot est 
forme comme altilis, ductilis, missilis : 
u le mobilier )>, de supe7* et legale (ce 



158 



LENIS. 



qui peut Ctre ramass^, par opposition 
aux objets qui font corps avec la 
maison). — L^go est identique au 
grec Asyw : mais ils n*ont en commun 
que la signification primitive, celle 
d' « assembler, choisir » ; ils font route 
a part pour tons les sens derives. 

lenis, is, e, doux; 

i leniter, adv., doucement; 

2 liinio, is, Ivi ou ii, Uum, ire, adou- 

cir; 

lenlmen, minis (n,) ) adoucisse- 

lenimentum, i (n.) ) ment; 

fle-linio ou de-lmiOy is, tre, char- 
mer, seduire; 

delimmentum ou delen'imentum, 
i (n.), charme, seduction; 

ob-lenio, is, ire, adoucir, calmer; 

3 lenitas, atis (f.) ) douceur. 
lenXtitdo, -dinis {f.) ) 

leno, onis [m.), marchand d'esclaves, 
corrupteur; 

1 lenoctnor, in*is, flatter, caresser, 

chercher a seduire; 
lenocXnium, ii (n.), 1° metier de 
corrupteur; 2° charme, seduc- 
tion ; 

2 Idnoniiis, a, um, de corrupteur ; 

3 lemmculus, i (m.), dimin. de leno. 

lens, lentis (f.), lentille; 

i lenticiila, a? (/".), objet en forme 

de lentille; 
2 lentigo, -ginis [f.], taches de 
rousseur; 
lentlginosus, a, urn, convert de 
taches de rousseur. 

lentiscus, i{f.), lentisque; 
lentisci'fer, -fvra, -f^rum, plante de 
lentisques. 

lentus, a, um, flexible ; indolent, pa- 
resseux, lent; 
i lentitudo, -dinis (f.), 1 « flexibilite ; 
2° mollesse; 

2 lento, as, 1 ^ faire plover ; 2° trainer 

en longueur; 

3 lentesco, is, s'assouplir,s'amollir; 



4 lentidus, a, um, un peu lent. 

« Flexible)). Virg. EcL i, 26. 
viburna. Id. ibid, iii, 38. Lenta 
Id. j;n. VII, 634. Alii thoraces 
Aut leves ocreas lento ducunt arge 
Phajdr. iii, 6. Lentum flagellum, 
De « flexible » est sortie Tidee «ii 
lent, paresseux » : cf. refnissus, k 
Virg. Eel, I, 4. jybs patriam fugimu^ 
tu, Tityre, lentus in umbra... Liv. X] 
14. Tendentem ad mamia Romans 
loniae Annibalem lenti spectamus. 

leo, onis (w.), lion ; . 

lexna, a? (f.), lionne. 

Lesena est la reproduction de Xc'aiv* 
II est probable que le masculin (ei 
est lui-m6me la copie du grec Xewv. 

lepos ou lepor, oris (m.), grace, agri- 
ment ; 
lepidus, a, um, gracieux, agreable; 
spirituel ; 

lepide, adv., avec grdce, avec 
esprit ; 
il-lepidus, a, um, sans gr&ce, saQ8 
esprit; 

illcplde, adv., sans gr^ce, gros- 
sierement. 

lepns, oris (m.), lievre; 

1 leporinus, a, um, delidvre; 

2 lep6rdrium, ii (n.), garenne; 

3 lUpusculus, i (m.), levraut. 

lessus, lamentation fun^bre. 

letum, i (n.), poH., mort, tr^pas; 

1 letdlis, is, e, funeste, mortal; 

2 leto, as, tuer; 

3 leti-fer,-fera, -/len/m, qui porte lal 

mort. 
L'orthographe lethum, qui vienl 
d'un faux rapprochement avec MK 
est a rejeter. Le mot est tres anciefl 
en latin. La formule prononc^e par le 
heraut aux fun^railles 6tait (Varr. L 
L. VII, 42). Ollus leto datus est. Cic. 
Leg. II, 9, cite le texte de loi : Deorm 
manium jura sancta sunto, Hos leto 
dates, divos habento. 



LEX. 



159 



, is, e, leger ; 

Comp : per-levis, is, e, tres leger ; 
Der. : \ leviter, adv.,legerement; 
per-levitci*, adv., tr^s leg^re- 
ment ; 

2 levXtas, dtis (f.), legdrete; 

3 levo, al'levo, sub-levo, as, 1® sou- 

lager; 2° soulever; 3° amoin- 

drir; 
levdtio , allevdtio , sublecdtio , 

onis (/.), action d'all6ger, de 

soulager ; 
e-levo, as, 1° lever, soulever; 

2° enlever,dter ; 3® amoindrir ; 
re-levo, as, 1° relever; 2° alle- 

ger, soulager; 
levdmen, 'minis (n.), soula- 

gement ; 
levdmentum, i (n.), all^gement ; 

4 Composes en leol- : 
l&ol-fidus, a, um, peu digne de 

foi; 

levX'pes, pedis, I6ger a la course ; 

levi'Somnus, a, um, qui a le 
sommeil I6ger; 

levi-densis, is, e, de peu de 
consistance, leger; 
levXculus, a, um, futile, insi- 

gnifiant. 
.evis correspond au grec IXoc/jj-q 
itit)). Pour se rendre compte de 
;e correspondance en grec, il faut 
jordfaire abstraction de Te, qui est 
voyelle prosthetique comme dans 
pour jii, EpuOpci; = ruber, es^xoat 
ur*£ Fetxoat) =vigrinti. II Taut ensuite 
larquer que le latin a fait passer 
IS latroisi^me declinaison,.par I'ad- 
lon d'unt, tous ses anciens adjectifs 
la quatri^me : ainsi brevis, tenuis, 
wis, suavis {v. ces mots) corres- 
ndent k Ppayu^, *Tavi55, paptS;, 7)8u;. 
reiUe chose est arriv6e pour quelques 
bstantifs; ainsi ndvis r^pond a vau;. 
( latin a mSme quelqaefois ajoute 
\ik des themes terminus par une 
rasonne, comme juven-i-s, mens-i-s, 
w-i-s, omn-i'S. On a done eu *legvis. 



etle g Q. disparu devant le v comme 
dans *nigvis (gefnitif de nix « neige ») de- 
venu nivis, *bregvis devenu brevis. — 
Remarquez le sens particulier pris 
par elevo, qui veut dire quelquefois 
« deprecier, diminuer (enlever de son 
poids) ». — Sanscrit laghu-s aipetiii), 
superlatif laghisia-s = eXay laro; ; al- 
lemand /ac^^ u 16ger », anglais light. 

levis, is, e, poli, lisse; 

1 levo, as, apianir, polir; 
col'levo, as, rendre enti^rement 

lisse ; 

2 lev-Xgo, as, apianir, polir; 

3 levor, oris (m.), le poli. 
L'orthographe laevis est vicieuse. 

— On trouve chez Pline un adjectif 
leus, a, um, qui a le m^me sens que 
levis. — Grec X£to;« lisse, poli)>. 

lex, legis (f.), loi; 

1 legdlis, is, e, legal;. 

2 leglttmus, a, um, conforme aux 

lois, legal; 

3 legiS'ldtor et legum-ldtor, 6ns 

(m.), Tqui propose une loi ou 
des lois ; 

4 legi'fer, -fera, -f^rum, qui ap- 

porte des lois, legislateur ; 

5 pnvt'legium (v. privus) ; 

6 coUlegium, ii (n.j, college, asso- 

ciation ; 

7 Composes en -lex, -legis : ex-lex, 

'legis, adj., propr. «qui sort 
de la loi », d'oit non soumis a 
la loi ; sans frein ; 
il-lex, 'legis, adj., arch., qui est 
sans loi; 

8 legUleius, i {m.), chicaneur, for- 

maliste. 
Lex est la loi ecrite, par opposition 
k TWOS « la coutumew : ce terme est 
done post6rieur a Tintroduction de 
r6criture en Italic. II est avec legere, 
au sens de « lire », dans le m^me rap- 
port que rex avec regere. De m^me 
que chez les peuples semitiques la loi 
c'est r^criture, chez les Romains lex 



160 



LIBER. 



« la loi » c'est la lecture. Certaines lo- 
cutions consacr6es se rapportent en- 
core a ce sens particulier. Legem 
figere est un terme technique qui nous 
montre la loi gravee sur le bronze ou 
sur le marbre, et affich^e au forum. 
Virg. JBn. vi, 622. Vendidit hie aura 
patnam dominumque potentem Impo- 
suit; fixit legea pretio atque refixcit. 
D'autre part, legem delere^ c'est effa- 
cer une loi {v. deleo), ei ce terme fait 
partie, ainsi que tabulas delere, comme 
une locution toute faite, de la langue 
latine. — Collegium est form6 de lex, 
comme consortium^ confinium de sors, 
finis, C'est une association r6gie par 
une regie particuli^re. Inscript. Or. 
24i7. Lex collegii Msculapii et Hygias, 
Collegium augurum, Arvalium, ponti- 
ficum, tibicinum, fahrum, — Collega 
est avec collegium dans le mfime rap- 
port que conviva avec convivium, — 
Quelquefois collegium signifie la col- 
legialite. Tac. Ann. iii, 3i. Sequitur 
Tiberii quartus, Bruai secundum con- 
sulatuSf patris atque filii collegio insi- 
gnis. — Lex a aussi donn6 le verbe legare 
(v. ce mot), avec ses nombreux deri- 
ves. — Le latin lex n'a done rien de 
commun avec Tanglais law, le suedois 
lag iilo'in, dont il a 6t6 quelquefois 
rapproche, et qui ont une tout autre 
origine. Ilprouve I'antiquite de T^cri- 
ture en Italic ; des expressions fort an- 
ciennes aussi, telles que legare, colle- 
gium, en sont sorties. 

liber, libri (m.), 1° 6corce; 2*> livre; 

1 libellus, i (m.), petit livre, tablette; 

2 librdrius, a, urn, de livre; 
librdrius, ii (.m.), l® copiste; 

2<* libraire ; 

librdridlus, i (m.), diminutif 
du pr6c6dent ; 

librdria, ae (f,), boutique de li- 
braire ; 

librdrium, ii (n.), lieu de d6p6t pour 
les livres et les papiers; archives; 



. 3 de-libro, as, peler, ecorc 
Liber est proprement la 
entre le bois et I'ecorce. Vir^ 
II, 76. Hue aliena ex arbor e 
Includunt, udoque docent i 
libro. Id. ^n. xi, 554. Hinc 
libro et silvestri subere claus 
plicat, atque habilem mediae c 
gat hastae. — D'apr^s la mat 
laquelle on ecrivait, liber es 
signifierw livre ». 

liber, -bera, -berum, libre ; 

1 llbero, as, delivrer, affra 
liberdtio, onis [f.), delivr 
liberdtor, oris (rw.), liber 

2 libertas, dtis{f.), liberte; 

3 libSrdlis, is, e, digne d'ui 

libre, liberal; 
llbSrdlUer, adv., comme 

vient a un homme libn 
lib^rdlitas, dtis (/.), se 

d'un homme libre, ger 

liberalite ; 
il-liberdlis , is, e, indig 

homme libre ; 
illiberdliter, adv,, sans n 
illlb&rdlUas, dtis (f.), d< 

g6n6rosite ; 

4 liben, drum (m.), les enfai 

id6e d'dge) ; 

5 libertus, i {m.), affranchi; 
col-libertus, i (m.), affran 

un autre ; 
libei'ta, 3d {f.), affranchie 
libertifius, i (m.), fils d'af 

affranchi ; 
libertlna, ae (/".), affranchi 
L'6tymologie de liber est ( 
Une parents avec IXsuOspo; n 
impossible : Te est quelquefc 
thetique (v.eXa/^u?, a Tarticle 
le 6 latin correspond a {v. 
II est vrai que la voyelle de l\ 
difficulte, car on attendrait, ei 
du grec eu, une diphtongue et 
Une inscription falisque doi 
effet, le motLOFERTA (Garru 



LIBET. 



161 



pe, 802), qui peut faire supposer un 

Aen *louferta, — Une autre 6ty- 
logie ram^ne liber k Itbet {quia li- 

i quod lihet facere pdssunt). Mais 
(v. ce mot) est lui-m6me pour lu- 

t, en sorte que la difficulte gramma- 
n'est pas moins grande. — Lo 

iiv6 libertus a donn6 libert-lnus (cf. 
•xnus, vic-tnus). Le nom des en- 

kts de la maison, liberi, s'expliquo 
ropposition avec famuli ou servi. 
II ne faut pas rapporter ici le nom 
dieu Libe7% qui appartient h la fa- 
te de libare, ni le verbe deliberare 

d appartient h. liSro « peser ». 

(ancienn. lubet), -uit ou -iturn 
est, '61*6, plaire ; 
1 IXhido, 'dinis (f,), passion, ca- 
price ; 
lUbidinosus, a, um, licencieux; 
nbldXnose, adv., 1<» suivant son ca- 
price, tyranniquement ; 2** avec 

licence ; 
2 Composes en -libet (verbes, adjec- 

tifs, adverbes) : 
col-llhet, -uit ou -itum est, im- 

pers., il plait, il prend fantaisie ; 
pei'-libet, impers,, il est tr^s agr^a- 

ble; 
qul-libet, quW'lXbet, quod'libet, 

subst. quid-Ubet, celui, celle, 

ce qu'onvoudra; 
quO'JXbet, adv., ou Ton voudra 

{avec mouv.)\ 

qua-libet, adv., 1® par ou Ton 

voudra, par quelque endroit 

que ce soit; 2® par quelque 

moyen que ce soit; 

quantwi-Ubet, quantd-libet, quan- 

tum-Ubet, aussi grand qu'on 

voudra; 
qualiS'libet, gudlis-llbet, qudlS-lt' 

bet, tel qu'on voudra; 
ater-lXbet, Otrd-Ubet, Utrum-lXbet, 

celui des deux qu'on voudra ; 
quam-Ubet, adv., 1^ autant qu'on 

voudra; 2* quelque... que; 

Mots ijitins. — Cours sup. 



ut-libet, adv., comme il plait; 
3 libens, entis, adj,, qui agit volon- 

tiers ; 

libenter, adv., volontiers; 

libentia, a? (/.), joie, plaisir; 
per-libens, entis, adj., qui agit 

tres volontiers; 

'per 'libenter, adv., tr^s volon- 
tiers. 
La forme primitive est liibet. Uu 
est reste dans allubesco (^ plaire », pro- 
lubium « caprice)), prolubido (m6me 
sens). Sur les inscriptions on a fre- 
quemment LVBENS. C'est aussi la le- 
gon des manuscrits de Plaute {ut lubet). 
Le changement d*i/ en i se retrouve 
dans cluens, maxumus, mancupium, 
devenus cliens, maximus, mancipium. 
— On a des exemples de la 3® per- 
sonne du pluriel avec un neutre pour 
sujet. Suet. Caes. 20. Cetera item, quw 
cuique libuissent, dilargitus est. Mais 
Temploi ordinaire est au singulier. Cic. 
Quint. 30. Sin et poterit Naeviiis quod 
libet, et ei libebit quod non licet. Id. 
Att. II, 18. Sed de republica non libet 
plura scribere. — Libido ou lubido est 
form6 comme cupido. — Libitina 6tait 
le nom d'une sorte de V6nus romaine : 
son nom vient de libitum «d6sir». 
Mais comme, pour des raisons que 
nous ignorons, les objets relatifs aux 
obs^ques 6taient vendus dans son tem- 
ple, elle a change de rdle et est deve- 
nue une deesse desfunerailles. Quelque 
chose d'analogue a eu lieu pour la 
deesse Moneta (v. ce mot). — Libet 
est employ^ i la manidre d'une encli- 
tique avec certains prononjs comme 
qui, uter, et certains adverbes comme 
ut, quam. II a le m^me sens que vis 
« tu veux )) dans quivis, quamvis. En 
osq\ie,loufet parait ^tre une conjonction 
signifiant « ou )). — La racine sanscrite 
est lubh « 6tre pris de passion, de de- 
sir », d'ou le substantif lobhas « desir ». 
La mSme racine se trouve dans les 
langues germaniques : gothique Hubs 

11 



162 



LIBO. 



« cher », allemand Helen « aimer », an- 
glais /ore (mfime sens). 

libo, as, offrir en libation; 

I Comp. : i de-llho, as, verser les 

premieres gouttes de libation, 
entamer, effleurer; 
dellbamentum, i (n.), libation; 

2 prae-lihOy as, 1° d^guster avant 

de servir; 2° effleurer; 
praellbatio, mis if.), offrande 
des pr6mices; 

II D6r. : 1 lihatio, 6nis{f.), libation; 
% libdmeriy -minis (n.), libation, 

offrande ; 

3 il'llbatus, a, Mm, non effleur6 ; 

4 libum, i (n.), gftteau servant 

dans les libations ; 
llbdrius, ii (m.), marchand de 
gftteaux pour les libations; 

8 Liber, Sri {m.), 1° Bacchus; 2* le 
vin ; 

6 delibutus, a, uni, oint, arros^. 
Libare est de mfime origine que Xsi- 
Ssiv. Une forme plus simple nous a 6t6 
conservee dans le compose deUbiio 
«oindre, arroscD), d'oii le participe 
delibutus. Plant. Poen. i, 2, 55. Deli- 
butus camo, Cic. Rose. Am. 46. Com- 
posito et delibuto capillo per forum vo- 
litare. Id. Brut. 60. Qui devinctus erat 
fasciis, et multis medicamentis prop- 
ter dolorem artuum delibutus. — 
Llbo a donne le substantif verbal 
llbum « g3,teau » (cf. arma de armare, 
pugna de pugnare, lucus de lucare), k 
cause de Tusage d'arroser les gateaux 
sacr6s. — L'idee de libation a conduit 
a celle de « goiiter, entamer ». Ovid. 
A? V am. 577. Libare cibos digitis. Id. 
Met. X, 653. Summam celeri pede libat 
arenam. Lucr. v, 260. Ergo terra tibi 
libatur, et aucta recrescit. — Liber est 
le dieu remain qui preside aux liba- 
tions : 11 a 6te identifi6 avec le Bacchus 
grec. Le mtoe dieu, chez les Sabins, 
s'appelait, dit-on, Lebasius. 



libra, m (f.), 1° livre, poids 
333 gr.j; 2« balance; 

1 libro, as, balancer; 

Ubrdmen, -minis \ ^ 
f . I conttei 

(n.) j , ...' 

librdmentum,i{n,)] ^ 
librdtor, oris {m.)j 1° qui 

le niveau ; 2<> soldat qui t 

vre les balistes ; 

2 Ilbrdrius, a, um, qui p^se ur 
librdria, as if.), intendan 

p6se et distribue la lai: 
esclaves ; 

3 librile, is (n.), fl^au de b 

balance ; 
llbrilia, ium (n.), pierres 
avec une courroie; 

4 libri-pens, -pendis (m.), i 

qui p6se; 2® celui qui 
payeur militaire ; 

5 aequi-librium, ii (n.), 4° 6q 

2*> compensation; 
3Bqui-librltas, dtis (f.), eqi 

6 se-libra, m (f.), demi-livre 

7 Ubella, a? (/.), 1° petite n 

d'argent d'un as; 2o i 
instrument pour b^tir ; 

8 de-libero, as, peser, d61ibe 
deliberdtio, onis (f.), delib^ 
delibSrdtor, oris (m.), quid 

qui se consulte ; 
deliberdtivus, a, um, qui c( 

le genre delib6ratif, t. ( 
Libra est un mot emprunt6 : 
grec X'rpa « hvre » (poids), prii 
ment usit6 en Sicile. Le b s'e 
par un interm^diaire *Xi8pa (cf. 
= EpuOpdv). — L'idee de poids € 
I'idee primitive. Puis libra a ai 
sign6 rinstrument pour peser, 
lance. Un autre instrument, d( 
prendre la hauteur relative d 
endroits, s'est appele par anal 
m^me nom : mais on emploie p! 
vent en ce sens le diminutif 
C'est notre frangais « niveau: 
B. C. Ill, 40. Alteram navem j 
aggirjisus navibus, in quibus at 



LICET. 



163 



F 

ieerat turtles, Colum. vni, 17. Sin au- 
ten locus ^ ubi vivarium constituere 
iSicmuSy pari libra cum sequore mans 
\,inpedes novem defodiatur piscina, 
Deliberare pr^sente la m6me mela- 
>re que expendere ou que le frangais 
fflser ». Ue est puretaent euphoni- 
I, comme dans umerus. — Le grec 
tpa ayant eu encore, entre aulres 
IS, celui d'une mesure de capacite 
rant k mesurer Thuile ou le grain, 
latin libra a pris 6galement cette 
option. Suet. Ca?s. 38. Frumenti 
)s modios, et totidem olei Hbras, 
en a fait notre « litre ». — Enfin 
f?« etait une petite monnaie et ce 
se retrouve dans le latin llbclla. 
It. Cas, II, 5, 7. Vobis invitis at- 
amborum ingratiis, Una libella li- 
possum fj&in. Cic. Verr. iv, 10. Et 
Volcatio, si sua sponte venissety 
libellam dedisset? 

10, es, iii, itnm, ere, 1° ^tre mis en 
vente ; 2® mettre enchere ; 
dep. liceor, eris, -Uus sum, -eri, 
mettre enchere; 
I rmtoTy iiris, mettre enchere ; 
ricUdtio, onis (/".), vente a Ten- 
ch^re ; 

I il'lMtdtor, oris (wi .), encherisseur ; 
ipol'lXceor, ens, -Uus sum, -eri, 
promettre ; 
pollititum, i (n.), promesse; 
pollicitor, dris, promettre avec 

empressement ; 

pollicXtdtio, onis (f.), promesse. 

Uceo et liceor ont differents sens, 

oiais qui se rattachent tous k Tid^e 

d'ichat. Liceo 1 " « 6tre offert en vente')) . 

Plaut. Mm. V, 9, 97. VenibufU servi, 

ntpellex, fwridi,^xdes, omnia Venibunt, 

amd licebtmt, prsesenti pecunia, Hor. 

. Sat. I, 6, 1 2. Contra Lasvinum, Valen 

\ genus, unde Superbus Tarquinius re- 

I gno pulsus fuit, unius assis Non unquam 

■ pretiopluris licuisse. — 2® « mettre en- 

; eh^re ». Plin. xxxv, 10, 36. Percontanti 



quanti liceret opera effecta pai'vum 
nescio quid dixerat. Plus sftuvent on 
emploie dans ce sens le deponent li- 
ceor, Cic. Verr. v, 33. Liciti sunt usque 
CO quod se efficere posse arbitrabantur. 
Cajs. B. G. I, 18. Omnia vectigalifi 
parvo pretio redempta habebat, prop- 
tei'ca quod, illo licente, contra liceri 
audebat nemo, — Le fr6quentatif lici- 
tor signifie « acheter a Tenvi )), et par 
extension «rivaliser)). Fest. p. 116. 
Licitati in mercando, sive pugnando 
contendentes, Enn. np, Non., p. 13 5-. 
Pars ludicra saxa Jactant, inter se li- 
citantur, — Sur le prefixe renferme 
dans pol-liceor, v. por-, — Polli- 
ceor signifie woffrir, promettre )). Ter. 
Phoim, I, 2, 18. J.s senem per episto- 
ias pellexit modo non monies auri pol- 
liccns. Sail. Jug, 19. Dando et polli- 
cendo multa perfecit ui,.. Cic. Fam, v, 
8. Ego vei'o tibi profitcor atque polli- 
ceor meum studium in omni gcnerc 
officii. — Le frequentatif est ]9o//ict^or. 
Plaut. Bud, IV, 2, 24. Pauxillatim pot- 
Ucitabor pro C(qdte argentum, ut sim 
liber. — Liceo « 6tre mis en vente )) 
est une sorte de neutre du verbe lin- 
quo, avec lequel il est dans le m^me 
rapport que pendeo « 6tre suspendu )) 
HYecpendo ususpendre )). — On trouve, 
sur les inscriptions, LIQVEBIT = 
licebit, LIQYIT = licuit, V. le sui- 
vant. 

licet, uit ou itum est, ere, etre per- 
mis; 
i sc<-/tce/ (imper. scl eil'icet)adv., k 
savoir, sans doute; 
vXde-Vicet (imp. vide et ttcet), adv,, 

sans doute ; 
IXcet, conj. ) quoique, 

Itcebit, conj, ( quand m^me ; 

2 Itcenter, adv,, librement, avec li- 

cence ; 

3 Itcentia, se (f.), licence; 
licentiosus, a, um, licencieux, ex- 

cessif; 



164 



LICIUM. 



4 Itcttus, a, um, licite, permis; 
U'Kdttis, a, um, illicite. 

Licet, verbe impersonnel signifiant 
uil est permis », ne diffigre pas, quant 
fi son origine, de liceo « 6tre mis en 
ventew. L'id6e premiere est : « il est 
laiss^ k, il est oiTert ^)). On pent com- 
parer sino, qui veut dire a la fois 
ulaisser)) et «permettre)>. — Per me 
licet, «je ne m'oppose pas». Dans 
une r^ponse, licet 6quivaut i « je veux 
bien, soit)). Plaut.ilwd., iv, 6, 8. Eum 
roga ut relinquat alias res et hue ve- 
niat. — Licet, — Dicito daturum meam 
illi filiam uxor em, — Licet. — Etpa- 
trem ejus me novisse et mihi esse cogna- 
tum, — Licet, — Sedpropera. — Licet. 
— Jam hie fac sit, cena ut curetur, — 
Licet. — Omnian' licet ? etc. ^V. tout 
le passage). — La conjonction licet ou 
licebit signifie proprement « permis. a 
toi, permis k lui» : de 1^, « encore 
que, bien quew. — Quelquefois licet 
est employ^ au pluriel avec un neutre. 
Sen. Clem., i, 18. Omnia in servos 
licent. 

llcium, ii (n.), trame. 

Llcium est de m6me origine que ob- 
llqum, llmus (pour *l%lc)mus), licinus. 
L'idoe commune contenue en ces mots 
est celle d'une chose qui est mise en 
travers. Cf. T^tymologie ^e trCima. — 
Licium d^signe aussi une ceinture 
passee autour des reins, dans la for- 
mule :per lancem et licium, Celui qui 
soupQonnait un autre de vol 6tait au- 
toris6 k entrer dans sa maison vStu 
seulement d'une sorle de calegon (/i- 
cio) et tenant un plat (/rmcewi) k la main : 
oh voulait §viler que le plaignant n*ap- 
portSlt cach6 sous ses v^tements Tob- 
jet dont il se disait frustre. 

lien, enis (m.), rate. 
Ce mot est le cong^nere latin de 

lignum, i (n.), bois; 



I 



1 ligneus, a, um, de bois ; 

2 lignor, dris, aller a la p 

de bois ; 
ligndtio, onis (f.), action 

du bois; 
ligndtor, oins (m,), soldat 

pour faire du bois ; 

3 ligndrius, ii (m.), charpen 

nuisier. 
Lignum, selon une etymol 
Jos. Scaliger rappelee par < 
serait «le bois qu'on ramasi 
legere, comme tignum « solive 
gei'e, 

ligo, onis (m.), houe, hoyau 
manche. 

ligo, as, lier; 
I Comp. : 1 al'ligo, as, lier 

2 circum-ligo, as, lier aut 

3 col'ligo, as, lier ensemb 

4 de-ltgo, as, lier, mainten 

5 il-ligo, as, lier sur ou da 

traver ; 

6 inter-lXgo, as, lier entre 

7 ob'ligo, as, lier autour o 

vis quelqu'un; 
oblXgdtio, onis (f.), lien, 
tion; 

8 prse-lXgo, as, lier par de 

par le bout ; 

9 re-lXgo, as, lier par den 
10 sub-ligo, as, attaeher c 

sous ; 
subligdcHlum, i (n.) ) 
subligar, dris (n.) \ ^^ 
II D6r. : 1 ligdmen, -minis i 
(n.) > lig 

IXgdmentum, i [n.) \ 
2 lictor, oris (m.), licteur; 
lictorius, a, um, de lict< 
Cic. Rabir, perduelL, 4 et Li^ 
/, lictor, colliga manus, Li v. 
/, lictor, deliga ad palum, — Lt 
vient pas de lig are, qui aurj 
*ligator, mais du primitif de 
comme fHctor du primitif de y 
— Obligo «Iier autour ». Cic. 



LINGUA. 



165 



ledicum requirenHf a quo obli- 
ac. Ann. vi, 9. Oblignre venas, 
e lie vis-a-vis de quelqu^unw. 
., 11, 16. Voti sponsio, qua obli- 
leo. Id. 0. Fmt., ii, 14. Quern 
ua liberalitate tibi obliges. 

m, i (n.), tro^ne, arbnsseau. 

li (n.), lis. 
mprunt6 : Xs-'ptov. 

(A), lime; 

as, limer; 

mo, as, 1° limer finement; 

!° rompre en limant ; 

ius, adv., avec plus de soin; 

lUus, a, um, lime finement. 

i (m.), l^ ruban, bordure de 
ement ; 2° ruban pour les che- 
X ; 3° ceinture, zone ; 
Iflrius, ii (m.), arch,, qui fait 

bordures. 

ninis (n.), seuil; 
mino, as, chasser du seuil, ex- 
lulser, 61iminer; 
t-llmXnium, ii (n.), retour dans 
I patrie avec reintegration dans 
is droits de citoyen. 
mciens distinguaient le seuil 
" et le seuil superieur. Plaut. 
1,1. Limen supeinim inferum- 
oe. Novius, ap. Non, p. 336. 
uperum, quod mi misero ssepe 
t caput; Inferum autem, iibi 
es digitos [saepe] defregi meos. 
n est probablement pour * lic- 
;ontient la meme syllabe lie ou 
a donne limus (pour ^lic-mus), 
Bt obliquus. L'idee renfermee 
us ces mots est celle de c<en 
>. — V. sublimis, 

mitis (m.), 1® chemin de tra- 

se; 2® limite; 

>, as, delimiter; 

itdtio, onis [f.], delimitation. 

s, p. 116. Limites in agris 

ermini, nunc vim transversae. 



Ce dernier sens est le sens primitif. ' 
Limes vient de llmus « oblique » (cf. la ' 
formation de trdmes, semita), 

limpidus, a, um, limpide; 

limpXtado, -dtnis (f.), limpidity. 

LimpHdus a et6 rapports k lympha 
(' eau ». Mais on doit plut6t y voir une 
lorme dialectale pour liquidus « trans- 
parent)) : V. k linquo d*autres exem- 
ples de la permutation de qu et de jp. 

llmus, i (m.), limon, fange ; 

1 limosus, a, um, bourbeux, de 

marais ; 

2 il'limis, is, e, sans vase, limpide ; 

3 ob'limo, as, couvrir de fange. 

limus, a, um et qqf. llmis, is, e, obli- 
que. 

Plaut. Mil. IV, 6, 2. Aspidto limis, 
ne Hie nos se scntiat videre,. Ter, Eun. 
HI, 5, 53. Ego limis aspicio sic per fla- 
bellum clanculum. — Lifnus cinctus 
est une ceinture pass6eautourdu corps, 
qu'on portait k certaines ceremonies. 
Virg. ^n. XII, 120. Velati limo et ver- 
bcna tempora vincti, Licium (v. ce mot) 
a quelquefois le mSme sens. Llmu$ est 
pour *Kc-mt/,s;ridee uen t ravers )) est 
exprim6e par la syllabe liqu, luc, dans 
o&/ig2/usu oblique)), luxus « luxation)) 
(v. ces mots). 

lingo, is, -nxi, -nctum, -ngdre, 16cher; 

Ugvirio, is, ire, avoir envie de goil- 
ter k\ 

Itguritio, onis [f.), gourmandise, 
friandise. 

Grec Xe'/w; Sanscrit ligh, lih « le- 
cher », d'ou le present lehmi; goth. 
bi-laigdn «l§cher>), allemand lecken 
(mtoe sens), anglais lick. — Le g de 
lingo, ligurio, tient la place d'une an- 
cienne aspir6e. 

lingua, a (f.), langue; 

1 lingida, a? et 'IXgUla, se (f.), petite 

langue (de terre, etc.); 

2 Composes en -Unguis, is, e : 



166 



LINO. 



O'linguifi, i ^ muet ; 2** qui n'a pas 
le talent de la parole ; 
('-lingo, as, 6ter ou couper la 
langue ; 
bi'linguis, qui a deux langues, 

fourbe ; 
trX'linguis, qui a trois langues ; 
3 lingudrium, ii (n.), amende pour 

avoir trop parle. 
Le grammairien Marius Victorinus 
(p. 2457 P.) cite la forme dingua, qui 
correspond parfaitement, etant don- 
n6es les loiff des consonnes germani- 
ques (v. decern), au gothique tuggo 
<( langue)), anglais tongue, allemand 
Zunge. Le changement de den I est le 
m^me que nous avons dans levir = 
Sorip, odor et olere. L'6tymologie po- 
pulaire {linger e « lecher ») a pu favo- 
riser ici ce changement. 

lino, is, livi ou levi, IXtum, Itnere, en- 
duire ; 
I Comp. : 1 a/-/mo, mettre unenduit 

sur ; imprimer une trace sur ; 
^ 2 circum-ltno, enduire autour; 
circumlUio, onis (/'.), applica- 
tion d'unenduit(vernis, cou- 
leur, etc.) autour; 

3 co/-rmo, enduire completement ; 

4 I'Wrno, enduire au dedans ou sur ; 

5 inte7''llno, raturer; 

6 ob-lino, couvrir d'un enduit; 

7 prae^lmo, enduire par devant, 

cr6pir; 
& re-/mo,6ter un enduit, decouvrir; 
9 sub-lino, couvrir d'un enduit, 

barbouiller; 
iO SMper-/mo , appliquer un enduit 
sur; 
II D6r. : 1 lUura, 3d (f.), i^ enduit; 
2<> tache ; 3<> rature ; 
2 linio, is, Ivi, itiim, ire, enduire ; 
circum-linio, enduire autour; 
27-/imo, enduire au dedans ou sur; 
ob-linio, enduire autour; 
sub'linitus, a, um, convert d'un 
enduit, barbouill6. 



abani 



A c6t6 des composes comme i 
oblXno, qui suivent la conjugaisc 
verbe simple, nous avons le con 
deleo (v. ce mot), qui fait route k 
d'apr^s le parfait delevi il s'est c 
un present deleo. 

linquq, is, liqui, lictum, linquere, 
ser; 
I Comp. : 1 de-linquo, 1° faire f 
2<» faire une faute ; 
delictum, i (n.), faute ; 
deliquium, ii (n.), manque 
vation ; 
2 re-linquo et de-ri^linquo, 
donner, delaisser; 
rMctio et derelic- 

tio, onis (f.) 
relictus et deretic- 
tus, us (wi.) 
II Der. : reliquus, a, um, qui r 
reliquiae ou rellXquiae, drum 
restes. 
Grec XsiTTw « quitter ». La fori 
plus courte est \ir., que nous av 
I'aoriste second 'zkuioy. De menu 
latin, la forme la plus courte est 
que nOus avons dans relXquix, La 
respondance de g et de r n'a 
que de regulier : cf. quattuor et 
m6rique r-'aups;, quinque et I'e 
Tzi^T^z, sequor et e::o{xai, equ.us e 
7:05, torqueo et -zpinu}, coquo et 7:1 
quis, qualis, quantus et les pro 
comme roto;, 7:oao;, TOrjXixos. ' 
m6me permutation se retrouve 
le latin et ses proches parents I'c 
etl'ombrien : ainsi quis, quid se d 
en ombrien pis, pid; quanta de 
panta; quattuor fait petur; neqii* 
neip. Le nom propre samnite Pc 
repond au latin Quintius. Elle s 
trouve encore dans les langues 
ques. Mtoe en latin, on a des 
tels que popina, palambes, E 
limpidus (a c6te de coquina, coh 
equus, liquidus), qui pr6sente 
m^me changement : mais peut-^ti 



LIQUET. 



167 



s soat-ils emprunt^s a quelque dia- 
e voisin. La racine « quitter)) a 
lement une labiale dans les langues 
tnaniques : gothique af-lifnan « 6tre 
sew, allemand bleiben (pour be-lei- 
) « rester )), anglais leave « laisser )). 
changement de qu en p a. pour 
ise le son labial v qui modifie Tar- 
ilation initiale. 

ler, -tris {f,, qqf. w.), canot, petite 

embarcation ; 
lintficulus, i (m.), nacelle, esquif. 
Mot emprunte ; -Xuvxrip. 

ram, i (n.), lin; 

I Unea, ae (f,), 1® fil de lin, corde; 

2° ligne, trait; 
llneoltty 33 {f,), petite ligne, petit 

trait ; 
Imeo, de-lhieo, as, tracer une li- 
gne ; 

linedmentum , de - llnedmentum 
i (n.). trait; 
col-UneOy as, ajuster on viser en 

droite ligne; 

linearis, is, e, des lignes, li- 
neaire, geometrique; 
Uneus, a, um, de lin, convert de 

lin; 
llnX-ger, -gera, -gerum, v6tu de 

lin. 
Inea est un adjectif f6minin pris 
stantivement : « un fil ou une corde 
In )). Varr. JR. K., 23. Nectere lineas, 
es, funes. Colum. vni, il. Ligato 
? longa Unea gallina custoditur, — 
I cordeau)). Cic. Quint. Frat, ni, i, 
hlumnas neqm rectas, neque e re- 
le Diphilus collocarat : eas scilicet 
\olietur : aliqxmndo perpendiculo et 
a discet uti. Vitruv. vn, 3. lit Ion- 
idines ad regulam et lineam, alti- 
ines ad perpendiculum, anguli ad 
mam respondentes exigantur, — 
ignew. Plin. jff. iV. xxxv, 10, 30. 
illi fait perpetua consueludo min- 
im tarn occupatam diem agendi, ut 
I, lineam ducendo, exerceret artem: 



quod ab eo in preverbium venit. — Li- 
num vient de la m^me origine que le 
grec Xtvov : mais il en differe par la 
quantity de la premiere syliabe. 

lippus, a, um, chassieux; 

4 lippXtado. -dtnis [f,), humeur chas- 

sieuse ; 
2 lippio, is, ire, 6tre chassieux. 

liquet, licuit, liquere, 6tre limpide ou 
liquide; impers., il est clair; 

1 liqmdus, a, um, 1° limpide; 2'' li- 

quide ; 
Itquido, adv,, clairement; 
liqmdiusciilus, a, um, arch., ,vh 

pen plus clair, plus serein ; 

2 IXquens, entis, adj., limpide, li- 

quide ; 

3 Bquesco, is, ^re, devenir liquide; 
col-liquesco, is, se liqu6fier, se 

fondre ; 

4 lique-facio, is, liqu6fier; 
col-ltquefactus et il-ltquef actus, a, 

um, fondu; 

5 liquo, as, filtrer, clarifier ; 
de-liquo, as, tirer au clair; 

6 liquor, 6ris{m.), liquide, fluidite; 

7 liquor, eris, i, 6tre liquide, se li- 

qu6fier, se fondre; 
liquens, entis, adj., liquefi^, li- 
quide ; 

8 pro'lixiis, a, um, \° qui s'epan-. 

che, qui se repand en coulant; 
2° abondant; prolixe; 
prolixXtas, Cttis [f.) \ epanche- 
prolixitudo, 'dinis > ment,* 
[f.) arch, ) abondance. 
L*idee de limpidite parait 6tre Tidee 
premiere. La formule consacree dans 
les affaires judiciairjes qui restent in- 
d^cises est non liquet « cela n'est pas 
clair)). Une sorte de doublet de liqui- 
dus est limpidus (v. ce mot). — La 
difference de quantity entre liqueo et 
le verbe passif liquor est comme entre 
dicdre et dlcere. — Virg. Georg. i, 
43.. Vere novo, gelidus canis cum mon- 
tibus humor Liquitur, Id. ^n. ix, 813. 



168 



LIRA. 



Turn toto corpore sudoi' Liquitur, — 
Lucr. I, 453, emploie le substantif li- 
quor. Calor ignis, liquor aqtuii. — On 
a un ancien participe de liquo deuis 
prolixus, qui est synonyme deprofluens, 
Ter. Heaut. ii, 3, 49. Capillus passus, 
prolixus, circum caput rejectus negli- 
genter, Li v. ii, 23. Prolixa barba, Au 
figure «abondant)). Cat. ap, Gell. vii, 
3. Scio solere plerisque hominibus re- 
bus secundis atque prolixis atquepi*os- 
peris animum excellere. Cic. AU, vii, 
i4. Delectus in quo parum prolixe 
respondent Campani coloni (en petit 
nombre). Gell. v, i. Prolixe profu- 
seque laudare, Quelques linguistes 
voient dans prolixus un compost de 
laxiLS, Mais Tetude des sens montre 
que ce mot r^pond plut6t a Tid^e de 
« couler, r^pandre » qu*^ celle de 
« Ucher ». Cf. en frangais diffus, 

lira, a (/.), sillon fait en labourant; 
llro, as, tracer des sillons en labou- 
rant ; 
dS-llrOf as, sortir de la ligne 

droite, extravaguer ; 
delirdtio, onis (/.) I folie, 
dclirdrhentum, i (n.) ) deraison; 
delirium, ii (n.), delire ; 
delirus, a, um, radoteur. 
Deliro est employe en son sens pro- 
predans ce vers d'Ausone, Edy//. xvi, 
l>. Angulus sequis Partibus ut coeat, 
nil ut deliret amussis, 

lis, litis (f.), proems, querelle; 
litigo, as, dtre en proems; 
de-litigo, as, "quereller vivement; 
UtXgium, ii (n.), arch., contesta- 
tion ; 
UtXgidsus, a, um, i^ litigieux, 

2° querelleur; 
litigator, oris (wi.), plaideur; 
lltlgdtus, MS (m.), contestation. 
Lis est pour une ancienne forme stlis 
(Festus, p. 312), qu'on trouve encore 
dans les inscriptions : STL.IVD.(s<Zi- 
ibusjudicandis), — Litigare est form6 



comme navigare, remigare, du 
ago (v. ce mot). 

lito, as, 1*> obtenir des signes f 

bles dans un sacrifice, d'ot 

ser les dieux ; 2® en g^. sa( 

per-lXto, as, offrir un sacrifice 

ble aux dieux. 
Lactant. ad Stat. Theb, x, 6 
ter litare et sacnficare hoc in\ 
sacrlfkare est hostias immolare, 
vero post immolationem hostian 
petrare quod postules. Suet. Ca 
Pluribus hostiis ca?sts cum litat 
posset, introiit curiam spreta rel 
Paraitvenird'un substantif perdi 
correspondant au grec Xvz^ « pi 

littera ou litera, » (/.), caractei 
criture, lettre; plur. litter as 
t^ae, arum {/.), lettre, ( 
belles-lettres ; litt^rature ; 
4 litterdtus, a, um, 1° marq 
lettres ; 2<> lettre ; 
il-llU^rCUus, a, um, 1<» il 
2<» non ecrit; 

2 litt^dtor, oris (m.), grammi 
lUterdtdray a? (/".), 1° ec 

2° alphabet ; 3° gram 
d'oii instruction, en g^ne 

3 lltterdrius, a, um, relatif a 

ture ou k T^criture ; 

4 litttriila, ae (/.), 1° petit cai 

d'6criture; 2<» petite < 
3° etudes ; 

ob-littero, as, effacer, faire o 
d6truire. 

C. L L. 198, 34. LEITERAS. 
Partit. oral, vii, 26, emploie litU 
dans le sens d'6criture. Memori 
est gemina litter atur as quodam 
et in dissimili genere persimilii 
lit ilia constat ex notis litter ai 
ex eo, in quo imprimuntur iliac 
sic confectio memoriae, tanquar 
locis utitur, et in his imagin 
lilteras, coUocat. — Quintilien ( 
dit que litteratura a ete fait 
module du grec ypajAfxaTix/j pou 



LOGUS. 



169 



'la grammaire. — Aulu-Gelle(xviii, 

^Tapporte une discussion entre un 

lairien et un lettr^ : Ex his qui 

rant alter litterator fait, alter litte- 

ficiens. — Ces mots ont regu une 

|D&cation plus relevee k mesure 

\iUer3d lui-mSme a pris une accep- 

plus large. — On admet g6n6ra- 

it que littera vient de lino : mais 

lation serail tr^s extraordinaire. 

•6tre litterae est-il un mot em- 

t§ du grec comme Tecriture elle- 

), H^sychius a la glose suivante : 

IcpaXoi^o^* Ypa;jL{jLaTo8i8a9xaXo; Tiapa 

P^ot;. Cf. le rapport de daxpu[xa et 

[. V. M^. Soc. Ling.y t. vi. 

I ou mieux litus, toris (n.), rivage ; 
'^tdrmSy a, um { , 
miralis. is, e [ d" "'age. 

bnis, i (m.), 1® baton augural re- 
courbe; 2^ clairon recourb^ a 
Textremite ; 

litX-cen, -ctnis (m.), qui sonne du 
clairon. 

wor, oris (m.), 1** pftleur, lividit^; 
2" envie; 

1 Hveo, e^, 1° 6tre p^e ou livide; 

2° ^re envieux ; 

2 livesco, is, \^ devenir livide; 

20 devenir envieux; 

3 lividus, a, um, 4" livide; 2® en- 

vieux ; 
rivXdiilus, a, um, un peu envieux. 
II y a probablement parente entre 
ficeo et obliviscor. V. ce mot. 

ttcoi, i (m.), plur. loci ou loca, lieu; 
i 1600, as, mettre en un lieu, placer, 
etablir; donner k loyer, louef ; 
Idcdtio, onis (/.), i^ disposi- 
tion, arrangement ; 2<> loyer, 
bail ; 
Idcdtor, oris (m.), qui donne ou 

prend a bail; 
Wcdtorius, a, um, qui concerne 
un loyer ou un bail ; 
col'ldco, as, placer, etablir; 



colWcdtio, onis (f,), disposition, 
etablissement; 
e-ldco, as, affermer, donner a 

bail; 
Wcito, as, arch., donner k bail; 

2 Wcdrius, ii (m.), loueur de places 

au theatre ; 

3 il'lico ou mieux i^ltco, adv,, sur- 

le-champ ; 

4 IdcUlus, i {m.), d'ord. au plur., 

coffret, bourse ; 

Idcuples, 'pletis, adj,, riche; 

Idciipleto, as, enrichir; 
. WcUldtus et I6cul6sus, ai um, di- 

vise en compartiments; 
Idculdmentum, i (n.), boite divi- 

s6e en compartiments; rayons 

de biblioth^que ; 
Idcellus, i (m.), petit coffret; pe- 
tite bourse. 
Selon Festus (p. 342), en ancien 
latin stlocus, — Cic. Rep, ir, 9, 16. 
Turn res erat in pecore et locoriim pos- 
sessionibus, ex quo pecuniosi et locu- 
pletes vocabantur, Plin. H, N. xviii, 
3, 3. Locupletes dicebant loci, hoc est 
agri plenos, — Un homme riche etant 
un homme qui pr6sente des garanties, 
locuples a pass6 au sens « digne de 
confiance, digne de creance ». Cic. 
Offic. Ill, 2. Accedit eodem testis locu- 
ples Posidonius, Id. Divin, ii, 58. 
Pythagoras et Plato locupletissimi 
auctores. — Dans ilico, pour in loco, 
le changement de voyelles est le m6me 
que dans incolo inquilinus, Cf. Tex- 
pression frangaise sur-le-champ, 

lodix, icis (f.), couverture grossi^re ; 
lodlciila, se {/'.), petite couverture. 

logus, i (m.), 1<* discours ; 2<* vain 
discours ; sornette ; 3** bon mot ; 
4<» fable; 

1 logXcus, a, um, relatif h. la lo- 
gique ; 

'2 pro'logus, i (rw.), 1° prologue; 
2° acteur qui debite le pro- 
logue. 



170 



LOLIGO. 



Mots emprunt^s : Xoyos, Xoyixo;, 
5:^0X0^05. 

loligo, ginis {f,), sdche, potsson. 

Idlium, ii (n.), ivraie. 

longus, a, um, long; 

I Comp. : "per-lonQus et pra?-tonflfMS, 

a, wm, trds long; 
ob-longua, o, w/n, oblong, allonge ; 
oblongulus, a, um, assez allong^ ; 

II D6r. : \ longe, longiter, adv,, loin; 

2 longXtudo, -dinis (/'.), longueur; 

3 longinquus, a, wm, long, loin- 

tain ; 

per-longinquuSf a, wm, tr^s 
lent ; tr^s long ; 
longinquitas, dtis (/.)» 61oigne- 
ment ; 

4 longiduSy a, urn, assezlong; 

5 long-aevm, a, wm (v. a?vww). 
La succession des sens, pour longus, 

paralt ^tre celle-ci : 1*> lent; 2° long, 
en parlant du temps; 3<> long, en 
parlant de I'espace. Grec Xo-pfdiCw, 
XacYY^w « je tarde », gothique laggs 
« lent », allemand lang, anglais lang, 
— Longinquus est form6 h. Taide du 
m^me suffixe que propinquus, 

loquor, ens, locutus sum, loqvd, par- 
ler; 
I Comp. : 1 al'l6quor, adresser la 
parole a; 
alloquium, ii \ 

(n.) I allocution; 

allocutio, onis \ exhortation; 

(f-) ) 

2 circum-ldquor, user de peri- 

phrases ; 
circum-locutiOy onis (^), cir- 
conlocution; 

3 col-l6quor, s'entretenir avec ; 
colloquium, ii \ 

(n.) [ entretien, 

colldciitio, onis I conversation ; 

if-) ) 

4 e-l6qum\ 1° exposer en detail; 

2° parler avec art ; 



eldquiumy ii (n.), 1° 

2» Eloquence ; 
eWquens, entis, adj., < 

eldquentia, as (f.), el 
eldcUtio, onis (/.), eloc 
eldcUtonus, a, um, 

cerne T^locution ; 
eWcatHx, Ids if.), 

porte la parole; 

5 inter-Wquor, interrore 

parler; 
inter IdcHtio, onis (/.), 
lation ; 

6 ob'ldquor, 4° couper 1 

2° parler contre, inj 

obWciUor, oris (m.), a 

terrupteur, contradi 

7 pree-Wquor, 1® parlei 

mier ; 2<> faire un pr 
prael6mtiOy onis (/.), 
bule, exorde; 

8 pro'ldquor, i<» parler 

ment, declarer; 2° 
vance ; 
proldquium, ii (?2.), 1 
sition ; 2° preface ; 

9 trCMquor, arch., dire 

a I'autre ; 
II Der. : \ Wquentia* se 
conde ; 

2 IdquaXy iicis, adj\, ba 
WqudcUer, adv., verb< 
Idqudcitas, dtis (f.), bi 
I6qudculus, a, wm, 

peu bavard ; 

3 Idquela, w {f.), lan^ 

role ; 

4 WquXtar, dris , arc! 

beaucoup ow vivem 

5 Idcdtio, onis {f.), actio 

ler, langage, pron 
Loqui se dit de la conver 
lieu que dicere s'applique ai 
oratoire. Cic. Bi^ut. 58. £; 
ScipiOy collega mens, mihi 
et loqui videtur ct dicere. 
32. Aliud videtur oratio e 
disputatio; nee idem loqui 



LUCTOR. 



171 



|Dere. Quintil. xn, 6. Omisso tumore 
\ quibusdam causts loquendum est. 
i II est probable que loquor, comme 
ilupart des verbes deponents, etait 
origine un verbe reflechi. Les an- 
avaient d6ja pens6 a une parente 
locus. lis Texpliquaient de cette 
in : is loquitur qiU stw loco quod- 
verbum sciens ponU, Mais peut- 
signifiait-il « S'^tendre », comme 
dit en anglais to explain oneself et 
lliemand sich ausbreiten. {Mem, Soc, 
'., V, 3K) — On rapproche ordi- 
ment loquor de Adcoxto (aor. eXa- 
f*}. Mais ce rapprochement ne con- 
iftit ni pour le sens ni pour la forme, 
8X(o se disant de toute esp^ce de 
Uit ou de son, et le qu latin exi- 
anl en grec un n. 

mm, i (n.), courroie ; 
i lOreus, a, um, de duir; 
'1 loridus, a, um, attache avec une 
courroie ; 

3 lijramentum, i (n^, courroie; 

4 hyrJca, a? [f.), cuirasse ; 
lOricatus, a, um, couvert d'une 

cuirasse ; 

dilorico, as, ouvrir ou d6chi- 
rer un vfitement sur la poi- 
trine ; 
lOrlcdrius, a, um, de cuirasse. 
Lonca de lorum, cf. lectica de lectus. 

ibricas, a, nm, glissant ; 
lubrico, as, rendre glissant. 

icmm, i (n.}, gain; 

1 liicror, arts, gagner; 

IficrCUivus, fi, um, lucratif; 
*2 Composes en lucrl- : 
liicn-fildo, is, faire un gain ; 
pass. lUcri-fio, 6tre gagn6 ; 
liicri-fXcus, a, um et lucrificd- 

bilis, qui porte profit; 
h'tcrX-fuga, a? (m.), qui fuit le 

gain ; 
liicrl-peta, se (m.), apre au gain; 
'\ lucrosus, a, um, lucratif; 



4 lUculentus, «, um, 1° profitable, 

avantageux; 2<* considerable, 
riche, puissant; * 

5 liicellum, i (n.), petit gain. 
Luoum, forme comme lavacrum, 

sepulcrum, vient de la mdme racine 
que nous avons dans le grec ano-Xaucj 
«jbuir, profiter». Dans le d6riv6 lUcu- 
lentus « avantageux », un r est tombe 
aprds le c : il en est de m6me dans le 
diminutif liicellum qui a, en outre, 
abrege la voyelle. On peut comparer 
rufus pour *rufrus, inci*ebui pour 
increbrui. Pour la* voyelle abr6g6e, 
cf. dfella, farina, — Du sens d' « avan- 
tageux » luculentus a passe a celui de 
« riche ». Plant. Cist, n, 3, 17. Ego 
te voco ad divitias, ubi tu locere in 
lucukntam familiam. Cic. Phil, xii, 8. 
Luculentum patrimonium. Comme lo- 
cuples, en parlant d'un t6moin, d'un 
auteur, il se prend dans I'acception 
« solide, digne de creancew. Cic. Att. 
X, 14. De duabiis legionibus luculentus 
auctores esse dicebat. — Ne pas con- 
fondre avec un autre luculentus, de- 
rive de lux. 

luctor, aris, arch. lu>cto, as, lutter; 
I Comp. ; 1 al'luctor, lutter contre; 

2 col-luctor, lutter avecoi* contre ; 
colluctCdio, onis (f.), lutte, 

combat ; 

3 dc'luctor, lutter; 

4 C'luctor, lutter pour se dega- 

ger, se degager; 
eluctdbilis, is, e, dont on peut 

se degager; 
m-eluctdbXlis, is, e, dont on 
ne peut se degager ; 

5 il'luctans, antis, partic, qui 

lutte sur ou contre; 

6 ob'luctor, lutter contre; 

7 re-luctor, lutter pour repousser ; 
n Ddr. : 1 luctdtio, onis [f.) j , 

luctatus, us (m.) j ^"^^^ *' 

2 luctdmen, -minis (n.), 1° exer- 
cice de la lutte; 2° lutte; 



172 



LUDO. 



3 luctdtor, oris (m.), lutteur. 
Luctor a la forme d'un frequentatif : 
mais le verbe simple est inconnu. — 
Liicta est probablemetlt un nom ver- 
bal tire de luctari, comme pugna de 
pugnare, 

Iddo, is, lusi, lusum, luddre, jouer; 
I Comp. : i al-ludo, is, effleurer 
comme en jouant;^ faire allu- 
sion &; 

2 col'ludOy is, \^ jouer avec; 

2° user de collusion, 6tre de 

connivence ; 
collusio, onis (f.), collusion, 

connivence ; 
collusor, oris (m,), compagnon 

de jeu ; 

3 de-ludo, is, se jouer de, trom- 

per; 

4 e'ludo, is, 1° se jouer; 2° en- 

lever en jouant; 3° 6luder; 

5 il'iado, is, 1 ° se jouer ; 2° se jouer 

de, railler; outrager, 16ser; 
illusiOy onis (/.). ironie, t, de 
rh^t. ; 

6 ob-ludo, is, se jouer de; railler; 

7 prae-ludo, is, preluder; 

8 pro-ludo, is, s'essayer a, pre- 

luder ; 
prolusio, onis {f.), prelude; 

9 re-lUdo, is, renvoyer la balle ; 

riposter ; 
II Der. : 1 lasus, Us (m.), jeu, badi- 
nage; 

2 Indus, i (m.), 1° jeu; 2° ecole; 
ludicer ou ludicrusi a, urn, de 

jeu, de divertissement; 
ludicTum, i [n.), divertisse- 
ment ; jeux publics ; 

3 ladihrium, ii (n.), moquerie ; 
ludibriosus, a, um, insultant; 

4 IMius, ii et lixdio, onis (m.), 

qui figure dans des jeux pu- 
blics '(histrion, danseur, lul- 
teur, etc.); 
ludia, 38 (/.), danseuse, femme 
de gladiateur; 



5 ludihundus, a, um, qu 

jouer ; 

6 Composes en lUdi- : 
ladi-miigister, -tri (m.) 

d'6cole ; 
ladi'fdcio, is, arch., s 

de; 

ludX'fico, as ou lUdX-ftc 

se jouer de ; 

de'iadtfico, as, se j( 

ludificatio, onis (/■.), m< 

iOdiflcdtor, 6ns {m,)arc 

tificateur ; 
ludtftcdbilis, is, e, qu 
duper. 
On trouve dans des inscripti( 
DOS et LOEDOS (C. I. L, 56 
Pour le changement d*oi en u, 
— Remarquer le sens pris par 
pose colludo, qui s'est dit ( 
joueurs s'entendant secretemi 
semble, puis, en general, de t( 
tente frauduleuse. — Ludii 
form6 comme pulcer, a I'a 
m6me suffixe dont la forme n( 
trouve dans sepulcrum, simu< 

lues, is (/.), souillure, cor 
fl6au ; 

pol-luo, is,^ui, -utum,'Uere, s 
pollutio, onis [f.) souillure 

. im-poliatuS, a, um, non 
pur. 

11 y a trois verbes luo, tre 
rents de sens et d'origine : 
« souiller »; 2° luo «laver « 
mot); 3° luo « delier » (v. 
Le premier n'est plus employ 
composition avec le prefixe 
por (v. ce dernier mot). Virg. . 
233 (en parlant des Harpyies) 
sonans prsedam pedibus circi 
uncis, Polluit oi^e dapes. — C 
ce verbe que. vient lues « so 
maladie ». — De la aussi lustri 
le sens de «flaque d'eau, bau 
iraite de b^tes feroces ». II r 
pas confondre ce mot avec ui 



LUO. 



173 



dans lequel Vu etait long par 
3t qui signiQe « purification » 
laver »). Feslus, p. 120 : Lus- 
ificant lacunas lutosas, quad 
ilvis aprorum cubilia. A qua 
ine hi, qui in locis abditis et 
lentri et desidiae operant dant, 
in lustris vitam agere. Et 
isdem vocabuli prima syllaba 
ir, significat nunc tempm 
.nale, nunc populi lustratio- 
De la m^me racine vient le 
; u souillure ». 

, luxi, lugere, porter le deuil, 

rer ; 

iSy lis (m.), deuil; 

losuSy a, MW, de deuil, d^plo- 

ble ; 

poses en luctX- : 

-fer, -fera, fenm, qui ap- 

>rte le deuil, affligeant; 

'ficus, a, WW, qui cause du 

uil, affligeant; 

'Sdnus, Uy urn, au son lugu- 

e; 

bnsy is, e, lugubre. 
ad Mn, XI, 21 1 . Mxrere est 
tio dolere; flere ubertim lacri- 
ttere; plorare cum voce flere; 
cum aliquibus dictis misera- 
^ctus aut faciem tundere; lu- 
\jn cum habitus mutatione. 
msol. ad Helv. 16. Ideo ma- 
>m mensium spatium (feminis) 
3 vii'os dederunt. — Grec 
.riste». 

I (m.)» d'ord. au plur., reins, 

Qe; 

imbis4s,e,sB.ns force; 6nerve; 

mbo, as, eneryer; 

nbis, is, e, epuis6, enerve. 

i, ere, laver, purifier; 

ip. : 

*'luo, is, 6ter enlavant, effacer ; 

-luo, is, effleurer en lavaut, 

baigner ; 



alliivies, iei (f.), inondation, 

d^bordement; 
alliivio, dnis{f.), 1° inondation; 

2® terrain d'alluvion; 

3 col-luo, laver, arroser; » 

4 di'luo, delayer; 

dUUvies, iei {f,), diluvium, ii 
(n.), deluge; 

5 e-luo, nettoyer en lavant ; 

6 il-luo, arroser; 

illuvies, iei (f.), arrosement, 
inondation ; 

7 inter-luo, baigner entre, arro- 

ser; 

8 pro'luo, laver en coulant, em- 

porter dans son cours, laver; 
pi'oliivies, iei (/'.), inondation; 

9 sub-luo, laver en dessous, cou- 

ler au pied de, baigner; 
II D6r. : 1 te^rMm,t(n.), 1<* sacrifice 
expiatoire ; 2° lustre, espace de 
cinq ans ; 

lustro, as, purifier; passer en 

revue; parcourir ; examiner ; 

perlustro, as, parcourir; visiter 

successivement, examiner ; 
lustrCdis, is, e, de purification ; 

lustral ; 
lustratio, onis [f,), purification ; 
lustrdmen, -minis (n,), objet 

expiatoire; 
lustricus, 0, um, lustral, de pu- 
rification ; 
lustri-ficus, a, um, expiatoire; 
bX'lustris, is, e, qui dure deux 
lustres ; 
2 de-iabrum, i (w.), lieu de puri- 
fication, temple. 
Luo « laver » (qu'il ne faut pas con- 
fondre avec deux homonymes; v. 
lues) correspond au grec Xouto et est 
6troitement apparent^ k lavere, Peut- 
6tre m6me les composes comme pro- 
luei'e,proluvies, viennent-ils de lavere 
avec le changement de Va en w, tel 
qu'il a lieu fr6quemment dans les 
composes. II faut remarquer, en effet, 
que le simple luo « laver » est d*un 



174 



LUPUS. 



emploi rare et recent. — Delubrwn 
« sanctuaire destine aux purifications » : 
est form 6 de m^me polb/Jbntm ou jwhi- 
hrum <(bassin ^ purification », lequel 
vient d'un inusit^ *po//tio « purifier » .Ce 
verbe est probablement sorti de Tusage 
parce qu'il se serait confondu avec pol- 
luo « souiller ». — lustrum d^signe une 
c^r^monie publique de purification qui 
se renouvelait r6guli6rement tous les 
cinq ans, et ^ laqueUe on joignait h. Rome 
un recen^ement de la population. De 
ih, lustrum « espace de cinq ans ». 

lupus, i (m.)> loup; 

lupttf ae [f,)y louve. 

Grec Xuxo;. II semble qu'il y ait eu 
un V au commencement du mot : San- 
scrit wika-s « loup », lithuanien ml- 
ka-Sy ancien slave vlukii, . gothique 
vulfrfi. Remarquez le p en regard du 
X grec. — 'On rapporte g^neralement 
k lupus le nom des Luperci, corpo- 
ration de pr^tres qui, d6s les plus an- 
ciens temps, existait a Rome. Les an- 
ciens donnent d^j^ T^tymologie lupus 
et arceOy laquelle n'a rien d'invraisem- 
blable : ce serait exactement le sens 
du grec AuxojpYo;, qui n'est pas seu- 
lement un nom d'homme, mais aussi 
un nom mylhologique. Lupercus etait 
d'abord le nom ou surnom d'une divi- 
nity : puis les pr^tres se sont eux- 
m6mes appefes luperci. L'antre con- 
sacr6 au dieu etait nomme lupercal et 
la f6te annuelle c61ebr6e en son hon- 
neur lupercalia, Quand la mythologie 
romaine fut identifiee a la mythologie 
grecque, on supposa qu'il s'agissait 
de Pan Lyceen. 

lupinus, i (m.), lupin, legume. 

Iurco,as et lurcor, aris, arc/i., manger 
gloutonnement; 
{ lurco, onis (m.), arc/i., gourmand, 

Torace ; 
2 IwrchXndhandus, a, um, arch., 
glouton. 



luridus,, a, um, jaun^tre, 1 

luscinia, m (/".), rossignol. 
luscihXola, w (/*.), petit i 

luscus, a, um, qui n'a 
borgne ; 

luscitidsuSf a, um, m 
On trouve aussi nuscit 

lutum, i (n.), boue ; 
i luteus et lutulentus, 

boue, de limon ; 

2 liitOy as, i^ enduir 

d'argile ; 2° enduir 

liitulOy as, arch,, sali 

Peut-^tre de luo «souill 

lutum, i (??.), i° safran 
jaune ; 
luteus, a, um, d'un jaun 
lutedlus, a, um, jaun 

lux, lucis (/*.), lumiere ; 
I D6r. en liic- : 

{ luceo, es, luxi, luci 

lant ; 
al-liicco, l°briller \ 

briller vers; 
circum-lficens, en 

qui repand de I'e 

tour ; 
col-luceo, briller dc 
di'luceo, 6trc clair, 

diluculum, i (n. 
jour; 

dilucidat, impel 

commence a p 

e-luceo, apparaitre 

briller, luire; 
il-luceo, luire sur; 
inter-lucco, !•* br 

2° 6tre clairseme 
pel-luceo, 1° brillei 

2® 6tre transpar( 

de r^clat; 
prae-luceo, 1° bril 

2° Jeter un vif ec 
ti'-luceo, {^ refl6tei 

2° reluire. brillei 



LUX. 



175 



I 



sub'luceOy luire un peu ; 
tmns'lmo, \ ° briller^ travers ; 
2° ^tre reflete ; 
2 Imsco, is, ere, commencer a 
1 briller; 

I dl-luceseoy i® luire un peu; 
I '2° wipers., il to jour; 
I il-lucesco, commencer k bril- 
r ier; 

rNucesco, briller de nouveau; 
^ luciduSj a J urn, brillant; 
di-lmdus, a, wm, clair, dis- 
f tinct ; 

dilucMOf aSy eclaircir; 
pel-luctduSy a, um, 1® transpa- 
rent ; 2® tres clair ; 
pelluctduluSy a, um, un peu 
transparent ; 
pras-liiddus, a, um, Ms bril- 
lant ; 
sub-lucldus, a, um, un peu 

brillant; 
trans-luctdus, a, um, transpa- 
rent; 
luculentus, a, um, brillant; 
lucus, i (m,), bois sacre (v. ci- 

dessous) ; 
litcar, dris (n.), imp6t sur les 

bois sacres; 
lucdria, ium («.), f^tes desbois 

sacres ; 
LuC'ina, a? (/.), Lucine; 
lucubro, as, travailler la nuit; 

executer pendant la nuit ; 
liicubrdtio, mis (f.), 1° travail 
de nuit; 2° fruit du travail 
de la nuit ; 
i-lucubro, as ou e-liicubror, 
dris, travailler k fojce de 
veilles ; 
i composes en luci- : 
lucX'fer, -fera, -ferum, qui ap- 

porte la lumiere ; 
lud'fUgus, a, um ) qui fuit la 
lucX-fuga, x {m.) \ lumiere ; 
Der. en lu{c)- : 

1 lu-men,. -minis {n,), lumiere; 
lumXnosm, a, um, lumineux ; 



lumXinir, dris (n.), volet de fe- 

n6tre, fen^tre; 
il-lumino, as, illuminer ; 

illumxndte, adv., avec eclat; 

2 liina, a? (/.), lune; 

lundris, is, e, 1° de la lune, 

lunaire; 2° semblable k la 

lune ; 
luno, as, courber eri forme de 

croissant ; 
lunula, 33 (f,), petit croissant, 

omement pour les femmes et 

les enfants ; 
inter-lUnium, ii (n.), intervalle 

entre deux lunaisons ; temps 

oil la lune ne parait pas ; 

3 composes en -lustris, is, e, et 

'lustro, as : 

il-lustris, is, e, lumineux, bril- 
lant, illustre; 

illustnus, adv., avec plus 
d'6clat; 
sub-lustris, is, e, ou regne un 

demi-jour ; 
"lustro, as, eclairer, d'ou : 
' il-lustro, as, eclairer; 

illustrdtio, onis (f.), descrip- 
tion qui met une chose en 
pleine lumiere; t. derh^t. 
hypotypose ; 
illustrdmentum, i (n.), ome- 
ment ; 
III D6r. en liic' : 

luc-erna, w {f.), lampe. 
La racine est hue, Idc ou lUc; mais I'm 
bref qui s'est conserve en grec dans ol[i^i- 
XiSxTj, Xuxa6as, ne se trouve nulle part en 
latin, excepts dans lUcerna. Lux est 
pour *loux; de ce substantif vient 
luceo (pour * louceo) ; Luc-lna, d6esse 
de la lune, puis des mois et enfin des 
accouchements, pr6sente le m6me suf- 
fixe que div-inus, 7*eg-ina» — Il-lus- 
tris suppose un ancien substantif * lus- 
trum « lumiere », qu'il ne faut pas con- 
fondre avec lustrum .< purification)), 
ni avec lustrum «bourbier)). Au lieu 
de luc on a ici une forme lues, qui se 



176 



LUXUS. 



retrouve en d'autres langues (Bu gge, 
dans le Journal de Kuhn, XX, i3). — 
Luculentus « brillant » est form6 comme 
somnolentuSy fraudulentus ;le diminu- 
tif se relrouve aussi dans diluculum, 
^ II y a un autre luculentua wavanln- 
geux)> qui vient de lucrum, — Un de- 
rive de lux est lucare^ qui a donne les 
composes interlucare, sublucare, collu- 
care <( 6claircir une for^t, 6monder un 
arbre » : de 1^ le nom verbal lucus (2° 
d^clinaison) « ^claircie, taillis ». Comme 
cet 6mondage 6tait souvent accompa- 
gn^ de c6r6monies religieuses, ainsi 
qu'on le voit, par exemple, dans les 
Actes des fr^res arvales, lucus a pris 
plus particuli^rement un sens reli- 
gieux : « bois sacr6». Lucus vient done 
a lucendo, — Terence emploieTablatiF 
lucu. Adelph. v, 3, 55. Cum ptHmo 
lucu ibo hinc. L'ablatif ordinaire dc 
lux est luce ou lucL Cic. Phil, xii, iO. 
Quis audeatluci ? quis in militari via? 
Plant. Cas, iv, 2, LProperatCf utvenia- 
musluci. Id. Merc, ii, 1, 32. Ad portum 
hinc ahii mane cum luci simuL — La 
forme lucu est peut-6tre une imitation 
de diu. — II y avait dans la vieille 
langue un mot, lucubrum, signifiant 
«lampe» ou «torche)>. Isid. 0?*. xx, 
1 0,8. Lucubrum vocatum quod luceat in 
umbra. Est enim modicus ignis qui solet 
ex tenui stuppa ceraque formari. De la 
lucubrarCy lucubratio, elucubro. — Le 
nom propre Lucius vient de lux, 
comme Manius de mane, — Leuce- 
sius etait un surnom de Jupiter dans 
le chant Salien. — Grec XsuxcJ? « blanc w. 
Gothique liuhath wlumi^rew (sur h 
remplagantengothiquele x, v. decern); 
allemand Licht, anglais light. En Sans- 
crit, au lieu de I on trouve r (cf. ric 
« quitter)) = linquo) : »*wc wbriller)). 

luxus, us (m.), exc6s, faste, magnifi- 
cence ; 
luxixriUy a? [f,) j exces, luxe, 
luxuries, iei {f,) \ mollesse ; 



6tre exul 



.n 



i.'ii; 



ItueUriOy as j 

luxUrioTy Ms \ 

luxHridsus, a, um, exuberant 

Luxus se prend ordinairemi 
mauvaise part. Virg. ^n. iv, 
Nunc hiemem inter se luxu, qi 
ga, fovere. Sail. Jug. 2. Per I 
ignaviam aetatem agere. — Quel 
Itucus signifie « luxation ». Cat. 
160. Ad luxum aut adfracturam 
ga, sanum fiet, — II est probabl 
c'est le m6me mot, et que racci 
morale vient de Tidee de devii 
derangement. H y a aussi un 
luxor « se d6ranger ». Plant. 
IV, 7, 5. Luxantur, lustrdntur, 
dunt quod habent, — Le pai 
pass6 liUBUs signifie « lux^, del 
Festus, p. ii9. Luxa membra^ e 
lads mota et soluta. — Luxuries, 
ria sont formes comme esuries. 
Dans tons ces mots il v a une 
luc qui est probablement identiqi 
la racine lie qu'on trouve dans 
quus, licinus, limus, et qui marqi 
soit au propre, soit au figure, la dfr 
tion de la ligne droite {rectus 61 
synpnyme de juste, honn^te). 
Xo?o$ « de travers », Xe/pio; (mi 
sens). H6sychius : X^y?, Xi5, ;:X«yii 



lympha, sb (/.), source, eau trai 
rente, eau; 

lympho, as, troubler la raison; 
lymphdticus, a, um, i ^ qui a le 
lire ; 2° produit par le delire,- 

Les nymphes passaient pour desi 
vinit^s prophetiques : de 1^ en gri 
les expressions vu[X9ta(o « dtre pris I 
delire », vu[X9oXti7wto; « frenetique ». If 
m^me idee se retrouve dans lymphi 
Pour le changement de v en I, cf. h 
scitiosus et nuscitiosus, le nom propi 
Nuceria qui s'6crit aussi Luceria, 1 
grec cvEupwov rendu en latin par jw/iw 
En grec m^me on trouve virpov i 
X^Tpov. II est done possible que lyn 
pha, qui est un mot emprunte d 



M-^REO. 



177 



, soil deja arrive k Rome sous la 

, lyncis {m. f.), lynx, animal qui 
passait pour avoir les yeux tres 
perQants ; 

mcetis, a, um, de lynx. 



Mot emprunt6 : X^y?. 

lyra, »(A)nyre; 
lyncuSy a, urn, de la lyre, lyrique ; 
lyrist es, ae {m,}, joueur de lyre. 
Mots emprunt6s : X;>pa, Xuptxd;, 

Xy^3iaTrJ5. 



M 



.celluin, i (n.) et macellus, i (m.), 

niarch6 ; 
wnacelldinus, a, urn, de marchS. 

icer, mILcra, mUcmm, maigre; 
4 mddes, iei (/.), maigreur ; 

2 mdcilentuSy a, urn, maigre; 

3 mdceo, es, ere, maigrir; • 
mdcesco, is, ere, maigrir; s'ap- 

pauvrir ; 

4 macellus, a, -um, arch,, un peu 

maigre ; 
r a w^crcsco, is, «re, maigrir, d6perir ; 
I 6 m&jcritudo,-dinis {f,), arch,, mai- 
r greur. 

I Cette famille de mots comprend en- 
core le substantif mdcor, Pacuv. ap. 
Jlon. 136. Corpusque meum tali Mde- 
p9re, en*ore, macore senet. Peut-6tre 
]macer est-il pour * smacer. On pour- 
lil rapprocher alors Tallemand 
:htig « maigre » (vieux haut- 
land snuth « petit ») et le grec 
)?, (jLixpd;. — Dans macies, maceo, 
itus, etc., un r est probablement 
le : V. lucrum, 

&6lria, SB (f.), mur de cldture en 
pierres s^ches. 

iro, as, i<* faire tremper, mac6rer, 
amollir; 2<» affaiblir, 6puiser. 

^ttchina, » (f.), machine; 
mdchmor, oris, machiner; 
machmdtio, onis [f,), machina- 
tion; 

Mots latins. — Cotirs sup. 



mdchindtor, oris (m.), i** m§ca- 
nicien; 2'» constructeur; 3** 
auteur d'une machination ; 
mdchindtrix, ids [f.), celle qui 
machine. 
Mot emprunt6 au grec {[xr)y^avT[) 
comme beaucoup de termes d*art. 

miciila, sb [f,], tache; 

1 mdculo, as, tacher, souiller; 

com-mdculo, as, souiller par le 

contact ; tacher ensemble ; 
e-mdcMo, as, 6ter les taches; 
im-mdculdlus, a, um, sans 
tache, immacule ; 
. 2 mdculosus, a, um, tach6, souille. 

madeo, es, ui,. ere, ^tre mouille; 
6tre imbu ; 

1 mddidus, a, um, mouille ; qui a bu ; 
mddide, adv., arch., de mani^re 

a ^tre trempe ; 

2 mddesco, is, se mouiller ; 
im-mddesco (seul. au parf.), se 

mouiller ; 
per-mddesco, se mouiller, se d6- 
tremper, s'amollir; 

3 mdde'fdcio,is, mouiller; 

per-mddefdcio, arch,, inonder ; 
mdde-fio, is, se mouiller. 

maereo, es, 6tre triste ; 
1 maestus, a, um, triste; 
maestitia, a? {f.) 

maestitudo, -dims {f.), arch., tris- 
tesse; 

12 



178 



MAOIS. 



2 masror, oris (m.), chagrin. 

Maereo (et non wcereo) est pour un 
ancien * maeseo dont le s est rest6 dans 
mwstus {y, flos). La racine est peut- 
6tre la m^me que dans mi^-er, 

vAgis, adv,, plus; 

i magnuSy a, um, grand; 
magnXtudOy -dinis (/.), grandeur; 
Y. magn-dnXmus, magm-dtcus, 
magni-fdcio, mdgni-fXcus, ma- 
gnX'Wqmis, magn-dp^e; 
major, or, ms, plus grand; 
mdjusciilus, a, um, un peu plus 
grand ; 
maxXmus, a, um, tr^s grand ; Ic 
plus grand ; 

maxXme, adv,, tres, fort; tout a 
fait; 

2 mac'tus, a, um, accru, honor6; 
macto, as, honorer ; ofTrir en sa- 
crifice, immoler; 

mactdtus, us (m.), sacrifice 

sanglant; 
mactdtor, oris (m.), meurtrier; 

3 mdgister, -tri (m.), maitre ; 
magistra, m (f,), maitresse ; 
mdgistMum, it (n.), fonction de 

chef; 
mdgistrdtus, ds (m.), 1<* magis- 

trature ; 2° magistrat ; 
pro magistro, d'ou subst. pro-md- 

gister, tri (w.), suppliant du 
chef; 

4 mdjestas, dtis [f,), majeste. 

Mngin est pour * mag-ius, avec con- 
traction de iu en i; dans major, md- 
jus, \e g a. disparu (v. mains], et Va 
precedent a 6t6 allong6 par compensa- 
tion. — Au lieu de magis on trouve 
aussi mage : le s final est tombe. Cf. 
pote a c6t6 de potia, la 2® personne 
passive amare a c6t6 de amaris. En 
osque, magis est devenu mais, par 
ecrasement du g, ce qui est deja la 
forme frangaise. — Mag-nu-s est une 
sorte de participe passe, car ancien- 
nement il y avait des participes passes 



en t6 et en n6 (cf. plenus, dign 

ayvd?, (Jcpd?, aruYvd^). Tous c 

ont pris la signification adjec 

autre participe pass6 6tait 7 

quisignifie « grandi, honore ». 

ad JSn. IX, 641. Quoties aut 

vinum super victimam fundebc 

cebant : Mactus est taurus v\ 

ture, hoc est cumulata est he 

magis aucta, De 1^ la locutioi 

esto, qui s'emploie dans les sa< 

Cato. H.H. 132, 134, 139. Mc 

vino'inferio esto. Macte hac do 

lucenda esto. Macte hoc porco < 

vocatif tient ici la place du noi 

comme cela arrive assez souv 

parexemple Perse, in, 28). Del 

les salutations, Texpression mac 

Virg. JEn. ix, 640. Macte nova i 

puei* : sic itur ad astra. Liv. 

Macte viriute diligentiaque a 

Macte est devenu une sorte ( 

invariable, qu'on emploie dans 

esp^ce de constructions : Val. 

VI, 547. Macte, ait, o nostrum 

Liv. 1, 12. Juberem macte virtui 

si pro mea patria ista virtus sta 

trouve m6me macte avec I'acc 

Flor. II, \S. Macte fortissimam 

judicio beatissimam in ipsis mid 

tatem. — Cependant, avec un 

au pluriel, la forme employee est 

Liv. VII, 36. Macti virtute, milii 

mani, este'i vestrum iter ac n 

omnia secula laudibus ferent. 

mactus a §t6 tire le verbe m 

« honorer ». Gic. Jlep. ap. Non. f 

Ferunt laudibus, mactant horn 

Attius, ibid. Sapientiaeque invict 

tia atque honoris, patera Ne, 

mactavit aurea, Ce mactare, 1 

partie de la langue des sacrific< 

devenu synonyme de « sacrifier, 

Virg. ^n. IV, 57. Mactant lee 

more bidcntes. Un changement ■ 

gue a eu lieu pour adolere (v. ce 

— LucrSce (v. 1338) emploie i 

dans le sens de «sacrifie». Ui 



MALUS. 



179 



)es Lucae, ferro male mactadt 
it. Ici mactus doit 6tre consi- 
3 me un nom verbaJ tire de 
— Magister est form6 k Taide 
•ce comparatif tej' ajout6 a 
f . minister. On a dit d'abord : 

equituniy fratrum arvalium, 
ludij c'est-i-dire le plus 
Bs cavaliers, des fr^res ar- 
te. Puis il a 8ignifi6 « mai- 
1 osque et en ombrien, ma- 
emploie comme on fait en 
major : magistra cam senateis 

pars senatus ». Magister a 
n verbe magistrare « gouver- 
iduire », d*oCi magistratits « la 
iture », puis ale magistrat ». — 
15 est tire du comparatif ma- 

maximitas em ploy 6 par Lu- 
, 498). — La racine est mag 
D). — Engrec [xsyd'ou [xiy-a;. 
nin [Lsy-a'Ti et les cas indirects 
m^s a I'aide du mSme suffixe 

dans ofJL-aXo;, 8i8aax-a\o5. Le 
itif (Xc^tov est pour *[x£Y-ia>v. 
e mik-ils « grand ». C'est cet 

qui forme, par exemple, la 
e partiedu nom geographique 
boiirg = MsYaXdjuoXi;. L'aJle- 
?hr t< plus » (qu'il faudrait ecrire 
presente une ancienne forme 
omparable au latin magis, a 

maiSy au frangais mais. La 
mglaise est more, — En sans- 
icine a un ^ (pour gh) : mah-Ci 
», mah-as « grandeur ». Super- 
ihishtha = [xe'Yiaro?. — V. le 



ii (m.), le mois de mai. 
iste dans le pantheon romain 
Mains et une d6esse Maia, qui 
nt k la croissance. Le mois de 
. nomme d'apr^s eux. — Mains 
v*Magius, avec le m6me 6crase- 
lu g entre deux voyelles quo 
vonsdans major pour *magior, 
►ur * agiOy meio pour *megio. — 



La racine est mag «grandir» (v. ma- 
gis). 

mala, » (A) ( a u • 

maxilkxif.) l^^achoire; 

maxilldris, is, e, de lamftchoire. 

Mala et maxilla sont entre eux dans 

le mtoe rapport que ala et axilla. Ce 

sont deux formations parall^les, dont 

la plus courte est la plus ancienne. 

malacus, a, urn, moelleux, souple ; de- 
li cat ; 
mdldciay se (f.), i« langueur; 2° 

calme dela mer; 
mdldcissoy as, {^ assouplir; 2° mas- 

ser. , 

Mots emprunt^s au grec : [xaAaxo'„ 
[xaXaxia, [xaXax^^co. 

malleus, i (m.), marteau ; 

i malledluSy i (w.), petit marteau; 
trait enflamm^ qu'on langait 
dans une ville assi^g^e; 

2 malleiitor, oris (m.), ouvrier qui 
travaille au marteau. 

malum, i (n.), pomme ; 

1 mi'ilus, i {f.)y pommier; 

2 maU-fer, -fera, -ferumy qui pro- 

duit des pommes. 
Grec (x^Xov « pomme ». C*6tait d'a- 
bord le fruit en general. 

malus, i (m.), mM. 

malus, a, um (cp. pejor, sup. pessK- 
mus)y mauvais, m^chant; 
i maley adv.y mal (v. mdle-dicuSy 
male-ficiiSy etc.) ; 

2 miili-gnuSy a, wm, i ° malveillant ; 

2° mcsquin ; 
malignitds, dtis(f.)y 1<» malignity ; 
2® mesquinerie; 

3 mdlttiay % (f.)y mauvais naturel, 

malice ; 
mdlUiosuSy a, um, malicieux, per- 
fide. 
Le m^me mot existe en osque, ou 
il s*6crit mallus : mais on n'en con- 
naltpas Torigine. 



180 



MANDO. 



celuiyCellequi 
recommande; 



mando, as, confier, mander; 

I Composes. — Comp. en-mando, 

as : 
{ Ci-mando, eloigner, renvoyer; 
dmandatio, onis (/.), 61oi- 
gnement; bannissement ; 

2 de-mandOf remettre, confier; 

3 prae-mandOy ordonner d'avance, 

recommander ; 
prxmanddtum, i (n.), ordre 
prealable ; 

4 r^-mandOy notifier en r§ponse ; 
Comp. en -mendo, as : 

com-mendo, as, 1® confier; 2° 

recommander ; 
commenddtiOf onis (/.), recom- 

mandation ; 
commenddtor, 

oris (m.), 
commenddtinx, 

lets (f.), 
commenddbilis, is, e, recom- 

mandable ; 
commenddticius, a, um, de re- 

commandation ; 
in-commenddtus, a, um, non 

respects ; 

II Der. : i manddtum, \ instruc- 

i (n.), > tion, or- 

manddtus, its (m,), ) dre ; 
2 mandator, oris (m,), celui qui 
donne des instructions; 
manddtrix, wis (f.), maitresse. 
Mandare signifie « mettre en main ». 
Mais, k la difference des juxtaposes 
comme vendere et credere, ou la sou- 
dure d.vecddre est encore visible, par- 
ti culi^rement au parfait, dans mandare 
ou dans le substantif dont mandare 
est deriv§, les deux elements se sont 
entierement fondus; le verbe a pris 
I'apparence d'un verbe regulier de 
la premiere conjugaison. Cf. la locu- 
tion grecque el; /.stpa tiO^vai. 

mando, is, i, mansum, mandere, man- 
ger; 
i manduco, as, manger ; 



2 masttco, as, m^cher. 

Un adjectif manducus (cf. c 
i< mangeur » a donn^ mandiici 
ddj avoir anciennement un p 
* mastus (cf. -festus de fender 
masticare «m4cher». 

mand, adv,, le matin ; 

mdtiitinus, a, um, matinal. 

II existait aussi une fore 
(cf. luci, vespen). — Plaute 
mane avec un adjectif au loca 
V. 9, 95. Audio fiet Menaechr 
sane septimi. — Un autre 
ayant le mdme sens, qui a di 
en ancien latin, est * mdtu, D 
tiUinus (c. vesper-tinus), Ma 
deesse qui preside aux pi 
heures dujour) et Tadjectif 
(v. ce mot). 

maneo, es, mansi, mansum, 

rester ; 

I Comp. : f im-maneo, rest 

2 inter-mdneo, rester ai 

de; 

3 per -maneo, rester j 

bout; 
pei*mansio, onis {f,), s6j 
longe ; 

4 re-mdneo, rester en 

demeurer ; 
remansio, onis (f.), sejc 

II D6r. : i mansio, onis (f,) 

2 mansUo, as, habiter, de 

3 manto, as, frequent. ai 

meurer; attendre. 
Man-eo est de la m^me ra( 
[X£v-a> « rester)). Seulementww 
a la forme d'un verbe deriv 
probablement d'un substanti 
jectif perdu. La mtoe racin 
trouve dans le zend n-mdr 
nimdna) «sejour)). Le fre( 
archaique manto semble ind 
{meien supin * mantum. 

manes, ium (m.), ames dei 
{propr. bons genies) ; 



MANUS. 



18i 



i-munis, is, e, mechant, redou- 
table ; 6norme; * 

^/wmamf er,a^v. ,demesurement ; 

immdnUas, Citis (f,), m6chan- 
cet6, cruaut^. 
eux latin mdnus ou mdnis vhom). 
us, p. 122. Cerusmanus inielligi- 
In carmine saliari creator bonus. 
\ L. L. vr, 4. Bonum antiqui dice- 
manum. On appelait Af ana Gcneta 
d6esse dont le culte est en rapport 
; les funerailles, mais dont le nom 
ifie litteralement « la bonne m^re ». 
>luriel manes d^signe par euphe- 
ne les toes des morts : la locution 
pl^te est di manes. La d§esse ou 
edes manes se nommait Mania. — 
uinis « mechant ». Cic. Verr. iv, 2i . 
tis ferns et immanis. Plaut. Trin, 
1, 7. Spurcificum, immanem, into- 
mduniy vesanum. Get adjectif a 
5 queiquefois le sens d'effroyable , 
rme, et il pent m^me s'employer 
ime synonyme de grandis. Virg. 
. IV, 199. Templa Jovi centum latin 
lania regnis, Centum aras posuit. 

10, as, couler; 

lomp. : i de-mdnOf coulerde ou sur ; 

2 di-mdnoy couler de differents 

c6tes, se repandre ; 

3 e-mdno, couler de, se repandre ; 

4 per-mdno, couler a travers, se 

repandre ; 

permdnanter, adv., en s'insi- 
nuant; 

pe7*mdnascOy is, arch., se re- 
pandre jusqu'^; 

5 re-mdno, refluer; 

6 sub-mdnans, antis, qui coule 

au bas*. 

aus, u8 (f.), 10 main, bras; 2° poi- 
gn6e; 3° troupe; 
mdntcx, drum (f.), 1** manches; 
2° gantelets; 3° menottes; 4° 
grappin ; 
mdnicdtus, a, urn, garni de man- 
ches; 



mdnicula, ae (/.), petite main; 

2 mdnudlis, is, e, que la main pent 

tenir ou contenir ; 
mdnudle, is (n.), 6tui de livre, 
livre portatif ; 

3 mdnudrius, a, um, i ° qui provient 

d*un coup de main; 2° habile 
aux coups de main ; subst. vo- 
leur; 

4 mdnubix ou manibide, arum [f.], 

butin ; 

5 maniibrium, ii (n.), manche, poi* 

gn6e ; 

6 mdnulea, ae {f.), longue manche; 
mdnUledtus, a, um, garni de Ion- 

gues manches ; 

7 Composes avec mtlnu- second 

terme : 
centt-mdnus, a, um, qui a cent 

mains ; 
angiii-mdnus, a, um, dont la 

trompe ressemble a un serpent ; 

8 Juxtaposes et composes avec -md- 

nus premier terme : 
juxtaposes avec mdnd-; 
mdnd-mitto, is (v. mitto); 
mdnu-pretium, ii{n.) (v. pretium); 

composes avec w?an-ou mani- : 
man-ceps, -cipis {m.), celui qui 

achate, possesseur ; 
mdncipium, ii (n.), \^ propriety; 

particul. esclave; 2° vente; 
mancipo,as, vendre; 

e-mancipo, as, emanciper; 

emancipdtio, onis (f,), emanci- 
pation ; 
man-suetus {trissylL), a, um (v. 

suesco) ; 
man-tele ou man-tile, is (n.) (v. 

tela) ; 
mdni-festus, a, um (v. *fendo) ; 
mdnipuluso\imaniplus,i{m.), 1* 

gerbe, botte ; 2° manipule (une 

des 30 compagnies de la l6gion) ; 
mdnipUldris, is, e ) de simple 
mdnipiildrius, a,_um) soldat;. 
W(XmpM/a/im, adv., 1° par troupes; 

2° par manipules. 



182 



MAPALE. 



Manus entre dans une foule de locu- 
tions ou il indique la possession; telles 
sont : inmanutcnet'eymanibitsacciperef 
venire in manusy etc. Manus exprime 
aussi le pouvoir que le paterfamilias 
exerce sur ceux qui lui sont soumis, 
et particuli^rement celui que comme 
mari il a sur sa femme : convenire in 
manum viri. — Manus injectio d6signe 
un mode d*ex6cution du cr^ancier sur 
le d^biteur, qu'il appr^hendait au 
corps et amenait en justice. Au con- 
traire la rMnumissio est Taction qui 
permet k Tesclave de sorlir de la ma- 
nus, c'est-a-direderautoritedu maitre. 
— Le bras 6tant 6galement I'instru- 
ment pour agir k la guerre, manus est 
souvent synonyme de vis. Sail. Jug. o. 
Populus romanus quascunque urbes 
et agros manu ceperat, regi dono 
dedit. Au figur6 «une poign6e d'hom- 
mes, une troupe ». Cabs. B. G. i, 37. 
Si nova manus cum veteribus copHs 
se conjunocisset. C\c. Ait, xvi, ii. Romam 
veniet cum magna manu. C'est en ce 
sens qu'il a donn6 manipulus. — Ma- 
nica est form 6 comme pedica. — Man- 
ceps est celui qui achete ; de la, man- 
cipium «la propriety ». Lucr6ce, n, 
969. Vitaque mancipio nulli datur, 
omnibus usu. Senec. Ep. 72. Fortuna 
nihil dat mancipio. lies mancipi est 
une chose qui appartient en propri6t6 
a quelqu'un, et qui, par consequent, 
pent 6tre vendue par lui, par opposi- 
tion aux choses nee mancipi, qui ne 
peuvent 6tre vendues. De 1^ manci- 
pium a pris le sens de wventew, et 
mancipare celui de « vendrew. Eman- 
cipare «aliener par la ventew se dit 
specialement du filsqui est vendu par 
son pere : comme, d'apres la loi des 
XII Tables, le fils vendu trois fois 
devenait libre, on proc6dait h. une 
vente Active pour affranchir Tenfant 
de Tautorite patfrnelle. — Mancipium 
« esclave » ne vient pas de la capture 
k la guerre, mais de Tid^e generale de 



propriety. — Tandis que le 
design^delamdme mani^re da 
la famille indo-europ6enne, n 
controns la plus grande divers 
les expressions qui servent k 
la main. Cependant mantis exi: 
en ombrien et en osque. 

mapale, is, d'ord. au plur. 
ium (n.), hutte, cabane. 
Mot stranger. 

mappa, » (/*.), serviette. 

marceo, es, ^tre fletri, langui 
i marcesco, is, se fletrir ; 
e-marcesco, is, se fletr 
fait ; 

2 marddus, a, um, fl6tri, f 

guissant ; 

3 marcor, oris (m.), etat c 

est fletri ou fane; a 
abattement, langueur. 

mare, is (n.), mer ; 

i miirinus, a, um, de la i 
rin; 
trans-mdrinus, a, um, 
mer; 
2 mdrltlmus, a, um, de m 
time. 

margarita, m [f.), margaritu 
perle ; 

margaritX-fei\ -fera, -fe 
produit des perles. 
Mot emprunte : grec (xapi 

margo, -ginis (m., f,), bord, e 
margmo, as, entourer d' 

border ; 
e-margXno, as, 6largir. 

marmor, oris (n.), marbre; 

1 mnrmdreus, o, um, de n 

2 mai'morosus, a, um, du 

le marbre; 

3 marm6rdrius fabcr [m.] 

qui travaille le marbr( 

4 mdrm6rdius, a, um, r- 

incruste de marbre. 



MATER. 



i83 



rs, Martis (m.), ancienn. Mdvors, 
Mavortis (m.), 1« Mars, dieu d© 
la guerre ; 3® la plan^te Mars ; 
martitts, a, urriy i® de Mars; 2<> 
de la guerre ; 3° de la plan6te 
Mars; 4® du mois de mars, d*ou 
' subst, martiiLSf ii (m.), le mois 
de mars ; 
: martiuliSy is, e, de Mars; 
\ composes en MartX- : 
MartX-ijena, a? (m., /.), issu de 
Mars, belliqueux; 
Marti'C6la, a? (m.), ado rate ur de 
Mars. 
Vlars est une vieille divinity ilalique, 
i presidait aux occupations des 
amps comme aux travaux de la 
erre. Dela ses surnomsde Rusticus, 
vaults; les fr^res Arvales, qui, 
DMDe leur nom Tindique, etaient 
6pos6s a un culte champ^tre, invo- 
ent Mars dans leurs litanies ; Caton 
;ommande de lui offrir des sacrifices 
ur qu'il veille sur la conservation 
s boBufs. Lorsque la mythologie 
ecque fut introduite k Rome, on 
2nti6a 'Aprj; avec Mars, ce qui en 
un dieu exclusivement guerrier. — 
I nom osque de Mars 6tait Mamers, 
est probable que Mavors, Marmar, 
irmor et Berber (ces trois derni^res 
rmes se trouvent dans le chant des 
•vales) sont des variantes du mtoe 
m. 

is, maris, adj, m,, md,le ; 

1 masculuSy mascuUnuSy a, urn, 

m^e, masculin; 

2 maritus, i (m.)» niari ; 
mar it a, ae (f.), femme ; 
miirito, as, unir, marier; 
maritdlis, is, e, conjugal. 

Sur le r de mdr-is, v. fios. Le geni- 
' etait d'abord * mas-is. Mas-culus 
t un diminutif comme flos-ciilus, 
ar-iius est proprement un adjectif 
irme comme avltuSf patrUiis. Prop. 
I, i9, i6. Juno sacris quee praesidet 



alta maritis, Ov. Pont iii, i^ 73. So- 
cialis amor, fosdusque maritum. 

mater, -tris {f,), m^re; 

i mater- fdmiliaSy gen. mutris-fami- 
lias ou mater- familidB, g6n. 
matris-familiae (/".), mere de 
famille, maitresse de maison ; 

2 materciila, % (/*.), petite m^re, 

bonne mere ; 

3 mdtcmus, a, wm, maternel ; 

4 mdtrona, a? [f,), matrone, dame; 
mdtrondliSj is, e, de matrone;' 
mdtrondlia, ium (?i.), f^tes que 

les dames romaines cel^braient 
en Thonneur de Junon ; 

5 mdtrimoniumy ii{n,), mariage; 

6 matrlmuSy a, wm, qui a encore sa 

m^re ; 

7 matrix, ids (/.), 1° m6re; 2<> 

souche qui produit des reje- 
tons, matrice; 
mdtrimla, a? [f,), registre matri- 
cule ; \ 

8 mdtrX'Clda, x (w., /".), qui tue sa 

mere; 
mdtrX-cldiumy ii (n.), meurtre 
d'une'mere. 
Le nom de la m^re est le mdme dans 
toutes les langues indo-europ6ennes. 
Grec [JLrjTrip, Sanscrit mdtar, anglais 
mother, ancien irlandais mathir. On 
explique ordinairement * pa-tar ou pi- 
tar M le p6re » comme le protecteur, 
d'une racine pd « proteger », et md-tar 
« la m^re » comme la creatrice, d'une 
racine md « mettre au monde». Mais 
ces explications ne sont pas absolu- 
ment certaines : il est possible que la 
syllabe tar ait 6te ajoutee apr^s coup 
et par analogic a pa et a md qui etaient 
les anciens termes d6signant le pere 
et la m^re. II s*est passe quelque 
chose de ce genre pour le nom de la 
soBur dans les langues germaniques 
(v. soror). Quoi qu'il en soit, il faut 
remarquer que dans md-tar le suffixe 
n'a rien qui marque sp6cialement le 



fgminin, soil qu'on n'attachat point 
d'idSe precise i celte syllabe , soit 
que la formation 3oit anlcrieure au 
genre grammatical. — Matrona est 
forms corame patronua, matrimonivm 
comme palrimonium : mais remarquez 
les nuances diffSrenles prises par ces 
mois. — Matertera «la lante mater- 
nelle » a 6t6 espliqu6 comme une 
sorte de comparatif, laseconde m6re; 
mais peul-4tre est-ce un mot emprunte 
au grec populairc : '[larpaotiipa, 

matfiria, n et -ies. Hi {f.), 1" bois ; 

bois de construction ; 2° mati^re ; 

i muterio, as, construire en bois ; 

malSrior, oris, couper du bois 

de construction; 

2 m((fMdrius,n,uin,relatifaubois; 

nubU. (m.), marchand de bois 
de construction ; 

3 matiriatis, is, e, materiel. 

Le sens de «boisi) est te plus an- 
cien. Columelle (v, 6) explique, en 
parlantde la culture de la vigne, qu'on 
appelle materia le bois nouveau qui se 
produil aprts la greffe ou apr&s qu'on 
a lie la planle par en haut. De la mi - 
teria a passd au sens g^n^ral de uma- 
ti6re>i. Cf. Ies acceptionsdu grec ii).',, 
Le primitif est mater. 
mitunu, a, um, l°matinal; 2" prompt, 
precoce ; 3" mOr ; 

i OTu(Mre, n(iu.,promptement;av.int 
le temps; a temps; 

2 mfituro, as, hater; (Tou mflrir ; 
maturate, adv., promptement; 
maturatio, onis [f.], bate; 

3 maturXtas, atis (/".),. 1" prompti- 

tude ; 20 maturite ; 

4 mtt(6resci), is, mQrir; 

5 composes : im-muturus, a, uin, 

non mtlr; premature; 

immatiire, adv., prematurement ; 

immaturttas, atis {f.), {" precipi- 
tation ; 2° defaut de maturite ; 

prx-maturus, a, um, hfltif; pre- 
mature ; 



praw»a(ure, adu.,prematuteiM 
«MaUnal>..Virg. Mn. x, 2SI). li 
turn effatus: et inter earevobilam 
MiUvra jam luce dies rtoctemqne ft ■ 
■rat. Malura lux, c'est la lumi^re nt 
nale. — « Prompt, precoce ». Css. 
0. IV, .2. In his lods, quod ommsi 
tia ad septenlrionem vergit, 
sunt kiemes. Columelle (rr, 10) dil 
gue la f^re du printemps, faba iu 
TO, el laf6ve d'automne, faba seroli 
L'allemand frith a celte double ar 
lion; fffihmorgen «de grand mBlioil 
fruhreif "pr^ocee. L'auleur de l|' 
Rh^torique aH^rennius []v,l7]appel 
I'adolescence xlas malura : 
ter faciunt, qui adolescentes n 
eastigant ut, quibus virtulibus oi 
Ditam tueri posiunl, eas in x' 
twissima velint comparare. - 
a de bonne heure, promptement iJ 
Sail. Jag. 18. Libues mature oppiii 
habuere. Cic. Yen: vi, 44. Cuslodeswt 
ture ienliunt : signum bucina d^iff.' 
Sail. Cat. I. Prtws quam indpias, co»-' 
sulto; et ubi consulueris, mature /iida 
opus est. — Maturare uhater», Virg. 
Jin. ], 141. Maturate fiigian regiqiii 
hxc didle veslro. Liv. xxiv, 12. Mala- 
randum Annibal nitus, ne pr^em- 
rent Romani. — Appliqi^^ auz produito 
de la nature, maturo a prisle sens de 
<cm(lrir>>. Tibull. i, 4, IS. Annus in 
apricis iiiaturat eoUibus uvas. Celte 
accepUouB'est commu^iqugea^adje^ 
tif matm-us (v. aux mots arma, lucm. 
truncus, des futs du mSme gearej 
lequel a des lors signing « niQr 
mOriu. II s'est dit egalement de U 
malurite de I'age : malura senectns 
miituri patres. Ovid. Met. viir, 6, 7 
Letex animo maturus et xvo. Comm 
un dessein mCiri est un dessein qui 
demands du temps, matttria se pren 
quelquefois dans le sensde <cr6liecbi 
prepare a loisir » : maturum consiliui? 
Ciceron {De Dtv. i, 18) parlanl d'u 
homrae deja IgS qui se resigne a 



MEDITOR. 



185 



Irt : JEqnum censtnt se maturom 
}p^ere mortem, Ce sens est presque 
|ppos6 de celui que maturus avail a 
Irigine. — A la base nous trouvons 
' mSme mot qui est renferm6 dans 
Uu-tinus et dans MatU'ta{Y, mane), 
I est done amen6 a supposer un 
iferbe *mdtUj forme comme diu,noC' 
» et signifiant aau matin ». 

ideor, eris {pf, inus,), soigner, gue- 

rir; 
i re-mediumy ii (n.), remade; 
. ir-remedidhilis, is, e, i^ irreme- 
diable; 2<> implacable; 
2 fnedicuSy i(m.), m6decin; 
m^dicina, «(/.), m6decine; 
medXclnfdiSf is, e, de m6decin, 

medicinal, medical; 
medico, as, 1® soigner; 2° faire 
subir une preparation, oindre; 
mddicor, uris, soigner; 
mMicamen, -minis (n.) ) r e - 
medicdmentum, i (w.) jmede ; 
mSdXcdmentdrias, ii{m,), phar- 

macien ; 
medXcdtus, ds (m,), composition 

magique ; 
medXcdbXlis, is, e, l^qu'onpeut 

guerir; 2° salutaire ; 
im-m^dXcdhXlis, is, e, irreme- 
diable ; 
prae-medXcdtus, a, um, qui a 
pris un preservatif ; 
3 mSdela, w (f,), reniede, guerison. 

Mitor, aris, 1® s'exercer k\ 2** me- 
diter; 
IComp. : prae-medXtor, dris, medi- 
ter d'avance, se preparer a, 
preluder; 
praemi!dXtdtio, onis (f,), action de 
se preparer a ; 
II Der. : i medXtdte, adv,, avec 
etude ; 
•2 m^dttdtio, onis (f,), <*>exercice; 
I 2" meditation ; 

3 medXtdbundus, a, um, qui me- 
dite ; 



4 mMXtdmen, -minis {n.), projet; 
medXtdmentum, i (n.), travail 
prepardtoire ; exercice. 
Les ancien§ ont rapproche meditoi' 
de (jLsXexav, et il n'y a pas de raison 
pour reVoquer en doute ce rapproche- 
ment. Les mots [xsXe'tr,, [JteXeTrj[xa, qui 
etaient devenusdes termes techniques 
dans les ecoles, au theatre et dans 
Tartmilitaire, ont fort bien pu passer 
en cette qualite a Rome. Meditan et 
meditatio designent toute espece 
d'exercices. Plaut. Pers, iv, 2, 4. Sa- 
tin' estis meditati? — Tragici atque 
comici Nunquam aeque sunt meditati, 
Cic. Brut. 88. Nullum pdtiebatur esse 
diem, quin aut in forodiceret, aut me- 
ditaretur extra forum.P\\n,Paneg. 13. 
Cum in ilia meditatione campestri mi- 
litaribus turmis imperatorium pulve- 
rem sudoremque misceres, Gell. xx, o. 
Rhetoricae mcditationes (les exercices 
de rhetorique). Plin. fl. N, xvii, 19. 
SO.Ewrw ramum omni interim tempore 
edomari meditatione curvandi (en le 
tenant courbe). Id. ibid, (xi, 2o, 30 en 
parlant du scorpion). Semper cauda 
in ictu est : nulloque moment o medi- 
tari cessat, ne quando desit occasioni. 
— C'est aussi par « exercer » qu'il faut 
traduire meditari dans le vers de Vir- 
gile, Eel, I, 2. Silvestrem tenuimusam 
meditaris avena, — On pent objeclei- 
h. retymologie [xsXsTav que les change- 
ments de / en d sont aussi rares que 
le changement inverse est frequent : 
mais les regies de la phonetique ne 
sont pas les memes pour les mots em- 
pruntes, surkout pour ceux qui vien- 
nent par transmission populaire. Un 
exemple du changement de / en d 
nous est fourni par aXsi^a = adepsy 
si ce dernier mot est emprunte, comme 
le pensent quelques linguistes; le 
changement analogue de r en // 
est atteste par xTjpuxsiov = cada- 
ceum, — De toutes les especes de mots 
les termes techniques passent le plus 



186 



MEDIUS. 



facilement d'un peuple a uit autre : 
en allemand, par exemple, on a, dans 
la langue scolaire, exerderen, studie- 
ren, repetieren. 

medius, a, um, \^ qui est au milieu; 
2° intermediaire, moyen, 3°demi; 
\ medie, adv,, mediocrement , dans 
un juste milieu; 

2 mHiHas, Citis (f,), le milieu; 

3 mHidcris, is, e, moyen, mediocre ; 
medidcriter, adv., mod6r6ment, 

mediocrement; 
mSdidcrttas, dtis (f,), juste milieu, . 

moderation, mediocrity ; 
per-medidcris, is, e, tr6s faible; 

4 mediCinus, a, urn, qui se trouve 

au milieu ; 

5 mMioxumus, a, um, arch,, de la 

region moyenne, intermediaire ; 

6 di-mXdius, a, um, qui est la moi- 

tie, demi ; 
dimidiatus, a, um, partag6 par 
moitie, jusqu'^ moiti6; 

7 m^rl'dies (v. dies); 

8 medi'ten'dneus, a, Mm'(v. terra). 
Le substantif neutre medium est 

souvent pris dans le sens de la place 
piiblique, le grand jour, la society, la 
masse. Cic. Veir. iv, 42. Tabulae sunt 
in medio. Id. ibid, iv, 71. Venient in 
medium : dicent quid statuerint. Ter. 
Vhorm. Prol. 16. In medio omnibus 
palma est posita, qui artem tractant 
musicam. Virg. JSn. xi, 335. Consu- 
lite in medium, et rebus succurrite fes- 
sis. Id. Georg, i, 126. Nee signare qui- 
dem, aut partiri limite campum Fas 
erat : in medium quaerebant. Tacit.Hisf. 
IV, 64. Bona interfectorum in medium 
cedant. — Sanscrit madhya; grec 
piaao; ou [xsao; (pour *[x£8io5); gothi- 
que midjis, allemand mitte ; ancien ir- 
landais medon. Le dh Sanscrit aurait 
plutdt fait attendre en latin un /(v. fe- 
ra) : nous avons, en effet, en osque, 
me fins = latin medius. 

medulla, sb (/.), moelle; 



1 mMulVttus, adv., du fond 

du fond du coeur ; 

2 medulldris, is, e, de la m 

3 medullula, ae (f.), moelle 

petite moelle. 

mel, mellis (n.), miel; 

1 meUltus,a,um, l^mielle; 

comme lemiel; 
mellitiilus, a, um, arc) 
comme le miel ; 

2 mellicixlum, i ) propr 

(n.), arch. ! miel > 
mellilla, ae (f.) ' f actio 

3 melleus, a, um, doux c 

miel ; 

4 melldrius, a, um, relatif 

5 melldtio, onis (/".), rec 

miel; 

6 mulsum vinum [n.), vin 

miel ; 
pro-mulsis, Mis {f.), ei 
table ; 

7 Composes en melli- ; 
melli'fer, -fSra, -ferum, 

duit du miel ; 
melli-fico, as, produire < 
,melli-genus, a, um, qui « 
nature du miel. 
Grec [i.{k'., mais dont la de 
est differente. Dans Teacpress 
sum vinum, mulsum est un c 
mel; cf. salsum, de sal. 

melior, or, us, gen. oris, mei 
melius, adv . , mieux ; 
meliusculus, a, um, un p 

leur; 
meliuscule, adv., un peu mi 
Melior est le comparatif d'\ 
lif perdu; cf. en grec les 
[liXoL «fort)), superlatif [idX 
plus». Le comparatif (xaXXov 
* (jiaXiov et repond exactement 
(cf. 9uXXov = folium ; aXXojjiai 
aXXo; = alius). 

membrum, 1 (n.), d'ord. a 
membre ; 



MENS. 



187 



nembrdna, x (/.), membrane, 

peau ; 
tembrdneus, a, wm, de parche- 

min; 
lembrdnaceus, a, urn, 1« forme 

d'une membrane; 2<» semblable 

a de la peau; 3® de parche- 

min; 
nembrdnula, se (/.), petit mor- 

ceau de parchemin ; 
nembrdtim, adv.y membre par 

membre, par morceaux ; 
bX-membris, is, e, qui a des mem- 
bres de deux formes (humaine 
et animale). 

lor, oris, adj., qui se souvient; 
Comp. : im-m^mor, 6ris, adj., \^ 

qui ne se souvient pas ; 2° qui 

fait oublier ; 
Der. : 1 m^Sriter, adv., de m6- 
moire, par coBur ; 

2 m^mdria, as (/*.), souvenir, m6- 

moire ; 
memdndlis, is, e, qui concerne 
le souvenir; 

3 memdrOy as, rappeler; 
memdrdbtlis, is, e, memorable; 
im-m^mbrdhUis, is, e, i« qu'il 

ne faut pas ou qu'on ne pent 
pas mentionner ; 2« qui refuse 
de parler; 
com-memdro, as, rappeler; 

' ^^i^ i4>\ I action de 

commemdrdtus, ( ^*PP®.®^» 
«s (m.), I souvenir; 

commemdrdmentiim, i (n.), 

mention ; 
commem67*dbilis, is, e, memo- 
rable ; 
im-m^6rdtus, a, um, qui n'a 
pas encore 6te rappel6 ou 
mentionn^. 
n est diiBcile de ne pas admettre 
meparente avec memini et le grec 
»^l«ov. Mais la formation est insolite. 
M-6lre memor est pour *me-mn'Or, 



avec redoublement de la racine men 
(v. mens), 

mendicus, a, um, mendlant ; 

1 mendico, as, et -or, dris, mendier; 
mendlcdtio, onis (A), action de 

mendier ; 
mendicdbulum, i (n.), arch., men^ 
diant; 

2 mendlcula, se (f.), arch., habits 

de mendiant; 

3 mendlcXtas, dtif^ (f,), mendicity. 

mendum, i (n.), menda, sb (f.), tache, 
faute ; 
i mendosus, a, um, defectueux; 
mendose, adv., d'une mani^re d6- 
fectueuse ; 
2 e-mendo, as, corriger, amender; 
emenddtio, onis (f.), correction; 
emenddior, dris{m.), r^formateur ; 
emenddtrix, icis(f.), r^formatrice. 

mens, mentis .(/".), esprit, intelligence; 

I Comp. : 1 d-mens, entis, adj., 

dont Tesprit est 6gare ; 

amentia, ee {f.), egarementd'es- 
prit; 
2 de-mens, entis, adj., quia perdu 
la raison ; 

dementia, a? (f.), demence; fo- 
lic; 

II Der. : i me-mXni [pf.), jeme sou- 

viens ; 

com-memXni (pf.), je me sou- 
viens ; 
2 Verbes en -mXniscor, -eris : 

re-mXniscor, -eris, ^isci, se rap- 
peler ; 

com-mXniscor, eris, -mentus 
sum, -minisci, imaginer; 

commentum, i (n.), invention, 
fiction ; 

commentor, oris (m.), inventeur; 

comment icius, a, um, imaging, 
invente ; 

commentor, dris, arch, com- 
mento, as, i° mediter ; 2° ima- 
giner, inventer, composer; 



188 



MENSA. 



commentdtio, onis (/.), medita- 
tion, 6tude, traits ; 

conimentiunuSfii{m,), m^moire, 
r^cit ; 

comment dri6lumy i (n.), petit 
m^moire ; 

3 mentio, onis (/.), mention; 

4 mentiory iris, imaginer, men- 

tir; 

mendaxy dm, adj., menteur; 

menddcium, ii (n.), mensonge. 
Le mot qui presente la racine sous 
sa forme la plus simple est memini, 
parfait k signification de present, 
comme [xeprKxai. Cette racine men est 
du petit nombre de celles qui expri- 
ment une operation de Tesprit : elle 
marque principalement les actes de la 
m^moire et ceux de Timagination. — 
Mens « rintelligence ». Mens a fait 
mentior comme pars a donn6 partior, 
MentioVy ainsi que comminiscor, si- 
gnifiait d'abord « imaginer, inventeD). 
C'est un curieux exemple du sens p6- 
joratif qui est venu s'attacher a un 
terme qui 6tait probablement un eu- 
phemisme. — Dans commentanus on 
retrouve I'idee de souvenir : ce mot 
d6signe des notes, des memoires. Le 
verbe commenior a pareillement le 
sens de « noter, remarquer » en cette 
phrase de Ciceron (De fin, v, 13, 42) : 
Parvi pucriy quum pauliim firmitatis 
accesserity animadvertunt ea quae domi 
fiunt curiosiuSy incipiuntque commen- 
tari aliquid et discere. De la racine 
men vient en outre le nom de lad6esse 
Minerva (anciennement Menei'va) que 
les Romains ont identifiee avec Athe- 
na : c'est la deesse de Tintelligence. 
En vieux latin, pi'omenervat signifie 
monet (Festus, p. 205). — Moneo lui- 
m^me (v. ce mot) appartient a la ra- 
cine men, — Grec [xsprjfxai, [xi[jLvr[axtD, 
(jLvr[(xa)v, [xevo5. Sanscrit wianas (neutre). 
« esprit)), mantis wpenseo); anglais 
wimd (c pens§e )) ; allemand meinen 
« etre d'avis )>. — II faut remarquer 



.K 



le d de mendax, mendacium. Ce&i 
n'appartenaient peut-dtre pas dj 
principe kmentiri, ma\s b.menda,{ 
dum « faute » ; dans ce cas il y 
confusion de deux families de 

mensa, » {f,)y table ; 

1 mensdriuSy ay wUy qui cent 

les tables de changeurs; 
suite y quiconcerne lesfinj 
mensdriuSy ii (m.), banc 
changeur ; 

2 mensiilay ae (f.)y petite table f 
mensuldrius, ii (w.), banqi 

changeur. 
Mensa 6tait aussi le nom d'une 
p'6ce de gateau (cf. le mot fr 
tablette), De la P^quivoque dansTc 
cle qui obligeait les compe 
d*finee k manger leurs tables ( Jin. ^ 
i09). — Mensa est proprementle 
ticipe de metiri, 

mensis, is (m.), mois ; 

1 menstruuSy a, um, qui.se fait 

les mois, d'un mois ; 

2 bi-mestriSy trX-mestriSy iSy e, 4 

deux, de troismois; 
se-mestriSy is, e, i*» de six moi« 
2° d'un demi-mois. 
MenS'i'S est un de ces themes pri 
mitivement terminus par une consonni 
qui ont ajoute un i : la forme primitii 
6tait mens = grec (jle';. C'est ce <(( 
explique le g^nitif pluriel mensum, qi 
existe k c6te de mensium. Les adjec 
tifs bimestriSy trimestris sont fprmk 
Taide du suffixe -tri- (cf. palus-tri'^ 
— Par Taddition d'un nouveau sulHi 
'uo- (cf. ann-uus) on a eu menstrta 
« qui revient tous les mois » {usta 
menstrutty feriae menstruw) ou «q^ 
dure un mois ') [menstruus consul, me'i 
strua cibaria), — Menswmus, empio; 
par Ciceron, est fait comme diurm 
noctumus, II y a deux adjectifs i 
mestris ; Tun pour * sex-mestris « c 
dure six mois)), Tautre pour *.»?e» 
mestris « semi-mensueb). Le nom de 



MERUS. 



189 



\e Mena est une imitation du grec 
|. — Le sens primitif de mensis 
it avoir ete «lune». Orec [xr[v 
r * {X7{v?); ion. fisi; « mois ». Sanscrit 
wlune, mois)). Gothique mina 
iis», allemand Mond <(lune)), an- 
s moon, Cymrique mis « mois ». 

Ltha ou menta, ae (f,), menthe, 
plante. 

lot emprunt6 : grec (x^vOtj. 

aUim, i (n.), menton. 

•, as, aller; 

■ Comp. : 1 com-meOy as, circuler; 

2 per-meo, as, p6n6trer k travers ; 

3 re-meOy as, repasser, retraver- 

ser; 
r^medbilis, is, e, 1° d*ou Ton 

pent revenir ; 2® qui retombe ; 
ir-rSmedbilis, is, e, d'ou Ton 

ne pent revenir; 

4 praBtei'-meo, as, passer outre; 

couler le long de ; 

5 subter-meo, as, circuler sous ; 
II Der. : \ meatus, Us (w.), mar- 

che, passage; 
commedtus, ds {m.), i° circula- 
tion ; 2® transport de vivres ; 
2 medbXlis, is, e, i® ou Ton pent 
passer ; 2® qui p6n^tre faci- 
lement. 



s. 



pireo, 68, gagner, meriter; 
t w^'eor, eris, to6riter ; (s. e. stipendia) 
gagner;d6:folde, servir comme 
soldat; • - 
merens, entis, ,1® qui rend service; 

2® qui m6rite ; 
[. im-m^^ens, entis, qui ne m6rite 
pas, innocent ; 
imm^enter, , adv., sans Tavoir 
m§rit6 ; 

f nmtus, a, tm, 1® qui est merite ; 
2« qui a m6rit6, qui a bien me- 
rite de, qui a servi ; 
in-meritus, a, urn, i® immerit^; 
2*> qui n'a.pa6m6rit6; 
» TO^to, adv,, a bott droit; 



im-mMto, adv,, a tort; 

I Comp. : 1 com-mHreo, meriter (en 

mauv. part); se rendre couv 
pable de ; 

2 de-mereo et de-mereor, m6riter, 

gagner; 
demMtum, i (n.), service rendu ; 

3 e-m^eo et e-m^rew, i<*m6riter, 

gagner; 2® bien meriter de; 
3® achever le service mili- 
taire ; 
em^itus, i (m.), soldat qui a 
fait son temps de service ; 

4 per-mereo, servir longtemps 

comme soldat ; 

5 pro-mcreo et pro-mereor, meri- 

ter ; se concilier, gagner. 

II y a peut-6tre une parents entre 
mereo et les substantifs merx et 
merces, 

merge, is, mersi, mersum, mergere, 
plonger ; 

I Comp. : 1 de-mergo, plonger, en- 

foncer ; 

2 e-mergo, sortir de Teau, emer- 

ger ; 
emersus, us (m.), action d'e- 
merger, de sortir; 

3 im-^mergo, plonger dans ; 

4 sub-mergo, plonger sous, sub- 

merger ; 

II Der. : 1 mergus,i (rw.), plongeon, 

oiseau aquatique ; 
2 nierso, as, plonger, baigner ; 
im-mersdbilis, is, c, quine peut 
6tre submerge. 

merula, SB (f.), 1° merle; 2° merlan, 
poisson de mer. 

merus, a, um, sans melange ; 
merum, i (n.), s. e. vinum, vin pur; 

I Comp. :\sub-mSrus,a,um,arch.. 

presque pur ; 
2 m^ro-bibus, a, um, arch., qui 
boit du vin pur, buveur, bu- 
veuse ; 

II Der. : merdcus, a, um, pur. 



; 



190 



MERX. 



merx, mercis (/".), marchandise ; 
i mercor, dins, 6tre commergant; 
mercdtiOy onis (/.), commerce; 
mercdtor, oris (m.), marchand ; 
meixdtorius, a, um, de marchand ; 
mercdtura, a? (/*.)> Irafic; 
mercdtuSj us (m.), march6 ; 
mercdbilis, is, c, qui peut 6tre 

achet6 ; 
Comp. : com-mercor, dris, acheler 
en bloc; 
ii-mercor, dris, acheter; 
prae-mercor, dris, arch, , ache- 
ter auparavant; 

2 com'Tnercium , ii (n.), com- 

merce ; 

3 merces, edis (f,), salaire, re- 

compense ; 
mercendrius ou mieux mercen- 

ndriuSy a, um, mercenaire; 
mercedula, a? (/".), petit salaire ; 

petit reyenu ; 

4 mercX-monium, ii (n.), 1® mar- 

ch6 ; 2® marchandise ; 

5 Mercurius, ii (m.), Mercure, dieu 

du commerce ; 
Mcrciiridlis, is, e, de Mercure; 
merctiridles, ium {m.), mem- 
bres du college des mar- 
chands. 
Mercurius, patron du commerce, a 
ete identifi6 avec le dieu grec Hermes 

-met, particule inseparable qui s'ajoute 
aux pronoms personnels {ego-met, 
mihi-met, nos-met, etc.) et aux ad- 
jectifs mens et suus {mea-met, suis- 
met, etc.). 
L'origine de cette particule n'est 

pas encore clairement expliquee. 

meta, sb {f,), borne; 
\ metor, am, delimiter; 

castrdmetor, dris, mesurer Tem - 

placement d'un camp ; 
castrdmetdtio, onis (f.), etablis- 
sement des limites d'un camp ; 
metdtor, oris {m.), officier charge 



de mesurer Templacemei 
camp; 
de-metdtus, a, um, delimit 
imrmetdtus, a, um, non lia 
2 di-meto, as, delimiter; 
. 3 metaia, m (f.), petite borne 
La racine est la meme qu( 
avons dans metior. 

metallum, i (n.), metal; au 
mines ; 

1 m^tailicus, a, um, de metal; 

(m.), ouvrier mineur; 

2 mHallt'fer, -fera, -fenm 

en metaux. 

metior, Iris, mensus sum, ] 

mesurer ; 

I Comp. : 1 com-metior, \° 

rer en bloc ; 2® mesu 
comparer avec ; 

2 de-mensus, a, um, 1® 

mesure ; 2® mesure ; 
demensum, i (n.), porti( 
suree ; distribution me: 
aux esclaves ; 

3 di-metior, mesurer de ( 

d'autre; 
dimensio, onis (f.), mesu 

4 e-mctior, mesurer entier 

parcourir ; 

5 per-metior, mesurer e 

ment, parcourir d'un 
Tautre ; 

6 r^-metior, \^ rendre ou 

en egale mesure; 2® { 
rir de nouveau ; 

II Der. : 1 mensio, onis (f,), 

de mesurer; mesure; 

2 mensor, oris (m.), qui a 
mensiira, a? {/.), mesure 

3 im-mensus, a, um, imme 
Racine sanscrite ind « mesi 

d'oii mdtram « mesure)). En § 
racine a la voyelle br6ve : \l 
[xe'ipov. 

meto, is, messui, messum, i 

moissonner; 



MILES. 



191 



^omp. : i dc'in^to, abattre en 

moissonnant, moissonner; 
2 e-meto, recueillir en moisson- 

nant; r6colter; 
Der. : i messis, is (/*.), moisson; 
2 fnessoj% oris (m.), nioissonneur; 
messorius, a, urn, de moisson - 
neur ; 
3 pras-metium, ii (n.), arch,, pre- 
mices. 

iftm, i (n,)y metre, mesure d'un 

vers ; 
mitrXcuSy a, um, m§trique. • 
liots empruntes : grec {xeTpov (v. 
Kor), {xsTpixo;. 

Ku, U8 (m.), crainte; 
■lefiio, is, craindre; 
■er-m^^iic), is, craindre beaucoup ; 
|M^-me^ziens, entis, qui craint d'a- 
, Yance. 

mHus a fait metuo; cf. s^aft/o de 
!, tribuo de tribus. 

I, a, um, voc. masc. mi, mon, ma; 

le mien, la mienne. 
leus est pour une ancienne forme 
-1115, venant de m^- comme patr-iua 
ipa^r-. Ce thtoe mS- est le mtoe 

nous avons dans mi-hi, pour *?wc- 
;on le retrouve dans le grec [U, 

lo,efii-0£v. En vieux latin Qn disait 

feremment meius, mius ou met/s; 

le tombeau de Tun des Scipions, 

lit rhexametre : virtutes generis 

MOBIBUS ACCUMULAVI. 

B (A), mie, miette, parcelle ; 
mic((rtti5, a, ttm, qui ramasse les 
miettes. 

, as, micui, micare, 1° s'^lancer; 
2" briller ; 
1 di-mXco (pf. 'dvi)y combattre (s'6- 
lancer de c6t6 et d'autre) ; 
dmXcdtio, onis (/*.), combat; 
t e-mtco (pf. -Mi), s'61ancer hors de ; 

briller ; 
^ intcr-mXco (pf. -wi), briller ou 



faire briller 4. travers ou par 

intervalles. 
L'association des deux id^es « s'agi- 
ter)> et « briller)) se retrouve dans 
corusco. 

n^gro, as, 1° intr, changer de resi- 
dence ; 2° trans, deplacer ; 
migrdtio, onis (f.), passage d'un 
lieu dans un autre, migration; 
Comp. : 1 com-mtgrOj venir s'eta- 
blir dans un lieu; 
commigrdtiOy onis (/".), passage 
d'un lieu dans un autre ; 

2 de-migrOf changer de sejour ; 
demtgrdtio, onis {f.), depart; 

3 e-migro, changer de pays ; s'e- 

loigner ; 

4 im-migrOf venir s'etablir dans ; 

5 prx-migro, se retirer aupara- 

vant ; 

6 re-mtgro, revenir habiter; re- 

venir ; 

7 trans-migro, passer d'un lieu 

dans un autre. 

miles, -litis (771.), soldat; 
i milXto, aSy etre soldat ; 
com-mllitOy as, faire une alliance 
de guerre ; 

2 milXtia, a? if.), service militaire ; 
com-militium, ii{n,), \^ commu- 

naute de service militaire; 
2° communaute de goiits ou 
d'etudes ; 

3 militdrius, a, um, arch., de soldat ; 

militaire; 

4 milXtdns, is, c, 1° de soldat, mi- 

litaire; 2° belliqueux ; 
milXtdrXtcr, adv., militairement ; 

5 com-mllUo, onis (m.), compagnon 

d'armes. 
Miles se rattache peut-6tre au nom 
de nombre mille, Chaque tribu devait, 
a I'origine, fournir mille hommes. 
La formation milites est alialogue a 
celle de equites,c3Blites.CL en frangais 
un cent-garde. On trouve MEILES 
dans les inscriptions. 



192 



MILLE. 



mille, n. de n. indecL, mille; 
\ millia ou mllia, ium (n.), des 
milliers ; 

2 millesimus, a, um, millidme; 

3 milleni, a?, a, mille par mille ; 
• 4 millies, adv,, mille fois; 

5 millidrius, a, urn, qui contient 
mille (hommes, livres, pas, etc.); 
millidrium, ii (n.), borne mil- 
liaire. 

Les noms de nombre sont les m^mes 
dans toute la famille indo-europ6enne 
jusqu'el cent inclusivement : mais, i 
partir de mille, Taccord cesse ou de- 
vient douteux. — Mille 6tait d'abord 
un substantif neutre. On disait mille 
hominum,passuum « un millier d'hom- 
mes, de pas », et des exemples de cette 
construction se trouvent encore chez 
Ciceron ; au pluriel, millia s*emploie 
toujours comme substantif {duo millia 
nummumfpeditum). Mais au singulier, 
le plus souvent, mille a 6t6 assimil6 
aux autres noms de nombre, comme 
decern, centum, c'est-a-dire qu'il est 
devenu indeclinable et s'emploie adjec- 
tivement (mille homines, bis mille^ 
equos). — Sur la possibility d'une 
parente entre mille et ppioi, qui si- 
gnifiait d'abord « beaucoup » et qui a 
ensuite marque «dix mille », v. Louis 
Ha vet, Mem. Soc. Ling., iii, 415. — 
On trouve dans les inscriptions Tor- 
thographe MEILIA. 

milvus ou miluus, i et milvius, ii (m.), 
milan ; 
milvlnus, a, um, de milan. 

mimus, i (»?.), 1** mime, acteur bouf- 
fon ; 2° petite piece de th6atre ; 
i mimicus, a, urn, de mime ; 

2 mimixla, se if.), mime, come- 

dienne ; 

3 mim-iambi, oiixm (m.), comedies 

en vers iambiques; 

4 pantd-mimus, i [m.), pantomima, 

X (f.), pantomime, acteur ou 
actrice de ballets ; 



pantd-mlmicus, a, urn, d( 
mime. 
Mots empruntes : grec fitjio;, 

mina, ae (/".), mine, poids ou : 

de cent drachmes. 

Mot emprunte : grec p.va. 1 
ins6r6 pour aider la pronom 
c'est ainsi qu*en ancien latin ( 
drachiima, Alciimena, et qu' 
classique on a toujours dit JEs 
pour *AaxX7jj:io5. 

minsB, arum (f.), menaces; 
t minor, Ciris, menacer; 
mXnanier, adv., avec men 
mUndtio, onis (f.), menace 
com-mino7', avis, menace 

ment; 
inter-mmor, arts et inter-n 

defendre avec menace, rr 
mXnitor, dris, arch, tnin 

menacer souvent ou vi 
minildbundus, a, um, qu 

grandes menaces : 

2 minax, dcis, adj., menag 

mmdciter, adv., d'une 

menagante ; 
mindcix, drum [f.)^ arc 

naces. 

mineo ou ^meneo, s'elevcr, d 

i e-mXneo, es, s'61ever du m 

eminens, entis, qui s'eU 

fait saillie ; 
emmentia, ae [f.), saillie, 
nence ; preeminence ; 
super-emXneo, es, s'elever 
sus de, surpasser; 

2 im-mlneo, es, se dresser 

contre; menacer; 

3 prae-mineo, es, s'elever at 

ou au-dessus de, Tempo; 

4 pro-mmeo, es, se dresser ei 

s'61ever. 
Le simple mineo est empl 
Lucr^ce (vi, 561.) Ce verbe 
(5tre une parente avec mons. 



MIRUS. 



193 



aor, or, us (compar. de pm^us), I 
moindre; minus, adv., moins; 

1 minimus, a, um (superl. de par- 

vus), tres petit, le plus petit; 
nilnime, adv., le moins; pas du 

tout ; 
minuscidus, a, um, assez petit; 

2 minuo, is, diminuer; 
mlnutus, a, um, menu; • 
minute, minutim et mXnutdtim, 

adv., en petits morceaux; en 
detail, peu k peu; 
mXnutia, ae (f.), petite parcelle; 
minutio, onis (f.), diminution; 
imnutulus, a, um, arch., tout 

petit ; 
rrunutal, Cilis [n.), hacbis ; 
comp. : com-minuo, is, diminuer; 
* morceler; ecraser; 

de-mXnuo, is, retrancher de ; 
da-mtnutio, onis if.), dimi- 
nution ; 
di-minuo, is, arch., briser, cas- 

ser; 
im-minuo, is, diminuer, affai- 
blir ; 

im-minutio, onis if.), dimi- 
nution, aifaiblissement; 
3 minister, -tri (m.), serviteur; 
ad-minister, -tri (m.), aide ; ser- 
viteur ; 
ministra, x {f.), servante; 

ad-ministra, 8S (f.), aide, ser- 
vante ; 
ministerium, ii (n.), service ; 
ministra, as, procurer, adminis- 
trer ; 
ministrdtor, oris (m.), celui qui 

sert, qui assiste; 
ministratorius, a, um, relatif au 

service (de la table) ; 
ministrdtrix, ids (f.), celle qui 
sert, qui seconde ; 
nd-mtnistro, 05, 1° aider, servir; 
2« s'occuper de, administrer ; 
administrdtio, onis (f.), 1° aide, 
service; 2*» soin de, adminis- 
tration ; 

Mots latins. — Cours sup. 



administrator, oris (m.), qui 
administre ; 

admmistrdtwus, a, um, pra- 
tique ; 
prae-ministro , as , executer un 

ordre ; 
sub-mXnistro, as, fournir; 

submmistrdtor, oris (m.), four- 
nisseur. 
Minor est pour * minvior, minus pour 
* minvius. Une forme * minis, analo- 
gue a mag is, a survecu dans minis-ter, 
qui est un ancien comparatif a double 
suffixe. En osque, au lieu de minor 
pars familiae « la plus petite partie du 
patrimoine », on dit minstra, ce qui 
est le latin ministra. V. au mot magis- 
ter un emploi analogue de ce compa- 
ratif en osque. — A minuo correspond 
le grec (xi-vu-w, (xi-vu-Oto. En gothique 
mins signifie « moins » : de la Talle- 
mand minder « moindre ». La syllabe 
vu dans [jLi-vj-to, mi-nU'O, n'etait origi- 
nairement qu'un suffixe, comme dans 
8£ix-vu-[x'.. La racine simple est rest6e 
dans [jLs-itov et dans ni-mis (v. ce mot). 
— L'adverbe minus s'emploie souvent 
en latin avec le sens d*une negation. 
C'est en cette acception qu'il est entre 
dans les locutions comme sin minus, 
quo-minus. Ce n'est pas autre chose, 
au fond, que Taccusatif neutre de 
minor. 

minis, a, um, 6trange, merveilleux ; 
I Comp. : per-mirus, a, um, tres 

etonnant ; 
II D6r. : 1 mire, adv., etonnam- 
ment ; 
2 miror, dns, s*6tonner, admirer ; 
mlrdtio, onis {f.), etonnement, 

admiration ; 
mirdtor, oris [m.), admirateur ; 
mirdtrix. Ids [f.), admiratrice ; 
mirdbUis, is, e, admirable ; 
mirdbilUer, adv., eionnsimmeni, 

admirablement; 
mlrdbundus, a, um, tout6tonne; 

13 



194 



MISCEO. 



mlraculum, i (7i.), merveille; 

miracle ; 
composes > ad-miror, admirer ; 
admirdtio, onis {f,), admira- 
tion ; 
admirdtor, oris (m.), admi- 

rateur; 
admirdbilis, is, e, admirable ; 
admirdhilXterj adv,, d'une 
manidre admirable ou 
Strange ; 
admirdhilXtas , dtis {f,) , 
qualite qui rend admi- 
rable ; 
de-mirory 1® 6tre fort6tonn6; 
2° Stre curieux de ; 
3 mirv-ficus, a, wm, qui 6tonne, 
extraordinaire ; 
mirificey adv., 6tonnamment; 
III Juxtapose : ni-mlrum, adv., a 

savoir, sans doute. 
Nlmirum est un tour elliptique pour 
ne mirum sit ou videatiir. La phrase 
nimirum res ita se habet Squivaut k : 
ne id mirum videatur, res ita se habet. 
En espagnol, mirar veut dire simple- 
ment a regarder » . On a de mdme en 
frangais : se mirer, le point de mire. 
Le sens « regarder » est peut-6tre 
le sens primitif du verbe latin, dont 
rstymologie est d'ailleurs incertaine. 

misceo, es, ui, mixtum ou mistum, mis- 
cere, m61er; 
I Comp. : \ com-misceo, mSler en 
untout; 

2 im-misceo, m^ler, confondre; 

3 per-misceo, confondre, boule- 

verser ; 
II D6r. : 1 pro-miscuus, a, um, con- 
fondu p6le-m6le ; 

2 miscellus, a, um, 1° mSle, me- 

lange ; 2° commun, vulgaire 
miscelldnea, orum (n.), me- 
lange de mets, nourriture 
grossiSre ; 

3 mixiim, adv., p^le-mele; 

4 mixtura, ae {f.), melange. 



Grec {jLiY-vu-|xi cmdler^), 
£-[xiY-7jv. II semble, d'apres 
la racine soit mig. Mais oi 
en grec, (xi<jyw. La syllabe : 
sc parait avoir pen6tr6 de be 
dans la racine et s'y 6tre att 
posco). — En Sanscrit, I'adj 
ra signifie «m6le)). 

miser, -era, -erum, malheui 

1 mtserP, adv., malheure 

2 mXseria, se [f.), misere, 

3 misdret, -uit, -turn et 

-e?'e, cela fait piti6 ; 

4 mXsereor, eris, -eritus ( 

tus sum, -ereH, avoir 
o miseror, dris, prendre 

s'apitoyer ; 
miseranter, adv., en e^ 

pitie ; 
7nis^dtio, onis [f.), pitie 
miserdbilis, is, e, digne 

lamentable ; 
miser dbiliter, adv.y de n 

exciter la piti6 ; 
im-miserdbXlis, is, e, qui 

pas la pitie ; 
com-mXseror, dns, s'apitc 
commXs&rdtio, onis {f,) 

d'exciter la compassio 

6 misSresco, is, s'apitoyer: 
com-mXseresco, is, arch., 

^ en pitie ; 

7 mXserX-cors, -cordis, adj., 

k la piti6, misericordi( 
mXs^rXcordia, 3B (f.), sent 

piti6; pitie; 
im-mXserXcors, -cordis, ac 
toyable. 
Me miseret, littSralement < 
malheur », comme on dit en i 
es xoundert mich « il m'est me 
pour «je m'6tonne)). — V. i 
maestus. — Miser est probj 
de m^me origine que [xtao; < 
[Liaioi (( hair ». Mais sur le sens 
et sur la forme de ces mots 
encore beaucoup d'incertitude 



Is, is, e, doux; 
L Comp. : iTtMitUis, is, e, cruel; 
Der. : 1 mltesco, in, s'adoucir; 
2 niJtiffo, flS, adoucir; 

com-mlligo, «S, amollir; 
ilc-mitlgo, as, adoucir peu a 
peu^ 
mUlgiUio, onis (/.), action d'a- 

doacir, d'apaiaer; 
mUt'jiitdriiis «, um, adouciB- 
sant. colmani; 
3 mififXeo, as, amollir, attendrir; 
au fig. adoucir, 
itra, a (/".), mitre, bonnet oriental 
avec mentonniSres ; 
mitraltKi, a, um, coiffe d'une mi- 
tre ; 
Mot emprunlfi : grec [u'tpa. 

Mto, is, mlii, nuSBim, mittere, lais- 

ser aller, Iais3erpartir;env0yer; 

I Comp. : ud-milto, is, 1" ad- 

mettre; 2° commetlre 

ttdmisno, Snis (/.), action d'ad- 

mettre, audience, 
admissum, i{n.), faule, crime; 
ttdmisslvx aves (f.), oiseauit 
de bon augure; 

2 ((-im'flo, is, perdre ; 

umiasus, vs (wi.) ) *^ 

3 cii-cum-mtfto, is, envoyer lout 

autour; 

4 com-mitto, is, mettre ensemble. 



4" commettre; 
commissitm, i (n.), faule; 
eomniissio, orUs {f. action de 

mettreAUX prises des acteura 

ou des lutteurs, represen- 

talion th^fltrale 
eommissura, Ss (f.), jointure, 

embotlement; 
5 dit-mitto, ii, laiseer. tomber, 

envoyer d'en haut, faire des- 

cendre ; 
ditaisse, adv., l" en bas; 



2" humblement ou bassement i 
demissio, onis [f,), {" action 
de laisser tomber; 2° abat- 
lement; 
6 dl-mitto, is, < "* envoyer de cOle 
el d'aulre; 2» Eloigner de 



dlmissio, onis If.), 1° envoi; 
2« renvoi; 
J C--miUo, is, mettre hors, faire 
sorlir ou laiaaer sortir; pro- 
duire au dehors; lancer; 
emissio, 6nis \ 

f action de lancer, 
de laisser aller; 



if-) 
emissm, us 

K) 



i (m.), gmiesaire; 
"[' (n.)» eanal d'*- 






coulement ; 
S^iissieius, a 

8 im-mitto, is, 1° envoyer dans, 

sur ou contre; 
immissiu, ^nis {/'.), action do 

laisser aller 
tmmis.sMs, us[m.), introduction ; 

9 inler-millo, is, mettte un inter- 

valle, auspendre, diaconti- 
nuer, cesser; 
intermissio,fmiii(f.) 1 inlervalle, 
intermissus, us {m.)] rel^cbe; 
10 inlro-mttlo, is, inlroduire; 
a S-mifto (pouT ' obmitto) is,lais- 
ser aller, omettre, n^liger; 

12 per-mitlo, is, !• Iwsser passer. 

permettre ; 2° envoyer & trn- 
vers, expfidier; 3° trans- 
meltre, remellre; 
peiTOtssio, onis {f.), 1" conces- 
sion; 2° remise; 3° permis- 

permissus. Us (m.), permission ; 
im-permissus, a, um, non per- 
mis; 

13 pr;e-m»(to,is,envoyerenavanl: 
li prxtcr-milto, is, 1" laisser pas- 
ser, nSgliger; pardonner; 
2° faire passer au deli ; 



196 



MODUS. 



praetei'missiOj onis {f.), action 
d'omettre, de n6gliger ; 

1 5 pro-mittOy is, 1 ° lancer en avant ; 

2° laisser croitre ; 3° annon- 

cer, pr6dire, promettre; 
promissMwi,i(n.),chose promise; 
promissiOf onis (/*.), promesse; 
promissor, oris (m.), promet- 

teur; 
com-promitto , is, s'engager 

mutuellement ; 

compromissum, i (n.), enga- 
gement reciproque ; 
re-promitto, is, promettre en 

retour ; 

repromissio, onis [f,), pro- 
messe en retour; 

16 re-mitto, is, i^renvoyer; 2®re- 

lacher, remettre; 3® envoyer 
en arriftre ; 
r^issus, a, um, adj., rel^ch6, 
d^tendu ; 
remisse, adv., avec rel3.che- 

ment, avec abandon; 
remissio, onis (f.), action de 
reiacher, de faire remise ; 

17 suh-mitio ou summitto, is, 

1° mettre sous; soumettre; 
abaisser; 2° lancer de des- 
sous, faire surgir, faire 
naitre ; laisser croitre ; 3® en- 
voyer en dessous ou secr^te- 
ment ; 4° envoyer en rem- 
placement; 
submissus, a, um, 1° abaisse, 
bas; 2° leve en Tair; 
submisse, adv., sans eleva- 
tion, humblement; 
submissim, adv., tout bas; 
submissio, onis [f.), 1° action 
de baisser ( la voix ) ; 
2° manque d'6l6vation; 

18 trans-mitto ou tra-mitto, is, 

i ° laisser passer ; envoyer au 
del^ ; transmettre ; 2° passer 
a c6te, negliger; 
transmissio,6nis (f.) ) traversee, 
transmissuSfils {m^) ] trajet; 



II D6r. : 1 missto, J action 

onis (f.) I de la 

missus, Us (m.)) laisse 

2 missor, oris (m.), qui 

3 missXlis, is', e, qu'on 
cer, qu'on lance ; 

missile, is (n.), d'ord, 
toute arme de trc 
qu'on lance ; 

4 missicius, ii (m.), 

bere ; 
o missito, as, envoyer 
coup. 
Mitto signifie primitiveni 
pas « envoyer » ou «lancei 
((laisser aller, laisser partir 
L. L. V. 153. Unde mittun 
nunc dicuntur carceres. Ovi 
III, 2, 66. Quadrijuges 3equ 
misit equos. Liv. xl, 46. Qi 
mus ambages? Ter. Andr. 
Mitte male loqui. Hor. Od. 
Mitte sectari rosa quo locor 
moretur. — Cette significati 
encore mieux dan^ les C( 
comme per-mitto « je laisse p 
permets », di-mitto « je co 
a-mitto « je laisse partir au 
perds», ad-mitto <(je donne 
vers moi », etc. — Ce sens ; 
conduit k celui de « envoyer, 
— II faut remarquer la bre 
6-mitto, pour *ob-mitto; cl 
pour *ob-perio. — La forme ] 
parait avoir ete * smitto. Festi 
Antiqui dicebant cosmittere ; 
mittere, et Casmenx pro Can 
trouve, en effet, COSMISV 
plus vieille inscription latine.(j 
de Vicole de Rome, 1882.) 

modus, i (m.), 1° mesure; 2° i 
1 m6dXcus, a, um, modere 
que; 

mddlce, adv., avec mes 

der^ment; mediocre 

im-mddlcus, a, um, derni 

immodice, adv., sans n 



MODUS. 



197 



p^i'-modicus, a, um, tr^s modique; 

'pcrmodXce, adv.. Ires peu ; 
rn'jdX'flcor, Ciris, mesurer, regler; 
niodXficCitio, onis (/".), mesu re, ar- 
rangement ; 
\ mbdidor, dris, mesurer, cadenoer ; 
modulidio, onis (/*.), cadence; 
modulatory oris (m.), musicien; 
nd-modidor, chanter avec accom- 
pagnement; 
4 mhdo, adv., seulement; tout k 
Vheuve ;modo...modo, tantdt... 
tan tot ; 
tantum-mddd, adv., seulement ; 
nd-modum, adv., extr^mement; 
'post-mdd6, post-mddum, adv., 
plus tard, ensuite ; 
ii com-m6dus, a, um, appropri^, 
avantageux ; 
commode, adv., \ favorable- 

arch., r ment, k 

commodo, adv., (propos,jus- 
commodum, adv., / tement; 
in-commodus , a, um, desavan- 

tageux ; 
incommode, adv., d'une fagon 

desagreable ; 
incommodo, as, causer du des- 
agrement ; 
commdditas, CUis {f.), avantage; 
incommddltas, dtis (f.), desa- 
vantage ; 
commddo et ac-comm6do, as, adap- 
ter ; 

accommdddtio, onis [f.), { ° ap- 
propriation; 2° esprit d'ac- 
commodement; 
B multi-mddis, adv., de beaucoup 

de fagons ; 
T mod^ror, arts, moderer, diriger; 
adHfubderor, maitriser; 
admoderdte, adv., d'une ma- 

niere conforme a; 
P-moderor, retenir, calmer; 
pr3e-m6derans, antis, qui r^gle 
la marche ; 
moderate, adv. avec mesure, mo- 
derement ; 



im-mdderdtus, a, um, sans me- 
sure, sans bornes; 
im-m6derdte, adv. sans mesure, 
sans rbgle ; 
mdderdtio, onfs (f.), direction, 
moderation ; 
im-mdderdtio, onis [f.), defaut 
de mesure ; 
mdderdtor, oris (m.) \ quidirige. 
mddirdtiix, ids {f.) ] qui r^gle; 
m6derdmen,-mXnis (n.), conduite, 
direction ; 

moderdmentum, i [n.), ce qui 
sert a regler; 
mMerdhXlis, is, e, qu*on peut di- 
nger ou maitriser; 
8 modestus, a, um, mod6r6; mo- 
deste ; 
im-mddestus, a, um, excessif; 

sans modestie ; 
immodeste, adv., sans mesure; 
per-m6destus, a, um, tr^s mo- 
dern, trds reserv6 ; 
modestia, a? [f.), moderation, mo- 
destie ; 

im-m6destia, a? (/'.), exces, or- 
gueil . 
Modus signifie quelquefois « regie, 
commandement)). Ter. Andr. I, i, 126. 
Sine, meo me vivere modo, Modum fa- 
cere ali<^i « dieter des lois k quel- 
qu'un)). — Plus souvent il a le sens 
de « mesure ». Golum. Arbor. 1. Collis 
modum jugeri continens. Cic. Marcell. 
\ . Tantam clementiam, tantum modum, 
tam denique incredibilem sapienliam. 
Dela, d'une fagon generale,«maniere)). 
— Modo, adverbe, cjustement)). De la 
« tout a I'heure, tantCt ». — Admodum 
« a pleine mesure, beaucoup ». — A 
c6te de modus (g6nitif modi) il a d<i y 
avoir anciennement un substantif neu- 
tre "modus (g^nitif *moderis). De la 
moderari, forme comme generare, one- 
rare. De \k aussi modestus, forme 
comme scelestus. — Modius ou mo- 
dium •«boisseau» appartient proba- 
blement k la m6me famille. — V". mos. 



198 



MGENIA. 



moBnia, ium (n.), murailles, rempart; 
miinio, is, Ire, fortifier, munir ; 
munitio, onis (/'.), action de forti- 
fier; 
munimen, rrunis (n.), et munlmen- 

tum, i{n.), fortification; 
muriitor, oris [m,), 1° qui con- 
struit des remparts, une ville ; 
2° travailleur militaire, terras- 
sier, mineur; 
Comp. : circum-munio , investir 
une place ; 

cii'cum-munltio, 6nis{f.), inves- 
tissement d'une place; 
com-mUnio, fortifier d'ensemble 

OM en m^me temps; 
t'-munio, elever des fortifications, 

fortifier ; 
im-munio, fortifier interieurement 

ou contre; 
per - munio , fortifier complete - 

ment; 
pras-munio, 1° fortifier d'avance 
ou par devant; 2° premunir; 
prasmUnitio, onis {f.), precau- 
tion oratoire; 
im-muultus, a, um, non fortifie; 
sub-m(Bnium, ii (n.), quartier bas 
de Rome; 

suh-mcBnianus, a, um, du quar- 
tier de Rome appel6 le Sub- 
moenium. 
^11 y a sans doute une parente entre 
uKBuia et murus, anciennement moi- 
rus. Pour le changement d'oi ou cb en m, 
cf. P(Bni, Punicus ; poma, punire. On 
trouve encore chez Plaute les formes 
admoBnire, antemcenire. — Remarquer 
le sens general pris par muniQ. C'est 
par une m^laphore empruntee a Tart 
militaire que Lucr^ce dit (IV, ^249) : 
yatis munir e senectam. 

mdles, is (f.), masse; travail conside- 
rable ; 
1 molior, Iris, tenter une chose dif- 
ficile ; 
molltio, onis {f»), effort ; 



!quic< 
ou f} 
molUrix, -ids (/'.jjeffor 

(mad 

molimen, minis (w.)l. i 
molimentum, i {n,)\. 

ad-molior, faire effort vei 
d-molior, Eloigner avec 
eloigner ; 

dmolltio, dnifi{f.), eloig 
com-molior, mettre (une n 

mouvement ; 
dc-molior, demolir, detrui 
gner ; 

demoUtio, 6nis{f,), desl 
e-molior, i® soulever; 2** 

terme ; 
ob-molior, construire de 

contre ; 
prae-molior, arranger d 

preparer; 
re-molior, l°detruire; 2' 

struire ; 
im-molitus, a, um, qui est 
de construction; 
2 mokstus, a, um, embar 
f^cheux ; 

per-mdlestus,a,um, ires 
permdleste, adv,, ave 
coup de peine; 
suh-mdlestus, a, um, ass 
greable ; 

submoleste, adv., av< 
que desagr6ment; 
molestia, m (f,), ennui; 
prae-molestia, a? (/".), 
tude anticip6e ; 
mblesto, as, importuner. 
II y a parente entre molestu. 
les : le changement de quae 
analogue a celui qu'on a dan 
et pmillus, canna et cdnalis. 



mollis, is, e, mou; 
I Comp. : 1 per-mollis,\ . , 

( tres 
?, is, e ] 



IS, e 
2 prsi-mollis, 



m 2 mollio, is, tre, amollir; 
f e-moUio, amollir ou 6nerver ; 

prae-mollio, amollir ou flechir 

d'avance ; 
r^-mollio, amollir, .^nerver; 
mollimentum, i (n.), amollisse- 
ment, adoucissement ; 

3 mollitia, 3S (f,) i . 
mollities, iei{f.) • .^^^' 
mollUudo, dinis [f,) \ ^^^^^' 

4 molUculuSy a, um, mou, d6li- 

cat; 
."> mollescOj is, ere, s'amoUir; 
r» composes en moUX' : 

molU-comus, a, um, a la tige 

ou aux pousses tendres ; 
molli-pes, 'pSdis, adj., aux 
pieds tendres. . 
yux mollusca, ou simplement mol- 
hcsca, designe une noix dont Tecorce 
est lendre. Comp. le nom de mollus- 
que, que les natural) stes ont donne 
Ma animaux sans vertdbres. 

nolo, is, ui, Hum, ere, moudre; 

I Ck)mp. : e-m6lo, is, moudre entie- 
rement; 

II Der. : 1 mdla, as (f,), \^ meule; 
2° gateau sacr^ en forme de 
meule ; 

rmldns, is, e, qui sert k mou- 
dre; 

tnoldrius, a, um, de meule ; 
molile , is (n.) , manivelle ou 

brancard d'une mapivelle ; 
moletrina, as (f,), moulin ; 

2 im-mdlo, as, iromoler (placer le 
gtoau sacr6 sur la victime) ; 

immdldtio, 6nis[f.), immolation ; 
immdldtor, oris (m.), sacrifica- 
teur; 

3 e-mdliimentum, i (n.), gain. 
Les pierres qui servaient k faire des 

•Deules s'appelaient lapides molares. 
Virg. JEn. viii, 249. Desuper Alcides 
^^Us premit, omniaque arma Advocat, 
rt ramU vastisque molaribus instat.Por 



MONEO. 



199 



comparaison, en parlant des dents qui 
servent k ^eraser les aliments, denies 
molares. — Grec pXr,. Gothique ma- 
lan « moudre ». Immolo, dans le sens 
de sacrifier, est un euphemisme,comme 
macto, et comme sacrifico lui-m^me. — 
Emohimenium a probablement com- 
mence par dtre le gain du meunier; 
puis il a signifie gain en general. 

Molossi, omm (tw.), Molosses, peuple 
d'Epire; 
mdlossus canis ou subst. molossus^ 
i (m.), molosse, dogue. 

molybdus, i (wi.) ) sonde en plomb ; 
molybdis, -idis {f,) ) fil ^ plomb. 
Mots emprunt^s : grec jjloXjSSo;, 

moneo, es, faire souvenir, faire pen- 
ser ; 
I Comp. : 1 ad-moneo, faire souve- 
nir de, avertir; 

admoiutum, i {n.) ) avis, recom- 
admfjnitus, us (m.))mandation ; 
admonitio, onis (f.), action de 

rappeler; avertissement; re- 

mon trance; 
admonXtor, oris (m.)i|celui, celle 
admdnttrix, Ids (/.j^uiavertit; 
admone-fdcio, is, avertir J 

2 com-m6neo, donner un avis; 

faire songer k; 
commonXiio, onis (f.), action de 

faire songer a; 
commone-fdcio, is, remettre en 

memoire; avertir; 
commone-fio, iS, 6tre averti ; 

3 e-moneo, envoyer un avis ; aver- 

tir; 

4 prae-moneo, avertir d'avance, 

prevenir; 
praemonXtum, i (n.) ) avertisse- 
praemdnitus, ds (m,)\ ment; 

5 sub-m6neo, avertir en dessous ; 
II Der. : 1 mdnitum, i (n.)) avertisse- 

mdnitus, ds (m.) } ment; 
mdnXtio, onis (/".) ) avis ; 



200 



MONILE. 



2 monitor J oria (m.), qui avertit, 

qui conseille ou qui repri- 
mande ; 

3 moriitonum fulmen (n.), foudre 

qui sert d'avertissemenl ou 
de presage ; 

4 M6mta, as (/".), Moneta, surnom 

donne k Junon; — monnaie; 
mdnetilliSf iSj e, de monnaie ; 
momtCirius, ii{m.)y monnayeur; 

5 m6m-mentum ou mdnu-mentum, 

i (n.), souvenir, monument; 
signe de reconnaissance ; 

6 monstrum, i (n.), 1° prodige; 

2*» monstre ; 
monstrX'fer, -fera, -ferum, qui 

produit des monstres ; 
monstri-flcuSf a, um, qui cree 

des monstres ; 
monstrosus et monstruosuSj a, 

urrif monstrueux; 6trange; 
monstruosej adv., etrangement; 
monstrOy as, montrer; 
monstratiOy onis (/*.), action 

de montrer; 
monstrdtorf oris (m,), qui 

montre ; 
monstrCiblliSf is, e, qu'on pent 
citer; remarquable; 
com-monstro, as, montrer en- 
semble; montrer; 
de-monstro, as, montrer du 
geste ; montrer ; 
demonstration onis {f.), indi- 
cation exacte ; representa- 
tion ; 
demonstrator J oris (w.), celui 
qui montre ou qui expose ; 
demonstrdtivus, a, urn, qui 
sert ^indiquer exactement; 
demonstratif, t. de rhH:; 
pr3e-monstro, as, montrer en 
avant ou d'avance ; 
prdomonstrdior f oris (w. ), 
guide. 
Moneo vient de la racine men « pen- 
ser » (V. memini), ou plut6t d'un subs- 
tantif perdu derive de cette racine; cf. 



le rapport de disco et rfoceo. — M« 

trum a signifi6 d*abord « avertiss 

ment», puis « avertissement ce\e 

prodige ». De lei, monstrare « 1 

voir ». II faut remarquer combie 

le sens de ce verbe s*est generalis 

— Un diminutif de monstrum 

*mostellum « petit fant6me», d'oii 

nom de Mostellaria donne k une pi( 

de Plaute dans laquelle ii est questic 

d'apparitions. — On avait elev6 

Rome, sur le Capitole, un temple 

Juno Monettiy a la suite d'avertisse-j 

ments que cette deesse avait fait ew 

tendre. Comme ce temple, ainsi que 

d'autres sanctuaires dans Tantiquite, 

fut employ^ a la fabrication de la 

monnaie, le mot moneta passa aw 

espdces monnayees. Probablement oi 

a dit d'abord aes monetale ou numm 

monetales. 

monile, is (n.), collier (parure). 

mons, montis (m.), montagne; 

1 montdnuSy a, um, de montagne; 
cis-montdnuSy a, um, qui est ei 

dega des monts ; 
trans-montdnuSy «, wm, qui es 
au dela des monts ; 

2 montuosuSy ay urn, montueux; 

3 composes en monfi- : 
monti-cdltty as {m, f.), qui habit 

les montagnes ; 
monti-fevy 'fcra, -f^rum, qui sup 

porte une montagne ; 
montX'VaguSy a, wm, qui erre p£ 

les montagnes; 

4 pro-montorium, ii (n.)» pro^io' 
toire. 

L'adjectif montuosuSy employ6 de 
par Cic6ron, doit peut-6tre son u ai 
mots comme aestuosus, — Remarqu 
le sens general pris par le verbe fra 
gais monter et ses nombreux derive 
— Au lieu de promontorium on trou 
aussi Torthographe promuntorium. 

Mora, ae (/*.), retard; 



MORS. 



201 



* Comp. : re-mora, ae (/.), retard, 
obstacle ; 
Der. : m6ror, aris, 1® retarder; 
2° sejourner ; 
mSrdtiuSf adv., plus lente- 

ment; 
moratory oris (»i.), qui retar- 
de, qui arr^te ; 
com-moror, am, sojourner; 

com'mdrutio, 6nis{f.)f s6jour; 
de-mdroVy tins, i" demeurer; 

2® arr6ter, retenir; 
im-mdrory «m, s'arrdter sur ou 

dans; 
rt'-mdror, -dm, 1° s'arrdter; 
2° arr^ter, retarder; 
remdramen, -minis (n.), re- 
tard, obstacle. 

ttbxa, i (m.), maladie; 

1 morbidus, a, ww, i ° malade ; 2® qui 

rend malade ; 

2 morbosuSy a, um, maladif. 

lordeo, es, momordiy inor^um, mor- 

derCy mordre; 
I Comp. : 1 ad-mordeo, mordre i, 
entamer par une morsure ; 
2 com-mordeOy mordre en bloc ou 
violemment; 
I 3 de-mordeOy enlever en mordant ; 
4 prae-mordeo , mordre par le 

bout, rogner, entamer; 
j> re-mordeOy 1® mordre a son 
tour; 2° causer des remords. 
6 partic. im-morsuSy a, urn, mor- 
du int6rieurement ou pro- 
fond^ment ; 
J' Der. : 1 morsuSy Us (m.), morsure; 
morsiuncijLlay a? (^.J, morsure 
legdre ; 
morslco, as, mordiller ; 
2 mordaXy dciSy adj,, mordant; 
mordacUer, adv., en mordant; 
morddcXtas, dtis {f.)y 1° force 
pour mordre ; 2° saveur Acre ; 
'^ mordicuSy adv.y en mordant; 
obstin^ment. 
; Le parfait momordi (anciennement 



memordi) et le supin morsum (pour 
*mord'tum) se rapportent a un verbe 
"mordere. Sont formes comme le su- 
pin morsum les derives morsuSy mar- 
siOy morsicare, 

moretum, i (n.), mets compose d'her- 
bes, d'ail, de vin, etc. 

mors, -rtis (/".), mort(la); 

1 wionor, morvnSy mortuus sum. 

mdri (part. f. m6rlturus)y mou- 

rir; mortuuSy a, um. mort; 
com-mbriory eruSy mourir en m^rae 

temps ; 
de-morior , tomber mourant ; 

mourir ; 
e-m6riory mourir; 
im-mdriory mourir sur ou dans; 
prae-mbrior, mourir avant, pr6- 

matur6ment ; 

2 mdrXbunduSy «, wm, mourant, 

moribond ; 

3 mortdliSy iSy e, mortel, sujet a la 

mort ; 

im-mortdliSy is. e, immortel; 

immortdlXtery adv.y comme les 
immortels ; 
mortdlXtaSy dtts (f.), condition 

d'un 6tre mortel; 

im-mortdlXtaSy dtis {f.)y immor- 
tality ; 

4 morti-fery -feray -ferumy qui porte 

ou cause la mort ; 

5 morticinuSy a, wm, mort, en 

pari, d'animaux ou de chair 
morte ; 

6 mortudliSy is, e, fun6bre, fune- 

raire ; 

7 semi-mortuus y a, m/w, k demi 

mort. 
La racine mar « mourir » existe 
dans toutes les langues de la famille. 
Sanscrit mary d'ou le participe mritas 
«mort)), le substantif feminin mrWi-s 
«la mort». Le grec fipoTo; (pour 
* [jLpoTo;) est un adjectif verbal : « mor- 
tel ». L'ambroisie ou nourriture des 
immortels, a(x6poa{a, existe en sans- 



202 



MORUS. 



cril sous la forme amrita-m « le 
breuvage qui donne rimmortalit6 ». 
Gothique maurthr «meurtre)), alle- 
mand Mord. Du mot germanique vient 
le frangais meurtre, meurtrir, An- 
cien slave mreti «mourir)). Cymrique 
tnarw «lamort». — Mort-uus est k 
mors comme patruus a pater, 

moms, i {f,), miirier ; 
morum, i (n.), miire. 
Mot emprunt6 : grec fiwpov. 

m5ru8, a, am, fou ; 

1 more, adv,, sottement; 

2 moror, dris, deraisonner; 

3 morio, onis (m.), idiot; bouffon. 
Mot emprunt^ : grec fiwpd;. 

mos, mdris (m.), coutume, manidre; 

r^gle; au pL moBurs, caract^re; 

{ mcvrdtus, a, wm, 1® qui a telles 

ou telles moBurs; 2°. ou les 

moBurs sontbien etudi6es; 

2 mordlis, is, e, relatif aux moeurs ; 

morCilUas, Citis (/.), caractere 
du style; 

3 morosuSy a, wm, morose, chagrin ; 

morose, adv.,Q.vec .une humeur 

morose ; 
morositas, iitis {f.), caractere 

morose ; 
sub-morosus, a, um, d'assez 

mauvaise humeur; 

4 morX-gerus, a, um, arch,,, com- 

plaisant; 
morigeror, arts, 6tre complaisant 

pour, condescendre a, dat, 
Mos est la loi non 6crite par oppo- 
sition A /ea?, Ialoi6crite. Mosmajorum. 
Liv. XXXII, 3L Quum ipsi pro lege 
hunc antiquitus morem servent. — 
II peut se dire aussi des animaux 
et m^me des objets inanimes. Hor. 
Od, IV, 2, 27. Apis Matinde More mo- 
doque, Virg. Jin. x, 604. Torrentis 
aqux vel turbinis atri More f wrens. 
Id. ibid, VIII, 88. In morem stagni 
placidseque paludis. Id. Georg, i, 51. 



Ventos et varium exit praedisc 
rem Cur a sit, — Supra mori 
mesurement)). Virg. Georg. 
(en parlant de la terre). Bar 
supra morem si densa. Sin 
ttsans mesure, au hasardw 
^n. VII, 377. Immensam sir 
furit lymphata per urhem. 
signifie aussi « r^gle, commandi 
Virg. Mn, vi, 852. Tu regere 
populos, Romane, memento : 
erunt artes, pacisque imponere 
— C'est en ce sens qu'il a do 
rigerus «qui supporte le con 
ment, ob6is8ant)). — Dans p 
de ses emplois, mos touche 
par le sens a modus, avec leqi 
probablement apparente. — 
changement de s en r, v. flos. 
quez le sens pejoratif pris p 
jectif morosKS, 

moveo, es, movi, motum, i 

1® mouvoir; 2° emouvo 
I Comp. : 1 ad-moveo, app 
admotio, onis (/,), actio 
procher ; 

2 d-mbveo, ecarter, eloigr 
n-moiio, onis (f.), act) 

carter ; 

3 com-m6veo, remuer on 

voir profondement ; 
commotio, onis (f,), ( 
ment profond ; vive e 

4 de-moveo, 1® deplacer; 

tomber ; 

5 dl-m6veo, ecarter de 

d' autre ; separer ; 
per-mdveo, 1® remuer oi 
voir vivement ; 2° 
susciter ; 
permotio, onis (f.), 
agitation ; passion ; 

7 pro-mdvco, mouvoir en 

promouvoir, pousser: 

8 rc-m6veo, mouvoir en ; 

faire reculer; 
remotus, a, um, ecart^, ( 



MOVEO. 



203 



rcmotiOy onis (f.), action d'ecar- 
ler; 
9' se-moveo, eloigner; 
sub-mmeo ou sum-moveOj 6car- 
ter; 
submotuSf us (m.), action 
d'ecarter ; 
II trans-mdveOf transporter; 
Der. :1 mo^^/s,^is(wl.),mouvement; 

2 motio, onis (/.), action de 

mouvoir ; 
motiancula, a? (/".), petit mou- 
vement ; 

3 motor, oris (w.), qui berce ; 

4 im-motus, a, urn, immobile; 

3 mobXlis, is, e, qu'on pent mou- 
voir, mobile ; 
mobilitas, dtis (/".), mobilite; 

im-mobilis, is, e, immobile; 
immobUltas, ntis (f.), immo- 
bilite ; 

mobiliter, adc, avec mobilite, 
vivement; 

mobllito, as, rendre mobile; 
mettre en mouvement; 

mo-men, -mmis (n.), impulsion ; 

1 mo-mentum, i (n.), i^ impul- 
. sion ; 2° poids (qui determine 

rimpulsion) , importance ; 
30 moment ; 

momentosus, a, um, d'un 
instant; passager; 
8 moto, as, mouvoir souvent ou 
avec force; 
motUo, as, mettre sans cesse 
en mouvement; 
a mUto, as, d6pJacer, changer; 
mutatio, onis {f.), changement; 
muWitor, Otis (rw.), qui change 

ou qui echange ; 
mutdbXlis, is, e, 1® qu'on pent 
changer ; 2° qui pent changer, 
changeant ; 

im-mHtdbXlis, is, e, immuable; 
mutdbXlitas, dtis {f,), mobilite, 
in Constance ; 

im-mutdbUitas, dtis (f.), im- j 
muabilit^ ; I 



\ 



changement 
complet; 



com-rndto, as, 1® changer; 
2® ech anger; 
commutntio , 

onis (f,) 
commiitdtus, 

Us (m.) 

commdtdte, adv., avec chan- 
gement ; 
commutdbilis, is, e, qu'on 
pent changer ou 6changer ; 
de-mitto, as, i^ tr. changer; 
2° intr, se changer; 
demdtdtio, onis (f.), change- 
ment (en mauv. part.), 
alteration ; 
('-rndto, as, changer de fond en 
comble ; 

emdtdtio, onis [f,), change- 
ment de fond en comble; 
im-mdio, as, 1° tr, changer 
modiBer ; 2° inir. se changer ; 
immutdtio, onis (f.), change- 
ment ; 
immutdbilis , is, e, qu*on 
pent changer (v. ci-dessus, 
mtoe numero); 
per-rndto, as, 1° changer com- 
pletement; 2° echanger; 
permutdtio, onis {f,), 1° 
changement complet; 2° 
echange ; 
sub-mdto, as, echanger; 
trans-muto, as, transposer, 
deplacer ; 

transmiitdtio, onis {f,), trans- 
position ; 
10 mutuus, a, um, mutuel, reci- 
proque ; 
mutuo, adv., mutuellement, re- 

ciproquement; 
muiuo , as et mutuor, dris, 
emprunter; 

mutudtio, onis {f.), emprunt ; 
mutudtlcius,a,um,empTuni^ ; 
mutuUor, dris, arch., cher- 
cher a emprunter; 
pro-mutuus, a, um, paye d'a- 
vance; avanc6. 



204 



MOX. 



Le fr6quentatif mutare est pour 
*movitare ; cf. prudens pour provirfens, 
bubus pour bSvibus, Le sens primitif 
<imettre en mouvementw parait en- 
core dans certains emplois : Plaute, 
Amph, I, i , 117. Neque se septentriones 
quoquam in caelo commoventf Neque se 
luna quoquam mutat, — Mutare ali- 
quem civitate «exiler quelqu'un)). De 
la mutare a passe au sens de « chan- 
ger » : mutare consiliumy vestem, testa- 
mentum. Par Tidee d'eloigner {movere), 
s'explique la construction avec Tabla- 
tif : mutai'e tristia mitibus, gaudium 
mdsrore. Lorsque mutare eut pris Tac- 
ception « changer », un autre frequen- 
tatif fut tir6 de movere : c*est motare, 
qui signifie amettre fr§qt»eniment en 
mouvement, agiterw. De mutare vien- 
nent en frangais muer, commuer, re- 
muer. Ce dernier, qui autrefois voulait 
dire ((changer », est retourn6 k la 
signification de movere. — Le sens pri- 
mitif de momentum est « poids » : Cic. 
Font, 6. Unamquamque rem destimare^ 
momentoque sua ponderare. De li 
((motif determinant)) : Cic. Phil, v, 
10. Minimis momentis maximae incli- 
nationes temporum fiunt (des plus 
grandes revolutions arrivent par les 
plus petites causes)). Le sens d'une 
leg^re addition a conduit, en parlant 
du temps, a Tacception d' « un instant » . 
— Mutuum (( pr^t )) tire son nom de la 
reciprocity de I'acte, qui se compose 
de deux parties : donner et rendre. 

moz, adv., bientdt. 

mucro, onis (m.), pointe d'une arme ; 
mucrondtus, a, mwi, pointu. 

mugil et mugilis, is (m.), muge, 
poisson de mer. 

mugio, is, Ire, mugir ; 
I Gomp. : i ad-mugiOy mugir vers, 
repondre en mugissant ; 
2 partic. de-mUgitus, a, wm, 
rempli de mugissements ; 



3 (i-mUgio, pousscr un n 

ment ; 

4 im-mugiOy mugir sur o\ 

5 re-miigiOy repondre p 

mugissements ; 
II Der. : 1 mugltus, us (w.), 
sement; 
2 mugltovy oris (m.), qui 

mulceo, es, -Isi, -Isum, -Icere 

ser; calmer; 
I Comp. : 1 com-mulceo j c 

2 de-mulceo S fl 

3 per-midceo ) caresser, 

4 re-mulceo ) calmer; 
II D§r. mulclber, -beris ou 6« 

Vulcain ; le feu. 
Le sens primitif de mulcei 
se rapporter au toucher. Ov. 
259. llle manu mulcens prope 
pectora barbam. Quintil. xi, 
quxdam non indecentes morat 
mulcere, manum intueri, in 
articulos. Ov. Met. x, 118 (en 
d'un ceri). Mulcendaque colla Qi 
ignotis manibua praebere soU 
De \h, (( caresser )) et au figure 
cir, charmer)). Virg. Georg. 
Mulcentem tigres et agentem 
quercus. Id. Mn. v, 464. 
dictis. Hor. Ep. ii, 1, 210. 
extentum funem mihi posse 
Ire poela, meum qui pectus 
angity Irritat, mulcet, falsis te 
implct. — Mulceo est proba 
de m6me famille que mollis. 
p. 144. Mulcere est mollirCy 
nire. — Mulciber, le dieu qui 
les m^taux. — Ne pas confc 
participe mulsus (pour "mulc-s 
un autre mulsus venant de i 
se trouve dans Texpression 
mulsum. 

mulco, as, battre, frapper, m{ 

mulgeo, es, -Isi, -Isum, -Igere 
I Comp. : 1 (' -mulgeo, tarir, 
2 im-mulgeo, traire ; 



MUNDUS. 



205 



Der. : i mulctra, a? (f,) \ 

mulctrunif i (n.) / vase h 

mulctrCde, is (n.) t traire; 

mulctrdrium, ii (n.) ) 

2 caprX-mulgus, i (m.), qui trait 
les chdvres, chevrier. 

rec a-fxEXfto (avec a prosth6tique) 

aire » ; allemand melken (m^me 

»)• 

fier, eris {f.), femme; 
muliSbris, is, e, de femme ; 
muli^bnter, adv, comme une 
femme ; 
i muliercula, a? (f,) , femmelette ; 
I mulierarius, a, um, de femme; 
4r miilierdsus , a , «m , passionne 
I pour les femmes. 
La forme primitive 6tait *mulies 
fos).*Mulies-ris a donn^ muliebris 
le funus (v. ce mot) a fait 
»-m, funebris. — Le mot mulier 
lemplac^ ea latin Tancien terme 
luropeen d^signant la femme; 
it gam, grec y^vtJ, gothique 
', — Cic6ron traduit le grec 91X0- 
par mulierositas (Tusc. iv, 11, 
ce qui montre bien la difT<§rence 
ig^nie des deux langues : le latin 
fimant de pr6f6rence par des d6- 
ce que le grec marque par des 
Dposes. 

Hxu, i (m.), rouget, poisson de 
Hier. 

dU (et non mukta), x (/*.), amende ; 
mUo, asj frapper d'une amende ; 

multdtio, onis (f.), condamnation 
a une amende ; 

rmiltattciuSf a, urn, qui provient 

d'une amende. 
hUla se trouve souvent dans les 
iriptions : il n*a jamais de c, — 
m Festus, le mot serait osque. 
9^ en efTet, Tosque molta et multa 
nende ». 

tofl, a, urn, nombreux, d'ord. au 
plur. ; 



multum, multo, adv,, beaucoup ; 
I Comp. : 1 per -multi, x, a, ^up 
tr^s grand nombre ; 
2 comp. en multi'; 
multl-formis (v. forma) ; 
multi-plex (v. plico) ; 
multX-sonus (v. sdno)\ 
multX-vdgus (v. vagus)\ 
II Der. multXtudo, -dXnis (f,), mul- 
titude. 
On a suppos6 une parente avec 
mille et [xtipiot. D'autres ont rapproche 
[xaXa, [xdcXiaTa. 

mulus, i (m.), mulct ; 

1 mUla, a? (f,), mule ; 

2 miilinus, a, urn, de mulct, tfitu ; 

3 mulio, 6nis{m,), muletier; 
mulionius, a, um, de muletier. 

miindus, a, um, propre ; pur ; Elegant; 
1 Comp. : 1 im-mundiis, a, um, ne- 
glige, immonde ; 
IIDer. : munde, adv., propre- 
ment; avec elegance; 

2 mundXtia, x et mundilies, iei 

{f,), propret6; 

3 mundijim, a, um, arch., pro- 

pret ; 

4 mundo, as, nettoyer; 
e-mundo, as, nettoyer; 6mon- 

der; 

5 mundus, i (w.), i** toilette de 

femme, parure; 2o univers 
(trad act. du grec xda[xo;) ; 
munddnus, a, um, du ciel, si- 

deral ; 
munddnus, i (m.), citoyen de 

I'univers ; 
inier-mundium, ii [n.), espace 
entre les mondes. 
Le grec y.oa[jLo; voulait dire primiti- 
vement «rordre» : c'est le sens qu'il 
a dans Hom^re. II est arrive de \k a 
signifier d*une part Tordre dans I'uni- 
vers, et par suite Tunivers lui-m6me ; 
d'autre part I'ordre dans I'ajustement, 
et par suite Tajustement. Les Remains, 
quand ils entrdrent en contact avecies 



Grecs, atlribuSrent par imitation i 
mundus I'uneet I'autre acception. 

mnngo ou, plus itsiti, e-mnngo, is, 
-tuti, -iictniii,-ng4ra,l"moucher; 

2* aw figuri. neltoyer, depouiller ; 
e munctits a, tun, mouch^, qui 
a le nei propre, par suite qui 
flaire bien 

emtmctio 6nis [f.), action de se 
moucher, 
D6r 1 mucus, i (m,), morve ; 
mueosus, a, tun, rauqueux ; 
mucidui, a, um, i* morveux; 

2" moisi, g&t6; 
mueeo, es, Aire moisi; 
mSceseo, is, aemoiatr, se giter; 
2 mueor, oris (m.), i" larmes de 
la vigne; 2" moisissure. 
Pour rallernance du c el du 9 dans 
cette famiUe de mots, of. pango et 
pnciiCW.— Grecinofiuoooi (pour'aico- 
fiuKjBi} « moucher h ; ji.vr.r^p " na- 



niiinu, -neris (n.), i" charge; 

2" present; 

munero, as \ donneren pr^- 

munSror, ib-is ) sent;gratifier; 

miinerator, Sm [m.), qui fait 

des largesse, parlicul. qui 

donne des spectacles de 

gladiateurs ; 

rS-mmHror 'Vi', r^compensep, 

re-munSrulio, onU [f.), recom 

nuntn, iijrum (n.)> charge; de- 
voir; ifoti; 
I mm-munU is, e, coinmun ; 
communXter, adv., en com- 

mun;eng6n6ral; 
communUas, alts [f.), com- 
munautg, relaUons com- 
munes ou familigres; 
communio, onis [f.), commu- 
naute; parllcipaliou ; 
im-munis, is, e, exempt de 
charges; 



immunitas, atis(f.),ex 

de charges, immu 

com-munico, as , reni 

charge commune; 

commun, commuiiiqi 

eommCintcfilio, onis 1/ 
bution en commu 
muni cation ; 

2 munX-ceps.-cipis{m.),(\ 

part aux charges, 
munXcXpium, ii (n.), m 
municXpidi)i, is, e, de m 

municipal de petite 
mitntctpiitim. adv., de r 

en municipe' 

3 munl-fex, -/^ci*- (m- f-) 

son service; 

4 mun'i-ficus a, urn, qu 

des presents; gfinta 
gnilique ; 

avare, ladre; 
mumfico, (IS, arch., gr 
muiilfice, adv., avec 

cence ; 
tnuntficenfiti . x (f.), 
cence . 
Miinia et tnuneru sont dei 
etroitementapparentes : ils sig 
tous deux icchargen. L'acce; 
present qu'a prise souventmai 
des dons que les magtatrats 
obliges d'offrir nu peuple, I 
jeux. spectacles, etc. L'idfe di 
ou d'offlce est done I'idfie pi 
Nous la retrouvons daos les ci 
cOinme iinvaitiis cnmmuim. m 
Communis signifie litteraleme 
a mSme chargen, et dans le si 
sif -'qui doit Stre portS igale 
commune offlcium , res commun 
ceps est celui qui prend p 
charges de la ville : municip 
'ensemble des munlcipes, coir 
tas est i'ensemhle des cives. 
long represenle un ancien oi ( 
On irouve COMOl.NEM dans : 
tus-consulte des liacchanales. 



MUS. 



207 



iploie la forme m(Bnus, — II y a 
ns doute une parente, mais difficile 
HAblir nettement, entre ces mots et 
hmia wmurailles)). 

ma, ae (f,), murene, poisson. 
lot emprunte : grec p^oaiva. 

:, icis (m.), 1° coquillage d'oii 
Ton tirait la pourpre; par suite 
pourpre; 2° roche aigue; caillou 
pointu; par ext, chausse-trape 
garnie de pointes ; 
i murXcCUus, a, Mm, herisse de 

pointes ; 
t murXcdtim, adv„ en forme de co- 
quillage, en spirale. 

, ae (/".), arch, muries, iei (/"J, 
saumure ; 
muridtXca, onim (n.), arch., mets 
confits dans la saumure. 

lur, murmuris (n.), murmure ; 
mrmiiro, as, et murmuror. Cms, 
murmurer ; 

murmur utio, onis (f,), murmure; 
murmurillo, as, arch., murmurer 
a voix basse, gronder, mar- 
motter; 
Qd-murmuro, as et -or, aris, mur- 
murer en signe d*approbation ou 
d'improbation ;, 

admurmurdtU), onis (/*.), murmure 
d'approbation ou d'improbation; 
torn-murmur 0, as et -or, Ctris, mur- 
murer ensemble ; 
commurmurdtio, onis {f.), mur- 
mure g^n^ral; 
dH-murmiiro, as, baisser la voix en 

murmurant ; 
im-murmiiro, as, murmurer dans, 

sur ou contre; 
ob-murmvLro, as, murmurer contre ; 
re-murmuro, as, r6pondre par un 
murmure . 

urrha, » {f.), murrhe, sorte de 
terre fine, dontonfaisait des vases 
precieux ; 



murrheus, a, um, et mun'hXnus, a, 
urn, fait de murrhe; murrhXna, 
arum («.)> vases murrhins. 

mums, i {m.), mur (de maison, de 
ville); 
i murdlis, is, e, de mur, mural; 
inter-mUrdlis, is, e, place entre 
les murs ; 
2 po-mosriumonpo-meriiim, ii (w.), 
i^ espace consacr^ en dedans 
et en dehors de I'enceinte de 
Rome ; 2° boulevard d'une ville. 
La forme morirus se trouve encore 
en vieux latin. De la pomo^rium ou 
pomerium. Sur le sens de ce dernier 
mot, V. Liv. I, 44. Pomcerium, verbi 
vim solam intuentes, postma^rium in- 
terpretantur esse : est autem magis 
circamotrium. Festus donne une forme 
posimeinum. 

miis, muris (m.), souris; 

i muscUlus, i{m.), i® petite souris; 

2° moule, poisson; 3° muscle: 

2 mus-cipUla, % if.) ) • •, 

- -I • / \ 1 sounci^re. 
mus-ctpulum, i [n.) ) 

Grec [jlC»5, gen. (xuo; (pour * [xuao;) ; al- 
lemand Mans : Sanscrit mUsh. Le di- 
minutif mmculus, par une assimila- 
tion curieuse, d^signe a la fois la 
souris et le muscle. Ce double sens se 
retrouve dans le grec [xu;. Th66crite 
decrivant une sorte d'athl^te dit de 
lui : *Ev 82 (X'jc5 OTspsoTai Ppay loaiv 
axpov (iit cij[jLov "ETraaav. Die Maun 
designe en allemand la saillie que les 
muscles du pouce forment a la partie 
anterieure de la main. En grec mo- 
derne, au lieu de [xu; tiovtixo; «le rat» 
ou « la souris » on dit plus brieve- 
meut TiovTixo;. Or, le mot tiovtixo; a 
egalement remplace [jlj; dans la signi- 
fication de « muscle)). Enfin en fran- 
Qais, comme le fait remarquer Littre, 
le muscle de la jambe dans le gigol 
de mouton se nomme souris. II faut 
voir dans ce double sens un de ces 
faits qui montrent que le langage n'est 



208 



MUSA. 



pas seulement ToBuvre des savants, 
mais que tout le monde y collabore, 
hommes, femmes, enfants. Ceux qui 
- avaient vu une fois courir sous la 
peau la souris ou le rat en ont retenu 
le nom, en sorte que la langue a 
gard6 dans ces mots le souvenir d*unc 
amusette populaire. M^m, Soc, Ling. 
V p. 158, V. aussi lacertus. 

musa, ae (/".), muse ; 

i museuSy a, urn, des muses ; 
museum, i (n.) musee ; biblio- 
thfeque ; cabinet d'etude ; 
2 mmXcas, a, um, 1° des muses ; 
2° de la musique ; 
musXca, a? et miisice, es (/".), mu- 
sique ; 

musicus, i{m,), musicien. 
Mots emprunt^s ; grec [xouaa, [jloj- 
aetov, (xouaixo;, [xo'jatxr[. 

musca, SB (/".), mouche ; 
muscdrius, a, um, qui concerne les 
mouches ; muscdrium, ii (n.), 
chasse-mouches . 
Cf. le grec |jLuTa. 

muscus, i (m.), mousse ; 
miiscosus, a, um, couvert de mousse. 

musso, as, parler bas ; murmurer ; 
chuchoter ; 
mussUo, as, parler tout bas ; se 
taire. 

mustela, sb (/*.), 1** belette ; 2» lam- 
proie ; 
mustellnus, a, um, de belette. 

mustum, i (n.), vin nouveau, vin doux, 
mo (it ; 



musteus, a, um, doux comn 
nouveau ; frais, nouveau 

mustulentuSf a, um, abon 
vin doux. 

mutilus, a, um, mutil^, tronqi 
mutilo, as, mutiler, tronque 

mutus, a, um, muet ; 

im-mutesco, is j ^ 
u ^t . • devenir m 

oo-mUlesco, is i 

myrica, » (f,) t ^ . 
myrice, es (f.)) ^ 
Motemprunte : grec (xupixr,. 

myrrha, sb (/*.), myrrhe, resi 

rante ; 
i myn'heus, a, um, i^ jaun 

la myrrhe; 2° parfi 

myrrhe ; 
2 myrrhinus, a, um, de ray 
Mot emprunt6 : grec [juippa. 

myrtus, i et us (f.), myrte, 
seau ; 

1 my Hum, i (n.), bale de m 

2 myrteus, a, um, \ ** fait de 

2*» orne de myrte ; 3° p 
myrtes ; 

3 myrtetum, i (n.), lieu pli 

myrtes. 
Mots emprunt6s : {jij?to;, pj 

mysterium, ii (n.), d'ord. au 

i^ c6remonie religieuse s 

2<» mystSre, secret, enigm« 

mystcs, 3S (m.), initio aux mj 

mystims, a, um, relatif au 

teres. 
Mots empruntes : {jLuaTiIp'ov, 

{JLUTTlxdj. 



N 



nmoune, particule d'affirmation, oui; 
certes. 
Grec vai, vtj. 



nsBvus, i (m.), tache sur la pea 
naevulus, i (m.), petit signc 
peau. 



NASCOR. 



209 



/., car, en effet; 
que, conj.y et en effet ; 
n, conj., car; 
iin, conj,, et en effet ; 
i-vPro, conj., >mais en effet ; 
rummimvero, conj,, mais en 
elfet, certes ; 

-pv, adv., c'est-a-dire, sans 

Dute ; ainsi done. 

?st sou vent employe dans le 

familier comme particule in- 

ive : Plant. Aul. i, 1, 3. Nam 

nunc caussa cxtnisisti ex 

* lb. 11, i, 17. Ubi ea est nam 

? — Nous la trouvons jointe 

enclitique a des pronoms in- 

Lifs : quUnam, undenam, qiian- 

— II ne faudrait pas expliquer 

)mme etant pour ct-nim. II est 

n ancien * ennim : la premiere 

s'est abregee, comme cela ar- 

uvent ; cf. quXdem pour * quid- 

am6me conjonction se retrouve 

brien sous la forme ennom, 

en osque sous la forme inim. 

3 est tres variable : ainsi Tos- 

im signifie simplement « et ». 

a quelquefois le sens de la 

a frangaise : « Eh bienl », et 

a la t(^te de la phrase. Tite- 

XIII, 45. Romam vos expugna- 

si quis duceret, fortes lingua, 

tis. Enim minor est res. Hie ex- 

nm virtutemque volo. — La se- 

jartie de nem-pe est la mSme 

Qs quip-pe (pour *quid-pe), — 

;es mots sont d'origine prono- 

ce qui explique la facilite 

quelle ils passent d*un sens a 

e. Ils servent k attirer Tatten- 

r ce qui suit. Gf. en frangais : 

e, est-ce que. — Nam est avec 

ms le m^me rapport que tam 

m, quam avec quom, 

m 

!or, eris, nactus sum, nancisci, 
lir, prendre, rencontrer. 

i (m.), nain. 

3TS LATINS. — COUTS SUf, 



Mot emprunt6 : grec vavo?. 

napus, i (m.), navet. 

narcissus, i (m.), narcisse, fleur ; 
nnrcissmus, a, urn, de narcisse. 
Mot emprunt6 : grec vapxtaao;. 

nardus, i (f.) et nardum.i (n.), i <> nard, 

arbrisseau; 2° huile ou essence 

de nard ; 

i nardinus, a, um, de nard; 

nardinum,i (n.), l® essence de 

nard ; 2'> vin parfum6 de nard ; 

2 nardX'fer, -fcra, -ferum, qui pro- 

duit le nard. 
Mot emprunte : grec vapSo;. 

naris, is {f.), narine; pL nCires, ium 
if.), nez', 
ndsus, 1 (rw.), nez; 
nilsiitus, a, um, qui a le nez long ou 
fin; 

nasute, adv., avec finesse; 
Nuso, onis [m.), Nason, propr. « au 
nez fort », sum. du po6te Ovide; 
Ndslca, a? (m.), Nasica, surn. d'un 

Scipion. 
Le nez, en Sanscrit, se dit nds (f6- 
minin). Le latin a ajoute un i authdme 
(v.'levis), ce qui a donne *ndsi'S, et 
par le changement ordinaire de s en 
r, lorsqu'il est place entre deux 
voyelles, ndris. 1/emploi du pluriel 
indique que ndris signifiait speciale- 
ment « narine ». — Quant a ndsus ou 
ndsum, il est pour *nds-tus, *nds-tum: 
c'est une sorte de collectif. V. M^m. 
Soc. Ling. V, 3H. — Allemand : die 
Nase, lithuanien nosis (feminin) . 

nascor em (prim, gnascor), ndtus sum, 
nasci, naitre ; 
I Com p. : 1 e-nascor, naitre de ; 
s'elever ; 

2 in-nascor, naitre dans ou sur; 
Jnndtus, a, um, inne; naturel; 

3 inter-nascor, naitre parmi; 

4 ob-ndtus, a, um, ne au'pr^s de ; 

5 r^-nascor, renaitre; 

s 14 



210 



NAUCUS. 



6 suh-nascor, naitre sous; naitre 

aprds ; 

7 co-gndtus, a, wrw, parent; 
a-gnatus, a, mw, parent du 

c6te paternal ; 
•pfo-gndtuSy a, t/m, ne de ; 
II Der. : 1 nCitus, i (m.), fils; ndta, 

2 ndtusy us (m.), seul. a VahL, 

naissance ; 

3 ndtdlis, is, e, natal; 
ndtdlicim, «, wm, relatif au 

jour de la naissance ; 

4 ndtlvus, a, um, naturel; 

5 ndtio, onis (f,), tribu, peuplade, 



race ; 



6 ndtura, as (/*.), nature ; 

ndturdlis, is, e, l® de nais- 
sance, naturel; S** relatif au 
monde physique ; 

ndturdliter,adv; conform6ment 
k la nature, naturellement. 
Ce verbe. est de la m^me famille que 
gigno (pour * gi-gen-o) : la racineg'en a 
donne gnd, comme la racine ster (d'ou 
stei'-no) donne strd au parfait strd-vi 
et au supin strd-tum. La caracte- 
ristique sco est celle des verbes inchoa- 
tifs. Gnd'Scp-r veut done dire « je 
suis mis au monde ». Le g de gnd-tus, 
qui est toujours rest6 dans co-gndtus, 
ad-gndtuSf pro-gnatus, se pronongait 
encore au temps de Plaute et d'Ennius : 
plus tard il est tombe, comme au com- 
mencement de gnosco, — Natura est 
un substantif abstrait comme apertura, 
fissura, — Le substantif natus, us, de 
la 4° declinaison, est usite seulement 
a Tablatif : major natu « Taine ». 
V. gigno et remarquez la parente de 
gens et de ndtio. 



V. nugae. 



naucus, i {m.) 
naucum, i (n.) 

navis, is (/.), vaisseau; 
i navd!i$, it/ 



4 




(n.)» *^ chantier de < 
tion pour les navires ; 
3° agres; 

2 ndvXgo, as, naviguer; 
prse-ndvigo, as, navigue 

ou c6toyer ; 

prae-ndvXgdtio, onis (f. 
de c6toyer; 
prdeter-ndvtgo, as, c6toyi 
ndvigium, ii (n.), navire : 

ndvtgiolum, i {n,), pe 

que; 
ndvigdtio, onis (f.), navi^ 
ndvXgdtor, oris (m,), na\ 
ndmgdhilis, is, e, navigal 
in-ndvigdbilis, is, e, m 

gable ; 

3 ndvXciila, a? (f.), nacelle; 
ndmmldtor, oris (m.), ai 
ndviculdria res, commen 

time; 
naucixlor, dris (p. *na 

aller en barque ; 
ndvi-ger, -gera, -gerum, q 
les navires ; 
nau-frdgus, a, um, i** q 
les navires ; 2'» naufrag 
naufrdgium, ii [n,), naufr 
6 mots empruntes au grec : 
navita, a? (m.), d*ou naitta 
matelot; nauticus, a, 
matelot; 
nausea, a? (f.), mal de m( 
see; 

nausedla, % (f,), lagers 
nauseo,as, avoir le mal 
vomir; aufig., 6tre c 
nausedbundus , a, m 
6prouve de^ nausees 
nausedtor, oris (m.), 

mal de mer ; 
nauseosus, a, um, qu 
des naus§es; 
nauderus, i (m,) = vi 
patron de navire, arma 
nauclericus et naucli 
um, relatif au patr 
navire ; 



NE. 



211 



laulumy i (n.) = vaOXov, fret 

d'un navire ; 
laumdchia, ae {f.) = vaufxay^a, 
representation d'un combat na- 
val; lieu ou se donne cette 
representation ; 
Argo-nauiaSy drum (w.), Argo- 

nautes = grec 'ApyovauTai. 
5 mot primitif 6tait ndus; mais le 
I, ne souffrant pas de radicaux ter- 
3s par une diphthongue, I'a fait 
serdans la d6clinaison en i :ndV'i-s 
evia), — Navigium, navigo sont des 
iposes de ago, — Navita, nauta 
vent 6tre regardes comme des 
Is empruntes du grec, la formation 
TT,;, comme 7:oi7itt[;, vaurrj^, etant 
« frequente en grec, mais extr^me- 
Jnt rare en latin. De m^me nausea 
le mal de mer » est le grec vauT^a, 
wta. — Sanscrit ndus « vais- 
iu; » grec vau;, vieil irlandais nan, 
iavire», vieux haut-allemand nac/io. 
navigation, soit. sur la mer, 
t sur les fleuves, etait done 
inue avant la separation des divers 
iples de la race. 

interr,, est-ceque? 

non-ne, interr, est-ce que... ne 
pas? . 

sid-ne, interr,, est-ce ainsi que? 

hici-ney interr,, est-ce lui qui ? 

an-n^, interr., ou bien? 
.a particule interrogative ne est au 
1 identique avec la negation ne 
it il est question a Tarticle suivant. 
is rhabitude de placer la negation 
is les tours interrogatifs lui a 
in6 la valeur d*un mot servant k 
sUonner. On dit de m§me en 
i^ais : H ne vient pas? Cela ne se 
t? C'est ainsi que cette interroga- 
1 de Cic6ron {Pis. 1) : Jamne vides, 
!ka, jamne sentis, quae sit hominum 
tela frontis tuae? peut se traduire 
' « Tu nQ vols pas, tu ne comprends 
I que tout le monde se plaint de ta 



figure trompeuse?)) — Dans si-ci-ne, 
hi-d-ne, il ne faut point redoubler le c, 
ces mots se decomposant en hi-^e-ne, 
si-ce-ne. V. ceten, — Ve final de nv 
tombe dans viden\ satin', etc. 

ne, nigA, ne; ne... pas, de peur que; 

I 1 ne.., quidem, pasm^me; 

2 ne-dum (v. dum); 

3 ne-quiquam, adv., en vain: 

4 ne-quam (v. ce mot) ; 

5 ne-ve, d'ou neu, conj,, et ne. 

et que... ne; 

6 nl-mirum (v. mlrus) ; 

7 quid-ni? adv,, pourquoi non? 

II ne forme les mots suivants, aux- 

quels il donne le sens n6ga- 
tif; 

nS-que, n^c, conj,, ni, d'aii : 
ni^go, as, nier; 
'negdtio, onis {f.), negation; 
negXto, as, nier obstinement ; 
ab-nego, as, refuser; nier; 
de-n^go, as, refuser; nier; 
per-n^go, as, nier ou refuser 

obstinement ; 
sub-n^go, as, nier k peu pres ; 
neg-otium (v. otium) ; 
neg-lego (v. lego); 
nec-6pinus (v. opinor); 

III n(e) est enclitique dans sl-n, si 

au contraire ; 
qul-n, que... ne. 
La negation s'est successivement 
exprimee en latin par ne, nee et non. 
N^ est la forme la plus ancienne : 
c'est cette forme que nous avons en- 
core dans les composes ne-queo, ne- 
fas; ne s'est change en ni sous Tin- 
fluence de la syllabe suivante, dans 
m-si, nX'hil, m-mis; il s'est contracts 
dans nemo, pour *ne-homo, nullus 
pour *ne'UUus, nunquam pour *neun' 
quam, nusquam pour * ne-usquam, De 
ne est venu ne-que ou n^-c , qui est la 
negation ordinaire au temps de la Loi 
des XII Tables : Si intestato moritur, 
cui suus heres nee escit, adgnatus 



210 



NAUCUS, 



fi suh-nascor, naitre sous; naitre 

aprds ; 
7 co-gndtus, a, um, parent; 
a-gndtuSy a, um, parent du 

c6te paternel ; 
pi'o-gndtuSy a, um, ne de ; 
II Der. : 1 ndtus, i (m.), fils; ndta, 

2 Jidtus, us (m.), seuL a VahL, 

naissance ; 

3 ndtdlis, w, e, natal; 
ndtdlicius, a, um, relatif au 

jour de la naissance ; 

4 ndtlvus, a, um, naturel; 

5 ndtio, onis {(,), tribu, peuplade, 

race ; 

6 ndtura, a? [f.), nature ; 
ndturdlis, is, e, l® de nais- 
sance, naturel; 2"* relatif au 
monde physique ; 

ndturdliter,adv., conform6ment 
k la nature, naturellement. 
Ce verbe. est de la m^me famille que 
gigno (pour * gi-gen-o) : la racine gen a 
donne gnd, comme la racine ster (d'ou 
ster-no) donne strd au parfait strd-vi 
et au supin strd-lum. La caracte- 
ristique sco est celle des verbes inchoa- 
tifs. Gnd-scp-r veut done dire « je 
suis mis au monde ». Le g de gnd-tus, 
qui est toujours rest6 dans co-gndtus, 
ad-gndtus, pro-gnatus, se pronongait 
encore au temps de Plaute et d*Ennius : 
plus tard il est tombe, comme au com- 
mencement de gnosco, — Natura est 
un substantif abstrait comme apertura, 
fissura. — Le substantif natus, us, de 
la 4^ declinaison, est usit6 seulement 
a Tablatif : major natu « Taine ». 
V. gigno et remarquez la parents de 
gens et de ndtio. 



V. nug3e. 



naucus, i {m.) 
naucum, i (n.) 

V 

navis, is {f.), vaisseau; 
1 ndvdlis, is, e, naval; 
ndvdle, is {n.), et ndvdlia, ium 



(w.), 1^ chantier de c( 
tion pour les navires ; : 
3° agres; 

2 ndvXgo, as, naviguer; 
prx-ndvigOj as, naviguer 

ou c6toyer ; 

prx-ndvXgdtio, onis [f.) 
de c6toyer ; 
prmter-ndvXgo, as, c6toye 
ndvigium, ii (n.), navire; 

ndvtgiolum, i (n.), pet 

que; 
ndvtgdtio, onis (f.), navig 
ndmgdtor, oris (m.), navi 
ndvigdhilis, is, c, navigab 
in-ndvigdbXlis, is, e, no 

gable ; 

3 ndmciila, a? (f.), nacelle; 
ndmculdtor, oris (m,), ar 
ndvicUldria res, commerc 

time ; 
naumlor, dris (p. *na^ 
aller en barque ; 

4 ndvi-ger, -gera, -garum, qi 

les navires ; 

5 nau-frdgus, a, um, i° qi 

les navires ; 2° naufrag( 
naufrdgium, ii (n,), naufr; 

6 mots empruntes au grec : 
navita, ae (m.), d'ou naiita, 

matelot; nautivus, a, 
matelot; 
nausea, a? (f.), mal de me 
see; 

nauseola, w (f.), l^gere 
nauseo,as, avoir le mal ( 

vomir; aufig., 6tre d 
nausedbundus , a, un 

6prouve de^ nausees : 
nausedtor, oris (m.), c 

mal de mer ; 
nauseosus, a, um, qui 

des naus6es; 
naucleiuLS, i (m.) = va 
patron de navire, armat 
nauclencus et nauclci 

um, relatif au patrc 

navire : 



NE. 



211 



iaulum, i (n.) = vauXov, fret 

d'un navire ; 
launnXchia, a? (f,) = vau{xay/a, 
representation d'un combat na- 
val; lieu ou SB donne cette 
representation ; 
Argo-nautx, arum (w.), Argo- 

nautes = grec 'ApyovauTat. 

; mot primitif 6tait ndus; mais le 

, ne souffrant pas de radicaux ter- 

js par une diphthongue, I'a fait 

er dans la declinaison en i snav-i-s 

-Ti.s). — Navigium, navigo sont des 

poses de ago. — Navita, nauta 

ent dtre regardes comme des 

s empruntes du grec, la formation 

nr,;, comme ttoitjttJ;, vauTrj;, etant 

frequente en grec, mais extr^me- 

it rare en latin. De m^me nausea 1 

mal de mer » est le grec vaut^a, 

ri'a. — Sanscrit ndus « vais- 

1 ; » grec vau;, vieil irlandais naUf 

ivire », vieux haut-allemand nacho, 

navigation, soit. sur la mer, 

sur les fleuves, etait done 

lue avant la separation des divers 

Dies de la race. 



interr, , est-ce que ? 

non-ne, interr, est-ce que... ne 

pas? . 
sici'Uey interr,, est-ce ainsi que? 
hici-n^, interr,, est-ce lui qui ? 
an-ne, interr,, ou bien? 
a particule interrogative ne est au 
I identique avec la negation ne 
t il est question a Tarticle suivant. 
s rhabitude de placer la negation 
s les tours interrogatifs lui a 
ne la valeur d*un mot servant k 
stionner. On dit de m§me en 
igais : // ne vient pas? Cela ne se 
i? C'est ainsi que cette interroga- 
1 de Ciceron {Pis, 1) : Jamne vides, 
lua, jamne sentis, quae sit hominum 
%rela frontis tuae? pent se traduire 
r « Tu ne vois pas, tu ne comprends 
s que tout le monde se plaint de ta 



figure trompeuse?)) — Dans si-ci-ne, 
hi-d-ne, il ne faut point redoubler le c, 
ces mots se d6composant en hi-ce-ne, 
si-ce-ne, V. ceten, — Ue final de Jir 
tombe dans viden', satin', etc. 

ne, n^g.% ne; ne... pas, de peur que; 

I 1 ne.., quXdem, pasmdme; 

2 ne-dum (v. dum); 

3 ne-quiquam, adv., en vain j 

4 ne-quam (v. ce mot) ; 

5 ne-ve, d'ou neu, conj,, et ne. 

et que... ne; 

6 ni-miriim (v. mlrus) ; 

7 quid-nl? adv,, pourquoi non? 

II ne forme les mots suivants, aux- 

quels il donne le sens n6ga- 
tif; 

n^-que, n^c, conj,, ni, d'au : 
nego, as, nier; 
'negdtio, onis {f.), negation; 
negXto, as, nier obstin6ment ; 
ab-nego, as, refuser; nier; 
de-nSgo, as, refuser; nier; 
per-nSgo, as, nier ou refuser 

obstinement ; 
sub-nego, as, nier k peu pr^s ; 
neg-otium (v. otium) ; 
neg-lego (v. lego)\ 
n(^c-6pinus (v. opinor); 

III n(^) est enclitique dans si-n, si 

au contraire; 
qul-n, que... ne. 
La negation s'est successivement 
exprim^e en latin par ne, nee et non. 
N^ est la forme la plus ancienne : 
c'est cette forme que nous avons en- 
core dans les composes ne-queo, ne- 
fas; ne s'est change en m sous Tin- 
fluence de la syllabe suivante, dans 
ni-si, ni-hil, ni-mis; il s'est contracts 
dans nemo, pour *ne'homo, nullus 
pour *ne-uUiis, nunquam pour ^neun- 
quam, nusquam pour * ne-usquam. De 
ne est venu ne-que ou nS-c , qui est la 
negation ordinaire au temps de la Loi 
des XII Tables : Si intestato moritur, 
cui suus heres nee escit, adgnatus 



212 



NEBULA. 



proximus familiam habeto. Si adgna- 
tus nee escUy gentiles familiam habento, 
De in^me dans les vieilles formules de 
rituel citees par Gaton, De R, JR. 14i , 4. 
Mars patei\ si quid tibi illisce suove- 
taurilibus neque satisfactum est. Get 
emploi de nee s'est continue jusqu'au 
temps d'Auguste. Tite-Live, i, 25 : 
Prius quam alter- y qui nee procul 
aberaty eonsequi posset, G'est cette 
negation qui est restee en composi- 
tion dans neg-otiumy neg-lego, nec- 
opinus y ainsi que dans le verbe 
negate (cf. I'allemand ver-nein-en 
a nier »). Enfm, en troisitoe lieu, 
vient la negation ncenumy qui s'abr^ge 
en ncEnii et non, Lucilius (cite par 
Nonius, p. 143) : Sed tamen hoc dicas 
quid sity si nosnu molestum est, Lu- 
cr^ce (iv, 710) : Nosnu queunt rabidi 
contra constare leones. Nosnum est un 
compost de ne et de oinom, unum. 
Nous avons ici un exemple d'un fait 
qui s'est continue dans les langues 
neo-latines : la negation s'appuyant 
sur un mot positif, comme en frangais 
je n'avance paSy je ne sais point, je 
n^airien, Laseconde svUabe de nosniim 
a ete d'abord mutilee, puis supprim6e : 
cf. ni-hilum devenu ni-hiL — La con- 
jonction ne est pour nei. On la trouve 
aussi sous la forme ni. Senatus-con- 
sulte des Bacchanales ; Nei quis eorum 
Bacanal habuise velet. Table de Bantia : 
Ni quis sinito neive eum censor in se- 
natum legito. Gette particule ne ou ni 
se trouve en composition dans ne-ve, 
ne - quiquam , ne-dum , nl - mirum 
(v. mirus)y quid-ni. La locution 
quidni hoc flat equivaut a quid impe- 
dit ne hoc fiat, — La particule nega- 
tive en Sanscrit est nay en gothique 
ni. On trouve en grec un prefixe 
n6gatif vtj dans vrj-xspoTJ; « qui ne 
porte pas de profit)), vr)-(a)v£|xi'T) « si- 
lence des vents », etc. 

nebula, » (/".), nuage, nuee; 



1 nebUldsuSy a, um, nei 

obscur ; 

2 nebiilo, onis (m.), vaurien. 
Nebula est de m^me origii 

nubes et nimbus, — Le derive 
voulait dire d'abord «brouillc 
Peut-6tre faut-il rapporter ega 
ici le nom du dieu Nep-tunus (c 
tunuSy For-ticna) , le dieu des n 
puis de r616ment humide. — S 
nabhas (neutre) « nuage ». Grec 
vscpsXr). Allemand iVe6e/ <( broui] 

necesse, indecLy necessaire; 

1 n^cessitaSy Citis (f,), necess 

2 n^cessdriuSy ay wm, necei 

subst, (m.), parent; 
nScessdrie et necessdnO, 
necessairement; 

3 necessUiidOy -dmis (/".), 1° 

sit6; 2° parente, intimit< 
II est probable que ces mot 
formes de la negation ne et du 
cedere, Mais le mode de format 
necesse est obs'cur. — Heres n 
rius etait Theritier qui ne pouvi 
refuser les charges d'un heritag 
exemple le fils ou la fiUe. De la '. 
de parent et parente qu'ont p 
mots necessarius et necessitudo. 

nectar, aris (n.), nectar ; 
nectdreuSy a, um, de nectar. 
Mot emprunte : grec vs'xTap. 

necto, is, neomi et nexiy nexurr^ 
terCy lier, nouer; 
I Gomp. : 1 ad-necto ou aw- 
attacher a , joindre a ; 
annexuSy Us (m.), annexi 
2 circum-nectOy envelop pei 
tourer ; 
con-nectOy lier avec ; 
connexuSy us {m.) ) .. . 



o 



connexumy i {n.) ; , . 
€onnexiOy6nis{f,) ) 

4 in-nectOy lier dans, enlai 

5 inter-nectOy entrelacer; 

6 pro-nectOy prolonger une t 



NERVUS. 



213 



7 sub-necto, 1° attacher par-des- 
sous ; 2° ajouter ; 
II D6r. i nexus y us (m.) j ,. 
nexum, i (n.) • I ^^^'^ 

2 nexilis, is, e, qu*on peut enla- 

cer, souple; 

3 nexo, as, enlacer; nexor, dris, 

s'enlacer, s'unir. 
( Dans nec-t-o (cf. flec-t-o, pec-t-Oj 
meC't-o) le t appartient a la conjugai- 
lon comme dans tu--t-w. — Les nexi, 
dans Tancien droit remain, §laient 
les debiteurs que leur dette mettait 
temporairement au pouvoir d'autrui : 
Ds devaient au creancier leur travail, 
iaais ils n'etaient pas necessairement 
jour cela prives de Teur liberty. Le 
not nexum ou nexus qui represente 
tet etat a done un sens figure comme 
fcfrangais obligation, 

■Anus, -moris (n.), bois, for^t; 
f i nemlirosus, a, um, couvert de 
bois ; 

2 nemdrfilis, is, e f de bois, de 
nemorensiSy is, e \ for6t; 

3 composes en nemdri- : 
nem6rX-cultnx , -icis, adj. f,, 

qui babite les bois ; 
nvmorX-vaguSy «, urn, qui erre 
dans les bois. 
Hesychius : v^jjlo;* auvBsvBpo; tot:©; 

enia, » (/*.), chant funebre; chant 

plaintif ; chant magique. 
Sur Torthographe nxnia, v. scena. 
-Ces chants funebres etaient souvent 
[)nG6s a. des pleureuses i gages, ce 
ui les fit tomber en discredit. De la 
? sens de « somette, paroles ere uses » 
[ue le mot avait pris au temps d*Ho- 
ace. — Nenia parait 6tre un terme 
niprunt6. Pollux, iv, 79. NT)v/aTov, 

aeo, ncs, nevi, netum, nere, filer; 
lisser, tresser; 
t per-neoy filer jusqu*au bout; 



2 re-neo, filer de nouveau. 
Grec vita, Wflai « filer*. 



nepos, dtis (m.), i ° petit-fils ; 2° neveu ; 
IComp. : i ab-neposy ^ ^,,-,^,,, 

^^'^ ^^'^ petit-fils- 

2 pr6-ndp0Sy dtis {m,) y ' 

II Der. : 1 neptis, is [(,), 1° petite- 
fille; 2° niece; 

ab-neptiSyis{f.) ) arri^re-petite- 
pr6-neptiSyis(f.)\ fille; 
2 nepotuluSy i (w.), arc/i., petit- 
fils ; 
3' nepotovy Ciris, vivre en heritier, 
en prodigue ; 
nepotntuSy us (m.), prodigality; 
nepotcViSy is, e, de prodigue. 
Le sens de « petit-fils » a precede 
celui de « neveu ». — Cf. le change- 
ment survenu dans le sens du mot 
avunculus. — Dans neptisVO de nepot- 
manque, comme To de genitor-em 
dans genitr-ix. — Sanscrit napdty 
naptar ((descendant, petit-fils », femi- 
nin naptL Allemand Neffe « neveu ». 
Le m^me terme se cache aussi dans 
le grec a-vs^J^id; « cousin » ( pour 
a-vsTTcio's). 

ne-quam (cp. ne-quior; sup.ne-guiss?- 
mus)y ind^cLy vaurien; 

1 nequUiay ae (/".) et neqmtieSy iei 

{f.)y mechancete; 

2 nequXteVyadv.y l^maUde travers; 

2° mechamment. 
Nequam signifie (( un homme de 
rien)). De la il a passe au sens de 
((mechant, scelerat)). II se compose 
de ml et de quam : c'etait k Tofigine 
un adverbe. On a de mtoe per-quam, 
prae-quaniy pro-quam, Mais ce que 
nequam a en propre, c'est qu'il a 
donne un comparatif nequioPy un su- 
perlatif nequissimuSy et des derives 
comme nequitia el nequiter. 

nervus, i (m.), 1° nerf; 2° corde d'in- 
strument de musique ; 3° lien ; 
1 nervosuSy ay urn, nerveux; 



214 



NEX. 



nervose, adv. , avec vigueur ; 
nervositaSy Citis (/".), solidit6 
(d'un fil) ; 

2 e-nerviSf is, e, sans nerfs ; 
enervo, as, 6nerver, au pr. et au 

fig-; 

3 nervulus, i (m.), au plur,^ nerf, 

vigueur du style. 
Grec vsjpov «nerf)) pour *v^pfov. 

nez, necis (/*.), mort violente ; 
{ neco, as, tuer; 
e-n^co, as, faire mourir ; 
inter-neco, as, faire perir ; 
inter-nedo, onis {(,), massacre; 
inter-nMvus, a, urn, meurtrier; 

2 semi-nex, -necis {m, f.), a moitie 

tu§ ; k demi mort ; 

3 de-nScLilis ou d€-nicdlis, is, e, 

mort u aire ; 

4 per-mcies, iei {/*.), perte, ruine; 
pemiciosus, a, um ) pernicieux, 
pemiciCdis, is, e i funeste. 

A c6t6 de necatus il y a un participe 
nectus, qui s'est conserve dans le 
compost enectus «tue de fatigue, 
epuis6». — Dans les derniers temps 
de la langue latine necare se disait 
surtout de la mort par noyade : necta 
naufragio, dans une inscription chr6- 
tienne (Leblant, i, p. 15). Greg, de 
Tours : Alias enecat, alias incendio 
trahit (vi, 35). — Sanscrit : nac 
((mourir, disparaitre », d'ou naccimi 
i(je meurs)), ndcajCimi ((je fais mou- 
rir ». Grec : v^xu; wcadavrew, vixuta 
« sacrifice aux morts », vsxpo'; <( mort ». 

nico, is, ere, arch,, cligner des yeux; 

1 nidus, MS (m,), clignement d'yeux; 

2 nido, as et nictor, ciris, cligner 

des yeux ; 
nictntio, onis (f,), clignement 
d'yeux ; 

3 con-niveo, es, -nixi, i^ cligner 

des yeux; 2<> se fermer, .en 
pari, des yeux. 
Dans conniveo la gutturale c ou g^ 
est tomb6e devant le v : v. struo. Dans 



Tancienne langue, il y avait un 
conniv^re de la 3® conjugaison. 

nidor, oris (w.), odeur de brule, 

nidus, i (m.), nid; 

1 nldUlus, i (m.), petit nid ; 
nidixlor, dris, 1® faire sor 

2° abriter; 

2 niddmentum, i (n.), mat 

pour un nid; 

3 nidi-ficus, a, um, qui fait 

ou des nids ; 
mdiftco, as, faire son nid ; 
mdXfidum, ii [n.), nid. 

niger, nigra, nigrum, noir; 

I Comp. : i per-niger, tres n 
2 sub-niger, noiratre; 

II D6r. : 1 ntgro, as, 1° etre 

2<* rendre noir; 
de-nigro, as, noircir; 
inter-nigrans, -antis, m 
intervalles ; 

2 nigresco, is, devenir noii 

3 ntgnco, as, 6tre noir^tre 

4 nigror , oris (m.) 
nlgrXtia , ae [f.) 

-ies, iei [f.) 
ntgredo,-dinis{f.) 

5 mgellus, a, um, noiratre 

nimbus, i (m.), nuee d'orage ; i 
\ nimbosus, a, um, orageu> 

vieux ; 
2 nimbi-fer, -fera, -ferurr 

apporte la pluie. 
Nimbus est pour une ancienne 
*nembus : le radical ne diffe 
par la nasale de celui de neb-\ 
ce mot. 

nimis, adv,, trop; 
I Comp. : prae-nimis, adv, 

k fait a Texces ; 
II Der. : nmius, a, um, exce 
nimium, adv,, trop; 
per-mmium, adv,, he 
trop ; 
nXmio, adv, \ ^ 

nmX-6pere, adv. \ 



noil 



NITOR. 



215 



ntmietas, a Us (/*.), exces. 
Imis voulait dire d'abord «beau- 
), fort)). Plaut. Amph. i, i, 63. 
ones nimis pulcris armis praeditae, 
it ainsi qu'en frangais irop voulail 
a Torigine « abondamment, beau- 
p » (cf. troupe). — Nimis renferme 
legation ne el un comparatif *miSf 
ir *meios, parent du grec {xe^wv, 
>v. — Nimis, una fois que son 
jine fut oubliee, a donne un derive 
MMS, dont Tadverbe nimium est 
cusatif neutre. 



• Kf 



go, IS, ninxi, mngerey neiger; 
nix, nXvis [f.], neige; 
niceus, a, um, de neige; blanc 

comme la neige ; 
mvosiis, a, um, charge de 

neige ; 
mvi'dis, is, e, de neige; blanc 

ou froid comme la neige ; 
Tuvurius, a, um, relatif k la 

neige ; 
nlvdtus, a, um, rafraichi dans 
la neige; 
2 ningor, oris (m.), abondance de 



neige. 



Le genitif mvis est pour *nigvis : 
g a disparu devant le v comme 
IS levis *leguis (v. ce mot). En 
jien latin, il existait un substantif 
guis a neige ». Lucrece, vi, 736. 
tas descendere ningues, — A c6te 
ningit on a ninguit. — Tons ces 
ts commenQaient primitivement par 
s. Gothique : snaivs « neige », 
^laissnow;, allemandSc/inee. Lithua- 
n snigti « neige ». Ancien irlan- 
s snechta « neige ». Le grec a 
•du Vs initial, comme le latin, et 
change en outre la gutturale en 
•iale : vi^si « il neige », vi9a; « flocon 
neige ». Hesychius : v(6a' y^io'va xai 
ivTjV. On a cru voir dans Thistoire de 
obe la neige personnifiee qui voit 
Qdre ses enfants sous les rayons du 
leil. 



nitedula, a (f,) ) 

\ mulot ; 

nltela^ m [f.) ) 
nitelinus, a, um, de mulot. 

niteo, 68, briller; 
I Gomp. : 1 e-ruteo, paraitre avec 
6clat; 

2 inter-nUeo, briller k travers ou 

par intervalles; 

3 prae-nXteo, 6tre plus brill ant ou 

tres brillant; 
II D§r. : i Jiitesco, is, devenir bril- 
lant ; 

e-nltesco, is, commencer k bril- 
ler; 

2 nttor, oris (m.), eclat; 

3 mtidus, a, um, brillant; net; 
riitXde, adv,, avec §clat; 
nitido, as, rendre brillant ; riet- 

toyer ; 

4 nite-fiicio, is, rendre brillant. 

nitor, ens, nlsus ou nixus sum, niti, 

1® s'appuyer fortement sur ; 

2'> faire effort ; 

I Comp. : 1 ad-nitor ou an-nltor, 

s'appuyer vers; faire effort vers; 

2 con-nitor, faire tons ses efforts; 

3 e-nltor, 1" sortir ou s'elever 

avec effort ; s'efforcer ; 2® en- 

fanter ; 
mixe, adv,, avec effort; 
enixus. Us (m.), enfantement; 

4 in-nitor, s'appuyer sur; 

5 ob-nltor, faire effort contre, re- 

sister; 
obnixe, adv., en resistant avec 
force; avec effort; 

6 r^-nitor, faire effort contre ; re- 

sister avec effort; 

7 suh-nixus, a, um, appuy6 sur; 

qui se repose sur ; 
II Der. : nisus. Us (m.), effort. 
Niti signifiait probablement a I'ori- 
giue «s'agenouiller)). — Le participe 
nixus montre que, avant le t, il y avait 
anciennement une gutturale : *nic-tor. 
G'est un de ces verbes en to, comme 



208 



MUSA. 



pas seulement Toeuvre des savants, 
mais que tout le monde y coUabore, 
hommes, femmes, enfants. Ceux qui 
- avaient vu une fois courir sous la 
peau la souris ou le rat en ont retenu 
le nom, en sorte que la langue a 
gard6 dans ces mots le souvenir d'unc 
amusette populaire. M^m, Soc, Ling. 
V p. 158, V. aussi lacertus. 

musa, 8B (/*.), muse ; 

i museuSf a, wm, des muses ; 
museum, i (n.) mus6e ; biblio- 
th^que ; cabinet d'etude ; 
2 musiciis, a, urn, 1° des muses; 
2** de la musique ; 
musXca, a? et musXce, es {f.), mu- 
sique ; 

milsicus, i{m.)y musicien. 
Mots emprunt6s ; grec (xouaa, [xou- 
aetov, [xouatxo;, (jLO*jatxr[. 

musca, SB (/".), mouche ; 
muscdriuSy «, urn, qui concerne les 

mouches ; muscdrium, H (n.), 

chasse-mouches . 
Cf. le grec [xuia. 

muscus, i (m.), mousse ; 
miiscosus, a, urn, convert de mousse. 

musso, as, parler bas ; murmurer ; 
chuchoter ; 
mussitOj as, parler tout bas ; se 
taire. 

mustela, m (/*.), *** belette ; 2° 1am- 
proie ; 
mustelinus, a, um, de belette. 

mustum, i (n.), vin nouveau, vin doux, 
mo (it ; 



musteus, a, um, doux comn 
nouveau ; frais, nouveau 

mustulentus, a, um, abon 
vin doux. 

mutilus, a, um, mutile, tronqi 
mutilo, as, mutiler, tronque 

mutus, a, um, muet ; 

im-mutesco, is I -, 
, _, .1 devenir m 

ob-mulesco, is i 

myrica, » (f.) / ^^^^^^ 
myrice, es (f.)) ^ 
Mot emprunte : grec [VJpUr^. 

myrrha, sb (/*.), myrrhe, resi 

rante ; 
i myrrheus, a, um, i ® jaun 

la myrrhe; 2** parfi 

myrrhe ; 
2 myrrhinus, a, um, de ray 
Mot emprunt6 : grec fjiuppa. 

myrtus, i et us (f.), myrte, 
seau ; 

1 myrtum, i (n.), baie de m 

2 myrteus, a, um, \ ° fait de 

2*» orne de myrte ; 3° p 
myrtes ; 

3 myrtetum, i (n.), lieu pi 

myrtes. 
Mots empruntes : [xupio;, p 

mysterium, ii (n.), d'ord, ai 

i° c6remonie religieuse s 

2** myst^re, secret, enigm 

mystes, ae (m.j, initio aux m 

mysticus, a, um, relatif ai 

teres. 
Mots emprunt§s : [xuai/fpiov, 

{XU5TIX05. 



N 



nsB ou ne, partkule d'affirmation, oui ; 
certes. 
Grec vai, vt[. 



nsBvus, i (m.), tache sur la pej 
nxviilus, i (jn.), petit sign 
peau. 



NASCOR. 



209 



ij\, car, en effet; 

-que, conj.y et en effet ; 

m, conj., car; 

airrif conj., et en effet ; 

n-verOy conj,, ^mais en effet ; 

Orumenimvero, conj,, mais en 

effet, certes ; 
i'2}e, adv„ c'est-a-dire, sans 
oute; ainsi done, 
est souvent employ^ dans le 

familier comme particule in- 
Live : Plant. Aul, i, 1 , 3. Nam 
f nunc caussa extmsisti ex 
? lb, II, 1, 17. TjM ea est nam 
9 — Nous la trouvons jointe 

enclitique a des pronoms in- 
tifs : quUnam, undenam, quan- 

— II ne faudrait pas expliquer 
)mme etant pour et-nim. II est 
n ancien * ennim : la premiere 

s'est abregee, comme cela ar- 
uvent; cf. quidem pour * quid- 
a meme conjonction se retrouve 
brien sous la forme ennom, 
en osque sous la forme inim, 
3 est tres variable : ainsi I'os- 
im signifie simplement « et ». 
a quelquefois le sens de la 
1 frangaise : « Eh bienl », et 

a la t^te de la phrase. Tite- 
XIII, 45. Romam vos expugna- 
si quis duceret, fortes lingua, 
tis. Enim minor est res. Hie ex- 
)im virtutemque volo. — La se- 
)artie de nem-pe est la m6me 
Qs quip^e {^out * quid-pe). — 
es mots sont d'origine prono- 
ce qui explique la facilite 
quelle ils passent d'un sens a 
-e. lis servent k attirer Tatten- 
r ce qui suit. Cf. en frangais : 
le, est-ce que, — Nam est avec 
ins le mtoe rapport que tam 
m, quam avec quom, 

zoT, eris, nactus sum, nancisd, 
air, prendre, rencontrer. 

i (m.), nain. 

OTS LATINS. — CoUrS SUf. 



Mot emprunt6 : grec vSvo;. 

napus, i (m.), navet. 

narcissus, i (m.), narcisse, fleur ; 
narcissmus, a, um, de narcisse. 
Mot emprunt6 : grec vapxiaao;. 

nardus, KA) et nardum,i (n.), !<> nard, 

arbrisseau ; 2° huile on essence 

de nard ; 

i nardinus, a, um, de nard; 

nardinum, i (n,), i*> essence de 

nard ; 2*> vin parfume de nard ; 

2 nardX-fer, -fera, -ferum, qui pro- 

duit le nard. 
Mot emprunte : grec vapBo;. 

naris, is (A), narine ; pi, ndres, ium 
(A), nez; 
nCisus, i {m,), nez; 
ndsutus, a, um, qui a le nez long ou 
fin; 

ntisute, adv., avec finesse; 
NCiso, onis (m,), Nason, propr. a au 
nez fort », sum. du po^te Ovide; 
NCisica, 36 [m.), Nasica, sum. d'un 

Scipion. 
Le nez, en Sanscrit, se dit nds (f6- 
minin). Le latin a ajoute un i authtoe 
{v.levis), ce qui a donije *ndsi'S, et 
par le changement ordinaire de s en 
r, lorsqu'il est place entre deux 
voyelles, ndris. L'emploi du pluriel 
indique que ndris signifiait speciale- 
ment « narine ». — Quant a ndsus ou 
ndsum, 'i\est^o\ir* nds-tus, *nds-tum: 
c'est une sorte de collectif. V. M^m. 
Soc. Ling. V, 34i. — AUemand : die 
Nase, lithuanien nosis (feminin) . 

nascor em (prim, gnascor), ndtus sum, 
nasd, naitre ; 
I Comp. : i e-nascor, naitre de; 
s'61ever ; 

2 in-nascor, naitre dans ou sur; 
Jnndtus, a, um, inne; naturel; 

3 inter-nascor, naitre parmi; 

4 ob-ndtus, a, um, ne aupr^s de ; 

5 re-nascor, renaitre; 

\ 14 



\ 



210 



NAUCUS. 



6 sub-nascor, naitre sous; naitre 

aprds ; 

7 co-gndtus, a, wm, parent; 
a-gndtus, a, wfw, parent du 

c6te paternel ; 
pi^gndtuSf a, um, ne de ; 
II Der. : i ndtuSy i (m.), fils; ndtttf 

2 ndtus, us (m.), seuL a Vahl,, 

naissance ; 

3 ndtdlis, is, e, natal; 
ndtdlXcius, a, um, relatif au 

jour de la naissance ; 

4 ndtwus, a, um, nature!; 

5 ndtio, onis (f.), tribu, peuplade, 

race ; 

6 ndtura, % [f.), nature ; 
ndturdlis, is, e, 1° de nais- 
sance, naturei; 2" relatif au 
monde physique ; 

ndtiirdlUer,adv,, conform6ment 
k la nature, naturellement. 
Ce verba est de la m^me famille que 
gigno (pour * gi-gen-o) : la racineg'ew a 
donne gnd, comme la racine sier (d'oii 
ster-no) donne strd au parfait strd-vi 
et au sup in strd-tum. La caracte- 
ristique sco est celle des verbes inchoa- 
tifs. Gnd-scp-r veut done dire « je 
suis mis au monde ». Le g de gnd-tus, 
qui est toujours reste dans co-gndtus, 
(id-gndtus, pro-gnatus, se pronongait 
encore au temps de Plaute et d'Ennius : 
plus tard il est tombe, comme au com- 
mencement de gnosco, — Natura est 
un substantif abstrait comme apertura, 
fissura. — Le substantif naius. Us, de 
la 4° declinaison, est usit6 seulement 
a I'ablatif : major natu « I'aine ». 
V. gigno et remarquez la parents de 
gens et de ndtio. 



V. nugx. 



naucus, i (m.) 
naucum, i (n.) 

navis, is {f.), vaisseau; 
i ndvdlis, is, e, naval; 
ndvdle, is {n.), et ndvdlia, ium 



(n.), 1^ chantier de c( 
tion pour les navires ; '. 
3° agres; 

2 ndvXgo, as, naviguer; 
prae-ndvigo, as, naviguer 

ou cdtoyer ; 

prx-ndvXgdtio, onis (f.) 
de c6toyer; 
praBter-ndvigo, as, cdtoye 
ndvigium, ii (n.), navire ; 

ndvigiolum, i {n.), pet 

que; 
ndvtgdtio, onis (f,), navigi 
ndvXgdtor, oris (m.), navi 
ndvtgdbilis, is, e, navigab 
in-ndvigdbXlis, is, e, no 

gable ; 

3 ndvXciila, x (f.), nacelle ; 
ndvXculdtor, 67ns (m.), an 
ndvXculdria res, commerc 

time; 
nauciilor, dris (p. *nax 
aller en barque ; 

4 ndvi-g^, -gera, -gerum, qi 

les navires ; 

5 nau-frdgu$, a, um, 1° qi 

les navires ; 2° naufragt 
naufrdgium, ii (n,), naufrc 

6 mots empruntes au grec : 
navita, x {m.), d'ou nauta, 

matelot; nauticus, a, 
matelot; 
nausea, x (f.), mal de me 
s6e; 

nauseola, x (f.), legerei 
nauseo,as, avoir le mal ( 

vomir; aufig., 6tre d 
nausedbundus , a, un 

6prouve de^ nausees ; 
nausedtor, oris (m.), q 

mal de mer ; 
nauseosus, a, um, qui 

des nausees; 
naucleiiis, i (m.) = va 
patron de navire, armat 
nauclerXcus et nauclei 

um, relatif au patrc 

navire ; 



NK. 



211 



naulum, i (n.) = vaSXov, fret 

d'un navire ; 
naumdchia, x (f,) = vaupiayia, 
representation d'un combat na- 
val; lieu oil se donne cette 
representation ; 
Argo-nauiae, drum (m.), Argo- 
nautes = grec 'ApYovauxai. 
Le mot primitif 6tait ndus; mais le 
itin, ne souffrant pas de radicaux ter- 
dnes par une diphthongue, I'a fait 
jserdans la d6clinaison en i :ndV'i-s 
r.levis), — Navigium, navigo sont des 
ipos6s de ago, — Navita, nauta 
)ivent ^tre regardes comme des 
)ts emprunt^s du grec, la formation 
nr,;, comme tto'.tjttJ;, vauTr]5, etant 
i frequente en grec, mais extrfime- 
at rare en latin. De m^me nausea 
I mal de mer » est le grec vaui'a, 
ria. — Sanscrit ndu-s « vais- 
; » grec vau;, vieil irlandais nan, 
navire », vieux haut-allemand nac/io. 
navigation, soit. sur la mer, 
F^it sur les fleuves, etait done 
lue avant la separation des divers 
rpeuples de la race. 

*^, interr. , est-ce que ? 
i non-ney interr, est-ce que... ne 
pas? . 

2 sici-ne, interr,, est-ce ainsi que? 
hici-nSy interr, y est-ce lui qui ? 

3 an-ne, interr, y ou bien? 

La particule interrogative ne est au 
lond identique avec la negation ne 
!^nt il est question a Tarticle suivant. 
Hiais rhabitude de placer la negation 
dans les tours interrogatifs lui a 
^donne la valeur d'un mot servant k 
questionner. On dit de m6me en 
^frangais : // ne vient pas? Cela ne se 
peut? Cast ainsi que cette interroga- 
tion de Ciceron {Pis, 1) : Jamne vides, 
bellua, jamne sentiSy qux sit hominum 
querela frontis tux? peut se traduire 
par « Tu ne vois pas, tu ne comprends 
pas que tout le monde se plaint de ta 



figure trompeuse?)) — Dans si-ci-ne, 
hi-ci-ney il ne faut point redoubler le c, 
ces mots se decomposant en hi-ce-ne, 
si-ce-ne, V. ceten, — Ve final de nr 
tombe dans viden\ satin\ etc. 

ne, n^gA, ne; ne... pas, de peur que; 

I 1 nP... quXdem, pasmdme; 

2 ne-dum (v. dum); 

3 nfi-quiquam, adv,y en vain; 

4 ne-quam (v. ce mot) ; 

o ne-vCy d'ou new, conj,, et ne. 
et que... ne; 

6 ni-mirnm (v. mlrus) ; 

7 quid-ni? adv,y pourquoi non? 

II ne forme les mots suivants, aux- 

quels il donne le sens nega- 
tif; 

nf^-qucy neCy conj,, ni, d'oii : 
negOy as, nier; 
'n^gdtiOy onis (/'.), negation; 
negUOy as, nier obstin^ment ; 
ab-negOy as, refuser; nier; 
de-n^gOy as, refuser; nier; 
per-nSgOy as, nier ou refuser 

obstinement ; 
sub-n^go, as, nier h peu pres ; 
neg-otium (v. otium)', 
neg-lego (v. lego); 
nec-opinus (v. opinor); 

III n{e) est enclitique dans si-n, si 

au contraire; 

qui-n, que... ne. 
La negation s'est successivement 
exprimee en latin par ne, mc et non, 
Ne est la forme la plus ancienne : 
c'est cette forme que nous avons en- 
core dans les composes ne-queo, ne- 
fas; ne s'est change en m sous Tin- 
fluence de la syllabe suivante, dans 
nisi, ni-hily m-mis; il s'est contracte 
dans nemo, pour *ne-homo, nullus 
pour *ne-ulliis, nunquam pour *neun- 
quam, nusquam pour * ne-usquam, De 
ne est venu ne-que ou n^-c , qui est la 
negation ordinaire au temps de la Loi 
des XII Tables : Si intestato moritur, 
cui suus heres nee escit, adgnatus 



212 



NEBULA. 



proximus familiam habeto. Si adgna- 
tus nee ^scit, gentiles familiam habento, 
De mfime dans les vieilles formules de 
rituel citees par Caton, De R, il. 441 , 4. 
Mars pater, si quid tibi illisce suove- 
taurilibus neque satis factum est. Get 
emploi de nee s'est continue jusqu'au 
temps d'Auguste. Tite-Live, i, 25 : 
Pnus quam alter-, qui nee procul 
aberat, consequi posset, C*est cette 
negation qui est restee en composi- 
tion dans neg-otium, neg-lego, nec- 
opinus , ainsi que . dans le verbe 
negate (cf. Tallemand ver-nein-en 
« nier »). Enfin, en troisitoe lieu, 
vient la negation noenum, qui s'abr^ge 
en nosnic et non. Lucilius (cite par 
Nonius, p. 143) : Sed tamen hoc dicas 
quid sit, si ncRnu molestum est, Lu- 
cr^ce (iv, 710) : Ncenu queunt rabidi 
contra constare leones. Noenum est un 
compose de ne et de oinom, unum. 
Nous avons ici un exemple d'un fait 
qui s'est continue dans les langues 
neo-latines : la negation s'appuyant 
sur un mot positif, comme en frangais 
je n'avance pas, je ne sais point, je 
n'airien. Laseconde svllabe de noenum 
a ete d'abord mutilee, puis supprim6e : 
cf. ni-hilum devenu ni-hil. — La con- 
jonction ne est pour nei. On la trouve 
aussi sous la forme nl. Senatus-con- 
sulte des Bacchanales ; Nei quis eorum 
Bacanal habuise velet. Table de Bantia : 
Ni quis sinito neive eum censor in se- 
natum legito. Cette particule 7ie ou ni 
se trouve en composition dans ne-ve, 
ne - quiquam , ne-dum , nl - mirum 
(v. mirus), quid-ni. La locution 
quidni hoc fiat equivaut a quid impe- 
dit ne hoc fiat, — La particule nega- 
tive en Sanscrit est na, en gothique 
ni. On trouve en grec un prefixe 
n^gatif vr] dans v7]-x£por(5 « qui ne 
porte pas de profit)), vr)-(a)v£|jL/T) « si- 
lence des vents », etc. 

nebula, S8 {f,), nuage, nuee; 



1 nebUlosus, a, urn, ne 

obscur ; 

2 nebiilo, onis (m.), vaurien 
Nebula est de m6me origi 

nubes et nimbus, — Le derive 
voulait dire d'abord «brouilI( 
Peut-^tre faut-il rapporter egi 
ici le nom du dieu Nep-tunus [c 
ticnus, For-tuna) , le dieu des r 
puis de I'eltoent humide. — S 
nabhas (neutre) « nuage ». Gre< 
vs^Arj. AUemand iVefte/ (( broui 

necesse, ind6cl,, necessaire; 

1 necessUas, Citis (f,), necess 

2 ndcessdrius, a, um, nece 

subst. (m.), parent; 
necessdrie et necesstlrio, 
necessairement ; 

3 n^cessitudo, -dinis (f.), 1° 

site; 2° parente, intimit 
II est probable que ces moi 
formes de la negation ne et du 
cedere, Mais le mode de format 
necesse est obs'cur. — Heres n 
rius etait I'heritier qui ne pouv 
refuser les charges d'un herita^ 
exemple le fils ou la fiUe. De la 
de parent et parente qu'ont p 
mots necessarius et necessitudo. 

nectar, aris (n.), nectar ; 
nectdreus, a, um, de nectar. 
Mot emprunte : grec vr/rap. 

necto, is, nexui et nexi, nexun 
tere, lier, nouer; 
I Comp. : 1 ad-necto ou an 
attacher a , joindj-e a ; 
annexus. Us {m,), annexi 

2 circum-necto, enveloppei 

tourer ; 

3 con-necto, lier avec ; 

connexus, its (m.) ) ,. . 

• / \ ( liaise 
connexum, i (n,) } , . 

... \«\ cham€ 
connexxo,onis{f,) i 

4 in-necto, lier dans, enla* 

5 inter-necto, entrelacer; 

6 pro-necto, prolonger une t 



NERVUS. 



213 



7 sub-necto, 1° attacher par-des- 
sous ; 2° ajouter ; 
II Der. i nexuSy us (m.) j .. 
nexum, i (n.) - i ^^'^*» 

2 nexXliSy is, e, qu'on peut enla- 

cer, souple; 

3 nexOy as, enlacer; nexor, Ciris, 

s'enlacer, s'unir. 

Dans nec-t-o (cf. flec-t-o, pec-t-o, 

fleC't-o) le t appartient a la conjugai- 

«on comme dans Tu--T-ca. — Les nexi, 

dans Tancien droit romain, 6laient 

les debiteurs que leur dette mettait 

[temporairement au pouvoir d'autrui : 

ils devaient au creancier leur travail, 

mais ils n'6taient pas necessairement 

^ur cela prives de feur liberty. Le 

Bwl nexum on nexus qui repr^sente 

eel etat a done un sens figure comme 

lefranQais obligation, 

iftnus, -moris (n.), bois, forSt; 

1 nemtirdsvs, a, urn, convert de 

bois ; 

2 n^mdrCdis, is, e ( de bois, de 
f nemorensiSy is, e \ for^t; 

3 composes en nemdri- : 
nem6ri'Cultrix f -icis, adj. f., 

qui habite les bois ; 
nvrnfyiH-vaguSf a, urn, qui erre 
dans les bois. 
Hesychius : v^fxo;* auvBsvBpo; toVo; 

tenia, ae (/'.), chant fun^bre; chant 

plaintif ; chant magique. 
Sur Torthographe nxnia, v. scena, \ 
-Ces chants fun^bres 6taient sou vent \ 
onfi^s a des pleureuses h gages, ce - 
[ui les fit tomber en discredit. De la ■ 
e sens de « somette, paroles creuses » ; 
jue le mot avait pris au temps d'Ho- i 
race. — Nenia parait 6tre un terme 
anprunt6. Pollux, iv, 79. NTjv^axov, 

wo, ncs, nevi, netum, nere, filer; 
tisser, tresser; 
1 V^-nco, filer jusqu'au bout; j 



2 r^-neo, filer de nouveau. 
Grec vaw, vrfOca « filer ». 



nepos, Otis (w.), \ ° petit-fils ; 2° neveu ; 
IComp. : i ab-ncposy . ^^^j,^^_ 

^^'^ ^^'^ petit-fils- 

2 pr6-nepoSj otis (w.) y ' 

II Der. : 1 neptis, is (f.), 1° petite- 
fiUe; 2° niece; 

ab-neptiSyis{f,) ) arri^re-petite- 
pr6-neptiSyis [f.) \ fille ; 
2 nepotulus, i (m.), arch., petit- 
fils ; 
3' nepotor, nriSy vivre en heritier, 
en prodigue ; 
nepotdtuSy lis (m.), prodigality ; 
nepotnliSy ts, e, de prodigue. 
Le sens de « petit-fils » a precede 
celui de « neveu ». — Cf. le change- 
ment survenu dans le sens du mot 
avunculus, — Dans neptisVo de nepot- 
manque, comme Vo de genitor-em 
dans genitr-ix. — Sanscrit napdly 
naptar ((descendant, petit-fils », femi- 
nin naptl, Allemand Neffe « neveu ». 
Le meme terme se cache aussi dans 
le grec a-v£<j*'.(>; (( cousin » (pour 
a-v£7m()5). 

ne-quam (cp. ne-quior; sup.ne-gfuwsj'- 
mus)y ind^cL, vaurien; 

1 nequUia, x [f.) et ncqmtieSy ioi 

[f,), mechancete; 

2 neqmteryadv.y l°mal,detravers; 

2° mechamment. 
Nequam signifie (( un homme de 
rienw. De la il a passe au sens de 
((mechant, scelerat)). II se compose 
de ne et de quam : c'etait a f origine 
un adverbe. On a de m^me per-quaniy 
prx-quaniy pro-quam. Mais ce que 
nequam a en propre, c'est qu'il a 
donne un comparatif nequior, un su- 
perlatif nequissimus, et des derives 
comme nequitia et nequiter. 

nervus, i (w.), 4° nerf; 2° corde d'in- 
strument de musique ; 3° lien ; 
\ nervosuSy ay um, nerveux; 



214 



NEX. 



nervosBy adv^y avecvigueur; 
nervositas, Citis (f.), solidity 
(d^un fil) ; 
2 e-nervis, iSy e, sans nerfs ; 
enervOf as, 6nerver, au pr, et au 



3 nervulus, i (w.), au plur,, nerf, 

vigueur du style. 
Grec vsupov wnerfw pour *v^pfov. 

nex, necis {f.), mort violente ; 
\ mm, as, tuer; 
e-neco, as, faire mourir ; 
inter-n^co, as, faire perir ; 
inter-necio, onis {f,), massacre; 
inter-n^civus, a, um, meurtrier; 

2 semi-nex, -necis {m, f.), a moitie 

tu6; k demi mort; 

3 de-n^calis ou dS-nXcdlis, is, e, 

mortuaire; 

4 per-nicies, iei [f,], perte, ruine; 
pemiciosus, a, urn j pernicieux, 
pemtciCdis, is, e ) funeste. 

A c6t6 de necatus il y a un participe 
nectus, qui s'est conserve dans le 
compost enectus «tu6 de fatigue, 
epuis6 ». — Dans les derniers temps 
de la langue latine necare se disait 
surtout de la mort par noyade : necta 
naufragio, dans une inscription chr6- 
tienne (Leblant, i, p. 15). Greg, de 
Tours : Alias enecat, alias incendio 
trahit (vi, 35). — Sanscrit : nac 
((mourir, disparaitrew, d'ou nacdmi 
i(je meurs)), ndcajdmi ((je fais mou- 
rir ». Grec : v^xu; ucadavrew, v^xuia 
(( sacrifice aux morts », vzi^poi a mort ». 

nico, is, ere, arch,, cligner des yeux; 

1 nidus, lis (m.), clignement d'yeux; 

2 nicto, as et nictor, dins, cligner 

des yeux ; 
nictdtio, onis (f,), clignement 
d'yeux ; 

3 con-niveo, es, -nixi, 1° cligner 

des yeux; 2° se fermer, en 
pari, des yeux. 
Dans conniveo la gutturale c ou g 
est tomb6e devant le v : v. struo, Dans 



Tancienne langue, il y avait un 
connivere de la 3® conjugaison. 

nidor, oris (m.), odeur de briile. 

nidus, i (m.), nid ; 

1 nldiilus, i (m.), petit nid ; 
nidiilor, dris, 1® faire son 

2° abriter; 

2 niddmentum, i (n.), mat( 

pour un nid; 

3 nidi-ficus, a, um, qui fait i 

ou des nids; 
mdiftco, as, faire son nid ; 
nidificium, ii (n.), nid. 

niger, nigra, nigrum, noir; 

I Comp. : 1 per-niger, tres n^ 
2 sub-mger, noir^tre ; 

II D6r. : 1 ntgro, as, i® ^tre 

2** rendre noir; 
de-ntgro, as, noircir; 
inter-nigrans, -antis, nc 
intervalles ; 

2 ntgresco, is, devenir noii 

3 nigrico, as, ^tre noir^tre 

4 ntgror , oris (tw.) 
ntgrttia , as (f,) 

-ies, iei [f.) 
nigredo,-dinis{f,) 

5 mgellus, a, um, noiratre 

nimbus, i (m.), nuee d'orage ; f 

1 nimbosus, a, um, orageux 

vieux ; 

2 nimbt-fer, -fera, -ferum 

apporte la pluie. 
Nimbus est pour une ancienne 
*nembus : le radical ne differ 
par la nasale de celui de neb-t 
ce mot. 

nimis, adv., trop; 
I Comp. : prae-mmis, adv. 

k fait a I'exces ; 
II Der. : nmius, a, um, exce 
nimium, adv., trop; 
per-nXmium, adv., be? 
trop ; 
nXmio, adv. \ ^ 

nXmi-dpere, adv. \ ^' 



noir 



NITOR. 



213 



ntmietaSy iltis (/".), exces. 
Nimis voulait dire d'abord « beau- 
coup, fort)). Plaut. Amph, i, 1, 63. 
Legiojies nimis pulcris armis praeditae, 
Cest ainsi qu'en franQais irop voulait 
dire a Torigine « abondamment, beau- 
up )) (cf. troupe). — Nimis renferme 
negation ne et un comparatif *mis, 
ur "meios, parent du grec {xe'fDv, 
tov. — Nimis, une fois que son 
Iterigine fut oubIi6e, a donne un derive 
mmius, dont Tadverbe iiimium est 
Vaccusatif neutre. 

Bingo, is, ninxi, ningere, neiger; 
\ nix, nivis (/'.), neige; 

juveus, a, urn, de neige; blanc 

comme la neige ; 
nivosus, a, um, charg6 de 

neige ; 
mvdlis, is, e, de neige; blanc 

ou froid comme la neige ; 
mvtJrius, a, um, relatif k la 

neige ; 
nlviitus, a, um, rafraichi dans 
la neige ; 
2 ningor, oris (m.), abondance de 

neige. 

Le genitif nivis est pour *nigvis : 

fe ^ a disparu devant le v comme 

<luis levis *leguis (v. ce mot). En 

'Incien latin, il existait un substantif 

ninguis « neige ». Lucrece, vi, 736. 

Alhas descendere ningues. — A cote 

de ningit on a ninguit. — Tous ces 

mots commengaient primitivement par 

mi 8, Gothique : snaivs « neige », 

anglais snoti?, allemand Sc/inee. Lithua- 

nien snigti « neige )). Ancien irlan- 

dais snechta « neige)). Le grec a 

perdu Vs initial, comme le latin, et 

a change en outre la gutturale en 

labiale : vi^si « il neige )), vi^a; « flocon 

de neige )). Hesychius : vi6a' y^idva xa\ 

, xprivijv. On a cru voir dans Thistoire de 

" Niobe la neige person nifiee qui voit 

fondre ses enfants sous les rayons du 

soleil. 



nitedula, »(/'.)) 

I mulot ; 

nitela; sb (A) ) 
nitellnus, a, um, de mulot. 

niteo, es, briller; 
I Comp. : 1 e-nXteo, paraitre avec 
6clat ; 

2 inter-ntteo, briller h. travers ou 

par intervalles; 

3 prae-niteo, 6tre plus brillant ou 

tres brillant; 
II D6r. : \ nitesco, is, devenir bril- 
lant ; 

e-nitesco, is, commencer h. bril- 
ler; 

2 nXtor, oris (m.), eclat: 

3 nitidus, a, um, brillant; net; 
nUide, adv., avec 6clat; 
nitXdo, as, rendre brillant ; net- 

toyer ; 

4 rute-fdcio, is, rendre brillant. 

nitor, oris, msus ou niams sum, nlli, 

\° s'appuyer fortement sur ; 

2*> faire effort ; 

I Comp. : 1 ad-nitor ou an-nitor, 

s'appuyer vers; faire effort vers; 

2 con-nitor, faire tous ses efforts ; 

3 e-nitor, i^ sortir ou s'elever 

avec effort ; s'efforcer ; 2^ en- 

fanter ; 
enixc, adv,, avec effort; 
enixus, Us {m,), enfantement; 

4 in-nitor, s'appuyer sur; 

5 ob-nltor, faire effort contre, re- 

sister ; 
obnixe, adv,, en resistant avec 
force; avec effort; 

6 re-nitor, faire effort contre ; r6-' 

sister avec effort; 

7 sub-nixus, a, um, appuy6 sur; 

qui se repose sur ; 
II Der. : 7iisus, Us (m.), effort. 
NUi signifiait probablement a I'ori- 
giue «s'agenouiller». — Le participe 
7iixus montre que, avant le t, il y avait 
anciennement une gutturale : "nic-tor, 
C'est un de ces verbes en to, comme 



f 



216 



NITRUM. 



neC'iOf flec4o, pee-to^ ou le t appartient 
k la conjugaison, et non a la racine. 
(Cf. en grec t;5;:-tw, xoti-tw). Festus 
(p. 96) nous apprend qu'il y avail, en 
outre, un g au commencement du mot : 
Gnitus et gniams a genibus prisci di- 
xerunt, D'apr^s la forme et d'apres le 
sens, on peut soupQonner que gnic- 
tor est pour *gnuC'tor, et Ton peut y 
voir un d6riv6 de genu : cf. yvwx-?, y^*^? 
«^ genoux)). On sent encore I'idee 
d'appuyer dans inniti et ohnitu Cf. 
aussi Virg. Mn, II, 380. Improvisum 
aspris veluti qui sentibus anguem Pi'es- 
sit humi nitens, — Les Romains appe- 
laient Nixi Di « les dieux accroupis », 
trois statues agenouillees, probable- 
meot des cariatides, rapportees par 
le consul Acilius k Rome apr^s la de- 
faite d'Antiochus, roi de Syrie. Le 
peuple, encore peu expert en matiere 
de beaux-arts, les avait prises pour 
des divinit^s. Lorsque le sens du verbe 
nitor eut change, et qu'il signifia « s'ef- 
forcer», Texpression nixi JH, reslee 
dans la memoire populaire, regut une 
autre interpretation. On y vit les dieux 
qui president aux efforts de Tenfan- 
tement. Festus, p. 474. Nixi di ap- 
pellabantur quos putabant prmsidere 
parientium nixibus. On peut voir par 
1^ comment la tradition populaire 
modifie ses interpretations tout en 
conservant les anciens mots. 

nitrum, i (n.) nitre ; 

1 nUrosuSf a, wfw, nitreux ; 

2 nUrdria, a? (/".), lieu ou se forme 

le nitre ; 

3 nitrdtiiSy o, wm, mOle de nitre. 
Mot emprunt6 : grec virpov. 

no, nas, nCivi, nitre, 1° nager; 2° \o- 
guer ; 
I Gomp. : 1 ad-no, as, i° nager 
vers ou aupr^s ; 2° arriver par 
eau ; 
2 e-no, as, i° se sauver a la nage ; 
2° s'echapper, en general; 



3 in-nOi as, 1° nager sur ou 

20 voguer sur; 

4 re-no, as, revenir k la s 

de Feau, surnager ; 
o super-nans, nantis, par tic 

surnage; 
6 trans-no et trd-no, as, i 
verser k la nage ; 2° trav 
II D6r. : 1 ndto, as, nager; 
ab-ndto, s'eloigner ^ la n 
ad-ndto, approcher en na^ 
de-nato, descendre un 

d'eau a la nage ; 
e-mXto, \° se sauver a la 
2° s'echapper; 
super-vndto, flolter pai 
sus; 
in-ndto, nager dans ou sui 

ter k la surface ; 
pT%.-ndto\ \^ nager de 

2° couler aupr^s de ; 
sub-ndto, nager (sous Tea 
super -ndto, surnager; 
trd-ntito, traverser a la na 
ndtdiio, Onis [f.) ( • 

natatus, us (m.) ) 
ndtdbulum, i [n,), endrc 
Ton s'exerce a la natal 
2 in-nubilis, is, e, oil Ton m 
naviguer. 
Grec v7j-/-o(jLat « nager)). La 
vrj/w est avec un ancien *vaw di 
m6me rapport que lajirj/w «frol 

tjflrjy to M gratter » avec ajxaw, d/aw 

noceo, 68, -ui,-ere, nuire; 
i hdcens, entis, adj., nuisible 
in-ndcens, entis, adj., innc 

desint6ress6 ; 
inmcenter, adv., \^ avec si 
2<» innocemment, honn^tei 
inndcentia, a? (/".), innocence 
int6ressement ; 
2 ndcuus, a, um, nuisible; 
in-n6cuus, a, um, \^ inoff 
2<> innocent; 

innocuc, adv., 1° sans fai 
mal; 2<* honn^tement; 



NOS. 



217 



loclvus, a, wriy nuisible; 
loxa, 3D (/'.), i ^ dommage ; 2*> faute ; 
loxius, a, um, nuisible; 
noxia, ae (/'.), 1° tort, dommage ; 

2° faute, mefait; 
noxiosuSy a, um, 1** funeste; 

2<* coupable ; 
in-noxius, a, uml inoffensif ; 
innoxie, adv., sans faire de 

mal ; 
ob-noxius, a, um, responsable; ex- 
pose a; 
obnoocie, adv,, i^ avec culpabi- 

lite ; 2° avec complaisance ; 
obnoxiosus, a, um, i^ dange- 

reux ; 2° soumis . 
kxa est pour *noc-ta, substantif 
trait tire de nocere, II signifiait d'a- 
d « le dommage ». Loi des XII 
)les : Si serous furtum fecit noxam- 
' nocuit. Colum. VI, 2. Ne juvend 
idiaut arboribus, aut objacenti cui- 
t rei se implicent, noxamque ca- 
nt — De la « faute ». Liv. XXXII, 
Be hominibus qui in ea noxa erant 
plicium sumpsit. Ter. Phorm, II, i, 
Hie in noxa est, — Noxx dedere 
disait specialement des esclaves 
pables qu'on livrait pour 6tre pu- 
— De noxa vient noxius. Obnoxius 
igne ceiui qui est responsable d'un 
miage, par consequent expos6 b. 
poursuites ; puis, d'une fagon ge- 
ale, expose a, soumis a. — On 
ache gen^ralement noceo k la fa- 
le de nex, necare. En ce qui con- 
DB les voyelles, of. le rapport de 
mini et moneo, aizMdy et spondeo, 
ant au sens, rapprocher la signifi- 
;ion prise par Tadjectif pern? dosMS. 

idus, i {m.), noeud ; 
{ nodo, as, nouer; 
ah-nodo, as, couper les nceuds 

d'un arbre; 
('-nodo, as, denouer; 
enoddtio, onis (f.), action de 
denouer, explication; 



r^-nodo, as, i° nouer par der- 
ri^re; 2° denouer; 

2 nodosus, a, um, noueux ; 

3 adjectifs en -nodis, is, e : 

tri-nodis, is, e, k trois noeuds ; 
e-nodis, is, e, sans noeuds ; uni, 
clair ; 

4 inter-nOdium, ii (n.), espace entre 

deux noeuds ou articulations; 

5 nodidus, i (m.), petit noeud. 

nomisma, atis (n.), pi^ce de monnaie 
(d*or ou d'argent). 
Mot emprunte : grec vofxiafia. On 
trouve aussi une forme alt^ree numis- 
ma, 

norma, » [f], regie; 

i normdlis, is, e, fait k I'equerre, 
droit, regulier; 

2 adjectifs en -normis, is, e : 
ab-normis, is, e, irregulier, inde- 

pendant ; 
e-normis, is, e, irregulier, gigan- 

tesque ; 
enoi^mUas, Citis (/'.), proportions 

demesurees ; 

3 de-normo, as, rendre irregulier. 
Norma est proprement une sorte 

d'^querre qui servait aux agrimensores. 
II est deveuu ensuite un terme signi- 
fiant « regie, principew. — Comme la 
plupart des mots designant des instru- 
ments scientifiques, nor)na parait em- 
prunte du grec. Le terme equivalent 
chez les Grecs etait yvwjjia ou yvtofxtov, 
dont les Romains ont fait groma ou 
gruma (par un changement de n en r 
analogue a celui de n en / dans pulmo, 
TTveufitDv). De la gromatici «les arpen- 
teurs )), et degrumari « arpenter ». Nor- 
ma est probablement une autre altera- 
tion du m^me mot. 

nos, nous; 
noster, -tra,. -trum, notre ; le n6tre ; 
nostras, dtis, adj., de notre pays; 
nostrdtim, adv. arc/t., selon notre 
usage. 



218 



NOSCO. 



Lc m6me pronom se trouve en grec 
au duel vwianous deuxw, genitif et 
datif vwiv, accusatif vw. En Sanscrit 
on a ndu et was (formes du duel et du 
pluriel). — NoS'ter renferme le suffixe 
du comparatif (les choses qui sont a 
nous, par opposition avec celles qui 
sont k vous ou h. eux). — Les genitifs 
nostri et nostrum appartiennent, non 
a noSf mais h. noster. Dans les phrases 
comme nostn meminit, nostri est le 
genitif singulier de Tadjectif possessif 
(il se souvient de ce qui nous con- 
cerne). Dans quis nostrum, nostrum est 
le g6nitif pluriel de noster, forme 
comme sesteriium, deum (lequel des 
n6tres). 

nosco, is (prim, gnosco), novi, notum, 
noscere, apprendre; pf. novi, je 
sais; pl.-q.-pf. noveram, je sa- 
vais ; 
I Comp. : (avec supin en -Xtum) : 

1 a-gnosco, reconnaitre; 

agnitio, onis (f.), action de re- 
connaitre; reconnaissance; 

agnitor, 6ns {m,), qui recon- 
nait; 

2 co-gnosco, apprendre; connai- 

tre ; 

cogmtio, onis {f,), action d'ap- 
prendre; connaissance ; 

cogmtor, oris (/«.), !<> r6pon- 
dant; 2° repondant en jus- 
tice, defenseur; 

rc'Cognosco, passer en revue, 
faire la reconnaissance de ; 

in-cognltus, a, urn, inconnu; 

(avec supin en -otum) : 

3 di- gnosco, discerner, distin- 

gue r ; 

4 i-gnosco, pardonner; 
ignoscentia, a? (f.), pardon; 

o inter-nosco, discerner, distin- 
guer, d6m6ler; 

6 per-nosco, connaitre a fond, ap- 

profondir ; 

7 prx-nosco, connaitre d'avance ; 



II Der. : i notus, a, um, com 
i-gnotus, a, um, inconni 
notio, onis [f.], 1° actioi 

prendre ; 2° eonnais 

notion ; 
prx-notio, onis (/,), noti 

ticipee ; 
notor, oris (m,), qui conn 

personne et se porte 

pour elle; 
notesco, is, se faire con 

devenir notoire ; 

in-notesco, is, devenir c 

per-notesco, is, parver 

connaissance de tot 

notXtia, se, arch, notitu 

if.), connaissance, nol 
notX-fico, as, arch,, fair 

naitre ; 

2 nO'bilis, is, e, illustre ; r 

nobilUas, utis (f.), il 
tion ; 
co-gnohXlis, is, e, qu'oi 
connaitre ou compren 
i-gnohXlis, is, e, obscur; 
ignobXlXtas, Citis (f.), 
rit6; 

3 nomen, -mXnis (n.), nom 
nOmXno, as, nommer ; 

nomXndtim, adv., en 
gnant par le nom ; 

nomXndtio, onis (f,), d( 
tion par un nom; n( 
tion; appellation; 

nomXnCitlvus, a, um, 
au nom, a la desigr 

nomXnXto, as, arch., de 
par un nom habitue 



mer; 



nomen-clCitor (v. calo) ; 
a-gnomen, -minis (n.), s 

personnel ; 
co-gnomen, -minis (n.) |si 
cognomentum, i (n.) \ 
cognomXnis, is, e, qui 

le mtoe nom; 
cognomXno, as, surnc 
nommer ; 



NOSCO. 



219 



prae-nomen, -minis (n.), i<* pr6- ! 

nom ; 2° litre qui precede le 

nom; 
pro-nomen, -minis (n.), pro- 

nom; 
de-nOmino, as, designer par un 

nom; 
i-gnominia, se (/".), ignominie; 

ignominiosus , a, wm, note 
d'infamie ; ignominieux ; 
nuncupo, as (v. ce mot) ; 

4 ignoro (v. gnarus); 

5 nota, 36 [f.), marque, note ; 
noto, as, marquer, noter; 

ndtdtio, onis (f.), action de 

marquer; note, designa- 

tation ; 
ndtilbilis, is, e, reconnaissa- 

ble; remarquable; 

mtdblliter, adv,, d'une ma- 
ni^re remarquable; 
notdrius, ii (m,), stenogra- 

phe; scribe; 
an-noto, as, annoter; remar- 
quer ; 

».... - ' t^\ I annota - 
annotatio, onis (r.) \ .. 

..,-. . /' { Uion, re- 
annotatus, us (m,)) 

^ ' (marque; 

annotdtiuncula, % (/'.), br^ve 

annotation; petite note; 
annotdtor, oris (m.), celui qui 

remarque ; 
anndtdmentum, i (n.), anno- 
. lion ; 
de-nbto, as, marquer, designer; 
denotdtio, onis (f,), designa- 
tion; 
prae-noto, as, 1° marquer d'a- 

vance; 2<> sceller; 

sub-noto, as, 1® marquer au- 

dessous; 2° remarquer ou 

designer discretement. 

-*e g de gnosco (cf. Yi-Yv««S-<Txca) a dis- 

•u du verbe simple, mais il est reste 

is certains composes et derives {co- 

)sco, ignosco). Sc est la caracteris- 

iie des verbes inchoatifs : la racine 

done gnd. On trouve d*un autre 



c6te la voyelle br^ve dans ndta et dans 
co-gnX-tm : c'est ainsi qu'en grec on a 
d'une part O^ai?, ouvOsto? , et d'autre 
part tiOt){jli, OT[xr]. De nota vient nota- 
rim « stenographe », puis «copiste, 
secretaire)). Au lieu d'un o, on trouve 
un d dans gnarus (mais ignorare) et 
gndvus (voy. ces mots). Le substan- 
tif nomen fait supposer une ancienne 
forme* gnomen, qu'on retrouve en effet 
dans a-gnomen, co-gnomen, Les Re- 
mains se font remarquer par la pre- 
cision et Tordre qu'ils ont mis dans 
leurs denominations. Ainsi L, Junius 
Brutus est designe par trois noms, 
dont le premier (praenomen) se rap- 
porte a la personne, le second (no- 
meji, nomen gentilicium) k la gens, 
le troisieme (cognomen) k la famille. 
Quelquefois il s'y joignait un qua- 
trieme nom [agnomen ou cognomen se- 
cundum), comme, dans la famille des 
Scipions, Africanus ou Asiaticus, — 
Nomen s'emploie quelquefois dans le 
sens de « race » : populi latini nomi- 
nis, chezTite-Live. Virg. Mn. VI, 758 : 
Illustres animas nostrumque in nomen 
ituras. Ce sens est frequent en om- 
brien, ou nomen Iguvinum designe la ' 
population d'Iguvium. On a suppose 
qu*il y avait ici confusion de deux ho- 
monymes. Tun se rapportant a gnosco, 
I'autre a gnasci. Tun signifiant «nom)), 
Tautre «race)). V. James Darmes- 
.teter, Mem. Soc. Ling. II, 395. Mais 
peut-etre I'idee juridique attachee a 
nomen a-t-elle amene k sa suite celle de 
«race». — Grec y^-T^^-^-w «connai- 
tre )) , d'od Yvf5<Ji5 « connaissance )) , yvoS^jltj 
« opinion ». Sanscrit gna « connaitrew, 
d*ou gndiiam « connaissance )). Anglais 
know « connaitre )), allemand konnen 
«savoir, pouvoir)). Sur le k des lan- 
gues germaniques, qui represente un 
ancien g, voyez decem. La forme alle- 
mande ich kann «je peux)) est un an- 
cien parfait k signification de present : 
c'est le mtoe fait qu*en latin pour le 



220 



NOVACULA. 



parfait novi. — Le ^rec ovofxa, Talle- 
mand Name (gothique namd), I'irlan- 
dais ainm «nom», paraissent s'^tre 
detaches de bonne heure du verbe 
dont ils sont derives. II en est de mtoe 
du Sanscrit ndman « nom », qui a per- 
du le g qu'on a encore dans le verbe 
gnu «connaitre». 

novacula, » (f.), 1® rasoir; 2° poi- 
gnard. 
Peut-6tre de novare « repasser ». 
Sil. Ital. IV, 12: Pila novant, ac de- 
ter sa ruhiijine saevus Induitur feiro 
splend(»\ 

novem, n. de n, ind^cL, neuf ; 
< nonws, a, WW, neuvi^me; 

wona?, drum [f,), nones, o'' jour.du 
mois, le 7" en mars, mai, juil- 
let, octobre (propr. le 9®, pour 
tous les mois, en comptant i 
rebours k partir des Ides, v. 
ldus)\ 

nomlginta, n, de n. ind^cL, quatre- 
vingt-dix ; 

nondgesXmus, a, urn, quatre-vingt- 
dixitoe ; 

nonagics, adv., quatre-vingt-dix 
fois ; 

nondgPni, a?, a, au nombre de 
quatre-vingt-dix; 

nomlgmdrius, a, um, de quatre- 
vingt-dix ; 

nongentiy 33, a \ ■ 

noningentieSf adv., neuf cents fois ; 

nundinaBy drum (/.), jour de mar- 
ch6 (chaque 9^ jour selon la 
faQon de compter des anciens, 
chaque 8° selon la n6tre ; 

nundimim, i (n.), I'epoque du 
marche ; 

niindindlis, e, arch. ) de mar- 

nundindriuSy a, um ] ch6; 

nundinor, dns, tenir marche ; 
nundlndtio, onis (/'.), tenue 

d'un marche, commerce ; 
nundindtor, oris (m.), qui fre- 



quente les marcl 
chand ; 

3 n6vieSf adv., neuf fois; 

4 noveniy a?, a, rare au 

nombre de neuf; 
ndvendnuSf fl, wm, qui s 

neuf; 
juxtapose et composes < 

et noven-; 
novem-decim, adv., dix- 
ndvem-ber et n6vem-brit 
novembre (le 9® mois 
cien calendrier romair 
n6vembris, is, e, du 
novembre ; 
ndven-didlis, is, e, 1° 
jours ; 2® qui a lieu le 
jour. 
. Nanus est pour *nouxnnm 
labe noum, contraction de ? 
trouve 6galement dans nount 
neuvi^mes jours, jours de : 
(v. dies). — Sanscrit navan 
Allemand neun, anglais 7ii 
rique nau. Le grec swa'a e: 
blement une metathese pour 

ndverca, S8 (/".), belle-m^re; 
n6vevcdlis, is, c, de belle- 
maratre. 

novus, a, um, nouveau; 

1 n6v(', 1® nouvellement; 

maniere neuve; 

2 sup. ndvissimus, a, tun 

nier ; 
ndvissimc, adv., derni 
en dernier lieu ; 

3 ndvUas, dtis [f.), nouvcc' 

4 nbvicius, a, um, nouv 

vice ; 

5 ndvellus, a, um, nouveai 

jeune; 

6 ndvo, as, rendre nouvec 

veler, refaire ou re 

neuf; 
novdtor, oris (/».) ^ 
ndvdtrix, ids {f.) \ ren 
in-novo, as, innover ; 



NUBES. 



221 



^c-ncivo, as, renouveler; 
renovutio, onis (f.), 1° renouvelle- 

ment ; 2° cumul des inter^ts ; 
rtnovdmen, -minis (n.), transfor- 
mation ; 
n6vfilis, is, e, qui est en jachere; 
de-7iu6 (p. de novo), adv,, de nou- 

veau ; 
ntiper, adv., recemment. 
,e diminutif novellus est tr^s an- 
i. II est particuli^rement employe 
IS la langue de I'agriculture : no- 
la vitis, novella arbor, De \k I'ad- 
tif pris substantivement novella 
Bune vigne », le substanlif derive 
velletum « lieu plante de jeunes 
bres ». — Novalis, derive forme 
mme liberalis , pluralis , designe 
I champ qui est ou qui fut recem- 
ent en jachere. — Dans nuper (pour 
mum-per), Tenclitique est la m6me 
Be dans sem-per, panim-per. — Grec 
lo5(pour*v£Fo;) anouveau ». Sanscrit 
wa-s « nouveau ». Allemand neu, 
Bglais new. Ancien irlandais nue 
I nouveau ». 

iu,noctis {f.), nuit; 
\ noctiiy adv., de nuit; 
noctumus, a, um, de nuit, noc- 
turne ; 
noctua, X (f.), oiseau de nuit, 

hibou, chouette; 
noctumus, a, wm,arc/i., de hibou, 
de chouette; 
2 composes en nocti- : 
nocti-fer, -feri (w.), Tetoile qui 
amene la nuit, T^toile du soir; 
noctl'luca, a? (f.), Tastre de la nuit ; 
noctl-vdgus, a, um, qui erre la 
nuit ; 

^ composes en -noctium : 
^i-noctium,ii{n.), espacede deux 

nuits ; 
tn-noctium, it (n.), espace de 
trois nuits ; 

innoctidlis, is, e, de trois 
nuits ; 



aequi-noctium, it (n.), equinoxe; 

dequXnocliCilis, is, e, d'equinoxe; 
4 composes en -nocto, as : 

ah-nocto, passer la nuit dehors; 

per-nocto, passer la nuit. 
Noctu, au lieu de node, doit proba- 
blement son existence a diu, et noctur- 
nus a diuimus. L'adverbe noctu a donne 
a son tour noctuabundus, employe par 
Ciceron dans le sens de « voyageant la 
nuit ». — Sanscrit nakti-s « la nuit ». 
Grec vurf, gen. vyxio;. Allemand iVacM, 
anglais riight. Ancien irlandais in-noct 
« cette nuit ». 

nubes, is [f.), nuage ; 

1 nubecula, de [f.), nuee ; 

2 composes en nUbl' : 

nubi-fer, -fera, -ferum, qui amdne 

les nuages; 
niibX-gena, x (m., f.), ne des 

nuages ; 
nubl'Vtigus, a, um, qui erre dans 

les nuages ; 

3 nubilus, a, um, nuageux ; 
in-nHbilus, a, um, sans nuages ; 
sub-nUbUus, a, um, nuageux, un 

peu sombre ; 
nubtlosus, a, um, produit par les 

nuages; nuageux; 
nubXlo, as, se couvrir de nuages ; 

6tre nuageux ; 
e-nUbXlo, as, arch., degager de 

tout nuage. 
Nubes, nimbus, nebula appartien- 
nent a la mdme famille de mots. Grec 
v£9o;, vcjpsXT]. Sanscrit vabhas (neutre) 
« nuage » ; allemand Nebel « brouil- 
lard )), ancien slave nebes « ciel », 
cymrique niivl « nuage ». Le tresor 
des JSiflung ou Nibelung , cel^bre 
dans la mythologie scandinave et 
germanique, doit s'entendre d'un tre- 
sor appartenant a des personnages 
mythiques, les fils ou les habitants 
des nuages. — Uil long de iiilbes 
vient probablement d'une ancienne na- 
sale (cf. nimbus) supprimee. 



2^2 



NUBO. 



nubo, is, nupsi, nuptum, nuhere, se 
voiler, d*0Uy en pari, d'une femme, 
se marier; 

I Comp. : i de-nubo, is, se marier; 

2 e-nuho, is, se marier hors de 

sa classe ; 

3 in-nuho, is, s*unir h. un 6poux ; 

4 ob-nubOy is, couvrir d'un voile ; 

II D6r. : 1 nuptiae,drum (/l),noces, 

mariage ; 

nupiiiiliSy is, e, nuptial; 

2 nuptus, us (m.), mariage; 

3 in-nupta, se, adj, f., non ma- 

riee, vierge; 

4 con-nubium et con-nubium, ii 

(n.), mariage; 
connubiidis, is, e, conjugal; 

5 niibilis, is, e, nubile ; 

6 composes en -nuba, x: 
in-nUba, a? (/".), non mariee ; 
pro-niiba, % (f.), celle qui ac- 

compagne la mariee. 
Nubere « se couvrir d'un voile ». 
L*usage etant a Rome que les jeunes 
filles, en se mariant, fussent couvertes 
d'un voile {flamnCeum), nubere a pris 
le sens de « se marier ». G'est un 
verbe intransitif. Cic. Divin. I, 46. 
Virgo nupsit ei cui Cdectlia nupta erat. 
Id. Fam. xv, 3. Regis Parthorum 
filius, quocum esset nupta regis Arme- 
nioimm soror. Id. Cxi. 14. Cum ex 
amplissimo genere in familiam Claris- 
simam nupsisses, Nep. Pausan. 2. Des 
ei filiam tuam nuptum (en mariage). — 
Par un oubli du sens etymologique de 
nubere, ce verbe s'est employe quel- 
quefois en parlant d*un homme. On a 
dit, par exemple, mri nupti, Mais, 
ce sens est rare et recent. — L'ac- 
ception « se couvrir d'un voile » se 
retrouve dans le compos6 obnubere. 
Liv. I, 26, I, lictor, colliga manus, 
caput obnubito, infelici arbori suspen- 
dito,^ — II semble que le sens de « se 
marier » soit ant^rieur a la separation 
d6s Italiotes et des Hellenes, car nous 
le retrouvons dans le grec vu[jL9r) « la 



fiancee ». II est probable que la 
longue, en latin, vient de la 
qui se trouvait anciennement 
mot. — Quant a la differe 
quantite entre nUbei^e et con 
(on trouve aussi connvLbium),p 
innUba, cf. cumbere et ciiban 
question de la parent6 de nubi 
nubes « le nuage » a d6ja occ 
anciens. On s'est demande 
rid6e de voiler qui a conduit 
de nuage, ou bien si e'est le 
qui a fourni le verbe signifianl 
Cette derniere hypoth^se est 
vraisemblable, a cause de 
comme nimbus, nebula, vi^o^, 
nabhas, qui prouvent Tantiquii 
terme. 

nudus, a, um, nu; 
niido et de-nUdo, as, mettn 
depouiller. 

nugsB, arum (/".), bagatelles; 
\ niigor, dris, dire des bag 
s'amuser a des Hens ; 
ndgator, or/s (m.), dis 
riens; bavard; 
nUgatorius, a, um, de 
dage ou de bavard, de 
niigdtorie, adv., avec : 

ou legSrete ; 
ndgdmenta, orum (n.), 
telles ; 

2 nUgdlis, is, e, futile, frivol 

3 nUgax, dels, adj., vair 

leger ; 

4 nugi-geriilus, a, um, ara 

porteur de bagatelles. 
Nugx d^signait probablei 
Torigine des coquilles de noin 
le changement de c en g, v. 
— II faut rapporter egalen 
naucus, dans la locution : noi 
facere; non nauco ducere. — C 
sont parents de nux, nixcis. 

num, interr., est-ce que? (a\ 
idee negative) ; 



NUMERUS. 



223 



lum-quis, -qua, -quod ou subst. 
-quid ? est-ce que quelqu'un ou 
quelque chose? 
lum-quo ? adv, est-ce qu'en 

quelque lieu ? avec mouv. ; 
num-quandOf adv., est-ce que 

quelquefois? 
num-nam, adv., arch. I 
num-ne, aav,, arch. \ 
is mots en tfite desquels se trouve 
sont des pronoms interrogatifs, 
? quo ? quando ? C'est peut-^tre 
oisinag& qui a donn6 le sens inter- 
itif h num, lequel etait a Torigine 
particule demonstrative, comme 
I. 

am, maintenant, d'oii: 

etiam-nitm, adv., encore mainte- 
nant; 

nun-c (pour* num- ce), adv,, main- 
tenant; 

etiam-nunc, adv., encore mainte- 
nant ; 
I nu-dius tertius (v. dies). 
1 ne faut pas confondre ce -num, 

a une signification temporelle 
a marquee, avec le num inter- 
atif (v. Tarticle precedent). — 
n-c est avec num dans le mOme 
port que tun-c avec turn. — Dans 
dius tertius on a une locution 
tgee pour nunc dius tertius (v. dies). 
jrec vuv « maintenant », gothique 
(m6me sens). Sanscrit nu, nil, nU- 
1 « a present ». 

aerus, i (w.), nombre; 
nUmerosus, a, urn, nombreux; 
nUmcrose, adv., en grand nombre ; 
in-niim^rus, a, urn I , , , , 
in-niimeralis, is, e \ in^ombrable; 

niimero, as, compter; 

niimerdtio, onis [f.), action de 

compter ; 
niimerdbXlis, is, e, qu'on pent 

compter ; 
in-nUmerdbilis, is, e, innom- 
brable; 



ab-niimero, as, compter enti^re- 

ment; 
an-niimrro, as, compter en outre ; 

compter ; 
con-numero, as, compter parmi; 
di-numvro, as, denombrer; 
dlniimcrdtio, onis (f.), d6nom- 
brement ; 
e-ni/mero, as, enumerer; 

eniimerntio, mis (f.), enume- 
ration ; 
per-numiro, as, compter exacte- 

ment ; 
re-niimvro, as, compter pour rem- 

bourser ; 
trans-niimero, as, compter pour 
emporter ; 
4 super-nUmerdrius, a, um, sumu- 

meraire. 
Numerus peut s'employer en par- 
lant d'objets qui ne se comptent pas. 
Cic. Plane. 26. Magnum numei'um 
frumenti, vim mellis maximam. Id. 
Phil. II, 27. Maximus vini numerus 
fait. — Dans la languemilitaire, aune 
division de I'armee ». Plin. Ep. x, 38. 
Sacram^ito militari nondum distributi 
in numeros erant. Tac. Agric. 18. 
Sparsi per provinciam numeri (las 
cohortes). — II peut 6tre dit de toute 
esp^ce de troupe ou de classe de per- 
sonnes. Ovid. Amor, iii, 9, 66. Auxisti 
numeros, culte Tibulle, pios. Juven. 
VI, 38o. Qu3edam de numero Lamia- 
rum. Cic. Nat. D. Ill, 19. Erechtheus, 
filiaeque ejus in numero Deorum sunt. 
— Au sens abstrait, « ordre, rang ». 
Caes. B. G. i, 28. Reductos in hostium 
numero hahuit. Cic. Divin. Verr. 19. 
Cum is tibi parentis numero fuisset. — 
Dans le sens de « rhythme, cadence », 
numerus est la traduction du» grec 
apiOfjLo;. — Les adverbes numero et 
numere signifient « justement, ponc- 
tuellement ». Varr.il. H. in, 16. Apes, 
.si quando displicaix sunt, cymbalis et 
plausibus numero reducunt in locum 
unum. Quelquefois, avec une nuance 



224 



NUMMUS. 



ironique, « a temps, trop t6t ». Plaut. 
Men. II, 2, 13. Numero hue advenis 
ad prandium : nunc obsonatu redeo. 
Id. Poen. V. 4, iOl. Apelkiy o 
Zeuxis pictor. Cur numero estis mor- 
tui ? — Numerus est probablement 
pour une ancienne forme *numsus ou 

* numesus ; c'est ainsi que le nom propre 
Numerius est en osque Numsius et que 
umerus « Tepaule » (v. ce mot) est pour 

* umsus, — Numerua semble 6tre de 
m6me origine que vo'fio; « usage, loi » 
ou que vw{j.aw « diviser ». II est 
m^me possible qu'il so it emprunte du 
grec. 

nummus, i (m.), argent monnay 6; 
i nummCitus, a, wm, qui a de Tar- 
gent; 

2 nummCirius, a, uniy 1° relatif a 

I'argent; 2® quise vend, venal ; 

3 nummiduSy i (m.), menue mon- 

naie ; 
nummulCiriuSf ii (m.), changeur, 

banquier. 
?Iummus est probablement d'origine 
grecque. C'est un de ces mots venus 
de bonne heure a Rome, parTinterm^- 
diaire de la Grande-Grece. II y faut 
voir une alteration de vo[xo?, vo'j[jl{j.o$, 
qui etait le nom d'une monnaie sici- 
lienne. Le terme grec ordinaire est 
vo{JLia{i.a. 

nuncupo, as, nommer, appeler; 

nuncupation onis (/".), prononciation 
solennelle de pri^res, de voeux, de 
formules judiciaires, etc. ; 

nuncupdtor, oris (m.), qui designe 
par un nom. 

Nun-cupo est pour nomen-cupo; le 
verbe est un deriv6 de capio: ci.au- 
cupariy oc-cupare, Le premier terme 
du compose s'est resserre comme dans 
prin-ceps, au-ceps, for-ceps. Loi des 
XII Tables : Uii lingua nuncupassit, 
ita jus esto (ce qui veut dire que la 
teneur du contrat doit faire loi, sans 
interpretation ni restriction). 



nuntius, ii (m.), \^ messagei 
sage, nouvelle ; 

1 nuntiUy se if,), message) 

2 nuntius, a, um, qui anr 

3 nuntio, as, annoncer; 

nuntiiitio, onis (f.), ar 
an-nuntio ou ad-nuntio 
ter une nouvelle, ann( 
de-nuntio, as, declarer, i 
denuntidtio, onis (/".), 
tion, annonce; 
H-nuntio, as, enoncer, ( 
enuntidtio, onis (f.), 
tion; 
inter-nuntio, parlement( 
internuntius, a, um, 

d'intermediaire; 
internuntius, ii J 

(wi.) / qui 

intomuntia, x I ir 

(A) ) 

ob-nuntio, as, declarer 
auspices sont contrail 
poser a; 

obnuntidtio, onis (f.), 

d'un mauvais presa 

prse-nuntio, 05, annoncer < 

prasnuntius, a, urn, qu 

d'avance; avant-coi 

pro-nuntio, as, annonce: 

voix ; 

pronuntidtio, onis (f.) 
pr6nuntidtus,us [jn.] 
pronuntidtor, 6?ns {m 
qui prononce, qui 
re-nuntio, as, i<»annonci 
ponse; 2° renoncer a; 
renuntidtio, onis {f,), 
tion. 
Dans les inscriptions, oi 
toujours NUNTIVS ou NON' 
forme nountius est attestee pa 
Victorinus (p. 2459 P). > 
Torthographe nuncius, elle es 
et doit 6tre rejetee. — La f 
du mot a quelque chose d' 
mais il n'est pas douteux qu' 
rattache a novus, — Dans le 



NUX. 



225 



itiftre «renoncer» le pr^fixe re- 
m^me sens que dans re-clu- 
\, re-cusare, re-nuo^ re-signare. 

10, fairs un signe de t^te, d'on : 
Comp. : \ ab-nuo et re-nuo, is, 

refuser ; 
2 ad-nuo ou an-nuo, is, accord er ; 
^'3 in-nuo, is, faire un signe de 
t^te ; 
Der. : i nii-tus, Us {m.), signe 
de t^te ; 

re-nutus, us (m.), refus; 
nCito, as, {^ faire signe de la 
t^te; 2° chanceler; 
nitlntio, onis (f,), i° action 
de faire un signe de tOte ; 
2o balancemerit du corps ; 
au fig. etat chancelant; 
nut a men, -minis (n.), balan- 

cement; 
niitdbXlis, is, e \ vacillant, 
nutdhundus, a j chance- 
um ) lant ; 

ab-nHto, as, refuser; 
an-nuto ou ad-nuto, as, faire 

un signe de tfite ; 
re-nuto, as, refuser; 
2 numen, -minis (n.), puissance 
divine; divinite. 
Le parfait adniivit, adnHitse trouve 
Ennius (fragm. 136, 6d. Vahlen) : 
mit sese mecum decemere ferro. — 
i-men est form6 comme teg-men, 
II veut dire litt6ralemeni 
sentiment)). Virg. JBn. i, i37. 
cxlutn terramque meo sine Jiumine, 
ri, Miscere et tantas audetis tollere 
- De \k ((puissance)). Cic. 
. I, 53. Quanta id l)eo est facilius, 
numiniparent omnia. — Lucr^ce 
lloie numen dans le sens materiel 
slinaison. iv, il^. In quern quseque 
diverso numine tendunt (quel- 
fediteurs ecrivent nomine). — 
vEuco ((incliner la t^te», v£u|jLa 
:linaison de la tdte )). 

18, us (/.), bru, jeune ferame. 
Mots latins. — Cours sup. 



's? 



iVMrws est. pour *niisus (v. flos) et 
correspond au grec vj(a)o;. II y avait 
anciennement un s au commence- 
ment : vieux haut-allemand snur 
(auj. schnur) «beile-rille». Sanscrit 
snushd (mdme sens). Ancien slave 
snucha (mtoe sens). Ce terme est un 
de ceux qui, avec gener, socer, levir, 
montrent que les rapports de parente 
par alliance avaient deja regu des 
designations fixes avant la separation 
des langues indo-europ6ennes. 

nutrio, is, ii ou. ivi. Hum, Ire, nourrir; 

I Comp. : 1 ad-niitrio, is, nourrir 

aupr6s ; 

2 e-nutrio, is, nourrir, elever; 

3 in-nutrio, is, clever dans; 

II D6r. : 1 nutrix, Xcis(f.), nourrice; 

nutrltula, ae (f.), nourrice; 
nntnciua, a, um, i° nourricier; 

2° qui nourrit, qui el^ve; 
ntUrJcium, ii (n.), soins nour- 

riciers ; 
nutncor, dria et arch, nutrlcn, 

as, nourrir; 

jiutrlrdtio, onis J 

(f.) [ action de 

nutrloMus, us i nourrir; 
(m.) ) 

2 nutrJlor, oris {m.), nourricier ; 

3 nutritus, -ds 

(m.) 
nutrlmen,-mXnis \ nourrilure , 

[n.) I aliment. 

nutrhnentum, i 
(n.) 

Nutri-tor aurait d\X donner un f6mi- 
nin *nutri-trix, au lieu duquel on a 
nutrix. II y a eu suppression d'une 
syllabe, comme dans sti-pendium 
(v. ce mot) pour *stipi-pendium. 

nux, niicis (/'.), noix ; 

1 ndcetum, i {n.), lieu plante de 

noyers ; 

2 nUcdmentum, i (n.), fruit ou fleur 

semblable a une noix ; 

3 composes en ndci- : 

15 



226 



NYMPHA. 



nuci'frangtbulum, i (n.), arc/i., 

casse-noix, en pari, des dents ; 
nuci-persXcumf i (n.), sorte de 

p^che greffee sur un noyer; 
niict-prunum, i (n.), sorte de 

prune greffee sur un noyer ; 
4 nucula, 3S (/".), petite noix ; 
nucleus, i (w.), noyau; 
e-nijLcleOy as, 6ter le noyau ; au fig, 

degager. expliquer. 



Le d6riv6 nucleus vient de n 
rintermediaire du diminutif 
*nucla. 

nympha, ae (/".), i® nymphe; 2 
fille ou jeune femme. 
Mot emprunt6 : grec vujx 

nuho. Au lieu de nympha, on 

aussi lympha. 







6b, prep,, 1° au-devant de; 2® k 
cause de, pour ; 
En composition : \^ ob s'assimile 
devant c, f, p : oc-curro, je cours 
au-devant; of-fero, j'offre; op- 
pono, j'oppose; 
2° ob se reduit quelquefois k 6- de- 
vant m, p : 6-7nitto, j'omets ; 
6-perio, je couvre ; 
3° ob est remplace par obs- dans 
obs-tinatus, obstine ; obs- se reduit 
a OS- dans os-tendo, je montre. 
Le sens propre de ob est « devant, 
au-devant)). Habere aliquid ob oculos. 
G'est le sens qu'il a dans objicere, 
(ifferre, occurrere, obducere, opponere, 
(tbsidere. Ennius (cit6 par Festus) : 
06 Romam noctu legiones ducere cospit. 
Virg. JSn. i, 232. In te committere 
tantum Quid Troes potuere, quibus, 
tot funera passis, Cunctus ob Italiam 
terrarum clauditur orbis ? — 06 a en- 
suite designe un but id6al qu'on a 
devant les yeux : «en vue de, a 
cause de». 06 rem apour le profit)), 
ob emolumentum ((pour le salairo), 
ob metum ((par crainto). — 06 cor- 
respond au Sanscrit apt « vers, contre )), 
au grec IrJ., Le p s'est affaibli en 6, 
une fois la yoyelle finale tomb6e. Cf. 
a6, sub. 



dbeliscus, i (m.), obelisque. 
Mot emprunte : grec 66cX'.ax 

obliquus, a, urn, oblique; 
i oblique, adv,, obliquemen 

2 obliquUas, dtis (/".), di 

oblique ; * 

3 obliquo, as, i^ diriger c 

ment; 2° au fig, faire i 

tement ; 
obllqudtio, onis {f,), obliqi 
D'un radical lie ou liqu, 
trouve aussi dans llcium « la t: 
IXcinus « recourbe )) , llmus 
llc-mus) «de travers)). V. ces 
La voyelle longue vient probab 
d'une nasale qui a et6 supprir 
A c6t6 de obliquus il semble qu 
eu en latin une forme *obluqu 
Ik oblucuviasse (Festus) ((gau( 
tromper )> . 

oblivio, onis (/".), po6t. obliv 
(n.), oubli; 
i obliviscor, eris, oblitus sw 
visci, oublier; 

2 obliviosus, a, um, i® ou 

2® qui produit Toubli ; 

3 m-o6n^ws,a,wm,quin'a pas 
Oblivio est une metaphor 

prunt^e k I'^criture qu'on 
C*est un mot de m^me famil 



OCTO. 



^7 



e « effacer, raturer ». Cic. 
M. Ut adversa quasi perpetua 
►le obruamus. Id. Dejot, i3. 
e unquatn vetustas obruet, aut 
ita delehit oblivio? (Remarquez 
deleo, qui a la m^me origine.) 
ivi^cor ret signifie done litt6ra- 
«je m'efface d'une chose ». 
.vons €n frangais un lour non 
hardi : <(je me souviens d'une 
, au lieu de «il me souvient» 
ubvenit de aliqua re). Le parli- 
ntus p€ut s'employer d'ailleurs 
: sens passifi Virg. EcL ix, 53. 
Mita mihi tot carmina. — Le 
vient probablement de ce qu'on 
nini rei. 

i (m.), obole (6° d'une drachme); 

-obolurh, i (n.), triobole (3 oboles 

ou demi-drachme) ; au fig, un 

rien ; 

-qui'dbolus, i (m.), une obole 

et demie. 

emprunte : grec o6oXo';. 

a,aB(^) creuset pour eprouverFor 
emprunte : grec o6pu?^ov. 

us, a, um, 1** de mauvais au- 
ire; 2** affreux; 3° obscene; 
scene y adv., d'une maniere re- 
poussanie ou obscene ; 
scenitas, Citis (/".), obscenity. 
3 mauvais augure)). Virg. 

I, 470. Obscenique canes im- 
xque volucres. Id. JBw. iv, 455. 

turicremis quum dona impo- 
iriSf (Horrendum dictu) latices 
:ere sadrosy Fusaque in obsce- 
e vertere vina cruorem, Fest. 
Ullensitiy dies obscenissimi omi- 
• Aucune des etymologies don- 
ar les anciens n'est certaine. 

us, a, um, obscur; 
►mp. : 1 per-obscuruSy a, wm, 
tres obscur ; 

sub-obsciiruSf a, itm, un peu 
obscur; 



ir Der. : i obscure, adv., obscur6 
ment ; 

2 obscurXtaSy atis (f.), obscurity ; 

3 obsciu'Oy aSy obscurcir; 
obscurutiOy Onis {f.)y i* obscur- 

cissement; 2<» cljose obscure. 
La seconde partie de ob-scurus est 
probablement apparent^e k axia a om- 
bre » et oxoTo; «obscurite». 

occa, SB {f.)y herse; 

1 occOy as \ , 
de-occoy as ] ^^^ser; 

occdtiOy onis (/".), hersage; 
occCitOTy oris (m.), qui herse ; 
occcitoriuSy ay wm, relatif au 
hersage ; 

2 occillOy aSy arch.y briser comme 

avec une herse. 

oceanns, i (m.), ocean; 
OcednitXSy ItXdiSy adj, f., fllle de 

rOc6an. 
Mots empruntes : 'Qx£avo?,wx£aviTt5. 

ocior, or, us {compar,), plus rapide; 

ociuSy ndv,y plus promptement; 

ocissXmuSy ay urUy tr^s rapide; 
ocissimey adv,y tr6s rapidement. 

Le positif existe en grec : wxu;. A 
c6t6 du superlatif ocissimey Festus (p. 

195) cite oooime. 

* 

ocrea, sb (/".), jambiere ; 
ocredtuSy ay wm, chausse de jam- 
bi^res. 

octo, poster, octo, n. de nombrf 
ind^cLy huit; 
i octdvuSy ii, uniy huiti^me; 
octdvdniy orum (m.), soldats de 
la 8° legion; 
2 octogintdy n, de nombre, quatre- 
vingts ; 
octogesXmuSy ay wm, quatre-ving- 

tieme ; ' 
octogeni, a?, a, g6n. 'Orumei-umy 
quatre-vingts par quatre-vingts; 
octogendriuSy ay m/w, 1° de 
quatre-vingts; 



228 



OCULUS. 



2° de quatre-vingts ans; 
octog6naire ; 
octogies, adv., quatre-vingts fpis; 

3 octingenti, a?, a, huit cents; 
ociingentesimus, a, um, huit 

centi6me ; 

4 octieSj adv,j huit fois; 

5 oct6m\ a?, a, huit par huit ; 

6 octU'pluSf a; wm, redouble huit 

fois ; 
octii-pltcdtus, a, wm, rendu huit 
fois plus grand ; 

7 October, -bris, abl. -bri (m.), oc- 

tobre (8° mois de I'ancien ca- 

lendrier romain). 
Grec oxToS. Sanscrit ashtnu ow.ish- 
tan « huit». Gothique ahtan, allemand 
acht, anglais eight. Ancien irlandais oct, 

oculus, i (rw.), ceil; 

1 dculdtus, «, urriy qui a des yeux; 
2; dciileuSy a, urn, arch., qui est 
tout yeux ; 

3 dcillissimus, a, um, arch,, a qui 

ou a quoi Ton tient comme k la 
prunelle de ses yeux ; 

4 6cuUtus, adv, arch,, comme on 

tient a ses yeux ; 

5 ex-6culo, as, arch,, arracher les 

yeux ; 

6 ocellus, i (m,), petit oeil; 
dcelldta, drum (n.), cailloux mar- 
ques de petits points, billes. 

Oculus a la forme d'un diminutif. — 
Sanscrit aksha-m ou akshi « osil ». Alle- 
mand Auge, — En grec la gutturale 
est ordinairement remplacee par une 
labiale. Racine or, « voirw d'ou 07:w7:a, 
oi(<o(xai; 6:p0oik^6i uoeil)). On a cepen- 
dant la gutturale dans la forme beo- 
tienne oxTaXXo; ((qbII)) et dans oxxov 
690aX;xov(Hesychius). Ony peut joindre 
le duel oaac,qui est probablement pour 
*oxi£. — A son tour, le latin oculus 
a donne un nouveau diminutif ocellus, 

odi, -isli (pf.), oderam (pl.-q.-pf.), 
fidisse, hair; 
I Comp. : 1 cX'Osus, a, um.qui hait ; 



2 per-osus, a, um, i° q 

fortement; 2° abhorrt 

II D6r. : bdium, ii (n.), <° d 

ment, importunite ; 2<* h 

ddiosus, a, um, 1® fa 

'2^ odieux; 
ddiose, adv., d'une r 
d6plaisante; 
pei'-odiosus, a, um, 1 

cheux ; 
sub-6di6sus, a, um, 
d^sagreable. 
Le parfait odi a la voyelle ] 
comme emi, egi; la voyelle b 
montre dans odium, Exosus, f 
lesquels peuvent avoir le sen 
font supposer un ancien depon 
s'est perdu. Remarquer la coi 
tion de odium dans le frangais 
anciennement enui, qui vient 
locution in odio. 

odor, oris (m,), odeur; 
i odorus, a, um, i^ odorant; 
flaire ; 

hi-odorus, a, um, inodo 
odoro, as, rendre odoran 

fumer ; 
ddoror, uris, flairer; 
ddordtio, onis (f.), act 

flairer, flair; 

ddordtus. Us {m.), odoi 

ddordmen, -mXnis (71.) /sub 

ddordmentum, i (n.) ^odo 

m-ddoi'o, as, ou m-t 

dris, flairer dans 

flairer la piste, depi 

2 odorX-fer, -fera, -ferutn, 0( 

rant ; 

3 ddordiius, a, um, relati 

odeurs. 
Grec o^w (pour*o8-tw), parfait 
« sentir », oojirj « parfum » , 
« fetide ». En latin, d s'est quelc 
change en /. V. oleo « sentir ». 

oestrus, i (m.), i° taon, mouchi 
la piqQre rend les animaux fu 
2° fureur ou delire prophetic 



OLEA. 



229 



Mot emprunle : grec oTorpo;. 

jotfa, ae (/l), boule de pate; bouchee; 

■ \ offdtim, adv, arch., par mor- 
ceaux ; 
2 dfella, x (f,), petite bouchee. 
Dans dfella il y a suppression d^une 
)nsonne, comme dans mamma ma- 
ma. 

Icimn, ii (n.), 1° bon office ;2<» de- 
voir ; 
I officiosus, tf, wm, 1<» obligeant ; 
2® conforme au devoir ; 
m-officiosus, a, um, peu ser- 
viable; 
offtciose, adv,, obligeamment ; 
per-officiose, adv., avec beau- 
coup d'obiigeance ; 
officiosXtas, utis (f,), complai- 
sance ; 
offtciCdis, is, e, qui conceme les 
devoirs ; 
3 offXcina, as (/".), i^ atelier, fabri- 
que ; 2° fabrication ; 
nffXcindloryOnslm,), chefd' atelier ; 
officlndtrix, Ida (/".), maitresse 
ouvri^re. 
Nous faisons de officium un article 
part, quoique le mot appartienne k 
'hcere, parce qu'il souldve plusieurs 
^estions ass^ez delicates. On Ta sou- 
>€Dt rapporte a ops ou 5. opus : mais 
^I'on considere le sens, et si Ton tient 
compte de ce fait que dans opifex il 
H'y a point assimilation des consonnes, 
■cctte 6tymologie paraitra douteuse. II 
«8t probable que officium vient de ob 
^facere, mais pris dans un tout autre 
tens que officio « faire obstacle » : ici 
la reunion de la preposition avec le 
lerbe donne le^ens de avaquer a.»f 
'.'«f. oheo dans la locution ohire munus, 
^Officium designe d'abord Tutilite, 
le service rendu. Cic. SiUL 20. Vir 
; mgulari offi/cio in rempublicam (un 
j homme qui a bien m6rite de la repu- 
I bHque). Id. Verr. Ill, 51 . Summo offi- 
cio prxditus homo (un homme servia- 



ble). Colum. II, V6, Licet filicem sine 
injuria vicini, etiani cum officio deci- 
ders Cic. Amic, 20. Odiosum genus 
hominum officia exprobrantium. — II a 
ensuite signifi6 « devoir ». Cic, Or at, 
I, 31. Oratoris officium est dicere ad 
persuadendum accommodate . Tac . Ann . 
V, 2. Quod supremis in matrem offi- 
dis dcfuisset. — Particulierement « de- 
voir envers Tfitat, charge, magistra- 
ture » . Manage in officio , perfungi 
officio, discedere ab officio, Caes. B, C. 
Ill, 5. Pracerat Mgyptiis navibusPom- 
pejus, Asiqticis Lmlius, Synacis Cas- 
sias : toll tamen offido maritimo Bi- 
bulus praepositus cuncta administrabat. 
— En ce qui concerne officina, la ques- 
tion est plus douteuse, car le mot de- 
signe souvent la boutique d'un ouvrier. 
Cic. Off. I, 42. Opifices omnes in sor- 
dida arte versantur; nee enim quid- 
quam ingenuum potest habere officina. 
Mais, d'autre part, Pline (XI, 2, i) em- 
ploie le mot dans le sens de « operation, 
travail)). In magnis corporibus facilis 
officina, sequaci materia, fait : in his 
(insectis) tam parvis, quae ratio, quan-^ 
ta vis, quam inextricabilis perfectio! 
II est possible que la langue ait con- 
fondu ici deux mots. 

olea, ae (f.), ollva, ae [f.), olivier; 
olive ; 
• I 1 bleum, i (n.), huile d'olive; 

2 oledceua et oleosua, a, um, de 

la nature de I'huile ou de I'o- 
livier ; 

3 dledris, is, e, huile ; 

4 dledrius, a, um, relatifi I'huile; 

5 oledglnus ou oledgineus, a, um, 

d'olivier ; 

6 oleaster, -tri [m.), olivier sau- 

vage ; 

7 dictum, i (n.), arch., plant d'o- 

liviers ; 
II 1 ollvum, i (n.), huile d'olive ; 
2 oUvetum, i (n.), lieu plante d'o- 
liviers ; 



230 



OLEO. 



3 dUvanSf antis, •partic, qui r6- 

. colle les olives ; 

4 6livita^, litis (/'.), cueillette des 

olives; 

5 dlivitor, oris (w.), qui cultive 

Tolivier ; 

6 dlivX'fer, fera, -f^rum, qui pro- 
" duit des oliviers. 

Ollva est probablement un mot em- 
prunt6 : gnec iXa^a, anciennement 
* iXaiVat (cf. ^Ayjxioi, anciennement 
'AyaiFo^, d'ou Achlvi), L'emprunt a 
dCl se faire par Tinterm^diaire d'un 
dialecte ou le F ou v etait encore senti 
dans la prononciation. — Le suffixe 
aster, que nous avons dans oleaster, 
est lui-m6me d'origine grecque. II ser- 
vait d'abord k marquer une ressem- 
blance : eXaiaaiT[p « arbre qui ressemble 
k rolivier», T£/^vaaTT[p ou Tr/^va<jTT[^ « ce- 
lui qui fait Tartiste », 7:aTpa<rcT[p « celui 
qui joue le r6le de p^re». Ce suffixe 
vient des verbes en a?^w, comme 6au- 
fxai^w « admirer )),T£/vai^to «fabriquer», 
uyta^to «gu6rir)). II a pris en latin 
une signification pejorative : patraster 
«p^re apparent, mauvais p6re)), /?- 
Hasten' « mauvais flisw. C'est le suffixe 
fran^ais •4tre, dans mardtre, noirdtre, 
doiicedtre, opinidtre, V. M^m. Soc, 
Ling, V, 346. 

oleo, es, exhaler une odeur ; 

I Comp. : 1 ad'Oleo, es, arch,, sen- 
tir; 

2 6b-6leo, es, arch,, exhaler une 

odeur ; 

3 per-oleo, es, exhaler une forte 

odeur ; 

4 red'dleo, es, renvoyer ou exha- 

ler une odeur ; 

5 suh-oleo, es, avoir un peu d'o- 

deur ; 
II Der. : i *6lcsco, dans iXd-olesco, 
is, commencer h. exhaler une 
odeur ; 
2 ol'fdcio, is, -feci, etc., flairer, 
sentir ; 



olfacto, as, flairer ; 

3 dltdus, a, um, qui sent 1 

sent mauvais ; 

4 %n'6lens, entis, arch. 

odeur ; 

5 6lor, oris (m,), odeur ; 

6 dletum, i (n,), immondii 
Oleo vient de la racine od « i 

qui a donne odor et le grec oo 
d est devenu / ; c'est ainsi qu< 
cine sed « s'asseoir », conteni 
siedeo, a donne le derive solium < 
et les composes consul, exsu 
sul. Novensides, nom des dieu: 
gers introduits k Rome (de n 
insideo), est devenu Novensiles, 
(da langue» a fait pareillem( 
gua, Festus cite la forme imp 
turn pour impedimentum et • 
pour dedicare. Le changement 
/ se trouve aussi dans quelqu 
empruntes du grec : ainsi *( 
est devenu Ulysses et oaxpufxa / 
Enfin le latin levir « beau-frer 
respond au grec 8arjp, au sans 
var «beau-frere)>. — II faut p« 
voir un compose de oleo « 
dans ce vers de .Virgile {Geo 
oo9) : Nam neqiie erat coni 
nee viscera quisquam Aut une 
lere potest, aut vincere flammo 
sujet de adoleo « briiler », v. le s 

* oleo, grandir, d'ou : 

I Verbes : i dd-oleo, es, gr 

dd'Olesco, is, dd-olevi, 

turn, dd-olescirre, grai 

dddlescens, entis (m,) 

homme ; 
dddlescentia, se (A), jei 
ddolescentidus, i [m,) 

gargon ; 
ddolescentida, ae[f.), 

2 db-oleo, es, detruire, ab 

dbolXtio, onis (f.), abo 
db-olesco, is, -evi, -escere 

3 eX'Olesco, is, exolevi, 

turn, exolescere, dep6 



e croitre;2'' vieilli, 
rc,croItre dans 

li-r-Sleaco, is, -Olevi, -Hkscere. 

achever de grandir; 
^iibMeseo, is, -escSre, naltre k 

la suite, former une lignee ; 
ms : i sitb-6les ou s6b-6les, is 
f.), rejeton; 
irfiies, is if.), prog6niture, 

posUrit^ ; 
'nd-6tes, is If.), caractere, na- 

turel. 
■ « grandtr » est sorti de I'usage 
verbe simple; ii ae serail con- 
vec oleo « senlir ». Mais en cora- 
1 'oleo et son inchoatif 'olcseo 
!s usit^s. Au lieu de adokitxrts 
ne aussi adulescens [o change 
.mme dans epislola devenu epis- 
.es grammairiens Tonl une dis- 
L entre adolescens parlicipe, et 
ens substanlif. — Remarquer 
. actif pris par le verbe dans 
— II a dfi y avoir un aubstan- 
inin 'oles, dfisignant la crois- 
3e 1^ suboles {orthographe meil- 
ue soboles) \ proles pour "jiro- 
e ■proles est derive 'priiUtiita 
lation », qui a fait ■proUtarius 
in de la rlernifere classen. On 
le habituellement ce mot comme 
ant un citoyen ne contribuanl 
bien de l'6tat par riinp6t,mais 
ent par ses enfiuils : mais il est 
Je que pmletariiis, dans le prin- 
lignitiait simplement 'ihomme 
pie », comme plebeius. — Entre 
'oles el alere (v. ce mot), il y a 
Ire une ancienne parents. — 
d6j4 une question controversfie 
s anciens, k quelle origine il fal- 
pporter ado iere icbrOieru (sp6- 
ent en parlant de sacrifices of- 
uxdieuxj.Onl'aexpliquii comme 
nposS de oleo Hsentim : mais il 



est plus probable que nous avons ici 
une expression d^tournSe de son sens 
propre,et que ado Jere si gnifiait d'abord 
augere. Virg. Mn., Ill, 547. Junoni 
Argivx jussos adolemas konores. Lucr. 
IV, 1230. 'Adolentque allaria donis. 
Virg.^n., VII, li.Castis adolet dum 
allaria tiedU. Tac. Awn. XIV, 30. 
Captivo critore adolere aras. Servius 
[ad Mn. I, 704) fait remarquer que 
dans les sacrifices on se servait par 
euph^misme de ces verbes au lieu de 
cremare, igne consmnere, qui passaient 
pour des mots de mauvais augure. 
Adolere, t la longue, a pris le sens de 
"brQleri.. Ovid. Met. I, 492. Sttpulse 
demptis adolenlui- anstis. Un chan- 
gement de sens analogue a eu lieu 
pour maclare. — Ind-oles •< la nature 
intime ». — Au sujet de la difference 
de conjugaison qu'on peut remarquer 
dans aduUum el exolelum, v. lego. 

aiim, adv., un jour (en parlant du pas- 
se ou de I'avenir), 
Olim veut dire i<en ce tempB-li». 
II vient du pronom qui a laissS en poe- 
sie le datit olli, pluriel ollis, adverbe 
oUic. Festus, p. 19. Ab oloes dtcebant 
pro a& illis ; antiqtti enimlilteramnm 
geminabant. Sur la desinence im, v. 
inde. 
olla, arch, aula, x (/.), pot, mar- 

1 olldris, is, e, qui se garde dans 

des marmites ; . 

2 oUarius, a, urn, de marmile; 

3 oUaia, arch. anluUi, x {f.), petite 

marmile; 

Autaiaria, ae {f.), I'Auklaire, 
litre d'une comidie de Plaute, 
oil il est question d'une mar- 
mile servant a cacher de I'ar- 

Sur pour mt, v. faux. 
alius, a, nm, ai-ch., celui-ci, ce. V. ilk- 
I dlor, flris (m.), cygne; 



232 



OLUS. 



1 dlorinm, a, ww, de cygne ; 

2 6l6ri-fery -f^ra, -femm, peuple 

de cygnes. 

olus, eris (n.); v. kolas. 

omasum, i (n.), tripes de ficEuf. 

D'apr^s les anciens, ce serait un 
mot gaulois. 

omen, ominis (n.), presage; 
i omXnor, CiriSf presager; 

ominatory oris (w.), devin ; 
itb-omXnor, iiriSf arch, -o, as, 
^carter un mauvais presage; 
detester ; 
abomXnandus, a, um ) abomi- 
abomindhilis, is, e \ nable; 

2 dminosus, a, um, qui est de mau- 

vais augure ; 
ominose, adv,, par un presage 
funeste ; 

3 tn-omindlis, is, e, de mauvais 

pr6sage ; 
in-6mindtus, a, um, qui est de 
mauvais augure, sinistre. 
Cic^ron {De Div, L 45) et Varron (De 
L. L. VI, 76) font venir omen de os « la 
bouche » [augurium quod ore fit), Mais 
omen se dit de toute espece de pre- 
sage : il y a en outre cette difficult6 
que le suffixe men se joint, non a des 
substantifs, mais a des radicaux ver- 
baux (cf. tegmen, stramen, fragmen), 
II est possible, comme I'a suppos6 
M. Louis Havet (M6m, Soc, Ling, IV, 
233), que omen §oit pour augmen (sur 
au chang6 en o, v. fav>x), Augeo etait 
un terme de rituel. Liv. XXIX , 27 
(pridre de Scipion partant pour TAfri- 
que) : Divi divaeque, maria terrasque 
qui colitis, vos precor qusesoque, uti 
quae in meo imperio gesta sunt, gerun- 
tur, postque gerentur, ea,., bonis auc- 
tibus auxitis. — Le g aurait disparu 
comme dans examen, contaminare, ju- 
mentum, 

omentum, i (n.), \^ graisse (du corps 



humain) ; 2° entrailles, int( 
omentdtus, a, um, rempli de g 

omnis, is, e, tout; 

\ omnino, adv,, tout a fait; 

2 composes en omni- : 
omni-pdtens (v. possum) ; 
omm-vdgus (v. vagov), etc. 

Omnis est un de ces mots, < 
consid, costa, dont le pluriel a p 
le singulier. On a dit d'abord 
inter omnes, ex omnibus, avant i 
omnis ager, sine omni pericu 
masculin a, en outre, precede I< 
nin et le neutre. Omnes est un c 
de homines : Vh est supprimee ( 
dans un certain nombre d*autre 
(v. holus), et la forme est resi 
comme on a dans d*anciennes ii 
tions vicesma, oinvorsi, AHmn 
pour vicesima, universi, Arimii 
Au sujet du sens general pr 
omnis, rapprocher le frangais 
vient pareillement de homo, ma 
n'est pourtant pas alle aussi loin 
que omnis peut se dire des ch( 
prendre tons les genres. — V. 
Soc, Ling, V. 344. 

onager, -gri, et 6ndgrus, i (m.) 
gre. 
Mot emprunLe : grec ovaYpo;. 

onus, oneris (n.), charge, fard< 
\ onero, as, charger; 
de-Snero, as I ^^^^ 
ex-onero, as ) ° 

2 dnerdrius, a, um, de trans 

3 dnerosus, a, um, lourd, pes 

4 dnustus, a, um, charge. 
Aulu-Gelle cite Torthograph" 

ra, honustus (II, 3). D'autre 
honor (v. ce mot) presente des 
qui le rapprochent de onus. ' 
amen6 k voir dans ces deux mot 
freres jumeaux comme decor 
cus, tepor et tempus, fulgor 
gur, Le sens primitif etait c( 
(c charge ». Au sujet de la chut< 



rko/us. Dana une inscription {Wil- 
' IS, I832):0MNIBVS. HONORIB. 
. ONERIBVS . FVNCTO . CicfiroD 
e ^galemenl aur ces mots : Onera- 
|i mayis quam honoratus. 

, -;cliis (iw.), i" onyx, sorte d'a- 
■ gale ; 5" vase d'onyx ; 
tKJ/ehiTUis, a, vm, l" de la couleur 
Ldesonglea; 2" poli eomme I'onyi. 
" Isempronles: grecovuE, ovu/ivo;. 

I, iiDi, epais; 
I IpacUas, mis [A), umbrage, ombre ; 

as, ombrager; 
\ ifrfSpiico, as, ombrager. 



:, irit, avoir un a< 

Vm^iaans, aitlis, ' 

"41- I 

nee-Oplnans, anlis \ 



IS, penser; 
qui ne 3'at- 
Lend pas k 
quelque 
chose; 

[ inattendu; 



ft iih^plntihis, I 
jilc-dplndtus, 

^ Spinutio, onis (f.), avis; 
i l^inator, oris [m.), qui n'a que 
des opinions, sceptique; 

5 opinSbitis, is, e, conjectural ; 
m-opindbtlis, is, e, incroyable; 

6 fiplnio, onis (f.), opinion; 
/^Iniosus, a, am, qui n'a que des 

opinions; douteux; 
UplitiuiKiila, X if.], opinion sans 
importance. 
L'adjeclif op»ius, qui n'esl pas em- 
bye seul, mais qui se Irouve dans 



necopmus, moptnus, 
■nit s'^tre dit d'un objet qu'on voit 

E"r, qu'on attend. Un fivfineroent 
in6 est celui qui arrive sans que 
i I'ayons vu venir, De m6me que 
^, peregre, repente ont fait supinus, 
fngrinus, repetttlnus, de m£me on 
nt supposer que 06 a fait op~inus. 
me opinari de aliqtio « ne rien atten- 
mde bon de quelqu'un». V. Mim. 
he. ling. 11, 48. 



>UM. 33a 

iportet, «it, -ere, impers., il faul. 

Avant designiflerxil faut >>, oportet 
signillait "il imporle, il esl avanta- 
geux i>. Ciceron oppose neoesse est 
etoportel. Verr. vii, )4. (II tera tous 
ses efforts pourmonlrer qu'il etait . 
digne de la magistrature qui lui a ^t^ 
confine.) Vt hxe xdililas, non quia ne- 
ces!>e fueril, aliadcandidato data, sed, 
quia sic oportuerU, recte coUocata et ■ 
judicio populi in loco posila esse vi'- 
deatur. — De I'idee d'ulilite oportet a 
pasB§ a ce)!e de la convenance et de 
I'obligalion morale. Corn. Nep. Thra- 
syb. 2. yihil in belln oportet conlemm. 
Cic. Verr. v. To. Pecania quam his 
oporiuit dvitiUibus pro frumento 
dari. Cic, Oral. 22. Oporlere pfrfec- 
tionem declarot officii, quo et semper 
iitendum est el omnibus : decere, quasi 
aptum esse, consentaneumque tempmi 
et persnnx. — Oportet est de forma- 
tion obscure. On le rapproche ordinai- 
rement de optis est, mais il est difficile 
de voir comment une forme a pu boi^ 
tir de I'autre. II est plus probable 
qu'il est de la mSme famille que pars 
et portio, avec ob coiiime prefiie (cf. 
dperio pour ' ob-perio). 
oppido, adv., certes, tout il fait. 

L'explication de Festus : gmd vel 

blance. Cependanl il est possible qu'il 
y ait une parenle entre les deux mots, 
si I'on suppose, avec Pott, que oppi- 
duin, qu! disigne une ville forte, est 
un ancien adjectif signifiant « solide, 
forln (cf. e[i-!5o; «solide>>). En ce 
cas, oppido, adverbe tire de ce mfime . 
adjectif, seraitunsynonymede^rmifer. 
oppidum, i (n.), ville fortiliee; ville; 

1 opp'idfinus, I (m.). -ippldana, x 

(f.), habitant, habitante d'une 
ville; 

2 oppidSium, i («.), petite ville; 

3 oppldiitim, adv., de ville en ville, 
V. le precedent. 



m- 



OPS. 



ops, gen, opis (/".), provision; secours; 
plur, fortune, puissance; 
i m-ops,'Opis,adj., sans ressources; 
indpidy x{f,)y indigence; 

2 copfi ou copis, is, adj. arch,, 

abondamment pourvu; 
copia, ae (/".), abondance; faculte; 

au plur,, troupes; 
copidlae, drum (/.), petite arm6e; 
copiosus, a, um, abondant; 
copiose, ado,, avec abondance; 
copior, dris, d^p,, se pourvoir; 

3 dpulentus, a, um, riche, opulent ; 

puissant ; 

dpulenter et dpulente, adv., avec 
opulence ; 

6pulentia, % [f,) | opu- 

dpulentitas, dtis [f,), arch, jlence; 

dpulento, as, pourvoir abondam- 
ment ; enrichir ; 

6pulesco, is, devenir riche ; 

4 dpimus, a, um, abondant, gras; 
dplme, adv, arc A., abondamment; 
dpimttas, dtis [f,), arch,, abon- 
dance ; 

dplmo, as, engraisser; 

5 composes en dpi- : 

dpl-fei*, -fera, -fSrum, secou- 

rable ; 
dpX'tiiior, dris, secourir; 

dpUiddtus, Us (m.) i 

dpXmidlio, onis {f.) ] secours; 

dpttiddtor, oris (m.), qui porte 
secours ; 

iqui procure 
des ressour- 
ces, copieux, 
abondant ; 
dptpdre, adv,, richement; 

6 optXmus, a, um, excellent; 
optime, adv., tr6s bien; 
optXmas, dtis, adj., aristocra- 

tique ; 

plur. optXmdtes, ium et -um (m.), 

les grands. 

L*idee qui domine dans cette famille 

est celle d'abondance, de ressource. 

La deesse Ops, vieille divinite italique, 



qui personnifie Tabondance, a 
tard identifi6e par les Roma 
CybMe. — Opulentus est formi 
fraudulentus, somnolentus. — 
est f orm6 comme pafnmi/s, m^ 
Dans opitulari est enfer 
vieux compos6 opi-tulus «q 
secours ». G'est aussi un sui 
Jupiter (Festus, p. 184). V. 
A cette famille de mots se 
6galement le superlatif op-tih 
renferme le suffixe -tumus, Mr 
nous avons dans in-timus, e 
Optimus marquait done a 
une id^e de puissance et de i 
Optimo jure. Jupiter optima 
mus, — II fy a peut-^tre une 
entre cette famille de mots ( 
L'idee commune est celle d't 

opto, as, 1® choisir; 2<* souhai 

i optdto, adv., asouhait; 

per-optdto, adv., fort a i 

optdtio, onis (f.), souhait 

optdbXlis, is, e, souhaitab 

ex-optdbilis, is, e, tr^s 

table ; 
Xn-optdbilis, is, e, peu 
table ; 
ex-opto, as, souhaiter vi 
dd-opto, as, adopter; 
ddoptdtio, onis {(.), ad( 
ddoptdtor, oris [m.), qui 
ddoptdticius, a, um, ac 
co-opto, as, choisir, ^lire 
cooptdtio, onis {f.), cho 
tion ; 
pras-opto, as, preferer; 

2 optio, onis (/".), choix; 
dd-optio, onis {f.), adopti 

3 optlvus, a, um, qu'on a c 
ddroptlvus, a, um, adop 

doption. 
Optare est un frequentatif ; 
simple est conserve dans cet 
de Festus (p. 205) : Praedopio 
optant, — Optare voulait din 
sir » ; de la il a passe au sens 



ORDIOR. 



235 



jr ». Virg. ^n. i, 423. Pars optare 
tecto, et concludere sulco. Id. 
109. Optavitque locum regno, 
it. Rud, 111, 6, 14. Opta odus, 
in' te obtorto collo mavis, an tra- 
JJtrumvis opta, dum licet. — Le 
primitif est rest^ dans les com- 
^s adopto, coopto, praeopto. — Op- 
au masculin, designait d'abord 
la langue militaire un adjudant 
si par les tribuns ou les centu- 
i; puis il est devenu le nom d'un 
ie. Pour le changement de genre, 
[ea frangais un aide, un garde, un 
apette. 

I, operis (n.), 1° ceuvre, travail; 
2® 6pus est, il est besoin ; 
i adv. en -dpere : 

magn-opere, grandement ; 
summ-opdr^, avec un tr^s grand 

soin ; 
tant-6pere, tellement; 
nimi'dpere, arch., trop; 

2 opuscUlum, i (n.), petit ouvrage ; 

3 6peror, arts, dep. travailler; 
co-dperdtio, onis {f.}, coopera- 
tion ; 

dpera, se if.), soin, travail; 
dpella, % (f,), leger travail; 

4 6p^drius, a, um, de travail ; de 

travailleur ; 
ISfp^Cirius, a (m.), ouvrier; 
dperdria, se (f.), ouvridre ; 
3 Sp^'osus, a, um, qui dorine ou 
qui se donne de la peine ; labo- 
rieux ; 
dperose, adv. avec peine ; 
aperosUas, dtis {f.), travail ou 
soin excessif ; 
6 Spt'fex, ids (iw.), ouvrier. 
L*id6e de travail et celle de besoin 
touchent ; cf. les locutions frangaises 
lir affaire h. quelqu'un, je n'ai pas 
ire de... Opus est est moins fort 
necesse est : Cat. ap. Senec. Ep. 
. Emas non quod opus est, sed quod 
ucesse est. — Opus « travail » fait opi- 



fex, pour *opu-fex. — De opus est 
derive operari« travailler », donlopera 
«(ceuvre)) est le nom verbal. Opera! 
pretium est « il y a le prix de I'ou- 
vrage », c'est-a-dire « il vaut la peine 
de ». Opera d6signe aussi quelquefois 
I'ouvrier : cf. en frangais manoeuvre. 
Sanscrit apas (neutre) « ouvrage », 
sp6cialement « oeuvre religieuse, sa- 
crifice)). En latin, opera a quelquefois 
le mtoe sens. Afran. ap. Non. Jubeo 
hominem toW,et collocari, et conf overt: 
solvo operam Dianae. — Sur opificina 
et la confusion avec officina, v. offt- 
cium. 

ora, SB {f.), bord, rivage; 
ordrius, a, um, de c6te, cdtier. 

orbis, is (m.), rond, circonference ; la 
terre ; 
\ orhUa, 38 [f.), trace de roue; or- 
niere ; 
orbitosus, a, um, sillonne d'or- 
nieres ; 

2 orbiculus, i (m.), petit objet rond 

(rondelle, roulette, poulie, etc.); 
orblculdtus, a , um, arrondi ; 
orbXculdtim, adv., en rond; 

3 semi-orbis, is(m.), demi-cercle. 

orbus, a, um, i^ prive de ses parents, 
orphelin ; 2° prive de, en g^ner. ; 

i orbdtio, onis {f.), privation ; 

2 orbdtor, 6ns \m.), qui prive quel- 
qu'un de' ses enfants. 

Le grec 6p9avo; « orphelin » donne 
le sens primitif. De la le mot a passe 
au seiis de privation en general, et il 
a pu se dire ensuite des parents qui 
n'ont pas d'enfants. 

ordior, iris, orsus sum, ordiri, i^ our- 
dir ; 2^ commencer ; 

I Comp. : i ddorsus sum (de *ad- 

ordior), j'ai entrepris; 

2 ex-ordior, commencer; 

3 redrordior, devider; 

II Der. : i ordia, orum (n.), arch., 

commencements; d'oii : 



236 



ORDO. 



m-ordia, 6rum{n,), (m4me sens) ; 

ex-ordium ii (n.), commence- 
ment; , 
2 orsiiSy us (w.), entreprise. 
Le sens special « ourdir » en parlant 
d*une trame est le sens primitif. PJine 
H, N» XI, 24. Araneus orditur telas, 
Ordiri retia. Les composes ex-ordior 
«monter une trame » et red-ordior 
«devider» pr6sentent une acception 
emprunt^e aum^me ordre d'idees. Gic. 
Or, II. 33. Pertexe, Antoniy quodexor- 
sus es. Plaut. Pseud, i, 4, 6. Neque 
exordiri primum unde ocdpias, habes, 
Neque ad detexundam telam certos ter- 
minos. De Tidee de placer des ills sur 
le metier on a pass6 k Facception ge- 
nerale «commencer)), par une de ces 
extensions du sens dont toutes les pro- 
fessions et tous les travaux manuels 
ont fourni des specimens au Ian- 
gage. V. par exemple recidivus, ses- 
timare, prsetexlus. Nous disons de 
m^me remettre sur le metier, pour 
recommencer, — Une parente entre 
ordo «rordVe, la ran gee » et ordioresl 
possible. II est interessant de voir que 
le sens special aourdiro estle seul qui 
ait survecu en franQais. 

ordo, dinis (m.), rang, ordre; 
i ordtnOy as, ranger; 
ordinate, plus souv. ordXndtimy 

adv,f en ordre ; 
tn-ordmCituSy «, urn, mal ordonne, 

en desordre; 
ordindtiOf onis (/".), action de 

mettre en ordre ; 
ordXndtOTy oris (m.) ( qui met en 
ordlnCitrix, icis [f.), \ ordre ; 
ordmdiivuSf a, urn, qui marque 

I'ordre ; 
ordXndhXlis, is, e, qu'on pent or- 

donner; ordonn6, regie; 
2 ordXndrius, a, urn, 1° conforme a 

Tordre, regulier, accoutume; 

2° du premier rang; 
ordXndne, adv., avec ordre; 



extra-ordindrius, a, um, 
hors rang, hors de la 
extraordinaire, irr^guli 
3 ordXndlis, is, e, ordinal. 
Ordo est proprement la ran 
ordine «en rang, par serie ». . 
in ordinem satx aarbres al 
Navis sex ordinum ^< vaissea 
rangs de rames ». Les autre s s 
tous d^duits de I'idee de r 
Or dinar e « mettre en rang» 
« arranger, mettre en etat ». 
nare, 

organum, i (n.), i° outil, inst 

2° orgue hydraulique ; 3° 

musical ; 
orgtinXcus, a, um, 1® d'inst 

2<» d'instrument de musiq 

monieux; 
orgdnXcus, i (m.), joueur ( 

ments. 
Mots empruntes : "opYavov,o 

orichalcum, i (n,), i^ cuivre 
laiton ; 2° objet en laito 
Mot emprunte : opiy^a'k/.o/ 
aussi un alliage nonime auric 
qu*on a parfois confondu a 
chalcum. 

orior, oreris, ortus sum, 6rin 
drXtdrus), s'^lever, naitre 

I Gomp. : i db-6rior, moui 

2 cS-onor, s'elever eiisen 
' coortus, lis (m.), origii 

sance ; 

3 eX'Orior, s'elever hors 
exorlus, us (m.), lev* 

astre), commencem« 

4 Xn-orior, se montrer, r 

5 6b-6rior, s'elever, nai 

raitre ; 
obortus, ds (m.), naissc 

6 sub-orior, sortir de dej 
siiboi'tus, dfi (m.), le 

astres ; 

II Der. : i driem, enlis (m 

vant, Torient; 



OS. 



237 



orientaiis, is, e, de rorient; | 
oriental ; 

2 6riundus, a, wm, origiDaire de ; 

3 ortus, us (m.), naissance ; 

4 or'igo, -gmislf,), origine; 
origmatio, onis (f.), derivation, 

etymologic ; 
ab-drlgtnes, urn (m.), premiers 
habitants d'un pays. 
iundus a la forme d'un participe 
mais il n'en a pas le sens : cf. 
lus, rotundus, — A cdte de or- 
loa a le compose abortus u avorte- 
l)), ou ab a le sens n^gatif ou pe- 
— Orlgo est forme comme 
fo, vertigo. — 11 faut mettre k 
le compose adorior «attaquer», 
s'emploie avec im complement 
jt. La succession des sens est 
)ableinent « commencer, entre- 
idrew. On pent rapprocher, pour 
signification, aggredior et invado, 

lu>, as, preparer, orner; 
1 Comp. : 1 dd'OrnOy as, preparer, 
disposer ; 
adomdte, adv., avec elegance ; 

2 ex-omoy as, preparer; orner; 
exorndtio, onis (f,), ornement; 
exorndtor, oris (w.), qui orne ; 

3 per-omo, as, orner avec soin 

ou tout k fait ; 

4 sUb-omo, as, appr^ter en se- 

cret, suborner; 
subomdtio, onis (/.), suborna- 
tion ; 
subomdtor, oris (wi.), subor- 
I neur ; 

I II Der. : iomdte, adv.,61egamment; 
I 2 in-orndtus, a, urn, non orne; 
non c6l6br6; 
inornate, adv., sans ornement; 

3 otmdtiilus, a, urn, arch,, enjo- 
liv6 ; 

4 orndtus, Us [m,], appareil, or- 
nement ; 

'6 orndmentum, i (n.), attirail; 
ornement ; 



6 orndtio, onis (f,), action d'orner, 

ornementation ; 

7 orndtrix, Ids (f.), esclave char- 
* gee de la toilette. 

Ornare signifie proprement « dispo- 
ser, appr^ter » : de \k les locutions 
ornare naves, classem. On disait de 
m6me ornare provincias « regler le 
gouvernement des provinces)). Le 
sens « orner, parer )) a ensuite pre- 
valu. 0)7iamenta s'emploie encore 
dans le sens de harnais et d'armes. 
Cat. B. B. H. Omamenta bubua, or- 
namenta asinis instrata tria, Hirt. B. 
Afr, 86. Elephantos ornatos armatos- 
que cum tumbus et ornamentis capit. 
On retrouve la signification «appr6- 
ter )) dans submmo. — Orno est pour 
ordino, *ordno, avec lequelil forme 
doublet. 

omus, i (^.),]ome ou frene sauvage; 
omeus, a, urn, d'ome. 

orphanus, i (m.), orphelin; 

1 orphdmtas, dtis (f.), etat de celui 

qui est orphelin ; 

2 orphdnotrdphus, i (w.), qui el^ve 

des orphelins; 
orphdnotrophium, u (n.), orphe- 
linat. 
Mots empruntes : grec opcpavo;, 6p- 
^avoTpoyo;, op^avoTpo^sTov. 

orthodoxus, a, um, orthodoxe, propr, 
qui a des croyances droites, re- 
guli^res. 
Mot emprunte : grec opOo'SoJo;. 



orthographia, ae (f.), orthographe, 
propr. ecriture correcte. 
Mot emprunte : grec opOoypaoia. 

oryza, ae (f.), riz. 
Mot emprunte : grec opu^a. 

OS, oris (n.), 1° bouche, visage ; 
1 osciiluw, i (n.), ^° petite bouche; 
2° baiser ; 
oscidor, diis, embrasser; 



238 



OS. 



de-osciilor, aris ) embrasser af- 
eX'OSciilor, arts \ fectueusement; 

2 orOy as, parler; prier; 

oriitio, onis (/".), faculte de parler; 
discours ; 

ordtiuncula, a? (/l), petit dis- 
cours ; 
orator f oris (m.), orateur; 
oraiorius, a, um, d'orateur, 

oratoire ; 
ordtona, se (/".), I'art oratoire ; 
(IrdtoriPf adv., d'une fagon ora- 
toire ; 
ordtrix, ids (/".), i° habile k 

parler; 2® quiprie; 
ordtus, its (m.), priere ; 
ordculum, i (n.), oracle ; 
ordculdriuSy a, um, qui pro- 
ph6tise ; 
in-ordtuSy a, um, non expos6 par 

la parole; 
dd'Oro, as, adresser une priere a 
quelqu'un; adorer; 
ddordtio, onis [f.), adoration; 
iXdordbUis, is, e, adorable; 
ex-oro, as, prier avec instance; 
exordtio, onis (^), action de 

flechir ; 
exordtor, oris {m.), celui qui 

flechit; 
exordhllis, is, e, qu'on peut 
flechir ; 

m-exordhilis, is, e, inexo- 
rable ; 
per-oro, as, trailer a fond ; 
perordtio, onis [f,), peroraison; 

3 coram, prep,, en face de, devant. 
Orare, qui derive de os comme ju- 

rare de jus, signifiait d'abord « par- 
ler » : Plaut. Most, iii, i, ioi. 
Bonum 3equomque oras, — Orare 
s'est employe particuli^rement dans 
le sens de « parler en public, faire un 
discours ». Virg. JEn, x, 36. Tali- 
bus orabat Juno, — Cic. Brut, i2. 
Nemo unquam melius uUam oravit 
capitis causam, C'est le sens qui est 
reste dans orator, oratio. — Orare, 



\n 



dans lalangue religieuse, aTacce 
de « parler k la divinite, prier ».! 
prend alors k raccusatif le nom de 
personne k qui on adresse la p 
Virg. JBn. ix, 24. Multa Deos o 
C'est le sens qui se trouve dans 
exoro, — Oscen (de os el canere^ 
un lerme de la langue des au 
on dislinguait les oiseaux qui 
cent Favenir par leur vol (pr 
alites) et ceux qui Tannoncenl pi 
chant (oscines), — Coram est 
de cum et de os, et a la mtoe 
nence que clam el palam. Ac 
pond en Sanscrit le substanlif 
Ire as ou ds-ja-m abouchen. 



OS, ossis (n.), os; 
\ osseus, a, um, d'os; osseux; 

2 ossiculum, i (n.), petit os; 
osslcUldris, is, e, de petit os; 
ossicUldtim, adv., parpelits 

ments ; 

3 ossifrHgus, a, um, qui brise 

os; 
ossifriigus, i [m.) ( - 

osstfrdga, a? (f.), arch. \ ^ 

4 eX'OS, 'Ossis, adj., sans os, (f( 

souple ; 
exosso, as, \ ° briser les os ; 2* 

osser, d'ou amollir, assou] 
exossdtim, adv, arch., sans os 

5 ossudrium, ii [n.), coffret ren 

mant Turne cin6raire ; 

6 ossuosus, a, um, rempli d'ps. j 
II V avail en vieux latin un ml 

ossu, pluriel ossua : de 1^ ossuariut^ 
ossuosus. — Le second s de ossa e^ 
pour un ancien t\ cf. 6t:^ov. Sanscfi. 
asthi, asthan ((0S». 






h 



oscillum, i (n.), masque qu'on suspes- 
dait aux arbres ou dans les mai- 
sons et qui se balangait au vent; 

oscillo, as, se balancer ; 

oscilldtio, onis [f.), jeu de la balan- 
Qoire. 

oscito, as, b^iller; 



OVUM. 



239 



XtanteVj adv,, avec nonchalance; 
•XtCibundus, a, um, qui bailie sou- 
vent ; 

zMCitio. onis {f.), Millement ; non- 
chalance ; 
ciido, tnis {/.), habitude debdiller. 

nm, ii (n.), ouverture (porte, em- 
bouchure, etc.); 
lUariuSy ii (m.), portier; 
Uidriumj ii (n.), imp6t sur les 

portes (et fen^tres) ; 
^itidtim, adv., de porte en porte; 
^iolum, i (n.), petite porte. 

ream, i (n.), ostrea, ae (/".), huitre, 
coquille ; 

1 ostredtvs, a, um, arch., raboteux 

comme une ecaille d'huitre ; 

2 ostreosus, a, um, abondant en 

huitres ; 

3 ostredrius, a, um, d'huttre ; qu'on 

mange avec ies huitres; 
ostredrium, ii (n.), banc d'huitres ; 

4 ostri-fer, -fera, -ferum, qui pro- 

duit des huitres; 

5 ostrdcismii^ , i (m.), ostracisme, 

sentence d'exil que les votants 
6crivaient sur une coquille. 
Mots emprunt^s : grec oarpsov, 6a- 

pbrnm, i (n.), pourpre ; 
cstrinus, a, um, de pourpre. 
Mot emprunte : grec oaipov. 

Knm, ii (n.), repos, loisir; 

■ i otidlum, i{n.), court loisir;' 

2 otior, dris, 6tre de loisir ; 

3 otiosus, a, um, oisif ; 
m-otiosus, a, um, non oisif; 
otiose, adv.^ i^ dans Toisivet^; 

2^ a loisir ; 

4 neg-otium, ii (n.), affaire; 
negotior, dris, s'occuper d'affaires; 

^tre commerQant; 
negotidtio, onis (f,), affaires de 
ban que, trafic; 



negotiator, oris (m.), bomme d'af- 
faires; negociant; 
negotiosus, a, um, i° occup6, 
affaire; 2° laborieux, difficile; 
negotidlia, is, e, relatif a une 

affaire, pratique ; 
nogotidlum, i (n.), petite affaire. 
L'orthographe par un c est vicieuse. 
— .Sur neg- pour nee-, v. neyo, ne- 
gligo, — Cic. Off, in, 1 . Nostrum 
otium negotii inopia, non requiescendi 
studio, constitutum est. Id. ibid. Ilium 
et in otio de negotiis cogitare, et in 
solitudine sccum loqiii solitum. Cat. 
ap. Cic. Plane. 27. Clarorum virorum 
non minus otii quam negotii rationem 
exstare oportet, 

6 vis, is (f.), brebis; 

1 ovllis, is, e, ovillus, a, um et ^vid- 

rius, a, um, de brebis ; 
dvile, in (n.), bergerie; enclos 
pour les votes au Champ de 
Mars ; 

2 dvo, as, immoler une brebis pour 

la ceremonie du petit triomphe, 
d'oii 6tre triomphant; 

bvans, antis, adj., triomphant; 

dvdtio, onis (f.), petit triomphe, 
ovation ; 

dvdtus, ds {m.), cri de victoire ; 

bvCdis, is, e, relatif ^ To vation ; 

3 su-6ve-taurtiia,um (w.), v. taurus. 
Grec oY; ou oT; (pour *o Ft;). Sanscrit 

avi-s « brebis ». Lithuanien avis 
«mouton)). Irlandais oi « brebis ». — 
L'origine et la composition de OpXlio, 
uptlio ((berger », qu'on rattache habi- 
tuellement a ovis, sont obscures. 

ovum, i (n.), oeuf ; 

1 ovdtus, a, um, 1<* en forme d'oeuf, 
ovale; 2° mouchete; 

2 ovi-pdru^, a, um, ovipare. 

Cf. grec wo'v pour * wtov qui est lui- 
meme pour 'wFiov. H6sychius : wSsa- 
la wa 'ApysToi. 



240 



P^AN. 



paean, anis (m.), p^an. chant en I'hon- 
neur des dieux"; particiiL chant 
de victoire. 
Mot emprunte : grec jratav. 

psedagogus, i (m.), pedagogue, gou- 

verneur; en mauv, party pedant; 

pxdagoglum, ii (n.), appartement 

ou Ton 6levait les jeunes esclaves. 

Mots emprunt^s : grec jratSaYWYo;, 

psene ou pene, adv,, presque; 

1 paen-insula ou pm-inmUi, a? (f.), 

presqu'ile, peninsule; 

2 pwn-ult'imus, a, um (v. ultimus). 
Pxne signifiait primitivement « a 

fond, tout a fait)). Plaut. Most, iii, 
4, 27. Malum quod isti Bi Deaeque 
omnes duint : ita mea consilia per- 
turbat pwnissime (de fond en comble). 
Le sens s'est ensuite affaibli comme 
pour fermey et comme cela est arrive 
en anglais pour almost^ en allemand 
pour fast, — Fame est de la m6me 
famille que penitus et penes (v. ces 
mots). — II a donn6 un adjectif peni- 
tus, a, urtiy qui est synonyme de imus 
et intimus. Plaut. Cist, i, 65. In late- 
bras abscondes pectore penitissumo, 
Apul. Met. VI, 5. Prwcordiis penitis 
nutrire invidiam, 

psenitet, uit, ere, i^ 6tre fach6 de; 
2° se repentir de ; 

pmnitcnSy entis,partic., qui est f^ch6 
de, qui se repent ; 

paenUeniia, a? (f,), regret, repentir; 

pxnitendus, «, um, dont on doit se 

. repentir. 

L'orthographe par a? est la seule 
bonne. Dans le discours conserve a 
Lyon, ou Tempereur Claude parte de 
I'adjonction de senateurs gaulois au 



s6nat romain, nous trouvons deux 
PiENITET. Voici le passage : 
EGGE INSIGNES IVVENES Q^ 
INTVEOR NON MAGIS SVNT PJ 
NITENDISENATORES QVAMP^ 
NITET PERSICVM NOBILISSI! 
VIRVM... LEGERE. Cest egale 
Torthographe des plus anciens eti 
meilleurs manuscrits. — Psmitet 
du repentir, c'cst-^-dire du sentii 
moral que nous eprouvons k Tocc 
d'un acte que nous avons comi 
que notre conscience reprouve; 
ce n'est 1^ ni le seul, ni le plus at 
sens du mot. II s'emploie aussi, il s'l 
ployait surtoutdans Fancienne lai 
pour marquer d'une fagon g^i 
toute esp6ce de regret ou de m^ 
tentement,qu'il s'agisse ou nondel 
engageant notre responsabihte. 
le trouvons, par exemple, avec le 
general de regret dans ce passage 
Pro Ca?/io,dont traitait deja Aulu- 
{Noct. Attic, XVII, 4) : « Quant auxi 
prochesquiregardentles moeurs.qi 
a ces declamations vagues r6p6t 
par tous nos adversaires, Celius tfi 
sera jamais assez affecte pour reg« 
de n*6tre pas ne difforme. n Nam 
objectum est de pudicitia, qi 
omnium accusatorum non criminil 
sed vocibus maledictisque cclebrai 
est, id nunquam ita acerbe ft 
M. Caelius, ut cum pmniteat non defn 
mem esse natum. — La traduction 11 
plusexacte de me pwnitet, en bea»i 
coup d*endroits, serait « je ne suis p4 
content)). Au commencement de VHet 
tontimoroumenos, Ghremes reprochei 
son voisin M6n6d6me de prendre ti 
de peine, de s'imposer trop de fatigi 
« Mais, me direz-vous, je ne suis ptd 
content de Touvrage que me font m« 



PAGUS. 



241 



At enim, dices, Me, quan- 
peris fiat, pmnitet. On peut 
r ce passage du Phormion, 
c Voila comme nous sommes 
lais contents de notre sort. » 
'ue ingenio siimua omnea : 
sinet psenitet. « N'^tre pas 
est egalement la traduction 
lent indiquee dans les phra- 
ites. Plaut. Trin., I, ii, 39 : 
n est satisfait de lui-m6me 
homme de bien, ni vertueux : 
st homme de bien, qui n'est 
ent de sa probite et de sa 
hit ipsus sibi satis placet, 7i€C 

t, nee friigi honx : U probiis 
I paenitet quam probus sit et 
,x\ — Ter. Eun., V, vii, 1*2 : 
-tu pas content de la sottise 
avals fait faire h ce jeune 
sans aller encore le denoncer 
re? » An pxnitebat flagitii, te 
quod fecisset adolescens, ni 

insuper etiam palri indica- 
Du moment que me pxnitet 
( je ne suis pas content)), me 
itet doit signifier « je suis con- 
ns contente ». G'est, en efTet, 
[ue nous trouvons dans Tite- 
II, 23), en un passage gene- 

mal compris, oji les Samnites, 
par les Romainsd'avoirvoulu 
les peuples voisins, r^pondent 
•te : Nee Fundanwn Formia- 
se soUieitatofi : qiiippe minime 

se virium siiarum si bellum 
Ce qui veut dire, traduit libre- 

francais : « Nous avons i'ha- 
n cas de guerre, de nous con- 
) nos propres forces. )) — On 
ans peine comment de I'idee 
itentement pxnitet a passe a 

« repentir )). Quand il s'agit 
e dont nous sommes les au- 
) deux idees se touchent. Dans 
ses telles que me pxnitet facti, 
lee morale du repentir est ve- 
naturellement se m^ler a celle 

LATINS. — Cours sup. 



du regret. Pxnitet a fmi par s'employer 
surtout dans cette acception particu- 
li^re.Il est possible que Facception de 
remords ait ete favorisee par la pre- 
sence dans la langue du mot pcena, 
avec lequel on crut vaguement perce- 
voir un rapport. Ce serait ici un cas 
analogue a celui de mentior eimendax, 
de fas et fari. — Pxnitet est un parent 
de pxne «a fond)) (v. ce mot), et de 
V adieciU penitus, a, um, «int6rieur)). 
Me pxnitet signifie proprement «cela 
me touche interieurement, cela me pe- 
n^tre ». C'est ainsi que mise?* a fait me 
miseret «cela me rend malheureux)). 
Au sujet de la difference de quantite, 
cf. pxne et penitiis, penum et pi'nuna. 
V. M^m, Soe. Ling, tome V. 

paenula, ae (/.), manteau k capuchon 
pour les hommes ; 
pxniddtiis, a, iim, convert d'un 

manteau a capuchon. 
Mot emprunte : grec 9a'.voXr,;. 

paetus, a, um, un peu louche ; 
pxtaius, a, um, leg^rement louche. 

pagus, i (m.), i° village, bourg; 
2<> partie de territoire ; 
pdgdnus, a, um, de bourgade, de 

village ; 
pilqdnus, i (m.), i° habitant d'une 
bourgade ; 2*' habitant, prtr oppos. 
a soldat; 

seml-pdgdnus,i(m.), demi-paysan; 
pdgdnieus, a, um, de village; 
pdgdndlia, ium, fetes en I'honneur 

des divinites champ^tres. 
Le sens « paien )) (le culte des divi- 
nites s*etant conserve dans les cam- 
pagnes) se trouve de bonne heure chez 
les ecrivains Chretiens. Hieronym. in 
Psalm. 41. Pagani Deos suos digito 
ostendunt. August. Retract, w, 43. 
Deonim falsorum multarumque caU 
tores paganos voeamus. L'exprcssion 
gentiles est une traduction de I'he- 
breu. 

16 



4 



242 



PALESTRA. 



palaestra, aB(/'.), i° palestre, partie du 
gymnase destinee aux exercices 
du corps ; 2'> exercice de la pa- 
lestre; 3<* gymnase, 6cole, d'ou 
habilete, art; 
\ pdlaestnciifif «, urn, de la palestre, 
gymnastique ; 
jxXlwstrwc, adv., a la inani6re des 
gymnastes ; 

2 'piUsdstrio, onis (wi.), arch., <(le 

Gyranaste », personnage de co- 
me die ; 

3 inilxstrita, a?(m.), gymnaste exer- 

ce, homme robuste. 
Mots empruntes : grec -aXaiorpa, 
::aAatT:ptxo;, ncCka.i.fyz^l'ZT^^, 

palam, adv,, ouvertement; 

1 pro-pdlam, adv., ouvertement; 
pro-palo, as, rendre public; 

2 dh'palesco, is, arch,, devenir pu- 

blic. 

Palatium, ii (n.), le mont Palatin. Au- 
guste y etablit sa residence, d*ou 
palais ; 
\ jnddthius, a, um, 1° du mont Pa- 
latin; 2° du palais de Tempe- 
reur ; 

Pdldtlna, x (f.), la tribu Pala- 
tine, a Home; 
2 Pdld'iua, w (f.), deesse protec- 
trice du mont Palatin ; 
pCddtuCdis, is, e, de Palatua. 
Le Palatin tirait son nom soit du 
verbe imlari «errer», 5, cause des 
troupeaux qui y paissaient dans les 
premiers temps, soit d'un sanctuaire 
de' la deesse Pales. Tibull. II, 5, 25. 
Sed tunc pascebant herbosa Palatia 
vaccx. — On supposa plus tard qu'il 
avait etc ainsi denomme en Thonneur 
de Pallas, fils d'Evandre. — Le sens 
general « palais » se trouve deja dans 
Ovide. La ne s'arrete pas Thistoire du 
mot : il a fourni a Tallemand les mots 
Pfalz et Pfalzijraf, qui designent les 
comtes palatins et une circonscription 
territoriale (Palatinat). 



palatum, i («.), palais, organe 
du goOt. 

pSlea, SB (A), 1° paille; 2^ b 
coq; 3<» paillette; 

1 pdledriiim, ii{n.), grenier 

2 pdledtus, a, um, m^le de 
Palea est devenu en latin p 

palia, d'ou le frangais « paille 

Pales, is (f.), Pal^s, deesse d 
rages ; 

PdlUia, ium (n.j, f^tes en l' 
de la deesse Pales. 

Pales est quelquefois cite,noi 
une deesse, mais comme un < 
Au lieu de Palilia, on trouve 
forme Parilia, avec changeme 
liquide, pour eviter le voisini 
deux /. 

palimpsestus, i{m,), palimpses 
chemin ecrit que Ton 
pour y ecrire de nouveau. 
Mot emprunt6 : grec T.oi\{\x'l 

paliurus, i (w.), sorte de rone 
Mot emprunte : grec ;;aX:oj: 

palla, se [f,], i^ robe flottante; 
en gdner. ; 3° tenture ; 
pallium, ii (n.), manteau 
manteau; couverture; 

1 pallidtus, a, um, v6tu d'u 

teau; 

2 palliolum, i (n.), petit ma 
pallioldtus, a, um, couve 

petit manteau ; 
pallioldtim, adv. arch., i 
Hum; 

3 palliastrum, i (n.), mantea 

sier. 
Palliatus « vetu du palliun 
disait des Grecs, par oppositio 
gatus, qui s'emploie en parla 
Romains. De \k palliata fabi 
comedie mettant en scene des C 
par opposition a fabula tognta 

palleo, es, etre pide; 

1 pallor, 0ns (m.), pMeur; 



PALUS. 



243 



2 pallidus, a, um, p^Ie ; 
ex-palltdus, a, um, tres p^le ; 
pallXduluSj a, um, un peu pMe; 

3 pallesco, is, palir; 
j ex-pallesco, is, devenir tr^s p^le. 

^a, ae (/".), i^ paume de la main; 
2^ partie du tronc d'ou sortent les 
rejetons; 3<* palmier; branche de 
palmier, d'oit victoire ; 
palmus, i (m.), i° paume de la 

main; 2° une palme, mesure 

egale au travers de la main ; 
palmes, -mitis (7n.), pousse de la 

vigne ; 
I (palm a) : \ palmCiris, is, e, digne 

de la palme; 

2 palmCinum, ii (n.), action d'e- 

clat; 

3 palmo, as, \ ° broder de palmes ; 

2° marquer de I'empreinte de 
• la main ; 
de-palmo, as, frapper du plat 

de la main, souffleter; 

4 palmula, ae {f,), 1® paume d'une 

petite main; 2° pale d'une 
petite rame; 

5 pahneus, a,um, de palmier, en 

, bois de palmier; 

6 palmosus, a, urn, abondant en 

palmiers; 

7 palmetum, i {n,), lieu plants de 

palmiers ; 
^ 8 composes en palmi- : 

palmi-fer, -fera, -fenim, i° qui 
[ produit des palmiers ou des 

dattes; 2° qui remporte la 
palme ; 
palmH-gei', -gei^a, -gerum, qui 
porte une branche de palmier; 
palmt-pes, -pedis [m, f,), aux 
pieds palmes, palmipMe; 
II (palmus) : 1 palmdA de la/ lon- 
ris, is, c I gueur d'un 

2 palmeus, a, um ) palme; 

3 palmX-pes, -pedis \ long d'un 
[m. f,) [pied et d'un 

palmi^edidis, is,e] palme ; 



4 hX'palmis, is, e, qui a deux pal- 
mes (de long, de large, etc.) ; 
III (palmes) palmo, as, 6chalasser la 
vigne. 
Palmares ludi designait les jeux ou 
Ton se dispute la palme ; palmares ceux 
qui ont merits la palme. — Grec -aXa- 
{jLTj (le second a est une voyelle de liai- 
son) « paume de la main » ; vieux haut- 
allemand folm (m6me sens). Sur la 
substitution de / ^ p, v. decem. 

palor, aris, errer ga et la; 

I Com p. : dis-pCdor, arts, se dis- 

perser ; 
II Der. : piVCdim, adv., en errant gu 
etla. 

palpito, as, palpiter; 
palpUdtio, onis (/".), palpitation. 

palpo, as et palpor, aris, toucher lege- 
rement de la main, caresser; 
palpatio, onis (f.), caresse ; 
palputor, oris (m.), flatteur; 
ex-palpo, as, chercher a obtenir, 

obtenir par des caresses. 
On trouve chez Plaute un substantif 
palpum ou palpus « attouchement », 
qui est peut-^tre tire du verbe. 

paliidamentum, i (n.), manteau de ge- 
neral; manteau de guerre; 
pdliiddtus, a, um, v6tu d'un man- 
teau de general ou d'un manteau 
de guerre. - 

palumbes, is (m. f.) \ pigeon sau- 
palumbus, i (m,) ) vage; 

pdlumbinus, a, um, de pigeon sau- 
vage. 

Cf. columba. 

palus, i (m.), pieu, poteau; 

\ pdlo, as, garnir d'echalas; 

2 pdldris, is, e, de poteau. 

Le diminutif paxillus « petit pieu » 
confirme I'etymologie deja donn^e par 
les anciens a pangendo. 

palus, udis (f,), marais; 



244 



PAMPINUS. 



\ imluddsus, a, um, marecageux; 
2 pdluster et ptXlustriSf is, e, de 
marais. 

pampinus, i (w., quelquefois f.), pam- 
pre; 

1 pampXneuSf a, um 1 de 

2 pampXnCirius, a, um ] pampre ; 

3 pampmosus , a, um, couvert de 

pampres ; 

4 pampmo, as, 1® 6pamprer la vi- 

gne ; 2<* orner de pampres ; 
pampindtio, onis (/.), epampre- 

ment de la vigne ; 
pampXnutor, oris (m.), qui epam- 

pre la vigne. 

pando, is, pandi, pansum et passum, 
pandere, deployer ; 

I Comp. : i dis-pando, ouvrir de 

c6te et d'autre ; etendre en 
tous sens; * 

dispansus et dispessus. a, um, 
etendu, ouvert; 

2 ex-pando, etendre, deployer; 

developper ; 
expansus et expassus, a, um, 
deploye, etendu; 

3 prx-pando, etendre en avant; 

deployer devant; 
II Der. : 1 passus, its (m.), pas; 
pas, mesure ilimraire; mille 
passus, mille pas ou un mille 
romain (i kilometre ^/2); 
2 passim, adv., en desordre, ga 
et la. 
Passus vient de pando comme in- 
grcssus de ingredior : la nasale a et6 
supprimee. — Pour la formation de 
passim, v. partim, 

pandus, a, um, arrondi, flechi, concave ; 
I Comp. : re-pandns, a, um, re- 
trousse; 

repandi-rostrus, a, um, arch,, 
au bee ou au museau retrous- 
se; 

II Der. : pando, as, 1° courber;2° se 

courber ; 



panddtio, onis [f,), com 
bois qui se dejette. 

pango, is, panxi, au sens fig. 
pactum, pang ere, 1° ficher 
dure un traite ; 
I Comp. en -pingo, is, -pi'f^ 
turn, -pingere : 
\ com-pingo, fixer ensem 
sembler; resserrer; 
compactus, a, um, as 

ramasse ; 
compactio, onis (Z'.), asse 

liaison ; 
compactXlis, is, e, asseii 
masse ; 
2 im-pingo, fixer, poussei 
cer contre; 
impactio, onis (/".), heur 
^ 3 SMj^-pingro, I <* ficher so us 
nir par-dessous ; 
Comp. en -pango : dii-pa 
ficher en terre ; 
II Der. : 1 comp. en -pages c1 
com-pdges, is {f.), assei 
im-pdges, is (f.), traver 

une porle ; 

pr6-pdges, is (f.) ( bo 

prdpdgo, -gXnis {f.)\ li 

prdpdgo, as, 1° propaj 

boutures; 2^ propage 

prdpdgdtio, onis [f.], 

tiplication par bo 

2° propagation, a^ 

sement, prolongati 

prdpdgdtor, oris {m 

etend ou prolonge ; 

2 re-'pdgula, drum (?i.), ba 

3 pdgXna, % [f.), page ; 
pdgXnida, a? (/".) \ p 
pdgella, % {f,) ] p; 

4 pdciscor et de-pdciscm 

pactus sum, pdcisci, 
pmscor, eris, -pecti 
-pecisci, faire une 
tion; 
pactum, i [n.) j conv( 
paclio, onis if.) ] pa 



PAPAVER. 



245 



l^actlcius, a, nm, arrSte par un 

pacte ; 
pfictor, oris (m.), contractant; 
pax. pCicis (f.), traile, paix, 

d'oii : 
pdco, as, pacifier; 

pdcfltor, oris (m.), pacifica- 

teur; 
im-pdcdtus, a, um^ non apai- 
se; 
pucCdis, iSy e, de paix; 
pdcX-fer, -ferUf -frnim, qui ap- 

porte la paix ; 
pdci-fkus, (ly urrif pacifique ; 
pdciflco, as, et urch. pdcX- 

ficor, dris, faire la paix; 
pdcificdlio, onis (/".), pacifica- 

tioij ; 
pdcXficdtor, oris (m.), pacifica- 
teur ; 

pddflcdtdriuSj a, urn, relatif 
a la pacification. 
.es radicaux pac et pang sont de 
ne origine : ils veulent dire «fi- 
r, etablir solidement », et au fi- 
•^ « fixer, conclure ». Tile-Live (vii, 
en parlant du ciou que chaque 
lee le preteur devait enfoncer dans 
temple de Jupiter, dit indifTerem- 
nt clavum figere et imngere. Le 
•be grec correspond ant est tv/^-^yj^i. 
lute emploie le subjonctif paxim 
, faxim) dans le sens de « je gage- 
S)). — Propagare s'est dit d'abord 
> marcottes ou branches tenant a 
'bre et couchees en terre pour pro- 
re des racines; puis il a signifi6 en 
leral « multiplier, propageD). — 
jina a commence par 6tre un terme 
griculture : il designait une treille. 
n. H. iY. xvii, 22. Semper vero qitin- 
'ia seminan, hie est tit qtiinto quo- 
? palo shigulx jugo paginae inclu- 
ttur. De la, au figure « une colonne 
criture, une page ». Cf.lametaphore 
irarc « ecrire ». — Depagina vient 
^paginare «joindre, reunir ». — Pac- 
n, a Tablatif, s'emploie dans le sens 



de ratio : qim pnctn? alin pucto, quo- 
qwt pacto. — Pax se disait de toute 
convention ou permission. Virg. Mn., 
X, 31 . Si sine pace tua, atque invito nu- 
minc Troes Italiam petiere. Id. JEn., 
HI, 369. Hie Udenus, cxsia primum de 
more juvencis, Exorat pacem Divum. 
Cic. Uabir. 2, Ah Jove Optimo Maxi- 
mo ceterisque Diis Deabusque immor- 
talibus,.. pacem ac veniam peto, pre- 
corque ab iis iit... etc. Ainsi s'explique 
la locution : pace tua dixerim « avec 
votre permission)). Pax a d6sign6 en- 
suite la convention qui se conclut entre 
deux peuples, la paix. En ce qui con- 
cerne la quantite, pax, pdcis est avec 
pddscor dans le m^me rapport ^que lex, 
legis avec legere^ De pax vient pdcare. 
— V. piynus. 

panis, is (7^.), pain; 

1 pdniceus, a, urn, fait de pain ; 

2 pdndrium, ii (n.), panier pour 

transporter le pain; 

3 pdnX'ficium, ii (n.), 1° fabrication 

du pain; 2° pain. 

pannus, i [m.], morceau d'etoffe ; lam- 
beau, haillon; 
\ pannosus, a, um, i° dehaillons; 
2° couvert de haillons; 3° ride; 

2 panm'iceus et pannucius, a, um, 

i^ rapiece; 2^ ride, rugueux; 

3 panniilus, i (m.), lambeau, hail- 

lon; 

4 panmcidus, i (m.), petit morceau 

d'aoffe ; 

5 panndria, orum (n.), morceaux 

de toile, trousseau, d'oii cadeau; 

6 pannU'Vellium, ii (n.), fil de trame, 

devidoir. 

panthera, se (f.), panthere; 
panthermus, a, um, de panthere. 
Mot emprunte : grec TiavOrJp. 

papaver, -eris (n.), pavot; 
pdpdv^eus, a, um, de pavot; 
pdpdverdtufi , a, um, prepare avec 
du pavot. 



246 



PAPILIO. 



papilio, dnis (m.), i<*'papillon ; 2<* tenle, 
pavilion. 

papula, ae (f,), pustule, bouion ; 
piXpilla, X (f.)y bout du sein; sein. 

plipyms, i (m. f,), pilpyrum, i (n.), 
papyrus ; 

1 pdpyrCiceus, a, wm, de papyrus; 

2 papyri- fer J -fera, -ferum, qui pro- 

duit le papyrus. 
Mot emprunte : grec ni^upo;. 

par, paris, adj., egal ; 

par, pdris (n,), paire, couple; 

I Comp. : 1 corn-par, -piuHs, adj,, 

assort!, conforme; 

2 dis-pdr, -pains, adj,, dissem- 

• blable; 

3 im-par, -parts, adj., inegal; . 
impdrXter, adv,, inegalement ; 

4 se-pdr, -pdris, adj., separ§, dis- 

tinct ; 
D sup-pdi*, -pdris, adj., b. peu pres 
egal; 

II Der. : ipdrXier, adv., egalement; 

im-pdrXter, adv., inegalement; 

2 pdrXtas, dtis [f.], (^galite; 

3 pdro, as, \^ faire la paire, appa- 

rier; 2° appr^ler; 

pdrdte, adv., l°avec prepa- 
ration; avec soin; 2<* en 
homme pr6t; 

pdrdtus, us (m.) ) prepara- 

pdrdtio, onis (f.) \ tion ; 
aequX-pdro, as, egaler; 

aequXpdrdtio, onis (f.), com- 
paraison ; conformite ; 

3BquXpdrdbXlis, is, e, compa- 
rable, egal; 
ap-pdro, as, appr^ter, preparer; 

appdrdte, adv.,B.yec appareil, 
avec pompe ; 

a;)pan7ao, dms (/•.) j 
appdrdtus, us (m.) j ^^ ' 

com-pdro, as, reunir, opposer; 
comparer; 

compdrdte, adv., par compa- 
raison ; 



compdrdtio, onis {f.), comj 

raison ; 
compdrdtus. Us (m.), pro[ 

tion ; 
compdrdtlvus, a, um, qui 
a comparer ; 
compdrdtive, od[y., par( 
paraison ; 
compdrdbXlis, is, e, coi 
rable; 

in-compdrdhilis, is, e, il 
comparable ; 
diS'pdro, as, i^ s^parer; 2« 
versifier ; 

dispdrdtum, i (n.), contrast 
contradiction ; 
im-pdrdtus, a, um, non prepi 
prae-pdro, as, preparer ; 



(f.) I preparation;: 
praepdrdtus, t preparatif; j 



praepdrdtio, \ 
onis if.) I 

ttus, I ^.^^ , 

Us (m.) ) ; 

prxpdrdto, adv., avec pr^paj 

ration ; \ 

rb-pdro, as, reparer, renouv(M 

ler ; 

repdrdtio, onis [f,], repara- 
tion; j; 

riipdrdtor, 6ris{m.}, qui rc^ 

pare ; 

repdrdbilis, is, e, reparaWeJ- 

ir-rdpdrdbilis, is, e, irrfej 

rable ; 

se-pdro, as, disjoindre, s^parei 

sepdrdtim, adv., s^paremenl 

sepdrdtio, onis (f.) i separa- 

sepdrdtus, ws (m.) \ tion; 

sepdrdbXlis, is, e, separablel 

in-s^pdrdbXlis, is, e, vas^ 

parable ; i 

4 pdrllis, is, e, pareil, semblabte, 

dis-pdrilis, is, e, dissemblable. 

Par, comme substantif neutre, sigra^ 

fie « une paire, une couple ». Cic. Pro 

domo. Quod par amidtiae consulO' 

ris fuit unquam conjunctius, quam 

fuimus inter 7ios, ego et Cn. Pom- 

peius ? — On dit de m^me : par gin- 



PARIO. 



247 



tres 6conome, 
avare : 



ioriun, par columbarum, — Le 
be parare « apparier » (ne pas con- 
idre avec paro wacheterw) en est 
nve. Plaut. Cure, iv, 2, 20. Eodem 
xle vos pono et paro : parissumi 
is hibtis. Lldee d'apparier a con- 
it a celle d'appareiller, d'appreter, 
{poser. 

rco, is, pepercif par mm, parctre, 

epargner; pardonner; 
I Coin p. : i com-parco ou com-percOf 
is 9 'parsi ou -persi, -parcere ou 
-percere, i ° epargner ; 2<» eviter 
de; 
2 im-perco, is, arch,, epargner; 
se menager; 
n Der. : parous, a, urn, menager, 
econome ; 
de-parcus, 

a, um 
prsB-parcus, 

a, um 

trt-parcus, a, um, arch,, trois 
fois 6conome; 
parclmonia et parsmonia, ae 

(f,), economie; 
parcXtas, dtis (f,), raret6. 
L'orthographe parsimonia se rap- 
"Tle a un participe inusit6 *pdrsus : 
mncti-monia. L'orthographe parci- 
suppose que le nom est tire de 
Ijectif. — Du verbe parcere vient 
lablement le nom propre de divi- 
Pnrca (celle qui epargne ou doit 
•gner la vie) : cf. le nom des dees- 
Pronuba, Domiduca, etc, 

is, is {f,), panthdre. 
Mot emprunt6 : grec Tzap^aXii, 

ins, i (m.), male de la panth^re. 
Mot emprunte : grec TrapBo^. 

r, es, ui, ilum, ere, loparaitre; 
2® obeir ; 
I np-pnreo, es, apparaitre; 
nppnritio, onis (f,), i^ service au- 
pres d'un magistrat; 2® cortege 
d'appariteurs, suite, escorle; 



apparitor, om (m.), fonctionnaire 
ou officier subalterne attache 
au service d'un chef; 
appiirUura, ae {f.), fonction d'ap- ' 
pariteur ; 
2 com-pnreo, es, paraitre en menie 
temps ou d'onsemble ; appa- 
raitre, se montrer. 
L'idee de a comparaitre » a conduit 
a celle de «se soumettre, ob^irw : 
c'est une association d'idees du mdme 
genre que dans contumax, — Appa- 
rere signifie quelquefois « servir, es- 
corter ». Li v. ii, 55. Qunttuor etviginii 
lictores apparei*e consulibiis. De 1^ ap- 
paritor « le serviteur, Tappariteur ». 

paries, etis (f.), mur, paroi; 
pariettnae, iimm (/.), murs dela- 
bres. 

pario, is, pepcri, partum, par ere an- 

cienn. pdrlre (part. f. pdritu- 

rus), \^ procurer; 2° mettre au 

monde, enfanter; 

I Gomp. : 1 d-perXo, is, ui, dper- 

tum, dperlre, ouvrir; 

dpertus, a, um, ouvert, d6cou- 

vert; 
dpertii, adv., ouvertement; 
Iri'dpertus, a, um, inaccessible ; 
2 d-perio, is, ui, opertum, 6perlrc_ 
couvrir, cacher; 
opertP, adv,, d'une manieri 

couverte, voilee; 
opeiHorium, ii (?i.), couverturc; 
operimentum, i {n,), ce qui sert 
de couvercle ou de couvoi 
ture ; 
operculum, i {n,), couvercle , 
opcrcido, as, termer avec un 
couvercle ; 
in-dpertus, a, um, decouvert; 
ddSpl^rio, couvrir ; 
rO'dpvrio, couvrir enti^reraeut ; 
codperimentum, i{n.), vc qui 

couvre ; 
coftperculum, i (n,), couvei 
cle; 



248 



PAMA. 



3 com-perhy w, -peri, 'perluniy 

-perlre, decouvrir;* 

4 re-perXo, is, reppvri, repertum, 

reperlre, trouver ; 
repertor, oris (m.), inventeur; 
ir-rrpertus, a, urn, non trouve; 
II D6r. : i parens, entis [m. f.), 
pere, m^re; 
parentes, urn {rti.), le p6re et la 

m^re; 
pdrento, as, {° celebrer une 
ceremonie funebre pour ses' 
parents ; 2° faire un sacrifice 
expiatoire ; 
parentCdia, ium (n.), sacrifices 
annuels en I'honneur des 
morts ; 
. 2 partus, us (m.), enfantement; 
parturio, is, ire, enfanter; 
3 composes en -parus, -para, 
-p^ra : 
ovX-purus, a, um (v. ovum) ; 
vlvX'pdrus, a, um (v. vivus) ; 
puer-pcra, a? {f.) (v. puer), 
L'infinitif parlre, le futur parlbis, 
le parfait pariit sont donnes par les 
grammairiens anciens. — Le sens 
primitif est « procurer, produire ». 
Cic. Phil. II, 28. Sed, ut est apud 
poetam nescio quern, male parta male 
dilahuntur. Id. Fin. i, 16. Prwda 
improbe parta. Id. Off. ii, 13. L. 
Crassus sibi ipsi peperit maximam 
laudem ex ilia accusatione nobili et glo- 
riosa. Plant. Most, ii, \, li. Ne quid- 
quam nobis pariant ex se incommodi. 
— C'est ce sens qui est reste dans 
reperire, comperire et les autres com- 
poses. Le verbe simple s'est restreint 
dans I'usage ordinaire a I'acception 
tt donner un enfant, mettre au monde » 
(en pariant de la mere). C'est ainsi 
qu'en allemand le yerbe bdren « por- 
ter » (cf. I'anglais bear), lequel cor- 
respond etymologiquement a ferine, a 
pris la signification particuliere ((met- 
tre au monde » : ge-bdren. V. aux mots 
duco, mitto, d'autres exemples de ver- 




bes simples qui se sont ecartesdei'i 
ception primitive, tandis que celle 
est restee dans les composes. Au 8( 
de la voyelle initiale restee breve 
6[b)'perire, cf. 6[b)-mittere. Apt 
(de ab et parire) est le contraire 
operire. — Operio a ete ensuite 
comme s'il etait un verbe simple, 
Ton a fait de nouveaux composes 
operio, co-operio. — Pour comprei 
comment o\b)'perio « mettre dev? 
a pris.le sens de « cacher », cf. oh 
— Parens est un participe de jmi 
mais c'est une sorte de participe aoris 
seul de son esp^ce en latin, com[ 
rable a Tsxtov. 

parma, ae (f.), bouclier rond; 

1 parmdtus, a, um, arme d'l 

clier rond ; 

2 parmiila, x {f.), petit b 

rond ; 
parmiildrius, ii {m.), parmulai 
gladiateur thraqe, arme d*4 
bouclier rond. 
Mot emprunte : grec Trapjir,. 

• 

paro, as, acheter; 

I Comp. : 1 com-pdro, as, achetel 
(ne pas confondre avec compar%^ 
venant de par) ; 
compdrdtio, oiiis (f.), acquisition; 
2 reci-pero ou recii-pero, as, re- 
couvrer ; 
rectperdtio ou reciipe ratio, onn 

(f.), action de recouvrer; 
recipe rdtor, oris (m.), \° qui 
recouvre ; 2° juge charge de 
prononcer en matiere de res- 
titution ; recuperateur ; 
reciperdtorius, a, um, relalif 
aux r6cuperateurs ; 
II Der. : 1 pdrdbtlis, is, e, facile i 

acquerir ; simple. 
Paro (c acheter », qui ne doit pas 
6tre confondu avec paro « preparer*^ 
vient de la m^me racine qui a donnA 
en grec rtTrpaoxtj, :zipyr^iLi, -piaaOai. Le 
sens primitif de cette racine par est 



PARS. 



249 



ifiquer ». — Elle a encore donne 
latin irretiuui et iiiterpres (v. ces 
s). — Dans reci-pero ou recu-pero 
>rerniere partie est la meme que 
is reci-procus, 

s, partis (/".), part, partie; c6te; 
pliir, parti politique; 
partim, ttrfv., en partie; 
t ex-pers, -pertiSy adj., exclu de, 

prive de ; 
5 parti-cepSy -ctpiSf adj., qui parti- 
cipe ^; 
partXcipo, as, i^ prendre part k; 

2® faire part de ; 
pavlXcXpium, ii (n.), participe ; 
pavtXcipidlis, is, e, de la nature 
du participe; 
4 partio. is ) 
partior, Ms J Partager; 

partite, adv., avec m^thode ; 
partitiOj onis {f.), partage, di- 
vision; 
partltor, oris (m.), distributeur; 

im-pertio, is, ire j « . , , 

^ . ;. \ laire part de; 
ou tmpertior , ) f »- ^^ > 

. . I accorder; 

-ins, 'in ) ' 

hX-partio, is. Ire, partager en 
deux; 

bXpartUo, adv., en deux par- 
ties ; 
irX'partUus et trX-pertitus, a, um, 
divise en trois ; 
i trXpartUo et trXpertUO, adv., 

en trois parties; 
i midtX-partitus , a, um, partage 
. entre plusieurs choses ; 
5 partiarius, a, um, qui se partage ; 
partidrio, adv., en partageant; 
\ 6 partXcula, a? [f.), parcelle, parti- 
■ cule ; 

particiildtim, adv., i° par parties; 

2^ parti culi6rement; 
parlXculdriter , adv., particulie- 
rement ; 
7 portio, onis {f.), portion, part; 
portiunmla, w [f.), petite por- 
tion. 



Pars, portio viennent de la meme 
racine qui a donne en grec le parfait 
TzzTzpMix*. « il a ete donne », Taoriste 
£7:opov «j'ai procure)). — Partim n'esi 
pas autre chose que I'accusatif ar- 
chaique de j3^//*s. Get emploi de I'ac- 
cusatif est reste dans le latin clas- 
sique, surtout lorsque partem, qui a 
remplace partim, est precede d'un 
adjectif comme magnam, honam, maxi- 
mam, minimnm. Ca?s. B.G.iy,i.Maxi' 
mam partem (Gnlli) lacte atqne pecm^c 
vivunt. Cic. Or. o6. Magnam partem 
ex iamhis nostra constat oratio. Quanta 
partim employe seul, il a fini par faire. 
I'impression d'un mot invariable ou 
adverbe. Sont formes de la m^me ma- 
n'leve con fertim, tractim, statim,junc- 
tim, qui supposent d'anciens substan- 
tifs en tis (cf. les noms grecs comme 
[x^Ti;, 9aT'.;). On sait que I'accusatif a 
pris souvent un sens adverbial : ainsi 
les adverbes primnm, iterum, melius, 
prius, et les locutions adverbiales id 
genus, id tempons sont d'anciens accu- 
satifs. Le suffixe If/, qui se trouve dans 
partim, change son t en s apres un cer- 
tain nombre de lettres : ex. sp(irsim,2)as- 
sim. C'est exactement ce qui se passe 
pour le t des participes en tus : ex. 
sparsus,passus. Aussi peut-on etablir 
dans la pratique cette regie purement 
exterieure et mecanique, que les ad- 
verbes comme sparsim, passim, se 
comportent comme s'ils se formaient 
du participe passe en changeant us 
en im. Voici encore quelques exem- 
ples : cursim, prxsertim (de serere 
((entrelacerw), raptim, sensim, con- 
festim (de fendere, qui a donne (m)- 
festus). — Les verbes en are, uerc 
ont fait : scparatim, privatim, certa- 
tim, minutim, solutim. — La langue 
s'etanthabitu6e aux adverbes en atim. 
on a fait par imitation paulatim,mem- 
bratim, etc. Probablement a cause de 
partim, un grand nombre de ces ad- 
verbes ont pris le sens distributif que 



250 



PARVUS. 



nous avons, par exemple, dans cater- 
vatim, inanipulatinif regionatim, 

parvus, a, um (cp. minor, sup. mXm- 
mus), petit; 

1 parviilus, a, um, tout petit ; 
'parmilum, adv., tr^s peu; 

2 parvitas, dtis (/".), petitesse; 

3 pdrum, ado,, trop peu, peu; 
p(lrumpei\ adv,, pour un peu de 

temps, un peu. 
Parum est une contraction pour 
pa)*vum, — Grec -ajpo; « petit ». 

pasco, is, pCivi, pastum, pascere, me- 
ner paitre ; 

pascor, eris, pastus sum, pasci, 
paitre, se repaitre; 
I Comp. : Composes en -pasco, is, 
n'e et -pascor, eris, etc. ; 
i com-pasco, faire paitre en com- 
mun ; 
compascuus, a, um, de p^tu- 
rage commun; 

2 dfi'pasco, mener paitre ; 
dij'pascor, aller paitre; se re- 
paitre de ; 

dcpastio, onis (/.), action de 
paitre ; 

3 e-pastiis, a, um, dont on s'est 

repu ; 

4 im-pascor, paitre dans ; 

5 im-pastus, a, um, non repu, a 

jeun ; 

6 per-pastus, a, um, bien repu ; 
Composes en -pesco, is, -pescui, 

'pescere : 
\ com-pesco, reunir pour faire 
paitre en commun, d'owmain- 
tenir ensemble, contenir ; 
2 dis-pesco, faire paitre un trou- 
\ peau ici et la, d'oii separer ; 

II D6r. : i pascuum, i (n.), d'ord. 
au plur. paturage ; 
pascum, a, um { propre au 
pascuosus, a, um ( ptorage; 
2 pascdlis, is, e, arch,, qu'on fait 
paitre, qui pait; 



3 pastus, lis (m.), p^ture; 

4 pastio, onis (f.), \^ act 

faire paitre ; 2® ptltura 

pastor, Oris (m.), berger, 

pastor dlis, is, e ) de ber; 

pastorXus, a, um ] ptoe ; 

6 pdhijdum, i (n.), fourrage 

riture ; 

pdhuluris, is, c, de foun 

pdbiilor, dris, alter au fou 

pdhuldtio, onis [f,), ac^ 

fourrager ; 
pdhaidtor, oris (m.), 1 

geur ; 
pdhaiatonus, a, um, d 
rage. 
Fasco a donn6 deux compost 
lesquels la signification du p 
s'est generalisee. Compesco o 
dans un m^me enclos », puis er 
ral « reunir de force, retenir, 
ner». Festus, p. 40. Compesc 
velut in eodem pascuo continer 
pesco *s6par6r un troupeau», ] 
general ((s^parerw. — Virg. 

II, 370. Ramos compesce fluentes 

III, 033. Compesce querelas, 
PoRn, V, 2, 75. Linguani cow 
face, Plin. If. N. ii, 08, 08. 
Africam, Europam Asiamqu 
pescit. — Au sujet de la differc 
conjugaison entre le simple eti 
pose {pavi, -pescui), v. lego, — 
vient d'une racine pd et de la 
inchoative sco. La racine pd a 
pabulum, 

passer, eris (m.), moineau ; 

1 passercixlus, i (m.), peti 

neau ; 

2 passerlnus, a, um, de moi 

pastinum, i (n.), sorte de houe 
pastXno, as, travailler le sol i 
houe ; 

repastXno, as, remuer de n 
aveclahoue,defricher;cc 
pastXndtio, onis (/'.), action 
vailler le sol avec la houe : 



PATIOR. 



251 



Imator^ oris (m.), ouvrier qui 
ravaille le sol avec la houe. 

, es, i*> 6tre ouvert; 2** s'etendre ; 
mte-fdciOy is, -feci, ouvrir, de-' 

couvrir ; 
\Hite-fio, is, s'ouvrir, 6t re ouvert; 
pdtefactio, onifi (/".), action de d6- 

couvrir, de faire connaltre; 
bX~pdtens, entis, adj\, ouvert a 

deux battants; 
patesco, is, pdtui, piitescere, s'ou- 

vrir ; 
pdtulus, a, um, qui s*ouvre, se 

deploie, s'6tend; 
. pdti-biilum, i (n.), sorte de four- 
che ou Ton 6talait les con- 
damnes pour les frapper de 
verges, 
pur la formation de pate-facio, v. 

t 

pr, patris (w.), 1® p6re; 2^ t. de 
* respect, venerable; 

pdtres, um (m.), i^ anc^tres; 
2° chefs de families nobles, 
senateurs ; 
patemus, a, um, paternel; 
pdtrXmonium, ii (?i.), patrimoine, 

biens ; 
p&trius, a, um, du p6re, des ancfi- 

tres; 
p&tria,x(f.), patrie (s. ent. terra) ; 
p&trie, adv., en p^re; 
\jkpMnmus, a, um, qui a encore 
son p^re; 

5 patrisso, as, arch,, agir en pdr^; 

6 piUrltus, a, um, du p^re, pater- 
nel; 

7 p&truus, i (m.), oncle paternel; 
p(ltruus, a, um, d'oncle pater- 
nel; 

p&ti^uelis, is (m. f,), cousin 
germain, cousine germaine; 
patruelis, is, e, de cousin 
germain ; . 

8 pHtronus, i (m.), patron, defen- 
seur ; 
patrona, a? (/".), protectrice; 



pdtrOctnium, ii (n.), patronage ; 
9 pdtrocXnor , dris, prendre sous 

son patronage; 
pdtricius, a, um, de patricien; 

patricien, noble ; 

10 parrX'Clda, a? (m.), parricide ; 
pariHcldium, ii {n,), crime de 

parricide ; 

1 1 composes en -pUer : 
Jii'pXter,gen.Jovis (m.), Jupiter; 
MarS'piter ou Mas-pita', -tris (m.), 

le dieu Mars; 
Dies-pXter, -tris (m.), le dieu du 

jour, Jupiter (v. dies), 
Sanscrit piiar «p6re)). Grec -aTtjp. 
Anglais father, Irlandais athir (un p 
initial tombe dans les langues celti- 
ques). Fater est ordinairement expli- 
qu6 comme « le protecteur», de la 
racine sanscrite pa « prot6ger))^Tou- 
tefois, sur les etymologies de pater, 
matei', v. ce qui est dit k ce dernier 
mot. — Aux composes en 'pXter, 
ajouter o-piter, qui designe Tenfant 
auquel son aieul sert de pere (pour 
* avi'piter). Patrisso est forme sur le 
modMe des verbes grecs en i^w : v. 
comissari. — Panicidium presente 
un example de tr chang6 en rr : c'est 
probablement un fait de prononciation 
populaire. — Sur la formation de 
patrocinium, v. tirocinium, 

patera, se (/'.), coupe ; plat ; 
patella, x (/*.), petite coupe, petit 
plat. 

patina, ae (/'.), bol ou vase creux pour 
faire cuire les aliments ; 
pdtindrius, a, um, de plat. 
Mot emprunte : grec TraiavT). 

patior, pateris, passus sum, pdti, 
soufTrir; 
I Comp. : 1 per-petior, eris, souf- 
frir patiemment; 
perpessio, onis (/*.), resignation; 
perpessicius, a, um, endurci a 
la souffrance ; 



252 



PATRO. 



II Der. : i pdtiens, entis, adj., pa- 
tient; 

pdtienterj adv., patiemment ; 
piitienticiy a? (/".), patience; 
im-pdtienSf entis, adj., qui ne 
pent souffrir, impatient ; 
impdtienter, adv., impatiem- 

ment; 
impdtientia, % [f.), aver- 
sion, impatience; 

2 pdttbXlis, is, e, tolerable; 
im-patXhilis, is, e, intolerable; 

3 passio, onis {/.), perturbation, 

desordre physique ; 

4 passlvus, a, urn, 1° susceptible 

de passion ; 2° passif ; 
passive, adv,, passivement. 
II est possible que patior soit de 
m6me origine que 7:aa/w, £7:a0ov. Mais 
les lettres formatives ne se correspon- 
dent point. V.toutefois lateo. 

p^tro, as, executer, faire ; 

I Comp. : 1 im-pMro, as, terminer, 
achever; obtenir; 
impetrutio, onis (f.), obtention; 
impetrdbilis, in, e, qu'on pent 
obtenir; 
2 per-petro, as, accomplir; 
perpUrdtor, oris (m.), qui ac- 
compli t ; "* 
perpetrdhllis, is, e, qu'on pent 
executer; 
II Der. : lp(?^n7^io, owi5 (/".), accom- 
pli ssement; 
2 pdtrdtor, oris (m.), qui accom- 
plit. 
Patrare est un terme frequemment 
employe dans des formules consacrees 
telles que patrare jusjurandum, pa- 
cem, helium, promissa. On appelait 
pater patratm le magistrat qui, apr^s 
un certain ceremonial, etait investi du 
pouvoir de conclure un trait6 ou de 
declarer la guerre. — On trouye de 
m^me peipetrare promissa, pacem, 
sacrificium. Mais il se prend souvent 
en mauvaise part. 



pauci, ae, a, peu nombreux 
singuUcr ; 
i paulum eXpaulo, adv., \ 
paulUlum et pauliilo, at 

que peu ; 
pauldtim, adv., peu a j 
paulisper, adv., pour ui 
temps ; 

2 paucXtas, dtis (f.), petit 

3 pauciili, a?, a, tres peu nc 

4 pauxillus, a, um, arch.,i 
pauxilldtim, adv. arch 

peu ; 
pauxillixlus, a, um, ar 

petit. 
Au lieu de paulum on tro 
Torthographe paullum, quoi( 
bitude la consonne ne soit p 
bl6e apres une voyelle longu 
diphtongue. Les inscriptions 
tent comme noms propres \i 
Paulus, Paullus, Pola, Poll* 
V. faux). II y avait, en vie 
un adjectif paulus « petit » . 1 
Non. p. 19. Cocus magnum 
quando fervit, paula confu 
C'est cet adjectif qui a donn 
yQrhe^paidumQ\.paulo. — P 
pour * pauc-lus,kv[\o\i\?> qu'il i 
directement de la syllabe pa 
dans pau-cus, ::aO-po-:, p^/^ 
qui a donne le gothique/'(/i7/i 
(d'oii ranglaisfet^). Paidis-pei 
lis-per renferment une syllal 
est une contraction pour le c 
tif neutre ius : cf. magis po 
gius. Sont formes pareillemer 
per, quantisper. 

pauper, -eris, adj. ) 

arch.,pauperus, a, um] 

1 paupertas, dtis {f.) | 

2 pauperies, iei (f.) \ ^ 

3 paupero, as, appauvrir; 

ler; 

4 paupercUlus, a, um, mis 
Pau-per «celui qui acqui( 

(de pario). La premiere sylla 



PECTUS. 



253 



5 que nous avons dans pau-ci 
J mot). II a ele de bonne heure 
J CO mine un mot simple, puisqu'il 
nne paupertas, pauperies, pall- 
or es, pCivi, piXvere, avoir peur; 
Comp. : ex-pdveOy es, 6tre effraye ; 
Der. : 1 'pdvor, oris (m.), peur; 

2 pdvXdiis, a, iim, effraye; 

piXvide, ad%\, avec frayeur; 
ex-pavXdus, «, wm, tr^s effraye ; 
im-pdvidus, ft, iim, qui n'a pas 

peur; 

impdvlde, adv., sans peur; 

3 ptXvesco, is, s'effrayer; 
com-puvesco , is, 6tre saisi 

d'effroi ; 
ex-pdvesco, is, s'effrayer; 

4 pave- f actus, a, um, effraye; 
per-pdvefdcio, is, arch,, rem- 

plir d'effroi; 

5 pdvito, as, 6tre effraye. 
h\sX-^\.VQ paveo est-il apparente au 
I suivant. Le sens primitif serait 
Ks a^tre frappc)). Cf. le rapport 
ijocio et jaceo, 

bo, is, ire, 1° battre, frapper; 

2° niveler ; 
i pdvimentum, i (n.), terre battue; 

pave ; dallage ; 
pdvlmento, as, aplanir en battant ; 

paver, daHer; 
i pdvlcaia, w {f.), hie ou demoiselle, 

instrument de paveur; 
a com-pdvUus, a, urn, roue de 

coups. 
On trouve aussi chez Festus depu- 
i'e et ob-puviare « frapper » (p. 70 

\m). 

N, onis {m.), paon ; 

\ pavoninus, a, um, de paon ; 

rt pdvondceus, a, um, nuanc6 comme 

une queue de paon. 
Cf. grec TaoS; pour *TaFaS;. 

|icco, as, 6tre en faute, pecher; 
1 peccdtum, i (n.), faute; 



I J 



2 pcccdtio, onis (/■.), action de 

pecher; 

3 im-peccdlnlis, is, e, impeccable. 
Ddinquo marque une omission, un 

manquement; pecco designe une faute 
positive. L'originedu mot est obscure: 
on le retrouve en ombrien sous la 
forme pecetom = peccatum, ce qui 
pent faire croire que le redoublement 
du c est purement orthographique, 
comme dans buccina. 

pecto, is, pexi, pexum et pectltwn, 
pcctere, 1° peigner; 2° carder; 
I Gomp. : 1 de-pecto, is, I*^ peigner; 
2° donner une peignee; 

2 im-pexus, a, um.non peigne; 

mal peigne ; 

3 ob-pecto ou op-pecto, is, de- 

pouiller ; 
ob-pexus OM op-pexus, us (m.), 
sorte de coiffure ; 

4 re-pecto, is, peigner de nouveau ; 
II Der.: \pccten,'thiis{m.),i^ peigne; 

2° claie a dents de fer; 3° ins- 
trument pour jouer de la lyre; 
pectXno, as, 1° peigner; 2° her- 

ser; 

pecitndtim, adv., en forme 
de peigne; 
pectuncidus, i [m.), petoncle, 

coquillage ; 

2 pexXtas, dtis {f.), duvet d'une 

etoffe ; 

3 pexCUus, a, um, convert d'un 

vetement a longue laine. 
Les grammairiens donnent le par- 
^dAtpexui et pectivi a c6te de pexi. 
Ce verbe est form6 comme flec-to, 
nec-to. Pecten montre le t de pec-t-o 
qui a p^netre dans un derive. Au 
contraire, en grec, le t de rJy.ziD ne 
se retrouve pas dans -cV.o; « laine », 
-oxo; (m^me sens). 

pectus, -toris (n.), poitrine; 

1 pectoralis, is, e, de la poitrine; 
2^ect6rdle, is (?i.), plastron; cui- 
rasse ; 



254 



PECUS. 



2 pectdrosus, a, wm, h. large poi- 

trine. 
Sanscrit pakshas (neutre) ((c6te», 
pour une ancienne forme *paktas. 

pecus, -coris (n.) ) troupeau de petit 
arch,,pecu (n.)( betail ; 

1 pecus, Mis (A), menu betail; 

brebis ; 

2 pecualis, is, e | ^^ ^.^^-^ ^^ 
pScuanuSy a, um \ umq- 
pecuinuSy a, um \ ^ * 

3 pecHnia, x [f.), richesse, argent 

{primit. richesse en betail) ; 
pecuniosus, a, um, 1° riche en 

betail; 2** riche d'argent; 
pecunidriuSy a, um, d'argent; 

4 peculium, ii (n.), pecule ; 
peciiliosus, a, um, arch,, qui pos- 

s6de un p6cule; 
pcmlio, as, pourvoir d'un pecule ; 
pemliCins, is, e, qui appartient 
' en propre a; particulier; 

pccUlidrUer , adv., particulie- 
rement; 
pecUliolum, i (?i.), petit pecule ; 
peculor. Cms, 6tre concussion- 
naire ; 
pccUldtus, us {m,), concussion, 

peculat; 

peculator, oris (m.), concus- 

sionnaire ; 

de-peciilor, dris, depouiller; 

depcciddtor, 6ns (m.), voleur. 

Les anciens expliquent pecunia par 

les tdtes de betail qui etaient gravees 

sur les plus vieilles monnaies. Mais il 

est probable que pecunia a d'abord 

signifie « richesse en betail », puis 

d'une fagon generale « richesse ». Par 

un changement de sens inverse, 

xTrJjjLaia en grec moderne designe les 

animaux domestiques, les b^tes de 

somme. En gothique, le mot corres- 

pondant a jwcii est fai/iii, lequel 

signifie « betail » et ((proprietew : 

allemand Viek « betail)), anglo-saxon 

fcoh « betail, prix, recompense » (de 



1^ Tanglais fee « gratification »). 
crit pacu-s (masculin) et pacu (n 
« betail)). Sur les consonnes get 
niques, v. decern, 

pedis, is {m. f,), pou; 

pedtculus, i (m,), pou, vermine; 

pedtcUldris, is, e / de poiii 

pedtciildrius, a, um \ dicvk 

pedXcUlosus, a, um, pouilleux 

pedum, i (n.), houlette. 

pegma, atis (n.), estrade, ech 
dage, toute construction en 
ch^s echafaud^es ; 
pegmdris, is, e, de la sc^ne, 

qui parait sur les planches. 
Mot emprunte : grec Tr^xjia. 

pelagus, i (n.), la haute mer; 

1 p^lugius, a, um ( de la hi 

2 peldgicus, a, um, \ mer. 
Mots emprunt^s : TreXayo;, T,z\a. 

pellis, is [f,), peau ; j 

4 pellltus, a, um, convert de peaij. 

2 pellio, onis [m,), pelletier, fo^ 

reur ; i 

Z pellicula, w {f,), petite peij 

pellicule ; 

pellicUlo, as, couvrir d'une p( 

GrecTzikXa apeau)). Allemand 

((peau de b6te)>. Sur le changei 

dep en f, v. decem.^ 

*pello, as, adresser la parole a, (fol 

1 ap-pello, appeler par son nom; 
appelldtio, onis {f,), action d*i 

dresser la parole ; 
appelldtor,>6ris (w.), appelant; 
appellUo, as, nommer; 

2 com-pello, as, adresser la pi 

role a ; 
compelldtio, Onis [f,), interpell 
tion ; 

3 inter-pello, interpeller; 
interpcUdtio, onis (f,), {^ inte 

ruption; 2° empechement; 
intei^elldto)% oris (m.), i° inte 
rupteur; 2<» f^cheux, importu 



PENDEO. 



255 



Qtre appellare et appellere le rap- 
, est le m^me qu'entre consternari 
conatcrnt^re, entre lirofligare et 
fligere. 

lo, is, pi'^pulij pulsum, pellcrey 

pousser, chasser; 
; Comp. en -jyello, is, -piili, -pulsum, 
-pellere : 
i ap-pello, pousser vers, aborder ; 
appulsiis, us (w.), action de 
pousser vers, d'aborder; 

2 as-pello, pour abs-pello, chas- 

ser de; eloigner de; • 

3 com-pello, 1° pousser en foule 

ou en bloc; 2° contraindre; 

4 de-pellOy repousser, ecarter; 
depulsio, onis [f.), action de 

repousser, d'6carter; 
depulsor, oris (m.), celui qui 

repousse, qui ecarte ; 

depidsoriuSf a, um, qui pent 

conjurer un presage; expia- 

toire ; 

y 5 dUi-pellOy disperser en repous- 

\ sant , chasser de cOtc et 

d*autre ; 
\ 6 ex-pellOy chasser; 

expulsiOy onis (f.), expulsion; 
expulsor, oris \ 

(m.) / - qui chasse, 

expuUriXj icis \ qui expulse; 

(A) ) 

7 im-pello, pousser sur ou contre ; 
impuhio, onis [f.) ( choc ; im- 
impuhus, Us (?».) \ pulsion; 
impulsor, oris (m.), instigateur, 

conseiller ; 

8 per-pello, pousser fortement; 
ebranler, 6mouvoir; 

9 pro-pello, pousser en avant; 
repousser; renverser; 

propulsus, m (m.), force de 
projection, impulsion; 

10 ra-pello (pf. reppuli ou repuli), 
pousser en arriere; repous- 
ser; 

rc'pulsus, lis (m.), choc en 



retour, repercussion; choc; 
repulsitty X {f.)y refus ; 
II Der. : i jniisus, lis (w.), 1 ° choc ; 
2° pouls ; 
2 pulso, as, heurter, choquer; 
pulsdtio, onis {f,), action de 

frapper ; 
puUritoVy oris (m.), qui frappe 
sur; 
• com-puUo, aSy heurter; 

dP-pulsOy aSy arch.y ecarter en 

poussant ; 

eX'pulsOy aSy lancer, renvoyer; 

pro-p w/so, as, repousser, ^carter. 

A c6te de pulsare Tancienne langue 

avail un frequentatif pultare (Quint, i. 

4, i4). ^- Cf. la conjugaison depercello. 

pelta, as {f.)y bouclier ^chancre; 
i peltatusy a, ton, arm^ d'un bou- 
clier 6chancre; 
2 peltastXy drum (m.), peltastes. 
Mots empruntes : ^UXzr^, TzsXTaarr;;. 

pelvis, is (f,), bassin, chaudron. 

pendeo, es, pipendiy pendcre, (Hrc 
suspendu ; 

I Comp. : 4 circum-pendenSy entiSy 

suspendu autour; 

2 dc'pendeo (pf. dOpendijy 6tre 

suspendu i, dependre de; 

3 im-pendeo (pf. impendi)y etre 

suspendu sur; 

4 prx-pendeo [ipLpi^xpendi), otre 

suspendu en avant; 
o pro-pendco (pf. pr6pendi)y ctre 

penche en avant; 
propensvy adv.y i° en suivanl 

son penchant; 2° avec bien- 

veillance; 
propensiOy onis (A), propen- 

sion, penchant; 
6 sup-pendco (pf. suppendi), t^tre 

suspendu ; 

II Der.: i pendiduSyayUmy suspendu ; 

2 penslliSy is, e, suspendu ; 

3 ap-pendiXy Ids (/".), i° objet 

suspendu a; 2® appendice; 



256 



PENDO. 



(tppendiciilUy x (^.), petit acces- 
soire ; 
4 per-pendXculiimy i (n,), fil k 
plomb, niveau; 
perpetidiciildriSf \ 

.iSy e I perpendi- 

perpendiculiirlus, t culaire. 
a, urn I 

Pendeo est Tintransitif de pendo, 
Ce dernier voulait dire a I'origiife 
«pendre)), puis vtpendre ci une ba- 
lance, peseD). Pendeo veut dire «etre 
pendu». Comparer le rapport entre 
juccre « Jeter, renverser» et jacerc 
(( otre jet6 , renverse » , accendevc 
«allumer)) et c^/7/drre, •« 6tre allume, 
l)riller». — Pensilis est pour *pend- 
t).lis. 

pendo, is, pepondi, pensum, pendercy 
1° peser; 2° payer; 
I Comp. (avec parf. -pendi) : 
\ ap-pendOy w, peser aupr^s ou 
en outre; peser; 

2 de-pcndOy is, payer; depen- 

ser; 

3 dUpendium, ii {n,), depense, 

f rais ; 
difipendiosuSy a, iirriy dispen- 
dieux; 

4 eX'pendOyhy 1° peser; 2° payer; 

expensum, i (n. ) / , , 

//• N / depense ; 
expensiiy ae [f.) j ^ ' 

im-pendOy /s, donner en paye- 

ment, dcpenser, sacrifier; 

impensUy <e (f.) , depense ; 

impendiuniy ii (n.)y depense; 

itnpendiOy adv., al'exces; beau- 
coup ; 

impendiOsin^y «, um, urch., de- 
pensier, prodigue; 

impenso et impensUy adv., a 
grands frais ; 
i) per-pendny is, peser exacte- 

ment; examiner avec soin; 
7 rc-pendOy ?.v, 1° contre-peser, 
contre-balancer; 2° payer en 
retour; racheter; 



8 sus-pendo, is, i® sus 
2° tenir en suspens; 
tenir ; 
suspensuSy a, um, i° suj 
2° qui est en suspens 
suspensio, onis (/.), vou 
suspendiurriy ii (n.), ac 
se pendre; 
im-penaus, a, tim, noi 
qu'ondonne sans peS' 
digu6 ; 
II Der. : I pensum y i [n,], p 
laine a filer; tdche; 

2 pensoy (iHy peser; 
com-pensOy «s, contre-bj 

compenser; 
compensdtiOy onis (f. 

libre, compensatior 

dis-penso , as , partag 

tdche ou de Targen 

penser, repartir; 

dispensdtiOy onis (f,), 

tition ; fonction ( 

dant ; 
dispensdtor, oris (w.) 

dant; 
ex-pensoy as, centre 

cer; compenser; 
per-pensdtiOy onis (f. 

men attentif; 
re-pcnso, as, payer en 

compenser; 
2)ensUoy aSy i° ^tre sc 

une taxe ; 2® pes( 

soin ; 

3 pensiOy onis [f.), payem 
i pondOy indccL, i^ une 

2<» adv.y au poids; 
dii-pondiuSy ii (m.) ou 
diumy ii (n.), poids o; 
naie de deux as; 
o ponduSy -deris («.), poic 
ponderOy as, peser ; 
prX'ponderOy as, pese 
emporter la balanc( 
pondvrosuSy a, um, qu 
poids; pesant. 
Les premiers payements se f< 



pfeNUS. 



257 



lie non f rappee {xs grave), 
1 d'une balance; de la les 
s : wpeser, payer », qu'ont 
OSes de pendere et ceux du 
wlif pensare. Dispendere, c'est 
e c6te et d'autre » ; dispensare 
le sens ; dispensator « inten- 
dispendium «depense». Le 
5 de ce dernier est compendium 
lie, ^pargne)). Compendium 

chemin qui abregew : c'est 

du frangais Compiigne. Au 
compendium s'emploie d'un 

d'un manual. — Un autre 
3 est stipendium «redevance, 
solde)), pour * stipi-pendium 
<). — Pondo est proprement 
dun inusit6 *pondus on* pon- 
^ decl.), lequel 6tait form6 de 
somnie en grec Xoyo; de Xe^w 
itin toga de tego. Ce substantif 
?ste usite que dans les locu- 
outes faites, telles que libra 
quincunx pondo, Souvent libra 
js-entendu. Cic. Cluent. 64. 
fuinquc pondo abstulit, Caes. 
8. Ar genii pondo viginti »w7- 
De ce mot est derive pondus, 
is. — On orthographic h. tort 
;ais poids comme s'il venait de 

; il vient de pensum, C'est 
ue tensa a fait toise, et que 
a fait mois, — L'idee de « peser » 
id souvent au figure, dans le 
estimer, juger. De la les locu- 
nagnif parvi pendere « estimer 
stimer peu »*. En frangais pen- 
Tait peser et penser, 

prep., i° aupres de, chez; 
au pouvoir de. Voy. penus. 

is(m.), queue des quadruples; 

'iiilus, i {m.), brosse faite avec 

le queue de vache; 

?illum, i{n.), penicillus, i (m.), 

aceau. 

orme ancienne, conservee par 

, est pesnis. 

•TS LATINS. — Cours SUp. 



penna, as (f.), plume, aile; 

1 penndtus, a, um, pourvu de 

plumes ou d'ailes ; 

2 composes en pennX- : 
pennX-ger, -gera, -gerum, l<»aile; 

2® empenn6 ; 
pennX-pes, pedis (m.), aux pieds 
ailes ; 

3 penniila, ae [f.), petite aile; 

4 bX-pennis, is, e, a deux tranchants, 

propr. a deux ailes; subst. 
hache ; 
bXpennX-fer, -fera, -ferum, por- 
teur d'une hache k deux tran- 
chants. 
Penna, en vieux latin, se disait pesn« 
(Festus, p. 209). La syllabe pes vient 
de pet «voler» (v. peto). Cesi ainsi 
que remus est pour *resmus, qui 
lui-m6me correspond au grec ep£T|xo;. 

penus, us ou i (m. f.), garde-manger, 
provisions de bouche ; 
i pSndrfus, a, um, relatif aux 
vivres ; 

2 plates, ium ou um (m.), penates 

(dieux des provisions, pur suite 
dieux domestiques) ; 

3 pSnXtus, adv., ^fond; 

4 penXtus, a, um, qui est au fond ; 

5 p^ndtro, as, pen6trer; 
p^nHralis, is, e, \ <> retire, secret ; 

2® penetrant; 

penStrale, is (n.), d'ord. au 
plur., sanctuaire; 
pSnStriiiio, onifi (f.), action de 

pen^trer, piqftre; 
penUrabXlis, is, e, qu'on pent 
p6netrer ; 

im-penStrdbilis, is, e, impene- 
trable ; 

6 penuria, ae (f.), i^ manque de 

vivres; 2° manque, besoin. 
II y a cinq substantifs : 4° penus, i. 
{m, f.), 2° penus, us (m. f.), 3° peni 
(n.), indecl.,4°/)ent/m, iin.], 5° penus. 
oris (n.). Tous les cinq designent it* 
fond de la demeure ou sont renfermees 

17 



258 



PEPLUM. 



les provisions telles que sel, ble, huile, 
fourrage, bois. Us ont d6signe en suite 
les provisions elles-m^mes, particuli§- 
rement les vivres. Plaut. Capt. iv, 4, 
i2. Dicam ut sibi penum alhidornet. 
Id. Pseud. I, 2, 45. Nisipenus annuus 
hodie eo7ivenit, eras populo prostituam 
vo$, Penates est un mot form6 de pe- 
num comme Arpinas de Arpinum. Ce 
sont les dieux du garde-manger et du 
foyer. — r L'adverbe penitus est forme 
comme funditus, — Penetrare suppose 
un adverbe perdu *penUer « au fond » 
(au sujet du changement de Vi en e, 
cf. genitor et genetrix) : on disait d'a- 
bord se penetrare, Plaut. True, i, i , 

23. En intra pectus sepenetravit potio. 
Id. Men. v, 2, 64. Si ego intra aedes 
hujusunquam penetravi pedenn. — La 
preposition p^nes est peut-^tre un 
doublet du substantif neutre penuSy 
penoris : c'est ainsi que seelus, tern- 
pus changent leur m en e dans sceles- 
tus, tempes'tas, Ter. Adelph. iii, 4, 

24. Ist3BC jam penes vos psaUria 
est? — Ellam intus. Cic. Mil. 22. 
Servi centum dies penes accusatorem 
fuere. Caes. B. C. i, 76. Edicunt, penes 
quern quisque sit miles Cmsaris, ut 
producatur. Ulp. Dig. xliii, 5, 3. Si 
penes servum tabulae fuerint, dominus 
interdicto tenebitur. — La locution 
penes me serait done formee apeu pres 
comme la locution frangaise chez moi 
(casa me). — Dans penHria nous 
avons un substantif forme d'un ancien 
desideratif * penurio « 6tre en peine 
de provisions » rici la premidre syl- 
labe est longue. Gette incertitude de 
la quantite se constate encore ailleurs 
(v. psene et paenitet). Sur I'origine de 
toute cette famille de mots, v. Mem. 
Soc. Ling. J tome V. 

peplum, i (?i.), peplus, i (m.), 1*> man- 
teau dont on parait les statues de 
divinites ; 2° manteau de luxe. 
Mot emprunte : 6 r.iTzXoz, li ;:£;rXa. 



per, pr^p., \° k travers; 2° p 
3° (comme prefixe), trds, to 
(per-angustuSj tr^s etroit). 
En composition per- s'assir 
vant / ; pel-lUcidus, a, un 
parent. 
II est probable que deux pup 
particules se sont amalgame 
la particule latine per. Certai 
correspondent a Tzzpi, d'autres 
Ainsi per totam vitam se tr 
TzoLpoL Tzayzct Tov Ptov. Mais, d'u 
c6t6, le prefixe per qui marqu 
mentation correspond a izzpi (ns, 
« tr^s beau », Trspr/aprl; « tres jo; 
Per est encore separable dans la 
famili^re : Cic. ad. Att. i, 4. JF 
gratum est. Id. De Or. ii, 67. f 
scitum videtur. Id. Ad fam. ii 
Per fore accommodatum tihi. i 
per augmentatif qui se trouv 
perpetuus, pertinax, perplaa 
manere, pervelim, etc. — En s; 
pari : pari-laghu-s « tr^s leger 
faut distinguer aussi un per en 
[parum-per, paulis-per, nu-pei 
per), qui se retrouve en ombrie 
osque sous la forme pert et qui 
pond peut-^tre au grec izpo-i. \ 
le suivant. 

per-, prefixe pijoratif, de c 
travers, mal, d^oii : 
i pe-jor, or, us, pire (cp. 
lus) ; 

2 pes-sXmus, a, um (sup. de j 

3 prdvus, a, um, i° contou 

pervers ; 
prdve, adv., 4 °de travers; 
prCivXtas, Citis [f.), \ *» torsi 

formite; 2° mauvaise c 

perversite ; 
de-prdvo, as, 4° contourn 

former ; 2° depraver ; 

deprCivdte, adv., de t 
mal ; 

deprdvdtio, onis {f.), 1 
diflbrmite ; 2° depra 



PERNA. 



259 



pre fixe pejoratif qu'on trouve 
»erdo, pereOf perverto, pejero, 
I, etc., correspond au grec ::apa 
es mots comme rrapaXoyo; «er- 

— apdcTo^o; « deplace ». — PPjvro 
ur perjuro. Ge mot nous montre 
jvant un i on un j le r disparait 
ssimile : e'est oe qui est arriv6 
dans pdjoff pour *perior. Le 
3 pejus, contracte en pe?s, pes, 
combine avec le suffixe timus, et 
in6 *p€s-timus, pes-simus, — 
IS, qui presente le changement 
r en pru (cf. sterno, strdvi), si- 
j « de travers, tortu » et s'oppose 
lus. Cic. De Fin. v, i7. Videsne, 
qua in membris prami, aut debi- 
r, aut imminuta sint, occultent 
nes? Hor. Sat. i, 3. Pntvis fid- 
vile talis. Le derive pravitas a le 
e sens. — Dans pei^eram, am 
me desinence adverb! ale comme 
palam, coram, clam. — En san- 

il y a une particule para qui a 
ement le sens p6joratif : parn-dH 
rdre, detruire ». En allemand, la 
icule /jorrespondanie est ver, dans 
somposes comme vcr-gehen «pe- 
, vergessen (cf . Tanglais get) « ou- 
•», ver-bluhen «se fletriD). 

I, as {/*.), besace; 

}riila, 36 {f.)y petite besace. 

lot emprunt6 : grec TZTJpa. 

ior, essayer, d'oii : 
Comp. : i com-ptinor. Iris, -per- 
twi sum, -periri et com-perio, 
is, 'peri, -pertum, -perh^e, 
decouvrir, apprendre, recon- 
naitre ; 
comperte, adv., pertinemment ; 
2 ex-perior. Iris, -perlus sum, 
-periri, avoir Texp^rience 
de, eprouver; 
experiens, entis, adj., \° entre- 
prenant; 2° experimente ; 
3® patient; 
cxpPrientia, x (f.), experience; 



experlmentum, i {n.), !<> essai, 

epreuve; 2° preuve; 
In-expertus, a, um, i° qui n'a 
pas fait I'experience de ; 
2° non essay^ ; 
3 op'perior. Iris, -pertus et qqf. 
'pliritus sum, -periri, s'at- 
tendre ^ ; 
II Der. : i perltus, a, um, qui a Tex- 
perience de, habile ; 
perlte, adv., avec habilete; 
im-perltus, a, wm,/inexperimen- 
te, inhabile; 

imperlte, adv., maladroite- 
ment ; 
peritia, x {f.), habilet6; 

imperitia, x (f.), inhabi- 
lete ; 
2 periciilum ou periclum, i (n.)» 
4° experience; 2° peril ; • 
pericidosus, a, um, perilleux; 
periclitor, aris, \° essayer; 

2° etre en p6ril ; 
periclUdtio, Onis (f.), expe- 
rience, epreuve. 
Ces mots sont de la m6me famille 
que Tzzipidi « essayer)). Per n'est done 
pas ici un prefixe : il est le radical 
verbal. Remarquer 2)erUus a c6te 
de expertus. — Dans periclitor on a 
une sorte de fr^quentatif venant de 
periclum. Ce substantif veut dire pro- 
prement « essai, experience)). Cic. 
Verr. ii, 42. Siculos velle mex fidel 
diligentixque periculum facere, qui 
irmocentix abstinentixque fecissent, — 
Ter. Eun. in, 4, 23. Fac periculum in 
littens, fac in palxstra, in musicis : 
qux liberum scire xquum est adoles- 
centem, solcrtem dabo. Cxs.B. G. ii, 8. 
Cotlidie tamen, equestribus prxliis, 
quid hostis virtute posset et quid nos- 
tri auderent, periclitabatur. Du sens 
d'essai on a ensuite passe a celui de 
hasard, peril. 

perna, ae (/'.), 1° cuisse; 2^ cuisse de 
pore, jambon; 



260 



PERNIX. 



com-peiiiis, iSy e, arc/i., cagneux. 

perniz, icis (m. ^), agile ; 

4 pemlcXtery adv., avec agilite; 
2 jmnimtaSy atis {f.), agilite. 

persona, as (A), i° masque de lh6fitre; 
2« rdle d'acteur ; personnage 
d'une piece; 3° personne; 
i personatus, a, wm, masque ; 

2 pci'SonCdifiy is, e, personnel, t. rfe 

gramm, ; 

im-persondliSy is, e, imperson- 
nel, t. de gramm. ; 

3 persoUa, ae (/".), arc/i., petit mas- 

que. 
On explique habituellement persona 
comme venant de per el sdnare. Mais 
la quantity de To fait difficult^. Comme 
la plupart des objets se rapportant au 
theatre portent des noms grecs, on 
pourrait aussi, avec M. Louis Havet, 
y voir une deformation de TupoatoTiov 
influencee par Tetymologie populaire. 

pertica, as (/".), perche; 

4 pertXculiSy is, e, dont on fait des 

perches ; 

2 perVicatus, a, um, raide ou long 

comme une perche. 

pes, pedis (w.), pied; pied, mesure 
(env. 30 centim.); 
4 pedes, 'ditis (m.), pieton ; fantas- 
sin; 
pedester, -iris, -tre, de pied, p6- 

destre ; 
peditutuSy Us (m.), infanterie ; 
pedetentim, adv., pas a pas; 
H pi'dlca, 3d (/.), 40 entrave; 
2° pi6ge ; 

3 com p. en -pedlo, is, -Ire : 
im-pedio, is, -ire, empecher; 
impedlmentum, i (n.), emp^che- 

ment ; embarras, bagage ; 
prw-pedio, empScher d'avancer ; 

empecher, entraver; 
prxpedlmenlum, i (n.), emp^che- 

raent, obstacle; 
ex-pedio, degager ; 



expedUio, onis (f.), ex 
militaire ; 

4 noms et adject, en -pes, 
com-pes, -pedis, d'ord. ; 

com-pedes, um (f.), eni 
bX-pes [m. f.), qui a deu: 

bipede ; 
quad^rii-pes [m. f.), qui ? 

pieds ou quatre pattes, 

p^de ; 
seml'pes (m.), un demi-p 
Cdi-pes {m. f.), qui a des i 

pieds ; 
cornl-pes (m. f.), qui a de 

aux pieds ; 

5 noms en -peda, ae : 
d^cem-peda, x [f.], perch 

pieds ; 

decem-peddtor, Oris (m. 
teur ; 
centi-peda, a? (m. f.), qu 
pieds ; 

6 adjectifs en -23(^dr(/is, is^c 
bi'pedCdis, is, e, de deux 
sesquX-pHidis, is, e, d'ui 

demi; 

7 verbes en -pedo, as : 
re-pddo, as, revenir sur 

reculer ; 
quadru-pedans, antis, qi 

sur quatre pieds. 
Grec TTou; (genitif -oSo;). 
pad, pad ou pdda-s. Gothiqi 
anglais foot, allemand Fuss ( 
des consonnes germaniques, \ 
Impedio, litteralement « mettr 
traves aux pieds » ; de la, en 
« empecher ». Lecontraire est 
expedire se laqueo, crimine 
d'un lacet, d'une accusation) 
rftVe a donne ensuite exped/tu 
arme en campagne » et expedi 
paratif de guerre, campagne > 
verbe impersonnel, expedit ( 
d'alTaire, cela est utile ». — 
contenue dans suppedito vier 
blement de I'aide pretee au 
par le serviteurapied (pedes 



PETO. 



aci- 



agne : cf. subministrarc. Suppe- 
e tela, Suppedito s'emploie aussi 
:ie verbe neutre dans le sens de 
Rre » : Plant. Asin. ii, 4, i7. Cla- 
ac stomacho non queo labori sup- 
lare, Liv. xxx, 2o. Navis defende- 
r egregie, quoad tela suppedU 
It. 

alus, i (wi.), verrou. 

Dt emprunte : grec rAiaoCkoi, 

is, is (/*.), fleau; 
pestt-lens, en^is, insalubre; fu- 
^ neste; 

pestilentus, a, wm, pestilentiel; 
pestilentia, a? (/".), insalubrit6 ; 

peste ; 
pestllUas, litis [f,), contagion, 

peste ; 
pcsti-fer, 'fertty -ferurriy insaluiire ; 

funeste ; 
pestXfcre, adv., d'une mani^re fu- 
neste. 
.'etymologie est incertaine. On a 
se a pei'dere, a paticn', k petere, a 
mm {dare), a pejor. Aucune de ces 
lications n'est pleinement satisfai- 
te. — II faut rapprocher de pestu 
mot pesestas, qui semble avoir eu 
Qtoe signification. Festus (p. 210) : 
estas inter alia, qux inter preca- 
lem dicuntur, cum fundus lustra- 
, significare videtur pestilentiam. 

0, is, ivi ou %i, -Itum, ere, 1° se 

diriger rapidement vers, tendre a ; 

2<» attaquer ; 3" au fig, demander ; 

Comp. : 1 ap-peto, 1<* attaquer; 

2° desirer; 

appetens, entis, adj,, avide de; 

avide ; 
appetenter, adv., avec cupi- 

dite ; 
appetentia, x [f.], d^sir ; 
appetttio, onis (f.), effort pour 

saisir ; desir violent ; 
appetUus, us (m.), desir vio- 
lent; 



2 com-pHo, i^ aboutir au m^me 

point, coincider ; 2° compor- 
ter, 6tre capable de ; 

competens, entis, adj., qui 
cadre avec, approprie a ; 

comp^tenter, adv., avec propor- 
tion, convenablement ; 

competentia, 3e (f.), 1° coinci- 
dence; 2° proportion, juste 
rapport ; 

competitor, oris (m.), comp^ti- 
teur, concurrent; 

3 ex-peto, desirer Vivement; 

4 im-pelo, se jeter sur ; 

.1 op-peto, aller au-devant (d'un 
mal) ; absol. perir ; 

6 re-peto, reclamer; 
repetundx, drum [f.), s. e. pecu- 
niae, Targent k r6clamer; 
repetundarum reus, accuse 
de concussion ; 

repetitio, Onis (f.), reclamation; 

redite ; recapitulation ; 
repetltnr, oris (m.), qui rede- 

mande, qui reclame ; 

7 sup'peto, se presenter; ^tre a 

la disposition de; dtre en 

abon dance ; suffire ; 
suppetiae, drum (f.), assistance, 

secours ; 
suppctior, d;ris, venir en aide; 
II Der. : derives avec le radical pe^- ; 

1 petitio, onis (f.), 1° attaque; 

2°demande, requite ;brigue; 

2 pctitus, us (m.), 4° action de 

gagner; 2<* demande ; 

3 pi'tUor, oris (m.), qui recher- 

che, qui brigue ; 

4 petltiirio, is, -Ire, avoir envie 

debriguer; 

5 petesso ou petisso, is, recher- 

cher avec ardeur ; 

6 im-petus, us {in.) ) elan, 

im-pes, 'petis (m.) i choc; 

7 adj. en -pes, -petis : 
prae-pes, qui vole enavant; 
per-pes, continu ; 

8 petidans, anils, adj., petulant; 



262 



PETASIO. 



petulantery adv,, avec petu- 
lance, violence ou effronte- 



ne; 



petulantiay a? (/".), petulance, 

fougue, effronterie ; 
9 per-petuuSf a, um, perp6tuel ; 
perpetuo, as, continuer sans 

interruption; 
perpetuttas, Citis (/".), perp6- 

tuit6 ; 
derives avec le radical pit- : 

1 uct-piter {acci-piter)rpi'tns (m . ) , 

6pervier (propr, au vol ra- 
pide) ; 

2 pr6-pitms, a, urn, favorable, 

prdpice [litt. qui vole en 
avant) ; 
prdpttiOy as, rendre propice; 
propitidtio, onis {f.), sacrifice 

propitiatoire ; 

3 com-pitum, i{n.) (v. ce mot). 
Le §ens le plus ancien, qui est 

«voler», ne s'est conserve que dans 
aci'piter et dans les deux adjectifs 
praepes et propiiius qui faisaient par- 
tie de la langue des augures : les oi- 
seaux volant en avant 6taient regar- 
des comme favorables, les oiseaux qui 
se dirigeaient vers Tobservateur [ad- 
versae volucres) passaient pour con- 
traires. — En grec, les deux sens avo- 
ler)) et wtombeD) se sont repartis sur 
des formes differentes, mais toutes pro- 
venant de la m^me racine : T:ho\L(xi ou 
iKxoLikOLi « voler », d'une part, et, d'autre 
part, TziKZdi (pour*7:i-7C£Tw) «tomber». 
— Le sens atomberw se retrouve 
dans impetus. — La signification ordi- 
naire est «se dirigervers, chercheD). 
Cic. Nat, Deor, u, 49. Grucs loca calU 
diora petentes maria transmittunt. Id. 
Fam, XIV, 4. Per Macedoniam Cyzi- 
cum petebamus. Virg. JEn, ix, il9. 
Delphinumque modo demersis xquora 
rostris Ima petunt. — Avec un nom de 
personne, wvenir trouver, aborderw. 
Virg. ^n, VI, il5. Ut te supplexpete- 
rem,et tua limina adirem, — Pour com- 



prendre comment peto est an 
signification « demander )),on p 
procber les phrases a double a 
comme les suivantes. Phaedr. i, 
regempetierunt Jovem. Quintil. 
\x,'2.Quidquid petii patrem, < 
Ov. Met, vn, 29o. Admonitus 
nutncibus annos Posse suis rec 
hoc Metida munus. Id. xiv, 7^ 
petit auxilium, — De la les exp 
petere fugam, salutem, honorei 
latum. — II y a aussi des exen 
petere employe sans compl( 
Sail. Jug. 24. Nisi tamen into 
lum supra quam ego sum peter 
s'expliquent les sens de supi 
presenter, suffire)) et de 
« aboutir au mtoe endroit,coii 
— Sanscrit pa^ « voler » et « tc 

petSisio et petaso, onis [m.], 
Mot emprunte : grec T^sTaao 

petasus, i (m.), chape au i 
bords, petase ; 
petasfUus, a, um, coiffe d'ur 
Mot emprunte : grec TzizoLao 

petaurum, i (n.), attirail de 
(treteau, corde, perche, ( 
petaurista et petauristes, 

bateleur. 
Mots empruntes : grec : 

petorritum ou petOritum, i ( 
ture k quatre roues. 
Mot d'origine celte. Dans 
mi^re partie du mot on recc 
nom de nombre petuor qui, ei 
comme en osque, signifie « 
(v. quatuor). La seconde partie 
probablement la roue. 

petra, SB (/".), roche, roc; 
2:ietr6sus, a, urn, rocheux ; p 
Mot emprunte : grec tA-z^ol 

phalanggB, arum (/".), rouleau 
pour faire gHsser les navir 
sable. 



PIGER. 



263 



lot emprunte : grec ipaAaffE;. 

IIMuix, -angis (/.), phalange; 
jjkiUitngitx, arum (m.), soldats d*une 
■phalange. 
Ilots empruntes : grec ^aXaY?, 9a- 

BdnB, arum (J,), collier de bulles 
r' d'or ou d'argent; collier de luxe ; 
^ au fig. parure ; 

eratiis, a, wm, orne d'un collier. 
bt emprunte : grec (paXapa. 

SB {f.), 1° vision; 2° imagi- 
nation, pensee. 
ot emprunte : grec 9avTaa^a. 

itasma, atis (n.), fantdme. 
lot emprunt6 : grec <pavTaa(xa. 

tra, ae {f.)j carquois ; 
fi pl^drHrdtus, a, um, muni d'un 
carquois ; 
phdrHrX-ger, -gera, -gerum, qui 
porte un carquois ; 
Mot emprunte : grec ^apetpa. 

acum, i (n.), drogue; 
^\ phnrmdcopola, a? (m.), vendeur 

de drogues; 
2 pharmciceutna, ae{f.)i magicienne. 
Mots empruntes : grec ^apfxaxov, 
iip{iaxo7:ctSXrj;, ^apfxaxEUTpia. 

haselus, i (m. /".), 1° sorte de f^ve; 

2° tillole allongee. comme une 

feve ; 
phaseoluSf i (m.), petite feve, fa- 

s6ole. 
'Mot emprunte : grec 9fltar)Xo;. 

I^tiana avis ou subst, phCisidna, ae 
(/".), ou phdsidnus, i (m.), faisan, 
[propr. oiseau du Phase en Col- 
chide). 
Mot emprunte : grec ^aaiavd;. 

Ikildldgus, i (m.), 4 ^ hbmme d'etudes ; 

20 erudit; 
phUoWgia, a? [f,), amour des lettres 
ou de I'etude. 



Mots empruntes : grec 91X0X0^0;' 
9'XoXoYia. 

philosophus, i (m.), philosophe; 
i philosophiay ae (f.), philosophic; 

2 philosophicuSj a, wm, philosophi- 

que; 

3 philosophor, dns, philosopher. 
Mots empruntes : 9iXoao9o;, -ao9ia, 

-ao9txo';. 

philtra, orum (w.), philtre, breuvage 
magique. 
Mot emprunte : grec 9iXTpov. 

philudk ou philyra, as (/".), 4° 6corce 
interieure du tilleul dont on 
faisait des bandelettes pour les 
couronnes ; 2° ecorce. 
Mot emprunte : grec ^CKufa, 

phoca, as (/".), et phoce, es [f.), pho- 
que. 
Mot emprunte : grec oojzr,. 

phoBniz, icis (m.), phenix, oiseau fa^ 
buleux. 
Mot emprunte ; grec 90171?. 

phrasis, is (/*.), diction, style. 
Mot emprunte : grec 9pa(ji;. 

phrenesis, is (/*.), delire furieux, fren6- 
sie; 
phrmelicmy a, um, frenetique. 
Mots empruntes : 9p£VTjai;, 9p£V7iTixd;. 

physicus, a, um, relatif k I'etude de la 

nature; 
physicus, i (m.), physicien, natura- 

liste ; 
physiica, a? (/".), eiphysicciy orum[n.), 

etude de la nature; 
j)hys'icf', (iilv.f en physicien; 
physiologia, a? (/*.), science de la 

nature. 
Mots empruntes : grec 90^1x0;, 
9uaixr[, 9U7ioXoY''a. 

pious, i (m.), 1° pi vert, oiseau; 
2° arch, griffon ; 
pica, X {f.)f pie, oiSf?au. 

piger, pigra, plgrum, paresseux ; 



264 



PIGET. 



I Comp. : im-ptger, -pigra, -pX- 
grum, actif, laborieux; 

II P6r. : 1 ptgrVf adi\, paresseuse- 
ment ; lentement ; 
im-ptgro, adv., avec activity; 

2 pigrUia, a? (f.) et ptgrlties, iei 

[f,), paresse; 

3 ptgror, oris (m.), arch., pa- 

resse ; 

4 pigreo, es, arch. ) dtre pares- 

5 plgrOy aSi arch. \ seux; 
ptgror, Ciris, tarder t, negliger 

de; 

6 pigrescOy is, devenir lenf. 
V. le suivantT 

piget, -uit, -ere, impers., 6tre de- 

goClt6, dtre f^che de ; 
pigendus, a, um, dont on doit 6tre 

d6goClt6 ou fach6. 
L'id6e commune renfermee dans 
piget et piger est celle de retarder, 
tarder. Festus, p. 213. Pigere inter- 
dumpro tardari, interdum pro pae- 
nitere poni solet, — Peut-6tre le pri- 
mitif est-il pix « la poix ». Me piget, 
litt^ralement « cela. me poisse ». Cf. 
tasdet. Au sujet du c affaibli en g, v. 
viginti. 

pignus, -noris (n.), gage ; 

1 pigriero, as, donner en gage ; 

op-pignero, as, offrir en gage; 
pigneror, dris, prendre en gage; 
pignerdtor, oris (m.), qui prend 
en gage ; 

2 pigndris, -ciipio, onis (m.), arch., 

action de prendre en gage. 
Pignus est peut-|Stre de la famille de 
pangere, paciscor. Le suffixe -nus se 
retrouve dans vulnus, f acinus. 

pila, as [f.), balle a jouer ; boule ; 

1 pilaris, is, e, de balle; 

2 pildrius, ii {m.), jongleur; 

3 pilt'Crepus, i {m.}, joueur de 

paume ; propr, « qui fait reson- 
ner la balle » ; 

4 pUaia, X (f.), petite boule ; 



praB-pXltitus, a, um, dont \ 

est boutonnee, inoffens 

pilentum, i (n.), voiture de 
Tusage des dames romair 

pHeus ou pilleus, i (m.)] bonne 

pileum ou pilleum, i ! me ; 

(n.) ) dWi 

i pUedtus, a, um, coiffe du 

2 pUedlus, i (m.), petit bom 

pilo, as, piller; 

1 com-pilo, as, devaliser; 
compildlio, onis (f.), com| 

2 ex-pilo, as, piller, depoui 
expildtio, onis (f.), pillag 
expildtor, oris (m.), pillai 

3 sup-pilo, as, arch., soi 

voler. 

pilum et pila : 
I pilum, i(n.), \^ pilon; "-i^ 
i plldtus, a, um, arm6 d' 
lot; 

2 ^ildnus, i (m.), triaire 

arme du pilum ; 
ante-plldnus, i (w.), so 
deux premiers rangs 

3 pilus, i (m.), compag 

triaires ; 
primi-pilus, i {m.), o 
des triaires; primipil 
prlmXpildris, is (m.), 
cien primipile; 2*^ 
pile; 
prlmXplldrius, ii (m.) 
pile; 
II pila, as (/'.), 1° pilon; 2" 
d^oii m6le, digue ; 
i pildtus, a, um, dispose ( 
serres ; 

2 pildlim, adv., 4° par 

par piles; 2° en rai 
res; 

3 op-pilo, as, obstruer. 
Pilum etait aussi bien a J 

le pilon dont se sert le boulan 
le javelot dont est arme le sc 
main. Pilumnus est le dieu 



PIPER. 



205 



>ur des boulangers : c'elait aussi, 
ans le chant Salien, un adjectif desi- 
[iiant le peuple romainarme du pilum. 
^cstus, p. 205. Pilurrinoe poploe in 
armine saliari Romani velut pilis uti 
msueti. V. pinso, 

tens, i (m.), poil; 

4 piWsus, a, um, poilu; 
2 pXlo, as, epiler; 

de-pUo, fls, epiler, plumer. 

pingo, is, pinxi, pic turn, ping^re, 

, peindre ; 

^ I Comp. : 1 ap'pingOj peindre sur 

OM en outre; 
[ 2 de-pingo, depeindre; 

3 ex-pingo, peindre; d6peindre; 
II Der. : i pictor, oris (m.), peintre; 

2 pictUva, a? (/".), peinture ; 
picturutiiSy a, um, 1° nuance de 

diverses couieurs ; 2" brode ; 

3 pictXlis, is, e, brode; 
•* pigmentum, i (n.), mati^re co- 

lorante; fard; 
pigmentdrius, ii {m,), marchand 
de couieurs ou de fard. 

lingiiis, is, e, gras ; 

\ pinguiter, adv,, grassement; 
'^ 2 pinguesco, is, devenir gras ; 

3 pingue-fdcio, is, engraisser ; 

4 pinguedo, -dinis ^ \ ° graisse, em- 
(f,) } bonpoint; 2° 

pinguitUdo, -di- I nature grasse, 
7iis [f,) I onctueuse ; 

5 pinguUies, iei {f.), graisse ; 

6 pinguidrius, ii (wi.), qui aime la 
graisse. 

Pinguis est le grec t^ol/jj;, avec pas- 
sage dans la d6clinaison en i (v. levis) 
et insertion d'une nasale. 

fuma, as (f.), 4° nageoire de poisson; 
2° creneau de muraille ; 

1 pinndtus, a, um, aigu, pointu; 

2 pinnX-ger, -gem, -gerum, pourvu 
de nageoires; 

3 pimmla, ae {/,), petite nageoire. 
C'etait peut-^tre originairement un 



doublet de ppnwi, Cf. firmn et fevtw. 

pinso, is, pm.swi etpms/, phmtum et 
pinsum, jnnstre, piler, purtiniL 
piler le grain; 

1 pislor, oris [m.), meunier, boulan- 

ger; 
pistrix, wis (f.), arch,, boulan- 

gere ; 
j)ist6rius, n, um, de boulanger; 
pistrinum, i {n.), i° moulin k ble; 

2° boulangerie; 
pistrlna, 3e (/".), boulangerie; 
pistrlnensis, is, c, de moulin, de 

meule; 
2nstrlndlis, is*, e, nourri dans une 

boulangerie ; 
pistrilla, ae {f.), petite meule, 

petit moulin ; 
pistura, a? (/*.}, mouture; 

2 pislillumyi (n.) eipistillus, i (m.), 

pilon. 
II y a aussi un supin pistum, De 
1^ pistillum « pilon ». Pistrlna est la 
boutique du boulanger, pistrinum le 
moulin ou Ton ecrase le ble, et, au 
figure, tout lieu de travail. Deux an- 
ciens derives de pinso sont pilum « le 
pilon » et plla « le mortier » (v. ces 
mots). Pilum est pour *pins'lum, 
comme velum «< le voile » est pour 
*veslum, — Grec -Tiajw « piler, 
egruger » (avec insertion d'un t comme 
dans TZToXi;, -ToXsao;). Sanscrit pi>i 
« ecraser » . 

pinus, i ou us (f,), pin ; 
i pineus, (I, iim, de pin ; 

2 plnetum, i (?i.), foret de pins; 

3 composes enplni'i 

puu'fer, -fcra, -ferum, quiproduit 

des pins; 
plniger, -gtra, -gerum, 1° qui 

produit des pins ; 2*» qui porte 

une couronne de pin; 

4 pinaster, 'tri{m.), pin sauvage. 
Probablement pour "pic/ms. V. pix, 

piper, eris(n.), poivre; 



266 



PIPIO. 



i piperutuSj a, um, poivre; 

2 piperis, -is ou -idis (f,), piment. 

Mot emprunte : grec -s'-spi. 

pipio, is, «re, piauler ; 

1 plpilOj as, gazouiller, caqueter ; 

2 plpidum, i{n.), et pipiilus, i (m.), 

ai'ch.y criailleries. 

pirata, as (m.), pirate; 

pirdticus, a, um, de pirate ; 
pirCitica, X [f,), piraterie. 

Mots emprunt6s : grec rctpaTrJ;, t.v.- 
paiixd;. 

pirum, i (n.), poire; 
pirns, i (/.), poirier. 

piscis, is (m.), poisson ; 
i piscary dm, pdcher; 
ex-piscor, CiriSf p6cher, tirer; ' 
piscutor, oris (w.), p^cheur; 
piscatinx, Ids (f,), pScheuse; 
piscutor ius, «, iim, de pdcheur, 
de pdche; 
piscdtus, us (m.), pdche ; 

2 pi^cosus, a, um, poissonneux ; 

3 pisculentus, a, um, 4° poisson- 

neux; 2° compose de poissons ; 

4 pisvarius, a, um, de poisson ; 

5 piscina, a? (/.), !<> piscine, vivier; 

2° bassin ; 
piscimlrius, ii [m.], qui nourritdu 
poisson ; qui a des viviers ; 

6 piscicUlus, i (m.), petit poisson. 
De piscis rapprochez le gothique 

fisk « poisson », allemand Fisch, an- 
glais fish. Sur la correspondance des 
consonnes, v. decem. 

pisum, i (n.), pois, legume. 

pituita, SB (f.), 10 gomme; 2° mucus; 
3° pituite; 
pituitosus, a, um, atteint de pi- 
tuite. 

pius, a, um, saint, pieux; devout;. 
I Gomp. : im-pius, a, um, impie; 
II Der. : i pie, adv., pieusement; 
im-pie, adv., avec impiet6; 



2 pietas,dtis{f.),pieie,iei 
im-pietas, diis\f,), imp! 

3 pio, as, honorer par ue 

monie expiatoire ; 
pidlio, dnis (f.), expi<' 
pidtrix, icis (f.), celle 

des ceremonies 
toires ; 

pidbilis, is, e, qu'o 

expier ; 

pidmen, -mi-\moyend 

nis (n.) f tion; c 

pidmentum ( nie e: 

i (n.) ' toiri 

pidculum, i (w.), jo 

monie, victimeou pe 

piatoire ; 2« crime o 

a expier; 

pidcdlo, as, apais 

des expiations ; 
pidciUdns, is, e, expi 
ex-pio, as, io apaiser par i 
piation; 2o purifier p£ 
expiation; 3o expier; 
expidlio, onis {f.), expiat 
tn-expidbilis, is, e, inexj 
im-pio, as, souiller d'un cr 
Au temoignage de Quintilien 
Ciceron ecrivait jjwms. Osque p 

— II est possible que piare soi 
pangere dans le m^me rappor 
friar e, striare avec f rang ere, str 
[Mem. Soc. Ling., v). II faudrai 
supposer que I'adjectif pius s'e 
borddit des choses : « ce qui est 
par la loi divine ». Ovid. Her. v 
Inclusam contra jusque piumqm 

— De pius vient pietas comme 
brius vient sobrietas : apr6s i 
suffixe tas prend un e comme ^ 
de liaison. 

pix, picis if.), poix ; 

1 piceus, a, um, de poix; 
comme la poix ; 
picea, 38 {f.),ipesse, sorte de 
ptceatus, a, um, poisse; end 
poix ou de glu ; 



>Xco, as, enduire de poix; 
alcdfia, SB (/.), Conderie de poix; 
picfila,a;(^.) petit morceaudepois. 
■ec lUiTx (pour 'nixii) n poii ». 
mta, IB (/.), gAteau plat, 
otemprunle ; grec xkeaa^i, o3vto(, 

Comp. en -pliceo : 

dis-pKceo, es, d^plaire; . 
comp. en -placeo: 

cotn-pl&ceo, i" plaire t plu- 
sieure; S' plaire beaucoup; 

per-plSceo, plaire fort; 
D6r. : 1 plSeidvs, a, tun, paisible ; 

plUcide, adv., paisiblemeot ; 

im-ptHeldus, it, urn, inquiet, 
remnant ; 

2 pMceniia, »{/'.), desirde plaire; 
diS'pBcentia, jb (/.), degoOt, 

m6contentemenl; 

3 pluco, as, apaiser; 
plUcate, adv., avec calme; 
plSculio, onis (/.), AcUon d'a- 

paiser; 
pliicameii, -minis \ 

(n.) 7 moyen 

plucumenlutn, i ( d'apaiser; 

(".) ) 

jdiicubUis, is, e, qui ee laisse 

flgchir; 
iin-pldcdbUis, is, e, implacable ; 
, placdbUiler, adv., de maniSre 
I a apaiser; 

I plaedbllUas, alis (f.), disposi- 
tion ti se laisser flechir; 
4 snp-plex, ■-ptlds, adj. sup- 

; suppCiciam, it (n.), 1" supplica- 
tion; 2' plus souv. supplice; 
supplieller, ado., en suppliant; 
supplteo, as, adresser des sup- 
plications aux dieux; sup- 
plier, enginir.; 
supplXcatio, Onis (f.), priferes 
publiques; supplications. 
Pour la difference de quantity entre 
ifceo et pldcare, cf. sSdeo et sedare. 



TA. 267 

— Au sujet de supples;, supplicai-e, 

cf. Feslus, p. 309. Sub ros ptaeo, in 

precibus fere cum dieitar, signifieat id 

quod suppUco. — Siipplidum est la 

supplication aux dieux; ensuite il a 

d6sign6 le sacridce qui I'accompagne. 

Cf, le changement de sens qui a eu 

lieu pour I'espagnol auto-da-fe. — Le 

sens materiel primitivement renfermi 

dans ces mots est peut-fiire celui 

d'Haplaniru et d' « Stre aplani », 

C'est un sens analogue qu'on trouve 

dans sedare. It y aurait alofs parents 

avec planus (v. ce mot). 

pliga, n {f.), fitendue, espace, region. ^ 

plaga, » [f.], i" filet de chasse, rets; 

2" rideau; 

plilguta, se (f.), petit rideau. 

fluago, is, planxi,planctum,plangSj-e. 

frapper avec force, particul. se 

frapper lapoitrine; 

I Comp. : diflango, is, gemir. de- 

plorer ; 
IID6r. : i ptfingor, oris (m.), et 
planctus, us [m.), coups dont 
on se frappe !a poitrine en 
signe de douleur : lamenta- 
tions ; 
2 pl'io", w (/■.), coup; 
plt'njonus, a, urn, brutal; 
pliigX-gcr, -gera. \ 

-geriim / souvent 

pldgl-gtr&lus i battu. 

A plaga h coup » correspond le 
grec nXjipi et a plmgo » je frappe n 
le grec Ki-iaiia (pour 'nXii-fiu). — La 
mfime racine se trouve dans le verbe 
plecto « frapper n, qu'ii ne faut pas 
confondre avec pleeto ii tresser ». 
Phaedr. i, 31. De reliquis tunc ima: 
Mcrito pteclimur. Plaut. Men. v. "!, 
28. Pteete pugnU. Le t est une lettre 
formative, comme dans neC'to, flec-to. 
planta, a (f.), 1° jeune branche; 
2" plante ; 3° plante du pied ; 



268 



PLANUS. 



\ planlo, aSy planter; 
plantatio, Onis (^.), plantation; 
de-jilanto, a.s, i® enfoncer en 

terre; 2° d^planter; 
ex-pl(intOf as, deplanter ; 
siip-plaiito, as, renverser, coucher 
k bas, au propre et au fig. ; 

2 plantdrU, is, e, i ° de plante : 

plantdria, ium (n.), jeunes 
plants ; 2° du pied : plantdria, 
ium (?i.), talonnieres de Mer- 
cure ; 

3 plantdrium, ii (n.), p6pini§re; 

4 plantdgo, -gtriis (f,), plantain; 

o plantX-gcr, -gera, -genun, qui 

pousse des rejetons. 
Le sens propre de planta parait 
etre « branche, baguette ». 

planus, a, urn, !<> plat, uni; 2<» clair, 
6vident; 
\ plane, adi\, 1° uniment, claire- 
ment; 2<» tout a fait; 

2 pldnitas, dlis (/".), qualite de ce 

qui est uni; simplicite; 

3 pldnXties, iei (f.), rar. plnmtia, 

m (/".), plaine; 

4 pldm-Wqitus, a, urn, qui parle un 

langage uni, simple; 
o *pldno, as, dans les composes : 
com-pldno, as, aplanir, niveler oit 
combler; 

compldndtio, onis {f.), aplanis- 
sement; nivellement; 
cx-pldno, as, exposer, expliquer ; 
expldndtio, 6nis{f.), exposition, 

explication ; 
cxpldndtor, oris (m.), inter- 

prete ; 
expldndhXlis, is, e, uni, clair. 
Au figure, planus « facile, aise » 
(le contraire est arduus), puis « evi- 
dent ». Cic. Top. 26. Narrationes 
planae sint, breves, evulentes. Plant. 
Pe7*s,u, 2, 1. Satin' hxc sunt tihi plana 
el certa? — De meme I'adverbe plane. 
Cic. Or. I, 32. Plane et dilucid^ loqui. 
II signifie aussi a tout a fait ». Id. 



Fam. \\\, 10. lllud plane mole 
Hor. Sat. i, 3, 66. Commun 
plane caret. — Planus est pr 
ment pour *plac-nus, comme 
pouT*vac-7ius. Cf. 7:Xa; « obji 
dalle », zXaxou; « gateau plat 
mand ftach « plat » (sur les coi 
germaniques, v. decem). 

platanus, i (f.), platane, arbre 
4 pldtdnlnus, a, um, de pla 
2 pldtdnon, onis (m.), bois 

tanes. 
Mots empruntes : grec -" 

JiXaiavoSv. 

plat^a, SB (f.), large rue, place 
Mot emprunte : grec -XaTsia 

plaudo et plodo, is, si, -sum 
battre des mainsy^ des ailei 

I Comp. : 4 ap-plaudo ou a} 

4° frapper contre;2® 

dir; 
applausus, us (m.), ba 

d'ailes ; 
applausor, oris {m.), < 

plaudit ; 

2 circum-plaudo, applau( 

autour ; 

3 com-plodo, battre Tun 

I'autre ; 

4 dis-plodo, frapper de 

d'autre ; displosus, 
qui eclate ; 

5 ex-plodo, 4° chasser 

battement d'ailes ; 2° 
par des huees ; 
explosio, onis [f.), huee 

6 sup-plaudo, frapper su 
supplausio, onis (f.), tr 

ment; 

II Der. : iplausus, us (m.), 4 

ment de deux obj 
s'entre-choquent; 2*» 
ment de mains, appl; 
ment; 
2 plausibilis, is, e, dign 
applaudi ; 



PLEO. 



269 



•3 plausor, oris (m.), applaudis- 
seur, claqueur. 
Bur Torthographe applodo, ^com- 
fdOy displodo, explodo, v. faux. 

nstram ou plostniin, i (n.), cha- 
riot ; 
f plaustrCirius, a, urn, de chariot; 
2 plaustellum, i (n.), petit chariot. 
Surrorthographep/os^rwm, v. faux. 

MB, plebis {f.) ou plebes, plehei (f.), 
k le peuple, par oppos. aux nobles; 
M plebeius (trisyll.), a, um, du 
peuple, plebeien; 

2 plehPculfi, X [f.)j populace ; 

3 plebH-cdla, 36 (w.), courtisart du 
peuple ; 

4 plebi-sciium, i (n.) ( decret du 
plebi'ScltuSyiis (m.) \ peuple. 

flebes signifie proprement la foule. 

est de la m^me racine qui a donne 

r>, plenus, plerique. Quoique entre 

uhis eiplebs il y ait une importante 

erence de sens, les deux mots ont 

ibablement entre eux une parente 

lignee. — Grec tcX^Oo;. Anglais folk 

gens », allemand Volk « peuple ». 

>, is, plexi et plexui, plectercy 
plier, tresser; 
plexus, a, um, tress6 ; 
I Comp. : i am-plector, Ms, -plexus 
sum, -p/ecf2, embrasser ; 
am-plexus, us (wi.), embrasse- 

ment ; 
nmplexor, Ciris, embrasser, 
s'attacher a ; 

2 circum-plecior, ens , \ 
-p lexus sum,'plecti, I en ve- 

arch. circum-plecto, I lopper; 

is, ere; ) 

circumplexus, us (m.), seul. a 

VabL, enveloppement ; 

3 com-plector, ens, ^ . 
-plexus sum, | .^brasser, 

u I , r s'attachera; 

arch, complecto, \ 

is, ere 1 



complexus, us > 

(m.) f embrassement, 

complexviyonis I liaison, union; 
(A) ) 

4 de-plexus, a, um, qui etreint 

fortement ; 
o im-plectOy is, m% enlacer; 
implexus, us (m.), seul a VabL. 
enlacement ; 

6 per-plpxm, a. um. entrem^le, 

embrouille; 
perplexe, adv., d'une manier^ 

entortillee ; 
perplexor, diis, arch., entor- 

tiller; 

perplexiVnlis. is, e, arch., en-" 
tortille, embrouille; 

7 re-plexus, a, um, replie; 

II Der. :plect\lis, is, p,arch., tresse. 
en}ac6. 

Le t deplec'to est une lettre forma- 
tive (cf. ii'^cto, flecto) : la racine est la 
m6me que dans plic-are (v. ce mot) et 
dans le grec TzXivMu — Ne pas con- 
fpndre avec le suivant. 

plecto, is, ere, frapper. 
V. plaga « coup ». 

plectrum, i (n.), baguette pour tou- 
cher les cordes de la lyre, d'oii 
lyre. 
Mot emprunte : grec 7:\r^y,-yr^. 

pleo, es, -evi, -etum, -ere, arch., era- 
plir; 
I Comp. : 1 com-pleo, completer; 

2 dO-pleo, desemplir, vider; 

3 ex-pleo, combler la mesure. 

achever ; 
expletio, onis {f.). satisfaction 

d'un desir, contentement; 
explementum, i {n.), ce qui sert 

a rassasier ; 
m-expletus, a, um, non rassasie ; 
in-explebilis, is. e, qu'on ne 

peut rassasier ; 

4 im-ph'o, emplir; 
ad-impl"o, remplir; 



270 



PLICO 



5 op'pleo, remplir entierement ; 

6 re-pleo, i° emplir denouyeau; 

2° remplir; 

7 sup-pleOj supplier, completer;* 
supple menlum, i (h.), supple- 
ment, recrue ; 

II Der. : 1 plmusy «, wm, plein ; 

plme, adv., pleihement; 

plenXtudOf -dinis [f.), pleni- 
tude ; 

semi-pleniis, «, urn, il demi 
plein ; 

pleru4uninm, ii (n.), pleine 
lune ; 

2 locu^ples (v. locus); 

3 pleriquH, -aeque, -aque, la plu- 

part ; 
pUrumquCy adv., le plus sou- 
vent. 
Le simple pUo etait employ^ en 
vieux latin. Festus, p. 230. Plentur 
antiqui etiamsine prxpositionihus dice- 
bant. II a Fair de faire partie de la 
seconde conjugaison: mais en r6alii:6 
c'est un verbe comme fer-t, vul-t, da-t, 
qui joint immediatement les desi- 
nences a la racine : ple-t, ple-nt. Gf. 
en grec ::itx-rXr,-txi. De m^me qu'a 
cOte de dant on a une ancienne forme 
da-n-unt, de meme a c6te de plent 
Festus cite exple-n-unt. Cf. en grec 
-i{x;:Aava3. — Parmi les composes, 
c'est impleo qui remplit d'ordinaire 
I'office du simple plea : il a fini par 
faire lui-m6me Timpression d'un verbe 
simple, et il a donne le compost ad- 
impleo. — Dans expleo, ex est habi- 
tuellement intensif. Gaes. B, G. vir, 
7. Fossam aggere explent. Cic. Lwl. 
XIX. 67. Midtos modios sails simid 
I'deiidos esse, ut amicitix mumis exple- 
tum sit. — Mais ex est privatif dans 
ce vers d'Ennius .* Navibus explebant 
sese terrasque replebant. — Plenus 
est un ancien participe passe signi- 
fiant « rempli ». Mais cette forma- 
tion de participes en nus, nd, num 
est, de bonne heure, sortie de Tusage, 



ne laissant qu'uh certain non 
mots qui sont devenus soit des 
tifs, soit des substantifs, t( 
vanus (pour *vaC'nus), dig-n 
num, reg-num (et en grec ay-vo 
vo;, a£{x-vd5, des verbes a^saOai, 
ac'esaOai). Plenus a donne le sul 
plenitas (Vitruve) « plenitude 
dance », lequel est rest6 dans 1 
frangais plenty. — Pleriqtte n 
un ancien adjectif plerus. Fei 
230. Plera dixisse antiquos tp 
Pacuvius, cum ait: plera pars j 
datur. Grec -Xr;-0-aj « je suis ] 
rX-/^-^T\<; « plein )). Gothique fid 
mandvoW, anglais fw//. Au sujeti 
dans les langues germaniques, v 

plico,as, -ttui (ou-ui),-(7iM?7i (ol 
-are, plier; 
I Gomp. avec doubles pf. 
comme le simple : 
\ ap'pltco, appliquer a, a 
contre ; 
applicCUio, onis (f.), i 
ment; 

2 circum-plXco, envelopp 

lacer ; 

3 com-plico, replier, roule 

4 eX'pltco, deployer; exj 
rxplicdte, adv., clairem 
expliciltio, onis J action 

if.) f plier, 

expllcdtus, us . quer,d 

(m.) \ dr 

explicCUor, 6ris{m.), int€ 
explXcdtrix, Ids (/*.), c 

deroule ; 
explicdbilis, is, e, clair: 

in-expltcdbiUs, is, e, 
cable ; 
hi-expltcitus, a, urn, 

cable ; 
o im-plico, enlacer; 
implicdlio, onis (/".), 

ment ; 
implictte, adv., d'une i 

embrouillee ; 



PLORO. 



271 



implXcisco, is, ere, arch,^ enla- 
ce r, dtreindre ; 
) inter-pltco, entrelacer; 
? 'per-pUcdtus, a, um, arch,, em- 
brouilie ; 

8 re-pllco, plier en arriere, re- 

plier; rameneren arriere; 
replXcatio, onis (f.), repli sur 
soi-m^me ; revolution ; 

9 adjectifs en -plex, gen. -pUcis: 
sim-pleXy simple; 
simpliciter, adv., simplement; 
simplicXtas, atis [f,], simplicite ; 
sesqui-plex, une fois et demie; 
dH-plex, double; 

dupUciier, adv., double - 

ment; 
duplico, as, doubler ; 

duplicCito, adv., en double ; 
duplicdtio, onis (/.), repro- 
duction en double; 
duplicarius, ii (m.), soldat 

k double paye ; 
con-dupltco, as, doubler; 
condHplicdtio , onis (f.), 
repetition ; 
tri-plex, triple; 
Mpliciter, adv., en triple; 
trtplico, as, tripler; 
quddrii-plex, quadruple ; 
quddruplico, as, arch., qua- 
drupler ; 
quinqui-plXco, as, quintupler; 
septem-plex, 1® a sept peaux; 

2^ a sept embouchures; 
decem-plex, decuple; 
multX-plex ) , . , 

mum-pltciis,a,um | ^"^^ipie; 

multipliciter, adv., 1® deplu- 
sieur^ manieres; 2° fre- 
quemment ; 
miiltipllco, as, multiplier; 
muUlpUcdtio , onis (f.), 

multiplication; 
multtpltcdbilis , is, e, qui 
pent se multiplier; 
Der. : 1 pllcdtiira, x [f.), action 
de plier, de plisser; 



. 2 pUcdtXlis , is , e , qu'on peut 
plier, pliant. 
Dans sim-plex la premiere partie 
veut dire « un » : v. singidi. Simplex 
signifie done « qui n'a qu*un pli, qui 
n'est pas compliqu6 » : on peut com- 
parer rexpi*lession allemande einfcdtig 
« simple)). — La racine est la mtoe 
que dans plrc-to « entrelacer » ; grec 
Tzkiy.(i} (m6me sens), d'ou ::\i^[Lix, ~Xoxr[ 
« entrelacement )), ^Xoxajxo; « boucle )). 

ploro, as, pleurer; 
I Comp. : 1 ap-ploro, pleurer au- 
pr6s ; 

2 com-ploro, pleurer ensemble; 
. complordtus, ds \ 

(w.) ( lamentation 

complordtio, onis I en commun ; 

if') ) 

3 de-pl6ro, deplorer; 

dPplOrdtio, onis {f.), lamenta- 
tion ; 

di'plordbundus, n, um, arch., 
eplore ; 

4 ex-pl6ro, explorer; 
eX'plordtc, adv., avec connais- 

sance de cause ; 

m-explordtus, a, um, inexplore; 

inexplordto, adv., sans avoir 
explore le terrain ; 

mexplordte, adv., sans examen ; 

explordiio, onis (/.), explora- 
tion; 

explordtor, oris (m.), explora- 
teur, eclaireur; 

explordtor ius, a, um, d'obser- 
vation ; 

5 im-ploro, implorer; 
implordtio, onis (f.), action 

d'implorer ; 
im-plordbUis, is, e, qu'on peut 
on qu'on doit implorei* ; 

6 op-ploro, pleurer aupres de, 

obseder de ses pleurs ; 
II Der. : 1 pldrdtus, us [m.), pleurs, 
lamentations ; 
2 plordtor, oris (m.), pleureur; 



272 



PLUMA. 



3 plonWiliSf is, e, deplorable. 
Flora faisait partie de la langue du 
droit, ainsi que imploro et exploro. 
Festus, p. 230, cite ce texte de loi 
attribue a Romulus : Si 'parentem 
puer vei'beritj ast olle plorassit (et que 
le pere ait porte plain te),*pMer divis 
paventum sacer esto. — Au lieu de 
imploro, on disait anciennement endo 
ploro, — Exploro, de la langue judi- 
ciaire, ou il avait le sens de « faire 
une enquSte », a pass6 a la significa- 
tion gen6rale d*examiner, explorer. 
Exploratores « soldats envoy^s en re- 
connaissance ». — On peut rapprocher 
Tanglais cry, qui est le frangais cri, 
mais qui a garde sa signification, judi- 
ciaire (cf. en ancien frangais le cri de 
justice). 

piama, a (/.), i^ plume, duvet; 2° bro- 
derie ; 3° au plur. ecailles d'une 
armure ; 

1 plfimeus, a, urn, de plume, de 

duvet ; 

2 plumosus, a, um, convert de 

plumes ; 

3 plumo, as, 1° couvrir de plumes; 

2<* se couvrir de plumes; 
plumutUe, is (n.), v^tement brode ; 

4 plumdrius, ii (w.), brodeur; 

;) plumesco, is, ere, se couvrir de 
plumes ; 

6 composes en pliimi- : 
plUmi-ger, -gera, -getnim, em- 

plum6 ; 
pi iimX-pes, -pedis, adj., auxpieds 
garnis de plume ; 

7 composes en -plUmis, is, e : 

de-plUmis ] ,, , . 

• !-_• ! depourvu deplumes; 
im-plumis j ^ i' » 

8 pldmula, se (f.), petite plume, 

duvet. 

plumbum, i(7i.), plomb; 

1 plumbeus, a, um, de plomb ; 

2 plumbosus, a, um, m6l6 de plomb ; 

3 plumho, as, fabriquer ou souder 

avec du plomb ; 



re-plumho, as, dessouder 

4 plumbdrius, a, um, qui c< 

le plomb; 

5 plumbago, -gmis (f.), 1° r 

plomb ; 2° tache plombc 

Plumbum et [xoXu6o; (pour * 

denotent une origine commu 

sont probablement des mots e 

tes a une autre famille de lang 

pluo, is, -?, drc, d'ord. imper.'i 
voir; 

I Comp. : \ de-pluit, imp 

pleut; 
2 im-pluo,'is, pleuvoir sur 

II D6r. : 1 pliivia, a? (f,), pli 

2 pliivius, a, um, de plui 
com-pluvium, ii {n.), p? 

Tatrium non couverte 

I'eau de pluie tomba 

^ un bassin appele imi)! 

3 pluvidlis, is, e, de plui 

4 plUviosus, a, um, pluvie 

5 plUvidtilis, is, e, pluvial 
DdLiis pliivia, compliivium, le 

autre chose qu'un developpen 
I'w. 

plus, pluris, adj., plus ; 

1 plures, €s, a, gen. -iwh 

nombreux; plusieurs, 

coup; 

com-pliires, cs,a, plusie 
semble ; 
pldrtmi, ae, a, tr6s nombn 

com-pliirimi, ae, a, en fc 
pldrimum, adv., le plus sc 

extr^mement ; 
plvLries, adv., un plus 

nombre de fois ; 

com-pluries, adv. arch 
souvent ; 
plurifdriam, adv., 1° de 

rents c6tes; 2° de difT 

manieres; 
plurCilis, is, e, pluriel; 

plur dlUer, adv., au plur 

2 plusciilus, a, um, un pe 

nombreux ; 



POLIO. 



273 



com-plusciili, «, rt, assez nom- 

breux ; 

complusciile, adv,, assez souvent. 

iflus est un comparatif neutre pris 

ibstaiitivement. La forme archaique 

pious, qu'oi} trouve dans des in- 

ptions, et qui est elle-m^me pour 

ius, L't a disparu comme dans 

ti, cuncti, pour *coiuncii, — Le 

rlatif plurimm a et^ tire de plus 

Taddition du suffixe imus; cf. 

et minimus. On trouve dans 

inscriptions plouruma et Varron 

(L. L. viT, 27) plusima, — Grec 

V, TCXetoTos. — Le latin a perdu 

positif correspondant au grec ttoXu;. 

Gothique filu (allemand viel) a beau- 

p». Sur le f initial, v. decern, — 

ntpuru-s (pour *paru-s) « beau- 



». 



»a8, i {m,)f pluteum, i (n.), \° pa- 
rapet, Guvrage de defense dans les 
si^es ; 2° dossier de lit ; 3° plan- 
^ebe. 

ra, SB (/.), goutte aux pieds; 

f^ger, -griim,) » . , .. 
^rosZaurni q">a la goutte 

X9rims,a,um] "uxpieds. 
J Mots emprunt6s : grec TiooatYpa, 

I, ii (n.), sorte de balcon; par- 
tiad, dans un amphithed.tre, place 
reservee a Tempereur, aux magis- 
trats, aux vestales. 
Mot emprunte : grec TidStov. 

I, SB (A), peine, chfttiment; 

1 pcenaliSy is, e, p6nal; 

2 pcendrius, a, urn, relatif a la 

peine, p6nal; 

3 punio, is, ire, punir ; 
piinUio, onis (f,), punition; 
'punltor, oris (m.), qui punit, 

vengeur; 
im-punitus, a, um, impuni; 

4 im-punis, is, e, impuni ; 
impune, adv,, impunement; 

Mots latins. — Cours sup. 



impiinltas, Citis {f.), 1 <* impunite ; 
2° licence. 
Au sujet du changement d'oe en u 
{poRiia punio), cf. PoRnipumcuSj mcmia 
munio, — Impune est I'accusatif neu- 
tre de I'adjectif impunis. — Pcena est 
un mot grec (tco^vtj) de tres bonne 
heure adopts a Rome : c'est proba- 
blement par les sanctuaires qu'il s'est 
introduit dans la langue latine. II de- 
signait soit le ch^timent par lequel 
une faute etait expiee, soit Tamende 
au moyen de laquelle le coupable se 
rach etait. Le terme italique corres- 
pondant est multa, — II ne faut pas 
rapporter ici psenitet, qui se rattache 
a paene, 

I poeta,aB(m.), poete (grecTiotr^TT;;); 
poHlcus, n, um, poetique 

(gr. ::oir,Tiy.o;) ; 
poetica, ae (f,), poetXcf', Ps (f.), 

art poetique (gr. ::oi7iTiy.r;) ; 
poettcc, adv., en poete; poeti- 
quement ; 
II poema, dtis (n.), potoe, piece 
de vers (gr. ::o''r,[xa) ; 
poemdtium, it {n.), petit poeme, 
petite pi6ce de vers (gr. 
zoi7){jLaTiov) ; 
III poesis,is (f.), poesie (gr. Tioirjai;). 
Tons ces mots se rapportent ^ la 
forme dialectale -os'w. 

polenta, » {f.), farine d'orge ; 
polentdrius, a, um, de farine d'orge. 

polio, is, Ire, polir; 

I Gomp. : 1 de-p6lio, polir d'un 

bout a Tautre ; 

2 ex-polio ) ,. 

expolUio, onis \ . ^ ,j,. 

(A) ' • r- • 

" ' ... . . > avecsoinifini, 
pervoldicomsi perfection; 

3 prae-polio, polir d'avance ; 

II Der. : 1 polite, adv,, avec fini, 

avec soin ; 

18 



274 



POLITIA. 



2 pdlitio, onis (f,) / polissage, 

3 pdlUiira, a? (f.) ( poli; 

4 im-polUus , « , um, inculte. 
V. pulcher. 

politia, » (A), gouvernement (grec 

pdlUlcuSy a, um, relatif au gou- 
vernement, aux affaires publiques 

(gr. TzoXiTtxd;). 

pollen, -inis (n.) etpollis, -inis (m./.)- 
V. pulvis. 

polleo, es, Sire puissant; 

I Gomp. : prX'poUeOy es, Stre su- 

perieur ; 

II Der. : 1 pollentia, ae (f,)y puis- 

sance ; 
2 pollentiuSj adv., avec plus de 
puissance. 
Polleo est peut-6tre un compost de 
valeo et du prefixe par- (v. ce mot), 
avec suppression de la premiere syl- 
labe du verbe, comme dans sursum 
pour subversum. 

poUez, -icis (m.), pouce. 

polus, i {m .), 1 ° p6le du monde ; 2<> le ciel. 
Mot emprunte : grec tioXo;. 

polypus, i {m.)> poulpe, animal aqua- 
tique. 
Mot emprunte : grec 7:oXu7:ou;, dor. 

pompa, a (f.), procession; pompe ; 
appareil. 
Mot emprunte : grec ~o{x7rr[. 

pomum, i (n.), fruit d'un arbre; 

1 pomosuSj a, um, abondant en 

fruits; 

2 pomilrhis, a, um, de fruit; 
pomarius, ii (m.), fruitier; 
pomdrium, ii (n.), verger; frui- 

terie ; 

3 pomi-fer, -fcra, "fthnim, qui pro- 

duit des fruits ; 
i Pomona, 3e{f,), la deessedes fruits, 
nom forme comme Bellona. 



pons, pontis [m,), pont ; 
i pontXculus, i (m.), petit p( 

2 ponto, onis (m.), 1® bat 

transport ; 2° pont de bj 

3 ponti'fex,-ficis{m.), graind- 

prStre (les pr^tres de R 

I'origine, etaient constr 

des ponts, surveillan 

poids, mesures, etc.); 

pontificdlis, is, e ) , 

pontificius, a, um ) ^ P^ 

pontificdtus, ds (m,), pont 

Pons signifiait peut-6tre a 1' 

<c chemin, route » ; cf . grec ttoct 

Sanscrit patha-s, panthanK « ch< 

pontus, i (m.), mer. 

Mot emprunte : grec ttovtoc. 

p6pa, SB (m,), victimaire. 

popina, SB (f.), cabaret; 
i pdpindlis, is, e, de cabarel 
2 pdplno, onis (m.), pilier de 
ret, viveur (v. coquo). 

poples, itis (m.), jarret. 

populus, i (771.), peuple, popula 

1 puhlicus, a, um, du p 

public ; 
publice, adv., au nom o 

frais de I'Etat ; 
pdhlicdnus, I (m.), fermii 

imp6ts ; 
publico, as, 1° rendre p 

publier ; 2° confisquer ; 3 

dre au plus offrant; 
publicdtio, onis (f,), confis( 

2 pdpMdris, is, e, 1° du p 

2° compatriote; 
popiddnter, adv., 1° selon I 

ordinaire; 2° pour pla 

peuple ; 
pdpaidntas, dtis (f.), 1° < 

de compatriote; 2° reel 

de popularite; 

3 pdpdlosus, a, um, populeu: 

4 popidor, dns, d^peuplei 

vaster ; 



PORTO. 



275 



pdpuldbundus, a, urn, devasta- 

teur ; 
pdpulatio, mis (A) ) d^vasta- 
pdpuiatus, us (m.) ( . 

seul. arabl., ? ^^°°' 
popUldtoTy oris (m.), d6vasta- 

teur; 
popiildtrix, ids (f,), devasta- 

trice ; 
pdpuldbtlis, is, e, qui peut 6tre 
d6vaste ; 
de-populor, dris ) 
■ deS»lo, as ! '•*^»««''' 

depdpiUdtio, onis [f,), d6vasta- 

tion ; 
depdpUldtor, oris (m.), d6vas- 
tateur ; 

5 compost Publi-cdla, arch. Popli- 

cola, X (w.), Publicola, propr, 
a courtisan du peuple » ; 

6 juxtapose pdpiili-scitum, i (n.), 

decret du peuple; 
[" 7 popellus, i (w.), populace. 
Popti/t/5 (sur les inscriptions poplus 
popolus) affaiblit son second p en 
dans publicuSy Publicola, fublius, 
liUus, etc. C'est ainsi qu'i cdte 
quatuor on a quadraginta, — Un 
ive de populus est le verbe popu- 
\, qui ne signifie point apeupleD), 
lis au contraire priver de sa popu- 
ion. Cast ainsi qu'en frangais on 
plumer pour « enlever les plumes », 
en allemand kopfen pour couper la 
I. — La racine renfermee dans 
^ns parait identique i celle qui a 
le plebs (v. ce mot). C'est proba- 
lent une forme redoublee. Cf. le 

Ins, i (A), peuplier; 
populeus, populneus et populnus, 
a, um, de peuplier; 
2 popiiletum, i (n.), for^t de peu- 

pliers ; 
ipopuU'fer, -fvra, -ferum, qui 
produit des peupliers. 

r-, prefixe rest6 dans un [certain 



nombre de verbes, tels que por- 

rigo, por-tendo. 

La demiere lettre s'est souvent 
assimilee i la lettre initiale du verbe : 
ainsi por suivi de sedeo a donn6 pos- 
sideOjpor suivi de sino a donn6 *pos-sino 
(contracte en *posno,p6no) ; devant un 
I, por est devenu pol : pol-liceor, pol- 
liio, pol'luctum, Ce preGxe corres- 
pond probablement au grec izpoxi, au 
Sanscrit pra^i « vers, contrew. 

porous, i (m.), pore; 
porciij a? (/".), truie; 
i porcinus, a, um, de pore; 
porcina, % (f,), chair de pore; 
porcindnus, ii [m.), charcutier; 

2 porcdrius, a, um, de pore; 

3 porculus, i [m,), cochon de lait; 
porcula, a? (f,), petite truie ; 
porcellus, i (m.), i^ cochon de 

lait; 2° marcassin. 
Ombrien purka « truie » . Grec :r(Jpxo;. 
Vieux haut-allemand farah (anglais 
farrow, allemand Ferkel). 

porrigo, -gmis (/'.), teigne. 

porrum, i (rt.), porrus, i (w.), poireau; 

porrdceus, a, um, de poireau. 

Le grec rpaaov « poireau » fait sup- 
poser que la forme primitive etait 
* por sum, 

porta, ae (A), porte; 

\ portula, a? (/.), guichet; 

2 porticus, ds (f.), portique, ga- 
lerie ; 
porticula. a? (f.), petit portique. 

Porta signifie proprement I'ouver- 
ture : la racine s'est conservee dans 
le verbe grec r^ziptx) (aor. 2 passif 
£j:aprjV, parf. 7:£7:apxa) opercer)). 
Y. portus. 

porto, as, porter, transporter; 

I Der. : porlCdio, onis {f.), trans- 
port ; 
II Comp. : \ nd-porto ou ap-porto, 
apporter ; 



276 



PORTUS. 



2 as-porto, emporter; 
aaportalio, onis (f.), action 

d*emporter; 

3 com-porto, emporter ou trans- 

porter ensemble ; 

4 de-porto, \^ emporter; 2<» (im- 

porter ; 3° rapporter ; 

5 ex-portOy i^ exporter; 2<> de- 

porter; 
exportation onis (^.)> ^^ expor- 
tation; 2° deportation; 

6 2 w-|)or<o, importer; susciter; 

7 tranS'portOf transporter; 
transpovtutiOy onis {f.), emi- 
gration. 

PortarCf qui est devenu ^ la longue 
un synonyme de ferre, etait proba- 
blement k Torigine un terrae de ma- 
rine, et signifiait «amener au port, 
debarquer ». Dans quelques-uns des 
compos6s, comme exporto, deporto, 
un souvenir du sens primitif s*est con- 
serve. Les adjectifs opportunus et 
importunus, le grec Gctjo^tt); «servi- 
teur)),propr. « rameur en sous-ordre », 
le frangais anHveVy aborder sont d'au- 
tres exemples de termes de marine 
dont la signification premiere est plus 
ou moins oubliee. 

portus, us (m.), port; 
\ portitor, oris (m.), 1° percepteur 
du peage; 2<* batelier; 

2 portorium, it (n.), droit de p6age ; 

3 portuosus, a, wm, qui a beaucoup 

de ports; 
im-portuosus, «, urn, qui n*a pas 
de ports ; inabordable ; 

4 Portumnus ou Portunus, i (m,), le 

dieu qui preside aux ports; 
op-porttinus, Uy um, qui conduit 

au port, opportun; 
opportune y adv., \^ en un lieu 

favorable; 2° dans un moment 

favorable ; 
opportunUas, dtis [f.), 1° circon- 

stance favorable ; 2° opportu- 

nile; 



im-portunus, a, um, c 

importun ; 
importune, adv,, mal a 
d'une mani^re facheus- 
importunltas, dtis {f.) 
tere d^sagreable ; cr 
Portus est un substantil 
comme ductus, saltus; il v 
m^me verbe que porta (v. ce 
Portitor est form6 comme jan 
litor, — Opportunus et import i 
commence par faire partie de h 
des marins (v. le precedent 
Puis ils ont designe toute esp 
vantage ou de contrariete. Cae 
i9. Opportunitas loci, Tac. Am 
Locorum opporluna permunii 
Jug, 97. Aggeribus, turribi 
aliis machinntionibus locus imp 
Tac. Ann. xir, \ 2. Armeniam 
id temporis importunam, qui 
occipiebat. 

posco, is, poposci, poscere, dei 
I Gomp. : \ aprposco (sans 
marider en outre ; 
2 de-posco (pf. depoposci 

citer ; 
'3 ex-posco (pf. expopob 

clamer ; 

4 re-posco (sans pf.), rech 

II D6r. : postixlo, as, deman( 

postuldtio, onis (/".), de 

postuldtus, us[m,), seal. 

demande en justice, r 

postuldtor, oris (m.), der 

en justice, plaignant 

de-postulo, as, demander 

ment ; 
ex-postulo, as, reclamer ; 
expostuldtio, onis [f.), r 
tion. 
A cdte de pdposci on avait £ 
vieux latin peposci. Le freqi 
postulare vient d'un particifte 
tuSfComme ustulare de ustus, 
perse- a demander)). La forme 
tive etait *proC'Scere ou *por 



POTIS. 



277 



existe une parente entre ce verbe 
precari, pi*ocus, procax. La carac- 
ristique sco, qui ordinairement ne 
trouve cpi'au present et aux temps 
rives du present, s'est partout sou- 
ie iL la racine. 

■t, (uiv, etpr^p., i® (avec Fid^e de 
lieu) derridre, aprds; 2<» (avec 
ridee de temps) apres, ensuite ; 
I Gomp. : 1 adv., post-^d et post- 
hue, ensuite; 
2 conj.f post-quam et posted- 

quam, apr^s que; 
Der. : 1 post^rus, a, um(cp.),qui 
vient ensuite; 

postrl'die, adv,, le lendemain; 
posterior, or, us (cp.), post6- 

rieur; 
postremus, a, um (sup.), le der- 
nier ; 
postremo, postremum, adv,, en- 
fin ; ^ la fin ; 

2 postumus, a, um (sup.), le der- 
nier; 

3 posticus, a, um, de demure, 
post6rieur ; 

. r \ i porte de der- 
posucum, I (n.) ^^^^ ^e 

postica, a> if.) |d6rob6e; 

posticula, SB [f,], petite porte 

de derri^re; 
posticulum, i (n.), arch,, petite 

chamhre de derri^re ; 

4 po-ne, adv, et pr^p., derri^re; 

5 po-moerium (v. murus) ; 

6 po^m^rldiem (v. dies), 
fosterus est le comparatif et postu- 

le superlatif : cf. inferus et infi- 
, exterus et extimus. Caesell. Vin- 
ap, Gell. II, i6. Postuma proles 
eum significat qui patre moriuo, 
qui postremo loco natus est, II 
done ^carter Torthographe pos- 
qui repose sur une fausse 
lologie. — Posterior oontient deux 
iliiparatifs I'un sur I'autre. Dans 
ittridie VI long montre que post{e)ri \ 



est au locatif ; cf. domi, humi, — Pos- 
tremus est form6 comme extremus, 
supremus, — Dans pone, pomoBrium, 
pomeridicm, le st est tombe. La se- 
conde syllabe de pone est la m^me 
que dans supeme, inferne, — Posthac, 
postea presentent deux adverbes joints 
ensemble ; il ne faudrait done pas expli- 
quer hac et ea comme r6gis par post. 
La jonction de deux mots invaria- 
bles est fr6quente. On a, par exem- 
ple, post'ibi, in-ibi, ant-ea, inter-ea, 
praeter-ea, ad-eo, praeter-hac, etc. C'est 
ainsi qu'en frangais sont form6s puis- 
que, lorsque, presque,jusque,ainsi,eic. 
— De m6me que anticus derive de ante, 
posticus derive de post. Seulement ce 
dernier adjectif ne s'entend que de 
Tespace, au lieu que anticus, qui est 
au fond idenlique avec anti(Juus, se dit 
k la fois de Tespace et du temps. — ' 
La syllabe pos signifie « apr^s » : nous 
la retrouvons dans le Sanscrit pas-cat 
« apr^s, derri^re », et dans le grec 
6-7;{a-aj «en arri^rew. Quant au t final, 
il est probablement le debris de la 
syllabe -te, laquelle vient elle-mtoe 
d*une syllabe plus complete -tid. La 
filiation est done postid, que nous avons 
dans Vavchdiique postidea; poste, qui 
est rest6 dans Tombrien pusti, posti ; 
enfin post. C'est la contre-partie de 
la s6rie antid, ante, (V. Mim. Soc, 
Ling,, v.) 

postis, is (w.), jambage de porte; 
plur. postes, turn (/».), porte. 

potis ou pote, adj. induct., qui peut; 
\ cp. p6ti(yi\ or, us, pr6f6rable; 
potius, adv., plut6t; 
sup. potissXmus, a, um, le princi- 
pal, le premier; 
pdtissimum, adv., de prefe- 
rence ; 
2 comp. : com-pds, -pdtis, adj., qui 
est en possession de ; 
im-pds, -pdtis, adj., qui n'est pas 
maitre de; 



.278 



POTUS. 



3 possum, pdteSj pdtui, posse, pou- 

voir ; 

4 pdtens, -entis, adj., i° maitrede- 

2<* puissant; 

pdtenter, adv., 1® dans la me- 
sure ou Ton peut; 2<» puis- 
samment ; 
pdtentia, sb (f.), puissance; 
pdtentdtus, its (m,), puissance, 

autorit^ ; 
pdtcstas, dtis (f.), pouvoir, fa- 
cult6 ; puissance ; 
im-p6tens, entis, adj., non maitre 
de; impuissant; 
impdtenter, adv,, sans puis- 
sance ; 
impdientia, « (f,), exc^s; im- 
puissance ; 
omni-pdtens, entis, adj., tout- 
puissant ; 

omnipdtentia, se {f.), toute- 

puissance; 

multX-pdtens , entis, adj. arch., 

1® tr^s puissant; 2» fecond en 

ressources ; 

prX'pbtens, entis, adj., le plus 

puissant ; 
armi-pdtens (v. arma) ; 
belli'pdtens (v. helium) ; 
o pdtior, Iris et eris, -itus sum, -iri, 
6tre ou se rendre maitre de ; 
potitor, oris (m.), qui est en pos- 
session de. 
Potis est un mot invariable. II peut 
s'employer avec un sujet appartenant 
au genre neutre. Lucr. i, 451. Con- 
junctum est id quod nusquam sine 
pemiciali IHscidio potis est sejungi 
seque gregari. II peut s'employer 6ga- 
lement avec un sujet appartenant au 
pluriel. Varron. R. R. ii, 2. Ut videa- 
mus, quid pastores potis sint. Plaut. 
Pawi. I, 2, 17. Buas plus satis dare 
potis sunt. — D'autre part, pote s'em- 
ploie avec un sujet du masculin. Catull. 
Lxvii, H. Nee peccatum a me quis- 
quam pote dicere quidquam. Pote n'est 
done pas le neutre de potis : il est 



avec ce dernier dans le m^me 
que mage avec magis, c'est-a-c 
le s finad etant tombe, Vi s'est 
en e. — C'est ce mot invariab 
dont Torigine et la valeur gr 
cale sont obscures, qui s'est s 
verbe sum, pour faire pos-s 
trouve encore le present p^ 
Chez Plaute {Cure, v, 3, 23) 
mum advortite, si potissum I 
vos componere. — Potens vi( 
inusit6 *potere. II a doone a i 
potes-tas, pour *potent'tas. - 
verbe pote, qu'on trouve dans 
tions ut pote, qui pote, qua 
sert a renforcer le mot pr 
Etant employe comme enclit 
s'est abrege en -pte : meopte 
tuapte natura, suapte potestate 
joint egalement aux pronoms 
nels. Plaut. Men. v, 8, ^0. 
mum est, Mepte potius fieri 
quam te unquam emittam 
CatuU. VI, i2. Nam ni istap 
ni-hil tacere. — Joint au pre 
ea, id, cet adverbe pte s'est 
en pse et a donne ipse (v. i 
le changement de pt en pi 
verbe labor qui fait lapsus. • 
probablement parents entre ( 
mille de mots et le grec ~6c 
*7cdTi;) « maitre, epoux», san 
ti-s « maitre ». Comp. aussi i 

I potus, us (m.) ou polio, i 
boisson ; 
1 polo, as, boire; 
potatio, onis (f.), 1® a 

boire; 2® orgie; 
potdtus , Us (m.) , ac 

boire ; 
potdtor, oris (m.), buve 

gne; 
(de *compdto), comp6ti\ 

(f.), reunion pour bo 
e-poto, as, boire entie 
per-poto, as, !*» vider 

vant; 2° boire avec ( 



PRANDIUM. 



279 



perpotatiOf owis {(,), action 
de boire sans mesure ; 
potUo, as, arch., boire souvent 
oil ordinairement ; 
• 2 potiunciila, m {f.), boisson peu 
abondante ; 
II pocuLum, i {n,), coupe ; 

poeillum, i (n.), petite coupe ; 
pocUldtor, oris (m.), echanson; 
in potoTy oris (m.), buveur; 

com-potor, oris (m.), compa- 
gnoD de bouteilie ; 
potrix. Ids (f,), buveuse; 
f. com-potrix, ids [f,], compagne 
\ de bouteilie; 

\ potorius, a, um, qui sert k boire ; 
I - pdtorium, ii (n.), vase k boire ; 
potulenttLS, a, um, qui se boit. 
La racine est p6 « boire i» . La m toe 
se trouve avec la voyelle Ion- 
dans le grec 7:(5fxa « boisson » et 
la voyelle brdve dans tc^tos « I'ao- 
de boire)), Tz6vr\i «le buveur ». 
crit pa (( boire », d'ou pdnam 
boisson i>, pdtram « coupe ». V. hiho, 

\, pr^p., 1° devant; 2° k cause de; 

I En composition : 1° prx- s*a- 

brege devant une voyelle ; prss- 

eo, je vais en a.Yani ;pr3B-ustus, 

brftle k Textr^mite; 2« il se 

contracte quelquefois avec la 

voyelle suivante : praetor (pour 

*praB'itor), preteur; 

II D6r. : praB-ter, pr6p*, 1° le long 

de ; 2° outre ; 3° excepts ; 

praeter-ed, adv,, en outre; 

praeter-quam, adv, et conj., i° en 

outre ; 2^ excepte que. 

Le sens de pras, qui s'entend aussi 

ien de I'espace que du temps, se 

lontre clairement dans les composes 

)mme prae-ceps «qui va la t6te la 

remidre », prae-cox « qui est cult 

op tdt». II a aussi quelquefois le 

315 augmentatif : prae-longus, prx- 

ravis. — L'acception « a cause de » 

explique par des emplois comme : 



Prae la(;rimis possum nee cogitare, nee 
seribere, ou : Solem prae jaculoimm 
muUitudine et sagittarum non vide- 
bitis. — Praeter est form6 de prae 
comme inter de in. Par les compo- 
ses comme praeter fluere, praeter ferri, 
praeterire, on voit comment la propo- 
sition a pu passer au sens de uau 
deli» et de « excepte ». — Praeter-ed 
se compose de deux adverbes (v. 
postea). — Prae est probablement un 
ancien locatif, comme Romae ou mili- 
tiae, V. pro, 

praBCO, dni8(m.), crieur public, hOraut; 
praeconius, a, um, de crieur public; 
praeconium, ii (n,), 1° office de 
crieur public; 2° publication; 
3° eloge. 
Prae-co renferme une contraction 
qui a fait disparaitre la plus grange 
partie du second terme : il faut sup- 
poser un substantif *ioco, *voc6nis, 
proche parent du verbe vocfirr 
(v. ce mot et inquam), 

prsBda, 8B {f,), proie, butin; 
{ praedor, dris, piller; 

praeddtio, onis (f.), pillage, bri- 
gandage ; 
praeddtor, oris (m.) ) qui pille ; 
praeddtrix, 'Ids (f,)] qui ravit; 
praeddtorius, a, um, de pillard ; 
praeddtidus, a, um, qui pro- 

vient du butin ; 
praeddbundus, a, um, qui pille; 
de-praedor, dris, piller; 
2 praedo, onis (m,), brigand; pirate. 

prandium, ii (n.), dejeuner; 

\ prandeo, es, i, pransum, pran- 
dere, dejeuner; 
de-prandis, is, e; de-prandus, n, 

um, ^ jeun; 
de-pransus, a, um, 1° a jeun; 

2® mange; 
im-pransus, a, um, a jeun; 
2 pransor, 6ris(m,), areh., convive 
d'un dejeuner; 



280 



PRASINUS. 



pransoriuSf «, um, dont on se 

serl au dejeuner; 
pransitOj as, arch,, J° manger a 
son dejeuner; 2® dejeuner ha- 
biluellement. 
Pranclium renferme probablement 
le mot dies, Mais la formation est 
obscure. 

pr&8inu8, a, am, d'un vert de poireau; 
prdsXnatuSf a, um, habill6 de vert. 
Mot emprunt6 : 7:pa<jtvo;. 

piatum, i (n.), pr6, prairie; 
\ prdtensis, is,e, de pr6, de prairie ; 
2 prdtulum, i (n.), petit pr6. 

preces, um {f.) {sing, seul. aux dat,, 
ace, abL), pri^re; 
\ pr^cor, arts, prier; 

pr^cdtio, onis (f.) j .. , 
pr Meatus, ws (m.) I P ' 
precdtor, 6ris{m,), intercesseur; 
pr^cdtrix, Ids if.), celle qui 

intercMe ; 
precdnus, a, um, 1® qu*on ob- 
tient par priere ; 2° precaire ; 
mal assure ; 3° emprunt6 ; 
precdrium, ii (n.), 1° sanc- 

tuaire ; 2° bien precaire ; 
precdrio, adv., ^° en priant; 
2° a litre precaire ; 
ap-precor, dris, adresser des 

pri^res a, invoquer ; 
com-precor, dris, prier; 
comprecdtio, onis (f,), priere 
en commun ; 
de-prScor, dris, eloigner par ses 
prieres ; 
deprecdtio, onis (f.), action de 

detourner par ses prieres ; 
deprecdtor, wis (m.), qui inter- 
cede; 
deprecdbundus, a, um, sup- . 

pliant ; 
deprecdneus, a, um, qu'on pent 
detourner par ses prieres; 
im-precor, dris, faire des impre- 
cations I 



imprecdtio, onis (f,), ir 
tion; 

2 prbcus, i (m.), pretendant 
pr6co, as et prbcor, dris, so 

prdcdtio , onis (f,) , re< 
en mariage ; 

3 prdcax, acts, adj,, hardi. 

cieux; 

prdcdciter, adv,, impudem 

prdcdcUas, dtis (f,), effn 

impudence. 

La racine prec veut dire « 

derw. Sanscrit prac, d*ou p) 

wdemande)). Gothique fraiho 

manderw, allemand fragen ( 

consonnes germaniques, v. de^ 

Le substantif latin procus voul 

d*une facjon g6n6rale « celui 

mande» : puis ii s'est restn 

sens de celui qui demande en ir 

Festus (p. 249) cite un texts < 

care s'emploie dans le sens i 

cere, en parlant d'un juge. Est 

poscere, ut cum dicitur in judu 

cando : Si alium procas. Pour '. 

gement de I'e en o cf. tego togc 

pondus, — V. posco, 

premo, is, pressi, pressum, p 
presser, accabler; 
I Comp. : I ap-prXmo, is, 
contre ; 

2 com-primo, is, comprim 
compresse, adv,, d'une i 

pressante ; 
compressio, onis (f,) Jeo 
compressus, ds (m.) \ ; 

3 de-primo, is, presser c 

en bas, deprimer ; 
depressius, adv,, plus 

dement; 
dCpressio, onis {f,), depr 

4 ex-primo, is, faire so 

pressant, exprimer; 
expresse, adv,, en p 

avec force ; 
expressio, onis (f,), ad 

faire sortir en pressan 



PRIVUS. 



281 



expresstiSf us (w.), pression 
qui fait sortir ; 
5 im-priimOy is, presser sur, im- 

I primer ; 

impressiOy onw(^.); impression; 
r 6 inter-primo, is, presser forte- 
h ment : 

J 7 op'primo, is, presser, oppri- 
mer; 
oppi^essuSf us (m.), action de 

presser ; 
oppressio, onis [f,), oppression ; 
oppressiuncula, ae {f.), legere 
pression ; 
oppressor, oris (m.), oppres- 
. seur, destructeur; 

8 per-pr%mo, is, presser conti- 
Duellement; 

9 re-prXmo, is, r6primer, repous- 
* ser; 

repressius, adv., avec plus de 
retenue ; 

repressor,6ris{m.), quireprime ; 

10 sup-prXmo, is, 1® presser par- 

dessous ; 2® couler bas ; 

3® supprimer; 4o retenir, 

arrfiter; 

suppressio, onis (/,), 1 <> oppres- 
sion; 20 detention illegale; 
n D6r. : 1 pressio, onis [f,), et 
pressus. Us {m,), i^ pression; 

' 2® point d'appui d'un levier; 

2 presse et pressim, adv., 1« en 
pressant; 2<* avec precision; 

pressHle, adv., en pressant un 
pen; 

3 presso, as, presser, fouler; 

4 pressorius, a, um, relatif au 
pressoir ; 

5 pressura, se [f,), I® pression; 
2® pressurage. 

A cette famille de mots appartient 
ibablement prelum (c pressoir ». 
ioais Havet, If^m. Soc. Ling, iv, 227. 

Nftinm, ii (n.), prix ; 
\ pretiosus, a, um, pr6cieux ; 
pretiose, adv., pr6cieusement ; 



2 manU'pretium, ii (n.), prix de la 
main-d'oeuvre, salaire. 

Pretium d6signe litt^ralement la 
valeur venale d'une chose. Plant. 
Copt. P7*ol. 32. Nil pretio par sit, filin 
dum parceret. — Virg. £n. vi, 622. 
Fixit leges pretio atque refixit. De la 
les locutions est operx pretium, operx 
pretium facere. — II est form6 de la 
racine pre « trafiquer » et du sufGxe 
tium que nous avons dans in4'tium, 
sol-sti'tium. Pre est une m6tath6se 
pour pilr, que Ton a dans pdrCire 
« acheter ». V. ce mot et interpres. 
L'orthographe precium repose sur 
une fausse etymologic; les inscrip- 
tions ont toujours un t. 

privus, a, um, qui est d, part, particu- 
lier, propre; 

1 privo, as, priver; 

prlvdtus, a, um, simple particu- 
lier ; 

privatim, adv., en simple parti- 
culier ; 

privdtio, onis [f.), manque, ab- 
sence ; 

2 privt'legium, ii (n.), loi d'excep- 

tion; privilege; 

3 privi-gnus, i{m.),prm-gna, ae [f.], 

fils ou fiUe d'un premier lit. 
Prlvus, en vieux latin, 6tait syno- 
nyme de singulus. C'est le sens qu'il 
a dans ces vers de Lucr^ce (iv, 257) : 
Et cum Aere ferit frigus, nan pHvum 
quamque solemus Particuhim venti 
sentire, et frigoris ejus, Sed magis 
unvorsum. Festus, p. 226. Privos pri- 
vasque antiqui dicebant pro singulis. 
A ce sens se rapportent privilegium 
« une loi faite pour ou contre un par- 
ticulier » , et privignus k celui qui 
a sa gens a part, fils d'un premier 
lit». — Pfioare est le derive de pri- 
vus. II signifie « mettre h. part ». 
De la uexempteD). On trouve chez 
Ciceron pnvare injuria, exsilio, mo- 
lestia, dolore. Pn'vatus est celui qui 



282 



PRO. 



m^ne la vie de particulier. Dans une 
autre acception, privo a signifi6 «pri- 
ver, «depouiller». Cic. Acad, iv, 19. 
Spoliat nos judicio, privat approba- 
Hone, omnibus orbat sensibus. — L*ad- 
jectif pWvMS s'emploie aussi quelque- 
fois comme synonyme d*eximius, Hor. 
Sat. II, 5. Tardus Sive aliud privum 
dabilur tibi, — V. proprius, 

^To^prep,, 1° devant; 2° pour; 3° au 
lieu de; 
I En composition, ce prefixe se 
presente sous les trois formes 
suivantes: 

1 prod- : prod-Ire, s'avancer; 

prod-esse, 6tre utile; 

2 pro- : pro-duco, je m^ne en 

avant ; pro-mitto, je promets ; 

3 pr6- : pro- f anus, profane ; pr6- 

ficisci, partir; 
II D6r. : 1 pri-or, m\ us, premier, 
en pari, de deux; 
prius,adv., auparavant; prius- 

^fMrtm, con/., avant que; 
2 primus, a, um, premier; 
prlmum, adv., pour la premiere 

fois, d'abord; 
primo, adv., d'abord; 

ap-prlmus, a, um, arch., pre- 
mier, eminent; 

apprime , adv . , 1 ^ d'abord ; 
2° surtout; 
prlmas, dtis {m.), du premier 
' rang ; 
prlmarius, a, um, du premier 

rang, de premier ordre ; 
primdnus, a, um, de la pre- 
miere 16gion ; 
primUus, adv., dans le prin- 

cipe ; 
primXtlvus, a, um, qui vient le 

premier; primitif ; 
prlmXtiae, arum {f.}, premices; 
primores, um, premiers en date 

oil en ligne ; 
composes en primX-, prim- ou 

prin- : 



priml-genus et prlmK-g 

um, produit le premi 
primi-pllus,^ i (w.), i ° c 

dant du premier i 

des triaires ; 2® prem 

turie des triaires ; 
prim-ordium, ii (n.), ( 

cement, principe; 
prim-sevus, a, um, qui 

la fleur de I'age ; 
prin-ceps, -cipis (m.), q 

la premiere place, le 

prince ; 
principdius, us (m.), 

maute; 2® preeminei 
principalis, is, c, \^ ] 

20 principal; 3° de 

rain ; 

pnncipdliter, adv., ei 
en souverain ; 
principium, ii (n.), coi 

ment ; 

principidlis, is, e, pi 

3 priscus, a, um, ancien, 

fois ; 
prised, adv., a Tantiqu- 

4 pristinus, a, um, prim 

cien; 
o pronus, a, um, per 

avant. 
Pour sentir la difference de 
cation entre pro et prae, c< 
prodire et praeire, proponere 
ponere, profetre et prxferre. 
a en avant de » on a passe 
«pour, en faveur dew par V 
diaire de locutions telles que 
tris, pro aris et focis. C'est le 
sens qu'a pro dans les compo 
desse, proficere. — Pro et p 
probablement deux cas differe 
mdme mot : pro est un ancien 
lequel a conserv6 son d final 
certain nombre de composes, 
locatif. Quant a prd, que nou 
dans quelques composes, il v 
abreviation de pro (cf . enjo po 
modo pour modo, etc.). C'est 



PROBUS. 



283 



5 devant un / ou un p que la 
s'est abreg^e : pr6f.ciscor, prd- 
profanus, prdperus, prdpriiis, 
utefois, dans quelques compo- 
5 anciens, peut-^tre la voyelle 
est primitive et correspond 
yelle du grec jcpo, du Sanscrit 
Prior veut dire litteralement 
qui est le plus en avant des 
Le neutre priuSy contracte en 
. magiSy pour *magius), a don- 
ertain nombre de derives, tels 
^is-cus et pnS'tinuSy forme 
cras-tinus, diu-tinus, — Dans 
}s derives et composes, le s 
} pris s'est perdu : tels sont 
fm (cf. tan-dem) et pri{s)mus, 
our primus a donn6 un grand 
! de derives : le plus, important 
icepSy de primum et capere. — 
'ive de pro dans le sens «en 
est Tadj ectif pfo-nws «pench6 
nt)) (cf. super-nus, de super). 
'0 renferme la proposition pro: 
n'est pas d'accord sur Texpli- 
le la seconde partie. 11 est pro- 
[ue la ressemblance du grec 
St trompeuse. — Dans presque 
les langues de la famille, la 
tion en question a donne le 
nom de nombre ordinal, 
t pra « devant », d'ou pra- 
' « premier ». Grec r.p6, d'ou 
);, ::pt5-To; (pour *::poaTo;). 
18 fra (d'ou fruma « premier »), 
d vor, anglais for d'ou first, — 
lut pas confondre avec pro le 
qui se trouve dans por-rigere, 
idere (v. por). 

la, atis in,), question proposee, 

eme. 

5mprunt6 : 7:po6X7j{xa. 

5is, idis {f,)y trompe d'6l6phant. 
emprunte : jupoSoox^;. 

!ii,i(n.), l°reproche;2ohonte; 
}br6sus, a, wm, ignominieux ; 



}}rohrOse, adv,, outrageusement, 
avec ignominie; 

2 ex'probro, as, reprocher; 
exprobrdtio, onis {(,), reproche; 
exprobrdtm*, \ 

oins (m,), I qui fait des 
exprobrCitrix, i reproches ; 
kis (f.) I 

3 op-probrium,ii{n,), 1° reproche; 

2° opprobre, honte; 
opprobro, as, reprocher; 

opprobrdtio, onis (f,), repro- 
che. 
Le sens primitif est « reproche, 
bl4me». Gic. Att, xi, 9. Epistolas 
mihi legerunt, plenas omnium in me 
probrorum, Tac. Hist, in, 24. Alios 
pudore acprobris, multos laude et hor- 
tatu, omnes spe promissisque accen- 
dens. De la « honte, infamio). 

probus, a, iim, bon, honnOte, probe; 
I Comp. : \ ap-probus, a, um, arch., 
tr^s honn^te; 
2 im-prdbus, a, um, 1° de 
mauvaise qualite, mauvais; 
2^ opiniatre; 

imprdbulus, a, um, fripon; 
II D6r. : 1 probe, adv,, bien; tout a 

fait; 
V ap'prdbe, adv., tres bien^ par- 
faitement ; 
im-pr6be, adv., imparfaitement, 
mal; 

2 probXtas, dtis (f.), honnetete, 

probite ; 
im-pr6bltas, dtis (f,), deshon- 
nOtete, improbite; 

3 probo, as, l°eprouver; 2° prou- 

ver ; 3° approuver ; 

prbbdtio, onis (f,), 1° essai, 
epreuve ; 2<> preuve ; 3° ap- 
probation ; 

probdtor, oris (m.), qui ap- 
prouve ; 

pi'hbdtivus, a, um, pro- 
bant; 

prbbdbilis, is, e, i<* digne 



284 



PROCERES. 



d'approbation ; 2° plau- 
sible, probable; 
prdbabiliteVy adv,, i° d'une 
mani^re louable ; 2° avec 
probability; 
prhbabilitas, dtis (/.), pro- 
bability ; 
im-prdbdbilis, is, e, qu'on 
ne peut approuver ; 
ap-prdbOf as, approuver; 
apprdbCitio, onis (/.)» appro- 
bation ; 
apprdbdtor, oris (m.), qui 
approuve ; 
com-prhbo, as, approuver en- 
ti^rement ; 

compr6bCitio, onis (/.), appro- 
bation enti^re; 
comprdbCitor, oris (m,) ap- 
probateur sans reserve ; 
im-prdboy as, d6sapprouver ; 
imprdbdtio, onis (/.), desap- 

probation ; 
imprdbdtor, oris (w.), desap- 
probateur ; 
re-prdbo, as,- r^prouver, reje- 
ter. 
Probus s'emploie aussi dans un sens 
materiel. Plaut. Pom, iv, 2, 93. Proba 
materies data est, si probum adhibes 
fabrum. Id. Mil. iii, i, i6o. Probus 
hie eonger frigidus. Id. Rud, in, 5, 20. 
Affer hie diias elavas, sed probas. 
Colum. Arbor, 3. Probus ager, Cic. 
Acad. IV, 31. Probum navigium, Liv. 
xxxii, 2. Probum argentum, — Le 6 
est pour une ancienne aspiree : c'est 
du moins ce qu'on peut conjecturer de 
rombrienp?i//t? et de Tosque amprufid, 
qui correspondent aux deux adverbes 
latins probe et improbe, 

proceres, urn (m.), les grands. 

procerus, a, um, haut, elev6; 
\ proeerius, adv,, trop en avant; 
'^ proceritas, dtis [f.), i^ haute sta- 
ture; 2° longueur; 
3 proeerulus, a, um, allonge. 



procul, adv,, i^ k une certai 

tance ; 2° au loin. 

Procul est un diminutif de pi 
mot). II signifie litteralemer 
avant ». La desinence -um ei 
b6e, comme dans nihil pour n 
non pour nomum, Ce diminutif 
6tre 6te tir6 du th^me primitif 
non de la proposition prod. 

prcBlium, ii (n.), combat ; 

1 proRlior, dris, combattre; 
de-proBlians, antis, qui co 
proBlidtor, oris (m.), comh 

2 proelidns, is, e, de comba 

proh ou pro! inter j,, oh! cri < 
leur ou d' indignation. 

prope, adv, et pr^p., pres, pri 

i Compar. propior, or, u 

proche ; 

Superl. proxXmus, a, u\ 

proche; le plus proche 

proxime, adv., le pluj 

dernierement ; 
proxXmo, adv., derniere 
proxXmitas, dtis (/.), 1<= 

mite; 2° parente; 
proximo, as, approche 
pres ; 

2 propter, prep., {^ \e long ( 

cause de; 
propter ed, adv., k ca 
cela ; 

3 prdpinquus, a, um, procl 

rent ; 
prdpinque, adv., proche; 
prdpinquitas, dtis {f.), 1° 

mite ; 2° parente ; 
prdpinquo, as, i° s'appi 

2° approcher; 

ap-prdpinquo, as, s'appi 

4 Composes : pr6pii-diem, a 

premier jour ; 
prdpe-mSdum, adv.}^ 
pr6pi^-m6do, adv. \ ^ 
Propter est formO de prope 
praeter, eirciter, de prae, circa. ] 



pre se trouve, par exemple, dans 
le phrase : Gic. Brut. 6. in pratulo 
pier Platonis statuam cnnsedimus. 
sr. II, 30. Pr(^ter aqux rirttm. On 
lit ensuite Propter hanc musam, 
tpler melum. Rapprocher les tieux 
IS de ob. — Dans proplKreCi, la 
«nde parlie est I'adverbe ed : v. 
Ke'i, — Le auperlatif proximus a. et* 
plique comme fitant pour 'propsi- 
is. — A la formation de piiipe 
nparer celle de nempe, quippe. 
iims propinquus, la syllabe in est 
mfme que dans cxlriuseeus, inlrin- 
aa, utrinque, inde (v. ce dernier 
H). Sur te modMe de pr^-pinqum a 
(fait lonijinquus. 

|lr«nis, a, nm, prompt; 

I Comp. : prx-prdpSivs, a, tim, tres 

proinpt;'trop prompt; 
DDer. : i prSpirS, adv., k la bile; 
prfB-priipere, adv., avec preci- 
pitatioQ ; 
2 pmpffro, as, 1° hater; 2" se 
Mler; 

prOpSranler, adv., a la h^le ; 
prlipSrantia, x {f.) 1 
lir!ipSratio,6ms(f.)\ ''"'^' 
pr6ph-at6, adv., en hdte; 
iip-pi-SpSro, as, ) i" se hater; 
dc-prHpero, as, \ 2° hater. 
•operiin se distin^e de velox, fcs- 
X, ceter, en ce qu'il implique une 
de but & alteindre. Cat. op. Getl. 
14. AUud est properare, aliud 
■luire; qui wium quid mature Iran- 
', is properat; qui tnulta simut in- 
' nee perficil, is featinat. — Tac. 
. IV, 68. Ille spe ac juventa pro- 
is, hin moras neclenn. Plin. /'an. 
Hitic purlieus, inde delubra oecul- 
?lerit<tle properantur. — Prnpero 
ilie quelquefois m anticiper ». Virg. 
, IK, 402. An se medios moriturus 
tses Inferal, el pulch-am properel 
culnci-ii mortem. Pro-perus est for- 
Ic la pr^poHlion pj-o et d'un verbe 



qui est peut-ftre parai-e <t acquftrir « 
(cf. reciperare), peutritre pxrix <• pro- 
curer w (of. reperio, eomperin). Sur I'd 
bref, V. prn. 

proprini, a, um, propre, parliculier; 

i propriC-, adv., (° en propre; 
2" d'une faQon appropriee; 

2 pr6prieta», CUxs [f.), quality pro- 
pre; propriele, domaine. 

Proprim est, quant au sens, le con- 
trMre de communis. L'etymologie du 
mot est douteuse. II y fnut peut- 
etra voir un adjectif derivS' de la 
locution pro privo (v. privus). On I'em- 
ploie souvent avec les pronoms noster, 
vestcr, meua, tuus, suus. Cic. Rose. 
Amer. 52. Cum ad^'merit nobis omnia, 
qux nostru eninl propria, tie lucem 
quoqtie hanc, qux communis est, eri- 
pere cupial. Dans cetle phrase, on 
pourrait remplacer le pluriel neutre 
propria par la locution proprivo upour 
chacun en particulierB. Id. Sest. 3. 
Neque communem melum omnium nei: 
propriam nonnullorum de ipso suspi- 
tionem. Cette origine n'a pas empfichS 
proprius de former ansuite proprie- 
tas. C'est ainsi que seditlus, qui vient 
de se doto, a donn^ ensuite sedutilas. 
V. au motprosper un autre exemple de 
formation semblable, — Au sujel de 
I'effacement du w, cf. deus venant de 
deivus. Sur I'fi bref, v. pro. 

prora, n (/.), avantd'unnavire, proue. 

Mot empruntfe : gree r.^iopx. 
proreta, a (m.). vigie (sur un navire). 

Mot empi'unt^ : grec xpojpijTrJ;. 
prosper et prasp«ms, -era, -tirum, 
favorable; heureux, prosp^re; 

1 prospere, adv., favorablement ; 

heureusement; 

2 prospMtas, litis [f.], prosp6rite; 
'i prospero, us, I* faire prosp^rer; 

2" rendre propice. 
Prosper 36 dil des choses qui arri- 
venl selon nos souhaits. Cic. AU. ix, 



286 



PROVINCIA. 



6. Prosperos exitus consequi. Plin. 
Ep. X, i. Precor ut tibi, et per te ge- 
neri humano, prospera omnia contin- 
gant, II a donne en ce sens le verbe 
prosperOy qui signifie afaire r^ussir;). 
Liv. VIII, 9. Vti populo Romano Qitiri- 
tium vim victoriamque prosperetis. — 
Quelquefois prosper s'emploie dans le 
sens actif, en parlant des personnes. 
Val.Flacc. ni,184. Sifatasinant^sipros- 
pera Juno. Ov. Fast, vi, 202. (Bellona). 
Latio prospera semper adest. — Pros- 
per est probablement, comme sedulus, 
propriuSj un adjectif sorli d'une locu- 
tion adverbiale. Pi'o spere « selon 
resp6rance » (v. spes et son ancienne 
declinaison). A son tour, Tadjectif a 
donn^VdidyeThe prosper e. Gic. Tusc. i, 
\S, Omnia profluenter^ absolute, pros- 
pere. Id. Nat. D. ii, 66. Magnis viHs 
prospere eveniunt semper omnes res. 
Corn. Nep. Datam, i. Quae prospere ei 
cesserunt. — Au sujet de la voyelle 
'devenue br^ve, cL juro ei pejero. 

provincia, ae {f.), 1° charge, adminis- 
tration; 2** province; 

1 provincidlis , is, e, relatif a la 

province ; 

2 provincidtim, adv., par province. 
Le sens primitif parait 6tre celui de 

((charge, t^che imposee, obHgation)). 
Liv. II, 40 : Consules T, Sicinius et 
C. Aqiiillius; Sidnio Volsci, Aquillio 
Hernici, nam ii quoque in armis erant, 
provincia evenit. Provinciam conficere 
est la formule consacree pour dire 
« terminer la t^che qui a ete imposee 
au commencement de la magistra- 
turc)) (Tite-Live, xxvi, 21; xxvn, o; 
XL, 3i). Chez les comiques on trouve 
fr^quemment le mot dans ce sens. 
Plaut. Capt. Ill, I, 14. Ipsi obsonant, 
quae parasitorum ante erat provincia. 
— Le praetor urbanus et le praetor 
peregrinus, qui n'etaient pas des chefs 
militaires, avaient aussi leur provincia 
'8te(v-LTii xxv, 3). II y a peut-^tre 



une parente entre provincia et 
Cf. obligatio. Cesi Tetymolo^ 
pos6e par Bergaigne, Biblioth 
cole des hautes etudes, fascic 
Comme exemple de noms a 
ayant pris une signification an 
on pent rapprocher le francai 
dance. 

pruina, ae (f,), frimas; 

prulnosus, a, um, cou\ 
frimas. 

pruna, ae (f.), charbon ardent. 

prunum, i (w.), prune ; 

1 primus, i{f.), prunier; 

2 prunicius, a, um, de 1 

prunier; 

3 pruniitum, i (/t.), petite 

prurio, is, Ire, eprouver des 
geaisons ; 

1 prUritus, Us (m.), demang 
prdntivus, a, um, qui ca 

demangeaisons ; 

2 prurigo, -gmis (f.), deim 

son. 

prytanes ou prytanis, is (m.), p 
premier magistral de ce 
villes grecques; 
prytdneum, i (n.), prytan 
de reunion des prytanej 
Mots empruntes : grec - 
TTpUTavsTov. 

psallo, is, i, ere, jouer de la 
grec tj^aXXto ; 
1 psalterium, ii («.), sorte d 

grec 4'aATr[piov ; 
%^psaltes, ae\[m.), joueur d 
grec tj^aX-r;?; 

3 psaltria, ae (/*.), joueuse d 

grec tj^aATpia. 

pseudolus ou pseudulus, i (. 
Menteur, comedie de Plaul 
Du grec ^z'jot]^, 

psittacus, i (m.), perroquet. 
Mol emprunte : grec ^(z-ol-ao: 



PUONUS. 



287 



•a, «(/.). gale; 
ps^*'icns, ay um, qui concerne la 

gale. 
[ots emprunt^s : grec <j^pa , 

^p'.y.o;. 

ina, » (f.), 1° orge mond6e; 

2® tisane d'orge; 
ptHsandriumJi (n.), tisane d'orge. 
lotempruut6: grec Trctaavrj. 

168 ou puber, -bens, adj., adoles- 
cent ; 

I pubes ou pubis, g6n. is (/.), ado- 
lescence, jeunesse; 

I im-puhes ou -is, g6n. -is ou -eris, 
odj. , non encore adolescent ; 

1 pubertas, dtis (/".), adolescence ; 
pubesco, is, entrer dans Tadoles- 

cence. 

I'origine de pubes ou jpi/6er n'est pas 
"jne. 

t, -uit, -ere, avoir honte; 
pudendus, a, um, adj,, honteux, 

deshonn^te ; 
im-jnidens, -entis, adj., impu- 
dent ; 
impudentia, a? [f,], impudence; 
^r : 1 pudenter, adv,, av.ec honte; 
im^iidenter, adv., impudem- 
ment; 

2 piidor, oris (wi.), honte, pu- 

deur; 

3 pudicm, a, urn, pudique; 
im-piidicus, a, urn, impudique; 
pudice, adv„ pudiquement; 
pUdlcitia, 36 (f.), chastete; 
im-piidicitia, 3d [f.), impudicit6 ; 

4 pUdXbundus, a, urn, pudique, 

timide. 
lemarquer les deux acceptions 
«s par le compose depudet, qui 
lifie « avoir profond^ment honte » 
in'avoir plus honte », suivant que 
«t entendu dans le sens augmen- 
r ou dans le sens de la cessation 
'action. — On trouve la 3® pers. 
luriel. Ter. Adelph. iv, 7, 36. 



Non te hdec pudent? Lucan. viu, 495. 
Semper metiiet quern saBva pudebunt, 
Plaute a m6me employ^ la premiere 
personne. Cos, v, 2, 3. Ita nunc pu- 
deo, atque ita nunc paveo, — Le sens 
primitif de pudet est obscur. On en 
a quelquefois rapproche repudmm 
« Taction de repousser, de repudier ». 

puer, eri (m.), jeune gargon, enfant: 
i puera, 3e (/".), petite fille, fillette; 

2 puerilis, is, e, d'enfant; pueril; 
puSrilUer, adv., comme un en- 
fant; 

puerilitas, dtis (f.), puerility; 

3 pumtia, 3e{f,), enfance ; 

4 pueriilus, d'ou puellus, i (m.), 

jeune gargon, jeune esclave ; 
puella, de (/".), jeune fille ; 
puelldris, is, e, de jeune fille; 
puelldriter,adi\, a la fagon d'une 

jeune fille; 
puelliila, 33 {f.), fillette; 

5 puer-pera, a? {f.), femme qui eii- 

fante ; 
puerpcrium, ii {n.), enfantement; 

6 puerasco, is, ere, entrer dans Ten- 

fance. 
Puella est pour * puer' la. — Puer, a 
la fin de certains composes, se con- 
tracte enpor : Marcipor, Publipor, Gni- 
por. C'etaient, en general, des noms 
d'esclaves, puer ayant pris le sens de 
« gargon, serviteur ». — L'origine de 
puer n'est pas certaine. On a rappro- 
che la premiere syllabe du Sanscrit 
pu-tra-s « fils, enfant ». 

pugnus, i (m.), poing; 

1 pugno, as, combattre, d'oii : 
pugna, x {f.), combat; 
pugndtor, oris (m.), combattant; 
pugndtorius, a, urn, propre au 
combat ; 
pugnax, dcis, adj., batailleur; 
pugndcUer, adv., avec acharne- 

ment; 
pugndcUas, dtis (/.), humeur 
batailleuse ; 



288 



PULCHER. 



per-pugnaXf ads, adj,, opi- 
nifttre ; 
piignuciilum ei pro-pugndculum, i 

, (n.), rempart; 
com-pugno, as, se battre ensem- 
ble; 
de-pugno, as, lutter vivement, ter- 

rasser; 
eX'pugno, as, prendre d*assaut; 
expugndtio, onis (f.), prise d'as- 

saut; 
expugndtor, oris (m.), qui prend 

d'assaut ; 
expugndbiliSy is, e, qu*on pent 
prendre d'assaut; prenable; 
hi-expugndbilis, is, e, impre- 
nable ; 
im-pugno, as, assaillir; 
impugndtio, onis (f.), assaut; 
impugndtor, oris {m.}, qui as- 
sailie ; 
op-pugno, as: 1** battre k coups 
de poing, arch,; 2° assi^ger; 
oppugndtio, onis (f.), attaque; 
oppugndtor, oris (?n.), assie- 

geant ; 
oppugndtor iuSy a, nm, d'at- 
taque ; 
pro-piigno , as , combattre en 
a^iant, proteger; 
propugndtio, onis {f,), defense; 
propuyndlor, oris (m.), defen- 
seur; 
rv-pugno, as, lutter centre, resis- 
ter; 

repugndlio, onis (/'.), resistance ; 
repugnanlia, a? {f,), moyen de 

defense ; 
repugnanter, adv., avec repu- 
gnance ; 

2 pugneus, a, urn, arch. ,de poing; 

3 piiglllus, i (m.), poign^e (me- 

sure) ; 
2^ugilldres, turn {m.pL),pugilld- 
rla, lum (n.), tablettes, por- 
tefeuille; 

4 pagil, -tlis (m.), athlete au pu- 

gilat ; 



piigilor, dris, s'exerc 

gilat; 
pUgildtus, Us (m.) 
piigildtio, onis (f,) 
pUgXldtorius, a, ui 
lance avec le poin 
5 pdgio, onis (m.), poigr 
pdgiunciilus, i (m.), p 
gnard. 
Pugnus est de mSme fam 
TTuYfxri « poing » et que Tadv 
« avec le poing ». — Pugna 
fiait d'abord « combattre a c 
poing )) : il a pris ensuite la j 
tion gen§rale « combattre ». i 
mdmeen frangais : envenir an 
— Plaute emploie encore op 
dans le sens de « frapper a c 
poing ». Cas. ii, 6, 59. Malo, 
tibi cavendum censeo, — ! 
postquam oppugnatum est os. 
gio « le poignard » vient de 
et non de pungere : c'esi Tarni 
porte au poing. ■— L'adjecti 
est form6 comme vig-iL — Pi 
le nom verbal derive de pugna 
ainsi que arma derive de 
truncus « mutile » de truncan 
mots). — L'allemand Faust « 
et fechten a combattre », Tanj 
et fight appartienneut peut-et 
m6me famille (v. decern). 

pulcher, -chra, -chram, ou 
pulcer, -era, -crum, beau 
\ pulchre ou pule re, adv. 
beaute; bien; 

2 pulchritudo ou pulcritMi 

(f,), beaute; 

3 pulchellus ou pulcellus, 

joli, gracieux. 
Pul'Cer est forme a Taide di 
sufflxe que ludi-cer. L'orlhc 
pul-cher, quoique assez anciei 
done la moins bonne. Get 
vient probablement du verbe 
Feslus, p. 7i. Depolitum per 
quia omnes perfectiones antiq 



PULVIS. 



m 



s appcUabant. -^ En frangais, 
s'est pareillement employ^ quel- 
9is dans le sens de « beau » (pro- 
dlpoulit). 

ium, -eii (71.), pouliot, plante 

aromatique; 

Ueiatiiiif Uf um, parfuin6 de pou- 

liot. 

>z, icis (m.), puce; 

aUicosiKi, a, um, plein de puces. 

las, a, um, sombre; de couleur 

foncee ; 
pullCttuSy a, um, cduvert de v$te- 

ments sombres ou de vfitements 

de deuil; 

Ide couleur 
leg^rement 
'fonc6e, noi- 
ratre, brun; 
pulligo, -gmis (f.), couleur sombre, 
rec :zeXk6q (probablement pour 
.F05) tf sombre ». AUemand falb, 
ais fallow u fauve » (sur la con- 
18 initiale, v. decern), 

08, i (m.), petit d'un animal; p«r- 

ticul. poulet; poulain; rejeton, 

en general; 
pulldrius, ii (m.), augure charge 

de Tentretien des poulets sa- 

cr6s; 
pulliitio, onis (f.), couvaison; 
pullUieSf iei (/.)> couvee; 
pullinus, a, um, qui concerne les 

jeunes animaux, particuL les 

poulains ; 
pullidus, i (m.), 4® petit poulet; 

2® rejeton; 
pullulo, as, pousser, croitre ; pul- 

luler. 
)n pourrait croire que pullus est 
J contraction'pour puellm ; mais le 
10 icwXo5 « poulain », le gothique 
a, allemand Fullen (m^me sens), 
vent faire penser que le mot 6tait 
k, form6 avant la separation des 
gues de la famille. 

Mots latins. — Cour,i sup. 



polmo, onis {m,}, poumon; 

1 pultnoneus, a, um. du poumon; 

2 pulmondceus, a, um, bon pour les 

poumons ; 

3 pulmunculus, i (m.), excroissance 

spongieuse. 
Pul-mo est probablement Talteration 
du grec 7:vgu-{xa>v, ionien ::Xsu-[xcuv 
(de 7:v£co « respirer »). 

pulpa, ae (f.), chair, partie charnue de 
la vian de ; 
i pulpdmen,-minis{n.) \^ , . .. 
pulpdmentum, i (m.) ) ' 

2 pulposus, a, um, charnu. 

pnlpitnm, i (n.),estrade ; chaire ; scene. 

puis, pultis [f.), bouillie, puree; 
1 pultfirius, a (m.), sorte de vase a 

cuire la bouillie; 
2pulttculay a? [f,), bouillie, pu- 

r6e; 

3 pulti-phiXgus, \ 

i(m.),arch. j j 1 .. 

arch,^ I 

4 pulmentum, i (w.) j mets en 
pulmentnrium,ii(n.) j bouillie. 

pulvlnus, i (m.), coussin, oreiller; 

1 pw/rmf(r, dns [n,), i° coussin: 

2° lit, particuL lit de parade, 
pour les images des dieux ; 
pulvlnaruim, ii (w.), lit de parade, 
comme le pr^c, ; 

2 puhlndris, is, c, de coussin; 

3 pulvindtus, a, um, en forme de 

coussin, renfle ; 

4 puhlmdus, i (m,), coussinet, ren- 

flement du sol au pied d'un 
arbre ; 
puhillus, i [m.], coussinet. 

pulvis, -veris (rw.), pbussiere; 

\ ^)M/rm'M.9, (/, um, de poussiere; 
2 pulvero, as, 1° ^tre convert lU\ 
poussiere ; 2° couvrir de pous- 
siere ; 

19 



290 



PUMBX. 



pulverdtio, onis (f,) action de bri- 
ser les mottes de terre; 

3 pulv^ulentus, «, um, poudreux; 

4 pulvisculus , i (m.) , fine pous- 

si^re. 
Anciennement polvis, he nominatif 
appartient k la declinaison de coUis, 
avis, au lieu que les cas indirects sont 
formes d'un Ihdme polver, — Un 
troisi^me th^me 6tait *polven, qui a 
donn6 pollen (la poussi^re fecondante 
des fleurs). L'assimilation de Iv en 
II se retrouve dans solluSy ipouT*solvus, 
Pollen est done avec pulvis dans le 
m^me rapport que sanguen avec san- 
guis. 

pumex, -micis (m,), i° pierre ponce; 
2° roc; 

1 piimiceuSf a, um, de pierre 

ponce ; 

2 pumicosus, a, um, poreux, spon- 

gieux ; 

3 pumtco, as, passer a la pierre 

ponce, polir. 

pumilus, a, um, de petite taille ; nain ; 

pumllio, onis (m. f.), nain,' naine 

(en parlant d'an imaux ou de 

plantes). 

Ges mots sont probablement des 

alterations du grecTWY^xaios « pygmee ». 

pungo, is, pupiigi, punctum, pung^re, 
piquer ; 
I Comp. : 1 cireum-pungo, piquer 
tout autour ; 

2 com-pungo, piquer; 

3 de-pungo, marquer avec des 

points ; 

4 dis-pungo, marquei de points, 

d'oii reviser ; 
o ex-pungo, effacer, raturer; 

6 inter-pungo, ponctuer; 
interpunctio, onis (/".), signe 

de ponctuation ; 
interpunctum, i(n.), intervalle; 
repos ; 

7 re-pungo, piquer a son tour; 






hfi 



I ■»i| 



8 im-punctus, a, um, non pii; 
II D6r. : 1 punctum, i (n.) pi( 
point; 

2 punctio, mis (f,), ^lancei 

3 punctus, MS (m.), \° pi( 

2° point; 

4 puncta, as (f,), coup de 

5 punctim, adv., en piquant. 
On trouve aussi les parfaits 

et punxi, — ^Punctum d6signe 
esp^ce de point, par exemple 
qui sont marques sur les d^ 
signifie « suffrage » parce qu'on 
tait les votes- Hor. JSp. ad. Pis. 
Omne tulit punctum qui miscuU 
dulci, ■— II designe un espace 
petit ou un temps tres court. 
Somn, Scip, 3. Ipsa terra Ua 
parva visa est ut me imperii 
quo quasi punctum ejus attii 
paeniteret. Id. Sext, 24. Illo ipso 
Die, dice ? immo hora, atque 
puncto temporis eodem. Plin. Pt 
56. Quod momentum, quod immo 
poris punctum aut beneficio si 
aut vacuum laude? — Lucr^ce, 
lieu de puncto temporis, emploie I'e 
pression puncto tempoi'e, ii,263. 
factis tempore puncto Carceribus, 
212. Jamnevides igitur, quam 
tempore imago Mtheris ex oris in 
rarum accidat oras ? — C'est pi 
qui a donn6 le frangais point, dans 
locutions comme je ne connais point. 

puppis, is (f.), 1° poupe, arriered*ul 
navire; 2® navire. 

pupus, i (m.), petit garQon; 

papa, a? {f.), petite fille; poup6e; 
i pupixlus, i (m.), tout petit 
garQon ; 
pupUla, 3B (f.), 1® toute petil^ 
fille; 2opupillederoeil; i 

2 pUpillus, i (m.), pupille, orplMH 
lin ; 
p&pula ou pupilla, a? (/".), i« pu-; 
pille, orpheline; 2° pupille de 
J'ceil; 



rusus. 



201 



'ipillflris, is, r, de pupille, de 
mineur. 
sens de « poup6e » est peul-etre 
IS ancien. — La pupille de ToBil 
ns'i appel^e a cause de la petite 
3 qu'on voit se refleter dans la 
jlle. Grec xopij » la jeune fille ». 
crit purusha « homme ». La 
e expression se trouve dans beau- 
• de lang'ues. 

piira, m (/".), pourpre; 
purpiireusy «, urn, de pourpre; 
purpuro, as, 1° rendre eclatant; 

2** rendre sombre, brunir; 

purpitriitus, a, tim, v$tu de 

pourpre ; subst, haut dignitaire ; 

purpUrans, antis, adj,, eclatant 

comme la pourpre ; 

I purpiirasco, is, devenir pourpre; 

t purpUrdrius, a, urn, qui concerne 

la pourpre; 
S purpOrissum, i (n,), arch,, cou- 
leur tirant sur la pourpre, 
fard; 
purphrissatus, a, um, arch., 
farde. 
Mot emprunte: grec 'op9Uf>a. 

Imi, a, um, pur; 

I Comp. : im-purus, a, um, impur; 

H D6r. : I pure, purXter, adv., avec 

purete ; 

im-pure, adv., d'une mani^re 

impure ; 

i purXtas, dtis (f,), purete, limpi- 

dite; 
:i purgo, as, purifier, purger; 
purgdtio, onis [f,), purification ; 
' expiation ; 

purgumen,^ninis (n.), i^ im- 
mondices ; 2° moyen de puri- 
fication ; 
purgdmentum, i («.)» immon- 

dices ; purification ; 
purgdtor, oris (m.), quinettoie ; 
purgdbXlis, is, e, facile a net- 
tover; 



purgHo, as, arch,, l°nettoyer; 

2° s*excuser ; 
dP-purgo, as, nettoyer, eplu- 

cher; 
inler-purgo, as, emonder, ela- 
guer; 
't purX-pcus, a, um, qui purifie; 
pftrXfXco, as, purifier; 
purificntio, mis if.), purifi- 
cation. 
II existe en Sanscrit un verbe pu 
« purifier », duquel on a rapproche le 
latin purus, — Purgare est pour puH- 
gare^ : cf. jiirgare pour jun'gare. II 
signifie: 1° « nettoyer ». Plin. H. iV. 
xviii, 26, 64. Fossas purgare aut novas 
facere, — 2° « purifier ». Tibull. ii, 1 , 17. 
Di patrii, purgamus agros, purgamus 
agrestes. Lucan. i, o93. Pontificfs 
festo purgantes momia lustro, — 3° au 
fig. « justifier ». Cic. AU. xiii, iO. 
Brutus per litterns purgat Caesarem de 
interitu Marcelli. De la I'expression 
purgare factum « excuser une ac- 
tion ». Liv. I, 9. Acredebant blanditiw 
virorum factum purgantium cupiditate 
atque amore. Id. viii, 23. Negligentius 
ea, qu3e ipsis ohjicerentur, purga- 
bant. 

pus, puris (w.), pus; 

i puridentus, a, um, purulent; 
purizlente, adv., avec suppura- 
tion; 

2 sup-^uro, as, suppurer; 

suppuri'dio, onis (f.), suppu- 
ration ; 

suppurntorius, a, um, suppu- 
ratif; 

3 pustida ou pftsidn, a? (/*.), 1° pus- 

tule; 2° erysipdle; 

pfistdiltus, a, um, qui a des 

bulles; souffle, fondu; 
pustidosus ou pdsiildsus, a, um, 
convert de pustules. 
Cf. xrijov (pour *::jaov). 

pu8U8, i (m.), petit gargon ; 
pfisa, X if.), petite fille; 



292 



PUTER. 



i piisiOy onis (w.), jeune gargon ; 

2 pusilluSf rt, um, trds petit. 

Pusus est pour *pussus. La pre- 
miere syllabe s'abr^ge dans pusillus; 
cf. dfella de offa, 

p&ter et pfitris, putris, putre, pourri ; 

1 putrXduSy a, urn, arch., pourri; 
putrescoy is, se pourrir ; 
putre-facio, is, putrefier; dis- 

soudre ; 
putre-fio, is, se putrefier; 

2 puteo, esy wi, Cre, 6tre pourri, 

sentir mauvais; 
putiduSy a, uwi, pourri, gat6; de 

mauvais goCit; 
putXde, adv,f avec affeterie; 
putiduluSy «, urn affects, 
putidiusculus, a, um jpr^tentieux; 

3 pUtesco et putisco, w, se gAter ; 

4 putor et putror, oris (m.), arc/i., 

putrefaction. 
II se pourrait que puteo fOt pour 
*putreo, le r etant tombe, comme 
dans rufus pour *rufrus, luculentus 
<( avantageux » pour * lucrulentm, De 
in^me les autres mots de la famille. 
On a rapproche le grec 7:u0o[xat « pour- 
rir », quoique le fasse difficulte 
(toutefois au sujet de := ^ v. lateo), — 
Sur un adjectif putus qui a la signi- 
fication tout opposee « net, pur », 
V. putare « emonder ». 

puteus, i (m.), puits; 

i puteal, -CiUs (w.), l<>margelled'un 
puits; 2° endroit du forum ou 
se tenaient les banquiers (sur 
un emplacement qui avait 6te 
frappe de la foudre et qu'on 
avait entoure d'une- margelle); 

ipuU:alh,is,e Ue puits; 
^ pHteitnus, a, itm \ 
4 pktenvius, ii (m.), ouvrier qui 
creuse des puits. 

puto, as, nettoyer; emonder; 
I Comp. : 1 am-piito, talller tout 
autour ; 



ampatuliOf onis (f.), bh 
tailler tout autour; 

ampiitdtoriuSy a, um, q 
propriety de couper; 

2 de-puto, tailler dehaut 

abattre ; 

3 ex-piito, eiaguer; 

4 inter-puto, faire des eel 

eiaguer ; 
5) np-puto, elaguer, emon< 
i\ im-piitdtus, a, um, noi 
7 aOmX-putdtus, a, um, 

taiUe ; 
II Der. : 1 pUtdtio, onis (f,),i 

arbres ; 

2 piitdtor, oris (m.), qui t 

arbres; 
putdtoriiis, a, um, qui c 
la taille des arbres; 

3 piitdmen, -mXnis (n.), ( 

retranche ; rognure. 
Le verbejiu^o « nettoyer, eno 
s'emploie, par exemple, en pa 
la vigne ou de Tolivier dont o 
les branches parasites. Gell. 
Putare veteres dixerunt vaa 
quaque re, et non nccessana, a 
obstantia et aliena auferre et 
et, quod esse utile ac sine vitic 
tur, relinquere, Virg. Georg. 
Persequitur vitem attondens, f 
putando, — On dit de meme 
lanam « nettoyer la lainew, pu 
lia « nettoyer les tonneaux > 
jfl. JR. II, 2. Quo minus lann x 
recte 2>ossit, vel lavari an put( 
R. R, 39. Si dolia bene puttn 
II est possible que le verbe 
dans la locution putare ratinu 
culer)) (v. I'article suivant) 
fond identique avec celui-ci : 
sons de m6me apurer un ro) 
Puto vient d'un ancien adject 
signifiant « propre, pur». A 
L. VI, 7, 63. Putare valet j)m 
cere. Ideo antiqui purum j)i 
pellarunt : ideo putator, quoo 
puras faeit. Festus, p. 216 



PYXIS. 



29:J 



liqui dicebant pro puro : unde puta- 

vites et arbores, quod decisis impe- 

lentis remanerent purae. — II est 

linairement joint k purus, avec le- 

d il est peut-^tre apparente. Gell. vi, 

Fondus argenti puri puti, Plaut. 

id, IV, 7, 103. Punts putus hie su- 

mta est. La diif^reDce de quantity 

purus et piitus ne serait pas un 

icie a la parente. On a de mSme 

et nota, donum et diitus, 

I, as, calculer, penser; 
[1 Comp. : i com-pijito, compter en- 
semble, cdculer; 
computdtio, onis (f.), calcul; 
compututor, oris (m.), calcula- 
te ur ; 
computdbtlis, is, e, calculable; 

2 de-puto, estimer, taxer; 

3 dis-puto, discuter {propr. 6tre 

d'avis difT^rent) ; 

disputdtiOy onis (f.), i^ discus- 
sion; 2° evaluation; 

disputdtiuncUla, se (/".), petite 
discussion ; 

dispiitdtor, oris (r».), qui dis- 
cute ; 

disputdbUis,is,e,T^TohlemaX\q\ie', 

4 im-puto, mettre sur le compte 

de, imputer; 
imputdtor, oris (m.), qui porte 
en compte ; 
o j[)er-pw<o,exposercompl^tement; 

6 posi'pixiOy mettre en seconde 

ligne ; 

7 re-piUo, tenir compte de; pen- 

ser, mdditer; 
repiitdtio, onis (f.), imputation 
d'une somme; pensee, mMi- 
tation ; 

8 sup^UtfO, calculer. 

Puto est du nombre des verbes 
|Di ont signifi^ « compter, calculer » 
rrant d'arriver k I'acception de « pen- 
wr, r^fl^chir » : v. reor, censeo, aesti- 
10, existimo, duco. On a dit d'abord 
nUare rationem « calculer ». Cat. it. 



il. 5. Villicus rationem cum domino 
crebro putet, Cic. Att. iv, W. Rti- 
tiones putare cum publicanis, — L*idee 
de calculer se trouve dans les com- 
poses imputare, computare (d'ou le 
frauQais compter eL conter), reputare 
« repasser un compte » et diitputare, 
Plaut. Merc, n, 2, 49. IHgitis rationem 
computat.CaX, R. il. 27. Oleas teneras 
supputato.PVm. H, N, vir, 50, 51. Nee 
reputantur infantiw anni, qui sensu 
carenty non senectse in [posnam vivacis, 
Colum. 1, 7. Villici servi longe plus im- 
putant seminis jacti quam quod seve- 
rint, Plaut. Aid, iir, 5, 55. Ubi dis- 
putata est ratio cum nrgentario, — On 
pent rapprocher les locutions : magni 
putare, pro nihilo putare, -^ L'id^e de 
calculer, estimer, se trouve egalement 
dans les emplois suivants. Cic. Verr, 
VI, 7. Si denariis quadringentis Cupi- 
dinem ilium putasset. Id. Att, xii, 21. 
Cum unum te pluHs quam omnes illos 
putem, Ovid. Met, x, 618. Tajitiqw 
putat conniibia nostra, — Le sens du 
verbe s'est ensuite g6n6ralise : de Ti- 
d6e de calculer il a pass6 k celle de 
penser. Virg. JEn. vi, 332. Multa pu- 
tans, swtemque animo miseratus ini- 
quam, Cic. Amic, 2. Atilius, quia pru- 
dens esse in jure civili putabatur. — 
Sur le sens primitif de putare, v. Far- 
tide pr6c§dent. 

pycta et pyctes, ae (m.), lutteur au pu- 
gilat. 
Mot emprunte : grec ::uxTr,;. 

pyra, ae (f.), bftcher. 
Mot emprunte : grec rjpa. 

pyramis, idis {f.), pyramide; 
pyrdmiddtus, a, urn, en forme de 

pyramide. 
Mot emprunte : grec Twpajx^;, 

pyxis, idis (/".), boite; 
pyxXddtus, a, iim, fait en forme de 

boite. 
Mot emprunte : grec *u?i?. 



204 



Qr/^:Ro. 



Q 



quaoro, is, quwHivi ou li quassitum, 
quwrerCf chercher, demander; 
acqu6rin, el quaeso, seulem. aux 
formes quaesoy quxsiimus, je prie, 
nous prions ; 

I Comp. en -qulro^ is, -quisivi , 

'qumlum, -qulrere : 
i ac-qulro, ajoutera, acqu^rir; 

2 an-quiro, chercher de tons c6- 

tes; examiner; 
anqulsite, adv., avec soin; 

3 con-qulro, chercher ensemble, 

rassembler ; 

conquislte, adi\, avec soin; 

conqulsUio, onis [f,), action de. 
chercher ensemble, recher- 
che; 

conqumtor, oris (m.), enrdleur, 
recruleur ; 

4 ex-qii3ero \ chercher avec soin, 
ex-qulro ) rechercher; 
exqulsit (', adv,, diYQCsom', 

o in-qulro, chercher a fond, ap- 
pro fondir ; 

inqulsttP, adv,, soigneusement, 
minutieusement; 

inquisUio, onis (/".), recherche 
attentive , information ; 

inquisitor, 6ns (m.), qui cher- 
che attentivement, instruc- 
teur; 
per-quiro, chercher partout, 
explorer ; 

perqulsitio, onis [f,), recherche ; 

7 re-qulro, chercher de nouveau, 

rechercher ; 
reqinsitio, onis (f.), recherche: 

8 in-qitl situs, a, um, non recher- 

che; 

II Der. : i quaerito, as, arch., cher- 

cher de tous c6tes, s'enquerir ; 
2 derives en quxslt- : 



quaesllio, onis (f,), 1» 

che; 2° torture; 
quaesltus, us (m.), seul. 

recherche ; 
quaesitor, oris (m.), qui c 
juge enqu^teur; 
3 derives en quaest- : 
quaestus, us (m,), gain; 
quaesticulus,i (m.), pel 
quaestuosus, a, um, 1 ^ 1 
2'> qui fait un gain ; 
au gain; 

quaestuosius, adv. 
plus de profit ; 
quaestuorius, a, um, 
de son gain ; 
quaestio, onis {f.), i° e 
recherche ; 2® questior 
ture ; 

quaestiunciila, a? (f.), c 

de peu d'importanc 

quaestor, oris (m.), ques 

quaestor ius, a, um, ci 

teur; 

quaestmnum, ii (n.), 
ou tente de ques 
quaestiira, ae (f.). que; 
Quaero est pour quaeso (v. /?( 
est reste dans quaes-tor, qu, 
quaes-tio, quaes-tus, parce qu'i 
trouve pas entre deux voye 
Quant aux formes quaeso «je 
quaesumus unous prions)), 
« j'ai cherch6 », quaesitus « ch 
on a cru longtemps qu'elles 1 
exception h la loi du changemi 
s en r : mais il est probable 
viennent d'un verbe * quaesso, 
avec le precedent dans le m^ 
port que visere avec video. 
graphe quaesivi au lieu de *quae 
comme hausi, haesi au lieu de 



QUATUOR. 



295 



hsBssi : apr^s une voyelle longue ou 
me diphtongue on ne redouble pas la 
soDsonne. — II faut distinguer deux 
iferies de derives : les uns, comme 
rstor, quxstio, se rattachent k un 
ipin quwstum\ les autres, corome 
itor, inquisitio, se rattachent au 
mquaesitum. La premiere serie s*est 
itinu^e en frangais par les mots tels 
quHe, acquets, conquite, etc. — 
parfait quwslvi, le supin qusesitum 
>nt form6s comme lacessivi, lacesai- 
I. — Dans an-quiro le prefixe est 
ou amb- qui signifie « autour » (v. 

■). 

lus, i (m.), qudlum, i (n.), corbeille ; 

panier ; 
quiisilluSf i (m.), qmsillum, i (n.), 

corbeille ^ laine ; 

qudsUlariat a? (f.), fileuse. 
Le diminutif qudsillus montre que 
lUilus est pour * quaslus, qui lui-m6me 
It pour * quassulus. Va de qudsillus 
est abrege comme celui de pusillus 
c6t6 de pusus, *piissus. L'origine de 
js mots est pe.ut-6tre le verbe quatere 
secouer ». Havet, M^. Soc. Liny, 
,227. 

natio, is {pf, inus,)y quassum, qua- 
tere, secouer; 
I Comp. en -cutio, is, -cussi, -cus- 
sum, 'Cut^re : 
{ con-cutiOj heurter Tun contre 
Tautre, secouer fortement ; . 
ebranler : 
concussuSy us (m.), ebranle- 
ment; 
concussio, onis (/".), action de 

secouer ; 
. concussor, oris (wi.), concussion- 
naire ; 

2 de-cvLtio, abattre en secouant 

ou en frappant; 
decussus, us (w.), action d'a- 
battre ; 

3 dis-cUtio, dissiper; examiner; 

4 ex-mtio, rejeter; abattre, lancer; 



excusse, adv., en langant avec 

force ; 
excussorius, a, um, qui sert a 

secouer, a abattre ; 

5 in-ciUio, imprimer; pousser, 

heurter ; 
incussus, us (w.), choc, coup; 

6 pei'-ciitio, f rapper; 
r^-percittio, renvoyer un coup 

refuter ; 
percussus, us (m.)> action de 

frapper, percussion ; 
percussio, 6ms [f,), percussion; 
percussor, oris (wi.), qui frappe, 

meurtrier ; 

7 prm-cutio, agiter devant soi ; 

8 recussus, us (m.), rebondisse- 

ment ; 

9 suC'Cutio, secouer, ebranler; 

succussus, us (m.), secousse ; 
succussiOy onis (/".), tremble- , 
ment ; 
II D6r. : 1 qudtP'fdcio, is, ebranler, 
aupj,; 
2 qunssus, m (/».)»• '"*c^'j ebran- 
lement ; 
quasso, as, ebranler, agiter for- 
tement ; 
quassdtio, onis (f.), ebranle- 

ment, secousse; 
quassdbUis, is, e, qu'on peut 

ebranler ; 
quassCibundus, a, um, brans- 
lant, chancelant; 
con-quasso, as, secouer forte- 
ment ; 

conquassdtio, onis [f.), 6bran- 
lement violent. 
Remarquer le sens metaphorique de 
concutio et discutio : de \k concussio 
et discussio, 

quatuor ou quattuor, nom de nombi*e 
ind^cL, quatre; 

1 composes ou juxtaposes : qitO'- 

tuordecim, etc. ; 

2 qiUlter, imUcL, quatre fois; 
qudterni, a?, «, quatre par quatre* ; 



29ft 



QUATUOR. 



qitdtermrius, u, urn, quater- 
naire ; . 
3 qiiarlus, a, iim, quatri^me ; 
quarto, adv., pour la quatritoe 

fois; 
quartdna, as [f,], la fi^vre quarte ; 
quartani, drum (m.), soldats de la 

4« legion ; 
quartdriuSy ii (m.), le quart d*une 
mesure ; 
■4 quadrdginta, indicL, qiiarante; 
quadrdgesmus, a, um, quaran- 

li^me ; 
quadrdgies, adv., quarante fois ; 
quadrdgeni, ae, a, au nombre 

de quarante; 
quadrdgendrius, a, um, de qua- 
rante ; 
quadringenti, as, a, quatre cents ; 
quadringentestmus, a, um, qua- 
tre centieme ; 
q^adringenlies, adv.j quatre 

cents fois; 
quadringenteni] \ 

se, a, f au nombre de 

quadnngeni, ae, I quatre cents ; 

«» ) 

quadringendrius, a, um, qui 
contient quatre cents ; 
quadrini, ae, a, au nombre de 

quatre ; 
quadrimufi, a, um, de quatre 

ans ; * 

quadrus, a, um, quadruple; 
carr6 ; 

quadra, ae (f.), objet carre 
(table, pain, etc.), quart; 
quadrum, i (n.), carre; 
quadro, as, i<* equarrir; faire 
cadrer ; 2'> 6tre carr6 ; 6tre 
juste ou exact; 
quadrans, antis, qui forme 
un quart ; subst. le quart 
de I'as, de la livre, du 
setier, de Tarpent ; 
quadrantal, dlis (n.), ^^ 
mesure pour les liqui- 
des; 2° de; 



ca 



quadrantdlis, is, 

quart ; 
quadrantdHus, > 
1® qui coute 1 
d'un as ; 2° re 
quart ; 
quadrdtus, a, um, 
bien proportionne 
trique ; 
quadrdtum, 

i (n.) 
quadrdtio , 
onis (f.) 
quadrdtura, ae (f. 
drature ; 
composes en quadri- 
quatri- devant un 
quadri-ennium, qui 
riam, quadri-fidus, • 
fdris, quadriga, qui 
gis, quadri-libris, 
, quatri-duum ; 

composes en quddrik 
quadrii-pedans, q 
pes, quadru-plex, q 
plus. 
L'orthographe quattuor est an 
— Ce nom de nombre a perdi 
desinence : mais il a dii y a^ 
temps ou le masculin et le femi 
saient quatuores et le neutre ^i 
(cf, T^aaape;, -saaapa) ; Festus (s 
toritum, p. 206) nous a cons 
forme neutre en osque petora. 
.double nature de Vu, qui pei 
tantdt voyelle et tantdt con son 
qu'on a eu qudtMr et qudtvor 
par une confusion entre les dei 
mes, qudtubr. — Quartus est 
blement pour * qujater-ius. — 
quadraginta,quadru-plex,quad 
etc., le t s'est affaibli en d sc 
fluence de r. — Sanscrit ca 
grec T^aaap£5 pour *T^aFaps;. 
TTi'aups;, dorien TeTops^; gotbic 
v6r, allemand vier, anglais fc 
landais cethir, cymrique pe^grw 
diff^rentes formes, bien qu'ayj 



gUEROR. 



297 



'^carter Tune de I'autre, d6rivent 
seul et m^me type primitif : cf. 
de nombre quinque et le pro- 
qyis, lesquels pr^sentent des ya- 
rns pareilles. V. aussi Farticle sui- 



eonj. end., et; par exemple dans 
at-que, ne-que, ita-que; 
le, enclitique apr^s un mot inter- 
rogatif, par exemple dans uter- 
quey uhique, undique, etc. 
faut distinguer deux enclitiques 
La premiere est une conjonction 
live signifiant « et » : ex. komi- 
deosque, Cette conjonction est 
ancienne : on la retrouve en san- 
sous la forme ca et en grec sous 
ibrme te. Au sujet de t =: qu, cf. 
^apti = quatxwr, izirzt = quinque. 
I la retrouve 6galement dans les lan- 
les germaniques et celtiques, oh elle 
perdu sa voyelle finale : gothique 
dans ni-h «neque», irlandais e^ 
ins na-ch « non ». En latin aussi 
voyelle finale manque souvent : 
•<, OrC (pour at-que). En ombrien, 
■ime d'habitude, le qu latin est re- 
!ifeeDt6 par un p :nei-p. — Cette con- 
Betion est la plus ancienne signifiant 
tii» : les autres mots ay ant le m^me 
Rffi, savoir et, atque, sont de forma- 
OD plus modeme. — De Tenclitique 
fMe signifiant « et » il faut distinguer 
•Dditique -que qui figure k la fin de 
ids^ue, uter-que, undi-que, ubi-que, 
le. Celle-ci ne se met qu'apr^s un mot 
rorigine pronominale et de significa- 
ioD iaterrogative, et elle change le 
■IS interrogatif en sens positif. La 
brmeosque est -pid : ex. : puturus-pid 
lominatif pluriel) = utri-que. La 
wme ombrienne est -pei : ex. podru- 
H (ablatif singulier) =r utro-que. En 
inscrit, cid se met pareillement apr§s 
!8 mots interrogatifs et change le 
ms interrogatif en sensind6fini. Cette 
iclitique est, semble-t-il, un debris 



du pronom quis, quid. Au lieu de -que 
Ton trouve -pe dans quip-pe (pour 
* quid-pe) , nem-pe. Au sujet de ce 
changement, v.popinaeipalumbes. 

qaeo, ' quia, quivi ou quii, quXlum, 
quire, pouvoir; 

ne-queo, is, etc., ne pouvoir pas. 

Festus cite la forme nequinunt ; 
cf. fruniscor. — V. une etymologic 
de queo, M^m. Soc. Ling. t. vr. 

quercns, us (/'.), ch^ne; 
i querceuSy a, um \ 

2 quemuSy a, um > dech^ne; 

3 querneus,a,um,arch, ) 

quercetum,i[n.y 

quei'quetiildnus, «, um, de for^t 
de chines. 
Le c a 6te supprime dans quer{r)nus 
et quer{c)neus. Au sujet de quercetum, 
cf. dumetum, olivetum. 

queror, -reris, questus sum, queri, 
se plaindre ; 
I Comp. : 1 con-quer^r, se plaindre 
vivement ; 
conquestio, onis (/.), action de 

se plaindre; 
conquestus, Us (m.), plainte; 

2 de-questus, a, um, qui a de- 

plore ; 

3 inter-queror , se plaindre k 

Toccasion de; 

4 prae-qucstus, a, um, qui s'est 

plaint auparavant; 
II Der. : i querela, a? (/".), plainte, 
reproche; 

2 querXbundus, a, um, plaintif ; 

3 querimonia, ae [f.), 1° plainte, 

grief; 2<* querelle; 

4 querttor, ans, se plaindre sans 

cesse ; 

5 querulus. a, um, plaintif, g6- 

missant ; 

6 questus, us (m.), plainte, ge- 

missement. 



298 



QUI. 



La forme ancienne . est *queS'Or; 
le s est rest6 au participe ques-tus 
(v. flos). — Querela est form6 comme 
medela, loquela, 

qui, quae, quod, pron, conj, ou re/., 
qui, que; lequel; 
I Com p. : 1 qul-damf qude-dam, 
quod-dam, un; certain; 
2 qm-cumque; qui-lXbet; qul-vis, 
toute personne qui ; 
JI Der. : 1 • quo, adv., ou, avec 
mouv.; qiio-nam, adv,, ou 
done? avec moiiv, ; 
quO'Cumque, partout ou, avec 
mouv.\ 
. quo-piam ) quelque part, avec 
quo-quam \ mouv, ; . 
quo-quo, en quelque lieu que, 

avec mouv. ; 
quo-libet / n'importe ou, avec 
quo-vis j mouv,; 
quoquo-versus , quoquoversum 
(v. verto); 

quorsum, quorsus (v. verto); 
quousque (dissyll.), jusques a 

quand? 
quo-ad, jusqu'au point ou, jus- 
qu'au moment ou; autant 
que; 
quo-circa, e'est pourquoi; 
quo-modo (v. modus) ; 
quo-minus, que... ne; 

2 qua, adv., par ou, avec mouv, ; 
qud-nam, par ou, avec mouv.; 
qua-qua ) , ^ , 
qud-cumque ] Partout ou; 

qud-libet, par quelque endroit 
ou par quelque moyen que 
ce soit; 

qud-quam, en quelque ma- 
ni^re ; 

3 quam, adv.,l°combien; 2° que; 
quam-diu, combien longtemps; 
quam-dudum, depuis combien 

de temps? 
gM«m-/i6e^ autant qu'onvoudra; 
• quam-vis, quoique; 



quan-quam, quoique ; qt 

en soit; 

quando, i*» quand; 2<» p 

quando-que, !• quani 

que ; 2® puisque ; I 

que jour, quelquefc 

quando-qmdem, puisc 

(ili-quando (v. alius) : 

4 quod, conj,, parce que; 

5 qui, adv., avec quoi 

ment; 
quin, conj., que... ne; 
alio-quin et alio-quii 
cetero-quin et cete' > d'a 
ro-qui ) 

6 quis, qu3S, qu6d (subst. 

qui? quoi? 
quis-quam, etc., que 

quelque chose; 
quis-que, etc., chacun, 

chose ; 
ali-quis (v. alius); 

7 quot, adj, ind^cl. , c 

(avec idee de pluralitc 
quot-quot \ 
quotJumque *"^^'"f' 
qudteni, a>, a ) 1"*' *"t* 
qudties, combien de fois 
qudtiescumque , tout 
fois que; 
q^f^tus^ct,um^^ ^^^^^ 
qudtumus, a, V^^j.^ 
um, arch,, ) ^ 
qudtus-cumque -aci 
-umcumqite , en c 
quantite que ce soit 
qudtus-quisque, -aqi 
-umquodque, en c< 
petit nombre : 
quotidie ou cottidie (v. 
qudtannis (v. rtnnw.s) ; 
idt-quot (v. «/iM6) ; 

8 quom ou ct(/w, con/., 1» Ic 

2° puisque, comme: 3 

que; 
quon-dam , adv , , aut 

quelquefois ; 
quon-iam, conj., puisqui 



QUI. 



299 



9 au pron. qui se rattachent en 
outre : 
mots invar. : cur, conj., pour- 

quoi; 
quia, conj,, parce que; 
quidem et Squiclem, adv., a la 

verite; certes; 
quippe, conj., car; 
quasi, conj., comme si, comme; 
quiM^e, c'est pourquoi; 
adj. : quCtlis, ia, e, quel; 
qua lis - cumque , -iscumquc , 
-ecumque, quelque... que; 
quCdis-Uhet, -islibet, -elibct, 

tel qu'on voudra ; 
quiUiter, adv., de quelle 
mani^re? ainsi que; 
quiditer-cumque, de quel- 
que mani^re que ; 
rjufdltas, litis (f,), mani^re 
d'etre, qualite; 
guantus, a, um, combien grand ; 
quantus-cumqiie , -acumque, 
-umciimque , de quelque 
grandeur que, quelque... 
que; 
quantuS'libet, 
-alihet, 'Um-i 

libet, \ aussi grand 

quantus-vis, (qu'on voudra; 
-avis, 'Um- 
vis, 
quantum, adv., combien; 
quantum' cumque , autant 

que ; 
quantum-vis, autant qu'on 
voudra ; 
quant-6pere, autant que; 
quantidus, a, um, combien 
petit ; 

quantulus-cumque, -acumque, 
-umcumque, quelque petit 
que; 
quantidus-quisque , -aquw- 
que, -umquodqut' , quelque 
petit qu'il soit ; 
qaanttdum, adr., aussi peu 
que; 



quantdlus, a. um. arch., com- 
bien petit. 
La declinaison du pronom qui, quae, 
quod est tres irreguli^re. Cette irre- 
gularity vient de ce que deux pronoms. 
d'ailleurs 6troitement apparentes et a 
signification primitivement identique, 
sont m6l6s ensemble. L'un se decline 
sur bonus, bona, bonum (sauf le d qui 
est le signe du neutre pronominal), 
Tautre sur fortis, forte : a la premiere 
serie appartiennent les formes telles 
que quam, quos, quas; a la seconde. 
les formes telles que qucm, quibus. 
Pour completer ces deux d^clinaisons 
il faut chercher, parmi les adverbes 
et les conjonctions, un certain nombre 
de mots qui ne sont pas autre chose 
que des cas petrifies et depareill6s : 
qui « comment » (ablatifj, quia « parce 
que)) (accusatif pluriel neutre), etc.; 
il y faut joindre quelques formes ar- 
chai'ques : queis ou qucs (nominatif 
pluriel), quium (genitif pluriel). etc. 

— Certains cas reclament quelques 
explications. Le nominatif qui ren- 
ferme une enclitique ei ou i, que nous 
retrouvons en ombrien, ou elle est 
parfaitement visible, car on a des 
fojmes telles que po-ei (nominatif 
singulier masculin), pid-ci (nominatif 
singulier neutre). Le nominatif latin 
a do dtre qu6 + ei. II faut remarquer 
que ce nominatif quo n'a pas de desi- 
nence : cf. le nominatif grec 6. Le 
feminin qude, pour qua -^ ei, renferme 
egalement cette enclitique qui sert a 
insister sur I'idee pronominale (cf. 
grec o'jToa-i). Elle est contenue aussi 
dans le pluriel neutre qux (pour 
qua -+- ei). Les m^mes faits se retrou- 
vent dans la declinaison du pronom 
demonstratif hie (v. ce mot). — Le 
genitif ciijus et le datif cui doivent 
leur aspect particulier a cette cir- 
constance qu'ils renferment deux pro- 
noms sondes ensemble : v. is, ea, id. 

— Entre le nominatif qnis et le no- 



300 



QUIES. 



minatif qui Tusage a 6tabli une diffe- 
rence de sens, Tun gardant son an- 
cien r6le de'pronom ind6fini ou inter- 
rogatif, l*autre faisant fonclion dc pro- 
nom relatif. Mais cette difference a ete 
introduite apr^s coup. — Quis servait a 
Forigine pour le feminin comme pour 
le masculin. Plaut. Aul. ii, i, 48. 
Quis ea est, quam vis ducere lUcorem. 
Vet, poeta ap, Varr. L. L. v, 7. Quis 
tu es mulier, quse me insueto nuncu^ 
pasti nomine ? — Parmi les adverbes, 
il faut citer surtoul quo, qui marque 
la direction vers un endroit et qui est 
un ancien datif; cur c(pourquoi», 
forme contract6e de qua-re ou de cui 
rei; Tadverbe quam, etc. Quan-tus 
pour* 5 Mam-<u5, est un d6riv6de quam. 
D'autres mots, tels que quot, sont de 
formation plus ancienne (sanscrit 
ka-li «combien»). On doit enfm rap- 
porter ici les mots uter, ubi, unde, 
qui viennent egalement de la mSme 
origine, mais qui ont perdu un q ou 
un c initial. — Les adjectifs qualis, 
quantus, quot et leurs derives ont k la 
fois le sens interrogatif et le sens 
relatif ; le latin est en, ceci moins 
riche que le grec, lequel emploie 
des mots differents pour marquer 
ridee relative et I'idee interrogative. 
II distingue, par exemple, entre Tioao; 
et o(J05, entre 7:0105 et oioi, entre tiou 
et ou. — Le pronom interrogatif est 
lemtoe dans toute lafamille. Sanscrit 
ka-s ou ki-s. En grec les adverbes 
comme tiou, tioT, tiots, et les pronoms 
compae Jio'do^, ttoTos, Tro'ispos, pr6- 
sentent un k =: qu (v. linquo), au 
lieu que le pronom interrogatif x^s 
pr6sente un t. Cette difference vient 
de la voyelle qui suit la consonne 
initiale (v. d'autres exemples de x 
= qu aux mots quatuor, quinque, 
que). Le pronom interrogatif en 
gothique est hva-s «qui?)> (anglais 
who, allemand iver), Le groupe des 
consonnes hv correspond au qu latin 



(v. decern). — Tandis qu'il y a 
entre toutes les langues de la 
en ce qui conceme le pronom 
rogatif ou indefini, il y a des 
pour le pronom relatif : lati 
grec OS. 

qiiies, etis {f,), repos; 

i quiesco, is, quievi, quietum, 

cere, se reposer ; 

quietus, a, um, tranquill 

quiete, adv., tranquill< 

ac-quiesco, is, se reposi 

complaire dans, consent! 

inter-quiesco, is, se repos 

intervalleS ; 
per-quiesco, is, se reposei 

pletement; 
re-quiesco, is, reposer; 
ir-rSquietus, a, um, qui i 
de repos ; 

2 in-quies, etis, adj., agit^, tr 
inquieto, as, troubler; 

inquietatio, onis [f.), agit 

3 re-quies, -etis, -eli, -etem 

-ete ou -e (f.), repos. 
On rapproche souvent qui 
x£T[xai. Mais ni le sens ni la foi 
conviennent parfaitement. 

quinque, 71. de nombre indecl., 
Der. : 1 quinquies, adv., 

fois; 
2 quintus, a, um, cinquien 
quinto et quintum, adv. 

la cinquieme fois; 
quintanus, a, um, qui < 

cinq en cinq ; 
quintana, ss (/'.), voie qu 

(entre la 5*^ et la 6^ cc 

ou etait le marche du 

d'oii marche, cantine; 
quintdni, orum (m.), s 

de la 5« legion ; 
quintilis, is (m,), le m( 

juillet (le 5« mois roma 
quintusdecimus, -adecimi 

decimum, quinzieme ; 

quintddecXmCini, drum 



QUIRITES. 



301 



soldats de la i^^ l§gion; 

3 quini, a?, a, cinq par cinq; 
quindrius, a, um, de cinq, qui- 

naire ; 

4 quinquaqinta y in<Ucl»j cin- 

quante ; 

quinquCigies, adv., cinquante 
f ois ; 

quinqudgesXmuSf a, wrij cin- 
quantieme ; 

quinquugenanus , a, urriy de 
cinquante, qui contient cin- 
quante ; 

5 quingentiy a?, a, cinq cents; 
quingentestmus, a, wm, 500® ; 
quingentdrius, «, urn, de cinq 

cents ; 
quingenties, adv., cinq cents 
fois ; 

6 quingeni, a?, a, 500 par 500; 
quingendriuSy a, ww, de cinq 

cents ; 

7 composes en quinque-y quinqu- 

ou quincu- ou quinc-, quin- : 

quinque-remis, is {f,)y quinque- 

reme, navire a cinq rangs 

de rames; 

quinquS-mestriSy is, e, de cinq 

mois; 
quinqu-enniSy is, (?, decinqans; 
quinquennium, ii (n.), duree 

de cinq ans ; 
quinquenndliSy is, e, quin- 
quennal ; 
quinqudtritty ium ou ioimm (n.), 
et quinquatruSy uum {f,)y 
quinquatries, Mes en Thon- 
neur de Minerve, cinq jours 
aprds les ides de mars ou de 
juin; 
quincu-fleXy -pltcis, ad/., quin- 
tuple; 
quinC'UnXy -uncis (m.), 1° mon- 
naie ou mesure (5 douzitoes 
d'un as) ; 2° quinconce ; 
quincuncidliSy is, e, 1° de 
cinq pouces; 2<» plants en 
quinconce ; 



quin-decimy indecl., quinze; 
quindecim-viriy orum et -um 
(m.), quindecemvirs, col- 
lege de quinze magistrals ; 
quindecimvirdliSy is, f, de 
quind6cemvir ; 
quindecieSy adv., quinze fois. 
Quintus est pour *quinc-tuSy forme 
qui est restee dans les noms propres 
QuincHus. QuinctiliuSy et dans I'ad- 
jectif quinctllis {mensis)y ancien nom 
du mois de juillet. De m^me quini est 
pour *quinc-ni, — Sur la formation 
de quincunx y v. le mot as. Pour mar- 
quer en abrege dans les comptes la 
valeur d'un quinciinXy on metlait le 
signe [\ De la le nom de quincunx 
donne a certain es plantations d'arbres. 
— Dans la plupart des langues con- 
generes , le nom de nombre « cinq » 
commence par une labiale : grec nevTs, 
eolien izif^r.z. Le nom propre samnite 
Pontius est le pendant du latin 
Quintius. Pompeius parait 6tre une 
formation de meme sorte. — San- 
scrit pancmiy gothique fimfy allemand 
funfy anglais five. Irlandais coiCy cym- 
rique pimp. II est probable qu'en 
latin et en irlandais. la consonne ini- 
tiale a ete influencee par la consonne 
de la seconde syllabe. II s'est passe 
quelque chose de semblable pour le 
verbe coquere. 

Quirites, um ou ium [m.pl.), Quirites. 

citoyens remains. 

On a beaucoup discute sur I'origine 
de ce mot, qui designe les citoyens 
remains en tant qu'habitants (non 
comme soldats). Quelques-unes des 
explications qui aval en t cours chez les 
Remains sent 6num§rees chez Ovide, 
FasteSy ii, 477. 11 est probable que 
cette designation se rapporte a une 
ancienne ville de Cures, non pas la 
Cures des Sabins, mais une ville de 
meme nom situee sur Tune des sept 
collines. Le nom de QuirinuSy qui 



302 



QUISQUILI-^. 



fut identifie avec Romulus, parait 
avoir design^ le dieu national de cette 
antique population. — Un derive 
de. Quirites est le verbe quirltare, 
qui signifie «appeler au secours ». 



De la I'italien gridare et le 
crier, 

quisquiliss, arum {f. pL), 
bois mort, feuilles seches ; 



R 



rlibies, iei [f,)^ rage; 

i nXbXdus, w, lun, 1° enrage; 2°fu- 
rieux; 
riXbide, adv., avec rage; 
2 nXbiosiis, a, um, enrag§; furieux; 

riXbiosef adv,, avec rage. 
Un verbe rabo, is (3° conjugaison) 
<( etre en rage » est employ^ chez les 
anciens ecrivains. 

rsicemus, i (m.), grappe, particul, de 
la vigne ; 
i rtlcemosuSy «, wm, 1° qui a de 
grosses grappes ; 2° en forme 
de grappe; 

2 racemdtus, a, wm, garni de 

grappes; 

3 riXcemCirius, a, uirif relatif aux 

grappes ; • 

4 nXcemX-fer, -fercif -ferum, \^ qui 

porte des grappes; 2° qui est 
en grappes. 

radius, ii (m.), 1° baguette; 2° rayon 
de roue ; 3° rayon lumineux ; 
i radio, as, 1 ° rayonner ; 2° rendre 
rayonnant ; 

riididtio, onis (f,), rayonnement ; 
ir-rddio, as, frapper de ses 

rayons ; 
prse-rddio, as, i° jeter un vif 
eclat ; 2° ^clipser ; 
2 rddiosus, a, xim. arch., radieux, 

rayonnant. 

Radius a des sens nombreux : il 

designe, par exemple, la baguette du 

geometre. Virg. Eel, iii, 40. Et quis 

fuit alter, Descripsit radio iotum qui 



yentibus orbem, Tempora qui 
quae cw*vus arator haberet? 
vr, 850. Caelique meatus I 
radio et surgentia sidera a 
((Lanavette du tisserandn. 
IX, 476. Excussi manibus ra* 
lutaque pensa, — « Le radit 
bras. » En grec, xspxt; desij 
fois la navette et le radius. - 
est peut-6tre apparente avec 
pa8a(xvo5 « baguette ». Peut-e 
est-ce un mot emprunte du g 

radix, Ids (/.), racine; 
i rfidlcosus, a, um, qui a ] 
de racines; 

2 rddlcor, dris ) , 

3 rddlcesco, is, ere \ P**^^^* 

4 rddicixla, a? [f.), 1° petit 

2° radis; 

5 multX-rddix, -ids, adj, 

beaucoup de racines; 

6 rddlcUus, adv., de la 

jusqu'a la racine. 
Grec paSi5. 

rado, is, 7*dsi, rdsum, rddere 
raser ; 
I Comp. : 1 ab-^\ido, J 6\.i 

2 dd-rddo (clai 

3 cor-rddo, raser en blo( 

4 inter-rddo, racier p£ 

valles; elaguer; 

5 ir-rddo, racier sur; raj 

6 praeter-rddo , racier 

sant; 

7 ir-rdsus, a, um, non i 

boteux ; 



mpbr. : 1 rastrum, i (n,), \^ hoyau; 
2° r^teau; 

rastelli, drum (m.), r&teau; 
% radula, ae if.) j racioir, ralis- 
\% rallum, i (n.) \ soire ; 

4 rasilis, is, e, qu*on peut racier 
ou polir; 

5 rdsura, ae {f.), action de racier, 
de ratisser; 

6' rusito, aSy raser souvent; 

7 ramentum, i (n.) ) raclure, 
I rdmenta,3e{f.),ar€h. \ rognure. 
ko signifie «dechirer» dans ce 
h de la Loi des XII Tables : Mu- 
n genas ne radunto. Rallum est 
r *rad'lum; le d est tomb6 dans 
imtum pour * rad-merUum comme 
I caementum pour * cxd-mentum. 
. fet6 remplac6 par un s dans ras- 
M, de inline que ros-trum est pour 
i4rum. 



RAPIO. 



30i 



, i (w.)' tranche, rameau; 

rdmeus, a, iim, de branches, de 
rameaux ; 

rdmosus, a, um, branchu, mul- 
tiple ; 

rdmulus, i (m.), petite branche; 

rdmulosusy a, um, garni de petites 
branches ; 

rdmdle, is (n.), d'ord. au plur., 
ramee, branchages; 

rdmex, -Ids (m.), i° perche ; 
2« au plur, ramifications ou 
vaisseaux des poumons. 

a, as (f.), grenouille; 
rdniila, 3d (f,) ) petite gre- 

rdnunculus, i (m.) \ nouille. 

cor, oris {m.), moisissure, rancidity ; 
rancXdus, a, wm, ranee; desa- 

greable; 
prse-ranciduSy a, um, tr^s ranee, 

vieilli ; 
sub-rancidus, a, um, un peu 

ranee ; 
mncXde, adv., avec un goiit ranee ; 

desagreablement; 



rancidulus, a, um, un peu ranee; 
un peu d68agr6able; 
2 rancena, entis, partic, ranee. 

r&ph&nos, i {m. f,), raifort; 

1 riipMninus, a, um, prepare avec 

du raifort; 

2 rdpMnitis, Mis [f,], glaieul, 

plante. 
Mots empruntes : grec da^avo?, 
fayavivo?, pa9avTTis. 

rkpio, i8,rapui,raptum, riipere, ravir; 
I Corap. en -npio, is, -npui, -rep- 
turn, -rXpere; 

1 ab-rlpio, arracher; 

2 ar-rXpio, saisir; 

3 circum- raptus, a, um, traine 

autour; 

4 cor-rXpio, saisir; reprimander; 

r^duire ; 

cor-repte, adv,, d-une maniere 
breve ; 

coireptio, onis (f.), action de 
saisir; reprimande; diminu- 
tion; 

correptov, oris (m.), celui qui 
reprend, censeur; 
■ 5 de-rtpio, arracher de; 

6 dl-rlpio, tirer en tous sens; 
dlreptio, onis [f.), pillage; 
dlrepior, oi^is {m,), pillard; 

7 e-rXpio, arracher; 

ereptio, onis (f.), spoliation; 
ereptor, oris (m.), spoliateur; 

8 prae-rXpio, enlever le premier 

ou d'avance; 

9 pro-inpio, tirer dehors; 

10 suh-ripio ou sur-rXpio, prendre 
a la derobee ; 
sub-reptio, onis (/'.), vol; 
suh-repilcius , a, um, qu'on 
derobe; clandestin; 
II Der. : i rapax, dcis, adj,, pillard, 
rapace ; 
rdpdcUas, dtis if.), rapacity ; 

2 rdpina, ae {f.), rapine ; 

3 raptim, adv., en hate; 

4 riXmdus, a, um, 1° ravisseur. 



304 



RAPUM. 



devorant ; 2°p/. soi/y. rapide ; 

prse-rdptdus y a, wm, trds 
rapide, imp6tueux ; 
rUpXdv, adv., rapidement; 
riiptdXtas, Citis (/'.), rapidite; 

5 raptio, Onis (f,) ) ' 

6 raptus, lis (m.) \ ^ * 

7 raptor, Otis (m.), ravisseur; 

8 raptOf as, entrainer ou empor- 

ter de force ; 
raptUo, as, piller sou vent. 
* C'est la m^me famille de mots qui 
se retrouve en grec, avec une I6g6re 
modification, sous la forme ap;: dans 
apTzil^u} «je ravis», oipTza^ « crampon, 
ravisseur ». — En composition, Vi de 
-njMo est quelquefois supprime. Hor. 
Sat, II, 3, 283. Unum, Quid tarn mug* 
num? addens, unum me swpite morti, 
Lucr. II, 314. Ubi ipsa Cernere jam 
nequeas, motus quoque surpere detent. 
— V. usurpo, 

rapum, i (w.), rapa, » (f,), rave; 

1 rdpiilum, i (n.), petite rave; 

2 iHlpistrum, i (n.), rave sauvage. 

rams, a, um, rare; 

1 rdrO, rare, adv,, rarement; 

2 rdritas, dtls (f,), 1° peu de den- 

site ; 2° petit nombre ; 
rCirltudo, -duiis {/'.), peu de den- 
site, porosite; 

3 rdresco, is, devenir rare; • 

4 rnre-fdcio, is, arch,, rarefier. 
Le sens propre de rarus parait 6trc 

ttpeu serre, qui a des interstices ». 
Virg. Mn. iv, 131. Relia rara. Id. 
ibid. IX, 508. Quae rara est acies, inter- 
lucetqne corona Non tarn spissa viris, 
■Quintil. IX, 4. Textum tcniie atque ra- 
rum. — II s'est dit ensuite du nombre. 
Gas. B, G. VII, 45. Tiaras milites. Cic. 
Amic, 21. Omnia praeclara rara. — r 
Enfin, il a signifie « excellent, distin- 
gue ». Ovid. Met. xiv, 337: Rara qui- 
dem facie, sed rarior arte canendi, 

rails, i9:(/'.), radeau; barque; 



rUtdinx et rdtidriae, drum 
deau. 

Cic. Verr. vii, 2. Cum aut 
aut 7'atibus conarentur accede 
IV, 2. Missae in auocilium ejx 
quales inopia navium fecerat. 

ravis {f.), seul. ^racc. ravim, 
ment; 

1 rdvio, is, ire, arch,, s'eni 

2 raucus, a, um, enrou6, ra 
sub-raucus, a, um, un peu 
rauce, adv., d'une voix r; 
raucio,is, ire, arch., ^tre 
ir-rauceo, es, 6tre enrou 

rouer ; 
raucXtas, Ms (/".), enroi 

son rauque ; 
rauci'Sdnus, a, um, au son 

ravus, a, um, gris ; 

rdvidus, a, um, un peu gris 

re-, anciennement red-, prefix 
arridre; 2° de nouveau; 

retro, adv., en arriere; 

r^troversum, d'ou retrorsu 
verto) ; 

rHro-dgo, is, faire reculer, 

rHro-cedo, is, reculer; 

r^tro-eo, is, reculer; 

rHro'fero, -fers, porter en 

La forme complete de ce prt 
red', que nous avons dans 
redrigo, red-integro, red-fUec 
arguo, redrundo, red-hiheo, 
Quelquefois le d final s'est ass 
lalettresuivante, comme dans j 
rcHiquiae, Dans rettuli, rcppei 
doubleinent de la consonne s'e 
de la ,m6me maniere : ce son 
ciennes syncopes de * reppeperi 
full. — Re-tro est forme de re- 
in-tro de in, — He a donne ei 
un mot recus qui se trouve dai 
procU'S (procus est pareillemen 
du prefixe pro, en sorte que c 
pose signifie a qui va en arrie 
va en avant ») et dans reci-pe, 



REOO. 



305 



are «recouvrer». — Le sens 
de re ou red parait avoir 6t6 
ere » (re-gredi, re-poftitus), De 
iris le sens « de nouveau » [re- 
e-minisci), II a servi enfln k 
• que Taction se fait en sens 
e ou se d6fait {redudOj resigno, 
evelo, renuo, renuntio), 

entis, adj,, recent, nouveau; 
recemment. 

sest le participe d'un verbe * re- 
rnir, revenir))(J. Darmesteter, 
•c. Ling, iv, 225). On voit encore 
e sens par endroits. Cic6ron, 
II, o. Verres cum e provincia 
sspt.,. Liv. XXI, 16. Pcenum.,, 
I ab excidio opulentissimae ur- 

, is, -ivi, -itum, -ire, lier au- 

r; 

Iculum, i (n.), attache d'une 
Ture, bandeau, lien. 
: possible que red-imio soit 
ed-imicio, *red^micio, par le 
jcrasement du c entre deux 
que nous avons dans Graii 
rseci. Pour la difference de 
ison entre le simple et le com- 
. lego. 

, rexi, rectum, r^gere, dinger, 

iduire; 

mposes (verbes en -rigOy is, 

rexi, -rectum, -i^Xgere) : 

tr-rigOy dresser, lever; 

'o?*-rfgro,redresser, rendre droit; 

corriger ; 
^orrectiOj onis (/".), action de 

redresser, de corriger; 
corrector, oris (m.), qui re- 

dresse, qui corrige; 
le-rXgo, aligner; 
ii-rXgo, diriger; 
iircctus, a, urn, direct, droit; 
iirectCj adv.; directement; 
iirectio, onU (/'.), action de 

mener droit, alignement; 

)TS LATINS. — CoUrs SUp. 



n 



directum y a? (/".), alignement, 
nivellement ; 

5 e-ngoy Clever; 

erectus, «, m/w, eleve, dresse ; 
erectius, adv.^divec plus d*as- 
surance ; 
erectiOy onis (f.), action d'61e- 
ver. 

6 por-rXgo, par syncope porgo, 

etendre en avant, presenter 
(v. por-) ; 
porrectio, onis (/".), extension 
en avant; 

7 sub-rXgo, dresser, 6riger; 
suhrectus, «, urn, dress^, 61ev§; 
subrectio, onis [f,), Erection: 
Verbes avec radical syncope k 

certains temps : 
i por go (v. ci-dessus porrigo) ; 

2 pergo, is, perrexi, perrectum, 

pergtrCy poursuivre ; 
ex-pergiscor y ^is, -perrectus 

sumy -pergisciy s'6veiller; 
ex-perge-fnciOy iSy ^veiller; 

3 surgOy iSy surrexi, surrectum, 

surgrrCy se dresser, se le- 
ver; 

aS'SurgOy se dresser vers, se 
soulever; 

circum-surgenSy entis, partic, 
qui se dresse autour; 

con-surgn, se dresser tout en- 
tier ou ensemble ; 
cnnsnrrecliOy onis (f.)y action 
de se lever ensemble; 

de-surgOy se dresser; 

eX'Surgo, se dresser hors de; 

in-surgOy se dresser contre: 

re-surgoy se relever; 

rt'surrrctio, onis (/.), resur- 
rection ; 
Der. : 1 rectuSy «, um, droit; 

recta y adv., en droite ligne; 

rerte, adv.y en droite ligne; 
bien: 

rcctiOy onis (f.), direction; 

rector y oris (m.) } . ,. . 



:m 



REMUS. 



rectum, x (f.) \ direction en 
rectUudo, -dXnis} ligne 

(/*.) ) droits ; 

rect-angulus, a, urn, k angles 

droits ; 

2 r^gio, mis (f.), 1° direction; 

2® region, contr6e ; 
r^giondtim, adv„ par region; 
par quartier ; 

3 r^gtmen, -minis (n.), direction; 

4 r^giila, 3e {f.), r^gle; 
regUldris, is, e, qui est en 

barre, en parlant de ra6- 
taux; 

5 reap, regis (m,), roi; 

inter-rex, -regis (m.), inter- 
roi ; 
regina, se (f.), reirie; 
regius, a, urn, royal; 
regia, ae{f.), residence royale; 

royaute ; 
regie, adv*, en roi; 
regulus, i (m.), 1® petit roi; 

2*> roitelet, oiseau; 
regi-ftcus, a, um, royal; magni- 
fique ; 

regXfice, adv., royalement; 
regi-fugium, it (n.), f^te com- 
memorative de I'expulsion 
des rois ; 
regnum, i (n.), i° royaut6; 
2° royaume; 
inter -regnum, i (n.), inter- 

regne ; 
regno, as, r^gner; 
regndtor, oris \ sou- 
(m.) / verain, 

regndtrix, icis i sou- 
(/".) / veraine. 

Les idees «diriger)) et ((comman- 
der)) sont deux idees voisines que le 
verbe rego exprime Tune et I'autre : 
regere sagittas, regere exei*citum, \J\- 
dee de direction se trouve, par exem- 
ple, dans regio, celle de commander 
dans regnum. — Les composes pergo, 
aurgo ont et6 traites comme des verbes 
simples, etont a leur tour donn6 nais- 



sance a des composes : ex-pc 
as-surgo, — Au sujet de la 
longue de rex, regis, cf. lex, I 
nant de Ugere; pax, pacts vei 
pdciscor, — Regina est prop re 
f^minin d'un adjectif * reglnus 
comme divinus, victnus. — Au 
rectus signifie ((droit, bonnet* 
pour contraire prdvus. — Sans 
(( commander » , i*t-g-ras « condi 
rtgrus « droit, sincere)). G 
raihts ((bieu)), allemand recht « 
anglais right (m6me sens). — 
et erga, 

remus^ i {m, ), rame ; 

i rem^x, -migis (m.),'rameu 
remigo, as, ramer; 
remigdtio, onis (f,), ma 
a la rame ; 
remigium, ii (n.), appa 
rames ; 
2 bi-rSmis, is, e, \ a 

trX-remis, is, e, I o 

quadri-remis, is, e, I de 
quinque-remis, is, e, j 
Remus est pour *resmus : 
inscription on a triresmos (C. I. 
12). Cf. speTfxd; ((ramo). — L 
pos6 remex signifie celui qui 
la rame (remum agere) : de la re 
qui est un des verbes ayant i 
module a cette s6rie {navigai 
gare, fumigare, jurgare, etc.). 

reor, reris, riitus sum, reri, c 
penser, croire; 
i rcitus, a, um, 1«> regl6, 
2° persuade; 
ir-ritus, a, um, qui ne 
pas; vain; 
2 ratio, owls (/".), compte; n 
raison ; 
rdtiondrium, ii (n.), comp 

statistique ; 
rdtiondlis et rationdbXlis 
dou6 de raison, raisonn 
rdtiondlXter, adv,, raise 
ment; 



i-filtiotMlis el ir-raliOimbUit, 

is, e, d6pourvu de raison; 
ioeinor, -firts, calculer; rai- 

nltiociniilio, onis (f.), calcul, 

raisonnement; 
iMioetniitor, oris (m.). qui -cal- 

cule; qui raisonne; 
fiiliiiciniilivus, a, urn, propre au 

raisonneoient; 
Umne&lu. x{f.), l" petit compte; 
-1- faible raison. 

6e premiere est acalculern r il en 
meme pour d'autres verbes qui 
nsuite arrives au sens de « pen- 
par esiemple pulare. L'acceplion 
ive se nionlre encore claireraent 
la locution : pro rata parte «« 
1ion». Cses. B. G. i. 17. Militi- 
iros poilicetur, quatema in stn- 
ittgera, el pro rata parte centu- 
ns evocatisque. Quelquefois I'on 
ntend pars. Liv. XLV, 40. PedtU 
gttlos dati centeni, duplex cen- 
t, triplex equiti : atterum lantum 
ilaturum fuisse crcdunt, et pro 
His, si Ron refi^agati bonori ejus 
•a. — Bafu* V regl6 <i. Cic. Nat. D. 
. Astrorum in omni xlemUate 
immtitiibitesque cttrsus. Id. Div. 
Si nikit fieri ipotest, niliil aeci- 
Ttisi quod ab omni xternituie 
a fuerit esse fUturum ralo tem- 
— De Ikratus a sigoitle ocoo- 
, ratifieii. Cic. Ciecin. 33, Putas- 
popuiiisjusserit me tuum senium 
id jujsHffl ralttm nlque firmum 
um? Id. Prov. eons. 19. Cujus 
latus si ratus est, nihil est qund 
m ex actis Cxsaris possit esse. 
£n. Tx, 104. Ilixerat, idque 
1 Stygii per Humina fratris An- 
— Le present reorsignille Bcomp- 
jenserw. Virg. Xn., vi, 96. Via 
I salutis, Quod minime i-eris. 
t pandetur ab urbe. — Ratio 
iompteo. Plaut. Aut. in, 5, .53. 
putalur ratioGumargentario.Cie. 



O. 3U7 

Fam, V, ai>. Rationes confeetx et cm- 
tolidatm. Id. Gxein. 33. Vrnit in is- 
tum fandum : rationes a colnn" ncce- 
pit. Hor. Ep. ad Pison. 33i>. Longis 
rationilius assem In partes cmtum 
didueere. — De 1^ calcul, pr^voyance; 
puis il a designs la faculty de cal- 
culer et de prfevoir, et, d'une fagon g*- 
n^rale, I'ordre et la combinaison. Cic. 
OflSc. I, 28. Duplex est vis imimorum 
atque natwa : una ptirs in nppetitu 
posita est, qute est opjiij grxce, qux 
hominem hue et iltuc mpi( ; •dlerii iu 
ratione, qux docet et expbmal quid 
faciendum fugiendumque sit. Ita /It til 
ratio prxsit, appelitus obtemperet. — 
II n'est pas impossible que la premiire 
syllabe de iptOiid; apparlienne ii la 
m^me racine : v. £i rapio une meta- 
Ihfise analogue. 
repent, entU, adj., soudain ; 

rSpentinus, a, um, soudain ; 
rSpenllno, adv., soudainement. 

L'accusatif neutre repens pent s'em- 
ployer adverbialemenl, comme rccens. 
Mais on se sert plus souvent de I'abls' 
tif repenle. A cOtfi de ce dernier, on a 
la locution adverbJale de repente, qu'on 
Sctit en un seul mot : cf. de subilo, 
devenu desubilo. — L'etymologie de 
repen,* est incerlaine : peut-etre faut-il 
rapprocher le grec ^r.w " s'incliner •> 
(en pariant d'une balance). Ct. le sens 
qu'a.pris le mol momenltan. Bepenle a 
donn^ repenlinus, comme on a pere- 
grinus de peregre. 

ripo, it, repsi. reptum, repere. Tam- 
per; 

I Comp. : 1 ad-repo, ramper vers; 

2 eor-repo, se glister; 

3 rfe-repo.deBcendre en rampant; 

4 e-repo, sorlir en rampant; 

3 iiifco-rqWj s'introduire en ram- 

6 ir-repo, se glisser ou ramper 

7 tib-repo,se glisser furtivement; 



308 



R£S* 



8 per-repoj ramper par ou sur; 

9 pro-repoy s'avancer en ram- 

pant; 
10 sub-repo ou swr-repo, se glisser 
sous; 
II D6r. ; repto, as, se trainer; 

rcptdhundus, a, um, qui se 

tratne ; 
reptdtio, onis [f,), action de 

se trainer; 
reptCitus, us (m.), action de 
grimper (en parlant de la 
vigne) ; 
ad-reptans, antis, part,, qui 

ram pe vers; 
e-reptOf as, se d6gager en ram- 
pant ou en se glissant; 
ir-repto, as, se glisser dans ; 
ob-reptOy as, se glisser furtive- 

ment; 
per-repto, as, se trainer a tra- 
vers. 
Repo est probablement pour *srepo 
et forme doublet avec serpo (v. ce mot). 
La voyelle longue vient de la m6ta- 
th6se : of. cerno et creviy sperno et 
sprPvL 

res/rei (/'.), propriete, chose; 

qufi-rv ( c'est pourquoi, 

quam-ob-rem \ pourquoi ; 
rcspublica, reipublicse (/'.), la chose 
publique, TEtat. 
Le mot m, qui manque en grec, se 
retrouve presque sous la m6me forme et 
avec le m6me sens dans Tlnde : rCis «pro- 
pri6t6 ». On dit en latin res familiaris, 
res patria, pour designer le patri- 
moine. Res publica « le bien de .tous, 
la chose publique », et, par suite, 
I'Etat. Toutes les branches de Tactivite 
humaine peuvent 6tre designees : res 
militaris, navalis, rustica, divina, me- 
Irica, etc. L'un des emplois les plus 
frequents est de signifier, dans la 
langue juridique, une affaire, un pro- 
ems. Rem habere cum aliquo, rem dicere, 
res capitalis. De la peut-6tre reus « ce- 



lui qui a une affaire, le plaideu 
cus6 ». — L'id6e de profit subsij 
ou moins clairement dans les lo 
in rem, ad rem, ob rem, e re, 
ainsi que dans les composes q\ 
quamobrem. 

rete, is (n.), filet, rets; 

i retiarius, it (m.), gladiateu 
d'un filet; 

2 reticulum, i (w.), reticulus, 

petit filet ou filet a ] 
mailles; 
reticiilatus, a, um, fait en 
de filet, de r6seau; 

3 ir-retio, is. Ire, prendre di 

filet; embarrasser. 
II y avail en vieux latin un si 
tif f6minin retis, — Peut-6tre un 
il perdu au commencement, etla 
^est^elle le verbe sero o nouer, e 
cer». Cf. repo pour *srepo a ( 
.serpo, 

rhapsodia, ae [f,], rhapsodie. 
Mot emprunt6 : grec fa^j;<ooi3 

rheda ou raeda, aB (f,), voiture a 

roues; chariot; 
rheddrius, it (m.), conducteui 

voiture. 
Mot gaulois, selon Quintilien 

rhetor,dris(m.), i^orateur; 2° rh 

1 rhetoricuSy a, urn, de rheto 
rhetor tea, ae (f.), rhetdricP, 

la rh^torique; 
rhetdrice, adv., en rh^teui 

2 rhetdriscus, i (m.), mechai 

teur. 
Mots emprunt6s : grec frjTws 

rheuma, atis (n.), flux; 

1 rheumdtXcus, i (m.), atte 

rhumatismes ; 

2 rheumdtismus, i (m.), cat 

rhumatisme. 
Mots empruntes : grec psCffxa, 



RITUS. 



309 



locerog, Otis (m.), rhinoceros. 
lot empnint^ : grec j^ivdxepco;. 

imbiiiB, i (m.), fuseau; losange. 
!Aot emprunt6 : grec ftJfxSo;. 

omphaea, 8b (f.), lance des soldats 
th races. 

Mot emprunte : grec foji^aia. Une 
pme plus ancienne, employee par 
inius, est rumpia. 

LTthmos, i (m.), proportion, mesure, 

rythme ; 
rhytkmtci, drum (m.), orateurs qui 

recherchent la cadence. 
Mots emprunt^s : grec ^uO{xd;, ^u6- 
cxo';. 

Ueo, eg, rlsi, visum, ridere, rire ; 
I Comp. : 1 ar-rldeOf rire a; 

2 cor-rideoy 6tre riant; 

3 de-rideo, se moquer de ; 
derisor, dris{m,), moqueur; 
derisus, us (m.), moquerie ; 

4 ir-indeo, se moquer de; 
irrisio, onis (/*.) ) 

irrlsus, m{m.)] moquerie; 

irrisor, oris (m.), moqueur; 
3 sub-rideo, sourire; 
II Der. : i rlsus, us {m.) ) rire ; 

2 rlsiOt onU (f,), arch. \ moquerie ; 

3 risoTy oris (m.), rieur, boufFon; 

4 ridiculus, a, um ) risible, 
de-ridiculus, a, um \ ridicule ; 
d^ridXciUum, i (n.), objet de 

ris6e, ridicule; 

per-rldHculus, o, wm, tr^s ridi- 
cule; 

peirldtcule, adv., tr^s ridicu- 
lement; 

sulnridicule , adv., assez plai- 
samment; 

ir-ridXcuU, adv., sans esprit; 

rldXciildrius, ii (m.), bouffon, 
plaisant. 

ridica, « (A), piquet; 
ridicvla, x (/".), petit piquet. 

rigeo, es, ^tre raide; 



\ I'lgesco, iSy se raidir; 
de-rX(jescOj is, devenir raide ; 

2 rXgXdus, a, wm, raide, rigide; 
prae-rigXduSy a, um, tr^s raide ; 
rXgidXtaSy CUis (A)> rigidite, du- 

rete; 
rXgXdOy as, rendre dur; 

3 rigor, oris (m.), raideur, rigi- 

dity. 

rigo, as, arroser; 

1 Comp. : ir-rXgo, as, arroser; 

II Der. : i rXgfUio, onis {f.) J arrose- 

2 rXguiim, i (n.) | ment ; 

3 rXguus, a, um H^quiarrose; 
ir-rXguus, a,um] 2° arrose; 
sub-rXguus, a, um, un peu hu- 

mide. 

rima, sb (/".), fente; 
i rlmor, dris, scruter; 
rimdhundus, a, um, qui explore 

avec soin; 
ir -rlmor. Oris, arch., scruter 
dans ; 

2 rlmosus, a, um, fendu, crevasse; 

3 rlmiila, se (f.), petite fente. 
Rimor signifie litt6ralement cher- 

cher une fissure. Virg. JEn. xi, 748. 
Partes nmatiir apertas Qua vulnus 
letale ferat. Au fig. Rimxiri occasio- 
nem. — Rimor signifie aussi « fendre, 
creuscD). Virg. Georg. in, 534. Ergo 
segre rastris terram rimantur, Tac. 
Hist. II, 29. Tabernacula duds, ipsam- 
que humumpiiiset lanceis rimabantur. 

ringer, eris, nWws sum, ringi, 1° ou- 
vrir la bouche pour montrer les 
dents; 2° gronder; 
I Comp. : sub-n7igor, gronder sour- 

dement, grogner; 
II Der. : rictus, its (m.) ) bouche 
rictum, i (n.) ) ouverte. 

ripa, SB (A), rive; 
rlpiila, 3B {f.), petite rive. 

ritus, us (m.), usage, coutume, rite; 
\ ritiu'dis, is, e, relatif aux rites; 



310 



RIVUS. 



2 adv. rltey selon le rite, selon la 

r^gle. 
Festus, p. 272. Ritus 7nos vel con- 
suetudo. Rite autem significat bene ac 
rede. Id. p. 289. Ritua est mos com- 
. probntus in administrandis sacrifims. 
— L'ablatif rite faitsuppdserun sub- 
stantif *n.s ou *rUis. 

rivus, i (m.), ruisseau; 

\ rividus, i (m.), petit ruisseau; 
2 verbes en -rlvo, as ; 

cor-rlvo/remiv plusieurs cours 

d'eau ; 

corrlvatio, onis (/'.), reunion de 
plusieurs cours d'eau ; 
iie-rlvo, deriver; 

dermaio, onis f/.), i° action 
de delourner un ruisseau; 
2° derivation ; 
3 rlviVis, is, e, 1° de ruisseau ; 2« ri- 
verain; par ext. rival ; 
rmditas, CUis (f.), rivalite; 
cor-rlvCdis, is, e, rival. 
Rlvus appartient sans doute ii la 
mtoe origin e que le verbe grec ^^w, 
qui est lui-m^me pour *ap£Fw, Sans- 
crit sravdmi (de la racine sru « cou- 
ler))). — Rnv7/is« riverain)). Ulp. Big, 
43, 19, 1. Si inter rivales, id est, qui 
/>e?' eumdem rivum aquam ducimt, sit 
eontentio de aquse usu. Gell. xiv, 1. 
JSegotium alicujus, quod ei forte de 
aquaeductu cum rivalibus, aut de com- 
mtini pariete cum vicino apud judicem 
f^st^ _ De la langue du droit, nvalis a 
passe dans la langue generale, avec le 
sens de competiteur, rival. 

rixa, SB (f.), rixe; 

1 rixor, dris, se quereller; 
rixdtory oris (m.), querelleur: 
rixatorius, a, urn, litigieux; 

2 rixosus, a, um, querelleur. 

robur, -boris (n.), 1° ch^ne tr^s dur, 
rouvre; 2° force; 
I (sens de chene) i roboreus, a, um, 
de rouvre; 



2 robdrarium, ii (n.), enclos for 
de pieux ; 

3 robumeus, a, um, de rouvre; 

4 robusteus, a, um, \ failde"^ 
arch., rdbustus, a, boisde 

um, 1 rom-re; 

II (sens de force) 1 robdro et w- 
robdro, a,s fortifier; 

2 robdrasco, is, ) prendre 
arch,, de la 

ir-robdrasco, is ) force; 

3 robustus, a, um, robuste. 
Robur designe le bois de ch^ne, ei 

gen6ralement toute esp^ce de M 

dur. Cic^ Acad, iv, 31 . Sapiens nw eil| 

e saxo sculpius, aut e robore dolaM 

' Virg. Mn. ii, 230 (en parlant du che- 

val de bois) : Sacrum qui cuspide rolMii 

Lxserit, — C'est,au fond, le m^memot 

sauf la difference des genres, qu'arba 

ou arbor. La forme primitive est *n 

5tis. — Robus-tus, litt^ralemeut «e 

boisdechdne)). Gato. JR. H. Stipiti 

robustos facito. C. L L, 577 (lex p. 

rieti faciundo) : Insuper id, lime 

robiistum, longum pedes VIIL hM 

pedem I... Insuper id, et antas mutul 

robustos. On trouve aussi robustpu 

Vitruv. II, 1. Scandulx robrntex- 

Au fig. robur signifie « Constance » 

robustus «ferme, courageux)). C 

Off. I, 20. Ea qu3B vidcntur acerha, 

ferre, ut nihil a statu naturae discnl 

robusti animi est, magnaeque constt 

tiae. 



rodo, is, rosi, rosum, rodere, ronge 
I Gomp. : 1 ar-rodo, ronger, 

2 ab-rodo, couper en ronger 

3 circum-rodo, ronger autoui 

4 cor-rodo, ronger enli^rem* 
corrosivus, a, um, corrosif 

•) de-rosus, a, um, ronge 
bout a Tautre-: 

6 v-rodo, ronger ; 

erosio, onis (f,), erosion : 

7 ob-rodo, ronger autour : 



ROS. 



311 



8 per-rodo, ronger enti^rement; 

9 prw-rodOy ronger par devant ; 
' n D6r. : 

rosti-um, i (n.), bee ; au plur. 

eperon de navire ; 
rostrdtus, a, um, \^ recourbe 
en forme de bee; 2° arm^ 
d'un 6peron; 
rostellum, i (n.), ^** petit bee; 

2® museau ; 

sub-rostraniiSy i (m.)» pilier de 

forum, oisif, propr. qui s6- 

joume au pied de la tribune. 

Eostra <(la tribune aux harangues », 

cause des ^perons de navire qui y 

ftient attaches comme tropihees. 

go, as, demander, prier, solliciter; 
I Comp. : 1 ab-rdgo, as, abroger; 
ahr6gdtio, onis (/".), abroga- 
tion ; 

2 ar-rdgOf as, 1° interroger; 2° 

adopter ; 3° attribuer ; 
arrdgans, antis, arrogant; 

arrdganter, adv., avee arro- 
gance; 

arr6gantia,x (f.), arrogance ; 
arrdgdtio, onis [f,), adoption ; 

3 cor-rdgo, as, prier (plusieurs 

personnes) ; 

4 de-rdgOf as, retraneher, d Kro- 

ger; 
derdgdtio, onis (/".), derogation ; 

5 e-r6go, as, fournir pour des de- 

penses publiques; 
erogdtio, onis (f.), frais, d6- 

penses publiques ; 
super-erdgdtio, onis {f.), action 

de donner en plus, surero- 

gation ; 

6 ir-rogo, as, imposer, infliger; 
irrogdtio, onis (f.), action d'in- 

fliger; 

7 inler-rdgo, as, interroger; 
interrdgdtio, onis [f'.), interro- 
gation, demande; 

interr6gdtiuncijLla, a? (/'.), petite 
question ; 



interrdgdtonus, a, um, inter- 
rogatif; 

8 oh-r6go, as, presenter une loi 

qui en abroge une autre ; 
obrdgdtio, onis (f.), action d'a- 
broger une ancienne loi ; 

9 per-rdgo, as, demander succes- 

sivement ; 

10 prae-r6go, as, demander d'a- 

bord ; 

11 pr6-r6go, as, prolonger, pro- 

roger ; 

prOrdgdtio, onis (f.), prolonga- 
tion, prorogation; . 

prordgdtivus, a, um, qu*on peut 
ajourner; 

12 suh-rogo, as, substituer; 

II Der. : \ rogdtus, ds {m.), sent, a 
VahL, demande, pri^re; 

2 rogdtio, onis (/".), demande, 

proposition de loi ; 
rogdtiunciila, a? [f.), 1° petite 
question; 2° projet de loi 
peu important; 

3 rbgdtor, oris (m.), 1° qui re- 

cueille les votes; 2° qui prie. 
qui sollicite ; 

4 rdgXto, as, questionner a plu- 

sieurs reprises; 
rogitdtio, mis (f.), proposition 

de loi ; 
e-rdgito, as, demander avee in- 
stance ; 
per-rdgito, as, interroger con- 
stamment. 
Rogo 6tait le terme eonsacre pour 
proposer une loi au peuple. De la le 
sens des nombreux derives et compo- 
ses; ainsi la tribu que le sort d6si- 
gnait pour voter la premiere s'appe- 
lait prserogativa (tribus) : par suite, 
« premier choix, pr6somption » , et 
d' autre part ((privilege, prerogative ». 

rogus, i (m.), biicher; 
rdgdlis, is, e, de bAcher. 

res, roris (m.), rosee; 

1 ros-cidus, a, um, convert de ros6e ; 



-342 



ROSA. 



2 roro, as, i® dtre humide de ros6e ; 

2® mouiller ; 

rordtio, onis {f,), d^pdt de ro- 
s6e; 
cfrcum-rorans, antis, part.y arro- 
' sant I6g6rement; 
ir-rorOy as, couvrir de ros6e; 

3 rori-fery -fera, -ferum, qui repand 

larosee; 

4 ros martnus, rorU milnni (w.), 

romarin. 
Sur ]e changement de s en r dans 
roro, V. flos. 

rosa, » •(^.), rose ; 

1 rdseus, a, um, de rose; 

2 rosarius, a, um, de rose; 
rdsdrium, ii (n.), plant de ro- 
ses; 

3 rdsetum, i (n.), jardin de roses. 
Rosa est un mot emprunte. II vient 

probablement du grec f oSg'i « rosier » : 
cf. Clausus pour Claudius, 

rota, « (A)* roue ; 

\ rdto, as, faire tourner ; 
rdtdtio, onis (f,) ) 
rdtdtus,us(m.) | notation; 

rdtdtor, oris (m.), qui fait tour- 
ner; 

2 r6tula, x (f.), petite roue ; 

3 rotundus, a, um, rond; 
rdtunde, adv., 1° en rond; 2° en 

un langage bien tourne ; 
rdtunditas, dtis [f.), rondeur; 
rotunda, as, arrondir; 
rdtunddtio, onis [f,), forme cir- 
culaire; 
cor^'otundo, as, fa^onner en ar- 

rondissant ; 
rdtundi'fdlius, a, um, k feuilles 
rondes. 
Mt'Undus : m^me formation que 
seC'Undus, ori-undus, 

ruber, rubra, rubrum, rouge; 
1 riibeo, es, etre rouge; 

sub-rUbeo, es, etre un peu 
rouge ; 



2rUbesco, is 
e-rubesco, is 



'but, 'bes 



,,.„ ,J 

ir-rUbesco, is ) ^ 

3 riAb^'fdcio, is, rendre roug< 

rougir ; 

4 riibor. Oris (m.), rongeur; 

5 rtibellus, a, um, rouge, ro< 
rubeliaius, a, um, legei 

ros6; 
rUbellio, onis (m.), rouget 
son; 

6 rubeus, a, um, rougetoe, i 

7 riibia, x (/".), garance; 

8 rUbidus, a, um, rouge, bru 

9 riibicundus, a, um, d'un 

vif, rubicond; 
sub-riibicundus, a, um 
gedtre; 
riibicundiilus, a, um, quelqi 
rubicond ; 
iO r&brica, se (/".), i® cere i 
2° terre rouge; 3° rut 
titre de loi au crayon roi 
Hibrlcdtus, a, um, teint en 
iHbrlcosus, a, um, riche ei 
rouge ; 
il rdblgo, -ginis (/".), ^** r 
2orouilie du-ble, nielle; 3" 
rublginosus, a, um, couv 

rouille ; 
rublgino, as, serouiller; 
12 rufus, a, um, roux; 

sub-rufus, a, um, roussa 

rufesco, is, roussir, devenir 

rufo, as, rendre roux ; 

rufulus, a, um, roussfttre. 

Grec spjOpo; (I's est prosth( 

comme dans eXa/u;, spis). Sansci 

dhii^a « rouge » (pour * rudhn 

latin on s'attendrait a une fonm 

frus (v. fera) : cette forme exi 

ombrien et elle a dii exister ai 

latin, car on a les noms propn 

frius et Rufrenus. Mais le f est c 

6, comme cela a eu lieu auss 

dber « mamelle » = oSOap, dans 

= osque loiifet, dans plebs = 

(v. ces mots). — Beaucoup dej 



RUMEN. 



343 



^uber ont perdu le second r : 
tnple, rubens, rubesco, rubeo, 
ius, etc. On observe la m^me 
sion dans certains derives de 
puter, lucrum. En grec, nous 
prj6(o (pour *lpei58pa>)., IpuOot^vcj 
' £puOpaivco), axijjrrouy 05 (pour 
o'j/o;), etc. 

i (m.), ronce; 

!)6i/.s, fl, urn, de ronce; 

beta, orum (n.), buissons de 

ronces. 

us (wi.), rot, rapport; 

, as et ructor, arts, roter, avoir 

3 rapports; vomir; 

to, as, rejeter, vomir. 

, entis (m., arch, f,), corde, 
t de navire. 

8, e, brut, grossier, novice ; 
jXtiis, litis (/.), inexperience, 
imperitie ; 

iimentum, i (n.), apprentis- 
sage, debut; 

*udio, is, Ire, degrossir, former, 
instruire ; 

idlte, adv., avec savoir; 
iditio, onis [f.), I» action d'in- 
struire ; 2° savoir. 
s peut se dire du bois, de la 
du minerai, de la laine, de la 
;tc., avant qu'ils aient ete tra- 
de la main de Thomme. Virg. 
II, 210. At rudis enituit im- 
omere campus. Ov. Met. vi, i9. 
dem primes lanam glomerabat 
s. — De 1^, en parlant des 
deTesprit, ainculte, informe ». 
at. I, 2. Qu3B pueris, aut ado- 
bus nobis, ex commentariolis 
inchoata ac rudia exciderunt. 
jlquefpis « novice, nouveau». 
^arirta (un navire qui n'a pas 
ete a la mer). 

.8 (f.y, 1° baguette; 2° fleuret 
gladiateur ; 



rUdiculu, a? (/".), spatulp. 

Les giadi^teurs cong^di^s recevaient 
une baguette du preteur : de 1^ rw- 
diarius, synonyrae de rude donatus. 

rudo, i8, Ivi, ^re, braire, riigir, gro- 
gner; 
i riiditus, Us (m.), braiement; 
2 rudor, oris (m.), beuglement, 
burlement. 

rudus, a, urn, brut ; 
rUdus, -eris (n.), masse brute (d'ai- 
rain, de plomb); 

rudusculum, i (n.), petite pi6ce 
de cuivre; petite somme d'ar- 
gent. 
La forme primitive est raudus, rau- 
dusciUum. 

rudu8, -deri8 (m.), i^gravois, platras, 
decombres; 2° menu moellon 
pour paver en blocage ; 
i ruderarius, a, um, de gravois; 
2 rfidero, as, \° couvrir de gravois; 
2° faire un lit de blocage. 

ruga, 8B (f.), ride; 

1 rUgosus, a, um, ride; 

2 rUgo, as, se rider, se froncer; 
cor-rugo, as | ^.^^^ 
n-rugo, as ) 

rugio, is, Ire, rugir; 
rUgltus, iis (m.), rugissement. 

ruma, «'(r-) ( n^amelle des animaux. 
rumis, IS {[.)) 

rumen, -minis (n.) ou ruma, 8b (/*.), 
premier estomac des ruminants, 
gosier, pause; 

1 rumino, as et rxJimXnor, (iris, ru- 

miner ; 
rumXmtio, onis (f.), rumination; 

2 ruminidis, is, e, ruminant; 

3 rumXgo, as, ruminer. 

Festus : Rumen est pars colli qua 
esca devoratur. Servius (ad Virg. EcL 
VI, 54) : Ruminatio dicta est a ruma* 



;h4 



RUMOR. 



eminente gutturis parte, per qunm de- 
missus cibus a certis revooatur anima' 
libus. Pompon, ap. Non. i, 64. Ego 
rumorem parvi facia, dum sit, rumen 
qui impleam, 

rumor, oris (m.), bruit, rumeur; 

1 rumusculus, i {m.\ bavardage, 

vain bruit; 

2 rumito, as, arch,, propager des 

bruits ; 
, 3 ad-rumo, as, arch,, repandre un 
bruit; 
4 composes arch, en riimi- : 
rumi-ftco, as, divulguer; 
ritmi-gero, as, colporter des 
bruits. 

rumpo, is, rupi, ruptum, nimp^re, 
rompre; 
I Comp. : i ab-rumpo, separer en 
rompant ; 

uhriiptus, a, um, abrupt; 
ahrupte, adv,, brusquement; 
abi'upiio, onis [f,), rupture ; 

2 cor-rumpo, corrompre; 
corrupte, adv,, d'une maniere 

vicieuse ; 

coir upt via, 3b (f.) ) . 

^ .. . .^'\\ corruption; 
corruptw, oms(f.)\ ^ 

cor-ruptor, oris (m.), corrup- 

teur; 

3 de-imptus, a, um, qui tombe a 

pic; 

4 dis-rumpo ou dl-rumpo, faire 

eclater, briser en eclats ; 
dlruptio, onis (/".), eclat; 

5 e-rumpo, eclater au dehors ; 
eruptio, onis {f,), eruption; 

6 inter-i'umpo, rompre au milieu, 

interrompre ; 

interrupt e , adv., avec inter- 
ruption ; 

inter ruptor, ons (m.), inter- 
rupteur; 

7 /V-rwrn^^o, eclater sur ou contre; 
irruptio, onis (/".), irruption ; 

8 per-rumpo, eclater k travers ; 

9 prx-rumpo, rompre par le bout: 



praei'uptus, a, um, qu 

pic ; 
praeimpte, adv,, a pic: 
10 pro-rumpo, 4® pouss( 
violence en avant ; 2^ 
cipiter; 
H ir-ruptus, a, um, non 
indissoluble ; 
II Der. : I ruptor, oris (a 
rompt ; 

2 legi-riipa, a? (m.) / v 
legt-riipio, onis {m.) \ d 

3 rupes, is (f,), roche; 
inipina, 3d (f,), rocher; 
rupX-capra, a? {f,), chai 

Remarquez la signification 
prise par corrumpo : c'est h 
metaphore, mais en sens co 
que dans integer, — Pour rup 
prochez I'expression praerup 
cus, — Le Sanscrit tup, prese 
pCimi, correspond pour la fom 
il s'ecarte quelque peu pour 
car il signifie a endommag( 
truire » . 

runa, ae (f.), sorte de javeline 
rundtus, a, um, arch., am 
javeline. 

rnnco, as, 1° racier, sarcler; 2 
i runcdtio, onis [f.), 1<> s; 
2° sarclures; 

2 runcCitor, oris (m.), sarclc 

3 runcina, se (f.), rabot: 
runcino, as, raboter; 

de-runcino, as, arch., 
voler. 

ruo, is, i, ire, (part. f. 7*uXturi 
pr6cipiter; s'ecrouler: 
cipiter, renverser, c 
3° lancer: 
I Comp. : i ad-ruo, amon 
la terre) ; 

2 cor-ruo, s'ecrouler; 

3 de-ruo, faire tomber 

piter; 

4 dl-ru(t, detruire; 



RUTILUS. 



3i:i 



(lirutio, onis (f.), destruction; 
i> e-7nio , i ® tirer de ; 2° bouleverser; 

6 ir-Tuo. s'elancer sur; 

7 ob-ruo, i^ accabler; ecraser; 

2® couvrir, cacher; 
Xn-obrutus, a, urn, non englouti : 

8 pf^o-ruo, tomber en avant; 

9 sub-itWy creuser en dessous; 

saper, miner; 
^0 super-ruo, se ruer sur; 
H semi-riitus, a, wm, k moiti6 
d6truit. 
Mtuo se dit egalement des hommes 
des choses. Cic. Att. ix, 40. Me 
fe« haec res torquet, quod non omni- 
tn rebua labentem vel potiua ruen- 
Pompeium secutus sim, Virg. Mn, 
in. Quo, moriture, ruts, majoraque 
ius audea? Id. Georg. i, 324. 
U arduun sethei\ Et pluvia ingcnti 
Ixta, boumque labor es Diluit, 
est aussi verbe transitif. Id. ibid, 
|308. Et totum involvit //ammis ne- 
et ruit atnnn Ad caelum pkea 
i$ms caligine nubem. 

ri, raris {n.)y la campagne; 
I riiri, adv., §.Ia campagne; 
- t rOrCdiSy is, e ) , .^ 

i V rib^o, as, arch, ) vivre i la cam- 
l- riiror, arts, arch,\ pagne; 

ruriitio, onis (f,), vie champ^tre ; 
)> composes en run- : 
mrl-cola, ae (m,), 1° qui cultive 
les champs; 2° qui habite les 
champs ; 
mrX-gmn, ae (m.), homme des 
champs ; 
B rusticus, a, urn, ruslique; 

sub-rusttcus, a, urn, \\x\ peu 
rustique; 
rusiXce, adv,, en paysan; 
sub-rustlcC' , adv., d'une ma- 
ni^re un peu rustique ; 



rustXntas, iitis (/,), 1° rusticite, 
simplicite de moeurs; 2° rusti- 
cite, grossierete; 
jnisViciilus, «, ww, 1° un peu rus- 
tique; 2*» subat,, pauvre cam- 
pagnard ; 
ruatlcor, Ciris, vivre a la cam- 
pagne ; 

i*usi\cCdio, onis (/.), sejour ii la 
campagne ; 
rustlccinus, a, um, de campagnard ; 
grossier ; 
7 riisciilum, i (h.), petit bien de 

campagne. 
Sur I'etymologie de mis, v. James 
Darmesteter, Mem, Soc, Ling,, m, 5(». 

ruscum, i (n.) ) ^ . - 
riMcus, i if.) i "'yrte epmeux ; 

ruscdrius, a, um, de broussailles. 

ruspor, aris j arc/i.,scruter, 
cor-)njLspor, Oris} fouiller. 

russus, a, um, rouge fonce ; 

{ russeus, a, um, rouge fonce; 

2 rmmtus, a, um, vetu de rouge 
fonce. 

Appartient probablement a la fa- 
mille de ruber et rutilus, 

ruta, ae (/.), 1° rue, plante amere; 
2° au fig. amertume ; 
\ rutdtus, a, um, assaisonne de rue ; 

2 rutftceus, a, um, de rue; 

3 riitida, x {f.), petite espece de 

rue. 

rutilus, a, um, d'un rouge ardent ; 
I Comp. ; sub-riUXlus, a, um, d'un 

rouge quelque peu ardent; 
II Der. : 1 ridXlo, as, ^tre d'un rouge 
ardent; briller; 
2 riitUesco, is, devenir roux. 
Rutilus se rattache k la m6me i'a- 
mille de mots que ruber : mais la for- 
mation est incerlaine. 



316 



SABULUM. 



s&buluoi, i (n.), gros sable, gravier; 

1 siibulosuSy a, um, plein de gros 

sable ; 

2 sdbuleta, orum («.)» endroit cou- 

vert de gros sable ; 

3 sdhiilOy onis (w.), gravier. 

saburra^ » (f,), lest de navire. 

saccus, i (m.)» sac; besace; 
i saccdrius, a, wm, de sac ; 

2 saccixlusy i (w.), ^® sacbet; 

2® chausse ; 

3 mccellusy i {m.), 1 ^ bourse ; 2® sa- 

cbet. 

sacer, s&cra, s&crum, 1<^ sacr6; 2<» con- 
sacre aux dieux infernaux, 

i sdcimm, i{n,), sacrifice; 
sdcrOf «>, consacrer; 
Siicndio, onis (/'.), consecra- 
tion; 
con-secrOf t/s, consacrer, vouer ; 
consecriUio f onis {f.), conse- 
cration ; 
de-sAcro et dc-sScrOy as, con- 
sacrer ; 
oh'^hro, aSf prier au nom des 

dieux; 
ohs^crCUio, onis (f,)^ pri^res pu- 

bliques et solennelles ; 
resdci'o, as ) r6voquer un ana- 
re-s^cro, as j theme; 
rx-secror, am, maudire ; 
f'xadcrdtio, onis (/.), malediction; 
exsecrdbtlis, is, e, execrable ; 

2 sdcrdmentum, i (n.), 1°dep6t d*un 

objet en litige entre les mains 
du pontife ; 2° serment militaire ; 

3 sdcerdosj -dotis (m.), prdtre; 

sdcprdotium, it (;i.), sacerdoce; 
sdcerdotdlis, is, c, sacerdotal; 



4 sdcellum, i (n.), chapelle; 

5 sdcrariunif ii (n.), sane 

chapeite ; 

6 composes en sdcrX- : 
sdcrl'flcium, ii (n.), sacrifi 
sdcrifico, as, faire un sacr 

sdcrXficdtio, onis (f.), sa 
sdcrXficus, a, um, relatif 

crifices ; 

sdcrXfvciilus, i (m.), sj 
teur; 
sdcrXfXcdlis, is, e, relatif ; 

crifices ; 
s&crX'l^gium, ii (n.), sacril 

sdcrX-legus, a, um, a 
de sacrilege; 
sdcrX-cdla, % (m.), vici 

pr^tre ; 
sdcri'fer, -f^ra, -ferum, qi 

les choses sacrees; 

7 sdcr6-sanctus, a, um, co 

inviolable ; 

8 sag-men, mXnis (n.), herbe 
Le mot sacer ne se presenU 

tin qu'avec sa signification i 
en Tabsence de termes conj 
dans les autres langues, il e 
cile de dire quelle 6tait Tac 
primitive. Sacra wdes, sacer 
Comme un objet peut etre c 
aux dieux infernaux, sacer 
aussi ((execrable, maudit». 11 
II, 3, 181. Intcstabilis et sao 
Virg. ^n,, 111, 56. Quid nan n 
pectora cogis, Auri sacra fame 
la formule frequente dans les 
textes de lois : Sacer esto, — 
dot- est pour sacr-do-t-; la : 
parlie vient de la racine di 
dare dans Tacception de TiOr^ 
le t, V. supcrstes, — A cote d 
sacra, saamm, il y avait en vie 



SAOMA. 



317 



tif sderis, sacris, sacre. — 

w I'herbe sacr^e » (c affaibli 

Qme dans segmen de secare), 

I ou seculum, i (n.), gen^ra- 
on, race; ^ge, si^cle; 
ins, is, e, seculaire. 
wm, qui est un deriv6 de severe, 
semen, et qui devrait plut6t 
seculum, signifiaitd*abord « g6- 
i ». Toutefois, rorthographe 
est ancienne. li est souvent 
3 par Lucrece : v, 863. Lanige- 
iimul peaides et hucera saecla, 
Desiperent homines, saperent 
jla ferarum. v, 339. Serf permse 
m torrenti sxcla vapore. i, 20. 
t cupide generaiim saeclapropa- 
\i sens de « g^n^ration », le mot 
k celui d' « ^ge », puis de « si6- 
ucr. 1, 202. Multaquc vivendo 
oinca'e saecla, Les anciens n'6- 
Das d'accord sur la dur6e du 
les uns la fixaient k 30, d*au- 
10, d'autres a 1000 ans. Selon 
rine des Etrusques, le si^cle 
§tre calculi d'apr^s le nombre 
s qu'atteignait Thomme le 
*6 parmi to us ceux qui 6taient 
n certain jour. L*id6e du si^cle 
ic sortie de celle d'ftge. C*est 
lier sens qu*a encore le mot 
vers de Virgile (Georg, u, 295) : 
I manct, multosque nepotes, 
virum volvens durando sxcula 

uk),, souvent; 
r-sxpe, adv, tr^s souvent; 
pkule, adv. arch,, assez sou- 
vent; 

pe-numero, adv,, souvent. 
gine de ssepe est obscure. On 
1 Texpliquer comme le neutre 
cien adjectif signifiant a 6pais)), 
e qui aurait donn6 saepire. Cf. 
spesso « frequent », de spissus 
». Mais ce rapprochement n'est 
tain. II est possible que la se- 



conde syllabe soit la m^me que dans 
nem-pe, pro-pe.^ . 

Mopes ou sepes, ii (f,), haia; 

1 sepio, is, sepsi, septumi sepire, 

enclore ; 

inter-sepio, is, s^parer; 

septum, 1 (n.) \ 

sepimen, -minis (n.) | enclos; 

seplmentum, i (n.) ) 

conseptum, i (n.), enceinte, en- 
clos ; int^rieur ; 

2 sepicvLla, x (f.), petite haie; 

3 praS'Sepe, is (n.), stable, ^curie. 

saYus, a, urn, cruel ; 
i saeve, adv„ / 

saeviter, adv. arch. { cruellement; 

2 saevXtia, ae (f.) J 
saevitics, iei (f.) > cruaute ; 
sasvXtiido,dinis(f.),arch. \ 

3 sasvio, is, Ire, exercer sa cruaute 

ou sa fureur, s^vir ; 
de-sasvio, is, 86vir avec violence ; 
ex-saevio, is, s'apaiser, se calmer; 
ob'Saevio, is, ^tre irrit6 ; 
rS'Saevio, is, s6vir de nouveau. 

sagena, » (f.), grand filet de p^che, 
seine. 
Mot emprunt6 : aapIvT). 

sligina, ae (/'.), i° engraissement ; 
2° animal engraisse; 3° graisse; 
sCigino, as, engraisser; 
siigindtio , onis [f.) , engraisse- 
ment. 
s^gitta, ae (f.), fl^che; 

{ sdgittdrius, a, um, relatif aux 
fleches ; 
Sagittarius, ii (m.), archer; 

2 sdgitto, as, lancer des fleches; 

3 comp. : sdgitti-fer, -fera, -ferum, 

quiporte des fleches; 
Sdgitti-potens, entis{m.), leSagit- 
taire (constellation); 

4 sdgittiila, ae [f.), petite fl^che. 

sagma, ae [f.), et sagma, atis (n.), bat; 
sagmdrius, a, um, de bat. 



318 



SAGUM. 



Mot emprunte : aaYjxa. 

sagum, i (n.), manteau de guerre; 
i fifUfjiltmy n, urn, i® v6tu d*un 
sayon; 2° fait en 6toffe gros- 
siere ; 
2 siXgulunif i (n.), sayon court; 
siXgiiirUus, w, um, v6tu du sayon 

court ; 
siXguldriiif is, e \ de sayon, de 
sdguldrm*it «, um j manteau . 

sagiis, a, um, qui sait; 

sCignj 3B {f.)y sorci^re; 
I Comp. : prsB'SilgnSy «, um, qui 
sait d'avance ; 

praesdgiwn, ii (n.), presage ; 
J I D6r. : sCigaXy ficiSy adj*, sagace; 

s(Xgdcitery adv,, avec sagacity ; 

S(XgdcUas, dtis (f,), sagacite. 
Cic. DelHv. i, 3i, QQ, Sagire enim 
spiitire acute est : ex quo sagae aniia, 
quia multa scire volunt, et sagnces 
dicti canes. Is igitur, qui ante sngit 
quam oblata res est, dicitur praesagire, 
id est futura ante sentire, — D^apr^s 
ce passage de Cic6ron, il semble que 
I'idee premiere serait celle d'odorat 
ou de flair. — II ne faut pas rapporter 
ici le frangais sagi^ qui appartient a 
sapio. — Pour les differences de quan- 
lite entre sdgus et SiXgax, cf. mntdgio 
ct tngax, dlcere et dlcax. 

sal, sails (m., qqf. n.), sel; 

plur. sales, ium (w.), mots piquants, 
sel, au fig. ; 

1 siXUnae, drum (/".), salines ; 

siXllndrius, a, um, de salines; 
siXllndtor, oris (m.), saunier; 
salinum, i (n.), saliere; 
scXlillum, i [n.], petite saliere; 

2 sdldrius, a, um, relatif au sel; 

siXldiium, ii (n.), argent donne 
aux soldats pour acheter du 
sel ; salaire, en g^n^r, ; 
'Ssalio, is, Ire j 
sah, is, tre j ^*'®'* ' 
sdlltura, a? (f.), action de saler: 



4 salsus, a, um, sal6; 
salse, adv., avec se 

prit; 

sub-salsus, a, um, u 

in-sulsus, a, um, fad 

insulse, adv,, sot 

insulsitas, dtis {f 

d'esprit ou de g 

salsura, a? [f,), saum 

son; 
salsdmentum, i (w.), ss 
laison ; 

salsdmentdrius, ii 

chand de salaison: 

salsitudo, -dlnis (/".), g 

salsugo, -ginis (f,), sal 

Grec aX; (m,), « le sel, la 

Tesprit rude repr6sentant 1 

V. septem. L'u de insulsu 

la composition; cf. saltan 

calcare inculcare. — A 

salio, salo on trouve aussi s 

— On appelait salarium i 

nite accord^e aux officiers 

pour frais de table : plus ta 

design^ toute esp^ce d'honc 

salaire. — La m6taphor( 

dBiUS sales, insulsus estanalc 

qui est dans insipidus. 

salebra, jb, ordinairement a 

lebnc, arum (/.), sol ral 

perites ; 

sdiebritas, dtis (f.), asper 

sdlebrosus, a, um, rabotei 

Est peut-dtre apparente i 

salio, is, -ii ou -ui, saltum, i 

ter; 
1 Comp. en -sUio, is, -sllu 
silire : 
i ab-silio, fuir en sauta 

2 as-sUio, sauter sur ; 
as-sultus, its (m.), b 

que; 

3 circum-silio, sauter ( 

d*autre ; 

4 dv'Silio, sauter, se j( 
dP'Sidtfir, ore's" 'w. , 



SALIX. 



3i« 



qui saute d'un cheval sur un 
autre; 
de-sultura, a? (/'.), action de 
sauter a bas ; 
5 di^-sUiOf sauter de c6te et 
d'autre ; 

6 ex-sUio, sauter hors, sortir ; 
eX'SuUim, adv,, en bondissant; 

7 in-stliOf sauter sur; 
instUtus, us (m.), attaque, ou- 
trage ; 

insultura, a? (f.), action de sau- 
ter sur; 

8 prae-siliOy couler en avant» jail- 

lir; 

9 pro-silio, sauter en avant ; 
r^-silio, sauter en arri^re ; 
i sub-silio, sauter; 

subsultim, adv,, en sautillant; 
12 tran-stlio, sauter par-dessus; 
Der. : 1 saltus, us (wi.), ^° saut; 
2^ passage etroit; d6file; 
3° terrain bois6 ; 4° domaine 
champdtre ; 
saltuosus, a, um, bois6; 
saltuarius, ii (m.), gardien d'un 

bois; 
saltuatim, adv., par bonds et 
par sauts; 
2 salto, as, bondir, danser; 

saltatus, us (m.), danse reli- 
gieuse ; 
saltdtio, onis (f.), danse; 
saltiitor, oris (m,), danseur; 
saltdtriXf lets (f.), danseuse ; 
saltdtorius, a, urn, relatif h. la 

danse ; 
aaltdbundus, a, wm, qui va en 
salitant ; 
Comp. en -sulto, as: 
fis-sultOy sauter sur ; 
dis-sulto, sauter qh. et la; 
ex-sultOy sauter hors; sauter 
de joie ; 
exsnlidtio, onis (f.), action 

de sauter de joie ; 
€X~sultant€)\ adv., en sau- 
tant; 



t'x-sultantia, a? {f.}; tressail- 

lement ; 
ox'Sultdhundus, a, urn, qui • 
saute ; 
in-sultOy sauter sur; insulter; 
iri'Sultdtio, onis (f.), jactance ; 
insultdbunduSy a, um, arro- 
gant; 
jier-sulto, sauter, bondir ; 
prx-sultOy sauter devant; 
prae-sultdtor, oris (m.), chef 
des danseurs; 
rC'Sulto, sauter en arridre; re- 

bondir; retenlir; 
sub'Sulto, bondir de joie; 
tran-sultOy sauter (d*un cheval 
sur un autre) . 
Du verbe salio vient, selon la tra- 
dition romaine, le nom des douze freres 
Saliens. — Saltus a passe du sens de 
« saut)) k, celui de w defil6 ». Cf. Je pas 
de SusCf le pas des Thermopyles, — 
Insulto est employ^ au sens propre 
par Virgile. Georg, iv, 10. Neque oves 
haedique petulci Floribus imultent, 
Mn, XI, o99. Fremit xquore toto In- 
sultans sonipes. Au figur6 « insulter)). 
Ov. Trist. II, o7i. InsuUare jacenti. — 
Le verbe grec correspondant est aX- 
Xo{jLat « sauter » (pour * aXiojxai). Sur 
Tesprit rude representant Vs latin, v. 
septem. — II ne faudrait pas rapporler 
ici exsilium, qui appartientasedeo. 

s&liva, ae (f.), salive; 

i sdltvdrius, a, um, semblable a la 
salive; 

2 s(Xliv6sus, fl, urn, 1° dont la sali- 
vation est abondante; 2° vis- 
queux. 

saliz, icis (f.), saule ; 

1 sdligneus et sdlignus, a, um, de 

saule ; 

2 sdlictum, i (n.), saussaie; 
sdlictdriuSy a/ um, de saussaie, 

de saule; 

3 sdlXcasirum, i («.), vigne qui croit 

parmi les saules. 



320 



SALTEM. 



Grec §X''xr„ sorte de saule. 

. saltern, adv,f du moins. 

On trouve aussi saltim, Les anciens 
ont 6tnis beaucoup de conjectures sur 
Torigine de cet adverbe, dans lequel 
on a propose de voir une contraction 
pour si aliter non potest ^ ou une alte- 
ration pour saluteniy parce que la vie 
est la seule chose qiie demande le vain- 
cu. II est probable que saltim, saltern 
est un adverbe forme comme partim 
(v. ce mot), et que la premiere syllabe 
est la m^me que nous.avons dans sol- 
lus, salvus. II veut done dire litterale- 
•ment « en tout ». Gf. son emploi dans 
les exemples suivants. Plant. Rud. i, 
3, 27. Nee loci gnara .sitm, nee diu hie 
fui. Saltern aliquem velinij qui mihi 
viam monstret. Id. ibid, ii, 6, 68. Sal- 
tern si mihi mulierculae essent salvx : 
spes aliquae forent. — II a souvent la 
signification de Tadverbe soluniy avec 
lequel il est apparente. Plant. Pcbw. hi, 
1,41. Attrepidate saltern, nam vos ap- 
properare haud postulo. Quintil. x, 2. 
Nee saltern sufficiat imaginem virtutis 
effingere, et solum, ut sic dixerim, cur 
tern. 

salvus, a, um, en bon etat, sauf ; 

1 salveOy es, fre, ^tre en bonne sante ; 
imp6r. salve, salut !p?o/)r. portez- 

vous bien! 

2 sdlus, iitifi (/*.), sante, salut, con- 

servation ; 
siilutilris, is, e. salutaire ; 
sdliitdnte7\ adv., d'une fagon 
salutaire ; 
sdliito, as, saluer; 
sdlutdtio, onis [f.), salutation; 

visite pour saluer; 
sdlutdtor, oris (m.), qui sa!ue; 

visiteur; 
sdlutdtrix. Ids (f.), qui salue; 
sdlutdtorius, a, um, de saluta- 
tion; 
con-sdluto, as, saluer ensemble; 
consdlutdlio, Onis {f.), saluta- | 



tion k plusieurs perse 
salutation mutuelte; 
per-sdldto, as, saluer suc( 
ment ; 

persdldtdtio, onis (/.), 
tions rep6tees ; 
r^'Sdluto, as, rendre un s 
resdldtdtio, onis [f,], 
rendu ; 
in-sdliUdtus, a, um, non s{ 
Composes : 
sdldtX-fer, -fera, -feru 
apporte le salut, salu 
sdlufi-ger, -g^ri (m.), 

ger; 
sdlutig^riilus, i (m,), 
esclave charge de poi 
salutations ; 
3 sdidbereisdldbris, is, e, si 
salutaire ; 
sdiabriter, adv„ d'une n 

salubre ; 

sdlubrXtas, dtis {f.), salubri 

in-sdliibris, is, e, insalu 

insdlttbriter, adv,, d'ui 

ni^re insalubre . 

Salvus signifie litt6ralement 

tier». II forme doublet avec sol 

ce mot), dont il se distingue en c 

a et6 pris plus specialement d 

sens de «sain etsauf)>. Ter. . 

Ill, o, 7. Bene factum, ie advenis 

vum atquevalidum. Id, ibid. 14. 

vivum et salvum vellem. Plaut. A 

2, 54. Si istanc animi firmitu 

obtlnes, sahi sumus. — La fc 

pour saluer est : salvus sis. — 

verbe salve est employe dans Tin 

gation : satin' salve (s. ent. rci 

«les choses sont-elles en bon 

cela va-t-il bien ?» Li v. i, 58. Qm 

vivo (( satin' salve ? » minime, ij 

Quid enim sahi est mulieri, amisi 

dicitia? — Salveo est form6 de s< 

Sanscrit sarva «entier». Grec 

« entier » pour *oXFo; (ion. ojXo;) 



sancio, is, sanxi, sanctum ou sane 



SANUS. 



:m 



sain tele ; 



aanclre, rendre sacr6; sanclion- 

ner ; 

!ianctuSy a, um, saint, sacre; 

sacro-sanctus, «, um (v. sacer\\ 
sctncte, adv,f saintement; 
Minctllas, dtis [f.) 
sanctXtudOy -dlnis {f,) 
sanctimoinaf ae [f.], i® saintete; 
2» chastete; 3°loyaut6; 
2 sanctio, mis (f.), l® disposition 

legale; 2<^ sanction: 
; 3 $anctor. Oris (m.), qui decr^te. 
^Sancio est de la m^me famille que 
Cf. jungo et jugum, pango el 
\m, frango et fragor. — On trouve 
n la nasale dans Sanciis.nom d'une 
rinit6 italique qu'on a identifiee soil 
Jupiter, soil avec Hercule. — 
tVe le^em signifie« 6tablirune loi ». 
Lte expression nous reporte par son 
^ne vers un temps ou I'autorite 
igieuse etrautorit^ politique etaient 
»re confondues; mais a Tepoque 
lique ce verbe a perdu sa couleur 
;ieuse(cf. spondeo). CAc. Plane. i8. 
ifutare, legibus istis quas senatus 
imnbitu sancire voluerit,id esse actum 
\tulfragatio toUeretur, Cic. Amic. 12. 
igitur lex in amicUia sanciatuVy 
neque rogemuts res turpes, nee facia- 
roffoH, — De )ft « ordonner, 
sreler ». Cic. Alt. x, i. Solonis 
negligam, qui capite sanxit, 
qui iu'seditione non alterutrius 
fuisset. Id. Flacc. 28. Placcus 
it edictOy ne aurum ex Asia expor- 
liceat. — «Sanctionner». Id. 
(.XIV, 21. Antonium drcumire re- 
ms, ut acta Csesaris sand ret. Id. 
I, 1 0. Filium mort'e multavit, ut 
'e suo sanciret militaris imperii 
^ilinam. — Le participe sancitus 
plus modeme que sdnctus, lequel 
perdu son sens de participe pour 
renir adjeclif. 

idalium, ii (n.), sandale. 

Mot empninte : grec vavdaXioy. 

Mots i-atins. — Cours sitp. 



sandyz, -ycis (/".), vermilion. 
Mot emprunle : grec -javoj^. 

sanguis, -guinis (m.), sang; 

\ sangumeus, a, um, de sang; san- 
glant; sanguinaire; 
r.onsanguineus, a, wm, du in6me 
I sang; 

2 sanguWilentus, a, um, sanglant; 
sanguinaire; 

3 sanguhvlrius, a. 'um, sangui- 
naire ; 

4 sanguino. as, 6tro sanglant; 

eX'Sanguis, is, e, prive de sang, 
pale; 

6 sangulculus, i [m.], sorte de bou- 
din; 

7 sanguX'Suga, a? (/.), sungsu»*. 
II existe un anclen nominatif iieutre 

sanguen. Lucr. i, 860; Scire licet nobis 
venas et sanguen et ossa El nenos 
alienigenis ex purtibus esse. C/est du 
theme sanguen que viennent les cas 
in directs. 

sanies, iei (f.), i<» sang corrompu. 
pus; 2° sue epais; 
Sflniosus, a, um, sanicux. 

sanus, a, um, sain ; 

1 Comp. : 1 in-sdnus, a. um, in- 
sense ; 

insane, adv., follement; 
insmitas, dtis (f.) ( „ .. 
insdnia, 3B {f.) \ ^ ^®' 
insdnio, is, Ire, 6tre insense; 
2 vf!-sd7ius, a, um, dont I'esprit 

est egare; 
vrmnia, x [f.), egarement d'es- 

prit ; 
II D6r. : 1 s<7ne, adr., parfaitement; 

sans doute; certes; 
2 sdno, as, guerir; 
sdndlio, Onis (/".), guerison; 
sdndbUis,is, e, guerissable: 

in-sdndbllif, is, e, incurablt*; 
ron-sdno, as ) guerir entiere- 
per-sdnOi as j ment; 
prX'SdnOf as, guerir d'avancc; 

21 



320 



SALTEM. 



Grec IXi'xr,, sorte de saule. 

. saltern, adv„ du moins. 

On trouve aussi saltim, Les anciens 
ont 6inis beaucoup de conjectures sur 
Torigine de cet adverbe, dans lequel 
on a propose de voir une contraction 
pour si aliter non potesty ou une alte- 
ration pour salutenif parce que la vie 
est la seule chose qiie demande le vain- 
cu. II est probable que saltim, saltern 
est un adverbe forme comme partim 
(v. ce mot), etque la premiere syllabe 
est la m^me que nous.avons dans sol- 
lusy salviis. II veut done dire litterale- 
•ment « en tout ». Cf. son emploi dans 
les exemples suivants. Plant. Rud, i, 
3, 27. Nee loci gnara sum, nee diu hie 
fui. Saltern aliquem velim, qui mihi 
viam monstret. Id. ibid, n, 6, 68. Sal- 
tern si mihi mulierculae essent salvae : 
spes aliqux fovent, — II a sou vent la 
signification de Tadverbe solum, avec 
lequel il est apparente. Plant. Pcbw. in, 
i,41. Attrepidate saltern, nam vos ap- 
proper are haud postulo. Quintil. x, 2. 
Nee saltern sufficiat imaginem virtutis 
effingere, et solam, ut sic dixerim, cvr 
tern. 

salvus, a, um, en bon etat, sauf ; 
1 salveo, es, fre, ^tre en bonne sante ; 
imper. salve, sa\ui\ pvopr. portez- 
vous bien! 
"2 stilus, iitia (/'.), sante. salut, con- 
servation ; 
sdlutdns, is, e, salutaire; 
sCdutdrUer, adv., d'une fagon 
salutaire; | 

siilato, as, saluer; 
sdlfitdtio, onis {f,), salutation; 

visite pour saluer; 
Sidutdtor, oris (m.), qui sa!ue; 

visiteur; 
sdlutdtrix, Ids (f,), qui salue; 
sdldtdtorius, a, um, de saluta- 
tion; 
con-sdluto, as, saluer ensemble; 
consdlutdlio, onis (f.), saluta- 



tion k plusieurs pers 
salutation mutuelle; 
per-sdluto, as, saluer su( 
ment ; 

persdiatdtio, onis (/.), 
tions rep6tees; 
rS'Sdliito, as, rendre un 
resdlutdtio, onis (f.) 
rendu ; 
in-sdlutdtus, a, um, non s 
Composes : 
siXmX-fer, 'fera, -fen 
apporte le salut, sali 
siUdti-ger, -geri [m.], 

ger; 
sdldtig^rulus, i (m.), 
esclave charge de po 
salutations ; 
3 salUhereisdliibris, is, e, i 
salutaire ; 
sdlabriler, adv., d'une i 

salubre ; 

sdlubrXtas, dtis (f,), salubi 

in-sdlubris, is, e, insah 

insdiabriter, adv., d'u 

ni^re insalubre. 

Salvus signifie litteralemen 

tier ». II forme doublet avec sc 

ce mot), dont il se distingue en 

a et6 pris plus specialement 

sens de «sain etsauf». Ter. 

Ill, o, 7. Bene factum, te advent 

vum atquevalidum.ld. ibid. 14 

vivum et salvum vellem. Plant. J 

2, 54. SI istanc animi firmit\ 

obtines, salvi sumus. — La i 

pour saluer est : salvus sis. - 

verbe salve est employ^ dansTii 

gation : satin' salve (s. ent. rt 

«les choses sont-elles en bor 

cela va-t-il bien ?» Li v. i, 58. Qh 

vivo (( satin salve ? » minime, \ 

Quid enim salvi est mulieri, amii 

dicitia?— Salveo est form6 de i 

Sanscrit sarva Mentier)). Gre 

« entier » pour *oXFos (ion. ouXo: 



sancio, is, sanxi, sanctum ou san 



SANUS. 



:i'2i 



saintete : 



re, rendre sacr6; sanclion- 

us, a, um. saint, sacre; 
^ro-sanctus, a, um (v. sacer^^: 
U~, adv., saintement; 
tUas, fitis (f.) \ 
titudo, -dinis (f.) \ 
tXmoma, ae (f.), {^ saintete; 

chastete; 3°loyaute; 
tio, Onis if,) J 1° disposition 
^ale ; 2° sanction ; 
tor, Oria (m.)« qui decree. 

est de la mfime famille que 
. jungo eijuguni, j)anyo et 
frango et fragor, — On trouve 
lasale dans Sanci/s, nom d'une 
talique qu'on a identifiee soit 
Diter, soit avec Hercule. — 
egem signifie « 6tablir une loi » . 
)ression nous reporte par son 
vei*s un temps ou Tautorite 
e etl'autorite politique etaient 
onfondues; mais a Tepoque 
: ce verbe a perdu sa couleur 
e (cf. spondco), Cic. Vlanc, i8. 
ne, legihus istis quas senatus 
u sancire voluerit,id esse actum 
^ntio tolleretur. Cic. Amic. i2. 
ur lex in amicitia sanciatur, 
rogemus res turpes, nee facior 
j€rti. — De ]k « OFdonner, 

». Cic. Att. X, i. Solonis 
legligam, qui capite sanxit, 
n ' seditione non alteruirius 
lisset. Id. Flacc. 28. Flaccus 
iicto, ne aurum ex Asia expor- 
at. — «Sanctionner». Id. 

21. Antonium circumire ve- 

ut acta Caesaris sancirct. Id. 
0. Filium mort'e multavit, ut 
HO sanciret militaris imperii 
am. — Le participe sancltus 
moderne que sanctus, lequel 

son sens de participe pour 
idjectif. 

n, ii (n.), sandale. 
nprunte : grec aavdaiXiov. 

i.ATiNs. — Cours sifp. 



sandyz, -ycis (/*.). vermilion. 
Mot empruntc : grec -javoj^. 

sanguis, -guinis (m.). sang; 

1 sangu\rtjeus, a, t/wi, de sang; san- 

glant; sanguinaire; 
consanguineus, a, um, du m6me 
sang; 

2 sanguinolentus, o, um, sanglant; 

sanguinaire ; 

3 sangumtlrius, a. 'um, sangui- 

naire ; 

4 sangumo, as, 6tre sanglant; 

eX'Sanguis, in, e, prive de sang. 

p&le; 

6 sangulriilus, i {m.), sorte de bou- 

din; 

7 sangut-siiga, so (/.), sangsuo. 

II existe un ancien nominatit' neutre 
sanguen. Lucr. i, 860; Scire licet jiobis 
venas et snnguen el ossa Et nervos 
alienigenis ex purtibus esse, C/est du 
theme sanguen cjue viennent los cas 
indirects. 

slinies, iei (f.), 1*» sang corrompu. 
pus; 2® sue epais; 
siXniosus, a, um, sanioux. 

sanus, a, um, sain; 

1 Comp. : 1 in-silnus, a, um, in- 

sense ; 
insane, adi\, follement; 
insiinltas, dtis (f,) ( „ ,. 
insania, w if.) \ ^^"®^ 
insdnio, is. Ire, ^tre insense; 
2 v<~-simus, a, um, dont I'esprit 

est 6gare; 
vmlnia, ae (f,), egarement d'es- • 

prit; 
II Der. : \ «<m(?, adr.,parfaitement; 

sans doute; certes; 
2 sdno, as, gu6rir; 
sdnfUio, Onis (f.), guerisou; 
sdnnbXlis, is, e, gu^rissable : 

in-sfindbUU, is, e, incurable; 
ron-sdno, as ) guerir entiere- 
per-sdno, as j ment; 
praC'Sdno, as, guerir d'avancc; 



322 



SAPIO. 



3 sCmesco, w, ('re \ reveniral a 
re-smescOf is, ere ] sante; 

4 sCinUas, dtis (f.)y sanle du corps 

ou de Fesprit . 
Sanus se dit soil de la sante du 
corps, soit de celle de I'dme. — Re- 
raarquez le sens general pris par 
Tadverbe sane^ qui est souvent un sy- 
nonymede certe. Cic. Quint, ni. Eratei 
pecuaria res (impla et rustica, sane 
bene culta. Id. Att, x\y,1. Alia quaedam 
sane i)essima. Id. Sext. ^'t.* Sit hoc 
sane /ere. Ter.Andr. i, 4, 2. Sanepol 
ilia temulenta est mulier. — On trouve 
aussi sane qiiam a beaucoup ». Brut. 
adOXc. Fam, xi, 13. Sane quam sum 
(javistis. Cf. per quam, 

sapio, is, n, ere, i° avoir de la saveur ; 
2° avoir du senS; 6tre sage ; 
I Comp. : i con-sipio, is, se posse- 
der; 

2 de-sipio, is, 6ter le goiit; 6tre 

depourvu de sens ; 

3 rr-s'ipio, is, avoir un arriere- 

goftt; 
II Der. : 1 sapiens, entis, adj., sa.ge; 
sapienter, adv . , sagement ; 
sdplentia, x (f.), sagesse ; 
per-sCipiens, entis, adj,, tres 
sage ; 

pei'sdpienter, adv.. tres sa- 
gement; 
df-stpientia, ae {f.), folic; 
in-slpiens, entis, adj. , depourvu 
d'intelligence ; 

ins'ipienter, adv., sottement; 
ins'ipientia, x [f,), sottise; 
sapientX'potens, entis, adj., 
puissant par la sagesse; 
l sapor , oris (m.), saveur; 
snjym'itus, a, um, rendu savou- 
reux; 
3 sdpldus. a^um, savoureux; 
snpidissunt'. adv., d'une ma- 
niere tres savoureuse. 
Sapio « avoir de la saveur ». Plant. 
Mil. n. (), i04. 6'er/e scio Occisam sae- 



pe sapere plus multo suem, cu 

ducatur, Golunl. vii, 8. Fid 

glaciatus caseus jucundissim< 

PJin, H, N. XI, 8, 8. Mella 

earn sapiunt, — Au fig. «A 

goM, du sens, de la raison. » 

taphore est a pen pres la me 

dans salsus, insidsus, avec ce 

ference que ces deux dernieres 

sions s'appliquent surtout aux 

au lieu que sapiens, insipiens 

sent des personnes. Cic. Fam. 

Qui, cum primum sapere coepi 

bissimos dolwes miseriasquep 

Id. Of fie. II, 14. Magna est ad 

copiosc sapienterque dicentis 

qui audiunt, intelligere etiam. 

pere plus quam ceteros arbitrm 

wSavoir)). Plaut. Pseud, i, 

Recte ego meam rem sapio. Id 

V, 1, 45. Nullam rem sapis. Le 

frangais savoir vient de saper 

transporte dans la seconde co 

son {sapere). L'adjectif sapidui 

en frangais dans le compose ma 

— Au sujet de I'image tiree di 

veur ou du goiit, on peut co 

aussi suadeo. — A sapiens pf 

rattacher l'adjectif sibus, pt 

explique dans Festus par «val 

lidus ». 

sarcma, sb {f.), paquet d'obje 
gage ; 
i sarcmdrium jumentum {n. 
de somme; 

2 sarcino, as, arch., char| 

bagages ; 

con-sarchio, as, meltr 
sembje; accumuler: 

3 sarcindtor, oris (m.), arch 

commodeur, tailleur; 

4 sarcmilla, a? (f.), petit ] 

trousseau ; 

5 sarcmOsus, a, um, lour 

charge. 

sarcio, is, sarsi, sartum. sarch 
commoder, reparer; 



SATIS. 



323 



Comp. : 1 ex-sarcio, > ^^^^^^ 

^ „«'•*-■'*•.• , moder; 

2 re-aarciOy arch., ) 

'. Der. : i sarte, adv., en bon etat; 

2 sartura, X {f.), raccommodage. 
LdB parfait sarsi est pour * saved. Cf. 
St (de farcio), fvlsi (de fulgeo), Le 
rticipe sat'tus (pour "sarctiis) signi- 

«en bon etat». De la Tadverbe 
He, qui dans la langue augurale, 
lot & sane, veut dire «parfaitement». 
toie sarteque audirc videreque (Fes- 
Im p. 322). 

Iphagus, a, um, qui consume les 
■chairs; subst. (m.), sarcophage. 
lot emprunl6 : grec aapxo9aYo;. 

injrx, ychis (m., /.), sardoine. 
pierre precieuse; 

lychiltus, a, um, orne de sar- 
doines. 
[ol emprunle : grec aapSovuf. 

I, » (f.)y sarisse, longue pique 
mac^donienne; 

iss6ph6rusy i (m.), soldat arme de 
la sarisse. 
lot emprunle : grec aapiaaa. 

>, is, pf. inua.f sarptum, sarpere, 

lailler, emonder; 
Murmeriy -minis {n.)\ sarment de 
mnnentum, i [n.) ] vigne; 

sarment iduSf a, um, de sarment; 

sarmetitosus, a, um, sarmenteux. 

\8armentum pour * smpmentum : sur 

icien verbe sarpere « couper, emon- 

M. V. Festus, p. 348. Saipuntur vi- 

f, id est putantur, ut in XIL « Quan- 

ie sarpta donee dempta erunt. » 

icum, i In,), chariot. 

io oil sario, is, ire, sarcler; 
I sarrUio, onis [f,], sarclage; 
sftrritor, oris (m.), sarcleur; 
sarrWjrhis, a, um, de sar- 

Sfrrrltftra, a? (f,\ sarclage: 
2 sniciilum, i (n.). sarcloir; 



snixulo, as, sarcler; 
sarcitldtio, .onis (/".), sar- 
clage . 

satelles, itis (m. qqf. f,), satellite. 

satira, » {f.), satire. 

Anciennement satura, C'etait, a 
Torigine, un melange de prose et de 
vers. L'image est la mtoe que dans le 
fran^ais farcr. On a aussi ecrit satyra 
par confusion avec satyrus [(liTj^o;). 

satis, sat, adv., assez, beaucoup; 

siXlius {neutre), meilleur, preferable; 

adv., plut6t; 

I Der. : i sdtio, as, rassasier; 

sntianter, adv.) , .... 
..'n:-.4- ..^« I a satiete; 

in-sntintus, a, um, inassouvi : 
ms<\twbilis,is, e, 1" insatiable; 
2" dont on ne peut se rassa- 
sier; 

insutvlhWiter, adv., sans pou- 
voir se rassasier; 

2 sCitias, Otis {f,) \ satiate, 
Sf1tirt((fi, Otis if,) ] degoiH; 

3 sCitiir. -ura, -iirum, rassasie; 
sntiiro, as, rassasier; 
satiintas, Otis (/'.^ satielo; 

abondance, plenitude; 
. II Juxtaposes : 

satiS'do, -das, donner caution ; 
Siitisdutin, onis [f.], action 
de donner caution; 
sOtis-fOcid, is. satisfaire: 
satisfactiu, o)ns (/'.), satis- 
faction, reparation. 
La forme et le sens de satis pre- 
sentent de grandes difficultes. Corssen 
suppose que satis est une contraction 
de satius, comme magis est pour *m(i- 
gins. La langue aurait ensuite forme 
une seconde fois lo comparatif Srt^/ws. 
Dans5(/^ (pour *sati'} nous aurions un 
exeniple dp la chute si freqiienlo «'*iiii 
.s final : cf. potii et pntr, ma/jis et 
mage, etc. La voyelli' devenue finale 
serait alors toiiibi'O olle-ineme. comme 



?24 



SATUkNUS. 



dans animal pour animate, fac pour 
"face, — La signification primitive de 
satis n'est pas clairement 6tablie. On 
le rencontre quelquefois dans le sens 
de wbeaucoup, fort)). Ter. Andr.i, 1, 
104. Ad flammam accessit impruden- 
Hus, satis cum penculo. Cic. Off. iii, 
8. Satis nobis persuasum esse debet, 
si omnes Deos hominesque celare pos- 
simus, nihil tamenjn/oare, nihil injuste 
esse faciendum, — Satim est un sy- 
nonyme de melius, utiliua. Virg. EcL 
II, 14. Nonne fuit satius tristes Ama- 
ryllidis iras Atque super ba pati fasti- 
dia? Cic. Vei'r, iv, 30. Repe)*tus est 
nemo quin mori diceret satius esse, — 
On trouve aussi le masculin satior, 
Plin. H, N, XVII, o, 3. Erit igitur hxc 
terra optima, et operi satior. 

Satumus, i (m,), Satume; 

1 Saturnius, a, um i , ^ 

2 Satumfdis, is, e \ ^^ satume; 
Sdtwmdlia, turn, et iorum [n,], 

Saturnales, f^tes de Satume; 
SdtumCdicius, a, um, de Satur- 
nales. 
Satume, avant d'etre identifie avec 
le dieu grec Kronos, etait une divinite 
presidant aux semailles. Sur une an- 
cienne coupe [C. LL, 48) on trouve : 
SAllTVRNI POCOLOM, ce qui montre 
qu'il a existe une forme Saeturnus (cf. 
swculum, qui vient egalement de se- 
rere). 

sa0rus, i(m.), satyre, demi-dieu cham- 
p^tre ; 

1 sdtyra, m [f,), femme d'un satyre; 

2 sdtyricus, a, um, de satyre; 

3 siityriscus, I (m.), petit satyre. 
Mots empruntes : grec ^aTj^so;, 'solz-j- 

saucius, a, um, blesse ; 
saucio, as, blesser; 

saucintio, onis /.), action de bles- 
ser; 
con-sawin, as, blesser grievement. 



saxum, i (n.), grosse pierre, 

1 saxeus, a, um, de pierre. 

cher; 

2 saxosus, a, um, pierreux 

leux; 

3 saxdtilis, is, e, 1 ^ qui se fi 

les rochers; 2<» qui ha 
rochers ; 

4 saxi-fer, -ftra, -ferum, q 

porte ou qui lance des [ 
saxX-ficus, a, um, qui pel 
saxt-fragus, a, um, qui 1 

rochers ; 

saxetum, i{n,), terrain pi 

scabo, is, scabi, scdbere, 1° \ 
2<» se gratter; 

1 scdber, -bra, -brum, rud( 

raboteux, malpropre; 
scdbreo, es, arch,, 6tre rud 
scdbrltia, se (f,) ) 4® asj 
scdhrXties, iei (f,) ^ 2® ^ 
scdbratus, a, um, taill6 a 

asperites ; 

2 scdbies, iei (f,), 1° a 

2° gale, d^mangeaison 
scdbiosus, a, um, i« ral 

2« galeux; 3° gate; 
scdbitudo, dXnis (f.), lej 

mangeaison. 

scsevus, a, um, qui se trouve a | 
gauche ; 
sc3BVitas, dtis (f,), jo gai 

2® malheur. 
Cf. grec axaio;, pour *axa'.F 

scalmus, i (m.), rame, aviron; 
d^cem-scalmus , a, um, 
rames. 
Mot emprunte : grec •jxaXjxr 

scalpo, is, -psi, -ptum, -pire, 
ter; 2^* graver, sculpter; 
I Comp. : 1 ad'Scalpens, 
part,, qui gratte ; qui de 
2 circum-scalptus, a, um 
tout autour ; 
II D6r. : 1 scalprum, i {n 
tranchant (ciseau, serp^ 



SCARABEUS. 



325 



i 



k 

L 

Ilk' 



scalprdtuSf a, urn, muni d'un 

t ranch ant; 
scalpellum, i (w.) ) scalpel, 
sealpellus, i (m,)\ bistouri; 

"2 sculptor, oris (m.), sculpteur, 
graveur ; 
scalptorium, ii (n.), instrument 

pour gratter ; 
scalptura, as (/.), i« action de 
graver sur pierre ; 2° ouvrage 
grave ; 

scalpturdtus, a, um, cisele, 
sculpte ; 
scal'pturio, is, ire, graver, cise- 
ler; 
3 Com p. en -scalpittm, ii : 
auri'Scalpium , ii (n.), cure- 

oreilles ; 
denti-scalpium, ii (n.), cure- 
dents. 
C'est probablement un doublet de 
)o. V. ce mot. 

)as, a, um, cagneux. 
Mot emprunte : grec <jxa|jL6o;. 

lum, i {n,), banc, escabeau; 
Kahelium, i (n.), petit banc, escar 

beau. 

Le diminutif /?ca6e//Mm montre que 

mum est pour *scab-nam (cf. som- 

pour * sop-nus), Le radical scab 

irait ^tre le m^me qui est contenu 

le latin scipio « bdton » et le grec 

{rrcu «je m^appuiew, oxano^ « b&- 

D), (jx^TTTpoy ((bd,ton, sceptre ». Pour 

iffaiblissement dujp en^, cf. sihus et 

libus i c6t6 de sapiens, 

[do, is, scandi, scansum, scand^- 
re, gravir; 
'■' ] Comp. en -scendo, is, -scendi, 
-scensutn, -scendere : 

1 a-scendo, is, monter ; 
ascensus, ws (i».), ascension; 
ascensio, onis (/.), ascension; 

2 con-scendo, is, monter; 
conscensio, onis (f.), action de 

monter; 



3 de-scendn^ is, descendre; 
descenaus, ms (m.), descente; 
de^renaio, onis (fX action de 

descendre ; 

4 ex-scendo, is, debarquer; 
exficensio, Onis (f.), descente; 

'Cxscensus, ils (m.), descente; 

5 e-scendo, is, monter; 
escensus, us (m.), assaut; 

6 in-scendo, is, monter sur ou 
dans ; 

inscensus, us (m.), action de 

monter sur; 
inscensio. onis [f,), action de 
monter dans ou sur ; 
'■ 1 tran-scendo, is, s'elever au 

del^ ; traverser ; 
II Der. : \ scansio, onis (f.), action 
de monter ; 
•2 scansUis, is, e, graduel; 

3 scansorius, a, um, qui sert a 

monter ; 

4 scCda, % (f.), d'ord. au plur,, 

echelle ; 

scCddris, is, e, d'echelle; 

scdldria, ium (n.), escalier. 
A c6t6 de eX'Scendo « d6barquer », 
s'est conseryee I'ancienne forme e-scen- 
do « monter)), laquelle renferme ega- 
lement le prefixe ex, mais avec le sens 
special qu'il a dans e-rigo : « mon- 
ter d'en bas, monter avec effort)). Com- 
parer aussi e-nili, — Scdla est pour 
*scandla, — Sanscrit skand « mar- 
cher ». 

scapha, sb (/'.), barque, canot; 

1 scdphula, 30 if.), petite nacelle; 

2 scdphium, ii (n.), vase en forme 

de nacelle. 
Mots empruntes : grec oxa^rj, axa- 
910V. 

scapulae, arum (f.), epaules. 

scapus, i (m.), \^ tige; 2° cylindre. 
Mot emprunte : grec T/.oir,o^. 

scarabeus, i (m.), scarabee. 
Mot emprunte : grec T/.apa^sio;. 



326 



SCATEO. 



scateo, 68, f^e ) 

\ sourdre, jaillir; . 

scato, is, ere ) 

1 praBScdtenSj -entis, adj,, rempli 

d'eaux jaillissantes ; 

2 scdtebra, ae (f.), eau jaillissante ; 

3 scHturio, is, 1° 6tre abondant, en 

pari, d'une source; 2° jaillir; 
scdturlgo, -ginis {f,), source. 

scaums, a, um, pied bot. 
Mot emprunle : grec <jxaOpos. 

scelus, ens (n.)^ crime; 
{ scHestus, a, wm, criminel; 
sceleste, adu., d*une mani^re cri- 
minelle ; 
2 ac^lerOy as, souiller d*un crime; 
scel^rdtus, a, um, criminel, sc6- 
lerat ; 

sceltrdte, adv,, d'une mani^re 
criminelle ; 
scelSrosuSj a, um, arch,, crimi- 
nel. 
La m^taphore parait la m^me que 
dans notre mot frangais tort, Cf. oxo- 
Xio; ((courbe, tortueux, fourbo), oxgX- 
Xo; « tortu ». Homdre emploie Tadjectif 
au sens figure (I/, xvi, 387) : Ot ^Ir^ siv 
ayop^ axoiia; xpivwat OsfxiaTa;, 'Ex 8s 
8^XT]v eXaawai, Oswv o::iv oux aX^yovTs^. 
— Gothique skulan «6tre coupablo), 
d'oii I'allemand Schuld « faute ». 

scena et scsena, » (/".), sc^ne; 
i scmdlU, is, e \ 

2 iicendrius, a, um [ de la scene ; 

3 scemcM5, a, t/m ) 

scenice, adv,, d'une fagon th6a- 
trale ; 
i scmdtXcus, i [m,), personnage de 

theatre ; 
.*i scendtilis, is, e, scenique, th6cl- 

tral. 
C'est le grec axr^vrj ((tentew, puis 
« scene)). On voit par Torthographe de 
ce mot, qui est souvent ecrit chez les 
anciens scasna, que la diphtongue ae 
ne tient pas toujours la place d'un an- 
cien ai, mais qu'elle peut aussi repr6- 



senter simplement un e long, 
qui est arrive, par example, c 
teri, caena, saBCtdum, caerimonii 
ria, paene, paenitet, faenufi, fat 
ces mots). Cette orlhographe 
pas 6tre consider^e comme 
quoique contraire a Tetymolog 
qu'elle 6tait deja usitee a la ir 
epoque de la litterature latine 

sceptrum, i (n.), sceptre; 

1 Composes en sceptri- : 

sceptri-fer, -fera, \ 
-ferum I qu 

sceptrX-ger, -gera, tun j 
-gei-um J 

2 sceptuchus, i (m.), prince. 

«porle-sceptre)). 
Mots empruntes : grec a 
axr);wToOyo;. V. scamnum, 

scheda, ae [f,), feuille de p 
feuillel. 
Mot emprunte ; grec 'syi6r\. 

schema, atis \ 1 ^ maniere d'^ti 
(n.) / rieur, figure ; 2 

schema, SB (/".)] de rhetorique; 

schemdtismos , i (m.), ex] 
figuree. 

Mots empruntes : grec a/^ 
{xaTia[jLo;. Au sujet de la dec 
schema, ae, cf. lacrima. 

schoBnus, i {m,), 1° sorte d 
2° liqueur aromatique ext 
ce jonc ; 
schosno'bdtes , ae (m.), dam 

corde. 
Mots empruntes : grec ay oiv 
vo6ai7];. 

schola, SB {f.), ecole; 

1 schollcits, a, um, d'ecole; 

2 scholasticus, a, um, de 

subst, (m.), i° professei 

teur; 2° etudiant, ec( 

Mot emprunte : grec 's/n'kf^ 

ce mot fut transporte a Rome, 

fiait deja ecole. La suite des 



SCIO. 



327 



18 en grec est : 1® loisir {d'ou salle 
inte, particulidrement dans les 
les) ; 2° occupation pour remplir 
loisirs, travail savant; 3° lieu ou 
fait connaitre un travail litteraire ; 
6cole. 

■Ua, SB (f.), 4° scille, oignon de mer; 

2" squille, ecrevisse de mer; 
i acilllnus, a, um ) pr6par6 avec 

2 $ct/2fticu^, a, um \ de la scille ; 

3 acillltes, a? (m.), vin om vinaigre 

de scille. 
Mots emprunt^s : grec axiXXa, oxO.- 
»05, oxiXXiTixo;, oxiXXiTT);. 

indo, is, scidi, scissuniy scinderey 
dechirer, fendre; 

I Comp. : 1 ab-scindo, is, dechirer 

violemment ; 

2 circum-scindOj is, dechirer tout 

autour; 

3 con-sdndo, is, mettre en pieces; 
conscissura, as (f,), dechirure ; 

■k di'Scindo, is, fendre, dechirer; 

discidium, ii («.), dechirement; 
separation ; 
o ex-scindo, is, fendre, briser; 

exscidium, ii («.)» ruine; 

6 inter-sdndo, is, pariager par 

le milieu ; 

7 per-scindo, is, fendre d'un bout 

a Tautre ; 

8 pr3B-scindo, is, couper par 

devant ; 
prO'Scindo, is, ouvrir, dechi- 
rer; 

\0 re-scindo, is, couper, ouvrir 
violemment ; 

H tran-scindo, is, frapper de 
maniere a entamer ; 

II Der. : 1 scissio, onis [f.], action 

de dechirer; division; 

2 scissXlis, is, e, 1® facile a dechi- 

rer; 2° dechire; 

3 sdssor, oris (m.), ecuyer tran- 

chant ; 
sdssiira, as (/".), dechirure, de- 
chirement. 



• I 



En vieux latin existait un parfait 
redouble sd-sdd-i. — Ne pas con- 
fondre disddium « dechirement » (de 
sdndo) et dissidium « dissidence » (de 
sedeo). — A la mdme famille appar- 
tient probablement caedo (pour *scae- 
do). — : Sanscrit chid « fendre » (present 
chinadmi ou chinddmi). Cette forme 
rMd est pour un ancien *skid, Grec 
a-//^w (pour *a/iS/eo). Le / est dii a 
I'influence du a. C'est ce verbe i/CCuy 
qui a donne a/iaTo; « separe », a-/''a[xa 
(( separation », a/''Biov « eclat de bois », 
qui ont penetre en latin sous la forme 
schistus (lapis) wpierre facile h divi- 
ser.)>, schisma uschismo), a^nhidix 
((copeaux)). 

scintilla, ae (f,), etincelle; 

1 sdntillo, as, 1° etinceler; 2° scin- 

tiller ; 
sdntilldtio, Onis [f,], eblouisse- 
ment ; 

2 adntillula, as (f.), faible etincelle. 
Remarquer la metathese dans le 

frangais etincelle, au lieu duquel on 
attendrait esdntelle. 

scio, is, scivi (rar. sdi), scltiim, scire, 
ancienn, decider, d'oii savoir; 
I Comp. : ne-scio, is, ne savoir 

pas, ignorer; 
II Der. : 1 sciens, enlis, adj., qui 
sait, habile; 
sdenter, adv., sciemment; ha- 

bilement : 
sdentia, as [f.], science; habi- 
lete ; 

2 adj. en -sdus, a, um : 
con-scius, a, um, qui a con- 
science de ; 

conscientia, as {f.), conscience; 
in- sdus, a, um j qui ne sait ' 
ne-sciiis, a, um ) pas; 
jrras-scius, a, um, qui sait d'a- 

vance ; 

3 scitus, a, um, qui sait; adroit; 

joli ; 
sclte, adv., avec art; a propos; 



328 



SCIPIO. 



decision du 

peupie, 
plebiscite ; 



sclttdus, (ly wm, joli, charmant ; 
srltiile, aclv.f joliment; 
4 scltum.J (n.); scUus, Cis (m.), 
decision ; 
plPbi-scltumf i 

popuii-scitum, 
i (?i.) 

o acttor, dm, chercher a savoir; 

fi scisco, iSf sclvi, scUum, scis- 

ccrCf d6cr6ter, voter; 

(idrsciscoy is, approuver; 

con-seises, is, arr^ter, decider; 

de-scisco, is, abandonner un 

parti ; 
per-sciscOy is, 6tre informe en 

detail ; 
pTX'Scisco, is, deviner; 
rc-scisco, is, venir a savoir, 6tre 
informe ; 
7 sciscUoVy ariSy chercher a sa- 
voir, interroger. 
Le sens primitif de scio est ('deci- 
der ». Liv. XXVI, 33. Vt trihunus pie- 
bisroQationem ferret, sciretqiiepJebs... 
C'est le sens qu'il a garde dans le com- 
pose plebisritum. On troiive aussi une 
trace de cette acception dans la locu- 
tion consacree scires. Ovid. Met. vi, 23 : 
Seu pingebat acu, scires a Pallade doc- 
tam (tu jugerais). — Le sens « deci- 
der)) ayant et6 attribue plus speciale- 
ment a I'inchoatif sciscere, les deux 
verbes scio et scisco furent ainsi sepa- 
res, quoique dans Tusage leurs accep- 
tions se touchent frequemment. Cic. 
Off. n, 11. Duriiis Athenienses, qui 
scivenint, ut MgineliSyquiclasse vale- 
bant, pollices prdeciderentur. D'autre 
part, scisco a quelquefois le sens « sa- 
voir)). Plaut. Amph. v, 1, 17. Ocius 
curro ut sciscam quid velit. De meme 
rescisco. Ter. Adelph. iv, 2, 7. Vrimus 
sentio mala nostra : primus rescisco 
omnia. Liv. XXIX, 14. Occultantibiis 
id patribus, ne resciscerent Carthagi- 
nienses. 11 ne faut pas confondre ad- 
sciscere « approuver » et ac-cire « faire 



venir » qui a- une tout 
(v. cio). II semble poi 
langue les ait quelquefoi 
sujet de la locution scili 
sage ou la construction 
cite : Liv. 1,39. Viden tu 
inquit, quern tarn humii 
mus ? Scire licet, hiinc It 
rebus nostris dubiis fu 
diumque regiae afflictx. 
impossible qu'il yait un( 
seco etscio (cf. le sens et 
decerno en latin, de de 
gais). 

scipio, onis (m.), baton. 
Ce surnom fut donne 
de la gens Cornelia par 
de guide a son pere z 
scipio eburnus, ou batoi 
un insigne des triomp 
scamnum. 

scirpns, i [m.), jonc; 

1 scirpeuSy a, uniy d> 
scirpea, 3b {f.), pan 

2 scirp\ciilus, «, um, 
scirplciUus, i (?n.), ] 

3 scirpiila vltis {f.),i 

4 scirpOy as, ivesser (I 

du jonc. 

sciurus, i (w.), ecureui 
Mot cmprunte : grec 

scopae, arum (/".), l^brin 
scopula, a? et scapulae, 
balai. 

scopulus, i (m.), ecueil 
scopulosus, a, um,'n 
Mot emprunte : gre( 

Scorpio, onis (m.) ) 

■ SC( 

scorpius, ii (m.) ) 
scorpioniuSy a, um, ( 
Mots empruntes : 

scortum,i (?i.), l^cuir, 
de mauvaises moei 



SCRIBO. 



3in 



r8corfeu.s, a, um, de peau; 
f'scorfea, a? (/•.), manteau de peau. 

>, as, cracher ; 
I Comp. : 1 con-screoVf tms, arch,, 

cracher avec bruit ; 
2 eX'ScreOj as, rejeter en crachant ; 
fi D6r. : 1 scredtus. fis (m.), crache- 
ment; 
2 screntor, oris (wi.), qui crache. 

P®o, ig, scripsiy scriptumy sanbere, 
ecrire ; 
^ Comp. : \ ad'StrlbOj in, . ajouter 
par ecrit ; inscrire ; ' 

(tdscriptio, onis (f,), addition a 
. un ecrit; 
fidscriptor, oris (m.), qui sou- 

scrit a, approbaleur ; 
^Uscripticius, a, um, inscrit 

avec d'autres, enr6l6; 
^^ciscriptwus, i (wi.), (soldat) 
surnumeraire ; 
* ^ircum-sanbo, is, tracer circu- 
laireraent ; 
^^irmmscHptC', adv., d'une ma- 

niere d6terminee; 
^^irmmscriptio, onis (f,), cercle 

I race autour ; 
oircumscriplor, ons (m.), trom- 
peur, fourbe ; 
^ t'on-scribo, inscrire ensemble; 
conscripti, orum (m.), sena- 

teurs ; 
conscriptio, onis (f,), i^ enr61e- 

ment ; 2° redaction ; 
conscriptor, dris (m.), qui re- 
dige, qui compose; 
4 de-srrlbo, is, copier, transcrire; 
desaiplc, adv., avec ordre, dis- 

tinctement : 
descriptio, onis [f.], representa- 
tion ecrite ; 
(lesmptiunciila, x (f.), petite 
description ; 
ex-smbo, is, extraire, copier; 

transcrire ; 
in-scnbo, is, ecrire sur, in- 
scrire ; 



insvriptio, onis (/.), inscription, 

litre, marque; 
inscriptum, i («.), inscription. 

titre ; 

7 inter 'Scrlbd , is, ecrire entre 

(deux lignes) ; 

8 per-scrlbo, is, ecrire en entier, 

exactement; 
persci'iptio, onis if.), redaction, 

teneur (d'un acte public) : 
perscriptor, oiis (m.), qui passe 

ecriture de* 
' 9 post-scrlbo, is, eqrire apres ou 

a la suite de ; 
10 pras-scrlbo, is, 6crireen tdte ou 

en titre; prescrire, ordonner ; 
praescriptio, onis (f.), action de 

placer (un nomj en t^te d'un - 

acte ; 
praescriptum , i (w.), trace. 

exemple d'ecriture; prescrip- 
tion, ordre; 
i\ prO'Scrlbo, is. annoncer par 

6crit*, proclamer; proscrire; 
proscriptio, onis (f.), annonce 

par ecrit ; proscription ; 
proscriptor, oris (m.), qui pros- 

crit; 
proscripturio, is, avoir envie de 

proscrire ; 

12 re-scrlbo, is, i^ repondre par 

ecrit; 2*^ inscrire de nouveau ; 
rescriptum, i (n.) ] reponse 
rescriptio, onis (f.) jparlettre; 

13 sub'Scribo, is, ecrire dessous; 
subscriptio, onis (/".), inscription 
- au-dessous ; 
sUbscriptor, oris [m.), qui porte 

une plainte en justice ; 

14 super 'Scr'ibo, is, ecrire sur; 
super sci'iptio, onis (/.), inscrip- 
tion sur ; 

15 tran-scrlbo, is, transcrire, co- 

pier ; 

16 transcnptio, onis (f.), transcrip- 

tion; 

17 4n-scriptus, a, mn. qui n'est pas 

ecrit ; 



330 



SCRINIUM. 



II Der. : \ sci'iptum, i (n.). 6crit; 

2 scriptio, mis (f.)y action d'e- 
crire ; 

'^ scriptor, oris (m.), 6crivain; 

4 scriptuSf fis (m.), fonclion de 
greffier ; 

o sn'iptnra, x if.), 6criture, 6crit ; 

H scriptUo, as, 6crire souvent; 
ecrire ; 

7 scriba, se (m.), scribe. 
On appelait Conscripti, pour les 
distinguer des Patres, les s6nateurs 
qui furent cre6s par P. Valerius apr^s 
Texpulsion des rois. — Proscribere se 
disait de toute annonce faite au moyen 
de tables affich6es en public : par 
example, des ventes et locations. A 
partir de Sylla, le mot a 6t6 entendu 
des tables qui confisquaient les biens 
des citoyens et mettaient leur t^te a 
prix. — Les Romains ayant recu l'^- 
criture des Grecs, il est possible que 
le mot qui la designe soit Iui-m6me 
emprunte. Les anciens bnt deji rap- 
proche le grec oxapi^o; ou axapi^ov 
« style pour ecrire ou pour dessiner». 
Hesychius donne la glose : oxapiyo;- 
^s'ai;- Ypaipr)- {x/[xr)ai; axpi67)5 tuttou. II 
taut supposer un primitif *axpT9o? 
ou *'3xpT9ov. — 11 y a probablement 
une parents entre ce * oxpt^o? et f payw; 
cf. sculpo et yXu^w; scrofa et Ypo{x<pa;. 
V. M^m, Soc, Ling, v, p. 396. 

scrinium, ii (?i.), coffret, 6crin. 

scrobs ou scrobis, is (m. et f,), trou, 
fosse ; 
ficrobiculus, i (m.), trou, fosse. 

scrofa, »(/".), truie ; 

i scrOfi-pasciis, i (m.), nourrisseur 
de truies ; 

2 scrofiilae, arum (/".), scrofules. 

Gf. le grec Ypofx^a;. — On a voulu 
chercher un rapport entre scrofa et 
scribe (rid6e commune 6tant « grat- 
ter, creuser »). Mais les Italiotes 
ayant requ I'ecriture, et probablement 



les termes qui la designent, c 
cr668, cette etymologic est d 
II est possible toutefois qu'il 
rapport entre scrofa et scroh. 

scrupns, i (w.), 1° pierre 
2° souci, inquietude ; 

1 scrHpem, a, um, rocaillei 

2 scrHposuSy a, wm, 1° ro' 

2° difficile; 

3 scriipiilum, i (n.), scruf 

partie d'une once, 288^ 

scrupiUus, i (w.), 1 ° scrup 

liaie (v. scrupiilum); 

inquietude, scrupule ; 

scriipuldris, is, e, du pc 

scrupule ; 

scrupiilatim, adv., pa 

pules, par poids insign 

scriipiilosus, a, um. i^n 

d'oii difficile ; 2<^ scrup 

scrHpiilose , adv., sen 

ment; 

scrUpiilOsttas, dtis {f.), s 

puleux. 

SciMpus est employe par G 

sens de scrupulus. De Rep. 

Improbis semper aliqiii scrupi 

mis haeret, semper iis ante ' 

dicia et supplicia versantur. 

scruta, orum (n.), defroque, 
scrutilria, aelf.), commerc 
pier. 

scrutor, aris, fouiller ; exploi 
I Comp. : per-scriitor, nrh 

avec soin ; 
II Der. : i scrutatto, mis 
cherche attentive; 
2 scrutator, oris (m.), qi 
Se rattache peut-^tre au p 

sculpo, is, sculpsi, sculptum, 
graver; sculpter; 
I Gomp. : in-sculpo, is, gr 
II D6r. : i sculptilis, is, e 
grave ; 

2 sculptor, oris (m.), sc 

3 sculptiira, se if.), scul 



SECO. 



331 



Grec^VJob) ((tailler, sculpter». Sur 
ea regard de f, v. scribo, 

ra, ae (ffi.), boutfori ; 
\ scumlis, is, e, de bouffon; 
smnUiter, adv., en bouffon; 
scumUtas, dtis {f,), bouffonnerie ; 
Iscurror, dris, faire le bouffon; 
5 scurrula, se (w.), mechant bouffon. 

ra, as (f,), ecuelle ; 
\ scutulaouscutella,ge{f,)] petite 
2 scutriscum, i (n.) i ecuelle . 

tola, ae ou scytala, ae et scytale, es 
(/.), i'* rouleau pour faire glisserles 
Davires sur ie rivage; 2® scytale, 
b4ton cylindrique pour le transport 
des dep^ches secretes, a Sparte ; 
3® sorte de serpent. 
Mot emprunt^ : grec oxuTocXr,. 

Aentiim, i (n.), bouclier long; 

i scuUltus, o, um, arme d'un bou- 
clier; 

2 scutflrius, a, um, de bouclier; 
sciitdrius, ii (m.), fabricant de 

boucliers; 

3 scutdle, is (n.), fond ou poche 

d'une fronde; 

4 scutulum, i (n.), petit bouclier. 

icymnns, i (m.), petit d'un animal. 
Mot emprunte : grec axupo?. 

scyphns, i {m,), vase k boire. 
Mot emprunte : grec axu^o;. 

r sebiim et sevum, i (n.), suif ; 

1 sehosm, a, um, de la nature du 

suif; 

2 sebdceuSj i (m.), chandelle; 

3 sr"6o, as, enduire de suif. 
I 

1 lecale, is (n.), seigle. 

Mcins ou mieux setins, adv., moins. 
Le sens « moins » parait clairement 
dans ces passages : Plaut. Capt. ii, 3, 
57. Nam quasi serous mens sis, nihilo 
^Hu8 obsequiosus [tu] mihi semper 
fuisti. Id. Men, v, 7, 57. Haec nihilo 



mihi esse videniur setius quamsomniu. 
Suet. Ncr. 42. Actum de se pronun- 
tiavit : nee eo setius quidquam ex cou- 
suetudine luxus atque deakiise nmisit. 
Afran. ap. Char, ii, 195. P. Pei^dit im- 
becillitafi tun me, quo setius me eolli- 
gam. Virg. Georg. in, 367. Intereti toto 
non setius aere ninguit. Id. Mn. vii, 
781 . Filius ardentes haud setius aequore 
campi Exercebat equos cun^uque in 
bella ruebat (sans ^tre touch6 du mal- 
heur de son pere). — C'est exactement 
le grec ^a-rov (pour *^xiov) : nihilo se- 
tius repond ii ouSev Viaaov. — Au sujet 
de s represente en grec par I'esprit 
rude, V. septem. L'orthographe setius, 
donnee par les inscriptions, s'expli- 
que par un comparatif *.sv"c-^m«, forme 
comme diu-tius. Dans setius le c a dis- 
paru comme dans Quintius pour Quinc- 
tius, snspitio pour suspectio. — L'or- 
thographe sequius manque d'autorites 
anciennes. — Ne pas confondre setius 
avec secufi (v. ce mot). 

seco, as, wi, aectum, secure (pttrt. f. 
secdtdrus), couper ; 
\ circum-i^eco, as, couper autour; 

2 con-seco, as, couper en morceaux ; 
consectio, mis (f.), action de cou- 
per; 

3 de-seco, as, separer en conpant. 

couper ; 
desectio, onis (f.), taille, coupe; 

4 dis-seco, as, couper en deux, d6- 

chirer ; 

5 ex-seeo, as, couper, enlever en 

coupant ; 

exsectio, onis {f.), action de cou- 
per, amputation; 

exsector, oris (m.), qui coupe; 

6 in-seco, as, couper; 
insecta, orum{n.), insectes; 

7 inter-seco, as, couper par le 

milieu ; 
intersectio, onis (f.), coupure; 

8 per-seco, as, couper, trancher 

compl^tement ; 



332 



SECUS. 



9 prae-seco, as, couper par le bout, 
retrancher ; 
prxsegmen, inia (wi.)» rogniire, 
morceau ; 

10 pro-seco, as, couper par devant; 
prosectUj drum (n.), entrailles de 

la victime ; 
prosectuHy us (w.), coupure, inci- 
sion ; 

11 re-secOj as, couper, tailler, ro- 

gner; 
resectio, Onis {f.), taille (de la 
vigne ; 

12 sub-secOf as, couper par-dessous, 

en bas ; 
sub-seclvus, a, um, retranche, 
derobe ; 
II Der. : 1 sectio, ovUs (/".), action de 
couper, coupure; partage; 

2 sectUis, is, e, 1° facile a cou- 

per ; 2° coupe ; 

3 sectivuSy a, urn, qui peut dtre 

coupe ; 

4 sector, oris (wi.), \^ qui coupe ; 

2<» qui vend a I'encan ; 3° ac- 
quereur de biens confisques; 
sectura, a? (/".), 1" coupure; 
2" tranchee, mine ; 
I) srcdmentiim, i {n.), ouvrage de 
menuiserie ; 

6 segmen, 'tninis ()i.), 1° cou- 

pure; 2° fente; 
segmentum,i {?i.), 1° entaille; 

2° bande decouple ; 3° v^te- 

ment chamarre ; 
segmentalus, a, um, orne de 

bandes, chamarre ; 

7 securis,is (/".), hache; 
securi-fer, -t'i'ra,\ 

-ferum, f qui porte 

svcuri-ger, -gt'ra,l une hache ; 

-gerum, ) 

securiciila, as [f.], hachette. 
On a rapproche de seco le verbe 
scio: I'un marquerait Taction mat6 
rielle de couper, I'autre la decision au 
sens intellectuei et moral. V. plus 
haut scio et scisco, — Insecta « les 



insectes » est la traduction du 
£vTO[jLa. lis sont ainsi nommes 
cause de la coupure que formeDli 
anneaux , par exemple chez ! 
abeilles et chez les fourmis. 

secus, adv.f 1° loin; 2° autremenl. 

Le sens primitif est « loin, lob 
de ». Cic. MiL 10. Fit o6viam CI 
hora fere undecima, aut nan mnli 
secus, Apul. Apol, Profiteer mihi 
fratri meo relictum a patre meo 
vicies, paulo secus. Id. Met. {.Eta 
dicto modico secus progressus, osliiai 
accedo (m'etant avance un peu plui 
loin). — De ce sens il a passe a fae 
ception « autrement ». Cic. Brut. 85 
Cato fuit summus et singularis vir 
nemo dicet secus. Id. Pis. 28. Redt 
an secus, nihil ad nos. De la les locu 
tions haud secuSy non secus ac, paul> 
secus. — 11 signifie aussi : « autre 
ment qu'il ne faut, mal ». Tac. Ann 
II, 80. Quanquam cospta secus cade 
bant. Sail. Jug. 23. Ptius omnia pat 
decrevit, quam bellum sumere, quii 
tentatum antea secus cessei'at. — I 
est entre en composition avec d'autre^ 
adverbes : intrin-secus, exlrin-aecm. 
Sur la syllabe m, v. inde. — Peut- 
^tre existe-t-il une parente entre 
secus et Tadverbe sequestra « a 
part )). — Secus est le grec hi; « a 
part, au loin » (sur Tesprit rude = s. 
V. septem). — Ne pas confondre avec 
setius. 

sed, conj., mais. 

Scd a signifie d'abord « a part »> 
C.L L. 198, 69. SED FRAVDE^san: 
fraude ». C'est en oe sens qu'il afourn 
le prefixe renferme dans sed-itio. Lee 
final etanttombe, serfs'est reduit a>e 
se-ponere, se-jungere, etc. — Employe 
comme conjonction, il signifie « a par 
cela, au demeurant, mais ». On peu 
rapprocher, pour le sens, Tallemant 
sondern, I'anglais but, qui tons deu: 
marquaient d'abord une idee de sepa 



*iOQ ou d eloignement. — Les Latins 

Anient aussi set, comme ils ecri- 

W souvent aput, aliuty quit. LV de 

K qui 6tait d'abord long, s'est 

^t^ge sous I'influence de Ja dentale 

teeo, 68, 5«(ifi, sessitnij medPre, 6lre 
assis, singer ; 

I Der. : 1 aessio, onis (/.), action de 

s'asseoir ; 
sessiuncida, ae (/.), cercle pen 
nombreux, petite reunion ; 

2 sessuSf us (m.), action de s'as- 

seoir ; 

3 sessoVf Oris (m.), I*' celui qui 

est assis (spectateur, cava- 
lier) ; 2° resident, habitant ; 
sessoriunij ii (w.), residence, 
sejour; 

4 sesstlis, iSf e, qui peut serv^ir 

de siege ou de base : 

5 sessUo, as, ^ire assis d'ordinaire, 

reposer ; 

6 sessibiilum, i (n.), arch., siege, 

chaise ; 

II Juxtaposes en -svdc.o, fs, -sedi, 

'Sessum, -sedere: 

1 circum-sHeOy es, 6tre assis 

autourde; 
circumsessio, onis (f.), si^ge; 

2 super-sedeOj dtre assis sur; 

discontinuer, surseoir; 

3 suprd-sedeo, s'asseoir dessus; 
HI Coraposes en -sXdeo, es, -sedi, 'ses- 

sum, 'SidSre : 

1 as- sideo, es, singer aupr^s ; 
assessio, onis [f.), assistance; 
jissessor. Oris (m.), assesseur; 
asstduus, a, urn, assidu ; 
assidue, adv., assid Anient; 
asslduitaSy dtis {f,), assiduity; 

2 de-sXdeo, es, ^tre assis; 6tre 

oisif; 
iliises, "idis, adj., oisif; 
desidUi, x [f.), oisivete; 
dvsXdiahidum, i [n.), lieu de 

reunion pour les oisifs; 



drsuiiOsus, a, uin, oisif; 
desidiOse, adv., dans I'oisivete; 

3 diS'Sideo, es, 6tre en dissi- 

dence ; diff^rer d'avis ; 
dissXdentia, a? [f.], opposition 

de caract^res; 
dissXdium, ii {n.), dissentiment, 

division; 
disstdiOsus, a, um, qui separe, 

qui divise; 

4 in-sldeo, es, 6tre assis dans ou 

sur; 
insMiae, amm [f.), embiiches; 
ins)diOsus, a, um, perfide; 
msidiOsP, wiv., partrahison; 
ins)dior, Oris, dresser des em- 

bdches ; 
ins)dianter. adv., par artifice; 
insidiOtor, Oris (m.), qui tend 

des pieges; 
.*> ob-sHdeo, es, se tenir devant ; 

assieger ; 
obsessio, onis (f.), action d'as- 

sieger ; 
obsessor, Oris{m.), quiassiege; 
obsuiio, Onis (f.) , ^^ . 
obsidium, ii (n.) \ ° ' 
obsXdiondlis, is, e, de siege ; 
obses,-sidis (wi.), caution ; otage ; 

6 pos-sideo, es, posseder; 
possessio, Onis {f.) ^ pos- 
jmssessus, us (m.) \ session ; 
possessor, oris (m,), possesseur ; 
possestrix, Icis (f.), celle qui 

possede ; 
posse ssiuncula, a? (/'.), petite 

propriete ; 
possesslvus, a, um, possessif ; 

7 prae-sideo, es, presider; 
praBses, idis {m.), celui qui 

preside; 

presidium, ii (n.), secours; 
garnison ; 

prwsididrius, a, um, de gar- 
nison; 

8 rti'SXdeo, es, resider, rester; 
Hi-ses, idis, adj., qui s'ar- 

nHe; inactif; 



336 



SEOES. 



seges, -g^tis (f,), 1** champ; 2<^ mois- 
son; 

s^gHdlis, is, e, de la raoisson. 

Cic. ap, Non. iv, 427. Segetes agH- 
colas sutfigtint aratris multo ante quam 
fierant. 

segnis, is, e, lent, paresseux ; 
i segnltbi\ adv., paresseusement ; 
2 ■.egnllia, b:J) , 
.egnum,xet{f.). j^d^jg^,,, 
scgnUaSf ntis [f,) ) 

semel, adv„ une fois. 

La syllabe sem-, ,sim-, qui veut dire 
uunv, est la m^me que nous avons 
dans sem-per, aim-plex, sin-guli. La 
desinence est tombee : aemel pour 
* semelom, corame noriy nihil pour 
noBnum, nihilum. La parents avec le 
grec eT? « un » est probable (sur I'es- 
prit rude = s, v. septem), 

semi-, demi. 

SemU n'est plus employe comme 
mot independant, mais toujours 
comme prefixe : serru-h^mo ou semi- 
vir , moitie homme , moitie b6te ; 
seml-boSf moitie homme, moitie tau- 
reau ; sdml-neXj H demi mort. II se 
reduit qqf. a sem- devant une voyelle: 
sem'Psus a demi rong6; sem-uncia, a? 
(f,), demi-oiice; ou devant une con- 
sonne par syncope: aem-bellUf a? (f.), 
pour armi'libella, demi-libelle, mon- 
naie d'argent; il devient se- dans 
se'librttf x[f,)y demi-livre ; se-mesMs, 
i.s, e, semi-men suel. Dans sin-ciput 
(v. caput), Vc a et6 altera en i. — Un 
compost important est semis (pour 
semi-rts) « moiti6 d'as » : ce mot, res- 
serre en i^ei^j se trouve a la t^te des 
compos6s comfne scs-tertiusj ses-qui- 
pes, etc. V. as. - - ( irec f,;jLi- « demi » (sur 
Tesprit rude representant le s initial, 
V. septem), Ce prefixe se trouve avec 
le m^me sens dans toute la famille : 
Sanscrit sami-, vieux haut-allemand 



semita, » (f.), sentier. 

Semita paratt se rattacher ; 
fixe se « de c6t6 » (cf. seponen 
cere), comme trdmcs (v. ce 
trans, II signifiait done « c* 
route) qui va de cdte ». Jl a dc 
fran^ais sen^e et sentier. 

semper, adv., toujours; 

sempi'temus, a, um, eternal. 

La syllabe sem veut dire 
(V. semel). L*enciitique per 
m6me que dans parum-per, j 
per, nu-per. Le sens de cet adve 
done u d'une fois, sans interr 
toujours ». 

senez, senis, adj„ vieux; 
vieillard ; 
I Juxtaposes : I per-senex, 
tr6s ag6; 
2 semi'Senex, is (m.), a 
vieux; vieillot; 
II Der. : i compar. senior, m 
f,), plus vieux ; 

2 smdo, es, arch., 6tre vie 

3 senesco, is, vieillir; 
con-svnesco , is. v i e i 1 li 

semble ; 
dC'-sMesco, is, decline 

r%e ; 
in-smesco, is, vieillir; 
• 4 senkidus, i (m.), petit 
lard: 
o sihfiium, it (n.), v^tuste 

blissement; 
senftcioy onis (m.), petil 
lard ; 

7 s^nectus, a, um, arch., 

8 smecta, as (f.) \ . 
smectus, ntis (f.) \ ^*®" 

9 senilis, is, e, de vieilla 

nile ; 
senlliter, adv., en vieilla 
\() sendtus, Us (m.), s^nat: 
senator, oris (m.), senate 
senator ius, a, um, de sei 
senatorial. 
Le nominatif sen-ec-s renfer 



SENTIO. 



•337 



le ec qui manque aux autres 
mais qui se retrouve dans sen-ec- 
sen-ec-ta, Sen-ec-a, sen-ec-io, — 
•crit sana-s « vieux ». Gothique 
Hg-s « vieux », d'ou le superlatif 
Ua « le plus vieux ». Le frangais 
chal vient du germanique sini- 
kit, dont la seconde partie signifie 
rviteur d et la premiere « ancien », 
3ablement avec une nuance de 
lect (cf. sire et seigneur qui se 
achent a senior). Grec ivo? « an- 
i » (sur Tesprit rude := s, v. aep- 
), — II est remarquable que le 
1 ait renonce a la racine ger^ qui 
}nne en grec -^iptjiv et qui existe 
i\ en Sanscrit. 

^0, is, sensi, sensuniy sentlrCf pen- 
ser; sentir; 

Comp. : i as-sentio, in, 6tre du 
m6me avis ; 
nssentior, -iris, approuver; 
assensus, lis (m.) j assenti- 
assensio, 6nis{f.) ] ment; 
nssensor, oris (m.), approba- 
teur ; 
2 coH'Sentio, is, 6tre du m^me 
avis ; sentir en m6me temps ; 
consensus, us {m.) I accord de 
consensio, onis (f.) (sentiments; ^ 
conaentCtneus, a, um, conforme, 

convenable ; 
dis-sentio, is, etre d'avis diffe- 
rent ; 
dissensio, onis (f.), dissenti- 

ment ; 
dissentdneus,^ a, um, oppose, 
different ; 
4 fier-sentio, is, sentir profonde- 
ment; 
;. persentisco, is, ere, eprouver 

une sensation; 
! ^ prse-sentio, is, pressentir; s'a- 
I percevoir d*avance ; 

praesensio, onis (f,), pressenti- 
ment; 
6 pro-senlio, is, arc^., pressentir ; 

Mots latins. — Cours sup. 



7 sub-sentio, is, arch., flairer, se 
douter de ; 
II Der. : i sensus, iis (m.), sens, senti- 
ment; pensee; 
sensiciilus, i (m.), courte pen- 
see ; 

2 sensUis, is, e, arch., sensible; 

qui tombe sous les sens ; 
in-xensXlis, is, e, immat^riel; 

3 senstbUis, is, e, sensible; 

4 sensim, adv., peu a peu; 

o' sententia, a? (/.), avis, sens; 
sententibla, a? (/.), courte pen- 
see ; trait brillant ; 
sententiosus, a, um, plein de 
pens^es, profond; 
sententiOse, adv., par sen- 
tences ; 

6 as-senior, ilris, arch-, approu- 

ver ; 
assentntio, Onia [f.], assenti- 
ment ; 

asstmldtiunciila, % {f.), cajo- 
lerie ; 
assentdtor, oris (m.), flatteur; 
assentdtrix, ids [f.), flatteuse; 
assentdtOriC', adv., en flat- 
teur; 

7 sentisco, is, ere, arch., com- 

mencer a avoir le sentiment. 
Sentio se dit de toute esp^ce de 
perception, soit exterieure, soit in- 
terne. Cic. Phil. II, 45. Ut quidam, 
morbo aliquo et sensus siupore, suavi- 
tatem cibi non scntiunt. Plaut. Cure. 
I, 2, 60. Tacc, lace : sentio sonitum. 
Id. Bacch. iv, 9, 77. Non prius salii- 
tern scripsit? — Nusquam sentio. Cic. 
Arch. i. Si quid est in me ingenii, 
quod sentio quam sit exiguum. — II 
signifie aussi « savoir ». Plaut. Tinn. 
Ill, 2, i3. Scio ego et sentio ipse, quid 
agam. Cms.B. G. vu,