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PURCHASED FOR THE
L/NIVERSITY 0¥ TORONTO LIBRARY
FROM THE
CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT
FOR
LINGUISTICS
X
1
T.\
I :'^-( .^
DlCTiOi\l\4lilË
WALLON-FRAIVCAIS
Propriété de l'Editeiw.
WALLON - FR AIVCAIS ,
toas les termes d%irt$> et métiers, de médecine, de ehirnrgle,
d^histoire naturelle, de mécanique, etc.; les noms de
saints, de bourgs, de v!lla§;es, de rivières
de la province , etc. , etc. , etc. ;
J,-j»IARTI]\[ LOBET.
Chaiine citoyen doit à sa patrie le tribut
de SCS vues, de ses recherches relatives au
bien général. Ducpétiaux.
VERWIERS,
TYPOGRAPHIE G. NAUTET-HANS,
Place des Récollets , 35 bis.
1854
2>0ih
AVIS DE L'EDITEUR.
v^ww^<Q>^'
Être utile à ses concitoyens en général; faciliter aux jeunes gens
l'étude (le la langue française , aujourd'hui indispensable , par la
tiaduction de notre idiome; épargner aux chefs d'ateliers les re-
cherches longues et difficiles qu'ils doivent souvent faire pour trou-
ver en français le synonyme de tels mots wallons qui peuvent les
embarrasser; procurer aux ouvriers les moyens de connaître parfai-
tement les noms techniques de leurs outils, machines, etc., enfin
servir de vade mecum aux industriels, aux négociants, aux gens du
monde, à tous ceux qui aiment à se iamiliariscr avec les expres-
sions si originales et quelquefois si énergiques du dialecte wallon;
tel est le but que l'auteur s'est proposé en se mettant à l'œuvre, et
il n'a épargné aucun effort pour y atteindre.
En publiant aujourd'hui le fruit de ses investigations, de ses
recherches scrupuleuses et de ses veilles, l'auteur n'a pas la pré-
somption d'oifrir au public un ouvrage parfaitement complet; il ne
se dissimule pas combien il est diflicile d'atteindre, dans ce genre,
à une perfection entière ; mais il espère que son travail remplira
réellement sa destination.
WilILa(D2r « [?:îiil2î(gi\23.
-— ^Sg5=
A , premicre lettre tlo l'alphabet . lettre narné-
lale, préposilion,
A bah! iutcrjecl. d'étonnemeiit , de doute, de
négation, de iiié[)ns, de dédain, elc. Ah b;di!
exclamai ion d'insouciance, vaille que vaille, à
tout liit:-:ard, sans examen, sans appréciation.
Aba! nite.ij. qui ocpriine le dépH , l'inipalience,
le doute.
Arvgck , emménager, V. pers. nieitre, tnius-
porler, arranger des meubles d'une maison dans
une autre.
Abagueg , emménagement, s. m. action de s'em-
ménager.
ABAHtG, ai)aisspment , s. m. diminution de
bailleur, état de ce qui est abaissé, buiniliation
volontaire ou forcée, diminution de crédit, d'uoa-
neur, bassessse, làcheié, avilissement, peu d'é-
lévation , étal d'a!)jection.
Abahi, abaisser , v. a. mettre plus bas , fai.'e
aller en bas, plus bas, diminuer de hauteur, ré-
duire , dt^primer, ravaler, Immiber. — S'abai.sser,
V. pr. réc. devant s'humilier, se dégrader, s'avi-
lir, devenir plus bas. — Délivrer, v. n. pencher,
s'abaisser graduellement. — Incliner, v. a. baisser,
pencher, courber , s'incliner.
.•Vbail , habile , adj. 2 g. capable , qui a droit à...
preste, prompt, adroit, agile, vi'.e, prompie-
menl. — Diligent, e, adj. expéditif, prompt dans
ses alTan-cs. — Preste, qui a de la d«s.lérilé, qui
dépêche, expédie. — Abbaye, s. f. monastère
gouverné par un abbé ou une abbessc; les bâti-
ments de ce monastère. — Alose , s. i. poisson
de mer osseux du genre de clupe, très-bon ù
manger, remonte les rivières.
Abaiedon , depêchez-vousdonc , hâtez-vous , tôt,
adv. vile, sans larder, promplemeat , aussitôt.
Abaielumain, habillement, s. ra, habit, vêle-
ment, bardes poursevê'ir, s'habiller. — Abaie-
liinmin d'sodaitr, habit d'unifoi'ine de soldat dont
la couleur varie suivant le goût de chaque nation.
ABAïaïAi.v, habilement, adv. avec habileté,
diligence; d'une manière habile, avec esprit, en
un clin d'cril , en un moinent , en lorl peu de
temps. — Prestement, adv. habilement, brus-
quement , il la hàtc , pi'ompiement. — Soudain, e,
adj. subit, prompt, qui vient tout-ii-coup ; adv.
dans le même instant, aas.-:ilôt après.
Ab.uî-sicri^u, logogra;)he, s. qui écrit aus.si
vite que la parole. — Sténographe, qui exerce la
sténographie.
AQAiisuTE, prestesse, s. f. agilité, subtiHté; fig.
se dit de l'esprit; fam. de la main , etc. ; facilité,
prompiiUide d'exécuîion. — Promptitude, s. f.
célérité , vitesse , diligence , colère , emportement
subit; :•■. pi. brusqueries impatientées. — Vitesse,
s. r. Célérité, grande promptitude à agir, à se
déplacer sans cesse, dextciité. — Ponctualité,
s. f. grande e^cac'itutie à faire une chose au temps
préhx et seloa le projet ou la promesse.
Abaiïù, abbesse, s. f. supérieure d'un monas-
tère de fille, qui a droit de porter la crosse. —
Abbesse triemule, perpétnelle. — Pop. Femme
qui tient une maison de dé.iauche. — Bigarreau,
s. m. .grosse cirise en cœur, à chair ferme,
blanc'ae, rouge, jaune, cassante, sont portées
par des queua^ long :es. — Guigne , s. f. sorte de
grosse cerise noirâire, elle a la peau mince, la
chair color.ée et le suc d'un rouge foncé. —
Griotte, s. f. cerise ferma, noirâtre et douce, est
peu'-ôtre celle qui a le meilleur goût.
ÂBAGJOu, abat-jour, s. m. baie do croisée, dout
le plafjud ou l'appui est incliné à l'horizon en
dedans ou en dehors, soit ou ligne droite, soit
en ligne courbe pour reuare plus clair les lieux
6
ABA
ABI
bas, tels que caves, cuisines, magasins, etc. —
Abat-jour, s. f. fenêtre en soupirail, en botte,
où le jour vient d'en haut; volet à claire-voie,
au vent, ou toiture vitrée.
Abalansez, t. de min. pièces de cbajTjente au
nombre de deux formant avec la poutre iiui sou-
tient l'arbre du manège un triangle dont celle ci
est la base.
Abannaie (bân), abandonnée, s. f. prostituée,
fdle publique. — Dévergondée , s. f. sans honte,
sans pudeur, sans décence; qui a des moeurs licen-
cieuses et scandaleuses.
Abannic (hân), abandonner, v. a. quitter, dé-
laisser entièrement, renoncer Ji , exposer, laisser
en proie, à la disposition, à la merci, livrer ù.
S'abandonner, v. p. se livrer, se laisser aller,
sans réserve, sans retenue, se sounieltre entiè-
rement , perdu de débauche, livré à une passion
a\ec excès. — Inhabité, e, adj. qui n'est point
habité, désert. — Furieux, se, adj. qui est en
furie, furihond, furieux, transporté de colère,
exalté. — Délaisser, v. a. abandonner, délaisser
une personne, une position, quitter, renoncer
à une .iclion judiciaire, se désister. — Quitter,
v. a. laisser en qnel([uc lieu, se séparer de, se
retirer de quelque lieu; lâcher, laisser aller, dé-
charger, tenir quitte.
Abannkg (bân) , abnégation , s. f. renoncement
h soi , aux biens terrestres, mépris de soi-même,
renonciation a ses privilèges. — Abandon, s. m.
action de celui qui abandonne , état de l'être aban-
donné, renonciation à soi même, oubli de soi. —
Abandonnement, s. m. abandon, délaissement
entier, être réduit .i l'abandonnement. — Défec-
tion, s. f. abandonnement d'un parti , action d'a-
bandonner un drapeau, un général. — Résigna-
tion, s. f. démission d'une iilace, d'mi bénéhce,
abandon en faveur de. — Délaissement, s. m.
manque de secours, abandonnement, état d'une
personne privée de tonte assistance.
Abandonnmaiv, délaissement, s. m. manque de
secours, état d'une personne privée de toute as-
sistance. — Désistement, s. m. action de se dé-
sister, acte qui le constate. — Démission , s. f.
acte par lequel on se démet d'une charge , d'une
dignité, d'un emploi , par lequel on abandonne
un bien , etc. — Renonciation, s. f. a te par lequel
on renonce à ses effets ; abdication , renoncement
volontaire à une dignité souveraine.
Abateg, abattoir, s. m. lieu, bâtiment où l'on
tue les bestiaux. — Echaudoire, s. f. tuerie des
bestiaux, partie d'une tuerie.
Abatoo, appentis, s. n\. petit bâtiment contre
un autre plus baul, petit toit contre un mur. —
Abattu, jeté par terre, mçttre à bas, renversé,
tombé, démoli , ruiné. — Abat-vent, s. m. sorte
de toit en saillie, qui garantit du vent, de la pluie.
— Triste, adj. affligé , abattu de chagrin , de dé-
plaisir ; mélaHcolique , soucieux, consterné,
abattu, anéanti, réduit au néant. — Consterné,
s. m. étonné, abattu de peine, de frayeur;
anéanti, réduit au néant.
Abatt, abattre, v. a. jeter par terre, mettre à
bas, renverser, faire tomber, démolir ruiner,
accabler, vaincre, causer rabattement. — Débi-
lité, V. a. affaiblir l'estomac , l'esprit, la vue; dé-
sarborer , ôter le pavillon , abattre le mât. — S'a-
battre , V. p. se laisser tomber, $« dit d'u» cheval
à qui les pieds manquent et qui tombe tout d'un
coup, d'un oiseau qui fond. — Abatt dengeie d'au
ko d'wnrokai , faire d'une pierre deux coups.
Abattmain, abattement, s. m. affaiblissement
de force ou de courage, accablement, langueur,
affaiblir , diminution des forces physiques. — Ac-
cablement, s. m. étatde celui qui est accablé par
le chagrin, les maladies; grande surcharge d'af-:
faires. — Découragement, s. m. perte de courage,
abattement du co'ur , de l'âme. — Faiblesse , s. f.
manque de force, de puissance. — Adynamie, s.f.
faiblesse causée par maladie , état d'atonie. -^
Prostration, s. f. perte de force, t. deméd.— ;•
Anéantissement, s. m. réduction au néant, des-
truction totale, renversement, abaissementd'une
fortune élevée. — Consternation, s f.étonnement
avec abattement île courage.
Abc, alphabet, s. m. ensemble , en apparence,
régulier de lettres d'une langue; livret, tableau
qui le contient ; tous les caractères de l'alphabet
ou le catalogue des lettres usitées dans une na-
tion pour la représentation des sons élémentaires
de la langue qu'elle parle. Quant à nous, nous te-
nons nos lettres des latins, les latins des grecs
qui les avaient reçues des phéniciens.
Abk, abbé, s. m. chef d'une abbaye ecclésias-
tique; celui qui porte l'habit ecclésiastique; pos-
sesseur d'un bénéfice, abbé séculier.
Abegett, cîmeux, euse, adj. arbre, plante,
fleurs ctmeuses, disposées en cînie, en f»ointe. —
Ecimable, adj. 2. g. arbre écimable , que l'on peut
écimer.
Abeïeujmain, petite oie, s. f. bas, gants, cha-
peau , rubans , plumes , etc., pour compléter l'ha-
i)illement.
Abecr , boire , s. m. ce qu'on boit , le breuvage,
les boissons, etc. ; ce qui est :» boire. — Abeur
du innlaiid , frustratoire, s. m. eau légèrement
sucrée ou aromatisée que l'on donne aux malades.
— Abcitr du poursni , cuite, adj. serai, résidu du
lait, du beurre, ou petit lait très-clair dépourvu
des parties caséeuses, qu'on donne aux cochons.
Abev. V. abaie , abbaye.
ABHAY,axede mouvement, s. m. t. de min., par-
tie d'une pompe â bras â laquelle est attaché le
levier.
Abi , habit , s. m. habillement , vêlement , ce qui
couvre , est fait pour couvrir le corps. — Volant,
s. m. habit sans doublure, qui vole au vent; pet
en l'air. — Abi d'bal , domino, s. m. le camail
noir que portent pendant l'hiver les prêtres qui
vont à l'oftice , s'appelle domino ; il a servi de mo-
dèle à l'habit de bal et de mascarade , dont on fait
usage aujourd'hui et qui a en conservé le nom, —
Abi d'chess, Gonelle. — Abi rf/ewm, robe, s. f.
vêtement long à manches, propre aux femmes.
— Abi d'domestik , livrée, s. f. habit de valets de
coupe et de couleur particulières. — Abi d'priess,
chasuble , s. f. ornement de prêtre par-dessus
l'aube, l'étole pour dire la messe. — Abi d'sodaur,
habit d'uniforme de soldat. — Abi faufilé, habit
bàii, s. m. t. detaill. , première façon, couture
à grands points, à points très-écartés.
Abieg , garde , s. f. t. de jeu , basses cartes , qui
garde les plus hautes. V. abaielutaaiR; — Affu-
blement, s. m. habillement, ce qui couvrt le
corps.— Habilleucot, s. m. habit, véteneat
qui couvre l« corps.
ABL
ABO
ÂBiESLÉ , acquérir , v. a. , acheter , se procurer
par ses soins un nombre de bêles de somme.
Abiesleg, accroît, s. m. angnienlalion d'un
troupeau.
AniKSTi, abèlir, v. a., ôter l'esprit, rendre bêle,
stupide, devenir. bêle.
Aoituze, liabilleuse, s. f. femme (|ui habille les
actrices.
AbIkul, navette, s. f. vase d'église en forme de
petit navire pour l'encens.
ABiHt, salir, V. a., rendre sale, lernir, s'abî-
mer . se perdre entièrement , ruiner sa santé, se
crotler , se salir de crotte. — Abîmer, v. a. pré-
cipiter dans l'abîme, faire périr, gâter, perdre
i $ans ressuurce, s'abîmer, se plonger dans. —
' Crotler, v. a. couvrir de crotte, salir avec la
crotle, en faire jaillir sur, se crotler, blesser
dangereusement. — Ruiner, v. a. abattre, dé-
molir, détruire, ravager , causer la perle; dété-
riorer, V. a. gâter, rendre pire. — Souillonner,
V. a. salir, chiiJ'onner en maniant.
Abimeg , souillure, s. f. tache, saleté, impu-
reté; ruine, destruction. — Salissure, s. f. or-
dure qui demeure sur une chose salie. — Crotte,
s. f. boues des rues, des chemins. — Eclabous-
sure, s. f. boue que l'on fait rejaillir sur (piel-
qu'uu ou sur quelque chose.
Abimm , tapage, s. m. désordre accompagne
d'un grand bruit , vacarme, grand bruit de gen.-.
qui se querellent, se battent.
.\ni.N , eh bien ! interjection. — A bbi mainti
si A'' vein d'Ion , a beau mentir qui vient de loin,
celui qui hâble, qui aime à débiter des men-
songes.
Abita.n, habitant, e, adj. «. qui fait sa de-
meure, <pii réside ; habiter, faire sa demeure,
son séjour.
Abitouwé, habituer, v. a. accoutumer .i; faire
prendre une habilo-le; habitué, celui qui fré-
quente habituellement.
Abitùd, habitude, s. f. disposition acquise par
des actes réitérés; ridicule, enracinée, invétérée;
fréquentation, coutume.
Abiv, habiller, v. a. vêtir, mettre, faire un ha-
bit , eou\Tir , revêtir. — Abiy kam onn fctf/mn ,
habiller comme un fagot, mal, sans goùl ni ordre.
— Abiij on (jvo, enharnacher, V. a. mellre les
harn.ais , habiller un cheval.
Ablaumé, détériorer, v. a. réc. dégrader, gâter;
rendre pire ; blâmer , désapprouver , reprendre,
réprimander, trouver immoral. — Déparer, v. a.
réc. ôter ce qui pare, rendre moins agréable,
a\ilir, rendre vil, abject, niéprisa'>!e. — Frois-
ser, v. a. réc. frotter fortement un« chose, chif-
fonner.
Ablauwi. éblouir, v. a. priver de la vue par
trop d'éclat; blesser l'o'il; surprendre l'esprit
par une apparence brillante.
AnLAuwiHMAiN , éblouissemeut . s. m. état de
r«"il ébloui , ditriculté de voir par trop d'éclat ou
par une cause intérieure. — Berlue, s. f. éblouis-
sement passager ; hieuetle dans les yeux, sullu-
sion , méprise , aveuglement , défaut de lumière
d'tme alfaire.
Abi.o, calle, s. f. petite pièce de bois qui en
soutient une autre; cale, petite planche, mor-
ceau de de bois pour mettre de niveau, d'aplomb.
I ,;tr- Etaie, s. î. t. de maçon, boiS;pou^ contenir,
étayer une maison , un plancher , etc. — Orgueil,
s. f. cale sous un levier, ou crémaillère, pince
(le ujcunier pour aiiler a lever la pierre. — iJilIol ,
s. m. coin cpi'on pose sur ou sous un levier lors-
qu'on veut remuer ou lever un fardeau avec la
j)incc.
Abloki'; , caller.
Abloukti:, boucler, v. a. mettre en boucle ou
des boucles dans leurs courroies , l'assujettir
avec ses dardillons, .serrer avec la boucle.
Aboik. V. hoir.
Aboiudé , aborder, t. a. accoster, approcher,
joindre, se parier. — Abordable, accessible, de
iiicile accès, accostable.
ABoinnKG, abordage, s. m. action d'aborder ;
heurt de vaisseau.
Adoisné, écliauder , v. a. laver, mouiller avec
de l'eau chaude un objet neuf, l'iudùber d'eau
chaude avant (jue de l'employer. — Caïubnger,
V. a. des futailles, les reuiplir d'eau pour les im-
biber avant leur emploi pour ôter le mauvais
gofil. — Allriler, t. a. une poêle, y faire foudre
du beurre avant de frire dedans. -— Aviner, v. a.
iminber de vin une cuve , un tonneau avant de
s'en servir; assainir. — Aposlumer, v. n. se for-
mer en apostème ; abcéder; disposer par des
émolienls un abcès, etc. , à la supuralion; coui-
pusser , v. n. faire venir à la supuralion.
Aboiêneg , remolient, s. m. cata|)iasme qui
adoucit les tumeurs et les dispose a la supuralion.
Adokkt, chiquet .*» chiquet, s. m. pen-à peu,
par petites parcelles.
Aboli, abolir, v. a. casser, annuler un acte, etc.,
eflacei, ôter entiennu^nt ; mettre hors d'usage,
au néant. — Abroger, v. a. détruire, casser, an-
nuler, mettre hors d'usage, abolir un privi-
lég(!, etc. — Révoquer, v. a. déclarer nul, révo-
quer un ordre, un pouvoir; résilier, v. a. causer,
anrtulerun acte. — Résiliement, cassation d'un
acte. — Infirmer , v. a. déclarer nul , invalider,
inlirmer un acte, un jugement. — Annuler, v. a.
rendre nul; casser, abolir un contrat, etc. —
Invalider, v. a. rendre, déclarer nul, invalide,
un contrat.
Abolihmain, abolissenicnt , s. m. anéantisse-
ment, extinction, action d'abolir une loi; abro-
gation, suppression, acte (jui casse, annule. —
Extinction, s. f. abolition, rémission — Désué-
tude , s. f. anéantis.sement des lois, etc. , par le
non usage.
AaoNMiNAiîB, abominable, adj. 2g. exécrable ,
horrible, deteslahle. — Abominablement, très-
mal , d'une manière abominable — Détestable,
adj. 2 g. qui doit être détesté; exécrable; très-
mauvais dans son genre. — DélestablemenI, adv.
d'une manière deteslable. — Horrible, adj. 2 g.
qui fait horreur; mort, speclacle, monstre,
homme, aciion, sup()licc horrible. — Horrible-
ment, adv. d'une manière horrible. — Dégoû-
tante, e , adj. qui donne du dégofd , de la répu-
gnance , <le l'aversion , du déplaisir.
Abomination , déleslation , s. f. témoignage
d'horreur, horreur d'une chose. — Abomination,
s. f. horreur, <létestation, exécration. — Profa-
nation, s. f. aciion de profaner, irrévérence com-
mise contre les choses saintes, abus , mauvais
emphti.
Abominé, profaner, v. a. traiter avec irrévé-
f8
ABO
ABR
rence les choses sacrées, en abuser, faii-e mau-
vais usage d'une chose, d'un talent. — Blarphé-
mer, v. a. proférer un blasphème; jurer, proterer
des jurements; tempêter, faire bien du l)ruit,
exprimer sa colère. — Dé'e.>ter,v. a. avoir en
horreur, en aversion, voaiir des injures sur
quelqu'un.
Abondan, luxuriant, e, adj. abondant à l'ex-
cès; trop fertile; qui pousse trop; sol luxuriant.
— Lascif, ive, adj. fort enclin à la luxure da l'a-
mour; qui y porte ; animal, geste, vers, image ,
pensée lascive. — Luxurieux, se, adj. impudi-
que, lascif; adonné ou qui porte Jt la luxure;
personne , regard , pensée , âme, peinture luxu-
rieuse.
Abondanze , lasciveté . s. f. forte Inclination à la
luxure, ce qui y porte; laxilé dans les a^œurs,
dans les discours. — Luxuriance , s. f. super-
fluité, excès ; surabondance luxueuse ; vîfjueur et
richesse d'accroissement; pousse excessive des
végétaux. — Exubérence, s. f. abondance inu-
tile, surabondance. — Plénitude, s. f. abon-
dance excessive d'humeurs, de sang, etc. —
Abondanze du toa;/, galactirrhée, s. f. écoule-
ment excessif du lait chez la fennne — Abon-
danze du son, pléthore, s. f. abondance , replé-
tion d'humeurs et de sang.
Aeondreu , casuel , s. m. revenu fortuit d'une
cure , d'un bénéfice, d'une terre, etc. , qui arrive
par hasard en sus de son gage , sa journée. —
Pourboire, s. m. petite libéralité en signe de sa-
tisfaction , petite récompense' au delà du pris
convenu. — Legs, s. m. droit sur les écritures ,
copie, etc., que s'arrogeaient les employés du
gouvernement des Pays-Bas, avant la révolution
de 1850, aboli par la Constitution.
Abosklé, afiubic, s. m. velu, couvert, enve
loppé de la tête avec un linge ou autre étoffe
Abonkleg, affublemenl , s. m. voile, habille-
ment, ce qui couvre, enveloppe la iète, le visage.
Aboniî, abonner, v. a. faire un abonnemiml ,
s'abonner, souscrire par abonnement. — Abonna-
taire, s. m. qui s'abonne, obtient une concession
temporaire d'un canal, coup d'<!au, etc. — Assu-
ré, e, adj. et s. qui a un contrat d'assurance
contre la vie, incenJie, feu du ciel, nsque de
mer, etc.
Aboneg, assurances, s, f. pi. compagnie d'assu-
rances dont le but est de rembourser nioyemian!
une prime annuelle, les pertes causées par l'in-
cendie, la grêle, etc. — Souscripteur, celui qui
souscrit, a souscrit. — Abonnement, s. m. mar-
ché à prix fixe pour un temps dont le produit est
casuel.
Abo^'nemain, souscription, s, f. signature au
bas de, engagement de fournir, recevoir, elc ,
convention, accord.
Abon-netsiain , à bonne enseigne, sciemment,
avec connaissance de cause, ou de ce qu'on fait.
Abor, accès, s. m. abord, facilité d'approcher,
lieu, personne de facile, de diificiie accès. —
Abord, s. m. accès, approche, attaque, action,
facilité d'aborder; la bonté, la modestie rendent
d'un abord facile.
Abottmé, boutonner, v. a. mettre, passer les
boutons, se boutonner, v. p. mettre ses boutons.
Abouchar, embouchure, s. f. ouverture d'un
canon, etc. , entrée d'un fleuve, d'un ruisseau
dans la mer, se rencontrer face à face avec quel-
qu'un.
Abouchy, aboucher, v. a. rapprocher des per-
sonnes pourconferer; s'aboucher avec quelqu'un,
se réunir pour conférer. .
Aeocgmain, entrevue, s. f. visite, rencostre,
se concerter pour se voir, parler d'affaire, avoi)-
une entrevue.
A-B0UKET, en panicule, s. f. épi en botte, en
bouquet , tige paniculée, en panicule.
Acouté , avancer, v. a. pousser, porteren avant,
donner, appoter un ou des objets; passer quel-
que chose. — Transporter, pousser vers soi un
objet en général.
Abodti, aboutir, v. a. toucher d'un houl à, ten-
dre à, crever, suppurer un abcès, boutonner,
s'épanouir.
AsonTMiAN, aboutissant, e, adj. qui aboutit,
terre, voie aboutissante, s. m. pi. les tenants et
les aboutissants des côtes , les cùies, le bout.
AcouzE, boursiiier, v. n. contribuer d'une pe-
tite somme pour une dépense.
Abovré, Abreuver, v. a. faire boire des bêles,
mener à l'abreuvoir, humecter profondément la
terre , les plantes, etc.
Abov.hec , abreuvoir, s. m. lieu où l'on abreuve
les chevaux, où le gibier vient se désaltérer,
creux intérieur, ouverture, etc.
Abretgeu, abréviateui, s. m. auteur qui abrège
l'ouvrage d'autrui , rédacteur, qui fait des abré-
viations, retranche.
Adregi, abréger, v. a. accourcir; rendre court,
plus court, plus succin. t , resserrer ce qui est
étendu, diiius. ; — Resserrer, v. a. serrer davan-
vanîage ce qui s'est lâche , abréger un discours.
— Restreindre, v. a. resserrer, dfmiuuer, ré-
duire, limitera. — Raccourcir, v. a. accourcir,
rendre plus court, abréger un chemin, un dis-
cours, dimi'iuer. — Compendieux, se, adj.
abrégé, resserre, qui contient beaucoup de
chose en peu d'espace. — Abrégé , s. m. rac-
courci, abréviation, précis d'un écrit, d'un livre;
écrit très-court , sommaire; manière d'écrire, de
parier en peu de mots.
Abreseg , embrassade s. f. familiarité, action
de deux personnes qui s'embrassent. — Enibras-
sement,s. m. action d'embrasser, des'endiras-
ser. — Embrassant, e, ailj. emplexicanle. t. de
botanique, feuille qui , par sa base, embrasse le
to ir de la tige; étreinte, serrement. — Accolade,
s. f. embrassement; accoler quelqu'un, l'entou-
rei' de ses bras , passer autour du col , du corps
pour l'embrasser.
Aeresi , embrasser, v. a. serrer, élreindre
dans ses bras, environner, ceindre, renfermer,
contenir , prendre soin , s'occuper de. — Entre-
pr^-ndre, se charger, embrasser une affaire, s'en
charger ; prendre a bras , avec les bras. — Etrein-
dre, V. a. serrerforteraent dans ses bras ou avec
les bras. — Accoler, v. a. quelqu'un , l'entourer
de ses bras; embrasser, lier ensemblr, unir par
un trait, joindre par une accolade.
Abri , retraite , s. f. lieu où l'on se retire, se
réiagie. — Abrié, e, mis à l'abri, sons un toit,
un appentis, etc. — Refuge, s. m. asile, retraite,
protection; lieu de sftrcté, refuge assuré. —
Abri , lieu où l'on se met à couvert.
Abrivé, aborder, v. a. au figuré, accoster.
ABU
ADA
9
approcher quelqu'uii trop fiiniiliùremenl.
Arkogi . ;il)ioi;tn', v. ;i. iletriiiio, casser, an-
nuler, iiiotire hors d'usiigt' , abolir iiuc loi , un
privilège.
ABHOiii:, percer, v. a. faire uih- ouverUire
d'outre en outre, avec la vriil;' dans la douve
d'un tonneau.
ABnoKCf. , all'orage , s. ui. I. de IV-oialilt' , droit
sur la vente du vin. — Percement , o. m. aciion
de percer un tonneau; mise en perce, dont le
tonneau est percé pour le tirer.
AniiOK!, percer, v. a. nieltre eu perce un ton-
neau; londreavec inipéluosité, fuieur, se pri'ci-
pi'er avec rage sur. — Foucer, v. a. fondre sur
l'ennemi.
Abroze, Ambroise, s. m. saint évèque de Mi-
lan où il mourut en 397 ; il y en a trois , fêlés le
20 mars , le 1(3 août , le V décembre.
Abruti, abruiir, v. a. rendre stnpide, brute ,
hébéler; la débauche, rignorance , l'ivrognerie
abrutissent.
ABsfxD, absinthe, s. f. plante vivace, amere ,
d'une odeur forte , cordiale, stomachique, anti-
septique, fébrifuge, (Miuncnagogue.
Absain , absent , e , adj. éloigiu- de sa demeure,
de sa place , non présent ; en vojaj^e.
ABSAI^ZE, absence, s. f. eloigncment de la ré-
sidence , défaut de présence, absence d'une per-
sonne d'un lieu.
Abset, antvrisme, s. m. tumeur sanguin:-,
contre nature, se divine en \rais et en faux ; en
externe et en interne. — An; hilopie, s. f. abcès
près de l'œil. — Egilops, s. m. ulcère au grand
angle de I'omI. anchilops, lumein. — Alherome,
s. m. abcès; enkiste en apostènie, loune pleiiR-
d'une sorte de bouillie, alheromateux , de la na-
ture. — Vomiq le , s. m. abcès du l'oumon q'ji
fait cracher le sang, le pus. — Malis, s. f. al)C(;s
rempli de vers; ciavelée. — Mclicéris, s. m tu-
meur enkistée, |)leine d'humeir jaune. — Méli-
ceridc, s. f. aposléme. — Paraulis , paronrnlée,
s. f. intlammation ou abcès des gencives , paridie.
— Abset cl bouze , E.ipyoCele, s. f. abcès du scro-
tum , des testicules. — Aliset cl licss, hypocràne,
s. m. abcès à la tête , sous le crâne.
Absolou , absolu, e, adj. libre de tout lien, de
toute sujétion, souverain, indépendant, impé-
rieu.\; Ijomme, pouvoir, lou ab.solu.
Absolimain, absolument, adv. sans restriction,
sans bornes; sans partage, entièrenuîni.
Absollsio , absoiidion, s. f. déclaration de
l'innocence d'un accusé, jugement, acte qui l'o-
père, remission dun péché, sentence ecclésias-
tique qui relevé de l'excommunication. — Par-
don, s. m. rémi-sion d'uuc faute, d'une offense.
— P.émission , s. f. pardon , grâce , indulgence,
obtenir la rénus^ioud'u e faute , d'un péchc
Absur, absurde, adj. -2 g. contraiie au sens
commun, à la raison; honune qui dit des al)sur-
dites, impertinent; dont il lesulle des consé-
quences évidemment fausses, des cuntradiclions.
Abu, abus, s. m. usage immodéré, excessif,
pernicieux, mauvaise aciion, usage contraire a
l'ordre, à la justice, erreur, tromperie, désordre
injuste.
Abl'zé, abuser, v. a. tromper quelqu'un par
des fausses promesses; nos ctiiinères nous abu-
.«sent ; séduire , suborner une li!!e, cnj.ouii ^ans
l'épouser, s'abuser, se tromper, faire mauvais
usage de, \iser mal, s'épuiser |)ar la di'bauche.
— Circonvenir, v. a tromper artilicieusement
par des eircidts, des détours, etc. — Corrompre,
V. a. gâter, altérer, changer en mal; faire passer
du bon a un mauvais étal. — Séduire, v a. trom-
per, faire tond)er en erreur |)ar ses insinua-
tions, .ses exemijles, les mieurs, les opiiuons,
faiic toud)er en faute; séduire une femme, des
témoins , etc. ; persuader, plaire, toucher, etc.
— Suborner, v. a é. séduire; porter a agir contre
le devoir, à une mauvaise aciion.
.VcMoi'MAiN . aciioppcmcnt , s. m. écueil, obs-
tacle; pierre iraclioppemcnt , occasion de faillir,
de tomber dans l'erreur; occasion de chute , etc.
AcH.vua.NÉ , acharner, v. a. ne exciter, irriter,
animer au combat , n-riler conlrtî (.un être), s'a-
charner, s'attacher à nuire, à détruire, etc.
AcHAUKNUMAiN, acharnement, s. m. action, fu-
reur, opiniâtreté dans le cond)at, dans une af-
faire, une dispute, grande animosité.
A CHAïui nu PAIE, faire venir chair de poule,
donner le frisson ou tremblement , a peau cris-
pée, émotion causée par la peur, la passion.
.ACHEVÉ, ragréer, v. a. rajuster, réparer; sup-
()léer il Ce (jui manque à , rendre plus uni ; mettre
la deiniere main aux parements d'un mur, en
ôter les balèvres, passer le rabot ou le racloir
sur un ouvrage de menuiserie, la lime donne le
brunissoir sur un ouvrage de serrurerie. —
Achever, v. a. limr, lenuiner une chose com
mencée; |)erfectionner; p(nter le coup mortel;
ruiner, enivrer complètement, compléter la ruine.
.AcHiTOTK, alinter, v. a. paier , orner avec trop
d'aU'ectatiou. — S'atinler, v. pers. se parer. —
Attifer, v. a. orner, parer avec trop de soin, se
dit de la tète de témme. — S'attifer, v. pers.
ironique.
AiiAi,aiid, adv. comment 1 certainement, as-
surément, donc otn dà, pourquoi pas, voloniiers,
avec piaisir; ainsi donc vous en étiez i)révenu,
et vous ne m'en mettiez pas au couiant.
Adadaie, à dada, s. m. enfantin, terme qui si-
gnifie cheval, à califourchon, se dit aussi ù l'ac-
tion du coit.
.\ DAiN, àdenisde rat , s. m. ornement sur la
lisière d'un ruban — .1 daiii dmaisu , à redents,
s. m. j)!. ressauts qu'on prati(pie de distance en
distance â la retraite d'un mur ipie I'du construit
sur uii terrain en pente |)0ur le mettre de niveau.
Ai)AN, Adam, s. m. le vieil Adam, rhomme en
état de péché ; le nouvel Adam , l'homme en état
de grâce.
Adaiké, fondre, tomber à l'improviste sur.
s'élancer après, avancer vivement sur (pielqu'un
avec inlenîion hostile.
AiiAwi , amadouer, v. a. llatter, carresser pour
attirer à soi, amadouer (|uelqu'un jiar des pro-
messes fallacieuses; dire des douceurs à (jucl-
(|u"un pour gagner son affection ; afrioler , attirer
on llatlant le goût. — Allécher, v. a. attirer par
le plaisir, la douceur , la séduction, la louange
par h.'urs attraits.
AwAvviAN, amadouanl,s. m. aciion d'amadouer,
ses effets; alléchemeiit , moyen pour allécher,
attrait, amorce.
Adavvieu, amadouenr, s. m. flntten-, adula-
ieui , c.tjo!eur, qui bcduit, (ronqivu;.
10
ÂDM
ADO
ÂDEGNi , adorer, v. a. rendre un culte , se pros
tcrner devant avec respect , aimer passionnément
une femme, des enfants. — Bonneter, v. a. sa-
luer bassement ; rendre des respects assidus et
intéressés, faire servillement sa cour à quel-
qu'un , ramper, complaire plus qu'il ne convient,
favoriser.
Adgektif, épitlièle, s. f. terme adjectif, nom
qui qualifie le substantif, qui désigne une qua-
lité. — Adjectif, s. m. mot qui indique le mode,
la qualilé , le caractère , et se joint au substantif.
Adgjouté , ajouter, v. a. mettre quelque chose
à; joindre une chose à une autre; emplitier,
faire une addition, ajouter foi, croire.
Adgjouteg, augmentation , s. f. accroissement
par addition d'un© chose à une autre de même
nature.
Adgjoutt, ajout âge, s. m. t. de fondeur, chose
ajoutée, adjoncdon. — Amplification, s. f. dis-
cours par lequel on étend nu sujet; discours sur
un sujet donné, mauvais discours vide de sens.
— Augmentation, s. f. accroissement par addi-
tion d'une chose , exagération , discours , expres-
sion qui exagère, mettre de l'exagération. —
Ragogne, s. f. changement dans le matériel primi-
tif d'un mot par une addition.
Adgjudan, adjudant, s. m. militaire. qui aide,
odicier qui aide un oflicier supérieur, adjudant-
major, adjudanl-sous-olFicier, otlicier et sous-of-
licier spécialement chargé des détails du servici
dans un bataillon ou un escadron, adjudant de
place.
Adgjugi, adjuger, v. a. adjuger un meuble : dé-
clarer en justice qu'une chose appartient de droit
à l'un des plaideurs, vendre en adjudication.
Adierseg, réussites, f. bon .succès, bonne
issue dans une entreprise, un ouvrage, etc.,
avoir de la réussite dans ses opérations. — Dé-
nouement heureux, s. m. qui dénoue une intri-
gue, termine une entreprise, une affaire en sa
faveur. — Succès, s. ra. réussite; heureuse issue
d'une affaire , d'une entreprise , etc. , succès
inespéré.
Adieksi, réussir, v. n. (a , dans), avoir un suc-
cès heureux, réussir un tableau, une composi-
tion, etc. , toucher droit au but.
Adiess, adresse s. f. dextérité du corps ou de
l'esprit, ruse, finesse, tournures fines.
Adiet, adieu, interj. salut en se quittant, en
prenant congé ; c'est fait , c'en est fait de ; dire
adieu, faire un éternel adieu. — Approbalérion,
s. m. allocution d'adieu qu'on adressait à sa fa-
mille en quittant sa patrie.
Adlaïd, Adélaïde, s. f. sainte fille de Mengen-
gendose, comte de Gueldre ; morte an monastère
de Notre-Dame, h Cologne, en 1013, 20 février.
Adlé, près, prép. qui marque proximité de
temps, de lieu, de situation, de comparaison,
auprès en comparaison. — Proche, prép. près,
auprès, proche, tout contre. — Prochain, e, adj.
qui est proche. — Contigu, e, adj. touchant im-
médiatement.
A DMÉ , à demi , adv. à moitié , imparfaitement,
superficiellement; ouvrage fait à demi, mal fait.
— A moitié, adv. à demi, en partie, médiocre-
ment, avec médiocrité. — Passablement, adv.
d'une manière supportable , de telle sorte qu'on
puisse s'en contenter , passablememeql bien. —
Moitié figue , s. f. moitié raisin ; pour moitié de
gré, moitié de force, moitié bien, moitié mal.
Admetou, admis, t. passif, reçu pour bon,
pour valable.
Admett, agréger, v. a. associer quelqu'un à
un corps ; recevoir , admettre dans ce corps ,
faire une agrégation , un agrégé. — Admettre ,
V. a. laisser entrer; recevoir à la participation
d'un avantage ; reconnaître pour vrai , pour va-
lable une excuse , une preuve.
Admiraub, adj. 2g. qui se fait admirer, beau ,
bon, excellenl. — Admirable, s. m. le merveil
leux des choses. — Surprenant, e, adj. objet
qui vous surprend d'admiration par son merveil-
leux , qui est rare.
Admirausion, admiration, s. f. sentiment de
celui qui admire , être saisi d'admiration , sur-
prise subite de l'âme qui la porte à l'attention
pour les objels rares, extraordinaires, surprise
leine de respect, mêlée d'étonnement, action
d'admirer.
AnittiNisTRAusiON , administration, s. f. direc-
tion des affaires, gouvernement , conduite ; exer-
cice, branche du service de l'étal.
Administré, administrer, v. a. gouverner, ré-
gir les affaires, les finances, gérer, conduire
le bien de quelqu'un, conférer les «acremenlS
iiux infirmes.
Admiré, considérer, v. a. regarder , examiner
altenlivenient (un êire);voir sous teloutttt motif,
sous tel ou tel rapport , faire cas d'un ouvrage. —
Conlenq)ler, v. a. considérer attentivement avec
les yeux ou de l'esprit ; admirer, considérer avec
eioiinement ce qui paraît merveilleux, surprise
et joie. — Méditer , occuper son esi>rit de l'exa-
ment d'une pensée, de l'exécution d'un de.ssein,
des movens de succès à examiner, s'extasier.
Admireg, adiniromanie, s. f. manie de tout ad-
mirer, contempler, manie de l'admiration, de
l'admiromanie.
Admireu , admiromane , adj. 2 g. qui a la manie
de l'admirai ion ; contemplateur, qui contemple ,
surtout par la pensée.
Adon , en ce temps-là , en ce cas-là , où éliez-
vous alors? — Alors, adv. en ce cas-là. — Jadis,
adv. autrefois, au temps passé, au temps jadis.
— Anciennement, adv. autrefois; dans les siècles
passés. — Autrefois, adv. anciennement ou
temps passé — Naguère, res, adv. depuis peu,
il n'y a pas longtemps.
Adôopté, adopter, v. a. prendre avecles for-
malités prescrites; prendre pour sien ; considé-
rer comme sien, accepter, san<;tionner. etc.
Adôrausion , adoration , s. f. action d'adorer;
estime , amour extrême ; cérémonie religieuse ;
culte |)«blic.
Adoré, adorer, v. a. rendre un culte; .se pros-
terner devant avecrespect; aimer passionnément,
adorer une femme, etc. — Honorer, v. a. ren-
dre honneur et respect à; avoir beaucoup d'es-
time pour quelqu'un, pour un être; faire hon-
neur à. — Vénérer, v. a. porter honneur à; ré-
vérer; avoir de la vénération pour; honorer,
respecter profondément. — Adi'ré Ivai dor , ado-
rer le veau d'or, s. m. s'abaisser devant un
homme très-riche, sans mérite , adorer les dis-
pensateurs des richesses.
iVpoRi, durcir, v. a. rendre, faire devenir dur.
ADR
ADU
11
— Durcir, v. n. devenir dur; se durcir. — Dur-
cissement , s. m. état de ce qui est durci , ou de
ce qui se durcit. — Durillonner, v. ii. devenir
dur, ferme; se durillonner. — Se landir, v. pers.
se durcir comme la glace , se dit du sucre. — Kn-
durcir, v. a. rendre dur, fort, robuste, impi-
toyal>le, insensible, vigoureux, conscience cau-
térisée , endurcie , corrompue ; s'endurcir.
Aboolk, captiver, capter, caresser, cajoler,
flatter, flagorner, déliealer, mignoler qiiehiu'un
pour l'attirer a soi. — Aduler, v. a. Ilatler basse-
ment; aduler la puissance, la beauté, les jolies
femmes, etc. — Amadouer, v. a. Ilatter , cares-
ser pour attirera soi ; dire des douceurs a quel-
qu'un pour gagner .son afl'ection ; amadouer par
des belles paroles. — AflViander , v. a. attirer par
quelque cho.se d'agréable an goftt ; attirer par
l'agréable ou l'utile. — -allécher, attirer par le
plaisir, la douceur, la séduction, la louange par
leurs attraits.
Adooleu, flatteur, se, adj. s. m. qui flatte,
amadoue. — .Vdulateur, trice, s. m. (juiadule,
qui flatte bassement par intérêt. — Amadoueur,
s. in. flatteur, adulateur, impudent, dangereux.
— Flagorneur , se, adj. qui flagorne, débite des
flagorneries, des flatteries basses et fréquentes,
accompagnées de faux rapports.
Adoomon, Gomzé-Andoumont, arrondissement
de Liège, canton de Louvegnez, province de
Liège, a "2 lieues de cette ville, 3 de Verviers.
Adocsi , adoucir, v. a. rendre plus doux , moins
rude, plus délicat , plus suave. — Mollifier, v. a.
rendre mou et fluide.— Kdulcorer, v. a. adoucir
avec sucre, sirop, miel une boisson , un brevuage.
— Tempérer, v. a. modérer, diminuer l'excès
d'une qualité; tempérer l'ardeur, l'àcieté, la
sévérité, etc. — Polir, v. a. rendre uni a force de
frotter, cultiver, adoucir. — Lénifier, t, de n)é-
decine, adoucir. — Mitiger, v. a. adoucir, rendre
plus aise à supporter, fomenter, fortifier une
partie malade. — Deflegmer, v. a. ôter la partie
aqueuse, flegmatique d'un corps.
Adousihak , Kemede adoucissant, e, s. m. qui
adoucit ; sirop pectoral bon pour la poitrine ,
adoucissant, mucilagineux, médicaments pro-
pres à diminuer, a mitiger l'irritation des organes,
à corriger l'àcreté des humeurs. — Emollieiit, e,
adj. qui amollit, adoucit. — Calmant, s. m. re-
mède qui calme les doideurs ; euphémique qui
adoucit. — Anodin, e. adj. remède, purgation qui
opère doucement , adoucissant, lénifier, adoucir.
— Correctif, s. m remède qui a la vertu de corri-
ger , tempérer, s'adoucir. — Sédatif, ve , qui
calme les douleurs.
ADODsniEG, adoucissement, s. m. correctif,
action d'adoucir, son elTet, ce qui adoucit, sou-
lage les douleurs. — Soulagement, s. m. dimi-
nution de mal, de fardeau, de peine, de dou-
leur en général; pallier, guérir en apparence. —
Euphëndsme, s. m. trope qui sert à adoucir les
expressions par d'autres plus douces, plus agréa-
bles, plus honnêtes; à voiler des idées désagréa-
bles, obscènes, tristes, rebutantes; correctif,
adoucissement au discours.
Adraïeté, accourir, v. a. courir, venir à la
hâte ; venir promptement vers.
AoRAH, SMETT ADRA» , sc mettre en besogne, à
l'ouvTage , action , effet du travail , se mettre en
train, en mouvement, s'ajuster convenablement,
à propos ; adapter, ajuster.
Adkkss, dextérité, s. f. adresse des mains;
grande, étonnante, merveilleuse dextérité; per-
sonne qui agit deslrement, avec dextérité. —
Adresse, s. f. indication écrite sur une lettre ou
un paquet , etc. , et dextérité du corps ou de l'es-
prit, ruses, finesses, tournure fine. — Artifice,
s. f. adresse, finesse, souplesse; manière adroite
(le faire; finesse, su!>tilité, sorte de prudence. —
Désignation, s. f. dénotation par des signes pré-
cis et caractéristiques, par des expressions, des
marques qui le font connaître. — Habileté , s. f.
capacité, intelligence; science ; adresse , qualité
de ce qui est habile. — SuscripUon , s. f. adresse
qu'on met à une lettre ; souplesse, flexibilité du
corps, d'esprit; facilité à se mouvoir; ruse, ar-
tifice. — Couvert , s. m. enveloppe , adresse d'un
paquet.
Aduessi, adresser, v. a. envoyer directement à,
une personne , en un lieu ; lui parler directement ;
le tourner vers. — Dédier , v. n. faire hommage
tonclierdroit au but où l'on vise , s'adresser; par-
ler à; attaquer de parole, aller trouver quel-
(fu'un, avoir recours a lui. — Envoyer, v. a. dé-
pêciier ù ou vers, donner ordre d'aller; faire
|)0rter, faire l'envoi , un envoi.
Adrett, pannrge, s. ni. qui fait tout, qui est
propre a tout ; homme adroit, actif, industrieux,
iecond en exi'édients — Subtil , e, adj. qui a de
la subtilité, de la dextérité, fin, rusé, indus-
trieux, ingénieux. — Adioil, e, adj. (pii a de
l'adresse, de la dextérité, de corps on desprit,
habile, entendu, fin, rusé. — Habile, adj. 2g.
adroit , habile en une chose, à la faire, habile
(Jans un art, un métier, qui réussit par son ha-
bileté. — Ingénieux , se, adj. (fui annonce ou qui
a du génie; plein d'esprit d'inventi n, d'adresse;
expéditif en affaire. — Industrieux, se, adj. qui
a de l'industrie , de l'adresse , ouvrage fait avec
industrie. — Entendu, e, adj. intelligent, ou-
vrier habile, qui travaille avec ordre, avec art,
avec goût et dextérité. — Adrett de dvu main,
anibidexlre, adj. 2 g. qui se sert également de ses
deux mains, qui a de l'anibidextérilé.
Adretïmais, adroitement, adv. avec adresse,
finesse.
Adkeu, autrement, adv. d'une autre manière ou
façon, sinon, sans quoi, abaissez! autrement, je
vous, etc. , etc. — Bienfaisant, e, adj. qui aime
à faire, qui fait du bien aux autres, qui soulage;
comme il faut, convenalile, etc. — Honnête,
adj. 2 g. vertueux , conforme , à l'honneur , à la
vertu , a la probité , à la raison , à la bienfaisance.
— Sage , adj. 2 g. très-prudent, circonspect , ju-
dicieux, être sage, modéré, retenu, maître de
ses passions, réglé dans ses mœurs.
A dkeu ou a ToiR , il tort et à travers , adv. sans
discernement, sans considération.
Adreuti , dresser, v. a. façonner un objet, le
rendre drot, lui donner la forme convenable,
rendre droit ce qui l'a été ou doit l'êlre.
Adrimon. Andi'imont, s. m. commune du canton
de Limbourg , arrondissement de Verviers, à
une demi-lieue de cette ville et une lieue de
Limbourg.
Aduré (N') négliger, v. a. n'avoir pas le soie
nécessaire de ses ioléréls, etc. , laisser échapper
12
ADV
AFA
l'occasion , n'avoir pas soin de soi , daigner , con-
descendre, coupable condescendance envers soi.
Aduzau, touche , s. f. action , manière de tou-
cher. — Attouchement, s. m. action de toucher.
— Froissure, s. f. im|)ression à la partie iVoissée.
Aduzé , toucher , v. a. mettre la main , le doigt,
le pied , etc. , à ou sur quelque chose , opérer le
contact , atteindre h quelque chose. — Tater , v.
a. toucher, manier doucement une chose avec le
doigt pour juger de sa consistance, de son état.
— Palper, v. a. manier, toucher, flatter avec les
doigts, la main, sur, etc. — Frôler, v. a. tou-
cher légèrement en passant ; émouvoir quelqu'un,
l'agiter, l'exciter, lui causer une émotion. —
Effleurer, V. a. n'enlever que la superficie fig. ,
loucher légèrement. — Agiter, v. a. ébranler,
émouvoir, troubler, causer de l'agiiation.
Aduzeg, frôlement, s. m. action de frôler, de
toucher, de palper, d'agiter, de tater et adou
ber; tact, taction. — Attouchement, s. m. ac-
tion de toucher, frôlement empreinte, impres-
sion que laisse l'action du toucher.
Adu/eu, toucheur, s. m. opérer le tact; sens
par lef[uel on connaît les qualités palpables des
corps.
ADVF.nsAiR, collitigants, adj. m. pi. qui plai-
deni l'un contre l'autre.
Advertanze, admonition, s. f. avertissement,
s. m. avis pour faire mettre sur ses gardes, con-
seil. — Prévenance, s. f. manière obligeante de
prévenir, action de prévenir quelqu'un ; adver-
tance. — Pressentiment, s. m. sentiment secret
de ce qui doit arriver, avoir un, des pressenti-
ments de.
Adverti , avertir, v. a. informer de; donner
avis, instruire. — Averti, s. m. qui est averti,
qui se tient sur ses gardes, av:s proverbial. —
Informer, v. a. avertir, instruire, informer quel-
qu'un d'une chose. — Instruire , t. a. informer,
donner connaissance , instruire de.
AnviGiLAN , vigilant , e , adj. soigneux , attentif,
appliqué, qui veille avec soin a ce qu'il doit
faire. — Prévoyant , e , adj. qui prévoit , a de la
prévoyance ; qui juge bien de l'avenir et prend
bien ses mesures en conséquence. — Actif, ive,
adj. qui agit avec force, promplilude , laborieux,
agissant, diligent; administrait ur vigilant. —
— Directeur, irice , adj. qui conduit , règle, di-
rige , qui préside, administre avec vigilance,
discernement.
Advigilé, conduire, v. a. mener, guider, faire
aller (des choses) diriger , avoir la liireclion de,
gouverner , régir, commander. — iVdminislrer,
v. a. gouverner, régir les alfaires , etc. , inspec-
ter , examiner , conduire des travaux. — Surveil-
ler , V. a. avoir l'a'il sur, surveiller des travaux,
des ouvriers, etc.
Advigiled, administrateur, trice, s. m. celui
qui administre , régit des biens, etc. — Direc-
recteur, trice, s. m. qui conduit, dirige, admi-
nistre. — Surveillant, e, adj. qui surveille, qui
prend garde, attentif.
Advina , énigme , s. f. définition, exposition en
termes métaphoriques fig. , choses , discours
obscurs , ce que l'on ne peut expliquer , com-
prendre , interprêter; tableau allégorique, énig-
matique. — Charade, s. f. sorte d'énigme dans
laquelle chaque partie du mot à deviner forme
un mot. — Logogripbe , s. m. sorte d'énigme
dans laquelle on sépare et transpose les diffé-
rentes lettres d'un mot pour en former menlale-
ment d'autres mots dont on expose le sens et que
l'on donne à deviner , ainsi que l'ensemble. Les
logogriphes sont plus modernes que les énigmes,
cependant leur origine est très-ancienne.
Advinan (a l) , à l'avenant, adv. fani. à propor-
tion.
Adviné , deviner , v. a. prédire l'avenir , con-
jecturer, juger par conjecture, deviner le mot
d'une énigme , le sens d'une chose obscure , la
pensée de quelqu'un , la cause , l'auteur, le pro-
jet, etc. , juger sur les apparences. — Forger,
V. a. conlrouver, inventer, supposer, forger
un mensonge, une histoire, etc. — Inventer,
V. a. controuver, supposer, inventer un fait , une
calomnie, etc. — Prédire, v. a prophétiser, an-
noncer par inspiration , divination ou conjecture,
prédire à quehiu'un un événement. — Préjuger,
V. a. prévoir par conjecture, préjuger que. —
Prophétiser, v. a. prévoir et prédire l'avenir par
inspiration , deviner.
Advineu , charadiste , s. ni. celui qui fait ou
qui devine des charades; inventeur , qui forge ,
invente une calomnie. — Devin, eresse, s. m.
qui devine, qui prédit l'avenir, ou découvre les
choses cachées. — Devineur, s. m. devin, plai-
sant devinenr. — Forgeur, s. m. qui invente,
conirouve une fausseté. — Prophète, étesse,
s. m. qui prédil l'avenir par inspiration divine.
Advineg de songe , brizoïnanie ou onirocritique,
s. f. divination par les songes.
Advitam éternam, i:» tout jamais, adv. pour tou-
jours, sans fin éternellement.
Aeuré , prendre chaque repas à heure fixe.
Af? avez- vous?
Afai, au fur et à mesure, à fur et à mesure
qu'une chose est faite.
A pair, aliaire. s. f. tout ce qui est le sujet
d'une occupation ; chose à laire , à achever ;
empècheinent , embarras, quelle affaire; procès,
objet de discussion; querelle, démêlé, duel,
combat , ce qui regarde les intérêts publics ou
parlicnliers, loul ce qui a un intérêt majeur;
traite, vente, cnnveniion, achat, objet de tra-
vail, dessein, de peine, des démarches pour
réussir , etc. , etc. — Afair des fenim , Règles ,
s. f. pi purgations menstruelles. — Afair finaie,
ruezzo termine, s. m. parti moyen, expédient
pour terminer, concilier.
Afaiti, hidiiluer, v. a. accoutumer à, faire
prendre une habitude. — Habitue , e, adj ac-
coutumé a. — S'habituer, v. pers. s'accoutumer
a. — Styler , v. a. former , dresser, habituer. —
Stylé, e, expérimenté, versé, dressé; atfaiter,
façonner à la tannerie. — Accoutumer , v. a.
donner, faire prendre une habitude, une cou-
tume, ha'nituer à. — S'accoulumer, v. pers.
prendre l'habitude, se faire à, se familiariser
avec, ne plus sentir l'efl'et de, s'habituer l'un à
l'autre, hahiluer a quelque chose.
Afahaiemain, manger, désirer, croire avide-
ment , manger avec avidité.
AfAMÉ, aïiamer, v. a. causer la faim; ôter les
vivres, la nourriture. — Affamé, e, adj. pressé
delà faim. Ires-avide; habit aûamé, trop étroit,
où l'étolfe est trop épargnée; habit étriqué , sans
AFI
15
ampleur. — Avide, adj. 2 g. (|iii ;> un il sir immo-
tli'i'é d'atijuciils, dt' Itoi^stiiis ; li-iT.-iDitMrsc, co-
Itii qui a litiijoMrsIcs doiHs Uingiies, .iliium'OS. —
r:iiiu'li(|ii(', adj. 2 j;. pivs^-r pai' la i.iiin ; niiiit'
f'aiiiéli'liH'. — .\louvi , t-, adj. iiisatiali!<>, aU'aiiif:
— Glonloii , ne, adj. s. (ini niaiigc a .ce avidité
cl excès, lioinnie, animal glonloii. (lerscnine
f^loiiloniie. — .\dé|)liage, s. m. alfanK', voraco;
qui ent^loulit , (|ni avale en glouton.
Ak..\uu, allalile, adj. 2 i;. (|ui leçoil luukin'iin ,
rcioîile avec ddticcur et honlé, doux, jiiévenanl.
qui a (le jairal)ili(e. Iionnue, caradcic allahle.
couiplaisanî , lumncMe, civil. p(jli , gracieiiv ,
plehé, f , populaire. — i'opnlaeier, s. m. parli-
san de la populace, qui l'adule, qui .çeii t'ai)
aimer.
Ar.'MiiMAiN , atraiiiemenl , adv. avec afjattiliié. —
i (iliuient , adv. parler pidimenl , dune manière
polie. — <;ivilemenl. .'idv. avec civilité, p(dilesse,
i:uuu."'leuicni , Irailei-, recevoir, parlei- , ('crire
civjlemeni .
Aff, allaire. s. t. Inu* ce qui esi le snjei d'une
occupation; chose î^i faire, à achever, empèclie-
Hieiit , end>arras , loni ce qui a un intérêt niaji ur,
traité , vente , eonventioTi , achat, ce qui (>st le
lait de (piel((uini, etc., etc. — Alin de on alin (jne,
c(Mij. (pu dt'uole le ItuI . alin d(> pouvoir , alin que
I (Ui puisse.
AFEBLr, atlaihlir , V. a. «lehililer, diminue)' ,
amoindrir, ôterla lorce . la vivacité, atiaihiirle
coVps, là vue, lesprit , un i)arti , une arnK'e,
un coloris , etc., deveinr faible. — SaHaiblir . v.
pers. diminuer de force, de vivacité.
\fi;ktaiisiox . allée! a lion , s. f. attachenn-nl à
dire ou à taire (pii'hjne chose d'une manière sin
yuliere , nianiere allecli-e, vicieuse, peu uahi-
icH'e , trop <''lndi(''e dans le parler , les actions ,
prétention à ime cpialité , à une verin , etc. , sin-
1,'nlarilé élutlée dans les discours . etc. — Sensi-
liilité, s. f. sentimenldelendres.se et d'amour,
amour propre qui se cmnpare, «'motion de sens ,
de l'imagination — Sensiblerie, s. f. aiîectation ,
exagération de sensibilité. — Senlinientalisnie ,
s. m. aifeclalion du genre s<'nliniental , donner
dans le sentimentalisme.
AFERn: , allècler, maripuT de la predileclion
|ionruiie chose , un<' personne , etc. — Allèctc, e,
adj. (jiii a de l'aliéléiie , de lallection trop re-
cherchée , mine , discours , manière , personne
aUéctée d'une incottmmdilé naturelle. — Affet'e, c,
adj. qui a de l'alleterie, allicher, montrer pnbli-
bli(picnieut son alftntation , se [uquer, se blesser
il lin ])iquant. — S'atficher, v. pers. se donner,
se 'faire passer pour savant , pour bel esprit , etc.,
braver les convenances.
Afekteg, afétérie, s. f. m.inière affectée en
parlant , en agissant , pour [)laire ; excès d'art
par envie de plaire. — Mignardise, s. f. délica-
tesse ,_ aiîectation de gentillesse , de délicatesse ,
pelite'coqnellerie de la vanité.
Afermi , aHèrmir , mi , e , v. a. rendre ferme ,
assuré, stal)le, iinduanlable , donner de la con
sistance, devenir plus ferme , plus consistant. ■ —
.\ssurer, v. a. rendre ferme, sûr, hardi, dura
ble. stable;, pourvoir à la si'ireté , garantir des
jiertes éventuelles. — Cimenter, v. a. joindre,
lier, faire tenir, adhérer ensemble avec du ci-
ment , lier, tig. , conlirmer , all'ermir.
.\ffi\miheg , affermissement , s. m. action d'af-
fevmir , étal d'une chose all'ermie ; appui , sflreté.
.\iii>r: , aflidi- , e , adj. a (pu on se lie , personne
allidé-e a nn<' coujuratiou de conq)li(ilé. — Coin-
|>lici' , adj. 2 g. ipii a part au (rime d'uu autre ;
conjure, membre d une (lonspiration. — l'artisan,
s. m. qui adopte telle? opinion , tel système , s'at
tache a tel ordre de choses, s'alliliei à, etc.' —
Sigisbe , s. m. galant assidu , tenant d'une dame,
ami , le conlideni d'une maison , etc. — Tenant ,
s. m. «lui s'est im]»atroriisé dans une maison,
liasse dans les seciets d'une galanterie, galant
allidé. — ('om|)ère , s. m ami , eompagnon , lin,
adroil , celui epii aid<' a tromper dans le jeu , au
«•oiirant d'une iulrigue. — Knlremetlenr , se, s.
m. qui s'entremet , s'eni|)loie dans une! allaire
entre dés personnes, etc. — \f!(lcan f/tfii , crou-
pier, s. m. asseicii' ele jeu , d'usure, assistant du
bau'piier à la bassette.
.Vfk; , atliche, s. f. plaearel e'crit on imprimé
l)oiir èlre- ;dliclie> , ou (pii est alliche- lig. e'e epii
indi(pir. annonce', eb'signe ; petite alliche , jour-
nal epii contient les annouecs; ailiches, annonces
et. avis divers , ce sont li's Allemands qui ont
iniagiut^ le's premiers de' faire eonnaîtie au pu-
blie- , par des annonces imprime'e's , les biens,
les eharges à ve'udre' , h's naissaiiees, les décès ,
l(v- proibu'tions nonve'lh's eles arts, etc., etc.
Il y a di'ux genres el'aniches: les ailiches oflli-
ciellcs et les ailiches ollicieuses. — Placard ,
s. m. écrit ou imprimé e|ire)n alliche; placard in-
jurieux , séditieux , rendu public. — Annonce,
s. f. avis au public , écrit ou imprimé, placardé ,
avis jtarliculier, action el'annoncer.
Arie-.v , atlichtr, v. a. attacher une ou plu-
sie'urs alticlies , eiu |)lacard , elonuerde la publi-
cité' a . colle'r. — IMaeareb'r, v. a. adiche'r nu pla-
earel, se-nier des placarels , plae-arele-r que'Ieprun ,
faire un placard contri'lui. — Allicher, terme de
cordonnie^r , cou[)er les extrémités élu cuir lors
qu'il est sur la feirme , monter une enipehgne
|)our épreuve.
Arii.AN , tranchant , e , adj. epii tranche , lame,
euitil tranehanl , ele. , le fil, le' tram haut d'un
oulil.
.\fim': , alTllei'. v. a. aiguiser, alllilcr un onlil ,
«Il sabre, elonnerle (il ou trauchaut. • — All'uler,
\. a. aiguiser , donne-r le irane;hant. le' lil , etc.
— \filc le pieu , freine e-r , v. a. te'rme' de coutu-
rii'i'e , former aVee; le pe)ne;e' e-t l'aig'uille une suite
de' pe'lils plis bien égaux entre e'ux ii un ouvrage.
.\rn.eM TÉ , lileniler. v. a. voler avec adresse ,
ire>mpe'r ïiii jeu, lilonte'r ipu'hprun. — Escametei',
V. a. dcred)er sublile'me'iil. — J)e'rober, v. a. vo-
ler en cachette , voler , prendre ce qui est .'i au-
trui , sou.siraire iila vue. — De'cevoir , v. a. t,rom-
per , séduire par eles ai)parences spéeieuses, en-
gageyules. — Escre)quer , v. a. altraïqier, voler
par fonrbe'rie, par artifice. — Kenirber, v. a.
treuiqie'r par des maiiv.'iise's line'SM's, tricher
epiehiM'un. — Trompe-r, v. a. u.se'r d'artifice,
Innuper epielqu'iin hardinu'iil au jeu ein lui vo-
lant, de'Cevoir, user, e'te.
.\KiLe»ciEL , triiehe'inau, s. in. instruit , trom-
pe'ur , perfide, e'nlremelte'iir. — F^caoc, .s. ni.
fripon, fourbe, adre)il eui iuqiuèjenl. — Kscamo-
leiir , s. m. celui qui e,scame)te , lilou. .— I'71ou ,
s. m. homme e[ui vole par adresse . qui trompe
1*
14
AF^
AFO
au jeu. — Fourbe, adj. 2 g. trompeur fin et
adroit. — Trompeur , se , adj. et s. qui trompe ,
persomie , chose , discours , apparence , aspect ,
mine Irompetjse.
Af^rhé , aftlrnier, v. a. assurer, .soutenir
qu'une chose est vriaie ; assurer avec serment ,
affirmer q^e.
ÀFIRME6 , affirmation , s. f. expression qui af-
firme , par laquelle une proposition affirme , as-
surance avec serment eb justice.
AfinÈ, él)ouiilir, v. n. diminuer un liquide à
force de bouillir, de cniie , réduire . opérer la ré
duction d'un. — Consommer , v. a. faire cuire
extrêmement pour en faire un consommé , ou
bouillon fort, succulent , de viande très-cuite.
Afiy , se fiei' à, v. pers. avoir de la confiance
en un être, se confier, se reposer sur, prendre
en confiance , faire fond sur.
A FL.\H, à foison, adv. abondamment, en
grande quantité, en abondance , coup sur coup.
— A provision , s. f. amas de choses nécessaires
ou utiles; grande, ample provision, provision
considérable.
AflÀÙwi , a£faibUr,v. a. débiliter, diminuer,
amoindiir , ôter la force , la vivacité , affaiblir le
tovps , la vue , l'esprit , etc. — Débiliter, v. a.
atfaiiblir leslomac , l'esprit . la Mie.
Aflauwujan, affaiblissant , e , adj. qui affaiblit,
remède afl'aiblis.sanl. — Débilitant, adj. remède
qui affaiblit , diminue les propriétés vitales
exaltées.
', Aflauwiheg, affaiblissement, s. m. débilitatiou,
diminution de force, de vivacité , de vigueur, af-
faiblissement du corps. — Debilitation , s. f. af-
faiblissement des nerfs. — Mara.sme , s. in. mai-
greur extrême, consomption.
Aflig , bardane , s. f. glouteron, herbe aux
teigneux; plante cinarocéphale, annuelle, flas-
culeuse, à rui«e, excellent sndorifique; feuille
résolutive vulnéraire; graine, puissant diaréli-
que , guérit la gale ; cette plante croît le long des
chemins, les fruits s'accrochent aux habits ; afflic-
tion. — Chardon roland ou panicaut commun ou
à cent tètes, croît dans les champs et le long des
chemins, les fruits s'accrochent aus.si aux habits.
Afligi , affliger , v. a. affliger quelqu'un, lui
causer de l'affliction , de la douleur , de la peine ,
du déplaisir, désoler, tourmenter. — Perdu, e,
adj. personne qui a perdu l'usage d'un membre;
paralitiqne , impotent de tout ou une partie du
corps. — Impotent , e , s. et adj. perdu , privé de
l'usage d'un membre; estropié. — Cul de jatte,
s. m. impotent ou mutilé, qui a les jambes et le
tronc dans une jatte , celui qui inaicbe difficile-
ment, lentement. — Bossu, e, adj. et s. qui a
une bosse , bo.ssH par-devant et derrière —
Bancroche, s. m. tortu, h jambes tortues, atta-
qué du rachilis, enfant, membre rachitique. —
Rachitique, adj. 2 g. noué , avorté , attaqué du
rachitis, courbure de l'épine et des os longs. —
Manchot, e, s. estropié d'un bras on d'une main.
— Noué, e, adj. se nouer, devenir rachitique.
— Attrister , lé , e,v. a. rendre triste, affliger,
attrister l'àme, quelqu'un, .s'attrister, s'affliger.
— Navré, adj. qui est affligé extrêmement, le
cœur navré. — Angoisser, v. a. affliger, pénétrer
vivement. — Contrit, e , adj. cœur contrit, très-
affligé de ses fautes, personne triste, affligée. —
Mortifier , fié , e , v. a. , affliger son corps par des
macérations, mortifier son corps.
AFLiejAN, affligeant, e, adj. qui afflige, oui
cause de la peine, du déplaisir, nouvelle affli-
geante.
APLiàsiON , affliction , s. f . déplaisir et abatte-
ment d'esprit , douleur causée par une chose , tm
accident fâcheux, malheur. — Chagrin, e, adj.
triste, mélancolique, fâcheux, de mauvaise hu-
meur.
A FOiss , beaucoup, adv. de quantité , beaucoup
de, eu quantité, en grand nombre, extrêmement.
A flot, s. m. à grands flots, en abondance, en
foule. — Afolar , foulure , s. f. , contusion , bles-
sure d'un membre foule, mutilé, estropié.
Afolè, estropier, pié, e, v. a. ôter l'usage
dun membre par un coup , une blessure , une
opération mal faite , être estropié , mutiler, bles-
ser fortement, s'estropier, s'ôter l'usage d'un
membre, se fouler un nerf. — Estropiât, s. m.
gueux de profession, estropié ou qui feint de
l'être. — Ankilosé, s. m. qui a une ankilose, qui
est privé du mouvement des ou d'une articula-
tion, immobilité, soudure d'une articulation,
accompagnée de sa tancéfaction. — Impotent , e,
s. et adj. V. atligi.
AFOLEti, gamphose, s. f. articulation immo-
bile d'un os, des os.
A F0>, à fond , adv. profondément , tout-à-f'ait,
jusqu'au fond.
Afusdré, Abîmer, iné , v. a. précipiter dajçts
un abîme , un gouffre, tomber dans une mare ,
un précipice, s'embourber. — Affouder , dé , v. a.
enfoncer dans leau , embourber , engloutir. —
Enfoncer, v. a. dans l'eau, pousser, faire péné-
trer au fond , plus avant , faire plus creux , met-
tre, pousser au fond. — Sombrer, V. n. t. de
mer , couler bas , sous voiles , être renversé par
le vent, submerger, chavirer. — Fouir, foui, e,
v. a. creuser en terre, fouir la terre, un puits
très-avant. — Creuser, se , e, v. a. caver la terre,
rendre creux; approfondir, rendre plus profond,
creuser plus avant.
AFo>sÉ , enlizer, v. n. céder sous un corps
lourd , de manière a l'engloutir, à l'absorber. —
S'enlizer, v. pers. s'enfoncer, diisparaître peu-à-
peu dans le sable, dans la cendre , etc. , etc. —
.\flonder, v. a. enfoncer dans l'eau , approfondir
une fosse, etc. — Engloutir, ti, e, v. a. absor-
ber , faire disparaître dans un gouffre , tomber
au fond de l'eau, d'une mare, etc. — EngraVer,
vé , e , V. a. engager , engraver un bateau dans le
sable , le gravier ; ouvTÎr une tranchée, approfon-
dir. — Fonder, v. a. creuser, faire les tranchées
des fondations , les fondements d'un édifice , ex-
caver — Elfondrer, v. a. fouiller et remuer,
effondrer la terre, enfoncer , fouir, creuser.
Afonseg, excavation, s. f. action de creuser ,
creux dans un terrain , etc. , faire une profonde
excavation. — Cavité, s. f. creux, vide dans un
solide. — Flache, s, f. pavé enfoncé, rompu
sous la roue , creux où l'eau , la boue séjourne.
Afoxseu, bouloir, s. m. ou boulon , bois rond
de quatre à cinq pieds à bout arrondi , dont le
teinturier se sert pour plonger la laine , les draps
dans les cuves. — Cric-foucon, s. m. instrument
de dentiste pour ranger , enfoncer les dents dé-
placées.
AFR
AG
15
Afonsmain. enfoncement , s. m. aclion d'enfoii
cer, ce qui va en enfonçant . le qui paraît le plus
reculé, le plus t'ioigné dans un lieu enfoncé,
lointain. — Arrière corps, ^. m. bâtiment, parlie
de bâtiment derrière un autre , champ tisse dans
le lambris. — Creux. se,adj. qui a une cavité,
vide, profond ; creusé, intérieur enfoncé, cavité.
Aforan, passe-volant, s. m. sorte d'écornifleur,
de parasite, d'intrus, qui entre par rose sans
payer. — Kvaporé, e, adj trop dissipé, lèlc
évaporée; effronté, impudent, qui n'a honte de
rien, qui a de relfronterie. — Etourdi, e, in;-
prudent ; précipite, qui agit inconsidérément,
qui agit a l'étourdi , a la manière d'un étounii.
— Sunenant, e , adj. qui survient , arrive ino
pinénient. dans une assemblée, etc., elfronlé,
impudent, qui n'a honte de rien. — Présomp-
tueux, se, adj. personne qui a trop bonne opi-
nion de soi; vain orgueilleux, arrogant.
Aforeg , prélibalion, s. f. — Alîbrage, s. m.
droit féodal sur la vente du premier vin, l'annonce
d'un débit. — Prémices, s. f. pi. obtenir les pré-
mices d'une jeunesse; les prémices du cœur sont
il l'amiîié. — Etrenne, s. f. premier débit ou pre-
mier usage, première recelte.
.\fr.\>(ki, alfranchir, v. a. mettre en liberté,
délivrer, libérer, décharger, exempter, rendre
fibre, atfianchir une lettre, en payer le port
avant qu'elle parte, affranchir un héritage , le
libérer de toute charge ou hTpolhè(|ne. — Ga-
rantir, V. a. se rendre garant , répondre de quel-
que chose en s'obligeant de dédommager, assu-
rer la bonté, la qualité bonne ou même mauvaise ;
a<surer. athrnier un fait, ou que le fait est vrai.
— Répondre , v. a. (de) être caution, garant , ré-
pondre pour ou de quelqu'un, assurer que, dé-
dommager.
Afrankihrg, affranchissement . s. m. aclion
d'affranchissement, son effet, (»xemplion. dé-
charge, alfranchissenïent d'impôts, de droits, etc.
.\fr.m'i.ai, frarassé, e. adj. objets rompus,
brisés en pièces, se dit des œufs, des porcelai-
nes . fruits, écrasés ou blessés . trop minS.
Afhei , atheux, se, adj. qui donne de l'effroi,
de la crainte, horrible: spectacle, image, cri.
situation, malallieux. — inoui. e, adj. telipi'on
n'a jamai rien ouï dire de send)lable; chose,
crime, cruauté, inouie. — Horrible, adj. :2g.
qui fait horreur; mort, spedacle, monstre,
homme, aclion, supplice iiorrible.
.\FRErsHAis. affreusement, adv. d'une manière
atfrense. horrible, épouvantable, crier afliense-
ment . affreusement laid. — Etiroyabiement ,
adv. d'nne manière effroyable. excessive; ellioya-
blemenl laid. — Hideusement . adv. d'une ma
nière hideuse. — ^EponvanlableiHenl . adw dune
manière épouvantable; excessivement . evliênie-
nieni.
ArRiKANDE. lagels. s. m. élevé, vulgairemenl
!?rand œillet d'Inde, à (leurs jaune . (alnille de
lorymbiféres , rose d'Inde , il tin a d<Mix espèces,
tagefs étalé, petit nMllet dln'le. et le lagels lui-
STTnt , dont et". fl»»Mi>i à odeur, et la plante viv;ne.
Afho\, atrr<Mi( . s. n\. injuie de paride ftu de
fail , déshonneur . IiouIh; pskiivtM un alliunl . le
rerevitjr. boire», dévcuei . avaler un :dtr(itit. —
.\vanie. s. f. affront fail de gjHelé dt> cOMir, \exa
lion , mauvais traitement; insiste l'aile à dessein.
— Camouflet, s. m. bouffée de fumée soufflée au
nez, affi-ont , nKirtilicatifjn ; donner un camouflet,
faire un affront. — Insulte, s. f. mauvais traite-
ment de fait o»i de parole avec dessein d'atfamer.
— Outrage, s. m. injure atroce de fait on de pa-
role, recevoir un, faire à.
.\fro.ntaiemaix, effrontément, adv. regarder ,
mentir elfrontément, avec eflronterii! , im])udeni-
menl.
.\fkonté , effronti", e, adj. s. personne effron-
tée , impudent qui n'a h(mle de rien . hardi , qui
a de l'effronterie; pétulant. — luipiident , e,
adj. et s. effronté, .sans pudeur, insolent, qui ne
rougit de rien; front d'airain, très-impudent qui
ne rougit jamais. — Insolent, e, adj. s. effronté;
qui perd le respect, blesse la modestie; orgueil-
leux, dnre, personne, parole, air, ton, geste,
regard insolent.
Afroï , enfrayer , v. a. mettre les cardes neuves
entrain; frayer, tracer un chemin, le rendre
praticable. — Elrenner, v. a. faire usage lé pre-
mier d'nne chose; élargir un habit, etc.. remire
plus large, se frayei', s'ouvrir. — .\chemiuer, v. a.
mettre un objet en état de réussir, en train, en
bon train , pour la première fois. — Afrmj on dret,
aplaigner, v. a. tirer les poils du draj» avec les
chardons, lairier, parer une élolfe la première
fois. — Aplaner, v. a. terme denianufactuje de
draps, tirer la première f(tis le poil du drap
avec les chardons, lainer, faire venir le poils.
.Afroyeg , enfrayure, s. f. première laine sortie
des cardes neuves, enfrayer, mettre les cardes
neuves en train. — Avoir les preuiices, la prèuiière
faveur, V. aforeg . obtenir le premier, faire usage
le premier d'une chose. — Enfrayure, s. f. pre-
mière laine sortie des cardes neuves.
Afc, ffit . s. m. boiv î!ur lequel otj monte un
fusil, un pistolet, diverses machinés , des ou-
tils, etc.
Afllar, mante, s. f. grand voile de deuil, fort
long. — Failles, s. f. pi. étoffé de soie à gros
grains; espèce de v(<ilè noir, fait de cette étoflé ,
que portent les flamandes.
.\FrLÉ, aflubler , v. a. vêtir , couvrir, en>elop-
per la tête, le corps d'un voile, etc. . d'un haljîl-
lemenlgrotestpie; s'affubler, se vêtir chaudeméiit,
s'envelopper, se dérober à la rue en se couvrant
lafiguie. enchansser un arbre, une plante. —
Accoutrer , v. a. parer d'habit d'une manière
ridicule; couvrir quelque chose, pour cacher, le
conserver, l'orner, etc. — Envelopper, v. a.
mettre autour de quelque chose, du liugè. une
élofle, etc. . nieltre dans une l'nv'eloppe ; cacher,
déguiser n la vue.
Afcleg . aflublement , s. m. fam. voile, habille-
ment : ce qui couvre la tèle , le visage, le corps.
Ag . âge. s. m. durée ordinaire, degrés . cours
de la vie; époque de la vie, temps; siècles; nombre
d»»s siècles, époque; vieillesse, jour qnè l'on a
vécu; temps écoule depuis la naissance; tnoyen
âge. du quatrième au quinzième siècles ; Afte
d'homm». durée oïdinaire de la vie; âge militaire.
à vingt ans ou est forcément ap|telé à servir sa
patrie , si le sntt l'y appelle. — Ages ou tnufalions
organiques de la vit», première en+anri». s'étend
de l'îige lie «ppt nu'; ii I» pubt'rté , rlou/.i» ou qua-
torze ans; l'adolescence est la période de la vie
qui s'ét«nd ?» la fin de Ijt seconde enfMife à vingt-
îUi^
AGA
AGE
cinq ans pour l'homme et vingl-tm pour la femme;
l'âge viril , divisée , l'âge adulte en trois autres
âges secondaires , la virilité conunence de vingt-
cinq à Irente-cinq ans, la virilité consistante,
hiquelle tinit à quarante-cinq ou cinquante ans;
enlin la virilité décroissante, qui se termine à
sorxanle on soixante-trois ans, la vieillesse s'é-
tend de soixante-trois à tiuatre-\ingt-cinc[ ans ,
puis vient la décrépilud(^ just[u'à extinction de la
.,_,Yie; âge d'or, âge d'argent, âge d'airain, âge
,^;,de fer, âge d'un arbre, on le distingue par ses
eereles excentriques engag»''s l'un dans l'autre et
à centres dillérenls; âge, le seul secret tjue la
femme garde inviolahleuient, surtout les lilles
.,' montées eu graine ou caciuelte. — Non-àge, s.
m. âge prématuré, précoce; prématurilé, pré-
cocijé d'esprit, de jugement. — Ménopause , s.
f. âge critique des femmes , de 40 à 33 ans , sui-
. vaut les tempéramments.
,,,, Agaolk, babiller, v. a. se vèlir, mettre un
habit, etc. , s'habillei' , etc. , se coiffer , s'accou-
trer décemment, iicMiicpiement. — Ajuster, \. a.
faire aller un habillement avec , faire accordei' ,
parer, embellir [»ar des ajustements sou corps,
s'ajuster niodeslenu'ut , se jnéparer a, se uieltre
«n état, en posture d'agir, de se prcscuiter; 5.a-
doniser, se parer, s'ajuster avec alléclatitui.
A(;\«ij;g, habillement, s. m., hai>il, \él('n)i.iil,
action, manière de s'habiller. — Accuutreuiciit ,
s. Hi. habillenu-nl , vêtement , parure, etc.
AuAi , aguets , .>). m. piètre, se tenir aux aguets,
épier l'occasion, observer le temps, être aux
écoutes; placer quelqu'un pour surprendre ou
n'être par surpris, pour guetter, mettre aux
aguets , au poste , lieu choisi pour gueticr.
A(;aimtio, capter , v. a., attirer, gagut i , obte-
nir, chercher ;i obtenir par iu;-iiuiaîioii.>- ifisi-
dicuses , artilicieuses.
AcAiMTia' , ca|)tateur, s. m. ((ui surprend par
ruse, par adresse une donation, un legs, une
succession , etc. ; incidialeur, (|ui tend des piè-
ges. — Captieux , se , adj. (jui tend ii Irouqier-;
l«rme, tour propre a suipriMuhe , à iiiduin; ('ii
erieur par une belle apparence.
Agali, polir, orner un ouvrage, un o!))e! ,
UHir.
ij,. A«ALi, propret , te, adj. et s. personne pro-
prette, (jui a (uie propreté recherchée, atléctée,
étudiée, sain dans la netteté.
Agasskrejk, agacerie, s. f. , gestes , discours ,
petites manières pour agacer et s(Mluire , faire
des agaceries.
Agassé, agacer, v. a. causer un agacement,
iTriler les nerfs, picoter , lig. exciter |>ar des pa-
roles, des regards, des gestes attrayants ; ani-
mer, exciter a causer , |)arlei', .>e dfilendre, (iio-
voquer , atta(|uer, inq>alienler , tiradiei, pin-
eer , etc. — Coqueter, v. n. être coipiel ou co-
«^uette , faire le coipiel ou la coquette. — Ani-
mer, v. a. exciter, irritei' , animer les passions,
les désirs à rendre sensible.
ÂGATT, pierre de lune, s. J. agate nébuleuse à
reflets. — Agate , s. f. pienc précieuse demi-
transparente , cristal de stalactites (piarlzeus( s;
agate gravée , agate onyx , li couleurs dilferentes,
sa substance est la même (pie celle du caillou
que l'on appelle pierre à fusil ; onyx, variété de
l'agate blanche et brune à couches de diverses
couleurs. — Corallachate, caralloachate, s. f.
agate couleur de corail ; agate parsemée de
points d'or.
Agau, schiste, s. m. ou chyte, pierre argileuse
de couleur cendrée, grisâtre, en morceaux irré-
guliers,- et en lèvres minces. — Hanche, s. f.
pierreaendre et feuilletée de la nature du schiste.
A GA\v , Être en train , s. m. être a son aise , en
action, en mouvement; promptitude, exciter,
au, disposé , être mis a l'aise, etc.
Agay, égayer, v. a. réjouir, rendre gai, ren-.
dre plus libre, i)lus agréable, plus gai, ébran-
cher, égayer un arbre lro|) tonifu.
Agayollé , leurrer , v. a. attirer par des pro-
messes fallacieuses quelqu'un pour le tromper. —
Chiper, capter. V. agaimlé.
Agchet , achat , s. m. enq)letle, acquisition à
prix d'argent; chose achetée, bon, heureuxachat,
achat ruineux , faire un achat. — Acquisition , s.
f. action d'ac<|uérir, chose, terre, maison ac-
quise. — Enq)lelle, s. f. achat de marchandises.
Agéheg, tassement, s. m. mouvement de ce
([ui tasse, action de tasser ses eflets, tassement
d un édiiice, tassement do. terre. — Allaissenn^nt,
s. m. état de ce (pii est alfaissé; abaissement par
pesanteur, aifai.-^se par la dessiccation du mortier
et |)ar la pression.
Agkhou, tasse, s. m. f. de maçon, sallàisser,
tous les no:, eaux edilices lassent , édificeg^donl
la base a fait son eiîèt. — Alfaissé, s: m. aliâissé,
courbé, ployé sous le poids. — l'oulé, e, adj.
pressé, qui a cédé ii son poids loilrd ou battu
qui est lassé dans toute son étendue.
Agkin , en bloc , s. m. acheter, vendre en bloc>
en gro.s, tout i) la fois, en bloc sans conqjlér ,
en niasse.
Agl.m. ag<nonil!(;i , v. a., contraindre à se
mettre à genoux ; s'agenouiller , se mettre i» ge-
noux , se prosterner , faire des génutlexions. -^
Se prosterner , v. pers. s'abaisser en suppliant ;
se jeter a genoux au pied de; s'abaisser jusqu'à
terre. — Ingeniculé, s. m. hgnie d'un homme
agejn)Uillé.
A<;i;mi;g , aglmm; , gemdlexion , s. f. action de
tleeliir les gemiux juso,u'a terre , iaJi'c une ou des
gemiflexiims, gèiiulléciiir. — Hypocriler, action
de tléçliir les genoux, cet tisage est très ancien
dans l'église, mais on ne le faisait qu'en pliant
seulenuMit le genou, excepté le dimanche, mar-
que extérieure de soumission et (le dépendance,
servih,'.
Ager , allaisser , v. a. faire abaisser; coiuber,
fain; ployer . aplatir sous le poids ; se pn^sser » .
se tasser, se poser, s'abattre , se i»ercher , se dit
(les oiseaux , prendre son gîte. ' .
Agî/i, agile, adj. ^I g. léger et dispos; qui agit,
se meut aisénu'Ut; souitle. -— Adroit , e, adj. (pii
a de l'adiesse , d(> la dext(''iil^' du corps et d'( s-
prit , habile, entendu , lin, rusé. — Preste, adj.
t2 g. prompt , adroit, agile, (personne, main,
coup, réponse preste. — Sul)stil,.e, adj. adroit ;
esprit, imagination, peirsée, sens, interprétation,
réponse , obj('clion , réfutation, explicati(Mi , rai-
sonnement subtil. — Dispos, adj. m. homme
dispos , h'ger , agile , pretite.
Agkh \ KROiTt:, :i l'opposé de gauche", du eole
droit, celui ([ui est iourné vers l'orient (piand on
regarde le nord.
AGJ
AGN
17
Agktt. V. agot.
AoKTTJiAiN , ii^ileinerit , ailv. avec a^ililé. —
AdroileuuMil., adv. avi'O adresse, lînesse; presle-
uiont, stiivlileiiioid.
AcKVAN. jiéa.il, e , s. personne d'Hne jïrandeiir
extraordinain' , colosssale. — (ii^aiitosquo , adj.
:2 ,'^. tiiilie iîi^antei«»|ne , ([iii tient du j^oanl ,
linmnio {îi^i:.iUc'S(])ic; ifs i^t'aiils ci les naiiis ni'
sonipoia' des raies paniculièrcs ; les uns et li"s
autres jiaisseiU de p«res et de nieres d'une laiile
(u'dit'.aire. i.e pins pelit uain, (|uand ii atteint
l"â}<e de iiiajonlé, n'a jiiu'ie moins de deux pi<'ds
liuil ponces; un dwil pn'^sunier (pie le plus jjrand
gi-an! n"a janiais pins de (tn/.e pieds , 5 nu'trcs
ôio inillhiii'tres ,^:'^^^[-A-^ihv que le uain a la moi-
ti(' moins. e( le {"éant la moiti(' plus ipu- l;i (aille
(inliiiaire des hoium(«.Le^éant l)('l,L;e, iM. Uihain,
né à la î{(,'id , cHnlon de Spa , est dune lianlcnr
dei melresôïîX niilliineties, 7 pieds i |iouces de
France. — Opre, s. m. monstre imaginaire , an-
tbnipopha};e.
Agi , aj{ir , v. n. taire (pudipie chose , aj;ir sur,
opérer, proti»ire une impression, nn ellet , im
cfiant;einent être eti action.
Aciu.vN . atiissanl , e, adJ. qui se danne bean-
eonp (le [leim- , (|ni aiiil , (jui opt^re. — Actif, vc,
adj. (pii ai;i(, a la vertu d'agir, (pii ;ij<it ;(vec
ton (', prom|)tilnde , laborieux, af;issan(. dib^(Mit.
AusTHi': . j^isant, e, adj. conclu; dans sou lit,
étendu par terre , as.si^ à son aise . être en posi-
tion. ualnrelOi., saiiSi eiic.ondne
A(.i-um:, om'-irtMlvnie . s. f. a^^itation doidoii-
reiise en (Nn'nianl.
A(i.i,ANs.NK , ii^cncer. v. a. ajuster, arranger,
parer, approprier , ranger, nu'tlre en ordre de
pelilcs choses , s'aj;cnci'r, s'accomnutder, etc.
AciJ.ox, àtrépoinle. V. kostar à itjon.
Agjom)K, joindre, v. a. ap|troclier et taire ton
cher; laire tenir, joindre deux nu plnsitiirs cho-
ses. ajonU-r, mettre, unir, allier; atteindre,
joindre (pu'i(|U(Mi , approelier de liés près. —
Annexer, v. a. joindre, allacher . unir dis ou un
C()r|>s ; s';Mljoiii(tic a (pirlipi'nii.
A(;j(XM)k.i. , adjiuie!.i(m, s. 1. joiiclion d'une
pprs(Mme il une autre, addition. — .VdjoiHiion .
s. I, jonction piiii eor|is à nii autre.
A(iJoNriti.MAiN , elresilhm , s. m. appui, arc-
boMianl , elai, bois en liaveis, j;oberj;;es, soli-
veau , petite solive. — j.iucoir, s. m. I.de ehar-
penlier, pièce dans laipndie ou assemble les so
Mves aux bairs, aux àlres, les ( hevnms aux lii-
i-nnes.
.VfiJOMiKK, joint , .>. m. inteiv.dlc. poird de
jonction, de contact des pierres, arliculatimi des
o>. — Assemblage à joint , joiiiler, laiie tenir,
ajuster, a(iprocher ib,'s pièces dOiiMaj^e très-
|Mt> l'une de lanlie , les joindi ..
Au(t.'<iL:iiK(; , joiàilnre, s. 1. joini , (c (pii joint ,
aëStiiuhle, alluclie, point de < onlai l ou jciiile,
paturon.
Ac.jo^ri'iïK sKiîoi;, enter, v. a. laire m:e enle;
joindre deux pièces de ixiis bout à bout.
.Vi.joiiNK, s. r. réunion, aelionde reimir. île se
reiiiiir ponr une paille de plaisir . de danse, nr-
toii! a la campamie.
.V(.Joiir,NK, ajom lier . ^. .i. aNM;jiiei ipieUprim
en justice a mirlixe; kîumivci- .i jeiir lixe en in-
déterminé . ditrérer une aUaire , une question.
Ac.iorRNKi; , ajoiirnemeiil . s. m. assignation à
jeiir lixe, remise à ni\ antre jour.
Agjoi'TK, adapter, v. a. applicpier , appropri(\,'
ajuster une chose à nnV autre, adapter une saillie,
un ornement apnXs coup, un mot, iih vers. —
.\joul(>r,v. a. ineltre quebpie chose de pins à,
joindre iin(> chose ;» une autre, amplifier, faire
une addiliiui — Snrajfjuler , v. a. ajouter au-
tlessusde (;e ipie l'on avait déjà ajonli'-.
A(;joinK(;. ajoutai;e, s. m. t. de fondeur, chose
ajoutée, adjonction. — Annexe , s. f. bien uni ii
un autre, d('peiidant d'nii autre. V. anjoutt , an
nexer, attacher une pièce à une antre (b'jà faite.
.\(;.ioiTT , adventrice, adj. 2 ',\. qui n'est pns ua
f niellement dans une chose, ipii s'y trouve ajouté,
ce ipii croit par hasard. — Appli(pi(>, s. f. orne-
ment de pierres précieuses (pii s'apftliipie sur un
(■iivraj;e . ouvra^ic de rappori el de manpiellerie,
t. d'('l)eiiiste; tout ce ipn s'assemble par char-
nières , coulisses; tout -ce (pii s'applifine. s'as-
semble. — Accoinijons, s. m. |il. charptuitesajou-
l(M\s à un toit pour le rendre éj^al. — Ajouloir, s.
m. pièce de métal percée ajoutée au jet d'eau;
tuyau au bout d'un autre; ajoiitaj;i', chose ajoutée.
— Alaise, s. f. alon}j;e (i'acier pour fixer une
branche, planche ajonlée, — ,\le7.e. s. f. petite
planche ajoutée. — l'arer};a , s. m. I de maison,
addition à roiivra^',e inineipal. — Addition, s. f.
ce «pii est ajouté a une chose. — .Vj'dane, s. f.
petit tuyau additionnel qui sert a joindre l'un à
iaiilredeiix appareil- (pi'mi \eiil faire comniuni-
(|uer ensemble.
.\i;,i.v\viitiJM.\iN, liiicoir. l. agjoniriimain , soli-
veau, s. m. petite ; olive ipii remplit et ttariiil lo
trop grand vide.
A(;.UM, agenouiller, v. a. contraindre à se
mettre ii gtno!iX. — S'agenouiller v. pers. se
mettre à genoux. Y. agjunieg.
.\(;.ii si É, ajuster, v. a. rendre juste , ajiist(>r
un poids, une me. .nie, aecomnioiler . rendre
pr(>|U'e a. l'accommoder pour riinir a . le faire
alleiave( ; taireaccoidi r. mellii en éial d'action :
C'Uieiber, termine! a l'jmiable. pour cmbellii-
pir des ajuslemenls. — Ajuster se dit d'une
ib'i lie. d'un Irait . d'un coup ipii esl prèl à être
lame : joindre par im ajus, un no iid d'asswn-
hlatic, de cordaj.;e. — .Vlislolei , v. a, ajuster uii-
uuli' iiseiiHMit une personne, im ouvrage , orner,
embellir avec afléctation
AcicsïK.G , ajustent , s I noiid de deux c(»rd(>»;
altachées ensemble, t. de maeoii. — Ajustaj^e ,
s. m. action d'ajuster les monnaies, l'aHinage ,
un poids ; aj(»iiloir, tiiy.iii au bout d'un aiilre.
Aguov (s), s'évertuer, v. pers. s'exciter . s'ef-
feicer à une action louable . s'é\ei tuer pour réus-
sir dan ses aft:>ir(;s — S'elforc er (de . ai v. pers.
employer toiiiesse.^ lorees pour laire une chose;,
ne pa:- le:, ménager, employei leiile ciimidiislrie
pour une hn. — S'exciter, \. prou. pers. seivcitei
au travail, à la vertu; dili(;ent dans m-s allaires.
.Xgi.oti , engloutir, v. a la mer eugloiilil le na-
\ire; un goulfre engloulM h Mlle; abi-oibi'i.
faiie di.sparaitre.
.AcNXio, géiiicnle, e, adj rii lai ;^<'iii( ub'
compos!' de deux |uismc.> iciiiii en bu ne de ge-
noux, lige gi'iiieuli'e , arliculee , noueuse, tieehie
— A geiKUix , adv . sur les genoux , lig. diuiaiider
a genoux, en grâce, bumbleinent ; noiid du ble.
18
ÂGR
ÂGR
pli, pièces courbes, en forme de genoux. — Pros-
ternation, s. f. état de celui qui est prosterné à
genoux au pied de.
AcoLfSA, glouze, s. f. affaissement dans les
.. bancs de sable, de terre, où l'eau entre , remole,
tournant d'eau dangereux. — Gour,s. m. creux
dans les terres , ou produit par une chute d'eau ,
on plein d'eau qui se filtre ; remous , contre cou-
rant. — Gouffre, s. m. abîme très-creux , très-
profond ; les gouffres ne sont que des tournoie-
ments d'eau causés par deux courants. — Bétoi-
res , s. m. pi. trous en forme de puits remplis de
grosses pierres et pierrailles, dans les champs,
pour absorber l'eau de puits.
AcoNEiE , agonie , s. f. dernière lutte de la na-
ture contre la mort ; état d'un malade à l'extré-
mité, fig. vive angoisse, grande peine d'esprit ;
dernière agitation de l'être animé ; dernier mo-
ment de vie , à la mort
Ago.nihas, agonissant, e, adj. qui est à l'agonie.
Agraf, égratignure, s. f. blessure faite en égra •
tignant, se dit de toute blessure légère. — Era-
flure , s. f. légère écorcbure, hachure, t. de met.
Aghaf É , agriffer , s'agriffer, s'attacher avec ia
griffe. — Saisir, v. a. prendre tout d'un coup ,
avec vigueur, arracher avidement des mains,
s'agraffèr; s'agriffer, se cramponner fortement.
AcuAi , gréement ou gréaient , s. m. ce qui sert
à gr«Jer Tin vaisseau.
Agraiemain , agrément, s. m. approbation,
consentement, qualité qui plait, par laquelle on
plaît, avantage, plaisir, sujet de satisfaction. —
Agréments, petits ouvrages de passementerie
qui se font au métier , à la platte navette et qui
sont composés de cordonnet et enjolivures, des
soucis, de chenilles, de til ou de laine, d'or ou
d'argent, qui décorent les schakos, eolbachs.
bonnets. — Milleret, s. m. agrément pour les
bordures des robes. — Enjolivure, petits enjo-
livements V lies choses de pou de valeur. — .\dhé-
.«îion, s.f. union, jonction, consentement, action
d'adhérer. — Approbati(tn, s. f. agrément, con-
sentement à. donner, obtenir l'approbation. —
Ratilieation , s. t. approbation, conlimalion au-
thentique.
Agra.npi, augmenter, v. a. agrandir , accroître
par augnieutalu>n; addition, tout ce qui en est
susceptible , croître en qualité ou en quantité. —
.Agrandir, v. ;(. accroître, faire, rendre plus
grand, jilus étendu, plus considérable, plus
riche, plus puissant, exagérer. — ^N'agrandir,
v. pers. étendre son logement, sa fortune, ses
possessions ; s'élever à une plus haute fortune,
à une phts grande dignité, s'arrondir, augmenla-
tioB.
Agr4.n"I)ihnain. agrandissement , s. m. accrois-
sement, augmentation d'étendue, de fortune, de
biens.
Agrap , agratïe . s. f. sorte de crochet de divers
métaux qui entre dans un anneau, un ourillet ,
ouannelet. ou porte pour agratler. Annelet ,
s. m. pelil amiean , petite agraffe pour soutenir le
plâtre on monieul où le niouleur le coule. —
Happe, s. f. cranq)on , afiralle , morceau de fer
courbé de deux bouts (>our attacher, (ixer. eni-
pèchei' de glisser, (jiii consolide les (lierres, les
murs. — Uemi-laine, s. f. fer demi-plat en b:iii
dès. — Crochet , s. m, vis à bois d'une mailloche.
qui tient le mal de la force à tondre le drap et
tient à l'assemblage à le faire mouvoir. — Atta-
che, s. f. petit morceau de plomb que l'on soude
sur les panneaux des vitres pour fixer les verges
de fer dans lesquelles les vitres sont contenues.
— Agrap du liv, fermoir, s. m. t. de métier, ci-
seaux, agraffe, attache d'un livre, fermeture
d'une bourse.
Agrapté, agraffer, v. a. attacher avec une
agraffe , s'agTaffcr , pouvoir être agraffe , cram-
ponner un ou plusieurs objets.
Agravé. empirer, v. a. devenir pire, en plus
mauvais état; rendre, faire devenir pire, mettre
en pir« état , empirer son état.
Agrawi, gripper, v. a. aîirapper, ravir subtile-
ment , parlant du chat, fig. des hommes; voler ,
saisir par adresse, souplesse. — Capter, v. a. at-
tirer par insinuations, ruses et artiSce (;uelque
chose; subtiliser, tromper subtilement ; dexté-
rité, finesse, rase.
Agret , aptitude , s. t. disposition naturelle à
quelque chose , aux arts , aux sciences , pour le
succès dans une chose; capacité , habileté. — In- '
telligence, s. f. faculté inteilective , capacité de \
connaître , de concevoir , d'entendre , de saisir
une idée , une explication , un sysième , une com-
binaison; avoir l'intelligence de; adresse, dex-
térité du corps et de l'esprit.
Agreyai'b, agréable, adj. 2g. qui plaît, a^rée;
personne, physionomie, conversation agréable.
— Agréable, s. m. qui affecte des belles maniè-
res. — Délectable , adj. 2 g. et s. m. mets . séjmn* '
délectable, très-agréable, qui plaît, qui donne
du plaisir — Délicieux . se , adj. vin . mets , par-
fum , lieu, pays , entretien , musique délicieuse,
extrêmement agréable.
.\grevaubm.\)n , agréablement . adv. d'une ma-
nière agréable, parler, écrire , chanter agréable-
ment. — Délectation, s. f. familier plaisir qu'on
savoure, qu'on goûte avec réflexion; agir avec
délectation.
Agreyé. plaire, v. n. agréer à, être au gré de.
trouver bon ; vouloir, avoir pour agréable ; cau-
ser du plaisH'. se plaire. — Agréer, v. a. recevoir
favorablement , agréer un hommage, accueillir,
trouver bon, avoir pour agréable , faire un accord
mutuel. — Accepter , v. a. agréer ce qui est of-
fert, accepter une donation, un emploi, une
trêve, un défi, un augure, faire accueil. — Ac-
quiescer. V. n. déférer, céder, se soumettre,
consentir, acquiescer à ce que l'on désire, à une
traite, l'atcepler, la payer.
Agrkyeg. adhésion, s. f. union . consentement,
action d'adhérer, agrégation. — Approbation,
s. f. agrément, consentement à . jugement, té-
moignage favorable. — Consentement, s. m. ac-
quiescement à, action de consentir.
Akrifé. griffer, v. a. saisir . arracher avec les
doigts, les ongles, les griffes; griffer, agritferun
objet. — Arracher, v. a. avec les mains, lès
griffes, enlever, séparer par force un objet. —
Agripper, v. a. prendre, saisu- avidement. — Ra-
vir, V. H. enlever |>ar force avec les mains, hors
des mains, spontanément. — Saisir v. a. prendre
tout d'un coup avec les mains, l'arracher avec
trop de rigueur. — Critler, v. a. prendre , saisir
avec la gritfe , égratigner, faire des griffades;
griffer , arracher des mains.
AHA
Agrifé (s), se tignoner, v. lécip. se prendre
par le tighou . sVgrali^uer, grapper avec les
duijjjls, les gvitter, se gritfer.
AtiRiPA Agrippa, s. m. eiitaut venu pai' les
pieds. — Agrippa lienri-l.orueille, l'un dut- plus
grands tiowHies de sou biècle , naquit k Colojçne
en 1486 , mort en 1535, était d'une tamitle noble
el antienne ; ses lumières causèrenl ses mal-
beurs : il était trop instruit pour le temps où il
parut , on l'accusa de sorcellerie. Il fut oblij^e de
vivre errant et malheureux et mourut à I hôpital
de Grenoble. V. livre de Dial.
AcRiPA (Liv d') , livre achéroulique, adj. i g.
étrusque supposé venu des enfers ; ouvrage où
les intrigants et les tourbes pui.saient leurs pré-
tendues connaissances et des pratiques supersli-
Ueuses, les augures les plus célèbres de l'univers.
— IJvre cabalistique, adj. i g. qui appartient à
la cabale des Juifs.
.^tUERi, aguerrir, v. a. accoutumer quelqu'un
à la guerre, u la fatigue, à ses dangers, k la peine,
à tout ce qui est ou paraît pénible, etfrayant. —
Accoutumer, v. a. donner, faire prendre une ha-
bitude, habituer à, se familiariser avec, ne plus
sentir ses effets. — Déniaiser, v. a. rendre quel-
qu'un moins niais, moins simple, plus tin. plus
ruse qu'il n'était
AcuEss agacin, s. m. cor aux pieds, durillon
aux pieds on excroissance , petites tumeurs cal-
leuses , dures, jaunes qui se tixenl principale-
ment aux doigts des pieds; les souliers trop
étroits, les sabots causent le plus souvent les du-
rillons — Ancrure, s. f. petit pli qui se forme
sur une étoile, un drap qu'on est en train de
tondre. — Pie, s. f. oiseau qui est très-commun
en Eiu-ope. son plumage est noir tacheté de
blanc, à queue longue. — Pie-grièehe, adj. et s.
f. sorte de pie grise , oiseau de proie, passereau
créniroste. — Ayuess-chuvo , cheval-pie, adj. m.
gris, alezan, tacheté ou noir k taches blanches.
AttiETT , aiguillette , s. f. tresse, cordon, ru-
ban, tissu garni de métal en pointe par le bout;
nœud depaule, cordon de fil ou de coton pour le
simple cavalier, dor ou d'argent pour les offi-
ciers . fil mélangé pour les sous-olficiers. —
Fasse-corde, passe-cordon, passe-lacet, s. m.
grosse aiguille k enfiler, passer les cordons dans
les jupes — Atfexon , s. m. morceau de ferblanc ,
cuivre fort mince au bout d'un lacet. — Ayuiett
pufé le chandd, ferret , s. m. fer d'aiguillette du
cirier, chandellier.
A 6V0, k cheval, cavalier monté à cheval, en
trousse, ad V. monté en croupe, placé par der-
rière; chevaucher, aller k cheval.
Aha . ahau , s. m. grand effort , peine de corps.
— Ahaler. v. jv. pousser l'haleine au-dehors, dans
la marche, dans la fatigue. — Ha! interjection
de surprise , d'élonnement , de douleur. — Ah !
interjection qui marque la joie , l'amour , l'admi-
ration , la colère , le plaisir , les passions , la dou-
leur, 1 affirmation ; exclamation.
A HAP , à peine adV. aussitôt , lorsque , presque
pas, à peine marque un degré inférieur, une ap-
proximation, k peine y atteint-il. — Agrandpeine,
malaisément , ditficilement , se toucher par les
extrémités. — A-peu-près, adv. à peu de chose
près, presque, environ, peu s'en faut. — Malaisé,
adj. chose malaisée, inconuaode, dont on ne
AHO
1»
peut se servir, facilement , commodément , faute
d'ampleur.
AuAv , agréer v. a. recevoir favorablement,
agirer un hommage, être au gve; accueillir,
trouver bon ; avoir pour agréable. — Plaire, v. n.
;igi«'er a , èlre au gre de, trouver bon , vouloir,
avoir pour agréable , causer du plaisir.
Ahayaln , attrayant , adj. qui attrait , qui attire
par lagreable ; penchant , inclination pour une
personne, un art, une occupation.
Ahayeg . agréation, s. f. action d'agréer, d'ap-
prouver ce qui plaît. — Attirant, e, adj. qui at-
tire, engageant.
Amené, herser , v. a. pas«>er la herse dans un
champ avant que de Tensemencer.
Ahenei;, herseur, s. m. cultivateur qui herse
un champ.
Aheré, avancer, v. a. vers, pousser, porter
en avant pour poser ou mettre en place , avancer
quelque chose vers.
Ahess, commodité, s. f. avoir ses aisances,
toutes les choses nécessaires pour être a son aise
dans uu ménage. — Aise, s. f. avoir ses aises,
les commodités nécessaires dans un appartejnent.
— Alieas du tuancy , batterie de cuisine, s. f. us-
tensiles de cuisine en cuivre, ferblanc.
AuEssAt;r, serviable, adj. "i. g. per.sonne ser-
viable ; ollicieux , prompt a rendre service, obli-
geant. — Complaisant, e, adj. qui a de la com-
plaisance pour les autres , qui .sert bien son
monde, actif k servir. — Obligeant , e, adj. offi-
cieux, qui aime à obliger, k faire plaisir, accom-
modant , Iraitable. — Ollicieux , se , adj. per-
sonne portée k rendre service , obligeant.
Ahessi, obliger, v. a. rendre service, faire
plaisir. — Prêter v. a. prêter k , donner, confier,
confier pour l'u.sage , le besoin, une chose, k con-
dition qu'on la rendra.
A HiOiN , k onde , s. f. Ilot , soulèvemeut de leau
agitée, ce qui imite le ttot, vague, llux et reflux;
llux , fluctuation d'un liquide. — A bond, s. m.
saut d'un corps alternatif, qui agissent l'un après
l'autre , rebondir. — Alternativement , adv. tour-
a-tour, qui agit, travail, l'un après l'autre. —
Interstice, s. m. intervalle de temps, d'espace.
— A intervalle, s. m. distance d'un temps, d'un
son , d'un corps à un autre , mouvement intervaJ-
laire, disposé par intervalle. — Lancinant, e,
adj. douleur lancinante, qui se fait sentir par
élancement , par intervalle.
A Hip, a peine , adv. V. k hap, k l'extrémité,
au bout , k la dernière partie d'une chose, k son
extrémité. — A l'échappée , s. f. t. d'arts, ce que
l'on ne fait qu'entrevoir, qu'elHeurer.
Ahlett, tablette, s. f. planche posée pour
mettre quelque chose dessus, petit ais élevé
contre une muraille, planche k pains des soldats
dans la caserne , se place au-dessus du chevet de
leur lit , n'ayant point d'armoire ; dressoir.
Ahonti, humilier, v. a. abaisser, mortifier,
donner de la confusion, humilier quelqu'un,
l'orgueil , son cœur. — Faire honte, s. f. abaisser,
mortifier quelqu'un, lui faire confusion, répriman-
der, reprendre quelqu'un , reprocher ses fautes.
Ahontieg, réprimande, s. f. répréhension, re-
proche, coiTection faite avec autorité. — Hu-
miliation, s. f. action par laquelle on humilie,
état de celui qui est humilié , honteux.
20' I
AW^^
AID
Ahoré , égorger , v. a. couper la gorge, tuer,
niassacror, enfoncci un coiileau dans la goree ,
dans le ventre. — Poignarder, v. a. frapper,
blesser , Iner (luelqniin avec un couleau , un poi
gnard enfoncé dans la gorge, le venin-. — Ni-
sage, personne liave, adj. "Iv. pâle, maigre, de-
figuré , desséché, livide, blême, hlaffard ,
décharné.'
Ahoreu, égorgeur , s. m. assassin, qui fait
métier d'assassiner ou de faire assassiner; bou-
cher, qui égorge un Inruf, etc.
Ahoulpini^ . acoquiner (s) , v. p. s'abandonner
àl'i.isivelé, s'aitr.ther, s'adonner, s'accoutumer
trop à ce qui plaît. — l-asser le temps à fainéan
ter, V. a. croupir, faute de mouvement , contrac-
ter une douce habitude, accoutumer à la paresse.
Audurar: , loucher, v. a. à ou sur quelque
chose , opérer le contact, loucher légèrement. —
Heurter, v. a. opérer un heurt, un touchement
léger.
A HiFFLET , en tlûte, s. i. en siflet , couper en
nuirceiiux , en flûte, joint de bois, taillé en bec
detlùlc.
AiBARA. embarras, s. m. obstacle dans un che-
min, c<infusion de choses difliciles à débrouiller,
irrésolution dans le parti à prendre, les moyens
de se lelirer d'un pas dithcile , perplexité , peine
causée |)ar une nndiilude datfaires, par le man-
([ue de quel([ue chose. — Encombre, s. m. em-
pêchement , embarras. — Dédale , s. m. labyrin-
the, embarras, se trouver dans im dédale —
Perplexité, s. f. irrésolution fâcheuse; incerti-
tude; grand embarras d'une pers(mne qui ne sait
quel parti prendre. — DiUicnlIé, s. f obstacle,
endiarras, empêchement, traverse, opposition,
ubjection , question, doute, contestation dans
une affaire. — Irrésolution, s. f incertitude, in-
décision , élat de celui qui est irrésolu , embar-
rassé ; gène , malaise , tinndité. — Mhnrii d'rlir-
rett , bagarre, s. f lig. embarras des voitures qui
se croisent dans une rue, un chemin.
AiBARASAN, embarrassant, e, adj. qui cause de
l'embarras, de la gêne; emcombreux, embarras-
sanl, fâcheux.
AiBARAsÉ, embarrasser, v. a. causer de l'em-
barras, empêcher la liberté du mouvement , met
tre en peine, donner de l'irrésolution, rendre
embarrassé. — Irrésolu, e, adj. qui a peine à se
résoudre , à se déterminer , indécis. — Interlo-
quer , V. a. faui. embarrasser , interdire , étourdir,
interloquer quelqu'un par une réponse, une plai-
santerie. — Être dans le pétrin, s. m. dans l'em-
barras , lindécision. — Encharboté, e, adj. em-
barrassé.
Aîi), cimetière, s. m. lieu à découvert destiné
à enterrer les morts. L'usage d'amonceler les
morts dans des cimetières ne s'est établi que vers
l'an 200 de l'ère vulgaire; on a longtenqis en-
tendu, par le mot cimetière, non-seulement l'en-
droit où l'on enterrait les morts, mais encore le
lerrain qui avoisinait les églises paroissiales et
qui était contigu au vrai cimetière; Insage den-
terrer dans les villes et même dans les églises
s'est introduit sous Grégoire-le-Graud ; les plain-
tes réitérées des amis de l'humanité sont enfin
parvenues à faire cesser cette pratique dange-
reuse : dans la ville de Verviers, une prairie,
derrière rex-couvenl des récollectines , rue Spin-
tay . fut bénie le 28 juillet 181'?. Le lendemain fut
enlerrée luVe fdle de 16 h il ani. Cath. Renkin ,
fille d'une verdurière de Lié.ge; ceint à cette occa-
sion que le vulgaire désigna le cimetière du sunloni
d'fiid (Ifl hofrt'ss. Il est maintehant transféré au
nord de là ville, ancien chemin de Limbourg. —
Nécroi»ole, s. f. ville de morts, grand cimetière-
orné de monuments, de plantations. Lestom-'
beaux et monuments n'étaient )>as , chez les an-
ciens, réunis dans un cinielière; ils étaient dis-'
séminés sur les chemins. — Catacombes, .s. f. pi.
grottes, carrières servant de tombeaux , de dépôt
d'ossements. — Charnier , s. m. ciibetière cou-
vert, amas dos de morts, lieu couvert où ils sont."
— Entre, prép. de lieu, inter, au milieu ou à-
peii-près, parmi, espace enfermé, ce qui tient
de deux choses, ce (|ui les .sépare.
Aidai, barre, s. f. pièces de fer, de bois lon-
gue et étroite, levier; cet ustensile sert ans car-
riers, aux maçons. — Levier, s. m. barre, bâton
propre à soulever, remuer les fîirdeaux. — Ai-
deau, s. m. instrument de charpentier.
Ai u.M , oiii-da, adv. volontiers, de bon cwnur',
exprime aussi la surprise, lamenace; oui-da, vous
pielendez que.
AiUAN , liard . s. m. liclile monnaie de cuivre,
1 partie d'un sous de Liège, trois deniers, in-
venté en liôil , démonétisé avec toutes es autres
petites pièces de cuivre, par arrêté du roitiiiil-
laume des Pays-Bas, le :28 juillet \H\6, rem])lacé
par des ceiWs. — Monnaie, s. f pièce de métal-
pour f échange , le commerce, petite espèce de
monnaie débillon, de compte, menuaille.
AimiATT, entre-bandes, s. m. pi. le bout d'une '
pièce iU\ drap ou antres éloflès , lisière mince
d'une pièce de drap. — Liseré, s. m. bordure,
cordoniie.l anionr d'une- élolfe; bord, bordure,
ce ipii borde, ce ijui entoure pour garnir, orner
ou fortilier une pièce d'élotlé. — AkVmtt an
tiHiho, entre-bandes, s. m. pi. des pièces de draj»
dit de sérail, drap du levant, en couleur vive,
espèce de circassienne.
AiiiiîAu, entrait , s. ni. pièce de charpente, de
traverse, pièce principale d'un cintre, pièce qui
lie deux parties de la couverture, pièce de
char|)eule ipii porte les pieds des arbalétriers et
les empêche de s'écarter, de .s'ouvrir, base de la
ferme. — Linsairs, s. m. pi. pièces de bois qui
portent les pieds des chevTons.
AiDCHAusE, trémie, s- f, partie d'une cheminée,
trémie de fourneau , barre de fer qui soutient les
cheminées, les fourneaux. — Chevêlre , s. m.
pièce de fer autour du pKancher, de l'âtre des'
cheminées.
AiDDEU, entre-deux, s. m. ce qui est entre
deux choses avec relations de contiguité, qui est
au milieu de deux choses. — ïntervalle , s. m.
distance d'un temps, d'un lieu, d'un son, d'un
corps à un autre; cloison, séparation d'un appar-
tement. — Interstice, s. m. intervalle déterminé
de temps, d'espace ; pore; espace entre les mo-
lécules, les parties , fente, «crevasse de boiserie.
— Isftleraenl, s. m. t. d'architecture , distance
entre les parties , tel qu'entre une colonne et un
pilastre , une forge et un mur mitoyen. — Toral,
s. m. laiigue de terre, talus qui sépare deux hé-
ritages , deux pièces de fonds, fosse d'aisance et
un puits, entre colonne. — Séparation, s. f.
ÂIÏ)
AID
n
chose, charpente, cloison qui sépare. — Métai-
rie, s. f. limite qui sépare deux héritaties, sépa-
ration par un mur mitoyen , lattis ou mai;onnage
pour une séparation entre deux révolutions d'es-
caliers ou entre les marches. — Echappée , s. f.
espace suliisant pour le passage d'une voiite, dis-
tance entre les rampes d'un escalier, hauteur qui
existe. — Espace , s. m. étendue de lieu entre
deux ternies, intervalle entre les lignes de mu-
sique; interligne, entreligne. — Espacement, s.
m. distance entre des corps séparés, des lignes,
des mots. — Entrecoupe, s. m. intervalle entre
deux voûtes l'une sur l'autre , pan coupé d'une
encoignure d'une maison. — Entretemps, s. m.
intervalle de temps entre deux actions. — Entre-
modilloD, s. m. espace entre deux modillons.
AiDDROVEG, entre ouverture, s. f. faai. demi-
ouverture d'une porte . d'une fenêtre entr'ou-
verte. — Entre-baillure, s. f. état de ce qui est
entre badlé. — Divurication . s. f. action d'éten
dre , écarter , ou\Tir , élargir une plaie
.\iDDROvi, entr'ouvTir. v. a. ouvrir un peu. —
S'entrouvrir, v. p. pers. entr'ouvert, tendre,
percer, taire une incision. — Elargir, v. a. ren-
dre plus lariîc, étendre, devenir plus large.
.\jDDnovoL . entre-bailier . v. a. entrouvri légè-
rement.
.\iDEi- , aide , s. m. aider quelqu'un , lui prêter
le secours de ses forces, contribuer h son travail,
celui qui aide un autre: être entre l'enclume et
le marteau , fig. être exposé à deux maux, deux
embarras.
AiDF.viTT. entrefaites, dans ou; plus usité, sur
ces entrefaites, s. f. pi. pendant ce temps-la, et
^ng. dane l'entrefaite. — Complot , s. m. mauvais
dessein formé par deux ou plusieurs personnes.
.\iDi, aider, v. a. secourir, assister, servir,
aider quelqu'un; aider à une all'aire. contribuer
au succès, dans la peine, le besoin. —Assister,
V. a. aider, secourir, seconder; accompagner
pour quelque action , être présent à quelque
chose. — Secourir, v. a. aider, donner du se-
cours, assister, secourir quelqu'un; se secourir,
s'aider mutuellement , senlraider. — Seconder ,
V. a. aider , servir, favoriser, seconder quelqu'un
dans un travail, une entreprise ;servirdesecond.
— Servir, v. a. assister, être utile . servir de
moyen de succès, procurer des, ou une occasion
facile. — Soulager, v. a. alléger le fardeau, la
charge, en ôter une partie, adoucir, diminuer,
soulager la peine , un malheureux , etc. — Con-
tribuer , V. a. aider à l'exécution , au succès d'un
dessein, d'une entreprise, y avoir part. — Coo-
pérer, V. a. coopérer à un succès avec quelqu'un,
opérer conjointement avec quelqu'un à.
.\iDiABLÉ , homme endiablé, adj. enragé, fu-
rieux ; très-méchant en son genre , chemin , route
endiablée, faire endiabler quelqu'un.
.\iuitRE, aiguière, s. f. vase fort ouvert à anse
et bec où l'on met de l'eau pour se laver.
AiDKETK. s'enquérir, v. pers. faire recherche,
s mformer. s'enquérir d'un être , d'afl'aire d'autrui;
s'enquêter, s'enquérir, se soucier.
AiDKETEt;. curieux, se, adj. qui a de la curio-
sité, envie de voir, de savoir, d'apprendre , celui
qui veut connaître les secrets d'autrui. ^ Enquê-
tant , e , adj . qui s'enquiert avec trop de curiosité,
qui a de l'envie d'acquérir des nouvelles , etc.
AiDKETEuzE , appadeuse , s. f. femme qui se
mêle de faire des mariages , qui appariade les
couples. — Duègne , s. f. femme qui veille sur la
conduite dune jeune fille.
AiDLAURDÉ . entrelarder . v. a. piquer de lard
une viande, mêler des ingrédient*; entrelarder
un ouvrage, y incarcérer des pensées.
.\iDLAORDEG, entrelardement , adv. action d'en-
trelarder, piquer de lard une viande.
AiD LE DEU, entre les deux , s. m. chose qui
n'est ni bonne ni mauvaise , dont on ne peut par-
ler, ni en bien ni en mal. — Tempéré, e, adj.
ni trop chaud ni trop froid, mitoyen; entre le
sublime et le simple ; moyenne température. —
Passablement , adv. d'une manière supportable ,
de telle sorte qu'on puisse s'en contenter: man-
ger, travailler passablement.
Ajdmetain , entre-temps, s. m. intervalle de
temps entre deux actions.
AiDMETAN, intercesseur, s m. qui intercède
pour quelqu'un, sollicite en sa faveur. V.aidketeu.
AiDîdETEG, s'ingérer, v. p. (de) se mêler de
quelque chose sans en être r.'quis; déconseiller.
— Se mêler de courtage par entremise , négocia-
tion ; faire le courtage. — Maquignonner, intri-
guer pour vente à profit. — Tatillonnage, s. m.
action de tatillonner. d'entrer mal à propos, inu-
tilement dans toutes sortes de petits détails.
AiDMETEU, entremetteur, se, s. m. qui s'entre-
met . s'emploie dans une affaire entre des per-
sonnes. — Courtier, s. m. agent de commerce,
celui qui fait une assurance pour d'autre, celui
qui s'entremet dans les mariages, qui en fait
faire. — Furet , s. m. fam. curieux qui s'enquière
de tout dans l'intérieur des familles, qui remédie
dans les dissentions. — Maquignon, s. m. fig,
fam. celui qui intrigue pour des mariages, des
ventes, des échanges, etc. — Rufien, s. m. en-
tremetteur paillard. — Proxénète , s. m. entremet-
teur, courtier, celui qui négocie un marché hon-
teux.
AiDMETEuzE , entremetteuse , duègne. V. aidke-
teuze.
AiDMETT, entremettre (s") v. p. se mêler de,
s'entremettre dans une affaire entre des person-
nes, s'employer pour l'intérêt d'un autre. — In-
tercéder, v. n. prier pour quelqu'un, solliciter
en sa faveur.
AiDMoiE , auget , s. m. t. de meunier, bout de
la trémie. ^ Baiile, s. m. tringle qui fait tomber
le grain sur la meule.
AiDRESs, aide-femme, s. f. celle qui aide UDe
autre, la seconde, celle qui aide.
AiDROi, endroit, s. m. lieu, côté, place, partie
d'espace , patrie, lieu natal: bel endroit . vilain
endroit.
AiDTEï, entaillé, s. f. incision faite dans le bois,
coupure; entretaillor un ouvrage, des images,
retrancher, découpure, ligure découpée.
AiDTEJEG , découpure, s. f. taillade faite pour
ornement à du papier, à une étoffe ; chose , figure,
image découpée.
AiDTRAUY, éclaircir, v. a. se dit de plant semé
trop épais; les éclaircir, rendre moins épais,
arracher le surplus des plantes semées.
Aidtracveg, écart, s. m. action de s'écarter,
d'écarter trop les jarnbes ; accident ou effort des
épaules du cheval qui le fait entr'ouvrir par le
22
AIF>
AIG.
relâchement des libres de l'épaule. — Entr'ou-
verture, s. t. t. de véi. maladie du cheval qui ic-
suUe d'un trop violent écart. — Ecartemexit, s. m.
disjonction, séparation de deux choses qui doi-
vent être jointes; action d'écarter, son eifet. —
îléiuarchure , s. i. entorse d'un cheval qui a tait
un taux pas.
Aïe! aie! interj. exclamation de douleur. —
Ah ! interj. cri de douleur. — Aï, aïe , hélas ! int.
de plainte. — Aïe, oioii Dieu! ëpiphnnème , s. m.
exciamalion sentencieuse après un récit, une
chute , etc.
AiFER, enfer , .s. m. lieu du supplice des
damnés ; bruit , désordre , vacarme ; lieu où
ion se déplaît , lieu de douleurs , de peines , de
désordres. — pi. séjour des morts , supplice in-
térieur.
AiFis , enfin , adv. finalement , après tout , k la
fin , pour conclure , bref, en un mot , soit.
AiFLÉ , enfler, v. a. remplir de vc-nt , de fluide,
qui augmente de volume; fig. enurgueillir, don-
ner de la vanité, enfler le cœur, augmenter le
courage ; enfler le cahier, giossir inutilement un
écrit; enfler la dépense, y ajouter des articles
faux, exagérés. — Enflé, e, adj. emporté, bouili
dfi colère. — S'enfler , v. p. augmenter de gros-
seur, de volume. — Météorisé (ventre), tendu ,
gonflé. — Tumeur, s. f. enflure accidentelle ou
éminence contre nature causée par accident nu
pur maladie, formée à l'extérieur ou à l'intérieur
du corps par des parties fluides ou solides , re
résont par un résolutif ou par une incision ou
suppuration. — Pyogénie, s. f. espèce d'abcès,
apostème, formation du pus dans une partie du
corps; matière tugescente qui s'enfle. — Oedème,
s. m. tumeur molle, blanchàlit, sans douleur,
compressible , sans réaction , être enflé ; flatuo-
site, maladie de vents. — Emphysème, s. m.
maladie qui fait enfler, tumeur dans le tissu cel-
lulaire de la peau pleine d'air. — Extumescence ,
commencement d'enflure. — Empyème, s. m.
sang épanché , amas de pus dans une cavité , dans
la poitrine ; opération qui consiste à faire l'ouver
îurede celte cavité. — Nodus, s. m. I. de méd.,
tumeur dure et indolente sur les os , le plus -sou-
vent l'os du front , la clavicule , le sternum , les
os du crâne , du nez , et du palais. — Carcinome,
s. ra. cancer, tumeur charnue , hétérogène, d'une
densité inégale. — Abcès , s. m. tumeur intérieure
et extérieure pleine de pus; les abcès se divisent
en abcès par fluxion ou par congeslion ou critique.
— Apostème , enflure extmeure avec suppura-
tion , enflure avec putréfaction , ou collection de
pus formé dans un ou plusieurs foyers , se divise
en abcès, par fluxion, congestion et en criticjue.
— Anévrisme , f . m. tumeur sanguine contre na-
ture causée par la dilatation ou la rupture par-
tielle ou totale d'une artère, ou par la dilatation
d'une portion des oreillettes ou des ventricules
du cœur , se divise en vrai ou en faux , en externe
ou interne. — Mélicérite, s. f. tumeur enkystée
pleine d'humeur jaune. — Suros, s. m. t. de vét.
tumeur dure sur la jambe du cheval et dépen-
dante de l'os. — Loupe, s. f. tumeur ronde en
kystée sous la peau , ordinairement mobile sans
rougeur, sans chaleur, plus ou moins molle. —
Authrax, s. m. charbon, bubon très-enflammé,
très-douloureux. -^ Tympanite , s. f. hydropisie
sèche , enflure du bairventre causée par les vents.
— Trombus , s. m. tumeur ibnr.ée par le sang
épanché autour de l'ouverture de la xeine, à la
suite de la saignée. — Bubon , s. m. tumeur ma-
ligne d'une glande aux aines , ronde ou ovale ,
dure , liouloureuse , circonscrite avec inflamma-
tion. — Hydrosarque, s. f. (umeur aqueuse et
charnue. — Hydatide, s. f. tumeur graisseuse
sur une partie du corps. — tjonfler, v. a enfler,
devenir enflé de vanité, d'orgueil, d'amour de
soi; se gonfler, s'enfler, boursoutfler , enfler,
gonfler. — Fongus, s. m. excroissance charnue ,
molle et spongieuse , en champignon sur une
plaie, un ulcère; superfluité de chair. — Flegmou,
s. m. tumeur inflammatoire pleine de sang, in-
flammation , tuméfaction , enflure non ordinaire ,
j fluxion de clous. — Tumescence, .s. f. enflure,
gonflement par accident ou par maladie; tumeur
cariqueuse, en forme de flgtie. — Sarcome , s. m.
tumeur, excroissance charnue sur une partie du
corps. — Crapaud, s. m. tumeur uiolle snus le
talon du cheval. — Oédéniasarque , s. m. espèce
de tumeur molle, blanchâtre, sans douleur, com-
pressible, sans réaction. — Apostase, s. m. amas
de pus loin du point primilil de l'inflammation ,
4bces dangereux. — Tophus, s. m. tumeur
pleine d'une substance craieuse ; gonflement cal-
leux d'un os , du périaste.
AiFLEG , enflure, s. f. tumeur, bouflBssure , gros-
seur, extension extraordinaire dans une partie
ou dans la lolalilé du corps. — Bouiiifsure, en-
flure des chairs. — BoursoulUure , s. f. enflure de
la peau. — Extumescence, s. f. commencement
d'enflure. — Tuméfaction, s. f. ttimeur, enflure
non ordinaire. — Diancose, s. f. tuméfaction,
enflure, diffusion des humeurs qui s'epandent.
AiFL!.\ , enflure, s. f. tumeur, bouflissure , gros-
seur, extension d une partie du corps, ampoule.
— Aiflin de gvo , avant-cœur, s. m. tuiueur contre
nature , qui vient aux chevaux , à la poitrine , vis-
à-vis du cœur; tumeur sanguine. — Capelet,
s. m. enflure au jarret de derrière du cheval.
AiGiN , bourriquet , .s. m. tourniquet, croix
mobile posée horizontalement sur un pivot, mou-
linet , pièce qui tourne. — Engin , s. m. sorte de
machine, ensemble de machines employées sur-
tout à lever des fardeaux ; outil conqjliqué en
général. — Tympan, s. m. roue pour enlever
l'eau , roue creuse à tambour, sert aux grues,
aux calandres et à certain moulin. — Palan, s. m.
cordes , moufles , poulies , pour enlever les far-
deaux. — Aigin d' folreie, levier, s. m. barre
propre à soulever le maillet de l'auge et suspend
le mouvement sans arrêter le moteur. — Aigin
d' mangon , tiuet , s. m. machine dont se servent
les bouchers pour suspendre par les jambes de
derrière les bêtes qu'ils ont assommées , écor-
chées et souUlées.
AiGLET , anglais , e, adj. d'Angleterre; s. m.
natif d'Angleterre , langage anglais. — Anglo-
mane, adj. 2 g. imitateur zélé, admirateur outré
des Anglais.
AiGLETi , garou , s. m. lauréole femelle . raézé-
réon , bois gentil , dahpné , arbrisseau toujours
vert , à baies purgatives et corrosives : puissant
caustique ; genre nombreux de fort jolis arbustes,
mais tous doués d'un suc caustique et malfaisant.
Aigrefin, argoulet, s. m. homme de néant,
AIM
AÏM
23
qui vi( irindusliic , grand raisouncui', habillaril,
sans élal.
Aigreur, rcsscnlinienl , s. m. opr^uvcr un los-
scnliment de, d^sir de se venger d'une injure.
— Inimitié, .s. f. haine ouverte et durable, ran-
cune, malveiHance; aversion durable pour quel-
qu'un ; vindication.
Aigri, aigrier, aiyrir, v. a. rendre aigre, irri-
ter, exciter ;:u ressentiment coîilre quelqu'un;
aigrier les vertus , la chasteté, la piele. l'equile,
la probité.
AiGKiJi'jixi:, aigreniuine , s. f. plante rosacée,
vivace , agreMe, detersive , raiiaichissanle et
vulnéraire.
AiG'jRLLT , aigrelet , te , adj. un peu aigre ; fig.
fa;:i. ton, voix, manière aigrelette.
Ali: , aigle . s. m. grand oiseau de jtroie; Boniart
en compte onze e-spcces , savoii- : l'aigle commun,
l'aigle a tète blanche, l'aigle blanc, l'aigle ta-
cheté , l'aigle à queue blanche , le petit aigle à
queue Idanche , l'aigle dore , l'aigle noir , 1 aigle
barbu ou grand aigle de mer en orfraie, l'aigle de
merappelé/)a?6i(.rrtrf/, l'aigle appelé Jt'a/i-/f-I.7«/if
ou oiseau de St. -.Martin; celte espèce d oiseaux
ont la vue perchante, la férocité , la voracité , la
force du bec et des serres, peut vivre cent ans ,
cet oiseau a servi d'elendard a plusieurs nations ,
les premiers sont les I*erse.=;, les Romain.--. (;<(ii-
stantin fut le premier (|ui intiodui.sil l'aigle :i
deux tètes, actuellemenl l'éleudmil aulrirhien et
russe; les Polonais l'aigle blanc; l'aigle noir pour
h Prusse. — Aigre . adj. :2 g. piiiuanl , nioidani .
acide, voix, son, ton, aigre, aigu per.saiil, rude.
— Acre. adj. '2 g. gortt acre, piquant , mordnaiit,
corrosif; âpre , àdj. :2 g. rude au goiit.
Ara, aem. s. f. mesures pour les li(|ueurs en
usage dans divers endroits, cunlieni 1;j7 pintes
de Paris. 131 litres. — Barriques, barique. s. f.
sorte de gros tonneau: futaille bien cerclée pour
le transport des vins , genie\res, olc. . elc. —
?lnid. s. m. mesure :2«8 pintes, tonneau d'un
miii'l de vin , etc. , vaisseau , son contenu
l".)ls de Verviers , ancienne mesure.
AiM.ViE, charmeuse ou charmeresse, s.f. femme
qui SH fait aimer.
.Ai.H.ii!. , ('mail , s. m. pi. émaux , composition
de verre cul'jsé, de .^els et de métaux , appli((ué
sur un métal, ouvrage en émail , émail blanc, il
y en a dé trois sortes . sert à imiter la pierre
précieu?e, et pour la peinture en émail.
.\iM.\N, aimant, s. m. pierre minérale ferrugi-
neuse, qui a subi l'action électrique ou celle du
feu . qui attire le fer et qui dirige naturellement
vers le nord une de -es extrémités; élail d('jà
connu du tciMp- df Pb'on . jI est ceit.un que
celte découverte avait été perdue et qu'elle n'a
étp retrouvée que dans le douzième siècle , on la
trouve danr- le : mines de fer. — Aimant artificiel .
faisceau (]>• lames aimanlres, le premier qui ait
tenté celle opération est M.Kniggf. a Oxford,
peifeclionnée par Baradelle.
AiMAMEG. niagnpii.-me. s. m. propiieté de
l'aimant . magnétisme animal . Iluide dr r.dmanl
ou Huide spécial ; son inllneni" du enrp'- m.i^'iié
tiquH. — Magnétiser v. a. conmiiiniquer le
magnétisme animal. Ir d( vrlopper; cette science
occulle, connue an^si siuislcnom '\vMrsi»rrisnir,
du nom dp son an'enr. A'ilojne Mesmer, médecin
allemand, né en IT5i, à Mersbourg-cn-Souabe ;
sa propriété est toujours un sujet de doute. Si'i
propriétés .sont au nombre de trois principales ,
l'attraction, où il attire le fer. la vertu de se
tourner vers le pôle; l'inclination étant suspen-
due s'incline vers 'horijon.
Ar>uLF , aimable, adj. 2 g. digne d'être aimé ,
qui possède, les qualités propres à plaire , per-
sonne, vertu, objets, manières aimables; s. m. [)1.
les aimables, ceux qui plaisent, cherchent à
plaire ; engageant , insinuant , attirant. — Per-
sonne accessible, adj. 2 g. aborda.ble. dont on
peut approcher ; condescendant , e , adj. qui a de
la condescendance. — Courtois, e. adj. civil,
allable, poli; gracieux dans ses paroles, ses ac-
tions , son accueil , qui agit courtoi.-.ement. —
t>liarrnenr, se, s. qui charme; charmeuse, femme
(|i!i se fait aimer . qui charme , séduit. — Condes-
cendant, e. adj. qui a de la condescendance, de
la complaisance , qui fait qu'on se rend aux sen-
limenls, à la volonté d'autrui.
Ai.\i.\L'BLLM.u.N , aimablement , adv. d'une ma-
nière aimable.
AiMuoLK . Embourg, commune du canton de
Fleion , arrondissement et province de Liège; sa
population est de 12b habitants.
Almé, aimer, v. a. (un êlre), avoir de l'alfec-
lioii, de l'attachement, de l'amour pour lui,
trouver son plaisir dans la félicité d'autrui . .avoir
de l'amour. — S'aimer, v. prim. se plaire, se
( hérir •^oi-mème, s'aimer dans un lieu, s'yphire,
v piotiter, y réussir. — Chérir, v. a. aimer
tendrement, chérir sa famill(>, sa patrie, ses
princs, ses erreurs; chérissable, digne d'être
aiini' , cliéri. — .Ml'ectitmiier , v. a. aimer, avoir
lie l'alfeclion , de l'inclination, du penchant pour;
s'al'écliniiiier , s'atlach'.-r. — Adorer, v. a. rendre
un culte , se proslei lier devant avec respect , (ig.
aimer passionnément , adorer une femme , des
enlants, etc. — Couru , e , adj. personne aimée .
suivie, recherchée ; appeler, désirer vivement par
instinct une personne. — Idolâtrer, v. a. èlre
idolâtre de; aimer avec trop de passion, idolâtrer
ses enfants , sa patrie ; idolâtrer sa femme ,
très-souvent pour son malheur. — Mi'ii'ant , e ,
adj. qui a beaucoujub' mérite , digne d'être aimé.
—Aime (larcij. aimer à la lolie,é[)erdnii!enl, avec
une passion extrême. — Epeniumem amcuireux ,
àdv. aimer passionnémenl . violemment ; parai-
mer, v. a. ainKr passionnémenl.
.\iMEG. estime, s. f. s. pi. cas, état . que l'on
fait . d'un être . d'une personne, de son mérite ,
de sa vertu . opinion favorable. — Prédilection ,
s. f. préférence d'affeclioii . avoir marqué de la
prédilection pour . prédilection folle , dange-
reuse, injuste. — Aflf^ction . s. f. amour . alt;'-
chemenl pour une chose, une personne; ardeur
à faire ou à dire qindque ehose par attachement.
— Courtoisie . s. 1. civilité , honnêteté , avoir de
la courtoisie , bon office rendu a quelqu'un ; phi-
logynie, s. f. amour pour les femmes. — Appé-
tence , s.f. action d'appeler: désir violent et
naturel p^r instinct.
AiMON . Edmond ou saint Edme. s. m. né an
bourg d'Abendoii . se retira en France et y mou-
rut en 1;î4I, canonisé en liiO; il y a quatre
s;(inls Edmond; s*' fêle Ki novembre. — P>oi de-
.Anglais orientaux . lv?r, chef des Danois, le lit
u
.m
AIN
attacher à un arbre en 870 , et mourir à coups de
flèches.
AiNEMi, ennemi, e, adj.s. qui veut, qui fait
du mal ; qui a de l'aversion , qui hait , contraire
antipathique; adversaire, antagoniste.
AïNG, Seppia, s. m. espèce d'encre noir que
l'on retire de la vessie de la sèche . poisson connu
sous le nom d'araignée de mer, elle servait aux
anciens pour écrire. — Encre , s. f. liqueur , pâte
colorée pour écrire , imprimer; l'encre commune
est un liquide noir qui sert à tracer les caractères
des manuscrits ; elle est en général composée de
tanin et d'acide gallique unis à l'oxyde de fer et
tenu en suspension dans l'eau par une solution de
gomme du Sénégal ; encre double d'un noir
tirant sur le violet ; rosette , s. f. encre rouge. —
Encre indélébile , dont M. Braconnet , l'inven-
teur , a fait insérer la recette dans les annales
chimiques de 1829; jamais elle ne s'efface. —
Encre de sympathie , s. f. encre , liqueur sans
couleur , qui se colore au feu , etc. , Waitz la fit
connaître en 1703. — Encre de couleur , encre
rouge , verte , jaune , bleue , etc. , encre d'impri-
meur , sa composition ne se trouve dans aucun
ouvrage. — Encre de la Chine , pendant longtemps
on a conservé de fausses notions sur la nature et
sa préparation, sa recette a été imprimée en 1807.
— Encre de sûreté , formée presqu'en entier de
carbone, est inaltérable; encre d'imprimeur;
encre lithographique, encre en poudre. — Ancre,
hameçon, haim ou hain, sur petit crochet pour
prendre le poisson.
AiNPEREUR , autocrate , s. m. Empereur de
Russie , qui gouverne de sa seule autorité.
Ajnplett, achat, s. m. emplette, acquisition à
prix d'argent; chose achetée, faire une ou des
emplettes. — Emplette , s. f. achat des marchan-
dises.
AiNPLi , emplir , v. a. de rendre plein , s'emplir,
devenir plein. — .\mplier, v. a. augmenter, une
mesure, mesure comble. — Gorger, v. a. rassas-
sier, soulcr, fig. remplir, combler, se gorger,
se remplir jusqu'à la gorge; rempli.
Ai.NTE , entre , préposition de lieu , au milieu ,
parmi , dans , en , ou à-peu-près au milieu.
AiNTRAiE, entrée, s. f. lieu par où l'on entre ,
action d'entrer, premier mets , entrées , pi. droit
privilégié d'entrer , droit que l'on paye à l'entrée
d'une ^llle. — Réception, s. f. cérémonie, pour
recevoir un membre , jour de son entrée dans
une. — Baie, s. f. nom générique de toutes les
ouvertures que Ton pratique dans les murs et
dans les cloisons , pour les portes et les croisées,
plage , rade , bras de mer entre deux f eries ,
terminée par un cul de sac, rade, petit golfe
— Orifice, s. m. goulot, ouverture du corps,
large orifice , entrée étroite d'un vase , d'un
tuyau, d'une artère, d'un ajustage. — Bouche.
5. f. entrée d'une carrière , d'un puits , d'un
tuyau , etc. , bouche du four , fermée d'iuie
porte en tôle pour y introduire du pain. — Ou-
verture, s. f. fente, trou, espace vide dans,
ouverture d'un angle. — Porte, s. f. ouverture
pour entrer dans un lieu clos . entouré , fermé ,
et pour en sortir , ouverture pour. — Bassin ,
s. m. sorte de port; endroit d'un port oii les
vaisseaux jettent l'ancre.
AiNTRAK, entracte, s. m. intervalle entre les
actes , ce qui le remplit, chant , musique , danse,
entre deux actes.
AiNTRAN, entrons , participe passé du verbe en-
trer; passer du dehors en dedans.
AiNTRÉ, entrer, v. n. passer du dehors en
dedans, s'engagera; commencer, pénétrer dans,
prendre part, entrer en s'engageant. — Pénétrer,
v. a. percer, passera travers, toucher vivement,
entrer bien avant , entrer dans un lieu; embou-
quer, entrer dans.
AiNTREDEc, entretoile, s. f. sorte de parure
en réseau ou dentelle, entre deuxbandes de toile,
d'un bonnet, pour servir d'ornement. — Taillure,
s. f. broderie de rapport ; pièces découpées et
appliquées sur un fond , pour orner.
AiNTROGNiEu, bout-à-dcux, sc , adj. capricieux,
chagrin , morose , fantasque, bizarre et quinteux.
— Morose, adj. 2g. morne, triste, chagrin,
difficile, bizarre. — Quinteux , se, adj. 2 g. fan-
tasque , bourru; sujet à des quintes, à des bizar-
reries , à des caprices , personne , humeur ,
esprit quinteux. — Fantasque, adj. 2 g. capri-
cieux , bizarre , extraordinaire , qui a des fantai-
sies inégales et brusques.
AiNTRCFAiTE , entrefaite , s. f. dans , ou plus
usité sur ces entrefaites ; pendant ce temps-là ;
dans l'entrefaite
.\iNTRUMELÉ, entremêler, v. a. mêler parmi ,
insérer , mêler , entremêler des choses avec d'au-
tres , s'entremêler, s'entremettre. — Pourfiler ,
V. a. entremêler des tissus de différentes couleurs
dans une pièce de drap, etc., t. de tisserand.
— Mêler, v. a. brouiller ensemble des choses qui
doivent être séparées. «
AiNTRCMizE , entremise , s. f. interposition ,
action d'une personne qui interpose , son office ,
son crédit pour aider. — .\ide, moyen, secours,
ministère ; médiation par laquelle une chose se
fait, action de s'entremettre.
AiNTRUPRAiNAN , entreprenant, e, adj. qui en-
treprend, hardi , téméraire; qui usurpe le droit
d'autrui ; homme , humeur.
AiNTRUPRAixDE , entreprendre , v. a. prendre la
résolution de; faire quelque chose , quelque ac-
tion ; s'engager à faire quelque chose à certaines
conditions, attaquer quelqu'un , le poursuivre ,
le persécuter, lepous.ser, le railler, tourmen-
ter, etc , etc.
AiNTRUPR.\iNDEU, entrepreneur, se, s. celui qui
entreprend à forfait un édifice , une besogne , un
ouvrage considérable, selon le devis, le prix fixé.
-\!NTRUPR!ZE , entreprise, s. f. action d'entre-
prendre ; ce qu'on a entrepris de faire ; dessin
formé et commencé , etc. , etc. — Equipée , s. f.
action , entreprise , démarche indiscrète sans
succès.
AiNTRUtAiN, eutretemps, s. m. intervalle de
temps entre deux actions ; il arriva dans l'entre-
temps.
AiNTRUTiEN, entretien, s. m. action d'entrete-
nir; subsistance et vêtement , dépense ; ce qu'on
donne pour entretenir; entretien dispendieux ;
conversation, discours, propos; leur sujet; avoir
un grand , un long entrelien, avec, etc. — Collo-
que, s. m. entretien entre deux ou plusieurs
personnes; conférence de deux partis opposés.
— Conversation, s, f. entrelien familier, sans
cérémonie, avec égalité ; entrer, être en conver-
AIR
AIR
m
sation , lier, renouer, aniiner, euUctinir la
conversation.
AiSTRLTXEU, entreteneiir, s. m. celui (uii on
tretient une feninie , bors mariage.
Ai.ntkijT.m, enlrLlcnir, v. a. tenir on hon olat ;
faire subsister un èlro en tel eîal : lendre dura-
ble, réparer un , fournir ii la suii.-islancL-; entre-
tenir ses pensées, ses rêveries, penser, méditer,
rêver à ; arrêter et faire tenir onsenil)!»; . — S'en
trelenir , v. reeip. converser avec quoiqu'un,
parler de son prochain; s'entretenir de linge,
d'habits , etc. , s'entretenir , se tenir réciproijne-
ment, mutuellement l'un a la-ut re. — Teini, e,
adj. entretenu, soigné ; bien cultivé; converser ,
V. n. s'entretenir familièrement,
AiNTROTNEG, entretonément , s. m. t. de prat.,
entretien , subsistance ; ce qu'on donne a quel-
qu'un pour la nourrilure et riiabillouien!.
-A.'NTRuvEv, entrevoir, v. a. voiriuijMrfaitement,
ou en passant ; je n'ai faitque l'entrevoir ; s'entre-
voir , avoir une entrevue, se rendre visite.
.-iiNTRuvow. entrevue, s. f. visite, rencontre
concertée pour se voir, parier d'alfaire, avoir
une entrevue.
AiNVELOHP , enveloppe , s. f. tout ce qui enve-
loppe , couNTe , garantit , de part en entourant ;
adresse de lettres; involure ou tégument. —
Baljne , s. f grosse etoUé de laine j'Oiir endialler
des marchandises. ^ Couvert, s. ni. enveloppe ,
adresse d'un paquet; couverture, t. de métier ,
enveloppe ; prétexte caché.
.\i.NviRo:>" , environ, ad\. prép. a-peu-prés;
presque; un peu plus , un peu moins; environs ,
.■î. m. pi. lieux d'alentour, cirtonvoisins.
Ai.wiRO.NÉ- enviionner, v. a. (de), entourer,
environner des murs; tig. de flatteurs, de gloire;
enfermer , être aniour de... s'environner.
.^U'EKEi'p. , tnipereur, s. m. chef souvei-ain
d'un empire ; monarque dont le titre et le pou-
Noir sont supérieurs k ceux des Rois, ou qui au
moins a la prééminence sur d'autres souverains ,
titre donne à tous les généraux Uomains , Jules
r.é.sai-, s'éîant fait n'unmer diclatour perpétuel ,
l'an 70s de la fondation di; Hoiue, prit le nuiu
d'Empereur, que le peuple lui défera pour mar-
quer l'autorité absolue dont il jouissait dans la
république, dès lors ce nom fut un titre de
di|>;nilé. Le peuple fran'ais avant liomme ?iapo-
léon Bonaparte. Enqiereur, en 1804, fui sacré
par Pie VII . le 2 décembre de la même année ;
fut forcé d'abdiquer en IHI'6. par suite de revers
et de la coalition de tous les poietdats de l'Eu-
rope ligués contre lui. — Potentat, s. m. celui
qui a la puissance souveraine daiis un grand
Etat.
Air, air, s. m. fluide qui entoure le globe, gaz
inodore, transparent, pesant, (ilaslique, com-
posé d'oxygène et d'azole; l'un des principaux
agents de la nature , réputé autrelois l'un des
quatre éléments, veni , son passage, feiili', ton,
suite de ton formant un ( liant , air, manière , la
çon de parler, d'agir, di> marcher, de se con-
duire, de se vêtir, ressemblance, altitude , taille,
port, raine, physionomie , apparence ; prendre
l'air , se promener au graîul air. — Climat . s. m.
région ; pays , eu égard a la température df l'aii-
et à ses effets, climat qui a un air doux, salubre,
malsain. — Atmosphère , s. f. masse d'air fini
entoure la terre ; fluides légers qui enloureat de
même d'autres corps célestes ou terrestres. —
Tenqiérature , s. f. dispttsilion , état actuel . qua-
lité de l'air. — Aire de vent . s. f. espace dans la
boussole pour chaque vent. — Façon , s. f. ma-
nière, air, mine, maintien, port d'une personne,
avoir bonne, mauvaise façon, louniarc ridicule,
alléctee. — La/zi , s. m, mouvemcMil; jeu muet
d'un comédien. — Faste, s. m. s. pi. vaine allée-
talion d'echU, de parure, oslenlalioii; magnifi-
cence déplacée, ridicule; d'une manière fasti-
dieuse. — Cintre, s. f. ligure en arcade, courbure
d'une voûte, règle pour cintrer, arcade pour
soutenir une voûte. — Fausse-air . s. f. charge de
palras sous le carreau, plâtre , nmrlier sous les
dalle» de trottoir. — Ere, s. f. point lixe d'où
l'on compte les années; ces années, ère chré-
litnne. — Erre, s. f. train : allure , marche d'une
allaire; suivre les erres, marcher sur les erres de
quelqu'un. — Aire , s f. place unie pour battre
le ble; aire , ce dont on couvre un pont , un che-
min, un plancher, ce sui- quoi on y marche. —
Airée, s. f. t. d'agriculture, gerbes contenues
dans l'-iire. — Arrhes, s. f. pi. argent, etc., gages
d'un marché, assurances de son exécution, que
Ton perd si on se rétracte. — Allure , s. f. démar-
che ; façon de marcher, d'une persoime, manière
d'agir, de se conduiie; on leconnait l'hypocrite k
ses allures. — Tournure, s. f. tour, disposition,
forme du corps, prendre, donner, se donner une
tournure infatuée , ridicule. — Andnant , e , adj.
fluide, air qui entoure , qui nous environne, qui
nous enveloppe , t. de phys. — Air du tahcnr,
diane, s. f. batterie du tambour au point du jour,
ou reveil-matiii ; 1,'allre au champ h' !ap|)el, l'as-
semblée ou au drafieau la générale , l'alarme , la
charge, la breloque , l'ordre, la messe et divers
pas redoubles , la letraile au (luarliei tous les
soirs. — La dragonne, s. f. batterie du tambour
particulière aux dragons. — Air konUiin, allègre,
adj. '2. g. qui a le visage riant. — Ai)- kovron ,
ciel, horizon brumeux, adj. couvert de brume ;
temps brumeux, peu clair, qui tient de la brume,
tenii)s abnobile , couvert.
Aiueui, soupirail, raux, s. m. ouverture pour
(>clairer aérer un souterrain, une cave. — Lar-
mier, s. m. fenêtre ebrassi'e (ju'on praliciue au
niveau du pavé pour éclairer les caves. — Dure
d'aérage, s. m. espèce de cheminée d'un bure
«[ui lui donne de l'air, attire le mauvais air d'un
bure. — Martinet, s. m. hirondelle qui a les
quatre doigts en avant ; prand iiusi tiiiet d'Espagne
et (onnu i\im^- plusieurs autres pays, à plumage
d'un brun sombre noir, c'est la plus grande de
toutes les espèces d'hirondelles , et de la gros-
seur tle l'étourneau.
AnuuET , arc en-ciel , s. m. iris, mél(>ore en
arc plus ou moins étendu, varié de mille cou-
leurs. c()mpos(' lie plusieurs bandes formées et
priiduites j>>n la retjarie.n de la lumière dans les
in(déeules d'eau qui forment les nuages; ces cou-
leurs sont : rouge, orange, jaune, vert, bleu,
indigo et violet , etc. ; un spectacle aussi magni-
li |ue <|ue celui que piesentc ce phénomène a dû
frapper les premiers humains et les saisir fl'élon-
iiemeiil. Les liiiiiimes sauves du déluge I'omI reçu
«•«imnie un signe de paix de la part de l)i(Ni et les
anciens en ont lait une divinité sous le nom
26
Aïs
AIW
d'Iris ; la cause de ce météore n'était pas ignorée
des anciens.
AmEG,aérap:e, s m. aération , action d'aérer
un lieu, courant d'air introduit dans les travaux
souterrains et sans lequel les mineurs ne pour-
raient travailler qu'au risque de leurs jours par
l'absence de l'air vital.
AiRECB , apparence, s. f. extérieur, dehors
des choses, probabilité, vraisemblance, indices,
signes qui déterminent le jugement, apparence
de couche ou affoncement d'une veine qui ne mé-
rite pas d'être exploitée , aireur de veine.
Amr , aérer , v. a. donner de l'air ; mettre en
bel air, en bon air, en plein air; en grand air,
chasser le mauvais air dune maison. — Ressem-
bler (a), v.n. avoir de la ressemblance, de la
conformité , du rapport avec un être.
AïKîEG, ressemblance, s. f. rapport, confor-
mité entre des êtres; il y a de la ressemblance
entre, avec — Rapport, s. m. conformité , ana-
logie, avoir du rapport a , avec. — Conformité,
s. f . , rapport, ressendjlance entre des choses
conformes. — Fraîcheur, s. f. frais, agréable,
froidure, fraîcheur de l'air, fraîchement, par un
frais agréable. — Playonnage, s. m. manière de
soutenir la paroi de puits rond d'un petit diamè-
-tre: consiste a plier des branches vertes de
chêne dans l'intérieur des extractions. — Airicr/
rfe so/o, parolie, s. m. image du soleil réfléchis-
sant dans une image.
.\)iui:u, frais, s. m. froid agréable, aimer,
craindre le froid. — Aéré, s. m. lieu, endroit où
coule un bon air, sain. — Brise , s. f. petit vent
frais et périodique , bri^e du matin , hri^^e du
soir, embaumée.
.AîRii', arroche, s. f. p!:inlc apétale, potagère,
rafraîchissante, emolienle ; arrochs blanche, ou
boime dame, fallelle sont unelle, arroche rouge,
puante ou vulvaire. antyhistérique. — Grippe
sou , s. m. avare . usurier.
AiRKCTT , petit cintre, s. f. arcade de bois que
le charpentier confeclioime au maçon pour cons-
truire une voûte surboissee au tiers point.
Aip.soN, archet, s. m. petit arc de bois.de
métal, tendu par du crin ou une corde pour
jouer du violon, pour faire tourner un poinçon,
sert a divers arts et métiers, les uns au moyen
dune corde, d'autre dune bande de cuir ou de
nerf de taureau. — Archet de briquetier, petit ar-
chet dont la corde est de fil de fer; il s'en sert
pour couper la leîre qui excède le moule; les
musiciens s'en servent pour frotter les corde.", des
violons, de la quinte et de la basse et le faire vi-
brer, celui-ci est forme de qu 'tre parties : la ba-
guette, la hausse et les crins, frotté de colo-
phane. — Arc, s. m. arme, matière, fer. bois
courbé en demi-cenli nour lancer desHeches. —
Arçon, s. m. arche' d. chapelier pour battre la
laine, les poils et K . «uettre en état dette em-
ployés.
Ais! , ainsi , adv. de la sorte , de cette sorte . de
cette façon ; il .s'exprime ainsi.
Aiss, lierre terrestre ou rondotle , s. m. berreî.
reniforme; teinltc, herbe St. -Jean . plante vi-
vace , labiée, excellent vnln<^raire apperillfpour
les ulcères, laphlysie, lasthme pituileux , diu-
rétique; le suc aspiré par le nez soulage les maux
de tète. — Cendrier, s. m. partie du fourneau où
tombe la cendre ; ce qui la reçoit , partie infé-
rieure d'un fourneau destinée à recevoir les cen-
dres. — Aire, s. m. foyer où l'on fait le feu. —
Foyer, s. m. àtre, place où se fait le feu ; chauf-
foir, fourneau, fanal. — Potager , s. m. fourneau
pour faire les potages. — Fourneau, s. m. sorte
de vaisseau pour mettre le feu; meuble de cuisine
ayant un ou plusieurs trous ii feu pour cuire les
viandes , etc.
.\iTRUTN.\w, entretenue, s. f. celle qui est en-
tretenue par un homme hors mariage.
.\iw,eau, s. f. l'un des quatre prétendus élé-
ments, corps composé d'oxygène et d'hydrogène;
liquide, pluie, mer, lac, rivière, source, étang;
humeur, sérosités dans le corps ; suc des fruits ,
sueur; lustre des perles, des pierreries; liqueurs
arliliclelle?.— pi. jets d'e-aux, cascades, etc. ; eaux
j)la!tes, qui alimentent les étangs sans pouvoir
jaillir. — Source, s. f. endroit où l'eau sort de
terre. — Rivière , s. f. eau qui coule dans un lit
assez grand pour pouvoir porter bateau et qui se
JL'tts' dans un îleuve. — Fleuve , s. m. grande ri-
vière qui se rend sans changer de nom a la mer.
— Lac , s. m. grand amas d'eau dormante au mi-
lieu d'une contrée sans issue apparente ou consi-
dérable. — Etang, grand amas d'eau .sans cours
dans les terres; graml amas d'ian soutenu par
une chaussée où l'on nourrit des poissons. — Ré-
servoir, s. m. lieu fait pour amasser et conserver
certaines choses , de l'eau , des poissons . etc. —
Vivier , s. m. étang où Ion met des poissons pour
peupli r. — Canal , s. m. conduit de l'eau , longue
pièce d'eau , lit d'une rivière , ri\ière factice dont
l'eau est retenue par des écluses. — Eaux miné
raies , sont divisée? en deux grandes divisions ,
les eaux minérales froides et les eaux minérales
thermales et arlihcielles. — Aiw dal lie , la Ves
dre, petite rivière qui soit du territoire prussien,
entre dans cette province dans la commune de
.Uembach , baigne ensuite Goe . Limbourg, Bae-
!en , Bilstain . .Vndrimont, Stembert , entre dans
!a commune de Verviers au-dessus de la Basse-
Crotte , baigne les montagnes au nord de la \"ille
qu'elle traverse dani toute sa longueur, en lais-
.;ant une partie de ses eaux entrer dans une écluse
(?t former un canal pour alimenter les nombreuses
fabriques. Ce canal rentre dans la ri-viere au-des-
sous de l'usine Vandresse, et poursuit son cours
■Ml baignant Hodimont , Lambermont , Ensivai,
SVpgnez. Theux, Pepins'er, Cornesse. Drolinval,
Fraïpont . rs'essonvaux , Olne . Forêt , Vaux sous-
Chévremonl et Chênée, on elle se jette dans
lOurthe. — Aiw dbnuzc , hydrocéle. s. f. hydro-
pisie des bourses , tumeur du scrotum avec fluc-
tuation molle , le plus souvent transparente . in-
dolente ; elle se divise en hvdrocele par infiltra-
tion et en hydrocéle par épanchement ; hydrocéle
du lardon , des vaisseaux . spermatique . et hydro-
piquedu sac herniaire; hydalidocè'e des bourses.
AnvAÏE. Aywadle , s. m. commnne du canton
le Louveigiié, arrondissem. de Liège , d'une po-
jtulalion de '2M6 habitants.
Aiwi . jnnsoir , s. m. Aaissrau de cuivre à anse
pour puiser l'eau, la bière, le salpêtre, etc. —
(Cornue , s. f. vase de cuivre qui sert a transvider
les lessives des citernes dans les baquets et à
transporter le savon de la mise.
Aiwiss , aqueux , se , adj. de la nature de leau .
AK
AKA
27
plein d eau , ijui a trop d'eau , Iruit aqueux , qui
cause des nausées. — Fade, adj. i «. insipide,
qui n'a point ou peu de goût . qui n'a rien de pi
quant. — Séreux, se, adj. aqueux, cliaige de
sérosité.
AiWLFXN, liydropisie, s. I. lumeni- aqueuse;
entiure du corps causée par l'epanclienient des
eaux dans le lissu cellulaire du coips, d'un lUiide
lymphitico-séreux dans une cavité , t)u même
dans loul. le corps, avec tun\éfaciion et nicillesse
sans élasticité. — Hydrocéphale , s. t. Iiydrnpisie
de la tète , lièvre cérébrale, collection d un Ilnidc
aqueux dans le cerveau ou ses enveloppes, son
:-iege peut être a l'extérieur ou a linterieur du
crâne. — Ascite, s. I. liydropisie lin lias ventre;
collection d'un lluide .upieux dans la cavité aiido-
minale; de toutes les liydropisies c'est celle qui
se présente le plus souvent dans la pratique, quel-
quefois compliquée avec d'autres atrecti(»ns hy-
dropiques. — Anasarque, s. ï. enllnre oédéuia
teuse du corps; liydropisie du tissu cellulaire
répandue sur tout le corps, forniée par l'intiltra-
tion des eaux entre la peau et les chairs et coh-
servant l'inipression des doigt?,. — (irenouillettC)
s. f. tumeur pleine de salive sous la lanj-'iie, ou
ranule . tumeur sous la langue dp torme ohlongue
ou ronde, elle fait souvent saillie au-dessous du
menton, il met obsta. le à la liberté de parler et
d'avaler. — Hydarthro , s. m. liydropisie des arti-
culations; collection d'eau contenue dans la mem-
'orane synoviale qui tapisse les articulations ,
surtout celles desj^enoux. — Hydrothorax, s. m.
hydropisie de poitrine ; épanchenieul d'un liipiide
séreux dans une ou dans les deux cavités de la
poitrine ; quelquefois même dans un kyste parti-
culier , on le nomme , bydroniédiastiue et hydro-
péricarde. — Hydroiutflre, s. m. hydropisie de
la matrice , tumeur dans la région du tias-ventre,
rémittente, circonscrite , présentant la forme de
la matrice, elle croît par degrés, cède à la près
sion; sans dilficulté d'urines. — Hydroraciiir ,
hydropisie des vertèbres, spina-bisida, tumeur
aqueuse, molle , située dans une des regiop-, de
la colonne vertébrale, maladie propre aux enfants,
souvent en naissant.
.\jANSNr. , agencer, l. agjansne.
Ak , acte. s. m. manifestation, actiou d'un
agent ; dpération ; effet d'une puissance ; tout ce
qui se fait ou se fera , thèses, discours, discus-
sions en public, partie d'une pièce dramatique ,
dune pièce de théâtre, d'une action en général ;
écrit obligatoire, écrit portant obligation ou dé-
charge, déclarations, conventions ou stipulations
faites entre partie . convention réciproque; acte
sous seing-privé , tout ce qui se fait par un ofli-
cier de justice , un notaire, etc. , acte est syno-
nyme du mot fait. — Action, s. f. opération d'un
agent delanlorité. qui dresse acte ou procès-
verbal , de contraventions, etc. — De dernière
volonté, testament, s. m. acte authentique ou
privé, qui contient les dernières volontés, les
derniers écrits. —Judiciaire, s. f. acte, bail ,
vente, ordre, formes judiciaires, fait en justice ;
acte déclaratif, qui déclare la volonté ou quel-
que chose. — Acte extra-judiciaire, adj. '2 g.
qui ne fait pas partie dune procédure ; acte de-
claratoire, par lequel on déclare juridiquement.
— Acte déclinatoire, s. ni. par lequel on décline :
acte annulatit , adj. qui aiinulie. • — Acte iini-
loqm^ , adj. ^2 g. où un seul parle ; qui exprime la
voloni* d'im seul.
A kAiiAss . bras-dessus, bras-dessous, .. m. avec
amitié, intimité, en s'embrassant , les bras en-
trelacés les uns dans les autres , jiasser le bras
sous celui d'une autre personne, comme sous
une anse de [lanior.
.^ii\iiK.Mi:iF., académie, s. f. réunion jiublique-
ment reconnue des savants, d'hommes de lettn.'S,
d'artistes; son local; universités en .Mleuiagne ,
section de l'inslilnt, de l'université, en France;
écoles detinilation , d'escrime , do dessin ; aca
demie de musicpie, l'Oper-iFrant^ais; celle-ci fut
établie en llitjit, par l'abbé Perrin , inlroducUiur
des ambassades du duc d'Orléans; celle de pein-
ture et de sculpture en 1645, par Louis XIV ;
l'académie française a été instituée en 163;"), par
le cardinal de lliehelieu ; celle de chirurgie en
1751 , par Peyranie; celle des sciences lut établie
en Itidt; par les soins de M. Colbeil.
.^UAHOTÉ, fagoter, v. a. mettre en mauvais
ordre , mal arranger , grossièrement comme une
cahole.
.\kajoi', acajou, s. m. ou anacarde, arbre
d'Amérique, sans aubier, à noix, ho; . pour la
marqueterie; l'anacardier des ind.s, dont on
connaît deux espèces qui atteigneia aux dimen-
sions de nos plus grands chênes. Ce n'est (jue
depuis le commeucemenl dn dernier sii'cle ([ue
le bois d'acajou est connu en turope ; tout le
monde possède aujourd'hui des meubles en acajou.
ÀKALANDt , achalander, v. a. donner des cha-
landes , des pratiques , du crédit , de la vogue ,
do la réputation.
Akalandeg, achalandage, s. m. art, action
d'achalander , de sachalander, t. de commerce ,
établissement des relations entre le., vendeurs et
les acheteurs.
Akali, alcali, s. m. oxydes qui ont été long-
tenqjs pris pour des corps d'une nature particu-
lière ; la potasse, la soude qui sont des o.xydes de
potassium, de sodium ; l'ammoniacpie, qui est
composé d'hydrogène et d'azote , les alcalis sont
causliipies , souvent fétides ; réunis avec les aci-
des, ils formeni les sels ueulres; alcali tixe ,
sous forme solide permanente. — Alcali volatil ,
qui s'évapore à une température peu élevée ;
substance alcaliliable , convertissable en alcali.
Akanaillé , encanailler, v. a. mettre avec de la
canaille, rendre tel, s'encanailler, v. p. fréquen-
ter, s'allier à de la canaille.
.\kapark, accaparer, v. a. faire un accapare-
ment ; accaparer quehpi'un , s'en emparer; ache-
ter pour revendre. — iMonopoler, v. a. faire le
monopole , ou convention inicjue pour faire haus-
ser le prix de quelque chose, ou l'altérer ; vente,
achat privilégié par un seul individu , contraire à
la liberté du commerce. — Monopoliser, v. a.
exercer le monopole, commerce inique.
AkAPAREG , accaparement, s. m. monopole sur
les denrées, amas fait pour revendre à plus haut
prix lors de la disette , spéculation ouéreu.se pour
le peuple, surtout des denrées de première né-
cessité.
Akapareu, monopoleur, s. m. (jui fait le mo-
nopole; l'accaparement. — Accapareur, s. m.
celui qui accapare, monopoleur.
2^'"
AKD
ALK
a. faire en aller le
adj. qui accable, qui
A KARAKAL , eii spiialc , en hélice autour d'un
cylindre , d'un cône , ou reportée sur un plan ;
spirale d'Archimède . tuyaii en spirale pour élever
leau.
Ak.*sia, acacia, s. m. pi. acacias, arbre a fleurs
blanches , jaunes ou roses , à grappes légumineu-
ses ; roliinia, acacia rose.
AK.A.TT, chasser le chat
chat.
Akaublas. accablant, e
peut accabler, atJ'aire , nouvelle , chaige , repro
che, rétlevion accablante, incommode , etc.
Akaublk , accabler , v. a. de niauîc, par le mal;
abattre par la pesanteur, par trop de charge , par
l'excès des coups, des maux , des allaiies , des
embarras ; faire succomber sous le poids , sur-
chare;er , combler , de biens , d'injures, de poh-
tesse"s. de caresses , detravail , etc. — Opprimer,
V. a. accabler par violence, par force, par auto-
rite, tenir dans l'oppression. — Appresser , v. a.
presser fortement , gêner la res|)iiaiion ; appres-
ser, opprimer quelqu'un. — Persécuter, v. a.
vexer, inquiéter, tourmenter par des voies injus-
tes, des poursuites violentes, importunes; per-
sécuter (iuelqu'un.
Akaucllmain , accablement, s. m. étal de celui
qui est accablé , par le chagrin , la maladie , etc.,
grandes surcharges d'alfaires.— Persécution, s. f.
vexation, poursuite injuste et violente , impor-
tunité, persécution continuelle, fatiguante;
grande, insupportable persécution.— Oppression,
s. f. action d'opprier, d'oppresser; vivre, dans ,
sous l'oppression ; état de ce qui est opprimé ;
oppresse, étouilement.
Akausion, occasion , s. f. rencontre, conjonc-
ture des temps , des lieux , des affaires propres à;
sujet , ce qui donne lieu à ; moment favorable ,
propice, attendre, trouver , manquer, saisir l'oc-
casion aux cheveux; combat dans une rencontre.
Akaiisionk, occasionner, v. a. donner lieu,
occasion à un mal; causer, occasionner un mal.
A KAVAIE, à califourchon , s. m. jambe de ça ,
jambe de là , comme élaiit à cheval ;califourchon,
monture ordinaire.
Akauze, à cause de, prép. pour l'amour, en
considération de; à cause que, conjug. parce que,
pour cause , à ses causes.
Akaw , acculement , s. m. étal d'une voiture
qui baisse son arrière ; mettre accul , mettre les
timons d'une charrette en l'air.
AKDism>- . addition , s. f. ce qui est ajouté à
une chose , opération de calcul, par laquelle on
trouve un nombre qui forme la somme de plu-
.sieurs nombres d'années ; ligne , note . marginal;
augmentation , première règle d'arithmétique.
Akdisioné , additionner, v. a. ajouter des nom-
bres l'un à l'autre pour connaître le total .
Akdisioneg, sommage, s. m. t. de métier,
calcul . appréciation , supputation.
Akdisionel , additionnel , le, adj. qui
qui doit être ajouté , centime additionnel
té à la cotisation.
Akdoné, habituer, v. a. accoutumer ù
prendre ime habitude. —Habitué, e , adj. accou-
tumé; s'habituer, s'accoutumer. — S'adonner ,
T. pers. se plaire particulièrement à ; s'attacher
avec soin à ; s'appliquer , se livrer avec passion à;
voir souvent, fréquenter.
est ou
ajoH-
faire
Akeduc. aqueduc, s. m. canal souterrain ou
extérieur . sommet élevé au-dessus du sol pour
conduire les eaux d'un lieu à un autre suivant un
niveau de pente , sont construits et voûtés en
maçonnerie et revêtus d'une choppe en mortier
de ciment , etc.
Aket , AKETT, acquêt, S. m. gain; bien acquis ;
chose acqui.'^e; avantage , profit; les biens acquis
en comnmu par deux époux. — Emplette, s. f.
achat de marchandises ; faire emplette , des
emplettes, faire une ou des emplettes. — Achat,
s. m. emplette, acciuisition à prix d'argent, chose
achetée , faire un, des achats, des acquisitions ,
terre , maison , etc. — Acquit , s. m. bien acquis
en comrnunauted'époux; toutce que l'on acquiert
par suii travail , son talent , son industrie.
Akeuhi, apaiser, v. a. adoucir, calmer, apai-
ser , lagitation , la violence , l'émotion , le mal ,
la douleur, la colère , etc., rendre coi. — Adoucir,
V. a. rendre plus doux; adoucir, la colère, l'hu-
meur, la douleur, rendre moins fâcheux. —
C/aimer, v. a. rendre calme, apaiser; calmer, v. a;
s'apaisci', devenir calme, se calmer. — Miliger ,
V. a. adoucir . rendre plus aisé à supporter ; mi •
tiger une loi, une morale, une règle. — Neutra-
liser. V. a. rendre neutre, tempérer un effet de
colère, etc.
.\KEL'HmAX, adouci.ssant , e , adj. 2 g. s. m.
reujède qui adoucit. — Calmant , s. m. remède
qui calme les douleurs.
Akelil . accueil, s. m. réception bonne ou mau-
vaise faite à quelqu'(m qui arrive; faire accueil à
quelqu'un , le bien recevoir.
Akjektif , adjectif, adj. et s. mot qui indique le
mode, la qualité, le caractère, et se joint au sub.st.
Aki, acquit, s. m. quittance, décharge, certi-
tical de paiement , payer à l'acquit ou par l'acquit
de sa conscience pour éviter tout reproche ; ac-
tion de s'acquitter, de faire l'acquit de son de-
voir; t. de bill. premier coup joué , donner l'ac-
quit ; ac()uit de franchise , certificat d'acquisition
pendant le temps de franchise; acquit à caution.
i)illet qui exempte de \isite pendant la roule. —
Acquit patent, scellé en forme, être évident;
acquit de transit , passavent . ordre de laisser pas-
ser des marchandises. — Quittance . s. f. acte
par lequel le créancier confesse avoir reçu et tient
quitte; donner quittance, tenir quitte; congédier,
refuser les oflVes. — .4 ki mieu, à qui mieux,
mieux , adv. à l'envi l'un de l'autre.
Akisision, acquisition, s. f. action d'acquérir,
chose, terre, maison acquise.
Aklamasion , acclamation, s. f. cri de joie,
d'applaudissement , d'admiration ; approbation à
haute voix. — Exclamation, s. f. cri fait par ad-
nîiration , surprise . joie . indignation , désir ou
fureur, etc.; faire une grande exclamation. —
Interjection, s. f. mot pour exprimer la surprise .
la douleur, la colère subite, etc.
Aklapé, acculer, v. a. pousser dans un coin ,
dans un endroit où l'on ne peut reculer; s'accu-
ler, se serrer, se ranger dans un coin. — S'ados-
ser , se coller contre.
Aklalrsi . éclaircir, v. a. rendre clair oti plus
clair ; mettre dans tout son jour ; donner le lustre.
-r-Eclaircie , s. f. endroit clair d'un ciel brumeux,
endroit clair d'une sombre forêt d'où on a coupé
des arbres , des broussailles.
ÀKO
AKO
29
AKLF.ni , rendre clair, mou, liquide un objet
dense ou compacte; le rendre plus coulant, plus
liquide ; opérer sa liqucl'aclion , de solide deve-
nir liquide. — Clarifier , v. a. rendre clair et net
un liquide, etc., trouble ; opérer la clarification.
— Uécuire , v. a. rendre les sirops, les confitures
plus liquides , moins cuits, en y mettant de l'eau ;
rcMii»*dier .i l'excès de la cuisson.
Aklevk, élever, v. a. dresser, soij^ner , nour-
rir dés l'enfance jusqu'à l'adolescence; instruire,
donner l'éducation. — Alimenter, v. a. nourrir,
fournir les aliments à; entretenir, alimenter une
personne. — Nourrir, v. a. entretenir, servir,
fournir d'alimenls; sustenter, allaiter, élever,
instruire les enfants , former leur esprit et muMirs.
— Susleiiter, v. a. entretenir la vie de l'iiomme
|iar les aliments; nourrir, sustenter un enfant
jusqu'à un certain âge.
AiiLiMArÉ, acclimater, v. a. accoutumer à un
nouveau climat une plante, etc.
Aksiacnté , acquérir , v. a. rendre sien un do-
maine par achat, des fruits de son épargne; faire
acquisition de, ou une. — Acquisition, aclieler
insensiblement , se procurer des choses les unes
après les autres. — Amasser , v. a. faire amas ou
dfs amas, accumuler, entasser, amonceler, par
petites portions; amonceler des richesses. —
Thésauriser, v. n. amasser des trésors, de l'ar-
itt'iit , etc., par pécule, fruit du travail et de
l'industrie; amabser des richesses. — lipargner ,
v. a. user d'épargne, d'économie, ménager la
dépense , son bien , son argent dans les dépenses;
lésiner.
Akïagnteg, accession des richesses, s. f. ac-
eioissemeiit , augmentation des biens; ce qui
survient d'avantageux; acquisition, etc.
Akmagnïel' , thésauriseur , se , s. qui thésaurise,
amasse de l'argent; qui use de lésine, fait de
grandes lésiueiies.
Akmaieïé, apprivoiser, v. a. rendre doux ,
moins farouche, le rendre plus familier, moins
farouche. — .\ugmeiiter, v.a. agrandir, accroître
par augmenlalion; augmenter eu quantité ses
richesses , etc. ; acquérir, acheter, se procurer
par ses soins.
Akjioid, habituer, v.a. accoutumer à, faire
prendre une habitude, habituer au travail, etc. ,
apprivoiser. — .Se plaire, v. n. à la ville, à la
campagne, partout , se trouver bien dans , de. —
Se familial i.ser, v. peiii. se rendre familier,
s'accoutumer à.
Akmoirdoii, habitué, s. m. qui a pris habitude
dans un lieu , un état , une profession.
A KOI , à quoi bon , interj. marque rétonnement.
Akoi.nn, encorné, e, adj. qui a des cornes ,
bélier encorné; encorner, garnir de cornes. —
En angle, s. m. angle droit, aigu, obliis, .saillant,
rentrant ; coin du mur, endroit, réduit caché.
Akoir , mezxo teiinin('' , s. m. parti moyen,
expédient pour terminer, concilier. — Aceoid ,
s. m. convention pour terminer un dilféiend ;
accommodement; consentement donné à une
chose ; union d'esprits; conformité de goûts, de
volontés, de sentiments, d'opinions, de juge
ments, de décisions, etc., bonne intelligence ,
vmion , pacte, convention, accordement. —
Atermoiement, s. m. accommodement avec des
créanciers pour les payer à termes convenus. —
Acconimndcment , s. m. accord d'un diflV'rend ;
moyen, expédient deconcilialion, réconciliation.
— Convention, s. f. accord , |>acte de deux ou
plusieurs personnes, convention tacite, verbale,
par écrit; ce dont on convient. — Concorde! , s. I.
conformité de vidonté, de cu'urs; ])ai\, bonne in-
telligence; union, concorde, sociétés. — Syint-
trie , s. I. proportion de grandeur, des ligures ,
des parties d'un corps entre elles et avec le Idut,
([ui .se raccordent. — Accordailles,s. f. ceréinonie
pour la signature des articles du mariage ; ariiège,
s. m. batterie successive des notes (pii coinposeni
un accord.
Akoiudauf, accordable , adj. 2 g. qui se |kmiI ,
.se doit accorder.
Akoirok, accorder, v. a. demeurer d'accoiil ,
de concéder, reconnaître pour vrai; donner;
mettre d'accord , concilier; ôter la contradicîioii.
— Octroyer, v. a. concéder, accorder, d(niner
ce qu'on pourrait refuser. — Diapho , s. f. accord
dissonnant par le choc de deux sons.
Akoiui, acquérir, v. a. rendre sien un domaine
par achat; faire acquisition de, ou une accpiisi
tion, acheter, se procurer nii bien. — Gagner ,
v. n. ac(|uérir, faire des progrès; avancer.
Akoisté, accoster, v. a. aborder qiiel([u'iiii ,
l'approcher pour lui parler. — .S'accoster, v. |iniii.
hanter, fréquenter, avoir habitude avec. — X
coté, adv. au côté; auprès, à droite on à gauche;
marcher côte à côte, à côté l'un d(! l'aulre.
Akolad, accolade, s. f. embrassement , ci'ré-
monie i)our la réception d'un chtïvalier; signe
d'union; Irait qui embrasse plnsiciiis articles,
plusieurs lignes; choses mis(>s deux à deux. —
Kmbrassement , s. m. action d'embrasser. —
Embra.ssade , s. f. action de deux personnes <|iii
s'embrassent.
Akomd, acolyte, s. m. clerc promu à l'acolylat;
(jui n'a pas encore lait de vomi libre. — Acolylal,
s. m. le plus haut desciuatre ordres mineurs chez
les catholiques.
Akomo.nuaijf , acconimodanl , e, adj. com|>lai
saut, facile, femme accommodante, traitaitle ;
personne, esprit, humeur accominodanie. —
Traitable, adj. 2 g. esprit , personne traitable,
douce , avec qui on peut traiter.
AKOMONDit, accommodé, v. a. ajuster, arran
ger, ranger , apprêter à ou pour manger ; coilfei',
accoionioder une i)ers(iune, rendre propre; réta-
blir , raccommoder; concilier, terinin<'r a l'ainia
ble; réconcilier; conformer; faire convenir, faire
cadrer; traiter favorablement, maltraiter. —
S'aci'oninioder , v. pers. se conformer à être pro-
pre à quelqu'un , à sa biens(»ance. — Transit;er ,
V. a. passer un acte pour accoinmoderunealfaire.
— Salir, V. a. rendre sale; ternir; se .salir de
crotte, de boue, de salissure , etc. — Assoupir,
v.a. adoucir; suspendre, calmer un dilféiend,
pour un temps, empêcher l'éclat, le progrès, les
suites d'un mal, d'une séduction, d'un crime.
AicoMONDEG , acconiniodage, s. m. apprêt de
mets , de viandes ; coiffures , arrangement des
cheveux, ses frais. — Accommodement , s. m.
accord d'un dilférend ; moyen , expédient de con-
ciliation, réconciliation, ajustement pour se len-
dre commode. — Transaclioii , s. f. acte par le-
quel on transige sur un différend, consentira
une tran.saction.
2*
50
AKO
ÀKÔ
AicoMON-nMAiN , acoomniotlement, s. m. accord
d'iiiuliin-iviul ; moyeu, expédient de conciliation,
réconciliation; ajustement, etc. — Arrangement,
s. m. ordre , élat de ce qui est arrangé, concilia-
tion entre jiartie, divisé. — Conciliation, s. f.
action de concilier ; réunion de personnes divi-
.sées. — Médium , s. m. moyen d'accommodement,
moyen terme ; milieu , compensation.
Akoml'gni, communier , V. a. administrer , re-
cevoir l'Eucharistie, le sacrement auguste de nos
autels.
Akonjl'ué, conjurer, v. a. exorcisser ; écarter
les démons, les tempêtes par des prières, des
conjurations. — Exorcisser, v. a. user d'exor-
cisme, pour chasser les démons; exorcisser
(jnel([u'un, le ramener à la raison. — Evoquer,
■y. a. appeler, faire venir à soi , faire apparaître ;
évoquer les âmes , les esprits.
Akonjiiui:g, conjuration, s.f. paroles magiques,
pour conjurer les démons, les tempêtes, etc.,
prières , instances. — Exorcisme , s. m. paroles et
cérémonies pour exorcisser , chasser les démons.
Akonjureu, conjnrateur, s. m. prétendu magi-
cien qui conjure les démons, les tempêtes.
Akonkoisti': , escorter , v. a. l'aire escorte ;
accompagner pour guider, jjrotéger, conduire ,
côtoyer avec (pielqu'uu. — Convoyer, v. a. es-
corter, accompagner des marchandises, etc.,
passant dans une ville sujet à l'octroi municipal.
— Accompagner, v. a. aller, suivre, escorter un
troupeau de, sujet à l'octroi, par sûreté de
fraude, V. akoislé.
Akonpli, accomplir , v. a. achever lout-ù-fait ,
ellectuer sa promesse, mettre à exécution un
projet, un v(j'u , un désir; l'exécuter.
AKONTi-niMAiN, accomplissement, s. m. exécu-
tion entière, achèvement parfait, des promesses,
d'un dessein , d'une prophétie. — Achèvement ,
.s. m. action d'achever; lin , exécution entière ,
accomplissement d'une chose.
Akonté, considérer, v. a. estimer , avoir égard,
faire cas de quekiu'un , de quehjue chose, le
regarder, l'examiner attentivement. — Estimer,
v. a. faire cas de, estimer (piehju'un; être bien
vu de lui , d'accord , en harmonie avec ses amis ,
la compagnie.
AKONTitAïF , se trouver étrange de sa nouvelle
position , habitude, etc.
A-Ko.\TT, à-compte, s. m. en déduction ,
somme payée; à-compte d'une plus forte somme.
— Arrher , v. a. s'assurer d'un achat , d'une
eniidette par des arrhes ; former un ou des arrhe
ments , sur une ou des marchandises.
Akoplk, accouplé, v. a. joindre par couple ;
mettre deux à deux; s'accoupler, v. récip. se
joindre pour la génération , unir. — Apparier ,
Y. a. assortir, unir, j)ar paires; apparier des,
mettre ensend)le deux à deux, s'accoupler. —
Adoui-, c, adj. accouplé, apparié. — Assortir,
v. a. réunir des choses, lig. des personnes , des
couleurs ([ni se conviennent; joindre, apparier
ensend)le, chose, personne assortie.
Akoplkg , accouplement, s. m. assemblage par
couple; dispositions des; deux à deux; loger
deux soldais ensemble. — Accouple, s.f. couple,
lien pour attacher, pour accoupler les chiens.
Akoré, accoure , venez à la hâte; venir promp-
tement.
Akopleuze, apparieuse. s.f. qui fait des ma-
riages.
Akoui , accourir , v. a. courir , venir à la hâte ,
aller promptement vers. — Se rassembler , v.
pron.se réunir, se rassembler en hâte, pour un
but. — Akori d'hricl abalcuo, accourir avec impé-
tuosité, avec une vitesse extrême, sans dessein.
Akôroy , corroyer , v. a. ratisser , manier ,
adoucir, apprêter le cuir; battre le fer chaud ,
près de fondre , sonder des barres, joindre en
une seule. — Corroyer, pétrir la terre glaise à
pieds nus ou au pilon pour faire un corroi.
Akostar, couturé, e, adj. manpiede coutures,
visage couturé de petites véroles. — Cicatrise ,
s. f. marque des plaies et des ulcères guéries ,
marque d'une balafre.
Akostumanze , accoutumance, s. f. habitude
prise, coutume de faire, de souffrir (pielqne
chose.
Akostumé , accoutumé, v. a. donner, faiie
prendre une habitude , une coutume, habituer à.
— Styler, v. a. former, dresser, habituer, en-
doctriner quelqu'un.
A Kou , à cul , s. m. voiture penchée en arrière;
on dit une voiture accide, pour dire la charge
l)èse plus sur le derrière que sur le devant.
Akoufté, couvrir, v. a. mettre une chose sur
une autre , pour cacher celle ci ; s'envelopper , se
couvrir pour avoir chaud ; se blottir, se ramasser
dans un tas; s'accroupir, se tapir , .se cacher en
se tenant courbé , ramassé , dans son lit ; se blot-
tir dans.
Akouhné, cuisiner, v. n. faire la cuisine; ap-
prêter les viandes; potager, faire le potage, etc.
— Assaisonner, v.a. accommoder, accompagner
d'ingrédients pour rendre agréable des mets au
goût.
Akoukkie, accouchée, s. f. femme qui vient
d'accoucher. — Fennne primipare, adj. f. (pii
accouche poiir la première fois.
Akouki , accoucher, v. n. accoucher d'un gar-
çon , d'une lille; mettre au monde; enfanter. —
Enfanter, v.a. accoucher d'un enfant; délivrance,
accouchement, mettre un eidant au monde.
Akoukieu, accoucheur, s. m. celui qui accon
elle une femme, dont la profession est d'aider les
femmes dans leurs couches; accoucheuse , sage-
femme.
Akoi'kmain, accouchement , s. m. enfantement;
accouchement naturel, après un terme de neuf
mois. — Enfantement, s. m. action d'enfanter ,
hâter , faciliter l'enfantement.
Akouksi, accourcir, v. a. rendre plus court ;
diminuer de longueur; accourcir un manteau,
un ouvrage, son chemin, se raccourcir, devenir
plus court. — Raccourcir, v. a. accourcir; rendre
plus court une robe ; raccourcir un discours , un
chemin , diminuer.
Akoltrlmain, accoutrement, s. m. habillenienl;
vêtement; parure, ajustement ridicule.
Akovf. , couver, v. a. se dit de l'oiseau qui
échauffe ses <eufs en se tenant couché dessus;
moyen employé pour les faire éclore.
Akovri , liter, v. a couvrir les draps, etc., pour
qu'ils ne prennent pas la teinture; liler de paille,
de fumier, de sable, etc, — Couvrir, v. a. V.
akoullé; préserver, v. a. garantir au moyen d'une
couverture, envelopper, entortiller quelque chose.
AKS
AKS
51
Akoï, empoigner, v. a. prendre. empnip;ner
par force , se rendre maître d'un , etc. — Assail
lir, V. a.alta(|uer, enipoif^ner vivement (inei(|irun;
fi}<. nous lïimes assaillis parnnurage, une tem-
pête; assaillir avec impetiiiisit(''.
,\Kiun. accroitre , v. a. auj^nienler, accroître
le liieri , le mal, rendre plus j:;rand, jilus élendn,
son liieii, son domaine, sa puissance; s'accrc^tre,
v. pers. devenir plus grand, aller en augmentant;
foisonner, abonder, produire davantage. — v\c-
croît , s. m. aui;meutatioii d'un troupeau , etc. ,
(les propriél('-s foncières.
AKiiwirc, accroissement, s. m. auj;,meiilation ,
agrandissement d'un corps , d'un étal, de biens ;
accnmulalions, amas, etc. — Amplialion, s. f.
extension, augmentation; hyperbole, s. f. exa-
gération excessive, vérité enllée et grossie. —
Exagération, s. f. discours, expression qui exa-
gère, liyperbole, action, lial)ilude, désir d'exa-
gérer, excès factice, exagération trompeuse ,
perlide , mettre de l'exagération en tout , exagé
rer, ce (lud'on ajoute en exagérant un récit, etc.
— Amplilication, s. f. discours par leciuel on
étend un sujet ; exagération, amplilication d'un
objet.
Akrkiiol' , accrut, ô"" pers. du v. accroître,
plus grand , plus étendu; accrus, s. m. pi. reje-
tons produits par les racines. — Amp'lié, e,
augmenté, étendu par des discours, grandi en
hauteur, devenu grand.
Akrkir , vendre, acheter à crédit, s. m. sans
payer de suite; avec la réputation de solvabilité ,
d'exactitude à payer.
AhUEvou, mis ou prisa crédit, s. m. prisa
terme ou à volonté.
Akrochi, saisir, v. a. prendre tout d'un coup
avec vigueur , saisir, empoigner (piehiu'un , une
chose. — .accrocher, v. a. attacher, susjiendre
à un crochet; agrafer, v. a. attacher avec une
agrafe.
Akrok, accroc, s. m. déchirure d'une étolTe, etc. ,
en accroclianl , ce qui accroche. — En crochet ,
s. m. en tige courbée, en croc. — Ilameçoimé' ,
s. m. aigu et courbé comme un hameçon, un
crocliel.
Akmokti':, accrocher, v. a. V. akrochi.
Akroktkg, accrochenient, s. ni. action d'accro-
cher, son ell'et.
Akroi'Kg, accroupissement . s. m, état d'une
pei'sonne accroupie.
Akroim (S'), s'accroupir, v. prou, se baisser le
derrière près des talons ; s'asseoir sur ses talons ;
accroupissement, état d'une personiu' accroupie.
— Se lilolljr , v. pers. se ramasser dans un tas;
^'accroupir.
Akropou, accroupi, e, blotti, e, V. akropi. —
A croupetons, adv. d'une manière accroupie.
Aksan , accent , s. m. ton |)lus ou moins fort ,
•'•lévatiou ou abaissement de la voix sur une syl-
labe, prononciation vicieuse, agn-mcnldu chant;
accent grammatical, signe qui indicpu' le son
grave ou aigu, la syllabe brève ou longue; en
français, accent aigu sur l'é; grave sur l'è et l'a
et sur où, adv. circonflexe sur les voyelles lon-
gues et contractées, accent logi(iue ou rationnel,
qui indique la connexion, accent pathcliciue ou
oratoire qui exprinie les sentiments et les com-
munique; l'accent du cœur, i)l. sons de la voix :
chant , accent plaintif; nn-lodieux, doux accents.
.\ks.\r (on), sans défaut , s. m. qui n'a pas des
trous, n'est pas endninmagc , n'a pas (l'inqicr-
fection.
ArcsKic.NAR, sij;ne , s. m. niaiipic, indice, (pii
sert de désignât i(Mi ; marque, tâche siii' la praii .
démonstrations extérieures.
AKSKiciM, enseigner, v. a. instruire, montrer
une science, indi((uer, donner connaissance ,
donner des lumières, des cmmaissances. — lui
(loyer, v. a. montren|uelqu'un ou quelque choc
au doigt; assigner, indicpier, faire connailre. —
linliciuer, v. a. ;i montrer an doigt; niar(pici' ,
enseigner, donner ii connaître, servir d'indice:.,
enoll'rir, désigner, elc. — Mimtrer , v. a. indi
([uer; exposer anxyeux; faire voir, faire ou laisxi
paraître, enseigner ii ipielqu'un , doimer de.->
signes, etc. — Instruire, v. a. enseigner, donner
desle<;ons, des préceptes punr les moeurs, une
science, etc., informer, d(jnnerc(innaissance, etc.
— Démontrer, v. a. monti'er anx yeux, démon-
trer la vérité, d(''m(^nli-er (pi'nne chuse est viaie ,
ti'moigner [lar des manines extérieuies , elc. —
Circonscrire, v. a. donner des linùtes , mettre
des bornes, des jalons, des brandons autour.
V. Rainau.
Akseig.neu, démonstrateur, s. m. celui qui
de-montre, cpii indi(iue, ipii instruit , ipii montre,
qui enseigne, etc.
AksiiiTAiiF, acceptable, adj. 2 g. qui peut, (|ui
doit être acciq)lé; valable, adj. "2 g, recevable .
qui doit être reçu en justice, etc. — lUicevable ,
adj. :2 g. ([ui |)eul être admis, doit ("'tre reçu ,
marchandises, excuses, oll're, etc. — Admissible,
adj. 2g. recevable, valable; (|uipeutètre admis,
Akseptausion , acce|)talion, s, f. action de re-
cevoir , d'agréer, d'admettre.
Aksei'TK, accepté , v, a, agréer ce qui est offert,
recevoir ce que l'on offre; prendre pour agréable.
— Initier, v.a. admettre, initier aux cérémonies
secrètes; lig. aux mystères, à une science, à la
politique; fam. aux ruses, aux finesses d'une
profession. — .agréer, v. a. recevoir favorable-
ment, accueillir, trouver bon, avoir pour agn-a-
ble, faire un accord mutuel, etc. — Ac(|Miesccr ,
v. n. déférer, céder; se soumettre . consentir ii ;
adln-rer, ac(piiescer h ce ipie l'on désire,
.\ksi:ptkc. , ac([uiescemenl , s. m. adhésion,
soumission à la volonté d'autrui , consentement
à l'exécution d'un titre, elc. — Agréation , s. I.
action d'agréer, d'approuver; acceplatiun , s. f.
action de recevoir, d'agrc'cr, accept. d'un don .
d'une offre, promesse de [layer.
Aksetsi, accessit, s. m. récompense de celui
qui approche d'un prix ; acte, certificat qui le
constate.
Akskt, accès, s. m. abord, facilité d'approcher;
émotion , retour périodique de la fièvre , sa durée
sans interniission, atta((ne d'un mal périoditpie ;
uKUivement passager; avoiraccès aiqtrèsde cpn;!-
(pi'un. — l'aroxisme, s. m, accès, redoid)lement,
tenqis le plus fâcheux de la maladie,
Aksi, pigeontâchet('s, moncInMés, àailesnoir,
rouge. — .l/i.s/f/'cc;', pigeon de colombier, ou do
mesti(|ne, noir et blanc, ou gris et blanc, ;i
plume scapidaire, cendrt' plus ou moins foncés.
Aksm)Ain, accident, s, m. cas fortiiit ; ce (|iii
arrive pur liasard, événement inqirévu, absolu-
32
AKU
ALA
ment pris au mal, lualheui', chose fâcheuse;
symptômes, oirconstunc.es aggravantes, ce qui
survient d'imprévu , circonstances , incidents ,
accidents.
Aksidennté, accidentel, le, adj. qui arrive par
accident , par hasard , circonstance accidentelle
qui n'est pas l'essence du sujet ou d'un être, qua-
lité accid. l'opposé de constant et principal. —
Maladif, ive , adj. personne maladive, valétu-
dinaire ; sujet à être malade ; à nn accès périodi-
que; malsain, atteint, attaqué d'un mal, d'un
accès, d'ime maladie.
Aksion , action , -s. f. mouvement de l'être qui
agit, qui produit un eliet ; tout ce qu'on fait ,
mouvement considéré comme cause , mouvement
qui a un l>ut; geste, manière de se mouvoir,
maintien, contenance, événement, demande,
poursuite en justice , droit de le fture , discours
pidilic , sermon, |)laidoyer, harangue, comhat ,
chaleur, véhémence <\^u< les gestes, etc.
AiiSRi^Airt , actionnaire, s. m. fjni a une aciion
de conuiierce , celui «pii prend des billets a la
loterie.
Aksionk, ac!ionner, v. a. intenter une aciion
en justice conire cpielqn'un.
AiisiR , atteindre , v. a. frapjier de loin , saisir ,
toucher de loin, toucher aune chose éloignée ,
joindre en chemin , attraper. — Atteint , e , adj.
fà'appé d'une pierre, etc. alHigé d'un mal. —
Attraper, v. a. atteindre en courant après quel-
qu'un, faire pénétrer dans le sens d'un discours
la pensée de l'auteur.
Akti:i;h, acleur, triée, s. m. et f. artiste dra-
matique, dont la profession est de réciter un rôle
dansunepiècede théâtre, qui a part aune aciion,
un jeu , inie intrigue, une partie de plaisir, etc.
Akl'ia, (piia (être, mettre à), adv. hors d'étal
de répondre ; être au houl de son latin , ne savoir
plus où l'on est, cl ne savoir que faire.
Aklidmain, acquittement, s. m. aciion d'acquit-
ter; de payer ses dettes, de satisfaire; de ,se
lihérer. — Elargissement , s. m. mise en liberté ,
ordonner l'élargissement, obtenir son élargissem.
Aki iTÉ, ac(iuitter , v. a. rendre (piilte, libérer
des dettes, décharger d'une accusation, payer
ses dettes. — Innocenter, v. a. déclarer innocent,
absoudre ; apurer un conqile , le faire clore , eu
payer le relicpiat et s'enlaire donner quittance. —
.\bsoudre, v. a. absout ou absoute, déclarer
iimocent un accusé , décharger du crime.
Akumulk , accumuler , v. a. amasser et mettre
enseml)le , en monceau , en tas.
Akumci.eg , accumulation, s. f. amasdes choses
ajoutées les unes après les autres.
Akumuleu, accumulateur, s. m. qui accumule
des écus , des vivres; fait des accumulations.
Akuzé , dénoncer, v. a. déclarer , publier, faire
connaître , déclarer le nom pnbliciuemont , défé-
rer en justice ou secrètement un coupable,
rimpli(|uer dans une accusation; l'imputer d'une
chose blâmable. — Accusé, e, adj. s. traduit en
justice par suite d'une accusation, inculpé devant
une cour criminelle. — Accuser, v. a. charger
d'une accusation ; rendre, plaindre en justice
conire quehju'un; déférer en justice, découvrir
le crime. — Alntzc miii od, s'en prendre à quel-
qu'un, luiimputep le mal qui arrive; l'en accuser,
l'eu rendre responsable , l'inculper.
Aklzeu, délateur, triée, dénonciateur; accu-
sateur; accusateur secret; aciion de délation ,
d'une accusation secrète.
Akuziné, cousiner, v. a. appeler quelqu'un
cousin ; vivre comme cousins. — Accousiner, v. a.
appeler cousin , traiter quelqu'un de cousin, de
bons amis.
Akuzineg, cousinage, s. m. parenté entre cou-
sins; l'assemblée des parents ; famille , amis.
Ar was'? quand irez- vous à? adv. aujourd'hui ,
à telle heure.
Akwanze, semblant, s. m. apparence, faux
semblant, faire semblant de feindre; ne faire
semblant de rien , cacher son dessein. — Simula-
tion, s. f. déguisement; simuler, feindre; faire
apparaître comme réel ce qui ne l'est pas.
Akwati , s'accroupir , v. a. se baisser le derrière
près de terre , se poser à plat , plier les deux jam-
bes , s'abaisser.
Alabaie, en hâte, promptement, avec dili-
gence, vitesse.
A LABoucHAH , cxposer , Y. a. à l'embouchure ;
d'un feu nourri, d'une pièce de canon, èlre
exposé en butte aux.
A LABRi , à l'abri de , adv. à couvert . en sùrelé.
on dit à l'abri de la pluie, ou mieux sous l'abri
d'un bois, refuge, logement, toit, ombre, lieu
couvert, qui est en sûreté. — Abrier, v. a. proté-
ger , mettre h l'abri , t. de jard. — Couvert, s. m.
avoir le couvert, toit, ombre, lieu couvert d'ar-
bres , en sûreté, protégé, défendu.
A LADviNAN , à l'avenant, adv. à proportion ;
conq)arativement à ; adv. par comparaison, de
deux choses.
A LAG, en âge, s. m. V. ag.
Alaie , allée , s. f. passage commun entre deux
murs parallèles ; passage , espace entre deux
rangs d'arbres pour se promener, |)assage, galerie;
aciion d'aller, pas et démarches. — Vestibule.
s. m. l. d'architecture , première pièce dans im
édifice d'où l'on communique aux escaliers et aux
divers appartements. — Cou^oir, s. m. long pas-
sage de dégagement dans un édifice; première
pièce (lui se présente avant d'entrer dans les au-
tres pièces, sert de communication aux escaliers;
couloir de droite ou de gauche. — Conlre-allée ,
s. f. allée latérale et parallèle à l'allée principale,
petite allée à côté d'une grande avenue ou d'une
route. — Percée, s. f. ouverture dans un bois .
sa perspective ; baie de croisée distribuée dans
une façade pour donner du jour. — Torlillèr* ,
s. f. petite allée tortueuse dans un bois.
A LAiw , cri au feu , s. f. cri d'alarme pour faire
courir au feu ; voix haute et poussée avec elfort
pour exciter les bourgeois à se porter au premier
éclal d'un sinistre.
A LAMAiN , en main , s. f. terme de jeu qui &>{
le premier à )ouer , encarte; avoir l'amain, le
premier en carte, sous la coupe.
Alan, allant, s. m. qui va, qui vient , pi. les
allants et venants, ceux qui vont, qui viennent.
— Allant, e, adj. qui aime à aller, ;\ courir ,
alerte. — Ingambe , adj. 2 g. personne ingambe,
légère ; dispos ; alerte , vigilant , attentif. — Leste,
adj. 2 g. homme, personne leste ; léger dans ses
mouvements; lig. prompt dans ses alfaires.
Alanbik, alambic , s. m. vaisseau pour distiller,
vase en cuivre étamé ou en élain et quelquefois
ALD
ALE
55
en vpne , qui sert :i la distillation, lassenibla^e
de l'alambic se compose de trois pièces, la cliaii
dière ou cocarbite, le chapiteau et le réfrigérant
ou condensateur.
A LAPOziD , être en main , s. f. en état , à portée
de faire, de donner, de porter secours , etc.
Alarm, alarme, s. f. cri, signal pour faire
courir aux secours, au feu, frayeur, épouvante
subite; iu(|Uiélude.
A I AUH, à l'aise, adv. sans peine; commodé-
ment; à l'aise; paix et aise, vietrancpiille et aisée.
Alaurgi , élargir, v. a. rendre plus large , élar-
gir un habit , des souliers, etc., élargir un [)ri-
sonnier. — Ecarquiller , v. a. écarter trop,
écarquiller les jambes, ouvrir trop les jeux. —
Aroplier, v. a. amplier un prisonnier, le tenir
moins resserré. — Uivariquer , v. a. écarter ,
étendre une plaie, etc. — Ahuiryion drct, élizer,
V. a. lizer , tirer un drap en large par ses lisières.
— Lizer ou élizer, v. a. tirer un drap par les
lisières pour en ôler les faux plis.
A LAviR . .sans dessein . s. m. sans intention au-
cune de ce que l'on fait et l'on dit, avec insou-
ciance. — En aveugle, adj. 2 g. aveuglement,
sans connaissance, sans intelligence , au hasard ,
à l'aventure, à tout événement, étourdiment. —
Alavm , d()n''iiavant , adv. désormais, à l'ave-
nir, dans la suite.
A i.A WAi/D, ("■|[(.' au guet, s. m. ('pier, giieller,
guelapens, end)iiche dressée pour on laiic un
grand outrage, desseins prémédités pour nuire.
guet-apens. — Etie, se mellre, se tenir en
emituscade, cmbfuhedans un lieu couvert , dans
nii bois pour surprendre, être aux écoutes. —
Attentif des yeux à ce (piise passe dans une atl'aire
(lour en proliter , épionner.
Al, itAi- , .1 la ballérie, s. f. bâfre, repas abon-
dant , action démanger, des'empiU'rcr; empillrer
<iuel(|u'un, le faire manger excessivement.
Albass, albâtre, s. f. pierre calcaire de la
nature du marbre, mais plus dia|)liane , se trouve
en Toscane blanc comme la neige , facile à tailler;
on en l'ail des ligures, des statues , des colonnes,
des vases; il s'en trouve aussi en France; l'art de
travailler l'albâtre était inconnu à Paris en 18UG ,
l'on doit cette industrie au sieur Gazzoli , (pii , le
premier, eu a établi une fabri([ue.
Al bai h, faire la barbe de quelqu'un , en pré-
sence et par bravade.
Al, BKGETT, au sommet, s. m. le haut de la lète,
le comble , le bout , la cîme , la pointe , |>artie la
|)lus élevée d'un pic, etc., faite. — Pinacle,
s. m. élévatifin; sommet, la partie la plus élevée
d'un édilice; combles , pointe , bout, extrémités
d'un corps, d'une chose.
Ai,uoji, album, s. m. cahier de papier blanc;
tablettes de voyageur pour inscrire des notes, etc.
Al, ciiEc, chargé , e, adj. faix , fardeau, ce (|ui
est porté à la fois, porter une charge d'homme ,
dun cheval, etc., revenir à la charge, renouveler.
Al, ciiERAW, au labour, s. m. labourer, fendre
et retourner la terre avec une charrue, une
herse; fa(;on (pi'on donne à la terre en labourant.
\l dalhkr, courir, v. n. errer çâ et là , les
mauvais lieux, les cabarets, se promener, n(''gli-
ger sa besogne, courir les guilledoux.
Ai, drif al draf , confusément , adv. , faire ar-
ranger d'une manière confuse , confondre , mêler
ensemble des choses indistinctement, bronillé
sans ordre, obscur, embrouillé, cniharassé ;
brédi bn-da, verbiage précipité.
Al dubaan (Ix'w), à la dt'bandadc, adr. cfuifu-
sèment, sans ordre; vivre, faire, laisser tout al-
ler à la d<W)andade , à la merci , à la discrétion;
une troupe est à la débandade (|uand ses rant;s
sont ronqius et (pi'il n'existe plus aucun ordre;
à la bille bande, en confusion.
Al klbacc, sejetordans la débauche, s. f. s'a-
bandonner aux plaisirs de la table, des filles, de
divertissement , aux usages déréglés, etc.
Al du lon , al du i,0NK , le long de, prép. do
lien , de temps, sur les bords, longer, marcher
le long de la rue, d'un bois, , d'une propriété.
Alk, aller, v. n. marcher, se mouvoir, se
trans|)orler; passer d'un lieu h l'autre, aller à, au
but, vers quelqu'un; liler, aller de suite, l'un
après l'autre , près à près , filer , passer ; tMitrer
sans éclat; bouger, se mouvoir de sa place. —
Rranler, v. a. agiter, mouvoir, remuer, faire al-
ler deçà et delà. — Mobile, adj. qui te nn-nt.
apte à être mu. — Hocher, v. a. secouer, bran-
ler la tète, remuer, mouvoir quehpie chose,
faire un ou des mouvements. — (ladrcr avec .
V. n. convenir, avoir du rapport , s'ajuster, se dit
des choses qui se cadre. — Seoir, v. n. être
convenable, assorti. — Mouvoir, v. a. donner
dii niduvcnieii!, nue impulsion, remuer, s'agiter,
l'aire agir; loul iriiueiialcinesiinsinlernipiion. —
Par ijouclie, s. f. .se dit des clioscs mises par lit.
l'un sur l'autre , par imbrication, superposition
(le corps, de l'euilies, etc.
A LKDHKC, à l'endroit , s. m. lieu, partit; , beau
côté d'une étoile, le côté le plus avantageux,
l'opposé de l'envers.
,\Li;Goni:iE, allégorie , s. f. ticliondonl l'artilice
est de pré'senter à res|irit un objet de manière à
lui en (lésigiier un autre ; discours, image, ligure,
lableau (pu exprime ou représente une chose et
en l'ait enleiulre une autre, allusion à droite. —
Métapliore, s. f. lig. de rhétori(|ue (|ui est fondée
sur une c()in|)araison et change le sens naturel
des mots en un autre sens. — Parabole , s. f. al
légorie, similitude dans l'Evangile qui enveloppe
une véril('" importante. — Fiction , s. f. invention
fabuleuse; mensonge, dissimulation, déguise
ment de la vérité.
,\legiji';, alléguer, v. a. citer, alléguer une au-
torité, un passage, un fait, un texe , un auteur,
avancer, mettre en avant. — Citer, v. a. alh'-
guer, citer un passage , un fait pour preuve.
A lfkar, isolé, e , adj. seul, (n'arlé des habita
lions, qui n'est adossé à aucun auire mur, qu'on
peut tourner autour, maison isob'c.
Alk KTOiK, biaiser , v. n. être, aller, mettre
des biais , n'agir pas sincèrement, (b'toumer un
peu le sens. — 01)li(iuer, v. a. marcher de biais,
indirectement, par inclinaison.
Alkliva, alléluia, t. dont l'égli.se se sert pour
exprimer sa joie.
Alknn. alêne, s. f. outil de cordonnier pour
percer le cuir, pour coudre les .souliers, etc. ,
poin(^on courbe emmanché. — Haleine , s. f. fa-
culté de respirer; air attiré et repoussé par les
poumons, bonne, mauvaise, douce haleine; ha-
leine puante, fétide, insupportable, repoussante ;
respiration, prendre, reprendre haleine, courte
34
*w
Af^li
haleine , haleine de vent, souffle léger , courte
haleine, asthme, respiration lVéf|uenle et très-
pénible , causée par l'obslruction d'un poumon
0» des poumons. — Souille, s. m. vent fait en
poussant l'air avec la bouche, haleine. — Respi-
ration, s. f. action de respirer , fonction animale
qui (onsiste dans l'aspiration et l'expiratipn al-
ternatives d'une portion d'air au moyen des pou-
mons, on aspire l'oxygène et l'azote , on expire
de l'azote et de l'acide carboniciuo.
Alert, alerte, adj. 2 g. personne alerte; vigi-
lant, attentif , sur ses gardes; vif, gai; alarme
subite. — Agile , adj. 2 g. léger et dispos; ([ui
agit, se meut aisément. — P'ringant, e, adj. fort
alerte, fort éveillé , fort vif; enfant sémillant.
Alett, alichon , s. m. planche delà roue d'un
moulin sur la(pielle tombe l'eau [lour la faire
tourner. — Jantilles, s. f. pi. ais qu'on met au-
tour d'une roue de moulin et qui frappent par la
chute de l'eau. — Aube, s. f. planchette rectan-
gulaire , attachée sur des coyauv où l'eau la
presse et fait tourner la roue.
Aleveie, à l'envie, adv. avec éiuulation, le
désir d'égaler ou de surpasser quehpi'un dans
une chose louable.
Aleviair, à l'envers, adv. le côté le moins
beau d'une étoffe, du côté de l'envers; en sens
contraire, le dessus, dessous; en désordre. —
Contraire, adj. 2 g. et s. m. qui est opposé, chose
contraire, opposée, choses diamétralement op-
posées.
Aléze , allège , s. m. petit mur (jui sert d'ap-
pui dans les cioisées et moins épais que le pied
droit dans une end)rassure.
Alézet, allez-vous-en, haut le pied, retirez-
vous.
Alkabett, alphabet, s. m. ensemble, en ap-
parence, régidierde lettres d'une langue, on en-
tend le catalogue des lettres usitées dans une
nation pour la représentation des sons élémen-
taire de la langue (pi'elle parle; Cadnjus est le
premier ([ui ait introduit en Europe des caractè-
res alphabétiques.
Al foiss, par force, adv. par violence, avec de
grands efforts , comme malgré soi, contre son
jdée.
Al feie , à la fois , en une seule fois, ensemble ,
conjointement.
Al(;èb , algèbre . s. f. science du calcul des
grandeurs en général , représentées par des let-
tres, calcul des quantités indéterminées; langue
du calcul; lig. chose incompréhensible; c'est à
Diophante, (jui vivait à-peu-près dans le <pia-
trième siècle de l'ère chrétienne, (pi'on attribue
l'invention de l'algèbre; Léonard de IMse l'apporta
en Italie en 1 iOO.
Al hai>, à la hâte, adv. précipitamment, agir,
parler , taire à la hâte, promptement, à la volée,
en courant.
Ai, iiAUZE, à l'encan, s. m. cri public pour
vente à l'enchère des marchandises ou des meu-
bles par un otlicier ministériel.
Al iiip al hap, grossièrement , adv. d'une ma^
nière grossière , travailler, parler, répondre, re-
pousser grossièrement .
Alia(0 alliage, s. m. mélange , union de mé-
taux, de matières ; des choses moindres avec des
choses plus précieuses , amalgame. — Aloyage ,
s. m. alliage et mélange des métaux pour leur
donner Taloi; mélange, résultat des choses mê-
lées. — Argenlon , s. m, est un composé de cui-
vre, de nikel et de rinc; 1 partie de uikel , 2 de
cuivre et 1/2 de zinc; ce sont les Allemands <iui
l'ont fait connaître.
Alianze, alliance, s. f. union, affinité, parenté
par mariage; confédération, union, ligne des
Etats ; allinilé spirituelle entre les parrains, les
marraines, union, mélanges de choses. — Bague,
s. f. de mariage , de métal , end)lème de l'u-
nion conjugale, se place au doigt indicateur de
la main gauche. — Confédération, s. f. ligué,
alliance des Etals, des peuples, des citoyens li-
bres , des mécontents , s'unir , se joindre , se lier
par fédérations. — Coalition, s. f. réunion d'op-
posants, de puissances, de choses contre une
autre , action de se coaliser.
Aliui, alibi, s, m. présence dans un lieu autre
(jue celui indiqué; prouver un ou des alibis.
Alié, allié, e, s. m. joint par athnilé. — Con-
fédéré, e, adj. uni par alliance, allié par confé-
dération.
Aligneg, ALiG.NUMAiN , S. m. alignement , s. m.
ligne droite pour ahgner; action d'aligner; ordre
pour s'aligner, disposition sur une ligne droite.
Alignv, aligner, v. a. ranger sur une même
ligne droite ; ajuster , polir , rendre régulier. —
Viser, v. a. mirer, regarder au but , pour y at-
ti iiidre, y adresser un coup avec une balle, etc.
— Borgnoyer , v. a. regarder avec un seul œil
pour aligner ; planter des jalons en ligne droite.
Alimain, aliment, s. m. nourriture, ce (pii se
mange, se digère, nourrit, entretient l'existence;
les productions de la nature sont divisées en trots
règnes : l'animal, le végétal et le minéral; ce
dernier ne produit que des assaisonnements et
des remèdes.
Alimainté, alimenter , v. a. nourrir, fournir
les aliments, fournir à, entrclenir (luelqu'un.
— Sustenter , v. a. entretenir la vie de l'homme .
par des aliments, nourrir.
Alizé, usé, e, adj. émoussé, détruit, dété-
rioré, râpé, altéré, diminué par l'usage ou le
temps, se limer, le drap se lime par le frottement.
— Fruste, adj. médaille, inarbre pierre antique,
co([uille fruste, effacée, usée par le frottement.
Al kampagn, villégiature, s. f. séjour à la
campagne.
Alkaspoïe, à la gribouillette, adv. jeu d'en-
fants ([ui se dispute une chose qu'on leur a jetée,
pièces de monnaie éparpillées.
Al k.\\v , à la queue , s. f. ii la lile , à la suite , à
la queue l'un après l'autre ; à la traîne qu'un au-
tre traîne. — A la file , s. f. les derniers de la
hle, sur le derrière de la lile. — Être en serre-
file, s. m. otlicier, sous-otlicier placé derrière
un peloton pour maintenir les files.
Alkett, ([uêter, v. a. faire la quête; demander
et recueillir des aumônes. — Faire une, la eueil
lelte, s.f. pour les pauvres, pour des œuvree
pieuses; aller à la cueillette pour les saints dans
les églises catholiques.
Alkoiiol, alcool, alcohol, s. m. esprit de vin
pur, de licpieurs, tluide léger, transparent, pé-
nétrant , inflammable.
Alkoholizé, alcoholiser, v. a. réduire en pou-
dre palpable , réduire à l'état d'alcohol.
ALO
ALO
5.^
Al koinn , au bout , s. m. après exlréniiu'- il'mi
C(ii[ts , d'une cliose , d'un (espace. — Au coin,
s. Ml. du mur, d'une rue, à l'angle , oxtiéniilé la
plus éloignt'o; au Ixtut , endroit où se fail la ren-
contre de deux surfaces , de deux lignes , etc.
Al KOPKTT, en haut, s. ni. l'aile; sommet, la
plus haute |)artie ; les chambres au-dessus du
rez de-cliau-ssée, .sommet à l'extrémité. — Ca'me,
s. 1". sommet; |)artie la plus haute d'un arbre,
d'une maison, d'un rocher, d'une montagne, etc.
Al Kôi>ni'EiE, vente ù regros , s. m. à petite
mesure, h |»etit; lieu où elle se fait , objet vendu
de celte manière. — En détail, s. m. adv. vendre,
acheter en dé'tail, par parties, par petites mesu-
res , petites portioHS, i)elils poids.
Alkohan , coran , korau , alcoran , s. m. livre
de la loi de .Mahomet , imité en partie de l'écri-
t ure.
Al kov.\l.\x/e , àréquivalenl, qui écpiivaul, qui
est de mémo prix, de même valeur ; ollVir l'équi-
valant d'une.
Alkok, alcôve, s. f. onfoncemenl dans une
chambre pour placer un lit ; ce qui la l'orme, il
est à présumer que c'e.sl de l'Orient que nous est
venu l'idée de ces réduits , car le mot alcôve est
arabe ; le lieu où l'on dort.
Al KUTEii; , en détail, V. al kôpgueie.
Alnan , allemand , de , adj. s. né eu Allemagne,
d'.Vllemagne.
Almandk, allemande, s. f. danse et pièce de
musique à deux temps.
Almass, masse, s. T. mise au jeu de hasard,
masser, taire une niasse au jeu; t. militaire, le
trésor, la caisse d'un corps. — Mise, s. f. ce
qu'on met au jeu, pourune poule, une partie, etc.
Almf.nn, aliumelle, s. f. tronçons de lames de
couteau , dont le tranchant est aiguisé d'un côté,
sert à gratter le bois, l'ivoire, le cuir, l'écaillé.
Alnutt, à la nuit tombante, à la nuit close ;
sur la brune . adv. à la chute du jour.
A i.ôu , à l'autre, adv. à un autre, à l'autre
main , à l'autre côté. — .A lôd tnoiid, aux anti-
podes, s. m. se dildes lieuxdes habitants de pays
delà terrediamétralement opposés, la terreétanl
ronde, habitée en tous sens , il y a des antipodes
dont les pieds .sonl opposés aux nôtres. — Se dit
aussi de la mort.
.A L'orRANi», (iU'erloire, s. ni. prière de la messe
qui précède l'oblation , l'oHerle; oblation, s. 1'.
iitlVande, action d'ollrir.
Aliiïk, allouette, s. f. oiseau pulvérateiir gra-
nivor»^ de la grosseur d'un moineau , |)résager du
printemps s'eieve enchantant dans lesairs à perte
de vue, vit dans les champs; ses variétés sont
lallourite blanche, l'allouette noire et l'allouelle
Isabelle ; celles ci ne sont qu'individuelles et ne
sont point rares ; outre l'espèce vulgaire , il y en
a d'antres, savoir: l'alUmette huppée ou cièlée
dilcochevis; lecujelier, allouette des bois; la
bâtarde ou forlouse, ou allouette de bruyères, de
prt's un de jardins, ou allouette folle ou |)ercheuse;
l'allouette des buissons ou l'allouette pil»i , l'ai
louette des chanqis, la spipoleite, l'allouette d'eau
ou de marais; la rousseline; la grosse allouette
la calandre; l'allouette est fort déficale et estimée
pour son bon goût et pour les bons etl'ets qu'elle
produit par sa chair savoureuse et aisée à digérer.
— Locustelle, s. f. variété dej'allouette de buis-
sons; mauviette, s.f. sorte d'allouette ; forlouse,
s. f. allouette des prés. — Oincle, s. m. allouette
de mer à collier.
.4loize, aloës , s. m. arbre des Indes à bois
odoriférant et lourd, plante d'Arabie; végétal
vivace , asphodèle, exotique de beaucoup d'es-
pèces à suc vermifuge, |iurgatif vulnéraire; on
gt'uéral les aloës sont des plantes très-curieuses
et qui méritent d'être connues et cultivées pour
en connaître toutes les espèces.
Alon , chut ! interj. paix ! silence. — Paix, s. f.
interj. pour obtenir silence. — Alun, s. m. .sel
neutre composé d'acide vitriolitpie ou sulfuricpie
etde terre argileuse ou alumine sulfate d'alumine;
ce sel ne paraît pas avoir élé connu des amàens ;
ils se servaient du sulfate de fer au vitriol; au
quinzième siècle, l'extraction et la fabrication se
répandirent dans l'Italie, et bientôt des extrac-
tions se firent en Allemagne, en Angleterre , en
France, etc. — Aluminum, s. m. métal qui donne
l'oxide dit alumine. — Alun conlit, s. m. t. de
corroyeur, eau confite, confit d'excréments de
chien , de fiente de poule , pour passer les peaux
en poils. — Restez tranquille, ne pas troubler le
repos, rester calme, paisible.
Aloné, aluiier, v. a. tremper une étoffe, etc. ,
dans l'eau d'alun; dans le confit pour aliiner.
Alo.neg, alunage, s. m. action d'alutuM' ses
elFets; opération préliminaire qu'on fait subira la
peau.
ALÔNfi , allonge , s. f. morceau, pièce, bout pour
allonger, t. d'arts et met.; allonge, bandesupplé-
inenlaire de papier que l'on attache à un ellét de
commerce pour recevoir la surcharge d'endosse-
ment.
Alonoi , allonger, v.a. rendre ou faire paraître
l»lus long, faire durer plus longtemps; allonger
un coup, le porter en étendant le bras; allonger
la courroie , user d'économie.
A LONNREiE, à lunière, s. f. lieu où l'on creuse,
où l'on travaille l'alun.
A LORDiNAiR , à l'ordinaire, adv. suivant la
coutume; à l'accoutumance de faire, ou habitude
de faire.
A lol'îe, ;\ l'œil, s. m. manière de voir, de
considérer, d'apprécier, d'inter|)réler, d'évaluer
d'un coup d'o'il , justesse de la vue.
Aloumk, allumer, v.a. mettre le feu à ; allumer
un combustible; exister, enflammer, briller,
avoir de l'éclat , jeter une lumière. — Eclairer ,
V. uni. faire des éclairs, répandre de la lumière ;
étinceler, v. n. briller, jeter des ('>clats de lumière.
— Illuminer, v. a. ri'pandre de la lumière , s, ni".
faire des illuminations; scintiller, v. n. étinceler.
Aloumeo , éclairage, s, in. action d'éclairer. —
Eclair , s, m. éclat subit et passager de lumière ;
éclat de lumière qui |)récèdelecoup de tonnerre;
éclair subit , eflrayanl , éblouissant.
Aloimeu, allumeur, s. m. qui allume le fe'u,
les réverbères , les lampions.
Aloumir , lumière, s. f. subite, éclatante;
fluide subtil.
Alouriu, alourdir, v. a. rendre lourd , appe
sanlii', alourdir la tête, le corps, s'alourdii],
devenir lourd. — Abalourdir, v. a. rendre lourd ,
balourd, slupide ; s'abalourdir.
Alouwett, luette, s.f. morceau de chair à
l'entrée du gosier; chute de la luette; relâchée
36
ALR
ALZ
qui gêne l'arrière bouclie et empêche d'avaler. —
Oaspédon , maladie de la luette , allongée et fine
qui pend. — Isthme, petite séparation entre le
larynx et le pharynx. — Staphyle , s. ï. la luette ,
salure du voile du palais, la luette qui pend au
palais en forme de grappe; celte opération des
plus ingénieuses a été imaginée, il y a peu d'an-
nées , par le professeur Roux. — Epiglotte , s. f.
luette, languette, petit corlillage élastique , en
feuille de Hère, qui couvre et ferme la glotte.
Alowic, user, v. a. consommer, diminuer,
détériorer imperceptiblement par l'usage , le frot-
tement; alfaiblir par l'usage. — Prodiguer, v. a.
dépenser avec excès ; répandre , donner avec
l)rovision. — Gaspiller, v. a. faire des dépenses
inutiles qui altèrent, dissipent, gaspille la for-
tune. — Eliraé , e, adj. usé par l'usage, le frotte-
nient; émoussé. — Dissiper, v. a. consumer ,
disperser Bon bien , se livrer au plaisir. — Dépen-
ser, V. a. acheter, employer de l'argent ; blaser,
V. a. émousser, user, brûler, affaiblir, dissiper.
— Chambre, maison locande, adj. f. à louer,
chose locande , à louer.
Aloweg, frai, s. m. t. de nionnayeurs, altéra-
tion d'une pièce de monnaie par le frottement.
Aloweu, panier [lercé , s. m. dissipateur, qui
dissipe son bien, se livre i la dépense. — Dissi-
pateur, trice, s. qui dissipe son bien. — Dépen-
sier , ière, adj. s. qui fait, qui aime trop la
dépense. — Prodigue, adj. 2g. personne prodigue,
qui dissipe son bien en dépenses folles, excessi-
ves; menant une vie dissipée.
Aloï, lier, v. a. serrer , attacher avec un lien ,
faire un nœud , joindre, lier une chose avec une
autre, unir ensemble; obliger, engager, astrein-
dre; les contrats, les serments lient les hommes;
lier amitié , commerce , conversation , etc. — Lié,
V. p, attaché, fixé, uni, arrêté, empêché, em-
barrassé , retenu par des liens. — Garrotter, v. a.
attacher fortement par des liens, par des actes ;
lit-r, attacher fortement. — Menotte, e, adj. qui
a les menottes. — Attacher, v. a. (à), joindre ,
lier une chose à une autre, et l'y faire tenir, lier,
lier par quehjue chose qui engage , oblige , plaît.
Aloïan, liant, adj. ressort, fer, etc., liant ,
souple, facile k mouvoir, à plier. — Souple,
adj. 2 g. qui se plie aisément sans se rompre ou
se gâter, flexible. — Tenu, e, adj. fort délié;
peu compacte; pliant, e, adj. facile, aisé à plier.
— Elastique, adj. 2g. qui a du ressort; qui se
redresse, réagit après la pression.
Aloyau, aloyau, s. m. morceau de bœiifou de
vache près des côtes , pièce coupée le long du dos
du bœuf.
Aloze, alose, s. f. poisson de mer osseux ab-
dominal , du genre de clupe , très-bon k manger ,
remonte les rivières.
At PAUR , au jeu , s. m. mise au jeu , ce qu'on
joue à la fois, dans une poule, partie de jeu en
général ; passe , mise au jeu de jet ou fiche , etc.
Al prech , piêche, s. f. sermon des protestants,
le lieu de leur assemblée, leur temple; sermons,
discours religieux.
Al pu foir , faire nu pari , une gageure , parier
déporter, élever, traîner un fardeau , etc.
Al babatt, exposé à l'ardeur du soleil ; position
où le soleil darde le mieux.
Al reskoxde, aller à la rencontre de quelqu'un.
se réunir; contester, disputer, débattre une
chose , ne pas approuver.
Al iiuviESMAiN , à revers , en sens contraire ,
coup derrière main donné avec le dessus de la
main.
Al samaine , la semaine prochaine , la semaine
qui suit celle où on est.
Al sodar, à l'endiranchement des tiges, nœuds
des soudures de tuyaux de plomb, cuivre ou
ferblanc.
Altéré, altérer, v. a. qui a éprouvé de l'alté-
ration, ému; altérer, causer l'altération , une
grande soif; les salaisons altèrent.
Altërr, artère , s. f. espèce de veine qui est
destinée à recevoir le sang des ventricules et la
distribuer, vaisseau qui porte le sang du cœur
aux veines, vers les extrémités. — Bronches,
s. m. pi. vaisseaux de la tranchée artère du pou-
mon ; qui reçoivent l'air. — A terre , s. f. à plat ,
pou élevé , terrain , rez-terre , à fleur de terre ;
à bas, parterre, ruiné.
Alto, alto, s. m. ou quinte de viole, gros
violon; viola-quinte de basse. — Quinte, s. f.
alto-viola, patron intermédiaire entre ceux du
violon et de la basse , gros violon , rend des sons
tantôt graves, tantôt aigus, dans les limites de
son diapazon. — Alto-basso , s. m. instrument de
|)ercussion, i» cordes, caisse carrée, sur laquelle
étaient tendues des cordes qu'on faisait résonner
en les frottant d'une baguette.
Al tod , à regret , adv. avec répugnance , faire
ou entre|>rendre ce que l'on est presque forcé ,
faire une chose à regret , avoir de l'aversion , de
la répugnance, du dégoût k faire une chose.
Al TOD Foiss, k toute force, s. f. absolument ,
par toutes sortes de moyens , de vive force , avec
violence.
Al tournaïe , tour-k-tour, adv. successivement,
l'un après l'autre, alternativement, à diverses
reprises.
Altrak , anthrax , s. m. clou , furongle , tumeur
de la peau circonscrite, dure,ehaude, doulou
reuse , d'un rouge violet en pointe , n'excède pas
ordinairement le volume d'un œuf; bubon très-
enflammé, très douloureux, se fixe ordinairement
aux parties molles.
Alûr, allure, s. f. démarche; façon de mar-
cher; d'une personne , manière d'agir, de se
conduire.
Alustelaie , grapillage , action de grapiller ,
cueillir les fruits qui restent après la cueille ;
grappeter , cueillir le reste.
Aluvion, altuvion , s. f. accroissement du sol
par le dépôt latéral des eaux.
Al valaie, en bas, s. m. par opposition à en
haut, en bas d'un tertre , d'une vallée, d'une
montagne, etc. — Aval, adv. par en bas, eu
descendant la rivière, opposé au cours de l'eau,
l'opposé d'amont.
Al voie , au chemin public , k la rue; se dit des
habitants des petites rues et carrefours, qui
viennent parader sur la rue.
Al vûd, k vide , adj. qui n'est pas rempli, n'est
pas chargé, sans rien, manque, privation; sur
sou lest qui n'est pas chargé.
Alwaik , aiguillée, s. f. longueur de fil de soie,
pour travailler k l'aiguille.
Alzan, alezan, adj. s. m. cheval bai ou fauve,
AMA
AMA
ùi
tirant sur \e roux . olieval couraj^eux et de lionne
race. — Alerte, adj. ^2 g. perswnne alerte, vij;i-
lant, attentif, sur ses gardes , vil, gai , lesle ,
adroit, léger dans ses niouvenients.
Am, homme, s. m. animal raisonnable , reli-
gieux , moral et social ; bipède doué d'instinct et
de raison, articulant des jthrases, ayant l'idée et
la conscience d'un être supérieur de l'éternité ,
du bien et du mal ; (|ui , à l'âge de virilité , indi-
vidu mâle, être sensible et raisonnable , sujet
aux faiblesses humaines ; jeune barbe , jeune
lionuue; barbe grise , vieillard. — Himane, s. m.
adj. 2 g. l'homme et .ses variétés; gynécolatre ,
gynécomane. — Monogame , s. :2 g. qui n'a été
mari(; qu'une fois, (|(ii n'a qu'une femme. —
(iynécomaste, s. adj. ni. honimt> (\i\\ a les mamel-
les grosses comme celles d'une femme. — Par-
tenaire, adj. et s. qui joue, partage les pertes ou
les gains au jeu; compagnon , égal , qui accom-
pagne au jeu. — Am chau^ minauderies, s. f. pi.
miner, façons, manières alTeclées, pour plaire ,
paraître plus agréable. — Ain dafair, agréé ,
s. m. homme d'affaire ou défenseur agréé par les
tribunaux de commerce pour v postuler et plai-
d<H'. — Agent, s. m. celui qui fait lesalïaircîs d'un
autre , sans caractère public ; agent de change ,
entremetteur entre le banquier et le négociant ,
t-ntre le rentier et le trésor, agent comptable ,
tenu de rendre ses comptes.
Ama , bouvillon , s. m. jeune bœuf.
Amadizk, amadis, s. m. bout de manche de
veste boulonné sur le poignet , gants de femme.
AjiAborLK , amadouer , V. adoulé. — Amorcer,
v. a. attirer avec l'amorce ou par des choses qui
flatteid l'esprit ou le sens. — Cajoler, v. a. flat-
ter, louer pour obtenir, pour séduire; cajoler
quelqu'un , le caresser, lui faire des caresses pour
obtenir... — Embabouiner, v. a. engager quel-
qu'un par des caresses; des flatteries, à faire ce
qu'on veut. — Flagorner , v. a. flatter souvent el
bassement par des faux rapports. — l'aire la patte
peUie , s. f. homme doucereux et perfide, pour
amadouer quelqu'un.
Amagni, comestible, adj. s. substance alimen-
taire, bon à manger pour l'homme; qui peut se
manger. — Légume, s. m. végétaux bons à man-
ger, pois, fèves; herbes, racines potagère.s, etc.;
qui peut se manger. — Maugeaille, s. f. nourri-
ture d'animaux domestiques , fiiiii. de l'homme;
nourriture substantielle. — Restaurant, s. m.
consommé très-succuient ou jus de viandes ,
aliment qui restaure , qui réparc les forces. —
Vivre, s. m. provision de bouche, nourriture;
tout ce dont l'homme se nourrit ; subsistance ,
nourriture et entretien de la vie. — Munition ,
s. f. provision débouche, et fourrage pour les gens
de guerre, conserves alimentaires pour la marine.
Amaide, amende, s. f. peine pécuniaire ordon-
née pour contravention; amende arbitraire, infa-
mante, amende pécuniaire en argent.
A>iArDMAiN, aujendemenl , s. m. changement
physique ou moral en mieux; modification. —
Modification, s. f. modération; restriction, adou
cissemeni d'mie clntse , d'une peine, d'une sub-
stance, etc. — Ann'lioration, s. I. prugiès vcis
le bien, meilleur état, action d'améliorer.
A MAIE NUD , à minuit , s. m. milieu de la nuit ,
douze heures de la nuit.
Amaigri, maigrir, v. n. personne, visage mai-
gri, devenu maigre; amaigrir, devenir maigre. —
Décharné, e, adj. fort maigre, trop sec; corps,
visage, main décharnée. — Démaigrir, v. a. re-
trancher du bois, de la pierre.
AmaigriiimAin , amaigrissement, s. m. dinunn
tion d'embonpoint; démaigrissemenl, action de
démaigrir, côté démaigri.
Amail, génisse , s. f. jeune vache qui n'a pas
porté; sa peau tannée .s'ap|)elle vachette.
Amain, trait, s. m. t. de jeu , avantage de jouer
le i)remier. — Etre en main , en état, à portée
de faire, de dire, etc.
Amaindi';, amender, v. a. rendre meilleur, cor-
riger, rectifier, modifier. — Améliorer, v. a.
rendre meilleur, améliorer une chose, un droit ,
.sa condition , une ferme , des terres , etc.
Amakk , stupéfait, e, adj. surpris, étonné, in-
terdit et immobile; personne stupéfaite; être,
rester, demeurer, rendre stupéfait, confondu.
— Stupéfier, v. a. engourdir, lig. étonner, ren-
dre innnobile, stupéfait, causer une vive .surprise.
— Interdire, v. a. déconcerter, étonner, trou-
bler quelqu'un; ébahi, étonné, être surpris.
— Emerveiller, v. a. étonner, donner de l'admira-
tion. — Décontenancer, faire perdre la contenance.
— Etonner, v. a. surprendre par une action inopi-
née; faire trembler, ébranler par commotion. —
Déconcerter , v. a. une personne , la troubler, Tin
terdire, rompre ses mesures , lui faire perdre con
tenance. — Déconfire, v. a. quelqu'un, le réduire
au silence, le décontenancer.
Amandk, amygdale, s. f. glandes près de la
racine de la langue , sous la luette, en amande.
— Amande, s. f. fruits de l'amandier; les aman-
des sont originaires de la Mauritanie; en France,
la Provence fournil les meilleures, les douces el
les amandes amères. — Breloque, s. f. lustre,
cristal taillé en face pour bien réfracter la lumière.
— Pistache en dragée, amande du pistachier,
entourée de sucre durci, de diverses couleurs;
celte amande est très-échauffantc , apéritive ,
fortifiante. — Praline , s. f. amande pelée risso-
lée dans du sucre en dragée.
Amandi, amandier, s. m. arbre (\\n donne les
amandes , est originaire d'Asie et se trouve aussi
en Afrique. — Pistachier, s. m. arbre d'Asie du
genre du thérébiuthe qui porte les pistaches.
Amarad irâd), amaranthe, s. f. plante très-
b<;lle d'automne, dicotyle; donne lerougedepour-
pre, bois violet; se cultive dans nos jardins. —
Amaranthe à fleurs en queue, discipline de reli-
gieuse, queue de renard, roupie de dinde , nous
vient du î'érou , de la Perse. — Amaranthe trico-
lore, s. f. plante de parterre; 2 variétés, une à
couleur très-pâle et l'autre très-vive. — Célosies,
s. f. pi. en crête , amarniilhe de jardins , crête de
coq; on prendrait sa fleur pour des morceaux de
velours épais. — Amaraiilhine, s. f. espèce d'a-
maranthe , anémone pulsatile ; coquelourde ,
pl.'inle indigène, croît sur tous les terrains.
.V.MAsiî, amasser, v. a. faire amas; accumuler,
entasser, amonceler, relever de terre ce qui est
tinuber, ramasser.
AvAss, amas, s. ni. d'argent, de pierres, de
matériaux . de ble, d'iiumenis, etc. ; faire un tas,
monceau, multiUide. — Monopole, s. m. achat
privilégié, amas de denrées, de marchandises,
58
AMI
AMO
pour faire hausser les prix ; contraire à la liberté
du commerce. — Accumulation, s. f. amas de
choses ajoutées les unes aux autres, accumula-
lion des richesses. — Monceau, s. m. tas, amas
en forme de petit mont. — Tas, s. m. amas,
monceau.
Amauïelé, accoupler. Y. akoplé.
A ]vi.\uLVO , faire agir inutilement , sans utilité ,
en vain, en pure perte; dépenser son bien inuti-
lement.
Amazoône, amazone, s. f. femme guerrière,
courageuse. — adj. <]ui n'a qu'une mamelle.
Ambass , embase , s. f. assiette sur l'arbre d'une
voue; très-usité dans les arts et mécaniques. —
<lollet , s. m. partie cylindrique d'un arbre en fer,
t. d'art et métier ce (pii a la forme du collet où
tourne un tourillon.
Ambisieu, ambitieux, se, s. et adj. qui a de
l'ambition, qui l'annonce, aft'eclé, trop recher-
ché; personne ambitieuse.
Ambroze, Ambroise (St.) s. m. docteur de l'é-
glise , de l'archevêché de Milan, né à Arles l'an
535 , mort à Milan le 4 avril 597.
Amchau (fé de) , faire la pimpesouée, (pii fait la
délicate et la précieuse.
Amer ,ainer , s. m. remède amer, chose amère;
adj. qui a de l'amertume, une saveur rude, dé-
sagréable. — Bitter, s. m. liqueur amère, apé-
ritive, stomachique, qui excite l'appétit , qui fa-
illite la digestion.
Ajiérsuté , amertume, s. 1'. saveur, cpialité
auière, aigreur, fiel.
Ametou, accusé, e, adj. traduit en justice par
suite d'une accusation, inculpé devant une cour
criminelle. — Inculper, v. a. accu.ser d'une faute,
inculper grièvement quelqu'un , ses actes , dans
une action, un procès criminel. — Prévenu, e,
adj. et s. m. accusé d'un crime; prévenu s'em-
ploie en matière criminelle; accusé, en matière
coiTectionnello.
Amett, accuser, v. a. charger d'une accusr.tion ;
rendre plainte en justice contre quelqu'un; dé-
iérer en justice. — • Attribuer, v. a. à un être une
qualité , une action ; charger , accuser , rejeter à
tort sur quelqu'un un méfait. — Imputer, v. a.
attribuer, imputer à quelqu'un une chose blâma-
ble , accuser, charger de. — Prêter, v. a. à quel-
qu'un des défauts , des torts, des qualités qu'il
u'a pas; se dit plus en mal des vices que des vertus.
Amedblé, meubler, v. a. garnir de meubles ,
garnir de ce qui est nécessaire une maison, un
appartement; ameubler, fournir des meubles.
Ameubli , meublir , fournir des meubles , garnir
de meubles une place , un appartciueut.
Ameublumain, ameublement, s. m. quantité et
assortiment de meubles pour un appartement.
Amedr , saveur, s. f. qualité sentie par le goiit.
— Sève , s. f. force du vin , etc. — Jus , s. m. suc
tiré par expression, coction. — Gotit.s. m. le
.sens qui discerne la saveur, goût fin, délicat, etc.
Ami, familier, ère, adj. et s. m. qui vit libre-
ment, qui fréquente habituellement avec quel-
qu'un , ami , camarade , compagnon.
Amiavf, courtois, e, adj. civil, atlable, poli ,
gracieux dans ses paroles, ses actions, son ac-
eueil. — Attable, adj. 2g. envers quelqu'un ,qui
le reçoit , lécoute avec douceur et bonté ; doux,
prévenant , qui a de l'affabilité.
Amund , amianthe , s. m. minéral fibreux , in-
combusiible; modification du mica; cette espè-ce
de lin incombustible est aujourd'hui fort coin
mun , on le trouve en divers endroits de l'Italie
et de Bavière ; en Angleterre , en Espagne , en
France, on en fait de la toile, du papier, etc. —
Asbeste, s. m. ou lin incombustible connu sous
le nom d'amianlhe; cuir fossile, liège fossile,
papier, chair fossile, etc.
Amidon, amidon, s. m. pâte de fleur de blé
sèche dont on fait la poudre ; l'invention de cette
farine laite sans meule est due aux habitants de
l'île de Chio; depuis 1716 on tire un amidon de
la racine de l'arum, des fécules de pommes de
terre et de trulFes rouges. — Bleu d'azur, s. m.
minéral bleu; cobalt, sa belle couleur bleue,
bleu de ciel.
Amidoni, amidonnier; s. m. marchand, fabri-
cant d'amidon.
Amidonnreie, amidonnerie, s. f. fabrique
d'amidon.
Amidoulé, amadouer. V. amadoulé et adoulé.
Amilourdé, attirer à, vers soi , v. a. tirer à soi,
gagner par adresse, attrapper finement, gagner
par des manières engageantes, flatteuses. — Se
duire , v. a. corrompre , abuser , flatter agréable-
ment pour attirer quelqu'un dans ses filets.
Aminé, amener, v. a. amènera, mener, con-
duire , faire venir au lieu où l'on est ou dont on
parle; tirer à soi, faire condescendre. — Con-
duire. V. a. mener, guider, fig. d'une chose à
une autre, accompagner quelqu'un par honneur,
occasion ou sûreté.
.\mineg, avalaLson, s. f. amas de pierres, sa-
bles , etc. , laissé par un courant ou torrent d'eau.
— Avalant, e, objet qui descend, qui suit le
cours de l'eau.
Amistauf, amical, e, adj. qui part de l'amitié,
personne qui fait beaucoup de démonstrations
d'amitié. — Complaisant, e, adj. et s. qui a de
la complaisance pour les autres. — Amicalement,
adv. d'une manière amicale.
A MiTAN, à moitié , adv. à demi, en partie , le
cœur , le centre d'un objet , le juste milieu. — A
demi, adv. à moitié, imparfaitement, superficiel-
lement ; demi . moitié juste d'un tout. — A mitau
bai, bellâtro , adj. 2 g. qui a un faux air de
beauté , une beauté fade , beauté bellâtre mêlée
de fadeur. — A mitau boi, à mi-bois, mortaise,
coupure à mi -bois, incision, cran faitàderai-bois.
Àmi-ett , hommace , adj. qui tient de l'homme ;
voix, taille hommace. — Feinmelet, s. ni.
homme efféminé , fig. homme faible , mou ou fat.
Amoïelé, acheminer, v. a. — S'acheminer, v.
pers. se mettre en chemin , marcher lentement ,
nonchalamment vers.
Amoindri, amoindrir, v. a. diminuer, rendre
moindre, plus petit, plus menu. — Modérer.
V. a. diminuer, tempérer, adoucir, mettre des
bornes à ses désirs , ses dépenses , etc. , minorer,
amoindrir. — Tempérer, v. a. modérer, diminuer
l'excès d'une qualité , tempérer l'ardeur, Tâcreté,
la sévérité de. — Atténuer , v. a. affaiblir, dimi-
nuer les forces, l'embonpoint; diviser, rendre
fluide, rendre moins grave.
A.moindrihmain , amoindrissement, s. m. dimi-
nution; amoindrissement de fortune , de puis-
sance, de moyens.
AMO
ANA
59
ÂMOiRsé, amorcer, v. a. garnir d'amorce, atti-
rer arec l'amorce ou par des choses qui tiattent
l'esprit ou les sens; aiiiorcci' queliju'iin; incpa
rer pour souder; percer, commencer un trou,
une fente ; attirer par l'appal du gain , l'espérance
des honneurs.
Amoirti . amortir, T. a. rendre moins violenl ,
amortir un coup, moins ardent, moins rude,
moins fort, moins acre, moins vif, elc. — I. de
met. faire tremper pour amollir, refroidir, adou-
cir, etc.; éteindre unt; dette en remboursant;
payer ramorlissemcnt. — Neutraliser, v. a. tem-
pérer, raitigerrellel d'un principe; tig. se dit dé
h'iiire l'effet , la force , la vertu ; annuler. — Parer,
V. -A. n. un coup de suites funestes, un malheur,
éviter ; paralyser, rendre de nul elTet , sans force.
Amoiss, amorcer, s. f. poudre qu'on met dans
le l)assinet du fusil ; mèche pour faire partir plu-
sieurs coups de canon à la fois; appal pour atlrap-
per les oiseau.x; ce qui attire la volonté en liât
tant les sens ou l'esprit; gain, prolit, appal,
leurre, embûche, piège. — Capsule, s. f. amorce
en poudre fulminante pour le fusil et pistolet ii
platine, à piston. — Traînée, s. f. poudre à ca-
non épanchée en long pour faire paitir, sauter
une mine , elc. — Guildre ou guihielle , s. 1 ap-
pât de petits poissons de rivière, de chevrette;
asticot, s. m. amorce pourles poissons. — Appât,
s. m. pàlure, partie d'aliment mis dans un piège,
à nn hameçon; tout ce qui attire , engage à...
Amoli , amollir , v. a. rendre mou, maniable ;
affaiblir, adoucir, rendre moins dur, plus tendre,
plus sensible ; efféminé , moins vigoureux. — Dé-
durcir , V. a. amollir, l'aire cesser d'être dur. —
Molliliei , V. a. rendre mou el lUiide; mollir, de-
\enir mou.
A.M0LIHAN , émollient, e, adj. et s. qui amollit,
ailoucit; plante, calaplasme, onguent émollient.
AMOMii, monter., v. n. se transporter en un
lieu plus haut, gravir un mont , se porter en un
lifu plus haut ; monter un escalier.
Amomsjon, munition, s. f. provision débouche,
de choses nécessaires à la guerre, i)oudre, plomb.
AnoRtGi, amouracher, v. a. engager <ians de
folles amours; s'amouracher, aimer un objet (jui
ne le mérite |»as , prendre une passion folle.
Anoutii , amoiu'eux, .se, adj. amoureux di-, (pii
aime d'anioui', enclin à l'amour, passionné pour
l'amour, (|ui marque l'amour. — Amant, e, s. qui
aime avec passion une personne d'un autre sexe;
amant lidélc, lucuiistanl. peHide , volage. —
Amanls,s. pi. personnes de deux sexes luiies par
l'amour; qui a de la philogynie de l'amour |)our
b'S femmes. — Voluptueux , se . adj. (jui aime,
qui cherche la volufilt-, (|ui la cause, l'inspire, la
r^'it (-prouver; vies, mœurs voluptueuses. — Kpris
<l amour, plus usité , s'i-prendre d'amour, s'épren-
'li-e l'un de l'autre.
\moki;c/.i:.mai.\ , aniourcusemeul , adv. avec
miour; soupirer, regarder amoureusement.
.^MOCK, amitié, .s. f. aliécliou nnitueile; senli-
iiiciit du co'ur (pii se porte vers une persoim»;
d'un autre sexe. — Attachement , s. ni. sentiment
«l'amour ou d'amitié, de vive alleclion à une chose,
à une personne.
Amocsi , entrez donc! dans la |)(ule, une croi-
sée, mi trou ; s'engager dans ; pénétrer dans «|uel-
que chose du dehors en dedans.
Amolï , mollir , v. a. mouiller un peu , tremper;
rendre moite , un peu humide ou mouillé. — Hu-
midier. t. a. humecter une chose, la rendre
moite.
AjiorïEG , Houagc , s. m. opération du foulon
qui trem[ie le drap dans de l'eau avant de le
melire dans l'auge. — Mouillement, léger arro-
scmenl d'une chose, I. de cuisine, embrocalion ,
fomentalion avec la main , une éponge mouillée.
.V.MPORn , luriboml , s. ni. sujet ;i la fureur;
adj. furieux . Irauspurle de lolère; air , iinne fu-
ribonde ; .se <lil d'un huminr colère, mais faible.
— Furieux , se . adj. véhément, impérieux , vio
lent, extraordinaire , colère violente.
.\.MiJz\N, amu.sanl , e, adj. (jui amuse agréable-
ment; (|ui divertit, espril , ix'rsonue, livre, con-
versation amusante. — Jovial, e, adj el s. gai,
joyeux; honiine, hmneur, esprit, mine joviale,
([ui a dt; la jovialité; joyeux, ijui donne de la joie.
.\.MU/.Ai», amusable, adj. qui donne de l'amu-
sement , qui amus(;, (ii\erlil ; joyeuseU' , plaisan-
terie, mol pour rire.
.\Mt'/,i'; , amuser, v. a. divertir , distraire par le
j)laisir, faire perdre le temps; arrêter inutile-
ment, donner de fausses espérances , tromper.
— .S'amuser, v. p. se divertir, s'occuper de cho-
ses qui ne fatiguent pas , s'occuper par diverlisse-
menl, se niociuerde, perdre son teuq)s.— -Egayer,
V. a. réjouir, rendre gai ; égayer la conversation,
la rendre plus libre , plus agréable , plus gaie. —
•Nigauder, v. n. s'anurser a des choses de rien;
faire des nigauderies, folâtrer , badiner agréable
ment, innocemment.
Amczkc, divertissement , s. m. plaisir honnête,
ri'créalion, plaisir, danse , etc. — .\musement.
s. m. ce «pii amuse, sert ii divertir, occupation
agréable ; tromperies , paroles , promesses trom-
peuses.
Amuzemain, récréation , s. f. action de se ré
créer, passe-temps, délassem«;nl ; être en, à la,
prendre de la récréation. — Réjouissance, s. f.
démonstration de joie, faire de grandes, bruyan-
tes réjouissances; partie de plaisir entreiirise
entre jilusieiu's poui' .se divertir; amusette , petit
amusement , petites choses qui anuise.
.\.mi:zi;ti, amuseur, s. m. (pii tronqte , qui
amuse, conteur qui d(''touriiedu travail. — Joueur,
se, s. (pii joue, folàtn;, s'amuse sur des riens.
— Knfantillage, s. m. paroles, manières enfan-
tines , se dit de celui , de celle ipii n'est plus un
enfant. — Folâtre, adj. lille , humem', jeune
homme folâtre; .badin, qui aime :i folâtrer.
An. eu , prép. marque le lapport ou lieu, en
place, pour dans (en ville ; au lemi)s, pour du-
rant, pendant; en été, eu santé, etc. — Année,
s. f. l(,Mnps du cours apparent du soleil dans le
zodia(|ue, durée de la révolution de la terreau
tour du soleil ; 1:2 mois. — Aimée lunaire , 1:2 ou
lô révolutions de la lune; année civile, adoptéi;
par les peuples civilisi's de rili.") jours (j heures. —
.\nM('>e aslrunomituie , cours du soleil à partir
d'un point tlu zodia<iue; année bi.s.sextile, aug-
mentée d'im jour ; elle revienltous les quatre ans.
.Vnaie, annal, adj. qui ne dure qu'un an; ijui
n'a de valeur qu<; pendant un au ; année cave ,
année lunaire tle ."oô jours. — Annnellement ,
adv. par cliatpic année; amuiel. le, qui revient
tous les ans. — Millésinn^. s. ni. dated'uiie mé-
40
ANB
AND
daille, d'une pièce de monnaie, d'un livre, d'un
écrit. — Période d'une année, s. f. cours, révo-
lution d'un astre, époque ou intervalle de temps
par laquelle on compte les années ou une suite
d'années; il y a diverses périodes qui porlent
presque toutes le nom de leur inventeur.
Analiss, analyse, s. f. réduction , résolution
d'un corps, d'une chose dans ses principes, ses
éléments, t. de logique, méthode de résoudre
par laquelle on remonte des conséquences aux
principes, des effets aux causes, du particulier
au général , du concret à l'abstrait , du composii
au simple; l'opposé de synthèse, art de résoudre
les problèmes.
Analogeie, analogie, s. f. conformité , rapport,
proportion, t. de grammaire, rapport de mots
dans leur formation.
Analok , analogue, adj. 2 g. qui a de l'analogie
avec; terme, caractère, position, circonstance
analogue . qui a quelque rapport.
Ananass , ananas, s. m. plante des Indes , ori-
ginaire du Pérou ; fruit délicieux qui a la forme
d'une pomme de pin et répand une odeur agréa
ble, mais forte; ce fruit est surmonté d'une es-
pèce de couronne de feuilles courtes qui sert
aussi bien que les œilletons à propager la plante;
il contient plusieurs espèces.
Anarcheie, anarchie, s. f. état sans chef, sans
gouvernement; grand désordre, confusion de
pouvoir.
Anatomeie, anatoraie, s. f. dissection du corps
animal ou végétal, ou de ses parties; anatomiser
un corps , disséquer. — Dissection, s. f. action
de disséquer, séparation méthodique des parties
d'un corps, ses effets; état d'un corps disséqué.
— Pathologie, s. f. traité de la nature, des diffé-
rences, des causes, des symptômes, des mala-
dies; androtomie , anatomie de l'homme.
Anatomiss, anatomiste , s. m. celui qui prali-
(|ue l'anatomie, la dissection; le premier qui a
disséqué un corps mort , pour en connaître toutes
les parties et les étudier , a été le célèbre Vésale,
médecin belge.
Anb, ambre, s. f. substance résineuse, odo-
rante, inflammable. — Ambre gris, s. m. bitume
imprégné de parties odorantes, de résines ; son
origine a été longtemps ignorée; l'on sait actuel-
lement ([u'il est produit par un énorme poisson
du genre des cachalots. — Andue jaune, s. f. ou
succin, scarabée, se trouve dans les entrailles
de la terre , est un parfum qui vient de la mer et
qui se rencontre sur les côtes. — Ambe , s. m.
deux numérosdelolerieprisou sortant ensendile.
Anbauchoir, embauchoir, s. m. instrument en
bois, à clef, formés de quatre pièces; modèle
d'une jambe pour élargir les bottes.
Anbaumé, embaumer, v. a. remplir un corps
mort de baume, d'arômes pourempècher sa cor-
ruption; parfumer , remplir de bonne odeur.
Anbaumeg, embaumement, s. m. action d'em-
baumer un corps mort, composition balsamique
qui sert à embaumer.
Anbeli, embellir, v. a. rendre beau , orner,
parer. — Embellir, v. n. devenir beau.
Anbirlikoké , emburelicoquer (s'j, v. pers.
s'embarrasser , se brouiller les sens ; tromper ,
user d" artifice pour induire en erreur.
Anbision , ambition , s. f. désir immodéré de
gloire , d'honneur , de pouvoir , d'élévation , de
fortune, de distinction, etc. — Vanité, s. f.
amour-propre qui a pour objet des choses frivo-
les ou étrangères; vanité, orgueil de petites
choses, envie, etc. — Présomption, s. f. opinion
trop avantageuse de soi-même, avoir de la pré-
somption. — Orgueil , s. m. opinion de .soi avec
mépris pour les autres; haute opinion de son
propre mérite.
Anblèf, Amblève , s. f. rivière , longe une par-
tie de la commune de Slavelot, baigne Wanne,
Fosse, La Gleize, Stoumont, Rahier, Targnion,
Lorcé, Aywaille, Sprimont et Comblain-au Pont
où elle se jette dans l'Ourthe à Douxllamnie.
.Vnboité, emboiser, v. a. engager quelqu'un
par des cajoleries, des promesses, ce que l'on
souhaite de lui. — Emboîter, v. a. enchâsser une
chose dans une autre , se dit en menuiserie , em-
boîter des pièces l'une dans l'autre, des tuyaux
— Marcher serrés les uns derrière les autres ,
V. n. intercaler un rang entre deux autres. —
Assembler, v. a. mettre en.semble , joindre, unir,
emboîter des pièces de bois.
A.\Boiri:G, emboiture,s. f. action d'emboîter,
endroit oii les os, les choses s'emboîtent.
Anbouché, emboucher, v. a. mettre à la bou-
che un corps, une trompette pour en tirer des
sons, mettre le mors ; instruire quelqu'un.
Anbouchur, anche, s. f. petit tuyau plat de
cuivre ou de bois , languette de roseau pour em-
boucher la clarinette, le basson, le hautbois, etc.
-Vnbroliki.é , endmiuillei', v. a. mettre de la
confusion, de l'embarras, de l'obscurité, em-
brouiller une affaire , une question , l'esprit. —
S'embrouiller , v. pers. s'embarrasser dans son
discours; avoir de la peine à se démêler d'une
chose.
Anbuskad {kâd) , embuscade , s. f. embitche
dans un lieu couvert, dans un bois, pour sur-
prendre.
Anbuské, .s'embusquer, v. pers. se cacher pour
surprendre; se mettre en embuscade.
Amuaivé, endever, v. n. enrager, faire ende-
ver, avoir grand dépit. — Bisquer, v. n. pester,
fumer, avoir du dépit, de l'humeur, du regret.
— Pester, V. n. exhaler sa mauvaise humeur
contre quelqu'un; murmurer fortement contre.
Andi, chenet, s. m. espèce de grille, usten-
sile de cheminée, en fer, etc. , qui porte le bois.
— Andier, s. m. gros chenet de fer. — Landier,
s. m. gros chenet de cuisine en fer. — Chevrette,
s. f. petit chenet sans branches.
Andiablé, endiabler , v. n. faire endiahler
quelqu'un, le tourmenter, enrager, endever,
endiabler quekfu'un , etc.
Andin , andain, s. m. ce que l'on fauche d'un
seul coup, rangée de foin fauché. — Andain,
raie , sentier i»our circuler dans et autour dos
vignes.
Andouie, andouille, s. f. boyau de cochon
rempli de débris hachés de sa chair, et farci.
Anuri, André, s. m. saint apôtre de saint
Pierre , naquit à Béthsœïde, fut martyrisé à Pa
tras; il suivit saint Jean-Baptiste, qu'il quitta en-
suite pour s'attacher à Jésus-Christ; il y on a
douze de ce nom , sa fête se célèbre le 50 no-
vembre.
Andriain , Adrien (S'.), s. m. il y eu a trois de
ANG
ÂNK
41
ce nom : un martyrisé en >'icomédie en 506, un
à Canlorbéry en 720 . et l'antre en 871.
AsEKnoTT . anecdote , s. f. . particularité liisto
rique non |>uhli«^e, rr)iiier des contes. — Anec
doticr, s. ni. «lui lait des anecdotes pou i?erlai-
nes. — Histoire, s. f. récit de l'ails donnés pour
vrais , aventure particulière.
ANf.i'Ri, obscurcir v. a rendre obscur, ternir
l'éclat , atlaiblissenient de la lumière , le brouil-
lard obscurcit l'air. — Ciel nébuleux, adj.
oksour, obscurci par les nuages. — Ncbuloscitc,
s. r. obscurité, nuages légers, assombrissants.
Ankvriss , anévrisme , s. m. V. aiflé.
■Vnfiiuk , amphibie, adj. 1 g. et s. m. «pii vit
sur terre et dans l'eau.
ANFn;oLiti, amphigouri, s. m. phrase, discours,
poème burlesque , qui présente des idées sans
ordre et un .sens indéterminé. — Amphibologie,
s. f. ambignité d'une piintse: discours obscurci
à double sens.
Anfilet, guide, s. T. lanière de cuir, corde ou
ficelle attachée à la bride d'un cheval i>our con-
duire , diriger étant sur sa voiture , fausse mar
tingalo, courroie qui va du poitrail juscju'au
sangle.
Anfituad (ùdj , anq)hilhéàlre , s. m. portion
dun théâtre, lieu élevé vis-à-vis de la scène,
vaste enceinte ronde avec des gradins pour les
l'êtes publiques ; lieu garni de gradins oii se don
nent les cours publics; verlugadin, décoration
de gazon sur un coteau. — Arène, s. f. amphi-
théâtre , place où combattaient les gladiateurs.
— Colisée, s. m. amphithéâtre à Rome; coiossée,
hémicycle, demi-cercle en amphithéâtre.
Anu , ange, s. ni. créature spirituelle et Intel
lertnelle douée des vertus, des qualités divines,
esprit bienheureux, esprit céleste; personne,
femme qui réunit toutes les qualités; celle (pie
l'on aime d'amour (mon ange), enfant très-sage.
— r.hernbin, s. m. ange du second cœur de la
première hiérarchie. — .archange, s. m. ange
d'un ordre supérieur. — Séraphin, s. ni. esprit
céleste de la première hiérarchie. — Tiùne, s. m.
le troisième ordre de la hiérarchie céleste.
Angagjante, engageante , s. f. espèce de man-
chette de femme, bout de manche pendant à
l'avant-bras des femmes de 1780.
Ancéijic , angélique , s. f. plante ombellifère ,
lus et trisannuelle, stomachique, cordiale, su-
doiifiqiKî, vuliéraire, alexipharmaqne contre la
peste. — .Salutation angélique, Ave iMaria.
.^NGi.Ait:, angle, s. m. esi)ace entre deux plans
ou lignes qui se coupent , se joignent ; leur ren-
contre, angle droit, aigu, obtus, saillant, ren-
trant, arrondi, etc., en raison de la forme,
angle rectiligne , curviligne, mixtihgne ; angle de
paveur. — Angulaire, adj. 2 g. à angles, on ap-
pelle ainsi tout ce ([ui, dans la construction,
forme un angle; pierre, pilastre, colomie angu
laire. — tucoignure, s. f. coin , angle de deux
murailles; pilastre, poteaux, cornier à l'encoi-
gnure. — Rectangle, adj. -2 g. qui a un angle
droit; s. m. parallélogramme dont les angles
sont droits. — Piedcoinier, s. m. battant à an-
gle, [lièce aux encoignures, ou d'assemblage.
A.NGOI.A, angora, adj. et s. chat, lapin, à longs
poils, yeux rouges; les fourrures d'angora sont
belles, bien nourries.
{TANGrEczÉ , leurrer, v. a. attirer par un appât ,
par des promesses pour tromper; enjôler quel-
qu'un par des promesses , par des belles paroles,
par leurre.
AMii'EUztu. séducteur, trice. s. m. corrupteur,
celui qui séduit , qui fait tomber en erreur , en
faute; homme, discours séducteur.
AMUiM.it, annihiler, v. a. anéantir, réduire à
l'ieii; annuler , rendre nul un «'crit , un acte, etc.
Amhclki;, annihilalion , s. f. ant-anlisseintNit .
réduction au néant; annihilable, cpii [leul , ({ui
doilèlre réduit à rien.
A.Nj/i:, anis, s. m. plante annuelle, odorifé-
rante, à feuilles inégales; .semences comptées
parmi les quatre semences chaudes , cordiales ,
stomachiques, digestives , propres :'i chasser les
vents, à guérir la toux; d.-agée de celle graine
recouverte de sucre. — Radiaiie , s. f. ou anis
étoile de la Chine, à semence odorante , mérlici-
nale , officinale ; elle est fort employée par les
liquoristes.
Amzk, auiser, v. a. mettre de l'anis, couvrir
d'auis.
A.M/.Err, anisette, s. f. liqueur faite avec de
l'anis ; elle est très estimée ; on l'obtient par la
distillation d'aiiis dans de l'eau-de vie.
Anj\.nd«i;, engendrer, v. a. produire son sem-
blable, se dit de l'animal et de l'homme, surtout
du mâle, engendrer des enfants, produire.
A.NJOLi:, enjôler, v. a. cajoler, surprendre,
attirer; engager, atliapper, cnjolcr quelqu'un
par de belles paroles.
.Vnjolel'u , enjôleur, se, s, m. qui enjôle , en-
geoleiir; suborneur, se, qui suborne, corrompt.
Anjolivé, enjoliver, v. a. rendre joli , plus
joli; orner un habit, un appartement de petites
choses, une dorure ancienne; hislorier , enjo-
liver.
Anjolivkg, enjolivure, s. f. petits enjolivements
à des choses de peu de valeur.
Anjolivku , enjoliveur, s. ni. qui pare, qui en-
jolive, qui fait et vend des enjolivures.
Ank , ancre , s. f. inslrumenl de fer à branches
aiguës jeté au fond de l'eau ou enfoncé' sur les
bords pour arrêter les vaisseaux ; se dit lig. di; ce
qui attache, consolide; ancre de salut, t. d ar
chitecture, barre de fer terminée en S, \ ou Y
pour consolider les murs, les poutres, les pi
gnons; barre de fer carrée que l'on passe dans
l'œil d'un tiran pour soutenir récarlemeiit des
murs, arrêter la poussée d'une vofite. — Cor
beau , s. m. fer divt.'isifii-, scellé dans le mur, qui
relient une poutre. -— Harpon , s. m. I. de char-
pentier, croc, i)ièce de fer qui tient les pans de
bois d'un bâtiment, nom de la scie dont le me-
nuisier se sert {»our refendre le bois sur l'établi.
— Scellement, s. m. t. de maçon, se dit de la
manière d'engager et de retenir dans un mur une
pièce deboisou de fer. avec du plâtre, mortier,
mastic, etc.
A.NK\i>RK, encadrer, v. a l. d'art, mettre dans
un cadre; t. militaire, encadrer un peloton, y
attacher les otliciers et sous-olliciers pour les
manœuvres.
Ankadhcmaln, encadrement , s. m. action d'en-
cadrer; t. militaire, sergent et caporal qui fer-
ment la gauche d'un bataillon. — Un nomme
ainsi toutes les moulures simples on composées
n
ÂNO
ÂNP
qui serTcnt d'entourage à un panneau lisse. —
Giiigneaux, s. m. pi. pièces de bois, formant
cadre pouv les eheminées. — Etaboîturc , s. f.
c'est dans l'assemblage d'une perte callée et em-
boîtée une espèce de traverse de trois pouces
qu'on met à chaque bout; elle doit être en bois de
chêne, retient les ais à tenon et chevilles. —
Hitisserie, s. f. garniture de bois qui sert à fer-
mer ou k ouvrir une porte.
Ankré, ancrer, v. a. afTermir an moyen d'une
ancre, mieux moudler. — Encastrer, v. a. en-
châsser par entaille ou par feuillure une pierre
dans ou à une autre, ou un crampon pour
la joindre; insérer dedans. — Empirer, v. n.
devenir pire , en plus mauvais état , son mal em-
pire; les drogues empirent les maladies. — S'en-
raciner, V. pers. prendre racine, se dit des ha-
bitudes, des opinions, des vices. — Affermir,
V. a. rendre ferme, assuré , stable, inébranlable,
donner de la consistance.
ANRHiîG, ancrage, s. m. lieu où l'on peut jeter
l'ancre.
A!«U!MiNÊ, enluminer, v. n. colorier une ligure
sanscacher les traits; rendre rouj(e , enflammé.
— Colorier, v. a. donner les couleurs; mettre
tes couleurs à une enluminure; une estampe , un
dessin; employer les couleurs dans un tableau.
— Colorer, v. a. donner la couleur , rendre de la
couleur , donner une belle apparence à ce qui est
mauvais ; colorer une injustice , «n mensonge ,
une faute , une lâcheté.
Anlubineg , enluminure , s. f. art , ouvrage de
l'enlumineur ; ligure enluminée , ornement re-
cherché, peu naturel dans les ouvrages.
Anlumineu , enlumineur, se , s. ouvrier qui en-
lumine les estampes , les cartes géographiques.
Ann, un, une, s. etadj. le premier de tous les
nombres; l'unité seul, unième, adj. 2 g. nombre
ordinal.
Anndîf, endive , s. f. plante potagère chicora-
cée, chicorée toujours blanche; on la mange en
salade comme la laitue; elle est annuelle. —
Chicorée , laitue ou scarole , s. f. petite plante
annuelle , endive à feuilles larges , se mange en
automne et en hiver.
Annjkluss, angélus, s. m. prière des catholi
ques comnien(,anl par ce mot; heure de la réci-
ter, son de la cloche qui l'annonce ; a été institué
par le Pape Léon XXII en 1316 , pour implorer
la protection de la sainte Vierge.
Anoïemalss, ennui, s. m. lassitude, langueur
d'esprit par fatigue , dégoût, inaction de l'esprit;
malaise causé par le défaut d'occupation conve-
nable , désir vague d'émotions nouvelles, chagrin
cruel , .sentiment pénible de son existence , ten-
dres douleurs. — Aftliclion , s. ni. déplaisir et
abattement d'esprit ; douleur causée par une
chose , un accident fâcheux , malheur , disgrâce
qui affecte l'âme. — Souci, s. m. sain ou chagrin,
avec inquiétude; souci cuisant, qui alfecte.
Anonbli, anoblir, v. a. rendre, faire noble;
anoblir une famille, un nom , déclarer quelqu'un
noble , parvenir à la noblesse.
Anonblihmain , anoblissement, s. ni. action
d'anoblir.
A NÔNE , midi, s. m. le milieu du jour, heure
de midi , point cardinal , sud , douze heures ,
heure dinatoire , du dîner. '
Anonsi, annoncer, v. a. faire savoir, faire une
publication par cri public , aviser , prédire , aver-
tir, manifester . annoncer un projet . etc.
Anoté, annoter, v. a. décrire les biens saisis ,
annoter un livre , un manuscrit , y mettre des
remarques, prendre note , prendre date.
A HQv , fi nu , adv. à découvert , sans déguise-
meut, sans voile , qui n'est pas vêtu , qui n'est pas
couvert, garni , accompagné. — Dénudalion , s. m.
état d'un os à découvert, étal de nudité d'une
personne, etc.
Asoï, ennuyer, v. a. causer de l'ennui, du dé-
plaisir; s'ennuyer, v. pers. éprouver de rennui ,
du dégoût, trouver le temps long.
A.NOVAN, ennuyant , e, adj. qui cause de l'en-
nui, chose, temps ennuyant, personne ennuyante,
qui cause du déplaisir. — Assommant, e, adj.
fatiguant à l'excès, ennuyeux ^ conversation as-
.sommante.
Anoyei;, ennuyeux, se, adj. qui ennuie , ou-
vrage , discours prolixe , diffus , trop long , trop
étendu, l'opposé de laconique. — Monotone,
adj. 2 g. toujours sur le même ton ; caquet , récit
monotone, d'une uniformité fatiguante; style,
discours monotone. — Fastidieux, se, adj. qui
cause de l'ennui , du dégoût ; personne , ouvrage,
livre, serment fastidieux.
Anoyeusmain , faslidieusement , adv. d'une ma
nière fastidieuse ; monotonie, s. f. uniformité,
égalité ennuyeuse de tons. — Ennuyeusement ,
adv. attendre ennuyeusement , avec ennui.
A.NP, ample , adj. 2 g. long, large, étendu ;
fig. porté hors de la mesure commune.
Anpauliî , empaler, v. a. ficher un pal aigu
dans le fondement, et le faire sortir par les
épaules ou la gorge.
Anpauleg, empalement, s. m. supplice qui
consiste à faire passer un pal à travers le corps
du patient.
Anpiu , empire, s. m. conimandement , puis-
sance ; autorité domination ; monarchie , son
étendue, sadurée; durée du règne d'unempereur,
étendue de pays sous la domination d'un empe
reur, d'un grand roi.
Anplett , Y. ainplelt.
Anplifiï, amplitier, v. a. augmenter, étendre
par des discours , exagérer. — Paraphraser, v. a
faire des paraphrases; expliquer; étendre, am
plifier par le récit; interpréter maligneuieiit.
Anploi , emploi , s. ni. usage que l'on fait d'tuie
chose, fonction, occupation d'une personne eni
ployée , travail en général.
Anpoutk , furibond , s. m. f. sujet à la fureiu ;
adj. furieux , transporté de colère; furibonder .
v. n. faire le furibond. — Emporté, e, adj. s.
violent, colère, irritable, fougueux, Iraiisitoitc
par une passion.
Anplovk, employé, s. m. ([ui a un emploi ;
commis de bureau; personne employée, qui n'est
pas oisif. — Barrager, s. ni. celui qui perçoit le
droit de barrage , de passage , d'un pont , etc. —
Commis, s. m. chargé d'un emploi, d'une mission;
aide subalterne et amovible, employé. — Doua-
nier, s. m. commis de la douane , qui visite le>
niarchaiulises à la douane ou sur les frontières ;
garde chargé de s'opposer à la contrebande. —
Convoyeur, s. m. employé d'un bureau d'octroi,
chargé d'escorter, accompagner, d'un bureau ;»
ANS
ANT
45
l*autre , les bétes de feiroier et marchandises qui
tkuverse une ville en passe-debout. — Préposé ,
s. m. couiniis li'iin bureau d'octroi. — Kniegis
Ireur, s. ni. (|ui eiiregi.slre; (jui tient le lej^istre
de l'enregistrenienl.
Anporte-pikse, emporte pièce, s. m. instru-
ment pour découper, qui emporte la pièce, .sert
j divers arts et métiers. — Porte-pièces, s. m.
outils de divers arts pour faire des trous. — Ro-
settier, s. m. outil de coutelier et d'orl'èvre pour
taire des rosettes.
AisnKGiMAiMÉ, enrégimenter, adj. '2 ^. former
un régiment de plusieurs hommes, de plusieurs
compagnies séparées ; incorporer dans ou en
régiment.
Anrécistré, enregistrer, v. a, mettre sur un
registre pour rendre plus authentique , plus fort
et pour certifier la date vis-à-vis des tiers. —
Inscrire, v. a. mettre un nom sur un registre ,
inscrire au livre , sur un livre. — Transcrire, v. a.
copier un écrit . opérer la transcription sur un ,
au registre de transcription hypothécaire.
Anrégistrumain , enregistrement, .s. ni. action
d'enregistrer; sa merlion sur un acte, etc.
.\nrolé, capter, v. a. attirer, gagner, obtenir,
chercher à obtenir par insinuations, détour, la
bienveillance de quelqu'un. — Enrôler , v. a. des
soldats dans un corps , des matelots dans un
équipage; s'enrôler, v. pers. se faire soldat. —
Racoler, v. a. enrôler, soit degré, soit par finesse,
pour le service militaire.
AîiSFX, Anselme (S'), s. m. né en 1053,àAbecl,
abbé de Bec, archevêque de Cantorbéry, mort
fu 1109; sa fête le 21 avril. — Mantouan, évêque
de Lucques, mort en 1086, légat de Léon X, à
Alexandrie; sa fête le 18 mars.
Ansenn , fumier long, s. ni. paille mêlée de
fiente pour amender la terre , excréments de qua-
drupèdes ; fumier, chose vile, méprisable. —
Immondices, s. f. ordures, cendres, boues, etc.,
mêlée pour faire du fumier; tas de fumier. —
Poudrette , s. f. fumier; excréments humains en
poudre, pour engrais. — Terreau, s. m. terre
iiièlée df fumier pourri ; fumier pourri et réduit
'jt terre , terre franche. — Chair musculaire cuite
et desséchée sous la forme pulvérulente constitue
le plus riche des engrais connus , en utilisant les
divers débris des animaux.
Ansett, ancêtre, s. m. pi. ceux de qui l'on
descend, aïeux au-dessus du grand'père; ceux
qui nous ont devancés. — Aïeux , s. m. et f. les
ancêtres en général , les hommes de qui Ton des-
cend, ceux qui ont vécu dans les siècles passés.
Ansei', cyliudre, s. m. solide formé par la
révolution d'un parallclogramme rectangle autour
d'un de ses côtes, gros rouleau, bois cylindrique.
— Ensouple , cnsuble , s. f. rouleau sur le devant
du métier à tisser; ensouple de machine à lainer.
— Ensonpleau , s. m. autre petit cylindre de bois,
sur laquelle le tisserand roule sa toile à mesure
qu'il la lisse. — Rouloir, s. m. sorte d'ensnple ,
cylindre, ou rouleau de devant d'un métier, sur
laquelle se loiiltj le drap , etc., à mesure qu'on
I le fabrique.
I Ansien , ancien , ne , adj. s. qui est depuis long-
temps, qui n'existe plus, qui a été reçu avant
un autre dans un emploi ; qui a occupé une
place, etc., l'opposé de nouveau, ou moderne ,
anciennes personnes de l'antiquité, s. m. pi. ceux
qui vivaient longtemps avant nous.
AN.siii.NMMAiN , anciennement, adv. autrefois,
dans les siècles passés, jadis, au temps passé.
Ansiennslté , ancienneté , s. f. qualité de ce qui
est ancien; antiquité.
Ansig.na , assignat , s. m. constitution de rente,
sur un héritage , billet d'Etat primitivement hypo-
théqué sur un bien; papier monnaie; l'Assemblée
nationale de France met les biens du clergé k lu
disposition de la nation le 2 novembre 1781), Ib
17 elle ordonne la création des assignats pour une
somme de 400 millions de fr. ; bientôt après , de.s
émissions de 3 , 4 et 800 millions .se succédèrent
dans la même année ; un rapport lu à la conven-
tion faisait connaître qu'il y en avait 6 Q)illiardt>
en mai 1794 ; en somme on trouva qu'à la fin de
1795 ou avait fabriqué plus de 40 milliards , sans
compter ceux des Vendéens ; le 18 mars 1798, le
corps législatif crée des mandats territoriaux pour
remplacer les assignats , la planche de ce dernier
fut brisée le 4 février l'797. — Ausigna, corset ,
s. m. on appelait ainsi à Paris en 1791 , les assi-
gnats de a fr. du nom de M. Corset , le signataire
de ce papier-uionnaic.
Ansiklopédeie, encyclopédie, s. f. science uni-
verselle ; enchaînement de toutes les sciences ,
livre qui le contient , ouvrage où l'on en traite.
Ansiné, fumer, v. a. épandre du fumier , sur
un champ , une prairie , engraisser , éparpiller uu
ou des engrais sur une terre, etc. — Terreauter,
V. a. répandre du terreau sur un champ, etc. ,
fertiliser, jeter çà et là du fumier; l'éparpiller sur.
Ansini, las de fumier, s. m. amas, monceau
de fumier.
Antagoniss, rival, adj. rivaux, concurrent;
qui aspire , qui prétend à la même chose qu'un
autre. — Emule, s. m. f. concurrent; antagoniste;
rival , se dit de deux personnes d'un mérite égal
dans uu art. — Adversaire , s. 2 g. celui qui est
opposé à un autre , et sur lequel il veut l'empor-
ter ; qui est d'un parti , d'un avis contraire.
Antaité, tête à perruque, s, f. vieillard igno-
rant , entêté , qui tient opiniâtrement aux idées
de sa jeunesse , aux vieux préjugés , aux ancien-
nes mœurs, modes, etc. — Entêté, e, adj. s.
qui a de l'entêtement; têtu, opiniâtre; caboche ,
s. m. fière caboche, homme entêté. — Philodoxe,
s. m. qui tient fortement à ses opinions; (|ui
abonde en son sens ; s'entêter , disputer opiuià
trement. — Têtu , adj. s. personne têtue, qui a
delà tête; entêté, obstiné, opiniâtre, trop atta-
ché à son sens , à son opinion , à sa volonté.
ANTArrMAi.N , entêtement, s. m. attachement
opiniâtre à son opinion, à son goût; obstination,
aheurtement à un avis.
A.NTERMANGiK, chambic obscurc , s. f. boîte
antique qui , placée devant le trou d'un volet ,
n'pète intérieurement l'image colorée et mou-
vante des objets extérieurs. — Boîte d'optique ,
dans laquelle les images sont beaucoup augmen-
tées. — Lanterne magique, s. f. sorte d'opti((Urt
qui porte .sur un plan extérieur les objets peints
sur le verre ; lanterne sourde , dont la lumièie esl
cachée.
ANficHi';, entiché, e, adj. opiniâtrement atta-
chéà; lig.sedit des vices; entiché d'une personne,
duu objet. — Opiniâtre, adj. et s. 2 g. obstiné ,
u
ANW
entêté, trop fortêîttwit attaché à son opinion, à
sa volonté.
Antik, antiqne, s. m. type, modèle du beau
dans les arts des anciens; d'après l'antique, un
ouvragequivientdesanciens.— Antique, adj. 2g.
i-hose vieille, fortancienne, l'opposé de moderne;
l'antique, d'une manière antique. — Attique ,
s. m. ouvrage de menuiserie au-dessus des portes;
petit étage sur les autres , attique de comble. —
Acrotères, s. m. pi. assises au-dessus de l'enta-
blement d'une façade de bâtiment , sont quelque-
fois composés de piédestaux avec balustrades
pour porter une statue. — Linteau, s. m. pièce
de bois ou de fer au dessus d'une porte pour sou-
tenir la maçonnerie , un châssis vitré, etc. —
Placard , s. m. ouvrage de menuiserie au-dessus
dune porte.
Antikair , antiquaire , s. m. qui connaît bien les
antiquités, les statues, les médailles, etc. —
Antiquariat , s. m. connaissance de l'antiquité. —
Archéologue, s. 2 g. personne versée dans l'ar-
chéologie, science de l'antiquité , de ses monu-
ments.
Antimone, antimoine, s. m. métal blanc lame-
leux , friable ; sulfure d'antimoine.
Antii'Od, antipode, s. m. se dit des lieux, des
habitants de pays de la terre diamétralemenl
opposés au nôtre ; fig. contraire , opposé.
Antkri , antechrist, s. m. séducteur, ennemi
du Christ, qui viendra à la fin du monde ; il ne
doit venir que peu de temps avant la fin du
monde et ajirès que l'évangile aura été annoncé
à tous les peuples de la ferre. — Enfant impie ,
.s. m. cruel à l'excès.
Antomeie, squelette, s. m., carcasse, osse-
ments humains qui se tiennent encore , ou ratta-
chés. Galien est le premier qui se soit servi de ce
mol pour exprimer l'assemblage de tous les os
du corps humain dépouillés de leur enveloppe;
personne décharnée. — Momie , s. f. corps
d'Egyptien embaumé; cadavre desséché sur le
sable des désorts.
Antô.ve, Antoine (S'.) instituteur de la vie mo-
nastique, né h Côme, mort en Egypte, le
17 janvier 556, à l'âge de 105 ans. — Saint An-
toine de Padoue , né à Lisbonne en M 95, mort
ù Padoue le 13 juin 1251.
A.NTRKDEu , taillure, s. f. broderie de rapport;
pièees découpées et appliquées sur un fond.
Antrepô, entrepôt, s. m. magasin de dépôt.
Antropoface , anthropophage, s. m. et adj.
2 g. mangeur d'homme, de chair humaine.
Anuti, sauuiter, v. pers. se mettre en chomiu
la nmt ; s'exjioser à se laisser surprendre en che-
min par la nuit.
AvÉ Mariau , Ave Maria, s. m. société reli-
gieuse ; point d'un sermon où l'on dit un Ave. —
Ave , ou ave Maria, s. m. salutation de l'ange à
la Vierge ; invocation à la Vierge pendant un ser-
mon; grain de chapelet sur lequel on dit l'Ave,
temps de le dire ; salut usité dans les couvents de
femmes; moment instantané, qui ne dure qu'un
instant.
Anwaïe, anguille, s. f. poisson d'eau douce,
long, du genre des murènes, le ventre blanc et
luisant, revêtu d'une peau glissante ou visqueuse ,
serpent d'eau, sans écailles apparentes dont on le
dépouille aisément ; elle vit sept à huit ans. —
APA
Anguille de haie ou couleuvre, serpentine ou
serpent d'eau , serpent nageur ou à collier,
charbonnier. — Ammodyte , s. m. anguille de
sable; poisson apate, osseux, holobranche. —
Congre, s. m. anguille de mer, espèce de mu-
rène, sorte d'anguille. — Lamproie, s. f. sorte
d'anguille de mer, qui s'attache aux pierres par
la succion.
ANZE,anse, s. f. saillie en arc du vase, t. de
met. , le porter, le saisir, etc. — Ansette , s. f.
t. de met. , petit anneau pour .saisir, porter. —
Cerceau, s. m. bois en arc qui coupe le nulieu
d'un panier, sert à le porter.
Aoureu, heureux. Y. avvireu.
Apa, appât, s. ni. pâture, partie d'aliment mis
dans un piège, à un hameçon, mouches, insec-
tes qui servent d'appât aux poissons. — Aiche
ou èche, s. f. appât, amorce de pêche pour at-
trapper les poissons. — Attrait, s. m. ce qui at-
tire par l'agréable ; penchant, inclination pour
une personne, pour un art, une occupation. —
Attraits, s. m. pi. appas , charme , beauté, ce
qui attire, captive; l'attrait de la grâce, ses dou-
ceurs intérieures.
Apainsé, réfléchir sur, v. a penser mûrement
sur une aflaire , à ce que l'on doit faire , y réflé-
chir mtirement. — Se ressouvenir, v. pers. se
rappeler, se remettre dans la mémoire, se sou-
venir de ce que l'on a dit , fait , promis. — Médi-
ter, V. a. occuper son esprit d'une pensée , peu
ser attentivement à ; méditer ce que ou sur ce
que l'on doit faire. — Pen.ser, v. a. avoir former
dans l'esprit l'idée , l'image de quelque chose ;
penser , se faire une idée. — Aviser à , v. a. faire
réflexion , attention à ce que l'on doit faire ,
s'imaginer quelque chose.
Apairi , appareiller. V. akoplé.
.\pAnunEG , appariade , s. f. action d'assortir ,
d'unir, d'apparier , union; appariement , action
d'apparier, d'assortir, unir par paire.
Apaneg, apanage, s. m. terre en apanage don-
née par un souverain à ses puinés, suite, dépen-
dance de bâtiment. — Désordre, s. m. confusion,
dérangement des choses, pillage, dégât, trouble,
embarras, discordre survenue entre des person-
nes. — Confusion, s. f. mélange confus, embrouil-
lement ; désordre, trouble, sans ordre, con-
fusément.
Apparainté , apparenter à , v. a. apparenter
bien ou mal , donner des parents par alliance.
Aparanmain , apparemment , adv. selon les a|>
parences; vraisemblablement , sans doute.
Aparaxze, apparence, s. f. extérieur , dehors
dos choses, probabilité, vraisemblance, indices,
-signes extérieurs qui déterminent le jugement.
— Conjectural, e, adj. preuve, science, art
conjectural , qui n'est fondé que sur des conjec-
tures ; illusion . apparence , erreur des sens. —
Probabilité, s. f. vraisemblance de vérité, qui
paraît fondé en raison. — Vraisemblance, s. f.
apparence du vrai, probabilité, il y a de la \Tai-
semblance à telle chose.
.\pARTi main , appartement, s. m. ensemble de
pièces (le suite pour .se loger; étage, portion de
maison où une personne, une famille peut se lo-
ger. — Logement, s. m. appartement, lieu où
on loge; quartier d'une maison, d'un logement.
— Habitacle, s. m. démeure , habitation.
ÂPE
APL
45
ÂPARTUNANZE, appartenance, s. f. ce qui appar-
tient à ou dépend d'une chose, d'une terre, le
droit de quelqu'un ; parenlage, consangnité. —
Dépendanaes, s. f. pi. portions d'un héritage,
d'une maison , d'nne aOaire , qui tiennent à la
principale partie.
Apartuni, appartenir v. n. être de droit à
t|uelqu'un , cela appailient k un tel; avoir une
relation nécessaire ou de convenance ; t'^tre pa-
rent , allié de , attaché à , domestique de ; être de
droit, de devoir, de bienséance de la nature, le
propre de.
aparcsion , apparition, s. f. présence d'un mo
ment, entrée, sortie subite, faire une apparirion.
Apateie, apathie, s. f. état de l'ànie insensible
à tout ; indolence, in.sensibilité.
Apacutan, calmant , s. m. remède qui calme
les douleur». — Exorable, adj. 2 g. personne
exorable, qui peut être lléchie par les prières.
Apaliité, apaiser, v. a. adoucir, calmer;
apaiser l'agitation , la violence , l'émotion , la co-
lère , une sédition , les nnninures , la douleur. —
Calmer, v. a. rendre calme, apaiser; se calmer ,
y. n. devenir calme ; apaiser l'emportement , la
furetir.
ApadIelé, ajuster, v. a. rendre juste un poids,
une mesure; accommoder, rendre propre à l'ac-
commoder pour l'unir à. — Concilier, v. a. accor-
der ensemble des personnes ou des choses qui
étaient ou semblaient éire contraires, terminer
k l'amiable. — Contrebalancer, v. a. compenser,
égaler avec des poids, mettre de la proportion
entre des choses opposées , balancer.
Apauieleg, ajustage, s. m. action d'ajuster les
monnaies, l'alïiuage; rendre juste un poids. —
Egalage, s. ni. action d'égaler, rendre égal un
poids, etc.
A PAUK et A PANCK, Pàque annotine, adj. f. t. de
lithurgie , anniversaire de la tète de Pâques.
Apaur, àparl, adv. séparément; de côté,
mettre d part; séparer, distinguer une chose
d'une autre; mettre de côté une somme. — Par-
ticulièrement , adv. singulièrement , d'une ma-
nière particulière, fi\e, déterminée; en détail ;
exclusivement , spécialement. — En parlicuiier,
adv. à part, en secret; prendre, parier, s'espU-
quer en particulier.
Apel, appel, s. m. action d'appeler; recours
à un juge supérieur; deli , cariel; signal pour
appeler, appellation à haute voix. — Appel no-
minal , adj. eu appelant par les noms, action de
faire l'appel des soldats à certaines heures du
jour ou de nuit pour s'assurer de leur présence.
-—Appeau, s. m. sifflet, instrument, feuille mince
d'étain pour imiter le cri des oiseau.x, oiseaux
qui appellent les autres an piège par son cri , son
chant. — Rappel, s. m. son du tambour pour
rappeler à rassembler les troupes; boule-selle ,
son de trompette par lequel on prescrit aux cava-
liers de seller leurs chevaux, ce qui correspond
au rappel de l'iiilanieiie. — Réclame, s. m.
pipeau , t. de fauconnerie , signe pour luire reve-
nir l'oiseau; pipeau avec lequel on attire les
oiseaux dans le piège. — Appelant, e, adj. s.
qui appel d'unjugemenl; oiseau qui sert d'appeau.
Apeplrné, se popiner, v. pers. se parer, s'ajus-
ter ; se défendre , affecter , faire parade , se
pimper. — Pimpant, e, »dj. superbe et magniti
que en habits, élégant et recherché. — S'habiller,
v. récip. se vêtir, s'ajuster, soigner sa parure ,
se calainislrer , se fiisiT , se poudrer la télé. —
S'atinler, v. pers. se parer, s'orner avec trop
d'atléclation.
Ai'ERSiR, apercevoir, v. a. découvrir de loin ,
comprendre, apercevoir une pensée, s'apercevoir,
connaître, découvrir, remarquer. — Entrevoir ,
v. a. voir imparfaitement ou en passant. — Enire-
iuire, v. n. luire à demi , par intervalle.
Apebsuhal'b, corps apercevable , adj. 2 g. qui
peut être aperçu. — Apercevance, s. f. faculté
morale d'ajiercevoir.
Apéti, appétit, s. m. inclination , faculté,
puissance de l'àme qui désire pour satisfaire les
sens; pente de l'àme vers ce qui lui paraît un bien.
— Appétit sensuel, charnel, brutal, déréglé,
insatiable , avoir de l'appétit , désir ardent, avi-
dité. — Appétit concnpiscible , qui porte à dési-
rer un bien , un objet qui plaît.
Aptri (al'i, attendu, part. prép. eu égard à
(son âge, etc.), vu, attendu que, vu que, puisque.
.\pETiHAUF, appétissant, e, adj. ([ui donne ,
excite l'appétit, tig. le désir; qui le réveille,
mets appétissants; femme appétissante. — Ap-
pétence, s. f. action d'appeler, désir violent et
naturel par instinct , par besoin physique. —
Ragoûtant, e, adj. qui ragnOte, mets ragoûtant,
tig. fam. qui Halte, qui intéresse; personne,
chose ragoûtante, cpii lait iiaîlie un désir.
.\PKZANTY, appesantir, v.a. rendre plus pesant,
plus lourd, moins vif, moius actif, moins subtil ,
faire pesersur; s'appesantir, devenir [ilus pesant.
— S'appuyer, v. pers. se soutenir sur, se reposer
sur, être posé sur , peser de tonte sa force sur...
— Peser, v. a. appuyer, demeurer sur, faire peser
sa main, sa vengeance sur, en faire sentir le poids.
A PI d'hau , k pied nn , adj. nu-pieds , sans bas
ni souliers.
Apiramui , enthyrse, s. m. disposition des fleurs
en pyramide comme les lilas, les pédoncules,
montant en diminuant. — Enpvramide, s. f. so-
lide qui a pour base un polygone quelconque, se
réunisse en un môine point que l'un appelle
sommet; forme pyramidale. — Fusligié, e, adj.
qui s'élève en pointe pyramidale dont les .sommets
forment un plan horizontal ; rameaux , iieurs
fastigiees.
Aplakan , insinuant , e, adj. qui a l'adresse , le
talent d'insinuer, de s'insiiuier auprès; hoiume ,
air , paroles insinuantes. — .Séduisant, e, adj.
qui séduit, touche, charme , persuade; discours,
air, olb'e, ton, personne séduisante. — At trayant, e,
adj. qui attire, lig. engageant , manières, char-
mes , esprit attirant; femme, etc. , attirante.
Aplakand , femme agaçante , s. f. qui agace ,
excite à l'amour; par ses manières, ses gestes ,
ses regard.s , etc.
,\pLAKi^, s'attacher, v. pers. prendre du goût ,
de l'ailection pour une personne , le joindre , le
cajoler de près , se joindre , se coller à. — S'insi-
nuer, V. pers. dans l'esprit, doucemenl avec
ménagement , adresse, dans le cœur d'une per-
sonne , le serrer de près.
Aplakeg, concubinage, s. m. commerce illégi-
time de gens non mariés de deux sexes , vivant
comme s ils l'étaient. — Vivre maritalement , adv.
avec une fille ou femme non mariée,
46
APO
ÂPO
Aplani, aplanir, v. a. rendre uni ce qui étail
inégal, mettre de niveau ; niveler, v. a. mesurer
avec le niveau , aplanir, régaler, niveler. — Ni-
veler, V. a. aplanir, mettre au, ou de niveau ;
égaliser un terrain, etc.
Aplaniheg, aplanissemenl , s. m. action d'apla-
nir, déniveler. — Nivellement, s. m. art, action
de niveler, de rendre plane.
Aplati, aplatir, v. a. rendre plat, aplatir une
surface bombée , presser, mettre en presse. —
Ecacher, v. a. écraser, aplatir en pressant;
froisser; briser.
Aplatiheg, aplatissement, s. m. état d'une
chose aplalie, action d'aplatir, ell'et de la pres-
sion d'un corps sur un autre.
Aplatiheu, aplalisseur , s. m. qui aplatit quel-
que chose.
Aplaudi, applaudir, v. a. battre des mains
pour approuver , applaudir un discours ou une
lionne action. — Claquer, v. n. applaudir avec
excès ou par esprit de coterie.
Aplaudihec, applaudisseur, s. m. qui applaudit
beaucoup. — Claqueur, s. m. homme aposté
payé par un acteur dramatiiiue pour les applaudir
à outrance.
Aplaudihmain, applaudissement, s. m. grande
approbation exprimée par des battements de
mains, par des acclamations, etc. — Louange,
s. f. éloge, discours qui la contient, témoignage
d'estime. — Eloge, s. m. discours à la louange,
panégyrique, grand éloge mérité.
Aplé, apis, s. f. tablier, plate-forme en bois
pour recevoir les ruches des mouches à miel. —
Rucher, s. m. lieu, appentis, hangard où il y a
beaucoup de ruches de mouches à miel.
.\PLiKALsiON , application , s. f. action d'appli-
quer une chose à ou suruneaulre ; superposition,
adaptation d'une ma\ime , d'un discours, etc.
— Assiduité, s. f. exactitude de celui qui est as-
sidu; application continuelle. — Contention,
s. f. forte application d'esprit; grande, longue
application. — Méditation, s. 1. application de
l'esprit pour approfondir un sujet, elat de celui
qui médite.
Aplon , aplomb , s. m. ligne perpendiculaire à
l'horizon, avoir de l'aplomb, se tenir droit,
ferme. — Aplomb, adv. perpendiculairement,
directement, muraille plomée qui est d'aplomb;
pièce posée verticalement , qui ne penche ni en
avant ni en arrière.
Aplouh.né AU FEU , accouvé, e, adj. celui ou
celle qui garde habituellement le coin du feu. —
Froidureux , se, s. f. adj. sujet à avoir froid.
— Frileux, se, adj. personne frileuse, fort sen-
sible au froid.
Aplour, affluer, v. n. abonder, survenir en
grand nombre; les biens, les vivres, les voya-
geurs affluent dans ; avoir en abondance. —
Abonder, v. n. être en abondance, en grande
quantité ; venir en foule, en grand nombre.
Apointé, viser , v. a. mirer, regarder au but
pour y atteindre avec une balle, etc. — Apoin-
tiscer, v. a. rendre pointu.
Apointeg, visée, s. f. direction de la vue vers
un certain point pour y atteindre, y adresser un
coup.
Apoimmaln, appointements, s. m. pi. salaire
annuel d'un emploi , d'une place. — Honoraires ,
s, m. ce que l'on donne pour salaire aux prêtres ,
aux médecins, aux avocats, aux notaires, aux
avoués. — Rétribution, s. f. salaire, récompense
d'un travail , d'un service . d'une peine , etc. , ho-
noraires donnés aux ecclésiastiques, assistants.
Apoirté, s. m. apporter, v. a. porter de plus
loin au lieu où l'on est ou dont on parle; il m'a
apporté telle chose , apporter avec soi , sur soi ,
se charger. — Importer, v. a. faire venir du de-
hors dans son pays.
.\poiRTEG, apportage, s. m. peine, salaire du
porteur qui apporte.
.\poKALip, apocalypse, s. f. révélation; livre
du nouveau testament , contenant la révélation
de samt Jean; obscurités, mystères. Saint Jé-
rôme s'exprime en disant que l'apocalypse de
saint Jean renferme autant de mystères qu'il y a
de paroles.
Apolône, sainte Apolline, s. f. vierge et mar-
tyre d'Alexandrie, re(,ut tant de coups sur le vi-
sage que toutes les dents en tombèrent; elle se
jeta elle-même dans le bûcher qu'on lui prépa-
rait, vers l'an !2i8 de Jésus-Chrisl; elle est fêtée
le 9 février.
.\pOLOGEiE, apologie , s. f. justification verbale
ou écrite, discours qui la contient.
.\poN, appoint, s. m. complément d'une somme
en une autre monnaie plus petite; conq)lémenl
d'une somme qui n'est point ronde. — Juste ,
adj. 2 g. qui a la justesse convenable, exacte,
l'un portant l'autre. — Point-à-poinl, s. m. t. de
jeu , avoir le même nombre de points requis
pour la partie, être à point. — Justement , adv.
dans la juste proportion , ni plus ni moins qu'il
ne faut; à point nommé, précisément.
Apô.ne, à peine, adv. aussitôt, lorsque, pres-
que pas; à peine fait-il clair; y touche-t-il à
peine, marque d'un degré inférieur, une appro-
ximation. — A grand'peine , adv. malaisément ,
diUicilement.
A PÔ PRET , à-peu-près , à peu de chose près ,
adv. presque, environ, presque peu. — Appro
ximer, v. a. ressembler un peu, être très-voisin,
approximer l'erreur. — Presque , adv. peu s'en
faut, se toucher presque, à-peu-près. — Couci-
couci, adv., à-peu-près, peu, tellement , quel-
lement. — Environ, adv. à-peu près , presque ,
un peu plus , un peu moins.
Apôti , apprêter, v. a. préi'.arer, mettre en
étal de servir, d'être employé, mis en œuvre;
disposer, assaisonner, dresser, mettre en état,
donner l'apprêt, la dernière façon; limer, polir,
donner le degré de justes.se, se préparer, se
mettre en état d'agir. — Disposer, v. a. arranger,
mettre en ordre, préparer, couper, marquer de
l'ouvrage. — Brocher, v. a. passer des fils de
côté et d'autre dans une étoffe , ébaucher un ou-
vrage, un discours, percer, apprêter.
Apôtieg , habillage, s. f. t. de cuisine, apprêts
pour faire cuire un quadrupède, un oiseau, un
poisson; le tout assaisonné pour être cuit.
Apôtieu, apprêteur, s. m. t. d'art, qui ap-
prête , qui donne l'apprêt, ouvrier chapelier qui
apprête les poils, les laines d'une même qualité
pour être travaillés.
ApÔTiMAi.N, apprêt, s. m. préparatif par exten-
sion , désordre , confusion dans ses habillements,
sa boutique, son ménage.
APO
APR
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ApopLiiAiE, apoplexie , s. f. suppression subite
de tout senliineiit et mouvement volontaire , ma-
ladie ijui attaciuo tous les houimes de tous les
âges et teuipurainenls, plus commune de làge
de 40 à GO ans; il y en a de dilTérenles espèces.
— Catalepsie, s. f. espèce d'apoplexie avec iui-
mobililé du coriis ou d'un membre, la respira-
liim restant toujours libre, iuterceplion momen-
tanée de la vie. — l'araplexie, s f. apoplexie
lejçère, ajioplexie s|)amodi(iue ou nerveuse.
.Ai'Oi'Lizi;, apo|)l(!jlique, adj. :2 g. de l'apo-
plexie; qui eu menace, en est meuacé; qui en
est attaqué, en j^uéril; cataleptique, attaqué.
Aposti:, aposter, v. a. mettre, aposter quel-
qu'uudansuu poste pour épuT, oiiserver, exé-
cuter ou pour surprendre , tromper ou insulter.
— A()0stème, s. m. enflure extérieur!^ avec sup-
puration , grosseur, se divise en abcès, par
fluxion, con^'estion et en critique. — Méiicërile,
s. f. V. aille. — Fonrchel , s. m. apostéme entre
les doigts, le paume de la main. — .\postase,
s. m. amas de pus loin du point primitif de l'in-
llammalion ; inllammation, abcès dangereux.
.AposTOLiK, aposloli(|ue, adj. 2 g. qui est, qui
vient, qui tient de l'apùlre ou du pape, du saint
siège; homme, vie apostolique.
Apostkof, apostrophe, s. f. partie du discours
adressée à un èlre individuel, reproche, cen-
sure, réprimande, trait morliliant.
AposrKOFK, apostropher , v. a. se détourner de
sou discours pour adresser la parole à un èlre
pour le blâmer, insnller, faire des reproches. —
Malédiction, s. f. actionde nuuulire, iuq)récation,
exécration proférée contre quelqu'un.
Apotkyose, apothéose, s. f. deitication dun
héros, d'un empereur mort, éloge outré, hon-
neur excessif rendu à un homme vivant.
Apotikair . apothicaire , s. m. celui qui prépare
et vend les remèdes. — Apothicairesse, s. f. re-
ligieuse dans un hospice qui a soin et délivre des
drogues. — Pharmacien , s. m. qui sait la pharma-
cie, l'exerce, vend les drogues et s'occupe de
l'exercice de la pharmacie , et qui prépare , com-
po.se et conserve les substances employées dans
l'art médical , les médicaments.
Apotjkairaie, pharmacie, s. f. art de préparer
et de conq)oser les remèdes, les drogues médi-
cinales; lieu cil on les prépare, où on les con-
serve.
Apotiké, appféter, t. a. V. aptMi. — Faire,
V. a. créer, former, produire, fabriquer, com-
poser, donner une forme à un ouvrage. — Créer,
V. a. faire, imaginer, imventer. établir un ou
des ouvrages — Approprier. v. a. ajuster, agen-
cer, rendre propre à sa destination un objet, nn
ouvrage.
Apùtt, apôtre, s. m. disciple du Christ , élevé
à l'apostolat, celui qui a prêche la foi dans nn
pays; missionnaire , prédicateur zélé, celui qui
prêche des maximes, etc., jeune minisire pro-
testant reçu par provision, fig. famil. bon
apôtre, qui contrefait l'homme de bien , l'homme
désintéressé, doux, homme lin, rusé, hypo-
crite.
A pouGXAiE, à poignée , adv. abondamment , à
pleine main.
AroLGXi , empoigner , v. a. prendre et serrer
avec la main, se saisir de; arrêter quelqu'un,
& rendre au collet, s'empoigner, se colleter. —
argouler, v. a. prendre (juehin'un à la gorge et
le secouer, le coniraindrf p;ir violence. — Pau
mayer, v. a. manier hardiment du |)oigiiel (piel-
que chose. , I. de jeu, do uu'licr.
Apovni . appauvrir , v. a. rt-ndre pauvre, moin>
fertile, monis abondant . moins ev|)ressif, moins
vigoureux. — Appielrii'. \. u. perdre de sa bonté,
de sa qualité, de son prix, se d('-t(''rior<'r. — Hui-
ner, v. a. aballr;', démolir, détruire, ravager,
causer la perle, la ruine.
ApoviiiHMAiN , apiiauMi^SLinent , s. m. indi
gence; état, augnnntaliou progressive de pau-
vreté, diminution de lorce, d'abondance.
ApHAiNn , a|)prt'ndr«;, v. a. accpiérir une con-
naissance , découvrit', p('uélr('r, coiHiaître, en-
tendre dire, enseigner, d(jnner connaissance,
faire savoir, conlier ;i la nii'uu)ire, instruire,
publier. — Prinoifuer, v. a. conimenct'r a donner
des principes à (|uelqu'ini. — Enseigner, v. a.
instruire , montrer une science, indiquer, don-
ner des lumières, des i onnaissances. — Ins-
truire , v. a. enseigner, donner des leçons, des
préceptes pour les mipurs, ime science, etc.,
informer, donner connaissance. — .Morigéner,
V. a. former les moMirs, iuslruire aux bonnes
mœurs, corriger les mauvaises, remettre dans
l'ordre et le devoir. — .\pprendrc une nouvelle
par cascade, indirectement, par occasion, par
une suite d'évènemenl. — Kndoctriner, v. a.
enseigner une doctrine, une science; (ig. ins-
truire , donner des lumières nécessaires dans une
allaire, dicter ce qu'il faut dire ou faire.
ApiiAiNDiHEG, apprenlissage, s. m. ('-tat, em-
ploi , ociaipation de celui qui apprend un mé-
tier, etc.; apprenti, être en apprenlissage, du-
rée de cet état ; tig. épreuve , essai d'une profes-
sion, d'un état, d'un art, de toute espèce d'actes.
— Education , s. f. soin pour instruire, former le
corps, l'esprit et les mœurs; exercice de cet art.
Apkaindiss, apprenti, e, s. qui apprend nn
métier sous un maître ampiel il est engagé pour
un temps; novice, peu habile à, en (pielque
chose, celui qui n'a pas acquis l'expérience d'un
art, dans la guerre, etc. — Compagnonnage,
s. m. temps que l'on est compagnon dans un mé-
tier. — P>apin , s. m. jeune élève dans les arts .
t. d'alelier. — Novice, adj. "2 g. apprenti, peu
exercé, peu habile, être novice dans un métier.
Apram, seulement, adv. vous arrivez seule-
ment , vous êtes arrivé trop tard.
APRt: p'maix , après-demain , adv. le deuxième
jour après le jour présent.
ApîiÈ 1,'disé. aprè.î-dînée , s. f. espace de temps
depuis le dîner jusqu'au soir, et après-dîner,
après-midi, espace de temps depuis midi jus-
qu'au soir.
ApRÉHAiNnK. appréhender, v. a. craindre, ap-
préhender que le mal n'arrive, appréhender le
froid. — Craindre, v. a. redouter, appréhender,
avoir peur . craindre la mort . d'être découvert ,
qu'il n'arrive un malheur. -- Redouter, v. a.
craindre beaucoup, redouter quelqu'un, sa per-
sonne , sa haine, son jugement, son importunilé,
de le voir.
Apréhalsio:^ , appréhension, s. f. crainte, peur,
simple idée qu'on prend de, sans porter de ju-
gemeot.
48
APR
ARA
Aprènône, après-midi. V. aprè Tdiné. — Re-
levée, s. f. après-midi, à 5 heures de relevée,
t. de inatique.
Aprepi, approcher , v. a. avancer vers, mettre
proche ou près, approcher une chose d'une
autre, quelqu'un , couper près. — S'approcher,
V. pers. récip. s'avancer auprès ou vers un être.
— Avancer, v. a. vers, pousser, porter en avant ,
avancer le pas vers , aller en avant.
ApRESt, oppresser, v. a. avoir la respiration
gênée, oppressée, étouflée, éprouver de Iré-
quentes oppressions pénibles, douloureuses. —
Asthmatique , adj. 2 g. qui a un asthme, la res-
piration fréquente et très'^pénible causée par
l'obstruction d'un ou des poumons.
Apkesion , oppression , s. f. état de celui qui
est oppressé , qui a un étoufl'ement pénible , gêné
de la respiration. — Orth»pnée , s. f. oppression
qui empêche de respirer étant couche , obstruc-
tion, engorgement, embarras dans les vaisseaux,
les conduits du corps.
Aprè; sopé , après-soupée, s. f. le temps entre
le souper et le coucher, après-souper.
Apret , après, adv. de temps, d'ordre et de
lieu, ensuite de, à la suite de , derrière , sur ,
contre, à la poursuite de. — Apprêt , s. m. opé-
ration, façon pour apprêter, disposer à la mise
en œuvre, manière de parer les étoffes; ou dit
qu'il n'y a point d'apprêt dans une toile, quand
on n'a employé ui chaux , ni colle , pour la blan-
chir et la lustrer. — Deiejhef , adv. de nouveau ;
une autre, une seconde Ibis.
Apreté, apprêter, va. V. apùti. — Ebarber,
v. a. ôleria barbe, l'excédent , les inégalités du
bord , les bavures du fer , cuivre coulé ; d'un trait
de gravures.
Apreteg, préparage, s. m. préparation pour
un ouvrage.
Apreteu, apprêteur. s. m. t. d'art; quiapprêle,
qui donne l'apprêt, à un ouvrage , etc. , qui ap-
prête de ou l'ouvrage à un autre. — Appareilleur,
s. m. qui apprête les élolfes , les soies, les bas ,
les souliers , etc. , elc.
.\PRÈ TOT, après tout, adv. cependant, tout bien
considéré; malgré cela.
Aprett, apprêt, s. m. manière d'apprêter des
élofi'es, elc, ce que l'on y emploie; assaisonne-
ment des viandes, etc., t. de métier; opérations,
façons pour apprêter, pour disposer à la mise en
œuvre. — Preparatif. s. m. apprêt, grand pré-
paratif. — Ai>pareil , s. m. apprêt , iiréparalif de
ce qui a de la pompe, de la solennité du specla
de, chose ainsi préparée. — Assaisonnement,
s. m. mélange d'ingrédients pour assaisonner;
apprêt , ce qui rend agréable , ce qui relève.
Afriwoizé, apprivoiser, v. a. rendre doux,
moins farouche , lig. plus Irailable, s'apprivoiser,
se rendre plus familier , moins sauvage; s'appri-
voiser avec, s'accoutumer, s'habituer, elc. — Cierf
estelaire , s. m. apprivoisé.
Apriwoizeg , apprivoisement , s. m. action
d'apprivoiser , son elfet , état de l'animal appri-
voisé.
Aproch^va' , approchant , e , adj. qui a de la res-
semblance , du rapport avec ; qui est peu diffé-
rent de. — Approchant, adv. prép. environ ,
à-peu-près , il est près de huit heures , il est huit
heures ou approchant.
Aprochi, approcher, v. a. avancer vers, V.
aprepi.
Aproche, approche, s. f. mouvement par lequel
on avance vers un être, t. de métier, ce qui se
fait eu approchant la chose.
Aprofô:«di, approfondir, v. a. rendre plus pro-
fond, creuser plus avant , pénétrer plus avant ,
examinera fond, tâcher de pénétrer.
AproprIy, approprier, v. a. ajuster, agencer ;
rendre propre , proportionner; faire cadrer, ren-
dre propre à la destination. — S'attribuer, v. pers.
s'approprier une ou des choses, s'attribuer la
gloire , etc. — S'arroger . v. prou, s'attribuer mal
à propos, un droit, un litre, un privilège, etc.
— Usurper, v. a. s'emparer par violence, par
ruse , d'un bien, etc. , qui appartient à autrui ;
qui ne nous appartient pas.
Aprové, approuver, v. a. agréer une chose , y
donner son consentement, son approbation , juger
louable, estimable. — Agréer, v. a. recevoir fa
vorablement , accueillir , trouver bon , avoir pour
agréable. — Consentir, v. n. a. acquiescer à
quelque chose ; trouver bon , vouloir bien adhé-
rer à la volonté de , tomber d'accord.
.\pROvuziON'É, approvisionner, v. a. faire, four-
nir un approvisionnement. — Ravitailler, v. a.
remettre des vivres , des munitions dans une
place , se ra\itailler.
.^PROvuziONNMAiN , approvisionnement, s. m.
fourniture des choses nécessaires à une armée,
à un hôpital , etc. , pourvoir.
Apu , hormis, prép. hors, excepté, sauf meil-
leur avis , sans que cela empêche , sauf à , à con-
dition. — Excepté, prép. hormis; hors à la
réserve de , excepté tel être ; prenez tout excepté
cela.
Apui , appui, s. m. soutien , support; chose sur
quoi l'on s'appuie ou qui appuie, qui soutient ;
fig. aide, secours, soutien, protection, faveur,
protecteur; ce qui protège, point d'appui, en
général toute construction , en maçonnerie , char-
pente , menuiserie, serrurerie ou marbrerie, qui
sert à soutenir, â appuyer, ou qui est à hauteur
d'appui.
Ar, art, s. m. méthode pour bien faire un ou-
vrage selon certaines règles ; collection de ces
règles, ensemble de moyen , d'expérience , d'in-
ventions de procédés pour réussir; méthode ,
adresse , industrie dans l'action , la conduite , l©
talent , moyen de succès.
Ara, boutade, s. f. caprice, fantaisie , avoir un
caprice, une bizarrerie ridicule.
Arab, arabe, s. m. fig. usurier , homme dur,
avare ; créancier exigeant et dur , adj. chiffre l,
2,3, etc. ; arabesse, peuple d'Arabie.
Arabess, arabesque, adj. 2 g. architecture ,
ornement arabesque , à la manière des Arabes. —
Arabesques, s. f. pi. t. de peinture, ornements
en rinceaux , feuillages , figures entrelacées.
Arabik, arabique, adj. 2 g. gomme, goffe
d'Arabie.
Ar.\cheg , divulsion , s. f. t. de méd. séparation
des muscles, etc., causée par une tension violente.
— Arracher, s. m. enlèvement d'une chose, avec
fractures, arrachement, action d'arracher.
Arainauf , abordable, adj. i g. accessible,
côte; fig. personne abordable. — Aocostable,
adj. 2 g. fani. personne accostalile , facile à abor-
ARA
ARE
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der; accessible, abordable, dont on peut appro-
cher.
Araingeg, arrangement, s. m. ordre, état de
ce qui est arrangé, etc , louable, économie,
esprit d'ordre dans les dépcînses; conciliation,
disposition avec ordre; arranger, inscrire pour
(inir une affaire; solder, prendre des arrange-
ments avec les créanciers. — .\gencenu'nt , s. m.
manière d'arranger , de mettre en ordre ; union
combinée de pannes.
.Vrainoeuzk , compieuse , s. f. celle qui arrange
les mains de papiers dans une p;ipelerie.
.\rainci, arrangiT, v. a. mettre en ordre ou
dans un ordre convenable, ranger, établir, ac-
conimoder. — .\gencer, v. a. ajuster; arranger;
parer; approprier ; ranger, mettre en ordre de
petites choses, s'agencer. — Appointer, v. a.
accommoder, terminer à l'amiablo, régler par
appointenient en justice, appointer un procès, etc.
— Disposer, v. a. arranger, mettre en ordre,
faire ce que l'on veut de préparer. — Hanger ,
V. a. mettre dans un certain ordre , dans nu cer-
tain rang , tout ce qui est mobile , mettre de côté.
Araingmain, niezzo terminé, s. m. parti moyen,
expédient pour terminer, concilier. V. araingeg.
— Appointenient, s. m. règlement en justice sur
un appointé; arranj:ement d'une contestation,
d'une dispute, d'un duel. — Collocation , s. f.
action de ranger les créanciers dans l'ordre de
paiement. — Compromis, s. m. soumission à
l'arbitrage, acte qui la contient.
Araim, accoster, v. a. aborder quebju'un,
l'approcher pour lui parler, s'accoster, interro-
ger, questionner quelqu'un. — Aborder, v. a.
accoster, approcher, joindre quelqu'un , lui par-
ler, adresser la parole à quelqu'un.
AnAK.arack, s. m. ratatia, liqueur faite avec
du lait de cavale ou d'anesse; ou bak, eau-de-vie
de riz.
Arasmais, arasement, s. m. dernière assise
d'un mur à sa hauteur, assi.se d'attente, arase
ment du tenon, les deux extrémités de la pièce
portant le tenon qui vient de s'incorporer dans la
mortaise. — .\bouement, s. m. assemblage de
menuiserie ou de charpenterie carrée et en angle,
dont les joints sont bien etllcnrés et parfaitement
unis, extrémités d'une traverse à la naissance du
tenon, laquelle vient joindre le battant à l'endroit
de l'assemblage. — Arase, s. f. c'est la dernière
assise de niveau d'un mur eu pierre , briques ou
moellons, dessous d'une marche, d'un seuil,
d'un dallage. — Jane, s. f. é|)aisseur (pii reste
de chaque côté des mortaises ou entre deux ara-
sements des tenons.
ARASTA.ètre en repos, s. m. rester court,
perdre le lîl de son discours, de ce qu'on vou-
lait dire, cesser de travailler. — Immobile, adj.
2 g. qui ne se meut pas ; personne immobile.
Aracy, érailler, v. a. une étoffe, la tirer eu
faisant relâcher le hl, ouvrir le tissu, l'etlilier,
érailler les yeux , élargir , ouvrir. — Ecarquiller,
V. a. les jambes , écarter, ouvrir trop , ecarquil-
ler les yeux, faire de grands yeux. — Ouvrir les
jambes, s. f. entrouvrir, élargir dans le sens de
faire que ce qui était fermé ne le soit plus. — - Se
cabrer, v. pers. écarter ses jambes pour uriner,
s'écarqniller les jambes , les écarter. — Cheval
entrouvert , s. ra. qui s'est donné un écart , un
affort.
Arauveg, érailiement , s. m. action d'ërailler,
écart . etc. , renversement de la paupière infé-
rieure.
.\ RAuw, être en rut, s. m. le temps où les
bêtes fauves sont en chaleur.
Arbiteg , arbitrage , s. m. jugement d'un diffé-
rend par arbitre; aroitrer, juger , régler, esti-
mer, décider en qualité d'arbitre,
.\nniTT . su.-arbilre , s. m. t. de pratique, troi-
sième arbitre poar départager les deux autres.
— .arbitre , s. m. juge choisi par les parties pour
régler, estimer, juger eu dernier ressort de dif-
férend entre parties. — Com|)romissionnaire ,
s. m. et adj. i g. arbitre; arbitre compromissioa-
naire , par compromis.
Asboré, arborer, v. a. une bannière , se dé-
clarer ouvertement pour un parti , plantei- des
arbres à fruits dans une prairie.
Arburizk, herboriser, v. n. chercher des
herbes , des plantes pour en connaître leurs ver-
tus, leurs usages.
Arbour, à contre-sens, s. m. en sens con-
traire au sens naturel ou d'usage d'un texte,
d'un mot, d'un discours, se dit des étoffes, etc.
mises du mauvais coté, à contre-poils, etc. ; à
rebours, tig. des affaires mal pries, de travers.
AncHEVEK, archevêque, s. m. prélat métropo-
litain au-dessus de l'évèqne ; ce titre fut inconnu
à la primilive église, saint Athanase fut le pre-
mier qui l'introduisit vers le milieu du quatrième
siècle , en le donnant par occasion à l'évèque
d'Alexandrie.
Archidiak, archidiacre, s. m. officier ecclé-
siastique au-dessus (!es curés, premier diacre;
archidiaconat , dignité de l'archidiacre.
.Vrchiduk, archiduc, chesse , s. titre donné à
tous les enfants de l'empereur d'Autriche; le
premier duc.
Archimiss, archimiste, s. m. qui exerce l'ar-
chimie, la chimie appliquée aux métaux; l'art
d'épurer les métaux imparfaits.
Architek, architecie, s. m. qui possède et
exerce l'art de bâtir , qui compose les plans et
les dessins d'un bâtiment, d'un jardin, etc. —
Entrepreneur de bàiiment, s. m. est celui qui
convient avec un propriétaire d'élever un bâti-
ment que!con((ue suivant des plans donnés.
.Vrchh RAF , architrave, s. f. principale partie
de l'entablement entre la frise et le chapiteau,
imitant une poutre Iraversale, partie inférieure
d'un entablement qui est composé de plusieurs
faces et de moulures peu saillantes.
Archîf, archives, s. f. pi. anciens titres;
chartes; lieu oiiaa les garde; dépôt d'actos, de
lois.
Archiviss , archiviste , s. m. garde des archives.
A r'doh , à foison , adv. abondamment , en
abondance, en grande quantité.
Areg, rage, s. f. délire furieux, accompagné
d'horreur pour les liquides ; hydrophobie. — Hy-
drophobe, s. 2 g. qui a les liquides en horreur;
attaqué de la rage, maladie contagieuse résul-
tant de la morsure d'im animal enragé. — Débat,
s. f. contes. alion, ditférend. — Démêlé, s. m.
(pierelle, dispute, contestation, brouillerie. —
bruit, s. m. querelle, démêlé. — Contestation^
s. f. débat, dispute sur cpielque chose. — Ba-
garre, s. f. tumulte, bruit, querelle bruyante de
plusieui-s personnes. — Quweke.s. f, coot6st«-
^0
ARE
ARE
tion, démêlé, dispule avec aigreur , animosité;
tapage, désordre accompagné d'un grand hruit.
— Tumulte, s. m. vycarme, trouble, grand
mouvement avec liruil et désordre. — Vacarme,
s. m. tumulte, grand bruit de sens qui querel-
lent, se battent, s'agiter avec fureur. — Bataclan,
s. m. attirail, cohue, troupe, etc. qui embar-
rassent.
Aregjan, enrageant, e, adj. ijui fait enrager,
qui cause un chagrin violent, beaucoup de peine.
— Bisquant, e, adj. , qui fait bisquer, pester,
fumer, avoir du dépit, de l'humeur, du regret.
Aregeie, enragerie , s. f. tout ce que la colère
inspire. — Inconcevable, adj. H g. qui n'est pas
concevable. — Enragée, adj. fougueuse, impé-
tueuse, violente. — Etonnant, e, adj. nouvelle,
savoir, fait, prodige étonnant, extraordinaire.
— Surprenant, e. adj. qui surprend, qui étonne;
chose, être, eÛ'et, merveille, fait surprenant.
Ap.egi , enragé, e, adj. qui a la rage; mal en-
ragé, violent; homme fougueux, impétueux;
hydrophobe. — Endiablé, adj. el s. homme en-
diable , enragé, très-furieux, tres-méchant en
son genre; esprit, chemin endiablé. — For-
cené, e, adj. el s. furieux et hors de sens; che-
val effaré , forcené. — Furieux, se, adj. et s. qui
est en furie, véhément, inqiérieux, violent, à
l'extraordinaire. — Frénétique, adj. :2g. s. m.
atteint de frénésie; furieux. — Maniaque, adj.
et s. "2 g. furieux ; possédé d'une manie. — Fu-
ribond, s. m. et adj. sujet à la fureur, furieux,
transporté de colère.
Areïean, sahssant, e, adj. qui salit, qui se
salit aisément; étoile, meuble, tapisserie de
couleur clair, salissante.
Areïear, salissure, s. f. ordure qui demeure
sur une chose salie. — Eelaboussure , s. f boue
que l'on fait rejaillir sur quelqu'un ou sur quelque
chose. — Tâche . s. f. souillure sur une chose ,
marque qui salit.
.4reïei:, gâter, abimer , salir, souiller, tâcher,
éclabousser, etc., un objet.
Areïeauf, souillant, qui se souille aisément.
AreIiNTé, arrenter, v. a. donner ou prendre à
rente, personne, moulu , froissé de coups, avoir
le corps rompu; fatigué, exténué. — Exténué ,
s. m. affaibli, amaigri; renié, e, adv. qui a des
renies; renier, v. a. donner, assigner certains
revenus. — Ereinté, s. m. foulé, affaibli, par
une marche longue , d'ouvrage ; amaigri par con-
tinuités d'excès, de travail , etc.
Arené, débile, adj. :2g. faible, affaibli; malade,
qui n'a plus la force , la vivacité. — Valétudinaire,
adj. 2 g. et s. m. personne valétudinaire . souvent
malade; maladif; infirme; cacochyme.
Arenn, arène, s. f. pi. amphithéâtre, tig. des-
cendre dans ou sur l'arène , se présenter au
combat.
A RESKÔND, allerîi rencontre de... s'y opposer,
contredire, y être contraire, rencontrer, trou-
Teren chemin.
Aresmain . arasement, s. m. dernière assise
d'un mur à sa hauteur, assise d'attente pour po-
ser une plinthe ou un entablement ou pour cesser
les travaux et le mettre h couvert en temps de
gelée. — Blocage, s. m. menu moellon, piérail-
les pour remplir les vides , remplissage à l'inté-
rieur d'un mur , entre les pierres qui forment les
parements , garnissage des moellons ; espèce de
pavage fait avec des cailloux ou meulière posée
debout. — Cour d'assise , s. f. on appelle ainsi
dans la construction, un rang de pierres placées
à la même hauleur el posées au même niveau.
.\resté , arrêter , v. a. empêcher d'avancer (un
èlre) , de couler , de se mouvoir , d'agir , de faire,
de fuir, de s'étendre , de se conmiuniqner , etc. ;
de continuer; rendre immobile, faire demeurer,
retenir tout-à-fait, saisir au corps ou par voie de
justice , faire prisonnier. — Empêcher, v. a. (de,
(|ue) , apporter de l'opposition ; faire , mettre
obslacleà... , empêcher de faire ou qu'on ne fasse,
embarrasser. — Interrompre, v. a. empêcher la
continuation , la continuité d'une chose , inter-
rompre quehiu'un , etc. , etc. — Retenir, v. a.
arrêter, faire demeurer ou séjourner, empêcher
ce qui allait arriver : l'effet d'une action, d'une
force agissante.
Arestier, couchis, s. m. poutre , sable etterre,
couche pour l'air; pièce de charpente qui porte
le vaussoir, couchis de mortier qu'on met aux
angles dans le couple d'un comble, couvert en
tuile.
Aret , frein . s. m. est un obstacle insurmon-
table que l'on oppose au mouvement d'une ma-
chine pour en diminuer le cours , le frottement.
— Arrêt , s. m. jugement d'une cour souveraine,
sans appel; décision , punition intligée aux olli-
ciers pour faulede service. — Linguet, s. m.
pièce de bois , fer , etc. , pour arrêter le cabestan
el divers engrenages. — Obstacle, s. ni. empê-
chement, résistance; opposition, dilhcultés ,
embarras. — Finito, s. m. arrêté, état tinal d'un
compte^ — Débitis . s. m. ordonnance qui permet
de saisir le débiteur pour avoir paiement.
Aretation, arrestation, s. f. action d'arrêter
quelqu'un . de l'empêcher d'aller plus loin ; prise
de corps ; état de celui qui est arrêté.
Areté, arrêter, v. a. V. arester; s'arrêter,
v. pers. cesser d'aller, de marcher, de faire, de
parler, demeurer en chemin, rester immobile.
— Suspendre, v. a. fig. surseoir, différer pour
quelque temps , suspendre l'exécution d'un arrêt;
rester, demeurer court. — Appréhender, v. a.
prendre, saisir au corps quelqu'un, l'arrêter;
interrompre quelqu'un, un discours, etc.
Areteg , arrestation , s. f. action d'arrêter quel-
qu'un; prise de corps; contrainte par corps, acte
judiciaire pour arrêter.
Arett, arrêtant , s. m. pièce de bois ou de fer
pour arrêter le crochet, etc., t. de métier. —
Arête, partie dure et piquante, os aigu des pois-
sons ; ce qui en a la forme , t. d'arts el métiers .
côtes, partie angulaire, ligne de jonction d?
deux plans ou surfaces; saillies, bord, partie
élevée; extrémité; t. de botanique, barbe do
l'épi. — Encoche ou encochure, s. f. entaille;
petit morceau de fer dans une serrure en arrêt.
— Heurtoir, pierre en encoche, dans le pavé où
se viennent joindre et battre les deux battants
d'une porte-cochère.
Arel'di, raidir, v. a. rendre raide, tendre ou
étendre avec force, devenir roide , opiniâtre,
dure, difficile à monter. — Inflexible, adj. 2 g.
qui ne cède à aucune compression.— Dur, e, adj.
ferme, sobde, difficile à déchirer , à entamer ;
l'opposé de tendre , de mon . de fl«sible.
AKl
ARM
^l
Areyé, sali, adv. sale, malpropre, terne plein
d ordures, qui nVst pas net, salir, souiller,
rendre malpropre.
A RfcZE , rez bord , i)rép. rempli jusciu'au bord,
qui n'est pas comble, qui est à tleur du bord.
A RETZÉ , à raser, v. a. remettre de niveau en
élevant les endroits trop bas, bâtir, conduire une
assise de niveau avec les autres , mettre à la même
élévation, en menuiserie, scier la moiiié de
l'épaisseur d'une planche, en conservant le reste
pour former les tenons; couper, ellleurer les bâtis
de bois, qu'ils soient égaux d'épaisseur de deux
côtés.
Aretzeg, arasement, s. m. se dit des pièces
de menuiserie, etc., unies , de niveau, V. aras-
main.
Argo, ergot,s. m. petit ongle rond et pointu
derrière le pied de quelques animaux. — Corne
fondue, s. f. t. de peignier, ergot , déchet elrà-
pure de corne fondue, pour eu faire des peignes
de toute qualité , à bas prix , au moyen de moule.
Argot, ergo, s. m. argument, conclusion,
ergo-glu, locution ironiciue pour^désigner un rai-
sonnement qui ne conclut rien.
Arcoïé , ergoté , e , adj. qui a des ergots ; chien
ergoté qui a un ongle de surcroît en dedans du
pied. — Ergoter, v. n. pointiller ; contester; chi-
canner; disputersurtout. — Routier, s. m. homme
rusé , expérimenté. — Rusé , e , adj. et s. qui a
de la ruse ; plein de ruse, personne rusée, tin ,
adroit, astucieux, matois. — Escobar, s. m.
homme rusé , faux , à restrictions mentales ,
d'équivoques pour tromper , art jésuitique, man-
quer à sa parole. — Astucieux, se, adj. qui a de
l'astuce, personne, parole astucieuse; adroit, e,
adj. entendu , fin, rusé, détour, ruse pour trom-
per. — Dégourdi, e, adj. s. m. expérimenté;
délié, e, adj. lin, subtil, pénétrant, malin qui
a de la méchanceté cachée , fin , roué.
Aria, joie subite, inopinée de plusieurs per-
sonnes; micmac , tracas, embarras.
Arichi , enrichir, v. a. rendre riche ; orner en
général, s'enrichir, v. pers. devenir riche, plus
orné. — Enrichi , e , adj. qui a fait fortune , nou-
veau riche , t. de mépris.
.\richihmai.>, enrichissement, s. m. ornement,
parure qui enrichit ; augmentation de richesses.
Arjett, ariette, s. f. air détaché, léger et vif,
petit air, paroles sur cet air.
Arif Kl PLANTE, à l'avcuture, à la grosse aven-
ture , adv. à tout hasard, çà et là, errer à l'aven-
ture. — Ribon ribaine, adv. popul. à tout prix ,
coûte que coûte.
Ariol, chamaillis, s. m. fam. mêlée, combat
avec bruit où l'on se chamaille; clabauderie ,
criaillerie, importune sans sujet. — Gaudriole,
s. f. plaisanterie, trait de gaîté sur des sujets
indécents.
Arir-saizon , arrière-saison , s. f. automne ,
• commencement de l'hiver. — Automne , s. m. f.
' troisième saison de l'année; entre l'été et l'hiver.
, Arismetik, arithmétique, s. f. art de calculer;
, science des nombres, adj. 2 g. fondé sur eux ,
j sur les principes de l'arithmétique.
I Aristokraseie, aristocratie, s. f. souveraineté
ide plusieurs nobles ou privilégiés; gouvernement
ides grands, des riches, noblesse, classe privilé-
Igiée; supériorité quelconque; oligarchie, s. f.
gouvernement où l'autorité souveraine est entre "
les mains d'un petit nombre.
AitisTOKRATT, arislocrato, s. m. et adj. i g.
membre ou |)artisan d'un gouveniemcnt aristo-
cratique. — Oliganiue, s. :2 g. partisan, membre
de l'oligarchie.
AuiVAiE, arrivée, s. f. action d'arriver; venue
d'un être dans un lieu, dans un temps; temps où
l'on arrive, où les lettres, les voitures arrivent.
— Venue, s. f. arrivée de quelqu'un.
Arivé, arriver, v. n. aborder, approcher
de la rive, parvenir à , au lieu où l'on voulait ou
devait aller; survenir, parvenir au but. — S'en-
suivre, V. pers. suivre, être après, dériver, venir
de, suivre immédiatement, s'ensuivre , résulter,
être la conséquence.
AuivEG, arrivage , s. m. arrivée des marchandi-
sesau port etc. , à borddu vais.seau dans le port.
XRK\D(kâd), arc, s. m. cintre; portion de courbe
moindre que sa moitié , un arc prend le nom de
la courbure qui le forme; arc plein ceiiitre et
arc-de-triomphe , arc surbaissé , arc surhaussé ,
arc droit, arc rampant, arc biais, arc angulaire,
arc boutant, arc en décharge, arc renversé, arc
double. — Arcade , s. f. ouverture en arc , longue
voûte en arcs , t. d'arts, chose , partie en forme
d'arc; voûte qui n'a que l'épaisseur du mur dans
lequel elle est pratiquée, et qui peut être en plein
cintre surhaussée ou surbaissée.
AuKANG , archange , s. m. ange d'un ordre supé-
rieur.
.\h ki,app, en sautoir, s. m. se dit d'un vêtement
quelconque en forme de collier, qui tombe en
pointe à côté ou sur la poitrine.
AnicouvRUMAi.N , enclievauchure , s. f. t. d'art et
de met., jonction parrecouvrenient, par feuillure;
se dit dans les travaux des pièces qui recouvrent
partie l'une sur l'autre; tels que les tuiles, les
ardoises d'une couverture.
Ar.mm , arme , s. f. ce qui sert à attaquer ou à
se défendre; lig. s. et pi. ce qui sert à combattre
moralement , profession de la guerre.
Armo.mak, ammoniac, que, s. m. alcali, com-
binaison d'azote et d'hydrogène; adj. sel ammo-
niac, blanc, presque transparent; hydrochlorate
ammonical, gomme ammoniac, qui découle d'une
plante de l-ibye, puissant histérique, apéritif
dans l'asthme, etc. — Muriate, s. m. sel formé
de l'acide murialique, avec différentes bases,
nmriate de soude, sel marin, muriate oxygéné,
sur-saturé. "f
Armo.nie , harmonie, s. f. concert, accord
agréable de différents sous-entendus en même
temps par opposition à mélodie qui n'indique que
le chant seul; se dit d'une voix , d'un instrument
doux et sonore, mesure et cadence, accord
parfait.
Armomka , harmonica , s. m. instrument de
musi(}ue, formé de verres ou plateaux de verre
dont on tire des sons par le frottement qui ap-
|)roche de la voix humaine; cet instrument est
dû au célèbre Franklin qui l'imagina en 1760, a
été perfectionné depuis. — Verrillon , s. m. har-
monica que l'on touche avec des baguettes drap-
pées. — Accordéon, s. m. e.spèce d'harmonica
à touche et .soufllet , en papier.
Akmuri, armurier, s. m. qui fait et vend des
armes défensives ou à feu; les répare. — Four-
nt
AM
ASA
bisseup, 8. m. celui qui fourbit, garait ci vend
des armes blanches , desépées, etc., les poli,
les nettoient. — Pistolier, s. m. qui fait des pis-
tolets.
Arogan, arrogant, e, adj. s. liautain, fier,
superbe, vain, orgueilleux; brutal , e , adj. qui
tient de la brute, impertinent. — Rogue, adj. 2 g.
fier, arrogant, superbe, personne, ton, humeur,
air rogue.
Arogi , s'arroger, v. pron. s'attribuer mal à-
propos; s'arroger un droit, un titre, un privi-
lège, etc. — S'approprier, v. pers. usurper la
propriété de, se rendre propre, prendre pour
soi ce qui est à autrui ; s'attribuer. — S'attribuer,
V. pers. s'approprier, s'attribuer, la, le; s'arroger.
Arogué, rudoyer, v. a. traiter, menerrudement,
rudoyer quelqu'un , interpeller avec arrogance.
— Brutaliser, v. a. traiter brutalement de paroles
ou d'actions; rendre brutal.
Aroké, engorger, v. a. boucherie passage
d'un fluide ; engorger un canal , un tuyau , le bou-
cher, l'empUr, obstruer, arrêter, principalement
eu parlant du cours de l'eau, etc.; accroché,
embourbé, être retenu.
AuoKEG , engorgement , s. m. embarras dans
un canal, un tuyau, se dit aussi des marchandises
qui manquent de débouchés.
Aromatik, aromatique , adj. 2 g. de la nature
des aromates, qui en a l'odeur; herbe, odeur
aromatique.
Aromatisé, aromatiser, v. a. mêler des aro-
mates avec quelque chose , aromatiser un re-
mède , un mets.
Aron et BON, l'un portant l'autre, petit et gros,
bon et mauvais.
AnoNDE, hirondelle, s. f. oiseau de passage,
passereau planirosle qu'on trouve répandu dans
toutes les contrées des deux continents.
Arondi, arrondir, v. a. rendre rond , arrondir
MD corps, t. d'art, donner de la rondeur, du
nombre , du relief, arrondir son bien, l'augmen-
ter ; faire aller uniment, rondement , faire dispo-
ser en rond. — Bigorner, v. a. arrondir, élardir
en rond sur la bigorne, -r Roudir, v. a. arrondir,
tailler en rond , former une portion de cercle,
arrondir un angle, supprimer i'arète.
Abomoihmain , arrondissement, s. m. action
d'arrondir, état d'une chose arrondie; portion
d'un pays en arrondissement.
A RONLAi , en cylindre , s. m. en rouleau, en
paquet rond, bois, fer, etc. en rouleau cyUn-
drique. — En crotte, s. f. fienle arrondie des
chèvres, lapins, de chevaux, brebis, etc., en
crottin, en rouleau.
Aronlé, rouler, bouler vers soi , venir à soi.
Arotiné, habitué , s. m. qui a l'habitude d'un
ouvrage, d'un lieu, d'un voyage , etc. ; routine,
habitué à faire une chose. — Routinier, s. m.
qui agit par routine, par une longue pratique. —
Routiner, v. a. dresser à quelque chose par
routine.
Arott, trace, s. f. vestige d'un homme, d'un
animal , d'un corps où il a passé , marque que
laisse une voiture, etc. , trait laissé. — Vestige,
s. m. empreinte du pied, lig. trace. — Voie,
s. f. chemin , route d'un lieu à un autre , leurs
traces. — Surneigées, adj. f. pi. traces sur la
neige, voies où la neige est tombée, — Sur-
pluées, adj. f. pi. voies des bêtes oii il a plu. — -
Foulées, s. f. pi. légères traces du pied du gibier,
ou foulure du cerf, piste du renard, trace du
sanglier.
Arozé, arroser, v. a. humecter, mouiller en
versant un liquide dessus , arroser des fleurs le
pied d'ui arbre, etc. — Mouiller, v. a. humecter,
rendre humide et moite, humidier une chose. —
Flair, s. m. odorat subtil des animaux, surtout
des chiens.
Arozeg, arrosement, s. m. action d'arroser
les plantes, les linges, etc. — Arrosage, s. m.
canal pour arroser , l'eau qui arrose. — Irriga-
tion , s. f. arrosement par rigoles ou saignées.
Arpan , arpent, s. m. mesure de terre, 100 per-
ches carrées, de 18 pieds de France, 31 ares i/î6™«.
Arpanté , arpenter , v. a. mesurer un terrain
pûv arpents ou autrement.
Arpenteg, arpentage, s. m. art de mesurer,
mesurage par arpents , action d'arpenter. — Me-
surage,s. m. action de mesurer, de véritier la
mesure , droit , procès-verbal pour mesuier.
Arpanteu, arpenteur, s. m. qui mesure les
terres, arpenteur juré, croix ou bâton d'arpen-
teur, espèce de graphoniètre pour arpenter. — •
liéomètre , s. m. qui sait , exerce la géométrie,
l'arpentage; mesureur , qui vérilie. — Cerque-
nianeur, s. m. juré arpenteur, expert proposé
pour planter les bornes d'héritage , juger et apla-
nir l*s ditférends.
Artichau, artichaut, s. m. plante potagère,
vivace, trisannuelle, à tête grosse, écailleuse,
vient de graine et d'oeilletons; il y en a cinq es-
pèces, connues dans nos climats, savoir : le vert,
le violet , le rouge , le sucré de Gênes et le blanc.
Abtifisi, artificier, s. m. qui fait des feux
d'artifice, confectionne les matières inflammables
pour les feux d'artifice.
Artifiss, artifice, s. m. art., industrie; em
ployer, avoir de l'artifice, ruse, fraud», dégui
sèment, adresse, finesse, souplesse.
Artik, article, ». m. petite partie d'un iiyre,
dun discours, d'un traité, d'un contrat, d'ua
compte, particule qui précède, les, etc.
Artirraie, artillerie, s. f. canons, morbiers,
obus et tout ce qui y a rapport ; ceux qui le? di-
rigent, y travaillent, etc.
Artiss, artiste, s. qui réunit dans un ouvrage j
le génie au travail des mains , qui cultive les arts 'j
libéraux.
AsAiNBLAiE , assemblée , s. f. nombre de per-
sonnes réunies dans un lieu pour un même des-
sein , lieu de leur réunion. — Cercle, s. m. as-
semblée, cercle des idées, des sentiments, des
opinions, etc., faire cercle, rassembler du
monde autour de soi. — Coterie, s. f. société,
compagnie de quartier de famille , de plaisir;
thé , café , espèce de collation en assemblée. —
Pétaudière , s. f. assemblée sans ordre, lieu où
chacun veut être maître.
AsAiNBLÉ , assembler , v. a. mettre ensemble ,
joindre , unir, emboîter des pièces de bois, con-
voquer, réunir, ramasser en un même lieu. —
Joindre, v. a. approcher et faire toucher, faire
tenir, unir , allier, approcher de très-près deux
ou des parties débées. — Unir, v. a. (à) joindre
deux ou plusieurs choses ensemble , unir un être
à un ou plusieurs autres.
ASE
ASI
AsAiNBLEC, assemblage , s. m. amas, réunion ,
de plusieurs choses jointes; mélange, union,
Hianière , action d'assembler. — Contignation ,
s. f. assemblage de bois pour soutenir des plan-
ches, etc. — Contexlure, s. t. enchaînement
des parties formant un corps. — Encheveture,
assemblage, cadre des solives de l'âlre. — .\s-
semblage, s. m. t. de menuiserie, en général,
ce terme désigne tous les ouvrages de cet art.
AsAiNBLUMAi.N , assemblcment , s. m. action
d'assembler le bois par le moyen des tenons et
mortaises, caisson, carcasse , bâti», toute partie
d'ouvrage qui doit recevoir une autre, menuiserie
d'assemblage , celle qui consiste en bâtis et pan-
neau assemblés à tenons et mortaises. — A demi-
bois, rainures et languettes, collé ou chevillé et
qui est dormant , en enfourchement , à tenon
flotté, etc.
AsAi.NSÉ: accenser , v. a. joindre un bien , un
objet d'administration à un autre; réunir sous la
même division.
AsAiNsio.N , ascension , s. f. fêle des catholiques
en mémoire de l'.Vscension du Christ au Ciel , est
un article de foi et le sixième du Symbole , c'est-
à-dire que Jésus-Christ est monté au Ciel comme
homme, en corps et eu ànie, demeura 40 jours
sur la terre depuis sa résurrection jusqu'à son
asceusion.
As.AisoNNÉ, assaisonner v. a. accommoder, ac-
compagner d'ingrédients pour rendre agréables
des mets au guùt. — Epicer, v. a. assaisonner
avec de l'épice. — Vinaigrer, v. a. assaisonner
avec du vinaigre; vinaigre, adj. piquant , acide.
AsAi' , assaut, s. m. attaque pour emporter de
vive force, attaque à force ouverte, soutenir,
repousser l'assaut. — Faire assaut, se battre au
fleuret , assaut d'arme.
.\sAUDii, admouéter , v. a. faire une réprimande
en justice, à huis-clos, avec défense de récidiver.
— .Semoncer , v. a. faire une semonce, une répri-
mande ; scène forte, vive, dure semonce.
AsAUHNÉ, aoftter , v. a. l. de jardinier, faire
mûrir au soleil d'août, fruit durci mûri au mois
d'août , V. assaisonné.
AsAUHNEG , assaisonnement, s. m. mélange
d'ingrédients pour assaisonner, apprêt, fig. ce
qui rend agréable , ce qui relève. — Condiment,
s. m. assaisonnement , t. de pliarm.
A sAL'iE, à l'essai, à l'épreuve; essai, expérience
qu'on fait de quelque chose; faire l'essai , l'é-
preuve de...
AsAzi>-, sicaire, s. m. assassin, poignardeur.
— Assassin, s. m. qui tue par trahison, avec
guet-apeus, de desseins formés, iiréniédités ;
meurtrier , qui a commis un meurtre.
AsAziNK, assassiner, v. a. tuer quelqu'un en
guet-apeus, de desseins formés , par trahison ;
outrager, excéder des coups en trahison.
AsÉ, assez, adv. autantqu'illaul, suffisamment,
médiocrement. — Passablement, adv. d'une ma
nière supportable; de telle sorte qu'on puisse
s'en contenter.
.\ SF.G , assécher , v. a. faire sécher, mettre .
laisser à sec , être à sec.
A sECï, sécher, v. a. rendre sec , mettre à sec,
devenir sec. — Essorer . v. a. exposer à l'air pour
sécher. — Traîner à soi.
A SEL FIN , à cette fin , à ce but , ce pourquoi on
agit; intention, motif, dessein recommandé.
Asenah;, épigramme, s. f. trait .saillant , pi-
quant, mordant, critique; bon mot rimé; bonne
épigramme; t'pigrammaliser, asséner.
AsENÉ. asséner , v. a. porter un coup violent ;
frapper justement où l'on vise. — Saluer, v. a.
saluer (luelciu'un , donner une marque extérieure
de respect , de civilité. — Appeler , v. a. faire un
appel, un signe; avertir pour faire venir à soi ,
faire signe de venir, de marcher, etc. — Entrer,
v. n. pénétrer dans quelque ciiose, avec justesse,
lancer, darder, jeter, pointer juste, entrer dans
le jeu de sou partenaire.
.\sENN , faire fond sur, on il n'y a pas de fond à
faire sur lui ; il n'y a {)as à se lier à ce qu'il dit.
AsERTiNK , certainer, v. a. acertener, v. a.
alKrmer, acertainer; affirmer une chose; assurer,
certifier une chose. — Confirmer, v. a. rendre
plus certain , plus ferme , plus stable, plus sûr ;
all'ermir , prouver.
AsFAL, asphalte, s. m. bitume solide, dur, noir,
luisant , très-fusible , inflammable , donne un
ciment insalubre, on en (lisliMp,iie deux espèces
principales : une liquide, et l'auln; solide, V. sïf.
AsKODEL, asphodèle, s. m. plante à fleur en lis,
racine farineuse, nutritive, en navet; asphodèle,
adj. lis, jaune, bâton de jacob, verge de jacob ;
c'est d'Italie et de Sicile que nous vient cette
plante; asphodèle blanc, bâton royal.
.\siD, acide, s. m. substance d'une .saveur aigre
et picpiante , qui faitellervescence avec les alcalis.
AsiAw, assise, s. f. mis à plat, manière d'être
assis , sur son séant.
AsiDtJE.iiAiN , assidûment, adv. avec assiduité. —
Exactement, adv. avec exactitude ; suivre, obser-
ver, travailler exactement. — Régulièrement,
adv. agir régulièrement,. selon les règles, avec ré-
gularité, d'une manière régulière; ponctuellem'.
AsiETT, assiette, s. f. pièce de vaisselle plate ;
assiette d'argent, d'élain, de faïence, etc., son
contenu. — Asicttc/iergenie, assiettée, s. f. plein
l'assiette, son contenu comble; ce que peut con-
tenir une assiette. — Asiett isolante , plateau, s. m.
plat à rebord en tôle vernissée pour servir les
liqueurs dans un café , etc.
AsiEU, asséieur, s. m. préposé, qui fait les
rôles, répartit les taxes, qui asseoit les imposi-
tions dans une commune, le prix du pain.
AsioNi':, assigner, v. a. la cause, appelerdevant
le juge, faire une assignation, un exploit.
Asiou, assis, part, passé du verbe asseoir;
mis il plat , assis sur son séant. — Poser, v. a.
placer, mettre doucement une chose sur une
autre; être posé sur. — Taxer, v. a. limiter le prix
d'une marchandise, surtout le pain.
AsiK, asseoir, v. a. sur. uietlre .sur, dans un
siège , poser , fonder sur tiiielque chose de ferme,
.s'asseoir, se poser sur.
AsiiiGi, assiéger , v. a. mettre le siège devant
une place , faire le si(''ge d'in>e place , fig. impor-
tuner par sa présence continuelle, être assidû-
ment auprès de quelqu'un, l'obséder , l'impor-
tuner.
AsisTAizF-, assistance, s. f. aide, secours; don-
ner, prêier assistance, demander assistance ou
de l'assistance. —Secours, s. m. aide, assistance
dans le besoin ; demander, donner, recevoir des
secours ; crier au secours,
4
54
ASO
ASP
AsisTÉ, secourJF, v. a. aider; donner du se-
cours; assister, secourir quelqu'un, lui donner
assistance. — Soulager, v. a. alléger le fardeau ,
la charge, en ôter une partie; adoucir, diminuer,
i^oulager un malheureux.
AsizE , assise , s. f. rang horizontal de pierres
ou de nioëllonfi de même hauteur posés de ni-
veau dans la construction d'un mur. — Assiette,
s. t'. manière dont une chose est placée sur une
autre , comme un mur sur sa fondation , et aussi
le terrain où l'on bâtit. — Verger , s. m. lieu clos
et planté d'arbres fruitiers, près des maisons. —
Pommeraie, s. f. lieu planté de pommiers. —
Jambe, t. de maçon, espèce de chaîne, de car-
reau et de boutisse pour porter les poutres, mon-
tants, poitrail de fond. — Accise , s. f. taxe sur
les boissons et sur les denrées dans plusieurs
pays. — Mercuriale, s. f. prix des grains aux
marchés régulateurs pour la taxe du pain.
AsKASÉ , tasser , v. a. mettre en tas des choses
pour qu'elles tiennent moins de place ; s'affaisser,
édifice dont la base a fait son elfet. — Presser,
V. a. serrer, élreindre avec force, mettre en
presse, lasser dans un petit espace, encaquer,
presser, entasser. — Corps dense, adj. 2 g.
épais, compacte, qui contient beaucoup de ma-
tière en peu de volume , bourré fortement.
AsKOTÉ , caller , poser des calles , pièce de bois
qui en soutient une autre; caller uu tonneau,
une table; atteinterdes futailles. — Etançonner,
V. a. soutenir, iixer avec des étançons, fig.
étayer, placer des étais sous, etc., accoler au
moyen d'une calle , d'un étai. — Accoler , v. a.
appuyer , soutenir par le moyen d'un appui ;
étayer, etançonner une galerie, etc. , etc.
AsMETT , rondir , v. a. se dit du pis de la vache
qui rondil avant de vêler.
AsMATiK, anhéleux, se , adj. soutHe anhéleux,
respiration gênée. — Aslhmé , e , adj. attaqué de
l'asthme , respiration fréquente et très-pénible.
AsoMÉ, assommer, v. a. tuer avec quelque
chose de pesant; battre avec excès; tig. fatiguer,
affliger, chagriner, importuner.
AsoMEU , assommeur , s. m. qui assomme avec
un assommoir, bâton plombé, etc.
AsoNBRi, assombrir, v. a. rendre sombre;
s'assombrir, devenir .sombre, triste.
AsoNPTiON , assomption , s. f. apothéose de la
Vierge , sa représentation ; fête des catholiques ,
le jour de l'assomption , 13 août.
AsoRTi , assortir, v. a. réunir des choses; fig.
des personnes, des couleurs qui se conviennent ,
joindre ensemble pour un but, réunir ce qui
convient.
AsoRTiMAis, assortiment, s. m. convenance,
assortiment des couleurs . union des choses en
rapport entre elles , assemblage qui convient. —
Assemblage complet , mélange , union , manière
d'assembler des pièces , des parties , convenance
des marchandises en rapport.
Asosiï, associer, v. a. à. avec, donner, pren-
dre pour collègue , pour compagnon dans un em-
ploi , etc. , recevoir dans une compagnie. — S'as-
socier, V. pers. à, ou avec quelqu'un, faire une
société, fréquenter, hanter , avoir liaison, com-
merce avec quelqu'un. — Agréger, v. a. associer
quelqu'un à un corps, recevoir, admettre dans
ce corps , faire une agrégation. — Complice , adj.
â g. qui a part au crime d'un autre. — Associé, e,
adj. membre d'une association, qui esten.so
ciété avec.
.\sosuEG, association , s. f. union de personnes
pour uu intérêt, un but commun; réunion d'in-
dividu. — Propagande, s. f. congrégation, so-
ciété établie pour propager certains principe?
politiques.
AsoTi , turbulent , e, adj. impétueux, porté à
faire du bruit , à exciter du trouble. — Se fâ-
cher, V, pers. prendre du chagrin, du dépit, se
mettre en colère, cesser d'être dans son assiette ;
faire fâcher. — Endever, v. n. enrager, avoir
grand dépit, endiabler; endevé , mutin , chagrin,
impatient, emporté. — Importun, e, adj. dé-
plaisant, fâcheux, qui inquiète, agite, fatigue,
tourmente , incommode par ses gestes , ses pro-
pos, qui cause de l'imporlunité.
.\soi'Pi , sopeur , s. f. engourdissement voisin
du sounueil et qui le précède, qui est assoupi. —
Carotique, adj. 2 g. qui a rapport au carus. —
Assoupir, V. a. endormir à demi, disposer au
sommeil ; s'assoupir , s'endormir d'un léger som-
meil. — Sommeil, indolence léthargique , adj.
2 g. de la léthargie; qui en est attaqué; sopo-
reux , ce qui cause uu assoupissement , un dan-
gereux sommeil.
.\soupmMAi.>' , assoupissement , s. m. état d'une
personne qui e.sl assoupie; sommeil léger, non-
chalance extrême, grande négligence pour ses
devoirs, ses intérêts, être dans l'assoupissement.
— Carus, s. m. allèction sopureuse, insensibilité
absolue, assoupissement profond sans lièvre. —
Léthargie, s. f. assoupissement profond contre
nature ; fig. nonchalance , insensibilité pour tout.
AsouRDi, assourdir, v. a. rendre sourd, étour-
dir quelqu'un par ses discours, des tapages dis-
cordants. — ,\ssommer, v. a. fatiguer, chagri-
ner, ennuyer; incommoder, importuner jusqu'à
l'excès. — Importuner, v. a. incommoder, fati-
guer, déplaire par ses discours, ses questions.
AsPALÉ, épaulée, s. f. maçonnerie de murs
que l'on fait en reprise et eu sous-œuvre, partie
par partie ou par redent. — Epaulement, s. m.
rempart de terre , déblais de maçonnerie contre
une muraille , mur qui soutient une chaussée de
terre qui s'éboulerait , partie pleine entre deux
mortaises ou depuis jusqu'au battant: épauler
un tenon , diminuer sa largeur ; collet carré qui
enveloppe la noix de la vis d'une presse.
AsPANK, empanner, t. a. mesurer à l'empan.
AspAN.N , empan , s. m. sorte de mesure égale à
l'espace qui se trouve entre les extrémités du
pouce et du petit doigt écartés.
.\sp-ATE , serrer , v. a. presser vivement une
chose, mettre près à près, les uns sur les autres;
aplatir, écraser. — Tasser, v. a. mettre en tas
des choses pour qu'elles tiennent moins de place;
action de se tasser, opérer le tassement.
AsPAUGN , épargne, s. f. parcimonie, ménage-
ment dans la dépense ; économie dans le ménage.
AspEHEiE, épaisie, s. f. devenu dense, dru ,
serré, son état de condensation, concret , joint ,
composé.
AsPEUi, épaissir, v. a. rendre épais; s'épaissir,
V. pers. devenir épais, fig. des liquides, secon-
créfier. — Concret, adj. joint; composé; fixé;
coagulé.
AST
AST
AsPEHiHEG. concrétion, s. f. amas départies
réunies en masse solide; adhprencevicieii.se de
parties, action |>ar laquelle (Jes ct^rps mous nu
fluides deviennent solides; condensation.- Kpai
sissement , s. m. condensation, état de ce qui
épaissit.
AsPER , asperge, s. f. plante potagère, à tij!;e
en arl)risseau, feuille lililornie. petite tleiir rosa-
cée, graine ronge, racines apciitives.
.AsPERGESS, aspergés, s. m. gon|)illon pour
asperger; cérémonie, moment . cliau! de l'asper-
sion avec de l'eau bénite; aspersoir. goupillon.
— Goupillon , s. m. aspersoir, petit bàloii garni
par le bout de ^oies de porcs , pa.sséos en divers
sens; brosse ronde à long manche.
Aspi.p.Gi, asperger, v. a. arroser jiar |)etiles
gouttes avec le goupillon,
AsPEr, aspect, s. ui. vue d'un objet; manière
dont il se présente à la vue; perspective d'un site,
des maisons , d'un lieu , son exposition.
.\spiri, aspic, s. m. espèce de lavande dune
odeur trèslorte , lavande commune . ap[ielée
spica et par corruption aspic, plante de jardin
irès-répanduc; petit ^ser|)ent , espèce de vipère
très-vénimeuse ; serpent de France sans venin , à
col étroit.
AspiR.VL, spirale, s. f. ligne courbe, hélice au-
tour d'un cylindre, d'un cône, ou reporté sur un
plan.
.\spiR.v\, aspirant , e, adj. s. qui aspire à en-
ti er, à être reçu dans un corps; i)onipe aspirante,
qni soulève l'eau.
AspiRAUTiON , aspiration , s. f. action d'aspirer ,
désir de parvenir.
Aspiré, aspirer, v. a. attirer l'air avec la bouche,
aspirer .i ; tig. prétendre à, désirer ardemment.
.4spiRKG , ins['iratio;i , s. f. chose inspirée,
mouvement subit de l'ànie qui rins|)ire, lui four-
nil des petiîîées importantes, inspirer de l'air.
.\spouv, api)uycr, v. a. soutenir avec un appui,
poser sur, bâtir contre, lig. protéger, aider,
favoriser, adopter une opinion. — S'appuyer,
V. pers.se soutenir sur, se servir pour appui,
faire fond *ur , mettre son appui. — S'accouder ,
V. pers. s'appuyer du coude, s'accouder sur la
table. — Accoter , v. a. appuyer de côté.
.4spouvA, accoudoir, s. m. appui pour s'accou-
der. — Appui , .s. m. soutien , support ; chose sur
quoi l'on s'appuie ou (pii appuie , qui soutient ,
tîg. aide, secours, soutien, faveur, etc.
AsTAF, balafre, s. m. longue blessure au visage ,
sa cicatrice; estafilade au visage. — Accroc, s. m.
déchirure d'une étoffe, d'un vêtement en accro-
chant.
.4sT.\FLÉ, se camper, v. pers.se placer, se
mettre en certaine posture ou position, se camper
dans un fauteuil , sur un lit , etc. — \ son aise ,
a l'aise, adv. sans peine, commodément, être
mis, placé à l'aise. — Mettre en tas, en pile,
arranger des objets de manière à se tenir ferme.
AsTAFLEG, stabilité, s. f. qualité de ce qni est
stable, étal durable; état de permanence, stabi-
lité, vie sédentaire.
stable, dans une situation
assurée , durable.
V. a. mettre en possession ,
n; -1^)0 \']:v : ^'iiiSi'itîlyr'linis
: '"lalilir ''ii iirulrc.
As TAL, en repos,
ferme , permanente ,
AsTALÉ, installer,
installer qn^lq-r-rifl:
iiM" maison . ric. , s'
AsTALF.G. installation, s. f. action d'installer
quelqu'un dans une place, mise en possession
d'une charge.
.\sTANsNÉ, étançonner, y. a. soutenir, ii\er avec
des etanrons, tig. etayer; se blottir, segiler, se
mettre à l'aise, etc.
AsTAi G, retard, s. m. délai, remise, retarde-
ment.
A.STALRGI, .s'altardei , v. pron. so mettre tard
enroule, attardei . — Relarder, v. a. différer ,
eujpêcher d'aller , départir, causer d\i retard ,
un délai, arriver tard, plus tard. — Différer, v. a.
retarder, remettre à un autre temps ; faire perdre
du tenip.s, causer du retard.
AsTEM , tond, s. m. londement flans le sens de
faire fond sui'((uel(prun , compter dessus, ne faire
ou faire fond sur des assertions ou propos.
Aster, œil de Christ , aster, s. ni. plante a
neurs radiées . vivaces. aster de jardinier, on a
donné le nom à plus de .'iO espèces de cette piaule
dont la plupart montent jusqu'à trois ou quatre
pieds, et fleurissent depuis septembre en novem
bre. les plus agréables sont : l'aster des Alpes ;
l'œil de (christ ; le maritime de la nouvelle Angle
terre, à grandes Meurs, à feuilles il'amandier , à
tige rouge, de Sibérie; la grêle; le géant ou
pourpre; le superbe de la Chine; Reine Margue-
rite, variétés h tuyaux, à peluche ou aster ané-
mone, etc.
AsTÉHiK, asiérique, s. m. étoile', signe qui
indi(|ue, qui martpie un renvoi. — Note, s. f.
marque sur un écrit; remarque, observation,
éclaircissement sur un lexe, sur un mot, etc.—
Parenthèse , s. f. mots , phrases , formant un sens
séparé au milieu d'une autre phrase ; marques
qui les séparent (). — Renvoi, s. m. marque .
signe qui renvoie uue citation, une note, une
addition.
AsTEUR, actuellement , adv. à présent, présen-
tement , à l'instant, au moment même, tout à-
l'heure. — Aujourd'hui , adv. le jour où l'on est ,
à présent, au temps où l'on est. — Adès , adv.
aussitôt, adès. à présent ; présentement, adv.
maintenant, à présent. — A présent, adv. pré-
sentement, il cette heure, maintenant, dès à-
présent . pour le présent.
AsTtCHAT , tige , verge de 1er pointue et mobile,
attachée derrière un traîneau , etc. , pour le rete-
nir dans son recul.
AsTiGCHï, avancer, v. a. vers, pousser, porter
en avant , avancer le bras , etc. , pour donner ;
fourrer , licher.
AsTiK , aslic , s. m. gros os pour licer , outil de
cordonnier; buis ou bonis, outil pour polir;
buisse , outil de cordonnier pour bomber les sou-
liers. — Bonis , s. m. ou buisse , s. f. bois concave
pour bomber les semelles, leur donner de l.n
profondeur , et faire prendre le \>li de la forme du
pied.
AsTiKÉ, polir, v. a. rendre le cuir de la se
melle clair, uni et hiisant a loi ce de frotter
avec la bouisse , l'aslic, broi-.her les semelles. —
Se battre, se donner des coups avec la bouisse,
t. de cordonnier.
AsTiKOTT, indisposition , s. f. maladie, incom
modité légère dans ses facultés ; légère inroe.i-
iii'ulili', i!ial;i(lic peu si'-'^*'- pa.-.sagère. — Ad.
\'M--it.' . s. f. ;i.Ti<l.-iî l';V''i<>n\ ; chute, hfinl
56
ASU
ATA
déchirure , choc inattendu , contrariété , raccroc.
AsTiMÉ , estimer, v. a. priser, déterminer,
fixer la valeur de... une perte et son indemnité
— Apprécier, v. a. évaluer, priser, estimer,
connaître parfaitement la valeur de, en fixer la
valeur, en| fixer le prix. — Evaluer, v. a. ap-
précier; réduire lestimalion à un prix certain. —
Priser , v. a. mettre le prix à une chose, en faire
l'estimation, estimer. — Venliller, v. a. estimer
en tant ou en partie avant partage; déterminer
la valeur de diftérenles parties d'un bien vendu
en bloc.
AsTiMEU, priseur, s. m. huissier, commissaire-
priseur, olhcier public qui fait la prisée, les
ventes aux enchères publiques. — Estimateur,
s. m. celui qui donne un juste prix aux êtres, qui
prise une chose, détermine sa valeur, qui sait
apprécier. — Appréciateur, qui apprécie, qui fait
les estimations.
AsTiPÉ, étayer , v. a. appuyer avec des étais.
AsTOHi, enjamber, v. a. faire un grand pas
pour passer par-dessus ; marcher à grands pas,
aller par enjambées.
AsTOHEiE, enjambée, s. f. espace enjambé;
pas pour enjamber.
AsTOK , heurt, s. ni. choc , secousse en heur-
tant contre , heurt violent, se heurter contre un
objet. — Accul, s. m. acculé dans un coin , dans
un endroit oit l'on ne [leul reculer. — Demeurer
court. V. n. interdit , muet, sot embarrassé, res-
ter court , sans pouvoir plus avancer.
AsTOKÉ, alTerniir, v. a. rendre ferme, assuré ,
stable , inébranlable , donner de la consistance ,
mettre un bloc , un étançon. — Bâcler, v. a. fer-
mer une porte , une fenêtre par derrière avec une
barre, etc.; barrer, fermer avec précaution,
prudence, alfermir. — Barricader, v. a. fermer ,
s'enfermer, pour ne voir personne, pour enipê
cher d'entrer; étayer, appuyer avec un appui des
étales, etc.
AsTORLOK, astrologue, s. m. qui pratique l'as-
trologie judiciaire , art chimérique de lire l'avenir
dans les astres et leurs effets sur les corps céles-
tes. — Astromant, e, s. qui prédit d'après les
astres. — Astronome, s. m. qui sait, qui pratique
l'astronomie, l'astronomie physique (jui explique
les phénomènes célestes.
AsTROGAL , parclauses , s. f. pi. petites traverses
minces ({u'on rapporte aux pilastres , ravalées ,
montants chantournés.
AsTROPALi), coups, s. m. choc , heurt, attou-
chement subit de deux corps, l'impression, la
blessure qu il fait, sa marque, son état. — Déchi-
rure , s. f. rupture faite en déchirant ; événement
imprévu, V. astaf. — Mésaventure, s. f. accident
malheureux.
AsTROLOGEiE, astrologie, s. f. V. astorlok. —
Astronomie, s. f. sciences du cours, de la gran-
deur et de la position des astres ; astrolàtrie ,
culte , adoration des astres.
AsoRÉ, atfermir. v. a. appuyer, consolider une
chose ; affermir , rendre ferme , assuré , stable ,
inébranlable. — Assurer, v. a. affirmer que,
a! tester une chose, eu rendre témoignage, rendre
ferme, sur, hardi, durable, stable, pourvoir à
la sûreté, garantir des pertes éventuelles, assu-
rer une maison , etc., contre lefeu, la grêle, etc.;
étayer, assurer un mur , etc. — Consolider, v. a. j
rendre solide, consolider un édifice, rendreferme,
fig. affermir.
AsijREG, assurances, s. f. croyance qui appro
che delà certitude, plutôt produite d'instinct
qu'acquise par déuionstration : j'en ai l'assurance;
assurance, forte probabilité, promesse, nantis-
sement , obligations pour sûreté , garantie des
pertes, etc. — Compagnie d'assurances, s. f. pi.
sociétés anonymes dont le but est de rembourser,
moyennant une prime annuelle, les pertes causées
par l'incendie, la grêle, etc.
Aï, ail , s. m. pi. aulx, sorte de petit oignon
d'un goût très fort, en gousse, spécifique contre
le mauvais air, les tranchées, les vents; plante
potagère. — Rocambole , s. f. plante , espèce d'ail
doux; graine d'ail, ail poireau excite l'appétit ;
bulbe supérieur de l'ail; échalote d'Espagne ;
ajant décrit l'ail potager, il reste à parler de
quelques espèces dont les fleurs intére.ssent par
leurs couleurs; savoir : ail des vignes, ail à tête
sphérique, ail à feuilles en carène, ail rameux ,
ail rose, ail penché, ail des sables, ail pétiole ,
ail doré, ail à grandes fleurs, odeur de vanille ;
les aulx, en général, ne sont point difficiles sur
le terrain, mais n'aiment point le fumier. —
Echalote, s. m. sorte d'ail liliacé, originaire du
Levant, excite la soif et l'appétit, bon vermifuge,
alexipharmaque.
Atag, attache, s. f. lien, courroie, ce qui sert
à attaclier; muscles qui attache les os; ce qui
sert à lier, unir, fixer, accrocher; ardeur, appli-
cation. — IJen , s. ni. ce qui lie , attache , uni ,
corde, ruban, courroie, chaîne, bandage, bri-
doir pour lier , consolider.
Atagmain, attachenienl, s. m. attache; senti-
ment d'amour ou d'amitié, de vive aifectioii,
grande application à l'étude, etc. — Dévouement ,
s. m. abandonnement aux volontés, au service
d'un autre, action de se dévouer à quelqu'un.
A TAIE , à la mesure , s. m. à la i-egle , qui dé-
termine une dimension , une proportion , etc. —
Taille, s. f. coupe d'un habit, d'une robe, des
pierres, etc., manière découper, tailler, incrus-
ter, etc.
A TAIN, à propos, adv. dans l'occasion; conve-
nablemenlau temps, au lieu, aux personnes, etc.;
à propos, convenable. — De bonne heure, adv.
tôt , pas tard ; antériorité , s. f. priorité de temps,
antériorité de date, d'une demande, d'une dé-
couverte, de droit d'existence.
Atainpranze, précocité, s. f. qualité de ce qui
est précoce; fig. d'un enfant . de l'esprit. — Re-
tenue, s. f. modération, discrétion; frein des
passions, des désirs, des discours; retenteur ,
article secret qu'on réserve par modération , par
pudeur ou duplicité. — Réserve, s. f. circonspec
tioii ; discrétion , retenue , parler avec réserve
d'une chose. — Discrétion, s. f. circonspection ,
prudence; judicieuse retenue dans les paroles,
dans les actions. — Modération , s. f. retenue ;
vertu qui retient dans une sage mesure; empêche
de s'abandonner à la colère, a l'orgueil, a ia
vengeance. — l'rématurité, s. f. maturité avant
le temps ordinaire; précocité, fig. prématurite
d'esprit, de jugement, d'une entreprise.
Atainproi-, primeur, s. f. première saison de
certains fruits, de fleurs, de légumes, fruits
précoces. — Précoce , adj . 2 g. mûr avant le temps.
ATA
ATE
57
la saison, cho>e précocp, dont il n'est pas temps
de parler, qu'il n'est pas temps rie f,(ii>'; préma
turée. — Maliiial , e , adj. (pii s'est levé, se levé
malin; persoinie matinale; aube matinale, l'an-
rore. — Hâtif, \e. idj. précoce, formé avant
Lige, finit; tig. esprit hâtif. — liàtivean, s. m.
fruit, pois précoce, sorte de poire.
ATAiNPRor , pr(Mnaluré . e , adj. ipii mûrit, fruit
prématuré, uu tait «pil airivc .tvanl le temps;
esprit, sagesse, affaire prématurée.
Atainri . attendrir, v. a. rendre tendre, lâcile ,
bon à manger, tig. sensible a la pitié, ii
l'amitié, à l'amour. — S'attendrir, v. pcrs. deve-
nir tendre, plus sensible, s'émouvoir, s'atten-
drir à la vue ou récit d'une catastro|il)e. — Mor-
tilier, V. a. faire que la viande devienne plus
tendre , dom|iter ses sens , ses passions. —
Kmouvoir, v. a. toucher vivement; uu récit, un
spectacle émeuvent l'âme; excitera la compassion,
causer de l'émotion
ATArNRmAs , attendris.sant, e,adj. (|nialtendrit,
fig. rend sensible à la compassion, à l'amitié, à
l'amour.
Atainsion , attention, s. f. ap|tlicali(ia d'esprit
à , soin officieux , obligeant , égards , direction de
l'âme vers un objet particulier. — Aptitude, s. f.
disposition naturelle à quelque chose, au\ arts ,
au\ sciences . par les succès dans une chose. —
Méditation, s. f. application de l'esprit pour ap-
profondir un sujet, état de celui qui médite. —
Vigilance, s. f. attention sur; grande, extrême,
continuelle vigilance. — Exactitude, s. f. atten-
tion ponctuelle et régulière; précision . justesse
dans ses ouvrages , ses devoirs. — .\ttention, s. f.
commandement militaire avant de faire exécuter
»ne manœuvre; rattenlion est le Inirin de la mé-
moire.
Atainsio.né, altentioimé, e , adj. personne at-
tentionnée qui a des égards, de la présence.
Atainta, attentat, s. m. entreprise grave contre
les lois , dans une chose capitale ; faire , commet-
tre un attentat, crime, usurpation.
Ataintif, attentif, ve, adj. qui adol'attention,
de l'application ; des égards pour; attentif a son
devoir.
Ataintifmaix , attentivement, adv. avec atten-
tion, application, lire, écouter attentivement.
Atak , attaque, s. I. action d'attaquer, d'en
gager le combat , choc, assaut; tig. paroles dites
pour sonder l'intention, pour disposer à, pour
piquer, action de sonder; reproche couvert;
atteinte d'une maladie. — Accès, s. m. émotion,
retour périodique de la fièvre; sa durée sans
intermission, attaque d'un mal pi'iiodique. —
Convulsion, s. m. mouvement violent et forci- ,
irrégnlier, contraction avec secours involontaire
des niuscies ; être en convulsions, mouvement
spasmodique. — Escarmouche, s. I. t. militaire,
combat des partis détacln-s de deux années voi-
sines, engagement entre des tirailleurs. — Con-
traction , s. f. mouvement par lequel un corps se
raccourcit, couli'action des nerfs, des nniscles.
— Engagement, s. m. combat, bataille de deux
corps d'armée. — Spa.snie, s. m. crispation ,
contraction, convulsion des nerfs; arsée, s. f.
violent accès de passion. — Agression, s. f. ac-
tion de l'agresseur, attaque.
Atakan, attaquant, e, adj. s. assaillant, qui
attaque. — .\ssaillant, e, s. 2 g. qui attaque;
agresseur, qui attatpie le premier. — .4/rtÂ- du
niair, crispation, s. f. res'-errement dans les
parties, les nerfs, les entrailles qui se contractent,
spasme, clonique des muscles, des fibres. —
Névropathie , s. f. maladie nerveuse avec spasme,
grande doulein- des nerfs; érélhisme, tension
violente des libres. — Atak du pnruliznie, paré
si;>, s. f. I aralysie injparfaite, parésie, relâche-
ment lies libres.
AtaivK. attaquer, v. a. as.saillir. être agres.>enr;
offenser le premier ipielqu'un, attaquer de con-
versation , de propos , chercher .a détruire ,
commencer i'altaqnc, la (jnerelle; adresser la
paiole pour faire parler. — Provoquer, v. a.
injitcr, exciter, provoquer ;i se battre, poussera.
— Lapider, v. a. assommer, lapider ipielqu'un à
coups de pierres ; fig. s'élever plusieurs avec
velienience contre qnelqu'iui. — Picoter, v. a.
attaquer ipielqu'un parties traits malins; taqni-
ner, contrarier; asticoter, contrarier, tourmen-
ter, etc. — Escarmoucher, v. n. combattre par
escarmouche, contester; disimler, ergoter , as-
.saudcr quelqu'un. — Intenter , v. a. former ,
commencer une action, un procès contre quel-
(junn.
Atalpri , s'attaider, v. pron. se mettre tard en
loute, se retirer tard.
Atalklk, attabler, v. a. mettre à table, retenir
à table; s'attabler , v. pers. se mettre à table pour
y demeurer longtemps, pour jouer.
.Vrii, athée, s. m. ipii ne reconnaît point de
Dieu , (jui nie l'existence de Dieu , d'un être >upé-
rieur intelligent, hors de la matière; ipii nie
l'existence d'une inleUigcuce supérieure a l'intel-
ligence humaine.
Atkg, épingle, s. f. bout de fil de laiton ou de
fera tète et pointe; les premières épingles furent
faitesen Angleterre en l.'iiô; elles sont désignées
parleurs numéro.s, savoir : N"* 3 à 36, celle^ de
la Reine; du >" 56 à 1-20; le mille 1 , 2 et .1 livres.
— Epinglette, s. f. longue épingle; aiguille |<our
percer les gargousses, déboucher la cheminée du
fusil, aiguille à grosse tète. — Drapière. s. f.
grosse épingle pour les drapiers; amion , s. m.
petite épingle; les épingles à têtes de métal
fondu furent inventées en 180.3 par Ilarris , anglais.
— Atetj dm-, attache de diamants , pièces de pier-
reries , épingle montée; broche en épingle, s. f.
ouvrage d'orfèvrerie. — Atcq du frizc , é\mv^\&
noir, s. f. particulièrement destinée à la frisure
des boucles, des tours et toupets et de vieilles
perruques.
ArtGÏ, éjiiugler, v. a. assnjetlirune chose avec
une ou des épingles. -— Attacher, v. a. joindre
une chose a ui!e autre avec un clou, une épingle;
joindre ensemble l'un à l'antre; s'attacher l'un k
l'autre , soit même avec des épingles.
Atki.nd, attendre, v. a. être dans l'attente, le
désir, la crainte d'j quelque chose qui doit arri-
ver, espérer, compter sur, frapi.er de loin, saisir,
toucher de loin, attraper, attaquer, parvenir. —
Temporiser, v. n. retarder, différer, avec espoir
de meilleur temps, temporiser un paiement , un
ouvrage, etc. — Attente, s. f. état de celui qui
attend, temps emplové it attendre, être dans
l'attente il'une chose, l'espérer ou la craindre. —
Atteindre, V. a. atteindre le but, y arriver, saisir,
58
ATE
ATN
touchera une chose éloignée , joindre en chemin.
— Expectative , s. f. ejipérance , attente fondée ,
droit de survivance, espoir. — Faire le pied de
grue, attendre debout.
ATEtNDA.N. en attendant, adv. V. cependant ,
jusqu'à Jà, jusrpi'à ce jour, ce temps.
Atefndoi!, attendu, part. prép. eu égard à son
âge , etc. , vu et attendu que.
Atelaie, attelage, s. m. chevaux, bétes de
somme, attelés pour traîner; tirer, se dit de
deux êtres animés semblables; train. — Assorti-
i»enl, 8. m. une ou des choses en rapport entre
elles; assemblage, réunion de plusieurs choses ,
mélange. — Cohue , s. f. assemblée tumultueuse
et bruyante; faire cohue, criailleries , tapage.
Atelar, squelette, s. m. carcasse; ossements
qui se tiennent encore ou rattachés, personne
décharnée, desséchée. — Embranchement, s. m.
réunion de liges , des tuyaux , nœuds , coulures
de deux pièces l'une à l'autre; nœud de soudure.
Atelé, atteler, V. a. attacher des chevaux, des
Mf es de somme ii une voiture , etc. — Vêtir, v. a.
habiller, donner des habits à.— Se vêtir, v. pers.
s'habiller, mettre un habit, des vêtements. —
Revêtir, v. a. habiller une personne qui manque
d'habits, le couvrir; se revêtir d'un habit, etc.
Ateleg , conduite , s. f. action de prendre des
chevaux d'allégé pour conduire, accompagner ,
diriger un chariot, ime voiture , etc.
AîENf, amincir, v. a. rendre plus mince, de
peu d'épaisseur, faire des tranches minces de
pain, de viande, etc. — Emincer, v. a. couper
par tranches minces , choses émincées ; émincer,
V. n. faire des tranches minces du pain. — Ame-
nuiser, v. a. t. d'art , rendre plus mince , moins
épais; délier, rendre moins épais. — Attiédir,
V. a. rendre tiède ce qui était chaud ou froid ,
devenir tiède; dédormir de l'eau, la dégourdir
3" f^'|- — Tiédir, v. n. devenir tiède, faire, lais-
ser tiédir l'eau , couper , mélanger deux liquides,
l'im bouillant et l'autre froid. — Amaigiir, v. a.
enlever ee qu'il y a de trop en épaisseur, à une
pierre, à une pièce de bois de charpente ou à
d'autres matériaux.— Démaigrir, v. a. retrancher
dn bois, de la pierre, les rendre moins épais;
atténuer, affaiblir, diminuer les forces.— Escor-
ner, amincir le cuir pour y mettre une pièce.
— AflQnité spirituelle, s. f. entre les parrains et
les marraines , les tilleuls et tîUeules et leurs pères
et mères; liaison intime.
Atemhar , clair-voie , s. f. ou saut de loup , se
dit des jours dans un tissu; clairière, endroit
plus clair dans une toile, etc. — Faiblage, s. m.
état plus faible dans une chose manufacturée.
AtENrHEG, attiédissement. s. m. tiédeur, relâ-
chement amincé ; émincée, \iande. etc. , coupée
par tranches minces.
•Ater, attraper, v. a. atteindre en courant
après ; saisir quelqu'un , le surprendre, parvenir
à l'atteindre. — Bouillonner, v. n. faire des bouil-
lons à une étoffe, enjoliver une robe avec des
bouillons, des boutfes. — Apparenter, v. a. se
<^onner des parents par alliance ; s'apparenter,
s'allier à; affinité, alliance, degié de proximité
entre les parents. — Goder, v. n. faire des faux
plis à un ouvrage , une robe , elr. ; godronner ,
faire des plis .i une couture mal faite. — Ratlein-
dre, V. a. rattraper quelqu'un qni a l'avance.
reprendre un prisonnier échappé. — Rejoindre ,
V. a. ratteindre, retrouver, rejoindre des person
nés dont on avait été séparé. — Racher, v.a. finir,
arrêler un ouvrage , une broderie , par des petits
points symétriques.
Ater bouchon , en boucle , s. f. cheveux frisés ,
en lire-bouchon. — Retortuns, s. m. accasia à
tire-bouchon à gousse, en spirale.
Atermiké, atermoyer, v. a. prolonger les termes
des paiements; s'atermoyer, s'arranger avec ses
créanciers pour prolonger les paiements.
Atermiseg, atermoiement, s. m. accommo-
dement avec des créanciers pour les paier à terme*
convenus.
Atestaution, attestation, s. f. certificat, témoi-
gnage |)ar écrit donnéà quelqu'un. — Témoignage.
s. m. rapport d'un ou de plusieurs témoins sur un
fait, un discours.
Atesté , attester , v.a. certifier de vive voix ou
par écrit; témoigner, assurer, prendre a témoin.
— Certifier, v. a. témoigner, assurer qu'une cho^e
est vraie; certifier un fait, certifier qu'il est vrai.
A T1ESS , plante , fleiir en tête , s. f. en forme de
tète, chou pommé en tête, etc. — Capité, e, adj.
partie des plantes, qui porte une têle et des
fleurs (jui sont rassemblées en forme de tète. —
En pyramide, s. f. arbres, arbustes auxquelles
on a donné la forme pyramidale.
Atirau, , attirail, s. m. grande quanlité de
choses diverses, nécessaires à la guerre, aux
voyages, à lâchasse, etc.; bagage superflu; grand
long attirad , attirail embarrassant , fastueux ,
grotesque.
Atiran, attirant, e, adj. qui attire; tig. enga-
geant, manières, charmes, esprit attirant, mar-
chande , femme attirante. — Alléchant , e, adj.
action d'allécher, attirerpar le plaisir, la douceur,
la séduction , la louange , par leurs attraits.
Atiré, attirer, v. a. tirer à soi ; gagner par
adresse ; avoir par adresse , attraper finement ;
gagner par des manières engageantes , flatteuses,
agréables. — S'attirer, v. pers. gagner, obtenir.
— Tirer, v. a. mouvoir vers soi , amener à soi .
après soi , attirer à soi. — Touer , v. a. faire avan
cer en tirant du rivage ou en tirant après soi ,
remorquer. — Aduire, v. a. attirer dans un local,
un endroit, aduire des pigeons, etc. ; les y ac-
coutumer, les y fixer, amener.
Atireg, attraction, s. f. action d'attirer; état
de ce qui est attiré; puissance, force inconnue
qui attire les corps les uns vers les autres. —
Attractif, ve, adj. qui attire, onguent, aimant,
force attractive, air attractif, attrayant. — Trac-
tion , s. f. action d'une puissance qui tire.
Atitoté, alinler, v. a. parer, orner avec irof
d'affectation; s'atinter, se parer, s'ajuster. —
Attifer, v. a. orner, parer avec trop de soin ; s<
dit de la tête de femme : s'attifer d'un altiffet. —
Ajuster, v.a. parer, embellir par des ajustements
se pomponner, se parer, s'ajuster avec recher
che. — Poupiner, v. a. donner un air poupin, s(
parer d'une manière enfantine.
Atitoteg , parure, s. f. ornement, ajustement
ce qui est paré, sert à parer, parure élégante
ridicule, bizarre ajustement.
Atnar, accrof , s. m. déchirure d'une éloflfe ei
accrochant; godrou , s. m. plis faits dans nm
couture ma! faite.
ATR
AÎR
59
AT:4Ee, godure, s. f. faux plis; froncer, rider
une eouture en la cousant.
Atni, appartenir, v. n. être parent , lié par pa-
venté, être ù quelqu'un, aux gages drs autres ,
avoir une relation nécessaire ou de convenance.
— Appointer, v. a. faire des points d'aiguille k
unepiècede drap sur le côté du chef pour l'empê-
cher de se dérouler. — Atteindre , v. a. saisir ;
toucher de loin , toucher à une chcse éloignée ;
attraper, joindre en chemin.
Atnou, oppressé, s. m. étouBement qui gêne
la respiration, éprouverde fréquentes oppressions
de cœur , d'estomac ; oppression pénible. —
Etouffement , s. m. diflicuité de respirer, sorte
de suffocation , oppression. — Pantois, adj. m.
respirant avec peine. — Asthme, s. m. qui a la
respiration gênée, pénible. — Dyspnée, s. f.
dilSculté de respirer, respiration pénible.
A TOiH, à tort, adv. sans justice , sans raison ,
ù tort et à travers . sans discernement , sans con -
sidéra tion.
A TOB ou TRAVEE , ab hoc et ahoe, adv. sans
ordre, sans raison, confusément, à tort et à tra-
vers, de çàei de là.
A TOTT, à tout, t. de jeu , de triomphe, qui
joue il tout ; à toute couleur qui gagne au jeu
de carte , triomphe. — Contusion , blessure , en-
taille, taillade, balafre, froissure, meurtrissure.
A Toù , à lui , j'ai parlé à lui , à sa personne, à
lui-même.
Atoucmi, toucher, v.a. mettre la main, le doigt,
le pied , etc. , à ou sur quelque chose , opérer le
lontact légèrement. — Frôler, v. a. toucher
légèrement en passant.
AiouGMAiN , attouchement, s. m. action de
toucher. — Contact, s. m. attouchement de deus
iorps. — Frùlement, s. m. action de frôler, effet
de ce qui fiôle ; étal de ce qui est frôlé,
AiouMANZE, réussite, s. f. bon succès; issue,
succès; bonne, heureuse, mauvaise réussite,
avoir de la réussite. — Résultat, s. m. favorable,
imprévu, prévoir, craindre le résultat. — Succès,
.<». m. réussite; heureuse ou malheureuse issue
d'une atfaire , d'une entreprise , etc. , succès ines-
péré , inattendu.
AîoiisiÉ, réussir, v. n. à , dans, avoir un suc-
cès; réussir, bien ou mal dans une entreprise ,
un travail , avoir un succès heureui. — Echeoir,
>". n. arriver par le sort , par cas fortuit , par suc-
cession , donation ou rencontre , arriver à temps
préfix. — Kvénement , hasard , qui arrive ; a lieu
par cas fortuit.
\ TOUR , tour à tour , adv. successivement , l'un
après l'aiilre ; alternalivement , à diverses repri-
ses, à tour de bras , de toutes ses forces. —
Sonner à toute volée , adv. imprimer aux cloches
un mouvement fort et rapide, mettre les cloches
en branle.
Atoùtlé, amadouer, v. a. V. adoulé, entortil-
ler, envelopper quelqu'un dans un piège, un
embarras.
Atouwé , tutojer , v. a. user des mois tu et loi
en parlant a , tutoyer quelqu'un , user de luloie
ment.
Atouweu, tuloyeur, s. m. qui tutoie habituel-
lement.
Atrafté, accourir, v. n. courir, venir à la hâte,
aller promptemenl vers, avec vitesse, impétuo-
sité , piétonner avec vitesse vers.
AïKAi, appas, s. m. pi. charmes pui»sâots de
la vertu , de la gloire , de la beauté , de la vuluplé;
c; ([ui plail, attire; avoir des appas. — Attrait,
s. m. ce (jui atlire par l'agréable ; penchant ,
inclination pour une personne , pour uu art, une
occupation, appas.
.\rKAmi'É, houer, v. a. t. de foulon, mettre le
drap à l'eau et l'en retirer ; tremper un objet dans
l'eau avant de le laver.
.\trap, mystification, s. f. action de mystifier,
chose, parole qui mystifie, tromperie par dégui-
sement , mystifier , abuser de la crédulité pour
rendre ridicule. — Sophistiquerie , s. f. fausse
subtilité pour tromper. — Leurre, s. m. appât .
pouraltirer, tromper; attrapette, s. f. tromperie
légère , tour malin. — Attrape , s. f. tromperie ,
apparence trompeuse; attrape-minon , s. m. fa
mille hypocrite, cagol , filou. — Niche, 8. f. tour
de malice ou d'espièglerie, faire une niche ii
quel{|u'un , bonne, mauvaise niche. — Baye, s. f.
tromperie faite dans l'intention de plaisanter. —
Surprise , s. f. petite boite renfermant uu ressort,
qui se détend lorsqu'on lève le couvercle et qui
présente aux yeux un objet inattendu. — Ruse ,
s. f. finesse, artifice, moyen pour tromper, ma-
nière adroite d'induire ({uelqu'un , sou ennemi eu
erreur. — Embûche, s. f. piège; entreprise se-
crète pour surprendre quelqu'un, lui nuire. —
Attrape-lourdaud, s. m. niais, nigaud; ruse gros-
sière , qui ne peut tromper que des ignorants ,
desimbeciles. — .\ttrapoire, s.f. fig. tour, finesse,
pour attraper, pour tromper. — Chausse trap ,
s. f. pointes , étoiles de fer qui se lienuent debout
parterre; piège contre la cavalerie.
.\iRAP-CHET , chatière , s. f. passage , piège pour
attraper les chats ; passage , trou dans une porte .
lacet , nœud coulant.
.\trap-daida> , banquiste, ». m. charlatan qui
va de ville eu ville pour vivre aux dépens du pu-
blic qu'il attrape.
Atrapé, attraper, v. a. prendre» une trappe, au
piège, dans uu piège, à une trappe, etc., fam.
obtenir par industrie, attraper de l'argent, un
profit, tromper, surprendre par artifice. — Capter,
V. a. attirer, gagner, obtenir, chercher à obtenir,
par insinuation , pour tromper. — Accrocher, v.a.
attraper par adresse , posséder par intrigue , ga-
gner par ruse ou finesse une chose, une place, etc.
— Extorquer, v. a. tirer, obtenir, arracher par
force ou menace, extorquer de l'argent , un aveu,
un consentement. — Désappointer, v. a. manquer
de parole à quelqu'un , frustrer ses espérances ,
contrarier, tromper dans l'attente , désappointe
ment. — Sophistiquer, v. a. subtiliser quelqu'un
avec excès. — Empièger, v. a. prendre au piège;
panneauter, v. n. tendre des panneaux. — Frus-
trer, V. a. priver d'une chose due ou attendue ,
frustrer l'espérance, les créanciers , frustrer quel-
qu'un de ses droits, etc. — Frauder, v. a. trom-
per, décevoir, frauder quelqu'un, frustrer par
fraude. — Tromper, v.a. user d'artifice pour
induire en erreur, décevoir, abuser. — Réussi, e,
adj. qui a l'effet qu'on eu attendait , dont l'exécu-
liou est eu rapport parfait avec l'idée première
de l'entreprise.
Atrapeg , supercherie , s. f. tromperie avec
finesse; fraude, user, employer les supercheries.
— Tromperie, s. f. fraude; artifice employé
pour tromper. — Finesse , s. f. ruse , astuce , arti-
60
AtlË
AUB
fice, mensonge en action, friponnerie adroite. —
Fraude, s. f. tromperie cachée, action de mau-
vaise foi , supercherie frustatoire.
Atrapeu, attrapeur, se, s, qui attrape. —
Captieux , se, adj. qui tend à tromper, tour cap-
tieux propre à surprendre, à attraper. — Patte-
pelue, s. f. homme doucereux et pertide. —
Escroc , s. m. fripon , fourbe adroit ou impudent.
— Séducteur, trice, s. corrupteur; celui qui sé-
duit, qui fait tomber en erreur, en faute. —
Sophistiqueur, s. m. qui subtilise avec excès;
sophistique, trompeur captieux. — Chevalier
d'induslrip, s. m. escroc qui vit d'adresse; atïron-
teur, s. m. trompeuravec hypocrisie, qui aflfronte.
Atrip Kl ATRAP, à la grosse avcnlure , adv. à
tout hasard , ou hasard sans choix , sans ordre ,
sans réflexion.
Atrap-hoh, apocyn , s. m. gobe-mouche, ar
buste dont la fleur en cloche se ferme et retient
les mouches.
AfitEiMPK, attremper, v. a. tremper, recuire ;
modérer, gâcher, mouiller dans un liquide, être
dans quelque chose de liquide. — Macérer, v. a.
taire tremper dans unbquide, une liqueur. —
Imbiber, v. a. abreuver, mouiller, faire pénétrer
par une liqueur. — Gâcher, v. a. délayer, dé-
tremper avec de l'eau , du mortier, plùlre , etc.
Atrecha, entrechat, s. m. saut, les jambes
croisées à plusieurs reprises en l'air, entrechats.
AtribouWé, attribuer, v. a. à, imputer; référer,
raijj)orter à quelqu'un, à une cause; accorder,
donner, supposer, attribuera un être. — Impu-
ter, V. a. attribuer, imputer à quelqu'un une
chose blâmable, accuser, charger de, imputera
une cause quelconque.
Atristé, attrister, v. a. rendre triste , attliger,
altristerràme de quelqu'un, .s'attrister, s'atlliger.
— Confrisler, v. a. fàehei'; affliger, donner du
chagrin , se contrister , se morliHer.
Atross, atroce, adj. 2 g. énorme, excessif,
inhumain, cruel; àme atroce, méchante et féroce.
— En trousse , s. f. robe, etc. , faites avec des
trousses eu plis.
Atroupé , attrouper, v. a. assembler en troupe.
— S'attrouper, v. pers. s'assembler en troupe
tumultueusement.
Atroupeg, attroupement, s. m. assemblée
tumultueuse etillégale, rassemblement, concours
tumultueux de personnes, attroupement.
Atroupmain, réunion, s. f. action de se réunir,
ses efl'ets. — Groupe, s. m. réunion de personnes
en rassemblement , en attroupement.
Atrouwandi, apparesser, v. a. appesantir l'es-
prit , le rendre paresseux, s'appesantir, devenir
paresseux. — Acoquiner, y. a. accoutumer à la
paresse, au repos; l'oisiveté, le feu, la table
acoquinnent; s'acoquiner, s'abandonnera l'oisi-
veté. — Acagiiarder (S'), v. pers. s'accoutumer à
la paresse, à une vie fainéante; s'appesantir,
rendre lourd et paresseux. — Fainéanter, v. n.
famil. être fainéant, ne vouloir rien faire par
paresse.
Attversité, adversité, s. f. mauvaise fortune ,
accident fâcheux , état malheureux, pauvre.
Au, ah! interj. qui marque la joie, l'amour,
l'admiration, la colère, le plaisir, les passions ,
la douleur , l'aûinualion , le doute.
AuB , arbre , s. m. plante ligneuse , de 6 à 30
pieds, à forte tige , le plus grand des végétaux ;
grand , gros , petit , jeune , bon , bel arbre , arbre
haut, droit, loutfus. torlu, taillé , sec , mort ,
vert. — Aube, s.f. long vêtement en toile blanche
pour les prêtres dire la messe, ils le mettent par
dessus leurs habits ; de ce vêtement on en fait le
rocliet en raccourcissant et le surplis en l'allon-
geant. — Axe , s. m. lige qui passe par le centre
d'un corps rond , d'une courbe , et sur laquelle ce
Qorps ou cette courbe pourrait tourner. —
Arbrisseau, s. m. petit arbre végétal au-dessous
de l'arbre. — Arbuste, s. m. petit arbrisseau vé-
gétal au dessous de l'arbrisseau et qui ne bour-
geonne qu'au printemps ou sous-arbrisseau. —
Aubel, s. m. grand village de la province de Liège,
arrondissement de Verviers , chef-lieu de canton,
une heure et demie de Hervé.
AiiBESPEN.N, aubépine, épine blanche, s. f. au-
bépin, s. m. arbri.sseau épineux, à petites fleurs
odorantes, baies, rouges; isolé, il devient arbre,
se garnit d'une belle tête et atteint souvent une
hauteur de dix mètres (trente pieds) ; dans nos
haies , il reste arbrisseau , et comme tel il est
connu de tout le monde par ses jolis bouquets de
Meurs blanches.
.\iBLETT, aubaine, s. f. succession, etc., avan-
tage inattendu , bonne aubaine, fam. iron, mau-
vaise aubaine. — Able , s. m. ablette , petit poisson
de rivière argenté, plat et mince, du genre de
syprin dermoptère.
Albo, aubier, s. m. couche circulaire de bois
imparfait, tendre, entre l'écorce et le vrai bois
dans tons les arbres; passage du liber à l'état de
bois ; nouveau bois qui se forme sous l'écorce ;
bois blanc dans un seau , etc.
AuBODOU , aubin , s. m. blanc d'œuf , glaire qui
entoure le moyeu d'un œuf. — Chalazes, s. ui. pi.
glaires , cordons blanchâtres de l'œuf.
AuBOL , obole, s. m. petite pièce de monnaie
ancienne , moitié d'un denier tournois ; petit
poids de douze grains.
AuBRiKO , abricot , s. m. fruit à noyau , jaune ,
tacheté; fruit de l'abricotier.
AuBRiKOTi, abricotier, s. m. arbre rosacé qui
produit les abricots; il y en a dix espèces : l'abri-
cot blanc, petit; l'abricot commun, gros; l'abri-
cot angoumois ou rouge, allongé; l'abricot de
Hollande ou amande aveline: l'abricot deProvence;
de Portugal ; l'abricot alberge ; l'abricot pêche ;
l'abricot d'Alexandrie; l'abricot du Pape, abricot
violet ; les abricots paraissent être originaires de
l'Arménie, l'amande du noyau a la propriété
commune à tous les amers ; c'est un antidote
contre les vers , on en fait des liqueurs. — Abri-
colin, s. m. abricot hâtif ou musqué, à fruit petit,
presque rond , souvent coloré de vermeil du côté
exposé au soleil.
AuBuzE, obus, s. m. petite bombe sans anse ,
projectile creux en fonte qu'on lance avec une
bouche à feu appelée obusier; c'est une petite
bombe sans anse qu'on tire à ricochet, elle pro-
duit le même elfel que le boulet de canon.
AiBUZi, obusier, s. m. espècede mortiermonté
sur un allftt, bouche à feu de campagne, en
bronze, avec laquelle on lance les obus. Les pre-
miers obus fondus en France, l'ont été à Douai
en 1 749 , sont montés comme des pièces de cam-
pagne, de bataille; il y en a de deux sortes.
AUF
AUG
01
Au dîné, à midi, s. m. le milieu du jour, heure
de midi; point cardinal, sud.
AiDioss, ohséquiosilé, s. f. caractère, qualité
de l'être ol)S(''(|uieux , complaisance servile , cé-
rémonies futiles, laçons gênantes , embarrassan-
tes, (pii les porte à l'excès, civilité étudiée ;
politesse fatigante , grande exclamation.
Au DFOu , à l'extérieur , adv.au deliors; en
apparence, à la porte, retourné, partieextérieure.
— A l'envers , adv. du côté de l'envers; eu sens
contraire, le dessus-dessous. — Au dehors, adv.
à l'extérieur, par les parties extérieures, en de-
hors à l'extérieur, là dehors, se dil étant dedans.
— Hors œuvre, adv. d'un angle iulérieur d'un
nmr à l'autre, mesure prise en dehors d'un objet,
dans œuvre et la mesure en dedans; exirinsècpie,
adj. qui vient du dehors; externe, (pii est du ou
au dehors , extérieur.
Al) DKOLOGN, eau deCologne, s. 1. de Jean-Marie
Farina, dont les admirables vertus sont connues
de tout le monde. — Eau apollonienne , de Cyris;
balsamique; des bayadères; des templiers; den-
tifrice , Désirabode ; miraculeuse ; de Ninon , des
Odalisques, de Slalid, des Stonioi>hilines, et
l'eau de Vémis, de Mars , de Heurs d'orange , de
Janille , eau de senteur. — .lu fhrtt , eau forte ,
s. f. acide nitrique etnitreux, combinaison d'azote
et d'oxygène, tirés du nitrade de soude ou de
salpêtre.
Au DLA , de lu, au-delh, adv. par delà , prép.
pour au-delà, exprime l'excès ou la sortie des
limites, de l'autre côté.
Ai'DNEu, ardennais, s. m. habitants des Arden-
nes.
Au DTRiviF.r, au travers de... s. m. au milieu ,
par le milieu, de travers , adv. obliquement, à
contresens, du mauvais sens, mal en travers ,
adv. d'un côté à l'autre daus la largeur ; à l'oppo-
site.
Au DVAiN , au dedans, être en dedans, prép.
dans l'intérieur, en dedans, adv. de lieu, dans
l'intérieur. — Interne , adj. 2 g. qui est au dedans,
du dedans; iutérieurenient, adv. au dedans en
général.
Au DVAN, devant, s. m. partie antérieure d'un
être, devant, vis-à-vis, aux yeux de, avant, à
ro|)posite de la partie postérieure. — Eu face ,
adverbial, vis-à-vis; situation, aspect, point de
vue, perspective, ce (pu- l'on voit devant soi.
AuDZEU , .\dseux , s. m. hameau de la commune
de Louveigné , arrondissement et province de
Liège , il y a lli habitations.
Ald zeu. Ail) /.i:uu, par-dessus, s. m. sur, au-
delà , par delà , outre ; au-dessus , ])lus haut ,
mettre au-dessus , rendre supérieur. — En sus ,
adv. par delà , par dessus ; surérogation , s. f. t. de
mysticité, ce qui est au-delà des promesse's, des
obligations. — .Supplément, s. m. ce que l'on
donne, ou ajoute a un livre , un journal pour le
rendre complet.
Aubzo, au-dessous, pri'i). plus bas; marque
rinfériorité, au-dessous de, etc.; subjaceut, e,
adj. situé au-dessous.
.\i' FiAiR , au bagne , s, m. prison des forçais ,
des condaumés à temps , à vie, dans les poris de
mer.
Au FO.N DFoss , basse fosse, s. f. cachot obscur
et profond, prison criminelle, Tonne pourrait y
vivre trente ans. — Cachot, s. m. prison basse et
obscure, souterraine; petite loge obscure pour
un fou.
AuG, arche, s. f. voûte de pont, construite et
supportée sur les piles et les culées d'un pont de
pierre, pour le pa.ssage des eaux et la liberté de
la navigalion; l'arche du milieu est la maîtresse
arche; l'arche en plein cintre, est celle formée
d'un demi cercle; l'arche elliptique, est formée
d'une demi ellipse ou d'une anse de panier; l'ar-
che en segmeul de cercle, est formée d'un arc
moindre que la demi circonféience ; l'arche
extradossée, est celle dont les voussoirs sont
égaux en longueur, formant à l'extrados la nu-'uie
ligue courbe ipi'à la douelle, et sans aucune liaison
avec les assises des reins; l'arche d'assemblage
est celle qui est en pièces de bois de charpente ,
assemblées et formant le cintre. — Voiite , s. f.
ouvrage , cor[)S de macomierie de bâtisse en ai'c ,
construction cintrée, eni»ierres, bri([ues, etc.;
on leur doiuie dilférentes dénominationsen raison
du plan qu'elles occupent, de leur forme et de
leurs accessoires; savoir : voûte .surmontée; sur-
baissée on anse de panier; le plein cintre, voûte
eu ogive ou gothique; vi)ûle d'arête; voûte sphé-
ricpie ; voûle à lunette; voûte sur noyau ; voûte
conique ; voûte en arc de cloître. — Pile de pont,
s. u). massif de forte maçonnerie dont le plan esc
souvent hexagone, barlong, (jui se|)are et porte
les arches d'un pont de pierre ou la travée d'un
pont de buis, sont terminés par des prismes rec-
tilignes ou sphériques.
AuGN, àne, esse, s. m. quadrupède de race
primitive, plus petit (jne le cheval, à longues
oreilles; il y en a de dillérenles couleurs, la plu-
part sont d'un gris de .souris; il y en a de blancs,
de bruns, de roux et d'un gris argenté; bête
asine; àne, anes.se; butor. — Ane, s. m. homme
stupide, ignorant, d'un esju'it lourd et grossier.
— Zèbre , s. m, quadrupède , âne rayé et sauvage
du Cap, animal, quadrupède plus petit que le
cheval et plus grand que l'âne. — Onagre, s. m.
àne sauvage, ne diffère des ânes domestiques
que par les attributs de l'indépendance et de la
liberté, est plus léger à la course. — Baudet ,
s. m. petit àne; lig. fam. ignorant, stupide;
— Grisou, s. m. âne. — Peccata, s. m. âne dans
les combats d'animaux. — Augn movvcuzc , Wiè-
lide, s. f. morve , maladie des ânes , t. de vété-
rinaire.
AuGNi-É , anonner , v. a. mettre bas un ànon (en
parlant de l'àuesse).
AuGNLi, ânier, ère, s. m. ipii conduit les ânes,
les baudets.
AuGRANZO, aux oraisons du Croix de pail Dieu
ou de .lésus ; ancien usage de récompen.ser un en-
fant quand sa leçon arrive aux orai.sons.
Algueur, augure, s. f. pré.sage ; signe par le-
([uel on juge de l'avenir; divination, tout ce «pii
présage, celui qui lisait l'avenir, ci'lui qui an-
nonce. — Devinalion, s. 1. divination , action de
deviner. — Divination, s. f. art prétendu de [)ré-
dire l'avenir, moyen pour l'exercer. — Présage,
s. m. augure , signe par lequel on juge de l'ave-
nir ; conjectui'e que l'on en tire.
Auguss, Augustin Aurelius (saint), né à Ta-
gaste, le 13 novembre ôiii, mort à t^arthage, le
:28 août l'an 430 , fêlé le 2(i mai -, il y en a quatre
4*
62
AITN
ÂUM
(le ce nom ; saint Augustin, archevêque, saint
Auguste, uiartyrisé , fêlé le 7 mai.
AuH,aise, s. f. conteulenient, joie, émotion
douce et agréable , causée par la possession d'un
bien ; commodité; état commode et agréable. —
Commodité, s. f. chose, état, moyen, situation
commodes; moyen qui facihte, occasion com-
mode , temps propre à. — Aix-la Chapelle , ville
de Prusse. — Être dans son centre, s. m. où l'on
se plaît, à ce qui convient le mieux, dans sa vraie
situation, à sou aise.
AuHEiE , aisée, adj. f. chose aisée, facile, libre,
dégagée, commode; état commode et agréable,
lacile, aisé ; complaisante.
AuHEiEMAiN, facilement, adv. avec facilité; ai-
sément , travailler, agir facilement.
AuHEiESUTÉ, facilité, s. f. à, moyen ou manière
aisée de faire, faculté d'esprit, de génie, apti-
tude naturelle qui fait concevoir facilement.
ArjHi, aisé, e, adj. chose aisée, facile, libre,
dégagée, commode; exempt de contrainte. —
Ample, adj. 2 g. long, large , étendu; fig. porté
hors de la mesure commune; ampleur, étendue
de ce qui est ample. — Accommodant, e, adj.
complaisant, ironique, facile; femme accommo-
dante, traitable; d'un commerce aisé; homme
coulant, aisé en affaire. — Familier, ère, adj. et
s. qui vit librement, qui a une habitude avec,
être familier avec tout le monde; devenu facile
par l'usage. — Traitable, adj. 2 g. e.sprit, per-
sonne traitable; doux; avec qui on peut traiter.
AuHMAizE , varenne , s. f. plaine inculte pour les
pâtures des animaux d'une même commune. —
Accense, s. f. dépendance d'un bien pour la pâ-
ture. — Aisance , s. f. pâture , terre , prés in-
cultes pour paître en commun. — Grairie,s. f.
hois , partie d'un bois ou pâturage commun.
AuKMAiNTÉ, augmenter, v. a. agrandir, ac-
croître par augmentation tout ce qui en est sus-
ceptible; V. n. croître en qualité et en quantité.
Au KoiR, au bout, s. m. à l'extrémité d'un corps,
d'un espace en long, morceau d'une chose longue,
à l'extrémité d'une chose.
AuKOLETT, ancolie , ancole , s. f. ancolie de jar-
din , gant de Notre-Dame à fleurs rouges , bleues ,
blanches ou violâtres et de plusieurs nuances
dans ces couleurs , en forme de capuchon; les
curieux cultivent encore quelques espèces étran-
gères , entr'autres , l'ancolie du Canada , à fleurs
d'un beau jaune.
Au KREu, Rogations, s. f. pi. t. de liturgie,
processions et prières publiques au printemps
pour les biens de la terre; ces prières furent
instituées, vers l'an 468, par saint Mamert,
évêque devienne en Dauphiné, pour demander
à Dieu la cessation des tremblements de terre,
des tempêtes continuelles et des ravages causés
par les bêtes féroces , confirmées par le concile
d'Orléans en .'îH.
AuLAi.'G, au large, adv. spacieusement, k
l'aise; fig. dans l'aisance.
AuLON , ouvert, part, passé du verbe ouvrir. —
Au long, tout au long, adv. amplement , d'une
manière difluse.
Au Li':BE, Limbes, s. m. pi. séjour des saints
de l'ancien testament, séjour des enfants morts
sans baptême.
AuM, âme, s. f. principe simple , immatériel,
impérissable de la vie, du mouvement, de la
passivité et de l'activité, de la sensibilité , de
l'intelligence et de la volonté chez les hommes;
principe de l'cxistenee chez tous les êtres vivants ;
fig. âme des machines , tout ce à quoi l'on attri-
bue un mouvement, une marche, etc., con-
science , cœur , sens , essence , etc. — Ame , mi
lieu , ce qui est au milieu , t. Q'arls et met. , sou-
pape d'un soufllet. modèle en plâtre pourlafonte.
AuMAÏE, vaquetie, s. f. peau, cuir de petite
vache, légère empeigne pour soulier. — Bouvil-
lou , s. m. jeune bœuf. — Aumailles, a. et s. f.
pi. bêtes à cornes, bœuf, vaquelte, peaux tan-
nées pour souliers , etc.
Au MAIN , en venir aux mains , s. f. au combat ,
à se battre, être aux mains, se battre.
Au MÔ MAU, faire à peu près, grossièrement,
en hâte, sans ordre, sans rectitude, tant bien
que mal , tel que.
AuMENN , Auuiti, interj. ain.si soit-il, fin du dis-
cours; àive Ame?i, consentir; jusqu'à VAmen .
jusqu'à la lin.
Au MrrAN, au milieu, adv. parmi, dans, entre,
au milieu; s'incentriquer, v. pers. se mettre, se
placer au centre d'une querelle , d'une affaire. —
Centre, s. m. point du milieu d'un cercle, d'un
globe, d'une figure en général, milieu; point de
tendance; point autour duquel les corps se meu-
vent; se dit au figuré, point principal le plus
important, où tout doit se réunir.
Aumône, framboise, s. f. fruit rouge du fram-
boisier, mûrs fin de juin, dont le parfum, la
forme, le goût et l'usage sont assez connus. —
— Sorte de framboise noire, fruit de la ronce,
arbuste épineux, sarmenteux. — Aumônée,s. f.
pain donné aux pauvres, ce que l'on donne, soit
en argent , soit en subsistance ; aumône , ce qu'on
donne aux pauvres. — Secours , s. m. aide , as-
sistance dans le besoin , donner des secours aux
pauvres honteux , les assister.
AuMONÉ , secouru , part, passé du verbe secou-
rir, aider, donner du secours. — Aumôner, v. a. n.
donner par aumône , un , des secours aux pauvres
par des personnes charitables.
AuMONi , framboisier , s. m. arbrisseau épineux
du genre ronce ; découvert par les anciens sur le
Mont-Ida, en Grèce; son fruit est rouge, a les
mêmes qualités que les fraises; les sirops, les
ratafiats et la confiture en emploient la presque
totalité; on cultive une variété à fruits blancs ,
ordinairement plus gros et d'une saveur plus
douce , et une autre variété à fruits rouges , des
Alpes. — Ronce, s. f. arbuste épineux, sarmen-
teux, à fleurs en rose , qui donne une sorte de
framboise , croît partout , les feuilles sont em-
ployées pour guérir les maux de gorge et les
ulcères de la bouche; décoction vulnéraire, racine
apéritive. — Aumônier, s. m. prêtre attaché à un
corps d'armée , son traitement est égal à celui de
lieutenant ; prêtre attaché à une habitation.
AuMOuzE, aumusse, s. f. fourrure des chanoi-
nes, des chantres, etc., pour se couvrir la tête
et les épaules , et qu'ils portent aux bras ; habil-
lement ample dont on se servait anciennement ;
aumuce , partie de l'habillement des anciens
Français , qui est resté aux chanoines, il était à
la mode sous les Mérovingiens , la couronne se
mettait sur l'aumuce.
AUR
AUR
65
Ar pÉ-ALÉ, au pis-aller, adv. mettant la chose
au pir état, au pis-aller.
A LRDALETT, arbalète, s. f. arme de Irait , arc
d'aci. r monte sur un fui de bois , d'une corde et
d'une fourchette; on la liande avec ell'ort i)ar le
moyen propre à cet usage, t. de manuf.de cordes,
arlialesirille; arc, s. m. arme, celte arme ainsi
que la fronde remonte h la plus haute anli(|uile ,
ainsi que le javelot ; c'est h .Vpollon (|ue les an-
ciens attribuaient rinvenlion de cette arme dont
son exercice était familier aux Gaulois,
AcRBAN, S'. -Urbain, s. m. é\('i]ne de .Macédoine,
disciple de l'apôtre S'. -Paul , pape après Cali.xe ,
fêté le 21 octobre ; il y eu a 9 de ce nom.
Ai'RCHiNiK, rubis, s. m. ou rubine d'arsenic. —
Arsenic, s. m. métal ai^re, cassant, volatil au
feu; poison violent lorsqu'il est sublimé; le lait ,
l'huile, sont le contre-poison ; oxide d'arsenic ,
nièlé à l'oxygène, il est tiré du Cobalt ; il y en a
de diirérentes espèces : le rouj^e , le jaune, le
cristaliii ou le blanc, se tire de certaines mines
de Bohême et de Saxe, V. koutru-poizon. —
Healgal , s. m. sulfure d'arsenic ou d'arsenium ;
mélange d'arsenic et de soufre, escaroliqne ,
violent éméli(pie employé pour la teinture; réal-
gal arsenic natif, ronge luisant ; farine arsenicale
empoisonnée, arsenic en lleurs, attachée aux
voûtes lies mines. — .\(jua-tophana , s. f. arsenic
cristallise, poison violent; opium et caniharides.
AiRDAN, ardent , e , adj. en feu, de feu , allumé,
embrasé; ((ui brûle, enflammé, lig. violent,
véhément , actif, (pii se porte avec ardeur à.
ArnDAN noNTt;u . erubescent. e. adj. cpii com-
mence il ronj,'ir de honte; erubescence, s. f.
action de rouj;ir de honte, roujieur de la honte.
AcRKAN KLAi;, furoncle, s. m. fronde, don,
flejiuian enflammé. — Téréminthe, s. m. petit
furoncle, bouton enflammé, douloureux.
AiiRDÉ, darder, v. a. se dit d'une douleur cui-
sante , de l'ardeur du soleil , d'iui feu violent ;
arder, v. a. brûler, se <lit des passions violentes.
AtRt)t;NN , Ardenne , s. f. nous comprenons sous
ce nom les communes de Jalbay, Polleur, Sartet
leurs dépendances.
AiRDtuR, ardeur, s. f. chaleur véhémente ,
extrême, acre, piquante, (ig. vivacité, aimer,
travailler avec ardeur, faraude activité. — Insola
tion, s. f. exffosition au soleil, dans un vase;
|)romenade , étal exposé au grand soleil .
Ac REss, soit, interj. je le veux bien; j'en
tombe d'accord ; soit l'un , soit l'autre, soit cpie
l'on |iavle , soit que l'on se taise.
Ai; RESSPET, à cause de vous; ou par égard pour
vous, je n'agirai pas, je m'abstiendrai.
Ai'RGJAiN, argent, s. m. métal blanc. le plus
beau, le plus ductile après l'or et le platine,
argent mat, vierge, pur, mélangé; en général
monnaie, numéraire, richesse; argenl mignon ,
en réserve pour ses plaisirs, argent comptant, i
qu'on u eu main , fig. chose réelle; argent courant,
ayant cours de monnaie, argent mort, qui ne
produit pas d'intérêt ; monnaies d'argent , neuves
ou vieilles.
Al RGJAiNTAiE, argeutiu, e, adj. qui tient de
l'argent par le son , l'éclat ou la couleur, minerai
argentifère qui contient , recèle de l'argent. —
Argentée, s. f. couvert de feuilles d'argent , cou-
vert d'un blanc brillant comme l'argent ; cheveux
argentés. — Médailles, etc., saucées, adj. pi.
médailles de cuivre, etc. , argentées.
AiRGiAiNTÉ, argenter, v. a. couvrir de feuilles
d'argent , donner l'apiiarenci; de l'argent , argen-
ture , art, aciiond'argenler, l'argeiilure esl l'ap-
plication trèssuperlitieilede l'argent surd'autre.î
métaux , principaliMuenlsur le cuivre purouallisé
et sur le fer, etc.
.■\cR(;iAiNTEN> , argentine, s. f. plante à feuilles
d'un blanc d'argent en-dessous; astringente , vul
néraire, détersive; son suc puissant. — Mtlio
Iriptiiiue, céraiste cotomienx , argentine; oreille
de souris des jardiniers , piaule basse , croît dans
tous les terrains.
AuRGJAiM'Ei , argenteur, adj. s. m. (pii argenté
les métaux, les (juincadleries, etc.
AtRG.iAi.MRAiK, argenterie, s. f. vaisselles , us-
tensiles , ornements et meubles d'argent. — ■
Argenture, s. f. argent Iresniinee appliqué sur
un ouvrage pour l'argenter, art de l'argenteur.
.Vi iKiOLWAN , brutal, c, adj. qui tient delà
brûle; farouche , grossier, emporté , rustre, im-
pertiiu'ut; homme brut. — Bourru, e, adj. d'une
humeur brus(iueet chagrine; bizarre, capricieux.
— Kabroueur, se, s. (jui réprimande avec dureté.
AuRGOuvvÉ , rudoyer, v. a. traiter , mener ru-
dement , rudoyer quelqu'un , le traiter avec ru-
desse, des paroles dures. — Ôbjnrguer, v. a.
gronder, réprimander, quereller avec rudesse;
réprimander quelcpi'un ;'\ec rudesse, traiter
avec hauteur. — Tancer, v. a. reprendre, répri-
mander, gronder, blâmer, menacer, rabrouer ,
rebater avec rudesse, avec mépris.
AuuGOLWLG, rebuffade, s. f. fam. mauvais ac-
cueil; refus avec mépris et paroles dures. — Ob-
jurgation , s. f. réprimande vive, reproche vio-
lent; réprimande, reproche dur; formes acerbes,
manière grossière d'agir, de parler, rudesse
inutile dans la manière d'exécuter un acte.
AcRGUMAiN , argument , s. m. raisonnement par
lequel on tire une conséquence de i)ropositions;
indice, signe, preuve, conjecture. — Induction,
s. f. instigation, impulsion; conséquence vrai-
semblable tiré(! de juger par induction, par les
arguments produits.
Ai'KiHOU , conte, s. m. narration , récit d'une
aventure surtout fabuleuse; amuser, distraire
avec ou par des contes, vieillerie, idées raba-
tuées.
AuRiKUL , primeverre , auricule , oreille d'ours ,
plante basse, vivace, originaire des hautes mon-
tagnes, fait rornement des parterres; la nature
semble inépuisable dans les variétés et les mé-
langes des couleurs et des nuances des fleurs.
Au;'i.MiEL, loriot, s. m. oiseau jaune à ailes
noires, gros comme le merle, est un des plus
beaux oiseaux de nos contrées; on le dislingue
encore par la justesse de ses mouvements et les
couleurs brillantes de son plumage ; c'est la grive
doréedeplusieursauteurs; ses ailes sonljjlus lon-
gues (|ue celles des merles. — Espiègle, adj. 2 g.
jeune, vif, malin, lin, subtil, éveillé, ardent,
attentif, jovial , gai , joyeux , agréable en société.
AiRMAiE, armée , s. f. nombre iuqwrtant de
troupes organisées en cor|>s sons un général , de
vaisseaux sous un amiral. — Cohorte, s. f.
troupe de gens h; plus souvent armés; corps
dinfanlerie romaine de .■)fl,()Ofl hommes; fig. se
u
AUR
AUR
dit de toute réunion , le plus souvent des choses
malfaisantes.
AuRMANAK, almanach , s. m. calendrier avec
les cours des astres , etc. , calendrier en livret ,
nais en ordre j)ar le pape Grégoire XIII en 4o82,
et porta le nom de calendrier grégorien ; on pré-
tend que c'est chez les Egyptiens qu'il faut cher-
cher l'origine des alnianachs : le premier qui y
ajouta le cours du soleil , de la lune et des pla
nètes , qui ne contenait auparavant que les fêtes
ecclésiastiques et les noms des saints , futRégio
Montanus; l'almanach de Mathieu Laensbergh ,
chanoine de Liège, remonte à l'an 1630. —
Calendrier, s. m. ordre des jours de l'année;
livre ou table qui le contient uniquement; ce
changement à l'almanach fut projeté en 141:2
par le cardinal Pierre d'Ailli , français , renouvelé
par Sixte VI, en 1 i7a, repris en 1316 par Léon X.
Mais ce fut le pajie Grégoire XIII qui eut la
gloire d'achever l'entreprise en 1382 avec le se-
cours de Louis Lilio, habile mathémacien italien.
— Annuaire, s. m. livre, calendrier publié tous
les ans; table de distribution de l'année. —
Fastes annuaires, s. m. pi. livre du calendrier,
récit des faits mémorables de l'année, registre
historique. — de fleur, calendrier déflore, s. m.
tableau qui indique la floraison des plantes, par
époques, par mois, par semaines. — des pj-iess,
bref, s. m. calendrier ecclésiastique , contenant
l'ordre de l'oflice , des prières de chaque jour. —
republikain, calendrier ou nouveau calendrier
dit républicain , substitué à l'ancien le o octobre
1795; l'ère des Français compte delà fondation
de la république, qui a eu lieu le "i\ septembre
1792, à minuit. L'ère vulgaire fut abolie pour les
usages civils. Ce calendrier a été en vigueur pen-
dant 13 ans 1 mois 28 jours, jusqu'au 1<='" jan-
vier 1806, où Napoléon l'abolit par un décret du
9 septembre 1803.
AuRMAu, armoire, s. f. sorte de grand meuble
à compartiments ou à bulTet pour serrer des ar-
mes, des habits, etc., etc. — Robière, s. f. ar-
moire où l'on met les robes , les habillements des
femmes. — Chiflonnier, s. m. armoire, meuble
pour serrer les chiftbns , les linges sales, etc. —
d'sakristaic, chapier , s. m. grande armoire rem-
plie de tiroirs de forme demi-circulaire pour les
ornements d'église.
AuRMÉ , armé , v. a. fournir , revêtir d'armes ,
lever des troupes , se mettre en état de faire la
guerre , armer un fusil , être en arme.
AuRMON, armon, s. m. pièce du train ou avant-
train d'une voiture qui aboutit au timon.
AuRMURAiE, armoiries, s. f. pi. t. de blason,
armes, attributs distinclifs des familles nobles;
tous les peuples ont eu des symboles, figures ou
enseignes nationales; celles des rois de France,
trois fleurs de lis, furent introduites en France
par Henri I" l'an 954; celles de l'empire d'Alle-
magne , sont un aigle à deux tètes ; celles d'Es-
pagne , deux châteaux et deux lions écartelés ;
celles de Portugal , cinq écussons chargés de pe-
sons; celles d'Angleterre , trois léopards ; celles
de Prusse , un aigle couronné ; celles de Russie,
un cavalier tenant la lance en arrêt et un dragon
sous ses pieds; celles de Suède, trois couronnes;
celles de Danemarck, trois lions; celles de Po-
logne , un aigle avec les ailes ouvertes ; celles du
pape, deux clefs couronnées d'une tiare; celles
du Grand-Turc, un croissant ; celles des Pays-Bas,
un lion; celles de Belgique , deux lions suppor-
tant un écusson , avec la devise : L'Union fait la
force. — Blason, s. m. art héraldique ou l'art de
blasonner les armoiries des maisons nobles. Cet
art est de l'invention des Français; on ne voit pas
d'auteur qui parlent du blason avant l'an M50;
description , éloge, cen.sure. — Ecu, s. m. bou-
clier, sa ligure sur laquelle se peignent les armoi-
ries. — Ecusson , s. m. écu des armoiries. — Pan-
nonceau, s. m. écusson d'armoiries mis sur une
aCTiche , sur un poteau. — Arme, s. f. t. de blason,
armoiries, écu; les ligures dont il est chargé;
propre à une famille , à une personne noble.
AuRNOL, Arnould (saint), martyr , fut sacrifié
aux dieux du peuple barbare; l'Eglise célèbre sa
fête le 19 juillet; saint Aruould , évêque de Metz
l'an 61 i, son lils fut père de Pépin Heristel;
saint Aruould, évêciue de Soissons, fut le fon-
dateur du monastère à Aldembourg, près de
Bruges, où il mourut l'an 1087.
Ac ROI, Epiphanie, s. f. fête des catholicpies ,
en commémoration de la manifestation de J.-C,
aux gentils, ou les rois, jour de leur adoration ,
fête en mémoire de l'apparition des pieux; fête
des Trois Rois, le 6 janvier, de l'adoration des
Mages ; roi de la fève , celui à qui écheoit la
fève du gâteau qu'on partage le jom' des rois;
cet usage nous vient des saturnales des Romains;
cesderniers avaient emprunté lacouîumede tirer
un roi de la fève des Grecs, connue la fêle de
l'église, et signifie manifestation, parce qu'on y
célèbre trois mystères par Ies(piels.lésus-Chrisl a
manifesté sa gloire aux houmies : i". l'adoration
des Mages; 2". le baptême de .'csus Christ par
S'.-Jean; 5". le premier miracle de J.-C. qui fut
le changement de l'eau en vin aux noces de Cana.
AuR VOIR , au revoir, s. m. première rencontre,
jusqu'au revoir.
AuRvô, impasse, s. f. cul de sac, petite rue
sans issue, accul, lieu qui n'a |)as d'issue, où l'on
est acculé. — Porte, voie, charretière, adj. f. ou
passent ou peuvent passer les charrettes, celle
qui est de largeur pour y passer une charrette. —
Arcade, s. f. longue voûte en arcs, passage sous
une voûte.
Adrvalou, bancroche, s. m. lortu, à jambes
tortues ; les genoux en dehors ; garçon gai , vif .
éveillé. — Bancal , e , adj. pop. qui a les jambes
contrefaites, tortues. — Brusque, adj. 2g. per-
sonne, humeur, manière, ton, brusque, vif,
rude et prompt; incivil.
AuRZEiE, argile, s. f. glaise, terre grasse, molle,
ductile et fine, chargée d'alumine; elle se pétrit
sous les doigts, on en distingue beaucoup d'espè-
ces par la couleur, on en voit des jaunes, des
bleues, des blanches, des vertes, des rouges,
des noires, etc., des colorées qui blanchissent au
feu, et des savonneuses comme la terre à foulon;
elles portent divers noms : tels que terre à por-
celaine, à pipe, à tuile, à potier, à four, à brique,
et terre à dégraisser ou terre à foulon , etc.
Terre glaise, adj. s. f. forte et grasse; argile
impure , composée de matières hétérogènes , mê-
lées par l'eau et des débris de pierres calcaires
presque impénétrable à l'eau ; glaie ou terre glaise,
s. f. ; galactite, s. f. argile qui blanchit l'eau. — •!
AUW
AVA
m
Terre bolaire, adj. f. ou bol , espèce d'argile très-
fine de la nature du bol ; terre argileuse ou sigil-
lée, argile poreuse , friable.
Au SAINT), à laveuglette, adv. à tâtons , sans
lumières; .jouer, marcher, tâter à l'aveuglette
sans lumières.
AisTi, outiller, v. a. garnir, fournir, munir
d'outils un artisan: artisan muni d'outils; usten-
siles, V. a. garnir de tous les ustensiles.
Alté, autels, s. ni. pi. table pour les .sacrifices;
fig. la religion ; autel, la religion chrétienne,
eucharistie. — Rétable , s. m. colTre d'un autel en
bois, .sont en pierre depuis l'an 509; acerre , s. f.
autel près d'un lit fiinobre. — Hiéron, s. m. autel
eu plein air, .sans toit.
AuTÉLi. , hôtel, s. m maison de prince, de
grand .i la ville, maison garnie. — Hôtellerie, s. f.
auberge, bâtiment pour les é'trangers, les hôtes;
être logé à l'hôtellerie. — Auberge, s. m. maison
où logent et mangent les voyageurs en [layant ;
maison où l'on reçoit tout le inonde.
Af togchEt, au coin, s. m . coin d'un mur, endroit
où se fait la rencontre, «l'un angle extérieur,
d'une maison . d'une rue , d'une place, etc.
AuTou, autour, adv. prép. aux environs; au-
près; marque ce qui environne, mar(|ue, attache-
ment, assiduité, tout autour, à l'entonr, aux
environs. — Près, prép. qui nian[ne !a proximité,
auprès, en comparaison , pioche , presque, envi-
ron ; user d'artitice , biaiser, man<iuer de sincé-
rité. — Pourtour, s. m. le tour, le circuit d'un
corps, t. d'art, d'architecture.
AuTRLG, autruche, s.f. le plus grand des oiseaux,
à cou très-long; Irès-vorace , avale, dit-on, le
fer , les cailloux ; ne se sert de ses ailes que pour
prendre le vent en courant; il est dans les oiseaux
comme l'éléphant dans les quadrupèdes , l'on fixe
son poids moyen à 75 ou 80 livres ; ses œufs sont
bonsàmanger; un seul peut nourrir huit hommes;
il pè.se autant que 30 œufs de poules.
AuvÉ, Ave ou Ave Maria, s. m. salutation de
l'Ange à la Vierge ; invocation à la Vierge pendant
un sermon ; grain de chapelet sur lequel on dit
VAvc; temps de le dire; salut usité dans les cou-
vents des femmes; l'usage de n'-citer la première,
dit le père Mabillon, n'eut point lieu avant l'on-
zième siècle : Sancta Maria, etc. , était inconnue
avant l'année 1500, c'est une addition qu'on a
faite .à la salutation angélique : lictteclictus fruc-
tus vcntris tui. Amen ; introduite par Albert de
Padoue, prédicateur.
Al'w , oie , s. f. domesti(jue ou privée, oiseau
de basse-cour, connu de tout le monde ; con(|uéte
faite sur l'espèce sauvage, elle peut vivre 70 ans;
genre d'oiseau três-vorace , aquati<|ue; on en
distingue beaucouj) d'espèces sauvages. Celle-ci
est plus petite que le cygne et plus grande (pie le
canard , elle vil de même sur la terre et sur l'eau.
— Bernacle , s. f. oie des mers du Nord.
AuwDAss, audace, s. f. hardiesse excessive ,
insolente , noble et vive hardiesse ; témérité cou-
pable.
AijwuiAss . cérémonie, s.f. pompeuse, vaine ,
puérile cérémonie; faire des cérémonies inipoi-
tunes ; faire trop de cérémonies , de façons.
AtwTEUR, auteur, s. m. celui qui est la pre-
mière cause de quelque chose; inventeur, auteur
d'un procédé, d'un remèdt;: auteur, écrivain;
femme auteur qui a fait un ouvrage ; autorité
dont on s'appuie en racontant ; vendeur, celui de
qui on tient un droit.
AuzE nKL LAM , triugle ou liteau , verge de fer
ou baguette équarrée de la longueur de la lame à
tisser les draps. — Carteron, s. m. lame de bois
mince d'un pouce, plus grande ipiela largeur de
la chaîne , sert à tenir les fils écartés qui se croi-
sent sur elle , empêche de se mêler.
Avachi (s'), s'avachir, v. pers. devenir mou .
lâche, sans vigueur , se dit fam. des femmes trop
grasses , .s'affaisser sous son poids; du cuir, d'un
habit, des étoffes, d'unebranche qui penche, etc.;
se baisser, v. pers. se courber par son propre
poids, arèner, setasser. .secondenser, s'avachir,
se laisser aller sur son derrière, sur son dos ou
à plat ventre, s'ébouler, s'érailler, s'écrouler.
AvACHiHEG, considence, s. f. affaissement des
choses posées les unes sur lesautres ; abaissement
d'une chose par son projjre poids. — Tassement,
s. m. mouvement de ce qui tasse , action de tas
ser ; tassement d'un édifice , du sable , des
terres, etc.
AvAiN, Avent , s. m. temps avant Noël , du 50
novembre ;iu 21 décembre , pendant lequel on se
préparc h cette fête , semions pour ce temps ;
1 »s prrières de l'Avent nous avertissent de nous
préparer .i la fête de la Nativité du Sauveur, mis
en forme de loi de l'église, jiar le pape Urbain V,
en 1270 , seulement pour le clerc de Rome.
AvAiNGE, lavande, s. f. lavande mâle, aspic,
spic , nard commun ; lav;mde femelle, plante vi-
vace aromatique, résolutive, cephatique, anti-
hystérii|ue : les fleurs et les feuilles excitent la
salivation . on en tire une huile essentielle ,
hivande, aspic nard à feuilles larges, donne l'huile
d'aspic ; une variété à larges feuilles ; lavande de
Canaries, lavande sloechas, plante de jardin ,
originaire de Barbarie et de l'Espagne.
AvAiNTAR , aventure , s. f. accident , événement
inopiné; leur récit; hasard; entreprise hasar-
<leuse ou galante, romanesque, dire la bonne
aventure; prédire ce qu'il arrivera à quelqu'un.
— Palmascopie , s. f. divination parla palpitation
du corps, ou par l'inspection du paume de la
main. — Palomancie, s. f. divination par la ba-
guette de coudrier, ou devinatoire.— Chiromancie
ouchiiomance, s. f. divination , prédiction par
l'inspection de la main . des lignes de la main.—
Horoscope, s. m. prédiction de la destinée de
quelqu'un , d'après l'inspection , la situation des
astres lors de sa naissance. — Hasard , s. m. for-
tune ; sort; cas fortuit .sans cause apparente;
destin , évéueuient, accident imprévu.
AvAiNTURÉ, aventurer, v. a. hasarder, mettre
à l'aventure; exposer au pé-iil; hasarder, mettre,
iis(pier, exposer an hasard.
AvAiNTLREc, aventureux , se , adj. qui .se lia-
.sarde ou s'aventure, qui aime les dangers, les
situations extraordinaires. — Evaporé, e , adj.
trop dissipé. — Ecervelé, e, adj. personne écer-
velée, sans jugement; étourdi, léger. — Entre-
prenant, e, adj. (pii eiitre|)reud, hardi, témé-
raire. — Intrigant . e , adj. et s. (pii .se mêle de
beaucoup d'intrigues; heureux. — Inconsidéré, e,
adj. et s. peu réfléchi; imprudent , étourdi , sans
considération.
.'VvAEXTURi, avenlurier, ère, s. «pli court les
66
AVA
aventures ; intrigant , homme , femme sans for-
lune, sans nom, qui vit d'intrigues; jeune
homme qui courtise toutes les femmes , sans pas-
sion pour aucune; pirate, flibustier , boucanier;
volontaire, soldat de fortune , qui cherche à la
guerre les aventures sans être d'aucun corps;
côtereau, soldat aventurier. — Corsaire, s. m.
commandant d'im vaisseau armé en course ; pi-
rate, écumeur de mer; homme méchant, dur,
avide, ini([ue, impitoyable. — Chevalier d'indus-
trie, s. m. «scroc qui vit d'adresse; flibustier,
pillard.
AvAiNTURiNE, avenlurine, s. f. étofl'e de couleur,
imitée de la pierre précieuse de ce nom , d'un
rouge jaune brun, semée de paillettes.
Aval, humé, part, passé du verbe humer;
avaler, aspirer un liquide.
Avala, gosier, s. m. pai-lie intérieure du cou,
canal de la voix, des aliments; grand , petit ,
long gosier. — Avaloire, s. f. grand gosier.
AvALAiE, poussée, s. f. action de pousser, ef-
fet de ce qui pousse; elforl que font les terres et
les votâtes sur les murs (jui leur sont opposés, t.
d'architecture; poursuite; eflort pour pousser.
— Avalée , s. f. ce que fait un ouvrier à la fois ;
quantité d'étofl'e entre la perche et le laudet ,
avant de le rouler sur l'ensuple. — Levée , s. f.
quantité d'ouvrage fait avant de le rouler sur
l'ensuple.
Avalé, avaler, v. a. faire entrer par le gosier
dans l'estomac, avaler une pilule, etc. , soulTrir
de mortiticafion . de l'amertume. -— Déglutir,
V. a. -boire, avaler, t. de médecin, opérer la dé-
glutition, l'action d'avaler.— Aplanir, v.a. rendre
uni ce qui était inégal, mettre de niveau, nive-
ler, rendre plus aisé. — Mveler, v. a. aplanir,
mettre au, ou de niveau ; abaisser, descendre
un objet.
AvALKG, déglutition, s. f. action d'avaler.
Aplanissement, s. m. action d'aplanir, de nive-
ler; action d'avaler les aliments par le moyen
de la langue dans l'œsophage qui les tait des-
cendre dans l'estomcc.
AvALEu, choc, s. m. instrument de cuivre
dont les chapeliers se servent pour mettre la
ficelle ou lien de chapeau. — Avaleur, se, qui
avale; glouton, fanfaron.
AvAN , avant, prép. marque la priorilë de lieu ,
d'ordre, de temps; il existait avant nous; ce
chapitre est avant l'autre, etc. , etc.
Avan-bouson , inconsidéré, e, adj.et s. peu ré-
fléchi , action , discours inconsidéré, imprudent,
ptourdi, sans considération. — Irréfléchi, e,
adj. qui n'est pas réfléchi; action, propos,
homme irréfléchi , qui a de l'irréflexion ; prolixe.
AvANEiE , avanie , s. f. alfronl fait de gaieté de
cœur; mauvais traitement; insulte faite à dessein.
— Aff'ront, s. ni. injure de paroles ou défaits;
outrage, déshonneur, honte; boire, avaler, dé-
vorer un afl"ront. — Opprobre, s. m. ignominie,
honte, affront ; être , vivre dans l'opprobre.
AvAN GAUR, avanl-garde, s. f. première division
ou ligne d'une armée de terre ou navale en
marche, en bataille, ou d'une troupe. — Avant-
poste, s. m. poste en avant, poste le plus avancé,
le plus prés de l'ennemi. — Clochenian, s. m. bé-
lier en tète d'un troupeau , qui le conduit. —
Sonnalller, s. m. l'animal qui porte la sonnette
en tête d'un troupeau.
AYA
AvAN-GOss, avant-goût , s. m. goiit qu'on a par
avance d'une chose agréable ; essai fait de quel-
que chose et qui en donne l'idée.
AvAN-KOR, avant-corps, s. m. bâtiment en sail-
lie sur la face ; tout ce qui excède le nu de l'ar-
chitecture. — Guibre, s. m. charpente qui pré-
cède le corps d'un bâtiment supporté par une co-
lonne ou un arc-boulant. — Accourse, s. f.
galerie extérieure par où les appartements
communiquent. — Saillie, s. f. avance d'une
tourelle, d'un balcon, et toute avance qu'ont les
moulures au-delà du nu des nmrs, comme pilas-
tres , charabrales , bandeaux, archivoltes, cor-
niches, etc.
AvAN-KWAUR , avant-quart, s. m. coup que quel-
ques horloges font entendre avant l'beure ; la de-
mie ou le quart, petite cloche qui le sonne.
AvAs-MAiN, premier en carte.
AvAN-MEUR , mur placé devant un autre, mur
avancé.
AvA.N-PAUR. avant-part , s. f. préciput, don mu-
tuel des époux au survivant ; prélèvement avant
le partage d'hérédité , etc. — Prélegs, s. m. legs
((ui doit être délivré avant partage ; préléguer ,
lever une somme avant partage. — Avantager,
V. a. donner des avantages à quehju'un par-des
sus les autres; lui accorder par testament la part
disponible. V. avansmain.
AvAN-ri, avant-pied, s. m. partie la plus avan
cée du pied , d'une tige de botte; empeigne , le
devant d'un soulier. — Métalorse , s. f. partie du
pied entre le cou du pied et les orteils.
AvAN-PROPO , avant-piopos, s. m. préface d'un
ouvrage; introduction , préliminaire d'une narra-
lion , d'un récit , d'un discours , qui en fait con
naître le but ; ce qu'on dit avant de venir au récit
même. — Postface, s. f. avertissement a la fin
d'un livre, préface.
AvANSAiE . ailerons, s. m. pi. petites avances
en forme d'éperons qui se font au long d'un ri
vage, des eaux pour en détourner le cours; sait
lie, ce <[ui avance, anticipe sur une rue, cour, etc.
F. avan-kor. — Avancée, s. f. ouvrage qui avance,
anticipe ; sort de l'alignement.
AvANsi , avancer, v. a. vers , pousser, porter
en avant; travailler, faire aller plus vile ; expe
dier par avance ; prêter de l'argent , payer pour
quelqu'un; fournir à crédit, faire les frais, met
tre en avant, proposer comme vrai; aider à la
fortune. — Avancer , v. n. aller en avant , être en
avant; anticiper, aller trop vite; marquer, indi-
quer trop tôt , croître ; aller au but , etc. — Dé-
pêcher. V. a. expédier; hàler, faire promple-
ment un travail, une besogne; se dépêcher , v.
pers. se hâter. — Diligenler, v. a. n. faire agir
diUgemment, se diligenter, v. prou, être expé-
dié promptement. — Hâter, v.a. presser, dili
genter, accélérer; se hâter, v. pers. (de) s'em
presser, presser.
AvANSiHEF , dépêchez-vous , bâtez-vous , faites
promptement.
AvANsiHEG, promptitude, s. f. célérité, vitesse,
diligence; grande, extrême , vive promptitude.
— Vitesse, s. f. célérité ; grande promptitude à
agir , à se déplacer sans cesse, avancer, gagner
quelqu'un de vitesse, le devancer; réussir avant
lui dans un même projet; atteindre au but avant
lui. prévenir ses démarches; ses tentatives, ses
intrigues, etc. — Célérité, s. 1. promptitude
aVa-
AVi
67
dans rexéeiU ion; diligence, vitesse, agir avec
téiérilé.
AvANSiucL, a\:uilageiix, se, udj. qui apporte ,
(|ni produit de ravanlage ; il m'est , il est avanta-
geux, prolitahle. utile. — Accélérateur, trice ,
s. m. adj. lorce accélératrice, qui accélère le
mouvement; expédilif, qui dépèche, expédie,
habile. — Ahréviatil , ve, adj. signe, lettre, etc. ;
(|ui abrège , qui indique l'abréviation.
AvANSMAiN , avancement , s. m. sans pi. progrès
en général ; se dit des personnes , procurer de
l'avancement ; établissement de fortune. — Avan-
cement d'hoirie , ce qu'on donne par avance à son
héritier, à compte sur l'héritage dévolu.
AvANTAGEUSMAiN, avantageusement, adv. d'une
manière avantageuse.
AvANTEG , avantage , s. m. ce qui est utile , pro-
litable, favorable ù quelqu'un; supériorité en
général sur quelqu'un ; traitement favorable et
non drt; facilité pour le succès; don excédant le
partage ; facilité accordée pour rendre la partie
égale; à son avantage; du gain. — Profit , s. m.
gain, émolument, avantage; utilité; faire un ,
des prolits, faire son prolit. — Utilité, s. f. des
êtres en général; profit, avantage, utilité géné-
rale , publique , particulière.
.\vANTEGEi!X, avantageux, se, profitable, adj. 2g.
:'i utile qui donne du prolit , emploi , avis profita-
ble. — Présomptueux, se, adj. personne, âme,
cu'ur, esprit présomptueux, qui a trop bonne
opinion de soi ; vain , orgueilleux , arrogant.
.\vANTEGi, avantager, v.a. se prévaloir , v. pers.
tirer avantage de , se prévaloir de son crédit , de
sa fortune, etc.
AvANZE, avance , s. f. ce qui se trouve déjà fait,
préparé d'un ouvrage, paiement, lempsanticipés;
saillie, tout ce qui dérobe; débours, s. m. avance,
déboursé. — D'avance, adv. anticipation , avant
le temps , par avance , à l'avance.
AvAN ziR , avant-hier , adv. le jour qui précédait
hier ; sur-veille , s. f. le jour qui précède la veille.
AvAR, avare, s. m. archi-vilain, s. m. très
avare; grippe-sou, s. m. fam. avare, usurier;
cancre , s. m. avare sordide , méprisable. — Cagou,
s. m, pop. avare insociable ; homme qui vit obscu-
rément, mesquinement et ne voit personne;
parcimonieux. — Grigou , s. m. pop. avare, sor-
dide ;gredin; misérable, pâtre solitaire; cras-
seux, se, adj. avare sordide. — Cupide, adj. 2 g.
homme cupide, avide de richesse; harpagon,
s. m. avare. — Sordide, adj. 2 g. sale , vilain,
avare, avarice, intérêt sordide; ladre, adj. 2 g.
avare sordide ; ladresse , lépreux , avare.
AvARiss, avarice, s. f. attachement excessif
aux richesses; soif, amour de l'or sans en jouir ;
désir d'accumuler, crainte folle de la misère. —
Cupidité , s. f. désir ardent et immodéré; avidité
de l'or ; écharsement , adv. d'une manière avare,
chichement ; lésinerie. — Sordidité, s. f. mesqui-
nerie , avarice ; parcimonie, s. f. épargne; vilenie,
s. f. action du vilain , avarequi vitraesquiuement.
— Echarsement, adv. d'une manière avare; chi-
chement , d'uue manière chiche.
AvARiciEU, avaricieux, se, adj. avare en action;
qui donne rarement et peu. — Cupide , adj. 2 g.
homme cupide , avide des richesses ; égoïste ,
s. m. amour-propre qui rapporte tout à soi ,
n'existe que pour lui seul.
AvAU, parmi, prép. entre, au milieu, dans,
de côté et d'autre, à l'aventure; mêlé les uns
parmi les autres, dessus, sur, au-dessus; épar-
pilhi dessus, marcher, être de côté et d'autre.
AvAii si ou AVAD LA , de ce côté ci ou de ce côté
là , quelque part , à l'entour d'ici.
Avéf'/ ave/vous ?
.V VEiE , à vie , adv. tant que l'on vivra , du vi-
vant d'une personne...
AvENNMAi.N, avènement , s. m. venue , arrivée ;
élévation à une dignité suprême.
Avéré , avérer , v. a. vérifier et prouverla vérité
de; s'assurer d'un fait , avérer un fait.
.\vEKsiTÉ, adversité, s. f. mauvaise fortune ,
accidents fâcheux; étal malheureux, pauvre;
fortune adverse.
Averti , avertir , v. a. informer de , donner avis,
je vous averti de, que; instruire quelqu'un de. —
Prévenir, v. a. être le premier â faire ce qu'uo
autre voulait faire, arriver devant, devancer,
venir, faire le premier avant les autres, rendre
service sans en être sollicité; disposer l'esprit de
quelqu'un , l'instruire , l'avertir par avance. —
Informer, v. a. avertir, instruire, informer quel-
qu'un d'une chose ; donner avis. — Mettre eu
demeure , s. f. sommer de remplir une obligation.
AvERTiHMAiN, avertissement, s. m. avis pour
faire mettre sur ses gardes , pour payer un impôt,
conseil , avis , espèce de petite préface ; faire uu
appel à l'attention. — Préavis, s. m. note, aver-
tissement, signe qui précède l'avis.
Aveuglé, aveugler, v. a. priver de la vue , fig.
de la raison, du jugement; éblouir, s'aveugler ,
V. pers. se tromper soi-même. — Eblouir, v. a.
priver de la vue par trop d'éclat ; blesser l'œil ,
fig. surprendre l'esprit par une apparence bril-
lante, spécieuse. — Fasciner les yeux, v. a.
éblouir par un faux éclat , une belle apparence ,
tenter , tromper.
AvEUL , aveugle , adj. 2 g. privé de la vue , fig.
celui dont une passion éteint la raison ; sans con-
naissance , sans lumières , sans discernement ,
sans jugement ; entières données sans examen ;
le désir est aveugle; cécité, s. f. état d'un aveugle.
AvEUR, avoir, v. a. posséder en général; être
le sujet d'une chose, d'une passion, d'un .senti-
ment , d'une impression , d'un mal , d'un bien ,
d'une habitude ; j'ai envie , j'ai peur, etc. , avoir
des pensées. — Posséder, v.a. avoir la possession,
la jouissance dans ses mains , à soi , en son pou-
voir , en sa possession , avoir des propriétés.
Avi , avis , s. m. opinion , sentiment , suffrage ,
délibération , conseil , avertissement , moyen
proposé ; faire mettre sur ses gardes , avis doc-
trinal. — Opinion, s. f. exprimer son opinion
sur une pensée, un jugement. — Parère, s. m.
avis, sentiments des négociants sur des ques-
tions de commerce. — Sentiment, s. m. opinion
que l'on a d'une chose, ce qu'on en juge ou pense.
— Motion , s. f. proposition faite dans une assem
blée; appuyer , combattre une motion.
AviE, Eulalie (sainte), s. f. , née à Mérida eu
Espagne, martyrisée et brûlée l'an 504; ou cé-
lèbre sa fête à l'Eglise le 12 février. — Octavie
(sainte) , s. f.
AviF? aviez-vous'C
AviGNAiE , éveillée , s. f. gale , vive , coquette ,
qui cherche à donner de l'amoar > qui fait l'agré»-
68
AVN
AYO
ble; gaie , joyeuse, qui réjouit. — Fringante, adj.
fort alerte, fort éveillée, fort vive; espiègle.
AviGNi, fringant, adj. espièg(e, éveillé, co-
quet, gai, joyeux, qui a un air décidé; avenant,
qui a bonne mine..
Avili, avilir, v. a. rendre vil , abject, uiépri-
.sable. — Déprécier, v. a. estimer, mettre un être
au-dessous de son prix, de sa valeur. — S'avilir,
V. pers. faire quelque chose de vil ; s'avilir, v. n.
devenir vil, à bas prix. — Vilipender, v. a. dé-
primer; traiter de vil; mépriser. — Vieillir, v. a.
rendre, faire paraître vieux; vieillir, v. n. deve-
nir, paraître vieux; s'user; passer sa vie.
AviLiHMAiN , avilissement, s. m. état d'un être
avili. — Abjection, s. f. humiliation, abaisse-
ment d'un état, d'une personne. — Bassesse, s. f.
sentiment, inclination, action, manière vile;
avilissement, peu d'élévation ; état d'abjection.
— Vieillot, te, adj. qui commence à devenir, à
avoir l'air vieux , l'air vieillot.
Aviné, aviner, v. a. imbiber de vin une cuve, etc.
adj. homme qui boit beaucoup; jambe avinée de
l'homme ivre.
AviTAJLLÉ , avitailler , v. a. faire ravitaillement ;
avilailler une famille, une flotte, une place,
l'approvisionner de vivres. — Ravitailler, v. a.
remettre des vivres dans.
AviTT, avide, adj. 2 g. qui a un désir immo-
déré d'aliment, de boisson , etc. ; homme avide,
très-intéressé ; désirer ardemment.
AvjTTMAiN, avidement, adv. avec avidité ; man-
ger, désirer , croire avec avidité; désir ardent ,
insatiable , immodéré.
Avivé, aviver, v. a. donner de la vivacité, du
lustre, du brillant, de l'éclat, de la fraîcheur ,
aviver les couleurs, les métaux , les traits , etc.
AviZANZE, impudence, s. f. elfronterie; action,
parole contraire à la pudeur, manque de pudeur,
avoir de l'impudence , de la hardiesse. — Har-
diesse, s. f. témérité; licence, impudence , inso-
lence , etc. ; action , pensée hardie. — Malice ,
s. f. action faite, parole dite avec malignité. —
A vizE , en hélice , s. f. ligne en vis autour d'un
cylindre ; colimaçon ; est en général une ligne
courbe, qui tourne obliquement autour d'un
corps rond , comme le tilet d'une vis autour de
son noyau cylindrique.
AvizÉ, aviser, v. a. donner avis, conseil; pré-
venir, aviser quelqu'un ; apercevoir d'assez loin ;
aviser à, faire réflexion, attention à ce que l'on
doit faire; prendre garde. — Sage, adj. 2 g. très-
prudent, circonspect, judicieux, prévoyant,
alerte. — Circonspect, e , adj. prudent, discret ,
retenu; qui n'agit, ne parle qu'après un mûr
examen. — Prudent, e, qui a de la prudence;
spirituel , ingénieux , qui a de l'esprit.
AvNAN, avenant, e, adj. qui a bonne grâce,
bon air, gracieux; personne avenante, gracieuse.
AvNAw , avenue, s. f. passage; endroit par où
l'on arrive ; longue allée d'arbres qui conduit à
une maison , etc. — Ascendant, s. m. génie do-
minant, humeur, inclination naturelle d'une per-
sonne à faire.... — Influence, s. f. action d'une
catise qui aide à produire un effet ; impression
sur l'esprit. — Issue, s. f. événement; succès
bon ou mauvais ; moyen , expédient pour se tirer
d'aflaire. — Pouvoir, v. a. avoir l'autorité, la fa-
culté, le crédit, le moyen, la force de faire;
droit, force d'agir pour soi ou pour un autre.
AviM , avenir , s. m. le temps à venir; la posté-
rité; chance de longue existence, de succès, ce
que l'on peut espérer, attendre; à l'avenir, dé-
sormais. — Arriver, v. n. parvenir à, au lieu où
l'on voulait ou devait aller; parvenir au but, à
une hauteur certaine; fouiller dans l'avenir. —
Atteindre, v. a. n. le but; arriver , saisir, tou-
cher à une chose éloignée ; attraper, parvenir à
atteindre; avenir, temps futur; acte d'avoué à
avoué; avenir , assignation à jour fixe. — Avein-
dre, aveint, e, v. a. fam. tirer une chose d'où elle
était serrée. — Parvenir, v. n. arriver au terme
avec difliculté, obtenir ce que l'on souhaite.
AvNOu , avenu , arrivé , parvenu à atteindre son
but.
AvoKA, avocat, s. m. celui qui défend en jus-
tice ; défenseur , qui intercède pour un autre ,
qui défend les intérêts, la réputation de quel-
qu'un, d'uue secte, d'une opinion, etc.; avocat
consultant, qui donne des consultations. — Doc-
teur en droit , s. m. homme de loi, s. m. juriste ,
s. m. qui sait le droit, qui écrit sur le droit. —
Jurisconsulte, s. m. qui fait profession du droit et
de donner conseil sur le droit; avocat écoutant,
qui ne |>laide pas. — Avoué, s. m. défenseur;
procureur; oflicier ministériel chargé de postuler
devant les cours et tribunaux et de conduire la
procédure; avoué d'appel, avoué de première
instance ; agrégé en droii. — Défenseur oflicleux,
s. m. avocat qui défendait les accusés pendant la
révolution, avocat des accusés devant un conseil
de guerre.
AvoKAMALETT, avocassicr , adj. des avocats,
avocassier, iron, famil.; exercer, faire le métier
d'avocat, faire, singer l'avoeat. — Plaideresque ,
qui a le caractère propre à la chicane.
Avù.NE, avoine, s. f. sorte de grain long, pointu,
brun, noirâtre, pour les chevaux, plante gra-
miiiûée; avoine blanche, avoinenoir, foUeavoine,
averon ; aveneron , espèce d'avoine qui fixe les
dunes , pi. avinés sur terre; aveneron, folle
avoine. — Avoinerie, s. f. terre semée d'avoine ,
les botanistes en distinguent de plusieurs sortes ;
aveinerie, lieu semé d'aveine. — Ray-grass d'An-
gleterre, fromenlal d'Angleterre, s. m. faux fro-
ment, l'on peut faire trois coupes par an. —
Ray-grass de France , fromental de France , c'est
une espèce d'avoine originaire de France et vivace,
est très-agréable et très-saine aux chevaux.
Avorté, avorter, v. a. accoucher, venir avant
terme par un accident, un crime; avorter, se dit
des animaux; des fruits, des germes, ne pas
mûrir , fig. échouer , ne pas réussir ; rabougri.
AvoRTEG , avorteinent , s. m. accouchement
avant terme; se dit lorsqu'il est volontaire et
criminel, sinon on dit fausse-couche. — Remède
ectrotique, adj. qui fait avorter.
Avoo , avec , prép. conjonction exprime la
réunion avec moi, l'un avec l'autre, contre, se
battre avec quelqu'un, etc. , etc. — Ensemble ,
adv. l'un avec l'autre; les uns avec les autres ;
ensemble, s. m. réunion des parties d'un tout ;
union, harmonie, unisson. — Conjointement, adv.
agir avec, ensemble; l'un avec l'autre, de concert,
agir concurremment avec, conjointement, en-
semble.
AvouwEG, aveu, s, m. l'aveu de la partie est
AWE
AZl
69
la preuve la plus certaine de l'obligation qu'on
oppose.
Avow, avoiiL-, pari, du vorhe avouer, avoue le
fait, la vérité.
AvoAVK, avouer, v. a. conlessor, reconnaître ,
avouer le fait, la réalité de, avouer un crime ,
avouer qu'on l'a commis; avoui-, V. avoka.
.\voï, recevoir une lettre, un paquet, etc. , de
quelqu'un (jui vous envoie.
Avo You ! écoulez donc , holà ! inlorj. adv. pour
appeler; hé! dites donc! entendez-vous?
Avfii , avril , s. ni. quatrième mois de l'année,
AvouwEG, amende hcnorabie, aveu public du
crime avant le supplice.
Avo, eu, e, part, du verbe avoir, je l'ai eu ,
eue. — Avoir, v. a. posséder en général , avoir
eu main; êtrelesujet d'une chose, d'une passion,
d'un sentiment, d'une impression, d'un mal,
d'un bien, etc. — Posséder, v. a. avoir la pos-
session, la jouissance dans .ses mains, à soi, en
son pouvoir, avoir des propriétés.
AwAib , embfiche , s. f. piège , entreprise se-
crète pour surprendre quelqu'un, lui nuire. —
Epie, s. ï, personne (jui épie, épionne. — Guet,
s. m. action d'épier, de guetter. — Guet apens,
s. m. embûche, dessein prémédité pour nuire. —
Ecouteur, s. m. (pii écoute; écoutant, qui
écoute.
AwAiTi, éjiier, v. a. observer les actions, les
discours de ijiiehiu'uii , l'observer , êlre attentif à
saisir, profiler, lorgner. — Lorgner, v. a. re-
garder en tournant les yeux de côté comme à la
dérobée; dépister, décou\Tir à la vue. — Guet-
ter, v. a. épier à dessein de surprendre, de
nuire; attendre, guetter quelqu'un, une occasion,
regarder après. — Observer, v. a. regarder, étu-
dier, considérer avec application; remarquer,
épier quelqu'un , quelque chose.
.\vvEiF., aiguille, s. f. outil d'acier poli et em-
ployé dans les arts industriels à diflerents usages;
long et pointu , à tète percée ou non , poUr cou
dre , tricoter, etc.; verge de métal qui indique
l'heure, etc., ce qui en a la forme. La fabrication
d'une aiguille à coudre exige environ 20 opéra-
lions distinctes; cet instrument dont l'antiquité
grecque et romaine attribue l'invention à une
femme, fut assez longtemps sans être connu. —
ïenon , s. m. bois apprêté qui entre dans une mor-
taise ; t. de menuisier et d'arquebusier. — Cheville,
s. f. morceau long et pointu de fer ou de bois,
pour assembler, arrêter des tenons, sert à di-
vers arts. — (irochel, s. m. sorte d'aiguille à
broder au tandjdur. — Aiguille à reguiller, de
sellier, est un peu courbée , sert au bourelier à
faire s<'s grands points de licelle ([ui rapprochent
la tête du collier. — Lardoire, s. f. instrument
en forme d'aiguille pour larder la viande. —
Passe-corde , s. f. sert au bourrelier à enliler les
ticelles pour les faire passer où l'on veut , il lient
lieu de passe-lacet. — Broche, s. f. fer délié de
ditférenles grosseurs pour divers tricots. —
Aiveie d'aivian, aiguille aimantée s. f . , est une
lame d'acier longue, mince et pointue aux deux
bouts, quia reçu la faculté magnétique en la
frottant avec un aimant, s'adapte sur une bous-
sole et sevi à reconaîlie la présence du fer, se
tourne toujours vers le nord.
Awixn, b()unef<irtune, s. f. accident heureux,
bonheur, change, augure, présage, succès avan-
lageu\ ; ('Irenner sans argent.
AwKuit (uîanl), mauvaise fortune, adverse,
malheur, pc'-ril, mauvais augure , présage, per-
sonne dont l'arrivée aniioiu;e une nuiuvaise nou
velle; eiuince heureuse ou nuilheureuse; sans
détermination.
Awui, aiguiser, v. a. rendre pointu, tranchant,
plus pénétrant , plus aigu un fer; appoinlisser'
V. a. rendre pointu. — Einpoinler, v. a. ou ap-
pointer et pointer, aiguiser en pointe, façonner
101 fer , un bois , etc. , en pointe.
AwHiAN, pointu, e, adj. qui aune pointe aiguë;
pointe, s. f. bout piquant et aigu; bout, extré-
mité de ce qui va en diminuant.
AwiON, dard. s. m. dard de mouche à miel ,
des bourdons, du serpent, etc. ; coup de pied de
Vénus. — Aiguillon, s. m. dard d'insectes, de la
guê[)e; piquants des hérissons, des oursins, des
poissons , de l'écorce des plantes.
.\\viKi:i', heureux, se, adj. qui a, ou jouit du
bonheur ([ue la fortune favorise; propice; favo-
rable, inlUience <iui faille bonheur. — Fortuné, e
adj. heureux événement; foituné , riche.
.VwLKii: , aiguillée, s. f. longueur de fil, desoie,
delaiiiepourtravailler à l'aiguille; bout de fil, etc.
AwLiETr, aiguillette, s. f. tresse, cordon , ru-
ban , tissu garni de métal en pointe par le bout ;
long morceau de chair ou de peau. — Afféron ,
s. m. ferblauc ou cuivre au bout d'un lacet ou
aiguillette.
A-\voiziNi:, avoisener, v. a. être proche voisin
de, se dit delà localité. — Etre circonvoisin ,
proche, environnant, qui est auprès, autour;
limitrophe, qui est sur les limites, dont les limi-
tes se touchent.
Awou. août, s. m. huitième mois de l'année
grégorienne, mois delà moisson, temps de la
récolle des blés, la dépouille des graminées;
Auguste, mois d'août, de César-Auguste, l'an 730.
— Mi-août , le 15 de ce mois ; jour anniversaire
de la naissance de Napoléon Honaparte , né ;i
Ajaccio (Corse) , le 15 août 1769.
AxiiziK, asphyxier, v. a. faire périr par défaut
d'air respirable; s'asphyxier, v. pers.se donner
la mort de celte manière.
.\ï, oui , adv. particule d'aHirmation, irez-vous'?
le voulez vous ? oui , marque la surprise , la
UKiuace.
Aï, opiner du bonnet, s. m. adopter un avis
sans raison, par nu simple geste, baisser la tète ,
par signe d'adoption.
Aï i>Ai , oui (là , adv. volontiers, de b(m cœur ,
oui-dà, vous prétendez que...! dà, oui, interj.
certainement.
Aï siKTT, oui-dà.
AzF.it, Asie, s. I. l'une des quatre parties du
monde, denviroii 1,700 lieues de longueur et de
1 ,500 lieues de largeur.
AziATiK, Asiatique , adj. 2 g. qui est d'Asie, tig.
luxe asiatique, excessif; mœurs asiatiques,
etléminées.
B, 1), s. m. seconde leltie de l'alphabel, pro-
miôi'e consonne . sijinifie 2 au bas d'une feuille
d'impression, dans le conimeice, etc., dans le
comput excclésiastique, seconde lettre domi
nicale, le second jour de la semaine, lundi
dans le calendrier des paroissiens du rit ca-
tholique.
BA, bas, se, adj. sans hauteur, qui n'est pas
élevé, inférieur, de moindre hauteur; lig.
qualité ou prix, qui a peu d'eau, de profondeur,
trésor presque vide; vil, méprisable, peu élevé,
rampant, sans courage, sans générosité, de
moindre dignité ou valeur ; adv. doucement ,
parler bas , à voix basse ; être dangereusement
malade , en mauvais étal ; à bas , par terre ; lig.
ruiné. — Abject , e , adj. vil , bas , méprisable,
dont on ne fait nulle estime; âme abjecte. —
Abîme, s. m. gouiïre, profondeur sans fin,
fond immense. — Creux , se , adj. et s. cavité ,
grand creux. — Profond , e, adj. dont le fond
est éloigné de la .superficie , très-creux; puits,
abîme , trou profond. — Zest, interj. pour re-
jeter ce qu'on dit , pour se moquer. — Tarare,
interj. bon! bon! je m'en moque.
BABA, bah! interj. d'étonnement, de doute, de
négation , de mépris , de dédain , etc. ; ah bah!
exclamation d'insouciance, se dit souvent avec
uu signe de tête négatif et signifie c'est faux,
je n'en crois rien, laissez-moi. — Baster,
basté! impératif, passe pour cela; basté! ex-
clamation , indique le doute , le mépris d'une
menace.
BABAIE, dada, s. m. enfantin , cheval , aller à
dada; fig. califourchon, aller à cheval.
B.\BAR01 , liard de Bavière, petite monnaie de
billou à l'etllgie d'un roi de Bavière.
B.\BEGDEGVO, menton du cheval, s. m. le
menton se trouve au-dessous de la barbe , à la
partie inférieure de la tète du cheval.
BABELL, sainte Isabelle , fille de Louis VIII et
de Blanche de Castille, née en l±2o, morte
en 1252, fondatrice de Longchanips , sa fête
le 51 août. — Tour de Babel , s. f. grande
confusion des langues, fig, et d'opinions; se dit
d'une assemblée.
BABETT, sainte Élis-ibelh.
BABIELAR , babillard , e , adj. et s. , qui a du ba-
bil, qui aime à parler beaucoup; indiscret,
(jui parle sans réflexion. — Fort en gueule ,
s. f. braillard, insolent, grossier. — Fagolier,
qui dit des sornettes.
BABIELE, babiller, V. n. avoir du babil, caque-
ter, parler beaucoup; se dit du cri de la cor-
neille , du limier qui aboie trop. — Bavarder,
V. n. parler beaucoup et indiscrètement ou de
choses frivoles. — Caqueter, v. n. babiller;
les femmes caquètent; cri de la poule qui va
pondre.
BABIELEG, caquetage, s. m. action de caque-
ter. — Bavardage, s. m. action de bavarder,
discours du bavard, propos insignifiants; ba-
billage.
BABIOL, bibus, t. de mépris, rien , chose de
nulle valeur; affaire, raison, querelle de bibus;
babiole, chose de peu de valeur, puérile,
jouet d'enfant. — Fleurettes, s. f. pi. petites
fleurs; fig. famil. galanteries, cajoleries amou
reuses dites à une femme, conter fleurettes.
— Coque sigrue, s. f. choses frivoles, chimé-
riques. — Fanfreluche, s. f, ornement frivole;
bagatelle; fatrasserie. — Facétie, s. f. plaisan-
terie, bouffonnerie de paroles ou de gestes
pour faire rire. — Futilité, s. f. frivolité;
chose futile; son caractère; bagatelle; con-
ter des fariboles, parler des choses frivoles et
vaines. — Puérilité , s. f. ce qui lient de l'en-
fant ; discours; aci ion puérile, frivole, dire,
faire des puérilités.
BABLÉ, brocarder, v. a. famil. piquer par des
railleries, des paroles piquantes, satiriques ;
brocarder quelqu'un.
B.\BLENN, babines, s. f. pi. lèvres des animaux,
des vaches, des singes ; fig. se lécher les ba-
bines.
BABLOU , berlue , qui a la berlue , s. f. un
éblouissemenl passager; bleuette dans les
yeux; suflusion, fam. méprise, aveuglement.
-~ Eberlué , adj. étonné , ébahi. — Suffusion ,
s. f. cataracte de l'œil; surprise, pris à l'im-
prévu, étonné, embarrassé , honteux , ébloui.
BAD
BÂF
71
— Disgrégë , e , adj, atteint de la disgrégation,
action de se fatiguer la vue par trop d'édat.
— Ebloui , e. adj. piivc de la vue par trop d'é-
clat , avoir lYril l)!essé.
BABOti, haliouches , s. ui. pi. pauloulles. iniih's
des chambres. — Mule , s. !'. |)anluutle , surtout
du pape.
B.\BOUY, bredouiller, v. a. et n. parier d'une
manière peu distincte , sans articuler. — lîal-
biitier, v. a. et n. prononcer mal, en liésitant,
sans articuler; lig. parler confuscment, sans
connaissance sutlisante. — Baragouiner, v. a.
et n. parler mal une langue; |)rononcer confu-
senienl , parler mal , parler uni; langue étran-
gère. — .Marmulier , V. a, parler conruscment,
murmurer entre ses dents; balteleroubavasser,
V. n. |)arler sans rien dire.
RAUOUIEG , mannollage, s. m. action de mar-
motter, ce que l'cui marinolle ; l'amil. c'est du
pur marmollage. — Mutilé , s. ï. impossibilité
de former des sons articulés; état d'une per-
sonne muette ; mnlacisme, s. 1'. dilliculté de
prononcer les lettres B. M. I*. — Bredouilie-
menl, s. m. action de bredouiller; baragouinage,
action de baragouiner, <le parler mal. — .Mibi-
forain . s. m. propos qui n'a pas de rapport à la
chose dont il est question; allégaliou, d('t'aile
vaine, échappatoire.
BABOl ILL" . maître alibonm , s. m. ign(nant qui
se mêle de tout, l'ait le connaisseur; aliborou,
fertile en alibiforains. — Barbonillon , s. m.
homme qui, en parlant , entremêle ses mots
de manière à ce que l'on ne comprenne point
ce qu'il vent dire. — Bredouilleur, se, s. ipii
bredouille; babilleur, se, qui babille, caquette,
(jui a lasuperlluitede la langue. — Brise-raison,
s. m. ([ni parle sans suite.
BAt^H , b iquet , s. m. cuvier de bois petit et bas;
boiirriip.KM de carrier; \aisseau de enivre ;
demi tonneau sci(; en deux. — • .Vnge, s. 1'.
pièce de bois ou pierre ci'euse ; vase , vaisseau,
liuche, canal, rigole, vase de plomb placé au
bout du moule avant de laminer. — Egrenoire,
s. f. cage [>oiir accoutumer un oiseau à la graine.
— Baillotte, s. f. baquet de bois, sert à divers
usages dans les ateliers de fabrique.
BACHAI, barriquel, s. m. baquet, tonne, cuvier
avec lequel on extrait par le puits des mines,
les minerais et les déblais.
HACHA , pacha , s. m. titred'honneuren Turquie;
hacha , s. m. pacha ou bassa , otVicier du grand
sultan; comniandant , gonveriieur, etc.
BACHLK , drolatique, adj. 2 g. badin; plaisant ;
risihie; divertissant; drôle, afij. ;2 g. i)laisaiU
gaillard, homme, chose, coule drôle. —
lAtravagant , e ,ad.j. s. l'on . bizarre , fantasqne;
contre la raison , le bon sens ; discours extra-
vagant.
BADA, réjoui, e , s. personne de bonne humeur,
bonne réjouie; étourdie tpii rompt la tète par
le bruit. — Evaporée, s. f. personne frivole ,
légère, étourdie; écervelée; sans jugement.
li.V DE VINU, abdomen du bas-ventre, ledessous
du ventre ou capacité du ventre qui renferme
les intestins, le foie, la rate , les reins, la
vessie, etc.; gaster, le bas-ventre; l'estomac ,
hj'pocondre , ses parties latérales de la partie
.supérieure, sous les fansses côtes , où .se trou-
vent le foie à droite, la rate à gauche ; hypo-
gastre, partie inférieure du bas-ventre. —
Epigastre, s. m. partie supérieure du bas-ven-
tre; aine, s. f. partie du corps entre le haut de
la cui.sse et le bas ventre , leur jonction. —
Bassin, s. m. t. d'anal, partie inférieure du
tronc , de l'abdomen , formée par les hanches .
le sacrum, région inférieure et nmyenne du
bas-ventre ou de la matrice.
BADIN, cocasse, adj. H g. plaisant, ridicule,
pop. qui fait nu dit des choses plaisantes, ri
dicules; folâtre, i)taisant enjout'.
B.^D1X.\> , brocardeur, se, s. celui ou celle <}ui
lance ries brocards, des mots piquants et sati-
riques. — Folâtre, adj.rJg. fdle , humeur,
jeune homme folâtre; badin, qui aime à folâ-
trer, diminutif de fou. — Bailleur, se, s. et
adj. qui aime à railler, porté à la raillerie,
plein de raillerie. — Jodelel , s. m. folâtre qui
l'ait rire par ses sottises.
B.VDINE , badiner, v. n. faire le badin ; folâtrer ,
plaisanlerlégèrement , se jouer, écrire, parler
agréablement, linenn'nl , plaisamment. — Fo-
lâtrer, V. n. l)adiner agréablement , innocem-
ment ; dire et faire des choses folâtres, plai-
santes. — Plaisanter, v. a. et n. dire ou faire
quelque chose i)our faire rire les autres, ne
pas parler sérieusemenl , lailler.
B.-\.Dl>EG, badinage, s. m. action, discours de
badin, action de badiner, bagatelle; fagon ,
manière agréable de faire ou de dire , galante-
rie. — Boullonnerie , s. f. ce que dit ou fait un
bouffon pour faire lire; manière sotte et ridi ■
cule. — Facétie, s. f. plaisanterie, boullonnerie
de paroles ou de gestes pour faire rire. — Folà-
trerie, s. f. badinage; action, paroles plaisantes.
BADINEU , plaisant, e, adj. qui récrée, divertit,
l'ail rire, conte plaisant, ridicule ou imperti-
nent. — Loustic, boulfon de caserne, le plai
sant d'une compagnie comique, adj. 2 g. plaisant
risible, personne comique. — Facétieux , se ,
adj. s. plaisant; boution; qui divertit, fait rire;
drôle, adj. !2 g. plaisant gaillard. — Bouffon ,
ne, adj. plaisant, facétieux qui fait rire en
société; falichon, ne, adj. s. folâtre, badin ,
enjoué, gaillard.
BADINN , verge , s. f. baguette longue et flexible;
petite canne, petite baguette, sorte de fouet.
BADIXiNR.VIE, picolerie, s. f. satire, paroles
dites pour picoter; dispute pour des bagatelles.
— Badinerie, s. f. bagatelle, frivolité; folâ-
trerie, s. f. badinage. action, paroles plaisan-
tes. — Sel atlique , adj. raillerie fine ; line.sse ,
délicatesse, manière iine de les exprimer. —
Eulropélie, s. f. manière de plaisanter agréa-
blement , avec linesse.
BADOU . rebondie , s. f. fdle ou fennne arrondie
jiar embonpoint ; enjouée , gaie , badinne ;
pansue , s. f. femme à grosse panse. — Cruche,
s. f. vase de terre ou de grés à anse et à ventre
large; famil. personne sotte, slupide. — Cru
chctte, s. f. cruchon, s. m. petite cruche;
barillet, s. m. baril à gros venire; barique ,
s. f. personne très-corpulente.— Dame-jeanne,
s. f. sorte de grosse bouteille pansue , revêtue
de jonc, etc.
B.VF , bâfre, s. f. pop. repas abondant, action de
manger exi.rèmement ; bâIVeur, .se, s. gour-
72
BAH
BAG
mand , goinfre , grand mangeur. — Prisse , s. f.
bas , tout ce qui se mange.
BAFE, friper, v. a. manger goulûment, pop.
bâfrer, v. n.niangergoulùmeiit, extrêmement;
bas, populaire et méprisant.
BAFEU, bàfreur, se, s. gourmand, goinfre,
grand mangeur. — Fripe lippe, s. m. gourmand;
fripe-sauce, s. m. goulu, goinfre; fripeur.
BAGADEL , bagatelle, s. f. chose de peu de prix,
peu utile et peu nécessaire; chose frivole , ac-
tion de peu d'importance; minutie, petit ou-
vrage d'esprit; farail. pop. galanterie, jouis-
sance éphémère d'une femme. — Aflution ,
s. m. bagatelle, brimborion, aft'riquet.
BAGAR, bagarre, s. f. tumulte, bruit ; (pierelle
bruyante de plusieurs personnes.
BAGEAW, babil, s. m. l'ami!, cafiuel, superiluité
excessive de paroles; intempérance de langue,
habitude de parler beaucoup. — Bavardage,
s. m. action de bavarder, discours du bavard;
propos insignifiant. — Caquet, s. m. babil,
caquet amusant, fatigant; caipiets , pi. pro-
pos futiles; médisance. — Hajoue, s. f. grosse
joue pendante d'une personne.
BAGN, bain, s. m. eau, ii(iueur, sable, etc. , où
l'on se baigne , bain IVoid , chaut! , tiwde , !»rù-
lant, action de se baigner, son leni|»s, son ef
fet, vase où l'on se baigne , lieu où il est . eau
de bain, et bains, i»l. eaux naturellement
chaudes, où l'on va se baigner, élablis.sement
publics où l'on se baigne , soit en rivière, soit
dans des maisons , partagé en petites cham-
bres à baignoire. — Baignoiie , s. f. vaisseau
approprié pour prendre des bains; la pierre,
le bois, le marbre, ie ferblanc. le cuivre
ëtamé , le cuir verni sont odinairemenl em-
ployé à la construction des baignoires, bai-
gnoire il sabot à demi recouvert; bain d'étuves;
poèlc d'hongroyeur. — Baignoire, s. f. lieu pu
blic ovi l'on va se baigner ; il y a des bains hu
mides et des bains secs, d'eau chaude et d'eau
froide; il en a d'émolients, des relâchants, des
fortifiants, d'astringeants, des vulnéraires, etc.
— Bain marie ; s. m. eau chaude , dans laquelle
est un autre vase. — Aienation, s. f. bain de sa-
ble chaud ; ce baignoire est ordinairement fait
en bois parle tonnelier; espèce de cuveau ou
capsule de terre ou de fer, dans laquelle on
met du sable, et s'ajuste dans le fo'irneau ,
comme cucurbite, comme matras. — alvapnir,
bain de vapeur , de fumée qui s'élève par la
force de l'expansion de l'eau vaporisée. — du
«iCT-.bainde mer, bain naturel en eau de la
mer, lieu où l'on se baigne sur le bord de la
mer. — Voiture-baignoii-e, s. I'. petite voilure
renfermée pour prendre les baigneurs sur le
bord de la mer et les conduire au liaignoire.
— (lu})i, pédiluve, s. m. bain de pieds; sina-
pisme , bain de pieds to[>ique de graine ou fa-
rine de moutarde.
BAGM , baigner , mettre dans le bain, dans l'eau ;
arroser, mouiller, tremper longtemps, pren-
dre le bain, se mouiller. — Tremper, v. a.
mouiller en mettant dans une liqueur; imbi-
ber , plonger dans un liquide. — Fomenter,
V. a. apphquer une fomentation. — css krmili ,
se délecter, baigner dans la joie , le contente-
ment.
BAGNIEU, baigneur, se, s. ([ui se baigne à la ri-
vière , qui tient des bains et étuves. — Etu
viste , s. m. celui qui tient, des étuves ; bai-
gneur. — Baigneuse , s. f. robe de bain , bon-
net pour le bain. — .Nageur , se , s. (jui nage ,
qui sait nager, se baigner.
BAGOU , loquacité, s. f. babil, multitude de jsa
rôles, habitude de parler beaucoup. — Fanfa-
ronnade, s. f. rodomontade continuelle, van
terieoufaitdeluavoure;fau.\ savoir, men.songe.
B.VGFE, déménager, v. a. transporter ses meu-
bles, marchandises et ed'ets d'une maison dans
une autre, changer de domicile, déménager
en secret, nuitamment. — Déguerpir, v. a.
abandonner un héritage, un bien , sortir d un
lieu par crainte , [lar force. — Décampei' , v. a.
lever le canq), déloger, se retirer promptc-
menl , changer de i)lace, si; bouger, migrer
d'un lieu en nn aulre. — Déloger, v. a. faire
quitter un logis, une place, nn jioste, cpiitîer
une maison , un logement ; décamper.
B.\GFEG , aménagemeiil, s. m. action d'aména
ger, (piantil('' d'eiiets transportés d'un !oi;d
dans un autre; aménager, prix du transpon'
de ses elièls. — Bagage, s. m. équipage di
guerre ou de voyage, meubles, eilets , hardes;
patjuel , hardes, outils d'un voyageur, d'un
arlisan. — Déménagement . s. m. Iranspori
des nunibles d'un logis à l'autre, sortie d'un
lieu. — ihi soflauf, fourniment, h. ni. l. miiil.
objets d'équipemeiil et d'armement d'un soldat,
— CJuinlelage , s. m. sac, armure, bagage d'un
matelot.
BAGUETT, brindille, s. t. petite branche menue
ou cliill'onne , branche ;i fruits. — Scion, s. m.
petit rejeton llexible, pousse de l'année. —
Brin , s. m. premier jet d'un végétal ; scion .
tige droite , chose knigue et fleuette. — • Trin-
gle, s. f. verge, baguette, refend ronde on
équarrie en bois, sert aux vitriers, menui;iiers,
bouchers, etc. — Mouchelle, s. f. outil a fut
de menuisier, espèce de rabot. — Badine, s. i.
petite baguette, petite canne, verge, bâton long
et délié, moulure, etc., tout ce «lui en a la
forme. — Branche, s. f. morceau de bois qui
sort du tronc ou d'une grosse Inanche , ce qui
en a la forme ; brin de pousse de l'année. —
Verge , s. f. baguette longue et llexible ; tringle,
brins de bouleau, d'arbre, de genêt, d'osier,
avec lesquels on fouette. — Arbalestrille, s. i.
bâton de jacob , instrument pour aligner, me
surer.
BAH , baisse , s. f. déchet, diminution de prix,
d'une marchandise, eflét public, etc.; être en
baisse , les eaux baissent.
BAHEG, diminution, s. f. amoindrissement, ra
bais, retranchement des parties, diminution
du prix des marchandises, etc., baissage. —
Surbaissement, s. m. qualité, état de ce qui
est surbaissé; ce dont une arcade est surbais-
sée; .surbaisse.
IJAHEG , dessous, s. m. en-dessous; au-dessous.
j)lus bas.
BAHEUB , abîme , s. m. gouffre , profondeur sans
lin. — Glou/.e, s. f. aflaisseineiit i)rofond. —
Fond, s. m. profondeur, l'endroit le plus bas.
BAHI, baisser, v. a. baisser, mettre, rendre plus
bas; baisser la tête, le son, l'oreille, faiblir,
BAI
BAI
75
se décourager , céder, dessérer. devenir plus
bas, en diminuant, regarder en h;is;èlreen
baisse. — Se baisser, v. p. seeonrher. — Abais
ser , V. a. mettre pins bus, faire aller en bat,
plus bas. —Courber, v. a. plier, abaisser, in
cliner, ployer, fli-ehir. — <'.onrlw-, c . adj. (|iii
a la courbature, maladie de l'iionniie prov<'
nant û' grandes t'alignes.
H.M , beau, bel. belle, adj. qui a les tonnes el
la couleur, les sons, l'éta*, les proi)ortioiis .
les harmonies, les traits, les t'oloiis (]ui plai
sent, tonl ce (jui est agréable, exceik'ul dans
sou genre, cpii excite l'admiralion, (pii a toutes
les belles el bonnes (inalilt's. — Admirable,
adj. 2. g. qui se t'ait admirer; !>ean , bon , excel
lent; jeune liommc bien décoiqiU' , de bille
taille. • — Air auguste, adj. "2 g. grand, digne
de vénération, respectable, d'une gravité ini-
I osante. — Charmanl , (•, adj. ipii piait evirè
niemeul, qui ravit; agn-able, peisinine, cieise,
sile. concert, voix. — Joli, e, adj. gentil,
agréable; cpu plaît surtout a l'o'il plus par la
gentillesse que par la beauté; beau, en petit
tlimiiHilit du beau, témme belle, d'une taille
moyenne, avec des grâces et une jcdie ligure,
des frai Is délicats et réguliers, J'emniceocpietle.
Magnilique, adj. :2 g. splendide, sonqilneux ,
en dons , qui aime l'éi'ial tlans son ( orlege , ses
ornements, où brille la nuigniliieiiie. — .Ma
jeslueux, se, adj. rpu a de la majesté, de le
clat , de 1.1 grandeur ; air, taille, allilude ma-
jestueux. — l'onqienx, se , adj. magnilique ,
qui a ou il y a de la ponqie, a(>pareil, cadence
pcnqieiise, solennelle, eelebre. — liavissanl. e,
adj. (pu ravit , qui cliaruie l'esprit et les sens.
plaît exlrèmenienl , merveilleux. — Sublime,
s. m. ee qu'il y a de grand, d'elev(', d'excellent
dans les sentiments, les actions, le style, les
pensées; ce qui transporte d'ailmiratitm , el
bellissiuie très-beau.
BAI A!U , airaltraclir, adj. qui alliie, altrayanl,
synipalhitjue.
UAIBAI, joujou, s. m. jouet d'e!)rant , ce qui
sert a amuser un enl'anl , ehose de peu rie va
leur, |)nérilit(!>. — Hochet . s. m. joujou d en-
l'anl garni de grehjls ipion lui donne a U!or
diller pfoir amollir ses gencives. — Jolivetés,
s. 1. pi. babioles; taux bijoux pour orner;
geuliliesses d'enfant. — Mignard , e, adj. mi
gnou , gentil avec aQ'éterie. — Amusette , s. f.
petit amusement, bagatelle pour amuser; pe-
tite chose qui amuse; babiole , jouet d'enfant.
— Blondin , e, ailj. homme qni fait le beau.
— Bellol, te, adj. gentil, dinumUif de beau.
— Poupin. e;s. el adj. d'une propreté afTec
lee; jioupard. — (;alanlin,s. m. iron. homme
ridiculement galant. — Céladon, s. m. anumt
délicat. — (iodelureau, s. m. jeune homme
qui fait le galant, l'agreable auprès des fem
mes. — Narcisse, s. m. homme amoureux de
sa ligure. — Oripean ,s. m. famil. faux biillanl.
chose appareille , mais de peu de valeur. —
Bêlement , s. m. cri des moutons, des brebis.
— Bée, mimologisme du bêlement des nuiu-
tons; bondissement des agneaux.
B.AIDI , bandit, s. m. vagabond malfaisanl : banni
qui se joint à des voleurs, fini n'a ni pndtiti',
ni sentiment ; libertin, homme ^ans aveu, va-
gabond. — Condottier , s. m. chefde bande,
chef d'un service de mules ou des voitures en
Italie . bandit des montagnes, malfaiteur. —
Vagabond, e, adj et .s. qui erre e:i et l;i , l'ai
néant , libertin, ib'rr'glé dans ses mo-urs, de-
banelié'.
BAYK, bail. s. m. pi. baux, contrai de louage
d'une terre, d'untî maison, d'un immeuble;
lig. engagement ; bail à loyer. — Admodialiou,
s. f. bail à fernu; moyennant |)artage de re
coites; celui des héritages ruraux; bail empliy
theolicpu'it longues années , île lit à !)() ans. —
Cheptel ou chepteil , s. m. bail de bestiaux à
prolit commim entre le baillem- et le prenem-.
Parapet, s. m est en général mie élévation de
maçonnerie, qu'on pratique au bord d'un t<'r
rain escarpé, comme aux deux côtés d'im
pont et siu' un mur de ([uai à l'ns.ige des pie
Ion>. Carde-corps, s. m. garde fou. — lia
ln,>!rade, s. f. appui ii jour renqdi ffiine suite
de babistres el ciin\'':l d'une tablette en
l>ierre on en marbre qui li'rmiiie une terrasse.
— tiarde-fou s. m. baluslradesiirles quais, etc.,
pour enq)êcher de tomber; tels sont les a|)puis
des cioisi'es, les ranqies d'escalier , les nini;»
en bahuts nu les appuis en charpente des
ponts. — Api)ui , s. m. mm- d'ap|)ni assez bas
pour qu'on puisse s'appuyer dessus; à hauteur
d'ap|)ui, à uiu; élévation convenable pour s'ac-
couder. — Barre , s. f. pièce de fer *m de bois
qui sert de barrière intérieure (rime audience
d'un Iribunal, d'une assemblée, qni eusepaie
ceux ipii paraissent devant elle; être cité, com-
paraître a la barre. — Ecuyer , s. m. perche,
lampe le long d'un mur, d'un escalier pour
s'appuyer. — Main-coiilanle . s, f. la partie qui
recouvre les balustres d'un escalier el qui sert
d'aïqmi. — Hampe, s. f. partie d'un escalier,
d'un |)alier il l'autre, balusliade d'escalier, es
pecede balustrade garnie de ijuinquets pour
l'clairer la scène —Bai, e, adj. cheval , \n>i\
liai rouge brun, liai noir, bai rouge.
BAI KT B0>, quintessence, s. f. toute la vertu
d'une chose; le plus essenlicl , le meilleur, ce
qu'il y a d'excellcnl , de parlait, de beau,
de bon.
BAIFAY, Beaufays, commune du canton de l.ou-
vegiié , arrondissement et province de Liège,
sur la chaussée , à 2 lieues de celle ville, sa
[topulatiou est de 010 habitants.
BAl-Fl, beau tils, s. m. lils diiu premier ma-
riage, considère relativement :i celui ou à celle
qni a épousé la mèie ou le père survivani; ce
lui dont on a épousé le père ou la mère. —
Gendre, s. m. nom par lequel ou désigne un
homme marié, par rapport au f>ère et a la
mère de la personne qu'il a épousée.
BAI-KRK , beau frère , s. iv.. frère du mari ou rie
la femme; mari de la belle-so'ur, le beau Ircre
de .N... est celui qui a épousé la .'-our de ^... ,
ou celui doid N... a épousé le frère ou la sivnr.
BAUvt», beaucoiqi, adv. de quantité de temps ,
marrpie raugmenlation, l'avauliige, plusieurs
nombres , extiêmcuicnl. — Tonl plein, ad\.
beaucoup; ii pleinr-s mains, en abondance : a
l'oisr)ii , en grande (piaiilile, <mi abondance. —
Copieiisemenl , adv. boire, manger, uriner
copieusement, abruidammeiil , beaucoup, eu
74.
BAI
BAI
ou avec abondance , énormément . excessive-
ment. — Considérablement , adv. beaucoup ,
notablement, perdre, gagner considérable-
ment; vomir, v. a. produire en grand nombre,
en grande quantité. — Phisieurs, adj. pi. un
p;rand nombre, une grande quantité d'élres en
général; en diable, adv. extrêmement, beau-
coup.
BAILÉ , bêler, v. n. faire un bêlement , les cris
des moutons, des brebis.
BAI-LE-BIN, peut être, adv. dubilatii; la chose
est possible, s. m. il se pourrait.
BAILOU, Baelen, commune du canton de Lim-
bourg, arrondissement de Verviers, province
de Liège, à une demi-lieue de Limbourg.
BAI MAUIE, tin merle, s. m. homme fin et adroit;
poupin, s. m. d'une propreté alTectée.
BAINDAl, bandeau, s. m. bande qui ceint le
front , qui couvre les yeux ; médicament appli-
qué sur le front; couvre-chef, bandage pour la
tète. — Diadème, s. m. bandeauroyal , ceintre
le diadème. — Marmotte, s. f. mouchoir mis
en bandeau , noué sous le menton. — Frontal,
fronleau, s. m. ornement, bandeau du front.
— Cancer, s. m bandage pour la tète. — Ban-
de, s. f. pour ceintre le front. — Défensif,
ive, adj. remède, topique défensif appliqué
sur le front pour dissoudre le mal de tète ou
garantir une contusion, froissure , coups. —
Sesse, s. f. ornement des tètes des orientaux ,
bande sur le front , autour du turban.
BAIiNDE, bander, v. a. lier, serrer avec une
bande, un bandeau; mettre un bandeau sur
les jeux ; tendre avec force un ressort , bauder
unarc, armerun fusil ; assembler les voussoirs,
V. n. être tendu, se bander, se raidir. — Rai-
dir, V. a. rendre raide, tendre ou étendreavec
force; raidir, v. n. devenir raide, ferme.
— Encocher, v. a. mettre la corde de l'arc
dans sa coche , le bander.
BAl.NDEG, érectilité, s. f. qualité de ce qui est
érectile. (jui subit l'érection, l'action des par-
ties musculaires , qui durcissent et se dressent.
— Raideur, s. f. qualité de ce qui est raide ,
tendu, inflexible.
BAINDLÉ, embaudé, adj. mend)re , enfant em-
bandé, entourer de bandes la jambe , le bras ,
la plaie.
BAINDLEG , déligation , s. f. opération de ehirur
gie pour comprimer les parties, application de
bandages. — Bandage contensif, adj. sur les
topiques, les compresses, les médicaments
sur une partie malade, bander les plaies, les
fractures, fixer les hernies; art, manière de
bander les plaies, assemblage des bandes,
application des bandes; ligature, manière de
lier, avec... — Brayer, s. m. sorte de bandage
pour les hernies; ceinture pour porter un dra-
peau. — Suspcnsoir , s. m. bandage pour une
descente en hernie , pour le prévenir. — Spica,
s. m. bandage en épi , t. de chir.
BAhNDLETT. geramis, .s. m. bandage pour les
luxations de l'omoplate , les fractures des cla-
vicules. — Bandelette , s. f. petite bande , long
morceau d'étoffe pour bander, pour ceintrer .
une plaie, coup, contusion, etc. — Bande, s.l.
lien plat et large, long morceau poiu- bander ,
cnvelop})er. — Surbande , s. f. bande (jui s'ap-
plique sur la compresse , sur l'emplâtre. —
Ligature, s. f. bande de drap, de linge pour
lier dans la saignée , etc. , etc. — Bandelette
ventrière , s. f. bande de toile ou flanelle , pour
bander les hernies ombilicales.
BAINE , bande, s. m. bandes iie linge , de cuir,
de fer , etc. . pour lixer , tenir; pour bander les
plaies, les fractures; bander autour des roues,
ce qui en a la forme; ornement long , peu sail-
lant, ligne — Barre de trémie, s. f. fer plat
pour soutenir un àtre et la hotte d'une chemi-
née; feston , fernire qui soutient les plâtres des
cheminées. — Trepoint, e, s. f. bande de cuir
cousue sur la première avec l'empeigne et sur
la(iuelle on coud la senielle d'une boite ou sou
lier. — Languette, s. f. petite langue, morceau
ajouté, rallonger en ajoutant une languette. —
Cantonnière , s. f. morceau de fer blanc ou de
fer noir, qui sert à fortifier l'assemblage d'un
coffre, d'une malle, ete , etc. — Beyne-Heusay,
commune du canton de Fléron , arrondissement
et province de Liège, sur la chaussée, sa po-
pulation est de 2,180 habitants. — Penture
paimielle, s. f. penture de porte de fer i)lat ,
replié en rond par un bout, pour recevoir le
mamelon.
BAM'EH, beau père, s. m. mari de la mère, le
beau-père de N... est celui qui a épousé la
mère de N... en secondes noces, ou de celui de
<jui N... a é(iousé l'enfant. V. paurauze.
BAIRIH, lande, s. f. terres incultes, couvertes
de bruyères, de genêts, de plantes aromati-
ques, jonc marin, fougère, houx, ronce et
bruyères.— Inculture, s. f. étal d'une terre, etc.,
de ce cpii est inculte , n'esl pas cultiv-. —
Terres-ermes ou hennés, adj. incultes. —
Ebudes, s. m. pi. champs incultes; champs
dépouillés de blés, de céréales. — Garigue ,
s. f. lande, terre inculte. — Gasline, s. f.
désert, solitude; terre stérile et inculte.
Laine de moutons brun>, les fabricants en fai-
saient des draps bruns, couleur naturelle pour
les couvents des capucins.
BAf RUFNA.N, bien revenant . e, adj. qui plait ,
(|ui revient; mine, tournure; air, bien revenant.
BAI SAIMBLAN, beau semblant, s. m. feinte
apparence, faire beau semblant de ou que,
feindre de, beau semblant, beau dehors. —
Simuler, v. a. feindre; faire paraître comme
réel ce qui ne l'est pas ; aclion simulée , dégui-
sée, imitée, fausse. — Hypocrisie , s. f. fausse
apparence de sentiments envers une personne,
pour tromper , mensonge du vice qui se cache.
BAI SOLOT, nummulaire, s. f. herbe aux écus ,
à cent maladies ou monnayère , plante aquati-
que, astringente, vulnéraire, anti-scorbutique,
excellente pour arrêter les llux , consolider les
plaies et les ulcères des poumons , est très-
commune à la campagne dans leslieux humides,
le long des fossés et des chemins , et proche
des ruisseaux; celle qui se trouve dans les
jardins est plus grande ([ue celle des champs.
— Chasse bosse ou perce -bosse, s.f. lysimachie
corneille; plante vivace, très-astringente pour
l'hémorrhagie, croil sur les bords des étangs ,
luisseaux. etc.
BAI TAIN, beau temps, s. m. temps agréable ,
serin: il fait beau temps.
BAK
BAL
7I>
BAITÉ , beaiilé , s. ï. belle et juste piopoition
tlans les formes, avec un niéluuge agréalilc de
couleurs; qualité (jui rend une chose admira
ble, aimable, agréable surtout ;\ la vue, à
l'esprit. — Beauté , s. f. belle femme , ses char
mes; jeune beauté; proportion, symétrie des
formes , ce qui captive. — Attrait., s. m. ce qui
attire par l'agréable; penchant, inclination
pour une personne, pour un art , une occupa-
tion, etc. — Attraits, s. m. pi. appas, charme,
beauté; ce qui attire; captive; attraits irrésis
tibles, séduisants. — Appas, s. ni. charmes
puissants de la vertu, de la gloire, de la beauté,
de la volupté; avoir des appas, ce (pii plait ,
attire. — Charme, s. m. ce qui est fait pour
produire un effet extraordinaire afin de séduire;
îig. attrait , appas, ce qui plait , touche extrê
memenl. — Lune, s. f, planète satellite de la
terre, planète luuiineuse, corps célestes et
opaques qui se meuvent autour du soleil, la
plus proche de la terre , celte planète était
après le soleil une des principales divinités du
paganisme, et comme elle ne paraît (|ue lu
nuit . on en craignait les influences; de là vin-
rent les conjurations des magiciennes et de
toutes les superstitions.
HAIÏIZE, fatras, s. m. amas confus de choses
frivoles, inutiles; talrasserie, s. f. chose de
liéant ; de fatras et d'inutilités. — Bêtise, s. f.
défaut d'intelligence; ignorance crasse ; sottise;
stupidité ; action , discours d'un sol ; baliverne,
s. f. discours frivole. — Bibus , t. de mépris ,
rien, chose de nulle valeur, affaire, raison ,
querelle de bibus ; faligoteric , s. f. sottise ,
niaiserie. — Bagatelle , s. f. chose de peu de
prix, peu utile et peu nécessaire; chose frivole;
action de peu d'importance ; minutie, galan-
terie. — Colifichet , s. m. babiole, bagatelles
telles que marmousets, petits vases, etc.,
I. d'art, ornement mesquin, petit, déplacé ,
futile. — Babiole, s. f. jouet d'enfant, chose
de peu de valeur, puérile. — Vétille, s. f.
bagatelle, minutie, chose de rien. — Fretin ,
s. m. fig. choses , êtres , personnes de peu de
valeur, de rebut, bagatelles. — Menuaille, s.f.
quantité de petites choses , de rebut. — Puéri-
lité, s. f. ce qui tient de l'enfant; discours ,
action puérile, frivole, dire, faire des puéri-
lités. — Fiche, s. f. de consolation, ce qu'on
donne pour diminuer le regret, le déplaisir
d'une perle , etc.
BAITRIS, S'^.-Béatrix, elle donna la sépulture?!
S'. Simplice et S'.-Fauslin, l'an 305, à Rome ;
découverte , elle fut étranglée dans sa prison ;
il y a une autre sainte de ce nom ; l'on célèbre
leurs fêtes à l'égHse le 18 janvieret le 29juillet.
BAI-VALET, adonis, s. m. très-beau garçon ,
paré, ajusté avecaifectation.
B.AI-VIZEG, minois, s. m. fam. visage d'une
jolie personne; joli , petit minois; minois fri-
pon, hypocrite, avoir tel minois.
BAK , bague , s. f. anneau de métal , etc. , avec
ou sans pierre enchâssée , que l'on met au doigt,
anneau suspendu que l'on enlève avec la lance.
— Bagues et joyaux, anneau qui se met anx
doigts en usage depuis Prométhée et Jupiter.
— Bague , s, f. frette ou anneau soudé , sur le
corps d'un tuyau ; corde mise en rond qui fait
la bordure d'un œuillet. — Semaine, s. ï.
amieau UKmte de sept pierres précieuses de
couleurs différentes, t. de joaillier. — Bague-
fretle, s. f. lien de fer, virole, anneaux pour
embrasser, l.deserr. ; collier, s. m. cercle
qui entoure une chose. — Harde , s. f. tout ce
qui sert à l'habillement d'une personne. —
Vêtement, s. m. habit, habillement; ce qui
sert à couvrir le corps.
BAKAN.AL, bacchanale, s. f. tableau d'une danse
de Bacchante et de Satyres , fig. débauche
bruyante ; tapage , grand bruit. — Orgies , s. f.
|il. fêtes , débauches de tables.
BAKAR.V , jeu de cartes qui n'est plus en u.sage
dans nos environs.
BAKET, baquet, s. m. petit cuvier de bois à anse
portatif.— Baille, s. f. baquet fait de U moitié
d'un tonneau; baillotte, s. f. baquet de bois. —
Bassiot , s. m. petitbaquet debois fermé dessus
et dessous et percé de deux trous, dont l'un
est couvert d'un petit entoimoir plat pour re-
cevoir l'eau-de-vie, et l'autre sert ù y insérer
une bouteille de cristal ; le faux-bassiot est un
baquet en terre où l'on place le bassiot. —
Loriot, s. m. baquet de boulanger, en bois et
manette, po(u' porter la pâte, le levain, etc.
BAKLIÎ. bâcler, v. a. fermer une porte, une
fenêtre par derrière avec une barre ; expédier,
travailler à la hâte, sans goût ; affaire bâclée ,
arrêtée , terminée.
BAKNEUK , galerie , s. f. route souterraine dans
les bures, les extractions, chemin decommu
nication.
B.AKON D'LAUR , flèche de lard, s. m. ce qu'on
a enlevé de l'une des côtes d'un cochon, depuis
l'épaule jusqu'à la cuisse.
BA KOU , petit verre à liqueurs alcooliques sans
pied. — Basset, s. m. petit homme ou femme
à cuisses et jambes courtes.
BAKU, Bacchus, s. m. mythologie, fils de Jupi-
ter et de Semélé , inventeur du vin dont il est
le dieu; fête de Bacchus, où l'on boit beaucoup.
BAL , balle , s. f. boule de plomb pour les armes
à feu; boulet; balle ramée; gros paquet de
marchandises liées et enveloppées ; coffret por-
tatif de marchand ambulant; ancien outil d'im-
primeur en entonnoir. — Plomb , l)alle calibrée
et renfermée dans une cartouche ; il y en a lU
kla livre pour le fusil de munition. — Réunion
de danse , s. f. assemblée , nombre des person-
nes des deux sexes réunies dans une salle
pour une partie de danse.
BALAF, balafre, s. f. longue blessure au visage ,
sa cicatrice ; estafilade au visage. — Déchirure,
s. f. rupture faite en déchirant, grande déchi-
rure d'une robe , d'un vêtement , etc.
BALAINE, baleine, s. f. le plus gros des animaux
qui habitent la mer, énorme cétacée mammi-
fère; ses fanons servent à garnir des corsets, etc,
corset baleiné garni de fanons de baleines; il y
a des baleines qui ont jusqu'à 20(J pieds de
longueur. — Fanons de baleines , s. f. pi.
sans enchâsses par en haut dans leurs palais ;
se vendent chez les marchands merciers par
morceaux coupés de la longueur d'une aune ,
pour être employés par les ouvriers ; blanc de
baleine, cétine, produit du cachalot de la ba-
leine. — Cure-langue, s. m. brins de fanons
1€
BAL
BAL
pour gratter la langue.— Langue de terre, s. f.
portion de terre, prairie adjacente à une plus
étendue ; t. de cuit, terrain ensemencé d'une
autre espèce de grain ou autre qui forme une
languette. — Baleine d'acier, acier assez bien
corroyé, recuit, trempé pour le rendre propre
aux usages que la baleine a consacrés.
BALANSE, balanser, V. a. tenir en équilibre, lig.
en suspens; l'aire mouvoir en balanc^ant. fig.
examiner, peser le pour et le contre, rendre
incertain, compenser une chose par une autre;
mettre en équilibre, v. n. être en suspens,
irrésolu, indéterminé.— Contrebalancer . v. a.
compenser , égaler avec des poids ; mettre la
proportion entre des choses opposées, balan-
cer de l'égalité des mérites.- Equilibrer , v. a.
mettre en équilibre ; observer l'équilibre ,
t. d'arts; hésiter, v. n. être embarrassé, lent
à parler, îi agir, être incertain, indécis. —
Compenser, v. a. faire la compensation; balan-
cer les prix de deux choses qui se remplacent,
compenser une chose, unedetteavecuneaulre,
réparer le mal par le bien ; dédommager , faire
une compensation ; balancé , s. m. pas de danse
en se balançant, en mesure. — Coquetier ,
V. n. faire aller une barque avec un aviron ([ue
l'on balance par derrière.
BALANSEG, tluctuation, s. f. balancement d'un
liquide, mouvements des fluides, fluctuations
des opinions; despri.v, des idées. — Balance-
ment, s. m. mouvement alternatif d'un corps
d'une balance; hésitation, s. f. embarras,
incertitude, en parlant, en agissant. — Oscil-
lation , s. f. mouvement alternatif des fibres
du corps qui se meuvent.
BALANSI, balancier, s. m. pièce d'un pendule
,pii balance et règle le mouvement du pen-
dule; bâton de dan.seur de corde pour garder
l'équibre; tige, bâton pour mouvoir en balan-
(,ant , machine qui a un mouvement d'oscilla
lion. — Régulateur , s. m. balancier et spirale
dans les montres , verge à pendule dans les
horloges, appareil qui règle le mouvement
d'ime machine ; dans les arts le nom de modé-
cateur , régulateur est destiné à régler la mar-
che des machines.— Contre-poids, s. m. poids
qui en contrebalance d'autres , perche plombée
aux bouts pour se tenir en équilibre sur une
corde. — Folial , s. m. balancier d'une hor-
loge. — Folier, v. a. balancer â la manière des
feuilles. — Haltère , s. m. masse pesante pour
la gymnastique, balancier : on le portail en
s'exèrçant. — Courbatte, s. f. balancier pour
les soutïiets des forges.
BALANSl , acocats , s. m. pi. liteaux pour faire
mouvoir les battants du métier à tisser. —
Equilibre , long bâton plombé des deux, bouts
pour se tenir en équilibre sur une corde.
BALANZE, balance, s. f. instrument formé d'un
arbre, d'un fléau, de deux bassins pour peser
les corps solides ou liquides, ce qui sert à peser,
a comparer; constellation; signe du zodiaque;
état final de compte; solde d'un compte; in-
certitude, irrésolution, t. de commerce, com-
paraison et résultat, excédant de l'actif et du
passif de deux négociants qui comptent entre
eux. — Niveau d'eau , s. m. est composé d'un
luyau de verre ou de ferblanc recourbé par ses
deux bouts; on verse de l'eau dans le tuyau
jusqu'à ce qu'elle remplisse à moitié les bouts
recourbés dans lesquels elle se met de niveau ;
balance d'eau. — Romaine, s. f. peson, ba
lance à un seul poids mobile sur le levier; on
suspend au petit bras du levier les corps que
l'on veut peser; le long bras est divisé en un
certain nombre de parties qui servent à indi
quer la valeur. — Balance de Roberval ou de
mécanique; balance perfectionnée par mon-
sieiu" Ramsden; balance élastique des horlo-
gers, balance hydrostatique, ou l'aréomètre
deMkolson; balance hydrostatique pour con-
naître la pureté de l'eau , balance du docteur
Taylor pour la physique ; balance de Torsion
pour la mécanique. — Peson, s. m. romaine ,
instrument à quart de cercle gradué et ressort
pour peser; en général, machine propre à peser
par tout autre moyen que la balance. — Biquet,
s. m. trébuchet pour peser l'or et l'argent. —
Ajustolr , s. m. balance où l'on pèse les mon-
naies avant de les frapper. — Balance à bas-
cule , s. f. levier dont le point d'appui est entre
la puissance et la résistance; pont à bascule
pour peser les chariots sur les routes, etc. —
Balance de sortie et balance d'entrée ou à nou-
veau, ces balances constituent un véritable bi-
lan ou état de situation d un négociant, son
actif et son passif. — Muel , s. m. plomb du
niveau à plomb ou à pendule dont se servent
les charpentiers , menuisiers et maçon , etc. —
Hygroclima , s. m. balance pour mesurer les
pesanteurs des liquides. — Trempure, s. f.
poids, bascule de meunier pour peser leurs
.sacs de grains et de farine.
BALAW, hanneton, s. m. ordinaire ou scarabé
roux, gros comme le petit doigt, tète à deux
cornes, six pattes, broie les feuilles des arbres.
BALBUSI, balbutier, v. a. n. prononcer mai , en
hésitant , sans articuler ; parler confusément
sans connaissance suffisante; hésiter.
BALBUSIEG, balbutiement, s. m. action de
balbutier; défaut de l'organe qui le cause.
BALET, ballet , s. m. dan.se figurée qui repré-
sente un sujet; espèce d'opéra en actes déta-
chés avec danses et pantomimes et suivi de
fêtes. — Ballet-pantomime, s. in. où l'action
s'exprime par des gestes ; musique de ce ballet.
BALIGAN , va-nu-pieds, s. m. homme obscur,
s. 2 g. pauvre qui n'a pas de chaussure;
homme sans ressource qui vil d'une honteuse
industrie. — Vagabond, e, adj. et s. qui erre
(à et là; fainéant, libertin, vicieux, qui ne
veut rien faire, rien valoir. — Vaurien, s. m.
fainéant, libertin. — Bandit, s. m. vagabond,
malfaisant , qui n'a ni probité , ni sentiineat ;
homme sans aveu. — Garnement, s. m. vau-
rien, libertin. — Gueux, se, adj et s. men-
diant, vagabond , coquin, fripon ; traîne-gai-
nier. — Malfaiteur, s. m. qui commet des
crimes, assassin. — Fainéant, e,adj. et s. pa-
resseux , qui ne veut rien faire.
BALIVAU , lais, s. m. jeune baliveau de réserve,
jeune arbre qu'on laisse à la coupe d'un taillis,
jeune chêne.
BALIVEG, balivage, s. m. choix, compte, mar-
que de baliveaux à conserver après la coupe
d'un taillis,
BAL
BAN
:^^
JtALKON , Imlcon , s. m. saillie il'iint' leiuHi'o , sa
i,'riih>def('r,etc.; petit plancher avechaldstrade;
jji'iiie, barie, elo. , à la l'ace d'un édilice; grille
d'appui à une lenèlre, loge en saillie ;i lavant-
scénc.
I!.\l.«». iiièce d'i'tonpe, s. f. rebut de lilasse de
cliaiivre, du lin, etc., (iU-s el tissus en |iièces
(It; diverses grandeurs t!l tinesses, sert à divers
usaj'es. — Ballot, s. m. gros paquet de niar-
cliandises, de livres, etc. , endndlés. — Dal-
lotin, s. ni. petit ballot. — Tuf, s. 1. grosse
étoile d'étoupe. — Sursonnnau , s. m. sac , l)al-
lol sur la charge d'un cheval, surcroît de
charge dune bètt; de somme.
lî.VLLoN, aérostat, s. m. machine ou ballon
plein de Ihiide plus léger ([ue l'air el (jui
s'('léve dans l'atmosphère; depuis ItiTO plu-
sieurs tentatives pour s'élever dans les airs
avaient échou('', la ])remière par Bcsnier;lc
ihaiioine Destorge; Blanchard avec son ca-
liridh'l volant, après vaisseau volant en 178:2;
Laiia, iîorelli el Laurent Barlhélemi. ("elle in-
\eiiiinn, comme beaucoup d'autres, est due
an hasard; car, sur la lin de 178:î, madame
Munigollier ayant placé un jupon sin- un de ses
paniers l'ut r(n'l surprise de voir ce jupon s'éle-
ver avec le panier de lui-même en l'air; son
époux mil de suite à prolil cette découverte,
eu (il un ballon (jui s'éleva à Annonay el à l'a-
ris , en 1780. Messieurs Charles el Robert, dit
!;oliertsu!i. tle (".iiènée, près Liège, s'élevèrent
dans les airs en 1785; Blanchard el .letlreys
passèrent la Manche en deux heures; en 17U7,
M. liarneriii y joignit les parachutes; en 18ô."> ,
M. Lennax a donné au sien la forme d'un
poisson el l'a muni de vastes nageoires. — Bal-
lon, s. m. gros malras gonllé de vent , d'air;
corps sphériciue gros et creux; ballon de
bondie. de i;renade, sorte de projectile. — ■
Monigolliere, s. f. aérostat rempli de fumée ou
ilair raréfié; aérostat primitif.
lî.Vl.tHK, ballotter , v. a. donner, compter des
lialliiiies pour le scrutin, pour tirer au sort;
aller aux sullrages avec des ballottes ; procé-
der, dans un collège électoral ou dans les
Chambres, à un nouveau scrutin entre les deux
candidats (jui ont le plus approché de la majo-
rité absolue dt^s sulfrages; ballotter ipK'kpi'un,
le renvoyer de l'un a l'autre, le tenir en sus-
pens sous le prelexle de le servir, t. de nu'l.
mettre en paipiet. — Cahoter, v. a. causer des
caliols, des sauts d'iiiie voiture en marche sur
un sol inégal ; balancer, se mouvoir en balan-
Vanl.
HALOTEG, ballottage, s. m. action de ballotter
dans une élection. — Cabotage, s. m. mouve-
ment causé par le cahot.
BALOTT, larnu' fulminante, s. f. V. pela.
B.\LOl HDIIKIK, balourdise, s. f. caractère de
balourd; chose dite ou faite mal à-propos et
sans esprit ; stupidité.
HAI.TAN, sans défaut, sans imperfection, d'un
bon acabit, d'une bonne qualité. — Les bras
ballants, s. m. marcher avec les bras ballants;
les mouvoir en balançant contre le corps.
BALTAN-NUU, V. klikannou.
BALTE, baller, v. n. aller les bras ballants,
marcher en laissant suivre à ses bras le mouve-
ment du corps il clia([ue enjambée. — Trémou.s-
ser, v. n. s'agiter, se remuer d'un mouvement
vif el irrégulier; s'agiter, .se trémousser, se
donner du mouvement. — Battre en onde, s. f.
action du moiivemeiil de l'eau quand elle est
agitt-e, niouvement ondulatoire de l'eau; on-
iloyer , Ihjttei' par onilc.
B.VL'IKC, In-moussemeiit , s. m. action de se
trémousser. — Balaiiceineiil , s. m. mouvement
allernatifd'uncorpsquibalani^e; lig. hésilatiou.
— Boulis, s. m. agitation d'un navire, etc.,
ballotti' |»ar les vapeurs et les vents de côté et
d'autre.
BALl'OZAl B,Balthasar.
B.\Lrs, balustre, s. m. pelit pilier fa(;oniié qui
sert d'appui; balustrade, clôlure à jour à hau-
teur d'appui, servant d'aiipui. — Sainte-Table,
s. f. balustre oriit' de dra|»eries ipii sépare le
cliOMir de l'église, où le prêtre catholique ad-
minislre le sacrement d'Eucharistieauxlidèles.
BALZAMIK , balsamique, adj. ^ g. qui tient du
baume; air balsamicpie embaume.
BAL'/l.N , lievreux, s. m. vieillard qui tremble ,
(jui marche nonchalamment , en lambinant.
B.VLZINK , lambiner, v. n. agir lentement, non-
chalander, indolence, manque de soin. —
S'amuser à la moutarde, à des choses inutiles.
B.\LZ1NEG, nonchalance, s. f. négligence, len-
teur, indolence, paresse. — Indolence , s. f.
nonchalance, insensibilité ; apathie. — Lenteur,
s. f. niancpie d'aclivili', de célérité; agir. Ira
vailk'ravec lenteur; inapplication, inattention.
BALZI.NEl' , lambin, e, lig. (jui agit lentement ,
qui lambine. — Indolenl , e, adj. et s. noncha-
lant, in.seiisible à toul. — Négligent, e, adj.
qui a de la négligence, qui a peu de soin. —
— Nonchalant, e, adj. qui agit lentement et
mollement par paresse. — Paresse, s. f. fai-
néantise, négligence blâmable du devoir, ete.,
faiblesse qui oie l'aclivitè. — Brelandinier, ère,
adj. celui ou celle qui s'amuse, qui est lent à
exécuter quelque chose. — Insouciance, s. f.
état , caractère de l'insouciant.
BAN , banc , s. m. long siège ; siège d'un banquier
à la bourse; écueil , r»che , amas de sable sous
l'eau; lils de pierres, l. de met. table, siège
pour les outils. — Etabli, s. m. grosse table
d'artisan pour leur travail, poser leurs outils
on pour s'asseoir; onivre, banc des niarguil-
liers. — Bodée, s. f. banc pour soutenir les
outils des verriers. — Ban de fusil, s. m. ban
servant de soi dans l'exploitation des carrières
de pierre à plaire. — l'.andège, espèce de table
à rebord pour divers arts et métiers. — Gradins,
s. m. [)1. itancs au-dfssiis les uns des autres. —
'faste, s. I. pi. bancs des rameurs dans une
chaloupe. — Quête, s. f. saillie d'un bateau ,
d'unr- galère, etc. — Lit, s. ni. couche, situa-
tion d'un lit de (licrres dans les carrières natu-
relles ; lit tendre , celui de dessus , el lit dur ,
celui de dessons. — Ecolfrai , s. m. table d'ar
lisaii pour tailler , (U'éparer l'ouvrage. —
.\genonilloir , s. m. |)elit escabeau [>our s'age-
nouiller. — Banlieue, s. f. é-lendiiede pays au-
tour d'uni- ville el ([ui en ilepend ; <pii est sous
sa juridiction.
B.\N, couches, s. m. pi. la [dupai Ides montagnes
sont composées de roches qui semblent avoir
78
BAN
BAN
été déposées par assises plus ou moins épaises
et dillèreiit par leurs couleurs colles de leur
conlexture, soit par une légcre soluiion de
coutiiuùté,
BAN-AKOF, litmobile, s. m. couchetted'enfants,
ouvrage de menuiserie sur roulette, qui se
meut , se replie dans un coin, etc.
BAN ALOY, montage de roz ou établi de lamier,
est une espèce de forte table sur quatre pieds,
ayant des rebords de deux pouces tout autour
afin de retenir les outils, et deux poupées aux
côtés pour monter les roz ou peigne.
BANAM, bananier, s. m. liguier d'Adam ou des
Indes, qui porte la banane, arine des Indes,
espèce de roseau à feuilles de 8 pieds, fruit
très-bon, rond, oblong de G pouces, en grap-
pes en étage; appelés régimes, sert d'aliment.
BÂNAUF , banal, c, adj. à l'usage de tout le
monde , terrain , place , etc. commun , ([ui sert
au public en général , maison abandonnée. —
Communal, e, adj.bien, propriété communale,
d'une connnune, comnmnàun ou des villages.
BANBAIU, godiche, s. f. (iodichon, s. m. dimi-
nutif de claude, déniais, de nigaud. — Jocrisse,
s. m. benêt, sot, niais, qui se laisse mener ,
qui ne s'occupede rien dans le ménage, dadais.
— Malitorne, adj. grossier, maladroit et gau-
che, inepte. — Benêt, adj. s. m. niais, l)adaud,
sot. — Claude, s. m. adj. sot imbécile. —
Apoco, s. m. homme qui a peu d'esprit , inepte
ei babillard ; de peu , de mauvais air; mal vêtu.
— Badaud, e, adj. s. fam. niais, qui admire
tout, s'amuse à tout, d'une curiosité frivole ,
benêt. — Dadais, s. m. niais, nigaud, décon-
tenancé, avoir l'air d'un dadais. — Daudin ,
s. m. niais, nigaud, grand, vrai dandin. —
Maladroit, e , adj. et s. ijui manque d'adresse;
réponse, question maladroite.
BANBEU , illusion, s. f. erreur; songe, fantôme;
apparence trompeuse aux yeux, à l'imagina-
lion; pensée chimérique, erreur causée par
les sens en désordre; visière des casquettes, etc.
sur les yeux. — Lunette, s. f. rond placé sur
les yeux d'un cheval de manège, ouvrage de
sellerie qui ceint la tète du cheval. — Bossette,
s. f. ornement de sellerie en bosse aux deux
côtés du mors; cuir sur les yeux du mulet. —
Vi.sière , s. f. demi-lune sur les yeux. — OEillère,
s. f. pièce de cuir attachée à la têtière dun
cheval pour lui couvrir et garantir l'n'il. —
Louchelte, s. f. appareil pour empêcher un
enfant de loucher , visière , tafta vert en visa-
gère. — Voile, s. f. étoffe qui sert à se cacher
la ligure, des piqiires des mouches à miel en
les soignant ou les transportant; couverture de
tête.
BANBI, vaciller, v. n. branler, chanceler, se
balancer légèrement, fig. hésiter en répondant,
être irrésolu. — Tituber, v. n. chanceler; se
dit d'un ivrogne qui chancelé sur ses jambes.
— Ciianceler, v. n. n'être pas ferme sur ses
pieds, aller de côté et d'autre comnn^ si l'on
allait lond)er; vaciller, pendiller. — Hésiter ,
V. a. être incertain , indécis ; hésiter sur ce que
l'on fera. — Locher, v. a. branler, v. a. être
près de tomber; balancer, se mouvoir. —
Branler, v. a. agiter, mouvoir, remuer, faire
aller çà et là.
BANBI AN, branlant, e, adj. (pii branle, qui pen-
che plus d'un côté que de l'autre , de côté et
d'autre; personne mal assurée. — Chancelant, e,
adj. qui chancelé, qui vacille, qui n'est pas
ferme; personne, pas chancelant, mal assuré,
agité. — Vacillant, e, adj. pieds, démarche
vacillante, qui vacille, chancelé.
BANBIEG, vacillation, s. f. mouvement de ce (|ui
vacille, vacillation d'un batelet. de la lumière;
incertitude, irrésolution. — Tergiversation,
s. f. action de tergiverser, biaiser, aller en
biais. — Irrésolution, s. f. incertitude, indé-
cision; état de celui qui est irrésolu.
BANIiO, bardou, s. a.lourdeau, rustre, balourd.
— Ignorant, e, adj. (|ui n'a point desavoir,
illetré, stiqude. — Balourd, e, s. personne
grossière, stupide. — Butor, s. m. stupide ,
grossier, maladroit. — Inexpérient, qui man-
(jue d'expérience. — Câlin , e , adj. doucereux,
indolent, niais, sot, sans expérience. — Gobe-
mouche, s. m. faniil. niais, crédule, qui ne
s'occupe de rien , n'a pas d'opinion iixe , croit
toutes les nouvelles, avide de nouvelles. —
Illetré, e , adj. qui n'a ((ue de légères connais-
sances ou n'en possède aucune. — Bustaud ,
adj. et s. m. }!;rossier , qui tient du paysan , lig.
brutal, impoli, rustre, grossier.
BANBOCHK, ivroguer, v. n. boire avec excès et
souvent, courir cà et là les estaminets; bambo-
cher, liberliner, riboter, faire ribote. — Pinter,
V. n. pop. faire débauche de vin; boire en
débauche.
BANBOCHE, rdiotage, action de riboter, se ré-
galer; se divertir, se réjouir, faire ribote. —
Orgies, s. f. pi. fêtes de Baccluis , débauche de
table.
BANBOCHEU, libertin, c, adj. et s. qui hait la
contrainte , les sujétions , déréglé dans ses
mtcurs; débauché, vie, mœurs libertines. —
Ivrogne, adj. et s. 2 g. sujet à l'ivrognerie ,
bambocheur, qui fait des bamboches , libertin.
— Déréglé, e, adj. cotitraire aux règles de la
nature.
BANBOU , diablotin , s. m. petit diable , sa ligure;
figure grotesque pour faire peur aux enfants.
— Enqiuse, s. m. fantôme nmltiforme produit
par une imagination échauflëe. — Babeau ,
s. m. être imaginaire dont les nourrices et les
bonnes font peur aux petits entants. — Fantôme
imaginaire, s. m. vision; vaine image que l'on
croit voir sans réalité. — Chimère, s. f. image
des objets extérieurs dans le cerveau. — Bam-
boche , s. f. canne à nœud ; bois de bambou. —
Bambou, s. m. plante graminée , espèce de
roseau des Indes; .sa moelle et son suc don-
nent un sucre; canne de ce bois, croît partout
sous les tropiques , il s'élève souvent jusqu'à
40 OH io pieds , et quelquefois le double de
cette hauteur, les cannes dites déjoue ne sont
point des bambous , mais des rotangs , sorte de
plante tout-à-fait différente.
BANDAG, suspensoir, s. m. espèce de bandage
de toile ou de futaine qui sert' à soutenir les
bourses ou pour prévenir une hernie. — Sus-
pensoir, s. m. espèce de bandage dont on se
sert pour soutenir l'appareil dans les maladies
du fondement et des bourses, il est composé
de deux à trois bandes ; bandage à ressort ,
BAN
BAN
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ceinture dont on fait usoge poui' soutenir les
hernies. — Bandage, s. m. bande de linge , de
cuir, pour lixer les hernies, avec ou sans pe-
lotte , à ressort nii platine et de ditlVrentes
formes. — d'inluro du nondtril, s. I'. espèce
de bandage <pii couvre le ventre pour contenir
la hernie lin nombril. — !>(il(iirc, s. f. espèce
de bandage; bandage oblicpie.
JUM>.\1 , couvre chef, s. ni. coille de toile de
paysanne, bandage pour envelopper la tète.
ljA.Ni)OI.II!, bandoulière, s. f. bande de cuir, etc.,
|)Our porter le uiousipieton ; espèce de baudrier
avec j)lai|ue. — ■ Bandrier, s. m. large bande en
écharpe pour porter rèpi'c. — Itiitlleterie, s. 1".
partie de r(''qiiipenienl du soldat, harnais,
ceinluiiHi . etc., faits en butlle (Ui cuir.
BA.M;, bande, s. f. ligue, troupe, compagnie ,
partis eu bandes , en rassemblements , par
bande. — (loiiuinaiile, s. f. trou|)e de coquins,
ramas de vauriens. — Coterve, s. f. bande de
gens il pied, de soldats; Irouiie. — Ribambelle,
s.f. kyrielle, longue suite de... famil. troupeau;
troupe d'aninianx , niullitiide. — Horde, s. i'.
peuplade erraule. horde nombreuse, inultiliide;
horde de brigands. — Hasseiubleinent , s. ni.
concours tumulltieux de [)ers(tnnes. — Attrou-
pement, s. m. assemblée tumultueuse et illé-
gale. — Voie ornière, s. f. chemin, route, voie
iVayée dans un chemin ou route pour les char-
reltes, chariot ou voilure, sa largeur.
BAM. bannir, v. a. condamner par autorité de
justice ;i sortir d'un [lays , d'une ville, d'un
Etat, etc. , chas.ser d'un i)ays, éloigner de soi.
— Danni , e, adj.s.(iui est banni enexil ; banni
des écoles, d'une compagnie , elc. — Déporté,
s. m. banni ; exilé dans un lieu lixé. — Déporter,
V. a. bannir, envoyer en exil. — • Exiler, v. a.
bannir, envoyer en exil. — Exilé, s. m. celui
fpii vit d;ins l'evil ; banni. — Reléguer, v. a.
evilerdans un lieu désigné; expulser, exclure
fiuelipinn d'une compagnie.
]A.M!IE(i, apéniaulisine , s. m. exil ou absence
d'un an infligé ii celui qui avait commis un
crime involontaire.
îAMIlMAI.N , bannissemeiil , s. m. jugement (pii
bannit : son ellet. — .Vbannaîion , s. f. exil d'un
an, t. de jurisp. — Ablégation, s. f. t.dejurisj).
romaine, baiinisscmenl prononcé par le père
de famille. — Exil, s. ni. bannissement, éloi-
gnemenl d'un lieu par <u"dre du souverain , par
jugement , lig. disgrâce ; absence du lieu que
l'on préfère. — F^xpulsion , s. f. action d'expul-
ser, de chasser. — Ostracisme, s. m. bannis-
sement pour dix ans des hommes devenus
suspects i)ar leurs talents leurs mérites. —
lielégalion, s. f. exil , bannissement dans un
lieu di'sigiK'. — Déportation , s. f. sorte de
bannissement |)erp(!tuel dans un lieiilixé, exil
dans une colonie.
'V.NIH , girouette, s. f. baiiderolle, plaipu; ou
treillis (pie l'ail tourner le venl, la première a
été vue il Alhèiies, inventée par .\ndionic de
Cyrrhe (pii lit ("h^ver uik; lonr octogone ; ii cet
elfel, il hl graver des hgiiics ((iii represeiilaienl
les hiiil vents piiiicipaiiv . un triton d'airain
tournait sur son pivot an haut de la lonr. et ce
iriton, tenan! une bagnelle ii l:i main, la po-
sait Juvle^iir le venl (|nisotilll;ul.--l'clile plaque
de tôle ou de ferblanc , eniilée d'une tige de fer
placée verlicalement au-dessus d'un édiGce et
se mouvant sur son axe au gré' des vents, en
indique la direction par les leltres N. S. E. 0.
— Dractéole, s. f. espèce de giroueUe. — Pe-
non.s. m. t. de mer, girouette de plumes;
(■b'iidard ;iiicieii de chevalier. — liaiinière, s. f
enseigne, drapeau, ('lendard , grand mor''eau
carri' d'é'loU'e frang('e el bntih'e avec lignn^s ,
portée par un bàlon transversal, sus|)èndu a
un long manche; étendard carni el blasoiinë
d'un ciievalicr du premier rang.
RANK , banque, s. f. commerce d'argent de place
en place, d'un pays, d'une ville ii l'autre, par
le moyen d'une lettre de change, elc, lien où
il se fait, l'Iat de celui (jui le liiii , fonclionde
banquier; caisse publi(|ue dans laquelle chacun
jieiit s'intéresser; fonds ou mise do celui qui
tient le jeu. — Petit-paquet , s. m. s. m. jeu de
caries d.iiis lequel on fait autant de paquets
ipi'il y a de joueurs, on les couvre de monnaie,
le banipiier lève le sien ipii lui est resté, et la
plus liaiil(! carte prend les l)asses.
BANK AL , bancal, e, adj. jinpnl. qui a les jambes
contrefaites, tortues; s. m. sabre recourbé. —
Hancroche, s. m. torlu, ii jambes tortues.
RANKK'f, banquet, s. m. festin , repas magni-
fique; banquet nuptial le jour des noces. —
Festin, s. m. baïujuel. repas splendide; grand
festin, solennel, somptueux. — Gala, s. m.
fêle, festin ii la cour; fête bourgeoise; ou gale,
feslin chez des particuliers. — Noce, s. f. ma-
riage; div(.'r(isseme!it de noces, etc. ; assem-
bh'e de la noce; premières, secondes noces.
BANKI, banipiier, s. m. ipii fait la banque, ([iii la
lient, (pii fait commerce d'argent de place en
|)lace. — Banquier, s. m. t. de jeu, celui qui
fait la miseet joue contre lous.
BANKO f , va-tout , s. m. t. de jeu , vade ou renvi
de tout ce qu'on a d'argent devant soi. — Pa
roli , s. m. t. de jeu, double de la première
mise. — Renvi, s. m. ce que l'on met jiar-des-
sus la vade il cerlain jeu de caries, faire renvi.
— Faire un alpiou , t. de jeu, principaleinenl
de quilles, doubler sa mise ajirès l'avoir ga-
gnée. — Queue, s. f. t. de jeu, ce qu'on ajoute
il la mise pour le gagnant. — .louer ii la mar-
tingale, s. f. I. tout ce (pi'oii a (lerdu.
BANKROTE , faire bamiueronte, s. f. maïKiuer ii
sa pnmiesse. suspendre ses paiements; faire
faillite. — Faillir, v. n. agir contre les devoirs,
les lois, etc., tromper ses créanciers, cessa-
limi des paiements d'un coinmerçant, accom-
pagnée de son bilan; est moins coupable ({u'uii
banqueroutier; d(''cnnliliire . état d'une per-
sonne qui ne peul plus faire lace ii ses engage-
nienls , faillir.
B.VNKRtJ'l'l, failli, s. ai. négociant qui a fait
faillite, banqneroule simple. — Banqueroutier,
ère, s. (|ui fait bamiueronle; cession, faillite,
insidvabiliti' feinte ou M-ritable, qui abandonne
;i ses cri'anciers frauduleusement. — Banque-
routier baiiduleux , se, adj. celui ipii a commis
des fraudes, des vols, des crimes pour sous-
traire il ses cré.'inciers.
BANhUdl'f. baiiqin'roiile . s. f. faillite par in-
>ol\abilile l'einlc on vi'i'ilable, par une suite
ileileliis on lie niaiiiriivies rijininellês; luil-
80
BAR
BAR
lite, abandon de ses biens à ses créanciers
faute de pouvoir les payer en entier; fig. faire
banqueroute , man([uer à sa promesse. — Ban-
queroute , s. f. iléfaul dans la tonte du drap.
— Cessation de paiement. Art. 127 du code de
commerce : Tout comnicrçanl qui cesse ses
paiements est en état de faillite.
BANON, brandon, s. m. paille entortillée au
bout d'un ])àton, servant d'indice dans un
champ; défense, interdiction. — Jalon , s. m.
bâton planté pour tracer une ligne droite sur le
terrain , jalon indicateur.
BANPER, catonnet, petit catou, s. m. homme
sage ou qui affecte de l'être par des discours
mielleux, qui affecte dans ses paroles. —
Grand-père , s. m. t. enfantin, père de la mère
ou du père; vieillard.
BANSLÉ , ourler , v. a. faire un ourlet, envelop-
per, tortiller la lisière des draps dans un mor-
ceau de toile avant de les teindre en pièce. —
Litter, v. a. rouler, coudre les lisières du drap
sur elles mêmes pour ((u'elles ne prennent
point la teinture.
BANSLEUZE, ourleuse, lilteuse, s. f. femme qui
ourle les lisières du drap avant de le teindre.
BANSLI, vannier , s. m. qui liavaille en osier, en
vannerie; ouvrages, marchandises de vannier.
— Faissier, s. m. vannier qui travaille à claire
voie, ouvrage de faisserie; on compte dans la
vannerie pins de deux cents variétés d'ouvra-
ges, sous la dénomination d'ajoureric, damas-
serie, canarie, fine buciiette et tressererie.
BANSS, manne, s. f. sorte de panier rond, ovale
on rectangulaire à fond plat assez i)rofond ,
avec anse ou sans anse extérieure, mais garni
d'une poignée en faisses à chaque bout, le
tissu en osier et plus ou moins serré selon son
usage; manne blanche, grise, etc. — Manne-
lette, s. f. mannette, petite niaime ; espèce de
berceau d'osier. — Berceau, s. m. lit mobile
d'enfant à la mamelle.
BA^SSLETT, volette , s. f. petite claie d'osier à
poignée et sachet , sur les genoux , pour éplu-
cher les laines. — Faisserie, s. f. il se dit en gé-
néral des ouvrages de vannerie et panneterie à
claire voie. — Bourriche, s. f. espèce de panier
oblong dont se servent les lingères ; verrier,
pièce de vaimerie pour serrer les verres. —
Manniveau, s. m. espèce de panier sans anse,
ou avec anse, plat et rebord , pour les fruitiè-
res, plateau d'osier. — Eventaire, s. m. pla-
teau à rebord en osier que portent, qu'étalent
les fruitières.
BANSTAI , panier, s. m. vase, ustensile de jonc,
d'osier , etc. , à anse ; sa forme : grand , gros ,
l>etit, rond, couvert; caisse d'osier; son con-
tenu ; ouvrage de panneterie et vannerie de
diverses grandeurs. — Corbeille, s. f. i)anier
d'osier à anse. — Cuider, s. m. panier long
pour cueillir et porter les fruits. — Callin,
s. m. petit panier (l'osier à anse. — Cueilloir,
s. m. panier pour cueillir les fruits. — Fiscelle,
s. f. panier — fîannette, s. f. corbeille d'osier.
BAR, bourdaine , s. f. arbrisseau; grand ner-
prun dont le charbon sert pour la pondre ii ca-
non. \. l)lan-bar. — B(Uirgêne, s. m. aune
noir, du genre de nerprun, croît dans les tail-
lis, les lieilX humides; les vanniers ardounais
en confectionnent des mannes; les plafonneurs
emploient les gros brins pour entrevoûter les
plafonds en entrevaux.
BABA, bélier, s. m. mâle de la brebis, quadru-
pède à pieds fourchus , porte sur la tête des
cornes; l'on connaît son âge par les anneaux
de ses cornes.
BARADA, bavolet , s. m. coiffure de paysanne
pendante sur le dos. — Evaporé, e , adj. trop
dissipé, étourdi. — Ecervelé, e, adj. et s. ni.
tèie , esprit léger, évaporé, sans jugement,
étourdi. — Guimbe, s. m. sorte de vêlement
de religieuse pour le col, la gorge et le sein ;
seguimper. — Barbette, s. f. guimbe sur le
sein d'une religieuse.
B.ARAGOIN, baragouin, s. m. langage corronq)u,
langage étranger, inintelligible. — Jargon, s. m.
langage corrompu, factice, bizarre. — Elocu
lion, embrouillement, s. m. embarras, confu-
sion dans un discours; élocution embrouillée
des paroles ; patois. — Argot , s. m. langage
particulier des filous , des gueux.
BARAGUIGM, baragouiner, v. a. parler mal une
langue , prononcer confusément une langue
étrangère; patoiser. — Argotisme, s. m. mot
formé de l'argot; locution spéciale propre à
luie science, jargon narquois pour tromper. —
Jargonner , v. a. parler un jargon , hésiter dans
ses paroles.
BAILVGUINEIJ , baragouineur , se, s. qui bara
gouine.
BARAK, baraque, s. f. hutte de soldats poiu' se
mettre à couvert, petite boutique; réduit cou
vert, petit logement, mauvaise maison, atelier,
maison où l'on paie , nourrit mal , atelier cou-
vert en planches. — Echoppe, s. f. petite bou-
tique en appentis. — Aubètc , s. f. corps de
garde aux ])orles de ville pour la garde ou
pour le préposé, receveur, convoyeur des
droits d'octroi , petit logement. — Bicoque.
s. f. petite maison. — Cahutte, s. f. petite
loge; hutte, cabane , maisonnette. — Hutte ,
s. f. petite loge de terre ou de bois. etc. —
Cabane, s. f. petite loge, petite maison , sorte
de bateau couvert, petit logement sur un ba
teau.
BARAKË , se baraquer , v. pers. se faire des ba
ra(iues. — Cabaner, v. a. faire des cabanes.
— - Se cabaner, V. pers. loger dans des cabanes.
B.\RAKM.\ir*» , baraquement, s. m. action de se
l)ara(iuer , de se cabaner pour se mettre à l'abri
des injures de l'air.
BARB.VI , barbeau ou barbot, s. ni. poisson du
genre de cyprin , de la famille des gymnopo-
ines , osseux , abdominal , à barbe à la gueule.
— Barbillon, s. m. petit barbeau, petit pois-
son à moustaches.
liARB.VR, barbare, adj. ^ g. cruel, inhumain,
sauvage, grossier, ignorani , sans loi ni poli-
tesse, nneurs barbai es. — Bédouin, bédun.
s. ni. arajie du désert , Itarburc — Cruel , le ,
adj. inhumain, impitoyable, quia de la cruauté.
— Féroce, adj. '2 g. cruel, farouche, dur.
BARB.\REIE, barbarie, s. f. cruauté, inluinianité,
férocité, manque de polite.s.se, de culture d'es-
prit , ignorance de Ihomnie sauvage. — Féro-
cité, s. f. caractère féroce; lig. se dit dr
l'homme.
BAR
BAR
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BARBARESS , barbaresque , adj. 2 g. des peuples
delà Barbarie; beduine, fentme de Bédouin ;
maurescpie , adj. ^ g. qui a rapport aux Maures.
BARBORION, brinilwrion, s. ui. coliliciiel , ba
biole, chose de néant. — Anipiiigoiui , s. m.
phrase , discours burles(iuo (pii présente des
idées sans ordre et un set)s indéterminé.
BARBOTE, ragoter, v. n. pop. ururniurer contre
quelqu'un; il ne t'ait que ragotcr. — Gromme-
ler, V. n. i^ronder, nuirmurer sourdement. —
Gronder, v. a. murnnu'er, se plaindre entre
ses dents; j^ourmander, réprimander avec du-
reté; murmurer, uiarmolter entre ses dents.
— Gaiiieler , v. n. ba])iller beaucoup, pariei' à
tort et à travers. — Gourmander, v. a, répri
mander (juehiu'un avec dureté, — Gargotuer,
j,'rogner, v. n. murnuuer à voix basse. — Bal-
butier, V. ;i. prononcer mal en hésitant, sans
articuler. — Quereller, v. a. taire cpiereile à;
gronder, réprimander; dire des paroles aigres ,
se disputer. — Réprimander, v. a. reprendre
quelqu'un avec autorité; reprocher une faute,
réprimander ([uelqu'un sur ses actions. — Re-
prendre, v. a. blâmer, censurer, réprimander;
attaquer, critiquer. — Rabâcher, v. a. lutiuer,
faire tapage. — Bavarder, v. n. parler beau-
coup et indiscrètement ou des choses frivoles.
BARBOTEG, murmure, marmullage, grogne-
ment, rabacherie, ragonnage, réprimande ,
querelle, cailletage , verbosité, etc.
RARBOTEU, verbeux, se, adj. (pii abonde en
paroles inu'iles. — Verbiageur, se, adj. qui
verbiage, employé beaucoup de paroles pour
dire peu de chose. — Soliloque , s. m. mono-
logue, discours de celui qui parle seul. —
Rabâcheur, se , s. qui rabâche. — Preneur, se,
s. grand parleur , (pii fait des remontrances.—
Murmurateur , s. m. adj. qui murmure contre
ses cliels. — Marmolteur, s. m. qui marmotte.
— Epilogueur, s. m. qui aime à épiloguer.
BARBOTREIE, i)arlage, s. ni. caquelage, ver-
biage , abondance de paroles inutiles dépour-
vues de sens. — Brise-raison , s. m. qui parle
sans suite. — Tanceresse , s. t'. feuune qui gronde
sans cesse , qui raisonne comme une pantoufle,
I rès-mal .
lîARBOTT, grognarde, s. 1. qui gronde sans cesse.
— Grondeuse , s. f. (jui gronde, aime à gron-
der; rapporteuse. — Bougonneu.se, s. f. qui
gronde, murnuire entre ses dents. — l'.ahillarde,
s. f. femme qui a du babil, qui aime :t jiarlcr
beaucoup . indiscrète.
BARBOUY, l)arbouiller, V. a. .salir, gàler; pein-
dre grossièrement à la brosse, barbouiller du
pajtier, mal écrire. — Barocher, bavocher. v. a.
iiMprimer sans netteté, maculer. — Peinlurer.
\. a. jieinlre d'une seule couleur, hadigeoiniei',
liarbouiller. — Ghaluurer, v. a. deligurer ,
barbouiller, grillouner. — Strapassonner, v. a.
|)eindre grossièremenl .
B.VRBOlJYÈi: , barbouilleur, se, s. peinire à la
brosse; mauvais [teintre, mauvais anletir; ha-
rocheur , eroùieur. — Barbouillon . adj. s.
ciifanl qui l)arl)(iui!le lont de son encie ; mau-
vais artiste, mauvais nuisieien. — l'iulereaii ,
s. m. mauvais peintre. —- i'eintureur, s. m.
l'amil. barbouilleur, ouvrier «pu i»eint le bois ,
les niuis ; peinlurlureur.
BAR D AH , rameau, s. m. perche garnie de bran-
ches, ce qui y ressemble; branches d'arbres
pour abattre les oiseaux , etc. — Gaulis , s. m.
branches de taillis , branches d'mi bois de 20
ans ; bâton informe. — Branche, s. f. morceau
de bois qui sort du tronc ou d'une grosse bran-
che, ce (lui en a la forme, brin, rameau.
BABDAHI , frapper indistineteuu>nl avec une
gaule , un rameau , frapper de droite ou de gau
elle indistinctement, renverser tout , fouiller
partout, aller rôdant décote et d'autre, abat-
tre des fruits, etc., avec la gaule. — Gauler ,
V. a. battre un arbre avec une gaule pour en
abattre les fruits, les noix, etc,
BARDAHREIE, vieillerie, s. f. meubles, bardes,
choses vieilles et usées , ouvrage , objet de peu
de valeur.
BARDAKIN , bakhnpiin , s. m. sorte de dais au-
dessus d'un lit, d'un trône, d'un catafalque,
d'un autel. — Dais , s. m. poêle en ciel de lit.-—
Poêle , s. u). dais pori.aif qu'on porte aux pro-
cessionssurle Saint Sacrement; daisau-dessus
d'un autel. — Palanquin, s. m. sorte de chaise
poiialifdans l'Inde.
BAlîDorii, aveline, s. f. grosse noisette à fruit
rond , fruit de l'avelinier , on la cultive dans les
jardins , V. neuh.
BARDOUm , frapper, v. a. donner un ou plusieurs
coups eii et là sans ordre. — Charpenter, v. a.
couper grossièremenl , tailler maladroitement,
travailler, etc., négligemment, renuier avec
bruit.
BARETT. faire l'école buissonnière, s. f. se pro-
mener au lieu d'aller en classe ; manquer à des
exercices , à des fonctions à remplir avec des
confrères dans un même lieu. — Serre-tête ,
s. m. ruban, coiflure de nuiten toile, soie, etc.,
serrée par des cordons. — Bai-relte, s. f. petit
bonnet rouge des cardinaux, bonnet du doge,
des nobles de Venise.
BARGAMAlîS, balsamine, s. f. plante géraniée
annuelle , cultivée, herbe impatiente et garnie
de feuilles nombreuses de l'aiselle, sorte de
Heurs nombreuses colorées uniment en rouge,
rose , violet ou blanc ou panachées de différen-
tes nuances ; celte es[)èce nous vient des Indes,
la famille de géraniolde en offre sept espèces,
joutes étrangères, excepté la balsamine de nos
bois.
BAKGAMK, amalgamer, v. a. unir des métaux
au mercure, amalgamer l'or, l'argent, mélan-
ger, unir intimement ; faire un amalgame , une
iinion, mi mélange de choses diirérentes, les
iT'unir; opérer une fusion des choses par le
calorique, le feu. •— Mélanger, v. a. mêler en-
semble, UK-Iaiiger les couleurs, le style, les
(leurs, etc. , faire un mélange.
l'.AIlGAMKt; , mélange, s. m. fusion, s. f. fonte,
liquéfaction. — .Vmalgame , s. ju. union, mé-
lange, etc.
l'.AI'itÏAMO'n . beauine <le jardin ou menthe do-
moliipieà odeur de citron, piaule vivaceàlige
haute (liiu pied, carrée, velue et rnugeàtre ;
(111 en tire une eau distillée fl'un grand u.sage
en médecine; ineullie commune ou beaume ,
elle a des vari('tes dont le feuillage est vert ,
\i()lel oii(jaii;i(ht''de violet, deeiliMUi, de blanc
et de rose. — l'.ergamoi.te , s. f. sorte de poire
82
BAR
BAR
fondante ; orange très-odorante , espèce de
citronnier ; son fruit très-odorant , dont on tire
l'essence de bergamote.
BARGOUGNEG, aVgonage, s. m. langage parti,
culier des filous, des gueux, des porte-balles
— Barguinage, s. m. irrésolution. — Barguiner,
hésiter, ne pas prendre de parti , avoir peine ;»
se déterminer dans un achat , dans une atiaire.
BAHGOUGNI, chi|)oter, v. n. barguigner, faire
peu h peu, lentement, à diverses reprises,
lanterner; chicaner, vétiller, s'amuser à des
vétilles. — Divaguer, v. a. s'écarter de son
objet, de son but, de la question agitée , ne
faire que divaguer. — Vaciller, v. a. hésiter
en répondant, être irrésolu dans ses discours ,
une atfaire, etc. — Lantiponuer, v. n. tenir
des discours frivoles, inutiles, importuns.
BAR], barillet, s. m. petit baril.— Gruchelte, s. f.
et cruchon, s. m. petite cruche à goulot, à
ventre allongé. — Buire , s. f. gros llacon , grand
vase à liqueur, à goulot étroit et gros ventre.
— Broc, s. m. espèce de pot à gros ventre ,
sert à contenir les liqueurs, il y en a de toutes
grosseurs.
BARIKAUD , barricade, s. f. retranchement avec
du bois, des arbres, des pieux , des tonneaux
pleins de terre, des charrettes, des chaînes
tendues dans les rues, etc. — Retranchement
improvisé dans les rues, etc. , pour se couvrir
d'une attaque d'infanterie ou dune charge de
cavalerie.
BABIKAl'DÉ, barricader, v. a. les rues, y faire
des barricades; fermer une porte, une fenêtre
en mettant par-derrière (pielque chose qui ré-
siste. — Se barricader, v. pers. se garantir
avec des barricades; se mettre à couvert par
tout ce qu'on i)eut amasser devant soi ; iig. et
famil. s'enfermer pour ne voir personne , pour
empêcher d'entrer.
BARIKAUDEG, fatras, s. m. amas confus de
meubles, de choses inutiles; retranchement
improvisé avec tout ce qui peut garantir.
BARIOLÉ, barioler, v. a. peindre de plusieurs
couleurs sans règle. — Bigarrer, v. a. rassem-
bler des couleurs tranchantes ou mal assorties ;
l)eindre de ces couleurs, peinturer.
BARIOLEG , bariolage, s. m. réunion bizarre de
couleurs. — Bigarrure, s. f. variété de cou-
leurs tranchantes, mal assorties, ridicules,
cho(iuantes.
BARITEL, bourriquel, s. ni. sorte de tourniquet
de mineur, de maçon , sert ii élever des moel-
lons et matériaux à l'aide d'ime grue. — Petit
manège que deux chevaux font mouvoir pour
puiser les travaux des mines, des puits, etc.
BARK. baniue, s. f. i)etit bateau; bateau long
sur les canaux , les rivières. — Nacelle , s. f.
petit bateau sans mât ni voile.
BARKETT , barquerolle ou barquette, s. 1. petit
bâtiment sans màt pour le cabotage, petite
barque. — Escaude, s. f. petite barque dont
on se sert sur les marais , les étangs , les pe-
tites rivières. — Gondole, s. f. barque , bateau
plat , long , léger et couvert.
BARLAF, balafre, s. f. longue blessure au visage,
sa cicatrice, estafilade au visage; coupure à
une étoffe. — Lambeau, s. m. morceau , pièce
d'une étoile ou de chair déchirée ; iig. frag-
ment d'écrit, de bien, etc. — Cicatrice, s. f.
marque des plaies et des ulcères guéris.
BÂRLOKAN, pendillant, vacillant, qui pendille,
vacille au gré du vent.
BARLOKÉ, pendiller, v. n. être suspendu en
l'air et agiti- par le vent. — Vaciller, v. n.
Itiaiilcr; se balancer , être prêt à tomber.
liAROK , burlesque , adj. 2 g. bouflbn outré , facé-
tieux , risible , plaisant , extravagant, bizarre ,
qui travestit les choses les plus sérieuses en
plaisanteries. — Baroque , adj. 2 g. informe,
bizarre; mine, terme, etc., liaroque; style ,
forme, caractère abrupte, saccadé, chiméri(pie.
— Biscornu . e , adj. irrégulier, mal bâti , mal
fait ; esprit biscornu. — Quinteux, se, adj.
fantasque, bourru, risible; caractère fantas
<|ue, inégal et brusque, bizarre, extraordi-
naire.
BAHOX. baron, ne, s. m. litre de noblesse.
BAROiNETT, baromètre, s. m. instrument qui
marque la pesanteur de l'air et indique par là
les variations atmosphériques, le calme et la
tempête, a été inventé en 1600 par Gorneille
Drebbel , hollandais , perfectionne; par Beau-
mur et dû à Toricelli, né ;i Faénza, (pii le pu-
blia à Florence en 46.3(5; Otto Guerik , né à
Hambourg en 1609, avait imaginé nu marmou
zet de verre qui descendait dans un tube
ipiand le temps était pluvieux et qui s'élevait
lorsqu'il devait être serein ; il lui donna le nom
de anémascopc. — Barométrograpbe, s. m.
baromètre adapté ii un pendule qui fait mou-
voir une pointe ou un crayon destiné à tracer
sur un cadran mobile de Ti en r> minutes ou
plus souvent la marche du baromètre; cotte
ingénieuse machine est due à M. Changeux. —
Baromètre simple, c'est un tube de verre de
ÔO pouces de longueur rempli de mercure, et
qui communique avec l'air extérieur; les varia-
tions de l'atmosphère sont indiquées par le
mouvement de la colonne de mercure le long
d'une échelle divisée par pouces et lignes , ou
par décimètres et millimètres. — Baromètre a
cadran a été imaginé par Hooke au XVH^' siè-
cle; en 1821, M. Selligne, génois, inventa le
baromètre à balance. — Baromètre composé
ou à deux tubes, comme celui d'Hughem. ou
à quatre tubes, comme le baromètre raccourci
D'Ozanan; ces tubes .sont remplis partie i\c
mercure, partie d'un autre tlnide, comme de
l'eau colorée mêlée d'eau forte, de l'huile de
tartre . de fesprit de vin , de l'huile de pétrole
colorée ; ces 2 ou 4 tubes recourbés réunis éga-
lent la longueur du baromètre simple. — Ba-
romètre incliné, tube de verre de i pieds de
longueur, courbé à la hauteur d'environ 2 pieds
et faisant un angle un peu obtus avec la bran-
che verticale; M. Changeux vient de substituer
ce baromètre qui est en même temps à sii)lion
au baromètre plongé dans son barométrogra-
phe. — Baromètreportalif est construit de ma-
nière (pie l'air ne peut pas entrer dans la co
lonue de mercure lorsqu'on lagile ou cpi'on le
renverse. — Baromètre nouveau |ioiir connaî
tre exactement la pesanteur de lair . par M. de
la llire. — Baromètre de Conté , est trèsiitile
dans les ascensions aérostali'.pies. — Baromè-
tre marin, est de l'invenlionde M. Blondeau ,
BAR
RAS
85
csL eu fi'r avoi; un lloltour «|iii iiulique sur une
«iciiello k'h viiri.tliiins liii uiorciuo sur k- \ai.s
soau. — ■ liaioiiK'lie [('(.liiit ou cprouvclte,
chaîne pouirprouviM' les li(|UL'nrs, jaiiy(! . ré-
ci[)iont d"('|)i'i'u\c de la nia.liine |)ueuinali(iue.
— Aéroslallionion, s. m. t;s[)('ee tle Itaronieln;
qui indique le poids el la teuipéialuic de lair,
inventé par Magalliaeui, anglais. — Sonomè-
tre, s. ni. instrunienl pour mesurer el couqxi-
rer les sons; il a -2 i ■> iiièlres de longueur; in
venté en I.S(I<S i)ar M. Moulu. — l.aclométre,
s. m. inslruiuent (|ui serl ii mesurer luquautili'
de crème (jue peut produire le lait; il l'ut ima-
iiinc en l^ii7 par sirJosepli Itaueks. — Oiaplia-
nonu'tre, s. m. instrument invente i)ar le cé-
lèbre de Saussure [lour (-omparer les degrés de
transparence de l'air au\ dillèrenles hauteurs.
— Kleclromèlre, s. m. inslrnmcnl propre à
mesurer la l'orcc de rcicctricitc; ou doit a
ilavallo et Volta l'un des meilleurs instrumeuls
de ce genre. — llcliomèlre , s. m. instruim.'iit
IMMU- mesurer le diauu'tre des astres, inventé
<'n I7i7 par M. liauguer, [lerlectionué |)ar
M. Hochon eu 178.". — Alcalimelre, s. m. ins-
Irinnenl à l'aide duquel on constate le degré
marchauii des alcalis du commerce [MUir leur
valeur vè'uale. — Alcoolometre, s. m. insliu
ment pour nu^'^urer la force de l'alcool, la va
leiu- vénale des licpiides spiritueux en général,
delà ((uantiléde l'alcool réel. — Aéromèlre,
s. ni. instrument pour mesurer la densilé ilc
l'ail-; clironoseope, cliroiiomèlie , [)endul(',
pour niesuiHîr les temps. — t'.hrononuMre, s. m.
inslriiment pour mesurer les temps dans la
musiiiue; ou montre-marine qui marque les
|dus |ieti(es IVactimis du temps en astronomie.
Kchomètre, s. m. qui détermine précisément
la durée des mesures et des temps; plexichro-
noinètre, pour le battement de la mesure du
temps. — Hydrohygromètre, s. m. horloge in-
<li([uant le degré d'tiumidili' de ralmosphère,
la (juanlilé de la pluie. — Hydrokilomètre,
.--. m. instrument pour mesurer, indi([uer la vi-
tesse des eaux. — Endiomètre, s. m. machine
pour eonnailre la pureté de l'air. — Hydromè-
ire, s. m. instrument pour |)eser les li(iueurs,
eomiaître leurs moiivemenls. — Hygromètre,
liygroseo|je , machine pour connaître les de-
grés de rhumi(lil('' de l'air. — llyélomètre ,
oliromètre, s. m. instrument pour délerminer
la quantit('' d'eau de pluie <pii lomhe dans une
année. — l'«enmouiètre. s. m. instrunienl qui
>er( a li'.ire connaître la lorce du courant des
neuves; il a été inventé en ISO'J par Al. Uenier.
— Ziniosimèlre, s. ni. inslrumeut propre à
mesurer la (dialeur du sang des animaux et le
degré de rermentalioii, par IJoerhaave. — Anti-
iliermopsyehre, s. m. doulih; thermomètre à
deux boules el deux tubes unis par un troisième.
— .\sléréoiiiètre , s. m. inslriiment pour calcu-
ler le lever et le c(uiciier desaslriïs. — l'sy-
ehromètre, s. m. instrument pour connaître les
«legrés du Iroid , riiiimidité de l'air.
BAHONNUKIE, baronnie, s.i'. terre d'un baron,
baronnat, baronnage , burlesque , état, (pialité
de baron.
BARRÉG, crapaudaille, crépaudaille, s. W crêpe
fort délié el l'on clair. — Crêpe , s. m. sorte
d'éloire nuaneée. — Créiion, s. m. élofle de
laine et de soie, non croisée el Irisée, ressem-
blant au crêpe , plus épaisse. — lîarrège, étoile
de laine, (haine et trame «t'iin III lin, relors et
see, lile ii la main, ce (pii lui donne .son asjiecl
crêpe, ne re<:oit aucun apprêt.
1!.\USA, se dit d'une lille volage, légère, joviale,
incoiistanle el changeanle.'
U.VSKI', nain, e, adj. ets. (|ui (îsl dune taille
au dessous du nu'diocre. — llommeau, s. m.
petil homme, tres-[)elil. — JJassel , s. m. petit
limiime à cuisses el à jambes courtes.
lîASKSS , bassesses , s. T. seuliment , iiicliiialion,
action, manières viles, lâcheté, avilissemenl ,
peu d'<'lévalion , élat d'abjection. — Abjection,
s. r. hiimilialion; abaissemeni ; reluit, ba.s.ses-
ses méprisables, de mépris.
lîASKïT, aeaule, adj. !2g. plante acaulesaus tige,
à tige courte, à l'euilles contre la terre. —
liiligi', e, adj. acanh; sans lige. — llaricol nain,
s. m. blanc, h.àtiroii primeur; le nain suisse ,
blanc, rouge, noir, varié, e(e.
I) VSI, Ix'lier, s. m. mâle de la brebis. — lîouc ,
s. m. mâle de la chèvre. — Basse, s. T. uiusicieM
(jui joue de la basse et de la contre bas.se.
lîASl.N , bassin, s. m. grand plat creux, souvent
nmd ou ovale . sou contenu, pièce d'eau dans
uujiarc, un jardin; réservoir des écluses, des
canaux, des l'onlaines jaillissantes, grandes
écluses des canaux. — ISa.ssinel, s. m. petit
bassin , plat de balance. — Hassine, s. 1'. .sorte
de grand bassin large el creux pour les chimis-
les, les oonliseurs, les imprimeurs el autres.
— lîassinol, s. m. petit bassin ou loiid d'uu
reposoir, c'est-à-dire d'un vaisseau dans lequel
ou laisse reposer des liquides. — l'oêlelle, s. f.
petit bassin d'allineur de sucre, de chirurgien
pour la saignée ; vaisseau plus ou moins profond
de métal.
TIASINEU, V)assinoire, s. f. bassin de cuivre
.avec un couvercle perce de trous; cm y met de
la braise pour chauHér les draps du lit. — Bas-
sinoire anglaise remplie d'eau bouillante; elle
peut servir aussi de chauHéretle dans les
voyages, en voilure, etc. etc.
lîASNÉ, gauler , v. a. battre un arbre avec une
gaule pour en abattre les fruits.
BASON , basson , s. m. instrument de musi(iue à
vent el à auge; c'est une grande llùte garnie
de onze Irous avec des boîtes et des clefs; le
basson serl de basse ou haut-bois; basson, ce-
lui (pii l'U joue. — Fagot, s. m. c'est le nom
([u'on donne au basson (pie l'on démoule eu
(ilusieurs iiièces (;t dont on fait une espèce de
fagol. — Contre basson , inslriiment à vent
bien précieux pour rexeciilion des jiarlies des
basses, et que rien ne .saurait suppléer dans les
grandes masses d'iiarmonie.
BASS , basse, s. f. instrument de miLsique, les
Ions les plus graves, la partie la plus basse en
musiqui;; miisicieu (jui chante celh; partie,
(jiii joue de la basse. — Basse-cmilinm;, «pii
dure pendanl toute la pii'ice, qui r<>gle l'harmo-
nie, soutient la voix et conserve le ton ; elle
fut inventée par .M. Brossard el mise eu ii.sage,
vers l'an IGOO, par Ludovioo Viadana; Du-
monl l'élablll en France en Hiii'2. — Basse-
contrainte, qui, bornée à un cerUin nombre de
84
BAS
BAS
mesures, vecoramence sans cesse pendaiU que
les cbants des autres parties continuent. -—
Basse-fondamentale , formée des sons fonda-
mentaux. — Accordo, s. m. amphieordum,
espèce de basse à V6 cordes. — Hasse-figurée,
qui partage la valeur d'une note en plusieurs
autres du même accord. — Basse-contre , s. f.
instrument de musique. — Basse-de-viole, s. f.
instrument qui a sept cordes, dont tessons
lont la basse de ceux de la viole. — Basse-de-
violon , s. f. instrument semblablii au violon
mais beaucoup plus grand et plus gros ; on le
tient entre ses jambes pour en jouer ; on dis-
tingue encore la basse des Italiens , la basse-
double ou double-basse, la contre-basse, la
basse de Namhorne. — Basse-turbe, s. f. c'est
une basse de clarinette à trois octaves et demie
pleines: elle descend aussi bas que le basson
et monte aussi haut que la tlîite. — Violoncelle,
s. m. instrument fait comme le violon, mais
J)eaucoup plus grand et se tient entre les jam-
bes; il sert d'accompagnement dans les con-
certs , et l'on y joue les basses. — Basse-cor ,
trompe présentée en 1806 au conservatoire , cet
instrument , qui n'était à celte époque (jue le
serpent , est moins incoumiode et moins em-
barrassant par l'adjonction de plusieurs clefs;
depuis les changements faits à cet instrument
par MM. Frichot, on le nonmie basse-trom-
pette, et la commission formée en 1811 a cru
lui donner le nom générique de trompe. —
Basse-gigantesque, cet instrument colossal a
été inventé à Vienne en 1829: son ellel est ex
traordinaire, ses dimensions sont telles tjn'une
contre-basse est à son égard dans la propoition
d'un Niobmcelle; la basse-gigantesque est
montée de sept cordes, son archet est mis en
jeu par une mécanique. — Contre-ba.sse, s. f.
grosse basse de violon, el qui soime une octave
plus bas, est le double plus grande tiue la basse
du violon.- -Basque, s. m. langage des Basques,
né en Bisç!i>e, dans les Basses-Pyrénées. —
Klaque, s.f. petite mare pleine d'eau dor-
mante, dont l'eau et la boue (croupissent. —
l.anci,s. m. pierre d'une croisée plus longue
que le pied qu'elle borde. — Goujon, s. m.
<:heville de fer pour assendtler des ouvrages de
charpenterie , etc. — Frayon , s. ni. bois fai-
sant chapeau sur le gros fer du moulin.
BASS-CHAMP, latrines, s. f. pi. lieux privés,
retrait, commodités, aisances. — Privé, s. m.
heu d'aisances, latrines. —Aisément, s. in.
commodités, latrines, aisances. — Retrait,
s. m. cabinet privé, petit réduit, lieux d'aisan-
t-es. — Demi-anglaise, garde-robe garni d'un
pot rond en faïence el d'une bande mobile , qui
se lève avec un crochet.
BASS KASS, bas de casse, s. m. la partie infé-
rieure de la casse d'imprimerie; le bas de casse
est partagé en 52 cassetins de ditlerentes gran-
deurs qui contiennent chacun des lettres ou
caractères qui servent à l'impression.
BASS KLASS, classe inférieure, adj. placé en-
dessous, au-dessous, en mérite, valeur; arti-
san , ouvrier qui travaille de squ métier ;
roturier. — Prolétaire, s. m. dernière classe
des citoyens à Rome. ~ s. et adj. 2 g. qui
p'a aucune propriété , &g. indigent.— Roturier,
ère, s. ot adj. personne roturière (|ui n'est pas
noble , qui tient du peuple, grossier.
BASKUL, bascule, s. f. contrepoids pour mouvoir
un pont-levis, etc.; ais, etc. , mis en bascule ,
en équilibre; levier dont le point d'appui est
entre la puissance et la résistance; levier dont
le point d'appui est an milieu, lig. jeu d'enfants
qui se balancent sur une bascule. — Bascule
on pont de bascule, instrument souterrain dont
on se sert pour peser les chariots sur les gran-
des routes. — Bascule, machine qui sert à
divers usages, c'est une pièce de bois soutenue
jiar le milieu; en pesant sur l'un des bouts,
art mécanique. — Bascule de tourbières; bas-
cule destinée au service de la guerre; bascule
à égaliser les terres ; bascule de coutelier ,
petit levier ajusté à charnière et muni d'un
ressort de renvoi ; bascule de fumiste , ils ap-
pellent bascule de chaleur, une plaque de ttMe
que l'on met à deux ou trois pieds au-dessous
de l'ouverture d'en haut du tuyau d'une chemi-
née. — Contrepoids, s. m. poids qui en con-
trebalance d'autres en général , toute force qui
sert à diminuer l'elfet d'une force contraire.
BASSKULEII, garde-ponts à bascule, s. I'. pré-
posé aux recettes d'un pont à bascule.
BASSLÊ , hurtebilter, v. a. se dit de l'accouple-
ment des béliers et des brebis.
BASSMALN, jamb(;, s. m. espèce de chaîne de
carreau et de boutisse pour porter les murs
d'un bâtiment ; pit'destal. — Soubassement
s. m. partie inférieure d'une niurailh; hors de
lerre; piédestal continu servant de base à un
édifice. — Kmbasement, s. m. base; piéde.stal
conlinu sous un bâtiment. — Base , s. f. tout
ce qui soutient un corps posé dessus, dé du
piédestal ou d'une pilastre qui reçoit le fut, et
pos('' sur le sol. — Servilement , adv. d'une
manière servile , bassement , d'une manière
vile.
BASS MESS, messe basse, s. f. messe célébrée
par un prêtre seul officiant.
BASS OR, basse orgue, ou orgue en table; il est
renfermé dans une table qui eu fait le couvercle
et la fermeture.
BASSTAU , enfant bâtard , adj. s. né hors du ma-
riage légitime, t. didactique , qui n'est pas de
la bonne espèce, mais en approche, en dérive,
animal né de deux espèces; en parlant des
plantes , fruit sauvage ; l'opposé de franc ; éloi-
gné du naturel. — Enfant naturel , s. m. né
hors du mariage. — Abattant, s. m. châssis qui"
se lève et s'attache au plancher, à la fenêtre!
d'une boutique, etc., pour donner un jouri
plus favorable en étalant. — Tréteau, s. m.j
pièce de bois sur quatre pieds, sur lequel on
expose des marchandises, théâtre de foin- ,
d'opérateur. — Plante ubride ou hybride, b:i
larde, née de deux plantes différentes.
BASSTALIRDE, métis, se, adj. et s. né d'un
européen et d'une indienne et réciproquement;
engendré de deux espèces , chiens, oiseaux. —
.luniarl, s. m. produit d'un taureau avec une
jument, une ànesse; d'un âne, d'un chevalj
avec une vache. — Hybride, adj. 2 g. plante,
hybride, née de deux plantes dilïérentes , anii
mal hybride , né de deux espèces. — Dégénérer!
v. n. s'abâtardir, perdre de ses propres quali
BAT
BAT
85
les mêmes mauvaises, se dit des hommes, des
aiiiiiiaiix, des piaules, elc. ■ — Aliàlardir, v. a.
laire dégoriérerou déclx'oir; corrompre, alté-
rer le naturel , la nature de...
BASSTAUHUKG, abâtardissement, s. m. altéra-
tion de nature; décliet, diiuinuliou, tomber
dans rabâtardissenienl; rabougrissement. —
Croisement, s. m. action de croiser, de se
croiser, en parlant de choses, décroiser les
races d 'animaux. — I)ég('néreseenee , s. f. pro
pfnsioii , leudauce ;i la (l(''g('MHM'aliou. — l'iliole-
inenl, -..ni. altéra lion desplantes(]uisélii)lent.
BASS TEIK, basse taille, s. T. t. deinusi(|. partie
de basse (|ui se chaule; voix, chant, entre la
basse et le ténor, celui cpii a cetU; voix.
BASSI'lIlKi;, attisage, action d'attiser le l'eu .
sons la cliaudièn- des brasseuis, rapprocher
les tisdus |)()nr les l'aire mieux brûler.
BASSTIN, -S'. -Sébastien , suruduinié ledefenseur
de l'église romaine, l'ut martyrisé à Home le
'20 janvier 2.SS ; les actes de .sou martyre sont
peu aiithentiipies.
B.\SSTON , bàlon, s. m. morceau de bois longel
maniable, tout ceqni en a la l'orme. — d'vilcss,
bâton de vieillesse, s. m. personne qui .sert
d'appui a nu vieillard et l'aiih', tout ce qui sou-
tien! , ranime la vieillesse.
BASSTONAL), bastonnade, s. t. coup de bâton ,
supplice militaire encore en usagedansle .Nord.
BASS TONE , bàtonuer . v. a. donner des coups de
bâton; bâionner quehpi'uu; conceller, biller ,
rayer, bâionner un article. — Bastonuer, va.
donner la bastonnade, des coups de bâton.
B.ASSTRECK, bastringue, s. m. popul. bal de
guinguette, de cabaret; lieux d'amusement
populaire. — (îuinguetle, s. f. petit cabaret
hors de la ville; petite maison de campagne. —
Musico, s. m. espèce de lapagie flamande ou
hollandaise, où il y a de la musique.
B.\SS VKYAW, vue basse, s. f. myopie, état du
myope (|ui a la vue forte, vue courte, ne peut
voir de loin ([u'avee un verre concave.
BA.S.S VOVK, chemin creux, chemin où l'eau
croupit ; route des charrettes à la can)pague ;
cavée , s. 1'. chemin creux.
B.\TA , houlclle, s. f. espèce de spatule avec la-
quelle les confiseurs travaillent les glaces —
.S. m. pilon , instrument eu l'er, cuivre, mar-
bre pour piler dans un mortier.
B.\TAI. balean, s. m. bar(|ue de rivière , bâti
ment de bois construit de manière à pouvoir
voguer sur l'eau et y être dirigé; il est destine
au transport des marchandises sur les rivières
et les canaux. — Batelet, s. m. petit bateau.
— Bateau pneumatique, pour exécuter .sous
l'eau (les travaux hydrauliques. — Bateau à air,
ce bateau sert à ex<'ciiter sous l'eau toutes
sortes dt; travaux hvdrauliipies. — Bateau-
mère, b;ile;iu principal pour remonter le sel.
• — BachuI , s. m. ptMil bale;iu, benne. — Ba-
teau d'Aniériipte au bermmlien, sloo|>,s. m.
chalou[)e, corvette, navire ;in dessous de vingt
canons. — Bateau à vapeur, navire niù par ime
machine à vapeur: un des premiers (pii aient
été mis en ;ielivité esl celui de lîordeaux à
Longau; le i-J septembre \HiH, ou a ess:iye le
bateau a vapeur V Atlas et il passa, <lans l'après-
dniée du même jour, sur la .Meuse, devant
Botterdam. — Bateau pyroscaphe, s. m. ba-
teau à vapeur sans cheminée. — Bar([uerolle
on barquette, s. I'. |»etit bâtiment sans mât
pour le cabotage, i»etite barque. — l'oulon ,
s. m. poni flollant l'ornié de bateaux et de pou-
tres; barque de cui\i'e destinée à la construc-
tion d'un pont-volant; barque plate matée,
vaisseau-pri.sou dans lequel les Anglais faisaieut
l)érir de l'aini les prisonniers qu'ils y eutas-
.saient. — Bateau-porte, s. m. bateau qui sert
(le porte j)onr i'ermer une écluse, nu canal.
BAI'AIKI.K, batailler, v.n. donner bataille, lig.
contester l'ort, disputer, batailler contre quel-
(|u'nn ; lutter, batailler contre le sort. — Cha-
mailler, V. n. se chamailler, v. récip. se battre
pèle mêle, à grand bruit; disputer, contester
avec bruit. — Contester, v. a. disputer, débat-
Ire (piel(|iie chose en justice ou autrement,
contester à (luelqu'uu .son droit, elc.
BAl'.VKLAN, tapage, s. m. contusion, désordre
accompagnt' de grand bruit, allirail, troupe,
cohue, (piantilé (ie choses embarrassantes. —
Masure, s. f. reste d'un t^difice tombé en ruine,
méchanio habitation qui menace ruine.
BATALION, bataillon , s. m. corps d'infanterie
en général; troupe de "> à (JOU honunes d'in-
fanterie, partied'un régiment, d'une division.
— Cohorte, s. f. troupe armée, corps d'infan-
lerie romaine de "> à GOO hommes.
BATAN, battant, s. m. balail, chacun (hîs deux
c(jl('s d"um; porte qui s'ouvre en deux; pièce
qui bat, ([ni porte sur une autre; pièce de bois
placée perpendiculairement et dans les extré-
mités de la(|uelle on fait des mortai.ses où
viennent s'assembler les tenons des traverses ;
ballants feuillures, ce sont ceux qui au lieu de
noix ont une feuillure pour former les dor-
mants; battants à noix, ceux qui ont une lan-
guette arrondie, laquelle entre dans une l'enil
lure l'aile dans les dormants. — Vantail, s. m.,
taux pi. , battant d'une porte (pii s'ouvre des
deux C(')l(''s; moitié de la porte d'une écluse. —
Vanleaux, a. m. pi. volets de fenêtre. — ■
(ifi(/ncss, meneaux , s. m. ce sont les battants
de inilien du châssis d'une croisée qui portent
les C(jtés eldaiis les(pu'ls on creuse la gueule
de loup.
BATAVK, balée, s. f. (juaulile de terre pétrie.
— l'.alée, s. r. papier (pie l'on bal t^i une fois
|>our le rogner, le relier. — i'.aratlee, s. f.
contenu d'une baratte de beurre.
HATK, V. balte.
BA'l'Eti , battage , s. m. action et lemps de battre
le blé, la poudre; action de ballre les laines,
le coton sur une claie, de battre les métaux.
— Pulsation, s. f. battement du pouls; pulsa-
tion inégale. — l'nl.-ion. s. f. pnqiagalioii du
mouvement dans im llnide élasli(pie.
lîM'KlK, bal aille, s. f. comiial enire deux ar
mecs; lableau «pii la re|iresenle, corps de la
bataille, le gros de l'arnu'e. — (;ond)at, s. m.
action (le (Combattre, d'atta(iuer on de .se dé-
fendre; trouble, agitation, dispute, elc. —
Conllit, s. m. choc, coudtal, conlestaliou ,elc.
Confusion, s. f. (h'sordre, Iripiible, coulesla-
tion, elc. — l'.ixe , s. I. (pierelle avec injures,
menaces, coups; débat orageux. — Querelle,
s. f. couteslalion, démêlé, dispute avec ai-
86
BAT
BAT
greur, aniniosité. — Oploma(!hie , s. f. combat
(le gladiateurs. — Hopioniacliie, s. f. coiiil)al
avec l'armure coiiiplèle. — Mèlee, s. f. comlial
corps à corps entre plusieurs liommes enlre-
mêlës; batterie, c^iiteslalioii opiniâtre, aii^re,
vive dispute. — Duel, s. m. combat sinj^iilier;
combat assigné d'homme a homme. — Colli-
sion , s. f. choc de deiiv corps. — Choc , s. m.
rencontre et combat de deux corps de troupes.
— Monomachie, s. 1'. combat siuji,nlier d'honnne
à liomme; duel.
BATEM , baptême, s. m. sacrement qui rend
chrétien et eilacc le péché originel; sa céré-
monie; liaptèmede sang, martyre. — Bap-
tême du tropi([ue, de la ligne, sorte de bap-
tême de ceux (pii passent la ligne pour la pre-
mière fois; douches données sous la ligne —
Imposition de nom à une cloche neuve ; c'est
vers le commencement du 8" siècle qu'on prit
l'habitude de baptiser les cloches, l'an 770.
I5ATKU , batteur, se , s. (|ui aime à battre, qui
bat les autres; batteur en grange, (|ui haï le
blé avec un lleau; batteur d'estrade, cavalier
à la découverte. — iJouleur, s. m. celui cjui
boule l'eau , les herbiers pour faire sortir les
poissons. — Batte, s. f. maillet, |ilaleau em-
manché pour battre et aplanir la terre ; massue
pour pulvériser le plâtre, pour battre le gra-
vois ; bois rond et plat ferré , emmanché, pour
écraser les tuileaux, etc.; maillet, battoir,
palette, etc. — Uame-de bois, s. f. planche,
bois plat emmanché pour battre et allérnùr le
terrain au champ, pour poser les briques. —
Batte, s. f. ustensile de lamier en acier plat,
sert à faire serrer fortement le ligneul contre
la dent du peigne. — Batle-à-bourre , s. f. ins-
trument de bourrelier pour battre la bourre.
— Etamjie, s. f. batte pour battre la terre à
pipe. — Ferrailleur, s. m. homme (jui aime
à se battre. — Fier-à-bras, s. m. popul. faida-
von qui fait le brave, le furieux pour se faire
craindre. — Jouteur, s. m. accoutumé à vain-
cre au jeu, dans les disputes. — Gavache,
s. m. homme lâche et sans honneur. — Lut-
teur, s. m. qui lutte. — Spadassin, s. m. bret-
teur, ferrailletu'. — Traqueur, s. m. ((ui traque
les bois. — Taiidgeur, s. m. (jui fait du tapage,
cherche dispute. — Matamore, s. m. faux
In-ave , faire le matamore ; manie de la Ijclo-
manie, qui a la fureur de se battre. — Rodo-
niont , s. m. fanfaron , faux brave , (pii se vante
l)our se faire craindre, faire le rodomonl. —
Duelliste , s. m. qui se bal souvent , qui aime à
se battre en duel ; ferrailleur. — Bretailleur,
s. m. (pii ferraille, (pii bretaiile. — Champion ,
s. m. coudiatlant en champ clos; défenseur.
— Championne, s. f. femme de courage. —
Bretteur, s. m. ferrailleur, qui aime à se bat-
tre et ([ui porte une arme. — Bravache, s. m.
fanfaron , faux ]>rave. — Boxeur, adj.qui.se
))at souvent :i coups de poings, qui en lait mé-
tier publi(juemeut. — Bâioniste , s. m. qui
sait jouer du bàlon, le faire tourner. — Bou
loir. s. m. instrument à manche et à bout ar-
rondi pour battre les peaux, les draps nouvel-
lement teints en bleu ou noir. — (Cpavule,
batteur de pavé , oisif, vagabond. — Hieur,
s. m. qui hie, qui enfonce le pavé avec la hie.
— Vagabond, e, adj. et s. qui erre ç.^ et là;
]»ersonne vagalionde; fainéant, libertin, oisif,
((ui ne fait rien, qui \it dans l'oisiveté. — Fai-
néaul, e, adj. paresseux qui ne veut rien faire.
— Badaud , adj. et s. niais qid admire tout ;
benêt, nigaud. — d'teir, vengeur, s. m. ou-
vrier britjueticr qui pétri la terre; marcheur ,
qui pi('tine la terre propre à faire les briques,
— Piétineur, s. m. (jui foule la terreaux pied.-.,
la corroie avec les pieds.
BATI, liâlir, v. a. édilier, construire, faire un
édilice, faire construire, établir. — Bâtisse,
s. f. étal ou entreprise d'un bâtiment. — Bâtis,
s. \\^. t. de métier, asiu^nblage <le pièces; fond
préparé pour le placage. — Eililiei', v. a. bâtir
un edilice , \\\\ bâtiment considérable.
BATIIîEC, construction, s. f. ensemble (pli ré-
sulte de divers travaux, du maçon, chaipen-
lier, en général de tous les ouvrages des ou-
vriers de bâtiment; bâtissage. — Bâtisse,
état, entreprise d'un édifice, bâtiment.
B.\TI1IEU, bâtisseur, s. m. propriétaire (jni aime
à faire bàtii'; mauvais arcliile<'le. — lùlilica-
lenr. s. m. qui fait, cpd conslriiit un edilice.
B.VTIMAIN, l'dilice, s. m. bàtimeul considérable,
public; palais, tenijile. — Jbmumeui . s. m.
é<lilice public; immeuble immobile, (p»i ne
peut pas se transi>orler; fouQs, terre, etc. — •
Bâtiment, s. m. vaste édice, superbe bâtiment ;
bâtiment de graduation pour faire le sel. — .Mo-
nument, s. m. manpie piibliijue pour trans-
mettre à la postérité la mémoire d'un person-
nage, d'une action célèbre; tombeau; édilice
public. — liutimuin so nier, vaisseau, s. m.
bâtiment pour naviguer sur mer , à poupe car-
rée et trois mâts ; bâtiment , en général tout
ce qui sert à naviguer. — .Navire, s. m. bàli-
luenl à voiles et gouvernail pour aller sur mer.
— Baleinier, adj. et s. m. navire pour la pèche
de la baleine. — Frégate, s. f. vaisseau de
guerre léger au-dessous d(? tJO canons. — fia-
lère, s. f. bâtiment longdebas bord et à rames.
— Sloop , s. m. chaloupe , corvette , navire aii-
des.sous de 20 canons. — (ialiole, s. f. petite
galère; long bateau couvert. — Corvette, s. f.
vaisseau léger pour aller à la découverle; bâ-
timent léger au-des.sous de 20 canons. — l.ou-
gre, s. m. espèce de bâtiment marchand. —
F('louque, s. f. petit bâtiment de bas bord, à
voiles et à rames.
BATISS, batiste, s. f. toile de lin Irès-flne et
très-blanche, il y en a de trois sortes : la claire,
la moins claire et la plus serrée, celte der-
nière est celle de Hollande; cette toile Une a
été inventée et fabriquée à Nivelles vers la
fin du 15^ siècle. — Batiste hollandée, adj.
forte et serrée. — Hollandille, s. f. toile très-
fine de Silé-sie. — Bâti.sse, s. f. état ou entre-
prise d'un bâtiment ; construction et érection
d'un bâtiment. — Saint Jean-Rai)tiste, fils de
Zacharie et d't'llisabeth , suivant l'Ecriture,
précurseur du Christ, naquit six mois avant
lui, commença à prêcher l'an 29 de J. C; son
zèle fut la cause de sa mort; il fut décollé et
ses os brûlés l'an Ô62; fêté le 24 juin. — Bat-
tice-José, commune du canton de Hervé, ar-
rondis.sement de Verviers, province de Liège.
BATISSTAIR,l)aptistaire,adj. 2 g. registre ou
BAT
BAT
87
extrait baptislaire; liste des baptisés; extrait
de telte liste.
BATISSZÉ, baptiser , v. a. donner le baptême ,
nn nom proveri)ial, s()i)ri(|iiel ; iiénir une cUv
clie; baiili.ser un enfant , nn cumerli; li^. t'ani.
baptiser le vin . les ii(|nt'nrs. mettre de l'eau ;
t. (le mer, arniser d'eau. — Frelater, v. a. t'al-
sdier le \iii. ean-de-vie, licpieur , ete., avec des
dro;;ues ipii lui donnent la couleur, le ^oùt ;
altérer un liipiide. — t(ndover,v. a. baptiser
sans ()rati(|uer les cérémonies.
BATOIR , épluchoir, s. m. machine <jui sert à
enlever les ordures mêlées à la laine, colon,
soie, etc. , tpi'on destine an travail. — lîal-
teuse. s. r. batteuse à laine, niaeliine pour
nettoyer les ordures (jui se trouvent dans les
laines lavées.
B.\TUNI, bàl(uuiier, s. m. porteur du bâton
d'une confrérie; bàtoncder, chef des avocats.
— liàtoniste, s. m. «n'a .sait jouer du bàlon ,
(pu se bat au bâton.
B.MUlj, battu, part. i)assé vaincu, einiemi sub-
jugué, sounns; subjugué, mis sons Icjoul;. —
Grenier ;i coups de poinj^s , celui qui se fait
battre .souvent.
BATREIK, batterie, s. f. (|uerelle avecconps;
plusieurs canons réunis et placés pour tirer; le
lien où ils sont ; batterie en barbe aux angles
du bastion; b.ilterieen rouai;e pour démonter
celle de l'ennemi; batterie en ecli.upe ou de
bricole par ricochet; batterie, pièce d'un bisil
qui couvre le bassinet et (pje frapi)e la pierre;
ustensiles de cuisine en enivre; atelier de for-
geron. — Rarbelte, s. f. plateforme sans
épaulement, d'où l'on tire le canon à décou-
vert ; batterie d'un navire sans encaissement.
— Risban, s. m. terre-plein j;arni de canons
pour di'fendre un port.
BATROrii, monocle , s. m. planche ronde em-
nianch('e pour battre le beurre et diviser le
lait caillé pour faire le fromaj^e. — Ribo , s. m.
pilon d'une baratte pour ballre le beurre.
B.\TT. bâte, s. f. partie polie d'un corps; |ilaipie
d'étain ; j^rand cercle d'mie boîte de montre,
bord élevé de la tabatière, qui en fornie la
cuvette — Ratire, v. a. frapper, accabler,
frapper a plusieurs reprises , accabler par le
sort; battre l'ennemi . c'est le vaincre. - Ra!
lage , s. m. action et lenq)s de battre le ble;
action de battre la laine, coton, etc.. prépa-
ration qu'on donne à la laine en la battant. —
Batardeau. s. m. cloison , dij;ue d',; pièces; ais;
terre enceinte contre l'eau pour la détourner.
— Bandeau, s. m. ( h.uidiranlesimple cpd se lait
a l'entMiir d'une |porte, d'une croi.-.ét;, cpii ar-
rête le battant en place. — Bordure , s. f. ce
qui borde, ce qtn entoure pour garnir, oiiier
ou fortilier. — Rordenean . s. m. coulisse d'une
écluse. — Crèche, s. f. lilede pieux avec uia-
f onneiie en manière île b.dardeau. — Sévir,
V. M. agir, traiter avec rigueur, appliipier de
mauvais traitemenls. des violemes coulie
(pielqu'un. — Osiilier, v. n. se dit il'un balau-
tier, d'un pendule , se un)nvoir alternative-
ment dans un sens et dans l'aidre. — TasMr.
V. a. mouvement de la liie ou (bniioisclb- pour
battre, tasser le pavé nouvellement fait ou res-
tauré; action de lasser. — roiieller , v. a. et n.
battre, fouetter avec des verges la crènu', les
Hufs, l'eau de savon, etc., pour les délayer.
Mailler, v. a. battre avec le maillet. — Klael-
1er, v. a. baltic avec un tleau. — Kusler , v. a.
battit' à coups de bàlcm. — Hier, v. a. enfon-
cer les |iierresdes pavé'es avec la hie. — R(Miar-
der, V. a. frapperavec le bonard ou marteau. —
Kndiatenient , s. m. (''patsseiir de maromierie
au pied d'un mur expose au courant des eaux.
.Vndin , s. m. t. de faucheur , rangiie de einupie
coup de faux (jui abal les céréales pour en
faire <les javelles avant de les engerber. —
r.iavonnage, t. de jardinier, claie de i)ieux et
branches entreiai'ees pour garantir. — ■ l*'(Miil-
lure . s. f. angle rentrant fait parallèlement ii
son lil. on fait des grandes et des petites feuil-
lures, se f(Mil avec le petit el le grand feuillc-
ret. — Battre l'estiade , s. 1". battre la campa-
gne avec de la cavalerie , la reconnaître ; bat
leur d'estrade, cavalier à la découverte. —
Digue, s. f. uiassif de niai.onnerie ou de char-
peide et de divers matériaux , deslim- à retenir
les eaux dans leur lit et faire obstacle aux
inondations. — Elanipe, s. f. battes; pour bat-
tre la terre ii pipe. — Falaiser , v. n. se dit <le
la mer, se briser sur une falaise. — Fntadli-,
s. f. incision, coche faite dans du bois, elc;
coupure avec enlèvement îles parties pour sou
tenir mi battant. — Flater , v. a. battre les
Dans sur le las. — Flatir , v. a. battre avec h;
llaloir pour faire les Dans. — Frappei', v. a.
donner nu ou plusieurs coups, t. île nuMier,
ballre, former; coup de burin, de ciseau, etc.
— Fustiger, v. a. battre ii coiq>s de fouet. —
Gourdiner , v. a. donnerdes coups de gourdin.
— Marteler, v. a. battre, travailler avec le
marteau. — l'orlereau , s. m. construdion en
bois |mur retenir ou di'tonrner l'eau. — Flam-
ber, v. a. battre , étriller, rosser quelqu'un,
le battre, l'étriller de coups. — Ihitt-fnt, bn
quel, s. m. pièce pour tiriM- du feu d'un silex.
Rattefeu,.s. m. briquet non limé. — Boite éco-
nomique, s. f. boîle renlermanl l'amadou éco-
nomique pour faiie du feu avec le briquet;
briquet phosphorique , biiqutl à allumiMtes in-
fernales; ailnmetle. I^riquet de Inmenr, i^t le
briquet ii ga/ . par l'immersion du /.inc dans
l'acide sultiirique. — Unit (/rdmrr , Dégobiller,
v. a. et n. rendre par la bouche ce qui gèiîe
l'estomac. -— Vomir, v. a. et n. jeter p. ir la
bouche ce qui est dans lesloniac.
BATTLAIi;, b.iîlelée, s. f. charge d'un bateau ,
ce qu'un bateau peut contenir.
RAT'lLi;, venlilier, v. a. mettie du. piauches,
terre el ga/.on pour retiMiir l'eau. — Gouiier le
cours de l'eau au moyen de pilotis, par plan-
che, lui donner une liomelle dircclion, la dé-
tourner.
RATTI.l , batelier, ère, s. (|u: conduit un (tu
des bateaux. — l'assageur, s. m. celui qm
dirige le bac, la nacelle, le bateau. — pa-
seur,se, s. batelier qui conduit un bac, uti
batelet, une nacelle; pas.seur d'eau ; pilote, la-
manenr, nauionnier. — Nacelber.s. m. celui
qui conslrnil, qui Imie , ou conduit dos na-
celles. — Pontonnier, s. m. (|ui conduit un
ponton. — Nauionnier, s. m. conducteur de
navire . de barque. — Bilolt,-, s, m, çoluj quj^
88
BAU
BÂU
gouverne un bâtiment de mer ; nocher. — |
Vogueur, s. m. rameur d'un bateau, d'une
embarcation. — Rameur, s. m. celui qui rame
BATTMAIN , pulsation , s. I. i)allemeiit du fiouls,
pulsation inceale ; liallement pulsatif, doulou-
loureux du pouls. — Vibration, s. f. mouve-
mont régulier et rcci()ro(iue d'un pendule en
branle; mouvement isochrone. — lîaltement,
action de battre; palpitation; mouvement pré-
cipité, le bruit iiu'il lait; paipilal'on , lîalte-
ment, mouvement déréglé, etc. — Enclume,
s. 1'. petite enclume i\ lèle légèrement bombée,
dont les fauclieurs se servent pour marteler
leurs faux à l'aide d'un marteau.
BAl'B, barbe , s. f. poils du visage, du menton ,
des joues; poils à la gueule; ce (|ui en a la
forme; t. de métier; débord, excédant des
monnaies; lilet, jioils; sorte de cordage. —
Barbes, s. I. pi. rayoris d'une comète. — Bar-
bille, s. f. lilamenl au llan des monnaies. —
liai bure, s. 1'. balévre, inégalité sur les métaux;
t. de tondeur; déliord, lilet, lil délié, mince,
de graminée , amas de poils sur une partie des
plantes. — Filet, s. m. l)arlie de clial. —
Sainte Barbe, s. \. vierge de Nicomédie, lille
de Dioscore , sectateur du paganisme : ce père
barbare, n'ayant pu lui taire al)andomun'la loi
de J. (^. , lui liaiiciu» lui-même la tète l'an 280;
ce <iui est traité par plusieurs sa^anls d'apo-
cryphe; sa lète est célébrée le i décembre. —
Balèvre,s. f barbure, inégalité, débord de
différents aiticles sortis de la moule, barbe
formée sur le l'er, le cuivre par le luuin. —
Barbe , [lartie de limaille lestée sur les corps
métalliques (juelconques. — Fanon, s. m.
barbe de baleine, des [loissons. — l'alpe, s.f.
allénule, barbillon des poissons. — liaub-ù-
baiib , bec ii-bec , adv. nez à nez, les ligures
près l'une de l'autre. — Face à face, adv. l'un
devant l'autre, vis h-vis.
BAUBAU , bobo, s. m. nmt enfantin, jietil mal,
petite douleur.
BAUBAZ1>", bombasiu, s. m. espèce d'éloiTe ,
l'une de soie , l'autre de lil et coton croisée ;
futaine ii deux envers , étoffe française. — Fu-
taine , s. f. doublement croisée à deux envers,
étoffe de til et coton, qui paraît piquée, ou
a poils et à grains d'orge. — Bombasine , s. f.
est un tissu croisé . la chaîne est en soie or-
gantin et la trame en laine; sous ce nom sont
compris les alépines , les cachemirienues et les
pondichéris.
BAUBILEM , se dit d'un nicodême , s. m. grand
niais; d'un pâlot, s. m. villageois fort grossier.
— Bûche, s. f. honuue stupide. — Uaidat,
s. m. fam. celui qui supporte la charge , le tra-
vail ou les injures, les plaisanteries des autres ;
bonace. — Jociisse, s. m. benêt, sol, niais;
qui se laisse mener , qui ne s'occupe de lien du
ménage ; gobe-mouches , niais , crédule. —
Butor, s. m. fam. slupide, grossier, maladroit,
— Migaud , s. m. personne nigaude ; sot , niais.
— Idiot , s. m. stupide, imbecille, qui n'a pas
d'idées. — Esprit obtus , sans pénétration. —
Imbécile, adj. 3 g. personne imbécile, faible
d'esprit, de corps, incapable, qui ne saisit
aucun rapport, ne compare pas. — Jobard,
S. m. jobelin, homme niais, crédule , mala-
droit, qui ne fait que jober, qui se laisse
prendre à tous les gobets.
BAUBO , bègue , adj. 2 g. et s. qui bégaie , arti-
cule mal les mots , les |)rononce avec peine par
défaut de l'organe , \ice de la jiarole, — Bre-
douilleur, se, s. (|ui bredouille ; bégaycur ,
qui |iidiioiice en bégayant.
BAl'ItOTÉ, bégayer, v. n. articuler mal les mot: ,
les prononcer avec peine par défaut de l'oi
gane ou par rcOel de l'ivresse . de la timidité ;
parler en hésilaiil sur les syllabes et en les ré-
pétant ; commcnLcr à parler. — Bredouiller,
V. n. et a. parler (Ww^k' manière peu distincte ,
sans articuler. — Ballnilier, v. a et n. ]ironoii-
ccr mal en hésitant, sans articuler, parkr
coii!u.'éinent sans cenir.iissance suffisante. —
Tastigoier , v. parler a\cc peine après avoir ete
chagriné , contrarié.
BAIBOTEG , 1 albutie, s. f. mauvaise pronon
dation , hésitation en parlant , parlage irretb-
chi , sans ordre. I;til:ulier une réponse, un
complimcnl. — Jhilacisme, s. m. action de la
langue, diffciillc' de prononcer les lettres
B W I'. — Labdacitme, s. m. espèce de gras-
seyement surtout en prononçant les R. —
lialhutienient , s. m. ;te!i(:n de balbutier; dé-
faut de l'organe (pii le cause. — Bégaiement,
s. m. viee de la paiole ; action de bégayer.
BAUDET, ignoiant, e. adj. stupide, (|ui n'a
point de savoir, d'eliide : (jui ignore une chose,
un fait, a|)prend dihicilemenl. V. aiign. —
Stupide , adj. 2 g. et s. m. hébété , d'im esprit
lourd et pesant; personne, es|iril stupide;
baudet, ignorant slui)ide ; tréteau. — Illettré, e.
adj. (jui n'a (jue de lé'gères connaissances en
littérature ou (|ui n'en possède aucune. —
Ane , s. m. homme stupide, igii(»rant, d'tin
esprit lourd et grossier; .âne, nom qu'on
donne îi différents éteanx dont se servent les
ébénistes pour as.surer les bois et les pièces
(pi'ils veulent fendre, façonner à deux mains.
— Ban([ue , s. f. banc triangulaire sur lequel
l'ouvrier en peigne travaille i> califourchon ,
qui a le même usage que l'âne. — Boule , s. f.
espèce d'enclume ronde sur laquelle on fait la
carre des chaudrons, poêlons , marmi'es , etc.,
qui ont des enfonçures. — Selle-modèle, s. f.
chevalet i>lus ou moins solide dont se servent
les sculpteurs pour |)lacer et contenir les pièces
de marbre ou de pierre qu'ils travaillent. —
Chevalet , s. m. le terme et l'usage du chevalet
sont bien communs à des arts et métiers. —
C-hevalet, s. m. espèce de prie-Dieu sur
i pieds (pie porte une grande droussette qui
brise la laine ou le coton. — Tréteau, s. m.
pièce de bois sur (juatre pieds dont se servent
les cardeursde laine ii la main , espèce de bri-
soir. — .\pedente , s. m. ou apedefte , ignorant
faute d'instruction.
BAUDI , criage, s. m. clameur, criailler , crier
souvent , ii i)lusieurs reprises , et pour rien. —
Baudir, v. a. exciter du cor, de la voix les
chiens , les oiseaux de proie à la chasse. —
Baudir , v. n. se réjouir.
BAUDIHEG, criaillerie, s. f. cris, crieries répé-
tées à voix haute et poussées avec effort.
BAUDLI , gai'çon fouleur , s. m. conducteur de U
charrette et tonneau à l'urine.
BAU
BAUG.bac, s. m. grand baleau plat où l'on
passe la rivière au moyen d'un câble qui la tra-
verse d'un bout à l'autre.
BAIGCHAFE, lambris dappui , s. m. se lait or-
dinairement de six à douze décimètres au
pourtour d'une ciiandire , le lambris de révèle-
ment règne de l)as en liaul ; on en l'ail aussi de
marbre; se l'ont par le landirisscur. — (;l(ii:.on,
s. f. sé[>aration d'un bâtis de bois ou planclie
dans une cliand)re, etc. — IJàcliire , s. 1'. cloi-
son de planches dans le bure pour empêcher
le vent de s'ecliap|ier du bure d'airage.
BAl'GLK , boiser, v. a. couvrir le nuir d'une
chambre d'ouvrages en bois assendtlés , mou-
lés, sculptes , etc. — Lambrisser, v. a. revèlir
de landais; l'aire «ii ou des lambris dans un
appartement.
BAKiMAlN , lambrissage , s. m. ouvrage de celui
qui a land)rissé; lambris. — Cluvelage, s. m.
action d'élaver les pieds d'une mine. — Pal-
planche , s. m. pièce de bois qui garnit les cô-
té's d'un pilotis, d'une digue, d'une jetée;
cloisonnage , ouvrage de cloison.
BAl'GY , land)risser, v. a. revêtir un mur de
lambris de meiuiiserie ; lambrissage de maçon,
peintre, etc. — Cuveler, v. a- revêtir les pa-
rois d'nn puits de planches. — Cloisonner, v. a.
séparer une cloison.
BAI'HFK;, baiser, s. m. action de celui (pii baise ;
baiser de Judas, d'un traître; tendre, doux
baiser, baiser allectueux , baiser acre.
BAl'HEU , baiseur . s. m. (jni baise volontiers. —
Baisotteur, s. m. (pu baise sans cesse. —
Brusquiaire, s. m. cajoleur de tilles , qui les
baise bruscjuement.
BAUHI , baiser , v. a. donner, par raltouchemenl
^ de ses lèvres , une marque d'amour , d'aftéc-
lion ou de civilité ; applicpier ses lèvres ou sa
bouche sur... terme de civilité respectueuse
ou galante, baiser la main; baiser, popul.
jouir d'une femme. — Se baiser , v. récip. se
toucher , se joindre amoureusement ; se don-
ner un baiser. — Beliner , v. a. jouir d'une
femme. — Baisotter , v. a. baiser souvent ,
sans cesse. — Biscotter , v. a. baiser , caresser.
— Baiser en godinette , s. f. amoureusement
sa maîtresse , son amant.
BAUHI (8') , s'entrebaiser, v. récip. se baiser l'un
l'autre; rebaiser, baiser de nouveau.
BAUHKOU , double borne , s. f. V. monlcu.
BAl'HMAIN , baisement , s. m. action de baiser la
mule du pape ou une relique de saint.
B.\UR , barre , s. f. c'est une pièce de bois longue
et mince qui sert à entretenir les ais d'une
cloison et d'autres ouvrages. — Barre , s. f.
but, jeu de course, courir pour arriver à la
barre, au but commun ; jeu d'eid'ants; barre
de dents , partie la plus haute des gencives. —
Barre de croisée , s. f. barre de fer ou de bois
des volets , mis en contre-sens des croisées et
sur les autres fermetures. Y. Ixitih, sainte
Barbe.
BAURAI , barreau , s. m. sorte de barre grosse et
courte servant de clôture de croisée. — Barre,
s. f. pièce de fer, de bois, longue et étroite;
t. d'art et métier pièce longue, grosse et
courte. — Matras, s. m. barreau de fer un peu
courbe qui sert à fermer et ouvrir le canal de
BAU
89
la chaudière à savon. — Souchon , s. m. barre
de fer grosse et courte. — Fléau , s. m. barre
de fer mobile derrière une porte pour lalermer.
BAl'HMKT. co(i ou poule huppée, n'ont point de
crête ni (le membrane muis le bec. mais une
huppe ou des tlocous de plume y tiennent lieu.
— Baubi , s. m. chien dressé pour la chasse du
renard et sanglier.
BAnUUOTT, barbue, s. f. femme (|ui a delà
barb(,-; l'histoire cite beaucoup d'exenq>les de
femmes barbues.
BMHltl, barbier, s. m. (pii fait la barbe. —
Barbier-perriKpiier , (pii fait la barbe , arrauge
et coupe les cheveux , fait des pennupies —
Barbilier, v. a. raser, faire la barbe. — Bar-
berot , s. m. mauvais barbier. — Barbot . s. m.
barbier des forçats. — Fratcr, s. m perru-
(piier , barbier. — Kbarber, v. a. ôter la barbe,
l'excédant du papier, d'une pierre, d un bois,
du fer, etc. , h's in('galilés du bord.
BAI'BBIHAIK, barberie, s. f. aride raser; lieu
ou l'on rase ; art de couper , arranger les che-
veux; Théopompe dit que les Toscans et les
Tarenlins furent les premiers peuples de l bu-
ro|)e qui commencèrent à se raser et a laire
usage des barbiers; Menas en appela a Ronu^
et Scii)ion l'Africain est le premier qui sentit
raser tous les jours; ce ne fut (pi en lb7l
(ui'ils furent érigés en corps de jurante. Les
premiers hommes ont porté la barbe telle que
la nature la leur avait donnée comme marque
de la supériorité de leur sexe.
BAURBIEG , barberie , s. f. art de raser , de cou-
[ler les cheveux.
BAURBOU, barbu , e, adj. qui a de la barbe. —
Barbifère , s. m. qui porte de la barbe ; barbu.
BAURE , barrer , v. a. fermer avec une barre par
derrière, fortilier, garnir d'une barre; ratu-
rer, passer des traits de plume sur... ; barrer le
chemin; clore, fermer le passage, empêcher
d'avancer; barrer quelqu'un , lui faire rencon-
trer des obstacles. — Salir, v. a. rendre sale;
ternir. — Racler , v. a. fermer une porte , une
fenêtre par derrière avec unebarre. — Fermer,
V. a. clore ce qui est ouvert, boucher l'issue.
Obstruer, v. a. causer de l'obstruction, de
l'embaras ; obstruer le jour . le passage , etc. ,
arrêter les cours , la circulation; interrompre,
contrecarrer. —Encombrer, r. a. embarrasser
de décombres, de gravois , etc. . etc.
BAURIR, barrière, s. L pièce de bois pour fermer
un passage; pieux enfoncés en terre et garnis
de traverse pour fermer le passage; lieu cou-
vert pour le préposé aux receltes; porte do
ville où se paieut les entrées; tout ce (pii sert
de borne ou de défense transversalement ; fig.
obstacle, borne, défense, empêchement, bu-
reau placé aux frontières et sur les grand'routes
pour la perception des droits et taxes affectés
à l'entretien des routes; barrage; droit de
péage , droit de passe. — Chausseage , s. m.
s. m. droit de péage sur une chaussée , droit de
passe, bureau de recettes de barrière, est
|ilac('' sur la grand'route.
BAISEL, tille, s. L enfant, personne du sexe
féminin par rapport à ses père et mère , à son
célibat , quel que soit l'âge; femme non mariée
et (pii ne l'a pas été; tîlle d'honneur, de qua-
90
BAW
BAZ
lité , près'de... , domesiiciue femelle ; servante,
surloiit dans une auberge, estaminet, etc. —
Anselle, s. f. petite servante. — Fillette , s. f.
fam. petite tille; jeune fille peu sévère. — Sa-
lisson, s. 1'. petite fille malpropre. — Bonne,
s. f. gouvernante d'enlanls. — Chambrière, s. 1.
servante des gens du commun. — Gouvernante ,
s. f. femme qm a soin d'un enfant , d'uu mé-
nage de garçon, etc.
BAUSEL-ET-VAJ.ET, hermaphrodile, s. m. on
a donné ce nom à une personne où se voient
les parties naturelles de l'homme et de la
femme; on a crulonglemps à. son existence, l'on
sait aujourd'hui que l'hermaphrodisme n'est
qu'un défaut de conformation chez l'un et l'au-
tre sexe , et ne peut se servir ([ue d'un sexe, le
cas contraire est douteux pour tous les méde-
cins. — Androgyne, s. m. qui a les deux sexes
bien formés, plus homme que fennne.
BAUY, bâiller, v. n. ouvrir la bouche involontai-
rement en respirant et expirant avec force; fig.
.s'entr'ouvrir, être mal joint, détendu, montrer
de l'ennui, bailler aux corneilles, regarder
niaisement en l\iir, la bouche béante. —
Abayer , V. n. écouter la bouche béante. — Ba-
dauder, v. n. s'anuiser, admirer la bouche
béante, action de niais, de badaud.
BAUYAU, baissure, s. f. fente à renlourd'un
pain qui crève, qui s'entr'onve; endroit le
moins cuit , où les pains se sont touchés dans
le four. — Crevasse, fente de ce qui se crève,
sentr'ouve ; entr'ouverture.
BAUYEG, bâillement . s. m. action de bâiller. —
Ouverture , s. f. fente, trou , espace vide dans
ce qui est continu; oscillation, bâillement. —
Relâchement, s. m. diminulion de tension
d'une corde, d'un bordage , des souliers, etc.
— Élargissement, s. m. augmentation de lar-
geur d'un objet par suite d'effort.
BAUYEU, bâilleur , s. m. qui bâille, sujet à bâil-
ler; la bâiller belle, en faire accroire à quel-
qu'un. — Braillard, e, adj. ets. (pii parle haut,
qui crie beaucoup et mal à propos. — Bayeur ,
se, s. qui baye, qui regarde avec avidité.
BAVAR, bavard, e, adj. et s. fam. qui parle
. sans mesure , ni discrétion ; causeur. — Fer-
railleur, s. m. baveur, babillard.— Babillard, e,
adj., qui a du babil, qui aime à parler beau-
coup; indiscret. — Brelteur, s. m. vanleur. —
Rodomont, s. m. fanfaron, faux brave, qui se
vanle pour se faire ciaindre.
BAVARDÉ, bavarder , v. n. parler beaucoup et
indiscrètement ou de choses frivoles. — Van
terie, s. f. vaine louange qu'on se donne.
BAVABDEG, bavardage, s. m. action de bavar-
der , discours du bavard; propos insignifiant.
— Bavarderie, s. f. caractère, défaut du bavard.
— N'avoir que la gueule, s. f. faire des mena-
ces, des fanfaronnades sans avoir ni force ni
courage.
BAVETT, bavette , s. f. jiièce de toile .sur l'esto-
mac, surtout des enfants, pour recevoir la
bave.
BAVEU, baveux, se, adj. qui bave en parlant,
qui bredouille.
BAVIR. hôpital des malades en cette ville et à
Liège.
BAWKTT, lucarne, s. f. petite fenêtre, ouvei'Uire
au toit. — Baie , s. f. ouverte dans un comble
pour donner du jour au grenier. — Lucarne-
ilainande, s. f. construite en maçonnerie. —
Lucarne-demoiselle en charpente couverte à
deux égouls. — Lucarne à la capucine et cou-
verte en forme de croupe. — Meurtrière, s. f.
ouverture dans un mur pour tirera couvert.
BAWI , lorgner , v. a. regarder en tournant les
yeux de côté, comme a la dérobée; fig. avoir
des vuessur...; bayer, regarder du coin de
l'œil; épier, regarder furtivement; guigner en
évitant d'être vu.
BAWTÉ, fureter, v. n. fouiller, chercher, fureter
partout avec soin, chercher à satisfaire sa cu-
riosité surtout, fouiller de part et d'autre.
BAY , bailli, s. m. ancien ollicier de justice,
d'épée, de robe; juge pour un seigneur; ce
qui est remplacé par un bourgmestre, un
maire.
BAYAR, braillard. V. bauyeu.
BAYAU, orphelin, e, adj. hôpital , maison pour
recevoir et entretenir les garçons qui ont
perdu leurs père et mère, ou l'uu d'eux.
BAYET, baillet, s. et adj. cheval baillet, à poi s
roux tirant sur le blanc. — Bai, e, cheval de
couleur rouge brun. — Zein, adj. cheval- zein,
tout bai , sans aucune marque de blanc , alezan
pur.
BAVARDAI , billardeau, billard, s. m. masse de
fer emmanchée pour chasser des coins, des
cercles de fer.
BAYOïNETT, baïonnette, s. f. espèce d'épée au
bout du fusil; lame d'acier avec une douille
qui enveloppe le bout du canon du fusil auquel
on l'ajuste; cette arme, dont l'auteur reste
inconnu , fut inventée à liayonne, d'où lui vient
son nom ; l'usage de la mettre au bout du fu-
sil est de l'institution de Louis XIV, au régi-
ment des fusiliers , en 1671 ; il y a des baïon-
nettes à ressort. — Dague, s. f. espèce de
poignard. — Stylet, s. m. sorte de poignard
triangulaire dont les Italiens font un si perfide
usage. — Poignard, s. m. arme pointue,
courte. — Yatagan, s. m. sabre poignard de
l'Orient ou damas.
BAZANAIE, quarteronne, s. f. individu né d'une
mulâlresseet d'un blanc, ou d'une blanche et
d'un nuilàlre.
BAZANN, basane, s.f. peau de mouton tannée
pour la reliure; doubîure, tablier d'artisan ,
l'on en fait aussi des cardes à carder la laine ,
le colon, à la main; celle i>eau se glace et
s'apprête comme le maroquin, en toutes nuan-
ces. — Caunepin . s. m. |)ean de moulou trcs-
fine. — Bedaine, s. f. gros ventre.
BAZANË, livide, adj. :2g. peau, teint, chair
livide, de couleur plombée et noirâlre, d'un
teint obscur. — Basané, e, adj. à teint noirâ-
tre, hâlé, brûlé, peau basanée. — Mulâtre,
esse , adj. s. né d'une négresse et d'un blanc ,
ou d'iui nègre et d'une blanche, métis. — ■
Moricaud, e, adj.ets. visage de couleurbrune,
qui a le teint brun , noirâtre. — Oclavon, e,
s. individu de sang mêlé, qui provientde blanc
et de quarteron.
BAZAR, bazar, s. m. cloître à coupoles servant
de marché public , lieu d'exposilion et de vente
à prix fixe dans les grandes villes.
BEC
BEG
91
feAZÉ, baser, v. a. fonder; l'iablir, appuyor'inr
une base solide. — Se baser, v. pron. setiHidcr
sur. — Fonder, v. a. élal)lir, appuyer sur des
principes, des raisons. — Selbuder, faire fond
sur, avoir pour bu.se, pour |)riiuipe.
BAZEIJK , basilic, s. f. plante labitk- des Indes ,
naturalisée, annuelle, odorante, cordiale,
céplialique; écarte les fourmis, basilic cultivé,
il y en a deux variétés : celle à feuilles de lai-
tue , et celle à feuilles laciniées on de chicorée;
petit basilic à feuilles aiguës, basilic à feuilles
obtuses, basilic vert, basilic violet, basilic
conininn et celui à grandes llenrs , sont toutes
douées d'une odeur suave.
BAZELIKUM , onj^uent basélicun» , basilican ,
s. m. snppuratif, dij^ère les humeurs, avance
la suppuration , étant apjdicpié sur les plaies et
les tumeurs.
BAZIN, basin, s. m. sorte de toile defulainede
coton très-forte, élode croisée , fabriquée tout
en (il de coton.
BEBERT, S'.-Hnberl, V. Honbiet. — S'.-.\lbert,
évèque de Babin et deVerceuil, assassiné à
Saint-Jean d'Acre en i'IlA; .sa fêle le 7 août.
BEt^HA, bout pointu, s. m. pièce terminée en
pointe , exlrcniilés d'une chose. — Pointe, s. f.
bout pi(|uant et ai^ii; bout, extrémité de ce
(\u\ va en diminuant; bout où se termine une
chose aiguë.
BECHAIE , becquée , s. f. ce qu'un oiseau porte
dans son bec à ses petits; ce qu'il leur donne
à la fois en se dégorgeant , ce que la brochette
peut contenir , pour donner la l)ecquée ; petite
bouchée d'aliment. — Bouchée, s. f. petit
morceau d'une chose h manger; plein la bou-
che. — Acérure, s. f. morceau d'acier préparé
pour être soudé à l'extrémité de quelque outil
de fer.
BEdHETT , béquet , s. m. t. de cordonnier petite
pièce ajoutée à tin soulier. — Bout.s. m. ex-
trémité d'un corps, d'une chose, d'un espace
étendu en long ; petite partie d'une chose éten-
due; reste, petite partie d'une chose longue,
ce qui garni l'extrémité ; petite parlite qui ter
mine un corps, la moindre partie d'une chose.
— Fastigié, e , adj. ciui .s'élève en pointe pyra-
midale, dont le sommet forme un plan hori-
zontal. — Tirette, s. f. t. decordonnitr, mor-
ceau de cuir ren)is au bout de la semelle d'un
soulier usé. — Cime, s. f. sommet , partie la
plus haute d'un arbre, d'une plante, d'un rocher,
d'une montagne, pointe des herbes. — Com-
mencement, s. m. nai.ssance, l'endroit où
quelque chose commence à paraître , sommité
d'une chose. — Extrémité, s. f. le bout, la
dernière partie dune chose. — Commine, s. f.
sommet, faîte, cîme, extrémité. — Comble,
s. m. faîte d'un édilice, le plus haut degré,
plus haut point. — Faîtage , s. m. pièce (pii
termine le faîte, le sommet d'un édifice.
BECHI, bec<jueter, v. a donner des coups de bec,
.se battre , se caresser avec le bec ; se toucher
à peine avec les bouts, joindre près.
BECHOU , pointu , e, adj. (|ui a une pointe algue,
fugiforme, en carotte, en fuseau. — Aléné, e,
adj. t. botanique, terminé en pointe. — AUilé, e,
adj. grêle, sans consistance. — Aigu , e, adj.
terminé en pointe, en tranchant; piquant, ex-
trémité d'unç chose,
BEDANE, piochoii, s. m. outil servant à faire
des nioilaises sans le secours de la tarière.
BEDAl!, bedeau, s. m. ollicier muni d'une l>a-
guette et chargé de la police dans les églises ,
les universités.
BEU-DIET, en général tous les aliments, s. m. pi.
tout ce (pii nourri , ce (pii se mange , .se digère
pour l'entretien du corps.
BEDENN , bec-d'àne, s. m. petit ci.selet ou burin
à deux biseaux (pii forme le coin; on .s'en sert
pour couper le fer, pour ébaucher les cannelu
res et les mortaises. — Bec-d'àne, outil d'acier,
étroit, taillé en biseaux avec un manche de
bois, dont les menuisiers, charpentiers, éb -
nistes se servent pour faire des mortaises. —
Perçoir,s. m. petit outil à manche, dont le fer
pointu présente deux arêtes (jui coupent le lil
du bois, lorsqu'on l'enfonce dedans pour y faire
un trou, oiilil de menuisier. — Biseau , s. m.
outil qui sert an\ tourneurs et à d'autres ou-
vriers, dont le tranchant forme un angle aigu.
BEDHOIE, lil de misère, s. m. mauvais lit; lit
préparé pour les femmes en travail d'enfants ;
paillasse, grabat, mauvais lit.
BEFAI , bienfait, s. m. bien(|n'on fait à quelqu'un;
faveur, bon ollice , grâce; |»lai.sîr utile, plaisir
(|ue l'on fait. — Troussé, e, adj. bien troussé,
bien fait , bien arrangé.
BÉF.MZAN, bienfaisant, e, adj. qui aime à faire,
(|ni fait du bien aux autres; (|ui soulage. —
Bienveillant, e, adj. qui veut du bien à (piel-
qii'nn. — Accueillant, e, adj. ipii fait un bon
accueil , qui reçoit son monde avec bienveil-
lance.
BEFAIZANSE, bienfai.sance , s. f. inclination à
fairedu bien auxautres; pratique des bienfaits;
libéralité.
BË FÉ, bien faire, v. n, s'acquitter de son de-
voir; réussir; faire des bonnes œuvres, prati-
quer la vertu.
BÉ-FÔN, biens-fonds, s. m. immeubles, biens ,
ce (pi'on i»o.ssède en fonds de (erre, en capi-
taux, etc. ; biens-fonds, biens réels; fonds et
très fonds , le fonds et ce (jui en dépend. —
Immeuble, adj. :2 g. els. m. bien-immeuble,
immeubIeenlondsou(|uien tient lieu; maison,
terre, etc.
BEt; , bec , s. m. membre d'oiseaux , composé de
(lenv mandipules de corne pointu ; pointe
d'outil, de |ilume, etc., angle, |)oinle. —
Bécpiet, s. m. i)etit bec. — Baiser, v. a. baiser
jtris furtivement à l'improviste. — About, s. m.
extrémité du bois taillé eu écjuerre; alonge ,
base du cylindre (jui broie le papier, les aboiits
d'une pièce déterre, propriétés contiguës. —
Abouti , e , adj. .se dit des pièces qui se répon-
dent par les pointes.
BEtiASS , bécasse , s. f. oiseau de passage ,
échassier, à long bec obtus, plumage roux ,
noir, cendré ; est un oiseau assez connu , elle
se trouve presque en tout pays , .sa chair est
excellente et convient à tous les tempéraments.
— Fd Ibcf/ass, faire la nique à quelqu'un.
BEGAS.SKNN, bécassine, s. f. oiseau de pas.sage
f( long bec, gros comme la caille, à dos cou-
leur de l'allouette, gorge blanche, entremêlée
de noir, pattes vert pâle; ne dilfère de la
bécasse que parce qu'elle est plus petite et de
couleur différente i sa chair est encore pluq
92
BEI
délicate. —Bécasseau, s. m. petite bécassine;
espèce de vanneau; oiseau diflërent de la
BEGCHAW, armeraucronée» adj. en pointe ai-
guë, saillante, allongée.
BEGCHUROM , becluiron , petit bec , bec court ,
aigu .
BEGFIAIR, giinipereau. s. m. ou pie de muraille,
oiseau dont on compte 52 [espèces de divers
plumages et grosseurs.
BEGNET, beignet, s. m. tranche de fruit entou-
rée de pâte frite à la poêle, était connu des
Sarrazins ; on le sert comme entremets.
BEGTÉ, bécliotter, v. a. donner un petit labour
avec la bêche , t. de jardinier ; mangeotter.
BEGTEG, balbutiement, s. m. action de balbu-
tier, défaut de l'organe qui le cause.
BEGUE, offenser , v. a. faire une otfense, une in-
jure, blesser; piquer, otfenser en piquant;
s'offenser, se piquer.
BEGUENN, religieuse, adj. et s. soumise par des
vœux à la profession de religieuse. — Béguine,
s. f. religieuse en Flandre. — Bigote, fausse
dévole, dévote superstitieuse, minutieuse. —
Béguine, s. f. fille ou veuve retirée du monde
dans une maison cloîtrée, sans faire de vœux ,
pour mener une vie dévote et réglée, instituée
à Liège en H73. — Tendre , adj. se dit d'une
personne sensible au mal ou à la fatigue;
pleurnicheuse, personne tendre, jeune, déli-
cate aux conversations. — Mère , s. f. reli-
gieuse. V. abaize , mér-abaize. — Nonne, non-
nette, s. f. religieuse ; jeune religieuse. — Sœur,
s. f. nom de religieuse. — Sœur-écoute, s. f.
religieuse qni assiste. — Moinette, s. f. petite
religieuse. — Moinesse , s. f. religieuse. —
d'ospittm. sœur de la charité, sœur grise;
cette admirable institution est due à la |)iété
de Louise Marillac et à celle de Vincent de
Paul, son directeur, en 1631. — Miramiones,
s. f. pi. religieuses qui élevaient des jeunes
personnes et .soignaient des malades.
BEGUIN, têtière, s. f. coifl'e d'enfant en bas-âge
qu'on fiche sur le derrière de la tête. — Bé-
guin, s. m. espèce de coiffe de toile avec une
bride pour les enfants.
BEGUINEG, béguinage, s. m. couvent de bé-
guines; espèce de communauté non cloîtrée où
l'on ne fait point de vœux.
BEGUINETT, bec-figue, s. m. genre de petit
oiseau à peu près de la grosseur de la linotte ,
à bec effilé , la classe est très-nombreuse. —
Bergeronnette, s. f. joli petit oiseau à plusieurs
espèces , suit les troupeaux , est très-familier ,
son chant est doux. — Traquet ou groulard ,
s. m. tarier, petit oiseau brun du genre du
bec-figue. — Bec-figue bâtard , s. m. ressem-
ble au bec-figue, à l'exception du cri qui le
distingue , et n'est point aussi estimé.
BEIE, quille, s. f. petit cylindre de bois, garni
au bas d'une frette , servant au jeu de quilles ;
ce qui en a la forme. — Bille, s. s. f. boule
d'ivoire qui sert à jouer au billard; faire la
bille, c'est l'envoyer dans le trou, dans la
blouse.
BEIN , bien , s. m. ce qui est bon , utile , agréa-
ble, avantageux, convenable, louable, esti-
mable , vertueux. V. bé-fon.
BEL
I BEIN AUH , bien aise , adj. et s. 2 g. éônient, sâ-
I tisfait. — Content, e, adj. de, qui a l'esprit
satisfait, qui exprime la satisfaction; visage,
air content.
BÉKAR, bécarre, s. t\ t. de musique, caractère
carré; qui rétablit dans son ton naturel une
note haussée ou baissée d'un demi-ton.
BEINAIMÉ , bien-aimé, e, adj. fort chéri,
préféré.
BEKTÉ, bégayer, v. n. articuler mal les mots,
les prononcer avec peine par défaut de l'organe
ou par l'elfet de l'ivresse , de la timidité ; par-
ler en hésitant sur les syllabes et les répétant,
commencer à parler ; un enfant bégaie. — Bre-
douiller, V. n. et a. parler d'une manière peu
distincte sans articuler.
BEKTEG, balbutier, v. a. n. prononcer mal , en
hésitant, sans articuler, fig. parler confusé-
ment, sans connaissance suftisante. — Méta-
cisme, s. m. défaut dans la prononciation de
L. M.; labdacisme, espèce de grasseyement
surtout en prononçant les R. — Ischnophonie,
s. m. bégayement par difficulté de joindre les
syllabes. — Blésité , s. f. embarras de la langue,
difficulté dans l'articulation des mots, balbu-
tiement.
BEKTEU, bègue, adj. 2 g. qui bégaye; qui bal-
butie , qui prononce confusément.
BEL , tielle , s. f. belle femme; maîtresse ; femme
prude. — Bellâtre , adj. 2 g. qui a un faux air
de beauté; une beauté fade, beauté bellâtre. —
Vénus, s. f. déesse de la beauté, fig. très-jolie
femme, bien faite. — Vénusté, s. f. beauté,
grâce , agrément. — Être appétible , adj. 2 g.
désirable; appélif, ve, adj. concupiscible; qui
excite à la concupiscence...
BEL AIR , air pudilwnd , adj. modeste , qui a de
la pudeur naturelle. — Modeste , adj. 2 g. qui
a, i[ui marciue de la modestie, femme modeste,
qui a de la pudeur; qui n'a pas trop d'éclat.
BEL BAUSEL, rose, s. f. jeune fille fraîche et
jolie. — Sirène, s. f. femme très-séduisante ,
dont la voix touche , pénètre. — Minerve, s. f .
fig. femme belle, sage et instruite, ou adroite
au travail. — Déesse, s. f. divinité féminine ;
très belle femme; femme la plus belle.
BEL- DAM, belladona, s. f. belle-dame, plante
médicinale, à baie vénéneuse; son suc blanchit
la peau. — Arroche blanche, belle-dame ou
follette, soutanelle, s. f. plante annuelle dont
la graine doit être semée claire dans le mois de
mars.
BEL-DU-GJOU, hémérocale, s. f. ou fleur d'un
jour, lis à fleurs jaunes. — Martagon, lis aspho-
dèle des jardiniers, plante originaire de Sibé-
rie et des forêts humides du Piémont ; hémé-
rocale fauve; l'hémérocale de Thumberg et
l'hémérocale bleue.
BEL-DU-NUTT, belle-de nuit, s. f. plante à ra-
cine nommée mirabiUs, très-purgative; c'est
dans les espèces de ce genre qu'on a d'abord
remarqué le phénomène de fleurs qui ne s'ou-
vrent que pendant l'absence du soleil.
BEL-FAMM , nymphe, s. f. jeune nymphe , femme
jeune, bien faite et jolie. — Papillon, s. m.
jeune et jolie femme, très-vive.
BÈL-FARENN, affleurage, t. de boul, bonne et
belle mouture.
BEN
BER
95
BEL-FEIE, belle-fille, s. f. fille d'un premier
mariage du mari ou de la feinine, femme du
lils. — Bru, s. f. belle-lille, femme du fils f)ar
rapport à ses père et mère, fille d'un autre lit.
BELGIK, Belgique, adj. 2g. de la Belgique,
royaume de Belgique, et diviséjen provinces,
(|ui sont : Anvers, le Brabant, la Flandre occi-
dentale, la Flandre orientale, le Hainaiit ,
Liège, le Limbourg, le Luxembourg et N'amur.
BELMAIN , bellement , adv. fam. doucement ,
modérément, à la douce.
BEL-MEB, belle-mère, s. f. mère de la femme
ou du mari ; seconde femme du père.
BEL-SOUR. belle-sœur, s. f. sœur du mari ,
femme du frère , du beau-frère.
BELVEDAiR. belvédère, s. m. t. d'archil. ter
rasse, pavillon; tour sur une maison; lieu
d'où l'on a nne belle vue , une vue étendue.
BE.NAI , banneau, s. m. banne, espèce de tom-
bereau porté sur deux roues, traîné par des
hommes ou des chevaux. — Banne, s. f. grande
voilure garnie de planches exactement jointes
pour les charbons de terre, etc.
BENAIE , bénite , béni , e , consacrée au culte
avec des cérémonies.
BENEDICITE, bénédicité, s. m. prière avant le
repas.
BENEDIKSION, bénédiction , s. f. action de bé-
nir, donner, recevoir la bénédiction, paroles
pour bénir, grâce, faveur du ciel.
BENEDIKTIiN, bénédiclin, e, s. religieux de
Saint-Benoit.
BENEFISI, bénéficier, s. m. quia un bénéfice.
— Bénéficier , v. n. tirer profit, bénéficier sur
un marché.
BENEFISS , bénéfice, s. m. privilège accordé par
le prince ou la loi , profit , gain , lucre , avan-
tage sur ou de quelque chose. — Emolument ,
s. m. gain , profit, avantage; casuel, surtout
d'une cliaige. — Emoluments , s. m. pi. gages.
BENERISS , trépointe , s. f. bande de peau très-
mince qu'on coud entre les deux coutures de
bottes et autres.
BENET, locace, adj. 2 g. plaisant, ridicule,
popul. qui fait ou dit des choses plaisantes,
ridicules.
BENEUT-AIW, eau bénite, s. f. celle que le
prêtre a bénite avec les cérémonies prescrites
par l'Eglise; on attribue au pape saint Ale-
xandre, martyrisé sous Adrien, l'institution de
l'eau bénite. — Eau bénite de cour , s. f.
belle promesse sans effets.
BENEUTI, bénitier, s. m. vase à l'eau bénite.
BENI, bénir, v. a, consacrer au culte avec des
cérémonies, donner la bénédiction, louer,
rendre grâce avec respect et reconnaissance.
BE.M-BOIRAI , botte, faisceau, assemblage de
diverses espèces de tiges de fleurs que l'on
fait bénir par le prêtre le jour de l'Assomption
et qu'on brûle en temps d'orage , sert , pré-
tend-on , h détourner l'effet du tonnerre.
BENIHAUF, bénissable , adj. 2 g. qui peut être
béni , qui mérite d-être l)èni.
BENI-PAUKI, Pâques, s. f. pi. bénédiction des
rameaux, action de bénir des branches de
buis vert, à Pàque fleurie, le dimanche des
Rameaux.
BENOBLIGE, merci, s, m. remercîment, acliou
de grâce, paroles pour remercier, faire un
humble remercîment. — Accisme, s. m. refus
simulé d'une chose que l'on voudrait tenir;
remercier, refuser honnêtement.
BE.N-UREU, bienheureux, se, adj. fort heureux,
très-heureux, béatifié, saint; qui a, qui jouit
du bonheur.
BERBI, brebis, s. f. femelle du bélier; fig. pi.
chrétiens sous un pasteur. — Brebiette, s. f.
petite brebis; la brebis porte sept ans, sa chair
est fade, viscpieuse et propre à produire des
humeurs grossières et un mauvais suc. — Adi-
main , s. m. grande et forte brebis domestique
d'Afrique , à poils rudes, à cornes courtes , à
oreilles pendantes avec une espèce de fanon.
— Brebis amhiègne, adj f. qui a deux agneaux
d'une portée. — Mérinos, s. m. mouton d'Es-
pagne ou de race espagnole.
BERBiZETT , folle Heur ou chaton , s. m. récep-
tacle de fleurs incomplètes.
BERET, bonnet , s. m vêtement de tête rond ou
carré sans rebords. — Berret, s. m. toque de
laine , large toque de femme , coiflure de
femme, se fait en mousseline garnie de tor-
sades, en velours, etc.
BERIK, lunette , s. f. verre moulé qui fortifie
la vue, son invention est attribuée à un Flo-
rentin nommé Salvina Degli Armak , mort en
1517, d'autres l'attribuent à Alexandre Spina
mort à Pise en lôlô. V. liinett. — Partie de lu
boîte d'une uiontre qui [)orte le verre; ouver-
ture ronde des latrines; ronds sur les yeux
d'un cheval; trou rond, petite trappe percée
d'un trou rond qu'on pose au-dessus des com-
modités. — Orbière , s. f. cuir hémisphérique
sur les yeux d'un mulet. — Besicles, s. f. pi.
lunettes à branches ou fils qui tiennent à la
tête, inventées par Alexandre Spina. — Bino-
cle, s. m. lunette à main et à deux branches
pour voir des deux yeux. — Lorgnon, s. ra.
Innetle à main et à une branche pour voir d'un
œil. — Monocle, s. m. lunette à un seul verre.
BERLENN, berline, s. L espèce de carrosse entre
deux brancards, pour quatre personnes, in-
ventée à Berlin par Philippe Chièse, né à
Orange.
BERONDl , faux plancher, s. m. cloison horizon-
tale à jour, air, plancher, clayonnage au-des-
sus des granges, etc. — Senet, s. m. senaillère,
plancher d'etable pour serrer le foin, la paille
pour les bestiaux.
BERSALI , berceau, s. m. voûte en treillage,
voûte en plein cintre. — Treille, s. ï. ber-
ceau recouvert de ceps, ceps élevés contre un
mur , un arbre, etc. , eu berceau avec treillage.
BERWUENN, Bervvinne, s. f. petite rivière qui
prend sa source à Clermont, baigne Aubel,
Charneux, Warsage, Neufchâteau, Julémont,
Mortroux, Saint-André, Dalhem, Bondiaye,
Berneau, Mouland, et se jette dans la Meuse.
BERWUETÉ , brouetter, v. a. traîner, transpor-
ter en brouette , brouetter du sable , etc. —
t;uli)nler, v. a. renverser, tomber en faisant
la culbute , cul par-dessus tête, dégringoler.
BERWUETED , brouelteur, s. m. qui traîne des
l)erso!uie:s en brouette. — L^roueltier, s. m. qui
transporte des terres, etc., etc., dans une
brouette à une roue, — Roideur , t. de brique-
94
BEU
BEZ
lier , celui qui rapproche les nialériaux avec
la brouette. — Galérien , s. m. forçat, militaire
condamné à conduire la brouette dans les
places fortes et ports de mer.
BERWUETEUZE, brouelteuse, s. f. femme qui
brouette dans la bure.
BERWUETT . brouette , s. f. petit tombereau à
une roue poussée ou traînée par une personne ;
coffre de bois monté sur deux pieds et sur une
roue placée à l'extrémité des brancards. —
Berivuett (fé), faire chou-blanc, s. m. ne pas en-
trer dans les quilles avec la boule , aller de
côté, longer le jeu.
BERZINK, à moitié ivre, étourdi par la boisson.
BÉSEANZE , bienséance , s. f. convenance mo-
rale de ce qui se dit ou se fait par rapport aux
personnes; conformité au costume, aux
mœurs, aux usages, aux temps, aux lieux, à
l'âge, au sexe, à l'état , à la condition. — Dé-
corum, s. m. bienséance; apparence de vertu,
de décence; garder, observer, conserver le
décorum.
BËSUR. bien entendu, part, et prép. eu égard à
son âge, etc.; vu, attendu que, vu que,
puisque.
BET , amouille , s. f. lait de la vache qui a vêlé ,
lait couleur de rose.
BETONE (ône), betoinne, s. f. plante annuelle,
croît dans les bois et les lieux ombrageux en
Europe, son odeur enivre.
BEU , collusion , s. f. intelligence secrète entre
deux ou plusieurs pour tromper un tiers. —
Collusoire, adj. 2 g. fait par collusion, conven-
tion tacite , simulaire ; fraude , tromperie ca-
chée, action de mauvaise foi. — Astuce, mau-
vaise finesse ; leurre , appât pour attirer. —
Ruse, s. f. finesse, artifice, moyen pour
tromper; faux-semblant, cacher son dessein;
leurre , piège pour attraper. — Subterfuge ,
s. m. ruse pour s'échapper; simagrée , façon
de faire affectée, minauderie.
BEUF-A-LA-MODE, fricandeau, s. m. culotte ou
tranche de bœuf au four, désossée, lardée, as-
saisonnée dans un vaisseau juste à sa grandeur,
avec couvercle et boucher les bords avec de la
pâte ; bœuf- à-la-mode , vieux potage de viande
et de carottes.
BEUKETT , vasistas , s. m. petite partie mobile
d'une porte, dune portière, d'une fenêtre,
petit trou, ouverture pourvoir, épier. V.bo.
— Ventilateur, s. m. petite machine en tôle
ou ferblanc dans un carreau de vitre , qui sert
à renouveler l'air dans un lieu fermé , et ab-
sorber la fumée dans les estaminets , etc. —
Juda, s. m. ouverture avec trappe à un plan-
cher , pour voir , entendre ce qui se passe au
dessous.
BEUR, boire, v. a. avaler une liqueur; absol.
s'enivrer, boire comme un trou, comme un
templier. — Humer, v. a. avaler, aspirer un
liquide. — Fonger, v. n. emboire, boire l'en-
cre en parlant du papier. — Buvotler, v. n.
famil. boire souvent et à petits coups. — Go-
dailler, V. n. famil. boire à plusieurs reprises
et avec excès. — S'enluminer , v. pers. boire
à l'excès. — Siroter, v. n. popul. boire avec
plaisir, à petits coups et longtemps. — Laper,
V. n. boire en tirant l'eau avec la langue courbée,
comme font les chiens. — al santé, toaster,
V. a. et n. porter des toasts, boire en annon-
çant un vœu, un sentiment pour ou contre
une personne ou pour un ('vénement heureux,
la coutume est très-ancienne et fut universelle-
ment en usage parmi nos aïeux et est en-
core usitée parmi nous. — Trinquer, v. n.
fam. boire, en choquant le verre, à la santé
l'un de l'autre; boire, cliocailler, choquer sou-
vent les verres, boire. — Faire des lirindes ,
boire , toast ou santé , ce qu'on boit à la santé.
BEURLAND VAG, laureliière, s. f. vache taurel-
lière, sujette à avorter par les efforts de ses
mugissements continuels.
BEURLÉ, beugler, v. n. mugir, meugler; fig.
jeter de hauts cris, pousser des hurlements.
— Hurler , v. n. pousser des hurlements, des
grands cris de douleur , des cris féroces , crier
comme un forcené. — Rugir , v. n. faire beau-
coup de bruit étant en colère , écumer , mani-
fester involontairement sa colère.
BEURLEG, hurlement, s. m. cri lugubre et pro-
longé du loup , du chien; fig. cri violent de
douleur, décolère de l'homme. — Mugisse-
ment, s. m. action de mugir. — Beuglement,
s. m. cri , mugissement, meuglement du bœuf,
de la vache.
BEURR, bure, s. f. puits profond des mines de
charbon de terre et d'autres minerais. — d'ui-
rcg , canal d'airage, tuyau destiné à l'introduc-
tion de l'air extérieur dans les ouvrages des
mines , puits et galerie souterraine.
BÉVEILLAN, bienveillant, e, adj. qui veut du
bien à quelqu'un.
BËVEILLANSE, bienveillance, s. f. affection;
bonne volonté, disposition favorable envers
quelqu'un.
BÉ-VEYOU , bien vu , e , adv. qui est désiré ,
aimé, estimé, vénéré, reconnaissant, être
bien vu.
BEVITT , bientôt , adv. dans peu de temps , dans
peu, en peu d'instants; soudain, qui vient
tout à coup.
BEVA'AW , bienvenue, s. f. entrée dans un corps,
un atelier; arrivée dans un lieu, gratification,
régal que l'on offre ou reçoit d'un nouveau
compagnon.
BÉVNOU , bienvenu, e, adj. et s. bien reçu , re-
gardé de bon a'il , bien venu.
BEVUE, erreur, s. f. fausse opinion ; faute , mé-
prise du jugement qui approuve ce qui n'est
pas vrai; égarement, écari de la raison. —
Méprise , s. f. erreur de jugement , de senti-
ment, faute de celui qui se méprend. — Inad-
vertance, s. f. méprise qui en résulte; faute
commise par inadvertance. — Berlue . s. f.
éblouissement passager, bletiette dans les
yeux; suffusion, méprise, aveuglement, avoir
la berlue, juger mal. — Hallucination, s. f. t.
de médecine, illusion des yeux; fig. méprise,
bévue , erreur.
BEYATUS , béat , adj. et s. t. de jeu , exempt de
jouer, qui ne paie pas au repas ; béatus plus
usité.
BEZASS , BEZESS , besace , s. f. sorte de sac
fendu par le milieu, formant deux poches,
servant aux mendiants. — Besacier, celui qui
porte la besace.
BIB
BIE
95
BEZOGN , besogne , s. f. ouvrage , travail , ac-
tion; etTet (lu travail, sou résultat, affaire em-
barrassanlc.
BEZE, sliipét'ait, adj. surpris, étonné, interdit
et immobile, offensé; injure de l'ait ou de pa-
roles choquantes; offensé, qui a reçu une
offense.
Bl, biez, s. m. canal qui conduit l'eau sous la
roued'un moulin it Toulon, à farine, à lan, etc.,
bief, canal cnnduil de l'eau. — Abée , s. f.
ouverture pour le passage de l'eau qui fait
tourner un moulin , baie , bée. — Permis, s. m.
(rou; ouverture d'une digue, passage étroit
dans une rivière, où il y a peu d'eau i)0ur la
rendre plus haute et faciliter la navigation,
soit à écluse ou balardeau. — Chenal . s. m.
courant d'eau bordéde terres en talus; courant
d'eau pour un moulin; rivière factice, dont
l'eau est retenue par des écluses.
BlAIR , biais, s. m. ligne oblique , t. de coutu-
rière , faux plis sur une robe avec un morceau
de l'étoffe posé de biais , ligne, morceau coupé
en biais, etc., platitude, bande de salin cou-
pée en biais et cousue à plat. — Oblicpiité , s. f.
inclination d'une ligne, d'un plan sur un autre.
BIAL . bouleau , s. m. arbre .a bois blanc, à bran-
ches menues, à Heurs en chatons ou amenta-
cée. arbre droit, s'élevant jusqu'à 70 pieds,
ses feuilles servent pour lateinlure, ses bran-
ches à faire des balais, bouleau commun ,
boulard ou bois balais. — Bouleau pleureur ,
variété pilloresfjue à rameaux pendants , con-
vient à certains sites. — Bouleau-merisier ou
odorant, cet arbre parvient à la hauteur de 60
pieds et plus, originaire de la Virginie et du
Canada. — Bouleau noir ou à canot, ainsi appelé
à cause de la couleur de son écorce, originaire
de la Russie.
BlARDf], débillarder, v. a. dégrossir une courbe,
soit à la scie ou au fermoir, alin qu'elle soit
prêle, corroyée.
BlB , bible, s.f. l'Kcriture sainte; livre de l'ancien
et du nouveau Testament, sainte bible, bible
latine , grecque, etc.
BIBETT , "S'^-Elisabelh , s. f. femme de Zacharie,
mère de S'.-Jean Baptiste; mourut dans une
caverne de la Judée ; il y a quatre saintes de ce
nom; une antre, fille d'André, onzième roi de
Hongrie, troisième de Schonaugie , abhesse ;
la quatrième, tille de Pierre , roi d'Aragon.
BIBISS, pou , s. m. vermine, insecte ovipare ,
hexapode et aptère. — Vermine, s.f. insectes
malpropres, nuisibles et incommodes , t. en-
fantin. — Petite bête, mot enfantin, parce
qu'ils ne peuvent désigner les noms des insec-
tes, etc.
BIBI.IOGRAF, bibliographe, s. m. qui connaît
les livres, leur prix et leurs éditions, et forme
des catalogues — Bibliophile, s. m. celui qui
aime les livres. — Bibliomane , s. m. tpii a la
passion des livres, les entasse. — Bibliolàlre ,
adj. s. qui possède beaucoup des livres sans
les connaître. — Bibliomanie, s. f. manie, pas-
sion excessive des livres, de les entasser. —
Bibliotaphe, s. m. qui ne communique pas ses
livres; ses livres rares. — Bouquiniste, s. m.
marchand de livres vieux, de hasard.
BIBLIOTEK, bibliothèque, s. f. lieu où il y a
beaucoup de livres en ordre; armoire, amas
de livres en ordre ; les juifs sont le premier
peuple (jui ait eu une bibliothècjue ; bibliothè-
([ue bleue, recueil des contes iiopulaires. —
Archives, s. f. pi. anciens titres; chartes;
lieu où on les garde ; dépôt d'actes , des lois.
BIBI.O, bilboquet, s. m. outil de perruquierpour
friser les cheveux.
BIBRON , biberon, s. m. vase à bec ou tuyau
pour boire ou faire boire , surtout pour les
enfants.
BICHOF, béchof, s. m. punch anglais avec du
vin , du citron , etc.
BIDET, porte choux, s. m. petit cheval de jardi-
nier. — Bidet, s. m. petit cheval. — As , s. m.
point seul marqué sur une carte , sur la surface
d'un dé.
BIDON, broc, s. m. vase de bois à goulot pour
les vins, les liqueurs. — Fourreau, jaquette
d'enfant en bas-âge, en forme de paletot.
BlÈtiRAlE, bergerie, s. f. lieu, étable où l'on
enferme les moulons, les brebis.
BIÈGRESS, bergère, s, f. qui garde les moulons.
— Bergerette, s. f. diminutif de bergère. —
Pastourelle, s. f. petite bergère.
BlELL, tirant, s. m. pièce mince de bois où
sont attachées les cordes d'un violon.
BlERGI , berger, s. m. qui garde les moutons ;
pastoureau, petit berger. — Pasteur, s. m.
berger.
BIERNAW, Berneau, s. m. commune du canton
de Dalhcm, et arrondissement de la province
de Liège.
BlESMAlN, bêlement, adv. eu bête, stupidement,
sottement; action, discours d'un sot. — Bon-
nement, adv. de bonne foi, simplement, naïve-
ment, sans finesse. — Sottement , adv. d'une
manière sotte. — Gauchement, adv. famil.
avec maladresse , gaucherie. — Stupidement ,
adv. d'une manière stupide.
BIESS, insecte, s. m. petit animal à corps com-
posé d'anneaux ou de segments , et pattes
articulées.
BIESS , bête , s. f. adj. animal irraisonnable . bête
sauvage, féroce, brute; simple, sans esprit. —
Bêla, s. m. très-bête; nicaise; gribouille.—
Animal, s. m. être organisé et sensible , être
qui croit, vit et sent, personne stupide, gros-
sière, butor, bûche ; bonasse. — Animalcule,
s. m. animal microscopique, ovipare, vivipare
où se propagent par division , des atomes ani-
més, ce .sont des globules. — Brute, s. f.
animal irraisonnable, homme qui n'a ni esprit,
ni raison ; idiot , bestiasse, pécore, ignare,
bénet, niais, badaud.— Rustaud, adj. et s. m.
grossier qui lient du paysan ; brutal , impoli ,
grossier; personne, uiine, façon, manière,
ton rustaud, nigaud.— Bétail, s. m. troupeau
de bêles à quatre pieds, qu'on mène paître ;
bestiaux, animal vivipare qui met au monde
ses petits tout vivants. — Corpuscule, s. m.
petit corps, atome. — Etre , s. m. ce qui est.
— Idiot, s. m. stupide, imbécile, qui n'a pas
d'idée, faible d'esprit.— Gauche , s. f. ridicule,
maladroit, (pii agit avec maladresse, gauche-
rie. — Obtus , s. m. sans pénétration. — Gros-
sier, s. m. rude, peu civilisé. — Ignorant, s. m.
qui n'a point de savoir , d'étude , illetré ;
96
BIG
BIL
nicodème , grand niais ; sot à triple étage. —
Sol, s. m. sansesprit, sans jugement; stupide,
grossier, qui fait, dit des sottises, jocrisse ,
jobard, jobelin, homme crédule , maladroit.
— Bardot, s. m. celui qui supporte le travail
ou les injures , les plaisanteries des autres. —
Simple, s. m. sans malice et de peu d'esprit ,
insensé , qui n'a pas de sens.
BIESTIRAIE, bêtise, s. f. défaut d'intelligence ;
ignorance crasse; sottise, stupidité, action,
discours d'un sot. — Baliverne , s. f. sornette ,
discours frivole. — Billevesée , s. f. discours
frivole, conte vain et ridicule, frivolité, bévue.
— Butorderie , s. f. balourdise , ineptie , gros-
sièreté, action, propos de butor. — Impéritie,
s. f. ignorance dans sa profession , défaut d'ha-
bileté, dans un art, un état. — Anerie, s. f.
grande ignorance de ce qu'il faut savoir, faute
grossière, grande, funeste; fière anerie. —
Balourdise, s. f. caractère du balourd ; chose
dite ou faite mal à propos et sans esprit , stupi-
dité. — Lourderie, s. f. faute grossière contre
le bon sens, la bienséance, sottise , conduite ,
action d'un sot.
BIETÉ, quiller, v. n. tirer pour l'ordre du jeu
aux quilles; jeter les quilles, redresser les
quilles renversées par la boule.
BIETEU, quilleur, s. m. celui qui redresse, qui
range sur le quiller les neuf quilles et renvoie
les boules.
BIETMÉ, S'.-Barthélemi , un des douze apôtres ,
on dit qu'il fut écorché vif en Arménie.
BIETRÂM, S'.-Berlrand, il y en a deux de ce nom.
BIETT, conduit, s. m. l.detondeur, maindroile
qui soutient la force sur la table à tondre le
drap, sorte de palette de bois, de forme trian-
gulaire, d'environ deux pieds , qu'on attache à
la force pour pouvoir la soutenir. — Petit fdet,
s. m. ou carré, petite moulure carrée qui en
accompagne ou en couronne une plus grosse.
BÎFTEK , bifteck, s. m. tranche de bœuf farcie
et assaisonnée.
BIG, abec, s. m. amorce, appât pour attraper ,
partie d'aliment mis dans un piège, à un ha-
meçon. — Petite boule pour comprimer l'air de
canonnière, pour jeter en soufflant; globe ,
globule, petit corps sphéricjue. — Bourbotle ,
s. f. ver blanc pour amorcer les poissons ;
mouche, insectes (pii servent d'appât ; asticot.
— Proie, s. f. ce ([ue les animaux carnassiers
ravissent pour le manger.
BIGAU , patrouillage , s. m. saleté qu'on fait en
patrouillant dans l'eau; margouillis, vase, eau
répandue.
BIGJOU, bijou, s. m. chose jolie bien faite, se
dit de ce ([ui sert à la |>arure , à l'ornement d'un
petit tableau , etc. , d'une maison, d'un appar-
tement joli , se dit des personnes, d'un enfant
aimable et docile. — Bonbonnière , s. m. petite
maison rangée avec beaucoup de goîit et de
propreté; sorte de voiture faite en forme de
bonbonnière.
BIGJOUTUËIE, bijouterie, s. f. fabrique, com-
merce de bijoux en métal ou pierres précieuses,
profession de bijoutier, qui les fait, les vend ,
celui qui les aime. — Joaillerie, s. f. art , mé-
tiers, marchandises, coumierce de joaillier ,
bijoux; pierrée, art de les fabriquer, de les
tailler. — Bijouterie de composition , de pierre
artificielle, bijouterie en faux est une de celles
dont les produits sont les plus soignés et les
plus remarquables; bijouterie en émail, est la
plus distinguée de cette partie, on range la bi-
jouterie en fin, bijouterie en argent, en fau\
et en acier, en fil de fer et de Berlin.
BIGO, cafard, e, adj. bigot, hypocrite; quiafi'eclc
la dévotion sans en avoir; marchand de reli-
ques. — Bigot, e, adj. hypocrite, faux dévot ,
dévot outré et supersticieux.
BlGOINN, bigorne, s. f. espèce d'enclume dont
un bout fini en pointe pour arrondir, l'autre
carré, percé d'un trou. — Bigorneau, s. m.
petite bigorne, bigorne à chanteplure de fer
blantier. — Belle outil, s. f. espèce de petitr
enclume très-étroite, longue, un peu convexe-
et portative, à deux cornes. — Potence , s. t.
les chaudronniers s'en servent à deux bras ,
l'un forme une table pour planer, et l'autn'
une espèce de tas. — Tas, s. m. espèce de
petite enclume ou cube de fer dont la surfaci-
est acérée.
BIGOTBEIE , bigoterie, s. f. caractère du bigot,
dévotion outrée, supersticieuse, fausse piété ,
hypocrisie, bigotisme, égoïsme divinisé. —
Cafardage, s. m. cafarderie, s. f. hypocrisie ,
dévotion grossièrement affectée; manière de
cafard.
BIH . biche, s.f. femelle du cerf et plus petite que
lui, elle n'a point de bois; on distingue sa trace,
ses allures sont plus courtes ; ses mamelles
sont au nombre de quatre , elle porte huit mois
et quelques jours.
BIHAI, caprice, s. m. fantaisie, boutade, saillie
d'esprit , d'imagination , bizarrerie. — Biais ,
s. m.ligneobli(iue, de travers, moyen détourné
de succès, de conciliation, sens d. vers d'une
chose. — Boutade, s. f. caprice; saillie d'esprit
ou d'humeur. — Fantaisie, s. f. faculté Imagi-
native; esprit, idée, pensée fugitive, bizarre,
désir frivole momentané. — Plante exotique ,
étrangère, qui ne sont pas naturelles au pays ,
((ui n'y croissent pas.
BIIIAI (ET), en biais, s. m. t. de couturière, faux
I)li sur une robe avec un morceau de l'étoile
posé de biais, de travers; couper en ou di>
biais. — Basile, s. m. pente ou inclination du
fer d'un rabot , d'une varlope et tous les outils
de menuisier ([ui sont montés dans le fer.
BIHE, bise, s. f. vent sec et froid du Nord. —
Aquilon , s. m. vent du Nord ; aquilon glacial ,
pi. vents froids, orageux.
BIHl , venter du Nord; aquilon glacial , forte bise,
souffler du Nord , faire un vent de bise.
BIKET, biquet, s. m. cabri, jeune chevreau; il
doit avoir moins de six mois, plus tard on le
nomme bouc-chevrillard, petit chevreuil, faon
de chevrette.
BIKTË , biqueter , v. a. mettre bas en parlant de
la bique , de la chèvre. — Biqueter , v. a. peser
avec le biquet. — Chevretter, v. a. mettre bas
en parlant de la ciievrette, femelle du chevreuil.
BIKETT , s. f. femelle du bouc. — Bique , s. f.
chèvre qui allaite , femelle du bouc.
BIL, bile, humeur du corps animal séparée dans
le foie; fig. famil. humeur, colère. — Biliaire,
adj. 2 g. conduit, pore biliaire, de la bile,
BIL
BIN
97
pierre biliaire du foie. — Graillon, s. m. ex-
crétion épaisse de la poitrine qu'on jefle par
la hoiiche. — Pituite, s. f. flegme, humeur
a([ueuse, lympatique et vistpieuse, acre,
épaisse. — Dysanagogue . adj. matière vis-
((ueuse qu'on ne peut (pie dillicilement expec-
torer.
I5ILARD, gelif ou gélivure, s. f. maladie des ar-
bres gelés, t'ente de bois causée par le lioid ;
gélissure. — Gerçure, s. 1'. i)elite crevasse
dans le bois, le plâtre et les ouvrages en bois;
fendille , écorce, bois fendillé.
HILÉ, crevassé, adj. fente de ce qui crève, s'en-
Ir'ouvre; gerce, se gercer, se dit du bois, etc.,
d'une superficie qui se fendille. — Ebaroui, e,
adj. desséché , fendu par ie soleil.
BH.ET, souUVance, s. f. on appelle elfel en souf-
france tout billet de commerce retardé qui
n'est point accpiitté à son échéance. — Billet,
s. m. petite lettre missive sans formule; an-
nonce, écrit imprimé ou il la main (pie l'on
distribue pour avertir; promesse par écrit de
payer , de faire payer ; |)romesse sous seing
privé, recoimaissance , etc.; rouleau de papier
poîir tirer la loterie ou au sort; effet public de
banque, de commerce, avis, avertissement.
— Traite, s. f. lettre de change tirée sur quel-
qu'un à l'ordre d'un tiers. — Btdlelin , s. m. cer-
tificat de pièce dansuueadmiuislialion ; billet
pour loger des soldats; cenilical de santé, de
conduite, etc. — Avis. s. m. avertissement,
nouvelles demandées, rer;ies; rcavis, second
avis. — Circulaire , adj. ^ g. lettre circulaire
par lai[nelle on informe plusieurs personnes
d'une même chose. — Lettre de change , s. f.
mandement d'un banquier sur un autre.
BILEU, bilieux, se, adj. et s. cpii abonde en
bile; fig. colérique, irascible, humeur, tem-
pérament, complexion bilieuse. — Pituileux ,
se, adj. et s. qui abonde en pituite; qui y est
sujet, tempérament pitniteux.
BILIARD, billard, s. m. jeu de billes sur une
table drapée, cette table, lieu où elle est, ins-
trument pour pousser les billes.
BILIARDË, billiarder , v. n. toucher deux fois
sa bille, pousser deux billes ;» la fois.
BILION, billion, s. ni. mille millions . milliard.
— Billon, s. in. inoniiaie de cuivre pur ou
mêlé d'argent; monnaie d'alliage ou défec-
tueuse destinée à la fonte.
BILIONEG, billonnage, s. m. altération de la
monnaie; trafic de billonneur.
BIEIONEE , billonneur. s. m. qui altère la mon-
naie et la distribue, qui billonne.
BIl.O , billot, s. m. tronf'on, morceau de bois
gros et court sur lequel les tourneurs prépa-
rent le bois. — Billot d'ardoisier, pièce de
bois cylindrique dont on se sert pour tailler les
ardoises et les rondir; billot d'artificier. —
Billot d'orfèvre, morceau de tronc d'ormeau
milieu duquel on fixe une enclume.
HILOR , prune, s. f. fruit il noyau du prunier.
BILOKI, prunier, s. m. arbre qui porte les
prunes.
HILSEG, s. m. balancement , s. m. mouvement
•illernatif d'un corps tpii balance ; fig- Incita-
tion. — Tangage, s. m. balancemeiil du vais-
seau de l'avant à l'arrière et réciproquement;
roulement, mouvement de ce qui roule.
BILSI, balancer, v. a. faire mouvoir en balan-
(;ant , i)encher tantôt d'un c(jté, tant()t d'un
aulre, se faire hausser et baisser allternative-
ment. — Bercer, v. a. mouvoir dans et avec le
berceau pour endormir.
BILSOU , berce d'un berceau, s. f. pièce en demi-
rond en fer ou en bois sous le berceau pour le
faire mouvoir.
BILTË, billeter, v. a. attacher des éli(iuelles,
mettre une étiquette; distinguer par des éti-
quettes; distribuer des billets de logement aux
militaires; numéroter , coter, mettre des nu-
méros; quiller , remettre les quilles sur le
quillier.
BlN , bien, s. m. ce qui est bon, utile, avanta-
geux , convenable, louable , estimable; plaisir,
joi(> , fortune, ce qu'on possède en fonds de
terre, en capitaux , etc.; bonheur , avantage,
faveur, grâces, etc. etc.; bien décent, con-
forme à la décence. — Bien adventif, adj. pro-
venant de succession collatérale ou d'une do-
nation. — Biens, pi. meubleset immeubles, etc.;
possession en général, terres, maisons, meu-
bles, argent , effets, etc. — Bien-fonds , bien
immeuble , adj. 2 g. immeuble en fonds ou qui
en tient lieu ; maisons, terres. — Biens ruraux,
s. m. pi. biens situés ii la campagne, des
champs , cpii les concerne. — Bien patrimo-
nial, adj. de [latrimoine, venu de succession
du père ou de la mère. — Biens domaniaux,
s. m. pi. (|ui vient de patrimoine royal; biens
nationaux, |)ropriété territoriale; leur régie.
— Birns paraphernaux, adj. pi. qu'un(} femme
se réserve dans un contrat. — Air séant, e,
adj. décent, qui sied bien , convenable.
BINAMAIE, channeresse, s. f. femme qui sait
se faire aimer, qui emploie divers moyens
pour subjuguer le cœur. — Aimable , adj. '2 g.
digne d'être aimée , ([ui possède les qualit(js
propres à plaire. — Bien-aimée, s. f. fort ché-
rie, préf('rée; chérie, digne d'être aimée.
BINAMAIESUTÉ, amabilité, s. f. caractère
d'une personne aimable; qualité de l'être ai-
mable.
BIXADU, rassasié, rassasiement, s. m. état d'une
personne rassasiée , (pii a satisfait son appétit ;
repu, content , bourré. — Bien aise, adj. i2g.
content, satisfait. — Désafamé, e, adj. per
sonne dont la faim est apaisée. — Bien con-
tent, e. adj. qui a l'esprit satisfait de (piel-
qu'un, de (piehpic chose; qui approuve.
BIN Al'lll , aisé, e, adj. chose aisée , facile, libre,
dégagée; commode, clair et coulant , exeinpt
de contrainte. — Facile , adj. 2 g. aisé ii faire ,
à comprendre , qui ilonnc peu de peine.
BINAUUSUTE, conteniemcnl, s. m. joie, .satis-
faction, plaisir; sentiment (pii rend l'âme
traïKiiiille, état d'un cour, d'un esprit content.
— Satisfaction, s. f. contentement, joie , i)lai-
sir. action par hupielle on répare une offen.sc.
BIN-AVAN, bien avant, adv. marque le mouve-
ment, le progrès, la |)rofondeur, l'antériorité,
en avant.
BINE, biner, v. n. t. de litnrg. dire deux messes
le iiiêine joui ; desservir deux églises; biner ,
donner une seconde fai,'on à la terre.
BINETT, béquille, s. f. binette de maraîcher ,
m
BIS
Bit
espèce de binette : outil dont le manche fait
tin angle droit avec le fer , et qui sert aux dif
férentes façons que l'on donne aux plantes
potagères; il yen a de plus ou inoins longues.
BlN-LAUG, bien large, adj. qui a beaucoup de
largeur, grand, l'opposé de mesquin, de mai-
gre, de sec.
BIN-LON, bienloin , adv.prép. àgrandedislance,
dans un pays éloigné , loin de soi.
BINOK, binocle, Y.berik.
BION, mastigadour, s. m. instrument de fer
qu'on met dans la bouche des chevaux pour
exciter leur salive et leur donner de l'appélit.
— Mastigadour, s. m. mors pour faire écumer.
— Masticatoire, s. m. ingrédient que l'on mâ-
che pour purger la pituite.
BIOT, billot, s. m. V.bilol.
BIB , bière , s. f. boisson faite avec de l'orge ou
du blé et du houblon, est la liqueur la plus
ancienne et la plus en usage, elle porte dille-
reiits noms, suivant sa qualité et l'endroit où
on la fabrique, son origine est fort ancienne ;
curmi, sorte de bière. -— Hougarde, s. f. bière
blanche très-dou; i des environs de Bruxelles;
alambic, aussi bière de Bruxelles. — Faro ,
s. m. bière forle de Flandre, de Bruxelles. —
Bière vin ou porter, enivrecommelcvin, cette
boisson a la couleur dorée et un peu du goût
dn vin du Rhin. — Brancard , s. m. litière à
bras; lit portatif.— Civière, s. f. sorte de
J)rancard pour porter à bras. — Sandapile ,
s. f. civière pour les enterrements. — Birai-
(jldiss , aile, aie, ele, s. f. bière anglaise,
porter, est connue dans tous les pays; celle de
Londres est réputée la meilleure.
B1B.\U. cénotaphe, s. m. tombeau vide dressé à
la mémoire d'un mort, de quehpi'un dont on
n'a pas le corps; sarcophage, tombeau.
BlBIBI, pirouette, s. f. jouet d'enfants, |)etit
rond avec un pivot pour le faire tourner; biribi,
jeu de hasard.
BIBLANSI, balancer, v. a. tenir en équilibre,
en suspens, faire mouvoir en balançant, pen-
cher tantôt d'un côlé, tantôt d'un autre. —
Brandiller, v. a. mouvoir de çà et de lii. — Se
brandiller, v. pers. se balancer avec une
corde, etc., pencher de côté et d'autre. —
Branler, v. a. agiter, mouvoir, remuer, faire
aller de çà et delà. — Se branler, v. pers.
s'agiter, se remuer, être agité.
BIBLANZE, bascule, s. f. jeu d'enfants, levier
dont le point d'appui est au milieu, l'on se
place en contrepoids pour se brandiller, bran-
ler. — Balançoire, s. f. pièce de bois en équi-
libre on corde attachée lâche parles bouts pour
se balancer. — Escarpolette, s. f. siège sus-
pendu vacillant ou mis en écpiilibre pour être
balancé. — Brandilloire, s. f. balançoire de
cordes ou de branches. — Branloire, s. f. plan-
che en bascule pour se soulever tour à tour.
BIRLOUZE, dégringoler, v. a. sauter, descendre
vite et malgré soi; tomber, être emporté de
haut en bas.
BIBOUG, birouche, s. f. voilure légère pour la
chasse. — Wiski , s. m. sorte de voiture légère
et élevée, inventée parles Anglais, à qui nous
l'avons emprunté en 1788.
BIS-BISS, bisbille, s. f. petite querelle entre
amis, dissension sur desfutibtés. — Brouillerie,
s. f. mésintelligence, querelle, dissension,
disi)Ule; bévue. — Désaccord, s. m. désunion
des esprits, des sentiments. — Discorde , s. f.
dissension, divisions entre les personnes, en-
tre les passions. — ■ Désunion , s. f. mésintelli-
gence entre des familles, dt^s amis. — Dissension,
s. f. contestation, dispute. — Mésintelligence,
s. f. défaut d'union, de concert , brouillerie ,
dissension entre des personnes qui ont été ou
devraient être de bonne intelligence.
BISKAN , contrariant, e, adj. empêchement,
difficulté dans la poursuite d'une chose, dans
un dessein , une entreprise.
BISKAYEN,biscayen, s. m. projectile en fonte ou
enfer, de la grosseur d'un œuf; sorte de long
fusil à gros canon et qui porte très-loin.
BISKË, bisquer, v.n. pester, fumer , avoir du
dé|iit, de l'humeur, du regret, famil. pop. —
Pester, v. n. murmurer vivement, parler avec
aigreur, fumer, être de mauvaise humeur,
biscorner. — Enrager, v. n. être saisi de colère,
avoir du dépit , un désir ardent de... — Endia-
bler, v.n. endever. — Fouetter, v. a. et n.
fouetter avec un fouet garni d'une nièche nouée
pour fouetter la toupie, jeter la toupie au long
en la fouettant.
BISKG1R^É, biscornu , e, adj. irrégulier, mal
bâti , mal fait; esprit, ouvrage biscornu.
BISKOIR.NETT, recoin, s. m. petit coin caché ,
coin biscornu, irrégnlier.
BISKGU A TEG , xanthium , s. m. plante aquati-
que, apéritive, chasse le gravier, les feuilles
pour les tumeurs, scrofuleuse.
BISKUD, biscuit, s. m. pain cuit deux fois, plat
et sans mie pour la marine, pain de galette
très-cuit une seule fois, tranche de pain blanc
séehée au four, se gontle considérablement
dans le bouillon et soupes diverses; biscuit de
mer, de campagne. — Biscotte, s. f. genre de
pâtisserie qui se délaie en bouillie pour les
enfants nouveau-nés. — Riscotins ou diabletins,
s. m. pi. sorte de pâtisserie très-dure, qui se
forme de Heurs de farine ou fécule , blanc d'œuf
et lait. — Biscuits, s. m. pi. portions de la
chaux qui n'ont pu se dissoudre dans le bassin,
lors de î'étei^nage. — Biscuit, s. m. sorte de
porcelaine d'un blanc mât, sans vernis; pâte
de porcelaine.
BISTOKEÏ, bistoquet, s. m. sorte de grosse
queue de billard, à masse et bout aplati et
recourbé,
BISTOURI, amphismèle, s. f. instrument à deux
tranchants pour disséquer les os ; bistouri
tranchant de deux côtés, scalpel. — Bistouri ,
s. m. instrument de chirurgie pour faire des
incisions, sont en forme de petits couteaux ;
il y en a des droits et des courbes.
BITÙM, bitume , s. m. matière liquide, épaisse,
noir, huileuse, iutlammable, limon gras, vis-
queux, adhérent.
BIVAK , bivac ou bivouac , s. m. garde extraordi-
naire de nuit dans un camp et en plein air ;
armée au bivac, campée en plein air.
BIVAKÉ, bivouaquer, v. n. t. milit. passer la
nuit au bivouac, à l'air; camper.
BIXMUD , bismuth , s. m. métal très-fusible, blanc
jaunâtre , en larmes ; marcassite d'étain d6
BîZ
BLA
99
glace, donne avec l'aoide nitreux, le blanc de
fard ou l)isniiilh.
BIZK , va el vient, s. ni. petit jouet d'enfants fait
d'un noyau de p('-clie troué, dans lequel on
passe un petit l)ois en travers; l'on fiche un
buut dans une pomme qui, au moyen d'une
aifiuiilée de fil sur l'autre i)out , fait tourner et
détourner la pomme. — Kniigrette , s. f. jeu
d'enfants, petite pouîii' iju'oii lance par une
.secousse de la main, (pii revient en roulant sur
la licelle (|ui la tient.
BlZAU , bizarre, adj. 2g. fantasque, capricieux ,
extravagant; extraordinaire, singulier, hors
de l'ordre commun. — Cocasse, adj i g. ])lai-
sant , ridicule,;popul. — Grotesque, adj. H g.
ridicule, extravagant, bizarre. — Hétéroclite,
adj. qui s'écarte des règles, ir:égulier, bizarre;
homme, humeur, édifice , nom, plante.
BIZ.AHMAIN , bizarrement, adv. dune manière
bizarre.
BlZARREIE , bizarrerie, s. f. caprice, humeur,
action bizarre: inconstance, singularité exces-
sive; bigarrure chotpiante, bizarre.
BIZ.\W, bisaigre, s. f. outil de fer acéré des
deux bouts , un en bec-d'àne, l'antre en ciseau,
et une poignée au milieu. — Toton , s. m. es-
pèce de dé il quatre faces marquées tles lettres
P. prenez, M. mettez , R. rien, T. tout, tra-
versé par une cheville sur laquelle, avec les
doigts , on le fait tourner ; jeu d'enfants. — Sa-
bot , s. m. jouet d'enfant. — Tire-bouler , s. ni.
outil de charpentier pour dégauchir les dedans
des mortaises.
BIZE, prêle ou queue de cheval, sorte de fou-
gère, il y a huit espèces de cette plante; la
grande prêle croît dans les lieux marécageux,
ses tiges sont si rudes qu'on s'en sert pour
polir le bois et même le fer en l'appliquant for-
tement contre les pièces qu'on veut polir.
BIZÉ , polir avec de la prêle , polir avec la bisai-
gre de cordonnier. — Enlever , v. a. emmener,
ravir, rapt, enlèvement d'une fille, d'une
femme, d'un fils de famille , d'une religieuse ;
aller , courir avec vitesse , comme le vent , fuir,
s'éloigner avec vitesse; gambader. — OEillet
bizarre, extraordinaire, singulier, qui change
de couleur d'une année à l'autre; biser, deve-
nir bis. — Faire des gambades , des sauts sans
art, se dit de la vache tourmentée par les
mouches et la chaleur; gambader.
BIZEG, rapt, s. m. enlèvement par violence ou
séduction d'une fille, d'une femme, etc. —
Ravissement, s. m. enlèvement avec violence,
rapt. — Enlèvement, s. m. action d'enlever
une personne , une chose malgré le proprié-
taire.
BIZEK, bisaigre , s. m. bois, outil de cordonnier
avec des marches difl'érenles pour polir les
bords des semelles et talons de souliers. —
Rizé, s. m. outil de buis de cordonnier pour
polir, ILsser. — Rizègle, outil pour lisser. —
Astic, s. m. gros os pour lis.ser. — Rissexte ,
s. m. jour ajouté au mois de février tous les
quatre ans. L'année bissextile a pris ce nom
depuis iG ans avant J.-C. que Jules César
trouva bon de réformer le calendrier.
' BIZEU , fromage à la pie , espèce de fromage
! mince carré dans lequel on y mêle de la se-
' menée de fenouil.
RIZO , biseau , s. m. outil qui sert aux tourneurs
et à d'aures ouvriers , dont les tranchants for-
ment un angle aigu. — Riseaux , s. m. pi. ce
sont des morceaux de bois en glacis (|ui ser-
vent à entourer les pages des formes ou plan-
ches d'imprimerie.
RIZOIE, inouie (le bouton, petit rond en plateau
enveloppé d'une étoile pour attacher les vêle-
ments , est en bois ou en os.
BEAGUE . blaguer, v. ii. dire des choses vaines,
des mensonges avec une assurance ell'rimtée.
— Habler, V. n. parler beaucoup avec vante-
rie et exagération ; mentir, fanfaronnade de
mauvais ton. — Ravarder , v. n. parler beau-
coup et indiscrètement onde choses frivoles.
RLAGLIEti, bavardage, s. m. action de bavarder,
discours du bavard ; propos insignifiant. —
RIague , s. f. i)ropos de peu de valeur , men-
songe, fanfaronnade. — Hâblerie, s. f. vante-
rie, exagération, ostentation, mensonge.
BL.VGUEU , hâbleur, se, s. ni. qui hable, grand
hâbleur. — Rlagueur, s. m. et adj. celui (pii
blague; hâbleur, babillard, fanfaron de mau-
vais ton, — Fanfaron, ne, adj. celui qui fait le
brave sans l'être , qui se vante trop de sa bra-
voure, de son talent.
BLAK, blague. V. blayueg. — Blague , s. f. ves-
sie ou sac à renfermer du tabac. — Blade,
blague et blaque, s. f. poche de pélican.
BLAMAIE, llambillon , s. m. petite fiamme ; les
bois menus tlambés.
RLAMAN, flambant, e, adj. tison flamblant ,
(pii jette de la flamme; être vif comme la pou-
dre, avoir le sang bouillant. — Flamboyant, e,
adj. (jui flamboie, jette de la flamme i brille.
RLAMALR , flamme, s. f. jiarlie subtile et lumi-
neuse du feu vif, dévorante flamme, fumée em-
brasée.
RLAMÉ, flamber, v. a. passsr sur ou par le feu;
passer sur la flamme. — Flamber, v. n. jeter
de la flamme. — Flamboyer, v. n. jeter un
grand éclat, jeter de la flamme.
RLAMM , flamme , flamèche, s. f. étincelle de
lampe , de chandelle, etc.; petite parcelle en-
flammée qui voltige.
BLAN , rehauts, s. m. pi. l. de peinture, les en-
droits les plus éclairés ; blancs dans la grauue;
lacune, intervalle blanc dans les écritures. —
Marginal , e, adj. i)l. marginaux, (fui est à la
marge; note, addition marginale ; blanc-seing,
intervalle non ('crit dans un acte. — Blanc,
che, adj. réunion de toutes couleurs; contrasUî
du noir , couleur blanche pure, l'opposé de
sale; blanc , couleur de lait, de neige; papier
blanc, pur, innocent, sans défaut, sans taches,
fard, marque blanche , but où l'on tire; espace
entre les lignes, réglette (jui les sépare, ma-
ladie des cheveux ; blanc de rhazis, onguent
de cire d'huile et de céruse. — Albâtre, s. m.
espèce de marbre tran.sparenl , veiné; dép()t
calcaire , substance gypseuse trè.s-blanche; il
y en a de plusieurs sortes. — .Vlabaslrite , s. f.
faux albâtre, blanc du commerce; pierre gyp
seuse, chaux sulfatée, compacte, servait de
vitres aux anciens.
BL.\N'-jBART, troène, s. m. grand arbrisseau,
joli par ses fleurs blanches ramassées comme
le lilas, lui succède des baies noires comme le
genévrier.
100
BLA
BL AN-BAYET, aubère, adj. 2 g. cheval aubère ,
couleur de la fleur du pêcher, entre le blanc
et le bai.
BLAN-BEG, blanc-bec, s. m. jeune homme sans
expérience , qui ne sait ce qu'il dit. n'a pas
assez d'expérience pour connaître la juste va-
leur des choses. — Kéjaune , s. m. famil. jeune
homme sot et niais ; sottise, ineptie , niaiserie ,
âuerie d'un jeune homme. — Imberl)e, adj.
2 g. sans barbe; féminaux , ceux dont la voix
grêle est efféminée , et qui sont privés des or-
ganes de la virilité, n'ont point de barbe , sont
d'ordinaire plus mous, plus indolents que les
barbus.
BLA.\-BOI, peuplier, s. m. grand arbre dont il
y a dix espèces; les principales sont : le peu-
plier blanc , vulgairement appelé j reau et blanc
de Hollande, peuls'élever à plusdeôOnièlres,
90 pieds, par un tronc droit dont l'écorce est
blanche; le peuplier tremble, on le voit par-
tout, ses feuilles sont agitées ou tremblent an
moindre vent; le peuplier iaux tremble; le
peuplier d'Athène ; le peuplier pyramidal d'Ita-
lie, importé dans ce pays en 1752; le peuplier
noir est très-droit, très haut; le peuplier de
la Caroline; le peuplier argenté, est venu de
l'Amérique septentrionale en 1765; le peuplier
Uaumier, taeamahaca , son bois a une odein-
balsamique, produit la gomme famacaliaca ,
est venu du Canada en 17-40; le peuplier à
grandes dents est venu aussi de l'Amérique
septentrionale. — Abèle, s. m. sorte de peu-
plier qui croît spontanément dans les lieux
humides. — Bouleau, s. m. arbre à bois blanc,
il branches ménine, à fleurs en chatons ou
amanlaéées , propre à l'aire les sabots et usten-
siles de ménage.
BLAN- UOUYON , bouillon blanc , niolèneblaiairc,
dont on distingue plusieurs espèces , sont
bisannelle; bonhomme.
BLAN-GOLÉ, merle à plastron blanc. — Gorge
blanche, s. f. oiseau de passage; g rge bleue ,
du genre du becligue.
BLANK, blanche, s. 1. couleur de lait, de neige,
contraste du noir, couleur blanche ou qui en
approche, l'opposé de sale.
BLANKAUD, blanchâtre, adj. tirant sur le blanc,
entre gris et blanc.
BLAN-KESS, blan-sale, s. m. blanchâtre tirant
sur le gris.
BLANKETT , blanchards , s. ni. pi. sorte de ioiie
de lin, dontleiila été à demi blanchi avant
d'être tissu 5/4 1/2 de large.
BLANlvEUR , blancheur, s. f. la coideur blanche;
fade blancheur, blancheur eblonissanle.
BEANKI, blanchir, v. a. rendre blanc , laver,
neltoverlelingesale, etc., rendrepur; donner
du lustre au métal; devenir blanc. — Blan-
choyer, v. n. paraître blanc, devenir blanc ,
prendre une teinte blanchâtre. — Grisonner ,
V. n. devenir grisou, se dit des personnes. —
Badigeonner, v. n. colorer avec du badigeon ,
une façade de bâtiment , un corridor , un esca-
ber, etc. — Blanchir, v, a. en peinture, iui
pression du blanc à colle sur un mur , le maron,
avec du lait de chaux. — Pâlir, v. a. rendre
pâle, v. n. devenir pâle, fléchir par crainte.
'— Blêmir, v. n. devenir blême, de crainte, de
BLA
frayeur. — Amorti , e , adj. moins ardent , se
ditdu ma! d'aventure, abcès, panaris, furoncle,
qui se prépare à la suppuration. — Rechampir,
V. a. t. de doreur, réparer avec du blanc. —
Fléchir, v. a. ployer, ne pas persister dans ses
sentiments de sévérité , de fermeté , céder par
faiblesse. — Ciller, v. n. se dit des chevaux
dont le cil, les sourcils blanchissent.
BEAXKlHx\R, bousure, s. f. composition avec
laquelle on blanchit les pièces de monnaie.
BLANKIIIEG , blanchissage , s. m. action de
blanchir du linge, une chambre, etc. , son ré-
sultat. — Blanchiment , s. m. action de blan-
chir la toile, l'argent, les linges , etc., atelier
où l'on blanchit. — Badigeon, s. m. espèce de
peinture en détrempe employée par les maçons
pour donner aux enduits la couleur qu'on dé-
sire, en blanc, jaune, vert, rouge, noir,
picoté , etc.
liLANKlHEU, blanchisseur, se, s. opii blanchit
le linge, la toile; maçon qui blanchit , badi-
geonne; se dit aussi de la brosse à blanchir. —
Badigeonneur, s. m. qui badigeonne, qui peint
avec du badiceon.
BEANKIHREIE", blancherie , s. f. Ueu on l'on
blanchit les toiles , les fers pour le ferblanc.
—Blanchisserie , lieu où l'on blanchit les toiles.
BLANK-KEXF]L,vintérane, s. f. canelle blanche,
ecorse du coryocaslin de la Jamaïque, très-
aiomalique, stimulante, échauffante, anti-
scorbutique.
BLArvK-KOSTI , couturière, s. f. qui coud, qui
travaille en couture, qui fait tous les linges de
corps et de ménage. — Lingère , qui fait , vend
du linge, travaille en Unge. — Modiste, s. f.
qui suit les modes , les fait.
BLA.NKMAIN, blancheinent, adv. en ligne, blanc,
proprement , blancheur.
BEANCMAEVLETT, guimauve, s. f. espèce de
mauve blanche , émolliente, laxalive , apéri-
tive, très-employée.
BEANKOU, moteu ou vilru, s. m. cul blanc,
petit oiseau très-commun, gris. — Martin-pê-
cheur, s. m. le plus bel oiseau de nos climats,
on le distingue par la richesse et l'éclat des
couleurs, le dessous du corps est marron-pour-
pre, le ventre est blanchâtre. — Flatteur, se,
adj. et s. qui flatte, caressant, adulateur,
trompeur, cajoleur par extension, dénoncia-
teur. — Factotum, s. m. qui se mêle de tout
dans une maison. — Porte-colon, s. m. valet
de garde-robe, vil complaisant, flatteur à gage,
flagorneur.
BlAiN MAU, blime ou blême, s. m. maladie du
cheval , inflammation du sabot.
BLAN-MAYTT, albinos, homme d'un blanc bla-
fard. — Blafard, e, adj. d'une couleur, d'un
teint blafard, d'une couleur blanche terne,
pâle. — Blondin, e, adj. qui a les cheveux
blonds, tirant sur le blanc.
RLANMOIU, pâle, adj. tirant sur le blanc. —
Blême, adj. pâle, sans couleur et sans vie. —
Farineux, se, adj. blafard. — Pâlot, te, adj.
un peu pâle. — Hâve, adj. visage, personne
pâle, maigre, défigurée. — Plombé, e,adj.
livide, de couleur de plomb. — Luride, adj.
qui est pâle, livide, cadavéreux. — Livide, adj.
de couleur plombée et noirâtre , cadavéreux.
^^
BLE
101
BLAN-MOIRSUTÉ , pàleuv , s. f. couleur de ce
qui est pâle d'un blanc lade; se «lit des person-
nes, du visage, extrènienient pâle, livide.
BLAN-MOSAY, lichen d'Islande, s. est la puliiio
iiaire de chêne de cette île; il y en a de
diverses es|ièces.
BLAN-Pl , traslraval , s. ni. cheval (|ui a des bal-
zanes diagonales aux deux pieds , cheval balzan
noir ou bai, à pieds blancs, cheval balzane ,
marqué de taches blanches aux pieds; cheval à
pieds blancs. — Arzel , s. ni. cheval luaniué de
poils blancs sur les pieds de derrière, depuis
le sabot jusqu'au boulet.
BLAUME , blâme, s. m. sentiment, discours par
lequel on blâme; léprimawde infamante.
BLAUMÉ, déprécier, v. a. estimer, mettre ou
être au-dessous de .son prix , de sa valeur , de
son mérite. — Dépriser, v. a. ôter du prix de
la valeur d'une chose, témoigner ([u'on l'ait
pende cas d'une denrée, d'une chose, d'une
personne. — Déprimer, v. a. cpielqu'un, ra-
baisser, mettre au-dessous de sa valeur ; avilir,
réprouver, improuver, blâmer. — Vilipender,
V. a. déprimer, traiter de vil, mépriser, vili-
pender un être, ([uelqu'un. — Vitupérer, v. a.
blâmer (luelquun avec violence. — Répudier ,
V. a. renvoyer sa femme avec les formalités
légales. — Blâmer, v. a. condamner, désap-
prouver, reprendre, corriger, ré|trimander ,
improuver quebiu'uii. — Mé|)iiser, v. a. avoir
du mépris pour , mépriser (piel(|u'nn , la vie ,
parler mal , médire de queUpiun en son absence.
— Désapprouver, v. a. trouver mauvais , blâ-
mer, dégrader, déshonorer , avilir , condam-
ner, blâmer, désapprouver.
BLAUMEG, déprisement, s. m. expression d'un
jugement qui déprise , qui rabaisse la valeur
des choses. — Dépréciation, s. f. eial d'une
chose dépréciée, action de déprécier ses elléts.
— Dépris, s. m. sentiment qui nous porte à
dépriser.
BLAUMUZE, plaquette, s. f. monnaie d'argent ,
vingtième de couronne, cinq sous de Liège ,
quatorze cents de Pays-Bas, trente centimes ,
petite monnaie qui avait cours dans le pays de
Liège, deini-escalin. — Blamuser, l'8 partie
d'un thaler du noi'd d'Allemagne.
BLAWETT, étincelelte, s. f. petite étincelle de
feu éleclri((ue qui jaillit d'un corps éleclrisé.
— Bleuelle, s. f. étincelle, petite parcelle de
feu; étincellelte, petite étincelle; étincelle-
ment , éclat de ce <pii étincelle. — Bleuette ,
s. f. de fer, petite écaille qui jaillit duleriinaïKl
on le forge à chaud. — Flammèche , s. f. étin-
celle de chandelle, etc., parcelle entlammée
qui voltige. — Scintille, s. f. étincelle. —
Gendarme , s. m. bleuette qui sort du feu.
BLAWTAN, étincellant, e, adj. qui étincelle;
pétillant, éclatant, plein defeu.— Scintillant, e,
adj. qui scintille. — Pétillaiil, e, adj. (pii i)é-
tille ; yeux pétillants, (pii brillenl avec é-clat.
BLAWTE, éliiiceller, v.n. briller, jelerdeséclats
de lumière; se dit des yeux. — Scintiller, v. u.
étinceller; pétiller, briller avec édal.
BLAVVTEG, étincellement, s. m. éclat de ce qui
élincelle. — Scintillation, s. f. mouvement à
lalumièredeséloiles, des yeux. — Pétillement,
s. m. action de pétiller, briller avec éclat. —
.iMierration , s. f. mouvement apparent des
«'toiles lixes.
BLAWUIMAN, étincellant, pétillant, V.blatotuti.
BLAZE-KUK , cuir de chipage ou de sippage ,
s. m. tanné à la danoise, en deux mois, en le
cousant autour, et le remplissant d'i'corces.
BLAZON , lilre, s. m. ou ceinture funèbre , est
un lé de velours noir, de forme carrée, posé
au milieu du poêle ou drap mortuaire, sur le
quel on pose, sur le cercueil, les écussons
des armes de fonctionnaires civils et militaires
lors de leurs obsèques. — Blason, s. m. art
héraldicpie; armoiries, assemblage de ce qui
lompose l'écii.
BLÉ, froment-épeautre , s. m. grain enépi, le
meilleur des blés; un infatigable botaniste,
M. Michaux, a découvert eu Perse, sur une
montagne, à quatre journées d'Hamadan, le
lieu natal du froment épeautre. — Blé, s. m.
froment graininée; grands blés: froment, seigle;
lilé-inéteil : froment et seigle; petits blés:
orge, avoine, blé de mars, petit froment semé
an printemps, blé barbu, à épi carré, barbu;
blé noir, rouge, V.boukdt, sarrasin ; blé de
Tur(piie, d'Inde. — Maïs, blé de vache, nié-
lampyrum, mélampyre, blé locular ou rouge ,
Iromenl d'Egvpte, grain .saxon.
BLE A BALB, înelica, s. f. blé barbu; sorte de
millet; emblavure, terre ensemencée de blé.
BLEG, lluet, te, adj. mince, délicat, de faible
complexion; corps, complexion, mine tluelle,
nas(|ue , mou et sans force. — Blêciie , adj. i g.
homme mou, timide, sans fermeté, lâche, mou;
blême, pâle sans couleur, corps mollet.
BLÊK, vares crues, s. f. brique mal cuite, celles
des murailles extérieures d'une bri(pieterie ;
rougelle, mieux cuite; briques véroles; les
bri(|ues, les tuiles sont véroles quand il a plu
dessus, lorsqu'elles étaient sur l'aire.
BLÉMM, luride, adj. 2 g. qui est pâle, livide ,
cadavéreux.
BLESEG, concassation , s.f. réduction en pulpe
par le broiement; action de conca.sscr.
BLESSEG, contusion, s.f. meurtrissure; blessure
sans solution (le conlinuili'; vive atteinte d'une
passion, ce qui ollèiise Ihonneur, la réputa-
tion ; coup qui atteint , bl(!ssurc(iue les chevaux
sont exposés à se faire muluellement lorsqu'ils
marchent par tiles trop serrés, les chevaux de
derrière touchent avec le paturon ceux de de-
vant. — Froissement , s. m. action de froisser ,
son eflet.
BLESSAR, blessure, s. f. jilaie, contusion, vio-
lente impression, viveatleiute, tort, dommage,
suite de coup contondant, — Avant-cœur, s. m.
espèce de tumeur au iioilrail du cheval, atteinte
du pied, blessure ([ui la cau.se. — Anguille,
s. f. faux |)lis dans le drap foulé. — Cotissure ,
s. f. meurtrissures des fruits en général. —
Sugillation, s. f. meurtrissure. — Meurtrissure,
s. f. contusion livide.— Lésion, s. f. contusion,
blessure. — Atleinlure, s. f. blessure au tendon.
— Voulus, e, adj. peau, cliair, musi-le conliis,
iiieurlri, froisse;, sang eiilamuri parmi coup.
— Froissure, s. f. impression i» la partie froissée.
BLESSI , blesser, v.a. donner, rec«!Voiruncoup
qui cause une vive douleur, qui fait une plaie
avec contusion. — Ulcérer, v. a. causer un
102
BU
BLO
ulcère, entamer, blesser, fig. irriter, faire
naître un ressentiment profond et durable .
causer de la haine, des faux rapports; l'on
ulcère contre vous. Choquer, v. a. don-
ner un choc, heurter. — Contusionner, v. a.
faire une contusion. — Fracturer, v. a. faire
une fracture. — Meurtrir, v. a. faire une meur-
trissure, une contusion. — Heurter, v. a. cho-
quer, toucher, renverser durement. — Offenser,
V. a. faire une offense , une injure, blesser. —
Triturer, v. a. réduire en poudre, en petites
parties. — Egruger, v. a. casser, briser, pul-
vériser dans l'égrugeoir. — Mettre en canelle ,
briser en pièces. — Pulvériser , v. a. réduire
en poudre, tels que pierres, ardoises, bri-
ques, etc. — Concasser, v. a. briser et réduire
en petits morceaux, diviser grossièrement dans
un mortier ou partout autre moyen. — Broyer,
V. a. piler, réduire en poudre, casser même.
— Exalcérer, v. a. blesser, piquer fortement.
— Ecraser, v. a. aplatir et briser par le poids,
par un effort.
BLETI, blossir, v. pers. devenir trop mûr;
s'éblossir , mûrir assez pour être mangé. —
Bléchir, v. n. mollir. — Enticher, v. a. com-
mencer à gâter , h se corrompre.
BLETIHEG , blossissement , état des poires trop
mûres.
BLETT , blet , te , adj. poire blette , trop mûre , à
demi-pourrie. — Bienson, s. m. poire devenue,
molle; blossie , trop mûre.
BLÉ TURK , maïs , s. m. blé de Turquie , d'Inde,
d'Espagne; gros millet; il est annuel et du Pé-
rou , il y en a dont les graines sont jaunes ,
d'autres les ont rouges, et des panachées. —
Millet, s. m. et petit millet ou panis, le der-
nier vient de l'Inde, tous deux sont annuels.
BLEU, inde, couleur bleue tirée de l'indigo ; fé-
cule bleue des feuilles d'une plante du Brésil
pour la teinture. — Bleu d'outre mer, s. m.
couleur bleue de lapis-lazadi broyé; bleu de
Prusse, prussiate, hydrocyanate de fer. —
Maurelle , s. f. tournesol préparé pour la tein-
ture.
BLEU AZUR, minéral bleu azur, s. m. cobalt, sa
belle couleur bleue , bleu de ciel ; pierre
dure couleur de fleur de bleuet ornée de petites
veines ou de points d'or et d'argent et peut
supporter la chaleur du feu , se transmet à la
laine par le pastel, le vouede , l'indigo, le
campêche, le bleu de Prusse, bleu d'émail.
BLEUWAUD , bleuâtre, adj. tirant sur le bleu.
BLEUWl, bleuir, v. a. rendre, devenir bleu. —
Zinzoliner, v. a. donner la couleur bleue à
quelque chose; teindre en bleu.
BLEUWISS , colombine, s. L couleur gorge de
pigeon , rouge et violet ; tafta , soie , ruban ,
couleur colombine; bleuâtre.
BLEUZE , conte, mensonge, fable, s. m. discours,
fait avancé contre la vérité, fabuleux.
BLISTAIN, Bilstain, commune du canton de
Limbourg , arrondissement de Yerviers , pro-
vince de Liège.
BLIWETT, moutard, s. m. popuL jeune garçon
malpropre, indiscipliné; diffère de gamin en
ce qu'il n'est pas comme celui-ci entièrement
abandonné à lui-même. — Morveux, adj. s.
petit enfant; petit morveux, enfant mal avisé.
— Babillard , s. m. qui a du babil , qui aime à
parler beaucoup, indiscret. — Farfadet, s. m.
homme frivole, esprit follet , poltron.
BLIWTÉ, jacasser, v. n. lig. babiller, parler de
tout à travers champs,
BLOGET, blochet, s. m. pièce de bois roulée qui
a ses années marquées.
BLOK , tronc , s, m. boîte dans les églises pour les
aumônes; l'origine des troncs remonte au temps
de Joas, roi de Juda. — Billot, s. m. gros
cylindre de bois qui porte les bigornes, les las,
les enclumes et anglumeltes. — Boîte des pau-
vres , s. f. est un petit coffre troué par le haut ,
où sont déposées les charités pour les pauvres.
— Bloc, s. m. amas, assemblage de marchan-
dises, gros morceau informe de pierre, marbre,
bois, billot. — Chouquet ouchougnet, s. m.
billot de bois pour décapiter , pour rabattre les
filières de la tréfillerie. — Chevet , s. m. billot
qui soutient la culasse d'un canon. — Chaput ,
s. m. billot pour tailler l'ardoise. — Ecot . s. m.
tronçon d'arbre auquel il reste des bouts de
branches, petit bloc d'ardoise.— Sépeau , s. m.
tronc pour frapper la monnaie. — Cépeau , s. m.
souche de bois pour frapper la monnaie que
l'on y pose. — Tailloir , s. m. bois sur lequel
on coupe les viandes; assiette de bois, de forme
carrée , pour tailler et couper la viande. —
Tirelire, s. f. tronc propre à serrer de l'argent.
— Javotte, s. m. bloc de fort bois de chêne ,
de 7 à 9 pieds , 3 mètres de longueur, sur un
mètre de diamètre, pour placer la grosse en-
clume ; il y en a que l'on place sur le stoc à
fleur de terre , sous une grosse masse de fer
coulé, d'où l'enclume s'encastre et est de la
plus grande solidité.
BLOKAI , tronchet , s. m. grosse et courte pièce
de bois qui porte sur trois pieds , bout de pou-
tre, d'arbre, etc. — Billot, s. m. tronçon,
morceau de bois gros et court , tréteau , établi.
— Kulasse , s. f. partie du tronc d'un arbre d'où
partent les racines. — Souche, s. f. le bas du
tronc et les racines; tronc principal, grosse
bûche.
BLOKÉ , bloquer , v. a. faire un ou le blocus ;
t. de bill. pousser vivement dans la blouse ;
t. de maçon , construire sans aligner, remplir
les vides sans ordres; bloquer la perdrix , etc.,
la tenir en arrêt. — Investir, v. n. environner,
cerner; écarter les autres de , circonvenir.
BLOKEG, blocage, s. m. t. d'imprimerie, lettre
renversée ou retournée , mise provisoirement
en la place d'une autre qui manque; bille blo-
quée , investiture.
BLOKUS , blocus, s. m. état d'une ville cernée ;
action de la cerner; disposition des troupes
pour la cerner; campement qui la cerne , etc.
BLONTE, blond, e, adj. s. d'une couleur moyenne,
entre le doré et le châtain clair ; couleur blonde,
celui, celle qui l'a. — Blonde, s. f. sorte de
dentelle de soie ; ouvrage semblable à la den-
telle pour le travail et qui n'en diffère que par
la matière , elle se fait en soie blanche de qua-
lité inférieure, ne permet pas le blanchissage.
— Pouce de roi , s. m. sorte de blonde en forme
d'éventail ouvert. — Châtain, adj. m. cheveux
couleur de châtaigne, qui a les cheveux châtain
clair.
BOD
BOH
105
BLOUK, boucle, s. f. sorte d'anneau de métal
avec un ardillon pour boucler, étreinte, lier,
se font de diverses façons et en métal.
BLOUKTI, bouclier, s. m. ouvrier, fabricant de
boucle , qui fait et vend des boucles.
BLOUWETT, moutard, V.blnoette.
BLOUZE, sarrau , s. m. souguenille, sarau , sar-
rot se font en toile bleue , grise , etc. — Blouse,
s. f. trou du billard ; blaude , sorte de cbemise
de couleur sans col et avec col, que les voitu-
riers et (|uelques autres personnes portent par-
dessus leurs vètemenis ; robe négligée des
dames, blouse de chasse en toile écrue , etc. ,
cirée, et que Ion serre avec une ceinture.
BLOL'ZÉ, blouser, v. a. faireentrer dans la blouse;
fig. tromper. — Se blouser, v. pers. se tromper
lourdement ; êlre trompé dans son attente.
BLOUZEU, séducteur, s. m. corrupteur; celui
qui séduit, qui fait tomber en erreur, en faute;
trompeur.
BO, bouc, s. m. mâle de la chèvre; sa peau;
peau de bouc pleine de vin , d'huile; le bouc
peut engendrer à l'âge de 7 à 8 mois. — Bou-
quin , s. m. vieux bouc ; mâle des lièvres et des
lapins. — Hotte , s. f. espèce de panier plein et
à claire-voie, de forme conique, que l'on porte
sur le dos au moyen de bretelles. — Hotlee,
s. f. plein une hotte. — Vasistas , s. m. moulinet,
pièce mobile en ferblanc dans un carreau de
fenêtre . qui établit un courant d'air dans un
appartement. — Banneau , s. m. hotte en bois
des maraîchers, des vendangeurs. — Vanda-
geoire, hotte de vendangeur. — Baquet à
ébrouer la laine . tressé en fd de laiton ou
d'acier pour laver la laine.
BOBENN, bobine, s. f. fuseau pour dévider le
fil, la soie ; petit morceau de bois tourné en
rond cylindrique avec un rebord à chaque bout,
percé et mobile sur une verge ou axe, sert à
dévider de la laine, du fil, de la soie, etc. —
Roquetin , s. m. t. de manuf. petite bobine qui
reçoit le fil ; roquetin a la laine. — Ruslin, s. m.
grosse bobine trouée.
BOBINAI, long fuseau de bobine , pour faire les
bobines , t. de fabrique.
BOBINÉ, bobiner, v. a. dévider du fil, de la soie,
sur une bobine. — Dévider, v. a. mettre le fil
de la chaîne en écheveaux.
BOBINEU, bobineur, s. m. qui dévide du fil, de
la laine sur une bobine avant d'ourdir la chaîne;
dévideur.
BOCETT, bosselle, s. f. ornement en bosse aux
deux cotés des mors d'une bride.
BODAIE, courtaude, adj. écourtée de taille,
gros.se et courte, petite femme courte et ra
massée, étassée. — Trapue, s. f. niembrue ;
ramassée; grosse et courte.
BODAKiUIN, écourté, trapu, s. m. membru ,
ramassé et court. — Courtaud, s. m. détaille
grosse et courte , ramassée; pataude.
BODÉ , nabot , ragot , courtaud , trapu , s. m. les
uns, les autres sont fort gros et très petits. —
Rondelet, le. adj. personne rondelette, ipii a
un peu trop d'embonpoint. — Bedon, s. m.
homme gros et gras. — Goussant, s. m. adj.
cheval fort et trapu. — Magot, s m. homme
court, fort laid. — Pataud, s. m. homme
grossièrement fait. — Rablu, s. m. râblé bien
fourni , vigoureux.
BODENN, bedaine, s. f. gros ventre, personne
pansue, à grosse panse; le mollet, le gros de
la jambe , grosse panse , gros ventre.
BODET , panier, s. m. espèce de collVe d'acier à
couvercle et manette pour serrer.
BODKENN. brodequin, s. m. demi botte, à lacer,
chaussure de femmes , d'hommes ot d'enfants.
— Bottine, s. f. petite botte. — Cothurne ,
s. m. brodequin , chaussure antique des ac
teurs tragiques.
BtlFET. pelolte, petite balle ou coussinet on les
femmes fichent leurs épin;;les, etc.— Bi'-atilles,
s. f. pi. agnus, pelotes que font les religieuses;
petite balle , pelote ronde ou en cœur , avec ou
.sans bourses. — d'kaitircss. utinet , s. m.
petit escabeau sur lerpiel les faiseuses de den-
telles mettent l'oreille ou le petit métier sur
lequel elles travaillent. — d'Screh. remède
éprmvé, pour l'hydropisie qu'on .se procure
chez un médecin de la commune de Serexhe,
nomme Davisterre, qui est une espèce de pe-
lolte de toile blanche où se trouve renfermé
des herbages; ce remède est inconnu à d'autres.
BOG, tronc, s. m. corps principal d'un arbre ,
d'une lige brancliue, souche; le corps de
l'homme, abstraction faite de la tète et des
membres. — Trochée, s. m. amas d'un gran<l
nombre de tiges sur un même pied ou des
pou.sses d'un tronc rasé.
BOGEIE, bougie, s. f. de table, coulée, moulée;
chandelles de cire à la cuiller; il y a des chan-
delles-bougies en suif de diaphane. — Toull'e,
s. f. assemblage, amas de fleurs ou potagères;
touffes de fleurs , d'arbrisseaux , de même
plante. — Bougie filée , s. f. ouvrage de cirier
qui se faiten passant la mèche par le trou d'une
filière de diverses grosseurs, pour table à
lampe et autour; ce nom vient de Bougie , ville
sur la côte d'Afrique.
BOGi , bouger, v. n. se mouvoir de sa place .
chevauchement , déplacement d'un os fracturé
et remis. — Se mouvoir, v. pers. se donner des
mouvements, s'agiter.
BOHTAY , aiguiller, s. m. petit étui pour les
aiguilles. — Elui , s. m. boîte pour serrer les
aiguilles. — Barillet, s. m. petit étui de bois
qui renferme la jauge du cordier. — Kideidos-
cope, s. m. tube de carton . etc. , garni à l'in-
téiieur d'un prisme creux forme par des mi-
roirs, fermé a ses deux extrémités par des
verres, et contenant à la partie inférieure des
menus objets qui , rélléchis par les prismes .
forment des dessins agréables et variés à
mesure qu'on tourne le tube. — Lancetlier ,
s. m. elui à lancettes de chirurgien. — Porte-
fer, s. m. étui sur le cùlé de la selle du cava-
lier, pour placer un fer tout préparé. — Acé-
tabule, s. m. cornet des joueurs de gobelets ;
espèce de gobelet rond, légèrement conii|ue .
pour agiter les (lés |)Our différents jeux ; joueur
de gobelet, escamoteur. — Trousse, s. f. étui
de cuira l'usage des barbiers et perruquiers ,
pour mettre leurs rasoirs et leurs ciseaux. —
Cornet d'écritoire, calemar, étui d'écriloire en
os ou corne, pour serrer les plumes; vase
pour l'encre. — Calemar, s. m. étui d'écritoire.
— Calmar, s. m. ou cornet ou ccritoire; calmar,
étui de plumtis à écrire. — Collin ou étui de
faucheur , qui le suspend par ud crochet à &a
104
BOI
ceinture , il renferme une pierre degréhoiiiller
ou pierre à faux avec de l'eau et un peu de
vinaigre.
BOHTÉ, excavé, s. m. creusé profondément,
creux dans un bois , un arbre , etc. — Creux ,
se, adj. qui a une cavité; vide, profond,
creusé, cave, caverne.
BOHTEG , cavernosité , s. f. espace vide , creux
d'un corps, d'un lieu caverneux. — Cadran ,
s. m. cadramure d'un arbre. — Abreuvoir, s. m.
espèce de trou, crevasse ou gouttière, qui se
fait dans les arbres , surtout dans les poiriers ,
pommiers, pruniers, frênes, saules, etc.
BOI, bois, s. m. substance dure et compacte
d'un arbre ; forêt , lieu planté d'arbres , t. d'arts
et métiers , ce (pii est fait de bois , en bois. —
Chênaie, s. f. lieu planté de chênes. — Futaie,
s. f. bois , forêt , composés de grands arbres ;
haute futaie, bois dans toute sa grandeur. —
Forêt, s. f. grande étendue de pays, de terres
couvertes de bois , (Ig. repaire de brigands, de
voleurs, de fdous, etc. — (lalis , s. m. bois ,
arbre de 18 à 20 ans. — Taillis, s. m. bois en
coupe réglée; jeune bois jusqu'à 25 ans ; jeunes
taillis, touffus.
BOID , carton , s. m. il se dit de diverses espèces
des boîtes en cartons pour serrer des bonnets,
des dentelles, des rubans et autres objets —
Tabatière , s.f. petite boîte de façon et matière
à l'infini , où l'on porte du tabac en poudre. —
Etui , s. m. boîte, de planches très-minces ou
de cartons, pour serrer, conserver, porter
divers objets d'art ou de fantaisie. — Ventouse ,
s. f. vaisseau de métal ou de verre qu'on appli-
que sur quehpies parties du corps pour attirer
les humeurs du dedans en dehors, en raréfiant
l'air à l'aide du feu. — Baguier, s. m. coffret
pour les bagues, joyaux; sorte d'écrin. — Ecrin,
s. m. coffret 011 l'on met des pierreries, etc. —
Boîte , s. f. ustensile creux à couvercle pour
serrer des objets; ce qui emboîte, partie creuse,
petit coffre. — Boîtier, s. f. coffre h onguent.
— Egrisoir, s. m. boîte pour égriser les dia-
mants, en recevoir la poudre. — Capse , s. f.
boîte en ferbianc à couvercle , pour les votes
au scrutin.
BOIE, diable , s. m. méchant , déterminé, se dit
par plaisanterie d'une personne vive , gaie, es-
piègle, subtile , éveillée.
BOIGN, borgne, adj. 2 g. ([ui a perdu un (ril ;
lieu , maison obscure; compte, conte borgne ,
malfait; sein d'une femme sans mamelon.
BOlGiN-FEMME, borgnesse , s. f. popul. femme
borgne.
BOIGN-TBO , glotte , s. f. fente du larynx e^t la
couverture d'un tuyau qui porte l'air aux [)0u-
rnons et qui est l'instrument de la respiration
et de la voix , et la couverture de la tranchée
altère à sa fente est une petite languette ,
nommée épinglotte.
BOIR, bord , s. m. extrémité d'une chose, d'une
surface; ce qui la termine, rive, rivage, à
bord, sur le vaisseau , la nacelle, etc. , bord ,
ruban, galon pour border; lisière; pourtour
ou marche. — Galon, s. m. tissu étroit comme
un ruban , se fabrique en or , argent , cuivre ,
soie , coton , laine et li! seul , sert pour border.
— Avisure , s. f. bord d'une pièce de cuivre
BOK
rabattu sur une autre pour les unir ensemble.
— Callocités , s. f. pi. petit calus , chair durcie
au bord d'un ulcère, renflement ou calus aux
branches, aux plantes, nœuds. — Retroussi ,
s. m. bord retroussé d'un chapeau , d'une robe,
d'un habit , de feuilles, etc. — Côte, s. f. rive,
bord de la mer, penchant d'une colline, d'un
étang, d'une rivière , etc. , côté d'une chose.
— Debord , s. m. t. de monnaie . élévation au
bord de la pièce; passage du pavé aux bas
côtes. — Extrémité, s. f. le bout, la dernière
partie d'une chose. — Lisière , s. f. extrémité,
bord d'une étoffe; bande, ce qui retient, arrête,
borne, etc. — Plage côtière, s. f. suite de
rivage , plage en talus. — Surface, s. f. exté
rieur d'un corps. — Rebord , s. m. bord élev('
et ajouté; bord replié, renversé; bord en
saillie ; vibord , t.demer, planche qui entoure
le pont d'en haut. — Ourlet, s. m. bord plat ,
rond, i> un soulier; repli fait aux bords d'une
étoffe pour l'empêcher de s'eftiler.
BOIRAI, botte, s. f. faisceau, assemblage de
plusieurs choses semblables de inême nature.
— Bourée , s. f. fagot de menues branches. —
Plantons , s. m. pi. tringles de fer en bottes de
25, 50ou 100 livres, pour la clouterie, baguette
carrée en côte dit de vache pour les clouliers.
— Faisceau, s. m. amas de certaines choses
liées, faisceau de verger , d'herbes, botte de
légumes.
BOIRDAIE, bordée, s.f. décharge de tous les
canons d'un borA; suite d'injures.
BOIRDAR , bordure , s. f. ce (pii borde , cadre ,
ornement qui entoure, brissure autour de l'écu,
tissure qui sert à border, ornement du haut et
du bas d'un livre , rang de pierres qui borde
une chaussée, rang de pierres au bord d'un
trottoir; laceure, bordure de ruban.
BOIRDE , border, v. a. garnir le bord ; être placé
au bord, suivre la côte; côtoyer, orner le
bord, faire le bord, terminer une pièce de
vannerie par un cordon fait de quelques brins
d'acier, rentrer les bords d'une couverture
d'un lit quand il est fait.
BOIRGNIAU, borgnoyeur, s. m. qui bornoie. —
Loucheur, s. m. celui ou celle qui louche.
BOIRGNI , borgnoyer , v. a. aligner en regardant
avec un seul œil. — Loucher , v. a. regarder de
travers , regarder en-dessous.
BOIBGNI , borgner, borgnoyer, loucher ; louche-
rie, défaut .'habitude de loucheur.
DOITE, boiter, v. n. ne pas marcher droit. —
Clocher, v. n.boîteren marchant, ne pas aller
droit ou bien trébucher. — Egaroté , e, adj. se
dit d'un cheval blessé au garot.
BOITEG, claudication, s f. action de boiter.
BOIZAIE, boisée, adj. garnie de bois, garnie de
menuiserie, terre boisée, garnie de bois.
BOIZEG. boisage, s. m. t. de men. les maté
riaux d'une boiserie. — Boisement , s. m. plan-
tation de bois en bois; boisage , forme, dimen-
sion , placement de différentes pièces de bois ,
propres à cuveler, étançonner les fosses, puits,
galeries, etc.
BOIZBAIE , boiserie , s. f. revêtement d'un mur
en bois plat ; revètissement en bois.
BOK, bouche, s. f. la partie inférieure de la tète
par où l'on parle , par où l'on mange ; organe
BOK
BOL
105
.. du goût , composée des lèvres , des dents , des
gencives, de deux màehoiies, du dedans des
joues L'idu |);dais. — (iueiile, s. 1". houche des
quadrupèdes Nivjparcb, de (lueltjues célacés ,
|)oi-sons et repliles.
BOK AL, bocal , s. m. sorte de gros vase dont le
col est très-court, sert aux boutiquiers pour
- étaler leurs luarcliandises serrées.
BOKAL' , brèche , s. 1. ouverture causét; à un mur
declùlure, iiarvidieuce, nialt'arun (lucaducitt*;
coupures dans une haie. — Trouée, s. t. ouver
ture dans l'épaisseur d'une haie, d'un buis,
d'un corps de troupes; action qui le iiroduil.
, — Bocal , s. m. V. hitkal. — Aballures , s. ï. ce
sont les traces et l'oulures d'hommes, de bêles
fauves, (pi'ils laissent en passant dans les haies ,
broussailles et laillis.
BOKEIK, bouchée, s. 1". plein la bouche, petit
morceau a manger, ce (jue l'un [)eul mangei'
en mortlant. — Ij'ppee, s. 1'. bouclu'c, rejjas
copieux. — Tranche li|ipée, repas graluil. — ■
Buccellalion, s. f. division d'une chose en pe-
tits im)rceaux, en bouchées; délrilus , débris
d'une substance <pielcon(iue.
BOhET, morceau, s. m. partie, portion, bout ,
Iroiiçun, gobbe, boidetle sci)arée d'un corps
solide, t. d'art, p'ièce entière.— Bourun , s. m.
morceau, breuvage empoisonné. — (iobbe ,
s. f. composition pour empoisonner les chiens.
— Gobbé , adj. se dit d'une bêle à laine qui a
une gobbe dans restoniac. — Boulette , s. f.
boule de viande cuite et enqioisotinée , (pi'on
lépand dans les rues |iour détruire les chiens
erraii' lors des grauJes chaleurs. — Muign(jn ,
s. m. reste d'un membre coupé, reste d'une
branche coupée. — Bribe, s. ï. gros nn)rceau
de pain. — Bribes, s. m. pi. le reste des repas.
— Fragment, s. m. morceau, partie d'une
chose brisée. — Boky, s. m. sorte de voilure
légère ou de cabriolet découvert. — Tissage ,
s. f. i. de tisserand, pièce d'ouvrage tissée
qu'il rentre dans la fabrique. — Tronçon, s. m.
moi'ceausépaié d'une plus grosse pièce en long,
tronçon <ré|jée , de canne. — Lopin, s. m.
morceau de viande, etc. , bon , gros , petit lo-
pin, morceau de fer prêt à être forgé. —
Langue , s. f. 1. d'art , cassure de verre ; cclise,
morceau détaché, langue, porlion'de terre. —
duquel, s. m. petite parcelle, morceau de cuir
fort au talon. — Esquille, s. f. éclat d'un os
fracturé, éclat de bois, petit éclat. — Béquet,
s. m. t. de ccndonnier, petite pièce ajoutée à
un soulier, t. d'imprimeur, petit papier écrit
et ajout(\ — Grabeau, s. ni. t. d'épicier,
fragments , poussière , criblure , rebut des (ho
gués, sncre, etc. — Cassure, s. f. giabeau
couca.ssé , brisé par morceau. — Eclat, s. m.
pièce , partie d'un morceau de bois brisé ,
rompu en long, détaché. — Parcelle, s. L
petite partie d'un tout matériel; du sol , etc.
— Lambeau , s. m. morceau , pièce d'une étoffe
ou de chair déchirée , fig. fi agmenls d'écrits ,
de biens, etc. — Pièce, s. f. portion, i)artie ,
morceau d'un tout , morceau d'éloUé pour rac-
commoder; chose détachée ou séparée d'un
autre. — Besle , s. m. ce qui demeure d'un tout
partagé, séparé d'une quantité, ce qu'il y a
de reste , d'un pain , d'un mets entamé , etc. —
Tantel, s. m. un peu. — Tanlin , tantinet ,
tanlt't , s. m. un peu, tant soit peu. — Echan-
tillon , s. m. on considère comme tel des mor-
ceaux, coujtons d'elolle, etc. , ipii n'ont pas
plus de l'ô aune ; gent , bas licpareillés.
BOKET-A-BOKET, rhi put à clii(iuel, s. m. peu
à peu. i)ar petite parcelle.
BOKKT-liELE.NN, hermajihrodile . s. m. qui a
les deux sexes apparents; le vulgaire s'imagine
que ces personnes ont à la fois les parties na-
turelles des deux sexes, c'est une erreur; n'en
avant jamais eu d'assez |iarl"aits pfiur servir en
même tenq)s de mâle et de femelle pour con-
cevoir; loin d'être à la fois homme et femme ,
ils ne .sont ordinairement ni l'un ni l'autre;
promiscuité de sexe, mélang(;. — C.ynanlhrope,
s. hcrniaj)hrodile, (jui lient i)lusde la femme;
l'iqiposéd'androgyno , i)lns femme (ju'houime.
— Androgyne, s. m. de deux sexes, herma-
phrodite , (|ui a les deux sexes bien conformés,
plus homme que fennne. — Bisexé, adj. 2 g.
(jui a les deux sexes liieii conformés, bisexuelle.
BOL, coupe, s. î. ta.sse, vase plus large (jue pro-
fond. — Bol de punch, s. m. mesure <le punch,
sorte de vase hémisphéri(pie , dans lequel ou
sert plusieurs liipiides.
BOLA i^km- :Vi, bouillir, v. a. licpiiile agité par le
feu, (jui bouillonne, se levé par bouillon,
bouillonÈiemenl d'un liipiide , bouillir a gros
bouillons.
BOLAN, bouillant , le, adj. ipii bout; lig. chaud,
vif, ardent, i>ronipl; homme, coiu'age. esprit,
sang bouillant.
BULE ((>) , bousiller, v. a. travailler mal, gâter ,
fairedelacammelotte, travaillersans aptitude,
faire un ouvrage à la hâte. — Brocher, v. a.
passer des lils de côté et d'autre sans ordre. —
Ebaucher, exécuter un ouvrage ;i la liàle. —
Charpenler, v. a. couper grossièrement , tailler
maladroitement ; cameloller un ouvrage; gâter,
donner une mauvaise forme, endonnnager.
Bt)LEG(V;;, bousillage, s. m. travailler mal;
gâter; camelollage. — Fagotage, s. m. niaise-
rie, mauvais ouvrage. — Uefail, s. m. t. de jeu,
coup, partie cpi'il faut reconunencer.
BOLEG, débouilli, s. m. opération , faire bouillir
pour (h'graisser, éprouver la teinture ou l'ôter.
— Ebulilion , s. f. action de bouillir de la laine,
des draps, des étotïés, etc. , pour les dégrais-
.ser, fermentation de ces matières . son efl'er-
vescence. — Alunage, s. m. action d'aluner
une on des choses.
BOLEYE, bouillie, s. L lait et farine ou fécule
cuits ensemble; pâle liquide de diverses espè-
ces de farines. — Papin, s. m bouillie. —
Fromenlée, s. f. mosa, partage de farine de
froment bouillie avec du lait , du sucre et de la
canelle. — Musilage, s. m. matière vis(iueuse ,
espèce de bouillie claire de substance gom-
meusc ou de fécule, et qui sert de véhicule ou
de lien à des pâtes plus ou moins solides. —
Brouet, s. m. .sorte de bouillie an lait et au
sucre, assez liquide.
BOLEU, amadou, s. f. mèche d'agaric de chêne,
de champignon aniadouvier , séché , bouilli
dans l'eau niirée et de salpêtre. — ■ .Mauvais, e,
adj. méchant air, mauvaise étoile, soiq)le
comme l'amadou. — Trou de sonde ou de lar-
106
BOM
BON
rière pratiqué d'une veine à une autre pour
faire jaillir l'eau de la couche inférieure sur
celle supérieure.
BOLEU('o), bousilleur, se, s. celui qui fait du
bousillage, mauvais ouvrier, qui travaille mal.
— Gâcheur , s. m. celui qui gale tout ce qu'il
fait. — Sabreur, s. m. qui travaille mal et pré-
cipitamment.
BOLGI , boulanger, ère, s. qui fait et vend du
pain ; ces ouvriers se sont établis en Europe en
582 de la fondation de Rome; on a commencé
à pétrir la pâte du grain sous Abraham et Sara.
— Boulanger, v. a. faire du pain, des gâteaux,
biscuit, etc.; pétrir et faire cuire le pain. —
Pétrisseur, se, s. qui pétrit la pâle, etc. —
Manipuler, v. a. faire la manipulation , pétrir
avec 1('S mains. — Enfourneur, s. m. garçon
boulanger , celui qui enfourne. — Vermicellier,
s. m. qui fait et vend le vermicelle, les pâtes de
farine.
BOLGIHEG, panification, s. f. conversion des
matières farineuses en pain. — Pétrissnre, s. m.
action de pétrir, panifier les substances pani-
fiables.
BOLGIRAIE, boulangerie, s. f. art de faire du
pain , ce qui concerne cet art ; lieu où il se fait;
conversion des matières farineuses en pains.
BOL! , bouilli, s. m. viande, bœuf bouilli , bien
cuit.
BOI-OU , blanchi , s. m. t. de cuisinier , blanchir
les légumes, les viandes, quelques instants
dans l'eau bouillanle.
BOM (ô) , bombe, s. f. grosse boule de fer creuse
remplie de poudre pour mettre dans un mor-
tier et qui éclate en tombant; machine de
guerre; son inventeur est, dit-on, Sigismond ,
prince Malatesta, prince de Rimini, mort en
14.'>7, ainsi que du mortier. — Caminges, s. f.
bombe d'une grosseur considérable. — Carcasse,
s. f. bombe en cercles de fer qui a deux trous
et (jui répand des matières enflammées , porte
au loin l'incendie. — Bombe d'eau, s. inventée
par M. Fallewarlh, anglais, en 1829; cette
invention offre un nouveau moyen d'éteindre
les incendies; ces bombes lancées d'un mortier,
crèvent et versent leur énorme quantité d'eau
sur les flammes; six d'elles suftisenl pour étein-
dre le plus fort incendie. — Baume, s. m.
arbre d'où découle le baume ; onguent , pâte
qui a la vertu balsamique. — Balsaméléon ,
s. m. baume par excellence. — Apadeldoch ,
s. m. baume employé en frictions pour guérir
les rhuinali mes. — Apabalsamum , s. m.
baume de Judée; suc du baumier.
BOME('oJ, miner, v. a. caver, creuser, rendre
creux la terre, etc. — Fouiller, v. a. creuser
la terre , fouger.
BOMEG (ô) , fouillures, s. f. pi. ou boulis, s. m.
pi. travail du sanglier, produit de ce travail. —
Creusement, s. f. ou boyau long, voûté de 5
à 6 pouces et plus, que font la taupe, les rats
et autres quadrupèdes.
BOMEUL, boulli , e, adj. enflé, bouffissure, en-
flure, principalement des joues, causé par
l'habitude des boissons spiritueuses. — Blasé, e,
adj. pâle ; les excès des spiritueux l'ont blasé.
— Se blaser, v. pers. s'user par l'abus des li-
queurs fortes.
BON, cordial, e, adj. qui conforte le cœur,
l'estomac ; tig. affectueux qui procède de bon
cœur. — Indulgent, e, adj. qui a de l'indul-
gence, de la bonté et facilité à pardonner,
excuser. — Accord, e. adj. complaisant;
souple, doux; qui s'accommode à l'humeur
des autres. — Accueillant, te. part. adj. qui
fait un bon accueil ; personne , geste , regard ,
ton accueillant. — Bénin , adj. doux , humain.
— Personne exorable, adj. 2 g. qui peut être
fléchie par les prières. — Valable, valide , adj.
2 g. recevable , qui doit être reçu en justice ;
valide , sain , qui a les conditions requises. —
Affectueux , se , plein d'affection ; bon , qui a
de la bonté , de la bonhomie. — Débonnaire ,
adj. bienfaisant; doux et bon par faiblesse,
mari débonnaire, qui souffre l'inconduite de sa
femme, trop bon. — Exquis, e , adj. excellent,
très-bon. — Excellent, e, adj. qui excelle
d'une qualité supérieure, la meilleure. — Hu-
maine nature , sensible à la pitié ; débonnaire,
doux , affable , secourable , bienfaisant. —
Innocuité, s. f. qualité de ce qui n'est pas nui
sible, t. de méd. — Raton , s. m. pâtisserie ,
sorte de rouet frit. — Salutaire , adj. 2 g. utile,
avantageux pour la conservation de la vie, de
la santé , des biens pour le salut de l'honneur.
— Utile, adj. 2 g. profitable , avantageux , qui
sert à quelque chose, qui apporte du gain, du
profit , de l'utilité. — Coint , e , adj. prévenant,
agréable, pacifique, affable.
BONASS, benêt, adj. s. m. niais, badaud. —
Béta. s. m. bête, très-bête. — Bonasse . adj.
2 g. simple , sans malice et de peu d'esprit.
BONASSREIE , moutonnaille , s. f. se dit de ceux
qui suivent trop les exemples des autres.
BON-AU-POV, aumônier, ère, adj. qui fait sou-
vent l'aumône , qui donne aux pauvres.
BONAVANTEURR , horoscope, s. m. prédiction
de la destinée de quelqu'un, d'après l'inspec-
tion des astres lors de sa naissance. — Prophé-
tie, s. f. prédiction des choses futures par
inspiration, prédiction bonne ou mauvaise,
chose prophétisée.
BONBANZE. ripaille , s. f. pop. grande chère de
bouche de table. — Bombance, s. f. somptuo-
sité en bonne chère , abondante. — Gogaille ,
s. f. repas joyeux ; pop. vivre à gogo, famil.
dans l'abondance.
BONBARUI , bombardier , s. m. qui tire des bom-
bes, bombardier, canonnier.
BOMBÉ, bomber, v. a. rendre convexe. — Bom-
ber, V. n. être , devenir convexe , avoir de la
convexité, de la rondeur, courbure extérieure.
— Convexe-concave, adj. 2 g. convexe d'un
côté , concave de l'autre. — CouTexa-convexe ,
adj. 2 g. convexe de deux côtés.
BOMBEG, bombement, s. m. état de ce qui
bombe , à surface convexe, curdilé . courbure,
renflement. — (iurvitage , curvature . curvilé ,
s. f. courbure, inflexion . chose courbée.
BONBON, béatille, s. f. petites choses délicates
et friandes , sucreries , agnus, pelottes ; bon
bon , pâle sucrée , friandises d'enfants. —
Pâtisserie , s. f. pâte préparée , sucrée , assai-
sonnée et cuite. — Sucreries, s. f. pi. choses
sucrées; bonbon, dragées, confitures.
BONBONIR, bonbonnière, s. f. petite boîte i
pastilles , à bonbons.
BON
BOS
107
BONDIET, Dieu , s. m. le premier, le souverain
être par qui les autres e\istenl; éternel , qui a
créé, qui gouverne tout. — Viatique, s. ni.
communion donnée à un mourant , à ceux qui
ne peuvent aller ii l'église.
BONDIF, honueton, s. m. colFre percé de trous
pour garder les poissons vivants dans l'eau ,
réservoir à poissons.
BONET, bonnet, s. m. vèleniont de tête , tout ce
qui couvre la partie supérieure de la tête ;
l'époque de l'usage des bonnets et des cliapeaux
en France, se rapporte à l'an 1449; ce fut à
l'entrée de Henri IV à Rouen , qu'on a com-
mencé à en voir. — Cale , s. f. bonnet plat (jue
portent les garçons, artisans , les laquais , les
paysannes. — barrelonne, s. f. bonnet du
grand maître de l'ordre de Malte.
BONETT , bonnetin. V, bonnet.
UONETTREIE, bonneterie, s. f. art, métier,
ouvrage de bonnetier; fabrique, commerce de
bonnets ; on en distingue de quatre sortes dilfé-
rentes : la bonneterie en soie , en coton , en
til et en laine.
BONEL'H . bonheur, s. m. félicité, événement
heureux, prospérité , bonne fortune, absence
de peines. — Béatitude, s. f. bonheur, félicité
élernelie; lig. vision de Dieu. — Prospérité,
s. f. situation , état heureux, bonheur, réus-
site.
BONI (ô), bonification, s. f. qui excède la recette;
revenant bon , augmentation de valeur , de
produit ; bénéfice d'une recelte. — Bon, s. m.
avantage, gain, prolit , reste à toucher, avoir
bon , tant dans le partage , un calcul , un
compte, etc. — Excédant, e, adj. qui excède;
somme excédante; ce qui reste après une
soustraction.
BONIFIY, bonifier , v. a. améliorer, mettre en
meilleur étal, faire bon, suppléer, bonilier
quelqu'un, lui donner en plus. — Remise, s. f.
délai, retard, argent remis; grâ.e; somme
abandonnée; diminuer sur une dette, une
perte , etc. — Amélioration, s. f. progrès ap-
porté à la culture d'une terre, etc. , rendue
meilleure.
BONIKET , tortillon , s. m. coiffure de paysan en
rond, espèce de bonnet. — Hurluberlu, s. m.
coiffure ancienne.
BON'JOU, bonjour, s. m. salut du malin, du su-
périeur à l'inférieur, d'égal à égal; interj.
terme de négation , de refus.
BONN, bonne d'enfants, gouvernante d'enfants.
Bonne, qui a de la bonté, de la douceur,
vertu qui modère l'humeur, l'impatience, l'ir
tabilité, la colère.
BONNM.\IN, bonnement, adv. de bonne foi,
simplement, naïveuient, saus linesse.
BONN-NUD, bonsoir, s. m. et interj. salut du
soir.
BONNOMEIE, bonhomie, s. f. bonté naturelle
et simplicité qui paraissent dans les actions;
agréable, facilité des mœurs.
DONTÉ , accourtise, accortise.s. f. personne
d'humeur complaisante , de douceur , de sou-
plesse conciliante. — Mensuétude , s. f. béni-
gnité, débonnairelé, bonhomie, patience,
douceur d'âme , vertu qui rend doux, traitable
et facile. — Indulgence, bonté et facilité à
pardonner , à excuser , à paillier les torts de
quelqu'un; urbanité, politesse que donne
l'usage du monde.
BORDON, bâton , s. ni. morceau de bois long et
maniable , tout ce qui on a la forme. — Tige ,
s. f. partie de l'arbre, de la plante (|ui sou-
tient les branches , les feuilles, braHches prin-
cipales. — Hampe, s. f. bois du hailcbaide,
manche d'un épieu, d'un écouvillon.
BORGEU , bourgeois, se, s. habitant d'une ville
avec droit de bourgeoisie ; roturier , homiue
aisé, classe de négociants, artisan aisé, mar-
chand , artiste. — (Citadin, e, habitant d'une
cité jadis au-dessous des nobles. — Citoyen, ne,
adj. et s. habitant d'une cité, d'une ville, d'un
pays libre, ipii aime son pays ; brave, hon-
nête citoyen, citoyen dévoué. — Indigène, s.
et adj. 2 g. naturel à un ou d'un pays; qui
l'habite de temps immémorial. — l*rolélaire ,
s. qui n'a aucune propriété. — Naturels,
s. m. pi. habitants originaires , aborigènes. —
Régnicole, s. m. habitant naturel d'un royaume
étranger, naturalisé.
BORGEUSM.\IN , bourgeoisement , adv. d'une
manière bourgeois» , en simple bourgeois.
BORtiEUSRKlE, bourgeoisie, s. f. (pialité, réu-
nion de bourgeois, marchands, artistes, gens
de loi, de linance, rentiers, etc.
BORGUMAIZE, bourgmeslie, s. m. premier ma-
gistrat d'une ville en Belgique , en Allemagne ,
en Hollande. — Maire, s. m. chef dun corps
municipal ; premier oHicier on fonctionnaire
d'une commune , chargé primitivement de
protéger , conduire, conseiller, concilier les
habitants , puis de l'exécution des lois, de la
police, etc. — Maieur, s. m. maire, bourg-
mestre , bailli , premier magistrat d'une com-
mune.
BOS.SAW, bosue. V. bossoti.
BOSS, bosse, s. f. grosseur au dos, à l'estomac ;
enflure, élevure, élévation. — bouillon, s. m.
bulle d'air dans lit verre , sur une glace, etc. ,
le métal fondu. — Gibbosité , s. f. courbure de
l'épine du dos , qui fait les bosses. — Exos-
lase, s. f. tumeur osseuse, contre nature sur
l'os; t- de bot. ; exostase sur le bois. — Apo-
physe, s. f. saillie , éminence d'uB os sur une
partie du corps, t. de bot.; excroissance, ren-
flement d'une tige de plante. — Courbure , s. f.
inflexion, pli , état d'une chose courbée; écart
d'une courbe de la ligne droite. — Frayon,
s. m. bois faisant chapeau sur le gros fer du
moulin. — Anille, s. f. pièce de fer forgé, ou
de fonte, ou de bois pour supporter le cen-
tre d'un mouvement , tel que meules de mou-
lin et pierres ù aiguiser. — Convexité, s. f.
rondeur , courbure extérieure d'un corps con-
nexe. — Tubérosité , s. f. bosse , tumeur , émi-
nence , inégalité. — Nodus , s. m. t. de inéd. ,
tumeur dure et indolente sur les os. — Cou
dyle, s. m. éminence d'une articulation ou au
bout des os ; jointure des doigts.
BOSSETT , bossette, ornement en bosse aux
deux côtés du mors, cuir sur les yeux du
mulet.
BOSSKEr. , bocage , s. m. bosquet, petit bois ;
touU'e d'arbres, d'arbustes. — Bosquet, s. m.
petit bois; petite touffe de bois.
408
BOT
BQ^
BOSSELAR, bosselure, s. i. t. de bot. , ciselure
naturelle sur les feuilles; t. d'orf. , bosselage.
BOSSLÉ, hossuer, v. a. faire des bosses à la vais
selle en la laissant tomber. — Bosseler , v. a.
t. d'orf. travailler en bosse sur la vaisselle, la
bossiier, feuille bosselée, bombée comme
celle du cbou.
BOSSLEG, bossuage des pièces de métal, ce
qui est bossue; bosselage , travail en bosse sur
la vaisselle — Bouclé , adj. t. de maçon , mur
bouclé quand il fait le ventre et qu'il est prêt
à tomber.
BOSSLETT, courbature, s. f. maladie de
l'homme, du cheval, provenant de grande fa-
tigue; les reins se courbent.
BOSSOU, BOSSAW, bossu, e, adj. quia une
bosse; inégal, monlueux; bossu devant et
derrière. — Gobiu, s. m. bossu; injurieux.
BOT.\îsIK , botanique , s. t. science qui traite des
plantes , considérées comme êtres naturels et
de leurs propriétés.
BOTANISS , botaniste, s. m. qui s appb.jue a la
botanique, science qui traite, classe les plan-
tes. — Bolanoplule, s. 2 g. qui aime la bola-
Hiq^e. _ Bolaniseur, chercheur de plantes. —
Botaniser, chercheur de plantes , les utiliser.
BOTEiE , bouteille , s. f. vase de verre , etc. , à
goulot pour les li([uides. — Citrouille , s. I.
fruit d'une plante rampante, annuelle, potagère.
—Bassinoire , s. f. sorte de bassin à gros ventre,
pour chaufler les lits avec de la braise ou de
l'eau chaude. — Décoction, s. f. de plantes et
dro;.',nes, administrée ii un malade. — Julep ,
s. m. potion médicinale iiour un malade. —
Demoiselle, s. f. espèce de bassinoire pour
chaulfer les pieds dans le lit; ustensile en élain.
Fiole, s. f. petite bouteille de verre à col
long et d'un verre très-mince.— (lirauinont ,
s. f. espèce de citrouille, originaire des Indes,
pour la poitrine et les crachements de sang. —
Paslè([ue, s. f. melon d'eau a fruit Irès-rafraî-
cbissant.
BOTI , bottier, s. m. cordonnier qui fait des bot-
tes.' Bluter, V. a. passer la farine par le
bUiteau. — Tamiser , v. a. passer par le tamis.
— Sasser, v. a. pa.sser au sas. — Fureter, v. n.
chercher cà et là dans une maison un meuble,
.satisfaire sa curiosité ; recherche.
BOTIEt; , blutage , s. m. action de bluter la farine.
BOTIK, boutique, s. f. lieu au rez-de-chaussée,
où l'on vend, où l'on travaille; les marchandi-
ses , les ouvriers qu'elle contient ; tous les
outils d'un artisan, lieu où on étale , où l'on
expose à la vue du public, où l'on vend en dé-
tail des marchandises; c'est l'opposé de maga-
sin qui est une espèce de boutique ou endroit
destiné à serrer les marchandises pour être
vendues en gros. — Bazar, grand étalage de
marchandises, atelier.— Comptoir, s. m. table
à tiroir de marchandises , pour poser, montier,
détailler les marchandises, compter et .serrer
l'argent, bureau.
BOTIKAI , boutiquier , s. m. petite boutique qui
a peu de marchandises. — Bouliquage, s. ni.
vente, commerce en bouti(iue , ironique. —
Regrat, s. in. vente de diverses marchandises,
à petite mesure , ii petit poids; lieu où elle se
fait ; objets vendus de cette manière.
BOTIKI , revendeur, se, s. qui revend, achète
pour revendre. — Boutiquier, s. m. marchand
tenant boutique pour revendre, acheter.^ —
Mercanlille, s. f. petit négoce. — Mercelet ,
s. m. petit marchand mercier.
BOTIOL' , bluteau, blutoir, s. m. sas, instrument
pour passer la farine. — Sas, s. m. nom géné-
rique de toutes sortes de tamis ; tissu qui sert
à passer la farine, etc. — Tamis , s. m. sas ,
toile, peau pour passer; tamiser, instrument
destiné à séparer les parties fines des substan-
ces réduites en poudre, ses parties plus gros-
sières.
BOTIRAIE , bluterie , s. f. lieu où l'on blute , l'on
tamise, lieu renfermé, sans courant d'air; lieu
où repose la farine.
BOTON , boulon , s. m. bourgeon des arbres , la
tleur avant son développement ; petite boule de
métal ; petit rond ou plateau pour attacher les
vêlements ; ce qui en a la forme , on en fait de
presque tousles métaux et d'étoffe. — Efflores-
cence, s. f. élevure, ébullilion, pustules à la
peau; lleuraison d'une plante. — Téréminlhe,
s. m. petit furoncle, boulon entlammé, dou-
loureux. — Elevure, s. f. sorte de pustule .sur
la peau. — Pustule miliaire, adj. -2 g. qui res-
semble au grain de millet; fièvre miliaire , qui
produit les boutons, tumeur pleine de pus. —
Echaiiboulure, s. f. élevure rouge sur la peau.
— Bube, s. f. pusUile , élevure sur la peau. —
Tumeur, s. f. entlure causée par accident ou
par maladie. — Furoncle, s. m. fronde, clou,
ilegmon entlammé. — Aphte . s. m. petit ulcère
rond, superticiel; mal dans la bouche. — Fi-
bule, s. f. boutun . boucle, agraffe , qui serre,
assujétit. — Ebulilion, s. f. élevure, tache
rouge sur la peau. — Papules, s. f. pi. pustu-
les , vices lie la peau. — Flegmon , s. m. tumeur
inllammaloire pleine de sang, t. de méd. —
Domina , s. m. petites pustules à peine appa-
rentes, incolores, qui se manifestent sur la
peau. — Chapelet, s. m. petites pustules au-
tour du front , le visage. — Tonne , s. f. cube
dans les pores, tache noire sur le visage. —
Manu'lon, s. m.leboulde la mamelle; partie
glanduleuse sur la peau ; concrétion tubercu-
leuse ; bout arrondi; proturence ronde. —
Poussoir, s. m. bouton , instrument pour pous-
I er et ouvrir un objet , t. d'art et métier. —
Pivot , s. m. morceau de fer ou de bronze, ar-
rondi à l'extérieur. — .\rète , s. m. axe de la
roue et du rouet d'un moulin. — Axe, s. m. est
censé percé de part en part, l'arbre ou l'essieu
(pu dirige la rotation. — Tourillon , s. m. pivot
d'une porte. — Bourgeon, s. m. bouton ouvert
et développé ou non, qui renferme les bran-
ches, les feuilles el les fruits, jeune pousse de
l'année; llcuron, bois tendre et jeune. — Turion,
s. m. bourgeon radical des plantes vivaces ,
des asperges , etc.
BOTRF^SS, hotleuse , s. f. femme des environs de
Liège qui porte la hotte, qui pourvoie les
maisons particulières en ville. — Verdurière,
s. f. pourvoyeuse de verdures, légumes, etc.
dans les maisons particulières. — Herbière,
s. f. vendeuse d'herbes potagères.
BOTROUL, nombril, s. m. creux, enfoncement
sur la peau au milieu du ventre.
BOU
BOU
i09
BOTT, botte, s. f. chaussure de pied en cuir, etc.,
élevée jusqu'au genou. — Boite , coup que l'on
porte, t. d'escrime. — Botte, faisceau de
choses liées ensemble. — Estocade, s. f. botte
ou coup d'épée. — Flanconnade, s. f. botte
de quarte forcée dans le liane, t. descrime.
BOTTKKNN, brodequin, s. m. demi-botte,
chaussure de ieuinie, en étoffe ou cuir de cou-
leur , à lacer de côtéou sur devant.
BOTTLË , bolteler , v. a. lier, mettre en botte ,
voiiurer le fumier, etc., par cheval ou àne , en
deux paniers.
BOTTI.KG, boltelage, s. m. action de bolteler le
foin , etc. , traiisporter des terres , des fu-
miers, etc.
BOTTLEU , botteleur, s. m. qui met en bottes ,
conduit les chevaux, les ânes qui trausportonl
les fuuiiers, etc.
BOTTId , holleur , (jui porte la hotte sur son dos.
BOTNE, boulonner, v. a. mettre, passer les
boutons; pousser des bourgc^ons , des boutons,
se dit des arbres, des plantes. — Bourgeonné, e,
adj. qui a des bourgeons sur le nez , le visage ,
sur le front ; bourgeonner, se dit des arbres.
— Couperosé, e, adj. \isage, personne cou-
perosée , rouge , bourgeonnée. — Pustuleux ,
se , adj. face boutomiée en forme de pustule. —
Échauboulé , e, adj. qui a des echauboulures ,
élevnres rouges sur la peau.
BOTTNEG , éruption , s. 1. sortie des pustules,
— rougeur , etflorescence sur la peau. —
Echaullure, s. f. petite rongeur , élevure sur la
peau lorsdel'échauffaison. — Pemphigus, s. m.
maladie inflammatoire avec pustule enflammée.
— Bourgeonnement, bourgeonner , v. n. bou-
lonner , jeter des boutons , se dit du visage. —
Boulonnerie, s. f. fabrique, marchandise,
commerce de boutonnière.
BOTTM , boulonnier , s. m. qui vend ou fabrique
(le boulons en général.
Bu r IMli , incision, s. f. coupure, taillade en
long , incision cruciale, faire une incision laté-
rale. — Trou , s. m. ouverture , etc. — l5ou-
tounière, s. f. entaille dans les habillements
pom- passer les boulons, incision ou périnée
pour sonder, trou dun tranchant.
BOU (l'i) , bœuf, s. m. taureau châtré; engraissé,
sa chair est recherchée ; sert pour la charrue et
i> d'autres moyens de transport , peut vivre
(juinzeans; l'onconnaîlleursàges eu couiplant
les bourrelets ou nteud , sur clia(]ue corne , le
premier compte pour trois ans. — liouveau ,
bouvillon , s. m. jeune b(eut'. — Trionées ,
s. f. pi. bojuf de labour. — Slupide, adj. "2 g.
hébété, d'un esprit lourd et pesant; gros
homme, lourd et pesant, balourd. — Bouilli ,
s. m. viande, h'gume, bonif bouilli, blanclii.
BOUB.MB, se dit dune personne balourde, béta,
butor, buse, àne, cocardeau , dindon, gana
che , imbécile, mâchoire, minaudier, aslrogal,
seringue , soltivier.
B0UB.\IBBE1E, nigauderie, s. f. niaiserie, action
de nigaud , de balourd , etc.
BOUBIET, lourdaud, e, adj. :2 g. grossier el
maladroit, benêt, niais et sot, simple, sans
usage du monde, imbécile, dindonneau. —
Acalaleplique , adj. 2 g. écolier acataleptique
qui ne comprend pas son maître , privé d'intel-
ligence. — Personne indiéiile, adj. faible d'es
prit, de corps, incapable, tpii ne saisit aucun
rapport , ne compare pas.
BOl'Bl.IN, milord, s. m. lord, monseigneur,
titre, dignité en Anglelerr(.', homme rielie.
BOl'BOl , houssoir, s. m. balai fait de longues
soies de sanglier, de plumes d'ailes d'oiseaux,
pour housser les meubles , murailles el tapisse-
ries. — Brosse eu demi-lune, s. f. à longues
soies, avec un long manche de bois, pour laver
les fenêtres, les croisées.
BOIBU.VL, oedème, s. m. tumeur molle, blan-
châtre, sans douleur co!iq)ressible, sans réac-
tion. — inégalité, s. f. défaut dans le lil , la
soie , laine el colon dans la lilalure. — Aspérité,
s. f. qualité de ce qui est inégal, raboteux ;
tumeur, enflure , élevure sur la peau. — Mallou,
s. m. nœud, bourre, inégalité, etc., dans les
fils et les cardages.
BDUCIlE, engorger, v. a. boucher le passage
d'un fluide ; s'engorger; endtarras dans un ca-
nal , un tuyau. — Enchifrener , v. a. causer un
rhume de cerveau. — S'enchifrener , v. pers.
prendre un rhume de cerveau. — Boucher, v. a.
fermer une ouverture, une communication,
boucher une bouteille, un passage, les chemins,
les aveimes; fermer herméli([u<'ment.
BOL'dHEG , anasmie , s. f. di'taul , privation d'odo
rat , par suite d'un rhume de cerveau. —
.\diarrhée, s. f. suppression de toutes les éva-
cuations. — Enchifrenure, s. f. enchifrenement,
s. m. embarras dans le nez, causé parunrlmme.
BOUCHETT, repoussoir, s. m. cheville de fer ([ui
sert à repousser les doux des ouvrages. —
Bouche-trou, s. m. outil de cordonnier. —
Bebouse, s. f. chevil de fer pour repousser les
chevilles, les clous, outil (le menuisier, etc.
BOUCHON , écorce de licge , s. m. espèce de
chêne vert. — Pênes, s. f. pi. bouchon d'étou-
pes, attaché à un manche.
BOUl) (l'icl) , blague , s. f. propos de peu de valeur,
mensonge, fanfaronnade. — Défaite, s. f. excuse
ariilicieuse. — Menterie, s. f. mensonge léger,
sans conséquence. — .\bsurdilé, s. f. défaut de
celui qui, ou de ce qui est absurde, chose
absurde. — Bourde , s. f. défaite; mensonge ,
fausse nouvelle. — Calend)redaine , s. f. bourde,
vains propos, laux-fnyant. — Calonmie, s. f.
fausse imputation injurieuse , (|ui blesse l'hon-
neur. — Fiction, s. f. invention fabuleuse,
mensonge, dissimulation, dc'guisenienl de la
vérité, supposition. — Mensonge, s. m. dis-
cours, proposilion , faits avancés contre la
vérité j)our tromper; dire, faire un mensonge ,
action de mentir, mensonge oUicieux. — Dire,
faire des fanfaronnades, s. f. vanlerie, fausse
bravoure. — bourde, s. f. menlerie. — Fali-
bourde, s. f. menterie; imposture. — Imposture,
s. f. action de tromper; calomnie dans l'inten-
tion de nuire, hypocrisie, tromperie.
BOUD 150L'-B01;D, huppe ou piitput, lupoge ,
bel oiseau de passage, eu liii|)pe sur la lèle
((u'elle ouvre en parasol, d'un double rond et
(l'un Irès-beau plumage; passereau Ufnuirostre.
(pii s'attache à celui qui l'élève. — Caille , s. f.
oiseau de passage d'un ramage agréable, |)lus
[ petit que la perdrix , vole peu , ou le prend à la
course.
iiO
BOU
BOU
BOUDEUZE, bonne! , s. m. roml en niuuGselini^,
enipoissé, plissé oii gaufré, coifftire des paysan-
nes. — Bavolet, s. m. coifl'nre des viilayeoises.
— Baigneuse , s. f. sorte de corneUe à bandes
pendantes, coifliire en d(''shabillé. — Cornetle,
s. f. coiffure doni les femmes se servent eu
déshabillé.
B0UD-1"EU , gâte ménage, s. m. f. qui met la dis-
corde dans un ménage; boule-feu, i)Out de
corde suspendue à une baguette pour mettre le
feu au canon. — Promoteur, s. m. qui excite;
promoteur de querelle.
BOUD-FOU , s. ni. lame d'acier triangulaire
émonssée vers la pointe, montée en virole sur
un manche de bois, outil de vannier.
BOUD GJU, ciiaînetîe, s. f. petite chaîne à cro-
chet d'un côté, àanueaude l'autre, aveclequel
on attrait, on serre, desserre une charretée.
— Diable ou larget, s. m. sorte de levier qui ,
dans le ramage des étoiles, sert à faire baisser
les traverses du ramer d'en bas , quand il s'agit
d'élargir le draps , les étolfes. — Hanliilier,
s. m. fiches de fer au uiélier à tisser, Wyczc
BOUDIN, grosse bobine, s. f. defilalurede laines,
en gros , et se raffine par le moulin fin.
BOUDîOX, bébé, s. m. nom donné aux femmes
de très-petite taille, ral)ougries, par allusion a
I3ébé, nain de Stanislas, roi de Pologne.
BOUDLI , bouvier , ère, s. qui garde ou conduit
les b T'ufs. — Pique-bœuf, s. m. charretier qui
aiguillonne les bœufs, long bâton qu'il emploie
à cet usage.
BOUDRIER, baudrier, s. m. large bande en
écharpe pour poiter le sabre , l'épée. — Angui-
chure, s. f. baudrier pour porter le cor de
chasse.
BOUF,butFc. s. f. coup violemment applicjué
sur... — Bulle, s. m. soufflet. — Bouffant, e,
adj. élotle bouffante, (pii bouffe, qui paraît
gonflée ; frange, godron. s. m. pli rond aux
manchettes, etc. — Bouillons, s. m. pi. garni-
tures froncées et cousues de deux côtés sur les
robes. — .laseron, s. m. gros bouillon de bro-
derie pour les robes , etc.
BOUFAIE, bouffée, s. f. masse de fumée, action
subite et passagère de la fumée, de la chaleur.
— Halenée,s. f. expiralion, souffle accompa-
gné d'odeur, halenée sufiocante.
BUUFAUT, goulu, e, adj. et s. glouton, qui
mange beaucoup et vile; personne goulue.
ROUFÈ , boulier, v. n. morlér, morliailler, bâ-
frer, V. n. manger goulûment, extrêmement,
avidement.
BOUFEU , bafreur , se, s. gourmand, goinfre,
grand mangeur.
BOUFLAIE , maillée , s. f. à visage mafflé.
BOUFLÉ , bouffi, s. m., enflé, ampoulé; bouffis-
sures des joues. — Bajoue , s. f. grosse joue
pendante.
BOUFLETT, tumeur parotide, s. f. inflamma-
tion des glandes au-dessous de l'oreille. —
Oreillon,s. m. ourlon de la parotide ou des
environs des oreilles, ou sous l'angle de la mâ-
choire inférieure.
BOUFON , bouffon , s. m. personnage qui fait rire
en société; adj. plaisant, facétieux.
BOUFONNREIE, bouffonnerie, s. f. ce que dit
ou fait un bouffon pour faire rire.
LiOUGClîI, boucher, v. a. fermer, clore une ou-
verture, une communication, un trou; payer
une dette, bouclier des bouteilles. — Boucher,
ère, s. qui tue et débite les bestiaux; homme
féroce, sanguinaire; chirurgien maladroit,
cruel.
BOUGNIOU , puits de mine, puits creusé au fond
de la bure pour recueillir les eaux.
BOUGCHRÂIE , boucherie, s. f. lieu où l'on tue
les bestiaux, où l'on arrange et dél)ite la viande.
— Tuerie, s. f. carnage, massacre , bataille
sanglante; lieu où les Iiouchers tuent leurs
bêles. — Abattoir, s. m. lieu, bâtiment où
l'on lue les bestiaux.
BUUGRESS, rouée, s. f. femme sans mœurs ni
principes, méchante femme.
BOUH, husche, s. m. monnaie de compte d'.\ix-
la-Cliapelle, la ii" partie du marc , actuelle-
ment démonétisée.
DOUHAL , canonière, s. f. bâton de sureau creux ,
jouet d'enfant, sert à chasser, a l'aide d'un pis-
t(ui, de petites boules de papier mâché.
BOUHAU, ignorant, e, adj. et s. qui n'a point
de savoir, d'étude, illettré. \. buuhiet. — Pé-
core, s. f. sot , sotte, slupide. — Illettré , e ,
adj. qui n'a (pie de légères connaissances en
Utlérature, ou qui n'en possède aucune.
BOUIIEG, élancement, s. m. impression d'une
douleur subite et passagère; sentir, éprouver
de grands élancements. — Frappement, s. ni.
action de frapper sur le fer, le bois, etc.
BOUHEIE , cepée, sepée, s. f. touffe de plusieurs
liges de bois qui sortent dune même souche;
cepée, terrain couvert de buissons.
BOUHETT, cherche-fiche ou cherche-pointe, es-
pèce de poinçon de fer, pointu et rond, dont
se servent les serruriers pour trouver les trous.
— Repoussoir, s. in. espèce de cheville de fer
dont se servent les charpentiers pour faire sor-
tir les chevilles d'assemblage.
BOUHËU, frappeur, se, s. qui frappe.
BO U H 1, frapper, v. a. donner un ou plusieurs
coups, l. de métier; liatlre, frapper quelqu'un.
— Elancer, v. n. éprouver des élancemenls
dans un mal , une partie du corps. — Elance-
ment, s. m. inq>ression dune douleur subite
et passagère. — Cogner, v. a. et n. frapper
pour enfoncer, faire entrer, faire joindre;
frapper, heurter, battre, rosser; appeler en
cognant; se cogner. — Taper, v. a. frapper,
donner un ou des coups; laper quelqu'un de
coups.
BOUHiXEG, buisson, s. m. hallier, touffe d'ar-
Inisseaux sauvages , épineux, petit bois ; buis-
sonnier, des buis.sons. — Broussailles, s. f. pi.
ronces , épines en touffes, menus bois dans la
forêt. — Boussin, s. m. touffe , branches. —
Ëpiniers, s. m. pi. bois fourrés d'épines, asile
des bêles noires , t. de chasse. — Épinaie . s. f.
Heu planté, couvert d'arbustes épineux.
BOUHNEU, buissonneux, se, adj. couvert, plein
de buissons. — Buissonnel, s. m. petit buisson.
BOUHUN , hallier, s. m. buisson fort épais. —
Buisson ardent , s. m. arbre de Moïse , arbuste
à baies couleur de feu, du genre de nafler. —
Bosquet , s. m. petit bois , petite touffe de bois.
— Breuil , s. m. taillis, buisson formé des
haies pour la retraite des bêtes.
BOU
BOU
ill
BOUHTÉ , tapoter, v. a. donner des petits coups
à plusieurs reprises; frapper, tapoter à la porte
pour entrer.
HOUIELONE. Jiouillonnor, v. a. mettre des
bouillons à une étoile , enjoliver avec des
liduillons.
r»((L'lKI,()NK(;, j;:irni!ure froncée en liouillons,
en fATOs |)lis rond-, sur une ndie, nue ctolfe idu
sue de deux cùtc-s. — France, s. f. gros pli
rontl sur uuccloliV; godron, plis ronds (|u'on
fait an\ iu:tncliclU;s, etc. , fiaises.
BOUIETE, Itouillonuer , v. n. s'élever par liouil-
ions. — Vessir, v. n. se dit des bulles dair
(|ui sortent du métal en fusion . espèce de
bouillons. — Moutonner, v. n. se dit de la iner.
d'un lac, d'une rivière ijui .s'agite.
ntHUElEti, honillonnenieni , s. m. état d'un li
(|uide (pii bouillonne; boueuu'Ut, ac'.ion di:
bouillir. boniliai>on d un li(|nid(>
LOl'KAl , liouvillon , s. m. jeune bieuf, se dii
d'un loui'deaii , gi'ossier , baioiiid, maladioil,
butor, sot elslu|)ide. — Colcliitineou liie-cliien,
s. u». plante qui croît au mili.u des prairies
ÎKisses,;! oignons, poison a riiUèrieur; à l'ex-
térieur, specili(]tie contn> la peste , l'Iiydropi-
sie , diureliiiue.
BOl'K.AN', boucan, s. ni. lieu de débauche;
bruit, vacarme.
H()UKA>E, boucaner v. n. vexer, quereller,
faire du tapage ; bousculer , mettre sens dessus
dessous, renverser; pousser en tous sens. —
llaccîianniiser , v. n, se dé-baucher, faire du
bruit , du taiiagc; en buvant outre lues-ire; la
jtager.
l'.til KAMIL', tapageur, s. m. qui fait, du tapage.
— Tuil)u!enl, e, adj. impétueux, i)Orte à faire
du bruit , a exciter des troubles.
BOUKASIN , boucassiu, s. m. bitaine, toile gom-
luée en colon. — Ijougran, s. m. grosse toile
gommée pour soutenir les étoiles, mieux bou-
queron.
BOl'KET, bou(|uet, s. m. assemblage de lleurs
ou de choses liées ou réunies naturelleuieni
ensemble , petite toulle de bois , de plumes , de
cheveux, de poils, etc.; parbim du vin, pa
((uet d'artifices, gerbe de fusées; pelite pièce
de vers pour une fête. — l'anicule , s. m. épis
en botte ou bouquet; paniculé, e, tige divisée
en panicules. — Aigrette, ornement de tête en
bouquet; panache d'un cascjne , d'un cheval ,
d'un dais , d'un lit, etc.; léger bouquet de
pierres précieuses.
BOUKETT , blé sarrasin, adj. lilé noir, sorte
de blé a graine noire, triangulaire, détersive,
apéritive, est originaire de Perse el de Syrie;
sa farine est très-blanche; on en jieut faire du
pain; n'est emi)loyée (pi'en bouillie , crêpe et
galette. — Ble noir de larlarie, sarrasin ; le
ble noir annuel , comme ie sarrasin, doit être
préféré, son grain est plus dur et de meilleure
qualil*'. — Crêpe , s. f. pâte frite ; on délaie de
la farine de sarrasin avec de l'eau , (pianlilé-
sullisanle de levure, o-uf el sel. — Corps-mou,
qui reçoit facilement les impressions des autres
corps , sans ressort , sans élasticité , el facile à
péliir, sans vieueur, flas(]ue.
BOUKIN, bouquin, s. m. vieux l)0uc, mâle des
lièvres el des lapins , vieux livre de peu de
pri.x.
BOUKINÉ, boiuiiiiner, v. n. se dit du lièvre qui
couvre sa femelle; chercher ou lire de vieux
livres.
BOI'KINEU, bouquiiieur , s. m. (|ui cherche des
vieux livres. — Boutpnuiste, s. m. marchand
de livres vieux de hasard; amateur (jui eu
cherche.
LMtlKlNMîAlE , bomiuinerie , s. f. amas, com-
Eiierce de vieux livres.
BOl'E, r>'dressoii-, s. m. onlil teiininé parmi
morceau de |)lomb rond , dont ou se sert pour
redresser la vaisselle bossu(>e. — Hocal , s. m.
grosse bouieille de verre fort mince , remplie
d'eau de pluie, mêlée un peu d'eau birte , sert
pour rassembler la lumière d'iim! bougie sur
son ouvrage ou une jdace distincte , sert aux
cordonniers, couturières, tailleurs, etc. —
lîiibnesee, s. f. balle enlb'e, pleine de veut,
b'iide, toiii ce ([ui ;-n a la forme; ghdie, corps
rend. — boulette, s. f. |)etite boule. — Eehi-
n(i|ius ou échino|»ode, s. f. boiilelle, globu-
laire. — Boule, s. f. corps rond eu tous sens.
— (Uobe, s. m. corps rond et solide, sphéri-
(pie; globeuv, arrondi en globe. — Sphère,
s. f. globe, solide engendre |)ar la révolution
d'un demi cercle isulour de son diamètre, le
ciel , sa représentation en relief. — iJalle, s. f.
boule de plomb pour les armes à feu. — Bal-
lotte, s. f. balle \)< iir le scrutin, pour tirer au
sort, aller aux suffrages, (itc. — Margoiiillel .
s. m. boule de bois emmanchée ou attachée à
une corde; ou porte-organeau de fer pour atta-
cher les cordages.
150UEÉ, faire flotter du liois par train , par ra-
deau, le jeter à bois perdu sur une rivière ;
agiter, balancer. ■ — (llisser, v. n. couler, par-
lant du pied , d'un corps cpii coule sur un corps
gras ou uni; manquer, être sur le point de
tomber , de renverser. — Boulerde côté , t. de
jeu de iiuilles, niaiicjner son coup.
BOULEli, glissade, s. f. mouvemeinent du pied,
d'un outil , d'une charge, d'une roue de char-
rette (pii glisse sur une pente , etc.
BOULET , projectile , s. m. corps rond lancé,
abaiid()nné à l'impulsion . t. de guerre, tout ce
(|ui se lance avec la [(oudrc; dénomination gé-
nérale de boulet, boule, bombe, grenade,
obus , etc. — Boule, s. f. corps rond , gbdie de
bois pour jouer aux (juilles, tout ce ((ui eu a
la forme. — Grenade , s. f. petit jilobe creux
plein de poudre; bombe sphéroïde de fonte
creuse ayant une bouche ; obus, boulet creux
rempli d'artilice.
BOULETT, andouilletîe , s. f. chair hachée et
rouh'e en petite andouille , ce <jui a sa forme.
— boulette, s. f. b )ul(! de viande hachée,
cuite et empoisonnée. — Itoulade, s. f. tranche
de viande roulée et farcie. — (^Miénelle, s. f.
ragoût d(! viande, de pâte et de |ionimes; es-
pèc-e de boulette de >iande hachée.
BOULl, bouilli, s. m. viande, bieuf bouilli , cuite
dans de l'eau bouillante, pour bouillon.
BOI'LIOTT, bouilloile, s. f. jeu de cartes, sorte
de brelan ;i plusieurs, où !e perdant cède sa
place il un nouveau joueur.
BOULOFB, bouilloire, s. f. vase de cuivre, de fer,
i de ferblanc pour fair<' bouillir de l'eau , etc.
BOULON, corbeau, s. m. t. d'archil. pierre,
112
BOU
BOU
soutien' en" saillie d'une poutre; fer scellé dans
le mur. — Saillie, s. f. avance au-delà du nu
des murs , comme pilastre , chambrales , ban-
deaux , archivoltes , corniche et balcon.
BOULOUF, bajoue, s. m. grosses joues pendan-
tes, visage plein ou enflé. — Bon-bouleux, s. m.
homme trapu, médiocre, qui fait bien son
devoir.
BOULTÉ, bousculer, v.a. pousser en tous sens.
— Secouer, v. a. remuer fortement, ébranler,
agiter, secousse, agitation. — Bouleté,e, adj.
cheval bouleté , à boulet mal placé. — Bouillir,
V. a. fermenter , remuer la vase avec la boue ,
battre avec un bouloir les herbiers et le crône,
pour forcer les poissons à donner dans le filet.
BOULVAB, boulevard, s. m. rempart, terrain
d'un bastion , d'une courtine , promenade plan-
tée d'arbres autour d'une ville ; place forte.
BOULVEBSÉ, bouleverser, v. a. ruiner, abattre,
renverser entièrement, déranger; mettre en
grand désordre , sens dessus-dessous.
BOULVEBSUMAIN , bouleversement , s. m. ren-
versement total, fig. dérangement, désordre
dans les aflaires. — Sac, s. m. pillage d'une
ville et massacre des habitants. — Renverse-
ment, s. m. bouleversement, ruine, destruction.
BOUNAM, homme marié, s. m. époux joint par
le mariage civil ou religieux ; mariable , en âge
d'être marié; mari.
BOUNI, bonnier, s. m. mesure de terre en Bel-
gique, contenant 20 grandes verges ou 400
verges petites de 16 pieds. — Hectare, s. m.
dix mille mètres carrés ; centiares , à-peu-près
le double d'un arpent des eaux et forêts ; une
verge grande vaut vingt petites . la petite verge
est de 2o6 pieds carrés , ou 16 pieds long et 16
pieds large.
BOUNIET, ouverture d'un puits, d'une bure,
ouverture de la terre en rond pour l'extraction
des minerais, etc.
BOUR, beurre , s. m. crème épaissie en l'agitant
dans la baratte, en usage en France pour les
aliments depuis l'an 817. — Bouillir, v. a.
fermenter, qui forme des bulles. — Friller ,
V. n. se dit du frétillement dans la cuve du
teinturier. — Blanchir, v. a blanchi , t. de cui
sinier; donner quelque bouillon à une pièce de
volaille et aux légumes. — Beurre de band)ouc,
s. m. huile cancrète d'un fruit d'Afrique ;
beurre de cacao , huile en consistance de beurre,
du cacao.
BOURA, verge à enverger, s. f. tringle de fer
d'environ un mètre et demi de long , ayant un
bouton à l'une de ses extrémités et l'autre bout
aplati , un peu échancré; elle sert à pousser la
paille dans la verge du collier, instrument de
bouiTclier.
BOURASS, borax, combinaison de l'acide ])ori
que avec la boryte , la potasse , la soude , la
chaux, l'ammoniaque. — Sel de magnésie, sel
minéral d'origine et fabrication inconnue d'Asie,
sert à fondre les métaux. — Bourache , s. f.
plante potagère, annuelle; divise les humeurs,
adoucit la bile , rétablit la sécrétion; diuréti-
que adoucissante, béchiqueettrès-snldorilique.
— Petite boiu'ache, s. f. ou cynoglosse ambilu,
herbe au nombril, plante borraginée à feuilles
vulnéraires et détersives. — Bourasque , s. f.
tourbillon de vent impétueux et de peu de
durée.
BOURAUD , bourrade , s. f. atteinte donnée ,
coups de crosse ou de bout du fusil ; attaque ou
repartie vive en disputant; donner une bour-
rade, frapper quelqu'un d'un fusil.
BOL'RBl, bourbier, s. m. lieu creux plein de
bourbe; fig. mauvaise affaire, d'où il eslditlicile
de se tirer. — Bourbe , s. f. boue , fange de rue,
de la campagne; fond des eaux croupissantes ,
terre molle.
BOURDE, mentir, v. n. dire un ou des menson-
ges; allirmer ce qu'on sait être faux; gros
mensonge avancé pour rire , plaisanter. —
Craquer, v. n. fig. habler; mentir, se vanter
faussement; mensonger, dire des mensonges.
— Blaguer, v. n. dire des choses vaines, des
mensonges avec une assurance effrontée, habU-r.
BOURDEU , menteur , se , adj. qui ment ; sujet à
se tromper, qui a l'apparence trompeuse,
mensongeur, faux trompeur. — Blagueur, s. m.
et adj. celui qui blague; hâbleur , babillard. —
Bonrdeur, se, menteur, qui donnedes bourdes.
BOURDOUZE, culbute, s. f. saut fait, cul par
dessustète, chute. — Culbuter, v. n. tomber
en faisant la cul!)ute.
BOURDOUZE, dégringoler, v. a. sauter, descen-
dre vite; dégringoler du haut en bas d'un
escalier. — Chuter, v. a. tomber dans l'opinion ;
mouvement, action de ce qui tombe; tomber ,
être dirigé du haut eu bas par son poids ;
échoir.
BOURE , bourrer, v. a. mettre de la bourre siu'
la charge d'une arme à feu ; garnir de bourre;
mettre de la bourre ; porter des coups. —
Empiffrer, v. a. faire manger excessivement.
— S'empiffrer , v. a. devenir excessivement
replet, manger beaucoup, avec excès. —
Repu, e, adj. personne qui a pris une forte
réfection , action de se repaître.
BOUREG, bourrage , s. m. ce qui sert à bourrer ,
remplir un vide. — Etoupin , s. m. peloton
d'éloupe pour bourrer le canon. — Bougran,
s. m. toile gommée pour bourrer.
BOUREU , rembourroire , s. m. outil de bourre-
lier dont la forme varie et qui sert à enfoncer
la bourre. — Refouloir, s. m. il est au canon
ce que la baguette est au fusil , armé par un
bout d'une petite masse, de l'autre est hérissé
de crins.
BOURGAG , bavolet , s. m. coiffure pendante de
villageoise , à côté des joues. — Visagère, s. f.
le devant du bonnet d'une cornette de femme.
BOURI , babeurre, s. m. résidu de la crème
après le battage du beurre, un peu aigre et
grumelé , petit lait ou sérum.
BOURI AU, bourreau, relie, s. exécuteur de la
justice criminelle, le dernier officier de justice,
dont le devoir est d'exécuter les criminels, le
nom de bourreau a été donné par Richard Bo-
rel en l'an 1260 ou ISG'. — Maître des hautes
œuvres, s. m. bourreau. — Tortitionnaire ,
qui donne la torture. — Sanguinaire, s. m.
cruel, inhinnain, (jui aime ;» répandre du
sang. — Bravis, s. m. pi. bandits, assassins,
stipendiaires. — Féroce , adj. 2 g. cruel, dur,
brutal. — Barbare , ndj. "2 g. cruel , inhumain.
— Assassin, s. m. qui tue par trahison avec
BOU
BOU
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guet-à-pens. — Questionnaire , s. m. qui don
nait la question aux criminels.
BOURIAURDÉ, charcuter, v. a. tailler , couper
malproprement la viande , maladroitement les
chairs d'un malade. — Machuller, v. a. t.
d'art, contour manchotté, mal l'ail, mal tracé ,
sans netteté , dur , tranché.
BOUKIK, mahxiroit, e, adj. (pii mancine
d'adresse ; butor, stupide. — Malliahileté, s. f.
incapacité. — Bourrique, s. f. ànesse; liy. igno-
rant, âne, halourd , hutor, maladroit.
B0UK1K.\, baudet, s. m. pelil âne mâle.
BOURIKET , vindas , s. m. cabestan, treuil per-
pendiculaire pour rouler un câble. — Traillet ,
s. m. châssis pour rouler une corde. — Bour
riquet , s. m. lourni(|uet de mineur. — Mouli-
net, s. m. tourniquet , sert à divers usages
dans les arts et métiers; calendre. machine ii
tirer les pierres des carrières. — Singe, s. m.
machine composée d'un treuil ([ui tourne sur
deux chevalets au moyen de bras, leviers ou
manivelles adaptées à ses extrémités , sert a
("lever des [lierres , moellons , à tirer les tern>s
de la fouille d'un puits.
BUlîRLl , beurrier, ère . se dit de ceux qui trans-
portent , (|ui vendent du beurre.
BOTRLET, bourrelet ou bourlet , s. m. coussin
rond et bourrt' , vide par le milieu, ce qui en
a la forme; coifl'ure des enfants en bas âge,
destinée à amortir l'eflbt de leur chute , endure
circulaire, rond d'étoD'e au haut , au bas, sail
lie en rond , renllement en anneau , grosseur à
la greffe.
BOl'R[,OTT, malton, s. m. nœud bourré, iné
galité, etc., dans le cordage, le lil, laine, la
soie et le colon ; bourru , lil inégal. — Tumeur,
s. f. enflure causée par accident ou par maia
die. — Boursault, s. m. batte de plombier,
principale pièce do l'enfailenient. — Plexus
gangliforme, adj. en ganglion, ou tumeur
sans douleur sur les nerfs; assemblage des
nerfs entrelacés. — Caillot, s. m. grumeau,
masse de sang caillé dans les chairs. — Eon-
gus, s. m. excroissance charnue, molle et
spongieuse, en champignon, sur une plaie,
un ulcère. — Protubérence , s. f. t. d'anato-
mie, émiuence, avancement, allongement
d'une partie osseuse ou charnue. — Thrum-
bus , s. m. tumeur à l'endroit de la saignée.
BOUROUTT, s. ni. cœcum , le premier des gros
intestins; on emplit celui de cochon de sang
et dégraisse et forme un boudin. — Colon,
s. m. le 2'" des gros intestins. — Oecum , s. m.
branche des intestins placée entre l'intestin
grêle et le colon. — Boudin, s. m. gros boyau
rempli de sang et de graisse , avec assaisonne
ment, etc. ce qui a sa forme, de boyau en
matton.
BOURSAl , flegmon, s. m. tumeur inllammaloire
sur le crâne, pleine de .sang caili('', t. denn-de-
cine. — Bigne, s. f. tumeur au front venue
d'un coup ou contusion, bosse, enllure, ('le-
vure , choc de la tète contre un corps dur ou
tombant. — Taupe , s. f. Huneur à la tcle, en
flure , bosse noircie par un corps contondant.
— Ecchymose, contusion légère, superficielle,
qui n'offense (pie la peau, épanchenieiit du
sang que cette lésion cause entre la chair el la
peau; écachement, froissnre, contusion, car-
bonde, flegmon enflammé.
BOURSI, boursier, s. m. qui a une bourse ou
pension dans un collège; cpii fait ou vend
des bourses, mieux celui «jui fait la dé-
pense. — .\mphitryon , s. m. (pii donne à man-
ger, (pii paie pour les autres la dépense des
plaisirs pris en commun. — Econome, s. m.
sorte de régisseur de la dépense d'une maison,
de la conduite d'un ménage. — Collégial, s. m.
boursier d'un collège. — Trésorier, s. ni.
garde d'un trésor ; celui qui rei^oit el dislribue
les deniers d'un corps (le lron|)e, d'un régi-
ment. — Payeur, se . s. celui qui paie.
BOURSIKO . magot , s. m. amas d'argent caché.
— Saint-crepin s. m. avoir, argent comptant.
BOURl! , bourru , e, adj. d'une humeur brus(pie
et chagrine; bizarre, capricieux , fâcheux. V.
bon!) I et.
BOUSKUI.É , bousculer, v. a. mettre sens dessus
dessous , renverser, pousser en tous sens.
BOL'SLÉ , boulier, v. n. bomber; se courber, se
soulever, se soutenir de soi-mèm(; en bombant,
en .s'enflant en rond. — Bouillonner, v. n.
s'élever ]iar bouillons; v. a. mettre des bouil-
lons à une étoile, enjoliver avec des bouillons ;
godurer.
BOl'SLEG, godure, s. f. faux pli. — Bouffe,
bonnette, s. f. sorte d'ornement de femme en
bouffe; bouillon, gros pli rond d'ime (>toffe.
BOU.SOL, boussole, s. f. cadran (pii représente
une rose des vents et dont l'aiguille étant ai-
manlée tourne d'elle-même vers le nord ; lig.
modèle, règle , guide, conducteur. Cette ai-
guille, sa boîte, a été inventée par Flavio-
Gioja, d'AmaWi , royaume de INaples, en I.IOO.
BorsoN, jiivot, s. m. fer arrondi qui supporte
un (■ori)s (jui tourne. — Moyeu , s. m . .solide en
bois durfait autouron en métal, où s'assemble
les rais d'une njue, fer de la roue d'une brouette.
BOL'T,tètiu, s. m. bout de la mamelle, petite
proéminence au milieu du sein de l'homme et
delà femme; bout, extrémités, coin, som-
met , elc.
BOUTAIE, boutée, s. f. ouvrage qui soutient la
pouss(''e d'une voùle, d'une terrasse.
BOUTAN, console, s. f. |)ièce d'architecture en
saillie , ornée, servant d'appui à une corniche,
it un fronton, à une crois(''e, elc. — (jorbeau ,
s. m. (;onsole qui a |)lus de saillie qiu; de hau-
teur, comme la dernière pierre d'une jambe ,
d'une poutre , pour .soulager la portée. — Bou
tant, adj. t. d'archileclure , en demi arc;
corbeau , soulieji en saillie. — Arc doubleau ,
s. m. arcade en saillie surle creux d'une voûte.
— Butant, arc ou pilier butant en pierres et
briques ])our soutenir ou euqiêcher la poussée
d'un mur de plier. — Tyrant et entrait , t. de
charpentier, barre de fer jiour empêcher l'i'cart.
— Encorbellement , s. m. saillie portant à faux;
console , corbeau , etc. — Trenqie , s. f. pierre
pour soutenir une tourelle en saillie. — Faux
manteau, s. m. manteau d'une cheminée porté
sur des consoles ou corbeaux. — Saillie, s. f.
avance d'une tourelle, d'un balcon. — Arc
boutant, s. m. pilier en demi-arc qui .soutient
um: voûte en dehors d'une eglis(;, etc.
BOUTE, butter, v. a. t. de ma(;on , soutenir avec
iU
BOU
BOV
un arc boutant. — Pousser , v. a. faire entrer
avec force, violence; faire effort contre, pour
ôter de la place , pousser à la roue , épauler ,
mettre dehors. — Fourrer, v. a. mettre parmi,
introduire, faire entrer, donner en cachette et
souvent, fourrer quelque chose dans la tête.
— Introduire , v. a. faire en'rer , donner cours,
introduction desatèle, sa main, etc., dans...
un trou. — Surenchérir, v. n. faire une suren-
chère, ajouter une mise àrencliére. î
BOUTEG, reboulement, action d'introduire le
bout de dent d'une carde dans le cuir ; rebou-
ter, introduire les dents d'une carde dans le
cuir.
BOUÏELJ, boutoir, s. m. couteau de conoyeur ,
celui qui ne coupe pas s'appelle boutoir sourd,
et l'autre côté boutoir tranchant, poiuccharner.
— Boutoir, s. m. instrument d'acier garni d'un
manche de bois, (h)ii! h; maréchal ferrant se
sert pour parer les pieds d'un cheval. — Bute ,
s. f. outil de maréchal ferrant pour couper la
co; ne du pied de cheval. — r.ure ; icd , s. ni.
instrument de fer de 5 à 6 pouces, crochu d'un
côté, plat et poi'i',!! du l'autre, pour nettoyer
le dedans des pieds des chevyux. — Herbon ,
s. m. couteau mousse, demi-rond, qui sert à
débonrer ou récaler le cuir. • — Polisson , s. m.
outil decorroyeur, pour passer et ouvrir les
peaux, est composé d'un fer en demi-lame,
enchâssé sur un billot. — ISiiritel , s. m. pclilc
machine it molette , traverse et balançoir pour
l'extraction des houilles par chevaux.
BOUTIS.S, parpaing, s. m. jtierre en moellons
formant l'épaisseur d'un nuu massif de pierres,
sur lequel on élève les ouvrages en treillage.
— Ectiquière, s. f. piore, celle dont la partie
qui est de l'épaisseur du mur et moins large
que celle qui fait face. — Arracliemenl, s. f.
ce sont les pierres saillantes destinées h former
la liaison de mur de face avec celle que l'on
suppose devoir être construite, alors on les
appelle pierres d'attente. — Harpe , s. f. pierre
d'attente ou dans les chaînes des murs. — Bou-
tisse , adj. s. f. pierre placée en long dans un
miu', la largeur de face.
BOUTTNAB , bdiginosilé , s. f. refoulement de la
fumée ou émanation active d'une combustion
incomplète de gaz , d'acide carbonique , du gaz
oxide, se forme une pétrole ou bitume liquide
et noir; vapeur fuligineuse, chargée de suie ,
de crasse , (pii se trouve dans le charbon , mi-
néral de terre qui paraît due à des végétaux
ensevelis dans les terres. — Pétrole, boute-
nure, s. f. vapeur bilumiiu'use ou sulfureuse
qui se dégage des matières minérales par l'ac-
tion du feu.
BOUTCB, bouture, s. f. branche garnie de bou-
tons séparés et rt-plantée; rejeton d'œiltet ,
marcotte , branche couchée en terre pour
qu'elle s'enracine.
BOUWAIE, buée, s. f. lessive, s. f. linge sale ;
linge blanchi, préparer la lessive , les linges
sales, les mettre en las pour être blanchis. —
Lingerie, s. f. linge propre sortant des mains
de la lingère.
BOUWÉ, lessiver , v. a. faire la lessive; mettre à
la lessive, blanchir le linge; buer, faire la les-
sive , blanchir les linges. — Laver le linge.
déterger , v. a. nettoyer le linge , emporter ce
qui adhère.
BOUWEU , buandier , ère , s. qui fait le premier
blanchiment des toiles neuves. — Blanchisseur,
se , s. qui blanchit les linges , fait la lessive.
BOUWKEIE, buanderie, s. f. lieu où il y a un
fourneau , un envier pour faire la lessive. —
Blancherie, s. f. lieu où l'on blanchit les toi-
les, etc.
BOUVVRESS, bianchisseuse , les.siveuse, buan-
dicre, qui blanchit le linge, etc.
BOUYON, bouillon , s. m. eau houillie avec de la
viande , etc. — Potage , s. m. bouillon avec des
légumes , etc. — Soupe, s. f. potage, aliment
presipie liquide, de pain , de bouillon , de lé
ginnes.
BÔUYOTT, bulle, s. f. pelite globule de fluide ,
soit en éhulition ou eau froide, bulle d'air. —
Anq»onle, s. f. bulle on enflure qui se forme
a la surface de l'eau, lors(|u'il pleut, ou tontes
autre liqueur agitée. — bosse , s. 1. extérieur
on intérieur, à la vaisselle de cuivre , d'étain ,
ou autre métal. — Bosselage , s. m. travaille en
bosse sur la vaisselle; bossuer la vaisselle, le
bomber. — Bullicame, s. m. amasd'ean du fond
de laipiellc s'élèvent des bulles de gaz hydro-
gène sulfuré.
BOUZE, bourse, s. f. petit sac (|ui s'ouvre et se
ferme, po>irniettre l'argent qu'on porte sursoi;
son contenu; fond à dépenser; trésor, ce que
l'on possède daigeiil ; bourse a cheveux, t. de
lithurgie, double carton ponrserrer les corpo
raux, ^ac de cuir près la selle; pension, place
gratuite dans un collège, peau des testicules ,
vessie, petit sachet, sac. — Bourse, s. f. lieu
public établi dans les villes de conunerce , où
les m'gociants s'assemblent à des heures fixées
parla police locale pour Iraiterdeleurs affaires;
institution ancienne, qui date des anciens ro-
mains , IM)0 ans avant Jésus (Ihrist. — Poussif,
ive, homme qui a la courte haleine. — Asthma-
tique, adj. (]ui a un asthme; la respiration
trèsp(''nil)le. — Bigotère, s. f. bourse que les
dévotes ou bigotes attachent à leur ceinture
|)our faire des aumônes. — Pousse , s. maladie
des chevaux qui est poussif, l'asthme des
hommes est la pousse des chevaux. — Scrotom,
s. m. membrane qui enveloppe les testicules,
peau des testicules.
BOUZE, moufflard, e, adj. personne à visage
gras , rehondi , gros moufflard , boursouttlé
gros et gras. — Joufflu , e . adj. à grosses joues,
personne joufflue, gros joufflu. — Maillé , e ,
adj. bouHi , qui a le visage plein , mafflé.
BOUZOU, jeune veau , s. nom que les enfants
donnent an petit de la vache ; jeune veau.
BOYEG , bibosité, s. f. passion pour la boi.sson.
BOVEÏ, bouvet, s. m. sorte de rabot pour les
rainures ; il y a des bouvets à languettes pour
faire les assemblages des planches ; des bouvets
à fourchement, qui servent à faire en mèuie
lenqis la rainure et la languette ; liouvet à pan-
neaux, il ravaler, à coulisse, à embrever, etc.
— Bouveinent, s. m. outil qui sert à pousser
une doucine; le taillant du fer de cet outil a nue
forme sinueuse , V. rabot.
BOYEU, buveur, s. m. celui qui boit, qui boit
beaucoup de liqueurs rpirilueuses, qu'il l'aime;
BRA
BRA
JH5
soulard , ivroi;iie, adonné à la boisson.
r.OVI, itOVUESS, ini'layer, ère, ailj. :2g. (lui lail
valoir nno métairie, lornic, bail ou louage d'un
bien, bàtimenl, (juartier, colni (jui l'occnin'.
• — Locataire, s. ni. ([ni lient à loyer tout ou
partie d'une niaisoii , d'une liabitatioii , d'une
usine. |)ièce de terre.
UOVHKli , philtre , s. m. breuvage , drogue , ete.
(ju'iMi suppose |)ropre à donner de l'aniour, à
provo(|uer une passion, etc., et (illre. — Krus-
latoire, s. ni. eau légèrement sucrée ou aronia
Usée que l'on donne à un malade [lour l'aidei'
a supporter la diète. — lireuvage , s. m. bois-
.son, li(|ueur à boire, iiK'decine des bêtes de
.somme. — Julej), s. m. potion médicinale
composée de sirop et d'eau distillée. — Potion,
s. 1'. remède liquide qu'on boit ; boisson ,
breuvage.
BOVREIK, ivrognerie, s. f. habitude, action de
s'enivrer; habitude de boire; s'abandonnera
l'ivrognerie. — Abreuvoir, s. m. lieu ou l'on
abreuve les chevaux , où le gibier vient se dé-
saltérer.
BOWA, boa. s. m. fourrure en l'orme de serpent
que les t'emmes portent sur le cou et les
épaules.
BOXHO , anchois, s. m. petit poisson de mer
sans écailles. — Hareng .saur, s. m. jioisson
du genre de cbi|)e, ent'umé ou saurel ; il est
sec, dur et très-dillicile a digérer.
BUYAl , l)oyau, s. m. intestin , conduit sinueux
des excréments; lieu étroit et long, fossé cou-
vert d'un parapet devant un siège. — Manche,
s. f. tuyau de cuir ou de toile goudronnée pour
couduire l'eau. — Conduit, s. m. tuyau , boyau
en cuir adapté aux pompes à incendie poiirdi
riger l'eau. — lleum ou iieon, s. m. le plus
long et le dernier des intestins grêles. — Jéju-
num, s. m. le .second intestin grêle, souvent
vide. — Intestinal , adj. (jui appartient aux
intestins, aux boyaux ; boyaux insutlles pour
corde de remouleur , polissseurs, etc. — Bo
druclie, s. f. pellicule de boyau de bœuf ap-
prètt'e pour divers usages, ou peau divine, se
met sur les coupures, sur les cors , etc.
BOZÊ, dérober, v. a. voler en cachette, prendre
ce qui est à autrui , soustraire adroitement.
BR.\F , brave, s. m. vaillant , valeureux , coura-
geux, honnête lionime, bon, généreux, propre.
vertueux.
Chastt
dj. ± g. pur , modeste
— Impolu, e, adj. pur, net, sans tache;
épouse impolue , avoir les mains nettes; ne
s'être pas laissé corrompre; n'avoir pas pris de.
— Pudique, adj. "2 g. chaste, pur, honnête,
modeste dans les mœurs, les actions, les dis-
cours; air, personne, parole pudique, propre.
— Vertueux, se , adj. (|ui a de la vertu. — In-
tègre, adj. :2 g. d'une j)rol)ité incorruptible. —
Honnête, adj. 2 g. vertueux, conforme à l'hon-
neur , à la vertu , à la probité. — Fidèle . adj.
:2 g. loyal, qui a de la lidélité, qui garde sa
foi , etc.
BRAFMALX, beaucoup, adv. de quantité, marque
l'augmentation , l'avantage.
J5R.\FSUÏÉ, pudicili', s. f. chastetc!', surtout
d'une femme chaste, éloignée de tout ce (jni
blesse la pudeur. — Honneur , s. m. estime (pii
l'ailla vertu, les talents, la probité , réputa-
tion , acte de respect, de vénération, d'eslime,
condnile louable, etc. — liicorruptibilit»-, s. f.
(inalile de ce qui est incorruptible ; inlé-grilé.
— Intégrité, s. f. probité , vertu incorruptible;
(■•qiiile sans tache; vertueux , se , (pii a de la
vertu.
BRAG.VN , éclatant, e, adj. (lui a , (ini jette de
l'éclat.
BRACiUK , braguer , v. a. tourner, diriger d'un
certain côté, en mirant, en ajustant ; bragiier
un limon , un canon, une lunette. — .Ajuster,
\.a. iiiellre en étal d'action, diriger contre,
viser juste, prêt à être lancé; pointer, diri-
ger vers un point.
lîKAGLKF, brailleur, s. m. (pii parle haut, beau-
coup et mal à propos. — Puinleur, s. m. t. mi-
litaire , (pii pointe le canon ; ajusteur, viseur.
BHAHAM , .\baliam (saintj , solitaire en Syrie,
mort il (".onstanlinople vers 159.
BHAIBA.N, rainette grise, s. f. sorte de pomme
grise , tachetei! coinnie la raine. — lîrabaiil ,
s. m. était une grande province des Pays-Bas ,
divisée en Brabant autrichien et Brabant hol-
landais.
RHAIBANSON, brabanc^on , ne , adj. du Brabant.
BHAIDl , brailler, v. n. parler beaucou|), haut et
mal à i)ro|)os; crier; bracher, brasseir, v. a.
et 11. crier de tontes ses forces. — Criailler,
V. n. fam. crier lieaucoup , à plusieurs i'epri.ses
et souvent pour rien ; blali'rer.
BRAIDIHEII, criard , e, adj. et s. (pii crie sou-
vent, se plaint, gronde sans sujet. — Brail-
lard , e, s. et adj. qui parle haut, qui crie,
(lui aime à crier. — Brailleur, se, adj. et s.
(pii braille, (jui ne fait que brailler haut et mal
:i [troitos.
BUAIR , braire , v. u. crier , plaider, .se plaindre
en braillant avec une voix rude, acre, désa-
gréable; pleurer, bondir; s'époumonner. —
Criailler, v. n. fam. crier beaucoup, à jibisieurs
re[)rises et souvent pour rien; rugir, cumei-,
bondir, br'ailler, criailler, plcui-er.
BRAK, bragiieur, s. m. qui mène une vie bur
lesqiie, (pii fait le fanfaron; bragues, ce (lui
sert .1 la vie joyeuse , tout ce qui excite à la
joie. — Fanlas(iue, adj. :2 g. capricieux; bi-
zarre, extraordinaire ; (pii a des fantaisies; ca-
ractère fantasque , inégal tît brusque — Tête
braque, s. f. fou, homme coupable d'un trait
(l(! folie, par vengeance, dépit, etc. — Hurlu-
berlu, adj. et s. m. étourdi, inconsidéré, par-
ler, agir eu hurluberlu , adv. inconsidérément,
brnsiiueinent.
BRAKE , braquer, v. a. Y. hrague. — Braque-
menl, s. m. action de braciuer, ses effets, si-
tuation de ce qui est bra(iué.
BRAKET, braquemarl, s. m. épée courte et large
(|u'on portait le long de la cuisse; sabre, ci-
meterre. — Glaive, s. m. coutelas, épée tran-
chante, expression g(''néri(iue des tranchants.
— Coutelas , s. m. ('pée large et plate, en nu
seul tranchant , espèce de cimeterre. — Cime-
terre , s. m. grand coutelas ou sabre recourbé.
BRAKNE, courir les guilledoux, s. m. pi. aller
la nuit dans les lieux de débauche.
BRAKONE, braconner, v. n. chasser furtivement
sur les terres d'autrui.
BHAKUM, braconnier, s. m. celui qui braconne,
116
BRA
qui tue beaucoup de gibier sans utilité.
BRANDI, l)outiir, v. a. criailler, crier , inugir ,
rugir, beugler, cumer, elc. , etc. — Hurler,
V. a. pousser des hurleuieuts.
BRANDIHEG, hiu'leuient, s. m. cri lugubre et
prolongé, fig. cri violent de douleur, de colère
de l'homnie.
BRÂN-DVIN, eau-de-vie, s. m. boisson distillée,
du grain , de pomme de terre , principalement
du vin. — Genièvre, liqueur spirilueuse qui se
fait avec le seigle, et dans laquelle il n'entre
point de graine dugenévriste.
BRANDVINI, distillateur, s. m. d'eau de vie de
grain, de genièvre, (jui vend de l'eau-de-vie.
BRANDVINRAIE, où se Ibnl les distillations;
branderie, lieu, atelier où l'on fabrique i'eau-
de-vie de grains. — Genièvrerie, s. m. fabricpie
de genièvre; lieu où l'on distribue le genièvre.
BRANG, feuillée, s. f. feuillage, branches cou-
pées; couvertesdefeuillages;branchechitfonne,
inutile. — Ramure, s. f. bois, les branches
d'un arbre. — Arbre branchu , e, adj. qui a
des branches. — Branche, s. f. morceau de
bois qui sort du tronc ou d'une grosse branche,
ce qui en a la forme , brin. — Brindille, s. f.
petite branche menue ou chiffonne, branche à
fruit. — Branchage, s. m. toutes les branches
d'unaibre. — Branche muUicaule , adj. 2 g.
ou tigeuse, à plusieurs tiges. — Moignon, s. m.
reste d'une branche coupée. — Ramée, s. f.
l)ranches coupées avec leurs feuilles vertes. —
Rameau, s. m. petite branche d'arbre , fig. ce
qui y ressemble. — Ravaux. s. m. pi. perches
garnies de branches pour abattre les oiseaux.
BRANGY, percher, v. n. se poser sur une bran
cbe , une perche, se mettre sur un lieu élevé
pour mieux voir et entendre. — Tigeux, s. m.
pi. |)arlie de l'arbre qui se développe en plu-
.sieurs tiges multicaules.
BRANKAR , timon, s. m. pièce d'une voilure qui
dirige l'avant train et des deux de laquelle on
altèle les chevaux; pièce de charronnage , de
bois, ordinairement d'orme, de 10, 12 ou 15
pieds de long, un peu courbé , pour former le
train de voiture à deuv chevaux.
BRANLAN, branlant, e, adj. qui branle, qui
penche plus d'un côté que de l'autre; décote
et d'autre , remuer, pendiller.
BRANLÉ , branler, v.a. agiter, mouvoir, remuer,
faire aller de çà et de là. — Se remuer , v. pers.
s'agiter , se remuer; bouger, se mouvoir de sa
place. — Agiter, v.a. ébranler, secouer, le
vent agite Vil arbre , remuer en divers sens ,
mouvoir. — Mouvoir, v. a. donner du mouve-
ment , une impulsion ; faire changer de place ,
mouvoir un corps , faire aller dun lieu à un
autre.
BRAU , malt, s. m. orge, grain germé pour faire
la bière. — Brèche , s. m. marc de l'orge moulu
pour la bière, grain germé. — Brai, s. m. es-
courgeon, espèce d'orge hâtive d'automne ,
broyé pourfaire de labière. — Bra, s. commune
du canton de Stavelot, arrondissement de Ver
viers, province de Liège.
BRAUDAR , livarde , s. f. corde de différentes
grosseurs , faite d'étoupe ou de résidu de chan-
vre peigné ; V. harik.
BRAUHISS , broussailles, s. f.pl. ronces, épines,
menus bois dans les forêts , etc.
liRAUHI, faire le malt, préparer l'orge gernié
pourfaire labière. — Epervier, s. m. commun
oiseau de proie, est le nom de la femelle , le
mâle se nomme tiercelet ; V. mohct. — Sophis-
tiquer, V. n. mélanger, se dit du négociant qui
mêle diverses sortes de marchandises, princi-
palement le café. — Ruse, s. f. ou boudrée ,
oiseau de proie du genre du faucon , à bec
courbé dès la base, ailes aussi longues que la
queue, noir et brun.
BRAUIE, BRAYE, tillotte, s. f. piège ou lacet
pour les petits oiseaux, espèce de culotte en
lanaière de |)eau ; brayer, cul d'oiseau.
BRAUIELE , brayer, s. m. adapter à un oiseau un
cul ou braie en peau. — Canneter, v. n. mar-
cher comme un canard.
BRAUKISS, sombre, adj. ténébreux, obscur,
ciel couvert de nuage , sombre.
BRAUKLE, habler, v. n. parler beaucoup avec
vanterie et exagération ; mentir. — Outrer, v.a.
exagérer. — Exagérer , v. a. agrandir , louer
oudécrierà l'excès cedont on parle , ampblier,
grossir ou diminuer par les récits. — Blatir ,
V. n. blal(''rer, débiter avec assurance des cho-
ses vaines, des paroles bruyantes et inutiles.
— Déblatérer, v. n. déclamer longtemps et
avec violence contre quelqu'un; brader un récit,
l'amplilier, y ajouter.
BRAUKLECi, hâblerie, s. f. vanterie; exagération;
oslenlalion; mensonge; amplification, discours,
sujet étendu. — Hyjierbole. s. f. t. de rhétori-
que , augmentation ; exagération excessive ,
vérité enllée et grossie. — Gasconnade , s. f.
fanfaronnade ; vanterie outrée. — Jactance , s. f.
vanterie , louange de soi par vanité. — Vanterie,
s. f. vaine louange qu'on se donne et qui marque
la présomption.
BRAUKLEU, amplificateur, s. m. qui amplifie;
exagère. — Abatteur, s. m. qui fait de grandes
choses ou s'en vante. — Charlatan, s. m. nu-
decin hâbleur, imposteur, celui qvû trompe par
(les belles paroles. — Brise-raison, s. m. (jui
parle sans suite. — Debagouleur , s. m. qui parle
indiscrètement. — Exagérateur , s. m. qui
exag.'re , menteur.— Hâbleur, se, s. qui hable,
grand hâbleur. — Gascon , ne , adj. s. fanfaron;
hâbleur. — Jactateur, s. m. qui a de la jactance.
BRAUlvURRElE, hâblerie, V. In-aiikleg'.
BRAUV , culotter, v. a. culotter un enfant, mettre
sa première culotte; braier, mettre un cul,
une braie à un oiseau. — Bayer, s. m. braier
une pierre, une poutre; c'est aussi le cordage
ou braie, qui suspend le câble avec laise de la
grue ou de la chèvre.
BRAUYR, bonne grâce, bonne voglie, adv. de
bonne volonté.
BRAUYETT, brayette, s. f. fente du devant d'un
haut-de chausse. — Braie, s. f. devant de cu-
lotte , baul-de-chausse. — Braguette , s. f.
ouverture ancienne sur le devant des culottes ,
de haut-de-chausses.
BRAVAUD, bravade, s. f. action, parole, manière
par laquelle on brave quelqu'un; feintebravoure.
— Bravacherie, s. f. jactance tVivole. — Brava-
rie, s. f. action de braver quelqu'un, de le
narguer. — Bravage, s. m. fanfaron, faux brave.
— Fanfaronnade , s. f. rodomontade; vanterie,
fausse bravoure. — Jactance , s. f. vanterie ,
louange de soi par vanité. -= Rodomontade ,
BRE
BRE
41T
s. f. fanfaronnade , vanterieen fait Hebravoure.
BRAVE, braver, v. a. atlVoiit«'r, Ix-awrltulunger,
la mort ; nar;;iier, rejjartlor , traiter avec liau
leur, avec morgue ou mépris. — Dilier. v. a.
«lUficjii'un, provoquerai! combat, au jeu, à
boire, faire uu défi, mettre (luelqu'un à pis
faire, le braver. — Inco}j;uer, v. a. délier, bra-
ver avec mépris, quelqu'un, la fortune, etc.
UUaVMAIN , beaueou;i , adv. de quantité , beau-
coup de blé, de temps, en quantité, en grand
nombre; extrêmement. — x^bondaniuKiit, adv.
en ou ave- ai)o!ulance. — Considéraiilement ,
adv. beaucoup , notablement. — Copieusement,
adv. abondamment , beaucoup. — Prodigieu-
sement, adv. excessivement.
BRAW , eau de boudin . s. f. résidu de la cuite de
boudin; s'en aller en eau de boudin, ne pas
réussir, se réduire à rien.
BRAZ.VR , brasure, s. f. endroit ou deux pièces
de métal sont brasées, unies, soudées.
BRAZE , brasse , s. f. mesure de deux bras éten-
dus , S à G pieds.
BR.\ZEG, soudure, s. f. endroit soudé dune pièce
de métal, etc.
BRAZEIN , brassin , s. m. résidu du malt , de la
cuve de brasseur , ce qui reste de substance,
le résidu.
BRAZI, braser, v. a. t. de serrurier, souder,
réunir deux ou plusieurs morceaux de fer au
moyen de la soudure. — River, v. a. abattre et
aplanir la pointe d'un clou sur l'autre côté de la
chose qu'il perce.
BRAZIHEG, brasure, soudure, rivure d'un ou-
vrage en fer , cuivre , zinc , ferblanc , etc.
BRÉBAUI) , lambeau , s. m. morceau , pièce d'une
élolTe ou de chair déchirée. — Haillon, s. m.
guenillon , vieux lambeaux de toiles , etc. —
Guenille , s. f. haillon, chiObn, vieilles bardes;
choses de peu de valeur , tout en guenille ,
couvert de haillons, à la billebande. — ivrogne,
adj. se dit d'une personne sujette à l'ivrognerie,
qui boit avec excès et souvent des liqueurs
spiriiueuses.
BREF , brève , s. f. syllabe prononcée rapidement;
court , lig. esprit borné , bref.
BREG, brèche, s. f. ouverture faite à un mur, à
une haie, une clôture, libre passage, finir
d'une affaire, couper brèche. — Ouverture, s.f.
fente, trou, espace vide dans ce qui est contigu.
BRlMliOLE, brimbole, s. f. levier d'une pompe
ou brinquebole.
BREL, appétis, s. m. petit oignon. — Ciboulette,
s. f. cive , civette , très-petite plante bulbeuse ,
vivace et originaire de Sibérie, elle a une va-
riété de Portugal.
BREMM , brème , s. f. poisson d'eau douce , large
et plat du f<enre du siprin.
BRESLET, bracelet, s. m. bijou que l'on porte
au bras ; ce qui couvre, garantit le bras; son
origine se perd dans les temps les plus reculés.
— (iimblellè , s. f. petite pàlisscrii; dure et
sèche en anneau séparé.
BRESS, bras, s. m. men)bre du corps humain
qui tient à l'épaule, ce qui en a la forme;
t. d'anat. partie du bras , de l'épaule au coude,
le reste prend le nom d'avant bras. — Bras de
chèvre, que porte le treuil ou le câble; bras
de scie , que porte la feuille de la scie , de
civière , de brouette , de jumelle de la presse ,
de poupée, etc.; appui du bras au fauteuil ;
canal ou division d'une rivière.
BUESSAI, roue à camés, s. f. garnie dans sa
circonférence de dents o\i camées , ce t|ui im-
prime le mouvement continu de va et-xient.
BRESSAIE . brassée , s. f. conleim entre les deux
bras. — Fassicule, s.f. ce <pie l'on peu', porter
d'herbes sous le bras; petit faisceau , jniignoe
d'herbes , de plantes, etc. — Brassin, s. m.
cuve de brasseur , son contenu , quaniité de
bière , de savons faits à la fois.
BRESSE , brasser, v. a. remuer , mêler les ingré-
dients pour faire la bière.
BUESSENN, brasserie, s. f. lieu où l'un fait la
bière. — Entonnerie , s. T. endroit où sont les
tonneaux, sous la cuve, t. de brasseurs.
Bl'iESSEU , brasseur, se , s. qui brasse , l'ail bras-
ser la bière et la vend en gros.
B'àET, limon, s. m. pièce de bois du devant
d'une voiture, l'un des deux bras de la limonière
d'une charrette. — Timon, s. m. pièce d'une
voiture qui dirige l'avant train, et des deux
côtés de laquelle on atlèle les chevaux.
BRETAILLÊ, brctailler, v. n. fréquenter les
salles d'armes, tirer souvent l'épée.
BRETEU, brelteur, s. m. ferrailleur, ciui aime
à se battre, et qui porte une épée, nue grosse
canne. — Bretailleur, s. m. qui ferraille, qui
bretaille. — Alindeur , s. m. brelteur. — Fer-
railleur, s. m. honnne qui aime à se battre. —
Fanfaron , ne, adj. celui cpii fait le brave sans
l'être, qui se vante trop de sa bravoure, de
son talent, etc. ; faux brave, qui fait du bruit.
— Spadassin, s. m. brelteur. ferrailleur, (jue-
relleur, qui menace el provoque sans raison.
— Alibrius, s. m. glorieux, arrogant, fanfaron,
faux brave, qui se vante pour se faire craindre.
Coque-plumet, s. f. fier à bras, qui a des plu-
mes au chapeau. — Fier à bras, s. m. fanfaron
(lui fait le brave, le furieux, pour se faire
craindre.
BREUZE, brosse, s. f. planche, planchette gar-
nie de petits faisceaux de soies do sangliers, de
cochons, de crins. — Demoiselle, s.f. brosse
avec laquelle les épingliers étendent le vermil-
lion sur les marques pour imprimer le nom du
fabricant. — Uoussoir, s. m. balais faits de
longues soies, de plumes d'ailes d'oi.seaux ,
pour housser les meubles, tapisseries et mar-
chandises; époussetloir. — Epousseltes, s. f.
brosses de soies fortes, à clair-voie, pour
epousseller le draps, etc.— Kpousselloir, s. m.
pinceau très-doux pour nelloyer le diamant;
petit balai de plume pour secouer la pou.ssière.
BREUZETl, brosser, v. a. lV(.lter, nelloyer avec
une brosse, coucher la laine sur les draps, eu
faire .sortir la poussière. — Tuiler , v. a. polir ,
lustrer les draps avec la tuile. — Epousselter ,
V. a. vergetler, nettoyer avec des epousseltes;
secouer, ôter la poussière , fig. battre.
BREYAU, criard, e, adj. qui crie souvent, se
plaint , gronde sans sujet; son aigu, élevé. —
Claque-dent, s. m. braillard, qui ne -sail ce
qu'il dit, (pii parle avec jactance cl fausseté.
— (Mieulard, s. m. fort en gueule, braillard ,
insolent , grossier, (|ui n'a ([uela gueule bonne,
fait des menaces, des fanfaronnades.— Enfou-
118
BRI
BRI
ceur de portes ouvertes , faux brave , homme
vain, qui se Halle d'une action facile comme
d'une prouesse. — Alarmiste, s. m. qui répand
de mauvaises nouvelles. — Heurleur, s. m.
celui qui hurle. — Brailleur, s. m. qui ne fait
que brailler, criailler. — Braillard, s. ni. qui
crie mal à-propos. — Réveilleur , s. m. qui ré-
veille les autres, crieur; corneur, qui réveille
les ouvriers de fabrique. — Mouche de coche,
s. f. personne qui s'agite bruyamment, sans
être utile, babillard, vantard. — Acclamateur,
s. m. qui fait des acclamations, des approba-
tions à haute voix. — Abojeurde places , crieur
public au spectacle ; fig. médisant , satirique ;
avide, braillard.
BREYEG, criaillerie, s. m. crierie répétée. —
Braiment , s. m. braire, cri des ânes. — Brail-
lement, s. m. cri fatigant, manière de parler
des braillards. — Crierie, s. f. bruit fait en
criant, contestant, se plaignant, réprimandant,
grondant. — Clabauderie, s. f. criaillerie im-
portune et sans sujet.
BREYON, débris de viandes, s. m. bribes aux
débris de viandes.
BRIAK, margouillis, gâchis, marre d'eau bour-
beuse qui ressemble à de la bouillie.
BRIB , aumône , s. f. ce qu'on donne aux pauvres
par charité. — Aumônee, s. f. pain donné aux
pauvres. — Bribe, s. f. gros morceau de mou,
restes des repas.
BRIBÉ, mendier, v. a. demander l'aumône,
mendier sa vie , son pain; iig. rechercher avec
empressement et bassesse. — Gueuser, v. a.
mendier; demander sa vie; faire métier de
mendiant; vivre des bribes ou quêter des bribes.
— Trucher, v. n. mendier par fainéantise.
BRIBEU, mendiant, e, s. qui mendie, qui est
dans un état d'indigence avec nécessité de
mendier. — Miquelot, s. m. pèlerin qui mendie.
— Hypocrite, truand, e, s. vagabond , men-
diant , vaurien. — Gueux, se, adj. s. indigent
nécessiteux, mendiant, vagahond. — Besacier,
s. m. qui porte la besace de mendiant. — Caris-
tade , s. f. aumône.
BRIBRAIE , mendicité, s. f. état de mendiant.
BRIBRESS , mendiante, s. f. qui mendie. —
Pauvresse, s. f. pauvre femme qui mendie.
BRID , bride, partie du harnais d'un cheval. —
Bride, s. f. lien de fer qui empêche une pièce
de bois de se fendre; bouts, arrêts pour main-
tenir, pour empêcher de fendre. — Cavesson,
s. m. bcol à têtière etmusserol, hérissé de
petites pointes; fer que Ion place sur le nez
des chevaux pour les dompter. — Bridon , s. m.
petite bride sans branches ; petit mors brisé. —
Licol ou licau, s. m. lien autour du cheval. —
Têtière, s. f. partie delà bride. — Rêne, s. f.
courroie de la bride d'un cheval. — Sangle ,
bande qui sert à conduire un ou des chevaux.
BRIDE, brider, v. a. mettre la bride à un che-
val, etc.; ceindre, ber, arrêter, attacher ,
serrerétroitement; tenir en sujétion.— Etreinte,
s. f. serrement, action d'étreindre.
BRIDON , buade , s. f. bride à longue branche
droite , espèce de licol.
BRIGAD (à), brigade , s. f. troupe de soldats sous
la direction d'un général de brigade ou maré-
chal de camp.
BRIGADI , brigadier, s. m. chef d'une brigade.
BRIGAN, brigand, s. m. voleur sur les grands
chemins; exécuteur concussionnaire. — Bri-
gandeau, s. m. petit voleur, praticien fripon.
— Voleur, se, s. fripon; qui vole , qui a volé,
en général celui qui , par force , s'empare du
bien d'autrui.
BRIGNON, brugnon, s. f. espèce de pèche qui
ne quitte point le noyau.
BRIGOSS, graillon, s. m. les restes ramassés d'un
repas. — Rogaton, s. m. mets réchauffés,
composés de restes de table.
BRIGUÉ, briller, v. a. avoir de l'éclat; reluire.
— Se brillanter , v. pers. se donner de l'éclat ,
faire l'important. — Brillotter, v. n. poursuivre
par brigue pour obtenir , rechercher avec ar-
deur.
BRIH (i), gourme, s. f. suppuration des naseaux
des jeunes poulains, leurs premières maladies.
— Bizarrerie, s. m. caprice, humeur, action
bizaire, singularité excessive hors d'usage. —
Boutade , s. f. caprice d'humeur. — Mercuriale,
s. f. effraction , prix des grains aux marchés ,
valeur du muid dépeautre en argent , dont il
se règle tous les ans.
BRIHl , jelersa gourme , faire les premières folies
de jeunesse.
BRIK, brique, s. f. terre argileuse, rougeàtre ,
moulée et cuite ou séchée , ce qui en a la forme;
son usage remonte à l'antiquité la plus reculée;
l'Ecriture-Sainte nous apprend que la ville de
Babylone fut construite avec des briques. —
Brique-boulisse , adj. briques placées à plat
dans un mur, la largeur de face. — Briquette ,
s. f. petite brique. — Chantignole, s. f. brique
choisie, bien cuite, pour les âtres des fourneaux
et les ouvrages exposés aux intempéries; bri-
ques fort cuites. — Réfractaire, brique d'une
argile pure et exempte de chaux, de potasse ,
de sulfure de fer.
BRIK-BROK, bric-à-brac, s. m. acheter une mul-
titude d'objets de hasard. — Etourdiment ,
adv. par étourderie , sans examen , sans con-
seil, sans réflexion.
BRIKET, bribe, s. m. gros morceau de pain. —
Brife, s. m. gros morceau de pain ou de viande.
— Tartine, s. f. tranche de pain recouverte
par quelque aliment plus délicat , de confiture,
beurre , fromage. — Beurrée , s. f. morceau de
pain recouvert de beurre.
BRIKTË, maçonner à la brique — Briqueter ,
v. a. peindre en brique , imiter la brique.
BRIKTEG, briquelage, s. m. ouvrage de brique;
brique imitée.
BRIKTEU, briqueteur, s. m. principal ouvrier
briquetier, tuilier.
BRIKTI, briquetier, s. m. qui fait ou vend la bri-
que. — Tuilier, s. m. qui fait et vend les tuiles.
BRIKTIRAIE, briqueterie, s. f. lieu où se font
les briques. — Tuilerie , s. f. lieu où se font
les tuiles , les carreaux.
BRILLANMAIN, brillamment, adv. d'une manière
brillante.
BRIOSS, brioche, s. f. sorte de gâteau de fleur
de farine, beurre et d'œufs; popul. maladresse,
gaucherie ; faire des brioches. — Vaurien , s. f.
fainéant , libertin , vicieux , qui ne veut rien
faire , rien valoir.
BRO
BRO
119
BRIOSSÉ, gargoler, v. n. hanter les gargottes.
— Fainéanter , v. n. être fainéant, ne vouloir
rien faire p:ir paresse.
BRISLÉ, courir dans les niargouilUs, dans la
boue, patauger dans... se couvrir de croUe ,
d'ordure , se salir , se souiller.
BRIZE-FEU , brise feu, s. m. espèce d'écran ou-
vragé, encadré, meuble pour le devant des
foyers; qui garantit de la chaleur du feu. —
Ecran, s. m. sorte lie meuble; toile, carton, etc.,
pour garantir de l'ardeur du feu.
BRIZEG, bris, s. m. fracture, ruptured'un scellé,
d'une porte, d'une prison. — EtlVaction, s. f.
fracture faite par un voleur pour dérober.
BRIZE-TO , évaporé, e, adj. trop dissipé, étourdi.
— Endiablé, c, adj. s. enragé, furieux, Irès-
méchanten son genre; brise-tout.
BRIZEU, briseur, s. ni. qui brise, qui rompt.
BR1ZE-V.\1.\, brise-vent, s. m. clôture pour ga
rantir les arbres, etc., du vent. — .\bat-venl ,
sorte de (oit en saillie qui garantit du vent.
BRIZOÏR, brisoir, s. m. instrument pour briser
le chanvre, le lin, la bourre, la laine.
BROCHEG , ébauche , s. f. esquisse , ouvrage
grossièrement commencé, où les parties prin-
cipales sont indicjuées.
BRODE, bouder, v. a. n. faire la mine par humeur,
caprice, rancune ou mécontentement. —
Brouille, s. f. brouillerie, faire la moue, bouder.
BRODEG, bouderie, s. f. action de bouder; mau
vaise mine ; <'>ial de celui qui boude; fâcherie ,
humeur apparente. — Bisbille, s. f. petite
querelle, dissension sur des futilités. — Brouil-
lerie, s. f. mésintelligence, dissension. — Ran-
cœur, s. m. haine, rancune, ressentiment,
dépit concentré, mêlé de tendresse. — Désac-
cord, s. m. désunion des esprits, des senti-
ments; désunion, mésiutelbgence ; inimitié
passagère; fâcherie.
BRODE t , boudeur , se , adj. qui boude. — Bou-
tadeux, euse, adj. capricieux, qui a l'esprit vif,
inquiet, chagrin, fantasque. — Rancunier, ère,
adj. et s. qui a de la rancune; qui y est porté.
BROG, broche, s. f. verge de fer pointue pour
embrocher. — Clavette, s. f. morceau de fer
plat qui sert de fermeture à diÛerentes machi-
nes et instruments. — Goupille, s. f. cheville de
métal un peu en pointe. — Hatelet, s. m. petite
broche; brochetted'argentpourrôtirdes mets.
BROGCHET , brochet , s. m. poisson d'eau douce.
Brocheton , petit brochet.
BROGCHETT, brochette, s. f. petite broche. —
Fiche, petite spatule; gamme d'un carillon.
BROGGHY , brocher, v. a. passer des his de cùté
et d'autre , à une pièce ; ébaucher un ouvrage.
BROYE (ic), broyé, s. f. instrument pour broyer.
BROK, broche, s. f. verge de fer pointue pour
embrocher, ce qui en a la forme, tige sail-
lante, etc., outil, cheville, fer délié. — Broches,
s. f. défenses du sanglier. — Soie , s. f. partie
d'un outil qui entre dans le manche; soie d'un
couteau. — Broque ou broquedent, s. f. dent
courbée.
BROKAL , allumette , s. f. petit brin de bois , de
chanvre . d'ortie, soufré par les bouts. — Allu-
mettes chimiques , phosphoriques, adj. 2 g.
chargées de phosphores.
BROKâLI, allumettier, s. m. fabricant, marchand
d'allumettes. — AUumière, s. f. boîte aux
allumettes; lieu où ou les fabrique. — Semote,
s. f. nouvelle pousse des choux ctêtés. — Ci-
mette ou mieux chimeltes, s. f. choux de
Bruxelles; rejetons des choux. — Brocoli, s. m.
sorte de chou d'Italie; rejeton de chou, nou-
velle tige de chou.
BROKANTÉ, brocanter, v. a. acheltîr, vendre ,
troquer ; vendre il la foire, ii la brocante. —
Brocanteur, s. m. qui vend, achète. tro(iue, etc.
BROKETT, brochette, s. f. ]jetite bioclie pour
assujéiir; chevillette dt; bois. — Cheville, s. f.
morceau long et pointu del'eroude bois.
BROKEU. fusil, s. m. morceau d'acier ou verge
arrondie, pour rendre le tranchant aux cou-
teaux, tranchels, etc. — Renetle, s. f. instru-
ment de maréchal- ferrant pour sillonner l'ongle
du sabot du cheval. — Broclie, s. f. outil de
fer pointu pour faire des trous.
BliOKl, sauter sur, v. n. s'élancer sur. franchir,
s'élever; omettre en parlant ou en transcrivant;
sauter, s'élever de terre avec elVort , s'élancer
d'un lieu il un autre, faire des sauts, parvenir
d'une chose ii une autre.
BROKTÉ, brocheter, v.a. mettre des brochettes
il la viande, passer outre, au-delii, devancer
(liieliiu'uii. — Supplanter, v. a. surpa.sser ,
trioiii|iher, surmonter, vaincre, devancer,
précéder, feindre d'être plus important, etc.
— Tàtilloiiuer , v. n. entrer mal ;i-propos , inu
tilement, dans toutes sortes de petits détails ,
dans une conversation. — Tâtonner, v. a. cher-
cher dans l'obscurité, en tàtanl. — Surpasser,
v. a. excéder, être plus élevé, plus grand, plus
considérable, plus important ; lig. vouloir être
au-dessus de (juclqu'un.
BRON, brun, e, adj. tirant sur le noir. s. m.
couleur brune. — Personne brune , adv. à la
chute du jour. — Moricaud , e , adj. et s. brun,
qui a le teint brun, noirâtre , sombre, obscur.
— Tanné . e , adj. de couleur à peu près sem-
blable il celle du tan. — Ocreux , se, adj.
couleur d'ocre.
BRONCHEG, poltronnerie, s. f. lâcheté; manque
décourage. — Couardise, s. f. poltronnerie,
lâcheté, timidité.— Pusillanimité, s. f. manque
de courage, timidité excessive; faiblesse de
cœur et d'esprit, dispositions habituelles à la
peur.
BRONCHEU, couard, e, adj. poltron , lâche,
sans courage. —Pusillanime, adj. 2g. trop
timide, sans courage, sans énergie; qui a
l'âme faible.
BRONCHl, poltroniser, v. n. se conduire en
|)oltron.
BRONDi , bousiller, v. a. travailler mal, gâter ,
construire avec du bousillage, gâter .son ou-
vrage; farfouiller, chillonneren brouillant. —
Rapsoder, v. a. raccommoder mal et sans soin,
gâter; faire une chose vite et mal; gâcher un
ouvrage.
BRONDIEG, ouvrage sabrenaiidé, adj. et s. mal
fait. — Gâcher, v. a. travailler mal. — Bousil-
lage, ouvrage mal fait. — Camelotte , s. f.
mauvais ou petit ouvrage; mauvaises marchan-
dises de peu de valeur.
BRONDIEU , sabrenaudier, s. m. ouvrier qui tra-
vaille mal. — Sabrenas, s. m. artisan qui ira-
120
BRO
BRO
vaille grossièrement , qui sabrenaude un
ouvrage. — Bousillenr, se, adj. celui qui tra-
vaille mal; marchand qui vend à vil prix; celui
qui gale tout ce qu'il fait. — Gâcheur., s. m.
celuï qui gâte un ouvrage , tout ce qu'il fait ;
ouvrier qui gâche.
BRO^DION, galimatias, s. m. discours confus ,
inintelligible, qni ne signifie rien, quoiqu'il
semble dire quelque chose; quiproquo. —
Labyrinthe, s. m. grand embarras, complica-
tion d'affaires embrouillées. — Imbrouille ,
s. m. embrouillement, confusion, imbroglio,
complication d'intrigues. — Embrouillement,
s. m. embarras, confusion; embrouillement
d'affaire, d'esprit; dédale inextricable, laby-
rinthe, embarras.
BRONFl, friander, v. n. manger des friandises ,
des bons morceaux, sucrerie , pâtisserie, etc.;
briier.
BROrvLÏ, envassement, s. m. amas de vases,
de boues , dans , sur , etc. — Bauge , s. f. lieu
fangeux, fréquente-. — Boue , s. f. fange des
rues . des chemins.— Bourbier , s. m. lieu creux
plein de bourbe; bourbeux. — Bourbe, s. f.
boue, fange de la campagne, fond des eaux
croupissantes; peu épaissi; terre molle. —
Crotte, s. f. boue des rues, des chemins. —
Fange, s. f. boue, bourbe. — Patrouillis , s. m.
patrouillage, bourbier. — Limon, s. m. boue ,
bourbe ; terre détrempée. — Mare , s. f. amas
d'eau dormante, bourbeuse. — Souille, s. m.
lieu bourbeux. — Vase , s. f. bourbe an fond de
l'eau; limon.
BRON.N , brunâtre, adj. !2g. tirant sur le brun.
V. hrann.
BROivN TERRE, terre d'ombre, s. f. terre brune
pour ombrer, couleur obscure. --Terre brune,
rouge, s. m. ocre ferrugineux qui sert â la
peinture.
BRONSE, bronze, s. m. mélange de cuivre,
d'étain et de zinc ; enivre rouge de médailles ,
fig. de bronze; couleur de bronze.
BRÔNSË , bronzer, v. a. peindre en bronze,
teinte en noir pour le deuil , donner une teinte
bleu-violet à l'acier, au fer, en les passant au
feu.
BRONSEG , se bronzer , v. pers. devenir dur
comme le bronze ou en prendre la couleur.
BROSDAR, brodures en général. — OEil de per-
drix , s. m. genre de broderie, grain d'une es-
pèce de linge de table.
BROSDE , broder , v. a. tracer des figures à
l'aiguiUe , embellir un récit, l'amplifier, coudre
autour , border, broder au plumetis. -Brouter,
V. a. manger les végétaux , rompre le bout des
branches par les bestiaux , quand ils se trou-
vent à leur portée.
BROSDEG, broderie, s. f. fig. tracée avec lai-
guille sur une étoffe, ornements pourendjellir;
l'invention de la broderie remonte à une Irès-
hante antiquité, elle est attribuée auxPhrygiens;
Moïse parle d'ouvrages en broderie. — Chaî-
nette , s. f. sorte de broderie dont le liserage
se fait à l'aiguille. — Plumet, s. m. broderie à
la main.
BROSDEU , brodeur, se , adj. celui ou celle qui
brode, fait des ouvrages en broderie. — Ampli-
ficateur, s. m. extension dans ses discours.—
Barbarigaire , s. m. brodeur en tapisserie , qui
brode des figures , qui emploie du fil d'or et de
la soie.
BROSDIRAIE, broderie, s. f. ouvrages, orne-^
ments brodés ; circonstances ajoutées au dis
cours, au chant. — Chicorée , s. f. sorte d'ap-
plicî^lion en broderie ; genre d'ornement pour
la décoration des appartements.
BROSI, brossier, s. m. qui fait ou vend des
brosses ; vergetier, qui fait ou vend des ver-
getles.
BROL, curares, s. f. pi. ordures d'un égout, d'une
mare, d'un canal qui a été curé. V. bronli.
OROUAG , papin, s. m. vase noire, sédiment
boueux qui se forme dans les fanges, les houil-
lères , les excavations; souille, lieu bourbeux.
BROUËTÉ , beuvaillev ou beuvasser , v. a. boire
avec excès, boire sans discontinuer.
BROUHAGN , bréhaigne . s. f. femelle stérile. —
Braime , s. f. femme stérile.
BROUHENN , assiduité, s. f. exactitude de celui
qui est assidu à une habitude contractée; cou-
tume; briunequi tombe.
BROCHEUR, brouillard, s. m. vapeur épaisse
dans l'air qui ob.scurcit. — Brume, s. f. brouil-
lard épais sur mer. — Brouée, s. f. bruine,
brouillard, pluie passagère. — • Bruine, s. f.
petite pluie froide très-fine qui tombe lente
ment , brouillard réduit en pluie. — Vapeur,
s. f. espèce de fumée qui s'élève des choses
humides; liquide dilaté par le feu. — Serein ,
s. m. vapeur froide et maligne qui se répand
dans l'atmosphère vers le soir; émanation,
exhalaison.
BROUHINÉ , bruiner , v. imp. se dit de la bruine
qui tombe; brouillasser, se dit du brouillard
qui s'épaissit, qui commence à se dissoudre.
BROUHISS, broussailles, s. f. pi. ronces, épines,
menus bois. — Ramassis, s. m. chose ramas-
sée sans choix , de menues branches.
BROUfL , rixe, s. f. querelle entre deux ou plu-
sieurs personnes avec injures, menaces, coups.
— Discussion, s. f. contestation, dispute. —
Débat, s. m. contestation, différend. — Dis-
pute, s. f. d bat, contestation, querelle. —
Démêlé, s. m. querelle, dispute; contestation,
brouillerie ; imbrouille , imbroglio , confusion.
— Querelle, s. f. contestation, démêlé, dis-
pute avec aigreur, animosité; querelle d'alle-
mand, sans sujet. — Astine, s. f. sotte que-
relle. — Brouillerie , s. f. querelle, dissension
passagère, dispute, bévue. — Brouille, s. f.
querelle, brouillerie. — Castille , s. f. débat ,
démêlé, différend peu important; fam. petite
querelle , altercation entre amis.
BROUILLAR, s. m. espèce de boisson faite avec
du punch, sucre et eau. — Brouillard , s. m.
brume, brouée , brume, etc. V. brouhcur. —
Nielle, s. f. brouillard qui gâte le blé.
BROUILLE, désunir, v. a. rompre l'union, la
bonne intelligence entre les personnes; brouil-
ler, pêle-mêle, confusément; brouiller les
cartes, causer du troid)le , des divisions entre
quelqu'un.
BROUILLI, drayure, s. f. morceau de cuir tanné,
enlevé du cuir avec le drayoire. — Ramassis .
s. m. de rognures de cuir, de peau dans les
ateliers des cordonniers, des corroyeurs. —
BRO
BRO
m
Rafifes, s. f. pi. rognures des peaux , surtout de
mouton . pour faire de la colle.
BROUILLON, inëuiorial , s. m. livre, journal qui
présente , jour par jour , la série des opéra-
tions par ordre de date et sous une forme par-
ticulière. — Tumultueux, se, adj. plein de
luniulle, de trouble; brouillon. einf)orl(', sé-
ditieux. — Ca'oquis.s. m. escpiisse croquée, faite
à la hà'e, d'inspiration, faire un ou le croijuis
d'un objet; pluuielis. brouillon d'une écriture
plumalive ; livre brouillard. - Trouble fête.
h. m. importun i(ui vient troubler l.i joie d'une
compagnie. --- Mélange, s. m. résultat declio
ses mêlées ensemble; mélange! confus . dillicile
H démêler; brouillerie. -- Kmbrouillentenl ,
s. ni. embarras, confusion. -- Embrouilleur,
s. m. qui embrouille, embarrasse; brouiller
une afl'aire. -- Journal, s. m. note de ce (jui
arrive, est arrivé chaque jour, archives des
bagatelles. — Lsquisse, s. f. ébauche; pre-
mier crayon d'un ouvrage d'art , premier mo-
dèle. -" Dissenlieux, se, adj. qui engendre des
dissensions, des dissentiments, des discordes,
des querellea.
BROUKESS, ténébreux, se, adj. sombre, obs-
cur, plein de ténèbres , qui s'y plaît, couleur
brune, noire, figure sombre. — Terne, adj.
'2 c. qui n'a pas l'éclat qu'il doit avoir, quia
peu d'éclat , readiruni , sombre . morne. ---
Obstur, adj. sombre, ténébreux, qui n'est
pas bien éclairé , qui n'est pas bien clair; as-
sombri.
BROULAN , brûlant, e, adj. qui brûle; (îg. vif.
animé; désir, âme, zèle brillant. —- Caustique,
adj. 2 g. corrosif, brûlant; remède, herbe
caustique. --- Mordant, s. m. préparations qui
brûlent les chairs inutiles; sel alcali. — Sep-
tique, adj. 2 g. qui fait pourrir les chairs. — -
Corrosif, ve ,"adj et s. m. qui ronge, qui cor-
rode la superficie.
BROULAR, brûlure, s. f. action du feu sur un
corps animal, suivie de décomposition; sa
trace, sa marche. — Échaudure , s. f. impres-
sion que fait l'eau bouillante sur la peau.
BROULÉ , cautériser, v. a. brûler comme font les
caustiques pour appliquer un cautère ; brûler
les chairs avec un cautère. - Brûler, v. a.
consumer par le feu , faire de feu d'une chose,
échauller vivement, donner de l'amour, être
chaud. Ires-passionné. -- Huvir,v. a. et n.
dessécher la viande à grand feu sans qu'elle
cuise en dedans ; rôtir . griller , flamber. - • In-
cendier , V. a. brûler , consumer par le feu ; se
dit d'un grand embrasement. - - Consumer,
V. a. détruire par le feu. - Incinérer, v. a.
réduire en cendres. - - Carboniser , v. a. ré-
duire un combustible en charbon. - - Brûlé,
adj. trop cuit; qui a l'odeur du brûlé. - -
Bi'ouir, V. d. se dit du soleil qui brûle les
fruits, les blés attendris par une gelée blanche.
— Cinélîer, v. a. réduire en cendres.
BROULFG, brùlement, s. m. action de brûler.
— Embrasement, s. m. incendie éiendii et
violent, combustion. — Chaulfure , s.f. delaul
du fer, de l'acier trop chauftë (lui s'écaille,
t. de forgeron. — Caulérisuliou , s. f. action
de laire un cautère, de brûler les chairs;
l'effet du cautère. -~ Combusli(ui , s. f. action
de brûler entièrement ; entière décomposition
par le feu. --- Incinération, s. f. action de ré-
duire en cendres. - Érosion, s.f. action de
l'acide qui ronge. - Torréfaction . s. f. action
de torn'fier, rôtir. - - Ustinn . s. f. t. de chir.,
action de brûler avec le raulèr<>; t. de chim ,
eakiiialion , ciuiibuslion. -- l'stulation , s. f.
action de faire griller. - Brûlerie, s. f. sup-
lilice du feu. - - l'hlogose, s. f. inllammation
interne ou externe; ardeur, chaleur contre
nature . sans tumeur.
BROULKII. brûleur, s. m. celui (jui brûle quel-
que chose. - Incendiaire, adj. et s. ^ g. au-
teur vf)lonlaire d'un incendie.
BROl'LMAIN , chaleur , s. f. chaleur étouffante ,
insupportable, épo(|ue la plus chaude de l'an-
l'é": véhémence, désir ardent.
BHOl'LO. brûlot, s. m. navire plein de matières
iullainmables |iour incendier les vaisssaux.
BliOUSINÉ, faire la mine, s. f. témoigner du mé
contentement, contenance, air pris avec in-
tention, faire grise mine, mauvais accueil.
V. livodd.
BROl'NVET, lavasse, s. f. bouillon , vin , tisane ,
sauce, genièvre , etc. où l'on a mis trop d'eau.
- Bouillon , s. m. eau d'innisioii , bain , eau ,
liqueur , bain de teinturier. - Potion , s. f. re-
mède, liquide qu'on boit ; boisson , breuvage;
potion empoisonnée. — Liquides, s. m. pi.
aliments liquides. - Pressurage, s. m. iiroduit
liquide d'un pressoir, d'un objet j)ressur<'' , vin
tiré du marc. — Véhicule, s. m. le vin, le
bouillon, les infusions sont les véhicules des
poudres, des pilules; liciueur pour faire pren-
dre la couleur. — Tisane , s. f. eau , infusion de
réglisse, de guimauve, de plantes, des graines,
des feuilles, "etc., débilite l'estomac. --- Déco -
tion . s. f. bouillon . décoction de plantes , de
drogues, leurs cuissons. - - Décocturn, pro-
duit de la décoction. --- Guignolet, s. m. li-
queur faite avec des guignes. — Etlelier, s. m.
liqueur tirée du houblon trempé.
IlBOUWET(à), à vau l'eau, adv. au cours de
l'eau.
BROUWI, bruyère, s. f. petit arbuste qui cnu'l
dans les terres incultes et stériles. — - Brac,
s. m. bruyère à balais.
BHOUWTE, lessiver, v. a. mettre à la lessive,
essanger avec un liquide; tapoter avec la main
dans l'eau. - Boire, v. a. aboudammeiil de
toutes sortes de liquides, nolammeiit les spi-
ritueux , du café , etc; ivroguer. - Ebrouer,
T. a. t. de teinturier , laver, passer dans l'eau.
BROY, broyer, v. a. réduire eu poudre; casser
menu, briser avec la ma(|ue. broyer des cou-
leurs. -- Triturer, v. a. réduire ••n pdiidre, en
petiti' partie. Pulvériser, v. a. réduire en
poudre; piler, atténuer, briser, réduire, etc.
BROYEti, égrugeure, s.f. parlieséparée eiiégru-
geant, pierre, sel, etc. éprugé. - Broicmciil,
s. ni. action de broyer. r<'du(;lioii en poudn'.
- Concasser, v. a. briser et rcduirr en jietits
morceaux. - - Concassation , s. f. reductinn eu
pulpe par le broiement . action de concasser,
de triturer. — Mastication , s. \. action de mâ-
cher les aliments.
BROYEU , brovon , s. m. instrument qui sert à
broyer. - - Malotte, s. f. morceau de marbre en
422
BRU
BUR
cône pour broyer. — Broyeur, s. m. celui qui
broie la couleur, le chanvre , etc. , etc.
BRU , bruit , s. m. son ou assemblage de sens en
général; fig. nouvelle, éclat que font certaines
choses dans le inonde, réputation, renom,
querelle, démêlé, sédition, murmure, grand
tapage. — Tintamarre, s. m. bruit éclatant
avec confusion et désordre ; tapagimini , bruit
joyeux dans une assemblée. — Brut, e, adj. qui
n'est pas poli ou achevé; âpre et raboteux,
produit brut sans déduction de frais , l'opposé
à net; avec l'emballage, avec l'enveloppe.
V. déchet, tare; brut, en général tout ce qui
n'a pas encore été mis en œuvre; pierre, bois,etc .
— Grabuge , s. m. désordre , trouble, vacarme,
noise, querelle de bal , différend. -Susurre,
s. m. bruit et sourd et plaintif, murmure doux
qui ne menace pas. — Gargouillis, s. m. bruit
de l'eau qui tombe d'une gargouille.
BRUD ('»c/j, mariage, jeu de carte, le mariage
ou analogue au mariage.
BRUNIHEU , polichinelle, s. f. espèce de fourgon
coudé et plat par le bout, en forme de tuyau ,
emmanché de bois ; outil de fondeur en cuivre.
— - Brunisseur, se, s. qui brunit la vaisselle ,
l'argent.
BRUSKÉ , brusquer , v. a. offenser par des paro-
les rudes.
BRUSKENN , gasline , s. f. désert , solitude , terre
stérile et inculte. V. bairih.
BRUSKREIE , brusquerie, s. f. caractère d'une
action , d'un homme brusque ; action de brus-
quer, insulte.
BRUSKUMAIN, brusquement, adv. d'une manière
brusque. — Brutalement, adv. avec brutalité ,
férocité, grossièreté, parler, traiter brusque-
ment. -• Inopinément, adv. arriver inopiné-
ment, d'une manière imprévue. — Inatten-
duement , à quoi on ne s'attendait pas.
BRUSS , brusque, adj. 2 g. vif, rude et prompt;
personne , humeur , manière , ton brusque ;
incivil. -- Cacou, s. m. avare, insouciable,
homme qui vit obscurément , mesquinement ,
et ne voit personne. - Insociable, adj. 2g.
fâcheux, incommode, avec qui l'on ne peut
vivre. — Rustre, adj. 2g. et s. m. air, mine
rustre, fort rustique, paysan grossier; quia
de la rudesse dans le langage , le ton.
BRUTAL, saturnien, ne, adj. taciturne, sombre,
mélancolique, l'opposé de jovial. — Taciturne,
adj. 2 g. qui parle peu; sombre, rêveur, mé-
lancolique , brutal , rustre , brute. — Cerbère ,
s. m. fig. portier brutal , grossier, intraitable.
BRUTALITÉ, algarade, s. f. sortie brusque;
insulte brusque avec bravade et bruit; mépris.
BRUTALiZÉ, rechigner, v. n. gronder, être de
mauvaise humeur , témoigner du dégoût , de la
répugnance, du chagrin par l'air du visage. —
Rudoyer, v. a. traiter, mener rudement, ru-
doyer quelqu'un brutalement, avec férocité ,
grossièreté , dureté dans les paroles. - Bruta-
liser, v. a. traiter brutalement de paroles ou
d'actions; rendre brutal.
BRUTINÉ, transpirer, v. a. commencera se
divulguer, courir le bruit, murmurer, parler
sourdement de quelque chose. — Ebruiter, v.a.
rendre public, divulguer, ébruiter une nou-
velle.
BRUTINEG, bruit , s. f. sourd, confus et caché ,
qui se répand sourdement , secrètement.
BRUTT , brut , s. m. non ouvré , qui n'est pas mis
en œuvre, en général tout ce qui n'est pas
poli ou achevé.
BRUZI, braise, s. f. charbon ardent ou éteint ;
bois pénétré de feu ou éteint.
BRYAK, niargouillis, s. m. gâchis plein d'ordu-
res; embarras d'une mauvaise affaire ; marcher
dans jusqu'à mi-jambe- - Mare, s. f. amas
d'eau dormante, bourbeuse; routes, chemins
remplis de boues; gâchis, marécage, égoûl ,
curure , etc. , cloaque.
BU , but , s. m. point où l'on vise , auquel on veut
atteindre, fin proposée, vues, desseins, prin-
cipale intention. — Dessein , s. m. intention de
faire quelque chose; projet; résolution; projet
d'un ouvrage, exécution d'un dessin.
BUDJET, budget, s. m. état de l'actif et du pas-
sif, soit par les chambres ou tout autre admi-
nistration; fixation des recettes et dépenses.
BUF, buffle, s. m. animal quadrupède bisulce ,
originaire des climats chauds , amené en Europe
h la fin du 16'= siècle; sa peau pèse 80 ou 100
livres et plus; sont apprêtées à l'huile pour
ceintures, gibernes, gants, etc.
BUFET, buffet, s. m. armoire pour le linge, l'ar-
genterie, la porcelaine, table de salle à manger,
ensemble de la vaisselle. — Dressoir, s. m.
buffet à découvert où l'on sert les rafraîchisse-
ments dans les réunions et divertissements
publics.
BUFTREIE, bufileterie, s. f. partie de l'équipe-
ment du soldat; harnais, ceinturons, etc. , fait
de buffle ou cuir de buffle.
BUK , bugle , s. f. bugrande , bugrane , bugronde,
plante labiée à fleurs monopétales , indigène
d'Europe ; excellent vulnéraire astringent pour
les maux de gorge, l'hémorragie, la dissente-
rie; les fleurs blanches; dissout le sang grumelé.
BUL , taureau , s. m. ou bouvillon de deux ans ,
d'un nouveau rapport à la boucherie. - Bulle,
s. f. lettre du Pape expédiée et scellée; .ses
lettres sont écrites en latin , sur du parchemin,
d'un caractère rond ou gothique; elles désignent
la boule ou le sceau d'or , d'argent , de cire ou
de plomb attaché à une Charte quelconque.
BULTIN, bulletin, s. f. petit billet; suffrage par
écrit; certificat de dépôt; nouvelle , état delà
situation journalière d'une armée, d'un malade,
gazette manuscrite ; bulletin des lois , collec-
tions ofEcielles des ordonnances, arrêtés et
avis du gouvernement.
BURALISS, préposé, e, adj. et s. m. commis à
quelque chose. — Buraliste, s. m. celui qui
tient un bureau de recette, de paiement, etc.
—Bureaucrate , s. m. qui est versé , qui se plait
dans le travail de bureau , homme d'un emploi
important dans les bureaux.
BURATENN, buratine, s. f. étoffe; popeline à
chaîne de soie , trame de laine.
BURAU , collège électoral , s. m. assemblée poli-
tique de contribuables pour l'élection d'un
député. — Bureau , s. m. bûre , burat , bureau,
grande table à écrire ; lieu de travail, de vente,
de recette , de distribution , etc. , de consulta
tion ; les commis qui y travaillent; compagnie,
lieu de son assemblée; le président et les se-
BUR
BUZ
ISS
crétaires. — Comptoir, s. m. table à tiroir des
marchands, pour poser, montrer, détailler.
BURDI-BURDAH , bredi-breda , adv. verbial , ex-
prime le verbiage précipité, sans réflexion,
tant bien que mal.
BURDOYE, soulard, e,adj. gourmand. — Ivro-
gne, adj. sujet à l'ivrognerie. —Ivrognesse,
s. f. femme sujette à l'ivrognerie.
BURETT , biberon , s. m. petit vase d'étain ou
d'autre métal à bec ou petit canal, sert ii don-
ner à boire aux enfants. — Burette , s. f. petite
Imire, vase à petit goulot pour l'iuiile; pour
l'eau et le vin à la messe.
BURIN , échoppée , s. f. espèce de pointe d'acier
dont le serrurier, le graveur se servent pour
graver en relief. — Bec d'âne, s. m. petit cise-
let ou burin en deux biseaux qui forme le coin,
on s'en sert pour couper le fer et pour ébau-
cher les cannelures.
BURINÉ , buriner, v. a. graver , nettoyer au bu-
rin avec la pointe d'acier; outil de graveur.
BURLAFfW/"), pouf, adv. qui exprime le bruit
sourd d'un corps qui tombe; personne, chose
qui tombe de son long.
BURLESS, burlesque, adj. 2 g. boufl'on outré ,
facétieux, risible, plaisant, extravagant, bi-
zarre. -- Bizarre, adj. "2 g. fantasque, capri-
cieux, extravagant, extraordinaire , singulier.
BURLI-BURLOK , berlie-breloque, adv. sans
ordre, témérairement, au hasard , à tout ha-
sard.
BURLOK, pendeloque, s. f. parure de pierreries
ajoutées à des boucles d'oreilles; morceau dé-
chiré et pendant. — Breloque , s. f. assem-
J)lage de petits bijoux, curiosité sans valeur ;
jouer le tambour , la breloque dans une ca-
serne. — Breloquet , s. m. assemblage de pe-
tits bijoux tenant à une chaîne de montre, etc.
— Charivari , s. m. mauvaise musique. — -
Faux-freluche , s. f. ornement pendant , fri-
vole, housse de soie, touflé , etc. ; babiole,
chose de peu de valeur.
BURNA DMOLIN, beffroi, s. m. grosse char-
pente d'un moulin en général.
BURNET , brunet , te , adj. diminutif de brun ,
tirant sur le noir , personne brune. — Brode ,
adj. femme à teint noir.
BURNI, brunir, v. a. rendre ; polir, lisser, éclair-
cir , t. de relieur; devenir brun , bruni, partie
polie et brillante. — Rissoler , v. a. rôtir pour
donner une couleur rousse; brunir, faire perdre
de la vivacité aux couleurs; brunissure. —
Roussir, V. a. rendre roux, devenir roux. —
Roussiller, v. a. brûler légèrement la surface,
les extrémités. - Bruni , s. m. t. d'orfèvre ,
partie polie et brillante. — Brunis, s. m. bru-
nissoir, couleur brillante du métal bruni. ~
SaUr, V. a. rendre sale, ternir. — Souiller, v. a.
gâter, salir un objet de... — Poli, s. m. lustre,
éclat de ce qu'on a poli avec le brunissoir.
BURNIHEG, brunissage, s. m. action de brunir.
— Bruûiture , s. f. opération par laquelle on
rend une couleur plus sombre , plus brune
qu'elle n'était au sortir du bain du teinturier.
BURNIHEU, brunisseur, se, s. qui brunit l'ar-
gent. — Brunissoir , s. m. instrument pour
brunir, polir les métaux, les livres , etc.
BURNIK, bernique, ioterj. rieo ! se dit quand on
croit saisir ou avoir et que l'on ne trouve rien
— Bernicles , s. f. pi. sornettes , rien. — Fin ,
fini , terminé , mettre lin à ; prendre fin , ces-
ser, mourir, en finir, prendre un parti.
BURSEL, bruxelles, s. f. pi. dentelles (pie l'on
faisait à Bruxelles; ville capitale du royauine
de Belgique.
BURTÉ, pinter, v. n. pop. faire débauche devin
ou liqueur, boire en débauche. — Godailler,
V. n. boire à plusieurs reprises et avec excès;
beuvailler, boire avec excès sans discontinuer.
BURTEL, bretelle , s. f. sangle, courroie, corde
pour porter un fardeau sur les épaules , tissu
pour soutenir le corps en travaillant. ■-- Bre-
telles, s. f. pi. sangles, tissus diversifiés, élas-
tiques , en fil de fer ou cuivre, en caoutchouc,
pour porter les pantalons, les culottes; lig.
fam. en avoir jusqu'aux bretelles , être dans de
mauvaises affaires. — Suspensoire, s. m. baii-
bage pour la descente des suspenseurs ou
muscles, élévateur des testicules, tout ce qui
sert à suspendre.
BURZl, braise, s. f. charbon ardent ou éteint
dans un braisier, s. m. huche où l'on met la
braise à éteindre.
BUSKAITÉ, présenter à quelqu'un un bouquet
de fleurs pour la fête de son patron , etc.
BU8S,busc, s. m. bâton de baleine, de bois,
d'acier, etc. dans la busquière d'un corset de
femme, pièce d'estomac pour soutenir le corps
droit. -— Buste, s. m. représentation d'une
tête avec l'estomac, les épaules, sans bras. —
Tronc, s. m. le corps de l'homme, abstraction
faite de la tête et des membres.
bUSKEFEL, bœuf, s. m. bœuf à tête grosse, col
fort court , ordininairement trompeur par son
poids, t. déboucher.
BUSKET, trochet, s. m. fleurs, fruits en bou-
quet sur un arbre, une plante; trochet de noi-
sette , etc.
BUSTEKLAP, poitrinière, s. f. cuir, planche
d'environ six pouces en carré, sur laquelle est
collé un morceau de liège de la même étendue
et que l'ouvrier attache sur sa poitrine avec des
courroies; il y en a garni d'un mamelon en bois
creux pour recevoir la tête d'un vilebrequin.
BUTIN, pacotille, s. f. fam. paquets, bagages, etc.,
tout son avoir ; tout son bataclan , outils , atti-
rails, etc. , etc. , son butin.
BUVAUF, buvable, adj. 2 g. qui peut être bu,
eau, vin, liqueur buvable.
BUZAI , bobine, s. f. fuseau pour dévider le fil,
la laine, la soie, le coton, etc. — Espolin,
s. m. petit roseau sur lequel on dévide, sur
l'épouleur, les fils destinés à former la trame
des étoffes. — Tuyau, s. m. tube, canal, tige
creuse ; cylindre creux de métal , de bois , etc.
BUZE, tuyau , s. m. est un tube de fer fondu, de
cuivre, de zinc, de plomb, de terre cuite ou
de bois, dont on se sert pour faire passer l'air ,
l'eau ou le gaz d'un lieu à un autre.— Conduite,
s. f. est en général une suite de tuyaux qui
amènent l'eau d'un lieu à un autre , .sont en
fonte, de plomb ou de poterie. - - Cheminée à
la prussienne, s. f. petite cheminée de tôle. —
Buse , s. f. coUrc cpii conduit l'eau sur la roue
du moulin; à la tuyère d'un soufflet; tuyau en
ventouse de la mine, bout de tuyau pourdéga-
iu
CHA
CHÀ
ger la famée. — Ventouse, s. f. tuyau de ma-
çonnerie , de plâtre ou de plomb , qui commu-
ni'jue à une chausse d'aisance, il est élevé
jusqu'en dehors du comble. — Buse, s. f. ou
• boudrée, oiseau de proie du genre du faucon ,
à bec courbé dès la base , aîles aussi longues
que la queue, à plumages noir et brun.
BUZELAR, tube, s. f. tuyau ou cylindre creux,
doublure de tuyau en cuivre, fer, etc.; tube
de cuivre bien poli dans l'intérieur du corps
d'une pompe en bois, dans lequel agit le piston.
BUZESS, soufflé, s. m. mets léger composé de
farine, fait au four. - Enflé, rempli de vent ,
(ies fluides, etc.
BUZETT, douille, s. f. manche de fer creux d'une
pique, bêche, pioche, pèle, etc.; tube sup-
portant la lame de la baïonnette.
CHABA'W, piquette, s. f. se dit du petit vin,
mauvaise boisson inférieure ou falsifiée; dro-
gues, boissons de peu de valeur.
CflABLI , chablis, s. m. bois chablis , abattu par
lèvent, sur les grand'routes, dans les forêts.
CHABO, jabot, s. m. mousseline, batiste, den-
telle attachée à l'ouverture de la chemise,
devant l'estomac. — Jabotière , s. f. mousseline
de jabot. — Chabot , s. m. poisson d'eau douce
du genre de catte , à grosse tète platte.
CHABOTÉ, jabotter, v. a. caqueter, babiller ,
dire des bagatelles. — Creuser, v. a. faire un
pelit creux ; piquer légèrement avecune pointe
pour faire un petit trou creusé. - Carié, s. f.
pourriture des os des dents, de blés; gâté,
pourri , bois piqué de vers.
CHABOTT. V. charbon.
CHABRAK, caparaçon, s. m. tissu, couverture
de toile sur le dos du cheval. — Schabraque ,
s. f. étoffe à bande de couleur , partie du har-
nachement d'un cheval de maître ou de cava-
lerie; espèce de caparaçon. — Gourgandine,
s. f. coureuse des rues , qui aborde les passants.
— Schall ou châle, s. m. morceau d'étoffe long
ou carré, à l'imitation des tissus orientaux que
les femmes portent sur le cou et les épaules.
CHADEL (âdel), chandelle, s. f. mèche recou-
verte de suif ou de cire, propre à l'éclairage.
- Cierge, s. m. grande chandelle de ù' pour
les églises, les tombeaux; cierge pascal.
— Stalactite, s. f. concrétion pierreuse; in-
crustation en rond en forme de chandelle dans
les grottes , les souterrains.
CHAFAR, rictus, s. m. large ouverture de la
bouche, bouche large. — Chaufour, s. m.
grand four à chaux , lieu voûté où l'on fait
cuire la chaux.
CHAFET, tartufe , s. m. faux dévot , hypocrite ;
capelan, pastoureux, fanatique, superstitieux,
mystique, pharisien, etc. — Bigot, e, adj. et
s. hypocrite, faux dévot, dévot outré et su
perslitieux. — • Cagol, e, adj. et s. parias d'Eu-
rope; faux dévot , qui a, qui tient de l'hypo
crisie. — Dévot, e, adj. et s. pieux, attaché au
service de Dieu , (|ui a de la dévotion , qui ex-
cite à la dévotion. — Dévotieux, se, adj. dé-
vot , qui en a les manières. — Pieux, se, adj.
(]ui a de la piété, fort attaché aux devoirs delà
religion. — Hypocrite, s. et adj. 2 g. qui a,
qui tient de l'hypocrisie; qui atfiche une qua-
lité , une vertu qu'il n'a pas. — Cafard , e , adj.
bigot, hypocrite, qui affecte la dévotion sans
en avoir, marchand de reliques; patelin, pa-
lelineur; patte pelue.
CHAFORM, chaufournier, s. m. faiseur de chaux,
ouvrier qui dirige la cuisson d'un four à chaux.
— Plâtrier, s. m. celui qui tire le plâtre de la
carrière, le fait cuire pour le vendre aux ma
çons, etc.
CHAFTÉ, rapporter, v. a. raconter, rendre par
malice ce qu'on sait en secret , ce qu'on a en-
tendu d'aulrui; caqueter, babiller. — Clapo
1er, V. n. bruit des eaux en clapotant; agiter
l'eau avec les mains , etc.
CHAFTEG; caqueterie, s. f. action de caqueter;
babiller , entretien des femmes qui caquettent.
CHA
CHÂ
i25
CHAFTIRAIE, bigoterie , s. f. dévotion outrée et
superstitieuse ; fausse piété , hypocrisie. — Ca-
goterie, s. f. action, manière d'agir du cagut.
tlHAFTIRESS, caillette, s. f. femme babillarde
et frivole. — Caqueteuse, s. f. femme qui ca-
quette, babille beaucoup; rapporteuse.
CHAGCHA , péronnelle , s. f. femme de peu, sotte
et babillarde.
CHAGRAIN , chagrin, e, adj. triste, mélanco-
lique, fâcheux, de mauvaise humour, d'une
humeur chagrine. — Nécrolàtre, s. m. qui re-
grette sans mesure ceu\ qui ne sont plus , qui
a un vif regret d'un mort , qui absorbe toutes
les autres pensées. — Dépit, s. m. chagrin
avec colère, fâcherie, agitation d'impatience;
déboire, chagrin qui suit les plaisirs. — Re-
chin. e, adj. chagrin, mélancolique, triste,
rêveur ; personne d'un caractère mélancolique.
— Malaise, s. m. état fâcheux, déplaisant,
incommode, léger mécontentement.
CHAGRINE, attrister, v. a. rendre triste, affliger,
attrister quelqu'un. — Chagriner, v. a. causer
du chagrin; attrister, rendre chagrin. — In-
quiéter, V. a. chagriner, troubler quelqu'un. —
Peiner, v. a. donner, faire de la peine, cau-
ser du chagrin, de l'inquiétude.
CHAGRINEG, tourmente, s. f. tourmenter, faire
souffrir quelque tourment de corps ou d'esprit,
inquiéter vivement quelqu'un.
CHAH LÉ , rire aux éclats, action de rire en écla-
tant la voix, rire moqueur, sardonique.
CHAHURREIE, criaillerie, s. f. cris répétés,
crier à plusieurs reprises et pour rien.
CHAINAIE , Chênée, s. m. commune du canton
de Fléron, arrondissement de Liège, à une
lieue de cette ville.
CHAIF, tombereau, s. m. petite claie qui a la
forme d'une trémie , on s'en sert pour prendre
les oiseaux vivants. — Dourache, s. f. syno-
nime qui désigne une nasse d'osier faite,
comme les souricières, de fil d'archal. — Cha-
rotte, s. f. boîte des oiseleurs, en forme de
panier.
CH.VIN'ETT, épinglette, s. f. longue épingle, ai-
guille suspendue à une chaînette pour dégor-
ger la lumière des armes à feu. — Gourmette ,
s. f. petite chaîne composée de maille, de mail-
lons , d'un S et d'un crochet ; elle fait partie de
la bride du cheval. — Vivelle, petit réseau fait
à un trou dans un toile, un linge, etc. — Chai
nette, partie du harnais qui soutient le limon.
— Jouet, s. m. chaînette du mors, de la bride.
— Jaseron, s. m. chaînette en or, petite
chaîne eu or de femme.
CHAINN , chêne , s. m. grand arbre à bois dur
aiiiaulacé (pii porte le gland. — Robre ou rou
vre , s. m. gros chêne tortu , très-dur , à feuilles
garnies de duvet. — Germandrée, s. f. petit
chêne vert. — Coccus, s. m. chêne vert qui le
produit. — Chaîne, s. f. lien composé d'anneaux
entrelacés les uns dans les autres; lils tendus
sur un métier pour faire des draps, de la
toile, etc. chaîne; en général, chaîne sans fin
pour la mécanique; chaîne mathématique. —
Jambage , s. m. chaîne assise de pierre. — ,\l-
ganon , s. m. petite chaîne pour les forçats qui
vont dans la ville. — Clavier , s. m. chaîne , an-
neau pour tenir les clefs, t. de métier. —
Moisson du drap, s. f. longueur de la chaîne,
l. de manuf. — Chêne gallifère , adj. et s. qui
porte la noix de galle.
CHAINNTI. chaînetier, s. m. (pii fait des chaînes,
des agraffesetdes petites chaînes et chaînettes.
CHAIPOU, chafouin , ne, adj. s(; dit d'une per-
sonne maigre, petite et (jui a une lijiure désa-
gréable, à mine basse. — Chétif , \i' , adj. ma-
lade , petit ; mine chétive , basse ou malade. —
Godenol , s. m. petit homme mal fait. — Fluet,
le , adj. mince , délicat , de faible complexion ;
corps , complexion , mine fluette.
CH.VIROULHAIE, bàli en bois sur lavant-train
d'une charrue, sert à y passer les guides de la
charrue.
CHAIZE-DU-NUTT, bidet mécanique, s. m.
chaise de propreté dans laquelle est enfermée
une cuvette de faïence.
CHAK (al) , poquer, v. a. t. de jeu , lancer une
chique contre une autre pour la chasser de sa
place . jeu d'enfant.
CHAKTRESS , litorne , s. f. grosse grive de pas-
sage , grive de genévrier.
CHAL, schall ou châle, s. m. longue pièce
d'étotle du Levant; morceau d'éloiVe long ou
carré, à l'imitation des tissus orientaux , que
les femmes portent sur le cou et les épaules. —
Cachemire, grand mouchoir des Indes, châle
carré ou oblong d'un duvet extrêmement fin.
CHALON, schiste sablonneux, terre, pays schis-
teux , sablonneux.
CHALOUPP, chaloupe, s. f. petit bâtiment de
mer fort léger pour le service de navire. — Na-
celle , s. f. petit bateau sans mât ni voile.
CHAM , jante, s. i. pièce de bois en arc de cercle
qui forme la circonlV'rence d'ime roue de car-
rosse, de charrette , de moulin, etc.
CIIAM.AD (mùd), chamade, f. battre la chamade,
parlementer.
CIIAMARE , chamarré , e, adj. habit chamarré ,
orné de broderies ; chamarrer , garnir de pas-
sements , de broderies ; fig. couvrir , charger.
— Chamarrer des ridicides , orner ua habit do
dentelles, de galons, de bandes de velours, etc.
C[1.\MAREG , chamarrure, s. f. manière de cha-
marrer; passements, galons prodigués dont on
chamarre.
CHAMARETT, babillarde, s. f. qui a du babil,
qid aime à parler beaucoup ; indiscrète, supor-
fluité de paroles, haliitndc (h; parler. — Ca-
queteuse, s. f. qui caiiuello, babille beaucoup;
caquet-bon bec , babillarde.
CH.\MARTE, corner, v. a. lig. fam. publier avec
imporlunilé', imprudence une nouvelle. —
Verbiager, v. u. iMnpIoyer beaucoup de mots
pour dire peu de chose.
CHAMARTRKIE, caqueterie.s. f. action do ca-
(pieter; chamaillis entre les femmes, babiller
ensemble. — Logarrliée, llux de paroles chez
les femmes.
ClIAMAU , dromadaire, s. m. espèce de chameau
très-léger , à deux bosses et à luie bosse. —
(^lauu'.au, s. m. (luadrnpède bisuice, rumi-
nant, 7^is grand que le cheval, à deux bosses
sur le dos. — Maritoine, s. f. fenune mal bâtie
et maussade, dégingandée, dune contenance
mal assurée.
CUAMAY (i), chamailler , v. a. — Se chamailler,
8*
126
CHA
GHA
V. récip. se batlre pèle el mêle à grand bruit;
fig. l^im. disputer, contester avec bruit; im-
portuner. — Fatiguer, pointiiler, contrarier par
paroles, gêner, batailler, ergoter.
CHAMAYEG , échappatoire , s. f. fam. défaite,
subterfuge; moyen adroit et subtil de sortir
d'embarras; ergoterie, chamaillis.
CHAMOl, chamois, s. m. chèvre des .\lpes, des
rochers , des montagnes, y vit en troupe, sa
peau est très en usage; chamois, couleur,
nuance du jaune, de l'isabelle, son poil se lile
el est d'un usage considérable pour étoile,
boutons, etc. , etc. — Poils de chèvre , s. m.
fil de poils apprêté pour coudre, faire des bou-
tons, boutonnières, de gaze , de lacet, etc.,
til de Turquie. — Turcoin , s. m. poils de chè-
vre filés, t. de camelotier.
CHAMOIZÉ, chamoiser , V. a. préparer la peau
en façon de peau de chamois ; chamoiserie ,
lieu où on la prépare.
CH.\MO!ZE , siamoise , s. f. étoffe de fil et coton,
ou fil et laine , rayée el à carreaux de plusieurs
couleurs ; il s'en fait un commerce considérable.
CH.-VSîOIZEU , chamoiseur, s. m. qui prépare la
peau de chamois.
CHAMOSÉ, moisi , s. m. odeur, goût de moisi ,
chose moisie. — Moisir, couvrir de mousse
blanche, jaune, grise ou verte, signe de dé-
composition. — Chansi, chansir, v. n. com-
mencer à moisir ; se moisir, blanchir en pour-
rissant ; barbe, duvet qui couvre l'objet chansi,
moisi.
CHAMOSEG, aspergille, s. f. espèce de moisis-
sure. — Relent, s. m. mauvais goût que con-
tracte une viande à l'himiidité, décomposition.
CHAMOSIHEG, ciiansissure, s. f. moisissure;
filaments produits par la putréfaction. — Moi-
sissure, s. f. altération d'une chose moisie.
CHAN, chant, s. m. élévation et inllexion de
voix sur diii'érents tons avec modulation, ra-
mage des oiseaux, air de chanson , niMnièrc
de chanter. — Chant d'église ou plain-chani ;
saint Ignace institua le premier le plain-chant
alterné des hymnes et des psaumes qui. sous
l'empire de Constance, fut répandu dans toutes
les égbses. — Champ, s. m. étendue, pièce de
terre sans mur , lieu, espace, la campagne,
les prés, bois, etc. dehors la ville; plaine sans
clôture, terre laboui-able, propre à être la-
bourée.
CHANB, chambre, s. f. pièce d'une maison,
pièce où l'on couche ; Chami)re des Ficprésen-
lants, des Sénateurs, à Bruxelles. — Boîte,
s. f. petit mortier d'artillerie pour les réjouis-
sances publiques dans les campagnes , petit ca-
non de fonte très-court posé verticalement dans
la terre chargé de poudre à canon. — Escan-
dole , s. f. chambre du l'argousin , ou bas olîi-
cier de galère, chef des forçais. — Cellule, s. f.
petit logis d'un religieux, d'un cardinal au con-
clave, etc., retraite préférée, petit apparte-
ment, cavité, loge alvéole, séparation. —
Chamiîrette, s. f. petite chambre occupée par
«n chambrelan, ouvrier en chambre , celui qui
occupe une seule chambre.
CHANBRAL, bandeau, s. m. architrave ou mou-
lure d'une imposte à l'autre. — Chambranle,
s. f. ornement d'architecture, de menuiserie
autour des portes, fenêtres, cheminée. — Can-
lalabre, s. m. chambranle simple.
CHAXBRÂIE, chambrée, s. f. soldats, ouvriers
qui logent ensemble; réunion, assemblée, en-
semble de quinze à vingt soldats pour loger
avec un chef , caporal de chambrée.
CHANBRÉ , chambrer, v. n. être dans une même
chambre; v. a. tenir enfermé par violence ou
séduction ; tenir à l'écart, tirer à part.
CHxVN'BURLOUK, robe de chambre , s. f. on ap-
pelle robe de chambre un vêtement long à
manches , pour hommes et femmes en désha-
billé.
CHANDLEU , chandelier , s. m. ustensile de mé-
tal, de bois, etc., pour mettre et brûler la
chandelle ou les bougies. — Chambrière , s. f.
grand chandelier pour hausser et descendre à
volonté la chandelle , à l'usage de différents ar-
tisans. — Girandole , s. f. girande, chandelier
à deux ou plusieurs branches. — Étui de la
bougie que l'on porte devant le prélat quand il
officie. — Chandeleur, s. f. fête catholique de
présentation de J.-C. et de la purification de la
Vierge , le 2 févi'ier , fui instituée par le pape
Gélase, en 492 , ou par le pape Vigile en 336;
elle tire son nom des cierges bénits qu'on y
porte en procession. Cette fête a été substituée
à celle de la dée se Cérès, où l'on faisait de
grandes illuminations et où les femnres por-
taient des chandelles. — Purification, s. f. fête
catholique , cérémonie religieuse en mémoire
de la purification de Marie. — Bougeoir , s. m.
chandelier sans pieds et à manche portatif. --
Martinet, s. m. chandelier plat à manche. — Lus-
tre , s. m. sorte de chandeUer de cristal , etc.,
suspendu
CHANGCHET, saint François d'Assise , né l'an
1 182 , mort à Assise le i octobre 1226; l'Eglise
célèbre la fête de neuf saints de ce nom.
CHANK , chancre, s. m. ulcère malin qui ronge
les chairs, ulcères calleux; il se di\ise en pri-
mitifs, locaux on bénins, et en secondaires,
universels ou malins; ulcères vénériens. -
Crasse, s. f. humeur épaisse; crasse des dents.
— Chancre , s. m. maladie ordinaire aux ordres
qui le rongent ; ulcère où la sève se porte avec
abondance.
CHANPAGN, Champagne, s. m. cercle de fer
pour soutenir l'étolfe dans la cuve du teinturier;
vin ; vin mousseux.
CHAN"P.\fNE, grive, s. f. oiseau crénirostre , du
genre de merle , oiseau de passage , à plumage
gris jaune, tacheté ; draine, grande grive. -
Mauvis, s. m. petile grive rousse excellente,
qui chante très bien, ou mauviette, -firive-
lette, s. f. espèce de grive. - - Beffroi, s. m.
grive de la Guyane. — Tourd , s. m. tourde ou
tourdelle, s. f. espèce de grive.— Tourde, s. f.
famille des grives et des merles.
CH.\.\PI , errer, v. n. aller çà et là, à l'aventure,
se dit d'une personne qui n'a pas de chez soi ,
sans ouvrage; picorer.
CHAMPIGNON , resingle , s. m. branche de fer ou
d'acier pointue et pliée par un bout, arrondie
el courbée par l'autre pour redresser les boîtes
de montres , etc. , bossuées.
CHANPIHEG, champ-pailler, s. m. parcours,
cour où il y a des pailles , des grains, du fu-
CHÂ
CHA
127
mier ; se dit des poules qui ont leur champ aux
environs de leur poulailler; fig. être sur suu
pailler , che/. soi , mieux sur son palier.
CHANPION , champignon, s. ni. nom g<'nL'iii[uo
d'un grand nombre de plantes spongieuses ,
cryptogames, en chapiteau, sans branches ni
feuilles, vénéneuses pour lu |)luparl; les bons
eux-mêmes deviennent dangereux. - - IHIousse-
ron, s. m. petit champignon qui croît dans la
mou.sse au printemps. — Agaric, s. m. plante
parasite, charnue , tient du champignon, s"at
tache aux arbres; vénéneuse, purgative, ex-
cellent astringent, arrête le sang des coupures ;
l'on mange l'agaric champêtre. -- .\garic ama-
douvier, s. m. champignon dont on lait l'ama-
dou. — Morille, s. l". espèce de champignon
ressemblant à une éponge, à un rayon de miel.
- Russule, s. m. groupe de champignons
roussàtres généralement malfaisants. — Oreille
de Judas, s f. champignon de sureau, résolu
titpour l'angine; oreille de Judas, ainsi nonum;
parce qu'il a la tigure et souvent la grandeur
de l'oreille d'un homme, et qu'il se trouve at-
taché au sureau où Judas se pendit. — Pra-
telle , s. t. champignon du genre des agarics;
nom vulgaire de l'agaric comestible qui se cul-
tive sur couche.
CH.ANSLÉ, chanceler, v. n. n'être pas ferme sur
ses pieds, aller de côté et d'autre comme si on
allait tomber: vaciller, n'être pas ferme , as-
suré, chanceler dans ses résolutions; n'être
pas stable ; indécis.
CH.\NSLEU , chanceux, se, adj. faniil. qui est
en chance, en bonheur; heureux ou malheu-
reux. - Fécond, e, adj. fertile, abondant,
qui produit beaucoup.
CH.\.\"SON, chansonnette, s. f. petite chanson .
vers (jue l'on chante , chanson bachique ,
obscène, guerrière, grivoise, pastorale, pail-
larde, rustique, champêtre, .satiri(]ue ; lig.
fam. sornette , discours , raisons frivoles ,
chansonnette, chanson tendre , chanson des
bergers. - Horaancc, s. f. récit touchant en
vers et fait pour être chanté ; morceau de chant
court , naïf et gracieux, t. de mus. — Cantate,
s. f. sorte lie p lit poème lyrique en l'écilalif
dans une com|)agnie. — Scolie , s. f. chanson
à boire et refrain, à la fin de festin.— Refrain,
s. m. mots ou vers qui se répètent à chaque
couplet d'une cliansou , «l'une ballade, etc. —
Cantique, s. m. chant, poèniclyrique à la gloire
de Dieu , en actions de grâces; canliiiue spiri-
tuel, chanl religieux, cantique des canti(jues.
CH.S.NSOM, chansonnier, ère, s. faiseur dechau-
sons, fam. recueil de chansons; chansonner ,
faire des chansons, chanter (juclqu'un.
C11.\NSS, chance, s. f. hasard ; fortune; heu-
reuse fort une; événements probables, résultant
d'un ordre de choses ; (ig. malheur, déplai-
sir, etc. — Réussite, s. f. bon succès; issue ;
succé-; ; avoir de la réussite. — Hasard , s. m.
fortune , sort , cas fortuit sans cause apparente.
(^HANTK , chanter, v. a. former avec la voix des
sons variés et modulés; lig. célébrer , louer,
publier; chanter, parler inutilement; dire,
imiter le chant eu déclamant sa leçon. — Ma-
chicotcr, v. a. chanter en machicot. -— Coque-
liner, v. n. eu parlant du coq qui chante.
CHANTEU, chanteur, se, s. qui chante, fait
métier de chanter des paroles profanes. -•
Chantre, s. m. qui chante ii l'église, dignité
dans une cathédrale; celui cpii dirige le chu'ur.
— Machicot . s. m. chantre d'uni' église , l. de
mépris, mauvais chanteur.-- (.anioniane , s. m.
qui a la manie de chanter, de faire des chan-
sons. — Chansonnier des rues , s. m. ou menos-
liier andiulant . (pii chante dans les rues, les
places publiipies.
CMANTREIE. réunion de chanteurs, dans une
assemblée , un estaminet.
CHANTREL, chanterelle, s. f. petit instrument
qui imite le chant de la perdrix ou d'autres
oiseaux , l'on s'en sert pour les attirer dans les
pièges.
CHANTT , prechanteur, s. m. grand chantre.
CHAP , chape , s. f. large et long vèlenicntd'église
en manteau, avec agrafes; habit de cérémonie
des cardinaux , habit de chœur des chanoines
pour l'hiver.
CHAPAl , chapeau, s. m. coiffure d'homme et de
femme , de feutre , de paille , etc. - - Tricorne ,
s. m. chapeau à trois cornes. -- Claque, s. m.
cha|)eau plat porté sous le bras.
CHAPAI-ClllNOl , chapeau chinois, s. m. inslrn-
nicnt de musique en forme de calotte , auquel
pendent des grelots, des sonnettes.
CHAPAl-DAIW.pélasile.s.m.herbeauxteigneux,
grand pas d'âne; sa racine hy.stérique. apériti-
ves, vulnéraire, anti-vermineuse, résout les
bubons, modifie les ulcères, la teigne; croît
sur le bord des lieux humides , sa racine est
très-grosse. — Tussilage, s. m. pas d'âne,
plante à fleurs, bonne contre la toux.
CHAPEL, chapelle, s. f. petite église; partie
d'église, lieu où l'on dit la messe; chapelle
auxiliaire, qui aide, qui secourt une cure. —
Annexe, s. f. église qui dépend d'une cure. —
Chapelle oratoire , s. f. église , lieu destiné à
prier. — Chapelle ardente , s. f. garnie de cier-
ges allumés pour un service funèbre, appareil
funèbre, flambeaux qui entourent un cercueil.
— Oratoire, s. m. lieu destiné à prier, congré-
gation libre; ses églises, ses mai.soiis.
CHAPl, chapier , s. m. qui porte chape, mar-
guilliar au chœur; armoire pour serrer les
chapes.
CHAPITAI , chapiteau , s. m. haut de colonne sur
le fut , corniche, ornement. — Tanoir, s. m.
tailloir , partie supérieure d'un chapiteau. --
Corniches f. ornement en saillie au-dessus
de la frise on au-dessous du bord d'un plafond,
eu haut d'une cheminée, d'une armoire, etc.
CHAPITT, chapitre , s. m. assemblée , corps de
chanoines, de religieux. — Réprimande, s. f.
reproche, correction faite avec autorité. --- Ad-
monétion , s. f. avertissement , action d'admo-
néler, faire une réprimande.
CWAPEET, rosaire, s. m. chapelet à quinze di-
zaines de grains d'.-lre Maria- dont chacune
commence par un Pater. --- Chapelet, s. m.
grains enfilés sur chacun desquels on dit une
prière ; ce qui en a la forme ; est formé de cinq
dizaines d'.4w Maria et d'un Palcr à chaque
oizaine ; lig. déhier son ciiapelet, raconter une
narration avec suite. — Dizain , s. m. sorte de
chapelet de dix grains, • - Couronne , s. f. cha-
128
CHÂ
CHA
pelet iiui n'a qu'une dizaine. V. korann.
CHAPLI , chapelier, ère , s. qui fait et vend des
chapeaux; f. femme de chapelier. — Cha-
pellerie , s. f. art , état , ustensiles , commerce,
marchandises de chapelier. — Arçonneur,
s. m. qui prépare la laine , les poils pour les
chapeau.^ avec l'arron.
GHAPOTF] , clapoter , v. n. l'aire le bruit des eaux
qui clapotent. --- barboter, v. n. fouiller avec
bruit dans l'eau bourbeuse, agiter l'eau avec
les mains; marcher dans la boue liquide, s'y
crotter. — Gargouiller, v. n. barboter dans
l'eau. — Patrouiller, v. a. remuer l'eau bour-
beuse ; manier malproprement , agiter de l'eau
bourbeuse.
CHAPOTEG . patrouillis, s. m. pop. palrouillage,
bourbier. — Clapotage , s. m. effet de l'eau
clapoteuse , légère agitation.
CHARAGN , charogne , s. f. corps de bête morte
exposé et corrompu ; fig. d'un corps usé , cor-
ronqju par la maladie.
CHAHBOTÉ,excavé, s. m. creusé profondément;
creux qui aune cavité, vide profond, creusé.
CHARBOTT, auget, s. ai. trou ou petit creux qui
se trouve dans les arbres ébranchés. — Cavité,
s. f. creux , vide dans un solide. — Abreuvoir ,
s. m. creux intérieur dans les arbres où se ni-
chent diverses espèces d'oiseaux , d'insectes.
— Sarunide, s. m. chêne, saule , charmille ,
creux de vieillesse. — Alvéole , s. m. cavité
où est la dent, creux. — Cellule, s. f. cavité,
loge, séparation.
CHARITAUF, charitable, adj. 2 g. qui a de la
charité pour son prochain, qui fait l'aumône.
— Aumônier, s. m. ([ui fait souvent l'aumône.
CHARITAUFMAIN , charitablement, adv. avec
uu par charité, secourir, consoler charitable-
ment son prochain.
CHARITÉ , aumône, s. f. ce qu'on donne anx
pauvres par charité. — Aumônée, s. f. pain
donné aux pauvres. -- Secours , s. m. aide , as-
sistance dans le besoin; secourir, assister les
pauvres.
CHARKUTf , charcutier, ère, s. qui fait et vend
la chair de porc , qui fait commerce de char-
cuterie.
CHARLATAN, bateleur, se, s. charlatan qui
amuse le peuple; danseur de corde ; joueur de
farces ; faiseur de tours de passe-passe. — Sal-
timbanque, s. m. charlatan qui vend ses dro-
jjues sur un tréteau dans la place publique;
bateleur; bouffon; méhaigneur. --- Marchand
d'orviélan, s. m. charlatan ambulant qui vend
des drogues.
CHARLATANNREIE, charlatanerie , s. f. hâble-
rie; flatterie, discours pour tromper, action de
charlatan , tout ce qui a pour but de tromper.
CHARMÉ , charmer, v. a. plaire beaucoup , ravir
en admiration ; charmer , exciter une vive ad-
miration ; charnier à ravir. — Plaire , v. n.
agréer , être au gré d'une personne.
CHASSEUR , voltigeur, s. m. soldat français de
la compagnie de gauche de chaque bataillon ;
chasseur belge du l"', ^<' Ou 5'' régiment.
CHATIMAIN , correction , s. f. action de corriger
un enfant, etc. , peine, châtiment, admoué-
tion. —Punition, s. f. peine par laquelle on
punit; châtiment.
CHATIN, châtain, adj. couleur de châtaigne;
qui a les cheveux châtains; on en dislingue de
trois nuances : le châtain, le châtain noir, le
châtain roux ; ils sont les meilleurs pour
faire les perruques; cheveux cendrés , couleur
de cendres; blond , châtain.
CHATOl , semonce , s. f. réprimande , repréhen-
sion , reproche, correction faite avec autorité ;
vive , forte réprimande , semonce réitérée
CHATOUY (ï), titiller, v. a^ faire éprouver un
mouvement de titillation , chatouiller une, etc.;
chiffonner; badiner brusquement. — Chatouil-
ler, v. a. causer, par le toucher, un tressail-
lement qui excite à rire; fig. dire des choses
qui plaisent; flatter agréablement.
CHATOUYÉG, chatouillement, s. m. action de
chatouiller, ses effets, sentiment qui en naît;
impression agréable que l'on sent quelquefois,
sensation mêlée de plaisir et de douleur , pas-
sage de l'un à l'autre. — Titillation , s. f. fig.
chatouillement, mouvement sautillant et doux
de plaisir.
CHAU, chaux, s. f. pierre calcaire cuite dans un
four à chaux, que l'on éteint dans l'eau et qui ,
mélangée avec du sable ou du ciment , produit
le mortier. — Lait de chaux, s. m. chaux dé-
trempée clairement pour blanchir et badigeon-
ner; chaux vive, chaux en croûte qui n'a paj
été éteinte. — Castine, s. f. pierre calcaire
d'un gris blanchâtre , marneuse. — Chaux fu-
sée , s. f. amortie sans eau ; chaux vive en mor-
ceaux. — Plamée, s. f. chaux pour enlerer le
poil du cuir et pour bâtir en moellons.
CHAUCHOUL, pleurnicheuse, s. f. qui feint de
pleurer; qui pleure sans cesse et sans raison.
CHAUFÉ, chauffer, v. a. donner de la chaleur ;
rendre tiède; être en chaleur , se dit des ani-
maiix ; se chauffer . s'animer. — Attremper ,
v. a. recuire, conduire au plus fort degré du
feu. — Etre en rut , s. m. le temps où les bêtes
fauves sont en chaleur.
CHAUFEG, appétence, s. m. désir violent et na-
turel des animaux. — Ignition , s. f. état d'un
métal rougi au feu. — Chauffage , s. m. action
de se chauffer; provision de bois, de houille ,
dont on a besoin pour une année; tout ce qui
est combustible. — Combustible , s. m. tout ce
qui sert à entretenir le feu, qui a la propriété
de brûler, de s'unir à l'oxygène. — Spure de
houille, s. f. houille menue; grabeau, fragments,
cassure de la houille , qui se mêlent avec de la
terre glaise , pour en faire des hochets.
CHAUFEU, chambre au premier, s. f. donnant
sur la rue , le devantd'une maison. —Chaufleur.
s. m. t. de forg. ouvrier qui souffle le feu , (\m
meut les soufflets; qui alimente le feu des ma-
chines à vapeur, qui attise le feu; brigand qui
brûle les pieds pour faire déclarer où est caché
l'or. — Feutier, s. m. qui a soin du feu. --
Champeur, s. m. ouvrier qui entretient le feu
d'un fourneau de saline , de machine à vapeur.
— Cuisseur , s. ni. ouvrier briquetier qui pré-
pare , conduit le feu d'une britiueterie. —
Boute-feu, s. m. incendiaire, bâton, fourchette
avec un manche pour allumer le canon ; canon-
nier, qui met le feu.
CHAUR, chair, s. f. substance molle, organique
du corps animal ou végétal , entre la peau et les
CHA
CHÂ
120
os. — Viande , s. f. chair des animaux , des
oiseaux dont on se nourrit ; chair des fruits ,
des poissons, etc. — Charnure , s. f. parties
charnues, la chair, qualité de la chair de
l'homme.— Char, s. m. sorte de voilure propre
au transport des marchandises, des denrées ,
de fumiers, etc.- - Char-à-hancs, s. m. voiture
à quaire roues dans laquelle on ménage par îles
bans longs ou en travers des places pour s'as-
seoir dans le voyage. — Fardier, s. ni. on
gabrielle, s. f. espèce de vrjiure propre à
transporter de gros blocs de (lierre tout taillés
ou sculptés, etc. - Corbillard, s. m. grand
chariot on carros.se pour les enterrements. —
Carroussel, s. m. char du soleil; bige, char à
deux chevaux de front. — Kfonrceau , s. m.
sorte de voiture po(U" les gros fardeaux, sans
ridellf, pour conduire les trônes d'arbre, les
poutres, etc.
CHAL'HLI , charron, s. m. ouvrier qui fait (tes
charrues, charrolles, trains de carrosse , etc.
et autres ouvrages de charrouiiage. — 15oyer ,
s. m. artisan qui fait les roues des charrettes ,
voitures , etc.
CU.\LHLIR, charnière, s. f. pièce de métal en-
clavée par une broche a mobiles, servant à
maintenir un couverele, etc. — Coiqjlef , s. m.
fermeture ou charnière comi>osée dede.ix ailes
en (pieue daronde ou droites, assemblées par
une charnière que traverse une brof he. —
Charnou , s. ui. anneau d'une cliariiirre, anneau
soudé d'une boîte, etc. — Arliculalion. s. f.
jointure des os, t. d'anat. ; des membres;
articulaire, quia rapport aux jointures des os.
CHAURLO , S' Charles, s. m. Roi de Danenntrck
en 1119, assassiné dans l'église eh H2i; saint
Charles Borromée et saint Charles de Metz.
CHAURilÉ, pester, v. n. e.xaler sa mauvaise
humeur contre quelqu'un, murmurer fortement
contre. — Enrager, v. n. être saisi de colère,
avoir du dépit.
CH.\URMEU,charmein',se,s. ((ui charme, sorcier.
GHAUR.\AL. charme, s. m. arbre amanlacé ;i
bois très-dur, écorce grise, tachetée delilanc.
feuillage partant dès les pieds, se prêtant à
toutes les formes par la tonte ; les fesiilles, les
chatons , les racines sont astringentes. —
Charmille, s. f. petit charme , jeune plan,
palissades, haies en charme ou charmille;
charmoie, lieu planté de charmes. — Chanue
houblon , s. m. il est plus petit (jue le [iréccdenî ,
sa fructification ressemble ii celle du houblon,
ses feuilles sont moins plissées.
CHAL'RNKU, Charnenx, s. m. conimuuedncanlon
de Hervé , arrondissement deVerviers , province
de Liège. — Charneux, s. m. hameau de la
commune de .lalhay à 12 lieue du cheflieu.
CIIALRNOU, charnu, e, adj. corps, membres
bien fournis de chair ; fruit charnu.
CHAlRPOrV, selii^noner, v. pers. se i)rendre
parle ligiion. — Ciiillbnner , v. a. bouchonner,
froisser un linge , une elofîé , etc.
CHAUSAI , paume de la main , s. f. le dedans de
!i main entre le poignet et les doigts; avant-
main, le dedans de la main étendue. — Carpe ,
>. m. partie qui est entre le hias et la paurue
de la main.
CHAUSAN, chaussant, e, adj. bas, botte, lIc.
qui se chausse aisément.
CHAUSAR, chaussure, s. f. ce qui chausse le
pied; chausser, revêtir les jambes, mettre ses
bas, ses souliers; la chaussure en usaf?e du
temps d'.Vbraham , consistait, dans des espèces
de sandales attachées avec des courroies; les
Grecs se servaient de souliers , non habituelle-
ment.
CIIAUSEG. chaussage , s. m. entretien de la
chaussure; action déchausser, de secliausser,
mettre ses bas. ses souliers.
CH.VrSEIE, chaussée, s. f. chendn élevé dans
un lieu bas; pavée. — Levée, s. i. digne,
chaussée ; chemin , pavé , chemin ferré , etc. —
Voie ferrée, s.f. chaussée, voie bombée, ferrée
ou pavée, ayant deux ruissi;aux , l'un .à droite ,
l'autre à gauche, et qui joignent les revers
d'une rue ou d'une route.
CHAUSKTT, demi- bas, s. m. vêtement de>
jambes, des pieds ou mollets, soit en coton ,
laine, etc. — Chaussette, s. f. bas très-court,
sorte de bas sans pied , bas-étrier.
CHAUSI , chausser, v. a. revêtir les jambes , les-
pieds de la chaussure.
CHAUSSE, enchaussumer, enchaussener , v. a.
répandre de la chaux sur quelque chose ; fumer
la terre , épandre de la chaux , du fumier. -
Ciiauder, v. a. renier de la chaux dans un
champ pour l'amender; chauler, passer le blé
à l'eau de chaux avant de semer.
CH.\rS((N, chaus.son, s. m. chaussure de feutre,
de lisière, de linge, de laine, de colon, pour
le pied seul. V. cfiaancll. — Cliancellière, s. f.
sorle de fourrure, de meuble fourré pour
mettre les pieds; meuble de voyage en voiture.
CIIAUSPl , chausse-pied , s. m. morceau de corne
ou de cuir, ou de métal mince sur lequel on
fait glisser le talon pour mettre les souliers.
— Corne, s, f. chausse-pied en corne sur Ic-
(juel le talon glisse dans le soulier.
CHAUSS, bas,"s. m. vêtement des jambes, bas-
d'étame, de laine Idée non cardée, bas drape
ou foulé; bas a l'aiguille, tricotés.
CIIAUTROU , chartreux , se, s. religieux de saint
Rrnno; cet ordre fut fondé en 1084 par saint
Bruno , natif de Cologne.
CHAUVIULI , giroflée bisannuelle, s. i. qui n'a
pas fieuri la première année. — Quarantaine,
s. f. petite girollée. , ,
CHAUWAI, prime de Catalogne, s. f. variété de
prunes à fruits veris rouge foncé, est humec-
tante . laxative , émoliente et saine.
CHAVAIE, entaille, s. f. incision, coche fade
dans le bois ; en gi>néral , ouverture pratiquée
pour lier mi objet avec un autre.
CdlAVE , creuser, v. a. caver , rendre creut une
pierre, la terre, etc., miner, approfondir. —
Gercer, v. a. faire de petites crevasses a la
peau, au corps; la gelée, la chaleur gercent
les lèvres, etc. .
CIIAVEt;, paralrimma, s. m. rougeur érysipela-
leu.vedans les plis qui séparent les fesses et les
cuisses.
CHAWAII , criard . e , adj. et s. qui crie souvent ,
se plaint, groinh; sans sujet; être un grand
criard , brailhird , qui parle haut , (lui cric. —
Piailleiir, se, s. cl adj. criard , qui ne fait que
piailler.
Cli.\WE , crier, v. a. et n. jeter un ou des cris ;
rendre un son aigre par le frottement , parler
130
CHE
GHE
sur un ton aigre, aigu, élevé, perçant. —
Criailler, v. n. crier beaucoup, à plusieurs re-
prises. — Piailler, v. n. criailler par humeur;
jeter des hauts cris.
CHAWEG, cri, s. m. voix haute et poussée avec
effort; son aigu ou élevé, clameur.
CHAW-SORI, chauve-souris, s. f. mammifère,
quadrupède à membranes pour voler, vivipare,
chéiraptère à longs doigts, classé vulyaire-
rement parmi les oiseaux , avec lesquels il n'a
de commun que la faculté de voler. — Pipis-
trelle, s. f. sorte de chauve-souris. — Barbas-
telle , s. f. espèce de chauve souris. — Noclil-
Hons, s. m. pi. genre de chauve souris à queue.
— Noctule , s. f. sorte de chauve-souris brune.
— Chien-volant, s. m. rougette, grosse chauve-
souris. — Rat-pennadé, s. m. chauve-souris.
— Roussette , s. f. chauve-souris monstrueuse.
— Marmotte volante, s. f. espèce de chauve-
souris. — Strix , s. m. espèce d'oiseau de nuit ;
effraie; chat huant.
CHAWTÉ, criailler, v. n. crier à plusieurs re-
prises et souvent pour rien.
CHAZUB, chahui)ie, s. f. ornement que le prêtre
met par-dessus l'aube et l'étole pour dire la
messe.
CHEDLÉ, chatter, v. n. se dit de la chatte qui
met bas.
CHEFNAIE, charbonnée, s. f. grillade de bœuf
ou de co:hon , petit aloyau ou côte de bœuf rô-
tie. — Grillade, s. f. viande rôtie. — Andouille,
s. f. boyau de cochon farci et des chairs rôties :
charbonnnée. — Omelette au lard, s. f. lard
grillé, œufs battus et cuits ensemble; char-
bonnée. — Capilotade, s. f. sorte de ragoût
de morceaux de viande cuite , etc. , et décou-
pée.
CHEFNÉ, fourgonner, v. n. leniuer le feu avec
le fourgon, les pincettes sans nécessité , le dé-
ranger. — Tisonner, v. n. remuer les tisons
sans besoin pour s'amuser. — Chatouiller,
v. a. titiller, faire éprouver des mouvements
de titillation, chiffonner, bouchonner, manier
une... avec la main.
CHEFSl , traversin , s. m. chevet; oreiller long
du lit, se place à la tète du lit sous les cous-
sins. — Chevet, s. m. traversin du lit, long
oreiller.
CJIEG, charge, s. ni. faix, fardeau ; ce qui c^t
porté à la fois, mesure , quantité fixe; ce qui
sert à rendre plus lourd ; fig. tout ce qui est
onéreux; choc de deux troupes surtout de ca-
valerie, son du tambour, de la trompette qui
l'annonce; charge, preuve, indice contre un
accusé; charge d'un canon, d'une arme à
feu , etc. — Rasée , s. f. mesure , panier pour
mesurer le charbon de terre, contenu d'une
rasée de petits morceaux de houille, de char-
bon menu. — Mouture , s. f. charge d'une bête
de sçmme.
CHÉHÉ , Chienheid , maisons isolées , foulerie
faisant partie de la commune de Theux, entre
cette dernière et Polleur , sur la Iloëgne.
CHEIN , paillard, adj. et s. lascif, débauché;
luxurieux, adonné à l'impudicité; qui l'annonce,
dévergondé, sans honte, sans pudeur, scan-
daleux. — Chien, ne, s. quadrupède domes-
tique qui aboie , très-docile, très-intelligent ;
le plus familier de tous les animaux.
CHELIN, schelling, s. m. monnaie d'argent en
Angleterre ; vaut un franc vingt centimes.
CHEMINE, cheminer, v. a. marcher, aller, faire
du chemin.
CHENN, chanvre, s. m. plante annuelle, mâle
ou femelle; les filauienls forment un fil très-
fort. — Bangue ou banque, ou chanvre def.
Indes, sa graine donne une ivresse gaie; les
feuilles excitent l'appétit. — Abaca , s. m. es-
pèce de chanvre ou lin des îles Manilles , sert à
fabriquer des toiles très-fines. — Chienne, s. f.
femelle du chien.
CHENONE (ô) , chanoine , s. qui a un canonicat ,
une prébende , attaché aux cathédrales. — Gé-
nofévain , s. m. chanoine régulier de Ste. -Ge-
neviève. — Rochetins, s. m. pi. chanoines do
St.-Jean de Latran. — Tournaire, s. m. chanoine
qui , pendant la semaine, confère les bénéfices.
CHENOU , grisou , ne. adj. poil , barbe grisons ,
qui grisonne. — Gris, adj. homme qui grisonne,
qui a les cheveux gris-blancs. — Chenu, adj.
blanc de vieillesse; tête chenue, couverte de
neige. — Capillariste, adj. dont les cheveux
blanchissent.
CIIEPTÉ , charpenter , V. a. tailler, équarrir du
bois de charpente; fig. couper grossièrement.
CHEPTl, charpentier, s. m. artisan qui travaille
en charpente , qui apprête des pièces de char
penterie , qui les montent en place. — Poulieur,
s. m. qui fait ou vend des poulies, qui les fait
agir.
CHEPTIRAIE, charpenterie, s. f. art du chavpen
tier.
CHER, chère, adj. et s. tendrement aimé; cher
ami. chère amie ; mon cher , ma chère.
CHERAW , charrue , s. f. étendue de champs , de
terre labourées ou labourables chaque année.
CHERBON , charbon, s. m. bois pénétré de feu
et éteint ou brûlant sans flamme. — Maladie
contagieuse des plantes, dans le genre de la
nielle, causée par des nids d'animalcules. —
de terre, s. m. houille minerait, fossile formé
par la décomposition des végétaux. — Fiam-
bart , s. m. charbon à demi consumé. — Car-
bone, s. m. charbon pur que l'on ne peut dé-
composer, substance élémentaire. — Furoncle,
s. m. fronde, clou , flegmon enflammé; char
bon ou anthrax , tumeur qui fait escarre, bu
bon très enlîamraé. — Bourbillon , s. m. flocon
fibreux épaissi , qui sort a la suppuration d'un
clou. — Buboncele, s. m. bubon d'un aposlènie,
d'un javart. — Carnosité, s. f. excroissance
charnue, spongieuse dans une plaie. — Aigre
more , s. m. charbon pulvérisé pour le feu d'ar-
tifice.
CHERBON'AIE, charbonnée, s. f. grillade de
bœuf ou de porc , petit aloyau ou côte de bœuf
rôtie.
CHERBONI, charbonnier, ère, s. qui fait ou
vend du charbon; lieu où il se fait ; ordinaire-
ment dans une forêt.
CHERDIN, chardonneret , s. m. très-joli petit
oiseau à plumage rouge autour du bec, et pen-
nes jaunes et brunes, d'un chant très-agréable ;
passereau fringille, mange la graine du chardon
étoile à la campagne. — Sizain , s. m. chardon
neret qui a six taches blanches à la queue. —
Griset, s. m. jeune chardonneret avant la mue.
CHERDON , chardon , s. m. plante composée cy-
CHE
CHE
451
naiocéphale , dont la tète et les feuilles ont
beaucoup de piquants , à fleur flasculeuse. —
Chardon à i'ouloii, s. m. à tètes hérissées ou
cardères , lige de chardon, sert à carder, pei-
gner les draps anti-putrides. — Cardères,
s. I". pi. tiges de chardon à bonnetier peur
carder, espèce de scabieuse, plante genre de
dipsacée; camion , petit tète de chardon. —
Bain de Vénus , s. m. chardon bonnetier. —
Raie, s. f. cardère, chardon à foulon hérissé
de petites épines. — Chardon bénit, s. ni.
cultivé, bon sudorifique , puissant alexitère ;
cette plante , cueillie en juin , guérit miracu-
leusement les plaies récentes, ce qu'elle ne
fait pas étant cueillie eu un autre temps ; elle
est très employée en pharmacie; chardon bénit
sauvage. — Chardon Marie ou marbré ou laite,
ou artichaut , cette plante est pectorale, chaude,
décicative, astingente et apéritive. — Chardon
étoile ou chausse-trappe, s. m. espèce de
chardon doHt les tètes des fleurs sont garnies
d'épines raides et piquantes disposées en étoile.
— Chardon aux ânes, ou hémorroïdal ou cir-
sium , plante épineuse à galles pour les hémor-
roïdes. — Chardon à cent tètes ou chardon ro-
land panicaud , à fleurs blanches, racines diu
reliques, se prend en conUture pour remède
contre l'impuissance , sa racine pour la diffi-
culté d'uriner , etc. , etc.
CHERETT, charrette, s. f. chariot à deux roues ,
avec ou sans ridelle et une limonière. — Char-
retin,s. m. petite charrette sans ridelle. —
Chartil , s. m. grande charrette longue pour le
transport des gerbes, des céréales dans les
granges. — Gerbière . s. f. charrette pour les
gerbes. — Voiture de charge , s. f. forte voi-
ture qui sert au transport des marchandises ,
voiture du loulier; cabrouet, petite charrette
légère; chartil, grand charrette. — Carriole,
s. f. petite charrette suspendue ou à essieu. —
«iuimbarde, s. f. grande charrette de labou-
reur, avec des cornes et des ridelles, pour
voiturer les moissons et les marchandises. —
Haquet, s. m. voiture à deux roues et deux
brancards longs et carrés très-rapprochés l'un
de l'autre pour transporter en ville les tonnes
ou tonneaux. — Camion , s. m. petite char-
rette ou haquet que traînent deux hommes,
sert au transport en ville et usage domestique;
charrette à bras. — Fardier ougabrielle, s. f.
charrette, chariot pour transporter les blocs
(le pierres travaillées.
i.lHERr,EU , chargeur , s. m. se dit des hommes
de peine qui chargent et déchargent les char
rettes , chariot des marchandises. — Artilleur,
s. m. soldat artilleur qui charge le canon , qui
sert dans l'artillerie ; chargeoir, cuiller à pou-
dre pour charger sans gargousse.
CllERGl , charger, v. a. mettre une charge, un
fardeau sur, mettre la charge, mettre trop
avec profusion ; charger une arme à feu ; impo-
ser une charge, une condition onéreuse. —
Barder, v. a. charger du bois, des pierres, etc.
sur un bard. — Grever, v. a. charger, grever
d'impôts , accabler par un poids. — Hypothé-
quer, v. a. prendre de l'argent sur son palri-
umine. — Outrer, v. a. accabler, fatiguer,
surcharger de travail , exagérer une , la charge
de quelqu'un. — Palanquer , y. a. charger un
vaisseau par le moyen de palans ; hàler sur un
palan.
CHERI, voiturer . v. a. transporter ,, voiturer des
objets par des voitures , dans sa voilure. —
Charrier , v. a. voiturer une charrette , entraî-
ner, conduire, mener, guider les chevaux et
charrettes. — Charroyer, v. a. charrier.
CHERlAUV . praticable , adj. :2 g. chemin , roule,
voie praticable pour conduire des chevaux ,
une cliarrette.
CHERIEG, charriage, s. m. action de charrier ,
d'entraîner , salaire du voiturier. — Charroi ,
s. m. charriage; action de charrier, son salaire;
voiture par charrette ou chariot.
CHERIOT, chariot, s. m. sorte de charrette ou
voiture à quatre roues pour charrier, portei-
diverses marchandises , etc , petite voiture ou
charrette pour traîner ou amuser les enfants.
— Bige, s. f. char à deux roues, leur usage
est très-ancien , ils étaient très-communs en
Egypte du temps de Jacob. — Benar , s. m. gros
chariot à quatre roues. — Binarde , s. m. gros
chariot à quatre roues égales de hauteur.
CHEROiN , charretier, s. m. (jui conduit une char-
rette, une charrue, conducteur des chevaux
en charrette. — Cabrouetier, s. m. qui conduit
un cabrouet par cheval. — Aurige, s. m. con-
ducteur de char. — Camionier, s. m. conducteur
de camion par cheval ; distribue ù domicile les
paquets, ballots de marchandises , etc. — Ha-
quetier, s. m. conducteur d'un haquet. —
Tombelier, s. m. qui conduit un tombereau.
CHERPAID , charpente, s. f. grosse pièce de bois
équarrie, taillée, assemblée. — Pan de bois ,
s. assemblage de diûërentes pièces de charpente
servant à monter b carcasse d'un bâtiment. —
Ferme , s. f. assemblage de charpente faite au
moins de deux forces , d'un entrait, d'un poin-
çon pour porter le comble. — Colombage , s. m.
rang de solives à plomb dans une cloison de
charpente. — Cloison , s. f. séparations en bois
dans l'intérieur d'un bâtiment.
CHERPAl^iE, manne aux laines, s. f. pi. grande
manne d'osier, à deux ou quatre mannettes ,
sert aux fabricants h porter les laines de la
chaudière ou lavoir.
CHERIM , éplucher , v. a. trier et nettoyer, ùler
avec les mains le mauvais, les ordures, la ver
mine, les nœuds, les superlluites des laines. —
Mélanger , v. a. mêler ensemble des couleurs
de laine, diversiher, faire un mélange, diviser
des bourrelets de laine de bourre.
CHERPIHEG, épluchage, s. m.actiondéplucher.
— Epluchement, s. m. action d'éplucher.
CHERPIHEU, éplucheur, se, aUj. qui épluche
les laines.
CHERRl, chartil, s. m. sorte de hangard appuyé
contre un bâtiment sous lequel on serre les
charrettes, etc., remise de charrettes, cha-
riots , etc.
CHERTAIE, s. f. plein une charrette , sa charge,
ce tiue peut contenir une charrette.
CHERWE, labourer, v. a. fendre et retourner la
terre avec une charrue , etc. — Recasser , v. a.
donner un premier labour.
CHciliWEG, labourage, s. m. art de labourer la
terre. — Labour, s. m. façon qu'on donne à la
152
CHE
CHE
terre en labourant ; labour à ia charrue , à la
herse, à la bêche, h la fourche, etc. — Recas-
sis, s. m. terre que l'on a recassée par un pre-
mier labour.
CHERWEU, laboureur, s. m. celui qui laboiire
la terre, qui tient le limon de la cliarrue et
guide les chevaux. — Lorandier, s. m. vaiel
de charrue, (jui conduit, qui règle les sillons.
CHESS . chasse , s. f. action de chasser, de pour-
suivre, poursuite; donner la chasse, poursui-
vre; chasse, art de détruire les animaux, équi-
page de cliasse , les chasseurs, la meute ; pour-
suite du gibier; outil pour repousser, refouler,
chasser , enfoncer, etc. — Châsse , s. f. ccffre,
montre, etc., pour les reliques; tout ce qui
tient enchâssé une pierrerie, etc., moulure
des vers de lunette. — Repoussoir, s. f. cheville
de fer qui sert aux charpentiers à repousser el
faire sortir les chevilles d'un ouvrage en bois
pour démolir. — Chasse, s. f. certain air de
musique ou de fanfare , de cors, que l'on veut
imiter sur un autre inslrumenl. — Chassoir ,
s. m. morceau de bois sur lecpiel frappe le
tonnelier, pour serrer ou faire descendre les
cercles d'un tonneau. — Chasse-pointe, s. m.
outil dont ou se sert pour pousser les goupilles;
broche enéquerre, pour chasser les doux. —
Fausoir, s. m. outil de forgeron, avec un man-
che de fer en forme de chasse , dont un côté
plat reçoit les coups de marteau et l'autre en-
fonce. — Traciue, s. f. action détraquer. —
Battue , s. f. chasseurs qui battent les bois pour
en faire sortir les gibiers qui l'entourent, leur
action. — Vénerie , s. f. art de chasser avec des
chiens courants , à toutes sortes de bêtes et
surtout aux bêles sauvages; tout ce qui tient à
cet art.
CHESS-BOSS, chasse-bosse, lysimachie, s. f.
perce-bosse, corneille, plante vivace, irès-as-
iringenle pour l'hémonagie , teint en jaune.
CHESS-CHEIN, porte-verge, s. m. bedeau qui
porte une verge. — Chasse-coquin , s. m. be
deau qui chasse les chiens, les mendiants des
égUses. — Chasse-avant , s. ni. celui ([ui , dans
les ateliers, dirige l'ouvrage el tient registre
des heures perdues par les ouvriers, qui excite
à l'ouvrage. — Chasse-chien, s. m. portier,
prépo.sé, chargé d'ouvrir, fermer el garder
une porte, portier brutal. — Valet, s. m. do
meslique inférieur.
CHESSEG, vénerie , s. f. ail de chasser avea des
chiens courants à toutes sortes de bêles el sur
tout aux bêtes sauvages; tout ce qui tient à
cet art.
CHESSEU, chasseur , se, s. celui on celle qui
chasse, qui aime à chasser; s. m. soldat armé
à la légère; domestique qui chasse pour son
maître. — Veneur , s. m. qui a le soin de faire
chasser les chiens courants; perce-forêl,
grand chasseur. — Giboyeur, s. m. qui chasse
beaucoup.
CHESSEUTT, mèche de fouet, s. f. filaments de
chanvre fins à six torons , tors et relors, mè-
che d'une escourgée. — Forcet, s. m. forte
ficelle an i'ouel.
CHESSl, L-iiasser, v. a. forcer de sortir; mettre
dehors par force; faire en aller, congédier;
renvoyer, ôter, éloigner, mener, faire mar-
cher devanl soi ; poursuivre, tâcher de prendre
à la course ; aller à la chasse , poursuivre ,
prendre, tuer le gibier; rouler facilement uu
carrosse. — Vener , v. a. chasser , courir une
bête , la faire courir pour en attendrir la chair.
— Traquer, v. a. t. de chasse, entourer un
bois , puis y pénétrer en se rapprochant les uns
des autres , de manière à n'en rien laisser
éch.-vpper. — Forlancer, v. a. faire sortir du
gîte un gibier. Forlonger , v. n. fuir au loin,
prendre l'avance sur les chiens. — Halbrener ,
V. a. chasser aux halbrans, aux jeunes canards
sauvages. — Héronner, v. a. chasser le héron.
— Giboyer, v. n. chasser avec l'arquebuse;
prendre, voler du gibier; chasser à l'oiseau.
— D îrangei', v. a. chasser les animaux nui-
sibles aux plantes. — Boucanner , v. n. aller à
la ciiasse des bi'ufs sauvages. — Chaudier,
v. n, se dit deschiennes qui entrent en chaleur.
— Expulser, v. a. chasser, déposséder d'une
ujaison; pousser dehors ; faire évacuer; ex-
clure , expulser quelqu'un , le chasser. — Ap-
peler, v. a. désirer vivement par instinct ani-
mal , par besoin physique.
C!!ESS MOH , émouchette, s. f. caparaçon de
treillis ou réseau pour les mouches. — Épis-
sière, s. f. chasse-mouches, petit balai , filet à
cordons pendants pour chasser les mouches;
filet en trousse destiné à garantir uu cheval
des mouches qui veulent le piquer. — Emou-
choir, s. m. queue de cheval attachée à un
manche pour émoucher. — Emoucheur , s. m.
qui chasse les mouches; émoucheteur.
CIIESTAI, château, s. m. forteresse avec tours ,
bastions, fossés; grande maison de seigneur
dans un boura, un village. — Gentilhommière,
s. f. iron. petite maison de gentilhomme à la
campagne. — Manoir, s. m. château féodal;
demeure, maison.
CHESTl . châtier, v. a. corriger, punir les fautes ;
inlliger un châtiment. — Corriger, v. a. ôter
un ou les défauts des personnes, des choses;
réprimander, reprendre, châtier, punir des
enfants.
CHESÏIHEG, châtiment , s. m. punition, correc-
tion , peine soulferle pour une faute.
CHESTOU, têtu, e, adj. el s. personne têtue,
qui a de la tête, entêté, obstiné, opiniâtre,
irop attaché à son sens, à son opinion, à sa
volonlé. — Rétif, ve, adj. fig. enfant, carac-
tère, esprit rétif. — Rebours , s. m. revêche ,
peu trailable. — • Récalcitrant, e, adj. qui ré-
siste avec opiniâtreté, avec humeur; air, hu-
meur rébarbative.
CHET, chat, le, s. animal domestique de la fa-
mille des tigres, etc. , qui prend les rats, les
souris, peut vivre douze ans; chatte, femelle
du chat. — Mitis , s. m. gros chat , malou. —
Bizam, s. m. espèce de chat d'Amérique, chat
angora, blanc gris, à longs poils, yeux rouges.
— Épargne, s. f. économie d'argent, pelole,
profits accumulés; adventif, j)écule acquis,
amassé par industrie. — Bourriquet, s. m.
tourniquet de mineur, civière «le carrier, de
nraion , pour élever, porter les moellons, ou
cbal de couvreur, chevalet. — Treuil, s. m.
est composé d'un cylindre et d'une roue circu-
laire, ayanl le même axe et fixés ensemble;
CHE
CHI
155
sert à élever des fardeaux. — Vivereaii , s. m.
autre treuil ou machine à arbre horizontal aveo
deux leviers. — Argent mignon, s. m. en ré-
serve pour ses plaisirs.
(IHKTAl , lignent , s. m. (ils de chanvre i)oisés en
plusieurs doubles.
t;ilh;VÉ , châtier, v. n. faire des petits chats.
(IHiyrKL'. ruche, s. I. panier en cône où l'on met
des abeilles. — Rehau se, s. f. morceaux ajou-
tés à une ruche a miel. — Bured'airagc , espèce
de panier sur la cheminée d'un bure , démine,
cequi entoure le haiildelaeliemini-edat-ralion.
(".IIKTIN , amas, s. ni. assemblage des cho.ses ,
accumuler, ras^jembler , recueillir, pécule,
pelote pi'cuniaire d'argent accumulé , le con-
tenu d'un tas, d'un i)anier, etc.
CHKTT, chatte, s. f. femelle du chai. V.minett.
CHiyrVIHA.N , laborieux, se, adj. qui fait, qui
exige du travail , de la peine; intelligent dans
ses devoirs.
CHETVLOU, chevelu, e, adj. qui a des longs
cheveux, tète chevelue. — Capillalure, s. f.
chevelu des plantes , nu capillcment.
CHKTVHOTENN. chevrotine, s. f. plomb angu-
laire ou allongé pour tirer les chevreuils, petite }
balle. — Ménuise, s. f. menu plond) à tirer. — |
Dragée, s. f. menu plomb pour tirer; rincer les }
bouteilles. 1
r.HETVROTIN, chevrotin, s. m. espèce de joli |
cerf des Indes , de la taille du lièvre , sans bois
ni cornes.
CHETZI , châssis, s. m. ouvrage de menuiserie
formant cadre pour les vitres, etc.; cadre, ce
qui enchâsse, enferme, bâtis de menui.serie
dont l'intérieurn'estpasremplipar un panneau;
on appelle châssis à verres les deux vanteaux
d'une croisée. — Porte-tapisserie, s. m. châssis
pour porter la tapisserie d'une porte, d'une
croisée. — Berceau, s. m. châssis carré long
sur lequel se po.sent les bandes d'un bout par
lin pied qui lui est propre, appuyé au milieu
sur un sommier et de l'autre sur l'un (l(!s bords
du train de derrière , ou presse d'imprimeur. —
Chapelet , s. ni. morceau de fer rond et plat ,
armé de trois tambours que l'on met à l'extré-
mité de lame d'une pièce de funle lorsqu'on
fait la moule. — Cage démontre ou de pendule,
s. f. deux platines jointes ensemble par (piatre
pilliers qui renferme les roues et les pignons.
— Chevalet , s. m. bâti pour soutenir un tableau.
— Châssis, s. m. métier sur lequel on étend
rétoffe que l'on veut broder. — Châssis d'im-
primerie , s. f. cadre de fer dont la partie vuide
est remplie de caractères qui forment une feuille
d'impression. — Cadre , s. m. sorte de bordure
de bois , etc. autour d'un tableau , etc. ; châssis
qui porte un matelas. — Contre-châssis, s. m.
châssisdevanl un autre. — Carrelet, s. m. sorte
de châssis pour passer des liiiuides. — Abattant,
s. m . châssis qui se lève et s'attache au plancher,
à ia fenêtre d'une boutique, etc. — Frisquette,
s. f. t. d'imprimeur, sorte de châssis plat,
cartonné, qui recouvre la garinture. — Ramette,
s. f. châssis sans bord. — Souillard, s. m.
châssis scellé pour conteidr des pilliers. —
Traillet, s. m. châssis pour rouler une corde.
CHEY, chaise, s. f. siège à dos , sans bras, en
bois qui prend différcHts noms , selon sa forme
et sa destination. — Caquetoire , s. f. chaise
basse il dos élevé; siège, bâton de la charrue
pour s'asseoir. — Siège , s. m. nom générique
de tous les meubles dont on se sert pour s'as-
seoir, dont on cdunaît les diiférentes formels ,
tant anciennes que modernes. — Confessionnal,
s. m. siège, cabinet du confesseur. — Duchesse,
s. f. siège en lit de repos , à dossier élevé. —
Chaise-marine, s.f. espèce dechaise suspendue
(MMir faire des observations sur un vaisseau ;
elle a été proposée en \îi(M par Jacques Uesson,
français. — Chaise-curule, adj. siège garni
d'ivoire , qui était à Rome réservé aux sénateurs;
elai, pliant, sans dossier, et plus élevé.
CH1.\IJ , chieur, .se, s. qui chie; foireux, se, adj s.
qui a un cours de ventre , qui a la foire , chier ,
foirer quand on a la foire; diarrhée, (|ui aie
ventrelàche, trop libre; seditaussid'un homme
lâche, poltron sans honneur, merdeur, qui
merde.
CHIEG , déjection , s. f. évacuation d'excreuients
par le fondement; excréments, celles d'un ma-
lade; liente , excréments d'animaux. — Excré-
mentation, s. f. acte d'évacuer les matières
excrémentielles, excrémentation facile, labo-
rieuse.
CHIERVEU, serveur, s. m. celui qui sert à la
messe, serveur de messe.
CHIF-DOUF (doi'ip, chef-d'œuvre, s. m. ouvrage
qui fait preuve de la capacité de l'ouvrier pour
être reçu maître; ouvrage parfait.
CHIl-'F (chiff) , pommette, s.f. t. d'anaf. proémi-
nence à la partie supérieure de la joue; son os.
— Joue, s. f. partie du visage , depuis les tem-
l)es et le dessous des yeux jusqu'au menton ;
cùlé, face du visage. — Grosse chaîne ou cable
de fer pour extraire la houille des bures. —
Cliitfre, s. m. caractère qui marciue un nombre;
cliiirres arabes, 1, 2, 3,4, 5,6, 7, 8, 'J, 0;
ciii.'lVes romains L, V, X, l , (), D, M ; ciiilfre,
«'criture, langage, secrets; chiffre, lettres ini-
tiales des noms entrelascés; ch'ffre, nombre.
— Numéro , s. m. nondire qui sert à retncnaîire
ce (pii est côté, étiqueté.
CHIFUN, chilfou, s. m. méchant linge; mauvais
morceau d'étoffe, de papier, sans valeur,
chose qui ade l'apparence sans valeur , chiffons,
simples petits ajustements, vêtu d'étoffe sans
valeur; tille de |)eu (hniu-rite , de mauvaise
conduite. — Chillè, s. f. étoffe mauvaise et
faible , chiffon à papier, lig. homme d'un carac-
tère faible, mou. — Gipon, s. m. sorte de
houppe pour cirer les empeignes de cuir de
vache pour les gros souliers; torche, pinceau,
linge pour essuyer. — Lavette, s. f. éponge
pour mouiller les peaux de corroyeur; lavette ,
vieux linge, torchon pour essuyer. — Colifichet,
s. m. babiole, bagatelle, petits meubles, or-
nements mes(piins.
CHIFONDÉ, chiffonner, v. a. bouchonner, frois
ser, gâcher, gâter, déjeter, jeté hors de sii
.situation nalmelle.
CHlFONDEti, embrouillement, s. m. embarras,
confusion des choses déjetées, mauvais travail
des mains.
CHIG, chiche, adj. "2 g. trop ménagé, quia delà
peine à dépenser ce qu'il faudrait; avare, ché-
tif , mesquin.
9
iU
cm
CHÏ
CHIGCHAU, niinaudier , ère, adj. et s. personne
qui minaude, en a l'ijabitude, à face niinau-
dière, qui parle coniuie les enfants. — Fluet,
te, adj. mince, délicat, de faible complexion,
corps, complexion, mine fluette, d'enfanls.
CHIGJAIE, brinborion, s. m. colifichet, babiole,
chose de néant. — Broutilles, s. f. pi. riens,
j)elites choses. — Bibus, rien, chose de nulle
valeur, puérilité, futilité, vétille.
CHIGNON, tignon, s. m. partie de cheveux qui
est derrière la fête des femmes, coiffure; chi-
gnon, le derrière du cou des cheveux. — Oc-
ciput, s. m. le derrière de la tèle. — Nuque,
s. f. creux entre la tète et le chignon du cou.
CHIK, chique, s. f. espèce de tabac à mâcher,
morceau , pincée de labac à la bouche pour
mâcher. — Chic ou chique, s. m. subtilité,
finesse; t. popul. se moquer de quelqu'un. —
Masticatoire , s. m. drogue, ingrédient que Ton
mâche sans l'avaler pour purger la pituite. —
Choc, s. m. niiuiologisnie, faire choc; ono-
mapée du bruit du chien qui frappe la batte-
rie sans découvrir le bassinet. — Touffe,
houppe , grosse mèche de cheveux au-dessus
de l'os frontal, cheveux coupés en houppe.
CHIKANÉ , chicaner, v. a. et n. faire un procès
mal à propos; user de chicane en procès, se
servir de détours, de subtilités captieuses dans
des contestations mal fondées ; criliquer, re-
prendre mal à propos et sur des bagatelles ;
chagriner, disputer, etc.
CHIKaNEU, chicaneur, se, s. qui chicane, aime
à chicaner surfout en affaire. — Chicanier, ère,
s. qui chicane sur rien , qui conteste , qui vé-
tille sm' des bagatelles.
CHIKANN , s. f. chicane , subtilité captieuse en
procès , en discussion ; contestation mal fon-
dée, petite difficulté, petite objection.
CHIKANNREIE, chicanerie, s. f. mauvaise diffi-
culté , tour de chicane.
CHIKGHAK , espèce de mésange , s. f. petit oi-
seau de passage.
CHIKE, chiquer, v. n. mâcher du tabac. — Chi-
quer, V. a. boire, manger; se chiquer, se pon
ponner.
CHIKET, chiquet, s. m. petit morceau de cuir
mis sous le talon pour exhausser, égaliser les
talons, semelles d'an soulier, petite parcelle
de peau.
CHIKËU, chiqueur, s. m. mâcheur de tabac,
grand mangeur, qui chique bien ; bien boire et
bien manger, avec excès.
CH1K0RA5E, chicorée, s. f. plante rafraîchis-
sante de la famille des endives; chicorée sau-
vage à fleurs bleues, apéritives. hépatiques.
CHIMAIR, chimère, s. f. imagination vaine et
sans fondement; fascination; illusion, charme
qui fascine les yeux, empêche de voir ia réalité.
CHIMERIK, chimérique, adj. 2 g. imaginaire,
jnsensé, sans fondement; visionnaire, plein
de chimères, d'imaginationsridicuies et vaines,
esprit chimérique. — Idéal, e, adj. sans pi. m.
qui n'existe qu'en idée, dans i'eiitendement,
existence idéale , chimérique. --- Visionnaire,
adj. personne visionaire, qui a des visions , fig.
des révélations, qui a des idées extravagantes.
CHINAILft), racaille, s.f. le rebut du peuple; la
plus -vile populace, fig. chose de rebut, vile
racaille. — - Canaille , s. f. vile populace; gens
que l'on méprise.
CHINAU , chenal , s. m. courant d'eau pour un
moulin, canal en plomb prati(]ué sur un enta-
blement on creusé dans la cvmaise pour rece-
voir les eaux pluviales. — Chéneau , s. m. con-
duit de plomb ou de bois pratiqué ou creusé
pour recevoir les eaux pluviales qui se déchar-
gent ensuite dans les cuvettes et tuyaux de
descente disposés pour les conduire sur le
sol. — Chanlatte, s. f. gouttière d'une auge à
l'autre, ou d'un tonneau ou réservoir à l'autre.
— Échenal , écheneau , échenet, s. m. gout-
tière sous le toit en chaume, tuiles ou ardoises,
canal de zinc, de bois refendu diagonalement,
de ferblanc. — Épanchoir, s. m. planches
jointes et bordées pour servir à l'écoulement
des eaux d'une fondation. — Dalot, s. m. ca-
nal de bois creusé en angle droit, servant à
recueillir les eaux de pluie , pour faire écouler
les eaux d'un navire. — Reillère, s. f. conduit
de pierre ou bois par où l'eau est amenée sur
la roue d'un moulin à pot. — Gouttière, s. f.
canal, tuyau en bois, de métal, etc. , pour les
eaux de pluie des toits, coupe cylindrique,
creuse, raie creuse, creux en long, etc. --
Gargouille, s. f. gouttière de pierre, dalle de
pierre recreusée pour l'écoulement des eaux ;
on en fait aussi en moellon avec du ciment.
CHINÉ , chiner, v. a. disposer les fds de manière
à former un dessin d'un trait indécis, t. de
manuf.
CHINEG , chinure , s. f. dessin chiné, à trait in-
décis.
CHINI , chenil, s. m. logement des chiens, loge-
ment sale et vilain. — Taudis , s. m. petit lo-
gement en désordre , malpropre.
CHINISS, balayures, s. f. pi. ordures amassées
avec le balai; personne malpropre, vile, mé-
prisable. — Chenille, s. f. personne méchante,
importune. — Piètre , s. m. chétif en mauvais
état. — Fatras , s. m. amas confus de choses
frivoles, inutiles. -— Saleté, s. f. ordure; fig.
obscénité , parole sale. -- Gourgandine , s. f.
prostituée, coureuse des rues. -- Tiipot,
s. m maison de jeu , de débauche , de désor-
dre , de mauvaise compagnie.
CHINNLÉ, chienner, v. a. faire des chiens; fig.
proférer des paroles déshonnêtes , contraires
à la pudeur, à la bienséance. — Appéter, v. a.
désirer vivement par instinct animal, par besoin
physique.
CHINNLEG , obscénité, s. f. parole, image, ac-
tion qui blesse la pudeur; qualité de ce qui est
obscène ; orgies de bouche, de table. — Salo-
perie, s. f. chose vilaine et malpropre; saleté,
grande malpropreté, obscénité dégoûtante.
CHINNLEU, débagouleur, s. m. bas, fig. vomir
des obscénités , fig. dire indiscrètement tout
ce qui vient à la bouche.
CHINNTRAIE , cochonnerie, s. f. popul. malpro-
preté , saleté , famil. chose mauvaise, mal faite,
mal arrangée , en paroles ou en action , chose
sale.
CHIOTT, latrine, s. f. lieux privés, reirait;
commodités , aisances. — Privé , s. m. lieu
d'aisance, latrine. — Aisément, s. m. commo-
dité , latrine. — Lieux secrets , s, m. pi, pièce
CHÏ
CHO
135
d'une maison, latrine. — Sièges d'aisances,
s. ni. pi. maçonnerie ([ui reçoit la culolle et
ciivetled'iin c.ibliiet d'aisnnces; revêtement en
menuiserie de cette maçonnerie. — Garde-robes
à l'anglaise , cu\ ette de l'aïence ou de porcelaine,
ovale, fermée par un pisl.n et lavée par un
robinet -pii y est toujours attaché.
CHIPOTE, lésiner, v.n. userde lésine; cliipoler,
barguigner, faire peu à peu, lentement, a
diverses reprises, lanterner, chicaner, véliller.
— Gargouiller, v. n. barboter dans l'eau ,
s'amuser à des riens, de.pelites choses, faire
des dilHcullés pour des vétilles. — Tatillonner,
V. a. fani. entrer mal à propos, inutilement
dans toutes sortes de petits détails inutiles.
GHIPOTEG, finasserie, s. f. petite ou mauvaise
finesse, vétille, chicane, chijwlage.
CHIPOTEU , chipotier, ère, s. (pii chipote, vélil-
leitr, qui barguigne; vétilleux, liardeur , chica-
nier, tatillon, lésinein-.
CHIPOTT, peu, adv. en petite (luanlilé, peu de
chose, si peu. — Vétille, s. f. bagatelle,
minutie chose de rien; fatuité, sottise.
GHIPTË, pépier , V. a. cri naturel du moineau. —
Guilleri, s. m. chant du moineau. — Pipister ,
V. n. se dit du chant de l'eiourneau. — Chicpie-
ter, v.a. faire des raies autour d'une pâtisserie;
démêler la laine, manger nonchalamment,
sans goût; rompre un petit morceau.
CHIPTEG, gui, gui. gui , s. m. niiuologisme du
gazouillement des petits oiseaux qui n'ont pas
encore (|uilté le nid.
r.HlR, chier, v. n. rendre les gros excréments.
— Cacade, s. f. décharge du ventre; lienler ,
jeter ses excréments , se dit des animaux. —
Cher, adv. à haut prix, vendre, acheter, payer,
coûter cher; qui coûte beaucoup.
CHIRIP , guilleri , s. m. chant du moineau ; chu-
cheter, crier comme le moineau.
CHIRMAIN. chèrement, adv. à haut prix, payer,
vendre chèrement.
CHIROGR.VF, chirographaire, s. m. adj. 2 g.
créancier chirographaire en vertu d'un billet
sous seiug-prive, sans hypothèque.
CHIRUGEIE, chirurgie, s. f. art d'opérer de la
main sur le corps de l'homme pour guérir les
blessures, les fractures , les dépôts, les contu-
sions.
(^HIRUGFEN, chirurgien , s. m. qui fait profession
de la chirurgie , qui l'exerce ; art d'opérer sur
le corps de l'homme. — Renoueur, s. m. pop.
chirurgien qui remet les membres disloqués. —
Renoueuse, s. f. major, s. m. perruquier, élève
en chirurgie.
CHIVROU , chevreuil , s. m. quadrupède de l'or-
dre descerfs, brun ou roux , à cinq andouilles
au plus; tient de la chèvre et du cerf. — Che-
vrette , s f. femelle du chevreuil.
CniRTE , cherté , s. f. prix excessif des choses ;
haut prix de ce qui est vendu , grande cherté ,
cherté extraonlinaire; pénurie, grande disette,
pauvreté. — Disette, s. f. n('eessité, manque,
cherté des vivres , besoin des choses nec<'ssai
res, grande disette, famine, disette publique
des vivres dans un pays , suite de l'inégalité des
saisons et une foule d'autres accidents atmos-
phériques sur les résultats des récoltes ou les
accaparements sur les céréales.
CHMIH , chemise , s. f. long et ample vertement
de toile , etc. sur la peau ; robe de femme sous
les autres, la chemise de toile est un vêtement
comparativement moderne , mais on ignore
l'époque de son invention; au 1"2""' et lô""' siècle
l'usage des toiles de chanvre devint général ;
ce vêlement [irend depuis le cou jusqu'aux
genoux pour les hommes ei jusqu'aux chevilles
pour les femmes; la chemise a un corps et des
manches.
C!IMI.\.\IE , cheminée, s. f. est le lieu où on fait
le feu dans les principales pièces d'un apparte-
ment.
Cli.\AP.\N, chenapan , s. m. se prend ici pour
un fat , s. et adj. m. ridicule, impertinent,
sans jugement, trop complaisant pour lui-
même.
CHO (o) , chaud , e, adj. qui a, qui procure, qui
conserve la ou de la chaleur; tig. vif , animé,
empressé, prompt, ardent, qui s'irrite aisé-
iiiei;;. — .\rdent, e, adj. en feu , de feu , al-
luiDc. endirasé . qui brûle, entlammé; lig. vio-
lent , véhément ; amour ardent, actif, qui se
porl.' avec anieur à. — Arder d'amour, v. a.
brûler , se dit des passions ardentes en amour,
le vulgaire le définit en une étolfe de la nature
que l'imagination a brodée. — Voluptueux, se,
adj. ;;ui aime, qui cherche la volupté. — Dis-
solu . e , adj. débauché, libertin, impudique.
— i.:iscif, ve , adj. fort enclin à la luxure. —
I.ibileux, .se , adj. dissolu, lascif, trop sensuel.
— Lubrique, adj. 2g. lascif, impudique, glis-
sant. — Luxurieux, se, adj. impudiciue,
adoiini' ou qui porte à la luxure. — Sensuel, le,
adj. et s. m. volui)tueux , attaché aux plaisirs
des sens. — Chaleureux, se, adj. qui a beau-
coup de chaleur naturelle. — Sybarite, s. 2g.
(ig. homme très-voluptueux, livré à la mollesse.
CHOD (od), chaude, s. f. feu violent de forge, cha-
leur vive; t. d'art, degré du feu; point de
cuisson.
CHODl ((>) , chaudière , s. f. grand vase pour faire
chauffer, bouillir ou cuire , en usage dans diffé-
rents ateliers de fabrique et des maisons par-
ticulières. — Guilloire, s. f. cuve , chaudière
pour faire guider la bière; se font en cuivre,
en fonte sidvanl l'usage à ce destiné. — l'ayel-
les, s. f. pi. grandes chaudières pour ralliner
le sel.
CHODMAIN (ôd), chaudement, adr. avec chaleur,
pour conserver la chaleur; lig. avec ardeur ,
vivacité , zèle.
CHODNAIE (ôd). CHODRONAIE (c/t<;) , chau-
dronnée , s. f. ce que peut contenir un chau-
dron.
CHODRON (c/kî), chaudron, s. m. petite chau-
dière à anse , vase de cuisine en cuivre , est
d'un très-grand usage dans la vie domestique
et dans les arts. — Ra([uet, s. ni. \aisseauen
cuivre, f rblanc , fer élanié , etc. , espèce de
chaudron. — Perreau, s. m. sorte de grand
chaudron de cirier, étamé, étroit, rond il
profdiul dont les ciriers se servent pour faire
amollir la cire dont ils font les cieiges à la
main. — Servidon , s. m. chaudron de cuivre à
oreilles pour porter le savon cuit en j)àte aux
ndses.
CHODROM (cliô), chaudronnier, ère , s. qui fait
136
CHO
CHU
et vend des chaudrons , des ustensiles de cui-
sine , etc. , en cuivre.
CHODRONNREIE (chu), chaudronnerie, s. f. fa-
brique , marchandises de chaudronnier, qui se
divisent en grosse chaudronnerie et en chau-
dronnerie fine ou de Paris.
CHO FlAlR(chô), fer en ignition, s. f. état d'un
fer rougi au feu.
CHOFONTAINE (chô) , Chaudfontaine, commune
du canton de Fléron, arrondissement de Liège.
CHOK,choc, s. m. heurt d'un corps contre un
autre; rencontre de deux corps qui se heurtent;
effet d'un mouvement brusquement arrêté par
une résistance ; rencontre et combat de deux
corps de troupes , fig. malheur, disgrâce de la
fortune, choc de cavalerie; entrechoquement ,
choc, combat de plusieurs. — Avaloire , s. m.
outil de charpentier, servant à avaler ou faire
descendre du haut en bas la ticelie de la forme
du chapeau. — Collision , s. f. choc de deux
corps; tig. choc des partis politiques; lutte,
combat. — Heurt, s. m. choc, secousse en
heurtant.
CHOK (chô), germe, s. m. partie claire glaireuse,
tenace dans l'œuf, qui forme l'embryon , prin-
cipe de reproduction de l'animal comme du
végétal. — Cicatricule, s. f. petite tache, germe
de reproduction sur le jaune de l'œuf.
CHOK AN, choquant, e, adj. offensant, désa-
gréable, déplaisant. — Injurieux, se, adj.
outrageux, offensant. — Offense, s. f. injure
de fait ou de parole , blesser quelqu'un par des
offenses.
CHOKÉ, chocailler , v. n. choquer souvent les
verres. — Trinquer, v. n. fam. boire en cho-
quant les verres à la santé l'un de l'autre. —
Choquer, v. a. donner un choc; heurter, fig.
déplaire, blesser, être contraire à , boire en-
semble; offenser quelqu'un. — S'entrechoquer,
V. récip. se choquer l'un l'autre, se contredire
avec aigreur ; s'opposer l'un à l'autre pour se
nuire.
CHOKl (chô), pousser, v. a. faire effort contre ,
pousser un être pour le déplacer, imprimer le
mouvement; conseiller, exciter, encourager.
— Presser, v. a. pousser , faire effort contre ,
comprimer, avancer, faire entrer par force ,
excitera persuader. — Appuyer, v. a. soutenir
avec un appui. — Comprimer, v. a. presser
avec violence , resserrer ; glisser , insinuer
adroitement, introduire.— Quiéter, v. a. pous-
ser une charge, un panier, un chariot pour
aider à le traîner; ouvrage de quiéteur. —
Cocher, v. a. se dit des oiseaux mâles qui cou-
vrent leurs femelles. — Fourrer , v. a. intro-
duire: faire entrer une chose parmi d'autres ,
faire enlrerdans une affaire, donner en cachette
et souvent, etc.
CHOLEUR, chaleur, s.f. qualité de ce qui est
chaud, cause la même sensation que le feu;
amour des animaux, appétence, désir vénérien;
grande affection; activité, vive ardeur; feu;
passions vives; époque la plus chaude de l'an-
née. — • Ardeur . s. f. chaleur véhémente ,
extrême, acre, piquante. — Amour, s. m. pas-
sion d'un sexe pour l'autre; vif attachement ,
vive ardeur. — .Vthermasie, s. f. excès de chn-
leur, chaleur morbilique. — Diacausie, s. f.
chaleur excessive; échauBement. — Touffeur ,
s. f. exhalaison qui saisit en entrant dans un
lieu très-chaud. — Feu , s. m. élément chaud,
chaleur, esprit, etc.
CllOPi , mule, s. f. crevasse qui se forme au
boulet des pieds du cheval; maladie du boulet.
CHORLEU, chaleureux, se, adj. qui a beaucoup
de chaleur naturelle. — Zélé , e , adj. qui a du
zèle , de l'ardeur , de la ferveur.
CHOU-FLEUR, chou-tleur, s. m. à tige en masse
mamelonnée, on en distingue trois variétés
principales, les tendres ou hâtifs, les demi-
durs et les durs.
CHOUFTÉ , baisotler, v. a. baiser souvent , sans
cesse; grosse baise réitérée. — S'entrebaiser ,
V. récip. se baiser l'un l'autre.
CHOUFTEU , baiseur, se, s. qui baise volontiers.
CHOUH , ont! interj. pour exprimer le froid et le
chaud.
CHOUHLEG, clameur, s. f. grand cri mai nrliculc,
criaillerie, cri aigre, aigu , mal prononcé.
CHOUKOLA , chocolat , s. m. cacao et sucre aux-
quels (in ajoute quelquefois de la canelle , de
la vanille , etc. , mis en pâte.
CHOUKOLATIÉRE, chocolatière, s. f. espèce de
cafetière cylindrique ou légèrement conique.
CHOULAU, pleure-misère, pleure-peine, s. m.
pleurard, e, larmoyant; avare qui se plaint
toujours de sa misère. — Pleurnicheur, se, s.
qui feint de pleurer ; qui pleure sans cesse et
sans raison.
CHOULË , pleurnicher, v. n. feindre de pleurer ;
pleurer souvent. — Pleurer, v. a. répandre
des larmes.
CHOULEG, pleurs, s. m. pi. larmes , action de
pleurer.
CHOUMÉ, chômer, v. a. etn. se reposer, ne rien
faire, faute de travail.
CHOUPllN , chou-blanc hâtif en pain de sucre ou
pointu.
CHOUWAN, chouan , s. m. pi. insurgés du midi
de la France de 1789 à 1804, combattants pour
la cause royale pendant les premières années
de la révolution.
CHOZE , chose , s. f. ce qui est ; être physique ou
métaphysique en général, possession, bien,
affaire , etc. — Hé! dites donc , interj. pour
appeler quelqu'un dont onjne sait pas le nom.
— Cacouac , s. m. sobriquet propre à désigner
des sophistes ridicules. — Chosette, s. f. petite
chose , petit propos.
CHUD, chut! interj., paix! silence! — (^hute ,
s. f. mouvement, action de ce qui tombe;
malheur; ruine ; fin malheurense dune carrière
brillante.
CHUTÉ, chuter, v. a. accueillir par des chuls ;
siffler.
CHUVELAR, chevelure, s. f. en.semble des che-
veux de la tête d'une personne.
CHUZE, choix, s. m. option de choisir; élecîion
d'une chose , d'une personne, de préférence a
une ou plusieurs autres, la chose choisie elle
même. — Elite, s. f. choix ; ce qu'il y a de
meilleur, d'excellent, de plus digue d'être
choisi dans son genre; triage, choix, chose
triée. — Initiative, s. f. liberté de choisir;
faculté de commencer, défaire, etc. — Option,
s. f. pouvoir, faculté , action d'opter.
DAD
DAG
137
CHUZI , choisir, v. a. élire; faire un clioix ; pré-
férer une chose , une personne à une autre , à
d'autres, après examen. — Trier, v. a. choisir
cuire phisieurs ; chose triéo, séparation des
f]ualilés; écrémer, prendre ce ([u'il y a de
nieilifur. — Opter, v. a. clioisir entre plusieurs
choses qu'on ne peut avoir à la l'ois.
(IHUZIHEG, choix , s. ni. action du choisir, de
faire un choix.
CHVOLHIT , chevalet , s. m. instrument de torture;
supplice sur le cheval de hois; support des
cordes à violon, etc.; bâti pour .soutenir un
tableau; banc, siège, étaudetreiliai;('ur, étale
pour reprendre un bâtiment en sous-ivuvre ;
ce qui tient l'ouvrage à la hauteur convenable;
outils. — Chez les arquebusiers , est un instru-
ment en fer, propre à recevoir une fraise, et
fait tourner la fraise dans le bassinet , avec
l'archet. — Chez les passementiers, est une
pièce de bois il poulie d'environ quatre pieds
de hauteur. — Chez les chamoisseurs. est un
instrument par où passe une peau (jue l'on veut
travailler. — Chez les charpentiers, e.st une
pièce de bois posée en travers sur deux autres
pièces, auxquelles elle est perpendiculaire. —
Chez les chaudronniers , banc garni de deux
anneaux à chaque bout, oii est retenue une
sorte de bii;orne à table. — Chez les corrojeurs.
est un instiument de bois |)our draj;er leurs
cuirs. — Ciiez les canliers, il y a le chevalet
despadeur , qui est une plaiiclie assemblée
verticalement au bout d'une pièee de liois ipii
lui sert de pied , et le chevalet de lammeleiir .
qui est un traileau (|ui sert à supporter les to-
rons. — Chez les tonneliers , est un banc sur
lequtd on pose les douves que l'on veut travail-
ler. — Chez lesartiliciers , est un poteau planté
en terre, sur lequel on place les fusées. —
(lutil de serrurier, pro|)re a forer les pieccsou
machine ;i forer, coiiqiosée d'une palette, d'un
visel tl'uu écrou , etc. — Les couvreurs donnent
ce nom à une machine (|ui sert à soutenir leurs
échal;>uds avec des paquets de nattes de paille
dessons. — Paroir, s. m. espèce de hachette
avec huptelleon pare les douves d'ini tonneau;
les corroyeurs s'en sert pour parer leurs peaux.
— Peloir, s. ni. rouleau dont les corroyeurs se
servent pour enlever les poils de dessus les
peaux.
D.d, s. m. consonne, quatrième lettre de l'al-
phabet; chiffre romain : bOO. — Dé, s. m. ins-
trument pour coudre.
DABKM , beaucoup, adv. de quantité, plusieurs;
en quantité, en piand nombre, extrêmement;
longtemps.
D.ABOf! , d'abord, loc. adv. tout d'abord, de
prime abord , aciv. dès le premier instant , sur-
le-champ. — Dès-lors, adv. dès ce temps, là;
vu cela. — .\lors, adv. en ce temps-là.
DADAYE, dada. s. m. enfantin, petit cheval des
i^nfants; aller à dada; lig. se mettre à califour-
chon.
DADAINE, nicette, adj. f. diminutif de niée,
jeune hllesiuqtle, sans exp i'ieuee, d'un air,
des façons niaises. — Agnès, s. f. jeune lille
très-innocente.
DADREU, bon, ne, adj. qui a de la bonté, par-
fait; excellent , fort, vigoureux, irrésistible;
bien, utile, avantageux; bien né, etc. — Sage,
adj. ^ g. et s. m. très prudent , circonspect ,
judicieux . modéré, retenu, maître de ses pas-
sions, po.sé.
DACI.E , goudronner, v. a. enduire de goudron;
spalmé, enduit de brai de goudron. — Calfa-
ter, V. a. enduire de bitume du calfaî. — l>ois-
ser. v. a. enduire, frotter de poix; salir avec
quelque chose de gluant. — Amidomier, v. a.
enduire d'amidon.
DAGLEG, goudronnage, s. m. action de gou-
dronner, de calfater, de spalmer. d'enduire
d'un mastic incorruptible.
DAGLEU, goudronneur, s. m. ouvrier qui gou-
dronne, calfaleur, galefrelrier , qui enduit de
brai . de cambouis, di' mastic.
DAGUET, goudron, s. m. conaposition de gomme,
i58
DAI
DAM
de poix, d'huile de poisson, de suif, de
graisse, etc., pour enduire, imbiber, sert à
divers ouvrages. — Brai , s. m. sorte de gou-
dron; matière résineuse pour calfater. — Cal-
fat , s. m. éloupe goudronnée. — Pègle , s. m.
espèce de {goudron. — Cambouis, s. m. vieux
oing noir d'une roue bien engraissée, après le
frottement, brai gras attache aux axes des ma
chines ou aux essieux des roues. — Courée,
s. f. suif, soufre, résine, huile, etc. , mêlés
pour enduire solidement les navires. — Cou-
roi, s. m. soufre, résine, verre pilé, huile de
baleine mêlés pour préserver des vers la carène
d'un navire, etc. — Méconium, s. m. se dit
des excréments noirs et épais d'un enfant
nouveau-né.
DAî,hé, interj. pour appeler quelqu'un; hé,
dites donc, mon ami, par ici. s'il vous plaît.
DAIL (ï), coup violent , s. m. blessure, choc, son
impression , sa blesure , sa marque. — Balafre,
s. f. longue blessure au visage, sa cicatrice;
estafilade au visage. — Volige , s. f. nom de la
latte pour ardoise, elle est deux fois plus large
que la latte de tnile, de même longueur et
épaisseur.
DAI\ , dent , s. f. petite os de la mâchoire, sont
au nombre de 32 dans la bouche. — Quenotte ,
s. f. famil. dent de petit enfant. — Dentelette,
s. f. petite dent. — Aire, s. f. place unie pour
battre le blé, ou aire de grange, qui est tou-
jours à l'entrée ou au milieu de la «range. —
Daim , s. m. bête fauve , plus petit que le cerf,
à bois large et plat par le bout. — Daine, s. f.
femelle du daim. — Dent artificielle , s. f. terre
métallique, dent dont l'émail prend la teinte
appropriée aux personnes; elles sont incorrup-
tibles et sont préférables aux dents d'ivoire. —
Guipure, s. f. dentelle de fil , soie et cortisane.
DAIN-D'CHIN, chiendent, s. m. herbe graminée,
vivace , à racines apéritives : les chiens se pur-
gent en la mangeant et la vomissent. — Dent
de chien , s. f. plante à fleurs en lis , à racines
émolientes et résolutives. — Nardet, s. m.
nard bâtard , chiendent à chaume menu.
DAINBAIE, denrée , s. f. tout ce qui se vend pour
la nourriture des hommes, des animaux; mar-
chandises , etc. — Comestible , adj. et s. bon à
manger pour l'homme; qui peut se manger,
substance, comestible , vivres.
DAINTAR , denture, s. f. ordre des dents de la
mâchoire. — Batelier , s. m. les deux rangées
de dents de la bouche, nombre de dents d'une
roue, etc. — Dentelure , s. f. ouvrage de scuii»-
ture; chose dentée. — Denticule, s. f. ornement
d'architecture à dents ou dentelets. — Denté, e,
adj. qui a des dents, des pointes en dents; dé-
coupé en pointe. — Dentition , s. f. sortie natu-
relle des dents. — I5retlure,s. outil pour tracer
(les dents.
D.\INTELL, blonde, s. f. ouvrage semblable à
la dentelle pour le travail , n'en diffère que par
la matière, se fait en saie blanche ou fil de den-
lelle. — Mignonetle, s. f. sorte de denlelle de
fil de lin blanc. — Bruxelles, s. f. pi. denlelle
de fil de lin . les plus chères et les plus recher-
chées pour la finesse, le goût , la variété, l'é
clat et la beauté du dessin. — Maline , s. f. den-
telle de Flandre, est la plus belle après celle
de Bruxelles. — Valenciennes, s. f. pi. dentelle
moins riche, mais plus solide, ce qui la rend
plus chère que celle de Maline. — Campane ,
s. f. espèce de petite dentelle basse, légère et
fine, faite de fil ou de soie. — Dentelle, s. f.
ouvrage à jour , de fil , de soie.
DAINTLÉ, denteler, v. a. faire des entailles en
forme de dents, de petits angles , des denlicu-
les, des dentelets. — Dentée , s. f. coup de dent
d'un chien au gibier, coup de défense d'un san-
glier.
DAKOIR, d'accord, interj. j'y consens; conven-
tion pour terminer un dift'érend , accommode-
ment entre parties , bonne intelligence. —
Unisson, s. m. parfaite égalité des sons émis
simultanément par plusieurs voix ou instru-
ments. — S'unir, v. pers. se joindre, s'asso-
cier, s'accorder.
DALÉ, importuner, v. a. incommoder, fatiguer,
déplaire.
DALEIA , dahlie , s. m. géorgine ou dahlia , belle
plante corymbifère.
DAl.ER, thaler, s. m. monnaie d'argent prus-
sienne, vaut 3 fr. 70 c.
DAM, hie , s. f. demoiselle , instrument très-lourd
dont les paveurs se servent pour enfoncer les
pavés.
DAM, madame, s. f. au pi. mesdames, titre
d'honneur que l'on accorde à toutes les femmes
bien nées. — Maîtresse, s. f. femme qui a des
sujets, des serviteurs, des ouvriers; femme
habile, intelligente; femme qui prend de l'as-
cendant. — Dame , s. f. titre d'honneur, haute
et puissante; faire la dame, femme mariée
hors de la classe du peuple; femme de qualité.
— Dames , s. f. pi. petites pièces circulaires de
bois ou d'ivoire, rouges ou noires , plates, qui
servent à jouer aux dames sur le damier. —
Pion, f» m. petite pièce du jeu de dames. —
Coquinbat, coquimbert, s. m. jeu de dames à
qui perd gagne. — Demoiselle , s. f. fille noble
ou de famille honnête , fille bien élevée.
DAMA, damas, s. m. tranchant d'acier très-fin
veiné ou brun , sabre ou lame qui vient de Da-
mas; couper comme un damas.
DAMABOM (bôm), tourbillon, s. m. vent impé-
tueux qui tournoie; chose, artifice qui s'élè
vent en tournant, espèce de vent mistral de
nos contrées montagneuses.
DAMADLON, espèce de damasquette, s. f. es-
pèce d'étoffe alignes larges de couleur vive,
tranchante , se fait en toute laine et poils de
chèvre.
D.\MAG, dommage, s. m. perte; préjudice; dé-
triment; dégât. — Préjudice, s. m. perle,
tort, dommage préjudicier; nuire, faire tort
ou du tort ; débris de la fortune, dégât. — Dé-
triment, s. m. perte, dommage, préjudice. —
Grief, s. m. dommage re u , lésion. — Agatis,
s. m. dommage causé par les bêtes. — Lésion,
s. f. tort, dommage dans une transaction;
contusion , h.lessure.
DAMASE, djuiasser, v. a. faire une étoffe, du
linge en façon de damas , damasser l'acier ;
linge damassé à grandes et petites tleurs.
D.\MASKîN]'] , damasquiner, v. a. incruster l'or
ou l'argent dans le fer ou l'acier.
DAMASKINEU , damasquineur , s. m. qui damas-
quine , incruste.
DAN
DAR
159
DAMAZONE (zone) , damas , s. m. étoffe de soie à
fleurs, salin à deux envers qui vient de Damas.
— Damassin , s. m. petit damas , élofle moins
garnie que le damas et moins riciie.
DA.MHEL, servante, s. f. domestique femelle. —
Fille, s. f. servante, surtout dans une au-
berge. — Vaclière, s. f. lille qui Irait, soigne
et garde les vaches.
DAMl, damier, s. m. jeu, échi(|uier, table, ta-
blier à carreaux noirs et blancs pour jouer aux
dames , aux échecs. Ce jeu a été inventé par
les Komains.
DA.MZEL , damorel, s. m. homme qui fait le beau
et cherche à plaire aux dames.- - Damoiseau,
damoisel, s. m. homme elléminé, se vante de
la faveur des danjes, allecte une propreté re-
cherchée.
D.\MZULETT, fi'iquenelle, s. f. jeune coquette
parée au-dessus de son état. — Requinquée ,
s. f. vieille qui se pare.
DANASION, damnation, s. f. condanmation à
l'enfer, punition des damnés.
DANAUB, damnable, adj. '2 g. action, opinion
damnable, qui mérite damnation , qui l'attire;
pernicieux, abominable, méchant.
DANBLAIE, d'emblée, adv. d'abord, tout d'un
coup et comme d'assaut, du premier ellort ,
de plein saut, l'emporter d'emblée.
DA.NDINE, dorloter, v. a. traiter délicatement,
avec complaisance. — Se dorloter , v. pers. se
délicater; chercher, prendre ses aises ; se dan-
diner.
DANÉ. dsmné, e, adj. et s. m. qui est eu enfer;
lig. àme damnée , personne dévouée entière-
ment à un supérieur; faire damner , tourmen-
ter à l'excès.
DANGI, danger, s. m. péril, ristjue; ce qui est
ordinairement suivi d'un malheur, d'un acci-
dent fâcheux, ce qui expose a une perte , un
dommage, etc. — Péril, s. m. danger, risque;
état où il y a quelque chose a craindre ; incon-
convénient, besoin, nécessité.
DANGEREU , dangereux, se, adj. périlleux,
qui met en danger ; houune dangereux , à (pii
l'on ne peut .se lier. — Pertide, adj. 2 g. qui
manque à sa foi , à sa parole ; traître, déloyal,
pernicieux, nuisible, dangereux, qui cause ,
peut causer préjudice.
DANGEREUSEilAIN, dangereusement, adv.
d'une manière dangereuse , avec danger ; péril-
leusement , pernicieusement.
DANK, merci, s. m. remercîment , grand merci.
DANSÉ , danser, v. n. et a. mouvoir le corps en
cadence, à pas mesurés; faire danser quel-
qu'un, lui donner de l'exercice, de l'embarras
pour le réduire à ce que l'on veut; air à dan-
ser, manière de danser; cadenser , taire des
cadences, régler suivant une mesure; dan-
soyer , danser mal.
DANSEU , danseur, se , s. qui danse , qui e.st ac-
coutumé de danser, qui en fait la profession.
— Dansomane , s. et adj. 2 g. qui a la manie
de danser; dansoyeur , qui danse mal.
DANZE, danse, s. f. mouvement cadensé du
corps; réunion de personnes (|ui dansent, leur
local ; hg. mouvement. — Bourrée , s. f. danse,
son air gai à deux temps. — Olivettes, s. f. pi.
dause après la récolte des olives en Provence.
— Valse, s. f. danse voluptueuse en tournoyant
et pirouettant. — Galope ou galopade , s. 1.
e.spece de danse russe , danse sautante à deux
personnes; galop. — Contredanse, s. f. danse
vive et légère, à ligures dansées par plusieurs
couples ensemble; son air. — Terpsicore, s. I.
muse de la danse. — Courante , s. I. danse
grave , renq)lie d'allées et de veimes ; lormc*e
par couples en colonne; son chant. — Danso-
niariie , s. f. manie de la danse. — Passacaille,
s. f. espèce de chaconne à mouvement lenl.
— Menuet, s. f. danse grave a trois temps;
danser, jouer un menuet. — Chaconne, s. 1.
danse sur l'air de la chaconne à mesure modé-
rée et mouvemenlbien marqué. — Faiondoule,
s. f. danse de dix , vingt, trente et plus de pei-
sonnes se tenant par la main , où les sèves .sont
ordinairement confondus, torment une chaîne
conduite entête par un chanteur. — branle,
s. m. danse gaie en rond se tenant par les
mains, son air; mener le branle , commencer
et être suivi par d'autres en rond, les mettre
entrain. — Ronde, s. f. danse; chanson de
table , la plus ancienne et la i)lus gaie ; toutes
les mains unies. — Carole, s. f. danse ancienne,
en rond, accompagnée de chants.
DAR, insoluble , adj. 2 g. qui ne peut se résoit
dre; terre, etc. , qui ne peut se dissoudre. —
Dur, c, adj. .solide, diiUcile a péiiclier, à
déchirer, à entamer; l'oppose de tendre , de
mou, de tlexible; inhumain, sévère, implaca-
ble , ditlicile a mouvoir , insensible ; laide ,
sans facibté, sans aisance, etc. — Duriuscule ,
adj. :2 g. un peu dur, pouls duriuscule. —
Compacte, adj. 2 g. serré, condense; quia
beaucoup de substances sous un petit volume.
— Rude , adj. raboteux , âpre au loucher ; lig.
dilljcile , violent , fâcheux , sévère , redoutable,
impétueux, implacable, impitoyable, insensi-
ble, inexorable, immiséricordieux , inhumain,
inclement; austère. — Solide, adj. qui n'est
pas fluide; qui a de la consistance, qui n'est
pas fraj^ile , corps ferme , se dit d'un terrain sur
lequel on sonde un massif de ma(;onnerie sans
vide au-dedans. — Dense, adj. 2 g. corps dense
épais; compacte; qui contient beaucoup de
matières en peu de volume.
D.\RDAiNEL, belvédère, s. f. maisonnette de
montagne , de plaisance , vide bouteille , petite
maison avec jardin près de la ville.
DAREG , diablement, adv. famil. excessivement.
— Beaucoup , adv. de quantité , en grand nom-
bre , extrêmement.
DARMAIN , durement, adv. d'une manière dure ;
avec dureté, rudesse.
D.\RSUTE, dureté, s. f. fermeté, solidité, qua-
lité de ce qui est dure ; insensibilité , rudesse ,
inhumanité; tumeur durcie avec résistance. —
Crudité, s. f. qualité, humeurs crues, mets,
fruits crus, indigestes; qualité de ce qui est
cru, dur, dillicile à rompre. — Rigidité, s. f.
grande sévérité; exactitude dans 1 observation
de la discipline , rigidité decaraclcre; compa-
cité, qualité de ce qui est compucle.
DARTT , dartre, s. t. maladie de peau, petite
élévation , où des petites ulccro de la peau
avec traussudalion d'une humeur qui se con-
vertiten écailles.— Agrie , s. f. dartre corrosive,
140
DAZ
DBO
pustule maligne. — Impétigo, s. m. espèce de
dartre; gale canine. — Herpès, s. f. pi. dartre
corrosive; ardeur, intlanuiiation avec pustules
qui ronge la peau. — Mentagre, s. m. feu volage;
dartre au menton , menlagra. — Ichtyose, s. f.
dartre farineuse au cuir clioveiu ou ailleurs.
— Zostère, s, f. ceinture érysipélatetise , pus
tuie qui se forme autour du corps. V. .sintiir.
DAU, pissat, s. m. urine des bêtes de somme ;
enfoncement près des étabies. — Piscine , s. f.
réservoir d'eau bourbeuse, lieu où l'on jette
l'eau du lavage , les urines, etc.
DAUBO, nicodèrne, s. m. grand niais, grand
nicodème. — Ecolier cataleptique, adj.Sg.
(jui ne comprend pas son maître , privé d'intel-
ligence. — Ignorant, e, adj. qui n'a point de
savoir, d'étude; insouciant qui ne se soucie ,
ne s'affecte de rien ; balourd . butor.
D.AULAR, daler. s. m. monnaie en argent de
liège de vingt-ciu(i îlorins , le tlorin à vingt
sous , le sou de quatre liards.
DAIILEM , Dalliem , s. f. ancienne ville, commune
et cbef-lieu du canton de ce nom , arrondisse-
ment et provincf^ de Liège.
DAUMINO , dominos , s. m. pi. soite de jeu avec
dés, dés plats. — Costume de bal à camail et
capuchon, habit de bal , sert aux mascarades
des villes.
DAURÉ, courir étourdiment, sur, parétourderie,
en aveugle; précipité, qui agit inconsidérément.
— Attaquer avec violence , tout à coup; mettre
dedans ; taire entrer par le bout , par la
pointe, etc. — Fondre, v. a. tomber impétueu-
sement sur; s'élancer sur; entrer vivement ,
étourdiment; semer, se jeter impétueusement
sur.— Fourrer, v. a. mettre pai-mi; introduire,
faire entrer; donner en cachette et souvent ,
s'engager dans, se garnir.
DAUTÉ, daler, v. a. n. un écrit , mettre la date ;
dater de loin , lig. se dit d'une chose passée il
y a longtemps; èlre vieux ; époque, chiffre qui
l'indique; jour auquel un acte est daté; post-
<ialer, dater d'un temps postérieur; antidater,
mettre une antidate.
DAUTT , date , s. f. époque , cliilne qui l'indique;
jour auquel un acte, etc. a été fait, une lettre
a été écrite , un évéuemenl .s'est passé ;
postdate.
DAUVI . rêver, v. n. faire quelque rêve, être dis-
trait, être dans le délire à penser, méditer, se
tromper, errer. — Rêvasser, v. n. famil. avoir
des rêveries diverses et fréquentes, extrava-
gantes; rélléchir, se livrer à ses rêveries. —
(Grommeler, v. n. famil. gronder, murmurer
sourdement entre ses dents.
DAUVIEG , rêverie , s. f. pensée irréfléchie oii se
laisse aller l'imagination ; idée extravagante ;
rêvasserie.
DAUVIEU, rêvasseur , s. m. rêveur, se, s. qui
rêve; rabâcheur, qui rabâche, revient souvent
et inutilement sur ce qu'on a dit; grommeleur.
DAVANTEG, davantage, adv. plus; en dire da-
vantage; plus longtemps.
DAVANZE, auparavant, adv. marque la priorité
de temps, avant toutes choses ; premièrement.
DAVLE , joncher , v. a. joncher des pustules , des
tleurs , des fruits , des herbes , de la paille , etc.
DAZO , quenotte , s. f. dent des petits enfants.
DBAINDÉ, débander, v. a. détendre , ôter une
bande ou le bandeau , le bandage. — Se déban-
der, v. pers. se détendre, se répandre en
désordre , fuir.
DUAINDLÉ, débandemenl, s. m. action de se
df'bander. de se détendre.
DBALÉ , déballer , v. a. défaire , ouvrir une balle,
un ballot, etc., en tirer quelque chose. —
!>è!)aller, v. n. étaler ses uiarchandises. —
Dèsemballer , v. a. défaire un ballot , etc. , en
tirer ce ([ui était emballé.
DBALEG, déballage, s. m. action de déballer. —
Di'semballage, s. m couverture d'un ballot, etc.
en ôtant la toile d'emballage.
DBANNLE (d'oàn) , se débander, v. pers. se ré-
j)andre en désordre, se disperser sans ordre ;
être sans frein , sans retenue.
DRAiMSÉ , débarrasser, v. a. tirer d'embarras ;
rendre libre; lig. être délivré de ce qrti nuit ou
empêche; dégager de ce qui attache, retient.
DRARASMAIN, débarras, s. m. cessation d'em
barras , délivrance de ce (|ui le causait.
DB.VRBOUY. débarbouiller, v. a. ùler ce qui sa-
lit le visage. — Se débarbouiller, v. pers. se
nettoyer, fig. se tirer d'affaire.
DRARKÉ, débarquer, v. a. faire sortir d'un vais-
seau , sortir d'un vaLsseau. — Débarqué, s. m.
étranger nouvellement arrivé.
DBARKL'MAIN, débarquement, s. m. action de
débarquer. — Débatelage , s. m. décharger des
navires.
DBAUGHAIE, débauchée, s. f. abandonnée à la
débauche.
DBAUCHF]G, prostitution, s. f. abandonnement
des femmes à l'impudicitédes mortels, à l'ido-
lâtrie , à la faveur des hommes.
DB.VUGHl , débaucher, v. a. jeter dans la débau-
che, dans le vice, corrompre la fidélité, la
vertu, détourner du devoir , etc.
DBAUG , débauciie, s. f. dérèglement de mœurs;
libertinage, incontinence outrée.
DBIIIAR, gerçure, s. f. petite crevasse aux lèvres,
occasionnée par la bise , la gelée.
DBÎÎIl , gercer, v. a. faire des petites crevasses à
la peau , au corps.
DBITE, débiter, v. a. vendre, distribuer, répan-
dre des nouvelles, etc., iig. déclamer; dire,
publier; parler bien, chanter avec précision,
vendre en détail, exploiter, marquer, scier,
refendre , d(h"ouler , de manière à tirer d'une
pièce tout le parti possible à ses intérêts.
DBITEU, débiteur, se, s. qui débite beaucoup
de l'ouvrage, infatigable travailleur, qui ne
peut se fatiguer avec le travail, qui débite des
fausses nouvelles ; des boissons ailleurs.
DBLOKÉ , débloquer , v. a. ôter les lettres blo-
quées , t. d'imp. ; faire lever le blocus ; débar-
rasser quelqu'un , le délivrer d'une mauvaise
position.
DBLOURTÉ, déboucler, v. a. ôter, défaire les
boucles, dégager l'ardillon d'une boucle qui
l'assujettit.
DBOBLXE, accoucher, v. n. mettre au monde ,
enfanter ; fig. mettre au jour.
DBOIRDÉ , déborder, v. a. ôter le bord, la bor-
dure, t. de métier; arranger, égaler, rogner,
les bords , passer le bord , sortir de son lit ,
faire irruption. -— Déborder, v. n. sortir hors
DBO
DED
141
du bord , se dit des rivières; dépasser se dit i
d'étoiles superposées; sortir de bord, passer
au delà.
llUdllÉ, déboîter, v. a. dis!o(|uer un os, le
litiie sorlii'de sa place , disjoindre la iiicriiiiso-
rie , les Uiyaux , etc. entrés l'un dans laiilre.
DBOrrTMAlN, déboîtement, s. m. tlislocalion
<les os, sortie de leurs places.
DBDK, de bouche, adv. de vive voix.
IH50RDÉ, débordé, e, adj. femme , vie débor-
dée, déréglée, débauchée, dissolue. — Saillir.
V. a. .s'avancer en dehors, déborder le nu du
mur. — Désallleurer, v. a. donner à deux corps
une saillie did' rente, déborder, faire déborder.
DBOTTK, déboîter, v. a. tirer les bottes à ipiel-
qu'un. — Se débotter , v. pers. ôter ses bottes.
DBOTTNF^, déboutonner, v. a. ôter, faire sortir
les boutons des boutonnières , des ganses. —
Se déboutonner, v. pers. déboutonner ses vê-
tements;. se déboutonner avec ses amis, leur
faire part de ses sentiments, de ses secrets;
se livrer à eux avec confiance; parler libre-
ment. — Débagouler, v. n. vomir, dégueuler
par suite d'excès , vomir des injures , des pro-
pos orduriers contre quelqu'un.
DBUUCHl , dégraveler , v. a. un tuyau, le déga-
ger du gravier , du sédiment qui l'engorge. —
Déboucher, v. a. ôter ce qui bouche , débou-
cher une bouteille ; évacuer , ôter les obstruc-
tions; être débouché, sortir d'un défdé, sortie.
— Débonder, v. a. lâcher, ôter la bonde d un
étang, sortir avec impétuosité, s'épancher;
détaper; décoitfer ; démarquer; désopiler.
DBOULÉ , déguerpir, v. a. abandonner, déguer-
pir un bien , une maison ; v. n. sortir d'un lieu
par crainte, par force ; déguerpir de sa place.
— S'esquiver, v. pers. fam. fuir adroitement
une compagnie , un coup , un eml)arras , etc. ;
s'aflaisser , succomber sous son poids. — Dé-
gringoler , V. a. fam. sauter , descendre vite et
malgré soi ; tomber , dégringoler un escalier ,
un tertre ; débuscjuer , faire sortir le gibier.
DBOULEG, déguerpissement , s. m. abandonne-
ment d'un héritage. — Fuite, s. f. action de
fuir, fig. d'éviter de se retirer, de s'échapper.
DBOURDÉ, démentir, v. a. quelqu'un, lui dire
qu'il a menti; contredire, être d'un avis con-
traire, dire qu'une chose n'est pas vraie, n'est
pas véridique, prouver le contraire, parler,
agir contre.
DBOURDEG, démenti, s. m. action de nier ce
qui a été dit par quelqu'un. — Dénégation , s. f.
action de nier en justice; s'en tenir à sa déné-
gation.
DBOURÉ, débourrer, v. a. ôter la bourre; dé-
bourrer un fusil , etc. , façonner quelqu'un ; un
bourru ; débourrer un cheval , le rendre souple.
DBOURSI*; , débourser, v. a. tirer de sa bourse
pour payer; payer pour quehpi'un (jui doit
rembourser, argent déboursé ; débours.
Dl{(MIBSE(i, déboursé, s. m. argent déboursé
|)our quelqu'un. -— Débours, s. m. avance ,
déboursé.
DBOURSUMAIN, déboursement, s. m. action de
débourser.
DBUUTP^, débouter, V. a. déclarer déchu d'une
demande judiciaire, se dit généralement de
toute demande ; déposséder quelqu'un , ôter
ge qu'il possède.
DBRADLÉ, déréglé, e, adj. eonliaireaux règles
de la nature ou de l'art, de la morale, etc.
y. dhordé. — Caler, gaspiller les marchandises,
gâter le métier en vendant les marchandises à
vil prix.
DBRADI.KG, dérèglement, s. ra. désordre dans
les muurs , opposition aux règles de la morale.
— Dégradation , s. f. lig. avilissement de
l'âme , etc.
DBHAUIKLÉ, .se débrailler, v. pers. se décou-
vrir la gorge, la poitrine avec indécence.
DBUKNISLE, ébrené , s. m. breneux, se , adj.
sali de malière fécale, de boue, etc.
DBID-A-BA'l A'\V , arriver inopinément, adv.
d'une manière imprévue; de but en l)lanc, in-
considérément , sans réflexion ou mesure , de
lirime abord.
DBRIDÉ, débrider, v. a. ôter la bride à un che-
val. — Sans débrider, v. prou, sans ôter la
bride; fig. sans interruption; tout de suite.
DBBISLK, crotter , v. a. couvrir de crotte, salir
avec la crolle , boue des rues , des chemins , en
faire jaillir sur ses habillements; éclabousser,
l'aiie jaillir de la boue.
DBRISLEG, poulie, s. f. ordure, boue qui s'at-
tache aux habits en marchant. — Eclalxiussure,
s. f. boue que l'on fait rejaillir sur quehiu'un
ou sur quelque cho.se; être plein, couvert
d'éclaboussure.
DBROUILLEG, débrouillemeut, s. m. action do
débrouiller, de démêler; dénouement, solution,
tin d'une intrigue, d'une action, d'une dilli-
culté, qui dénoue, termine.
DBUSKÉ, débusquer, v. a. de, chasser d'un
poste avantageux; fig. fam. déposséder quel-
(ju'un d'un emploi, se dit d'un concurrent. —
Dépister, v. a. découvrir le gibier à la piste;
dépister un intrigant. — Dégoter , v. a. dépla-
cer, chasser d'un poste; hg. l'emporter sur.
DBIY, se dévêtir, v. pers. ôter ses vêtements,
se dépouiller, se dégarnir d'habits , de vête-
ments, se dessaisir d'un bien; déharnacher,
ôter les harnais à un cheval.
DEBON , hors de danger , prép. d'embarras , de
peine, etc.
DEBRI, décombres, s. Fn. pi., plairas, menues
pierres; reste d'une démolition; débris, sur-
tout des toits. — Matériaux de démolition,
s. ra. pi. sont les débris de fer, de bois , de
plomb, des briques, les carreaux, les landiris
de menuiserie, les portes, les pierres, etc., etc.,
en général , reste de la destruction d'un bâti-
ment.
DECHIFRAUB, déchin'rable, adj.. 2 g. lettre dé-
chiffrable , que l'on peut décliiflrer.
DECHIFRE , décliitl'rer, v. a. expliquer un écrit
en chilfres ; lire une écriture diiiicile, démêler
quelque chose de secret.
DEDAIG.NEU, nâchon, ne, adj. diflicile ?i nour-
rir ; (pii rt''[)ugue par une mauvaise habitude
ou par une délicatesse outrée à un grand
nombre de mets ; dédaigneur , qui marque du
dédain , du mépris, qui dédaigne.
DEDAIGNEUZE,l)égueule, s. f. femme prude,
avantageuse, avec hauteur, sotte, ridicule,
impertinente, nâchonne. — Frude , adj. :2 g.
et s. f. qui allècte un air sage, réglé el cir-
conspect; qui a cet air.
w
142
DEG
DEK
DEDl , réliaclalion, s. f. actioa de se déiracter.
déilil.s. m. lëvocalion d'une parole donnée.
DEDiKAUZE, dédiwce , s. ï. V. dilmiize.
DEDitMAGI, indemniser, v. a. dédommager par
devoir, obligation, g(MH'ro:-;ilé, reconnaissance,
justice, qnehiu'iin û\\n dommage, d'une
perte, elc. — Désintéresser, v. a. metlre quel-
qu'un liui's d'intérêts en l'iiidemnisanl ; dé-
(lommat>er, conqienser, ind;'mniser(pielqu'un.
DEDOMACiMAIN , dédononagement, s. m. com-
pensatioii, réjiaraliou de dommage; indem-
nili'.
DÉDON, dindon, s. m. coq d'Ind.e, alectride
d'Auii'ricjue, gros oiseau a|)porté des Indes
occidentales, devenu très commun dans nos
contrées, sa lêle est dégarnie de plumes,
chargée de mamelons d'un rouge très-vil' sur
le devant du cou, varie de blanc, rouge,
bleuâtre; dindon, fig. l'an», homme stupide.
— Dinde, s. f. poule d'Inde. — Dindonneau,
s. m. petit dindon.
DEFAILLANZE, lipothymie, s. f. défaillance
presque totale des esprits, et lipopsychie,
évanouissement léger.
DEFAU , vice, s. m. d(''laut, imperfection du
corps, de l'àme, des choses, disposition ha-
bituelle an mal. — Lacune , s. f. ce qui man-
(jue dans un livre, dans un texte, dans un dis-
cours , interruption; vide , défaut de suite; in-
tervalle. — Défectuosité, s. f. défaut, man-
«[uement; vice, imperfection d'une chose.
DEFIV, délier, v. a. quel([u'un, provoquer au
combat . au jeu , à boire; faire un déû , provo-
([uer; mettre (juelqu'nn à pis, faire le brave. —
Braver, v. a. affronter; narguer, regarder,
traiter avec hauteur, avec morgue ou mépris.
— Prévoir, v. a. prévoir que, juger par
avance qu'une chose doit arriver, voir l'avenir;
semélierde, ne pas se lier à quelqu'un. —
Provoquer, v. a. inciter, exciter, provoquer
à se battre , etc. , au combat par un défi.
DEFI YAN . déliant, e, adj. per.sonne déliante,
soupçonneuse; qui craint qu'on ne le trompe.
— Méfiant , e , adj. qui se méfie, .soupçonneux ;
qui a de la méfiance , défaut de confiance ,
crainte habituelle d'être trompé.
DEFIYANZE , défiance , s. f. soupçon , crainte
d'être trompé , de n'avoir pas ou qu'une chose
n'ait pas les qualités requises. — Précaution,
s. f. ce qu'on fait par prévoyance pour éviter
un mal , un inconvénient ; circonspection , mé-
nagement , prudence , etc.
DEGAT , razzia , s. f. destruction complète , raser
tout ce que l'on rencontre, démolir entière-
ment. — Avarie , s. f. dommage arrivé , dété-
rioration d'une machine, des denrées dans un
magasin , etc.
DEG.\G , tire-filets , s. m. outil composé d'un fer,
d'un fût à peu jirès semblable à celui d'un ra-
bot et d'un levier attaché dessus.
DEGJA , déjà, adv. de temps, dès cette heure,
dès l'heure dont on part, dès i» présent, au-
paravant.
DEGN , digne, adj. 2 g. qui mérite quelque
chose, se dit absolument , qui a de la dignitt'^;
digne de lui , conforme à sou caractère, digne
de son père, etc.
DEGNNITÉ, dignité, s. f. mérite, importance;
avec dignité , d'une manière grave et noble ;
parler, agir avec dignité, avec affectation et
orgueil; charge, ollice , élévation, distinction
éminenle, os, cendres des saints, ou chose
bénie. — Amulette, s. f. remède, caractère,
figure gravée ou sculptée que l'on porte sur soi
comme prétendu préservatif contre les mala
dies et les enchantements ou de quelque dan-
ger ; préservatif superstitieux, en dehors du
bon sens, qu'on porte sur soi. — Elossite,
s. f. pierre qui guéril, prétenduement le mal de
tête quand on la porte sur soi. — Périaple,
s. m. espèce d'amulette portée au cou. —
— Psellion , s. m. talisman en anneau pendu
au cou.
DEGOBILIER, vomir, v. a. jeter par la bouche
ce qui est dans l'estomac ; mieux rendre par
la bouche.
DEGOURDI, fin merle, s. m. homme fin , adroit,
rusé , habile , à qui on en fait pas accroire. —
Dégourdi, e, adj. et s. m. expérimenté. —
Alerte, adj. 2 g. vigilant, sur ses gardes, vif,
gai. — Dégourdir, v. a. un enfant, un homme,
ùter la lourdeur , la stupidité, la simplicité.
DEGOURDIHEG , gymnastique , s. f. art d'exercer
le corps pour le fortifier, lui conserver ou lui
rendre la santé.
DEGRÉ , grade, s. m. dignité , degré d'honneur,
degré de science; centième partie du quart du
méridien, ou cent mille mètres. — Atïinité ,
s. f. alliance, degré de proximité entre les i)a-
renls des époux , rapport , liaison intime.
DEGUENOUILLÉ, déguenillé, e, adj. personne
déguenillée , dont les habits sont en lambeaux;
dégueniller , ôter les guenilles.
DEGUEULË, débagouler, v. n. vomir, dire in-
discrètement tout ce qui vient à la bouche
contre quelqu'un. — Regouler . v. a. pop. dire
des paroles piquantes, rabrouer, rassassier
quelqu'un d'invectives jusqu'au dégoût. — In-
vectiver, V. a. et n. dire des invectives, des
paroles injurieuses , véhémentes contre quel-
qu'un ; éructer, rendre des vents par en haut.
DEGUEULEU, débagouleur, s. ni. fig. qui parle
indiscrètement contre quelqu'un; invectiveur.
DEKADINZE , décadence, s. f. fig. disposition à
la ruine, à la chute; son commencement,
déclin, dépérissement, tendance à la ruine. —
Déclin, s. m. état de ce qui décline, penche
vers sa fin. — Décours, s. m. décroissement
de la lune; déclin d'une maladie.
DEKALOK, décalogue, s. m. les dix commande-
ments de Dieu , de la loi donnée à Moïse sur
deux tables de pierres au mont Sinaï.
DEKAMPE, décamper, v. n. lever le camp; dé-
loger, fig. se retirer promptement d'un lieu ,
s'enfuir. — Déloger , v. a. faire quitter un logis,
une place , un poste , quitter une maison , un
logement, décamper.
DEKAR , écart, s. m. t. de jeu , cartes écartées ,
écarter des cartes au jeu de piquet, suivant la
règle.
DEKATI, catir, v. a. donner le cati, le lustre à
une étoffe, apprêt des étoffes de laine pour les
lustrer, les garantir des gouttes d'eau ; ôter le
cati à une étoffe, opération qui consiste à hu-
midier un drap pour envelopper le coupon
qu'on veut ôter le cati. — Décatir, v. a. ôter le
DEL
DEN
liô
cati d'une pièce d'étoffe de laine , le délustrer.
DEKATIHEG, cati, s. m. apprêt des étoffes à
l'aide de la presse, pour les lustrer, les affermir.
DEKATIHEU, calisseur, s. ni. celui qui donne
le cali aux étoiles dans les manufactures.
DEKBHTT, eouvre-pieds, s. m. petite couverture,
grand coussin pour couvrir les pieds et la moi-
tié du li(.
DEKLARAI'SION, déclaration, s. f. action de
déclarer, acte, discours pour déclarer; loi,
ordonnance, aveu, déposition, plainte, etc.
DEKOKSION, décoction, s. f. bouillon, décoction
de plantes , de drogues , leurs cuissons pour en
extraire les vertus, éhullilion d'un tluide.
DEKOND ikônd) , décompte, s. m. retenue, dé-
duction sur un compte, sur une somme à payer,
ce qui reste à payer, déduction faite; lig.
erreur.
DEKONSERTÉ . déconcerter, v. a. une personne,
la troubler, l'interdire, rompre ses mesures,
lui faire perdre contenance.
DEKOOR , décor, s. m. action de décorer un ap-
partement , ornements que l'on y emploie . tels
que embellissements , ornements en peinture ,
en sculpture , architeclure , ce qui imite le lieu
de la scène au théâtre.
DEKOUPEG, découpure, s. f. taillade fiiite pour
ornement à du papier, hune étoffe, etc.;
chose , figure, image découpée. — Taillure ,
s. f. broderie de rapport ou ensemble des piè-
ces découpées que l'on appliijue sur un fond
d'étoffe. — Déchiqueture , s. f. taillade sur une
étoffe; découpure, niancheture.
DEKRE, décret, s. m. décision , ordonnance,
arrêt, arrêté, jugement, ordonnance de saisie,
ordre, loi ; recueil de canon , volonté de Dieu.
— Bref, s. m. lettre , rescril du Pape , livre de
prières pour chaque jour, calendrier ecclésias-
tique contenant l'ordredes offices; permission.
— Actes capilulaires, s. m. pi. ordunnances de
rois en matières civiles et ecclésiastiques ,
rédigées par chapitre. — Décrélale, s. f. épilre,
lettre des anciens papes pour faire un règlement.
— Rescrit, s. m. réponse de l'autorité publique
servant de loi. — Lettre manilaire, adj. de
l'otficial pour forcer à révéler un crime. — Bulle,
s. f. lettre du Pape , expédiée et scellée ,
constitution d'un Empereur, d'un Pape.
DEKROTEU, décrotleur, s. m. qui décrotte ,
décrasse, applique le lustre, le cirage sur les
bottes , les souliers , les fait reluire. — Décrot-
toire. s. f. brosse de soies de sanglier pour
décrotter. — Polissoir, s. m. brosse de soies
douces pour polir, faire reluire le cirage. —
Décrotloire , s. m. lame de fer fixée aux portes
extérieures des appartements, etc., pour y
décrotter ses souliers , ses boites avant d'en
trer. — Salaud , e, adj. se dit d'une personne
sale et malpropre.
DELABRUMAIN, délabrement, s. m. état d'une
chose délabrée, en désordre, en lambeaux,
en mauvais état.
DELECTAUF, délectable, adj. 2 p. mets, séjour
délectable , très-agréable , qui plail , qui donne
du plaisir.
DELIItJAIZE, diligence, s. f. V. dlif/jaizc
DELIKATES.S, susceptibilité, s. f. sensibilité
excessive. — Tact, s. m. jugement tin , délicat,
malaise, état fâcheux, détresse. — Finesse,
s. f. qualité de ce qui est fin ; délicatesse , mol-
lesse, légèreté, dextérité, sentiments, discours,
procédés délicats.
DELIKATT, délicat, e, adj. aisé à blesser,
prompt à s'alarmer; délicieux, fin , agréable au
goût , à l'espril . exquis , sensible i\ la douleur,
au plaisir; en général scrupuleux; délié, lin;
faible; tissu, contexture, pensée, réilexion .
idée, remarque délicate, susceptible. — Dilli-
cile , adj. -2 g. pénible, malaisé, peu facile à
contenter, difficile à juger, décider, conduire.
DÉLIKATTMAIN, délicatement, :i(lv. agir deli
catement . avec délicatesse; délicater , traiter
avec mollesse, avec des soins troj) délicats.
DELUG, déluge, s. m. cataclysme, dèbonlemeiit,
sur, abondance des eaux, grande inondation ,
grande quantité de; déluge de maux, de pleurs.
DELMÔNIOTT, camelote , s. f. mauvais ou petit
ouvrage, mauvaise marchandise.
DELM'TT, nuilainment, adv. pendant la nuit ,
ce qui a lieu, se fait pendant la nuit , vol fait
nuilamment. — De nuit, adv. de la nuit , pen-
dant la nuit, vo\;>L;er pendant la nuit. — Nuitée,
s. f. espace, travail d'une même nuit.
DELIiOKETT, stimulus', s. m. ce qui stimule,
exriie à l'amour.
DÉ.MK. dime, s. f. impôt du dixième du revenu
qu'on payait autrefois à l'Eglise, aux corpora-
tions religieuses. — Dîme , s. f. dixième partie
des fruits donnés à l'Eglise, etc.
DÊME DE-DEME, piane-piane, adv. doucement,
lentement; aller, travailler, marcher piane-
piane.
DEMI, dîmer, v. a. lever la dîme; fig. extorquer
une partie d'une chose.
DEMIEU, dîmeur, s. ui. fermier qui recueille la
dîme. — Dîniier, s. ni. ouvrier qui lève la dîme;
porteur qui recueillait la dîme. — Decimaleur,
s. m. qui peut lever la dime, qui percevait la
dîme du temps des droits féodaux.
DEMOKRASEIE. démocratie, s. f. .souveraineté
du peuple; gouvernement populaire; subdivi-
sion de la tyrannie entre plusieurs citoyens.
DEMON, malin esprit ; diable, mauvais ange,
ange rebelle chassé du Ciel , homme endiablé ,
méchant, colère.
DE.MOR, démorde, v. a. làchei- ce qu'on lient
avec les dents; (luilter prise après avoir mordu;
fig. se départir d'une entreprise, d'un dessein.
DÉNOMBRÉ, énumérer, v.a.fairel'énuméralion;
dénombrer, faire un (bniombrenient.
DENONBRU.MAIN, noiiienclaliiic. s. f. collection
des mots, des noms propres à une science;
méthode pour les classer ; dénombrement.
DENONSE, dénoncer, v. a. di'clarer le nom pu-
bliquement ; déférer en justice ou secrelemenl
un coupable, un crime à la justice. — .\ccuser,
V. a. charger d'une accusation, rendre plaintif
en justice conlri- quelqu'un. — ImifUlcr. v. a.
attribuer, impuleia quelqu'un une chose bl.î-
mable. accuser, charger; inculper, accuser
d'une faute dan-- un»; action . un procès.
DENONSEG. inculpation, s. f. atlributioii d'une
faute à qmdqu'uii ; inq/Ulalion , accusation sans
preuve. — iw-nonciation, s. f. délation, accu-
sation enju-liic. a la police, contre quelqu'un
que l'on accuse.
144
DES
DES
DENONSEU, accusateur, trice, s. qui aceuse
quelqu'un en justice. — Dénonciateur, s. m.
qui dénonce, accuse, délateur. — Sycophante,
s. m. dénonciateur, fourbe, menteur, impos-
teur. — Délateur , trice , s. dénonciateur ,
accusateur secret.
DEPAIN , dépens , s. ui. pi. frais déboursés, t. de
prat.; aux dépens , au détriment de... — Dé-
pense , s. f. argent dépensé ; allocation , article
alloué.
DEPANSIER, dissipateur, trice, s. grand dissi-
pateur, qui dissipe son bien ; prodigue, dé-
pensier.
DEPANZE, allocation pour la dépense, s. f. action
de passer un article en compte, en dépense ;
déboursé, argent dépensé.
DEPARTUMAIN , département, s. m. division
administrative du territoire français.
DEPERI, dépérir, v. n. déchoir, s'affaiblir,
diminuer; se ruiner; aller en décadence , de-
venir plus faible , de moindre valeur.
DEPERIHMAIN, dépérissement, s. m. état de ce
qui dépérit; altération, état de décadence, de
dégradation, de ruine.
DEPO (o) , congestion , s. f. amas progressif d'Iui-
raeurs dans une partie solide du corps; dépôt,
amas d'humeurs. — Einplitude, s. f. abcès ,
amas d'humeurs dans une partie du corps.
DEPOZÉ, témoigner, v. a. servir de témoin,
porter témoignage, marquer, faire connaître
ce qu'on sait; déposer, porter témoignage en...
DÉPOZEG, déposition, s. f. ce qu'un témoin
dépose devant la justice. — Témoignage, s. m.
rapport d'un ou de plusieurs témoins sur un
fait.
DERAIZONÉ, 'déraisonner, v. n. tenir des discours
déraisonnables, ne ])as suivre des raisonne-
ments , ne pas conclure logiciueuient. — Déro-
ger, V. n. a.faire, statuer quelque chose de
contraire, changer eu mal.
DERAIZONÎNMAIN , déraisonnement, s. m. dis-
cours déraisonnable.
DERLliN , drelin , s. m. son de sonnette , onomo-
topée néalogique ; il ne se dit qu'en parlant de
son des cloches.
DEROTT, déroute, s. f. fuite de troupes, défai-
tes rompues ou épouvantées; désordre, ruine,
dépérissement de la fortune.
DEROUTE, dérouter, v. a. fig. déconcerter;
troubler; rompre les mesures de quelqu'un;
ôter , tirer quekju'un de la vraie route. — Dé-
sorienter , V. a. faire perdre le chemin à suivre;
fig. déconcerter, troubler. — Egarer, v. a.
détourner du droit chemin; fourvoyer, détour-
ner. — Dépayser, v. a. fig. dérouter dans une
affaire , une intrigue ; donner le change ou des
idées fausses; dépister un intrigant. — Décon-
certer , V. a. une personne , la troubler ,
l'interdire, rompre ses mesures, lui faire perdre
contenance , le décontenancer.
DÉSAIMP, décembre, s. m. dernier mois de
l'année , le premier de l'hiver , le dixième de
l'année romaine.
DÉSAINE, nicelle, s. f. jeune fille ou femme
simple. — Idiote, s. f. stupide , imbécile; sotte,
qui n'a pas d'idée. — Agnès , s. f. jeune fille
très-innocente.
DÉSAINESUTÉ, simplicisme, adj. très-simple ;
idiotisme , absence d'idée, d'entendement.
DÉSAIiNEZE, pudeur, s. f. chasteté, honte hon
nête, crainte de ce qui blesse l'honneur, la
modestie ; timidité , retenue , crainte de ligno-
minie. — Décence, s. f. sans pi. bienséance ,
honnêteté extérieure; convenance, conformité
de la conduite, de la mise, des paroles, avec
les lieux, les temps, les personnes.
DESAIR, dessert, s. m. fruits, sucreries, etc. ,
servis sur la table à la fin du repas; le moment
de les manger. — Fruit , s. m. dessert ou mets
composés de fruits, sucreries, etc. , servis sur
la table à la fin du repas.
DESANTE, hernie, s. f. descente des boyaux par
la rupture du péritoine. — Hydrentérocèle , s. f.
hydropysie et descente des intestins dans le
scrotum. — Entérocèle , s. f. descente des
intestins dans l'aine.
DESI , déci , particule qui se joint aux termes des
mesures et signifie la dixième partie. — Déci-
granime , dixième partie du gramme.
DESIAR, déclare, s. m. dixième de l'are, dix
mètres carrés; décilitre, dixième du litre ;
décimètre , dixième du mètre ; décime, dixième
partie d'un franc.
DESIDE , décider, v. a. porter son jugement sur
une chose douteuse ou contestée , résoudre une
difliculté , une question , une affaire; détermi-
ner. — Prononcer, v. a. décider, ordonner,
proférer , déclarer avec autorité j\u'idique ,
juger, décider en justice ou comme arbitre.
DËSIDÉMAlN, décidément, adv. d'une manière
décidée, exprime la détermination et se dit
absolument.
DESINE, estomper, v. a. étendre le trait d'un
dessin avec l'estompe; dessiner à l'estompe
avec des couleurs en poudre ou i)astels.
DËSIZIF, péremploire, adj. 2 g. de la perenq>-
tion ; décisif, contre quoi il n'y a rleu à répli-
quer.
DESIZIEMAIN , péremptoirement , adv. d'une
manière péremptoire. — Dogmatiquement ,
adv. d'une manière dogmatique, d'après la
raison et l'expérience.
DESKOiND (Â:ôn<ij, tare, s. m. diminution que
fait le vendeur à l'acheteur, sur le poids brut
de la marchandise. — Décompte, s. m. retenue,
déduction sur un compte; rabattre sur une
somme à payer, ce qui reste k payer, déduc-
tion faite.
DESTINAIE, destinée, s. f. destin; effet du
destin; le sort, la fortune; vie, suite d'événe-
ments, de travaux, de peines, de plaisirs qui
l'emplissent la vie ; mort , genre de mort , ses
circonstances; sort, destin particulier d'un in-
dividu. — Prédestinée, s. f. arrangement
immuable des événements. — Fatalité , s. f.
prétendue destinée inévitable et malheureuse;
hasard malheureux.
DESTINÉ, destiner, v. a. déterminer la destina-
tion. — Disposer en idée de, v. n. projeter,
avoir dessein , proposer de faire , se disposer
à... — Préparer, v. a. apprêter, préparer une
chose pour telle fin, disposera; prendre des
précautions; prédestiner.
DESTITUWAUF , adg. 2 g. destiluable, qni peut
être destitué.
DESTITUWE, destituer, v. a. déposer, ôter
DEV
DEZ
i45
l'emploi; priver de la fonction. — Employé
amovible, adj. 2 g. qui peut être ôl«' d'une
place, changé, destitué; l'opposé d'inamovible.
1>ETAGMAIN, détachement, s. m. aclit)n de dé-
tacher; troupe de soldais détachés d'un corps
pour une expédition ; dégagement d'une
passion.
DETEUK , débiteur , trice , s. qui doit à . . .—Débet ,
s. m. dùpar arrêté de compte. — Delleur, s. m.
qui a de l'argent , (jui a des créanciers. — I.e
surtiré, s. m. celui sur lequel une lettre de
change est tirée et qu'il accepte.
DETOUR, faux-fuyant , s. m. échappatoire ; ca-
lembredaine, vain propos; subterfuge, vue
secrète. — .\nfractuoux. se, adj. chemin an-
fractueux, plein d'inégalités, de détours , (|ui
fait des détours irréguliers ; aufractuosilé des
rochers.
DETRAKTÊ, dénigrer, v.a. fig. chercher à noir-
cir, à diminuer la réputation de quehpi'un, le
prix de quelque chose, les rendre ridicules,
méprisables. — Détracter, v. a. quel(|u'un ,
médire avec violence; déchirer, ollenser , ou-
tragt^r, par paroles, par des médisances, par
des calomnies.
DETRAKTEU, détracteur, s. m. médisant qui
detracle, qui abaisse le mérite. — Di-nigreur ,
s. m. qui dénigre, aime à dénigrer.
DETRIMAIN , délrimenl , s. m. perte , dommage,
préjudice; débris, fragments.
DETT, dette, s. f. gomme d'argent (pi'on doit.
— Doit , s. m. le passif, ce qui est du.
DEU. doigt , s. m. partie longue et mobile de la
main ou du pied de l'Iioinme; ])elite mesure de
l'épaisseiu- d'un pouce , d'un doigt , d'un travers
de doigt. — Doigt fuselé, s. m. mince par le
bout. — Deux, adj. ^ g. s. m. un plus un;
nombre cardinal, double de l'unité deux. —
Deuxième, nombre ordinal , second.
DETKET, doigtier, s. m. cylindre creux, de
peau, etc., (jui couvre, enveloppe le doigt
malade, ou pour se garantir. — l'oucier, s. m.
ce qui couvre le pouce de queUpies ouvriers.
DEUR , devoir, v. a. être obligé a payer , à faire,
à dire , par la loi , la nature, le devoir, la jus-
tice, la reconnaissance , la raison.
DEUTT, kreutzer, s. m. petite pièce d'argent ,
monnaie de compte allemande, dix à douze
deniers.
DEUZAIME , deuxième, adj. 2 g. nombre ordinal.
— Second, e, adj. deuxième; (ig. deuxième
étage; témoin d'un duel , aide. — Secondaire ,
adj. 2 g. accessoire qui ne vient qu'en second.
— Secondement, adv. en second lieu.
DEUZ.\IMKMA1N , arrière main , s. m. t. de
paume. — Deuxièmement, ah. en second lieu.
DEVl , estimatif, ve, adj. acte, procès-verbal,
devis d'estimation d'ouvrage; évaluation , hxa-
lion approximative des travaux. — Devis,
s. m. état détaillé d'ouvrages d'architecture,
des dépenses
DEVISS , anagramme , s. f. sens offert par la
transposition des lettres d'un même mot. —
Devise, s. 1. ligure allégorique accompagnée de
paroles pour exprimer, d'une manière concise,
une pensée , un sentiment.
DÉVO (v(^), dévolieux, se, adj. dévot, qui en a les
manières; pieux, fort attaché aux devoirs de la
religion. — Béat , e , adj. et s. dévot ou qui le
fait. — Mystique , adj. 2 g et s. dévot qui a le
cnpur tendre. — Dévot , e , adj. et s. pieux at-
taché au service de Dieu, qui a de la dévotion.
DEVOEOII, dévoulu , dévolu , e, adj. acquis,
échu par droit; dévolu sur ([uehpie chose, y
jtrétendre.
DEVOSION fcôj, mysticité . s. f. ratlinement de
dévotion; recherche profonde en spiritualité;
religion, entier dévouement h la dévotion.
DÉVOUWÉ, dévouer, v. a. dévouer à , dédier,
qui a du dévouement aux volontés , au service
d'un autre.
DEW. douve, s. f. longue planche de ton-
neau , etc. , bois de chêne , etc. , refendu en
merrain à futaille propre à construire des ton
neaux , etc. ; douelle. — Rourdillon ou merrain,
s. m. bois de chêne refendu pour les futailles,
cuves , seaux , etc. , etc. — Bardeau , s. m.
vieilles douves , merrain débité en long. —
Buisserie , s. f. merrain pour la tonnellerie.—
Eclisse. s. f. bois de fente pour faire des seaux.
DEYESSE, déesse, s. f. divinité féminine; très-
belle femme; femme la plus belle. — Bonne-
déesse, s. f. cybèleou la terre; divinité mys-
térieuse des femmes.
DEYUD (l'id). coiqi, s. m. se dit d'une personne
qui reçoit un coup, choc, horion . contusion
ou blessure.
DEZAr.L'/E, désabuser, f. a. quelqu'un, dé-
tromper d'une croyance, faire connaître l'er-
reur; se désabuser. — Désinfaluer, V. a. dé-
sabuser, désinfatuer un homme infatué dune
chimère, d'une femme, etc.; dessiller les
yeux à quelqu'un, le désillusionner, le désa-
buser des apparences trompeuses à ses yeux ,
à son imagination.
DÉZE, dès, prép. de temps , de lieu, depuis;
désigne un temps prétixe, à |)artir de cette
époque, tnarque le lieu ou une chose, dès
hier, dès là, dès que, aussitôt que, puiscpie.
DEZAGREIEAUB, désagréable, adj. 2 g. qui
n'est point agréable , qui déplaît; personne,
figure, humeur, discours, nouvelle désa-
gréable.
DEZ.\GREIEA0BLUMA1.N , désagréablement ,
adv, parler, lire, plaisanter, etc., désagréable-
ment.
DEZAKOIR, désaccord, s. m. désunion des es-
prits, des sentiments; divergence d'opinions.
DEZAKOIRDE, désaccorder, v. a. détruire l'ac-
corder d'un instrument; se désaccorder, di-
verger d'avis, d'opinions, de système.
DE/AKOSTUMANZE, désaccoulumance , s. f.
perdre une habitude, une coutume ; se désac-
conlumiT. .
DEZAKOSTL'MÉ, désaccoutumer, v. a. faire
perdre, faire quitter l'habitude, la coutume.
DEZAKSEG.NY, désenseiguer, v. a. enseigner le
contraire de ce qu'on avait enseigné , faire ou-
blier à (pielqu'un ce (|u'il sait. _
DEZAMME, di-saniiné, e, adj. qui est prive
d'aniM)ation, d'exisleiue après en avoir joui.
DEZAPROVE, désapprouver, v. a. trouver mau-
vais; blâmer, condammer, ne pas approuver.
— Improuver, v. a. ne pas approuver, blâmer,
condamner, désavouer. — Réprouver, v. a,
rejeter.
146
DEZ
DFÏ
DÉZAPROVEG, désapprobation, s. f. action de
désapprouver. — Désordonner , v. a. révoquer
un ordre, etc.
DEZASORTI , désassortir, v. a. ôler, déplacer
des choses assorties. — Désassortlnient. s. m.
contraste des choses mal assorties ; désassorti.
DEZASOSIY , désassocier , v. a. rompre une
société.
DEZASS , désastre, s. m. malheur public, acci-
dent funeste, infortune, misère.
DEZAVANTEIE, TEG, désavantage, s. m. infé
riorité dans le combat, le démêlé, la dispute,
la concurrence , la compétence , etc. , avoir le
ou du désavantage.
DEZAVEUGLÉ, désaveugler, v. a. tirer quelqu'un
de l'aveuglement; détromper, guérir d'une
passion aveugle.
DEZAVOWE , désavouer, v. a. nier d'avoir dit ou
fait quelque chose; méconnaître, déclarer
qu'on n'a pas donné d'ordre, démission de
pouvoir, etc.; désavouer une signature, un
écrit , un parent , ce qu'on a dit , se dédire , se
rétracter.
DEZAVOWEG, désaveu , s. m. dénégation , faire
lin désaveu, donner un démenti , un déni , ac
tion de désavouer.
DEZKR, désert, s. m. lieu désert; terre inculte;
pays inhabité, solitude; dépeuplé, abandonné,
peu fréciuenté , etc.
DÉZERITP], déshériter, v. a. exhéréder, privt r
de l'héritage, déshériter ses enfants de tout ce
que les pères peuvent leur transmettre. —
Exhéréder , v. a. déshériter pour des causes
légales et légitimes.
DEZESPERÉ, furieux, se. adj. et s. qui est en
furie; véhément, impérieux, violent, qui se
livre au désespoir , se désespère.
DEZEUVRÉ, désœuvré , e, adj. qui n'a rien à
faire , qui ne sait pas s'occuper.
DEZIR , convoitise , s. f. désir ardent, immodéré
de la possession ; cupidité. — Souhait, s. m.
vœu, désir, mouvement de la volonté vers une
chose que l'on n'a pas, désir ardent de la pos-
session.
DEZIRAUB , désirable , adj. 2 g. qui mérite d'être
désiré, souhaitable.
DEZIRÉ, désirer, v. a. souhaiter, former des
vœux, porter ses désirs vers un bien qu'on n'a
pas, qui n'est pas dans un être.
DËZISTE, désister, v. a. se départir , désister
d'une demande, d'un appel, etc., se désister,
renoncer a ; donner son désistement , aban-
donner uml- entreprise , un ouvrage, une de-
mande, etc.
DEZOBEY. désobéir, v. n. ne pas obéir, désobéir
à celui (iiii a le droit de commander; désobéis-
sant, (|ui desobéit.
DEZOBLIGI, désobliger, v. a. faire du déplaisir,
de la peine ; rendre un mauvais service , dt>so-
biiger quelqu'un sensiblement.
DEZONAU) , malhonnête , adj. 2 g. contraire à la
bienséance, à l'honnêteté; (lui n'est pas hon-
nête, incivil.
DEZONORAN, déshonorant, e, adj. qui désho-
nore, qui cause le déshonneur, la honte,
l'opprobre, l'infamie, qui compromet l'honneur.
DEZONORE, déshonorer, v. a. perte d'honneur
et de réputation.
DEZONEUR , déshonneur , s. m. honte ; oppro-
bre, infamie, affront. — Ignominie, s. f. infa-
mie , grand déshonneur , privation d'un nom
honorable. — Affront, s. m. injure , outrage ,
déshonneur, honte.
DFAHl, démailloter, v. a. ôter du maillot, de ses
langes.
DFAID, défendre, v. a. protéger, soutenir,
défendre quelqu'un en s'opposant à ce qu'on
dit ou fait contre lui, en le préservant d'un
accident. — Interdire, v. a. débâtir, etc.,
défendre quelque chose à quelqu'un , pronon-
cerl'interdiction , ôter la gestion , le droit civil,
à un fou; prohiber, défendre, interdire.
DFAIZE, défense, s. f. protection, soutien, ap-
pui donné contre im ennemi , contre ce qui
attaque une personne, une chose, cequi donne
cet appui. — Abslension de lieu, s. f. défense
judiciaire de s'approcher d'un lieu en deçà d'un
certain rayon. — Inhibition , s. f. défense ,
proiiibition , interdiction.
DFALI , défaillir, v. n. s'affaiblir; se pâmer,
tond)er en faiblesse.
DFALIHEG, pâmoison , s. f. défaillance, évanouis-
sement, tomber en défaillance; s'évanouir,
tomber sans connaissance.
DFALKÉ, di'Falquer, v. a. déduire; soustraire;
rabattre d'une somme.
DFALKEG, défalcation, s. f. déduction , retran-
chement, soustraction.
DF.\UF1LÉ, désappointer, v. a. couper les points
de fil qui fixent les plis d'une étoffe. — Eiîilo-
quer, v. a. effiler de la soie pour faire de la
ouate; ôter le bâti , le fil de la coulure à grand
point; être légèrement indisposé.
DFAUFILEG , lardure , s. f. défaut dans les draps,
fil entrelassé.
DFAUME, diffann- , v. a. (pielqu'un, déshono
rer, décrier, calomnier; perdre la réputation,
déchirer; propos, écrit diffamant. — Pilorier
quelqu'un, v. a. le dilfanier, lui manifester
l'infamie.
DFAUMEU, diffamateur, s. m. celui qui diffame,
(|ul décrie; calomniateur, insigne diffamateur.
DFE , défaire , v. a. détruire ce qui est fait , faire
([u'une chose ne soit plus ce qu'elle était; dé-
composer, mettre en déroute , délivrer, déga-
ger , débarrasser, maigrir, séparer, déconfire,
dépaqueter, découdre, etc.
DFERÉ, déferrer, v. a. ôter le fer d'un cheval ,
d'un lascet, de ce qui est ferré; se déferrer.
DFESSAIE. dépaillée, s. f. fauteuil, chaise,
dégarnie de paille.
DFKklLTÊ, dillicultc, s. f. ce qui rend une chose
dillicile; obstacle, embarras, traverse, doute,
contestation, démêlé, etc.; empêchement. —
Hic, s. m. fani. nœud, pi'incipale difliculté ;
nœud gordien, (jne l'on ne peut défaire; tig.
affaire , tlitlicuUé inextricable.
DFI(;URÉ, défigurer, v. a. rendre difl'orme ;
gâter; clianger la ligure, la forme; altérer,
dénaturer , changer en mal. — Dévisager , v. a.
défigurer; déchirer le visage, le considérer
alteuliveinent.
DF1LE, deliler, v. a. ôter le fil qui élaitpassé ,
entrelace, défiler la parade; défiler .à quelqu'un
son chapelet, lui dire tout ce que l'on pense de
lui ou qu'on ignore. —Détordre , v, a. décorder,
DFR
DGJ
147
détortiller une eorde , en si'parcr les cordons ,
les loi'oiis; etlilcT, délaire \o. tissu lil à lll , s'en
alierpatlil. — Ktlilofiiier, v. a. éliioclier , dé-
laire lil à lil; f^rand ci niinco, taille , visai^e
ciroil, délie , nîenu, lony; élancé , o, ellilé ,
itiiiianl, personne (|ni a la taille ellilée.
;>I'I!.K(;, elïilure, s. f. lils ôté d'un tissu, d'une
(•l<tllé.
i^llM . pé'iir, V. «.prendre lin; tomber en ruine,
(Il (l('cadence; l'aire une lin malheureuse, vio-
ieiiie; n»ourir, être détruit, ruiné.
IMISIlj, dillicile, adj. 2 g. péniiile , malaisé,
plein de dillicnlltis siu" tout; homme, esprit
(liliieulîeiix. — Malaisé, e, adj. dillicile, incom-
mode, dont on ne peut se servir aisément ;
(inlil , serrure, escalier malaisé, machine,
personne malaisée.
IM'LOHI, délleurir, v. a.ôterlalleur, la vélocité,
perdre sa lleur ou ses Heurs.
Dl'LURIHEt;, délleuraisoii , s. f. chute; temps de
la chute des Heurs. — Défoliation , s. f. del'enil-
laison.
UFOYTÉ (dfo'ivtc) , clTeuiller, v. a. dépouiller de
l'i'nilles; ôter les feuilles ; .s'éfeuiller, ellaner ,
ôter la périanthe.
DroVEY (dfoïcy), défeuiller, v. a. ôter les feuil-
les. V. ripé.
DKOYETKr. (dfoMvcj), défeuiliaison , s. f. chute
des feuilles, époqueoùellealieu; elleuillaison.
— Défoliation, s. f. défeuiliaison , lem|)Soù les
plantes et les arbres se dépouillent de leurs
feuilles, chute complète des feuilles.
DFOISS , de vire force , s. f . avec violence , imi)é-
tuosité , sans désemparer. — Violemment , adv.
avec violence, force, impétuosité , ardeur.
DFONSE, défoncer, v. a. fouiller le terrain d'un
jardin à deux ou trois pieds de profondeur en
retournant les terres et y répandant du fumier.
— Défoncer, v. a. ôter le fond d'une futaille, etc.;
fouler un cuir ; se défoncer , perdre son fond.
— Labourer à vive jauge, s. f. très-avant par
tranchée, la terre avec la charrue , la bêche;
labour profond .superficiel à la bêche.
DKORME, déformer, v. a. ôter, gàlerla forme ,
ôter de dessus les formes. — Dillormer, v. a.
ôter la forme, rendre dilforme, laid; défiguré;
mal formé, mal fait, mal proi)ortionné , mal
dessiné ; qui choque la vue.
DFORNÉ, défourner , v. a. ôter du four les
pains, etc. — Se défourner, v. pers. l.debill.;
faire passer la bille de l'autre côte de la sonnette.
DFOU , dehors, s. m. la partie extérieure ; hors
de , opposé à dedans , au dehors , à l'extérieur ,
par les parties extérieures, en dehors; à l'en-
vers , eu sens contraire.
DFUUTR.UN , horon, dosses, s. f. pi. les dosses
sont les premières levées faite par le scieur de
long sur le corps de l'arbre , première et der-
nière planche d'un bois.
DFRAlïI, défrayer, v. a. payer la dépense, les
frais; régaler, payer le régal, un diner; en-
tretenir, amuser une société, lui servir de risée.
DFRAITIIIEG, régal, s. m. festin , grand repas;
fête que l'on donne à quelqu'un , régaler quel-
qu'un.
DFHESTI, démêler, v. a. séparer ses cheveux ,
les peigner. — Détérer, v. a. séparer ses che-
veux par petites touUes et les lier. — Délèter,
V. a. séparer les cheveux en les peignant par
petites portions.
DFRIRoTE, paneller, v. a. diviser par parcelles,
par petites portions.
I)FIUB0TE(], décortication , s. f. action d'enle-
ver l'écorce , etc. , de peler , parceller les
branches, etc. , en miette; décimpure en pc-
lite^ IKircelles , en petits morceaux.
DFUIMTE , émier, v. a. frotter un corps entre les
doigts pour le réduire en petites parties;
émielter, réduire du pain, etc., en miettes.
— Elliler, v. a. défaire un tissu lil à lil, elliler
une étoile , etc. — Détisser, v. a. di-faire un
tissu. — Décorder, v. a. d<'tortiller une corde,
en si'parer les cordons, les torons en petites
paities. — Ei1ilo(iuer, v. a. allilocher , défaire;
lil à fil , ellleurer une lleur etc. ; éfauliler, tirer
le lil , le défaire.
DFHl.MTEl'R , elliloquenr, adj. et s. m. celui <pii
elfiloque; cylindre ellilo((ueur, jiour etlilo(pier.
DFRl/E , défriser, v. a. ôter la frisure; .se déte-
ler les cheveux , les dt-mêler.
DFIiOKE, défroiiuer, v. a. ôter, faire (piitter le
froc ; se di''fio(iuer, <|uitter le froc.
DFULÊ, défubler, v. a. ôter ce (pii enveloppe,
ce (jui alluble. — Découvrir, v. a. ôter cecpii
couvrait ; laisser voir , laisser trop voir , décou-
vrir les nudités, dégarnir.
DdAGl, dégager, V. a. retirer ce qui était engagé,
iiypolli('(|U(\ [irivt'de liberté; débarrasser, dé-
livrer de ce (pii gênait , exposait au danger,
rendre libre, donner une issue; retirer d'une
situation, d'un lieu périlleux, dillicile; se dé-
gager , se retirer d'un pas, d'une situation,
d'un lieu dillicile , rendre libre. — Dégagé, e,
adj. bien disposé ; libre; taille, air dégagé. —
Rabouin.s.m. égrillard, enfant badin, vif,
gaillard , éveillé.
DGAGMAIN, dégagement, s. m. action de déga-
ger en général , son ell'et , étal de l'être dé-
gagé ; issue secrète ou dérobée.
DG.\R.M , dégarnir, v. a. ôter la garniture, ce
qui garnit, ce qui meuble, ce qui orne, ce
qui défend, ce qui sert à mouvoir ; se dégarnir,
se garnir moins.
DGENERE, dégénérer, v. n. s'abâtardir de,
perdre de ses propres qualités , même mau-
vaises ; changer de bien en mal , de mal en pis,
quelquefois de mal en moins.
DGERl , digérer, v. a. faire la digestion des ali-
ments; lig. soutl'rir patiemment, digérer un
affront ; examiner , discuter avec soin, digérer
une alVaire.
DGJALË, dégeler, v. a. fondre la glace, la neige.
— Dégeler, v. n. cesser d'être gelé ; rompre
un long silence.
DGJALEG, dégel, s. m. relâchement, adoucisse-
ment de l'air qui fond la glace , , fonte de
neige , de la glace , de l'air ou de la chaleur de
la terre.
DGJ.^NLl'j (/an), déguerpir, v. a. abandonner,
déguerpir un liéritage,unl)ien,unemai.son, etc.,
sortir d'un lieu par orainte, par force. — Dé-
taler, v. n. s'enfuir, se retirer proni|itement
et malgré soi ; dcgoler, chasser d'un poste.
DG.I()M) , (ji'ind) , disjoindre, v. a. séparer ce qui
est joint; se disjoindre , se séparer, se déjoin-
dre, se désunir; disjonction, séparation d'un
objet.
us
DGR
DH!^
DGJONDEG (yjn) , disjonction, s. f. séparation;
partage , chose , cloison séparée.
DGJON DOU (jon), disjoint, adj. ce qui est dé-
suni ; parties destinées il être jointe qui sont
distantes l'une de l'autre par un mouvement ou
défaut de construction.
DGJUNK, déjeûné ou déjeTiner, s. m. repas du
matin; plateau garni de tasses, etc. , portant
le déjeûné; déjeriner, mangerquelques iieures
avant de dîner.
DGLESI, déglacer, v. a. fondre la glace; hri.ser,
rompre la glace, la mettre en pièces.
DGLETÉ, baver , v. a. jeter de la bave sur le vê
tement en renitlant, buvant ou en mangeant
goulûment.
DGORGl, dégorger, v. a. débouclier, débarras-
ser un passage, un tuyau, un canal , etc. , ce
qui était engorgé; dégorgement, lavage dans
l'eau.
DGOST AN, dégoûtant, e, adj. viande, malpro-
preté dégoûtante , qui donne du dégnùl , de la
répugnance, de l'aversion, du déplaisir. —
Fastidieux, se, adj. qui cause de l'ennui, du
dégoût. — Nauséabonde, adj. 2 g. qui cause
des nausées. — Nauseaux , se , aoj. qui excite
des nausées.
DGOSTÉ , dégoûté, e, adj. ditlicile , délicat,
faire le dégoûté. — Dégoûté , s. m. ôter le
goût, l'aversion, manque de goût, d'appétit.
DGOSTEG, dégoût, s. m. manque de goût, d'ap-
pétit; fig. aversion pour un être, répugnance
pour un aliment, pour le travail, l'étude, la
lecture, etc. — Anorexie, s. f. dégoût des
aliments occasionné par un dérangement de
l'estomac ou par une surabondance d'humeurs
muqueuses dans les premières voies. — Caco-
sitie , s. f. dégoût des aliments , défaut d'appé-
tit; inappétence, dégoût.
DGOTAR , égoutture , s. f. dernière goutte qui
tombedeceque l'on fait égoutter; dégouttant,
qui tombe goutte à goutte, d'où il tombe de
l'eau, etc. — Baqueture, s. f. liquide qui
tombe dans le baquet qui est sous le tonneau
quand on remplit des barils, des bouteilles.
DGOTÉ, dégoutter, v. n. tomber goutte à
goutte.
DGOTEG, dégouttenaent, s. m. se dit d'un arbre
dont la sève dégoutte de l'eau , etc.
DGOTEU , égouttoir , s. m. ais, treillis, usten-
sile pour faire égoutter, conduit pour l'écoule-
ment des eaux. — Accoltoir, s. m. sorte
d'égouttoir de chiffons dont on se sert dans
les papeteries.
DGOURDI . dégourdir , v. a. ôter l'engourdisse-
ment, faire chauffer un peu, dégourdir l'eau;
fig. façonner, polir, ôter la lourdeur, la stu-
pidité , la simplicité. — Dégourdi , e, adj. per-
sonne expérimentée, égrillard, matois, celui
qui prend diflicilement le change; façonner,
polir.
DGOURDIHEG,dégourdissement, s. m. cessation
d'engourdissement, exercice gymnastique,
qui comprend tous les exercices du corps pour
assoupir les muscles, courir, sauter, gravir,
danser, tirer des armes, nager, etc. , etc.
DGRANDE, probablement, adv. vraisemblable-
ment, avec probabilité.
DGRAVINÉ, égratigner, v. a. entamer, déchirer
un peu la peau; égrafTigner , déchirer, égrati-
gner, écorclier la peau.
D(;H.\P n; , dégrafer, v. a. détacher une agrafe ,
retirer son crochet de l'endroit où il est passé,
se dégrafer.
DR KGOLEG, dégringolade, s. f. action de dé-
gringoler, chute rapide. — Dégringolando ,
atlv. très-mal, en empirant de jour en jour;
aller dégringolando.
DtiRETTÉ, égratigner, v. a. entamer, déchirer
un peu la peau , la superficie. — Personne
nialéficiée , adj. maltraité, égratigné, écorché.
UtiHETTEG, (Jgralignure , s. f. blessure faite en
égratignant, se dit de toute blessure légère , sa
marque.
DiiRlMONÉ , égratigner fortement, faire des
égraliguures , des griffades , fait en égratignant
ou non. — Dévisager, v. a. défigurer; déchirer
le visage en égratignant; chafourer, défigurer,
barbouiller sur un objet.
D(;H!M0XEG, grillaiie, s. f. coup de griffe, forte
égralignure; érailure, légère écorchure, ha-
chure.
DGROGTÉ , écorner , v. a. rompre de petites par
lies des angles d'une chose, faire des égrati-
gnures, deséraflures. — Fragmenté, e, adj.
fêlé , dont un fragment est détaché ; écaillé ,
écaille détachée en éclat, etc.
DGROGTEG , écaillement , s. m. se dit des mé
taux, etc., qui s'écaillent , se fendillent en
éclat, en fragment.
DGROHEIE , poussée , s. f. un ouvrage n'est que
poussé quand il n'est que blanchi à la lime sans
poli , entre le poli et l'ordinaire.
DGROHI , dégrossir , v. a. ôter le plus gros pour
commencer à donner la forme ; ébaucher, dimi-
nuer la grosseur; disposer un ouvrage, pre-
mière façon. — Dégrossir, v. a. amincir; faire,
rendre plus petit; faire passer par la filière. —
Enfariné, e, adj. légèrement imbu ou instruit
d'une science, etc. — Allégir, v. a. diminuer
en tous sens le volume d'un corps ; ôter en tous
sens de son épaisseur; amincir, faire, rendre
plus petit. — Débillarder, dégrossir une courbe,
soit à la scie ou au fermoir, enfin qu'elle soit
prête à être corroyée. V. dugrohi.
DGUISMAIN , déguisement , s. m. état d'une
personne déguisée ; fig. dissimulation ; artifice
pour cacher la vérité.
DGUISÉ , déguiser , v. a. travestir à rendre mé-
connaissable ; cacher sous des formes trompeu-
ses; masquer, se déguiser; se travestir, se
masquer.
DGVY , cheviller , v. a. mettre des chevilles ;
attacher , assembler avec des chevilles.
V. dugviy.
DHAID , avaler , v. a. du vin à la cave , l'y descen-
dre ; descendre suivant le cours de l'eau. —
Dévaler, descendre du haut en bas , dévaler du
vin à la cave. — Descendre , v. n. se mouvoir,
aller, s'étendre de haut en bas, aller en bas ;
aller plus bas; s'abaisser, baisser, abaisser,
mettre plus bas , être issu, tirer son origine ,
descendre d'une race; tomber, déchoir, s'abais-
ser ; ôter d'un lieu haut , mettre plus bas ;
descendre la garde, près de mourir, de périr.
DHAIDAIE, descente, s.f. pente par laquelle on
descend; escalier à la descente, en descendant,
DHA
DHL
m
mouvement , chute de ce qui descend ; écore ,
escarpement. — Pente, s. f. penchant dune
montagne, etc.; terrain qui va en descendant;
cours d'une rivière en descendant; inclination,
pencliant.
DHAIDAN, descendant, e, adj. action de descen-
dre, d'aller en lias , qui descend; inclinaison ,
pente, déclivité, versant.
DilALli), débarrasser, v. a. rendre libre de ce
(|ui empêche ; dégaf^er ce qui attache , gène le
mouvenienl. — Déblayer, v. a. débarrasser
une maison, une rue, le rendre libre. — Dé-
combrer, ùter ce qui eujpèclie, embarrasse ,
encombre; détaler, ôter les objets étalés ([ui
embarrassent.
DHALL^G, débarras, s.m.débarrassement; action
de débarrasser, décombrer, de détaler ce qui
causait l'embarras.
DHANCHEG , coxalgie , s. f. claudication consé-
cutive d'une atfeclion osseuse de l'articulation
de la cuisse avec la hanche.
DHANGCHl , déhanché, e, adj. ([ui a les hanches
rompues, disloquées; tig. (]ui n'est pas ferme
sur ses hanches. — Epointé, e, adj. qui a la
hanche démise ou inégale, qui se casse les os
des cuisses.
DHAU, nu-pieds, s. m. sans souliers ni bas, être
à pieds-nus ; avoir des mauvais bas , des mau-
vais souliers; va-nu-pieds, vagabond.
DHaUGNÉ , détaler, v. a.ôterl'etalage; resserrer
ce qui était étalé; papul. s'enfuir sans payer ,
mettre la clef sous la porte.
DH.\UGNEG, détalage , s. m. action de détaler
les objets étalés.
Dll.\U.\10NÉ, démantibuler, v.a. rompre, met-
tre des meubles dans un mauvais état; être
dérangé; rompu. — Visage dépenaillé, s. m.
Ilétri, déguenillé, couvert de haillons; mis
négligemment.
DHAURNAK, écharnure, s. f. dcibris de chairs
ôlés d'un cuir (ju'on prépare, fa(;on qui se
donne en écharnant.
DH.\URNE, décharné, e, adj. fort maigre, trop
sec , corjis, visage, mains décharnés, amaigris.
— Echarner, v.a. ôter les chairs qui restent
aux cuirs, t. de corr. — Se débrailler, v. pers.
se découvrir la gorge, la poitrine avec indécence.
DUAUSI , déchausser, v. a. mettre les jambes et
les pieds nus, ôter la chaussure , dégarnir les
pieds, la base, les fondations, l'enveloppe du
pied d'un arbre.
DHAVAR, écorchure, déchirure de répidorme
delà peau, des pédoncules. — Eraflure,s. f.
légère écorchure de la peau, de l'écorce; égra-
tignure.
DH.WÉ, écorcher, v. a. ôter la peau de la pédi-
cule, enlever l'écorce d'un arbre, etc.; rober,
enlever l'épiderme d'une plante , dépouiller la
peau, la chair, l'écorce.
DIl.WEG, interlrique, s.f. excoriation, intumes-
cence de la peau. — Ecorchure, s. f. enlève-
ment partiel de la peau, endroit de la peau
écorchée; enlevure. — Excoriation , s. f. écor-
chure de la peau , d'une membrane. — Excor-
tication , s. f. action doter l'écorce, la pédi-
cule, etc. ; dénudationde la cha r , deré-corce;
etil urure, enlevure.
DHAZAR , de rencontre , de hasard , par cas
fortuit, sans cause apparente; acheter de ren-
contre, se dit d'un objet vieux dont on veut se
défaire.
DHEIETÉ, découvrir un toît, ôler les tuiles ou
les ardoises qui composent la couverture d'un
bâtiment pour trier ce ([ui est bon à resservir ;
enlever les escares, les écailles des poussons, les
écailles tles noix, etc.
DllEIETEG , descamation , s. f. action des écail-
les decroulte squameuse, qui se détachent de
la peau.
DHESSl, priver, v. a. empêcher quelqu'un de
jouir d'un objet ([u'on a prêté , qu'on jouissait ;
jiriver, frustrer d'un avantage.
DIIIEG, décharge, s. f. coups d'armes à feu tirés
à la fois; canal, trou , tuyau pour le trop plein,
l'écoulement ou la communication; action de
décharger, endroit où elle a lieu, écrit qui
l'autorise; atiluent, lieu où une rivière se jette
dans une autre.
DIHERGEG, évacuation, s.f. éjection. — Pol-
len , s. m. corpuscules, pou.ssière colorée dans
l'anthère |)Our la fécondation.
DHIERGEC , déchargeur, s. m.celuiqni décharge
les marchandises, etc. — Débardeur, s. m. qui
débarde; (pii décharge les bateaux; déchar-
geoir, machine pour décharger.
DHIERGI, décharger, v.a. ôter la charge, le
fardeau; soulager en allégeant; ôter ce qu'il y
a de trop; ôter du poids; décharger le plan-
oher, etc.; décharger (jnelqu'un, tenir, décla-
rer quitte d'une dette. — Décharger, v. n.
émettre, éjaculer, émission d'un fluide, du
pollen avec force; se décharger, mettre bas un
fardeau. — Exonérer, v.a. décharge d'une chose
onéreuse , d'une dette , d'une charge , etc. ;
dégrever, se soulager l'âme d'un poids.
DHIRAIE, marie-graillon, s. f. femme sale , mal-
propre , en guenille.
DIIIRAR , déchirure, s. f. rupture faite en déchi-
rant. — Dilacéralion, s. f. action de dilacérer.
— Déchirement , s. m. accroc d'une élolTe en
accrochant.
DHIREG, déchirage, s. m. action de déchirer, de
désassembler. — Lambeau, s. m. morceau ,
pièce d'une ét.oire ou de chair déchirée, frag-
ment décrit.
DHIREU, déchireur, s. m. qui déchire, use,
détériore , etc.
DilîRI, lo(iueteux, se, adj. déchiré, habit; fig.
pauvre loqueteux. — Pannositeux, se, adj.
couvert de hadions; dessemeler, ôler la se-
melle. — Déchirer, v.a. rompre, mettre en
pièces sans trancher, causer, opérer le déchi-
rement, partager , diviser ; mettre en pièces.
— User, V. a. diminuer, détériorer impercep-
tiblement par l'usage , le frottement.
I^IUTÉ , merdeux , se, adj. souillé, gâté de
merdes. — Hreneux, .se, adj. salit de bran ;
chemise breneuse, tâchée de l)rau , île matière
fécale. — Foireux, se, adj. s. qui a un cours de
ventre; foirer sur quelqu'un; foirer dans sa
chemise.
DHLAIMPI, dégauchir, v.a. ôter l'irrégularité
du bois, de la pierre, etc., de manière (|ue
tous les points de sa surface soient égaux d'un
I bout à l'autre. V. dlaurdv. — Gauchir , v. n.
[ 10
im
DIA
DIE
faire la face aux parements de quelques pièces
de bois en ouvrage, lorsque toutes les parties
n'en sont pas dans un même plan.
DHONBRÉ (dhônhré) , dépêcher, v. a. expédier,
hâter, faire promptement, se ruer, diiigenter,
accélérer , presser , activer , s'empresser. —
Diiigenter, v. a. faire agir diligemment, avec
activité, promptitude.
DHOTË , mourir, v. n. décéder, cesser de vivre;
perdre la vie , rendre le dernier soupir. — Ac-
coucher, v. n. et a. mettre au monde; enfanter;
fig. mettre au jour.
DHOUSÉ, désenfler, V. a. ôter l'enflure; dégon-
fler , faire cesser le gonflement.
DHOUSEG, désenflement, désenflure, s. f. ces-
sation , dissipation d'une enflure, cesser d'être
enflé, se désenfler.
DHOZAR , décousure, s. f. endroit d'un vêtement
décousu.
DHUFT (?<) , écosser , v. a. tirer de la cosse , ôter
la cosse des fruits; écaler, ôter la cale, la
coque des pois, des noix; écorcher , enlever la
peau , fraiser.
DHUFIEU, écosseur, euse, s. qui écosse des
pois , des fèves.
Dl , dé, s. m. petit solide cube à faces marquées
de points, de 1 à 6, pour jouer, est d'os ou
d'ivoire, inventé par Palamède. — Farinet,
s. m. dé à une seule face marquée. — Cube ,
s. m. solide à six faces carrées égales. — Co-
chonnet, s. m. solide à douze faces numéro-
tées de 1 à 12 pour jouer. — Toton, s. m. es-
pèce de dé avec un pivot , dont les faces sont
marquées : M, P. R. T., mettez , prenez , rien,
tout, pour jouer. — Dit, e, adj. chose pronon-
cée, conclue, décidée.
DIADEMM, diadème, s. m. bandeau royal, le
diadème est beaucoup plus ancien que la cou-
ronne; Pline prétend que Bacchus en fut le
premier inventeur. Aurélien fut le premier em-
pereur romain qui orna sa tête d'un diadème.
DIABLOTIN, incube, s. m. démon qui, selon
l'absurde croyance populaire , al)use des fem-
mes; sottise en général, idée, pensée, ré-
flexion d'un sot. — Succube, s. m. (fabuleux),
démon qui s'unit à l'homme sous la figure
d'une femme. — Gnome, s. m. génie imagi-
naire, habitant dans la terre, et gardien des
trésors des mines. — ftnomide , s. f. femelle
d'un gnome, d'un génie imaginaire.
DIABOLIK, diabolique, adj. 2g. du diable, qui
en vient, très-méchant. — Diaboliquement,
adv. par une méchanceté, d'une manière dia-
bolique.
DIABLUREIE, diablerie, s. f. sortilège, maléfice,
sorcellerie, prétendue possession du démon,
mauvais effet dont la cause est inconnue; fig.
cachée, dangereuse, en général toutes les il-
lusions chimériques de sortilège, fantômes et
magies. — Diable-cartésien, on appelle ainsi
de petits plongeons de verre renfermés dans
un vase plein d'eau ; sont de deux sortes : en
globe et globule.
DIAK, diacre, s. m. promu au diaconat ou se-
cond ordre sacré; archidiacre, officier ecclé-
siastique au-dessus des curés ; premier diacre.
DIAL , diable , s. m. |)rétendu démon , esprit ma-
lin; être possédé du diable, du démon; faire
le diable, s'emporter, déterminer; qui réussit
dans ce qu'il y a de plus difficile; homme ex-
traordinaire, très-hardi, très-entreprenant,
difficile à vaincre , etc. , qui fait le diable à
quatre, qui se démène , fait beaucoup d'efforts ;
homme endiablé, enragé, furieux, très-mé-
chant en son genre. — Démon, s. m. diable,
esprit infernal , fam. personne méchante, ma-
ligne; fig. passion ; satan , démon du premier
ordre. — Homme cocytide, adj. 2g. féroce,
diabolique, âme atroce, méchante et féroce .
— Inabordable , adj. 2 g. homme inabordable,
de difficile abord, qu'on ne peut aborder.
DIALVOLAN, tarare, s. m. ventilateur à ailes
pour vanner et nettoyer les grains, la laine,
la bourre , le crin , le colon. — Diable, s. m.
espèce de levier dont les maréchaux se servent
pour faire passer les bandes de fer sur les roues
des voitures, chars , charrettes, etc. , qui sont
bandées d'une seule pièce. — Diable , s. m.
loup, battoir, espèce de coffre à fond cylin-
drique , garni de toile métallique pour démê-
ler la laine.
DIANK, diantre, s. m. etinterj. fam. au lieu de
diable, petit juron.
DIEF-BENAIE , Dieu vous bénisse , souhait pour
ceux qui éternuent, coutume prise l'an 591
d'une épidémie, dont ceux qui en étaient at-
teints mouraient en éternuant; espèce de con-
vulsion.
DIEL, smectite, s. f. smectis, terre à dégraisser;
concrétion argileuse formée dans la glaise,
pierre savonneuse , terre à foulon , argile. —
Glaise , adj. et s. f. forte et grasse ; argile im-
pure composée de matières hétérogènes , mê-
lées par l'eau et des débris de pierre calcaire
presqu'impénétrableà l'eau. — Dièves, s. f. pi.
dépôts argileux dans les travaux des houillères.
— Diel , s. m. glaise mêlée de ferre calcaire et
de fer sulfuré. — Argile, s. f. glaise, terre
grasse, molle, ductile et fine, chargée d'alu-
mine , terre à four ou terre frange , jaune et
grasse qui sert à une infinité d'ouvrages.
DIEM, diantre , s. m. V. diank.
DIERAIN , ultime, adj. 2 g. le dernier de tous,
placé au dernier rang, après le pénultième ou
avant-dernier. — Dernier, ère, adj. qui est
après tous les autres, qui arrive le dernier,
être dernier, le dernier des hommes , le pire
de fous.
DIÈRAÏÎVEMAIN, dernièrement, adv. il n'y a pas
longtemps; depuis peu, en dernier lieu; na-
guère.
DIET, DIEW, Dieu, V. bondiet. — Diet-vaud,
salut , s. m. action de donner une marque
orale de respect, de civilité à quelqu'un; bais-
ser la tête en saluant. — Diet-vaud-et-dief-sauf,
salut, s. action de saluer quelqu'un familière-
ment , lui souhaitant que Dieu le garde et le
sauve.
DIETT , dartre, s. m. furfuracée ou farineuse ,
légère exfolialion de l'épiderme , ressemblant
aux molécules de la farine ou aux écailles du
son, qui se manifestent à la face , aux bras ,
aux poignets , à la partie antérieure de la jambe
et du geaou , sur les sourcils , sur le cuir che-
velu , sur toutes les parties du corps où la peau
est d'un tissu ferme et serré ; elle démange plus
PIK
Dm
151
ou moins considérablement. — Exâttthême ,
s. m. éruption àla peau avec ou sans continuité;
efflorescence , matière poudreuse sur la peau.
DIEUX, hue! cri du charretier pour stimuler le
cheval.
DIFERAIN, diflërent, e, adj. qui diffère; distin-
gué; divers; dissemblable; qui n'est pas le
même, distinct, dispareil. — Différend, s. ni.
contestation, débat, querelle, dispute, chose
contestée. — • Di.ssidence, s. f. scission , diffé-
rence grave d'opinion.
DIFER.VINZE, difTerence, s. f. diversité; dis-
tinction , dissemblable ; inégalité ; Variétés ;
contraste; divergence; bigarure.
DIFL1KSI0^ , fluxion, s. f. écoulement, dépôt
d'humeurs; enflure ou mouvement qui porte
le sang ou une autre humeur sur un organe
particulier, avec plus de force et suivant un
autre ordre que dans l'état naturel; constitue
lesintlammalions, les obstructions, les ulcè-
res et divers flux. — Défluxion, s. f. écoulement,
dépôt d'humeurs sur une partie du corps. —
Charbouglion , s. m. espèce de fluxion catar-
rhale ou névralgie, maux de nerfs, enflure du
visage, accompagné du mal de dents.
DiFORMM, informe, adj. 2g. (piin'apas la foriiie
qu'il devrait avoir; imparfait; difforme; laid;
(léfiguré , mal formé , mal fait. — imparfait, e,
adj. qui n'est pas achevé, qui a des défauts ,
des imperfections; à quoi il manque le com-
plément.
DIG, dis-je, adj. chose [irononcée, conclue,
décidé-e.
DIGESTION, coction, s. f. digestion desaliments,
formation parfaite du chyle dans l'estomac ;
action de faire digérer; de digérer.
DltiEREG, papsie, s. f. coction, digestion, ma-
turation, ell'et que les aliments subissent dans
l'estomac.
DIGON, oripeau, s. m. cuivre mince et poli qui
a l'éclat de l'or; laiton battu en feuilles; fig.
faux brillant ; chose apparente, mais de peu
de valeur. — Diguon , s. m. bâton portant une
banderole, sorte d'étendard, d'enseigne pour
ornement. — Drapeau , s. m. enseigne d'infan
terie. — Guidon, s. m. enseigne d'une compa
gnie de gendarmes , dragons , chasseurs ,
hussards; officier qui le porte.
DU! , dix , s. m. adj. numéral 10 , nombre pair de
deux fois 5; unité du second ordre dans la
numération décimale; base de la numération ,
dixième ; le dix du mois , carte marquée de dix
points. — Décurie, s. f. troupe de dix 'hommes, ,
de dix soldats romains; dix, garde bourgeoise
en 18~>0, en cette vdle. — Décade, s. f. nond)rc
de dix , espace de dix jours du Cnlcndricrrcpu
hlicain.
DIHAINE, di'canu'ride , s. f. division en dix;
dixième, basedn système décimale. — Dixième,
s. m. adj. ordinal, nondire ordinal , inar(pianl
le rang placé après le neuvième. — Dizain , s. m.
ce qui est composé du nombre dix; sorte de
chapelet de dix grains. — Dizaine, s. f. total
composé de dix ; décurie, unité du deuxième
ordre. — Dizeau , s. m. dix gerlies , dix bottes
de foin.
DIK, digue, s. f. chaussée , amas de terre, de
bois, massifde maçonnerie ou de charpente, etc.
pour contenir les flots , retenir les eaux dans
leurs litsou les détourner , et faire obstacle aux
inondations ou faciliter les travaux. Porle-
reau, s. m. construction en bois, vantail pour
retenir ou détourner l'eau ; vantail , porte d'une
écluse. — Batardeau , s. m. cloison , digue de
pieux et terre, de traverses et de planches,
que l'on garnit ensuite de terre glaise, pour
arrêter ou détourner les eaux pendant un tra-
vail quelconque , pour lequel elles feraient
obstacle. — Dames , s. m. pi. digne d'un canal.
DIKAUZE , dédicace , s. f. fête, consécration d'une
église, d'une statue, d'un temple, fête en
mémoire de la dédicace; épitre pour dédier un
livre à quelqu'un.
DIKSIONAIRE, vocabulaire, s. m. recueil, liste
alphabétique des mots d'une langue , d'une
science , avec une explication succincte. —
Lexicjue , s. m. dictionnaire grec , lexican ;
manuellexique, dictionnaire dont l'usage est
fi'('(|uent. — Glossaire, s. m. dictionnaire qui
explique les mots peu connus.
DIKTAIE. dictée, s. f. ce qu'on dicte pour être
écrit; fig. pressurer , imposer, soumettre quel-
qu'un à sa dictée.
DIKTO.MM, dicton , s. m. mot sentencieux passé
en proverbe; raillerie , mol piquant, plaisant
contre quelqu'un. — Proverbe, s. m. sentence,
maxime commune et vulgaire en peu de mots.
DIMltiN, dimanche, s. m. premier jour de la
semaine, consacré à Dieu. — Décadi, s. m.
dixième jour de la décade , qui remplaçait le
dimanche dans le Calendrier rcpublicain , en
France.
DI-MEIE [dï-ineie) , myriade, s. f. nombre de dis
mille; nombre iidini.
DIMINOUWEG , défalcation , s. f. diminution d'un
total , par la suppression de certaines parties
qui ne devaient pas être comprises.
DIMINUSION, réfaction, s. f. remise de l'excé-
dant de poids des marchandises qui ont été
mouillées ; diminution de leur prix. — Rabais,
s. m. diinimilion de prix et de valeur; retran-
chement. — Tare , s. f. déchet sur la qualité ,
sur la quantité , diminution du j>oidsde l'enve-
loppe.
DINASTEIE, dynastie, s. f. suite de rois, de
princes , d'un pays; suite de souverains d'une
même famille.
DliNE , festin , s. m. bancpiet . repas , réfection ;
nourriture du dîner, prendre le repasdu dtner.
— Dînette, s. f. petit diner; fain. eidant.
Dl.NGDON, dindon, s. m. son descloches, dindon.
DIOT , vite , mouvement du cheval qui a de la
vitesse; aie! exclamation du charretier pour
faire marcher un cheval.
DIR, d'hier, adv. lejourcpii précède celui où l'on
est. — Dire. v. a. exprimer, énoncer, par-
ler, etc. — Parler, v. n. prononcer, proférer
des paroles, articuler des mots, discourir;
sexplicjuer, déclarer ses intentions, sa volonté.
— S'entrecommurii(iuer , se communiquer à
tout le monde, èlre familier, commnnicatif ,
populaire. — Informer, v. a. avertir, instruire,
déclarer, informer (inehju'un d'une chose.
DIREK, droit. \. drcti.
DIREKTEUR, économe, s. m. sorte de régisseur
de la dépense d'une maison, delà conduite
152
DIS
DKA
d'un ménage. — Administrateur, s. m. qui
administre, régit. — Conducteur, trice, s.
qui conduit; cocher d'une diligence, qui a la
direction des voyageurs et marchandises.
DISAINSION. V. kerdl. — Bouderie, s. f. fâche-
rie , humeur apparente , dissension , etc. ; dis-
sentiment, opinion contraire.
DISAINTIMAIN , dissentiment, s. m. opposition,
sentiment, opinion contraire.
DISAINTRAIE, dyssenterie, s. f. déjections fré-
quentes, muqueuses, sanguinolentes, non
excrémentielles , avec tranchées , ténesme et
fièvre , souvent épidémique et ne devient con-
tagieuse qu'accidentellement , à raison de sa
complication avec une lièvre putride, mali
gne, etc. La dyssenterie se divise en catarrhale
ou simple, en inflammatoire, en bilieuse, en
pituileuse , en putride ou maligne.
DISGRASIY, disgracier, v. a. cesser défavoriser;
priver de sa protection , de ses bonnes grâces;
défiguié , qui a quelque chose de difforme.
DISGRAZE, disgrâce, s. f. perte, privation des
bonnes grâces d'un supérieur; infortune,
malheur.
DISKOUR, paranymphe, s. m. discours solennel
à la lin d'une licence ; oraison funèbre pro-
noncée parun ami du défunt. — Harangue, s. f.
discours d'apparat fait à une assemblée, à un
prince, etc. — Discours, amphigouri, s. m.
obscur, burlesque, qui présente des idées sans
ordre et un sens indéterminé. — Dissertation,
s. f. examen attentif, de vive voix ou par écrit,
d'une question.
DISKOURl, verbiager, v. n. fam. employer beau
coup de paroles pour dire peu de chose; dis-
courir , parler avec étendue sur un sujet; faire
un discours.
DÎSPUTAUF, disputable, adj. 2 g. question dis
putable, qui peut être disputée.
DISPUTÉ , contester , v. a. disputer, débattre
quelque chose en justice ou autrement. —
— Contendre, v. n. concourir, disputer, dé-
battre. — Débattre, contester, disputer , dis-
cuter. — Ergoter, v. n. pointiller; contester;
chicaner , disputer sur tout ; fig. critiquer toul .
DISPUTEU, disputailleur, s. m. fam. qui dispute
sans cesse sur des riens. — Contestant, (jui
conteste , aime à contester. — Ergoteur ,
s. m. pointilleux, qui dispute, conteste mal à
propos.
DISPUTT, castille, s. f. débat, démêlé, difté-
rend peu important; fam. petite querelle,
bruit; brouillerie, mésintelUgence, dissension.
— Logomachie, s. f. dispute de mots; dis-
corde, dissension, division entre les personnes
et les passions.
DISTANZE, isolément, adv. distance entre les
parties; intervalle d'un point à un autre; es-
pace entre les objets , entre une colonne et une
pilastre, entre une forge et un mur mitoyen, etc.
— Diskmze à distanze , équidistant, e, adj.
également éloigné l'un de l'autre, partie équi-
distante.
DISTÉCUE , distinguer, v. a. discerner par les
sens, par l'opération de l'esprit, mettre de la
différence, de la distinction , etc. — Abstraire ,
v. a. considérer séparément des choses réelle
ment unies ; abstraire telle qualité , séparer
par la pensée , séparer du sujet.
DISTÉKSION , distinction, s. f. division, sépara-
tion , différence , préférence , prérogative , il-
lustrations d'emploi, etc., etc.
DISTI, dit-il, 3« pers. du sing. , chose prononcée,
dite , dire de quelqu'un.
DISTRIBOUWÉ , répartir, v. a. partager, distri-
buer , partager entre plusieurs ; ranger , met-
tre dans un certain rang. — Liarder, v. a. dis-
tribuer; boursiller, donner à chacun une petite
somme.
DISTRIBOUWEU , distributeur , trice, adj. qui
distribue, qui partage. — Répartiteur, adj. et
s. m. qui fait une répartition.
DIVAGUE , errer , v. n. laisser errer ses pensées,
son imagination ; avoir une opinion fausse ; se
tromper , errer çà et là , vaguer de côlé el
d'autre.
DIVIN , excellent , adj. d'une qualité supérieure ;
le meilleur ; très-bon.
DIVINNMAIN, excellemment, adv. d'une manière
excellente. — Divinement, adv. par la vertu,
par la puissance divine.
DIVOR (vôr) , divorce , s. m. rupture de mariage ;
dissension entre des époux, entre des amis,
des chefs , etc. ; séparation volontaire ou for-
cée. — Répudiation , s. f. divorce , action de
répudier , renvoyer sa femme , son mari avec
les formalités légales; se divorcer, répudier.
DIVULGUEU, divulgateur, trice, s. m. qui di-
vulgue, publie, proclame.
DIZON, Dison , commune du canton de Lim-
bourg, arrondissement de Verviers, 1/2 lieue
de cette ville, province de Liège.
DIZOR (zôr) , désordre, s. m. renversement,
confusion , dérangement des choses, pillage;
dégât , dérangement , trouble , embarras ; éga-
rement d'esprit. — Désorganisation, s. f. ac-
tion de désorganiser, état de ce qui est désor
ganisé; anarchie, grand désordre , confusion.
DKAANLE (kàan) , déchalander , v. a. ôter , faire
perdre les chalands. — Désachalander , v. a.
faire perdre les pratiques , les chalands d'une
boutique.
DKAGTAIE, décachetée, adj. ouverte, se dit
d'une lettre ouverte, d'un cachet brisé.
DKAGTÉ , décacheter , v. a. ouvrir ce qui est
cacheté ; briser le cachet des lettres.
DKALKÉ, décalquer, v. a. tirer une contre-
épreuve d'un dessin sur le calque.
DKALOTE, décalotter, v. a. ôter le dessus , la
calotte.
DKAMPE , escamper, v. n. s'enfuir habilement et
vite; décamper , lever le camp; déloger; fig.
se retirer promptement d'un lieu , s'enfuir ;
prendre la poudre d'escampette, s'enfuir
promptement.
DKAMPEG, décampement, s. m. levée d'un
camp; action de décamper; décampement
subit.
DKANAILLÉ , calomnier, v. a. attaquer, blesser
l'honneur par des calomnies, calomnier quel-
qu'un.
DKAUY, chassieux, se, adj. et s. qui a de la
chassie aux yeux; les yeux cernés, chassieux;
échevelé , éraillé ; œil éraillé , dans lequel on
voit des filets rouges ou que la paupière re-
couvre mal.
DKAUYAIE, échevelée, s. f. qui a les cheveux ,
la coiffure en désordre; déchevelée , décoiffée.
DKO
DKR
1^5
— Mine chiffonnée , s. f. mise irrégulière des
filles de peu de mérite, de mauvaise con-
duite.
DKEUZE, découdre, v. a. défaire la coulure,
détacher ce qui est cousu; dépointer, couper
les points qui tiennent les plis , les froncis.
DKLAWÉ, déclouer, v. a. ôler les clous, défaire,
tlélacher ce cpii était cloué, lixé avec des clous,
désajuster des pièces qui était clouées, ajus-
tées. — l)('senclouer, v. a. tirer un clou mal
mis du pied d'un cheval , de la lumière d'un
canon.
DKLAWOIG, déclouage, s. m. action de désen-
clouer un canon, d'ôter un clou du pied d'un
cheval, d"un ouvrage cloué.
DKLIGTF . détendre, v. a. détacher, relâcher ,
ùler ce qui était tendu, la détente du fusil, le
levier d'une pièce d'horlogerie, ùter le lotiuel
d'une porte fermée, la soulever de son men-
lonnet; décliqueter, dégager le cliquet des
dents de son rochet.
DKLIGCHl , déclencher, v. a. une porte, lever
la clenche pour l'ouvrir; déclincher, lever la
bascule du loquet.
DKLIKOTF, , déguenillé, e, adj. personne dégué
nillée, dont les habits sont en lambeaux , en
loques; dépenaillé, couvert de haillons; égue
nillé.
DKLIKOTEG, enhaillonner, v. a, vêtir de loques,
de haillons.
DKLO (ô) , ouvert, e, adj. déclos, ce dont on a
ôté ou brisé la clôture ; déjoint, ce qui est sé-
paré après avoir été joint, ouverture , déclore
un champ , une prairie.
DKLONE , déhanché, e, adj. V, dlianr/ii.
DKLOR l'or), déclore , v. a. ôter, rompre une
clôture, déclore une haie , un champ , etc. ; dé
cloîtrer, faire quitter le cloître.
DKLOYF.G, ouverture, s. f. espace vide dans une
haie, un enclos qui est contigu.
DKOGÏÉ , découpler , v. a. détacher ce qui est
accouplé; délier, lâcher des gens après quel-
qu'un pour le tourmenter.
DKOHEG, ébranchement , s. m. action débran-
cher les arbres, les haies, etc.; eniondage,
action d'émonder les arbres.
DKOHI , ébrancher, v. a. dépouiller un arbre de
ses branches en les coupant on en les rompant
avec l'ébranchoir. — Èmonder, v. a. couper
les branches superflues d'un arbre, d'une haie.
— Ebolter, v. a. ôter les menues branches ,
écourler les longues; éboller nu arbre jtour
lui donner de la vigueur. — Dégingandé, e,
adj. se dit d'une personne dont la contenance
est mal assurée en ballant les bras en mar-
chant. — (irand escogrifl'e, s. m. fam. de
grande taille et mal bâti. — Hallebréda , s. 2 g.
homme ou fennue grande et mal bâlie.
DROIFKE. ébouriiré, e, adj. fam. lêle, personne
ébourillée, dont la coiffure , la chevelure est
en désordre ; décoiffer, défaire la coillure.
DKOILI, dépérir , v. n. déchoir, s'affaiblir; dimi-
nuer, se ruiner, aller en décadence, devenir
plus faible, de moindre valeur; tomber en
ruine, se détériorer, s'user; devenir nul, se
perdre; péricliter, menacer ruine.
DKOLÉ, décoller, v. a. détacher ce qui était
collé; éloigner une bille de la bande du billard
ailleurs.
DKOLEG, décollement, s. m. action de décoller.
DKOLTAIE, femme décolletée, adj f. qui dé-
couvre sa gorge , une partie du sein ; mise in-
décente des femmes, femme dt-braillée.
DKOETE, décolleter, v. a. découvrir la gorge,
habillement décolleté, qui n'end)rasse pas le
cou. — Se (lébr;iiller, V. pers. se découvrir la
gorge , la poitrine, le sein avec indécence.
DKUIM.E , d('coupler , v. a. détacher ce qui est
accouplé; désaccoupler, détacher les unes des
autres des choses accouplées; désapparier, sé-
parer une paire d'oiseaux, etc.; désaffection-
ner un couple , détourner leurs affections. —
Découplé, s. m. l'instant où l'on découple les
chiens , action de découpler.
DKOSTÉ, mettre de côté, s. m. en réserve, ne
pas parler d'une chose. — A côté, adv. au
côté, auprès, être sur le côté.
DKOVREU, découvreur, s. m. auteur d'une dé-
couverte, d'une invention, etc.
DKOVHl , découvrir, v. a. ôter ce qui couvrait ;
ôler le toit , le couvercle, le dessus ; laisser
voir, laisser trop voir, dégarnir; fig. parvenir
à connaître ce qui était caché; révéler, décla
rei- ce qu'on tenait secret; commencer à ou
d'apercevoir, faire la découverte ou des dé-
couvertes; dénuder, dépouiller de vêtements,
mieux d'écorce, de chair, un arbre, un ani-
mal , un os, etc. — Dévoiler , v. a. hausser,
relever, ôter le voile; fig. découvrir ce qui
était caché.
DKOVRUU , découvert (à), adv. sans être couvert
ou à couvert , sans que rien garantisse ; lig.
sans voile ou déguisement, manifestement
clair.
DKOWÉ , se crolter , v. pers. se salir de crolte en
marchant, amasser des crottes, de la boue au
bord de ses habillements en marchant. —
Eclabousser, v. a. faire jaillir de la boue sur,
éclabousser quelqu'un. — Démancher, v. a.
ôter le manche, démancher un balai.
DKOZOU, décousu, e, part. adj. q;;i n'est plus
cousu ; hg. qui manque de liaison; décousure,
endroit d'étoffe décousu.
DKHAUHEG, refuite, s. f. t. de menuisier, don-
ner de la refuile à un ouvrage assemblé pour
faciliter les joints, les feuillures. — Dégrais-
sage, s. m. action d'ôter la graisse ou les ta-
ches de graisse; ouvrage du dégrais.seur , (pli
dégraisse les étoffes , les habillements. — De-
suinlage, s. m. premier dégraissage des laines,
t. de manul. — Dégraissement , s. m. action
de dégraisser la laine, les étoffes, etc.
DKRAUHl , dégraisser , v. a. ôter la graisse, les
taches de graisse; dégraisser (pielqu'un, ap-
j)auvrir. — Décruer , v. a. lessiver du lil ou
autre objet cru pour le teindre; décaper, dé-
graisser avec un acide la surface des métaux.
DKREH , décroître, v. n. diminuer, se dit de la
rivière, des jours, etc. — Décroît, s. m.
(juantilé dont une chose décroît.
DKREIIEG, décours, s. m. décroissemenl; dd-
clin d'une maladie.
DKltEIlOU, décrue, s. f. décroissemenl, dimi-
nution.
DKRIE, décrier, v. a. défendre le cours, le
debil, l'usage d'une chose par un cri public ;
fig. ôler l'honneur , la réputation , l'estime. —
Démonétiser, v. a, ôter à une monnaie, à un
1^
DLA
DLO
papiet sa valeur. ~ Décréditer , t. a. ôter ,
Faire perdre le crédit; fig. l'estime , l'autorité,
là considération ; homme taré, malfamé, vicié,
^ui a mauvaise réputation. — Tyrapaniser ,
v.a. décrier; tympaniser quelqu'un hautement;
décrier contre lui.
DKRIEG , démonétisation , s. f. acte qui ôte à un
papier , à une monnaie sa valeur. — Décri ,
s. m. cri public pour défendre le débit d'une
marchandise; les cours d'une monnaie; fig.
perdre du crédit , de la réputation , mauvaise
réputation.
DKRESTÉ , déchaperonner , v. a. ôter le chape-
ron d'un mur , dont le chaperon est en ruine ;
ôter la crête arètière de plâtre ou mortier qui
scelle les faîtières (Tun toit.
DKREUHLÉ , décroiser , v. a. défaire la croisure,
la tissure d'une étoffe croisée , changer la
forme , la situation de ce qui était croisé.
DKREVLÉ. ébaroui , e, adj. desséché, fendu
par le soleil ; gercé , crevassé ; gélif , fente du
bois cause par le froid.
DKREVLEG, rinieux, se, adj. crevasse , fendille,
ride sans ordre.
DKROKTÉ, décrocher, v.a. ôter, détacher ce
qui élait accroché; ôter du crochet ou ôter le
crochet. — Se décrocher, v. pers. ôter ce qui
pendait au croc.
BRROKTEG, décrochement, s. m. action de
décrocher, de détacher un objet accroché ;
action de se décrocher.
DKROTÉ, décrotter, v. a. ôter la crotte, la
boue; fig. dépouillé de son ignorance, de sa
rusticité. — Débarbouiller, v. a. ôter ce qui
salit le visage, les mains, etc. ; se débarbouil-
ler, se nettoyer; fig. rétablir ses affaires pro-
gressivement.
DLABODË, malséant, e, adj. parole, geste,
attitude malséante, contraire à la bienséance;
messéant, qui profère dt-s paroles obscènes ,
qui blesse la pudeur; déshonnête, qui choque,
répugne à la bienséance ; malpropre , sale.
DLABRË, détériorer, v. a. dégrader; gâter,
rendre pire; délabrer, déchirer, mettre en
lambeaux, en mauvais état; ruiner.
DLABREG, délabrement, s. m. état d'une chose
délabrée, détériorée.
DLAHAIE, déchaînée, s. f. se dit d'une fille dé
vergondée, sans honte, .sans pudeur, sans
décence, qui a des mœurs licencieuses , que
rien ne retient.
DLAHl, débonder, v.a. lâcher, ôterla bonde
d'un étang, d'un réservoir d'eau ; sortir avec
impétuosité, abondance; .s'épancher, se ré-
pandre avec violence; s'épancher le cœur,
pleurer; hallebréda. V. c/Ao/i». — Déchaîner ,
v.a. ôter, détacher de la chaîne; .se déchaîner,
rompre sa chaîne ; désemprisonner , tirer quel-
qu'un de prison. — Détacher, v. a. la laisse
d'un chien qui élait à l'attache; lâcher, laisser
échapper ou aller; déharder, lâcher les chiens
liés ensemble.
DLAKÉ, décirer, v. a. ôter la cire à cacheter ,
briser le cachet d'nne lettre.
DLALUR, être gai, e, adj. joyeux, qui réjouit;
belle humeur de l'ivresse.
DLAPITË, gourmander, v. a. réprimander avec
dureté; maltraiter, outrager en paroles; ru-
doyer , traiter rudement en paroles. — Vili-
pender, V. a. traiter de vil, mépriser, \ilipen-
derunêtre; agonie d'injures, de sottises, en
accabler, lapider.
DLAUBORÉ, couvert de boues, s. m. de matières
gluantes, fécales. — Embouer, v. a. couvrir ,
salir de boues; embrener, salir, passer dans
le confit.
DLAURDE, délarder , v. a. t. de charp. ; rabattre
en chanfrein les arêtes ; amaigrir les marches ,
t. de maçon; piquer la pierre pour l'amincir,
délarder, dépouiller, couper obliquement,
abattre les arêtes.
DLÉ,près,prép. proximitéde temps, delieu, etc.;
auprès , proche , presque ; environ , tout con-
tre, près de; voisin , proche de.
DLESSI , délacer, v. a. délier le lacet d'un corset,
d'un brodequin , etc. ; se délacer, défaire, ôter
le lacet.
DLEYl (dleyï) , délaisser, v. a. abandonner, dé-
laisser une personne) possession, quitter,
prendre en dégoût ; en aversion ; se vider ,
évacuer.
DLIGJAIN, remède laxatif, adj. qui lâche le ven-
tre; diligent, prompt, soigneux, laborieux,
vigilant dans ses affaires. -^ Evacuant , e , éva-
cualif , ive, adj. qui fait évacuer.
DLIGJAIZE, diligence, s. f. grande voiture publi-
que, composée d'un coffre inîermédiaire de
quatre à douze voyageurs. — Accélérifère ,
s. f. diligence-berline très-rapide.
DLIVRAIE, accouchée, s. f. femme qui vient
d'accoucher.
DLIVRANZE , accouchement , s. m. enfantement,
accouchement naturel après un terme de neuf
mois. V. akoukeu et seg-dam.
DLIVRË, délivrer, v. a. accoucher; ôter le déli-
vre après l'accouchement; mettre quelqu'un
en liberté, affranchir.
DLIVREG, lomocie, s.f. accouchement pai l'opé-
ration césari'enne. — Délivrance, s. f. alfran
chissemenl; action démettre en bberté, de
délivrer; accouchement, expulsion du délivre;
action de livrer une chose à quelqu'un ; relever
un soldat d'un poste , d'une faction.
DLOFRÉ, bàfreur, se, s. gourmand, goiffre ;
qui mange goulûment , avale goulûment.
DLOGl , déloger , v. a, faire quitter un logis, une
place , un poste ; quitter une maison , un loge-
ment; décamper, coucher dehors. — Déjucher,
V. n. se dit des poules qui quittent le perchoir ;
déjucher, ôter les poules , les faire descendre
dujuchoir; chasser d'un lieu élevé.
DLOUH(?>), ennui, s. m. lassitude, langueur
d'esprit par fatigue, dégoût; inaction de l'es-
prit, seiilimeni pénible de son existence; ma-
laise involontaire , accablement, abattement,
inertie , apathie , déplaisir , douleur d'âme, dé-
sir vague de matières nouvelles.
DLOUHl, apathique, adj. 2g. insensible à tout,
indolent, découragé, abattu, perdu d'envie ,
de courage.
DLOY (0 . délié, adj. grêle, mince, menu; fig.
fin, subtil, pénétrant; t. d'an, l'opposé de
plein. — Délier , v. a. détacher, défaire ce qui
lie en général ; fig. absoudre , dégager. — Dé-
gourdir, v. a. ôter l'engourdissement; fig. fam.
façonner, polir, ôter la lourdeur ; la stupidité,
DMA
DMI
la simplicité , la maladresse. — Se dëlicoler ,
V. pers. défaire son licou :déharder; déniaiser,
rendre quel(iu"nn moins niais, moins simple,
plus fin, plus rusé qu'il n'était.
DLOYAN , délayant, adj. remède qui rend les
humeurs fluides. — Déliquescent, e, adj. se dit
d'une substance susceptible de pomper l'hu-
midité de l'air et de se lifiuéfier.
DLOYEG, déliement, s. m. action de délier, étal
de ce qui est délié.
DMAIE, demie, s. f. moitié juste d'un tout. —
Jumelle , s. f. fdie née d'une même couche avec
un autre ; lits égaux , parallèles ; fruits réunis.
■ — Moitié, s. f. femme à l'égard du mari.
DMAIN , demain , adv. de temps, le jour après ce-
lui où l'on est.
DMAIN-AMAIN, de la main à la main, s. f. de
la main de celui qui paie, à la main de celui
qui est payé ; de main à main , d'une personne
à une autre successivement.
DMAINBRÉ , démembrer, v. a. séparer, arracher
les membres d'un corps.
DMAIGRI , maigrir, v. n. devenir maigre , sec ,
décharner.
DMAINTI, démentir. V. Dbourdé.
DMAKË, étêler, v. a. couper la tête d'un arbre,
d'un clou, d'une épingle.
DMAKRALÉ , désensorceler , v. a. délivrer , gué-
rir de l'ensorcellement; iig. désensorceler quel-
qu'un d'une passion , d'une femme. — Désen-
chanter, v. a, rompre, détruire l'enchantement;
dépouiller de son prestige; fig. guérir d'une
passion en détruisant son enchantement. —
Déguignonner , v. a. ôter leguignon, le mal-
heur au jeu.
DMAKRALEG, désenchantement, s. m. action
de désenchanter, de détruire le prestige ; dé-
sencorcellement, action de désensorceler.
DMANCHl , démancher, v. a. ôter le manche; se
démancher, sortir du manche, aller mal; se
dit d'une affaire.
DMAND , demande, s. f. action de demander,
faire une demande juste ; chose demandée , ac-
tion en justice; prier quelqu'un d'accorder,
questionner. — Interpellation, s. 1. sommation
de répondre sur un fait. — Interrogation , s. f.
question , demande pour interroger. — Res-
cindant, s. m. moyen, demande pour faire
casser un arrêt , un acte. — Question , s. f. de-
mande pour s'instruire; point, proposition à
discuter.
DMANDE , errementer, v.a. formerune demande
en justice ; demander une chose , prier quel-
qu'un d'accorder,
DM'A>'DEU , demandeur, solliciteur, s. qui de-
mande souvent , Importun ; demanderesse , qui
demande en justice.
DMANAW , pai tie suspendue , s. f. se dit d'une
partie de cartes, de quilles, etc. , suspendue.
DMANI , demeurer, v. n. faire sa demeure, loger,
être permanent, persister dans; demeurer en
reste , être débiteur. — Rester, v. n. demeurer
après le départ, la séparation; se fixer, se te-
nir dans un lieu, s'arrêter, être situé. — Se
démener, v. pers. se débattre, s'agiter, se re-
muer violemment , se donner beaucoup de
peine, faire des grands efforts.
DMANVÉ, dissipé, v. a. consumer, détruire;
écarter; défaire; disperser, détourner.
DMANOU, demeuré, e, adj. a fait sa demeure,
resté, ce qui a demeuré; redevable de tout ,
abandonné du tout.
DMANTIBULË, démantibuler, v. a. démanteler,
disjoindre , désunir; rompre la mûchoire ; fig.
démantibuler les meubles, une mécanique.
DMARRIÉ, divorcer, v. n. faire divorce. — Dé-
marier, V. n. séparer deux époux en justice,
se divorcer, démariager.
DMARIEG, démariage, s. m. divorce, rupture de
mariage.
DMASAINGI , décajuster, v. a. faire qu'une chose
cesse d'être dans l'arrangement, dans la posi-
tion où elle était , déranger ce qui est ajusté,
défaire.
DMASKË, démasquer, v. a. ôter le masque à
quelqu'un ; lig. démasquer quelqu'un , le faire
connaître tel qu'il est, découvrir les fausses
apparences de vertu, mettre un fourbe à nu.
DMASTIQUÉ, démastiquer, 7. a. ôter le mastic,
détacher ce qui tenait parle mastic.
DMÉ,demi, adv. presque; à demi, à moitié;
imparfaitement , superficiellement.
DMÉ-FRÉ, frère utérin, né d'une même mère
mais non d'un même père ; enfants de deux lits
de mariage.
DMÉ-KWAUR , avant quart, s. m. coups quequel-
que horloge font entendre avant l'heure, la de-
mie ou le quart; petite cloche qui le sonne.
DMELÉ, démêler, V. a. tirer et séparer ce qui
est mêlé.
DMESFIAN , méfiant, adj. qui se méfie, soup-
çonneux, défaut de confiance, crainte habi-
tuelle d'être trompé.
DMETEG, luxation, s. f. déboitement, disloca-
tion , déplacement des os.
DMETOU, démis, e, adj. membre démis, dislo-
qué , luxé , qui a un os sorti de sa place. — Dé-
mettre, V. a. disloquer, déplacer un os, dé-
mettre le bras, etc.; fig. déposer, destituer
d'un emploi; détrôner, abdiquer.
DMEUBLE, démeubler, v. a. ôter lesmeubUs,
déménager.
DMEUBLEG, déraeublement , s. m. action d'ôler
ce qui meuble un appartement, une maison.
DMEUR , demeure, s. t. habitation, domicile,
lieu, local que l'on habite, gîte, logis, rési-
dence. — Ademeure, adv. pour un longtemps,
pour n'être pas déplacé.
DMIEK, mercredi, s. m. quatrième jour de la
semaine.
DMINÉ, exproprier, v. a. priver, dépouiller,
exclure de la propriété par autorité de justice.
DMINOUWÉ, diminuer, v. a. amoindrir, rendre
plus petit, plus menu; retraire. — Allégir, di-
minuer en tous sens le volume d'un corps, ôter
de son épaisseur ; allégérir, rendre plus léger.
— Atténuer, v. a. affaiblir, diminuer les forces,
l'embonpoint; fig. atténuer les torts de quel-
qu'un, restreindre, faire rentrer sur lui-même.
— Affaiblir, v. a. débiliter; diminuer, amoin-
drir; ôter la force, la vivacité, devenir faible;
ralentir, rendre plus lent , moins actif. — Ra-
baisser , v. a. diminuer le prix, les tailles, les
taux , les monnaies.
DMINUSION, diminution, s. f. rabais, retrait,
affaiblissement , retranchement de parties.
i56
DOD
DNO
DMIOLÉ, énervé, v. a. affaiblir beaucoup, mai-
grir; affaiblissement des forces et courage,
suite d'indisposition.
DMIOLEG, amaigrissement, s. f. atropie, ma
rasme ; élat particulier du corps ou d'un de ses
membres accompagné de maigreur avec fai-
blesse.
DMOKI , muqueux , se , s. qui a de la mucosité ,
humeur épaisse que les saligauds se laissent
pendre au nez, malpropreté de la figure.
DMOLI , démolir, v. a. détruire, démolir un édi-
fice, abattre pièce à pièce un ouvrage d'archi-
tecture, de maçonnerie, renverser une maison.
— Démaçonner, v. a. défaire un ouvrage de
maçonnerie, mieux démolir, raser; démurci',
ouvrir ce qui était muré. — Saper , v. a. fouir,
travailler avec le pic sous les fondements d'un
édifice pour le renverser, détruire.
DMONTÉ , démonter, v. a. désassenihler les par-
ties d'un meuble, d'une machine, d'un ca-
non, etc.; mettre en désordre, hors d'étal
d'agir. — Agité, s. m. suite d'une agitation
d'esprit; ébranlement, trouble de l'àiue pas-
sionnée; se fâcher, se démener, se mettre en
colère.
DMORANZE , stablot , s. m. habitation pratiquée
dans une étable. V. tZmeîtr; habitation, mé-
tairie, demeure, domicile.
DMORÉ, demeurer, v. n. faire sa demeure, lo
ger dans son habi(atioH, domicile , gîle, logis,
stablot, demeure, local, etc.
DMOSSTRÉ, démontrer, v. a. prouver d'une ma-
nière évidente et convaincante par les consé
quences d'un principe vrai, clairement, nette-
ment une proposition; montrer aux yeux,
faire une leçon de, témoigner par des marques
extérieures.
DMOUSSI , déshabiller, v. a. ôter les habits, les
ornements; se déshabiller, ôter ses habits,
ses vêtements, ses ornements, se mettre en
déshabillé. — ■ Déharnacher, v. a. ôter les har-
nais à un cheral. — Ecorcher, v. a. ôter la
peau d'un animal , la déchirer ; enlever l'écorce
d'un arbre. — Dépouiller, v. a. déshabiller;
ôter l'habit, la peau, la chair, l'écorce, les
feuilles, les fruits, les poils, etc.
DNAN, donnant, e, adj. qui aime à donner.
DNË, donner, v. a. à, faire don , faire présent à
quelqu'un, le gratifier de; mettre entre les
mains, présenter, apporter à payer, causer,
procurer , faire , avoir de la peine. — Donne ,
s. f. distribution des cartes à chaque joueui-,
t. de jeu; donnée manquée, faire rel)attre les
cartes — Accorder, v. a. octroyer, donner
congé; marier à; attribuer la faute, donner le
tort ; avoir vue sur; heurter, frapper , guer-
donner, récompenser.
DNEU, donneur, se, s. qui donne, donneur
d'avis, d'ordre , celui qui passe son ordre au
dos dune lettre de change , etc. ; guerdonneur,
qui récompense.
DNI-DIET, arrhes, s. f. pi. argent, gages d'un
marché, assurance de son exécution que l'on
perd si l'on se rétracte. — Denier à Dieu,
s. m. arrhes d'un marché , ce qu'on donne
pour sûreté d'un marché conclu.
DNOKI , dénouer, v. a. défaire un nœiid , rendre
plus souples les membres, U langue, faire
parler j démêler, développer.
DNOKIEU, dénoueur, s. m. qui dénoue; rebou-
leur, celui qui remet les os cassés, les luxa-
tions.
DNOME , dénommer, v. a. désigner par un nom ;
nommer et comprendre un être dans un acte.
DNOTÉ, désigner, v. a. désigner, dénoter quel-
qu'un par des indices clairs; marquer, dénoter
l'intention, indiquer.
DOB, double, adj. 2 g. qui pèse, vaut ou contient,
répété deux fois ; l'opposé de simple, d'unique,
fort épais; de plus grande vertu. — Replié,
s m. plié et replié sur lui-même; plié double.
— Dualité, s. f. qualité de ce qui est double ,
de ce qui réunit deux êtres distincts. — Etre
à la bête, s. f. t. de jeux de cartes, manquer
des levées et payer au panier; ne faire aucune
levée. — Dent, s. m. fil de fer recourbé qui
forme les dents des cardes; fil de fer de mani-
cordon , pour les cardes et rubans à carder le
coton , la soie et la laine. — Duplicata , s. m. s.
et pi. seconde expédition d'un acte, d'une dé-
pêche. — Duplicité, s. f. état de ce qui est
double et devrait être simple, double d'un
titre.
DOBLAl , carreau , s. m. pavé plat ; pierre carrée
pour le bassement et soubassement des murail-
les, d'un bâtiment , etc. — Gueret, s. m. terre
labourée non ensemencée , terre à blé ; sillon,
trace que fait la charrue en labourant. — En-
crue, sillon fort large de raies relevées que
fait la charrue avec le double versoir.
DOBLAR, doublure, s. f. étoffe, ce qui sert à
doubler , à garnir , à fortifier en dessous.
DOBLÉ , doubler , v. a. mettre le double , une fois
autant ; augmenter du double ; mettre une
doublure, donner, faire le doublage; doubler
une bille, lui faire frapper une bande et reve-
nir à l'autre ; fig. donner une double valeur ;
recommencer une seconde fois. — Douber ,
V. a. battre à coups redoublés sur quelqu'un. —
AHinage, s. m. t. derel.; c'est tâcher de ren-
forcer un carton. — Entoiler , v. a. coudre ,
attacher de la toile à quelque ajustement, sur
un tissu délicat, coller sur toile un tableau,
une carte , etc.
DOBLEG , doublage , s. m. action de doubler , de
mettre, placer, replier double, uni ou de
deux fils double, lettre marquée double. —
Duplication, s. f. action de doubler une quan-
tité ou de la multiplier par deux; duplicature,
parties repliées double , t. d'anat. et de musiq.;
sorte de périélèses par doublement de note. —
Biscapit, s. m. t. de finance; double emploi
dans un compte. — Arrosemenl, s. m. t. de
jeu : doubler la mise au jeu pour poursuivre
une chance ; double de la première mise.
DOBLEU, doubleur, se, adj. qui double la laine,
la soie, le coton sur le rouet. — Doubleur,
s. m. outil de cardier, qui sert à mesurer et à
courber le fil de fer qui forme les dents des
cardes et rubans.
DOBLU, W, s. m. ou double U.
DOBLUMAIN, doublement, adv. pour deux rai-
sons en deux manières ; au double; action de
doubler les rangs des soldats , les enchères.
DODINÉ, dorloter, v. a. fam. traiter délicatement,
avec complaisance; être aux petits soins , au-
près de sa belle; se délicater, se dodiner,
prendre ses aises. — Délicater, v. a. traiter
BOL
DOS
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avec mollesse, avec des soins trop délicats ;
dodeliner, iraiter molleineiU. — Eiréininer ,
V. a. amollir, leiulre raihlecoimue une t'eimiie.
DODU.N , se dit d'une t'emnie dodue , s. T. jurasse ,
potelée, qui a beaucoup d'embonpoint. —
Polydactyle , adj. ^ g. se dit des individus cpii
ont des doitgs surnuméraires.
DOGlIAIiNK, coup, s. m. choc, heurt, attouche-
ment subit de deux corps; l'impression, la
l)lessure qu'il fait.
DOGUE, heurter, v. a. toucher, rencontrer,
lenverser rudement, durement; se heurter les
tètes les unes contre les autres. — Se casser ,
V. pers. se battre en se heurtant la tète, en
parlant des béliers ; se doguer, se heurter, se
dit des moulons.
DOGUIN, s. m. i)etil dogue; carlin à museau
noir et nez tendu. — Mordage, s. 1". tenaille
pour remuer le gros bois qu'on met dans l'ctau
pour serrer les pièces ([u'on veut tenir sans
qu'il s'en dédommage. — Clou, s. m. ou cla-
vette à tète fraisée ; clou fraisé.
DOGNION , oignon , s. m. tumeur, durillon, culo-
sité douloureuse aux côtés de la planle des
pieds. — Durillon , s. m. petit calus ou dureté,
tumeur durcie aux pieds; tof, excroissance
osseuse contre nature aux pieds.
DOiK.MAN, ivraie, ivroie, s. m. mauvaise hirhe,
espèce de gramen annuel , qui croît dans les
champs avec les blés , l'avoine ; il y en a de trois
espèces. — Verre, châssis dormant, s. m. ipii
ne s'ouvre pas ; pêne dormante qui ne se meut
qu'avec la clef; partie de menuiserie non nio
bile.
DOIRM.\U, Dormeur, se, s. grand dormeur, qui
dort ou aime à dormir ; assoupi, e , disposé au
sommeil. — Somnolent, e, adj. qui est porté
au sommeil; lig. sans activité, sans courage,
qui est dans un état somnolent.
DOIHMl, dorniir , v. n. reposer; être dans le
sommeil. — Faire dodo, s. m. enfantin, dormir.;
agir lentement : s'ensevelir dans le .sommeil,
dormir profondément.
DOK, malin, s. m. chien de forte race à grosse
tète , lèvres pendantes.
DOKSAL (sùl), jubé, s. m. sorte de tribune
d'église en galerie ; ambon , tribune d'église.
DOKTKUPi , médecin, s. m. qui exerce la méde-
cine, qui remédie à un mal. — Médecin hémo-
phobe,adj. qui n'ordonne pas la saignée, qui
a peur du sang. — Humoriste, s. m. médecin
galéniste qui attribue les maladies aux hu-
meurs viciées. — Vétérinaire, s. m. celui (jui
sait, exerce l'hippiatrique. l'art de connaître, de
guérir les maladies des animaux , des chevaux.
— Médecin hippiatrique , vétérinaire; maré-
clial-ferranl qui panse les chevaux; hippiatre.
DOK'rURNÉ, se droguer, v. pers. se médica-
menler ii l'aide de drogues, de médicaments.
— Médiciner, v. a. prendre, donner des breu-
vages , des médecines; traiter pour guérir.
i)OLK, se plaindre v. pers. se lamenter, faire
des plaintes; soupirer , témoigner du chagrin.
Dt_>LEilK, soullVance, s. f. peine, état de celui
qui souifre; douleur , mal du corps ou de l'es-
prit; chagrin, tristesse, etc.
DOLMATIK , dalmatique , s. f. tunique de diacre,
de sous-diacre.
DON , présent, s. m. tout ce qu'on donne gratui-
tement. — Dot, s. f. tarif de la beauté, de
l'esprit, de l'amabilité, de la douceur d'une
tille. — Legs , s. m. don laissé i)ar un testa-
teur. — Ex-voto, s. m. sans pi. tableau, image,
ligure, etc. olferts dans une église , à un saint,
en mémoire d'un vœu, d'une protection s|)é-
ciale, d'une guérison obtenue par son inter-
cession.
DO.NDAINE, espièglerie , s. f. action d'espiègle,
malice d'enfant , tour de malice ; niche.
DO.NMESTIK, valet, s. m. domestique infé-
rieur; serviteur; valet de chambre, celui qui
sert il la chand)re, i» la toilette, à la garde-
roi)es du maître ; valet d'écurie , qui nettoie
récurie; valet de cour, (|ui nettoie, range les
cours , soigne les animaux ; courtisan , valet de
I)ied . qui suit la voiture, fait des commissions,
acconqiagne le maître à pied. — Ollicieux, se,
adj. porté à rendre service; obligeant , et s.
flatteur enqjressé, domestique. — Servante,
s. f. domestique fenu;lle. — Serviteur, s. m.
domestique: lig. attaché à, disposé à rendre
service. — Servant, adj. cpii sert. — Gar(,-ou,
s. m. garçon de cabaret. — Chasseur, s. m.
grand laquais qui se tient derrière le carrosse
et fait les commissions. — Inlirmier, ère, s.
qui a soin d'une inlirmerie, ijui sert les malades,
servant des malades des hôpitaux militaires.
DONNE, Dieudonné, s. m. surnom donné à des
princes dont la naissance était considérée
comme miraculeuse ou comme un bienfait de
Dieu.
DOISAIE, dariole, s. f. sorte de pâtisserie dont
l'abaisse se forme de farine, beurre et lait.
DOPiAR ,«l)alture , s. f. sorte de dorure faite de
miel , d'eau , de colle et de vinaigre; mordant
composé d'huile, de cire, de térébenthine. —
Dorure , s. f.or mince a|)pliqué sur un ouvrage,
couleur qui l'imite; jaune sur la pâtisserie, etc.
DORE , dorer, v. a. enduire, couvrir d'or ou de
jaune. — Surdorer, v. a. dorer doublement,
solidement , à fond.
DOREG , dorage , s. m. action de dorer un métal ;
action de parer, déguiser son ouvrage; couche
de jaune d'œuf sur la pâti.sserie.
DORETT, doroir, s. m. balai, brosse pour en-
duire le pain.
DOREU, doreur, se, s. qui dore les métaux, qui
fait le métier de doreur.
DORMAN , meneau , s. m. séparation des ouver-
tures des croisées.
DORMELIZETT, cataboucalise, s. f. chanson
ancienne pour endormir les enfants.
DOUMEUZE , serre tète , s. m. coiffure de nuit en
toile, soie, etc., serrée par des cordons.
DOSE , cracher au bassin , contribuer de son
argent. — Débourser, v. a. tirer de sa bourse
pour payer. — Donner, v. a. payer , remettre
par exhil)ition juridique ou de force des objets
retenus illégalement.
DOSKET , grignon , s. m. morceau de pain avec
beaucoup de croutles; morceau de viande, etc.
DOSSEH , fonder, v. a. plier une étoile de laine
en double sur sa longueur, eu sorte que les
deux lisières se touchent.
DOSSI , dossier, s. m. partie d'une chaise, d'un
Ut , d'un carosse pour soutenir le dos ; liasse
40*
158
DOU
DPE
de papier étiquette. — Dossière, s. f. partie
du harnais de bêtes de somme sur le dos , qui
se pose en double sur la sellette ; jarretière ,
courroie ou bretelle qui supporte les deu\
limons.
DOTANZE, doute, s. m. incertitude; irrésolu-
tion, crainte; appréhension, scrupule, dubi-
tation, hésitation de l'opinion, de la foi. —
Acatalepsie , s. f. défaut d'intelligence , scepll
cisme universel.
BOTE (à), prestinionie , s. f. fonds affecté à
l'entretien d'un prêtre, sans titre de bénéfice.
— Dot, s. f. bien apporté par la femme en ma-
riage, ou par une religieuse au couvent. —
Apports, s. m. pi. somme, valeur en espèce ,
apportée en mariage par les époux ou par une
femme et mis en communauté.
DOTÉ, douter, v. n. être en doute, incertain ,
irrésolu, n'avoir pas de confiance en; ne pas
espérer, ne pas attendre; se douter, soup-
çonner, conjecturer, croire sur quelque appa-
rence, pressentir, prévoir, ne pas avoir idée ;
mettre en doute, ne pas croire à, douter de...
DOTEU, douleur, s. m. qui doute. — Sceptique,
adj. 2 g. partisan du scepticisme, qui doute de
tout. — Douteux, se, adj. incertain, dont il y
a lieu de douter; ambigu, e, à double sens,
douteux , soupçonneux.
DOU, doux, ce, adj.d'unesaveur, d'une impres
sion molle et agréable au sens, au goût ; (ig. à
l'esprit. — Mollice, s. f. qualité de ce (jni est
doux. — Placide , adj . 2 g. calme ; doux , paci
fique, traitable. — Bénin, nigne, adj. doux,
humain. — Souple, adj. qui se plie aisément ,
flexible, docile, soumis, complaisant, roj)posé
de fort, de rude. — Villeu , se , couvert d'un
duvet mou. — Tendre, adj. qui n'est pas dur ,
qui peut être aisément divisé; mol et frais ,
sensible, délicat, jeune, candide. — Moelleux,
se, adj. doux et qui a du corps; Yélouté ,
satiné, doux, très-doux. — Soyeux, se, adj.
doux au toucher comme de la soie. — Deuil ,
s. m. affliction, tristesse ; fig. signe de la dou-
leur, habits, cortège, frais de deuil , tout ce
qui concerne la tristesse à l'occasion de la
mort , de l'inhumation de quelqu'un. — Docile,
adj. 2 g. doux; soumis; facile à gouverner;
propre à recevoir l'instruction.
DOUKRESS, douceâtre, adj. un peu doux; d'un
doux fade. — Doucereux, se, adj. s. m. doux
sans être agréable, un peu fade.
DOULIETT , witzchoura , s. f. redingote de femme
garnie et doublée de fourrures ; douillette ,
surtout , robe d'étofl'e molle ou ouatée.
DOUMIESS, doucette, adj. douceresse.
DOU POYEG, édredon, s. m. duvet chaud et
léger qu'on place sur l'estomac , d'une espèce
de canard de la mer Glaciale , connu sous le
nom d'Eider.
DOUSET, patelin, s. m. homme, air, ton, voix;
souple et artificieux. — Doucet, s. m. douce-
reux; douillet, homme qui aime ses aises.
DOUCETT, femme doucerelte, s. f. qui fait la
douce, la modérée, sans l'être.
DOUSEUR , simplesse , s. f. manières douces et
aisées; simplicité, ingénuité d'un caractère
doux, paisible , sans finesse, ni malice ; dou-
çeur, vertu qui modère l'humeur, l'impatience,
la colère, etc — Suavité, s. f. qualité de ce
qui est suave; douceur, agrément, suavité des
odeurs , delà maladie, etc.
DOU-SEYAIN, saindoux, s. m. graisse de porc
fondue.
DOUZE ('mJ , douche, s. f bain, épanchement
d'eau versée d'un lieu élevé, sur une partie
malade pour la guérir.
DOUZE-AMER, morelle grimpante, s. f. douce -
amère, vigne de Judée , arbrisseau propre à
garnir des treillages, des murailles , des ber-
ceaux , etc.
DOUZEMAIN, doucement, adv. interj. toucher .
émouvoir doucement, d'une manière douce,
sans bruit, avec peu de bruit. — Doucettement,
adv. aller, se porter tout doucement. — Piane-
piane, adv. doucement , lentement; fam. —
Adagio, s. m. t. de musiq. ; lentement, lent.
DOYAU, doyenné, s. m. dignité; juridiction du
doyen. — Doyennelé , s. f. qualité du doyen ;
se dit en parlant de l'âge.
DOYEN , doyen , s. m. le plus ancien d'un corps ,
suivant Tordre de réception ou d'âge; dignité,
titre; doyen rural , curé chargé de l'inspection
des curés de son canton.
DOZAINE , douzaine , s. f. nombre de douze; as-
semblage de choses de même nature par douze.
DOZE, douze, adj. num. 2g. nombre de deux fois
six; douzième , le douze du mois. — In-douze,
s. m. format de livres dont une feuille entière
est pliée en douze feuillets. — Dndéchedron ,
s. m. figure à douze angles divisée en douze
parties. — Dadécatémarie, s. f. douzième par-
tie d'un cercle géométrique.
DOZE(o), dose, s. f. mesure de drogues; prise
d'une drogue; quantité en général des aliments;
fig. se dit de l'amour , de la jalousie. — Doser,
V. a. régler, mettre les doses. — Prise, s. f.
quantité que l'on prend. — Blague , s. f. vessie
ou sac à renfermer du tabac. — Rougeur, s. f.
marque rouge sur la peau.
DOZE-EUR , midi , s. m. le milieu du jour ; heure
de midi ; minuit.
DOZERAl, castrat, s. m. chanteur châtré dès
l'enfance pour qu'il ait une voix à peu près sem-
blable à celle d'un enfant , d'une femme.
DPAICHI , écorcher, v. a. ôler la peau d'un ani-
mal, la déchirer.
DPAID , dépendre , v. a. détacher, ôter une chose
attachée à un croc; être dans la dépendance,
sous l'autorité, la domination; être subordonné
à quel(]u'un, être au pouvoir, à la disposition.
— Dégonder, v. a. ôter de dessus ses gonds
une porte, une croisée.
DPAKTÉ, dépaqueter, v. a. défaire, développer
un paquet. — Développer, v. a. ôter l'enve-
loppe; étendre, déployer.
DP.\Sii, dépasser, v. a. retirer ce qui était passé
dans ; passer, aller outre; devancer. — Jadis,
adv. autrefois, au temps passé.
DPASTURÉ, désentraver, V. a. (un cheval), lui
ôter les entraves. — Dépêtrer , v. a. débarras-
ser les pieds empêtrés.
DPAVE, dépaver, v. a. ôter le pavé placé.
DPEHI , mouillé , s. m. trempé , se dit d'un voya-
geur qui est mouillé, trempé, crotté par le
mauvais temps.
DPESLÉ, dépiécer, v. a. démembrer, dépecer;
DPO
DRA
159
mettre en morceaux , en pièces.
DPIHl, pisser, v. a. et n. uriner sur quelqu'un.
DPISTÉ, V. a. découvrir le pibierà la piste ; fi^;.
démêler ce qu'on veut savoir; découvrir, jiar
venir à connaître ce qui était caché. — Dégo-
ter, V. a. déplacer, chasser d'un poste ; lig.
l'emporter sur. — Sui)planter, v. a. faire perdre
à quelqu'un sa place, son crédit, etc.
DPITI , déjjravover, déchausser, dégrader des
murs, lies pilotis; ùler les };ravois, ell'et du
dégravf)ienu'ut de l'eau qui dégrade un mur ,
un hatardeau. — Saper, v. a. di'lruire un édi-
fice par les l'ondemenls; lig. alta(|uer par les
bases; renverser un gouvernement, une doc-
trine.
DPITIEG, déchausses. 1'. dégradations minées et.
dégradées eu dessous , enlèvement de la terre
au pied d'un mur, d'un arbre jns(ju'au niveau
du dessous <!e sa ton, talion.
DPLAKÉ, déplâtrer, v. a. ôter le plâtre , les pla-
iras; décoller, séparer, dégluer.
DPL.\KEG , décollement, s. m. action de décoller
ce qui était collé.
Î)PI„\NTK, déplanter, v. a. arracher pour planter
ailleurs ; se (léplanter.
DPL.\MKU, (li'|)lanloir, s. m. ustensile de jar-
dinier. — Houlelle, phupie de fer creusée
comme une petite bêche, sert aux jardiniers.
— Déplanteur , s. m. jardinier, maraîcher , pé-
piniériste , qui arrache les plantes et les arbres
pour les planter ailleurs.
DPLASË, déplacer, v. a. ùter de sa place.
DPLKUTF, défroncer, v. a. ôter, défaire les plis,
les froncis.
DPLISl , déplisser, v. a. ôter, défaire les plis
faits à l'aiguille; bouchonner, froisser, gâter
les plis.
DPLONKI , déplomber, v. a. couper, arracher le
plomb qui soutient le crampon de fer dans les
cavités des pierres.
DPLOUMÉ, déplumer, v. a. ôter les plumes; lig.
dépouiller, se déplumer, perdre ses |>bimes,
muer. — Déplumé , e, qui n'a plus de plumes.
DPL0UMKt7 , mue, s. f. changemenl de plumes;
temps, lieu où il se fait.
DPLOUSTRË , dévaliser, v. a. voler, ôter à quel-
qu'un sa valise, ses hardes, son équipage ; fam.
dépouiller, enlever à quel<iu'un tout ce qu'il
possède , le ruiner au jeu.
DPLOY (t). déplier, étendre ce (pii était plié ou
roulé; ûg. étaler, faire montre. — Déployer,
V. a. étendre, développer, déplier.
DPLOYEG, dépliage, déploiement, s. m. action
de déployer, déplier.
DPtJlE (j), depuis, prép. de temps, de lieu et
d'ordre.
DPOl.I , dépolir, v. a. ôler, faire perdre l'éclat,
le poli.
DPOSTÉ, déposler, v. a. chasser d'un poste ; sup-
planter quehpi'un, le déposter.
DPOTl , émousser, v. a. ôter la pointe d'une ai-
guille, d'une alêne, ôter le tranchant, la
mousse d'un outil pointu. — Epoinler, v. a.
ôter la pointe, la mousse d'un objet en pointe.
DPOTTLAR , dislocation , s. f. déboîtement d'un
os démis.
DPOTTLÉ, déhanché, e, adj. qui a les hanches
rompues, démises, disloquées; lig. (pii n'est
pas ferme sur ses hanches. — Disloqué, s. m,
atteint d'une consonqition dorsale qui naît de
la moelle épinière. — Déboîter, v. a. disloquer
un os ; disjoindre la menuiserie , les tuyaux en-
trés l'un dans l'autre.
DPOUSLÉ ((Ipoûslc) , épousseter , vergetter, net-
toyer avec des époussettes; secouer , ôter la
poussière; battre ses habillements, les brosser.
— Ilonsser, v. a. nettoyer avec un houssoir;
vergetter, nettoyerla|)oussière avec la vergette,
r(''poussette , ré|)Oussetoir.
DPOU.SEEU (dpoi'islcii) , épousseloir, s. m.
pinceau très doux pour nettoyer les diamants;
petit balai de plumes pour secouer la poussière.
— Epoussetle , s. f. étoffe pour épousseter les
chevaux. — Hou.ssoir, s. ni. balai fait de |)lu-
nies d'ailes d'oiseau pourhousser, épousseter,
brosser, etc. — Plumeau, plumasseau, s. m.
balai de plumes pour épousseter.
DPOUSTUÉ , dépoudrer, v. a. ôter la poudre des
cheveux. — Désargenter, v. a. dégarnir quel-
qu'un de son argent; ôter l'argent d'une chose
argentée.
DPi; . surplus, s. m. l'excédant, le reste, payer le
suiphis.
DHA(i(»\ , cerf- volant, s. m. machine de papier
tendu sur des verges arquées que le vent élève
en l'air; fig. personne d'humeur fâcheuse et
acariâtre; enfant malin, mutin et méchant.
DRAGONN, estragon , s. m. herbe odoriférante
trisannuelle. — Hommasse, adj. femme, voix,
taille hommasse , qui tient de l'homme.
DRAIE, guenipe, s. f. fam. coureuse; femme
nuilpropre, maussade, de la lie du peuple;
guenon , laide femme.
DRAIETE, marcher vitement, v. n. avec célérité,
pronq)len)enl.
DRAINGl , déranger, v. a. déplacer, troubler
quel(|u'un ; incommodé, un peu malade, dé-
rangement de la santé. — Détraquer , v. a.
dérégler , déranger. — Désajuster, v. a. faire
qu'une chose cesse d'être dans l'arrangement,
sa position.
DRAINGMAIN , dérangement, s. m. état des
choses dérangées.
DRAL, drolatique, adj. 2 g. badin, plaisant, ri-
sible, divertissant, drôle, gaillard; drôle de
corps , plaisant ; homme fort plaisant, original,
singulier. — Facétieux, se , adj. et s. plaisant;
bouffon, qui divertit, fai» rire. — Falot, e, adj.
et s. m. |)laisant, grotesque, drôle, ridicule,
inqierlinent. — Cocasse, adj. 2 g. plaisant,
ridicule; pop. (\\n fait ou dit des choses plai-
santes , ridicules. — Douffon, ne, adj. plaisant,
facétie\ix. — Panto|)hi!e , adj. et s. 2 g. qui
aime, s'accommode de tout.
DRAM, drachme, s. m. monnaie ancienne. -~
Drame , s. m. poème destiné au théâtre repré-
sentant une action tragique ou comique, sujet
qui n'intéresse pas la nation.
DRAPAI, DRAPIA, haillon, s. m. guenillon,
vieux lambeau de toile, etc., etc., pelite
hutte; vieux chiffon potirla papeterie. — Dra-
peau , s. m. haillon , vieux morceau d'étoffe;
drapeaux, pi. maillots, langes; chiffons pour
le papier; linge pour frotter. — Bribe , s. f.
morceau de haillon, de guenille éparse, restes*
pris et trouvés çà et Ih par les chitfonniers. —
i60 DRE
Guenillon , s. m. petite guenille. — Guenille,
s. f. haillon, chiffon, vieilles hardes; fig.
chose de peu de valeur, se dit des personnes
mal vêtues. — Chiffon, s. m. méchant linge,
mauvais morceau d'étoffe , de papier sans va-
leur : lambeau , morceau d'une étoffe déchirée.
DRAPAI) , étendard , s. m. enseigne de cavalerie,
d'infanterie, de guerre ; pavillon de galère. —
Bannière, s. f. enseigne, drapeau, étendard,
grand morceau carré d'étolFe frangé et brodé
avec figure , porté par un bâton transversal
suspendu à un long manche. — Pavillon , s. m.
étendard. Chaque nation a son drapeau parti-
culier. — Oriflamme, s. m. étendard des an-
ciens rois de France, qui ne paraissait aux ar-
mées que dansles dangers imminents ou lorsque
le roi les conmiandait en personne. — Fanion,
s. m. étendard des équipages militaires; petit
guidon qu'un sous-ollicier porte au bout du fu-
sil pour servir de jalon dans les manœuvres. —
Banderolle , s. f. sorte d'étendard , d'enseigne
pour ornement; morceau de taffetas avec
frange; flamme, banderolle longue, étroite,
fendue au bout. — Labarum , s. m. élendaril
de Constantin avec le monogramme de J.-C. —
Pennon, s. m. étendard ancien de chevalier;
petite girouette de plumes.
DRAPÉ, fabriquer, v. a. des étoffes, des tissus;
draper, disposer les étoffes.
DRAPI , drapier , s. m. fabricant , marchand de
draps. — Drapants, adj. m. pi. fabricants,
drapiers, drapants, marchands de draps.
DRAPREIE , draperie, s. f. manufacture, com-
merce de draps , profession de drapier ; draps
divers; vêtements, ornements en étoffes, ten-
tures. — Façonnerie, s. f. manière de façonner
les étoffes. — Ornement d'étoffe, s. m. ce qui
sert à orner, embellir un appartement, une
église tendue d'étoffe pour orner.
DRAUBAINE , cuillier, s. m. fer qui embrasse
les essieux en bois des roues. — Monogramme,
s. m. caractère factice qui renferme toutes les
lettres ou les initiales d'un nom; chiffre qui
renferme le nom.
DRAUH , drèche, s. f. marc de l'orge; grains
germes; résidu de l'orge germée, taurai liée,
moulue et épuisée plus ou moins par l'eau. —
Drague , s. f. marc de toutes espèces de grains
qui reste dans le brassin après qu'on a tiré la
bière, reste du fond des chaudières. — Tan-
raillon de brasseur, résidu de brassin , mêlé
d'urine de bestiaux ou de purin, de fumier, est
un très bon engrais.
DRAUHON , beaucoup , adv. de quantité , beau-
coup de temps, marque l'augmentation; en
quantité , en grand nombre , extrêmement ;
longtemps.
DRAW, ivraie. V. doîrmnn. — Étuque , drave
qui semble être un seigle bâtard ou une avoine
sauvage, se trouve entre le blé, parmi l'orge
et le plus souvent entre le seigle quand l'hiver
a été humide. — Drave , s. f. draba , plante
apérilive, carminalive , incisive, crucifère,
très-en usage en médecine.
DRÈF , avenue , s. f. allée , rangée d'arbres ; pas-
sage entre deux rangs d'arbres, rangée d'ar-
bres qui conduit à un château , une maison de
plaisance.
DRE
DRÉGUEL, s. m. pot de vin, s. m. t. depratiq. »
présent au delà du prix convenu. — Pourboire,
s. m. récompense au delà du prix convenu. —
Epingle, s. f. présent, gratification ([u'on donne
à quelqu'un pour récompense dansles étrennes.
— Chapeau, s. m. présent qui se donne dans
certains marchés au delà de la convention.
DREM , dérouiller, v. a.ôter la rouille; fig. polir,
façonner; dérougir, ôter la rougeur; désoxyder,
priver un corps de son oxygène. — Décaper ,
V. a. enlever le vert-de-gris du cuivre ; dérouil-
ler, enlever l'oxide qui recouvre un métal
avant de le souder , de le braser.
DRESSAIE, salade, s. f. t. de charc. ; mélange
de difl'érentes sortes de viandes de porc assai-
sonnées.
DRESSEU , dressoir, s. m. instrument de fer
dont le lamier se sert pour redresser les dents
des peignes.
DRESSl, dresser, V. a. lever; tenir, faire tenir
droit; ériger, élever, monter, tendre, tourner,
diriger droit, vers; aplanir , rendre uni ; for-
mer, façonner. — Composer, melti'e par écrit,
instruire; construire, 1. d'art; unir, éijuarrir,
niveler, polir, etc. — Deiwut, adv. sur pied;
sur ses pieds; droit, être levé, n'être pas ren-
versé ou couché. — Se cabrer, v. pers. s'effa-
roucher, se lever sur les pieds de derrière, se
dit du cheval.
DRET, drap, s. m. étoffe de laine; étoffe de
résistance qui se fait de différentes matières. —
Drap amoureux , maniable , s. m. aisé à manier,
qui se pi èle à l'action de la main.
DRETDMALN , essuie-main , s. m. linge pour
essuyer les mains. — Lave-main, s. m. lavoir
|)Our se laver les mains. — Lavette, s. f. chitfon
pour laver , essuyer les mains. — Gauzape , s. m.
essuie-main.
DREU , droit cessible , adj. 2g. qui peut être cédé
à un autre. — Droit, s. m. juste raison; ce qui
est juste; jurisprudence; justice; loi ou cou-
tume ; faculté dont l'exercice est approuvée
par les lois naturelles et sociales, autorité;
pouvoir légitime , liberté ; faculté , salaire taxé,
prérogative, privilège, imposition, taxe, etc.
— Droit, e, adj. qui va directement, debout;
perpendiculaire à l'horizon, qui n'est pas pen-
ché, courbé, qui n'est couché d'aucun côté ;
l'opposé de gauche. — Judicieux, se , adj. qui
a le jugement bon ; fait avec jugement; équita-
ble; sincère; juste, homme, intention, sans
esprit droit. — Droitier, ère, s. qui se sert or-
dinairement de la main droite, qui ne se sert
que d'elle. — Servitude, s. f. c'est en général
le droit qu'a un propriétaire sur l'héritage de
son voisin, soit pour un passage, l'écoulement
des eaux , soit pour tirer du jour et assujélisse-
ment à certaine charge, imposée sur un bien-
fonds, etc. — Accise, s. f. taxe sur les boissons
et sur les denrées dans plusieurs pays. —
Direct , e , adj. qui va tout droit . sans détour ;
l'opposé d'indirect. — Direcleinenl , adv. en
ligne directe, tout droit. — Ligne perpendicu-
laire , adj. 2 g. (jui pend , qui tond)e à plomb;
pivot , bout implanté pour faire tourner droit ;
plan, mouvement rectiligne. — Titre , s. m.
acte, écrit qui constate une obligation.
DREUDl , déroidir, v. a. ôter la roideur; fig.
DRO
DSA
161
rendre souple, lâche; se promener pour ùter
la roideur, l'engourdissenient , se dégourdir.
— r)ej,'onuiier, v. a. l'aire cuire |)our ôler, sé-
parer la 5,'oninie d'un objet gommé. — Désem
peser, v. a. ôter l'empois du linge.
DKEUTTM.AIN (ù), agir droitemonl, adv. équila-
hlement , judicieusement. — De\tre , s. ï. main
(Irolle; côté dextre, droit.
DREUZEUR, légitime, adj. :2 g. enfant légitime,
qui a les qualités requises par les lois.
DRI , derrière , s. m. partie postérieure , l'opposé
du devant ; le derrière de la maison. — Dossier,
s. m. partie d'une chaise , d'un banc, d'un lit ,
d'un carosse pour .soutenir le dos; partie delà
hotte qui louche au dos; le derrière d'une
chose.
DRIESTÉ , chanfreiner, v. a. couper de l)iais le
bout d'une planche, etc.; abattre les arêtes ,
les parties angulaires d'un bois , dune plan-
che, etc. — Quarderonner, v. a. rabattre les
arêtes d'une poutre, d'une solive, d'un battant
de porte , etc. , en y poussant un quart de rond
en deux lilets. — Déborder, v. a. rabattre les
bords d'une pièce de bois , d'une j)ierre, ôler
les parties angulaires, la saillie d'une pièce
d'ouvrage.
DRIL , drille, s. f. outil composé d'une verge de
fer. au bout de laquelle est placé un l'oret . sert
il percer les métaux et le bois dur. — Queue de
renard, s. t'. plat outil (jni a deux biseaux en
chanfrein par le bout et dont on se sert pour
panser.
DRILET, boucharde, s. f. outil d'acier fait en
plusieurs pointes de diamant pointu, .sert aux
scul|)teurs en marbre pour (rouer.
DRIMAIN, arrière-main, s. f. t. de jeu de cartes,
celui qui donne les cartes, derrière celui qtii
est en main le premier à jouer.
DRINKE, chinquer, v. n. boire avec excès, co-
pieusement, abondamment, beaucoup.
DRMM>N, arrière-point, s. m. t. de coulur. ;
point fait d'avant en arrière; ouvrage d'arrière
pointeuse.
DRI-TR.UN, limonier, s. m. cheval de limon,
qui supporte le poids de la charrette ; dernier
de la lile.
DRIVE, érailler, v. a. éraillerune étoffe, la tirer
en faisant relâcher les tils.
DROBÉ, dérober, v. a. voler en cachette; voler,
prendre ce qui est à autrui ; soustraire à la vue,
cacher.
DRODI, fessier, s. m. fam. les fesses; derrière ,
partie postérieure ; se dit d'une personne qui
a des grosses fesses.
DROGUÉ , attendre , v. a. être dansl'altente d'une
réponse , etc. , d'une personne ; faire le pied de
grue, attendre debout; flâner.
DI'.OGUET, breluche, s. f. sorte de droguet fil et
laine qui se fabrique à Rouen. — Campes , s. f.
sorte de droguet croisé et drapé , (jui se fabri-
que en France. — Cadisé, s. m. espèce de
droguet croisé et drapé pure laine. — Daufàne,
s. f. espèce de petit droguet très-léger, tout de
laine non croisé , jaspé de diil'érentes couleurs.
— Lustrines , s. f. pi. étoile de soie imitant le
droguet, mais dont les fleurs sont satinées. —
Dauphine, s. f. espèce de petit droguet très-
léger, jaspé de diverses couleurs. — Droguet ,
s. m. étoffe de laine.
DROGUISS , droguiste , s. 2 g. qui vend des dro-
gues.— Drogueur, s. m. marchand de drogues,
apothicaire. — Herboriste, s. 2 g. (jui connaît,
vend des simples, des plantes médicinales, qui
tient un herbier ou collection de plantes.
DROIE, gouine , s. f. femme de mauvaise vie.
DROK, drogue, s. f. ingrédient pour purger ou
teindre, etc. , chose mauvaise, chose de rebut;
droguer, falsifier des médicaments à l'aide de
drogues. — Chiffe, s. f. étoffe mauvaise et faible,
chiffon à papier; chasse-cousin, méchant vin ;
droguerie de pharmacie. — Camelot, s. f.
marchandise dégradée , inféiii'ure. — Gueuse ,
s. f. élofl'e légère de peu de valeur.
DROL, gaillard, s. m. V.Dvnl.
DR0LM.\1N, drùlemenl, adv. a;^ir, parler drôle-
ment, d'une manière drôle, risible.
DROLRÉIE, drôlerie , s. f. chose drôle; bouffon-
nerie , Irait de gaillardise, plaisante drôlerie.
— Humour, s. m. singularité piquante d'esprit
et de caractèn.'; gaîté spirituelle, sérieuse,
fine et saliri([UL'; originalili', plaisanterie pi-
(]uante.
DROldNVAU, Cornesse-Drolinval , communes
réunies tlu canton de Spa , arrondissement de
Verviers , province de Liège.
DRONHLNÉ, désenrouer, v. a. ôler l'enrouement;
se désenrouer, cesser d'être enroué.
DRONLE, dérouler, v. a. étendre, mettre en
long ce qui était roulé; développer, étendre ,
déployer.
DROUSE, battre, V. a. donnerdescoups, frapper
pour faire du mal , battre quehiu'un. — Carder,
V. a. peigner la laim; , etc. , avec la carde , pla-
cer la laine sur la toile de la carde avant d'entrer
dans la macliiiie.
DROUSS, marc, s. m. ce ([ui reste des fruits
pressés, des substances bouillies. — Sédiment,
s. m. ce qu'une liqueur dépose au fond du vase,
partie grossière; elfondrilles, ordures restées
au fond d'un vase , après l'obolilion. — Résidu,
s. m. t. de chiiu. ; ce qui reste d'une substance
soumise à une opération; concrétion, amas
réunis en masse au fond.
DROUSSxVIE, cardée, s. f. morceau de laine car-
dée , ôtée de dessus les cardes.
DROUSSETT, carde à la main , s. f. premier
peignage de la laine.
DROÙSSEU, cardeur, se, s. ouvrier qui carde.
DRO VANTE, mobile, adj. qui se meut', peulètre
mû.
DROV.\W, ouverie, s. f. se dit d'une porte, d'une
croisée, d'une serrure ouverie, non close.
DROVEU, ouvreur, se, s. (pii ouvre les loges
dans une salle de spectacle. — - Portier, s. m.
(jiii ouvre les portes, etc.
DROVl , ouvrir, v. a. faire (pie ce qui était fermé
joint, uni, superposé, placé l'un à côté de
Vautre, ne le soit plus; entamer, commencer.
DROVOU, ouvert, e, adj. cheval ouvert, ([ui a
les jambes trop écartées.
DSAANLÉ {dsàanlé), éparpiller, v. a. épandre
le foin après être coupé dans la prairie.
DSAIMGLE, dessangler, v. a. défaire, lâcher
les sangles. — Desceindre, v. a. déboucler,
ôter la ceinture, le ceinluron d'un sabre , d'une
épée.
DSALÉ, de.ssaler, v. a. ôler la salure; rendre
moins salé.
i62
DSO
DTR
DSAMAINE > semainier , ère, s. et adj. qui est de
semaine pour officier; chargé de l'administra-
tion pendant une semaine. — Hebdomadier,
s. m. chanoine semainier.
DSASORTI , désassortir, v. a. ôter , déplacer des
choses assorties.
DSAURMÉ, désarmer, v. a. ôler les armes , l'ar-
mure; flg. calmer.
DSAVEUGLÉ, désaveugler, v. a. tirer quelqu'un
de l'aveuglement, détromper; guérir d'une
passion aveugle.
DSCELÉ, desseller, v. a. ôter la selle du dos
d'un cheval ; desharnacher , déharnacher , ôter
les harnais , déshabiller un cheval; débàtir un
mulet.
DSCERÉ , desserrer , v. a. relâcher ce qui est
serré ou trop serré.
DSERTÉ, déserter, v. a. quitter le service mili
taire sans congé. — Déserter, v. a. abandon-
ner un lieu pnur un temps ou pour toujours.
DSERTEd, défection , s. L abandonnement d'un
parti; désertion, abandonnement.
DSERTEU, dést'ileur, s. m. qui déserte, quia
déserté; fam. qui abandonne une société. —
Caméléon, s. m. homme changeant au gré de
la fortune. — Transfuge, s. m. fig. qui aban-
donne son parti , son corps à la guerre pour
suivre le parti contraire ou l'ennemi. — Ré-
fractaire, adj. 2 g. conscrit, milicien réfrac-
taire, rebelle, désobéissant à la loi, mili-
cien qui se cache , refuse de se ranger sous le
drapeau.
DSEU, DSEUR, dessus, s. m. partie supérieure
la plus haute ; avantage.
DSEUF, limites, s. f. pi. bornes qui séparent les
territoires , les Etats , les communes, etc., etc.
DSEULAN, désaltérant, adj. qui ôte la soif.
DSEULÉ, désaltérer, v. a. ôter la soif; dessoiver,
désaltérer.
DSEVRÉ , chiqueter, v. a ouvrir, démêler les
qualités de laine ou colon hors balle. — Choi-
sir, v. a. faire un choix de marchandises de
différentes qualités mélangées.
DSIERVI , desservir, v. a. faire le service d'une
cure, d'un bénéfice, etc.
DSO , sous , prép. marque la situation inférieure ,
au dessous, en dessous; sous la subordination,
la dépendance ; sous le secret d'une affaire. —
Subjacent, e, adj. situé au dessous.
DSODÉ (dscklc), dessouder , v. a. ôter, défaire,
fondre la soudure; se dessouder.
DSOFLÉ, essoufflé, adj. hors d'haleine; s'es-
souffler , se mettre hors d'haleine. — Haleter,
v. n. respirer fréquemment, péniblement en
soufflant. — Ahaler, v. n. pousser l'haleine
en dehors dans la marche , dans la fatigue. —
Pantelant, e, adj. haletant, qui palpite; es-
soufffé.
DSOHLË, désosser , v. a. ôter les os de la vo-
laille, du gibier, etc.
DSOHI , disloqué , e , adj. sans plan. — Désosse-
ment , action de désosser.
DSOLÉ [dsolé), dessoider, v. a et n. ôîer l'ivresse,
cesser d'être soûl; dégriser, faire passer
l'ivresse. — Désenivrer, v. a. ôter , ftire ces-
ser l'ivresse , cesser d'être ivre ; dessofiler.
DSOONTE (dsôontc), sanglant, e, adj. ensan-
glanté; lâché, souillé de sang. — Saigneux,
se, adj. sanglant, taché de sang. — Ensan-
glanter, v. a. souiller, remplir, couvrir de
sang.
DSOUFRE , désoufrer, v. a. enlever le soufre
surabondant du charbon minéral, ôter le soufre
d'une allunielte.
DSU, dessus, s. m. V. dsen, dscur.
DTALTÉ, face de carême, s. f. visage pâle et
défait. — Indisposé, e, adj. légèrement ma-
lade ou incommodé , être dans une indisposi-
tion peu favorable.
DTECHEG, détachement, s. m. action de déta-
cher; fig. détachement d'une épingle; détache-
ment d'une pièce jointe ou collée.
DTECHI , dépingler, v. a. ôter les épingles; dé-
tacher, séparer ce qui était attaché ou joint
par des clous, des épingles, de la colle, etc.
DTEH , délisser , v. a. défaire un tissu ; efBloquer
le fil à fil d'un tissu.
DTELË , dételer , v. a. détacher les chevaux ate-
lés; fig. cesser de travailler, de labourer; sé-
paration de ce qui était joint, lié ou attaché.
— Débrider, déharnacher, v. a. ôter la bride,
les harnais d'un cheval. — Désassembler , v. a.
séparer ce qui était assemblé. — Désenlacer ,
V. a. tirer des lacets; désentraver; débilier.
DTERÉ, déterrer, v. a. exhumer, retirer de terre
un corps de la sépulture, un objet enseveli,
enfoui; fig. découvrir Cl' qui était caché.
DTOID, détordre, v. a. déplier ce qui est tord;
rendre droit , remettre en son premier état ce
qui était tordu ; détors . ce que l'on a fait dé-
tordre. — Décorder, v. a. délortiller une corde,
en séparer les cordons; ôter de dessus la corde;
détortiller, démêler.
DTOUMÉ , se crêmer , v. pers. maigrir beaucoup,
tomber dans le marasme; dépérir, déchoir,
s'alTaiblir, diminuer, devenir plus faible. —
— Maigrir, v. n. devenir maigre; amaigrir;
ébouillir, diminuer à force de bouillir. — Dé-
croître, v. n. diminuer de volume; décliner,
déchoir, pencher vers sa fin.
DTOUMEG, décroît, s. m. quantité dont une
chose décroît. — Décrue, s. f. décroissement,
diminution , abaissement , amoindrissement de
valeur. — Amaigrissement, s. m. passage de
l'embonpoint à la maigreur; état, action de ce-
lui qui maigrit. — Déchet , diminution d'une
chose en qualité, en quantité, en volume, en
valeur. — Discale , s. m. décrut dans le poids ,
ou détail par l'évaporation ; coulage de déchet,
ou diminution de poids, de quantité et de qua-
lité que subit la marchandise pendant son trans-
port d'un lieu à un autre.
DTRAIINPÉ, délayer, v. détremper. — Gâcher,
V. a. délayer, détremper. — Détremper, v. a.
ôter la trempe de l'acier; fig. ôter l'énergie.
DTRESSI, détresser, v. a. défaire une tresse. —
Dénalter, v. a. défaire ce qui était natté.
DTREY (i), distraire, v. a. se dissiper de quelque
application , d'une pensée , de chagrins, d'une
résolution , etc. ; se distraire , se détourner de
son travail , se divertir.
DTRIHI, défricher, v. a. cultiver, labourer,
mettre en valeur une terre inculte. — Déchau-
mer , v. a. labourer un chaume , une friche. —
Désaisonner, v. a. changer les terres laboura-
bles en prairies , les prairies en terres labou-
DUR
DUS
465
rables ; clianger de saisons ; labourer , fendre ,
fouiller la terre.
DTROP , superllu , o, adj. et s. iiuilile, ce qui est
de trop ; orneuienis, discours, dc'penses, cho-
ses superflues. — Superiluilé, s. 1'. ahundaiice
vicieuse , ce qui est de trop.
DTRONE (ù) , détrôner, v. a. chasser, déposséder
du trône; dépouiller de la souveraineté.
DTROS.SI , détrousser, v. a. défaire ce cjui était
troussé et le laisser pendre.
DUCHAINË, déchaîner, v. a. ôter, détacher de
la chaîne; lig. exciter, irriter contre quelqu'un,
s'eniporler, se déchaîner.
DUC.H.ÂINEd , déchaînement , s. m. action de dé-
chaîner, état de ce qui est déchaîné; fig. em-
portement extrême avec mjures.
DlJCH.\in{NK , décliarner, ôler la chair des os ,
ôter l'embonpoint, amaigrir.
DUDAMS, damer , V, a. t. de jeu , couvrir une
dame, le pion à quelqu'un, le supi)lanlcr.
DUDL.V, au delà , par delà , prép. exprime l'excès
ou la sortie des limites.
DUDNEU, retentionnaire, s. 2 g. qui relient le
bien d'autrui.
DL'DM, retenir, v. a. tenir dans sa mémoire ce
qui s'est dit ou passé antérieurement.
DUDNOU, retenu, s. destiné, arrêté sur jtarole;
se dit d'im objet choisi et vendu sur parole.
DUF.M, devenir, v. n. commencera être ce qu'on
n'était pas; prendre une forme , une destinée;
lig. avoir telle ou telle destinée.
DUGROm Y.Dymhi.
DUGROHIHEG. V. Dgrohiheg.
DUGVIY. V. bgviï.
DUH.WÉ. y. D/iavé.
DUH.WEG, V.D/iaveg.
DUHIEG, V.Dhicg.
DUHIERGl, V.D/iicrgi.
DUK , duc, s. m. oiseau de nuit, du genre de
hibou , à plumage doré, à plumes eu corne sur
la tète, mis à la tète des oiseaux de proie ; on
en dislingue plusieurs espèces.
DURA, ducal, s. m. monnaie d'or ou d'argent.
— Ducatelle , s. f. monnaie d'Alexandrie.
DCKATON, ducaton, s. m. demi ducat, monnaie
d'argent; celte monnaie doit son origine à
Langinar, gouverneur d'Italie, qui se révolta
contre Justin le jeune , empereur d'Italie ; il en
til frapper en or très-pur.
DUKMANDÉ , décommander , v. a. contremander
une commande; contremander, révoquer un
ordre donné.
DULAUBORÉ, V. Dlauborc.
DUKMELE , démêler , v. a. tirer et séparer ce qui
est mêlé; fig. apercevoir, distinguer; débrouil-
ler, discerner, diviser, etc.; dénouer, démê-
ler, décider, vider, déterminer.
DUP, duplicité, s. f. mauvaise foi; imposture à
deux faces; dupe, celu" qui est trompé.
DUPREIE, duperie, s. f. tromperie; lilouterie ,
fourberie, friponnerie.
DU-PU, de plus, adv. outre cela, encore plus ;
tant et plus, beaucoup.
DUR(c/'(r), convenir, v. n. être conforme , avoir
du rapport à; être propre à; plaire, agréer;
être en rapport de convenance ; dulre , plaire ,
convenir.
DURAIE, durée, s. f, espace de temps que dure
une chose. — Continuité, s. f. liaison non in-
terrompue de parties ; durée continue; suite,
série non interrompue; étal d'adhésion , adhé-
rence.
DURAUF, durable, adj. 2 p. qui doit ou peut
durer longtemps; immuable, qui ne change
|)oiut dénature; permanent, stable, durable.
DURF, durer, v. n. continuer d'être, exister
longtemps; résister, souITrir longtemps.
DU-RESS, du reste, s. m. au surplus, d'ailleurs,
cependant , malgré cela, outre cela.
DL'RION, durillon, s. m. petit calus en dureté ,
qui se forme aux pieds , aux mains ; cal , duril-
lon aux mains , aux pieds , etc. ; callosités. —
Verrues , s. f. pi. excroissance dure el raboteuse
de la peau. — Tof , s. m. excroissance osseuse
contre nature, plus dure que l'exotose, au.ssi
tumeur osseuse sur l'os.
DUSCHANTÉ, désenchanter, v. a. rompre , dé
truire l'enchanlemenl ; dépouiller de son pres-
tige ; fig. guérir d'une passion. — Décharmer ,
V. a. ôter un charme jeté sur; désenchanter.
— Déguignonner, v. a. ôter le guignon , le
malheur, surtout au jeu.
DUSDI , dédit, s. m. révocation d'une parole
donnée, rétractation, sa peine; dédire, désa-
vouer ce ([u'une personne a dit ou fait.
DUSKA, juscjue, jusques, prép. désigne le terme,
le but , la lin du temps, des lieux.
I)USK.\LANDE, désachalander, v. a. faire perdre
les pratiques , les chalands d'une boutique.
DUSKANG, échange, s. m. troc , change d'une
chose pour une autre. — Permutation , s. f.
t. de droit canon , échange de bénélice ;
changement de corps entre deux militaires du
même grade.
DUSKANGEG , alternalion, s. f. changement opéré
dans la .situation des objets, des personnes en
alternant.
DUSKANGI , échanger, v. a. faire un échange ,
un troc. — Transmuer, v. a. changer; transfor-
mer un métal en un autre plus précieux ; opérer
la transmutation , changement d'une chose.
DUSKOMUGNI, excommunier, v. a. retrancher
de la communion de l'Eglise , séparer des
fidèles. — E.\communié, e, adj. retranché <lu
nombre des fidèles; l'opposé de désexcommu-
nier.
DUSKOND, contre, s. m. auprès, proche, tout
contre , près de , proche.
DUSKONFORTÉ, déconforler, v. a. décourager,
se déconforter; se désoler, perdre courage;
s'allliger, se conlenancer, déconcerter.
bUSKO>iSl , déconseiller, v. a. dissuader, détour-
ner; persuader de ne pas faire, détourner d'un
dessein, conseiller le contraire. — Désinlatuer,
V. a. désabuser un homme infatué d'une femme.
DUSKONSIEG, détourner, déconseiller; dissua-
der quelqu'un, persuader de ne pas faire.
DUSKONTÉ, décompter, v.a. faire le décompte;
rabattre sur une somme ; fig. ôter d'un compte,
escompte.
DL'.SKO.NViNI , disconvenir, v. n. ne pas convenir,
n'être pas d'accord.
DLÎSKOREGJAN, décourageant, e, adj. qui dé-
courage. — Découragement, s. m. perte de
courage; abattemeni de cœur, de l'âme.
DUSKOREGl, décourager, v, a. ùter, abattre le
164
BUS
DUS
courage ; faire perdre l'envie , le courage de
faire.
DUSKOSTUMANZE, désaccoulumance, s. f. perle
d'une habitude, d'une coutume.
DUSKOSTUMË, désaccoutumer, v. a. faire perdre,
faire quitter l'habitude, la coutume.
DUSKRÉDITÉ , décréditer , v. a. V. dkrié. — Dé-
considérer, V. a. ôter la considération, l'estime.
DUSKRIR, décrire, v. a. peindre par les paroles,
le discours ; donner une idée générale ; définir,
marquer, déterminer une chose.
DUSKUiNOH , méconnaître, v. a. ne pas recon-
naître; être ingrat ; se méconnaître , oublier ce
qu'on a été, ce qu'on est.
DUSKWAURTULE , séparer, v. a. désunir les
parties jointes d'un tout ou ce qui était uni ;
faire que des êtres ne soient plus ensemble ;
éloigner, diviser. — Disséminer, v. a. répandre
çà et là.
DUSKWAURTULEG, éparpillement, s. m. action
d'éparpiller ses effets; état de ce qui e^t épar-
pillé.
DUSLOKÉ , disloquer, v. a. démettre, déboîter
les os, diviser, éparpiller; démantibuler. —
Dégingandé, e , adj. disloqué, sans contenance
ou d'une contenance mal assurée.
DUSLOKEG, dislocation , s. f. déboîtement d'un
os , dislocation d'un camp , d'une armée. —
Distorsion, s. f. contorsion d'une partie du
corps , déplacement d'un membre.
DUSMETAIN, pendant que, conj. tandis que.
en attendant , jusqu'à ce que , entre-temps.
DUSPAIRI , déparier , v. a. ôter une chose de la
paire; séparer l'oiseau mâle de la femelle; dé-
partager, désapparier. — Désaccoupler, v. a.
détacher les unes des autres des choses accou-
plées ; dépareiller, séparer des choses pa-
reilles. — Désassortir , v. a. ôter, déplacer des
choses assorties; déparager, marier des gens
de condition inégale.
DUSPAIZE , dispense , s. f. exemption de la règle
ordinaire ; permission d'épouser sa parente. —
Exemption, s. f. droit, grâce , privilège qui
exempte. — Oliice, s. m. officine, lieu frais où
l'on garde les mets. — Cellier, s. m. lieu au
rez-de-chaussée où l'on serre le vin et les pro-
visions, les fruits, les légumes, etc. — Dé-
pense, s. f. office de dépensier, sa demeure.
— Privilège, s. m. faculté accordée à un seul
défaire, de jouir; prérogative , permission ,
liberté de faire.
DUSPALÉ, épauler, v. a. disloquer l'épaule;
épaule démise, se démettre l'épaule.
DUSPAN, dépens, s. m. pi. frais de bourse; dé-
pensé, article qui l'énonce; dépense, argent
dépensé.
DUSPAUD, verser, v, a. répandre, épancher,
transvaser, faire tomber sur le côté, se laisser
tomber, choir, se faire du mal; distiller. —
Répandre, v. a. épancher, éparpiller, dissé-
miner, gauchir; dépenser son argent à pleines
mains.
DUSPAURDOU , répandu , part, du v. répandre ,
versé , épanché , tombé à terre.
DUSPERTÈ, offenser, v. a. faire une offense,
une injure; blesser, outrager. — Offensé, e,
adj. qui a reçu une offense , un outrage.
DUSPEKTEG, outrage, s. m. injure atroce de
fait ou de paroles ; offense.
DUSPIERTAIE, gaie, s. f. joyeuse, vive , ardente,
éveillée, émerillonnée, qui réjouit, coquette.
DUSPIEP.ÏÉ , guilleret , te , adj. gai , gaillard ,
éveillé, trop léger. — Émerillonné, e, adj. gai,
vif, éveillé comme l'émerillon. — Fringant, e,
iidj. fort alerte, fort éveillé , fort vil. — Ba-
bouin, e, s. enfant badin, étourdi. — Eveillé, e,
adj. gai; vif, espiègle, ardent, attentif. —
Egayer, v. a. réjouir, rendre gai, le rendre
plus libre , plus agréable. — Désendormir ,
v. a. réveiller, faire lever celui qui dort. — Des-
songer, v. a réveiller quelqu'un qui rêve. —
Égrillard, e, s. et adj. fam. vif, gaillard,
— Escorbiliard , e, adj. éveillé, gai, joyeux,
enfant mièvre, vif, remuant et un peu malin.
DUSPIERTEU , réveilleur. Y. Bretjau.
DUSPITÉ , disputailler , v. n. fam. disputer sur
des riens ou souvent ; dépiter , se fâcher , se
mutiner, agir avec dépit. — Disputer, v. n. être
en débat, se dit absolument , disputer contre
avec quelqu'un, agiter une question, combat-
tre pour; disputer le terrain , bien se défendre.
— Ergoter, v. n. pointiller, contester , chi-
canner. disputer sur tout , critiquer tout.
DUSPITEU, ergoteur, s. m. V. Dispitteti.
DUSPLAIHAN, déplaisant, e, adj. qui déplaît ,
fâche ou chagrine; désagréable, mal fait, dif
forme.
DUSPLAIHANZE, déplaisance , s. f. répugnance,
dégoût, prendre quelqu'un en déplaisance;
malaise, lassitude d'esprit.
DUSPLAIR, déplaire, v. n. ne pas plaire, être
désagréable ; fâcher , donner du chagrin, du
dégoût; offenser, se dit absolument; se dé-
plaire. — Se chagriner, s'ennuyer, n'être pas
bien ; s'attrister.
DUSPLI , déplaisir, s. m. chagrin, douleur, af-
ffiction , mécontentement.
DUSPOIE ((), depuis, prép. V. Dpoïe. — Dé-
pouille, s. f. peau, butin, hardes, récolte,
succession , branchage d'un arbre , etc. — Tro-
phée, s. ra. dépouille d'un ennemi. — Fres-
sure, s. f. parties intérieures des animaux,
telles que le cœur, la rate, le foie, les pou-
mons. — Abatis, s. m. choses abattues, la
tète, les pieds, le cou, les aillerons des vo-
lailles, le cuir, la graisse des bêtes tuées. —
Hasties, s. f. pi. bastilles , débris de la ventri-^
cule d'un porc. — Défroque, s. f. dépouille,
cotte-morîe d'un religieux, mobilier qu'il
laisse à sa mort, dont on profite autrement
que par succession.
DUSPOTIEG, émoussage. V. Dpoti.
DUSPOUY, dévaliser, v. a. Y. Dploustré.— Dé-
trousser , V. a. voler avec violence ; juguler,
spolier.
DUSPOUYEU, détrousseur , s. m. voleur qui dé- J
trousse les passants. — Spoliateur, s. adj. m. p
qui dépouille, qui vole. — Jugulateur, s. ra. '
égorgeur.
DUSTAINNE , ôter l'étamage d'un objet étanie ,
enduit d'élain.
DUSTEDEG, extinction, s. f. action d'éteindre ,
état de ce qui est éteint.
DUSÏEED , éteindre, v. a. faire mourir, éteindre
le feu, l'amortir, le détruire, l'étouffer, etc.;
étancher, éteindre la soif; amortir, tempérer
la chaleur ; racheter , éteindre une rente ;
s'éteindre , cesser de brûler ; mourir.
DUS
DVA
465
I>IS;TÉD0U, éleinl, pari, du v. cleiudre, quia
lienlii sa clialt'ur. son éclat, sa Imiiière ; entière
rcssalion d'aclioii.
DliSTliUMlNfi, exterminé, v. a. détniii'e, l'aire
périr enlièreiiient. — Enrai;é,s. m. lionuue
inngueux , déleniiiné.
i)rSTliir>MI>'EG, anéanlissenienl coniplcl, s. m.
destruction totale , piivalion de l'être, renver-
sement.
!>l STOKK. essarter, v. a. défricher en arrachant
les t)ois , les épines; cultiver une terre, un
buis inculte ; défiiclier, mettre on valeur une
terre inculte. — Déboiser, v. a. couper, arra-
cher un buis, des broussailles pour mettre le
terrain en culture.
DUSTOKEG, essarlage, s. m. action d'essarter
un bois ; déboisement , défrichement. —
Arrhes, s. f. pi. ijage d'un marché. V.Dnidict.
Dl'STOFA, débouchuir, s. m. oulil de lapidaire
pour déboucher la coquille , morceau de fer sur
lequel est creusée la forme de la coquille et de
sa queue. — Dégorgeoir, s. m. instrument pour
dégorger la lumière du canon , percer la gar-
j^ousse; outil de serrurier pour déi)ouclier.
V. Graujia.
Dl'STOPÉ, dégorger, v. a. déboucher, débar-
rasser.
DUSTUlîRNÉ, détourner, y. a. éloigner, écarter;
toiu'ner ailleurs . vers un aulrecôté ; dissuader,
soustraire avec fraude; distraire. — Dévier, v. n.
se détourner, .s'écarter, se dévier do la route ;
(ig. de la justice, de ses principes, de la bonne
voie; .se détourner, prendre un chemin plus
long. — Jlesvoyer, v. a. déranger, détourner
de sa route ordinaire; dévoyer, écarter. —
Tourner en sens contraire, tourner el détour-
ner, se dit d'une roue, d'un pivot, etc.
DUSTOURNEG, détournement, s. m. action de
détourner, quitter un état pour un autre. —
Ambages, s. f. pi. circuit el embarras des pa-
roles; parler parambage, circonlocution, pé-
riphrase , circuit.
DUSTRAID, desserrer, v. a. relâcher ce qui est
serré ou trop serré.
DUSTKAULE, dessolcr, t. a. ôter la sole pourrie
du pied du cheval.
DUSTRAULEG, dessolure, s. f. action d'ôter ,
d'amincir la sole d'un cheval, ses frais, t. de
vétérinaire, action de changer la plantation du
sole.
DUSTRIM ET-DUSTRAM, éparpillé, e, adj.
épandre çà el là sans ordre , disperser.
DUSTRUHAN , destructif, ve, adj. qui a détruit;
cause destructive, qui cause la destruction,
qui détruit.
DUSTRUKSION , destruction , s. f. ruine totale.
UUSTRUU, détruire, v. a. démolir, renverser ,
abattre; lig. ruiner, anéantir, décréditer, faire
disparaître, mouiir; se détruire, se tuer, tom-
ber on ruine.
DUSDU, muruuire , s. m. bruit sourd et confus
des personnes , des eaux , des vents ; plainte en
secret. — Susuration, s. f. nmrmure doux de
l'Iierbe, des feuilles, de la voix. — Tapage,
s. m. bruit , dé.sordre. — Bourdonnement , s. m.
bruit sourd et confus, désordre. — Brouhaha ,
s. m. bruit confus d'applaudissement ou d'im-
probalion des spectateurs; fara.
DUSTULÉ, distiller, v. a. tirer le «uc, l'osprit
par l'alambic; v. n. tomber goutte à goutte. —
Infuser, v. a. faire tremper, macérer un corps
dans un liquide, une substance, dont il tire le
suc. — Gohober, v. a. distiller plusieurs fois
une liqueur sur son résidu ; fortilier, épais.sir
|)ar la cohobaliou.
DUSTULEG, dislillation, s. f. action de di.stiller,
procédé particulier pour extraire le principe
aromatique des plantes. — Cohobaliou , s. f.
distillation réitérée de la même manière, re-
nouvelée. — Infusion, s. f. action d'infuser;
chose infusée, liqueur dans lacjuelle on la fait
infuser; action d'iid'user, macérer, faire trem-
per des feuilles , etc. , dans une liqueur.
DUSTULEU, distillateur, s. m. celui cjui distille
des herbes, des liqueurs, etc., qui en fait sa
profession.
DIJTED , déteindre, v. n. et a. perdre sa couleur,
la déposer sur les vêtements; se déteindre. —
Aflaiblir, v. a. ôter la vivacité, la force du teint,
des eoideurs.
DUTNEU, mémorieux, adj. m. homme ruérao-
r.eux, qui a delà mémoire.
DU TO , de tout , en général avoir de touL
DUTT ff'O, duite, s. f. jet de trame de chaque
coup de navette pour faire le corps do l'étoile.
Dute, s. m. monnaie de cuivre allemande,
hollandaise. — Duyte, s. f. monnaie do cuivre
hollandaise.
DUTT.\EG, onomancie, s. f. faculté de lamé-
moire, qui retient plusieurs noms, etc.; res-
souvenance heureuse. — Factum, s. m. mé-
moire , faculté que possède l'âme de se souve-
nir, de conserver ou réveiller les id es.
DUWËEL, duel, s. m. combat singulier; combat
assigné d'homme à homme. — Rencontre , s. f.
duel non prémédité. V. Bateie.
D VAIN, dedans, s. m. intérieur; adv. de lieu,
intérioureinent , être en dedans; là dedans,
prép. dans l'intéiieur.
DVAhNTRAlNE , première semelle, s. f. première
pièce de cuir sur la forme, qui se coud avec
l'empeigne avant d'y adapter la semelle.
DVALNTRAINEMAI.N, se dit de tout rint(''rieur
d'un être animé sous la peau; dessein caché,
projet, idée, parole cachée; intérieurement,
au-dedans.
DVAIR, toison, s. f. dépouille d'un mouton,
d'une brebis. — • Récolte, s. f. son produit.
DVAIIU , récolter, v. a. faire la récolle, recueil-
lir son produit.
DVAIRTI , divertir, v. a. détourner, distraire;
récréer, réjouir, désennuyer.
DVAlRTlHAtS , divertissant, e, adj. qui réjouit,
qui plaît, divertit.
DVAIRTIHMAIN, divertissement, s. m. plaisir
honnête, récréation, danse, amusement, etc.
DVALE, désenllé, e, adj. — Désenfler, v. a. ôter
l'enllure; cesser d'être entlé; dégonller, faire
cesser le gontlcment; niveler un terrain.
DVALEG, délite, s. f. reflux d'humeur morbiiique,
(jui fait disparaître une tumeur , une enflure.
DVALIZE, dévaliser, v. a. V. Diispouij.
D^'A^ , devant, prép. partie antérieure, vis-à-vis;
avant, à l'opposite. — Eu face, face à face,
adv. l'un devant l'autre; antérieurement, pré-
cédemment. — Auparavant, adv, avant toute
11
leê
DVO
DZU
cho*«, prtmièreintnt. — DevanUire , s. i. de
>ant d'un si.»ge d'aisance, d'une mangeoire,
d'un ouvrage de menuiserie, boiserie vitrée
pour l'étalage et la fermeture d'une boutique,
façade d'une maison, parement d'une muraille.
DVAN-IR, avant hier, adv. le jour qui précédait
hier.
DVAN-L'DINÉ, avant-midi. V. Dvan-nrUie.
DVAN-MAIN , avant^main , s. m. t. de jeu , le pre
mier en cartes; position d'une chose mise à
portée de la main.
DVAî<-NONE (ôj, avant-midi, s. m. avant le mi-
lieu du jour, de sept à douze heures de relevée.
DVANSI , devancer, v. a. devancer quelqu'un à la
course; gagner le devant, nrriver avant un
autre; précéder dan* l'ordre du temps on du
rang; surpasser, avoir le pas; lig. l'avaniage
sur quelqu'un.
DVAN-TAIN. prématurément, adv. d'une ma-
nière prématurée; avant le temps convenable.
DVANTUU, surface, s. f. longueur, largeur sans
profondeur; superficie extérieure d'un corps
sans épaisseur.
DVEUR. devoir, .s. m. ce à quoi on est obligé
parla loi naturelle ou .sociale, l'honnèlelé, la
feienséance, la condition, l'élat, la place, les
fonctions, elc, de rem|)lir. — Devoir, v. a.
élre obligé à payer, à faire, à dire par la loi,
la nature, le devoir, la justice, la reconnais-
sance, la raison; devoir une .somme. — Etre
débiteur, devoir à, qui a des dettes; dettes
criardes, qui font crier aprè.s le débiteur; me-
nues dettes exigibles de suite pour service,
fourniture, etc.
DVISS, parole, s. f. mot prononcé; feculté de
parler, prononcer, terme , diction , expression,
ce qu'on dit, écrit. — Discours, s. m. assem-
blage de paroles. — Propos, s. m. discours
dans la conversation; entretien; lig. bisbis,
dispute, querelle, etc.
DVINÉ, deviner, v. a. prédire l'avenir; conjecture,
découvrir ce qui est caché. — Controuver, v. n.
inventer une fausseté pour nuire h quelqu'un ,
supposer un fait , une calomnie ; des choses
inventées à plaisir. — Scruter, v. a. sonder ,
chercher à pénétrer dans les choses cachées ;
chercher à deviner l'idée de quelqu'un {>ar dos
questions contournées.
DVINEG, devinalion, s. f. art de connaître l'ave-
nir par des moyens superstitieux, moyen pour
l'exercer V. Grima7isic/i. — Chiromancie, s. f.
devination, prédiction par l'inspeciion de la
main, des lignes de la main.
DVISË, parler, v. n. prononcer, profoier, arti-
culer des mots; discourir, s'énoticcr, s'expli-
quer, entretenir quelqu'un; causer, jaser. —
Deviser , v. n. s'entretenir fauiiiièrenient ;
conditionner, charger des clauses, un acte ,
\ui marché.
RVOR, pelotonner, v. a. mettre en peloton du
!il, de la laine , de la soie, etc. ; dévider.
DVORE, dévorer, v. a. déchirer sa proie avec les
dents, manger goulûment, lire avidement; dé-
vorer des yeux, regarder avec la plus grande
attention, avec assiduité, avec passion.
DVOTl, dévider, v. a. mettrele til da fuseau en
écheveau , celui de l'écheveau en peloton ; lig.
démêler, débrouiller. — Voluier, v. ». dévider
ictiUurdQS fusses,
DVREU, devrait. 5« pers. du sing. de l'imparfait
de l'indicatif du v. devoir, ce que l'on devrait
faire, action conforme à la loi . h la bienséatîce.
DVUUiUE, divulguer, v. a. découvrir à d'autre ,
rendre public ce qui n'était pas su.— Ebruiter,
V. a. rendre public, divulguer.
DWAISBI, dénicher, v. a. ôler dn nid, de la
niche, chasser quelqu'un d'un poste.
DWALPE, développer, v. a. ùter l'enveloppe ;
étendre, dé[doyer ce qui était enveloppé;
expliquer, débrouiller une affaire , un mystère,
découvrir. — Dépaqueter, v. a. défaire ^ déve
lopper un paquet, etc.
DWAÎJKI , décoiffer, v. a. ùter, défaire lacoitfure
(les cheveux. — Décheveler, v. a, décoiffer,
déranger, mettre en désordre les cheveux, la
coiffure, lesôter, les arracher.
DWUEMEIE (i), trépelue, s. f. femme ou fille
sale , mal ajustée , mal coillée.
DWi'E.Ml. mner, v. n. changer de plumage, de
poil, de peau. — Echevelé, e, adj.quiales
cheveux en désordre , la tête échevelée.
DZAIRME, y.bmuvmê.
DZ.\UR]MEG, DZAURMUMAIN, désarmement,
s. m. action de désarmer une personne, des
gens armés.
DZ.VWIRE , estropier, v. a. ôler l'usage d'un
membre par un coup, une blessure, une opé-
ration mal faite: mutiler, blesser fortement ;
disloquer.
DZEURI, réveiller, v.a. tirer du sommeil pendant
la nuit . ne pas dormir aux heures ordinaires.
DZ.I , mouron , s. m. lézard jaune , tacheté de noir;
espèce de salamandre de cette couleur. —
Orvet, s. m. serpent avipore, de couleur de
cuivre rouge , long d'un pied. — Lézard , s. m.
quadrupède reptile, avipore, vit d'insecte». —
(Caméléon, s. m. reptile; lézard. — Fouette
queue, s. m.espècede lézard quiagile sa queue
comme un fouel. — Spulateur ou cracheur ,
petit lézard à bave vt-ninieuse. — Stellion , s. m.
lézard marbré de blanc, de cendre, de noir.
DZIR, désir, s. m. souhait, mouvement de la
volonté vers tm bien qu'on n'a pas , volonté
conditionnelle; agitation de l'âme qui veut pos-
séder un bien; élan spontané du principe actif
vers nu (-lat meilleur , inquiétude de l'âme
causée par la privation d'une chose qu'elle sup
pose devoir lui donner du plaisir, etc.
DZIVE, dénicher, v. a. ôter des oiseaux de leur
nid, prendre les jeunes oiseaux; lig. enlever
un ou des objets cachés, fureter.
DZIVEU , dénicheur, s. m. fam. qui déniche les
oiseaux ; fureteur, qui furette, cherche partout.
DZO , dessous. V. I)so.
DZOLAN, désolant, e , adj. qui désole, afflige. —
Désolateur, s. m. qui désole, ravage, détruit;
désolatif, malheureux.
DZOLANSION, désolation, s. f. affliction extrême,
douleur; ruine entière, dévastation.
DZOLË, désoler, v.a. affliger; désoler quelqu'un,
lui causer une grande affliction, ruiner, rava-
ger, dévaster; attrister.
DZONGUI, DZONGLINË. V. Dmasaingi.
DZOTEU, abrité, s. m. couvert, lieu oti on se
met à couvert , hors de l'intempérie.
DZUM , désunir, v. a. disjoindre, séparer ce qui
était uni ; rompre l'union, la bonne intelligence
çatre les personnes.
K, e, s. m. ti:iquiènieleUre de l'alplialiet ; lettie
iloniiiiioali' . signifie o en typographie.
KBAHnK. éiHiu>. s. I'. Iiui.; noir, irès-clnr, (ri»s-
pesanl , de l'obènior , propre à recevoir le plus
i)eaii |)oii.
EBKSIl, , inihi'cile, ailj. '2 g', personne imbécile,
l'.'.ihle tl'ispiil . (le cor|)s . qui ne saisil aucun
rapport , ne compare pas.
KHKMSS, ébéniste, s. m. qui lrav;iille et vend
réhéiie, qui travaille en mar pieterie.
EBIBË , s'infiltrer, v. pera. passer comme par un
liltre dans les pores, etc. , d'un solide ; ébi!)er,
boire, aspirer.
KDD, & , caractère qui tient lieu do la conjonction
et ou de elc. , elccetera ; et conj. lie les parties
du discours ; abécédaire de coniinençanl.
EDK , les Indes, s. m. pi. pays Irès-étendu ,
divisé en Indes orientales et occidentales; les
Européens y Conl un commerce considérable.
EDExMMSE. indemniser, v. a. dédommager par
devoir, obliualion. générosité, recoimaissance,
Justice. — indemne, adj.'2g. dédommagé.
EDÉS.XIN, indécent, e, adj. contraire à la dé-
cence, à la bienséance, à l'Iionnèteté.
EDEX , indnts, s. ni. pi. assistants des diacres,
(pii monirenl. qui indifjuenl aux messes hautes.
— Index , s. m. catalogue des livres prohibés à
){oine par la commission de l'index; un livre
mis à l'index est un livre inscrit au catalogue
de ceux dont cette congrégation détend la lec-
ture et le débit; Léon \ll en a publié, le
dernier, à la tin de son règne.
EDIAINE, indienne, s. t. toile de coton peinte de
diverses couleurs et ligure.s, vient des Indes
orientales, nue grande ()artie se fabrique en
Europe, — Calencar, s. m. toile peinte des
ludes.
EDIFEHAIN, indiOérenl , e , adj. qui se fait éga
lemenl bien de diverses manières, ni bon ni
mauvais eu soi.
EDIEKI'.AI/.E, indifférence, s. f. état d'une per
sonne indinërenle. — Insensibilité, s. f. man-
q'ie, détaiit de sensibilité.
EDIGESS, indigeste, adj. i g. ditVicile à digérer;
jndigeslible , qui ne peu', se digérer.
EDIGESTFON, indigestion , s. f. coction impar-
faite des aliments; digestion mauvaise ou nulle,
;-ni; liarge de reslomac d'aliments de mauvaise
(jn.ililé. — l)Tsi)epsie,s. f. digestion laborieuse,
f ubiesse de Vesloniac.
ED!(iN , indigne, adj. ^ g. personne indigne, qui
n'es! pas digne , ne mérite pas ; qui excité l'in-
<lign;ilion; inconvenant, méchant.
KDK.NASION , indignation, s. f. colère contre ce
(|ni est injuste, honteux et indigne; aversion
pour ceux qui font le mal indignement.
EDIGNË , indigner, v. a. irriter, exciter l'indi-
gnation, la colère; s'indigner, entrer en indi-
gnation . en colère contre quelqu'un ; se fâcher.
EDIGO , indigo, s. m. fécule provenant d'une
plante, l'indigotier, qui croit dans les Indes
orientales et en Amérique. — KIorée. s. f. in-
digo moyen. — Anil, s. m. plante du Brésil;
on en l'ait l'indigo. — Writliia-tinctoria , arbre
qui donne l'indigo du Bengale. — Indèplalc,
s. f. mélange de bleu d'émail et d'indigo.
EDIKÉ, indicpier. V. a. montrer au doigt ; mar-
quer . enseigner , donner à connaître; servir
d'indice, en offrir. — Eduquer. v. a. élever,
instruire les enfants, faire leur éducation.
EDIOME (o) , idiome, s. m. langue propre \ «no
nation, h une province. — Dialecte, ». m.
idiome , langage d'un pays, d'une ville.
EDIREK , indirect , e , adj". qui n'est pas direct ;
lig. louange faite comme sans d. ssein, emploi
du secours d'auirui , d'un agent ; intrigue.
EDIHEKTUMAIN , indirectement , adv. d'une mi-
nière indirecte.
EDISKRÉSION, indiscrétion, s. f. manque de
discrétion, action indiscrète; qui ne garde au-
cun secret.
EBIVIDU, individu, s. m. être particulier de
chaque esfièceen général; être organisé (jui ne
peut être divisé sans cesser d'être la même
personne; personne nulle.
EDOLAl.N , indolent , e , adj. qui a de l'indolence;
nonchalant , insensible à tout.
EDU , indu , c , adj. contre le devoir , la règle, la
raison, 1 usage, hors de saison; inconvenant,
à contre-temps ; le contraire de ce qui «St dft.
168
EGA
EGT
EDUKASION, instruction, s. f. éducation , insti-
tution ; préceptes donnés pour instruire , con-
naissances données ou acquises des usages, des
faits, etc.
EDULGJAIN, indulgent, e, adj. qui a de l'indul-
gence , qui pardonne aisément ; indulger , trai-
ter avec indulgence.
EDULGJAINZE, indulgence, s. f. bonté et facilité
à pardonner, à excuser. — Indulgence, s. f.
rémission accordée par l'Église de la peine due
aux péchés , faveur concédée à ceux qui ob-
servent certaines pratiques en certains tenips.
EFAM (à) , infâme , adj. et s. 2 g. diffamé , noté,
flétri par la loi , par l'opinion publique.
EDUSTREIE, industrie, s. f. dextérité, adresse
à faire une chose, savoir faire, travail; action
par laquelle l'homme crée des produits, des
valeurs; les inventions de l'esprit, la culture
des terres, l'administration des manufactures,
le commerce d'échange , ce qui forme un tronc
commun d'une nation.
EFIDÉEL, infidèle, adj. i2 g. déloyal, qui manque
de foi , de fidélité , qui n'a pas la vraie foi ;
inexact. — Amant infidèle , s. m. qui n'est pas
chrétien; perfide, qui manque à sa foi.
EFAMEIE, infamie, s. f. Uétrissure notable im-
primée à l'honneur, au nom, à la réputation
par l'opinion publique ou la loi ; ignominie.
EFINIMAIN, infiniment, adv. sans bornes, sans
mesures; à l'infini, extrêmement.
EFERNAL, homme infernal, s. m. qui a l'ingé-
nieuse et froide méchanceté des démons.
EFINITÉ, infinité, s. f. qualité de ce qui est in-
fini ; grand nombre, grande quantité , à l'infini.
EFIRM , infirme, adj. 2 g. malsain, débile, d'une
faible constitution, malade , valétudinaire , ca-
cochyme, d'une mauvaise complexion. — Gra-
bataire, s. m. habituellement alité.
EFIRMIER, infirmier, ère, s. qui a soin d'une
infirmerie, qui sert les malades; infirmier-
major, surveillant d'une infirmerie.
EFIRMREIE, infirmerie, s. f. lien où l'on ras-
semble les infirmes , les malades dans un hos-
pice, les communautés, les quartiers raililaires.
EFLAMASION , inflammation , s. f. action qui
enflamme, àcreté, ardeurs aux parties aflec-
tées du corps; douleur-, rougeur, chaleur, tu-
meur, fluxion. — Inilammation, s. f. tumeur,
rougeur, gonflement , enflure. — Néphrilie,
s. f. inflammation des reins. — Exanthème ,
s. m. éruption à la peau avec ou sans conli-
nuité; ettlorescence.
EFORMASION, informalion, s. f. action d'infor-
mer, de s'informer; recherches pour découvrir
; la vérité.
EFRAKSION, infraction, s.f. action d'enfreindre,
transgression, contravention. — Effraction,
s. f. rupture, fracture faite par un voleur pour
dérober.
EGAL, parité, s. f. égalité entre des choses de
même mesure , de même qualité , de même
nature , comparaison par similitude ; l'opposé
d'inégal. — Ligne , surface parallèle, s. f. éga
lement distante d'une autre dans tous ses
points; comparaison de deux êtres; égal, pa-
reil , le même , semblable , etc. — But à but ,
adv. également, sans avantage, de part et
d'autre , elc, ; fil , brin suivabie ; bien égal .
conformité, rapport. — Equipollent, e, adj.
et s. m. qui vaut autant que, égal en valeur.
— A l'équipollent , adv. à l'avenant , à propor-
tion ; selon la mesure et le rapport d'une chose
avec une autre. — Ëquipondérant, e, adj. de
même poids.
EGALE, égaler, v. a. égaler le partage; rendre
égal, unir; niveler, aplanir. — Équipoller ,
V. a. n. être de pareil prix; valoir autant que.
— Ëquipollé, e, adj. compensé; le gain équi-
polle à un autre.
EGALEU, poussoir, s. m. bois en forme de râ-
teau sans dents pour égaler et étendre le sable
sur les champs des briqueteries.
EGALITE, égalité, s. f. conformité, uniformité,
rapport des choses égales ; parité; droits égaux;
liberté politique, heureux équilibre qui rend
tous les citoyens soumis.
EGALIZÉ, égaliser, y. a. ôter la barbe, l'excé-
dant, les inégalités. — Régaler, v. a. ou aplanir,
mettre à la pelle des terres ou gravois de ni-
veau , un terrain qu'on veut dresser , niveler.
— Araser , v. a. remettre de niveau en élevant
les endroits trop bas ; bâtir , conduire une
assise de nireau avec les autres ; égaliser , ren-
dre uni.
EGALIZEG, nivellement, s. m. art, action de ni-
veler ; égaliser, ébarber , régaler, araser, elc.
EGALIZEU, alésoir, s. m. espèce de broche
d'acier trempée, emmanchée comme une lime,
pour polir les trous ronds , elc. — Équarris-
soir , s. m. petite verge d'acier polie em-
manchée pour agrandir les trous ronds dans le
cuivre , le fer et l'acier. — Niveleur, s. m. celui
qui nivelle. — Echantillon, s. m. outil pour
égaliser les dents des roues.
EGALWAIN, équipoilence, s. f. se dit des pro-
positions qui reviennent , qui équivalent l'une
à l'autre; égaUlé de valeur; également, d'une
manière égale; autant, pareillement.
EGÉNIEU , ingénieux , se, adj. qui annonce . qui
a du génie, plein d'esprit, d'invention,
d'adresse; dont l'imagination multiplie, exa-
gère les sujets de peine. — Ingénieur, s. m.
qui invente, trace et conduit des travaux, des
ponts , des chaussées , des instruments de ma-
thématiques, géographiques, etc.
EGIP, Egypte, tienne, s. f. étoffe de poil, de
fleuret , de laine, etc.
EGOISS (ï) , égoïste , s. f. qui a le vice ou l'opi-
nion de l'égoïsme, qui ne s'occu